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Full text of "Revue médicale de la Suisse romande"

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REVUE MÉDICALE 



Dl 



L^ SUISSE ROM^ISTIDE 



VINGT-SIXIÈME ANNÉE — 1906 



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Société Générale d'Imprimerie 
Pélisserie, 18 



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XXVI- ANNEE. '^ N* •i^^^m»' — .^ /ANVIER 1906. 




REVUE MEDICALE 

DE L^ SUISSE ROM^ISriDE 
TRAVAUX ORIGINAUX 



A propos d'un nouveau cas de phlegmon gonococcique 
métastatiqne. — Remarques sur Tinfection gonococcique 

Travail de la Clinique chirurgicale et gynécologique 
de l'Université de Lausanne. Directeur : Prof. De G. Roux 

Par le D' J. Schwetz 
Assistant à la Policltniqae uairerritairc de Lausanne 

Tandis que la gravité de la syphilis est depuis longtemps 
connue par le public, la blennorragie est encore considérée à tort 
comme une maladie bénigne locale, non seulement par le public, 
mais encore par une certaine partie du- corps médical, et cepen- 
dant comme nous le verrons, la blennorragie à début purement 
local, peut se généraliser et donner lieu, au même titre que les 
autres maladies infectieuses, à de nombreux désordres. 

Cette ignorance de la gravité de la blennoiTagie, comparati- 
vement à celle de la syphilis, peut s'expliquer en partie par le 
fait que cette dernière est toujours une maladie constitution- 
nelle, tandis que la blennorragie veste souvent une maladie 
purement locale, en partie par le fait que l'étude des complica- 
tions générales de la blennorragie est de date relativement 
récente. Nous trouvons déjà dans la littérature du XVni" siècle 
quelques articles sur difierentes complications à distance de 
cette maladie, mais c'est surtout depuis la découverte du gono- 
coque par Neisser en 1879, que de nombreux travaux ont été 
publiés sur les complications les plus diverses et les plus éloi- 
gnées observées au cours de la blennorragie. 

Hâtons nous de le dire : Parmi de nombreux articles, thèses 
et monographies qui ont été publiés dans ces dernières années 
sur ces diverses complications, beaucoup ne sont fondés que sur 
le principe jpo^^ hoc ergo propter hoc, de sorte que nous ne pou- 



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6 

voQS pas nous appuyer sur eux, mais il existe de nombreuses 
publications authentiques basées sur des recherches cliniques 
et bactériologiques démontrant la variabilité de la localisation 
du virus blennorragique. 

Les complications de la blennorragie peuvent être divisées en 
deux grandes classes : locales et à distance. 

Nous ne voulons pas parler ici des complications locales, 
provenant de l'extension du virus aux organes voisins par con- 
tinuité ou par contiguïté, pouvant aller chez la femme par la 
voie génitale jusqu'au péritoine et chez l'homme, par la voie 
urinaire jusqu'au bassinet et, par la voie génitale, jusqu'à l'épi- 
didyme ; nous ne nous occuperons pas non plus de la lymphan- 
gite et de l'adénite (bubon) blennorragiques qui proviennent de 
l'extension du virus par la voie lymphatique. Nous ne parlerons 
ici que des complications blennon^agiques à distance, localisées 
ou généralisées. 

Ces complications métastatiques qui ont été signalées jusqu'à 
présent dans presque tous les tissus et organes, peuvent égale- 
ment être divisées en deux catégories. 

La première comprend les complications dont la nature a été 
reconnue par la constatation de la présence du gonocoque au 
moyen de recherches bactériologiques, la seconde comprend 
toutes celles qui ont été observées dans les systèmes nerveux et 
cutané, et dans lesquelles la présence du gonocoque a'a pas été 
démontrée ; elles ne sont attribuées à la blennorragie que par 
l'étude et la démonstration clinique. C'est surtout la première 
catégorie qui nous intéresse ici. 

Les complications éloignées de la blennorragie siègent le plus 
fréquemment, comme toutes les métastases infectieuses, dans 
les séreuses. 

Parmi ces complications affectant les séreuses, les mieux 
connues et les mieux étudiées sont les arthropathies blennorra- 
giques. Cliniquement elles ont déjà été décrites au commence- 
ment du siècle passé et les recherches bactériologiques n'ont 
eu qu'à confirmer un fait déjà universellement admis. 

Les inflammations des autres petites séreuses, téno-synovites 
et bursites, ont été observées également assez souvent. 

Parmi les grandes séreuses, c'est l'endocarde qui est relative- 
ment le plus souvent atteint dans la blennorragie. Notons les 
cas de Leyden, de Rendu et de Withe, où le gonocoque a été 
trouvé dans les replis de l'endocarde au cours d'une endocardite 



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Remarquons en passant à ce sujet, que cetté^;^ 

é observée presque exclusivement dans les cas 
compliquée de rhumatisme et rappelle ainsi 
compliquant le rhumatisme ordinaire, 
a signalé un cas de péricardite purulente gono- 

e. 

uni dans sa thèse huit observations de pleurésie 

issemblé huit cas de phlébite gonococcique. 
rapporté un cas de méningite cérébro-spinale 
re. Citons également le cas de méningite céré- 
\ examen douteux observé par Ftirbringer. 
)ns pas ici des péritonites gonococciques géné- 
aières n'ayant été observées que chez de petites 
B vulvo-vaginite blennorragique (Dubreuilh) ou 
alité. Dans tous ces cas la péritonite peut évi- 
ipliquée par une propagation locale du gonoco- 
itéro-tubaire. 

implications atteignant les séreuses que nous 
r en revue, nous trouvons encore mentionnés 
ire quelques cas d'inflammation du tissu con- 
né ou intermusculaire, sans aucune lésion exté- 
dans lesquels on a constaté la présence exclu- 
lue, ce qui démontre que celui-ci peut pro- 
e titre que les autres microbes pathogènes, des 
îs phlegmons et des abcès. Ces cas sont d'au- 
ssants qu'il n'y a pas encore très longtemps, 
n'attribuaient pas au gonocoque le pouvoir 
is profondément que l'épithélium ou l'endo- 

donc utile de publier un nouveau cas de phleg- 
le hématogène observé dernièrement à la Clini- 
de Lausanne. L'anamnèse a été recueillie par 
iterne du service. Nous la reproduisons briève- 



m 



:'^m 



entrée à l'hôpital le 1er novembre 1904. 
intérieures ; la malade nie tontes pertes blanches. 
► octobre, elle fait une promenade assez longue par un 
». A la fin de la promenade elle commence à souffrir 
lendemain elle continue encore son travail, mais, les 
augmentant, elle va à la Policlinique où elle raconte 



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8 

qu'elle s'est fait une entorse en marchant et où on lui conseille l'appli- 
cation de maillots. 

Le surlendemain, l®' novembre, les douleurs deviennent encore plus 
intenses et le pied commence à enfler. La malade ne peut presque plus 
marcher. Elle se rend de nouveau à la Policlinique où M. le prof. 
Demiéville constate un phlegmon du dos du pied droit et l'envoie d'ur- 
gence à l'hôpital. 

Stattu général : Jeune fille de taille moyenne, bien nourrie; muqueuses 
bien colorées. Langue un peu saburrale. Cœur et poumons normaux. 
T. 380, 5. 

Status loccU : Sur le côté externe du dos du pied droit, immédiatement 
au-dessous de l'articulation tibio-tarsienne, on remarque une rougeur 
diifuse. Tout le dos du pied est tuméûé. La peau du dos du pied est 
œdématiée. La palpation est douloureuse. Fluctuation nette au-dessus et 
au-dessous de l'articulation tibio-tarsienne. Mouvements de flexUm et d* ex- 
tension du pied indolores. 

Pas de solution de continuité ni d'autre cause locale d'infection du pied. 

Pas de lymphangite à la jambe. Quelques ganglions inguinaux tuméfiés. 

Diagnostic : Phlegmon d'origine hémalogène. 

Traitement : Maillots. 

Le 1 novembre, incision en narcose et drainage. Il s'écoule une petite 
quantité d'un pus jaunâhre et de consistance assez épaisse. 

Le toucher vaginal, fait en narcose, démontre l'existence de pertes 
blanches épaisses, d'une salpingite à gauche et d'une aùnexite à droite. 

Le 19 novembre, la malade sort de l'hôpital complètement guérie de 
sou phlegmon, mais les pertes blanches continuent. 

La malade avoue être atteinte d'une blennorragie datant de plusieurs 
semaines. 

L'examen bactériologique du pus, fait par M. le D' Senn, chef de cli- 
nique, a démontré la présence exclusive du gonocoque. 

Les cas d'abcès métastatiques à gonocoques, avons nous dit, 
sont très rare^. Dans toute la littérature nous n'en avons trouvé 
que onze, dont voici le résumé : 

1) Cas de Sahli (1887). — Malade atteint de blennorragie depuis envi- 
ron deux mois et souffrant de douleurs dans le voisinage des deux genoux. 
Il se forme dans cette région des abcès cutanés gros comme le poing. 
Sahli les ouvre, il s'en écoule un pus sanguinolent et il est facile d'y 
constater la présense de nombreux gonocoques caractéristiques et présen- 
tant leur disposition habituelle. 

2) Cas de Lang et Paltauf (1892). — Quelques jours après le début 
d'une blennorragie aiguë, se montre, sur la face dorsale du médius, une 
zone rouge, peu douloureuse aux mouvements, car l'articulation est mani- 



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15 

idaire, ou mixte. D'après la quatrième 

gonocoque lui-même qui provoque ces 

toxines sécrétées par lui. La cinquième 

lutes ces lésions le système nerveux cen- 

li a été émise encore au commencement 
md évidemment plus à nos connaissan- 
tion et rintoxication. Du reste on lui a 
itesles irritations mécaniques de l'urè- 
L provoquer ces lésions. 
)ïncidence il y a sans doute une part de 
lUé trop loin en attribuant à la blennor- 
les observées chez un individu pendant 
aent, comme si cet individu n'avait pas 
lutrement. Mais d'un autre côté, si Ton 
exemple, survenir chez le même malade 
I de gonorrhée, on ne peut évidemment 
incidence. 

ne, juste par elle-même, ne peut cepen- 
B aux complications nerveuses et cuta- 
plus haut des nombreuses complications 

présence exclusive du gonocoque. Dans 
taté l'existence de ce microbe, associé à 
;ènes (strepto-et staphylocoques). Enfin 
tiens blennorragiques on n'a constaté que 
dérobes. Dans ces cas il peut s'agir ou 
ire favorisée par la présence dans l'or- 
Du d'une infection mixte dans laquelle le 

de bonne heure. .Ce dernier fait a été 
s auteurs. Mais dans les cas de compli- 
^euses on n'a constaté aucun microbe, 
pliquer ces deux sortes de complications, 
^thèses : celle de toxines et celle de l'in- 
veux. 

-sériques sont assez connus. Il nous suf- 
an thème vaccinal qu'on observe si fré- 
itèle pédiatrique. Wasserraann est arrivé 

démontrer que le gonocoque possède, 
)bes, la faculté de sécréter des toxines 
sions, même inflammatoires. Ces toxines 
les exanthèmes divers soit par élimina- 



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17 

ennorragique et de son traitemeut, Ihèse 

nococcique chez l'enfant, Thèse de Paris ^ 

bite blennorragique, Thèse de Paris^ 1896. 

ennorragiques ; Thèse de Paris, 1904. 

ses complications, 1894. 

oque au cours de la grossesse et de la puer- 

stétr., VIII. 1902. 

ie dans ses rapports avec la grossesse et 

1902. 

ospinal Meningitis und acute Gonorrhoe. 

7. 

^.UPER. Ein weiterer Beitrag zur Biologie 

g:. Anatomie des gonorrhoisch. Processus. 

CXXIII, 1895. 

gique. i4nn. de dermatoL, 1869, p, 319. 

les et générales de la blennorragie, Paris, 

lysies, complicating gonorrhed. Lancet. 

ienne infectieuse avec extension à la veine 

4nn. de gynécol.^ Mai 1902. 

r Gonokokkenmetastase. Wiener klin. 

\ d'infection blennorragique généralisée. 

on a case of gonorrheal endocarditis in a- 
Bull, of the Johns Hophins Hospital., 

:h. 1895. p. 863, 

rning a case of suppuration myositis cau- 

^ull. of. the Johns Hophins Hospit. 1904, 

nokokkensepsis mit Nachweis der Qono- 
er Patienten. Berl. klin Woch,, 1904, 

ériennes, 1905 (trad. russe). 
Dei-mat. und Syph., 1893, p. 330. 
beim Weibe. Samml. klin, Vortràge. 

gonorrhoïca. Deutsche med.Wock., 1893, 

1898, p. 20. 

•hoischen Allgmein-Infektionen. Virch 



ME ANNÉE. — N* 1 



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9 
enregistrer le chiffre de 

a K. Fraaenkiimk de TUi 
BU l'avantage d'assister à 
lotre maître, le prof. Dôde 
}tée de ces interventions i 
je travail et de chercher à 
ions des accoucheurs qui € 
ération, si l'hébotomie pai 
façon durable l'idée génii 
ement du bassin pendant 

idir le bassin par une s( 
lyse est déjà de date anci 
imagina le premier dans ( 
n exemple fut suivi en Itali 
lais soit par le fait du m; 
nstrumentation imparfait< 
cette intervention tomba 

mbiotomie bilatérale ; qu( 
Bar-le-Duc, la préconise i 
Tasbourg la démonstratio 
moyen de la scie à chaîne, 
^mphyséotomie propremen 
itricale, sous l'influence de 
le Morisaniet de Zweilel 
la pratique journalière, m 
technique, l'asepsie et le 
'oposé par Zweifel, la moi 
u-dessous de 10 à 13 > 
is, celles de ses défenseur 
'op souvent défectueux au 
i du bassin ; la démarche d 
nnées nombre de symphii 
ération a même été baptis 
ithète sarcastique de « i 

} Gigli, de Florence, a dén 
les données actuelles de la 
nphiséotomie, qui n'est d 



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par Tobturatrice et Tépigastrique, il existe de nombreuses 
anastomoses entre les deux côtés. Point important encore : à 
la face postérieure de chaque pubis s'insèrent près de la ligne 
médiane les deux ligaments suspenseurs de la vessie. 

A Gigli revient l'honneur d'avoir démontré le premier la 
possibilité d'appliquer la proposition de Sigault en se confor- 
mant et en l'adaptant aux lois qui découlent des connaissances 
chirurgicales actuelles; pour réaliser cette possibilité il fallait : 
1^ substituer à la plaie articulaire une plaie osseuse d'une gué- 
son plus franche et moins sujette aux complications ; 2» faire 
en sorte que, lors de l'ouverture du bassin, lé clitoris, l'urètre 
et surtout la vessie soient refoulés d'un seul et même côté et 
ainsi mis à l'abri des tractions et des déchirures. Gigli émit 
donc les propositions suivantes : scier le pubis en dehors de 
l'articulation; Ja section doit porter en dehors des ligaments 
suspenseurs de la vessie et des branches du clitoris; nous ajou- 
terons encore : la plaie doit être dans la mesure du possible 
protégée du contact des lochies. 

En imaginant la scie filiforme qui porte son nom, Gigli faci- 
lita grandement la mise en pratique des principes qu'il avait 
émis, mais lui-même n'eut pas le privilège d'inaugurer la pu- 
biotomie sur le vivant, ce fut Bonardi, de Lugano, qui le 7 mai 
1897 opéra le premier une parturiente dans un chalet de la 
montagne, et sa tentative fut couronnée d'un heureux succès. 
Dès lors les opérations se multiplièrent, modestement d'abord, 
en Italie, puis en Hollande, en Allemagne et en Autriche ; en 
France, de Bovis et Bar opérèrent quelques cas ; enfin dans le 
courant de ces trois dernières années les résultats obtenus dans 
les cliniques allemandes, publiés et appréciés par de nombreux 
auteurs, permettent actuellement de porter un jugement mieux 
appuyé sur la valeur de l'opération de Gigli. 
' En franchissant la frontière italienne la technique de l'inter- 
vention s'est modifiée et améliorée par l'expérience. Actuelle- 
ment trois lignes d'incision sont en présence pour pratiquer la 
section du pubis : 

V Celle de Gigli qui se poite en bas et en dehors; 2^* celle 
préconisée par van de Velde en Hollande qui part de l'épine 
du pubis et enfin 3® celle proposée par Tandler qui traverse 
verticalement l'os (fig. 1 et 2), mais la plus heureuse innova- 
tion est sans contredit celle de notre mattre, le prof. DÔder- 



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lein, qui consiste à transformer la plaie ouverte des opérateurs 
précédents en une section osseuse sous-cutanée, et en outre 
de rendre cette section facultative dans certains cas. L'exemple 
du prof. Dôderlein a été suivi depuis sa publication dans les 
Archiv. filr Gi/naekologie^ Bd. LXXII, par presque tous les ac- 
coucheurs, et, c'est sa technique qui est en passe de devenir 
classique que nous allons décrire en premier. 

L'opération étant décidée d'après les indications que nous 
verrons dans la suite, la parturiente est endormie et placée en 
position obstétricale. Une incision transversale de 3 à 4 cm. est 
faite au niveau de l'épine du pubis, intéressant les parties 
molles jusqu'à l'os ; l'index de la main gauche est enfoncé dans 
la plaie immédiatement derrière le pubis, il refoule et protège 
en dedans la vessie que l'on a eu soin d'évacuer par le cathéter. 
On enfonce alors verticalement sur l'index pris comme conduc- 
teur, une aiguille recourbée de la forme de celle de Deschamps 




Fig. 3. 

(fig. 3) en rasant l'os de près, et on la fait, pointer sous la peau 
au-dessous de la branche montante du pubis un peu en dehors 



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elle se trouve donc reportée passablemeut plus eu dehors que 
celle de Gigli ; c'est eUe aussi que notre maître Dôderleiii a 
employée habituellement, quoique il n'y attache pas une ex- 
trême importance. 

Walcher a modifié la tecnique sous-cutanée en ce sens qu'il 
ne fait aucune incision-préalable de la peau; il enfonce directe- 
ment son aiguille conductrice de bas en haut et la fait ressortir 
au bord supérieur de l'os, pour charger la scie ; cette pratique 
entièrement sous-cutanée se rapprocherait sans doute le plus 
de l'idéal, si elle eu offrait toutes les gai*anties, mais faute de 
directeur il serait à craindre que l'aiguille, si elle dévie du droit 
chemin, ne vienne à blesser la vessie ou même l'urètre. 

Reifferscheid a opéré quatre cas au moyen d'un trocart re- 
courbé dans lequel il passe la scie avant de la retirer. 

Seeligmann se sert d'une sonde cannelée construite ad hoc, 
il fixe la scie dans la rainure, et glisse le tout derrière le 
pubis. 

Enfin, Tandler soumet aux accoucheurs une technique qu'il 
fonde sur les données anatomiques ; il propose une incision 
inférieure le long de la branche montante du pubis et après pré- 
paration, la section du corps caverneux et de son artère entre 
deux ligatures ; ce temps exécuté, on décolle le périoste de bas 
en haut sur la face postérieure de l'os aux fins de passer au- 
dessous et verticalement le conducteur. 

Cette conservation du périoste nous paraît de fort peu d'im- 
portance, vu qu'il est foi^cément déchiré lors de la diastase 
ultérieure ; l'avantage qu'il y aurait en agissant ainsi serait 
d'éviter la vessie, mais, en employant la méthode de conduite 
sous le doigt que nous avons décrite, on se met tout autant à 
l'abri des blessures du réservoire urinaire et en même temps 
la plaie principale étant supérieure se trouve plus éloignée du 
canal génital et par conséquent soumise à de moindres risques 
d'infection. La technique de Tandler a été en outre jugée trop 
compliquée par le prof. Schauta pour être appliquée dans la 
pratique journalière ; le passage de bas en haut du conducteur 
expose aux plaies de là vessie ; Reeb, par exemple, a rapporté 
un cas dans lequel faute d'avoir guidé l'aiguille avec le doigt 
il survint une plaie de la vessie et une fistule, qui heureusement 
se guérit spontanément dans la suite. 

En feuilletant les observations publiées par les différents opé- 
rateurs, nous avcHis pu constater que les suites opératoires ont 



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par Tapplication de quelques points de suture profonds, lorsque 
Ton a opéré par la voie sous-cutanée ; la majorité des auteurs^ 
chirurgiens exercés, ne s'en sont pas préoccupés outre mesure, 
mais il faut convenir qu'il y a là un désavantage qpi pourra 
effrayer quelque peu beaucoup de praticiens. 

Si elle ne donne pas lieu à une hémorragie extérieure, la 
voie sous-cutanée facilite par contre la formation d'hématomes. 
Reifferscheid et surtout Sellheim en ont fait ressortir les désa- 
gréments ; l'origine de ces hématomes est naturellement la 
même que celle des hémorragies. Tandler pense que dans la 
plupart des cas ils sont causés surtout par la déchirure du 
corps caverneux, l'hémorragie osseuse ne jouerait qu'un rôle 
secondaire. Son opinion est confirmée d'ailleurs par la techni- 
que qu'il propose. 

Ces collections sanguines, atteignent en moyenne le volume 
d'un œuf d'oie, mais elles peuvent être plus considérables; 
Sellheim a observé un hématome qui s'étendit jusqu'à la face 
antérieure de la cuisse ; vingt jours après l'intervention il sur- 
vint encore une phlébite de la fémorale; peut-être y eut-il un 
rapport de cause à effet entre ces deux complications. Toujours 
est-il que ces hématomes se sont heureusement résorbés dans 
la suite grâce aux soins aseptiques. 

Notre maître, le prof. Dôderlein, a eu jusqu'à actuellement 
facilement raison de l'hémorragie qui se produisait au niveau 
de la petite plaie inférieure par quelques points profonds au 
catgut; il prévient ainsi de même la formation de ces héma- 
tomes sans recourir au drainage, à rencontre des partisans de 
la section à ciel ouvert qui placent souvent un drain ou une 
mèche de gaz à l'extrémité inférieure de l'incision. 

Lors de l'extraction de la tête fœtale, particulièrement lors- 
qu'ils ont eu à faire à des gros enfants et à des primipares, 
quelques accoucheurs ont vu survenir des déchirures du vagin, 
variables en étendue, mais se trouvant presque toujours du côté 
opéré et communiquant malheureusement dans certains cas 
avec la plaie osseuse. Il est évident que la trop brusque sépara- 
tion des surfaces de section et le trop fort écartement qui peut 
se produire lors du passage d'une tête volumineuse, peut 
amener une lacération des parties molles ; un second facteur 
auquel Tandler ajoute une grande importance est dû aux dé- 
chirures possibles des muscles du périnée; le trait de scie pas- 
sant à peu près entre le transverse profond du périnée et le 



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30 

ilsoD, muscles qui s' 
\ du pubis et sont ei 
le ; le transverse p 
is exposé à des tvi 
conséquence nature 
;inal d'un de ses n 
faits cliniques n'on 
t)ibition et le ramol 
augmentant dans i 
périnéale moyenne < 
ti allongement de 1 

3. 

r de Tanus, puisque 
plancher pelvien, es 
iS, une bande inte 
ste du muscle qui ei 
;éro-postérieure ent 
b ici dans le sens de 
ser de dommage, 
ures du canal vagii 
ue nous venons de 
up moins fréquemn 
à répaisseur plus 
vision du conduit va 
ichirures ont souve 
la consolidation o 
iinuera encore sans 
sèment que cette s( 
au pelvien de s'entr 
imites nécessaires ; 
onservation d'un p€ 



lus grand intérêt di 
iamètres du bassin 
passer une tète, à \\ 
ée V Le fait de la s 
e notable avec ce qi 
questions ont été e 
premier a fait part 
au congrès de Ki( 



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31 
sioDS que nous résumerons rapide- 

Artements produits par la pubio- 

ne peut être cojisidérable, toutes 

s de section étant seulement sépa- 

in varie suivant que Ton a à faire 
lent rétréci ou transversalement 

aème temps que le conjugué obsté 
iliques s'agrandissent d'une façon 
ratement ou transversalement ré- 
côté opposé à la pubiotomie aug- 
)me côté ; il en résulte que le côté 
icieux antéro-postérieurement que 
I les bassins plats Tagrandissement 
dérable que dans les bassins géné- 
aés vrais étant égaux. La diastase 
au niveau des articulations sacro- 
s, tandis que dans les autres caté- 
dépens de l'articulation sacro-ilia- 
tr ce fait le ligament antérieur de 
aux déchirures. 

du môme avis ; il croit cependant 
;omiques que l'écartement articu- 
du côté hébotomisé et qu'il existe 
i symphyséotomie en ce sens que 
ût d'une façon asymétrique, 
nt sur leurs constatations, arrivent 
îoucheur : qu'il est logique de scier 
re bipariétal de la tête fœtale doit 
Ide et Dôderlein avaient déjà pres- 
s opérations antérieures. 
it entre les extrémités osseuses au 
te, varie en proportion des dimen- 
du bassin; cette diastase a oscillé 
l, de Bovis, Dôderlein) sans causer 
d'après Tandler et von Franké, on 
conjugué pour 1 cm. d'écartement ; 
lis, comme nous venons de le voir, 
entent aussi de leur côté et ceci 
4 cm. d'écartement. 



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le conjugué vrai i 
avait déjà une opéi 
ifferscheid estime 1 
même opéré, avec 
)i généralement r 
vrai ne comptait q 
nt de 3 cm.; il par 
't petit; néanmoins 
1 était de nouveau 

^elde oscillaient en 
time que l'hébotom 
on césarienne poui 
c'est-à-dire jusqu' 

le constater que ] 
bas et même plus 
i nous nous fond 
s et si nous tenons 
nés de la tête fœta 
lux opinions de voi 
3in, et d'établir co 
;ué vrai ; les cas q 
re regardés comm< 
uuée que si l'enfan 
agit d'un accoucl 

d'un accouchemei 
ibitomiser? En noi 
st arrivé Baisch d 
nfantile et materne 
au dernier congrèi 
lous pensons que c' 
1 faut s'adresser : 
Lternes comme l'es 
jant la parturiente 
:es, et ne pas essa] 

supérieur ou la ^ 
fois la cause de m 
3tre expulsés spon 



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3( 

le d'opé 
ter les 
lue l'or 
iaire de 
m, si la 
b qui, ce 

plats; 
)lle arri 
Brsion d 
BD obli( 
supérie 
Lssitôt a 
ier, soii 
DS certi 
ipide qi 
cÛsteosi 
le contj 
fétidité 
on ne ( 
éger la 

parturi 
39,1 ; la 

de Vel( 
sammei 
)nnaire. 
lustinst 



ment Fen 
fijugué vr 
il, la diU 
amniotii 
n*était p 
neau de < 
t telleme 
ise. 

it contre- 
ection di 
l'agrandis 
re, puis 
nt. 



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37 

ébotomie a été pratiquée, à part quei- 
3ment dans des cliniques ou des ma- 
trouvant donc dans les meilleures 
) soit de Tassistance, soit de Tasepsie- 
ait à même d'être étendue à la clien- 
îutable à domicile? C'est là l'opinion 
lins cas il nous semble que Ton peut 
si Ton se trouve dans un milieu aisé 
3 asepsie suffisante ; le praticien, s'il 
lée, fera bien alors d'appeler deux 
accoucheur à son aide ; le spécialiste 
ixécutera l'intervention dont, comme 
que est fort simple; les quelques ins- 
is peu nombreux accessoires peuvent 
out stérilisés dans une valise, 
arturiente est encore transportable 
toute plus sage de recourir aux avan- 
lital ou une clinique; enfin, dans les 
)uteuse et oîi le temps presse, le mé- 
se résoudre à sacrifier l'enfant par 

3r. ici : puisque le transport dans une 
)urquoi ne pas faire l'opération césa- 
mplit ici qu'un double emploi. — Non, 
pourquoi : La césarienne, il est vrai, 
à ses derniers perfectionnements de 
pendant sa mortalité très faible, 3 à 
à ce que l'opération césarienne est 
e les mains d'opérateurs habiles, de 
j services rompus à sa technique. Or, 
qu'ici dans ses débuts qu'une morta- 
nortalité minime se répartit sur 117 
r 41 opérateurs différents et dont un 
nt pour la première fois ! Il est donc 
lu'au point de vue opératoire, la pu- 
}lus aisée que la césarienne et que 
leurs, ses risques pour la mère sont 

a moins important, lorsque l'opéra- 
iis être indiquée, chez des femmes en 
1 heures, dont la poche des eaux est 



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41 

arapressioû manuelle Tévacuation de 
DODS ensuite avec une bande. Si un peu 
le nouveau, nous l'évacuons encore, 
iffisent pour obtenir la guérison en 

ne traitement aux kystes séreux. C'est 
îile de guérir une lésion qui réclame 
irurgicale. En outre il est beaucoup 
te pourrait le supposer. 
B juger des résultats définitifs de cette 

^s depuis six mois, un seul est revenu 
loncé à un nouveau traitement, car il 
noe à parois rugueuses, indurées et 

ipartdes cas de bursites traumatiques 
e considéré comme très satisfaisant : 
3 et la durée du traitement est consi- 

' lé kyste d'un non-assuré très pressé 
deux minutes, la bourse gênante avait 
1 on avait parlé d'opération était fort 
échéance toujours ennuyeuse, 
inumérer les avantages de ce procédé 
ration sous-cutanée par compression 
mplète du liquide, presque sans dou- 
Lité absolue de sorte que le patient n'a 
é. L'avenir montrera la valeur du pro- 
i durée delà guérison. 
la bursite olécrânienne. 
le cette bourse sont fréquentes ; nous 
îbrider la perforation. On détermine 
s longue à guérir, tandis que la petite 
it se ferme en quelques jours. Quand 
ous ne faisons qu'un très petit débri- 
nètres par lequel nous introduisons de 
lis traitons l'abcès comme une plaie 

3, l'immobilisation de l'avant-bras est 
le la guérison des plaies rebelles de 



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rcas 
ant 

Ire 1 

exe 

guér 

si a-l 

comj. 

)sse i 
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[ue ( 
jama 

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COU] 

>cas 



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44 
; dans les deux a 

e pièce provenant t 
h, suite d^avortemei 
s. M. Bétrix, qui 
inrs de la maladie 
'e l'autopsie de la 
^uenin^ à Tlnstitut 
) la péritonite géni 
iroi antérieure de V 
! curette d'environ 
encore quelques dé 

le, dit M. Bétrix, 
ime ayant pratiqué 
Lt. Sachant, depuis 
ville faisaient elles 
•u d'avortement, je 
ion, le terrible ré 
s lorsqu'elles sont f 
I de médecin traitac 
itervention de la ju 
cependant, je ne pi 
>ièce, une discussi( 
le médecin a à teni 
cidé à faire cette pi 
i fait que certaines ! 
pettage. Ne pourrait 

ret professionnel ? ] 
de Genève s'occu 
nés. 

sirtisan de cette phi 
'en haut. Il existe, 
renève. 

est pas particulier 
i le cas de M. Bétri 

lédecin était placé ( 
l'est donc que la 
). Le médecin est 11 
parlement à aller d 

QX questions à coni 
plorable de voir au| 
'admission, â» la < 



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45 

I secret professionnel. Personnellement, je 
ons aax femmes faisant une fausse-couche, 
euf fois sur dix, il s'agit d'un avortement 

Département a nommé une commission, 

Société font partie, à l'eiTet d'élaborer un 

is. 

ie commission ainsi que MM. Andreœ et 

-es sont tout à fait décidés à traiter la chose 

•a-t-il appliqué ? c'est une autre question. 

de sa pratique, une opération gynécolo- 

ion de Jacobs, de Bruxelles, sceptique à 

[ue le shock existe. 

ent un cas de shock rapporté dans la Revue 
(1904, p. 140) chez une malade à laquelle 
pour une ostéomalacie traumatique; jus- 
du shock. Dans son cas, il a pu en observer 
fibattu victorieusement par la transfusion 

3 la durée de l'intervention est un facteur 
m procédé trop oublié qui lui a admirable- 
c'est Vautotransfîuion à l'aide de bandes 

Kprimée par la plupart des orateurs dans la 
année au Congrès de Kiel à propos de 
B du cancer, opération souvent suivie de 
rrait provenir de la lésion de la quantité 
ss nerveuses sympathiques nécessairement 
rvention. 

iment le shock po«(-opératoire, mais encore 
le cas du Dr Georges de Montmollin qui 
relever, un malade auquel il se proposait 

se provenant d'une laparotomie qu'il a faite 
*ompe gravide de quelques semaines à peine, 
le inondation péritonéaîe foudroyante, re- 
ibondance, comparée à la petitesse de la 
ice, à peine visible, d'où le sang jaillissait 
on, pratiquée à peu près deux heures après 

nission de M. Zoppino. 

Le Secrétaire : René Koenig. 



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48 

LS les six cas de tumeurs maligi 
, on a enregistré une guérison co 
lissant espérer une guérison objec 
fection avec légère régression app 
six observations peuvent se résuc 
Carcinome épithélial (diagnostic 
uditif et de la région mastotdienm 
été précédemment extirpée à den? 
ition complète par le traitement r 
très peu visible. 

Epithéliome de la joue disparu 
les séances radiothérapiqnes . 
Tumeur ganglionnaire sous-maxili 
me malade opérée antérieurement 
[e disparition rapide^ presque comj 
Bécidive de cancer du sein, opéré 
ons en chapelet le long de la cicat 
IX dans ce qui reste du pectoral 
anulations et diminution notable i 
Tumeur volumineuse profonde in 
uhire (sarcome ou carcinome à pc 
bilité) ; arrêt de développement < 
ence de la radiothérapie. 
Oancro'ide de la lèvre inférieure, e 
ion. Récidive locale et osseuse pre 
[nent malgré un traitement radiotti 
ers jours après l'opération. Les i 
•puissantes à prévenir et à enrayei 
Cette dernière observation prouve 
èvres parait jusqu'à aujourd'hui 
ve des rayons X, différant en celf 
rs superficiels. 

de (ilouLON, après avoir demandé 
ique qui a été employée, insiste 
\i dans certains cas. D'autre pa 
pie, où il a recherché à dessein u 
saire. Pour lui^ dans les cas de pei 
lu bistouri doit tout d'abord être t 
de CouLON lit un travail sur les 
ate deux corps libres extraits par 
. L'une provient du coude et l'aul 
^dents des deux cas un traumatisn 
3is avant la constatation de l'exist 
ux cas, les corps étrangers étaient 
1 coude et pédicule dans celui du | 



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siégeait sur la face du condyle 
le. Son plus grand diamètre était 
eces corps étrangers ont réagi à 
ivaient également tons denx dans 
lense. 

it chez une jeune fille de 13 ans un 
imatique paraissait bien évidente, 
lin et l'examen aux rayons Rœnt- 
lait ce corps libre, 
as aussi, la tuberculose doit être 
ro venait d'une ostéo-arthrite dissé- 

lir bateau à vapeur à Auvernier où 
mt la journée. 

Le Secrétaire : Dr Morbl. 



•E DE GENÈVE 
'.emhre 1905 
UTiER, président. 

Q exemplaire de son bel ouvrage 
dont il fait don à là société. 
l'application du massage vibratoire 

ibrations sont analgésiantes, anti- 
>n ; il sigAaie le travail d*un Sué- 
aigus guéris par cette méthode, 
[uelque sorte un opium physique, 
il active la circulation et que les 
is à exécuter, sont très supérieures 
ithode ne doit pas être appliquée 

it à M. Bourcart d'avoir perdu du 
iion de suivre et qui fait partie de 
iant un malade qui possédait déjà 
aire et qui avait été envoyé dans le 
être opéré de suite ; il ne le fut 
1 état ne permettait plus d'espérer 
jporter l'opération et M. Berga- 
)e le danger de la méthode préco- 
le dans le fait qu'on risque de se 
ut intervenir sans tarder. 

WiK. — NO 1. 4 



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50 

aminé successivement les cas fa 
rcart et trouve que l'abaissemei 
un des grands avantages de la r 
)bserve dans des appendicites i 
it eu qu'une seule séance de m 
]e résultat parait trop brillant à 
que d'une coïncidence. Le fait q 
nt trois ans ne parait pas devoii 
lit qui s'observe fréquemment, 
oire est un traitement qui poi 
lisants, mais pour le moment il 
itement des appendicites, 
r trouve que ce qu'il y a de ren 
e température qui succède presc 
qui, parfois il est vrai n'est pas 

ILLIOD 

le de 

i ga^^n^e 8 îlllgi|fll"rtlt âtt4 
[nénnû^mps que s^ ^^A?^^ ^^ 
nomènes gOteriu^^t ^m^angi 
vie^Éi peu de conjonctivite. 4 
à - 

impoteiî!! 
s muscles du IrliW, grande fai 
ion des réflexes tendineux. Il 
droit externe de l'œil droit. C 
• pression se montrèrent le lor 
s le 18 mai les symptômes a 
resque guéri à la fin de juin. A 
ant et les réflexes sont devenu 
muscles ont été affaiblies quan 
réaction de dégénérescence. L' 

considèrent ce cas comme un t 
; moteurs plus que les filets sen 
ivants : 

ment à ce qu'on observe ordina 
, la paralysie des muscles du t 
îlle des membres et, dans ces 
laire et pelvienne, de la cuisse i 
degré que ceux des extrémités 
[)e même les douleurs névritiqu( 
•quées à la racine des membres, 
pendant quelques jours de la di] 
a rare de la polynévrite. 



