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Full text of "Revue hispanique: Recueil consacré á l'étude des langues, des littératures ..."

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I 



I 



REVUE HISPANIQUE 



REVUE 
HIS'PANIQUE 

Reeiuil tontacri à titiidt its iaagiui, 4es lUIiraturtt H i* rhisUirt 
itt pajt easlillans, catalans il porlufaii 



DIMICE l-AIL ; •.'.'; 

R. Foulché-Delbosc 



TOME XLIX 



NEW VORK 
G. P. PUTNAM'S SONS. 2, Wksi 45'h Strket 

PARrS 

LIBRAIRIE C. KLINCKSIECK, u, Rue de Lii.i.ï 

1920 



REVUE 
H ISPANIQUE 

Rtciitii amiacti à TilnJe dis /j't^iv!, da liUrraiura it et Thuloiit 
ia pays tmldUmi, ctilaiiiii tt pirlugjti 

R. Foulchê-Dblbosc 



Tottu XLIX. — Numéro //î. 



NEW YORK 

G. P. PUTNAM'S SONS, 2, West 45 il» Street 

PARIS 

LIBRAIRIE C. KLINCKSIECK, n. RoE de Liij.e 

1920 



SOMMAIRE 



Julio Cbjador.— El Cantar de Mio Cid y la epopeya castellana 



Entered as Second Class Matter at tlie New York, N. Y. Post Office 
Jiine 17, 1908, under act of Mardi 3, 1879. 



EL 



CANTAR DE MIO CID 



LA EPOPEVA CASTELLANA 



ADX'HRTKNCrA PRKLIMINAR 

La epopeya castellana signe siendo para cix^i todos \\n pro- 
blema. Realmente todavia esta en vias de cstudio: ]>ero la teo- 
ria de Milâ eu manos de Ramon Menéadez Pidal ha acabado 
de eiiniaranarlo. El i)n)blenia creo halla clarîsimaî soluciôn con 
solo estudiar el monumento, mas antigip acîvso, que tencnios en 
lengua castellana, el Canlar de. Mio Cid, que cabalmente ha 
servido a ]Mcnéndez Pidal para enredar màs. y mas la marafia. 

iQné significa este Ca7itar en la epopeya castellana? ^Puede 
darnos alguna luz para esclarecer el problema? 

Tal es el intento que me propuse en este estudio, al cual 
précède, a manera de introduccion, su planteamiento . en tér- 
minos claros, con la teoria de Milâ y la que va prcij^ongo conio 
iinica verdadera. 

. A ciialquiera se. l«î ocurre qiif*, tenicndo lo^ texto,s de! CtVi'tiir 
y de la primera Crônica de Alfonso X, en la que e.stâi prosifî- 



00^.132 




L 



JCMO CEJADOR 



cada la epopeya castellana, lo primero que habîa que hacer 
era cotejar entrambos textos haciendo el anâlisis de ellos. 

Y, sin embargo, cotejo y anâlisis estan por hacer y asî 
vamos a emprenderlos en este estudio. 

Ocurrîôsele sin duda a Menéndez Pidal y sin duda hizolo 
él para si ; pero no nos diô mas que las conclusiones, con esca- 
sos ejemplos, descaminadas por la teorîa, falsa a todas luces. 
que sustenta. Diez afios retrasô la publicajcion de su trabajo, 
premiado por la Academia, Cautar de Mio Cid, tcxto, gramâ- 
tica y vocabulario, redondeando, con el vagar y oportunidad 
que se le ofrecîa, el estudio emprendido del codice y de los 
manuscrites de las Crônicas. Inapreciable servicio hizo a las 
letras patrias con la publicaciôn del texto de la primera Crà- 
nica y del texto del Cantar, Ilondo estudio y sagaz observaciôn 
suponen la redaccîôn de la gramatica y vocabulario de Mio 
Cid. Empero cuanto al problema de la epopeya castellana, solo 
sirvieron las conclusiones de su Iniroducciôn para envedijarlo 
mas y mas, por no habernos dado el cotejo y anâlisis menudo 
de entrambos textos. Al hacerlo yo, me servira de los por él 
puUicados, ateniéndome para el dd Cantar a la edicion de 
La Lcctura (1913), que ha sido la ultiinamente publicada y 
la naâs al alcance de los Icctores. I^ primera Crônica se pul)lic6 
en Madrid en 1906. 

No poeo haria sA caso conocer las fechas en que se escri- 
bieron Crônica y Cantar; mas dcsgraciadamente nada de esto 
«abemos coi> certeza. Solo hay de averiguado que la Crôiîica 
«s de la segunda mitad del siglo xiii y que el Cantar se es- 
cribio bastante después de 1151 y antes de 1308. El wnico 
cédice conocido. de Per Abbat, que no sabemos si es el original 
o copia^ lleva^al parecer, la fecha de 1307. La obra se escribié, 
sitt duda aJguna, después de 11 40 en que se desposo Blamca 
de Navarra, biznieta del Cid, con Sancho III, el Dfeseada, hifo 
del Emperador AKonso VII, y aùn después de 1151, en que 
de hecho se casaron. En el verso 3.3.99 se dicc: **por seer 



EL CANTAR DE MIO CID Y LA EPOPEVA CASTELLAXA 



retnas de Navafra et de Aragon" las hîjas del Cid. En el 
capituto 949 de la Crônica se cuentan las bodas con ''los in- 
fantes, fijos de los reyes de Navarra et de Aragcm... Et destos 
infantes, el de Navarra aule nombre don Ramiro, fijo del rey 
dort Sancho, el que hiataron en Roda; et este fué casado con 
donna Elnîra, la fija mayor del Çîd. Et el infante de Aragon 
auie nombre don Sancho, fijo del rey don Pedro; et este fué 
casâdo con domina Sol". Los descendientes del Cid entroncaron 
con los reyes de Navarra y de Aragon; pero es hecho hîstô- 
rica«iente falso el de las bodas de sus hijas con los infantes 
de* aquellos reinos. 

Para qtfe Cantar y Crônica afirmen tal cosa hubo de pasar 
algfun tiempo, de stterte que el soîemne casamiento de Blafica 
con Sancho III, en 1151, quedase ya bortoso en la meinoria de 
Jas gentes y se hubiese formado aquella feyenda. Con razôn ar- 
gtimenta, pues. Menéndez Pidal que la antigûedad mâxima que 
pvttâe cottccderse a la redaccion del Cantar es eî ano 1140, 
atrrique con la' fn isma razôn se prueba que ha de traerse hasta 
I15Ï, afio de las bodas. De modo que la mînima de 114S, que 
é* asienla. m> tiene fundamento algutio. Anos debteron pasar, 
<l05]^é9 dd cUsamiento d^ 1131, para forjarse la leyenda, ol- 
vidado acowiecrimiertto tan notorio. ^En que se funda Menén- 
dte Pfdaf parti afeentar la antigiufedàd ntinima de 1145? En que 
sitponc que el poenia latino de te conquista de Alnierîa (1147) 
âktde* al Cantaf de" Mio Cid, el cual, por consiguiente, estaba 
éscrito- p»rn cl afto 1Ï47, ^tes dicho poema latino se cscribiô 
«ûfes de Aiorir el Èmtifcrador (1157). Pero el poema latino no 
akide al Caniar de Mio Cid, sino a caiitsTres populares : 

•*Ips€ Rodcrktts Mio Cid saepe vocatus, 
de (lao cantatur quod ab hostibus haud superatur, 
qui domxtit matiros, comités domuît quoque nostros." 

Es^os nuestro^ rondes, don Garcia Of douez, en Cabra, y Be- 
rtngacT, de Bm'criona^ los Jlatna nostros en oposiciôn a los 



JULIO CEJADOR 



moros, vinuros, no por otra causa, que se le antojé a Menéndez 
Pidal. Ahora bien, que el Cid fuera cantado como guerreador 
nunca vencido se dice ya en la obra latina Gesta Roderici Cam- 
l'idocti, cscrita. scgiîn todos, antes que Mio Cid : 

"Dum autem în hoc seculo vîxit, semper de aduersarijs secuni 
bello dimicantibus triumphum nobilem obtinuit, et nunquam ab 
aliquo deuictus fuit.'' 

Estas Geste eran tan conocidas que, en parte, las signe la Crô- 
nica (cap. £49, 850, 863, 86.1. 865, 890, 892) y a la letra tn lo 
del vencimiento de Almudafar, rey de pranada, y prisirn de 
Garcia Ordonez (cap. 849 de la Crôitica, pagina 17 de las Gesta, 
éd. 1909). Adenias todos crcen que las Gcsta son eco de canta- 
res popularos. A ellos, pues, y aùn a las Gcsta puede aliidir eî 
autor del poema latino de la conquista de Alnieria, sin scr ne- 
cesario que t^luda al posterior Cantar de Mio Cid, Tal creyeron 
ya Ticknor, F. Wolf y Dozy. Xo trae Menéndez Pidal ma'- 
argunientos para poner la antigûedad minima en 1145. P^^.ro la 
màxinia no solo no es la de 1140, ano del desposorio, ni siquieni 
la de 1151, afio del casamiento, y comienzo del entronque de los 
descendientc? del Cid co|i las casas reaies de Navarre y Ara- 
gon^ sino bastantes anos después, los que pide el hecho dç que 
esc entronque y casamiento de la biznîeta del Cid se convirtiera 
por la leyenda en bodas de las hijas del Cid con los infr.ntes 
de Xavarra. ^Cuântos anos hace falta afiadir al ano 115.T? A 
poco.s que se anadan, estamos ya en el siglo xiii. Lo probable, 
pues, es que el Cantar lo antes que pudo componersç fué en el 
siglo xiir o a fines del xii, concedicndo mucho; pero scgura- 
mente algunos anos después de 1 131. 

Itn el analisis del l^oema para nada tendre en cueiv.a la fecha 
de su coniposicion ; pero constc que no esta averiguado que 
se conipusiora antes de. 1307, fecha del côdice de Per Abbat 
y que esa feclia quién sabe si es, no la de la copia, sîno del 
original y si Per Abbat fué, no copista, sino autor de Mio Cid, 
Hc de afiadir que en el Cantar hay ma,s galicismos, de los in- 



Ef- CANTAR DE MIO CID Y LA EPOPEYA CASTELLAXA 5 

troducidos por aquel tiempo, que no en la Crônica, la cual 
tiene lengiiaje nias castizo, como procedente de la epopeya 
popular. 

Para la cronologîa hay que recordar que la toma de \^alen- 
cia fué en 1094, que el Cid muriô en 1099 y que el destierro 
fué el ano 1081, 



JULIO CEJADOR 




INTRODUCeiON 

EL PROBLEMA DE LA EPOPEYA CASTELLANA 

Corre una teoria, insinuada por Andrés Bello y Damas Hi- 
nard, fundamentada después por Milâ y redondeada ùltima- 
mente por Ramôn Menéndez Pidal y seguida por Menéndez 
y Pelayo, que reducida a formula escueta, puede declararse 
por los siguientes extremos : 

1. No hubo romances hasta el siglo xv. 

2. No se empleô la voz romance antes del siglo xv, en el 
sentido que desde entonces tuvo, de un trozo épico popular. 
compuesto en el llamado pie de romance. 

3. Solo hubo antes del siglo xv Cantares de gcsta, que son 
los prosificados en las Crônicas, 

4. Estos Cantares de gesta eran largos, muchos en numéro, 
populares, estaban compuestos en verso alejandrino o en una 
mezcla de versos de variados métros, a base del alejandrino^ 
y eran recitados o cantados por los juglares. 

5. De estos Cantares de gesta desprendiéronse los llamados 
romances viejos del siglo xv. 

6. Del alejandrino y caos métrico de estos Cantares de 
gcsta salio, poco a poco, el pie de romance. 

7. Menéndez Pidal ha rcdondeado la teoria, aplicando a 
Espafia cuanto hallô en Francia respecto de las Chansons de 
geste. Ijsl épica castellana, consistente en los dichos Cantares 
de gesta, era poesîa aristocrâtica, cantada por juglafes, que 
tiene sus raices en los cantos guerreros de los godos; logra 
vida independiente en el siglo x y su mayor desarrollo en el 
siglo xi: finalmente, el pueblo al oir en boca de los juglares 



F.L CANTAR DE MIO CI D V LA EPOPEYA CASTELLANA / 

I I ■ I . Il ■ I I » I II , , 

los Cantafcs de gesta, retenia trozos sueltos, los cuales, modi- 
ficados poco a poco, dieron los romances vie] os que conocemos. 

La conclusion de esta teorîa es que en Espana no hubo 
verdadera epopeya nacional, sino épîca aristocrâtica, lo raismo 
que en Francia; sino que de las Chansons de geste no se des- 
prendiô ningun romancero, como se desprendio en Espana de 
los Cantares de gesta. Ademâs no huto métro alguno nacional 
hasta que se formo el pie de romance del caos métrico en que 
se compusieron los primeros Cantares de gesta, 

Antes de refutar estos extremos, expongamos nuestra teorîa, 
que no lo ess sino que son puros hechos histôricos, que con- 
viene asentar. 

En Espana hubo verdadera epopeya nacional o sea can- 
tares épicos sobre temas histôricolegendarios de interés nacio- 
nal, compuestos en un métro nacional y cantados por cantores 
llamados juglares. Desde el ^iglo xii o xiii comenzô a escri- 
birse el castellano, e inspirândose en esta epopeya nacional, 
compusieron los eruditos algunos pocos poemas sobre los mis- 
mos temas o sobre otros de la antigitedad clasica y bastantes 
obras devotas: todas estas obras en métros franceses. 

Llamaremos a lo primero epopeya castellana; a lo segundo, 
épka castellana. Lo primero es el llamado tnester de juglaria 
o popular, lo segundo el llamado mester de cleresia o de los 
eruditos. 

Esta distinciôn, confusa en la tcoria anterior, es fundamwi- 
tal, porque en Francia no se sabe si hubo verdadera epopeya 
nacional no escrita y en Espana es un hecho reconocido por 
todos, antiguos y modernes. 

Mester de juglaria es la epopeya castellana, no aristocrâtica 
y de la gente selecta, sino popular de todos, anônima, no es- 
crita, que desde tiempo inmemorial cantaron en retazos, como 
las rapsodias griegas, los juglares o cantores del pueblo, acom- 
panandose de la viola o vîhuela u otro instrumento musico, 
durante toda la Edad Media. Sus asuntos eran histôricolegeh- 



8 JULIO CEJADOR 



darios, heroicos, nacionalcs y su métro el nacioiial pie de ro- 
mance» formando los llamados rownnccs, cantarcs o fablas. 
Consérvase^ en parte, esta epopeya, prosificada en la primera 
Crônica gênerai, de Alfonso X, el Sabio, y en sus posteriores 
refundiciones, que ofrecen variantes prosificadas de los roman- 
ces cantados a la sazôn, modificaoiôn de los mas* aiUiguos, o 
nuevamente compuestos. Su ùltima .manifestaciôn desde el 
sîglo XV son los llamados ro^nances vie j os, que comenzaron a 
imprimirse en la primera mitad del siglo xvi en pliegos sueltos 
de cordel, a mediados del m_ismo recopilados en los llamados 
Cancioneros y desde fines del siglo xvi en los llamados Ro- 
manceros, 

Son siempre trozos o rapsodias cortas, como para cantadas 
en pùblico y conservadas en la memoria. Su importancia es 
capital en nuestra literatura; pues no solo diô origen y sus- 
tenta la épica literaria o escrita y la historia medio legendaria 
de las Crônicas de la Edad Media, sino la épica verdadera- 
mente nacional hasta nuestros dias, que comprende en toda su 
extension el llamado Romancero de todos tiempos. y ademâs 
diô origen, asuntos, métro y tono épico y realista al gran teatro 
nacional en manos de Lope de Vega. Sus cualidades se con- 
servan en toda la literatura castellana posterior. 

Dividese la epopeya castellana, por sus asuntos, en varios 
ciclos, por orden cronolôgico: i. Ciclo del rey Rodrigo y la 
pérdida de Espana. 2. Ciclo carolîngio o de Carlomagno. 
3. Ciclo de Bernardo del Carpio. 4. Ciclo del conde Fernân 
Gonzalez y sus sucesores. 5. Ciclo de los infantes de Lara. 
6. Ciclo del Cid. 7. Ciclo Breton y caballeresco. 8. Ciclo del 
rey don Pedro el Cruel. 9. Ciclo fronterizo y de' la guerra de 
Granada. 10. Ciclo novelesco y semilîrico. Hay, ademâs, otras 
materias épicas sueltas, tanto en las Crônicas como en los 
romaiKes conocidos del siglo xv. 

El uiester de de resta es la épica escrita, generalmente por 
clérigos, que éran la gente culta, erudita y de letras de enton-. 




EL CANTAR DE MJO C/p Y LA EpOPEYA CASTELLANA 



ces.Cpnienzo en el siglo xii o xiii con el Cantar de Mio Cid. 
El métro fué el alejandrino, traîdo de Francia, u otros métros 
francesçs. Fué el comienzo de la literatura escrita o erudita, 
debido a la influencia francesa, como el camWo de letra y de 
rito. Senorearon los clérigos franoeses desde; Alfonso VI. tv?- 
niendo su principal monasterio los monjes çluniacenses en 
Sahagun, y la silla episcopal de Toledo uno de ellos, don 
Bernardo, que llenô de obispos y canonigps franceses las sedes 
y catedrales. de Espana. También cQntribuyeron los romeros 
franceses, y de.otras nacjones que pasaban a Santiago de Com- 
postela y los francos, avecindados en muçhas poblaciones. 
Conqcense de este niester el Cantar de Mio Cid, un trozo sobre 
Roncesi'aUes, el Libre de Apolonio. el Libro de Alixandrc, la 
Prosa (sic) de Fcniân Gonçalcs y la Crônica Kimada; ademâs 
otras obras devotas, no épîcas, sobre todo las de Berceo. 

Expuestas asî las dos teorîas, refutemos ahora cada uno de 
los extremos de la primera, fundamentando a la par las afir- 
maciones de la segunda: 

I. No hiibo romances antcs dcl siglo xv. Toda la prosifi- 
cacion de las Crônicas no es mas que de romances prosificados, 
trozos épicos en pie de romance, mas o menos largos, que 
esto nadie puede decidirlo. Pero, si henios de sacarlo de los 
romances del rey D. Pedro y de los fronterizos del siglo xv, 
de parecido tamano debieron de ser los prosificados , en la^i 
Crônicas, pues tienen el misrao espîritu y manera popular y 
no pocos de los versos de los romances hâllanse en la prosifi- 
caciôn de las Crônicas. Si en el siglo xv_, cuando se escribîa el 
castellano. solo hizo el pueblo trozos épicos cortos, mas es de 
créer los haf ia cortos, cuando el castellano aùn no se escribîa. 
Ademas, toda epopeya nacional es popular, por consiguiente 
no se escribe y se compone a retazos, en rapsodias, como su- 
cediô en Grecia y durante el siglo xv en Espana. A los de la 
otra teoria les toca probar que eran trozos largos de miles de 
versos y que estab^n en otro métro que en pie de romance; 



lO JULIO CEJADOR 



pero ellos misnios, cuantas prositicaciones han reducîdo a ver- 
sos, al pie de romance solamente las han reducîdo, porque, de 
hecho, no hay otro gcnero de verso en las Crônicas. Los ver- 
sos excepcionales, que entre los octosilabos han sacado de las 
prosificaciones, débense a que al prosificar los romances era 
natural se deshieieran muchos versos, anadiendo y quitando 
palabras, siendo de maravillar que todavîa se saquen tantos 
versos octosilabos enteros con su asonante. 

Que la Crônica suponga otros cantares que el de Mio Ctd y 
aûn que algunos fueran tan cortos como romances, lo supone 
el mismo Menéndez Pidal, cuando dice: "esta deducciôn ignora 
la existencia de poemas distintos del de Mio Cid hoy conser- 
vado, existencia postulada y exigida por la misma Crônica 
GcneraV\ (Rev, FiloL, 1916, p. 239); "alguno de ellos (de los 
Cantares) no mucho mas largo que un romance juglaresco". 
Pero supone que los mas de aquéllos fueron largos Cantares de 
g esta y lo cual es gratuita suposiciôn y no nos dice si eran 
populares o eruditos. 

2. No se empleô la vos romance, antcs del siglo xv, en el 
sentido que dcsde enfonces tuvo, de trozo épico popular cotn^ 
puesto en el llamado pie de romance. En la primera Crônica. 
al valerse Alfonso X de la epopeya popular castellana, no 
escrita, como verdadero documento histôrico, prosificando tro- 
zos de ella, que hemos dicho estar solo en pie de romance, le 
da indistintamente los nombres de cantares, fablas y rofnances 
y hasta el de liistoria. Lo ûltimo por no distingùirse bien por 
aquel tiempo la leyenda, basada en la historia, de la misma 
historia. Cuando la fuente es alguna historia escrita, la llama 
latin, por estar redactada en este idioma. En el capîtulo 617, 
hablando de Bernardo del Carpio, se lee: **Et algunos dizen 
en sus cantares et en sus fablas que fué este Bernaldo fijo de 
donna Timbor, hermana de Carlos, rey de Francia/' No hay 
duda que esos cantares et fablas es la epo|>eya castellana no 
escrita, que cantaba a Bernardo del Carpio y de la tuai el Rey 



EL CANTAR DE MIO CID Y LA EPOPEYA CASTELLANA II 



Sabio se aproveclia. En el capitule 621: "Cuenta en la csioria 
de Bernaldo." Y lo que conio historia alli se cuenta es niateria 
épica que conservamos liasta en los romances viejos de Ber- 
nardo, por ejemplo, la respuesta al Rey. *'Et dixol Bernaldo: 
rey sodés et, sennor, faredes y lo que uos touieredes por bien 
et ruego a Dios que uos meta en coraçôn de sacarle ende (a 
mi padre) ; ca, sennor, non dexaré yo por eso de seruiros quanto 
mas podîere/' El Rey con todo eso, pagauase de Bernalrîo et 
amanal". 

Que es lo que canta el romance: 

•*Senor, rey sois, y faredes — a vuestro querer y guisa: 
empero yo ruego a Dios, — tambien a Santa Maria, 
que vos meta en corazon — que lo soltedes aina, 
ca yo nunca dcjaré— de vos servir todavia. 
Mas el rey con todo esto — amâbale en denwsia, 
y ansi se pagaba dél — tanto cuanto mas le via, 
por lo cual siempre Bernaldo — ser fijo del rey creia." 

(Silva de 1550, t. I. fol. 55). 

Y advierto que este romance no se compuso en el siglo xv 
ni en el xvi sacândolo de la Crvutca, como probaré en otra 
ocasiôn. 

En el capîtulo 652 esta toda la materia épica del romance 
"Andados treinta y seis afios" de la Silva de rom. (1550, t. 1., 
fol. 59), con frases enteras iguales. 

En el capîtulo 654: "Segund dize la estoria por el latin." 

En el capîtulo 655: "Et algunos dizen en sus roftmnces et 
en sus cantares que el rey quando lo sopo." Y cuenta lo del 
traer delante de Bernardo la momia de su padre a caballo, 
asunto enteramente épico, tomado, segiin esto, de romances o 
cantares. El mismo significado tienen aquî, como antes, las 
voces cantares, fablas y romance^'. Si esa prosificaciôn era de 
cantares, lo era de rofnçnces. Romances, como cantares, eran, 
pues, trozos épico^ de la epopeya castellana, en pie de roman- 



I^ ' Jin.lO CEJADOR 



ce. En el mismo • capitule 655, dônde asi se llanian, teneitios 
ejemplo de lo que eran esos cantares o romances. A las pocas 
lineas se lee, sîn anadir ni quitar palabra: 

"Et saliose del palacio — et fucsc pora su posada. 
El rcy Carlos cnviol estonces — grand auer et cauallos et armas. 

— Otro dia de raaniiaiia 
saliô de Paris Bernaido 
et fué andar por la tierra 
et commençô a fazer 

muchos niales por todos — los logares por o andaua. 
Et andando de la tina — et de la otra parte 
corriendo et robando— quanto fallaua, 

— Hegô a los puertos de Aspa, 
et poblô y la canal — que dizen de Jaca." 

Cuantos trozos harf hallado prosificados eh la Crônica los 
criticos modernos son de este niismo jaez y métro octosilabo: 
son verdaderos romances, de liecho y, segun la Crônica, de 
nombre. 

En el capitulo 788: '*Mas pero que assi fué como el arçobîspo 
et don Lucas de Tuy lo cuentan en su latin, dize aqui en el 
castcUano la estoria del romans del inffant Garcia dotra ma- 
nera." Habla de la narraciôn o estoria de que se trata en su 
latin, de don Lucas, y en el castellano, del romanz. y es la 
estoria narraciôn acerca del infante. La estoria del romane 
del inffant don Garcia es la narraciôn acerca del infante que 
esta en un romance o cantar. 

Berceo distinguiô la poesia popular de la erudita: 

"Sennores, la facienda del confesor onrado 
non la podrie contar nin roman:: nin dktado.^ 

Dicfado era la poesia erudita. dictada, leîda, escrita; romans 
era la poesia popular no- escrita, que se cantaba por los jugla- 
res, tomo- la juglaresa Tarsiana cantaba en la plaza (Libro de 



El. CANTAR Di: MIO Cil) V J.A EFOPEYA C.\STELLANA 13 



Apoloiiio), No la distinguio menos el autor del Lihro de Ali- 
xandre: 

"M ester trago fremoso. non es de ioghria, 
niestcr es seii pecado, ca es de clcrcsia,** 

Los del niester de clerczia, inenosprecîaban cl nie^^ttr de 
juglaria o popular y asi el poenia de Apolonio se llania a si 
niismo rowancc de nucva maestria, no popular o de los jiigla- 
res. Y esa uiteva maestria cH»nsistia, segùii los de aquel niester, 
en componer par sUlabas ciintadas, este es contando las si^abas, 
de modo que no echaban mano de la elision ni de la sinalefa 
para evitar el hiato o junta de vocales, cosa que hacîan los 
juglares y la epopeya popular, conio lo hacenios todos al ha- 
blar: vo cl rev es bisilabo en cl habla y en los romances v tri- 
silabo en el mester de clerezia. 

3. Solo httbo antcs del siglo xv catitares de (jesta, que son 
los prosificados en las Croitieas. Kn las Crônieas, generalmente 
hablando, no hay prosificado.s nias que romances, esto es, tro70.> 
épicos en pic de romance. Que fueran largos como las Chan- 
sons de ifesfe no puede probar^e y ya hemos vi^to que por la 
epopeya del siglo xv o romances fronterizos debemos conje- 
turar que eran trozos cortos. De una o de otra manera, iqiie- 
llos trozos prosificados no debcn llamarsc Cantares de gesta, 
porque nadic lo>» llamô asi. jH)r lo menos hasta el siglo xv, y 
en I i priniv^rc. Croniea tieiien ya ^u propio nombre de eantares, 
roiiiances, fablas. Y digo hasta el siglo xv porque P. J. Pidal 
reciv/rda d(v- lugares de la Crânien de Alonso X, d«inde por vez 
primera, y t'mica acaso, se halla \scmcjante nombre. Ya advirtio 
(iasîon Taris (i | que es un galicismo, traduccion de las Chan- 
sons de gete. Kn la primera Crônica gênerai no se halla. Las 






{}) Histoire pccli'pie. de Chiiruma'^/:c, !S6>, p\\*. 2««j; i«iû5, |»tlg.j!04. 



14 JULIO CEJADOR 



citas de P. J. Pidal, aunque no dijo de donde las toitiô, son de 
la cdicion que Ocanipo hizo (1541) de la Cronica de Alonso X. 
PercHôse cl nianuscrito, pero era de la Tcrccra Cronica, refun- 
dici'Mi niiiy tardta hecha en el siglo xv y alejada del texto de 
la primera Cronica, **E algunos dicen en sus can tares de gesta 
que fué este D. Bernaldô fijo de Dofia Tiher*' (fol. 225 de la 
ediciôn de OcamiK)). En la primera Cronica (cap. 617): *'Et 
algtmos dizen en sus cantares et eu ^n^ fablas que fué este 
Bcnialdo lijc de donna Timbor/' **E algunos dicen en sus can- 
tares de gesta que le dijo entonces el rey'' (fol. 237. edic. Ocam- 
po). En la primera Cronica (cap. 655): *'Et dizen quel dixo es- 
tonce." el rey." Esta segunda cita se lialla asi hasta en el nis. 
It-73 de la Biblîoteca Xacîonaî (fol. 114): **Et dizen que le 
dixo el rey entonce." Dicho ms. no tiene lo de Alfonso eî Casto, 
de donde es la cita primera: tampoco lo tiene el ms. X-6i( tra- 
duccion galaico-portuguesa, donde la segunda cita es como signe 
(fol. 13): **Et dizen quelle disso el Rey enton.'* 

De estos dos ms. hablaremos después: el primero es de la 
primera mitad del siglo xiv, el segundo es su traducciôn en 
galaicoporUigiiés. En cuantos manuscrîtos he consultado de la 
primera Cronica, de las refundiciones del siglo xiv, en par- 
ticular la de 1344, solo se dice cantares, no cantares def gesta. 
Y no solo no se halla tal denominaciôn técnica para la poesia 
épîcâ popular, prosificada en las Crônicas, pero ni aiin para 
las obras épîcas eruditas del mester de clerezia. Nînguna de 
ellas se Uama a^i en nînguna parte del texto, ni las Uamo nadie, 
ni siquiera st mienta en ninguna de ellas tal nombre. Libre de 
Apolonio, Libro de Alixandre, Cronica rimada. Si alguna, pu- 
dieram haberse asi llamado estas obras y el Caniar âe Mio 
Cid, que solo se llama cantar por haber tomado el nombre de 
la epopeya poptilar, que hemos visto consistia en cantares, ro- 
mances y fablas. De la misma manera llamô el autor del Apo- 
lotiio, romance a su obra, aunqtie de nueva maestria. El lla- 
mado Peetna de Fernân Géniales se Hama a si mismo prossa: 






EL CAXTAR DE MIO Cl U Y l^\ EPOPEVA CASTELLANA 1$ 



"Del coude de Castilla quicro facer una pressa." 

En él se habla de contar (**Byen creo que lo oystes alguna 
ytz contar''), de Iccr ('*Allâ do lo dexamos asy como leemos'*), 
de fasana (**Quando vyeron los moros tan fyera fasana''), de 
ymçon r'Tornemos. nos al curso, nuestra rraçon siganios"), 
de escryto (**Como el cscryto diz, esto nos ansy fablamos"). 
de cscrytura (**Como dize la cscrytura syete fueron que sepa- 
des'\ hablando de Roncesvalles), de decir {^'Dezir vos he yo 
del conde*'), de jablar (**Como el escryto diz esto nos ansy 
fablamos*'), de ledanias (**Por non vos detener en otras leda- 
nias*')y de gran fecho ("Todos los que gran fccho quisieren 
acabar"), de caiMllcryas (**Cuentan sus buenos f échos et sus 
amalleryas'*), de lienda ("Segund nos lo levamos dizelo la 
lienda") ; pero nunca sale a relucir el término Caniar de gesta, 
ni aùn la voz gesta en ningun sentido. Y eso que el clérigf) 
autor de la obra conoce las Chansons de geste, y su obra fué 
escrita en pro de su monasterio de Arlanza, como las fran- 
ccsas : 

** Carlos, Valdovino, Roldan e don Ogero, 
Tcrry c Guadaîbuey^ e Bernai do e Olivero, 
Torpyn e don Rynaldo et el gascon Angelero, 
Estol e Salomon, e el otro companero..." 

Si alguna, esta es Chanson de geste y debiera haberla lla- 
mdor Canciân de giesia su autor, o debtera haber mentado esta 
decominaciôfi. 

Solo hay «na cita en la Partida segundSa (tit. 21, 1. 2a), que 
piadiera dar pie pera créer que en ella se trata de Cantares de 
§esta^ como témmio técnico, aunque es harto dudoso el sen- 
rida j, ya que no se halla en ninguna otra parte, sobre todo entre 
los tscfitcres del nnester de dereda, que tantos nombres dan 
ar las «bras* épicas^ lo mas probable parées se haya cte tomar 
gêsta por hecFiosr de armas; DSce asî, segun el magnifico codicc 
de lus Reyes Câtôiicos (Bifil. Nac^, vitrina)*: 



l6 . ' JULIO CEJAt)OR 

"Et por cnde acostunbrauan los caUay Héros, quando comîen, que les 
leyessen las hystorias de los grandes fechos de armas, que los otros 
fizieran e los sesos e los csfuerços que ouieron pora acabar e vençcr e 
fablar lo que qucrien; aylli o non auien talcs escripturas, fazten selo 
retraer a los cauaylleros buenos ancianos que se en ello açertauan. E 
aun sin todo csto, fazien mas : que non consinlicn que los ioglares 
dixitsscn antc eyllos cantares sinon de gesta o que fablassen de fecho 
de armas.*' 

En MIo Cid hay la misma'duda: 

"Aquis conpieça la gesta de mio Çid de Biuar." 

Asi en el verso 2.276, este es la hazaha, el hecho. Al final 
de ese cantar que asi conpieça, viene el nombre de cantar 
(2.276), lo cual confirma que cantar se llamaba, no gcsta. Como 
se habla de nucvas en el 3.729: : 

"Estas son las nucvas de mio Çid el Campeador." 

Y razon (3.730) • 

**En tste logar se acaba esta razon.** 

• * 
Pcro de todos modos, Cantar de gcsta no se llama obra al- 

gima cspaîiola. 

La voz gcsta es de los galicismos introducidos entonces. .1^ 

g inicial en gc siempre se perdio en castellano vulgar,.cpmQ que 

en el mismo latin sonaba como v. Asi encia de gcngivq,. En yer- 

ba o hicrba, hcrhajar, de hcrba, la y-, ht- se debe a que la • 

se abre en le, que se escribe yc- o hic-, Igualmepte en yelo, 

hiclo, de gclu, gelare; en ycma, de gcmtna, ycrno de generufn, 

vente, de genteui. (Véase Cejador, Lcngua de Ccn*anUs, I, 

pâg. irr.) Todas las voces derivadas del latîn^ que tengan gc- 

vinieron de fuera mediante los eruditos o éstos las escribieron 

con gc' para allegarlas al latin escrito. Gesta es una.de allas. 



EL CANTAR DE MIO CIO Y F.A EPOPEYA CASTE.M.AXA I7 

y no viviô largo tiempo. Es voz francesa y nias todavia Chan- 
son de geste, o Cantar de gesfa, que niuica se clijo acâ de obra 
algiina poética castellaiia. 

No hubo, pues, Caniares de gesta ni de nombre ni de hecho, 
aunque a las Chansons de geste se parecen las obras dîchas del 
mester de clerezia. Aùn prescîndiendo de que en la teoria que 
refutamos Cantar de gesta indique épica a base del alejandri- 
no, y que no baya poesîa de tal métro en la epopeya popular 
castellana, llamar Cantarcs de gesta a los cantares o rotnanees 
prosificados en las Crônieas, es mucho prurito de introducir 
galicismos y de confundir las cosas. Esta es nuestra doctrina, 
que tratamos de probar en el présente estudio. 

En la Crônica gral., c. 622 se dice: **Et algunos dizen en 
sus cantares et en sus fablas de gesta que conquiriô Carlos en 
Espanna niuchas çipdades.'* Xadie ba empleado la voz Fahla 
de gesta para llamar las obras épicas : luego aquî no se enn^lea 
técnicamente la denomînacion de Cantar de gesta. Fuera de 
esto, se alude aquî a las Chansons de geste francesas y por eso 
se emplea el galicismo gesta. Asi lo entiende el mismo M. Pidal 
{Roneest'alles, Kev. Fiîoî. esp., t. IV, p. 151 y 154), explicando 
el dicho del Silense: "se refiere expresamente a relatos fran- 
ceses", y a lo del Silense es, de becho, a lo que alude la Crônica, 

En el capitulo 834: **ct dizen en los cantares df las gestas 
que'\ Texto que prurba no baberso usado técnicame!'le el nom- 
bre Cantares de gesta. pues aquî se bubiera empl.Mdo. ''Los 
ccnfarcs de las gestas" signitica los cantares o romances que 
t^atan de bcclios de armas. 

4. Estas Cantares de gesta eran largos, muchos en numéro, 
populares, cstahan compuestos en verso alejandrino en una 
niescla de versos de variados métros a base del alejandrino y 
eran reciiados caniados por los juglares. Nada de esto se ha 
probado respecto de la epopeya prosificada en las Crônieas ni 
es facil se pruebe, como va hemos visto. Hay que advertir 
que Menéndez Pidal a cada refundiciôn de la Crônica con 



l8 JULIO CEJADOR 



variantes, admite nuevos Cantares de gesta, y como las refun- 
dkiones son muchas y mas los ciclos épicos, resultan un sinfin 
de Cantares de gcsta. Es extrano que ninguno se haya con- 
servado ; y, admitiendo que lo sean el Cantar de Mio Cid, que 
se derivô de la epopeya castellana y no esta de él, y el trozo 
de Ronccsvalles y el Poenta de Fernân Gonsâîcs, solo son très 
y no déjà de maravillar se hayan perdido tantos otros, como 
se suponen compuestos. Las obras en alejandrinos o a base 
de alejandrino ni podîan ser populares, ni cantadas o recitada.s 
por los juglares o cantores del pueblo, porque ni gustarian al 
pueblo, que se gozaba con sus romances, ni se acomodarîan a 
los aires y mûsica de éstos, por ser otro género métrico, en 
ritmo y en numéro de sîlabas. De Mio Cid dice el explicit, in- 
terpretado por Menéndez Pidal, que era le y do. 

No concuerda, por otra parte, el decir que esos Cantares 
eran populares y poesîa aristocrâtica. Los juglares franceses 
cantaban las Chansons de geste; pero los juglares espanoles 
solo cantaban el mester de juglaria, que por eso se llamaba asi. 
El de clerezia se leia, que por eso sus obras se llamaban Libros 
y solo por extension y a imitacion de los cantares y romances 
populares los llaman a veces sus autores cantares, romances^ 
como ellos mismos, por extension, llamâbanse juglares, por 
ejemplo, Berceo. 

La cuestiôn de la métrica de los poemas escritos esta todavîa 
en litigio, conviniendo tan solamente los mas en que los mas 
antiguos estân a base del alejandrino o en otros métros fran- 
ceses, por la influencia f rancesa que llevô a escribir el castellano 
y a imitar a los franceses en el métro y aùn en los asuntos 
a veces. M. Pidal emplea la voz juglares y la de juglares co 
tratândose de obras eruditas, como jongleur en Francia: pero 
en Espafia lo juglarcsco es lo del mester de juglaria, este es 
lo popular, contradistinguido por los autores antiguos del ^ de 
licrczia y crudifo. Esta confusion viene de créer M Pidal qu^ 
los supuestos Cantares de gesta se popularizaron, lo cual es 



EL CANTAR DE MIO CID V LA EPOPEVA CASÏELLAXA IQ 



enteramente falso, como veremos. de Mio Cid, desconocido 
para el pueblo y aûn acaso para los eruditos. 

5. De estos Cantares de gesfa desprendiéronse los Uamados 

romances viejos del siglo xv. Aunque algunos romances parece 

salieron de los poemas eruditos conocidos, los mas se derivan 

de los mismos romances aprovcchados por las varias refuiidicio- 

nes de la Crônica: son la ûltima refundiciôn de la epopeya no 

€scrita, fuente de la Crônica y de las obras eruditas. Si no hubo 

Cantares de gcsta, fuera de los eruditos mencionados, si asî 

(iiierenios llainarlos, icùuw iban a salir los romatKc.-. de le-. 

Cantares de gesta que no hubo? Lo que hubo siempre fueron 

romances, que nos transmiten Jas Crouicas de varias épocas. De 

Mio Cid no salieron los romances del Cid del siglo xv, ni la prosi- 

ficaciôn de la primera Crônica^ como veremos en este estudio. 

6. Del alejandrino y caos méirico de estos Cantares de 

gesta saliô poco a poco el pie de rofnance. Versos de pie de 

romance y octosîlabos se liallan en los mas a^itiguos monu- 

mentos escritos, en el mismo Mio Cid, en todas las prosifica- 

ciones de las Crônicas y en las Cântigas de Alfonso X. 

Aparecen en castellano escritos a la par que los alejandrinos 

y eran mas antiguos que éstos, pues la epopeya, no escrita, en 

cllo^ estaba compucsta. En el Cancioncro de Abenciizman, de 

la primera mitad del siglo xir, se halla el octosilabo en unos 

versos de romance Q. Ribera, Disc, Acad., 1912, p. 29) : "como 

se ve claramente en el siguîente octosilabo : Perdelo qui a mur 

atar, frase que dîce ser proverbial". 

Realmente, del ritmo yâmbico no puede salir el trocaîco ni 
de un métro francés el métro nacional espanol; son de ritmo 
enteramente opuesto. Ademds que todos, el mismo Menéndez 
y Pelayo, ensenan que el pie de romance y el octosilabo naciô 
de un métro latino. i Saliô, pues, de un métro la^ino o del 
alejandrino y caos métrico antiguo? No pudo tener dos madrés. 
Sera cosa de pedir su fe de bautismo. No exijo el dia, ni 
siquiera el ano : i en que siglo naciô ? 



20 JUI-IO CEJADOR 

Poco a ])oco, diceii, de^puéa del siglo xiii. 

Bien, pues en el siglo xtii hay octosilabos y, si Mio Cid es 
del xii, los hay en cl siglo xii, pues los hay en iiio Cid. Coii- 
tînuar en esta requisitoria séria puéril. 

Si se dice yue en a([uellos primeros nionumentos escritos no 
esta forniadci del toilo el octosilabo porque se lialla mczclado 
con alejaiidrinos y otros versos franceses. hal>rà que decir que 
tamjioco estaha forniado cl alejaiidrino por hallarse niezclado 
con octosilahos y ntros verso;-. Adeniâs en la prosilicaciôn de la 
Crônica nn hay alejandrino*. y ai solamente oclosilahos. El oc- 
tosilabo y fl romance se halh perfectamente forniado dc^de los 
primeros docunlento^i escritos en castellnno, 

El niismo Mcnéndez l'idal adniite que en el siglo xu se 
CAntal>a en lîspana la epopeya castellana. ,;Kn que métro? Xo 
en el alejandrinu ; Uiego en iKlosilabos. que los hallamos en 
la prosificaciôn de esa epopeya. Aun en Francia el alcjandrino 
no aparcce hasia el poenia del Vlajc de CartouuKjno a Jcrit- 
salcn. ICI nombre de alcjandrino proviene del Roman d'Alcxan- 
lift'. coiii]>uc>lo en i T.S4 \n\\- [..i.nilxTt II Cors (hr Court) y 
Alexander de Paris. El octosilabo nacio del tetrâmetro Im- 
caico acataléctico lalino y San Agustin escrihiô ya verdaderos 
roniance.s en latin, como vimos en mi Histaria de la loitjiia y 
literalitra castrihiias (t. 1. pâg. 140 sîg.). y C'i heclio ya gene- 
ralnicnte admîlido. En este nietro, tan a]>ropiado al castellano. 
se cantaha. por consiguîente, la epopeya castellana en los siglos 
XI y xir. Kl alcjandrino vino de Francia como la letra fran- 
cesa. el rilo romano )• los clumacenses. 

7. La epopeya castellana no fuâ arislocrâtica, sino popular. 
En aquellos tiempos habia aqiiî verdadero pneblo, al que pér- 
it ntxian t(Kia> las clases sociales, y de! pueblo era la epopeya. 
I^s obras erudîtas ,sô!o eran para los que ^bian de letra. No 
hubo acâ feudali^nio eiiropeo, para que se bable de senorcs y 
ri.stficratas. 

Mciiéiidec î'iditl ijuicre trurr a F.spm'ui ciiaiilo pasô en i'ran- 



EL CAXTAR DE MIO Cil) Y LA EPOPEYA CASTELLANA 21 



cia. Tanibién alli dicen que las Chansons de geste tuvieron su 
origen de los cantos guerreros de los gernianos y prétende que 
nuestra epopeya lo tenga de los cantos guerreros de los godos. 
Los cuales, cuando vinieron a Espaiïa, llegaron tan latinizados 
que hasta sus leyes las habîan tenido escritas en latin. Cuantas 
voces gôticas tiene nuestro idioma llegaron al castellano bas- 
tante antes, pues son comunes a toda la Romanîa. A haberse 
hablado el godo en Espana, algo se le hubiera pegado al cas- 
tellano que no estuviese fuera en los demâs pueblos românicos. 
Anàdase todo el tiempo que estuvieron acâ los godos hasta los 
arabes, el desquiciamiento nacional cofi su venida y la nueva 
nacionalidad formada en los penascales del Xorte, y dîgame 
usted dônde quedaron los cantos guerreros godos que, proba- 
blemente, jamas se oyeron en Espana. Hasta en la épica fran- 
cesa niega ahora Bédier que influyera nada germânico, a pesar 
<le ser gernianos los francos. El mismo Bédier asegura que 
**I^« chansons de geste sont nées au xr siècle seulement". Xo 
serîa mucho que, si las-nuevas doctrinas de Bédier se aceptan 
•en Francia, modifkara las suyas respecto de Espana Menéndez 
Pidal y nos dijera que la epopeya castellana nacio en el 
siglo XI, que nada ténia que ver con los cantos godos y que 
se f ormo en torno de las abadîas y monasterios. Y no hay mas 
-que recordar San Pedro de Cardena para el ciclo del Cid y 
Arlanza para el de Fernân Gonzalez, ademâs de Berceo, que 
■escribiô en Santo Domingo de Silos. 

Hay que tener muy en cuenta el espîritu tan contrario de 
la gente francesa y de la gente espanola, que se refleja en la 
-diferencia esencial de sus literaturas. El pueblo francés, esen- 
cialmente germano, fué feudal y la literatura francesa fué 
siempre erudita. El pueblo espanol, como fornlado en la in- 
-dependencia e igualdad de la Reconquista, odio siempre todo 
feudalismo y fué democrâtico, y asi su primera literatura, que 
fué la epopeya, fué enteramentc popular, y hasta en épotas 
posteriores fué siempre su literatura menos erudita que en Fran- 



22 JULIO CEJADOR 



cia y mas de todo el pueblo, como se ve por el teatro de los siglos 
XV, XVI y XVII y por otras manifestaciones literarias. Nada 
debe, que sepamos hasta hoy, a la épica francesa la epopeya 
popular castellana. El espiritu es otro, otro el métro y puede 
desafiarse a los autores franceses empenados en lo contrario, 
a que nos digan que hay en la primera Crônica gênerai que 
provenga de la épica francesa. Que en el Cantar de Mio Cid 
haya acaso muestras, o no las haya, de que su autor conocia 
el Rolland, poco nos importa (i); pero en la epopeya prosifi- 
cada no aparece la menor senal. El mismo seudo Turpin, ins- 
pirado en el Rolland y'escrito en Espana, es desconocido por 
la epopeya popular. Ultimamente Juliân Ribera (Disc. Acad. 
Hist., 1915), ha demostrado como muy probable el que en el 
siglo IX hubiera cantares populares narrativos, o sea epopeya 
popular, en Andalucîa, mientras que en Francia no comienza 
la épica hasta el siglo xi. Y es no poco extrano que la épica 
francesa, teniendo por centre a Carloniagno cual luchador con- 
tra los sarracenos de Espana, como dijo Gaston Paris, se haya 
desenvuelto solo en el norte de Francia y no en el mediodia,. 
région mas cercana a los acontecimientos. Yo me sospecho que 
el ciclo carolingio es anterior en Espana a la epopeya francesa, 
formado cuando todavîa estaba fresca la tradiciôn, al modo 
que sucediô con el ciclo del Cid, con el del rey don Pedro y 
con el fronterizo. Las mocedades de Carlomagno o Mainete 
(mainate dicen en Aragon, por magnate, al sefioritin), cantôse 
en la epopeya castellana y Roncesvalles fué acontecimiento tan 
interesante para los espanoles como para los franceses. 



0) Baret, Du poème du Cid dans ses analogies avec la Chanson de 
Roland, 1858. 



EL CANTAR DE M 10 CID Y LA EPOI'EYA CASTELLAXA 23 



II 

AXAlJSIS DK '<MIO ( 1I)>^ 

corrjADo co's la primrra «cromca (;I':ni:ral> 

i. axalisis r.exeral del prlmer caxtar cotejado cox la 

**cr6xica/' 

Mio Cid comienza por el destierro del héroe, asunto que 
esta en el capîtulo 851 de la primera Crônica général, Antes 
de este capîtulo se habla en otros varies de los hechos ante- 
riores del Cid, tomados, segun todos, de las historîas y de la 
popular epopeya castellana, como, por ejemplo, lo referente al 
cerco de Zamora y a la jura en Santa Gadea. ^Vamos a créer 
que desde el capîtulo 851 la Crônica, dejando a un lado la 
epopeya popular, se atuvo al Cantar. de Mio Cid y lo copié? 
Si fuera cierto que el Cantctr es mas viejo que la Crônica, 
pudieran haberlo tenido en cuenta los redactores de ella; pero, 
no estando este punto averiguado, hemos de atenernos a lo 
que dé de si el cotejo de entrambos textos. Ahora bien, vamos 
a ver cômo, aunque tengan una fuente comûn, que sin duda 
es la epopeya popular no escrita, difieren lo bastante para que 
deduzcamos que Mio Cid pudo salir hasta de la Crônica, pero 
que de ninguna manera pudo salir la Crônica del Cantar de 
Mio Cid. 

No dejo de ver Menéndez Pidal que los dos textos diferîan 
para no poderse Uamar copia del Poema la Crônica; pero de- 
seando que lo fuera, no sabemos por que, echô mano del so- 
corrido recurso de que ha usado y abusado en todos sus 
estudios sobre la épica medioeval. Supone que la Crônica copiô, 
no el codice de Fer Abbat que hoy tenemos, sino otra refun- 
dicion muy diferente, en la cual cabe suponer que estaban las 




24 JUrjO CEJADOR 



cosas que hay en la Crônica y no hay en el Poema. Pero con 
suposiciones nada se prueba, o se prueba cuanto se quiere, bien 
que tan solo de una manera hipotética. Difieren: luego por 
ahora nada sabemos de la relacion entre ambos textos. Asi 
razona el hombre prudente. M. Pidal lleva otro estilo: Difie- 
ren; pero las diferencias se deben a otra refundiciôn. Refun- 
dicion hipotética para cualquiera. nienos para M. Pidal que la 
da por cosa averiguada solo porque hay diferencia en los 
textos y, segun tesis, no debe de haberla, sino ser copia uno 
del otro: tesis que se trata de demostrar y no ha de suponerse 
como cierta. 

El texto de la Crônica es mas natural, mas épico, por con- 
siguiente mas antiguo que el del Poema. Esto lo vamos a ver 
luego, pero lo habrâ echado de ver cualquiera que haya leîdo 
entrambos textos. Parece, pues, que M. Pidal debiera haber 
discurrido de esta manera: El texto de la Crônica es copia de 
un texto del Poema mas antiguo que el hoy conocido, en el 
cual se fueron metiendo cosas décadentes y posteriores. 

Con este discurso la conclusion de ser copia del Poema la 
Crônica, seguiria siendo hipotética, como fundada en una hi- 
pôtesis; pero séria conclusion hipotética razonable. M. Pidal 
discurre al rêvés y dice que la Crônica es copia de un texto 
décadente y posterior al que conocemos. Y discurre asi, por- 
que a él se le antoja mas décadente el texto de la Crônica que 
el hoy conocido del Poema. Con lo cual se coge los dedos, 
porque no hay cosa mas manifiesta que la mayor decadencia 
del côdice de Per Abbat, respecto del texto de la Crônica, 
como luego veremos. 

"Creo, dice, que basta lo dicho, no solo para probar que cl Cantar que 
hoy conocemos y el que sirviô de guîa a la Crônica eran dos obras dife- 
rentes, sino también que el Cantar hoy conocido tiene, por su mayor 
sencillez y concision, un caracter bien marcado de mas ancianidad, 
mientras que cl Cantar pcrdido es, a todas luces, una ampliaciôn pos- 



EL CANTAR DE MIO CID V LA EPOI'EYA CASTELLANA 2$ 



terior, que ofrece ya los caractères de la poesia épica décadente; todo 
en ella se complica y enreda sin motivo ; la narraciôn comienza a tomar 
los giros de la de un libro de caballerias y va perdiendo el tono de un 
verdadero poeraa heroico. Por todas partes se ve en la Crônica la hue- 
11a de una refundiciôn compléta y sistemâtica del texto antiguo; un 
verso de este se encuentra reemplazado por una larga frase; en lugar 
de un personaje se introducen dos o très; las cifras de hombres o de 
riquezas se exageran; la acciôn camina mas lentamente, embarazada por 
continuos pormenores." (Cantar de Mio Cid, 1908, t. I, p. 128-129.) 

Léo y no lo creo. No pueden decirse las cosas nias al rêvés de 
lo que son. Sûponga el lector que todas esas notas décadentes 
que M. Pidal ve en la Crônica son cabalmente las del Cantar, y 
estarâ en lo cierto. No queda muy bien parado el criterio estético 
de M. Pidal al juzgar de tan extrana manera los dos textos. El 
lector va a ver cômo todas esas notas décadentes son del Can- 
tar, no de la Crônica y, por consiguiente, extranarâ que en 
vez de suponer una copia mas antigua del Cantar para expli- 
car la X^rônica, suponga M. Pidal una copia mas décadente, 
con la cual de ninguna manera puede explicarse el texto de la 
Crônica que nada tiene de décadente, sino que refleja toda la 
serena sencillez de la epopeya castellana, de la cual no es mas 
que una prosificaciôn. Pero M. Pidal ha querido asî cogerse 
los dedos y a nosotros solo nos toca lastimar tan desdichado 
acaecimiento. 

Falta la primera hoja del côdice de Per Abbat, en la cual 
se dirian los antécédentes de la partida del Cid para Burgos, 
saliendo de Bivar. La primera Crônica los déclara asî (c. 851): 

** Sobre aquellas nueuas, el Çid enuiô luego por sus parientes et sus 
amigos, et mostroles lo quel cl rey enuiara dezir, et dixoles de cômo 
non le diera el rey mas de nueue dias de plazo en quel saliesse de la 
tierra ; et que querie saber dellos quâles querien yr con el o quàles fincar. 
Et dixo Aluar Hannez Minnaya: "Sennor, todos yremos con vusco et 
dexaremos Castiella, et ser uos emos uassallos leales." Et esto mismo 
le dîxieron todos los otros, et quel non desampararien por ninguna 



26 JULIO CEJADOR 



guisa. El Çid, quando les esto oyô, gradcsciogelo mucho, et dixoles que, 
si el tiempo uiesse, que gelo gualardonarie él muy bien. Otro dia sali6 
el Çid de Viuar con toda su companna, et dùsen algunos que catô por 
aguero, et saliente de Viuar que ouo corneia diestra, et a entrante de 
Burgos que la ouo siniestra, et que dixo estonces a sus amigos et a sus 
caualleros: "bien sepades por cierto que tornaremos a Castiella con 
grand onrra et gran ganancia, si Dios quisiere.** 

Nôtese que aquî pudiera aludirse a Mio Cid (v. ii): 

"A la exida de Biuar— ovieron la comeja diestra, 
e entrando a Burgos — ovieronla siniestra. 
Meçio mio Çid los ombros — y engrameô la tiesta: 
albriçia, Alvar Fanez, — ca echados somos de tierra, 
mas a grand ondra — tornaremos a Castiella." 

Si, de liecho, el autor de la Crônica conocio el Cantar, alu- 
diendo a él con el di::cn algunos, muestra no seguirles de ordi- 
nario, esto es, no tener por guîa el Cantar, sino a otros, esto 
es, a los populares y sus romances, como los habîa tenido hasta 
llegar a este capîtulo 851. Pero también cabe suponer que aqui 
no se aluda al Cantar, sino a otros romances que trajeran lo 
de los agùeros o a otras fuentes cualesquiera. 

En su ûltima edicion del Cantar (éd. La Lecturà) prefirio 
Menéndez Pidal poner lo que a este trozo de la primera Crônica 
corresponde en la Crônica de Castiîla, segûn lo viô en la Intro- 
dt'cciôn de Pedro José Pidal al Cancioncro de Bacna. **Me 
sirvo del nis. de la B. Nacional Vv 440", dice (t. I. del Cantar 
de Mio Cid, p. 132). P'sa .^ignatura corresponde a una comedia: 
esi/t errada. La signatura verdadera es V 440, o sea el nu 
niero 8.33(;. Y como el trozo esta mal copiado por M. Pidal, 
In pondre aqui tal como en el manuscrito se halla (fol. 30\ 
afiadida la puntuacion: 

"Cuenta la estorya que enviô el çîd por todos sus amigos e sus pa- 
ryentes e sus vasallos e mostroles en como les mandaua el rrey salir 
de la tierra fasta nueue dias, e dixoles: "amigos, quiero saber de vos 
quales queredes hir conmigo 



EL CAXTAR DE MIO CID Y LA EPOPEYA CASÏELLANA 2/ 



e los que conmigo fuéredes— de dios ayades buen grado, 
e los que acâ fincâredes — quierome yr vuestro pagado." 
Entonçe fablô don Aluar — Fanes su primo cormano: 
"convusco hiremos, çid, — por hieritios e por poblados, 
ca nunca vos fallesçeremos— en quanto seamos viuos e sanos, 
e convusco despende renios — ^las mulas e los cauallos, 
e los aueres e los panos; 

syenpre vos syrvyremos— como leales amigos e vasallos." 
E entonçe otorgaron todos— quanto dixo Aluar Fanes 

(dixo don Aluaro). 
Mucho les agradesçyo cl çyd — quanto alli fué rraçonado. 

E entonçe llamô el çyd a Martin Antolines su sobrino, fijo de Fer- 
nando Dies su hermano, e saliô con él aparté e dixole: "Martyn An- 
tolines, id vos para burgos e fablad con Rachaell e con Vidas que se 
vengan para mî." Eestos eran judios muy rricos con quel solia faser 
sus manlieuas. "E yo quiero les faser engano por tal de aver dellos 
algo a este tiempo, para que dé a estos que van comigo; e, si dios me 
diere consejo, yo gelo desfaré el engano mucho ayna." 

Lo primero que ocurre aquî preguntar es ^cômo de los 23 
versos que M. Pidal copia de la Cronica de Castilla, escrita en 
el siglo XV. solos très son heptasilahos o hemistiquios de aie 
jandrinos, y los veinte restantes son octosîlabos, mejor o peor 
hechos, teniendo en cuenta que se trata de una prosificaciôn ? 
El que e>o cscribiô conocia acaso cl alejandrino y, sin embar- 
go, atiénese nias a los romances populares. ^Escribiolo eso J 
autor de Mio Cidf Porque ticue gracia que nos digan que el pie 
de romance nacio mucho después que el alejandrino, cuando el 
comienzo de Mio Cid empieza por un romance, con solos très 
hemistiquios de alejandrino. îO lo escribiô el autor de Mio 
Cid en versas franceses y luego lo puso en octosîlabos el autor 
de la Cronica de Castilla? Lo cual no es menos maravîlloso. 

Porque es de saber que M. Pidal (t. II, p. 503) supone que 
hubo una nueva refundiciôn, que es la prosificada en la Cro- 
nica de Veinte Reycs, y lo que mas es: "Notemos en primer 
lugar, dice, que la forma Gonçaho es un indicio para créer 



28 JULIO CEJADOR 



que el manuscrito del Cantar que servîa al autor de la Crônica 
de Veinte Reyes era mas antiguo que el de Per Abbat. pues 
este solo emplea la forma posterior Gonçalo**. Pasemos por 
alto este argumento. ; Como si en escritos posteriores no se 
hallasen a cada paso nombres y grafias mas antiguas que las 
empleadas en anteriores escritos! Pero vayamos al grano. Se- 
gùn esto, hubo una copia del Cantar, prosificada por la Crô- 
nica de Veinte Reyes: otra posterior. que es la de Per Abbat; 
en fin, otra mas tardîa, que es la prosificada por la primera 
Crônica Goieral, y otras y otras, por ejemplo, para la Cronica 
de 1344 y para la Crônica de Castilla. Que a M. Pidal no le 
duelen prendas en esto de suponer Cantares y mas Cantares 
de gesta. 

La refundiciôn o copia prosificada por la Crônica de Veinte 
Reyes, la mas antigua del Cantar, segun M. Pidal, veremos 
que es una fantasia, que no hubo tal prosificaciôn. En dicha 
Crônica se halla el trozo correspondiente a los citados, como 
antécédentes del Poema, en pura prosa y casi copiado el trozo 
de la Crônica General. Lo copiaremos al fin de este trabajo y 
podrâ cotejarse con el que de la General hemos copiado. Mas 
tarde viene la Crônica de Castilla, y en ella hallamos un ro- 
mance como principio de lo correspondiente al Poema. Ro- 
mance llovido del cielo, que M. Pidal no podrâ explicar por 
su teorîa de las refundiciones, pues no se halla (que él sepa) 
en ninguna de las que le precedieron. La explicaciôn en nues- 
tra teorîa es clarîsima. Ese romance esta tomado de la epo- 
pcya populr.r, ese romance se cantaba en el siglo xv, cuando 
se compuso la Crônica de Castilla. 

Y la prueba al canto. Segun él, dice el Cid que, si Dios le 
da consejo, esto es, si no le déjà de su mano, pagarâ a los 
judios el dinero que les sacô por engarîo, viéndose en apuro. 
El Cid se muestra aquî tan hombre como en la primera Crô- 
nica y en los romances; en el Poema no quiere pagar, es un 
estafador e incumplidor de su palabra. Este rasgo de ser esta- 



EL CANTAR DE MIO CID Y LA EPOPEYA CASTELÎ.ANA 29 

fador. que veremos ser para M. Pidal muy épico y que le 
prueba ser décadente la Crénica por no tenerlo, es lo mas dé- 
cadente que puede darse y despinta y afea todo el carâcter del 
Cid. Luego. ese romance, que se attene a las ideas de la Cro- 
nica General y no a las del Poema, es tan de ortgen popular 
como la Croniea y no se dériva de refundicion alguna del 
Poema. 

Y como en este caso, sucede en las mas de las refundiciones, 
que para M. Pidal son otros tantos Cantares de gesta perdidos, 
imal pecado!; de heclio no son mas que refundiciones de la 
primera Croniea o de otras refundiciones. con anadidura de 
rasgos y aun trozos tomados de los romances cantados por el 
puehlo a la sazôn. Tal sucede con los que M. Pidal llama Can- 
tares de los Infantes de Lara, que en sus manos han ido mul- 
tiplicândose, conforme hallaha refundiciones épicas o variantes 
en las Crônicas. Los supuestos Cantares de gesta estarian com- 
puestos en alejandrinos por escritores eruditos; los trozos que 
de las Crônicas ha sacado M. Pidal reconstituyendo los que 
pomposamente llama Cantares de gesta de los Infantes de Lara, 
parece debian de estar en alejandrinos. conforme a su teoria. 
Ahora bien, donosisimo es el becho: todos esos trozos, desde 
los mas antiguos ba^ta lo*^ mâs modernes, estân compuestos en 
octosilabos; son tan trozos de romances populares, prosificados 
en las Crônicas como el trozo de romance acerca del Cid que 
ha tomado de la Croniea de Castilla para suplir la primera 
hoja que falta al codîce de Per Abbat. 

He dicho antes que ese trozo de romance no se halla (para 
Mc?;éndez Pidal) en ningima refundicion de la Croniea General 
liasta llegar a la Croniea de Castilla. Asi lo aprendio de Pedro 
José Pidal y no consulto mâs textos. Pero el trozo de ro- 
mance es anterior. Se halla en dos manuscritos que M. Pidal 
clasifica entre los de la Primera Croniea Général {Ley, de los 
Inf, de Lara, pâg. 384.) Esta ese trozo de romance en el ms. de 
la Nacional F-42 y en su version galaicoportuguesa X-6r. Obra 



30 JULIO CEJADOit 

la primera escrita en tiempo de Alfonso XI, primera mîtad del 
sîglo XIV. Esto indtca lo popular que era e) romance de! des- 
tierro del Cid, y la razôn esta en la parte trdgica, que siemprc 
busca la epopeya popular en sus héroes. El gran defensor de la 
cristiandad contra los moros y el varan entero que toma el 
juramento ai rcy en Santa Gadea se ve desterrado del niis- 
mo rey, por envidias de cortesanos. Tal es el trâgico snceso 
que llega al aima del pueblo y diô origen a los romances de! 
destierro prosificados en la Crànica, asî como lo no menos trâ- 
gico de la infamia con él cometida en sus hijas por los Condes 
de Carriôn. Eslos dos hechos, la jura y el cerco de Zamora 
fornian el ciclo popular del Cid, lle^'ado en parte a los escritos 
por e! aiitor del Cantar. En la obra latina Gesta Rodcrki Catw 
pidocli no se trata de nada de esto. Conténtase el erudito es- 
critor con decir: "Huiiismodi praua et inuîda suggestione Rex 
iniuste commotus et ïratus eiecît eum de regno suo. lUe autem 
de regno Castelle exiens Barcinonam uenit". Nada mds del 
destierro, que en la epopeya popular es itno de los temas mâ'i 
queridos. Al comienzo de él y salida de Bivar se refiere el 
trozo de romance que trae esa Crànica de la primera mitad 
del siglo XIV y que probablemente era inâs anliguo, aimque no 
lo insertasc tan por entero la primera Crôiiica, y de todos 
modos dichas Crônicas tomàronlo del pueblo, porque sin diida 
se cantaba a la sazôn. 

Nada de esto hace mella, sin embargo, a M, Pîdal. Los de- 

mâs sacamos la natural consecuencia de que los juglares . 

cantaban los romances de la epopeya castellana, de los cuales 

se aprovechaban los eruditos para refundir las Crônicas, ni 

mâs ni menos que hizo Alfonso X al coniponer la primera 

Crànica General, apuntando claramente que tomaba tal o cual 

asunto de cantarcs. fablas o romances. En c! mismo siglo xiv, 

. que se cantaban esos romances del Cid y de los Infantes de 

ira, conocidos por las prosificaciones, .se cantaban los del 

do carolingio, que no se prosificaron por no tocar a nuestra 



EL CANTAR DE MIO CID Y LA EPOPEYA CASTELLAXA 3I 



historia. y a poco en el siglo xv se cantaban los del rey don 
Pedro y los fronterizos. No hubo un erudito que de esos 
romances compusiera en alejandrinos o en el nuevo arte mayor 
un poema, con lo que M. Pidal nos hubiera dicho que de esc 
pœma habian salido, desprendiéndose de él, los romances ca- 
rolingios, o los del rey don Pedro, o los fronterizos, y que el 
pie de romance habîa salido del alejandrîno o del arte mayor 
del tal poema. Como respecto del Cid, hubo quien escribiese 
el erudito Cantar de Mio Cid, M. Pidal saca esas consecuen- 
cias respecto de los romances del ciclo del Cid. Pero los 
romances conocidos acerca del Cid. del siglo xv, el trozo de 
romance cîtado de la Crônica de Castiîla y de las Crônicas 
citadas del siglo xi\' y los romances antiquisimos prosificados 
en la primera Crônica General vamos a ver que nada tienen 
que ver con el Cantar de Mio Cid y que le llevan la contra 
en muchas ideas y hechos historicos. El octosilabo. por otra 
parte, de todos estos romances populares, es mas antiguo que 
el alejandrino. Los juglares que cantaron desde tiempo inme- 
morial aquellos y otros romances, no es posible cantaran con 
los mismos aires los alejandrinos de Mio Cid, porque eran 
aires hechos para el romance, de ritmo y medida contrarios a 
los que pedîa el alejandrino. 

Pero los mismos poemas eruditos del mester de clerezîa. 
entre ellos Mio Cid, dan bien a entender que no eran para 
cantados, que no eran verdaderos Cantares, sino que se escri- 
bian para ser leidos. Leer se dice, a este proposito, en Berceo 
(cap. 23, Milagros) y en Alexandre (cap. 5) de aquellos Libros, 
que a veces solo por extension se llaman romances o cantares, 
como por extension se Uamaron sus autores a si mismos jugla- 
res. Y, si M. Pidal leyô bien el explicit del côdice de Per 
Abbat, leer y romance se dice en él: 

"En era de mill e C.C. ...XL.V. aûos, el cl Romans 

(E)s leydo dat Nos del vino si non tencdcs diiicros echad 

(A)la unos penos que bien voslo dararan sobrelos." 



3- JL-I.IO CEJADOR 



Y cantar llania a Mio Cid su autor, pero Icydo, no cantado. 
Porque cantares y romances no eran propiamente mas que los 
nombres de los trozos de la epopeya popular castellana, cair- 
tada por los juglares, este es, el mcstcr de jnglaria, seg^n los 
llama la primera Cronica al prosificarlos. 

Vcnganios ya al çotejo del Cantar y de la primera Cronica 
de Alfonso A', notando las diferencias. Pero, ya que M. Pidal 
las admite, hemos de hacer hincapié en que esas diferencias 
no consisten, como él asegura y no prueba, en que la Cronica, 
como sacada de una segunda redacciôn de Mio Cid, es **una 
amplificacion posterior, que ofrece ya los caractères de la 
poesia épica décadente; todo en ella se complica y enreda sin 
motivo; la narracion comienza a tomar los giros de la de im 
lihro de cahallerîas y va perdiendo el tono de un verdadero 
poema heroico''. 

Snccde todo lu contrario. 1^1 Pc cnia ticne aniplilî ac'ones de 
lugares comunes retôricos, que nunca se hallan en la Cronica, 
como que son impropios de la epopeya popular y por ellas se 
distinguen las romances eruditos de los romances viejos. El 
Poema. se déjà, en cami)io. liechos y escenas cpie trae la Cro- 
nica, ([ue no son ainplificaciones de ra>gos del Poeum, pues no 
estan en él taies rasgos, y son hechos, no nieras amplificaciones 
(U lugares comunes. \i\\ el Poema es donde .>c notan rasgos 
subjetivos, propios de la poesia décadente, que no hay en la 
Cronica. Vax el Poema es donde hay frases desleidas. sinônima^ 
y ripiosas, propias de versificador erudito, y que no se hallan 
en la Cronica. 

Cinco lîneas emplea la Cronica en narrar la entrada del Cid 
en Burgos. Mio Cid gasta en ella nada menos que 42 versos. 
Bien se ve donde esta la amplificacion. 

En ella abundan las rei)eticiones. Cuatro veces se dice que 
cl rey estaba enfadado con el Cid\ 

**l£l rey don AJfonso lanto auic la grand sana..." 
"Por miedo del rey Alfons que assi lo pararan...** 



EL CAXTAR DE M!0 CID Y LA EPOPEVA CASTELLAXA 33 



**EI rcy lo ha vedado..." 

**Quc del rey non auie gracia..." 

# 

Sinônimas son las frases de los dos heniistiquios del verso lo: 

**Alli pienssan de a^iijar — alli sueltan las riendas." 

Sinonimos los dos versos sejs^uidos i6 y 17: 

"Exien lo veer mugieres e varones." 
"burgeses e burgesas por las finiestras sone." 

Y sin embargo (v. 30) : 

"ascondensc de mio Çid, ca nol osan dezir nada". 

Si se esconden icôino salen a las ventanas? Y si salen a 
las ventanas ^:c6mo se esconden? Dos veces dice que llego a 
la puerta y dos que estaba cerrada (32, 37 y 39) : 



*♦ \ _i 



u 



Asi conimo Ilcfjô a la puerta, fallola bien cerrada . 
Aguijô mio Çid. a la puerta se lUujaua../* 
Non se abre la puerta, ca bien era cerrada/' 



Véase un rasgo sentimental décadente y, ademâs, poco ve- 
rî.-îmil (V. 40» : 

*^Una nina de nuef anos a oju se parava." 

Y esa nifia de nueve afios es la que le dice al Cid que ha 
llegado carta del rey y que por eso no le abren las puertas; y 

aîiade, como si fuera alcaldesa de Burgos: 

• 

'*Cid, en el nuestro mal vos non ganades nada; 
mas el Criador vos vala con todas sus vertudes santas." 



34 JULIO CEJADOR 



Claro esta que talcs sentimcntalismos, taies inverisimilitudes, 
taies repeticiones, taies sinônimos no se hallan en la Cronica; 
pero con algo habia de ampliar el autor del Poema las cinco 
lîneas hasta llenar 42 versos. îDônde, repito, esta la am- 
pliacion y lo décadente? En la Cronica, dice Menéndez Pidal, 
En el Poema, dicen los lectores. 

Veamos dônde esta la amplificacion del episodio que viene a 
continuaciôn. el de las arcas de arena empenadas por el Cid 
a los dos judîos burgaléses. Ciento treinta y siete versos 
(78-212) gasta en él Mio Cid; treinta y cuatro lineas, no mas 
largas que los versos, emplea para lo mismo la Cronica, 
iSin duda las 34 lineas amplifican lo encerrado en 137 versos! 
^A que particularizar ? 

Très veces se dice que el Cid no traîa nada al salir al des- 
tîerro : 

"Bien lo veedes que yo non trayo nada..." 
"Non puedo traer el aver..." 
"Aquellas non las puede levar..." 

Dos veces dice que, bien a su pesar, acude al engano de las 
arcas : 

"Fer lo he amidos..." 
"Aniidos lo fago...'* 

Très frases parecidas emplea para decir que alborea: 

"Apriessa cantan los gallos e quieren crebar albores.. " 
"Rezaba los matines abuelta de los albores..." 

Dos frases idénticas : 



Con lumbres e con candelas. 



Las lumbres eran las candelas y las candelas eran las lum- 



EL CANTAR DE MIO CID Y LA EPOPEYA CASTELLANA 35 



bres. Pero asî escrihen los eruditos y nunca asî canta el pueblo 
los romances. 

Por trazar un rasgo sentimental, se aparta el autor de Mio 
Cid de la Crânica: 

"Dues fijas dexo ninas, e prendetlas en los braços..." 

"A las sues fijas en braços las prendia...'* 

"Senas duefias las traen, e aduzenlas en los braços..." 

Paso la igualdad del segundo hemistiquio. Lo de llamaf 
ninas. que se traen en brazos, a las hijas del Cid. se parece a 
la "nina de nuef anos", que toma la voz del alcalde de Burgos 
o de los corregidores. 

En la Crânica no andan en brazos de nineras: "Donna Xe- 
mena et sus fijas besâronle las manos.'* 

A no ser que las ninas traîdas en brazos besaran ceremo- 
niosamente las manos a sus padres en aquellos candoroscs 
tiemjios. 

En les cuales la gente debîa de ser harto pedigiiefia e inte- 
resada. El autor de Mio Cid, por lo nienos, nos la muestra 
asî, siempre pidiendo y siempre pensando en regalos y en bo- 
tines de guerra. 

Martin Antolînez pide en Mio Cid, no en la Crânica, el 
corretaje de su negociaciôn, a los judios: 



u 



Bien mereçia calças... 



Diéronle 30 escudos y saltando de gozo, conio golfo madri- 
leno, se va para el Cid diciéndolc: 

"Vengo, Campeador, con todo buen recabdo, 
vos seysçientos e yo treynta he ganados." 

Menéndez Pidal tiene por muy épico el caso de las arcas, 
por ser una bonita pega; y, con Mio Cid, convierte en estafa 



36 JULIO CEJADOR 



]o que cl Cid hizo amidos, invitus, obligado por la necesidad, 
V asi. segiin el Poenia, no devuelve jamâs a los judîos cl dinero 
que Je prestaron, y tiene por rasgo de poesia décadente el que 
en la Cronica se muestre el Cid cumplidor de su palabra de- 
volviéndoles lo suyo. Yo entiendo que lo décadente y de libro 
de caballerias es convertir en estafa y falta a la palabra el 
hecho tal como lo cuenta la Cronica. 



"Segiin el Cantar existeiitc, dice Mcnéndez Pidal, cl Cid se olvida de 
p^gar a los judios a quienes cstafô (sic), y aunqiie en el verso 1.43 1 
ellos lloran por su dinero a los pies de Alvar Fanez y este les promete 
reparacion, luego. tanto Alvaro como Cid, como el aiitor, no vuelven 
a acordarsc del asnnto." 



Ante todo, no les promete reparacion, sino que se desentien- 
de f'^aniente de ellos: **Vo lo veré con el Cid, si Dios me lieva 
alla." Q\\ç es lo que responden, no los ministros para cumplir, 
cuando dicen : Tomaré huena nota; sino lo que responden los 
que ni cumplir de formula quieren: Va lo verewàs. 

El Cid babîa dicho *'fer lo he amidos'*, **amidos lo fago". 
"enpefiar gelo he*'. Antolinez de su parte: '*prestalde", "mien- 
tra que vivades non seredes menguados**. Y luego, segûn el 
Poema. entrambos faltan a su palabra, son hombres fement!- 
dos. ^Es eso épico? ^:Es ese el espiritu castellano y el de 
nuestra epopeya? 

Xo es. dira Menéndez Pidal, sino una estafa muy épica; lo 
otro, cl cumplir, como hidalgos castellanos, su palabra, es cosa 
décadente. Y yo quisiera que aquî se presentaran cuantos cas- 
tellanos nacieron en Castilla para preguntarles en cuâl de estos 
dos procederes esta la hidalguia castellana, cuyo dechado es 
el Cid. Mcnéndez Pidal se quedarâ solo. 

**Si Dios me diere conseio, yo gelo emendaré et gelo pecharé 
todo", dice el Cid en la Cronica. Y cumplio, segtin ella, lo 
prometido, malgrado el autor de Mio Cid y Menéndez Pidal. 



EL CANTAR DE MIO CID Y LA EPOPEYA CASTELLANA 3/ 



que prefieren sea el Cid un estafador y que eso sea lo mas 
propio del héroe castellano y de la castellana epopeya. 

La oraciôn de dona Jimena (330-365) por el Cid, al despedir- 
le en Cardena, tampoco esta en la Crônica; pero si se hallan 
oraciones y cantigas muy parecîdas entre las poesîas galaico- 
portuguesas del siglo xiii y hasta en el Arcipreste de Hita, 
del siglo XIV^ 

"El que fizo el çielo, la tierra e la mar/* 
dice Juan Ruiz. 



Fezist çielo e tierra, el tercero el mare. 



»» 



dicc el Poema Mio Cid, No hay duda que el autor quiso am- 
plificar la narraciôn popular con una plegaria de 36 versos. 
Lo que no esta bien es que se afirme que la Crônica es la que 
amplifica lo del côdice de Per Abbat, puesto que es todo lo 
contrario. 

"Un verso (del poema) se encuentra reemplazado por una 
larga frase" (en la Crônica), dice Menéndez Pidal. Al rêvés 
te lo digo, para que me entiendas, debiera anadir. 

** Espidiosse de la raugier et de las fijas et fuesse su uia." 

Asi la Crônica. En el Poema ese despedirse es tan largo, tan 
sentimental, tan amplificado, que hasta Minaya pierde, por 
una parte, la paciencia de tan prolijos adioses, y se espanta, 
por otra, de tan afeminada sensibilidad del Cid y asi le dice: 

**Çid, do son vuestros esfuerços? en buena nasquiestes de madré; 
pcnsemos de ir nuestra via, esto sea de vagar." 

Como quien dice al propio autor del Poema: ^A que tantas 
sensiblerîas ? i No ve que hasta Menéndez Pidal va a reconocer, 



38 JULIO CEJAIKJR 

cuaiido se lo advierta Cejador, que vos sois el décadente y 
poco sereno poeta épico? ^No ve que los romances y la Crô- 
nica nos dicen: "et fuese su uîa"? "Pensemos, pues, de ir 
nuestra via." Y esta frase de la Crànica es la que amplificô el 
!;iitor Jet Puema en una prollja despedida. no al rpvé>;. como 
asegura Menéndez Pidal debajo de su palabra. 

No van aqni lan a la par d Poema y la Crôni^a, que no 
se eche de ver que, aunque entrambos texios vengan de una 
t'uenle, no ixir e>o se copian el uno al otro. En el Poenia sale 
el Cid de Cardena por la manana, camina todo el dia y a la 
noche (v. 394): 

" Vino mio Çid yazer a Spinaz de Can ; 
{{randfs yentes sele acojen essa noch de todas partes." 

En la Crônica sale de noche, camina toda la noche y "fué 
otro dia a yantar a Espinaz de Can ; et alii estando llegol otra 
companna de caualleros et de peones". Saliô de alli, segûn la 
Crônica, después de corner; segùn el poema, por la manana 
(v- 394)- "Et passo Duero sobre Nava de Palos et fué posar 
a ia Figueruela", dice la Crônica; "sobre Navas de Palos e! 
Duero va passar a la Figueruela mio Çid iya posar", dice el 
00). 

on que tiene el Cid de noclie, la Crônica dice que 
; "figura de angel". E! Poenia lo particulariea ; "ei 
îl". Dijérase leyenda aràbiga. 
0: "Una montaniia niuy grand." El Pcema: "en 
i niontaiia maravillosa e grand". 
Menéndez Pida! que "un verso se convierte en 
ase": sino que segû.i él, e.-; el verso del Poenia el 
onvierte en una larga frase de la Crônica; y por 
tKC'e todo al rêvés. 

■ma Alinaya aconseja al Cid la celada (v 437); en 
1 idca c, dfl Cid. Plto el autor del P 1 ma <iueri;i 
rso.* para dcsmentir a Menéndez Pidal en lo que 



EL CAXTAR DE MIO CID Y LA EPOPEYA CASTELLANA 39 



afirma de que la Crônica es la que ampHfica, y los hizo, aun- 
que Menéndez Pidal no bajô del burro por eso ni esotro. 

"Très reyes veo de moros**, 

GÎce el Poema (637). 

El redactor de la Crônica nos da a entender que el autor 
de Mio Cid veia demasiado, pues él no vêla mas que dos: "dos 
reys moros que tenie y consigo". El otro estaba en la calen- 
turienta fantasia del autor del Poema. 

Después del verso 694 se le fué, sin embargo, por alto una 
advertencia estratégica importante al lidiar con mayor numéro 
de enemigos y que trae la Crônica: **E1 Çid castigôles allî a 
todos como fiziessen en la facienda, et acordassen todavia en. 
una et non se esparziessen sin recahdo." Y es que el autor de 
Mio Cid estaba embargado, como mejor literato que militar, 
en la ampliacion del tôpico de la batalla. En estos lugares co- 
munes es donde los poetas eruditos se lucen echando mano de 
lo que los tratadistas llaman la amplificaciôn. 

Una muestra de amplificaciôn brillante, pero propia de un 
retôrico erudito, esta, efectivamente, en los versos 715-733- 

"Eiibraçan los escudos delaiit los coraçones, 
abaxan las lanças abueltas de los pendones, 
enclinaron las caras de suso de los arzones, 
ivanlos ierir de fuertes coraçones." 

Este trozo se repite en el combate de Carriôn (verso 3.615, 
etcétera). Se ve al autor erudito satisfecho de sus palabras, 
repitiéndolas en dos lugares. No menos de poeta erudito son 
las que siguen (727): 

"Veriedes tantas lanças premer e alçar..., etc." 

Esta, amplificaciôn es y del Poema, no de la Crônica. De 
semejantes amplificaciones podrân verse otros ejemplos en los 



40 JULIO CEJADOR 



cctosilabos que pondremos del Poema, cuando no anadimos las 
palabras de la Cronica, Son rasgos muy poéticos y brillantes, 
pero que amplifican el escueto relato de la Cronica y de la 
epopeya popular, como los romances moriscos eruditos ampli- 
ficaron mas tarde y dieron mas color a los viejos fronterizos. 
El sello de antiguedad o de ancianidad, que Menéndez Pidal 
\e en el Poema, se halla, por el contrario, en la Cronica, y las 
amplificacîones de poesîa décadente, que él ve en la Cronica, 
se hallan. po: el contrario, en eî Poema. Pudiera habfr él se- 
nalado ejemplos, como yo los senalo. 

Otra vez repite el Poema lo de los agûeros (v. 859) : "al exir 
de Salon mucho ovo buenas aves", y torna a repetir la Cronica 
la frase del principio: '*et dizen algunos que saliendo desse 
rio que ouo muy buenas aves et sennales de bienandanças". 

"Agora dexa aqui la estoria de fablar del Çid et torna a 
contar de Aluar Hannez en su mandaderia o fuera." Esta ïnan- 
daderta de la Cronica, como mandar por dar, que todavia se 
usa en Castilla la Vieja, es para el Poema la présenta ja (V. 878) 
y el mensaje (v. 877), voces nada castizas, pero tan francesas 
de origen como era de afrancesado y erudito cl autor del 
Poema. y de castizos los romances donde debe la Cronica. Tal 
c.> cl "carâctcr bien niarcrulo d" ma- ancianidad^' del Poema. 
como afirma Menéndez Pidal. 

Y nôtese que la Cronica llama estoria a la epopeya popular, 
como la Uàma al tomar de ella, de sus cantarcs, fablas y ro- 
ntanccs, lo de Bernardo del Carpio, por confundirse entonces 
là historia con la leyenda histôrica de la epopeya. 

En el capîtulo 859 vuelve la Cronica a emplear lo de "que 
fuera tan buen mandadero et tan bien cumpliera su manda- 
deria", bablando de ^linava. Esta vez dice esto el Poema: 



»* — iL 



mas valedes ques nos — jtan buena mandaderia". 
«"laro que lo de "mas valedes que nos" no lo trae la Cronica, 



EL CANTAR DE MIO CID Y LA EPOPEYA CASTELLANA 4I 

por ser exagerada opinion particular del autor erudito. cosa 
bien ajena a la epopeya popular. 

Con esto acaba el primer a»ntar en el verso t 686, que 
abraza los dos anos de 1066-1068, segùn reza la Crônica (ca- 
pitulo 849-capîtulo 859). Es el cantar del destierro del Cid y 
sus hechos en la frontera moro-castellano-aragonesa, de Soria, 
entre Gormaz y Médina. Bien poco tiene que ver con la toma 
de Valencia, sino como a manera de preâmbulo de ella y 
menos con las bodas de las hijas del Cid, de las que tratan 
los otros dos cantares, asi que no tiene unidad el Poema total 
o es una primera parte de las très de que consta, demasiado 
larga para introducciôn. 



2. analisis general del secundo cantar cotejado con la 

''crônica*'. 



El segundo cantar difiere de la Crônica, ya en su? primeros 
versos (1085-1093) respecto del capitulo 862, que es donde esta 
el asunto: el Cantar apenas no hace mas que tocar algunos 
puntos. Es imposible que del Cantar saliese la Crônica, aunque 
convengan en los puntos tocados y hasta en las frases. Dirîase 
mas bien que el Cantar saliô de la Crônica: "Myo Çid ganô 
a Xerica e a Onda e Almenar, tierras de Borriana todas con- 
quistas las ha" (v. 1.092): "et correr tierra de Xerica et Onda 
et Almenar... et gano dessa yda a Onda et todas las otras 
tierras que dizen de Burriana**. (Crôn,, c. 862.) 

La Crônica déjà al Cid en el capitulo 864, después de contar 
tn el 863 otras hazanas que el Poema no mienta. 

En el capitulo 865 habla la Crônica del vencimiento del rey 
don Pedro de Aragon por el Cid y del perdôn que a este le 
otorgô el rey Alfonso; en el 866 no se trata del Cid, pero se 
menciona \i rmierte de su hijo Diag Royz y la Victoria de 
Mina va sobre Abenalhage, "segund dizen los ancianos que son 



42 JULIO CEJADOR 



muy antiguos, que alcançaron mas las cosas daquel tiempo" 
(ano 1.075). Hacia 1289 dice, sin embargo, Menéndez Pidal 
que se èscribîa la parte tocante al Cid de la Crônica. Desde 
ei capitulo 866 déjà al Cid la Crônica para hablar de la con- 
qui»:ta de Toledo por Alfonso VI, **et sabet aqui todos los que 
esta estoria oydes que en todas estas cosas se acertô (estuvo) 
el Çid Roy Diaz con el rey Alffonsso et fue muy bueno (va- 
lien le) en todo". De nada de esto trata Mio Cid. 

Cuanto se dice en los versos 1.094 a 1.220 falta en la Crô- 
nica. Se habla en ellos de la toma de Murviedro, "con grave 
atropello de la cronologîa, antes de la conquis*-a de Valencia". 
Estas palabras son de Menéndez Pidal. La Crônica no tiene 
semejantes atropellos. No es, pues, en favor del Poema ese 
trozo ni falta de la Crônica el no tenerlo. 

El Poema apenas habla de la ccnquista de Valencia, que la 
Crônica trata largamente (capîtulos 890-920): *'Cuenta la es- 
toria que nueue meses touo el Çid çercada la noble çibdat de 
Valencia", entrando en ella el ano 1087. *'Nueve meses com- 
plidos, sabet, sobrella yaz, quando vino el dezeno, oviérongela 
a dar" (verso 1.209). La Crônica anade (c. 921): *'Et dalli 
adelante fué llamado el Çid **mio Çit Canpeador, sennor de 
Valencia'*. 

En el verso 1.221 y en el capitulo 922 emparejan ya en- 
trambas narraciones con la Victoria del Cid sobre el rev de 
Sevilla, que quiere reconquistar a Valencia. La gente del Cid 
(v. 1.265) son très mill e seys çientos" scgiin el Poema; **fa- 
llaron y mill caualleros de linage et de otros, D a cauallo, et 
cuatro mfll omnes a pié'\ segun la Crônica (c. 922). El obispo 
don Jeronimo fué traido "de tierras de Piedragoriz", de Fran- 
cia, por el arzobispo de Toledo, don Bernardo, segun la 
Crônica (caps. 873, 922) ; "de parte de orient'*, dice el Poema 
(v. 1.288). Envio al rey "çient cavallos" segun los dos textos 
(v. 1.274 y cap. 923), a Cardefia "mill marcos de plata" (verso 
1.285, cap. 923): aunque el Poema dice "que los quinientos 



EL CANTAR DE MIO CID Y LA EPOPEYA CASTELLANA 43 



(liesse a don Sancho el abbat", y la Crônica, sin mentar tal 
cosa, anade "otrossi XXX marcos de oro pora su tnuger et 
sus fijas", y "otrossi les mando dar sysçientos marcos, los 
trezientos de oro et los CCC de plata, que diessen a Rachel et 
a Uidas los mercaderes de Burgos, los quales él auie tomadoir 
quando se salliô de la tierra; et dixo a jVIartin Antolinez: 
"esso bien los sabedes vos, ca vos los ouiestes sacados sobre 
el mio omenaie; et dezitles que me perdonen, ca el enganno 
de îas arcas con cuyta lo fiz**. Segun la misma Crônica los 
maridaderos hallaron al rey en Palencia; segùn el Poema 
(v. 1.3 12) en Carriôn. De allî. segun el Poema, fueron a Car- 
dena (v. 1.392); segùn la Crônica, a Burgos en busca de Rachel 
et Uidas, a "guardar su omenaie*' del Cid; "et non ouo lugar 
en toda la cibdat de Burgos que non fablassen daquella grant 
mesura que el Çid fizîera a aquellos mercaderes et dauanle 
muchas bendiciones". Segùn el Poema estando en Burgos los 
envîados se les presentan los mercaderes y Minaya solo les 
responde: **yo lo veré con el Çid". 

Segiin la Crônica, solo después de cumplir con el rey y con 
los acreedores va Minaya a Cardefia por dofia Jimena y las 
hijas del Cid. Los enviados a estas très mandaderias fueron, 
segùn la Crônica, Minaya y Martin Antolinez: segùn el Poem?.. 
solo Minaya y asi fueron a recibir a los que de Cardefia venîan : 
Mufio Gustioz, Pero Bermùdez y don Jerônimo, segùn la Crô- 
nica (c. 924); segùn el Poema, ademâs Martin Antolinez 
(v. 1.459). El Poema aiîade por su parte pincelad?.s poéticas o 
retoricas (1.507, etc.). Bien se vc que entrambos textos tuvie- 
ron, en parte, la misma fuente de inspiraciôn, los romances 
populares; pero que difieren en algunas cosas, de suerte que 
?a Crônica no signe el texto del Poema, el cual, a su vez, anada 
pormenores rctôrico? subjetivos de autor erudito. 

En el capitulo 925 se trata de la veaida del miramamolin de 
Marruecos, "que auie nombre lunes'\ y responde a aquel 
rey Yucef que en Maruecos esta'' (v. 1.621). Minaya pide al 



44 JULIO CEJADOR 



Cid ''CCC caualleros" segùn la Crônica (cap. 925), "ciento e 
treinta caualleros", segùn el Poema (1.6^^5). Y notcbe que en 
él no esta aquello de la Crônica \ "Et alli veriedes a cada parte 
sallir los cauallos vazios, et dellos las siellas tornadas, onde los 
duennos fincauan maltrechos en el campo": brèves pinceladas 
épicas por las que con mayor amplificaciôn suele emplear Mio 
Cid. Recuerdan un verso de la descripciôn de este en el primer 
Cantar (v. 731): 

'*tantos buenos cavallos sin sos duenos andar'*. 

En Mio Cid Albar Salvadores quedô preso de los moros 
(v. 1.681) y, sin embargo, aparece, sin saber cômo ni cômo no, 
LU los versos 1.719. 1.994, etc. 

"El refundidor, dice M. Pidal, para salvar esta distracciôn escribiô 
un peciueîîo épisodio en que cuenta detenidamente la prisiôn del caba- 
llero del Cid y cômo, después de vencida la batalla, al robar el campo 
de los moros, se le hallan aherrojado dentro de la tienda de Yucef. 



w 



Confiesa, pues, Menéndez Pidal la distracciôn del autor de 
Mio Cid. Los romances populares de una época dada no tienen 
esas distracciones de los eruditos. En la Crônica no hay tal 
distracciôn, sino que, como era natural, vencidos los moros, en 
el campamento tomado tenîa que hallarse el prisionero. Para 
Menéndez Pidal esto es un épisodio con el que el segundo 
redactor de Mio Cid salvô la distracciôn del primer autor. No 
esta mal pensado; pero permîtanos créer que el romance de 
donde salieron Crônica y Poema no sufriô tal distracciôn y* 
contenia el hallazgo del prisionero. De igual modo supone Me- 
néndez Pidal que el segundo redactor anadiô cuanto no esta 
en el Poemi y esta en la Crônica. Repitamos que eso no es 
mera redacciôn nueva, sino nueva obra de todo en todo y que 
tal nueva obra v.o hubo en el mundo. 



EL CANTAR DE MIO CID Y LA EPOPEYA CASÏELLANA 45 

"Las cifras de hombres o de riquezas se exageran", dice 
Menéndez Pidal de la redacciôn de la Crônica. 

Efectivantente, la Crônica (c. 925) dice: **de los L" mill 
moros que y vinieron non escaparon mas de diez mill e qiii- 
nientos". Pocos parecen; pero oigamos el Cantar (1734): 

"Los çiuquaenta mill — por ciienta fuerô notados : 
non escaparon mas de çicnto e quatro." 

Segûn la Crônica escapan 10.500; segûn el Caniar, 104. 
jEso de 50.000 moros! iCon que cara se dice, pues, que la 
exageracion esta de parte de la Crônica F 

La Crônica dice que al Uegar a Valladolid con los présentes 
los niandaderos, **caualgaron et llegaron al rey, et tomol el uno 
la mano diestra et el otro de la siniestra et besarongelas*' (ca- 
pitulo 926). 

El Cantar (v. 1.842): 

"firieronsc a tierra — diçiendo de los cavallos 
antel rcy Alfons — los inoios fincados, 
besar la tierra — e las piedes amos". 

Creo que esto de besar la tierra es demasiado servil y feu- 
dal: lo otro es lo castellano. Como es exagerado lo que signe 
(verso 1 .846) : 

**por mio Çid el Campeador — todo esto vos besamos 
a vos llama por senor — e tienes por vuestro vasallo'*. 

En la Crônica, en cambio "el Çid se nos enî)ia encomendar 
en vuestra gracia conimo de sennor natural et enbiauos nviU'ljc 
gradesçer quanto onrradamiente le enbiastes su muger et sus 
fijas...'' • 

El présente al rey (v. 1.805, ^^P- 9^^). es de "dozientos ca- 
vallos... con siellas e con frenos e con senas espadas (v. 1813, 



4Ô JULIO CEJADOR 



1810): *'CC cauallos enseellados et enfrenados et en cada siella 
su espada coigada del arçon" (cap. 926); "et la nob!^ tienda 
que fue de lunes rey de Marruecos", que anade la Crônica y 
se déjà en el tintero el Poema. 

No menos que la hermosa escena en que la Crônica nos 
cuenta cônio se hizo el présente al rey en las afueras de V'alla- 
dolid (cap. Ç26) y que, no estando en el Poema ni siendo de 
sospechar la inventasen los redactores de la Crônica, hay que 
confesar que proviene de los romances populares, de los que 
todavîa se nota el asonante en a. 

En el capîtulo 927 estân la peticiôn de las hijas del Cid por 
los condes de Carriôn, las vistas reaies y el desposorio. Corres- 
ponde en el Potma a los versos 1.879-2.181. 

Aquî del autor de Mio Cid, que echa el resto en la descrip- 
cion de los preparativos para las vistas, que la Crônica en- 
cierra en sola una palabra: "grandes adobos que leuaron amas 
las partes a estas vistas'*. 

El Poema (v. 1.965) lo repite: 

"Délia part e délia pora las vistas se adobavan.** 

Pero abre, por su parte, la espita retôrica: 

"^quien vido por Castiella tanta mula preçiada, 
e tanto palafré que bien anda, 
cavallos gruessos e corredorcs sin falla, 
tanto buen pendon meter en buenas astas, 
escudos boclados con oro e con plata, 
mantos e pielles e buenos çendales d'.Alexandria? 
Conduchos largos cl rey enbiar manda va.'* 

Y poco después (v. 1.987), hablando de los ^de Valencia: 

** Tanta gruessa mula e tanto buen cavallo corredor, 
tanta buena capa e mantos e pelliçones ; 
chicos e grandes vestidos son de colores''. 



EL CANTAR DE MIO CID Y LA EPOPEYA CASTELLANA 4/ 

Esto para Menéndez Pidal séria ampliaciôn de poesîa dé- 
cadente y lo es para todos; sino que esta en el Poema, no en 
la Crônica, donde él dice que se hallan taies décadentes am- 
plificaciones. 

En la Crônka se citan los que fueron con el Cid: **el obispo 
don Gerônimo et Aluar Fannez et Pero Bermudez et Martin 
Munoz et Martin Antolinez de Burgos et Aluar Aluarez et 
.Aluar Saluadorez". El Poema anade a estos (1.9)1) Albar 
Alvarez, Muno Gustioz y el para el autor imprescindiblc 
*'Galind Garçiaz el que fo de Aragon*' ; aunque luego dice que 
mandô el Cid "que curien a Valencia'' a "Alvar Salvadorez'* 
y a **GaHn Garcia el de Aragon*'. 

Tampoco cita la Crônica a este "Galind Garçiez, el bueno 
d'Aragon", cuando lo cita el Poema en el verso 3.071, ni 
cuando le cita en el verso 443: "Galin Garciaz, una fardida 
lança.'' Solo tras la Victoria contra Fariz y Galbe (c. 858) lo 
trae la Crônica, llamândole "Guillen Garcia un buen cauallero 
• le .Ara.i^ôr. *. tlondc cl Poema ]<• nombra "(jalin ^ .arciaz. cl 
bueno de Aragon". ^Es indicio de sec aragohés o de la fron- 
tera el autor de Mio Cid? Otros aragonesisraos y, lo que mas 
es, galicismos hay en el Cantar que no se hallan en la Crônica, 
la cual emplea en su lugar voces mas castizas. Ello prueba que 
la Crônica se dériva de los romances populares, que no hu- 
bieran aceptado taies voces y que se deben a ser erudito el 
autor del Cantar, Galicismo horrible es el de los versos 
2.021-2.022: 

"los inojos e las manos en tierra los fincô, 
las yerbas del campo a dietites tos tomô*\ 

Este proscunesai oriental, que tan en ojos daba a los grie- 
gos, es todavîa menos castellano. 

En la Crônica el rey hace al Cid comedimientos que no trae 
cl Poema y este solo "quando Uegô al rey. fincô los inoios por 
besarle los pies". 



J 



48 JULIO CEJADOR 



**Ya, Cid Ruy Diaz, las manos cunplen, que non los pies*', 
le dijo el rey. **Et entonçes el Çid besol amas las manos; et 
il rey abra(:ol, et cuenta la estoria quel dio paz." El Poema. 
tras esas palabras del rey, insiste en que "hinojos fitos sedie 
el Campeador". Mucho servilismo y aparaterîa extranjera pone 
aqui el afrancesado autor, que ni se halla en la Cronica ni en 
los romances m es cosa espaiiola. 

En cambio este autor no suele mirar de tan buenos ojos al 
i(y, que en la Cronica queda en su Lugar. 

Tras los comedimientos al Cid y el beso, todavia dice la 
Cronica, y no el Poema, que **v?l rey quisiera asse.l^a^ al Çid 
a su niesa, el que comiesse con él a la su escudiella ; mas el Çid 
non lo qniso fazer". Tan extraordinaria era la honra, corne 
que los reyes comîan sîempre aparté. Aqui convîene recordar 
lo que, por el contrario, trae el Poema (v. 20) y no la Cronica 

**Dios, que bucn vassallo, si ouicsse buen sonore". 

El Poema viielve a lo de: 

**tanta gruessa mula e taiito palafré de sazon, 
tantas buenas vestiduras que d'alfaya son. 
conpeçô Çid a dar a quien quiere prender son don; 
cada uno lo que pide, nadi no! dize de non". 

Nada de esto en la Cronica. Lo de no negarse nadie y lo 
del pedir son salidas tan subjetivas del autor, como aienas- a 
la objetiva epopeya castellana. 

Desde el verso 1.985, donde trata de la ida del Cid a las 
vistas cambia el asonante en â y este asonante esta clarisimo 
en. la Crânien, (c. 927), que se ve ser nuevo romance de las vistas. 
Lo anterior del Cantar (i. 959-1. 1)84), de los preparativos 
del rey para las vistas, esta anadido por el autor de Mio Çid 
y asi esta en el asonante -a précédente. 

Los dos textos coinciden. menos en el servilismo y el gali- 
cismo de ''a dientes las tomo", cosas del autor de Mio Çid, 



EL CANTAR DE MIO CID Y LA EPOPEYA CASTELLANA 49 

Adviértasc que este supone no haber vuelto aûn el Cid a la 
gracia del rey y por eso pide perdon el Cid y el rey se lo 
concède (v. 2.030-2.039), versos que no estân en la Cronica, 
donde no se habla de perdon, porque, segùn ella, antes de con- 
quistar a Valencia sirviô el Cid al rey en Castilla y ya le habia 
perdonado. Ig^ialmente el rey, al pedirle los de Carriôn las 
hijas del Cid. alude en el Cantar a tenerle desterrado (1.890) 
y no en la Crônica (c. 027) ; al llevarle al rey el présente, dice este 
a los mandaderos Ci. 899) **elle lo niereçe — e de mi abra 
perdon" ; nada de lo cual hay en la Crônica, El autor de Mio 
Cid ignora, pues, que el Cid ya fué perdonado y que, como 
dice la Crônica (c. 866) : ''Et sabet aqui todos los que esta 
estoria oydes que en todas estas cosas se acerto el Çid Roy 
Diaz con el rey don Alffonsso et fué muy bueno en todo", 
este es, en la conquista de Toledo. 

El autor de Mio Cid pone, por consiguiente, en el verso 2.034 
el perdon del Cid : 

"aqui vos perdono e dovos mi amor". 

Y parece no acordarse de que mucho antes, al pedir Minaya 
al rey le de jase llevar de Cardena a la familia del Cid. ya otra 
vez le habia dicho (v. 1.324): 



"quel ayades merçed, — si vos vala cl Criador! 
Echastele de tierra — non ha la vuestra amor" 



Aunque se le olvido decirnos si el rey perdono al Cid, pues 
îiolo se admira de las ganancias del héroe, agradece el présente 
y le déjà llevar a dona Jimena y sus hijas. En la Crônica dice 
en este lugar (c. 923): "Sennor, después que se de uos partio 
el Çid la pustremera vez, vençio très faziendas...*', y todo como 
si el Cid no estuviese ya en desçracia del rey. 



50 JULIO CEJADOR 



Bien se que las Gesta Roderici traen cuatro iuranicnta para 
sincerarse con el rey, con quien dicen que los envidiosos le 
habian otra vez puesto a mal (pâgs. 27-31); pero la Crônica 
nada dice de todo ello. Sea o no hecho historico, si el autor 
de Mio Cid sigue el texto de las Gesta y no lo signe \2i Crô- 
nica, esta no copia a Mio Cid, punto capitalisimo para nosotros. 
En el capitulo 927, de las vistas, donde, segun el Canfar, per- 
dona el rey al Cid (v. 2.034), dice la Crônica, en vez de aludir 
a reconciliaciôn alguna: *'llameuos yo a estas vistas por dos 
cosas: la primera por nos veer, ca nos amo mucho por los 
muchos seruicios et grandes que me auedes feclio, como quier 
que en el cowicnço nos oue ayrado de la mi tierra; rm,?^ dcspué s 
que nos yo perdonc, ganastes nos Valencia et otra muclia tierra''. 
Nada de esto hay en el Cantar. El ùnico perdôn de que se habla 
en la Crônica esta en el cap. 864: "Et el rey quandol uiô (cerca 
de Rueda), fue muy alegre et plogol mucho con el, et recibiol 
muy bien, et perdonol et niandol que se uniniesse con tl pora 
Castiella." Y en el 865: **et uenosse pora Castiella al ley don 
Alffonso quel aiiic ya perdonado, assi como dixiemos'*. î.a 
cita primera de estas dos esta no menos en las Gesta (éd. 1909, 
p. 21): "Imperator autem recepit eum honorifice et diligenter 
precepit ei ut sequeretur eum ad Castellam.*' La segunda en 
la pagina 23: "Rediit ad patriam suam Castellam. quem recepit 
honorifice et ylari uultu rex Aldefonsus.** 

No me atane a mi dilucidar, si otra vez le indispusieron con 
el rey, como dicen las Gesta; basta que no lo diga la Crônica 
y que nada insinue sobre el perdôn en los lugares donde el 
Cantar alude a él y le perdona, para que deduzcamos que la 
Crônica no sigue al Canfar y que no puede ser nueva rcdacciôn 
de él. pues cambia en cosas tan sustanciales. El Cantar no 
mienta el primer perdôn ni esta segunda desgracia con el rey, 
de que habian las Gesta y asi para el Cantar la desgracia fué 
ima y el perdôn fué en las vistas. Todo ello es fruto dé la 
subjetividad del cscritor erudito. Con suponerle en desgracia 



EL CANTAR DE MIO CID Y LA EPOPEYA CASTELLANA S I 

del rey se explica de alguna manera el modo cômo el Cantar 
présenta al Cid ante el Rey en las vistas, mordiendo la yerba, 
a la francesa, y con otros servilismos que nunca, ni aùn en 
ese caso, dado que fnera histôrico, se vieroti en el Cid, cuya 
entereza y dignidad frisan con la brutalidad. segun toda la 
tradicion. 

El subjetivo sentir del autor del Canfar contrasta a menudo 
con la serenidad objetiva de la Cronica. El Cantar, no la Crô- 
nica, présenta al Cid respondiendç) al rey después que caso a 
fus hijas (2.1 lo): 

*• Vos casades mis fijas ca non gelas do yo." 

Lo cual es irrespetuoso y como desaprobaciôn de lo hecho 
por el rey. En cambîo. no pone en boca del rey al casarlas lo 
que la Cronica pone: **yo las caso, mas nos non". Después de 
casarlas, solo dice el Cid de la Cronica: **sennor, loado sea a 
la uuestra merçed, et pues que a las mis fijas casastes. datme 
por manero quien las dé a los infantes'*. 

I^ idea es la niisma en anibos textos, pero no la manera. 

Desde el verso 2.1 11 al 2.124 es un rebutido inûtil deà 
Cantar. Torna a repetir el Cid lo dicho (2.125) y torna a decir 
feamente, a proposito del manero (2.134): 

**noii gelas daré yo con mi mano — nin dend non se alabarân". 

Verso que no es verso y que acaso baya puesto mano ajena. 
Todo el trozo (2. 135-2. 140) también parece desquiciado. Dice 
el rey al manero (2.136): 

**prendcllas con vuestras manos — e daldas a los iiatU«*s, 
assi commo yo las prcndo daquent, — commo si fosse dclant, 
secd padrino délias — a tod el veiar 
quando uos juntaredcs comigo— quem digades la verdat". 



52 JULIO CEJADOR 



îLc manda cl rey a Minaya de présente o lo que ha de 
hacer en Valencia ? La Cronica dice esto segundo ; en el Cantar 
todo es confuso y los versos no son versos. 

Pero no esta niejor el trozo 2. 14 1-2. 164 y es anadidura que 
no responde a nada de la Crônica, sino a retrasar y apesa- 
dunibrar la narracion. 

Sinoninios ripiosos hâllanse doquiera entre las anadiduras deî 
Cantar a la redaccion de la Crônica, Se ve, como por tela de 
cedazo, la niano del autor erudito: 

2.1 12 que otro dîa de manana— quando saliesse el sol. 
2.180 quando vinicre la manana — que apuntare cl sol. 

No menos se ve por los rasgos subjetivos: 

2.169 a Fer Vermudoz e Muno GustioE 

2.170 en casa de mio Çid non a dos me j ores 

2.172 E va i Ansuor Gonçalvez — que era buUidor 

2.173 que es largo de lettgua — mas en lo al non es de f'rô. 

Xada de taies apreciaciones en la Crônica. 

Después signe poniéndoles espîas a los Infantes (2.177-2.179). 
cosa que va contra la manera de ser del Cid, que en la Crônica 
todavia no piensa mal de ellos, por mas que otros se lo digan y 
todo lo echa a bueiia parte, atri])uyéndo]es él sus propios noble> 
pcnsamientos. La misma impertinencia al decir a sus hijas que 
no las casaba él, sino el rey, que las dio como forzado, cuando 
lo que importaba era no indisponerlas con los novios. Todo 
este otro pedazo 2.180-2.204 también es afiadidura del autor 
de Mio Cid y achica y retrasa la relaciôn. 

Léase el solemne recil)imiento hecho a los infantes en la 
Crônica (c. 928) y los recelos con que se les recil>e en el Cantar 
(2.205-2.219) con otras puerilidades: 

**Pues que fazer lo avemos — porqué lo imos tarda»do." 



EL CANTAR DE MIO CID Y LA EPOPEYA CASTELLANA «î*^ 



Diriase que el Cid quiere salir cuanto antes de este paso, 
haciendo a reganadientes las bodas, como si con darse las 
manos, todo quedase ya bien para después. Es, ademàs, un 
scrvilismo del Cid al rey, impropio del concepto que la pri- 
mitiva epopeya ténia del hérœ. Una cosa es el respeto y aca- 
tamiento que se ve en la Crônica; otra el someterse tan servil 
y desaforadamente, y a la par grunendo contra lo que se hace, 
como se ve en el Cantar. No es ese el Cid de Santa Gadea ni 
aùn el que de mozo se queja a su padre porque le muerde 
demasiado apretadamente para probar su valor. Con entereza 
rcpite el Cid en la Crônica lo que el mismo rey dijo. "Et el 
rey alla do esta, las casa, que yo non", dice el Cid en las bodas. 
"'Et yo las caso, mas uos non", dijo el rey en los desposorios. 
Pero, no grune a cada paso, como en el Cantar, ni pronuncia 
este verso, que desdice de su tradicîonal entereza (2.202) : 

"que yo nuUa cosa nol supe dczir de no". 

El que tal habla es un Cid de mentirijillas, un Cid imaginado 
por un erudito, no el Cid popular. ; El Cid no atreverse a opo- 
nerse al rey ! Dîgalo Santa Gadea de Burgos. 

Diriase, ademâs, que el héroe hase convertido en mercader, 
que toma las bodas como insinua aquel verso (2.198): "deste 
vuestro casamiento creçremos en honor". Pero como tabernero 
que repite desde su mostrador aquello de: "Vayan entrando, 
vayan bebiendo. vayan pagando, vayan saliendo" (v. 2.226): 

"*£ prendan bendiciones — e vayamos recabdando. " 

"Et segunt diz la estoria. ocho dias duraron estas bodas", 
dice la Crônica (c. 928). El Cantar dice, en cambio (2.249): 

"Quinze dias conplidos — en las bodas duraron." 

No copia, pues, la Crônica el Cantar y la exageracion de 



54 JULIO CEJADOR 



cifras en este esta, no en aquélla, al rêvés de lo que afirma 
Menéndez Pidal. 

Acaba el segundo cantar en el verso 2,2'j'j y comenzô en 
cl 1.085: 

**Aquis conpîeça la gesta de mio Çid el de Bivar.** 
"Las copias deste cantar aquis van acabando. 
El Criador vos vala con todos los sos santos." 

Si no se hace fuerza a las palabras del autor, osrc cantar 
es diferente del primero, con el cual ningun otro atadero tiene 
que el de narrarse en ambos cosas del Cid. Hemos visto que 
todo ello pasa durante el primer destierro, segiin el Cantar; 
niientras que en la Crônica lo del segundo cantar lui despué:. 
de volver a Castilla y a la gracia del rey. Xo hay cosa mas 
clara para el que tenga ojos la diferencia en esto. como en 
todo el contexto entre el Cantar y la Crônica, de modo que 
esta no pudo copiar ni tener a aquél por guia; y al mismo 
tiempo la identidad de las fuentes de entranibos textos, y que 
esas fuentes solo pudieron ser los romances populares, en octo- 
silabos, barto mejor y mas objetivamente prosificados en la 
Crônica y mas desmanadamente puestos en malos alejandrinos. 
con anadiduras impertinentes, en el Cantar. 



3. anAlisis (îeneral del tercer cantar cotejado con la 

"crônica". 

Difieren todavîa mas los dos textos. Comienza con el epi- 
sodio del leon, en el cual la Crônica (cap. 929) particulariza 
mas como se solto y de manera que es imposible inventaran 
sus redactores las muchas menudencias que no trae Mio Cid^ 
y no lo es menos que estuviesen en otra redacciôn del Poema, 
porque esa redacciôn séria otro cantar, digo otra obra muy 
diferente de la del Mio Cid conocido. Esta observaciôn puede 



EL CAXTAR DE MIO CID Y LA EPOPEYA CASTELLAXA 55 

clecirse de todo el tercer cantar y echa por tierra esa gratuiîa 
suposiciôn de Menéndez Pidal y comprueba, en cambio, que la 
fuente de entrambos textes fueron los romances populares. 
Pero las diferencias estân en favor de la Crônica, no de Mio 
Cid, como asegura Menéndez Pidal. 

El autor del Poenia présenta al conde don Diego todo de-^- 
pavorido huyendo del leôn y por hacer un chiste, en tan arries- 
gado moment© y a tan gran cobarde, lo présenta 

"diziendo de su boca: "non veré Carrion*^ (2.289). 

Eso no es de un cobarde horrorizado; es puro subjetivismo 
del autor que no siente el horror del personaje. 

Ya es hazaiîa épica lo de lo Crônica: **toniol por el pescueço, 
bien commo si fuesse un alan muy manso et encerrol". Es de 
notar que antes habîa dicho: "El Çid auie un leon que era 
fecbo muy grant et muy fuerte*', con lo que da a entender 
haberlo criado desde cachorro. Esto y los arrestos varoniles 
del Cid explican se dejase el leôn tomar por el pescuezo. Pero 
lo que no se explica es lo de Mio Cid, que sin esos antécé- 
dentes, nos cuenta el hecho, no frisando en milagro, sino como 
verdadero milagro de taumaturgo (2.298): 



**el leôn quando lo vio — assi envergonçô 

ante mio Çid la cabeça — premiô e el rostro fincô. 



' »» 



Esto sera mas épico y menos décadente para Menéndez 
Pidal ; pero para los demâs es lo ùnico décadente y nada épico 

ni realista. 

El autor de Mio Cid hace a su héroe, receloso de los condes, 
desde el principio; la Crônica lo pinta de tan nobles senti- 
mientos que no le cabe en la cabcza que sean cobardes sus 
yernos. Apenas recogido el leôn (v. 2.304): 



56 JULTO CEJADOR 



**Mio Çid por sus yemos — demandé e no los falI6. 
maguer los estàn llamando — ninguno non responde." 

Insiste en lo mismo en dos versos; la Crônica no dice que 
al Cid los recelos le moviesen a llamarlos. 

El conde don Diego, emporcado, pues "el lugar (donde cayo) 
non era tan linpio conimo auie niester'\ que dice la Crônica, 
lo natural es que cuanto antes, metido en su cuarto, se lavara 
y mudara de ropas, que el otro -c escabullera de debajo del es- 
cano, se fucra a A^er con su hemiano y, dado su avieso pensar, 
sospecharan que el Cid habîa soltado el leôn para probarlos y se 
determinaran a no darse por entendidos basta vengarvse. Y tal 
los pinta la Crônica: *'Pues pora encobrirnos a menester que 
antel Çid et ante los suyos que lo metanios a riso et fagamos 
ende escarnio, et con esto perdera sospecba de nos." Pero el 
autor de Mio Cid, si despinta el caracter hidalgo del héroe 
haciéndole suspicaz, no nienos despinta el de los condes, qui- 
tândoles sagacidad y haciéndolos puériles (2.306) : 

"Quando los fallaron — assi vinieron sin color.*' 

Conio dos chicos, cogidos infraganti, se dejan coger, se dejan 
llevar delante de todos, avergonzados, perdida la color. Mas que 
lo descolorido, hubiera sido para todos cosa de risa y chacota 
la porqueria del traje que llevara don Diesfo; pero el auior de 
Mio Cid no cae en ello y si en lo descolorido. Mas no cran los 
condes para dejarse asî coger como ninos ni para dcjarse llevar 
emporcados delante de todos ni para estar sin color. I^ epopeya 
y el sentido comûn los présenta como taimados, doblados, disi- 
mulados, y tal los pinta la Crônica. Yo he vivido en Carrion y 
en Palencia y allî 01 por primera vez este refràn: **Paciencia 
y mala intenciôn'', esto es, disimular y esperar la oportunidad 
de la venganza. Y tal los pinta la Crônica, despintândolos en- 
teramente el Cantar. 



EL CANTAR DE MIO CID Y LA EPOPEYA CASTELLANA 5/ 

En camhio no cuenta el Cantar lo que el Cid les reproché, 
cuando **desi fueronse pora el palacio do estaua el Çid'', como 
cra natural les reprochara, tanto como antinatural y contra el 
caracter del Cid era niandarles llamar para luego no decirles 
nada. El Cid en la Crônica (cap. 930) tratô de esforzarles y 
hasta de mostrar a los demas que sus yernos eran valientes y 
dignos de estar casados con sus hijas: ello es natural y propio 
del caracter hidalgo del Cid. En el Cantar, por el contrario, el 
Cid es suspicaz y no trata de encubrir los defectos de sus 
yemos, sino de todo lo contrario. *'Et destas palabras que el 
Çid les dizie tomaron ellos grant uerguenna, et afirmaron su 
mala entençion que antes auien, commo quier que callassen et 
non quisiessen estonce descobrir sus coraçones.'' iQité bien 
conocia el pueblo, autor'de la epopeya, el caracter de aquellos 
carrioneses ! 

"Paciencia y mala intenciôn." Y otro viejo refran de Co- 
rreas dice: "Palencia, la necia, quien te oye, te desprecia." 

Tampoco esta en Mio Cid lo que sobre el caso del leôn ha- 
blaron entre sî los condes y lo que su tio Suer Gonçales les 
acon se j6 y lo que les dijo el Cid. Todo ello motiva y funda- 
menta la deshonra de Corpes en la Crônica (cap. 929) y falta 
en el poema. 

Viene después (caps. 930 y 931) la batalla contra el rey 
Bucar y en el verso 2.314 se dice que habîa: 

"cinquacnta mill tiendas**. 

Muchas le parecerân a cualquiera. Segun Menéndez Pidal, 
la Crônica exagéra las cifras. Efectivamente: "Dize la estoria 
que eran (las tiendas) bien treynta mill.** Treinta mil son mas 
que cincuenta mil. segùn câlculos de M. Pidal. 

Y nôtese lo de *'dize la estoria'*, que signe la Crônica, porque 
esto da bien a entender que no signe a Mio Cid, pues no toma 
sus cifras. 



i 



5^ JULIO CEJADOR 



Dice la Crônica que el Cid fué tras el rey Bucar y no le 
pudo alcanzar y **quando fue muy çerca de las naues, el Çid 
vio quel non podie alcançar, et lançol el espada et diol en las 
espaldas. Et el rey nioro ferido metiosse en las naues''. El 
Poenia (2.420). por el contrario, asegura que alli le matô: 

"Alcançolo cl Çid a Bucar a très braças del mar, 
arriba alçô Colada, un grant colpe dâdol ha... 
las carbonclas dcl yelmo tollidas gelas ha 
cortol el ycimo e, Hbrado todo lo al, 
fa ta la çiutuni cl espada llcijado ha. 
Matù a Bucar, al rey de allen el mar." 

La exageracion bien clara esta aquî en el Poenia. no en îa 
Crômca. Y lo bueno es que los romances del siglo xv estàn 
con la Crônica, no con el Cantar. 

Ordono es en la Crômca el testigo de la cobardia del infante 
Fernando y después le envia el Cid como espia tras los condes, 
al partirse para Carriôn, y sale a relucir como testigo de todo 
en las Cortes de Toledo. Era sobrino del Cid, mancebo de su 
confianza y en la Crônica personaje muy simpâtico y que pone 
tnuy de relieve la cobardia de los condes y la hidalguia del 
Cid. En el Poema no aparece. Bermûdez es en él el testigo de 
la cobardia del conde Fernando (v. 2.340); pero el que el Cid 
envia para cspiar a los condes es un tal Fêlez Munoz (v. 2.618. 
3776), de suerte que no siendo uno mismo el testigo de en- 
trambos hechos, la fuerza épica desaparece. En las Cortes 
toma su lugar friamente el mismo Pero Bermûdez (v. 3.313), 
mas no hace el alarde brillante de la verdad, de que bubiera 
sido testigo, que hace en la Crônica el verdadero testigo, el 
joven Ordono (c. 943). "En lugar de un personaje, se intro- 
ducen dos o très.*' Tal dice M. Pidal que hace la Crônica: pero 
cl que lo hace, como acabamos de ver, es el Poema. El joven 
Ordono, como testigo de la cobardia del conde en la batalla 
y testigo de la infamia de Corpes, se présenta y sale por la 



EL CANTAR DE MIO CI D Y LA EPOPEYA CASTELLANA 59 

verdad en Toledo, segun la Crômca: segun el Poenia. este 
pcrsonaje se divide en très con la introducciôn de un Fêlez 
Munoz en Corpes y de Pero Bermûdez en Toledo. No le podîa 
haber ocurrîdo al autor del Poema cosa mas a proposito para 
echar a perder todo el efecto trâgico. Hay otras muchas dife- 
rencias en el contar la batalla contra Bùcar entre les dos textos. 
En el verso 2.558 piden los c^ndes al Cid les dé sus mujeres 
para irse, delante de todos ; en la Crônica (c. 932) : "et non 
quisieron ellos que otro y estudiesse en la fabla sinon el Çid 
et ellos amos a dos'*, cosa mas natural y conforme a la rapo- 
serîa de los condes. Habla allî Diego Gonzalez, el mayor, segun 
'a Crônica: segun el Poema, habla Ferrant Gonç<iivez, y e-; 
menos propio que hable el menor: 

**c fizo callar la cort**. 

iQué habîan de hablar delante de todos! 

En la Crônica les da el Cid al partir **seyscientos marcos 
de plata'': en el Cantar **tres mill marcos de valor*' (v. 2.571). 
I^s cif ras, dice M. Pidal, se exageran en la Crônica : ya lo 
vemos aqui. 

En la Crônica esta muy bien razonada la peticion; al rêvés 
en el Poema. En la Crônica se oponen a la partida la madri! 
y Alvar Fanez, como es muy natural, recelândose de los con- 
des, ella como madré, él como ducho hombre tan corrido. El 
Cid, de tan altos pensamientos, incapaz de figurarse tal ruin- 
dad, no le» da crédito, y los colma a los infantes de regalos, 
mostrândose generoso y nobilisimo de sentimientos. Nada de 
csto hay en el Poema. ;Asi es de décadente la redarciôn de la 
Crônica! 

Lo décadente es que el Cid comience a recelar solo al ver 
no se que agiieros y que taies agiieros sean los ùnicos que 
motiven sus recelos: 



60 JULIO CEJADOR 



"Violo en los aueros — el que en buena ciiixo espada 
que en estos casamientos — non serién sin alguna tacHa. 
Nos puede repentir, que casadas las ha amas." 

Esto le basta al Cid para enviar un espia tras los condes. 

Menéndez Pidal tendra semejante motivo de los agiieros por 
harto mas épico, natural y humano que las razones que la 
Crônica trae para ese tal recelof las cuales juzgarâ ser "de la 
poesia épica décadente" y propias de los libros de caballerîas. 
Juzgue el lector leyendo las palabras de la Crônica, que faltan 
en Mio Cid, mientras que en ella faltan los agiieros: 

"Espediosse dcllos et délias (el Cid) et tornosse pora Valencia. Et 
en tornandosse, metiô mientes en las palabras que su muger donna Xi- 
mena et Aluar Fannez le dixieran; otrossi menbrose de cômmo sus 
yernos andauan achacados contra él, por razon dcl leon que se soltara; 
otrossi metiô mientes en cômmo ellos non fablavan con él commo so- 
lien, et que las sus palabras eran achacadizas et bueltas en mala volun- 
tat; et por estas rasones diol el coraçon en se recelar del su mal délias." 

Este admirable estudio psicolôgico, que diriase propio de 
una noyela moderna, es lo natural, lo humano, lo real, lo ver- 
daderamente épico. Los agûeros si que son motivos de arte 
décadente y caballeresco. 

"Por este recelo, llamô a Ordonno, su sobrino, et dixol de cômmo se 
rcçelaua de los infantes de Carrion sus yernos, que querrien fazer al- 
gun mal a sus fijas, por ende quel rogaua et quel mandaua que fuesse 
a su vista en pos dellos, fasta que llcgassen a Carrion, que se non par- 
tiesse dellos... et mandol que fuesse de pie por yr mas encubierto, et 
que non se llegasse a la companna.** 

Para Menéndez Pidal este maravilloso golpe psicolôgico de 
la Crônica esta tomado de una redacciôn posterior dcl Poemn, 
salio, pues, de aquellos dos versos del Poema (1.615): 

"Viole en los avueros el que en buena cinxo espada, 
que estos casamientos non serién sin alguna tacha."* 



EL CAJTTAR DE MIO CID Y LA EPOPEYA CASTELLANA 6l 



Si asi es, hay que reconocer que esta no es nueva redaccion 
(Jel Poenia, sino otro poema muy diferente y que el **que ofrece 
todos los caractères de la poesîa décadente'' y "los giros de 
un Hbro de caballerias", no es la segunda redaccion, que es la 
(^ue esta en la Crânica, sino la primera del Poema. Pero no 
huho tal segunda redaccion, como quiere Menéndez Pidal, que 
no lo prueba sino con estas diferencias, que prueban todo lo 
ct^ntrario. esto es que el Poema salio de los romances. \oi 
cuales estân mejor conservados en la Crânica. 

El contraste es raayor por cuanto hasta entonces el Cid 
habiase mostrado sin recelo alguno con sus yernos, pensando 
noble y generosamente y creyéndoles valientes, aun a pesar de 
lo del leon. Comô tal le pinta la Crânica, al rêvés de lo que 
l -c ce el Poema. El cual dice que a quien mando el Cicî tras ellos 
fué a Fêlez Munoz. Recuérdcse lo a proi)6sito que hubiera 
sido escoger a Ordono, scgùn hacc la Crânica, pues él solo sabia 
c6mo se liabian portado los condes en la batalla: 

**Andando entre las celadas el infante Fernant Gonçales, fallose con 
un JBoro alaraue, que era muy grande de cuerpo et muy rezio, et venic 
rauy dcnodadamiente contra Fernant Gonçales; et quando él esto uio, 
boluio las espaldas et començo a fuyr. Et esto non lo viô ninguno si- 
non un escudero del Çid, que era su sobrino et auie nonbre Ordonne. 
Et quandol vio assv venir fuyendo a su cunnado, endereçô contra el 
moro, la lança so el braço, et diol tal lançada por los pcchos, que todo 
el pendon salio bermeio con la sangre por las espaldas, et diô con cl 
muerto en tierra; et tomo el cauallo del moro por la rienda et començo 
a llamar a su cunnado cl infante Fernant Gonçalez... et començol a 
4ezir: Fernant Gonçales, cunnado, tomad este cauallo, et uos dezit que 
matast^s este m( ro, ca \o en los rlias de mi vida, si uos non fizieredes 
por que. nunca uos lo yo descuhriré. 



' »> 



Y luego Ordotîo alabo a su cuîîado delante del Cid dicién- 
dole cômo habia el conde matado al moro y ganado el caballo. 
Esta admirable escena falta en el Poema; y en a Crânica de 
Veinte reyes, en vez de Ordono, esta Pero Bermûdez. Pero 



62 JULIO CEJADOR 



en eî Pocma no le manda a este ir en pos de los condes el Cid, 
sino a Fêlez Munoz, primo de sus hijas. El nombre esta con- 
f undido, pues en las Cortes de Toledo vuelve a salir como tes- 
tigo de todo el mismo Ordono, sobrino del Cid y no ese des- 
conocido Fêlez Munoz. La verdad histôrica o legendaria y la 
p.rtistica estân. pues, con la Crônica, no con el Poema. 

La Crônica puntualiza todo el viaje de los infantes mucho 
ntas que el Poema, senala todas las posadas del cammo antes 
de Molina; el Poema no. En el Poema los condes quieren 
matar al moro Avengalvôn y este les amenaza (2.659-2.687): 
eh una exagcraciôn de la maldad de los condes. Er. el Poema 
se cuentan las jornadas de Molina a Corpes; en la Crônica 
hay otros lugares y no los del Poema. Las diferencias no se 
salvan con suponer una segunda redacciôn del Poema, de la 
cual saliera la Crônica. 

La escena de Corpes las ofrece todavîa mayores y muy en 
favor de la Crônica. En el Poema los condes escarnecen pri- 
mero a sus mujeres y eso después de haber pasado la noche 
holgando con ellas. cosa muy poco creedera en quienes tal 
hincha les tenian. pues, como dice el refrân: "Dos reganados, 
mal se besan" (Correas, pâg. 203) ; y después de pegarles no 
les hablan. Al rêvés en la Crônica, solo les hablan después de 
descargar tn ellas su ira. En el Poema no hay nada de Pero 
Sânchez. 

Dice la Crônica: 

**Et quando fucron en aquel lugar mandaron a toda su gentc que se 
fucssen adelante et fincaron ellos solos con sus mugcres. Et donna El- 
uira, la mayor, dixo a Diego Gonçalez su marido: **iporqué quissiestes 
que uos et nos fincassemos solos en este lugar?" Et Diego Gonçalez 
dixo: "callat, que agora lo ueredes". Et desi començaron de yrse con 
ellas por el robredo adelante et desuiaronlas de los caminos, et falla- 
ron una fuento en un val et descendieronlas ally. Et desque las ouieron 
descendidas a ticrra, tomo Diego Gonçalez a don Eluira por los cabe- 
llos, et Fernant Gonçalez a donna Sol, et arrastraronlas por el astrago 
quanto se quisieron. Desi tolHcronles las capas aguaderas que trayen 



EL CANTAR DE MIO CID Y LA EPOPEYA CASTELLANA 63 



▼estkias et todos los otros pannos. saluo endc los briales en i^ue las 
dexaron et dieronles muchas espoladas. Desi toUieron las cinchas a las 
siellas et fîrieronlas con ellas de muy grandes feridas; et ellas dando 
muy grandes bozes et llorando muy de rezio et..." 



No hubo antes de golpearlas mas palabras de los condes. 
Ahora lea el lector el Poenia desde el verso 2.700 y verâ la 
amplificaciôn y palabreria hasta el verso 2.763. No es, pues, 
la redacciôn de la Crônica (sacada tie otra del Poenia, segùii 
Menéndez Pidal), sino la del l'oema, la que tiene vanas am- 
plificaciones y discursos, extetnporâneos, propios de la poesîa 
décadente. 

En el capîtulo 034 de la Crônica se trata de cômo las hallô 
^u primo Ordonno, que el Poema llama Fêlez Munoz. Es una 
conniovedora escena. que en el Poeirra pierde en naîuralidad y 
sentimiento. 

Estaban sin conocimiento y con todo les habla (v. 2.780) y 
después **valas tornando..., tanto son de traspuestas". Sigue él 
clamando: **despertedes, primas"... "van recordando..., abrie- 
ron los ojos". 

En la Crônica "vinie en pos ellos'\ En el verso 2.805 ^^^ 

puso sobre el caballo y llevôlas a la torre de dona Urraca. 

En la Crônica (c. 934) lleva a cuestas a la ima, la oculta entre 

hojai^ y la cubre con su capa, vuelve por la otra y hace otro 

tanto. No sabta que partido tomar, si quedarse con ellas o ir en 

busca de auxilio dejândolas solas. Mientras asî estaba pensan- 

do (c. 935) alcanzan los infantes a los suyos, y viéndoles sin 

las mujeres apartâronse mucbos, pidiéndoles explicaciones de 

lo sucedido. Como les dijesen que las babian abandonado sin 

mas dano. en tal lugar. por no quererlas llevar consigo, fueron 

V no hallândolas dieron voces sin dar con Oçriofio y las mu- 

;eres. las cuales temîan no fuesen los infantes que volvian a 

^ malarias. Martin Ferrândez dijo que mejor era se fueran a 

I mr.tar con los infantes que no irse a Valencia. y que. si no los 



64 JtTLIO CEJADOlt 



alcanzaban, irianse al rey. como lo hicieron, hallando al rey eu 
Palencia. En cl capitule 936 se fué Ordono a una aldea y volviô 
con un aldeano que en asnos las llevaron alla. Ordono partiôse 
para Valencia, encontrôse en el camino con Minaya y Ber- 
mùdez que iban con présentes del Cid al rey, como fueron. 
anunciândole lo sucedido, que ya sabîa por los que antes se 
lo fueron a contar a Palencia. El rey los emplazô a todos 
para la Corte en Toledo dentro de très meses. Volvieron a 
la aldea que Ordono les dijera y fuéronse con las hijas del 
Cid por Molina a Valencia (c. 937 y 938). En el Pccnia le 
llegan al Cid las noticias no se sabe como, y envia j>or sus 
hijas a Minaya, Bermùdez y Antolînez a San Esteban, a donde 
las llevara Fêlez Mufioz. La relacion de la Crônica no ha 
podido ^alir de la del Poenia ni ha podido ser nucva r?- 
dacciôn de él, pues séria ya otra obra mas amplia, mas naturaî. 
mas patética, contra lo que asienta Menéndez Pidal. No es 
redaccion ampliada, es otra cosa. 

Y nôtese que lo del aldeano de la Çrônica esta en los ro- 
mances del siglo XV y no en el Cantar. 

Como Menéndez Pidal no admite romances de los que .fa- 
nera Mio Cid, esto es, como desconoce la verdadera epopeya 
castellana que en ellos consistio, y solo admite Cantares de 
gcsfa, tan eruditos como las Chansons de geste, ya que halla 
diferencias entre el Poenia y la Crônica, acude a (juc esta ^^ 
tomo de una nueva redaccion del Poema, que, por ser posterior. 
ha de estar ampli ficada y ha de ser décadente. Pero es el caso 
(fue en el Poenia hay amplificacior.es de lo que hay on la Crô- 
nica y en la Crônica hay ampli ficaciones de lo que hay en el 
Poema, con la diferencia de que las primeras son amplifica- 
ciones retoricas del autor erudito de }fio Cid, y las segunda> 
son, no amplificaciones. sino hechos y escenas que el autor 
erudito no supo o no quiso poner en Mio Cid, pero que perte- 
necieron a la epopeya popular y hasta se hallan en los roman- 
ces del siglo XV y conservan su natural aroma. lejos de tener 



EL CANTAR DE MIO CID Y JJi EPOPEYA CASTELLANA 6$ 

eî de la poesia décadente. Si hubo segunda redacciôn del Poe- 
ma, valiô mucho mas que la primera y fué otra obra aparté; 
pero <;cômo se prueba que hubo tal segunda redacciôn? No 
basta que haga falta para redondear la teoria de Aîenéndez 
Pidal. Los hechos dicen que Cronica y Poema son obras difc- 
rcntes, salidas de una fuente comùn, escrita en romances y 
mas natural y antigua y que en la Cronica esta fielmente con- 
servada la inspiracion popular, niientras que en el Poema se 
ve la mano de un erudito afrancesado, que ampliAca lugares 
comunes retôricos y omite hechos y escenas de verdadero valer 
estético. 

Pero Bermûdez y Alvar Fanez, en la Cronica, llevan al rey 
présentes y la noticia de lo sucedido en Corpes; en el Poema 
los envia el Cid para que traigan a sus hijas, no diciéndose 
cômo supo la noticia ni hablândose de présentes al rey. En el 
F^oema envia el Cid a Mufio (ju^tioz (2.001) a pedirle Cortes 
y le halla en Sahagun; en la Cronica ya el rey se las habîa 
concedido en Valladolid a Alvar Fanez y a Pero . Bermûdez 
(capitulo 036). 

Asi que las palabras de Alvar Fanez al rey (c. 936) se aco- 
niodan en el Poema a Mufio Gustioz (2.935) y el rev responde 
a este lo que en la Cronica a aquél. El rey dice: "que desta» 
sîet sedmanas... véngam a Toledo éstol do de plazdo (2.969); 
en la Cronica: **et el plazo sea de oy en très meses" (c. 036). 
Todas estas diferencias solo se explican por variantes en los 
romances populares, de los que salieron entrambos textos, 
como sucede en los romances conocidos. Pero hay todavia mas. 

Los citados en el Poema (3.063...) como acomp triantes del 
Cid en las Cortes de Toledo son: Minaya, el obîspo D. Jerô- 
nimo. Pero Bermûdc::, Mufio Gustioz, Martin AntoUnes, Alvar 
Alvarez, Alvar Salvadores, Martin Mufioz, Fêlez Munoz, Mal 
Anda, Galindo Garciez. Segun la Cronica (c. 039), de éstos solo 
los que van en cursiva y ademâs Martin Ferrândez, Fêles 
Arias, Ovieco Sanchez, Martin Garcia, Martin Salvador. Pero 

Jî*9tÊg X/»*/«#«#»* — A. > 



66 



JULIO CEJADOR 



Sinchez, Martin Nùfiez, Dia Sànchez, Minaya Sonna, Alvar 
Bcrmudez, Gonzalo Munoz, Muno Ravia, Yuannes Conejo, 
Garcia de Roa, Serrazin, Muno Ferrandez, Gonzalo Ferrândez, 
Antol'm Sânchez, Fernân Alfonso, ningiino de les cuales cita 
el Poema. El cual dice que fué también el obispo don Jerô- 
nimo (3.064), que segun la Crônica (c. 939) dejo el Cid en 
Valencia en su lugar para guardarla. 

Contrasta esta gran diferencia con la enumeracion puntual 
en que convienen el Poenia (735) y la Crônica (c. 855) en el 
primer cantar, tratando de la batalla de Fariz y Galbe. 

En el primer cantar la fuentc del Poema y de la Crônica 
€ran los mismos romances : en los cantares segundo y tercero, 
si lo fueron. el autor del Poema modificô mucho la redacciôn. 
Pero es imposible fueran las fuentes del todo las mismas. pues 
difiereti Poema y Crônica en muchas cosas sustanciales. que no 
se explican por ser varias las copias o redacciones del 
Poema. 

De todvïs modos, de ninguna manera puede admitirsc que en 
est os dos cantares segundo y tercero siguiese la Crônica al 
Poema, como afirma Menéndez Pidal. El rcdactor de la Crô- 
nica no conociô estos dos cantares, como conociô. probable- 
nientc, cl pr*mero. pues dos vcces parece aludir a él diciendo 
et diacn aigu nos, hablando entrambas veces de los agûeros. 

Falta en el Poema el épico y hermosisimo episodio del capî- 
tulo 940 de la Crônica, del Hevar Fernant Alfonso a los palacios 
de Galiana, donde eran las Cortes, el escano de marfil ganado 
por el Cid al rey moro, acompanàndole cien hijosdalgo. 

Una prueba clarisima de que la redacciôn de Mio Cid es 
nxas moderna que el fondo aprovechado por la Crônica esta 
en el caracter retôrico y Hterario de lo que Mio Cid anade 
en varios lugares de sus très cantares a lo que la Crônica 
narra. Cabalmente estas anadiduras son siempre descriptivas, 
brillantes y de un subido sabor de poeta erudito, ajenas al 
«stilo popular y que solo se hallan en los romances postcrio- 



EL CANTAR DE MIO CîD Y LA EPOPEYA CASTELLANA 67 



*rcs. Por ejemplo, hablando ^1 Poema (3073) de los que se 
•presentan en las Certes de Toledo, trae esta descripcion: 

" Vclmezes vestidos — por stif rir Us guarnizones, 
de suso las lorigas — tan blancas como e] sol; 
sobre las lorigas — artninos e pelliçones, 
e que no parescan las armas, — bien presos los cordones : 
so los mantos las espadas — dulçes è tajadores; 
d'aquesta guisa — quiero ir a la cort." 

. Asi habla d Çtd, y todavia anade eî Poema (3:085): 

''calças de buen pano— en sus camas metiô. 
sobrellas unos çapatos— que a grant huebra son. 
Vîstiô camisa de rançal — tan blanca corhmo el sol, 
con oro e con plata — ^todas las presas sou, 
al puAo bien estan, — ca él se lo mand6; 
sobrella un brial — primo de^ldaton, 
obrado es con oro. — ^pareçen por o son. 
Sobrcsto una piel vermeja — las bandas d'oro son, 
sis^mprc la vistc-— mio Çid cl Campeador, 
Una cofia sobre los pelos — d'un escarin de pro, 

con oro es obrada, — fccha por razon, 

*• ' . . . • 

que nol contalas'sen los pelos — al buen Çid Campeador; 
la barba avie luenga,— e prisola en el cordon, 
por tal lo faze esto — que recabdar quiere todo lo so. 
De suso cubrio un manto — que es de grant valor, 
en elle abrien que veer— quantés que i son.*' 

Ciialquiera creeria leer un romance moriscô de los brillantes 
y poéticos de fines del siglo xvi. Nada de esc se halla en la 
Crônica, sino solas estas palabras (c. 939): "Et todos ytian 

• 

muy bien ùestidos de sus pannos muy bonos, et muy bien 
encaualgados et muy bien armados pora ayudar el Çid en toda 
cosa que mester f uesse, tan bien pora cortc comme pora 
guerra." 

En el verso 3.1 15 dice el rey : "en aqueste escano quem dies- 
tes vos en don". 



68 J[XJLIO CEJ>DOX 



iQné se lo habia de dar al rcy? ^Cuando? No habla de ello 
la Crônica ni sîquiera el Cantar. Al contrario, dice la Crôni^a 
(c. 939): "pusieron en el mayor lugar la siella real en que el 
rey souiesse, la quai siella. era muy rica et el rey doii Alfonso 
la ganara en Toledo, del rey Almemôn, cuya fuera'\ Del 
escaiîo del Cid es del que dice la Crônica que 'Mo ^anô muy 
1)ien'', *Mo ganastes a guisa de bueno". Estas confusiones son 
propias de autor erudito. 

En el Poema (3.135) los alcaldes para juzgar el pleito del 
Cid y de los de Carriôn son "comde don Anrric e comde don 
Remond". En la Crônica (c. 941): 

"El prtmcro fuc cl coude dcMi Remoiit de Tolosa et de Sant Gil de 
Proueaicia..., ycrno del rey don Alfonso, casado con su fija, el quai 
fne despues padre del emperador don Alfonso d'Espanna; et c! :^egun- 
do fuc el con Je don Vêla que poblo a Salamanca por maiivtado del rey 
don Alfonso; el tercero fuc el condc don Suero de Caso; el quarto 
fue el conde don Osuero que se llamaua de Campos, et deste conde 
don Osuero vienen los de Villalobos et los Osueros; el quinto fue el 
conde don Rodrigo que poblo Valladolit por mandado del rey, et deste 
conde don Rodrigo viene el lînaie de los Girones; el sesto fue el conde 
doa Munno de Lara, et deste vienen los de I>ara." 

Bien se ve la diferencia de textos y como el de ht Crônica 
lleva venta ja en inforniacion al del Poenia. 

La primera demanda del Cid en el Poema es (3.153): *'dHe:f 
dos espadas — a Colada e a Tizon*' ; en la Crônica (c. 941): 
"que me den mis espadas Colada et Tizon, ca emi>restegelas et 
non gelas dV\ Segun la Crônica *Mos alcalles fallaron por de- 
recho quel tntregassen sus espadas o que gelas defendiessen 
çpn razon. Et ninguna destas dos cosas non querien los infan- 
tes fazer ni gelas entregauan nin gelas defendien con razon". 
Y el rey "toUioles las espadas de so los mantos et diolas a! 
Çid'\ Segun cl Poema los infantes: "no lo podemos negar.... 
dargclas queremos,.., piisieronlas en mano del rey". 



El- CANTAR DE MIO CID Y LA EPOPEYA CASTELLAKA 69 



No falta la pincelada del escritor: "sacan las espadaîy- e re- 
himbra toda la corf ., / las maçanas c los arriazes — todos d*or6 
son; / maravillanse délias — los omnes buenos de la cort". Nada 
de esto en la Crônka, donde, en cambio, el Çid habla con sus 
espadas, antes de dar la Colada a Minaya, no a Martin Antô- 
Hnez, como dice el Poema. 

£1 reto del Cid esta en la Crônica segun la formula usada: 
**rieptouos aqui, ante nuestro sennor el rey. por aleuosos et 
daruos he nuestros ^uales que nos lo fagan dczîr por las 
bocas, o que uos uenscan en canpo". En el poema: **a menos 
de riebtos — no los puedo dexar... por quanto les fiziestcs — 
menos ualedes uos. / si non recudedes, — ^vealo esta cort." 

En la Crônica dicen los infantes que **no pertenesçien ellas 
pora seer nuestras mugeres; pero otro mal ninguno non les 
frzîemos nin nos lo puede prouar con ningun omne nasçido". 

Pero se lo prueba elocuentemente Ordono, que acitdiô a làs 
nnticres en Corpcs y les descubre sus cobardîas en Valcncia. y 
les trata de mentirosos y cobardcs. El conde don Garcia bùr- 
îase irônicamente del Cid. Nada de esto, tan épico y tan hu- 
mano, hay en el Poema. Como ni el sacar de las espadas once 
condes y arremeter Pero Bermûdez contra el conde don Gar- 
cia, el sarnr mas de cien espadas y el terciar el rey (c. 943)- 

El reto de Pero Bermûdez (c. 943) con las palabras que el 
Poema pone en boca del Cid (3.283-3.291) es no menos admi- 
rable que el de Minaya, y el de Ordotio (c. 943). que en labios 
de Bermûdez (3.315) pone el Poema. El cual confunde asî las^ 
personas y los hechos, aplicando a unos lo que dijeron otros, 
segûn la verîdica narracîôn de la Crônica. El reto de Pero 
Bermûdez, en esta es: "Boca en que Dios non puso vérdat", 
y el de Minaya: "Callate tu, çonde Suer Gonçales, ca en la 
tu boca non ay ningima verdat." Mientes, dice Pero Bermûdez 
en eî Poema (3.313). Las palabras con que en la Crônica retà 
Minaya a Suer Gonçalez, "palabras de almuerzo", se reflcjan 
en las que en el Poema le dice Mufio Gustioz (3.384). En el' 



7,0 . JULIO CEJADOF 



Poema, Antolincz reta a Diego Gonzalez (3.661) con lo que 
en la Cronica dice Ordono al condc Fernando (c. 943). Todo 
esta revuelto en el Cantar. 

Viene luego en la Crônica el fallo del rey y designacion de 
las parejas que se han decombatir y entonces "entraron dos 
caualleros por la puerta", pidiendo las Iiijas del Cid para los 
infantes de Navarra y Aragon. En el Poema todo el fallo del 
rey se reduce a decir que *Mos que an reptado — lidiaran, sin 
salve Dios''. Y al punto: **affé vos dos cavalleros — entraron 
por la cort", que son los enviados para pedir las hijas de! 
Cid. Pcro el Pocnia vuelve después al rcto que Minaya hizo 
a los infantes y que debiera estar antes, como lo esta en la 
Crônica, y luego el rey vuelve al fallo de la lid. 

Después del verso 3.507, ponc Menéndez Pidal un trozo 
harto soso de la Crônica de Veinte reyes, para suplir la falta 
del codice de Per Abbat, donde el rey pide al Cid haga alarde 
del correr de su Babieca y él le responde que otros caballeros 
de la Corte podrîan hacerlo! En la Crônica primera es el Cid 
el que le ofrece el caballo: *'Yo tengo que mal yua daqui, si 
yo leuasse tan buen cauallo como este et non lo dexasse a vo^, 
ca taî cauallo commo este non pertenesçe pora otri sinon para 
uos, sennor: et porque veades quai es, faré yo agora ante uos^ 
lo que non fiz grant tiempo lia, sinon quando me acaesçiô en 
las Hdes que oue con mis enemigos." E hizo muestra del valer 
del caballo, **et el Çid pidio merçed al rey quel tomassc". En 
cl Cantar (3.517): "si a vos le tollies, el cavallo no havrie tan 
bucn scûor". palabras que dicc cl rey y que no cstdn bien en 
sus labios. ; Cuânto mas digno lo que dice el rey en la Crônica : 
"non quiera Diôs que lo fiziesse (aceptarlo), ca si lo yo ouiesse, 
tollerlo va a mi et darlo ya a uos*'. 

Desde el verso 3.533. sin embargo, el Cantar y la Crônica 
(c. 946) siguen bastante a la par, sobre todo en las palabras 
textuales y en el combate o duelo de Carrion. Mayormente en 
el duelo ticne el Cantar tantos octosilabos comunes con la Cro- 



' M 



EL CANTAR DE MIO CI D Y LA EPOPEYA CASTELLANA 7I 

nica que es manifiesto haberse tomado de un romance popular 
comùn. 

Acabado el Poema, la Crônica sigue contando otros hechos 
del Cid hasta su niuerte y lo dénias tocante a su sepulcro 
(c. 947-962), cosas que no toniô del Poema, donde no'estân, 
sine de las mismas fuentes, que la Crônica llama estoria, de 
las que tomô lo que hay en el Poema. Y esa estoria no son 
tan solo las historias arabigas, sino ademâs los romances po- 
pulares, pues conserva el mismo asonante, versos y frases que 
conserva el Pœma, tomadas de los mismos romances. 