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évrite a succéc 
béole, sans m 
er ; c'est une 
i à la connaiss 

[ûicroscopiqnei 
à la Clinique 

r de VutértUi 
e, au cours d'i 
I sonde est resi 
avortement. 

:rèiaire, D«" Cl 



PHIE 



V et V ; deux 
t fils. 

l'avait pas pu 
mt de paraîtr 
en particulier 
sux planches 
bres. Dans le 
une Associât 
unication de ]M 
1 chez les Tscl 
des personn( 
nombre est al 
1902, 48 en 1 
905. Ces bull 
r rédacteur, ( 
:ont tous les 



Suisse, broch 
uhlique, t. VII 

conférence f 
d'utilité publi( 
omment peu 
cédé devant 



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tf. L 

itoni 
régit 

36 I 

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très 
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54 

ire des abcès cranio-encépha 
eux^ le traitement de la mén 
paralysie. 

itique des sinasites de la f; 
hénoïdales), conquête récente 
î d'une façon détaillée ainsi q 
as, les diverses pharyngotomie 
is les procédés d'amygdalotom 
ivrage est consacrée à la chiru 
5 des divers procédés opératoi 
tiooi de la trachée, trachéoton 
'ps étrangers, des rétrécissen 
s, est exposé à part, avec d 
lications et la technique opérât 
un chapitre sur les méthodes 
î découverte et d'application to 
é écrit avec les documents four 
aussi d'après les idées que 1 
ravaux depuis dix ans ont pu ; 
dessins et de nombreux sch 
iquées sur Toreille. le nez, les 
1. 



VARIÉTÉS 



n snr la Jarlspradenee ei 
•péeiales «nx «««Idenis 4 

Hernie- ACCIDENT. 

estions mises à Tordre du jour 
îs accidents du travail tenu à l 
la hernie accident. Nous extn 

sujet les quelques points su 
ion, au médecin chargé par un 
nre. 

n peu de statistique : 
* à /a hernie, — Sur 800 
56 o/o des cas une hernie cong€ 
li verses, examinés par Liniger, 
ni ont un canal inguinal norm 

qui ont une légère prédisposit 
I qui ont une forte prédisposit 



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58 

La cryoscopie da lait de fei 
placement des aliénés criini 
if. Un cas de carcinome pri 
La stovaïne ; étude expéri 
I. De la mort subite par hy 
chez l'enfant. 

'ibution à Tétude de la psy( 
Beitrag zur pathologischen 

tribntion à l'étude des affec 
IX empyémes chroniques. 

\ Contribution à l'élude 
3 (épilepsie, neurasthénie, < 

la prétendue action antag( 

la morphine. 

. Diagnostic du début du tn 
itribution à l'étude des i 
B jaune aiguë du foie, 
lontribution à l'étude des k 

péroxydase et de la cata 
Dlogique. 
î comparative sur la résist 

. Deux cas de récidive de { 
n de la subcutine sur la vi 

îs vasoconstrictines des sér 

ntribution à l'étude des g 

ye et mulot). 

lontribution à l'étude des 

iraigne. 

ées expérimentales applici 

il p loi de cette substance da 

3. 

îLiTZKY. Contribution à i'él 
considérations sur la vj 

iKRVEN. Le traitement m 

fus à Cannes. 

i. Le liquide céphalo-rachii 

. Du pronostic et du traitei 

IN. De la greffe du tissu 

sais de transplantation du 
ibution à l'étude de la sutu 
la cytologie du liquide dei 

Contribution à l'étude des 

. Sur un cas de doigts hipf 
fréquence du goitre à l'Asi 
)es avantages de Taddltion 



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59 

icpérimentale surj'épiosine. 
\D. Le narcyl ; étude expérimentale, 
a procidence du cordon ombilical dans les 
mce et son pronostic pour l'enfant, 
lénomènes d'obstruction et d'occlusion fonc- 
ns tuberculeuses de l'intestin, 
luence de la station debout ou couchée sur 
thylène. 

nostic des épanchements pleuraUx. 
ibution à la pathogénie de l'appendicite. 
Boiploi de la solution physiologique chaude 
es. 

esthésie dite médullaire par les injections 
le. 
l'évolution de la formule cylologique dans 

Analyse de quelques cas de folie quérulente. 

Lausanne. ^ 

îE. Histologische Untersuchung tiber den 

if die Leber. 

tion à l'étude de l'amputation ostéoplastique 

d'ostéomalacie puerpérale ; opération césa- 

jrale, etc. 

.. Réaction diazoïque d'Ehrlich. 

ctivile granuleuse ou trachome. 

^. (Contribution à l'étude de la tuberculose 

sratoire du Prof. Roux. 

)logie und Thérapie des Aborts. 

rrysme poplité. 

hfébite crurale d'origine appendiculaire. 

ution au traitement du prolapsus du rectum. 

de la section du sympathique sur la guérison 

snt de la diphtérie. 

Traitement de l'incontinence d'urine. 

Recherches sur la limite de la détermina- 
rcure dans l'urine, le lait et te sang. 
)er Einfluss des Vacuums auf die Virulenz 

méniscite du genou. 

ion à l'étude du rhinosclérome en Suisse, 
anthèmes post-sérothérapiques. 
)lennorragie féminine infantile. 
Les vomissements incoercibles de la grossesse. 
bution à l'étude du mode d'infection dans la 

9 

irettage dans la fièvre puerpérale. 

ribution à l'étude de la sténose du col utérin. 

es out été présentées Ja première en octo- 
s en décembre 1904 ; elles avaient été omises 
le n» de janvier 1905. 



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paraissait pas justifier IMnac- 

eptionnel, dû à une idiosyn- 
n jeune homme d'aspect sain, 
le organique ou infectieuse; 
mt tout le traitement de Tio- 
ar acquit de conscience. 
; fréquents, et on trouve près- 
lumatisme spécial : le frotte- 
une surface plus ou moins 
i contre un obstacle pendant 

^upéfiés par cette action trau- 
;e à une forme de nécrose dont 
Bt très lente. Ils réagisent fai- 
itre, au début, l'état paraît 



mouvement. Deux heures après 
dos de la main gauche légèrement 
Iles sur le métacarpe et le dos du 

est devenu grisâtre; les pansements 
ion des croûtes. 

excoriations du dos de la main, 
évoir, s'élimine très lentement et 
tement rond, d'un centimètre de 
lent épaissi. La guérison complète 

e plaie contuse de peu d'apparence 
de pierre au dos du médius sur 
fendu longitudinalement sur une 
ues heures après l'accident le fond 
arté, est blanchâtre, complètement 

rpique : 

très lentement. Le derme s'épaissit 
iseau. Un ulcère rond, profond, se 
aucun incident; les granulations 
lUerette épidermique de ses bords 
ae s'étend enfin sur elles et ferme 



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64 

Les tissus périarticnlaires sont encore très enflés, néamino 
tion est libre et les fonctions des tendons normales. Le trava 
dans an mois. Durée totale trois mois. 

Voici encore un cas récent entre plusieurs, car je 
ne s'agit pas de cas extraordinaires, mais de lésions 
conséquence, croyons-nous, du traumatisme spécial 
nous attirons Tattention. 

Le jeune L., très robuste, sans varices, tombe dans un foss^ 
bre, sa jambe en frotte violemment la paroi ; il se présente 
avec une meurtrissure de la région antéro-externe de la jamb 
droits. La peau de la région est rouge, tendue, luisante et rc 
places de longues croûtes noires, minces et parallèles'. En ap 
d'important. Deux jours plus tard, on constate de nombrei 
nécrose plus ou moins profonde du derme. L'épidermisation 
une grande partie de la région traumatisée, mais il reste ai 
plaque de peau de 7 cm. de longueur, légèrement infiltrée, tr 
petits ulcères saillants dont la guérison est très lente. 

Le iO janvier, la guérison n'est pas acquise. Le chômage an 
mois, plus que s'il s'était agi d'une fracture de la diaphyse du 

Je rappelle que dans tous les cas de plaies trainantc 
invariablement de Tiodure de potassium à haute dos 
cament n'a eu aucune influence sur révolution de ce 

Souvent il se forme des furoncles dans la région 
plaies à réparation lente. 

Je ne méconnais pas que la lenteur de la guérison des 
s'expliquer par le terrain constitutionnel. Il faut to 
miner s'il n'y a pas de troubles de la sécrétion urinair 
albumine. Il faut être sîir qu'il n'y a pas de diathèses; 
La scrofulose, la furonculose, une mauvaise circu 
alimentation insuffisante, la sénilité peuvent fournir 
ques cas une explication. Il y a des sujets qui répare 
mal, ou qui sont momentanément prédisposés à c 
dans la restitution des tissus. La question de la 
(irritation de la plaie par des chocs) peut aussi se 
quelques cas. 

Il serait intéressant de faire une étude générale d 
causes organiques ou extérieures, telles que les in 
divers ou les actions rayonnantes du calorique, de 
ou des métaux (radium) qui peuvent diminuer la ' 
tissus et entraîner une guérison lente des plaies. 



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mes, il y a éyidemment des 
terminer des plaies à répa- 
ie sous les yeux : 

' espace interosseux de la main 
en résulte une plaie béante du 
ong. La granulation ne s'établit 
our; huit jours plus tard, toute 
rend un aspect gris noir ; il faut 
orme de granulations reparaisse, 
irélevés et le fond n'en est pas 
qui entoure les ulcérations que 

forme une plaque dure; quand 
sensation que donne un chancre 
lion à aucun moment. 
9uche de granulations se nécrose 
^a plaie se resserre, devient peu 
e des granulations soit sous Tin- 
)ords et du fond de la plaie. 
B. Le 29 janvier je prévois que 
) au moins. C'est au point que la 
ensuite se pose rationnellement. 

lécrose périodique des bour- 
tement et commencent à se 
labituel qu'il serait intéres- 

)us venons de résumer est 
complètement dans mes pré- 
>s contuses par frottement 
n chômage prolongé et cette 

ae traumatique, même très 
doigts), constitue un mau- 
i plaies, même des petites 
durer un temps fort long, 
lent auxquels je fais allusion 
minutieusement, comme le 
mce qui durent longtemps ; 
unis de marques et scellés ; 
de simulation. Leurs urines 
le. 



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ine certaine i 

idre accessit 
cle environ, 
ne furent 
1874 Grûnfe 
It un moyen 
le de Turètn 
partiellemen 

é tant d'oppc 
riche en dé( 
mplace nulle 
t qu'elle fut 

resser à l'ei 
u même chrc 
itement inul 
ment connue 
^, efficaces c 
lous passer 
s lésions ausi 
ssus intéressé 
es cas-là de 
ut de la sort 
s, c'est à l'ai 

' quel autre i 
végétations ( 
:trêraement i 
grands serv 
s dans une u 
ens possiblei 

ue que cevU 
Dnnattront p< 
te: 
datant de q 

suivant leur o 
ilecirocopes. d< 



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68 

ocystite. Gono(M 
la sécrétion proe 
. Au bout de 26 
lumeut claires. ] 
L se représenter 
lus tôt dans le c 
3nt : goutte au 
trouble, deuxiè 
rostate des deu 
ndes de Coope 
sonde à boule m 
n ou deux lava 
n interrompt le 
7enir le malade ; 
fi qui ont dans C( 

pas leurs gonoc 
pour les voir, 1< 
itions déplorabli 

la grande maj< 
nements si dési 
; particulier, et j 
récises. 

Iques exemples ( 
icrit plus haut, j 
lypes pédiculiséi 
)les de la durée 
utres c'était un 
gni qui donnait 
ait d'une lacuni 
ition avait été 
eant capricieuse] 
acunite je me i 
iscoper il y a p 
que guéri auquel 

de quelques j( 
landé d'introdu 
•gol et beurre de 
son état empirei 
3urs plus tard, 
raissait parsema 

lichen. Un tam] 



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grâc( 
ie Te 
feld. ] 
3rre l 
pas d 
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tidosc 
)Q qu 
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le ce 
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raver 
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cystii 
d'au 
ce n 
avec 
icopie 
possil 
mette 
, oud 
lier h 
lue c( 
s cor 
il n€ 
li leu 
ix de 



la dei 
irrigat 
)pérati 



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72 

r sous peu présenti 
deux types, avec p] 
ue je viens de dire 
ions tuberculeuses d\ 
de constater dans ui 
i opiniâtre, une cysti 
rangeté des objets c 
oraphalement tenu ] 
iience de Tapparitioi 
che collection reçue 
)étrification (passez- 
ntés dans ce même 
el rapport existe ej 
;sie. Les malades n'c 
rps étranger pourra 
quand le médecin, a 
>urs, leur tend la pei 
luraient pas avalé p 
ement du jour et de 
e. 

: avec la pince à C( 
►rmé autour d'un fil 
stotomie suspubienn 
Knopjndlit) avait, à 
avait été macéré, < 
1 s'était incrusté de 
ours après l'opérati 
e grandeur. 
)bservé me parait de 
e pyélite ne se dével 
e, même dans les coi 
les méats urétéraux, 
) ce cas : 

e, suivant le conseil 
iger, dans le cours d 
L corde ». On sait qu 
ions pour désigner ui 
ste à placer le raeml 
5 cordée) sur le bo 
reux coup de poing, 
la maladie immédiat 



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73 

L'elle doit ètr« sans aucun doute dans tous 
oing est assez vigoureusement appliqué 
ne rupture de l'urètre d'oîi abondante 
ition et rétrécissement cicatriciel ; ce 
ois mois à peine amenait une rétention 
ais après cette expérience que je vis le 
es heures pour vider péniblement le trop- 
as le pus s'écoulant encore abondamment 
t des gonocoques, des streptocoques et 
)-organismes non définis. 

interne, dilatation du canal et lavages 
ontenu avait un aspect des plus déplora- 
rmit de constater une dilatation énorme 
méats étaient des deux côtés des trous 
d'une pièce d'un franc, 
en était surtout de se rendre compte si la 
)mpliquée de pyélite, le malade ne s'étant 
)t6mes rénaux. La pyélite est facilement 
oscope par le fait que l'uretère du côté 
le la contraction du bassinet de l'urine 
souvent des lambeaux de tissus. Chez le 
{ et de l'autre uretères était à peine trou- 
vait en fait de principes anormaux pouvait 
lé à la partie inférieure des uretères qu'à 

supérieure et aux bassinets. Ce qui me 
ait pas de pyélite, c'est que sans* traite- 
ets (je ne prescrivis que l'urotropine et 
pendant quelque temps\ le malade après 
irine parfaitement limpide. 

peu près que je l'ai revu, quatre ans 

la guérison paraissait être définitive, 
ous parler encore d'un cas curieux : 
is se plaint d'être obligé d'uriner toutes 
lur comme de nuit. Il le fait chaque fois 
lent. A ma grande surprise je m'attendais 
une cystite et d'un rétrécissement urétral; 
ine étaient parfaitement normales. L'exa- 
tater plusieurs rétrécissements dont un 
LS l'urétrotomie interne et la dilatation 
le dès le premier jour le n*» 28 Charrière 
ide urina dès lors très facilement et à jet 



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74 

\ il continu^ à le faire i 
va que la capacité de 
fiaximum. Je joignis à h 
[ressive de la vessie. Au 
200 grammes, ce qui i 
tage qui se préseuta^ fut 

La muqueuse de la ves 
t normale, mais des c 

sens, partaient de la 
itre paroi horizontalem 
l^ant pu fournir que dei 
rche antérieure de son a 
assez difficile à explique 

colonnes », le bec du 
me des brides de tous 1( 
le parait la suivante : 1 
ement, aurait permis à 
ide) de contracter des a( 
remplissant périodique) 
}n lente et systématique 

fini par les étendre eu 
ration constatée. 
e thérapeutique, abstrac 
» de Nitze, que ce chiri 
ac succès, le cystoscope 
le cathMérisme des ureth 
ation assez difficile et 
[)art de l'opérateur, a p 
r le diagnostic depuis qi 
de Lut/8, et d'autres ii 

est nécessaire de sép£ 
ins pour un but de dia{ 
souvent le cathétérisme 
i-ci garde toute son imp 
des résultats immédiats 
lydronéphrose , d'obstn 
8t nécessaire quand il s' 
ssinet. et on a souvent n 
acilement palpables à 
r la situation exacte d( 
Ltions dans leur voisinag 



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' ^n'M i' ' .* w-* ■ ■ 'i ^ i 'i'" ■ " ? "- » . ' s ^^,*'" ' "V^i ' -T i 



Au point de vue de rinfection des voies urinaires supérieures 
ce cathétérisme n'est pas si dangereux qu'on le craignait à ses 
débuts, mais il est évident qu'il doit être pratiqué avec circons- 
pection et d'une façon aussi aseptique que possible quand il 
paratt être indispensable malgré l'infection de la vessie. 



Fig. I. 



Fig. II. 




. 1 



Fig. IV. 



Fig. m. 



Les figures ci-dessus ont été obtenues à l'aide du cystoscope 
à photographie. Elles représentent : 

Pig. I. Une épingle à cheveux placée en travers de la vessie. 
Fig. II. Les deux extrémités de cette épingle, et une petite ulcération 
poavant être due au frottement produit par Tune de ces branches pointues. 
Fig. Ht. L'alcération après l'éloignement de Tépingle. 
Fig. IV. Une sonde urétérale engagée dans Furetère droit. 



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76 

Traitement de la tuberculose pu 
Luberculine primitive de Koch. R 

nication à ia Société vaudoise de médecine, 

par le D" Jaquerod (Leysin) 

n'en 1890, Koch lauça dans la pi 
la mortalité par tuberculose augme 
telles, qu'on s'empressa de rejeter c 
de la thérapeutique anti-tubercule 
traités alors ne moururent pas tous, ( 
t et vivent encore aujourd'hui. Il se 
lev tous les malades traités en 1890 
qui vivent encore ; nous pensons qu' 
)re assez respectable. Pour notre pai 
sonnellement deux, chez lesquels on ' 
e lésions cicatrisées, mais qui, depuis 
u aucune rechute. Ce sont saus dont 
ont engagé un certain nombre de i 
nér l'espoir de pouvoir un jour se sei 
doué d'une action spécifique aussi rei 
a cherché, soit en modifiant le produ 
n variant le mode d'emploi, à le ren< 
ment de la tuberculose pulmonaire, 
ne ferons pas l'historique des nombr 
m le jour après la découverte de B 
article très documenté publié par le I 
geignements sur ce sujet. Jusqu'à au 
uviron trente tuberculiues « nouvelle 
ent pas notablement du produit prin 
la même action élective sur les tisî 
t sur la température, avec une inteni 
larquée. Quelques-unes de ces tuberc 
iomaine scientifique pur. Les autre 
pratique. Bien qu'au dire de leur 
lies soit douée de propriétés nouvelle 
un seul fait clinique qui démontre 
ment différente de l'action de la tub' 



RD. Les tuberculines de Koch et les extrait 
lie delà tuberculose, 1902. 



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78 

ans, dans le traitement de certains cas 
tire et c'est le résumé de nos constatai 
voudrions donner ici. 
, tubercuiine dont nous nous servons est 
re de Eoch, qui nous est fournie par le pr 
Institut bactériologique de Berne. Ces 
de cultures pures de bacilles de Koch e\ 
)t stérilisé à la chaleur de 100% puis : 
plaine. Afin d'avoir un produit d'une acti 
dcité est calculéepar l'épreuve sur les an 
[ue chaque fois la quantité d'eau qu'il 
mètre cube (1 ce.) du produit, pour av( 
lale au dixième, qui servira à faire toutes 1 
iberculine au dixième se conserve facil 
jnes sans se modifier; les autres solu 
axées plus fraîchement (dix jours env 
* un produit à action toujours régulière 
e importance capitale avec la méthode ( 
mt croissantes. Quant au mode d'injecti 
auteur à l'autre. Comme nous l'avons 
ivant : commencer par une dose assez 1 
er sûrement aucune réaction fébrile ; a 
(lent la dose de façon à ce que la temi 
is notablement (des réactions de un à d 
n inconvénient) ; ne jamais injecter 
t d'ôtre sûr que l'eflet réactif delapréc 
nt terminé (deux à trois jours au moins), 
nencent avec des doses presque infinités 
3 de milligramme = gr. 0,000.000.1) pour 
uois de traitement aux doses réactives 
milligrammes). D'autres estiment qu'il 
) pas craindre même de légères réaction; 
\ mode auquel nous nous sommes arrêté, 
rents procédés, est le suivant : Nous pré 
; la solution à 'Ao, la solution à Vioo, la 
lution à Vioooo. Nous débutons par une c 
le Pravaz (^divisée eu dix divisions pour 
lis faible à Vioooo, ce qui équivaut à un 
[me de tuberctdine pure. Si une telle c 
ion fébrile, cette réaction est de cou 
itisseraeut sur la lésion pulmonaire. 



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79 

attendons que la fièvre soit complètement tombée, et nous 
recommençons huit jours après avec la même dose. Si la tempé- 
rature s'élève de nouveau, nous estimomquHl y a contre-indication 
absolue à Venvploi de la tuberculine et nous Tabandonnons défi- 
nitivement. Quand la première injection n'a pas provoqué 
d'élévation de température, nous injectons tous les deux jours 
(trois injections par semaine) une dose croissante de tuberculine 
de la façon suivante : 

Solution à '/loooo 

i^ injection, an dixième de seringue = 1 centième de milligramme. 
2» — deux — _ 2 — — 

3« — trois — — 3 — _ 

et ainsi de suite jusqu'à la seringue complète, puis nous passons à la 

2« solution. 

Solution à Viooo 
Ire injectioGr, un dixième de seringue = i dixième de milligramme. 
2e — deux — — 2 ^ — 

.3« — trois — — 3 — _ 

et ainsi de suite jusqu'à la seringue complète. 

Solution à Vioo 
Ire injection, un dixième de seringue = 1 milligramme. 
2e — , un dixième et demi de seringue = 1 mgr. et demi. 
3* — , deux dixièmes de seringue = 2 milligrammes. 
4e — , denx dixièmes et demi de seringue = 2 mgr. et demi, 
et aiosi de suite jusqu'à la seringue complète. 

Solution à i/io 

Même progression par demi division de seringue, c'est-à-dire par demi 
centigramme. 

Chez quelques malades nous avons cherché à augmenter sen- 
siblement plus rapidement les doses et nous avons eu parfois 
des réactions, mais qui ont toujours été passagères et sans 
fâcheuses conséquences. Chez un malade, même après une 
réaction de 38'',9, l'expectoration a diminué de 6 grammes à 
2 granunes (en 24 heures) et d'une manière durable. Mais nous 
ne saurions recommander d'une façon générale ce procédé qui, 
dans certains cas, peut présenter de sérieux dangers. 

Avec la méthode de progression que nous indiquons, on fait 
un saut assez brusque à chaque changement de solution ; toute- 
fois nous n'en n'avons jamais observé d'inconvénient. Quand la 
température augmente un jour de quelques dixièmes après 



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80 

)n, il faut revenir en arrière de 
is suivantes. 

}uelques malades, lorsqu'on es 
is avoir provoqué de réaction f 
3 peut plus augmenter les dos 
i de température ; dans ces cas i 
le traitement ou de continuer I 
a dose. Il importe en outre d' 
ide, caj il peut se produire des i 
ilade, sans augmentation de tei 
bandonner immédiatement les 
Tamélioration ou la guérison su 
s la cessation du traitement. Ce 
1 de température, nous ont pai 
cas à lésions diffuses et un peu 
ion dans Taugmentation des doi 
est relativement rapide; et dan 
quand on ne connaît pas encore 
rudent de ne progresser qu'avec 
le celles que nous avons indiqué 
ction se fait sous la peau du bri 
^ous la faisons de préférence so 
bis un peu de tuméfaction au p 
Dte du reste aucun inconvénien 
e quel moment de la journée ei 
n genre de vie ou à ses occupât! 
nbre des malades que nous avoi 
lis deux ans, dépasse trente. No 
îr une statistique de ces cas, en( 
pendant un laps de temps relatif 
is à signaler les faits cliniques h 
ns constatés pendant le traitem 
is traités concernaient tous dej 
u du troisième degré, c'est-à-di] 
sans cavernes, mais tous avec 
X et constatables à chaque exame 
ité abandonnés dès la première o 
raisons énoncées plus haut (élé 
i doses initiales excessivement 
donné eux-même le traitement, 
eur médecin, après une série de 



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81 

i plus de vingt cas, dans lesquels le traite- 

assez longtemps pour qu'on puisse lui 
dans le résultat obtenu. Nous avons évité 
Bment au moment où les malades arrivaient 
rons toujours choisi des cas plutôt anciens 
ïQ période d'amélioration, ne faisaient plus 
raient d'assez fréquentes rechutes. Nous 
b de prendre des cas fébriles et nous avons 
nt l'état général était encore bon, persua- 
conditions indispensables dans l'indication 
doses maxima auxquelles nous sommes 
1 milligramme à cinquante centigrammes 

Dans aucun cas nous n'avons constaté 
^idents spéciaux pendant le traitement, 
us avons vu sui*venir la guérison d'une 
attendue et dans un un laps de temps très 
unes). Un des deux malades a obtenu la 
LS sommes arrivé à la dose de un demi 

présenté à deux reprises de petites réac- 
[X doses de un dixième de milligramme et 
nilligramme. Le traitement a été poursuivi 
imaines après la guérison. Chez l'autre 
survenue avec une dose de deux milligram- 
lent une réaction de dd"" à la dose de un mil- 
ent à été poursuivi aussi après la guérison. 
suivi de nouveau ces deux malades une 
'ison. L'un d'eux avait augmenté de dix 
L' autre nous est revenu avec une luesjloride 
3, contractée quelques mois auparavant. 
} chez lui que chez son camarade, nous 

de bacilles dans les crachats, ni aucun 
it de la maladie dans les poumons, pendant 
it passé sous notre surveillance. Ces deux 
malades dont l'affection était relativement 
ois. D est probable qu'ils eussent guéri 
s nous tenons à constater le fait qu'ils se 
e traitement et dans un laps de temps 
[ue nous ne l'aurions supposé, 
ide qui se soignait depuis trois ans sans 
)ectoration restant depuis longtemps sta- 
i 24 heures), les injections provoquèrent 



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un 
pal 
et, 

dis 
pel 
qui 
qu( 
toi] 
tra 
doi 
un 
les 
pai 
foj 
six 
pei 
les 
dai 
pei 
Ce 
un 
bie 

] 
me 
en 
sie 
poi 
ils 

] 
oui 
tio 
dif 
fiè^ 
inc 

] 
dé] 
dei 
la 
séi 



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nettement après la chute de la fièvre et Tun d'eux n'avait plus 
de bacilles dans ses crachats trois semaines après sa grippe. 

Nous citons ces faits parce qu'on a prétendu que la tubercu- 
line activait la virulence des germes phogogènes (streptocoques^ 
staphylocoques, pnemuocoques, etc.) et que ces germes se mul- 
tipliaient plus facilement dans un milieu auquel on ajoutait de 
la tuberculine *. Le fait est peut-être vrai au laboratoire, mais 
il ne paraît pas l'être en clinique. 

L'action de la tuberculine sur les tissus atteints par le bacille 
de Koch est bien connue et l'on comprend comment l'irritation 
inflammatoire provoquée par le médicament dans les régions 
malades puisse avoir une influence utile dans des cas de tuber- 
culoses torpides, à condition toutefois que cette irritation soit 
très modérée et juste suffisante pour occasionner un peu de 
prolifération cellulaire et par suite de formation conjonctive 
cicatricielle. Mais en dehors de cette action histogéniquelocale, 
la tuberculine exerce encore une action biochimique, non moins 
importante à notre avis. Que la tuberculine soit ou non la vraie 
toxine du bacille de Koch, il est aujourd'hui démontré, qu'in- 
jectée dans un organisme tuberculeux, elle agit en excitant le 
bacille à sécréter ses toxines, puisque l'on ipeut provoquer des 
réactions fébriles en injectant de la tuberculine à des cobayes, 
qui ont été inoculés quelques minutes auparavant avec des cul- 
tures de tuberculose pure et qui n'ont par conséquent encore 
aucune lésion anatomique tuberculeuse (La dose de tubercu- 
line injectée ne provoquant pas de réaction chez des sujets 
sains'). 

Cette sécrétion de toxine, lorsqu'elle est provoquée lentement 
et par petite quantité, chez des sujets présentant une certaine 
résistance, peut parfaitement exciter l'organisme à produh-e une 
antitoxine. U se ferait ainsi sur place, une sorte de sérothérapie 
naturelle, qui alfaiblirait peu à peu la virulence du bacille, ce qui 
permettrait aux tissus de l'organisme de le résorber. On se 
rend compte par là du danger qu'il peut y avoir à injecter de la 
tuberculine à dose trop forte et, à notre avis, du danger non 
moins grand qu'il y a à injecter de la tuberculine, même à dose 
faible, à des tuberculeux fébriles, c'est-à-dire déjà incapabliBS 

* Voir : Klein, Tuberkuline Wirkung, Wien und Leipzig, W. Braiimul- 
1er 1893. 

2 Voir : Marmorek ; C. B. de la Soc, de Biologie de Paris, 19 déc. 1908. 



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84 

ropres ressources de neutrali 
lent par leurs bacilles ; dans 
ne peut que mettre de Thuil 
ent la situation. Pour nous 
nation absolue à l'emploi de 1 
dite toxique de la tuberculine 
tient, chez les les tuberculeu 
Bammatoire locale et d'élév 
1 toxique qu'on a cherché à 
iines postérieures, n'est pas î 
;, puisque par la méthode qu 
m supprimer tous les dangei 
i de nos malades, dans l'esps 
bé en tout cinq grammes de t 
3ment ce malade supportait i 
centigrammes de tuberculin 
ouble ; bien au contraire, c'e 
ont disparu des crachats et c 
on appelle la guérison appar 
irons que c'est uniquement pa 
uberculine peut avoir un effet 
r dans des limites convenable 
Et nous avons de la peine à 
mline ou des bacilles de Ko( 
sur la température ou sur h 
ité quelconque dans le tra 

en soit des explications donne 
^uline, nos observations nous 
\Jormes localisées^ torpides et 
laire, c'est un médicament 
lutefois de s'en tenir strictem 
s indiquées, car il importe d 
luit dangereux à manier, u 
s doses ou dans l'observatio 
nséquences désastreuses. 



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86 

. l'inspection on remarque que tout le 
couvert d'une éruption inaculo-papul( 
•jambon, présentant les caractères ty 
)ndaires de la syphilis. Cette éruption 
mtuée aux extrémités. Les ganglions ce 
;i que les ganglions cubitaux. 
. la petite lèvre droite, on constate une 
à base très indurée, en voie de cic£ 
e ulcération on en voit encore quelque 
les et moins indurées, d'un gris-sale. p 
^ères des plaques muqueuses ; il n'en e 
. l'anus. 

l'anammèse n'apprend rien sur l'origi 
près avoir expliqué à la malade de que 
smte et lui en avoir indiqué toute la 
instructions nécessaires et lui ordonn< 
ique régulièrement une fois par sen 
tement spécifique. En même temps je 
mari. 

e dernier, âgé de 45 ans, de taille mo 
mt, se présente le lendemain. Il est 
iré au gland, également en voie de gi 
ms muqueuses, ni cutanées. Il se dit 
se plaint de rien. L'anammèse n'ind 
point de vue étiologique. 
es deux malades sont traités par des 
de mercure, d'après la formule suivar 

Hydrargyr. salicyl. 1,5. 

01. vaselin. 1S,0. 

ce. pour une injectioa intra-mnsculaire^ une 

e mari reçoit huit injections, à la suit< 
disparait ; on n'a constaté à aucun 
)ns secondaires ; revu le l** juillet 1 
i. 

luant à la femme elle n'a reçu que qua 
uelles, voyant que toutes les lésions « 
il et quoiqu'elle ait été dûment avertie 
pour le traitement, croyant que tout c 
u commencement du mois de mars 19( 
incomplètement sourde; l'examen lo( 
constater aucune lésion. Elle est adre 
ne trouve objectivement rien non plus 
;it d'une surdité d'origine centrale, 
uelques iours plus tard la malade est 
[ie taciale gauche qui s'améliore peu à ] 
)as complètement. Il reste toujours un 
B, une expression caractéristique de la 
a parole. 



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88 

\u protocole de VatUopsie faite i 

le Dr Marullaz : 

Oedème et stase veineuse pn 
['artériosclérose dans les artèr 
sispect de la substance cérébr 
un peu dilatés par du liquide 
Dans les deux plèvres on tro 
*on un demi litre de chaque c( 
Lces au sommet gauche. Rie 
part un léger emphysème. Br( 
— Cœur : Le péricarde renf en 
e clair. Plaques laiteuses à la 
sculature brunâtre, très mine 
. Rien d'anormal aux valvulvei 
la crosse aortique. 
; Rate grosse, peu tendue, pu 
,ng veineux. — Capsules sur\ 
lentés tous deux de volume. G; 
•ente. Substance corticale ui 
IX. Hypérémie des bassinets. - 
[consistance normale, paratt un 
^mtaux normaux. 
microscopique. — Cerveau : Li 
3ins bien que normalement. L< 
. Les espaces lymphatiques des 
s vaisseaux sanguiiis. 
ixiste des cellules hépatiques 
tes atteignent plus du double 
es sont finement vacuolées. E 
lépatique se colore mal et ne 
entourés d'un fin réticule teint 
'épithélium des tubuli contorti 
rers d'infiltration leucocytair 
lis particulièrement autour et 
ulaires un peu épaissies et 
des. 
irésentant rien de particulier c 

inthes n'ont malheureusement 

)ns donc ici se dérouler en hu 
es plus variables, depuis le chi 
s d autres accidents nerveux 1 
itéressant par lui-même, le c 
empare la marche de l'infectio 
lez le mari. Il est évident que 
les deux malades, de sorte qu< 
l'évolution de l'infection doit 
ûtion individuelle, dans Tinég 



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89 
iont ils ont suivi l'un et l'autre le trai- 

>is8ait un traitement spécifique complet, 
îlui-ci à chaque instant; et surtout tan- 
une vie plus ou moins régulière, la 
lonner aux boissons alcooliques, affai- 
\me déjà attaqué par la syphilis, 
ms une discussion sur la curabilité de 
ns cependant tirer deux conclusions 
ion, conclusions, du reste, déjà bien 
syphilis peut être très erave par elle- 
rtout quand elle se combine à l'alcoo- 
(lige le traitement. 



)néphrite d'origine grippale. 

)ar le D' Narich. 

ripne revêt des caractères particuliers. 
le aes complications pulmonaires, telle 
ilement le système circulatoire ou l'ap- 
entes complications sont attribuées, par 
degrés divers de virulence du microoe. 
gnppe sa signification de maladie gêné- 
x>ute l'économie. Rappelons cependant 
s que les auteurs ont donné de cette 

Qe affection catarrhale épidémique ca- 
iStion ou une phlegmasie des muqueu- 
B et laryngo-broncnique, avec mouve- 
ins intense, céphalalgie gravative, dou- 
luscles et affaiblissement général ». 
ie la nature de la grippe, le microbe 
tant pas encore connu. Néanmoins, 
la précision nécessaire à l'observation 

insi : « la grippe ou influenza est une 
épidémique, contagieuse, infectieuse, 
;se surtout l'appareil respiratoire, et 
ne foule de localisations et de symptô- 
ît l'intensité sont variables suivant les 

itions, variant avec chaque épidémie, 
ppelle le génie épidémique, 

nédecine et de chirurgie pratiques, 
p. 269. 



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90 

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91 

. Etant donné le péritonisme mar- 
ant veille, et la débâcle de pus par 
induit au diagnostic, quelque peu 
nte, de nature grippale, vidée dans 
; l'intérieur. 

; la douleur de l'hypocondre gauche 
intensité. Faciès péritonéal. Pus 
. 124. 
sséments porracés. T. 36. P. 130. 