1 



72 JULIO CEJAOOK 



III 

EL METRO DEL «CANTAR» Y EL DE LA EPOPEYA 
CASTELLANA CONSERVADO EN LA «CRÔNICA» 

r. EL ¥ETRO DE "mIO CID". " '* 

No voy a rccogcr cuanto de él se ha escrîto. 

Un hecho hay aceptado, expresa o tâcitamente, por la gene- 
ralidad de los autores y es que el autor empleo la sinalefa, 
''guiândose, algo arbitrariamente, por el oido", como dijo 
Milâ. Este empleo tiene gran apoyo en el genio de nuestra 
lengua y es natural lo siguiese el autor de Mio Cid, cuando no 
habia aûn tradiciôn literaria en Espana. Otra cosa fué des- 
pués, cuando el mester de clerezîa fué atildândose, que se huyô 
de la sinalefa. Sin embargo, aùn después, no puede descono- 
cerse su empleo, sobre todo en los poetas mas allegados al 
pueblo. como Juan Ruiz. Finalmente, en la época clâsica la 
sinalefa vino a ser de ley, como signe siéndolo hoy. Léase Mio 
Cid empleando la sinalefa y se haliarâ todo él cscrito en he- 
mistiquios heptasilabos, del alejandrino, y en hemistiquios oc- 
tosilabos, del pie de romance. Los versos que quedan fuera 
de estas dos medidas son pocos, los mas enmendables por 
verse que los copistas introdujeron (o a veces quitaron) alguna 
palabra para aclarar el sentido. Por eso los mas de los tra- 
tadistas han hallado que en el Poema hay dos clases de versos 
prédominantes, el alejandrino y el pie de romance. Pero lo 
hubieran visto aun mas claramente, si hubieran atendido al 
hemistiquio, mas bien que al verso. Explîcase fâcilmente que 
cl primcro que en castellano escribiô en verso, se atuviera mis 



EL CANTAR DE MIO CID Y LA EPOPEYA CASTELLANA 73 



al hemistîquio que no al verso, pues la pausa le daba tal uni- 
dad. que como verso podia consideratse. 

El elemento métrico de Mio Cid, para el que lo escribiô, 
€reo yo que no fué tanto el verso como el hemistiquio. Queria 
hacer hemistiquios de 7 silabas, porque pretendia escribir' 
como los poetas franceses de entonces, que lo hacian en ale- 
jandrinos. Como, ademas, se inspiràba en la epopeya popular, 
<^ntada y no escrîta, y hasta tomaba frases hechas y cuanto 
podia de ella, escribîa casi tantos hemistiquios octosilabos, pro- 
pios de esa popular epopeya/ como hemistiquios heptasilabos. 
Sobre todo abundan los octosilabos en el segundo hemistiquio, 
<lue es el que al verso <la el tono. por decirlo asî. Hay, ademas 
de los de 7 y 8 sîïabas, hemistiquios de 5 y 9, que son de' 
los Gtros métros franceses que el autor veîa, sin duda, en las 
Chansons de geste y que vinîeron a Espana en otros poemas* 
del mester de clerezîa. 

AI tratar de un poema, el primero que scpamos c.>crit3 en 
castellano, no hay quepresentarse armado del cartabon y com- 
pas de las preceptivas postériorcs. Hay que colocarse en el 
caso de un poeta que solo se guia por el okio, como dijo Milâ, 
pùesto como lo tiene en dos clases de versos, los populares 
œtosilahos y los franceses, sobre todo alejandrinos. y que* 
tanto o mas que al verso atiende al hemistiquio, elemento 
métrico mas natural y primordial que le habla al oido. Suponer 
que ese tal poeta no va a cometer sinalefas, segun le acomode 
para sus versos, cuando las comète en el habla ordinaria y las 
ve cometer a todo el mundo al habîar y a los cantores popu- 
lares en sus romances, es cerrarse el camino para conocer los 
principios métricos que le guiaban, que . no eran los dcspués 
preceptuados de "las sîllabas cuntadas'*, sino del oido y cl uso 
cbmùn del habla castellana. El hechô es que el que le'a Mio 
Cid, leyendo los hemistiquios de 7, y los pocos que hay de^ 
6' y 5, que son los franceses, y los de 8, que son los cadteltanos,' 
ebhando mano de la sinalefa,'apenas hàltarà îrregularidad tué- 



74 JULIO CEJADOR 



trica en el CaHtar, que no sea achacable fàcilmente a los 
copistas. Al fin y al cabo, a esto vienen a parar, unos en una 
cosa; otros en otra, cuantos han escrito ak:erca de la métrica 
de Mio Cic/. El hemistiquio don Elvira e dona Sol (19 veces) 
o donc Ehnra y dona Sol, por ejemplo, era un octosiiabo para 
el autor del Cantar; no me harân créer lo contrario f railes 
descalzos. En el Romancero de Durân, dona Elvira y dona 
Sol. Véanse las frases hechas: todas son de hemistiquios de 
esta clase. 

Menéndez Pidal suelta el nudo gordiano como Alejandro, 
admitiendo la forma amétrica del Cantar, esto es, decidiendo 
que son 7'ersos sin medida uniforme. Eso ya lo sabîamos; sino 
que se trata de dar con la razôn de esa aparente falta de 
tmiformidad. Porque créer que hay versos que no son versos, 
esto es, que esos versos de Mio Cid no tienen medida, son 
amétricos de suyo, es decir que Mio Cid no esta escrito en 
verso. 

Comprueba su idea con decir que algunos hemistiquios que 
no son ni octosilabos ni heptasilabos, se hallan en Mio Cid y 
en la Crânica. Pero son tan pocos, que han de atribuirse en 
la Crânica a la prosificacion, aî^i como a ella se atribuye el 
que lo mas no esté en ella redactado en verso. Al prosificar 
resultan algunos versos heptasilabos como resultan versos de 
todas clàses. Trae Menéndez Pidal como ejemplo de cantar 
amétrico, aquel tomado por el Poema (2.923): 

"Rey es de Castiella — e rey es de Léon 
e de las Asturias — ^bien a San Çalvador, 
fasta dcntro en Santi Yagno— -de todo es senor, 
ellos condes gallizanos — a él tienen por sefîor.** 

Quitcse en el tercer verso la palabra dentro que sobra para 
la idea y ese cantarcillo popular esta en versos de 6 silabas, 
terminàdo con dos octosilabos. Eso no es, pues, amétrico. En 
versos dû 6 silabas se escribian càntigas por aquel tiempo y 



EL CANTAR DE MfO CID Y tsA MPOPEYA CASTELLANA /$ 



se decîan refranes y se cantaba ese cantarcillo, que no es amé- 
trico, sino muy métrico. 

El autor del romance 33 de la Primavera, puso en romance 
ese cantar: 

"Corrio a Castilla la vieja — de Burgos hasta Lcon, 
corrio todas las Asturias— dcntro hasta San Salvador, 
y a pesar del Rcy de Francta — los puertos de Aspa pasô." 

Y notese cômo los romances populares empleàban la sinalefa ; 
no sera roucho la supongamos igualmente empleada en la pri- 
mitiva epopeya, y como se empleô siempre en el habla comun. 
Los del mester de clerezîa poster iores versificahan par sillabas 
cuntadas, contando por los dedos, como quîen dice, esto es, no 
cvitando el hîato ni empleando para ello la elîsiôn nî la sina- 
lefa. Norma verdaderamente teorica y escolâstica, cosa de 
erudîtos, que va contra la îndole de nuestro idioma. como lo 
que hîcieron los eruditos del siglo xviii, escribiendo de él, por 
dél, como siempre se dijo. Abranse las obras de Berceo por 
cualquier pagina y se hallarà observada esta ley. MUagros, 183: 

** Fa-ci-e-a-las-ve-ces — f o-llî-a-e-pe-cca^o. ** 

En el habla y en la métrica popular, en vez de contar todas 
las silabas, con todas sus vocales, resultando 7-^-7, se hace la 
sinalefa resultando un verso de 5 + 6 : 

**Fa-cie a-las-ve-ccs — fo-lH-a c-pe-cca-do. " 
(v. 188): "Parosili delante — en medio un sendero." 

En la epopeya popular haciase elisiôn y se hubiera escrito 
"Parosli..." 

En los romances viejos hâcese o no sinalefa: 

"de a-que-se-con-dc-de-Nie-bla 
quc-ha-ce-gue-rra a-los-roo-ros." 



76 JUT.IO CEJADOR 



Olro tanto hacia cl autor de Mio Cid. 
En cl verso 1.959: 

**A1 rcy ondrado — delant le ccharon las cartas." 

£1 segundo hcmistiquio contaba 8 silabas, hacîéndo^e sinalefa 
en la r, si no contaria 9 silahas. que no es verso. 

La frase hccha "cl que en bueh ora naçiô", tan repetida 
en el Cantar, es octosilabo con sinalefa en que en, como lo 
es la otra frase hecha "d'aqui el Criador vos vala'*, con elîsiôn 
df la e, por de aqui. 

En el Cantar se escribe a menudo con elisiôn y aûn con la 
sinalefa converttda en elisiôn v. 3.992; 

"darlèdcs dcrecho— ca renciira ha de vos". 

En vez de darle edcs. 

3,016 •'Alvar FancE — adelantel cnbiô. 



i H 



Por adelanfe le enhiô. 

Verso 3.019: **plôgol de coraçon", por plogole de coraçon", 

que es octosilabo, hecho heptasilabo con esa elisiôn por el 

autor. 

1.587 "vistios cl sobrcgond", por visiiâse. 

.586 "mio Çîd saliô sobrél", por sobre H, 

.113 "todos juntados s'an**, por se an. 

.126 "alH pareçrâ— el que mereçe soldada**, por pareceré. 
.102 "totnôs a maravillar", por iomàse. 



Este hccho, comunisimo en el Cantar, indica que, aunque 
cra del mester de clerezia; su autor, por ser el primero o de les 
primeros que escribîan el castellano, seguia, no la norma pos- 
terior del mester, sino el estilo popular de la epopeya. Tenemos 
en los versos 3.405, 3.420 y 3.448 la frase hecha: 

**dc Nàrarra c de Aragon". 



i 



EL CANTAR DE MIO CID Y LA EPOPEYA CASTELLANA JJ 



El autor de Mio Cid la contaba por un octosilabo, liaciendo 
sinalefa en de Aragon. Efectivamente, la Crônica conserva la 
forma de la epopeya en un caso de formula, correspondiente 
"lal verso 2420 y escribe: **de Navarra et d'Aragon", siendo 
.asi que unas lineas mas arriba, donde no hay foormula escribe: 
"de Navarra et de Aragon'*. Es que conservé el octosilabo 
popular en el primer caso. Y en el mismo creîa conservarlo el 
autor de Mio Cid, aunque escribiese "de Aragon". Hay, pues, 
que leer con sinalefa siempre que con ella resuite octosilabo 
o heptasilabo, pues tal se ve que fué la intencion del autor del 
Cantar. Medir sus versos por sillabas cuntadas, esto es, con 
hiato, es aplicar al Poema la nornia posterior de los del mester 
de clerezîa, que él desconocio, ateniéndose al habla popular y 
a los romances o mester de juglarîa de toda la Edad Media. 
La prueba esta en la escritura misma del Poema y en que de 
otra manera no constan los mas de los versos. Con esto la 
métrica del Cantar se regulariza extraordinarimente, pues les 
mas de los hemistiquios son octosilabos o heptasilabos u otros 
versos franceses usados por otros autores del mester de cle- 
rezîa. Inùtil labor. la que hizo M. Pidal, de recoger los octosi- 
lal>os y heptasilabos limpios de hiato, pues para nada sirve. 

1^0 que no ha recogido Menéndez Pidal son los octosilabos 
comunes a Mio Cid y a la Crônica y los heptasilabos que de 
los octosilabos de la Crônica formé el autor de Mio Cid, Unos 
y otros son en tan gran numéro, que no pueden achacarsc a 
casualîdad, sino a que en los romances, de donde salieron en- 
trambas textos, el octosilabo era el métro ùnico, no el verso 
amétrico, 

Otra objeciôn que trae es ^por que Mio Cid, El Rodrigo y 
cl Cantar de los Infantes de Lara no tienen métro fijo en las 
copias, teniéndolo el Poema de Fernân Gonzalez y el Riinado 
de Palaciof Del Mio Cid es del que ahora se esta tratando. 
El Rodrigo esta en pie de romance, con huellas de la cuaderna 
via y alignes versos que no son mas que prosa cortada, como 



78 JULIO CEJADOR 



4îbra popular hecha por persona algûn tanto letrada. El Cantar 
de los Infantes de Lara no es mas que versos que el misnio 
Menéndez Pidal entresacô de las Crânicas, los mas de pie de 
romance: <;queria que la prosificaciôn conservara los versos 
intactos como el Forma de Fcrnân Gonzalez y el Rimadof 
iQvié linaje de objeciones son estas, en que se confunden con 
un poema mal escrito dos que estân, el uno en prosa, el otro 
que esta en la cuestiôn de que se trata? 

Otra objeciôn es la de alabarse de usar la gran maestria d 
autor del AUxandre, como si el pueblo no supiera hacer versos. 
No contaba el pueblo por los dedos ni usaba el alejandrino y 
eso le» menosprecia el autor del AUxandre como ajeno al arte 
métrica erudita, al modo que lo menospreciô Santillana, cuando 
se hacian los admirables romances viejos. ;De ese enaltecer su 
mester de clerezîa, no se saca que el de juglarîa empleara un 
métro amétrico! 

Menéndez Pidal confiesa que de los 3.730 versos de Mio 
Cid hay 242 f altos en la rima. éCree por eso que también 
eran arrîmicos los versos de Mio Cid y de la epopeya caste- 
llana? No, sino que en Mio Cid, eso se debe a los copistas. 
Luego a ellos se deberan igualmente mucbos que no son versos 
en Mio Cid, lo cual va contra lo que él pretendia probar. que 
no son faltas de los copistas, sino métrica sui generis, amétrica, 
de nuestros antiguos poetas. 

Vano empeno el de clasificar los versos de Mio Cid por el 
numéro de silabas de que constan, como lo hace Menén»îcz 
Pidal, hallando 32 clascfs. Asî le resultan versos desde :o hasta 
20 silabas. Ello confirma lo dicho, de que el elemento métrico 
era el hemisti(iuio y que por hemistiquios hay que clasificarlos. 
Pero teniendo en cuenta la sinalefa, como la tienc el îenguajé 
hablado y, sin duda, la tuvo el autor de Mio Cid, pues emplea 
mucho la elisiôn. Menéndez Pidal halla, de 987 versos medidos, 
453 beptasilabos como segundo hemistiquio, 327 como primcro; 
octosilabos. respectivamente, 328 y 166. Pero con sinatefa hay 



EL CANTAR DE MIO Cil) Y LA EPOPEYA CASTELLANA 79 



muchos mis octosttabos. aunqiie solo haya contado Menéndez 
Pidal 56 versos irréprochables de pie de romance, pues de 
esta clase en los romances mismos no son muchos. Comù dipe 
que hay unos 300 perfcctos. Total, los hemistiquios mas frç- 
cucntes son los de 7 y los de 8, luego los de 6, en fin los de 
5 y 9. Y nôtese lo que advierte Menéndez Pidal: **Siendo çl 
s^^ndo hemistiquio mas importante por llevar la asonancia, 
esa tendencia al segundo hemistiquio mas largo en una versi- 
ficacion que tiene por base 7 -\-J sîlabas, parece que nos en- 
camina al verso del romance, de 8 + 8... Quiza siempre f ué la 
base de la poesia popular, y soto en una época dada, que es 
la de Mio Cid, por influencia de los dos métros franceses, de 
5 + 7 y 7 -t 7f vino a imponerse la base heptasilâbica, aban- 
donada luego que aflojo esa influencia francesa." Els mi con- 
chisîôn, tratàndose de tas poesias eruditas; las populares 
estaban en romances. M. Pidal no distingue, como sabemos. 
los dos mesteres. 

No fué, pues, amétrica nuestra epopeya popular ni lo fué 
la épica erudita. Aùn no habia llegado lo de las sUlabas cuti- 
tadas, admitiendo toda junta de silabas sin emplear la sina- 
lefa. El autor de Mio Cid, aunque pcrtenece a! jnestei: de 
clerezia. como era el primero que escribîa el castellano, no 
conocio esa ley |X)sterior y se atuvo al uso popular de los 
romances que en su tiempo, como despues, seguia la ley del 
habla, esto es, hacer sinalefa o elisîôn, evitando de ordînario 
el hiato. La elisiôn esta clara en el poema ; ta sinalefa debemos 
admitirla no menos, pues son fenomenos que van a la par. 
Ademâs, leyendo con sinalefa constan la mayor parte de los 
versos, lo cual es argumento decisivo en cuestion de okios como 
son los versos. Y constan como hemistiquios alejandrinos con 
algunos otros franceses, o como hemistiquios de pie de romance. 
£1 uso de entrambas clases de tiemistiquios se explica por el pro- 
posito de versificar a la francesa y por dejarse arrastrar de 
la corriente de ta versificaciôn nacional de la epopeya popular. 



80 JUI-IO CEJADOR 



Contre el sbtenia amétrtco de la epopeya popular, adniitido 
■por Menéndez Pidal, hc de hacer una sencilla ohservaciôn que 
desbarata su teoria. Segùn él y todos, la epopeya popular se 
cantaba. £1 aire musical ténia que ser igual para todos los 
versos, siendo estes los que fuesen en numéro, pudiéndose 
alargar o acortar el cantar o romance. Ahora bien, si cada 
verso cra diferente, habiéndolos desde lo hasta de 20 silabas. 
y de 52 clases, como Menéndez Pidal los halla en Mio Cid, es 
imposible se dièse aire alguno comùn para cantar taies com- 
posiciones, porque no forman tanta variedad de versos orden 
ninguno estrôfico. sino que estân revueltos sin orden algunq. 
£1 aire musical épico debia de ser como los del pueblo para 
sus copias, por ejemplo, el aire de jota, que puede aplicarse 
a toda suerte de copias, por ser todas del mismo sîstema mé- 
trico. Si no hay sistema ni orden en la métrica, es imposible 
que baya aire musical con que cantar. 

Consecuencias : La epopeya castellana, que es cierto de toda 
certeza que se cantaba, estaba compuesta en versos métricos, en 
octosilabos. perfectamente hechos por el pueblo, por mas que los 
menospreciasen los del mcstcr de clcrczia^ y Mio Cid, que esta, 
.no en versos amétricos, sino en variedad de métros, por la cir- 
cunstancia de querer su autor usar métros franceses y escapâr- 
.sele muchos versos populares, no podia cantarse, sino que era 
para leydo, como se dice en el cxplicit: fué, por consiguiente. 
obra erudita y no pertenecio a la verdadera epopeya castellana. 



2. LAS FRASES HECIIAS. 

. Las frases bêchas, entre las cuales senàlanse los nombre? de 
los héroes y dioses, suelen ser en las epopeyas prueba feha- 
ciente de su antigùedad y popularidad. 

Hallàmoslas en la Iliada, en la Odisea y en los poemas ct- 
clicos. Figurémonos por un momento que las taies fra.ses 



i:l cantar de mio cid y la epopeva castellana 8i 



hechas de esta epopeya griega no estuviesen en cxâmetros, 
como el resto de ella. îQué consecuencia sacarîamos? Sin duda 
que, como frases tradicionales, habîan corrido antes en cse 
otro métro, y se habian como consagrado por el uso popular, 
en can tares mas antiguos de los cuales naciô la epopeya escrita 
en exametros. Ello alcanzaria valor de evidencia, si ademâs de 
esas frases hechas, hul)iese en la tal epopeya muchos versos del 
mismo métro de ellas y no en exametros. 

Es lo que acontece en el poema de Mio Cid. Su autor lo 
escribiô en alejandrinos, que constan de dos hemistiquios hep- 
tasilabos. Pero las frases hechas estân en octosiîabos o hemis- 
tiquios de pie de romance. Esto bastaba para que viésemos que 
el poema se escribiô en el métro francés, a la sazon de moda 
en Francia y que los franceses trajeron entonces a Espana; 
pero que las frases hechas. que todas estân en octosiîabos, 
habîalas tomado el autor de la epopeya no escrita, compuesta 
en octosiîabos. Pero es el caso que, ademas de esas frases 
hechas octosilabas, hay en el Poema casi otros tantos octosi- 
Ialx)s como heptasilabos. El poema de Mio Cid esta, pue>, ins- 
pirado y tomado de la epopeya popular que estaria en romances. 
No estaria; lo estuvo de hecho: las Crônicas prosificaron la 
epopeya popular y cuantos versos de ellas se sacan son octo- 
siîabos. Mas claro: agua. 

I . Nombres del Cid : 

El que en httcn ora nâsco : 202, 245, 247, 759, 787, 808, 935, 

1.004. 1.008, 1.053, 1-237» 1730, 1.797» 1834, 1.838, 2.218, 
2.244. 2.253, 2.263. 2.350, 2.392, 2.431, 2.484, 2.885, 2.898, 
2.968 (octosilabo). 

El que en buen ora naçiô: 719, 2.008, 2.016, 2.020, 2.643, 
3.014, 3.021, 3.084, 3.107, 3.1 II, 3.132, 3.234. 3.530, 3.710, 
'^.'J22, 3.725 (octosilabo). 

El que en buen ora fué nado: 613 (octosilabo). 

Que en buen ora fostes nado: 2.457 (octtjsilabo). 



82 



JULIO CEJADOR 



En ora buena fostes nado: 266 (correccion posterior). 

En buen ora fostes nacido: 71 (correccion posterior). 

Mio Çid cl Canpeador (a veces con algo delante): 241, 288, 
292, 329. 364, 417, 743. 1.373. 1.845, 1.98s* 2.065, 2.073, 2.113. 
2.122, 2.183, 2.308, 2.325, 2.505, 2.516. 2.569, 2.827. 2.853, 
2.9C)6. 2.<]^j, 2.901. 3.012. 3.015. 3.025. 3.093. 3.143. 3.199. 3-333- 
3.398. 3.402. 3.424. 3440, 3453. 3.598, 3.701, 3.704, 3.729 (oc- 
tosilabo). 

Mio Çid cl de Bivar: 295, 855, 961, 983, 1.085, 1140» 1.200, 
1.265. ^'?f7^^ ^Z^l^ 1416. 1454. 1728. 2.677. 3-3/8 (octo- 
sîlabo). 

(El) que en buen ora çinxô espada: 58, 78. 507. 559, 875, 
899, 1.560. 1.574. 1.603, 1.961, 2.615 (octosîlabo, y cuando 
lleva EU anadidura posterior). 

Eu bncnia,) (ora) rinxicsfes espada: 41. 175. 430. i-SQ?. 
1706 foctosîlabo). 

^flo Çid Roy (Diaz) de Bivar: 628 (octosîlabo anadido). 

...Mio Çid don Rodrigo (con a. de, con delante): (a) 1.017, 
1.628: (de) 1.622; (con) 3.356 (octosîlabo). 

...El de Bk'ar: 1082. 

Yo so Roy Diaz el Çid: 721 (octosîlabo). 

Que el Campeador mio Çid: 565 (octosîlabo). 

Roy Diaz el Castellano: 548 (octosîlabo). 

Eablô mio Çid Roy Diaz: 613 (octosîlabo). 

Roi Diaz el Campeador: 1.898 (octosîlabo). 

De nos el Cid Campeador: 3.169. 2.665 (octosîlabo). 

« 

Si. como prétende Menéndez Pidal. el Cantar de gesta ori- 
ginario sobre el Cid. del cual procède Mio Cid, estaba escrito 
en alejandrinos. no se explica que todas estas frases becha> 
tradicionales para nombrar al héroe. estén en octosîlabos. Er 
octosîlabos bubo de componerse el originario Cantar, lo cuai 
-quiere decir que eran romances de la popular epopeya caste- 
Uana. Estas frases becbas pasaron. efectivamentc, de la redac- 
cion popular tradicional a la obra erudita. o porque el erudito 



EL CANTAR DE MIO Cil) Y LA EPOPEYA CASTELLAXA 83 



autor no pudo converti rlas en heptasîlabos para que encajasen 
en el métro alejandrino, o porque no quiso desfigurar las frases 
hechas y consagradas. 

Algunas invento cl en heptasîlabos, pero usôlas poco.y se 
derivan de las tradicionales en octosilabos. Veâmoslas: 

Mio Cid Roy Diaz: 2.056, 2.1 51, 2.433, 3-30I- 

Mic Cid don Rodrigo: 2.253. 2.300, 2.331. 

El biicn Cid Campcador: 1.663, 3096. 

Al (o dcl) bucn Cid Campcador: 1.890, 1.904, 1.916. 1.931, 
2.014. 2.658. 2.778. 2.742, 2.943, 3.164. 3.210, 3.431. 3033. 3-215. 

El Campcador confado: 1.780, 1.787, 493, 152, 2.433. 

El Campcador Ical: 2.679. 3.317. 

El Cid Campcador (verso (alto): 1.669, 2.542, 3.230, 3.340, 
2.658, 2.778. 2.742. 2.943. 3.164. 3.210, 3.431, 3.492. 

Cid Campcador (verso mas falto aùn) : 2.559. 

A los dcl Campcador: 3.561, 3.613. 

Pcr los dcl Campcador: 3.564. 

Los dcl bucn Campcador: 3.550, 3.695. 

Los dcl Campcador (verso falto): 3.556, 3.571. 3.573. 3-589. 

Bien se vc no ser propiamente frases hechas. sino denomi- 
naciones inventadas por el r.v.tor de Mio Cid, asî conio: a vos 
Cid don Rodrigo (1.706). 

Final de^ primer hemistiqiiio es muy a menudo... mio Cid, 
0... Cid, a veces. He contado que se halla oc h enta veces en 
verso heptasilabo y cicnto trcinta en verso bctosilabo. ; Y se 
dira que los octosilabos son pocos en el Poema! 

2. Dios : 

Por am/rr dcl Criador: 1.321, 2.787, 2.792, 3.490. 3.504, 
3.580 (octosilabo). 

Si vos vola cl Criador: 1.324, 1.442. 2.081. 2.328. 2.559, 2.594, 
2.798, 3.128 (octosilabo). 

Si cl Criador vos salve: 120. 880, 1.115, 3.045. 1.646 (octo- 
silabo). 



84 JLLIO CEJADOR 



D'aqtti el Criador vos vala: 2.603 (octosîlabo). 

Q\:c Bios le curie de mal: 1.407, 1.410, 364, 329 (octosîlabo). 

Si ploguicra al Criador: 1.665, 3.349 (octosîlabo). 

Si ploguicssc al Criador: 2.'J2f) (octosîlabo). 

No tenîa necesidad el aiitor de M\o Cid de emplear estas 
frases hechas octosîlabas; pero las hallaba tan tradicionale> 
que las inserto en su obra. En la frase: Fn (el) nombre dcl 
Criador (675, T.690, 1.138), sobra cl. 

De estas saco el autor, acortândolas, las siguientes beptasî- 
labas: 

El Criador z'os vala (de Si cl Criador vos vala): '::..2'j'}, 

Dios vos curie de mal (de Que Dios ^'os curie de irai): 2.800. 

Flega al Criador (de Si plogiiiere al Criador): 2.149, 2.892. 

Plogo al Criador (îdem) : i .720. 

Grado al Criador: (1.637, i-Q^S, 2.187, 2.192, 2.196, 2.316. 
2.528, 3.696) y Grado a Dios (verso falto: 2.456, 2.493) ^^^^ 
frases propias del autor en beptasîlabos faltos. 

3. Afirniacion : 

D'alma c de coraçon: 3.152, 3.581, 2.904, 2.906, 3.030 (octo- 
sîlabo). 
.De voluntad e de grado: 149 (octosîlabo). 

Damor e de voluntad: 1.692 (octosîlabo). 

De cucr c de vcluniad: 226 (octosîlabo). 

En beptasîlabos: Plogol (por plogole) de coraçon (2.648. 
3.019): Plazme (por placeme) de coraçon (i.947. 3434): ^^ 
buena voluntad (1.698): Plaznie (por placeme) de volun- 
tad (3.052). 

Oaramente se ve aquî cômo para que encaje en el alejan- 
drino, acude el autor al apocope y a la sîncope. 

4 Maria (octosîlabos) : 

Gloriosa sauta Maria: 218. 
Grado a santa Maria: 2.524. 



EL CAXÏAR DE MIO CID Y LA EPOPEYA CASTELLANA 85 



(E) de santa Maria madré: 1.654. 
(E) a sauta Maria madré: 1.637. 

5. Minaya (octosîlahos) : 

Dixo Minaya Alvar Fane::: 819. 

Fahlô : 378. 

-/ vos : 1.870. 

♦^ w44. 752, 778, T.385. 1.894, 2.561. 

Con : 1.467, 1.256. 

<?w^ : 927. 

Oid : 1.297. 

Temiôs , : 1.494. 

Afc : 1.317. 

Vos : 3.063. 

/:/ myo braço meior : 3.063. 

Sodés m\o diestro braço : 810, 753. 

Heptasîlabos : 

Minaya Albar Fane:: : 735, 894, 1.772. 2.449, 2.624, 1.127. 

Ah 'ar Fane:: Minaya : 438. 

6. El Rey Alfonso f octosîlahos) : 

A Alfonso eî de Léon : 3.543. 

De Alfonso el de Léon : 3.536. 

Alfonso el Casteliano : 495, 1.790, 2.976. 

El mio seTior Alfonso : 2.200. 

Con Alfons el de Léon : 3.718. 

Heptasilalios: Alfons el de Léon (por Alfonso): 1.927: Al- 
fons mio senor (por Alfonso): 2.036. 2.044: entrambos con 
apocope para que entre en el alejandrino. El buen rey don 
Alfons: (3.693), lo mismo. 

Octosîlahos son no menos De Alfons mio senor: (1.921), 
Con...: (538): E elle es mio seîior: (2.905): Tt)da es de mio 
senor: (2.91 1); Como a rey e a seiior: (1.488. 3.574); Commo 



86 JULIO CEJADOR 



a senor fmtural: (1.272); Mio senor natural: (1.272); Mio 
natural senor: (2.031). 

7. Otras frases liechas, octosilabas: 

E al padrc spirital: (300, 372, 1.633, 1.651), de donde Padrc 

* 

spirital (verso corto, 1.102). 
A moros nin cristianos: 107. 

En : 3-514. 

Fablo Martin Antolinec: (70), Llegô... (102), Dixo... (141,. 

166, 226). 

Por antor de caridad : (3.253). 

De moros e de cristianos: (107, 988), de donde Moros e 
cristianos (verso falto), 1.242, 2.498).- 

De cavalgar penssavan: (2.609, c^^» ^" heptasîlabo). que 
saliô de Penssavan de cavalgar, o Pcnsemos de cavalgar (320),. 
octosilabos. 

MaraviUosa e grand: (1.648, 1.085, 864, 127, 2.427). 

Mucho cra sobejano o Que muclio es sobcjano: 1.796, 1.775. 
1.852. Grandes son e sobejanos: 2.541. 

E d'apostol santi Yaqtie: 1.690, 1.138. 

A ondra e a bendiçion: (3.400, 3.421), de las bodas. 

myo vassallo de pro: (2.901). 
de pro \ cl cauallero de pro: (1.995). 

la niie mugier de pro: (2.519). 

, (de) myo amigo natural: (1.479). 

1 cl hurgalés natural: (1.500). 
natural « . i /o % 

commo a senor natural: (895). 

%nio seîior natural: (1.272. 2.031). 

Pcra acabar de convencernos de que el autor de Mio Cid 
tomô las frases hechas octosilabas de los romances populares. 
acortândoîas a veces, cuando pudo, para encajarlas en el aie- 



EL CAXTAR DE MIO CID Y LA EPOPEYA CASTELLANA 8/ 

jandrino, nôtese que octosîlabo es el tan repetido verso Dona 
Elvira j, dona Sol (25 veces), que no pudo acortar, y que en 
cambio el verso Los infantes de Carriôn, que tanto se repite en 
la Crônica, acortolo, quitandole cl articule el sinfin de veces 
que sale en ^Mio Cid : Ifantes de Carriôn, a pesar de no ser 
castiza la omisiôn del articulo en este caso, sino verdadera in- 
correcciôn gramatical, que jamâs comète la Crônica. 



3. LAS PALABRAS TEXTUALES. 

Hay siempre en la Historia y no menos en la leyenda ciertas 
palabras textuales de personajes y aùn alguna que otra frase, 
que suelen conservarse con mayor puntualidad en el correr de 
los tiempos, lo mismo en las obras histôricas que en la epo- 
peya, f>orque nadie se atreve a retocarlas, respetando la auto- 
ridad que ellas encierran. La Crôniea, que prosifica, conside- 
rândola como elemento histôrico, la epopeya no escrita y el 
Caniar de Mio Cid que en ella bebiô asunto y espîritu y con- 
serva de ella un sinfin de octosilabos enteros. tomaron esas 
palabras textuales sin modificar apenas, y las mas de las veces 
sin mudarles una tilde. Si la epopeya no escrita hubiera estado 
compuesta en alejandrinos o en otro métro que el octosîlabo, 
Cantar y Crônica nos lo manifestarian en esas palabras tex- 
tuales, pues las conservarian escritas en heptasîlabos, alejan- 
drinos u otros métros. Pues bien, todas ellas estân en pie de 
romance v octosilabos, no solo en la Crônica, sino en el Cantar 
de Mio Cid, a pesar de haber pretendido su autor escribirlo 
en alejandrinos. Tal fué el respeto con que las mirô. Asi que 
coinciden en ambos textos por manera maravillosa. muchas 
veces hasta en las palabras; pero, de todos modos, siempre son 
octosilabos en el Cantar, aunque estén prosificadas en la 
Crôntca. Advierto que no he omiticlo frases que parezcan tex- 



88 JULIO CEJADOR 

tuales. En el Poema hablan mucho los personajes, pero no 
palabras textuales y asi no estân en la Crônica, \ 

135 a me(ne)sUr seysçtenios marcos (i) 

quel diessen DC marcos 

291 çirnfo quinze cavalier os 

cient et quinze cauallcros 

406 a él l'itio en vision 

ucno a ell en uision 

615 (ya) mejororemos posadas — a (Ittctlos c a cavallos 

(va) mejoraremos (las) posadas — los duennos et los cauallos 

707 va mcter la vnestra sena — en aquella mayor as 
\o meter la vuestra senna — en aquella mayor az 

753 cavalfjad. Mvtaya, vos — sodés el mio diestro braço 

caualgat, Minaya (ca) vos — sodés el mio diestro braço 

756 los cometamos de cabo 

los cometamos de cabo 

845 por très viill marcos de plata 

por très mill marcos de plata 

863 que es sobre Mont Real 

que es sobre Mont Real 

869 a Çelfa la de Canal 

a Zelfa la de Canal 

878 e tolleronle el agua 

et tollieronle ell agua 

898 îvnî Remont rerent/el—tras quicn vino en alcança 
vera Remont Berenguel — tras quicn uiene en alcanço 

903 el Poyo de mio Çid 

el poyo de mio Çid 



(*) Pongo primero el verso del Foema en cursiva y numcrado; de- 
bajo el texto correspondientc de la Crônica. 



EL CAXTAR I)I<: MIO Cil) Y LA EPOPEYA CASTELLAXA SQ 



915 fl cabo de ires scdmanas 

a cabo de très sedmanas 

1022 antcs pcrdcré cl cucrpo 

que antes perderie el cuerpo 

1029 <,!/< yo dcxar me morir — que non quiero corner al 

ca (yo) non combré nin faré (al) — sinon dexarme morir 

1070 si vos vinicrc cmicntc — que quisicrcdcs veugallo 

si (después) nos uiniere a uoluntad (en miente) que uos que- 

[rades (de mi) uengar 

1071 si m{e) viniéredcs huscar — fasedmc antcs mandado 

fazetmelo saber antes 

1240 por amor de rey Alffousso — que de iierra me a echado 

nin entrarie en ella tif/era — (ni) un pela no{n) avrie tajado 

1271 dar le quiero çient cavallos — e vos idgelos levar 

(desst) por mi besalde la mano — e firme gela rogad 
Par mi mugier dona Ximena — e mis fijas naturales 
la mugier de mio Çid — e sus fijas las if fan tas 
que le leuedcs çient cauallos enscellados et enfrenados. Et besatle las 
manos por mi. et rogatle et peditle merçed que me enbie a donna Xi- 
mena mi muger et a mis fijas 

1285 0') mando mill marc os de plata — a San Pero levar 
e que los quinientos diesse — a don Sancho el abbat 
mandoles dar mill marcos de plata que leuassen al monesterio de Sant 
Pero de Cardenna et que los diessen al abbat don Sancho 

1342 ;^i me va la Sant Esidre! 

\ si me vala sant Esidro ! 

135 1 merçed vos pidc el Çid — si vos cadiesse en sabor 

por su mugier doiia Ximena — e sus fijas amas a dos 
sennor. Cid uos pide merçed por su muger donna Ximena et por sus 
fijas donna El vira et donna Sol 

1356 yo (/r^) mandaré dar conducho 

yo (les) mandaré dar conducho 

1363 todo gelo suelto yo 

sirvanie' sus hercdades — do fore cl Campeador 



90 JULIO CEJADOR 



et suelto a todos aquellos de mio regno que quisieren yr al Çid que 
vayan con n\i gracia 

1457 Qui huen mandadcro cnbia — tal devc sperar 

quien a buenos mandaderos enbia, tal mandado espéra 

14^5 con otros çieni(o) cavalleros 

con otros C caualleros 

1632 grado al Criador — c al Padre espirital 

todo cl bien que yo he — todo lo tengo delant 
con afàn gané a Valençia — e ela par heredad 

loado sea cl padre spirilal, — (luanto bien he en el mundo, — todo lo tengo 

en Valençia 

1655 creçcm el coraçoit — par que estades delant 
con Dios aqucsta lid — yo la he de arrancar 
pues doy mas non auemos de dubdar, salgamos lidiar con aquellos mo- 
ros, ca Dios que me fizo merced fasta aqui, el nos ayudara daqui en 
adelante 

1691 mas vale que {nos) los veccamos, que ellos cojan el pan 

2020 el que en huen ora naçiô 

el que en buen ora naçiô 

2027 Levant ados en pie — y a Çid Campeador, 

besad las manos — ca los pie des no; 
si esto non feches — non avredes mi amor 

Estas palabras estân modificadas. El texto es el de la Crô- 
nica: **ya Çid Ruy Diaz, las manos cunplen, que non los pie- 
des*\ En verso dehia de estar asi : 

**ya Çid Ruy Diaz las manos — cunplen, que los piedes non". 

2046 fossedes mio huesped, si vos ploguiesse, senor 
dixo el rey: non es aguisado oy 
vos agora llcgastes — e nos viniemos anoch 
sennor, si a vos ploguyesse, — fuessedes oy mio huesped (fucssedes mi 
huesped oy). Et el rey (dixo): non es guysado, — ca nos legastes agora 
—et nos llegamos ayer 



EL CAXTAR DE MIO CID Y LA EPOPEYA CASTELLANA QI 



2053 otnillâmosnos, Çid — en buena nasquîcstcs vos 
en quant o podcmos — andamos en tmestra pro 
omillainos no^, (Çid) Ruy Dia^, — et quanto nos* pudieremos — seremos 
en uestra pro 

2075 vuestras fijas vos pido — don Elvira c doiia Sol 

que las dedes por mugieres — a infantes de Carrion 
Setnejam el casatnientc — ondrado e eon grant pro 
que vos pido a vuestras fijas (amas a dos), (a) — donna Elvira et (a) 
donna Sol— que las dedes por mugeres — a (los) infantes de Carrion, 
(ca) — (me) semeia este casamiento — ^natural et de que uos — puede venir 
bien et onrra 

2083 (e) de dias pequenas son 

son pequennas de dias 

2086 Hyo las engendré amas — e criâstelas vos 
entre yo y ellas — en uestra mer ce d somos nos 
afellas en vuestra mono — don Elvira e doiia Sol, 
dadlas a qui quisieredes vos, ca yo pagado so 

Yo las engendre, sennor, et uos las criastes, et yo et ellas somos a la 
uestra merçed et yos datlas a quien quisierdes, que yo pagado so endc. 

2087 entre yo y ellas en — vuestra merçed somos nos 
et yo et ellas somos a la uestra merçed 

20Q3 camearon las espadas — antel rey don Alfons 
luego antel rey camiaron las espadâs 

2095 Gracias, Çid. commo tan bueno. — e primera al Criador 
qncm dadcs vuestras fijas — para infantes de Carrion 
daqui las prendo por mis manos — don Elvira e doiia Sol 
e dolas por veladas — a ifantes de Carrion 
yo las caso a vuestras fijas — eon vuestro amor 
al Criador plega — que ayades ende sabor 
dixol: Gracias, Çid Rur Diaz,— porque m(e). dades uestras fijas— pora 
Oos) infantes de Carrion,— (et) yo las caso mas uos non,— et ruego a 
Dios que uos plega— et (que) ayades ende sabor 

2099 yo las caso a vuestras fijas 

yo las caso, mas uos non ^ 

2 ICI afellos en vuestras manos — ifantes de C(rrrion 

meto en uuestras manos — los infantes de Carrion 



92 JULIO CEJADOR 



2103 ircckntos marcos de plata — en ayucia les do yo 
que metan en sus hodas 
et mandoles — CCC marcos de plata — pora ayuda de las boëbs 

2105 {pues) fueren en vuestro podcr^en Valençia la mayor 
los yernos e las ftjas — todos vuestros fijos son 
et ellos et nutstras fijas — todos scran uuestros fijos (todos uuestros 
fijos son) 

2123 evad aqui vuestros fijos — quanto vuestros yernos son 

2125 sirz'anvos commo a padre — e guardenvos cum a senor 

2132 pues que easades mis fijas — asi commo a vos plac 
dad manero a qui las de — quand o vos las tornades 
non gelas daré yo con mi mono — ni dend non se aldbaran 

pues que a las mis fijas casastes. datme por mancro quien las de a los 

infantes 

2135 afê aqui Alvar Fane:: 

prendellas con vuestros manos — e daldas a los ifantes 
assi connno yo las prendo (daquent) — commo si fosse delant 

cl rey llamô estonces a Aluar Fannez Minaya... que uos las dedes por 

mi a los infantes de Carrion. 

2165 la compana del Çid creçe — e la del rey mengô 
muy mayores fueron las compannas que fueron con el Çid, que non 
las que tornaron con el rey. 

2868 aun veamos el dia — que vos podamos vcngar 
que uos scredcs vengadas 

3047 posa ré a San Servan 

possaré yo en Sant Seruan 

3114 venid acà seer comigo, — Campeador, 

en aqueste escano — quem diestes vos en don; 
maguer que algunos pesa, — inejor sodés que nos 



Lo textual esta en la Crônica, donde se nota la rima en ô: 
•*tal sodés nos et tan bien pasastes uestro tiempo fasta el dia 
de oy. que si nie quisiesedes seer mandado. mandaruos va yo 
que uos asfMitassedes comigo. Et el Çid le respondio : non plega 



EL CANTAR DE MIO CID Y LA EPOPEYA CASTELLANA 93 



a Dios, mas yo seré a uuestros pies, ca de la almosna del rey 
don Ferrando nuestro padre fuy fecho et de la del rey don 
Sancho uuestro hermano et de la uuestra; et por ende non 
es giiysad<^ que el mercendero se asiente con aquel que da la 
merçed. El el rey le dixo estonçes: pues que uos non queredes 
asentar comigo, asentad uos en uestro escanno, ca uos lo ga- 
nastes a guisa de bueno; et del dia de oy adelante do yo por 
juyzio que nunca y assiente conuusco si non fuere rey o pre- 
lado, ca tantos reyes cristianos et nioros et tantos condes et 
tantos ricos onines auedes presos et vençidos, que por esta 
razon non ay ninguno que sea uuestro par, nin que se deua 
3sentar a par de uos". El Poenia solo afiade a los versos ci- 
tados (3. II 7): 

"Essora dixo miichas merçedcs — el que V^alençia gailo: 
sced en vucstro escano — commo rey e senor; 
acâ posaré — con todos aquestos miôs." 

Palabras harto frias, si se coniparan con las magnîficas del 
Cid y del rey en la Cro7iica. Y a la verdad, tanto va de la 
Crônica al Poema en todo lo demis y tan grandes venta j as le 
lleva como en este paso. 

3302 Fahîa, Pcro Mudo, — varon que tanto collas! 
ya los lie fijas — c tu primas contvanas 

a mi lo dhcn. — ati dan las orejadas, 
si yo rcspoudicrc. — tu non cntrorâs en armas 
*"Fabla, Pero Mudo — ^por que estas callando? — non sabes tu que 

(lasj mis fijas — tus primas cormanas son, — et en la desonrra délias 

— (grant parte as), et (tu) lo deues demandar?'* 

3303 Affê vos dos cavalleros — entraron por la cort 
entraron dos caualleros por la puerta 

3405 y 3420 De Xai'arra e de Aragon 

de Navarra et d'Aragon 

3421 y 3429 a ondra e a bcndiçion 



94 JUr.IO CEJADOR 



3610 por la copia del cavallo 

por las ancas del cauallo 

3612 en elle dexô la lança — (r) mono al espada metiô 
dcxo la lança en él — et metiô mano a la espada 

Creo haber recogido todas o la niayor parte de las frases 
textuales y todas se ve que se compusieron en octosilabos, como 
tomadas de romances. En romances estaba, pues, la epopeya 
popular no.escrita; no en alejandrinos. 



4. LOS HEPTASÎLABOS DE LA "CRÔXICa'\ 

Hay en la Cronica heptasilabos correspondientes a otros hep- 
tasîlaf)os del Cantar de Mio Cid, Esto parece indicar que la 
Cronica copié el Cantar, pues le tomô heptasilabos tal como 
los hallô. Pero :>on tan pocos en comparacion con los octo- 
silabos comunes a los dos textos y con los octosilabos de la 
Cronica hechos heptasilabos por el autor del Cantar para en- 
cajarlos en su propio métro alejandrino, que hay que atribuirlos 
a la casualidad de la prosificacion. Por la niisma causa se hallan 
en la Cronica deshechos en versos de mas de ocho silabas v en 
versos de 6, 5, 4 y 3 silabas muchos octosilabos del Cantar. 
Todo ello era forzoso, ya que la Cronica puso en prosa lo que 
estaba en verso en la epopeya castellana popular no escrita, 
anadiendo ])alabras, quitando y mudândolas de su lugar de 
modo que los versos quedaran deshechos. 

\ veces se ve como nace casualmente el heptasilabo de la 

Cronica : 

**Esto non puede ser — nin fincarâ por al." 

Verdadcro alejandrino de la Cronica. Pero no esta tomado 
del Cantar, dondc dice (710) : 

Rcf'uso Pcr l'crmndoz: non rasiarâ por al. 



i:l caxtar de mio cir> y la epopeya castellaxa 05 

En la Crânica fincarâ por el rastarâ del Canfar y el primer 

heptasîlabo exclusive de la Crônica. La cual dice en otra 

parte: 

"et tantol cortô del fierro— que llegô a la came". 

En el Canfar (768): 

cortôl el yeJmo — que Uegô a la earnc 

Al primer hemistiquio de seis sîlabas del Canfar corres- 
ponde un octosilabo de la Crônica. El segundo, comûn; acaso 
serîr este octosiL-ibo en el romance original: 

que Uegô fat a la carne. 

Compârense : 

V. 834 por lanças e por cspadas — avemos de guarir 

Crônica ' 

"et nos por armas — auemos de guarir". 

Si el segundo hemistiquio es comûn. el primero es octo- 
silabo en el Canfar, deshecho en la Crônica. Tan deshecho es, 
pues, el segundo; acaso por: 

auemos nos de guarir 

V. 850 qui a buen senor sirz'c — siemprc bive eu dclîçio 

Crônica : 

"qui a buen sennor sirue — esse viue en bienandança**. 

El asonante hasta el verso 848 es en el Canfar el de hien- 
andança: solo desde el verso 846 es en -io: ricos, mesquinos, 
\\xe hizo poner dcliçio. Este cambio de a.sonante no esta jus- 
tificado por nada: es capricho del autor. Lo probable es si- 
guiera en el original cl asonante en a. como signe desde el 



9^ JULIO CEJAOOR 

verso 851, pues no tiene razôn alguna el canibio de asonante 
en solos cinco versos. X'o copiô, pues, la Crônica cl Cantar, 
pues mantuvo el asonante original. El primer hemistiquio hep- 
tasilaho no resulto, por consiguiente, de copiar el Cdufar, sino 
por casualidad. Y vaya a saber, si el Cantar no lo copiô de la 
Crôntca. 

V. S77 al rey de Valcncia — dello cl mcnsajc llegava 

Crônica : 

"Hzieronio los moros saber — al rey de Valencia". 

El hemistiquio no comùn es octosilabo en el Cantar y no 
es verso en la Crônica: como no es verso copiado el hemis- 
tiquio comun, por consiguiente. 

V. 888 d'aqui vos do mi graçta 
Crônica : 

"et douos la mi gracia" 

Sin copiar resulto heptasilabo: si el romance original estu- 
viera como en el Cantar no habia para que mudarlo. 

V. 2288 por la puerta saliô 

saliô por un postigo 

El asonqnte pide que dijera el romance: "por un postigo 
saliô*' v résulta octosilabo. De este octosilabo hizo el autor 
de Mio Cid su heptasilabo, poniendo puerta por postigo, pues 
postigo pide el caso para caer en un corral, etc. 

2296^ en pié se levant ô 

Et el Çid leitantosse 

También pide la rima del verso que fuera el romance: 

''Et el Çid se levante'*, octosilabo. 
V. 893. sucUoUs los cncrpos — c quitoles los heredadcs 



EL CANTAR DE MIO CID Y LA EPOPEYA CASTELLANA 9/ 



Crânica : 

"qnltoles los cuerpos — et los aueres et las heredades" 

A ser copia, no habia para que poner quitoles por suéltoles. 

V. 1940 el que vale mas que nos 
Crânica : 

**que vale mas que nos" 

No iba la Crônica a convertir en heptasilabo el octosilabo 
de! Cantar. 

V. 897 con Dios nos guisaremos — commo vos h fagades 
Crônica : 
"con la merced de Dios nos guisaremos— <omo uos lo fagades**. 

Asî como del primer hemistiquio résulté una frase muy 
larga, asi del segundo resultô corta o heptasilabo al prosificar 
el octosilabo primitivo. 

V. 961 grandes iuertos me tiene — mio Çid el de Bivar 
Crônica : 

** grandes tuertos me tiene — el Cid de Viuar". 

Asî como se deshizo en la Crônica el s^^ndo hemistiquio, 
deshizose e^ primero; sino que el primero resultô heptasilabo 
y el segundo no. 

V. 970 très dios e dos noches 
Crônica : 

"III dias et très noches" 

Heptasilabo casual, por mas que sea comûn al Cantar, pue& 

Rtvmê Hup«tmqut,— .\, 7 



98 JULIO CEJADOR 



difiereti los dos lextos en el numéro de noches, no siendo, por 
consiguiente, copia el uno del otro. 

V. 975 del conde don Remont 
Crônica : 

"el conde don Remon". 

Heptasîlabo casual, que es frase hecha del nombre no fâcil- 
mente mudable. 

V. 121 que non las catedes — en todo aqueste ano 

fasta cabo de un anno — que las non abriessen 

Un hemistiquio de siete y otro de ocho en cada verso, sin 
huella de copia. 

V. io68 ya vos ides, comde — a guisa de muy franco 

Crônica : 

"ydes uos, conde — a guisa de muy franco" 

Ni siquiera es heptasîlabo en ambos textos el primer he- 
mistiquio y, como se ve, no hay copia: luego tampoco hubo 
de haberla en el segundo. 

Nada de extrafio es que en la Crônica baya heptasilabos, 
como hay frases de 6, 5, 4, 3, 2 silabas y frases de 8, 9, 10 y 
mas. Eso es la prosa y eso ha de resultar de la prosificaciôn. 
No es el heptasîlabo el que senorea la prosa de la Crônica, 
como debiera sefiorear, a haberse tomado del Cantar o de epo- 
peya no escrita que estuviera compuesta en heptasîlabos o ale- 
jandrinos; lo que en ella domina y seiîorea es el octosîlabo, 
tanto que de su prosificaciôn se sacan largos trozos en octo- 
silabos, esto es romances verdaderos en todos los ciclos poé- 
ticos. 

Pero hay mas. Los mismos heptasilabos de la Crônica que 



, - ■ • • 
• • • •• 



EL CANTAR DE MIO CID Y LA EPOPEYA CASTELLANA ÇÇ 



parecieran indicar haberse copiado su texto del Cantar escrito 
en alejandrinos o de la epopeya castellana no escrita, compues- 
ta en alejandrinos, nos van a probar todo lo contrario, esto 
es que el original de donde salieron Cantar y Crônica estaba 
en octosîlabos, eran romances. 

Supongamos, efectivamente, que la epopeya primitiva no 
escrita, se hubiera compuesto y cantado en alejandrinos, que 
no fuera mas que verdaderos Can tares de g est a en este métro, 
como quiere Menéndez Pidal. El escritor que por primera vez 
hubiese escrito una obra del mismo asunto y métro, el autor 
del primer Cantar de gesta, por ejemplo, el autor de Mio Cid, 
iqué labor tenîa que hacer? Refundir, y nada mas la epopeya 
no escrita. Dar mas unidad a trozos sueltos o a cantares largos, 
comenzar in niedias res, como dice Horacio e hizo Homero, 
contando después los antécédentes. Nada de esto hay en Mio 
Cid, ni hay unidad realmerrte artistica de ninguna clase. El 
primer cantar huelga tanto para las bodas o las Cortes» como 
holgarîan las otras hazanas del Cid en el cerco de Zamora y 
en Santa Gadea ; huelga mucho mas, porque estas hazanas eran 
mucho mas notables para realzar al héroe, que es lo ùnico que 
podemos pensar intenté el autor al escribir el primer cantar, 
que no lo que en él se cuenta de las diminutas victorias de 
Caste jôn. Alcocer y Fariz y Galbe. 

Pero dejando esto aparté, el autor de Mio Cid apenas hu- 
biera tenido otro trabajo que seleccionar y copiar alejandrinos. 
Los versos alejandrinos le hubieran salido todos perfectos y 
no hubiera entreverado otros versos, sobre todo octosîlabos, 
que son de tan diferente y contrario ritmo y no los hubiera 
menudeado tanto, que casi igualan en numéro a los hepta- 
sîlabos. Xada de esto se explica. si la epopeya no escrita, de 
la que sacaba su obra, hubiera estado compuesta en alejan- 
drinos. 

Pero, sobre todo, ^:quién iba a figurarse que dicho autor 
convirtiera en octosîlabos no pocos de los heptasîlabos de la 



lOO JULIO CEJADOR 



epopeya no escrita? Este hecho es de todo punto împosible, 
porque tendiendo a componer su obra en alejandrinos y hepta- 
silabos, cosa que no admite duda, siempre que hubiera hallado 
hechos los heptasîlabos, hubiéralos tomado como estaban o los 
hubiera, a lo mas, modificado, pero conservândolos como hepta- 
sîlabos. Pues, no seiior; convirtiô muchos heptasîlabos en octo- 
sîlabos. Lo cual no hace ni puede hacer hombre que tenga dos 
dedos de frente. 

No tengo yo por tan negado al autor de Mio Cid, No, él no 
hizo ni pudo hacer tal cosa. Lo que hizo f ué que tomô muchos 
octosîlabos de la epopeya no escrita, porque ella estaba com- 
puesta en octosîlabos, eran romances. 

En suma: en el Mio Cid hay no pocos octosîlabos que co- 
rresponden a heptasîlabos de la Crônica, Lo cual quiere decir 
que en la epopeya no escrita no habîa taies heptasîlabos ni 
alejandrinos, sino que toda ella estaba en octosîlabos, de los 
cuales muchos convirtiô el autor del Cantar en heptasîlabos, 
conser\'ândose como octosîlabos en la Crônica, y otros muchos 
conservôlos intactos el autor del Cantar como octosîlabos, y 
en la Crônica quedaron convertidos en heptasîlabos por efecto 
de la prosificaciôn. 

Veamos, sin agotar la materia, algunos octosîlabos de la epo- 
peya popular conservados en el Cantar y hechos heptasîlabos 
u otros versos menores en la Crônica por efecto de la prosi- 
ficaciôn. Tomemos el Cantar desde el verso 408: 

408 que llegariên sus companas 

con aquellas compannas 

532 çerca es el rey Alfonsso 

ca es açerca el rey 

547 mio Çid iva alhergar 

et fueron albergar 

552 {e) a Teca que es adelant 

: : ' et dend a Ateca 



,• •• • • 
, • • • • 

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EL CANTAR DE MIO CID Y LA EPOPEYA CASTELLANA lOI 



555 açerca corre Salon — agua nol pueden vedar 
cercal rîo Salon — ninguno vedar agua 

556 Alcoçer cueda ganar 

ganar a Alcaçer 

561 manda fazer una càrcava 

et fazer una carcaua 

565 que el Campeador mio Çid 

cômo el Çid 

573 complidas quinse sedmanas 

XV sedmanas 

574 quando vido mio Çid 

et desque viô 

590 dieen los de Alcoçer — ya se nos va la ganançia 
los de Alcoçer dixeron — vâssenos la ganançia 

601 Mio Çid e Alhar Fanez 

el Çid et Alvar Hannez 

614 e a iodos los sos sanios 

et a los sus santos 

628 que a uno que dizien 

que uno que dizien 

637 très reycs veo de moros — derredor de mi estar 
dos reys moros— que tenie y consigo 

64g la que dtcen de Canal 

a Zelffa de Canal 

662 mesnadas de mio Çid—exir querién a batalla 
tUos querien salir — ;i lidiar sobrella 

665 acabo de très sedmanas 

très semanas 

679 todos los moros e (las) moras 

los moros e las moras 

680 q^^ won sopicsse ninguno 

porque non sepan 



lO' JUrjO CKJADOR 

686 sinon dos peoncs solos 

sinon dos peones 

&>7 apriessa entrar en az 

et pararon sus azcs 

702 aqui en este logar 

en este logar 

705 la scna tiene en mano — conpeçô de espolonar 
et aguijô adelant — con la senna 

708 los que el debdo avedes 

los que debdo auedes 

711 espolonô el caballo 

et aguijo luego 

744 a Minaya ^"^Ibar F a fiez 

a Aluar Hannez 

760 très colpes le avie dado 

et diol très colpes 

762 por la loriga auuso 

quel rompio la loriga 

818 a los arsones colgando 

a los arçones 

834 por lanças et par espadas 

et nos por armas 

855 quando quito a Alcoçcr — mio Çid el de Bivar 
et pues que el Çid — ouo quito el castiello 

872 al rcy los enpresentaza 

al rey (don Alffonso) aprcsentole 

884 prendo esta présenta ja 

tomolos por ende 

918 quando vido mio Çid 

el Çid cuando sopo 

920 valo abraçar s in falla 

saliol a rcçcbir 



EL CANTAR DE MIO CID Y LA EPOPEYA CASTELLANA IO3 



951 est onces se mudâ el Çid 

en un lugar que dizen 

952 a Hnesa c a Mont Aîvan 

Huesca et Montalvan 

961 mio Çid el de Bivar 

el Çid de Viuar 

984 que a tnenos de batalla 

que menos de lid. 

988 gentes trae sohcjanas 

con grandes yentes 

996 presentemosles las lanças 

firamos en ellos 

999 (oy) en este pinar de Tevar 

al pinar de Tovar. 

1005 ^^ voluntad e de grado 

todos muy de grado 

1007 (e) a los otros derrocando 

firiendo a los otros 

1020 a todos los sosanava 

ante sossannaua 

1028 <^t peitssedes folgar 

et folgat 

1037 si lo fisiêredes, Çid 

si lo complieredes 

1049 e pidiô agua a las ntanos 

agua pora las manos 

1060 si vos ploguiese, mio Çid 

Çid..., si uos ploguiere 

iQ^j lo que me avcdes dexado 

quanto me dexades 

1075 por todo aqueste ano 

por tod este anno 



I04 JULIO CEJADOR 



1090 conpeçâ de guerrear 

et guerrear la tierra 

1272 mio sehor natural 

mîo sennor 

1273 que avemos fechas acà 

que auemos fechas 

1275 e firme gelo rogad 

et rogatle 

1286 a don Sancho el abbat 

al abbat don Sancho 

1679 dura aqueste aicas 

fueron en alcance 

1683 él se h via con los ojos 

teniendo ojo 

1725 très colpes le ovo dodos 

et feriol très uezes 

18 19 le enbiava en présenta ja 

enbiol (con ellos) en présente 

1858 e besaronle las manos 

besaronle las manos 

1937 Dixo el Çid: de grant natura 

son de muy alta sangre 

1940 el que mas vale que nos 

que mas vale que nos 

1974 atantas buenas conpahas 

<et otra muy grant gente 

2047 non es aguisado oy 

non es aguysado 

2083 (e) de dias pequenas son 

son pequennas de dias 

2087 entre yo y ellas en — vuestra merçcd somos nos 
et 70 et ellas somos — a la vuestra merçed 



EL CANTAR DE MIO CID Y LA EPOPEYA CASTELLANA J05 



2I0I Afellos en vuestras manos 

Meto en uuestras manos 

2108 Mio Çid gelos reçibe 

el Çid resçebiolos 

2221 venid acà Albar Fanes 

Aluar Fannez 

2302 A maravilla lo han 

fueron marauillados 

2317 Mas, sabed, de cuer les pesa 

auyen muy grant miedo 

2447 cômmo yo fio Por Dios 

et yo fio por Dios 

3390 Calle ya esta rason 

finquen aqui los rieptos 

3481 a cabo de ires sedmanas 

plazo de très sedmanas 

3521 ica) por vos e Por el cavallo 

et con este cauallo 

3543 a Alfonsso el de Léon 

del rey don Alfonso 

3579 nos metiô nuestro senor 

nos dexô el Çid 

3677 ca en carne nol tomô 

et nol priso en came 

3682 que non cab el coraçon 

çcrca del coraçon 



No he traîdo todos los casos: bastan estos para ver cômo 

los heptasilabos han salido en la Crônica por casualidad, al 

prosificar los octosîlabos originales de la epopeya no escrita, 

que todavîa quedan en Mio Cid como testimonio fehaciente 

de que en octosîlabos estaba ella compuesta. No es el autor 



I06 Jl'T.IL) CEJAnoR 

de Mio Cid el que obro injustificadaniente convirtiendo en 
octosilabos los heptasilabos originales, cuando pretendia escri- 
bir una obra a base del alejandrino. Lo injuatificado es suponer 
que la epopeya castellana estuvlera escrita en otro métro que 
el octosilabo. como, por otra parie, eslà hartn averiguado, por 
los romances que de su prosificacioii en las Crànicas han sa- 
cado los mismos segnidores de la teoria de Milâ. 



S- LOS HEPTASÎLABOS DEL "cANTAR" SACADOS DE OCTOSIlaBOS 
DE LA "cRONICA" O DE LOS ROMANCES ORIGINARIOS. 

El aulor de Mio Cid conviriiô en lieptasilabos y otros ver- 
sos franc?-c-; un .sinlîn de versn> ocio^ilabos de la epopeya no 
escrita de la cual sacô su obra. Efectivaniente, esos octosilabos 
los tenemos todavia intactes en la Crônica, tanto que dtnase 
haber convertido el autor de Mio Cid esos octosilabos de la 
Crônica en heptasilabos que encajasen en el metro alejandrino 
en que él quiso escribir. Y ^quîén sabe si lal sucedio, de hecho, 
ya que nos es desconocida la fecha en que se escribiô el 
Cantar? Pero, si no los toniô de la Crônica. tomolos, sin duda, 
de la epopeya no escrita. pues claramente se ve cômo acorta 
los octosilabos primitives, conservados en la Crônica, para 
hacerlos heptasllabos. îQuién se va a figiirar que la Crônica 
es copia del Canlar, convirtiendo en octosilabos sus hepta- 
silabos? No pretendia la Crônica hacer versos de ninguna 
intes mâs bien pro^ilicar los de la epopeya no escrita; 
le muchos octosilabos quedaron intactes en ella, mien- 
le el autor de ,1/10 Cid, que trataba de escribir en ale- 
los, los acortô de modo que encajasen en su metro. 
lOS a recoger esos octosilabos, hechos heptasilabos por 
r de Mio Cid, con lo cual quedarâ confirmado : primero, 
Crônica no es copia del Caniar. lo cual ya sabemos, 
i, por el anàlisis de entrambos textos ; segundo. que la 



EL CANTAR DE MIO CID Y LA EPOPEYA CASTELLANA 107 



fuente del Cantar fué, si no la Crônica, que bien pudiera 
serlo, pues nada a ello se opone, por lo menos la epopeya no 
escrita, compuesta en octosilabos; tercero, que en octosilabos 
estaba, de hecho, compuesta la epopeya no escrita, lo cual 
sabemos por otros argumentos todavia mas concluyentes. 

a) Heptasilabos del primer cantar sacados de octosilabos 

12 e cnirando a Bun/os 

et a entrante de Burgos 

14 mas a grand ondra 

con grand oiirra et grand ganançia 

56 en la glera pcfsava 

et fué posar en la glera 

63 quautas son de vianda 

nin le diessen vianda ninguna (alguna) 

65 Martin Antoltncc 

et diol Martin Antolinez 

82 hucbos me scrie 

dixol como non tenie 

85 con vucstro conseio 

mandar fazer (fer) con su conseio 

89 por Rachcl e Vidas 

ail uno dizen Ràchel— et ail otro Bipdas (et al otro dizcn 

[Bipdas) 

92 enpciiar geh he 

gelas quiero empennar 

95 e amidos lo fago 

que lo fago yo amidos 

i^ el pleito a parada 

pusicron alli su pleyto 

162 fasta cabo del ano 

fasta cabo de un ano 



I08 JULIO CEJADOR 



i86 los otros tresienios 

et los CCC de oro 

213 la tienda es cogida 

mandô (luego) arrancar las tiendas 

237 et abbat don Sancho 

et ell abbat del logar — que auie nombre don Sancho 

250 dovos çinqua^nta marcos 

dio a éll et a los monges — L marcos de plata 

253 évades aqui para dona Ximena — dovos çient marcos 

diol pora donna Xelmena (et a sus fijas et su companna) 

[cient marcos de oro 

258 vos menguare algo 

si aquello les non cumpliesse 

261 el abbat de grado 

lo farie muy de grado 

297 reçebir los sale 

et recibiolos muy bien 

401 sobre Navas de Pal os — el Duero va passar 

passo Duero sobre Naua — de Palos et fue posar 

404 despues que fo de noch 

et (des)pues que fué de noche 

406 el angel Gabriel 

como en figura de angel 

407 cavalgad, Çid 

Çid, ue aosadas do uas 

409 bien se farà lo to 

ca siempre te yra bien 

398 que moros las han 

que era estonces de moros 

417 mandô veer sus yentes 

mandô el Çid fazer alarde 



EL CANTAR DE MIO CID Y LA EPOPEYA CASTELLANA lOQ 

418 sin las peonadas 

et muchos omnes a pié 

419 noté trezientas lanças 

bien CGC caualleros 

421 e qui no cavalgue, — fassaremos la sierra 

amigos; uayamos luego» — (et) passaremos (temprano) esta 

[sierra 

424 despues qui nos buscare — fallar nos podrà 

et despues quien nos quisiere uuscar, fallamos a 

425 de noch passan la sierra 

passàron aquella sierra de noche (de noch pasaron la sierra) 

434 andidieron de noch 

andidieron (toda) essa noche 

442 vos con los dosientos 

con Oos) ce caualleros 

446 e por Guadalfajara 

bien fasta Guadalfaiara 

446 fata Alcalâ — lleguen las algaras 

que Ilegassen las algaras — fasta Alcalâ 

447 e bien acojan 

et que acogiessen todo 

449 e yo con los çiento 

con (otros) cient caualleros 

456 . ya crieban los albores — e vinie la manana 

et desque fue la mannana 

458 en Castejon 

los moros de Castreion, non sabiendo nada del Çid (del 

[Çid non sabiendo nada) 

459 abrcn las Puertas 

abrieron las puertas del castillo 

460 por ver sus lavorcs 

sallieron a sus lauores 



JULIO CEJADOR 



tatiô de ta celada 

sali6 «stanc(e3) de la çelada. 



464 


en derredor corrie 

corriô tod (cl castiello) a derredor 


46s 


et priso moros et moras 


466 


f essos ganados 

et el ganado que falio (que falla) 


4f9 


e fo desenparada 

et metieron (adentro) a la puebla— et (inco (la puerta) 



por loi puertai entrava 
lucgo por la puerta adentro 

en mano trae — dcsnitda el espada 

su espada en la mano (en la mano su espada) 

quinze morns niatava — de los que aleançava 
tnatando quantos (ante si) fallaua 

ganô a Cas te j on 
gaiiô luego cl castiello 

lailolos rcçebir—con esta su mesnada 
et saliô con su companna — a reccbirle 

dovos la guinla 

leuedes (vos ende) el mio quinto 

mucho vos !o gradesco • 

agradesçiô Aluar Hannez 

manda partir 

mandolo partir muy bien 

très mitl marcos de phta 
en III mill mareos de plata 

« de lo que diessen — ouiessen grand ganaçia 
aun les qui la tomassen — que leuassen (ende) grand ga- 
[nançia 



EL CANTAR DE MIO CID Y LA EPOPEYA CASTELLANA III 



523 daros foron sin falla 

los très mill marcos de plata 

5^3 o tercet dia 

de todo a tercer dia 

525 que en el castiello 

amigos, en este castiello (amigos, en el castiello) 

530 lo que yo dixiero 

lo que uos quiero dezir 

533 non lo quiero hermar 

mas (pero desta guisa) quel non dexemos yermo 

534 çient(o) moros e çient(o) moras — quiero las i quitar 
et quiero (y) dexar cient moros— et dent moras 

536 todos sodés pagados—^e ninguno por Pagar 

auedes (agora) uuestros desechos, et non ay (ninguno) por 

[entergar 

537 cras a la manana 

como cras buena mannana 

538 non querria lidiar 

yo non querria lidiar 

539 lo que dixo el Çid 

razon que dixo el Çid 

s;44 Por las Cuevas d'Anquita 

a las Cueuas de Anquita 

S4S * grandes ganançias priso 

et por o 3ruan tomauan 

549 cl ardiment que an 

ell ardiment con que (ellos) yuan 

i;<o oiro dia moviôs 

mouieron dend otro dia 

551 e passé a Alfama 

et passaron (a) Alffama 



JULIO CEJADOR 

la FoM ayuso vd 
yndo la Fox a ayuso 

Posta a BomtTca 
Ilegaron a Bouierca 

tt sobre Alcoçtr — mio Çîd iva pc 
et fueron (posar) sobre Alcoçer 



567 


en la su 


veaindad 




que en la 


su uezindad 


S60 


en paria ■ 


va enirando 




pecharle 


et darle parias 


575 


elU fiso 


HR arl 




(él) fiio 


la maestria 



576 f las otras levava 
arrancar todas las otras 

577 cojé' Salon ayuso 
coKieron(se) Salon (a) ayuso 

582 las otras abés lieva 

las otras (tiendas) apenas (las) lieua 

585 ea si ellos le prenden — no vos daran dent nada 

(ca) si los de Therrer le prenden — no nos daran ende nada 

586 la paria qu' él a presa 

et las parias que (de nos) a leuadas 

592 al sabor del prender 

et tanto auien sabor— de prender al Çid et a sns 
[compannas 

594 el buen Campeador — la su cara tomava 

tomâ estonc(es} el Çid la cara 

5q6 mandé tomar la sena 

et mand6 tomar la senna 

597 firid los, cavalleros 

que fîriessen en los moros 



EL CANTAR DE MIO CID Y LA EPOPEYA CASTELLANA II3 

599 bueltos son son con cllos — por medio de la llana 
boluieronse (con ellos) por el campo 

601 adelant aguijavan 

aguijaron adelant 

602 tienen buenos cavaUos 

(en) buenos cauallos que trayen 

611 vino Per Vermudos 

fue luego Pero Uermudez 

612 en todo la mas alto 

en el mas alto logar 

614 grado a Dios del çielo 

loado a Nuestro Sennor 

617 en este castiello 

cuedo, en este castiello 

618 los moros yazen muertos 

moros (et moras) que fincan aun y 

620 que los descaheçemos — nada non ganaremos 
pero si los matâremos — non ganaremos y nada 

621 cojàmoslos de dentro 

tengo que ualdrâ mas^^iue coiamos acâ dentro— aquellos 

[que fincaron fuera (los que...) 

629 ayrolo rey Alfonsso 

quel ayrara el rey (don) Alffonso 

639 très mill moros levedes 

que tomassen très mill moros 

641 prendetmelo a vida — adusidmelo delant 

prisiessen al Çid a vida~(et que) gelé aduxiessen delant 

653 gentes se ayuntaron 

(a)yuntaronse (alli) grandes yentes 

656 Fincaron las tiendas — e prendend las posadas 
et fincaron — sus tiendas a cada part(e) 

Jkmmt Htsfaitiçmê. -A. 8 



114 JULIO CEJADOR 



657 creçen estos virtos 

crescîenles los poderes 

663 firme gelo vedava 

mas vedabalo el Çid 

(1&7 exir nos ha el pan 

puede (nos) fallecer cl pan 

668 no nos lo consintrân 

nin nos lo consintirîen 

669 grandes son los poderes 

et grandes los sus poderes 

669 por con ellos lidiar 

non podriemos lidiar 

673 no nos daran dcl pan 

no nos querran dar del pan 

674 bien somos nos seysçientos — algunos ay de mas 
bien somos aqui seysçientos... et aun algunos mas 

675 que non passe por al 

et que non aya y al 

676 vayamoslos ferir 

et vayamoslos ferir 

677 dixo el Campeador: a mi guisa fabJastes 
respondiol el Çid et dixo: fablastes como (yo) querîa 

678 ondrâstevos, Minaya 

et onrrastes vos en ello 

681 el dia e la noche — piénssanse de adobar 

esse dia et essa noche — non quedaron de guisar 

683 con quantos que él ha 

et desi todos los otros 

684 fahlaua mio Çid 

dixoles alli cl Çid 

685 iûdos iscinnos fucra. — que uadi non ras te 

salivâmes aora fucra, (a^>i) — que non finque a(iui hinguno 



EL CANTAR DE MIO CID Y LA EPOPEYA CASTELLANA I I 5 

686 por la puerta guardar 

pora guardar la puerta (pora la puerta guardar) 

690 como sodés tnuy bueno, — tener la edes sin arth 

como sodés (uos muy) buen uaron,-7tenerla edes muy bien, 

[si Dios qui(si)ere, et muy sin arte 

699 al Çid besâ la manor-la sena va tomar 

et bcs6 la mano al Çid — (et) fué luego tomar la senna 

693 abrieron las puertas, — fuera un salto dan 

mandé el Çid abrir las puertas — (et) salieron todos a ora 

694 vîeronlo las arrobdas (de los moros) 

las atalayas et guardas— de (los) moros quando lo vieron 

698 de parte de los moros — dos scnas ha cabdales 

auié (y) dos sennas cabdales — daquellos dos reys moros 

701 por a mîo Çid e a los sos — a manos los tomar 
cuedando tomar a manos — a elle et a los suyos 

702 quedas seed, mesnadas 

aqui estât agora quedos 

703 non derranche ninguno — fata que yo lo mande 

nin movades nin derrange — ^ningun(o) (contra ellos) fasta 

[que lo (yo) mande 

704 non lo pudo endurar 

non gelo pudo endurar — nin soffrir el coraçon 

706 el Criador vos vala, — Çid Campcador leal 

mio Çid, Nuestro Sennor (Dios)— ayudc a la (vuestra) 

[lealtat 

710 respuso Fer î'crmudoc 

respuso (essa ora) Pero Uermudcz 

712 moros le reçiben — por la sena ganar 

los moros recibieronle... pora levar dcl la senna (recibic- 

[ronle los morose 

723 trrcicntas lanças sou—fodas i'icnen pcndoncs 

fueron CCC caualleros— lo^ de la parte del Çid (son...) 



Il6 



JULIO CEJADOR 



746 la lança a quehrada 

la lança (que) se le crebara 

747 maguer de pié — buenos colpes va dando 

et estando él de pié...— et talcs colpes fazie 

755 firme' son los moros — aun nos* van del campo 

firmes ueo estar los moros — et non dexan aun el campo 

756 cavalgô Minaya 

Pues que Alvar Hannez caualgo (pues que cavalgô Minaya) 

762 la sangre destellando 

que corrié la sangre dél 

763 bolzHô la rienda, — por irsele del campo 

bolviô la rienda al cauallo— (por foyr et) yvass(e) salien- 

[do del campo 

767 cortâl el yelmo 

et tantol cortô del fierro 

769 arrancado es el rey 

desta guisa arrancados 

771 ca fuyen los moros — délia e délia part 
començaron de foyr — (et) ellos et sus compannas 

772 firiendo en alcas 

firiendo siempre en ellos 

798 mas de quinze de los sos — menas non fallaron 
et de los suyos fallaron — menos quinze 

800 con aquesta ganancia — que y avien fallado 

esta ganancia tan grand — que alH avien fecha 

803 con todos SOS vassallos 

con ell todos sus vassallos 

809 quant os él trae 

fueron todas las compannas 

815 que me a ayrado 

como me a ayrado 



EL CANTAR DE MIO CID Y LA EPOPEYA CASTELLANA II7 



816 quierol enhiar — en don treinta cauallos 

quiero que «scoiadet XXX— de los meiores cattallos 

817 todos con siellas — e muy bien enfrenadoi 
ensellados et enfrenados 

822 quiiedes mill tntssas 

fagades cantar mill missas 

823 lo que remaneçîere 

vos finque ende assaz 

824 que rueguen por mi 

que rueguen a Dios por nos 

825 si les yo visqutero — sfran duenas ricas 

et que sî les yo viuo — que les faré seer ricas (duennas) (et 

[que si les yo visquiero) 

840 moros de las fronteras 

(los) moros daquellas fronteras 

841 sanô el rey Fàris 

sanara ya el rey Fâriz 

852 moros e moros 

los moros que y moraban 

856 moros e moros 

fincaron Oos) moros et (las) moras 

858 passô Salon ayuso 

passé (ell) el rio Salon 

863 y ffincâ en un poyo 

llego el Çid a un poyo 

864 alto es el poyo 

aquel logar es tan alto 

86s ^on terne guerra — sabet a nulla part 

te non temié alli el Cid— (de) guerra de ninguna part(e) 

869 en su mono tente 

metiô so el su poder 



JUI.IO CEJADOR 

Ireynta cavallos 
aquellos XXX cauallos 

Mio Çid Roy Diaz 
Senior, mio Çid Roy Dîai 

pues quel vos ayrasies 
et pues quel uos ayrastes 

mandolo y çercar 
et cercaronle alli 

la sue gattaitcia 

et fue muy grand la ganancia 

bésavos las piedes — e las manos amas 



quel ayades merfed 
pîdeuos el Çid merced 

que fiso lai ganançia 
■ que tal caualgada fizo 

de todo mio reyno 
todos los de mio regno 

buenos e valientes 

que fueren omnes de armas 

aquel paya — en il priso fosada 

mantouo el Çid aquel poyo — et fizo y su posada 

mucha tierra preava 
muchas buenas caualgadas 

A Saragoça — sus nueuas legavon 
estas nueuas...— llegaron a Saragoça 

quando viô el caboso 

mas el Cid quando vio (mas mio Çid quando vio) 

allen de Teruel 
passa en ella Theruel 

en el pinar de Tivar 
et fue posar al pinar 



EL CANTAR DE MIO CID Y LA EPOPEYA CASTELLANA I IQ 



917 dozientos con él 

con ce caualleros 

922 todo gelo dise 

commençol luego a contar 

938 tierras d'Alcanis 

correr tierras de Alcanniz 

939 ^y<^ V(^ ^' mandado — por las tierras iodas 

et son6 esta caualgada — mucho por tierra de moros 

940 pesando va a los de Monçon 

et peso (ende) a los de Monçon 

941 * p orque dan parias 

porque pechauan al Çid 

949 cras a la maitana 

todos pora cras mannana 

952 dent corre tnio Çid 

et dallî corriô el Çid 

956 los mandados son idos 

et llegô el mandado desto 

959 ovo grand pesar 

pesol muy de coraçon 

963 firiôm el sobrino 

firiome mio sobrino 

965 non lo desafié 

yo nunqual (por esto) desafié 

974 diçe de una sierra 

descendie de una sierra 

975 venidô Us mensaje 

et llegol alli el mandado 

977 non lo tenga a mal 

non touiesse él por mal 

978 déxem ir en pae 

quel dexasse yr en paz 



120 JULIO CEJADOR 



980 todom lo pechard 

que gelo pecharié todo 

982 tomos el mandadero 

el mandadero tornosse 

995 çiento cavalleros 

cien caualleros de nos 

1002 la fuerça de los francos 

los poderes de los francos 

1005 esto fazen los sos 

et esto fizieron ellos 

1007 a los unes firiendo 

derribando a los unos 

1012 prisolo al conde 

et leuo al conde preso 

1021 non combré un bocado 

non combrie ende bocado 

1035 quitarvos e los cuerpos 

et quitaruos e los cuerpos 

1039 pues comed, comde 

pues cornet agora (suple conde) 

1046 iruos hemos pagando 

yremos nos guareciendo 

1047 abremos esta vida 

ca esta uida auremos 

1049 alegre es el conde 

él conde ouo plazer 

105 1 con los cavalleros 

et aquellos (dos) caualleros 

1061 mandadnos dar las bestias 

Çid, mandadnos dar las bestias 

1069 '*• grado vos lo tengo ^\ 

et gradescouos yo mucho ' 



I , 



! * 



<X» 



EL CANTAR DE MIO CID Y LA EPOPEYA CASTELLANA 121 

1075 pagado vos he 

et yo pagado uos e 

1076 sol non sera penssado 

et non tengo en coraçon 

b) Heptasîlabos del segundo cantar sacados de octosîlabos 

1318 fincô SOS inojos 

fueron fincar (antel) los inoios 

1320 besâvale las manos 

et bessaronle las manos 

1321 merced, senor Alfonsso 

mefced, scnnor rey (don) Alfonso 

1384 espidiâs Minaya 

espidieronse del rey 

1405 diâ très cavalUros 

enbiô très caualleros 

1422 los quinientos marcos 

diol los niill marcos de plata 

1449 el portera con ellos 

et (todaTia) el portero (del rey) con ellos 

I4S5 plôgol de coraçon 

ouo cp'^nt plazer et dixo 

1457 *<*' rf^^' esperar 

tal mandado espéra (atal mandado espéra) 

1463 vayades a Molina 

que fuessen Ouego) pora Molina 

1542 e Salon passavan 

et passaron el (rio de) Xalon 

1543 Arbuxuelo arriba j 

et Arbuxuelo arriba 

1610 con ellas al alcâçer 

a entrar por el alcâçar 



JULIO CEJADOR 



1664 


non ayadei miedo 




fijas, non ayades miedo 


1666 


aqueUos alamores 




que aquellos atan bores 


ifira 


e tanxo el tsqttUa 




repicar una canpana 


1677 


sàcanlos de las huertas 




los sacaron de (todas) las huerlas 


1679 


BUn fata las tUndas 




fasta dentro en las tiendas 


1697 


Dios «os valdrà 



en esta manera fio— (por Dios) que los arrancaremos (que 
[los hemos de arrancar) 

a los mediados gallos 

quando fues' el primer gallo — et oyessen la sennal 

de todas guamisones 

armose de todas armas 

la sangre desiellando 
que la sangre le corrie 

metiôsle en Gujera — un casiiello palaçtano 

et toetiosse en un castiello — que auie oonbre Xurquera 

Desd'alli se tornô 
tomaronse pora el campo 

los çinqttaenla mill 
de los L raill moros 



mas de çiento c quairo 

mas de diez mill e quinientos 



robado an el canpo 

t pora el canpo 



con siellas e con frenos — e con senas espadas 
ensellados et enfrenados — (et) en cada siella su espada 



EL CANTAR DE MIO CID Y LA EPOPEYA CASTELLANA 123 



1835 Ifantes de Carrion 

los infantes de Carrion 

1843 antel rey Alfons 

començaron de yr contra él 

1884 vinien al rey Alfons — con esta poridad 

fueronse pora el rey (et) — fablaron (con él) en poridat 

1885 Merced vos pedimos 

pidieronle por merçed 

1896 elle los aparté 

et apartose con ellos 

1899 viniessem a vistas 

et que me venga a vistas 

1915 van pora Valençia 

fueronse pora Valençia 

1918 sonrrisâs mio Çid 

començose a reyr 

1938 e an part en la cort 

e an part en la corte 

1939 deste casamiento — non avrie sabor 

que de mi grado yo non — querria este casamiento 

1939 que sente ja a vos? 

que uos semeia a uos? 

1940 mas pues lo conseia 

pues que el rey nos lo conseia 

1942 A fé Dios del çielo 

afelo en (las) manos de Dios 

1950 escrivien car tas 

El (luego) mandô fazer sus cartas 

i960 quando las vio 

quando el rey (don Alfonso) leyô las cartas 

1962 deltas très sedmanas 

a cabo de très sedmalnas 



124 JULIO CEJADOR 



1975 Iffantes de Carrion — mucho alegres andan 

I08 infantes de Carrion — que yvan mucho alegres 

1980 cuetndes e podestades 

los condes et ricos omnes 

2014 el huen Campeador 

Ruy Diaz el Campeador 

aoi5 reçebir îo salen 

et saliol a reçebir 

2016 don lo ovo a ojo 

quando ouo a ojo al rey 

2017 a todos los SOS — estar los manda 

mandô que toda su gente — estudiessen quedos et él des- 

[cendiô 

2046 Possèdes mio hucsped 

fuessedes oy mio huesped 

2048 vos agora llegastes 

ca vos legastes agora 

2049 mio huesped seredes 

combredes oy comigo (conbredes comigo oy) 

2054 en quanto podemos — andamos en vuestra pro 

et quanto nos pudiéremos — seremos en uuestra pro 

2065 de tal guisa los paga 

diôgelo a tan abondado 

2069 la missa cantô 

cantô missa al rey (al rey la missa cantô) 

2070 al salir de la missa — todos juntados son 

desque la missa fué dicha— et fueron y ayuntados 

2075 vuestras fijas vos pido — don Elxnra e doha Sol 

que nos pido a uuestras fijas— don Elvira e dofia Sol 

2085 e aun pora mejores 

et con mejores que ellas . 



EL CANTAR DE MIO CI D Y LA EPOPEYA CASTELLANA 125 



2l8l viran a sus esposas — (a) don Ehira e (a) doUa Sol 

que viessen a (amas) sus esposas— donna Elvira et donna Sol 

2219 fn pu es levantado 

el Çid leuantosse en pié 

2096 quem dades imesiras fijas 

porque me dades uuestras fijas (porquem'...) 

2100 al Criador plega 

et niego a Dios que uos plega 

2101 ifantes de Carrion 

les infantes de Carrion 

2104 que metan en sus bodas 

porà a3ruda de las bodas 

2108 las manos le besô 

et besô al rey las manos 

21 10 Vos casades mis fijas 

pues que a (las) mis fijas casastes 

2181 veran a sus esposas 

que viessen a sus esposas 

2188 yemos vos adugo 

commo le aduzia yemos 

2235 van besar la mano 

et fueron (luego) besar las manos 

c) Heptasîlabos del tercer cantar sacados de octosilabos (i): 

2287 metios sol escano 

fuesse meter so el escanno 

en esto despertâ 

al roydo acordô el Cid 



(*) A pcsar de le que M. Pidal afirmô: "En el cantar de Corpes son 
tantas y taies las divergencias, que creo inûtil la comparacién**. iVaya 
si es util para corromperle las oraciones al preopinante 1 



126 


JULIO CEJADOR 


2294 


quéi eslo, mesnadas 

que sera esso (suple mesnadas) 


2300 


al cuello h tomô 

et tomol por e1 pescueto 


2301 


en h red U metiâ 

en cerrol en el lugar (en el lugar le encerrô) 


2322 


por no veer Carrion 

que nunca a Carrion tornemos 


2324 


Oyô la poridad 

et ellos non se guardando 


2335 


en VaUttçia folgad 
fiios, fincat en Valençia 


2309 


code en akança 


2533 


guien lidiarà mejor 
quai es lidiaran meior 


2878 


Oiro dia maiiana 
otro dia ante del alua 


28S6 


□ reçcbirlos saie 

salliô el Çid a recebirlos 


3021 


sallio el ri^ a recebirle 


3io8 


levanlôs en piê 
leuanlose el rey a él 


3288 


e a vos por ta barba 
te messaron la lu barba 



3316 mt>fir''rn( quaiidn lidiamos 

miêmbratc quaiido en Valcncia 

3318 fnsU-l cnsayar 



EL CANTAR DE MIO CID Y LA EPOPEYA CASTELLANA 12/ 



3318 antes fuxiste 

tu non le oseste esperar 

3321 ofîe de arrancar 

et mater et derribel' 

3343 rie p tôt el cuerpo 

rieptolos por aleuosos 

3385 Non dises verdad 

non ay ninguna verdat 

3398 piden sus fijas 

a demandarles las fijas 

3414 ievantâs mio Çid — al rey las manos besô 

et d Çid se leuantô — (et) besô las manos al rey 

3470 a tierras de Carrion 

podamos yr a Carrion 

3500 taies i a que prenden — taies i a que non 

taies y ouo que (lo) tomaron— del et taies que non (et taies 

[ouo que non) 

3502 Los dosientos marcos — al rey los soltô 

Et soltô el Çid al rey— dozientos marcos de plata 

3539 e todos SOS parient es 

eran (muy) bien enparentados 

3543 ca grand miedo ovieron 

ante miedo que auien 

3546 muchos se juntaron 

fue muy grant gente ayuntada 

3547 por veer esta îid 

por veer aquella Iid 

3549 por querer el derecho 

non pudiesse fazer fiierça 

3550 yas mctioi oi armas 

armaronse los del Çid 



128 JULIO CEJADOR 



3555 Colada e Tûion 

las dos (espadas) Colada et Tizon 

3557 por quanto dadas son 

las entregaran al Çid 

3571 todos très son armados 

fallolos armados (fallolos todos armados) 

3572 ivalos veer — el rey don Alfons 

fué el rey (ally) do se armauan — ^los del Çid Campeador 

[(los de Mio Cid Campeador) 

3573 essora le dixieron 

et dixieronle, seiîor 

3574 besâmosvos las manos 

et besaronle las manos 

3576 a ningun tuerto no 

nin tuerto tomemos oy 

3579 en vuestra mono 

en uuestra mano et (en uuestra) merçed 

3580 ienendos a derecho 

derecho auremos nos 

3588 ya salieron al campo — do eran los mojones 

fué (el rey) con ellos fasta el campo— et metiolos de los 

[moiones dentro 

3591 ifantes de Carrione 

los infantes de Carrion 

3592 muy bienn aconpanados 

con ellos muy grant companna 

3595 fablô rey don Alfonsse 

el rey dixo a grandes vozes 

3597 mas non quisiestes vose 

uos me dixiestes que non 

3598 estos très cavalleros — de mio Çid el Campeadore 
et tray comigo estos — del Cid 



EL CANTAR DE MU) CID Y LA EPOPEYA CASTELLANA 129 

35Q9 yo los adux a salvo 

ellos en mi fé (et en mi vordat) vinieron 

3603 ya les z\i pcsando 

mucho peso a los infantes 

3608 todns îds ycntcs — t*scoitbr(i{ro)n a dcrredor 
mandô arredrar (toda) la gente 

360Q de seys astas de lauçds — (que) non llet^assen al mojon 
siete astas de lanças — afucra de los moiones (que...) 

3614 m tentes tîeue al s6 

cada uno conosciô 

3615 abraçan los escudos 

enbraçaron los escudos 

3616 abiixnn las lanças 

las lanças so los braços (et...) 

3620 coda uno deîlos — mien tes tienel al sô 

cndereçô cada uno — por el suyo 

3623 el que anîes rebtô 

al que primero rebtô 

3624 ^c' car a se juntô 

ayuntosse cara (por) a cara 

3626 el escudol passa 

por el escudo,— que gelo passô de parte en parte (que de 

[part a part passô) 

3627 prisol en vâsio — en cartie nol tomô 

mas el golpe fué en vâzio — e nol priso en la carne 

3630 un colpe reçibiera — mas otro firîo 

no diô nada por el golpe, — mas firiô a Fernant Gonçalcz 

[(de tal golpe) 

3631 crebantô la bloca (del escudo) 

quel falsô toda la bloca (del escudo) 

5632 passâgelo todo 

et pasô de la otra parte 



Rti'iti Ht t/'4tttti,-i*f.-\. 



o 



Ï30 JULIO CEJADOR 



3^33 çerca del coraçon 

legôl cerca (d)el coraçon 

3637 de dcnfro en la carne 

legôl cerca de la came 

3638 por la boca afucra — la sanyrel saltô 

començo Ferrant Gonçales— a echar sang:re por la boca 

3639 crebaronle las çinchas 

las cinchas et el peytral 

3640 en tierra lo echô 

cayô (la siella) con él en tierra (con él en tierra cayô) 

3643 conuvo a Thon 

vio la espada Tizon (vido...) 

3644 dixo : 7riiçudo so 

dixo que era uençudo 

3647 taies foron los colpes que les crebaron amas 

que les quebraron las lanças — a amos a dos de golpe 

3649 relumbro tod cl campo 

resplandecié por el campo 

3650 de travicssol tomava 

diol' a trauiesso por cinra 

3651 el casco de somo — a part iielo echava 

de la cabeça un colpe — (en guysa) quel' taiô todo el casco 

3652 las m on duras del yelmo 

con todo el guarnimiento 

3658 vido Diof/ Conçoive:: 

Dieg (o) Gonçalez et cuyd6 

3662 mas no la ensayava 

non ensayaua fazer con ella nada (non ensayava fer nada) 

3664 tan grandes vo::es dava 

dio (Diego) Gonçalez grandes bozes 

3667 sacol del mojon 

sacol el cauallo fuera (de la raya) 



KL CANTAK DE MIO Cil) Y LA EPOPEYA CASTELLANA I3I 



3673 unos tan grandes colpcs 

unos golpes tan grandes (unos golpes atan grandes) 

2IS77 en vâzio fuc la lanza 

mas cl golpe fué en deslayo 

3678 oiro dîô Muûo Gustioc 

et fuel ferir et diol (et fuele ferir et diol) 

3682 apart le priso 

et passol por los costados 

3686 en f terra I0 cchô 

cayô por la cola (del cauallo) en tierra 

3688 todos se eue dan 

et todos (los que) y (estauan) cuydauan 

3690 nol firgades, por Dios 

nol firades. por Dios (no le firades. por Dios) 

3691 zençudo es eï campa 

ca vençudo es (ca vençudo es el campo) 

3692 dixcron los fidèles : — esto odimos nos 

(et) quando esto oyeron- los fieles — fueronlo dezir al rey 

3693 manda îihrar el canpo 

mando desfazer el campo 

3)695 por ondrados se parten 

fincaron mucho onrrados 



6. LOS OCTOSÎLABOS COMLNES AL "cANTAR" Y A LA "CRÔNICA". 

Ademâs de los heptasilabos que en Mio Cid se hicieron de 
los octosilabos de los romances primitivos, conservados en la 
Crânica, hay en el Cantar un sinfin de octosilabos tomados 
de elles sin mudanza alguna. Muchos de ellos se conservan 
todavîa en la prosificacion de la Crônica, otros estân deshechos 
en la Cronica, por efecto de la prosificacion; otros, finalmente, 



132 JULIO CEJADOR 

se le escaparon al autor de Mio Cid, al querer nietrificar su 
obra en verso francés, por retenirle en las orejas el ritmo 
octosilabico de la epopeya no escrita, pues no tienen frases 
correspondientes en la Crânica, 

Recojamos primeramente los octosilabos comunes, que no 
pueden venir en el Cantar mas que de los romances orijs^inarios. 
ya que no vengan de la Crônica, puesto que esta no los tomo 
del Cantar, por no haberlo copiado, sco^ùn queda probado por 
el anâlisis de ^entrambos textos. Algunas veces hâllanse dis- 
cordes los textos en al^^una palabra, conservandose entrambos 
como octosilabos. Esto se debe a que el uno o el otro la cam- 
biaron de como estaba originariamente, y notese no pocas 
veces el cambio en la Cronica por cambiar el tiempo o por el 
contexto y construccion j^ramatical de la prosificacion. 



a) Octosilabos comunes del primer cantar: 

II a Ja ex'ida de Bivar — ovieron la conte ja dicstra 
et salientc de Biuar — oiio la corneia diestra 

Este verso pudo bal)erlo tomado la Crônica del Cantar: 
"segunt dizen algunos". 

15 tornaranos a Castieîla 

tomammos 1 Castiell.i 

31 adeïiûô a su posada 

fuesse pora la posada 

83 pora toda mi compana 

(de) que guisasse su companna 

91 non puedo iracr (cl) aver 

non quiero leuar comigo — agora tan grand auer 

92 por lo que fore ijiilsado 

por ali^una poca cosa 



i:l caxtar de mio cid y la bpopeya casteelana 133 



94 véalo el Criador 

et bien sabe Dios que esto 

102 llepâ Martin Antoîincz 

fuesse Martin Antolinez 

130 (0) que qanançia nos darâ 

quanto (les) diesse de ganancia 

135 a meine)ster seysçientos marcos 

quel diessen DC marcos 

262 afcvos doua Ximcna 

su muger donna Xemena 

287 odiendo van los prcgoncs 

quando por Castiella oyerou 

291 çiento quin/yc cavallcros 

cient et quinze cauallcros 

304 porque creçiâ en la yantar 

mandô guisar (muy) grand yantar 

406 a él vino en vision 

uent» a ell en uision 

398 a dicstro A tien ça las terres 

yazicl de siniestro Atiença 

416 non era pucsto el sol 

ante que s'(e) pusiesse cl sol 

427 en mcdio d'una montana — viaravillosa e grand 
tina montanna muy grand 

428 fiso mio Çid posar 

mandoles el Çid posar 

429 commo querié trasuochar 

porque querié trasuochar 

433 que no lo ven tasse nadi 

que non fuesen de>cubicrtos 

433 el que es sobre Fcnares 

que yaze sobre Fenares 



^34 JULIO CEJADOR 

436 mio Çid se ccho en çclada — con aqucUos que H trag 

echose el Çid (alli) en celada— et mandô a .\hrar Hannez 

448 que por micdo de hs moros — non dexen nada 
et que lo non dexassen por miedo de moros 

467 a la puerta adelinava 

et fiiesse (luego) dcrechamiciitre — por(a) las puertas del 

[castillo 

473 e el oro y e la pîata 

et tomô de oro et de plata 

477 foda la fier r a preavon 

et tomaron y grand prea 

477 fasta Alcalâ îh\</6 

corrieron fasta Alcalâ 

478 iornansc con la ganançia 

lleuando (ante si) quanto fallauan 

491 {essa) con csto sea jmitado 

que se ayunte todo en uno 

514 aqui non lo puedc vendcr (non lo puede aqui vender) 
non fallô (alli) a quien vender 

525 non i tizrie mutuuhi 

non me semeia que mas — pudiessemos auer morada (fer) 

526 mas non i ij^ rie aqiia 

de otra guisa non aurcmos y agua 

527 ca escripta es la carta 

escriptas son ya (<\q los moros) las cartas 

528 buscar nos ie el rcy {.Ufonsso) — con toda sue mesnada 
et uenir nos a uuscar... don Alfonso... es poderoso 

529 oid, escuelas de Mînayn 

nos, Ahiar Hannez Minaya 

530 non lo iomades a mal 

non me teni^adcs por mal 



EL CANTAR DE MIO CID Y LA EPOPEVA CASTELLANA I35 

531 en Cas te j on — non podriemos fincar 

en Castreion nos non podemos morar nin fincar bien 

535 que de mi non digan mal 

ca paresç(e)rie mal 

537 pensemos de cavalgar 

et canalsfaremos lut-j^o 

538 con Aîfons mio sciior 

con (cl rey don) Alffonso mio sennor 

539 (I todos los otros plaz 

plogo a todos con esta 

542 vansse Fcnarcs orriba 

fueron(se) Fenares a arriba 

547 entre Farlza c Çctina — mio Çîd iva albcrgar 
et fueron albergar— entre Hariza et Cetina 

554 en un jtero rcdondo 

en un otcro redondo 

555 /7f/f/«/ tu)I f'Ui't^rî: r'(<^.'r 

porque les non pudiesse ninguno vedar agua 

556 Min Çi(f dou Hodrijo — .Hdtçrr '-lu du iinuar 
et cuedando el Çid ganar a Alcoçer 

558 los unos contra la sierra — *: los otros contra la agua 

mando a los unos de su companna posar contrai rio, a los 

[otros contra la sierra 

562 que de dia nin de nnch — non les âiessen arrebata 

que algunos non les fiziessen rebuelta de dia nin de nochc 

565 que cl CampCiidor mio Çid — aîli iwie poblado 
como el Çid... fincaua alli de morada 

566 venxdo es a ntoros, — c.xido es de cristianos 
cra echado de cristianos — et uinie a moros 

567 non se ircven ganar îanto 

non les yazié ningun pro 



I3^> JULIO CEJADOR 



572 a los de Calât au t h 

quando esto oyeron los de Calatayud 

S73 alK yofjo m'w Çid — complidas quinze sedmanas 
durô el Çid en aquella bastida XV sedmanas 

574 quando lAdo tnio Çid — que Alcoçer non se le dava 
et desque viô que non podie auer aquel castiello 

576 dexa una tienda fit a 

mandô dexar una tienda 

579 por sacarlos a çelada 

faziendo muestra que se yuan 

580 vidiendo los de Alcoçer — Dios cômmo se alabavan 

los moros de Alcoçer quando lo uieron, començaronse de 

[alabar que fueran esforçados 

581 fallido ha a mio Çid — el pan c la çcvada 
fallido les el pan et la ceuada al Çid 

582 una tienda a dexada 

quando aquella allî dexa 

583 de guisa va mi Çid — commo si es ca passe de arrancada 
yuase quanto podie — faziendo semeiança — que escapaua de 

[arrancada 

584 démos salto a él — e feremos grant ganançia 

démos salto en él — (et desharatarlemos) et faremos (y) 

[grand ganançia 

586 tornar nos las ha dohhida 

dobladas nos las tornara 

587 saUeron de Alcoçer — a una pricssa mue h estrafia 
et salieron a gran priessa (tras él) 

588 mio Çid quando loj via (Juera)—coy'ws commo de arran- 

[coda 
(catô) el Cid (empos si, ctj quando los viu (plogol mucho, 
ca acinello era lo qitc él querie ; et por allongarlos mas del 
castiello), penssô de andar^omo quien ua arrancado 



EL CAXTAR DK MIO CIO Y LA LPOPEYA CASTELLAXA I37 



590 oicen los de Alcoçet : — ya se nos va la gauançia 

lis de Alcoçer (quando assi le uieron yr apriessa) dixe- 
[ron : vâssenos la ganançia (que cuedâramos auer) 

592 de lo al non pienssan nada 

que non calaron poral 

593 abiertas dexan las pucrtas — que nxnguno non las guarda 
dexaron las puertas abiertas (del casliello) et desampara- 

[das de toda guarda 

595 vio que entrellos y cl castirlltt — mucho avie grant plaça 
et ui6 como eran bien allongados del castiello 

601 Mio Çid e Alvar F au ce 

el Çid et Alvar Hannez 

615 *ya) mejoraremos posadas — a duenos e a cavallos 

(ya) mejoraremos (las) posadas — los duennos et los cauallos 

622 posaremos en sus casas — c dellos nos servir emos 

tllos que saben la villa mostrarnos an buenas posadas et 
los aueres que yazen ascondidos en las casas — et seruir 
nos hemos dellos 

624 ficn enbiar par la ticnda — que dcxara alla 

enuiô el (luego) por la tienda — que dexara fuera 

625 mucho pesa a los de Tcca — {e) a los de Terrer non plase 

626 (/) a los de Calatayuth 

ciiando oyeron los de Teca et de Terrer et de Calathayud, 

[pesolcs mucho 

627 enbiaron cou mcnsajc 

enviaron (luego sus) mandaderos 

628 que a uno que dizien — mu> Çid Roy (Diac) de Bivar 
que a uno que dizien — mio Çid Roy (Diaz) de Viuar 

629 de iierra echado lo ha 

et quel echara de tierra 

630 Vino posar (sobre) 4lcoçcr 

(que) uiniera (et assentarase en un otero) cerca Alcoçer 



138 JUf.It) CEJADOR 



631 cl casticllo (/auado a 

cntrara el castiello et prisieral 

633 que non pucden cscapar 

(que a Theca et a Therrer et a Calathayud) que perdudas 

[las auîe 

637 Très rcyes veo de moros — derredor de mi cstar 
des rcys moros — que tenie y consîgo 

642 porque se me entré en mi tierra — derecho me avrà a dar 
dtsta guîsa tomarie derecho dél, por quel assi entrara en 

[su tierra 

651 en Colatayuth posar 

el tercer dia llegaron a Calatajnid 

654 que dizen Fariz e Galve 

dizien Fariz et (ail otro) Galbe 

655 al bueno de mio Çid — en Alcoçer (le) van çercar 
uînieron (todos) sobre Alcoçer — a çercar y al Çid 

662 Mesnadas de uiio Çid — e.vir querién a hutalla 
ellos querien salir — a lidiar sobrella 

664 Tovierouffe a en çerea 

tuuieronlos alli çercados (...y...) 

667 t'/ tuiiid nos an î'ednda 

ell ai^iia no^' an (va) tollido 

668 que (nos) c/ffm/ »/->.? iV de noch 

que (nos) qiieramos yr de noche 

671 Priniero fablô M{n<n\i — (un) c\nnilIero de prestar 
Dixo estonces Aluar Hannez (Minaya) 

670 como vos ploze de far 

^cômo qucredes vos fa(ze)r? 

672 de Castielhi la (jeu tu — e.ridos somos acà 

salliflos som.)s de C:isliclla— la noble et la loçana et ueni- 

[dos a este lupar 



EL CANTAR DE MIO CID Y Î-A EPOPEYA CASTELLAXA 1 39 



673 si con moros non lididremos 

si con moros non lidiâremos 

675 en (cl) nombre dd Criador 

en nombre de Nuestro Seiîor 

676 en aquel d'ia de cras 

esto (que) sea luejro cras 

678 ica) avcr(voi) lo icdes de far 

assi lo deuedes fa(ze)r 

679 todos los moros c (las) moras — de fuera los manda cchar 
los moros e las moras — echemos (luego) del castiello 

683 armado es mio Ç'id 

armosse luepjo el Çid 

687 si (nos) moriéremos en camp» — en castiello nos entrarân 
si los moros nos mUaren en el campo, entrarân ellos en el 

[castiello 

688 SI vençiéremos (la) hatalla — c.reçercmos en rictad 

si (Dios quisiere qm) nos venzcamos a ellos, crescernos a 

[ell auer et el poder 

691 (mas) non aguijedes con elîa. — sîn yo non vos lo mandar 
(mas catad que) non aguijedes con ella — sinon quando uos 

fyo dixiere et uos yo mandare 

695 <7«t' priessa va en U)s moros — e iornaronse (a) armar 

fué aquella ora muy grand — la priessa entre los moros — (et) 

[començaronse de armar 

696 ante roido de atantores — la tierra querié quebrar 

tantos eran los roydos de los atamores... que los omncs non 

[se podien oyr 

697 zeriédcs armarse moros, — a priessa entrar en as 
començaronse de armar — et pararon sus azes 

694 al ahnofalLi se van (tornar) 

tornaronse a sus compannas 



14^ JULIO CEJADOR 



699 e îos pcudoncs mczchidos—;qui îos podrie coniar? 

et Ios (otros) pendones (daquellos pueblos a)>'untados — (allî 

[eran tantos que) serién muchos de contar 

705 la seita tienc en mmo — conpeçô de espolonar 
et aguijô adelant— con la senna 

707 vo mcter la vuesfra seita — en aquella mayor a<? 
vo meter la uuestra senna — en aquella mayor az 

708 verâ comme; la acorredes 

veré como acorredes (a la senna) 

709 dixo el Campcador: — inon sea, por car'idad! 

trauo estonçcs el Çid— con ell que estidiesse quedo — et non 

fmouiesse la senna 

71 1 espolonâ el cavallo — (c) inetiol en el mayor ac 

et aguijo luego et puso la senna entre les moros r.lli do 

[dixiera 

714 /valeldc por caridad! 

mandô a todos les suyos... que acorriesen a Pero Uer- 

[mudez et a la senna 

722 Todos fiercn en el az 

fueron ferir en Ios moros 

725 a la tornada que fazen — otros tantos muertos son 
a la tornada mataron — al tantos et derribaron otros 

744 A Minaya Albar Fanez — mataronlc el cavallo 
mataron Ios moros el canallo a Aluar Hannez 

746 al espada inetiô viano 

metio mano a la espada 

74<) acostôs a un aguazil — que tenic buen cavallo 

dexosse yv a un algiiazil — (de les moros) que aduzie (muy) 

[buen cauallo 

753 cavaUiad, Minaya, vos — sodés (el) viio dicstro braço 

caualgat, Minaya (ca) vos — sodés (el) mio diestro braço 

756 Ios comciamos de cabo 

Ios conietanios de cabo 



EL CAXTAK DE MIO CID Y LA EPOPKYA CASTELLANA I4I 



762 por la loriga ayuso , 

(fué) tal quel rompiô la loriga 

769 non gelo osé cspcrar 

gele non quiso esperar 

795 de escudos c de armas — ,' de otros avères largos 
et entre armas et aueres — et otras cosas leuaron 

796 quinkntos e diez... cavallos 

quinientos e die... cauallos 

803 grant a el gozo miu Çid 

et fué muy alegre el Çid 

805 en la su quint a al Çid 

cayeron (a el) en el su quinto 

810 sodés mio diesfro braço 

a guisa de muy buen cauallero 

835 {si non), en esta tlerra angosta — non podriemos hivir 
/esta tierra es anijosta — et non podemos (en ella) fincar 

837 fincô y con su mesnada 

fincô allî con (las otras) sus compannas 

842 entre los de Teca — e los de Terrer la casa 
e los de Calatayut 
los de Theca et los de Th errer— et los de Calathayud 

845 Vcndido les a Alcoçer — por très mill marcos de pUita 

empenno a los moros a<iuel castiello de Alcoçer — por très 

[mill marcos de plata 

852 tomaronse a quexar 

commençaronse a quexar 

855 quando quitô a Alcoçer — mio Çid el de Bivar 
et pues que el Çid — oui quito el castiello 

856 compeçaron de llorar 

todos lloraron por él 

859 mucho ovo buenas aves 

que ouo muy buenas aues (et dizen algunos que saliente 

[dessc rio...) 



142 JULIO CEJADOR 



860 plogo a los de Terrer — (e) a los de Calatayut tnas 
mucho plogo a los de Theca — et de Calathayud 

861 pesé a los de Alcoçer — ca pro les faste grant 

mas (mucho) peso a los de Alcoçer — por el grand algo que 

[les d fazîe 

863 que es sobre Mont Real 

que es sobre Mont Real 

869 a Çelfa la de Canal 

a Zelffa la de Canal 

876 Alcoçer gaiiô por ntana 

gano el de moros el castiello de Alcoçer 

878 c tolleroiilc el agua 

et tollieronle ell agua 

882 que de seiior non ha gracia 

echado de tierra et s in gracia 

883 a cabo de très sedmanas 

cogerle a très sedmanas 

884 {ellas) des pu es que de moros fô—prendo esta présentai a 
porque los cauallos son de ganançia que el fizo de moros, 

[tômolos por endc 

896 al feredes adelant 

uos (la) faredes adelant(e) 

903 el Poyo de mio Çid 

el poyo de mio Çid 

904 et val de rio Martin — todo lo metiô en paria 
gano ribera de Rio Martin... et mantuuola por suya 

906 firme mientre les pesava 

et peso (ende) mucho a los moros 

908 que se tardava Minaya 

que Aluar Hannez (tanto) tardaua 

909 fico una trasnochada 

fizo una trasnochada 



EL CAN'IAR DE MIO CIO Y LA EPOPEVA CASTELLANA I43 



915 quando esto fecho ovo — a cabo de très sedmanas 
despucs desto otrossi — a cabo de très sedmanas 

941 plaj:c a los de Saragoça 

plazîé a los de Sarajçoça 

948 qui en un lugar mora siempre 

quisieren siempre morar 

951 estonçes se mudô el Çid — al Puerto de Alucjt 
en un lugar que dizen— cl puerto de Alocath 

955 Q^f ^f salido de Castiella — asi los trae tan mal 

(como) el (que era) echado de Castiella — ^les fazie mucho mal 

958 quel corrié la t terra toda 

corrie toda la tierra 

959 e tôvoslo a grand fonta 

touolo por su desonrra 

963 e non lo enmendo mas 

nunqua despues lo enmendo 

964 a(,ora côrrem las ticrras — que en mi enpara estan 
agora c6rrem(e) las tierras — que yo ténia en guarda 

965 nil torné el amiztad 

nin le tome amiztat 

966 mas quando él me lo husça — ir gclo he (yo) demandar 
mas quando me lo él uusca — tantas uezes. yo non puedo 

[estar que gelo non demande 

968 entre moros e cristiauos — gcntcs se le allcgan grandes 
ayunta(ro)n grandes poderes — de moros et de cristianos 

969 adcltnan iras mio Çid 

et fueron empos el Çid 

972 asi vienen esforçados 

assi vinién esforçados 

974 e llegava a un val 

et Uegaua yuso a un vall 



144 JULIO CEJADOR 



976 ntio Çid quando lo oyo — nibio para alla 

el Çid quando aquello oyô — enuio luego dezir 

978 de lo so fj OH lievo ttada 

ca non leuaua nada de lo suyo 

980 h de antes e de agora 

que lo quel fiziera antes 

981 a quien viuo desotidrar 

a quien fazîe desonrra 

985 apart fased la ganançia 

fazet aparté la presa 

986 c metedos en las armas 

et admaduos quanto mas ayna pudieredes 

988 de moros e de cristianos — (jentes irae sohejanas 
con grandes yentes — de cristianos et de moros 

992 cUos vienen cucsta yuso 

uieron uenir (la) cuesta (a)yuso 

996 antes que (ellos) lleguen a Uaito 

ante que (ellos) lleguen al llano 

998 verâ Remont Verciigcl — iras quién vino en alcança 
\erâ Remont Beropguel — ^tras quién uiene en alcanço 

999 (oy) en este pinar de Tévar — por tolîerme la ganançta 

al pinar de Tovar pora toUerme lo que yo auia ganado 

[de los enemigos 

1003 vidieron la cuesta' yuso 

vieron venir (la) cuesta (a)yuso 

1004 niadolos fcrir mio Çid 

mando (a los suyos que) los fuessen ferir 

icco los peii(h>}tcs c las lanças — tau bien las van empleando 
empleando muy bien las lanças et las otras armas 

I0(v e a los nirys dcrrocando 

et firiendo a lo£ otros 



EL CANTAR DE MIO CID Y LA EPOPEYA CASTELLANA I45 



1008 vençido a esta hatalla 

vençiô el Çid la batalla 

1017 a mio Çid don Rodrigo — <jrant cosinal adobavan 

mand6 hiego el Çid fazer — ^muy grand cozina et adobar 
maniares de muchas guîsas por fazer plazer al conde don 

[Remond 

1019 adusenle l >s comeres 

maguer qu^ gelo aduzien 

1020 él non lo quiere corner — a todos los sosoHava 
ante sossannaua a los que gelo trayen 

1021 por quanto ha en toda EspaHa 

por quanto auie en Espanna 

1022 antes perdcré el cuerpo 

que antes perderie el cuerpo 

1025 comed, conde, deste pan 

conde, cornet et beuet 

1026 si lo que digo fiziéredes 

si fiziéredes coni(o) (yo) digo 

1029 que yo dexar m^ morir — que non quiero corner al 

ca (yo) non combrc nin faré (al) — sinon dexarme morir 

1056 quando eslo oyô el convde 

quando esto oy6 el cuende 

1037 si lo fisiéredes, Çid — lo que avedes fablado 
csto que auedes cJicho — si lo cumpliéredes 

1038 seré dent niaravillado 

me marauillaré dello 

1041 mas quanto avcdcs pcrdido 

quanto (uos) auedes aqui perdudo (quanto aqui auedes...) 

1045 ica) huebos mr lo hc por(a) estos — que comigo andan las- 

[rados. 
demas elo yo mester — por(a) estos que lo han lazrado (co- 

[migo.) 



14^ JULIO CEJADOR 



1046 prendiendo de vos e de otros 

tomando de uos et de (los) otros 

1048 e de ticrra es echado 

et (andan) echados de su tierra 

1070 si vos vintere emiente — que quisiéredes vengallo 

si despues uos uiniere a uoluntad que uos querades de mf 

[uengar 

1071 si fn{e) viniéredes buscar — fasedme antes tnandado 
fazetmelo saber intes 



b) Octosîlabos comunes del segundo cantar: 

1088 dexado ha Saragoça 

el Çid saliô de Saragoça (salio el Çid de...) 

1092 Myo Çid gaiiô a Xérica — e a Onda e Almenar 

et correr tierra d? Xérica — et Onda et Almenar* 

1093 todas conquistas las ha 

et todas las otras tierras 

1226 arrancolos mio Çid 

et arrancolos el Çid 

1271 enbiar (vos) qu'ero a Castiella 

enbiar (uos) quîero a Castiella 

1274 dar le quicro çient cavallos 

le leuedes çient cauallos 

1275 (desi) por mi bcsalde la mano — e firme gelo rogad 
besadle las manos por mî et ro^atle 

1285 {e) manda mill marc os de plata 

mando(les dar) mill marcos de plata 

13 16 de missa cm exido 

sallîe el rey de missa 

1342 si me zmla sont Esidre 

si me vala sant Esidro 



EL CANTAR DE MIO CID Y LA EPOPEYA CASTELLANA I47 



1351 mer ce d vos pide el Çid 

el Çid uos pide merçed 

1356 yo (les) mandarc dar conducho 

yo (les) ma*idarè dar conducho 

1378 al buen rry se espidîâ 

espidieronse del rey 

1457 Ç^i huen mandadero enbia 

quien a buenos mandaderos enbia 

1465 con otros çient(o) cavalleros 

con otros C caualleros 

1550 entrados son o Molina 

et llegaron a Molina 

16 10 adelinâ mio Çid 

en esto començô el Çid 

1626 con çinquaenta (veces) ntill de armas 
L* mill omnes darmas 

1634 todo el bien que yo he — todo lo tengo delant 

quanto bien he en el mundo-^odo lo tengo en Valencîa 

1666 a vos los pondran delant 

delant(e) (uos) los faré venir 

1678 quinientos mataron dellos 

derribando muchos dellos 

1682 Tornados son a mio Çid 

tomando pora la* villa 

1683 él se lo vio con los ojos 

tenîendo ojo 

1696 quando {vos los) for(c)des ferir — cnirarc (yo) del otra Part 
de que uos ouieredes mezcladas las feridas — saldremos de 

[la çelada — et ferremos en los moros 

1702 el obispo don Jérôme 

el obispo don Jeronimo 



148 



1714 fi* Bavieca cl so cavallo 

en su cauallo Bauieca 

1717 eon mio Çid van a eabo 

et Çid et la otra coniianiia 



1726 ca mucho andido et cavallo 

el cauallero yua lucnne 

1728 fasta alU llegô en ahanço 

fasta allî dur6 el alcance 

1744 fronsida trae la cara 

vinie todo sangriento 

1745 



1827 llegan a yalladoHd — do el rey Alfonsa eslava 
faltaron al rfy (don) AHonso — en la villa de Valladolit 

1828 enviàvale mandada 
enbia(ro)nle su mandado 

1630 enbia su presentaja 

aduziin aquel présente 

1652 manda cavalgar apriessa 

caualgo (luego) con grant conpanna 

1842 dii'teron di" ios cavallos 

descend ieron de las bestiaa 

1850 a aqucl rey de Marruccos 

el rey lunes de Marruecos 

l88g Vna ijranl ora <■( rry — pcnsô c eomidiô 

qnando este oyô el rey — començo a cuydar ana pie^a 

i8g2 non sa sis abfd sabor 

1 ijurrrà (agora) 



Fannez Minaya 



EL CANTAR DE MIO Cil) Y LA EPOPEYA CASTELLANA I49 



1914 Espidiensse al rey 

et espidieionsp dél 

1917 a r-fçebirlos sahô 

saliolos a resçebir 

1931 Quando h oyô mio Çid 

Quando esto oyô cl Çif' 

1945 qucrer vos ye veer 

sabor uos a de veer 

2013 De un dia es Uegado — antes el rey don Alfons 

un dia antes que (el Çid) llegasse— Uegô el rey don AI- 

[fonso 

2014 Quando vieron que vinie 

quando sopo (el rey) que venie 

2018 sinon a est os cavalier os — que querié de coraçon 

et bien cient(o) caualleros (con él)— de los que amauan 

[al Çid 

2020 el que en buen ara nactô 

el que en buen ora nasçiô 

2025 a los pie des le cayô 

quando Uegô al rey fincô 

2040 (e) en la bocal saludô 

et cuenta la estoria quel diô paz 

2046 si vos ploguiesse, seiior 

sennor, si a uos ploguyesse 

2054 andamos en vucstra pro 

seremos en vuestra pro 

2058 . non se puede fartar dél 

non se fartaua el rey 

2059 catândol sedié la barba — que tan ainal creçiô 

de tener ojo al Çid — et marauillosse en commo— le grcs- 

[çiera (la barba) tan ayna 

2064 ^wf adobassen cocina 

mandô adobar de corner 



1 50 . JULIO CEJADOR 



2068 Al otro dia maitana 

otro dia de (grant) mannana 

2069 el obispo don Jérôme 

el obispo don Jerônimo 

2076 que las dedes por tnugieres — a ifantes de Carrion 
que las dedes por mugeres — ^a (los) infantes de Carrion 

2077 Semejam el casamiento — ondrado e con ^rant pro 

ca me semeîa este casamiento natural et de que nos puede 

[venir bien et onrra 

2089 dadlas a qui quis tare des — vos, ca yo pagado so 

et (uos) datlas a quien quisierdes,— que yo pagado so ende 

[(que yo ende pagado so) 

2095 Gracias, Çid, commo tan bueno 

dixol : Gracias, Çid Ruy Diaz 

2096 pora ifantes de Carrion 

pora (los) infantes de Carrion 

2099 yo las caso a vue stras fijas 

yo las caso, mas uos non 

2100 que ayades ende sabor 

que ayades ende sabor 

2103 Trezientos marcos de plata 

CCC marcos de plata 

2106 todos vuestros fijos son 

todos seran uuestros fijos 

2132 • pues que casades mis fijas 

pues que a (las) mis fijas casastes 

2133 dad mancro a qui las de 

dat(me) manero quien las dé (a los infantes) 

2231 Por mano del rey Alfons — que a mi lo ovo mandado 
por mandado de mio sennor el rey don Alfonso 

2235 a mio Çid e a su muçjicr 

al Çid e a donna Ximena 



EL CANTAR DE MIO CID Y LA EPOPEYA CASTELLANA I5I 



2238 el ohispo don Jérôme 

t\ obispo don leronimo 

c) Octosilabos comunes del tercer Cantar: 

22gS el leon quando lo vio 

qtiando oyô la su palabra 

2303 e tomaronse al palaçio 

tomosse pora el palacîo 

2418 Buen cavallo tiene Bûcar 

el rey (moro) traye buen cauallo 

2538 Amos salieron a part 

sallieronse de la cortc 

2648 El moro quando lo sopo 

et quando sopo de cômmo 

2709 que non i fin cas ninguno 

et fincaron ellos solos 

2868 que vos podamos vengar 

que vos seredcs vengadas 

2880 e de Médina a Molina 

et de Médina (fueronse por)a Molina 

3024 Quando los ovo a ojo 

quando el Çid llegô al rey 

3047 posaré a San Servan 

possaré yo en Sant Seruan 

3048 esta noche llcfjarân 

uiene grand gente comigo 

3145 e en pié se levante 

el Çid se leuantô en pié 

3156 quando dexaron mis fijas 

(si ellos me) desmanpararon mis fijas 

3185 a la barba se tomô 

pues la mano por la barba 



IS2 JULIO CEJADOR 



3217 Essora salién aparté 

et sallieron (con ellos) a su fabla 

3227 que aqui lo enterguedes 

que gelo tomassen luego 

3266 en el robredo de Carpes 

en los robredos de Corpe« 

3287 en el cas t te II o de Cabra 

cotnmo en la lid de Cabra 

3322 tôveldo en poridad 

yo otorguetelo et callelo 

3323 no lo descobri a nadî 

nunca de aquella ora fasta agora lo dixe a omne nasçido 

[de came 

3324 ovistete de alabar 

alabastete tu que fizieras lo que yo auia fecho 

3326 fnas non saben la verdad 

et Dios sabe la verdat 

3331 quando durmie mio Çid — y el le on se desatô 
quando se solt6 el leon 

3332 que fizist con el pavor 

con grand miedo que ouiste 

3333 tnetistet iras el escano 

(te) fuste meter so este escanno 

3360 ondrados somos nos mismos 

mucho mas ualemos agora 

3414 al rey las manos (le) bcsô 

besô las manos al rey 

2420 de Novarra e de Aragon 

de Navarra et d'Aragon 

2428 a tfantes de Carrion 

los infantes de Carrion 



EL CANTAR DE MIO CIU Y LA EPOPEYA CASTELLANA I53 



3498 que prendan de sos avères 

que tomassen (algo) de su auer 

3522 e luegôs partie la cort 

aqui se partî6 la corte 

3527 Dixo Martin Antolines 

Martin Antolinez dixo 

3528 e a passar es par nos 

nos paremos ante uos 

3529 podedes odir de muertos 

muertos podemos (nos) seer 

3532 e el rey pora Carrion 

salliô (ende) el rey (de yda) pora Carrion 

3533 -Ww très sedmanas de plaça 

mas no pudo llegar al plazo de las très sedmanas 

3539 (con) ellos acordados son 

vinian de un acuerdo 

3541 que los matassen en canpo 

que si... pudiessen... matar — ^a aquellos caualleros 

3542 que lo al non enpeçô 

no lo osaron cometer 

3544 de noche{e) bclaron las armas 

uelaron en las iglesias 

3552 en otro lugar se arman 

et los infantes al otro 

3555 0^^ ^^^ fossen en (h) hatalla 

fiziess(e) tirar de la lid 

3557 mue ho eran repcntidos 

et repentîense mucho 

3559 quando oviemos la cort 

en la corte de Toledo 

3563 huebos vos es que lidiedes 

et punnat de seer rezios 



1 54 JULIO CEJADOR 



3564 que nada non mancarâ — por los del Campeador 
ca con taies lo auedes que uos es mester 

3570 no lo querrién aver fecho — par quanta ha en Carrion 
se fallauan mal de lo que auien fecho 

3576 a derecho nos valed 

(nos) amparedes a (nucstro) derecho 

3581 essora dixo cl rey: — d'alma c de coraçon 

et el rey les dixo... en la desonrra del Çid mi parte he yo 

3591 fevos de la otra part 

del otro cabo Uegaron 

3592 ca muchos parientes sone 

de parientes et de amigos 

3600 tucrio non querades vase 

non por otra fuerça nin por otro tuerto 

3601 (ca) qui tuerto quisier(e) fazer 

et si alguno (de uos) al quisiere 

3604 los fidèles y el rey — cnscfiaron los mojones 

et dio el rey doze caualleros fijos dalgo por fieles et man- 

[doles que les demostrassen los moiones 

3607 qui salie sse del mojon 

non llegassen al mojon 

• 

3610 ya les partien el sol 

que les partiessen el sol 

3629 firme estido Per Vermudoz — por esso nos encatnâ 

et (él estando) firme en el cauallo — non diô nada por el 

[golpe 

363s e la terccra fincô 

pero que gelos passô 

3640 por la copia del cavallo 

por las ancas del cauallo 

3641 assi lo tenien las ycntcs — que mal ferido es de muort 

et por esto cuydaron la»* gentes que era peor ferido de lo 

[que non era 



EL CANTAR DE MIO CID Y LA EPOPEYA CASTELLANA I55 



3642 en elle dexô la lança — {e) mono al espada metiâ 
dexô la lança en él — et metiô mano a la espada 

3643 quando (lo vido) Ferran Conçoives 

et quando Fernant Gonçalez 

3644 antes que el colpe espérasse 

cnantes que reçebiesse colpe délia 

3648 mano metiô al espada 

metiô mano a Colada 

3658 (^M^) non escaparié con (el) aima 

que non escaparié dél 

3662 espada tic ne en mano 

tenie espada en la mano 

3660 essora Martin Antolinec — recibiol con el espada 

Martin Antolinez mouiô... de la punta del espada 

3666 el cavallo asorrienda 

començô de yr fuyendo 

3667 MartiH(o) en (cl) campo fincava 

Martin (Antolinez) fincô en el campo 

3673 fiérensc en îos escudos 

fiérense en Ios escudos 

3674 forçudo e de valor 

cauallero (mucho) esforçado 

3680 el escudol crebantô 

el escudo que (gelo) falsô 

3681 falssole la guarnison 

et todos Ios guamimientos 

3683 metiol por la carne adentro — la lança con el pendon 
la lança con el pendon — paresçiô de la otra parte 

3687 vermejo saliô el astil — e la lança y cl pendon 

Munno Gustioz fincô con su lança en la mano toda san- 

[grienta 



^56 JULIO CEJADOR 



3688 que ferido es de muort 

(que) yazié ferido de (ora de) muerte 

3690 dixo Gonçalvo Anssuorez 

Gonçalo Ansurez... dixo 

3714 ww fijas vengadas son 

agora sodés (uos) vengada 



7. LOS OCTOSiLABOS DEL "caNTAR". 

Ademâs de los octosîlabos comunes al Cantar y a la Crônica, 
hay muchos octosîlabos que son exclusivos del Cantar, lo cual 
indica lo muy hecho que ténia el oido el autor de Mio Cid al 
octosilabo de los romances populares, puesto que le salîan sîn 
querer, ya que su propôsito, segun el mismo Menéndez Pidal, 
era hacer alejandrinos o versos améfricos, si se quiere, a base 
del alejandrino. Vamos a poner juntos los mas de los octosîlabos 
del Cantar: cuando no Ueven la correspondencia de la Crônica, 
es senal de ser exclusivos del Cantar mismo. 

a) Octosîlabos del primer cantar (muchos comunes a la 
Crônica) : 

t tan fuertcmicntrc Uorando 

2 •/ est aval os en tau do 
5 e sifi adtores mudados 

(j mios enemiçfos mal os 

10 alli picnssau de acjuxjar 

11 a la exida de Bivar — ovieron (la) corne ja diestra 
et salientes de Biuar — ouo la corneia diestra 

13 meçiô mio Çid los ombros^y engrameô la tîesta 

14 ea eehados somns de tierra 



EL CANTAR DE MIO CID Y LA EPOPEYA CASTELLANA 15/ 



15 tornaremos a CastUHa 

tomaremos a Castiella 

20 ^1 oviesse buen sehor 

21 ccnbidar le ién de grado — mas ninguno non osava 

24 e fuertemientrc seellada 

25 que a mio Çid Roy Dias 

26 e aquel que gela diesse — sopiesse vera palabra 

27 que perderié los averes-^e (mas) los ojos de la cara 

30 ascondense de mio Çid — ca nol osan désir nada 

31 ad cl in 6 a su posada 

fuesse pora la posada 

33 por mie do dcl rcy Al fans 

34 que si non la quebrantâs — (que) non gela abriessen por nada 

37 a la puerta se lie gava 

38 sacô cl pie dcl cstribcra 

40 una nina de nuef ahos 

41 en buena cinxiestes espada 

42 anoch dél entré su caria 

43 c fuertemientrc seellada 

44 abrir nin coger par nada 

45 los avères e las casas 

48 nuis cl Criador vos vala 

49 e tornôs pora su casa 

50 que dcl rey non avit gracia 

52 llego a santa Maria 

56 cabo Burgos essa villa 

quando aquello viv> el Çid saliosse de la villa 



15^ JULIO CEJADOR 



57 e luego descavalgava 

58 e] que en buena chixo cst*nda 

61 assi posé mio Çid — commo si fosse en montana 

62 dentro en Burgos la casa 
64 nol osarien vender 

66 a mio Çid e a los sas — ahâstalcs de pan e (de) vino 

diol de corner quanto ouo mester pora si et pora sus bestias 

67 ca él se lo avie consigo 

70 fablâ Martin AntoHnec — odredes lo que a dicho 

72 (e) vayamosnos al matino 

73 ca acusado seré — de lo que vos he servido 

74 en ira del rey Alffons 

75 escapo sa no bivo 

y 6 aun çerca o tarde el rey 

80 doblar vos hc la soldada 

83 pora toda mi compaha 

(de) que guisasse su companna 

84 de grado non avric nada 

87 cubiertas de guadalmeçi 

cubiertas de guadamesçî (de guadamesçi cubiertas) 

88 los guadameçis vcrmejos, — e los clavos bien dorados 

90 quando en Burgos me vedaron—coupra y el rey me a ayrado 

91 non puedo traer (el) aver 

non quiero levar comigo— agora tan grand auer 

c^2 por lo que fore guisado 

por alguna poca cosa 

94 vcalo cl Criador 

et bien sabe Dios que esto 



EL CANTAR DE MIO CID Y LA EPOPEYA CASTELLANA I 59 



100 en uno estavan amos 

loi en cuenta de sus avères — de los que avien ganados 

102 Uegà Martin An toi in ec 

fuesse Martin Antolincz 

103 fO sodés, Raquel e J'idas — los mios amigos caros 

105 todos très se apartaron 

106 a moros nin a eristianos 

108 par siempre vos faré ricos, — que non seades menguados 

109 por las parias fo entrado 

112 por en vino a aquesto 

113 llenas de oro esmerado 

114 que el rey le a ayrado 

115 dexado ha hered.ides 

117 dexar las ha en vuestra mano 

118 e prestalde de aver 

119 (e) metedias en vuestra salvo 

120 mcied i las fedes amos 

122 seiense consejando 

123 en todo de ganar aUjo 

124 que él algo a gaùado 

125 quando a tierra de moros {entra) — que grant aver a sacadn 

126 qui aver trae monedado 

130 (p) que ganancia nos darâ — por todo aqueste aiio 
quanto les diesse de ganancia 

132 lo que sea aguisado 

133 por dexar so arer en salvo 



I60 JULIO CEJADOR 



134 de todas partes menguados 

135 û me(ne)ster seysçientos marcos 

quel diessen DC marcos 

136 dar gelos hemos de grado 

137 ya vedes que entra la noch 

139 non se face assi el mer c ado 

140 sinon primero prendiendo 

141 dixo Martin Antolines 

143 e nos vos ayudaremos — que assi es aguisado 

149 de voluntad e de grado 

150 ea por el agua a passado 
152 afevoslos a la tienda 

157 de lo m 10 avredes algo 

161 que sobre aquellas arcas — darle ien seysçientos marcos 

162 e bien gelas guardarien 

163 e gela auien jura do 

164 que si antes las catassen 

165 non les dicsse mio Çid 

ï66 dixo Martin Antolinec — carguen las arcas privado 

167 levadlas, Raqucl c Vidas — ponedlas en zjucstro salvo 

ï68 que adugamos los marcos 

169 ca a movcr ha mio Çid — ante que conte el gallo 

171 magucr cran esforçados 

172 gradansc Raqucl c Vidas — C')}\ avères monedados 

176 pora Ins ycntcs cstruThis 

177 assi es vucstra vcntura, — grandes son zmestras ganancias, 



EL CANTAR DE MIO CID Y LA EPOPEYA CASTELLANA l6l 



i8i si vos la aduxier dalla 

183 tendieron un almoçalla 

184 tresientos morcos dt plata 
186 en oro gelos pcgavan 

188 quando esta ovo fecko — odndes lo que fàblava 

190 yo, que esta vos gané 

191 aparté ixieron amos 

192 ca él no' lo ha buseado 

194 darvos queremos buen dado 

195 e rica piel e buen manio 

198 esto que avemos parado 

199 gradeçiolo don Martino 

200 gradé exir de la posada 

201 e Alançon a passado 

202 del que en buen ora uàsco 

203 abiertos amos los braços 

204 el tnio fidel vassallô 

205 que de mi ayades algo 
207 e yo treynta ke ganados 

209 en San Pero de Cardena 

210 veremos muestra mugier 
212 ca çerca viene el plazdo 

214 mio Çid e sus conpanas 

215 tornô a Santa Maria 

217 a H lo gradesco, Dios, — que çielo e tierra guias 

218 gloriosa santa Maria 

Rtvu* Hupmmiqut. — A. ix 



* 



102 JULIO CEJADOR 



219 pues que el rey he en ira 

220 non se si entraré y mas — en todos los mios dias 

221 Gloriosa, en mi exida 

222 e me ayude e me acorra 
22^ si vos assi lo fùsiéredes 

224 mando al vuestro altar 

225 que faga (1) cantar mill missas 

226 de cuer e de veluntad 

227 e pienssan de aguijar 

228 dixo Martin Antolinez 
22g a todo mio solas 

230 que el sol quiera rayar 

234 quel sirven a su sahor 

235 apriessan cantan los gallos — e quicren crehar alhores 

236 quando llegô a San Pero ;' 

237 cristiano del Criador 

238 abuelta de los albores 

239 y éktava dona Ximena — con çinco duenas de pro 
242 y sopieron el mandado 

244 con lumbres e con candelas 

24s con tan grant gozo reçiben — al que en buen ora nàsco 

246 gradéscolo a Dios, miô.Çid, — dixo el abbat don Sancho 

247 prendet de mi ospedado 

248 el que en buen ora nàsco 

249 yo adobaré conducho — pora mi e (pora) mios vasallos . 

250 mas p orque me vo de tierra 



EL CANTAR DE MIO CID Y LA EPOPEYA CASTELLANA I63 



255 e prendctlas en los hraços 

256 aqui vos las acomiendo 

257 délias e de mi mugier — fagades todo recabdo 

260 al monesterio daré 

262 afevos dona Ximcna — con sus fijas (do) va llegando 
su muger donna Xemena 



263 


(e) adûscnlas en los braço 


267 


de tierra sodés echado 


271 


que e stade s vos en ida 


272 


partir nos hemos en vida 


276 


llegolas al coraçon 


277 


tan fuerte mientre s aspira 


278 


la mi mugier tan complida 


279 


commo a la mie aima 


281 


fincaredes remanida 


283 


y algunos dias vida 


284 


de mi seades servida 


286 


en San Fera a clamor 


287 


odicndo van los pregones 
quando por Castiella oyen 


288 


mio Çid el canpeador 


290 


a la puent de Arlançon 


291 


çiento quinze cavalier os 
cient et quinze caualleros 


295 


mio Çid el de lUvar 


302 


algun bien vos pueda far 


303 


doblado vos lo cobrar 



164 



JULIO CEJADOR 



304 Porque creçiô en la yantar 

mandô guisar (muy) grand yantar 

305 plogo a los (otros) omnes todos 
308 a mio Çid aguardar 

310 non podrie escapar 

311 lo noch querie entrar 
3Ï2 mandolos todos juntar 

313 non vos caya en pesar 

314 dar vos quiero vuestra part 

315 commo lo devcdes far 
318 en San Pero a matines 

320 pensemos de cavalgar 

321 ca el plaso viene açerca — mucho avemos de andar 

322 quomo lo mandô mio Çid—Hissi lo an todos ha far 
325 a una priessa tan grande 

328 quanto ella mejor sabe 

329 que Dios le curiâs de maie 

330 padrc que en çielo estase 

332 fezist estrellas e luna—(y) el sol pora escalentare 

333 ^n santa Maria madré 

en Belleem apareçist, — commo fo tu voluntade 

335 ouieron te a laudare 

336 te vinieron adorare 

339 quando cayô en la mare 

341 et senor san Sébastian 

342 salves t a santa Susanna 



EL CANTAR DE MIO CID Y LA EPOPEYA CASTELLANA l6$ 

350 el uno es en paradiso, — ca el otro non entré alla 

352 que nunqua vido alguandre 

357 por end es salvo de mal 

358 * oviste a rcsuçitar 

359 commo fo tu voluntad 

361 tu ercs rey de los reycs, — c de todel mundo padre 

362 a ti adoro e credo 

363 que me ayude a rogar 

364 par miô Çid el Campeador — que Dios le curie de mal 

365 en vida nos fas juntar 

366 la missa acahada la an 
^ . salieron de la eglcsia 

368 el Çid a dona Ximcna 

369 doiia Ximcna al Çid 

370 que non sabc que se far 
372 e al Padre spirital 

2;j^ Dios sabe el a juntar 

374 que non vidicstcs atal 

2yS ^^^ parten unos d*otros 

376 myo Çid con (los) sos vassallos 

378 fablô Minaya Albar Fanes 

379 Çid, do son vues tr os esfuerçosf 

380 esta sea de vagar 

381 en goso se tornaran 
384 e a las fijas que ha 
388 . por connusco ir, abbat 



i66 



JULIO CEJADOR 



389 dcsHdes que prendan (cl) rastro 

390 ca en yermo o en poblado—podernos han alcançar 
394 vino mio Çid yaccr 

297 de siniestro Sant Estevan 

400 la calçada de Qulnca 

402 mio Çid iva posar 

404 i se echava mio Çid 

406 a cl vino en vission 

ueno a ell en uision 

408 ca nunqua en tan buen punto 

410 quando despcrtô cl Çid — la cara se santigô 

411 a Dios se fo acomendar 

412 del suefw que sonado a 

398 a dicstro Atiença las torres 

yaziel de siniestro Atiença 

416 non era puesto cl sol 

ante que s(e) pusiesse el sol 

417 mio Çid el Campcador 

418 (e) omnes valientes que son 

419 que todas ticnen pendones 

420 si cl Criador vos salue 

426 e por la loma ayuso 

427 en medio de una montaîia — maravillosa e grand 

una montanna muy grand 

428 fùso mio Çid posar 

mandoles el Çid posar 

429 commo qucrié trasnochar 

porque qucrié trasnochar 



EL CANTAR DE MIO CID Y LA EPOPEYA CASTELLANA I67 



431 mandado de so senor 

433 por ial lo faze mio Çid 

435 el que es sobre Fenares 

que yaze sobre Fenares 

436 mio Çid se echô en çelada — con aquellos que il trae 
echosse el Çid (alli) en celada,— et mandé a Alvar Hannez 

440 de aquesta puestra conpana 

44: sacaremos a çelada 

443 que aconpaiien a Minaya 

448 que por miedo de los moros — non dexen nada 

et que lo non dexassen por miedo de moros 

452 aqui fincaré en la çaga 

454 los que iran en el algara 

455 e los que con mio Cid 

457 Dios que fermoso apuntava 

460 e iodas sus hcredanças 

462 que en Castcion fincaran 

465 avienlos de ganançia 

467 a la pueria adelinava 

et fuesse (luego) derechamientre — por(a) las pucr- 

[tas del castiUo 

468 quando vi(di)eron la rebata 

473 e cl oro y ela plaia 

et tomô de oro et de plata 

475 déxanla a mio Çid — todo esto non preçia nada 

477 toda la tierra preavan 

et tomaron y grand prea 

478 tôrnanse con la ganançia 

leuando (ante si) quanto fallauan 



168 



JULIO CEJADOR 



480 de ovejas e de vacas 

481 e de otras riquisas largas 

484 toman se essa conpana 

485 o eî Campcador estava 

490 do yo vos enbiàs bien — ahria tal esperança 

491 {esso) con esto sea ajuntado—e de toda la ganançta 

(lo que yo e ganado acâ et lo que uos adozides) que se 

[ayunte todo en uno 

492 ^1 (la) quisicrcdes, Minaya 

494 Que me auedes mandado 

495 Alfonsso el Castcllano 

497 a aquel que esta en alto 

498 sobre mio buen cavallo 

500 e al espada meta mono 

501 e por el cobdo ayuso 

503 quanta un dinero malo 

504 pues que por mi ganaredes 

505 afelo en vuestra mono 

508 que llegarién sus companas 

con aquellas compannas 

510 todo aqueste aucr sin falla 

511 que gelas diessen par carta 

513 caden çient marcos de plata 

516 aqui non lo puede(e) vender 

non fallô (alli) a quien uender 

519 por quanto sérié conprada 



EL CANTAR DE MIO CID Y LA EPOPEYA CASTELLANA lÔQ 



525 non I avrie morada 

non me semeia que mas pudiessemos auer morada 

526 mas non i avrie agua 

de otra g^isa non auremos y agua 

527 ca e script a es la car ta 

escriptas son ya (de los moros) las cartas 

528 buscar nos ié el rey Alfonsso — con toda sue mesnada 
et uenir no sa uuscar... don Alffonso... es poderoso 

529 quitar quiero Castejon 

oid, escuelas de Minaya 
uos, Aluar Hannez Minnaya 

530 non îo tengades a mal 

non me tengades por mal 

531 en Castejon — non podriemos fincar 

en Castreion nos non podemos morar nin fincar bien 

532 çerca es el rey Alfonsso 

ca es açerca el rey 

535 Ç^^ de mi non digan mal 

ca paresç(e)rie mal, — de leuar moros nin moras 

537 pensemos de cavalgar 

et caualgaremos luego 

538 con Alfons mio scnor 

con (el rey don) Alfonso miô sennor 

539 fl todos los oiros plas 

plôgo a todos con esta 

• 

540 del castiello que prisicron 

542 vansse Fenares arriba 

fueron(se) Fenares a arrjba 

545 passaron las aguas — entraron al campo de Taranz 
et passaron el rio, et entraron al campo de Taranço 

546 por esas tierras ayuso 



170 JULIO CEJADOR 



547 ^ntre Farisa c Çetina—mio Çid tva aïbergar 
et fueron aïbergar entre Hariza et Cetîna 

550 wio Çid de Bivar 

552 (e) a Tcca que es adelant 

et dend a Atecca 

553 wiio Çid iva posar 

555 agua nol pueden vcdar 

porque les non pudiesse ninguno vedar agua 

556 Mio Çid don Rodrigo — Alcoçer cueda ganar 
et cuedando el Çid ganar — a Alcoçer 

557 firme prcnde las posadas 

558 las unos contra h sierra — e los otros contra la agua 
mando a los unos de su companna posar contrai rio, a los 

[otros contra la sierra 

559 que en buen ora cinxo espada 

561 mandé faser una càrcava 

et fazer una càrcaua 

562 que de dia nin de noch — non les diessen arrebata 

que algunos nos les fiziessen rebuelta de dia nin de nochc 

563 que sopiessen que mio Çid — alli avie fincança 

565 que el Campcador mio Çid — alli avie poblado 
como el Çid... — iincaua alli de morada 

566 venido es a moros, — exido es de cristianos 
cra echado de cristianos et uinie a moros 

567 non se treven ganar tanto 

no les yazié ningun pro 

468 con todos SOS vassallos 

469 el castiello de Alcoçer 

570 a mio Çid yal dan parias 

571 e los de Terrer la casa 



EL CANTAR DE MIO CID Y LA EPOPEYA CASTELLANA I7I 



572 a los de Calatauth 

quando esto oyeron los de Calatayud 

573 alli yogo mio Çid — complidas quinze sedmanas 
durô el Çid en aquella bastida XV sedmanas 

574 quando vido mio Çid — que Alcocer non se le daha 
et desque vio que non pod^'e auer aquel castîello 

576 dexa una tienda fita 

mandô dexar una tienda 

579 por sacarlos a çelada 

faziendo muestra que se yuan 

580 vidiendo los de Alcoçcr, — Dios cômmo se alabavan 

los moros de Alcoçer quando lo uieron, romençaronse de 

[alabar que fueran esforçados 

581 fallido ha a mio Çid — cl pan e la çevada 
fallido les el pan — et la ceuada al Çid 

582 una tienda a dexada 

quando aquella alli dexa 

583 de guisa va mio Çid, — commo si escapasse de arrancada 
yuasse quanto podie — faziendo semeiança— que escapaua de 

[arrancada 

584 démos salto a el — c fcrcmos grant ganançia 

démos salto en él— (et desbaratar lemos) et faremos (y) 

[grand ganançia 

586 tornar nos las ha dohlada 

dobladas nos las tornarâ 

587 Salieron de Alcocer — a una priessa much estraiia 
et salieron a grand priessa (tras él) 

588 mio Çid quando los vio {fuera)—cogiôs commo de arran- 

[coda 

(catô) el Cid (empos si, et) quando los vio (plogol mucho, 
ca aquello era lo que el querie; et por allongarlos mas dcl 
castîello), penssô de andar— como quien ua arrancado 

589 con los SOS abuelta anda 



I JULIO CEJADOR 

590 disen los de AUoçer-.-^a se nos va la ganançia 

lot de Alcocer (quando assi le uieron yr apriessa) dixeron: 
[v&ssenos la ganançia (que cuédaramos auer) 

592 de tû al non pienssan nada 
que non cataron por al 

593 abierias dexan las pucrias — 911^ ni'n^HO non las guorda 
d«xarou las puertas abiertas (del castiello) et desampara- 

[das de toda guarda 

595 vio guc enircllos y cl casiiello — mucko avie grant filofa 
et vio como eran bien allongados del castiello 

596 a priessa espoloneavan 

600 Dios qui burno es el goso 

601 Mio Çid e Albar Fane:: 
el Çid et Aluar Hannez 

603 etitrellos y cl casiiello — en ess< 

re los moros et el castiello 



}os vassallos de mio Çid 

en «M poco de logar 
dando grandes alaridos — hs que eslan en (la) çelada 
dcxando vim los delani — [por) al castiello se tomavan 

a la Puerto se paravan 

luego llegavan los sos — rii fecha es el arrancada 

mio Çid gaiiô (a) Alcofcr 

fablà mio Çid Jioy Dia: — el que en buen ora fui nado 

e a lodos los sos santos 
et a los sus santos 

yd) mejoraremos posadas — a duefios e a cauallos 
ya.) mejoraremos (las) posadas, — los duennos et los 

•id a mi. Albar Faite:: — e todos los cavalières 



EL CANTAR DE MIO CID V LA EPOPEYA CASTELLANA I73 

617 grand aver ovemos preso 

621 ca el senorio tenemos 

622 possaretnos en sus casas — e dellos nos serviremos 

ellos que saben la villa mostramos an buenas posadas et 
los ancres que yazen ascondîdos en las casas— et seruir 
nos hemos dellos 

624 fisc cnbiar por la tienda — que dexara alla 

enuiô (el) luego por la tienda— que dexara fuera 

625 tnucho pesa a los de Teca — (e) a los de Terrer non plase 

626 {e) a los de Calatayuth 

quando lo oyeron los de Teca et de Therrer et et Cala- 

[tayud, pesoles mucho 

627 Al rey de Valençia — enbiaron con mensaje 
enviaron (luego) sus mandaderos — al rey de Valençia 

628 que a uno que disien — mio Çid Roy (Dias) de Biuar 
que uno que dizien — mio Çid Roy (Diaz) de Viuar 

629 de ticrra echado lo ha 

et quel echara de tierra 

630 vino posar (sobre) Alcoçcr 

(que) viniera (et assentarase en un otero) cerca Alcoçer 

631 el castiello ganado a 

entrara cl castiello et prisieral 

633 pcrderâs Calatayuth 

633 que non puede escapar 

que a Theca et a Therrer et a Calathayud que perdudas 

[las auie 

637 Très reyes veo de moros — derredor de mi estar 
dos reys moros— que tenie y consigo 

642 porque se me entré en mi tierra— derecho me avrà a dar 
desta guisa tomarie derecho dél, por quel assi entrara en 

[su tierra 



174 



JULIO CEJADOR 



649 la que diccn de Canal 

a Zelffa de Canal 

650 andidieron iodo 7 dia 

651 en Calatayuth posar 

al tercer dia llegaron a Calatayud 

654 que disen Farte e Galve 

dizien Fariz et (ail otro) Galbe 

655 û/ hueno de. tnio Ç'td—en Alcoçer le van çercar 
uinieron todos sobre Alcoçer a çercar y al Çid 

657 ca yentes son sobejanas 

659 enbueltos andan en armas 

660 {e) grande es el almofalla; 

662 Mesnadas de mio Çid — exir querién a batalla 
ellos querien salir a lidiar sobrella 

664 Tovierongela en çerca 

tuuieronlos alli çercados 

665 Acabo de très sedmanas — la quarto querie entrar 
très SMnanas ^ 

667 el agua nos an vedada 

ell agua nos an (ya) tollido 

668 que (nos) queramos ir de noch — no nos lo consintrân 
que (nos) queramos yr de noche, — nin nos lo consint(i)rien 

671 Primera fablô Minayu — (un) cauallero de prestar 
(Dixo) estonces Aluar (Hannez) Minaya 

670 desidme caualleros, — câmo vos plase de far 
caualleros ^como queredes vos fa(ze)r? 

672 de Castiella la gentil — exidos somos acà 

sallidos somos de Castiella — la noble et la loçana et veni- 

[dos a este lugar 

673 si con m or os non lidiâremos 

si con moros non lidiâremos 



EL CANTAR DE MIO CID Y LA EPOPEYA CASTELLANA I75 



675 en (el) nombre del Criador 

en nombre de Nuestro Senor 

676 en aquel dia de cras 

esto (que) sea luego cras 

678 (ca) aver (vos) îo iédes de far 

assi lo deuedes fa(ze)r 

679 todos los moros e (las) moras — de fuera las manda echar 
los moros e las moras — echemos (luego) del castiello 

680 que non sopiesse ninguno — esta su poridad 
porque non sepan nuestra poridad 

683 annado es mio Çid 

armosse luego el Çid 

684 como odredes contar 

686 sinon dos peones solos 

sinon dos peones 

687 si (nos) moriércmos en campo^ — en castiello nos entrarân 
si los moros nos mataren en el campo, entrarân cllos el 

'" [castiello 

688 si vençieremos (la) batalla — creçremos en rictad 

si (Dios quisiere que) nos venzcamos a ellos, crescernos a 

[ell aller et el poder 

691 (mas) non aguijedes con ella, sin yo non vos lo mandar 
(mas catad que) non aguigedes con ella, — sinon quando 

[uos yo dixiere et uos yo mandare 

695 que priessa va en los moros — e tomaronse (a) armar 

fué aquella ora muy grand — ^la priessa entre los moros — 

[(et) començaronse de armar 

696 ante roido de atamores — la iicrra queric quebrar 

tantos eran los roydos de los atamores... que los omnes 

[non se podien oyr 

697 veriédes armarsc moros, — apriessa entrât en ac 
començaronse de armar — et pararon sus azes 



176 



JULIO CEJADOR 



694 al almofalla se van (iornar) 

tomaronse a sus con^annas 

€99 e los pendones mesclados—jqui los podrie contarf 

et los (otros) pendones (daqnellos pueblos a)yuntados — 
[(alli eran tantos que) serîén muchos de contar 

705 la sena tiene en manor- conpeçô de espolonar 
et aguijô adelant con la senna 

707 vo meter la vuestra s^na — en aquella mayor as 
vo meter la uuestra senna— en aquella mayor az 

708 los que el dehdo avedes-^verê comme la ùcorrades 

los que debdo auedes (en bien agora) vere como acoiredes 

[(a la senna) 

709 dixo el Campeador: jnon sea, por cartdad! 

trauô estonçes el Çid con ell que estidiesse quedo et non 

[moviesse la senna 

7ïo respuso Pcr Vermudos 

respuso (essa ora) Pero Uermudez 

711 espotonô el cavallo — {e) metiol en el mayor as 

et aguij6 luego et puso la senna entre los moros alli do 

[dixiera 

714 dixo el Campeador: — jvalelde por caridad! 

el Çid quando aquello vio, mandé a todos los suyos... que 

[acorriesen a Pero Uermudez et a U senna 

715 abueltas de los pendones 
7^7 de suso de los arsones 

720 por amor del Criador 

721 yo so Roy Diac, el Çid — de Biuar Campeador 

722 Todos fieron en el as — do esté Per Vermudos 
fueron ferir en los moros — como el mandaua 

725 a la iornada que fasen — otros tantos muertos son 

a la tornada mataron al tantos et derrîbaron otros 



EL CANTAR DE MIO CID Y LA EPOPEYA CASTELLANA \^^ 

726 Veriedes tantas lanças 

730 salir vermejos en sangle 

732 los moros llaman Mafômat — e los cristianos sanUi) Vague 

744 A Minaya Albar Fanez — mataronle el cavallo 
mataron los moros el cauallo a Aluar Hannez 

746 al espada metiâ tnano 

metio mano a la espada 

748 Roy Dias el Castellano 

749 acostôs a un aguasil — que tente buen cavallo 

dexosse yr a un alguazil — (de los moros) que aduzie (muy) 

[buen cauallo 

751 el média echâ en campo 

755 A Minaya Albar Fanes 

753 Cavalgad, Minaya, vos — sodés el mio diestro braço 

caualgat, Minnaya (ca) vos — sodés el mio diestro braço 

756 los cometamos de cabo 

los cometamos de cabo 

756 el espada en la mano 

760 ires colpes le avie dado 

et diol très colpes 

761 y el uno ha tomado 

762 por la loriga ayuso 

fue tal quel rompiô la loriga 

764 rancado es el fonssado 

769 non gel osé esperar 

gc le non quiso esperar 

778 A Minaya Albar F an ce 

780 sangriento trae cl braço 

783 que a Castiella iran 

Ritmt Hispani^M€,—h. ^* 



178 JULIO CEJADOR 



784 que mio Çid Roy Dias—lid campai a atrancado 

785 tantos moros yasen tnuertos — (que) pocos bivos a dexados 

786 sin dubda les foron dando 

789 /Dios, cômmo es bien barbado 

790 la espada en la tnano 
792 aquel que esta en alto 

795 ie escudos e de armas — e de otros avères largos 
et entre armas et aueres — et otras cosas Icuaron 

796 quintentos e diez cauallos 

quinientos e diez... cauallos 

803 grant a el gozo mio Çid 

et fué muy alegre el Çid 

804 e estas avères largos 

805 en la su quinta al Çid 

cayeron (a él) en el su quinto 

810 sodés mio diestro braço 

a guisa de muy buen cauallero 

813 a Castiella con mandado 

814 que auemos arrancado 

818 de los arsones colgando 

a los arçones 

827 ya la noch avie entrado 

828 con los SOS se acordando 

834 Por lanças e por cspadas — avemos a guarir 
nos por armas auemos a aguarir 

835 {si non), en esta tierra angosta — non podriemos bivir 
esta tierra es angosta et non podemos en ella fincar 

837 fincâ y con su mcsnada 

finco allî con (las otras) sus compannas 



EL CANTA R DE MIO CID Y LA EPOPEYA CASTELLANA I79 

838 e sobejana de mala 

^39 a mio Çid aguardahan 

842 entre los de Teca^ los de Terrer la casa--e los de Ca- 

[latayut 
los de Theca et los de Therrer et los de Calathayud 

845 Vendido les a Alcoçer—por très mill marcos de plata 
empenno a los moros aquel castiello de Alcocer— por très 

[mill marcos de plata 

846 a Alcoçer ha vendido 

852 tomaronse a quexar 

començaronse a quexar 

855 quando quitâ a Alcoçer-^mio Çid el de Biuar 
et pues que el Çid — ouo quito el castiello 

856 compeçaron de llorar 

todos llorando por él 

858 aguijô cabadelant 

859 mucho ovo buenas aves 

que ouo muy buenas aues (et dizen algunos que saliente 

[desse rio...) 

860 plogo a los de Terrer— e a los de Calatayut mas 
mucho plogo a los de Theca et de Calathayud 

861 pesa a los de Alcocer — ca pro les faste grant 

mas (mucho) peso a los de Alcocer por el grand algo que 

[les fazie 

863 que es sobre Mont Real 

que es sobre Mont Real 

864 ntaravilloso e grant 

869 a Çclfa la de Canal 

a Zelffa la de Canal 

872 al rey los enpresentava 

al rey (don Alffonso) apresentole 



-J 



i8o 


JULIO CEJADOR 


874 


si VOS vala Dios, Minaya 


875 


que en buen ora cinxo espada 


876 


Alcoçer ganô por maria 




gano el de moros el castiello de Alcoçer 


878 


e tolleronle el agua 




et tollieronle ell agua 


876 


venciô dos rcyes de moros 


878 


enbia esta presentaja 


880 


si el Criador vos vala 


882 


aue de seiior nnu hn nrnrin 



echado de tierra et sin gracia 

883 a cabo de très sedmanas 

cogerle a très sedmanas 

884 (ellas) despues que de moros fôr-prendo esta presentaja 
porque los cauallos son de ganancia que el fizo de moros, 

[tomolos por ende 

891 los que lo quisieren far 

896 al feredcs adelant 

uos (la) faredes adelant(e) 

898 id a mio Çid bus car 

902 e de la yente cristiana 



903 



el Poyo de mio Çid 
el poyo de mw) Çid 



904 el val de rio Martin — todo lo mette en pâria 

gano ribera de Rio Martin... et mantuvola por suya 

906 firme mientre les pesava 

et peso (ende) mucho a los moros 

907 alli sovo mio Çid — conplidas quinze sedmanas 

908 que se tardava Minaya 

que Alvar Hannez (tanto) tardaua 



EL CANTAR DE MIO CID Y LA EPOPEYA CASTELLANA l8l 



909 fiso una trasnochada 

fizo una trasnochada 

915 quando csto fecho ovo — a cabo de ires sedmanas 
despues desto otrossi, — a cabo de très sedmanas 

917 que todos cinen espadas 

918 non son en cuenta, sabet 

918 quando vido mio Çid 

el Çid quando sopo 

920 vaîo abraçar sin falla 

saliol a reçebir 

921 e los ojos de la cara 

924 e a las sus vertudes santas 

925 bien me ira a mi, Minaya 

928 de primos e de hermanos 

929 aquellas que avien dexado 

941 plaze a los de Saragoça 

plazié a los de Saragoça 

946 que non lo pudo endurar 

947 désir vos he la verdad 

948 qui en un lugar mora siempre 

quisieren siempre morar 

949 penscmos de cavalgar 

951 estonçes se mudô el Çid — al puerto de Alucat 
en un lugar que dizen^l puerto de Alocath 

952 a Huesa e a Mont Alvan 

Huesca et Montalvan 

955 Q^^ '' salido de Castiella — assi los trae tan mal 

(como) el (que era) echado de Castiella — ^les fazie mucho 

[mal 



I82 



•JULIO CEJADOR 



958 quel corrié la ticrra toda 

corrie toda la ticrra 

959 e tôvoslo a grand fonta 

touolo por su desonrra 

960 el conde es muy follon — e dixo una vanidat 

961 mio Çid el de Biuar 

963 e non lo enmendô niâs 

nunqua despues lo exnendô 

964 agora côrrem las t ter ras — que en mi enpara estan 
agora côrrem(e) las tierras — que yo ténia en guarda 

965 nil torné el amûstad 

nin le tome amiztat 

966 mas quando él me lo busca — ir gelo he (y a) demandar 
mas quando me lo él uusca tantas uezes, yo non puedo estar 

[que gelo non demande 

967 (e) a priessa llegândos van 

968 entre moros e cristianos — gcntcs se le allegan grandes 
ayuntaron grandes poderes de moros et de cristianos 

969 adelinan iras mio Çid 

et fueron empos el Çid 

971 en Tévar e el pitiar 

en el pinar de Tovar 

972 asi vienen esforçados 

assi vinien esforçados 

974 e llegava a un val 

et llegaua yuso a un vall 

976 mio Çid quando lo oyo — cnbiô pora alla 

el Çid quando aquello oyô,— enuiô luego dezir 

978 de lo so non lievo nada 

ca non leuaua nada de lo suyo 

979 esto non sera verdad 



EL CANTAR DE MIO CID Y LA EPOPEYA CASTELLANA l8 



980 lo de antes e de agora 

que lo quel fiziera antes et aquello quel fazie estonces 

961 a quien vino desondrar 

a quien fazie desonrra 

983 mio Çid el de Bivar 

984 que a menas de batalla 

que menos de lid 

985 apart fascd la ganançia 

fazet aparté la presa 

986 e me te dos en las armas 

et armauos quanto mas ayna pudieredes 

988 de moros e de cristianos — génies trae sobejanas 
con grandes yentes de cristianos et de moros 

989 non nos dexarié Por nada 

çg2 ellos vienen cuesta yuso 

uieron uenir (la) cuesta (a)yuso 

993 e las c inchas amojadas 

996 antes que (ellos) lleguen a llano — presentemosles las lanças. 
ante que (ellos) lleguen al llano, — firamos en ellos 

998 verà Remont Vercngel — tras quién vino en alcança 
uerâ Remont Berenguel — tras quién uiene en alcanço 

999 *• (^3^) ^w este pinar de Tévar — por iollerme la ganançia 

al pinar de Tovar pora tollerme lo que yo auia ganado de 

[los enemigos 

1003 vidieron la cuesta yuso 

vieron venir (la) cuesta (a)yuso 

1004 mandolos ferir mw Çid 

mando (a los suyos que) los fuessen ferir 

1005 de volutttad e de grado 

todos muy de grado 



l84 



JULIO CEJADOR 



1006 los pendoncs a las lanças — tan bien las van enpleando 
empleando muy bien las lanças et las otras arnras 

1007 (c) a los otros dcrrocando 

et firiendo a los otros 

1008 vençido a esta batalla 

venciô el Çid la batalla 

lOOQ a preson le a tomado 

10 10 que mas vale de mill marcos 

loii / venciô esta batalla — por o ondrô su barba 

1016 ca grandes son las ganancias 

1017 a mio Çid don Rodrigo — grant cosiftal adobavan 
mandô luego el Çid fazer muy grand cozina et adobar 
maniares de muchas guisas por fazer plazer al conde don 
Remond 

1019 adusenle los corn ère s 

maguer (que) gelo aduzien 

1020 él non lo quiere conter, — a todos los sosanava 
ante sossannaua — ^a los que gelo trayen 

1021 por quanto ha en toda Espaiia 

por quanto auie en Espanna 

1022 antes perderé el cuerpo 

que antes perderie el cuerpo 

1023 pues que taies mal calçados — me vcncieron de batalla 

1026 si lo que digo fiziéredes 

si fiziéredes coni(o) (yo) digo 

1028 et penssedes de folgar 

et folgat 

1029 que yo dexar mê morir — que non quiero corner a! 

ca (yo) non combré nin faré (al) — sinon dexarme morir 

1036 quando esto oyô el comde 

quando esto oyô el cuende 



EL CANTAR DE MIO CID Y LA EPOPEYA CASTELLANA 18$ 



1037 si lo fiziéredes, Çid-4o que avedes fabîado 
esto que auedes dicho si lo complieredes 

1038 seré dent maravillado 

me marauillaré dello 

1041 mas quanto avedes perdido 

quanto uos auedes aqui perdudo 

1045 ca huebos me lo he pora estos — que comigo andan lazrados 
demas elo yo mester pora estos que lo han lazrado comigo 

1046 prendiendo de vos e de otros 

tomando de uos et de (los) otros 

1048 e de t terra es echado 

et andan echados de (su) tierra 

1049 e pidié agua a las manos 

agua pora las manos 

1050 e tiénengelo delant — (e) dierongelo prwado 

1051 que el Çid le avie dados 

1054 si bien non comedes, conde 

1055 (JQ^* feremos (la) morada — no nos pariiremos amas 

1056 de voluntad e de grado 

1057 co^ estos dos cavalleros 

1058 pagado es mio Çid — que lo esta aguardando 

1059 porque el comde don Remont — tan bien bolvie las manos 

1060 si vos ploguiere, mto Çid 

Çid..., si uos ploguiere 

1062 non yanté de tan buen grado 

1066 entre los dos es entrado 

1069 lo 9^^ ^^ avedes dexado 

quanto me dexades 



iSÔ JULIO CEJADOR 



1070 si VOS tnnicre emientc — que quisiéredes vengallo 

si despues uos uiniere a uoluntad que uos querades de mi 

[uengar 

1071 si m(e) viniéredes buscar — fasedme antes mandado 
fazetmelo saber antes 

1072 me dexaredes de lo vuestro — o de lo mio levaredes algo 
o me dexaredes de lo uuestro o leuaredes algo de lo mio 

1074 folguedes ya, mio Çid 

1075 por todo aqueste ano 

por tod este anno 

1077 e penssava de andar 

1078 tomando va la cabeça 

1079 que mio Çid se repintrâ 

1080 lo que non férié el caboso — por quanto en el mundo ha 

1081 ca non la fizo alguandre 

1085 de la ganançia que han fecha 

1086 que non saben que se an 

b) Octosîlabos del segundo cantar: 

1085 Aquis conpieça la gesta — de mto Çid el de Bivar 

1087 Poblado ha mio Çid — el Puerto de Alucal 

1088 dexado ha Saragoça — e a las ticrras ducâ 
£1 Çid salio de Saragoça 

1089 e tierras de Mont Alvan 

1090 conpeçé de guerre ar 

et guerrear la tierra 

1091 a orient exe el sol — e tornôs a essa part 

1092 Myo Çid gahô a Xérica — e a Onda e Almenar 
et correr tierra de Xérica — et Onda et Almenar 



EL CANTAR DE MIO CI D Y LA EPOPEYA CASTELLANA I87 

093 todas conquisias las ha 

et todas las otras tierras 

094 ayudol el Criador — el sehor que es en çielo 

096 ya vidie mio Çid — que Dios le iva valiendo 

097 Pesa a los de Valencia 
loi tornan tiendas a fincar 

102 tomes a maravillar 

103 e femosles tod{o) mal 

104 e comemos el so pan 
106 aquesto nos partira 

108 e los otros a Alucad 

109 e los otros a Almenar 

112 que en nuestro pro enadran 

113 todos juntados s'an 

114 el que en buen ora nàsco 

115 si el Criador vos salve 

116 de la linpia cristiandad 

117 ni nos non pudiemos mas 

118 lo nuestro fo adelant 
I2L son estas a escarmentar 

123 aparejados me seed 

124 aquella su almofalla 

128 fagamos lo que a vos plaze 

131 que dubda non i avrâ 

132 entraré del otra part 

133 el campo nuestro sera 



I88 



JULIO CEJADOR 



134 ol Campeador mucho plase 

135 ^ pienssanse de armar 

136 bien sahe lo que ha de far 

137 mio Çid fcrirlos va 

138 e d'apostol santi Vague 

139 d'amor e de voluntad 

140 mio Çid el de Bivar 

141 f veriedes crehar 

142 arrancarse las cstacas — (e) acostarse (a todas partes) los 

[tendaleS' 

147 tnataron en es alcas 

151 que mio Çid fechas ha 

U52 c pienssanse de tornar 

155 que no saben que se far 

154 las nuevas de mio Çid 

:i56 aient parte del mar andan 

157 alegrc era el Çid 

158 e fisiera esta arrancada 

159 e fazién las trasnochadas 

163 ganaron Peha Cadiella — las cxidas e (las) entradas 

164 Quando el Çid Campeador 

168 e las noches trasnochando 

169 en ganar aquellas villas — mio Çid dura très anos 

170 escarmentados los han 

171 non osan fueras exir — nin con él se ajuntar 

172 e f asiate s grand mal 



EL CANTAR DE MIO CID Y LA EPOPEYA CASTELLANA I89 



1173 mio Çid les tolliô el pan 

^^77 nin amigo a amigo 

1178 mala cueta es, sehores 

1180 delante veyen so duelo 

1181 ovieron a enbiar 

1182 con el de los Montes Claros — avie guerra tan grand 

1185 una noch a trasnochar 

1186 cmaneciô a mio Çid — en tierras de Mon Real 

1187 Por Aragon e ipor) Navarra 

1189 cueta e venir a rritad 

1190 viniesse a mio Çid — que a sabor de cavalgar 

1191 çercar quiere a Valençia — pora cristianos la dar 

1194 1res dias le speraré 

1195 Esto dixo mio Çid 

1196 ca él ganado se la a 

1197 andidicron los Pregones 

1198 al sabor de la ganançia — non lo quiercn detardar 

1205 grandes yentes se le acojen — de la buena cristiandad 

1207 ^^-^ '^ vienen a mio Çid 

1200 creçiendo va en riqucza — a mio Çid el de Bivar 

1202 non lo quiso detardar 

1203 e sobrellas va echar 

1204 bien la çerca mio Çid — que non % avia hart 

1208 si les viniessen huviar 

1210 quando vino el dcscno — oviérongela a dar 

12 12 e entré en la çibdad 



IQO JULIO CEJADOR 



1214 jguien vos h podrie contarf 

1216 la quinta manda tomar 

121 7 en el aver tnonedado — treynta mill marc os le caen 

1219 alegre era el Campeador 

1220 quando su seha cabdal — sediâ en somo del alcàçer 

122 1 y a folgava mio Çid 

1226 arrancôlos mio Çid 

et arrancôlos el Çid 

123 1 tomado es mio Çid — con toda esta ganançia 

1232 buena fo la de Valcnçia — quando ganaron la casa 

1233 ^(^^ mue ho fue provcchosa 

1235 las nuevas del cavallero — ya vccdes do llegavan 

1239 de la su boca atanto 

1240 por amor de rey Alffonsso — que de tierra me a echado 

1243 en Valençia esté folgando 

1244 con él Minaya Albar Fanes 

1245 los que exieron de tierra-^e ritad son abondados 

1246 a todos les diô en Valcnçia 

1247 cl amor de mio Çid 

125 1 esto manda mio Çid 

1252 que con cl ganaron algo 

1254 tomâsscnlc el avcr — c pusiéssenlc en un palo 

1255 afevos todo aquesto 

1256 cott Minaya Albar Fanez 

1257 si {vos) quisiéredes, Minaya 

125g mctcrlos he en escripto — c todos sean contados 



EL CANTAR DE MIO CID Y LA EPOPEYA CASTELLANA I9I 



1261 eî aver me avrâ a tôrnar'—âquestos myos vassallos 
1261 consejo es aguisado 

1263 niandôlo€ venir a (la) corth — e a todos los juntar 

126s aUgrasle el coraçon — c tomôs a sonrrisar 

1270 si a vos ploguiere, Minaya — e non vos caya en pesar 

127 1 enbiar (vos) quiero a Castiella — do avemos hcredadcs 
enbiar (uos) quiero a Castiella 

1272 mio schor natural 

mio sennor 

1273 destas mis ganançias — que avemos fechas acà 
de las ganançias que auemos fechas 

1274 dar le quiero çient cavallos — c vos idgelos levar 
le leuedes cient cauallos 

1275 (desx) por mi hesalde la mono — e firme gela rogad 
besadle las manos por mi et rogatle 

1276 e mis fijas naturales 

1278 e vos sabeH el mensagc 

1279 la mugier de mio Çid — e sus fijas las iffantes 

1280 de guisa iran por ellas — que a grand ondra vemàn 

1281 a estas tierras extranas — que nos pudiemos ganar 

1282 essora dixo Minaya 

1283 piénssanse de adobar 

1284 mio Çid a Albar Faites 

1284 pvr servir le en la carrera — a toda su voluntad 

1285 (^) wwrfo mill marcos de plata 

mandoles dar mill marcos de plata 

1286 e que los quinienfos dicsse — a don Sancho el abbat 
e que los diessen (los 1000) al abbat don Sancho 



^92 JULIO CEJADOR 



^^ el obispo don Jérôme 

^290 bien entendido es de letras 

Ï291 mucho era arresiado 

1292 las provezas de mio Çid—undàvalas demandando 

^^94 e firiendo con sus manos 

1295 non le llorassen cristianos 

1296 quando lo oyô mio Çid^^e aquesto fo pagado 

1297 oid, Minaya Albar Fanes— por aquel que esté en alto 

1298 quando Dios prestar nos quiere-^os bien gelo gradescamos 
Ï303 yal otorgan por obispo 

^304 bien puede estar rico 

1306 que en tierras de Valençia—senor avie obispo 

Î3Ï0 dexarévos las posadas 

131 1 do lo podrie fallar 

1313 i lo podrie fallar 

1316 de missa era exido — essora el rey Alfonsso 
salHc el rey de missa 

1323 commo a tan buen senor 

1324 si vos vala el Criador 

1329 € adelant Caste j on 

1330 que es una pena fuort 

133Ï de Valençia es senor 

1342 si me vala sont Esidre 

si me vala sant Esidro 

1349 mijor me sirve que vos 

1351 merçcd vos pide el Çid, — si vos cadicsse en sabor 
el Çid vos pide merçed 



EL CANTAR DE MIO CID Y LA EPOPEYA CASTELLANA I93 

1353 saldrien del monesterio 

1356 yo (les) mander é dar conducho 

yo (les) mandaré dar conducho 

1363 por que los deseredé — todo gelo suelto yo 

1364 jirvanle sus heredades — do fore el Campeador 

1365 de mal e de ocasion 

1366 que sirvan a su senor 

1371 mas ganaremos en esto — que en oira desamor 

1372 aqui entraron en fabla 

1373 de mio Çid el Campeador 

1376 mio Çid es de Bivar — e nos comdes de Carrion 

1378 al buen rey se espidiô 

ospidieronse del rey 

1381 si levàredes las duehas — skvanlas a su sabor 

138(2 fata dentro en Médina 

1385 a Minaya Alvar Fanes 

1388 quanto lo podemos fare 

1393 quandol vieron assomar 

1394 a ssan Pero va rogar 

1396 omillom, doiia Ximena 

1397 amas a dos la if fautes 

1398 salûdavos mio Çid — alla onde elle esté 

140 r por levaros a Valencia — que avemos por heredad 

1406 enviolos a mio Çid — a Valencia do esté 

1407 que Dios le curie de mal 

1408 que su mugier e sus fijas—el rey sueltas me las ha 

JRnm* Hit/amiçiu. — A. '3 



1412 

Ï4I3 
MM 

141 5 
1416 
M17 
1420 

1422 
143' 
1432 
1433 




JULIO CEJADOR 

coKducko nos manda dar 

dt oqueitos qamst dias 

e sus fijtu que él a 

quanlas buenas «lias han 

idos son las canatUros 

rtmanesfié en San Pero 

veriedes eavalleros 
irse quieren a Vatençia — a mio Çid tt de Bivar 

TOgavo» a Alvar Faneg 
e él se lente çtenlo — que aduxîera d'allé 

bufna conpaiia se faze 

diô Minaya al abbal 

afevos Raqud e Vidas 

cavallero de prestar 

desfechos nos ha el Çid 

que nos diesse el cabdal 
yo lo veri eon el Çid, — si Dios me tieva alla 
por lo que avedes fecho — buen cosiment y avrâ 

ti non deraremos Burgos 

ido es para San Pcro 

mucbas yenlrs se te aeogen 

si vos vala el Criador 

no lo quicra olbidar 

lodos los dias del s'ieglo 

fer lo hc de voluntad 

e p'ienssan de eavalgar 



EL CANTAR DE MIO CID Y LA EPOPEYA CASTELLANA I95 



144^ çme las ha de agnardar 

1450 mucho conducha les dan 

1453 Q^^ levaron el menssaje 

1454 wîo Çid el de Bivar 

1455 e tomâs^ a aiegrar 

1457 qui buen mandadero enbia 

quien a buenos mandaderos enbia 

1458 a Per Vermudos delant 

1460 el ohispo don Jérôme — coronado de prestar 

1463 que iase mas adelani 

1464 tiénela Avengalvon — mio amigo es de pas 

1465 con otros çienito) cavalleros 

con otros C caualleros 

1466 quanto lo pudiéredes far 

1468 hi los podredes fallar 

1469 aduzidmelas delant 

1470 e yo fincaré en Valençia — que mucho costadom ha 

1482 mio Çid vos saludàva — e mandolo recabdar 

1483 que privadol acorrades 
1487 fer lo he de thluntad 
1490 mas cl con dosicntos va 
I4Q2 que ningun miedo non han 

1493 por cl val de Arhuxuclo — picnssan a deprunar 

1494 vidolos venir armados — ternies Minaya Alvar Fâiiei 

1495 enviô dos cavalleros — que sopkssen la verdad 

1496 ca de coraçon lo han 



196 


JULTO CEJADOR 


M97 


el uno fincâ con ellos-^ el otro tomâ a Alhar Fanez 


1500 


el burgalés natural 


1503 


Por sabor de mio Çid 


1505 


essora dixo Minaya 


i5o6 


esso ffo apricssa fccho — que nos quieren detardar 


1512 


con estas duetias que trahe 


1513 


los que ivan mesurando 


1519 


en el ombro lo saluda 


1522 


mugier del Çid lidiador—c sus ffijas naturales 


1524 


maguer que mal le qucramos—non gelo podremos far 


1528 


amigol sodés sin falla 


1529 


si Dios me llegare al Çid—e lo vea con el aima 


1530 


desto que avedes fecho — vos non perderedes nada 


1531 


ca la çena es adobada 


1532 


plazme desta presentaja 


1533 


antes deste terçer dia — a vos la daré doblada 


1535 


del çerviçio que tomaran 


1537 


en Valençia do estava 


1538 


commo en Medinal sacaran 


1539 


. e quito se va Minaya 


1540 


venida es la maiiana 


1549 


entre il e Albar Faiiez — hivan a una compana 


1550 


entrados son a Molina 




et llegaron a MoHna 


1562 


alegre fô mio Çid 


1563 


ca de lo que mas amava 



EL CANTAR DE MIO CID Y LA EPOPEYA CASTELLANA I97 

s _ _^_^_^^ 

1565 que reçiban a Minaya — e a las duenas fijas dalgo 

1566 il se die en Valençia 

iS/67 ca bien sobe que Alhar Fanes 

1567 afevos todos aquestos 

1569 e a las otras conpanas 

1570 a los que ha en sue casa 

1571 que guardasscn ei alcâcer — e las otras torres allas 
1574 aun no sabic tnio Çid 

1576 a la Puerto de Valençia — do en so salvo estava 

1580 y dcxava el cavallo 

1581 con quantos que il puede — que con oras se acordaran 

1582 sobrepelliças vestidas 

1583 reçibir salicn les duchas — e al bueno de Minaya 

1584 El que en buen ora nâsco 
1587 vistiôs el sobregonel 

1585 ensiéllanle a Bavieca — cuberturas le echavan 

1586 mio Çid saliâ sobrcl—c armas de fuste totnava 
1590 todos se tnaravillavan 

1592 mio Çid descavalgava 

1596 de muchas verguenças malas 

1597 afeme aqui, senor, — yo e vuestras fijas amas 
1600 de los SOS ojos lloravan 

1602 e tablados crebantavan 

1609 ellas a Valençia entravan 

1610 adelinâ mio Çid 

en esto començo el Çid 



198 




JULIO CEJADOR 


i6i3 




cômmo yaze la çibdad 


1616 




e todas las oiras cosas 


1618 




cômmo es buena e grand 


1619 


Mie 


' Çid e sus companas — tan a grand sabor estan 


1619 


El t 


mémo es exido — que el março quiere entrar 


162 1 




que en Marruecos esta 


1622 


pesai ai rey de Marruecos—de mio Çid don Rodrigo 


1623 




fuertemientre es metido 


1624 




a él non gelo gradeçe 


1626 




con çinquaenta (veses) mill de armas 
L mill omnes darmas 


1627 




en las barcas son metidos 


1628 




a mio Çid don Rodrigo 


1623 




e al Padre espirital ' 


1634 


todo el bien que yo he — todo lo tengo delant 

quanto bien he en el mundo— todo lo tengo en Valençia 


1635 


con 


afan ganc a Valençia — e ela por heredad 


1638 




mis fijas e mi mugier 


1641 




mis fijas e mi mugier 


1642 




en estas ticrras agcnas 


1643 


afarto ver an por ojos — cômmo se gana el pan 


1646 




si el Criador vos salve 


1648 


Riqu 


\eza es que nos acreçc — maravillosa e grand 


1650 


por 


casar son vue stras fijas,— aduzeuvos axuvar 


165 1 




e al Padre spiritai 


1652 




palaçio, en el alcàcer 



EL CANTAR DE MIO CID Y LA EPOPEYA CASTELLANA IQQ 



1653 non ayad€S pavor par — que me veades lidiar 

1655 porque estades delant 

1656 yo la he de arrancar 

1657 ^ pareçem los aivores 
1659 alegravas mio Çid 

1661 assi ffazie a las duenas 

1662 non vidieran tal tremor 

1665 antes desios quinze dias, — si ploguiere al Criador 

1666 a vos los pondran delant — e veredes quâles son 
delant(e uos) los faré venir 

1667 àel obispo don Jérôme 
1670 perdiendo van el pavor 

1674 de las y entes de Roy Dias 

1675 ^ ^ti^ 5a// 1> de la villa 

1676 cometiénlos tan aina 

1678 quinicntos mataron dellos 

derribando muchos dellos 

1682 Tornados son a mio Çid — los que comien so Pan 
tornando pora la villa 

1683 él (se) lo vio con los ojos 

teniendo ojo 

1684 alegre es mio Çid 

1687 todos armados seadcs 

1689 el obispo do Jérôme 

1688 e penssad de cavalgar 

1690 e d'apostol santi Yague 

1691 Mas voie que {nos) los vescamosr-que ellos cojan el pan 



200 JULIO CEJADOR 



1692 Essora dixieron todos: — damor e de voluntad 
1^3 non lo quiso detardar 

1694 pues esso qucredes, Çid 

169s pora huehos de lidiar 

1696 quando (vos) los fâr(e)des ferir—entraré (yo) del otra part 

desque uos ouieredes mezcladas las feridas— saldremos de 
la çelada et ferremos en los moros 

1697 o de amas o de una 

1700 non detardan de adobasse 

1702 el obispo don Jérôme 

el obispo don Jerônimo 

1706 en buena cinxiestes espada 

1709 que las aya yo otorgadas 

17 14 ^n Bavieca el so cavallo 

en su cauallo Bauieca 

1716 de Valençia dicron salto 

17 17 con mio Çid van a cabo 

el Çid et la otra conpanna 

1721 e ovieron de arrancarlos 

1722 al espada metiâ mano 

1723 atantos mata de moros 

tantos matô de los moros 

1725 très colpes le ovo dados 

1726 saliosle de sol espada — ca mucho andido el cavallo 
el cauallero yua luenne 

1727 un castiello palaçiano 

1728 mio Çid el de Bivar—fasta alli llegô en alcanço 
fasta alli duré el alcance 



EL CANTAR DE MIO CI D Y LA EPOPEYA CASTELLANA 20I 

1730 et que en buen ora nàsco 

1732 alli preçiô a Bavieca 

1733 en su mono a rastado 

1734 por cuenta fuero' notados 

1739 alegre era mio Çid 

1740 que Bios les ovo merçed 

1741 assi lo an arrancado 

1742 por sahcr todo recabdo 

1743 a Valençia es entrado 

1744 fronsida trae la cara 

vtnie todo sangriento 

1745 <issi entré sobre Bavieca, — el espada en la mano 
entrar en el su cauallo 

1747 mio Çid fincô antellas, — tovo la rienda al cavallo 

1748 A vos me omillo, dueiias 

1751 quando en vuestra venida — ial ganançia nos han dado 

1752 e sudiento el cavallo 

1753 se vençen moros del campo 

1754 que vos viba algunt ano 

1755 e bcsarân vuesiras manos 

1756 Esto dixo mio Çid 

1757 que era descavalgado 

1758 e la mugier que vale algo 

1760 Somos en vuestra merçed — e bivades muchos anos 

1762 e ivan posar con cl 

1763 Ya mugier dona Ximena, — nom lo aviedes rogado 



JULIO CEJADOK 



1764 Estas duenas que aduxkstes 

■767 que lo sepan en CtulùUa 

1768 venir te a mas par espacia 

176g e besaronU las manos 

1771 Commo lo dixo el Çid — assi lo han acàbado 

1772 fuera er,a en tl campa 

1773 escriviendo e conlando 

1775 lanlo fallas ellos deslo — que mucho es sobejano 

1779 ganado se an y algo 

1781 de los buriios c otorgados — eayeronle mill cafallos 

1783 e lanto tetidal obrado 

1784 411; ganado mio Çid 

1785 que de las otras es cabo 

1790 a Alfonso el Castellano 

1791 de mio Çid que avit algo 

1792 s yalençia son entrados 

1793 El obispo don Jérôme 

1794 quando es farlo de lidiar 
1705 los moTos que ko maiados 
1796 mucko era sobejano 

■707 el que en bucn ora nàseo 

179Q Alegres son par Valençia 

<oo tantos avien de avères, — de cavallos t dt armas 

loi alegre es dona Ximena 

ki2 e todas las otras duenas 

(03 El butno de mio Çid 



EL CANTAR DE MIO CIO Y LA EPOPEYA CASTELLANA 203 



1S05 (U lo que a vos cadià — vos nos gradtçedes nada 

1809 con cavaUos desta quinta 

181 1 por amor de mi mugier 

18 12 p orque assi las enbiâ 

18 13 est os dosientos cavallos 
1815 Mandé a Per Vermudos 

18 18 que las manos le besava 

1819 que miô Çid ha arrancada 

1819 le enbiava en présenta ja 

1820 mientra que oviesse el aima 

1821 Salidos son de Valençia 

1823 Andan los dias e (las) noches 

1824 e passada han la sierra — que las otras tierras parte 

1825 témanse a preguntar 

1826 e los montes e las aguets 

1827 llcgan a Valladolid — do el rey Alfons estava 
fallaron al rey (don) Alfonso en la villa de Valladolit 

1828 enviâvale mandado-^Per Vermudog e Minaya 
enbia(ro)nle su mandado 

1829 que mandasse reçebir 

1830 mio Çid el de Valençia — enbia su presentaja 
commol aduzien aquel présente 

1832 mandé cavalgar apriessa 

caualgô (luego) con grant companna 

1834 a veer estos mensajes — del que en buen ora nâsco 

1837 (e) a los otros va pesando 

1838 los del que en buen ora nâsco 



204 JULIO CEJADOR 



1839 cuédanse que es almofalla, — ca non vienen con mandado 

1841 Minaya e Per Vermudos—adeîante son llegados 

1842 diçieron de los cavalîos 

descendieron de las bestîas 

1846 por mio Çid el Campeador — todo esto vos besamos 

1847 a vos llama por senor — (je) fiettes por vuestro vassallo 

1848 el Çid quel avedes dado 

1849 que una lid a arrancado 

1850 a aquel rcy de Marruecos 

el rey lunes de Marruecos 

1856 Gradêscolo a mio Çid — que tal don me ha enbiado 

1857 que de mi sea pagado 

1858 e besaronle las manos 

1859 Pesa al comde don Garcia 

186 1 Maravilla es del Çid — que su ondra creçe tanto 

1862 En la ondra que él ha — nos seremos abiltados 
1864 adusirse los cavalîos 

1866 Fablô el rey don Alfons 

1867 e a senor sant Esidre 

1868 estas dozientos cavalîos 

1869 mio reyno adelant — mejor me podrd servir 

1870 A vos, Minaya Albar Fanes — e a Per Vermudos aqui 

1871 ondradamienire vestir 

1872 (e) guarnirvos de todas armas 

1876 a bien avran de venir 

1877 y entraron a posar 






EL CANTAR DE MIO CID Y LA EPOPEYA CASTELLANA 20$ 

1880 aviendo su poridad 

1882 para con cllas casar 

1883 cresçremos en nuestra ondra — e iremos adelant 
1885 'commo a rey e a senor 

1888 casar queremos con ellas — a su ondra y (a) nuestra pro 

1889 Una grant ora cl rey — pensa e comidiâ 

quando esto oyô el rey, comcnçô a cuydar una pieça 

1891 e fasiendo yo a il mal 

1892 non se sis ahrà sabor 

por uentura non querrâ (agora) 

1893 entrcmos en la rason . 

1894 ^ Minaya Al bar FaHes 

por Alvar Fannez Minaya 

1899 si ovissc dent sabor 

1901 los iffantcs de Carrion 

los infantes de Carrion 

1903 Seed bucnos mensageros 

i<9o6 con if font es de Carrion 

1910 el que en buen ora naçié 

19 13 a miô Çid en toda pro 

19 14 Espidiensse al rey — con esto tornados son 
et espedieronse dél 

1915 ellos c todos los sos 

19 17 a reçebirlos saliô 

saliolos a resçebir 

1928 a ifantes de Carrion 

1929 quel connosçie % ondra 






206 JULIO CEJADOR 



193 1 Quando lo oyô mio Çid 

Quando esto oyô el Çid 

1933 fl Cristus el mio s en or 

1934 he tollida la onor 

1936 que del rey he su amor 

1937 pora ifantes de Carrion 

1937 Dixo el Çid: de grand natura — son ifantes de Carrion 
son de muy alta sangre 

1(938 ellos son tnucho urgullosos 

et orgullosos 

1940 el que mas vale que nos 

194 1 en (la) poridad seamos nos 

1944 que vos vernie a vis tas — do oviesscdes sabor 

1945 querer vos ye veer 

sabor uos a de veer 

1950 ^t quisiesse el rey Alfons 

1952 commo a rey e senor 

1954 que es una agua mayor 

1958 esso fera el Campeador 

1959 dclant le e char on las car tas 

1961 Saludadme a mio Çid — el que en buena çinxo espada 

1964 a mio Çid se tornavan 

1968 e corredorcs sin falla 

1972 cl rey enbiar fnandava 

1974 atantas bucnas conpaiias 

1978 avères d'oro o de plata 

1982 Con el rey van Iconeses — e mcsnadas gallicianas 



EL CANTAR DE MIO CI D Y LA EPOPEYA CASTELLANA 207 



1985 fftio Çid cl Campeador 

1989 e mantos e pelliçones 

1990 vestidos son de colores 

1992 el que mandé a Mont Mayor 

1993 cl obispo don Jérôme 
1995 el cavaUcro de pro 

1997 por ir con el Campeador 

2008 el que en buen ora naçié 

2010 Tantos cavallos en diestro 

201 1 mio Çid se los ganara 

2013 De un dia es llegado — antcs cl rcy don Alfons 

un dia antes que el Çid (llegasse), — llegô el rey don Alfonso 

2014 Quando vicron que vinie 

quando sopo (el rey) que*venie 

2016 el que en bucn ora naçiâ 

2018 sinon a estos cavalleros — que queric de coraçon 

et bien çient caualleros — (con él) de los que amauan al Çid 

2020 el que en bucn ora naçiô 

el que en buen ora nasçiô 

2021 los inojos e las manos 

202^ tanto avic cl gozo mayor 

202$ a los pied es le cayô 

quando llegô al rey fincô 

2031 merçcd vos pido a vos—^nio natural scnor 

2033 Dixo cl rcy: esio feré-^'alma e de coraçon 

2037 gradéscolo a Dios dcl çiclo 

2040 {e) en la bocal saludô 

et cuenta la estoria quel diô paz 



208 JULIO CEJADOR 



2046 si VOS ploguiesse, sehor 

sennor, si a uos ploguyesse 

2047 non es aguisado oy 

non es aguysado 

2048 e nos znnkmos anoch 

2052 Essora se le omillan 

2053 en buena nasquiesies vos 

2054 andamos en vuestra pro 

seremos en uuestra pro 

2056 que en ora buena naçiô 

2058 non se puede fartar dél 

non se fartaua el rey 

2059 catândol sedié la barba — que tan ainal creçiô 

de tencr ojo al Cid— et marauillosse en commo le gresçiera 

[la barba tan ayna 

2p6i e entrada es la noch 

206s 'wio Çid el Campeador 

2067 passado avie très ahos 

2068 Al otro dia manana — assi commo saltô el sol 
otro dia de (grant) mannana 

2069 el obispo don Jérôme 

el obispo don Jerônimo 

2073 a mio Çid el Campeador 

2075 don Elvira e dona Sol 

(a) donna Elvira et (a) donna Sol 

2076 que las dcdcs por mugicres — a ifantes de Carrion 

que las dedes por mugeres — a (los) infantes de Carrion 

2077 Semejam el casamiento — ondrado e con grant pro 

ca me semeia este casamiento natural et de que uos puede 

[venir bien et onrra 



EL CANTAR DE MIO CID Y LA EPOPEYA CASTELLANA 



209 



2û8i si vos vala el Criador 

2083 (e) de dias pequenas son 

son pequennas de dias 

2087 €ntre yo y ellas en — vues ira mer ce d somos nos 

et yo et ellat somos a la traestra merçed 

2088 afeUas en vuestra mon(h^on Eknra e iona Sol 

2089 dadlas a qui quisiéredes — vos, ca yo Pagado so 

et nos datlas a quien quisierdes que yo pagado so ende 

2090 a vos e a tod esta cort 

2095 Gracias, Çid, commo tan bueno, — e primer o al Criador 
dixol: Gracias, Çid Ruy Diaz 

2096 Pora ifantes de Carrion 

pora (los) infantes de Carrion 

2099 yo ^<*^ ^<^o a vuestras fijas 

yo las caso, mas uos non 

2100 que ayades ende sabor 

que ayades ende sabor 

2101 Afellos en vuestras manos 

Meto en uuestras manos 

2 102 ca d'aquén me torno yo 

2103 Tr estent os marcos plata — en ayuda les do yo 
mandoles dar CGC marcos de plata 

2104 ^ do quisieredes vos 

2105 {pues) fueren en vuestro poderr-~en Valençia la mayor 

2106 todos vuestros fijos son 

todos strsLXï uuestros fijos 

2108 Mio Çid gelos reçibe 

el Çid rescebiolos 



2109 commo a rey e a senor 

21 12 ques tomasse cada uno 



U 



2IO JULIO CEJADOR 



21 13 mio Çid el Campeador 

21 16 tantas buenas vcstiduras 

21 15 conpeçô mio Çid a dar — a quien quierie) prender so don 

21 17 cada uno lo que pide, — nadi nol dise de no 

21 18 mio Çid de los cavallos — sessaenia diô en don 

2120 que entrada era la noch 

2121 a las manos les tomâ 

2122 de mio Çid el Campeador 

2123 Evad aqui vuestros fijos, — quando vuestros yernos son 

2124 que fer dellos, Campeador 

2124 sirvanvos cammo a padre — e guârdenvos cum a senor 

2126 devos dent buen galardon 

2132 pues que casades mis fijas 

* 

pues que a (las) mis fijas casastes 

2133 dad manero a qui las dé 

datme manero quien las de a los infantes 

2135 afâ aqui Albar Fanez 

2136 prendellas con vuestras manos — c daldas a Iqs ifantes 

2139 quem digades la verdat 

2140 seftor, a fc que me plaz 
2151 mucho me avcdes ondrado 
2155 que lo ponga en buen recabdo 

2159 qui quicre ir a las bodas — rcçcbir mio don 

2163 hc de fijas de vtiô Çid — (de) don Elvira e doiia Sol 

2164 c a todos los soltô 

2165 lo coupaîiii dcl Çid crcçc 



EL CANTAR DE MIO CID Y LA EPOPEYA CASTELLANA 211 

21^ que van con el Canpeador 

2'^ la que en huen punto ganô 

2i68 a Fernando e a Diago 

2170 en casa de mio Çid 

^^72 E va I Ansuor Gonçàlves 

2174 a ifantes de Carrion 

s^7S la que mio Çid ganô 

^^76 quando a ella assomaron 

^^77 dixo mio Çid a don Pero 

2178 a ifantes de Carrion 

2179 t vos con ellos seed—que assi vos lo manda yo 
2181 (a) don Elvira e (a) dona Sol 
2183 mio Çid el Campeador 

2185 buena cinxiestes espada 

2186 muchos dias nos veamos — con los ofos de las caras 

2198 deste vuestro casamiento 

2199 que non lo levante yo 
Z200 pedidas vos ha e rogadas — el mio seiior Alfons 

2201 e de todo coraçon 

2202 nol sope désir de no 
2204 que êl vos casa, ca non yo 

2207 e tanio pana preciado 

2208 sabor abriedes de seer — e de conter en (eî) palaçio 
2210 Por iffantes de Carrion 
2212 e fuertemientre adobados 
2214 Rcçibioîos mio Çid 



I 



212 JULIO CEJADOR 



2215 a elle e a ssu mugier — delant se le omillaron 

2217 Todos los de mio Çid 

2218 al que en buen ora nâsco 

2220 Pues que a faser lo avemos — porqué lo imos tardando 

2221 Venit acâ, Albar Fanes — el que yo quiero e atno 

2222 métolas en vucstra mano 

2223 assi gelo he mandado 

2226 e vayamos recabdando 

2227 esto faré yo de grado 
22^ e metiogclas en mano 

2230 Afevos deUmt Minaya 

2231 Por mano dd rey Alfons'—que a mi lo ovo mandado 
por mandado de mio sennor el rey don Alfonso 

2233 a ondra e a rccabdo 

22SS a mio Çid e a su mugier 

al Çid e a donna Ximena 

2238 el obispo don Jcronie 

el obispo don lerônimo 

2239 a la puerta de la eclegia 

2241 cavalgaron tan privado 

2242 a la glera de VaUnçia 

2243 Dios, que bien tovieron armas 
224s Mio Çid de lo que viAie 

2247 a Valençia an entrado 

2248 en el alcaçer ondrado 
2252 çerca de los quinze dias 

2254 entre palafrés e mulas — e corredores cavallos 



EL C.\NTAR DE MIO CID Y LA EPOPEYA CASTELLANA ^Î3 



2256 e otros vestidos largos 

2257 los avères monedados 

2258 Los vassallos de mio Çid 
22^ SOS dones avien dados 

2260 Qui avcr quiere prender 

2261 ricos toman a Castiella — los que a las bodas llcgaron 
2263 espidiendos de Roy Diaz — el que en buen ara nàsco 
226s de mio Çid e (de) sos vassallos 

2269 Venidos son a Castiella 

2270 en Valençia son rastados 

2272 los amorcs que les fasen — mucho eran sobejanos 

227$ que s pague des casamiento 

2276 Las copias deste cantar 

c) Octosîlabos del tercer cantar: 

2278 mio Çid con todos los sos 

2279 con elle amos sos yernos 

2280 durmie el Campe ador 
2282 e desatâs el leon 

22è6 non vido alli dos alçasse 

2287 tanto ovo el pavor 

2290 iras una viga lagar 

2291 $:l manto e el brial — todo susio lo sacô 
22igi2 el que en buen ora naçiô 

22g$ vido çercado el escano 

2295 rcbata nos diô el leon 



214 


JULIO CEJADOR 




2296 


Mio Çid fincâ el cobdo 




2297 


el manto trae al cuello 




2298 


el leon quando lo vio 
quando oyô la su palabra 




229Ç) 


ante mio Çid la cabcça—^remiô e el rosir o fincé 




2301 


e liévalo adestrando 




2302 


A maravilla lo han 
fueron maravillados 





2303 e tornaronse al palaçio 

tornosse pora el palacio 

2304 demanda e no los fallô 

2305 maguer los estan llamando 

2307 commo iva por la cort 

2308 mio Çid el Campeador 

231 1 Ellos en csto estando — don avien grant pesar 

2312 Valençia vicnen çercar 
2314 aqueste era el rey Bûcar 

2316 que les creçe la ganattcia 

2317 Mas, sabed, de cuer les pesa — a ifantes de Carrion 

2318 de que non avien sabor 
2321 a entrar abremos nos 
2325 a mio Çid el Campeador 

2328 si vos vala el Criador 

2329 e non ayan i raçion 

2330 Nos con vusco la vençremos — (é) voler nos ha el Criador. 
2333 tan blancas commo el sol 

2335 a todo vuestro sabor 



EL CANTAR DE MIO CID Y LA EPOPEYA CASTELLANA 21$ 

2358 que vos mercsca dos tanto 

2340 Assi lo otorga don Fcro — quomo se alaba Ferrando 

2341 c a todos SOS vasallos 

2342 e el Padre que esta en alto 

2344 e las y entes se allegando 

2345 en la ucste de los moros — los atamores sonando 

2346 a maravilla lo avien 

2348 entre Diago e Ferrcmdo 

2349 non serien alli llegados 

2350 el que en buen ora nâsco 

2351 cl mio sobrino caro 

2353 mios yernos amos a dos, — la cosa que mucho amo 

2357 ca dellos poco m'incal 

2358 ferir los quiero delant 
2360 bien me podredes huviar 

2362 el Criador la ferave 

2363 que con él avedes parte 

2364 de quai part vos semejare 

2365 el debdo que ha coda uno 

9 

2367 ayamos mas de vagare 

2368 muy bien armado estave 
2$76 querrialas ensayar 

2379 Si este amor non feches^iyo) de vos me quiero quitar 

2380 Essora dixo mio Çid: Lo que vos queredes plasme 

2381 Afé los moros a ojo 
22lè2 cômmo lidia el abbat 



216 




JULIO CEJADOR 


2383 


Ei 


obispo don Jérôme — priso a espolonada 


2384 




a cabo del albergada 


2387 




e metiâ tnano al espada 


2388 




Ensayavas et obispo 


2389 




e çinco con cl espada 


2394 




el cavallo que bien anda 


2395 




de coraçon e de aima 


2398 




aquesta fo el arrancada 


2400 




e arrancarse las estacas 


2401 




e acostarse los tcndalcs 


2404 


tanto braço con loriga — veriedes caer a part 


2405 




tantas cabeças con yelmos 


2407 




Siete migeros conplidos 


2410 


1 


Vcerte as con el Çid 


24II 


saludar nos hemos amos — (e) tajaremos amistat 


2412 




Respuso Bucar al Çid 


2413 




Espada tienes en mano 


24i6 


non 


te juntarâs comigo — fata dentro en la mar 


2417 


Aqu 


i respuso mio Çid: — esto non sera verdad 


2418 




Buen cavallo tiene Bûcar 

el rey moro traye buen cauallo 


2419 




mas Bazneca el de mio Çid 


2420 




Alcançolo el Çid a Bucar 


2421 




un grant colpe dâdol ha 


2423 




librado todo lo al 


2424 




el espada lie g ado ha 



EL CANTAR DE MIO CID Y LA EPOPEYA CASTELLANA 217 



2426 que mill marcos d'oro val 

2427 maravUlosa e grant 

2428 Aquis ondrâ mio Çid — e quantos con elle estan 
2431 con el que en huena nâsco 

2444 fronsida délia ya quanto 

2445 SOS vassallos van llegando 

2438 Algo vidie mio Çid — de lo que era pagado 

2459 estava adelant catando 

2440 a Diago e a Fernando 

2443 mios fijos sodés amos 

2247 Commo yo fio por Dios — y en todos los sos santos 
et yo fio por Dios 

2450 el escudo trae al cuello 

2451 de los colpes de las lanças 

2452 aquellos que gelos dieran — non gelo avien logrado 

2456 e al padre que esta en alto 

2457 que en buen ora fostes nado 

2458 e arrancamos el canpo 

2463 adelant seran preçiados 

2464 Por bien lo dixo el Çid 

2465 a Valencia son llegados 

2466 Alegre es mio Çid 

2467 que a la raçion cadie — de plata seys cientos marcos 

2468 1.0s yernos de mio Çid — quando este aver tomaron 

2469 que lo tenien en so salvo 

2470 cuydaron que en sos dias — nunqua serien minguados 






2l8 JULIO CEJADOR 



2473 mio Çid e s os vassallos 

2474 por la cort del Campeador 
247s € ol rey Bûcar maté 

2476 a la barba se tomô 

2477 que del mundo es sehor 

2478 lo que avia sabor 

2480 mandados buenos irân 

2481 e aver nos han grant pro 
2484 el que en buen ora nàsco 
2487 {e) el so quint o de nUo Çid 
2489 Cadiéronle en quinta al Çid 
2491 que non serien contados 
2493 que del mundo es senor 
2497 commo plaze al Criador 
2499 Alla dentro en Marruecos 
2502 en Valençia scré yo 

2504 o aqui yo ovier sabor 

2505 en Valençia la mayor 

2506 de mio Çid Canpeador 
2509 ganaron afttos a dos 

2512 oqui esta con mio Çid — el obispo do Jérôme 

2513 el bueno de Albar Fanes — cavallero lidiador 

2514 que crié el Campeador 

2516 por mio Çid el Campeador 

2517 que mas valemos por vos 
2519 la mie mugier de pro 



EL CANTAR DE MIO CI D Y LA EPOPEYA CASTELLANA 219 

2520 don Elvira c dona Sol 

2525 dcstos vuestros casamientos 

2526 Buenos mandados iràn 
2S2g iantos avemos de avères 

25$2 Vassallos de mio Çid — sediense sonrrisando 

2533 quien fora en alcanço 

2534 a Didago ni a Ferrando 

2536 elas noches e los dias — tan mal los escarmentando 

2538 Amos salicron a part — veramientre son hermanos 
sallieronse de la corte 

2539 desio que ellos fablaron 

2540 Vayamos para Carrion/-^aqui mucho detardatnos 

2541 Los avères que tenemos — grandes son e sobejanos 

2542 despender no los podremos — mientra que hivos seamos 

2543 Pidamos nuestras mugieres 

2545 do ellas heredadas son 

2546 de poder del Campeador 

2547 feremos nuestro sabor 

2548 lo que cuntiô del leon 
2551 * las fijas del Canpeador 

2553 podremos casar con fijas — de reyes (de) enperadores 

2555 Assi las escamiremos — a fijas del Campeador 

2558 e fizo callar la cort 

2559 Si vos vala el Criador 

2560 que plega a dona Ximena 



220 JULIO CEJADOR 



2561 e a Minaya Albar FaHcs — e a quantos aqui son 

2562 que avemos a bendiçiones 

2565 meter las hemos en arras — que les diemos por onores 

2568 en que avrân partiçion 

2569 mio Çid el Campeador 

2571 yo quiérolcs dar axuvar — très mill marcos de valor 

2573 cavallos pora en dicstro 

2574 de panos e (de) çiclatones 
257s a Colada e a Tison 

2577 mios fijos sodés amos — quand mis fijas vas do 

2578 las telas del coraçon 

2579 Que los sepan en Gallizia — (e) en Castiella e (en) Léon 

2580 con que riquesa enbio — mis yernos amos a dos 

2581 que vue stras mugieres son 

2582 {yo) vos rendre buen galardon 

2583 Atorgado lo han esta 
2585 conpieçan a reçebir 

2588 por Valençia la mayor 

2589 e cavalgan a vigor 

2591 en espedimiento son 

2592 don Elvira e doîia Sol 

2594 Merced vos pedimos, padre, — ^^t vos vala el Criador 

2595 nuestra madré nos parié 

2597 Agora nos enviades 

2598 debdo nos es a cunplir—4o que mandâredes vos 

2599 Assi (vos) pedimos mer ce d 



EL CANTAR DE MIO CID Y LA EPOPEYA CASTELLANA 221 



2600 que ayaées vuistrat menssafis 

2601 Ahraçolas mio Çid 

2604 de mi e de vuestro paire^-4>iên m/€des nuestra gracim 

261 1 Y a salien loi if amies 

2S12 espidiéndos de las duentLs^-e de todas sues companas 

2613 Par la huer ta de VaUnçia^-tenienéo salien armas 

2614 alegre va mio Çid-^on todas sues €ompanas 

2615 el que en buena cinxo espada 
2617 que casadas las ha amas 

2619 d'alma e de coraçon 

2620 Mandat que vayas con cllas — fata denéro en Carrion 

2621 que a mis fijas dadas son 

2624 an te mto Çid se Para 

2625 a Valençia la mayor 

2626 e al Padre Criador 

262& A Dios vos acomendamoS'^on Elvitra e dona Sol 

2629 que en placer caya a nos 

2635 i yasredes una noch 

262IS saludad a mio amigo-'^l moro Avengalvon 

2637 rûçiba a mios yernos — comme elle pudiir mêjor 

263g De lo que ovieren huebos — sirvalas a so sabor 

2643 Vas tomà para Valen^ia^^l que en buen ora nasçiâ 

2645 la posada fecha fo 

2647 con el moro Avengahuon 

2648 El moro quando lo sopo 

et quando sopo de cômmo 



222 JULIO CEJADOR 



2652 con dosientos cavalleros 

2655 ^os que dizcn de Luson 

2656 e llegaron a Salon 
2(iS7 o disen el Anssarera 

2654 ^i moro sus donas diô 

2655 a ifantes de Carrion 

2658 tod esto les fiso el moro 

2659 Ellos vedien la riqueza 

2661 Ya pues que a dexar avemos 

2662 ii pudiéssemos matar — cl moro Avengalvon 

2663 aver la yemos nos 

2664 Tan en salvo lo ahremos 

2665 nunqua avrie derecho — de nos el Çid Campeador 

2666 Quando esta falssedad — disien los de Carrion 

2668 dixolo Avengalvon 

2669 Acâyas. cûriate destos — ca ères mio sehor 

2670 tu muert odi conssejar — a ifantes de Carrion 

2671 mue ho era buen harragân 

2673 i*arôs anic los ifantes 

2674 de lo que el moro dixo — a los ifantes non plase 
2677 por mw Çid cl de Bivar 

2675 que por el mundo souâs 
2680 entrariedcs jamas 

2676 yo sirvictidovos sitj art 
2682 don Eh'ira c doua Sol 
2684 l'fios h quicra c lo mande 



EL CANTAR DE MIO Cil) Y LA EPOPEYA CASTELLANA 223 

2685 ques grade el Campeador 

2686 € el moro se tomô 
2688 a Molina se iornô 

2607 Entrados son los ifantes 

2699 que andan aderredor 

2703 con sus mugieres en braços 

2709 que non i fincâs ninguno 

et fincaron ellos solos 

2710 si non amas sus mugieres — dona Elvira e doiia Sol 
2712 ellos quatro solos son 

2714 don Elvira e doiia Sol 

2718 Iran aquestos mandados 

2719 nos vengaremos aquesta 

2722 Espuelas tien^n calçadas 

2723 en mono prenden las çinchas 

Desi tollieron las cinchas 

2724 Quando esto vieron las duenas 

2727 al una diuen Colada 

2728 mâr tires seremos nos 

2731 non fagades sobre nos 

2732 si nos fuéremos mojadas—iibiltarcdes a vos 

2736 con las çinchas corrcdisas — mâjanlas tan sin sabor 

2737 con las espuelas agudas — don ellas an mal sabor 

2738 a ellas amas a dos 

2739 linpia salie la sangre 

2741 Quai Ventura série esta — si plopuiesse al Criador 






224 JULIO CEJADOR 



2743 que sin cosimente son 

2744 scngrientas en las camisas — e todos los ciclaiones 

2745 Canssados son de ferir 
2^Afi Quâl dard mejores colpes 
2f;^7 don Elvira e dona Sol 
2748 en el robredo de Corpes 

2750 en briales y en camisas 

2751 e a las aves del monte 
2yS7 ellos ivanse alahando 

2758 agora somos vcngados 

2759 Non las dcviemos tomar 

2760 «0» eran pora en braços 
2762 La desondra del le on 

2^66 mandâronle ir adelantc — mas de so grado non fo 

2767 En la carrera do iva 

276g Fêlez Muiios se mette 

2770 fasta que viesse venir — sus primas amas a dos 

2772 e odiâ una rason 

27yz '*• dend sabien raçion 

2774 non escapara de muort 

2780 don Elvira e dona Sol 

2y%2 A Dios plega que dent prendan 

2783 a ellas amas a dos 

2784 que nada désir non puoden 

2785 Partieronsele las telas — de dentro del coraçon 

2786 don Elvira e dona Sol 

2787 por amor del Criador 



EL CANTAR DE MIO CID Y LA EPOPEYA CASTELLANA 225 



2788 ante que entre la noch 

2790 don Elvira e dona Sol 

229^ por amor del Criador 

2797 nuestro padre el Canpeador 

2798 si vos vala el Criador 

2799 que tiene Fêles Munos 

2800 que de Valençial sacô 

2801 cogiô del agua en elle 

2803 fo^a que las dlssenlô 

2804 e metiendo coraçon 
2806 e privado en el cavallo 

2808 e luego dent las partie 

2809 por los robredos de Corpes 
281 1 ellos arribados son 

2814 el que de Albar Fanes fo 

2815 quando elle lo odiô 
2820 siempre mesurados son 
2621 pesoles de coraçon 
^&26 a Valençia la mayor 
2827 a mto Çid el Campeador 

2829 a la barba se tomô 

2830 que del mundo es senor 

2831 quando tal ondra me an dada 
2835 d*alma e de coraçon 

2838 con dosientos cavalleros — quales mio Çid manda 
2840 aâuxiessen a ssus fijas — a Valençia la mayor 

Rtvuê Hù^aniqu*,—K, 



Ô JULIO CEJADOB 

2847 Varoncs de Sani Estevan 

2848 e a iodos SOS varones 

2849 fssa noch graut enffurçion 

2850 non gelo quiso lomar — mas mueho gelo gradiô 

2851 qtf sodés conosgedorfs 

2852 a esta que nos cunliâ 

2853 tnio Çid el Canpeador 

2857 adelinait a posar — fora folgar esta noch 

2859 en elle fmcan los ojos — don Elvira e doSa Sol 

2860 Aiatilo vos la gradimos 

2861 e vos a il lo gradid — quando bivas somos nos 
iB62 En los dias de vagàr—en Valetiçia la mayor 
2863 '1» duenas e Albar Fanes 

2865 Don Elvira e dona Sol 

2866 e bivas (f) sin oiro mal 

2867 Bven easamtento perdiestes. — mejor podredes ga\ 

2868 que vos podamos vengar 
que vos seredes vengadas 

2869 e lan grand goso que fasen 

2873 d'allenl se cspidieron dcllos 

2874 e Minaya con las duenas 

2875 adicslro dcxan Gormaz 

2876 o dis en Bado de Rey 

2877 a la casa de Bcrianga 

2880 e de Médina e Molina 

et de Médina (fueronse por)a Molina 



EL CANTAR DE MIO CID Y LA EPOPEYA CASTELLANA 22^ 



2882 saliolos a reçehir 

2883 por amor de mio Çid 
2885 Al que en buen or a nâsco 

2891 Hyo tome el casamiento — mas non osé désir al 

2896 entraronse a la cihdad 

2897 grand goso fiso con ellas-^oha Ximena su madré 

2898 El que e% buen ora nâsco 

2900 al rey Alfons de Castiella 

2901 mio vassallo de pro 

2902 en buen ora te crié 

2903 a Castiella el rey Alfons 

2904 por mi bésale la mono — d'alma e de coraçon 

2905 quomo yo so so vassallo e elle es mio senor 

2907 d'alma e de coraçon 

2908 Elle casa mies fijas • 
291 1 toda es de mio senor 

2913 esso me puede pesar — con la otra desonor 

2914 Adûgamelos a vistas — o a juntas o a cartes 

2915 de ifantes de Carrion 

2916 ca tan grant es la rencura — dentro en mi coraçon 
2918 quel sirvan a so sabor 

2922 en Sant Fagunt lo fallô 

292$ fasta dentro en Santi Yaguo 

2926 ellos comdes gallisanos — a él tienen por senor 

2927 Assi comme descavalga 

2928 • e rogô al Criador 



JULIO CEJADOR 



3930 eott elle dos cavaUeros 

3932 e eonosciô a Muiio Cmstios 

^36 Merced, rey de largos reynos 

3938 eUe es VHestro vassallo~e vos sodés so sehor 

2939 £on ifaHtes de Carrion 

2940 alto fo cl casamienio 

2945 en et robredo de Corpes 

2946 e a las aves del mont 
3948 commo vassallo a senor 
a<ï49 o a junlas o a cartes 
apSO «<u ta vvestra es mayor 
2951 eommo sodés sabîdar 

3952 que aya mio Çid derecka—ée ifantes de Carrion 

2955 e verdad dises en esta 

3956 toit ifanles de Carrion 

sgsg Entre yo e mio Çid—fâsanos de coraçon 

agfo Ayudar It a dereeho—sin sahe el Criador 

3961 Lo que non ciydava fer — de loda esta saxon 

2963 andaran mios porteras — por îodo el reyno mio 

3Ç63 fora dentro en Toledo^pregonaran mie cort 

3965 mandaré commo i vayan 

3966 a mio Çid el Campeadar 

3967 e que non aya rencura — podiendolo vedar yo 
2969 ad&bcs con sos vassailos 

3971 Por amor de mio Çid 

Saludadmelos a todos — entrellos aya espaçio 



EL CANTAR DE MIO CID Y LA EPOPEYA CASTELLANA 229 



?Q74 a mio Çid es tornado 

2i)7S suyo era el cuydado 

2976 non lo detic9ie por nada 

2977 pora Léon e (a) Santi Vago 
?979 e a varones casteUanos 

2980 que cort faste en Toledo 

2981 a cabo de siet sedmanas 
2f^2 qui non viniesse a la cort 
2983 assi lo ivan penssando 

2gS7 miedo han que 1 vemà^^fnio Çid el Campeador 

2989 que los quite desta cort 

2990 Dixo el rey: No lo feré 

2991 mio Çid el Campeador 

2992 ca rencura ha de vos 
2998 enemigo de mio Çid 
2ggg los ifantes de Carrion 

3000 querien ir a la cort 

3001 va el buen rey don Alfons 

3002 y el conde don Remond 

3004 y el conde don Birbon 

3005 otros muchos sabidores 
3009 sabet, allis açertâ 

301 1 que aduxieron a la cort 

3012 a mio Çid el Campeador 

3013 el que en buen ora naçiâ 
3015 mio Çid el Canpeadçr 



230 


JULIO CEJADOR 


3018 


bien lo sopiette que i 


3019 


Quaitdo h odiô el rey 


202r 


al que en bucn ora naçiô 


3022 


el Çid cou lodoî lot 10s 


3024 


Quando h ovo a ojo 




cuando el Çid Ilegô al rey 


302s 


mio Çid el Campeador 


3026 


e ondrar a so senor 


3027 


Quando lo vido el rcy 


3029 


tiin avria dend sabor 


3030 


d'alma e de coragon 


3031 


a mi duete el eoroçon 


3032 


Dios lo mande que por vos 


3033 


Amen dixo mio Çid 


3034 


e deifucs le saludô 


3035 


quando vos veo, senor 


3036 


e al comde don Kemond 


3037 e 


l comde don Arric~c a quantos que i so» 


3P}» 


Dios salve a nuesiros amigos 


3039 


Mi muyier dona Ximena 


3042 


si fago, sin salve Dios 


3044 


Tajo non quiso passar 


304s 


si tl Criador vos salve 


046 


de enirar a la cibdad 


04? 


posari a Son Servan 




possaré yo en Sant Seruan 



EL CANTAR DE MIO CID Y LA EPOPEYA CASTELLANA 2^1 



3048 esta noche llegaràn 

uiene grand gente comigo 

3050 cntraré a la çibdad 

3053 a Toledo va entrar 

305s e poner en el aliar 

3057 ^ e fablando en poridad 

3058 e los hue nos q^e i ha 

3061 antes que saliesse el sol 

3062 e ssu ofrenda han fecha — muy buena e a saeon 

3063 Vos, Minaya Albar Fanes — el mio braço mejor 

3064 e obispo don Jérôme 

3065 e aqueste Muho Gusiioz 
3070 comigo ira Mal Anda 

3072 con estos cunplansse çiento — de los buenos que i son 

3073 por sufrir las guarnisones 

3074 tan blancas commo el sol 
yyjS arminos e pelliçones 

3077 so los mantos las espadas 

3079 por demandar mios derechos — e désir mie rason 

3081 do taies çiento tovier 

3083 Assi commo lo han dicho — todos adobados son 

3084 el que en buen ora naçiô 

3086 sobrellas unos çapatos 

3087 tan blanca commo el sol 

3092 Sobresto una piel vermeja 

3093 mio Çid el Campeador 



J 



^'ja JULIO CEJADOR 



3097 ia barba avie lucnga — (c) prisola con el cordon 

3099 De suso cubriô un manto 

3100 en elle abriân que veer 

3103 assi iva mio Çid — adobado a lia cort 

3104 descavalga a sabor 

3106 elos çiento aderredor 

3107 Quando lo viron entrar—^l que, en buen ora naçiâ 

3109 c el comdc don Anrric — e el comde don Remont 

31 10 e desi adelant, sabet 

31 11 a grant ondra lo reçiben — al que en buen ora naçiâ 

31 13 de if an tes de Carrion 

31 14 a las manos le tomâ 

31 16 maguer que âlgtmos pesa 

31 17 el que Valençia ganô 
31 19 con todos aquestos mios 

3121 En un escano tomino — essora mio Çid posa 

3123 Caiando estan a mio Çid 

3124 a la barba que avié luenga—^ presa con el cordon 

3127 Essora se levé en pie 

3128 si vos vala el Criador 

3130 e la otra en Carrion 

3 131 esta terçera a Toledo 

3132 por el amor de mio Çid — el que en buen ora naçiâ 

3133 de ifantes de Carrion 

3134 Grande tuerto le han tenido — sabémoslo todos nos 
3137 ca sodés conosçedores 



EL CANTAR DE MIO CI D Y LA EPOPEYA CASTELLANA 255 

3138 por escoger el derecho — ca tuerto non mandv yo 

3140 el que holviere mi cort 

3142 Con el que tovier(e) derecho — yo dessa parte me so 

3143 mio Çid el Camf^ador 

3145 e en pié se levanio 

el Çid se leuant> en pié 

3146 commo a rey e a senor 

3147 fùsiestes por mi amor 

3148 a ifantes de Carrion 

3149 por mis fifas quem dexaron 

3150 ca vos las casas tes, rey 

315 1 de Valençia la mayor 

3152 d'alma c de cohaçon 

3153 a Colada e a Tison 

3156 quando dexaron mis fijas — en el robredo de Corp es 
si llos me desmaiipararon mis fijas 

3160 Dtxo comde don Garcia — a esto fablemos nos 

3 161 Essora saUén aparté 

3162 y cl bando que i son 

3163 apriessa lo vvan trayendo — e acuerdan la rason 
3167 quando assi finca la bos 

3169 ya fnas non avrâ derecho-^e nos el Çid Canpcador 

3171 Merced ya rey don Alfons 

3172 No lo podemos negar — ca dos espadas nos diô 
3179 A mio Çid llamô el rey 

3183 ca el Çid bien las connosçe 






^34 JULIO CEJADOR 



3184 alegrosle tod el cuerpo^sonrrisâs de coraçon 

3185 a la barba se tomâ 

pues la mano por la barba 

3187 don Elvira e dona Sol 

3188 a so sobrino don Pero 

3189 la espada Tison le diô 

3190 ca mejora en senor 

3193 fnio vassallo de pro 

3194 ganéla de buen senor 
3196 que la bien curides vos 

3198 el espada reçibiô 

3199 mio Çid el Campeador 

3201 de Colada e de Tison 

3202 de ifantes de Carrion 

3203 mis fijas amas a dos 

3207 Aqui veriédes quexarse 

i. 

« 

3208 Dize el comde don Remond-^esid de ssi de no 
321 1 que al no nos demandasse— ^ue aqui fincô la bas, 
3214 a lo que demanda el Çid 

3216 dcdes dellos rason 

3217 Essora salien aparté 

et sallieroD (con ellos) a su fabla 

3218 non acuerdan en conssejo 

3220 (e) fablavan a sso sabor 

3221 el que Valençia gahô 
Z222 quando de nuestros avères 



EL CANTAR DE MIO CID Y LA EPOPEYA CASTELLANA 235 



3223 pagar le hcmos de heredades 

3224 quando manfestados son 

3225 Si esso phguiere al Çid — non gelo vedamos nos 

3226 assi lo mandamos nos 

3227 que aqui lo enterguedes 

que gelo tornassen luego 

3231 los dozientos tengo yo 

3234 cntcrgncn a mio Çid — el que en buen ora naçiô 

3240 pàgucnle en apreçiadura — e préndalo el Campeador 

3241 Y a vieron que es a fer 
324s reçibiolo mio Çid 

3246 Sobre los dozientos marcos — que ténia el rey Alfons 

2;247 al que en buen ora naçiô 

3248 empréstanles de lo ageno — que non les cumple lo so 

3250 mio Çid presas las ha 

3252 Mas quando esto ovo acabado 

3253 por amor de caridad 

3254 non se me puede olbidar 

3255 e pésevos de mio mal 

3256 quem desondraron tan mal 

3258 Dezid jqué vos mère ci 

3259 aqui lo mcjoraré 

3260 las telas dcl coraçon 

3264 de Valençia sus honores 

3265 a çinchas e a espoloncs 

3266 en el robredo de Corpes 

en los robredos de Corpes 



236 JULIO CEJADOR 



3267 e a las aves del mont 

3271 cl mejor de toda Espana 

3272 a lias cartes Pregonadas 

3273 c luenga trae la barba 

3275 ^on de natura tan alta 

3276 non gelas devién querer — sus fijas por varraganas 
3279 non gela preçiamos nada 

3281 que çielo e tierra manda 

3282 que a deliçio fo criada 

3283 por retraer la mi barba 

3284 a deliçio fo criada 

3285 ca non me priso a ella 

3286 de moro nin de cristiana 

S2&7 en el casticUo de Cabra 

commo en la lid de Cabra 

3289 que non mes s 6 su pulgada 

3291 ca yo la trayo aqui 

3294 de todos pagados ssodes 

3297 deviémos casar con fijas — de rcyes o (de) enperadores 

3299 derecho fisicmos nos 

3304 a ti dan las orejadas 

3305 tu non entrarâs en armas 

3309 costunbrcs avedes taies 

3310 Pcro Mudo me llamadcs 
3312 por lo que yo ovicr a fer 
3315 yo te las sabre contar 



EL CANTAR DE MIO CID Y LA EPOPEYA CASTELLANA 237 



3316 çerca Valençia la grand 

mienbrate quando en Valençia 

3318 que a el te allegasses 

ZS22 tôveîdo en poridad 

yo otorguetelo et callelo 

3323 no lo descobri a nadi 

nunca de aquella ora iasta agora lo dixe a omne nasçido 

[de carne 

3324 ovistete de aiabar 

alabastete tu que fizieras lo que yo auia fecho 

3325 e que fisieras harnax 

3326 mas non sahen la verdad 

et Dios .sat>e la verdad 

3331 quando durmie mio Çid — y el le on se desatô 
quando se soltô el leon 

3332 iQuc fisxst con cl pavorf 

con grand miedo que ouiste 

3333 /metistet tras el escaîio — de mio Çid el Campeador! 
(te) fuste meter so este escanno (del Çid) 

3334 por o menas vales oy 

3335 Nos çercamos el escaho — por curior nuestro senor 

3336 el que Valençia ganâ 

3338 a mio Çid espéra 

3339 dexosle prender al cuello—e a la red le meiiô 
3341 violas adêrredor 

3343 por malo e por traidor 

3344 Estât lidiaré aqui 

3345 don Elvira e dona Sol 
3349 si ploguitre al Criador 









238 


JULIO CEJADOR 




3351 


vcrdaderû seré jo 




3352 


aqui qucdô la rason 




3355 


non fuessen apareçidos 




3356 


con mio Çid don Rodrigo 




3357 


Porque dexamos sus fijas 




3359 


seer les ha retraydo 




336o 


ondrados somos nos mismos 
mucho mas ualemos agora 




3361 


en pie se fo levantar 




3363 


no se te deve olbidar 




3366 


cl manto nin el brial 




3369 


sabed que mas que vos valen 




3370 


Por tu boca lo diras 




3373 


entrava por el palaçio 




3376 


avie poco recabdo 




3377 


quién vido nunca toi mal 




3378 


de miô Çid el de Bivar 




3379 


Fosse a rio d*Ovirna 




3383 


que vayas a oraçion 




3385 


fàrtaslos aderredor 




3386 


âmigo ni a senor 




3388 


non quicro aver raçion 




3389 


Fazer telo he dezif 




3390 


Calle ya esta rc^on 




3391 


liHiaran, sin salve Bios 




3394 


al une disen Ojarra 





EL CANTAR DE MIO CID Y LA EPOPEYA CASTELLANA 239 



3395 ^/ uno es de! infante— de Navarra rogador 

3396 del ifante de Aragon 

3398 a mio Çid el Campeador 

3399 de Navarra e de Aragon 

3400 a ondra e a bendiçiân 

3401 (e) ascuchô toda la cort 

3402 mio Çid el Campeador 
4303 vos sodés mio senor 
3405 de Navarra e de Aragon 

341 1 e otorgar lo he yo 

3412 oy se ot orgue en esta cort 

3414 al rey las manos (le) besâ 

besô las manos al rey 

3415 otorgolo yo, senor 

3416 Essora dixo el rey: — Dios vos dé (den) buen galardon 

3419 de fijas de mio Çid — don Elvira e dona Sol 

3420 de Navarra e de Aragon 

3421 a ondra e a bendiçion 

3422 Levantos en pie Ojarra — e YéHego Ximenones 
3426 assi sea o mejor 

3428 a ifantes de Carrion 

los infantes de Carrion 

3430 commo a rey e a senor 

3435 lo que oviéredes sabor 

3437 de ifantes de Carrion 

3438 por mono del rey Alfons 



240 JUUO CEJADOR 



3439 o ondra e a bendiçian 

3440 grandes avères les dio — mio Çid el Campeador 
3442 por malos e por traidores 

3445 ias manas que ellos hon oy 

3447 don Elvira e dona Sol 

3448 de Navarra e de Aragon 

3449 para en braços las dos 

3451 mal que wos pesé a vos 

3452 e àqutl rey don Alfons 

3453 a mio Çid el Campeador 
3459 a fart os ha por a "VOs 
3462 que dixiestcs o que no 
3464 délia mas una entençion 
3466 que rebiaron en la cort 

3469 diémaslos al Canpeador 

3470 nos anies ahremos (a) t> 

3475 En essora dixo el rey — Aosadas Campeador 

3476 Dadme vuestros cavalier os 

3477 yo seré cl curiador 

3479 de comde nin de infançon 

3481 a cabo de ires sedmanas 

^ plazo de très sedmanas 

3483 quien non viniere al plaso 

3484 y escape por traydor 

3488 d'aqui vos los acomiendo — commo rey e a sehor 

3490 por amor del Criador 



EL CANTAR DE MIO CID Y LA EPOPEYA CASTELLANA 2^1 

3491 Essora respuso el rcy 

3492 AUi se tolliô el capicllo 

3493 que blanc a cra commo el sol 

3494 e sacôla del cordon 

3498 que prendan de sos avères — quanto ovicren sahor 
que tomassen aJgo de su auer 

3499 A essos e a los otros — que de buena parte son 

3500 assi commo han sabor 

3504 par amor del Criador 

3505 Quand o todas estas nuevas 

3506 con vuestra gracia, seiior 

3507 con afan la gané yo 

3508 la cara se santigô 

3510 que en todas nuestras tierras 

35 11 Mio Çid en el cavallo 
3513. a Bavieca al corredor 

3514 en moros ni en cristianos 

3516 Essora dixo el rey 

3517 non havric tan buen senor 

3519 e sccr segudador 

3520 quien vos lo tôlier quisierc — nol vala el Criador 

3522 Essora se cspidieron — e lucgos partie la cort 

aqui se partie Ja corte 

3526 buenos mandados me vayan 

2S27 Dixo Martin Antolincz 

Martin Antolinez dixo 

KtvMt Hispttniqu€.—h. "' 



^42 JULIO CEJADOR 



3528 Preso avemos el debdo^e a passar es por nos 

faremos (en tal manera) que sin verguença—nos paremos 

[ante uos 

3529 podedes odir de muertos 

irmertos podemos (nos) seer 

3530 cl que en buen ora naciô 

3531 los que sos amigos son 

3532 Mio Çid pora Valençia—e el rey pora Carrion 
salliô (endc) el rey (de yda) pora Carrion 

3533 A^os très scdmanas de plaso 

mas no pudo llegar al plazo de las très sedmanas 

3535 q^ic les manda so seiior 

3536 de Alfons el de Léon 

3537 a if an tes de Carrion 

3538 Mucho vienen (bien) adobados 

3539 (co7t) ellos acordados son 

vinian de un acuerdo 

3541 que los matassen en campa 

que si... pudiessen... matar a aquellos caualleros 

3542 que lo al nos enpeçô 

no lo osaron cometer 

3543 ca grand miedo ovieron — (/ Alfonsso el de Léon 
ante miedo que auien del rey don Alfonso 

3544 de noch(c) belaron las armas 

uelaron en las Iglesias 

3547 ca avien endc sabor 

3548 t es cl rey don Alfons 

3552 en otro luijar se arman 

et los infantes al otro 

3553 sediclos castigando — cl comdc Garçi Ordones 



EL CANÏAR DE MIO CID Y LA EPOPEYA CASTELLANA 243 



3554 aiïdidieron en pleyto, — dixleronlc al rey Aîfons 
enbiaron los infantes pedir merçed al rey 

3555 9«^ won fossen en (la) batalîa 

fiziess(e) tirar de la lid 

3556 que non lidiassen con ellas 

3557 mucho eran repentidos 

et repentiense mucho 

3558 dixiéroncielo al rey, — mas non gelo conloyô 

3559 quando oviemos la cort 

en la corte de Toledo 

3562 Icvad e salid al eampo 

3563 hucbos vos es que lidiedes — a yuisa de varones 

et punnat de seer rezios et uos amparar a guysa de varoncs 

3564 que nada non mancarâ 

ca con taies lo auedes que uos es mester 

3565 Si del campa bien solides — prand ondra avredes vos 

3566 e ssî fuéredes vençidos 

3570 no lo qucrricn aver feclto — por quanta ha en Carrion 
se fallauan mal de lo que auien fecho 

3574 commo a rey e a senor 

3576 a derecho nos valed 

(nos) amparedes a (nuestro) derecho 

3579 nos metiô nuestro senor 

nos dexô el Çid 

3580 por amor del Criador 

3581 essora dixo el rey: — d' aima e de coraçon 

et el rey les dixo... en la desonrra del Çid mi parte he yo 

3582 A duce ni es los cavallos 

3583 e cavalpan a vifjor 



244 JULIO CEJADOR 



3584 ios escudos a los cuellos 

3585 ^ mano prendcn las asias — de los fierros tajadores 

3590 todos très son acordados 

3591 fevos de la otra part 

del otro cabo llegaron 

3592 ca mue ho s parient es sone 

de patientes et de amigos (et de vasallos) 

3594 Que non varaifen con ellos 

3595 Do sedien en el campo 
3598 de mxo Çid el Campeadore 

3600 tuerto non querades rose 

non por otra fuerça nia por otro tuerto 



3601 



(ca) qui tuerto quisier(e) fazer — mal gelo vedaré y ave 
A si alguno (de uos) al quisiere 



3602 non avrâ buena sabore 

3603 a ifantes de Carrione 

3604 los fidèles y el rey — ensenaron los mojones 

et dio el rey doze caualleros fijos dalgo por fieles et man- 

[doles que les demostrassen los moiones 

3606 a todos seys commo son 

3607 que por 1 sérié vcnçido — ^mi saliesse del mojon 

3609 (^wf) non lleijasscn al mojon 

3610 sorteàvanles el campo — y a les partien el sol 
que les partiessen el sol 

361 1 salién los fid(e)les de medio 

3612 (desst) vinién los de mio Çid — a ifantes de Carrion 
3616 abu citas con los pcndones 

36J2 los que est an adcrredor 



EL CANTAR DE MIO CID Y LA EPOPEVA CASTELLANA 245 

3625 f ter c fisc en los escudos 

3629 firme estido Per Vcrmudoa — por csso nos encamô 

et él estando firme en el cauallo, non diô nada por el golpe 

3635 e la tercera f'meô 

pero que gelos passô 

3636 el bclvics con la camisa 

3639 fihu/una nol ovo pro 

3640 por la copia dcl cavallo 

por las ancas del cauallo 

3641 cssi (lo) tentcn las yentes — que mal ferido es de muort 
et por esto cuydaron las gentes que era peor ferido de lo 

[que non era 

3642 en elle dexô la lança — (r) mano al espada metiô 
dexô la lança en él,— -et metiô mano a la espada 

3643 quando lo vido Ferran Conçoive:: 

et quando Fernant Gonçalez 

3644 ont es que el colpe espérasse 

enantes que recebiesse colpe délia 

3645 atorga(râ)n(felo los ii{d)eles — Per Vermudos le dexô 

3646 Don Martin(o) e D'uuj Conçoives — firieronse de las lanças 
jnientra que touicron las lanças sanas 

3648 mano metiô al espada 

metio mano a Colada 

3640 tanto es limpia c clara 

3653 fat a la cofia lie gava 

3654 la cofia e el almôfar 

3655 bien a la carne lie gava 

3656 lo uno cayo en el campo — c lo al suso fincava 

3657 quando este colpe a ferido 



246 JULIO CEJADOU 



3658 que non cscaparié con el aima 

que non escaparié dél 

3659 bolviô la rienda al cavallo 

3662 espada ticnc en viano 

tenie espada en la mano 

3660 essora Martin Antolinec — reçihiol con cl espada 
Martin Antolinez mouio... de la punta de! espada 

3665 sciïor, cdriam des ta espada 

3666 el cavallo asorrienda 

començô de yr fuyendo 

3667 Martin{o) en (el) campo fincava 

Martin (Antolinez) finco en el campo 

3668 essora dixo el rey: — venid vos a mi coin pana 

^669 por quant o avedes fecho — vençida avcdcs (esta) balalla 
3/670 otôrgangelo los fi(d)eles — que dise ver(dader)a palabra 
3671 direvos de Muno Gustioz 

3673 fiércussc en los escudos 

fiérense en los escudos 

3674 forçudo e de valor 

cauallero (mucho) esforçado 

3676 falssole la guarnison 

2O77 ca en carne nol tomô 

et nol(e) priso en carne 

3680 el escûdol crebantô 

el escudo que (gelo) falsô 

3681 falssole la guarnizon 

et todos los guarnimicntos 

3682 que non cah el coraçon 

çerca del coraçon 



EL CANTAR DE MIO CID Y LA EPOPEYA CASTELLANA 247 



3683 metiol por la carne adentro — la lança con el pendon 
la lança con el pendon — paresçiô de la otra parte 

3684 una braça <jcla echô 

3685 de la silla lo encamô 

3687 vermejo saliô el astil — e la lança y el pendon 

Munno Gustioz fincô con su lança en la mano toda san- 

[grienta 

3688 que ferido es de viuort 

que yazie ferido de ora de mucrte 

3690 dixo Gonçalvo Anssuorez 

Gonçalo Ansurez... dixo 

3691 quando esto se acabô 
3694 las armas que 1 rastaron 

3698 el rey a los de mio Çid — de noche los enbié 

3701 con mio Çid el Campeador 

3702 a if au tes de Carrion 

3703 que les mandé sa sehor 

3704 mio Çid el Campeador 

3705 de ifantcs de Carrion 

3706 Qui buena dueixa escarneçe 
3708 de ifantes de Carrion 

3710 que en buen ora naçio 

371 1 en Valençia la mayor 

3712 foron los del Canpeador 

3714 mis fijas vengadas son 

agora sodés (uos) vengada 

3715 Agora las ayan quitas — heredades de Carrion 

3716 a qui pesé a qui non 



248 JULIO CEJADOR 



3717 Andidieroti en ptcytos 

3718 . con Alfons el de Léon 

3719 Fizieron sos casomientos — don Eîvira e dona Sol 

3720 los primer os for on grandes — mas aquestos son mi j ores 

3721 a mayor ondra las easa — que lo que primera fâ 
S722 al que en buen ora naçiâ 

3723 de Navorra e de Araijon 

3725 a todos alcança ondra — por el que en buena naciô 

3726 Passado es deste sieglo 

Z727 el dia de cinquaesma — de Christus aya perdon 

3727 Assi ffocjamos nos todos 
yj'Z^ de mio Çid el Canpcador 
3730 se acaba esta racon 



EL CANTAR DE MIO CID Y LA EPOPEYA CASTELLANA 249 



IV 

LOS ROMANCES DEL CID 
COTEJADOS CON LA «CRÔNICA* Y EL «CANTAR» 

De los 41 romances viejos sobre el Cid recopilados por José 
Wolf en Primavcra y Flor de romances, solamente seis per- 
tenecen al asunto tratado por el Cantar de Mio Cid. Vamos 
a cotejarlos con él y con la Crônica, siguiendo la numeraciôn 
de Menéndez y Pelayo en Antol. poét. lir., t. VIII. 

I. En el romance "Hélo, hélo, por do viene — el moro por 
la calzada" (55) hay una refundicion del combate del Cid con 
el rey Bûcar. Menéndez y Pelayo, siguiendo a Carolina Mi- 
chaëlis de Vasconcellos (Rontancenstudien, I. Geschichte einer 
alten Cidroniansén (en la Zeitschrift fur Roma^iische Philo- 
hgie, t. XVI, Halle, 1891), tiene *'este romance conio entera- 
mente primitivo e independiente de los cantares de gesta, 
anâlogo ya por tanto a lo que fueron después los romances 
fronterizos''. Es el mas hermoso y popular de los romances 
del Cid. Aiîade Menéndez y Pelayo: "Confieso con toda in- 
genuidad, que este romance es uno de los pocos que hasta 
ahora no tiene explicaciôn plausible dentro de la teorîa de 
Mila, y obligan a admitir desde cierto tiempo (no seguramente 
antes del siglo xiv), la elaboracion de romances sueltos dentro 
de los ciclos histôricos. Milâ acude al Pocma del Cid y a la Crô- 
nica General, pero no crée que pueden admitirse como fuentes ni 
siquiera remotas.'* 

En este romance hay contaminaciôn o mezcla de dos hechos. 
El segimdo, de la segunda mitad. es el encuentro del rey 
Bûcar con el Cid, que le signe el alcance hasta la orilla del 
mar. En el romance la orilla es del rio. No tuvo, pues, su 



250 JULIO CEJADOR 



autor en cuenta ni el Cantar ni la Crônica, sino que tomô de 
memoria, segun oîa cantar en los romances del Cid, lo de la 
huida del ley moro y lo aplico como desenlace a otro asunto, 
que también se cantarîa en romances y es un epîsodîo de 
Valencia, cuando estaba en poder del Cid. La reminiscencia 
comùn al Cantar y a la Crônica, tomada, no de estos textos, 
sino de los romances populares, comienza asî pintando la fuga 
del moro y tras él al Cid siguiéndole: 

"Do la yegua pone el pié — Babieca pone la pata." 

En la Crônica (c. 931): 

"Mas el rey moro traye buen cauallo, et yuasle alongando que le 
non podie alcançar; et el Çid acoytando a Bauieca... yual a las es- 
paldas. 



» 



Cantar (y, 2418) : 

"Buen cavallo tiene Biicar — e grandes saltos faz, 
mas Bavieca el de mio Çid — alcançandolo va." 

Hasta aqui concuerdan los textos. Pero, salvo lo del rîo 
por el mar, que venîa mejor para el asunto de la primera parte 
del romance, todo lo que signe en él esta conforme con el 
relato de la Crônica y no con el del Cantar. 

Romance : 

"Embarcô muy presto en ella, — que no se detuvo nada. 
Estando el moro embarcado, — el buen Cid que llegô al agua, 
y por ver al moro en salvo, — de tristeza reventaba; 
mas con la furia que tiene, — una lanza le arrojaba, 
y dijo: Recoged, mi yerno, — arrecogedme esa lanza, 
que quiza tiempo verna — que os sera bien dcmandada." 

Crônica : 

"assi que. quando fué muy çerca de las naues, el Çid viô quel non 
podie alcançar, et lançol el espada et diol en las espaldas. Et el rey 



EL CANTAR DE MTO CID Y LA EPOPEYA CASTELLANA 25 I 



moro ferido, metiosse en las naties. Et el Çid descendio et tomo su 
cspada et la del moro; et esta fué a la que él puso nombre Tizona." 

Cantar (2.420): 

**Alcaiiçolo el Çid a Bucar — a très braças del mar, 
arriba alço Colada, — un grant colpe dadol ha, 
las carbonclas del yelmo — tollidas gelas ha, 
cortol el yelmo e, — librado todo lo al, 
fata la çintura — el espada llegado ha. 
Matô a Bucar,— el rey de allen el mar, 
e ganô a Tizon." 

No viene este romance ni del Cantar ni de la Crônica, pues 
su primera parte no se halla ni en el uno ni en la otra? y en 
la segunda parte las circunstancias del rio y de la lanza son 
diferentes cie las del mar y de la espada, en que convienen el 
Cantar v la Crônica. Conio se ve, este romance esta formado 
con reminiscencias de otros dos. El primero, que esta en la 
primera mitad, no entrô ni en la Crônica ni en el Cantar, y 
fué invenciôn del autor del romance o lo tomo ya de otro 
compuesto anteriormente, como un episodio de la Valencia del 
Cid. La sei^^unda parte tomôla igualmente de algùn romance 
anterior sobre el combate del Cid con Bucar y sobre la espada 
Tizona. Todo esto prueba que los romances îbanse refun- 
dîendo segiîn los tiempos, como lo sabemos igualmente por 
las contaminacioncs que hay en otros muchos. El mismo co- 
mienzo de este romance lo es, no menos, del carolingio: 



"Hélo, hélo, por do viene — el infante vengador. 



»f 



La primitiva fuente de los dos romances en este contami- 
nados, fué la epopeya primitiva popular, compuesta en roman- 
ces o cantares. Ello es claro, pues no es ni la Crônica ni el 
Cantar. Pero lo que mas hace a nuestro propôsito, segùn este 
romance, el Cantar no era conocido por el pueblo, que refun- 



2 52 JULIO CEJADOR 



dia sus propios romances. Tampoco era conocida la Crônica; 
pero como la Crônica prosificô los romances mas antiguos o 
epopeya popular, conviene el romance con la Crônica en que 
el Cid no mato al rey Bùcar, sino que solamente le hiriô y él 
pudo escapar en las naves; segùn el Cantar matô el Cid a 
Bùcar. No viene, pues, el romance del Cantar, y coincidiendo 
con la Crôni-ca, hay que decir que vino de los mismos antiguos 
romances por ella prosificados. Esta misma conclusion vamos 
a sacar de los demâs romances del Cid. 

2. En el romance **Encontrâdose ha el buen Cid — en medio 
de la batalla" (56) se alude al mismo paso: 

• 

** Encontrâdose ha el buen Cid — en medio de la batalla 

con aquesc moro Bucar,— que tante le amcnazaba. 

Cuando el moro vido al Cid, — vuelto le ha las espaldas, 

hâcia la mar iba huyendo, — ^parece llevaba alas : 

caballo trae corredor, — muy recio le espoleaba; 

alongado se ha del Cid, — que Babieca no le alcanza 

por cstar laso y cansado — de la batalla pasada. 

El Cid con gran voluntad— de vengar en cl su saîîa, 

para escarmiento del moro — ^>' de toda su compafîa 

hicrelc con las espuelas, — mas poco le aprovechaba. 

Ccrca llegaba del moro — ^\' la espada le arrojaba, 

en las espaldas le hirio, — mucha sangre derramaba. 

El moro se entrô huyendo — en la barca que le aguarda. 

Apeârase el buen Cid — ^para tomar la su espada, 

también tonifO la del moro.— que era buena y muy preciada." 

Concuerda enteramente con la Crônica, cuyo texto hemos 
visto y con lo que le précède: 

**Et el rey moro, quando lo vio, conosciol muy bien, et bolvio las 
espaldas et començô a f uyr contra la mar ; et el Cid en pos él, auyendo 
muy grant sabor de lo alcançar.*' 

Ni una idea falta en la Crônica ni en el romance. El cual 



EL CANTAR DE MIO CID Y LA EPOPEYA CASTELLANA 2 53 



bien se ve procéder de los mas antiguos, de los cuales procède 
la Crônica, 

El Cantar, como obra erudita, înspirôse en los mismos ro- 
mances primitivos, pero quitô y anadiô como le ocurriô a su 
autor (2.408): 

"Mio Çid al rey Bucar — cadiol en aJcaz." 

Aquî le dirige una parrafada y respôndele Bùcar. Claro que 
no era tiempo de dialogar; pero el autor erudito écho mano 
de ese recurso oratorio. Ni el romance ni la Crônica hablan 
de tal co.sa. El resto ya vimos que tampoco concuerda ni con 
el uno ni con la otra, pues en uno y otra el Cid no mata a 
Bùcar, y en el Cantar, le mata. Confîrmase, por consiguiente, 
con este segundo romance que los cantores populares no co- 
nocîan el Cantar de Mio Cid y que proceden de los mas anti- 
guos, prosificados en la Crônica. 

3. Romance de los condes de Carriôn (57): 

Difieren los textos en el nombre del espîa: Fêles Muhoz en 
el Cantar (2.618), Ordonna en la Crônica (c. 933), Alvaranes, 
o sea Alvar Fâfiez, en el romance. Luego el romance no pro- 
cède ni.de la Crônica ni del Cantar: 

"Mandaron ir toda su gente — adelante muy gran rato; 
quédanse con sus mujcres — tan solo Diego y Fernando. 
Apeansc de los caballos — y las riendas han quitado; 
sus mujeres que lo ven — muy gran llanto han levantado. 
Apeanla^ de las mulas — cada cual para su lado; 
como las pario su madre — ambas las han desnudado, 
y luego a sendas encinas — las han fuertemente atado. 
Cada uno azota la suya — con riendas de su caballo; 
la sangre que de ellas corre — el campo tiene hanado; 
mas no contentos con esto — alli se las han dejado. 
Su primo que las fallara... 
en casa de un labrador — alli se las ha dejado. 



254 JULIO CEJADOR 



Vase para cl Cid su tio... 

cl rey como aquesto vido,— très Certes habia armado.'' 

Crônica (c. 933-936): 

*'mandaron a toda su geute que se fucssen adeïante, et fincaron ellos 
solos con sus mugeres... Et desque las ouieron descendidas a ticrra, 
tomô Diego Gonçalcz a don Eluira por los cabellos, et Fernant Gon- 
çalez a donna Sol..., tollieronles las capas aguaderas que trayen vestidas 
et todos los otros pannos, saluo ende los briales en que las dexaron, 
et... tollieron las cinchas a las siellas, et firieronlas con ellas de mny 
grandes feridas; et ellas dando nuiy grandes bozes et llorando muy 
de rezio... taies las pararon que todas estauan cubiertas de sangre et 
fincaron por muertas. Et desque ellos aquello ouieron fecho, caualgaron 
en sus bestias... Ordonno, sobrino del Cid..., las fallô yaziendo en 
tierra..., fallô Ordonno en aquella aldea un omne bueno labrador..., et 
desque las duennas fueron en casa de aquel omne bueno... Desi cnbia- 
ronle (a Ordono) pora Valencia o era el Çid... Et el rey, quando lo 
oyo..., tengo por bien de los emplazar pora la mi corte que quiero 
fazer sobresto en Toledo." 

El Cantar (2.700) anade cosas que faltan en la Crônica y 
en el romance y que son harto impertinentes y novelescas: 

**Con quantos que ellos traen — i yazen essa noch. 
con sus mugieres en braços — demuestranles amor.** 

Luego, antes de azotarlas. les dirigen una arenga, que no 
traen los otros textos; en cambio después se van sin decir 
palabra, mientras que en la Crônica se van desahogando con 
palabras de venganza. En fin. nada dice el Cantar del labrador 
que las recoge en su casa. El romance signe, pues, en esto la 
tradiciôn de la Crônica, v no conoce el Cantar, \o es, sin embar- 
go, copia de la Crônica, ya que difiere en el nombre del espîa 
y en que dice que dejaron enteramente desnudas a las hijas 
del Cid y que las ataron a un arbol, cosas que ni la Crônica 
mienta ni el Cantar, y que son de las pinceladas grâficas que 
iban aiîadiéndose en las varias refundicîoncs de los romances. 



EL CANTAR DE MIO CID Y LA EPOPEYA CASTELLANA 255 

Lo de las très Cortes igualmente, aludiendo a las de Léon, 
etcétera. de las que se trata en las mocedades del Cid. Pero 
concuerda enteramente el romance con la Crônica y hasta en 
frases y palabras, como que provienen de la misma fiicnte: 

**Mandarou ir toda su gente-^adelante rauy gran rato." 

Es lo de la Crônica: "mandaron a toda su gente que se 
fuessen adelante''. En el Cantar: 

"adelant cran idos — los de criazon: 
assi lo mandaron — ^ifantes de Carrion." 

Romance : 
**quédansc con sus mujçres — ^tan solo Diego y Fernando." 

Crônica : 

**et fincaron ellos solos con sus mugeres.** 

Romance : 
"las mu j ères que lo ven — ^muy gran Uanto han levantado." 

Crônica : 

**et ellas dando mu>' grandes bozes et llorando muy rezio." 

En el Cantar, en vez de esta frase, habla dofîa Sol largo 
y tendido, pidiendo las niaten con las espadas, cosas que no 
traen ni el Romance ni la Crônica. Sigamos adelante. 

Romance : 

"la sangre que de ellas corre — el campo tiene banado." 

Crônica : 

"todas estauan cubiertas de sangre." 



256 JULIO CEJADOR 



Cantar: 



sangrientas en las camisas. 



Romance : 



Su primo que las fallara." 



Crônica : 



"Ordonne, sobrino del Cid... las fallô. 

Cantar; 

"fallô sus primas." 



El romance habla de la casa de un labrador donde las re- 
coge, y otro tanto dice la Crônica y lo cuenta largamente. El 
Cantar no dice de esto ni una palabra. Romance y Crônica van 
por un lado: son parte de la epopeya popular; el Cantar va 
por otro; es obra erudita que se queda al margen de la epo- 
peya castellana. 

4 "Por Guadalquivir arriba" (58). 

Todo el romance es de reminiscencias vagas sobre la îda del 
Cid a las Cortes de Toledo. Solo hay una alusiôn: 

"tambicn le gané yo al rey— el su escano tornido.'' 

Verso sobre el cual escribiô Menéndez y Pelayo (p. 360): 
'*E1 escano tomino o tornido es frase del Poe nia del Cid, pero 
a esto se reduce la reminiscencia/' El maestro se equivoco 
aquî, como en otras ocasiones, por haber hecho caso de la 
opinion de Menéndez Pidal, el cual dice en Cantar de Mio 
Cid (tt, pag. 648): '*el Cid en la Corte de Toledo se sienta 
en un escano tomino; este, segùn un romance, eco lejano de 
nuestro Cantar (y. Milâ, De la Poes., p. 296), el Cid lo habia 



EL CANTAR DE MIO Cil) Y LA EPOPEYA CASTELLANA 257 



ganado del rey Bùcar'\ Con las ganas que tiene Menéndez 
Pidal de hallar alusiones al Cantar, se equivocô de medio a 
medio. Esta séria la ûnica reminiscencia que del Cantar hu- 
bieran ofrecido los romances; pero no hay tal reminiscencia: 
los autores de los romances no tuvieron noticia del Cantar. 

El Cantar nada dice de que lo ganara al rey Bùcar, sino que se 
lo diô al rey Alfonso, lo cual es falso y contradice el romance 
y a la Crônica. No es, pues, el romance eco del Cantar, como 
M. Pidal asegura. 

En el Cantar se dice (3.1 14): 

"Venid acâ seer comigo, Campeador, 

en aqueste escafio quem dîestes vos en don." 

Trâtase del asiento del rey, que el autor del Cantar dice se 
lo ganô y diô el Cid, especie que sacô su autor de su cabeza, 
pues no se halla en ninguna parte y él niisnio no nos dice 
como ni cuândo lo gano y se lo diô. Es un descuido del autor 
del Cantar, Ese asiento del rey ya vimos que era la siila real 
muy rica, que "el rey don Alfonso la ganara en Toledo, del 
rey Almemôn, cuya fuera" (c. 939 de la Crônica). Habiendo 
rogado el rey al Cid que se asentase con él en esta su sîlla, el 
Cid rehusa cortésmente (3.119): 

**aca posaré con todos aquestos mios.** 

Y, efectivamente (3. 121): 

"En un cscano tornino essora mio Çid posé. 



1 •♦ 



îQué escano tornino era este? Nada dice el Cantar acerca 
de él, ni aùn siquiera que era del Cid: "en un escano"; aimque 
era tan fanioso que la Ducjuesa dijo a Sancho (Qiiijote, 11, 33): 
"que se sentase como gobernador y hablase como escudero, 
puesto que por entrambas cosas merecia el mismo escano del 
Cid Rui Diaz Campeador". Pero si lo sabe la Crônica, que 

Revue Ilisl'anijue. — A. 17 



258 JULIO CEJAlmB 

dedica al tal escano casi un capkulo, el 940. Cuenta alli que 
"llamô a un escudero muy fidalgo, mancebiello, que era su 
criado en que él fiaua mucho, que él le criara de pequenno, el 
quai auie nombre Fernant Alonso; et mandol et rogol, por la 
criança que en el criara, que tomasse el su escanno de marfit, 
el quai él ganara del rey moro en Valencia, et quel fuesse 
armar en el palaçîo en el meior lugar que y fallasse çerca la 
siella del rey; et porque ninguno non le pudiesse fazer mal 
nin desonrra en el su escanno, mandé que çient escuderos fiios 
dalgo que fuessen con él, et mandoles que fasta otro dia, que 
él alla fuesse, que ,se non partiessen dél". Y sigue todo lo que 
por el escano alli sucediô. Este asunto debio de andar cantado 
en romances, pues de ellos lo tomô la Crônica. 
Vengamos ya al romance (58) : 

" — Viejo que venis, el Cid. — viejo venis y florido. 
— No de holgar con las mujeres, — mas de andar en tu ser 
de pelear con el rey Bucar, — rey que es de gran sefiorio, 
de'ganalle las sus tierras, — sus villas y sus castillos; 
también le gané yo al rey — el su escaûo tornido." 

Dice aqui cl romance que el Cid gano al rey Bucar su escano 

tornido, no al rey Alfonso régala ndoselo. Este es el famoso 

escano tornino. en que segûn el Cantar se sentô el Cid en la 

Corte de Toledo (3.121). Pero el romance no alude a esa frase 

del Canlar; sino a los originales romances, de los cuales el es 

ûltimo sucesor, y que se prosificaron en la Crônica. Efectiva- 

mente solo en ella, y no en el Canlar, se dice que el Cid ganô 

en Valencia ese escano de marfil y narra cuanto por él .sucediô 

en las Cortes de Toledo. La frase "también le gané yo al rey" 

/Pi'.^r), alusion es a lo de los romances prosificados en la Crô- 

pues nada de eso se dice en el Cantar: antes en el Cantar 

e que el escaiio real se lo diô a Alfonso VI el Cid, lo 

ontradice al romance y a la Crônica. Tenemos, pues, que 

romances ."îôlo se mientan cosa,s del Cantar cuando estân 



EL CANTAR DE MIO CID Y LA EPOPEYA CASTELLAVA 259 

en la Crônica, pero que no se niienta ninguna que en ella no esté 
y que, en cambio, se mientan otras que solo en la Crônica estân : 
luego a ella, esto es a los romances en ella prosificados, aluden 
siempre los romances del siglo xv, nunca al Cantar. El cual, 
de su parte, como cosa subjetiva de su autor, dice que la silla 
del rey se la diô el Cid, cosa que en ninguna otra parte se 
mienta, antes lo desmienten los romances originales prosifica- 
dos en la Crônica, pues dicese en ella que la tal silla "el rey 
don Alfonso la ganara en Toledo, del rey Almemôn. cuya 
fuera". 

La equivocaciôn del autor del Cantar al escribir los ver- 
so- 3114-3T15: 

"Venid aca seer^omigo, Campeador, 
en aqueste escano— quem diestes vos en don" 

diriase que fué por leer mal la Crônica (cap. 940), donde dice el 
rey: 

"Ninguno de uos non ha por que trauar en el escanno del Çid, ca 
él lo ganô muy bien, a guisa de muy bueno et muy esforçado que él 
cy ; et non se rey en el mundo que mâs meresce este escanno que el 
Çid mio vassallo; et quanto el Çid meior et mâs onrrado es, tanto s6 
yo mâs onrrado por él." 

A esto responden los versos 31 15-31 16: 

"En este escano— quem diestes vos en don; 
maguer que âlgunos pesa — mejor sodés que nos." 

Apreciaciôn del autor de Mio Cid, indigna de que la dijera 
el rey. îCômo iba a decir el rey que el Cid valîa mâs que él, 
Lur cuando asi lo sintiese en su interior? iCuânto mâs digno 
lo que el rey dice en la Crônica! Signe diciendo el rey: 

**Et este escanno ganô él en la lid del Quarto, con la tienda que 
me enbiô en présente et los cauallos et los moros catiuos por cl 



*00 JULIO CEJADOK 

quinto, en eonosçimieiito de mio seniiorio. Et uosotros que cstades por- 
façando dél, iquâl de uns me cnbio lai présente comme él?". 

Diriase que ei aiitor de Mio Ctd leyô a la ligera este pârraïo 
y entendiô que el escano fuese enviado al rey juntamente con la 
tienda, los caballos y cautivos, y por eso dijo: 

"en aqueste escano — quem diestes vos en don." 

En Mio Cid no esta justificado el verso 3116: 

"maguer que aigunos pesa — mejor sode^ que nos." 

Pero lo esta y muy bien en la Crônica por la trifulca acerca 
del escano, no mentada en el Caiilar, y en la cual el rey in- 
tfrviene, aunque con otras mâs dignas palabras que no las de 

"mejor sodés que nos."' 

Tampoco eitd jii.stilîtado el verso 3122: 

"los çienio quel aguardan — posan aderredor." 

El autor Je Mio Cid lo leyô en el niisnio capitulo 940 de la 
Crônica, donde dijo el Cid a Fernân AUonso: 



j de iiiarlil, el ijual él ganara del rey moro 
eu Valencia, et quel fuesse armar en el palaçio en el ineîor lugar que 
y {allasse i;erca la siella del rey ; et porque uinguno non le pudiesse 
faier mal nin desonrra en el su escanno, manda que fiViif escuderos 
fiios dah/.i que fucsstu con él, et mandoles que fasta otro dia, que él 
-'" fuesse. (jiic te non parlicssen dél". 

stos ci-^iit csciKlcrn.s fiios dulijo son los que el autor del 
'ar pone en lurno del Cid: 



EL CANTAR DE MIO CID Y LA EPOPEYA CASTELLANA 201 



"En un escano tornino — essora mio Çid posô 
los çiento quel aguardan — ^iwsan aderredor." 

Pero se equivoca, pues segùn la Crônica esos cien escuderos 
solo guardaron el escano hasta que el Cid f ué alla ; que enton- 
ces retirados los escuderos, le rodearon nuevecientos cahaUeros 
sus vasallos: 

"El Çid besol la mano al rey por esta merçed quel dixiera, et fuessc 
assentar en su escanno; et aderredor dél se assentaron los DCCCC 
caualleros sus vassallos, de los quales ya de suso oyestes los nombres". 

Con esos cuatro versos (3 114, 3115, 3121, 3122) pudiera casi, 
o sir casi, probarse que el autor de Mio Cid leyô la Crônica y 
k extractô, pues no estân justificados en el Cantar y, en cam- 
bio, son como interpretaciôn de una lectura ligera y mal enten- 
cada de la Crônica. De todos modos, queda bien de manifiesto 
que el romance esta con las fuentes de la Crônica y contradice 
?i Cantar como la Crônica le contradice. 



5. Romance que dice: **Tres Cortes armara el rey" (59). 

"Treinta dias da de plazo, — treinta dias, que mas, no." 

Crônica (c. 936) : 

"et el plazo sea de oy en très meses". 

Cantar (2.968): 

"que destas siet sedmanas adôbes con sos vassallos, véngam' a To- 
ledo, estol do de plazdo*'. 

Un mes, très meses, siete semanas: ningun texto concuerda. 
Todo el romance esta hecho de reminiscencias vagas que ni 
hablan en favor del Cantar ni de la Crônica, por mas que 
Menéndez y Pelayo diga (p. 358, t. I, Rom. viejos) que **es una 
taracea de versos del poenia. entresacados de varios lugares y 



302 JULIO CEJADOR 



refundidos en estilo moderno". No hay ni un verso, ni un 
hemistiquio del Cantar. 

Verdad es que Menéndez y Pelayo no hizo mas que seguir a 
Milâ, que recoge del Cantar esas reminiscencias del romance, 
como podia haberlas recogido de la Crônica, pues son de asun- 
tos diversos, y estân tanto en la Crônica como en el Cantar. 
Menéndez Pidal dice a su vez (t. ii, pâg. 533): *'Mâs tarde, en 
un romance del siglo xv, que recuerda los versos del Cantar 
descriptivos del traje del Cid para ir a la Corte de Toledo..." 

Veamos que recuerdo es ese: 

"Ellos en aquesto estando — el buen Cid, que asomô 
con trescientos caballeros, — todos hijosdalgo son." 

Cantar (3.072): 

"con estes cûmplanse çiento,— de los buenos que i son". 

Crônica (c. 939): 

"Et assi se cunpliô el cuento de DCCCC caualleros." 

No concuerdan, como se ve, en el numéro. Prosigamos: 

"todos vestidos de un pano, — de un pano y de una color, 
si no fiiera el buen Cid, — que traia un albornoz. 
El albornoz era blanco, — parecia un emperador, 
capacete en la cabcza— <|ue relumbra como el sol.'* 



Cantar (3073): 

"Velmezes vestidos — por sufrir las guarnizones, 
de suso las lorigas — tan blancas commo el sol; 
sobre las lorigas — arminos e pelliçones, 
e que no parescan las armas — bien presos los cordones; 
so los mantos las espadas— dulçes e taj adores; 
d'aquesta guisa— quiero ir a la cort..." 



EL CANTAR DE MIO CID Y LA EPOPEYA CASTELLANA 203 



El Cid : 



"caiças de buen pano — en sus catnas metio, 
sobrellas unos çapatos — que a grant huebra son, 
Vistiô camisa de rançal — tan blanca commo el sol, 
con oro e con plata — todas las presas son, 
al puiio bien estan, ca él selo mando; 
sobrella un brial — primo de çidaton, 
obrado es con oro— pareçen por o son. 
Sobresto una piel vermeja; — las bandas d'oro son, 
siemprc la viste — mio Çid el Carapeador. 
Una cofia sobre les pelos — d'un escarin de pro, 
con oro es obrada, — fecha por razon... 
De suso cubrio un manto." 



Segun el romance llevaba el Cid albornoz y capacete; segtin 
el Cantar, una piel vermeja y un manto y en la cabeza, cofia. 
En el verso 3492: 



"Alli >e tolHô el capiello— el Çid Campeador, 
la coha de rançal, — que blanca era coramo el sol. 



»♦ 



No veo en el romance todo eso que ve Menéndez Pidal para 
decir que **recuerda los versos del Cantar descriptivos del 
traje del Cid". îEl albornoz recuerda una piel vermeja o un 
manto de corte? ^El capacete de métal recuerda la cofia y el 
capiello de tela? Menéndez Pidal, con el deseo de ver copiado 
el Cantar en el Romance, se ciega hasta el punto de comparar 
estes dos trozos, sin reparar que el romance trata del traje 
que Uevan al venir a Toledo, de viaje, con albornoz y capacete 
y que la cita del Cantar trata de los arreos y vestiduras que 
se ponen otro dia para asistir a la Corte, Del traje que llevaron 
en eî viaje no dice el Cantar (3.022) sino que: 



Bien aguisado viene — el Çid con todos los sos. 



»» 



264 JULIO CEJADOR 



La Crônica : 

"Et todos yuan muy bien uestidos de sus pannos rauy bonos, et muy 
bien encaualgados et muy bien armados pora ayudar al Çid a toda cosa 
que mester fuesse, tan bien pora corte commo pora guerra.** 

Todo elk) se encierra en lo de bien aguisado; pero indica, 
ademâs, que con esos mismos arreos se presentaron en las 
Cortes: "tan bien pora corte commo |X)ra guerra". El autor 
de Mio Cid inventa lo de ir a ella armados y por encima llevar 
traje cortesano, para encubrir las armas y de ahî toda esa vistosa 
descripciôn que no trae la Cronica ni el romance. Con el cual 
concuerda la Cronica en presentarlos en traje de camino y 
armados y hasta en lo del paiio, de que el Cantar no habla. 

6. Romance de los condes de Carriôn (60). 

"Treinta dias duran las bodas, — ^treinta dias, que mâs non.** 

No es mâs que lo del romance 59: 

"Treinta dias da de plazo, — ^treinta dias, que mas no.** 

Y el numéro treinta es lejana reminiscencia de los "très 
meses", del plazo de las Cortes en la Crônica; no de las siete 
semanas del Cantar: 

**Mentides, el Cid, mentides, — que non éramos traidores; 
Levantosc Pero Bermudez^-el que las damas criô, 
y al conde que esto hablara — diole un grande bofeton. 
AUi hablara el rey — ^y dijera esta razon: 
Afuera, Pero Bermudez, — no me revolvais quistion.** 



Crônica (c. 943): 

"Et (Pero Bermudez) sobraço su manto, et fuesse derechamientre 
contra el conde don Garcia; et desque fué çerca él, et veya quel no 



EL CANTAR DE MIO CID Y LA EPOPEYA CASTELLANA 20$ 

podria errar, çerrô el punno et diol una tal fer Ida que diô con él en 
tierra... et el rey don Alfonso començô a dar muy grandes vozes; "non 
auedes uos nin ellos por que venir a tanto ante mi, ca de uuestro de- 
recho non uos menguarâ nada/' 

Nada de este episodio, comùn al romance y a la Crônica, 
trae el Cantar. Desconociô el Cantar, por consiguiente, el que 
compuso el romance y conociô, en cambio, la redacciôn de la 
Crônica, mejor dicho, los romances populares en ella prosifi- 
cados. Y sin embargo, convienen Crônica y Cantar en lo demâs 
del reto de Pero Bermùdez, y hasta en frases y versos, como 
tomados de la misma fuente. La cual era un romance con 
asonante en -ô, como este trozo del Cantar, como, ademâs, se 
ve en la Crônica y como esta asonantado el romance, que es, 
por lo mismo, refundicion del antiguo original. 

"Ya les otorgaba el campo, — ^ya les partian el sol." 

Crônica (c. 946) : 

"Et el rey metioles con una pertiga en el campo tanbien a los unos 
comnK) a los otros; desi dixo a los fieles que les partiessen el sol." 

Cantar (3.604): 

** Sorteavanles el campo — ^ya les partien el sol." 

" Por el Cid va Nuîio Gustos, — hombre de muy grand valor ; 

con él va Pero Bermùdez — para ser su guardador." 

Segun la Crônica y el Cantar, Muno Gustioz se combate 
con Suer Gonzalez, Pero Bermùdez con Ferrân Gonzâles, 
Martin Antolinez con Diego Gonzalez. El romance, de oîdas, 
confunde el nombre de Muno Gustioz, llamândolo Nuîio 
Gustos. Asi va lo demâs del romance, por generalidades, to- 
madas de la tradiciôn popular. Concuerda, pues, el romance 
con la CrÔJiica en el episodio de Pero Bermùdez, como textos 



266 JULIO CEJADOR 

que procéder! de la misma f uente de los primitives romances ; 
y difiere en el nombre del espia, por no haberse tomado el 
romance diiectamente de la CrÔHÎca. Esas confusiones de 
nombres son propias de la epopeya popular, en la que los 
nombres secundarios son lo de menos y que, no escribiéndose, 
fâcilmente se trastruecan. Muiio sonô en las orejas del pueblo 
Niiïio. Con quien no concuerda el romance es con el Cantar, 
concordando ésie en otras cosas con la Crônica. ^;Puede verse 
mis claramcnle que la fuente comûn fueron los romances 
originales, cuyos asonantes pasaron a los très textos ; que la 
Crônica los prosifico y el pueblo los fué refundiendo y que 
el Cantar fué desconocido del pueblo y es cosa aparté de la 
epopeya, como obra de erudito? 



EL CANTAR DE MIO CI D Y LA EPOPEYA CASTELLANA 2Ç>7 



V 



CONCLUSIONES 

No hay mas cera de la que arde ni mas romances viejos 
del Cid que traten asuntos del Cantar. Las conclusiones son 
clarisimas y las he repetido a raiz del cotejo de cada uno de 
ellos. Los romances conocidos son la ùltima refundiciôn de 
otros mas antiguos, que se fueron haciendo durante toda la 
Edad Media. De ahi las confusiones, las contaminaciones, los 
nuevos rasgos anadidos, las exageraciones a veces, como bola 
de nieve que va rodando, como leyendas que corren de lengua 
en lengua, mezclândose unas con otras, aumentândose, modi- 
ficândose con el correr de los tiempos. Pero tenemos en la 
prosificacion de la Crônica una antiquisima redaccion de los 
romances taies como se cantaban en el siglo xiii por lo menos. 
Con ella concuerdan los romances del siglo xv en el asonante y 
en las ideas principales, o materia épica, y aùn en frases y pala • 
bras. Otro tanto se desprende del estudio que hizo Puyol y 
Alonso sobre los romances y las Cromcos, respecto a los hechos 
del Cid anteriores a los relatados por el Cantar. 

Por otra parte tenemos el Cantar de Mio Cid, con el cual 
no concuerdan los romances sino en aquello en que el Cantar 
concuerda con la Crônica, El Cantar omite cosas que hay en 
la Crônica y en los romances, altéra hechos, y anade por su 
cuenta rasgos y descripciones propias de un poeta erudito. 

Vése claramente que el autor de Mio Cid bebiô en las mis- 
mas fuentes romanccscas: pero que redacto su obra con opi- 
niones y maneras de ver particulares, asi como écho mano 
del métro erudito y francés, del alejandrino. sin poderse des- 
entender enteramente del octosilabo popular y hasta de los 



268 



JUMO CEJADOR 



iiiisinos asoiiantes de la Crônica y de los romances correspon- 
dientes en cada trozo. 

No hay ni un solo rasgo en los romances que sea del Cantar, 
si en la Crônica no se halla. Ahora, después de hecho el cotejo 
y visto todo por niiestros propios ojos. no podemos menos de 
espantarnos al leer estas palabras de Menéndez y Pelayo, en 
las cuales, con demasiada docilidad, aceptô en esta parte la 
opinion de sr. maestro Milâ y de su discipulo Menéndez Pidal 
[Tral. de los Rotnaiices viejos, t. i, {11)03), pâg. 358): 

"La fuente remota, pero indudable, de los romances rela- 
tives a la vejez del héroe es el poema de Mio Cid, mis o 
menos inlegramente conocido y recordado. Hasta los asonantes 
suelen conservarse. " 

No. Mio Cid no fué la fuente, ni inmediata ni remota. de 
los romances. Los que compusieron los romances desconocian 
el Cantar, que solo cra conocido, si lo era, por pocos eruditos. 
Asi se explica, fuera de esto, el que solo se haya conservado una 
copia y que nadie lo miente en toda la Edad Media, ni el 
mismo Marqués de Santillana que, como ohra escrita, lo hu- 
biera apreciado mâs que no loa romances populares que mienta 
en son de menosprecio. Ni una alusiôn ni una frase conocemos, 
con certeza, del Cantar en autor alguno de la Edad Media. Y 
lo cierto, de toda certeza, es que el pueblo, autor de los ro- 
mances, desconocia el Cantar, y que hasta lo desconocia la 
gente de lelras que escribiô obras poéticas. 

La primera Crônîea, dice Menéndez Pidal. salio de una 
redacciôn posterior del Cantar, a la del codice de Per Abbat. 
De donde salîô fué de los romances populares. La prueba esta 
en que los romances del siglo xv concuerdan con la Crânica y 
no con cl Cantar. Se dira que concuerdan con la redacciôn 
posterior del Caiilar, de la cual .saliô la Crônica. Es mtiy so- 
corrido suponer nuevas refundiciones de Cantares, siempre 
que se ofrecen variantes. Pero la redacciôn de la Crônica di- 
fiere de la del codice de Per Abbat en co.sas sustanciales y 



EL CANTAR DE MIO CID Y LA EPOPEYA CASTELLANA 269 



taies que ne podria Uamarse nueva redacciôn, sino nuevo 
Cantar, Y jqué casualidad, convenir la nueva redacciôn con 
los romances del siglo xv, no çonviniendo con ellos la primera 
copiada por Per Abbat! Los romances del siglo xv no pudie- 
ron salir de esa redacciôn ni de ninguna otra del Mio Cid, 
Son romances populares y Mio Cid es obra erudita y en verso 
extranjero. Los romances de los derrtâs ciclos del siglo xv, 
también vendrân de otras obras eruditas escritas en verso ex- 
tranjero. No hubo, pues, epopeya popular en Espana, sino 
Cantares en verso extranjero, de los cuales salieron los ro- 
mances del siglo XV. ^Dônde estân esos Cantares? Porque de 
los conocidos eruditos no salieron los romances del siglo xv. 
Todas estas cosas hay que engullir, por no aceptar que, si 
los romances del siglo xv convienen con la Crônica y no con 
Mio Cid, es porque la Crônica saliô, al igual de los romances 
del siglo XV, de otros romances mas antiguos. Eso es lo ra- 
zonable y no acudir a otra redacciôn de Mio Cid, de la (iue 
no se sabe lo mas minimo, y tal redacciôn que diferiria esen- 
cialmente de la del côdice de Per Abbat, ùnica conocida. La 
concordancia de los romances del siglo xv con la Crônica y 
no con el Cantar prueba, para todo el que no tenga ocupada 
su cabeza por la teorîa de Menéndez Pidal, que la Crônica 
proviene de los romances predecesores de los del siglo xv. 
Sobre todo, teniendo en cuenta el carâcter popular de la re- 
dacciôn de la Crônica y el erudito del Cantar, con su métro 
francés, sus exageraciones, subjetivismos, desleimientos y re- 
tôricas, que vimos en el anâlisi> gênerai. 

Item mas con las pruel)as aducidas de que el Cantar pro- 
viene (le romances populares manejados por un erudito y 
puestos en métro extranjero. 

Taies son las conclusiones que se sacan del cotejo de los 
romances del Cid con el Cantar y la Crônica: son las mismas 
que tenemos sacado va del cotejo de la Crônica con el Cantar 
y que conviene recoger aqui como fruto de este estudio. 



2/0 JULIO CEJADOR 



Las diferencias entre ambos textos son tan manifiestas que 
Menéndez Pidal crée salvarlas con el socorrido burladero de 
suponer una nueva refundicion del Cantar, de la cual saliô 
el texto de la Crônica, Ese burladero hay que echarlo abajo 
de una vez para siempre. Las refundiciones de la Crônica 
gênerai en varias épocas son numerosas y en cada una varia 
d texto prosificado de la epopeya popular. La consecuencia 
es clara: asi como la primera Crônica gênerai prosifico los 
rotnances o cantares de la mas antigua epopeya castellana, asi 
las refundiciones fueron introduciendo en sus prosificaciones 
los nuevos romances que se refundian de los antiguos o que 
de nuevo se hacian. Si en el siglo xv se hubiera tenido como 
historia la epopeya popular, se hubieran introducido en las 
ùltimas refundiciones de la Crônica los romances del rey don 
Pedro y los fronterizos; pero se menospreciaron, como lo 
muestra el Marqués de Santillana, por haber cambiado el cla- 
sicismo el concepto de la historia. Las prosificaciones de las 
Crônicas, no son, en suma, mas que reflejo de los romances 
que formaban la epopeya popular en las varias épocas en que 
ellas se hicieron. 

Menéndez Pidal ve de otra manera las cosas. Como pré- 
tende que la primitiva epopeya no fueron romances, sino 
Cantares de gesta, supone que éstos se van refundiendo en 
varias épocas y que ellos son los prosificados en las varias 
refundiciones de la Crônica. Hemos visto que no hubo Can- 
tares de gesta en Espana; pero dando como taies Mio Cid, la 
Prosa de Fernân Gonzalez y la Crônica rimada, suponer que 
hubo tantos Cantares parecidos a estos, como exigen las re- 
fundiciones de cada ciclo épico, y que todos se hayan perdido, 
es demasiado suponer. Ademâs esos cantares serian eruditos 
y por consiguiente diferirian enteramente del mester de jugla- 
ria o epopeya castellana. Los très cantares nombrados tienen su 
origen en dicha epopeya no escrita: admîtenlo todos, hasta el 
Mio Cid. 



EL CANTAR DE MIO CID Y LA EPOPEYA CASTELLANA 27 1 

Los romances del siglo xv no provienen de esos taies canta- 
res, por lo menos los del Cid ; luego no son mas que evoluciôn y 
refundiciôn de otros mas antiguos. 

Por consiguiente no hay para que admitir tan gran numéro 
de cantares eruditos, que ni hacen falta ni hay huella de ellos. 

Siguiendo esta teorîa, para las variantes de la primera Crô- 
nica supone Menéndez Pidal que hubo una refundiciôn del 
texto de Fer Abbat. Para las variantes de la Crônica de 1344, 
supone otra tercera forma y refundiciôn del Cantar. Para las 
variantes de la Crônica de Casfilla y de la Particular del Cid, 
supone nuevas refundiciones y una mas antigua forma su- 
pone para la Crônica de Veinte Reyes. 

Basta decirlo asi, en crudo, para que se vea lo ridiculo de 
tal cùmulo de hipôtesis. Porque de todos esos cantares no sa- 
bemos ni lo mas mînimo. Digo, sabemos una sola cosa: que 
todos ellos se perdieron. Y eso lo sabemos porque nos lo afirma 
Menéndez Pidal. 

Acerca de la Crônica de Veinte Reyes trataremos después, 
pero es de notar la contradicciôn que se halla entre estas dos 
afirmaciones de M. Pidal, hechas en la misma pagina 135 de 
su Cantar de Mio Cid, tomo i. **Esta es, pues, la ùnica Crônica 
que prosifica todo nuestro antiguo Cantar." Como nuestro 
antiguo Cantar es el que conocemos por el côdice de Per 
Abbat, pues no tenemos otra copia, esta afirmaciôn equiyale 
a decir que la Crônica de Veinte Reyes prosifica todo el côdice 
de Per Abbat. Bien, pues a pocas lîneas nos dice después que 
la Crônica de Veinte Reyes "se sirviô de un manuscrito del 
Cantar diferente del que hoy conocemos... De este manuscrito, 
que acaso fuera mas antiguo que el de Per Abbat, nos da la 
Crônica de Veinte Reyes un trasunto y una prosificaciôn bas- 
tante compktos, que nos permiten hacer correcciones utilisi- 
mas a la copia actualmente conservada, anadirle algunos versos 
y colmar sus vacios y omisiones, con un texto enteramente 
igual al de la copia de Per Abbat". Conocido el enrevesado 



272 JULIO CEJADOR 



decir de M. Pidal, pasemos por lo de que la Crônica de Veinte 
Reycs "se sirviô de un manuscrito..." Su autor se servirîa de 
él, no la Crônica, Pasemos, no menos, por la contradicciôn 
del ùltimo pârrafo, de que dicha Crônica le permite **hacer 
correcciones a la copia de Per Abbat y anadirle algunos versos 
y colmar i>us vacios y omisiones con un texto enteramente 
igual al de la copia de Per Abbat" . Si es enteamente igual 
îcomo da de si para corregir, anadir y colmar vacios y omi- 
siones ? 

Pero vengamos ya a la contradicciôn principal. 

Prosificaria, pues, la Crônica toda esa copia mas antigua y 
diferente y no el côdice de Per Abbat: luego no prosificô todo 
el côdice de Per Abbat. 

Otra consecuencia. La prosificacion de la Crônica de Veinte 
Rcycs supone una copia nias antigua que la de Per Abbat. De 
suerte que, no contento M. Pidal con inventar nuevas refun- 
diciones segiin van corriendo los tiempos, las inventa también 
hacia atrâs y para ello se funda en cosas de tanto tomo como, 
por ejemplo, que Gonçalvo de la Crônica de Veinte Reyes es 
forma mas anticuada que Gonçalo dd côdice <le Per Abbat. 
lA dônde vamos a parar por este camino? Asi va creciendo el 
numéro de Cantares de gesta sobre el Cid, como el numéro 
de Cantares de gesta sobre los Infantes de Lara y como en los 
depiàs ciclos épicos. Como buiiuelos se componian en Espana 
Cantares de gesta y hubo, segùn esto, de haberlos en mayor 
cantidad que en Francia. 

Segùn ^lenéndez Pidal, en la Crônica de Veinte Reyes entrô 
de lleno el texto del Cantar, ^:Cuâl? ^El del côdice de Per 
Abbat? No; otro mas antiguo. Si asi es, la primera Crônica, 
mucho anterior, tomôse, segùn él, de una redacciôn posterior 
y décadente; y la Crônica de Veinte Reyes, mucbo mas pos- 
terior a la primera Crônica, se tomô, también >egùn él, de la 
mas antigua redacciôn. Esto pugna con cuanto suele hacerse. 
La ùltima icfundiciôn suele matar los textos anteriores; aqui 



EL CANTAR DE MIO CID Y LA EPOPEYA CASTELLANA 273 

sucede todo lo contrario: la ûltima se <leja y se toma la mis 
antigua al rcdactarse la Crônica de Veinte Rcyes; y, en cambio, 
los redactores de la primera Crônica fueron tan torpes que, 
dejando la rédaction primitiva, tomaron la décadente posterior. 
Hemos visto que el texto de la primera Crônica es mas igual, 
mas natural, mâs épico, que el texto del codice de Per Abbat : 
todo al rêvés de lo que Menéndez Pidal afirmaba. Lo mejor 
del Cantar es d Cantar primero y el dueio final ; precisamente 
son los dos trozos en que concucrda mas con la Crônica. Todo 
lo intermedio, apartado de ella, es un fârrago de complicaciôn 
de hechos y cscenas, de repeticiones, de versos cortos o de- 
masiado largos, que ni son octosilabos ni heptasilabos, de 
maneras subjetivas de ver propias del erudito, de anadiduras, 
de cortes, respecto de la narraciôn bien bilada que ofrece la 
Crônica. Se omiten asuntos muy épicos, se déforma el carâcter 
de los personajes, se confimden los nombres, se ignora que el 
Cid ya fué perdonado por el rey, se convierte d préstamo de 
las arcas en estafa, se exageran las cifras, se hacen très per- 
sonajes de uno, se repintan las pinceladas descriptivas. Todo 
esto hemos visto en el analisis gênerai de los très Cantares. 
De suerte que mientras la Crônica se mantiene igual y digna, 
ordenada, natural y épica en toda la narraciôn, el Cantar 
ofrece dos ctunbres muy semejantes a esa serena grandeza de 
la Crônica, una al principio, otra al finale cayendo en d centro, 
en fondo y forma. En consecuencia, el texto de la Crônica es 
mucho mejor que el del codice de Per Abbat. Y con todo, 
Menéndez Pidal necesita decir que es peor para poder afirmar 
que es una refundiciôn décadente, como posterior, para con 
esto salvar la diferencia entre Crônica y texto de Per Abbat, 
acudiendo a la consabida hipotesis de qae la Crônica se tomô 
de este texto décadente y posterior. Pero, como hemos visto 
que sucede todo lo contrario, la hipotesis cae por su base: no 
hace falta tal refundiciôn. El texto de la Crônica refleja mas 
fielmente los romances de la epopeya popular por no ser mas 

Rtvue Hu/anii/Mt.—A.» '*> 



274 JULIO CEJADOR 



que pura prosificaciôn de ellos; mientras que el côdice de Per 
Abbat, el ùnico Cantar que sepamos hubo, Ueva reflejado el 
subjetivismo de un autor erudito que quiso anadir algo de su 
cosecha a los romances y en ello fué tan desmanado como en 
elegir los métros franceses, en vez de atenerse al métro nacio- 
nal de los lomances. 

Supongamos, por hipôtesis, que hubo esa segunda refundi- 
ciôn. Esa refundiciôn, no solo séria mejor que el primer ori- 
ginal, a pesar de haberse hecho en tiempos posteriores, sino 
que séria otro Cantar. Taies son las diferencias sustanciales. 
No hubo, pues, refundiciôn. Que no hubiera nuevo Cantar, 
mejorando el antiguo, es cosa que se cae de su peso: en época 
ya épicamente décadente no cabe mejorar lo que se hizo en 
tiempos sanamente épicos. 

El argumtnto Aquiles que nos trae Menéndez Pidal (p. 129) 
dice asi: '*Toda duda la disiparâ una observaciôn: el Cantar 
representado por la Crônica salva escrupulosamente los olvidos 
y descuidos mas notables en que incurriô el autor del Cantar 
hoy conservado : prueba de que este es el modelo y aquél la re- 
fundiciôn. Por ejemplo, segun el Cantar existente, el Cid se ol- 
vida de pagar a los judios a quienes estafô../' Lo que prueba 
ese salvar olvidos y descuidos es que asi estaban salvados en 
los romances que sabemos hubo, pues de ellos saliô Mio Cid, no 
que hubiese nueva redacciôn que los salvase, pues nada sabe- 
mos de que la hubiese y es mucho suponer que viniera después 
otro escritor a corregir todo el Cantar, haciendo, de hecho, 
otro nuevo y mucho mas épico en época menos épica y mas dé- 
cadente; y es mucho mas suponer que de esa nueva redac- 
ciôn saliesen los romances del siglo xv. 

El que fuese el Cid noble cumplidor de su palabra y no 
estafador, no era cosa que pudiera corregir en época posterior 
décadente un nuevo redactor del Cantar; es cosa del espiritu 
de la epopeya castellana, que dejô el autor de Mio Cid por 
hacer una anccdota chistosa a costa del héroe castellano, de- 



EL CANTAR DE MIO CID Y LA EPOPEYA CASTELLANA 275 

chado de nobleza y del cumplimiento de su palabra. Si el autor 
de Mio Cid en los tiempos épicos asî se dejô llevar del sub- 
jetivismo, tan contrario a la verdadera epopeya y mas a la 
castellana en esto del pundonor, no es de créer viniera mas 
tarde a corregirle otro erudito de época décadente ya para la 
epopeya. 

Asi disipa toda duda la observaciôn de Menéndez Pidal. 
îNo hubiera sido mejor darnos el cotejo y anâlisis de la Crô- 
nica, del Cantar y de los romances, en vez de quedârselos en 
carpeta, dândonos solo consecuencias tan arbitrarias y tan con- 
trarias a las que el cotejo y anâlisis nos han dado? 

^Puede darnos alguna luz el Cantar de Mio Cid para es- 
clarecer el problema de la epopeya castellana? Tal preguntâ- 
bamos al principio de este estudio. Ya hemos visto que si y 
mucha. El anâlisis del Cantar y de la Crônica cotejados da 
como consecuencias que la teoria de Milâ y Menéndez Pidal 
es errônea y que la propuesta por mi es la conforme a los 
hechos. Cuantos extremos de la primera refutamos en la In- 
troducciôn quedan refutados por este cotejo y anâlisis. 

îQué significa este Cantar en la epopeya castellana? A esta 
otra pregunta hecha en la Introducciôn, podemos ahora res- 
ponder todo lo contrario de lo que expuso en la suya del 
Cantar de Mio Cid Menéndez Pidal. La Crônica no saliô del 
Cantar, hasta es dudoso que lo conocieran los que la redac- 
taron. I^ Crônica es prosificaciôn de los mas antiguos roman- 
ces, cantares o fablas de la epopeya popular castellana no 
escrita, compuesta en el métro del pie de romance, no en 
verso amétrico ni en verso francés. El Cantar de Mio Cid es 
obra que qucda fuera de dicha epopeya, es obra de un erudito 
particular. que ni se canto ni Uegô al pueblo. Su autor tomô 
de la epopeya todo el asunto y ni siquiera le diô média vuelta 
para artizarlo ni dar unidad a su obra. Tomô no menos de ella 
frases y octosilabos a manta. No hizo mâs que poner en hepta- 
silabos y en alejandrinos y otros versos franceses parte del 



276 JULIO CEJADOR 



asunto, dejando intactos un sinfin de octosilabos, tal como 
los hallaba; y desleir algunas escenas en diâlogos y pinceladas, 
ya en heptasîlabos, ya en octosilabos. Esto ùltimo de desleir 
en diâlogos y sobreaiiadir pinceladas y retoques grâficos y 
retôricos, es lo ùnico que el autor puso de suyo y en ello 
acertô a veces y otras no atinô, sobreponiendo, de todos modos, 
a la objetiva y serena epopeya rasgos subjetivos y retôricos, 
que muestran bien la mano del erudito que altéra lo popular. 
El autor era afrancesado y empleô con el métro popular los 
métros franceses, mayormente el alejandrino; empleô o se le 
escaparon, ademâs, varios galicismos, que no estân en la Crô- 
nica como que no podîan hallarse en la epopeya popular. Ya 
mentamos el servilismo y galicismo de la frase aquella 
(2.021-2.022): 

""Xos inojos e las manos en tierra los fincô, 
las yerbas del carapo a dicntes las tomô/* 

Que es el mordcr el polvo, que algunos afrancesados ban dicho. 

Los galicismos del Cantar, que no se baya nadie notado, 
son los siguientes: Apres \ **aprés de la uerta" (1.225), que la 
Crônica dicc castizamente : **çeTca de la buerta'*. Este gali- 
cismo lo tengo oîdo en Cuéllar. Gesta (1.085) y gente por ycntc, 
que también se halla en el Cantar: '*gentes se ayuntaron''= 
**ayuntaronse alH grandes yentes*' (Cronica), Presentaja por 
présente (1.532, 522, 516, 1.813, 1.819, 1.830, etc.), que no se 
halla en la Crônica y responde al aragonés de entonces pre- 
sentalla, de praesentalia, Asî: *ie enbiava en presentaja** (1.819) 
=:"enbiol con ellos en présente" {Crôn,). Mensaje (975, 1.453' 
1,278, 1.188, 1.834, 2.600, etc.): Wenido lés mensaje" (975). 
que en la Crônica es: **et Ikgol alli el mandado". Mensajero 
(1903, etc.), que por excepciôn ballo en la Crônica (cap. 892), 
donde no parece baya prosificaciôn de la epopeya popular, pues 
lus voces que en la Crônica se toman de dicba epopeya son las de 
mandadero y mandaderiay que eran las voces castizas de abolengo. 



EL CANTAR DE MIO CID Y LA EPOPEYA CASTELLANA 2^^ 

Galicismos y catalanismos son husaje y fonta: **en el ombro 
1'^ saluda, ca tal es so husaje'' (1.519); "Nos curiava de fonta 
mio Çid el Campeador" (2.569), tuvoslo a gran fonta*' (959), 
dpnde la Crônica pone: **tnuolo por su desonrra", octosîlabo, 
probablemente tomado de los romances, que el af rancesado autor 
del Cantar convirtiô en heptasilabo con una voz afrancesada. 
Todavîa repite fonta en el verso 492 y en el verso 1.357. 

No menos galicista es el decir aquel de **Castiella la gentil" 
(672, 829), que la Crônica tan castizamente llama en el lugar 
correspondiente al verso 672: **Castiella la noble et la loçana." 

Gentil, gente y gcsta son galicismos, pues en castellano va 
recordé que la g del gc latino desaparece a principio de dic- 
ciôn; la v de yente es la del diptongo ie en que se abre la r. 
(Cejador, Lcngua de Cervantes, I, pâg. m). 

También tengo por galicismo la frase padre espirital o spi- 
rital (1.633, etc.), le père esperital, que dicen los escritos fran- 
ceses medioevales. En la Crônica no se halla ni acaso sea frase 
hecha de los romances de la popular epopeya; aparece por 
primera vez en Mio Cid y luego se halla en Berceo, del mester 
de clerecia. 

En los versos 2.307 y 2.535 el codice dice guego, guegos, 
que es el goguc francés, por broma, burla, goguenard. !Menén- 
dez Pidal ha corregido en su texto estas palabras, poniendo 
jiiego, jiicgos. Igualmente puso cascauicUos (1.508) por cas- 
caiieles, que es provenzalismo del codice. El **pend6n trayo 
a corças, e armas de sefial", del verso 2.375, debe de significar 
mitras o cor osas, o acaso crue es, pues se trata del pendôn del 
obispo, que tendria mitras o cruces en la tela, como senales o 
divisas episcopales. Esta por a croças. 

Si lo entendemos por cruces, es el francés crosse. En el Ro- 
lland: **En Tarcevesque est ben la croce salve." Si por corosas 
o mitras, recuérdese a Berceo, Vida de S. Millân (438) hablan- 
do de Santiago y de S. Millân: 



278 JUr.IO CEJADOR 

"Vinien en dos caballos pus blancos que crislal, 
armas quales non vio nunqua omne mortal. 
£1 uno tenie cro:a, mitra pontifical, 
el otro una cnii, omne no viô tal." 

Lo (le llorar el Cid también nie parece algo francés y el 
Uorar de los ojos es frase comiin en las Chansons de geste. 
Llora el Cid de los sos ojos al salir desterrado de su pueblo (i), 
llora "el padre con las fijas" al despedirlas (2.632). En la 
Crônica, esto es, en los romances originarios, no llora el Cid 
ni en el prJnier caso ni en el segundo; antes en el segundo 
"el Çid, su padre, punnaua de las conortar (a su mujer e liijas), 
diziendoles que non Ilorassen". Realmente se me hace muy 
cnesta arriba que nuestra epopeya presenlase llorando al Cid; 
en Espaiia eso se queda para las mujeres, a no ser et saltârsele 
las lâgrimas en casos excepcionales. Pero jvamos! que eso de 
Uorar a mocc tendido el Cid al dejar su puehlo: 

"De los SOS ojos tan (uertemieiitre lloramlo"", 

es deniasiado francés para comenzar un poenia castellano. 

También, segûn el Poenia, llora de gozo, en las vîslas. Re- 
pitamos qu^ toda esa prosopopeya es muy oriental y muy 
francesa. La seiial de vasallaje era besar las niaiios, y al rey, 
ademâs, el pie: "hesandole el pié et la mauo en conoscimiento 
de senorio, o faziendole otra liumildat sfgunt costuinbre de la 
tierra" (Part. 2, 13, 20). Pero yo no creo que fucse costumbre de 
Castilla lo que hace haccr al Cid el autor del Cautar (3.021); 

"lot. inojos s las manos— en tierra los fincô. 
las yerbas del campo — a dientes las tomô, 
liorando de los ojos— tanto auié el gOïO mayor; 
assi sabe dar omildança— a Alfons so sefior." 