3S sont soigneusement explorées : 
• rétrécissement de l'urètre pénien 
rien du côté de la prostate. Le pé- 
9. P. 130. Grande quantité de pus 
pyélonéphrite gauche dforiaine grip- 
Caféine, salol, glace sur le ventre, 
iccentuent ; l'état du malade s'ag- 
des urines diminue. T. 36°,5. P. 120 

m mieux, le péritonisme a disparu, 
urines, mais en moindre quantité, 
dépressible. 

'ordre. Presque plus de pus dans les 
fréquence, la température monte à 

iO malade est bien, mais fatigué et 
traverser. 

Pressante à plusieurs points de vue. 
aiguës ou chroniques ne constituent 

de la grippe, la, pyélonéphrite grip- 
îcrite jusqu ici. Le cas que je viens 
5 entrée en scène d'une grippe ordi- 
irtant de chez lui, est pris au milieu 
mrbature brusque. Il est lui-même 
L de la santé à la maladie; c'est le 
peine a-t-il le courage de regagner 
nt de céphalée, transpire et tousse 
e s'élève et que son poul s'accèlére. 

nombre considérable de pulsations, 
jour, ce qui n'a rien d'étonnant, la 
e dans la grippe. Mais un incident 
t état péritonéal inquiétant, carac- 
s porracés, la constipation, la baisse 

environs de 38". 5 descend à 36'' et 
b que les pulsations atteignent 130 

ajouter à cela un faciès péritonéal 
ement du ventre et de fréquentes 



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92 

a syncope. Puis ime quantité 
unnes. 

tant, le dixième jour, en mên 
iblement, tous les signes péritc 
n, sous l'effet de tisanes diur 
'oduit entraînant un dépôt pu 
isme si net, observé au cours 
liqué que de deux façons: 
ropagation directe de l'infeci 
rein avec le feuillet péritonéi 
Lion des toxines du microbe su 
ition des éléments de Tinfect 
difficile. En effet, Ton ne peut 
Lge des germes à travers le tif 
euse périrénale et le feui 
oposition serait plus admissil 
infectieuse générale, elle peu 
iques qui Toccasionnent, aitéi 
momie plutôt qu'un autre, 
le cas particulier que nous 
le pyélonéphrite gauche cPorig 
ritonisme dû au passage des 
ritonéale. 



SOCIÉTÉS 



É DE MÉDECINE DU CANTON 
Séance du 22 janvier 4906 

présents. 

md fils est reçu membre de la Socii 
ure des rapports du caissier et d 
rocède à Télection du Douveau 
président ; G. Clément, vice-présid 
sition de M. Treybr, la Société de 
re la tuberculose > et désigne M. T 

présente, à cause de leur rareté re 

d'une ostéomyélite de la clavicule 

s très étendues, de cet os peuvent ( 

lie. 

Tnièrement, un goitre rétrotternal 

extraction laborieuse exigea une 



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93 

manubrinni et dont le siège caché avait égaré les diagnostics sur la pisté 
d'ane affection pulmonaire. 

il fait circuler la photographie d'un homme de 53 ans qui, en septem- 
bre dernier, lui fut amené avec une (raclure himalUolaire compliquée et 
infectée, avec phénomènes généraux inquiétants; un pus nauséabond 
baignait les fragments osseux et l'articulation tibio-tarsienne ; la mœlle 
osseuse dégageait une forte odeur de putréfaction. L'intervention a con- 
sisté dans la réteetion de Vépiphyse tibiaîe inférieure et de la portion voi- 
sine de la dtapftyx^, sur une longueur de 10 cm., jusqu'en plein tissu 
sain, avec abrasion du cartilage articulaire ; la plaie fut laissée largement 
ouverte, sans qu'on cherchât d'abord à diminuer la brèche ainsi créée. 
Grâce au glissement progressif des deux fragments du péroné Tun sur 
Tantre, jusqu'à permettre le contact de la surface de section tibiale avec 
l'astragale, la jambe est actuellement simplement raccourcie ; le résultat 
fonctionnel de la nouvelle articulation tibio-tarsienne est excellent ; le 
pied est mobile et en bonne position et l'opéré préfère son extrémité 
ainsi conservée à la meilleure des prothèses. 

M. Clément présente encore un ostéosarcome de la grande aile du sphé- 
noïde enlevé à une femme de 62 ans, qui a succombé. La tumeur proémi- 
nait sur la face externe de cette aile, soulevant le muscle temporal et les 
téguments et, sur sa face orbitraire, faisant saillir le globe oculaire, qui 
put être conservé dans l'opération. 

Il mentionne sommairement l'observation d'une hémisection de la mœlle 
cervicale par coup de couteau, avec syndrome de Brown Sequard, sur 
laquelle il se propose de revenir. 

Au sujet d'un cas de luxation récidivante de l'épaule, réduite deux fois 
en 1904 et dix fois en 4905, il signale les diverses étiologies invoquées 
pour cette affection et les procédés opératoires, tour à tour préconisés ; 
dans le cas rapporté ici, la capsule était très dilatée, pleine d'un liquide 
ftlant et rougeâtre et communiquait avec une bourse plus superficielle et 
également volumineuse. L'arthrotomie, suivie du doublement de la cap- 
sule, selon Mikniicz, a donné un bon résultat. 

M. Clément a observé avec le D»" Nicod, de Châtel-S*- Denis, un cas 
rare de pneumatocèle occipitale spontanée, un peu plus grosse qu'une pièce 
de cinq francs. Malgré sa localisation franchement occipitale, assurément 
très exceptionnelle, sa relation avec les cellules mastoïdiennes était 
prouvée par le fait que le malade signalait spontanément un bruit de fuite 
d'air dans l'oreille gauche pendant la réduction de la tumeur gazeuse. La 
surface crânienne, après cette réduction, était irrégulière et présentait à 
sa circonférence une sorte de barrière de spicules osseux. Le patient 
ne se souvient d'avoir subi aucun traumatisme, ni d'avoir jamais souffert 
des oreilles ; cependant, la région mastoïdienne gauche forme, vue de 
derrière, une saillie plus accusée que la droite. 

M. Clément a pratiqué à domicile et sans anesthésie locale, dans un 
cas de cancer de l'estomac in extremis, une jéjunostomie. Cette opération, 

REYXn MiDlCALI. — VINOT-SIXliME AKNÉE. — N*» 2. 7 



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95 

pkiiiquê^ qui a été déjà présenté, avec son frère, à la Société, le 18 jan- 
vier 1903 1. Dès lors, Tétat da genon a empiré et, les. crises aignës d'bé- 
Djartbrose se répétant, Tarticnlation tendait à se fixer en flexion. 
M. Yalliet s'est décidé à sacrifier la jointure en l'ankylosant en bonne 
position. Le malade a porté pendant une année des appareils silicates. 
Actaellement, Tankylose est obtenue et l'état, général et local, est 
excellent. 

Récidive fréquente des accidents aigus, multiplicité des jointures 
atteintes, multiplicité des sujets (mâles) malades dans une même famille, 
tels sont les signes caractéristiques de cette étrange affection. 

2o Une malade de 46 ans, atteinte d^oceltuion intestinale aiguë et opérée 
au quatrième jour des accidents. Elle avait, sept mois auparavant, subi 
noe opération gynécologique au cours de laquelle Tappendice, trop long, 
avait été réséqué préventivement. Tout près de son aboucbement au 
caecum, Tiléon se trouva fixé et coudé à angle aigu par une bride courte 
qnil a suffi de sectionner pour guérir la patiente. 

A ce propos, M. Vulliet rappelle l'histoire d'un autre malade opéré 
également avec succès pour une occlusion intestinale aiguë par bride, six 
mois après une résection à froid de l'appendice vermiforme. 

3o Une femme de 52 ans, en état florissant de santé après large résec- 
tion iléo'cœeale et iléo-cohttomie pour tuberetUase intestinale. M. Yulliet 
mentionne les difficultés de diagnostic de siège et de nature de la tumeur 
coecale et insiste sur les avantages qu'il y a à ne pas reculer devant une 
résection large (en attendant le sérum promis), même lorsqu'on rencontre 
quelques nodules à distance de la tumeur. 

4o Une femme de 48 ans, présentant dans le flanc droit une tumeur qui 
fut pris0 pour un néoplasme du rein. Etat cachectique extrême et consti- 
pation opiniâtre depuis des années. L'opération montra qu'il s'agissait 
d'une tumeur inflammatoire 'due à une péricholécî^tite calculetue, fixant, 
coudant et rétrécissant le gros intestin . On retira plusieurs gros calculs 
et on libéra l'intestin. Dès lors, l'opérée va à la selle spontanément et a 
augmenté de vingt kilos en deux mois. Elle a conservé une fistule ster- 
corale, qui n'est pas encore entièrement fermée. 

o<> Un enfant de 5 ans^ guéri d'un prolapsus du rectum par le « cerclage 
de ranus >; cette opération est simple et facile : petite incision de la peau 
au-devant de Tanus ; par cette incision, entre puis ressort, après avoir 
cheminé tout autour de l'ouverture anale, une aiguille courbe munie d'un 
bon fil de soie; ou noue les deux chefs en rétrécissant l'orifice que 
c calibre > l'extrémité de l'index. Le petit orifice cutané est fermé par un 
fil. Dans le cas présenté, il s'agissait d'un prolapsus volumineux traité 
déjà, sans succès, par d'autres méthodes. 

M. Roux a eu l'occasion de voir, à plusieurs reprises, comment se for- 
ment certains cordons fibreux dans Vabdomen. A la suite d'un processus 

» Voir cette Revue, 1902, p. 179 et 826. 



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96 

lif quelconque (péritonile aiguë, tuberculi 
!), il se produit à l'insertion du mésentère 
;es connectives qui sont^ en tous points, se 
I au pannus des ophtalmologistes ; elles enl 
et finissent, à l'occasion, par l'étrangler à 
complet, presque isolé et comme surajouté. 
I ventre, plusieurs de ces anneaux à diffère 
(surtout dans la tuberculose en voie de gi 
['anneaux circulaires, ce sont des cordons 
ou plus étoffés, qui semblent même, au pn 
nalogie de structure avec le ligament rond 
lombre de cordons semblables, regardés c< 
initale, ne sont autre chose que le résultat 
) de ces néoformations accidentelles. Là en 
urait étonner. 

Roux a observé aussi deux cas de tumeur 
ascendant, la tumeur restant en écharpe d 
us un cas grave de prolapsus du rectum, il 
]jections d'alcool et en maintenant le recti 
ze fixé avec du sparadrap, 
présente un jeune homme atteint d*extr 
1 il a fait, avec succès, l'implantation des 
; le malade garde actuellement son urine p 
tum. 

GoNiN, à l'appui des remarques qu'il avait 
sur la difficulté qu'offre, bien souvent, 
ger dans /'œi/^ présente deux malades ch( 
de fer a produit les altérations caractéristic 
ng des Auges) : iris couleur de rouille alors 
is ou verdàtre, cataracte de teinte jaune sa 
té visuelle et rétrécissement considérable d 
malades, le traumatisme initial avait paru 
;e et ce n'est que dans l'espace de huit à 
Testés les symptômes de sidérose. 
Perrin fait une communication sur Vendo 
accompagne de présentation d'instruments 
lequin. (Voir p. 66.) Il convie ses confrèn 
le ses malades. 

Jaquerod fait une communication sur le i 
ulmonaii^e par la tuherculine primitive de 
I très répandue dans les Sanatoriums allen 
ste à injecter de la tuherculine en commei 
IS (un centième de milligramme), pour au( 

oir cette Revue, 1905, p. 729. 



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fmmm 



97 

sans jamais provoquer aucane réaction fébrile. On pent ainsi arriver à 
injecter, tons les deax joars, des doses de 0,50 gr. à 1 gr. de tobercnline 
sans provoquer de fièvre ni aucun phénomène d'intoxication. Cette mé- 
thode est sans danger et donne de bons résultats dans les formes afébriles, 
torpides et localisées de la tuberculose pulmonaire. Dans les formes 
fébriles, par contre, ce traitement est dangereux. (Voir p. 76). 

M. Cevey : Il y a environ quatre ans que je m'occupe du traitement de 
la tuberculose par l'ancienne tuberculine de Koch. Je n'ai pas l'intention 
de faire, aujourd'hui, une communication complète sur les résultats aux- 
quels je suis arrivé, mais je tiens à relever, dans l'exposé de M. Jaquerod, 
un certain nombre de points à propos desquels je ne puis me déclarer 
d'accord avec lui. 

!<" M. Jaquerod parle de nombreux cas d'amélioration et de guérison 
survenus, après l'emploi de doses de 0,001 à 0,0045 de tuberculine, chez 
des malades très peu atteints, il est vrai. Sans nier, aucunement, les amé- 
liorations constatées,, je crois qu'il n'est guère possible de les attribuer à 
des doses aussi minimes de tuberculine, mais bien plutôt uniquement à 
la cure de repos et de suralimentation. Si l'on admet une action spécifi- 
que de la tuberculine, elle ne peut être qu'une action immunisante. Or, 
avec rien, on ne fait rien et il est impossible d'immuniser avec des doses 
de O.OOi à 0,0015. Pour ma part, je pense que la tuberculine ne com- 
mence à agir favorablement qu'à doses plus élevées, de quelques centi- 
grammes au moins, probablement à partir de 5 à 10 centigrammes. 

â» En regard des bons résultats qu'il reconnaît aux doses de 0,001 à 
0,0015 de tuberculine, M. Jaquerod dit être monté, dans deux cas, jus- 
qu'à 0,60 et il insiste sur le danger que présentent les doses élevées de 
tuberculine, qu'il faudrait, d'après lui, éviter absolument. Dans deux cas, 
également, je suis monté jusqu'à 0,65 et je n'ai eu qu'à me louer des 
résultats obtenus. Bien plus, je pense qu'on peut s'expliquer l'échec com- 
plet des premiers traitements à la tuberculine par l'insuffisance des doses 
et de la durée du traitement. Le tuberculeux est, en général, surtout un 
individu intoxiné, chroniquement empoisonné par les toxines provenant 
du foyer malade ; il faut donc, dans le traitement par la tuberculine, 
arriver à faire équilibrer au malade une dose de tuberculine supérieure à 
la quantité de toxine fabriquée dans le foyer malade et le mettre ainsi au 
bénéfice d'une immunisation antitoxique persistante. On verra, alors, la 
cachexie s'amender rapidement, l'appétit renaître, le poids augmenter, 
l'anémie et la tachycardie disparaître. D'autre part, les hautes doses de 
tuberculine ne sont absolument pas aussi dangereuses que le pense M. Ja- 
querod. Par un procédé particulier, je suis arrivé, à cinq reprises diffé- 
rentes, à faire supporter au malade une dose primitive de 0,025 de tuber- 
culine avec réaction fébrile consécutive ne dépassant pas 38*»1. L'immu- 
nisation a été continuée sur cette base là et, dans deux cas, l'augmentation 
de poids a dépassé deux kilos et demi en un mois. 

3* M. Jaquerod n'admet, comme propres au traitement par la tubercu- 



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100 

ise comme M. Cevey, 
motion doit être, c 
considérable que cel 
suffisante pour la g€ 
ni sous rim pression 
tltitude, mais il impc 
souffrant d'une tubei 
rand nombre d'inject 
vent pas que deux ai 
nisation et il y en a 
lunité complète, coû 
mment, sans les avar 

ibsolument de l'avis 
très petites ; Viooo mj 
nt plus recommandai 
En tout cas, la do 
iseille d'employer c 
il, à des conséquenc 
actuellement possède 
individualité des ma 
imencer avec des d 
prises désagréables q 
ns brusque. 
\ense pas qu'il soit tti 
uls tuberculeux afébr 
ts où on avait, naluj 
doses de tuberculin 
m fâcheux pronostic 
latorium, avait des 2 
utail un mauvais éta 
naïade a certaineme 
tre, à cause des injec 
r et mesure que les ( 
est, maintenant, ton 
rouvé le courage de 1 
le aux frais de VEU 
ander à cause de soi 
e, en outre, Tattentii 
ice du prof. Leube, i 
le tuberculine avaien 
)rèSy une augmentât 
es. Il paraîtrait ainsi 
e hyperleucocytose li 
isler serait tenté de 



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101 

cette hyperleucocytose et les bons effets qu'il a observés après des injections 
de tuberculine dans des cas de légères hèmoptysies, d'ordinaire répétées, 
paraissant provenir de foyers capillaires. A plusieurs reprises, il a vu les 
expectorations, qui étaient franchement artérielles, devenir d'une couleur 
rouillée et perdre toute trace de sang, parfois après une seul^ injection 
de tuberculine, alors que les hémostatiques généralement employés res- 
taient sans effet. 

M. Jaquerod insiste sur lé danger très grand qu'il y a à injecter des 
doses trop fortes dans les cas afébriies. En ce qui concerne les formes 
fébriles, le danger est encore plus grand. L'observation d'un cas unique 
qui paraît avoir été influencé favorablement, n'a pas de valeur. M. Jaque- 
rod a vu plusieurs cas fébriles dans lesquels l'injection de tuberculine à 
dose excessivement faible, a provoqué des troubles très graves. 

M. P. Dbmibville, ayant encore présent à la mémoire les résultats 
désastreux qui ont suivi les premiers essais faits avec la tuberculine de Koch, 
voudrait, s'adressant à M. Cevey, qu'on ne recommence pas les erreurs 
d'autrefois. Il insiste pour qu'on injecte des doses progressivement crois- 
santes. Il croit, avec M. Uensler, que les tuberculoses fébriles sont justi- 
ciables du traitement par la tuberculine, mais à condition d'employer des 
doses faibles. 

M. Cbvsy : En réponse à M. Demiéville qui a parlé des « hétacombes de 
victimes > lors des premiers traitements à la tuberculine^ je fais remar- 
quer qu'il est insuffisant de dire qu'il est mort beaucoup de malades, il 
faut encore établir de quoi ils sont morts. Il est évident que si, dans un 
poumon très malade, ayant une capacité respiratoire minime, suffisant à 
peine à assurer l'oxygénation du sang, on provoque brusquement une 
réaction inflammatoire violente, cette réaction diminuera encore la capa- 
cité respiratoire et, même, la supprimera complètement. Mais le malade 
meurt étouffé, non empoisonné par la tuberculine et on ne peut tirer de 
sa mort aucun argument établissant une toxicité particulièrement grande 
de cette substance. Du reste, je n'engage pas du tout mes collègues à 
commencer à traiter leurs malades par des doses de 0,025 de tuberculine, 
je dis seulement que la chose est possible. 

M. E. Demiéville, d'Yverdon : Je soigne actuellement cinq cas de 
tuberculose pulmonaire par la tuberculine de Bêraneck et suis très satis- 
fait des résultats obtenus jusqu'ici. 

Le premier est un cas très grave : il s'agit d'un malade atteint de tuber- 
culose pulmonaire aiguë, compliquée de tuberculose péritonéale. Lorsque 
je le vis pour la première fois, il présentait tous les symptômes d'un 
œdème pulmonaire aigu ; l'état général était très mauvais, la température 
à 40*, le pouls à 160. J'eus recours, après quelques jours, aux injections 
de tuberculine Bêraneck ; je fis d'abord une fois, puis deux fois par jour 
des injections de 2 ce. de la solution No 1, titrée au 1/20 ; je n'ai pas 
remarqué d'élévation de température le soir, mais le caractère de la 
courbe de température avait un peu changé ; elle affectait le type continu 



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102 

;)arava 
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t qu'i: 
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consta 



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33 

suite d'injections de tuberculine. Il 
it d'observations incomplètes. 
) la tuberculose par la tuberculine, il 
niques, la conviction qu'il y a lieu 
ins l'application de ce moyen théra- 

Le Secrétaire : Df A. Lassubur. 



[) Janvier 1906. 

^ste DuFouR, président. 

red Rosiier, à Vevey, Siuart Tidey et 

t reçus membres de la Société. M. Pit- 

ididature. 

it hommage, à la Bibliothèque de la 

du Dr Léon Gautier sur la médecine 

siècle. 

présidentiel sur Tannée 1905. (Voir 

1 bibliothécaire sont ensuite adoptés, 
t du Comité pour 1906; sont élus: 
LEUMiER, vice'préiident ; A. Lassueur, 
; Aug. RouD, bibliotfiécaire, 
è des travaux faits dans son service 

m intestinale. L'autointoxication diges- 
ivaux antérieurs, se produit dès que 
suffisantes ou dès que la putréfaction 
réfaction s'accompagne d'une modifi- 
e : diminution considérable des bacilles 
ifidus chez le nourrisson), augmenta- 
inaérobies protéolytes (proteus mesen- 
I. 
allure intestinal, nous disposons de 

amène la production, à l'état naissant, 
esquels détruisent les bacilles protéo- 

actose et de Vacide lactique prêformé : 
, lait caillé^ fromage frais, choucroute, 
leux, mais avec beaucoup moins d'in- 
iement résorbés. 
i sujet des travaux de ces dernières 



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104 
, cette année, plus i 

ies. La levure de h 
la de Montreux, fa 
ins de Jacquemin 

demande de ces 
Dn provisoire, noui 
ite dose, ont une 
i diminue considé 
3 la médication, c 
;ction est aussi int( 
7nUte9, La Maya 
î Ta démontré Grij 
ê Mastol. La sociél 
Metschnikoff, des c 
aux malades, soit 
édiaire de lait cail 

non plus terminé 
état actuel de nos i 
, données à forte d< 
inate et que cette d 
le la médication, 
n cœcum d'enfant 
»rie de Metschnikof 

it de 5 ans atteii 
)haliie. Aujourd*hu 
a plus eu une seu 
ruré combiné avec I 
ri, pendant toute Vi 
; intérêt, la fibroly$\ 
wssède la précieu 
ue sans agir sur ce 

incerne un enfant d 
\ avec une sténose 
)rès dix injections 
la sténose du laryn 
nue rapidement, 
à un adulte atteint 
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106 

M. Aug. DuFOQR rappelle que la Société médicale de Gt 
vembre 1905, décidé de communiqaer au Grand Conseil 
lutlon saivante : c La Société médicale de Genève, pénél 
de Falcoolisme en général et de l'absinthe en particn 
sympathie pour tons les efforts qui sont faits pour les 
propose de voter une résolution analogue. 

M. MoRAX approuve la rédaction votée par la Soc 
Genève. 

M. Taillkns ne la trouve pas assez catégorique. 

M. Martin voudrait que la Société vandoise répondi 
posées par le Conseil d'Etat à la Commission nomméf 
Conseil vaudois pour rapporter sur la pétition contre rat 

M . Cbvby propose de substituer au dernier alinéa 
votée par la Société médicale de Genève : t s'associe au 
prohibition contre l'absinthe >. 

M. RossiER propose : < s'associe à tout ce qui sera 
contre ce fléau » . 

A la votation, la proposition de M. Dnfour, amendée 
est adoptée et la résolution suivante est votée : c La Soc 
médecine, convaincue des dangers de l'alcoolisme en géi 
sant que l'absinthe, en particulier, est une liqueur de na 
bien-être public, s'associe à tout ce qui sera fait pour 
fléau >. 

Le secrétaire : Dr Edou 



Rapport sur la marche de la Société vaudoise 

en 1905 

par le D"" Auguste Dufour, président. 

Messieurs et chei-s confrères, 

L'année qui vient de s'écouler a montré d'une 
jouissante la vitalité et l'activité toujours croisse 
ciété vaudoise de médecine. D'importants travs 
présentés, en nombre souvent si grand qu'il a f 
fois interrompre de longues séances, vu l'heure 
dive, sans avoir épuisé l'ordre du jour. Les méc 
sont venus très nombreux à nos onze réunions ( 
compté jusqu'à 60 et même 80 auditeurs attentifs 
Aussi nos discussions scientifiques ont-elles été 
souvent assez vives, toujours instructives. 

Des questions d'un haut intérêt social, d'une wi 



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107 
)tre paye tout entier ont été traitées 



JlAO \A3libO aiiu^c* 



C'est d'abord la lutte contre le carcinome de l'utérus qui 
nous a occupés longuement. La Société d'obstétrique et de gyné- 
cologie de la Suisse romande a pris en main la question et va 
publier des instructions destinées les unes aux médecins, les 
autres aux sages-femmes, les troisièmes au grand public. 

C'est ensuite l'étude de la mortalUé infantile à Lausanne et 
dans le canton de Vaud qui a rempli deux de nos séances. Cette 
question, actuelle entre toutes, puisque la décroissance de la 
mortalité des petits enfants n'est pas encore, chez nous, en rap- 
port avec les progrès de la science, ne doit pas être perdue de 
vue. Et nous recommandons instamment au nouveau Comité 
de ne pas oublier les vœux excellents présentés par notre So- 
ciété au Conseil d'Etat ^ Nous n'avons été honorés jusqu'à 
présent d'aucune réponse, depuis le mois de mai dernier, pas 
même d'un accusé de réception, et nous ne pouvons rien faire 
de vraiment utile sans l'intervention de l'Etat. 

Enfin, pensant à nous-mêmes, nous avons décidé, dans une 
réunion consacrée à la question de nos intérêts professionnels, 
de poursuivre l'étude de la création d'un bureau central pour^ 
le recouvrement des honoraires; nous avons confirmé notre tarif 
minimum; nous nous occupons de l'organisation du service mé- 
dical auprès des membres des Sociétés de secours mutuels, et 
de l'assistance des indigents par les communes. 

Sur le désir de la Chambre médicale suisse, nous sommes 
intervenus directement auprès de nos députés aux Chambres 
fédérales pour leur exposer les désirs du corps médical au sujet 
de la loi sur l'assurance militaire. 

Et en parlant d'assurance, rappelons. Messieurs, que nous 
avons assuré notre bibliothèque contre l'incendie. 

En 1905, la mort nous a enlevé notre doyen, le D^ Victw 
Dumury et le D*" Suchard. Saluons encore une dernière fois 
aujourd'hui la mémoire de ces excellents et regrettés con- 
frères. 

Le titre à' ancien membre a été décerné à MM. Marcel, Muret 
père et Martin. 

MM. Amann, Oatli-Valerio et de Mestral ont donné leur dé- 
mission. 

> Voir Revue médicale de la Suisse rom.^ 1905, p. 416. 



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109 

sion artérielle chez les tuberculeux et de remploi thérapeuti- 
que de la tuberculine de Eoch. 

Eu gynécologie et obstétrique : 

M. Bossier, puis MM. Muret et Boilx ont éveillé notre inté- 
rêt pour la lutte contre le carcinome de Tutérus. 

Des pièces anatomo-pathologiques ont été démontrées, par 
M. Muret : une tumeur âbreuse de la lèvre et du col de l'uté- 
rus ; par M. Bossier : un œuf de 12 à 15 jours provenant 
d'une grossesse extrautérine; par M. Krafft : une pièce prove- 
nant d'une grossesse extrautérine. 

En clinique infantile : 
, M. Combe nous a. présenté des cas de diplégie cérébrale, de 
maladie de Little, de myxœdème. et des considérations sur 
Tanémie de l'enfance. 

M. Morax a lu une étude sur ce très important sujet : que 
faire pour diminuer la mortalité infantile à Lausanne et dans 
le Canton de Vaud? 

En clinique dermatologique : 

M. Dind a démontré des cas : de périostite syphilitique des 
doigts chez un hérédosyphilitique, d'épidermolyse huileuse hé- 
réditaire, de tabès améliorés par le traitement mercuriel in- 
tensif, de kélolde, de cancer du visage guéris par les rayons X, 
de naevus pigmentaire, de prostatiques améliorés par la sonde 
à demeure, d'érythème multiforme huileux. 

M. Lassueur a présenté un cas de kérion de Celse. 

MM. OaUi'VcUerio et Lassueur ont fait une communication 
sur la présence de spirochètes dans les lésions syphilitiques, 
avec démonstrations. 

En otologie : 

M. Mermod a exposé la mise au point actuelle du traitement 
des suppurations chroniques du sinus frontal ; il a indiqué son 
traitement des otites aiguës ; il a promis de faire une enquête 
sur le rhinosclérome en Valais, et a présenté des cas de toutes 
les maladies dont il avait parlé. 

En ophtalmologie : 

M. Marc Dufour nous a entretenus des complications ocu- 
laires grippales ; il a présenté un cas de parésie des muscles de 
l'œil, suite de fièvre typhoïde. 

M. Oonin a parlé des corps étrangers séjournant dans le fond 
de l'œil, et a présenté deux cas de sidérose. 

En psychiatrie : 

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111 

iococcus aareas (Massol) ; qaaot au gûitre, siège de la suppuration, on 
ignorait «avant l'opération s'il était bénin oo malin. L'examen histologi- 
qvo s hik aMKMi qu'il s'agissait d'un goitre colloïde simple, sans dégéné- 
rescence mafigne. L*lioHHBft e&t guéri, la femme en voie de guérison. 

âo Une femme de 26 ans, Skjmd mM ù j a trois semaines la néphrec- 
tomie pour tuberculose du rein droii. Traitée sans résultat, depuis cinq ou 
six ans, pour cystite chronique d'origine inconnue, cette femme du reste 
bien portante présente subitement en novembre 1905 une énorme tumé- 
faction du rein droit avec douleur et fièvre. La tumeur disparut sponta- 
nément au bout d'une dizaine de jours, mais le rein droit resta un peu 
gros. Urine trouble à dépôt muqueox, contenant de l'albumine (i Vs 7» 
environ), réaction neutre ou légèrement alcaline ; dans le culot de centri- 
fugation se trouvent de nombreux bacilles de Koch. A la cystoscopie on 
trouve des ulcérations au col de la vessie et une forte tuméfaction de 
l'orifice de l'uretère droit. Un pli spécial de la mnqueuse empêche le 
cathétérisme de l'uretère gauche (Lardy). La séparation des urines, 
faite avec Tinstrument de Luys, donne le résultat suivant : Urine beau- 
coup plus rare à droite qu'à gauche, plus trouble à droite, où elle reste 
trouble pendant toute la durée de l'expérience; à gauche urine légèrement 
trouble au début du cathétérisme, s'éclaircissant peu à peu presque com- 
plètement ; albumine à droite (1 V* Vo environ), à gauche traces d'albu- 
mine ; culot volumineux à droite contenant beaucoup de bacilles de 
Koch ; petit culot à gauche, avec de très rares bacilles. L'épreuve au 
bleu de méthylène donne un résultat normal. La recherche du point de 
congélation, considérée comme peu importante, n'a pas été faite. 

Néphrectomie par incision lombaire ; la main passe à travers l'abdo- 
men par une ouverture pratiquée au péritoine pour palper le rein gauche, 
qui parait être normal. Suture du péritoine. Le rein droit étant basculé 
se trouve entièrement parsemé d'abcès, il est extirpé ; l'uretère, égale- 
ment tuberculeux, est suturé à la peau, en vue du traitement post opéra- 
toire. Suture de l'incision lombaire. Guérison par première intention. 

L'opérée a une convalescence excellente ; elle n'a point été éprouvée, 
mais bien soulagée par l'opération ; les urines s'éclaircissent et arrivent 
an bout de quelques jour^ à la quantité normale ; elles ne présentent plus 
d'albumine et très peu de dépôt ne contenant plus de bacilles de Koch 
(Cristiani) ; leur réaction est acide. Augmentation du poids de la malade 
depuis l'opération. Excellent état général. Tout fait supposer que l'urété- 
rite et la cystite tuberculeuses vont guérir spontanément, la source de 
riofection, située dans le rein droit, étant supprimée. Dans des coupes 
microscopiques du rein extirpé on trouve des bacilles de Koch. 

M. GiRABD présente : 

io Un malade qui a été atteint récemment d'une fracture longitudinale 
du bassin par écrasement, compliquée d*une déchirure du rectum, mais 
sans lésion intrapéritonéale ou vésicale ; au bout de deux jours gangrène 
gazeuse entraînant un emphysème et un décollement des téguments abdo- 



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112 

minanx des deux côtés jasqa'an thorax. Le pronostic paraissait absolu - 
ment mauvais, le pouls avait atteint 140, la température 39^j5; Taspect 
général, était profondément sep tique. On fit Tessai de la méthode de 
Thiriar, injection de gaz oxygène tout preition, par les incisions prati- 
quées et d*oii s'écoulait une sanie fétide. Le lendemain Tapparence du 
malade avait changé; il se sentait subjectivement beaucoup mieux. Cha- 
que jour on répéta finjection d'oxygène et la progression de la gangrène 
gazeuse fut arrêtée. Au fémur gauche, du côté fracturé, où Ton avait 
omis de pratiquer l'injection d*oxygène, cette région paraissant encore 
indemne, une très large plaque de gangrène se manifesta. Il suffît d'in- 
jecter ici aussi l'oxygèoe dans le tissu cellulaire sous- cutané pour arrêter 
les progrès du sphacèle. Dès lors les plaies se détergèrent, les lambeaux 
de tissu cellulaire sphacélé se détachèrent, des bourgeons de bonne 
apparence se montrèrent. Actuellement, il n'y a plus que des plaies 
bourgeonnantes et Tétat général est relativement satisfaisant bien que 
la température oscille encore entre 37,5 et 38,5*'. On peut espérer une 
guérison. 

2o Un malade opéré pour un cancer du pharynx. 

30 Deux cas de prolapsus rectal par invagination sigmoïdo-rectale. 

M. Long présente deux cas d**atrophie musculaire progressive : 

Le premier malade est âgé de 23 ans, menuisier, sans antécédents 
héréditaires ui personnels. Il s*est aperçu il y a deux ans que son épaule 
droite était plus faible et se déformait ; depuis lors la faiblesse de cette 
épaule est allée eu augmentant progressivement. On constate que l'omo- 
plate droite se détache du tronc dans les mouvements d'élévation du bras 
(scapula alata). H y a une atrophie manifeste des muscles rhomboïde et tra- 
pèze de ce côté ainsi qu'un affaiblissement des muscles sus et sous-épineux 
et grand pectoral, mais les autres muscles du membre supérieur droit, du 
deltoïde jusqu'à la main, ont conservé une très grande force. Le côté 
gauche paraît indemne. L'examen des réactions électriques montre une 
diminution de l'excitabilité des muscles rhomboïde, trapèze, grand pec- 
toral, grand dentelé à droite, sans réaction de dégénérescence. Les mus- 
cles rhomboïde et trapèze gauches réagissent moins que chez un sujet 
normal ; par contre les autres muscles du bras des deux côtés ont des 
réactions vives avec des courants de faible intensité. A cela se borne toute 
la symptomatologie ; pas de douleurs sur le trajet des nerfs, sensibilité 
intacte sous tous ses modes, pas de contractions fibrillaires, réflexes ten- 
dineux conservés. On doit poser ici le diagnostic d'atrophie musculaire 
myophatique, diagnostic qui d'après ce qu'on sait aujourd'hui ne peut être 
infirmé ni par l'uni latéralité de Tatrophie, ni par l'absence du caractère 
familial. 

Le second malade est âgé de 59 ans ; c'est vers le mois de septembre 
1904 que lentement et progressivement s'est installée une faiblesse des 
membres supérieurs ayant débuté par les mains avec extension consécu- 
tive aux muscles de l'avantbras et du bras. Le malade est à présent 



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113 

impotent ; en oatre depuis nn mois il tient mal sa tête et a de la peine 
à parler. On constate une atrophie musculaire très nette, les mains mon- 
trent le type Arau-Dnchenne, les membres supérieurs sont grêles ; les 
muscles du cou, les masséters, Torbiculaire des lèvres, les muscles de la 
langue sont pris. Aux membres inférieurs la force est conservée, mais 
les muscles des cuisses sont amaigris. Les contractions ûbrillaires, 
intenses et fréquentes, sont visibles non seulement à la face, à la langue, 
au cou, aux membres supérieurs, mais encore sur le tronc, les cuisses et 
les mollets. Aucune douleur, aucun trouble de la sensibilité cutanée. Les 
réflexes tendineux sont exagérés aux membres inférieurs et on trouve de 
la trépidation spinale du pied sans signe de Babinski. Le réflexe massé- 
térin est exagéré. Pas de troubles sphinctériens. Le larynx ne participe 
pas encore à l'atrophie. En résumé on se trouve en présence d'une sclé- 
rose latérale amyotrophique 2Lvec poliomyélite antérieure progressive, arri- 
vée à l'étape cervico-bulbaire. 

M. Girard pense qu'on pourrait essayer chez le malade atteint de 
dégénérescence myopathique un traitement chirurgical, c'est-à-dire ou 
bien fixer son omoplate à la cage thoracique par un corset plâtré, ou bien 
fixer l'omoplate à quelques unes des côtes sous-jacentes. Le malade aurait 
de nouveau un point d'appui pour les efforts. 