Eso no es besar el pie, sino echarse en tierra, como entre 
)s antiguos persas ; y besar Jas yerbas o morderlas con ahinco. 



EL CANTAR DE MIO CID Y LA EPOPEYA CASTELLANA 2/9 



creo que ni a los persas se les ocurriô, sino al subjetivo, francés 
y feudal capricho del autor de Mio Cid, Lô del llorar de los 
ojos es no menos de la épica f rancesa. También en otra ocasiôn 
besan la tierra Minaya y Bermùdez (i. 841-1844), y el Cid 
(3.025). Pue? lo de Minaya (921): 

**besole la boca e los ojos de la cara**, 

mas que a espanol, me huele a épica f rancesa. **I1 11 baisa et 
la boche et le vis'' (Ogier), *'plus de cent fois li baise et la 
bouche et le nés'' (Gui de Bourgogne). A besarle la nariz no 
llegô el bueno de Alvar Fanez Minaya: se hubiera reîdo el 
mismo autor de Mio Cid al escribirlo. 

En la Crônica es otro el estilo. Minaya y Bermùdez no 
besan la tierra, sino que **llegaron al rey, et tomol el uno la 
mano diestra et el otro de la siniestra et besarongelas". No hay 
mas (cap. 926). El Cid en las vistas no se come la yerba del 
campo: "Et el Çid, quandol viô, començo de venir corriendo, 
et quando llegô al rey fincô los inoios por besarle los pies. Et 
quando esto viô el rey, allegosse, et tomol por las manos et 
dixo: '*ya Çid Ruy Diaz, las manos cunplen, que non los pies". 
Et entonçes el Çid besol amas las manos; et el rey abraçol et 
cuenta la estoria quel diô paz". 

* Nada de besarle la boca, los ojos ni la nariz, ni siquiera la 
barbineta, ccmo el otro; "li baisa le menton" (Amis). Tam- 
poco hay lloros ni lloramicos de ninguna especie. 

Asî procède la epopeya castellana ; lo otro es de autor af ran- 
cesado. 

La voz rictad (688, 1.399, 1189, 1.245) por riqueza es el 
provenzal rictat, Sohregonel (1.587), del frartcés gonelle o 
gonne, que diô gond, gonela, usados en Aragon especialmente. 
Vergel (2.700) viene del francés verger, Barnax (3.325), como 
en Alixandre (920, 1.693), del francés barnage, de barona- 
Hcu(m), cosa de baron. El coronado (1.288, 1.460, 1.793) P^r 



28o 



JULIO CEJADOR 



el obispo, ccmo en Berceo {Milagr., 48), que tiene muchos 
galicismos, parece ser el francés del Rolland (1.563): "par le 
camp vait Turpins li arcevesques, tels curunez ne cantat unkes 
messe'*. Costment por merced (1.436), es el provenzal causi- 
fncnt. En el verso 2.743 se dice de las hijas del Cid, sin amparo, 
La **cofia... blanca commo el sol" es la de los caballeros fran- 
ceses: **une coife qui tout iert blanche'', para simbolizar la lim- 
pieza del aima. La palabra tuerta por tirôn de un lado (3685) 
suena al torta del provenzal y catalan. 

No he pretendido poner todas las voces que vinieron por 
aquellos tiempos de Francia; solo he recogido los galicismos 
que no se hallan en la Crônica, esto es, en los romances orî- 
ginarios de la epopeya castellana, para que se note que son 
voces del autor de Mio Cid, erudito leîdo en la poesia f rancesa 
y amigo de voces nuevas que el pueblo todavîa no admitîa. 

Los aragonesisnios del Cantar, segùn Menéndez Pidal, son 
rreyal, empleye, firgades, nuevcs por nubes, z'irtos, engramear. 
**Creçen estos virtos" (657), en la Cronica: "cresçientes los 
poderes". Por cierto que afirma Menéndez Pidal que en Soria 
no hay influencia alguna del habla aragonesa, cuando no solo 
en Soria se masca, por decirlo asi, sino que llega hasta toda 
la provincia de Segovia y la de Guadalajara y en Juan Ruiz 
hay muchos aragonesismos. 

A los aragonesismos que recoge Menéndez Pidal, hay que 
anadir enpara (964, 450), por guarda de la Cronica, y enparar 
(1.223), en la Cronica, amparar (c. 931); y dcsenparar (910 
1.471, 2.945) y dcsenparada (46c)), donde la Cronica dice des- 
amparada; cafw por cucva (2.695), hoy dia usadisimo en Ara- 
gon; no menos que mucsso por bocado (1.032); ademâs algunos 
de los galicismos citados, que parece vinieron por Cataluna y 
Aragon. Latinismos del autor erudito, que tampoco son de la 
epopeya castellana, pudieran citarse varios, comenzando por el 
latinado (2.667), voz exclusiva acaso del autor de Mio Cid, 
por el ladino vulgar. 



EL CANTAR DE MIO CID Y LA EPOPEYA CASTELLANA 28l 



El Caniar, como obra escrita y de erudito, pertenece al mes- 
ter de clerczîa, ya que, como hemos visto, no es del mester de 
juglaria. Este mester escribiase en métros franceses y tal in- 
tenté hacer el autor del Caniar; pero como primerizo, no supo 
desprenderse enteramente del métro octosîlabo de la epopeya 
en la cual se inspiraba y que por primera vez llevaba a los es- 
critos. Otra caracteristica del mester de clerezia, por la que 
los eruditos se apartaron del arte popular, es lo de las sillabas 
cuntadas, el no evitar el hiato o junta de vocales por medio de 
la elisiôn y de la sinalefa, antes bien tener en cuenta todas las 
vocales contândolas para Uenar el numéro de silabas del ale- 
jandrino. 

Berceo escribe en La estoria de senor sant Millan: 



*é 



Vera a do envian — los pueblos so aver." 



Para él cada hemistiquio tiene siete silabas. Para el habla 
comùn, y para los romances, y para la primitiva epopeya po- 
pular o mester de juglaria, este primer hemistiquio solo ténia 
cinco silabas: Vc-râ a-do en-vi-an, en vez de siete que tenîa 
para Berceo: Vc-râ-a-do-cn-vi-an, Porque Berceo média con- 
tando toda vocal, por sillabas cuntadas, y el pueblo hacîa y hace 
sinalefa en rà a, do en. El autor de Alio Cid todavia no al- 
canzô esta ley inventada mâs tarde y bien observada por Ber- 
ceo; atiénese en esto a la epopeya popular, aunque es de créer 
que a veces y a se atiene a ella. 

Asi. pues, como anda entre dos aguas el autor de Mio Cid, 
entre los métros franceses y el métro nacional ; asi no menos 
entre el evitar el hiato como el pueblo y el no evitarlo como 
los eruditos. Es obra de transicion entre el mester de juglaria 
y el mester de clerecia, en lo uno y en lo otro; pero pertenece 
al de clerezia, como erudito y afrancesado. 

Bien poco queda, por consiguiente, de original para el autor 
de Mio Cid. I^ que todos han alabado en él pertenece a la 



2^2 JUIIO CEJADOR 



epopeya popular; los defectos en la métrica y en los rasgos 
subjetivos e impertinentes son obra suya. La Crônica, sin esos 
defectos y con la sustancia épica, que es lo que se alaba en el 
poema, es obra de mayor valer épico y estético: es la verda- 
dera epopeya o mester de juglaria, salvo el métro que desapa- 
reciô al prosificarla. 

El problema de la epopeya castellana, enredado por los que 
quisieron igualarla a la francesa, queda despejado. Como el 
habla popular sigue debajo del lenguaje literario y es la que le 
sirve de continua fuente sustentadora, la Hteratura erudita y 
en particular la épica escrita no es mas que una Hteratura que 
vive de la popular; pero esta corre por debajo de ella con sus 
propias cualidades. La epopeya castellana es la popular o mes- 
ter de juglaria, compuesto en romances durante toda la Edad 
Media y prosificado en las Crônicas de varias épocas. Sobre 
ella mostrôse flotando la épica erudita o mester de clerezia 
que de la popular naciô y se sustenté. Por las circunstancias 
de su nacimiento escribiose en métro f rancés, pero a poco vol- 
vio al octosilabo de los romances populares. Igualmente erigiô 
en norma la aceptaciôn del hiato; pero como esto iba contra 
el genio del idioma, la tal norma desapareciô con la nacionali- 
zaciôn de la Hteratura en la época de los Reyes Catôlicos, vol- 
viendo desde entonces hasta ahora a la norma del idioma y de 
la epopeya popular de evitar el hiato por medio de la sinalefa. 

El ùltimo argumento de toda esta -doctrina nos lo ofrecen 
los romances del Cid del siglo xv. No vienen del Cantar, como 
hasta ahora se ha dicho, sino que estân acordes con la Crôni- 
ca, por venir de la misma fuente que ella, los antiguos roman- 
ces. El Cantar, obra erudita, quedô fuera de la epopeya, fué 
desconocido del pueblo que seguîa refundiéndola en nuevos y 
nuevos romances, y hasta fué desconocido de los eruditos hasta 
fines del siglo xvi. 

Como hemos cotejado la primera Crônica gênerai, impresa 
por M. Pidal, pudiéramos cotejar con Mio Cid las demâs con- 



EL CANTAR DE MIO CID Y LA EPOPEYA CASTELLANA 283 



servadas en manuscrites; pero la tarea séria demasiadamente 
prolija. Nos ceniremos a algunas observaciones générales. En- 
tre los manuscrites que da M. Pidal como de la "Primera Crô- 
nica General'* (La Ley, de los Infantes de Lara, 1896, pagi- 
nas 384-385), estân el F-42 y el X-61 de la Biblioteca Nacional. 
El F-42 Ueva por tîtulo: **Aqui comiença la coronica e la se- 
gunda parte de la gênerai estoria que el muy noble rey don al- 
fonso..." Hay una nota de otra letra que dice: **Esta chronica 
es distinta de la que escriviô el rey don Alonso el sabio y se 
compuso en tiempo del rey don Alonso el onceno su bisnieto..., 
segun parece de florian de ocampo que hace memoria y la cita 
assi en el Prologo como en el capitulo 42 del libro tercero y en 
el quinto del libro quarto". Esta Cronica signe la primera Ge- 
neral en lo tocante al Cid y no admite las opiniones del Can- 
iar; por ejemplo, cuenta lo del labrador que ayudo a amparar 
a las hijas del Cid en el Robledo de Corpes y pone a Ordono, 
y no a Pelez jMunoz, como espia que fué tras los Condes y 
sus mujeres, etc., etc. Ahora bien, en esta Cronica esta el ro- 
mance que M. Pidal tomô de la posterior Cronica de Castilla 
para suplir la hoja que falta al principio del Cantar. De ella 
lo debiera, pues, haber tomado, no de la muy posterior Cro- 
nica de Castilla. Y este hecho muestra que en la primera mi- 
tad del siglo xiv se cantaban romances, y romances del Cid, 
pues Uevô entero ese trozo a su obra el autor de esta Cronica, 
Adviértase ademâs que seguia desconociéndose el Cantar, pues 
su autor no admite sus ideas, sino las de la primera Cronica, y 
que aiiade ese trozo de romance, que en ella no habia, siguien- 
do en ello su estilo de documentarse en la epopeya popular 

no escrita. 

Grande autoridad debiô de tener esta Cronica, pues la ha- 
llamos vertida al galaico-portugués en el ms. X-61 de la misma 
Biblioteca Nacional, con el mismo trozo de romance (fol. 321 
vuelto) y las mismas ideas, sin saber, en cambio, nada su 
autor de las ideas décadentes del Cantar. 



284 JULIO CEJADOR 



M. Pidal mismo notô que "la Crônica de 1344 se aparta mu- 
cho mas que la Primera del texto del Cantar. Lo mismo deci- 
mos de la Crônica de Castilla y de la Particular del Cid, ya 
que présentai! los mismos caractères que la de 1344, aunque 
no son copia de ella". Efectivamente, todas très desconocen el 
Cantar y tienen las mismas ideas, respecto del ciclo del Cid, 
que la primera Crônica y que los romances del siglo xv. El 
ms. Ii-73 de la Crônica de 1344, de la Bibl. Nac, citado por 
M. Pidal, tiene su continuaciôn en el ms. Ii-74 de la misma 
Biblioteca, y que él no cita. Cuanto a las otras Crônicas dichas, 
el lector puede ver la Coronica del çid ruy diaz (Sevilla, 1498; 
Paris, 1909, edic. Foulché-Delbosc), abreviaciôn de la Crônica 
de Alfonso X, médian te la Crônica de Castilla, y hallarâ que 
signe enteramente el texto de la primera Crônica, aunque abre- 
viado, y que no signe el texto ni las ideas exclusivas del 
Cantar. 

Particular atenciôn merece la Crônica de Veinte Reyes, 
como la llama M. Pidal. El manuscrito de la Biblioteca Na- 
cional F-132, del cual se sirve M. Pidal '*generalmente", lleva 
este titulo: ''Comiença la Coronica de los onze Reyes de es- 
pana'\ El de la biblioteca real 2-M-1 : "'Aquis comiença la 
coronica de los onze rreys de espana'\ El de la biblioteca de 
M. Pelayo: '\A)qtii comiença la Coronica de los Honse Re- 
yes de Espana". No se hasta que punto sea lîcito ni conve- 
niente trocai los titulos de obras manuscritas no impresas, di- 
ficultando las investigaciones y citas. M. Pidal la llama, sin 
embargo, Crônica de Veinte Reyes. En el manuscrito del Es- 
corial Y-i-12 se dice: ''Aqui comiença la coronica de los nobles 
Reyes de espana en los sus notables f échos que fizieron. En la 
quai dicha coronica se contienen honce Reyes de espana'\ 

La materia del Cantar de Mio Cid se halla en el dicho ma- 
nuscrito de la Biblioteca Nacional F-132 entre el Capitu- 
lo CLXII (fol. 165 vuelto). De como Ruy Diaz çid fué echado 
de tierra del rey. y el Capitula CCXXXV. De como lidiaron 



EL CANTAR DE MIO CID Y LA EPOPEYA CASTELLANA 



285 



los del çid con los infantes de Carrion e los vencieron. En el 
capitule 43 esta lo correspondiente al comienzo del Cantar. 
Cotéjese con la primera Croniea : 



Cron. Gral. (éd. 1906). 
Cap. 851. 

** Sobre aquellas nueuas el Çid 
enviô luego por sus parientes et 
sus amigos, et mostroles lo quel 
el rey enuiara dezir, et dixoles de 
como non le diera el rey mas de 
nueue dias de plazo en quel sa- 
liesse de la tierra; et que querie 
saber dellos quales querien yr con 
el o quales Ancar. Et dixo Aluar 
Hannez Minnaya: "sennor, todos 
yremos con uusco et dexareraos 
Castiella, et ser uos emos uassa- 
llos leales". Et esto mismo le di- 
xieron todos los otros, et quel non 
desampararien por ninguna guisa. 
El Çid, quando les esto oyo, gra- 
desçiogelo mucho, et dixoles que 
si el tiempo uiesse, que gelo gua- 
lardonarie el muy bien. Oiro dia 
safiô el Çid de Viuar con toda su 
companna, et dizen alguno^^ que 
catô por aguero, et saliente de 
Viuar que ouo corne ia diestra, et 
a entrante de Burgos que la ouo 
siniestra. ** 



Cron. de los onse Reyes 
(ms. F- 132 BibL Nac.), cap. 43. 

**Enbiô por sus parientes y sus 
vasallos y dixoles: amigos, el rey 
manda salir de su tierra y que nol 
daria plazo mas que de nueve 
dias y que queria saber dellos 
quales querian yr con él y quales 
fincar. Minaya Aluar Faiîez le 
dixo : çid, todos yremos convusco 
y serves emos leales vasallos. 
Todos los otros dixeron otrosi 
que yrian con él doquier que 
fuesse, nol quitarien nin desam- 
pararian por ninguna guisa. El 
çid gradesçiôgelo entonces mucho 
y dixoles que si Dios bien le 
fîztese que gelo galardonaria muy 
bien. Otro dia saliô el çid de 
biuar con toda su conpaîîa y di- 
zen que catô por aguero y tornô 
corneia diestra y a entrante de 
burgos ovola siniestra." 



En los otros manuscritos de la Real, del Escorial, de M. Pe- 
layo, aunque hay variantes en algunas palabras, redùcese el 
texto, como el de la Nacional, al de la primera Croniea. Poca 
es, como se ve, la diferencia y no mayor ni menor la de los 



286 JUMO CEJADOR 

demis manuscritos. Es, sin embargo, hablando en gênerai, un 
relato abrcz-iado y modificado en varias cosas, respecte de la 
primera Crônica, aunque en este trozo apenas haya abrevia- 
ciôn. Conserva de ella algunos epigrafes de capitulos, niodiBca 
otros, déjà trozos y aiiade otros nueros, y, siempre que signe 
el texto de la primera Crônica, lo abrevia. 

Ahora, cotejândola con el Cantar. M. Pîdal (p. 135) asegura 
lo siguiente: 

"Esta es la ûnica Crônica que frosifica lodo imcilro antiguo Can- 
tar desde el verso io()4 en addante". 

Afirmaciôn es esta harto peregrina. En el verso 1094 del 
Cantar comicnza lo de Murviedro y Valencia y responde al 
capitulo CCXV (fol. 219 vto.) del manuscrito F-132, del cual 
se sirve M. Pidal "generalniente". En el Cantar hay iina aren- 
ga del Cid en 23 versos y una respuesia de Minaya en seis 
versos. Ko se liallan en la Crônica. ^Tendremos que ir paso 
Iras paso desmîtitiendo la peregrina afirmaciôn? No merece la 
pena. Los manuscritos de la Crônica de los onze reycs contie- 
nen otras muclias cosas que no hay en e! Cantar y las que en 
él estân las narra pur manera tan cenîda que de ningûn modo 
pueden llamarse copia del Cantar, y mucho menos prosific.i- 
ciôn. 

Desde donde emparejan la primera Crônica, la Crônica de 
los onze revcs y el Cantar es desde la derrota del rey moro de 
SpvilU por el Cid. Pero ni desde este punto hay prosificacion 
mtar, no ya prosificacion de "todo nucstro antiguo Can- 
Dero ni ann de trozo alguno de consideracion. Hasta hay 
ncias entre los dos textos. En e! verso 1263 "très mill e 
;ntos" corresponde a "très mi! edozientos" del folio vuel- 
i de la Crônica. "Çient cavallos" (v. 1274) y "cinquenta 
:)s". "Fora el rey a San Fagunt aun poco ha. tornos a 
in... Minaya adelinô pora alla" (v. 1312) responde en el 



EL CANTAR DE MIO CI D Y LA EPOPEVA CASTELLANA 28/ 



folio 227 a: "era en san fagund e fazie sus cortes, fuese para 
el e luego que entrô finco los y no j os antel". De modo que el 
Poema dice que le viô en Carriôn, la Crônica dice que en 
Sahagùn. '^Martin Antolinez" (v. 1459) responde a "anton 
antolines" (fol. 228 vto.). 

Pero vamos a probar brevemente que la Crônica no "prosi- 
ficô todo nuestro antiguo Cantar'\ El trozo de las Vistas ocu- 
pa en el Cantar desde el verso 1965 hasta el 2174, esto es 209 
versos de 14 o 16 silabas. Siendo las lîneas del côdice de la 
Crônica de 7 a 9 silabas, casi se necesitarian para su prosifica- 
ciôn el doble de 209, esto es, 418 lineas, aun suponiendo que 
la prosificaciôn no deslia y anada palabras. Pues bien, las Vis- 
tas solo ocupan 95 lineas (fol. 231). ^Pueden prosificarse 209 
versos de a 16 silabas en 95 lineas de 9 silabas? De la misma 
manera lo comprendido en los 109 versos, del 1453 21I 1562 
ise puede prosificar en 43 lineas? îLos 56 versos, del 1562 al 
1618, en 22 lineas? La batalla de Yuçuf ocupa 199 versos, del 
1622 al 1821, y la Crônica la relata en 92 lineas (fol. 229). 
Los desposorios ocupan 85 versos, del 1879 al 1964; la Crônica 
los despacha en 65 lineas (fol. 230 vto.). Las bodas abarcan 
100 versos, del 2175 al 2275; en la Crônica, 41 lineas (fol. 232). 
La batalla contra Bucar, 223 versos, del 231 1 al 2534; la Crô- 
nica la cuenta en 136 lineas (fol. 234), y eso que falta un trozo 
en el Cantar. Lo del Robledo de Corpes esta en 449 versos, 
del 2535 al 2984; la Crônica lo refiere en 243 lineas (fol. 235). 
Las Cortes de Toledo tienen 582 versos, del 2985 al 3507» y 
aun faltando un trozo en el Cantar, la Crônica no necesita 
mâs que 422 lineas (fol. 237 vto.). La lid final comprende 210 
versos, del 3506 al 3716; la Crônica la acaba en 100 lineas 
(fol. 242). Pregunto de nuevo: i puede con taniana condensa- 
ciôn **prosificarse todo el Cantar?^' 

Solo en el episodio del leôn el Cantar emplea menos versos 
que lineas la Crônica'. 32 versos, del 2278 al 2310 y 48 lîneas 
(fol. 232). La razôn es clara: la primera Crônica cuenta mu- 



288 



L'LIO CEJAOOR 



cho mâs prolijamente este episodio que no el Caiitar. Necesi- 
tando, pues, la Cronica mâs lincas que versos et Cantar sôlo en 
este caso, 1^ consecuencia no puede ser mâs nianifiesta : la 
Cronica de los onse rcyes sigue el texto de la primera Crônica, 
no "prosifica lodo cl Cantar", ni lo prosifica siquiera en algûn 
trozo de importancia. 

Al que lea la Crônica de los onsc reyes a la par que el Can- 
tar le parecerâ que son textos muy semejantes : pero otro tanto 
le parecerâ al que lea el Cantar y la primera Cronica. Mas no 
se Irata de pareceres debidos a impresiones superficiales, El 
cotejo analitico nos ha heclio ver la gran diferencia entre el 
Cantar y la primera Crônica. Sâlo el computo de versos y li- 
neas nos dice que la Crônica de los onsc reyes no puede ser 
" prosificaciôn de todo cl Cantar". 

Lo que si liay de particular en esta Crônica es que conviene 
con el Cantar en los rasgos en que vemos apartarse el Cantar 
de la primera Crônica y de los romances viejos del siglo xv, 
y que son cabalmente rasgos décadentes, subjetivos y aun fal- 
sos; posteriores, de todo s modos, a la epopeya castellana, tal 
como se nos conservô en la primera Crônica y en los roman- 
ces viejos. Por ejempio, en Toledo le dice el rey al Cid que se 
siente en el escano real que el Cid regalo al rey. Esto sôlo se 
halla en la Crônica de los orne reyes y en el Caittar; todas las 
demàs refundiciones, y la primera Crônica, y los romances del 
siglo XV saben, por el contrario, que el tal escaiio del rey fué 
regalo que le habia hecho el rey moro de Toledo. También es 
cxclusivo del Cantar y de esta Crônica de las onse reyes lo de 
que el Cid matase al rey moro Bucar, lo de que llevascn es- 
condidas tas espadas debajo de los mantos los del Cid en las Cor- 
*"■ de Toledo, lo de Fêlez Muiioz, to de recelar el Cid de los 

ides tan sôlo por los agueros, to de no intervenir el labra- 
en el Robtedo de Corpes, y otros muchos rasgos decaden- 

y de origfen claramente posterior y subjetivo en que vimos 

rtarie el Cantar de la primera Crônica. 



EL CANTAR DE MIO Cil) Y LA EPOPEYA CASTELLANA 289 

îTuvieron Cantar y Crônica de los onze reyes la misma 
fuente informativa de donde sacaron taies cosas? îTomôlo uno 
de estos textos del otro? ^Cuâl de cuâl? De todos modos, am- 
bos textos quedan fuera de la epopeya popular, cual la halla- 
mos en la primera Crônica, en todas las demâs refundiciones 
y en los romances del siglo xv, pues son los dos ûnicos textos 
que se apartan de la gênerai tradiciôn. M. Pidal hace hincapié 
en la grande autoridad que el autor de esta Crônica dio al 
Cantar. Muy bien; pero iquién fué su autor? Prefiere ese 
autor, y con él M. Pidal, el Cantar a la primera Crônica, Es 
una opinion de no se sabe quién y de M. Pidal. Toda Espana 
dio mas autoridad al Rey Sabio que no al autor de Mio Cid. 
Todas las dcmâs refundiciones y toda la epopeya popular hasta 
los ùltimos romances desconocen al autor de Mio Cid, y nada 
saben de tal Cantar. Pesé M. Pidal la autoridad del que escri- 
biô la Crônica de los onze reyes y la del resto de los espanoles, 
y quédese, si gusta, con el anônimo autor. 

En 1865 publicô el eruditisimo Gaston Paris su Histoire 
poétique de Charlemagne y el capîtulo X, que trata de La 
légende de Charlemagne en Espana, comienza por estas ter- 
minantes palabras: "L'Espagne n*a pas eu d'épopée." 

i Cômo cambia la vision histôrica en pocos anos ! Si alguna 
naciôn românica ha tenido verdadera epopeya, ha sido Espana. 
Ahora résulta que, segun Bédier, la epopeya francesa no es 
popular. Resumiendo Lanson sus conclusiones, dice (Histoire 
de la Littérature française, 1912, p. 26): 

"Les chansons de geste que nous avons sont nées tardivement, au 
onzième, au douzième siècle, autour des abbayes et des églises. Des jon- 
gleurs les ont chantées à la foule qui affluait aux foires et visitait les 
reliques. Autour des sanctuaires fréquentés, 'le long des routes de pèle- 
rins, l'épopée germe et s'épanouit. D'où les jongleurs en tirent-ils la 
matière? No,i pas d'une tradition populaire dont rien ne prouve l'exis- 
tence, mais des chroniques latines, des vies de saints latines, et sur- 
tout, des récits des moines et des clercs qui leur en transmettent la 
substance. Ils reçoivent ainsi péle-méle des faits historiques et des 

Rtvut Hispanique.— Pi.. >Q 



290 JULIO CEJADOR 



mensonges que Terreur ou le cajcul des clercs et des moines ont brodés 
sur l'histoire pour expliquer un nom, une inscription, une tombe, pour 
illustrer une abbaye, pour étayer les prétentions d'une église, pour 
achalander des reliques. Sur ces données le jongleur travaille dans des 
conditions très analogues à celles du romancier moderne, il les féconde 
par son invention, selon son génie ou sa mémoire". 

Segùn esto, las canciones de gesta francesas no son epopeya 
popular. Si la hubo antes en cantates populares mas o mènes 
largos es cuestiôn todavîa no aclarada. En Espana la Cronica 
de Alfonso X, sus refundiciones y los romances viejos forman 
una verdadcra epopeya popular, prosificada en las primeras 
e intacta en los segundos. En pleno siglo xv y a fines de él, 
cuando la guerra de Granada, vive el espiritu épico popular y 
se componen los romances fronterizos y los de dicha guerra, 
tan fuertemente épicos como los mejores trozos que pueda 
presentar cualquiera verdadera epopeya. 

Conviene revisar las doctrinas de Gaston Paris, para que 
se vea cuânto se ha modificado la opinion histôrica: 

**A quelque époque que remontent en substance les romances qui re- 
présentent dans l'histoire de la poésie le génie épique de la péninsule, 
aucune ne nous est parvenue dans une forme antérieure au quinzième 
siècle". 

Ya hemos visto que romances, cantares o fablas son los 
prosificados en la Cronica, en el siglo xiii y que sus sucesores 
son los romances del siglo xv: son una misma epopeya po- 
pular que vive durante toda la Edad Media. 

"L'opinion qui en fait des fragments de grands poèmes perdus est 
abandonnée aujourd'hui par les savants les mieux autorisés, et ne ré- 
siste pas à l'examen." 

Menos por M. Pidal, que resucitô la teoria. y que crée 
queda refutada en este trabajo. 

"De très bonne heure en revanche nos traditions et nos poèmes 
passèrent les Pyrénées. La preuve de la connaissance qu'on en avait 



i:l cantar de mio ci d y la epopeya castellana 291 



dès le douzième siècle en £spagne se trouve dans un poème latin com- 
posé à la louange du roi Alfonse VII peu de temps après la mort de 
ce prince (1157). L'auteur, louant un guerrier, dit de lui: "S'il avait 
vécu au temps de Roland, et qu'il eût fait le troisième avec lui et Oli- 
vier, je puis le dire, sans accuser ceux-ci, la nation des Sarrasins se- 
rait sous le joug des» Français, et les fidèles compagnons n'auraient pas 
trouvé la mort." On remarquera que cette allusion ne peut se rapporter 
qu'aux chansons de gestes: Turpin n'isole pas ainsi Roland et Olivier 
et nomme à peine le dernier dans son récit de Roncevaux. En outre 
ce passage nous montre, chez les Espagnols, une légende de Roncevaux 
tout à fait conforme à la nôtre dont elle est empruntée." 

Yo creo que, sin necesidad de conocer los cantares de gesta 
franceses, se explica que los espafioles supiesen de Roldân y 
de Oliveros. Roncesvalles fué cantado en Espafia acaso antes 
que en Francia: fué un acontecimiento tan glorioso para Es- 
pana, por lo menos, como para Francia. Los autores populares 
de la epopeya castellana no conocieron o no hicieron caso ni 
del seudo Turpin. fuente principal para los franceses, ni del 
Roland, con las fabulosas conquistas de Carlomagno en 
Espafia. 

El Silense, de fines del siglo xi o comienzos del xii, conoce 
a Eginhardo y la sumisiôn que este cuenta de Alfonso el Casto 
a Carlomagno; pero ni hace caso de ella ni admite que Carlo- 
magno conquistase ciudad algima espafîola. Para D. Rodrigo, 
Roncesvalles fué una Victoria nacional de todos los pueblos 
de Espafia, acaudillados por el rey de Leôn (i): para el Tu- 
dense, el triunfo fué del rey moro Marsilio, ayudado de los 
navarros (o vascones, que dice Eginhardo) y de Bernardo del 
Carpio, que pelea de parte de los sarracenos. Lo que de Ron- 
cesvalles trae la Cronica esta tomado de estas dos fuentes 
y de los cantares populares, no del Roland. Del siglo xni 



(') "Rodrigue de Tolède, auquel Alfonse X l'a empruntée en grande 
partie, l'avait lui-même demandée aux juglares'\ dice el mismo Gas- 
ton Paris, pâg. 280, éd. IQ05. 



292 JULIO CEJADOR 

es el trozo sobre Rontcsvallcs, de autor erudito. hallado ûlti- 
inamente en Navarra y M. Pidal prueba que en él hay cosas 
que no se explican por los poemas franceses. y que suponen 
otra tradicion espanola. 

El mismo nombre Koldân ("lempore Roidani") de la Crô- 
nica de Alfonso vu prueba que esta no alude al Roland, pues 
proviene de la mis amigua forma Rolland, y no de la de 
Roland, que es ta que siempre se lee en el poema francés. "Or 
la forme Rodlan, évidemment la plus ancienne {Hruodlandiis 
«■jns Eginiiard) a déjà disparu du poème d'Oxford; Raoul 
Torlaire, au onzième siècle, dit encore Rutlandus, et Turpin 
Rodlandits, du moins dans les plus anciens manuscrits; le pro- 
vençal a conservé Rolland: mais en français il n'existe plus 
au douzième siècle," Asi Gaston Paris: luego la Crànica, que 
dice Roldani, del vulgar Roldan, metdtesis probabletnente de 
Rotlan, no alude al poema de Oxford ni a ningûn poema 
Irancés del siglo xii, sino "a otro anâlogo", como dice Gaston 
Paris, y mâs aiiejo; o. lo que es màs probable, a los romances 
populares espaiioles que de tiempo înniemorial decian Roldân. 

El cicio de Carlomagno es antiquisimo en Espaîia. En la 
Crànica gênerai se trae de cantares populares la leyenda de 
Maynefc y C-ahana y tndavia liay versos enleros con asonante 
en a o en ac: 

"E quaiido llego — acerca de la cibdad 
enuio su manda de ro al rey Galafre — ijuel maudaiisse dar 

— passadas en su lugar... 
et Hain6 por su nombre — al cuende don Morant 

— que audaua con ell înffant, 
ca yal connoscie dante — et dixol : Don Morant 
iquién es aquel cavaliero (o escudero)— que se me non quiso oniiUarr 

— Bien uos dîgo de vcrdad 
que si él de morar a ni Toledo — (|ue se non fallnrâ 
bien por esto que ha fecho." 

"Segunt cuenta la estoria", se dice alli, esto es, la epopeya 



EL CANTAR DE MIO CI D Y LA EPOPEYA CASTELLANA 293 

popular de Castilla, donde se fraguô, sin duda, pues el relato 
de la Crônica difiere de los demàs relatos extranjeros y es el 
mas sencillo, gracioso y realista (caps. 597, 598, 599) (i). 

"Les monuments nous font défaut (sigue diciendo Gaston Paris) 
jusqu'au treizième siècle, où nous voyons apparaître dans la Cronica 
gênerai d'Alfonse X le Savant plusieurs légendes relatives au cycle 
carolingien; les unes se retrouvent dans nos poèmes, les autres leur 
sont étrangères, ou en diffèrent même absolument/* 

Lo cual prueba que en Esparia corrîa ya el ciclo, antes de 
llegarse a conocer en ella las Chansons de geste, 

"Constatons d'abord que les poèmes français, à cette époque, étaient 
connus et populaires en Espagne. Une preuve irrécusable s'en trouve 
dans l'expression souvent employée par Alfonse de cantarcs ^e gesta.** 

Alfonso X no empleô tal expresiôn, la cual vimos tomada 
por P. J. Pidal de la ediciôn de Ocampo, y de ningun modo 
se alude en taies pasajes a las Chansons de geste, sino a la 
epopeya castellana. 

"Ce mot ne peut être venu aux Espagnols que de France, car il n'a 
aucune histoire et aucune famille dans leur langue, tandis que le mot 
geste, en vieux français, a pris les sens les plus divers et est la souche 
de divers autres vocables, tels que gester, gestcur, etc." 

Tiene mucha razôn en esto. 

"D'ailleurs, Alfonse renvoie à ces chansons de geste pour des récits 
dont on ne peut contester l'origine française." 

No alude sino a romances castellanos, que nada tienen que 
ver con la épica francesa, por ejemplo, a los romances sobre 
Bernardo del Carpio, como vimos en la Introducciôn de este 
trabajo. 



(*) Lo concède Gaston Paris, pâg. 233, edic. 1905. 



294 JULIO CEJAnOR 

"L'épopée carolingienne avait donc trouvé en Espagne comn»e une 
seconde patrie, et les critiques sont mianimes à voir dans les jongleurs 
(Juylar.'s), si souvent mentionnés dans la Crôiika général comme 
auteurs de ces chansons de gestes, des élèves et les imitateurs des 
jongleurs français (])." 

Nuesiros jiiglarcs ni fiieron discipulos ni imîiadores de los 
franceses por aquellos tiempos. \ada hay en la prosificaciôn 
de la Crànica gênerai que, con certeza, venga de poenias fran- 
ceses. 

Se tradujo cl Roland a todos ios idionias literarios de 
Eiiropa. Pues bien, .solo dejô de traducirse al castellano; por 
lo menos no tenemos la menor noticia de c|ue se Iradnjera. Este 
solo hecho ba.sta para rebalir a Gasion Paris. Que los enidi- 
tos lo coiiocieran, nada tîcne de extrano. De to los modos. al 
puebk) janiàs llcgo : n(i hay, ])or lo menos, la menor prueba 
de ello. 

Que los espaiiclfs. fuera de los bascos, no intervinicran en 
Roncesvalles y que "à la fin du huitième siècle, les Espagnols 
n'étaient pas en état de recevoir l'enipreinle poétique et pro- 
fonde d'un grand fait national, et d'ailleurs IVxpédition di? 
Roiicevaux no pouvait avoir ce caractère pour eux", como 
escribe Gasion Paris, cosas son que ni él pruelia ni pueden 
aceptarse. A lo menos. si los îrance>es pudieron caniar esta 
rota nacional. bien podian cantar los espafioles lo que para 
ellos era nacional Victoria. Dùdasc aliora de si los franceses 
tuvieron epopeya verdaderamente popular; de lo que no puede 
■ darse es de que la tuvieron los espanoles. a los ciiales, por 

isiguiente, ya no puede negarse espiritu épico, como, en 

ubio, vuelve otra vez a dudarse de que lo tuvieran los fran- 



') En cambio. en la pâg. 207, éd. 1905: "De tnêmc (|Ue Rodrigue de 
lède et la Cronica. les romances ont préféré la version des jongleurs 
iagnols à celle des chansons françaises". 



EL CANTAR DE MIO CI D Y LA EPOPEYA CASTELLANA 295 



VI 

EPfLOGO., 

ROMANCES Y CANTARES DE CESTA 

En la Revista de Filologia Espanola (1916, pâg. 239 sig.) ha 
vuelto a tratar Menéndez Pidal de los romances en su relaciôn 
con los supuestos Cantares de gesta. Aceptemos para la dis- 
cusion los que él asi llama y que nuestros mayores llamaron 
Ltbros, menos el autor de Mio Ctd, que, por mas antiguo y 
cercano a los primitivos cantares, romances o fablas de la epo- 
peya popular, llamô a su obra Cantar y Romane. 

"^La mayor parte (dicc M. Pidal) de los criticos que tratan de la 
epopeya convienen en aceptar que las canciones narrativas brèves son 
fuentes del poema épico extenso; ta! es la manera de ver de los anti- 
guos, como F. A. Wolf y sobre todo Lachmann..., y de los modernos, 
como F. J. Child y Andréas Heusler... Milâ decia... que. segûn pa- 
rece mes natural, los largos cantares de gesta se fundaron sobre poe- 
Sios mâs cortas...; A, de los Rios, en 1863, participaba de iguales va- 
cilaciones.'* 

Confiesa, pues, M. Pidal, que la autoridad de los grandes 
maestros va contra su teoria, recordando que tan solo '*algûn 
critico (D, Hinard) opinaba'' lo contrario y que Milâ ''reco- 
nociâ que ntnguna prueba habia en apoyo de la existencia de 
rofnances primitivos precursores de las gestas; y que de estas, 
por el contrario, se derivan segura o hipotéticamente los ro- 
mances de asiinto comûn con ellas'\ 

De suerte que la*falta de ** prueba en apoyo de la existencia 
de romances primitivos precursores de las gestas*' era lo que 
a Milâ le retraîa de la comùn opinion. Argumento negativo 
que no puede tener fuerza ante la analogîa de las demâs epo- 



296 JULIO CEJADOR 



peyas conocidàs; y que de hecho ya no es argumento ni aun 
negativo siquiera, puesto que hemos probado que lo del cicio del 
Cid que abarca el Cantar proviene, como lo de la Crônica, de 
verdaderos romances primitivos y que hasta los llama roman- 
ces la misma Crônica. Tenemos, pues, ya la prueba que pedîa 
Milâ. 

Menéndez Pidal siguiô a Milâ y, contra la analogia de las 
epopeyas todas y el parecer de cuantos han tratado estas ma- 
terias, conténtase con decir: 

**Ahora bien, en vcs de aplicar a la épica espanola la teoria formu- 
lada para otras epopeyas, principalmente la griega, demasiado f alias de 
textos para cimcntar en ellas una opinion segura, podria, al rêvés, 
ilustrarse la teoria gênerai con el estudio, libre de prejuicios, de la 
epopeya casfellana, a la cual debe reconocerse en este problema un es- 
pecial valor, ya que nos conserva textos preciosos de los cantos brèves 
y de los poemas extcnsos, réfèrent es a idénticos tcmas y ligados con 
évidente relaciôn de dependencia,** 

Cierto, y, si en algùn ciclo puede hacerse ese estudio, es en 
el del Cid, el principal de la épica castellana y del que tenemos 
un verdadero Cantar largo, el de Mio Cid. Pudiera, pues, 
haber hecho M. Pidal ese estudio, libre de prejuicios, y quiso 
hacerlo, que lo podîa cual ninguno, segùn tuvo vagar y opor- 
tunidad para cotejar el Cantar con la Crônica y con los ro- 
mances. Pero hizolo acaso tan solo para si y solo publicô las 
consecuencias, que se reducian a que Crônica y romances pro- 
vienen del Cantar de Mio Cid. Hecho ahora el estudio en 
pùblico y el cotejo de los très textos, hemos visto que las con- 
secuencias son muy otras: que Cantar, romances y Crônica 
provienen de romances primitivos, que los romances del Cid 
del siglo XV contradicen al Cantar, en vez de derivarse de él, 
y que el Cantar, en vez de haber sido modelo de la Crônica, 
saliô de los mismos originales romances que la Crônica pro- 
sificô. La prueba que pedia Milâ *'de la existencia de romances 
primitives precursores de las gcstas*\ esta, pues, asegurada y 



EL CANTAR DE MIO CID Y LA EPOPEYA CASTELLANA 297 



queda en pie la opinion comùn de que la épica escrita pre- 
supone en Espana, como en todas partes, una épica popular. 
Prosigue M. Pidal: 

"/4. Rcstori, en j88/... vuelve a la antigua hipôtcsis de que el Poema 
del Cld se compuso con materialcs poéiicos preexistentes." 

El anâlisis que hemos hecho comprueba el modo de ver de 
A. Restori. Sobre la materia, enteramente épica y objetiva de 
los romances, çrosificados en la Crônica, se le ve al autor de 
Mio Cid bordar, en métro francés, una refundiciôn y una 
amplificaciôn, acortando octosilabos en heptasîlabos y dejando 
otros octosilabos intactos, amplificando retôricamente los luga- 
res comunes, anadiendo opiniones subjetivas y dejando cosas 
sustanciales, alterando otras por estilo décadente, en el fondo 
y en la forma, desliendo trozos, exagerando cifras, atrope- 
llando fechas, sufriendo distracciones, como dice el mismo 
Menéndez Pidal. 

El cual signe diciendo: 

**En i8ç6 procuré suprimir la soluciôn de continuidad entre ambos 
gêner os pocticos, mostrando que las gestas se habian refundido en 
época posterior a lo que Milâ creia y que estas gestas mâs tardias eran 
el origen de los romances rebeldes a la demostraèiôn de Milâ.** 

Lo ùnico que mostrô M. Pidal fué que en las refundiciones 
de la Crônica habian entrado nuevos elementos. Que fueran 
de Cantares de gesta refundidos, ni lo probo ni se puede 
probar; antes lo probable es que fueran de romances refun- 
didos que iban evolucionando, ya que taies elementos estân 
en octosilabos y no en el métro afrancesado de las que él 
llama gestas. Esas gestas no probô que originasen los roman- 
ces. Al menos, los del Cid no tienen que ver con el Cantar de 
Mio Cid ni con las que él llama sus refundiciones; son suce- 
sores cxclusivamente de los romances primitives prosificados 
en la Crônica. Todos los estudios de Menéndez Pidal, libres de 



298 JULIO CEJADOR 



prejuicios en el intento, Uevan el prejuicio, en la realidad, de 
que hubo largos Cantares de gesta y los supone tras cada 
nueva refundiciôn de la Crônica, y esto en cada uno de los 
ciclos. Pero ese es precisamente el problema: averiguar si hubo 
largos Cantares de gesta en Espana. Porque hubo en Francia 
largas Chansons de geste, supone con prejuicio M. Pidal que 
hubo aqui taies Cantares ; pero jamâs lo ptobô. 

**En IÇ14, H. R. Lang vuclve a abogar, lo misnto que eu los tiempos 
de Durân, por la gran antiguedad de los romances y por la creencia 
de que en éstos se inspjraron las crânicas de los siglos xiii y xir.** 

Es lo que queda comprobado cuanto al asufito del Mio Cid, 
por el anâlisis que hemos hecho. No discutiremos el argumento 
niétrico de Lang. 

Los romances populares no se escribieron: lo mismo da que 
se consideren formados por octosilabos que por versos de 
16 silabas en dos hemistiquios octosilâbicos. La primera manera 
de escribir es la mas corriente y a su origen latino es mas 
fiel; la segunda es mas comoda. 

**Ademâs, Lang, partiendo del supuesto évidente de que Castilla no 
podia tcncr a principios del siglo xi poemas de la extension y altura 
del de Mio Cid. concluyô que solo ténia lays cortos, producciôn poé- 
tica no escrita, y que, por lo tanto, el roman:: del Infante Garcia 
los cantares de gesta de Bernardo (la Crônica no los llama sino ro- 
mances y cantares), citados y prosifîcados en la Crânien General del 
siglo XIII eran ^lays épicos de dimensiones pequenas^\" 

Por lo visto, Lang esta en lo cierto al afirmarlo. Menéndez 
Pidal crée refutarle diciendo: 

**No creo que ningun desarrollo orgânico de uno de varias canta- 
res épicoliricos pueda rebasar su estilo esencial de evocaciones ràpi- 
das, desligadas y vagas, para llegar a una narraciôn trabada amplia- 
mente exposiiiva" 



EL CAXTAR DE MIO CID Y LA EPOPEYA CASTELLANA 299 



No se trata de desarrollo orgânico de ninguna especie: Mio 
Cîd no saliô por desarrollo orgânico de los romances prosifi- 
cados en la Crônica; antes inorgânicamente, esto es, por mano 
de un erudito que cambia el métro, amplia la exposiciôn y 
traba mas o menos diestramente varios romances y, por cierto. 
con poquisima mana para dar a la obra unidad orgânica de 
ningun género. Lo de las cvocaciotics râpidas, cierto que es 
propio de algunos romances y lo dijimos de algunos del Cid; 
pero esos son romances de la ùltima época hechos con remi- 
niscencias générales del ciclo del Cid. Es de suponer que la 
refundiciôn de romances llevaba, entre otras, aparejadas dos 
cosas: i. introduccion de nuevos elementos imaginados, 
generalmente caballerescos, propios de la época, que acrecien- 
tan la bola de nieve legendaria, y tal los hallamos en los 
romances y en las ref undiciones de la Crônica ; y 2. for- 
macion de otros extractados cada vez mas en sus lineas fun- 
damentales y asi aparecen los romances del Cid comparados 
con la Cromca primera, que son extractos ùltimos de la evo- 
lucion de los primitivos romances. Mh Cid, como obra erudita, 
extiende, por cl contrario, la narracion de la Crônica, ampli- 
ficando, desliendo, como suelen hacerlo las obras eruditas. 

Si el argumento de M. Pidal valiera, esto es, si los romances 
concises no pueden ser fuente de la extensa amplificaciôn de 
los Cantares de gesta, cosa que, sin embargo, se hace todos 
los dîas, amplificar eruditamente cuentos y leyendas concisas 
populares, volveriase el mismo argumento contra él, pues 
menos sucede de hecho que de largos poemas eruditos salgan 
extractos brèves populares. îQué cuentos populares salieron 
de largas narraciones escritas, cuando, por el contrario, los 
folkloristas convienen en que apenas habrâ cucnto vcrdadero 
erudito que no se baya tomado del pueblo? 

La diferencia de estilo de entrambas manifestaciones lite- 
rarias, romances y largas gestas, lo mismo va contra su teoria 
que contra la nuestra; antes la nuestra se confirma con el 



300 JULIO CEJADOR 



hecho reconocido de ser lo popular, fuente de lo erudito y no 
darse lo contrario sino como excepciôn. 

**Pio Rajna, en IÇ15, ahoga tambtén en favor de la gran antigûedad 
de los romances..., expone las dudas que de antiguo suscita en él la 
teoria del romance derivado o emanado de las gestas... Objeta Rajna 
que la teoriei en cuestién carecc, por de pronto, dcl gran sufragio de 
la analogia: fuera de Espana, ninguna otra epopcya se descompuso en 
cantos épicoliricos ni se obserz'a en otros paiscs cl proccso de popu- 
larisaciân y fragmentaciôn de las gestas que se supone en Espaiia." 



îCômo rebate M. Pidal este argumento, que yo también he 
propuesto? Pues con una razôn que, en vez de corroborar su 
teoria, es cabalmente la que yo he invocado para echarla por 
tierra. La de que "£/ popularismo détermina el conjunto del 
desarrollo de la epopeya y de otros géneros literarios en Es- 
pana, pero no en Francia.'^ De aqui deducia yo que hizo mal 
Menéndez Pidal en querer hallar en Espana el mismo proceso 
épico que en Francia, como lo pretendiô hallar, siendo allî todo 
erudito y siendo aqui populares los origenes y aùn los mas de 
los géneros literarios, esencialmente por lo menos. Si aquî 
hubo la epopeya popular de los romances del siglo xv, lo na- 
tural es deducir que provienen de una epopeya popular, can- 
tada desde tiempo inmemorial en romances. Lo que en ninguna 
parte se dio fué lo contrario, que la epopeya popular naciese 
de la erudita. Como que con ser erudita basta para que no 
sea epopeya. No sale Homero de Virgilio, sino Virgilio de 
Homero; pero es que ni puede salir, porque la Eneida no es 
epopeya, como las obras de Homero lo son. Cabalmente la 
epopeya ha de tener sus raîces en el pueblo para serlo. Luego 
los romances del siglo xv tienen sus raices en el pueblo, no 
en escrito de ninguna clase. De hecho los historiadores se 
atienen a otros asuntos que no los del romancero y, en caso 
de préstamo, de él toman de hecho los del siglo xv, como los 
del XIV y del xiii y lo concède M. Pidal; no al rêvés. Lo» 
romances fronterizos, los de D. Pedro, los mas de los caro- 



EL CANTAR DE MIO CI D Y LA EPOPEYA CASTELLANA 3OI 



lingios, no estân tomados de Crônica alguna, antes las Crônicas 
se aprovecharon de ellos. Por eso en Francia, de las Chanson ^ 
de geste, obra erudita, no saliô epopeya alguna popular ni ro- 
mancero, porque de lo erudito jamâs naciô ni puede nacer 
popular epopeya alguna. Si en Espana la hay en el siglo xv, 
no saliô, por consiguiente, de Cantares eruditos, sino que pro- 
viene de la epopeya popular antigua: es la misnia epopeya que 
vive toda la Edad Media y con su métro nacional, imposible 
de derivarse de un métro extranjero. Y en el caso particular 
del ciclo del Cid, probado queda que los romances no vienen 
del Cantar, antes este se aparta de ellos como de la Cronica, 
fuente prosificada de los romances del siglo xv. 

Véase, por el contrario, como M. Pidal hila su argumcn- 
taciôn : 

1. **Considcrcsc la mcnor extension matcrial de las gestas castella- 
nas respecta de las francesas... y no podrâ chocar que en Castilla la 
epopeya haya tenido una prolongaciân de su vida en una forma de 
canciôn popular como no iuvo en otros paises/^ 

Coniîeso no alcanzar la consecuencia y que lo que me choca 
es se atribuya nuestro romancero al haber sido de menor ex- 
tension material nuestra épica erudita y que, si no lo hubo en 
Francia, se debe a la extension material de sus Chansons de 
geste. 

2. '*Considérese su métrica popular inculta y no podrâ chocar que, 
etcétera, etc/' 

\ Hubo, pues, romancero en Espana por haber sido inculta 
la métrica de la épica erudita y no lo hubo en Francia por 
haber sido culta la métrica de las Chansons de geste! 

3. **Considérese su prosificaciôn en cpocas y formas enteramente 
diversas que en Francia, tendiendo en esta a la vuhjarizaciôn y en Es- 
pana a la popularicaciôn y nacionalizaciôn del (jénero y no podrâ 
chocar que, etc., etc,** 



302 JULIO CEJADOR 



Tampoco veo el menor atadero entre la razôn y la conse- 
cuencia. Ademâs de que icômo prueba M. Pidal que la pro- 
sificaciôn de las Cronicas lo es de Cantates de gesta y no de 
romances populares, siendo al rêvés, aunque solo niiremos al 
octosilabo de romances y prosificaciones ? ^Cômo prueba que 
esas prosificaciones tendîan en £spana a la popularizaciôn y 
nacionalizaciôn del género épico, cuando los romances del Cid 
nada tienen que ver con prosificaciones supuestas de Mio Cid, 
sino con los romances prosificados en la Crônica? <;C6mo 
prueba que en verso o prosificada se haya hecho popular la 
épica erudita en Espana? En Espana sucediô lo que en todjis 
partes: que los eruditos escribieron poemas épicos inspirândose 
en la epopeya popular, no al rêvés. 

Estos très argumentos, como se ve, no estân ni aùn bastan- 
temente hilados; no hay hilo ni trabazôn entre las très razones 
y la consecuencia. M. Pidal junta las très razones poniendo la 
consecuencia una sola vez al final. ^Habrân cobrado fuerza por 
eso? 

"£« Espana se da la litcratura con una continuidad de inspiraciôn 
que no se encucntra en Francia.** 

Luego la inspiraciôn popular del romancero del siglo xv, 
para que haya tal continuidad, supone un romancero popular 
del siglo XII, lU) unos Libros eruditos en métro extranjero, de 
los cuales aquel romancero saliera. La continuidad de inspi- 
raciôn quien la rompe es M. Pidal con su teoria. 

**5'f en Francia la canciôn cpicolirica de los stylos xv y xvi no tiene 
rada que ver con las gestas de los siglos xii y xiv, este es nn fenâ- 
tneno anâlogo al del teatro clàsico franccs que florece enteramenie 
cislado de las tradiciones nacionales de la Edad Medh.** 

La razôn de este fenômeno esta en haber sido eruditas las 
gestas de los siglos xii y xiv en Francia, porque de lo erudito 
no nace lo popular. De modo que, si en Espana no hubiera 



EL CANTAR DE MIO CID Y LA EPOPEYA CASTELLANA 303 

habido mas que gestas eruditas, no veo por que habian de 
tener el privilégie que no tuvieron las de Francia, de originar 
el popular romancero. Luego este argumento se vuelve contra 
el que lo esgrime, probando que el romancero pide una epo- 
peya popular primitiva en el mismo métro y estilo y que no 
pudo nacer en Espana de gestas eruditas, como no pudo nacer 
en Francia. 

* En Espana el romancero se produce en intima conexiôn con las 
gestas antiguas.*' 

Ya hemos probado que el romancero del Cid no tiene nada 
que ver con la antigua gesta de Mio Cid, de modo que si en 
el ciclo principal y en el que tenemos conservada una gesta, 
no sucede lo que M. Pidal afirma, otro tanto debemos deducir 
para los demâs. Las gestas a que M. Pidal alude como cone- 
xionadas intimamente con los romances no son mas que las 
prosificaciones de las Crônicas. Ahora bien, que sean prosifi- 
caciones de gestas largas y eruditas es precisamente lo que se 
trata de probar y es cîrculo vicioso probarlas con la suposiciôn 
de que las hubo. Las prosificaciones son de versos octosilâbicos, 
luego de romances populares provienen, no de gestas eruditas de 
métro extrano. 

** De igual modo que cl icatro se hiso nacional y hcredà en gran parte 
el caudal de esas mismas gestas.'* 

El teatro no heredô el caudal de las gestas, sino de la epopeya 
popular. îEn que pieza del teatro espanol hay lo mas minimo 
del Cantar de Mio Cid, no conocido hasta entonces, sino por 
fray Prudencio de Sandoval como unos versos bârbaros y no- 
tables, por Berganza y por Juan Ruiz de Ulibarri, hasta que 
lo publicô lomâs Antonio Sânchez? El teatro saliô del ro- 
mancero y de las Crônicas, que prosificaron el romancero cada 
una el de su época; no de gestas como Mio Cid, 



JULIO CEJADOR 



n Itu gcstas antiguat. 

Por lo menos el romancero tlel Cid no tiene la menor rela- 
ciôn con la gesta Mio Cid, que es lo que en esie estudio 
tratamos. 

'Y lodavia cabe prctumir que cl no kabcrse observado en otras epo- 
peyai su evoluciôn a canciones épicoliricai fuede depender tôlo de la 
desaparieiôn de estas, por haberse producida con escasa ialensidad.~ ' 

Klucha prvsunciôn es esta, habrâ que responder a M, Pidal 
y con prcsuHciones no se argumenta. Aunque iqué es toda 
su teoria sino una presuncion de que hiibo un sinfin de gestas 
que han desaparecido ? A dîcha, no desapareciô Mio Cid y 
ahi lo tenemos. no prcsumicndo, sino probando que de él no 
se derivaroii los romances correspondientes. Su evoluciôn en 
romances, u digamo^ con el castellano exclusive de M. Pidal. 
su cî-oluciàtt a romances, tan afirmada por él ha»ta haber 
arrastrado al mismo Menéndez y Pelayo, fué una presuncion. 
que el anâlisis màs somero hemos visto haber ecliado por tierra. 

"Otro motivû de duda para Rajua es que la corresPondcncia entre 
los roMonees vkjos y los productos cpicos tardios, ton los cuiiles se 
relacionan, es menor que la que pod'iatnns espcrar si aquillos derivaten 
de estas por fraccionamieiito o escîsiôn. ya que modernamenU podemos 
ver muchos romances Iransmilirsc de yeneracton en iienerociÔH du- 
rante sii/los, transi ormândose mucko mcnos. Cicrtiimente (rcsponde 
M. Pidal) podemos admilir que los romances se transmitCH desde el 
siglo XVI al xx con escasa evoluciôn. mientras esta es m«y grande en- 
tre las gestas del sîglo Xiv o acaso del xv y los romanos de fines 
del XV y principios del xvi." 

2uanio anade después M. Pidal supone que las prositîcacio- 
-, lo son de gcstas y no de romances y, siendo falst> el 
»uesto, se viene abajo to<lo el tinglado, de ni'xlo que perde- 
mos el tiempo en examinar la hella e^ructura de construc- 
n tan caediza y deleznahle. 



£L CANTAR DE MIO CI D Y LA EPOPEYA CASTELLANA 305 

"£/ descuhrimiento de la Crônica de 1344 nos da formas de las ges- 
tas màs vecinas a las de los romances.** 

îDônde ha probado M. Pidal que nos dé formas de g estas, 
mas vecinas o menos vecinas? Nos da formas de épica en 
octosîlabos populares: de romances, por consiguiente ; no de 
g estas. Anos y anos se pasô M. Pidal monopolizando la Crô- 
nica no publicada del Rey Sabio y cacareando que ella copiaba 
el Cantar de Mio Cid y que los romances del Cid no tenîan 
que ver con la Crônica, sino con el Cantar. Publicô al cabo la 
Crônica y publicô el Cantar, este en très ediciones que difieren 
entre si y demasiado para que podamos conocer cuâl es la que 
se atiene al texto y cuâles no; pero, en fin, publicô Crônica 
y Cantar. Ahora los cotejamos entre si y con los romances y 
hallamos que todo el cacareo era... pues puro cacareo, puesto 
que résulta todo lo contrario de lo que tan cacareadamente nos 
afirmô: résulta que ni la Crônica copiô el Cantar ni del Cantar 
vienen los romances. Publique, pues, la Crônica de 1344 y en- 
tonces la tendremos en cuenta y revisaremos sus conclusiones, 
a ver si son tan ciertas como las que sacaba de la primera 
Crônica gênerai. Y después publique la cuarta ediciôn del 
t xto de Mio Cid, pero, ipor Bios y por todos los sos santosf, 
que sea la primera ediciôn verdadera, digo que sea reproduc- 
ciôn del côdice, porque las très publicadas, diferentes entre si, 
no pueden ser su reproducciôn y entre las très no sabemos a 
que carta quedarnos. Para ello le aconsejariamos que publicase 
el côdice en facshnile. 

Ahora, que esas "formas de las gestas" descubiertas en la 
Crônica de 1344 **sean mas vecinas a las de los romances*', es 
afirmaciôn gratuita de M. Pidal. Si por "formas de las gestas" 
alude a la métrica en dicha Crônica de 1344, se ve tan cla- 
ramente como en la primera Crônica el empleo del octosîlabo 
en trozos prosificados de los romances cantados a la sazôn. Si 
por ** formas de las gestas" alude a las ideas, la Crônica 
de 1344 esta conforme en ellas, cuanto al ciclo del Cid, con 

Rame HUpaniqu».'— k.. ao 



306 JULIO CEJADOR 



los romances del siglo xv y con la primera Crônica, y no par- 
ticipa de las ideas y opiniones décadentes que son exclusiva- 
mente del Cantar y de la Cronica de los onze rcycs. Y'como 
no veo de que otra manera pueda interpretarse la frase ** for- 
mas de las gestas*', la afirmacion de M. Pidal parece errônea 
y no conforme con lo que dicen los manuscritos de la Cronica 
de 1344, que lie revisado cuidadosamente. 

'' iPor que hcmos de suponer que los romances populares existieron 
ontcs que cl Pocma del Cid, es decir, très o cuatro siçjlos ont es de lo 
que nos nwnifiestan sus primeros textos conservados?'' 

Pues, sencillamente, porque la Cronica primera nos dice 
expresamentc que prosifica cantar es, romances o fahlas y no 
nos habla de Cantar es de g esta, y de hecho ni tiene en cuenta 
el Poema de Mio Cid, scgun hcmos demostrado, ni otros poe- 
mas eruditos en métro extrafio, sino solos romances populares 
en octosilabos. Ademâs, porque esto que es \ù\ hecho explica 
el que siguieran después haciéndose nuevos romances y re- 
fundicioncs de romances en todas las épocas hasta el siglo xv, 
los cuales se fueron igualmente prosificando en las respectivas 
refundicioncs de la Cronica, hasta que los ûltimos del siglo xv 
los tenemos sin prosificar, por no habcrse hecho mas refundi- 
ciones de la Cronica. 

iVoT que, le preguntaremos, en cambio, hemos de suponer 
que huho innumerables gcstas eruditas y en extrano métro, 
cuando no cjucda la menor huclla de cllas y mcnos en los ro- 
mances, los cuales ni tuvieron en cuenta la gesta conservada 
de Mio Cid? 

**Cierto que la comunidad de forma entre las gestas y los romances 
es disculida... Rajna opone que cl estilo de ambos ijéneros es muy di- 
ferente y la forma poco semejante. Del estilo hablamos en los capitu- 
las Î^Ifl y X y de la métrica en el X//* 

Con todo cuanto hablo alli y pueda hablar M. Pidal, segun 
el anâlisis de la gesta de Mio Cid que acabamos de hacer, es 



EL CANTAR DE MIO CIU Y LA EPOPEYA CASTELLANA 307 



lo cierto: i. Que los romances no salieron de ella y que ella 
salio (le romances. 2. Que los métros son distintisimos y 
que no saliô el octosilabo del heptasilaho, sino en el Mio Cid 
al rêvés, esto es, que el autor de la gesta convirtio en hepta- 
silabos los cctosilabos que pudo. dejando otros muchos intac- 
tos; y 3. Que el estilo de la gesta dista del de la Cronica 
como todo estilo de un particular erudito dista del estilo de 
la ohjetiva, popular y anônima epopeya. 

"5*6' dira: cierto que los romances tradicionales de asunto épie a na- 
cional dérivait de las gestas.'* 

Lo dira quien quisiere o quien M. Pidal se imaginare. Los 
romances del Cid no salieron de la gesta de Mio Cid. Y esto 
no soy yo quien lo dice, sino el anâlisis que acabamos de hacer. 

'* De una forma exlensa sente jante a la de est os romances debe de- 
rivar la forma brève que conocemos de la mayoria de los frontcricos.'* 

Debc de dcrivarse, pudiera haber escrito M. Pidal, en vez 
de debe derivar. s 

La presunciôn, a que nos tiene acostumbrados M. Pidal. 
llega ya aqui al colmo. Supone que hasta los romances fron- 
terizos se derivan (deben derivar), no deben de, sino deben 
simplemente derivarse de cantares largos o digase gestas, por 
desgracia perdidas. Esto de la pérdida de gestas escritas de 
fines del siglo xv, cuando se conservan hasta los romances no 
escritos, por haber Uegado hasta ellos la pluma y la imprenta 
en aquella época, es el colmo de la presunciôn. 

**Lo mismo crco de los romances carolingios, novelescos, 
etcétera'\ esto es, que deben derivar (o como decimos en cas- 
tellano deben de derivarse) de gestas largas, perdidas. Por este 
camino Uegarâ M. Pidal hasta suponer que los romances qup 
por esas esquinas cantan los ciegos en este ano de gracia 
de 1920 se derivan de largas gestas, que, por desgracia, se han 
perdido. 



308 JULIO CEJADOR 



V no es esta una salida humoristica. Porque los romances 
de todos los tiempos, desde el siglo xii al siglo xx, de esa 
manera fueron siempre cantados, por ciegos o por no ciegos, 
en las esquinas y cantones, y tan averiguadas y ciertas son las 
gestas que supone M. Pidal cual fuentes anteriores a los ro- 
mances del siglo XII y del xv, como las de los romances del si- 
glo XX. j Dichosas Gestas y dichosos Cantarcs de gcsta, que asi le 
traen de cabeza, cuando ni taies denominaciones se hallan en 
la literatura castellana! 

La geologia, las ciencias todas, part en de los fenômenos ac- 
tuales conocidos, para suponer como sucedieron los antiguos 
dcsconocidos. Solo M. Pidal no tiene en cuenta cômo se hacen 
hoy los romances populares para deducir como se hacîan an- 
tiguamente y nos habla de *7a crccncia de que el romance 
iradicional es un producio primario, hipôfcsis de Wolf, G, Paris 
y otros, que hemos combatido'\ Wolf, G. Paris, Rajna y cuan- 
tos cnticnden de cosas populares. no pueden menos de explicar 
las viejas tpopeyas populares por lo que hoy mismo pasa y 
no puede menos de pasar entre las gentes del pueblo, y mas 
en épocas en que no se escribia: que las narraciones populares 
>im brèves y sencillas y nacidas del mismo pueblo. no sacadas 
de obras eruditas que para el pueblo son cosas desconocidas. 
Solo M. Pidal da por averiguado todo îo contrario y como 
privilegio del arte espanol, cabalmente de los mds populares 
fjue ha habido. 

I^ero precisamente por este carâcter popular crée él que en 
Ksf)ana la épica fué primero erudita, que de ella se derivô la 
popular y que tras cada romance, hasta de los novelescos. ca- 
rolingios. fronlerizos (anadamos los romances de los ciegos 
del siglo XX), hay una Gesta erudita. 

;To(las estas Gestas se han perdido! \l^ un duelo digno de 
llorarse con lâgrimas de sangre. Y gracias que se ha salvado 
una: el Cantar de Mio Cid. 

Sino que résulta que esta gesta salvada no esta detrâs de 



EL CANTAR DE MIO CID Y LA EPOPEYA CASTELLANA 309 

romance alguno ; que los autores de los romances, que el pueblo, 
en suma, continuo modificador de los romances, y su verdadero 
autor anônimo, no conociô la tal Gesta : ; tan detrâs y tan atrâs 
y tan luene se hallaba de sus ojos y de su espîritu ! 

Nada anadiremos de lo que M. Pidal sigue disertando en su 
trabajo de la Rcvista de Filologîa Espanola, respondiendo al 
Prélude (Paris, 191 2) de Foulché-Delbosc con frases como las 
de ''aclarândola xnfclismente'\ **esto révéla una manifiesta in- 
comprension de la poesia tradicional y un desconocimiento de 
la historia del romancero'^ ''la inconsulta generalizaciôn*\ '*no 
distingue bien las diversas clases de estilos de los romances, en 
gênerai no razona sus opiniones'\ etc., etc. Solamente conviene 
poner de manifiesto que, segun hemos visto, los mas grandes 
maestros y escritores no acaban de aceptar la teorîa de M. Pidal. 

La objecion de Rajna esta inquebrantablemente asentada en 
la conciencia de todos: ''ninguna otra epopeya se descompuso en 
cantos épicoliricos. Toda epopeya comenzô por cantares cortos 
no escritos'\ Este principio inconmovible no ha podido ni me- 
llarlo siquiera M. Pidal, y al tratar de hacerlo con aquello 
de que el arte espaîïol es popular, al rêvés del erudito de Fran- 
cia, se degùella a si mismo, porque precisamente de aqui se 
deduce que el origen de la epopeya castellana hubo de ser po- 
pular y no erudito. 

Por tratarse de mi persona, nada dire acerca del silencio que 
Menéndez Pidal guarda en el estudio publicado en su revista el 
ano 1917 sobre mi teorîa, que expuse y fundamenté en el primer 
tomo de mi Historia de la lengua y literatura castellana, publi- 
cado dos anos antes, esto es, en 191 5. A otro escritor cualquiera 
le hubiera merecido mi teorîa alguna ref utaciôn o, por lo menos, 
la mas levé menciôn. Menciona M. Pidal y réfuta a cuantos no 
acaban de aceptar su teorîa: l^, que responde esa ûnica excep- 
ciôn conmigo? 

También creo que fuî yo el primero en ensalzar la lîrica 
popular castellana en la introducciôn del tomo segundo de mi 



jUL 1-^ '^ ■ 



REVUE 
HISPANIQUE 



Recueil consacré à V étude des langues ^ des lit le ratures et de r histoire 
des pays castillans ^ catalans et portugais 






DIRIGE PAR 



R. Foulché-Delbosc 



0^^^^ii^^^*,0'»^>^''iii^^^^^m 



Tome XLfX. — Numéro ri 6, 



I 



I. 




NEW YORK 

G. P. PUTNAM'S SONS, 2, West 45 «^ Street 

PARIS 

LIBRAIRIE C. KLINCKSIECK, 11, Rue de Lille 

1920 



AoOf 1920 



SOMMAIRE 



Miguel de Toro y Gisbbrt. — Voces andaluzas (o usadas por auto- 
res andaluces) que faltan en el Diccionario de la Academia E^- 
panola 313 



Entered as Second Class Matter at the New York, N. Y. Post Office 
June 17, 1908, under act of March 3, 1879. 



314 MIGUEL DE TORO Y GISBERT 



rito de sus autores serân acaso definitivos, he creido util publî- 
car este ensayo con el deseo de contribuir un poco al edificio 
del diccionario espanol, y de ayudar a mis colegas en lexico- 
grafîa americana. 

No se trata aquî de un diccionario, sino de una simple co- 
leccion de palabras, extractadas sin plan ninguno, en la lectura 
de diversos escritores andaluces modernos, a las que he agpre- 
gado un numéro bastante grande de voces recogidas por mî 
en la conversaciôn familiar con mis padres, nacidos en la pro- 
vincia de Granada, y con algunos parientes de la misma Gra- 
nada o de otras comarcas andaluzas. 

Todas estas palabras las he confrontado cuidadosamente con 
la mayor parte de los léxicos dialectales existentes, y es esta 
acaso la parte mas util de mi trabajo, pues me ha convencido 
mas aûn de la riqueza no sospechada del espanol y de la uni- 
versalidad de muchas voces que, por no figurar en los diccio- 
narios, crée cada autor privativas de su région. Acaso los ver- 
daderos andalucismos sean los menos numerosos en esta co- 
lecciôn, pues a medida que completaba mi confrontaciôn con 
los léxicos anâlogos iban apareciendo como salmantinas, leo- 
nesas, aragonesas, santanderinas, alavesas, murcianas, extre- 
menas, colombianas, venezolanas, peruanas, niejicanas, argen- 
tinas, etc., voces que me parecian antes netamente andaluzas. 
Y el trabajo inverso, hecho sobre el mîo por autores de esas 
comarcas, acaso reduzca a nada los provincialismos propia- 
mente dichos de este artîculo. 

Esto demostrarâ a muchos escritores americanos que su len- 
gua no esta tan lejos como ellos se lo figuran del espanol ha- 
blado en la penînsula. Por mi parte cada vez me voy persua- 
diendo mas de que, fuera de los elementos puramente indios, 
y de cierto numéro de voces neologicas. no siempre dignas de 
encomio. se puede comprobar en la penînsula la coexistencia 
de toda voz americana de aspecto espanol. Sol)re todo esto pro- 
l)ara a algunos lexicog^rafos que no debcn fiarse ciegamente del 



VOCES ANDALUZAS 31$ 



Diccionario de la Academia para decidir si una voz es "castiza" 
o no, o para recomendarnos, en lugar de voces excekntes y 
usadisimas, sinônimos extravagantes que, aunque apuntados en 
aquel Diccionario, apenas entiende nadie. 

Agregaré algunas palabras acerca de la composicion de esta 
colecciôn de voces andaluzas o usadas por autores anda- 
luces. 

Me he servido, como fuente principal, de la lectura de las 
obras de cierto numéro de escritores andaluces modernos. No 
los he escogido por considerarlos me j ores, sino por hallar en 
ellos mayor acopio de palabras que en otros. Esto explica la 
abundancia con que figuran entre las autoridades puestas aquî, 
escritores que desde otros puntos de vista se considerarîan 
como incorrectos. Pero, como dejo deliberadamente a un lado 
las palabras puramente neolôgicas, y que dichos escritores se 
han dedicado especialmente a retratar la vida y el habla popu- 
lares, son, desde el punto de vista especial en que me pongo, 
te^tigos muy suficientes. Para no citar mas que un ejemplo 
el Lagar de la Vinuela, de Arturo Reyes, me ha suministrado 
mas de trescîentas papeletas. Claro esta que no puedo conside- 
rar a Reyes como autoridad suficiente para aceptar neologis- 
mos como sensacioyial, rcaccionar, grietearsc, atersarse, cdifi- 
caciôn, videncia, denticina, elasticotina, y otras voces que usa 
él. Pero lo encuentro autoridad perfecta cuando pone en boca 
de sus personajes voces nada neolôgicas como churrctoso, 
(jurripato, pavcro, majonm, chambeîes, canadnz, acansitiado, 
hondiloH, jachares, gachô, de ehipc, etc. 

En gênerai he dado gran importancia al lenguaje popular 
andaluz, que muchas veces se confunde con el calo o la germa- 
nia. Desde este punto de vista son preciosas algunas obras 
como los Cantos populares esprtioles, del senor Rodriguez 
Marin y la coleccion El Pueblo andalnc, recopilada por José 
Maria Gutiérrez de Alba. He dejado, sin embargo, a un lado 
las alteraciones de voces conocidas, que reservo para un pro- 



3l6 MIGUEL DE TORO Y GISBERT 



ximo trabajo sobre fonética andaluza, para el que tengo ya 
reunidos algunos millares de referencias. 

Siempre que he podido, he agregado a las voces apuntadas 
la autoridad de un escritor. En algunos casos, no estando per- 
f ectamente seguro del sentido de una voz, la he dejado sin 
definiciôn, prefiriendo confesar mi ignorancia a ocultarla su- 
primîendo un artîculo. En fin, las palabras que no acompana 
cita alguna, y que apunto por haberlas oîdo personalmente en 
boca de andaluces, van precedidas de una estrellita. 

Miguel de Toro y Gisbert. 



I 



A 



ABARCARSE. v. r. (solo v. a. en Acad.). Abarcar, abrazarse. 

Yo m'abarco de los clabos, 
Yo m*abarco de la cruz. 

(R. Marin, Cantos, I, 431) 

ABILLAR. V. a. Germ. Venir, acudir, aparecer, visitar (Quin- 
dalé). En el ejemplo siguiente significa tener. V. Abillelar, 

Gachô que no abiya motas 
Es un barco sin timon. 

(R. Marin, Cantos, IV, 202.) 

También se lee habillar, **iNo ve osté que clisos habilla el 
anima" (G. de Alba, en Puchlo andalus, 36.) 

ABILLELAR. v. n. Gernt, Venir, llegar (Quindalé). En los 
ejemplos que encuentro de este verbo parece poseer como el 
anterior, el sentido de tcftcr. Asi lo hace va notar R. Marin 
€n Cantos, II, 395. 

Si yo abiyelara er mando 
Que Undebé le diô a la muerte. 

(R. Marin, Cantos, II, 315.) 

Que abiyelo 
Muchas perlas 
Pa poerlas 
Yo g^sta. 

(Sânchez de Fuentcs, en Fueblo andaluz, 105.) 

También se lee habillclar. **Y como tîo habillelaba algunos 
parneses." (Reyes, Goletera, 134.) "Yo la trabajaré con la luz 
que él no habillelaba/* (Reyes, Nifio de los caircJes, 11.) 

ABRIGADO, DA. adj. Fam. Acomodado. **Y ademâs de 



I 



3l8 MIGUEL DE TORO Y GISBERT 

estar abrigaîta, el que la gane se pone très coronas." (Reyes^ 
Goletcra, 33.) 

ABUELA. s. f . Fam, La Virgen. ** Al pasar por las Angustîas, 
entré en el templo a hacerle su visita a la **al)uela". (Ganivec, 
Grafiada, J2). 

ABUELORIO. s. m. Fam. Vejestorio. *'Han pasado ya a la 
categoria de abuelorios." (Ganivet, Fto Cid, II, 186.) 

ABUHADO, DA. adj. [ant. en Acad.] Hinchado o abota- 
gado. '*Y no ese usia abujado, que tlcne la lengua niés âspera...". 
(Caballero, Clemencia, I, 183.) 

ABUJETA. s. f ., pr, Sev, y Cad, La Litnosa œgocephala, ave 
zancuda. (Buen, Hist. nat., 469.) — I^ Belona vulgaris, pez 11a- 
mado en castellano Aguja. (Navarrete, fctioL, 155.) 

ABULAGA. s. f. Planta silvestre cubierta de espinas. (Caba- 
llero, vocabulario de Clemencia.) ^La aulaga? 

ACA. n. pr. Fam. '*San Acâ y San Alla, que son santos que 
van y vienen." (R. Marin, Comparaciones, 16.) 

ACANSINADO, DA. adj. pr. Mal. Cansado. "Acansinadas 
recuas detenianse ante el énorme portalon..." (Reyes, Golete- 
ra, 9.) AcancinadOy en Salamanca (Lamano), es : debilitado, flaco,. 
escuâlido, macilento. 

ACARRETO. s. m. Hilo de acarreto. (Acad.) En Hilo de 
acarreto se remite a Bramante. También se dice hilo acarreto. 
"Arrancas todas las trabillas, mas que se cucsan con hilo aca- 
rreto." (Caballero, Lâgrimas, 188.) Lo mismo en el Perù (Arona,. 
articulo RancJio) y Chile (Roman). 

ACEROXES. m. pi., pr. Cad. El Rumex scutafus, planta po- 
Hgonâcea. (Pérez Lara, Flor gad., Atialcs, t. 16.) 

ACERTAJÔN. s. m., aum. de Accrtijo. 

Sobre una col fabricaba 
Mi compadre Juan de Mena: 
El acertajon dicho esta; 
Entiéndalo quien lo entienda. 

{Folk lore and., 1882-83, p. 129, c. Aicardo.) 



VOCES ANDALUZAS 319 



ACORTAPITAZAR. v. a. Recortar, con un como estrambote 
fonético. **Compra buena capa, que esté l)ien hilada, bien bor- 
dada, bien acortapitazada ; y si no... se llama al hilador, al bor- 
dador y al acortapitazador para que la hile, la borde y la acor- 
tapitace mejor.*' (Folk lore and,, 1882-83, c. por Aicardo.) 

ACOSÔN. s. m. Ataque, empellon. **Es de los que le metcn 
un acoson al lucero del alba." (Reyes, Nino de los caireles, 14.) 
"El acoson a la orza del lomo.** (Reyes, Lagar, 241.) 

ACHANTAR. v. n. Callar, aguantar. En Acad. solo Achan- 
tarse, por aguantarse, agazaparse o esconderse mientras dure 
un peligro. ** — Giieno, pus achanta." (Burgos, Boda, 37.) Tam- 
bién vizcaino (Mugica, Dialectes, 55). 

ACHARADO, DA. adj. Genn. Celoso (Besses). "La Pilili 
esta acharâa.'* (Burgos, Boda, 35.) En los ejemplos siguientes 
parece significar mas bien: agitado, apresurado. *%:Qué te pasa, 
que estas tan acharâ?" (Hernândez Mir, Pedazos de vida, 2.) 
"Empezô a darle a la lengua, mas acharao que un tiro." (Re- 
yes, Lagar, 282.) 

ACHARARSE. v. r. Gcrm. Ponerse celoso. En Quindalé, 
jacharar significa: calentar, escaldar, abrasar. "No s'achare usté, 
zeiïô artista." (Fernandez Garcia, Reina de la Cava, 882.) Acha- 
rarse parece usarse en otras partes. Lo trae Répide (Cohe- 
^^•^' 55) Mugica lo da como de Madrid. "Como en caattrro y 
cachnrro, woan y macho, remaaado y rennachado, tozo y tocho, 
dicese en Madrid azararse y achararse, asuzar y achuchar. 



9J 



Que se han perdio las Tunas, 
Polonio. ^Y eso te achara? 
I j M ia tu 

Que achararme yo por esol 

(Cita sin indicaciôn de origen, en Neologismos y pocsia, articulo de P. de 
Mugica, en Espanay America, Marzo, 1909^ p. 440 y sig.) 

ACHARES. m. pi. Germ. Celos (Besses). "Ha.i dejao que 
se guerva hético de achare." (Fernandez Garcia, Reina de la 



320 MIGUEL DE TORO Y GISBERT 

Cava, 891.) Se lee mas a menudo jachares, Besses trae las dos 
ortografias con dos significados diferentes. Siendo frecuente la 
adiciôn inicial de ; (jechar, jarricro, jechosté, viene un aire, 
viene jotro), escribiéndose mas generalmente acharao, acharar- 
se y no conociendo la etimologia de la voz, he creîdo pref cri- 
ble ponerla en la a, donde la pone Besses con su definiciôn or- 
dinaria. Con ; tenemos: "Que no pueo con los jachares ni con 
la bilis que tengo." (Reyes, Golefera, 180.) 

Anda y déjà esos jachares 
Pa quien te diere motivo. 

(G. de Alba, en Pucblo andalus, 214.) 

— Celos, quejas, retrecherîas y, a veces, dichas. albedrîos (G. 
de Alba, en Pucblo andalnz, 249. > **Carmencilla no rompiô los 
jachares de su vida.*' (Aguilera y Porta, en Pucblo andaluz, 55 ) 

— Tormentos, penas (R. Marin, Cantos, II, 379). En Quindalé 
hay: Jachare, m. Quemazôn, tormento; y en Besses: Jachare, m. 
Tormento de preso. 

Cuando te beo béni 
Son jachares pa mi bâta 
Y son gustillos pa mi. 

(R. Marin, Cantos, II, 334.) 

ACHUCIIURRIS. m. pi. ^Miedo? **Le entraron unos achu- 
churris. que se las toco." (Certes, Débiles fuertes, 38.) En Mâ- 
laga, achichurri: ataque de una enfermedad o acciôn precipita- 
da e irreflexiva: ''ya le ha entrado el achichurri'* (Guzmân). 

ADELANTE. prep. Nôtese el uso siguiente: "Salio al fin 
cocina adelante." (Rueda, Gusano, 235.) 

ADIÔS. interj. font. Buenos dias. "Adios, Cascabancas, con- 
testé el tio Rentero." (Ganivet, Pîo Cid, II, 44.) 

ADIVIXA. s. f. Adivinanza. '' — i A que no adivinâis? — ^El 
que? — Una adivina." (Caballero, Lâgrimas, 54.) 

*ADORXOS. m. pi. pr. Gran. Miramelindos, balsamina, 



VOCES ANDALUZAS 321 



planta balsaminea. En Colmeiro: Balsamina hortensis. Tb. de 

Murcia (Sevilla). 
AFAITIGAR. v. a. Fatigar, cansar. **En Andaîucîa se usa 

afaitigar por fatigar.'* (Cuervo, Apuntaciones, § 8io.) 
* AFEITAR. V. a. Cortar. "Hace un gris que afeita." 
AFUFARSE. v. r. ^Enfadarse? ^Por confusion con atu- 

farse? O imarcharse, largarse? En Acad. hay Afufar, v. n. 

Huir. 

Anda y busca una mona 
Que te entretenga. 
Y si te afufas 

Te advierto que en Valencia 
Venden cotufas. 

(R. Marin, Cantos, III, 311.) 

AGACHADERA. s. f. pr. Mai y Gran, Nombre de varias 
zancudas del género Gallinago (Buen, Hist. nat., 469).. 

AGÎKCHANA. s. f. pr, Sev, El Gallinago scolopacinus, ave 
zancuda. (Buen, Hist, nat., 469.) 

AGALLAS. s. f. pi. Codicia, ansia. También en Colombia 
(Cuervo, Apuntaciones, § 628). En Acad. solo: ânimo esforza- 
do. "i Caracoles con la zorzala esta, que tiene agallas para cien- 
to, y es mas desagradecida que tierra de guijo.'' (Caballero, 
Clcmcncia, II, cap. X.) Tb. Ecuador y Méjico (Tobar, Ramos). 
En Venezuela y Colombia, agalludo es codicioso (P. Febres, 
Uribe) ; en Chile, astuto (Roman). 

AGINAR. V. a. V. Ainar. 

AGOSTADO. s. m. Cava de las vinas. **En Jerez de la Fron- 
tera se hacen los hoyos para el plantîo de las vinas de la misma 
profundidad que el agostado o cava.'' (PP. Mohedanos. c. Ai- 
cardo.) 

AGUA. s. f. Refresco. En la Acad. hay: ''Agiia compuesta, 
Bebida que se hace de agua, azùcar y el zumo de algunas fru- 
tas, o de las mismas frutas puestas en infusion. Agua de limon, 
de naranja, de fresas." "Le di luego a probar del agua de li- 



3^2 MIGUEL DE TORO Y GISBERT 



mon que yo tomo." (Navas, Procurador Yerbabuena, 76.) — 
*Agua de cebada. Refresco hecho pasando agua sobre cebada 
tostada y molida.— *5^rcowo el agita de Loja, que por donde 
pasa moja, fr. fani. No tener una cosa nada de particular. 

AGUACERO. s. m. Fleco. "Très ropones con aguacero de 
hebras a las bandas completaban la artîstica carona." (Rueda^ 
Reja, 170.) 

Un aguacero de sedas 
Le cuelga de banda a banda. 

(Rueda, Bajo la parra, 32.) 

AGUADA. s. f. Lluvia fuerte. 

Mas bien quiero en mi trigo una boyâ 
Qu'en Marso una aguâ. 
(Porque las lluvias de este mes son muy hierberas.) 

(R. Marin, 100 re francs, 24.) 

* AGUADERA. s. f . pr, Gran, Pito de barro que se îlena de 
agua para que suene y con que se entretienen los muchachos. 
Tb. de Mâlaga (Guzmân). 

AGUADERO. s. m. Sacar a uno de su aguadero, fr. Sacarle 
de su querencia. **No hay nadie en el mundo que la saque de 
su aguadero." (Reyes, Lagar, 120.) 

AGUA JE. s. m. Talante. "Mercedes parece que esta hoy de 
mal aguaje." (Ganivet, Pio Cid, II, 249.) 

AGUILUCHO. s. m. pr. Sev, El Astur palumbarius, ave de 
rapina. (Buen, Hist, nat., 412.) 

AGUJETA. s. f. Alfiler largo para el pelo. *'E1 cabello atra- 
vesado por una reluciente agujeta." (Reyes, Moruchita. 8.) 

AH DE CASA, interj. que se suele usar para llamar. "i Hola, 
ventero! lAh de casa!" (Rueda, Bajo la parra, 183.) 

AHILAR. V. n. Huir, correr. "Apretar el cuarto trasero y 
ahilar, ahilar.'* (Calderon, Escenas, 212.) Tb. Cuba (Pichardo). 

AHIMELOLLEVAS. s. m. V. Alârgalo, 



VOCES ANDALUZAS 325 



AHOGADA. s. f. Ahogo, congoja, angustia. "En ve de darle 
uno una ajogaîya, le tiende la mano y lo saca a flote." (Quin- 
tero, Buena sombra, dedicatoria.) 

AHOGAR. V. a. Rehogar. Cuervo, en Apuntaciones, § 922, 
lo da como colombiano e indica que lo trae Estébanez Calderon 
en sus Escenas andaluzas, p. 265, éd. de 1883. — *Sofocar: el 
calor me ahoga. Tb. Méjico (Ramos, art. Ajogar). 

* AHOGO. s. m. Ahoguîo, opresion : sentir un ahogo en el pe- 
cho. De uso gênerai en America (Garzôn, Calcano, Arona, Eche- 
verria, Ramos, Pichardo, Batres, Uribe). 

AHOGUILLO. s. m. ^ Ahoguîo, opresion? î Convulsiones ? 
"jMardita sea la primera hija de zorra que vino al mundo! 
jNo le hubiân dao ajoguiyos!" (Cortés, Débiles fueries, 42.) 
En Màlaga, en^rmedad de los ninos, y mas especialmente el 
asma (Guzmân). 

AHORA. adv. t. Hace. "Ahora veinte afios se morîan las 
muchachas por mi/' (Caballero, Familia de Alvareda, 274.) 
También en Colombia. "La frase tan comùn, por todos acepta- 
da, ahora un mes, dos afios, fué en un principio ahora ha dos 
afios.'* (Cuervo, Apuntaciones, § 451) — Entonces. "Algun tiem- 
po después pasé por el mismo sitio y vi ahora la iglesia aca- 
bada." (Ganivet, Granada, 109.) 

AHORMTGUEAR. v. a. Hormiguear. "Se van a acabâ toicas 
las ducas que te ajormiguean el pecho." (Cortés, Débiles fuer- 
tes, 71.) 

AINAR. V. n. ^Trabajar? ^Insistir? "Quiô decir que, puesto 
que yo aino, aina tamién tu." (Rueda, Reja, 19). "En latin 
vulgar aginare valîa negociar, trafagar, hacer todo lo posible 
(cp. Petronio, 61) y, segiîn glosarios que cita Du Cange, apre- 
surarse ; agina, segun los mismos, era prisa, presteza ; cp. ainar- 
si, ital., ainado, en Lucas Fernândez, Eglogas y farsas, p. 69; 
port, aginhado (Cuervo, Apuntaciones, § 136). — Cf. en extreme- 
no aginarse, aginadero, aginado, agino, usados por Gabriel y 
Galân en Extremcnas, 51, 31, 10, 13, c. Aicardo. 



324 MIGUEL DE TORO Y GISBERT 

AJENARSE. V. r. Atizonarse las mieses. *'Pues se ajenô, 
senora (el pegujar)/* (Caballero, Elia, 65.) He aquî otras for- 
mas de la palabra: "Encarga que estas labores se hagan cuando 
esté la tierra mojada, y que de lo contrario podrân algefiarse 
las mieses. (PP. Mohedanos, c. Aicardo.) *'Alhena, lo mismo 
que tizon, nublo o rona con que se suele abrasar el trigo, y 
asî dicen también los labradores alhefiarse por quemarse o ahor- 
nagarse/* (Terreros, art. Alhcna.) 

AJERO. s. m. El que vende ajos. 

Tantos dîas como van d'Enero 
Tantos ajos pierde el ajero. 

(R. Marin, 100 re francs, 30.) 

AJO. s. m. Salsa o pebre que se hace con ajo... y alguna 
vez suele tomar el nombre de la misma vianda o cosas con que 
se mezcla : ajo polio, ajo comino. (Acad.) * En Andalucia se 
llama ajo de polio (ajo e poyo) cierta salsa en que no entra para 
nada el polio y que suele servir para guisar patatas. — Ajo mo- 
linero, <; salsa o pebre de ajos? **En cuanto al ajo molinero, ni 
en la mesa del rey se présenta mejor." (Caballero, Cosa cum^ 
plida, 87.) *'Le sientan como confites a un ajo molinero." (Ca- 
ballero, Gaviofa, I, 157.) 

AJOJC. interj, de admiraciôn. **i Ajojù! ; Josû!'' (Cortés, Dé- 
biles fuertes, 81.) 

AJUNTARSE. v. r. Juntarsc. Ant. en Acad. "Cuando voy 
a ajuntarme con Agustin." (Reyes, Lagar, 209.) Aùn se usa 
también en Colombia (Cuervo, Apuntaciones, § 930.) 

ALA. s. f. Cada una de las dos mitades de ciertas vîsceras. 
La Academia no trae esta definiciôn en Ala, pero en el artîcu- 
lo Empen<i trae "cada una de las dos alas del higado'\ y en 
Ala da la frase "caérsele a uno las alas del corazôn''. — Ala del 
eorazôn, fig. Cosa de gran valor para uno. *'Esa Rosita es un 
ala de mi corazon." (Reyes, Lagar, 289.) "Su mercé es pa mi 
un ala der corazôn.*' (Idem, ihid,, 148. 



VOCES ANDALUZAS 325 



ALABANCIA. s. f . Jactancia. Cf. Acad. Alabancioso, 

Mira por tus alabancias 
Er castigo qu*has tenio. 

(R. Marin, Cantos, III, 139.) 

Tb. del Ecuador (Tobar) y de Murcia (Sevilla, con cita de 
Berceo). 

ALACRAN. s. m. ^Corchete, esbirro? "El fuelle de la es- 
quina da parte al sayôn del barrio, quien la traslada al mayo- 
ral de los alacranes." (Calderon, Esccnas, 210.) 

ALALIMO. interj. Voz sin significaciôn aparente que se usa 
en la siguiente copia de muchachos: 

Alàlimo, alàlimo, 
La fuente'stâ rota. 
Alàlimo, alàlimo, 
Mandarla componé. 

(R. Marin, Cantos, I, 100.) 

*'En algunas partes, en vez de Alàlimo, dicen los muchachos 
A la limon.'' (Idem, ihid., 168.) — En Vizcaya, Alalimôn es "jue- 
go de ninas que se dividen en dos bandos y entonan un canto 
cuya primer palabra es esta, la cual es corrupciôn de Hola li- 
rôtiy segun Borao" (Mugica, Dialcctos, 56). En Murcia (Sevi- 
lla), las nifias, en dos bandos unidos por las manos, canlan : 

Alalimôn, Alalimôn, 
Que se ha roto la fuente. 
Alalimôn, Alalimôn, 
Mandadla componer, etc. 

Al final, dos de las niiîas levantan los brazos y las otras 
pasan con ligereza entre aquéllas. También en Alava y Ex- 
tremadura (Barâibar), con variantes en el canto. Igual origen 
tiene la voz de toreo: al alituon, suerte de capote en que dos 
lidiadores tienen el capote cada uno con una mano y citan 
asi al toro para que embista. 



326 MIGUEL DE TORO Y GISBERT 

ALARGALO. s. m. Colgajo que se prende del veslido de 
una persona. "Lleno de harapos, alàrgalos y ahimelollevas con 
que le habîan adornado." (Calderôn, Escenas, 17.) 

ALARGAR. v. a. Dirigir, aplicar. Alargô el oido hacia la 
fiesta y quedô en suspenso aguardando." (Rueda, Reja, 16.) 

ALBACARA. s. f . Tiene a veces sentido diferente del de la 
Academia (recinto murado en la parte exterior de una f ortaleza 
con entrada en la plaza y salida al campo, y en el cual se solia 
guardar ganado vacuno). "La albacara o torre saliente que co- 
munica con la iglesia por medio del arco-pasadizo." (Valera, 
Jlusiones, II, 82.) 

ALBACORA. s. f. El Scombcr scombrus, pez. ^Estomino, 
-en otras partes? (Navarrete, IctioL, 161.) 

ALBARDITA. s. f. Bollo de pan. V. ejemplo en Cundis, 

ALBARDÔN. s. m. Silla andaluza de montar. "Se olvida la 
silla cortesana por el alto albardôn jerezano." (Calderôn, Esce- 
nas, c. en Espana y espanoles, 366.) — Albardôn molinero, Cierto 
aparejo de las caballerias. "Un élégante sudador que sujetaba 
finisimo albardôn molinero/* (Rueda, Reja, 169.) 

ALBERO. s. m. pr. Sev. Manchon de moronita (silice y car- 
bonato de cal) que se consagra al cultivo de la vid. {Anales, 
t. 23, p. 22.) 

ALBUR. s. m. Albur del ahorcado. "En el monte, jugar 
una sota contra un caballo." (Trad. csp., I, 243.) 

ALCACHOFILLA. s. f. Adorno de figura de alcachofa. "La 
botonadura de alcachofillas de plata." (E. Calderôn, Escenas, 
c. por Gagini, art. Abotonadura.) 

ALCAPARRERA. s. f. Alcaparra, arbusto caparîdeo. 

De lo Colorado sale 
La flor de la alcaparrera. 

(R. Marin, Cantos, IV, 55.) 
ALCAUTA. s. **En Andalucîa hemos oido llamar alcauta el 



VOCES ANDALUZAS 327 



hueco que queda entre dos vigas en la parte de ellas que des- 
cansa sobre la pared." (Icazbalceta, art. Alcorozado) 

ALEGRIA. s. f. ^Fogata? "<? Y la rétama seca, que da? Som- 
trajo y alegrîas." (Reyes, Lagar, 19.) 

ALELUYERO. s. m. Vendedor de aleluyas. "El aleluyero 
llevaba el mamarracho prendido a una larga cana." (Cortés, 
Débiles fuertes, 51.) 

ALEONAR. V. a. i ? 

Corasôn aleonado, 
Ditne, ^quién te aleonô? 

(R. Marin, Cantos, II, 356.) 

En Chile, aleonar es formar alboroto, zalagarda o bolina 
{Roman). 

ALERO. s. m. Borde de la campana de la chimenea. "El co- 
lore que brillaba como de oro sobre el alero de la chimenea." 
{Reyes, Nino, 4.) 

ALETA. s. f. îEspaldilla, omoplato? "^Quiés hacé el favô 
■de arrascarme en esta aleta?" (Quintero, Flores. 21.) 

ALFAJORILLO. s. m. dim. irreg. de Alfajor. 

Desde que bino el uso 
De los porbiyos 
Paresen las mu j ères 
Arfajoriyos. 

* 

{Folk lore and,, I, 48.) 

Parece ser diferente el alfajor del alajù, su sinonimo en la 
Academia. "La alcorza. el alajû y alfajor." (Calderôn, Esce- 
nas, c. en Espana y espaîioles, 311.) El alfajor chileno (Roman) 
y el argentine (Segovia) es un dulce pequeno, formado de dos 
piezas de masa mas o menos fina, adheridas con nianjar blanco, 
dulce de lèche o melcocha. El alfajor argentino que yo he visto 
es blanco y se parece en este al alfajorillo que cito aquî. 

ALFAXCilA. s. f. ^Fustc, iniportancia? "Hombres de poca 



328 MIGUEL DE TORO Y GISBERT 

alfangîa fueron, en verdad, los que no cesaron de llegar." (Rue- 
da, Patio, 20.) 

ALFERECtA. s. f. Enfermedad diferente de la alferecîa de- 
finida por la Acad. (enfermedad convulsiva de los ninos). "Una 
vez sola, decîa él, habia tenido en toda la vida alferecîa en las 
piernas.'' (Valera, Comendador, 58.) En Mâlaga: congestion 
cérébral. P. ext. : congestion, hinchazôn (Guzmân). 

ALFILER. s. f . Alfiler de a bîanca. Cierto alfiler muy largo. 
"Para clavarte un alfiler de a blanca." (Calderôn, Escenas, 107.) 
— Ptiesto de alfileres, loc. fig. y fam. Acicalado. "Las gitanas 
mozas, muy puestas de alfileres." (Cortés, Débiles fuertes, 71.) 

ALFILERES. s. m. pi. pr, Cad. El Trachelium cœruleum^ 
planta campanulàcea. (Pérez Lara, Flor. gad., Anales, t. 18.) 
"Los inofensivos alfileres, ese mosaico de diniinutas florecitas." 
(Caballero, Cosa cumplida, 78.) En Alava, el Scandix pectent 
veneris (Barâibar). 

ALFILETERO. s. m. Acerico. En Acad. solo el canuto para 
los alfileres. "Claveteaban en él, como en un alfiletero, sus pér- 
fidas reticencias." (Reyes, Nino de los caireles, 16.) 

* ALFORZAR. v. a. Poner alforzas: alforzar las mangas de 
una camisa. Tb. de Chile (Roman). 

ALGAMULA. s. f. V. Argamula, 

ALG.XRROBAR. v. a. "Dar a una cosa la figura curva y 
torcida del fruto del algarrobo. U. t. c. r." (R. Marin, Compa- 
raciones, 4.1.) 

ALGO. s. m. Poco, cierta cantidad o dosis de una cosa. "Mi 
algo de gûen ver." (Ganivet, Pio Cid, II, 65. — *Algo es algo, 
loc. fam. Hay que contentarse con lo que se recibe, aunque no 
sea todo lo que se esperaba. Tb. de Chile (Roman). 

ALHAMARES o ALAHMARES. s. m. pi. Nombre de la 
dinastia arabe de los nazaritas, del nombre de Mahomad I, 11a- 
mado Alahmar el Magnifico (1238). (Valladar, Guia de Grana- 
da.) "Granada, la escogida de los albamares." (P. Alcântara 
Garcia, c. en Es pana y espaiîolcs, 314.) 



VOCES ANDALUZAS 329 



* ALHORZA. s. f . Alforza. (Ant. en Acad.) Usase aûn en 
Andalucîa, generalmente con la forma bârbara lorsa, verbigra- 
tia : echarle unas lorzas a las mangas de una camisa. 

ALIENTO. s. m. Hederle a uno cl aliento, fr. Estar disgus- 
tado. "iPoiqué te hié hoy er aliento?" (Reyes, Lagar, 298.) 

ALILILADO, DA. adj. Fam. xMelado. 

No se que estreya reinaba 
En er tiempo que te quise, 
Que yo estaba alililao 
Y no supe lo que jise. 

(R. Marin, Cantos, III, 295.) 

ALIMÔN. s. m. Al alimôn, loc. fam. i Entre dos? "Si se me 
arrancara el chotillo por derecho, ya lo capearîamos al alimôn/' 
(Reyes, Nino de los caircles, 12.) V. Alâlimo, 

ALJOFIFADO. s. m. Acciôn de aljofifar. ^'Aquellos aljofi- 
fados de suelos." (Navas, Procurador Yerbabuena, 60.) 

ALMA. s. m. Mal aima. Fam, Persona de indole perversa. 
"Lo que hizo entonces ese mal aima.'* (Rueda, Reja, 116.) "No 
vuelva a entrarse ese mal aima la noche menos pensada." (Ca- 
ballero, Servilôn, 71.) — U. t. en plural uniéndose las dos pala- 
bras en una especie de adjetivo. "Unos mocitos guasones, mar 
armas/' (Hernândez Mir, Pcdasos de vida, 6.) — Su aima su 
palnta, loc. La Acad. trae solo: su aima en su palma. "Separo 
in p ce tore todas las superfluidades de que tu sacas tanta delec- 
taciôn, y tu aima tu palma.'' (Calderôn, Escenas, 39.) 

ALMAINA. s. f. Almâdana. '*Simonet [Glosario] da como 
peculiar de Granada a/waiwa." (Cuervo, Apuutaciones, § 113, a.) 
Tb. de Murcia (Sevilla). A proposito de la observacion que liace 
Cuervo en dicho pârrafo sobre la acentuacion de esta voz, ha- 
remos notar que la ediciôn XIV de la Academia trae solo Al- 
mâdana, Alniâdena, esdrùjulos. 

ALMEXDRA. s. f. Media almendra, loc. fam. Persona me- 
lindrosa. *'Llamando a la muchacha dama de la média almen- 

Reviu Hu^nnùjue. — A. ^2 



330 MIGUEL DE TORO Y GISBERT 



dra/' (Valent, Juanita, 87.) "Un poco dada a los remilgos y 
un mucho a lo meticuloso, con lo cual no pecaré de exagerado 
al califîcarla de dama de la média almendra/' (Rueda, Gusa- 
^0, 135.) En Méjico (Icazbalceta), hacerse de la média almen- 
dra es hacer melindres. 

ALMENDRITA. s. f . pr. Mal La PhyUopneustes rufa, pa- 
jaro. (Buen, Hist, nat,, 430.) 

ALMIBAR. s. f. (m. en Acad.). 

De Mairena son muy dulces 

Y también como la miel, 
Pues slia perdio Tarmiba 

Y ha venio â mi poer. 

(Folk lore and., p. 225.) 

También en otras partes (Cuervo, Ramos, Garzôn, Gagini, 
Salazar). 

♦ALMIBICAR. s. f. dim. fam. irreg. àt-Almïbar. 

ALMIZCLERA. s. £. pr, Cad, La Triguera ambrosiaca, 
planta solanâcea. (Pérez Lara, Flor. gad,, Anales, t. 18.) 

ALMOCAFRÔN. s. m. Una herramienta. **Martillos, almo- 
cafrones, piquetas." (Ganivet, Granada, 51.) 

ALMORAUD. s. m. îAlmoradux? pr. Côdis. El Thymus 
masttchina y el Th. tomentosus, plantas labiadas. (Pérez Lara, 
Flor. gad., Anales, t. 18.) El Almoradux de la Academia es la 
Mentha gcntilis (Acad., VIII). 

* ALMORZADA. s. f . Usase en Andalucia con sentido 
mas lato que el de la Academia (porciôn de cualquiera cosa 
sue! ta y no liquida que cabe en el hueco que se forma con las 
manos juntas). Dicese igualmente de liquides, en particular del 
agua ; v. gr. : lavarse la cara a almorzadas. 

ALMUZARA. s. f. ant. Vergel. "En torno de ella los ame- 
nos vergeles o almuzaras.'' (Palacio Valdés. Hermana, 89.) 

ALOJADOR. s. m. Acomodador de los teatros. "Pagando 
con un saludo al alojador." (Calderôn, Escenas, 20.) 



VOCES ANDALUZAS 331 



ALÔN. interj. fam. iVamos! Dîcese mas generalmente : 
i Alon, que pinta la uva! ^Acaso del francés allons? V. Béni. — 
Es de uso antiguo. 

A cantar vienen 
Mucho en que entender : i alôn ! 
— i Que es alôn ? i Pesé al gallina ! 
\ Mueran ! 

(Lope de Vega, Roma abrasada, a. II, éd. Acad., t. VI, p. 425, c. Ai- 
cardo, que le da la équivalence: iFuera, vâyansel) 



ALONSO. n. pr. Ser de la familia de los Alonsos, fr. fam. 
Ser tonto. "No parece de la fanûlia de los Guevaras, sino de 
la de los Alonsos, que eran treinta y todos tontos." (Caballero, 
Clemencia, I, 175.) En Salamanca (Lamano), alonso es: babie- 
ca, soso, indolente, holgazân. 

ALPARGATE. s. m. Alpargata. Aunque el Diccionario no 
da esta voz como provincial, creo que no se usa por toda Es- 
pana, pero si en Andalucîa. "Mas borracho qu'el arpargate e 
un pisaô/' (R. Marin, Comparaciones, 36.) "Las cuerdas de 
cânamo del alpargate." (Rueda, Gusano, 116.) También de Ve- 
nezuela (Picôn Febres), Chile (Roman) y Colombia (Uribe). — 
Tirar el alpargate, fr. fig. y fam. Hacer una declaraciôn de 
amor. "Tirar el alpargate, como en Andalucîa se dice a decla- 
rar el amor." (Rueda, Gusano, 120.) También se dice en Vene- 
zuela. Picôn Febres no lo indica en el art. Alpargate de su 
Libro raro, pero lo usa en el sentido indicado en el art. Bomba 
para la dama, p. 52: **En cuanto tiraba el alpargate el pobre 
mozo le daba con la puerta en las narices'\ 

ALPISTELADO, DA. adj. Fam. Achispado. "Mozos ya al- 
pistelados con algunos pares de tragos." (Rueda, Reja, 151.) 
Alpiste, por aguardiente, se usa también en otras partes. "îQué 
vais a tomar? — Yo alpiste... — Trâenos cuatro médias de 
aguardiente.'* (Baroja, La Biisca, p. 154.) 



332 MIGUEL DE TORO Y GISBERT 

ALPISTERO. s. m. La Solea vulgaris o Lenguadilla, pez. 
(Navarrete, IctioL, 157.) 

ALTABACA. s. f. pr, Cad. La Inula viscosa, planta com- 
puesta. (Pérez Lara, Flor. gad,, Anales, t. 16.) 

ALTAMUZ. s. m. pr. Cad. El altramuz, planta leguminosa. 
(Pérez Lara, Flor. gad., Anales, t. 21.) Tb. de Chile (Roman). 

ALTARITO. s. m. dim. irreg. de altar. ''Encendiô primero 
las vêlas del altarito." (Valera, Pépita, 164.^ También en Ru- 
bio, Memorias, III, 97. 

ALTERNATIVA. s. f. De alternativa, loc. De cartel, de 
fama. Voz sacada del vocabulario taurino. "Un valentôn de al- 
ternativa" (Reyes, Goletera, 71.) 

ALTO. adj. Por todo lo alto, loc. adv. Excelente, de primer 
orden. "Bailando un zapateado por todo lo alto." (Hernândez 
Mir, Pedazos de vida, 18.) 

ALTOZANO. s. m. Atrio de una iglesia. (Valera, Juani- 
ta, 41.) Tb. de Venezuela (P. Febres) y de Colombia (Cuervo). 

ALTRAMUCERA. s. f. La que vende altramuces. 

La nina que esta bailando 
Parece una altramuccra. 
i Altramuces dulces, dulces! 
i Salada, quién te comiera ! 

(R. ^farîn, Cantos, IV, 274.) 

ALTUR.\S. s. f. pi. Pisos altos de una casa. **Loh viejos 
andaban por las alturas del edificio." (Reyes, Lagar, 2S/.) 

ALUNARSE. v. r. Corromperse el tocino. La Acad. solo 
trae: tocino alunado. ''Es malo poner a la luna un puerco 
abierto, porque se aluna el tocino.*' (Folk lore andalus, 202.) En 
Colombia (Cuervo, Apuntaciones, § 932), es: *'enconarse las 
mataduras por efecto de la luna, segun dicen". 

ALUVIÔX. s. m. De aluviôn, loc. Que no es del oficio, ca- 
sual. **Un aguador de aluvion, que de segtiro no sabe llevar la 
garrafa." (Ganivet, Granada, 2g.) 



VOCES ANDALUZAS 333 



ALZACOLA. s. m. pr, Sev,, Gran,, Mal, El Aedon galacto- 
des, pàjaro. (Buen, Hist, nat., 433.) 

ALZAPIÉ. s. m. Banquillo. "Sentada en un banquito o al- 
zapié." (Caballero, Elia, 53.) 

ALZAPÔN. s. m. Portezuela que tapaba la parte anterior 
de los antiguos pantalones. "Calzôn sujeto en arzapôn a la 
cintura." (Rubio, Memorias, III, 93.) También en la Argen- 
tina (Segovia) y Salamanca (Lamano). 

ALZAR. V. a. Ir, andar. "jArza pa entre, mujé, y espumea 
la oUa/' (Urbano, Mundanal ruido, 307.) 

ALLA. adv. m. Muy alla, loc. adv. Excelente. "El pepino 
de aquel dia no era muy alla." (Castro, Luna lunera, 14.) 
V. Acâ. 

ALLAILLA. dim. fam. irreg. de Alla. "Con la e mas allailla 
der camino." (Reyes, Lagar, 119.) 

ALLI. adv. 1. Hasta allî, loc. adv. Excelente. "Es una more- 
na hasta alli." (Palacio Valdés, Hermana, 274.) 

* ALLOZA. s. f . Almendra amarga : amargaba el ajo blan- 
co porque ténia algunas almendras ayosas. La Allosa de la 
Academia es el Almendruco, 

AMANECIENTE. s. m. El amanecer. "Arreboles al po- 
niente, soles al amaneciente." (Caballero, Lâgrimas, 167.) 

AMAPOLA. s. f. Amapola de tnar, pr. Cad. El Glaucium 
flavum, papaverâcea. (Pérez Lara, Flor, gad., t. 27.) 

AMARILLO. s. m. Cierta canciôn. "Tocando el amarillo, 
muy en boga por aquel entonces. Esta era la letra : 

No te canses, Yerbabuena, 
En trabajar la elecciôn... 
Amarillo, si; 
Amarillo, no; 
Amarillo y verde 
Lo pinto yo. 

(Navas, Procurador Yerbabuena.) 

También se dice: amarillo, si ; 'amarillo, no. **Cuando cum- 






334 MIGUEL DE TORO Y GISBERT 



pliô très anos, cantaba el amarillo, si; amarillo, no." (Idem^ 
ibid, 69.) — At)iarillo de la sierra, pr. Gran. La Emheriza citri- 
nella, pâjaro. (Buen, Hist, nat., 450.) 

AMARRADO, DA. adj. Atado, liado. 'Tor estar amarra- 
dos se entiende, en lenguaje électoral de por allî, deber dinero 
al gran elector." (Valera, Dofta Lu::;, 146.) 

AMARRAR. v. a. Atar. "Amarrô una cinta al resorte (de 
la cabeza de una muneca)/' (Trad. csp., I, 155) De uso gêne- 
rai en America, por atar, (Icazbalceta, Cuervo, Ramos, Arona, 
Pichardo, Gagini, Batres, Salazar, Roman, Segovia.) 

AMÉN. s. m. En un amén, fr. En un santiamén. "Mante- 
laron la mesa en un amén/' (Castro, Luna lunera, 14.) 

AMERICANO. s. m. **Otro americano (voz genérica apli- 
cada en Andalucia a los que vienen de alla cuando no son 
hijos de la provincia)/' (Caballero, Lâgriinas, 22.) 

* AMOKOSAR. V. a. Poner mohoso. Tb. de Chile (Roman) 
y de Argentina (Garzôn) con la forma amojosar. En la cita 
siguiente del Fausto de Estanislao del Campo (p. 30) esta mo- 
josao por sable. 

No quiso ser menos que él 
Y pelô un mo josao. 

AMORENADO, DA. adj. Muy moreno. 

iViva todo lo moreno, 
Lo moreno amorenado ! 

(R. Marin, Cantos, II, 63.) 

AMOSCARSE. v. r. Soliviantarse. En Acad.: Enfadarse. 
"Me amosqué como las gaviotas, y he tomao el camino de 
ellas.'' (Rueda, Reja, 71.) 

AMOSQUILLADO, DA. adj. Ensuciado por las moscas. 
"Sus espejos de amosquillado cristal, sus cromos de la Lidia,** 
(Cortés, Débiles fuertcs, 70.) 

ANDADOR. s. m. Pollera, especie de canasto donde se co- 
locan los ninos para que aprendan a andar. Tb. Castillo. "El 



VOCES ANDALUZAS 335 



tiino de pecho, encanastado en su andador/' (Caballero, Ga- 
viota, I, 70.) **E1 bautizo y los zapatos, y el andaor, y la so- 
naja." (Rueda, Patio, 62.) Tb. en Argentina (J. B. Selva, El 
lenguajc, nùm. 23.) 

ANDADURA. s. f. Estar fuera de andadura, fr. No estar 
para ciertas andanzas. **No iré si tal se terne, tanto porque es- 
toy fuera de andadura, cuanto porque vengo con este inf^lés." 
(Calderôn, Escenas, 117.) 

ANDANDO. interj. En seguida. También se usa el dimi- 
nutivo Andandito, **îTan pronto?, preguntô Paula. — ^Andan- 
dito, respondiô la tia Belén." (Caballero, Lâgrimas, 102.) 

ANDANZA. s. f. Trote, aventura. **No hase mucho que 
fuimos, y estas andansas." (Cortés, Débiles fuertes, 56.) En 
la Academia es anticuado por Caso o suceso. 

ANDAR. V. n. Ademâs de la acepciôn que le da el Diccio- 
nario, tiene en el vulgo la acepciôn de exhortar a obrar, inci- 
tar a hablar, contener la ira, afiadiendo en este ùltimo caso, 
por lo comùn, *'déjalo''. {Folk lorc andalus, 1882-83, p. loi, 
c. Aicardo). Tb. de Méjico (Icazbalceta) y Chile (Roman). — 

lAnda! jAnde!, interjs. ; Vaya! ; Vamos! "Ande usted, papa, 
déjeme.'* {Trad. esp., I, 175.) — * Son interesantes las siguien- 
tes formas pleonâsticas : Anda, vote a paseo. Anda, ve y dile 
a tu madré.,, También se usa Anda, vote, que se escribe a 
menudo, Andavcte en Méjico (Ramos), en el Perù (Arona), 
en Colombie (Uribe y Cuervo), en Honduras (Membreno), en 
Chile (Roman, con citas del B. Juan de Avila, de Martinez de 
la Rosa). Arona trae cita del Romancero y de Hidalgo. Cf. An- 
daver, en Murcia (Sevilla) : 

Andaver a San Anton, 
Y cortarle la cabeza 
AI que levante la voz. 

(Cancionero popular, c. Sevilla.) 
ANDAR. s. m. Porte, continente. *'Rumbosa, con andares 



336 MIGUEL DE TORO Y GISBERT 



bellos." (Castro, Luna luttera, lo.) "Y unos andare, que €?l 
suelo cruhe de gusto cuando se siente su taconeo." (P. Valdés, 
Hermana, 274.) 

ANDÉN. s. m. î ? '*Un gallinero tan abrigado cerca del an- 
dén." (Caballero, Gaviota, I, 105.) 

ANDERGUE. s. m. Ande el andergue, interj. "Esta inter- 
jecciôn es mas popular que jande!, pero igualmente expresiva 
de la concesiôn o permisiôn retôrica." (Folk lore and,, 1882-83, 
p. loi, c. Aicardo.) 

ANEA. s. f. i Parte de la albarda? "Descansaban sobre este 
(el albardôn molinero) una anea trasera y otra delantera." (Rue- 
da, Reja, 169.) 

ANGEL. s. m. Mal ângel, Fam, Persona que tiene el don 
de desagradar. "jOlé, salero! — \Mb\ ange!" (Burgos, Boda, 
36.) — También se dice Tener mal ângeL "Ademâs de tener mal 
ange y malos los centros, es un gachô to fantesîa." (Reyes, 
Nino de los caireles, 5.) — Escribese a menudo malaje, ituUage. 
"Ese arma mîa, que tiene mas malage que er té con lèche." 
(Hernândez Mir, Pedazos de vida, 3.) — También debe de usarse 
en otras partes. Mugica da como popular: 

Pero mal ângel, 
^Tû te figuras que acabo 
De conocerte, ô que llevo 
Guardamalleta en los pârpados? 

(Neologismo y poesia, en Espatia y America, Marzo, 1909.) 

ANIMA, s. f . />r. Mal. El Puffinus anglorum, ave palmîpeda. 
Sinon. : Diablo, (Buen, Hist. nat,, 487.) — * Sacar anima, f r. fam. 
Llevar la bragueta desabrochada, asomando el panai de la ca- 
misa. — Obsérvese el siguiente empleo curioso de esta voz: "A 
las animas y média acabô." (Caballero, Cosa cmnplida, 90.) 

ANIMAL, s. m. Animal de bcllota. Fam. El cerdo. Fig. Per- 
sona incapaz, muy ruda. "î Por que aguantas los insultos de ese 
animal de bellota?'' (Valera, Juanita, 165.) 



VOCES ANDALUZAS 337 



ANIQUILLA. dim. fam. de Ana, "Ven acâ, Aniquilla." (Ca- 
ballero, Cosa cumplida, lo.) 

♦ANIS. s. m. Aguardiente anisado: una copita de anîs del 
Mono. Usase también en otras partes de Espana, en Colombia 
y Argentina (Uribe, Segovia). 

ANrSERA. s. f. Cajita para los anises. "No sabe Uevar la 
garrafa, la cesta de los vasos ni la anisera." (Granivet, Gra- 
nada, 29.) 

ANTEAYER. adv. t. Anteayer tarde, noche, adv. t. Ante- 
ayer por la tarde, por la noche. "Anteayer tarde fuimos a la 
huerta." (Valera, Pépita, 39.) 

ANTES. adv. t. De antes, loc. adv. Antes. 

Por Dios que no lo creia; 
Que de antes estabas tenta 
Y ahora'stâs loca perdia. 

(R. Marin, Cantos, III, 163.) 

— Antes y con tiempo, loc. adv. Con tiempo. "Mejor sera que 
digàis antes y con tiempo que os negâis." (Caballero, Lâgri- 
mas, 105.) 

ANTETlO. s. m. Tîo segundo. "Toda mi familia, pues, ha 
sido de los de Capirote, si es que exceptuamos a mi antetîo 
Mendotiras.'' (Calderôn, Escenas, 189.) 

ANTON, n. pr. Anton Colorado. Un baile antiguo. "Las imâ- 
genes mas vivas de la antigua Zarabanda, Chacona, Anton Co- 
lorado y otros mil." (Calderôn, Escenas, 161.) 

ANT05J0NA. n. pr. aum. de Antonio. "Antoiîona, que asî 
se Uama." (Valera, Pépita, 103.) 

ASADIR. V. a. Atar, componer. "Anadida ligeramente la 
cadena (antes rota), el hombre somete del todo al animal." 
(Rueda, Bajo la parra, 221.) 

ASO. s. m. Mejor sea el ano, f r. que se emplea para no apro- 
bar lo que otro dice en celebraciôn de alguna persona o cosa. 
"Mejor sea el ano, le contesté la senora." (Caballero, Elia, 59.) 



338 MIGUEL DE TORO Y GISBERT 

APANDILLAR. v. a. Fam. Coger, sacar. **No quiero yo 
darle a naide sinco duros de los sincuenta que pueda apandi- 
llarle al projimo/' (Cortés, Débiles fuertes, 45.) En Acad. : 
hacer pandilla. 

APANADO, DA. adj. '*Acomodado, compuesto, arreglado.*' 
TR. Marin, Cantos, II, 115). 

Eres cotno la avellana, 
Chiquita y llena de carne, 
Chiquita y apanaita, 
Como te quiere tu amante. 

(R. Marin, Cantos, II, 59.) 

"Por apanado se entiende también dotado de algunos bienes 
de fortuna, de los indispensables para pasar la vida holgada- 
mente/' (Idem, ibid., 115.) En Acad.: **Hâbil, manoso'' y tam- 
bién *'adecuado, a proposito". 

APA5JARSE. V. r. Arreglarse con una persona o cosa, aco- 
modarse a ella. "Apanarse a una cosa o con una cosa, es aco- 
modarse a ella.'' (R. Marin, Cantos, II, 115.) En Acad.: **Dar- 
se para una cosa". 

No m'orbies, hermanita. 
Que con otra no m'apafio. 

(R. Marin, Cantos, II, 309.) 

APARO. s. m. Bienes de fortuna. Se entiende por apano 
la totalidad de esos bienes: '*Fulano no es pobre, tiene un 
apano'\ (R Marin, Cantos, II, 116.) "<;Y con ese apano y ese 
vivir no busca usté una mujer?" (Rueda, Reja, 73.) En Aca- 
demia tiene sentidos diferentes. 

APAREJO. s. m. Aparejo redondo. Silla de montar, à la 
andaluza. "Monté en su jaca, enjaezada con aparejo redondo." 
(Valera, Ilusiones, 105.) "Lucîa soberbio aparejo redondo el 
caballo." (Rueda, Reja, 169.) 



VOCES AXDALUZAS 339 



APARIENCIA. s. f. Hacer apariencias, fr. Parecer. 

Tu queré lo pongo en dûa, 
Que tii me bienes jasiendo • 
Las aparensias e Jûas. 

(R. Marin, Cantos, III, 107.) 

APARTAR. V. a. Separar unas reses del ganado. Corres- 
ponde a la ac. 3.* de Apartador en Acad. (el que aparta el ga- 
nado, separando unas reses de otras). "Anda afanadisimo apar- 
tando el ganado que quiere presentar en la feria." (Valera,, 
Ilusiones, 119.) 

APATARRACADO, DA. adj. Despatarrado. 

En un cuartito 
Barrido y fregado 
Esta Periquillo 
Apatarracado. (El escarabajo.) 

(R. Marin, Canios, I, 220.) 

APECHUGADO, DA. adj. Echado de pechos sobre algo. 
"Los teologos, apechugados sobre sus libros.'' (Ganivet, Gra- 
nada, 112.) 

APENADOR, RA. adj. Que causa pena. **La voz era dulce, 
trémula, apenadora/' (Reyes, Lagar, 290.) 

APENAS. adv. m. Sinon, de Y no. **iPos apenas si tiee sim- 
patîas el Ferrolano!'' (Reyes, Nitio de los cairelcs, 8.) 

APERUSCAR. V. a. Apretar, apifiar. "Apenuscaban los cer- 
dos cuerpos y cabezas." (Rueda, Reja, 164.) Dice Cuervo (Aptm' 
taciones, § 700) : *'Apenuscar es verbo desgraciado. El Dicciona- 
rio de Autoridades lo definiô: "Coger y apretar entre las manos 
alguna cosa, como apunando y ajando lo que se coge en ellas", 
a pesar de que el ejemplo que trae de A. de Morales no corres- 
ponde a esa significaciôn sino a la que nosotros le damos (api- 
narse, agruparse, amontonarse), como abajo se verâ; registra, 
ademâs, apanuscador, con un ejemplo nada claro de J. P. de 



340 MIGUEL DE TORO Y GISBERT 



Médina, advirtiendo que debiô decirse apeiiuscador, pero no 
da el verbo apanuscar. En la 2* ediciôn del tomo primero se 
pusieron los dos verbos apanuscar y apcnuscar como équi- 
valentes en el sentidrf que se habia dado al ûltimo, y asi con- 
tinué en las cinco primeras ediciones del vulgar; en la 6.* des- 
apareciô apcnuscar, para reaparecer en la 13.", con remisiôn a 
apanuscar; pero con la curiosidad de que en la definiciôn de 
vedija el apanuscado que venia desde la primera ediciôn se 
ha convertido en apenuscado, como en el mismo caso habia 
escrito Covarrubias/' También se usa en America (Membre- 
no, Icazbalceta, Rivodô, Garzôn, Pichardo, 20). Encuéntrase 
igualmente Apenuzar, por apinar, en Salamanca (Lamano), 
Apufiuscar, en Guatemala, Honduras, Perù y Salvador, (Ba- 
tres, Membreno, Salazar, Arona) y Apanuscar, por apretar, en 
Salvador (Salazar). 

APERADORA. s. f. Mujer del aperador. "Donde guisaba 
la aperadora/' (Valera, Dona Lus, 35.) 

APONTOCAR. V. a. Apoyar, hinsar. "El largo punzôn de 
madera que apontocô en el fondo del agua." (Rueda, Reja, 92.) 
En Academia es "sostener una cosa o darle apoyo con otra", 
definiciôn que corresponde mas bien a Apuntalar. 

APOQUINARSE. v. r. Apocarse, acoquinarse. **Pa ve si 
le yegas a lo vivo y apoquina argo mas." (Fernândez Garcia, 
Reina de la Cava, 883.) En Murcia (Sevilla), apoquinar es: 
entregar forzosamente una cosa. 

APORRETADO, DA. adj. Terminado por porretas. "Los 
dedos largos y no aporretadillos." (Valera, Ilusiones, 119.) 

* APRETAR. V. a. Hacerse mas intenso un dolor. Tb. en 
Colombia (Uribe). 

iAPRIETA! interj. Dîcese también: lAprieta, constipado! 
"îRosalîa maleja? iSi, si, aprieta, constipao!" (Cortés, Débi- 
les fuertes, 36.) 

APURADERA. s. f. V. Pimpollcra, (R. Marin, c. en Pa- 
tria Espaiiola, 167.) 



VOCES ANDALUZAS 34 1 



AQUEL. s m. El aquel, la cosa que, lo que. "No mustiarâ 
tu hermosura con el aquel de las cavilaciones/' (Rueda, Cu- 
sano, 201.) — ^Aficiôn. **Usted tiene mas aquel por una perso- 
na, y le da la sangre del brazo, y a otro ni el agua." (Palacio 
Valdés, Hernuina, 32.) 

ARA5JA. s. f. La Aranuela, planta. La Nigclla damascena 
(Colmeiro). *'Las lindas y finas aranas exclamaban que era 
un contra-flora designarlas con el nombre de un inmundo y ho- 
rroroso insecto." (Caballero, Cosa cumplida, 78.) (Observemos 
de paso que es también un contra-fauna llamar insecto a la 
arana.) Lo mismo en Cuba (Pichardo). 

ARA5JA. n. pr. El patron Arana, que embarcaba a su gente 
y se quedaba en tierra, fr. que se aplica al que compromete 
a otros a hacer una cosa arriesgada y, cuando llega el mo- 
mento de obrar, se queda atrâs. **Podéisle decir a ese patron 
Arana que si se quiere divertir que compre una monita." (Ca- 
ballero, Lâgrimas, 180.) 

ARA5ÏAR. V. a. ;Rastrillar? V. Arano. 

Er que ha de aranar 
No ha de gorver cara atrâs. 

iR. Mann, loo rc/ranes, 21.) 

AR.\5ïEAR. V. a. Araiiar. '* Largos dedos y secas falan- 
ges que araneaban sobre los boquetes de la flauta.'' (Rueda, 
Rcja, 151.) 

ARANERO. s. m. pr. Gran. La Certhia brachydactyla, pâ- 
jaro. (Buen, Hist, nat., 425.) 

ARAjRO, s. m. îRastrillo o grada? **Xo se ha de tener pena 
por las briznas de sementera que arranca el araiîo, en conside- 
racion a la ventaja que se reporta de esta faena." (R. Marin, 
100 refranes, 21.) 

ARATADA. s. f. Germ. ^lala pasada, mala partîda, bar- 
baridad. 



342 MIGUEL DE TORO Y GISBERT 

lY que una hija e la Picûa 
Me haya hecho esta aratâal 

(Burgos, Boda, 31.) 

ARATE. s. m. Germ. Sangre, menstruaciôn (Quindalé). En 
Murcia, suerte (Sevilla). — De mal arate, loc. adv. Con mala in- 
tenciôn, de mal humor, en mala disposiciôn (Besses)). "Que 
manana con mas mal arate." (Reyes, Lagar, 99.) 

ARBOL. s. m. Arbol de la guasa. Fam. Persona o cosa muy 
guasona. "Pa ver de gûen color a ese zàngano, que es el ârbo 
de la guasa." (Reyes, Lagar, 47.) — Arbol de la seda, pr, Cad, 
El Gomphocarpus fruticosus, planta asclepiadea (Pérez Lara, 
Flor, gad., Anales, t. 20») — Arbol de Pascuas. i ? "Abre un ar- 
bol de Pascuas deshojado sus rojas flores." (Caballero, Lâgri- 
mas, 234.) (El ejemplo citado me hace suponer que se trata 
de una Erythrina [Arauco, Arboi del coral, Bucare, Colorines, 
Chocho, Pinôn, etc., en America] , por desarrollarse en estos âr- 
boles las flores antes que las hojas. — [Nouveau Larousse 
illustré.]) 

ARBOLTLLO. s. m. Arbolete de cazadores. "Hay también la 
caza de pâjaros vivos con arbolillo." (Ganivet, Pio Cid, II, 74.) 

ARCA. s. f. Arca de pozo. i ? **Un pozo con brocal y arca 
de reja." (Rubio, Memorias, III, 54."^ 

ARCAJADA. s. f. Especie de jaula para gallinas. Cf. Ar^ 
cazôn y Arcas. C. en Rubio, Memorias, I, 30. 

* ARCAZ. s. m. aument. de Arca, Ant. en Acad. 

* ARENILLERO. s. m. Salvadera. U. en Chile (Echeverria), 
Colombia (Uribe), Venezuela (Gagini). Perù (Arona), Argen- 
tina (Garzon). — îReloj de arena? **Arenillero de amor." (Rue- 
da, Côpula, 210.) Arenillero, ra, en Ecuador (Tobar). Areni- 
liera, en C. Rica (Gagini). 

ARGADA. s. f. îArcada? Usase en la siguiente retahila 
de muchachos: 



V^OCES ANDALUZAS 343 



Argada sobre argada; 
Sobre argada, molino; 
Sobre molino, fuente... 

(R. Marin, Cantos, I, 201, y V, 57.) 

En dialecto vulgar del alto aragonés, argado es argana (La- 
mano). 

ARGUENAS. s. f. pi. La voz no es esdrûjula en la Acade- 
mia. **Las ârguenas conteniendo el duro pan de la gente." 
(Rueda, Rcja, 165.) — También es esdrujulo, con esta forma o 
con la de àrganas, en Venezuela (Picôn Febres, def. de Arga- 
nas, grave), en Colombia (Uribe), en Costa Rica y otras par- 
tes (Gagini). en Méjico (Ramos), en Salvador (Salazar), en 
Argentina (Segovia). Lamano da, para Salamanca, arganas; 
no pinta acento, pero lo pone en una cita que trae de Juan del 
Encina (éd. A. Barbieri, p. 231). En Lope de Rueda, éd. G)- 
tarelo, II, 163, se lee ârguenas, sin acento, con sentido anàlogo 
al andaluz: "^Pues como no mencontrô Dios con unas ârgue- 
nas de pan?". 

* ARMA. s. f . De armas tontar, loc. adv. Enérgico, atrevido. 
En Argentina: de armas llevar (Garzon). 

* ARMATROSTE. s. m. Corrupciôn de armatoste. Comùn 
en toda America. V. Ramos, Uribe, Gagini, Cuervo, Pichardo. 
También se suele leer Almatroste y Armastrote, 

ARMAZÔN. s. m. Es f. en la Acad. en la acepciôn siguien- 
te: **Unas macetas para colocarlas en el armazôn alrededor 
de la fuentç." (Caballero, Clemencia, I, 11.) La misma Aca- 
demia no esta muy segura del género de esta voz, ya que lo 
equivoca (con arreglo a lo que ella asienta en el art. Armazôn) 
en los arts. Brancal, Mesa, 9; Riosfra, Cenefa, 4; Calavera, 
Esquelcto, Casco, 6: Alanzar, 2. — Otro ejemplo masculino: 
"Le hace los armazones de las ruedas." (Rueda, Bajo la pa- 
rra, 85.) Lo mismo en otras partes. En Méjico (Icazbalceta) y 
Chile (Rodriguez), es anaqueleria y m. También es m. en Costa 
Rica (Gagini) y Salvador (Salazar). 



344 MIGUEL DE TORO Y GISBERT 

ARO. S. m. Juguete de esta forma que hacen rodar los nî- 
nos dândole con un palo. "Juega al aro, hija mîa, o a la pelo- 
ta." (Castro Serrano, Historias vulgares, t. II, c. Amunâtegui 
Reyes, Borrones.) 

ARRABALESJO, KA. adj. Habitante de un arrabal. "La 
hermosa hija de Antonio el Arrabaleno/' (Reyes, Lagar, 315.) 

♦ARRANCADO, DA. p. p. de Arrancar. Ser mes tnalo 
que arrancado, fr. Ser muy malo. 

ARRANCARSE. v. r. Salir, empezar a cantar: arrancarse 
por peteneras. V. Salir. "Pues ya esta usted arrancândose, 
hermanita, dijo el malagueiio presentândole la guitarra." (Pa- 
lacio Valdés, Herntana, 76.) Tb. de Madrid, lo usa Baroja 
(Biisca, 44). 

ARRASCAR. v. a. Rascar. "^Quiés hacé er favô de arras- 
carme en esta aleta?" (Quintero, Flores, 21.) — Tb. de Santan- 
der (Pereda, Los hombres de pro, c. Huidobro, Palabras, 11), 
y de Alava (Baraibar). Lo cita Mugica. " Arrascar estarâ anti- 
cuado, pero todo quisque dice : 

La buena ventura, 
Si Dios te la da, 
Si te pica la mosca, 
Arrâscatela. 

Y todo el mundo recordarâ cômo cantaba Calatanazor en 
los Magiares: 

jAy, olé! iChachipé! 
Si te pica, arrâscatel 

(Ncoloc/isttto y poesia, en Espana y America, Junio. I909-) 

Nôtese el ùltimo verso que, a mi parecer, deberia acentuar- 
se arrascatâ, 

ARR ASTRE, s. m. Acciôn de arrastrar. **Los primeros 
arrastres de ala de sus hijos, que interrogan al orâculo su pri- 
mer secreto de amores." (Rueda, Bajo la parra, 215.) 

ARRAYAR. v. a. ^:Rayar? "A cortar de este modo las ca- 



VOCES ANDALUZAS 345 



lenturas se llama en Guadalcanal, y asimismo «i otros puntos, 
arrayar las tercianas/' (R. Marin, Cantos, I, 465.) **A1 con- 
cluir, la jugadora se arraya una, tiene hecha una jugada o 
ganado un tanto." (R. Marin, Cantos, I, 156.) Arrayar es: 
rayar, lindar, en Salamanca (Lamano), y rasar, en Ecuador 
(Tobar, art. Arrayador). 

ARREBATIDÂ. s. f. Ataque. **Algun tonel de frâgil esta- 
tura se desbarataba a las primeras arrebatidas/* (Calderôn, 
Escenas, 149.) 

* ARRECINARSE. V. r. Endurecerse las legumbres, espe- 
cialmente los garbanzos, por haberse apagado el fuego o por 
haberles agregado agua fria durante la cochura. Cf. Rechinar- 
se, quemarse la comida, en Honduras y Costa Rica (Membre- 
iio, Ferraz). 

ARRECOGIDAS. s. f. pi. Religiosas recogidas. '*^Pues no 
era preciso meter a esa villana en unas Arrecogidas por lo que 
le queda de vida? (Caballero, Familia de Alvarcda, 368.) Tam- 
bién de Méjico (Ramos). 

ARRECULAR. v. n. Rétrocéder. '*iComo anda? ^Como 
los cangrejos, arreculando." (Reyes, Lagar, 280.) Tb. de Sa- 
lamanca (I^mano). 

ARREMPUJAR. v. a. Empujar. "Bernardo, no me arrem- 
pujes.'' (Reyes, Lagar, 2g2.) '^Ya voy, no arrempujes." (Quin- 
tero, Flores, 57.) También en Costa Rica (Gagini) y en Co- 
lombia (Cuervo). Es antiguo espaîiol, segun J. B. Selva (Vul- 
garismos, en La Patria, de Dolores, Mayo 1909, con cita de 
Villaviciosa). Tb. de Vizcaya (Mugica, Dialectos, 42), de Leôn 
(Garrote) y Salamanca (Lamano). En America, lo mismo (Pi- 
chardo, Icazbalceta, Salazar. Picôn Febres, Ramos, Segovia). 
En Acad. es ant. 

ARREMPUJÔN. s. m. Empujon. **Bajaron la escalinata 
no sin sufrir varios arrempujones." (Cortés, Débiles fuer- 
tes, 69.) También en Costa Rica (Gagini). También se lee 
ArnspHJôn, **No se por que le diô un arrepujon." (Reyes, 

Ri vue HUpnnujtu.'^ \* a^ 



346 MIGUEL DE TORO Y GISBERT 



Lagar, ^.) Arrempujôn se halla también en Salatnanca (La- 
mano), en Salvador (Salazar), en Argentina: 

Pior juy6 al arrempujôn 
Que le diô la Blandengada. 

{Santos Vega, c Monner Sanz, Desx^stirse, 218.) 



ARRIADO, DA. adj. Abatido. 



.i 



Por tu queré, chachipé, 
Me beo d*esta manera: 
Arriao y sin pâmé. 

(R. Marin, Cantos, III, I33.> 

ARRIAR. V. a. Soltar. 

Si no me arria el parné 
Le encajo mir pufialâs. 

(Ramôn Franquelo, en Puehîo andalus, 97.) 

Sentido anàlogo en Cuba (Pichardo). 

ARRIMO. s. m. Fant. Cortejo, galân. "Ana tiene su arrimo, 
y dejalla es lo que tiene cuenta." (Urbano, Mundanal rui- 
do, 498.) 

ARRUFAR. V. a. Dar empuje o alas. (Caballero, Clemen- 
cia, vocab.) En Acad. Arrufarse es ant. por "envanecerse, en- 
soberbecerse". 

ARRUMALES. s. m. pi. Disparates. En Quindalé: ''Arro- 
maies, interj. Caramba/' **Q)sas de gitanos, que a la fin y a 
la por partida dicen arrumales." (Caballero, Clemencia, I, 182.) 

ARSAFRAGUA. s. f . pr, Cad, La Kundmannia sicula, plan- 
ta umbelîfera. (Ferez Lara. Flor. gad,, Anales, t. 20.) En la 
Academia. la Arsâfraga o Berrera es el Sium latifolium (xA.ca- 
demia, VIII), también umbelîfera. La existencia de Arsafra- 
gua me hace vacilar acerca de la legitimîdad de la acentuaciôn 
académica. 



VOCES ANDALUZAS 347 



ASENTARSE. v. r. Tener empacho de estômagô. Véase 

Asiento, 

Las vecînas me dicen 
Que soy tu novia; 
I Mira no se te asiente ! i Ponte cebolla I 

(R Marin, Cantos, III, 317.) 

ASI. ad. Tan asi,.. cotno asi, loc. adv. Tan... como. "Ca- 
bello tan asî cano como asî negro." (Rueda, Gusano, 30.) 

ASIENTO. s. m. Asiento de estôtnago. Empacho. "Para 
curar a los ninos el empacho, que tambîén llaman en Andalu- 
cia asiento d'estôgamo, suelen ponerles las madrft un emplas- 
to hecho con cebollas." (R. Marin, Cantos, III, 349.) 

ASOMBRO. s. m. Aparecido. "iQvié tiene esa casa para 
no ser habitada? ^ Tiene asombros?" (Caballero, Callar en vida, 
en Elia, 237.) Cf. Lope de Rueda: "Para que no me asombrase 
su aima" (éd. Cotarelo, I, 233). 

ASTA. s. î. Mango de un instrumento, v. gr. la guitarra. 

£1 fleco brillante 
Que adorna tu asta. 

(Rueda, En tropel, 25.) 

ATA COLA. s. m. Parte del arreo del caballo que cubre las 
ancas. "Sobre las nalgas mostraba el atacola de seda, del cual 
caia un raudal de borlas*' (Rueda, Reja, 170.) "Atacola encar- 
nado." (E. Calderôn, Escenas, c. en Espana y espanoles, 366.) 

ATADERO. s. m. El tîempo de atar las gavîllas. 

£1 agua d'£nero 
Yega al ataero. 

(R. Marin, 100 refranes, 17.) 

ATAFARRA. s. f. Ataharre. Ant. en Acad. "El burro que 
no esta hecho a albarda, muerde la atafarra." (Caballero, Cle- 
mencia, I, 216.) Cf. Atajarria y Atarra, en Salamanca (La- 
mano), Atajarria, en Méjico y Cuba (Ramos, Pichardo). 



34^ MIGUEL DE TORO Y GISBERT 



ATALAJE. S. m. Arreo del caballo. ''Las borlas de crines y 
atalajes." (Rueda, Bajo la parra, 224.) "A cada golpe dado 
por los cascos estremece el animal su espléndido atalaje, pro- 
duciendo una ondulaciôn de sedas y bordados." (Rueda, Bajo 
là parra, 206.) 

ATARRAGAR. v. n. ^ ? "Venîa atarragando, con una caja 
ancha y delgada, como de mantones." (Castro, Luna lunera, 11.) 
Cf. Atarragarse, atracarse, en Méjico (Icazbalceta). Atarracar, 
en Salamanca, es: atascar, llenar (Lamano). Atarragar es en 
Màlaga : llevar algiin objeto pesado con dificultad. Se usa sobre 
todo en gerundio (Guzmân). 

ATOLONDRO. s. m. Atolondramiento, tonteria. **Evitar las 
résultas de tus atolondros." (Caballero, Elia, 98.) 

ATONTOLARSE. v. r. Atortolarse, enamorarse. "Se aton- 
tolaron y se volvieron los mas rendîdos galanes de la hija del 
famoso ladrôn/' (Cortés, Débiles fuertes, 52.) Atortolarse, en 
Academia, es **aturdir, confundir, acobardat". 

ATORTOLAMIENTO. s. m. Estado del que se atortola. 
**Un estado de atortolamiento, que era su nota caracterîstica.'' 
(Rueda, Reja, 41.) 

* ATRABANCAR. v. a. Abarrotar, llenar. U. tb. en Canarias 
(Zerolo, Lcgajo, 162). 

ATRACAR. V. a. Encasquetar. 

Yo tuve un nobio paquete 
Y le atraqué la castora. 
Ténia tiriya tiesa, 
i Por poquito si se ajogal 

(R. Marin, Cantos, IV. '333-) 

ATUFARSE, v. r. Al)ocbornarse, acbicharrarse. **Canta la 
chicharra y se atufan los pâjaros de calor.*' (Calderôn, Esce- 
nas, 200.) 

ATUNAL. 5. m. Tunal, plantio de higueras de tuna. 



yOCES ANDALUZAS 349 



Toitos s'arriman 

Ar pînito berde, 

Y yo m'arrimo a los atunales, 

Qu*espmitas tienen. 

(R. Marin, Cantos, III, 419). 

AÛN. adv. t. Pongo el ejemplo siguiente, ûnicamente para 
ejemplo de la acentuacion de este adverbio, que no dépende, 
como reza la Academia, de su posicion respecte del verbo, sino 
de su sentido. "Era aùn hermano de cruz... y aùn se vestîa de 
nazareno." (Valera» Dona Lus, 31.) 

AUPAR. V. a. Subir, levaritar. **Si hay agua en demasia, 
debe auparla (la capa) a la cabeza/' (Calderôn, Escenas, 196.) 
En Acad. es "ayudar a subir o a levantarse^'. 

AUTO. s. m. Al auto de, loc. Con objeto de. "No se al auto 
de que platicas.*' (Rueda, Bajo la parra, 142.) 

AVANCE, s. m. Avance y retirada. Un paso del boléro. "El 
Taconeo. el Avance y Retirada, son muestras de otros cien va- 
rones que consagraron sus estudios a esta ciencia." (Calderôn, 
Escenas, 28.) 

AVELLANAR. v. a. Arrugar. "El verano lo avellana y ar- 
queândole le da el aspecto de la hojarasca." (Rueda, Bajo la pa- 
rra, 170.) 

AVEMARÎAS. s f. pi. La oraciôn de la tarde. "Dende que 
Dios amanece hasta las avemarias." (Rueda, Reja, 39.) 

AVENTAR. V. a. Suele conjugarse como regular. **Yo so- 
plo y tu aventas." (Reyes, Lagar, iio.) Tb. en Salamanca (La- 
mano) y Argentina (Garzôn). 

AVIAR. V. a. Castrar los animales. "Con su habilidad para 
aviar polios." (Valera, Juanit^, T15.) En Chile se dice compo^ 
ner, arrcglat (Roman). — *Fam. e irôn. Arreglar: jEstamos 
aviados ! 

AVIO. s. m. De un avio dos mandados, fr. En Acad.: De 
una via... "Bueno, amigo, de un avio dos mandados." (Caba- 



350 MIGUEL DE TORO Y GISBERT 

Hero, Familia de Alvareda, 252.) Lo mismo en Salanianca (La- 
mano, con cita del maestro Correas). 

* AYAYAY. interj. de admiraciôn y a veces de dolor. Usase 
también en Venezuela (Picôn Febres, art. Corrido), Colombia 
(Cuervo, Uribe), Argentina (Segovia). V. Yayay, 

AYER. adv. t. Ayer de mahana, adv. Ayer por la maiiana. 
"Parece que le conoces de ayer de manana." (Caballero, Elia^ 
124.) También se dice: Ayer mahana. *'Hasta ayer manana, 
cualquier observador podîa." (Rubio, Memorias, IIL 72.) — Ayer 
noche, adv. Ayer por la noche. También en Chile (Echeverrîa), 
Guatemala (Batres), Colombia (Uribe), Argentina (J. B. SeK 
va, El Nacional, de Dolores, 21-8-1912). 

AYUNCAR. V. n. Meterse en trabajos. (Caballero, Clemcn- 
cia, Vocab.) Cf. Ayunque, por Yunqtie, en Acad. 

♦AZAGÔN. s. m. pr. Gran. Fatiga grande: darse un aza- 
gôn. En Murcia: caminata ligera (Sevilla). 

AZOGANTE. adj. Azogado. "Sus inquietos ojos de sordo,, 
siempre azogantes." (Castro, Luna luttera, 13.) 

AZOLLISPADO, DA. adj. Inquieto. *'Los bueyes, que 
movîan, azollispados, la cornamenta." (Rueda, Gusano, 343.) 
"Azollispado como bestia a quien pica la niosca." (Rueda, 
Reja, 31.) Sollisparse, en Acad., es escamarse, recelarse. 

AZUL. s. m. * El que quiera asiil céleste, que le cueste, fra- 
se familiar. El que desea lograr una conveniencia ha de pa- 
garla. U. t. en Venezuela (Picôn Febres, p. 332) y Méjico (Icaz- 
balceta, art. Céleste). — Color que se atribuye a los celos. 

Dias ha que lo verde 
Me da inquiétudes, 
Porque mis esperanzas 
Se han vuelto azules. 

(R. Marin, Cantos, III, 47.) 



VOCES ANDALUZAS 351 



B 



BACETA. s. f. Juego de naipes. ^La bâciga? **Ni al saca- 
nele, baceta ni otro de los de golpe y azar." (Calderôn, Esce- 
nas, 37.) En Acad. : "Naipes que quedan después de haber dado 
a cada cual los que le corresponden." 

BACINILLA. s. f. Orinal. La definiciôn académica **bacin 
pequeno" y la explicaciôn dada en Bacin, hace que algunos 
lexicôgrafos americanos consideren esta acepciôn como bârbara. 

BACHE, s. m. ê ? "Unas veces mancha la tierra una larga 
banda de botones de oro... alla luce un bâche de espuelas." 
(Rueda, Bajo la parra, ii6.) **Busca en las oscuras pizarras 
las azules campanillas y en los bâches las margaritas olorosas." 
(Idem, 234.) 

BAES. s. f. pi. V. Bâte, 

BAILAR. V. a. Hacer bailar. 

La nina que esti bailando 
Parece una rosa fin a 
Y el bailador que la baila 
Parece una clavcllina. 

(R. Marin, Cantos, IV, 275.) 

Th. de Venezuela. "Ese mozo trîgueno que te bailaba." 
(P. Febres, 120.) 

BAJAMBADOR, RA. adj. Germ. Tentador, incitador. En 
Quîndalé: "Bajambar, v. a. Tentar, incitar, tocar, palpar." 
"Por esa gachî, bajambaora der sundaché." (Burgos, Boda de 
Luis Alonso, 34.) 

BAJERAS. s. f. pi. Bajos de la ropa. **Por mô de una seiio- 
ra... a la que no quîero yo que se le ensucien las bajeras." 
(Reyes, Moruchita, 9.) 



352 MIGUEL DE TORO Y GISBERT 

BAJÔN. s. m. Tocar un bajon, fr. fig. Dar un bajôn. 
"El resultado es que he tocado un bajôn." (Caballero, Lâgri- 
mas, 195.) 

BALANCIN. s. m, Mecedora. "Meciéndose en el balancîn." 
(Ganivet, Granada, 104.) 

* BALEAR. V. a. Abalear, limpiar la parva. Tb. de Sala- 
manca (Lamano) en Santander "hacer montones de heno; 
(Ag. Pascual, discurso acad.. c. Roman,) 

BAMBA. s. f. Columpio. 

La nida que esta en la bamba 
Parese una candileja, 
Y las dos qu' estân mesiendo 
Son dos arcusiyas biejas. 

(R. Marin, C ont os, IV, 290.) 

En Salamanca: bombeo que forma la cuerda floja, y bam- 

beôn, empujôn, balanceo (Lamano). En Cuba, columpio (Pi- 

chardo, art. Cachumbambé). En Honduras, la correa ancha 

del mecapal [v. def . en Acad.] (Membreno). En Colombia (Uri- 

be), protuberancia en la parte inferior del tronco de un ârbol. 

En gallego, bambaneo es balanceo (Cuveiro). Cf. el siguiente 

ejemplo : 

Que cuasi me ajogaba 
Ca ves que me venian 
Las bambeâs del agua. 

(Gabriel y Galân, Extremenas, 56, c Aicardo.) 

BAMBOLLA. s. m. El que gasta bambolla o boato. **^Es 
hija de ese coloso de plata, de ese bambolla?" (Caballero, Là- 
grimas, 131.) 

BANDA, s. f. Fajîn. 

Pa que yo te gûerba' kablâ 
Sa mcnesté que te pongas 
La bandit» e generâ. 

(R. Marin, Cantos, III, 208.) 



VOCES ANDALUZAS 353 



Coger en banda, fr. Tomar a uno por su cuenta. "Secan la 
imaginaciôn del pobre que cogen en banda." (Calderôn, Esce- 
nas, 35.) También banda por faja en Costa Rica, Guatemala, 
Honduras y Salvador (Gagini, Batres, Membreno, Salazar.) 

BANDAZO. s. m. Fam, Paseo, vuelta. "No volviô el tio 
Salustiano a salir mas que para ir a dar cuatro bandazos por- 
que no se le enmohecieran los tomillos." (Reycs, Lagar, 21.) 
Tb. de Colombia (Lanao.) 

BANDO. s. m. Bandada. "Lucian como blancas pinceladas 
los bandos de palomas." (Rueda, Gusano, 304.) 

BANDURRIO. s. m. Banda, bandada. **Coreados por los 
requiebros del alegre bandurrio de gitanas." (Reyes, Moruchi- 
ia, II.) **Nutridos bandurrios de chicuelos churretosos." (Re- 
yes, Goletcra, 8.) "El alegre bandurrio de gallinas." (Reyes, 
Lagar, 130.) 

BANQUILLA. s. f. Mesilla de zapatero. **E1 zapatero re- 
mendon se echa al hombro la mesa o banquilla." (Trad, esp., 
I, 42.) **Los hierros y demâs chismes que habîa en la banqui- 
11a [del zapatero]." (Rubio, Mcmorias, III, 87.) 

BARBA, s. f. Barba corrida, la que coge toda la cara. 
^*Acierta como te estoy viendo ahora mesmo. — Con barba co- 
rria, repùsole la zagala." (Reyes, Lagar, 286.) — Barba de ma- 
cho, pr. Cad. El Bromiis maximus, planta gramînea. (Pérez 
Lara, Flor. gad.. Anales, t. 15.) 

BARBECHERA. s. f. pr. Mal. La Glareola plqtincola, ave 
zancuda. (Buen. Hist. nat., 464.) 

BARBL adj. Muy bueno, excelente. '^Barbi'vitne a signifi- 
car de mistô, bueno, excelente." (R. Marin, Cantos, IV, 425.) 



A la mar maera, 

Y a la tierra gûesos, 

Y pa los hombres - las mujeres barbis 

Y et binito rcsio. 



(R. Marin, Canios, IV, 414.) 



354 MIGUEL DE TORO Y GISBERT 



BARBUQUEJO. s. m. Barbiquejo. Segiin Cuervo, lo usa 
Estébanez Calderôn, Escenas, éd. de Madrid (1883), p. 131, y 
lo trae Carvajal en su Diccionario ; se usa también en Colombia. 

BARDAL. s. m. Seto o vallado. **I.os bardales de chumbe-^ 
ras que cerraban el camino." (Rueda, Gusano, 58.) En Acad. : 
"Seto o vallado de espinos", agregado en la ediciôn XIV coma 
prov. de Asturias. En Galicia, seto (Cuveiro). 

BARLÛ. adj. Germ. Loco. En Quindalé: "Barlû, llî, adj. 
Maniaco, maniâtico". "Cuando tu me pincharas me ponga 
barlû." (Burgos, Boda de Luis de Alonso, 24.) 

BARQUILLA. s. f. Especie de sombrerp. "El sombrero de 
barquilla, con*motas y morillas/' (Rueda, Gusano, 130.) 

BARRACADA. s. f. Chillido del nifio. "Como no tenga el 
pezôn en la boca, siempre esta dando barracâs." (Ganivet, Pio 
Cid, II, 63.) 

BARRESUELO. s. m. Un barrio de Sevilla. Cf. Barredue- 

la (Acad.) 

Para cuerpos garbosos 
Las Triancras, 
Para buen pelo, 
San Roque, San Bcrnardo, 
Y cr Barrcsiielo. 

(R. Marin, Cantos, IV, 465.) 

BARRI AL. s. m. Arenas movedizas al borde del mar. **Las 
rabizas y barriales donde se hunden las criaturas," (Caballero, 
Ultinto consuelo, en Elia, 199.) U. t. en Colombia, en el sen- 
tido de barrizal (Uribe), y en Méjico (Icazbalceta), Argentina 
(Garzon), Chîle (Roman). Barreal, en Guatemala (Batres). En 
Salvador (Salazar) hay: cmbarrialarsc. 

BARRIL. s. m. Frasco, botella, generalmente chica. **E1 ex- 
tremo opuesto al en que se destacan barriles y botellas." (Rue- 
da, Patio, 67.) — Parece corre«^ponder a esta acepciôn el si- 
guiente pasaje de la Celestina: "Tenîa una camara Uena de 
alambiques, de redomillas, de barrilejos, de barro, de vidrio,. 



VOCES ANDALUZAS 355 



de arambre, de estaiio, hechos de mil facciones". (Ed. Lee- 
tura, 73.) 

* BARRISCO. s. m. Acciôn de barrer una cosa a la ligera: 
dar un barrisco a la sala. Hay barriscôn, en Salamanca (La- 
mano). 

* BARRO. s. m. Lodo, especialmente el que se forma en la 
calle cuando llueve: Uenarse la falda de barro. En Acad. : 
"Masa que résulta de la union de tierra y agua". Estribândose 
en la definiciôn académica, varios lexicôgrafos americanos, en- 
tre ellos Arona, consideran esta excelente acepciôn como bar- 
barismo. 

* BARRUSCÔN. s. m. pr. Côrd, Barrido ligero : dar un ba- 
rruscôn. 

BARTOLOMÉ. n. pr. Hacer un San Bartolomé, fr. Dego- 

llar a uno. 

Me mctieron en la carse 
Por jasér un San Migué, 
Y asin que me echaron juera 
lise un San Bartolomé. 

(R. Marin, Cantos, IV, 436.) 

BASIGOTE. s. m. ^Conjunto de personas? ^Grupo, amasi- 
jo? "Vamos, dijo, volviéndose al basigote de sus companeros."^ 
(Calderôn, Escenas, 69.) 

BATA. s. f. Germ, Madré. 

Si me guipara mi bâta 
No me habla e conqsé. 

(R. Marin, Cantos, IV, 442.) 

BATATAL. s. m. El cementerio. En Mâlaga se llama par- 
ticularmente batatal la fosa comùn (Guzmân). "El se gasto 
las moscas, vendiô el cortijo, y aluego, al batatâ. ; Que un hom- 
bre pierda de ese modo la chaveta!" (Cortés, Débiles fuer- 
tes, 43.). 



ii'> MIGUEL DE TOBO Y C15BERT 

BATE. s. {. MaBO. En Quindalé: "Bâte, bosU, s. f. Mano", 
Se lee tambîén Bae. 

Eate pan morcito. 

Como lo tmig/a ~ en las propîa$ bars, 
Y no pueo comcrio. 

(R. Marin. Canloi. II. 333.) 

En calô mejicano. Baisa (Wagner), baisa (Ramos). En gita- 
no espanol, ba, pi. bacs y basies (Besses). 

* BATICX' (De), loc. adv. De diario, de tr^illo, dîcese de 
la ropa; ponerse el pantalon de baticii. He leido no se dônde 
la forma de paleneur. que supondria acaso a la voz origen in- 
glés ^patent goodf 

BATO. s. m. Genn. Padre. 

Si mis chorreles se quean sin bâta. 
S in bato tamié. 

(R. Marin, Canios, III, 457.) 

En Honduras, cada una de las personas, varones. que inter- 
vienen en ias pastorelas de! P. Reyes. y lo mismo en Chile 
(Membreno), 

" B.WTISMO. s. m. Romper a iino el haiitisnio. fr. f^ni. 
Romperle la crisma. la cabeza. Th. en Argentina (Garzôn). 

BEBID.'K. s. f. Bebida blanca. el agiiardienie. "Impedîr que 
el tio Gorico clejase de beber bebida blanca." {Vaîera. Comrn- 
dador Mendoza. 221.) Lo mismo en .argentina (Segovia). — 
Bebida compuesla. Filtco. "Para deshacer el maleficio de la 
bebida compuenta." (Palacîo Valdé.s. Majos, c. en Espana y 
espanoles, 303.) 

BELÉN. D. pr. "La palabra belenes es andaluza y se em- 
plea en la acepciôn de pampltnas y otras mucbas. En esta bc- 
llir'ima copia creemos que esta en el seiitido de lio-i y enredos. 
Eslar en Belén (estar atontado). f lin X'eneiiiela. Eslar en Beién 
con la maraca (P. Febrcs, 335.J Tencr nn helcn (estar en rel«- 



> 



VOCES ANDALUZAS 357 



ciones ilieitas con una mtijer) y belenes, etc., son frases popit- 
lares dignas de estiidio." (Demofilo, Cantes flamencos, p. 40. c. 
por R. Marin, en Cantos, III, 246.) 

BELILLA. s. f. dim. fam. de Isabel. "jBeliya, Beliyaa!" 
(Navas, Procurador Yerbabuena, 25.) 

iBENi Si! interj. **Algunas voces y frases nos dejaron (los 
franceses), entre otras el grito con que aûn rigen a las bestias 
de tiro los carreteros andaluces, jbeni si! (de venes ici)". (R. 
Marin, Cantos, IV, 375.) Véase lo dicho en el artîculo Alôn. 

BERLINGA. s. f. Palo hincado en el suelo desde el cual 
se ata a otro seniejante una cuerda o soga para tener ropa al 
sol y para otros usos. (Acad.) — Fig. Persona alta y desgarbada. 
U. t. como apodo. ''iQwt tiene novio? ^Pues quién es? — Ber- 
linga, el hijo del tîo Urdax.'* (Caballero, Lâgrtmas, 100.) 

BERLTNGÔN. s. ni. Berlingot, confite de origen francés. 
"El tio de los berlingones en su kiosko." (Cortés, Débiles 
fuertes, 72) 

* BERRACO. s. m. Nino que berrea mucho. Etim. diferente 
de la de verraco. 

BERREAR. v. n. Fam. Dar berridos. U. t. c. a. **Dirigién- 
dose a su consorte, que seguîa berreando su dolor/' (Reyes, 
Lagar, 30.) — Perderse el dinero o vaca en el juego. "Le in- 
cité a echar dos o très vaquitas, que todas berrearon." (Vale- 
ra, Ilusioncs, 156.) — Berrear es emberrenchinarse, dar berri- 
dos, en Ecuador (Tobar) y Argentina (Segovia). Hay berrar, 
en bable (Rato). En gallego, berrar es berrear (sic), gritar, al- 
borotar (Cuveiro). 

* BERREO. s. m. Acciôn de berrear o chillar. Tb. Ecuador 
(Tobar). Cf. Berreôn, chillon, en Salamanca (Lamano). 

BERRIDO. s. m. Fam. Grito de los ninos. '*A Julin debe 
de haberle sucedido algo extraordinario, a juzgar por los be- 
rridos que da." (Navas, Procurador Yerbabuena, 53.) 

BESANA. s. f. '*Besana, mas bien que el primer surco que 
se da en la tierra, cuando se empieza a arar, es el espacio 



358 MIGUEL DE TORO Y GISBERT 

comprendido entre dos de estos surcos." (R. Marin, Can- 
ios, II, 389.) 

Cuando voy a la besana 

Llebo los bueyes arando, 

G>n la mano en la mansera, 

Y en ti serrana, pensando. 

(Idem, ibtd., 297.) 

Mejor cuadra con el sentido de la copia anterior el sentido 
castellano: haza (Lamano) y cubano: extension de terreno que 
se va a labrar (Pichardo). Lamano trae la cita siguiente: 

Yen y verâs mis gailanes 
Trabajando en la besana. 

» (Gabriel y Galân.) 

BESIBÉ. s. m. pr, Sev. Vez y vez, palabra que se usa al 
empezar los cuentos. V. Vejs y vez. "Era este besibé dos ju- 
gadores." {Trad, esp,, I, 187.) 

BESO. s. m. Beso tirado, el que se da en la mano, haciendo 
luego ademân de arrojarlo a una persona. "Camhiô con él, 
desde lejos, un beso tirado." (Alarcôn, Sombrero, 87.) Tam- 
bien en Argentina (Segovia). 

BICOCA. s. f. (3antidad pequena. Ac. dif. de la de Acad. 
"Pidiô que le comprase la finca, y el cordobés accediô por una 
bicoca." (Cortés, Débiles fuertes, 47.) 

BICHA. s. f. Culebra, sierpe. "Tienes mas veneno que una 
bicha/' (Hemândez Mir, Pedazos de vida, 4.) — Ser fantastico 
a quien atribuye muchos maies la imaginaciôn pcpular. Es voz 
que no debe siquiera mentarse delante de las personas supers- 
ticiosas. "^A quién vas a matar, condenao? — A la bicha, que 
tiée que andar por aquî." (Reyes, Lagar, 270.) "; Sangre de la 
bicha deberîa tener quien tal hiciese/' (Cortés, Débiles fuer- 
tes, 38.) V. Vicha. — Tb. de otras partes. En Unamuno (En 
torno al casticisnw, 31), halle: "Hablar de la bicha". En Ve- 



VOCES ANDALUZAS 359 



nezuela (Picôn Febres, 339), bicha es la ficha con que se cie- 
rra una partida de domino. 

* BICHARRACO. s. m. V. Bicharrango, Tb. en Murcia 
(Sevilla), y en otras partes. (Pio Baroja, Busca, 77,) 

* BICHARRANGO. s. m. Fam. Animalillo, bicho pequeno. 

* BICHENES! QPor), interj. iCaramba! iMecachis! En 
•el Peni (Arona), por bicho, o de bicho, significa: por despecho. 
^Habrâ alguna analogia entre ambas voces? 

BICHO. s. m. Fam, El toro. "En el ju^o del toro, el de 
peor întenciôn hace de bicho." (Trad. esp., I, 45.) — Bicho de 
lus, la luciérnaga. "Este bicho de luz se cria por todas par- 
tes." (Caballero, Lâgrimas, 80.) — Fig. y fam, Sereno. "Yo lo 
siento mucho, dice un bichito de luz, pero no tienen ustedes 
mâs remedio que ser detenidos." (Hernândez Mir, Pedasos de 
^da, 17.) 

BIEN. adv. m. Hacerlo bien, fr. Obrar bien. 

Que hasta er corasôn me duele 
De jaserlo bien contigo. 

(R. Marin, Cantos, III, m.) 

— Si bien,,, si bien, loc. Ya... ya.^"Una mesilla, si bien sal- 
tadora, si bien danzante." (Calderôn, Escenas, 36.) 

* BIENMESABE. s. m. El dulce que asî se llama en Anda- 
lucia es diferente del que la Academia define con este nombre, 
y que allî se llama lustre (véase). Corresponde mâs bien a la 
definiciôn que le dan en Cuba (Pichardo), Canarias (Zerolo, 
Legajo, 163), Venezuela (Picôn Febres), y que es: dulce de 
azùcar, almendras, huevos, etc. 

BISBlS. s. m. ^Beso? "Rechupe al cigarro y relâmpago 
subito, y ya sabe dona Melisendra hacia dônde ha de enviar 
su papel y sus bisbises." (Calderôn, Escenas, 240.) 

3IZCOCHO. s. m. Pie, en é> lenguaje infantil. 



360 MIGUEL DE TORO Y GISBERT 

Cinco, seis, siete y ocho, 
Tap' ustcV biscocho. 

(R. Marin, Cantos, I, 49.) 

También se dice: Tapa tu bisco. (Idem, ibid., 48.) — **A las 
ocho, salibita en biscocho" (frase usada en el juego de la 
comba). (Idem, ibid., I, 105. — Mâs caro que biscocho de monja, 
frase irônica que se apHca a lo que parece regalado, pero exige 
una compensaciôn mas costosa a menudo que su valor. (R. Ma- 
rin, 1300 contparaciones, 39). 

BIZNAGA. s. f. Yarilla de biznaga o hinojo llena de jaz- 
mines (Sevilla). Flor que se clava en el peinado. "Coco atra- 
vesado por una biznaga/' (Cortés, Débiles fuerfes, 53.) "Pei- 
netas de concha rosa, las cuales atravesaban dos biznagas de 
olorosos jazmines/' (Cortés, Débiles fucrtes, 81.) 

BLANDA. s. f. Coger a uno la blanda, fr. Dominarle. *'Lc 
cogiô la sorrueda, semejante a le cogiô la blanda, se le impu- 
sô." (Folk lore and., 1882-83, p. 491, c. Aicardo, artîculo So- 
rrueda.) 

BOBA. s. f. Bollo de pan. V. Cundis. 

BOCA. s. f. Echar par la boca, fr. fam. Pedir. "Eche osté 
por esa boca.'' (Reyes, Lagar, 79.) — *Tener la boca llena de so- 
pas, Fam. Farfullar. — Hacérscle a uno la boca un fraile, fr. fig. 
y fam. con que se moteja a los que siempre esta pidiendo. "Pa- 
rece que se les ha hecho la boca un fraile." (Hernândez Mir, 
Pedasos de vida, 16.) — Boca de hacha, dicese de cierto modo de 
afeitarse las patillas. "Un viejo con canosas patillas de boca 
de jacha/' (Fernândez Garcia, Reina de la Cara, 887.) — Boca 
de sapo. Una flor. "Junto al resedâ se asomaba la tremenda 
boca de sapo." (Caballero, Cosa cumplida, 76.) En Colombia 
existe una planta del niismo nombre, del género Cephoelis (ru- 
biâceas) (Santiago Cortés, Flora de Colombia, Bogota, 1904). 
— Bocas de la Isla. Pinzas del barrilete, crustâceo. "En cierto> 
puntos de Andalucia solo se aprovechan las bocas, siendo fre- 



VOCES ANDALUZAS 36 1 



cuente, después de arrancarle una, echar el animal otra vez al 
mar para que crie nue va boca." (Acad., art. Barrilete^ 3.) "Los gri- 
tos del vendedor: jBocas de la Islal" (Cortes, Débiles fu^rtes^ 74.) 

♦BOHORDO. s. m. pr. Mal. Pabilo del maiz (en Cuevas 
del Becerro). 

BOLAYQUE. s. m. Especie de clavo grande. **Clavos de 
ancha cabeza y de traza singular, que herreros y carpinteros 
llaman de bolayque/' (Calderôn, Escetias, 48.) 

BOLERA. s. f. La que baila el boléro. "Esta muy enamo- 
rada de la bolera Lucia del Salto." (Caballero, Gaviota, II, 20.) 
— Cierto canto popular. ''Son estas boleras ya tristes, ya ale- 
gres.'' (Idem, ihid., I, 127.) Tb. de Méjico (Icazbalceta). 

BOLINA. s. f. Suhirse a la bolina, fr. pr. Mal. Llegar a la 
cumbre. "^Quién crèvera que tu te ibas a subir tan de sopetôn 
a la bolina?'' (Reyes, Lagar, 278.) 

BOLO. s. m. "Cuando se llena el vaso hasta la^ gola pierde 
su nombre de cana y toma el de bolo." {Trad. esp., I, 57.) 

BOLLO. s. m. Porciôn pequefia en que se divide el choco- 
laté amasado a mano en las casas. '*Nada menos que très bo- 
llos del exquisito chocolaté que solîa hacer dona Inès." (Va- 
lera Juanita, 47.) — Pan de bollo, el muy fino de tahona. "El 
pan blanquîsimo de bollo o de tahona/' (Calderôn, Escenas, 37.) 

BOMBA, s. f. A très bombas, fr. fig. y fam. Muy furioso. 
Estaba a très bombas con él." (Caballero, Clemencia, I, 115.) 
A très bombas estoy yo con la tal fiesta." (Idem, Familia de 
Alvareda, 361.) 

BOMBAZO. s. m. Fam. Barbaridad, enormidad. "Sale al- 
giin bombazo estupendo o una graciosidad asturiana.'' (Cal- 
derôn, Escenas, 200.) 

BOMBÉ, s. m. Peinado que da al cabello forma abombada. 



ti 



II 



Un caballerito 
Pein.idito a lo bombé, 
Tiene dientes y no corne. (El ajo). 

(R. Marin, Cantos, I, 232.) 



362 MIGUEL DE TORO Y GISBERT 



BOMBIN. s. m. Fam, Sombrero hongo. "No sin lanzar al- 
guna que ctra mondadura de naranja al bombîn del senorito." 
(F. Garcia, Reina de la Cava, 887.) Tb. en Méjico (Ramos.) 

BOQUERAS. s. f. pi. Fam. Hambre. "Malo es empezar con 
boqueras/' (Ganivet, Pio Cid, II, 236.) — Comisuras de la boca 
de los polios. "A la Morucbita ya van dejando de amarillearle 
las boqueras" (es decir, va haciéndose una mujer). (Reyes, 
Moruchita, 2.) 

BOQUILLA. s. f. De boquilla, loc. adv. De palabra. "Ren- 
dir admiraciôn, de boquilla por lo menos, a toda hembra." 
(Reyes. Moruchita, 8.) 

BOQUINO, NA. adj. Desbocado, desportillado. "Roando 
como cantaro boquino." (R. Marin, 1.300 comparaciones, 96.) 
— Labio leporino. "Y en dos partido el labio, porque es bo- 
quina." (Rueda, En tropel, 61.) En Méjico, boquinete (Ramos), 
y en Venezuela, boquineto (Calcano, Picôn Febres.) 

* BOROCOCO. s. m. Pisto. guiso de huevos fevueltos con 
pimiento y tomate. En Cuba: enredo, confusion de cosas o 
cuerpos pequenos (Pichardo). 

* BORONDO. adj. Redondo, orondo. V. Reborondo. 
BORRACHUELO. s. m. Bizcocho borracho. "Envia a mi 

olfato su olorcillo a tortillas y borrachuelos.'' (Rueda, Pa- 
tio, 25.) 

BORREGA. s. f. "Toma una borrega (asî llaman a una 
fiebre gâstrica que dégénéra en tîfica)'*. (Rubio, Memorias, VI, 
67.) — Nube blanquecina. 

Borregas en er cielo 
Agua en er suelo. 

(R. Marin, loo refrancs, 29.) 

BORRÎCO. s. m. V. Burro. "îQué borrico se querrâ morir 
para que él marugue tanto y se arranque a ir al pueblo?" 
(Rueda, Gusano, 323.) 

* BORRIQUITO. s. m. El horriquifo por dclantc, pa que 



VOCES ANDALUZAS 363 



no se espantc, fr. que se aplica al que en una enumeraciôn se 
nombra el primero. En Venezuela se dkre: El burro alante y 
la carga atrâs. (Picôn Febres, p. 332.) En Colombia: El burro 
delantc (Cuervo, Apuntaciones, § 741.) 

BOTAR. V. a. Arrojar, echar. *'Pero la suerte mia, que es 
mas negra que un sombrero de teja, hablando con perdôn, 
hace tiempo que me ha botado fuera." Botar, por echar, poco 
frecuente en andaluz, es gênerai en America. 

BOTARGA. s. f. Bailc de botarga, el de cascabel. "Bailes 
de escuela y cuenta, y no por de botarga y cascabel." (Calde- 
rôn, Escenas, 27.) 

BOTIJA. s. f. * Quercr pccr en botija para que retumbe, 
frase fig. y fam. Emitir pretensiones excesivas para la impor- 
tancia que tiene uno. 

BOTONERO. s. m. î ? '*Un fleco de botonero de média 
vara." (Caballero. Elia, 20.) 

BRAGUETA. s. f. *Hablar por la bragueta, cotm los gi- 
gantoncs, fr. fig. Hablar con voz sorda. Alùdese a los figuro- 
nes que se pasean por Semana Santa y en los cuales los hom- 
bres que los llevan tienen la cabeza a la altura de la cintura 
del muneco, cuyas vestiduras les dificultan el hablar. También 
se dice: "Se entera por la bragueta, como los gigantones". 
(R. Marin, 1,300 comparaciones, 102.) Tb. del Perû (Palma). 

BRAZO. s. m. * Braso ruîn no quiebra, fr. que équivale a: 
cosa mala nunca muere. U. t. en Canarias (Zerolo, Legajo, 163.) 

BREVAL. adj. Higo brcval, ^la breva? "Un pufiao de higos 
brevales". (Reyes, Moruchita, 13.) 

BRONQUIS. s. m. Fam. Pelea, pendencia, culebra armada 
en una funcion de candil. V. Roque. Uno de los cuentos de las 
Escenas andalusas, de Estébanez Calderôn, se titula El Roque 
y el Bronquis. Cf. bronqttinoso, camorrista, en Venezuela (P. 
Febres) y Colombia (Lanao). 

BROSA. s. f. iCierto manjar? "El bodegôn le ofrecîa la 
brosa y la sonaja con que satisfacer el hambre.'' (Aguilera y 



3^4 MIGUEL DE TORO Y GISBERT 

Porta, en Pueblo andalus, 53.) Cf. Broccria, comestible que 
suele causar empacho, en Murcia (Sevilla). 

BRÔTOLA. s. f. El Blcnnius pavo, pez. (Navarrete, 
Ictiol., 159.) 

BRUJIDIABLA. s. f. Bruja. "Yo soy la brujidiabla em- 
baucadora/* (Rueda, Gusano, 200.) 

BUCHE, s. m. Echarla de bûche, fr. i ? "; Pues no faltaba 
mas que la echaras de bûche! (Caballero, Gaviota, I, 107.) Tam- 
bién se dice Hacerlo de huche, "Para que él lo haga de bûche 
y se cruce de brazos." (Caballero, Lâgrimas, 207.) 

BUCHÔN, NA. adj. Barrigôn. En Acad. solo Palo^na bu- 
chona. '^Pero no me gustan los hombres buchones." (Ganivet, 
Pio Cid, II, 90.) Tb. de Colombia (Uribe). 

BUDlN. s. m. Pastel, ^acaso el pudding inglés? "A Elia le 
gusla el budin de naranja.*' (Caballero, Elia, 61.) De uso gêne- 
rai en America (Icazbalceta, Ramos y Duarte, Cuervo, Ceva- 
llos, Batres, Garzôn, Roman). En Galicia, el budin es "masa 
de harina. yemas de huevo, azûcar y lèche cocida en tripa o 
bûche" (Cuveiro). 

BUDINERA. s. f. Vasija donde se cuece el budin. Parece 
usarse fuera de Andalucîa. **La budinera, el plato, el farol 
(formas de sombreros).'' (Pardo Bazân, Mantillas y sombre- 
ros, c. de Icazbalceta, quien indica que la voz es de Méjico.) 
También es argentina (Garzon). 

BULO. s. m. Mentira. En Besses: ''Bulcro, m. Embustero, 
falso". 

Cal la barsilisco 
Y atiende que too esto es bulo! 
No le temas a mas bicho 
Que a mi. 

(Burgos, Boda de Luis Alonso, 44.) 

* BULTUNTCN (A), loc. adv. A bulto, atolondradamente. 
En Acad. hay: al tuntitn y al buen Uintiin, Probablemente es 



VOCES ANDALUZAS 305 



une confusion entre la loc. latina ad vultum tutim, y la es- 
panola a bulto. U. en Granada y también en Mâlaga (Guzmân). 

BURATO. s. m. Tela diferente de la de la Acad., que es 
de luto. "Frontil airoso de burato de colores." (Calderôn, Es- 
cenas, c. en Espana y espanoles, 366.) 

BURGADO. s. m. Un marisco. "Caracoles burgados." (Pre- 
gon popular en Folk lorc and., 1882-83, c. Aicardo.) "Varios 
guisos de ostiones, burgados, canadillas y coquinas." (Calde- 
rôn, Esccnas, c. en Espana y espanoles, p. 310.) En Canarias, 
burgado o burgao es la nerita, molusco (Zerolo, Legajo, 164.) 

BURLONcisiMO, MA. adj. superl. irreg. de Burlôn. "Con- 
vencer a esta burlonsîsima {^sic) Flora." (Caballero, Lâgri- 
mas, 220, éd. Mellado, Madrid, 1858). En la ediciôn de Obras 
complétas se ha suprimido la s.) La palabra es usada eh Co- 
lombia (Cuervo, Apuntaciones, § 247.) La forma no es solo 
andaluza. Sicilia, siempre segùn Cuervo, menciona a picaron- 
cîsimo, briboncisimo y cita un pasaje de Cruz donde figura 
briboncîsimo. 

BURRADA. s. f. Acciôn forzuda. "Las doce hazanas de 
Hercules el Tebano o las doce burradas de Antonico el Man- 
ganote." (Reyes, Lagar, 18.) 

BURRANCO. s. m. îBurro joven? "Se hicieron mas ami- 
gos que burrancos." (Cortés, Débiles fuertes, 46.) 

BURRO. s. m. El carretoncillo del amolador (R. Marin, 
Cantos, I, 382.) — Biirro ciego, burro con vista, juegos de nai- 
pes. "Yo no se mas juego de naipes que el burn) ciego, el bu- 
rro con vista y un poco de tute." (Valera, Pépita, 78.) — Al- 
gûn burro va a nacer, fr. "Cuando acontece una cosa inespe- 
rada, es senal de que va a nacer algun burro {Trad. esp., I, 
219.) También se dice: iQué borrico se ira a morirî. V. Bo- 
rrico. 

* BUSCAR. V. a. fam. Provocar, irritar. Tb. en Méjico (Icaz- 
balceta) y Argentina (Garzôn). 

BUSCÂRSELAS. fr. fam. Buscarse la vida. "iPero ese 



366 MIGUEL DE TORO Y GISBERT 



gachô, no se las buscaba en Sevilla?" (Reyes, Nino de los 
caireles, 4.) 

BUTIBAMBA. n. pr. ^Salvaje? **Verenios si entonces pien- 
sas aûn, a lo Butibamba, que es degenerar no vivir en un vî- 
llorrio." (Caballero, ClemcHcia, II, 155.) — ^iPersonaje? "Lo 
mivSmo hubiese hecho con el Buti Bamba nias encopetado." 
(Caballero, Lâgrimas, 174.) — U. t. como apodo. *'Joseito el 
Talegones se trompezô con su Butibamba." (Reyes, Moruchi- 
ta, 2.) Cf. Botabomba, por gutagamba (Pereda, voc. Sotilcza, 
c. Huidobro, Palabras, 18.) En Colombia, butagamba es guta^ 
gamba (Uribe). 

BUTILÔN. s. m. Cierto dulce o confite. V. Zorzal, 
BUZANO. s. m. Cierto marisco. "Caracolillos, buzanos y 
centollas.'' (E. Calderôn, Escenas, c. en Espaha y espano- 
les, 310.) 



C 



CA. s. f. Aféresis de Casa, "En ca de tia Belén hay zam- 
bomba." (Caballero, Noche de Navidad, en Elia, 205.) "Pos 
Uévanos a ca der Billetero." (Reyes, Moruchita, 2.) — También 
se suele suprimir la prep. de: "Llégate en un salto en ca Am- 
brosio." (Navas, Procurador Ycrbabiicna, 25.) "Era yo la que 
amasaba en ca mi amo." (Caballero, Lâgrimas, 257.) También 
se usa en Méjico (Duarte) y en Colombia (Cuervo). Tb. en 
Santander (Mugica, DiaL, 6) y en Cuenca (Lôpez Barrera.) — 
* Ca Garcia, fig. y fest. El excusado : ir a ca Garcia. 

CABAL. adj. Las cabales, loc. "A las doce campanadas sue- 
len llamar en Andalucia las cabales." (R. Marin, 1.300 compa- 
raciones, 38.) — Las onzas cabales (Idem, Cantos, III, 223.) 



VOCES ANDALUZAS 36/ 



A tu querer lo comparo 
Con los pesos c a carne. 
Que aunque los dcn muy comos, 
Nunca ticncn las cabales. 

(Idem, ibid., 87.) 

— i Cabales! interj. Cabalmente, cabal. ** Jésus, Senor, que me 
esta usteci poniencio entre la espada y la pared. — \ Cabales ! 
— Asî, escoged/' Caballero, Con mal o con bien, etc., c. por 
Arona, que da la voz como peruana. Tb. en Argentina (Se- 
govia). En Acad. solo hay: j Cabal! 

CABALLITO. s. m. Palo o cana que cabalgan los ninos 
como si fuera un caballo. U. t. en Oiile (Roman, art. Caballo, 
con cita de Molins), en Argentina (Segovia). — pi. Tio vivo. 
También se llama asi este aparato en el Perù (Arona) y Ar- 
gentina (Segovia). V. Calcsitas. En Cuba es el circo (Pichardo.) 

CABALLO. s. m. Lomo, caballon. "El Genil, impacientân- 
dose por los obstâculos que le ponen en la orilla ciertas defen- 
sas llamadas caballos." (Navas, Procurador Yerbabucna, 36.) 
— Con quinicntos (o con dies mil, etc.) de a caballo, fr. fam. 
que se usa como atenuaciôn para no decir: con quinientos dia- 
blos o demonios. (V. Cuervo, Apuntacioncs, § 672.) 

CABER. V. n. Que no cabe, loc. A mas no poder. **Quiero 
gloria y responsabilidad que no cabe." (Valera, Iliisioncs, 255.) 

CABEZA. s. f. Irsc de la cabeza, fr. Atontarse, volverse 

loco. 

Por inlerés der dinero 
Te fuiste de la cabesa. 

(R. Marin, Cantos, III, 134.) 

— * Tocarlc a uno siempre el de la cabeza gorda, fr. fig. Salir 
siempre mal parado en un reparto. Cuentan que dos amigos, 
yendo de caza, mataron un mochuelo y una perdiz y que, al 
querer hacer el reparto, el mas vivo de elles propuso al otro: 



368 MIGUEL DE TORO Y GISBERT 

"Yo tomaré la perdiz y tu el mochuelo, o al rêvés, tu el mo- 
chuelo y yo la perdiz", a lo que contesté el aludido la frase 
hoy proverbial: "A mî me toca siempre el de la cabeza gorda". 
CABEZAL. s. m. Parte del aparejo. "Ensenaba un mandil 
con cabezal su oleada de flores altemadas con lazos." (Rueda, 
Reja, 170.) 

* CABEZOTE, s. m. Persona de cabeza grande o persona 
terca. 

CABLAR. V. n. Fig. i ? *'Otro disparate, y cable con mas 
pulso en materia que no entiende." (Calderôn, Esccnas, 2y.) 

CABO. s. m. Al cabo de, loc. Al corriente de. "La Contado- 
ra, muy al cabo del juego/' (Navas, Procurador Yerbabue- 
fULy 102.) — * Cabos, m. pi. Flores masculinas del maiz. 

CABOSO. s. m. El Gobius paganclus, pez. (Navarrete, 
IctioL, 159.) 

CABREARSE. v. r. îHombrearse? "Joseîto ya esta ca- 
brèandose contigo, y como él tiee un genio tan sùpito." (Re- 
yes, Nifio de los caireles, I2.y En Salamanca, darse cordelejo 
(Lamano). 

CABRITO. s. m. A cabrito, loc. adv. A horcajadas. "Sale el 
alguacil, montado a cabrito (en el juego del toro)." (Trad. 
esp,, I, 46.) También se dice A cabritos: "El nifio montô sobre 
él a cabritos, y golpeândole las espaldas con la mano." (R. Ma- 
rin, Cantos, I, 121.) 

* CACA. s. f . Fam. Voz con que se previene a los ninos que 
no toquen a una cosa. Se usa también en Chile (Echeverrîa), 
Colombia (Lanao) y Argentina (Garzon). 

CACERIA. s. f. Caza. "Esta la perfecciôn de la cacerîa en 
estar pasada." (Caballero, FAia, 43.) Lo mismo pasa en Co- 
lombia (Cuervo, Apuntacioncs, § 670.) 

* CACILLO. s. m. Cacerola pequena. Ac. dif . de Acad. En 
bable, cacîu es: cacharros, enseres de cocina (Rato). U. tb. el 
dim. caciUito. 

CACHA, s. f. Germ, Tijera (Quindalé). 



VOCES ANDALUZAS 369 



Arza alla 
Que te quieo convia! 
Bebe tinto. 

Que yo traigo aquî en el cinto 
Mis pâmés y mis cacha. 

(Habla un esquilador.) 

(E. de Cisneros, en Pueblo andalus, 171.) 

CACHIMAN. s. m. Germ. Tabanco, puesto de vender (Quin- 
dalé). "El desvân o cachtmân en que se guardan los grillos con 
que se su jeta a ciertos presos de cuenta." (R. Marin, 1300 
comparaciones, io8.) 

CACHIPAREJO, JA.adj. Cariparejo. "Tan cariparejo, o tan 
cachiparejo, que decimos en la provincia de Sevilla/' (R. Ma- 
rin, 1.300 comparaciones, 105.) 

CAER. V. a. Derribar. "A la que puede caer la sombra de 
un coche." (Caballero, Lâgrimas, I, 257.) — Ser vîctima de. "En 
diebus illis las culebras andaban verticalmente, y por haber 
asombrado a una mulita les cayô una maldiciôn que las con- 
deno a arrastrarse.'* (R. Marin, Cantos, IV, 177, nota.) — De- 
jarse caer, fr. fig. Hacer o conseguir una cosa con disimulo. 
V. en Acad. la fr. "Parece que se cae y se agarra". "No me 
vengas con retintines dejândote caer.'' (Castro, Luna lunera, 9.) 
— No tener donde caerse muerto, f r. fig. Estar muy pobre. Tam- 
bién en Venezuela (Picôn Febres, 345). — Se conjuga vulgar- 
mente en pretérito imperfecto, del modo siguiente: caiba, cai- 
bas, etc. Un cantar popular dice: 

Aquel Divino Cordero 
Que amarrado esta en la Cruz, 
Ca chorro que le caiba 
Por su divina testuz. 

También se oye caîba en Méjico (Ramos) y Argentina. 
CAGARROPE. s. m. La Platincola rubicola. La Ruticilla 
iithys, pâjaro. (Buen, Hist. nat., 427, 434.) 



370 MIGUEL DE TORO Y GISBERT 

* CAGUETA. s. f . Diarrea. Tb. de Colombia (Lanao.) Cf. 
Caguetiîla, diarrea de las aves, en Murcia (Sevilla). 

CAÎDOS. s. m. pi. Parte que cae en ciertos vestidos. "En- 
faldarse algun tanto los caidos (de la capa)." (Calderôn, Es- 
cenas, 212.). 

CAIREL. s. m. pr, Gran. Fleco. "Un albardôn con muchos 
caireles." (Rubio, Mctnorias, III, 94.) 

* CAJETILLA. s. f . No solo la de cigarrillos (Acad.), sino 
también la de cerillas. 

CAJORRO. s. m. îjaulôn? "Manque lo pongas (al gaJlo) 
.entro un cofre en un cajorro, le pegan un tiro esos condenaos." 
(Reyes, Lagar, 153.) 

CALAR. V. n. pr. Mal. Hundirse en. "Aguantô la respira- 
ciôn como si quisiera pasar calando aquella amarguisima ola.**^ 
(Reyes, Lagar, 236.) 

* CALAZA. s. i. pr. Mal, Pereza (en la serranîa de Ronda). 

* CALCINAR. V. a. Fam. Fastidiar, quemar la sangre. En 
Méjico (Duarte), barbarisme por quemar. 

CALCO s. m. Gcrm. Zapato (Besses) ; en Quindalé, calco^ 

calcorro. 

Esos carcos qu' abiyelas 
En tus pulidos pinrés. 

En Vizcaya, calquera, (Mugica, Dial,, 60). Tb. en calô me- 
jicano (Wagner). Calcurro, en Lope de Rueda, éd. Cotare- 
lo, II, 250. 

CALDA. s. f . i ? "Ya esta atizao el jorno, rezô el moza 
después de haber metido la calda." (Rueda, Gusano, 217.) 

* CALDIVACHE. s. m. Calducho. 

CALENTITOS. s. m. pi. **Vende también calentitos, o sea 
masa de harina frita en aceite, de figura longitudinal, partida 
a trozos." {Trad. esp., I, 37.) "En una esquina hay un puesto 
de calentitos, de cuya sartén sale una espesa nube de humo 
negruzco." (Hernândez Mir, Pedazos de vida^ 11.) 



VOCES ANDALUZAS 371 



CALESITAS. s. f. pi. Especie de tio vivo. **Tios vivos y 
calesitas." (Hernândez Mir, Pcdasos de vida, i6.) En Argen- 
tina también (Garzôn; Segovia solo lo da como sinônimo de 
Caballitos, que trae también, juego de azar). 

CALIDAD. s. f. ant. Cualidad de câlido. (Acad.) — Fam. 
Hermosura, garbo. 

Son sus hijas sandungueras, 
Rebosando cali^. 

(I. Hernândez, en Puebîo andaluz, 96.) 

— De calidad, loc. adv. Valiente, hermoso. '*No faltaban las 
jembras de caliâ.*' (Aguilera y Porte, en Pueblo andalus, 53.) 

CALINA, s. f. ^Calor? '*Y de aonde vienes ahora, con la 
câlina que jace?*' (Reyes. Lagar, 118.) 

CALIZ. s. m. Fam, G)pa. Penetrô el ventero en el edificio, 
saliendo a poco con dos calices que eran dos pilas de bautis- 
mo." (Reyes, Lagar, 298.) — Obsérvese el siguiente plural irre- 
gular: 

Ya bienen las très Marias 
Con los très calis de plata. 

(R. Marin, Cantos, IV, 168.) 

CALMA, s. f. Dar calma, fr. fig. Dar la lata, embromar. 
"El cura le emfbromaba y daba calma sobre la antigiiedad de 
su linaje.'' (Caballero, Familia de Alvareda, 256.) 

CALMEAR. V. a. Embromar. "Con que descoco me esta 
embromando.'* (Caballero, Lâgrimas, 218.) 

CALPENSE. s. m. Fam. Tabaco de Gibraltar (ant. Calpe). 
"Carpense superior, mercândolo en Gibraltar y vendiéndolo en 
Mâlaga." (Reyes, Lagar, 66.) 

CALVO. adj. El Calvo, fam. San Pedro. "Pero el Calvo le 
diô un llavazo." (Caballero, Elia, 61.) Cf. una copia popular: 

San Pedro, como era calvo, 
Le picaban los mosquitos 
Y so madré le decia: 
Ponte el gorro, Periquito 



3/2 MIGUEL DE TORO Y GISBERT 



CALZÔN. S. m. — ^Calsones, U. también por pantalones. Lo 
mismo en Chile (Echeverrîa), Méjico (Ramos), Colombia (Cuer- 
vo y C. Rica (Gagini). — Calsones blancos, los calzoncillos. "Des- 
pechugado y en calzones blancos." (Castro, Luna lunera, 6.) 
También en Méjico (Icazbalceta, Ramos). — Echar los calzones 
a un caballo, fr. fig. Montarlo. 

Tenj{0 yo un potro lusio, 
Si Ife jecho los carsones 
Va que vuela. 

(R. Franquelo, en Pueblo andaluz, ii8.) 

CALLANDA. s. f. A las callandas. loc. adv. A la chita ca- 
llando. **Don Galo hace a las callandas con esas bolas el mila- 
gro de pan y peces." (Caballero, Clemencia, I, 78.) 

CALLAR. V. n. CaUar y callaremos, fr. con que se recomien- 
da a uno \a prudencia, en son de amenaza. **Callar y callare- 
mos, Perico; que el que tiene tejado de vidrio no tire piedras 
al del vecino." (Caballero, Fantilia de Alvareda, 252.) 

CAMA. s. f. Apartar cama, fr. Dormir en camas separadas 
los casados. "El otro buen tono de apartar cama." (Caballero, 
Elia, 22) — Hacer cafna redonda, fr. i ? "Vamos a cenar y lue- 
go haremos cama redonda." (Trad, esp,, I, 151.) — El que mala 
canta hace, en ella duerme, prov. Cada cual recoge lo que 
siembra. (R. Marin, Cantos, IV, 254.) 

CAMAMA. s. f. Pop. Pamema. "Yo creo que to es pura 
camama." (Ganivet, Pio Cid, II, 34.) 

CAMARA. s. f. *Câmura de seda, Habitaciôn en que se 
crian los gusanos de seda. De la persona cargante suele decirse 
que "es capaz de reventar una camara de seda". 

i CAMARA! interj. jCaramba! "; Camara, con el tîo An- 
selmo!" (Reyes, Lagar, 83.) 

CAMAROTE. s. m. Gabinete de fonda. "Vamos al vento- 
rrillo del Cuco, nos metemos en uno de los camarotes." (Re- 
yes, Moruchita, 2.) 



VOCES ANDALUZAS 3/3 



CAMASTRONERIA. s. f. Bellaqueria, marrullerîa. "Con 
que camastronerîa me saca de quicio." (Caballero, Làgri- 
mas, 218.) 

* CAMBALADA. s. f . pr, Gran. Tropezon, traspiés : dar 
cambalâs. En Salamanca, se dice: cambalud, m. (Lamano). 

CAMELAR. V. a. Germ, Querer, consentir, enamorar (Quin- 

dalé). 

No camelo yo, serrana 
Que me quierHs a la fuerza 

(G. de Alba, en Pueblo andaluz, 213.) 

— Germ. Sonsacar. (R. Marin, Cantos, IV, 372, nota.) 

Jasta cl puente fui con cya, 
Por ver si \A camelaba, 
Y eya me camelô a mi 
Los cuartiyos que yebaba. 

(Idem, ibid., 299.) 

* CAMINO. s. m. Camino de, loc. adv. En direcciôn a: voy 
camino de casa. También en Chile. — Camino real de pjcrdices, 
fam. **La vereda se hacia intransitable : era lo que llaman en 
Andalucia un camino real de perdices." (Valera, Corne nda- 
dor, 159). 

CAMTSOLIN. s. m. ;^ ? Unian su camisolin de gasa sobre su 
pecho très lazos de cinta." (Caballero, Lâgrimas, 163.) En Acad. : 
**Pedazo de lienzo planchado, con cuello y sin espalda, que se 
pone sobre la camiseta delante del pecho para excusar la ca- 
misola." 

CAMISTRAJO. s. m. Camastro. *'Un trozo de estera de 
esparto, que hace de camistrajo." (Trad. csp., I, 25.) 

CAMPIS^A. s. f. El campo. En Acad.: "Espacio grande de 
tierra labrantîa''. '*E1 senorîo de los pueblos de campifia.*' 
(Calderon, Escenas, 112.) 



374 MIGUEL DE TORO Y GISBERT 



* CAMURAS. n. pr. V. Tio Camuitas. 

CANALÔN. s. m. Sombrero de teja. "Y el bendito. Uevân- 
dose la mano al canalôn, saludaba." (Navas, Procurador Yer- 
babuena, 90.) 

* CANCANEAR. v. n. Andar errante, sin saber adônde ir, 
como "câncano loco" (véase). En Méjico (Ramos) y Colombia 
(Cuervo) es tartalear. Lo mismo en Costa Rica (Gagini). 

* CANCANO. s. m. — Andar como cancana loco, fr. fig. y 
CANCANO. s. m. ''^ Andar como câncano loco, fr. fig. y fam. 

Estar como atontado, sin saber adônde dirigirse. Cf. Cancana, 
simple, tonte, en Salamanca (Lamano). 

CANDELA. s. f. Ascua, limibre. "El dia estaba como unas 
tandelas.'' (Rueda, Bajo la parra, 141.) — En el juego de las 
cuatro esquinas, el que esta en medio pregunta a uno de los 
ninos: îHay candela? Y el otro responde: Por alli jumea. En 
Honduras (Membreno, art. Candelillas), se dice: îHay cande- 
lillas? — Por allî jumean. — Mâs quemudo que candela, fig. 
Muy quemado o enfadado. "Comprendo que debe de estar us- 
ted mâs quemado que candela." (Valera, Ilusiones, II, 122.) 

CANDELADA. s. f. Fogata que se enciende por regocijo 
en la noche de San Juan. "La gente joven se despide de las 
candeladas hasta el ano venidero." (Rueda, Bajo la parra, 211.) 

CANDELITA. n. pr. dim. fam. de Candelaria. "A Candeli- 
ta le he puesto "la Cometa"." (Ganivet, Pio Cid, I, 168.) 

CANDÏDEZ. s. f. Simpleza, tonterîa. "îSon candideces?, 
repuso Qemencia. iCuânto me alegro!" (Caballero, Clemencia, 
c. Arona, quien trae otra cita de Rojas Zorrilla.) Tb. del Perû 

CANDIL. s. m. Candil de vicja. Planta. "Entre las cuales 
asomaban los candiles de vieja sus jorobas." (Caballero, Cle- 
mencia, I, 196.) "Ensenândole una especie de campanilla mo- 
rada... ;mira que candil de vieja!" (Caballero, Elia, 75.) 

CANDILAZO. s. m. Claridad viva. "Candilazo al anoche- 
cer, agua al amanecer. Anuncian lluvia las nubes rojizas que 
se notan en la puesta del sol." (Trad. esp., I, 212.) 



VOCES ANDALUZAS 375 



CANE. s. m. *pr. Mal. Charla. (En la serrania de Ronda.) 
Tb. Santander (Mugica, Dial,, 26,) — ^^Jaleo?, ^ruîdo? 

E^ta noche voy de tuna, 
Con mi capa y mi zamarra; 
El que quisicre cane, 
Que saïga por la guitarra. 

(R. Marin, Cantos, IV, 410.) 

— En Quîndalé: Oîdo. 

;CANELA! interj. iCaramba! "jArto a la justicia, cane- 
la!" (Quintero, Buena sombra, esc. XXV.) 

CANGALLO. s. m. ^Persona desmedrada? "Por temor que 
los hijos que tengas séan unos cangallos." (Caballero, Clemen- 
cia, I, 251.) En Argentina (Segovia): **Cangalla, adj. Cobarde, 
înùtil, despreciable, hablando de una persona. En portugués, 
cangalho". En el Penî tiene significado casi igual (Segovia, 
Zerolo). En Colombia (Uribe), es "persona o animal enflaque- 
cido". En Chile es "pedazo de minerai robado por el minero" 
(Lenz). Lenz dice que |>odria pensarse en una etîmologîa aîma- 
râ: cancalli, delgado (en Bertonio). En Salamanca, cangallo es 
zancajo, objeto estropeado, y adj., andrajoso (Lamano). En 
table, cancallos son mimos. En gallego, cangallo es la rabadilla 
y también el escobajo del racimo de uvas (Cuveiro). 

CANGRO. s. m. Cancer, lo que roe. "iEse inero es un can- 
-groV (Reyes, Lagar, 15.) También en Colombia (Cuervo). La 
Academia trae Cangroso, anticuado. 

* CANILLA. s. f. En Andalucîa, lo mismo que en el Ecua- 
dor (Tobar), es solo la tibia de la pierna, y no el péroné ni el 
radio o el cùbito del brazo, ni el fémur, ni el hùmero, como 
parece decirlo la Academia. En Argentina (Segovia), la pier- 
na delgada. 

CANSINA. s. f. Persona o cosa cansada o molesta. "Hâga- 
lo por Dios, que es buen pagador. — De obras buenas, tîa Can- 
sina." (Caballero, Clemencia, I, 219.) 



3/6 MIGUEL DE TORO Y GISBERT 



CANTACUCO. s. m. ê ? "Cuyos olivos no son ningunos 
cantacucos, sino muy frondosos." (Valera, Juanita, 5.) 

CANTE. s. m. Canto. "Pues no le viene bien el nombre a 
esc cante/' (Caballero, Servilôn, 50.) 

{Como quieres que tcnga 
Gusto en el cante? 

(R. Marin, Cantos, III, 19.) 

— Suele usarse por canto del género flamenco. "Hubo su po- 
quito de cante." (Ganivet, Pio Cid, II, 204.) De uso gênerai en 
Espana para designar estos cantos. Lo usa Baroja (Busca, 44). 
En bable, cante es mûsîca determinada, sonsonete (Rato). — 
Cante jondo, el cante flamenco muy sentido. 

CANTEARSE. v. r. Instalarse. "Antolîn se canteô en su 
silla, restregando entre sus dos palmas la porcîôn de tabaco 
de un cigarro." (Rueda, Reja, 72.) 

CANTERO. s. m. ; ? "Sentados sobre un cantero tendido." 
(Rubio, Memorias, I, 75.) En bable, canteru es pîeza sobre 
que descansan las cabezas de pipas y toneles (Rato). 

CANTILLO. s. m. Esquina. (R. Marin, Cantos, IV, nota, 

p. 37^) 

Mâs baie ser jaragân 
Manteneor de cantiyos, 
Que no que n\os pian pan 
La mujer y los chiquiyos. 

(Idem, ibid., 342.) 

— Cuatro cantillos, juego de las cuatro esquinas. 
CANTI5ÎEAR. v. n. Canturrear. "Cantineô entre dientes." 
(Rueda, Reja, 179.) 
CANTISTA. s. m. Cantor. 

Cantor que est.ls cantando 
Y présumes de cantista. 

(R. Marin, Cantos, IV, 270.) 
Tb. de Murcia (Sevilla) y Salamanca (Lamano). 



VOCES ANDALUZAS 377 



CANTO. s. m. El espesor de una cosa. "Papel de canto 
dorado/' (Caballero, Cosa cumplida, 55.) 

CANTURRIA. s. f. Canturia, canto monôtono (Rueda, 
Bajo la parra, 220.) También se usa en el.Perû (Arona), en 
Argentina (Segovia) Pîo Baroja {Mala hicrha^ 135)» trae canturia, 

CANUTO. s. m. En canuto, loc adv. En hierba, en cieme. 
"Puede que ese rapabarbas sea un Bismarck en canuto/' (Na- 
vas, Pan nuestro de cada dîa, en Procurador Yerbabuena, 178.) 

CARA. s. {. iSarta de embutidos? "I^ campana de la 
chimenea, donde esta la cana de niorcillas como sarta de ne- 
gros dogales." (Rueda, Gusano, 11.) — Tarja. **Conozco a un 
granadino que, vaso tras vaso, ha hecho en un aguaducho una 
"cana" de doscientos reaies/' (Ganivet, Granada, 32.) — ^adj. De 
color de cana. **Si la faja en el présente es encamada o pur- 
pura, el venidero sera cana o escarolada." (Calderôn, Escenas, 
c. en Espana y espaiioles, 366.) Tb. de Chile (Roman). 

CASJADUZ. s. f. Cana dulce, cana de azùcar. "Esa cafiadù 
es pa ti, y vaya, jchavô! ivaya una cafiadù!" (Reyes, Golete- 
ra, 204.) En Colombia (Cuervo), canaduzal es sinon, de cana- 
veral. 

CARAMERA. s. f. pr, Gran, La Calamoherpes palustris, 
pâjaro. (Buen, Hist, nat., 433.) 

CA5ÎEAR. V. n. Beber canas. "Con el deliberado proposito 
de canear." (Trad, esp., I, 60.) 

CA5ÏERO. s. m. Bandeja de canas. **Uno o dos caneros del 
jugo menos catôlico de las vides montillanas." (Reyes, Nino de 
los caireles, 4.) — El que cuida de las canerîas. "Defensor de 
las alcantarillas, de los cauchiles y de los caneros." (Ganivet, 
Granada, 25.) 

CARt. adj. y s. m. Gitano (Besses). En Quindalé: **Cahài, 
cani, s. f. Gallina". **Un canî dice, casi llorando de la tajâ que 
disfnita." (H. Mir, Pedasos de vida, 3.) 

CANIZO. s. m. îPortezuela de canas? "Saliô al patio, abriô 
el canizo." (Castro, Luna limera, 20.) En Acad. es: **Tejido 



378 MIGUEL DE TORO Y GISBERT 



de canas que sirve para camas en la cria de gusanos de seda, 
armazôn en los toldos de los carros, sostén del yeso en los cie- 
los rasos, etc.". En Salamanca, portillo formado por dos palos 
verticales y très horizontales, para cerrar corrales (Lamano). 

* CARO. s. m. Grif o, llave : abre el cano de la pila. — *Como 
los canos del oro, fr. fig. Muy limpio, muy brillante. También 
se dice: Como los chorros del oro, 

CASfONCILLO. s. m. Pliegue menudo. "Enaguas con vo- 
lantes rizados a canoncillo." (Castro, Luna luttera, 3.) 

CAPA. s. f. Coserse las capas, fr. fig. Ponerse de acuerdo. 
'*E1 y ella se habrîan cosîo las capas y se habrian puesto de 
alcuerdo." (Rueda, Reja, 177.) 

CAPELLADA. s. f. Pala de la alpargata. "Abarcas o al- 
pargatas con las imprescindibles galgas liadas al tobillo y la 
capellà de escasas medidas." (Rueda, Gusano, 116.) Tb. Vene- 
zuela (P. Febres.) En Acad., sinon, de Puntera o "sobrepuesto 
o contrafuerte de cuero que se coloca en la punta de la pala 
del calzado En el ejemplo anterior parece u. en el sent, de pala, 
dado en Capcllada, 3, como Afnér. en la éd. XIV del Dic- 
cîonario. Cuervo, Apuntaciones, § 704, dice: "CapeUada, por 
la parte que cubre los dedos y principio del empeine, es anti- 
guo; llâmase también asî la parte superior del chapîn". Aduce 
Cuervo citas de Oviedo {Hist. de Indias, IV, 38) y de Qui- 
nones de Benavente {Entremeses, II, 57). La definiciôn de 
Cuervo se aplica perfectamente al ejemplo citado arriba. — 
Largo de capeUada, loc. adv. Largo. "Unos ocho mil reaies lar- 
gos de capellada." (Ganivet, Pio Cid, II, 163.) 

CAPIMONTE. s. m. Capa de monte. "El gabân, el capi- 
monte, el albornoz.'' (Calderôn, Escenas, 192.) 

CAPODAR. V. a. Capar, cercenar. "Capodô las figuras pa- 
sos y suertes de todo lo exubérante." (Calderôn, Escenas, 29.) 
En Acad. hay: ''Capolar, pr. Mure. Cortar la cabeza a imo^ 
degollarle". En gallego, capolar es dividir en trozos o cabos 
(Cuveiro). 



VOCES ANDALUZAS 379 



CAPUZ. s. m. îGolpe? ^Apabullo? "Los sosquines y capu- 
ces que de su mano y dialéctica probô en la Universidad." 
(Calderôn, Escenas, 85.) En Lope de Rueda» éd. Cotarelo, II, 
166, hay: "capuzarme la cabeza debajo de la ropa". 

CARA. s. f. *Cara de cuchara de peltre, fig. y fam. La muy 
larga, por la deformaciôn que sufre la figura del rostro al re- 
flejarse en lo interior de una cuchara metâlica: esa mujer tie- 
ne cara e cuchara e prête. — *El que le ha de besar le buscarâ 
la cara, fr. fig. y fam. con que se moteja al que se mete en 
lo que no le importa. — *Tener cara de alejijas, fr. fig. y fam. 
Parecer que uno ha comido alejijas (Acad.). V. Alejija, — 
Echarse a la cara, fn Tropezar, divîsar. "Al emparejar con un 
olivar se echaron a la cara al ladrôn." (Caballero, Gar^io- 

^«> I» 53) 

* CARAMANCHEL. s. m. Camaranchôn, chiribitil. Lo trae 

Zetolo. Tb. en Argentina (Selva, El Lengtmje, nûm. 23). 

CARCELERA. s. f. Copia andaluza cuyo asunto sucle to- 
marse de la vida de los presos. "El mejor tocaor de carceleras 
y tangos." (Reyes, Goletera, 35.) 

CARDO. s. m. Cardo cuco. "Variedad de cardo, de las mas 
punzantes. Mas âspero que un cardo cuco." (R. Marin, IJOO 
comparaciones, 28.) 

CAREAR. V. n. i ? "Dejar las bestias careando solas y lar- 
garse a la venta.'' (Reyes, Lagar, 161.) En Acad., v. a. "Diri- 
gir al ganado hacia alguna parte". En Salamanca, pastar, pa- 
cer (Lamano). 

CARGADO, DA. adj. Ebrio. **Mi mario esta malo y no pué 
con la cabesa de cargâ que la tiene." (Quintero, Buena som- 
bra, esc. XXII.) 

CARGO, s. m. Hacerse cargo, fr. fig. Avenirse a las circuns- 
tancias. **La cuarta potencia del aima, que es hacerse cargo." 
(Navas, Procttrador Ycrhahucna, 25.) — Hacerse los cargos, fr. 
Darse cnenta. 



VOCES ANDALUZAS 38 I 



coso. En Acad. hay: "Carraco, ca, adj. Viejo, achacoso o im- 
pedido por la mucha edad". 

CARRERTI.LA. s. f . ^ ? "Unas carrerillas de calor y frio 
me soplaban desde el espinazo." (Rubio, Memorias, III, 77,) 

CARRETILLA. s. f. Carrete pequeno. "Desarrollando la 
cinta que estaba enrollada en una carretilla/' (Valera, Juani- 
ta, 50.) Tl). en Chile (Roman) y Méjico (Ramos). En el Salva- 
dor, se dice carreta (Salazar). 

CARRO. s. m. Très en carro, el juego del alquerque o très 
en raya. (Cuervo, Apuntaciones, § 919.) — Echar el carro por 
en medio, fr. Echarlo todo a rodar. "Pascual echô el carro por 
en medio/* (Serrano Pedrosa, Emperaor, 12.) — Carro de los 
néuertos, carro funèbre (Trad, esp., I, 95.) En Chile se dice: 
el carro (Arona, art. Carrosa), 

CARTA. s. f. Echar caria al rey, fr. "Quizâs se llamô echar 
carta al rey al entretenimiento infantil consistente en quitar a 
las avispas aquello en que, segun graciosamente se dice, tienen 
la gracia y colocarles un papelito enrollado para echarlas a 
volar con él por lo del rey." (R. Marin, Cantos, II, 367.) — No 
sdhcr a que carta quedarse, fr. Dudar, vacilar. Tb. en Chile 
(Roman). 

CARTAMESfO, NA. adj. i ? "Los dulces higos cartamenos." 
{Cortés, Débiles fuertes, 72.) 

* CARTERA. s. f . Cartapacio con correa que suelen usar 
los ninos de la escuela. C. por Fed. Rubio (Memorias, II, 27.) 

CARTUCHO. s. m. Cucurucho. "Solo sirven a los almace- 
neros para cartuchos." (Caballero, Lâgrimas, 309.) También se 
tisa en America (Ramos, Picôn Febres, Membreno, Garzôn, 
Rodrîguez, Arona, Ceballos, Pichardo, Rivodô, Gagini, Batres, 
Salazar). 

CASA. s. f. Cctsa cuartel, îCuartel? "A la puerta de la casa- 
cuartel." (Navas, Procurador Yerbabuena, 147.) — Casa de 
abuela. îLa cârcel? "Unos salen para el hospital y otros para 
casa de abuela." (G. de Alba, Pueblo andaluz, 28.) — Casa de 



382 MIGUEL DE TORO Y GISBERT 



campo. "Constaba esta vîvienda, como la de muchos otros ri- 
cos hacendados de Andalucîa, de dos casas contiguas, en co- 
municaciôn: la de los amos, y la que se llama siempre casa de 
campo, aunque esté en el centro de la poblaciôn." (Valera. 
Dona Lus, 27.) Cf. el uso antiguo de Méjico, que usaba casas 
en plural. "Hacemos donacion de unos cuatro pares de casas 
que son y estân en dicha ciudad." (Donacion de 1541, c por 
Icazbalceta.) En Chile dan aùn el pi. casas a la casa de una 
hacienda. Tb. en el Perù significa casa grande (Arona). En 
Argentina: los edificios hechos para sus habitantes en las pro- 
piedades de campo. — Casa de dormir. "La casa de dormir se 
diferencia del cotarro en que en ella cada persona disfruta de 
una habitaciôn." (Trad. esp., I, 25.) — Casa de vecinos. "Es 
mas reducida que el corral. En ella el vecino disfruta por régla 
gênerai de mas de una habitaciôn." (Idem, îbid.) — Casa habi- 
tacion. Casa donde se vive. "El que no tiene fiesta en su casa 
habitaciôn, esta convidado en la del vecino." (H. Mir, Pedasos 
de vida, i.) Tb. Argentina (Segovia). — Casa hacienda. Casa 
situada en una hacienda de campo. "Fueron recibidos en la 
casa-hacienda.*' (Caballero, Elia, 51.) — Casa puerta. "La casa 
puerta, que asî se llaman los zaguanes en Andalucîa." (Rubio, 
Memorias, III, 92.) "En la casa puerta colgaba un farol ante 
una imagen del Senor." (Caballero, Familia de Alvareda, 255.) 
En Lope de Rueda, éd. Cotarelo, I, 138: "^Quién diablo te 
mete a ti a abrazar a hijo de nadie en la casa puerta?" — En 
casa, loc. adv. A casa. "Sobreponiéndose a su violenta repuisa, 
se fué en casa de Maria." (Caballero, Familia de Alvarc- 
da, 276.) "Déjà de ir todas las noches en casa de esas mozue- 
las." (Valera, Ilusiones, II, 45.) — De en casa, loc. adv. De 
casa. "Trâeme un jamon de en casa del Serrano." (Caballero,. 
Gaviota, I, 97.) 

CASACA. s. f. Tocar a casaca, ir. Pedir matrimonio. 

Soldado soy de a caballo, 
Lo que quieras te daré, 



VOCES ANDALUZAS 383 



Pero en tocando a casaca, 
No quiere mi coronel. 

(Caballero, Cosa cumplida, 142.) 

CASADO. s. m. Reunion. "Asîn quea arreglâ la eclaracion 
por el mesmo casao de las palabras." (Rueda, Gusano, 122.) 
Sentido anàlogo en Colombia (Uribe, art. Casao). 

iCASCABELES! interj. "jCascabeles!, exclamé don José." 
(Caballero, Servilôn, 48.) 

CASCAJO. s. m. Gisa vieja. "Ya habrîa pensado mudarse 
de su cascajo a la hermosa casa de la Calatrava." (Caballero, 
Elia, 142.) 

CASCANUECES. s. m. pr, MâL, Sev,, Gran, El Cocco- 
thraustes vulgaris, pàjaro. (Buen, Hist. nat., 449.) 

iCASCARAS! interj. "jCascaras! îQué mànera de mirar- 
me!" (Quintero, Buena sombra, esc. XXIII.) 

CASCARRABIETAS. com. Cascarrabias. "Usted fué siem- 
pre mas cascarrabietas que un sordo." (Caballero, Noche de 
Navidad, en Elia, 230.) 

CASCARRIAS. adj. fam. Cascado. ''Bailaban al compas de 
un piano cascarrias." (Cortés, Débiles fuertes, 73.) 

* CASCO. s. m. Gajo de naranja. También en Colombia 
(Uribe), Chile (Roman), Argentina (Garzôn). En Arona, ar- 
ticulo Câscara, hay cita de Hidalgo. 

CASETA. s. f. Casilla, barraca, en una feria. "El viento 
empana el limpio charolado de las casetas." (Rueda, Bajo la 
parra, 226.) 

CASILLA. s. f. "Llaman en Sevilla casilla al lugar que 
sirve de prision preventiva." {Trad, esp,, I, 64.) También en 
otras partes de Andalucîa. "Y tu también, o vais los dos a la 
casiya." (Quintero, Buena sombra, esc. XXV." — Centro de 
réunion. "La Casilla era y es todavia en algunos lugares el 
Casino y el Ateneo primitivos y castizos." (Valera, Juani- 

'û, 137.) 



384 MIGUEL DE TORO Y GISBERT 

CASILLAZO. s. m. Accîôn de encerrar en la casilla. "Le 
habrân dado un casillazo." (Trad. esp,, I, 64.) 

CASILLERO. s. m. ^Fuente con divisîones? "Los confites, 
alegrîas, roscos, se mostraban en un casîllero muy pintado y 
adomado con papel de colores." (Gilderôn, Escenas, c. en Es- 
pana y espanoles, 311.) — Meter a uno en el casiUero, fr. Hà- 
cerle entrar en razôn. "Quién pensaba que te diba a meter a 
tî en el casîllero." (Reyes, Moruchita, 13.) 

CASO. s. m. *Al caso, acaso: sî al caso viene, si al caso le 
preg^nta. También en Colombia (Cuervo, Apuntaciones, § 362). 
— *Si es caso, loc. adv. Acaso: si es caso saldrâs al anochecer. 
— *Por si caso, loc. adv. Por si acaso: te escribiré por si caso 
se te olvida la cita. 

CASONA.s. f. Caser6n»cas6n. (Urbano, Mundana! ruido,^ 305.) 

CASORIO. s. m. Casamiento. "Se trata de un casorio, y un 
casorio con su poquito de pimienta." (Calderôn, Escenas, 71.) 
En Acad. : "Casamiento hecho sin juicio ni consideracion o 
de poco lucîmiento". 

iCASPITINA! interj. "jCaspitina! jCerca de las doce!" 
(Caballero, Làgrimas, 242.) 

CASQUETE. s. m. A casquete quitado, loc. adv. Sin repa- 
ro, sin miramiento. "Usted, segiin parece, es un liberalito a cas- 
quete quitado." (Caballero, Servilôn, 39.) 

CASTARA. s. f. Broma, burla. "Entendâmonos. ^No sera 
una castana ?" (Quintero, Buena sombra, esc. XIV.) En Acad. : 
Dar a uno la castana, fr. fig. Chasquearle. "Dîcese de los se- 
rranos que pagan en castanas, frase que corrobora el pésimo 
concepto, si se tiene en cuenta que dar una castana équivale 
en Andalucîa a enganar a uno." (R. Marin, Cantos, III, 247.) 

CASTAfîERA. s. f . Ya tenemos a la castanera picada, frase 
équivalente a: se desgraciô la chata (véase). (P. Valdés, Her- 
mana, 144.) 

CASTIGO. s. m. ^Aliciente? "Ha de tener la sal por cas- 
tigo." (Caballero, Lâgrimas, 326.) 




VOCES ANDALUZAS 385 



* CASTILLO. s. m. Castillejo en que se ensenan los ninos 
a andar. 

CASTORA. s. f. Sombrero de copa. "El tiene gabina. cas- 
tora o como se llame." (Valera, Juanita, 80.) En Santander, 
sombrero (Mugica, Di\f/., 26). 

CASTROSA. s. f. Sombrero de copa. "Un sombrero de 
copa alta, que Respetilla llamaba gavina, chistera, colmena o 
castrosa." (Valera, Ilusiones, II, 272.) 

CASUAL. s. m. Casualidad. "Decîa que aquello jué un ca- 
sual." (Urbano, Mundanal ruido, 499.) 

CASUALIDAD. s. f. Dar la casualidad, fr. Suceder: diô 
la casualidad que vino mi amigo a casa. Tb. Argentina (Garzôn). 

* CATALAN, s. m. Especie de botijillo. — iPor los catala- 
nes!, expr. fam. "Anâloga significaciôn tienen... jAl instanti- 
to! i Enseguidita ! iYa estas fresco! iPor los catalanes! iLîm- 
piate, que estas de huevo!" (R. Marin, Cantos, III, 355.) "No 
voy ni por los catalanes." (Caballero, Gaviota, I, 94.) 

CATALINETA. s. f. ^Anteojo? "El cuadro siguiente, con- 
tinua diciendo el de la "catalineta'* (se trata del dueno de un 
cosmorama) " (Rueda. Rcja, 131.) — *Fam. Porciôn de excre- 
mento humano. 

CATANA. n. pr. dim. de Catalina. "^Usted, comadre Ca- 
tana?'' (Caballero, Elia, p. 120.) También en Cuba (Pichardo). 

CATAR. V. a. iCâtate!, interj. iMira! îToma! "Y catate 
que viene del rêvés, como un calcetîn." (Navas, Procurador 
Yerbabuena, 122.) 

CATE. s. m. Bofetada, golpe, paliza (Besses). 

i Ay que catc, que cate, que catc, 
i}\xé cate le diô! 

(Quintero, Buena sombra, esc. I.) 

Cf. Catorro, golpe, en Méjico (Ramos). 
CATETO. s. m. Paleto, palurdo. "Las candidas mozas y 
catetos crédulos." (Cortés, Débiles fuertes, 51.) 



386 MIGUEL DE TORO Y GISBERT 



CATETORRO. s. m. Cateto. "La humilde réunion de ca- 
tetorros." (Cortés, Débiles fucrfes, 82.) 

CATITE. s. m. Hacer catite, loc. i ? "Yo no me caso, ni 
que me jagan catite." (Reyes, Nino de los caireles, 15.) "Voy 
a ver si consigo jacerle catite el corazon a la gachî mas regra- 
ciosa." (Reyes, Moruchita, 13.) Cf. el alavés dar catite: ven- 
cer, derrotar, humillar (Barâibar). En Argentina, catitear es 
enredar la cometa de un nino con el hilo de otra (Garzon). 

CAZADORA. s. f. Americana, prenda de vestir. "Una ca- 
zadora remendada." (Ganivet, Pio Cid, II, 159.) "Holgadîsima 
cazadora." (Reyes, Goletera, 22.) 

CAZO. s. m. *Cacerola. Tb. en bable: casu (Rato). — *Hacer 
falta para una cosa un caso y una cuchara, fr. fig. Costar gran 
trabajo. 

* CAZOLETEAR. v. n. Cominear : ese hombre es aficiona- 
do a cazoletear. 

CEBO. s. m. V. Sebo. (Folk lore and., I, 15.) 

CEBOLLA. s. f. Morder ccholla, fr. fam. Rabiar. "La frui- 
cion soberana que todo pecho femenil tiene cuando ve morder 
cebolla al pobrete que bien ama." (Calderôn, Escenas, 9.) 

CEDAZO. s. m. Andar el cedaso. Cierto género de adivina- 
ciôn. "Se echar las habas y andar el cedazo." (Calderôn, Es- 
cenas, 159.) 

ŒGUERAS. s. f. pi. Enfermedad de la vista. "Esta cria- 
tura ha tenido cegueras cuando nina." (Ganivet, Pio Cid, I, 162.) 

CELESTE, adj. El que quiere céleste, que le cueste, V. Asul. 
U. tb. en Honduras (Membreno, art. El que quiere, etc.) y 
Chile (Roman). 

CENACHERO. s. m. El que lleva un cenacho. "Hay un 
participe que por la coacciôn que ejerce obtiene una parte de 
la pesca. Este es el guapo de playa, el cenachero." (Salillas, 
Hampa, c. en Espana y cspanolcs, 332.) 

* CENCERREAR. v. n. Moverse un diente flojo : ese nino 
tiene un diente cencerreando. En Aicardo, cita de Laso de 



VOCES ANDALUZAS 387 



Oropesa: "Se le comenzô a cencerrear la cerviz''. (Luciano, 
trad. lib. 4, éd. Burgos, 1588, p. 93.) 

CENCERRILLA. s. f. Cencerro pequeno. **Les habîan col- 
gado cencerros y cencerrillas." {Trad, esp., I, 86.) En pi., en 
Alava: colleras con campanilias para las caballerias. (Ba- 
raibar). 

CENIZA. s. f. pr. Mal, La Motacilla alba, pâjaro. (Buen, 
Hist. nat., 435.) — Volver ceniza a uno, fr. fig. ApabuUarlo. 
"Contigo me entierren, que esta razôn me ha vuelto ceniza/' 
(Calderôn, Escenas, 39.) 

CENIZO. s. m. pr. Mal. El Gircus cyaneus, ave de rapina. 
(Buen, Hist. nat., 412.) 

* CENSO. s. m. Ser mâs viejo que un censo, fr. fig. Ser 
muy viejo. 

CENTROS. s. m. pi. fig. ^Entranas? **Ademâs de tener mal 
ange y malos los centres, es un gachô to fantesîa.'' (Reyes, 
Nino, 5.) 

CEPA. s. f. La cepa. Conjunto de las familias de mâs anti- 
gua nobleza de Côrdoba. **Cordobesa de la Cepa." (Caballero, 
Elia, 96.) "jPues si mi madré es de la cepa!" (Idem, Lâgri- 
mas, 193.) 

* CEPORRO. s. m. fig. y fam. Persona muy gruesa y re- 
choncha. En Honduras (Membreno) es saporro, Tb. en Colom- 
bia, y en Costa Rica, saparruco (Gagini). En Zaragoza, cepu- 
rrio es cosa gruesa, disforme, inùtil. (Cejador, c. por Roman, 
art. Cepo.) 

CEREZA. s. f. Enredar las cerczas, fr. fig. Enredar un 
asunto. "Antes que la bruja enredara nuevamente las cerezas." 
(Rueda, Gusano, 198.) 

* CERILLERO, RA. s. m. y f . Fosforera. En Méjico, ceri- 
liera (Icazbalceta). 

* CERILLO. s. m. Fôsforo para encender, cerilla. También 
en Méjico (Ramo^ y Duarte). En Cuba (Pichardo), cerilla o 
librillo de cera. — ^Lamina de cera? **E1 panai que destila la 



3^8 MKiUEL DE TORO Y GISBERT 



miel i^oética exprimido y hechc an cerillo." (Cabal'.ero, Là- 
grimas, 289). 

* CERNÎCALO. s. m. En la acepciôn de "hombre ignorante 
y rudo" suele decirse: Ccrnicalo lagartijero, 

* CERRADO, DA. adj. Fig y fam. Poco inteligente. Tam- 
bién en Honduras (Membreno). — Ccrrado de mollcra, adj. Ce- 
rrado. Tb. argentino (Selva, crîtica de Afnericanismos) y Cu- 
bano (Pichardo). — ^Dîcese del lenguaje muy acentuado y difî- 
cil de entender: "acento andaluz cerrado". (Palacio Valdés, 
Herntana, 22.) Tb. en Argentina (Segovia), el que habla un 
idioma de modo incomprensible. Lo mismo en Méjico (Icaz- 
balc^ta) y Chile (Roman, con cita de Tirso de Molina). 

CERRILERO. s. m. Mozo que cuida los potros. "En el 
cortijo de Luis Dîaz estaba yo de cerrilero." {Folk lore and., 
1882-83, p. 487, c. de Aicardo). 

CERRO. <. m. *Irse por los cerros de Obeda, fr Tiene, ade- 
mâs de los sentidos que trac la Acad., el de desafinar al 
cantar. 

* CERULLO. s. m. Zurullo, excremento. Tb. Salvador (Sa- 
lazar). En C. Rica (Gagini), trozo de materia blanda, especial- 
mente negra. El cerullo andaluz es alli cerote, 

* CESTA. s. {. Estar en la cesta, meterse en la cesta, fr. fig. 
y fam. Ponerse pesado o cargante, especialmente un nino. 

CICHONERA. s. f. Chichonera. **Un papel que Ueva gra- 
vemente las iniciales del que la escribio y sobre las cuales se 
ve una corona en lugar de una cichonera." (Caballero, Là- 
grimas, 68.) 

CIELO. s. nu *Jii7ttârsek a uno el cielo con la iicrra, fr. 
Verse en grande apuro. También en Venezuela (Picôn Fe- 
bres, 339) y en Colombia (Cuervo, Apuntaciones, § 741). — En- 
friârscle a uno el ciclo de la boca, fr. **Ocurrida la muerte, 
que es cuando dicen los vecinos del corral que al enfermo se 
le enfriô el cielo de la boca." {Trad. esp,, I, 92.) 

CIENIO. adî. Cienfo en boca, î Confite menudo? **De tanta 



VOCES ANDALUZAS 389 



cosa como me iraen de mi casa, hasta no ver que os enmen- 
(lâis, a ninj^juna doy ni un ciento en boca." (Caballero, Lâ- 
grimas, y 4. — 'Una clase de cigarro? **Vegueros, pmeteles, re- 
galias y ciento en boca de la Habana." (Calderôn, Tïscenas. 220). 

CI ERRE. s. m. Cierre de cristales, el cierro de cristales (an- 
daluz en Acad., que yo no he oîdo nunca). '*Otro patio sin 
cierre de cristales." (P. Valdés, Hermana, 125.) 

CIERTO. adj. V. Ciertas vacas, 

CIGARRO. s. m. Cigarrillo de papel. "Diô comienzo a liar 
un cjgarro.'* (Reyes, Nino de los cairelcs, 2.) Tl). americano 
(Batres, Membreno, Roman, Salazar). — Cigarro con enmien- 
das. El cigarrillo que se hace utilizando la punta de otro me- 
dio fumado. "Anadiendo tabaco, liô un cigarro con enmien- 
das." (Castro, Luna lunera, 6.) — Echar un cigarro, fr. **Echar 
un cigarro es disfrutar de quince o veinte minutos de descan- 
so a mas del tiempo concedido para el almuerzo." (Trad, 

^^P'> I» 35) 

CIGÛESÎA. s. f, Pintar la cigiiena, fr. Pintarla, alardear de 

élégante. *'Que no ha quedao ni uno de los que aquî pintan la 

cigiiena que no le haiga tirao con bala explosiva." (Reyes, Go- 

letera, 143.) Tb. de Canarias (Zerolo, Legajo, 169). 

CIMA. s. f. Por cima, loc. adv. For encima. "Salté por cima 
de la tapia del corral." (Caballero, Familia de Alvareda, 334.) 

CINCO. adj. Los cinco, Los cinco sentidos. **En ello tcngo 
los cinco, pero con mi padre no valen razones." (Rueda, 
Reja, 19.) 

CINTtN. s. m. Cintilla, hilo. En el ejemplo siguiente, hilo 
de agua. "El caucecillo traîa sollozando un delgado cintîn." 
(Cortés, Débiles fuertes, 63.) 

CIRIO. s. m. Mâs qiiemado que un cirio, fr. V. Mâs quema- 
do que candela. "Esta esta noche mas quemâ que un cirio." 
(Reyes, Moriichita, 5.) 

* CITARILLA. s. f. El plinto de madera que se pone en 
la parte inferior del friso de las paredes. 



390 MIGUEL DE TORO Y GISBERT 

CLARINA. s. f. Clarin, en la plaza de toros. 

Brindo po usté, mosa r grasia 
Y que toquen la clarifia, 
Que esto se arrematà y a. 

(G. de Alba, en Pueblo andolus. 140.) 

CLARO. s. m. Claridad. "Empezaban los claros del dia a 
tenir de tonos blanquecinos el horizonte." (Reyes, Lagar, 306.) 

CLASE. s. f. De close, loc. adv, Distinguido. "Nuestros 
compaiieros no solo no eran gente de clase, sîno que pertene- 
cian a lo mâs vulgar." (Caballero, Cosa cumpUda, 167.) 

• CLAVADO, DA. adj. Ajustado: el vestido te esta ciava- 
do. En Argentina, lo que viene a la medida de! deseo, inévi- 
table, etc. 

CLAVEL, s. m. Clavel de arco iris. iClavel de varîos colo- 
Tes? "Le cambié las pétunias por unos claveles de arco iris." 
(Quintero, Flores, 22,) 

CLAVELÔN. s. m. iEspecie de clavel? En Acad.: "Planta 
compuesta, de flores amarillas, que crece en Méjico", Es la 
Tagetes erecia, de Colmeiro. "El clavelôn amariiio, emblema 
de la necedad," (Calderôn, Escenas, 8.) Hay otro elavelôn, en 
Cuba (Pichardo). 

CLAVELLINA. s. f. Clavellina del Tajo, s. m. pr. Cad. El 
Dianllms longicaulis, planta cariofilea. (Ferez Lara, Flor. gad.. 
Anales, t. 25.) En Acad. hay una ClavelHtia, que es "planta 
semejante al clavel comûn. pero de tallos, hojas y flores mâs 
pequenos". No la trae Colmeiro. 

CLAVELUNERA. s. f. Mata de clavellinas. 

iQuclindaclavellincra 
Que estoy viendo desde aqut! 

CR. Marin, Canios. II. 75-) 
CLAVETEADO. DA. adj. Clavado: zapatos claveteados. 



VOCES ANDALUZAS 39 1 



Pero Dios permitirà 
Que puerta adonde t' arrimes 
La cncucntrcs clabeteâ. 

(R. Marin, Cantos, III, 206.) 

CLAVO. s. m. De clavo pasadOf loc. Dîcese de lo muy sa- 
bido. También se encuentra: a clavo pasado. "Eso que tu dices 
me lo se yo a clavito pasado". (Reyes, Moruchita, 14.) 

ŒISOS. s. m. pi. Germ. Los ojos. (En Besses, no en Quin- 
dalé.) "Parpagueo de unos clisos que agonisan." (Femândez 
(iarcia, Reina de la Cava, 890. "^ No ve osté que clisos habilla cl 
anima?" (G. de Alba, en Pueblo andaluz, 36.) 

CLOTO. n. pr. dim. de Clotilde, "Mia, Cloto, que yo no 
he bebîo esta noche mas que una miajita." (Reyes, Moru- 
chita, 4.) 

COBRAR. V. a. Pedir o exigir lo debido. "Zeguramente 
vienen a cobrarme er pizo." (Quintero, Buena sombra, es- 
cena XV). Dice Cuervo, Apinitaciones, § 614: "Siendo comûn- 
mente el cobrar efecto del pedir o exigir lo debido, prédomina 
el ùltimo concepto, y viene naestro verbe a tomarse impropia- 
mente por pedir o exigir uno lo que otro le debe... Los espa- 
fioles usan este cobrar del mismo modo que aquî censurâmes " 
y aduce dos citas comprobantes, una anônima y otra de Lo- 
pez Silva (Migajas, p. 151.) Este uso de cobrar es gênerai en 
America (Icazbalceta, Rodriguez, Rivodô, Cevallos, Batres, 
Gagini, Tobar, ^lembreno, Palma, Salazar, Uribe, quien re- 
cuerda con este proposito. el refrân espanol: el mal cobra- 
dor hace mal pagador. 

COCINA. s. {. Chimenea. '*Una gran cocina o chimenea de 
campana, en cuyo fogôn podîa arder medio olivo." (Valera, 
Ilusiones, 98.) **Habîa una magnîfica cocina de senores, con 
chimenea de campana, de muchîsimo tiro, donde ardîa siempre 
durante la estaciôn frîa abundante lefia de olivo y de encina, 
...donde rnra vcz se guisaba." (Valera, Dona Lus, 28.) '*Se lia- 



392 MKÎUEL DE TORO Y GISBERT 



maba este otro cuarto la cocina baja de los senores, no porque 
alM se guisase nada, sino por una gran cocina o chimenea de 
campana." (Valera, Ilusioncs, 97.) 

COCINlLLA. s. f . ^ ? '*Tenian una cocinilla moruna donde 
guisaba la aperadora." (Valera, Dofm Lus, 35). 

COCIO. s. m. Un vaso de barro llamado también cuenco. 
(R. Marin, Cantos, IV, 502, nota.) 

En Calanda vende cocios. 
En Alcorisa puchcros. 

(Idem, ibid., 502.) 

En Murcia y Aragon vasija grande de barro para colar la 
ropa. (Se villa.) 

COCO. s. ni. Mono de pelo. **Esa endiablâ de Jetrudis, la 
del coco alto." (Cortés, Débiles fucrtes, 42.) "Coco griego, atra- 
vesado siempre por una biznaga." (Id., ibid, 53.) *'Recogido 
el pelo en élégante y altîsimo coco adornado de flores. (Reyes, 
Golctcra, 56.) — Perçai (Acad.) — En Cuba coco es el nansù (Pi- 
chardo). En bable, cocu es tela de camisas (Rato). En el Peru 
(Arona), coco es una tela de algodôn. 

COCHAR. V. a. pr, Gran. Golpear. "Los estribos pendula- 
ban sueltos, cochando los ijares.*' (Rubio, Memorias, III, 84.) 

COCHIFRITO, TA. adj. En Acad. es solo s. m. "Un ca- 
brito cochifrito.'' (Caballero, Lâgrimas, 88.) 

COCHINILLA. s. f. En Andalucia se suele llamar Cochi- 
nilla de San Anton al pequefio crustâceo terrestre llamado Co- 
chinilla en la Acad. (en fr. cloporte). "Perderâ la forma de 
mujer y se convertira en cochinilla de San Anton." (Valera, 
Juanita, 80.) 

COCHURA, s. f. Digestion. "No podîa jacer la cochura ni de 
un miajôn de pan." (Ganivet, Pio Cid, II, 131.) * 

CODO. s. m. A cse hay que darle en el codo para que ahra 



VOCES ANDALUZAS 393 



la tnano, fr. con que se moteja a los mezquinos. V. Hiieso de 
la Ale^s^ria. (Foîk lore andalu::, n.** 2, p. 68). En Cbile, darle 
a uno en cl coda, pedir con insistencia. (Roman.) 

COGER. V. a. Toniar un camino. **Cogi la trocha y pian, 
pian, me he andado las dos lee^ias". (Reyes, Liujar, 134.) Tam- 
bién de Colombia (Cuervo) y Costa Rica (Gagini). 

COGIDO. s. m. ]Mono. **E1 mono o cogido del cabello.** 
(Trad. est)., I, 262.) 

CO(K)TUnO, DA. adj. Orgulloso. 'TJona Ana (tan cogo- 
tuda la hahia hecho Dios) se avergonzaba de que su bijo ce- 
nase con las Civiles.'' Valera, Ilusioues, II, 24.) **\^ empera- 
triz mas cogotuda de Europa.'' (Ganivet, Pio Cid, I, 299.) — 
Tb. de Canarias (Zerolo, Legajo, 164), Argentina (Gar- 
zôn, Venezuela (P. Febres), Cuba (Pichardo), Colombia (La* 
nao), Sabînianca (Lamano). En el Perù (Palma), es ricacho 
de pueblo, en Chile (Roman), se aplica a la persona rica, in- 
fluyente. 

COHOLLO. s. m. Renuevo, esqueje. *^Para que agarren al 
sembrarlos, los cohollos de claveles tienen que ser robados." 
{Trad. esp., I, 249.) En Acad. Cogollo es solo ** Renuevo que 
arrojan los ârboles", pero Hsqtieje es "tallo o cogollo que se 
introduce en tierra para multiplicar la planta.'' En Costa Rica 
y Honduras, cojollo (Gagini, ^Tembreno). En Cuba y Salva- 
dor, cohollo (Pichardo, 81, Salazar). En Méjico, las dos for- 
mas (Ramos). 

COJETADA. s. f. Tranco que da el cojo. ''Para hacer burla 
de los cojos. recitando im verso a cada cojetada." (R. ^larin, 
Cantos, 1, 136.) 

COJITRAXCADA. s. f. Cojetada. "Andaba a cojitrancadas 
por la cocina." (Rueda, Gitsano, 215.) En Acad. Cojitranco es 
el "cojo travieso que anda inquieto de una parte a otra." En 
Colombia, cojitratiqitcar es cojear. (Uribe.) 

COJUMHRAL. s. m. **Cn cojumbral es el plantio de me- 
lones, maiz y legimibres sembrado en terreno hùmedo que el 



394 MIGUEL DE TORO Y GISBERT 



dueno del cortijo suele céder gratuitamente a las gentes del 
campo pobres/' (Caballero, Gaviota, 88.) *'Un cojumbral que 
sembré con mi primo Frasco/' (Id., Elia, 65.) 

COLA. s. f. "Cuando no queda en el fondo del lebrillo mas 
que el lîquido suficiente para echar la cola, se hace esta de- 
rramando un poco de aceite en las espesas zurrapas del gaz- 
pacbo." (Rueda. Gusano, 164.) — Puntilla, cabo de cigarro. "Mi 
puntilla o cola entre los labios." (Calderôn, Escenas, 223.) — Ser 
a la cola, fr. Ser muy bruto. muy torpe. Tb. Chile. (Roman.) 
'*Qué a la cola ères, Alonsillo.'' (Caballero, Cosa cumplida, 12.) 
Tb. Argentino (Segovia, 638.) 

COLADA. s. {. Metcr la mano en la colada, fr. Andar en 
un negocio. "También metiô alguna mano indina en la colada." 
(Rueda, Bajo la parra, 247.) 

COLETUDO, DA. adj. ^Descarado, desvergonzado ? **Ra- 
faeles coletudos andaluces, los ha habido." (Cortés, Débiles 
fuertes, 37.) En Cuervo, Apuntaciones, § 636, dice: **Coleto, 
descaro, desvergùenza, desuello; en sentido material es cierta 
vestidura d: cuero, de modo que en el traslaticio représenta a 
la persona como poco sensible a los sentimientos delicados; de 
ahi colctudo, vozo baja y vulgar.'' Tb. de G>lombia (Cuervo, 
Uribe.) ColetOy en Venezuela, es desvergiienza. (P. Febres.) 

* CÔLICO. s. m. Indigestion. 

COLICOSA. s. f. pr\ Mal, i Planta usada para tisanas es- 
tomacales? "Te jaré una taza e colicosa." (Reyes, Lagar, 255.) 

COLMO. s. m. Gran cantidad. "Le puso un colmo de besos 
en la boca." (Rueda, Gusano, 73.) 

COLOR. s. m. U. t. c. f. en Andalucîa. La Acad. dice en 
Color que U. t. c. s. f., pero este uso no es ya castellano, sino 
provincial. "Aterrada, muerta la color." (Castro, Luna, lune- 
ra, 12.) "Ni ha perdido la color, ni tiene ojeras." (Valera, Un- 
sioncs, 212.) "La color triguefia/' (Id., Pépita, 154.) Tb. en 
Ecuador (Tobar) y Cuenca (Lôpez Barrera). — "^ Color de peo 
(pedo) c tonto, fig. y fam. Color indefinible y mortecino. — 



VOCES ANDALUZAS 395 



Subido de color, loc. De color subido. '*Serâ una miajita subîo 
de color.'* (Reyes, Nino de los Caireles, 8.) 

COLORADO, DA. adj. "^ Mâs vale una vcz Colorado que 
c'icnto atnarillo, fr. Es preferible hablar con claridad desdc 
luego en un asunto enojoso. Tb. de Méjico (Icazbalceta). 

COLLERA, s. f. ;Par? **Porque si da en la flor de traér- 
melos por colleras (los hijos), como los palomos... ;apaga y 
vâmonos!'' (Quintero, Flores, 63.) En Acad. Collera de ye- 
gtias, o Cobra, 2, es "Cierto numéro de yeguas enlazadas y 
amaestradas para la trilla.*' En la éd. VIII agregaba "que han 
de ser cinco a lo menos". En Argentina (Segovia) es "yunta 
de aves y otros animales, por sinécdoque", y "juego de dos 
botones iguales u otros objetos semejantes*'. También se usa 
en Chile en ambas acepciones. (Echeverrîa.) 

COMBA. s. f. Postura en el juego del mismo nombre (/i7 
derecho en Acad.), que toma el muchacho por encima del cual 
han de .saltar los demas. "Pônese un muchacho de comba y 
cada uno de los demas va tomando la carrera necesaria y sal- 
tando por encima de él con las piernas abiertas." (R. Marin, 
Cantos, 1, 173.) 

COMODtN, s. m. i ? Yegua con su comodîn, como la de un 
ricacho.'* (Castro, Lutta Inncra, 10). 

* COMODÔN, NA, adj. Aficionado a sus comodidades. En 
Méjico, contodin. (Icazbalceta.) 

CON. prep. En casa de. **Se viste con el mejor sastre. 
(Valera, Ilusiones, 43.) **Se vestîa con los mejores sastres. 
(Id., Pépita, 137.) Tb. de Méjico (Ramos). 

CONCHA. s. f. Parte de la silla de montar. "Jinete en un 
caballo, con un retaco en la concha.'' (Reyes, Lagar, 61.) — Pua 
para tocar la bandurria. (Rueda, Keja, 112.) 

COXCHAVAR. V. n. Convenir. "La prenda que a mi me 
conchave ha de tener très pares de tacones.'' (Caballero, Lâ- 
grimas, 326.) En Acad. Conchabar es "unir, juntar, asociar'* 
y como reflexivo *'unirse dos o mas personas para algun fin. 



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39^ MKiUEL DE TORO Y GISBERT 



Tômase pov lo coniùn en mala parte". En Condiahanza halla- 
mos un sentido anâlogo al de nuestro ejeniplo '^acomodaciôn. 
conveniencia de una per.-^ona en algùn lugar". En Colombie 
(Uribe), Concliabar es **ajustar, contratar, destajar''. En Chile 
(Echeverria) es "ajustar, contratar un trabajo, especialmente 
en el servicio doméstico''. En Argentina (Segovia), "toniar 
peones o sirvientes para que trabajen a sueldo*' y conio refle- 
xivo, **colc)carse a sueldo una persona como sirviente o peôn". 
En Venezuela (Picon Febres), Conchabado "vale exactamente 
lo niismo que el Criado de la Academia Espaiiola en la segunda 
de sus acepciones". En Méjico (Ramos), Conchabar es *\sose- 
gar, calmar''. En Salamanca conchabarsc es ''confabularse. 
concertarse" (î^mano). 

CONFITE, s. m. Confite de monja, fanega de frigo, prov. 
V. Mas caro que biscocho de monja. {Folk lore andaluz, n." 2, 
pagina 66.) 

CONFORMIDAD. s. f. Manera. '^El jefe e la maja espri- 
caba de esta conformiâ la cosa.'' (Rueda, Gtfsano, 122.) 

CONSENTIDAD. s. f. Consentimiento. '*Hay que etermi- 
nar casarse. — ;Sin la consentiâ?" (Rueda, Reja, 22.) *'De casa 
no bas de salir sin mi consentiâ." (Id., ibid., 39.) 

CONSENTI RSE. v. r. Consentir. "Tan y mientras el tio 
Juan no se consienta." (Reyes, Lagar, no.) 

CONSTIPADO, DA. adj. Estrenido. **Estâ malo del vien- 
trecillo. Debe estar un poco constipado." (Ganiver, Pw CiV/, II, 
63.) En Acad. Constipaciôn de vient re es sinon, de Estreni- 
m tenta. 

CONTAR. V. n. Constar. ''Y cuenta que yo tengo buen 
gusti).*' (Valera, Juanita, i6().) 

CONTRA BANDISTA. s. f. .: Cancion andaluza ? "Ni el 
contrabandista, ni la caiîa, sino una cancion llorona.*' (Caba- 
llero, Gaviota, II, 22^) 

CONTRADIÔS. s. m. Pain. Barbaridad, enormidad. '' i^o 
era eslo un contra-Dios?" (Cortés, Débiles fnertes, 62.) 



_ ■ 



VOCES ANDALUZAS 397 



CONTRARIA, s. f. Por la contraria, loc. Por lo contrario. 
^'En mi pecho sucede por la contraria/' (R. Marin, Can- 
tos, II, 247.) 

CONVERSACIÔN. s. f. Pedir la conversacion, fr. "El pue- 
blo andaluz emplea otra locuciôn para explicar el deseo de un 
hombre para cntablar relaciones amorosas con la mujer à quien 
ama. y es pedir la conversaciôn. (Trad, csp., I, 74.) 

COPA. s. f. Por cof^as, loc. adv. En gran cantidad, sin tasa: 
pedir por copas. Tb. en Venezuela (P. Febres, art. Hurumaco; 
en el Perù (Arona, art. Consolidado). 

CORAJE. s. m. **Poder, gracia majestuosa que se impone y 
subyuga." (R. Marin, Cantos, II, 100.) 

CORCOVARSE. V. r. Hacer corcovas. **Corcovàndose y ca- 
racoleando con gallardos movimientos." (Rueda, Bajo la pa- 
rra, 207.) 

CORDELES. s. m. pi. pr. Gran. Una figura del juego de 
la madejita. **Desde la cunita a los cordeles." (Rubio, Me- 
ntorias, I, 74.) 

CORNEJA. s. f. En Acad. sinon, de Buharro. ''En otros pun- 
tos de Andalucia denominan al mochuelo corneja. **(^^^2ill^^^» 
Callar en vida, en Elia, 247.) 

CORXETA. s. f. Cornetilla. pimiento. **Las mil ristras de 
guindillas y cornetas que en tal dia se consumen. (Valera, 
Juanita, 283.) 

CORONEL. adj. fam. Cornudo. 

Si te casas en Osiina, 
Mira primcro con quién, 
Mira no des con arguna 
Que te jaga coroné 
De los cuernos de la luna. 

(R. Marin, Cantos, IV, 469.) 

'*E1 pueblo suele llamar coroneles à los cornudos por la se- 

mejanza de aquella palabra con corona." (Id.» ihid, 508, nota.) 

COROZA. s. f. pr. Cord, *'En la Rambla. villa no distante 




398 MIi;UEL DE TORO Y (IISBEKT 

de Côrdoba, se da esic nombre al juego del infernâculo o 
reina niora." (Trad. esf., III, 194.) Cuer/o (JpiiHtaciotics, 
§ 1.009), ^^ quîen tomo la cita, piensa que no séria imposible 
que tuviese relaciôn con este nombre el de Golosa, que le dan 
en Colonibia a este juego. 

CORR.XL. s. m. "Ltaniamos corral en Andaiucia a la parte 
de la casa que se destina a crîadero de gallina^; y otros anima- 
les domésticos." {Trad. esp., I, 21.)— éCamiK)? "A las faldas 
del Veleta, donde liabia unos corrales cercados." (Ganivet, Pio 
Cid, II. 116. — Corral de z'ccindad. Casa de vcjinos. (Acad.). 
También se dice: Corral de vccinos. "Si van desapareciendo 
los corrales de las casas, aumenlan en cambio las que podria- 
mos llamar casas-eorrales, conocidas con el nombre de corrales 
de vecinos." (Trad. esp., I, 22.) 

CORRALEJA. s. f. dini. de Corral. "Se dirige a la corra- 
leja." (Rueda. Bajo la parra. 231.) Tb. de Colombia (Uribe). 

CORREO. s, m. Corrco palomo i ? "Mas diligente que un 
correo palomo." (Caballero, Elia, 97.) 

CORRERRIOS. s. m. pr. Scv. y Cad. El Charadrius kiaticula 
ave zancudà. (Buen, Hht. iiat., 466.) 

CORRIDA, s. f. Romance largo. "Romances que seiialan 
con el nombre de corridas, sin duda por comraposicion a los 
polos, tonadas y tiranas, que se cantan por copias o cstrofas 
sueltas." (Calderôn, Esccnas. 164.} Otra cita de Valera en Ro- 
man, articulo Corrido, quien lo toma por errata. 

CORRIDO, DA. adj. I^rgo. "Por no haber cdiado bien co- 
rrida la libra." (Rueda, Bajo la parra. 158.) — Corrido de la Cos- 
ta. Romance o jàcara que se suele acompaiiar con la guitarra al 
son de! fandango. (Acad.). U. t. la voz corrido. cnn igual sen- 
tido en Venezuela (P. Febres), en Chile (Romin), y en Fili- 
>inas (Blumentritl, c. Arona. — De corrido, loc. adv. De co- 
i: leer de corrido. También en Colombia (Cuervo) Méjîco 
nos), Guatemala (Batres, art. De corrido), Salvador (Sala- 
art. De corrido). Cbile (Roman). 



VOCES ANDALUZAS 399 



♦iCORRIENTE! interj. Bien, perfectamcnte. Tb. del Peru 
(Arona). 

CORRUCO. s. m. ^Pastelillo duro? En Acad. Corrusco es 
"mendrugo**. "Corrucos y rosquitos de garbanzos." (Cortés, 
Débiles fuertes, 74.) — U. t. c. n. pr. en la especie de loc. pro- 
verbial siguiente: "Pero seiiâ Rosalîa, ^estâ usted como Co- 
rruco? ino me ve?*' (Id., ibid., 75.) 

CORSO, s. m. Annado en corso, fr. fig. Airado, irritado. 
**Y armada en corso la cara, diô un revuelo y se alejô/' (Re- 
yes, Lagar, 100.) 

CORTADITO. s. m. Cortado, vaso. "î No quiere usté aguar- 
diente?, repuso Carmen, llenando unos cortaditos." (Cortés, 
Débiles fuertes, 78.) 

CORTADO. s. m. Cortadillo, vaso. "Ven acâ y toma un 
cortao, a ver si se te quita el hipo." (Reyes, Goletcra, 206.) 

CORTE. s. m. Navaja. **Metiô mano al corte y se fué pa 
el chavalillo." (Reyes, Lagar, 69.) — Corte de mangas. Ade- 
mân grosero hecho con la mano y el brazo (lo trae Besses). 
"Las burlas de acciones son aùn nioneda corriente en Anda- 
lucia> como... echar cortes de mangas." (R. Marin, Cantos, V, 
50.) En Argentina: corte de manga (Segovia). 
En Argentina: corte de ntanga (Segovia). 

COSA. s. f. pi. Fam, Ocurrencias, genialidades. Suele es- 
cribirse en bastardilla para darle a la palabra este sentido es- 
pecial. "Mi pariente tiene cosas,'' (Navas, Pan nuestro, en 
Procurador Yerbabuena, 175.) "Cual tiene mas facultades y 
cual se trae mas cosas/* (Hernândez Mir, Pedazos de vida, 12.) 
— Como si tal cosa, fr. Como si nada hubiese ocurrido. "La 
hablô y como si tal cosa." (Valera, Ilusiones, 177.) Tb. Ar- 
gentino (Garzôn, art. Cotno), Chile (Roman). — V. Fulano, — 
A cSsa hecha, loc. adv. De intento, sent. dif. de Acad. Lo mis- 
mo en Argentina (Segovia, 631). 

* COSCURRÔN. s. m. Pedazo de pan frito : tortilla de cos- 
currones, También se oye Coscorron. En Colombia se usa esta 



400 MltîUEL DE TORO Y GISBERT 

ûltima forma (Ciiervo). Cuscurro, en Aragon, mendrugo. 
Tl) curniito, conio en Vizcaya, segûn Mugica, Diài., 65. En 
Salamanca. cuscurro es mendrugo (Lamano). 
COSIDO. DA. adj. Valiente. 

Naidc aqui cobra el barato 
M^s que este moso coslo. 

(G. de Alba, en Puehh aiidalu:, 156.) 

COSTILLA. s. f. Trampa para cazar pâjaros. 

Eh:ijo c la tierra estoy 
Knseilando U comia; 
Er que la bcnga a probi 

H.1 de costnrlc la bîa. (La costilhi para uazar 
pSjaros. 

(R. Marin. Ciiiiin.', I. 373.) 

COSTILl.ÔX, \A. adj. fam. Holgazàn. "E.sds fiojonazos 
costillones, que se pasan la vida sostenieiido las esqiiinas." 
(Caballero, Clcnicucia, 1. 215.) 

COST(,>. s. m. A cosfo y costu. V. A costo y costas en Acad. 
"Conio todo en ella se hacia a costo y costa." (Calderôn, Es- 
ccnas, 22S.) 

* COSTVKA. s. f. Meter en cosliira, fr. Avasallar, iîometer. 

COSTUREKO. s. m. Cuarto dondc se t-ose. "Al ver salir 
a D. Roque y dirigirse liacia el costurero." (Caballero, Lâgri- 
Bwi.t, 207.) También en Colombîa (Cuervo). Argentina (Sego- 
vja). Méjito (Irazlialcela). ("iuatemala (Batres), Venezuela (H- 
con Febres). Chile (Garzôn, y Santandcr (Huidubro. Palabras). 

COTARRO. s. m. "El colarro es el lugar de «na casa en 
donde, por cantidad insignificante (dos cuarlos es el precio co- 
rriente), pasan la noche los pobres." (Trad. es[>.. I, 24.) 

CRAQUEAR. v. n. Graznar el pato. "ï.os patos. asustados, 
xaquearon." (Castro. Lutta, luncra, 20.) 

CRISMAZO. s. in. Golpe dado con la cabeza. "Que lindo 



VOCES ANDAI.UZAS 4OI 



crismazo he pegao en er partinillo/' (Biirgos, Boda de Luis 
Alonso, 47.) **il)a a dar el crismazo mayor que diô hombre 
nacido/' (Riieda. Rcja, 155.) 
CRISTAL, s. m. Vaso. 

çDônde hay gusto como enlrar 
Cuatro amiî^uitos leales 
En casa de un montantes r 
— ;Enjua£;ue iistt^ esos cristalesî 

(R. Marin, Catitos. IV, 417.) 

Tb. en Costa Rica (Gagini.) — Xifia de los ojos. **Se me ponen 
nubes en los cristales de los ojos.'' (Reyes, Lagar, 2()2.) 

CRISTALERA. s. f. Vidriera. **Parecia por lo fregoteado 
(el suelo de ladrillos) una cristalera roja/' Cortés, Débiles 
f nerf es, 58.) 

CRISTC). n. pr. Hacer cl cristo, fr. Padecer mucho. **y que 
yo sola sea la que liaga el Cristo." ((lanivet. Pîo Cid, i, 300.) 
** Mercedes iha a Madrid a hacer el Cristo en manos de su 
amante/' (Idem, ihid., II, 222.) — Xi Cristo que lo fuiidô, locu- 
cion familiar que se usa para negar rotundamente luia cosa. 
^'Aquella tierra ni es tal tierra ni Cristo que lo fundô." (Alar- 
con, Historié tas uacionalcs, 236.) 

♦CRISTOBICAS. n. pr. dim. de Cristôbal. 

CRCDILLO. s. m. Una tela. '^Con su traje de crudillo.'' 
(Reyes, Lagar. 131.) En Chile. tela hasta para bolsillos y ar- 
madura de vestidos (Roman): en Méjico, harpillera (Ramos); 
en Argentina, criido es lienzo grueso no curado (Segovia), y 
en Chile es tela fuerte para forrar o embalar (Roman). 

CRUZ. s. f. ''Mas herdâ qu'estas son crnses. También se 
■dice: Por estas que son cruses. Se dice metiendo los dedos de 
una mano en los de otra, en forma de cruces." (R. Marin, 
1300 comparaeiones, 29.) (Idem, Cantos, III, 313.) — Crtiz de 
Mavo. "Ayer fué dia de la Cruz y estuvo el lugar muy anima- 
do. En la calle hubo seis o siete cruces de mayo Uenas de flo- 



402 MIGUEL DE TORO Y GISBERT 

res." (V^alera, Pépita, yj). En Acad., Mayo, 3, es *'ârbol o 
palo alto adornado de cintas, frutas y otras cosas, que se pone 
en los pueblos en un lugar pùblico, adonde, durante el mes de 
Mayo, concurren los mozos y mozas a divertirse con bailes y 
otros festejos/' — Crus y lus, loc. Ya.estâ, se acabo. **Si osté 
me dice que me tire por un tajo de cabeza, me tiro, y cruz y 
luz/' (Ganivet, Pto Cid, II, 83.) — En crus y en cuadro. i ? *'Se 
mos queô en cruz y cuadro el olivar y en cuadro y cruz los 
almendrales/' (Reyes, Lagar, 14.) En Acad.: **Quedarse uno 
en cruz y en cuadro, fr. fig. y fam. Venir a ser misérable y 
pobre por haber perdido cuanto ténia". 

CRUZADILLO. s. m. ^Cierta cinta? "Adornô los bordes 
con cruzadillo." (Ganivet, Pîo Cid, I, 142.) 

CUACO, CA. adj y s. Rudo, ganso, ignorante. (Caballero^ 
Cîemencia. Vocabulario.) **Porque todos son unos zoquetes, 
unos cuacos.'' (Idem, ihid., 239.) En Méjico (Ramos, Icazbal- 
ceta), Cuaco es caballo, y también cuerno, asta (Ramos). 

eu A J AD A. adj. Dîcese de la bebida trabada por la acciôn 
del frîo. "iHelâ cuajâ!'* (Cortés, Débiles fuertes, 74.) î Bebida 
helada? "El agua estaba mas fresca que la "cuajaîta." "Cortés, 
Débiles fuertes, 72.) 

CU.AJAR. V. a. Agarrar el sueno. 

Cuando me meto en la cama 
No pucdo cuajar el sueno. 

(R. Marin, Cantos, II, 302.) 

Dormirse prof undamente : esta el nino cuajaito de sueno. 
— V. n. Sazonarse ciertos frutos en lèche. 

La mailana de San Juna 
Cuaja la almendra y la nuez. 

{Trad, esp,, I, 255.) 
eu AL. adv. Como. "Era de ver cual el barco era el juguete 



VOCES ANDALUZAS 4O3 



de las olas/' (Caballero, Lâgrimas, 14.) Uso anâlogo en Chile 
(Roman): ^cuâl es que viniste a mi llamada? 

* CUANTICO (En), m. adv. fam. En cuanto, en seguida 
que. Citantito en Argentina (Garzon). 

CUANTO QUE (En), m. adv. En cuanto. **En cuanto que 
las faldas de Araceli asomaban entre el canizo alto, el gallo 
caracoleaba galantementc." (Castro» Lima limera, 11.) — Mien- 
t'-as. '*Le he de morder el rabo en cuanto que lo perdido no 
aparezca." (Trad. esp., I, 232.) 

CUARTEAR. v. a. ; ? 

Curriyo, ve con ciidiao, 
Que er bicho est.4 mu entero, 
Cuartéalo con salero 
Y arrîmalo jasia acâ, 
Que a los pies de este pimpoyo 
Ouieo venî a darle la muerte. 

(G. de Alba, en Puehlo andaluz, 140.) 

— Hender, rajar. **Con lo que he dicho no le he cuarteao a 
nadie un tabique.'' (Reyes, Moriichita, 12.) En Acad., Cuar- 
tearsc es "henderse, rajarse una pared o un techo''. En Vene- 
zuela: estar uno al acecho de que partido ha de ganar, para 
arrimarse a él. (P. Febres.) 

CUARTERÔN. s. m. pr. Sci'. '*Entendiéndose en Sevilla 
por cuarterôn la cuarta parte de una hogaza de pan (ocho bo- 
llos).'* (Trad. esp., I, 34.) — Cuarto en que se cortaba el cuerpo 
de los ajusticiados. 

Si la carne de mi cuerpo 
La jisieran cuarterones, 
No lo sintiera yo tanto 
Como siento tus rasones. 

(R. Marin, Cantos, III, 109.) 
CUARTO. s. m. Que euatro, o que ocho cuartos!, fr. que 



404 MIGUEL DE TORO Y GISBERT 



corresponde a la académica: iqué nino envuelto, o muerto! 
";Qué sueno ni que ocho cuartos!'' (Reyes, Lagar, 103.) — Dar 
un cuarto al pregonero, fr. fig. Hacer pùblica una cosa, causar 
un escândalo. "Dan. como suele decirse, un cuarto al pregone- 
ro." (Valera, Doîta Lus, 116.) 

CCBICA. s. f. pr. Sev. Lo que le viene a uno como de mol- 
de: ha logrado una cûbica, no tiene mala cûbica." {Folk lore 
andalua, I, 15.) 

* CUCAMOXAS. s. f. pi. En Andalucia se suele decir: 
cucas monas. 

CUCHARA. s. f. Media cuchara. Mediania. **Es justamente 
la que no> peta a las médias cucharas." (Caballero, Gazio- 
ta, II, 96.) En Méjico (Icazbalceta), mcdia cuchara es albanil 
que no puede trabajar como oficial. — "^Estar uno para que lo 
recojan cou cuchara, fr. fig. Estar derretido, enamorado o muy 
alicaido. Lo mismo en Venezuela (Picon Febres, 334.) También 
se dice: Podersc corner con cuchara. "El pobre Antoîïuelo es- 
taba tal que se le podian comer con cuchara." (Valera, Jua- 
nita, 245.) 

CUCHARETA. s. f. pr. Sev. La Platalea leucopodia, ave 
zancuda. (Buen, Hist. nat., 479.) — pr. Sev. La Spatula clypeata, 
ave zancuda. (Idem, ibid., 481.) Tb. de Cuba (Pichardo). 

CUCHILLA. s. f. Cuchillo de las médias. 

^Quién te ha hecho esas médias, 
Rico torero, 

Qu'en las cuchiyas yebas 
Toito el ensierro? 

(R. Marîn, Cantos, IV. 534.) 

"Calceta de pie o cuchilla, catorce reaies." (F. Caballero, 
o. en Espana y esparwles, 292.) En Méjico, Honduras y Colom- 
bia (Membreno, Icazbalceta, Lanao), cuchillo de los vestidoi. 

* CUCHITRIL. s. m. Rincôn, chiribitil. El Cnchitril de la 
Academia es lo mismo que cochitril, "habitaciôn estrecha y 
desaseada". 



VOCES ANDALUZAS 4O5 



* CUCHUFLETERO, RA. adj. Aficionado a decir cuchu- 
fletas. 

CUELLISACADO, DA. adj. Desvergonzado. **Calla, cuelli- 
sacada, le dijo su niadre." (Cal)allero, Clemencia, I, 33.) *'Se- 
pas, cuellisacado. que hasta les veintiùn anos.'* (Idem, Lâgri- 
mes, 359.) 

CUENTA. s. t. Tencr cuenta de algo, tr. Cuidar de ello. 
^*Tù, a vé si tienes cuenta de esto, mientras voy aqui junto.*' 
(Quintero, Buetw. sombra, IV.) 

CUERDA. s. f . Por bajo de cuerda, loc. En Acad. : por de- 
bajo de cuerda. **Por bajo de cuerda, se le ofreciô conio agente 
électoral." (Xavas. Proeurador Yerbabuena, iio.) Tb. de Ar- 
gentina (Garzôn). — Esiar en la cuerda de uno, loc. Ser de su 
gusto. ''Preteria, en punto a cîrculos. aquellos que estaban en 
su cuerda." (Caballero, Clemencia, 1, 88.) En Venezuela, se 
usa ser de la cuerda, en sentido anâlogo (P. Febres, 354.) 

CUERXO. Cnerno alcttca. Cuerno que usan '«os labrado- 
res para llevar el aceite y el vinagre para el gazpacho. Son dos, 
unidos por una cadenilla. "Los dos cuernos-alcuzas, uno de 
aceite y otro de vinagre." (Castro, Luna lu liera, 8.) En Vene- 
zuela se usan estas vasijas y se les da el nonil)re de cachos 
(Picôn Febres). 

CUERPO. s. m. Piso. **En la misnia casa, en el cuerpo que 
estaba sobre el que ella habitaba.'' (Caballero, Cosa cumpli- 
da, 124.) — Cuerpo de campanas. ;^ ? "La luz débil del cuerpo 
de campanas de la (iiralda." (Ferndndez Garcia, Reina de la 
Cava, ^c)o.)- -Cuerpo de casa. "Criadas de las que llaman por 
alla de cuerpo de casa, esto es, que servian para fregar, aljo- 
fifar, enjabe^gar." (Valera. Dofia Lu::, 34.) '*Segundo, que la 
mujer de cuerpo de casa se bebia el vino.*' (Cal)«illero, Clc- 
niencia, I, 48.) 

* CUESTI6X. s. f. Cosa, ivgocio: es cuestion de tiempo, Li 
cuestion es cuie no tengo dinero. Tb. argentino (Garzon). 

CUIDADO. s. m. Embarazo. ^^Cuando yo saïga de mi cui- 



406 MIGUEL DE TORO V GISBERT 



dado... habrâ que toniar una ninera/* (Ganivet, Pio Cid, II, 
307.) Tb. de Méjico (ïcazbalceta) y de Argentina (Garzôn). 

CUJÔN. s. m. ^ ? **La sobre-enjalma, de la que salia el blan- 
do y comodo cujôn de las ancas." (Rueda, Reja, 170.) En 
Academia, Cujon es sinon, de Cogujôn, "cualquiera de las 
puntas que forman los colchones, almohadas, serones, etc.". 

CULEBRA. s. f. V. Culebrilla, 

CULEBRILLA. s. f. *'La culebrilla o culebra, que no es 
sino el herpès zona." (R. Marin. Cantos, I, 463.) 

CULEBROSO. SA. adj. "Dona Manolita, alias la Culebro- 
sa, por su extraordinaria viveza." (Valera, Donc Lus, 44). 

CULIBLANCO. s. m. pr. Gran. y Scv. La Saxicola Icucu- 
ra, pâjaro. (Buen, Hist. nat., 427.) En Alava, la MotacUla alba 
(Barâibar). 

* CULICO. s. m. dim. de Ctdo. Scr una persona culico veOy 
culico me da deseo, fr. Ser muy ansiosa y deseosa. 

CULILLO. s. in. dim. de Culo. Culillo de mal asiento, fam. 
Persona inquiéta y buUiciosa. "No paraba en ninguna parte, 
porque era un culillo de mal asiento." (Ganivet, Pio Cid,, II, 21.) 

CULITO. s. m. dim. de Culo. *Quien no castiga culito, no 

castiga culaso, fr. fam. que aconseja que se corrijan los vicios 

^n la nirîez. — 

Sana, sana, cuiito de rana. 
Si no sanas hoy, sanarAs mafiana. 

(Rubio, Memorias, I, 54.) 

Versos que dice la madré al nino cuando hace algùn dano. 

CULO. s. m. *Haccrle a uno cl culo chafc que chafc. fr. Es- 
tar muy intranquilo, o tener gran deseo de hacer o decir algo. 
— *Cm/o pajarcro, fam. El trasero desnudo: una paliza a culo 
pajarero. Tb. en Vizcaya (Mugica, Dial, 65) y Alava (Barâi- 
bar). — "^^Qué tienc que ver el culo con las temperas? , fr. que 
se dicc para indicar que no tienen nada que ver dos cosas entre 
5i. Tb. argentino (Garzon). También se dice'. ^Qué ticnc que ver 



VOCES ANDALUZAS 4O7 



el jabôn con el hilo ncgrof — *Poner cl culo en pompa, fr. Do- 
llar el cuerpo, poniendo de nianifiesto êl trasero. 

CULÔN, NA. adj. Dîcese de los pâjaros que aùn no tienen 
pluma en la rabadilla. **Cuando los pâjaros son culoncillos." 
(Ganivet, Pio Cid, II, 236.) 

Tû tie'n la cabesa un nîo 
E pajariyos culones. 

(R. Marin, Cantos, III, 332. 

CUMBAR. V. a. Combar, doblar. "Cumbando el talle de ma- 
nera que el vestido mostraba la alta bota." (Castro, Luna lu- 
ncra, 10.) 

CUNDINGA. s. f. Gcrm. îVergùenza? "Me gustan las mu- 
jeres con poca ropa y los hombres con mucha cundinga." (Re- 
yes, Nino, 18.) 

CUNDIS. s. m. Cierto bollo de pan. "Uno o dos bollos 
(cundis, albarditas, bobas, que estos nombres tienen)." {Trad, 
es p., I, 34.) 

CUNITA. s. f. Una de las figuras del juego de la madejita. 
"'Desde la madejita a los cordeles." (Rubio, Memorias, I, 74.) 
En Chile. el juego se llama cnna (Roman). 

CUNO. s. m. Cuna. 

NiRo chiquirritito 
De pecho y cuno. 

Folk lore and., I, 19. 

CURITA. s. f. pr. Mal. La Sylvia atricapilla, pâjaro. (Buen, 
Hist. nat., 428.) 

CURRELAR. v. a. i Aceptar, consentir, responder? "No creo 
que sean ustedes, sino ella, la que debe contestar. — ^Ella currela 
lo que nosotros digamos." (Fcrnândez Garcia, Rcina de la 
Cava, 884.) En Quindalé: Curclar, v. a. Castigar, penar, traba- 
jar. En Besses, lo mismo, y ademâs : entender, comprender. En 
.salamanca, currclo es azote (Lamano). 



408 UICUEI, DE TORO Y CISBEBT 

CUKRUSCANTE. adj Sonoro. V. Corriiscatitc. "Sus termi- 
nachos curruscaiiles. Anio dîce el pueblo." (Caballero, Gavto- 
ta. II. i6.) "Ni hiiicharse de icrniinos currusrantes." (Idem, 
CIcinciicia, I, 243.) 

* CUSCUKREAR. v. n. Criijir iina cosa al niascarla. Csase 
en Méjico iRanios). Cuscitrrcro, "(|iie le gusia cusciirrear. co- 
rner pedacitos". art. Ciisra, y "persoiia (|ue ie giista cusciirrear. 
gliliismear. golnsinar", art. Giisno. 

♦ CUSCURROSO. S.\. adj. Que cruje al mascarlo: mendru- 
go cuscurro^o. 



CH 



CHABETA. s. £. Il erramieiita del zapatero. "Los utiles de! 
oficio, leznas, chalwtas. jwdazos de vidrios." (Trad. csp.. I. 41.) 

Arauelo navajas. 
jXimuelo chabetas, 

pregôn andahiz, c. en i'olk tore and., iiûm. i, p. 43. (^La Aca- 
dcniia no trac esta acepciùn, adeniàs ortografia ehavcta desde l-i 
edidôii XIII, para liaccr juego con la etimologia: clavis). 

CH.VCHA. s. f. Tia. "Una tia solterona, a quien llaniatian la 
cliacha Victorica." (Valera, Coiiicndador, 19.) — Amada, com- 
paiiera, querida. '■Chachita, diiii. de chaclia, niucliacha; en nm- 
chos puelilos aiidaluccs, tia. La voz esta usada en la acepciôn 
de amada. coni]îanera." (K. Marin. Canins, II, 187.) Cliacfia 
es muchaciia, nincra. en lialde (Rato). 

CHACHl. ,;Chachipé? 

Jesucristo! 
jEs la chachi. puiiaM!, 



VOCES ANDALUZAS 4O9 

CHACHIPÉ. inlerj. "Palabra gttanesca que stgnîfica pro- 
piamcnte, es verdad, ast es. A veces es una înterjecciôn de sig- 
nificaciôn vaga y difictl de ' determinar con précision, como su- 
cede en esta copia, donde parece aludir a la persona a quien 
se dirige, como si se dijera : por tu querer, salero o cosa seme- 
jante. Segûn Quindalé, ckachipê o chachipén significa verdad, 
realidad." (R. Marin, Cantos, III, 236.) 

Por tu queré, chachipé, 
Me b«o d'esta manera. 

(Idem, ibid., 133.) 

• CHAFALLADA. s. f. La amiga, la escuela infantil: un 
niiïc de la chafallâ. 

* CHAFE QUE CHAFE. V. Culo. 

CHALAR. V. a. Enloqueccr, alelar, "^Ta chalao a ti tam- 
bién?" (Castro, Luna luttera, 6.) Tb. de Murcia (Sevilla). 

CHAMBEL. s. m. pr. Mât. Un aparejo de pescar. "Lo pri- 
mero que jice fué qiiitarle al chambel los anzuelos." (Reye 
NiSo de lo^ caireles, 11.) — Tirar el chambel, o los chambcle 
a una tnujcr, fr. Cortejarla. "Ponerte a tirarle el chambel a I 
Rocio." (Reyes, Niûo de los caireles. 11.) "Pero, ^es que ■ 
senor Curro le esta tirando los chambeles a la Rocio? {Iden 
ibidem, 8.) — Fig. Indagar, averîguar. "En vano e! padre c 
Trini tirô, sediento de vcngania, sus chambeles en todas 1î 
aguas." (Reyes. Goletera, 91.) 

CHAMBERGO. s. m. Sombrero blando de fieltro de a! 
ancha. "Calaba al desgaire ancho chambergo." (E. Calderôi 
c, Toro y Gômez, Dicc. enc.) Tb. de la Argentina (Garzôn). E 
Chile (Echeverria), es sombrero de pano suelto. El chamberg 
académico es un som]>rero antiguo, de ala fijada con presill 

CHAMULLADOR. RA. adj. Germ. Hablador. "Sacâis chi 
muyaores." (Burgos, Boda de Luis Alonso, 34.) 

CHAMULLO. s. m. i ? Usado como apodo. "Llania ar po 
quero y ar Chamullo." (Reyes, Lagar, 193.) Charla, en la Ai 



4^0 MIGUEL DE TORO Y GISBERT 



gentina (Gùiraldes, quien me dice que existe un tango con este 
nombre). 

CHAMULLAR. v. a. Germ, Hâblar, articular, pronunciar 
palabras, pronunciar, conversar, anunciar, afirmar. (Quindalé.) 
"Pasa y chamùyale a este zenorito gûen moso las cositas durse 
que tu sabe." (F. Garcia, La Reina de la Cava, 883.) 

CHANAR. V. n. Saber. (Quindalé.) 

Er gâchons iyo 
Que te esta guipando, 
Ghana sus tonâs. 

(G. de Alba, en Pueblo andaluz, 137.) 

* CHANCLETAZO. s. m. Golpe dado con la chaucleta. Tam- 

bién de Cuba (Pichardo). 

CHANELAR. v. a. Germ, Saber, entender. (R. Marin, Can- 

tos, II, 381.) 

Pa que chaneles, bien mio, 
Que mis palabras son siertas. 

(R. Marin, Cantos, II, 275.) 
— ^^ Entender, tratar? 

Tan solo con mi torero 
Me gusta a mi... chandâ! 

(Sânchez de Fuentes, en Pueblo andaluz, 122.) 

CHANELO. s. m. ^Negocio? "Tengo yo que verlo pa un 
chanelo que traemos entre manos." (Reyes, Goletera, 164.) 

CHANO. n. pr. Sébastian (Batres Jâuregui, art. Ghana), 
Segùn.el mismo autor, en Guatemala, Perù, Chile y Ecuador, 
Ghana équivale a Juana. **Mas desgrasiao que Chanito.*' (R. 
Marin, Cotnparaciones, 45.) Chano es también uno de los per- 
sonajes de la Boda de Luis Alonso, de Javier de Burgos. Ghana 
vale por Feliciana, en Honduras (Membreno). 

CHAPA. s. f. Cierto juego. "De los muchachos del corral, 
algunos no sabrân jugar a la chapa o al ché, pero todos juegan 
perfectamente al toro y a la pedrea." (Trad, esp., I, 44.) 



VOCES ANDALUZAS 4II 



CHAPIRO.,s. m. Por vida del châpiro, fr. También se en- 
cuentran: "jPor via de Châpiro!" (Caballero, Lâgrimas, loi), 
y "Por via del Châpiro Valillo". (Idem, Cîemencia, I, 34< 

CHAPITA. s. f. Venda doblada en forma de cuad 
compresa. "No estaria de mâs que le pusiera también una 
pita en el ombligo." (Ganivet, Pio Cid, II, 63.) 

CHARCAL. s. m. Charco. "Los charcales parecian hei 
medida que el dia llegaba a su plenitud." (Rueda, Gusano 
También de Costa Rica y Salvador (Salazar, Gagini). 

CHARRAN. s. m. Mozo que ayuda a los pescadoies 
raba los granujas marinos. los charranes de la playa." (R 
^^M 83.) "Los pilluelos que ayudan a tirar de la red (j( 
mente, charranes." (R. Salillas, Hampa, c, en Espana y 
noies, 332.) 

CHASQUEARSE. v. r. LIevar chasco. "Pues si ac 
chasquea u^ted al narrador, y si no acierta, se diasquea 
a si mismo." (F. Caballero, El Ho en America, c. Ai 
Tb. peruano (Arona), cbileuo (Eclieverria) y argemino 
go via.) 

* CHATA. s. {. Dcsgraciarse la chala, fr. lig. Durar pc 
buen humor de una persona: ya se nos ha desgrasiao la c 

CHATO, TA. adj. Piano, aplastado, bajo, aunque m 
heclio de ir.tento. "Mds chato que un castiyo estruio." (R. 
rin, Comparaciones, 43.) También de Argentina (Gar 
— s. m. Vaso para vino. "Apurar en conipaiiia de aqiiél 
nos cliatos." (Reyes, Coletera, 214.) "Innumerables chai 
copas de aguardiente." (H. Mir, Pcdacos de vida, 13.) 
quie usté que nos bebamos ahora mîsmo média ocena e cha 
(Quintero, Biiena sotnbra, esc. V,) 

CHAVALERIA. s. f. Cosa propia del chaval. 
E^toy qoerieiido a un chabâ 
y por sus chabalerias 
Ahora !o boy a deji. 

(R. Marin, Canloi. III. 3^6.' 



412 MIGUEL DE TORO Y GISBERT 



CHAVEA. s. m. pr. Mal Chiquillo. "Los golfillos malague- 
nos, que en Mâlaga no son golf os, sino chaveas." (Cortés, Dé- 
biles fuertes, 80.) 

CHAVO. s. m. Aféresis de Ochavo: un chaviyo picholîn. 
"Los partidarios de que el chavo fuera sustituîdo por el cénti- 
mo." (Ganivet, Granada la bella, 30.) Tb. de Murcia y Galicia 
(Sevilla, Cuveiro). — El Zeus aper, pez. Ochavo, en castellano. 
(Navarrete, Ictiologia, 163.) 

CHAVÔ. s. m. Chaval. "Para, con toda la gachonerîa del 
mundo, contestarle: ichavô!" (Aguilera y Porta, en Pueblo 
andaluz, 55.) 

CHE. interj. iEh! "iChé, mira! jDate asîn y repéyate!" 
(Rueda, Reja, 50.) Juego ide muchachos? "Muchos no sa- 
brân jugar a la chapa o al che/' (Trad. esp., I, 44.) En un 
juego de muchachos se dice, entre otras palabras: una, dos, 
très, ché. (Folk lore andalus, nûm. 2, 80.) En Chile es interjec- 
ciôn que équivale a jhola! jhombre! (Echeverrîa). En Argen- 
tina, iChe! équivale a ihola! ; mira lo que haces! (Segovia). 
Apunta Segovia que igual significacion tiene el chi de Zerolo, 
y segun los PP. Ruiz y Restivo, los gûaranies empleaban chi 
con el significado de ihola! Ni falta quien diga que el vocablo 

chc viene del tehuelche y es cierto que che significa hombre o 

gente (;persona?) en pampa. Agrega Segovia que la voz es 

corrientc en Valencia de Espana. En Costa Rica (Picôn Fe- 
bres), che es interjecciôn que équivale a: nada me importa. En 
bable es pronombre que équivale a te (Rato). En fin, en Vizca- 
ya, significa "soldado'* (Mugica, Dialectos, 44). En estas très 
ûltimas acepciones parece tener origen y significado diferentes. 

CHICUELINO, NA. adj. y s. Pequenuelo. "Toos bien, me- 
nos la chicuelina." (Reyes, Lagar, 132.) 

* CHICHURRÎN, NA; * CHICUTIN, NA, y * CHICUTI- 
YO, YA. adj. Chiquitîn. 

CHICHA. s. f. "^No ser una cosa ni chicha ni linwnada, fr. 
No ser ni fu ni fa (tampoco en Acad.). Ûsase la frase tambicn 



VOCES ANDALUZAS 4I3 

en Chile (Lenz), en Cuba (Pichardo), en Argentina (Gûiraldes) 
y en Costa Rica (Ferraz). 

• CHIFARRADA. s. f. Herida, senal larga, de quemadura 

r> cortadura: hacerse una chifarrâ en ta cara. En Extreniat' 

Chinfarratâ (Cabrera, Voces e.rtremeiias, en Bol. de la 
^icademia espanola XV). 

CHIFÔN, NA. adj. ^Blando? "Un cohombro colosal, 
rillo y chifôn." (Calderôn, Escenas, i6.) 

CHIGETERO, RA. adj. pr. Scv. "Perdido, corrompido 
drido, tramposo, silletero." {Folk lore andalus, I, 15.) 
chisguete? Cf. Chijete, por chisguete, en Argentina ( 
zôn). 

CHILLAR. V. a. Levantar en brazos a un niiio. "Lo 1 
en sus brazos, le chiUaba." (Castro, Luna luttera, 11.) ' 
acâ, que te abrace y te chille." (Caballero, Elia, 72.) "Don 
la tomô por la cintura, la chillô, la aup6 y la levantô a | 
dos très veces en el aire." (Valera, Juànita la larga, 34 

CHINARRAL. s. m. Sitio donde abundan las chinas. ' 
tre los chinarrales." (Castro, Luna lunera, 15.) 

CHINAS, s. f. pi. "Juego que consiste en colocar ciert( 
mero de chinas en el suelo y echarlas por alto, recogiéni 
de cierta manera antes que caigan." (R. Marin, Cantc 
150.) En Cuba: Chinata (Idem, Cantos, V, 40.) 

• CHINCHE, s. m. tJsase con este género en diferentes 
tos de Andaliicia, como eii Linares. En Aragon, también 
rao.) Lo trae también Baroja, Atirora roja, 279: "îQué 
sidad ténia usted de meter en el arca los chinches, las eu 
chas y otroi insectos?" He oido de boca de un discipulr mi 
Salônica, que en judeo-espanol se dice la ckincha. En Ai 
ca es comùn el género masculino: Colombia (Cuervo), A 
lina (Sânchez), Ecuador (Tobar). También hallamos la 
iha, en Cuba (Fichardo), Costa Rica (Gagini), Méjico (Ra 
y Salvador (Salazar). 

CHINGADO, DA. adj. Germ. ^Irritado? "Estaba chîn 



414 MIGUEL DE TORO Y GISBERT 



de muerte, porque el Cositas se habîa amartelao contigo/' (Re- 
yes, Moruchita, 13.) 

CHINGARES. s. m. pi. Germ, Odio. "Pos verâs tu cômo el 
Pipirigana te tié chingares de muerte, desde que por mo de ti 
le tuvieron que echar un pespunte en un carrillo." (Reyes, Go- 
letera, 32.) 

♦ CHINITA. s. f . fam. Indirecta, puUa. También en Vene- 
zuela (Picôn Febres). Tb. de Cuba: tirar chinitas es provocar 
(Pichardo).— C/«'m7a de humedad. Cochinilla. "Es una chinita 
de humedad. En tocândola, se pone redonda como una bola." 
(Caballero, Lâgrimas, 48.) 

CHINO. s. m. Guijarrillo. 

No me tires chinitos 
A la ventana, 
Tirame panecillos 
Que tengo gana. 

(R. Marin, Cautos, IV, 308.) 

CHINORRÔ. adj. Germ. Pequeno, chiquito. En Quindalé, 
Chinorré, t, adj., y s. es "pequeno, chico, pârvulo, nino'*, y 
Chinorô, s. m. "criatura''. 

Con sus pinreles chinorrôs. 

(Burgos, Bada de Luis Alonso, 34.) 

Se encuentra también la acentuacion grave en Besses, ar- 
ticule Papiro, "papiros chinorris*'. V. Papires, 

CHIPÉ, interj. de admiraciôn. "Y con unas piernas, i chi- 
pé!" (Aguilera y Porta, en Pueblo andalus, 55.) — La chipé, 
interjecciôn. La verdad. "La chipé, imâs loco que una campa- 
na!'' (Reyes, Niiio de los caireles, 11.) — De chipé, loc. adv. De 
verdad. "Ese es de los amigos de chipé/* (Reyes, Moruchi- 
ta, 19.) — iDt ôrdago, excelente? "Como el dia esta de chipé, y 
hay sol hasta en los sôtanos/* (Reyes, Goletera, 180.) 



VOCES ANDALUZAS 4I5 



CHIPÉN (De), loc. adv. V. De chipé. 

Fandangos y seguidiyas 
Y moyares de chipénl 

(Burgos, Boda de Luis Alonso, 20.) 

En Madrid se dice, y también de chipendi. **Una vida de 
chipendi." (Baroja, Busca, 204.) 

♦ CHIPILIN, NA. adj. y s. Pequenuelo. También de Murcia 
(Sevilla). En Salamanca, es chipilindrin (Lamano). Cf. con el 
mejicano chipil, muchacho lloron; chipili, hijo ùltinio; cliipù 
lin, un tamal, y chipilingue, chicuelo (Ramos). En Honduras, 
chipilinearse, es molestarse, fastidiarse (Membreno). En Gua- 
temala (Batres), es chipilin una planta. 

CHIQUERO. s. m. Cuarto de la casilla o prevenciôn. **En 
uno de los chiqueros esta subida la Flamenca, bailando un za- 
pateado/' (Hernândez Mir, Pedazos de vida, 18.) En Méjico, 
vivienda sucia (Ramos). 

CHIQUIRRITITO, TA. adj. dim. de Chico, "Cuando ella 
era chiquirritita." (Valera, Comendador, 84.) 

CHIRIBITA. s. f. Chispa. "Esta el sol que echa chiribitas." 
(Caballero^ Clemencia, I, 196.) "El sol hacîa chirivitas (sic)." 
(Valera, Juanita, 94.) 

* CHIRIGOTEAR. v. n. Usar chirigotas. También de Mur- 
cia (Sevilla). 

* CHIRIGOTEO. s. m. Acto de chirigotear. Tb. de Murcia 
(Sevilla). 

* CHIRIGOTÈRO, RA. adj. Aficionado a chirigotas. Tam- 
bién de Murcia (Sevilla), de Cuba (Pichardo) y del Peru 
(Palma). 

CHIRIPÔN. s. m. Chiripa. (Folk lore andalus, I, 16.) 

CHIRIVITA. s. f. V. Chiribita, 

CHIRLO. s. m. pr. Sev,, Mal y Gran, El Turdus torquatus, 
pâjaro. (Buen, Hist. nat., 439.) Compârese con el refrân aca- 
démico: "Mi marido va a la mar, chirlos mirlos va a buscar" 




/ 



4iÔ MIGUEL DE TORO V GISBERT 

CHIRRIQUITO, TA. adj. dim. de Chico. En Fernân Ca- 
baliero, Diclia y siterte, IV, figura Chirriquitico, usado también 
en Colombia (Cuervo) y Chile (Echeverria). Ckirriquitin, en 
Colombîa (Uribe), Guatemala (Batres) y Salvador (Salazar). 
En Honduras, hay chirriquilito (Membreno). 
"HISME. s. m. V. Fulano. 

ISPA, s. f. Fam. Muy poco. "Faltar una chispa para." 

lorc andalm, I, i6.) También bable (Rato). 

ISPAZO. s. m. Chispa. "Oiîspazos de malignidad o in- 

icia." (Rueda, Bajo la parra, 162.) 

tiiSPO. s. m. Chispa, migaja: un chispo de queso. Tam- 

ay cftispillo y chispitUlo. 

IST. interj. Chîs (Acad.). Usado por Castro, Luna lune- 

ITA. A la chita callanda. loc. adv. A la chita callando. 

arin. Canlos, II, 363.) 

[VATA. s. f. Porra que ofrecen les enamorados al ir a 

1 la novia. "Por fin, me van a dar con la chivata." (Rue- 

■ja. 78.) 

DCLAZO. s. m. îGolpe? "Al par que se ponia de un 

ïo en la coronilla el sombrero." (Reyes, Morvchita. 13.) 

arse de un choclazo el sombrero en la coronilla." (Re- 

ino de los cairelcs, 2.) 

DCHERO. s. m. Vendedor de chochos o altramuces. 

el chochero compite el vendedor de barquillos." {Trad. 

.37-) 

3RAR. V. a. Germ. Robar (Quindalé). 

Que segûn icen los curas, 
Er sitimo no chorar. 

(E. de Cisneros, en Pucblo andalus, 16).) 

ibién de Vizcaya (Mugica, Dial., 63,) 

:)RIZO. s. m. pr. Sev. Caramelito cilindrico con azùcar 

zos de avellana. {Folk lore and., l, 45.) 



VOCES ANDALUZAS 4I7 

CHORREL. s. m. Chico, hijo. "Abriati tamana boca los lU- 
irados chorreles." (Rueda, Patio, 144.) Tb. se lee Churrel. V. 

• CHORREÔN. s. m. Chorro, chorreadura : un chorreôn de 
pringue. También mejicano (Icazbalceta). 

" CHORRERA. i ? Un jatnôn con ckorreras, fr. fam. Una 
cosa excesiva, golleria : ese quiere un jamôn con chorreras. 

* CHORRO. s. m. Soltar el chorro de la risa, fr. En Acade- 
mia. hay solo Soltar et chorro. También se usa en Venezuela 
(Picon Febres, 349). — Los chorros dcl agua, o del oro, fig. y 
(amiliar. Una cosa muy Hmpia o muy hermosa, "Limpio como 
los chorros del agua." (Ganivet, Pio Cid, II, 158.) "Mâs lim- 
pio que los chorros del oro," (R. Marin, Comparacioties, 
62.) 

CHUCHURRIDO, DA. adj. ^Estropeado? "No tenla u^" 
que un ojo niedio chuchurrido." (Ganivet, Pio Cid, II, ç 
Cf. el murciano tusturrido, requemado (Sevilla), y el mejicc 
chorido, arrugado (Ramos). 

CHUCHURUMBEL, ; ? "El castillo de Chuchurumbé, ( 
tanto papel hace en muchos cuentos de encantamento." (R. i 
rln, Canlos, I, 312,) "Las servilletas formaban mitras, tor 
de chuchurumbel y obeliscos egipcios." (Caballero, Clemi 
cia, I, 45.) "El castillo de Chuchurumbel, en el que son ton 
cuantos habitan en él." (Idem, Servilôn, 68.) Cf., en Ala 
chiirumbé, voz infantil usada en el juego de la pizpîrîgs 
(Barâibar). 

CHUFLA. s. f. Chifla, burla. "Ya eso es chufla de usb 
(Quintero, Flores, 2g.) "Le sorte una chufla." (Reyes, Mo) 
chita, 13.) Chufla es chufa, iburla?, en Guatemala (Batres) 

CHUFLARSE. v. r. Burlarse. "iQuié usté haserme er fa 
de no chuflarse ahora con las penas der projimo?" (Quinte 
Flores, 48.) 

CHULAPO, PA. s. m. y f. Chulo. "Ese chulapo, que d( 
de ser su novio." (P. Valdés, Hermana, 302.) 

CHULO, LA. adj. Gra 



4^8 MIGUEL DE TORO Y GISBERT 



Tienes un baile tan chulo 
Y una vuelta tan galana 
Que dejas en ese suelo 
Pintadita una campana. 

(R. Marin, Cantos, IV, 273.) 

Terreros traîa : agradable, chistoso, gracioso. Ûsase por gra- 
cioso, bonito, en America (Icazbalceta, Batres, Membreno, Sa- 
lazar, Echeverria, Segovia). 

CHUMARETADA. s. f. pr, Huelva, LIamarada. (R. Ma- 
rin, Cantos, I, 367.) 

CHUMBAR. s. m. Plantîo de chumbos. 

Entre pitas y chumbares 
Resplandecen los paseros 
Bajo los toldos flotantes. 

(Rueda, Bajo la parra, 30.) 

CHUMBO. s. m. Higo chumbo. *'Aligerar de chumbos los 
pencares inmediatos a la casa." (Reyes, Lagar, 318.) 
CHUMENDO. s. m. Gcrm, Beso (Besses). 

En tu boquita e rosa 
Mas chumendos le daria 
Que granos de trigo cria 
La camfpina e Jeré. 

(Gutiérrez de Alba, en Pueblo andalus, 157.) 

CHUNGAMENTE. adv. m. Germ, Ruinmente, de mala ma- 
nera. (R. Marin, Cantos, III, 246, nota.) En Besses: Chunga, f. 
Broma, guasa, y Chunguitas, f. pi. Cosas malas, bromas. 

Yo no se por que motibo 
Tan chungamente me pagas, 
Jasiéndolo bien contigo. 

(Idem, ibid,, 165.) 



VOCES ANDALUZAS 4I 

CHUNGO, GA. adj. Germ. Malo, V. Chungatnente. 

Eii bê que jases conmigo 
Esas chunguiyas parlîas. 

(R. Marin. Canlos, III, 271.) 

*CHUPADO. DA. adj. Escurrido: cara chupada. O. t 
bien en Colombia y en Argentina (Selva, crit. Ainericanistn 
En Garzôn, dîcese de la persona que tiene ropa muy delgat 
como pegada al cuerpo. Lo mismo en Chile, dicese de la ena 
escurrida, de poco vuelo (Echeverria). 

CHUPANDINA. s. f. Acciôn de chupar; ganga, suerte 
merecida. "La chupandîna de las sabrosas salsas y sucule 
bocados que en otro tiempo era prebenda de cierta gente," ( 
derôn, Escenas, 223.) — De chupandina, loc. adv. De bobilis 
bilis. "Gozan de chupandina cuarenta mil reaies vellon," (I( 
ibidem, 86.) En Argentina, festin o jarana donde se chupa 
cho. Cf. "Este desabillé me lo hizo la Chumpandinô." (Pi 
Bazân, c. en Espaiia y espanoles, p. 46.) Cf. tb. chumpar, 
chupar, en Santander (Huidobro, Palabras). 

CHUPIN. s. m. Chupa pequena. "Chupin canario y soni 
rin calanés." (Calderôn, Escenas, 119.) 

CHUQUEL. s. m. Germ. Perro (Quindalé). "Malos chu 
les te tagelen el drupe." (Valera, Pépita, 108.) 

CHJQRIBURI. s. m. ; Churruburri ? "Un mistiforis, un 
riburi." (Caballero, Etia, 92.) 

CHURREL. s. m. V. Chorrel. "Solo queremos hablarl 
esto churreliyo." (Fernândez Garcia, Reirta de la Gava, 1 

• CHURRETADA. s. f. Chorretada, churrete. Tb. de I 
cia (Sevilla), Cuba (Pichardo) y Argentina (Giiîraldes). 

• CHURRETAZO. s. m. Churrete grande. Tb. de Mi 
(SeviUa). 

• CHURRETÔN. s. m. Churrete grande. 
CHURRETOSO, SA. adj. Ueno de churretes. "Una 

quilla chunetosa." (Castro, Luna lunera, 4.) 



420 MIGUEL DE TORO Y GISBERT 



CHURRÛ. i interjecciôn ? 

Esos ojos sandungueros 
Me jasen tiestos,. churrû. 

(Sânchez de Fuentes, en Pueblo andalus, io8.) 

**iMalhaya tanto melindre, churrû!'*. (G. de Alba, en Pueblo 
andaluz, loi.) 

CHURUMBEL. s. m. Germ. Chiquillo. **iNo me das argu- 
na cosita pa los churumbeles?" (Quintero, Buena sombra, esce- 
na XIX.) También ùsase en otras partes; lo trae Baroja (La 
Buse a, 126). 



D 



DAMA. s. f . Dama de noche. El Cestrum nocturnum, planta 
solanâcea que se cultiva en los jardines (Colmeiro). **La dama 
de noche aguardaba a que se acabase de poner el sol para ex- 
poner su fragancia a la noche." (Caballero, Elia, 118.) 

DANZA. s. f. Tener dansa de monos en la cara, fr. fig. y 
familiar. Tener algo extraordinario en el aspecto una perso- 
na. **îTengo yo alguna danza de monos en la cara?" (Caballe- 
ro, Familia de Alvareda, 366.) 

DA5ÏO. s m. Ya no me harâ dano ningûn tuerto, fr. que 
se suele decir cuando se almuerza temprano. {Trad. esp,, I, 256.) 
Cf. con el chileno: dano: maleficio, enfermedad causada por 
algun hechizo (Echeverrîa). Tb. argentino (Segovia). 