M. Maillart croit que cette fixation aux côtes générait beaucoup les 
mouvements respiratoires. 

M. Girard : On pourrait peut-être obtenir des pseudarthroses. 

M. Bard montre deux malades présentant tous deux un pouls lent. Le 
premier» a un pouls lent permanent à type habituel, c'est-à-dire que les 
contractions cardiaques perceptibles ont le même rythme que les pulsa- 
tions radiales. Chez le second malade le tracé radial n'est pas le même 
que le tracé cardiaque; il montre un pouls lent, tandis que le tracé cardia- 
que montre que le rythme du cœur n'est pas lent, mais qu'il y a une 
palsation cardiaque avortée sur deux, cette pulsation avortée ne va pas 
jusqu'à la radiale. Chez ces deux malades ce qui varie c'est la contraction 
ventriculaire ; ce sont des degrés divers d'une même maladie. Ces diff'é- 
rences se répercutent sur le pouls veineux. 

M. Da Bois présente une malade que lui avait adressé M. Auguste Re- 
verdin pour être soumise à un traitement par les rayons X. Il s'agit d'un 
épithélioma qui avait détrait le bord inférieur de la paupière gauche^ et 
eovahi la conjonctive en s'avançant même jusqu'au bord de la cornée. 
L' affection est en train de rétrocéder. La malade sera représentée plus 
tard. 

M. Girard reconnaît que c'est là un cas justiciable d'un traitement 
radiothérapique plutôt que chirurgical, mais il fait remarquer que si l'on 
veut entreprendre un traitement chirurgical, il vaut mieux le faire avant 
le traitement par les rayons X, ceux-ci altérant les tissus au point que 
les antoplasties sont rendues très difficiles à exécuter. 



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114 

TRAMARB présente : 

malade atteint d'ulcère variqueux 
ie de Bier et très rapidement guéri 
logique, le 5 décembre 1905, on 
»n, taillée à pic, entourée d'une zôi 
jambe droite, avec lymphangite d< 
B. Au-dessus des malléoles, existait 
api informe. L'affection remontait 
ssa gères, mais s'était aggravée depv 
uniquement dans l'application quoi 
endant une heure. Actuellement, 
;t complètement guérie et le malad< 
e hyperkératose palmaire et plantai 
\e diagnostic étiologique est encore 
ësiter entre une syphilide et un 
le la lésion ferait pencher pour 
part les commémoratifs apprennent 
te ans, de suite après son mariage, 
autre part, son mari est mort subit 
e 42 ans. L'hyperkératose, qui d2 
uelques semaines de douleurs racl 
>s on a fait dans le service de méde 
légatives au point de vue de la lym 
oalade. L'iodure de potassium n'a 
ms cutanées, ce qui n'a rien d'éton 
i hydrargyrique à la dose de gr. 0,< 
ces lésions, et fait disparaître les d 

diagnostic de syphilides palmai 
er l'époque tardive d'apparition dei 
>n, probablement par conception] 

iKNiG montre : 

ux jumeaux d'un œuf, de 5 mois 

it les cordons se sont noués de 

IX. 

embryon de trois mois tué par le i 
il avait glissé son cou. 
fœtus de neuf mois mort aussi par 
il avait resserré an moment de 
les pulsations fœtales peu de tempi 
lUX placentas dont l'un avec inse 

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e csecam. 
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le n'a pas 

1. La dou- 
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berculeuse 
Inflamma- 
Lgnant une 
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e qui avait 
^re légère, 
A^près une 
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ussée avec 

I la tumeur 

indre dans 
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in aplatis- 
liminution 
iile comme 
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le deltoïde 
serait pro- 

lire la lu- 
;rës facile. 

isculaire a 
s répétées. 
)pital pour 
e rhyper- 
mèses. Il a 
il en abuse 
ne douleur 



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118 

nard du côté droit de Tabdoi) 
lit par sa femme. Cela ressi 
i de Vesiomac. Sitôt après il 8€ 
eo soulagé. On le conduit à 1 
t général et local est allé en 
ide présentait sous le foie une 
ureux, ses selles ont été quel 
est restée absolue. Actuel lem( 
diminuées. Il y a chez ce i 
péritonite de voisinage, 
u le malade à THôpital : le < 
is maintenant. En présence d 
ervenir puisque cette amélior 
Qte un jeune homme offrant q 
1 accentuées, un petit épanchi 
(t produit insidieusement. 
\ jeune homme est tombé mal 
x)n.state peu après un épancli 
1905 devient de plus en plu£ 
tention du médecin sur un bn 
lit lui-même . Il s'est en effe 
3tôme aigu, sans qu'il soit p 
[uction. 

erprétations possibles : ou biei 
du liquide, ou bien une effra 
e rompue. Pour trancher la q 
nt métallique, le bruit fistulai 
is de valeur, mais est bien co 
)n d'un tube en commnnicati 
ongeant dans un verre d'eau 
culier la pression était positiv 
airedefîstule franchement oui 
ont expulsées, la pression d€ 
3 graduellement et revient à s 
aents respiratoires. Il y a don 
lerméabte des bronches à la pi 
'est ce qu'on a appelé la fi: 
su pulmonaire étant ainsi con 
ûr dans un sens et pas dans I 
lame instamment à ce propos 
opérer des cas de ce genre. 

Le Vice 
Rev. méd. de la Suisse rom.^ 



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119 



Rapport 8ur U marche de la Société médicale de Genëve 

en 190S. 

Présenté à la séaace du 10 janvier 1906 

par le D"" Léou Gautier, président. 

Messieurs et chers collègues, 

Pour plusieurs raisons, ce rapport sur l'activité de la Société 
médicale de Genève pendant la quatre-vingt-unième année de 
son existence sera court. 

En premier lieu, il n'y a pas eu en 19Q5 de grands événements 
dans notre vie sociale. 

En second lieu, votre labeur scientifique est devenu si consi- 
rable que je dois renoncer à l'habitude chère à mes prédéces- 
seurs de rappeler ici toutes les communications qui nous ont été 
faites, sous peine de voir ce rapport devenir ou bien un véritable 
volume, ou bien une sèche table des matières. 

Enfin, votre président a beaucoup noirci de papier pendant 
l'année qui vient de finir. Il commence donc à avoir peur d'abu- 
ser de la patience de ses auditeurs comme de celle de ses lec- 
teurs. 

Notre Société commençait l'année avec 93 membres actifs et 
7 membres honoraires, représentant ainsi presque exactement 
la moitié du corps médical du canton de Genève. Nous sommes 
aujourd'hui 94 membres actifs et nous possédons 9 honoraires. 

Nos deux nouveaux honoraires sont le D' Augmie Barde et le 
Prof. Oitëtave Jvlliard qui ont, à notre grand regret, estimé 
que l'heure était venue pour eux de passer dans le cadre de 
non activité. Nos meilleurs vœux suivent dans leur oUum cum 
diffnitate ces deux excellents collègues qui ont, tous deux, pré- 
sidé la Société médicale et ont souvent contribué à l'intérêt de 
ses séances par leurs communications scientifiques. 

Nous avons dû enregistrer la démission du D' S. Keeser qui a 
quitté Genève. 

Enfin, la mort nous a.été dure en 1905; elle nous a enlevé 
trois collègues. Vous avez déjà pu lire dans la Revue médicale 
d'excellents articles nécrologiques destinés à rappeler la car- 
rière des D" Camille Reymond, Paul Glatz et Auguste Suchard 
et à donner la liste de leurs publications. Disons leur encore ici 
quelques mots d'adieu. 



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121 

qui ont fait des communications, montré des malades, des 
pièces ou des appareils, reçoivent l'expression collective de la 
gratitude présidentielle. Et que, dans ce bloc, chacun prenne 
la part qui revient à la peine qu'il s'est donnée pour la So- 
ciété. 

Voici d'ailleurs la statistique de ce que nous avons entendu et 
vu dans l'année : On nous a fait 18 communications ne s'adres- 
sant qu'à notre mémoire auditive. On nous a présenté 82 ma- 
lades, 27 pièces d'opération ou d'autopsie et un assez grand 
nombre de préparations microscopiques, de radiographies, d'ap- 
pareils et d'instruments. 

Une intéressante discussion sur l'épidémie de rubéole alors 
régnante, a occupé la séance de mai au Casino. 

Les chiffres que je viens de vous donner montrent quelle part 
croissante prennent les séances cliniques dans* le bilan de notre 
activité. Remercions la Commission administrative de l'hôpital 
cantonal du précieux matériel d'instruction dont elle nous met 
à môme de profiter en nous ouvrant ses locaux. Remercions 
aussi les professeurs de clinique, leurs adjoints et assistants et 
tous ceux de nos collègues qui nous montré des malades inté- 
ressants confiés à leurs soins. Des cas ressortissant à la méde- 
cine interne, à la chirurgie, à la pédiatrie, à la dermatologie, à 
la psychiatrie, à la gynécologie, à l'ophtalmologie, à la laryn- 
gologie ont ainsi défilé sous nos yeux. On peut bien dire que 
ces séances cliniques sont de véritables revues générales de tous 
les départements de la médecine pratique. Elles sont donc 
éminemment utiles en fournissant aux membres de la Société et 
à leurs visiteurs l'occasion de connaître les progrès réalisés 
et les nouvelles méthodes de traitement employées dans les 
branches de notre art, qui ne sont pas l'objet direct de leur acti- 
vité quotidienne. 

Je ne voudrais cependant pas que cet éloge donné à nos réu- 
nions cliniques eût pour effet de décourager les travailleurs qui 
continuent à préparer des communications plus mûries et plus 
académiques pour nos séances du Casino. L'intime union de la 
pratique et de la théorie doit former la substance de notre tra- 
vail en commun comme elle doit toujours être le principe direc- 
teur de tout médecin digne de ce nom. D'ailleurs, si nos tra- 
vaux didactiques se faisaient plus rares, la rédaction de la 
Bévue se plaindrait bientôt de famine et cette excellente publi- 
cation nous rend tant de services que nous serions des in- 



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122 
BQ ne lui fournissant pas une pâture 

re la séance dn 4 janvier, dans laqu( 
pports annuels et procédé à Télect 
s'est occupée de questions admic 
)S extraordinaires, 
première a eu pour objet une ré 
es un projet préparé par les soins ( 
la rédaction de plusieurs articles a 
eux seuls changements portant sur 
i les suivants : 

e délai d'un an de pratique a été su 
rs de la Faculté appelés du dehors, 
out docteur en médecine habitant d 
epuis plus d'uQ an peut désormais 
comme membre actif, même sMl n 
u officiel des médecins autorisés à pi 
après le moment où nous avions lé 
s, le Grand Conseil a, s^ns trop consi 
)up plus largement modifié les condi 
mt, en adoptant le projet de loi su 
irir présenté par notre confrère, le I 
t inutile de vous rappeler ces dispos! 
les assez diiférentes de celles du 
e concessions faites à la demande d 
rs de la Faculté. L'avenir seul pei 
)ratiques de cette loi qui ne se prodi 
jinées, puisque les étudiants en m 
leurs études avant sa promulgatioi 
législation antérieure. Il faut, à me 
alence ne soit pas accordée trop fac 
d'études secondaires qui permettrou 
Q cantonal. Je crois *que la majorit( 
que le législateur n'ait pas maiote 
servait le droit de pratique aux ; 
1 de médecio, avec une seule excepti 
•s de la Faculté appelés du dehors, 
econde séance extraordinaire a été c 
un projet de convention entre la vill 
j, convention ayant pour but de régi 
iiruaux et revues à la Bibliothèque 



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123 

sitôt après la séance oii il a été adopté, ce traité est entré immé- 
diatement en vigueur et nous n'avons qu'à nous louer des ex- 
cellents procédés que nous avons rencontrés à cette occasion 
auprès du Conseil administratif et de la direction de la Biblio- 
thèque. Dès lors, nos périodiques ont cessé de passer par notre 
local et vont directement de chez le libraire à la Bibliothèque. 
Sauf quelques critiques de détail, le nouveau mode de faire a 
recueilli l'assentiment général. Un grand nombre de nos mem- 
bres sont devenus des habitués de la salle des périodiques et 
leurs travaux sont facilités par la réunion en un même lieu de 
tous les journaux médicaux que l'on peut consulter à Genève. 

Plusieurs membres de la Société ont pris part au Congrès 
des anatomistes qui s'est réuni dans notre ville en août. Par le 
fait d'une absence de votre président et d'un malentendu postal 
qui l'a empêché de se faire remplacer, la Société médicale n'a 
pas été représentée à l'inauguration du buste du Prof. Hermann 
Fol. Il est d'autant plus fâcheux que nous n'ayons pas pris part 
officiellement à cette cérémonie que le regretté disparu était un 
de nos membres fidèles. Les plus mûrs d'entre vous ont gardé 
le souvenir des captivants travaux d'embryologie et de térato- 
logie dont il nous a souvent fait part. 

. Une quinzaine de nos collègues se sont rencontrés il y a 
quelques semaines au Congrès de la tuberculose à Paris. C'est 
dans le wagon de retour que quelques-uns d'entre eux ont conçu 
le projet de créer à Genève un dispensaire antituberculeux. 
Les premiers mouvements intra-utérins de ce produit encore 
en gestation ont été perçus tout dernièrement dans la salle oU 
vous êtes. Souhaitons à cette œuvre utile une heureuse nais- 
sance aussitôt suivie d'une féconde activité. 

Vous aurez à désigner le délégué de la Société au futur Con- 
grès international de médecine de Lisbonne qui doit se réunir 
au mois d'avril prochain. Le mois de septembre verra siéger à 
Genève le deuxième Congrès pour l'hygiène de l'habitation. 
Plusieurs d'entre vous font partie du comité qui s'occupe à 
préparer cette utile réunion. 

Si nous passons maintenant les étroites frontières de notre 
canton, nous pourrons constater que nos relations avec nos 
excellents amis de la Suisse romande ont été aussi cordiales et 
aussi bien nourries que les années précédentes. Un nombre 
inusité de Genevois se pressait, le 2 novembre dernier, autour 
des tables du banquet de Beau Rivage, après avoir entendu 



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126 

onique, à la veuve du médecin tom 
mr assuré Tavenir des siens, et r^ 
sse de secours des médecins suisses. 

'aurai presque fini, mes chers col 
essé les remerciements d'usage à ceu 
>e année pour la bonne marche de la 
'aisons d'abord toutes nos excuses 
sque, par le fait des circonstances, se 
i absorbantes. Il saura bien se rattr 
[ouveruail d'une main experte et assi 
[otre bibliothécaire a présidé au dé 
périodiques à la Bibliothèque publiq 
lé. Il n'a plus à veiller que sur nos ai 
auteurs genevois et sur la décoratioi 
sndre élégant. Il s'en acquittera da 
*e satisfaction comme pour le passé, 
îotre excellent trésorier nous a habit 
listration financière. Il va encore 
îure des résultats inespérés pour 
chever. Si nos statuts le permettaient 
B nommer trésorier à vie. 
^os deux secrétaires ont duement 
convoqué nos séances. Le grand nom 
lesse des travaux qui nous ont été ] 
\ orateurs qui les ont discutés ont c 
la besogne. Us ont droit à toute not 
conscience avec laquelle ils s'en sont 
^erci enfin à vous tous, chers co 
it vous avez rendu facile et agréable 
ient. 

Ivant de quitter ce fauteuil, permeti 
•e deux souhaits pour l'avenir de i 
iale. 

Le premier a trait à l'article premier 
m que l'on étudiât la question de sa 
le ne devrait pas êlre élargi de faç 
BStions d'hygiène publique puissent e 
laire de nos travaux. Il n'y a plus à 
5ne. Pour combler cette lacune, qui € 
rps médical ? Le rôle de la médecine 



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127 

jours. Qui est mieux armé que nous pour lutter contre Talcoo- 
lisme, la tuberculose, la construction d'habitations et de locaux 
insalubres? Il suffit aujourd'hui de vous présenter cette idée 
et, si TOUS l'agréez, c'est à Tavenir qu'il faut en remettre la 
réglementation et la mise en pratique. 

Mon second souhait est le suivant : Que la Société médicale 
soit de plus en plus dans notre pays la gardienne et le porte- 
drapeau du véritable esprit médical. La tendance de l'époque 
actuelle est celle de la médecine des spécialités. Le nombre de 
celles-ci augmente sans cesse, en même temps que le domaine 
de chacune se restreint. Il y a une nécessité à cette division du 
travail, puisque notre science est devenue si vaste qu'aucun 
homme ne peut l'embrasser tout entière et pratiquer toutes ses 
branches, mais cet émiettement de la médecine n'est pas sans 
inconvénients. A traiter toujours le même organe, à pratiquer 
toujours les mômes examens ou les mômes interventions, le 
spécialiste risque d'oublier que ce n'est pas un œil ou un pied 
qu'il a à soigner, mais un homme dans un de ses organes. Puisque 
le pathologiste interne coudoie ici le chirurgien, puisque le gy- 
nécologue y rencontre l'oculiste ou le dermatologue, que notre 
Société demeure le centre où tous viendront se convaincre 
qu'ils doivent être d'abord et rester toujours médecins, dans 
toute l'acception de ce beau mot. 

Si ce vœu se réalise, il n'est pas besoin d'en faire d'autres, 
et la Société médicale de Genève marchera, utile et toujours 
jeune, vers un avenir fécond en résultats. 



oo 3[ <x*- 



BIBLIOGRAPHIE 



£. Régis. — Précis de psychiatrie ; 3« édition, entièrement refondue, ua 
vol. gr. in-18 de 1082 p. avec 82 fig. et 6 tracés. Paris 1906. Collection 
Testât (Nouvelle bibliothèque de l'étudiant en médecine,) 

Ce petit volume d'un format pratique, écrit d'un style clair et concis, 
renferme le résumé des travaux les plus modernes sur la pathologie 
mentale. Une large part y a été faite à la psychiatrie allemande, sans 
que M. Régis, professeur à l'Université de Bordeaux, soit tombé dans 
l'excès du 4 Kraepelinisme à outrance > que Ton a reproché à certains au- 
teurs. Gomme il le dit très bien, la mode se mêle souvent au succès de 



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129 

ques rapports médico-légaux (y compris ceax relatifs aax troubles psychi- 
ques et nerveux par accidents et traumatismes) font le sujet du livre lU^ 
du Précis de psychiatrie. 

Une table alphabétique des matières et des noms d'auteurs termine cet 
important ouvrage qui sera très utile, non seulement aux étudiants en 
médecine, auxquels sont destinés avant tout les publications de la c nou- 
velle bibliothèque » Testut, mais dans une plus grande mesure encore, pen- 
sons nous, aux médecins praticiens, et à tous ceux qui s'intéressent aux 
-progrès récents de la médecine mentale. 

P. L. 

F. Besançon. — Précis de microbiologie clinique; un vol. petit in-8o de 
429 p. avec 82 fîg. (Collection des Précis médicaux), Paris 1906» 
Masson & O: 

La plupart des traités microbiologiques, écrits surtout pour des bacté- 
riologistes de métier, exposent les diverses techniques employées et 
décrivent minutieusement, pour chaque microbe, tous ses caractères tirés 
de la morphologie, de la culture ou de Tinoculation aux animaux ; le 
débutant ne sait laquelle choisir des nombreuses méthodes proposées. 
Dans ce précis, l'auteur, professeur agrégé à la Faculté de médecine de 
Paris, où il fait depuis longtemps l'enseignement pratique de la bactério- 
logie, a cherché à éviter cet écueil ; il n'y donne que sa technique, celle 
dont il a l'expérience, et, dans la description des microbes, il n'a 
retenu que ce qui constitue, pour chacun d'eux, sa physionomie véri- 
table, tirée du groupement des plus typiques de ses caractères. Ce livre 
étant fait exclusivement pour des médecins, il n'y est question que des 
microbes de la pathologie humaine, mais on y trouvera groupées un certain 
nombre de notions indispensables pour le diagnostic bactériologique cli- 
nique : i** une étude sommaire de la flore normale de la peau et des 
muqueuses ; 2<* une étude des infections agonique et cadavérique ; Z"* la 
technique détaillée de l'analyse bactériologique de l'eau, de l'air, du 
sang, de l'urine, du liquide céphalo-rachidien, des matières fécales, du 
pus^ des exsudats pseudo- membraneux, des liquides séro-fibrineux, etc. 

P. Brouardel. — Les blessures et les accidents du travail ; un vol. in-8o 
de 700 pages, Paris 1906, J.-B. Baillière & fils. 

Ce nouveau volume du Cours de médecine légale du savant professeur 
de la Faculté de Paris, traite d'un sujet qui intéresse actuellement tous 
les médecins depuis que les lois sur les accidents du travail leur font si 
souvent un devoir de rédiger des certificats concernant les victimes de 
ces accidents, certificats constatant, d'abord, la nature de ta blessure et 
ses suites probables puis, plus tard, la guérison ou l'infirmité totale ou 
partielle. M. Brouardel leur donne, à cet égard, de précieux conseils. Ils 
y trouveront aussi d'utiles directions pour toutes les expertises qu'ils 



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130 

ivrage se termine par un 
ites et par une série de piè 
gnée en France sur les r< 
»nt victimes dans leur Irav 
K, un grand nombre de ra] 
res médicaux, prévu par la 



^cis de médecine légale, u 
! planches en couleur (Col 
on & 0\ 

eur de médecine légale à 
es travaux antérieurs, son 
à écrire ce livre dans lequ 
>mbre de questions auxqu( 
I, les progrès seienti tique 
I l'a rédigé, en partie, a 
n ouvrage destiné aussi b 

examens de médecine léga 
1 Ta divisé en cinq grandi 
lions du médecin dans la 2 
nérales relatives à la perso 
e procédure (âge, sexe, id< 
nérales relatives à la mori 

des attentats contre la j; 
t sexuel et aux fonctions c 



<*- 



VARIÉTÉS 



■r la Jvrlsprndenee et 
éelales aux aeeldento < 

Hernie -ACCIDENT 

fi brusque, mais passagère 1 

i hernie-accident est très ( 
mtes faces; on m*excuser 

irai vient de publier, dans 
!2 juin 1905 qui se rappor 
considérants méritent une 
aivant : Un ouvrier de 31 

précédent. 



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131 

iDguinaie à gaache et d^nne r'aible hernie ombilicale, présentai 
un sac péritonéal inhabité du côté droit. Tout à coup, sons l'infl 
accident (choc par an monte-charge et chute sur le sol) ce tai 
et forme une tamenr douloureuse, visible à l'extérieur. Pois U 
réduite dans la suite, son maintien est assuré, et l'ouvrier se ti 
alors dans un état semblable à celui qui précédait l'accident. 

La question délicate à résoudre est de savoir et de déterc 
quelle mesure cette irruption brusque du contenu herniaire d 
préexistant — ; avec réduction consécutive maintenue depuis lo 
çait ou avait exercé une influence fâcheuse sur Tétat de santé ( 
et sur sa capatnté de travail. 

Extrayons du jugement, très motivé, les points qui intéresse 
médical. 

Voyons d'abord Vopinion des médecins experts : Le médec 
D*" Widraer à Tôss, et un de ses confrères, le D*" Sommer à ^ 
n'hésitent pas à rattacher la production de la hernie droite à 

Il en est autrement des experts nommés par le Tribunal (1 
aiann à Zurich et Courvoisier à Bâle). D'après eux le cas de 
rentre dans la catégorie des hernies développées lentement (he 
die). « Dès le début et à chaque stade de son développement, 
cette anomalie devait équivaloir à une hernie complète. Ce qu 
de médecins appellent une prédisposition est tout simplemen 
mencement de hernie. » 

Quant au préjudice causé par l'accident, les experts estiment 
pie irruption, unique et accidentelle^ dans un sac préformé, c 
abdominal, lequel réintégre par la suite son domicile primitif 
a pour conséquence d'augmenter la prédisposition locale à un 
qui, elle, pourrait être compliquée d'incarcération. Mais, a 
• cette augmentation de chances est problématique dans ce cas 
car depuis que le malade porte soigneusement un bandage, la 1 
plus apparue. Cependant le bandage peut se déplacer au cours 
L'accident^ doit donc être envisagé comme ayant provoqué une ; 
tendance de la hernie droite à s'accroUre et à se reproduire ». L( 
tuel de l'incapacité de travail pour la hernie accident étant de 
experts estiment que, puisque le malade portait, avant l'accidei 
dage pour maintenir sa hernie gauche, il n'est pas astreint, 
l'accident au port de cet appareil et l'incapacité doit être rédu 

Voici maintenant les conclusions du Tribunal : m D'après I; 
dence du Tribunal fédéral, la sortie d'une hernie qu'on peut 
an événement déterminé du travail et circonscrit dans le te 
extraordinaire, glissement, chute en soulevant un poids loun 
considérée comme un accident au sens de la loi et engage la res 
du patron. U n'y a pas lieu de s'écarter de cette manière de fî 
cas actuel... 

^ C'est nous qui soulignons. 



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133 

L'arrêt en question vient d'être publié dans le Recueil spécial des acci- 
dents du travail (Décembre 1905). Les conclusions de l'expert, le Prof. 
Berger, doivent être signalées. 

... La lésion en question pourrait être une cause d'incapacité pour le 
travail, par des complications portant sur le système nerveux ; mais chez 
le jeune X. nous ne trouvons aucun signe de névrose traumatique, et il 
n'éprouve de ce chef ou pour une cause analogue aucune diminution de 
sa capacité de travail. Reste enfin la diminution particulière de la force et 
de l'énergie physique, musculaire ou morale et intellectuelle qui pourrait 
être la conséquence de ce genre de traumatisme, par la modification toute 
spéciale que la privation des testicules pourrait imprimer aux actes inti- 
mes de l'activité vitale et de la nutrition. Sur ce sujet on est réduit à 
l'hypothèse, mais rien ne permet d'affirmer que la perte des deux testicules 
diminue la force, l'énergie et la capacité po^r le travail. Nombre de gens 
privés de leurs testicules ont rempli et remplissent encore dans les pays 
orientaux des fonctions élevées et parfois difficiles, 

D'autr& part, les exemples tirés de la série animale nous font croire 
que les animaux auxquels on demande de grands efibrts de travail et un 
grand développement de forces musculaires, tels que les chevaux et les 
bcBH^, aont régulièrement soumis à la castration complète. Rien ne per- 
met donc d'admettre que la perte des deux testicules diminue en rien la 
capacité pour le travail du sujet qui Ta subie. 

Le Tribunal, attendu que les seules incapacités qui d'après la loi du 
9 avril 1898 peuvent donner droit à une rente, sont celles qui entraînent 
une diminution de salaire ; que les lésions subies par le jeune X. laissant 
à ce jeune homme une capacité entière pour les travaux de sa profession, 
aucune rente ne peut lui être allouée ; pour ces motifs déclare X. mal 
fondé en sa demande en paiement de rente viagère, l'en déboute et le 
condamne aux dépens. 

Tout le monde est-il de cet avis? 

Dr Ch. JULLIARD. 

Février 1906. 



Distinction. — M. le Dr Laurent Zoppino, à Genève, a été nommé 
chevalier de la Couronne d'Italie. 



Prix universitaires. — La distribution des prix de l'Université de 
Genève a eu lieu le 27 janvier dernier. Deux tiers du Prix de la Faculté 
de médecine (rapporteur : M. le Prof. Askanazy) ont été décernés à 
Mil® Kerkis, pour sa thèse intitulée : < Les vasoconstrictines des sérums 
normaux », et un tiers à M. Grigorofp pour sa thèse intitulée : « Contri- 
bution à la pathogénie de l'appendicite >. 



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.34 

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le. 11 était 
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, 10, rue de 
renseigneme 
faut au mo 



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135 

admis : les médecins, étndiants et leur famille, voire même des amis pré- 
sentés par on membre du corps médical. 

M. Heozé, qai s'occupe depuis près de huit ans de l'organisation 
matérielle des Y. Ë.M., dirigera la caravane. C'est dire que les excursion- 
nistes sont assurés de tout le confort et de tous les soins possibles. 

N.-B. — Les places à bord seront attribuées dans Tordre d'inscription. 
Chaque cabine ne comportera que deux occupants, trois ou quatre si on 
le désire, mais, dans ce dernier cas, on devra en faire la demande et indi- 
quer ses compagnons de route. 

Adresser les adhésions et souscriptions au Dr Helme, 10, rue de Saint- 
Pétersbourg, Paris. — 15 mars, terme de rigueur. » 



Congrès de MÉDEaNE interne. — Ce Congrès se réunira à Munich, du 
23 au 26 avril 1906, sous la présidence de M. StrUmpell (Breslau), 
conseiller intime. Le premier objet à l'ordre du jour est la pathologie du 
corps thyroïde (rapporteurs : MM. Kraus, de Berlin, Kocher, de Berne et 
Hering, de Prague). D'autres communications sont annoncées. S'adresser 
au Dr Emile Pfeiffer, conseiller intime, Parkstrasse 13, Wiesbaden. 
Une exposition de préparations, appareils et instruments, pouvant inté- 
resser la médecine interne, est jointe au Congrès. S'adresser au prof. 
Friedr. MIIller, Bavariaring 6, Munich. 



Avis. — L^agence centrale de la presse scientifique internationale nous 
informe que Tlnstitut de Bibliographie, 93, boul. Saint-Germain, à Paris, 
qui fut fondé il y a près de quinze ans par le D"" M. Baudoin met en vente 
ses nombreuses collections d'ouvrages médicaux et scientilique comprenant 
près de 30.000 volumes, environ 8.000 thèses de Paris et d'autres facultés, 
et plus de 1.200 revues et périodiques de divers pays. Les principaux au- 
teurs français, allemands, anglais, italiens, espagnols, etc., y' sont repré- 
sentés; les principales revues et le plus grand nombre des périodiques 
médicaux y sont catalogués. On y trouve même quantité d'ouvrages et tra- 
vaux épuisés en libeairie et qu'il est très difficile de trouver ailleurs. S'a- 
dresser au liquidateur de l'Institut de Bibliographie. 93, boul. Saint-Ger- 
main, à Paris. 



ÉTUDIANTS EN MÉDECINE DE LA SUISSE 

Semestre d'hiver 1906-1906 



Bale 

Berne 

Genève. . . 
Lausanne . 
Zurich . . . 




42 
59 
31 
38 
47 



2 
1 

*i 

10 



73 
55 
4Q 
40 
104 



21 

57 
72 
51 
67 



345 
145 
326 
154 

Total... 



140 
519 
298 
456 
386 

1799 



Berne, 34 auditeurs. Genève, 37 auditeurs (dont 6 dames) et 26 élèves (dont 
4 dames) de l'École dentaire. Lausanne, 3 auditrices. Zurich, 18 auditeurs 
(dont 11 dames), 25 élèves (dont 2 dames) et 1 auditeur de l'École dentaire. 



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906 



►Eî 



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1 

ause des erreurs de diagiiosti 
ise. Wendel a retrouvé 23 
Lsmes de ce genre et il y ajoui 
irbourg. Et, môme ces cas ne 
Lhenticité absolue. On sait, ei 
ge de tumeurs primitives ana 
it dans la capsule surrénale, 
iliômes, par exemple et il est 
point de départ réel de la tun 
te. 

Vjoutez un facteur qui augme 
llité ou la pauvreté des symp 
tacher à la présence de t 
ïmple, que le symptôme le pli 
{ capsules surrénales, la pi 
'aut dans les tumeurs. D'autr 
quent, les symptômes cliniqu 
ctionnels d'autres organes dj 
its se sont implantés, ce qui 
la symptomatologie. 
y nous disons que l'étude em 
es est loin d'être terminée, c 
3S sont mal déterminées et qii 
ie pathologiques donnent lieu 
se rendra compte de Tobsc 
herches qui sont encore néces 
questions. Toutes les contril 
I, soit en fixant quelque point 
;mentant les matériaux qui 
etl C'est ce qui nous a décidé 
n cas de tumeur de la caps 
ins opérée à notre clinique et 
tologique. L'histoire clinique 
nt, l'opération, présentent de 
5 de la pratique et la structui 
Lt donner matière à discussioi 

OBSERVATION. — M"' S., 31 ans, ir 

i. 

intécédenU héréditaires : Père moi 

inte, bien portante. Un frère mori 

e vivant, bien portant. 



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139 

« 

Antécédents personnels : Roageole à 5 ans; scarlatine à 12. Réglée à 
13 ans ; règles régalières. Mariée, elle a eu trois enfants ; les couches ont 
été normales. 

Depuis neuf ans, Mme S. est sujette à des vomissements. Ceux-ci se 
produisent à n'importe quel moment, brusquement. La malade croit 
qu'elle va prendra) mal ; elle rejette de l'écume, du sang rouge et, quel- 
quefois, de la bile. 

Au mois de septembre 1901, elle a constaté la présence d'une tumeur 
dans l'hypochondre droit. Cette tumeur ne causait, alors, aucune dou- 
leur. Un confrère, consulté à ce moment, diagnostiqua un rein flottant. 
Je vis la malade le 9 décembre 1901. C'était une femme maigre, 
blonde aux yeux bleus, pâle et anémique. Ephélides au visage et aux 
mains. Pas de pigmentation des muqueuses. 
Système nerveux : Céphalalgies, vertiges. 

Système digestif: Appétit satisfaisant. Digestion généralement facile. 
Vomissements fréquents, sans relation avec la réplétion de l'estomac. La 
palpation de la région épigastrique réveille des douleurs. L'estomac n*est 
pas dilaté. Jamais d'ictère, ni de coliques hépatiques. Constipation habi- 
tuelle. 

Système respiratoire : La malade tousse. Les crachats sont épais, ver- 
dâtres. Submalité sous la clavicule gauche. Inspiration rude, expiration 
prolongée, petits piaulements. Pas de râles (Dr (xilbert). 

Système respiratoire : Cœnv ei vaisseaux normaux. Palpitations fré- 
quentes, accentuées surtout au moment des troubles gastriques. 

Système urogènital : Miction normale. L'urine ne présente rien de 
particulier. Règles régulières. 
Système locomoteur : Rien de particulier. 

On constate, au bord externe du muscle droit de l'abdomen, près du 
rebord costal droit, un soulèvement de la paroi abdominale. 

A la palpation, on sent une tumeur arrondie, sans bosselures, limitée 
nettement en bas et disparaissant, en haut, sous le rebord costal. Cette 
tumeur a une consistance élastique. Il est difiQcile de rechercher la fluc- 
tuation, car, au moment où la pression devient un peu forte, la tumeur 
disparaît sous les côtes. Peu à peu, elle revient occuper sa place habi- 
tuelle. Elle suit les mouvements du diaphragme. Cependant, si l'on inter- 
pose la main entre elle et les côtes, son ascension est arrêtée et la malade 
éprouve une douleur qu'elle compare à une traction faite sur une sorte 
de pédicule. 

Le rein droit est abaissé. A la palpation bimanuelle, il n'est pas aug- 
menté, pas plus que son congénère. 
La région occupée par la tumeur est mate. 

Diagnostic : Vu la région, il y avait lieu de penser à une tumeur du 
pylore, du foie, de la vésicule biliaire, du rein ou de la capsule surrénale. 
Les constatations faites à l'examen de la malade mettaient le rein hors 
de cause. La capsule surrénale fut citée pour mémoire, aucun symptôme 



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41 

La malade, qui semble • se remettre, est rapportée dans son lit; les 
symptômes qni nous avaient alarmés disparaissent assez rapidement. 

.Le soir de l'opération, la température monte à 39,3<>. Dans la naît, la 
malade a trois vomissements. Le poals est petite dépressible ; je fais ane 
injection sons-catanée de 0,20 g. de caféine. Le ventre est ballonné ; il 
n'y a pas en d'émission de gaz. 

Le lendemain matin, un lavement hnileax est saivi d'une selle abonr 
dante. 

Une selle spontanée se prodoit le jour suivant. Apparition des mens- 
trues. 

Le premier pansement est fait le cinquième jour, le second, le neu- 
vième et j'enlève les sutures. La plaie est réunie par première intention. 

La température a toujours été plus élevée qu'on ne le constate habi- 
tuellement. Les poussées de fièvre se sont produiCes sans que, pour cela, 
il y ait eu de symptômes autres pouvant faire craindre une infection. 

Le douzième jour, la malade quittait la clinique. 

Elle est revenue me voir le 25 février 1906. Elle est en parfaite santé; 
les céphalalgies, les vomissements et les palpitations ont disparu. Elle a 
pu faire, sans fatigue, des courses de montagne. Elle a pris de l'embon- 
point. Tous les symptômes pénibles, qu'elle éprouvait auparavant, ont 
complètement disparu depuis l'opération. 

Dans le pliis grand nombre des cas opérés, le diagnostic n*a 
pas été posé. Le plus souvent, on a pensé à des tumeurs de la 
sphère urogénitale, s'il s'agissait de femmes ; chez l'homme, 
on a admis des tumeurs du foie, de la vésicule biliaire ou de la 
rate. Quand le rein a été lésé par la production et le dévelop- 
pement de la tumeur surrénale, la lésion a été rapportée à cet 
organe. 