DAR. V. n. Pasar. **No bien habrîan dado dos instantes de 
tan deleitosa tarea." (Calderôn, Escenas, 37.) — Mover: dar a 
una mâquina. **Las parejas no cesaban de dar a los pies." (Cor- 
tés, Débiles fuertes, 84.) — Fastidiar: darle a uno la cena. "No 
canto ya mas; mas dao la tarde." (Reyes, Lagar, 113.) — Se- 
guido de que indica repeticion enojosa, porfia. "Y dale que 
tienes, y revuelve que revuelve." (Rueda, Bajo la parra, 86.) 



VOCES ANDALUZAS 421 

"El hilo de mi llanto que dale en que ha de salir." (Rueda, 
Patio, 8l.) — *Seguido de par y un infinitivo, empenarse, obsti- 
narse en lo que este significa : i le da por tocar el violin ! Tam- 
bién de Argentina (GarzônJ. 

DECIR. V, a. Es un decir, vamos al decir, locs. fams. Es 
una tnanera de hablar. "Los pies metidos en dos couchas de 
mar, vamos al decir de lo pequefio y gracioso." (Rueda, Bajo 
la parra, 225.) — Decirselo a uno, a una, fr. Declararle amor y 
pedirle correspondencia, (R. Marin, Cantos, IV, 122, nota.) 

Con er jaleo y el oie 
Las niuchachas d'hoy en dia 
Se lo disen a los hombrcs. 

(Idem, ibid.. 94.) 

— *Es corriente el imperativo Dkcselo, por diselo. Tambiéu 
.se oye en el Perû (Arona) y Guattmala (Batres). — *Por decirlo 
asi, fr. Digâmoslo asi. Û. tb. en Costa Rica (Gagini). — *iDigo!, 
interj. de admiracion. 

DEDO. s. m. *No tener dos dedos de frente, fr. fig No ser 
muy listo. Tb. de Argentina {Segovia, 8qi.) — *Mamarse el 
dcdo, fr. Ser tonto. Ac. dif. de Acad. 

DECOLLANTE, adj. y s. Persona cargante. "Esa de 
liante, que no pagaria sino quemada viva." (Valera, /; 
nita. 211.) 

DEJAR. V. a. *Dejarse de, fr. No ocuparse en: déjate 
ciientos.— *Oe;orje a uno chiquito, fr. Aventajarle muclio. Tï 
bien argentine (Garzôn). 

DELATADOR, RA. adj, y s. Delator. "iDelataorat" (1 
y es, Lagar, 87.) 

DELICADO. adj. y s. m. *£/ delicao V.idriera, el delicao 
la calle Tirisio, fig. y fam. Persona nimiamente delicada. 

DEMONCHE, s. m. Fam. Demonio. "Enviar al demonch 
estos tunantes." (Ganivet, Pia Cid, II, 51.) 



422 MIGUEL DE TORO Y CI5BERT 

DEMONIO. S. m. iComo demoniosî, fr. fig. y fam. ^De 
que modo ? 

Esos sapatos blancos, 
jCÔTîio demonioc pisas, 
Que no los manchas? 

(R. Marin, Canïos. II, s?-) 

— */r al quittlo demonio, fr. fig. y fam. Irse al quinto infiemo 
(no Acad,), irse muy lejos. — *Saber, oler a démontas, o a de- 
vionios colorados, fr. .fig. y fam. Saber u oler muy mal. 

DENDE. prep. Desde. {En Acad., ant. y de sentido distinto.) 
"Resolvio lo tengo dende tiempo." (Rueda, Reja, 21.) Û. tb. en 
Colombia (Uribe), en Chile (Echeverria) y en bable (Rato). 

DENGUE. s. m. fig. Importancia. "Una senora de tantos den- 
gues y percndengues. " (Valera, Jnanita, 214.) 

DE QUE. loc. adv. Tan pronto como. "Tù, de que la viste, 
sartas en tu cabayo." (S. Pedrosa, El Emperaor, 13.) 

DERECHO, CHA. adj. A dcrecltas, loc. adv. Derecho, de 
trente. "Sin mirar a derechas a_Agustin." (Reyes, Lagar, 236.) 

* DERROTADO, DA. adj. Faut. Roto. andrajoso. 

* DERROTÔN, NA. adj. Fam. Que rompe mucho la ropa. 
DESABORICIÔN. 5. f. Sinsabor, disguslo. 

Que esaboriciôn : no tengo 
Ma s que esta camisa limpia. 

(Burgos, Buda de Luis Ahnso, 8.) 

DESABORIDO, DA. adj. Desgraciado. "Cosas esaborias, 
que lo que le sobra a uno de lengua le sobra de-mano al otro." 
(Reyes, Lagar, 162.) 

DESAMORETADO, DA. adj. iPoco carifioso? "Ese men- 
3, desamoretado, frondîo." (Caballero, Clemencia, I, 255.) 
hay otro mis discolo ni mis desamoretado que tû." (Idem, 
na, I, 161.) 



VOCES ANDALUZAS 423 



DESANGELADO, DA. adj. Sin ângel, sin gracia. "En 
idéntico sentido se suele decir también buen ângel y mal ân- 
gel, y aun desangelado, esto es, sin ângel." (R. Marin, Can- 
tos, III, 346.) 

* DESARDILADO, DA. adj. Desgarbado. (Serrania de 
Ronda.) 

DESBORCELLADO, DA. adj. Desportillado. "Platos des- 
borcellados.'* (Caballero, Lâgrimas, 32.) 

♦DESCABEZAR. v. a. V. Sueiio {descabesar el), C. por 
Monner Sanz (Desvestirse), 

DESCALICHARSE. v. r. Desconcharse. 

De los suspiros que pego 
las paeres s'escalichan. 

(R. Marin, Cantos, III, 434.) 

DESCOGOTAR. v. a. ^Abrir las vainas de las habas? "Co- 
miéndose las pepitas después de descogotarlas con el pulgar.*' 
(Ganivet, Pio Cid, II, 23.) 

DESCONCHÔN. s. m. Desconchadura. "Oscuros descon- 
chones tendidos en los muros.*' (Rueda, Bajo la parra, 170.) 
También en Salamanca (Lamano). 

* DESCONOCIDO, DA. adj. Muy cambiado: esa mucha- 
cha esta desconocida con la enfermedad. 

* DESCORCHADOR. s. m. Sacacorchos, tirabuzôn. Tam- 
bién en Colombia (Cueryo), Ecuador (Lemos) y Chile*(Eche- 
verrîa); c. tb. por Monner Sajiiz {Desvestirse), 

DESENRIZAR. v. a. Desrizat. "No venga el arrepenti- 
miento cuando se le haiga desenriz^o a usté la pluma." (Re- 
yes, Moruchita, 2.) 

DESFACHADO, DA. adj. Desvergonzado. "^Del lengui- 
largo desfachado de Paco Guzmân?" (Caballero, Clemen- 
cia, I, 116.) 

*-DESFAeHATAR y * DESFARATAR. v. a. Desbaratar: 



4^4 MIGUEL DE TORO Y GISBERT 



desfaratar las narices de un moquete. En Murcia (Sevilla), se 
dice esf avatar, forma también andaluza. 

DESGARRAR. v. n. Toser, expectorar. También Esgarrar. 
(Véase.) 

Cuando pases por mi puerta 
Desgarra bien, que oiga yo, 
Que estoy metida en mi sala, 
No se si pasas o no. 

(R. Marin, Cantos, II, 348.) 

También en America (Cuervo, Rodrîguez, Pichardo, Ceva- 
Hos, Batres, Icazbalceta, Echeverrîa, Selva, crit. Americanis- 
mos, Tobar, Ramos, Membreno). 

DESGAVILADO, DA. adj. Desvaîdo, desairado. "Arias, 
iqué desgavilado te bas vuelto'" (Caballero, Gaviota, II, ca- 
pitulo 7.) También mejicano (Icazbalceta). 

DESGAVILO. s. m. Poca gracia. "Arias, se os ha pegado 
el desgavilo." (Caballero, Gaviota, II, 99.) 

DESGRACIAR. v. a. Causât la desgracia, la muerte a una 
persona. "La probetica, al nacer, esgraciô a la madré, y como 
no tiene a naide mas que a mi...*' (Reyes, Lagar, 81.) 

* DESMORECERSE. v. r. Pcrecerse, sentir con violencia un 
afecto o pasiôn: desmorecerse de risa. También se dice Esmo- 
rccerse. Û. tb. en Canarias (Zetolo, Legajo de varios), en Mé- 
jico (Icazbalceta) y en Venezuela (Picôn Febres). Tb. del Peni 
(Arona) y Cuba (Pichardo), de Costa Rica (Gagini, con cita de 
una carta de Colon). 

* DESOREJADO, DA. adj. Dîcese de la vasija que' ha per- 
dido un asa. También en Colombia (Cuervo). 

DESPACIO. s. m. Espacio. "Lo que quiero es que lo pieu- 
ses con despacio." (Caballero, Oltinto consuelo, en Elia, 188.) 
Tb. en Méjico (Ramos, 538), en Salvador (Salazar, art. Con), 
en Colombia (Uribe). 

DESPACIOSO, SA. adj. Lento, pausado. "Era séria y des- 
paciosa, y ténia todo el dejo y contoneo de las de su casta." 



VOCES ANDALUZAS 42$ 



(Caballero, Clemencia, II, cap. lîl.) También en America (Cuer- 
\o, Apuntaciones, § 669, Gagini Ramos, Batres, Monner Sanz. 
Rivodô, 141 ; Palma, Salazar, Segovia). En bable, "espaciusu" 
(Rato). 

DESPACHURRAR. v. a. Despachurrar un cuento, fr. Im- 
pedir al que lo refiere que acabe su relato, anunciando el des- 
enlace del cuento. *'Procurô contar dos o très cuentos, pero 
todos eran sabidos y, como por alla se dice, se los espachu- 
rraron." (Valera, Ilusiones, II, 18.) 

* DESPANCHURRAR. v. a. Despanzurrar, despachurrar. 

* DESPARE JO. adj. Désignai. También en Colombia (Cuer- 
vo), Méjico (Ramos), Argentina (Garzôn) y Qiile (Echeverrîa). 

DESPATARRACADO, DA. adj. Despatarrado. 



Mira si por tus quereles 
Me jayo espatarracao. 

(R. Marin, Cantos, IV, 319.) 

En Murcia (Sevilla), hay espatarragado. V. Apatarracado. 

DESPECA. s. f. Fiesta con que los duenos de las salinas 
obsequian a los amigos y forasteros, extrayéndose con redes y 
en énorme cantidad el exquisito y bien cebado pez llamado 
mùjol, vulgarmente liza, que se cria en los esteros. 

Que hasta en sueiios mis visiones 
Son tus alegres despecas, 
Y el pregôn de i Bocas f rescas ! 
\ Langostinos ! 4 Camarones I 

(Burgos, c. en Patria espanola, 180.) 

La definiciôn que doy es nota del mismo texto. 

DESPERADO, DA. adj. Sumido. "Despenado se hallaba en 
uno de estos suenos." (Rueda, Reja, 9.) 

DESPERNANCARSE. v. r. Esparrancarse. (Caballero, 
Deudas pagadas, II, c. por Cuervo, quien indica que se usa 



426 MIGUEL DE TORO Y GISBERT 

m Colonibia. ùbase también en otras parles de Atiiérica (Ica/- 
balceta, Ramos, Rivodo, 240; Baltes, Echeverria, Garzôn, Sa- 
lazar). Tb. se lee espernancarse (Gagini, Ramos, P. Febres, 
Pichardo, Menibreno). Osase e^ta ùltinia forma en leonés (Ca- 
irote), en Salamanca (Laniar.o), y espcrnancado en gallego 
(Cuveiro). 

DESPLANTE, s. m. Arranqiie. "Es lâstima que esta mujer 
tenga esos desplantes." (Ganivet, Pio Cid, II, 311.) También en 
Méjico (Icazbaljreta) y en Venezuela (P. Febres, articulo Dt- 
sonancià). 

♦DESPULSADO, DA. adj. Sin fuerza. (Serrania de Ron- 
Aa..) Dcspulsarse, en Méjico. es afanarse hasta rendirse para 
conseguir algo (Icazbalceta). 

DESQUEBRAJARSE. v. r. ^Desbarrar? "Viendo yo que 
Puutillas se me desquebrajaba en erudiciones y noticias pere- 
grinas." (Calderôn, E'seetias, 226.) En la acepcîôn de Rcsqiie- 
brajarse se usa en America {Icazbalceta, Cuervo, Batres, Ri- 
vodo, 141 ; Gagini. Ortûzar. Salazar). Ciiervo cita un ejemplo 
de E. de Ochoa, y Honner Sanz {Desvcsiirsi). uno de Baralt. 

DESTERIRSE. v. r, Desvivirse. "îA ti que te importa que 
el Ferrolano se destiiia por mi?" (Reyes, Nino de los caire- 
les. 12.) 

DESTUETANAR. v. a. Sacar el tuétano, cansar, agobiar. 
"Me harté de criarlos. me destuetaiiaron. " (Caballero, Nochc 
de Navidad. en Elia, 219.) En Cuba, dcstutanarse, con jgual 
sentido (Pichardo). 

DtA. s. m. Afâs largo que un dia sin pan, fr. Muy largo. (R. 
Marin, Comparaciones, 60.) — *El dia de maùana, loc. Manana, 
en lo futuro. — *Un dia si y otro ho y el de en inedio, loc. 
!-;empre. — *Bl dia del juicio, j también el dia del juicio por la 
tarde, fr. fam. Nunca. En Chile se oye; para el dia del juicio 
en la tarde, dcspués de la polvareda. (Roman, articulo Blan- 
do, I, 505.) 

* ^ICESEI,0. V. Deeir. 



vocES andai.uzas 427 

DICHA. s. f. No es tarde aûn, si la dicba es buena, fr. Nun- 
ca es tarde para hacer o recibir una cosa buena. (Valera, Co- 
meiida'hr, 239.) En Argentina (Garzôn): Nunca es tarde ctMndo 
la dicha es buena. 

DICHO. s. m. ToHiarse los dielios, loc. Desposarse, contraer 

desposorios, "Voy a hacer maîiana la peticîon a tu padre y 

, nos vamos a tomar los dichos." (S. Pedrosa, El Emperaor, 2.) 

DIENTE s. m. Diciites de cmbusiera. Los apartados unos 
de otros. "Sus dientes, que eran de los que se" llaman de em- 
bustcra, por estar desviados unos de otros." (Caballero, de- 
mencia. I, 180.) — Dientes de perro.-fir. Cad, El Cerinihe major, . 
planta borraginea. (Pérez Lara, Flor. gad.. Anales, t. 18.)— 
Quedarse con dieiilcs largos, fr. Quedar con ganas de algo. 
"He probado alzar el leli'in de boca de este misterio, aiinque 
en otros me qucde con dientes largos." (Calderôn, Esce- 
nas. 2^.)—~Harérselc a tuw los dientes agua, fr. Hacérsele la 
boca agua. "Se le bicieron los dientes agua, al verlas tan bo- 
nitas." {Trad esp., 1. 151.) 

* DIENTIMELLA. s. corn. Persona que tïene mellas en la 
dentadura. Los cbicos se burlan de quien asi tiene los dientes, 
gritândole : 

1 Dientimclla ! [ Dientimella ! 
Los pcrros y los R^tos se c... en ella. 

DINERO s. m. Csasc tamblén en plural. "Xo iba yo por 
tos los dineros del mundo." (Hernândez Mîr, Pedasos de 
vida, II.) 

DIfïAR. V. a. Genn. Dar o entregar naturalmente. Cuando 
es con violcncia se dice Endiiiar. (R. Marin, Cantos, III, 255.) 

A Undebé le estoy pidiendo 

(Idem, ifttrf., 181.) 
En Murcia, enganar, voz de germania (Sevilia). 



428 MIGUEL DE TORD Y GISBERT 

DIOS, n. pr. Ûsase a menudo como înterjecciàn de jura- 
mento, solo o acotnpaîiado de iqué!, jvaya!. "jDios, y que 
hombre mâs majaero!" (Reyes, Lagar, loo.) "iQué Dios! ; No 
tie nâ de particiilar!" (Idem, ibid., ii.) "jM'as dao la tarde, 
jvaya un Dios!" (Reyes, Lagar, 113.) — Ni Dios, loc. Nadie. 

Me meteré bajo e tierra 
Don de no me vea ni Dios. 

(R. Marin, Canlot, II, 275.) 

— "Mâs que a Dios, Mâs que Dios, Ni Dios y Ni pa Dios, son 
modes hiperljélicos de decir extremadamente comunes en An- 
dalucia." (Idem, ibid., II, 380.) — Un contra Dios, loc. fam. 
Un crimen. "Séria un contra Dios no salir a recibillo." (Reyes, 
Lagar, 71.) — A h biinta de Dios, fr. A !a de Dios. También 
en Argentina (Ciarzôn).— 5/ Dios quicrc, loc. "Formula piado- 
sa muy usada antes, para manifestar que no hay nada seguro." 
(Icazbalceta.) Se usa mucho en Espana, y el mismo Dicciona- 
rio de la Academîa la emplea en la def. de la loc. Como Dios 
sea servido. 

DIQUELAk. V. a. Ccrm. Atender, mirar. También, ver. 





Ya ba 


pa très 


; lunes 




Q' 


Lie no 


diquelo 


la mia 

<R. M; 


compaûera. 
ïrin, Cantos, 



ni. 18.) 

También de Murcia (Se vil la). 

DIQUI. Estar al diqui, fr. Estar con cuidado, avizorar. 
"Pcro en too hay que ponerse... Estaré ar diqui y... jDios 
iremtta que nie sarga buena!" (Burgos, Boda de Luis Alon- 
-.0, 22.) 

DISIMULO. s. m. Disimulo de Anicqucra, fam. Secreto 
lue todos sal)en. "Hace bien, porque séria el disimulo de An- 
equera." (Valera, Pépita, 20g.) 

DISPONDRÔN, NA. adj. Apuesto, dispuesto. "Bajo re- 



VOCES ANDALU2.\S 429 

trechete, dispondrôn." (Castro, Luna luttera, ï^.) "Dispondro- 
na, dispuesta, âgil." (Idem, ibid., 2.) 

DISTANCIA. s. f. A la dislancia. loc. adv. A lo lejos. "Todo 
cortijero, todo mozo. aplicaron el oido a la distancia." (Rueda, 
Reja, 178.) "La palmera asoma su mono verde en la distan- 
cia." (idem, Bajo la parra, 116.) También hallamos: "Déjà îr 
las miradas a las distancias". (Idem,,i'6i£/., 117.) En Colombia 
se dice: a la distancia (Uribe). 

DITA. s. f. îDeuda? crédite. "La ditera tiene a su favor la 
buena fe de aquel a quien da a dita." (Trad. esp., \, 29.) Dita 
es deuda en varios puntos de Amérîca (Batres, Echeverria, 
S ego via). 

DITERO, R.\. m. y f. Persona que vende a dita. (R. Ma- 
rin. Coiriparaciones, 40.) "Al obligado prestamista de todo co- 
rral, a la ditera." {Trad. csp., I. 2g.) "La ditera sâlo tiene a su 
ïavor, cnnio prenda, la buena fe de aquel a quien da a dita." 
(L. Montoto, en Folk lore and., 1882-1883, p. 122, c. Aic&rdo.) 

DIVÉ. s. m. V. Undebé. Como esta forma se encuen^ra muy 
a menudo. pongo aqui las citas correspondientes : "L"; que bas 
jeclio, mosita, no hay un divé que lo perdone." (Fernande^ 
Garcia, Reina de la Cava, 887.) "Gracias a un dîvé salao." 
(Rayes, Morucbita, 11.) 

Y si pa se compléta 
Nucstra fortuna, qui ère un divé, 
Saldremos de pasedo 
Dentro de un ano con un chorré. 

(Burgos, Boda de Luis Alonso, 24.) 

DOBLADO. s. m. Granero, desvân. "A los doblados, esto 
es, a los graneros y desvanes," (Caballero, Farisea, 43.) 

DOLAMA s. i. Queja. "Para que se aguanten y no ven- 
gan luego con dolamas." (Ganivet. Pio Cid. II, 83.) En Ame- 
rica, achaque en las personas (Garzôn, Amunâtegui, Borrones. 
Membreiîo, SalazarV 



/ 



430 MIGUEL DE TORO Y GISBERT 



DOLOR. S. m. Ûsase en las comparaciones familiares si- 
guientes: Apretar inâs que un dolor, (R. Marin, Comparacio- 
nes, 3), usada también en Colombia (Uribe), y Mâs malo que un 
dolor. (Reyes, Lagar, 2y().)—Dolor de clavo. V. Clavo en Aca- 
demia. 

Que los ojos se me sarten 
De un dolor de clabo fuerte. 

(R. Marin, Cantos, III, 208.) 

— Dolor de viudo. V. Dolor de viuda (Acad.) **A la pasaje- 
ra, pero molestîsima sensacion que produce cualquier golpe 
en el codo o en la rôtula, se llama comûnmente dolor de viu- 
do." (R. Marin, Cantos, IV, 115.) 

DOLORCILLA. n. pr. dim. de Dolores. "A quién habrâ 
pedio emprestao Dolorsilla los ojos." (Reyes, Lagar, 47.) 

DOMINANTÔN, NA. adj. fam. Aficionado a mandar. "La 
brava y dominantona mujer." (Castro, Luna lunera, 5.) 

DOMINGUILLO. s. m. ^Candileja? "Con un dominguillo 
encendido en la mano tocaba retirada y se iba a acostar." 
(Caballero, Elia, 91.) 

DOMINICO. s. m. pr. Mal, El Himantopus candidus, ave 
zancuda. (Buen, Hist, nat., 473.) 

DON. s. ni. Don Bueno, una c^ase de cepa. **Distii.guir la cep.i 
de Pedro Jiménez de la baladi y de la Don Bueno" (Valera, 
Pépita, 39.) — Don Pedro, Una flor. "Muchas macctas de don- 
pedros." (Valera, Pépita, 137.) Probablemente, la Mirabilis ja- 
lapa. Don Pedro de noche, en Colmeiro. En Acadennii, Dont- 
L^cdro, 

* DONGUINDO. n. pr. Se aplica irônicamente a quien se 
las echa de persona sin motivo para ello: jvaya con lo que se 
descuelga Donguindo! Suele amplificarse en Donguindo y Pas- 
cual Cerezo, 



VOCES ANDALUZAS 43 1 



DOQUI. s. m. îEl trasero? En el juego de la comba, al 

final se dice: 

Pegâ sin jablâ 
Una parma 'n er doqui 
Y a la bolâ. 

(R. Marin, Cantos, I, 102.) 

DORMILADO, DA. adj. Dormido. "Ojos grandes y dormi- 
lados." (Reyes, Nino de los caireles, 5.) 

DOS. adj. En dos por très, fr. En un dos por très (Acad.). 
"En dos por très se metiô la liebre entre pecho y espaldas." 
(Caballero, Juan Holgado y la mticrte.) T^mbién en Colombia 
(Cuervo). 

jDROGA! interj. jCaramba! **iDroga, conipadre! ^Y este 
es el apuro?" (Caballero, Lâgrimas, 141.) 

DRU PO. s. m. Germ, Guerpo, en Quindalé. "Malos chuque- 
les te tagelen el drupo.*' (Valera, Pépita, 108.) 

DUCAS. s. f. pi. Penas. "Sufrir ducas y desdenes.'* (Re- 
yes, Goletera, 161.) 

Cuando le miro a la cara 
De duquitas muero. 

(R. Marin, Cantos, II, 269.) 

DURO. s. m. Periodo de veinte anos. **Habia cumplido cua- 
tro duros y una peseta." (Rubio, Memorias, II, 38.) **Un se- 
nor regordete, rayano en dos duros y medio." (Navas, Procu- 
rador Yerbabuena, 13.) — adj. Duro con duro no hizo januis 
buen muro, réf. que se usa para aplacar a los que van a refiir. 
"Cristianos, callar, que duro con duro no hizo jamâs buen 
muro." (Caballero, en Puebîo andalus, 21.) — Vino duro, i ? "Se 
contenta con el blanco o con el duro, si no se satisface con 
el que desde Valdepenas baja a Andalucîa." (Trad, es p., I, 58.) 



432 MKîUEL DE TORO Y GISBERT 



N 



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E 



ECHAR. V. a. Û. fam. en el sentido de: hablar, seguir. 
Para jarabe de pico, eche usted, que se derrama." (Rueda, 
Patio, 140.) — Echarse, v. r. Portarse. "^Y que tal se ha jechao 
er dîa?" (Reyes, Lagar, 299.) — Echarse pa alante, fr. fam. 
Fachendear, alardear, ser valiente. "Pichardo era el ladrôn 
mas echao pa alante que pisô los campos de Andalucîa.'* (Ru- 
bio, Memorias, III, 57.) 

No t'eches tanto p*alante" 
Que no vale tu presona 
La tonaîya d'un fraile. 

(R. Marin, Cantos, III, 331.) 

También en sentido recto. "Sombrero cordobés viejo y echao 
pa alante/' (Castro, Luna lunera, 6.) — *Echar a perdcr, tr. Per- 
der sus cualidades cualquier cosa, como descomponerse una 
mâquina, malograrse una fiesta, volverse fea una muchacha 
bonita, etc. Lo mismo en Venezuela (P. Fébves).—*Fchârselas 
de, fr. Echarla de: echârselas de sabio. También argentine 
(Garzôn). 

EDAD. s. f. Edad del pavo, fam. Edad intermedia entre la 
ninez y la adolescencia. **Estâ en la edad del pavo, edad insu- 
frible, entre la palmeta y el barbero." (Valera, Comendador, 16.) 
— Edad de la chinchc, la del pavo. "Polios zânganos y desga- 
vilados, polios en la denominada edad de la chinche." (Caba- 
llero, Cosa cumplida, 80.) 

* EJE. s. m. Partir por el eje, f r. fig. y fam. Fastidiar a uno 
completamente. También argentino (Garzôn). 

EL. pron. Ûsase a veces por AquéL "En el extremo opuesto 
al en que se destacan barriles y botellas." (Rueda, Patio, 67.) 



VOCES ANDALUZAS 433 



EMBARRIZARSE. v. r. Llenarse de barro. "Poniéndose 
perdido el uniforme y embarrizândose el caballo hasta los cor- 
vejones." (Pérez Nieva, Cuentos de la calle, c. Gagini, ar- 
ticule Embarrialarse.) 

EMBERRENCHINARSE. v. r. Encenderse sumamente en 
una pasiôn. "Que don Paco se emberrenchinase hasta tal punto 
que entrase por el aro... elevando a Juanita a ser legitimamente 
su esposa." (Valera, Juanita, 50.) En Colombia, encapricharse 
(Uribe). 

EMBIZMAR. V. a. Poner bizma o parche. "Embîzmate 
esas costillas/' (Calderôn, Escenas, 217.) 

EMBOCADO, DA. adj. Que tiene el bocado bien puesto. 
"Caballos bien embocados." (Calderôn, Escenas, 193.) 

EMBOQUE. s. m. ^Arreglo? <iMedio? **Tiburcia grunô, 
rabiô, Uoro, grito, no liubo emboque." (Caballero, Lâgri- 
inas, 60.) 

♦ EMBORRIZAR. v. a. Envolver las viandas en huevp ba- 
tido, para freirlas: sesos emborrizados. 

EMBRAGADO, DA. adj. Metido en un vestido incômodo 
o maUhecho. **Los ricachos iban como embragados en sus tra- 
jes nuevos." (Reyes, Lagar, 153.) 

EMBRAGAR. v. a. Atar. "Dolores, embragando tofpemente 
la sonrisa.'* (Reyes, Lagar, 242,) *'Si tu consignes embragarla 
a tu querer.'' (Idem, Nino de los caireles, 10.) 

EMBRAGUE. s. m. Atadura. *' Hasta que se le rompa al 
simbel el embrague." (Reyes, Goletera, 163.) 

EMBUCHADO, DA. adj. Envuelto hasta el bûche o hasta 
el cuello. **Embuchado eu un boa su moreno rostro.'* (Caba- 
llero, Clemencia, I, 22) 

EMPAQUE. s. m. Aire, continente. "El notario, del brazo 
con Maria Josefa, con un solemne empaque marital, entrô en 
la tienda del casino.'' (Castro, Lnna limera, 2.) En Argentina, 
es seriedad, gravedad (Garzôn). En el Perù (Arona), descaro, 
desfachatez. Salvâ, segùn Arona, da la voz como andaluza. 



434 MIGUEL DE TORO Y GISBERT 

I ' I ■ » Il ' I ' » »l . ■ 

En Cbile, desplante, aplomo, desfachatez, sangre fria, frescu- 
ra (Echeverrîa). 

EMPATAR. V. a. Reunir, juntar. "Calzôn sujeto por très 
medios duros columnarios empatados de muletilla." (Rubîo, 
Memorias, III, 93.) Sentido anâlogo en Costa Rica (Gagini) y 
Cuba (Pichardo). — Arreglarse. '"No falta mas sino qre empa- 
temos la moza y yo en esta cuesiiôn." (Rueda, Reja^ 78.) Ûsase 
también en Colombia (Cuervo). Méjico (Ramos, 558) Hondu- 
ras (Membreno) y Venezuela (Rivodô, 71). 

EMPERRADETE. adj. Emperrado. ''Dios anda emperraete 
en jacer yesca er campo/' (Reyes, Lagar, 280.) 

EMPESTILLARSE. v. r. Empenarse. *'Se empestillarcn 
en que no tenian las seis arrobas." (Caballero, en Pueblo an- 
daluz, 13.) **Nos hemos empestillado en corner a las très." (Ca- 
balleri, Gaviota, 105.) 

♦EMPLUMAR. V. a. fam. ;Echar, colgar? Lo he oido ea 
la copia : 

Tengo unas calabazas 
Puestas al humo, 
£1 primero que pasa 
Se las emplumo. 

En Guatemala, dar con astucia o engano algo que no valt 
nada (Batres). Ûsase en el Ecuador (Tobar), quien indica que 
"con el sentido de enviar lo usan en Espana, v. gr.: lo emplu- 
maron a Ceuta''. En Venezuela, se usa por mandar, enviar 
(Picôn Febres). En Chile (Echeverrîa), es ponerse en cobro, 
huir, desaparecer. 

EN. prep. Por. **Ven el domingo en la tarde." (R. Marin, 
Cantos, 11, 231.)— Después de. '*Poca cosa, sefior. En dar unos 
quinientos pasos, no hay mas que torcer el rumbo." (Rueda, 
Bajo la parra, 184.) 

ENAGtîETA. s. f. Enagua pequena. "Holgados zaragiielles 
que hacen el efecto de enagiietas." (Rueda, Gusano, 115.) 




VOCES ANDALUZAS 435 



ENAMORISCARSE. v. r. Enaniorarse. "Te enamoriscas- 
tes de Ramona/' (Rueda, Bajo la parra, 142.) También ameri- 
cano (Icazbalceta, Cuervo, Batrcs, Gagini, Membreno, Sala- 
zar, Rivodô, 244), 

ENARBOLADO, DA. adj. Plantado de ârboles. 

Has de tener seis cortijos 
Toitos enarbolados. 

{Folk lore and,, 1882-1883, p. 42, c. AicardoJ 

ENCAJE. s. m. iOrilla, borde? "No habia logra^o toda- 
via mas que chamusearle los encajitos del pensamiento/' (Re- 
yes, Lagar, 205.) 

ENCALO. s. m. Blanqueo. "El encalo nîveo de la fachada." 
(Castro, Luna lunera, a.) 

ENCALOMADO, DA. adj. Elevado (Quindalé). ^Enamo- 
rado? "El gâché encalomao" es tîtulo de una poesîa de Gu- 
tiérrez de Alba en Pueblo andalus, 160. En Venezuela, cala- 
mocano (Rivodô, 240). 

ENCANUTAR. v. a. Meter en un canuto. Fam. Embuchar. 
"Con mas tino que la paviota encanuta al pececillo." (Calde- 
rôn, Escenas, 235.) 

ENCARACOLADO, DA. adj. ^Arrugado? "La vaqueta de 
la vieja silla (de montar), encaracolada por las faldas, estaba 
lustrosa y lesbaladiza.** (Rubio, Memorias, III, 84.) 

* ENCARARUBLADO, DA. adj. Nublado. Osase en el si- 
guiente trabalenguas : "El cielo esta encarafiublado, el desenca- 
rafiublador que lo desencaranublare, buen desencaranublador 
sera . 

ENCASQUETARSE. v. r. Calarse el sombrero o gorra. 
"Por ser un doctor y encasquetarse el bonete." (Caballcro, 
Lâgrimas, 92.) Tb. de Argentina (Segovia). 

ENCERARSE. v. r. Cuajarse. "Ya se va encerando (el ce- 
badal)." (Caballero, Cletnencia, I, 257.) 




436 MIGUEL DE TORO Y GISBERT 



ENCIMA. adv. Después, de postre. "êQué hay pa ensima? 
— La asendia de ayer." (Castro, Luna luttera, 8.) 

ENCLAVIJADA. s. f. Enclavijadura. "Dândose todos sen- 
das y apremiadas enclavijadas de manos." (Calderôn, Esce- 
nas, 69.) 

ENCOJINADA. s. f. Encogimiento. "Yo di una encojinada 
que fué floja, en gracia de Dios." (Caballero, Gaviota, II, 149.) 

EXCOLCHADO. s. m. Figurante de procesiôn revestido 
de una colcha. "Llevan por mantos las colchas mas ricas de 
las camas, por lo cual se llaman los encolchados." (Valera, Jua- 
nita, 274.) 

EN CUANTO QUE. loc. adv. En cuanto. "En cuanto que 
veia." (Ganivet, Pio Cid, II, 85.) Tb. de Méjico (Ramos). 

ENCUERINO, NA. adj. />r. Mai Desnudo. ''Chiquillos chu- 
rretosos y encuerinos." (Reyes, Golctera, 8.) En Méjico se dice 
cncuerado (Icazbalceta) ; en Cuba, también (Pichaf^o). 

ENDESPUÉS. adv. Después. "Mos lloviô endispués en 
Mayo." (Rcyes, Lagar, 14.) Tb. americano (Gagini, Ramos, 
Salazar). 

ENDIfîAR. V. a. Germ, Dar. V. Dimr, (R. Marin, Can- 
ios, III, 181 y 255, nota.) 

Aunque tu mare te rina, 
I^s vuertas le bas de piyâ 
Para endinarme tu pico. 

G. de Alba, en Puehlo andalus, 102.) 

En gallego, es pegar (Cuveiro). 

ENDULZADO, DA. adj. Enconfitado. "Cidra endulzâ.*' 

(Reyes, Lagar, 1 1 1 .) 

ENDULZORAR. v. a. Endulzar. "Endulzoraba de vez en 

cuando el paladar." (Cortés, Débiles, 39.) 

ENFADAR. v. a. Amargar. **Si mi padre me enfada la vida 
y no me quita lo amargo de la boca." (Rueda, Reja, 22.) 

ENFERMO. s. m. *£/ enferme de Rute, fam. Persona que 



VOCES ANDALUZAS 437 



finge estar mala. Dicho personaje "se comia los polios piando 
y las gallinas cacareando". 

ENFILAR. V. a. Hacer una especie de hilvân a la orilla de 
un tejido. "Enfilé todos los cortes para que no se deshilacha- 
ran." (Ganivet, Pio Cid, I, 142.) — Encarar, apuntar. "Descol- 
gô el retacu, enfilô con él al venterc." (Reyes, Lagar, 34.) — En- 
filarse, v. r. ^ ? "Roque volviô a enfilarse en la silla." (Rueda, 
Gusano, 155.) — Dirigir. "Con paso distraido, la mirada enfi- 
lada a lo lejos." (Palacio Valdés, Hermana, 27.) 

ENFRANQUE. s. m. Garganta del pie. "Dejan los enfran- 
ques del pie metidos como en un estribo." (Rueda, Gusa- 
no, 116.) 

ENFRONTIRAR. v. a. î ? "El toro habià barrido ya la 
plaza, los de a caballo rodando, los peones en las vallas, y el 
senoT Pepe enfrontirado por el toro, y lo iba a ensartar/' (Cal- 
deron, Esccnas, 51.) Acaso anâlogo a Afrontilar, mjpjicano 
(Icazbalceta) : atar a una res vacuna por los cuemos al poste 
o bramadero para domarla o matarla. 

ENFUNCIONADO, DA. adj. Empenado en lui trabajo. 
"Estando ellos tan enfuncionados y tan impatientes por llevar 
su obra a cabo/' (Caballero, en Pueblo andalus, .20) 

ENGALLAMIENTO. s. m. Arrogancia, engreimiento . 
"Arrastramientos de alas y engallamientos gentiles " (Rueda, 
Côpula, 188;. 

ENGALLAR. v. n. ^k)sttar engallamiento. "Mucho de ac- 
cionar a lo majo y de engallar y mostrar por los cuatro lados 
la persona/' (Rueda, Reja, 2y.) 

ENGANCHADO. s. m. ^Enamorado? "Pero hay ocasiones 
en que se desplegan esos labiecitos y, para tener contente 
a un engauchado, se dice siquiera: . si." (Caballero, Lâgri- 
mas, 327.) 

ENGANCHE. s. m. Altercado, rina. "Era correr a un en- 
ganche seguro con el temible baratero de Sevilla." (Reyes, 
Nino, 18.) 



43^ MIGUEL DE TORO Y GISBERT 

" ' ' ' ' ■ — -■ - ■ - — ■ ■III- ■ »■ Il M ■» I ■■ ,1 I ■ M ,»■■ ■ M- M .ll ■■ I ■ Il PI ^W— ^— ■ ■ ^ « I M^^^^ 

ENGARZADO, DA adj. Encajado. "Siguiendo un callejôn 
engarzado entre vallados." (Caballero, Cosa cumplida, i6i.) 

ENGARZAR. v. a. Engastar. *'Entretanto que se engarza 
en ôro un mal pedazo de vidrio." (Caballero, Clemencia, I, 31.) 

ENGESTARSE. v. r. Poner gesto. **Los diputados de la 
mayoria se miran y engestan/* (Calderon, Escenas, 200.) Tam- 
bién de Ecuador (Tobar). 

ENHOTADO, DA. adj. Empenado. "Andaba enjotado en 
sacarla a b£ilar." (Reyes, Lagar, 195.) 

ENJABONADO. s. m. ^Un dulce? "Hable usted de tortas 
y de enjabonados.*' (Caballero, Elia, 47.) 

ENJALBIEGO. s. m. Enjalbegadura. "Blancas eran las ca- 
sas por el mucho enjalbiego." (Valera, Ilusiones, 116.) 

ENJOTAR. V. a. V.Enhofado. Empenarse. Guarda analo- 
gîa con este verbo el siguiente: 

Ni se aote a Sevillas ni a Toledos, 
Con ser grandes ciud«ides... 
Solo ha de ser el garbo y el entono 
Para Madrid, que es villa... 

(Sâtira anônima, c. en Cotarelo, Conirovcrsias, p. 353; c. el primer 
verso por Aicardo.) 

En Terreros, ahotar vale animar. En Acad., Ahotado, da, 
adjetivo anticuado, es: confiado, asegurado. 

ENMELADO. s. m. Bunuelo con miel. ''Enmelados, que 
son como bunuelos banados en miel.'' (Trad. esp., I, 35.) 

ENSARTAR. v. a. Enhebrar. "La agujita ensartada hace a 
la nina ajuiciada." (Caballero, Cosa cumplida, 11.) También 
en el Perù (Arona) y en Colombia (Cuervo). Ûsase también en 
Argentina (Garzôn), Méjico (Icazbalceta, que dice lo trae Co- 
varrubias), en Cuba (Pichardo), en Venezuela (Rivodô), en 
Guatemala (Batres), en Costa Rica (Gagini), Ecuador (Tobar), 
Honduras (Membreno), Salvador (Salazar) y Chile (Eche- 
verrîa). 



VOCES ANDALUZAS 439 



ENSARTE. s. m. Sarta. "Un ensarte de vejâmenes." (Ca- 
ballero, Elia, 35.) En el Salvador, ensarta (Salazar). 

ENTENDER. v. a. Oir. "Éstos (los chiquillos), tan aparta- 
dos que no se veian ni se entendîan sino cuando el amo Ua- 
maba." (Valera, Dofia Luz, 34.) Es de poco uso. Segùn un 
alumno mîo venezolano, se usa también en Venezuela. 

ENTENGUERENGUE. adj. Vacilante, inseguro. (R. Ma- 
rin, Cantos, III, 225, nota.) 

Mi amor esta entenguerengue, 
Como el navio en la mar. 

(R. Marin, Cantos, III, 94.) 

Véase también Tcngucrcngiic. 

ENTIERRO. s. m. El Santo Entierro. Un paso de proce- 
siôn. "Sera que va a salir de nazarena en la procesiôn del 
Santo Entierro." (Caballero, Clcmencia, I, 21.) 

ENTRAVAS, s. f. pi. **Tieîic marditas entraiias, se dice del 
aficionado al mal, del que tiene mal corazôn." (R. Marin, Can- 
tos, II, 376.) En Argentina, entranas atravesadas (Gàrzôn), 

ENTREGA. s. f. Por entregas, loc. adv. fam. Poco a poco. 
"Se levantixba perezosamente, por entregas." (Rubio, Mémo- 
rias, III, 93.) 

ENTREGADO, DA. adj. îHçchizado? "i Tiene arguna vir- 
tud? Porque hay agùita que se las trae. Desde que bebiô una 
en Mairena, estoy entregao. jDos tos los anos!" (Pérez Fer- 
nândez. Aima de Sevilla, c. en Espana y cspaiioles, 360.) 

ENTRELARGO, GA. adj. Algo largo. "Una pieza vasta, 
entrelarga.*' (Caballero, Elia, 162.) 

ENTRESIJO. s. m. îComisura, esquina? "Mi puntilla entre 
los labios, trasteândola acertadamente desde el diestro al si- 
niestro entrtcijo (sic) de la boca." (Calderôn, Escenas, 223.) 

ENTRIPADO. s. m. Relleno de un sillon. "Una banqueta 
forrada de yute, que dejaba asomar el entripado por los ângu- 
los." (Reyes, Goletera, 28.) 



440 MlfiUEL DE TORO ï GISBEST 

ENVASARSE. v. r. Clavarse. "Se embasaba (sic) sangrien- 
tamente por la cruel cuchilla que le asestaban." (Calderôn, 
Escena.1, r4y.) 

ENVERSADO, DA. adj. En forma de verso o refrân. "Sa- 
bia yo el sentido, pero no In sabia enversado." (Caballero, 
Clemencia, I, 209.) 

ENVOLATINADO, DA. adj. Ceiiido por la cuerda. "Como 
peon tronipo envolatînado por la ciierda de diestro mucha- 
cho." (Calderôn, Escenas, 202.) 

jEO! interj. Voz a cuyo compas suelen ejecutarse ciertas 
faenas. "El grito de jeo! leo!, a cuyo compas empiezan I05 es- 
fuerzos y acometidas." (Rueda, Bajo la parra, 163.) 

EPIFANlA. s. f. ;Entrada? "Esta necesidad de la moneda 
se aumentaba tratàndose de ir a Madrid, donde tendria que 
hacer su epifania como importaba al lustre de su apellido y a 
dos o très marquesas y condesas, amigas y parientas de su ma- 
dré." (Valera, Ilusiones, 83.) "Va el copo y la red en este rey 
de espadas, cuyo companero harâ, de segnro, su epifania an- 
tes que su enemigo el très." (Valera, Pépita, 202.) 

ERIZO. s. m. Erizo mancancro, variedad de erizo. "iQué 
dira el Marqués cuando se halle con ese erizo manzanero?" 
(Caballero, Cletnemia, I, 52.) 

ESC.-\MA. s. f. Tencr cscainas, fr. Ser astuto. 

Que si tu tien es eonchas, 
Yo tengo escama». 

<R. Marin, Canlos. III, 107.) 

* ESCAMOND.\R. v. a. Limpiotear : escamondarle la cara 
litio. 

;AND.AT,ERA, s, f, Ejcârdalo, reprensiôn âspera, "Me 
on una escandalera atroz." (P. Valdés, Hermana, 252.) 
en de Murcîa (Sevilla). 
:ARABAJE0. s. m. Reconcomio. "Cierta angustia y 



VOCES andaluzas 4^ 

escarabajeo en su estômago." (Valera, Juatiita, 223,) "Cie 
escarabajeo que no te dejaba tranquilo." (Rueda, Gusano, t 

ESCARDADO, DA. adj. ^Araiiado? "Er dia y la noche 
los pasa yorando, tiene las mcjillas escardàs." (Quintero, f 
res, 60.) 

ESCARQUE. s. m. Germ. îEstafermo? 

Que no tengo mis doblones 
Pa gastarlos en pinonea 
Con escarques como osté. 

(G. de AJba, en Pueblo Andatus, 159) 

* ESCOBAZO. s. m, Barrido. También argentino (Garzi 
y chileno (Amunâtegui, Borrones). 

* ESCOBINO. s. m. El escobôn de los excusados. En Si 
tander, la escoba, planta. (Pereda, Penas arriba, cita de Huîi 
bro, Palabras, 43.) 

ESCOGEDOR, s. m. Mesita baja para escoger las semill 
"Sentadas delante de mesitas bajas que llanian escogedoi 
escogiendo trigo." (Caballero, Lâgrimas, 99.) 

ESCOMBRARSE. v. r. Mondar el pecho, carraspesr. D 
piiés de escombrarse estrepitosamente y con coraje, prosiguii 
(.(."aballero, Serz'ilàn, 68). 

ESCOPETA NEGRA. s. i. il "Dos habiles cazadores 
escopetas negras, que sollan acompanarle." (Valera, Juamia, 

ESCUELA. s. m. "En Andalucia, escuela se. suele hai 
masculino." (R. Marin, Catilos, IV, 372, nota.) 

Yo me meti en er querer 
Como niîio en el escuela, 

(Idem, ibid., 2Q9.) 

* ESCUPIDERA. s. t. El orinal. Tb. en Chile (Echevarrî 
y en Argentina Garzôn.) 

Rival ffil/aHlfHI.~i. 19 



442 MIGUEL DE TORO Y GISBERT 

ESCUPO. s. m. Esputo, salivazo. 

El hombre chico no es hombre, 
Que es un escupo de A<iân. 

(R. Marin, Cantos, IV, 66.) 

Tb. de Chile (Amunâtegui, A través del Diccionario), y Ar- 
gentina (Sanchez). En Colombie (Uribe), escupa. 

ESAS. pr. dem. con que se alude familiarmente a una cosa 
que no se quiere determinar mas claramente. "^Esas habia? 
— i Vaya, y tan esas!". (Rueda, En tropel, 53.) 

* ESE, ESA, ESOS, ESAS, prons. dem. Precedidos del nom- 
bre expresan generalmente desprecio o contrariedad: el nino 
ese me tiene harto. Lo mismo en Argentina (Garzôn). 

ESFARATAR. v. a. V. Desfaratar. 

* ESGARRAR. v. a. Desgarrar, escupir. También en Vene- 
zuela (Rivodô), y en Canarias, (Zerolo, Legajo), Costa Ri*ca 
(Gagini), Cuba (Pichardo), Argentina (Garzôn), Honduras 
(Membreno, artîculo Desgarrar)^ Salvador (Salazar), en ga- 
llego, esgarro es gargajo. (Cuveiro). V. Desgarrar, 

* ESMORECERSE. v. r. V Desmorecerse. 

ESO. pr. dem. Ello. lo que se acaba de decir. **A eso voy. 
Ten calma, que todo se andara." (Valera, Ilusiones, loi.) 
£^0 que, loc. Sin contar que. '*Y eso que no se veia todo el 
efecto." (Valera, Juanita, 83.) 

ESPADA s. f. Colgar la espada, fr. Renunciar a cualquier 
trabajo, jubilarse. **Micaela no habia querido colgar la espada, 
como dicen por alla, y a lo mejor la buena de la mujer se al- 
canzaba la barba con el vientre." (Rueda, Patio, 18.) — *La es- 
pada de Bernardo, loc. fam. Cualquier cosa inùtil, como la tal 
espada, que "ni cortaba ni pinchaba". 

ESPALDA. s. f. Tener el santo o el ângel, de espaldas, fr. 
Salirle a uno las cosas mal. "Es cierto que nuestros ângeles 
estan de espaldas'*. (Caballero, Elia, 59.) 

ESPANTAPAJAROS. s. m. Espantajo. "No le parece el 



VOCES ANDALUZAS 443 

espantapâjaros a Quela costal de paja." {Caballero, Làgri- 
was, lOi.) 

ESPANTE. s. m. Rehuida, reparada. "Decir esto y dar un 
espante de costado fué inslantàneo". (Serrano Pedrosa, Em- 
ferador, 2.) 

ESPANTIJO. s. m. Aspaviento. "Melindres, escarceos, es- 
pantijos," (Caballero, Lâgrivias, 20g.) 

ESPANTO. s. m. *Curarsc (/■; cst>anto, fr. Tener cxperiencia. 

ESPAKTITO. s. m. Poner los csf>arlitos, fr. Pretender a 
una mujer. "Y él le pondria los espartitos a otra hembra de 
su gusib." (Reyes, Goîelera. 231.) 

ESPEJO. s. m. Aspecto de un vino. "Un montilla capaz de 
hacer, por su espejo, nariz y fimira." (Navas. Procurador, 156.) 

ESPELICHADO, DA. adj. ; Arruinado? Sin pclo (Aicardo.) 

Que me las gutyo pa Rota 
Espelichao y sin una mota. 

{Foik lore and., T, ^4.) 

ESPERCULLAR. v. a. ; Apf;rcoIlar, acogotar? 

MurciOgalo, o te Lis guiyas 
O te espercuyo. ^Tù en Câdii 
Otra vei? 

(Burgos, Boda de Ltiw Alonso, 12.) 

ESPIGORRO. s. m. Espiguilla. "No tiene espigas, sino e 
pigorrillos." (Caballero, Clemenàa, I, 257.) 

•ESPINGARDA. s. f. Mujer alla y delgada. También t 
Honduras (Membreno). y en Argentina (Gùiraldes.) 

• ESPINILLA. s. f. Grano, barrillo. Usual en America (Cue 
vo, Icazbaketa, Ortùzar. Gagini, Tobar, Pichardo, Membreii 
Salazar y Amunàlegui.) 

ESPIRITU. s. m. El espiritu de la golosina, de la guîta. 
persona muy golosa, muy delgada. etc. "Ese cara de pito, tj 



444 HIGUEL DE TORO Y GISBERT 

enteco que parece el espiritu de la guita." (Caballero, Lâgrittuis, 
loo.) V. Estampa. 

ESPONJE. s. m. Esponjadura. "El cuerpo liabia experimen- 
tadc esponje y esperezo." (Rubio, Memorxas, III, 86.) 

ESPOSADO, DA, adj. Con esposas a las manos. ";Y que 
dijiste, que las yevan esposâs?" (Castro, Lutta lunera, y.) 

ESPUELA. s. f. Una flor de color anaranjado. ^La Es- 
puela de galân, TropoeoUtm majus, de Colmeiro? "Un bâche 
de anaranjadas espuelas, de tintas que aconsonantan con las 
Hamas," (Rueda, Bajo la parra, Ii6.) 

ESPUMA. s. f. Espumilla. "Los flecos del mantôn de es- 
puma." (Castro, Luna lunera, 4.) "Trajecillo de perçai rosa y 
mantôn claro de espuma," (Quintero, Flores, 10.) 

ESPUMILLA. s. f. Cierta tela. "Paiiolones bordados que 
Uamati en mi tierra de espumilla y de Manila en Madrid." (Va- 
lera, Dona Lus, 79.) — Cierto dulce. "Bizcochos de espumilla." 
(Valera, Juanita, 347.) 

ESTACHE. s. m. Germ. Sombrero. (Quindalé, Besses.) 

Si m'arremango el estache 
Y trinco la sardani. 
No hay un moso en toa Triana 
Que se ponga elante e mi. 
(Sânchez de Fuentes, en Pueblo andalus, 109.) 

Tb. vizca'mo (Mugica, Diài. ()6). 

ESTADIZO, ZA. adj. Parado, estancado. "Un rîo tan cau- 
daloso y tiirbu lento en invierno como pobre y estadizo en ve- 
rano." (Caballero, Gaviola, I, 47-) 

ESTAMPA, s. f. *Mala eslampa, loc. fam. Antipâtico. jQué 
mala estampa tiene Fulano!, que antipâtico es, — La estampa 
de la golosiiia, fr. fam. Persona muy golosa, o hambrienta. 

Si paese usté, cara indina 
La estampa e la golosina. 
' (G. de Alba, en Pueblo andalus, 149) 



VOCES ANDALUZAS 44$ 



ESTANTE, s. m. ^Poza? "Hay allî tal àbundancia de agua, 
que, desbordândose a torrentes de los estantes y albercas...." 
(P. de Alcântara Garcia, La Patria espanola, c. en Espana y 
espanoles, 314.) 

ESTAR. V. O. a veces de un modo diferente del castellano. 
**De un nino que no ha recibido el bautismo se dice que esta 
judîo, o que esta moro aùn." "Esto $î que esta gitano." (R. 
Marin, Cantos, III, 72.) 

Yo m'estoy muriendito, 
Yo estoy cadâber. 

(Idem, ibid,, 52.) 

— Seguido de un gerundio équivale a veces a una orden. 
"Pues ya estas yevândolas al rîo." (Castro, Luna luttera, 16.) 
Z/V ya esta acâ, fr. adv. Listo astuto. "Suelen decir de un 
hombre inteligente y vivo: "ese es de los de ya esta acâ." 
(Caballero, Gaviota, II, 120.) 

ESTARIBEL. s. m. Germ. Cârcel. 

Ar pan le y aman manrô 
Y el estaribé a la carse. 

(R. Marin, Cantos, IV, 535.) 

En Salamanca (Lamano), tanma, rodapié. 
ESTERO. s. m. Terreno cenagoso, marisma, en la embo- 
cadura de un rîo. 

Tierra que inicua invasion 
Rechazô, hasta sus esteros, 
Tragandose granaderos 
Del primer Napoléon. 

(J. de Burgos, c. en Patria espanola, 179.) 

En nota agrega el libro citado. "Son los esteros caiios o bra- 
zos que salcn de un rîo, participando de las crecientes y men- 
guantes del mar. En aquel terreno fangoso, por el cual Solo 



440 MICUEL DE TORO Y CJSBEBT 

piieden correr sin exposiciôn los salineros, se hundieron, pere- 
titndo aiiogados, muchos soldados franceses." La Academia 
ha niodificado en la ediciôn 14.' su definJciôn (de donde se 
toniô la citi anterior). Hoy es "Terreno inmediato a la orilla 
de uiia ria, por la cual se'extienden las aguas de las mareas. 
V agrega, como segunda acepcién; "Amer. Terreno bajo que 
sLiele llenarse de agua. por la IKivia por la filtracijn de un rio 
o laguna." La acepciôn amerk^na se debe probableinente a U 
forma especial de marisma que tienen los esteros de Câdiz. y 
a que aluden los versos anteriores, 

ESTO. pron. *Eslo era, fr. con que suelen empezar les cuen- 
toi- que se relata» a los nînos. Tb.en Colombia (Cuervo.) Tb. 
se dice: este era (Alarcon, El amigo de la muerte, c. por Mem- 
breno, quien indica se usa también en Honduras). En el Perû 
se dice igualmente : este era : 

Este era y no era 
Un petate y una estera. 

(Arana, art, Pc taie.) 

ESTOPA. s. f. L'as eslopas del ôlco, fig y fam. En Osuna, 
la extremaunciôn, (R. Marin, Ciintos, V, 59.) — *Hacer falta es- 
lopas y pec para una casa, fr. fig. y fam. Ser muy trabajosa. 

ESTRELLARSE. v. r. Caer viol enta mente, quebrândose los 
huesos, y en sent, fig., quedar malparado. "Aqui me tienes es- 
trellao y con too el cuerpo dolorio." (Reyes, Goletera, I2y.) 
Tb. bable (Rato.) 

* ESTREVEGIL. s. ni. pr. Mal. Barullo, algazara. En Mur- 
ùz., esclcvejio, estallido, explosion (Sevilla.) Cf. estrabulliu. 
mismo sentido en bable (Rato, 145.) 

ESTRUJA. s. £. iCantidad de orujo que se aprieta de una 
vez?. "Amontonan la estruja a la machina," (Rubio, Memo- 
rias, I, 75.) 

ESTUDIAR. V. n. Reflexionar. "Por cierto que a dicha 



VOCES ANDALUZAS 447 

copia ha dedicado el autor una (nota) que nos ha puesto a es- 
tudiar, habtando vulgarmente. " (R. Marin, Cantos, II, 302I 
— "En VilIkberDieja se entiende por estudiar dejar suelta; 
el campo las caballerîas, para que ellas se busquen la vit 
(Valera, liusiones, 143.) 

EXTRARO. s. m. Movimiento de sorpresa. "Tras hacei 
extrano al ver a esta," (Reyes, Moruchita, 9.) 

EXTREMO. s, m. Acto de la persona extremosa. "Ni 
habia vuelto à casar a causa de sus extremos por su hi 
(Caballero. Lâgrimas, 121.) 



F. interj, "Très efes usa el vulgo andaUiz como interjeccii 
o exprès ion es de répugna ne ia, de desprecio y de fasti 
como cuando dice : "\ f ...que mal huele !" (A. M. Garcia B 
co, Folk lorc and., 1882-1883, p. 99, c. Atcardo.) 

FACCIÔN. s. f. Véase el uso curioso de esta palabra er " 
se me pone el rostro de las faiziones como un pimiento." (] 
g05. Luis Alonso, 24.) 

FACIL. adv. m. Fâcilmente. "iCômo se consigue e 
— Muy fâcil " (Ganivet, Pio Cid, II, 198.) Tb. de Colomb 
Argentina (Uribe, Segovia.) 

FAENERO. RA. s. m. y i. Trabajador. 

Mirad un instante 
La linda faenera, 
Sus ojos gifanos, 
Su cara morena. 

(A. Reyes, c. en Patria espanola, 163.) 

FALAGUERA. adj. iHalagadora? "Se puedeo ver las 
riosas oraciones de la flor filaguera." (R. Marin, Cantos 



448 MIGUEL DE TORO Y GISBERT 



363.) Cf. Falagar, halagar, en bable (Rato.) Falagueiro es hala- 
gùeno, en gallego (Cuveiro). En Mugica, Néologisme y Poesia, 
en Espana y America, marzo de 1909, encuentro: "Con h o sin 
ella hay que admitir este vocablo: 

Con vista alagùera 
Miréle y mirômc. 

En Acad. 14, falaguero, sin diéiesis, es sinônimo ant. de Ha- 
lagiieno, Falar es hablar, en Vizcaya (Mugica, Z)iô/., 66). 

FALDA. s. f. Ala del sombrero (ant. en Acad.). ''Unas ve- 
ces el sombrero se despliega en su falda y se achata en su 
copa." (Calderon, Escenas, c. en Espana y espanoles, 366.) 
Tb. en Méjico (Icazbalceta.) 

FALSARREGLA. s. f. V. Régla. 

FALSETA. s. f. iUn toque de guitarra? îQué? ;.aprendi6 
usté ya la f arseta del Totovîas ? (Reyes, Nino de los caireles, 5). 

FALTAR. V. n. "^No faltaba mas, loc. usada para rechazar 
una proposiciôn por absurda y ofensiva. Tb. de Méjico (Icaz- 
balceta.) 

FALLO. s m. Ejecuciôn de lo pactado en la apuesta. 

Y sigue a la apuesta el fallo, 
Y al triunfo la borrachera. 

(Santa Ana, en Pueblo andaîuz, 41.) 

FANAL, s. m. Pecera. **Viô el fanal colocado sobre la mesa. 
Los peces se agitaban como doradas notas." (Rueda, Reja, 45.) 

* FANDANGO, s. m. Lîo: no quiero andar en esos fandan- 
gos. También de Guatemala (Batres); en Chile significa: des- 
orden (Echeverrîa). 

FANGANINA. s. f. Enredo. (Caballero, Clemencia, Voca- 
bulario,) **Habrâse visto tal fanganina." (Idem, îbid,, I, 211.) 

FARANDULEAR. v. n. ^Trapacear, enganar? "Con aquel 
farandulear suyo.'' (Rueda, Reja, 147.) En Chile y Méjico, pa- 



VOCES ANDALUZAS 449 



pelonear, farolear (Icazbalceta, Ortuzar.) En Colombia (Lanao), 
farândula es enredador, informai. 

* FARFOLLA. s. f . Espatas secas del maiz, que sirven para 
hacer jergones. 

FARIO. s. m. Fam. Sombra, gracia. "Mar fario y gûen fario 
significa lo mismo que mala y buena "feombra." (R. Marin, 
Canfos, III, 346, nota). 

FARSADO. s. m. Farsa. "Atalayar con los ojos y escuchar 
con las orejas desde el farsado mas humilde y villanesco." 
(Calderôn, Escenas, 19.) 

FATIGA. s. f . Empeiîo. "; Pos no lo bas tomao tu con mu- 
cha fatiga que diganKJs!" (Reyes, Lagar, 113.) — Inquietud, 
desasosiego. "^Te piensas tu que yo no vide las fatigas que a 
ti te entraron con lo que contô ese mulo?.". (Urbano, Munda- 
nal ruido, 306.) Interj. iQué lâstima! 



No tengo a naide, \ fatiga ! 
Que me diga: 
Me muero, Juana, por ti. 

(G. de Alba, en Pueblo andaluz, 146.) 

— Darle a uno fatiga, fr. Molestarle, desazonarle, darle ver- 
gûenza. "Aqui les da fatiga." (Ganivet, Pio Cid, I, 127.) 

FE. s. f . No poder con la fe de bautismo en papeles, fr. ser 
muy débil. {Trad. esp., I, 85.) "Un senor que ya no puede con 
la fe de bautismo en papeles." (P. Valdés, Hermana, 155.) — 
De fe, loc. adv. A fe. 

Vestido con la mortaja 
Si te viera entrar a ti 
De fe que resucitara. 

(R. Marîn, CantoSy II, 470.) 

FECHA. s. f. fam. Tiempo. "iPues hijo! jtoavia! ino quea 
fecha!" (Cortés, Débiles fuertis, 57). 




450 MIGUEL DE lORO Y GISBERT 

FELPÔN. s. m. Tira de felpa. "Una mantilla de franela 
negca con grandes felpones." (Alarcôn, Sombrero, 200.) 

FELTRE. s. m. iPieltro? "Zapatos de una especie de pano 
recio o fcitrc gris." {Caballero, Clemencia. I, 148.) 

FENÔMENO. s. m. Persona muy hâbil. "Al que usté le 
ha dejao la suya, al Quiqui, que en eso de curar es un fenô- 
meno." (Reyes, Moruchita, i.) — Persona de excelentes pren- 
das. "jY de cuâl de las cincj partes del mundo lia vinio es; 
fenomeno." (Reyes, Niiio de los caireles, 2.) 

FEO. s, m. Fealdad. "Era feo, de nn feo que Ilamaba la 
atenciôn." (Caballero, Serz'ilôn. 19.) "La chîquilla era de un 
fto poco comûn." (Id. Clemencia, i, 179.) — *Desagradable a! 
gusto: esta fea la sopa. Tb. (n Colombia. (Cuervo). 

— Enfadado. 

Cuando yo me pongo feo, 
To Dios se jecha a temblà. 

(Sànchez de Fuentes, en Pueblo andalus, 132.) 
— Quedar feo, fr. Quedar dcsairado. 



e qui en tenga 
Poco dinero, 

Que aunque sea buen mozo, 
Quedarà feo. 

(R. Marin, Canlos. IV, 21,) 

— *Màs feo que de encargo fam. Muy feo. En Méjico: feo 
de encargo. 

FERIA. s. f. Importancia, "Tanta feria hubiera tomado su 
peregrina facultad de aumentar lo poco y de ver lo que no 
habia." (Calderân, Escenas, 54.) — Feria chica i ? "Una noche 
del Carmen, por la feria chica." (Castro, Lutta lunera, 2.) 

FERIAR, V. a. Mostrar, manifestar. "Feriando dilatadamen- 
te sus dientes blanquisimos." (Calderôn, Escenas, 80,) "Cierta 



VOCES ANDALOZAS 451 

andaluza que baila a las mil maravillas y feria un boléro...". 
(Id., ibid., 21.) — En vizcaino, dar feria, sacudida, viento, va- 
puleo, soleta, al dinero principal mente. (Mugica, Dtal. 66.) 

FEROCHE, s. m. Espadachin. "Cada feroche se iba por su 
lado." (F. Rubio, Memorias, V, 106,) 

FERÔSTICO, CA. adj. Irritable y discolo. Muy feo. "i Mâs 
ferôstica eiat" (Caballero, Gaviota, 112.) "Se pu'îieron todos 
aquellos ferôsticos (los diabloi) a echar sapos y culebrai." {Ca- 
Lallero, Juan Soidado, c. Gagini.) Tb. de America (Tcbar, Ba- 
1res, Membreno, Salazar, Segovia.) Tb. de otras partes de Es- 
pana. "Esa elegantona, no es dama, sino una tia ferôstica.'" 
(Galdôs, Miau, c. Gagini). 

FERVOROTADA. s. f. Acciôn brusca, impremeditada. 
"Esta atolondrada fervorotada de su hijo." (Caballero, 
Ma, 97.) 

* FIADO. adv. Al fiado (A(i.d.): comprar fiado. Û. también 
en Méjico. (Duarte, art." Comprar.) 

FIESTERO, RA. adj. Dado a diversiones. "No rimaba bien 
lo de ser Restera con el porte distînguido de la joven." (Rueda, 
Gusano de lus, 97.) Tb. de America (Membreno, Picôn Fe- 
bres. Uribe. Segovia.) 

FIGURACIÔN. s. f. Idea, imaginaciôn. "Que lo que tû 
dices son figuraciones. " (Ganivet, Pio Cid., II, 85.) Tb. de Ve- 
nezuela (Picôn Febres.) 

FIGURITA. s. f. En algunos sitios: murciélago. "Los in- 
ofensivos murcîélagos, que llevan en las aldeas el noinbre de 
figuritas." (Caballero, Caliar en vida, en Elia, 247.) 

FIJA. s. {. Estar en la fija, fr. Acertar. "Me paese a mi que 
no estas tù en la fija." (Reyes, Lagar, 121,) — Es Ut fija, fr. 
Es seguro. 

Y en la pràctica, 
Digan ustés que es la fija: 
Pa bichos c 



(Burgos, Boda de Luis Aionso, 



'* MIGUEL DE TORO Y GISBERT 

In Argentina y Chile, a la fija es: seguramente. (Garzôn, 

tieverria.) 

"ILA, s. f. Germ. La cara. fR. Marin, Cantos, III, 252, nota/i 



s bergtiensa., 

Te se cayera la fila 
Cuando pasas par aqui. 

(Idem. ibid. III, 176.) 

^ILADELFIA. s. f. pop. Finura. (Besses.) 

Na, que usté como su amigo 
Esta por la filaderfia. 

(Burgos, Buda de Luis Alonto, 36.) 

~ILEY. s. m. Un juego de naipes. "Ni al rentoy, filey. bnsca, 
otro de los carteados." (Calderôn, Esccnas, 37.) 
-ILICATURA. s. f. i ? 

Hijo, tu filicatura 
Es la de un irracionâ 
Que esta fuera e las cabales. 

(Burgos, Boda de Luis Alonso, 29,) 

•ILUSTRE. s. m. pop. ilmportancia? 

Gueno, pero se las da 
De presona de filustre. 

(Burgos, Boda de Luis Alonso, 30.) 

'ilustriiw, en Honduras es "desconocido, flaco." (Mem- 

5o.) Filistrin, en Venezuela, (Rivodô, 264), es pisaverde, cu- 

itaco. 

^■IRME. adj. Pararse en firme, loc. Pararse siibitamente. 

?. Acad. solo hay Parada en finne.) "Paré en firme deUnte 

la torre de Archal." (Navas, Proairador Yerbabuena. $6.) 



VOCES ANDALUZAS 453 



Tb. en Chile (Echeverrîa.) — *De firme, loc. constaiitemente : 
trabajar de firme. Tb. chileno (Echeverrîa). 

FIRRIS MIRRIS. s. m. fam. Triquinuela. "Soy un bestia 
para toos esos firris mirris que icen que hay en los libres." 
(Serrano Pedrosa, El Emperaor, 4.) 

FLAMENCO, CA. adj. Dîcese del canto de estilo agitanado. 
**Todo el repertorio flamenco de que tan orgullosa se muestra 
Sevilla." (Hernândez Mir, Pedazos de vida, i.) "Er mejor 
cantaor de flamenco que ha nasîo." (Id. îbid., 12.)— s. m. y sobre 
todo f. Persona de tipo o carâcter gitano o achulado. 

Fa pensà'n esta flamenca 
• Que m'estâ gorbiendo loco. 

(R. Marin, Cantos, II, 296.) 



— m. Navaja. **Blandîa en efecto un ancho y luciente fla- 
menco." (Calderon, Esccnas, 204 ) Tb. se usa en la P!aia (Cuev- 
\o, Apuntccwnes, § 676, nota.) — Por lo flamenco, lo/ a modo 
^amenco o gitanesco. "Lo mtsmo sirviera para bailar un zapa 
ici. que :)ara cantar por lo flimenco. (Aguilera y Pcrtf4, en 
Puenlo andahiL 53). 

FLOJONAZO, ZA adj. Muy flojo. "A esos flojonazos cos- 
tillones, que se pasan la vida sosteniendo las esquinas." (Ca- 
ballero, Clemencia, I, 215.) Tb. del Perù (Arona, art." Flojera.) 
y Argentina (Segovia). 

FLOR. s. {. Flores de mais, rosetas de maiz tostado. ** Flores 
de maiz, que Juanita ténia la habilidad de hacer saltar muy 
bien en la sartén." (Valera, Juanita, 77) — Flor borriquera, 
;Cardo? *'Las espantosas flores borriqueras." (Rueda, Bajo 
la parra, 246.) — Plor de la canela. Lo mas excelente del mundo. 

Que quiero yo dar la bia 
Por la flô de la canela. 

(R. Marin, Cantos, II, 116.) 
— Flor de la maravilla, Flor imaginaria que figura en ciertas 




454 MIGUEL DE TORO Y GISBEBT 

relaciones de muchachos. "La Hor de la maravilla, câtala muerta, 
câtala viva." (Calderôn, Escenas, 86.) — *La flor y nala, Ir. Lo 
niejor. Tb. de Argentina (Garzon.) — De mi flor, loc. Exce- 
lente, perfecto. (Es voz sacada del juego del mus,) "Se ofrecen 
negocitos de mi flor a todo oficinista no lerdo." (Valera, Dotia 
Lus, 140.) También se usa en Venezuela {Picôn Febres, p. 
138 con la forma: de flor), y en la Argentina. No creo guardc 
analogia con esta locuciôn la siguiente cita. "Un tarro de po- 
mada de mil flores." (Caballero, Lâgrimas, 149.) 

FLOREO, s. m. Ringorrango, en la escritura. "Esos floreos, 
torpes, conio la mano que los trazô." (Caballero, Cosa cum- 
plida, 85.) 

FLUX. s. m. Flujo. "Se le replicô con un flux de risa en 
todo el auditorio." (Calderôn, Escenas, 13.) — Echar fluces, 
expr. adv. "Usa el vulgo andaluz interjecciones o expresiones 
de repugnancia : algunas veces glosa e! pensamiento dîcîendo : 
saliô Fulano haciendo fû, como el gato, o echando fluces." (Ant. 
M. Garcia Blanco en Folk lo're and., i882-i'883, p. 99, c. Ai- 
cardo.) Cf. Terno, que significa pantalon, chaleco y chaqueta, 
y también juramento, y Flux, sinânimo de terno (ropa) en 
America (Cuervo, Macias, Icazbalceta, Rivodô, Gagini, Arona) 
y que creo haber oido en andaluz. 

FO. interj. de asco. "Delicadita de gusto habia de ser la que 
a usted le hiciese fo." (Caballero, Gaviola, l, 135.) También 
se usa en Méjico (Ramos), en Colombia (Cuervo), en Cuba 
(Pichardo), Venezuela (Rivodô. 79), Honduras, (Membreno),. 
Ecuador (Lemos). En Chile, 1 f oh ! (Echeverria.) Tb. en bable 
(Rato) se dice: jFo! iqué olor! Fo y Fc, en gallego, interj. de 
desechar como ; que asco ! , que mal olor ! (Cuveiro.) 

FONDILLO. s. m. Trasero de los pantalones. "Rema, ani- 
mal anfibio, iOyes, fondillo embreado?". (Caballero, Una en 
otra, c. en Arona.) En el Peni, tb. fundillo o fondillo del pan- 
talon. 

FORICO. s. m. Hojas secas de maiz. (Trad. esp.. I, 53.) 



VOCES ANDALUZAS 455 



FRAILE. s. m. Llover frailes desatacados, fr. fam. Llover 
mucho. "Aunque lluevan frailes desatacados." {Folk lore and.. 
nùm. II, 67.) — Frailes boca ahajo, Una flor. **Los frailes boca* 
abajo preguntaban a una grave y tiesa mal va loca por que razôn 
los han calificado de frailes/' (Caballero, Cosa cumplida, 78.' 
En Alava se llama Frailes la Orchis fnaculata, (Barâibar.) 

FRAILECIÏOS. s. m. pi. Burbujas que se forman en los 
charcos^ cuando llueve. "Cuando veîa correr los frailecitos por 
los charcos." (Caballero, Familia de Alvareda, 320.) 

FRANCACHELA. s. f. ^Franqueza? "Con las risas entrô 
la francachela. *' (Castro, Luna limera^ 14.) Th. argentino 
(Garzôn). 

* FRANGOLLÔN, NA. adj. Que frangolla o hace mal las 
cosas. En la Acad. esta como americano. Tb. lo es (Icazbalceta, 
Monner Sanz, Selva, crit. Amcricanismos.) 

FREGADO. s. m. Asunto, generalmente malo. **Habîas tii 
de andar en este fregao, maldecio jumento.'* (Navas, Procura- 
dor Yerbabuena, 25.) Tb. argentino. (Segovia.) 

* FREGAR. v. a. fam. Amolar, fastidiar. Tb. de America 
(Ortùzar, Arona, Pichardo, Batres, Palma, Gagini, Tobar, 
Ramos, 562, Garzôn, Membreno, Arona, Picôn Febres, Eche- 
verria, Cuervo). 

FREGOTEAR. v. a. Fregar repetidas veces. **E1 aguador 
fregotea el vaso.*' (Ganivet, Granada la bella, 30.) Tb. de Mur- 
cia (Sevilla.) 

FREGOTEO. s. m. Acciôn de fregotear. "Cuyos rojos la- 
drillos, mas rojos aùn por el fregoteo reciente.'* (Fernândez 
Garcia, Reina de la Cava, 888.) 

FREIR. V. a. fam. Fastidiar, incomodar. **Con tu desdén me 
tienes frito.*' (Valera, Juanita, 314.) Freirse, estar frito, en 
Méjico, igual sentido. (Icazbalceta.) ^ 

FRESCO, CA. adj. Despreocupado, atrevido, desvergonza- 
do en el hablar. También se usa en Venezuela. (Picôn Febres), 
y en Argentina. (Garzôn.) 




ifiân de a 
Caballero, 



535) 

I, Batreà, 
) En Sa- 
'e (Rato). 
■'Vestido 
[ue, pare- 

1. 178.) 

ita y re- 
.. de Mé- 
:heverria, 
ïrofunda- 
Compara 

Caballero, 
frondio." 
lice frôn- 
uerlc, IV 
mporcado 

., y espe- 
en de los 
e se pone 
i con los 
193) 



. VOCES ANDALUZ.\S 457 

FU NI FA. (Ni)- loc. fani. Ni una cosa ni otra. "Porque, 
segûn decia el vulgo, no era ni fu ni fa." (Valera, Juanila, 284.) 

* FUÉLLEGA. s. f. />r. Mal. Huella. C. en la serrania de 
Ronda. 

FUERTIi. adv. m. Fuertemente. "Le embistîô de fuerte y 
feo, y lo dejo aplaslado con una de sus patazas." (Caballero, 
Faiiiilia de Alvareda, 333.) 

* FUGUILLAS. m. pi, fam. Persona muy viva o que fâcil- 
niente se sulfura. 

* FULANO. s. m, Cosa cuyo nombre no se recueida o no se 
quiere dectr: dame el fulantllo de la navaja (por el afîlador). 
También se usan en el mismo sentîdo las palabras chisme, cosa ; 
idônde bas puesto el chisme d? sacar punta a los lâpices? En 
Venezuela parece usarse fiilano en sentido anàlogo. "Si hay 
algo desabrido en el mundo es el fulano niaujar blanco " (P. 
Febres, art.' Ouauabanada.) 

* FULERO, RA. adj. Malo, desdichado, sin gracia: iqué 
vida mis fideral. En Murcia y Aragon, lo que no es de recibo. 
(Sevilla.) En Argentiua es: muy feo. (Gàrzon.) 

* FUNCIÔN. s. f. Arnmr iina fiinciôn, fr. fam. Armar un 
escândalo. 

FUNDAMENTO. s. m. .■] futidaniento de, loc. Con moti 
de. 

Me bienes pidiendo sclos 
i\ fundamento de que? 

(K. Marin, Canlos. III. 72.) 

* FUNDAR. V. a. Crear. C c-n la loc. Ni Cristo que lo fjtnc 
V. Cristo. En Salamanca se dice también: mal baya el air 
que te fundo. 

FUTRAQUE. s. m. Frac. En Murcia, levita; chaqueta lar| 
(Sevilla.; 

Si usté se quita er futraque 
Y se pone er marsiyé. 

(G. de Alba, en Pucblo andalus, 147.) 

Snu$ H»/a«i«B..-A, îo 



458 MIGUEL DE TORO Y GISBERT 

— Ser despreciable. "Luego arreglaremos cuentas, seor îrj- 

traque." (Calderon, Escenas, 14.) 



GABACHO. CHA. adj. Desgarbado, sin gracia. 

En el andar cotiozco 
Qu'cres del campo, 
En los sarrapatones 
Y en lo gabacho. 

(R. Marin, Cantos, IV, 326.) 

— m. y { Castrador. "Auiiqiie iba a la chita callando, y no 
gastaba pito, la llamaban la gabacha." (Valera, Juanita, 116.) 
iAcaso por ser en olro tiempo generalmente franceses los ca- 
pac'ores, como los amoladores? 

GABERA. s. f. Molde para ladrillos. {Ordenamas de Mâ- 
laga, Sevilla y Granada, c. por Cuervo.) Tb. de America. (Ciier- 
vo, Rivodô, Icazbalceta.) Cf. el articulo Gavera, colombianismo 
en Acad. 14. 

GABINA. s. f. Sombrero Je copa. "El tiene gabina, castori 
Il como se llame." (Valera, J'iamla, 80.) Tb. Gavina. véase. 

GACHA, Ademàs de las indicadas en el Diccionario, sue- 
len hacerse de mosto. " Pastelillos, arrope y gâchas de mosto." 
(Valera, Dona Lun, 34.) — *Pcrdonar las gâchas par l<.'s cosco- 
troncs, fr. fig. Renunciar a w.'. placer por las mole-'itias qui 

GACHl. s f. Cerm. Muchacha. (Quiiidalé.) "Yono he nacio 
pa que me meta en el cepo ninguna gachi." (Reyes, Moru- 
cliila, 2.) 

GACH6. s. m. "Gacbô, en .singular, y gachôs, en pi., en el 



V^OCES ANDALUZAS 



459 



gitanesco mas genuino de la Rumelia, suena Gagio y Gadgien, 
que significan especialmente extranjero. Es el nombre que dan 
los gitanoG a los que no pertenecen a su raza, y no raramente 
en sentido despreciativo." (R. Marin, Cantos, II, 367.) ''Gachô 
gâché, m., y gachi, f., nombre que ellos (los gitanos) aplican a 
los andaluces/' (Id. ibid., loi.) "Varon, mancebo/' (Quindalé.) 
Eitc ùltimo sentido es el mas corriente. "Porque lo que es ese 
gacho no da, por mo de ti b ni.e me tiene prometîo." Tb. de 
Madrid. (Baroja, Busca, 70.) 

GACHÔN. adj. Mimoso, cariîioso. "Acariciante mirar y 
palabras gachonas/' (Hernândez IVIir, Pedasos de vida, 16.)— 
Gachô, muchacho. "^No te entra por el ojo gach6n?".\caba- 
île^o, Clcmcncia, I, 234). 

GACHONA. s. f.* Muchacha. '*Lo que te conviene, gacho- 
na/* (Caballero, Clcwcncia, I, 237.) 

GACHORRÎ. adj. "Compréndense bajo el calificativo de 
flamencas dos subespecies, la caîorrî y la gachorrî, originaria- 
mente andaluza, pero amoldada luego al gusto gitano." (R. 
Mai in, Cantos, II, loi.) 

GAJORRO. s. m. Masa frita en forma de barquillo, que se 
deshace en la boca. "Hubo hojuelas, pestinos, gajorros, ros- 
quillas." (Valera, Pépita, 217.) 

GALA. o. f. Gala de Francia. Cierta flor. **Macetas de gala 
de Francia, rosas/' (Valera, Pépita, 137.) 

GALGA. s. f. Cintas que atan las alpargatas. **Mozos con 
las galgas en los tobillos/' (Rueda, Gusano, loi.) — Echar 
galga y jorno a utw, fr. fig., Dominarlo. **A la mas audaz le 
echaba ella galga y torno con una sola mirada/' (Xavas, Pro- 
ciirador, 59.) 

* GALOPEAR. V. a. pr. Gran. Hacer una cosa de prisa: ga- 
lopear el gazpacho. 

GALLERO, RA. adj. Aficionado a peleas de gallos. "Sali 
por dos pares de huevos de gallina inglesa, porque soy muy 
gallero." (Calderon, Escenas, 202.) Tb. de America (Icazbal- 




4^ MIGUEL DE TORO Y GISBERT 

eta, Pichardo, Cuervo, Rivodo, 191, Picon Febres. Segovia, 
'aima, Membreno, Batres, Gaginî.) 

GALLINA, s. f. Canlar la gallina, fr, "A dejarse vencer por 
tro se llania cantar la gallina." (R. Marin, Canlos, IV, 4^4.) 

GALLO. s, m. *Mamar et gallo a uno, fr. Burlarse de él. 
"b. en Venezuela (Picôn Febres, p. 342.) — Quedtirsc como el 
allô de Morôn, cacarcando y sin plumas, loc. fam. (R. Ma- 
in, Conifiaracioncs, 104.) 

GALLOREAR. v. n. Levantar la voz con impertinencîa. 
CTaballero, Clemencia, Vocabtilario.) "Con los franceses aqué- 
Ds no habia usted de gallorear tanto." (Id., en Pucblo and. 21.) 

GANCHiLLO. s. m. Horquilla. "Y en los ganchillos luce 
oino primores, cnentas de vidrio presas en los alambres." 
Rneda, Tropd, 61.) Tb. en Méjico (Ramos), Caiicfio en otros 
ilios (Arona, Batres, Echeverria, Membreno.) 

GANDINGA. s. f. /t. .1/rf/, Pasa de inferior calidad. "El 
;rano indigno de figurar en c! racinio, la pobre gandinga." 
Rejes, Lagar, 256.) En Cuba, guiso de higado cortado en tro- 
ilos con salsa espesa (Pichardo.) 

GANSEKiA. s. f. Gansada. "Ese es un asado por delicado, 
s una ganseria." (Caballero, Elia, 43.) "Aquella sociedad en 
ue es proacrita la ganseria." (Caballero, Clemencia, II, 121.) 

GANSO s. m. Rûstico. "Los grupos de gansos jerezanos que. 
■■yerando ajuste de trabajo, Uenaban la plaza del Arenal." 
Rnbio, Mcmorias, III, 84.) 

GANOTILLO. s. m. Ganole, garganta. "Continua la danza 
on mùsica de ganotillo." (G. de Alba, en Pueblo andalus, 25.) 

GARBANZA, s. f. Garbanzo grande. "No ya de garbanzos, 
ino de garbanzas de su pueblo." (Ganivet, Pio Cid, I, 50.) 

GARBANZO. s. m. * Carbanso ncgro. La persona mâs ruin 
le la faniilia. — Garbanzo del cura. pr. Cad. La Centaurea cal- 
itrapa, planta compuesta. (Ferez Lara, F/or. gad.,en Anales, 1. 1 6 

GARDUKO. s. m. Zorro. "Ansares salteados por vulpeja o 
arduno." (Calderôn, Esccnas, 126). 



VOCES ANDALUZAS 46 1 



GARRAPATOSA. s. f. El Bubùlcus ibis, Purgabueyes o 
Garzon, ave zancuda. (Buen, Hist. Nat,, 477). 

GASCAS (A), loc. adv. A gâtas, arrastrândose. "A mi no me 
gusta qiie nadie andé a gascas, pero tampoco puedo tragar a 
los labradores de a caballo.** (Ganivet, Pio Cid, II, 22). 

* GASTO. s. m. Comilona: hacer un gasto con unos 
amigos. 

GATATUMBAS. s. f. pi. Zalamerîas. (Caballero, Clemen- 
ci<i, Vocabulario). 

GATO. s. m. Defenderse como gato pansa arriba, fr. fam. 
de comparaciôn. (R. Marin, Comparaciones, 102.) — No liay 
que decir izape! hasta que pase el ûltimo gato, fr. prov. (R. 
Marin, Canios, IV, 260). 

GAVINA. s. f. V. Gabina. "Un sombrero de copa alta, que 
Respetilla llamaba gavina/' (Valera, Ilusiones, II, 272). 

GAYUMBO. s. m. pr. Cad, El Spartum junceum, planta 
graminea. (Pérez Lara, Flor gad., en Anales, t. 21.) "Los ga- 
yumbos que en marzo se cubren de sus perfumadas y doradas 
flores/' (Caballero, Clemencia, I, 128). 

GAZAPlTO. s. m. Juego de ninos. "Consiste este juego en 
abrir y cerrar la mano como en actitud de llamar." (A. Macha- 
do Alvarez, en Folk lore and., 1882-1883, c. Aicardo). 

* GAZPACHUELO. s. m. Huevos escalfados en agua, con 
sal, aceite y vinagre. 

GENTF. s f. O. a veces en plural, como en francés. "Paseo 
que estaba Ueno de gentes." (Caballero, Servilôn, 53.) "Las dos 
habitaciones estaban llenas de gentes/* (Reyes, Lagar, 116.) 
Tb. en Méjico (Icazbalceta). 

GERE. s. m. Gcrm. Guardia civil. "Una pareja de maldeci- 
dos gères.'' (Pérez Fernândez, Aima de Sevilla, c. Esp y 

^^P' 359)- 

GTGANTILLO. s. m. El mirasol, planta. "El mirasol o gi- 

gaptillo." (Caballero, Cosa cuntpUda, 78). 

GIGANTÔN. s. m. "Nubarrones ligeros, de formas capricho- 




402 MIGUEL DE TORO Y GISBERT 



sas y esbeltas, que llaman' gigantones.'* (Caballero, Cosa cum- 
plida, loo). 

GILENA. n. pr. Estar en Gilena, fr. Estar en Babia. **Por 
analogia (<:on la voz Jilî) se dice de los tontos que estâri jilando 
o que estân en Gilena." (R. Marin, Cantos, IV, 380). 

GIRO. V. Jiro. 

*GITAN1LLA. s. f. Especie de pendiente para las orejas, 
formado por cuatro triângulos equilâteros, articulados también 
en forma triangular. 

GITANO, NA. adj. Gracioso. "jEsto si qu'esta gitano!". 
(R. Marin, Cantos, III, y2), 

GLISA. F. f. Cierta mudanza del baile. **Lazaro Chinchilla 
invente la mudanza de las Glisas." (Calderôn, Escenas, 28). 

GLORIA, s. f. Olcr, sabcr a gloria, saber, oler muy bien. 
**Los habareb, que huelen a glona.'' (Navas, Procurador Yer- 
babuena, 27-) — ^^r gloria, loc. Causar gran placer. '*Daba glo- 
ria verlos y la gente los admiraba.'' (Valera, Juanita, 170.) — 
Tocar a gloria, fr. Tocar las campanas en son de fiesta. **Todas 
las campanas de la villa tocan a gloria. *'• (Valera, Juanita, 279). 

GLOTURA. s. f. Golosina. (Caballero, Clemehcic, Vocabula- 
rlo.) **iGorda, si! Parece usted el espiritu de la glotura." (Ca- 
ballero, Clemcncia, I, 216). 

GOBERNAR. v. a. Arreglar. "Gobiema tu, que me levante 
y vas a v^r." (Castro, Luna limera, 6). 

GOLA. s. f. Cuello. **Cuando se llena el vaso hasta la gola. 
pierde su nombre de caiïa y toma el de bolo." {Trad. espa- 
holas, I, 57). 

GOLETERO, RA. adj. y s. î ? Titulo de una obra de Ar- 
turo Reyes* La Golctera. 

GOLFO s. m. Estar en su golfo, fr. Estar en plena activi- 
dad. *'Estaba en su golfo la guerra de Cuba." (Ganivet, Pio 
Cid, II, 161). 

GOLPK. s. m. "Gorpes esta usado, ademâs, en la acepciôn 
trashticia de Andalucia, como sinônimo de chistes, rasgos de 



VOCES ANDALUZAS 



463 



gracia o ingenio/* (R. Marin, Cantos, IV, 284.) — De golpe y 
azar, loc. Dicese del juego no carteado. ''Ni al rentoy, filey, ni 
otro de lus carteados, ni al sacanete, baceta ni otro de los de 
golpe y azar." (Calderon, Escenas, 37). 

GOLPETAZO. s. m. Golpe, porrazo. "Va a abri un buquete 
atrô er pezo, der gorpetazo." (Rueda, En tropel, 118). 

GOLPETILLO. s. m. Golpe. **Una truculenta navaja de Al- 
bacete, de las de virola y golpetillo.'' (Valera, Juanita, 241). ^ 

GORGOTEAR. v. n. Producir gorgoteo. "En los patios gor- 
gotean las iuentes." (Rueda, Côpula, 206). 

GORICO. dim. de Gregorio. "Entre ellos sobresalîa el tîo 
Gorico.'' (Valera, Comendador, 58). 

GORRO. s. m. Llenàrselc a uno el gorro de guijas, f r. fig. 
Irritarse. "Se le va llenando el gorro de guijas a cada diabîura/* 
(R. Marin, Comparacioncs, 116.) En Venezuela se dice: Llc- 
nar a uno el gorro (Picôn Febres, 341.) — Gorrôn, gorrista. "De 
îodos los gorros, los que mas me sublevan son estos de iglesia." 
(P. Valdés, Hertnana, 151.) 

GORRONERIA. s. f. Calidad de gorrôn. "También hay su 
poco de gerronerîa en los grandes." (Valera, Juanita, 170;. 

GOTA. s. f . Cota de sangre, pr. Cad, La Adonis autumnalis, 
planta ranunculâcea. (Ferez Lara, F/or, gad.^ en Anales^ 
t. 27). 

GOTERÔN. s. m. Mancha, gota grande. "Varios goterones 
de cal en las hondonadas del rostro." (Rueda, Reja, 48.) "Gran- 
des goterones de cera." (H. Mir, Pedazos de vida, 12). 

GRACIA, s. f. *Una triste gracia, fr. fig. Una cosa des- 
agradable: es una triste gracia que hayas hecho eso.— Gracia 
ftwhosa, fam. Simpleza, majaderia. **iVaya una gracia mo- 
hosa!". (P. Valdés, Hermana, 346). 

GRANADINA. s. f. Cierta tonada andaluza. "Entran en 
liza con la rondena o granadina otros cantadores." (Calderon, 
Escenas, 164.) — "Ahora, que nos baile unas granadinas. (P. 
Valdés, Hermana, 148.) 



464 MIGUEL DF TORO Y GISBERT 



GRANEADO. s. m. Fuego graneado. "Un graneado de pi- 
ropos corre a lo largo de los puestos." (Rueda, Reja, 134). 

* GRANUJERlA. s. f . Granujada, generalmente en buen sen- 
tido. Conjunto de granujas. Tb. en Murcia (Sevilla). 

GRTETEARSE. v. r. Agrietarse, grietarse. "Los muros de la 
fortaleza empezaban a grietearse." (Reyes, Goletera, 116.) "Por 
una boca tan fresca entra y se grietea una tajada de sandîa.*' 
(Riieda, Bajo la parra, 217.) En Cplombia, grietiarse (Uribe). 

GRIFO. s. m. Mechero de velôn. "Seis velones. con sus 
grifos apagîdos." (Calderôn, Escenas, 122). 

GRILLERA, s. f. Jaula para grilles. "Unas veces se tiene al 
grille en ur canuto de cana cerrado naturalmente por uno de 
sus extrêmes y tapado por el otro con una piedrecilla. Otras 
veces la grillera es un cantarillo con muchos agujeros, tapado 
con un trozo de corcho. También se llama grillera, en las car- 
celes de Andalucia, cuando menos, al desvân o cachimân en 
que se guardan los grilles con que se su jeta a ciertos presos 
de cuenta.'' (R. Marin, Comparaciones, 108.) — Càrcel. "îEs 
que al salir del taller te han llevae a la grillera? (Reyes. Niiio 
de los cancles, 13). 

GRILLO. s. m. Grillo accitero, i ? "Ganta mas que un griyo 
aseitero.'* (R. Marin, Comparaciones, 5.) — Un grillo es, y se 
le escucha, réf. que indica que a nadie se debe despreciar. (Ca- 
ballero, Uliinto consuelo, en Elia, 188). 

GRINGO adj. y s. cinglés? "Se dejan ver por alli no pocos 
gringes y extranjeres." (Calderôn, Escenas, 113. — La Acad. 
da esta voz como sinônimo de Griego, y anade que solo se usa 
en la frase hablar en gringo. Sin embargo la voz es antigua y 
tiene significado mas extenso. Terreros decia que: "En Mâ- 
laga llaman asî a les extranjeros que hablan con acento, y sin- 
gularmente a los irlandeses." La voz se usa también en otras 
partes. "Mas vale una chula que treinta gringas." (Pardo Ba- 
zân, Insolacion, 23.) Se emplea en America (Palma, Batres, 
Icazbalceta, Garzôn, Calcafio). 



VOCES ANDALUZAS 46$ 



GRULLA. s. f. A tu ticrra, grulla, mâs que sea con un pie, 
refrân que aconseja volver siempre que se pueda a la patria. 
(Caballero, Clemencia, I, 147). U. en Colombia (Lanao). 

* GRULLO. s. m. pr, Scv. Palurdo, campesino. En Cuba, 
largo y pesado. (Pichardo). 

GUAPO. s. m. "Guapo es el que de una u otra manera co- 
bra un tributo, que se denomina cobrar el barato, valiéndose 
de su poderîo personal." (Salillas, Hampa, c. en Espana y es- 
panolcs, 332.) — V. Carne de guapo, 

GUARDACALLE. s. m. ^Sereno? **Tengo mâs sueno que 
un guardacalle." (Reyes, Goletcra, 16). 

GUARDIA. s. m. Guardia valôn, Individuo de un cuerpo 
niilitar antiguo. "Eres mas torpe que un guardia valôn." (Bur- 
gos, Bodas 8). 

GUARDOSO, SA. adj. Rencoroso. "Vamos, no seas tan 
guardosa.** (Ganivet, Pio Cid, II, 241). 

GUARRAZO. s. m. Golpe que se da al caer. **Dando contra 
el pavimento atronador guarrazo." (Rueda, Patio, 52.) Tb. de 
Salamanca (Lamano). 

GUAS] ARSE. V. r. Burlarse, chancearse. "Se alojô un dîa 
en ca el cura.de la Puebla, y este para guasearse." (Ant. M. 
Garcia Blanco, en Fo/k Lore and,, 1882-1883, p. J34, c. 
Aicardo). 

* GUATEPEOR. n. pr. fam. Ciudad imaginaria, cuyo nom- 
bre se usa en la frase: Salir de Guatemala y entrar en Gua- 
tepeor. Û. t. en Méjico (Icazbalceta), Cuba (Pichardo, art." 
Salir), Perù (Palma, c. en Icazbalceta). 

GUAYABERA. s. f. Prenda de vestir. "Viste pantalon cîa- 
ro, g^iayabera de seda cruda y sombrero de ala ancha " (Q'""" 
tero, Florcb, 24). 

GUÎ.\. s. f. Certificado de propiedad de una caballerîa. **TTna 
pareia de maldecidos gères se encara con Pacorro pidiéndole 
la guia del mulo." (Pérez Fernândez, Aima de Sevilla, c. en 
Espana y cspanoles, 359.) — Estar en las guias, fr. Estar a las 




466 MIGUEL IJF, TORO Y GISBERT 

ûltimas. "Cuando yo entré aqui estaba en las guias. (Ganivet, 
Fi» Cid., JI 131). 

GUIFA. s. f. iConjunto de los jiferos? V. Jifa, Acad. "La 
genU- me'ii.ida de la guifa y del maladero," (Calderôn, /îs- 
cenOL, I5;j. 

* GUILLADURA. s. f . Chifladura. Tb. en Alava y en Mur- 
cia (Sevilla.) Guillarse, por chiflarse, esta en la Academia. 

GUILLARSE. v. r. Gniltàrsclas, fr. Irse. 

(Sabe a I0 que m'atermino? 
A déjà mi pare y mare 
Y a guiyârmelas coiitigo. 

(R. Marin, CohIos. II, 342.) 

GUJÔX. s. m. El que guia. "Un lobo no va nunca solo, y 
ese que esta ahi debe ser el guiôn de la manâ." (Ganivet, Pîq 
Cid. Il, 120). 

GUIROtHO i ? "Se lo conozco eu lo guirocho pestas?''. 
(Caballero, Nochc de Navidad, en Elia, 224). 

GUIROPA. s. f . i ? "La capa es la medicina del menesteroso, 
el sànalo-todo del enferme, la guiropa del hambriento." (Cal- 
derôn, Escenas, 191). 

* GUIS.-\DO. s. m. V. Oiiisar. 

*GUISAR. V. a. Preparar los manjares al fuego,"con caido, 
salsa, etc. Patatas guisadas son, exclusivaniente, las cocidas con 
aceiie, un poco de agiia y los condimeiitos necesarios, v. gr. en 
ajo de polio Anâlogo uso tiene gcisar en el Perû (Arona). 

GUISOTE. s. m. Guiso. "Sabrosos giiisotes de la tierra." 
(Valera, Doiia Lus, 34.) Ac. dif. de la Acad. 

GUITARRA. s. f. El ataùd. (Trad. esp., 1, 94.)— A/e(c«e en 
giiilarras dcsiciiifladas, fr. fig. Meterse en lo que a une no le 
importa. (Calrallero, Gaviota, 1, 150). 

GURRAPATO, s. m. Giirripato. pequefluelo. "Gurrapatos 
del mismi^imo Lucifer." (Caballero, Noche de Navidad, en 
Elia. 206). 



VOCES ANDALUZAS 467 



* GURRIPATO, TA. s. m. y f. Pollo del pato. V. Gurriato, 
en Acad.— Faw. Chiquillo. "Regalândole un gurripato que es un 
becerro/' (Reyes, Goletera, 17.) Gurripato es la garrapata, en 
Salamanca (Lamano). 

GUSANA. s. f. Gusano hembra. **Una mala vieja conocida 
por el apodo de la Gusana." (Ganivet, Pio Cid, II, 177). 

GUSANERA. s. f. Muchedumbre. "iCômo quiere.usté que 
una prospère con esta gusanera de chico!" (P. Valdés, Her- 
mana, 301). 

GUSANO. s. m. Dormir como un gusano de seda, fr. fig. 
Dormir niucho. (R. Marin, Comparaciones, 12). 

GUSTO. s. m. A gusto, loc. adv. Con satisfacciôn. "Si vie- 
ras que agusto (sic) estoy aqui." (H. Mir, Pedasos de vida, 13). 



H 



HABA. V. f. Haha de la mar, '*I^s habas de la mar, dicen- 
nie, son unas picdrecitas oscuras que se cogen en las playas de 
Sanîûcar y Chipiona.'' {Trad. esp,, I, 268.) — Habas del diablo, 
pr. Cad, Ei Astragalus lusitanicus, o Garbancillos, planta legu- 
minosa. (Pérez Lara, Flor gad,, en Anales, t. 21.) — Dar la 
Iiaba cagada, fr. "Para atraerse una persona la voluntad de 
otra, se. tiagarâ una baba entera y en el caso de defecarla en- 
tera también, la colocarâ a los pies de un muerto, la machacarâ, 
mezclarâ los polvos con cualquier liquido, y procurarâ que los 
tome la persona deseada. Esta prâctica se conoce por "dar la 
baba cagada.'' Aplicada la frase, équivale a decir que la que la 
ha tomado esta dominada por la otra." (Trad, esp,, I, 234). 

HABARILLO. s. m. dim. irreg. de Habar. "Jabarillos, los 
de gùerta." (Ganivet, Pio Cid, II, 19). 

HABER V. a. Tener. "No bayas pena de que te olvide. 



»» 




468 MIGOEL DE TORO Y GISBERT 

(Rueda, Gnsano, 201.) — Hacer. "Ocho anos habia que faltaba 
Clemencia de Sevilla." (Caballero, Clemencia, II, i.) — Haber 
de, Haber. 

Con e1 mosto se iluminan 
Y suelc haber de navajas. 

(E. Asquerïno, en Pueblo andalui:. .wO 

HABERO. s. m. Vendedor de babas. "Unas cesticas de fresa 
cpie el habtîro iba a llevar." (Ganivet, Pio Cid, II, 19.) — Tallo 
nuevc de la^: matas de habas. (R. Marin, Refranes, 23). 

I-os hijos de fcbrero 
Son los jaberos. 

(Idem, jhidX 

HABILLAR. v. a, V. Abillar. 

HABILLELAR. v. a. V. Abillelar.— En Quindalé: abillelar 
V. 11. Venir, llegar, Jahillelar v. n. Penetrar, comprender. Xo 
trae Quindalé la forma con h, pero trae para el verbo anterior 
las formas Abillar, v. n. Venir, acudir, Habillar, v. a. Tener. 
po.seer, y Jabillar v. a. Entendor, conocer. 

HABLADO, DA. adj. Informado. "Ya estaria hablado por 
don Ramôn." (F, Rubio, Manorias, II, 21.) — *Mal hablado. 
Dice?e dd que suele usar palabras groseras o de murmiiraciôn. 
Tb. de Guatemala (Batres). 

HABLADURÎA. s. f. Charla. "Largarsc a la venta a tener 
un rato de habladurias con An.selmo," (Reyes, Lagar, 261). 

HABL.'\R. s. m. Charla. "Concha se reia de loshablares y 
■ît?'-es campesinos." (Rueda, Gnsatto, 217). 

HACER. V, a. Hacersc v. r. Hacer. "Se to que ehago." 
fValera, juanila, 132), 

Desde que se h ace de noche 
Hasta que se hace de dia. 

(R. Marin. Cantos, II. 82.) 



VOCES ANDALUZAS 469 



— A mal hacer, loc. adv. De intento. "Yo no lo habîa hecho 
a mal hacer/' (Valera, Comendador, 9). 

* HACIENDA, s. f . pr. Mal. Acciôn : tener buenas hacien- 
das. (Û. en la serranîa de Ronda). 

HADADO, DA. adj. i ? **E1 perfume embriagador de rosas 
hadadas.'* (Valera, Dona Lus, 186). 

HALA. interj. Vamos. Dîcese también: iHale! También en 
Madrid. "jHala, vamos!" (Baroja, Busca, 227), en Vizcaya 
(Mugica, Dialcctos, 55, artîculo /^/a/), en Alava (Barâibar, 
articulo Ala.) Barâibar recuerda que figura en el Poema del 
Cid, V. 2351. "jAla, Pero Verniùez, el myo sobrino caro!", y 
en un Baile de Bernardo Lôpez del Campo. "jY ala que es 
tarde!" b th. en Venezuela (P. Febres, que indica que es 
igualmente de Colombia.) En Murcia (Sevilla), se dice con igual 
sentido: iHale! En otras partes lAle! (Pardo Bazân, Madré 
naturalcza, 15). 

HALAU. V. a. Tirar. **Los chiquillos le tiran, le jalan y le 
estropean." (Caballero, Esfrclla de Vandalia, cap. V.) C. t en 
Colombia (Cuervo) y en Cuba (Pichardo). V, Jatar. 

HALDAZO. s. m. Porrazo, caida. 

Ar pasar por tu puerta, 
Pegué un jardaso, 
Me lebantô tu padre 
De un ladriyaso. 

(R. Marin, Cantos, IV, 31Q.) 

flARAPO. s. m. Desctibrir los harapos, fr. fig. Dejarse ver 
*'No podii rechazar el yugo sin descubrir sus harapos." (Re- 
yes. Lagar, 2^2^) — pi. IVapos, mujeres, f aidas. "<iY cômo ha- 
bias de dejar tu de dir, tratândose de jarapos?". (Reyes, Nino 
de los cairelcs, 4.) 

♦ilARTADA. s. f. Hartazgo. Û. t. en Guatemala (Batres, 
Jâuœgui) y Argentina (Selva, crit., Americanismos). 




47° MIGUEL DE TORO Y GISBERT 

HASTA. prep. Cosa de. "A ml una vez tendria yo hasta 
cincn aîioi c seis." (Quîntero, Flores, 40). 

HATEADO, DA. adj. Ataviado. "Una criadilla mal hatea- 
da." (Riibif, Metnortas, II, 55.) "Al mirarlo tan majo y tan 



VOCES ANDALUZAS - 47 I 



HIELO. S. m. îAzucarillo? "Los que alteran la pureza del 
agua con yelo, con refinado o con licores/' (Ganivet, Gra- 
nada, 32). 

HIER. adv. t. Ayer. "Hier tarde se arrimô a la reja." (Re- 
yes, Nino de los caircles, 8.) "Hier manana estuvo aqui." (Re- 
yes, Lagar, m). 

HIERBERO. adj. Que produce mucha hierba. "Porque las 
lluvias de este mes son muy hierberas." (R. Marfn, Refranes^ 24). 

HIERRO. s. m. Eche usted hierro, fr. con que se critica al 
que exagéra valentia o rumbo. (Valera, Juanita, 86). 

HIGOCHUMBERA. s. f. Higuera chumba. Titulo de una 
poesîa de R?.môn Franquelo, en Pueblo andalns, 116. 

HIGUERA. s. f. Higuera de la India. ^Higuera de Indias, 
o nopal? "Con sus araucarias, con sus higueras de la India." 
(Valera, Pépita, 227.) — Higuera tuna. La higuera de tuna 
(Acad.). (Ferez Lara, Flor gad., en Anales, t. 20). — Higuera 
negra. i ? 



Sombra de jiguera negra 
Te caiga en er corasôn. 

(R. Marin, Cantos, III, 266.) 

HIJO. ir. m. Hijo de cabra, fam. Expresion insultante. "No 
ves, hijo de cabra, que le estas dando la puntilla?'' (Navas, 
Proeurador Yerbabuena, 25.) — *Este nuestro hijo. Don Lope, 
rt es miel, ni liiel, ni vinagre, ni arrope, refr. que se aplica 
a las per::onas sin gracia. 

HILAR. V. a. Estar hilando, fr. "Por analogîa (con la voz 
Jili), se dice de los tontos que estân jilando, y que estân en 
Gilena.'M'P. Marin, Cantos, IV, 380). 

HILO. s. m. Hilo de pelo. i ? "Hacîa médias caladas con 
hilo de pelo/' (Caballero, Elia, 53.) — Hilos de Maria. Flecos, 
rilamentos tenues que vagan en el aire. "Como los hilos de 
Maria, qu? vagan entre el cielo y la tierra." (Caballero, Elia, 35). 

HINCAR. V. a. Doblar. "El pobre de mi Curro, que desde 



^^à 



4/2. MIGUEL DE TORO Y GISBERT 

aqu^;l dia hincô la cabeza y no volviô a estar nunca nias ale- 
gre." (Caballero, Clemencia, I, 138). 

HOCICO. s. m. Û. tb. en pi. "Te voy a romper los jocicos." 
(Ganivet, Pio Cid, II, 21), 

HOJA s. {. Defecto en las monedas. "La plata es de ley, 
sinr que lengo hoja." (Quintero, Bucna sombra, esc. XXIV.-- 
Hoja de in higuera, cierta adivinacion. " Interrogaciones ai 
orâculo V sacar a relucir el cedazo y la hoja de la higuera.' 
(Rueda, Bujo la parra, an.) "Cortar la hoja de la higuera para 
lut'gc encerrarla en un boquete y ver si por la maiïana aparece 
peg.ida la liendidura, en cuyo caso el mozo o moza es corres- 
pondido en sus amores." (Id., ibid., 214.) — Hoja de tallo. îLa 
verde, en contraposiciôn con la hoja de rosa, por pélalo? "Seis 
o siete rosas, alCernando con la clara purpura de sus pé- 
tales la alegre verdura de varias hojas de tallo." (Valers, itit- 
sioncs, 118) — De la hoja, loc. adv. Dicese de un vino. "Vino de 
la ticrra, a que Uaman de la hoja." (Trad. esp., I, 58.) 

HOJAL.ATERO, R.A. adj. De hojalata. "Zarandajas hoja- 
iateras, indispensables en toda cocina." (Certes, Débiles fuer- 
ics. do). 

HOLAN. s. m. Cierta tela de lienzo. También se escribe 
ûlà.n. Tb. de .America (Pichardo, Membreno, Palma, Arona, 
Uribe, Segovia, P. Febres). V. Otâii. 

HOLE. interj. V. Ole. 

HOLGACHÔN. NA. adj. Holgado. "Yo tengo muy hol- 
gachôn el criterio." (Valera, Pépita, 208). 

HOLLIN. s. m. Pendencia, riiia. "Habrâ bollin, y largo." 
fCalderôn, Esccnas, 205.) "Se ha de armar bronquls, con mu- 
chi'-imo del hollin." (Id., ibid., 117.) En Aragon y Murcîa (Se- 
vilb), bulla, jaleo, escàndalo. Tb. en Alava (Baràibar, art.* 
Jolliti). 

HOMERE, s. m. De liombre a hotnbre, (r. De poder a poder. 
"^N'o quetias venir de hombre a hombre?". (Castro, Luna 
Itiucra, ().) 



VOCES ANDALUZAS 473 



HONDILON. s. m. Taberna. '*Jugindose al tute, en el hon- 
dilon del Chafarote, uno o dos caiieros." (Reyes, Nino de los 
caireles, 4.) 

HONDO. adj. V. Jondo, "Comenzô a cantar hondo y gor- 
eonteado por lo flamenco/* (P. Valdés, Hermana, 148). 

HOPO. s. m. Tupé. "Los pocos restos de cabellera, forma- 
ban un hepito." (Caballero, Gaviota, I, 56). 

HORA. s. f. *A bnena hora, fr. con que se censura la 11e- 
gada tardîa e inùtil ya de alguna cosa. Tb. se dice: A buena 
hora mangw: vcrdes. Compârese con el réf. de Acad., de sen- 
tido diver^c : Buenas son mangas dcspués de Pascua, — A buena 
hora pidio el rey gâchas, loc. de sentido igual al de "; A buena 
hora!''. (Ganivet, Pic Cid, I, 40.) — *Qué horas son, fr. usada 
en Andalucîa en lugar de îQué hora es?: Û. tb. en America 
iQné horas son estas para descolgarse, para venir, etc? 
(Cuervo, Apuntaciones, § 377.) — Mala hora, fig. y fam. Persona 
de mala îrdole. "iUno de Sivilla? — Un mala hora, el Polio de 
.os Billares/' (Reyes, Nino de los caireles, 13.) — Por horas, loc. 
adv. Uno tras otro. **iVengan terremotos por horas, como las 
fiinsiones der teatro.'' (Quintero, Buena' sombra, esc. XXIV). 

HORCAJADA (A). Loc. adv. A horcajadas, "A horcajada 
sobre los Iiombros.'* (Reyes; Lagar, 10). 

HORMIGA. s. f. Hormiga cabesona. Especie de hormiga 
c'e cabeza grande. **Reparti6 las partituras, llenas de hormigas 
cabezonas.*' (Rueda, Reja, 152.) Tb. de Cuba (Pichardo). 
• IIORMÎGÔN. s. m. Hormiga grande. **Marcial es regular lo 
haya sentido y llorado como un hormigôn a su raton Pérez." 
(Caballero, Lâgrimas, 288.) Tb. de Murcia (Sevilla.) Tb. en 
Pardo Bazân {Madré naturalesa, p. 11). 

HORNAGUEAR. v. a. ^Afrebanar? "Hornagueândola (la 
salsa) para que los residuos monten bien sobre la sopa." (Rueda, 
Gumno, 165). 

HORNJO. s. m. A hornio, m. adv. A granel. "Traemos sus 
papeletas de descantaradura a hornio, que por todas las coyun- 

R(vu4 Hispatiiqitê.-'A. 31 



474 MIGUEL DE TORO Y GISBERT 

ti-ras del cuerpo las venimos manando y brotando." (Calderôn, 
Escenas, 103). 

* HOSTIGAR. V. a. Hastiar, empalagar. Tb. de Venezuela 
y el Perù (Picôn Febres), 

*HL'ECO. CA. adj. Alegre, ufano. Tb. en Venezuela (Pi- 
ton Febres, 336). 

HUELGO. s. m. ; Placer, satisfaccîon? "Ya puedes tomar 
luielgo de rn amor, que en su peclio no cabe y se rebosa." (Rue- 
ria, Gusano, 201), 

HUESO. s. m. Hueso de la alcgr'm. El del codo. {Folk lore 
esp., nùm. Il, 58.) "A ese huesecillo (la apôfisis caudal) y al del 
co'lo, Uaman los huesos de la alegria." (Ganivet, Pio Cid, I, 72. 
— fiucso palomo. i ? "Mi Juancho tira al hueso palomo, va de- 
rechc y no me da corcobos." (Calderôn, Escenas, 15.) — La stH 
litieso. La longua. "Y da rienda a la sin hueso." (Trad. esp. 
I. 32.) En Acad. hay solo: Soltar la sin hueso. Û. tb. en Argen- 
tina (Garzôn.) Carriegos (El Icnguaje. nûm. 13), recuerda que 
Larra dijo: "Dejar correr lil>remente mi atrevida sin hueso". 
{Obras couipletas, I, 57). 

HUÉSPED. s. m. Despedir liuâspedcs, fr. Librarse de impor- 
tunes. "Sabia despedir hucspedcs y tener a raya a lo.; mâ.^ 
atrevidos." (Valera, Jiianita, 29). 

* HUÉSPEDA, s. f. No contar con la huéspeda, fr. No pre- 
\ er un suceso adverso. Tb. argentine (Garzôn). 

HT'EVO. s. ni. Liiiipialc, que estas de huevo, fr. con (jue 
.suele decir a uno que no tendra lo que desea. "Anâloga sîgtiifi- 
caiiôn tientn estas otras expresiones: No te darâ en er pi-?:». 
Peiico. il.impiate, que estas de hwevo!", (R. Marin, Contos. 

in. :-56). 

HUtDO. DA. adj. En fuga. 

gSi este bicho esta juiol 
Mas no hay mieo, er colarâ. I 

(G. de Alba, en Pucbio attda'.ue_ t^f. > 1 



VOCES ANDALUZAS 475 



HULUSMEAR. v. n. Olfatear. "Hunden los perron el ho- 
cico, hulusireando los alimentos/* (Rueda, Bajo la parra, 105). 

HUMAR. V. n. Fumar. (Caballero, Juan Soldado, c. por 
Cuervo. Tb. en Colombia (Cuervo), Costa Rica (Gagini), Ecua- 
dor (Tobar), Honduras (Membreno). V. Jumar. 

HUMAZO. s. m. Humo que se da a las colmenas para nicn- 
tcir las abeias. "Como enjambre al que ha dado humazo el 
castrador." (Navas, Procurador Yerbabuena, 12). 

* HUMEÔN. s. m. Carbon mal quemado y que humea. — 
Payn. Monaguillo o diâcono que lleva el incensario. '*Iban con 
daîmâticas c incensarios, dos diâconos que por alli llaman hu- 
meones." (Valera, Juanita, 100). 

HUMILLAR. V. n. Dohlar la cerviz. "La obligô lûego a hu- 
millar y, sujetândole la cabeza entre las piernas, le administré 
média docena de sol>eranos azotes." (Navas, Procurador Yer- 
babuena, 153). 

HURÔN, NA. adj. Huraiio. "Haz favô, clàvellina, no me 
seas jurona *' (H. Mir, Pcdazos de vida, 3). 

*iHUYUYUY! interj. fam. de dolor o espanto o admira 
ciôn. Tb. en Colombia (Cuervo). 



I 



iDEM. V. Idem de lienzo, 

IGUAL. adv. Lo mismo. *'Nada, nada, a casa,, igual que otro 
Ramôn.'' (Cortés, Débiles fuertes, 38). 

IMPORTAR. v. n. *Importârsele a uno una cosa, fr. Impor- 
tarle, interesarle: maldito lo que se me importa. Tb. argentino 
(Garzôn). 

* IMPOSTBLE. adj. Inùtil, inservible, perdido. — Intratable, 
insoportable. En ambos sentidos en Venezuela (Picôn Fe- 
bres, 335). 



f- 



4^6 MIGUEL DE TORO Y GiSBERT 

* IMPROSUI.ÏA. S. f. Barbarismo por nec plus ultra. Û. 
ib. improsiilto, ta, en Honduras (Membreno) y Guatemala (Ba- 
ircs). En Méjico: Jmprostilto, m. (Ramos). 

INFAME, adj. Muy malo. "iQué letra màs infâme la de la 
farta!". (Reyes, Lagar, 319)- 

* INFIHRNILLO. s. m. Cocinilla de alcohol para calentar o 
giiitar. Tb. de Murcia (Sevilla). 

JNFIERJS'O. s. m. El qitinto infierno, loc. adv, Muy lejos: 
vive en el quinto infierno. Tb. argentino (Monner Sanz, Dcs- 
z-esttTSC, 228, con cita de Ascasubi). También se dice: en lo: 
qiiinlos ùificrnos. "Lanzô la porra a los quintos infiernos." (Se- 
rrano Pedrosa, El Emperaor, 14.) En Venezuela (Picôn Fe- 
bres, 333), se dice: los quintos apurados. — Trillo. "Sentado en 
el infierno, despechugado y en calzones blancos, Rafaelillo trî- 
llaba, sultanesco." (Castro, Luna luttera, 6.) — Los infiernos de 
Loja. Despeîiadero notable cerca de Loja (prov. de Granada). 
"Oj'alâ ardiera en los profundos infiernos de Loja." (Româii 
Cortés, Débiles fucrtes, 47.) 

INGLIS pdj. y s. Ingtés. "Los inglis deben nacer ahora sin 
ca'ieza casi toos, poiqiie no pien chascales." (Reyes, Lagar, 280). 

* INOCENTE, s. m. Individuo de una comparsa que, en cier- 
tai polilaciones, recorre las calles cl dia de los Inocentes, to- 
caiido, caniando o pidiendo dinero. 

INSIGNIA, s. f. Visitar las însignias, fr. "Hl miércoles 
sjinto por la noche estaha expuesta (la Cena) en la cuadra a 
1^ veneraciôn de los fieles, quienes con tal motivo tenian en- 
ttsda franca en la casa, lo cuat se llamalia y se llama aûn, vi- 
silaf las însignias." (Valera, Dona Lus. 30). 

IKTERCALIENTE. adj. (Con calentura? "^Cônio esta la 
tia Muniz? — Esta intercaliente, — iQué intercaliente, si se 
niurio!". (Caballero. Cosa nnnpUda, 94). Cf. Intercadenfe, des- 
templado, er Salanianca (I^mano). 

IR. V. n. Ir por alto, i ? "Usté sabe quién es, y a él no se le 
va por allé," (Fernândez Garcia, Reina de la Cava, 891.) — 



VOCES ANDALCZAS 477 

.•1!!â va eso, loc. con que se anuncia que se va a echar o decir 
al^jo desagradable. "Ojos de alla va eso," (Rueda, Patio, 8.) — 
Echar a nno la de v&monos, f r. Despedirle con cajas destempla- 
das. -"Es aue anoche le echô la de vàmonos" (Reyes, La- 
gar, 260.) — C. a veces pleonâstîca mente. No va a ser, por sera. 
"IVr supiipsto que no va se ferpa. Lo vi a poner hecho un 
higo." (Quintero, Flores, 17.) — Irse yendo, por alejarse, desva- 
nei:erse. Th. en Méjico (Ramos, art." Gastarse). 

Est an do de cuartelero 
Fué y se me apagô er farô. 

(R. Marin. Cmlos. IV, 395) 

— Vaya que, o p'aya a que, loc. A que "îVaya a que vienen 
por la real jembra" (Castro. Luna luttera, 6.) ;Vaya que ha 

ido rsted a eso? {Valera, Comcndador, 157.) "jVaya que no 
me lo adtit;is!" (R. Marin, Cantos, I, 296.) — Anda vcte, o 
.iiidavclc, in:perativo. Vête. "Anda, vête. Yo vendre a bus- 
oa.te" (Quintero, Flores, 67.) — Ves, imperativo irtegular. Ve, 
"Ves a ver si lo encuentras." {Trad. esp., I, 190-) "Ves pcr 
aqiiel camiv.o, derechito y Uegarâs" (Caballero, Lâgrimas, 51). 
ITULFJS. m. pi, i ? "Copiar palotes, puntillos e ituUis" 
(Rubio, Memorias, II, 56). 
jIZA! interj. Anda. Cf. iAiisa! pop. con igual senddo. 
jlzai 
Si me descuido me cogen 
Aqui en mangas de camisa. 

(Burgos, Boda de Luis Alonso, 14.) 



lA. s, f. Germ. îMujer? "Cuqui estaba metio en vi 
que tenîa una jâ, Carmencilla no hubiera disputao el 



478 



MIGL'EI, DE TOHO Y GISBERT 



Arberto a la reina de Inglaterra." (Aguilera y Porta, en Pue- 
bio andaluc. 55). 

Si mucho me gusta er bicho 

M»s me pesquivM una ja. 

(G. de Alba, en Putblo andaluz 139.) 

,JA. JA! interj. que expresa la risa. "Lleva la tienda a la 
cir.tura. ; ja, ja!" (Rueda, Gusano, 192). 

lABADO. DA. adj. iHabado? En Murcia (Sevilia) dicese de 
la gsilina de pluma de dos o 1res colores en figura de escamas. 
En Venezuela. (Rivodô. 269), y Cuba (Pichardo), de plumas unas 
blancas y otras cenicientâs y coloradas. Û. en el siguiente juego 
de ninos. Se sientan varios ninos en rueda. con los pies hacia 
el centre del corro, y euipieza uno de ellos diciendo : 

La poyica e la Jabâ (jabada) 
Pone huevos a manâ (manada) ; 
Pone uno, 
Pone dos, 
Pone très... 

tjcando a cada vez el pie de un nino, y al llegar a ocho, agr^a: 

Tapa nifio, lu bizcocho 

Sigre el jucgo y a cada ocho huevos desaparece el pie de un 
nino. Ciiandr no queda ninguno, el que dirige el juego pregunta: 

;Dônde estâii los poyilos? 
jEstarân en el corral? 
iTi, til 

Si no se niueve ningiin nino, dice: "No estân" y continua pre- 
guntando "ê^staràn en la cuadra? ^En el jardin? "hasta que 
salen de pronto todos los piececitos, piando al mismo tjempo 
los iiinos.— En Cuba (Pichardo) el juego se llania "de la Ca- 
lliiia jabada". En Colonrbia (Lanao), Jabado, "color de gallo, 
como en Cul>a." Tb. espanol antiguo: "La galHna hauada no 



VOCES ANDALUZAS 479 



paresce." (Rojas, Celestina, II, 44, éd. Lectura, con expl. fal- 
sa; "Son (las chorlas) pardas por el lomo... habadas de unas 
manchillas pardo obscuras" (Barahona de Soto, c. R. Marin, 
Millar de voces, articulo Chorla), 

* JABALEO. s. m. pr. Mal. Trâfago de comida. (Serranîa 
de Ronda). 

JABALUNA. adj. V. Javaluna, 

JABERA. s. f. Cierta tonada popular andaluza. "Y otro en- 
tona las clâsicas jaberas/' (Rueda, En tropel, 108). 
JABILLELAR. v. n. V. Habillelar, (Quindalé). 
JABÔN. s. m. "^Qué tiene que ver el jabôn con el hilo negro. 
réf. V. Culo. Tb. se usa en Venezuela segun un discîpulo mio, 
senor Acquatella. 

JACA. s. f. Gallo de combate. "Salieron del renidero d^ 
gallos, orgullosos de los triunfos conquistados por sus respec- 
tivas jacas/' (Reyes, Moruchita, i.) Tb. arg. (Lugones, Guerra 
gaitcha, 270). — Jaca de dos cuerpos, fig. Dîcese de la mujer alta. 
**La Polvorilla era un pino de oro. Jaca de dos cuerpos... toma 
tierra con dos dijes, que no con dos piesV (Calderon, Esce- 
fias, 122.) — Jaca de terciopelo. Cierta canciôn antigua, "de la 
iaca de terciopelo, del vito y otras canciones del dîa'* (Caba- 
llero, Caviota, II, 108). 

JAC'ARANDINA. s. f. Danza antigua. "La Jacarandina y 

la Zarabanda, son hoy el Ole y la Tirana" (Calderon, Hscetras^ 26) 

JACO. s. m. Caballo (no pequeno y ruin, como en Acad.). 

*'Su papa arreaba cuatro jacos de primera cuando salîa a 

|*aseo.'' (Palacio Valdés, Hermana, 46). 

JACHARES. s. m. pi. V. Achares, 

TA1.AR. V. 3. V. Halar. Tb. de America (Gagini. Ramos, Pi- 
chardo, Batres, Palma, Picon Febres), y Santander (Aiugica, 
Dialectes, 19). 

JALEAR. V. a. Acompanar con palmadas y aclamaciones. 
*'Bailando an zapateado que jalean su companera y Iqs dos po- 
lios" (H. Mir, Pedasos de vida, 18.) — Chillar a un nino. "Em- 



480 MIGUEL DE TORO Y. GISBERT 

pezo a jalear a la muchacha (un nino de pecho) que le pasaha 
laf aterciopeladas manos por el atezado rostro" (Reyes, La- 
gar, 87.) — lalearse, v. r. Armar jaleo. ïQaé nos importa que 
se jaleen el viento y la mar" (Caballero, Clemeticia, I, 137)- 

y al pueblo eijtero que corre 
Grita, suda y se jalea, 

(Santa A'na, en Pueblo andalue. 40.) 

JALEO. s. m. Jaleo pobre, fam. Diversion entre gente de 
poco mâs o menos. "Armando un jaleo probe" (Valera, Pépi- 
ta, 151). 

JAMAS, adv. t. En jamâs. loc. adv. Nunca. "Para siempre, 
piira en jamâs" (Castro. Lima lunera, 20). 

JAMÔN. s, m. Jantôn en duke. Cierta preparaciôn que se da 
al jamôn curàndolo en azùcar. "Huevos duros y jamôn en duî- 
ce." (Valera. Ilusiones, 109.) — Jamôn con chorreras. V Cho- • 

JAQUECOSO, SA. adj. Que tieiie jaqueca. "C:omo esta 
Un jaquecoso" {Valera. Juanita, 355). 

JAQUELADO, DA. adj. îAdornado con jaqueles o esca- 
quos? "No traigo justillo jaquelao" (Rueda. Me;a, 19). 

JAQUETÔN, N'A. adj. Valentôn. "Estaba bien vestido. a 
modo de hombre jaquetôn" (Rubio, Mcmorias, III, 52). 

* JAQUIM.'^ZO. s. m. />r. Mal. Batacazo, porrazo, caid;. 
(Serrania de Ronda). 

JARA. s. f. Germ. Onza de oro. (R. Marin, Cantos, IV, p. 
440, nota). 

Toma, gachi, eslas dos jaras. 
Diiiasela'r Hbanô. 

(Idem, ibid. 439-) 

JARAPASTROSO, SA. adj. Zarrapastroso. "Queréis, ex- 
ilamô. jaranastrosos. callar y respetar los caballos de los se- 
rores?" (Caballero, Elia, 51). 



VOCES ANDALUZAS 48 1 



JARDA. o. f. ^Saco? "Sobre una de las jardas de harina, 
apiladas en un ângulo" (Reyes, Lagar, 56). 

JARRILLA. s. f. Jarra chica. "Si llora usted ahora jarri- 
lîas" (Caballero, Gaviota, T, 201). 

JARRILLOS. s. m. pi. Candiles, arisaro, planta aroidea. 
{ Ifiales, t. 25, actas, p. 3). 

i JAS! interj. jZâs! 

îJas, que bonita, jàs ! 
iJas, que bonita estas 

(Castro, Luna lunera, 8.) 

JASTIAL. s. m. Mocetôn. "Rodeado de sus hijos: el jastial 
Ramôn, el fornidote Alonso" (Cortés, Débiles fuertes, 35). 

JATO. s m. îHato? "No le tiente osté tanto el jato a la 
bestia" (Reyes, Lagar, 123). 

JAULA. s. f. Janla rueda. Especie de jaula redonda. "La 
bonita jaula rueda, donde un colorîn cantor hacîa sus gim- 
nasias" (Castro, Luna limera, 14}. 

JAVALUNA. adj. Piedra jabaluna, especie de jaspe. (BoL 
Acad. nûm. I, p. 69)."Semos de piedra javaluna" (Ganivet, Pio 
Cid, II, 20. 

îJE! interj. '"En la familia esta... no pueo negarlo... ije! 
(Ouintero, Flores, 14). 

JEFA. s. f. Mujer del jefe. "Potque la novia fué a casa de 
la Gefa (sic) donde sirve una hermana suya" (Caballero, Cle- 
tncfieia, I, 34). 

JERGUETA. s. f. ;Prenda de vestir? "Con calzôn, jergueta 
carmelita, chupîn canario." (Caiderôn, Escenas, 119.) Usa la 
voz Lope de Vega, en El secretario de si ntismo, acto I, Corne- 
dias, p. VI, Madrid, 1616, folio 76 v^ c. Aicardo). 

iJES! interj. para llamar a las bestias. "iMojina!... îjes! 
Mojina! (Castro, Luna lunera, 8). 

JETA. s. f. îHongo yesquero? "Su golpe de yesca, ya 1^- 
jeta, ya de hierbas.'* (Calderôn. Escenas, 230). 




482 MIOUEL DE TORO Y CISBERT 

JICAL. S. m. iSoga? "Siijetas a unos postes con jkal de es- 
p:(rto." {Gabailero, Verano en Bornas, c. Arona, art." Rartcho.) 
En Venezuela Hico es cuerda de que se suspende la hatnaca.) 
(P. Febres.) En el art." Cabuya, da P. Febres jico e hico como 
sinônimos de Cahuya. Hico, en Colombia (Lanao). 

JILANDO. s. m. Tonto, jili. V. Jinojo. 

jYa se vel 
So jilando, 
Que se va usté encampanando. 

(G. de Alba, en Pueblo andalus. 141.) 

*JILAZA. 5. m. fam. Jili, tonto. 

JlLi. adj. fam. Inoceute, cândido. (R. Marin, Canlos, IV, 
380, nota). 

Yo le dijera jili, 
Bamos cayando y alante. 

(Idem, ibid., 356-) 

JINOJO. II. pr. "San Jinojo, santo ridiculo de invencion po- 
pular: Estar como San Jinojo en el cielo." (R. Marin, Coin- 
puacioncs, 16). — En el Perù se dice: Como estân Dios y San 
Gilando en el cielo, donde ni Dios hace caso de San Gilando, 
m San Gilando de Dios. (Palma, art." Mexico). 

JINAR. V. n. Gcrm. Evacuar el vientre. (R. Marin, Can- 
l<'s, IV, 253, nota). 

Er que no liene parné 
Jasta las picaras moscas 
Se quieren jinâ en é. 

(R. Marin, Canlos, IV, 203.) 

Tb. en c^lô mejicano (Wagner, art." Ginar) y en Murcia (Se- 

JIRO, RA. adj. i ? "Donjuanesco y gentil, el gallo giro." 
(Castro, L«n.i limera. 11.) iSerà el Giro. por hermoso, galân. 
snt. en Acad.? En Colombia se usa giro, dicho de ciertos gallos. 



VOCES ANDALUZAS 483 



(Cuervo); giro amarillo, giro verdôn, color de gallo (Lanao). 
En el Perù, giro es el gallo de rolor morado rojizo. (Arona, ar- 
ticule AjL) En Méjico, el gallo que tiene amarillas las plumas de 
la golilla y las alas, y negras las del cuerpo (Icazbalceta.) Lo 
mismo en Venezuela (Rivodô, 252) y Guatemala (Batres). En 
Murcia (Sevilla), gallo de plumaje dorado por la capa. En Ar- 
gentina jirio se dice del gallo de plumaje con pintas negras v 
blancas, tb. cari. En -Honduras, gtro es el gallo de color de paja. 
(Membreno). 

JONDO. adj. Dicese del cante flamenco. Tb. se usa cantar 
por lo jondo, **Un gachî que se cante por lo jondo." (H. Mir, 
Pedazos de vida, i). 

JOPADA. s. {. ^ Vuelta de baile? "No ya para tomar asiento 
e ingresar en la fiesta, sino para dar un valsôn, una jopada.*' 
(Rueda, Reja, 151). 

JOTA. s. f ^No ver una jota, fr. No ver nada. Tb. en Chile 
y la Argentine (Giiiraldes). 

JOYERA. s. f. Joyero, sitio donde se guardan las joyas. 
**Las casas capitulares, cuya preciosa arquitectura es tenida por 
una de las galas de la joyera de Sevilla." (Caballero, Familia 
de Alvareda, 433). 

JUAN. n. pr. Hasta que San Juan baje el dedo, fr. Siempre. 
Alude a ciertas estatuas de San Juan que lo represeiitan con 
cl dedo en alto. *'Aqui mos tiees jasta que San Juan baje er 
dto.'' (Reyes, Lagar, 26.) También se usan otras formas. *'Por 
ni puee usié beber hasta que a San Juan le dé hipo.'* (Reyes, 
?ioruchita, 18.) — San Juan de Estopa. i ? "San Juan de Esto- 
|)a, que tomô su nombre del clister con que pintan a San Juan 
de Dios.*' (R. Marin, Comparaciones, 16.) — Juan de las Vinas, 
"Un Juan de las Vinas es un munequillo, hecho de piezas de 
carton que se mueven a compas, al tirar del hilo a que estân 
FMJetas." (R. Marin, Cantos, IV, 285). 

JUANCHO, CHA. n. pr. dims. de Juan y Juana. "jViva 
Juancho, hijo de la Nena!". (Calderôn, Escenas, 12.) "Patro- 




VOCES ANDALUZAS 485 

iJUJUJUY! interj. de admiraciôn. "ijujujuy, las jembras 
de salero". (Rueda, Reja, 8i). 

JULlN. n: pr. dim. de Julio. Personaje del Procurador 
ctibuena, del conde de las Navas. 

JUMAR. V. a. Fumar. "La frase ya jutnates es muy ce 
en Andaliicia y se eniplea en son de burla, ponderando a 
la dificultad de conseguir algiina cosa... La frase ya j 
tes (>a fumaste), se dijo y repitio prîmero en su acepcioi 
t-irai. y fué cosa de gente de playa. Pedia une a otr.j u 
gLrrillo y este otro contestaba irônicamente para indîcar 
no habia de darlo: |Ya jumates! Diôse lu^o extension 
tafôrica a la locuciôn." (R. Marin, Cantos, III, 355). 

Eti la puerta e la Barqueta 
Hay un Ictrero que dise 
iYa jumates, cana gtieca. 

(Idem, ibid., III, 334.) 

JUMENTO. s. m. fam. Hombre muy animal. "Figurai 
de bracete a la solterona con el jumento del tio Liebre. (R 
Bajo la parra, 247). 

iJL'N'! interj. de disgiisto. "ijun, jun! jHabrâse vis 
mono este!". (Castro, Litna Itinera, 6). 

JUXTO. adv. I. Al lado, cerca. "Mientras voy aqui ju 
{Quintero, Buena sombra, esc. IV.) — Junto de, loc. ad' 
lado de. 

Como fué juuto del agua. 
Se la Uevô la corriente, 

R. Marin. Cantos, lit, 84.) 

iJURRlO! interj. iVaya! "ijurrio, la tia Mîseria! (C 
Débiles fuerles, 36.) V.' Urrio. 

JUSTILLO. s. m. Prenda de vestir de hombre. "Justill 
dejan abierto, igual que la delantera de la camisa." (R 
Gusano, ii$). 



UIGUEL l'E TOBO Y CISBERT 



LA. pron, Hallârsela. fr. fig. y fam. Hallar lo que uno no 
biiscaba o no quisiera hallar. "Si se emperra se ta va a jallar, 
y si se la jalla, que con su pan se lo coma." (Reyes, Lagar, 72). 

• LABOR. s. f. Tarea, porciôn de chocolaté que labra e" 
obrero en una casa. 

LACHA. ;. f. faiii. Vergiienza. "Cuatro pelones encuenno^ 
y sin lâcha." (Reycs, Lagar, p. 62.) En bable, adj. "e! que 
caiece de funiialidad." (Rato.)— E.i Alava (Barâ*t-ir), f.i .lia 
o aspecto desagradable y Cariibién traza, mafia, arte. Agrega 
Parâibar que .se usa eu \'izcaya, Aragon y otras partes, y 
agrega una cita de Marquina. 

LADRILLO. s. m. Tabla de lavar. "Un barreilo con su la- 
drillo de madera, para restregar la ropa." (Trad. esfi. I, 39). 

LAGAR. .-. m. Cortîjo. "Algûn lagar lejano ensena el blan- 
co y fantàstico muro de su portada." (Rireda, Bajo la pa- 
rru, 164.) "Poseia un lagar, pero vaya, que buenas perras to- 
maba con las cosechas de almendras, naranjas y Hmones." 
(Cortés, Débiles fuertes, 36.) 

LAGARILl.O. s. m. dim. irreg. de Lagar. "El lagarillo doQ- 
de ocurrieron los sucesos." (Reyes. Lagar, 5). 

*iLAGARTO! interj. fam. que suele usarse supersticiosa- 
mente para alejar el peligro imaginario que traen algunas pe7- 
sonas o cosas. 

LAGARTONA. s. f. Mujer muy astuta. "Juana la Larg:^ 
lue déclarâtes una lagartona de primera fuei^a." (Valero 
Jiianita, 142). 

*" LAJAR. s. m. Haz de una tela. Barbar'smo sutnamenfe 
curioso por p: rloble articulo masculivio y fcmen'iio que im- 



VOCES ANDALUZAS 4S7 

plica : la haz se convierte en la jas o la jar, de donde lajar, 
el lajar. Tambiéti he oîdo: el lar. Cf. Har. 

LAMBRliClA. s. f. ; ? "Tomad. lamh.u-ia-, engullid 
hartaos." (Caballero, Lâgrimas, 115.) Cf. Langucia, hambre, < 
Chile (Lenz, p. 877); Romài] trae lambucia. En Méjico (R 
mos), lambnisco es glotôn. 

LAPO. s. m. Trago. "Ya estaba pintôn cou los lapos 1 
aqitel rico vino que se cdiaba entre pecho y espalda." (Cab 
llero, /liait Soldado, c. por Cuervo. qiiien nos agrega que se u 
en Colombia la voz,) Th. en Ecuador (Tobar). En Aragon 
Vizcaya, bofelân (Mugica, Dial., 68.) En Salamanca lapas 
vapulacion (Ijimano.) Lapo, en Méjico, cacbetada, guantad 
(Riinios). 

* LAR. s. m. V. Lajar. 

LAR(;ARSELAS. fr. Iig. Marcliarse, largarse. "Que | 
ai. te."; de sinco dias me las he largao a Cabra." (Corlés, D 
biles fncrtcs, 90). 

LARGO, adj. De largo, toc. adv. De sobra. "Allî ténia m 
'éculas de largo." (Rueda, Côpula, 117). 

' LARGORUTO. TA. adj. fam. Miiy largo y sin gilacia. 

*LARGURUCHO. CHA. adj. I.0 misnio que targorui 
Tb. en Venezuela (Calcano.) Tb, argentino (Selva, crit. Am 
ricanismos.) En Honduras, largiiiriiclio, (Membreno, articu 
Laiigiiriiclw). 

* LASTIMERIA. s. f. fam. Queja. lloriqueo. 
LATIGUILLO. s. m. De laliguillo. loc. adv. De rcsulu 

"El personaje de mi narracîôn dlo en el suelo, de latiguill 

cono picador de toros." (Navas, Proeurador Ycrbabuena, i( 

LAVADO. s. m. Enfermedad del cerdo. "Un cerdo al q 

1" entrô lavado. se hinchô y se muriô," (Caballero, EVia. 06.1 

* LAVAMAN'OS. s. m. Jofaina. Tb. de Ecuador (Tobari 
Honduras (Membreno). 

LAYO. s. m. i ? "Boca linda y fresca como hendidura 
granada de Iryo." (Rueda, Gusano, 88). 



MIGUEL Db- TORO Y GISBERT 



VOCES ANDALUZAS 489 



Oiga usté, senô levita, 
Nenguna tiene en su chosa 
Una fruta mas jermosa. 

(Ramon Franquelo, en Pueblo andalus, 116.) 



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LEVITIN. s. m. Levita corta. "El caballero del levitin. 
(Calderôn, Escenas, 13). 

LEVOSA. s. £. pop. Levita. "Y a que le remienden la le- 
vosa." (En la descripciôn se trata en realidad de una chaque- 
ta.) (Rueda, Bajo la parra, 98). 

LEY. s. f. Costumbre, régla que rige. "Antes de la reco- 
gida de la antigua moneda, la ley era un humildisimo ochavo." 
(Ganivet, Granada la bella, 30). 

LIADO. s. m. Atado de tabaco. *'Sacô un liaîllo, una petaca 
y la caja de los mistos." (Cortéb, Débiles fuertes, 45). 

LIBANÔ. s. m. Germ. Escribano. (R. Marin, Cantos, IV, 
449, nota). 

Toma, gachi, estas dos jaras, 
DinaselaV libanô. 

(Idem, ibid., 439) 

LIBERAL, adv. m. Râpidamente, ligero. "Mùdese libéral." 
(Caballero, Clcmencia, I, 271.) **Muchacho, ponte en camino, 
y libéral." (Caballero, Gaviota, I, 97). 

LIERA, s. f. *Libra carnicera, El kilogramo. — De libres, 

loc. Pesado 

Y la mas sala, 

Y buena y sana..., 

Y de libras. 

(Burgos, Boda de Luis Alonso, 16.) 

LICURGO, GA. adj. Fam. Astuto. *'Algunas personas de 
las mas licurgas del lugar y serviles." (Valera, Ilusiones, 56.) 
En Chile es Alicurco, ca (Roman, quien-aduce otra cita de 
Valera para Licurgo, de Carias am^ricanas.) Tb. Licurgo en 
Honduras (Membreno). 

R9vu€ HixpaniqHi.~-'h. 32 



1^ 



VOCES ANDALUZAS 49 1 



LISTURA. s. f. Travesura. **Esta listura o travesura." (Va- 
lera, Ilnsiones, II, i6o.) 

LO. pron. La casa de, el campo de, etc. En Andalucîa se 
usa. como en America: lo de Fulano, lo mîo, por casa de Fu- 
lano, mi casa. **Como madrugo pa ir por algunas hortalizas a 
lo mîo." (Rueda, Reja, 63.) **En lo de ClimaCv^ debe ser.*' 
(Castro, Luna limera, 6.) Tb. de Argentina (Garzôn.) — Lo que 
es, ir, Por lo que toca a. "Pero lo que es a tu novia no te 
sera tan fa si conquistarla.*' (Quintero, Buena sombra, e<ce- 
na VIII). 

LOBÉN. s. m. Gernt, ^Dinero? 

Y tie un padrino barbiàn 
Con muchîsimo lobéii. 

(Burgos, Soda de Luis Alonso, 30.) 

LOCATO. TA. adj. Alocado. **Su locata cabeza, dada a 
cumponer." (Roman Cortés, Débiles fuertes, 53). 

LOCERO, RA. adj. Persona que vende loza. **Acùsome pa- 
dre, que he dao un trompiezo. — Jésus, hija, y que mala ères 
pa borrico e locero.'' (Folk lore andaluz, p. 497, c. por Cuervo, 
quien da la voz como colombiana.) Tb. de Guatemala (Batres.) 
En Honduras,' loceriu, trastos de loza (Membreno). 

LOLE (Por), loc. adv. **Anâloga significaciôn tienen estas 
otras expresiones... j No te darâ en er pico, Perico! ; Limpiate, 
que estas de huevo! En Osuna se dice con frecuencia, en el 
mismo sentido: i Por lole!". (R. Marin, Cantos, III, 356.) 
Cf. Pololear, fastidiar, enfadar, molestar, en Argentina (P. 
Larousse). 

LONDARALES. s. m. pi. pr, Sev. Cierto dulce. V. ZorzaL 
(Folk lore and., I, 44). 

LOQUEO. s. m. Locura. "iEsto es un loqueo!". (Caballero, 
La Noche de Navidad, en Elia, 211). 

♦LORQUÎN, NA. adj. Habitante de Lorca. (Acad.: Lor- 
quino,) Suele usarse en Andalucîa la siguiente adivinanza: 




492 MIGUEL DK TORO Y GISBERT 

;C6ino se llaman los de Lorca? — Lorquines. ;Y los de Baza? 
— Racines. 

LUNAROSO, SA. adj. Que tiene lunares. 

Nina lunarosa, 
Desgracjada o venlurosa. 

(Trad. fsp., I. 27S.> 

l-UNERA. adj. Û. en la expr. Luiia lunera. 

Luna lunera, 
Cascabelera, 
Ojos azules, 
Boca morena. 

(R. Marin, Canlos, V, 23.) 

Titulo de un cuento de A. de Castro. — Cf. Luttera, lunâtico, 
en Salamanca (Laniano). 

* LUSTRE, s. m. Baiio de clara de huevo batida con azûcar 
que se da a ciertos pasteles, el bienmesabe de Acad. Cf. Enlus- 
Irado, bizcocho cubierto de azûcai, en Costa Rica (Gagini). 

LUZ. s. f. Dos luccs, I0C, El crepûsculo. "La tarea queda 
al fin terminada a eso de dos luces," (Rueda, Bajo la parra, 89.) 
— Dos dedos de lus, fig. Alguna libertad. "No respetan nada en 
cuanto se les déjà dos dedos de luz." (Ganivet, Pio Cid., Il, 
152.) — Dos de lus i ? "Coja usted dos de luz y cuatro de tras- 
pôn." (Caballero, Clemencia, I, 273.) Cf. en Argentina ver lus, 
por encontrar ocasiôn de huir, c. en Garzôn, art," Alsarse, y 
bacerse lus, desaparecer (Id., art" Lm3.) — *A todas luces, loc. 
adv, Evidentemeiite, ac. dif. de Acad. Tb. Argentina (Garzôn). 



VOCES ANDALUZAS 493 



LL 



* LLAMADOR. s. m. Tirador de una puerta. 
LLAMARETADA. s. f. Llamarada. "Chumaretada, por 11a- 
marada. Tb. ^. oye yatnaretada.*' (R. Marin, Cantos, I, 367). 
LLAMAR. V. a. Llamarse a, fr. Atenerse a. 

Yo me yamaré ar silensio; 
Que ya yegarâ la mîa. 

(R. Marin, Cantos, IV, 436.) 

LLANERO. s. m. Habitante de los llanos. En Acad. solo 
americano. ''Nuestros llaneros de Castilla y Andalucia/' (Cal- 
derôn, Escenas, 152). 

LLANTINA. s. f. Llanto. "Basta de yantina, que vas a 
ponerte mala." (Quintero, Flores, 67). 

LLAVE. s. f. Llave del ano, pr. Cad. El Arum italicum, 
planta aroidea (Pérez Lara, Flor gad., en Anales, t. 1=;.)^- 
/ lave o Llaves del sacristân, fig. y fam. "Tiene a mas de la llave 
del sacristân, con la cual es sabido que se "puede reir y se puede 
hablar", la llave de la casa/' {Trad. esp., I, 33) "Porque vivis 
en la ilusiôn de poseer las llaves del sacristân." (Caballero, 
Lâgrimas^ 217.) — L/ott hemhra o macho, i ? "Apretândole el 
dedo del corazôn con la guarda de una llave hembra." (Trad. 
esp., I, 272 ) "También se retirarâ la lèche colgândole a la es- 
palda una llave macho." (Id., 285). En Terreros: Llave loba, 
\o mismo que llave macho, que es la que no tiene agujero, al 
contrario de la llave hemhra. 

* LLORÔN. s. m. Muneco grande que tiene el cuerpo en- 
vueltocomo un niiïo de pecho. Tb. de Costa Rica (Gagini). 
V. Rollôn. 



494 MIGUEL DF TORO Y GISBERT 



M 



TvIACARRO. s. m. î ? *'Lechugas en rama, que estân muy 
i?iienas cuando se las acompana de macarros de pan y aceite/' 
(Alarcon, Sombrero, 36.) — Nombre de santo burlesco. '*E1 santo 
Macarro, que jugaba al abejôn/* (R. Marin, Comparacio- 
tics, 16.) En Alava es pasado, podrido (Barâibar). 

MACARRONO, NA. adj. *'Corrompido, probablemente to- 
mado de macarse, empezar a podrirse." (Caballero, Clemen- 
cia, Vocabulario.) En el ejemplo anterior dice Macarrono, pero 
el texto, t. I., p. 219, dice: "para los vagos y macarronos de 
Villa-Maria". 

MACETA. s. f. i ? **Ved a ese hombre que, a la puerta de 
un ventorrillo, al calor de una *'maceta" disparata contra 
Dios y los hombres." (Ganivet, Granada^ 71). 

AIACETERO. s. m. Tiesto, maceta. 

Tanto me alimenta el verte 
Como el agua al macetero, 
Como la ropa al desnudo 
Y la salud al enfermo. 

(R. Marin, Cantos, II, 291.) 

En el Perû (Palma), aparato para colocar macetas. 

* MACHACANDERO. s. m. />r. Gran, Machacadera. 

MACHINA, s. f. pr. Gran, Prensa del lagar. "Amontonan 
Il estruja a la machina/' (F. Rubio, Memorias, I, 75). 

MACHO, s. m. "^Deje usted mear al macho, que meando des- 
cansa, fr. con que se moteja al que insta demasiado por una 
cosa. — *Jr a gusto en el machito, fr. Estar a gusto en un sitio. 
Û. tb. generalmente en tono irônico. 



VOCES ANDALUZAS 495 



MACHOTA. s. f. Marimacho. **Para evitar que la machota 
me sacase a papeles." (Rubio, Memorias, VII, 42.) Tb. meji- 
cano (Ramos). 