Ceci n'a rien de surprenant, car les symptômes propres aux 
tumeurs des capsules ne sont pas encore définis. May oRobson^, 
basé sur Tétude de dix cas, a admis un certain nombre de 
symptômes qui n'ont rien de bien caractéristique, même par 
leur groupement. Dans notre cas, les seuls de ces symptômes 
positifs observés sont les troubles digestifs et la présence de la 
tumeur dans l'hypochondre droit et deux symptômes négatifs, 
le manque des troubles urinaires et l'absence de pigmentation. 
L'absence de ce dernier signe paratt constante dans les cas de 
tumeur et quelques auteurs l'interprètent par la suppléance de 
l'autre capsule, qui est indemne. Les douleurs, plus ou moins 
localisées (épaule, abdomen, dos), n'existent pas chez notre 

* Cité par Wendel. 



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142 

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144 

de riatervention », invoquée par Wendel. C'est d^ autant plus 
notre avis que, dans son cas, des troubles se sont produits qui 
rappellent ceux que nous avons observés au cours de notre 
opération. Wendel parle, en eifet, de mauvaise narcose (au 

chloroforme), de pouls petit et filant et à'exitus lethalis 

quarante heures après l'opération, ce qui ne s'est heureuse- 
ment pas produit pour notre malade. 

Examen de la tumbur. — 1° Examen macroscopique : La tumeur a les 
dimensions d*un poing d'adalte. Elle représente d'une façon frappante, 
comme forme et comme dimensions, les denx ventricules du cœur. On 
trouve même un sillon parfaitement analogue au sillon coronaire anté- 
rieur, dans lequel sont logés les vaisseaux principaux. Elle est encap- 
sulée. La surface externe de la capsule est lisse ; on y trouve les vestiges 
des enveloppes connectives qui ont été déchirées lors du clivage d*énu- 
cIéation.< 

A la coupe, on constate des cavités à parois lisses, dont les dimensions 
varient de celles d'un noyau de cerise à celles d*une noix. Ces cavités 
contiennent un liquide brun foncé, hématique, ainsi quç le montre sa 
composition microscopique et microctiimique. 

La partie solide de la tumeur, dans laquelle sont creusés les kystes, a 
une couleur gris bleuâtre et une consistance molle. Elle est sillonnée de 
lignes ronges, plus ou moins larges, qui confluent par places en s'élar- 
gissant. A ces endroits, la couleur est plus foncée et les taches qui en 
résultent, varient des dimensions d'un grain de mil à celles d'un noyau 
de cerise. On a l'impression que, dans ces traînées rouges, la vasculari- 
sation est plus développée et que les carrefours, plus colorés, sont les 
endroits où vont se former, par la fonte des tissus, des cavités analogues 
à celles qui existent, d'autant plus qu'une pression des doigts, même 
faible, fait sortir de son alvéole le noyau rouge comme le noyau qui sort 
d'un fruit. 

Les vaisseaux sanguins, que Ton reconnaît à la coupe de la tumeur, se 
comportent comme les vaisseaux sus-hépatiques ; ils sont creusés dans 
le tissu de la tumeur, dont on ne peut les isoler ; ils ne possèdent aucune 
adventice. Les vaisseaux principaux sont relativement petits, étant 
donné la richesse vasculaire de la tumeur. 

2*» Examen microscopique : On retrouve la structure alvéolaire, la plus 
fréquente dans les tumeurs de la capsule surrénale. La paroi des alvéoles 
est constituée par un réseau capillaire réduit à son revêtement endothé- 
lial appuyé directement sur les éléments cellulaires de la tumeur. 

La recherche des éléments conjonctifs par le procédé de van Gieson 
montre quelques rares fibres autour des vaisseaux plus importants, mais 
n'en décèle plus trace au niveau des capillaires. Il n'existe pas, non plus, 
de réseau ûbrillaire intra-alvéolaire. 



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146 

à cellules épithélioldes s 
; le diagnostic posé après 
i maître, le professeur Za 
>rta avant que nous eussio 
i plus approfondie ce d 
is le travail d'un de ses él 
les capsules surrénales, 
lin Muller la description 
a capsule surrénale : « Il < 
nplis de cellules à caractè 
substance intercellulaire. 
^utes, endothéliales qui rea 
éparent du contenu épith 
n, constitue une des cara 
Muller note, de plus a Vh 
de petites cellules rondes, î 
le la tumeur (,zône indifl 
important pour la définitii 
î limite pas nettement le né 

même, la traverse çà et là 
Lges que nous soulignons 
tumeur et un carcinome : 
ie la tumeur maligne man 
ve pas dMnfiltration cellul 
Budothélial de la paroi al 
a capsule d'enveloppe, 
ms toutefois, en passant, < 
lélial, dans une capsule si 
édullaire, d'origine entod 
lart de tumeurs de cette e 
ice, actuellement régnant 
lattre et même de nier ( 
millets du blastoderme. 
)ur à un stade de dévelop] 
n'importe lequel des trois 
j injJitférent qui les rend ( 

autres. « Le terme épith^ 
)logique, mais pas de sem 
3 soit la manière de voir 
bligé de reconnaître les di 

ces diverses tumeurs. Le 



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w 



147 

à la pénétration de cellules différenciées dans un tissu d'un 
autre feuillet, tandis que les tumeurs mésodermiques naissent 
sur place. Il y a donc uiie révolution plus grande de Péquilibre 
histogénique dans l'apparition du cancer épithélial, révolution 
dont on retrouvera les traces dans la structure microscopique 
des tumeurs et dans leur évolution clinique. Dans le cancer 
épithélial, on voit le revêtement endothélial des alvéoles ne 
prendre aucune part au développement du néoplasme, tandis 
que, dans la tumeur mésodermique, c'est l'endothélium lui- 
même qui, par sa prolifération, comble les lacunes vasculaires 
sanguines ou lymphatiques qui donnent à la tumeur son aspect 
alvéolaire à alvéoles anastomosés. 

Quant à la clinique, elle nous montre qu'un cancer est carac- 
térisé par un accroissement rapide, la production de métastases 
et le rententissement sur l'état général. L'endothéliôme, au 
contraire, croît très lentement ; il se généralise moins fréquem- 
ment ; quand on l'extirpe, il donne plus volontiers lieu à des 
récidives sur place qu'à une dissémination à distance, quoique 
celle-ci soit possible, mais, généralement, plus tardive. 

Si nous nous reportons ii l'histoire de notre malade, il faudra 
bien admettre que sa tumeur appartient plutôt au second 
groupe qu'au premier. Son accroissement n'a pas été très 
rapide et l'extirpation a été suivie d'une guérison complète, 
qui se maintient encore à ce jour ; non seulement la malade ne 
souffre plus, mais elle a repris de la vigueur et de l'embon- 
point. Le temps écoulé depuis l'intervention ne permet pas, il 
est vrai, une conclusion très affirmative. Des cas ont été cités 
où une grande amélioration de l'état de santé a suivi pendant 
aussi longtemps l'extirpation de tumeurs manifestement mali- 
gnes et aucun chirurgien ne se croira à Tabri de toute surprise 
tant que le résultat heureux ne se sera pas maintenu pendant 
un temps plus long. 

Nous croyons avoir éliminé le diagnostic de carcinome 
dans le cas de M"* X. S'agirait-il peut-être d'un adénome f 
Sous cette dénomination, qui trahit bien la tendance moderne 
à ne pas admettre une distinction profonde entre les divers 
feuillets, Pilliet a décrit des tumeurs de la capsule surrénale 
— organe mésodermique et sans caractère glandulaire — qui 
dériveraient de l'organe normal comme un adénome glandu- 
laire épithélial dérive des glandes dans lesquelles il a son siège. 
La tumeur ainsi constituée aurait son point de départ dans le 



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148 

parenchyme de la capsule surrénale; elle s< 
dépens des éléments cellulaires de celle-ci. Nous avons vu la 
grande ressemblance des cellules intraalvéolaires de notre 
tumeur avec celles de la couche corticale de la capsule nor- 
male, mais ce caractère suffit-il à établir une filiation légi- 
time ? Nous ne le croyons pas. Si grande qu'elle soit, cette res- 
semblance n'est pas absolue. D'autre part, la disposition du 
substratum connectif et de la vascularisation ne sont pas les 
mômes que dans la capsule à son état normal. 

Un fait plus important, nous semble-t-il, dans la détermina- 
tion de notre tumeur, c'est la disposition générale de la vascu- 
larisation et ses rapports intimes avec les éléments néoplasi- 
ques. C'est l'arbre vasculaire qui préside aux destinées du 
néoplasme, favorisant sa croissance dans les endroits jeunes, 
oîi les éléments cellulaires sont vigoureux et entraînant leur 
déchéance en se détruisant lui-même dans les parties plus 
avancées où, par suite des ruptures vasculaires, les cellules 
dégénèrent et les foyers hémorragiques se produisent. Quant 
aux éléments cellulaires, leurs rapports Jie pourraient être plus 
intimes. Plus de gaine périthéliaïe, le néoplasme, lui-même, 
constitue la paroi externe des vaisseaux, sur laquelle le revête- 
ment endothélial repose directement. 

Une disposition analogue se retrouve dans les tumeurs 
décrites sous les noms A'endothâiôtne et de pérUJidiôme par les 
pathologistes allemands. Faut-il y rattacher notre tumeur? 
Nous serions tentés de le faire, à en juger par l'aspect des 
points les plus nombreux de notre néoplasme. En d'autres 
endroits, cependant, l'idée de l'adénome se présente avec 
insistance à l'esprit. D'autres pathologistes ont éprouvé les 
mêmes doutes et, pour se tirer honorablement de la situation, 
ils ont créé le terme i^épinéphrôme ou d^ht/peméphrôme qui 
indique la provenance de la tumeur sans préjuger en rien de 
sa nature spécifique. L'étude d'un seul cas ne permet pas de 
trancher une question aussi délicate; il faudrait, en parti- 
culier, y ajouter l'examen de tumeurs à leur premier début, 
examen qui lèverait peut-être bien des doutes. Nous nous ran- 
gerons donc à l'avis général et classerons le cas de M"*» X. 
parmi les ht/peméphrômes tout en avouant notre propension à 
eu faire un péiihéliôme. 



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49 

Tumeur née de la capsule surrénale et non d'un germe aber- 
rant ou inclus dans un organe voisin. Absence de glycogène 
dans les cellules, pas de cellules pigmentées, pas de cellules 
chromaffines. Tendance à la dilatation et à la rupture vascu- 
laire avec formation de cavités hémorragiques. Tumeur bien 
encapsulée et à marche clinique bénigne. 

Ce travail est le dernier que nous ayons entrepris sous la 
direction de notre maître vénéré, le professeur F.-W. Zahn." 
Qu'il nous soit permis de rendre hommage à sa mémoire, en 
rappelant le grand intérêt qu'il nous a toujours porté et .la 
vive sympathie qu'il nous a toujours témoignée pendant les dix- 
sept ans oîi nous avons joui de la cordiale hospitalité de son 
laboratoire. Nous voulons aussi remercier M. le professeur 
H. Stilling qui a bien voulu revoir nos préparations micros- 
copiques. 

BIBLIOGRAPHIE 

Max BoRST. Die Lehre von dea Geschwiilstea, Wiesbaden, 1902. 

Armin Muller. Ueber das Carciaom der Nebenaierea, Thèse de Genève^ 
1895. 

M"*£. IssBRsoHN. Recherches anatomiques sur la tuberculose caséeuse 
et miliaire des capsules surrénales, Thèse de Genève, 1904. 

W. Wendel. Zur Chirurgie der Nebeaaierengeschwillste. Congrès alle- 
mand de chirurgie, avril 1904. Arch^f, klin, Chir,, vol. 73, i* fascicule, 
1904. 

De nombreuses indications bibliographiques se trouvent dans les ouvrages 
que nous citons ici . 



Dans quelles conditions le rapport entre un accident du 
travail et une attaque de rhumatisme articulaire aigu 
franc, peut-il ôtre établi ? 

CommaDJcation à la Société médicale de Genève , le 7 février 1906 

par le D*" Ch. Julliard. 

Messieurs, 

L'étude des affections qui peuvent se développer à la suite 
des accidents du travail ne saurait laisser aucun médecin indif- 
férent. Sans parler de l'importance du rôle qui nous a été 
attribué par les lois sur la responsabilité civile des fabricants, 



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151 

C'est dans le but d'apporter uoe modeste contribution à 
rétude de cette jurisprudence, sur l'importance de laquelle 
nous insistons encore, que nous voulons exposer devant vous 
l'état de la question des rapports entre un accident et une 
attaque de rhumatisme articulaire aigu franc, non point dans 
tous ses détails, mais tel qu'il résulte de l'examen des exper- 
tises et jugements que nous avons pu recueillir dans la littéra- 
ture. Peut-être, pourrons-nous alors établir des points de 
repère, des lignes communes qui permettront la comparaison 
et, par là, l'appréciation plus juste des cas isolés. 

Nous serons heureux si nous pouvons susciter votre critique 
et l'apport de faits nouveaux découlant de votre expérience. 

A la suite des travaux de Charcot et Verneuil (1876), on a 
publié un nombre considérable de cas dans lesquels une atta- 
que de rhumatisme articulaire aigu s'est développée à la suite 
d'un traumatisme. 

Des observateurs attentifs comme Potaiu, Terrillon, Lasègue, 
Rigal, Fritz, ont parfaitement remarqué qu'il paraissait 
exister, dans un certain nombre de cas, une relation de cause 
à effet entre les deux phénomènes ; aussi, aujourd'hui, malgré 
l'ignorance dans laquelle nous sommes encore plongés sur 
l'étiologie de cette affection, admet-on, à peu près générale- 
ment, qu'à côté des causes favorisantes ordinaires du rhuma- 
tisme aigu franc (refroidissement, humidité, etc.), il faut faire 
une part légitime au traumatisme. 

Plus tard, et sous l'influence des lois sur les accidents du 
travail, les faits de cet ordre se multiplièrent et, surtout, se 
précisèrent. MûUer, Thiem, Seitz, Schultze-Berge, Gole- 
biewski, Dtlnns, Stern, Pribraum, Kissinger, Wolft', Bernstein, 
etc., publièrent chacun des observations où la relation entre 
l'accident et la maladie était plus ou moins bien établie. 

On alla même un peu loin, et il existe des cas de rhumatisme 
articulaire aigu, développés à la suite d'une plaie, qui ne sont, 
probablement, pas autre chose que des septicémies plus ou 
moins accusées. 

Seitz ^ a réuni, dans une intéressante statistique, les cas que 
l'on peut envisager comme post-traumatiques. 

Sur 771 cas de rhumatisme articulaire aigu qu'il a pu 

» Monatschrift f. Unfallheilk . , 1899, p. 433. 



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152 

recueillir, il eo a trouvé 38, soit le 4,9 V*» dont Torigine est 
attribuable au traumatisme. 

Sur ces 38 cas, 34 fois la maladie débuta par Tarticulatioii 
blessée et 4 fois, seulement, par d'autres jointures. Ou avait 
affaire, en fait de trauma, principalement à des entorses, luxa- 
tions, distorsions, contusions ou chutes. 

La date de Tapparition des premiers symptômes est à retenir. 

Dans 15 cas ils apparurent dans les 3 prem. jours apr. Taccid. 

» 12 » » » 8 » » » 

))1» » dIO D )»9 

» 3 » » » 14 » » » 

» 1 » » 21 )) t) » 

» 2 » D ' • )) 28 » y> » 

Donc, dans le 79^4 % des cas, ils se montrèrent dans la pre- 
mière semaine qui suivit Taccident. 

Sur les 38 malades, 3 avaient déjà eu des attaques de rhuma- 
tisme. 

L'affection fut 8 fois monoarticulaire, 30 fois polyarticulaire. 

Gomme il était à prévoir, la question fit bientôt partie de la 
jurisprudence des accidents du travail. Les réclamations se 
firent entendre de la part de certains malades qui, à la suite 
d'un accident, parfois insignifiant, avaient été pris de fièvre, 
de douleurs et de gonflement des articulations, voire même de 
lésions cardiaques ou pleurales et qui demandaient une indem- 
nité. Quelques ouvriers, voulant abuser des bénéfices que leur 
confère la loi qui les protège, accusèrent un accident de les 
avoir fait devenir « rhumatisants ». 

Il fallut établir un critérium. Mais, là, commencèrent les dif- 
ficultés. Méconnaissant la cause réelle du rhumatisme, on ris- 
quait de se méprendre grandement eu voulant déterminer la 
responsabilité de tel ou tel accident. 

Et, pourtant, il fallait agir. On procéda alors au mieux pos- 
sible, en se laissant parfois guider simplement par le bon sens 
ou le raisonnement, en se basant sur les probabilités les plus 
vraisemblahles, la preuve absolue faisant toujours défaut 

Ces probabilités, cependant, acquirent, peu à peu, une cer- 
taine importance en la matière et il n'est presque pas d'exper- 
tise ou de jugement qui n'en fasse mention aujourd'hui. Ce 
sont elles que nous allons essayer de dégager des onze exper- 
tises que nous avons pu retrouver dans les comptes rendus 



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153 

omcieis ae i umce impérial allemand des assurances à Berlin 
(Heichsversicherungsamt) ou que nous n'avons pu, malheureu- 
sement pour quelques-unes, recueillir que de seconde main. 

Toutes ces expertises ont été faites en Allemagne. Malgré 
nos recherches, nous n'avons pas pu en retrouver en Suisse ou 
en France. 

A. — Cas où le rapport entre V accident et la maladie a été 
admis (observations résumées). 

Cas I. — Maréchaux, Aertzliche Sachverstandig. Zeit.y 1900, n*" 13. 
Réf. in M<maUchrift /*. UnfaUheilk., 1900, p. 259. 

Homme de 51 ans, victime d'une contasion de Tépanle droite et d'une 
entorse de cette articulation à la suite d'une chute, le 2 janvier 1899. 
Après guérison, il persiste une invalidité estimée à 20 Vo- 

Le lendemain de cette guérison, apparaît un rhumatisme articulaire 
qui débute par l'épaule lésée puis gagne toute une série d'autres articula- 
tions. Le malade intente alors une action en appel, prétendant qu'il s'est 
Installé dans la région malade, à la suite de l'accident, un violent rhu- 
matisme. 

JjB médecin commis par le tribunal ( Schiedsgericht ) déclare qu'il 
n'existe pas de rapport entre l'accident et la maladie. 

La victime adresse un recours à l'Office impérial des assurances alle- 
mand qui rend un arrêt en faveur de l'ouvrier, considérant que : facct- 
dêtU a exercé un$ influence sur rapparition de la maladie par le fait que 
le rhumatiifM est survenu dans Varticulation lésée par l^accident plus for- 
tement que dans les autres et qu*il y persiste actuellement, tandis qu*il a 
disparu dans les autres jointures ^ 

Le temps qui séparait l'accident de l'apparition du rhumatisme était de 
trois mois. 

Cas U. — Maréchaux, Ibid, 

Homme de 25 ans, atteint d'une fracture de la rotule droite. Après un 
traitement de quatre mois, il sort de l'Hôpital avec une réunion fibreuse 
dense des deux fragments. 

Le jour de la sortie, il contracte un violent rhumatisme qui débute par 
le genou malade puis gagne, les jours suivants, l'autre genou, puis d'au- 
tres articulations. 

Le malade guérit de ses lésions et reçoit une rente égale à 33 Vs Vo de 
son salaire. L'auteur est d'avis que le genou malade qui fut soumis à une 
forte fatigue dans le trajet entreThôpital et le domicile doit être consi- 
déré comme placé dans un état plus grand de réceptivité par V accident et 
que le rhumatisme qui s y est développé doit être envisagé comme une con- 
séquence de celui-ci, 

1 G*est nous qui soulignons ainsi que dans toutes les expertises suivantes. 

RBWE MÉDIOALI. — VINTG-SIXIÈME ANNÉE. — H<» 3. U 



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156 

Le pied gauche, atteint par Taccident, n'est pas enflé, ni donlourenx ; 
il n'y a pas de craquements pendant les mouvements. 

Dans son expertise, Becker n'admet pas le rapport entre l'accident et 
la maladie, parce que, entre le 26 juillet et le 16 septembre, il n*y a eu 
aucune douleur dans l'articulation lésée et, lors de cette dernière attaque, 
le pied blessé antérieurement n*a pas été atteint. Si cette articulation avait 
été particulièrement atteinte, on aurait été autorisé à conclure qu'il s'est 
produit, à (a suite de V accident, une localisation intense du proceisus mor- 
bide à cet endroit. 

Cas YIII. — Maréchaux, loc. cit. 

Un homme de 30 ans fait une chute d'un mètre et demi de haut et est 
victime d'une contusion des deux hanches çt du poignet droit. 

Deux jours après l'accident, tandis que les douleurs s'étaient amélio- 
rées dans les articulations, il contracte un rhumatisme articulaire aigu 
qui attaque, en premier lieu, les deux épaules. T. 39o. Les jours sui- 
vants, les deux coudes se prennent ainsi que les deux poignets et la fiè- 
vre persiste pendant un certain temps. 

Dans l'expertise, Maréchaux est d'accord avec le médecin traitant pour 
dire que l'accident n'est pas responsable, dans le cas particulier, de l'ap- 
parition du rhumatisme, car celui-ci a débuté par des articulations qui 
n'ont pas été atteintes par l'accident et parce que la douleur causée par le 
rhumatisme, dans les hanches, a été moins forte que celle causée par 
l'accident. 

Cas IX. — KdRTB (surexpertise), Amtlich, Nachricht. d. Reichsversi- 
cherungsamt, 1904, p. 517 {in extenso). 

Le malade H. a fait des efforts, le 8 mai 1901, en voulant retenir un 
wagon qui commençait à rouler et veut rapporter à cet événement, qua- 
lifié par lui d'accident, une affection rhumatismale qui s'est déclarée qua- 
torze jours plus tard et dont les suites ne sont pas encore entièrement 
guéries. 

il souffre, en outre, de pied plat manifeste qui le faisait souffrir avant 
l'accident et a été victime d'une fracture d'un os du pied, en avril 1900. 

D'après l'expertise du Dr Sch., on constatait encore, en juillet 1902, les . 
symptômes suivants : Fatigue générale, tremblement du bras droit, dou* 
leurs dans le pied et le genou pendant la marche, mais dans les deux 
jambes aussi pendant le repos ; enfin, une sensation de vertige pendant 
le travail. En dehors du pied plat bilatéral, l'exploration minutieuse 
avec les rayons Rôntgen n'a révélé aucun trouble morbide dans l'orga- 
nisme de H. 

D'après l'opinion de Kôrte, il ne s'agit pas ici d'un accident propre 
ment dit car, après son effort, H. a continué à travailler et n'a pas été 
entravé dans son travail pendant les huit à dix jours suivants. G'e^t 
alors qu'apparurent les douleurs dans différentes articulations (pied. 



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159 

ammation secondaire ou une^ récidive au 
niveau de la blessure. 

En conséquence, Thiem conclut que le rhumatisme articulaire, non 
encore guéri, n'est, d'après son opinion, aucunement en rapport avec 
Taccident du 23 mai. 

Examinons, maintenant, les motifis exposés dans les rapports 
précédents et qui ont permis d'admettre ou de rejeter la possi- 
bilité de Texistence d'un rapport entre l'accident et la maladie 
et voyons s'il est possible de les grouper en caractères géné- 
raux de quelque importance. 

I 

La possibilité de Vorigine traumatique d'une attaque de rhu- 
matisme articulaire aigu franc, en supposant le diagnostic de 
Taffection dûment établis est admise par tous les experts, 
encore que la preuve définitive fasse défaut. 

Cette possibilité est-elle suffisamment vraisemblable, le tri- 
bunal s'en contente et se base sur elle pour rendre son juge- 
ment. 

Quant à la nature de l'accident qui a déterminé V attaque, elle 
est très variable. Parmi les traumatismes articulaires, nous 
relevons surtout l'entorse, avec ou sans contusion, la fracture 
d'un os intraarticulaire (rotule), etc. 

Nous voyons dans un cas (cas V) qu'une contusion du thorax 
a été admise comme la cause d'un rhumatisme ayant débuté 
par l'épaule du même côté. Ce fait démontre que la responsa- 
bilité, concernant la production de la maladie en question, ne 
serait pas encourue seulement par les traumatismes articu- 
laires. 

Il est plus intéressant de connaître l'avis des experts sur la 
question de savoir si une attaque de rhumatisme articulaire 
aigu peut se développer à la suite et comme conséquence d'une 

^ Lors de la discussion qui a suivi la lecture de ce travail à la Société 
médicale de Genève, plusieurs membres ont insisté sur la difficulté qu'il 
pouvait y avoir à établir ce diagnostic dans certains cas. Il importe, en 
efiet, de ne pas confondre le rhumatisme articulaire aigu franc avec une 
septicémie ou un rhumatisme infectieux (blennorragique, streptoccocique, 
pneumoccocique, etc.) . Dans ces derniers cas, la détermination du rapport 
entre Taccident et la maladie devra se baser, en partie, sur d'autres élé- 
ments que ceux que nous allons signaler, différents selon chaque espèce et 
qui se laissent aisément entrevoir. Dans les cas douteux, la conduite de 
Texpert devra être très prudente ; au besoin, il devra réserver ses conclu- 
sions. 



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160 

rt. Une seule 
ie ces deux ait 
bringer et Kôrt 
nce. 

ant pas destiné 
arguments qui 
rhumatisme, ci 
pétents que noi 
Lclusions des ex 
te. 

tion des plaies, 
, on n'admet pi 
ure, puisse, de 
articulaire aigu 
De maladie inf 
i lieu pour la pi 
juvante^ Vappaf 
m première «^ ( 
>n, comme on 
3rtains cas, la 
des plaies. 
Lce de l'effort, e 
3s douteuse : c 
bumatisme art 
)lablement, cou 
|ué par le refro 
on de cette mt 
t ces influences 
3st improbable ï 
ts qui peuvent e 
le l'attaque de 
ifluences doiven 
}ert chargé de i 
ar exemple, qu< 
l'accident, pui 
ide, augmenter 
ine accidentelle 
\: surtout lorsq 
ince directe de 

ignoDs. 



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161 



n 



: caractères d'évolution clinique 
ible le rapport de cause à effet 

nous avons enregistrées et dans 
:é admise, il faut, d'emblée, en 
le diagnostic. Il s'agit du cas de 
homme atteint à la jambe par un 
i, huit heures déjà après Tacci- 
"s et du gonflement des pieds et 
1 se déclarait une endocardite et, 
le succombait dans le collapsus. 
't est, ici, la conséquence de Tac- 
uteux qu'on ait eu affaire à un 
i, étant donné la grande rapi- 
I et l'on peut se demander s'il ne 
l'une septicémie. 

i rapport de Piltz ne nous sont 
le peuvent que nous encourager 
B en matière d'expertise de ce 
dit- il, dans l'étiologie de cette 
ibreux points obscurs, on ne peut 
rt entre la maladie et l'accident.)) 
restent nous montre d'abord la 
3 au fait que le rhumatisme a 
mr V accident ou que celle-ci a été 
autres par la tnaladie (.voir arrêt 
;as I). C'est, en somme, attribuer 
bilité de la production du locus 

)ort a été admis entre l'accident 
ié par la jointure primitivement 

art, comme motif suffisant pour 

matisée n'a pas été atteinte par 
le fait que, lors de la dernière 
jurement n'a pas été atteint ; si 
rticuliërement atteinte, on aurait 



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162 

été autorisé k conclure qu'il s'est produit, k la sui 
dent, uue localisation intense du processus me 
endroit » (cas VII). 

Dans le cas VIII, l'auteur déclare que « Paccidei 
responsable de Tapparition du rhumatiame, es 
débuté par des articulations qui n'ont pas été s 
l'accident ». 

Fûrbringer (cas X) émet, lui, l'opinion que « le 
ticulation, lésée par l'accident, est prise la premi( 
de grande valeur, n'est pas suffisant pour que le ri 
la maladie et l'accident soit établi avec vraisembla 

Nous avons donc affaire ici, semble-t-il, k un 
dont tous les experts ont tenu compte. 

Est-il juste, cependant, de lui attribuer un ca 
jours aussi exclusif? Un traumatisme ne peut-il pa 
une attaque dans une articulation distante? Et, d 
un rhumatisme développé sous l'intluence de cause 
miitiques, extra-accidentelles, ne peut-il pas se n 
premier lieu, dans une jointure amoindrie dans si 
affaiblie, sans que l'accident soit aucunement res 
son apparition ? 

Notons, pour en finir avec ce caractère, que Se 
statistique, a trouvé que 34 fois sur 38, soit dans 
cas, l'attaque avait débuté par l'articulation bles8< 

m 

Le second trait saillant qui ressort de l'exai 
expertises est l'état de Varticûlaiion blessée pendai 
qui sépare l'accident de l'apparition des premier 
rhumatismaitx. 

Nous trouvons, en substance, catégoriqueme 
dans plusieurs expertises, l'affinnation suivante : 
lésion articulaire, imputable à un accident^ s'est gué 
tervaUe qui sépare celui-ci du début de V attaque de 
lorsqu'elle a permis à l'ouvrier de reprendre son t\ 
^neme que la maladie apparaîtrait, en premier lieu, 
le rapport entre l'accident et la maladie doit être éca 
X et XI). 

Cette déclaration nous paraît assez justifiée. Si 
eu pour conséquence de réveiller la diathëse rhum 



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L63 

Eitent, il est logique ^d'admettre 
que la maladie doit être rattachée au traumatisme incriminé 
par une succession ininterrompue de symptômes parmi lesquels 
il faut signaler, en premier lieu : la douleur, le gonflement ou 
répanchement au niveau de la jointure. 

Si Ton admet la thèse opposée, il faudrait croire que l'acci- 
dent a bien révélé la diathè^e, mais que celUvci s'est rendor- 
mie pour un certain temps pour se manifester, tout à coup, de 
nouveau ou bien qu'il existe, pour le rhumatisme, une période 
d'incubation bien déterminée, analogue à celle de tant d'autres 
maladies infectieuses. 

Or, ces données sont encore trop vagues pour que l'on songe 
à tabler sur elles pour établir un jugement et décider de res- 
I>onsabilités souvent fort onéreuses. Il semble préférable — en 
attendant les progrès de la science dans ce domaine — de s'en 
tenir à la première affirmation. 

IV 

La durée du temps qui sépare l'accident du début de la 
maladie constitue, pour certains experts, un élément très utile, 
parfois décisif, pour trancher la question du rapport entre les 
deux phénomènes. 

La comparaison des divers jugements, par contre, ne permet 
pas d'établir une donnée uniforme. Les jugements, émis par 
un même tribunal, sont parfois contradictoires — ce dont la 
faute doit être attribuée à l'expertise médicale. Qu'on nous 
permette simplement de comparer deux de ces arrêts, très ins- 
tructifs à cet égard, parce qu'ils illustrent ce que nous avons 
dit, en commençant, sur les conséquences du manque d'unité 
dans les déclarations médicales. Ces deux arrêts ont été 
rendus, à quelques années d'intervalle, tous deux par l'Office 
impérial allemand des assurances. 

Dans le premier cas (cas I), ce tribunal admet la relation, 
entre l'accident et la maladie, comme probable, alors que celle- 
ci débute trois mois après le traumatisme. Dans le second cas 
(cas IX), il fait siennes les conclusions de l'expert qui rejette 
cette relation principalement par le fait que la maladie a 
apparu quatorze jours après l'accident, considérant que « si le 
rhumatisme avait été causé par l'accident, il aurait dû se 
déclarer de suite après celui-ci ». 



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164 

Q, pourtant, de s'ente 
\, dans l'état actuel d< 
lin délai, la relation en 
pobable. 

ris de certains médecin 
iger déclare « qu'il doi 
[us il se prolonge au-d< 
pouvant être établi ai 
deux phénomènes est i 
[us catégorique : « D n' 
rticulaire aigu puisse ê 
ce rhumatisme était su 
l'eflort, on pourrait a 
été causé par lui», 
nous, enfin, que la stat 
où la maladie est a] 
suivi l'accident. 
3 d'insister. Plus le dé 
, est court (quelques joi 
omënes sera probable. 



is sommes occupe, jus 
e rhumatisme apparais 
ae. Il devient beaucoi 
onsabilité d'un accide 
ises antérieures. 
)us le savons bien, peu^ 
croquées par des circons 
L vie journalière, par h 
re, etc., mais elles peu 
nante un traumatisme 
îcidive. Dans les deux i 
i trouvons : 

•ticulation (tibio-tarsiei 
(par le rhumatisme), 
s'est produit, à la suit 
du processus morbide 
uifrait, depuis dix ans, 
cas III) : « Le retour ( 



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165 

ion spécialement lésée par Taccident, jus- 
la maladie et Taccident ». Dans ce cas, le 
crises antérieures. 

es deux rapports que l'accident peut être 
)nsable des lésions résultant de la récidive 
imatisme articulaire aigu, si cette réci- 
tes conditions analogues à celles qui ont 
t pour l'attaque primitive, 
té pratique consistera k faire le dépai*t 
lie entre les lésions articulaires ou viscé- 
.6 récidive et celles provenant d'attaques 



VI 

)ien des points à examiner à propos de la 
ipe, notamment l'influence d'un trauma- 
eur d'un sujet rhumatisant, l'aggravation 
lent et, réciproquement, l'influence de cet 
s conséquences et les suites directes du 
la nous entraînerait à des considérations 
idique, à un examen des différentes légis- 
its du travail, toutes choses qui dëpasse- 
s limites que nous nous sommes imposées, 
lement, en vous priant de nous excuser si 
votre patience, de résumer les données 
it de l'examen des onze cas — nombre, 
core bien restreint — qui sont exposés 

itique d'une attaque de rhumatisme arti- 
possible. Sa démonstration ne repose que 
a preuve absolue faisant encore défaut, 
umatisme est variable. Il s'agit, le plus 
le luxations, de contusions, de fractures 
. L'influence d'une plaie peut être admise, 
le puisse lui attribuer, jusqu'à présent, 
te. 

isaire que le traumatisme ait porté sur une 

t admettre qu'un traumatisme, portant 

sur le tronc, peut déterminer l'appa- 



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166 

4^ Le fait que la maladie a débuté par Tarticulat 
par Taceident est très important et en faveur de la 
entre les deux phénomènes. 

5*^ Cette relation sera probable si la jointure blessée 
pas entièrement dans Tintervalle qui sépare Tacc 
début de la maladie. Le fait que le blessé a repris so 
pendant cet intervalle rend cette relation douteuse. 

6° Cet intervalle doit être court, et dans la règh 
dépasser quelques jours. Plus il sera court, plus la 
sera probable. 

7" Un accident du travail peut être rendu responi 
lésions résultant de la récidive d'une attaque de rhi 
articulaire aigu, si cette récidive se produit dans d 
tions analogues à celles qui sont requises pour une 
attaque. 

S"* Il ne faut pas négliger, dans l'appréciation des c: 
ont amené Tattaque, Texamen des circonstances conc( 
à Taccident (exemple : transport du blessé, en sueur, 
local froid, etc.) susceptibles d*augmenter les. présom] 
faveur de Torigine accidentelle de la maladie. 



Etude statistique et cliniciae 
sur les récidives de la kératite parenchymateuse 

par le D** A. Collomb 
PriTat->dooent d^ophtalmologie à TUniversité de &enèye. 

La kératite parenchymateuse récidive-t-elle? Préciii 
d'abord, la question : 

V Laissant de côté les autres affections interstitiel 
cornée, les infiltrations profondes circonscrites, nous e 
ne parler ici que de la kératite parenchymateuse diffusi 
nosologique classique qui, dans la grande majorité 
relève de la syphilis héréditaire. 

2* Dans ce terme de récidives nous ne voulons ] 
prendre les exacerbations, les rechutes, les retours off( 
peuvent survenir au décours de la maladie. 

1 Communicalion à la Société française d'ophtalmologie en 
augmentée du peu que j*ai eu, depuis, roccasion d'ajouter à i 
vatioDs. 



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167 

rse récidive-t-elle, c'est-à-dire, des 
d'uue première attaque tout pro- 
ru, que tout est rentré dans l'or- 
uu état de transparence relative, 
mble définitif, peut-on voir revenir 
ensemble de symptômes qui rap- 

I ophtalmologique, les traités et les 
gardent le silence ou bien sont 
on et se contredisent, l'un l'autre, 
. Contradiction apparente, sans 
) crois, de ce que tous ne donnent 
même signification ; pour les uns, 
au sens que je viens d'indiquer ; 

sens de ce terme, les simples 
is de la maladie déjà en voie de 
, par. exemple, les récidives sont 
les sont rares ; elles ne sont pas 
ier'; Lagrange*, Galezowski* et 
anas* écrit que les récidives sont 
orsque^ après une première poussée, 
paque.VoMT Nimier et Despagnet', 
entrée dans la voie de résolution et 
présenter de nouvelles poussées de 
res. Pour ces derniers auteurs, il 
-écidives au sens que nous avons 
lue le 30 7o d^ cas insuffisamment 
* écrit : JTai vu, plusieurs fois, chez 

puberté^ des cornées qui avaient 

complète, être reprises, après deux 

oussée de kératite laissant alors des 

I leur passage. Enfin, Saeraisch*® 

i der Kinderkrankh., 1882, V, 2«Âbth6il , 

le, 2« édit. franc., 1897. 

3 tardive, 1886. 

logie, 2* édit., 1903. 

lies des yeux, 1872. 

s yeux. 1893. 

élémentaire d*ophtalmologie, 1894. 

un g bei aageborener Lues. Deutsch. med, 

mplet d*ophtalm., 1886, vol. Il, p. 143. 
er gesam. Augenheilk., B. IV, p. 264. 



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168 

Ues (Nachschûbe) qi 
ffection... 

lendant mentionuer 
rticle de E. von Hi; 
irécises. Cet auteur i 
i 20 ans) seize cas de 
s ont récidivé après 
: mois à neuf ans. 
ine rhumatismale et 
moins longtemps sur 
lyphilis 5, tubercules 
lue les récidives vra 
^as rares. 

la part dépouillé, à 
) 1874 à fin décembre 
d'afiections oculairei 
schild, à Genève). J' 
kératite parenchyme 
e masculin, 87 du S( 
Ltisme avait été la c( 
ient de la syphilis eu 
a-utérines déjà en vo 
moment de la naiss; 
ces 170 cas, la fréqu 
use à différents âges 
cas, j'ai constaté net 
Dateuse diffuse, 
les notes sur chacun 

, homme, double kératit 
^érie avec persistance 
gauche^ en août 1886. Q 
te perdu de vue. 
;arçon, double kératite 
Cornées redevenues à pe 
nois. Persistance d'opai 

femme, double kératite 
légères taies persistante 

BL. Ueber Kerat. parench 



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171 

que très légèrement, trouble partiel senle- 
de quelqnes mois, les deux cornées sont 
itement transparentes et la vision est de 
ible récidive en mai 1905, débutant par 
aes semaines plus tard, Foeil droit. Inler- 
le poussée a été, aux deux yeux, d'une 
)hotophobie, larmoiement, vision presque 
plusieurs semaines. Vascularisation très 
le processus n'est pas terminé ; persistance 
lais, la plupart, légères. Quelques synéchies 



iratioDS : 

ax poussées de kératite parenchyraa- 
3, entre huit mois et quinze ans (deux 
X de E. von Hippel). Dans plusieurs 
malades avaient subi un traitement 
3Conde atteinte n'a pas présenté de 
culiers qui la distinguent nettement 

kératites parenchymateuses. 
dives est, peut-être, moins favorable, 
le la transparence cornéenne moins 
)pacités notables plus fréquente, 
îker), nous Pavons vu, que ces réci- 
le chez des sujets ayant dépassé la 
;, non plus que celles de von Hippel, 
te manière de voir; elles ne corrobo- 
ion de Panas que les cornées restées 
une première atteinte seraient aussi 
dives. Certains faits, observés parmi 
renchymateuse, me feraient presque 
i suivi, par exemple, depuis dix ans, 

enfants hérédo-sypbilitiques ; trois 
5 ans, un garçon de 18 ans et une 
ité pris, en 1896, presque simultané- 
enchymateuses d'une exceptionnelle 
Fection s'est terminée par l'opacifica- 
platissement des cornées et diminu- 
î ; chez les deux autres, elle a laissé, 
5 cornéennes très graves*. 

infant de cette famille, une fille de 23 ans. 
ces derniers temps, vient d*étre prise, à son 
îuse très intense. 



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172 

irque. Loin < 
le chiflFre vn 
lateuses. Ce 
it au moins, 
mr cent vrai 
îar il faut, i< 

it dû CODCOU 

Parmi eux, 
YiiervaUe ent' 
[ans un de m 
Bvient presqi 
I. 

facilités de t 
ustrie, en be 
nobile, peu e 
en parenehyi 
nière malad 
Mté où il a 
lys à services 
Q cas de nou 
lédecins qui 
durs, â Vense 



SOGIÉ 



OBSTÉTRIQU 
C LA SUISSE 

wembre 1905, i 

nce de M. M. l 

2 étrangers, 
le rapport 8ui\ 



DQiiDe aujoard't 
Snivement sort 
t « d'ester en , 
ui a ea lieu da 



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ins < 
aitei 
sav 
Qine 
joui 



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174 

tion écrite de M. Beuttner et a été introduit devant la Sociét 
M. Rossier. Cette longue et intéressante discussion a eu comme t( 
pratique l'élaboration par une commissioa, nommée à cet effet, de 
circulaires sur le cancer de l'utérus, destinées. Tune aux médecins, 
conde aux sages -femmes et la troisième au public. Ces trois circi 
seront soumises à la Société dans la séance d'aujourd'hui et une fois 
tées après modifications, s'il y a lieu, elles seront imprimées et adres 
qui de droit sous le patronage de notre Société; celle qui est deslir 
public sera envoyée aux journaux, afin d'atteindre le plus grand m 
possible de femmes. C'est là une œuvre intéressante et humanita 
premier chef, que la Société a entreprise ; à l'avenir de nous dire ji 
quel point elle aura rendu tous les services que nous en espérons I 

Mais la discussion sur la lutte contre le carcinome de Tutérus n 
roulé seulement sur la question des moyens à employer pour éclai 
public médical et non médical, elle s'est encore étendue à plusieurs 
tions intéressantes telles que l'opérabilité du cancer, les meilleures n 
des opératoires, les signes du début de la maladie, etc., toutes que 
qui ont donné lieu à un échange d'idées et d'opinions très animé. 

D'ailleurs l'activité de la Société n'a pas été exclusivement occup 
le cancer de Tutérus. Nous avons eu encore des présentations de m 
par M. Rossier, des présentations de pièces intéressantes par MM. Bei 
Bétrix, Kœnig et Muret. Ces démonstration sont donné lieu à des d 
sions intéressantes et nourries sur la valeur relative de l'hystérope 
du massage dans les rétroflexions, sur Fincision médiane ou latéral 
l'opération de l'appendicite, sur lesdifficultésdu diagnostic de lagrc 
et enfin sur Tavorlement criminel. 

Vous le voyez. Messieurs, si nous récapitulons l'œuvre de cette i 
nous pouvons dire avec quelque fierté que notre petite Société a tra 
qu'elle a fait preuve de vitalité et qu'elle a contribué à nous éclaii 
plus d'un sujet. 

Si, comme je le disais au début, nos réunions ont conservé un cai 
d'intimité favorable à l'échange des idées, le fait qu'elles se sont tra 
mées en une société inscrite au Registre du commerce, n'en a pas 
une grande importance et son utilité, car c'est ainsi seulement que 
association a pu acquérir une cohésion et un caractère de solidité suf 
pour donner de l'importance et de l'autorité à nos actes. C'est ainsi 
ment que l'œuvre de cette année, notre participation à la lutte coi 
cancer de l'utérus, pourra déployer tous ses effets et rendre quelqu( 
vices. 

En terminant, je tiens à remercier en votre nom à tous, notre che 
président, M. Bétrix, qui a pris une part active et prépondérante à 1 
sion de nos Statuts, nécessitée par l'inscription de la Société au R( 
du commerce, et à notre secrétaire-trésorier, M. Koenig, dont la 
n'a pas toujours été facile, et qui s'en est acquitté à notre pleine ete 
satisfaction. 



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175 

Le secrétaire trésorier présente son rapport snr l'exercice écoulé. 

Le bureau pour l'année 1906 est élu comme suit : MM. Bbtrix (Genève) 
président ; Rossier (Lausanne), vice-président ; Kcenig (Genève), secré- 
taire-trésorier. 

La commission du cancer (MM. Roux, Muret, Rossier^ Bétrix et 
KoBNiG) présente trois projets de circulaires qui sont adoptées a\ec quel- 
ques légères modifications sous la forme suivante : 

io M. Muret : Auœ médecins de la Suisse romande. — La Société d' obs- 
tétrique et de gynécologie de la Suisse romande s'est occupée récemment de 
la lutte contre le cancer de l'utérus, et a décidé d'agir énergiqnement afin 
de faire bénéficier notre pays des bons résultats déjà obtenus ailleurs. 
Pour cela elle a le plus grand besoin de Taide et de la collaboration de 
tons les médecins du pays et c'est pourquoi nous nous adressons aujour- 
d'hui à nos confrères de la Suisse romande. 

Les progrès de la chirurgie moderne ont permis, comme vous le savez, 
de pratiquer, sans grand danger, l'ablation de l'utérus dans les cas de 
cancer^ mais, si les résultats immédiats de cette opération sont favorables, 
il n'en est pas de même, hélas, des résultats éloignés qu'assombrissent 
singulièrement les trop nombreuses récidives. Cet état de chose défavora- 
ble, qui a pour résultat de déprécier dans l'esprit du public et quelquefois 
même dans celui des médecins une opération bienfaisante et utile entre 
toutes, est dû au fait que les malades sont opérées en général trop tard, 
alors que le carcinome a déjà dépassé les limites de l'utérus. On peut en 
effet affirmer, en se basant sur la situation privilégiée de l'utérus en tant 
qu'organe isolé et libre, on peut affirmer en principe que le carcinome de 
Vutérus opéré au début peut et doit être guéri radicalement par l'hystérec- 
tomie. Cette opération d'ailleurs n'est applicable actuellement qu'à un 
nombre restreint de cas relativement favorables, la plupart des carcino- 
mes de l'utérus arrivant chez l'opérateur dans un état si avancé qu'il ne 
peut plus même être question d'une intervention utile quelconque. 

En attendant le remède préventif ou curatif du cancer, il s'agit donc 
actuellement pour le médecin de savoir et de pouvoir reconnaître le carci- 
nome de Vutérus dès son début, c'est-à-dire à un moment où il peut encore 
être guéri radicalement. Malheureusement, les débuts du cancer de l'utérus 
sont obscurs et silencieux, et les malades elles-mêmes éprouvent au com- 
mencement si peu de malaises que, dans leur ignorance, elles ne prêtent 
aucune attention aux premiers symptômes et ne s'adressent que trop tard 
aux médecins. Nous chercherons à les éclairer en nous adressant directe- 
ment à elles et nous vous prions de bien vouloir nous aider dans cette 
tâche difficile en renseignant snr ce sujet si important vos clientes et en 
général le public féminin qui se trouve dans votre cercle d'activité. 

Mais, tout en faisant la part de la maladie et des malades, il ne faut 
pas perdre de vue la part de responsabilité qui incombe aux médecins dans 
cette question du cancer de l'utérus. Trop souvent encore, le médecin. 



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176 

3, soit par négligence oi 
Dnne pas la peine de pr 
n instituant un traitemc 
noment favorable à Tof 
orons pas les difficultés 
! heurte dans les cas de 
I plus exacte des dangei 
écessité et de Tutilité d 
irgie nécessaires pour \ 
il iagme de femmes , 
— il devra avant tout 
ier vaginal ou de fain 
. Il suffira en général d 
[ne, les dangers de Tex 
ans les cas suspects de 
(8 symptômes de début 
femmes en pleine activi 
%raissent dans firUerval 
raumatisme, tel que le 

ui ont dépassé la ménop 
\, qui apparaissent en < 
es la cessation des régie; 
nt, lorsque le cancer es 
> classiques, la douleur, 
vent^ le carcinome est i 
pération radicale. Il ne 
^es signes pour faire le ( 
énumérés plus haut a 

;ur constate alors non p 
)ien établi^ mais des ru 
irosions, des tissus fris 
^ûnnées anormales, il fa 
ments des parties suspet 

i col est tout à fait non 
)oit volontiers lorsqu*il j 
\anger à la possibilité de 
'me du carcinome utéri 
général, elle ne donne 
js de sang irrégulières, 
Privent comme caract( 
fétat du col ne suffit pt 
r à l'exploration de la i 



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177 

après dilataîion du col^ toit avec la curette. Cette exploration sera suivie de 
l'examen microscopique des fragments de tissas enlevés. 

Le carettage et l'excision de fragments du col sont de petites interven- 
tions, qui doivent être faites avec le plus grand soin, et le médecin qui 
n'en pas l'habitude ou qui^ pour un motif ou pour un autre, hésiterait à 
s'en charger, devra les faire faire sans délai par un spécialiste. 

L'examen microscopique sera confié, cela va sans dire, à un homme 
compétent et sûr, qui aura l'habitude et l'expérience des recherches ana- 
tomo-pathologiques. 

Dans les cas suspects ou douteux, c'est-à-dire dans la majorité des car- 
cinomes de l'utérus au début, c'est donc l'examen microscopique des frag- 
ments excisés du col ou des produits de curettage qui décidera en dernier 
ressort du diagnostic. 

Une fois celui-ci posé, l'opération radicale, l'hystérectomie s'impose et 
ici encore la tâche du médecin a une grande importance, car il s'agit pour 
lui de décider la malade et sa famille à l'intervention dans le plus bref 
délai possible. Il saura le faire avec tact et fermeté, mais sans effrayer inu- 
tilement la malade. 

C'est ainsi que l'on pourra reconnaître dés le début et opérer de bonne 
heure un grand nombre de cas de carcinome de l'utérus, c'est ainsi que 
l'on verra la proportion des cas opérables augmenter sensiblement, le nom- 
bre des récidives post-opératoires diminuer de plus en plus, et l'opération 
radicale devenir réellement curative. 

La marche à suivre est donc parfaitement claire et les médecins qui sui- 
vront à la lettre les indications contenues dans cette circulaire, et que 
nous nous permettons de recommander à leur attention toute spéciale, 
auront le sentiment d'avoir agi dans l'intérêt de leurs clientes et d'avoir 
contribué par leur science, conscience et énergie à sauver un grand nom- 
bre de femmes et de mères de famille, car, encore une fois, et c'est par là 
que nous terminons, le cancer de Futérus, reconnu et opéré au début, peut 
et doit être guétH radicalement et définitivement. 

t<^ M. Bêtrix : Aux eaget-femmes de la Suiue romande. — Toute sage- 
femme a entendu parler d'une maladie terrible, qui est assez répandue et 
qui s'appelle le cancer. Une des formes les plus fréquentes et les plus 
graves de cette maladie, est celle qui s'attaque à la matrice. 

Or les malheureuses femmes qui sont atteintes de cette effroyable maladie 
ne peuvent être guéries définitivement que par une opération. 

Au début de la maladie, c'est-à-dire pendant les premiers mois, le can- 
cer est absolument limité à la matrice, mais, plus tard, il envahit le voi- 
sinage, les vaiiseaux sanguins et lymphatiques, les glandes et autres orga- 
nes du bas-ventre, la vessie, les uretères, le rectum. 

Pour que l'opération ait des chances de réussite, c'est-à-dire, pour qu'elle 
amène la guérison complète, il faut absolument qu'elle soit pratiquée avant 
que le cancer ait fait trop de progrès, avant qu'il se soit étendu au delà de 
ion siège primitif. 



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m, 



178 

11 est triste de constater qu'actuellement le plus grand nombre des mal- 
heureuses femmes atteintes de cancer de l'utérus viennent consulter le 
médecin trop tard, quand toute opération radicale est devenue impossible* 
Ainsi, à l'hôpital de Lausanne un tiers et à la Maternité de Genève un 
sixième seulement des malades atteintes de cancer peuvent être opérées 
avec quelques chances de succès au moment de leur entrée à Thôpital ; 
toutes les autres sont condamnées à succomber plui ou moins rapidement 
parce qu'elles sont venues trop tard. 

11 faut que cette triste situation s'améliore ; il faut qu'à l'avenir les ma- 
lades atteintes de cancer arrivent plus tôt entre les mains du chirurgien 
qui pourra les opérer et d'ans bien des cas leur sauver la vie. 

Plus d'une fois les sages-femmes elles-mêmes ont contribué à faire per- 
dre du temps en ne pouvant donner à ces malades d'utiles conseils, en 
essayant elles-mêmes de les soigner ou de les soulager, ou bien par non- 
chalance, ignorance ou négligence en n'attachant pas l'importance qu'ils 
comportent aux premiers signes de la maladie. 

En voici un triste exemple : nous avons connu deux malades soignées 
pendant plusieurs mois chez une sage-femme de Genève, par des injections 
et des tampons pour une plaie du col de la matrice qui, plus tard, a été 
reconnue comme étant de nature , cancéreuse. Par le fait de ce traitement 
prolongé, ces malades avaient laissé passer le moment favorable à l'opéra- 
tion de leur cancer et elles ont succombé après de longues souffrances. 
Vous pouvez vous rendre compte de la grave responsabilité que cette sage, 
femme a encourue en manquant à son devoir, soit en soignant elle-même 
ces malades et en ne les envoyant pas de suite chez le médecin. Nous 
estimons qu'elle pourrait être justiciable des tribunaux pour traitement 
illégal de maladies qn elle ne connaît pas et qui ne sont pas de sa compé- 
tence. Très nombreux sont ainsi les cas de cancer qui, par la faute du 
médecin ou de la sage-femme, n'arrivent entre les mains du spécialiste que 
lorsqu'il est trop tard pour opérer. 

La Société de gynécologie et d'obstétrique -de la Suisse romande s'est émue 
de cet état de choses et quoique sachant fort bien que l'enseignement des 
sages-femmes dans les Maternités ne comprend pas les connaissances vou- 
lues pour pouvoir reconnaître le cancer de l'utérus dès son début, et, en 
plus, que le traitement de la matrice est interdit aux sages-femmes, elle a 
cependant trouvé bon de s'adresser à elles pour qu'elles lui facilitent la 
tâche de combattre cette terrible maladie. 

En effets un grand nombre de femmes ont con6ance dans la sage-femme 
lorsqu'il s'agit des maladies du bas-ventre ; elles lui demandent conseils 
et avis avant d'aller voir un médecin, surtout lorsqu'il s'agit de pertes 
blanches ou d'hémorragies provenant de la matrice. 

La sage-femme devra donc connaître les premiers symptômes du cancer 
de la matrice, pour que, dès qu'il y aura lieu de suspecter sa présence, 
elle puisse $ans aucune hésitation, sans examen local, adresser au méde- 
cin, ou mieux encore y accompagner elle-même la malade qui lui aura 
demandé conseil. 



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181 

certain âge, les femmes cessent d'être incom- 
{ne de symptômes connus. Si, cependant, an 
an par exemple), une perte de sang plus ou 
il est dangereux de l'expliquer par un retour 
rent rindice d'un début de cancer. 
r à un médecin, seul capable de reconnaître 
iser sa cliente s'il y a lieu, de la décider à 
ien de plus fatal que de ne pas demander cet 
lyer, par frayeur, de se cacher la vérité ; ce 
né bien des femmes au tombeau en laissant 
k une intervention. 

itrer aussi avant l'âge dont nous venons de 
tnels se montrent encore régulièrement ; les 
vagues; il s'agit d'une augmentation dans 
ndispositiott normale, parfois aussi d'irrégu- 
symptôme. 

rincipal signe qui doit engager une femme 
A sont des pertes de sang survenant à un 
normales, ou bien des pertes de sang aug« 
té. 

\er inutilement qui que ce soit ; mais devant 
I temps qui si souvent ont coûté la vie à des 
lotre devoir de crier un garde- à vous éner- 

la négligence actuelle par un autre malen- 

mcer de matrice devrait, dans l'opinion cou- 

ible ; elle devrait éprouver de vives souf. 

es pertes nauséabondes. Rien de plus faux. 

enons de tracer est vrai, il s'agit ordinaire- 

lérable, inguérissable. Attendre ce moment 

: pure folie. 

son début n'amaigrit pas, n'affaiblit pas, ne 

t des cas il ne cause aucune douleur, il ne 

ondes. 

isque toujours le médecin trop tard. Quels 

etards fatals? D'abord, comme nous venons 

des symptômes du début ; ils sont si peu 

ue trop souvent pendant des mois, on les 

rites sans importance. 

er d'emblée à un médecin, la malade s'adres- 

es, à une sage-femme ! Les amies, les voisines 

une affection qu'elles ont eue elles-mêmes, 

is d'un mal tout différent, offrant peut-être 

ra d'abord être essayé. 



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184 
ntense. Les lymphocytes diminuent, en revanche, dé 

« de tuberculine, injectées à des lapins sains, n*ont pas 
ornent bien net de leur formate sanguine. En revanche, 
ons quotidiennes, répétées pendant quinze jours, de fortes 
iline (0,05-0,1), chez des lapins également, les lympho- 
^menté, d'une façon très sensible, aux dépens des neutro- 
ours après cessation des injections, le sang avait repris 
1. 

a introduit, sous la peau de quelques lapins, des tubes 
lis d'une solution de tuberculine à 10 o/o et les y a laissés 
à 24 heures. L'examen microscopique du contenu de ces 
révéla seulement la présence de neutrophiles, à noyaux 
*agmentés ; aucun lymphocyte. 

actions intrapéritonéales de solution de tuherculine, faites 
3 et des lapins, amenèrent, au bout de 10 à 24 heures, la 
ludats contenant, en majorité, des neutrophiles et de 
endothéliales ou macrophages et, enfin, de très rares 

xception du résultat des injections répétées de fortes 
line, faites chez des lapins, ayant amené une augmenta* 
3s lymphocytes, ajix dépens des neutrophiles, il ressort, 
;es, que la tuberculine de Koch exerce un chémotactisme 
utrophiles. 

ajoute que ce résultat ne vient en rien infirmer les don- 
ition clinique, qui a établi une relation indéniable entre 
>erculeux et les lymphocytes. Il rappelle, à ce propos, 
mtré que les cellules qui remplissent les alvéoles dans la 
euse, inflammation de nature essentiellement tubercu- 
pas des cellules épithélales, comme on l'a cru, mais des 

ts qu'il n'y ait là qu'une question de chronicité ; une 
culeuse, avec liquide cérébrospinal renfermant surtout 
s, est une maladie beaucoup plus aiguë que certains 
umocoques, par exemple, qui ne contiennent que des 

parenté qui existe entre les processus tuberculeux et le 
tique est indéniable ; seule, la virulence des bacilles on 
toxines seraient cause que les neatrophiles participent à 
l'exsudat 

considère, comme, très probable, que les lymphocytes 
dans les exsudats de nature tuberculeuse, sont en grande 
le lymphogène et non hématogène ou histiogène. 
amande la prudence dans les injections de tuberculine 
ignostic. Dans les cas de syphilis cérébrale et médullaire, 
i n'a jamais rien donné ; il est vrai que les cas observés à 



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185 

l'Hôpital sont, le plus souvent, trop avancés. Les injections de tnbercu- 
line rendent de grands services pour le diagnostic d'affections cutanées 
tobercnlenses difficiles à déterminer. 

M. Fauconnkt estitne qu'en Allemagne on abuse, dans certaines clini- 
ques, des injections de tnberculine faites dans un but de diagnostic. 

M. Muret présente plusieurs pièces provenant d'opérations : 

i"" un utérus enlevé par voie vaginale, chez une femme de 61 ans^ pour 
prokipsui complet de l*utérus et du vagin, Hystérectomie vaginale, colpo- 
raphie antérieure, colpopérinéoraphie d'après Hegar ; rétrécissement très 
considérable du vagin. Suites simples. M. Muret recommande de faire, 
avant l'opération, un traitement préparatoire afin de diminuer le volume 
de l'utérus et d'obtenir de meilleurs tissus ; ce traitement consiste dans le 
repos au lit, la réduction complète du prolapsus, des injections vaginales 
astringentes et l'application de tampons imbibés de glycérine et d'acétate 
de plomb. 

2*>Deux utérus fibromateux très volumineux, obtenus par hystérec- 
tomie abdominale totale, l'opération de choix dans les fibromes et qui 
donne d'excellents résultats. 

L'un des fibromes, œdématié et dégénéré, du volume d'une tête 
d'adulte, provient d'une femme âgée de 51 ans, qui souffrait de métror- 
rhagies et troubles mécaniques. Résultat opératoire excellent. Lever le 
quinzième jour. 

Le second, du même volume, était situé dans le fond de l'utérus, 
gravide de six semaines ; la cavité utérine, dans laquelle on voit encore 
une partie de l'œuf avec les villosités, était très petite, tandis que la 
tumeur, qui avait augmenté de volume rapidement, remontait jusqu'aux 
fausses côtes. L'opération s'imposait et il n'a pas été possible d'énucléer 
le fibrome en conservant l'utérus, parce que la tumeur ne présentait ni 
pédicule, ni coque. L'opérée est parfaitement guérie. 

3"* Annexes de l'utérus avec un gros abcès de Vovaire droit et un petit 
kyste lie P ovaire gauche. Femme de 34 ans, stérile, mariée depuis onze 
ans ; elle tombe malade en juillet 1903, à la suite d'une grippe ; fièvre 
pendant trois mois, pelvi péritonite avec inflammation des annexes 
droites. Après amélioration, la fièvre reparait en janvier 1906; pertes de 
pus fétide par le rectum, à la suite de la perforation de l'abcès des 
annexes droites. A l'opération, du côté gauche, kyste de l'ovaire gros 
comme une orange ; à droite, tumeur ovarienne du volume d'une man- 
darine, très adhérente, recouverte par une trompe élargie en ruban ; 
extirpation des annexes. L'ovaire droit est transformé en une cavité à 
loges, contenant un pus crémeux, à odeur stercorale, bactériologique- 
ment stérile. La trompe adhérente à l'ovaire ne paraissait pas malade. 
L'appendice, qui plongeait dans le petit bassin et était enfoui dans des 
adhérences, est également réséqué. Pas de drainage. Suites simples. 
Lever le quatorzième jour. 

A propos de l'extirpation des annexes, M. Muret recommande de 

REVUl MÉDIOÀLl. — VIHOT-SIXIÈMl ANNÉE. — N° 3. 13 



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I8B 

nrird^ péritoine le moignon ntérii 
on ultérieure, la lumière de la 
de la ligature. A ce propos, il cite 
» il y a quelques années, pour une 
tait une fistule abdominale par iaq 

M. Muret, après avoir observé lu 
au la malade et trouva que le moi^ 
eut directement avec la Gstule. 
In fœtus, de cinq mois environ, a^ 
3 déchirée, provenant d'une grosse 
e, avec les D" Soutter et Mack. 
1 quelque temps, fut prise, ce joui 

avec température de 35<^. La trom 
le et le fœtus, avec une partie d 
tvité encapsulée, à gauche et en i 
de Topérée. les suites furent exci 
ications, 

«es pièces d'une grossesse tubaire ^ 
lade avait été traitée en France pc 
^les de quelques mois. Sept à huit 
3ir, trouva une tumeur kystique, 
is et diagnostiqua une grossesse tul 
vipéritonite, il se décida à opérei 
ine cavité adhérente aux intestins, 
ver; il se vit obligé de faire ui 
is étant complètement dénudé su 
ée est, aujourd'hui, complètement 
térines gémellaires donne un certa 

Lei 



SOCIÉTÉ MÉDICAU 

Séance du l®»" février 1905, 

Présidence de M. Ba 

nembres présents. 
jiRARo présente : 
fn malade atteint d'un épithélioma 
fois en automne et qui fut attein 
. Il fut réopéré sur sa demande ; U 
ieurs et latéraux droits de la langi 
te. La brèche résultant de l'opéra 
e, cependant le malade ne va pas 
I d'une sonde. M. Girard espère po 



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191 

ellent état général, la bonne noine. Il 
lissements de matières fécales en pareil 

semblables. Il fant toujours, d'ailleurs, 

lade. 

Tveuse qui était dans un état comateux 

t heures. La vessie était presque vide^ le 

[ent. Le lendemain, gnérison complète 

yeuses. 

pseudo-obstruction intestioale hystérique 

^s-midi. Un simulacre de laparotomie 

le la peau, assurèrent la guérison. 

rique présentant des crises ayant Tappa- 

anienne. Cette malade a été trépanée et 

épidémie de fièvre t^hoide qui sévit aux 
irtier, des bornes-fontaines donnant de 
lalades, déjà, M. Bard a établi qu'ils 

Vives une typhique, laquelle buvait de 

maison ; il s'agit de personnes faisant 

séquestré les eaux coupables, 
fait informer le Bureau de salubrité, 
rnes-fontaines pour donner, habituelle- 
e contamination accidentelle, 
as chez un jeune garçon habitant les 
demeurant Quai des Eaux- Vives. Ces 
ge-Canal où il y a en, dernièrement, 

mterie on sert aux patineurs, à la can- 

s'intéressât, aux épidémies, pendant 
s, comme ou l'a fait pour la roséole de 

, il y avait à chaque séance de la Société 
tretenir des maladies régnantes, 
{uestion de la fièvre typhoïde des Eaux- 
chaine séance et de prier M. Pautry d'ap- 
ut avoir recueilli, à ce sujet, comme 

Le Secrétaire^ Dr M. Roch. 



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194 

eaux, l'un frontal, siégeant surtout sur le pied de ia seconde frontale et 
an centre postérieur en relation avec la zdne visuelle occipitale. La 
déviation conjuguée de la tête et des yeux tient à la paralysie oculo- 
céphalogyre d'un côté avec prédominance d'action du tonus de l'appareil 
similaire de l'autre côté resté sain. Quand la lésion est d'ordre irritatif, 
la convulsion remplace la paralysie, la déviation se faisant en sens 
inverse. Quant aux déviations conjuguées dans les lésions du noyau 
mésocéphalique, l'auteur les fait dépendre de la lésion du noyau de la 
sixième paire qui est ainsi devenu le noyau mésocéphalique des oculo- 
gyres. Les déviations de cet ordre sont en sens inverse des déviations par 
lésion cérébrale. 

Il faut, selon fauteur, admettre des nerfs oculogyres (dextrogyre et 
lévogyre) dont les centres corticaux sont disposés dans chaque hémi- 
sphère de façon à présider à la motilité des deux yeux vers, le côté 
opposé. Comme le dit le prof. Grasset, chaque hémisphère voit et regarde 
du côté oppoté avec les deux yeux. L'auteur combat et réfute la théorie 
sensorielle en montrant que tous les cas d'hémiopie ne sont pas accom- 
pagnés de déviation conjuguée et que la déviation conjuguée des yeux 
peut s'observer chez des aveugles de naissance, frappés d'hémiplégie. 

On pourrait ajouter à ces arguments, que la déviation conjuguée des 
yeux, observée chez les hémiplégiques, est, d'après Vulpian, tout-à-fait 
comparable à une ébauche des mouvements de rotation observés chez les 
animaux chez lesquels on a fait une lésion unilatérale d'un hémisphère ou 
de certaines parties du mésocéphale. Or, dans ces cas, les yeux sont diri- 
gés du côté où se fait le déplacement et te mouvement de rotation n'est 
nullement modifié par l'ablation des deux globes oculaires. J.-L. P. 

Mathias Duval et E. Glby. — Traité élémentaire de physiologie. Pre- 
mière partie ; un vol. in-S» de 483 p. avec 120 fig. Paris, 1906, J.B. 
Baillière et fils. 

M. Gley, en rééditant la neuvième édition du Traité de physiologie de 
Mathias Duvat^ dont la première édition était due au Prof. Kuss, a com- 
plètement refondu cet ouvrage tout en lui conservant ses qualités didac- 
tiques. Il a préféré adopter la classification en fonctions de nutrition et de 
relation en abandonnant l'ordre systématique des premières éditions et 
en faisant précéder la physiologie spéciale par un exposé succinct de la 
physiologie générale. 

Cette première partie est nouvelle, surtout dans les chapitres consacrés 
à la physiologie cellulaire, à la composition chimique du corps humain, 
aux propriétés physiques des cellules et des liquides intercellalaires ; 
l'auteur y expose, en particulier, les méthodes physiques concernant 
l'osmose, la pression osmotique, la cryoscopie, etc. Dans les chapitres qui 
étudient les fonctions digestives, l'absorption et la circulation, de nom- 
breuses données nouvelles mettent le lecteur au courant des progrès que 
la science a faits depuis les précédentes éditions. 



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^olytecbnicum, et en partie de 

ie soDs la direction du profes- 
Ëlle contribue à l'enseigne 
professeur ; elle est, en outre* 

ricant, quelque peu soucieux de 
venir puiser de nouvelles idées 

moyens de prévenir les acci- 

i et il existe actuellement à 
t à Vienne des musées sembla- 
-endent de grands services, 
ait pas voulu rester en arrière 
stitution du même genre. Dans 
vée aux appareils concernant 
Ls du travail, en particulier aux 
ment ultérieur des blessés, 
ntions se développent comme 
lies dans tous les centres indus- 
urs. 

Dr Ch. JULUARD. 

Mars 1906. 

; SUISSE. — Dans sa séance du 
réunie sous la présidence de 
discuté les propositions de la 
ttitude que doivent prendre les 
aie sur les assurances. Elle a 
iur les résultats de l'enquête 
les, résultats qui ont été sou- 
après les avoir étudiés, a for- 
discutées par la Commission 
s, après de légères modifica- 
bre médicale comme postulais 
an ce maladie : 

e ligne, sur Tassurance pour 
idemnité pécuniaire pour jonr- 
iélés de secours mutuels. — 
ui ne contribuent pas au gain 
t être favorisée par des dispo- 
her que, en faisant partie de 

of. Roth pour Tamabilité avec 
iments concernant le musée de 

le cette séance dans le n* du 
sanitaire suisse que reçoivent 



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200 

lurs caisses, Tassuré n'arrivera se procurer, quand il est malade, des 
irces supérieures à son salaire normal. — 4. Les prestations de l'as- 
ce médicale doivent être garanties dans leur intégrité au moins pour 
ic premiers mois de la maladie. — 5. D'autre part, l'assurance doit 
onner dès le premier jour de Tincapacité. Les maladies de courte 
ne doivent pas être exclues. — 6. Les dispositions, en vertu des- 
is les membres des sociétés de secours ne seraient pas au bénéfice de 
rance quand la maladie survient par leur propre faute, ne peuvent 
tre admises. — 7. Les conditions particulières de la pratique médi- 
[ans les contrées de montagne doivent être prises spécialement en 
iéralion. — 8. Le service médical des caisses subventionnées doit 
éservé aux médecins pourvus d'un diplôme fédéral. — 9. Les inté- 
les médecins suisses, au point de vue de la pratique des sociétés de 
PS mutuels dans les régions frontières, doivent être garantis par des 
ûtions basées sur le principe de la réciprocité. — 10. Les assurés 
nt toujours pouvoir choisir librement leur médecin. — 11. Dans le 
Li l'assurance obligatoire serait établie par une loi fédérale, les 
is les moins fortunées de la population doivent seules être soumises 
e obligation. Dans le cas où la loi se bornerait à instituer le subven* 
3ment des s(>ciétés existantes, les médecins renoncent à proposer la 
[)n d'un revenu au-dessus duquel on ne pourrait être admis dans les 
s subventionnées. Ils demandent, en revanche, que les taxes 
Qa, actuellement existantes, ne subissent aucune réduction et que 
emploi soit réservé aux classes les moins fortunées de la population. 
. Le droit pour le médecin de faire lui-même la pharmacie doit être 
tenu sur la base des règlements cantonaux en vigueur. — 13. Des 
laux arbitraux, avec instances d'appel, doivent être établis pour la 
on des contestations éventuelles. Ld corps* médical doit être repré- 
, dans ces organes judiciaires, d'une manière proportionnelle à Tim- 
nce de ses intérêts dans ce domaine. — 14. Il serait désirable que les 
cins fissent partie des commissions fédérales et cantonales chargées 
surveillance des caisses subventionnées. — 15. Une représentation 
rps médical dans les commissions appelées à préparer le projet sur 
rance maladie, serait également désirable. 

NGRès INTERNATIONAL DE MÉDECINE (Lisbonue, 19-26 avHl 1906). — 
)mité exécutif s'est assuré un nombre considérable d'appartements 
ibres à un lit ou, pour la plupart, à plusieurs lits), au prix de 6, 8 
fr. le lit, suivant la catégorie. Il y a aussi quelques logements 
pension, à 15 fr. par personne. On paiera les tickets à la gare du 
) (entrée à Lisbonne en arrivant par chemin de fer) et pour la durée 
mgrès, soit huit jours. Il y a toute facilité pour les repas dans les 
irants et hôtels de Lisbonne, ainsi que dans le restaurant du 
rès. Tous les logements seront distribués au fur et à mesure qu'arri- 
\i les demandes; celles-ci sont à adresser, avant le 31 mars, à 



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203 

!•' Janvier «a 81 décembre l»OS. 