MADEJITA. s. f. Echar la madejita, fr. Juego de mucha- 
chos que consiste en entrelazar diversamente una cuerdecilla cu- 
yos dos cabos ©stân atados uno con otro y tendida entre ambas 
nianos en forma de rectângulo. V. Cuuita y cordcles. (Rubio, 
Memorias, I, 74). 

MADRE, s. f. **Aqui, como en muchas copias flamencas, no 
tiene el vocablo **mare" su significacion natural, sino la de 
companera, amiga, amada/' (R. Marin, Cantos, II, 107.) — 
**Cuando en una persona domina un afecto hasta el punto de 
constituir el rasgo saliente de su carâcter, el Pueblo... llega 
a suponerla fuente y origen del afecto semejante de los dé- 
nias: I^ madré de las penas, el padre del orguUo...". (Idem., 
III, 241.) — * Madré del café. Polvo de café sobre el que ha pa- 
sado el agua caliente. — Madré abiiela, Abuela. "Mae abueîa. 
grito Anis sofocado/' (Caballero, Gaviota, I, 76.) V. Mae. 

MADRUGADOR, RA. adj. fam. Vivo, astuto. '*Ese es un 
bicho madrugador/' (F. Garcia, Reina dé la Cava, 889.) V. 
Pincho. 

MAE. s. f. Madré. "Las gentes del pueblo, en Andaluv'w 
nombran a ^^us abuelas y suegras haciendo précéder a sus nom- 
bres el de mae para diferenciarlas de las madrés a las que 
iiombran solj madré.'* (Caballero, Familia de Alvareda, 320 
nota). 

MAESTRA. s. f. Capataza. '*De la fâbrica de Tabacos, des- 
pedida por mala voluntad de una maestra." (H. Mir, Pedasos 
de vida, 15). 

MAHOMA. s. m. V. Majoma. 

MAJA. s. f. Maza, mano de almirez. **Una majita de almi- 
rez." (Quintero, Malvaloca, 43.) *'Las majas de los morteros 
*cgense y entrelazan el compas." (Rueda, Bajo la parra, 87). 

MAJADû. s. m. Cosa molida. **E1 agua de arriba cortaba el 



UIGUEL DE TORO Y GISBERT 

almendras." (Urbano, Mundanal ruldo, 425.) "El 
pan, ajo y pimiento que habîa de dar base al gaz- 

lueda, Cusano, 162). 

TAD. s. f. Su Majestad. El Santisîmo Sacramento, 

iîtad! — dijeron lodos poniéndose en pie." (Caba- 

\ia de Alvareda, 378). • 

A. adj. y s. Persona pesada (confusion de Maho- 

jar.) "Pos eso mismo se lo he cantao ya a ese ma- 

;yes, Golclera. 204). 

GA. n. pr. Salir de Mâlaga y caer en Malagôn, fr, 
peligro o molestia en otro. También se dice: Sa!i>' 

lia y caer en Guatepeot. 

E. s. m. \'. Mal ângel. 

t. s. m. ^Vendedor de pescado? ''Los gritos de los 

|Hiî pregonaban, de los regatones, que aturdian. " 

Eicrnaj, -231). 

"lÔN. s. f. Maldiciôn gitana. "Crée el pueblo que 

ibie maldiciôn que se cumple al pie de la letra y 

pei'-etra en el cuerpo del individuo." (Trad. esf., 

YA. interj, usada a veces con carâcter de adjetivo 
,0 de: maldita. "Malhaya la ambiciôn." (Rueda, 
—Malhaya sca. Forma pleonâstica. "El pueblo con- 
esta formula de maldiciôn, pero como le sucede con 
is, no siempre sabe !o que significa. De aqui que. 
■ las palabras tnalhaya un participio pasivo, créese 
It adjuntar el verbo scr para proferir la impreca- 
Tarîn, Cantos, III. 279.) C. tb. en Venezuela (Picôn 
n Colombia (Cuervo. Apuntaciotics, § 430. pârrafo 
interesante cuya conclusion es: "Este uso, en un 
ira vulgaridad, va penetrando entre la gente culîa, 
I e&lâ tan canonizado que merezca los miramientos 
co." Tb. de Honduras (Menibreiio), Costa Rica 
1 cita de Nimez de Arce) y Guatemala (Batres). 



VOCES ANDALUZAS 497 



MALIGNARSE. v. r. Volverse maligna. "Malignândose su 
calentura." (Caballero, Làgrimcs, 317). 

MALO, LA. adj. *M(iy ttuilo que arrancao, fr. fam. Muy 
perverso. 

MALUCO, CA. adj. Malucho. Û. t. en America (Picôn Fe- 
Lres, Gagini, Batres, Membreno, Salazar, art.<* Enfermoso), 

MALVALOCA. s. f. Malva loca (Acad.). En plural: mal- 
valocas, escribe Valera en Dafnis y Cloe, 34, segùn Cuervo. 
También figura este plural en las indicaciones escénicas de 
Las flores, de Quintero. 

MALVARROSA. s. f. La Malva rôsea de la Acad. Fig. 
Persona muy suave. *'Casândose con esta malva-rosita.*' (Ca- 
ballero, Clemencia, I, 158). En Colombia : Malvarrosa. (Cuervo.) 
Dice Cuervo: Malva rosa escribe Colmeiro y también Montse- 
rral y Archs en la Creaciôn, VII, p. 182. ^Serâ el Malva rôsea 
de la Academia correccion pedantesca fundada en el althaea 
rosea de los hotànicpsT\ (Id.). En la ediciôn 14 trae la Acade- 
mia Malva rosâcea, enmendado en la Fe de erratas en Rôsea, 

MALLORQUIN. s. m. Un tejido i ? "Vestido de mallor- 
quiti azid.'' (Reyes, Goletera, 9.) 

MAMA. s. f. Mamâ abuela. La abuela. *'Mamâ abuelita." 
(Rubio, Mcmorias, I, 50.) En Cuba es mamâ sehora. (Pichardo.) 

MAMAITA. s. f. dim. de Mamâ. Û. en Caballero, Serz'i- 
lon, 53.; Hernândez Mir. Pedasos de vida, 9; R. Marin, Can- 
tos, III, 463. *También se oye Matnacita, V. Matnita, Mamacita 
se usa en Argentina (Garzôn). 

MAMANCIA. s. f. Cosa que se mama. "Para darles bodigo 
y mamancia.'* (Calderôn, Escenas, 69). 

MAMELUCO. s. m. i ? **Vestîa en taies excursiones pan- 
tnlones a lo mameluco." (Caballero, Clemencia, I, 15.) En Ar- 
gentina, camiseta y calzôn de una pieza. (Garzôn.) En Hon- 
duras, calzones bombachos (Membreno). 

MAMITA. s. f. dim. de Mamâ. "Mamita, mucho me duele.'' 
(R. Marin, Cantos, III, 363.) Tb. de Cuba (Pichardo). 



498 MIGUEL DF. TORO Y GISBERT 

MITITA. dim. de Mamâ. En Cuba mamitica (Pi- 

OLA. s. f. Cierta burla (Acad.). C. t. como interj. 

Pensa ste enganarme 
Pero i Mamola ! 

(R. Marin, Canlos, 111, 107.) 

MOTRETO. s. m. Armatoste, chisme. Tb. de Argen- 
va, crit. Americanismos) y Guatemala (Batres). 
CHA, s. f. (Rebano? "Ciertas manchas de ovejas o 
; gozquecillos de San Anton." (Calderon, Escenas, 238). 
N'DADO, s. m. Encargo, compra: enviar a la criada 
indados. Mandau, en bable, es encargo, recado, orden. 
-M-tl mandado, loc, Desobediente. "Morirâ de mal 
i." (Caballero, Gavtata, I, 92). 
S'DARlN. s. m. Fam. Mandadero. 
ÛIL. s. m. Parte de! aparejo del caballo. "Ensenaba un 
ron cabezai su oleadx de flores." (Rueda, Reja, 170.) 
■ntino. (Garzôn). 

>JDINGA. n. p. El demonio. Û. t. en Venezuela. (Picôn 
y Cotombia (Lanao). En Costa Rica (Gagini), rufiàa, 
Recuerda Gagini el mandilandinga, rufiân (Salvâ), 
Picara Justina. En Argentina es demonio y también 
traviesa (Garzon.) En Murcia (Sevîlla), baldragas, hol- 
n Cuba es el negro de e.^ta comarca de Africa (Pichar- 
anguindô es el holgazân. 

EJO. s. m. 4 ? "La agria masa que las nianos de An- 
"imen con manejo." (Rueda, Gusano, 209). 
jA. s. f. A buena hora mangas verdes, fr. que critica 
ega o se hace deniasiado tarde. Û, en Castro {Luna 
[.) — Ser manga por hombro, fr. Andar manga por 
en Acad. "Todo era allî manga por hombro." (Id., 
— Echar una manga, fr. Echar un pafiuelo (Véase.) 



VOCES ANDALUZAS 499 



"Echaron entre todos una manga y le dieron ocho mil reaies/' 
(Valera, Dofia Lus, 2J2). 
MANGUE, pron. Germ. Yo, 

Mangue reiiia en er presiyo, 
Porque mangue es mu repiyo. 

(Sânchez de Fuentes, en Puehîo andalus^ iio.) 

Tb. de Murcia (Sevilla). 

MANGURRINO, NA. adj. i ? "Habia visto a seis hom- 
bres mangurrinos, con.el rostro tiznado." (Castro, Luna lu- 
mra, i8). 

MANGUZADA. s. f. Mangonada. **No tiene ni siquiera 
média manguzada de mi mano." (Rueda, Reja, m.) También 
en Murcia (Sevilla). 

MANITA. s. f. dim. de Mano. **Con unos cuellos y vuelos 
bcrdados por estas manitas." (Calderôn, Escenas, 73). 

Las manitas de este Nino 
Tan blancas y torneadas. 

(R. Marin, Cantos, IV, 163.) 

MANO. s. m. Practicante. "Un practicante o mano de me- 
dicina." (Calderôn, Escenas, 28.) — Dar a las manos, fr. Tra- 
Lajar. *'iY que, se les da mucho a las manos, Triquitraque?" 
(Quintero, Buena sombra, esc. V.) — *Con sus manos lavadas, 
lue. irôn. con que se critica al que, sin tomarse algun trabajo 
se apropia el resultado del esfuerzo ajeno: luego viene ese 
con sus manos lavas y se lo lleva. En Lope de Rueda, *'Ven- 
gan con sus manos lavadas'V, éd. Cotarelo, II, 387. 

MANRÔ. s. m. Germ, Pan. 

Ar pan le yaman manro 
Ar tosino bale-bale. 

(R. Marin, Cantos, IV, 535.) 




500 MIGUEL DE TORO Y GISBERT 

En calô mejicano es mattdrô (Wagner.) Û. t. en Madrid, 
(Baroja, Busca, 104). 

MANTA. s. f. Tirar de la monta, dar un tirôn a la monta, 
ir. fig, Desi:ubrir una cosa, echarlo todo a rodar. "Darie un li- 
ronaio a la manta, séria peor que pegar fuego al partido." 
(Rtyes, Logar, 287). 

MAXTELAR, v. a. Poner el mante!. "Mantelaron la mesa en 
un amén." (Castro, Luna lunera, 14). 

MAXTESÔX, NA. adj. Picarôn. "Vaya las manlesona=, la-^ 
I-u... ercas." (Valera. Juanito, 113.) Cf. MantiUn. ie MurcÏE. 
tlesaliiîado, siicio (Acad.). y de Méjico, sinvergienza. degra- 
daao. (Ramos). 

MAXZAXERO. adj. V. Eriso tnomanero. En Argentin.-» 
iia>' un loro mansanero. (Garzôn). 

MAQUIN'ILLA. s. f. Codnilla o inBernillo. "Una maqui- 
i;ill£ de alcohol." (Rubio, Mcuiorias, VI, 67.) 

MAR. s. f. La niar, ir. Mucho. "Ténia la mar de dinero."' 
(Valera, Juaniia. 103.) "Esta usté pero que la ma de presio^." 
(R. Cortés, Débiles ftiertcs, 84.) — Interj. juraniento. "iXIc 
cazo con ta niâ... !". (Quîntero.) — Â mares, loc. adv. Mucho: 
llover a mares. "La muchacha venia escupiendo a mares ia 
hermosura, ' (Roman Cortés, Débiles fucrtcs. 80.) — Maf de 
fondo^ fr. fig, y fani. Agitaciôn interior de una persona. "Ha- 
bia adivinadc en Pio Cid cierto mar de fondo debajo de la 
qnietud y serenidad de su espiritu." (Ganivet, Pio Cid, I, ri). 
— Cf. en Lope de Rueda. "Con un ;oyes? me sobra tanto como 
la mar." (Ed. Cotarelo, I, 11.) Tb. argentine (Garzôn) y hon- 
ditreno (Memlireiio.) Tb. se usa en Madrid. (Baroja, La But- 
La. 69). 

M.\RCA. s, f. De marca y média, fr. De marca niayor. 



VOCES ANDALUZAS 5OI 



Un hombre es un pollino 
De marca y média 
Si antes de los contratos 
No mira y piensa. 

(R. Marin, Cantos, IV, 96.) 

MARCARSE. v. r. î ? "Responde (el criado) marcandose y 
cerràndo la puerta tras si/' (Hernândez Mir, Pedazos de 
vida, 9). 

* MARCHAMO. s. m. Senal que se pone en las salinas 
sobre los montones de sal ya reconocidos y que consiste en una 
tabla grabada que se aplica sobre toda su superficie, para evitar 
los robos. 

MARCHANA. s.* f. i ? Irseie a uno las marchanas, fr. 
Pcrturbarse. **En su vida de Dios se le van las marchanas." 
(Caballero, Clemencia, I, 210). 

MARGARA. n. pr. dim. de Margarita. **Entraremos de 
vuelt^ en easa de la Mârgara/' (Calderôn, Escenas, 117). 

MARIM05ÎER0. s. m. Arbusto que produce las marimoiias 
o francesillas. 

La primer marimonita 
Que eche mi marimoiiero, 
Se la tengo de poner 
A Antoiîito en el sombrero. 

(R. Marin, Cantos, II, 231.) 

MARIPARDA. s. f. Persona astuta. **Esa mariparda k) ha 
engatusado." (Caballero, Gaviota, I, 172). 

MARIPOSA. s. f. Lamparilla para la "mariposa" definida 
en Acad. *'Y su mariposilla de verde cristal." (Cortés, Débiles 
fucrtes, 40). 

MARIPOSERO. s. m. Vaso para poner las mariposas o lam- 
parillas. **Dos mariposeros dorados daban guardia de honor a 
una virgen.'' (Reyes, Moruchita, 6). 

MARIPOSÔN. s. m. Hombre que mariposea. "Pero el ma- 



V 



502 MIGUEL DE TORO Y GISBERT 

riposôn sentia ya la necesidad de posarse sobre flor de mo- 
cicsto perfume." (Navas, Procurador Vcrbabucna, 83). 

XIARIQUITA. n. pr. *Mariquita asiirnr Mequetrefe, Pe- 
liquîto entre ellas, hombre aficionado a meterse en tareas fe- 
mtniles. En Murcia inanqiiita es hombre afeminado (Sevilla.l 
Mariquitu, en bable (Rato). 

■ MARISALADO, DA. adj. De diversos colores. (R. Marin, 
Canlos, m, 213, nota). 

Yo ténia una inaceta 
De ctaveles encarnados, 
De la noche a la manana, 
Se h an vuello marisalados. 

(Idem, ibid., 47.) 

MARITATES. s. m. pi. Chismes, trebejos. C. por Federico 
Rubio {Memorias, I, 60), Tb. en Honduras (Membreno, quien 
. agrega que en el Perù se dice Maritatas, no c. por Palma), y en 
Guatemala (Batres.) En Chile, maritata es canal o cedazo de 
irla de alanibre (Batres). 

' MARMOTA. s. f. En las salînas, sal inàs o menos maa- 
chada, que se deposita en los bordes de las acequias o estan- 
ques. 

MARRANA. s. f. Marrana de lus. La luciérnaga. "Lleva 
uïted una marranica de luz." (Ganivet. Pio Cid, II 57.) 

MARR.A.\'LRO. s. tn. El que tiiida de los cerdos ".Mi 
trancoliii es el marranero del pueblo." (Ganivet, Pio Cid, II, 
50). Tb. de Murcia (Sevilla). 

MARTELLIKA. s. f. pr. Jeres. Caliza graneada con nu- 
mulitas. {Anales, t. 23, p. 7). 

XIARTILLEJO. s. m. De martillejo, loc. De golpe. "Hi- , 
rUr.do, no de martillejo, sino de repelôn y resbalando." (Cal- 
dcron, Esccnas, 141). 

MARUJA. MARUJILLA. n. pr. dims. de Maria. "Parece 
que le conoces de ayer de manana, Maruja." (Caballero, Elia, 
124.) ■'No le asustes, Marujilla." (Rueda, Bajo la parra, 135). 



VOCES ANDALUZAS 503 



MAS. adv. Ni mâs ni menos conio loc. Ni mas ni menos que. 
"Otra mesa ni mâs ni menos como la mîa." (Calderôn, Es- 
cenas, 37.) — Mâs ntejor, loc. Mejor. (Ganivet, Pio Cid, II, 23.) 
— Mâs sino, loc. Sino. "Sin pensar mâs sino en satisfacer «u 
vanidad.'' (Caballero, Cletnencia, II, 17.) — *C. tb. por tan o 
muy: jQué pan miîs blancol Lo mismo en Alava (Barâi- 
bar). 

MASCUJADA. s. f. Acciôn de mascullar. "Dando algunas 
mascujadas, vase tambaleando.*' (Rueda, Patio, 63). 

MATA. s. f. Grupo. "Ved a una mata de mozos de los la- 
gares prôximos." (Rueda, Reja, 135). 

MATACANDELAS (A), loc. adv. Medio apagado. "Andar 
con el cigarro a matacandelas.'* (Calderôn, Escenas, 240). 

MATADO. s. m. Muerto. *'iUn matao!" (Castro, Luna lu- 
rera, 19.) Tb. de Guatemala (Batres). 

MATAJO. s. m. Mata de poco mâs o menos. **Un matajo 
que nunca daria flores ni fruto." (Reyes, Lagar, 7.) 

MATA-LA-ARA5ÎA. s. f. Una suerte del boléro. "La mata- 
l«i-r.rafia, suerte muy picante entre los pies de alguna pecadora 
a quien no obligue el ayuno.'' (Calderôn, Escenas, 28). 

MATALANGOSTAS. s. m. .iPersona cobarde? "Cobarde 
.soy, y mata-langostas, pero yo me quitaré el baldôn que me 
pusiste." (Caballero, La familia de Alvarcda, 373). 

MATANCERO. s. m. El que trabaja en la matanza de cer- 
do.">. "Las manos manchadas de cuajarones, como un matan- 
ccio." (Castro, Luna lunera, 17.) Tb. Argentino (Garzôn), 
aplicado a rodas las reses. 

MATE. s. m. i Lance de un juego de naipes? "Puesto que 
Its buenas cartas y los mates son nuestros.'' (Calderôn, Es- 
cenas, 94). 

MATERIAL. s. m. *Ser de material, fr. Ser material, dar 
lo mismo, no importar. 

MATUJO. s. m. Matojo. "Viô brillar los ojos negros de 
aquella entre los verdes matujos.'* (Reyes, Moruchita, 15). 



S04 UIGUEL DE TORO Y GISBERT 

MAZO. S. m. Tronco de la pîta. "Sentado sobre el mazo de 
un pitaco." (Rubio, Memorias, I, 34). 

MECIDA. s. f. Balanceo, acciôn de mecer. "Seguido de otro 
sirviente que dejaba dar mecidas al candil." (Rueda, Gu- 

■)■ 

Del mecedor, 

Con vejnte mecidas 

A cual mejor... 

(Cancion infantil.) 

)IAR. V. a, Beber la mitad de un vaso de vino. "Esta 
la niano... Médielo iisted." (Alarcôn, Sombrero, 127). 
)ÏO, DIA, adj, Mediado, "Sobre lebrillos medios de 
liente," (Rueda, Reja, 49. — *Por medio, !oc. En medio, 
)rden: dejarlo todo por medio. Tb, peruano (Arona), 
itino (Guiraldes). 

ORAR. V. a. Mcjorando lo présente, loc. Sin hablar de 
mte. "Er mozo, mejorando lo présente, es una prenda," 

Lagar, 70.) Tb. en Cuba (Pichardo), mejorando "los 
;s", — Taurom. ; ? "La iuerza que mandaba en sus ja- 
e hLcia stempre mejorarse sobre el toro." (Calderoo, 
'. I54-) 

lORIA. s. f. Regalo, reciierdo. "Cumprase a su mujer 
ïna una memorîa con diez onzas que quedalian con la 

(Caballero, ScnUôn, 66). 

'OSO. s. m. Elégante malagueno. "En tanto que tal o 
:noso cruzaba la calle con femenil primor por no enlo- 

caladas punteras de los brodequines." (Reyes, Gole- 
). 
AR. V a. Gerui. Matar. (R Marin, Cantos, IV, p. 450 



VOCES ANDALUZAS 505 



— Morir. 



Er relô e la Audensia 
Acaba de da, 

Como le dije a mi companerita 
Me ban a merâ. 

(R. Marin, C ont os, IV, 444.) 

De las duquitas qu*ar pobre le dieron 
Mas pronto mierô. 

(R. Marin, Cantos, III, 460.) 

MERCED, s. m. Senor. "Mi padre, que era un merced chi- 
lindrincro." (Caballero, Noche de Navidad, en Elia, 230). 

MESA. s. f. Mesa camilla. Camilla del brasero. "Con las 
piernas bajo las maternales faldillas de una buena mesa-ca- 
milla." (Xavas, Prdcurador Yerbabuena, 73). 

MESÔX. s. m. Meson de la estreîla. El aire libre. **Los ga- 
naderos y pastores, que pasan taies noches en el mesôn de la 
K.^trella.*' (Caballero, Familia de Alvareda, 265). 

METAL, s. ni. ^Cualquiera métal no precioso? 

Que el oro fino en la mano 
Se m'ha giierto a mi metales. 

(R. Marin, Cantos, III, 427.) 

METER. V. n. iCrecer, medrar las plantas? **Las harâ (a las 
vifias) meter con mas fuerza en la primavera." (Caballero, Là- 
grimas, 28.) — M et erse. v. r. Darse, '*0 se mete un escopetazo 
o se arranca er mardecio corazon." (Reyes, Lagar, 293.) — Me- 
icrse con aho, fr. Atacarlo. 

Soy una pobre dons^a 
Que no me meto con naide. 

(R. Marin, Cantos, III, 417.) 

METRO, s. m. De su fpietro, fr. De propio impulso. "No se 
1^ dijo nadie, fué de su métro.'* (Caballero, Clemencia, I, 264). 



. DF. TORO Y GISBERT 



IICO. S. m. LIcvarsû mico, fr. Salir burlado. 

\fe parece has creido 
Qu'ères mi bida, 
Pero te yebas mico. 
So relamida. 

(R. Marin, CaMos. II 



IICOMICONA. n. pr. Burlesco. "Mds liumos que la in- 
la Miconiicona." (Valera, Pépita, 138.) Tb. se dice: la 
iccstt Micomicona. 

IIEL. s. f. ^Micl rosa llagas. Miel rosada, compuesto far- 
:éutico. 

riERDA. s. f. *Scr coma la micrda de pava, fr. fam. Tener 
a gracia, 110 ser ni fu ni fa. — *Mâs delicado que la micrda 
(hilada), fr. fig. y fani. Muy delicado, quisquilloso. 
IIGA. b. f. Aniiga. escuela de niiios. "juaiiita no fué nunca 
, miga." (Valera. Juanita, 23). 

IIGAJA. s. f. Un poco. "Una miajita'a la izquierda." (Ga- 
ît. Pio Cid, II. 119). 

.IICiUEL. n. pr. Haccr im San Miguel, fr. Tirar a uno al 
lo y patearle. (R. Marin. Canlos, IV, 448). 

Me metieroii en la carse 
Por jaser un San Migué. 
Y asin que me ccharon fuera, 
Jise un San Bartoiomé, 

(Idem, ibid, 436.) 

IIGUELITO. 11. pr. *Migui'lilo Caparrola, personaje ima- 
irio, que figura en la locnciôn : "Ya se arreglarâ, como lo de 
jnelito Caparrota", que se continua, si el interlocutor pre- 
ita lo que le pasô, agregando: "Pues que lo ahorcaron". 
IILAGRO. s. m. Kx-voto "Lo que llanian un milagro (ex- 
a". {Trjl. csp.. I. 89). 



s. 



VOCES ANDALUZAS 507 



MILITRONCHE. s. m. fam. Militar. "El demonio del mi- 
Iiifonche éîse/* (Caballero, Noche de Navidad, en E lia, 224). 

MIMBRÔN. s. m. Mimbrera. ''Algiinos alerces y gran can- 
tidad de minibrones daban sombra a aquel lugar/* (Valera, 
Juauita, 222.) "xMamos blancos y negrosr, mimbrones, adelfas." 
(Id., Pépita, 40). 

"' Ml MO. s. m. pr. Sev. Fucsia, flor. 

MINGO. s. m. Ponerel tningo, fr. Lucirse. '*Puso el mingo 
L.s viernes liniosneros, dando pan y aceite, avios de puchero, 
fri.ta." (Castro, Liina litnera, 2). 

MIRLIFIQUE. s. m. Currutaco, Ipresumido. **Ni se echa 
pcr fumes en los panuelos, como los mirlifiques de la ciudad." 
(Caballero, Cîemencia, I, 235). 

MISA. s. f. Oler a misa mayor, fr. fam. Oler a vino. *'; Vaya, 
apartaos, que oléis a misa mayor! j Puf ! ;qué jeô a vino!". 
(Cortés, Débiles fuertes, 85.) En Honduras, oler a aguardiente 
(Membreno, art.'' Olor). 

MISl. s. m. i ? "Misi gatito, pan con ajito.'* (Caballero, 
Noche de Navidad, en Elia, 217). 

MISITA. n. pr..dim. de Merceditas. *'Misita, (Merceditas), 
h'ja mîa, ^no vienes?'\ (Caballero, Cosa cinnplida, 21). 

MISMAMEXTE. adv. m. Precisamente. *'Mismamente pa- 
recen lo que usté dice.'' (Reyes, Moruchita, 17.) Tb. de Vene- 
zuela (Picôn Febres, 341). 

MISMO. adv. m. Lo mismo, loc. adv. La misma cosa. 

• Y yo con usté, mi vida, 
Paece que va uno a lo mismo. 

(Burgos, Boda, 27.) 
^ — adv. Dondc mismô, en el niismo lugar. 

La cara se me queô 
Donde mismo la ténia. 

^ (R. Marin, Cantos, III, 2tj' .) 



MIGUEL DE TORO Y GISBERT 



MISTÔ (De), loc. adv, Excelente. "Barbi viene a sjgnificar: 
(le mistô, excelente." (R, Marin, Canlos, IV, 425, nota). 



(Burgos, Boda, 15.) 

Tb. de Sanlander (Mugica, Dial., 32). 

MITAD. s. f. De par mitad, h. adv. De por medio. "El 
adento de cal y canto que con la muchacha ocupaba de por 
n 'tad." (Calderon, Esccnas, IJ9). 

MO. s. .n. V. Mor. 

"•' MOCARRERA. s. f. Moco abundante o espeso. Mocarra, 
Cil Murcia (Sevilla). 

MOCITA. à. f. "Mocita, sobre lo que indica el léxîco ofîcial, 
significa en Andalucia, soltera." (R. Marin, Comparacioncs, 75). 

MOCIVÉ. s. m. i ? iAca.so como Besibé? "Este mocivé era 
lin ciego." {Folk lore and., I, 45). 

MOCO. s. m. Moco de para. Planta espinosa. En Acad, es 
p.anta aiiiarantâcea, sin indicacion de que sea espinosa y, 
como mejicanismo, sinon, de Amaranlo. "El moco de pavo les 
accnsejal)a que se revistiesen como él de unas buenas puas." 
(Côballero, Cosa ciimplida, 78.)— 1/oco sticiia moco sucne, fr. 
f.im. Dicese de- la traducciôn bàrbara, que se apoya en seme- 
j:r.zas de sentido, como Necesitas caret legc: la necesidad tiene 
c; r de her^je, o Ad pcrpeliiam rci meinoriam: para perpétua 
niemona del rey. Traduciendo moco suena."*{R. Marin, Can- 
Us. IV. 252.) Tb. lo trae Pereda, en La Pucliera. 248). 

MOCIIILÔX. NA. adj. Pesadote. "Ténia el aire pesado y 
modiilon." ((Janivet, Pio Cid, II, 223.) — *:\Iotilcin. pelado. 
V. en la relaciôn: 

Pelôn, mochilôn. 
Te cortaroii las orejas, 
'. ; :, T* pusieron olras dos. 



VOCES ANDALUZAS 509 



MODO. S. m. "^Perdcr hasta el modo de andar, fr. Perderlo 
todo. Tb. de Costa Rica (Gagini, 493.) 

♦ MOJO. s. m. Moje, caldo de guisado. Û. tb. en Canarias 
(Zerolo, Legajo) y Venezuela (Rivodô.) Méjico (Ramos), Cubi 
(fMchardo), Salamanca (Lamano.) En Venezuela es especie de 
p:sto. (Picôn Febres). 

MOLLAR. s. f. Cierto baile andaluz. **Sevilla, pais clâsico 
de las mollares, de las cigarreras, de las veladas, del buen pan 
y de las aceitunas/' (Caballero, Lâgrimas, 83.) — ^Aire que io 
aconipana. **Ni las mollares, ni el contrabandista, ni la cana, 
sino una canciôn llorona.'' (Caballero, Gaviota, II, 225.) — Clase 
de uva. "El uvero: luises y mollares." (Folk lorc and,, 1182-83, 
p. 311, c. Aicardo, artîculo Luis). 

MOLLERO. s. m. Molledo. **La manga ajustada acusaba 
unos mollcros niuy bien hechos.'' (Ganivet, Pio Cid., II, 215.) 
Tb. de .\riérica (Gagini, Ramos, Pichardo). 

MOMO. n. pr. dim. de Gerônimo. '*Vamos, Momo, anadiô, 
ccscarga la burra.'' (Caballero, Gaviota, I, 23). 

MONA. s. f. Juego de muchachos. "Echada la china, el 
niuchacho a quien le toco hace de mona, corriendo trai- de I05 
otvos, hasta coger a alguno. Los que corren van cantando: 

Mona c... 
Un cuarto me debcs. 
Si no me lo pagas, 
Manana te mueres. 

(R. Marin, Cantos, I, 172). 

— Freir monas, loc. fam. con que se envia a cualquiera en- 
l.oramala. *'Vâyase Apolo con su murga a freir monas al Par- 
i:aso." (Caballero, Clemencia, II, 156.) En Venezuela se dice: 
freir monos, (P. Febres, 359.) — "^Pintar la mona, fr. fam. Pin- 
«arla, ser pinturero 

MONDA R. V. a. ^Mondar a azotes, fam. Dar una paliza 



510 MICVEL DE TORO Y CISBERT 

r'i:>' fuerte. Û. tb. en Colombia. (Cuervo, Apuntaciones, § 535) 
y Cuba (Pichardo). 

MOXKDA, s. i. Moneda de pcrro. "Moiiedas de perro, y 
tainbién de imineco y de mico, llaman a las piezas de bronce 
l'Ciifiadas durante el ùltimo période revolucionario." (R. Ma- 
nn. Cantos, IV, 380). 

MOXICAQUERÎA. s. f. Tonteria. "Hasta que un dia pensé : 
basla de monicaquerias." (Cabailero, Clemciicia, I. 115). 

* MOXICONGO. s. m. Fam, Monigote. En Colombia es si- 
nônimo de Mono, niimeco. "Decimos también monicongo, alu- 
ciiciido a los negros de Monicongo, nombre con que se desig- 
nalra el Congo. Véase Torres Naharro, Propaladia, tomo I, 
pp. 238, 260. (Cuervo. .'ICnnlaciones, § 520.) 

MON'O. PI. Disgusto. "Queria a todo trance deshacer "los 
iiicniis" que dependian de alguna mala inteligencia." (P. Val- 
ues. Hennatta. 326). 

MOXONO, NA. adj. Mono, gracioso. 



(Burgos, Boda de Luis Alonso, 24.) 

MOXTARUCO. s. m. Montanés. "Al montanuco tiznado de 
cuibôn." (Cat>allero, liHa. 88). 

MON'TILLA. s. m. Vino de MontiUa. "Ambos calaniocanos, 
R consecueiicia del trasiego de niontîlla." (Reyes, Moruchita, 2). 

MOQUILIS. m. fam. Moquete. golpe. "Blandiendo los pu- 
fios cerrados por aquel estilo que la gente inteligente llama mo- 
qtîilis trompilis." (Calderon, Escoias, 119.) 

MOK. s. m. Por nior de. loc. A causa de. "Nos va a reîiir 
l:i Madré Socorro por mot de ti." (Cabailero, Lâgri»ias, 49.I 
También se ve : por tao de. 



VOCES ANDALUZAS 5II 



-j- 



Una mujé me pisô 
Y por mô de mi parié. (La Borraja.) 

(R. Marin, CanXos, I, 231). 

O. tb. en Cuba (Pichardo), en Leôn (Garrote), en* Salamanca 
(Lamano), en bable (Rato), en Extremadura (Gabriel y Galân, 
Extretnenas, 55), en Madrid (Baroja, Busca, ly). 

MORA. s. {. Morilla, borla. 

Roza un sombrero su cara 
Con negras moras por fuera. 

(Rueda, Bajo la parra, 32.) 

MORCILLÔN. s. m. Mejillon, molusco. "Canadillas y co- 
quinas del morcillôn." (E. Calderôn, Escenas, c. en Espana y 
espanoies, 310.) Cf. en Santander, moccjôn, mismo significado 
(Pereda, Vocabulario de Sotilesa), en Alava, mojojôn (Barâi- 
bii.) Lo usa Cervantes: 

Hacian de sus barbas firme aprisco 
La almeja, el morsillôn, pulgo y cangrejo. 

(Viaje del Parnaso, cap. V, c. Aicardo). 

MORISQUETA. s. f. Aniorio. '*Melnardo te jace morisque- 
tas y carrantonas (sic.)" (Rueda, Rcja, 8.) En el Ecuador, entre 
t'studiantes, **gestos o muecas ridîculas que liacen los conipa- 
ntros." Tb. musaranas. (G. R. Lemos, Ensayo de semàntica, 
en el TeUgrafo, 13-6-1919.) En Argentina, mueca (Garzôn). 

MORMAJO. s. m. Disparate. "<; Y que Galenillo te ha dicho 
siniejante mormajo." (Caballero, Clemencia, I, 249). 

MORO, RA. adj. No bautizado. **Tenîa siete chiquillos no 
confirmados aùn, y uno todavîa moro.'' (Valera, Juanita, 67) 
Tl». de Murcia (Sevilla.) — Expr. de carifio. *'; Negra de mi via, 
mora de mi arma!" (Quintero, Flores, 69.) — M or os y cristia- 
nos. Cierto juego de muchachos. "El juego de Moros y Cristia- 
nos y el de Justicia y ladrones." (R. Marin, Cantos, I, 181.) 



N. 



$12 MIGUEL DE TORO Y GISBERT 



MORÔN. S. m. ê ? "Y del monte hasta su casa a él le 
arrastre el morôn." (Caballero, Gaviota, I, 131.) Otra apHca- 
ciôn de la voz, en una retahila de chîcos : 

Al que se muere lo entierran, 
Lo entierran en los Morones; 
Del morôn sale la uva, 
Y de las uvas el vino. 

(Segûn Picôn Febres.) 

MORUCHO, CHA. adj. Muy mareno. Û. tb. como apodo. 
**Empez6 a subir las escaleras detrâs de la Morucha." (Reyes, 
La Moruchita, 15). 

MORUNO, NA. adj. Dicese del ochavo morisco que tuvo 
curso durante algûn tiempo en la peninsula. "Tiene ojos como 
.ocbavos morunos." (R. Marin, Comparaciones). 

MOSCA. s. f. pi. fam. Dinero. "El se gastô las moscas, ven- 
dîj el cortijo." (Roman Cortés, Débiles fuertes, 43). — Mosca 
de caballo. Variedad de este diptero, que ataca a las caballerîas. 
'•Pues no es mala mosca de caballo esta." (Caballero, Clemen- 
cia, I, 223.) — Mosea de San Anton, i ? "Ser como las moscas de 
San Anton, que pican a un burro por encima de la albarda. 
Prase que se aplica a la persona de mala intenciôn e hipôcrita. — 
"^Ate usted estas dos moscas por el rabo, fr. que expresa la di- 
ficultad de asociar dos especies inconexas. 

MOSQUERO. s. m. Parte del aparejo del caballo. "Rojo 
mosquero y brillante cincha." (Reyes, Lagar, 33). 

MOSTO. s. m. Vino. "La mùsica de vasos que suenan, mosto 
que cae." (Calderôn, Escenas, 39). 

Con el mosto se iluminan 
Y suele haber de navajas. 

(E. Asquerino, en Pueblo andalus, 30') 

Tt ba/.e (Rato). 



VOCES ANDALUZAS 5 1 3 



MOTA. s. f. Borla. "El sombrero de barquillo con motas y 
morillas en el ala." (Rueda, Gusano, 130.) — Moneda de dos 
cuartos. "Te di una mota, una mota son dos cuartos." (Caba- 
llero, Cosa cumplida, 13.) "Ora seis maravedises, ora una mota, 
ora un cuarto." (Rubio, Memorias, II, 68.) — Dînero, cuartos. 

Gacho que no abiya motas 
Es un barco sin timon. 

(R. Marin, Cantps, IV, 202). 

MOZA. s. f. M osa de cuerpo de casa, Criada dedicada a las 
faenas principales de la casa. "Mozas las cuales, asi se consa- 
gran al cuerpo de la casa (mozas del cuerpo de casa." (Trad, 

<^^'P'> I, 33.) 

MUCHO, CHA. adj. Muy muchas, loc. Muchisimas "Mu- 

ciias y muy muchas conozco yo.'' (Caballero, Clemencia, I, 83).^ 

MUCHO. adv. iQité mucho! ex!pr. adv. iQue tiene de extra- 
îïc ! "îQué mucho que la confianza naciese y creciese?". (Va- 
iera, Juanita, 171). 

MUDANZA. s. f. Paso de baile. "Viô una ocasiôn propicia 
para echar unas mudanzas con Rosario.'* (Rueda, Gusano, 97). 

MUERTO, TA. p. p. de Morir. Û. en el sentido de "matado*'. 
"Yg le hubiera muerto de pena". (Valera, Comendador, 188). 

=* MUGRE. s. f . Suciedad, churrete, en el cuerpo de una per- 
sona. (Ac. Jif . de la Acad.). Û. tb. en Venezuela (Picôn Febres). 

MUJERIEGA. adj. A la mujeriega, loc. adv. A mujeriegas. 
"La asentô a la mujeriega sobre el mulo." (Ganivet, Pio Cid., 
II, 56.) Tb. de Cuba^ (Pichardo). 

MULA. s. f. Saltar la mula, pr, Gran, Juego de muchachos 
anâlogo al de fil derecho. "Saltaba la mula, jugaba a la patusa." 
(Rubio, Memorias, III, 86.) Mulita mayôr es un juego de chi- 
cos, no definido, en Costa Rica (Gagini). ^ 

MULE. s. m. î ? ^Inerte. Dar mule, fr. Matar. 



5^4 MIGUEL DE TORO Y GISBERT 



Si osté sale de rondôn 
Pa dar ar bicho mule. 

(E. de Cisneros, en Pueblo andalus. 170.) 

MULETILLA. s. f. Barrita que, sujeta al boton con una 
cadenilla, sirve para mantenerlo en un ojal. "Botones de piata 
sujetos por patas de muletilk." (Rubio, Memorias, III, 93.) 
''Con dobles botones de muletilla." (Valera, Ilusiones, 82). 

MULO. s. m. *Mulo de reata, fig. y fam. Persona muy inca- 
paz, que suele dejarse llevar por la opinion de otros. 

MUNDO. s. m. Mundo bola [de] nieve. El mundillo, planta. 
"Arriates senoriles, llenos de mundos-bolas-nieves (sic)/' (Cas- 
tro, F^una limera^ 9). 

MUKECO. s. m. Tcncr munccos en la caheza, fr. fig. Estar 
chifiado. 

Anda a la iglesia y confiesa; 
Que te quiten los munecos 
Que tienes en la cabesa. 

(R. Marin, Cantos, III, 331). 

* MUSARA5ÎA. s. f. Ademân, movimiento de los dedos o de 
]as manos que hace uno para entretenerse o hacer rdr a los 
cernas. Sentido anâlogo en el Ecuador (G. R. Lemos, Ensa- 
yo de semàntica, en el Telégrafo, Guayaquil, 13-6-1919.) En 
Argentina, Musaranga (Garzôn). 

MUY. s. f. Germ, Lengua. *'Dele usté freno a la muy, que 
ro entiendo lo que chamuya." (Fernândez Garcia, Reina de la 
Cava, 884). , 



N 



NACENCIA. s. f. Nacimiento. (ant. en Acad.). "Le pregun- 
tamos de dônde le provenîa, a lo que nos contesta con grave- 



nr ■ ^ rri ■ 



VOCES AN D AI-UZAS S I 5 



oaci y pausa: de nasensia (de naciniiento)." (Trad. esp., I, 260.) 
Tb. de Salamanca (Lamano), bable (Rato), de Venezuela (P. 
Febres, art.*' Camhado). 

XACIÔN. s. f. "Ser nacion, frase con que significa el pueblo 
en Andalujia lo que es extranjero." (Caballero, Clemerxia, I, 
J47, nota). 

NACIONAL. s. m. Libéral. **iDios del cielo! jUn nacional 
de Madrid!". (Caballero, Servilon, 30). 

NADIE. |>ron. Don Nadie. fam. Persona de ningùn mérito. 
Dicese también: un Don Nadie, forrado de lo mismo. **Tu 
c:€- un Don Nadie." (Ganivet, Pio Cid, I, 312). 

* NAGOILLAS. s. f . pi. Enaguas pequenas de las rbpas de 
r'no. Un nino en nagùillas. 

NAJENCIA. s. f. Genn. Acciôn de najarse o largarse. 



Yo tengo mu malas tripas, 
Y si mojo y me echan mano, 
No sargo en ocho caniculas 
Dèl estarivé... Najencia. 

(Burgos, Boda de Luis Alonso, 13.) 



NANA. s. f. Canciôn de cuna. **La tonada infantilmente 
Uaniada la nana." (Caballero, Ultimo consuelo, en Elid, 179.) 
*' Copia de nana o de cuna." (Trad, esp., I, 220.) Tb. en bable 
(Rato.) En Méjico, ninera, nodriza (Acad.). En Guatemala, 
niadre, ninera (Batres.) Tb. en Honduras (Membreno), art.** 
Chiila. 

NANAI. interj. iNones! jnada!. **Gùeno, se lo peiré, pero 
me parece a mi que nanai." (Reyes, Moruchita, 18). 

NANITA. s. f. Nana, canciôn de cuna. **Me cantas la na- 
i.ita." (R. Marin, Cantos, II, 40). 

NAQUERAR. v. a. Germ. Decir, publicar. (R. Marin, Can- 
tos, II, 186.) Naquerar, en vez de araquerar, hablar, conver- 
sar." (Id., III, 482, nota). 



MIGUEL DE TORO Y GISBERT 



Ciianda te bie'n la ca.ye 
No le pude naquerar. 

(Idem, ibid. 441) 

NARANJEL. adj. De naranjos. 

Mâs arriba, o mâa abajo. 
Hay un huerio naranjé. 

(R. Marin, Caiitos, IV, 165). 

KARIZ. -i. f . Màs sonado que tas ttarices, fr. fig. Muy sabîdo. 
' Esto va a t-tr mâs sonado que las narices." (Caballero Cle- 
ntencia, I, 211). 

NATIVITATE (A), loc. adv. De nacimiento. "No queremos 
porsuadirnos que todo espaiiol es gauso a nativîtite " (Calia- 
iloro, Gai-iola, II, 105). 

* XAVAJA. s. f. Cortaplumas. Tb. ecuatoriano; (Tobar). 

XEBLIN'AZO. s. m. Neblina grande. "Se formo un neljli- 
iiazo ;nuy grande." {Trad. csp., I, 193)- 

NEGRO, GRA. adj. y s. Nombre de carino. "; Negra mia!" 
(Ouiiitero, Flores, 68.) — Estorbar lo negro, fr. fig. No sabc" 
leer. "Lee papeles impre.sos a los vecinos a quieiies estorba lo 
negro." (Trad. esp., I, 41.) — *Manana ayiinarà cl negro, a bien 
i;iic no es hoy, fr. fam. con que se consuela iino de una co=a 
ce:agradable que ha de hacerse, pero que puede postergarse. 
Saca su origen de la siguiente anécdota. Habiendo ido un ne- 
f ro a confesar, el sacerdote le mando que ayunara at dia si- 
guiente, y el negro, para no olvidarlo. escfibio en un pape.: 
Manana ayunarâ el negro. Y todas las maiianas, al leer el papel, 
agregaba : a bien que no es hoy.— Sac af lo que el negro del ser- 
mon, los pies frios y la cabesa culicntc." (R. Marin, Compara- 
cioncs, 100.) — *Vcrsc negro, fr. fig. Tener sunia dificultad en 
una cosa. 

XEN.A. 1. pr. dini. de Dolores. "Lola y Ncna, nombres que 
se dan en Andalucia a las Dolores." (R. Marin, Cantos, 

iv, 538). 



\ OCES ANDALUZAS 



517 



itio cubierto de nieve, en las montana:;. 

i de unas neveras que estaban algo mas 

'/(? Cid, II, 117). 

Kelado o sorbete. "Ancha mesa cubierta de 

naranja, nieve y dulces." (Calderôn, Esce- 

lateniala (Batres). 

VA. adj. Obsérvese el siguiente plural: "No 
îios cinco duros en el bolsillo/* (Ganivet, Pîo 



T 



I ■'^ 



\. S. f. Cosa baladi. "Esas faenas, que vosotros 
iiKis." (Ganivet, Pio Cid, II, m). 
V. m. y f. Senorito. "Aparentan por su indumen- 
.M> de rica familia.'' (Hernândez Mir, Pcdazos de 
Xinos de tuf os y sombrero ladeado/' (Cortés, Dé- 
A. 679.) — Sirviente de taberna. *'E1 sirviente de la 
juien llaman nino los bebedores." (Trad. csp., I, 59.) 
r la Bola. El Nino Jésus. "En Andalucîa el Nino de 
'1 nino Jésus." (R. Marin, Comparacioncs, 113.) — 
'!6n, fani. Niîîo de pecho envuelto en los panales. Mu- 
ic représenta un nino de pecho envuelto. "Diez reaies 
. y bese el nifio rollôn el caballero del levitin." CCaldc- 
:sccnas, 13). — Como cl nino de Diego, fr. fig. Muy ca- 
"Estâ usted ahi como el nino de Diego, que nac;i6 mudo, 
y ciego.'' (Caballero, en Pueblo andaluz, 21). 
>OBLEJÔN. NA. adj. Muy noble. **Los hombres mas sen- 
os, honrados y noblejones que hay en Europà." (Ganivet, 

anada, 80). 

XOBLETÔN. NA. adj. Muy noble. "Tan rudo y tan no- 
xetôn." (Reyes, Lagar, 202). 

NOBLÔN, NA. adj. Muy noble. "Era noblôn, bondadoso v 
\aliente." (Rubio, Mcmortas, V, 115). 

NOBLOTE, TA. adj. Muy noble. "Yegûecita muy noblota y 
de buena estampa." (Navas, Procurador Yerbabuena, 114). 

NOCHE. s. f. A prifna noche, loc. adv. Al principio de la 



.1 ) 



5lS MICiLEL ur TOBO Y CISBERT 

rciche. "Concurria a prima noche en casa de Clemencta." 
(< !nl>allerp, Cletiicncia, II, 25.) — Mâs feo que noche de trueno, 
tr. fig. Miiy feo, "Son mis feas que noclie de triienos," (Valera, 
Jiianila, 115). 

XOGUERÔN. s. m. Una niadera. "Suhido en algûn banqui 
ilo de nogueron viejo." (Calderôn, Escenas, 8.) 

tAR. V. a. ^Qiiiéu juc cstarâ tiombrando? fr. "Cuan- 

eràona se le caen las cosas al cogerlas llevàrselas a 

- sefial de que se ocupan de ella otras ausentes." 

, I- 239.) 

Œ. s. m. Precio. "^A ver, que nombre tiene este 

-Pues por ese almirez va usted a darme doce reaies." 

ijo la parra, 98}. 

lALA. adv. ni. Enhoramala. C con el adv. nmcho. 

mucho noramala todos sus alîfafes." (Reyes, L.i- 

AMO. s. m. Compadre, amigo. "Se fué a la po- 
dijo al duefio: Oiga osté, mostramo." (Rayes, La- 

JE. s. m. Noviazgo. "Habian visto con gusto esie 

e noviaje." (Caballero, Lâgritnas. 60). 

, s. f. *Scr como la noi-ia de Sagra, fr. fam. Tardar 

ir régla r se. 

[.\DA. s. f. \ovatada. "El pobre farruco pagando 

viciada, pasa tiritando 1res o cuatro horas." (Trad. 

))■ 

CIEN'TOS. adj. Novecientos. "Los mil nuevecîen- 

se vieron rediicidos a poco mâs de mil." (Valera, 

156). 

), VA. 'Poiicr a uno pcor que nuevo, dejarlo cotno 

ilaltratarlo de obra o palabra. Tb. de Méjica (Ramos). 

.. adv. Nunca inc dejes. "Los nunca me dejes, jaz- 

le como niîios mal criados se caen cada vez que se 

i." (Caballero. Cosa etimpUda. 79). 



/ 



VOCES ANDALUZAS / 5I9 



NUNCIO. S. m. * Nuncio Perales. Personaje imaginario, 
cilado en frases como: jAnda y que te lo explique el Nuncio 
Perales ! 



N 



RO. Aférisis de Senor. **No Don Paco... Cabayeros." (Bur- 
gos, Boda de Luis Alonso, 20.) O. tb. en America (Rodriguez, 
Pichardo, Garzôn, Batres, Picon Febres). 

*• 5ï05fA. s. f. Fam. Excremento humano. Û. tb. en Chile 
(Lenz.) En Costa Rica es iiana (Gagini), natla y nene en Hon- 
duras (Membreiîo). 



O 



OBISPO. s. m. Trabajar para el obispo, fr. Trabajar de 
balde. {Folk lore csp., II, 67). 

OBRA. s. f. Obra de catedral, fig. Obra de romanos. cosa 
nuiy dificil. ''Pareciô obra de catedral a dona Trânsito." (Na- 
Vcs, Prociirador Yerbabuena, 115). 

OCLAYE. adj. f. ^Reina? Cf. Ocray, rey. (Quindalé). 

No mas que uiia mosa oclaye 
Aqui en este reino manda. 

(Gutiérrez de Alba, en Pueblo andalus, 157.) 

OCULTIS (De), loc. adv. En secreto. "Lo que no se hace 
a ojos vistas se hace de ocultis." (Ganivet, Pio Cid, II, 221). 

OCHAVA. s. f. Esquinas de un cuadro. "Ocupaba el cen- 
tro de un gran cartelôn, viéndose en sus ochavas pintarrajea- 
doF cuadros tpisôdicos.*' (Cortés, Débiles fuertes, 51.) — i ? 



520 MIGUEL DE TORO Y CISBERT 

'"Don Policarpo era hombre formado por ochavas, pues tal 
cra su rotundez." (Calderôn, Escenas, 82). 

OlDO. s. m. *Regalar a uno el oido, fr. fam. Repetir a uno 
'" 1"^ y* sabe. — Tomar oido, fr. Escuchar. 



Si tii ; 
Un poquitito de atnor, 
No le tomaras oidos 
A ningun tnurmurador. 

(R. Marin, Cantos, III, 140). 

iOJ.\LAY! interj. jûjalâ! "Ojalay, que la 'Academia co- 
rrige diciendo; ojalâ, es interjccciôn muy usada por e! vulgo, 
que parece saber hebreo al decirlo asi, pues es la traducciôn li- 
teral de la voz hebrea." (R. Marin, Canlos. II, 189.) "j Ojalâ 
y le fuese!". (Caballero, Ulliino constielo, en Elia, 197.) Ojalà 
y, se usa ^n Colombia (Cuervo, Apuntacioncs, § 407), de quien 
cnpianios lo liguiente: "Este uso de y con ojalâ es muy comûn 
eu Espana y particularmente en Andalucia-, donde es admitido 
hn.'la en el Icnguajc literario. (Siguen citas de Gonzalez Carva- 
jal, de Caballero, de Coloma, de Ramôn de la Cruz y de R, 
^iarin.)... Probablemente el ojalà se pegô a los espaiïoles a 
fiiorza de oirlo constanteniente a los moros. La e liubo de tro- 
caise eu o, ::omo observa Diez para darle aire de exclamaciôn, 
Li'ii lo cual sin duda tiene atguna relaciôn el realce de un aeen^ 
10 secundario en la primera silaba, tan notable que para 
Salvâ es duloso si se oye màs el de la ûltima, y que llega hasta 
toiîvertirse en principal, constituyendo esdrùjulo el vocablo, 
C'.inio tal lo piine Daniiân de Vegas en la Conedia Jacobina 
en versos de esta estructura (Bibl. de Riv., tomo XXXV. 
fp. 5J8b, j22a), y segùn Ramos y Duarte liay quien lo pro- 
nuncie asi en Méjtco." En Arg^niina, tb. se oye ojala (Garzôn). 

OJÉ\. s. m. Aguardiente elaborado en Ojén (villa de la 
provincia de Mâlaga.) Û. th. en Chîle (Echeverria.) "Unas co- 
pitas de ojén." (P. Valdés, Hcrmana, 17). 



VOCES ANDALUZAS 521 



. OJO. S. m. Ojo avizor, Û. en forma dîstînta de la que trac 
la Acad. en "Volviô a andar en un pie y a tener ojo avîzor." 
(Rueda, Gusano, 264.) — A ojos vista, loc. En Acad. a ojos vis- 
tas. *'E1 a ojos vista desmejoramiento de la Vinuela." (Reyes, 
Lagar, 74.) — *No tener ojos en la cara, fr. No ver lo muy 
évidente. 

OLAN. s. m. Tela de holanda, lienzo fino. *'Cubiertos îde 
c^én y de jncajes." (Caballero, Gaviota, II, 206.) En Méjico, 
olân de color, la muselina (Ramos). (Véase Holàn). 

OLE. interj. "Joie, que los cultos dice hole. Segun el ilus- 
trado Garcia Blanco, proviene del hebreo jalah = subir, tirar 
para arriba '* {Folk lore andalus, nùm. 3, 55.) (R. Marin, Can- 
tos, II, 100.) — Ole con oie, interj. Muy bien. — De oie con oie, 
loc. Excelente. "Una pareja de las de oie con oie." (Reyes, Go- 
le fera, 172). 

iOLÉ! interj. iOle! "iOlé! Retolé!". (Roman Cortés, Dé- 
ciles fuertcs, 81.) *'Moje usted esa garganta. — jOlé!". (Rueda, 
Paiio, m). 

OLIVO. s. m. Tomar el olivo, fr. Largarse. "iSe quiere us- 
ted largar? ; Quiere usted tomar el olivo?". (Valera, Pé- 
pita, 201). 

OLLA. s. f. Fam. La cabeza. "El palo le alcanzô en la oUa, 
haciéndole tortilla \û tapadera... un sombrero hongo.** (Navas, 
Procurador Yerbabucna, 161.) — Cementerio de los pobres. "El 
cadâver del pobre es enterrado en una parte del cementerio a 
que el pueblo andaluz llama la tertulia, la oUa, etc.*' (Trad, 
.ip., I, 96). 

OMBLIGO. s. m. *Engurrunirsclc a uno el ombligo, fr. fam. 
No quedar satisfecho de una cosa. En Venezuela (Picôn Fe- 
bres, 344), no arrugârsele a alguien el ombligo es: no aco- 
lardarse. 

* ONDEAR. v. a. Aclarar la ropa con agua después de en- 
jabonada. 

ONZA. s. f. Cada una de las divisiones longitudinales de uni 

Ramt Hupaniqui^ — A. 34 



i^ 



S22 MIGUEL DE TORO Y GISBERT 

pastilla de cliocolate de média libra. "Se casan ustedes y en vé 
de ninos van a resurtà onsas c chocolaté." (Quintero, Buend 
iombra, esc. XXIV). 

OPEROSO. SA. adj. Trabajador. (Sent. dif. del de Acad.) 
"Juana, por ûltimo no era solo sabia y operosa en las artes d*^! 
' ■■ " (Valera, Jiianita, 19). 

RTUNO, NA. adj. Ocurrente, gracioso. "Era, cuando 
:1a, oportuna, como decian sus amigas." (Caballero, LA- 

iJi). 

CILLA, s. f. Orza pequena. 

jA. s. f. Etisalh-ar a uno la oreja, fr, Vencerle, hrnni- 
Xadie rayô mâs alto que yo ni me ensalivô la oreja." 
6n, Escrnas, 224.) V. Saliva. — Tcn'er encaniadas /oç 
romo fraile en visita, refr. (Valera, Comendador, ^77^- 
jlLL.'^. s. f. Tirilla de la camisa que se abrocha al cal- 
. "El chaleco, que dejaba ver la orejilla del camisôn." 
, Débiles fucrfcs, 79). 

1.L0. s, m. Tira sacada del orillo del pano. "Un pa- 
le libros. atados con tiras de orillo." (Caballero, Ga- 
. 14). 

S'A. s. f. *Rccogcrlc a uiw la oritta en un cenacho tncla- 
fr. fam. e irôn. Necesitar una persona muchos mîra- 

I. s. m. Oro plata. Plata dorada. "Un tarjetero de fili- 
de oro plata." (Caballero, Clemencia, II, 146) 
URO. RA, adj. Dar un oscuro a uno, fr. Apabullarlo. 
1 oscuro al lucero del alba." (Calderôn, Escenas, 325), 
^R. V. a. Oxear, espantar (no solo animales domésticos, 
punta la Acad. en Oxear.) "Para que osease a aquél 
." vValera. Ilusiones, II, 192.) "Mecîéndole la cuna y 
lie las moscas." (Reyes, Lagar, 87). 
EBÉ. .s. m. V. Undebê. j 



VOCES ANDALUZAS 523 



* PABILO. S. m. Carozo del maîz. 

PACIENCIA. s. m. Solitario, juego de naipes. "Don Va- 
lentîn hace paciencias coil una baraja." (Valera, Conwnda- 
dor, 160). 

PADRE. s. m. Padrc :iira. El cura. **Ve por el pae cura, 
Bello'o." (Reyes, Lagar, I2j.> — Padre Dios. Dios. "Se mûrie 
porque Pac J)i> quiso." ( .alxiîlcro, Cosa cumplii:. 94.) **l^a 
esiarà llamando Padre Dios." (Id., Lâgrimas^ 55.) — De padrc y 
scFior mîo, ]oc. adv. Muy grande, muy fuerte. "No fueron so- 
lamente dos palos de padre, fueron de padre y senor mîo." 
CRucda, Rcja, 117.) Û. tb. en Venezuela (Picôn Febres, 205). 
Tb. Argentii o (Garzon) y hondureno (Membreno, art.** Bomba). 

PADREJÔN. s. m. Especie de dolencia histérica en el hom- 
bre. "Para curar el dolor de padrejon, pasara la mano por el, 
ventre del enfermo una persona que haya nacido en Viernes 
Santo" {Trad, esp,, I, 271.) "Aplîcase a curar los maies que 
llaman de entuerto y padrejon." (Trad. esp., I, 91.) Û. t. en 
Cuba, donde es "Afecto histérico que causa en el hombre los 
niismos efectos que el llamado Mal de Madré en la mujer." 
(Pichardo). Tb. de Venezuela, (Rivodô, 104) y de Santander, 
(Mugica, Dial., 33). 

PADRINO. s. m. Amigo, compadre. "Si no aprovecha ostc 
esta ocasiôn, se quea osté, pairino, sin darle salîa a ese anl- 
malejo." (G. de Alba, en Pueblo andaluz, 36). 

PAJARERO. adj. V. Culo. 

PAJARES. n. pr. "La santa Pajares, que ni cria ni pare." 
(R. Marin, Comparaciones, 16.) "El santo Pajares, o de Paja- 
les, cuyo principal milagro hubo de consistir en que el sanlo 
.-e calento y la paja se quemô." (Id. ibid., 16.) 




5?4 UIGUEL DE TORO Y GISBEKT 

PAJARITO. S, m. Pajarito del agua. El herreruelo, pâjaro. 
"En Andaliicia se !e conoce (el herreruelo) con el nombre de 
pajarito del agua, porque la anuncîa." (R. Marin, loo Refra- 
ves, 15.) 

PAJARITOS. s. m. pi. Una enre^adera, Tropacolum adun- 
i»m, planta tropcolâcea, en Colmeiro. "La enredadera llamada 
pajaritos." (Caballero, Callar en vida, en Elui, 248). 

PAJARO. s. m. Pâjaro verde. "En Osuna, ataûd que sirve 
para los entierros de carîdad." (R. Marin, Cantos, I, 133). 

En er pâjaro berde lo yebarân. 

(ld«n^ ibid, 63-) 



— Crei que era usted un pâjaro, fr. irôn. con que se e 
uro con una peYsona dcmasiado delicada. Da la tradiciôn como 
origen de esta frase la anécdota siguîente. Habiendo un caza- 
dor tirade a un loro doméstico y habiéndolo errado, como el 
pâjaro se pusiese a hablar, el cazador sorprendido se excuso 
cor, la frase citada. — Salir con pâjaros en la cabesa, f r. é Tener 
1-. cabeza a pâjaros? "Salîô con pâjaros en la cabeza." (Gani- 
\et, Pw Cid., I, 113). 

PAJOLILLA. s. f. Pajuela. "Se le pone algim tanto de fui;- 
go que, como la pajolilla prenda bien." (Calderôn, Escenas, 214). 

PAJUELA, s. f. ;CigarrilIo endeble? "Empezaron a reunir 
t-ntre lodos iinas nialaventuradas pajuelas, que no cigarros." 
(Rtieda, Bajo la parra, 183). 

*PALILLÊRO. s. m. Mango de una pluma de escribir. 
'':. t. en Venezuela (Picon Febres.) Lo cita Gagini, articulo 
Casiitiillo. En Méjico (Ramos), se dice: paliUo. 

PALILLO. s. m. Kasi>a del racîmo de uvas. "Corner palillos 
,ic pasas." (^Folk lorc and., II, 59.) 

PALMA. ^^ f. pi. ^Tiras de palma? "Un sombrero de pal- 
mas que lo préserva del sol." (Rueda, Bajo la parra, I54.)^E'; 



VOCES ANDALUZAS 525 



faîmas, loc. adv. Muy bien. "Era recibido por ella en pal- 
n as." (Caballero, Clemencia, II, 73). 

PALMAR. s. m. Mâs viejo que un palmar, fr. fam. Muy 
\iejo. (R. Marin, Comparaciones, 32). 

PALMERAL. s. m. Sitio plantado de palmeras. Tb. de Mur- 
cia (Sevilla) y America. 

Alicante por su muelle« 
Murcia por sus arrabales, 
Orihuela por su huerta, 
£iche por sus palmeraies. 

(R. Marin, Cantos, IV, 491.) 

PALMITA. s. f. Palmada pequena. **Unas parrnitas sor- 
das." (Hernindez Mir, Pedazos de vida, i). 

PALMO. s. m. Ganar palmo.% fr. Adelantar. "Aina tamién 
tj, y ganate palmos y terrenos.'* (Rueda, Reja, 19). 

PALO. s. m. Paîo y pinta. **Yo doy cinco de ventaja en palo 
y pinta al mâs pintado." (Calderôn, Escenas, 203.) — Meter el 
palo en candela, fr. Poner los medios necesarios para un fin. 
*'Usted ha estado metiendo el palo en candela para que este 
ccrdero se sacrifique." (Caballero, Elia, 150.) — Llevar palos 
para un sombrajo, f r. Recibir golpes. 

Er que se meta con eya 
Yeba palos pa un sombrajo. 

(R. Marin, Cantos, II, 483.) 

PALOMA. s. f. Paloma negra, Mariposa. (Folk lore and., 
v.vm. 2, p. 61-65.) **E1 encuentro de un moscardôn o paloma 
negra anuncia desgracias.'* (Trad. esp., I, 227.) En Murcia 
(Sevilla) y Méjico (Ramos), mariposa. 

J^ALOMINO. s. m. ^ Andar cotno palomino atontado, fr. 
fam. Andar sin direcciôn fija, haber perdido la cabeza. 

PALOMÏTA. s. f. Palomilla, mariposilla nocturna. (Folk 



S26 MIGUEL DE TORO Y CISBERT 

ure and., nùm. 2, 61-65.) En Argentina, mariposa (Selva, Lt 
litiguaje, nûm. 23). 

PAMPLI. adj. Pamplinoso. 

Pcro que juerga se trac 
El pamplj de Mjguelito. 

(Burgos, Boda de Luis Alomo, 35.) 

* PAMPl-lNA. s. f. Demostraciôn afeclada de cariiio. Suete 
agregarse pamplina para canarios. Tb. en Murcia (Sevilla). 

• PAMPLINERO, RA. adj. Pamplinoso. Tb. murciano (Se- 
villa). 

PAMPLINOSO, SA. adj. Amigo de pamplinas. "Pero ven 
ncà, pamplinoso." (Quintero, Flores, 44). 

PAN. s. 11. PiiM a ocho. Pan a ocho cuartos. "En cambis 
una revolucion de ;pan a ocho! servia para la computaciôn cro- 
rol^ica." (Ganivet, Granada la bclla, 51.) — Pan comido, fam. 
Ccsc concluida. ", Pan comio! (Se va)". (Quintero, Flores, 33.) 
— Pan de aceite. Especie de bollo. "Polvorones, pan de aceite 
y hojaldres." (Valera, Cometidador, 66.) — Pan de conejo, pr. 
Cad. La Andryala inlegrifûlia, planta compucsia. (Pérez Lara, 
flor gad., en Anales, t. 16.) — Pan de pobrc. Una tela muy sô- 
!ida. "iQaé habian de ser de tiritaiia, hijo! Son nuevos y de 
pan de pobre." (Caballero, Ûllimo consuelo, en Elia, 180.) — Patt 
de rosas, fig. Cosa excelente. "Eso no quita que el hijo mio 
?ea un pan de rosas." (Caballero. Clemencia, L 218.) — Con pai' 
y pimiento, fr. con que se suelen terniinar los cuentos. "Y se aci- 
bô mi cuento con pan y pimiento." (Caballero, Elia, 117.) — Pan 
y toros. "El pelo cortado a estilo flamenco, de ese que llamai 
pan y toros." (Ganivet, Pio Cid., II. 223.) — Dejar a uno hecho 
l'M pan, fr. i ' (Ganivet, P'io Cid., II, 82.) — Hacer un pan como 
ttnai nueces, fr. Hacer un pan como unas hostias. (R. \fn- 
îin. Coniparaciones, 19.) — Partir a uno el pan, fr. Tomarle li 
delant^ra. 



VOCES ANDALUZAS $2/ 



Una nobia tube yo 
Qu'habia pensao dejanne^ 
Yo le parti er pan con tiempo, 
Antes que le diera j ambre. 

(R. Marin, Cantos, III, 289.) 

PANARRA. s. f. /^r. Sev, Murciélago. (R. Marin, Compara- 
Clones, 86, nota). 

PANDERETE. s. m. Traer a uno como panderete de bruja, 
tr. Traerlo al retortero. (R. Marin, Comparaciônes, 24). 

PANTASMA. s. m. Fantasma, fantasmôn. '*Porque aquî 
viene ese pantasma que a tî te trae a mal traer." (Reyes, Gale- 
fera, 205.) Tb. de Costa Rica (Gagini), con cita de Quevedo, 
y de Méjico (Ramos). 

PANTEÔN. s. m. Cementerio. Û. tb. en el Ecuador (Tobar) 
y en el Perù (Arona). Tb. de otros puntos (Gagini, Ramos, 
Batres, Membreno). 

PA51AL. s. m. Dejar a uno en panales, fr. Dejarle apabulla- 
cto. **Dejaba en panales a la mismîsima Terpsîcore." (Reyes, 
Goletera, 9). 

PA51ALETA. s. f. Pafioleta. "Luego vendrîa la mona y dis- 
ques la panaleta." (Rueda, Patio, 62). 

PA511. s. f. Germ. Agua. 

Los jarales e mi nena 
No se laban con pafii. 
Que se laban con la sangre 
De su propio garlochi. 

(R. Marin, Cantos, III, 387.) 

PAfîOLADA. s. f. Panuelo Ueno de dulces que se ofrecc a 
la novia. ** Manda echar varias libras de lo dulcc para Uevar 
a la novia la caracteristica panolà." (Rueda, Reja, 133). 

PA5ÏUELO. s. m. "^Panuelo de hierbas. El de color con di- 



528 UIGUEL DE TORO Y GISBEBT 

bujos, — Panuclo de hombros. El de seda que se echa sobre los 
hombros. "Después Picûa en enaguas, paîiuelo de hombros y 
a medio peinar." (Burgos, Boda de Luis Alonso, 7.) — J^anuelo 
ac manos. El de bolsîllo. "Un paîiuelo de manos, con guardilla 
primorosamente calada." (Caballero, Cleméncia, I, 55,) — Pa- 
nvelo de lalh. El de hombros. "Trenzando y destrenzando los 
âecosde su panuelo de talle." (Reyes, Nino de los caireles, 9. — 
Fchar un panuelo, fr. "Cuando no queda ya nada que empe- 
nar, se echa un panuelo. Dos mujeres salen a recorrer las callei 
en demanda de una limosna para un pobre enfermo, limosna 
oue reciben en un panuelo que entrambas llcvan cogido por 
la.s cuatro puntas." {Trad. esp., 1, 88). 

PAPA. s. f. *Papa rcal. La aguaturma. 

PAPA. s. m. Papa abuclo. El abuelo (Rubio, Memorias, I, 50) 

PAPACITO. s. m. dim. de Papa, ôyese también papito y 
papila. Tb. papacito en argentino (Garzôn.) En Palacio Vai- 
dés, Hermana. 203, leemos papaito. 

PAHAETE. s m. dim. de Papa. (Roman Corfé.s. Débiles 
picrlcs, 42). 

PAPARRUNI. s. m. Gcnti. Abuela. {Paparuni, en Quindalé.) 
"Por la gloria de su paparruni, tio Mejorana, pare usté la sin 
gùeso." (Fernàndez Garcia, Retna de la Cava, 891). 

PAPATACHO. s. m. îMamarracho? "Gïn la groscria se 
ergalanan esos papatachos como honorifico distintivo de la in- 
dtpendencia." (Caballero, Lâgritiias, 130). 

PAPEL. s. m. *Papelcs. Fam. Arrumacos, carantonas. 

PAPELILLO. s. m. Confetti. "Como los papeliyos en car- 
ravà, te veas: picao y tîrao." (Quintero, Buena sombra, a- 
lena, XIX). 

PAPELÔN. s. m. Envoltorio, cucurucho. "Con un papelôn 
j.'e dulces, bizcochos y tortas en la mano." (Caballero, Là 
grimas, 115). 

PAPELORJO. s. m. Papelote. "Entre mis trebejos y pap2- 
lorios viejos." (Calderon,. Escenas, 26). 



VOCES ANDALUZAS 529 



. PAPIRES. S. m. pi. Germ. Papeles. (R. Marin, Cantos, IV, 
449, nota). 

Toma, gachî, estas dos jaras> 
Dînasela'r libanô, >, 

Fa que ponga en los papires 
De que no abiyelo yo. 

(R. Marin, Cantos, IV, 439.) 

También en calô mejicano (Wagner). Este autor recuerda 
ademas las otras formas de la palabra: pâpira, cartera, en lun- 
fardo (Dellepiane), como también en calô espanol (Besses), 
papira, carta, naipe, en Quindalé, Papiri, vale, bono, en Quin- 
ialé; papiro, billete de banco (Besses); pâpiros chinorris, bille- 
tei^ de 25 pesetas. (Id.). La acentuaciôn varia. En el articuîo 
Papiro trae el mismo Besses : pâpiros chinorris, 

PAPORRETA. s. f . ^Hablar de paporreta, fr. Hablar fuera 
de razôn y logica. Û. tb. en Venezuela (Picôn Febres, 337), 
en Colombia (Lanao) y en el Perû (Palma, Papeletas), En el 
Ecuador, papurrcta (Lemos). 

PAPUZ. s. m. i ? 

Comî tocino, 
Me hizo mal, 
Papuz, papuz, 
Amén Jésus. " 

(R. Marin, Cantos, I, 53.) 

Cf. Papujado, Acad., que en Venezuela es papujo. Quedar 
papujo estar repleto por haber comido mucho. (P. Febres). Tb. 
de Colombia (Lanao). 

PAQUIRO. n. pr. dim. de Paco. "Pa nombrario, Curro 
Montes. — ^Paquiro?". (Burgos, Boda de Luis Alonso, 19). 

PARAISO. s. m. Arbol del Paraiso. "Un alegre paraiso aca- 
riciando el naranjo con sus ramas." (Caballero, Cosa cumpli- 
aa, 76.) En Argent ina es la Melia asederach (Garzôn). 



.^ 



MIGUEL DE TORO Y CI8BERT 

NZA. S. f. Paro en el trabajo. "En una época de pa- 
fué a buscar trabajo." (Ganivet, Pio Cid, II, 13). 
O, DA. adj. *Gris, Lo mismo en Colombîa. (Cuervo, 
uce citas de Herrera, Oviedo, el inca Garcilaso y *•! 
luijote, con tal sentido.) Pardo es hoy en la Academia. 
jr de la tierra o de la piel del oso comùn, inttrmedio 
nco y negro con tinle rojo aniarillento y mis oscuro 
is." En la edicion décima tercera decia lo mismo. En 
^cima: "Dlcese del color que résulta de la mezcla 
a, algo amarillo y rojo y mayor dosis de negro. Le 
iferentes especies o denominaciones, como el del par- 
;) (que en esta edicion tiene el lomo ceniciento, y en la 
:uarta pliimaje de color pardo rojizo en'general), el 
basto segoviano, de Grazalema, etc., el de la tierra. 
iscuro, etc." En la edicion anterior la definicion es casî 
ro e.î la primera parte dice: "Color que résulta de la 
el negro con el blanco, en que prédomina el primero, 
t a veces casi es mâs bien una degradaciôn de este." 
m ctava decia: "Se aplica al color que résulta de 11 
el blanco y negro. Leucophaeus, cinereus, fuscus." Y 
sma, al définir el oso, le da el color negro o pardo. 
•OMONTE. s. m. Cierto pano. "De pardomonte Je 
la." (Calderôn, Escchos, 193). 

ID. s. f. Dejar pcgado a la pared a iino, îr. Apurarlo 
"Habiase (la dolencia) prolongado lo bastante para 
si pegadita a la pared a la muchacha." (Reyes, La- 
—Hasla la pared de enfrcttte. loc. adv. Mucho. "Puedi 
ntar conmigo hasta la pared de enfrente." (Valera. 
70.) Tb. de Méjico, Ranios, art." Hasta). 
;S. s. f. pi. Placenta, (m. pi. en Acad.). "El pueblo ati- 
ilama las pares (a las secundinas.") (Trad. esp. I, 284). 
hile (Amunâtegui, A través, con cita de Bello). 
\. s. 1. ^Orgullo? "jCoi que paria entonaha aquello de: 



VOCES ANDALUZAS 



531 



Es tanto lo que te quiero, 
Salero, que te matara. 

(Aguilcra y Porta, en Pucblo andalus, 55.) 

« 

PARLARÎN, NA. adj. Hablalor. "Aquel vejetc Jespi^rto y 
pailarin/* (Calderôn, Escenas, 179). 

PARPADO. s. m. Entornar el pârpado, fr. Morir. ''iQMi 
sTÎa de este cuando él entornara el pârpado?". (Reyes, La- 
Qor, 9). 

♦PARPAJAZO. s. m. pr. Mal. Batacazo, porrazo caîda. 
(Serrania de Ronda). 

PARRANDERO, RA. adj. De parranda. "Rey parranden» 
del pueblo/' (Calderôn, Escenas, 116.) Tb. de America (Ga- 
gini, Ramos, 572: paseador, Garzôn, Picôn Febres). 

PARTE, s. f. Quien parte y reparte se lleva la mejor parte, 
1er. (Valera, Dona Lus, 138). 

* PARTENUECES. s. m. Rompenueces. 

PARTI CULAR. adj. Nada de particular, loc. Ninguna im- 
portancia. **; Pus porque como la cosa no tiee naîta de parti- 
cular." (Reyes, Nino de los caireles, 8). 

PARVA. s. f. î Proie? ^ banda de chiquîUos? **Bernardo con 
su mujer y su numerosa parva." (Ganivet, Pio Cid, II, 126.) 
Guarda analogia con esta voz la palabra *'parvada" que cri- 
t co en mi Tesoro de la lengua espanola, p. 216: "Una lenta par- 
vada de pàjaros", sacada de un poeta moderno americano. 
En Murcia y Aragon (Sevilla), es gran cantidad: parvada de 
Tâiîes, de polios. Tb. en Alava (Barâibar), Peru y Honduras, 
donde es: bandada (Arona, Membreno). 

PASADOR. s. m. Botôn de muletilla o botôn especial que 
>c mete por dos ojales para sostener una prenda. **Chaleco su- 
jeto por un pasador de oro." (Reyes, Moruchita, 13.) — Especic 
de hebilla. "Ya se adorna el sombrero con pasador y cinta de co- 
lores.» (Calderôn, Escenas^ c. en Espana y espa^oUs^ 366). — 
PI. Los gemelos para los punos de la camisa. 



t • 



M 







S32 HICUEL DE TORD Y GISBERT 

PASAMANO. s. m. Acciôn de pasar la mano sobre una 
cosa. -'Las mulas de lanza lo recibian (el làtigo) como un sua- 
ve pasamano." (Ganivet, Pio Cid, II, 211.) 

PASCUA. s. f. De pascuas, loc. adv. Muy alegre. "El Ri- 
sîtas, como Uamâbasele por su genio de pascuas." (Cbrtés, Dé- 
biles fuertes, 80.) — Como unas pascuas, loc. adv. Muy con- 
temo. (En Acad. solo : estar como una pascua. " Juana se puso 
màs contenta que unas pascuas," (Valera, Juanila, 346) 

PASEO. s. m. Introducciôn de ciertos bailes. "La introduc- 
cîôn que Ciene toda danza o baile, que alli se Uama paseo." 
(Calderôn, Escenas, 163.) Tb. C. Rica, mojiganga que sale en 
las testas (Gagini). 

PASERO. s. m. Sitio donde se ponen las pasas. "Jéchale el 
tordo ar pasero." (Reyes, Lagar, 245.) "En los paseros tostâ- 
banse las frutas de la cosecha ûltima." (Roman Cortés, Dé- 
biles fuertes, 34). 

PASIONERA. s. f. Flor de la pasionaria. Tb. de Murcia 
(Sevilla). 

En el poio màs hondo 
De mi corazôn, 
Scmbré uiia pasionera. 

(R. Marin, Canlos. Il, 206.) 

PASO. S. m. Escena de un juego de campo. "Diles a los 
mozos que no esta bien que hagari el paso del médîco, ni otros 
asi, porque son unas indecentâas mu grandes." (Serrano Pe- 
drosa, Emperaor, 9.) — Paso marcial. Un paso del boléro. "El 
Taconeo, el Paso marcial, son muestras de otros cien varo- 
nes que consagraron sus cstudios a esta ciencia." (Calderôn, 
Escenas, 28. — Paso pasito, loc. adv. Paso a paso. "Alla va el t'u. 
Serapio, paso pasito,' en direcciôn al molino," (Rueda, Pa- 
tio, 127), — De incdio paso, loc. adv. Dicese de la falda algo 
cf.rta. "Vestido de medio paso." (Rueda, Bajo la parra, 113.) 
'Si no faida de medio paso„ falda de un paso solo." (Alar- 



VOCES ANDALUZAS 533 

côn. Sombrero, 46.) — Hacer un f>aso, loc, Dar un paso. "No eî 
l'n paso como otros muchos que voy haciendo." (Valera, 
Ilusiottcs, 255.) — Rondar los pasos, loc. Rondar a una much;:- 
l'ha. "No tengo quien me ronde los pasos." (Rueda, Gusano 
de lus, 100). 

PASO. * Juego anâlogo al fil derecho de la Acad. Tb. se us 
en Santander (Huidobro, Palabras). 

PASOPIÉ. s. m. Paspié. "El cansado pasopîé." (Calderô; 
J-scems, 182). 

PASTA. s. f. Pasta de orujo. Orujo de aceitunas, que se u' 
lomo combustible. "Donde siempre ardia abundante lena c 
olivo y rica pasta de orujo." (Valera, Dona Lus, 28). 

PASTEL, s. m. *Paslel de callejucla, fam. Excremento ht 
I) lit no. 

" PASTIKA. s. f. Trajc clàstco de las mujeres en Jaén. • 

PASTORA. s. f Cierto vino. "Boldias de Pastora modes' 
y un pirulo." (Cortés, Débiles fuertes, 79). 

PASTORÔN, NA. adj. fam, iBonachon? "Dona EscoU 
ica era algo gruesa, muy pastorona, sin hiet, como los pali 
.nos pisaverdes que paseaban la plaza de armas." (Caballer 
irri'i/ÔB, 21). 

PATA. s. f. Pata de gallo. Una labor de costura. "Patas < 
i^allo o punto ruso." (Reyes, Lagar, 56.) — De pata de burr 
Dicese de ciertos muebles cuyas patas tienen una forma an, 
loga a la del asno. ";¥ esa mesa de patas de burra?". (Cortc 
Débiles fuertes, 40). — Alar la pata al diablo, fr. "Para encoi 
Irar un objeto perdido, se sujcta un pie de una silla con ui 
cuerda y se dice; ahi estas amarrado liasta que parezca lo pe 
oido. Esto se conoce por atar la pata al diablo." (Trad. esj 
1, 232.) — Habcr comido pata, fr. ;Ser mdiferente? "Cuam 
cran chicos sus hijos, si tenla alguno un resfriado, cogia 
r.iadre el cielo con las manos, pero ahora parece en todas oc 
s'ones que ha comido pata." (Caballero, Clemeiicia, I, 150.)- 
Estirar las patas, fr. Morir. Tb. en Méjito (Duarte.) — Y pat 



VOCES ANDALUZAS 535 



gica, Diàl, 64. 70.) Apatusca, juego anâlogo en Aragon. (Id. 
IHd., 88), 

* PATULEA. s. f. Multitud de chiquillos. Ac. dif . de Acad. 

* PAULILLA. s. f. />r. Gran. Hablar fnâs que una pau- 
lilla. Hablar mucho. 

PAVALACIA. s. f. Persona sosa. "Fîese usted de estas pa- 
valacias/' (Ganivet, Pio Cid, II, 245). 

PAVANA, s. f. îPava? ''Entre dos luces, mos parecen 
aguilas las pavanas." (Reyes, Lagar, 203). 

PAVERO. s. m. Sombrero de ala ancha. "Echado atrâs el 
amplisimo pavero." (Reyes, G oie fera, 9.) "Traje de algo achu- 
hido corte, pavero gris." (Id. Moruchita, 13.) En Venezuela, 
pava (Rivodô, 256.) Para y pavita, en Argentina, sombrero 
hongo (Garzôn). 

PAVO. s. m. Vergùenza, timidez, cortedad, sobre todo en 
lof ninos. *'A ùltima hora le entrô.el pavo." (Ganivet, Pto 
Cid, I, 142.) V. Edad deî pavo. — Corner pavo. No bailar una 
rr.uchacha por falta de pareja. Û. tb. en Venezuela (Picon Fe- 
bres, p. 354), en Colombia (Cuervo), y en Canarias (Zerob, 
l.egajo, 160.) Tb en otras parles, Salvador (Salazar, artîculo 
Corner), Cuba (Pichardo), Costa Rica, Méjico (Gagini, Ra- 
mos, articulo Corner.) Empavarse es en el Ecuador, avergon- 
zarse (G. R. Lenios, Ensayo de semântica, en el Telégrafo, 
6-6-1919.) — Pavo, va, adj. Timido, y también soso, bobo. "Algo 
j avita, con todo, como dicen en mi tierra." (P. Valdés, Her- 
nmna, 299). 

PAVÔN. s. m. Pavo. "i Vea usted, el pavôn, una ganseria!". 
(Caballero, Elia, 44). 

PAVONA. s. f. Persona muy pava, muy sosa. ''^No le dîje 
que era una pavona?". (Ganivet, Pio Cid., II, 249). 

PAZ. s. f . En pas y en gracia de Dios, fr. En paz. (Ganivet, 
Pio Cid, I, 19.) — Hacer pas y guerra de una cosa, fr. Desba- 
ratarla. "îExponerme a que hagan paz y guerra del mayo- 
razgo de mi hija!". (Caballero, Lâgrimas, 130). 



I 




536 MIGUEL DE TORO Y GI5BERT 

PECIGUÈROL. adj. îDe color de pez? "Reparé en cierto 
liiozo peciguerol que expendia su mercancia." (Calderôn, Ej- 
,.ms, 231). 

PECHADA. s. f. Hartazgo. "jY a vé si te das ijna pechâ 
y te pones mala!". (Urbano, Mundanal ruido, 309). 

PECHECILLA. s. f. "N'ombre que se da a las que no son 
lînas ni mozvielas aûn". (Caballero, Cletn^ncia, Vocabulario) 
"Strà la pechecilla esa como los perros pachones, que de feos 
bacen gracia." (Caballero, Clemencia, I, 183.) 

PEDAZO. s. m. Los pedasos, fam, La persona de uno. "Esta 
frita y refrita por esos pedazos." CValera. llusiones, 160,)— */*«- 
daso de carne con ojos, fam. Persona muy animal. 

PEDIGOEREAR. v. n. Pedir mucho y con porfia. (Rubio. 
Mcmorias, II, 39). 

' PEDROGRULLO. n. pr. Perc^rullo : verdad de Pedro 
(Jrullo. 

PEGARSE, V. r. Darse. "Me pego una punalâ con er lusero 
c', arha." {R. Marin, Catitos, II, 399). 

♦ PEINILLA. s. f. Peine de puas muy juntas, campera. Eu 
Venezuela, espada larga y ancba (Picôn Febres). 

PELADERO. s. m. Accion de pelar. "Los peladeros de pava 
-n la reja." (Caballero, Gaviola, I, 163). 

PELADO. s. m Acciôn de pelar. "Vaya usted a que le hagaii 
i;n pelado, que ya es tiempo." (Ruedà, Bajo la parra, 98.) — 
.Siî/f'r pelado, fr. jEstar arruinado? {Folk lore atid., nûm. 2, 66.) 
En Cuba: Eslar pelado. (Pichardo, articuto Carraguao, c. en 
R. Marin, Cantos, V, 31.) En Méjico, ba'ilar cl pelado (Ramo.:, 
rrliciilo Bailar.) Tb. de Argentina (Garzon), Guatemala (Ba- 
Ires) y Honduras (Membreno). 

PEL.\DOR. s. m. i Peluquero ? "Las cuâdruples funciones de 
barbero, sangrador, sacamuelas y pelador." (Caballero, Gavto 
fa. II. 225). 

Ï'EI.ECH.A. s. f. -Tiempo de pelechar. "Vi a darle a usté 



VOCES ANDALUZAS 537 



menos ruîo que un canario eu la pelecha." (Quintero, Buena 
sombra, esc. VIII.) Tb. en Murcia (Sevilla) 

PELECHO. s. m. Accion de pelechar. Acciôn de perder la 
i:iel o pelo. *'Un martîn pescador embalsamado y en plenîsimo 
pelecho/' (R^yes, Golctera, ii). 

PELEÔN, NA. adj. Aficionado a pelear. En Acad. hay solo 
rcmisiôn a Vino pclcôn. 

Y cudiao, que este que jabla 
Es el nino peleon. 

(Sânchez de Fuentes, en Pueblo andaluz, 104.) 

En bable, peleyon, es pelcôn, de mucho genio (Rato). 

PELILLO. s. m. Pelillos a la fnar. fr. fam. No hablemos 
mas de ello. "Vamos a contârselo a tu madré y pelillos a la 
mar." (Ganivet, Pio .Cid, II, 87.) En Acad. el sent, es diferentc? 
En Venezuela, dejarse de miramientos o cavilaciones. (P. Fe- 
bres, 206). 

PELITA ALCUZA. s. m. *'Los pelita-alcuzas, como Uaman 
îos muchacbos a los murciélagos.*' (Rueda, Bajo la parra, 133). 

PELO. s. m. Importancia. "Los juerguistas de menos pelo 
que ellos." (Hernàndez Mir, Pedazos de vida, 16.) — Dar a uno 
para el pelo, fr. i ? "Te juro por la gloria de mi padre que 
cuando tu le diste pa el pelo me puse ancha." (Urbano, Mun- 
lianal ruido, 499.) — Lucirle a uno el pelo, fr. Resultarle bien 
las cosas. {Folk lore and., nùm. 2, 66). 

PELÔN. s. m. *Persona pelada. Una copia de chiquillos que 
cstos dicen aî que esta trasquilado: 

Félon, motilôn, 
Te cortaron las orejas, 
\ Te pusieron otras dos. 

— Persona misérable o cicatera. "No quedaron mâs que cua- 
tro pelones encuerinos y sin lacba.*' (Reyes, Lagar, 62.) "Déjà 

RiVH* Hitpnniqu*. — A. 35 



I. 




538 MIGUEL DF TORO V GISBERT 

dite venga. Te aseguro que Ik-va una cencerrada por padriiio 
pelon." (Cabrillero, Làgrimas, 134-) — Agasajo que hace cl pa- 
dnno a los cliiquillos con ocasiôn de un hautizo. "Ecliar un 
pelon. Acciôn de arrojar monedas a los chico> en un bautizo." 
(R. Marin, Canlos, I. 140.) "A grandes gritos pedian el pelôn." 
(Caballero, Farisca, 146). 

Padriiio, pelôn, 
Dame un cuarto pa un camisôn. 

(R. Marin, Canîos, I, 72.) 

Segiin cita de Arona (arliculo Sebo), en Buenos Aires se 
,'. ita : i Padrino pelao ! (Dicho antor aducc una cita de "I^ Na- 
ciôn", de 6 de Mayo de 1884). 

PELLEJÔN, N'A. adj. Que tiene niuclio pellejo. "Pârpados 
pellejones." (Ruhio, Mcmorias, l\ , 87). 

PELLUGÔX. s m. Trozo de masa para hacer pan. "Los 
deiiiâs se cntretcniau en. sobar los pellugones." (Kucda, Gh- 
saiio de lu::, 225). 

PENCA, s. î. Tronchar pcneas. fr. fig. y fam. Darse impor- 
tancia. "Toito un pre^onaje, y vendra troncliando pencas. " 
(Heyes, Lagar, 141). 

PENCAL. s. m. Iliguera cbuniba, "Los cliumbos de algûn 
pencal." (R. Cortês, Débiles juerles. 55.) "Aligerar de chum- 
lio- los pencares înmediatos a la ca.'^a." (Reyes. Lagar, 318). 

PEN'DIEN'TE. s. m. Parte colgante del zarcillo. 

Que pareceii zarcillos 
De très pendienles. 

— Pendienie de lazo. El formadc de dos partes reunïdas por 
mtdio de un lazo de! misino métal. 



VOCES ANDALUZAS 539 



Con esa gargantilla 
Y esos pendientes de lazo 
Se parece tisté a la reina 
Cuando sale de palacio. 

(R. Mann, Cantos, II, 10.) 

PENJABRO. s. m. î ? "Me dijo que era un pobre, casi 
un penjabro*' (en bastardilla en el texto.) (Rubio, Mémo- 
fias,, V, 94). 

PENOL. s. m. Por encima de los pcnolcs, fr. Muy alto. "For 
encinia de los mismos penoles quearâ/' (Rueda, Rcja, 140). 

PENSARSE. V. r. Pensar. "Es comùn en Andalucia el uso 
de este verbo como recîproco." (R. Marin, Cantos, III, 218). 

Si tu con otro me bieras 
Que t'habîas de pensa. 

(Idem, ibid,, 65.) 

PEO. s. m. Borrachera. (R. Marin, Cantos, IV, 426.) — Peo 
/•• lobOy pr. Cad. Peonîa, flor. (En x\cad. sinon, de Bejin.) (Pé- 
ic;: Lara, Flor gad., en Anales, t. 27). 

PEOXADA. s. f. Lo que vSe gana de jornal el peon. **Estas 
pcbres gentes no tienen sino la peonada del padre paia ocho 
h'jos." (Caballero, Familia de Alvareda, 304.) En Costa Rica 
(Gagini), conjunto de peones. Tb. de Ecuador (Tobar) y Ar- 
gentina (Garzôn). 

PEOR. adj. C tb. en comparativo. "Lo mas peor de to" (Rw*- 
ye^, Lagar, 290). 

PEPERRI o PEPERRIS. n. pr. Dicese del abogado de poco 
valor. "En vista de lo poco que le valia el haber estudiado am- 
l>os Derechos, le llamaban también el abogado Peperri." (Valeri, 
husiones, 93.) "Eran abogados Peperris o sea de secano '* (Id , 
Juanita, 3). 

* PEPINILLO. s. m. Pepino pequeno encurtido. 



54P MIGUEL DK TORO Y GISBERT 

PERDER. V. n. Al pcrdcr, loc. adv. Mucho. "Xo he co- 
mido mâs que aceitunas, que me gustan al perder." (Ganî- 
vel, Pio Ctd. II, 206). 

PERDIDO, DA, adj. Rematado. "Y ahora 'stâs loca per- 
dià." (R. Marin, Cantos, III, 163.) — Muy sucio. "Buena te vas 
r. poner esas galas en el mcrcao, vas a venir perdida." (Serra- 
no Pedrosa, Emperaor, 15). 

PERDIZ. s. f. Hallar perdices, fr. ;Perder? 

Que tienes muchos majos 
Dicen que dices; 
Mira cuando reclames 
No halles perdices. 

(R. Marin, Cantos. IIl, 335.) 

PERFIL. :;. ni. Fam. Delicadeza. "Como liigareno que era. 
y nada acostumbrado a perfiles y a ceremonias." (Valera. 
Juanita, 291), 

PERIQUITO. n. pr. C'. en ciertas frases jocosas como "Hé- 
teme aqui a Periqiiito hecho fraile." (Rueda, Patio, 18). — P*; 
riquilo de noche. El Dondiego de noche. "Las arreboleras tit 
lien el (nombre) de periquitos de noche." (Caballero, Cosa cuui 
plida, yi)). 

I ERLÉTICO, CA. adj. Periâtico. "Una cabra éiica. perlé- 
lica." (Trabalenguas popular, en Folk lore and., 1882-1883, P- 
184, c. Aicardo). 

PERO. conj. C. a veces expletivamente. "Ana Maria, esta 
usté pero que la ma de presiosa," (R. Cortés, Débiles fiter- 
les, 84). 

"PEROMIAS. i. pi. Achaques, dolencias. Cf. Pcronia, 
Iruhleria. niolestia, en Salamanca (I^mano). 

* PEROI- s, m. Cacerola, de cualquier forma, sentido mâs 
extenso que el de la .^cad. Tb. en Venezuela (Calcano). 

PEROTE. s. m. "Perole llaman a los de Alora (Màlaga) los 



VOCES ANDALUZAS 54 1 



habitantes de los pueblos circunvecinos." (R. Marin, Can- 
ijs, IV, su). 

PERPLEJIA. s. f. Sinon, de borrachera en R. Marin (Can- 
ios, IV, 426). 
PERRENGUE. s. m. El puchero, por el color negro. 

Ande osté pronto, mairina; 
Arrime er perrengue acâ... 
Vamos. ^Viene ese puchero? 

(G. de Alba, en Puchlo andaluz, 165.) 

PERRO, RRA. adj. Muy malo, trabajoso: vida perra. Tb. 
Je Argentiaa (Garzôn). — Porfiado, terco. 

Esta serraniya perra 
M'estâ jasiendo pasâ 
Er purgatorio en la tierra. 

(R. Marin, Cantos, III, 155.) 

— Mas salado que los pcrros, fr. Muy salado. (R. Marin, 
Comparaciones^ 80.) — Scntar a pcrros, fr. Sentar mal. "Me h.i 
scntado a perros la comida." (Caballero, Elia, 44.) — De perroj, 
loc. adv. Muy malo: nochc de perros. Tb. argentino (Garzôn). 
En Acad., vida de perros, artîculo Vida, 

FERSIAXAS. s. f. pi. Tufos de pelo en las sienes. ''Un 
inozo de rizadas persianas." (Fernândez Garcia, Reina de la 
Cava, 883). 

FERVINCA. s. f. Hierba doncella, planta apocinâcea. "Las 
j.ervincas, las viuditas, las aniapolas.'* (Caballero, Elia, 64.) 
*'Las madre-selvas, las pervincas." (Id. Clemencia, I, 196). 

PESADA. s. f. Persona pesada. "jAyuda tu, pesa!". (Na- 
V3S, Procurador Ycrbabnena, 26). 

PESAR. s. m. *A pesar de los pesares, fr. A pesar de todo. 
También en Venezuela (P. Febres, 338). 



MIGUEL DE TORO Y GISBERT 

~AUO. s. m. AliHtnârsele a uno cl pescado, fr. fig. y 
nfadarse. "iVa se me ajuniô a mi er pescao!" (Quin- 
icna sûmi>ra, esc. XIX.) "En ciiantîco se me ajume er 
' (Reyes, Lagar, 112) Tb. de Venezuela (P. Febres, 

l^UEZO, ZA, adj. jDe pescuezo largo? Csase en la 
guiente: "En la parra estalia la pava pescueza y cres- 
ya repeticiôn râpida suele proponerse a los ninos como 
iguas.— Siiivergùenza. "Si, su comadre de usted, la lia 
a." (Caballcro, Clemcncia, l, 269.) "Su padre liabia 
a casarse con una tia pescueza." (P. Valdés, Herma- 
)■ 
EBRERA. s. f. ;Pescante del coche? 

V'ed al rico inayorazBo 
Sentado en la pesebrera. 

(Santa Ana, en PuMo oitdalu:, 39-> 

ETA. s, f. Hacer la peseta, fr. Cierta burla indécente, 
urlas de acciones, como sacar la lengua, hacer la pese- 
.. Marin, Caiitos, V. 50,) — Mâs salado que las pesetas, 
y gracioso. (R. Marin, Comparaciones, 80). 
PUNTEAR. V. n. Puntear !a guitarra. "Rasgueos y 
:ear d; guitarra." (Hernândcz Mir, Peda::os de vida, i). 
QUI BAR, V. n. Probar, (Besses); agradar. 

Si muncho me gusla vt bicho 
Mâs me pcsquiva una jâ. 

(G. de ;\lba, en Fucblo audatus, 139-) 

STAZO. s. m. Olor muy malo y fuerte. 

STE. ;. f. Û. t. c. m. en Cuevas del Becerro (Mâlagai, 

ido figurado: eso es un peste. 

TINO. s. m. fam. Pie. "En donde por ventura no ma- 



VOCES ANDALUZAS 5 4.3 



Xx^n esos gusarapos sus pestinos/' (Caballero, N oc lie de Na- 
vidad, en Elia, 207). 

PETIMINÏ. s. m. De pctiminî, loc. adv. Muy pequeno. V. 
F Itiminï (Acad.). "El bûche de la mosquilla mas rahez y de 
[.etiminî que puede verse/' (Calderôn, Escenas, 234). 

PETROLA. n. pr. "Fueron traîdas por Petrola, la mujer de 
Gômez/' (Caballero, Familia de Alvareda, 304.) "Petrolilla, 
îqué mala ercs tu!". (Id. Cosa cumplida, 84). 

PEZUNA. s. f. Pelar la pezuna, fr. î Columpiarse ? **Ama- 
neciô el dia de San Anton, dia clâsico para pelar la pezuna." 
(Rueda, Patio, 119). 

PICADA. .5. f. Arrechucho. **Después de lo que tu me di- 
jiste de Trini la Goletera, me diô una picâ, y conforme me diô 
!a picâ me fui a su casa/* (Reyes, Goletera, 182). 

PICÔN, NA. adj. Que se pica o enfada fâcilmente. **Un 
nino picon no merece sino castigo.'* (Toro y Gomez, Método 
de Lengua castellana, I, 36). 

PICHICHI. n. pr. **Era enamorado como Pichichi/' (Reyes, 
Lagar Vinucla, 63). Tb. hay la yoz en Vizcayçi (Mugica, Dia- 
li'ctoSy sin def. Cf Pichicho, en Avila, alhajuela o adorno de 
poco valor/' (Barâibar) y Pic hic hue las, en Méjico, hombrecillo 
(lespreciable, (Ramos, articulo Pinacote). 

PlClIILtX. adj. îMuy pequeno? **Tamano. como un ocha- 
vo pichilîn." (R. Marin, Cantos, I, 221.) V. Picholin y Chipilin. 
Cl el gitano pici, pequeno, y el vizcaino pichi, pequeîio, Mu- 
j.ica, Dial. 71.) En Alava, pichilines es la margarita (Barâibar.) 
En Méjico, pichilinga es chiquita (Ramos). 
. * PICHOLIN. adj. ^Muy pequeîio? Û. en la loc.: ochavo 
picholin. V. Pichilin. Compârese con el hondureno Pirholear: 
Jugar apostando pequenas cantidades de dinero. (Menibreno), 
que significa en Chile estar de jotgorio (Monner Sanz, Castella- 
no.) Pichulear, es en Argentina (Monner Sanz), agenciarse al- 
gunos cuartos en négocies de poca monta. 



544 MIGUEL DL* TORO Y GISBECT 

PICHONEO. s. m, Requieliro, plàtica aniorosa. "Hîja, bas- 
ta de pichoneô," (P. Valdés, Hermana, 353.) 

PICHOTE. n. pr. C. en la loc. : "Mâs tonto que Pichote." 

. ,R. Marin, Coinparacioiies, 86). 

PIE. s. m. Pie de fiat-a. fie I.upar mnv estrerho "Iji>i tipti- 



VOCES ANOALUZAS 54^ 



PIESES. s. m. pi. de Pie. *'Sî se te van los pieses te errum- 
l.as." (Reyes, Lagar, 68). 

Y la cara primoroza 
Y los piezes menuditos. ' 

(Rueda, En Trop et, 117.) 

Cuervo, Apuntacioncs, § 194, al criticar esta forma, hace no- 
ta r que pieses es forma del vulgo madrileno, que ttaspiescs esta 
en Vargas Ponce y guardapiescs en Moratîn. Tb. pieses en Ar- 
gcntina (Garzôn) y Guatemala (Batres). 

PIJOTA. interj "iPijota! ipues ya llegarâs!*'. (R. Cortés, 
i'éhUes fuerfes, 39). 

* PIJOTERtA. s. f . Cosa fastidiosa. Tb. en Murcia, imper- 
îinencia (Sevilla). Û. t. en Cuba (Pichardo) y Chile (Echeve- 
rria), con la acepcion de mezquindad, cicateria con el que tam- 
bién lo he oklo en andaluz. Tb. en Argentina (Garzôn). 

* PIJOTERO, RA. adj. Fastidioso, cargante. Tb. de Mur- 
cia (Sevilla), y Alava (Barâibar.) Û. t. en Cuba (Pichardo), 
Chile (Echeverria), Méjico (Duarte), con el sentido de mez- 
quino, cicatero, cor el que lo he oîdo también en andaluz. Acaso 

en el sentido de fastidioso. engorroso, sea una atenuaciôn de 
cira voz muy conocida. Tb. argentin© (Garzôn). 

* PILA. s. f. Fregadero de cocina y también la fuente de a 
cfcina. Û. t. en Venezuela (Picôn Febres), en Colombia (Cuer- 
vo), en Canarias (Zerolo, Legajo). Significa fuente, en Costa 
Rica y Chile, Méjico y Guatemala (Gagini, Ramos, Batres). 

FILAR. s. m. Picota, poste. ''Aparecer a la pùblica ver- 
giienza en un pilar." (Caballefo, Làgrimas, 222). 

PILARICA, n. pr. dim. irreg. de Pilar. "Mis testarudo que 
un . devoto de la Pilarica.'* (Navas, Procurador Yerbabuc- 
na, 103). 

PÎLARITO. s. m. dim. de Pilar. 



540 MIOUËL DE TORO Y GISBERT 



VOCES ANDALUZAS 547 



PINDANGO. s. m. i ? 

Tan largo, tan largo, 
Y con el rabito hace pindangos. 

(R. Marin, Cantos^ I, 214.) 

* PINGAR. V. n. Chorrear: CFtar pingando de agua. Tambiéi 
leonés (Garrote). Tb. de Salamanca (Lamano). 

PIXO. Pino de oro. fig. Cosa de gran precio. "La Polvorilla 
cra un pino de oro (E. Calderôn, Escenas, 122). 

PINRÉ. s. m. Germ. Pie. 

îBendiga Dios tu pinré! 
Me disén tos los curriyos. 

(Sanchez de Fuentes, en Pueblo andaluz, \2i). 

— lïace en plural: pinrés o pinreîes. **En tus pulidos pinrés/' 
(R. Marin, Cantos, IV, 322.) **Con sus pinreîes chinorrôs.*' 
(Burgos, Boda de Luis Alonso, 34). 

PINRELAR. s. m. Gcrni. Andar. **Con sus pinreîes chino- 
rrôs, pinrelâ ^ardanoso/' (Burgos, Boda de Luis Alonso, z^^- 

PINTURAS. s. f. pi. Acciones del pinturero. "Se le acaba- 
ron a este las pinturas y la fantesîa." (Reyes, Lagar, 283.) 
Tb. del Peru (Arona). 

PINTURERO, RA. adj. Elégante. "Dirigiôse a tenerle el 
estribo el mocito mas pinturero de Almogia." (Reyes, La- 
(fOr, 154.) Tb. bable (Rato). 

PINTURITA. s. f. V. Pinturas. "Todos saben manejar ^1 
pincel, haciendo sus pinturitas.'' (R. Cortés, Débiles fuertes, 37). 
V. PinccL 

PI510. s. m. Germ. Pie. 

l Y sus pifios ? î Si paesen 
Cachitos de requesônl 

î (G. de Alba, en Pueblo andalue, 157.) 



HIGUEL DE TORO V CI5BERT 

ita de sartén. "A tu mujer se le esiân jasiendo tarpes 

s por catar los de mis sartenes." (Reyes, Moruchita, ii). 

)N. s. m. ïAguilon, hastial, en fr. pignon? "Casas que 

de pinon o espafiolas," (Ganivef, Granada, 107. 1 

!)NERO. s. m. El que vende pinones. Titulo de una 

3e Gutiérrez de Alba. en Pueblo andalus, 158. 

JK. s. l. Un juego de chicos. (Folk lore and., I, 57)- 

lador (Tobar), es bramante. 

i. adj. Que pia. "Aqueltos arrapiezos, polios piones." 

;ro, Clcmencia, I, 235). 

i. s. f. Pépita del pimiento o del tomate. Segûn la Aca- 

a Pipa o Pépita distinguese de otras s^millas en que 

a y alargada, cosa que no ocurre con el tomate o el 

En lo que canta un poyo 
Me atrebo a darte 
Ma s besos que pipitas 
Tiene un tomate. 

(R. Marin, Comparacioncs. ??.) 

. n. pr. "Arza Pipi, baja la capota." (Reyes, Moru- 

. — Personaje imaginario, notable p<ir su simpleza. "Eres 

ita quij Pipi, Josefina." (Caballero, Làgrimas, 54.) En 

>àjaro, voz infantil. 

RIGASA. s. f. i ? Voz usada en el juego infantil de 

rigatia. 

Pipirigafia, 

Jugaremos a cabana. 

Los perfos en el monté. 

Las gayinas en el conte... 

(R. Mafrîn, Càntos, I, 48) 

''ispirigaîia (Acad.), picipigaita, C. Rica, (Gaginî), Hon- 
Membreno, quien describe el niismo juego); pizpicigana, 
temaU (Battes), 



VOCES ANDALUZAS 549 



^- PIPJRRANA. s. f. Especip de borococo (Véase) crudo, 
tsado por los bebedores. Se suele hacer con bacalao as^do, 
jiepino, pimier.to, etc. 

PIRANDÔN. s. m. îBribôn? En Besses: putanero. '*Gran 
|.irandôn, en que Dios puso tanta vista, tanto olfs^to, tanta gra- 
mâtica parda." (Reyes, Lagar, 61). 

PIRARSE. V. r Germ. Huir, escaparse. (Besses.) '*Siempre 
que corre se pira y escapa." (Calderôn, Escenas, 211.) **Oig? 
usté... se pira.'' (Burgos, Boda de Luis Alonso, 13.) Cf. el as- 
tariano pirarse, faltar a clase (E. Alarcos, en El Lenguaje, nu- 
méro 2y,) Th. en calô mejicano y portugués (Wagner). 

PIRI. s. f. Comida. (R. Marin, Cantos, IV, 447, nota.) Co- 
ddo. (Besses). 

Jasta*l arma se in*alegra 
Porque me trae la piri. 

(R. Marin, Cantos^ IV, 432.) 

PIRINDOLA. s. f. Perinola. "Una cama de jierro con pirin- 
dolas." (Reyes, Lagar, 193.) Tb. murciano (Sevilla, quien indicu 
que en Aragon ts pcrindola.) En Honduras, Pirinola (Meni- 
l)r<rio). V 

PIRULA. s. f. Botijo de aguardiente. **Apurarenios entr^ 
cuatro aniigos leales una pirula del de Yunq^n :;•..'' (Caîderô:'»-, 
Escenas, î 17). 

PIRULO. s. m. Botijo de agua, botija. **Daca ese pirulo... Y 
el sefior Ratacl aizô la gaita y 5e puso a beb'i* r^ :.|ua fresca 
que salja .^omr rn cano d: plala del estrecho w^^fO.'' (Cor- 
tts, Débiles furies, 45). 

J*iSU. s. m. Pagar el / ^7, fr. Pagar el baruî» . 

Mozo, el que pela la pava, 
k Es fuerza que pague el piso. 

(G. de Alba, en Pueblo andalus, 4Q.) 



5SO MIGUEL DE TORO Y GISBERT 

Tb. en Argentina, sentido anâlogo (Garzôn.) — ^Juego del in- 
fernâculo. En beble, pisu pie, juego de coz-coz (Rato) 

PISPA. n. pr. ^ ? "La Pispa, yegûecita muy noblota." (N'a- 
xas Procîirador Yerhabucua, I14.) Pispo, pa, en Colombîa, re- 
milgado (Cuervo), y Pispo, pisporrcto, mono, majo, bonito, 
cniperejilado. (Uribe). 

* PISTOLETE. s. m. Ëniparedado (en la serranîa de Ronda). 

PITADERA. s. f. Pito de alcacer. "Estaba el tio Matîas en- 
*rttenido en hacer una pitadera de alcacer a Gabriel." (P. Ca- 
ballero, Mâs honor que honra, c. Arona, artîculo Pitear.) 

PITIRANCA, PITIRIXCA, adj.î ? V. Titihlanco, 

PITIROJO s. m. iPetirrojo? "Pâjaros, como pitirojos, ve- 
jetas, oroptndolas." (Valera, Ilusiones, II, 29). 

PITOCHE. s. m. desp. de Pito. Û. generalmente en la loc. 
\o valer un pitoche. "Xo vale un pitoche." (R. Marin, Can- 
ins, III, 354.» "No valen un pitoche." (Ganivet, Pio Cid, 
^1, 219.) T!,. de Murcia (Sevilla). 

PITO-REAL. s. m. «lUna hierba? "Es una hierba que se 
Hama pito-real, pero que nadie ve ni conoce, sino las galon- 
dnnas." (Caballero, Gaviota, I, 118). 

PLACER, s. m. "^ Placer de puerta ajena. Persona que solo 
se muestra complaciente con los extranos. En Honduras (Mem- 
breiio) y Venezuela (Picon Febres, 354) : ser candil de la caJle 
y obscuridad de casa. 

PLAGUEAR. V. n. Procurar con artimanas no pagar. "Como 
paga es llaga, segun el antiguo rcfrân, los deudores plaguean 
n plaguetean para que se les espère hasta otro agosto." (R. 
Marin, Comparaciones, 113.) "Ni un cuartillo subiô don Roque 
c'e su cuatro por ciento, por mas que plagueô don Jeremîas." 
(Caballero, Lâgrimas, 145). 

PLANTAR. V. a. Colocar, poner. "Plantô la yema del dedo- 
indice sobre la pulga." (Rueda, Bajo la parrs, 125.) — * Plan- 
tarse, V. r. No querer confesar que ha pasado uno de cierta 
tdad: plantarse en los cincuenta. 



1* 



vocES andaluzas 551 



PLANTAS, s. {. pi. Jacfancia. 

A mî no me gustan plantas, 
Mozo bueno, escuche usté; 
Lo que me gustan son obras, 
Y esas no las tiene usté. 

(R. Marin, Cantos, III, 149.) 

PLANTISTA. s. m. Presumido. **También se suele Uamar 
plantista al presumido y pagado de su persona." (R. Marin, 
Cantos, III, 242.) Cf. Plantilla, presuntuoso, en Salamanca (La,- 
mano). 

PLANTO. s. m. ^De plantarse, en el juego? 

Es el amor un jucgo 
De treinta y una 
Segùn los plantos que hacen 
Muchos y muchas. 

(R. Marin, Cantos, IV, 12.) 

PLANTON AR. s. m. Sitio poblado de plantones. "El plan- 
Lonar que, a fuerza de fatigas y de apuros, vio crecer y me- 
drar." (Valera, Ilusiones, 10). "Van y vienen del pueblo a la 
eslacada y del plantonar al pueblo." (Navas, Procurador Ycr- 

m 

babuena, 37) 

PLASNÔ. interj. i ? "^Lo ha entendido usté, plasnô?'*. 
i^Sânchez Je Fuentes, en Pueblo andaluz, 89). 

PLATA. s. f. Dinero. "Venderian por poca plata.*' (Calde- 
rôn, Escenas, 68.) Tb. araericano (Gagini, Batres, con cita de 
Ramôn de la Cruz, Arona, con cita de F. Caballero, Amunâ- 
tegui Reyes, con citas de Moratin, Breton de los Herreros, 
^>icasio Gallego, etc.). 

PLATEA. s. f. Palco de platea. "Una familia que se des- 
pojaba de sus abrigos y entraba en una platea." (Rueda, 
Bajo la parra, 249). 



55? MIGUEL DE TORO y GISBERT 

PLATEJO, s, m. dini. de Plalo. "Ese platejo de escayo!» 
burda." (Roman Cortés, Débiles fuertes, 40). 

PLATERO. s. m. Vasar. "LIego a un platero de madera 
blanquecina." (Cortés, Débiles fuertes, 58.) "La vajilla, primo- 
tosamente ordenada en el platero." (Reyes, Niiio de los cai- 
rclcs, 4.) En Murcia, platera, (Sevilla.) — Nombre que sueJe 
darse a los horrîcos. " — ;Arre, Platero! — gruno tirando del 
lonzal de la bcetia," (Rueda. Gusaito de lu::, 174.) " — , Jarre, bo- 
rricc platero!", (R. Marin, Xl^antos, II, 503).. 

PLATILLER. s. m. Platillo de balanza. "Echo una pesa de 
a dos libras en et un platiller." (Calderôn, Escctias, 234). 

PLATO. s. m. *Plalo de alla, fam. Persona de cortos alcan- 
ces. — *Plato Iwndo. El plato sopzro.—* Plalo llaiio. El Irinchero 
— *Parcccr que no ha qiiebrado tino un plalo, fig. Tener una 
persona asoecto muy traiiquilo. Û. t. en Venezuela. (P. Fe- 
bres. 346.) Tb. en Honduras (Membreno, articule Pareee.) 

PT.AYAL. ;.. m. éPlaya? "Aquellas noclies pasadas a ta lumi 
jiinto al playal de Bellavista." (Cortés, Débiles fuertes, 47). 

POCO. adv. Obsérvense las do.s construcciones sîguîentes. 
"Pasaron unji pocos de dias." (Trad. esf>. I, 151.) '"Kia un nié- 
dico de los pocos, que en un dos por très se la va a usted n 
poner Inieiia." (Caballero, Gaz-tota, 90,) — Ser Para foco, fr. 
Te:ier poca ".itrgia, "Que sieiido tan discrète y tan sabio, scas 
dl misnio tieinpo tan para poc.i." (Valera, Iliisioncs, •^oç). 

POCHA XCi A s. f. jVozde marina? Cosa o p;i:-ona in- 
util. "El uno -.iii pocliancla, y el otro una maula. ; Biieii pat de 
potalas!", (Caballero, Clemenda, J, 233.) — "Pocliaiica y pochan- 
co, voz vulg i' y baja, lo mismc que aguacliado, desonadc (,, 'le 
.sa7iinado?), l'iai dispiiesto." (Teireros).- 

PODEK. s. m. /;/ Cran Podcr. Figura (en la Sem^na San- 
ta en Sevilla), que représenta cl Senor del Cran Poder, her- 
Hiosa escultura eu madera de Montanés, "A ve sali ar Gra» 
Podé." (H'.'rnândez Mir, Pcdazos de vida. lo). — Fuerza, vigor. 



VOCES ANDALUZAS 553 



^Ves esos bichos, marena, 
Con tanto jumo y pocr? 

(Sânchez de Fuentes, en Pueblo andalus, 132.) 

PODER. V. n. iSe puede? frase con que se avisa antes de 
entrar en ana casa. "Dos golpecitos, segUidos del ^Se puede? 
de rûbrica". (Navas, Procurador Yerbabuena, 33.) — Poderle a 
uno una cosa, fr. Fastidiarle. Toda la retahila de lo que mas 
me puede y mas me choca. (Caballero, Lâgrimas, 209). Û. t. 
en Honduras (Membreno) y Guatemala (Batres). 

POLVORILLA. s. i, fam. Vivo, enérgico. ";Como soy tan 
polvorilla." (P. Valdés, Hermana, 238). 

POLVORÔN. s. m. Especie de mantecado. "Tortas de pol- 
vorôn y aceite/* (Valera, Dona Lus, 32.) **Po1vorones que se 
dtjaban atrâs a los tan encomiados de Morôn." (Valera, Jua- ' 
nita, 17.) También se usa la voz en Méjico (Ramos, 575). 
Tb. en Costa Rica (Gagini). 

POLLERA. s. f. En Terreros hallamos: "Pollera llamaban 
^ntiguamente a una especie de brial. En America llaman hoy 
pollera al brial, y en Andalucîa a la Basquiiîa." Y esta es 
(siempre en Terreros): vestido de cintura abajo y con muchos 
pb!egues y vuelo que usan las mujeres sobre el guardapies o 
brial.** Esta acepcion de pollera es la actual americana. 

POLLERO. s. m. Jaula para polios. **La primera lecciôn de 
anatomîa debajo de un pollero.'* (Rubio, Memorias, II. 57). 

POLLO. s. m. Polio liquido, Niiio gôtico, presumido. "Los 
polios lîquidos, que introducen el pantalon sorbete entre los col- 
clicnes para que no pierda la arruga." (Roman Cortés, Débiles 
juertes, 73.) — En lo que canta un polio, loc. adv. En muy poco 
tiempo. • 

En lo que canta un poyo 
M'atrebo a darte 
Mas besos que pepitas 
Tiene un tomate. 

(R. Marin, Cantos, II, 335.) 

Rivui Hiapan^ue — A. 36 



■ 



554 MIGUEL DF TORO Y GISBERT 

— Siidar màs que «« polio, fr. fig. y fam. (R. Marin, Com- 
faracioiies, io6). 

POMPA, s. i. Estera que se forma soplando con una catÎÂ 
mojada en a^i:a de jabon. "Date asin y repé\ate, que vamos a 
'acer pompas.'' {Rueda, Reja, 50.)— Cierta reverencia antigun. 
''La reverencia que a la sazôn estaba de moda y que se Ua- 
in&ba la pompa." (Alarcôn, Sombrero, 229.) — Hacerle a uno 
j-ompas cl corazôn, fig. Darle a uno el deseo de algo. "No tié 
inàs amparo que lo que su primo Tovalin le da cuando le jace 
pompas er corazôn." (Reyes, Lagar, 20). 

POMPEO. s. in. Majestad, pompa. "Va la persona con gran 
pompeo, de esta manera (y se engallaba Capita como cabo de 
gpstadores)." (Calderôn, Escenas, 200). 

POMPON. 5. m Borla. "Columnas de las que salian sendos 
jiompones de plumas blancas." (Cortés, Débiles fuerles, 67 ) 
l^n Acad. XIV se ha introducido la voz como acepcîôn'del 
uniforme militar. 

* PON'CIO. s. m. Jefe, ârbitro. Gobernador de provincia, en 
Besses. 

PONER. s m. Supuesto, suposiciôn. "Si a una, es un poner, 
le doHa el estômago." (Rueda, Patio, 84). 

PONERSE. V. r. Apostar. contender. 

iTe quieres poner conmigoî 
Le dijo el tiempo al querer, 
Esa soberbia que tienes 
Yo te la castigaré. 

(R, Marin, Cantos. IV. 19.) 

— Decir. "Verâs; va y se pone: "Fortuniya, y mi novio," 
(Urbano, Mundanal ruido, 402.) — Ponerse en algo, fr. Darse 
cuenta,.hacerse cargo. "Pero los curas no se ponen en nada. Al 
fin, curas...'" (Quintero, Flores, 16.) — Aqui la o las puse, loc. 
Con los verbos: andar, salir, etc., aducir prétextes o efugios. 



"v 



VOCES ANDALUZAS 555 



*'Sin andarse con aqui las puse." (Caballero, Noche de Navi- 
daa, en Elia, 230). 

POQUIRRITILLO, LLA. adj. dim. de Poco, "Me animé 
un poquirritiyo." (P. Valdés, Hermana, 260). 

POR. prep. Con: salir por peteneras. **Entonando la voz por 
10 nuevo y bueno." (Calderôn, Escenas, 122.) **Que baile por 
panaderos." (P. Valdés, Herntuna, 148). 

PORCIÔN. s. f. Porciôn de, loc. Muchos. "Porciôn de mace- 
tas abren su balsâmico fdlaje/' (Rueda, Patio, 8). 

PORRA. s. f. Maza con que se toca el bombo. "Hacer burla 
de la berenjena, comparândola con una porra de tambor." 
(Rueda. Patio, 173.) — Monton, punado. *'Lo que yo quiero es 
juntar una gùena porra de duros/' (Ganivet, Pio Cid, II, 133). 
— *Cierta salsa de ajos. — Bastôn adotnado con cintas que el 
novio ofrece a la novia para pedirle la mano. '*Si el padre de 
la novia lo acepta (al novio), toma la porra y la entrega a la 
ne via, y esta la cuelga de las paredes de la casa/' (Serrano Pe- 
drosa, Emperaor, 8.) En este caso se llama *'porra adentro.** 
Si la novia rehusa la porra o la arroja- a la calle, es '*porra 
€ fuera." "Veremos si es porra aentro u porra afuera." (Rueda, 
Reja, yy.) — Mandar a la porra, fr. Mandar a paseo. "Este caso, 
c:ue équivale a mandar al novio a la porra." (Serrano Pedros?, 
Emperaor, 8.) Tb. en Venezuela (Picôn Febres) y Honduras 
(Membreno), Costa Rica (Gagini, con c. de Pérez Nieva), Cuba 
(Pichardo), Guatemala (Batres) y Peru (Arona, 284). 

PORRACEAR. v. a. Golpear. "El porracear de uitos talo- 
r.e? sobre el pavimento.'' (Rueda, Reja, 46.) Tb. en Murcia (Se- 
villa) y Méjico (Ramos). 

PORREARSE. v. a. Aporrearse. "Corriendo de aquî pan 
alla, gritândose, porreândose." (Reyes, Goletera, 8.) 

♦ PORRETA. s. f. Extremidad ensanchada de una cosa: 
tener los dedos hechos porretas. Cf. Porreto, porra, en leo- 
nés (Garrote). 



San Alla, que son 
iparaciones, i6), 
— Especie de botijo. 
:nezuela (Picon Fe- 

lo, el empedrado de 

:o de Santa Maria. 

tf, III, 78). 

ères! 

rb, en Murcia (Se- 



Luis Alonso, 36.) 

in el hombrc, ^ver- 

î postura ? — ; \*aya '. 
saba en ca 011 amo ?" 

1 parte de la ciudad 
riente a poniente la 
calle una plaza y cii 
ve un potro de pie- 
," (Salillas, Hampa. 
o, o haber nacido en 
)ria picaresca, como 
de Rueda, Pedro ds 
Gottzâlcs, c. por Sa- 

rera el Potronsillo," 



VOCES ANDALUZAS 557 



POYETÔN. s. m. Aumentativo de Poyo. "De las mujeres 
que mueren solteras, dice el pueblo que van a sentarse en el po- 
yeton." (Trad. esp,, I, 75.) "La mujer que muere soltera es espe- 
t: da por Piîatos en el poyetôn para condenarla a |)orciôn de tra- 
bajos difîciles." (Id. ibid., 295.) "No me quedaba yo para vestir 
imâgenes, ni para sentarme después en el poyetôn." (Navas, 
Frocurador Yerbabuena, 115.) Lo mismo en Venezuela (Picôn 
Febres, artîculo Polletôn.) Palacio Valdés, Hermana, 47, escribe 
también polletôn, 

PRAJANDÎ. s. m. Germ. Cigarrillo. (Besses). 

£r mestno apresio jisiera 
Que jago de un prajandt. 

(G. de Alba, en Pueblo andaluz, 160.) 

FRÉDICA. s. f. Sermon, discurso. "No hay hombre que no 
baya llenado los papeles oficiales de prédicas, lamentaciones, 
proyectos y medidas." (Calderôn, Escenas, 155). 

PRÉFULO. s. m. Prôfugo. "Esta voz (prôfugo), el pueblo la 
he adoptado con la variante de préfulo, y ha hecho de ella la 
denominaciôn de aquel que acude a la huîda para escapar al 
sorteo." (Caballero, Servilôn, 26.) — ^i Substituto ? "Que le dé 
los dineros para pagar un préfulo." (Caballero, Clemencia, 

^215). 

PREJENDÎ. s. m. V. Prajandu "<;No te asientas una miaja 
y jecharemos un prejendi?". (Reyes, Lagar, 65). 

FREMIO. s. m. A premio, loc. adv. A rédito. "Los que se 
habian enriquecido dando dinero a premio." (Valera, Ilusio- 
nés, 58). 

PRENDER. V. a. Agarrar. coger. "Prende mas que un ar- 
filé." (R. Marin, Comparaciones, 95.) Es tomar, coger, en bable 
(Rato). 

PRENDIDO. s. m. i ? "Su tertulia, sus prendidos, sus di- 
versiones." (Caballero. Gaviota, II, 54). 



558 MIGUEL DE TORO Y GÎSBERT 



PRERADO, DA. adj. '*A tener un antojo de una cosa se 
Uama estar prenado por ella." (R. Marin, Comparaciones, 107). 

PRESUMIR. V. n.Presumirlo, loc. Pintarla. *'<iQué has he- 
(Jio por ahî estos seis dias? — Bien, pues, presumirlo; despedir- 
ine der mundo/' (Quintero, Buena sombra, esc. XXIV). 

PREVELICADO, DA. adj. Loco. "José esta prevelicao por 
ijiî parienta la Rocio.*' (Reyes, Nino de los caireles, 11). 

PREVELICAR. v. n. iPrevaricar? o en (^1 sentido de des- 

variar. 

De los sabios de este mundo, 
Aquel que supiere mas 
Mételo tu en el querer, 
Lo verâs prevelicar. 

(G. de Alba, en Pueblo andalus, 237.) 

PRIMERA, adj. *Dé? primera, loc. adv. Excelente. 

PRIMERAMENTE. adv. m. En primeramcntc, adv. m. Pri- 
mero. **No es falla, en primeraniente, la que me hace." (Rueda, 
Patio y 61). 

1 RI MITA. s. f. pr. Sev y Mal, Primilla en Acad. El Falco 
tinnuncxilus, ave de rapina. (Buen, Hist. nat., 416)*. "Prendarse 
de ese gacho es como prendarse de la luna. ^No comprendes 
tû nue a esa primita no hay quien le meta un plomo en el ala?". 
(Reyes, Mortichita, 4). 

PRIMOREAR. V. n. Embellecer. "Asear y primorear su ha- 
bitacion.'* (Caballero, Gaviota, I, 168.) (Sent. dif. en Acad.). 

PRINGUE. s. f. ^:Cierta enfermedad de las plantas? "A un 
cojumbral le entro pringue." (Caballero, Elia, 66.) 

PRIVADO, DA. adj. pr. Mal. El borracho. "Asi en Mâlaga, 
j:rivado es el borracho, en Canarias el sin conocimiento.*' (Ce- 
jador. Glosario de la Cclestina, éd. Lectura, articulo Privado.) 
lin Santander, también. "Hoy es mas frecuente decir privarse 
que prohibirse, por emborracharse. (Huidobro, Palabras, ar- 
ticulo Prohlbifse.) Tb. de Salamanca (Lamano.) En el Pera 
"perdiô el sentido, cayô privado." (Arona, articulo Duendes). 



VOCES ANDALUZAS 559 



PROCESIÔN. s. f. Hacer la prjocesiôn del nino perdido, fr^ 
^Ilacerse perdidizo? «Pudo hacer la procesiôn del nino perdido 
V ^narecersj en la posada/' (Reyes, La^ar, 278.) En Honduras 
(Membreno) existe la fiesta del nino perdido, que se* relaciona 
con nuestra locuciôn. "Puesto el nacimiento y abierto al pù- 
blico las noc.-ies de pascua, concurre la gente en pandillas a 
verlo. Uno de tantos amigos de la casa se roba el nino. Pasado 
'^\ ùltimo dia dii pascua, 6 de enero, el dueno del nacimiento y 
cl ladrôn se ponen de acuerdo para la buscada, y en la fecha 
convenida salen por la noche en procesiôn de la casa del naci- 
miento hombr'îs, mujeres y muchachos con mùsica y cohetes, a 
bubcar al nino. Llegan a una casa y luego a otra, a lo que 11a- 
man posadas, y después de un brève canto en cada una de estas, 
alusivo al acto se dirige la procesiôn a aquélla en que va a 
tener lugar la f-esta y en la que encuentran al nino. Signe un 
baile de confi* nza que concluye después que los concurrentes 

1 

han tomado cl ponche de cana o de lèche." (Membreno, ar- 
licuio Nino), 

PROMETER. V. a. Protnetérsela a uno, fr. Prometerle un 
castigo. "iPor quién, sino por tî, salgo a la reja, cuando mi pa- 
dre me la tiene prometîa?'*. (Rueda, Reja, 20). 

PRONTO. adv. *Por de pronto, loc. adv. Por el pronto. 
Th. argentino (Garzon). 

FROPÔSITO. s. m. Al propôsito, loc. adv. De intento. "Lo 
hace al propôsito ese traidor de D. Galo." (Cabaîlero, Cle- 
imncia, I, 78). 

PROVEC-ÏO. s. m. **Donde no hay provecho, cerca esta eî 
Cciio, dice un refrân." (R. Marin, Cantos, IV, 255V 

PRUEBA. s. f. Tomarlas de prueba, fr. Ensayar. "Varias 
veces quiso tomârselas de prueba." (Ganivet, Pio Cid, I, 36). 

PSCH. '>terj. "Hizo prnnero Antolîn un ipsch! que die ca- 
râctei al diâlogo." (Rueda, Reja, 71). 

PÛA. s. f. De très, o cinco, en pua, loc. Dîcese de ciertos pa- 
nos. "No aspiro a mantones de los de cinco en pua." (Rueda, 



MIGUEL DE TOBO Y GISBERT 



VOCES ANDALUZAS 56I 



que el rey sea mayor de edâ pa casarse cori él, y no estaria 
bien que tu le quisieras Uevar el pulso al rey de Espana " (Re- 
yes, Goletera, 40.) — V. Vino de pulso. 

PUNTA. s. f. Achaque. "Mal herida de punta de amores." 
(Rueda, Bajo la parra, 205.) — Cabo de cigarro. "Restos, trozos, 
pedazos y puntas de cigarro." (Calderôn, Escenas, 220.) — Un 
pi»so del boléro. "Las puntas, las vueltas de pecho y otras cien 
c.iferencias." (Calderôn, Escenas, 28.) — Barro del rostro. "Gra- 
nitos del rostro, Uamados entre nosotros barrillos y puntas." 
(Trad. esp,, I, 217.) — Estar de punta, fr. Estar levantado. "An- 
le*^ de que clarease, ya estaban de punta el senorito y sus dos 
criados." (Valera, Ilusiones, 108.) — Poner de punta, fr. So- 
liviantar. "Hablando quedo, no porque temiese que se pusiese 
de punta la casa, sino porque era su modo de hablar." (Rueda, 
A\cja, 40.) — Punta con punta, fr. Arreglado, dispuesto. "Que- 
lia tenerlo todo punta con punta para la hora del almuerzo." 
(Rueda, Gusano, 109). 

PUNTEAR. V. n. Marcar la cadencia con el pie, al bailar. 
"Con el aguacero de flecos cayendo por todos lados, corre, sal- 
ta, puntea." (Rueda, Granada y Scvilla, c. en Espana y espano- 
les, 294). 

PUNTEO. s. m. V. Ptinteado. "Ejecutado en la vihuela un 
j^urteo de recursos." (Rued^L, Patio, 22). 

FUNTERA. s. f. Punta del pie. "Dando de talon y de jum- 
lera en el fandango." (Rueda, Gusano, 99). 

PUNTERO. s. m. *Aguja del reloj. Tb. en Colombia (Cuervo, 
Apuntaciones, § 525, quien agrega que esta la voz en Terreros.) 
Tb. de Canarias (Zerolo, Legajo, 161), de Venezuela (Rivodô), 
de la Argentina (Garzôn), del Ecuador (Tobar). 

PUNTILLA. s. f. Punta o cabo de cigarro. "Mi puntiHa o 
:ola entre !os labios." (Calderôn, Escenas, 223.) — ^*Clavillo largo 
y delgado. Tb. en Honduras (Membreiio.) Cuba (Pichardo) y 
Colombia (Uribe.) En Acad. hay solo Punta de Paris. — Dar 
la punfilla, fr. Rematar el toro con la puntilla. — Fig. Acabar 



502 MIOLTL DF TORO Y GISBERT 

con uno, rematarlo. "i Xo ves, hijo de cabra, que le estai dandc 
la puntilla?" (Xava'*. Procurador Yerbabuena, 25.) 

PUXTILLO. s. m. é ? "Haciendo no ya paloles. sino medio^ 
]ninti)Ios y puntillos." (Rubio, Memorias, II. 591, 

PUXTO. s. m. Movimiento del baile.-"El baile luciô sas mo- 
vimientos y H lujo infînito de sus puntos." (Rueda, Bajo la pa- 
ira, 114-) — Punto de ojal. Cierto punto de costura. "Punteô loi 
ojos a punto de ojal." (Ganivel. P'w Cid, I. 142.) — Punto re- 
dondo. i ? "L"na mantilla de punto rcdondo." iCabalIcro. 
FJia. 20.) — Punto ruso. Una labor de cosiura. "Patas de gallo 
punto ruso." {Reyes, Lagar, 56.) — Mcdio [•iiniv. Cuadro en 
l'irma de ■semicirculo. "La Concepciôo, el San Bcmardo y Ijs 
do- medios puntos de Xlurillo." {Valera. Pépita, 114.) — E.t 
l'iinto de, !oc. Al dar. "Empezarân en punto de tas once." (,Va- 
iera, Juaiiita, 84. — En sus puntos, loc. Distinguido, puntilloso. 
"Era grandisimo tormento para una dama tan en sus puntos." 
(\'alera, Juanila, 13.J — Potier en punto, loc. Achispar. "'Tre> o 
tHatro jarros de vino habian puesto tn punto a casi lodos los 
dfl lagar." (Reyes, Lagar, 194.) 

PUSADO. s. m. Punada. "Un .sombrero que se pone de un 
junado." (Rueda. Gusano, 138). 

PL'NALERO. RA. adj. Atenuacion de cierto adjetivo màs 
grosero. "Tu puiialera sangre. so pelgar!". (Castro, Lumt lu- 
,ura, 6). 

PL'PA. s. f. *Pupa vira. LIaga que aumenta continuamente 
loyendo las carnes. Fig. Corner como una pupa vtva. Corner 
mucho. 

PURETA. adj. Purô, viejo. 

Se acaba- c ronundinà... ^Con quien? 
Con Luis Alonso!— Te quiés callâ? 
Esc M un pureta pa eya! 

(Burgos, Boia de Luis Alonso, y».) 



VOCES ANDALUZAS 563 



PURGA. S. f. *Purga de Benito. Fam. Remedio tan eficaz 
como dicha purga, que obrô anles que saliera de la botica. 

PURO, RA. adj. A puro, loc. adv. A fuerza de. **Destenida a 
2 uro beso/' (Reyes, Moruchita, 8.) Aunque figura en la Acad. 
esta acepciôn, no créo que se use corrientemente con un subs- 
tantivo singular. Mas comunmente se dice *'A puros besos'\ ^ 

PURÔ. adj. Germ. Viejo. (Besses). 

Aunque Luis Alonso 
Ya esta muy purô, 
Que derretiito 
Se pone er gachô. 

(Burgos, Boda de Luis Alonso, 23.) 

PUTA. s. f. Puta a la ventana, mala manana, réf. "El ver 
una sota por primera carta en el juego, es seîial de pérdida. 
Refrân: Puta ..*'. (Tfad. esp,, I, 243). 



Q 



QUE. pron. He aquî ciertos empleos curiosos de este pro- 
nombre. Equivale en ciertos casos a: el cual. "Gracias al arrri- 
glo, orden y economia de Dona Ana, que no habîa cosa de que 
no cuidase.*' (Valera, Ilusiones, 99.) "Hay ocho huertecillos. 
que no tiene el mayor una fanega." (Id. Ilusiones, 29.) — Equi- 
vele también a: del cual. 

Quien se fia de mujeres, 
Muy poco del mundo sabe; 
Que se fia de unas puertas 
Que todos tienen sus Hâves. 

(R. Marin, Cantos, IV, 90.) 



5^4 MIGUEL DE TORO Y GISBERT 



— Equivale a veces a como seguido de un subjuntivo. "Los 
Vîombres de pie, la miraban que se la comîan." (Castro, Lutta 
lunera, 3.) — Equivale a veces a un gerundio: la sopa esta que 
abrasa. **Ha dicho que el jardin esta que da gusto." (Valera, 
Ilusiones, 175.) — jEl que? loc. îQué? "^El que, preguntô con 
ansia Diego." fS. Pedrosa, Emperaor, 9.) "^A que no adivinais? 
?EI qué?>. (CabalJero, LdgrimaSy $4-) — * Qu^ se yo ni que se 
cuândo, loc. fam. îQué se yo? Û. t. en America. 

* QUEBRACIA. s. f . pr. Gran. Quebradura, hemia. 
QUEBRANTÔN. s. m. ^ Quebrantahuesos ? "Los altos ris- 

cos donde anidan los quebrantones y las âguilas." (Castro, Luna 
lunera, 28). 

QUEDA. s. f. Burla, guasa. En Besses: estar de queda, es- 
la r de guasa. "Como no era hombre a quien se le cortara £a- 
cilmente el resuello, le repuso en tono de queda." (Reyes, Mo- 
rue hit a, 12). 

QUEDO. adv. De quedo, loc. adv. Quedo, muy bajo. "Ha- 
blar bajo, pero nunca de quedo." (Caballero, Lâgrimas, 120.) 

QUELA. n. pr. dim. de Micaela. "Era esta Micaela, o Quela, 
como la llamaban siempre." (Caballero, Lâgrimas^ 60). 

QUEMA. s. f. Acciôn de quemar. Vino de quema, el que se 
ha de destilar. "Dando el (vino) fino y potable como de quema." 
(Valera, Dona Luz, 11). 

♦QUEMACINA. s. f. Calor fuerte, que quema la piel. 
• * QUEMAZÔN. s. f . Quemazôn de sangre, Fig. fam, Gran 
molestia. 

QUEMECAIGO. s. m. Melindre, dengue. "Salta entre den- 
gues y quemecaigos." (Rueda, Bajo la parra, 223). 

* QUESTLLO. s. m. Parte carnosa en el fondo de la alca- 
chofa. 

QUIEN. prcn. Obsérvese la siguiente forma curiosa. "Se va 
a ver quién hace mas dano a quién." (Ganivet, Granada la 

bella, 84). 

QUINA. s. f. M as malo que la quitta, fam. Muy malo. (R. 



VOCES ANDALUZAS . 565 



Mavin, Comparaciones, 62.) **Es al mismo tiempo travieso y ma*; 
malo que la quina." (Valera, Juanita, 353). 

QUI NT A. 3, l *La quinta ^e palomas, fam. El quinto in- 
fierno, un silio muy lejano. 

QUISICOSA. s. f. Cualquier cosa, cosa dificil Je explicar. 
(Sent. dif. en Acad.). "Le da la palpitaciôn, la suspension, la 
quisicosa." '^Caballero, Lâgrimas, 70). Tb. de Honduras (Merj- 
Lreno). 



R 



* RABEO. s. m. pr. Mal. Charla. (Û. en la serrania de Ronda). 
RABIOSO, SA. adj. Muy picante. "Un salmorejo, rabioso de 

puro salpimentado.'* (Valera, Jlusiones, II, 34). 

RABIZA. s. f. Terreno arenoso donde se hunde uno fâcil- 
mente. "Llaman a estos terrenos albinas, y a los que no se les 
l »lla fondo, rabizas." (Caballero, Ultimo consuelo, en Elia, 175). 

* RABÔN, NA. adj. Dîcese del vestido corto o zancôn. V. 
Fabicortôn. Tb. de Guatemala (Batres) y Honduras (Mem- 
breno). 

RAGUA. s. f. Remate superior de la cana de azùcar. (Zero- 
lo.) "jVaya una canadù! debe tener dulce hasta la ragua." (Ra- 
yes, Goletera, 204). 

* RAJU5JAR. V a. Rasgunar. Tb. en Venezuela. (P. Febres). 
RALO, LA. adj. Caridelantero, raîdo. (Caballero, Clemencia, 

Vôcabulario.) "; Caracoles, con la râla de la vieja esta!". 
(Id., I, 219). 

RAMO. s. m. Fig. ^Origen? ^ Causa? V. Acad. Ramo, 8. "La 
pobreza no es deshonra, pero es un ramo de picardîa." (Valera, 
llusiones, ici.) — Poner el ramo, fr. "En. la madrugada de esta 
dîa (el de San Ju^n Bautista, 24 de junio) los jôvenes suelen 



5^ MI(;UEL DE TORO Y GISBEKT 



colocar ramos de flores en las ventanas de sus amadas." (R. 
Marin, Cantos, IV, 76). 

RAMÔN. s. m. Hojas y ramas menudas de los ârboles. (Sent, 
dif. de Acad.). "Cabras mordîan el ramôn de los acebuches." 
(Castro, Luna limera, 15.) Tb. de Salamanca (Lamano). 

RANA. s. f . Canta la rana, y no tiene pelo ni lana. Frase de 
burla que suelen usar los muchachos. "Canta la rana, canta la 
rana! — Y no tiene pelo ni lana, gritan en coro y en diversas 
voces los pilluelos/' (Caballero, en Pueblo andaluz, 22) "Pero 
son ricos de corazôn, y es lo que ellos dicen : Canta* la rana, y 
ro tiene pelo ni lana/' (R. Marin, en Patria espanola, 168). 

RANCU5ÎA. s. f. Rencor. "No me guardes rancune." (Ga- 
nivet, Pio Cid, II, 86). 

RANCHO. s. m. ^LaJ)or? "Labraban un rancho a parcerîa." 
(Caballero, Noche de Navidad, en Elia, 211.) En Méjico (Ra- 
mos), granja, finca rùstica de labor. — Espacio*, sitio "Dej'osté 
rancho, que la va a jaser." (Castro, Luna lunera, 14.) — j Ran- 
cho!, interj. con que se pide que se deje campo libre, "i Rancho ! 
i rancho ! que viene hacia acâ la flor que parte co:i Rosalîa el 
cetro de lo lindo.'* (Rueda, Reja, 134.) 

RANO. s. m. Rans^. "Los caballos sin cola, que habian ape- 
llidado los ranos." (Caballero, Elia, 62.) "Mas cansados sois que 
lanos." (Caballero, Familia de Alvareda, 321.) "jLas mujereîl 
iMalditas de Dios!, mas cansadas que ranos." (Id., Cletnen- 

^îfl. I, 39). 

RAPA VELAS, m. fam. Monaguillo. "El ràpavelas, con el 

cesto y el hisopo." (Rueda, Bajo la parra, 146.) Tb. de Murcia 

(Sevilla). 

* RASCADOR. s. m. Aparato para rascar las cerillas y en- 
i enderlas. 

RASIN. s. f. i ? Término usado en el juego de la comba. 
"Al decir a la rasîn, todos al saltar escupen en la espalda de 
rquel que esta de comba." (R. Marin, Cantos, I, 174.) Cf. el 
murciano rasincra, mancha en la pared o q1 vestido (Sevilla). 



VOCES ANDALUZAS 56/ 



RASPA. S. f . Doblar la raspa, fig. Céder, inclinarse. "Cuidar 
ûe sus haciendas y doblar la raspa cuando fuera menester." 
^Ganivet, Pio Cid, II, 22). 

RASPAGÔN, NA. adj. Descarado, atrevido. (Caballero, Cle- 
mencia, Vocabulario.) **iEstâ usted enterada, tia raspagona?". 
lld. ibid., 1, 212.) Raspado, en Costa Rica (Gagini). 

* RASPAJILAR. V. n. Respailar. Cf. Raspajilôn, érosion, 
en Salamanca (Lamano). 

RASQUE. s. m. ^:Acciôn de rascar? ^Charla? "Cuando un 
hombre se sabia procurar y proporcionaba très rasques como 
este, matis, el dia era pasado.'* (Calderon, Escenas, 231). 

RASQUI5J^. s. f. Acciôn de rascarse. "Aquella vez la ras- 
qijîna fué imponente." (Reyes, Lagar, 30.) En Costa Rica, co- 
mezôn, picazôn (Gagini). 

RASTRO. s m. Danza antigua. "Hace menciôn (Esquivel) 
de la Chacona Rastro, Târraga." (Calderon, Escenas, 26.) Juan 
Gômez de Blas, en sus: Discursos sobre el Arte del Danzado, 
Gic( que jâcara, rastro, zarabanda y târraga son una misma cosa. 
(Membreno, articulo Rastrillaso). 

RATO. s. m. Dar el rato, fr. Dar la lata. **Para que me siga 
usted dando (*1 rato." (P. Valdés, Hermana, 140). 

RAYA. s. f. Dar très y raya, fr. Aventajar mucho a uno. 
**E1 sefior alcalde, que hubiera dado très y raya al imperece- 
dero de Môstoîes.'' (Reyes, Lagar, 2yj). 

* RAYENTE. adj. Cargante pesado. Es p. activo del verbo 
Raer, con adiciôn de la y que se ugrega a otros verbos anâlogos : 
riyente, riyendo, rayendo. 

* RAYUEL A. s. f . Juego del infernâculo. Tb. en Honduras 
(Membreiîo) y en Ecuador (Tobar). 

REAL. s. m. Real de a ocho cuartos, moneda de 25 céntimos. 



Tengo que empedrar tu calle 
Con realillos de a ocho cuartos. 



(R. Marin, Cantos, II, 232.) 



MIGUEL DE TORO Y GISBERT 

^e real y fiedio, fr. fam. De poco valor. "Su retrato pîii- 
por un Murillo de realîmedio." (Cortés, Débiles fuer- 
3.) — *Un teal y muchos cuartos, fam, Mucho dinero. 
ALENGO, GA. adj. ^Poderoso, enérgico? o ilibre, inde- 
ente? "Ténia una voluntad tan realenga que ni a su padre 
metià." (Valera, Juanita, i6i.) Cf. Estar realengo, estar 
go, en Colombia (Lanao). 

ANA. s. f. Circule grande y aptnado de gente. (Caballero, 
encm, V-jcabulario.) "Aquella reana de gente que visoré." 
ûd.. 1, 275). 

IBELLIN. s. m. V. ReveUin. 

;BIÉN. adv. m. Muy bien. "Mu rebién que esta eso." 
;s, Lagv, 78). 

;BONITO, ta. adj. Muy bonito. "Una virgen tan re- 
i como tr'a " (Castro, Lutta luttera, 11). 
;B0R0ND0, DA. adj. Bcrondo, redondo. "Berruga, el 
rondo y ijtros oficiales de tan lindos enredos." (Calderôn, 
las, loi). 

.BOZADO, DA. adj. Cubierto. "Ojos rebozados por pàr- 
; pellejoiL-?." (Rubio, Mcmortas, IV, 87). 
ICACHA. s. f. îResoIana? "Después de saludar con u-.i 
) y rustitTo: ;Se toma la recacha?". (Rueda, Bajo la P-i~ 
40.) "El seiior Pedro, piieslo a la recacha, recibiendo 1j5 
dei sol." (Id. ibid., 139) En bable, recachati, el que tomi 
ra côniuda para cualquier cosa. (Rato). 
;C.^LADOR, RA. adj. Pénétrante. "Recaladoras miradas." 
la, CôptiUi, 155.) Cf. Rccalar, en Canarias {Zerolo, Lega- 
>9) y Ven'-7uela (P. Febres) llegar a un punto determinado. 
;ECALCÔN. s. m. Esguince, torciniiento : harerse un re- 
1 en un pie. 

ICALMÔN. s. m. Cierto viento. "Si alla tienes levantes. 
tenem»s vientos solanos y recalmon.es." (Caballero, Lé 
i,(. 287). 
:CKRN!R5E v. r. ;Cernirse? 



VOCES ANDALUZAS $69 



Mira cômo se resierne 
La sereta der carbôn*. 

(R. \|arin, Canios, IV, 311.) 

* RECOR JUSIR. V. a. Coser mal y de prisa. 

RECOTIn, RECOTAN. Vcces usadas en un jucgo infant il 

Recotin, recotan, 
De la bera -bcra-ban. 

(R. Marin, Cantos, I, S'.) 
También se ciice: 

* 

Recotin, rerotân, 
De la vera tl cordobân, 
Del palacio la cocina, 
iCuântos dedos tienes encima? 

En el EcUf «lor se usa tambicn este juego con el ncinbre de 
Rocotin. (Tobar.) Cf. el bable : a recostin : "llevar a un a recos- 
tin ye cargal'i arrebalgau so les espaldes." (Rato). 

^ RECULO. s. m. Melon verde y chico. 