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erdam... 1 52.20 

Bâie.... 1 1500.— 

1 100.- 

t vaccinal 

1 500.- 

,àSoleure 1 1000.- 

1 200.- 

li-Kaltbad 

l 250.- 

A reporter 9 3647 . 2^~ 3 . 647.20 



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204 

atton Burckhardt' Boeder : 

londeSociélé i' 50.— 

1 «5.- 

1 10.— 

1 25.- 

1 J50.-. 

1 20.- 



6 ensemble 380. 



Righi-Kaltbad-Pegli 250.- 



blig.) 3000.— 

de Bâle du compte- 

11,044.10 

aveur 354.— 

ise de secours 4076. 74 

t -Baader intérêts de 

944.55 5021.29 

ToUl des recettes 33.159,79 



DEPENSES 
9000.— 

le Bâle en compte 

5910.- 

les intérêts des ca- 

5021.29 

5. — et et fractions 

91.90 

is d'encaissement et 

96.20 

postales 85.50 

135.65 

300.— 

igaes et leurs enfants 

lisse de secours . . . 8995.45 

irdl- Baader, sa part 

944.55 9940.- 

2579.25 

Total des dépensa 33159.79 



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soutenue par les médecins suisses, 
us active son œuvre bienfaisante 



ofpmann-Paravicini, Rud. Isblin. 

;. — Dons reçus en Février 1906. 
. 10; A. Wannier jun., fr. 15, (25). 
gner, fr. 10; Kônig, fr. 10; von 

, fr. 50, (100+60=160). 
médicale de Genève par M. le D"^ 

30). 

4-100=10). 

enville, prof. fr. 50; A. Vogelsang, 

•). 

jr, fr. 10; Haeberlin, fr. 25; (45^- 

?06 (r. 1020. Total fr. 1400. 
e Caissier : D*" P. Von der MUull 
Aeschengrctben, 20 

3ER, prof, à Vienne. -— Die Goxa 
i Krankheiten, iâ2 p. in 8o avec 
und CMr.. 1904. 

en Zentralverein vom roten Kreuz 
p., Berne i905. 

mploi de l'électricité en médecine, 
lérapie et de la radiothérapie ; un 
nheil. 

e des poumons ; traduit par le D' 
UCHARD, un vol. in-16 de 458 p. 

I, Ch. AcHARD. Le rôle du sel en 
^ec 2 fig. — N« 42, H. Mbuie, Tics, 
Nattan-Larrier. Diagnostic de la 
de laboratoire, broch. in-8'*de 33 p. 
ertrophie prostatique par la prosta- 
21 fig. — Gh. Porcher. De la lac- 
îcine comparée sur les états de 
tion chez la femme et les femelles 
ris 1904 1906, Masson et Cie. 
R. — Précis et dissection (CoHec- 
pt iu-8« de 280 p. avec 169 fig. 

rgie infantile (Collection des Pré- 
02 p. avec 462 fig. Paris 1906, 

ence donnée au Casino de Roi le le 
p., ext. de la Feuille d'aids de la 

ulaire des médicaments nouveaux 
aris 1906, J.-B. Baillière et fils. 



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20 AVRIL 1906. 



MÉDICALE 

:S8E ROMANDE 
X ORIGINAUX 



de Tdcide phénique 

' Alfred Veyrassat 
rurgioale à l' Université de Genève 

^aul Rychner 

PolicliDiqae chirnrgicale de Genève. 

dangers de l'acide phénique. Les 
(uestion sont innombrables et de tous 
lanière unanime que cet antiseptique 
l'utile. Leur liste est si longue (voir 
ue nous ne pouvons tous les citer, 
r les principaux d'entr'eux : ceux de 
Il (1871-1876), de Poncet (1872), la 
in (1886), les thèses de doctorat de 

Chevassus (Paris 1881), d'Inglessi 
rington (1900) et la note toute récente 
iton Cotte, interne des hôpitaux de 
iir les gangrènes phéniquées. Nous 
3 dans un article paru dans la Eevue 
nde en 1886, le D' Léon Gautier atti- 
tits méfaits de Tacide phénique ». 
qu'ait été cet avertissement etmalgré 
les mattres mêmes de la chirurgie, 
fréquents. Il ne parait pas que les 
streuses, résultant de l'emploi intem- 
-aitement des plaies, aient empêché 
i répandu. 

banni des cliniques par la plupart 
te pas moins en dehors d'elles d'un 
e tombé dans le discrédit où il devrait 

SIÈMK INNÉE. — N^ 4. ift 



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213 

nv eu simplement des compresses 
solument intacte d'ailleurs (Nttss- 

ir surtout, ce sont les cas d'intoxi- 
grène phéniquée, ceux que notre 
Genève nous met à même d'obser- 
drions voir disparaître, 
éussirons-nous à mettre en garde 
qui s'en servent encore et le consi- 
» rinfeciion; c'est du moins dans 
•portons les observations suivantes : 

perte de deux phalanges, 

\ amène nn garçonnet de 5 ans qui s*était 
ihalaDges de Tindex dans nne porte. Sitôt 
lit dans nne pharmacie voisine où Ton 
ans une solution phéniquée, dont noas 
1er des compresses également phéniquées. 
us enlevons ce pansement, qui était assez 
[ait trop tard. Les deux phalanges qui, 
ms doute pu vivre et reprendre avec nne * 
nt déjà blanches à la surface. Deux jours 
[ segments étaient complètement frappés 

»etit blessé, nous avons différé pendant 
quelle ta momification des parties molles 
/ons la conviction que ce doigt aurait 
ussi intempestif que néfaste. 

aité par l'acide phénique, (D' Veyrassat.) 

française, charcutière, vient le 23 mai 
) de jambe dont elle souffre depuis deux 
livers traitements sans résultat apprécia- 
lasse des pommades qui n'empêchaient 
le lui causer des douleurs intolérables, 
li lui assura qu'elle retirerait grand bien 
; avec une solution phéniquée. Elle se 
m pansement de ce genre et fit Tacquisi- 
aitement chez elle, d'un litre de solution 
ileurs avaient disparu comme par enchan- 
r et de son pharmacien et de son mer- 
in, bien que les douleurs n'eussent pas 
ce à quelque appréhension. La malade, 
oent, s'aperçut que son ulcère avait pris 



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214 

un aspect singulier. Il était entouré d'une zone blanchâtre qui p 
Tagrandir. 

Prise d'inquiétude elle vient me demander mon a\is sur i'opp 
de continuer son traitement. Il était temps ! Je constate sur la fac( 
interne de la jambe un ulcère circulaire, du diamètre d'une pièce 
entouré par une auréole grisâtre se proMngeant assez irrégnlièrer 
périphérie et se confondant dans son centre plus ou moins avec 
gris rosé de l'ulcère. 

Au bout de trois jours l'escharre s'éliminejaissant à sa place i 
de substance irréguliére mesurant dix centimètres dans le sens vi 
sept dans le sens horizontal. 

Les douleurs reparurent et ne furent atténuées que par des ir 
d'eau salée très chaude. Ce n'est qu'après quatre mois de repos c 
gâtions chaudes que l'on parvint à cicatriser cet ulcère. Inutile d( 
der à celte malade ce qu'elle pense de l'acide phénique, même en 
dite faible. 

Obs. III. — Gangrène phéniquée du pouce. 

Le 13 février 1903, une Qllette de 12 ans se présente à la Polii 
Elle raconte que s'étant piqué le pouce avec une pointe de coût 
avait cru bien faire en désinfectant sa plaie et qu'à cet effet e 
trempé son doigt dans une solution phéniquée^ ainsi qu'on le i 
enseigné à l'école. Non con lente de ce bain, elle s'appliqua une c( 
imbibée d'acide phénique à 2 Vo, qu'elle dut enlever presque ai 
cause d'une sensation de fourmillement et de froid qui ne laissai 
l'inquiéter. Elle remarqua donc que son pouce était tout blanc e 
ment insensible. C'est ainsi qu'elle nous conte sa mésaventure. 

Nous constatons en effet une eseharre phéniquée de tout le de 
la sensibilité a entièrement disparu. 

Nous essayons un traitement à l'eau chaude alcalinisée avec é 
bonate de soude, mais ceci n'empêcha pas qu'au bout de quelqii 
les téguments du pouce, depuis sa racine jusqu'à son extrémité, te 
complètement, laissant à nu une surface cruentée où il n'y a^ 
aucune parcelle de derme sauf près de l'ongle. 

Nous parvinmes avec des greffes et des lotions quotiennes à r< 
très chaude à épidermiser ce doigt. La cicatrisation ne fut 
qu'après trois mois de soins; encore subsisle-t-il une ankylose de 
lation phalangophalanginienne qui gêne beaucoup cette innocente 
de l'acide phénique. 

Obs. IV (Gaston Cotte, interne des hôpitaux de Lyon, Lyon 
4 juin 1905, -p. 1233.) — Gangrène phéniquée du médius. 

Jeune fille de 18 ans qui ayant une coupure du médius droit, c 
faire en appliquant sur cette petite plaie un pansement humide 
phénique. Elle prit donc de l'acide phénique pur qu'un pharmaci 
délivré quelque temps auparavant pour désinfecter un apparteme 



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, elle appliqua ce pansement sur le 
*idée de le recouvrir d*uu morceau 
s voisines contre l'action du caus< 

ornent douloureuse ; la malade garda 

e de l'insensibilité de son doigt qui 
|ue les téguments avaient une teinte 
icune douleur, elle ne se préoccupa 
ntinua à faire son service de domes- 

)de étonnée de la teinte noire que 
oit, consulta un médecin qui recon- 
niquée et qui fit des réserves sur 
. Neuf jours après l'application de 
)igt était complètement momifiée ; 
Dmba laissant au dessons de lui une 

dius droit l'existence d'une gangrène, 
e la phalangette. A l'extrémité du 
lomifiés; du côté de la racine du 
vancée, mais il existe déjà un sillon 
ort et le vif. Au-dessus du sillon les 
5. Le malade ne présente pas d'anes- 
les qui ont été en contact avec le 
l'action de l'acide phénique n'a pas 
est encore eu état de desquamation. 

'index. Amputation. 
e à la Policlinique de Genève un 
s'était piqué avec du verre l'extré- 
îusement lavé et craignant que sa 
re en appliquant le soir chez lui une 
rda toute la nuit. Il ne sentit aucune 
it que son doigt avait pris une teinte 

i teinte blanc verdâtre depuis son 
première phalange. Il est, en outre, 
contacts, à la piqûre, à la chaleur 
lière phalange on voit un liseré un 
e. La moitiésupérieure de la phalange 

îUT s'étendait la lésion, nous piquons 
Il sort un peu de sang et comme la 
pérons qu'il n'y aura qu'une gan- 



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216 

iiperficielle, tout en faisant cepei 
serves. 

alade très inquiet demande qa*oi 
1 doigt. Nous essayons pendan 
; alcalines, mais, au bout d'une d 
Lspect. La peau se momifie, si 
(. En outre, des phénomènes d'ir 
L'iinsensibilité est si complète qi 
e couteau comme un crayon, en 
momifiés. Aussi, dans ces conditi 
einte, n'y avait-il plus qu'à prop 
mbre 1905. 
) décembre le malade était guéri, 

VI. — Cette observation pourrait 
ecin qui, s'étant fait une escharn 
escharre par des compresses ph^ 
e de sa lésion. 

médecin réclame les soins de 
le lésion du poignet. Il m'expl 
solution phéuiqnée à 25 o/oo p 
enversé par mégarde la boutei 
mbé sur sa main. Il ne s'alarme pa 
ar le moment aucune sensation c 
remarque une belle plaque blan 
poignet ainsi que l'extrémité infi 
lain. Cette lésion ne tarde pas à < 
emps que plus cuisante, 
us présente donc une ulcération 
vertical et 5 à 6 dans le sens tra 
gne, plus superficielle vers les b 
qu'ayant institué un traitement 
uelques jours de voir cette lésioi 
e n'est pas notre surprise de se 
eut une odeur caractéristique d'âi 
onfiance dans les simples lavage 
er avec du phénol? Ce qui est c€ 
tous les jours sa lésion avec < 
[son farda-t-elle et ne lut-elle ob 
iperbe cicatrice qu'il porte au p< 
ile enseignement. 

VII. — Phlegmon. Gangrène ph 

et du poignet. Amputati 
C., âgé de 70 ans, savoyard, viei 
e 3 mai i90\, pour un phlegmon 



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217 

isieurs traitements sans aacan succès. Il a 

crut bien faire en ini conseillant de rem- 
illes de choux dont il couvrait son mal, 

applications humides phéniquées. Il s'em- 
ption et se munit à cet effet d'une solution 
nser le titre, mais qu'il diluait toutefois, 

litre d'eau, ainsi que le médecin l'avait 
de ce bain et de ces pansements humides 
blement. Aussi ce traitement fut-il continué 

jours après, bien que la souffrance eût 
ne sa main et son poignet prenaient un 
nte il s'en fut à Genève nous demander 

ert encore, qui a toujours joui d'une excel- 
ain entière, du poignet jusqu'à 5 ou 6 cm. 
I teinte blanc grisâtre. Sur plusieurs points 
sse. Elle est absolument insensible. Un 
maire et a déjà inGItré les gaines tendinea- 

[Cisions sans que le malade ressente aucune 
plus extrêmes réserves sur le sort des tégu- 
e sphacèle. An bout de deux ou trois jours 
rands lambeaux et tombent, laissant par 
s à nu. Les doigts sont complètement iner- 
er un traitement illusoire et nous deman- 
uste Reverdin qui, jugeant la main et le 
lus, décide l'amputation. Celle-ci est prali- 
de l'avant -bras, 
ines de soins, quitte Genève guéri, mais 



les choses ne se seraient pas passées 
éfaste de l'acide phéuique. Quelque 
ion, il aurait pu guérir sans qu'il soit 

irraatif, c'est que par une curieuse 
malade était en traitement à la Poli- 
n autre de même âge que lui, ayant 
lain gauche. Ce malade avait même 
ndue occupant déjà toute la partie 
A part une très légère limitation des 
a bien guéri, avec six incisions répar- 
,nt-bras, un bon drainage et des lava- 
i chaude. 



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218 

Ces deux cas sout comparables. Ils concernent des vieillards, 
des paysans, l'un du Chable, l'autre de Frangy, atteints tous 
deux de phelgmon diffus de la même main. Le parallélisme 
est frappant, mais tandis que Tun, celui qui a traité par Tacide 
phéuique, à dû subir Tamputation de la main. Tautre actuelle- 
ment a une main et des doigts qui fonctionnent d'une manière 
satisfaisante. 

Ces observations, dont nous pourrions allonger la liste, si 
nous ne les jugions suffisantes pour édifier les adeptes de l'acide 
phéuique, nous permettent de confirmer plusieurs points déjà 
mis en évidence par les auteurs qui se sont occupés de cette 
question. 

D'abord, c'est que le titre de la solution n'a pas d'iipportance 
La solution à 25 V^^, celle qu'on est convenu d'appeler solution 
faible, provoque des gangrènes tout aussi bien, si ce n'est mieux, 
que la solution forte. Levaï, cité par Cotte, prétend même que 
l'action de l'acide phéuique pur serait moins redoutable que 
celle des solutions faibles. lise produirait, danscecas,unépais- 
sissement des téguments qui empêcherait la pénétration de l'acide 
dans les tissus sous-jacents. 

Harringtoniusisteégalementsurce point dansun travail récent^ 
oii il a réuni 130 faits de gangrène phéniquée. 

En second lieu le pansement humide qui entretient le contact 
permanent avec la peau est beaucoup plus dangereux que la 
simple immersion. La gangrène se produit d'autant plus facile- 
ment et avec d'autant plus de rapidité que les tours de bande 
qui maintiennent le pansement sont plus serrés. 

La compression du pansement favorise la pénétration, l'im- 
prégnation des tissus par le phénol et surtout gêne la circulation. 

La gangrène phéniquée peut se produire sur des tissus par- 
faitement sains s'ils sont soumis suffisamment longtemps à 
l'influence carbolique. Elle est remarquable par son insidiosité 
parce qu'elle est indolore. Ce n'est en effet qu'en enlevant leurs 
pansements que les malades remarquent la coloration spéciale 
que prennent leurs téguments et qu'ils commencent à soupçon- 
ner un phénomène anormal. 

La gangrène est fatale, toutes les fois qu'on applique de 
l'acide phéuique sur des tissus meurtris, sur des plaies contuses, 

' ('arbolic Gangrené. Ai/i^rican Journal of the med. Sciences y]\x\\\ei 1900. 



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224 

Qèire environ, thn 
une fissare de 2 ci 
ignant point. En p 
ème blessure, cel 
intérieure du vagii 
^n constatait encor 
àissées. 

rapide du vagin fu 
e canal et de la vu 
nd tampon d*onai 
ulve, après quoi 

ne, son état n'avai 
une pâleur extrém 

premier objet de 
mtanée de caféine 
au détamponnemi 
I, recommença dès 
ares des varices bl 
La une hémosiase 
iruils de cœur de 
lous rejetâmes d'f 
s efforts furent d 
, mais, malgré une 

3 h. de l'après-n: 
} l'accident, 
nstata, outre les 
9US les organes. 

., Amélie, 28 ans 
la Maternité le 24 
une fausse-couch( 
générale durant to 
le du corps. Glane 
nés thoraciques et 
1res du bassin : ep. 
Dcque. = 19,8. 
*ices des jambes, ti 
1 grandes lèvres et 
1 fond à quatre tra 
irection longitudin 
uils du cœur du fo 
irieur, mobile. Doî 
^is lisses et molles 



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226 

partie inférieure. Celte plaie, assez profonde, occupant une surface de o à 
6 cnn. carrés, était criblée, partout, d^ouverlures de différents calibres. 
On ne pouvait y distinguer les artères des veines. Ces ouvertures, plus 
ou moins béantes, rangées les unes à côté des autres, rapppeiaient singu- 
lièrement une ruche d'abeilles. Par tous ces orifices vascnlaires, le sang 
coulait d'une façon continue, assez modérée. 

Nous pensâmes, nn moment, à faire des ligatures en masse ou, encore, 
à la suture de la plaie, mais nous y renonçâmes de suite, craignant do 
perdre un temps précieux . D'autre part, la malade présentait tous les 
signes d*une anémie aiguë grave. Dans ce moment critique, il ne nous 
restait plus qu'un moyen pour dominer Thémorragie : le tamponnement 
et la compression digitale, ce que nous fîmes avec succès pendant une 
heure. D*un autre côté et dès la découverte d& la déchirure, M. le Dr 
R. Kœnig, chef de clinique à la Maternité et M. le Dr Beau, assis- 
tant, s'efforçaient de combattre l'anémie, si grave dès le début. Malheu- 
reusement, tous les efforts ont été vains. Ni les frictions, ni l'anto- 
infusion, ni l'injection de sérum physiologique sous la peau, dans la 
cavité péritonéale et dans une veine du bras, ne purent relever Fétat de 
la malade exsangue. L'exitus a eu lieu à 3 h. 30 m. (1 h. 15 m. après l'ac- 
couchement) . 

A l'autopsie, pratiquée par M. le Prof. Askanazy, on constata, à part 
la déchirure ci-dessus décrite, une anémie très prononcée de tous les 
organes. La rate présentait, en outre, une tuméfaction infectieuse ^ et sa 
pulpe contenait des cocci. A l'examen histologique du placenta, on cons- 
tata un infarctus très volumineux, blanchâtre, commençant à la face uté- 
rine, sans pourtant occuper toute l'épaisseur du disque placentaire. On 
trouva encore quelques infarctus plus petits. Au microscope, l'épithèlium 
des villosités faisait défaut dans ces foyers. En outre, les espaces inler- 
villeux étaient remplis d'une masse de fibrine. 

Obs. III. — Mme I. M., âgée de 28 ans, ménagère, entrée à la Mater- 
nité le 19 janvier 1906. 

Seconde grossesse. Premier accouchement prématuré, à sept mois. 
Dernières règles, le 24 mai 1905. En juillet, août et septembre, aux épo- 
ques correspondant aux règles, elle a présenté des symptômes de menaces 
d'abortus. 

Status: taille moyenne^ femme bien conformée ; glandes mammaires bien 
développées, mamelons ombiliqnés ; bassin normal. 

Complications : décollement prématuré du placenta; accouchement 
avant terme. 

Utérus : hauteur du fond à quatre travers de doigts an-dessus de l'om- 
bilic ; direction longitudinale médiane ; extension faible. Bruits du cœur 

* La malade ii*a jamais présenté de la tièvre durant son séjour h la 
Maternité, ni pendant raccouchement. 



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228 

prémataré. Il existe, en outre, au centre du disque placentaire,* nne 
cavité irrégalière de i cm. de profondeur, longae de 6 et large de 4 cm., 
à parois épaissies, tranchant nettement snr les tissas environnants. Cptte 
cavité, très probablement le vestige d'an ancien décollement (menace 
d'abortas), contient d*anciens caillots sanguins. 

Suites de coaches normales. La déchirure se réunit par première in- 
tention. Sortie le onzième jour après l'accouchement. 

Historique. — Les déchirures vulvaires, pendant la grossesse 
et l'accouchement, sont connues depuis fort longtemps. Am- 
broise Paré, Mauriceau, Baudelocque, M"^ Lachapelle, 
Nœgele, Paul Dubois, donnent, sur ce sujet, quelques observa- 
tions détaillées. Stendel, d'Ësslingen, en fait une étude spéciale 
dans la Gazette médicale^ en 1834. Aussi, est-il inexplicable que 
certains auteurs allemands donnent à ces lésions le nom de 
« déchirures de Klaproth », ce dernier n'ayant publié ses cinq 
observations qu'en 1858. On peut compter, dans la littérature 
médicale, une quarantaine de ces cas rapportés soit dans des 
articles de journaux, soit dans des thèses de doctorat. Nous ne 
parlons évidemment que des déchirures des régions du vesti- 
iaule et du clitoris et non de celles des autres parties de la 
vulve, qui sont plus communes et plus fréquentes. Dans les 
traités classiques, ces complications trouvent également leur 
place, le plus souvent très modeste. Duncan, dans son ouvrage sur 
l'obstétrique, attire l'attention des accoucheur sur l'examen 
nécessaire des parties génitales externes toutes les fois qu'on se 
trouve en face d'une hémorragie post-partum, l'utérus étant 
rétracté. Mais c'est surtout Budin qui, dans sa thèse d'agréga- 
tion, ainsi que dans des articles originaux et des thèses faites 
sous sa direction, a apporté les données les plus circonstanciées 
sur ces complications de la grossesse et de l'accouchement. Les 
thèses de Mousseaud et Delahousse sont également d'excel- 
lentes études de la question. 

Pathogénie, étiologie, mécanisme. — Nous ne nous occupe- 
rons pas, ici, de la pathogénie des varices génitales, cette ques- 
tion ayant fait le sujet de publications nombreuses oh elle est 
très bien étudiée. Il suffit de rappeler que la région vestibulo- 
clitoridienne est très riche en vaisseaux veineux et artériels. 
Les veines et, par conséquent, les varices y sont en communi- 
cation avec des organes érectiles, avec tous les plexus veineux 
tributaires des veines hypogastriques et même avec les veines 
des membres inférieurs. Si on ajoute encore que les veines vul- 



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230 

Mais, comment expliquer les déchirures isolées du vestibule, 
du clitoris et du méat urinaire, déchirures souvent très vastes^ 
mortelles et pourtant ne communiquant avec aucune yi&ie de 
Tanneau vulvaire ou des parois vaginales ? CoœflQtent expliquer 
encore le fait que ces déchirures s'obs^MinBnt parfois dans des 
cas de bassins absolument normaux et même dans des accou- 
chements avant terme, oU la question de la disproportion entre la 
tête et les parties génitales ne peut pas être posée. En outre, la 
région vestibulo-clitoridienne peut être déchirée isolément 
lorsque le périnée n'a point été soutenu, par conséquent lors- 
que la main de l'accoucheur ne peut pas être incriminée. Il faut 
donc admettre d'autres causes, des conditions spéciales, provo- 
quant ou, au moins, facilitant ces déchirures. 

Deux de nos observations (II et III) contribueront, croyons- 
nous, dans une certaine mesure, à expliquer ces conditions^ 
jouant, à notre avis, le principal rôle dans les déchirures en 
question. Dans les deux cas, nous ne pouvons incriminer 
qu'une seule et même cause :des cordrac lions tropjortes et irrégu- 
Hères et une expulsion trop rapide. Chez les deux malades, le 
périnée est resté intacte, la sortie du vagin ne présentait que 
quelques éraillures superficielles, les plaies du vestibule étaient 
absolument isolées. Dans le cas de l'observation II, le bassin 
était normal, la tête de l'enfant n'était que d'un volume 
moyen. Par contre, l'expulsion a été très rapide : en quatre 
douleurs très rapprochées, subintrantes et fortes, la tête des- 
cend du détroit supérieur et franchit la vulve sans arrêt. De 
même, dans le cas de l'observation UI, la tête, très petite 
d'ailleurs (accouchement prématuré), mobile au détroit supé- 
rieur, a été expulsée en trois ou quatre douleurs brusques, 
fortes, sans que l'accoucheur ait eu le temps de soutenir le 
périnée. Cette irrégularité et la violence des contractions uté- 
rines sont certainement de nature à provoquer ces 
déchirures. La tête n'ayant pas le temps de faire sa rotation 
normale, ni de préparer lentement les parties génitales exter- 
nes en mettant à profit leur élasticité normale, sa descente 
trop rapide distend au maximum la région vestibulaire et les 
déchirures s'y produisent avant que l'anneau vulvaire ait com- 
mencé à se dilater. 

D'autre part, les malades, surprises et épouvantées par la 
descente et la sortie brusque de la tête, s'aflFoUent et poussent 
d'une manière irrégulière, ce qui fait encore augmenter les 



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234 

ndue des surfaces déchirées. Cette dernière compli- 
, plus particulièrement commune dans le cas de 
vulvaires ouverts secondairement. 
3nt. — Les ruptures des varices vulvaires chez les 
ceintes et les déchirures de la région vestibuloclito- 
u moment de Taccouchement, entraînent souvent le 
par suite de l'anémie aiguë d'emblée trop grave, 
e de la difficulté extrême et de l'impossibilité d'ar- 
lorragie. Le traitement prophylactique serait, par 
t, plus indiqué ici que partout ailleui*s,mais comment 
éviter les circonstances qui pourraient exposer une 
cinteaux ruptures vulvaires? Ici, le rôle de l'ac- 
le peut évidemment pas aller au-delà des conseils et 
jsements. Pendant l'accouchement, en cas de con- 
3xpulsives très violentes, il faut maîtriser la tète 
le lui permettre de franchir la vulve que très lente- 
iniètre par millimètre. 

rsque les ruptures vulvaires sont déjà produites — 
iz les gravides que chez les parturientes — il n'y a 
lance de salut pour la malade que la découverte 
la source de l'hémorragie, car, comme nous l'avons 
lie aiguë grave peut être très précoce. Nous avons, 
is, entendu M. le Prof. Jentzer, insister, dans ses 
Bur ce sujet : « Quand la matrice se contracte et que 
rie persiste, il faut penser à une lésion des organes 
xternes ou à une déchirure profonde du col. L'exa- 
s minutieux et immédiat de ces organes est indispen- 
rapidité du diagnostic peut sauver la malade ». 
)ns une fois découvertes, il s'agit d'arrêter immédia- 
aémorragie. On a préconisé, pour cela, plusieurs 
Li, cependant, peuvent tous échouer, suivant le cas 
sente. En effet, le choix du procédé dépend d'une 
rconstances : le siège de la déchirure, les dimensions 
, sa profondeur, la nature des tissus lésés, le degré 
e, suite de l'hémorragie, circonstances qu'on ne peut 
er impunément. 

aire les ligatures séparées d'un grand nombre de 
siégeant au fond d'une plaie profonde, dans des 
nant au moindre attouchement, c'est, croyons-nous, 
temps précieux, s'exposer à des lésions nouvelles et 
Micore la situation. Les ligatures en masse ne peu- 
plus, réussir d'emblée que dans des cas de déchi- 



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238 

perte, jusqu'à la ligne horizontale marquée 1, si cette perte est 
analogue comme quantité à des règles normales, jusqu'à la ligne 
1/2, si elle est beaucoup plus faible, jusqu'à la ligne 2, si elle 
est au contraire beaucoup plus forte, jusqu'à la ligne 3, s'il 
s'agit d'une véritable hémorragie. Les lignes intermédiaires 
peuvent être négligées, car il entre trop de facteurs subjectifs 
dans l'appréciation exacte du degré d'intensité réelle de la perte 
de sang pour en tenir compte et dans la pratique les termes de 
faibles (1/2), normales (1), très fortes (2), hémorragiques (3) 
suffisent entièrement . 

A la fin de l'année on aura ainsi un tableau complet qui d'un 
seul coup d'oeil renseignera sur : 

V La régularité ou l'irréguralité des époques. 

2*» La durée exacte de chacune d'entre elles. 

3^ L'intervalle exacte entre chaque époque menstruelle de 
l'année écoulée. 

4^ Leur abondance et les variations mensuelles de leur force. 

5** Toutes les autres pertes de sang atypiques qui pourront se 
présenter dans le courant de l'année, avec leur durée, leur 
fréquence et leur abondance. 

Il est bien rare que, même chez les femmes tout-à-fait bien 
portantes, les règles se passent sans douleur. Dans les cas oti ce 
symptôme est l'expression d'un état pathologique, sa coïnci- 
dence avec le début des règles, sa durée, son existence en 
dehors des époques menstruelles ont la plus grande importance. 

Afin d'indiquer à tel ou tel jour l'existence de douleurs dans 
le bas-ventre ou dans les reins, on inscrira à la date correspon- 
et au-dessous du tableau une petite croix {-{-) sous laquelle on 
tracera un trait si ces douleurssont fortes (±), deux traits (±) si 
si elles sont très fortes et trois (±) si elles sont excessives. Lorsque 
plusieurs jours douloureux se suivront sans interruption, on 
pourra pour simplifier les réunir par une accolade au-dessous 
de laquelle on placera la croix souscrite ou non de 1, 2 ou 3 

traits (Ex. : i ou ^_ j^ 

En plus des renseignements précédents concernant les épo- 
ques menstruelles et les hémorragies atypiques, notre graphi- 
que nous indiquera donc encore : 

P Si les règles sont accompagnées de douleurs ou non. 

2"* Quels jours de l'époque menstruelle sont accompagnés de 
douleurs. 



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Tl'e 

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tena 

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240 

cette matière c'est rindifiérence sou- 
aes pour tout ce qui concerne les trou- 
lussi la crainte plus ou moins déguisée 
uisse révéler un cancer, 
nt il importe de tenir grand compte 
avant dans la lutte entreprise contre 

ques, décrits ici, permet précisément de 
le k une surveillance étroite d'autant 
l'elle ne s'en doutera nullement, qu'il 
appréhension inutile et qu'on ne l'aura 
scriptions pénibles et terrifiantes qui, 
)ursuivi, risquent d'engager bien des 
airement les yeux sur des symptômes 

t-il? Seulement d'enregistrer réguliè- 
toute perte de sang, qu'elle soit typi- 
le présenter à des intervalles fixes et 
in. Tout phénomène anormal serait 
nalé à celui-ci et ne saurait plus lui 

onstante, la malade l'accepterait d'au- 
nconsciente de sa raison d'être qu'elle 
et bienveillant du médecin pour son 
lurait jamais aucune crainte à venir se 
façon suivie et régulière, 
a soin de se faire apporter ces graphi- 
iqu'à 35 à 40 ans, tous les trois mois à 
ainsi la possibilité de procéder à un 
organes génitaux au moindre trouble 
: le début d'un cancer et dans cet exa- 
ision de parties douteuses du col, le 
cas de nécessité et l'examen microsco- 
)tenues. 

là un procédé si facile à appliquer, si 
e, que j'irai même plus loin et que je 
1 que dans l'enseignement clinique on 
à démontrer aux étudiants toute la 
euvent avoir ces graphiques pour le dia- 
îr de l'utérus. De même que l'usage 
^présentation de la marche de la tempé- 



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iole, de vari( 
•ère qui coucl 
nême chambr 
nié. Quant à ; 
re devant nog 
le que pour n 
eux, il faut 
oyant, car ell 
a tracé. C'esl 
pidité d'évoh 
échappe pou 



Nouvelle p 

par le pr< 

jmostatique 
: dire quelle e 
>aus l'une on 
is du tout le j 
it de son imi 
fait l'objet de 
icun s'efforça 
ïmorâble dise 
qu'on peut 

s soit bonne, 
\, son articul 
tement joints 
<; ou moins co 
face interne, 
on ; elle doit 
iulement de 
3re de la fon 
\ pince qui Ja 
.'un instant à 
3UX que soient 
ible cependan 
car on utilise 
I présentent c 
r saisir certai 



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tatique quelques d( 
ntiers derrière la d 
entre les deux aut 
lue, ou bien il s'en 
nent au point le ] 
indra le vaisseau. I 
e les parois artérie 




Fig. 2. 

orte quelque hémoi 

il serait bon d'ajoi 
l'un d'eux une pe 
k se loger dans i 
m plus large, mé 
issus pinces entre 
une constriction ( 
• et pour en briser 



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246 

es, sMl s'agit de vaisseaux, à en favoriser par conséquent 
stase. 

rois pouvoir dire en effet que, depuis que j'utilise cet 
nent, le nombre de ligatures nécessaires est moins con- 
>lé et que le fil gagne aisément sa place ne rencontrant 
ir sa route que des surfaces lisses et coniques. 
; cet instrument doit être fabriqué avec beaucoup de 
*estpour cela que j'ai prié M. Collin de vouloir bien le 
au point. L'habile fabricant me parait avoir résolu le 





Fig. 3. 



Fig. 4. 



me à la perfection. Il a établi des modèles de volumes 
(voir fig. 1, 2 et 3), dont les plus gros, armés de plusieurs 
!, conviennent à merveille pour saisir et attirer de gros 
les, des fragments de tumeurs, les lobes prostatiques en 
ilier. 

ime il arrive parfois que les fils s'engagent entre les 
IX des pinces, j'ai fait établir encore, suivant en cela 
pie de mon ami le Prof. Girard, un modèle dans lequel 
ieaux sont placés en dedans des branches et reliés entre 
r une barre qui porte la crémaillère et évite sûrement le 
ément en question (fig. 4). 



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248 

re réglementation de la vente du lait, contrôle de FEtat sur 

[noyen d'iaspecdoos annaelles des étables, vaccination des 

Sa suivant le procédé B^rin^. 

)e officielle des cas de tuberculose. 

tion par l'Ëtat d'une loi sur la réglementation des habitations 

^ue hygiénique. 

communique ensuite quelques notes sur les résultats qu'il a 

l'ici dans le traitement des tuberculoses internes par Temptoi 

iline Béraneck. Son jugement à ce sujet ne peut être encore 

s dès maintenant il n'hésite pas à reconnaître à cet agent une 

)eutique très évidente, même sur des cas avancés, à condition 

l'organisme ait encore un pouvoir de réaction quelconque, 
la tuberculine est naturellement au début du traitement plus 
s à vis de Tétat général et des symtômes généraux que vis à 
>cal . On constate chez la plupart des malades fébriles un abais- 
température et même chez beaucoup d'entre eux une défer- 
aplëte. Le nombre des pulsations suit en général la même 
la température. L'expectoration est aussi très rapidement in- 
les injections de tuberculine, on remarque assez rapidement 
on notable et souvent une disparition, complète des crachats, 
état général s'améliorent parallèlement aux modifications décri- 

M. Bauer obtient dans la grande majorité des cas de notables 
is de poids. L'état local des poumons^ surtout lorsque les 
très prononcées, ne se modifie que très lentement, du moins 
, percussion et l'auscultation permettent d'en juger. 
I d'une méthode pour ces injections est très difficile, car 
les surtout qu'il faut savoir individualiser. En règle générale 
peut dire que la dose initiale doit être faible et cela d'autant 
iberculose est plus avancée et d'une nature plus virulente. 
>ivent être augmentées de façon à éviter toute réaction et 
il faut entendre non seulement une élévation de température, 
une accélération des pulsations ou un trouble quelconque de 
. Il est naturellement impossible de fixer une dose initiale ou 
ximale, celles-ci varient d'un malade à l'autre, 
lonne ensuite une statistique des cas traités et se réserve de 
r prochainement d'une façon plus détaillée les résultats qu'il 
;qu'ici avec les injections de tuberculine Béraneck, 
EL voudrait, à propos de cette communication, que la Société 
ëparlement des Travaux publics de ses desiderata au sujet 
les habitations qui est à l'étude. Quanta l'assurance du bétail 
du lait, la chose est moins facile qu'elle n'en a l'air, grâce à 
nancière. 

estime que, comparé à d'autres, le règlement de la commune 
n'est pas à la hauteur désirable, l'Etat devrait favoriser l'ini- 
3 pour l'assurance du bétail et sa vaccinatron. 