RECURSO. s. m. De recursos, loc. adv. i ? "Ejecutado en la 
vihuela un puntco de recursos.' (Rueda, Patio, 22). 

RECHISFEAR. v. n. Qiii>pear. **Rubî rechispeaba. reîa." 
(Rueda, Côpttlo 142.) Th. de Salamanca (Lamano). 

RECHUPT'. s. m. Chupada fuerte. ''Rechupe al cigarro y re- 
îanipago sùbilo." (Calderôn, Eiccnas, 240). 

REDA5ÎO. s. m. ''De los redafios, es decir: de lo mas pro- 
f* ndo de mi ser.'*' (R. Marin, Cantos, II, 376). 

REDOBLAR. v. a. Repetir, doblar. **E1 viejo, que redobla 
por ti los gob)es de su pecho." (Rueda, Gusano, 203). 

REDOXDa. s. f. Juramenti. **Aquî cualquier juramento es 
• 1 a reonda, que echa el pueblo andaluz en punto a comparacio 
nés. V. gr. : ; >.Tâs... que Dios, que la ma, etc/'. (R. Marin, Com- 
l-xuaciones, 88) 

Revuê Hupantqut, — A. 37 



570 Mir.UEL DE TORO Y GISBERT 

REDONDO, DA. adj. Cacr redondo, fr. Caer sin .sent-do o 
m-'erto bru'Cinipnte. "El îrancés cayô redondo como una masa 
inerte." {Cjodîk'ic, Familia d; Alvareâa, 312). 

REDROJ'' ■. m. Chiquillo. "El redrojo de la de Borichc, 
apenas se la roiicce bajo la mantilla." (Rueda, Reja, 135). 

REFAJOXA. s. f. Mujer ^ruesa y toscamente vestida. "E.ï 
la plaza de îas Verduras habii mâs de iina refajona." (Alar- 
côn, Viajes l'or Espatia, c, Zerolo, Legajo, 121). 

REFILÔX. ,s. m. Al refilôn, loc. De refilon. La Acad. trae 
sole De refilôn. '.'.riica forma que yo tengo oida. "AO[UClla moza 
niya insolente Icrmosura, vkn al refilôr., le lu^ltia cncen.lid'i 
la >angre " (Ganivet, l'io Cid. '■'•. 264^ "Al niilôn habia cn- 
gido t;."in t.::iic d.'l coloqnio." (M. ibid., Sj) 

REFINADO. ?. m. ^: AguarJlente refinado? "Los que alteran 
la pnreza del agua con "yelo", con refinado o con licores." 
(Canivet, Granada la bclla, 32.) En Méjico, refîno es el aguar- 
dicnte (Ra-n^sj. 

REFOLLAMlEXTO. s. m. Soplo de fuelle. "Los chiBos f 
refollamiento.; de algùn ôrgano." (Calderon, Escenas, 115). 

REGADOi'-. ï. m. Regadera, "Trayendo un regador de lata... 
comenzo a regar." (Castro, L-.ttia luncra, i). 

REGALADO. DA. adj. "Xiicstro vulgo tiene dos adjetivo^ 
enfâticos: regalao es uno, y rebcrendo es otro." (R. Marin, 
C-)mCar-icîO»cs, 23.) "Nos pondrân como un r«galado trapo." 
(Vclera, Jiianila, 80). 

RliKI.XSA. s. f. Regaiio. "Sin traer a la memoria para nada 
la regafia del tio." (Rueda, Gusano, 202). 

REGAR.'\0URA. s. f. Regaiio. "La marquesa se guardô la 
leganadura para mejor ocasîôn." (Caballero, Gaviota, II, 127). 

REGANO s. m. j .'\liciente ? "Era la cuestiôn sin término de 
los mozos y el regaiio de toda fiesta." (Calderon, Escenas, 123). 

REGAR. V. ;i. Remojar un contrato. "Los alborozados cam- 
]>eïinos que ri^an el trato ya cerrado entre copa de aguardienie 
y 1 ocado de tiirron." (Rueda. Fajo la parra, 20g). 



VOCES .OJDALUZAS 571 

REGILERf .. ,■•. m. pr. S<r.'. El Neophron pcrnortirus, ave 
de rapifia. (Buen, Hlst. Nat., 408.) Pertenece a un griipo que 
suele ortogrufiarse con gi. ji, giii, o lit. En Acad. Itay regiiileic, 
rcliilar, reUilete, rehilo. En Terreros, Teguilar,-*rcgmlarsc, re- 
guilcte, rchilar, rehilcte, rehilo, rejilera. En Aicardo, citas ds 
rt'p'ilar, ri ■in',>:u}, rehilero (Ljpe de Vega) y de mjilar (Ga- 
briel y Galân.) En Terreros. "Rejilera, aqiiel molînillo de papel 
que -.ucioii i;ar los muchach'.s para .dive"ltirse,'' Tambiéii le 
llainan Gallo y Rehilandera (Terreros.) "Sale Fileno vestido 
de pape!, cotiio los muchaclios que van a los gallos, con su 
re' ,'lero." ('.cpe de Vega, Labrador vetiluroso, jorn. 2, obraî, 
éd. Acad. t. 8, p. 20, c. Aicardo). 

REGL.-\. s. f. *Paha régla. Falsilla, transparente. Tb. en cl 
Perû (Aron^). 

REGUIXr»AR. V. a. Trepar. "De un .«alto cojo la cornis.^, 
que reguîndo." \Rubio, Memorias, IV, 82). 

REGULAR. jjdj. "En acepciôn de probable, por îo natural. 
De frecuentisimo uso en Andalucia." (R. Marin, Cantos, IV, 
37.1. nota.) — adv. m. Regularmcnte. "Lo pasaba regular, como 
cati todos." (V.iVra, Comendador, 275). 

REHUZ. s. m. Cosa despreciable. "Retales de toda laya de 
Virginia, r;huz y desperdicio del Brasil." (Calderôn, Esce- 
«ij.r, 22r.) V. ticjiis. Cf. Rchitgo, deseclio, maleza, en Sali- 
nianca (Lamai-o), 

REIXAR. V. n "En Andalucia (en Osuna, por lo menos), 
■ mibién se dice reinar en el bentido de meditar, pensar con-i- 
taiiieniente en una cosa: Estoy leinando en mi niadre, no reine? 
inàri en eso." (K. Marin, Catilos, II, 378,) "Desde entonce.i 
vengo reinando en lo der monjio." (Quintero, Las Flores, 41.) 
En Murcia e.*; » warse, en ciertos juegos y negocios, obtener el 
resultado apetecîdo. (Sevilla). 

* REJAI.lilDO, DA. adj. B'anqwizco. Û. t. en Canarias (Ze- 
"olt! Legajo, JÔO.) y VenezueU (Rivodô). 



1 



I MIGUEL DE TORO Y CISBEBT 

* REJALC.'.K. s. m. Fig. V'Eneno. Darle a uno rejalgar, fr, 

L argarle la vida. 

REJUZ. s. in. *Persona muy pcqueiïa, redrojo. — Menor de 

a fatnilta. ".Si mos ocho vivos, y yo soy el rejù de la ^"asa." 

anivet, Ph Cid, II. 58.) V. Kekuz. 

RELACIÔN. .-. f. Amorio. 

Pcro opuestas una y otra 
Sus familias, a casarlos, 
La relaciôn impidieron 

De los dos enamorados. 

(Rueda, Bajo la parra, aS.) 

RELAMPAGUCEANTE. adj. Que arroja destellos intermi- 
ites. "Luî desmirriada y reîampaguceante." (Ganivet. l'iy 
d, I, 12). 

RELA.M'f\'\GUCEAR. v. n. Echar destellos débiles e inter- 
tentes. V. Kelampagucanlr. Tb. en Honduras (Membreno.l 
1 Méjico (Uamos), hay relaiiipaguciar. 

iîELIAl'.SË. V. r. Liarse bien. "Reliôse uiia tarde en el nian- 
1." {Reycs, Goleiera, 193). 
RELUMBRÔN, s. m. De rehimbrôn, loc. adv. Llamativo. 

y brillante "Huye de las tiendas de relumbrôn." (Ganivet, 
\inada, yj'.. 

REMAXGUE. s. m. Cosa arremangada. "Sujetândose (los 
ibozos) cou i-Igûn reinangue gracîoso." (Ca;lderôn, Esice- 
V. 201). 

-^REMAXCIÉ. s. ni. Pelo reniangado sobre la frente. 
REMATE. s. m. Rcmatc de gavillas. Término. fin de la reco- 
■ciôn de l.i cosecha. "Verificâbase un reniate de gavillas. La^i 

imas que atô tn los campos el gavillero, Uegaron en énorme 

villa." (Ri-.da, Gusano, 300). 

REMOIXARSE. v. r. Fam. Andar, arrastrarse. "Venn. 



VOCES ANDALUZAS 573 



pues, a embestir conmigo y mi paciencia, remolcândose calle 
arriba de la Paja." (Calderôn, Escenas, 35). 

REMOLINO. s. m. Persona inquiéta. **A ese remolino de 
Ventura, se !•; ha metido en la chola de ir a que le agujereen 
el ^.ellejo esos mdinos/' (Caballero, Familia de Alvareda, 271). 

REMONTAR. v. a. Hacer subir. "Una cometa de esas que 
remontan los niuchachos.*' (Ganivet, Pio Cid, I, 169). 

RENDIDOR. s. m. El que rinde o doma caballos, "Garro- 
cheador de toros y rendidor de caballos." (Calderôn, Esce- 
nas, 206). 

RENGUE. s. m. ^Sueno? "Pues en cuantico se coma, echas 
un rengue pa que escanse ese cuerpo bonito." fReyes, La- 
(jar, 179). 

REPANIIGAR. v. n. Repantigarse. **Bueno es repantigar 
al^c en la venta, y, después de refrescar emprender nuevi- 
mente la caii-inala/' (Rueda, Bajo la parra, 182.) Tb. de otràs 
partes (Baroja, Btisca, 9.) Tb. se dice Repanchigar, Hay re- 
panchigau, en bable (Rato). 

REPELO. s. m. *Rcpclo de frîo. Carne de gallina. provocada 
pot el frîo, cscalofrio. 

REPELUCO. s. m. Escalofrio, repelo. "Con una voz de peni 
honda, que l^a^ta a las flores les daban repelucos." (Quintero, 
Fîcres, 61). 

REPELLZNÛ. s. m. Repeluco, repelo. **A pesar de eso no 
he sentîo reoXuznos." (Reyes, Lagar, 69). 

REPELIARSE. v. r. Untarse, embadurnarse. "Date asîn 
y rtpéyate, que \amos a jacer pompas." (Rueda, Reja, 50). 

?vEPINTO, TA. adj. ^Repintado? 

Pinto, repinto 
Vendiô las cabras 
A veinticinco. 

(R. Marin, Cantos, I, 50.) 

i i Rep'n^a, tn Venezuela. "Pinta es el aspecto de la at- 



MIGUEL HE TORO Y GISBERT 

del I al 12 de enero, y rqjtnta el del 13 al 24. (l'. 
rti:i:lii Pinla). 

)UETEAR. V. a. Golpctear. "Al oir aquello Triai 
3 los dedos." (Reyes, Goktera, 59), 
LAiITIGARSE. V. 1. Repantigarse. Tb. en Hon- 
[embreno), Venezuela {P. Febres), Colombîa (Cuer- 
ico (Ranios), Guatemala (Batres) y ChiJe (Amunâ- 
fra. i^s). 

OS'f ADA. s. f. Resptiesta descortés y âspera. "0". :. 
nbia (Ciiervo). quien dice "que debe ser antiguo o 
' algi-na provincia espanola" y agrega en nota que en 
[se-^ûn Borao), repastôn es : respondôn, y reposters, 
)r. Tb. de Costa Rica (Gagini, quien recuerda que 
se halla en ei Quijote de Avellaneda), Méjico (Ra- 
laiemala (Batres), llondurai- (Menihreiio), Venezue- 
. Febrss). 

STAR. V. n. Responder grosera y âsperamente. "Ma- 
repo:-t(') en el acto." (Caballero, Gaviota, 176). 
TENTE, adj. Adjefivo enfàlico. V. Regalado y Re- 
"I.0 que le dé la repotente gana de decirnos" (Re- 
\tchUii. 19.) "Os vais adonde os dé la repotente gana." 
!s. Débiles fuertes, 77), 

ELEQUE. s. m. ^Amorio? "La costunibre que hav 
is ratronas sueltas tengan algûn requeleque." (Ganl- 
Cid. I, 66). 

ETEBIÉX. adv. Muy bien. "Tan requetebién como 
a a ese perro caliejero. " {Reyes. Goletera, 25.) Tb. de 
Sevilia), Méjico (Ramos, que critica sin razôn tnuy 
én^ En Argentina (Garzôn) hay rcqiietesabidb. En el 
(T(ibar), rcquetevicjo, rcqiietclonto. C t. Requctcgra- 
yes, Moruchila, 8), y requctchermoso, requête precioso-^ 
Pei'.nzos de vida, 14). 
ILORIO. s. m. Aditamento, adorno. "Se adornô coi 



VOCES ANDALUZAS 575 



lodos los requilorios que fragua la maledicencia." (Caballero, 
Clentcncia, H. 69). 

REQUISAR. V a. Averiguar, indagar. "Ten la bondad de 
no requisarme mas." (Ganivet, Pio Cid, II, 347). 

RESABIADO, DA. adj. Que tiene resabios. "Cada dîa 
i'tâ mas resabiâ y mas peor." (Reyes, Nino de los caireles, 6). 
l*b. en Fernan Caballero, c. Arona, artîculo Manoso.) Picôn Fe- 
nres trae para Venezuela, resabiarse. 

RESALADO, DA. adj. Muy salado. **iViva er garbo, re- 
snlâ!". (G. de Alba, en Pueblo Andalus, loi). 

RESALERITO. s. m. Salero, persona graciosa. "Préstame 
tu panuelo, resalerito." (G. de Alba, en Pueblo andaluz, 153). 

RESPECTIVE, s. m. ^Manera? "Y que de iguai respective 
mos veamos tos." (Rueda, Reja, 37). 

RESPINGC. s. m. Arremangamiento. "El respinguillo de la 
nari//' (('Ganivet, Pio Cid, I, 242.) — Bulla, bullicio. 

Manana es domingo, 
Y es dia de respingo 
Se casa Benito, 
Con un pajarito. 

(R. Marin, Canios, I, 56.) 

En Méjico: vcstido con respingos, (Ramos.) Th. se usa en 
Honduras (Membreno) y Chile (Amunâtegui, Borrones), 

RESUYO, YA. adj. Muy suyo. "Goza de distrito suyo y 
resuyo." (Valera, Dona Luz, 130). 

RETADOR, RA. adj. Que reta. Con la mirada relampa- 
gueante y retadors." (Reyes, Moruchita, 3). 

RETEBUE.MO, NA. adj. Muy buenb. "Retebuenîsima." 
(Ganivet, Pio Cid, I, 34.) — En Méjico hay también retebien 
(Ramos, artîculo Requetepién), 

RETEGRACIOSO, SA. adj. Muy gracioso, "Caracolillos de 
î etegr^ciocisimas puntas.*' (Roman Cortés, Débiles fuertes, 81). 




5/6 MIGUEL DE TORO Y GISBERT 



^ 



RETEMUCHISIMO. adv. Muchîsimo. "Ténias retemuchi- 
sima razôn." fReyes, Lagar, 246). 

RETENADA. adv. Absolutamente nada. "Lo que significa 
retenada, dij-j Reina usando este modismo andaluz poc*» fino." 
(Caballero, Làiirimas, 168). 

RETENER v. a. Conservar. "Habrâ mentido el refrân que 
dice que quien tuvo retuvo/* (Caballero, Clemencia, I, 273). 

RETONTIl^IMO, ma. adj. Muy retonto. "Ha visto usted 
en su vida hoirbre mas simple y mas retontisimo." (P. Val 
dés, Hermana, 155). 

RETRANCA. s. f. Andar con retranca, fr. Andar rehacio. 
**lY por que el tîo Juan anda con retranca en esos amorîos?". 
(Reyes, Lagar, 119). 

RETRECHETE, TA. adj. ^Retrechero? "Bajo, retrechete, 
dispondrôn." (Castro, Luna hm^ra, 13). 

RETRO, adv. A rétro, loc. adv. Con retroventa. "Hubiera 
^endido a rétro el corazôn.'' (Reyes, Lagar, 10). 

RETRÔNICA. s. f. Retôrica, sofisterîa. î Contestaciôn ? 
"Gente récalcitrante y de retronica." (Calderôn, Escenas, 92.)- 
"Segûn sus respuestas y retrônicas debe ser don Juan Cîimaco.'* 
Id. ibid., 197.) En Lope de Rueda, retronicar (éd. Cotarelo, II, 
^'84) ; tronica en J. del Encina (éd. Barbieri, 93.) Retônica, en 
Lucas Fernâudez. (Lamano, artîculo Despepitarse.) Tb. de 
Ci.enca (Barrera). 

RETUMBANCIA. s. f. Palabra retumbante. "Déjate de 
letumbancias, io que ha hecho es una borricada." (Caballero, 
Clemencia, I, 229). 

RETUNANTE, TA. adj. Muy tunante. "Tunantas y retu- 
nantas/' (Roman Cortés, Débiles fitertes, 42.) Retuno, en Pe- 
rcda (Puchera, 116). 

* REVELLIN. s. m. pr. Mal. Borde: el revellin de la era.— 
,:Poyo? '*Tir;indo del ronzal a la bestia la aproximô a un re- 
bellîn (sic), Jsrde donde diô un ligero brinco.'* (Ruedi, Gusa- 
no 174.) **E1 vdonero se acercô al rebellîn de la casa y empezD 



VOCES ANDALUZAS 577 



a descargarse de todos sus utensilios." (Id., Bajo la parra, 97). 

REVER3ERO. s. m. îQuinqué? "Se quejan de que alum- 
}>î^ malel re\erbero/' (Caballero, Clemencia, I, 4.) En Vene- 
;• ela: infi rnillc, cocinilla (Calcano.) Tb. en Ecuador, Guate- 
mala, Honduras (Tobar, Batres, Membreno). 

REVERENDO. s. m. "Nuestro vulgo tiene dos adjetivos 
cnfâticos, '•egalac es uno y reverendo es otro: Le plantô dos 
gi fêtas en la reterenda cara." (R. Marin, Comparaciones, 23.) 
**Mt quiees ji^.er el reverendo favor de dejarme." (Reyes, Mo- 
ruchita, 4.) Tb. de Méjico (Ramos, quien cita un pasaje de 
Cuervo, con este adjetivo). 

RÊVÉS, s. m. Vestirselas al rêvés, fr. Equivocarse. "Al rê- 
vés me las vestî, dijo la matrona. Eres mas tonta que Pipi, Jo- 
refita/* (Cabaliero, Lâgrimas, 54). 

REVINAR. V. n. ^Pensar, rumiar? "Emposible, mesma 
mente es îo qu^ doy en revinar." (Rueda, Patio, 62.) "No me 
-^onturba, sino que reviné y dije." (Rueda, Bajo la parra, 141.)- 

REVOLAIIsA. s. f. Revuelo. "Dando una revolaina, escà- 
pase en derredor de la pista/' (Rueda, Gusano, 164). 

REVUEf.O s. m. ^Salto, brinco? "Diô un revuelo y se ale- 
j/i." (Reyes, Lamr, 100.) "Lo pillô en un revuelo, le quitô la 
herramienta/' (Id. ibid., 69.) — ^Movimiento? "Lâgrimas que 
deshacia en los revuelos de la faena con las encallecidas yc- 
mas de los dedos/' (Rueda, Gusano, 45.) — Al revuelo, fr. De 
revuelo. "Palabras nuevas que habîa cogido al revuelo " (Ga 
nivet, Pio Cid, II, 162). 

REVUELTO. s. m. Una parte del boléro. "El acompana- 
miento esta tomado de la tiranilla Solitaria y del boléro an- 
tiguo de las campanas, pero el revuelto esta hecho cor maes- 
irîa." (Calderôn, EscenaSy 22). 

REY. s. m. Lo del rey, fr. La calle. (Acad. : la del rey.) "Me 
f.acô a lo del Rey, Uevôme, hablândome, gritando." (Calde- 
rôn, Escenas, 41.) "Para echarlas a volar por lo del rey." (R. 
.Marin, Canto:, II, 367.) — Ni rey ni roque, fr. Es barbarismo 



MIGUEL DE TORO Y GISBERT 

•: Ni Rey ni Roque, con ir.ayùsculas, conio esta en Va- 

uanila, 140.) — Rcy Don Alonso. Danza antigua. "El 

Rey Don Alonso y el Bran de Ii^làterra," (Calderôn. 

s, 2y). 

CONERA. s. f. Mueble de esquina. "La vieja linconera, 

es de inya limpisima cristaleria." (Reyes, Gohtera, 12,) 

gentino (Selva, crit, Atturicanismos). 

A. n. pr. Santa Rita es la abogada de los imposîbles, en 

icia. 'Le aseguro a usted que el dia que se case esa per- 

mando Jecir a San And ré s una misa cantada y sicte re- 

\ Santa Rita." (Caballer), Clcmencia, 1, 54). 

UAL. 3, m. De rituai, loc. adv. De costumbre. "Segûn es 

al en t-stcs tiempos fatigados." (Ganivet, Granada, 6.) 

0, ^..n:. Cosa rizada. "Como si desearan dejar hecha 

1 luz." (Riieda, Bajo la parra, 245). 

iifO. s. n- Fam. Dinero. "Tié muchisimo ângel y muchi- 

ucio." (Reyes, Moruchita, 12). 

)DAL. s. m. pr. Mal. Gran cantidad de cosas: un rodai 

[les. 

)DANTE. s. m. pr. Mal. Direcciôn que se da a un asunto. ' 

Roida). 

)API^^ s. m. iUna de las cubiertas de la cama? "La 

sca coh-hû. bajo la cual abria sus pliegues M andaluz 

" (Ruuda. Patio, 19.) En bable: rodapiellu, rodapié que 

la alrededor de las camas. (Rato). 

)AR. V n. Nôtese la sigtiiente forma: 

Ugrimas como garbansos 
Me se ruean por la cara. 

(R. Marin, Cattlos, III, 385.) 

)EARS£. V. r. Reunirse. "Punto de réunion, al cual se 
las familias en invierno." (Caballero, Familia de Alva- 
63,) Cf. Lope de Rueda. I, 97, éd. Cotarelo. "iCômo se 
ni 'ente en hacer hacienda!". 



VOCES ANDALUZAS 57 

*JtODEL. s. m. Senal o mancha redonda: roeles de lizne. 

RODILLER.^. s. f. Callo que se forma en las rodillas del 
clio arrodillarse. "Vamos, lo tomaré, y sin hacer mohines, 
que no criéis rodilleras." (Caballero, Làgrimas, i8i). 

ROMA. V. pr, Hablando de Raina, fr. En liablando del 
de Roma, alli asoma. "AUi va la endina. — Hablando de R 
ilijo Carm-ii," (Cortés, Débiles fuertes, 82), 

ROMAMD'.^AR. v. a. Casar, desposar, enlazar. (QiJini 
5« acaba e romandiiià 

(Burgos, Boda de Luis Aionso, 30.) 

ROMAN'/ADO. s. m. Reladôn. "Esa razûn puede cor 
rciîe com3 invectiva a este mi romanzado tan por Use y 11: 
(Calderôn, Escinas, 224). 

ROMPER. V. a. "Usar una prenda hasta que se ron 
(R. Marin, CaihIos, II, 393). 

ROMPIEXTE. s. f. (m. en Acad.). "La barca colocad 
bie iravesariv. cerca de la rompiente." (Rueda, Bajo U 
rra, 162). 

PONCIIAR. V. a. Ronzar, mascar. (Ac. dif. de Acac!.). 
pueen ronchar ioï-' garbanccjoj." (Ganivet. Pio Cid, II, ; 

RONDALLA. s. f. Ronda de mozos. (pr. de Ar., en A 
"PF.rrandai de espunias, rondailas de estrepitosas corriei 
^RHeda, Câpii.'a, 206)., 

RONDES'O. s. m. Especie de sombrero. "Su rondef 
<'Ita copa y de algo recogidas alas." (Reyes, Nifio de lo. 
reUs. 4). 

RORA. s. f. Lo que !os chiquillos piden at padrtno e 
Iputizos. V. Pelôfi. "Con su interminable pelôn padrtno, 
lOna. rona, que el nino no tiene moîia." (Rueda, Palio, : 

ROQUE, s. m. "Voz con que en medio de una func 
lieMa de caidd se avisa para que. apagando uno las lue 
rrme un bronquis- o culebra." (Calaerôn, Escenas, 112) 



SSO MICUEI, UE TORO Y GISBERT 

ROSA. S. f. Como la propia rosa o como las propias rosas, fr. 
Muy bien. "Un hombre que estaba aqui como U propia rosa." 
(Caballero, Senilôn, 51.) "No hay como encargârsclo, y lo 
mistno que las propias rosa.s." {Rueda, Patio, 152.) — Rosa al- 
bardero, pr. Cad. La Pconia brotcri, ranunculâcea. (Pérez I^ra, 
Flor gad., en Anales, t. 27.) — Rosa de pasiôn. La l'asiflora. 
"Una de esas rosas de pasiôn, que elevan sobre sus pâlidas hojas 
iina corona de espinas." (Caballero, Fattiilia de Alvarcda, 259.) 
— Rosa de a libra. Rosa lunaria. Variedades de rosa. "No me 
gustan las rosas de a libra... No me gustan las rosas lUnarîas." 
(Caballero, ijaviola, I, 135, 136.), Rosal liinario, en Colmeiro 
(Diccionario), es el Rosal de Bengala o Rosa indica, planta ro- 
sâcea. 

ROSAL. s. m. Rasai bravio, pr. Cad. Rosa sempervirens, 
planta rosâcea. (Pérez Lara, Flor gad., en Anales, t. 20.) — Ro- 
sal de Pasiôn. ;La Pasionaria? '"El jaramago, que sacaba .sn 
gdita amarilla por entre las rpma? de un rosal de Pasiôn." (Ca- 
ballero, Cosa nimptida. 76.) — Rosal de virgcn. i ? "Oye: iCômo 
s: llama un loîal blanco que hay j'unto a la celinda? — Rosa 
de virgen." (Qulniero, Flores, 54.) 

ROSARIO. s. rii. Aeabar como el rosario de Espcra {de 
la Atirora, en Acad.) fr. Acab:.r a golpes. "Acabar "1 ba!Ie como 
el rosario de liÎKpcra, que segùn dicen, concluyô a trastazos." 
vG. de Alba, en Pueblo andalu.-!, 27). En Méjico, como el ro- 
sario de Anwaoc. (Ramos). 

ROSCA. s f. Uacer la rotca, fr. Hacer la corte, sent dif de 
Acad. "Tod) cl mundo dice que le hace usted la rosca a la 
monjita." (P. Valdés, Hermana, 49). 

ROSCO. 5. m. Bollo en forma de rosca. "Pasândose de uno 
en otro los bollos y los roscos." (Calderôn, Escenas, 13.) "Mos- 
tachones, ro,sc. s y bizcochos de espuniilla." (Valera, Juan'- 
'". 347)- 

ROSICLER >-. m. ^Cosa preciosa? "^Y quién es ese ros'- 



VOCES ANDALUZAS 58t 

':l.'r, Cantuesu? — La mejor aioza e la Vifiuela." (Rcyes, La- 
ffor, 35)- 

ROSITA, s, i. En rositas. îEn balde. gratis? "Que asi no 
5uera, en rosira' se nos iria ei tiempo." (Rueda, Patio, 128.)- 
Df rositas en oiras partes (Besses, Baroja, Busca, 248.) De rosa, 
en el Salvador (Salazar). 

ROSQUILLO. s. m. Rosco pequeîio. "Con rosquillos de Loja, 
que son los mis delicados que se conocen." (Valera, Itusio- 
.^ps, 23). 

ROSQUITlî. s m. Rosco pequeûo. "Rosquttos de garban- 
zi s." (Cortés, Débites fuertes, 74). 

ROTA. s. f. La rota de Axarquia, derrota de los castellanos 
por Muicy Haccni, en Axarquia (Màlaga), hacia 1480. "Pare- 
(ia un escapado de la rota de Axarquia, con el camisôn y el 
mtrsellés desgrirrados." (A. Reyes, Lagar, i6i). 

ROTENO, NA. adj. Habitante de Rota. 

Los roteiios a sus no v las 
Le acostumbran regalar 
Pcpitas de calabaza, 
Que son confites alla. 

{R. Marin, Canlos. IV. 4t^.) 

RUCHO. s m. Burro. 

A casa er Chano, 
A dcjarle en e! corri 
EU rucho y esas canasta 
E breva e Puerto Rei. 

(Burgos, Boda de Luit Alonso, 3Q.) 

— A csa no le sucltan el rucho, fr. "Se dirigen estas palabi 
a la mujer que no es doncella, porque Pilatos tiene prépara 
un rucho para dejarlo correr detrâs de* la soltera que va a 
reino," (Trad. esp., I, 295). 

RUEDA, s, f. Girândula de cohetes. "Habrâ muchos col 



MIGL'EL DE TORO Y GISBERT 

5 o très soles o ruedas." (Valera, Juattita, 84-) — El Or^ 
:us tnola o Pez lunâ, pez. (Navarrete, Ictiol, 153). 
. Muel.-s. "La manera que tiene de corner la tefîa. Ro- 
*obre! si le faltan las rueas!", (Cortés, Débiles fuer- 

~iO. V. m. Circunferencia. "Trayendo dos dedos mâs de 
tzz la enjundia y siete carniceras mâs de carce en el 
e su i>trsona." (Caldcrôn, Escenas, 237.) — Juego de 
10s, corro. "Te pasabas las horas jiigando al rueo sa 
y enseîifndo las pantorrillas." (Reyes, Goletera 85.) — 
de forma de corona. "Un brasero embutido en un gran 
: caoba." (Riibio, Memorias, II, 37.) — i ? Las hazas del 
demâs lierras de pan llevar." (Valera, llusiones, 29.) 
doi hazas en el ruedo, de très fanegas la una." (Va- 
nita, 4.) "Las yeguas trabadas, saltaban trabajosamente 
ruedos." (Castro, Lima luttera, 15). 
ANAïiSE. V. r. ^Enfurecerse? "Se rufianarcn y no 
1. pagar lo ajustado." (Cr.ballero, en Pucblo and. 13). 
L s, n. Germ. Trasero. (Besses.) También de Murcia, 

No hay una jembra en Seviya 
Con mâs grasia y mâs aqué 
Que mi nena salerosa 
Cuando menea el rulé. 
(Sânchez de Fuentes, en Pueblo andalu::, loç).} 

Si repico los paliyos 
Y sarandeo el rulé. 
(Sànchez de Fuentes, en Pueblo anâalu::, 121.) 

). 5. m Cilindro. cosa de forma cilindrica. "Un rulo 
ue stnnbrea la frente." (Urbano, Mtindanal ruido, 497). 
ntino (Garzôn). 

80. j. m. A runibo^ fr. A fuerza de. "Abrirse paso a 
e va'iîiiiîa." (Reyes, Nifio de los caireUs, 19) 



vaCES ANDALUZAS 583 

RUNRUNKAR. v. n. Hace- runrûn. — v. a. Rezongar. "Los 
sochantres ruiiMneaban los ûltimos salmos." (Hernânder Mir, 
Pcaasos de At'.a, 8.) Tb. de Murcia (SeviUa). 



SABER. V. a. Nôtese la forma siguîente: "Que si que se 3 
(Ganivet, Pic Cid, II, 21.) *t;. t. la forma: que se yo ni qui 
cuando. Tb. csf,-> ûltinia en Cuba (Pichardo). 

SABIDO, D.T adj. De sabido, loc. adv. A ciencîa cierta. ' 
se de sabb." (Rueda, Reja, ig). 

SACAlS. s. m. pi. Genn. Ops. (Quindalé.) .Sac.lis cha 
jaores." (Burgos. Boda de Luis Alonsa, 34.) "Cuânto tiei 
jace que no le das un rate de gusto a los sacâis de mi cai 
(Reyes, Golete-a, 2g). 

SACALIRA. s. f, "Sacaliila significa en tîerras «iidah 
*odo ardid o artificio con que se intenta conseguir que alg 
dé lo que no dtbe demorar el cumplimiento de uns obi 
ciùii." (R. Mariîi, Comparaciones, 113)- 

SACAR. V. p tianar en la loteria. "Aquella que le ped 
Dioâ sacar la loteria." (Caballero, Gaviota, I, 76.) F.r. el F 
sacûrsc itna sucrte (Arona, articule Suerle.) — Sacar a una 
chacha, fr. Verifîcar su sacorîo. "Ponerte de acuetdo con 
'■alia y sacarLi pa acabar de una vez." (Rueda, Reja, m) 

SACO. -. m. Americana, prenda. "Un traje de linô de 
chura de saco." (Caballero, Lâgrimas, 163.) En Canarias se 
por americana. Tb. en Cuba (Pichardo) y Honduras (M 
brcno). 

SACORICJ. s. m. Acciôn de sacar a una muchacha de « 
de sus padre.i, con asentimiento de las autoridades, para 



curindo los padres se oponen a dicho casamient!) 
un sacorio?" (Rueda, Reja, 22). 
iNTA, s. f. Fam. Borrachera. 



a Dios le cllgo de tû. 

(R. Marin, Cantos. IV, 420, 426.) 



ENTACIÔN. s. f. Accion de sacramentar a un 
ura e) acto de la sacramentaciôn del enfermo." 
I. 90- 

O. s. m. Mudanza del baile. "El ùltimo esfuerzo 
-dos, sacudidos y mudànzas." (Calderôn, Escf- 

t. V, a. Clavar con una aguja. "Hechos los panes, 
latteô con una aguja de hacer média." (Rueda. 

O. s. m. "Visîtar los sagrarios quiere decir tant.. 

iberna en tabema." (Trad. esp., 1, 61). 

DOR. s. m. Enjugador de mimbres para la ropi. 

cstaba vacia y cuya ropîta yacia caîda y fria so- 

iiador de mimbre." (Caballero, c. Arona. Tb, rî 

ni). 

m. iSayo? "Colgados de varias estacas contein- 
; saiones que a diario luchan en el monte con la> 
la, Reja, 165). 

s. f . i Planta salsolàcea ? En Acad, : Salado es si 
traiiiillo, planta borrillera. "Una plan'j llamada sa- 
,; ceniciento y menudas flores." (Caballero, Oltinu^ 
E-ia, 174)- 

s. m. Persona salada. 

ijole con joie, salcrol 

(,R. Marin, Canios. H, 7). 



VOCES ANDALUZAS 585 



SALIDA. s. f. î Toque que indica el principio del baile: 
"Dieron sûlida, y se escuchô la ccpla madrigal." (Castro, Luna 
luttera, 3). 

SALIR. V. n. Salir por peteneras, malaguenas, etc., fr. Em- 
pezar a cantar una copia de estas. 

Una voz de las que hablan, 
Salieudo por malaguenas, 
Con sorna y malicia canta. 

(Rueda, Bajo la parra, 33). 

SALIVA, s. f. Salivazo, esputo. "Echo una saliva junto a la* 
cama." {Trad. esp,, I, 192.) — Paner a uno la saliva en la oreja, 
fr. Dominarlo, vencerlo. "Pôngale yo la salivilla en la oreja al 
testarudo poseedor.'* (Calderôn, Esccnas, 79.) *'Untar las orejas 
con saliva un miichacho a otro équivale a un cartel de desafio." 
fR. Marin, Canios, I, 181). 

S ALI VA JO. s. m. Escupidura, esputo. '*Le escupia como un 
salivajo a la arena." (Rueda, Reja, 100.) — *Ahogarse en un sa- 
Inajo, fr. Apnrarse por poca cosa. Tb. de Murcia (Sevilla). 

SALIVAZO. s. m. Salivajo. **En la cara cayole el salivazo " 
(Castro, Luna lunera, 17). 

SALIV'ÔN. s. m. Salivajo. '*Te dé un salivon en esa cara 
de piyo ben^'esio." (Cortés, Débiles fuertes, 71). 

SALOMOi^^ADA. s. f. Tonteria. '*Usted dice cada salomo- 
rada que asombra.'* (Caballero, Servilôn, 39). 

SALTABARCAS. s. m. El Saurtis fasciatus o Pez de Saa 
Francisco. (Xavarrete, Ictiologîa, 155). 

SALTAR. V. a. Saltar de, fr. Estar muy. "Su casa, que e- 
tc.ba saltando de limpia." (Valera, Juanita, 59.) — Saltar por una 
cosa, fr. Esta»- niuy ansioso de ella: saltar por decir una cosr. 

SALTO. s. m. A saltos, loc. adv. Por asalto. **Para tomar a 
saltos las caôillas.*' (Rueda, Bajo la parra, 226.) — Salto de 
gallo. i ? '*Davse con cualquiera veinte saltos de gallo a golpe de 

R€VHt Hispaniqtu.— h. 3b 




S86 MIGUEL IlE TORO Y GISBERT 

i.avaja." (Rueda, Patio, 142.)— .TaZ/o de la comba. "Pônese uii 
niuchaclio d '. comba y cada uno de los demâs va tomando la ca- 
rrera necesaria y, saltando pur encinia de él con las piernas 
ôbiertas y apoyando tas manos en la espalda, pero siïi poderl? 
Krar en otia parte del cuerpo, so pena de reemplazarle inmedia- 
lamente." (R. Marin, Canlos, I, 173.) "Jugando al hoyuelo, a 
kf: ctiapas, al salto de la comba " (Valera, Comem'ador, 47). 

SALUD. s. I, Û. en las siguientes salutaciones. "Que de salû 
le sirva." (Reyes, Niiio de los caireles, 8.) "Salud y pesetas, 
tic Pedro." (Caballero, familia de Alvareda, 290), 

SALVE. ;-. m. ^Resalvo? "Saltando un salve de saùcos que 
servia de ccr.;a " (Ganivet, Pio Cid, H, 86). 

SANGRIL. s. î. "Cou las palabras entrafias, reaiios. tripas y 
sangre, se s-ielf aliidir en Andaliicia a ta bondad maldad d« 
los sentimientos: Tiene mala sangre, tiene malas tripa.s." (R. 
Marin. Cantr,.', lî, 376.) Tambiéii en Honduras y Argentin?. 
(Menibreiio, Guiraldes.) — *Sangre blâma. Fam. Persona tai- 
llada. — *Pirs;)na floja o desidio.-*a. También se dice en este caso 
Sangre de horihata. — Sangre de froncés, pr. Sev. Crisanterati. 
(En Acad. : de Francta.) "La sangre de francés, apellid ■ de in- 
averiguabl" origen." (Caballero. Cosa ciimplida, jè.)—-* Sangre 
lorcida. Sandre que se extravasa bajo la piel cuando se pe- 
Itizca esta fuertemente. — Mala sangre. s. ni. Faut. Persona tai- 
mada; hipôi-rita: Fulano-es un mala sangre. "Por tu cuerpo 
mala sangre." (Hernândez Mir, Prdacos de rida, i.) — *Preir la 
sangre. fig. Fastidiar. En Acad. solo Qiietnar la sangre. — *San- 
yre garda fam. Sangre blanca. 

♦ S.A.NGRtA. s. f. Refresco de trozos de naranja o nielocotôn 
con vino y azûcar. 

SANOTE. adj. Muy sano, "Era sanota y rolliza." (Ganivet, 
Pio Cid, I, 47). 

SANSEACABÔ. loc. fam. Se acabô. "El mismo dia que nit 
ordene, sanscacabô." (Valdés. Idilio, 55}. 



VOCES A.\1>AI.UZAS 587 

♦ SANTAZO. s, m. Porrazo, caîda. 
SANTIRUl.tTO. s. m. dim. festivo de Saiito. Û. en la copl^: 

Santirulitos bonitos, baratos, 
Ni coinen, ni beben, ni gaslan zapalos. 

(Valera^ DaAa Lu::, 30). 

SANTO. s, m. A santo de qtié, loc. Cou que niotivo. "A sanf'j 
Je que me vcy yo,a laiizar." (Ganivet, Pio Cid, I, 261). 

SANTGLIO. s. m. El Santo ôleo. "El pueblu llaiiia sanlolio 
a la adminUiiacion de la Extrema Uiicion. {Trad., esp. I, 92./ 
Th. en Colonibia (Cuervo, § 575) y Méjico (Kanios). 

SAKDASi. s. f. Xavaja. {Scrdam en Hcsses). 

Si m'arrtmango el estache 
Y trinco la sardafii. 
No hay un moso en toa Triana 
Que se ponga clantc c lui. 

(S. de Fuenles, en PuMo andalu:, 109). 

SARDASOSO, SA. adj. Cent,. Gracioso. En Quindalé. 

"Hardamy, ryi. adj. Gracioso, sa." "Con sus pinreks chîni; 
rros, pinrelà lardanoso." (Burgos, Boda de Luis Alonso, 34). 
*SARDESCO. CA. adj. Taimado. hipôcrita. Û. t. el aum 
Sardescôn. rta. 

* SAKGEXTO\.\. adj. Dkc;,e de la niiijer alla, grue- 
sa y tosca. 

SAKTKKA.ÏA. s. f. dim. de Sartén. (Acad.: sarfencja.) "l.? 
gran ,sarlenaj;i de cobre brillaba como oro sobre su baja tarim,i 
(^e madera." (Caballero, Familia de Alvareda, 263). 

* SAYO. s m. pr. Mal. La îarfoUa del maiz, en Cuevas deî 
Hecerro. 

• SAZONAR. V. a. Û. comûnmente por salar. 

SE. pron. Û. a veces por os. "Queréis cayarse." {Folk lore 
and., 32 c. por Cuervo, en Apnntacioncs,_% 345. 



o cebo, dicen los chicos en Sevilla al bo- 
ndose de tal en tas cailes." (Folk lor^ 
1 hacer un sebo a uno es anonadarle, con- 

(Pichardo.) {Padrino sebo!, en e! Perû, 
Padrino pelôn! (Arona, art." Sebo.) 
ioclor de secano, fam. Et que présume de 
Lcad. liay sôto: Abogado de secano. Û, por 

14. 

adj. Muy seco, sequerosS. 
I secas. St. iSin corner? "Cuanto a la co- 
trabaja a secas en et lagar." (Rueda, Gu- 
, toc. adv. Bruscamente. "Le ectiaba ella 
dota en seco." (Navas, Procurador Yerba- 

adj. pop. Que parece de seda. "Paiiuelo.'i 
eàticos, o sea de perçai lustrosisimo. " (Va- 

adj. A seguida, de srgnida, locs. advs. En 
1 seguida el roce del mécanisme autorita- 
ada, 56.) "Voy de seguia, pae, yo mesmo." 

1,8). 

. t. Scgtiidîila gitana. i ? "Se alerniînô a 
a gitana." (Reyes, Lagar, 282. — Seguidilh 
:iân. En Acad. solo la mûsica de ella. 

ejTuidilIns manchegas 



<R. Marin, Cantos. IV, 269). 

f]ûn y. loc. Segùn. "Segûn y sea er pienso. 
(FernàndPi Garcia, Reina de la Cava, 887). 
1. f. Segunda intenciùn. 



VOCES ANDALUZAS 5^9 



Al hombre faiso y sin 
Trâtalo con segundilla. 



SEGURO. s. m. fig. V. Seguro, T. en Acad. 14. "Al chaval 
se le va gastando e) seguro, y er dia menos pensao va a d 
estallio." (Reyes, A'iîïo de los cairetcs, 13). 

SEMBRADA. adj. "De una mujer que tiene gracid si 
en AndalucU qoe esta sembrà. De una persona de buena 
bra se dice iamtiién que esta sembrâ. También, de cua 
jurla dono^a de cualquier chispeante historieta, se dii 
son de elogio: jEso si que eslâ sembrao!". (R. Marin, 

lOS. II, 120). 

SEMEJAXZA s. f. iAfirniacion, dicho? "Repito la 
janza de que no gorverà a paiame." (Rucda, Gusuno, -.5, 

SENTAR. » n. Hacerse juicioso. "El sentarâ, hija n 
seiitarâ". (Caflatlero, Oltimo consudo, en Elta, 180). 

SEKA. s f. Senora. "La senà Frasquita." (Alarccn, 
lirero. 42.) 0. I. sin articulo. "To.siô seiiâ Gertrudi, c inr 
.|ii'tar de su garganta aignn estorbo." {L. Fernândez C 
Rmia de la Cava, 882,) "ïQuién? ; Seiiâ Rosa Mistica!" 
ballero, Caviola, I, 60.) "Criada Quela en la amiga de sen 
ïita." (Id. Lâgrintas, 65.) Acasc de aqui procède el ne / 
de los aniericanos. Tb. setiâ, en Méjîco (Ramos"). y Se& 
en Cuba (P'chardo.) Tl). de Venezuela (P. Febres). 

SENOR. s. m. C. c. interj. "Senô, tô tiene arreglo e 
niundo." (Hernândez Mir. Pcdasos de vida, 10.) — Pues 
Icc. que en los cueiitos équivale a: Enfonces, luego. "Pui 
fiur. que la nina ptdiô un jarro de agua." "Pues, sencr, 
dijc a usted...". "Pues, seiior, la vieja tan contenta enc: 
la muchach?.." "Pues seiior,- que cuando llegô la noche." l 
csp., I, 164. ^^5), 

SENORITINGO. s. m. desp. de Seiiorito. "Habia de 



VOCES AND.^LUZAS 591 

Sueltan las niaiios e imitaii a las peinadoras, liRgo imitan 
otros oficios. Se usa tb. en «. :ii.: cantar cl sereni. (Sevilla.) 
En Cuba, sereni es sinon, de aleluya, planta ^Pichardo). Cf. 
Saiisirolà y SansiroU, simple», soso, en Salmanca (Lamano). 
Cf. en Pardo Bazân (Tribiina, 21) "poniase a jugar al corro, 
a San Severin, a la viudita". 

SERENt.\. !■. f. Cargo de sereno. "Para que se empenara 
con su senoTi ,1 fin de que a Juan le dieran una serenia." (Ca- 
ballero, Clemcncia, I, 34). 

SERETA. s. (. dini. de Sei?. 

Mira como se reskmc 
La sereta del carbén. 

{R. Marin, C.inlos, IV, 311). 

Tb. de Canarias (Zerolo, Lfgajo, 160.) y Venezuela ("'- 
vodô). 

SERMON' s. m. Sermon de honras, irôn. Maledicencia. " 
que oîan el exirano sermon de honras." (estaban poniend 
l'cpita como chupa de domine.) (Valera, Pépita, 138.) — i. 
mon sin paiin. Fam. ^Sermon largo? "jY los momcntos 
bn,-cn para ediarnie un sermon sin paîio!" (Caballero. 

SKRRAX(1. NA. s. m. y f. Macido en la sierra. 



Fué mi nacimiento en Konda 




Y fué mi madré serrana. 




(R. Marin, Cantos. 


III, 24?J. 


-Término de carino. 




No caraelo yo, serrana 





Que me quieras a la (uerza. 

(G. de Alba. en Pueblo andalut, 213). 



MIGUEL DF TORO Y GISBERT 



lAy que pcoita, serranol 

Que se te aflojan los deos 

, Cuando te aprieto las manos, 

(Reyes, Moruchila, io>. 

* SERVICIALA. adj. s. Servicial. Tb. en Colombia (Cuervo). 
' SERVILLETA. s. f. Toalla. 

SERVITA. s. m. Servil, conservador. "Ensartô una docena 
de maldiciones contra los servitas." (Caballero, Sen'ilôn, yg,) i ? 
"Ys ténia bastante con la proccsiôn de servitas que se le pa- 
seaba por el aima." (Reyes, Lagar, 244). 

SIBIBIL. s. m. Pito de atcacer. (Caballero, Clemencto, Voca- 
bulario.) "Eres un sibibil, e^tâs achacosa como !ina monja." 
(Id. md., I 251). 

PIEMPRETJESO. s. m. "Juguete de muchachos, miinequilln 
de materia 'ifera al cual sirve de base un pedacito de pJomo t> 
de hicrro." (R. Marin, Comparactones, 85.) "Trompas mari- 
nas. siemprelit'=os, sables y fusîles de madera." (Valera, /mi- 
nita, 85). 

SIGUEL.-\S. s. f. pi. iSeguidîIlas? iCosa de giiitarra? 
'"Ouién son 1os reyes magos de las primas y las siguelas." (Re- 
yts, Goletem, 18). 

* SILLET/* . s. f. Terno, juramento: echar silletas. Es a(e- 
niiaciôn de .tra voz. 

* SILLETKRO. RA. adj. Que jura a menudo. 
SILLON*, s. f aum. de Silla. "La sillona de tijera," (R. 

CiTtés, Débiles fuertes, 40). 

SIMILISERBA. s. f. Juego de muchachos. "iCômo a no 
scr asi (por la tradîcion) jugarân los muchachos a Sonso- 
luna (Sum suh liuta) y a Similiserba (similis kerba}?* (R. Marin, 
Cantos, 1, 181). — Tb, se lee: simili sei fia. 

Simili serba. 
Cantaba la perra. . - ; 



VOCES ANDALUZAS 593 

Un arbolito 

D'esta manera: 

Con muchas frutitas 

Por dentro amariyîtas, 

Y amariyas por tuera. (El ciruelo y las cinielas). 

(R. Marin, Cantos, I, 224). 

SIMILI SERRA >- SIMIL Y SERVA. V. Similiscrba. (R 
Alirin, Canljf I, 343). 

*SIMPLA!NA o SIMPLAINAS. s. m. Persona simple 
Tb. de Santatuier {Pereda, La Puchcra, 172). 

SIMPLÔN, NA. adj. Muy simple. 

Le digo que es un simploo. 

(R. Marin. Ciiilos. I, 2431- 

Tb. argentino (Garzon). 

SIN. pr^p. Equivale a veces a: Y 110 poco. 

Vamos 
i Sin gente que habrâ reunia 
Esperândonos ! 

(Burgos, lioda de Lu!s Alonso, 27). 

SINFUNDO, s. m. Infundio, disparate. "Que querias que 1) 
contcstase a rerrcjantes sinfiindos." (Caballero, Elia, 40.) "L( 
que has dk-ho es^ un sinfundo en buen versaje." (Caballero 
Cl.mencia, I, 186). 

•SIXGRACIA. s. m. Persona que no tîene gracia. — s. f 
Cosi. que no tient gracia. "Unos se rien de ta gracia y otro- 
de la singra:iu." (Caballero, Clcmencia, I. 181). 

SINGUILINDAXGO. s. m. Cualquier cosa. (Caballero, Cle 
■iii-iicia, Vuc-buJario.) "^A que viene usted por aqui. tia sin 
guilindango?". (Caballero, Ctemencia, I, 2ii)'. 



VOCES ANDALUZAS 595 

(Cervantes, La nifretenida, jorn. I. Teatro, éd. Madrid, i8g6, 
t, 111, p. io8, c. Aicardo). 

SOBRE, pvep. A. "En el centre habia un ancho patio sobre 
el cual daban nnichas ventanas." (Valera, llusionc\, îL-q.) Sobre 
que, loc. Huera de que. "jY todavia no ha cuniplido trtte 
j-iios! iSohre que ya no hay ninas!". (Cabalhro Gaviota, 
I. 139.) — Sobre si. loc. adv. Metido en si, ensimisr.iadu. "Q"^ 
tcTca y que sobre si! (Caliallero, Clcuicncia, I, $2). 

SOBREHUSA. En Acad., pr. And. : Guisado de pescado, etc. 
Hay otra aceixrion, en Lopc de Rueda, ed, Cotarelo, II, 147. 
"Lo.-; vi (bunuelos) con aquella sobrehusa encima." Cotarelo ob- 
serva (Glosario) que Covarrubias trae dos significaciones, un,! 
de capirotadô vulgar, y otra de "cierta salsa que se eclia en al- 
gunos guisados" y agrega : como se ve, tanibién podia ser dulce. 

SOBREMANTA. s. f. Parte del aparejo. "Vistosa manti, 
îODrenianta y rico niosquero." (Reyes, Lagar, 33.) Cf. el ar- 
'.{L'ntino sobrcpeilôr. y sobrepuesto, partes del aparejo (Garzôn). 

POBRETARDE. s. f. De sobretarde, loc. adv. Caida la tar- 
de. "Muy de scbretarde entràbamos en Sevilla." (Ca'-^»'-"" 
Fsienas, 185), 

SOCORRIDO, DA. adj. Aniparado. "Mâs socorrio < 
probe, — que giiebos con tomate." R. Marin, Comp^ 
nei. 83). 

'SOFOQUIKA. s. f. Sofocôn. Tb. de Honduras, 
breno). 

' SOGUILLA. s. f. Cordilla que se da a los gatos. 

SOL. s. m. Rueda gîrândula de cohetes. "Habrâ i 
cohetes y dor: o très soles o ruedas." (Valera, Juanita, 
Soi de JHUicia. Sol muy fuerle. "Con el sol de justic 
ahtra hace," iGanivet, Pio Cid, II, 57.) — *Como un * 
Muy brillante 

•SOLAKKKA. s, f. Solana. 

SOLANO (de S. Francisco Solano), n. pr. ";Quién? e 



96 MIGUEL DE TORO Y GISBEKT 

ilaria Jesùs ■— Soiano!". (Castre. Luna luttera, 2.) — Û. t. c 

dj. para cksigiiar cl viento soiano. 

El aircsiyo soiano 
Que vient por la Gomcra. 

(R. Marin. Cantot, II, 428). 

SOLDADO. s. m. Soldado de Pavia. "Boquerones, soldados 
c Pavia (pedazos de bacalao seco y fritos con rebozo Je 

jevo." (P, Vaidés, Hermana, 373). 
SOLEMXICIO. s. m, Solemnidad. 

De solemnicio 
Trenia. Corpus Crisque 
Y el Asensicio. 

(R. Marin, Canlos, IV, 367). 

SOLERA s f. Madré del vino, (Acad.). "Asin c^là el hom- 
rc, que cuando siia, sûa sjlera." (Reyes, Moruchito. 4.) — 
l. c. m. "Ls que quicre usté también pa usté hasta el se- 
ra?" {Reyes. Moruchila, 18.) 

SOLETA s. f. Tocar soldas, fr. Huir. (En Acad.: tomar 
ilcta.) {Folle lorc. and., niim. 2, 67}. 

SOLO, LA. adj. Desierto. s-.i'ilario. "Subia por la cuesta, que 
1 aque! niomento estaba sola." {Valera, Juattita, 37)-- 

SOLTERÔ.N, NA. adj. aum. de Solfcro. (Ac. dif. de Acad.^ 
Cayo en la folterona casa como agua de mayo. " (Castro, 
utia luttera. S). 

SOMBRA. ;:. f. Tener somhra de higttera negra, fr. Presa- 
ar mal, ■icr de mal aguero. {Trad. esp., I, 230). 

ROMBRERADA. s. f. Saludo con el sombrero. ''Recibien- 
) 'sombrer idas -de todo el mundo." (Rueda, Palio, 18). 

SOMBRî^RO. s. m. Sombrero de barquiîla. ^El Az çanoa 
: canal? "Li petaca Ilévanla a un lado del sombrero de bar- 
liila." (Rueda, Reja, 136.) En Honduras, sombrero àbarqui- 



VOCES ANDALUZAS S97 

llado, el de teja (Membreno). — Sombrero de cubilete. îEl de 
caille? "Soir.brcro de cubilete echado hacia la frente." (Ru- 
bio, Mémorial. 111, 93.) — Sombrero português. El caknés. "Un 
sombrero de ancha ala, llamado calanés o portugués." (Caba- 
Ilero, Familia de Ahareda, 251). 

SOMBR:].!^. s. f. ♦Pariguas.— SowfcWHfl de sol. El qui- 
ta«.ol o sombrilla. "Su mâs que usada sombrtlla de sol." (Reyes, 
Lagar, 131;. 

SOMBPIO. s. m. Sombra. "Unes cuantos ârboles forman un 
scmbrio In-antc para amansar los rayos del sol." (Calderôn, 
Bsienas, 6). 

SON. s. m. Eche usted son, loc. fam. , No digo nada ! i Vaya ! 
"Asi marchaba la cordobesa y eclie usté son, que me pierdo." 
(Roman Cortés, Débiles fucrfcs, 81.) 

SONAJ^ s. t. "En Andalucia lo que la Academia llama so- 
iiajtTO." (R. Marin, Comparacior.es, 25.) Tb. del Perû (Arona. 
articulo A^ucirera.) — ; ? "El hodegôn le ofrecia la brosa y Ii 
so.iaja con que satisfacer el hambre." (Aguilera y Porta en 
Pueblo aiidal'iS, 53.) "Habia para vino, para brosa y para so- 
raja.s." (Id. 'Md., 56). 

SON'.-\R. V. a. Hacer sonar. "No qtiisiea mâ.s que podé so- 
narle como si (i-pas un duro." (Quintero, Btiena sombra, e 
na XXIV.) — "El mauantial seguia sonando sus gotas." (Riii 
Giisatio, 105.) — Dar la hora. "L.uego que el reloj marcas 
BonaHL las horas." (Valera, Hiisiones, 66). 

SONATA s. f. éTocata? "Una flauta con la que toc 
cu'intas can^ione*' liabia oido y muchas sonatas que se 
rif^raba que no liabia oido jamâs." (Valera, Jlusiones, 35) 

SON'SI. s. m. Oerm. Sikncio. (Besses). "Sonsi, que e; 
oonvencio." (Burgos, Boda de Luis Alonso, 38). 

30NS0N1CHE. s. m. Germ. îSilencio? En Quindalé si 
Sonsonichar. v. a Acallar. "El maestro Sonsoniche punfe 
solcares en la guitarra." (Navas, Procurador Yerbabuena, 1 



MlflL'EL DE TORO Y CrSBERT 



Te aguarda en el olivâ; 

SoDsouichc, rayandito, 
Que tu mare pué cspertâ ! 



(E. de Cisncros. en Pacblo AnJaluz, 173). 

SONSOLlIiNA, s. i. Juego de inuchachos, "iCômo. a no ser 
asi ipor la tradiciôn), jugarân los muchachos a Sonsoluna {Sum 
siib liuia) y a Similiserba (similis Iterba)?". (R. Marin, Can- 
ios. I, 181). 

SONAR, s. m. Sucno. "Espierta y éjate de son;ires," (Re- 
ycs. Lagar, -288). 

SOPA. s. {. Sopa de ensalada. îTonteria? "No saïgas ahora 
con esa sopa de ensalada." (Caballero, Làgrimas, no.) — 4. 
sopa limpia, l.tc. adv. A fuerza de sopas. "Para luego sacarlo 
a rcpa limpia o a pulso." (Rueda, Gusatio, 164.) — Caer en la 
sopa. fr. Lhgar a iina ca^a a la liora de corner. "Darîa en la 
casa A pnritM àç caer en la sopa. pucsto que cra la hora précisa 
dcl atmuer o." (Rueda, Gtisano, 134). 

^OPLAPO, DA. adj. Hinchado, engreido. "Venia tan so- 
plada y colo.ada que parecii la emperatriz de los tomates." 
(Caballero, Lâarimas, 95). 

50PLAR. V. a. Beber. "Bebiendo mosto, soplando ron." 
(Gilderôn, Escenas, 202). 

* SORBER. V. a. Aspirar por la nariz: sorber mocos. Suele 
hacerse irrcguiar (suerbo). Tanibién en Colombia (Cuervo), 
Costa Rica (Gagini, con cila de Quevedo) y Argentina (Gar 
.:6n). 

^ ORRUED.-^. s. f. Le cogiô la sorrueda, semejante a le co- 
giô 1? blanda. se le impiiso. El buey que en una carrela, al 
pasar una ladera, esta de la parte de abajo, se llama el buey de 
la sorrueda. debajo de la rueda. Cogerle, pues la sorrueda a 
alguien es ogerle debajo, molestarle." (Folk lorc and., 1882-83. 
p. 491, c. Aivat-do) 



VOCES ANDAMJZ.\S 5Çg 

SORTI JA. s. f. Sartija de todos tnctales. "Una sortija de to- 
dos mctales sirve para que no den aires de perlesia." (Trad. 
csp.. I, 272.) 

SOSQUIX. s. m. Golpe. (Dif. de Acad.). "Mira que si me 
îevanto. te doy un ^^osquin que te apago." (Cabalkro, Cle- 
mencia. I, 184). 

5OTA. s. m. (f, en Acad.). "Tu tliavalillo vale por très y 
un sola." (Reyes, Lagar, 25.) Lo mismo en el Ecuador 
(Tobar). 

;'UAVITO. TA. adj. dim. irreg. de Suave. 

Que suavîlo (jue se ponc. 

(R. Marin, Ca«los. IV, 345). 

Tb. argentino (V. mis Amerkanistnos, p. 17). 

SUDADOR. 1^. m. Sudadero, "Hacia su oficio un élégante 
sudacor." \Rucde, Reja, 169). 

SUELA. s. f. Tocar de siiela, V. Tocar soldas. 
ted para !as \c!ilas y toque de suela." (Caballer 
cia, I, 223). 

SUENITO. r. m. Sueiiecito. 

Mi niiïo se va a dormir, 
Ojalay fucra verdad, 
Y le durara el sueiiito 
Très dias como a San Juan. 

(Folk lorr and., 

Eslos versos se dan aqui como extremeiîos, pe 
cl diminutivQ en cuestiôn en Andalucîa. 

SUERTE. .s. E. *Sucrlc dcshecha. Fam. Mala s 
trar en suerte, fr. Entrar en quinta. (R. Marin, C 
nés. 103.) — Qucdar en suerte, fr. Quedar en disposic 
titiuar una cosa. "Volvîendo a quedar en suerte." 
Gaznota, II, 4î). 



MIGUEL Dl' TORO Y GISBERT 

R. V. a. Acortar. "Sujetô un poco el paso para 

(Ganivet, Pio Cid, II, 233). 

. V. r, Desaparecar, hundirse: esta el sol al sumtr. 

imirsc, desparecer, (Rato). 

"HÉ. s, m. Germ. Mundo, universo. (Quindalé). 

è y Besses esta la voz sin acento. "Por esta gachi 

der sundaché." (Burgos, Boda de Luis Alonso, 34.) 

3R adv. Superiormente. "Con el cual la lengua 

parârselas muy superior." (Cortés, Débiles fuer- 

. NA. adj. ; Grave? 

Luis AIoDso, 
Ha llegao la hora supina 
Der sacrificio; qu£ no 
Te tiemblen las pantorrillas. 

(Burgos, Bodti de Luis Alonsa, 27). 

■ANDO. s. m. iDisgusto? "Mal haya el tal Don 
mania de meterse cura. Buenos suptripandos te 
dera, Pépita, 131). 
TA. adj. Vivo, subito. "Y como él tiee un genio 
(Reyes, Niiio de las caireles, 11.) "\o sea usted 
lespondiô Ana." (Caballero, Familia de Alvare- 
Colombia (Cuervo), stipilo es: lelo. turiilato. Cucr- 
inbién un «jemplo anliguo de sûpito, por subito, en 
'lipilo sangiiino, m. adv. lat. Sùbitamente. "E in- 
,-i[?:ito sanguino, se deja îr tras ella." (Calderôa, 
7.) SùpilQ, por subito, tb. de Santander (Peredi. 
î, XXr, c. Huidobro, Palabras), de Çhile, de Mé- 
\, de Murcia (Sevilla, con cita de Quevedo), de Sa- 
ïuiano); encuéntrase en la Cclcstitia (I, 199 y 
Lcctura). 

V. n. Reemplazando. " Traba jadoras que prestaii 
; en casa.s parliculares, supliendo, lo que es !o 



VOCES ANDALUZAS 60I 



mi^iuo, haoieiido oficios de criadas de servicio." (Trad, 

c:>P^. I. 33)- 
* SURSUM CORDA, loc. lat. ^Dios? Û. c. s. irônicamente, 

a veces para negarse a decir o hacer una cosa : que te lo diga el 
sursun corda. Tb. de Santander. **Un pirata que robaba la sa- 
liva al sursuncorda." (Pereda, Puchera, i86.) 

SUSPENSION, s. f. Desniayo. "Le da la palpitaciôn, la 
suspension, la quisicosa." (Caballero, Lâgrimas, 70.) 

SUSPIRO. ^. m. El «dondiego de noche, flor. "Las arrebo- 
lerai- tiene;i el (nombre) sentimental de suspiros, y el de peri- 
qui os de noche." (Caballero, Cosa cumplida, 79.) En Argen- 
tina, nombre oc varias convolvulâceas del género Ipomoea, 
(Garzôn.) — Cierto dulce. V. cita en Zorzal. {Folk lore and., 
I. .,4.) En Cuba, merengue de figura aovada (Pichardo.) — 
Snspiro de cancla. Cierto dulce. "Dulces a que llaman aquî 
arropias y srnpiros de canela." {Trad. esp., I, 37). 



1 



TABARDILLO s. m. Insolacion. Tb. de Venezuela (P. Fe- 
bres.) "Con el sol que hace pucde coger un tabardillo." (Ca- 
ballero, EUa, 75.) — Persona molesta. "Que ères un tabardillo an- 
dam o.'' (Gnnivet, Pio Cid, II, 255.) — Disgusto grande. "Va- 
lientc tabardillc lleva el mozo." (Reyes, Lagar, 301). 

* TABARRKRA. s. f. Disgusto, irritaciôn. — Cosa muy mo- 
lesta. En Terreros: mania, locura, extravagancia. 

* TABAIvRO. s -m. Tâbano. Tb. en Terreros, como caste- 
llano. Û. en Salamanca (Lamano). 

'lABIRO. aclj. ^? "Un calé medio tâbiro, todo hueso, piel 
y ter.dones " (Reyes, Nino de los caireles, 7). 

TAii'LETEAR v. a. <; ? "Un cabrero tableteô su honda y dos 

Revue Hispanique. — X. 39 




MIGUEL DE TORO Y CISBERT 

corrleror. a morder pâmpanos silvestres." (Castro, 

:ra, 9). 

^F.AR. V. a. Dar a la caballeria con los lacunes, "Ta- 

i el vientre, tirando de ta serreta con vigor." (Cas- 

luiiera. 18). 

-AR. V. a. Gcrm, i ? "Que malos mengues me tagelea 

le ocupao pa na de su presoiia." (Fernândez Garcia, 

'a Cava, 88g.) Otrc cita en Chuqueles (Valera, Pe- 

lAL, >. m. i ? "Los tajamales de tocino caen en la 

i una btndiciôn." (Rueda, Gusatio, 118). 

idv. Tal y cnal, Tal y como, locs advs, Tal como. 

liai ^e presentaba aquella noclie." (Roman Cortés, 

tertea, 83). 

EXTE. adv. m. En talmciitc, loc. adv. ^De ta! modoî 

almeiite me conturba ni me escaece." (Rueda, Bajo 

141). 

^RlK. s. m. C. t. c. adj. "No tengo ya ganas Ai 

le fideo? tallarines." (Reyes, Moruchita, i). 

RITO. adj. *Dcjar a utto taiitaiUlo, fr. Dejarlo chi- 

RO, NA. adj, Muy grande. "Abriô los ojos tamanos." 

Una en olra, c. G.igini, articulo Acalambrarsé). 
P.AZO. s. m. Golpe dado con una tâniara Hena nie- 

Y parece un abiôn 
Que l'han dado tamaraso? 

(R. Marin, Canlos, IV, 277). 

idv. Dice la Acad. que "no se 'emplea para modifi- 
litîcacîân del verbo", sin embargo, asi lo hallamos en 
Ijs ,-iguientes. "Tan no nos reconocimos, continua la 

iq.iita." (Alarcon, Sombrero, 217.) "Tan sera asina 
ricuerdo." (Reyes, Lagar, 11. } Tan es asi, se usa en 






VOCES ANDALUZAS 603 



el Perû (Arona, articule Chuncho.) — Tan y mientras, loc. adv. 
Mientras. "Hemos consentio gûenamente en tô, tan y mientras 
no era muy grande el perjuicio." (Reyes, Lagar, 25.) 

TANA n. pr. "Aféresis de Catana, que es a su vez sin- 
copa de Cayetana." (R. Marin, Comparaciones, 74). 

La mitad del nombre mio 
Doy con mi nombre a entender, 
Y la otra mitad se forma 
Del nombre de una mujer. (Ventana). 

(R. Marin, Cantos, î, 253). 

~-Un baile antiguo. **E1 Ole, y la Tana son descendientes 
legitimos de la Zarabanda." (Calderôn, Esccnas, 161). 

TAXTO. adv. Y tanio, loc. adv. Ya lo creo. **<îDe veias? — Y 
tanto.*' (Canivet, Pio Cid, II, 280.) — En mi tanto, loc. adv. Por 
mi parte. **He incurrido, en mi tanto, en el mismo defecto." 
(\'r Icra, Ilusiones, 10.) — En tanto y cuanto, loc. adv. Mien- . 
tras. **No quisiera que siguiera por esa trocha, en tanto y 
cuar.to yo ne me entere bien de que es.'' (Reyes, Nino de los 
cairelcs, il). 

TAPACULO. s. m. El Pie ironcctes arnoglossus, pes. (Na- 
vaTcte, Ictiolog'w, 157.) En Cuba, el Monochir Itneatus (Pi- 
chardo). 

TAPAKAMBRE. s. f. "A las bufandas llama eî pueblo 
tapa-jambrcs.'' (R. Marin, Cantos, IV, 376). 

TAPIAL s. m. Tapia. "Blancos tapiales por los que rebos.i 
:a vercUira Ojranivet, Granada la hella, 102.) Tb. de Honduras 
(Membreiïo), Ecuador (Tobar), Argentina (Garzôn), Chile 
(Am^inâtegui, Borrones, con c. de Jovellanos). ^ 

TàRAIRA. s. f. Cierta danza popular. "Esas danzas de 
;>ot' la calle que Uamaban de taraira." (Calderôn, Escenas, 27). 

TARAJ\LLO. s. m. ^ ? "Aquel tarajallo que no abria la 
boca mas que por trimestres vencidos." (Reyes, Lagar 40.) En 
Venezuela, grandullôn. (Rivodô, 263). 



V ■ 




604 MIGUEL DE TORO Y GISBERT 

TARALA. s. f. iMûsica? "Lp (Uosofia del taralâ." (Ca- 
ballero, Gaviota, II, 97). 

TARAMA, s. f. Tamara. "Las brazadas de taramas que 
echan înteresailos en la himbre los miichachos." (Rufila, Bajo 
la ftarra, 245). 

Jarme giiena cama 
Y tâpame con un a tarama, 

(R. Marin. CiVji rc francs. 2i). 



Hr Extrcmadura, tarma (Gabriel y Galàn, Extremtnas, 18)- 

TARASCO. s. ni. Hombre feo. (En Acad. solo el f. tarasca.) 
"Âo creo 1.^ prrezca el tar.isco costal de paja." (Caballero. 
Clemcucia, II, 59). 

lARDE. s. 1. Eh tarde en tarde, loc. adv. De tarde en tarde. 
"S' en tarie en tarde te veo." (R. Marin, Canlos, III, 144). 

TARPE. s. m. Ocrm. Cielo, altiira. (Quindalé,) i ? "A tu 
niiijer se le psiân liaciendo îarpes los pinos por catir los -le 
mis sartencs." (Reyes, MonieJiita, n). 

''"ARRE^O. s. m. ^Tarrena? "Las jôvenes que hacen sonjr 
■-'1 ia danzu lo^ tsrrefios." (Rueda, Bajo la parra, 238). 

TARUMBA. s. f. Û. t. en las formas: "Joseito esta taruniba 
I >,r. esa gathi", (Reyes, Niiio de los caireles, 11.) "Un nioz'j 
capnz de ponor tcrumba a la mismisima reina de Espana." (Re- 
yes. Lagar. -Se). 

"ASQUERA. s. f. Gcrm. Tabernera. Titulo de una poesm 
de Sànchez de Fuentes, en Pucblo andaluz, 127). 

T.\L'. int.'rj. jpara inandar callar a los perros? "Tau, tau, 
callen los zorros. repuso el cojo." (Caballero, Pueblo and., 19.) 

TA2, TAZ. onomatopeya de un ruido repetido. "Y Manolito. 
i-(m la espada a le lliivia. taz. taz. taz." (Calderôn, Esc. 53). 

TE, s. m. Tr. con leehe. fam. Cosa sin gracia. "Tiene mâs 
malage quj er te* con lecbe." (Hemândez Mir. Pedasos -f ' 
rida, 3.) Ha sido nombre de un periôdko madrileno. 



VOCES ANDALUZAS 60$ 



.'lECHADIZO. s. m. Cobertizo. "Una rûstica galeria o te- 
chad'zo/' (Cab?llero, Farisea, 102). 

TELA. s. f. Cualquier cosa en que se trabaja, en que se 
ocupa uno. ** Maestro, venga tela (aquî significa: mùsica). iEn 
baile!'' (Burgos, Boda de Luis Alonso, 33.) **Cuando se pide 
nias cantidad de vino se suele decir: ; venga tela!'' (R. Marin, 
Canfos, IV, 425, nota.) 

TELMO. n. pr. **Cuando se le sube San Telmo a la cabeza, o 
cuando se le .-ube el vino a la cabeza/' (Trad, esp, I, 62). 

TEl.ÔN. s. ni. A tclôn ahado, fr. fam. Alzando el panai de 
la camisa. **Chiauillos vapuleados a telôn alzado." (Calderôn, 
E^ccnas, 126). 

TEMBLADERA. s. f. iCierta enfermedad que produce tem- 
blores? **La sarna y el colorin y er mal de la temblaera." (Re- 
yes, Moruchita. z.) **Con San Vito er santo de la teniblaera.'' 
fReyes, Lagir, 184). 

TEMBLE01JP2. s. m. Temblor. "El Risitas dejo caer del 
teir])leque al suclo una botella." (Roman Cortés, Débiles fuer- 
tes, 88.) Tb. de Honduras (Membreno). Tembleque es trémulo 
en Chile, Guatemala (Batres) y en Argentina (Garzon). Tembe- 
îeque es tembloroso, en Méjico (Ramos). 

"^EMERTDAD. s. f. Barbaridad. *'He de dejar de jacer una 
tcmeriâ si la c6!era me se sube a los altos." (Rueda, Reja, 19.) 
Tb. argentino (Garzon). 

TEMPLARSE. v. r. Prepararse la voz para cantar. "Saliô 
templândose coa voz dulce y quejumbrosa." (Reyes, Moru- 
ehita, 9). 

TEMPORERO. s. m. Obrero que trabaja en la varada. '*Los 
temporeros toman a cuenta de sus jornales lo que necesitan.*' 
(R. Marin, Comparaciones, 49). 

TEMPORIL. s. m. Temporal. *'Las mujeres del yeguarizo y 
•Icî temporil " (Caballero, Clemencia, I, 273). 

TEMPRANURA. s. f. Calidad de temprano. "Esta preciosi- 
dad > esta ;en ^isnura." (Calderon, Escenas, 85). 




VOCES ANDALUZAS 6O7 

TEREFINA. s. f. ; ? 

Tcre6na, pelegrina 
Que- ba' la fuente, 
Conic, beb' y vête 
Para escondcrle. 

(R. Mïirin, I, 100). 

Cf. Tcrepha, prohibida en jndeo espanol. Gallina sîn hie 
terepha, refrân en Z. R. Ph., XXVII, p. 94. 
Ti'.RELAR. V. n. Oenn. Tener. (Besses). 

Esos jumos que terclas 
Sa mcncsté que s'acaben. 

(R. Marin, Canlos, III. 332)- 

TERNE, adj. Guapo, rumboso, (Dif. de Acad,). "Maldil 
vishinibrabn qur aquelta moza tan terne pudiera ser la mî: 
sin.a hija de' Ardilla." (R, Cortés, Débiles fuertes, 49). 

TERREGUFAR. v. n. ^ Verse la tierra en los campos! 

Si por Enero bières terreguear, 
Echate a canlar, 
Y si bières bcrdeguear, 
Echate a yorar. 

(R. Marin. Refranes, 30). 

TERRERA, s. f. pr. Mal. y Scv. y TERRERILLA, pr. 
La Alauda brachydactyla, pâjaro (Buen, Hisl. nat., 453). 

TERRIZO, ZA, adj. De tierra. "Lugar destechado y tei 
en ei cual se arrojan las basnras." {Trad. esp., I, 21), 

TERRÔX. s. m. "A râpa terrôn, loc. adv, Complt^tam 
rapado. Tb. en Salamanca, a rapalerrân (Lamano). 

'I.ÎRTL'IJA, t. f. "E! cadàver de! pobre es enterrac'o en 
parte Jel cemcnterio que el pueblo andatuz llama la tertulî 
olja." iTrsi. esp.. I, 96). * 



MIGUEL TE TORO Y GISBERT 

3TIGO. ^. m, Testimonio. 

Ortabo, no he lebantao 
Yo ningûn htso testigo. 

(R. Marin, Cantos, II, 498). 

ÎADO. s. m. Estezado o correal. " Chaque t il la de teiado," 

). Mcmorms, III, 93). 

1, s. i. Wo siempre es una persona rûstica, coniu dice II 

aplicase también a cualquier persona que no nos gusta. 

un clîa que vine, y ya '.engo a la tia esa atragantada." 
■et, Fio Cid, II, 246.) — No hay tu tia, fr. No hay mâs re- 

(Sentido dif. de Acad). "Pero no hubo tu tia." (Caba- 
Lâgrituas, 60-) Tb. en Mu'rcia (Sevilla, artîculo Tulia.) — 
omo la lia Berenjena, fr. que se apjica al que sonsaca a 
mâs para que se metan con él. 

MPO. s. m. Tardar ticmpo, fr. Tardar. "Tardaba tiempo 
ver." (Trad. esp., I. 149.)—^/ tiempo, loc. adv. Ya ve- 

"Y taiitr. como puee ser, y si no, ar tiempo." (Reyes, 

204.) "A usted le quito la secretaria, y si no, al tiempo."' 
et, Pio Cid, II, 91.) — También se dice: el tiempo. "Ya 
1 pago que le da, y si no... el tiempo!". (Caballero. Gti- 
I, 98.) — De lientpo en cuando, loc. adv. De cuando en 
I. "I-a zarabanda ae taiie y canta.,. que de tiempo en 
I la resucitan agradablemente los trovadores de esquîna." 
ron, Efcenas, 26). 

RR*.. s. f. Ser mâs agradecido que tierra.de guijo, fr. 
isagra iecidc, "Tiene agallas para ciento, y es mâs des- 
cida que tierra de guij'o." (Caballero. Clemencûi, II, ca- 
X.) — Ticrra de ta i-erdad. "Cementerio, campo santo y 
de !j veiaad que con todos estos nombres es designado," 

esp., I, 9^1.) — Ticrra del ochavilo. "Todo estaba aûn ba- 
1 Gmada, mereciendo esta ciudad llamarse la tierra del 
to." (V'alera, Ilusioties, 75). 



VOCES ANDALUZAS ÔOÇ 



TIESO, SA. adj. *Tenérselas tiesas con uno, fr. Resistirle. 

TÏESTO. s. m. "El tiesto de Inès, se secô Uoviendo", fr. 
prov. con qae se indica que una cosa no aprovecha lo que mas 
îalla le ha e. (Û. en Caballero, Clemencia, I, 258.) — Hacerse 
ticstos, fr. Dcshacerse. 



Esos ojos sandungueros, 
Me jasen tiestos, churrii. 

(Sânchez de Fuentes, en Puchîo andaluz, 108). 



TIJERETEAR. v. n. Moverse como las tijeras. ''Vibracio- 
nes de alas que tijereteaban a la luz de la luna." (Rueda, 
Rcja, 164). 

TILÏX. Onomatopeya. £11 un decir filin, fr. En un inomento. 
•*En un decir tilin habia âpartado las gavillas sanas." (Caba- 
llero, Clemencia, I, 264.) En Venezuela es: en un tilin. (P. Fe- 
bres, 334). 

TINETA. s. £. Tina pequena. **E1 lagar y la bodega de los 
nlo^tos y las tinetas para recoger la uva." (Rubio Mémo- 
rias, 1, 74.) **Vaciar las tinetas sobre el redor de espart*»." (Id. 
ihid,, 75). 

T INTORERO s. m. pr. Gran. La Ruticilla phoenicura, pâ- 
jaro. (Buen, Hht. nat., 433). 

TÎO. s. m. Fam, Hombre notable por cualquiera cualidad. 
''jEs un tio! jEs un fenômeno!" (Burgos, Boda de Luis 
Alonso, 17.) — Ûsase agregândole calificativos diversos con el 
niisnio sentldo de: so. "Mejor sera que tiente usted al diablo, 
tia bruja." (\ alera, Juanita, 315.) — *Tto Camunas. El coco, el 
bu. — Tio vivo. Caballitos de madera que giran movidos por 
un hombre o oor un animal. "Los tîos vivos o calesita?." (Her- 
nânc^ez M.r, Pedozos de vida, 16.) Th. trae Arona. articulo 
Caballitos, una cita de P. A. de Alarcôn. 

TIRA. T.. f. <î ? "Su mantilla de tira o su vuelo de encaje." 
(Rubio, M'jyto :as. III, 94). 



MIGUEL DE TORO Y CISBEKT 

lADILLO. s. m, è ? "Asomàbanse por encima Je los ti- 

i£ las listcsas dahalias." (Caballero, Callar en i/ida, ea 

335)- 

!ADO. DA. adj. Dicese de la miijer perdida. "Esa es una 

tirada, iio hay mâs que verla." (Ganivet, Pio Ci-/, II, 264) 

'ANILIA. s. f. Cancion p;irecida a ta tirana, o dim. le 

i. "El acmipanaraiento esta tomado de la tirjr.illa So- 

" (Calderôr., Esccnas, 22) 

LARSE. V r Echarfie "Ya puedes dir montardo y iirîn- 

1 la Tarr, la escopeta." (R:-yts, Nino de los caitelrx, 2.) 

iiinos Ti se las ti-pn ''.c gôticos." ,'Român Certes, Dé- 

UiPrti-.', Çïl. 

ML.LA. 'i *. iCuello de la camisa? ;Corbata? 'E-stirâii- 

i tirilla ante el espejo." (Caballero, Lâgnmas; 189.) "i Que 

e que no sepa estirarse los picos de la tirilla?" (Caba- 

Clemencta, I. 234). 

Ténia ttriya tiesa, 
[Por poquito si se ajosa! 
Porque yo no quîero cursis 
Qu'ensusian muchas tiriyas. 

(R. Marin. Cantos. IV. 333)- 

UTANA. s. f. De tiritaiia. ioc. adv. Muy eiidiibl'î. "No me 
usted lob vestidos con esta tela de tiritaiia." (Caballero, 
7 coHsiiclo. en Blia, 180.) "Al chozajo cuyas paredes de 
a." (lîomân Cortés, Débites fuertes, 75.) Ac. dif, de 
En babk- tiltritana es "tela floxa, mal urdia. (Rato). 
LO. s. m. Rienda. "Solto el tîro mâs blanco que el papel, 
temblor de la ira." (Castro, Lutta luttera, 9.) — Mal tiro, 
de imprecaciôn. 

Mar tiro le den que muera 
A aquer que tubo la curpa 
De que tû m'aborresieras. 

(R. Marin, Canlos. III, 268). 



VOCES ANDALUZAS 6ll 

T IRÔN. S. m, Espacio largo, "Hay un tiron de aqui al bi- 
rrio." (Roman Cortés, Débiles fiicrlcs, =;61. 

TIRULEgUE. n. pr. (Turuleque, en i 
nul el don ton el tiruleque." (Valera, / 

T[TA. dim. de Tia. "Pero tita Justa, f 
(Ganivet, Pio dd, I, 143). 

T'TfBL VNCC;. CA. adj. ; ? "Si esta ; 
pilirinca, pttiranca, nibia y titiblanca." 
lar, r. en FoU- lorc, and. 1S82-1883, p. 
en Aniérîc'i un monito de este nombre. 

TITFNOSO, SA. adj. Tinoso, moho; 
académico : Tiiiritar, por Tiritar. 

Calaboso 

Titinoso 

Mi marido 

S'muy giien moso. 

(R. Marîj 

•TITIPJML'NDI. s. m. Tltere, (dif. 

TITIRITI. "Voz onomatopéyica que 
los d.ccîonarios, d( tiritar o titiritar, que 
biot> andalucL'.i. " (_R. Marin, Cantos, II, 
bicii de Costa Rica (Gagini.) Tiliritcar, 1 
;' lîondurii (Altmbreno). 

.\rropadita y caliente, 
V yo por las esquinitas, 
Titiritî con los dientes. 

(Ide, 

TOCADOK. s, m. Tocado. "Al conclui 
(CabeUero, Cknicncia, II, 123). 

TOCAR- V. a. Tocarse, v. r. Cubrirs' 
tocarre su paiioion." (Caballero, Oltimo i 



MIGUEL r)E TORO Y GI5BERT 

<, rcsentirse. "Las modistas se tocan do !os ner- 
viola, II, 89.) — En tocando, loc. Tratândose de. 

qtiérer a su hija." (Rueda, Bajo la parra, 245.) 
fr. Largarse, irse. "Le entraron unos achiichu- 

tocô." (Roman Cortés, Débiles fuertes, 38). 

.. m Lardo. parte grasa de la carne del cerdo. 

de teiier el jamôn menos magras que tocino y 
ra, llusiones, 47.) La definicion equivocada de la 
? que algunos autores tonien esta acepciân por 
;rvo aduce varias citas castellanas que d1»ogaii en 
1 definicion. — jTociiio! interj. con que se pide 
lûsica muy deprisa, en un baile, o que dé vuel- 
or. mâs rapidez en el jitego de la comba." Sué- 
es .que se mecen en el columpio, sobre todo si 

este es, si adrede le imprimen movimiento ro- 
llarin, Canlos, IV, 292). 

adv. Tamitién. "Todavia alH se jugaba al tute, 
1 persislencia que bajo techado." (Vaiera, /ua- 

. Obsérvese la forma siguiente: "Son unos tj 
,s, Niiio de los caireles, 12). 
I, C. con el articulo (; galicismo ?). "El dinero es 
■Ak-TO, Clemencia, II, &.)—Dc un todo, loc. adv. 
■. "Olvidan tan de un todo estes hombre^ lo que 
[Coballero, Clemencia, II, 70.) — En todos los 
Nunca. "En todos los dias de su vida hubbk te- 
anta paciencia." (V'atera, llusiones. II, 122): 
m. Cobertizo bajo el cual se secan las pasas. "Lod 
ue dorniian a la cabeza de los toldos." (Rueda, 

i. i ? "Ha de tener la tolva repleta de aceituna." 

1=7). 
s. m. Tomate y huevo. Color niezclado de rojo y 



VOCES ANDALUZAS 6lS 

amarillo. "Su yanuelo de scda tomate y huevo." (Roman Cor- 
tés, Débiljs fuertes, 50). . 

TOMATERA. s. f. Tomalera del diablo. pr. Cad. E' ^'•'''- 
tnuH sodomaeum, planta solanâcea. (Pérez Lara, Fhr g 
Anaics, t. iS). 

TONADILLA. s. f . ; ? 

No t'eches tanto p'alante, 
Que no baie tu persona 
La tonaiya de un frai le. 

(R. Marin, Compi 



TO\TI\A. s. f. Tonta. "iQué mâs qucremos, ton 
(Biirgos, Boda de Luis Alonso, 9). 

TOXTÔN, NA. ad). Muy tonto. "Un muchacho îi 
(C-iballero, EUa, 88). 

TONTORRÛM. N'A. adj. Muy tonto. "Y de chico pa 
tomorrôn." (Caballero, P'w Cid, II, 87). 

TONTURA. s. i. Tonteria. "No me yores, qu'es tui 
{li. Marin, Conloi, IV, 132). 

TORIBIOS. )>. m. pi. Establenimiento fundado poi el 
nico Hermano Tcribio a fines del siglo XVIII, "Comi. 
bian ocurrido casos de Ilevarse a los Toribios, contra la 
îaJ ('c S'ils t-adre:, a varios niuchachos traviesos." (Vale 
i»fndador, 30). 

TORX.\. s, f. l'oh-ersc las lornas, fr, Cambiar las 
(Dif. le Acad.). ".\ las cuatro palabras que cruzam-s, 
vieron las ■.oni&t.." (Navas, Procurador Yerbabuena, 43 

TORXIQUETE. s. m. Garrote. "Cogiô este por ui 
fteca a la infetiz, le dîô torniquete." (Navas, Procurador 
bi'rna. 153). 

TORO. -■.. m. Toro la lleva. Juego de muchachos. "J 
al toro la lleva, y repartiéndose puntapiés y cogotazos. 
vas. Proctirc.dor Yerbabuena, i^y—Toro corrido, cierta 



MIGUEL riE TOBO Y CiSBERT 

u;m Conde introdujo la (suerte) del toro zcrrîdo." 

:.vce-.ias, 151). 

IL. 3. m. ;Una b,;bida? "Yo no he bebio esta noche 

L rri'ajita de toronji." (Reyes, Moruchita, 4). 

s. f. Palmada. (R. Marin, Cantos, I, 109). 

Y las torlitas, 
Para su madré 
Las ma s bonitas. 

(R. Marin, Cantos, l, 44. J 

aboies, fam. Paliza. — Torta de biscocbo. Especie 
grande, de forma redonda. "Trajeron d chocolaté 
bizcocho." (Valera, Comendador, 66.) — Torta mai- 
pastel. "Empanadas de boquerones con chocolafe, 
1." (Valera, Comendador, 49.) En Acad. solo: 

O. ;. m. Porrazo. "Der primer tortazo va osté ï 

la g'ielta ar mundo." (Reyes, Lagar, 156). 

-A. s. f . î ? "Sacaba el agiiardiente y las tortilla-'. 

ra el desayuno." (Castro, Lutta luttera, 2.) 

0. s. m. Enamoradc. En Acad. solo se aplica al 

jNo se le cae a usté la baba 
Mirando 'esa parejita? 

Si eso van a ser dos tortolos. 

(Burgos, tloda rf.- Luis Alonso, 25.) 

iiioy bueno. "iTiene buen genio? — Eb un tôr- 
!lcrc. Clemotcia, I, 35.) 

s. m. iCordôn? "Los zapatos cuajados de torza- 
, Cusano de lus, 130.) En Argentina, Irenza de 
in). 

[LLO s. m. Garbanzo tostado. "A los tostaiyos 
ïon»ân Cortés. Débiles fuertes, 74). 



VOCES AXDAI.UZAS 6l5 

TOSTÔX. ^. m Pedazo de pan tostado que se corne con 
aceif y sal. (O.ballero, Clemcncia, Vocabulario.) — I.ata, mo- 
lestia. Dar cl lostôn a uno, darle la lata. (Guzmân.) "Dale! 
;qué toston! Si, si." (Cabaltero, Lâgrimas, 188). 

TOVALlN. n. pr. din-.. ùe C-isî6bal. "No tié mâ^ aTipj 
su primo Tovalin." (Rueda, Lagar, 20). 

TOVALO. n. pi. dim. de Cristôbal. "Tovalo el Naita 
ycs, Moru^hila, 15). 

TR.\B.'\DO, DA. adj. Torpe. "Tû te le pierdes, tral 
bien que mâs divertida ha de venir con Miguel." (Cal 
Clcincncia, I, 155.) En Méjico, tartamudo, balbuciente (R 

TRAB.\JERA. s. f. Trabajo. "éQuién ha sido el qu« 
meti-!o en taleti trabajeras?" (Rtyes, Lagar, 281). 

* TRABANCADA. s. i. Tropezôn: ir dando trabancai 

* TRAB6K. s. m. Cordon del zapato: îrse pisando 1 
bones. 

TRACAMUNDANA. s. f. Triquinuela. (dif . de Acad.) 
no iir. tunantilio listo que, ademâs de servir sepa otras 
mundanas." (Caballero, Clemencia, I, 42.) 

TRACA-TRA. Onomatopeya de ciertos niidos. 

Y sobre too la salia 
Aquella de... traca-trâ. 

(Burgos. flodir de Luis Ahitso. sf 

Tiî.AERSl':. V. r. Tener. "Ciiâ' tiene màs facultadcs 
se trac mâ^ m.ias." (Hernândez Mir, Pedazos de vida, 
Iracrselas, fr, Tener mucha îrartienda. "Era un homi 
'.e las traïa." (Kcmân Cortés, Débiles fucrtes, 35). 

* rRAF'\GO. s. m. Es grave, en vez de esdrûjulo 
sîirania de Ror.da. 

IRAGAIEXTEJAS. s. m. Fam. ;Mûsico? "En h 
los lraga-!enleia= que solian veni' en lo antiguo de una 
la, iban lo; niùsicos municipales." (Valera, luanil 



6l6 MIGUEL ïpF TORO Y GISBERT 

TRAGALÎSTA. s. m. Libéral, lo contrario de servil. "; Jé- 
sus, un tragaiista ! murmura tembkndo dona Elscolàstica. — Ma- 
du mia, un hullanguero! dijo con dolor dona Liberata." (Ca- 
ballero, Sennlôn, 30). 

TRAGAR. V. a "Tragar, adcmas de la acepciôn naturaU 
tiene para el pueblo la metafôrica de avenirse, tran^igir. No 
lo puedo ^ratjar se dice de un hombre antipàtico, o de un 
hecho con el uue no estamos conformes." (R. Marin, Can- 
nas }II, 2^3). 

TRA-LA-LA. s. m. Gorjeo, en el canto. "Nunca habia prof a- 
nado aquella pur? y privilegiada garganta el mas minimo tra- 
la-la." (Oiballero, Cosa cumplida, 71). 

TRALLA. s. f. Un arte de pesca. (Rueda, Reja, 83). 

TR.\MOYANA. s. f. Tramoyista. "Eres una tramoyana y 
nna perdida." (Valera, Juanita, 165). 

* TRAMPILLA. s. f . Porrezuela que cierra la abertura in- 
ferior de la taza de los excusa Je s. 

TRÂXSIÏO. n. pr. de mujer. Personaje de Navas, Procu- 
radof Yerbahucna, 

l'RAPO. s. m. Vestido. "La nina, con sus cuatr . trapitos 
tan limpios.^' THe mandez Mir, Pcdazos de vida, 4.) Tb. de Mé- 
ii:o ^Ramos). 

TRAQUE BARRA QUE. s. m. Ruido estrepitoso. **Que como 
el artefacto haga un traque barraque de a folio.'* (Crlderôii, 
Esc c mis, 2:4). 

TRAS TRAS. Onomatopeya de ciertos ruidos. "El tras tras 
de .inas castanuelas.*' (Roman Cortés, Débiles fuertes, 72). 

TRASFLORAR. v. a. Û. c. n. en Acad. "I^ paviota enca- 
mita ni pececillo que trasflora el agua." (Calderôn, Escenas, 235). 

TRASMANO. De trasmano, loc. adv. ^Antes? "Los can- 
taores. conienzaron a salpicar sus copias con mas pique y mâ^ 
salsa que las entcnadas de trasmano." (Calderôn, Escenas, 13). 

TRASPÔX. s. m. i ? "Coja usted dos de luz y cuatro de 
îraspon/' CCnballero, Clemencia, I, 273.) En Salamanca, al 



/• 



VOCES ANDALU2AS 617 



traspôn, dîcesc del ganado que se traspone de la vista del pas- 
Ijr. l'Lamano). 

TRASPONER. v. a. Û. t. c. n. *'Môntese usted en el escobon 
y tra^ponga al aquelarre." (Valera, Juanita, 315). 

IRASPLESTO, TA. adj. îAtcntado? *'Quedando traspues- 
ta y dolor-da." (Castro, Luna lunera, 12). , 

* TRASTAJO. s. m. Trasto, cosa inservible. Û. t. en Colom- 
bia (Cuerv', Jpuntaciones, § 886) y en Venezuela (Picôn Fe- 
bres). 

TRASTE. .»i. m. Trasto. Û. t. en Colombia (Cuervo, Apun- 
taciones, § 486), quien aduce citas de Folk làre andalaz, p. 487 
y de Cantos popularcs, I, 79, 143.) Tb. de Costa Rica (Gagini), 
Méjico (Ramos), Guatemala (Batres), Perù (Arona), Vene- 
zuela (Piccn Febres). 

* TRASTEO. s. m. ^Charîa? Tener trasteo. Û. en la serra- 
nia rie Ronda. 

TRAVÉS. s. m. Travesano. "Fortalecidos sus peidanos con 
traveses de estupendo espesor.*' (Calderôn, Escenas, 120.) — 
.-U través, m. adv. De cualquier modo. **Con algun pintarrajo 
lomado al través." (Calderôn, Escenas, 114). 

TRAVIESA. s. f. Polla, apuesta en el juego. **A}ïropiarme 
la polla o traviesa.'* (Calderôn, Escenas, 70). 

* TRECHA. s. f . Ir dando trcchas, loc. pr, Gran, Tropezar, 
dar tropezones. 

TREINTENO, NA. adj. De treinta anos. "Un hombre mc- 
1 os que treinteno en los aiios.'* (Calderôn, Escenas, 204). 

TREINTENO. s. m. Cierto paiio. **Mostraba pano entre 
fino y treinteno." (Calderôn, Escenas, 193.) 

TRENZADO, DA. adj. i ? '^Muchachas del pueblo con tra- 
jes cortos, zapatos bajos trenpados." (Burgos, Boda de Luis 
Alonso, 32). 

TREPAMULÉ. s. m. Gertn, ^Navaja? V. Miilé. 



Xévui Hisfiuiiqtu. — A. 40 



6l8 MIGUEL DF TORO Y GISBERÎ 

Eso tardaba en yegâ 
A mano er trepamulé. 

(G. de Alba, en Pueblo andaluc, 157.) 

TRIANERO, RA. adj. De Triana, barrio de Scvilla. "El 
triariero barrio." (Fernândez Garcia, Reina de la Cava, 885). 

TRIGUERO. s. m. pr. Mal, La Emheriza citrinelld, pâjaro. 
(Buen, Hist nat., 450.) En Alava, el Lanius coUuvto (Barai- 
bar.) Triguera, en Salamanca, el pinzôn (Lamano). 

TRINAR. V. n. Rabiar. "La Miraflores, que esta, seg^n 
dicen. que trina." (Reyes, Nino de los caircles, 10). 

TRINCAR. V. a. Coger. '*En cuantico trinque el otro galon." 
(Reyes, Lagar, 71.) "Ahora mismo trincamos un descubierto pa 
mejor lucîr la presona." (Reyes, Moriichita, 2). 

Si marremango el estache 
Y trinco la sardani. 

(Sânchez de Fuentes, en Pueblo andalitr, 109) 

Tb. de Cuba (Pichardo). 

TRINCARRO. s. m. El juego de très en carro, o en raya. 
V. Cuervo, Apmttacioncs, § 919. - 

TRIPA. s f. Malas fripas. Fam. Persona de mala indole. 
**Ei arrière que, sobre tener, como ya se ha visto, malas tri- 
pas." (Xavas. Procurador Ycrbabuena, 19). 
* TRIPILL s. m. ^Un baile? Una canciôn. '*Cuando cantâ- 
bamos el zorongo y el trîpili." (Caballero, Gaviota, II, 108). 

♦ TRÏPÔN. adj. pr, Gran, Dicese del pepino muy pasado. 
TRIQUITRACAZO. s. m. Ruido que hace el triqaitraquc. 

**Los Judas arden dando muchos triquitracazos." (Valera, 
Jnanita, 279). 

TRISTE, àdj. Despreciable, mezquino. "jY eso en tristes 
closcientos mil reàles!". (Caballero, Lâgrimas, 355). 

* TROCHA. s. f . Trocha de la campana. Juego del paso. 



VOCES ANDALUZAS ÔIQ 



/ . 



TROCHI-MOCHE. V. A trochemoche, en Acad. "Que se 
logra con dar empleos a trochi-moche." (Valera, Dona 
Lus, 139.) Mas bien con el sentidc de sin tasa ni medida, como 
en Argentina (Garzôn). 

TROMPA, s. f. Troifipa merina. lUn juguete? "Ni fal- 
taban en las tiendas de munccos trompas merinas.'' (Valera, 
Juanita, 85). 

TROMPICADO, DA. adj. îTorcido? "Mia tu que tiees h 
cara trompicâ, <iqué te ha pasao?" (Reyes, Lagar, 118.) 

♦TROMPADA. s. f. Porrazo, golpe. Û. t. en America (To- 
bar, Selva, Lengnaje, nùm. 23, Echeverrîa, Palma, Cuervo, 
Uribe, Gagini, artîculo Trompear, Ramos, Pichardo, Batres, 
Arona). 

TROMPILIS. s. m. Trompazo. "Blandiendo los punos ce- 
rrados por aquel estilo que la gentè inteligente llama moquilis 
o trompilis. (Calderon, Esccnas, 119). 

*TROMPISCÔN. s. m. Trompicôn. 

TROMPO. s. m. A trompo baUando, loc. usada en el jxxego 
de la peonza "Sacar a fuerza de embestidas a trompo bailando 
las monedas de cobre que hay en la circunferencia." (Rueda, 
Bûjo la parra^, 80). 

TRONCA. s. f. Tronco. "La vara que arranca de la tronca 
de un olivo. ' (Rubio, Mcmorias, VI, 78). 

TROXCO. s. m. Tronco de cabecera. îLeno grueso que se 
pone en el fondo de la lumbre? î Trashoguero ? "La chimenea 
donde arde el tradicional tronco de cabecera?". (Rueda, Bafo 
la parra, 245). 

TRONIDO. s. m. Artificio de cohetes. "Hace con singukr 
maestria los tronidos." (Rueda, Bajo la parra, 85.) — Vida libre, 
vicîosa. "En Andalucîa, el ajumarse de las gentes de tronîo, 
que toman jumeras." (Lôpez Barrera, artîculo Ahuntarse). 

TROPA. s. f . Bandada. "Una tropa de gansas.'* (Rubio, Me- 
moriaSy I, 52). 

TROPEZAR. V. a. Hacer tropezar. "I^ capa que para nada 



:0 MIGUEL fJR TORO Y GI5BERT 

enipecia ni jamâs lo tropezaba." (Calderôn, Escenas, 187.) 
-Tropc::arsc, v. r. Tropezar con, encontrar. "Semos dos câ- 
linantes que se trompezaron en la verea." (Reyes, Lagar, 291). 

TROTE. s. m. Hccbo a trotes, loc. Avezado a ana icoss. 
Rafaël, hecho a troles semejantes." (Castro, Luna luxera, 9). 

TROTECI]-LO. s. m. *Trotccitlo cochinero. Fam. Costum- 
ro de hacer uiia cosa de la misma manera : no salir de su 
oteciilo cochinero. Tb. de Santander (Mugica, Dialectes, 27), 
■gentino (Garzôn) y bable (Rato). 

TRUCO. s. ni. El truque, juego de naipes. "Una baraja en 
, mano, conio de haber echado un jarro al truco." (Calderôn, 
xceiias, 37.) — Truco por alto. V. Truco alto, eh Acad, "Te- 
liendo hacer truco por alto cou la cabeza." (Caldeiôn, Escc- 
as_ 240.) — *Como si le dijerci: a uiio truco, loc. faiti. Como s; 
il cosa, tan fresco. — Cou truco y flor. V. Truquiftor, er.Acad. 
Con truco y fior me has ganado el envite." (CaW'^rôn, Escc 
as, 37.) — *Llamarse truco, fr. LIamarse andana. 

TRUCHA s. m. Fam. Persona astuta, maula. ''A ese cazu- 

0, ese trucha," (Caballero, LâgrimaSj 264.) Trucho, cha, es 
■■lulo, sagait, en Salanianca (Kanumc). 

TRUENO. s. m. Gentc del trucno. Fam. Gente apicarada. 
Lèveras. "Andaba sieniprc mctido con la gente del trueno." 

ianivet, Pîo Cid, II, 217). 

TUERA, s. f. iAcibar? "Parece que le pagan a usté pa que 
le ponga la boca como una tuera." (Reyes, Moruchita, 2.) En 
cad. Titer^ es sinon, de Colcquintida. 

TUERTO. adi. y s. *MaTiana verà cl tiierto los rs-->>'-"agos, 
: fig. y fam. que se eniplea para decir que se déjà un trabajo 
ira otro dia. 

TUNA. s. f. Ttina cbumba. pr. Cad. La tuna o higuera chuni- 

1. (Pérez Lara, Flor gad., en Anales, t. 20). 
'TL.NAXTE. adj. Guason, bromista, asiuto: un chiquillo 

uy tunanle. Tb. en Venezuela (Picôn Febres). V. Tutto, 



\ 



VOCES ANDALUZAS 



621 



*TUNANTERÏA. s. f. Astucia, ingenio: ;cuânta tunanteria 
sabe ese chiquillo! Tb. de Guatemala (Batres, articule Tunà), 

TUNELA. s. m. Germ. ^Tunante? "^Pero que ha sîo lo que 
^n él han visto esos dos tunelas que Dios te puso en 'a cara?". 
(Reyes, Morucliita, 10). 

Soy el tunela mas grande 
Que se pasea en Sevilla, 
Solo vivo de enganar. 

(Pregon popular en Folk lore and., 1882-83, p. 313 
C. Aicardo.) 

TONICA. s. f. Fam, Sinon, de Borrachera, en R. Marin, 
Cantos, IV, 426. 

* TÛNICO. s. m. îCamisôn de mujer? Voz nsada con 
sentido anâlogo también en Honduras (Membreno), Venezueli 
<Picôn Febres), Colombia (Cuervo), Costa Rica (Gagini). En 
Cuba (Pichardo), vestido talar complet© de mujer. También en 
Guatemala (Batres). 

TUNO, NA. adj. **Tuno, pillo, y otras voces de este jaez 
suelen ser usada* por el pueblo en sentido mas halagiieno que 
injurioso." (R. Marin, Cantos, II, 119.) — Higo tuno. El higo 
Je tuna. "El rico sabor del higo nopal o tuno." (Calderon, Es- 
lenas, 8). 

TUNTÛN (A), m. adv. V. Tuntùn, en Acad. "Al Imen tun 
tûn ha Uegado a serlo." (Caballero. Lâgrimas, 135.) V. A htil- 
tuntûn. 

TURRACO. s. m. Arbol caîdo, sin rama ni corteza (Caba- 
llero, Clemcncia, Vocabulario). 

TURURÛ. îlnterj.? que indica la acciôn de irse. "El mejor 
dîa le dan très pitâs y turuni, y me alegro de verte bucno." (Re- 
yes, Moruchita, 2.) Tb. de Vizcayj. (Mugica, Dial,, 73, sin def). 
En Alava (Barâibar), réunion de très cartas de igual valor en 
el juego de la veintiuna y de la treinta y una, que gana todas 



i' 



Î2 MIGUEL D'.- ÏORO Y GISBERT 

S puestas. Agrega Barâibar que Campoamor usa la voz, sin 
;ntîdo alguno, en la Gran Babel, Dolora, "/y. 
•TURUTA. s. f. Fatn. Borrachera, pititna. Cf. Tuturulo, 
etado, en Colombîa (Cuervo). 

TUSA. s. f . En Acad. sinon, americano de Pajilla, que es : 
garro de tabaco picado envuelto en una hoja de papel de mat^T. 
n realidad en una hoja de maîz. Û. en Andalucia. "Para en- 
;nder su nienester, quier pitillo, quier cigarro, quier tusa. " 
laideron, Escenas, 238.) "Al encender y chupar de 'as colas, 
isas, puntillas y cigarros." (Id. ibtd., 234), 
TUTIPLÊN. (A), loc. adv. Complelamente. Tb. en la Ar- 
cntina. (Sânchez, Voces y frases l'iciosas), y en Salamanca 
Laniano), en el Perû (Arona, que indica esta en Estébanez 
alderon.) A luli pic, en Vizcaya (Mugica, Dial. 71, articuto 
h.) Tb. en Âlava (Baràtbar, articule Pie). 



U. conj. O. mucho en lugar de o, fuera de los casos en que 
) exige la eufonia. "Mayor que y- dos u très aflos." (Ganivet, 
io Cid. II, 58). 

T3LTIMO. adj. A ûUimo, loc. adv. Al fin. "A ûltimo de 
)do." {Trad. csp., I, 88). 

UMBRÎO. s. m. Sitio sombrio. umbria. "Se £ué Rosita con 

doctor a los umbrios." (Valera, Ilusioncs, II, 30). 

UNDEBÉ. n. pr. "Undebé, o Undebel, y, también Ostebô. 
ilô: Dios. Escriben ma! los que escriben un Dibé o un Debé. 
lies en tal caso parece articule genérico el un, e induce a pen- 
ir que la raza gitana es politeista." (R. Marin, Canlos, II, 373). 
-En ralô mcjicano, univel es la îglesia (Wagner). V. Dwc. 



VOCES ANDALUZAS 623 



Yo le pregunté a Undebé 
De que raar me moriria. 
Me dijo que der queré, 
Serrana, que te ténia. 






(R. Marin, Cantos, II, 258.) 



f _ 



. . - El arma le diera a Dios 

1 Y er corason a Undebé. 

(Idem, ibid., III, 99.) 

UNDEBEL. n. pr. V. Undebé. 

UNO, NA. pron. Û. a veces para evitar una respuesta cate- 
gôrica. *'^Y cuâl es el encargo del Cucufate? — ^Uno, repùsole 
aquér*. (Reyes, Nino de los caireles, 17.) — adj. Igual. "Toos 
son unos." (Ganivet, Pio Cid, II, 66). 

UNA. s. f. Uiias de gato, pr, Cad, El Sedum album, planta 
crasulâcea. (Pérez Lara, Flor gad,, en Anales, t. 20.) Ufia de 
gato, es el napindâ, leguminosa argentina (Garzôn), y un Pithe- 
colobium en Honduras (Membreno). 

URRIO. interj. Arre. **iUrrio a la posa, viejo petate!". (Re- 
yes, Lagar, 197.) Cf. Hurrialla, arre alla, de Canarias, en Ze- 
rolo (Legajo, 173). V. Jurrio, Leemos en Lopc de Vega, .el 
Hijo de los leones, col. Rivad., t. II, p. 222, c. Aicardo: 

Y usar barbares vocables 
Urri acâ, buey, y otras cosas 
De que no hay vocabulario. 

URSAONENSE. adj. y s. Habitante de Osuna. **Ld que aûn 
recuerdan los ursaonenses con el nombre de la Dama de Pa - 
lacio.'* (R. Marin, Cantos, III, 240). 

USIA. com. Nôtese el siguiente empleo. "Mirelosté, don 
Usia.'' (Ramôn Franquelo, en Pueblo andaluz, 117). 

USTED. com. Hablar de usted, Emplear esta forma al hablar 
ccn uno. "Hâblame de usted o como se te antoje." (Alarcôn, 



624 MIGUEL DE TORO Y GISBERT 

I 

Sombrero, 79.) — Es de notar el hecho de que, en Andalucia, us- 
tedes es el plural ordinario de tû. Un nino usarâ el tuteo ha- 
blando a su padre o a su madré por separado, pero cuando les 
hable a ambos emplearâ la forma ustedes. Uso aiialogo en 
Guatemala (Batres) y Honduras (Membreîio). 

UTRERA. n. pr. El sargento Utrera, o de Utrera, personaje 
de quien se cuenta que revente de feo. (R. Marin, Compara^ 
ciones, 52). 

UVA. s. f. Uva de cora:scv de cabrito. Cierfa uva de 
esta forma. "Uvas de corazôn de cabrito, como acabadas de 
coger." (Valera, Dona Lus, 30.) — Uvas de gato, pr. Cad. La 
Sa.vifrafja granulata, planta saxîf ragacea. (Pérez Lara, Flâr. gad. 
en Anales, t. 20.) — Uvas de vilân, pr. Cad. El Sedum altissi- 
mum, planta crasulâcea. (Id. ibid., t. 20.) — *Al6n (ide\ fran- 
cés allons?), que pinta la uva! loc. fam. que se emplea para 
apresurar a uno a que haga una cosa. Equivale a ivamos! 



V 



VACA. s. f. Vaca desoUada. En Osuna, nube en forma d^ 

faja colorada. 

Baca esoyâ ar lobante, 
Agua al istante. 

(R. Marin, Re franc s, 13.) 

— Ciertas vacas. Fam. iCierto recuerdo? "La cigûefta y la 
mena me traîan ciertas vacas contra aquel otro animalucho/' 
(Rubio, Memorias, II, 18.) Compârese con Ciertas hierbas, co- 
lombiano (Cuervo), venezolano (P. Febres, 328), ciertos lien- 
SOS de Guatemala y Honduras (Membreîio, Batres, Jâuregui.) 
Sin embargo, estas locuciones significan: cierta persona. — Como 




/ 



VOCES ANDALUZAS 



625 



vaca sin cencerro, fam. Sîn guîa ni vigilancia." "Que se habîa 
criado como vaca sin cencerro." (Valera, Juanita, 109.) 
VADO. s. m. Dar vado, fr. ^Accéder a algo? 

Rendirbos, beya madama, 
Y darle bao a mis penas, 
O acabar d'esenganarme 
Pa buscar otra morena. 

(R. Marin, Cantos, III, 495.) 

VAHIDO. s. m. Vaho, aliento. 

jQué mas quisiera ese purpo, 
•Qu'er bajio de mi boca 
Se juntara con sus labios? 



(R. Marin, Cantos, III, 340.) 



VAINA. s. f. Asunto de burla. ''Un humorista serio que lia 
tomadp el mundo por vaina." (GaniVet, Pio Cid, II, 209). 

VAINILLA. s. f. Vainica, labor. "Delantales blancos con 
sus puntas de vainilla/' (rR. Cortés, Débiles fuertes, 53). 

VALDIVIA. (De), loc. adv. fam. De balde. "No sera suma 
crecida, porque la chica apenas corne, pero de valdivia, no..' 
(Caballero, Lâgrinias, 314). 

VALENCIANA. s. f. Fiiente valenciana. i? "La juchera 
que volcô en la fuente valenciana colocada sobre la mesa. 
(Reyes, Lagar, 169). 

VALER. s. m. Valor. "Daba poco valer a multitud de cosas. 
(Valera, Dona Lus, 51). 

VALER. V. n. Valérselc a uno una cosa, fr. Contârsela, acep- 
tarsela.'' Le reprende (al que hace de toro) porque no embiste 
por derecho o porque persigue, lo cual, como es sabido. no se 
le vale." (Trad. csp,, I, 47). 

VALIA. s. f. Valor. 



9> 



Jf 




HE TORO Y GISBERT 



No quiero que me Ai nadie 
Valia de un alfiler. 

(R. Marin, Caiitos, IV, 22.) 

YALILLO. s. m. V. Châpiro valiUo. (Caballero, Clemen- 
cia, I, 249), 

VALLADO. s. m. ^Pared baja que sirve de valla? 

A yorar me sargo ar campo, 1 

De fatigas que le dan 
Se menean los simîentos. 

(R. Marin, Cantos, III, 434.) 

VAQUER.'^, s. f. Espiiela grande. "Correrle las vaqueras 
(iesde la cincha ,a! cuadril," (Navas, Procurador Yetbabue- 
Wd; 142). 

VAQUERUELA. s. f. En Sar.!ûcar, la Recurvirrostra avo- 
cctta, ave zancuda. (Buen* Hist. nat., 473). 

VARA. s. i. Vara de San José. îLa vara de José, de li 
Academia ? 

La vara de San José 
Todos los aiios florece. 

(R. Marin, Cantos, IV, 72.) 

Tb. de Costa Rica (Gagini) y Méjico (Ramos, 583), 
VARADA. s. f. Conjunto de jornaleros que en AndalucU 
vnn a las casas de campo bajo la direcciôn de un capataz para 
la cava, la bina y otras faenas agricolas, (Acad.). — Ticmpo que 
curan estas faenas. (Acad.). Varada signifîca en Andalucia, 
ademàs de lo que dice en su léxico la Academia, cada una é-i 
las temporadas del trabajo agricola. "Asi la barâ e San Migué, 
h barâ e Santiago, que terniinaii estos dîas." (R. Marin, Com- 
paracioncs. 49.) "De la vara (del aperador) sin duda proviens 
que, cuando van jornaleros a una finca... se diga que van de 



VOCES ANDALU2AS 02/ 



vàrada/' (Valera, llusiones, II, 32.) — Estâmes en la varada de 
Santiago, ha terminado la siega." (Serrano Pedrosa, El Em- 
peraoKj i). **Mâs de cincuenta hombres que habian venido de 
varada." (Valera, Ilusiones, II, 29). 

VARILLA. s. f. Correr la varilla, juego de muchachcs. "Co- 
rria la varilla, saltaba la mula, jugaba a la patuca." (Rubio, 
Memorias, III, 86). 

VASIJA. s. f. iCesto? *'Las vasijas de pleita encajadas unas 
en otras." (Rueda, Gusano de luz, 12.) 

VATO. s. m. Çerm. Padre {Bato, en Quiodalé.) El vato en- 
doso la nina a la ag^ela y se metiô en un trasatlântico." (Re- 
yes, Moruchita, 6.) "Mira que mi vato esta que arde desde que 
la otra noche nos sorprendiô." (Reyes, Nino de los caireies, 14.) 
VAYA. interj. Vaya que, loc. A que. **Vaya que no se ha 
fijado usté en una cosa.*' (Rueda, Reja,. 119). 

VEEDOR. s. m. Veedor de agua. El que sabe descubrir 
fuentes ocultas. El sourcier francés. (R. Marin, Comparacio- 
fies, 4). 

VEGUERO. s. m. Cigarro habano fino. (Dif. de Acad.). 
*'Sacando un magnifico veguero, lo ofreciô al covachuelista.*' 
(Navas, Procurador Ycrbahuena, 181). 

VELA. Estar entre dos vêlas, fam. Estar achispado. — Riear 
las vêlas, fam. Mandar. "Quien en tu casa riza y desriza la 
vêla, es el senor Curro." (Reyes, Nino de los caireies, 15). 

VELATORIO. s. m. **A la noche del dîa de la defunciôn se 
llama la noche del velatorio o velorio.'' {Trad, esp., I, 94.) "Pe- 
gar como guitarra en velatorio.'' (R. Marin, Comparactones, 94). 
* Sin que nadie acompane su velatorio tétrico." (Rueda, En tro- 
tel, 30.) *'Aquellas tertulias de velatorio." (Navas, Procurador 
Ycrbabuena, 106.) 0. t. la voz en Maragaterîa. V. Boletin de la 
Academia espahola, XI, 64) y en Murcia (Sevilla). Tb. en Ame- 
rica en varios puntos. 

VELAY. interj. Mira. **Como yo no soy el médico de su 
gusto, pos velay usté." (Reyes, Moruchita, 17.) "Velay osté. 




MIGUEL DE TOHO Y GISBERT 

ntira." (Reyes, Lagar, 171.) "Pos veîay tû!". 
le los caireUs. 8.) Tb. en leonés (Garrote.) Tb. 
f/aAî '(Monner Sanz, Desvestirse, 235). 
. i. iVela? 

i Cômo quieres que navegue, 

(R. Marin, Canloi. III, 114.) 

i. Ida de la veleta, loc. fam. Loco. "Estaba por 
eta." (Reyes, Lagar, 125).- 

s. m. Velatorio. (Americanismo en el Diccio- 
tdemia.) Citado en Trad. esp., I, 94. Tb. se usa 
embreno, Picon Febres, Cuervo, Tobar, Pichar- 
nner Sanz, Palma). 

. De vetia, loc. En vena. "Cuando estaba de 
1, Pio Cid, II, ly).) — *Vena de loco. Ramo de 

Tiene mi maridito 
Vena de loco, 
Unas veces por mucho 
Y otras por poeo. 

. m. Avenate. "Lâstima que tenga un venate." 
Flores.) Cf. Venada. locura, en Sakniaiica (I-i- 

N, s. m. Empujon, sacudida. Û. t. en Sxtrema- 
y en Salamanca (Lamano). 
s. m. ^Atacola? "Mueve el tren de norias del 
jla y lanza fogosos relinchos." (Rueda, Bajo U 

El cabalto que conduce 
Muestra cefiida ta cola 
Por un vendaje de grana.. 

(Rueda, Bajo la parra. 32.) 



r \ 



VOCES ANDALUZAS 029 



VENDO. s. m. *Estar hecho un vendo, fam. Estar muy 
clébil y achacoso. 

VENENO. s. m. Ponerse hecho un veneno, fr. Irritarse. "Se 
ponia hecha un veneno.'* (Valera, Juanita, 202). 

VENIR. V. n, Venirscle a uno con una cosa, fr. Decirle, o 
ensenarle algo. "Pa que se me venga usté a mi con peinas de 
valô y con cortesitos e blusa." (Quintero, Las Flores, 13). 

VENTEADO, DA. adj. Orgulloso. "iNo va a venir mu 
venteao el mozo!" (Reyes, Lagar, 85.) 

VENTECILLA. s. f. '*Una alegre y hospitalaria ventecilla." 
(Caballero, Familia de Alvareda, 246). 

VENTERO. s. m. Ventero a la puerta, venta vacia, refr. 
**Cuando en el juego del tresillo se ve primeramente el as de 
espadas, se tendra un mal juego." (Trad. esp,, I, 243). 

VENTCLINA. s. f. Ramo de locura. **<îQué moscà te pica, 
muchacha? iQué ventolina es esa?" (Caballero, Làgrimas, 109.) 

VENTORRILLERO, R-\. s. m. y f. El que tiene a su cargo 
:m ventorrillo. **E1 jamôn con tomate con que nos regalô el 
pico el amable ventorrillero." (Ganivet, Pio Cid, II, 204.) 

VENTURADO, DA. adj. ^ Bienaventurado ? "iUîi iCome 
se ponia la venturâ de mi mar^sita cuando me oia esta copia!". 
(1*. Valdés, Hermana, 305). 

VER. V. n. A ver, loc. Vamos, anda. "A ver tu, Bernardo, 
lleva el mulo al corral.'* (Rcyi's, Lagar, 302.) — H^ibrâ^e visto, 
loc. fam. generalmente de loconvenciôn. "Habrâsc visic ccn 
el mono este!". (Castro, Lu/îj lunera, 6). 

VER A. s. f. Lado. **No pueo vivi a la vera c- mi gente." 
(Quintero, Las flores, 68). 

No te sépares e la vera mîa 
Hasta que me muera. 

(Trad, esp,, I, 88.) 

— Con todas las veras del aima, loc. De verdad. **Te lo pro- 
metc con todas las veritas de mi arma." (Reyes, (joktera, ij6;. 



630 MIGLEL DE TORO Y GISBËRT 

\'ERDAI). r f. C a vcc-a ton f.intidii de afije.ivc. équiva- 
lente a real, verdadero. "En la politica que sirve de pretexto o 
apariencia, jamàs lie pensado, pero en la polîtica-verdad. pienso 
siempre." (Valera, Doiia Lus, 123.) — /De verdadT loc, jEs 
ci(rto? "De verda-d? preguntô Anis." (Cabailero, Gcnnota, I. 
1:6.)— ^Verdad usicd? fr. îNo es cierto? (P. Vqldés, Hfr- 
viana, 79). 

VERDEAU. V. n. Ser algo verde "Habiendo sucedido a esVT. 
topla otra que verdeaba." (Cabailero, Gaviota, I, 180). 

VERDIAL. s. m. i ? ^ Verde? "Copias e verdiales." (Urbano, 
Mnndanal rtiido, 406). — adj. y s. m. Clase de aceituno de frun 
«'tmpre verde. "El fruto que solo se conserva pintôn en los 
àrbolea miiy cargados de él o en muy cotitados viduenos. como 
ei verdial." (R. Marin, en Pairia espahola, 167). 

VERDIALESCO. CA. adj. Verdial.* "Copias verdialescas. " 
(Urbano, Mundanal ntido, 406}. 

VERDlN. s. m, Excremcnto verde de los ninos. "Para sa- 
carie el metedor, lleno de verdines," (Ganivet, Pio Cid, II, 63). 

VERDÔN. s. m. pr. Mal y Gran. El Ligurinus chloris, pâ- 
iaro. (Buen. Hist. nat., 448). 

"VERDOSO. s. m. El verdoso. Fam. ;E1 sol? "îY porquc 
lay chubascos no se ha de ver el cielo salîendo el verdoso?". 
(Calderôn, Escenas, 130). 

VERDURA. B. f. Fam. Verdad "Y que verdura es el apio, 
)■.■ que verdad no diga." (Calderôn, Escenas, 39V 

VEREDA. s. f. Obsérvese el siguiente ejemplo que recuer- 
da acaso el uso americano de : vercda, por acera. 



Que me jayo en un 
Con dos bereas iguales 
Y me paro en la mej6. 



— Poiier a la vereda, fr. Preparar. "Como que a pesar de cuan- 



T- 



VOCES ANDALUZAS 63 1 



to falta que poner a la vereda, los f uegos habrân de lucir por 
la noche." (Rueda, Bajo la parra, 87). 

VERO, RA. adj. Verdadero. Ant. en Acad. 

Morirâs en vera Cruz, 
Levantada en el Calvario. 

(R. Marin, Cantos, IV, 163.) 

* VERSACIÔN. s. f. Modo de hablar: tentt muy mala ver- 
sacion. Cf. el calô mexicano, versarse, conversar, reunirse unos 
<».migos. (Wagner). 

VERSAJE. s. m. Modo de hablar, lenguaje. "Sabes decir 
las cosas. en buen versaje/' (Caballero, Gaviota, I, 180.) **Lo 
que bas dicho es un sinfundo en buen versaje." (Caballero 
Clemencia, I, 186). 

VERSO, s. m. Verso suelto, fam. Persona sin atadero. "Aca- 
so otro verso suelto como mi hijo." (Caballeio, Clemen- 
cia, I, 237). 

VESTIDO. s. m. Cortar un vestido a uno, loc. Hablar mal 
Je él. En, Acad.: Cortar un sayo. 

Cuando boy a la fiesta, 
Canto y me rîo, 
Y por eso me cortan 
Tantos bestios. 

(R. Marin, Cantos, V, 88.) 

VETA. s. f. Caer a uno la veta, loc. Caerle la suerte. "Gra- 
sias a Dios, hija de mi arma. Nos cayô la veta, comadre.'* 
(Ouintero, Las Flores, 12). 

VEZ. s. f. Teta, mamada. "Yo le dî veces cuando su madré 
^0 criaba." (Ganivet, Pic Cid, II, 87.) — Cien veces pares, fam. 
^luchas veces. "Se lo juro cien veces pares." (Ganivet, Pio 
Cid, II, 82.) — Toda ves que, loc. Puesto que. "La cena que ha 
brâ de ser espléndida, toda vez que esta noche no tienen cabida 



■ " i. ■ 



. \ 




632 



MIGUEL DE TORO Y GISBERT 



en el aima las penas/' (Rueda, Patio, 30.) — De vez en vez, \qz. 
adv. De vez en cnando. '*Besândose de vez en vez." (Hernân- 
dez Mir, Pedasos de vida, 9.) — Vez y vez, loc. que se usa al 
empezar los cuentos. V. Besibé. "Habia vez y vez un pajarito." 
(Caballero, Cosa cumplida, 14.) **Habîa vez y vez luiji hormi- 
guita." (Id. Lâgrinias, 48). 

VIA CRUCIS. s. m. Û. t. c. f. **En aquel Calvarîo empieza 
!a Via Crucis." (Caballero, Gavtota, I, 82.) "El camino de la 
Via Crucis." (Id. Lâgrimas, 100.) En Calombia (Cuervo) dicen 
las viacrucis. 

VIAJE. s. m. Tirar viajes, loc. Acometer con arma blanca 
corta. V. Via je, 7 en Acad. "Daba saltos de gato montés, ti- 
ràndole viajes." (Navas, Procurador Yerbabuena, 165). 

VIBORERA. s. f. pr. Cad, La Aristolochia longa, planta 
aristoloquiâcea. (Pérez Lara, Flor gad,, en Anales, t. 16). 

VIBORO. s. m. Vibora. **E1 viboro al engendrât muere." 
{Trad. csp., I, 226). 

VICHA. s. f . î ? Por vicha, loc. pop. Por vida. Dîcese generai- 
niente : por vicha é, sin agregar nada. {i ?). También se dice 
Por riche! **iPor viche de la sangre azul!". (Caballero, Lâ- 
grimas, 206)^ y por mi parte nunca he oîdo yo mas que la va- 
riante: jPor vichcnes! V. Bichencs, 

* VIDA. s. f. La muestra en los juegos de naipes: en el tute, 
tl siete quita la vida. 

VIDUERO. s. m. ^Olivar? V. cita en VerdiaL 

VIEJA. s f. Mueca. **Haz una vieja, Manolillo. Y el chi- 
quillo hacîa un gracioso mohin, cerrando a médias los ojos, 
frunciendo los labios y bajando la cabeza." (Caballero, Gazno- 
ta, I, 71). 

VIEJO. s m. *Viejos, pi. Los tolanos o abuelos. — El quv 
quiera saber que comprc un viejo, refr. (R. Marin, Compara- 
clones, 98). 

VIEXTO. s. m. Esfar metido en viento, fr. ^Estar de suerte? 
^Tener viento en popa? *'Cuqui estaba metio en vicntc po que 



VOCES AKDALUZAS 6; 

ténia ima jâ." (Aguilera y Porta, eu Piicblo andalus, 55)- 
Forlcar vitiito en la faltriqiicra, tr. fam. \o tener un cuart 
^'a lo estas tù viendo lo e! clia portear vienti) en la faltriquera 
(,Keyes, Lagar, 25). 

X'IERGA. s. i. iBiekio? "La vierga eclial)a los nianojos 
tieira." (Kiieda, (îiisano, 306). 

VIGA. s. f *Qiicrcr mcler la viga atravcsada, fr. Empeûar: 
tn hacer una cosa al rêvés. 

VIHUELA. s. f, "Vihuela y guitarra,— escribia el Jcctisin 
maestro conipnsitor Francisco Aseujo Barbîeri a ku amif 
S.'tlvâ, — eran (los instruinentos anàlogos pero distintos. El pi 
r.iero. de mayor tainaiio que el segundo, ténia por lo gêner 
seis cuerdas. en las que se tocalta solamente punteado. Era 
instruniento aristocrâtico, digâmoslo asi, y se !e nonihraba g 
neralmente vihuela de mano, para distiiiguirlo del Ilamadu v 
hnela de arco, que se locaha con arquillo y ténia muthos pui 
To-. de contr.cto con el que actualmente se conoce con el noml) 
de viola de amor. I-a guitarra era el instrumenlo vulgar; ten 
ciiatru cuerdas y se tocaba generalmenle rasgueado pr.ra acon 
paiiar los cantos populares. Vicente Espînel le anadiô !a qiiin 
cncrda y desde entonces fiié pt-rteccionândosc liasta llegar 
ccnfiindirse con la vihuela y liasta considerarse conio un so 
instruniento los niuy diferentes en lo aiitiguo llamados vihiie 
Y guitarra." (R. Marin, Cau!os, II, 519). 

VINAGRE. s. ni. Fitiagre de ycitui. el que esta en uiedio i 
la cuba o tinaja. (V. Acad. en Viiw de yeina.) "El arrière qi 
innipraba en Villalegre vinagre de yenia." (Valera, Juanila, 24 
VIXAJERO. s. m. Vifiador. 

Agiia, Dios, y buen tintero. 
Que se moja el viiiajero. 

<R. Marin, Conlus, I. 58.) 

VINXULAR. adj, ;Vinculadn? "Pingiie caudal dt bien 
vnculares." (R. Marin, Comparacioncx, XVI). 



MIGL'Iil, nt: TUKU V (ilSLEKT 

). S. m. l/iuo de pitlso. ; ? "Eu las tardes frias, un 
e vino de piilsd." (Alarcôn, Sombrero, 37 ) — Vtuo (/;■ 
El (|ue se destina a la de?tilaciôn. "Bodegas donde se 
el vino de quema," (X'alera. Pcpîta, 150.) — Vino duro .; ? 
ro. Flores. 49.) "Los rechonchos pestinos. amasados con 
ro." (Caballero. Lâ<)rii>tas. &>). 

\DERA. s. f. pr. Sev. V\ Acdon yalaclotles. pàjart.. 
Hist. i\al.. 4331. 

LERO. s. m. ; ? "Las matas de juncos en tonio a las 
,'olaban'los locos violeros." ^Riieda, ihisano, 70"). 
Lt\. s. m. "El ataûd a cnie el piieblo llania guitarra o 
O'rad esp.. L 94)- 

>TE. s. m, V, .-ï/(ir(/o/c.— *Miijer o niiiohacha iiMiy cit-s- 
a: fcsa iiiîia es muy virote, 

kOTEAR. V. 11. Ser .ma niujer niiiy desenviielta. se- 
(la a callejear o a veiitaiifar, 
L'É. s. mf Un peinado 

Una sehora peiiiada, ~ 
Peinada a la viruê; 
Ticne dientes y no l>oca. 
Titiie cabeza y 110 pies. (El ajol. 

R. Marin. Cmil.'S. I, 232.I 

\K. V. a. Mirar. "Hoy pa trimipt-zarse con iina i. la qu-; 

.lea visar el ros. sa menester estar emparentao jasta co'i 

idas Tadeo." (Reyes, Horiicliila. 2). 

ILl.C). s. m, Olero. sitio (iesde donde se vc nuicho \c- 

Eï. cl \'i,->o de la Acadeinia, 1.' acep. "En esto llegaron 

. un visillo. y desdc alli desciilirieron la cîndad a doiidt- 

parar." (Valera, Ihtsionc.:, 116,) 

U')X, ^. f. Qiiedarsc conw'qifien ir vtsiones, fr. Que- 

tliirdido. (R. Marin, Comparacioiies, 104). 

ITAN'TA. s, f. Persona que vîsila. "Hidernn dudar il 



VOCES ANnALUZ.\S 6 3 5 



lioctor de que fiiese Constancia la visitanta.* (Valera. Ilitsio- 
iics, II, 245). 

VISORAR. V. a. ''Lo ml-»nio que columbrar/' (C i't>allero, 
Clemcncia, Vocabulario.) En Acad. Avizorar es : acechar. 
"Aqiiella reana de gente que visoré en la cocina/' (Caballero. 
Clchifticia, I, 275.) En Salamanca hay visorear, ojear. (La- 
mano). 

Vis FERA. s. f. Con rîspcras, loc. Con tiempo. **Con visf)eras 
y con tiempo tomô Lucia la linipieza del vasar^'' (Rucda, Baj<y 
la parra, 244). 

\nSTA. s. f. Venir a visias, loc. Venir a ver. *' Venia a vista»? 
para casarsc con ella.'' (X^alera, ïliisiones, 157). 

VIUDITA. s. f. Flor. ^La Viuda, de Acad.? *'La3 viudita-^ 
jôvenes, sin quitarse su serio vestido morado, se coronaban de 
una fresca guirnalda verde." (Caballero, Cosa cumpllda, T/.) 
' Las pervir.cas. las viuditas, las amapolas.'' (Caballem, Jlîia, 64.) 
jr. Cad. La Scabiosa maritima, planta dipsâcea. (Pérez Lara, 
Flor. (jad., en Anales, t. 16). 

VI VA. interj. "^Kiva la Virgen, loc. u. c. s. m. para designar 
una persona simple: Fulano es un viva la Virgen. *'E1 nuevo 
contador eia un Viva la Virgen.'' (Xavas, Pro'enradot Yerba 
luena, T06) 

\ IVIR. V a. Ilabitar. '*Los vecinos. que viven las salas sin 
pagarlas.*' (Trad. es p., I. 30.) **Comprar una casa para vivirla.^' 
((ianivet. Pio Cid. JI. 163). 

Casa, cuanta biba.^, 
Binas, cuantas bebas, 
Tierras, cuantas béas, 
Y olibares, los que pueas. 

(R. Marin, Rc francs. 13.) 

— l'ivirle a uno una persona, fr. Vivir. '*Estoy muy contento 
de que me viva aûn la chacha Ramoncica.*' (V^alera, Co^nen- 



fttd 



iÔ UlCL'Kl- UF, TORO Y CISBKHT 

atlor, 4<j.) "Ojald me vivas niieiitras yo viva." (Vah-ra, lia- 
oncs, 139) 

" V()I,ADER.-\. s. f. Moliiiete, jugiiele de iiinos 

VOl.AXDERAMEXTE. adv. m. Someramente. "Hablandu 
l'tanderameiile." (Caltlerôn, Hsccnas. 199)- 

\"OI-ANDO. atlv, Miiy deprisa. "Las veinticuatro monales 
oras ])asariaii volando." (Ganivel, Pio Cid, II, 6). 

\XiLAXTE. s. 111. Palabra, frâse, generalmente ofeiisiva 
Los de la coptienda se tiraban volantes sacados de un dîc- 
icmario no atadémiço." (Caballero, Pachto andalus, 22). 

VOLATA s. i. Es])ecie de cabriola en la danzu. "S^-Itos, ca- 
Holas. votatas y vueltas de pecho." (Calderôn, Escctias, z8j. 

VOLATIX. s. m. V. Envolalinado. 

VOLETEO. s. m. Kevciloteo. "Se piiso a dar vo!eteos por e> 
rbol," (Caballero. Cosa ciimpUda, i5>. 

VOLETIO. s, m. Volada. "Te apueslo a que esa goloiidrina 
:■ nui proptn olrn voletio." (Quintero, Flores, 61). 

l'ego un boletio, 
Y se filé ar tejao. 

(K. Marin. Cmios, 1. 70.; 

\ OLETÔX. s. ni. A'ulada, revueio. "De bn^n grado bubier:i 
lado un vcletôn para décide al oido." (Keyes, Lagar, 238). 

VOLUXTO. s. m. Deseo, capricho, arranque. "Fué un ma! 
iihmlo que le dio." (^Uanivet, Pio Cid. II, 64.) Cf. volunlar. 
Itérer, en Salamanca (Laniano). 

X'OLVER. s. ni. Vnelta. "En un volver de tabeza, viô Ku- 
alia et fanal." (Rneda, Rcja, 45). 

VOTO. inlerj. V'olo a Dios. Rtniégo. "Su hijo de usted e- 
lias feo que un voto a Dios." (Caballero, Lâgrimas, 313). 

VUELTA. s. f. Mano. "Un albntiil que bnsca un sobrejornil 
•ara dar una vuelta de ropa a ^u gente." (Ganivet. Graiiada, 29.) 
—Viieila lie campatia. (En .-^cad. de la c a lit pana.) "Vino a tk- 



VOCES AXIMLUZ.AS fl,'" 

i-ra, daiido una viielta de campant.' (N'ava.s. Frocurador Yerb 
hiicna, i6.)^l'uclta de pecho. \Jn paso tlel boléro, "Las piints 
lî-.s viieltas (te pecho. j- otras cien diferencias." (Caldeiôii. E 
i ctias, 28.J — l'iielta de loriiillo. ;Una treta de la liicha? "D 
irilxj a don Diego haciéiidoi? dar média vuclla de tornillo 
iRiibio. Mcmorias. IT, 67.) — Fuclta perdiâa. Un paso dei I) 
lero. "La vnella de pechu, la viielta perdida, los Irenzados 
ciras cien diferencfas." (Calderôn. F-scciias. 28.") — A la viiel 
la vcnilcr -.Intn. fr. fani. queindica que todas las cosas Inicn: 
snelen tener sus inconveniente;. 

Que en el tnuiido hay placeres, 
Bien Jo concîbo, 
Mas también que a la viielta 



Pues lotlos nuestroa (justos. 
Caros se pagan. 

(R. Mariti. Canlox. IV, jjô.l 

— Dur uiâs viicltiis que un frotiipo, o que mia pconaa, fr. V- 
iimchas vueltas. (K. Marin, Comparachmes, il.) — Las VHell\ 
t]uc lia Kiia Uave, !oc. fam. ; Cnântas cosa^^ sucedcn ' "; Vilgan 
i-aii Guilindôn. las vueltas que ia una llave!" (Ca'rilkTo. F 
initia de Alvarcda, 269). 



Y 



VA. adv. C L-. expletivo. "'l'ieiie este ario (iiidicando 1111 
poca estatiira)... Esie arto, ya digo." (Qiiintero, Biicna somln 
eîc. XXIV). 

YAME. s. ni. pr. Cad. La Vvlocasia aniiqiioriiiii, planta an 



0-,ii MlCUKf, DK TOKO V (IISUEKT 



<iea. En Lo'.nitiro: Vainc de Caiiiirias. (Ferez Lara. I-lor. (/ad.. 
ir, .liialcs. t. 15.) 

\ ^ AVAY. s. m. lil iliablo. en ciertos juegos de luiichacho^- 
(K, Marin, Canton. I, 145.) He aqui ta deliniciôn del juego. 
"Al)arca iino con los dedo.i pulgar y de eninedio la niiiîieca «le 
(,lrii y pregiiiitâiidole : ja qiiién qnieres niâs. a pa|)â. a mania 
u a yayay? le pellizca con fnerza Iiasta haccrl-; cxclamar: 
jAyayay!", I,ld. ihiiL, 145). 
VAVAVAV. hiterj. 

Sf caià ini madrc, 
Chiqiiita y boiiiia. 

(R. Marin, C.mlis. l, «i.l 

"i'ESCA. >. f. y.-scii aUiodoiicra, pr. Cad. I.a Pdago ip.iUtîaht. 
planta i.'unipni;sta. (l'érez Lara, Fior tjml., en Anales, i. 1*1. ) — 
Rcliar Kiias yctcas. tr. Hacer Uimhrc con el pedcrjîal. "Vn ni.' 
ii.-Jiré vendidd al echar e^las y:sca^." (Alarnin, SoiKhrcra, 1,^5.) 
n». en Teieda (Puchcrii. 31). 

YO. prim, Olisérvese la -iisînienlt- forma. "Yo por nii, diji» 
(lona Candclaria." ((.îaiiivet. Pin Cid. 11, 23S). 

YUXyUERA. s. f. i ? "Cut. su pixinito de nmrga y >n nni- 
^ ?;ir. (le peli-ôn y de yunrpiera." (Reyes, Lafjar. l~.î) 



'/.m;.\.\. f. QuciUir cil caijiu. fr. Ir en zaga. ^'N'o qucdarà ■1. 
Zi.!;as (le Dîogenes para decirle a un Alejandro que se le qui-^- 
de delante." (faliallern. Lâ<iri:m.^, 140). 

ZAMARKEAK. v. a. Sacndir. "I-a'; puertas se zamarrea- 



VOCKS .^XDAI.UZAS ( 

bnii niovidas por una fuerza invisible." (Caballero, Familia 
.■4lz-areda. 324). 

ZASIAKKE6X. s. m. Sacndlds. "Ese Pedro, al qu.: si st 
l'a lin zamarreôn, siiella corcho pa tapones." (Reyes, Gali 
m. 189.) "A los gnlpes y zamarreones del mozo." (Reyes, , 
fft)f, 185). 

•ZAMBOMBAZO. s. m. Kuido repentino. ïh. de Mm 
(Sevilla). 

XAN'CAJADA. s. f. Ruido de {lasos, cliancleleo. "De 
a oorto ralo se volvieron a oir !as /ancajadas ciel dili^enie 
iiiulo." (Caballeni. Clcmctiàa, 1, 44). 

ZANCAkRÔN. s. m. *E1 ::ancarrôn de Malwiiia. El esqiiel 
iiî'.' Jlalionia. que segiin la tradiciôn esta en la Meca su^pcn(l 
eiL el aire por una pîedra iiiiâii. 

ZAN'GO\A. s, f. Fcinenino de Zatigôn (Acad.). "Vaya 
'a zangoncila de la iiiiïa." (Cabr.Uero, ScnnUti, 83). 

ZAXCiUAXGO. s. ni. Gaiiso, ])er.sona mal educada f 
de gracia. (Sent. dîf. -de .\cad 1 "Con éi (un palo) dari;i yii 
la caheza a este zangiiangn, n ver si no parecia nias por aqi 
(Riicda, Ou.taiio, 160). 

ZA1'ARRAT6N. s. m. l'am. Zapatôn. 

Eu el aïKlar coiiosl'o 
Que ères dcr c,->.niiio, 
En tos iaparratiinrs 
Y «I I.> KJibach... 



ZAI'ATAZO. s. m. G.ilpe. zarjiazo. "Los zapatazcs ,1 
vt-la que se desprendia de su amarra." (Caballero, Cosa c 
piida, 47). 

ZAl'ATERO. s. m. "Borracho lo mismo que un zapate 
' (Hernândez Mir, Pcdacos de vida, 13). 

Z.^RANDA, s. f. Haccrsc r.aranda, fr. Deshacerse. 



VOCES AXDALUZAS 64 1 



ZARZALERA. s. f. f>r. Gnin. La Pratincola riilcira, pâjaro, 
(Biien, Hist. nat., 428). 

ZOPEZ. s. f. Calidad de xopo. "Marchô coa la rémora a*i 
su zopez a la ventana." (Caldcrôn. Esccnas, 81). 

ZORRUCO, CA. adj, Zorro. 

A lo sorruco me ando, 
Y caÎRa la que cayere. 

(R. Marin, Catitos, l\\ 301.J 

ZORZAL. s. m. />r. Sez'. Muchacho. 

Yorar, hijos, yorar, 
Que este cacho grande os consolarà. 
\A cuHrto er cacho! 
i A ochavo- er cacho ! 
I-Mirar que cacho I 
i Baliente cacho î 
i A ochabo ! 

Llevo arropias, zorzales, 
Suspiros, londarales, 
Alfeniques, butilones, 
A cala durses mclones. 
Por un cuarto un par de botas, 
Que me las guiyo pa Rota 
Espelichao y sin una mota. 

{folk lorc and., I, 44.) 

ZORZALA. s. f. Miichacha astiita. ''Caracoles con la zor- 
5j.a esta!". (Caballero, Clemcncia, 1, 272). 

'^ZURRIBURRI. pr. Mal. Jaleo. confusion, tumulto. (M. 
de Guzmân). 



lUEL IlE TORO Y lïlSDERT 



UTORES CONSULTADOS 



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vilôn y un liberalito, o Très aimas de Dios, seguido de Cosa cumplida 
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TRADICIONES ESPAROLAS.— Biblioteca de las tradiciones espa- 
nolas, dirigida por Antonio Machado Alvarez. Madrid, 1884 y siguien- 
tes. En el tomo I hay Fiestas y costumbres populares andalucas, por 



VCICES ANDALUZAH f 

A. M. y A.; Cucitlos pofuiarcs espanolcs, |>or A. M. y A.; Supers 
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(Obras comjilctas).— /'diIk Luz. Madrid, 1906 (Obras complétas).— 
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fur f!einiiniselle PhUoIofiie. locfi, 

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nario cnciclopédico dr lu leaiiun cnstelliiiia. Paris, s. f. 

ZEROLO (Elias).— /.cw/rt df varias. Paris, i8()r. 

OBSEKVACIÛN 

En las obra.ï de carâcter lexicogrâiico iiresciiido de la indîeaciôi 
las paginas cuaiido las voces indicadas figiiran en su puesto alfabé 
pero hago coiistar la pâidna cuandi) dicitas voces eslân en un suplem 
o nota, o fuera del orden alfabélico seguido por el Diccioiiario ci 



Bibliotheca bispanica 



* I. — Comedia de Calisto t Melibca (Unico texto auténticodela Celtsiina), 
Reimpresiôn piiblicada por R. Foulché-Delbosc I 2.00 

* IL — Vida del soldado espanol Miguel de Castro (1593- 161 1), escrita por 
é\ mismo y publicada por A. Paz y Mélia % 3.00 

* III. La vida.de Lazarillo de Termes, y de sus fortunas y aduersidades 
Restituciôn de la ediciôn principe por R. Foulché-Delbosc. . . . $ i.oo 

IV. — Diego de Negueruela. Farsa llamada Ardamisa. Réimpression pu- 
bliée par Léo Rouanet 4 pesetas. 

V, VI, VII, VIII.— Colecciôn de Autos, Farsas y Coloquios del siglo xv , 
publiée par Léo Rouanet. Les quatre volumes 60 pesetas. 

IX.~Obres poétiques de Jordi de Sant Jordi (segles xiv«-xvc), reculli- 
des i publicades per J. Massô Torrents 4 pesetas. 

* X. — Pedro Manuel de Urrea. Penitencia de amor (Burgos, 1514). Reim- 
presiôn publicada por R. Foulché-Delbosc $ i.oo 

"k XL — ^Jorge Manrrique. Copias por la muette de su padre. Primera edi- 
ciôn crîtica. Publicala R. Foulché-Delbosc $ 1.00 

* XII. — Comedia de Calisto z Melibea (Burgos, 1499). Reimpresiôn pu- 
blicada por R. Foulché-Delbosc $ 2.50 

* XIII.— Perâlvarez de Ayllôn y Luis Hu/tado de Toledo. Comedia Ti- 
balda, ahora por primera vez publicada segûn la forma original por Adol- 
fo Bonilla y San Martin $ 1 .00 

* XIV. — Libro delos enganos z los asayamientos de las mugeres. Publi- 
calo Adolfo Bonilla y San Martin % i.oo 

* XV.— Diego de San Pedro. Carcel de amor (Sevilla, 1492).. . . $ i.oo 

* XVI, XVII, XX.— Obras poéticas de D. Luis de Gôngora, publicadas 
por R. Foulché-Delbosc. Les trois volumes $ 9.00 

XVIII. — Spill o Libre de les Dones per Mestre Jacme Roig. Ediciôn crî- 
tica con las variantes de todas las publicadas y las del Ms. de la Vaticana, 
prôlogo, estudios y comentarios por Roque Chabâs 20 pesetas. 

XIX.— Johan Boccaci. Decameron. Traducciô catalana publicada segon 
Tunic manuscrit conegut (1429), per J. Massô Torrents 20 pesetas. 

* XXI, XXIL— Obras poéticas del Canciller Pero Lopez de Ayala, pu- 
blicadas por Albert F. Kuersteiner. Les deux volumes $ 6.00 



Les volumes de la Bibliotheca hispanica dont la mention est précédée 
d'une étoile (*) dans la liste ci-dessus, sont en vente à Nbw York 
(G. P. Putnam's Sons, 2, West 45*1» Street). 

Tous les volumes de la Bibliotheca hispanica peuvent être obtenus à 
Madrid (Libren'a de Victoriano Suârez. Preciados, 48). 



I • 



CONDIllONS El MODE DE PUBLICATION 



La Revue Hispanique^ tondée^ en 1894, paraît tous les deux 
mois; elle forme chaque année trois volumes de six cents pages 
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Le prix de l'abonnement à l'année courante est de -vingt 
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Aucun numéro n'est vendu séparément. 

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Tout ce qui concerne la rédaction et les échanges de la Revue 
Hispanique doit être adressé à M. R. Foulché-Delbosc, boulevanl 
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pour l'Amérique, à G. P. Putnam's Sons, 2, West 45 *^ Street, 
New York City; 

pour l'Europe, à la librairie C. Klincksieck, II, rue de Lille, 
à Paris. 



Bibliotbeca bispanica 

Voir à la page 5 de la couverture. 



MADRin, IMPRKNTA I>S J.A CASA KOtTOHIAI. KAILLT-BAILLIFKB 



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