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Ode < 
3 et ( 
irses 
Dtdé 

8ctioi 
il d'à 
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3 loi 
teadi 
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ciété. 
asani 
lur a 
iris. 
) bio 

lurie 
après 
imini 

ler s< 



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250 

doDt jouit actuellement cette méthode est une 
loteurs admettent que l'eau et le chlorure de 
ibrane de Bowman ; les épithéliums sécrètent 
ide uriqne, xanthine) et l'eau passe sur eux, 
^ni se trouvent à leur surface. Le liquide, eau 
ssant sur les épithéliums des canalicules con- 
partie à ce niveau^ ce qui serait la condition 
lents solides de l'urine ; la molécule de chlorure 
remplacerait partout les molécules organiques 
litôt qu'il se produit un vide moléculaire dans 
, il serait comblé par des molécules de chlorure 

basée sur l'étude des propriétés des membranes 
les vivantes se comportent très différemment, 
la diffusion ne sont pas valables pour le rein ; 
% qui, par sa proportion, devient corps étranger 
en dehors de toutes les lois physiques et chimi- 
peut débarrasser le sang de toutes les substances 
[nin et l'indigo — ce dernier très insoluble — 
*ein non comme molécule, mais comme corps 
substance soit étrangère au sang pour qu'elle 
Les lois de l'osmose n'ont rien à y voir ; c'est 
mbstance qui donne l'impulsion au travail rénal 

orures et comment s'éliminent-ils ? Le chlorure 
, le seul sel inorganique que Fhomme doive 
,vec sa nourriture ; ce n'est pas un aliment de 
e nécessité de digestion ; il faut qu'il en entre 
ms le corps. Nous introduisons encore de la 

a établi que les carnivores n'ont pas besoin de' 
)res en ont besoin pour leur alimentation et en 
itité qu'ils consomment davantage de potasse. 
, qui ingèrent beaucoup de potasse, consomment 
iseurs du Kamtschatka ne mangent pas de sel ; 

leur poisson, mais ne le mangent pas. Si on 
imes de terre sans sel, on ne répétera pas cette 
[bis ; la pomme de terre est, parmi les aliments 
) le plus de potasse. Le carbonate ie potassium 
se transforment en carbonate de sodium et en 
s chlorure de sodium nécessaire à cette trans- 
sérum sanguin qui n'en peut abandonner plus 

il faut alors remplacer, dans l'organisme, le 
utilisé. C'est, d'ailleurs, un fait de statistique 
s pays où l'on mange le plus de pommes de 
ion du sel est la plus forte. 



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252 

3o Une femme opérée pour fibrome utérin. L 
a été précédée d'oophorectomie double. Celte d 
d'hui délaissée, donne pourtant des résultat 
autres méthodes. M. Roux a l'habitude d'hysté 
d'énucléation, ce qui rend souvent des services, 
le parenchyme utérin étant souvent infectés. M 
avec naissance à terme survenir dans un utér 
cinq fibromyomes. L'oophorectomie donne d'e^ 
élre préférée à une hystérectomie difficile et of 
plications. Il faut que l'oophorectomie soit com] 
soit bon. 

40 Une malade, opérée en 1895, à Tâge de 4( 
d'un anui symphysien, pour un carcinome du 
paroi recto- vaginale. Il s'agissait d'un carcinôm 
chez une femme jeune, grasse, avec localisation 
tante. L'anus symphysien est propre, fonctionn( 
On taille un U dans la partie supérieure de la s 
testin dans cette entaille. Une pelote ferme d'i 
étanche l'anus. 

5*> Une femme, ayant subi VextirpcUion de l*ii 
La pièee laissait voir une petite ulcération a 
Bauhin et trois petites ulcérations dans les 1 
haustra. Ces lésions minimes avaient suffi po 
tout-à-fait télescopé, Tappendice en érection d 
directions. Le diagnostic était facile à faire ; 
irrégulière, immobile ; on sentait l'iléon s'im 
tumeur. Pour faire le diagnostic de la tubercule 
tion est plus importante que Tanamuèse et il 
selles diarrhéiquès et les hémorragies. La tu 
cependant difficile à distinguer du carcinome. 
colon ascendant et une partie du colon transvc 
pérityphlite : cette incision étoilée réussit très 
suffit de se rappeler la possibilité de sectionne 
point de réflexion du péritoine pariétal sur le \ 
vrier 1906, la malade se lève actuellement. 

6<* Un homme de 76 ans, ayant subi, le 11 
sus-pubienne ; c'était un prostatique rétentionnis 
vessie renfermait plusieurs petits calculs ayant 
nouille, le tout congloméré en un calcul murifoi 

7*» Deux hommes, en traitement pour fracture 
le premier cas, il n'y avait pas de déchirure des 
ratoire nul, résultat parfait. Dans ces cas-là, qui 
de traitement, le résultat sera toujours excelle 
l'aponévrose était déchirée et on a suturé ; c'est 
tement. En effet, les deux fragments, recouvei 



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; fontaines étaient alim 
tenex. Cette eau exami 
irio logiquement et ch 
plan de la commune; < 
a peu excentrique et q\ 
lart, sont groupés aut 
des. Il est donc rationi 
nent et temporairemeni 
)n doit remonter à la : 
AT la date de début de 
bservateurs à la second 
attention de la mairie 
urce fut remplacée pa 
lepuis le 15 février l'ép 
n certain nombre de ] 
partie des cas doit éti 
nelques-nns (5) sont o 
i le montrent les dates 
parle d'un malade qu'il 
le Teau en question. Il 
îcaeillir par l'interméd 
RTiN demande si Ton a 
ART demande si Tépidé 
lY n'a eu connaissance 
iy comme cela a été dit 

JDEOUD demande quell 
lémie? 

lY déclare que l'usage d 
quartier que l'eau de J 



BIBLIO 

— L'urine normale c 
I au diagnostic). Un v( 
en couleurs ; Paris 19(] 
de ce livre consacre ui 
que, d'histologie et de 
fonctionnement de l'ai 
IX de l'urine sont euî 
leur recherche, de leu 



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257 

lée, de nombreuses 
ts. L'épreuve du bl 
B, l'appréciation de 
)Ioration clinique in< 
L'essai chimique des 
l'urine, les fraudes 
loppements particulii 
3gie urinai re : M. Br 
e renseignements clin 
ée. Ce petit volume 
ussi bien dans la biii 
rmacien ou du chimi 

\iGNE. — Manuel des 
vol. in-8<» de 792 p. 

e série de manuels q\ 

systèmes organique! 

Achard et Castaigne, 
iteurs s'étant occupés 
3nt de décrire, 
consacré à l'étude dei 

a été largement tenu 
âce aux recherches 
L pathogénie des œdè 
irurgical des néphrit 
apsules surrénales d( 

le croyait naguères, 
s sont exposées et di 

t déjà occupé avec M 
\ grande partie du vc 
iologie des reins, de 
toutes les néphrites n 
tuberculose des reins 
our exposer les quesl 
our résumer les tra\ 
la physiologie du tu 
L syphilis et des tum< 
et, avec l'aide de M 
se des reins. MM. 
res relatifs aux capsi 
étudié, 
iu point de vue sciei 

iGT-SIXlàllE ANNiS. — 



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260 

ivent après un traumatisme unique et violent qu'après de petits 
ismes répétés, tels que pressions, irritations, etc. — qui atteignent 
nent ia vaginale. 

roduction de l'hydrocèle à la suite de Veffort déployé pour soulever 
s lourd n'est pas prouvée et est invraisemblable^, 
eur n'admet pas la relation entre l'accident et la maladie pour le 
fait l'objet du litige (l'accident avait consisté dans un violent effort 
ir soulever une barre de fer), car on aurait dû trouver, à la ponc- 
L sang ou un mélange sanguin, ce qui n'a pas été le cas. En outre 
on a constaté, chez le malade en question, que le testicule était 
nt augmenté de volume et que l'épididyme était également gros^ il 
mettre que l'hydrocèle est ici la conséquence d'un processus inflam- 
et non de l'accident. 

conclusions de c« rapport ont été confirmées par jugement de 
impérial des assurances, qui a débouté l'ouvrier. 
B Prof. Thiem, à propos d'un cas un peu différent qu'il a eu l'occa- 
ixpertiser — et à l'appréciation duquel le tribunal (corporatif) avait 
é, à tort, les conclusions du rapport de Kôrte que nous venons 
' — a publié dans le dernier numéro du Monatschrift fur UmfaU' 
de (1906, n® 3) une intéressante communication sur la question, 
ar la comparaison des deux cas. Nous en extrayons les principaux 
s. 

abord voici les faits : Un mécanicien, âgé de 40 ans, maniant, de 
;es forces, une clé spéciale, en étant juché sur deux échelles, vint 
avec son scrotum contre un échelon. Il « vit noir » tout à coup, 
lit péniblement de l'échelle et s'assit, courbé en deux par la dou- 
3la dura une demi-heure jusqu'à ce qu'il pût se relever. Ceci se 
le 9 septembre 1904. 

t novembre suivant, un médecin constata un gonflement du testi- 
ne ponction pratiquée dans la vaginale ramena du liquide ne pré- 
pas de coloration sanguine. A l'occasion de nouvelles ponctions, 
itata que l'épididyme était augmenté de volume. 
Drporation écarta la possibilité d'une lésion due à l'accident prélen- 
le l'hydrocèle s'était développée à la suite d'une maladie intlamma- 
>i la maladie était survenue à la suite de l'accident, la première 
)n aurait dû ramener un mélange sanguinolent comme l'a déclaré 
. Kôrte dans une expertise faite pour le Reichsversicherungsamt 
i cas précédent). 

m reconnaît que les deux cas ne sont pas comparables^ puisqu'il 
dans le premier, d'un effort et dans le second, d'un choc direct, 
e tribunal a-t-il eu tort d'appliquer, sans modifications, à l'un, les 
s admises pour l'autre. 

m déclare en outre, qu'on ne peut admettre la pi'oduction d'une 
lie comme consécutive à un effort que s il y a eu dans la synoviale un 

si nous qui souligaoos. 



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Hir inflammation chroniqi 
1 (kémaiocèle transform 
I entre l'accident et la rm 
anguin soit constaté pai 

-e qu'elle ait provoqué un 
iir Vorigine d'une hydr 
[ vrai, mais en général 
par le choc, de petites h( 
a séreuse. Cette contusii 
nmation de Torgane, et 
drocèle. Il est fort con 
de sang à la ponction, 
de volume. 

ititue du reste pas un s 
elle (contusion) de la ma 
)séculives à des épididy 
3etites hémorragies pard 
►rragie, par contre, devri 
de la lésion, si l'ouvriei 
effort. 

cule augmentés de volw 
hydrocèle, à moins que 
\e autre cause ; en effet, 1 
s hydrocèles, quelle qui 

le répididyme est la cai 
iles. Il cite à l'appui de 
Kocher et de Volkmani 
et le 70 o/o des hydn 
drocèles congénitales sei 
ï la naissance (!). 
de nature à diminuer 
s, car il fait penser que 
. même base d'appréciati< 
isme, la cause la plus fréq 
k et Volkmann les hydr 
'11 à 12 o/o des cas, d 

is que Tusage de la bicy 
traumntique a augmenté 
lent et la maladie est a 
noyenne à 10 7o- 
accidents du travail (2e 
Irocèle soit considérée ce 



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264 

Congrès d'anthropologie criminelle. — Le sixième congrès interna- 
tional d'anthropologie criminelle se tiendra à Tarin du 28 avril au 4 mai 
1906. Il sera suivi d'une excursion dans la vallée d'Aoste. S'adresser pour 
renseignements au Secrétariat général, 26, Via Michelangelo, Turin. 



Caissk de secours des médecins suisses. — Dons reçus en Mars 1906. 

Appenzell. — D' H. Christ, fr. 10. (10). 

Argovie. — D" C. Frey, fr. 20 ; A, Keller. fr. 15 ; Weibelfr. 20 ; Freiâmter 

Aerzte aesellschaft par M. le D' P. Ruepp, fr, 100; Ryçhner. fr. 10; 

Widmer, fr. 20 ; G. Amsler, fr. 20, (205+50=225). 
Bdle-Campagne, — D"Rippmann, fr. 25 ; Médecin. Gesellschaft des Kantons, 

par M. le D^ Rippmann, fr, 100; Schânblin, fr. 20, (145+25=170). 
Bàle-Ville. — D" F. B.-A. fr. 50; C. H. -P. fr. 20; Hallauer, fr. 25; 

A. H.-P., fr. 20: E. Markees, fr. 25; A. S., fr. 20; Tramer, fr. 30, 

(190+100=290). 
Berne. — D" A. voo Ins, fr. 10 ; Kronecker, prof., fr. 20 ; von Mandach, 

fr. 20; E. von May, fr. 10; Niehans, prof., fr. 25; W. Ost, fr. 10 : 

W. Sahli. fr. 10 ; M. Stooss, prof. . fr. 20 ; Tavel, prof., fr. 50 ; Tschlenofi, 

fr. 20: H. JEiummel, fr. 10: Ganguillet, fr. 10; Willcuer, fr. 10: 

H. Brand, fr. 10; E. Schwander. fr. 10; C. vonSury,fr. 10; F. Oetiker, 

fr. 25 ; M« A. Oetiker, fr. 25, Gutjahr, fr. 20, (325+230=555). 
St-dall. — D" J. Custer, fr. 10 ; Anonyme, fr. 30 ; Th. "V^'artmann, fr. 20 ; 

H. Naegeli, fr. 20 ; Sulger-Buel, fr. 10, (90+160=250). 
Oenève. — D'»E. Andrete fr. 20: E. Martin, fr. 100, fl2<J+90=2lO}. 
Glaris. — D' Fritzsche. fr. 20, (20). 
Grisons. — D" Bandli, fr. 10; Huggard, fr. 50; L. von Murait, fr. 20; 

L. Speugler, fr. 50: Hofrat Turban, fr. 20; Hofrat Vôlland, fr. 10 : van 

Voornveld. fr. lO ; A. Plattner, fr. 10; R. vou Yecklin, fr. 10, 

(190+30=220). 
Lucerne. — D" S. Stocker, fr. 20; H. Attenhofer, fr. 20; C. Nœf-Dula, 

fr. 20: N., fr. 50, (110+20=130). 
Seuchâtel. — D^ Weber, fr. 10, (10+20=30). 
Schaffouse. — D' H. Henné, fr. 10, (10+5=15). 

Schwyz. — D'* Vonmoos, fr. 10; Koller, fr. 10; C.Real, fr. 10; 30+30=60). 
Soleiire. — D" H. Hunziker. fr. 50 ; A. Christen. fr. 20; W. et R. Christen. 

fr. 20, (90+20=110). 
Thxirgovie. — D" J. G. à F., fr. 10: 0. Isler, fr. 10 ; C Brunner, fr. 10 : 

Binswanger, fr. 200, (230+110=340). 
Vaiid. — D^ F. Bally, fr 30, (20+170=200). 
Zoug.— D' Imbach, fr. 20, (20+30=50). 
Zurich. — D" Riedw.^g, fr. 10: Gesellschaft der Aerzte vom Ziircher Ober- 

land, par M. le D' F. Peter, fr. 100 ; E. Schneiter, fr. 10 ; Matter, fr. 10 ; 

F. Hauser, fr. 5 : C. Hauser, fr. 10; R. Stierlin, fr. 20 ; T. B., fr. 20; 
Bircher, fr.20; Bleuler, prof., fr. 5; J. Dubs, fr. 10; A. Fick, fr. 10; 

G. Haemig, fr. 20: M»« M. Heim fr. 20; Laubi. fr. 20; von Monakow 
prof., fr. 30 ; O. Schmid, fr. 20; H. Wehrli, fr. 20 ; Z., fr. 10. 
(370+200=570). 

Ensemble, fr. 2195. Dons précédents de 1906, fr. 1400. Total, fr. 3595. 

De plus pour la fondation Burckhardt-Baader ; 
St-Gall. -- D' Th. Wartmann, fr. 10, (10). 

Dons précédents de 1906, fr. 20. Ensemble, fr. 30. 

Bàle, l Avril 1906. Le Caissier : D^ P. Von der MUhll 

Aescfiengraben, 20 



Genève. — Société générale d'imprimerie, Pélisserle, 18. 



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■P. » 



7/^ fe IS Juin 




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278 

entôt une aaùée que nous 
constaté la rapidité avec I 
rées aiguës, surtout celles 
tympan après désinfectic 
tes aiguës datant de plusi 
ait bien meilleur dès que 
usieurs fois par jour, 
iration est certainement u 
]t des otites moyennes s 
, sans inconvénient, être 
]lle est de bonne chirurg 
s indications dans le trait 
\ d'évacuer le pus et d evit 
siit reprocher peut-être à 1 
ais, outre que devenant in 
sation parfaite, il peut et 
ir un lavage avec une solu 
illeurs que très rarement 
rrait peut-être construire c 
un rebord renflé, dont 1 
iser. 

a production d'une hypéré 
Hre produite par l'aspirât 
erforation du tympan, ma 
oîi il existe une grande p( 
fait dans la caisse peut a^ 
lérison par la production 
lans son ouvrage : a l'Hyi 
, nous a éclairé sur l'{ 
érapeutique. Sondermanu 
es parois de la caisse se 
par les veines et qu'il s'ag 
. En tout cas cette action 
ii-s cas d'otite suppurée cl 
nous avons pu obtenir d 
piration, répétées plusieui 
nt plusieurs semaines. 
s pas d'ajouter que le mén 
très services après la gu( 
£n changeant le ballon à i 
soupape, l'appareil à aspii 



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279 

formé en uu appareil à massage eflfect 
vient de l'air dans la coquille*. Il pe 
rendre à la chaîne des osselets la soupU 
pendant la période de suppuration. 

IL Fosses nasales et sinus, — « Rie 
l'heure actuelle comme d'affirmer l'exis 
sive d'une sinusite ; cependant cette cei 
au traitement rationnel. Aussi aucuu( 
laissée dans cette recherche, ni à l'intu 
procéder avec une méthode rigoureus» 
l'inconnu, très patiemment. » Ainsi s'e 
sa Thérapeutique des fosses nasales*. 

Tout nouveau moyen pouvant aider c 
diagnostic si difficile d'une sinusite pun 
accueilli avec une grande satisfaction. 

L'emploi de l'appareil aspirateur q 
construire pour le nez, est un de ces i 
des plus précieux, car il permet de préc 
d'une suppuration des fosses nasales da 
le montrent les observations de Souc 
d'autres, et cela sans inconvénients ni d 

Cet appareil se compose d'un petit i 
métal rigide dont la construction est p 
pour les oreilles et qui est relié à un b; 
tique (fig. 2). Le masque de forme appi 
tement sur le dos du nez ; il en existe tn 
différente. 

Pour produire l'aspiration dans les fo 
masque sur le nez en le pressant fortem 
comprime le ballon pour en chasser tou 
compression du ballon en faisant pronoi 
malade un i prolongé. On peut aussi lui 
d'eau comme dans le procédé de Polil 
voile du palais se relève, ferme les fosse 
ballon aspire fortement tout l'air des f( 
l'air contenu dans les cavités accessoir 
quelquefois un peu pénible ; elle fait é] 



1 SoNDBRMANN. Ëiii ueuei* Apparat zur Mass 
Ohrenheilk., Bd. 64, Heft 1. 

2 Vol. II. p. ^S, 



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282 

itte méthode et com 
pu ainsi exclure une 
t très probable, ou I 
sinus maxillaire se 
s frontal d'être att 
Eschweiler, à Bonn 
ice l'existence d'ui 

3 affirmer qu'en de 
en de la cocaïne ou 
spirer du pus lorsq 
eth, après de noral 
affirme même que 
de pus, c'est qu'il 
in nombre d'obser\ 
L manière de conclu 
srvices dans la rech 
)udrait plus s'en ps 
Lspirateur dans le i 
irons de dire qu'il r 
s aiguës ou subaigu 
rrhales aiguës l'inc 
ire cesser la réteati 
>uche d'air, c'est-i 
Jes par le procédé 
lutchouc pénètre a\ 
I des sinus en y pén 
lés. Ce procédé est 
le il peut chasser ( 
i certes l'aspiratioi 
aînera forcément 1 

ange des sinus, on ] 
le leurs orifices eu 1 
petits pulvérisateui 
mployantamsipeui 
ion de cocaïne à Vi 



rt des Sondermannscl 
asenerkraakuDgeQ, M 



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283 

ise en se rétractant ouvrira les 
ainsi leur évacuation facile, 
ilogistes, entre autres Spiess •, ont 
était incapable d'extraire du pus 
rifice est situé trop haut. Pour 
[onneth, a fait des essais sur le 
ant il obstrua les deux choanes, 
inétra par la fosse canine dans le 
fin trocart il versa une quantité 
manganate de potasse. Il put en 
) sinus. Au moyen de l'aspirateur 
k droite 16 ce. et à gauche, 12 ce. 
Et la conviction que l'on peut tou- 
inus maxillaire et dans quelques 
itement. On peut au besoin faire 
fortement en avant (position de 

lu sinus frontal n'est pas contes- 
décongestionné et rendu perméa- 
3calne ou d'adrénaline. C'est dans 
ïguês que nous avons eu le plus à 
)irateur du nez. 

iu prof. Manasse, à Strasbourg, 
•n rapide de deux sinusites fron- 
:ait franchement purulente, l'aspi- 
;randes quantités de pus, ce qui 
agement énorme, 
ans le traitement des sinusites 
ficilement accessibles aux lavages, 

nnrmies chroniques l'aspiration 
1 traitement chirurgical, car elle 
ta muqueuse d'un sinus dégénérée 

as a enfin été d'un certain secours 
es purulentes des enfants et de 
iez des enfants atteints de rhinite 
L de bons services et sera certes 

i Katarrhe, -4rc/i. fiir Rhinol, u. Lary- 



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286 

is sentir le col légèrement d< 
est étroit, tandis que le di 
jère résistance, comme une 
a palpation bimanuelle ie s 
c retentit sur la main placé 
roi abdominale ; je fais co 
p, et il sent nettement ce soi 
r à quel moment je pousse d 
re est normale et l'a toujou 
et intermittent, il est maint 

il y ait d'indication opératoi 
rait s'expliquer par du périt< 
Drragie pelvienne menstruel 
re et le repps au lit ; quel 

r vient me voir et me dit que 
selles liauides et a rendu de 
ndantelle a eu encore quelq 
, le 15, et ce matin deux von 
îlconque ; le 15 au soir T. A 
)lus eu de crises douloureus 
uand le D' de Vaucher me 
ssemeuts fécaloïdes et est di 
ment avec le D' Machard et 

î crise de douleurs violentes, 
nant calme et, comme le 1 
ppé, le pouls est plus rapide l 
1 est ni balloné ni résistant i 
;e iliaque droite, 
le une opération, 
matières vomies qui ont été ( 
îtte plus qu'à moitié rempli 
au milieu de laquelle se troi 
écales vraies, solides, jaui 
de la longueur du pouce à 
îâtre probablement d'origii 
ait anoi-mal, de ce vomissen 
aussitôt l'idée d'hystérie, j 
indant bientôt, d'accord ave( 
imédiatement ; l'éloignemei 
malade en surveillance: d'; 
et temporiser serait s'expos( 

lent, sans vomissements, ni 
ibilicale ; pannicule adipeux 
nbe sur le grand épiploon éU 
grêle se présente sans tenda 
ent saine, ni vascularisée, n 



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287 

a évidemment ni obstruction 
îiigue. J'introduis les doigts et 
î rien du côté des fosses iliaque 
érent en bas de tous côtés 
oigt ce qui se laisse libérer et 
iveut l'être ; les adhérences ne 
uire de constriction sur V 
)ifet toutes au devant du pac 
vée j'explore le bassin, il ne i 
ais l'utérus a complètement 
son col en haut ; je le remets e 
érence de ce côté, le redressen 
5e maintenir. Suture de la par 
point de feston pour la peau 
tit drain dans la paroi, 
très bonnes ; le D'' de Vauchei 
issements ne se sont pas repro( 
apyrexie depuis ; la malade a d 
tes, elle s'alimente et n'a pas ^ 
ition, elle ne soutire pas. Les si 
es. Le père vient me voir le î 
ilevées le 25; tout va bien ; boi 
Prison a persisté depuis. 

[ue je viens de relater soulève 
s, celle de la nature et de l'orij 
présentés par notre malade et 
ervention chirurgicale, 
ionc vomi des boudins de matièr 
possible de supposer que dans 
ae dans celui deNysten rapporte 
1 dernier d'une hystérique oui vo 
5 on put se convaincre qu'elle av[ 

matières qu'elle vomissait en 
Imettre qu'une malade, fût-elle 
les boudins de matières du v 
éduire en morceaux, je ne le 
ignée par une sœur de charité 
ndu que de très médiocres selU 
e l'évacuation par le vomissemc 
s intestin a été démontrée il y a 

t Une hystérique de 27 ans pre 
listre du café en lavement ; a 
ve du malaise, des coliques, 
ausées et elle finit par vomir h 
ron\ Deux jours après, l'expér 
mt Briquet, qui surveille ; elle 
preuve. On ajoute beaucoup d 
^omi avec des traces de magnés 

lui donne un lavement avec de 



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289 

dépassaient pas la ceinture du bassin et 
itement libre. 

1 m*en a rappelée une autre^ déjà ancienne, 
»c succès une laparotomie pour des accidents 
imuié à leur déout l'appendicite et dont la 
m'avait paru probable ; ranesthésie pharyn- 
te avec la conservation de l'embonpoint et 
Iffré l'anorexie et les crises douloureuses, les 
Section nerveuse. L'opération, d'une part a 
[es lésions de l'appenaicite et d'autre part a 
radicale et durable des crises qui avaient mis 
ins l'état le plus précaire. Voici cette obser- 



doappendicite hystérique; laparotomie explo- 



mbre 1893, je suis appelé à voir M"*X. en con- 
médecin, le D' Balîivet. Elle souffre depuis 
lans la fosse iliaque droite, de douleurs qui 
ises et que rien ne peut calmer. Son père est 

que sa mère qui est cependant affectée de 
une sœur ftgée de 20 ans en parfaite santé; 
nille ni tuberculose ni disposition aux affec- 
tes maladies de l'enfance, une fluxion de poi- 
EL rougeole ; ni tics, ni convulsions, ni cborée. 
imbre 1889, le D' Balîivet l'a soignée pour 
) avortée qui a duré huit jours et a été suivie 
; prononcée et ass^js persistante, 
smbre de l'année suivante, en l'absence du 
été soignée par le D' Pronier pour une mala- 
caractères d'une appendicite; à son retour 
LStaté l'existence dans la fosse iliaque droite 
oureuse qui a peu à peu diminué de volume, 

vives ressenties par la malade, au lieu de 
e temps que la tumeur, allèrent au contraire 
intensité et de fréquence. Cet état a été 
nt ; actuellement M"* X. a chaque jour deux 

et la plus longue commence vers deux heures 
ir se terminer vers six heures du soir ; l'autre 
re et plus courte a lieu le matin. Ces crises 
urs violentes dans le ventre ayant pour siège 
1 la fosse iliaque droite et spécialement un 
rès à la hauteur de l'ombilic et à moitié dis- 
et de l'épine iliaque antéro-supérieure. La 
iiquer le caractère de ces douleurs, ce ne sont 
B, ni des piqûres, ni de la brûlure ; pendant 
en se tournant de côté sans grands mouve- 



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290 

ortant ses maiiis à s 
ements pendant les 
ation en produit d'î 
înt possible et reste 
)ns. Les mictions rai 
lepuis longtemps de 
morphine et d'atrop 
st faible et depuis a 
alitée. Les règles 01 
Malgré ces phénom 
; elle a bien un peu 
avec la diminution 
e fait rien constater ( 
*male. La palpation 
reuses traces de pi 
i difficile, le sensibi! 
re pression des do 
;illesur sonlit. Ilesl 
nstatations me font 
•iques; cependant , 
les téguments, mais 
3 sans que la malad 
ïi diagnostic. Le tra 

nsultation avec le I 
trmons la malade a' 
r me permettre de 
i au-dessous du n 
u siège de l'uretère 
de haut en bas et d 
de dire de quoi il i 
re due à Tappendice 
; désirent une opéra 
l'elle la guérira ; je 
xploratrice. La mal 
(8 mars 1894; elle 1 
le prend 1 gr. 20 de 
B 13 mai-s. Ethérisal 
i ligue blanche entr 
ace, est ouvert et 1' 
nstouri a blessée si 
la musculeuse sont 
etite plaie trois poi 

léritonéale est agn 
in ; celle-ci introdi] 
olongées, faites par 
icune lésion, pas la 
eur ; je vais à la rec 
autre, ils sont d'; 



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291- 

tite dimension. Il ne reste qu'à refermer le 
r passé une compresse stérilisée. Suture au 
I, des muscles et de l'aponévrose, à la soie de 
t : gaze et ouate stérilisées, bande de flanelle. 
)ération sont des plus simples. La malade se 
st ne vomit pas. Le jour de l'opération il n'y 
plus que les suivants ; il n'y a que quelques 
aie et un peu dans le ventre. Le soir le tner- 
7** 2 dans l'aisselle, le pouls est rapide. 11 ya 
iriuc les premiers jours ; la première selle, 
ieu le troisième jour, le 16, puis une seconde 
me le 21, elles ne provoquent pas de crises ; 
il n'y a bientôt plus besoin de morphine, 
1 d'eau pure est donnée quand la malade 
i s'énerver. Le pansement est changé le 18 et 
malade l'a dérangé, la plaie est en parfait 

les fils de suture et on place des bandelettes 

bandage quelconque. Le 21 la malade s est 

ur siégeant dans la fosse iliaque gauche, j'af- 

cher aucune importance et parle d'un air 

es pointes de feu si cela durait. 

est en parfait état, elle désire rentrer chez 

à partir le 27. Elle dort et mange bien, elle 

raissé, elle parait très satisfaite du résultat de 

désirait. 

n'a jamais été élevée ; elle était le 14 de 37% 

complètement rétablie: elle a présenté 
l'anorexie probablement d'origine nerveuse, 
alement ; j'ai eu à plusieurs reprises de ses 
satisfaisantes et dernièrement, le 5 février 

plus de douze ans après l'opération, le 

qu'elle jouit d'une santé parfaite, que les 
nac et des intestins se font régulièrement et 
|ue l'état général ne laisse rien à désirer; 
j de crises nerveuses elle est cependant restée 

émotive, moins cependant qu avant l'opéra- 
ic qui s'est imposé , dit-il, consécutivement à 
loratrice est celui d'entérouévrose spamodi- 
1 fait incontestable, c'est que l'ouverture du 
te jeune fille d'une aifection qui, bien que 
^fondement altéré sa santé par l'atrocité des 
endait l'existence insupportable. Et, résultat 
ant pour nous qu'heureux pour elle, le clou 
ment déplacé, comme c'est trop souvent la 
étions hystériques influencées par un procédé 
t autre suggestion, il a été définitivement 



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294 

^e l'opinion de M. Rossier 

t tient à prescrire une légère 

Bnt, que la femme allaite on 

îcours, mieux cela vaudra. 

me Télévation du tronc^ M. 

es rarement. Le cathétérismi 

: presque toujours accompag 

m de suite. 

NBR estime que la dilatation 

iiétérisme. Lorsqu'il est oblij 

fois rhelmitol. 

donne, depuis vingt ans, au 

en est toujours bien trouvé. 

que. 

T tâche d'apprendre aux acc< 

ichées. 11 purge dès le secon 

Hrodéviations par Tapplicati 

les injections astringentes. 

Présentati 

NER présente sa ceinture pot 
présente un kyste de Fovai 
hdé particulier, chez une fei 
quelques points de suture, 1 
né à travers celle-ci en laissj 
imeur mit huit heures à se v 
meur par laparotomie. 



SOCIÉTÉ VAUDOISE 

Séance du 7 av\ 
Présidence de M. Goi 

res présents. 

lloud, à Vallorbes et Payot, 

res de la Société. 

ent annonce la création et 

médecin* lausannois. Il do 

loise de pharmacie, demanda 

une protestation au Conseil < 

itre l'établissement, à Lausac 

icie populaire. L'ouverture d 



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295 

en violation de la loi vaudojse, qui exige qae le pharmacien soit proprié- 
taire de son officine. 

M. Sfbngler estime qoe cette affaire ne concerne pas la Société vao- 
doise de médecine. 

M. Krâfpt est d'un avis opposé et propose de donner suite à la 
demande des pharmaciens vaudois ; les médecins ont un grand intérêt à 
ce que leurs ordonnances soient exécutées par des pharmaciens qui 
soient propriétaires de leur officine et complètement responsables. 

MM. Taillens, p. Dbmiéville et Ed. Geresolk appuient aussi l'entrée 
en matière sur la demande de la Société vaudoise de pharmacie, qui est 
votée par 20 voix sur 22 votants. 

M. GoNiN donne lecture du projet de résolution, élaboré par le Comité : 

La Société vaudoise de médecine après avoir, dans sa séance du 7 avril 
1906, discuté la situation créée par l'établissement, à Lausanne, d'une 
pharmacie coopérative, dite < Pharmacie populaire », a voté, à Tunani- 
mité moins une voix, la résolution suivante : 

« La Société vaudoise de médecine, estimant que les articles 57 et 58 
de la loi du 44 septembre 1897 sur l'organisation sanitaire et les articles 
17 à 20 du règlement du 30 mai 1893 concernant les pharmacies, etc., 
interdisent avec raison l'exercice de la pharmacie à l'aide d'un préte-nom ; 
que Tobligatioii, pour le pharmacien, d'être propriétaire de son officine 
constitue, pour le corps médical et pour le public, une garantie indispen- 
sable au point de vue de la stricte observation des règlements, de l'exé- 
cution fidèle des ordonnances des médecins et du secret médical ; enfin, 
qne la stabilité du personnel d'une pharmacie est aussi la meilleure 
garantie pour le corps médical et le public contre les erreurs ou les mé- 
prises qui peuvent se produire dans la préparation des médicaments ; 

i<» Réclame le maintien des articles de la loi et du règlement qui insti- 
taent, pour le pharmacien, Tobligation d'être propriétaire de son officine 
et interdisent l'exercice de la pharmacie à l'aide d'un prête-nom. 

2» Proteste auprès du Conseil d*Etat contre toute prétention des arti- 
cles de la loi et du règlement actuellement en vigueur. » 

Cette résolution est adoptée par 18 voix contre 1 . 

M. GoNiN annonce que la salle des Sociétés savantes du palais de 
Rumine, où nous transférerons nos séances, ne sera vacante qu'après les 
lêtes d'inauguration du Simplon. 

M. MuRBT présente un utérus atteint de cancer du corps, enlevé à une 
femme de 56 ans, qui avait, depuis deux ans, des pertes rosées sans 
douleurs ; le col était absolument sain. La malade avait déjà été examinée 
par un médecin qui n'avait pas fait le diagnostic. 

Dans un autre cas, il s'agissait d'une femme de 45 ans, souffrant de 
pertes sanguines en dehors des règles ; l'utérus était peu gros ; pas de 
douleurs. Un curettage, fait dans un but de diagnostic, amena des pro- 
duits peu caractéristiques, dont l'examen histologique ne donna aucun 
résultat. M. Muret fit le diagnostic de fibrome et, après avoir enlevé 



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nome du 
sirculain 
lande a a 
6 avait 

i cas de 
» observé! 
î tobercu 

re médi 
8 le tab 

6D qoes 
cillose m 
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ent proc 
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299 

e celai-ci, qui est intransformabie en quelque chose 
it, d'ailleurs, un établissement très bien organisé, 
et, s'il ne contient pas au moins 250 à 300 enfants, 
»p élevé. 

un homme atteint d^une tumeur du globe de l'œil. 
arcôme de la choroïde déjà avancé dans son évolu- 
seulement l'énucléation, mais le curage de l'orbite, 
L'opération est facile, mais les suites ? Il restera 
1 faudra combler par des lambeaux autoplastiqnes. 

malade il y a deux ans. 11 ne présentait, alors, 
glaucome chronique. Il est probable que le néo- 
alors dans la chroroîde vers le corps ciliaire ; il 
i^oir. 

deux hommes atteints de gastro-succhorrhée ou 
1, auxquels il a fait, récemment, la gastroentéro- 

la méthode de von Hacker. Le premier déclare 
'opération qu'il aurait dû se faire faire il y a dix 
s content aussi ; il se sent tout-à-fait changé, 
iseut à Tulcère peptique du jéjunum, mais cette 
surtout quand on emploie la méthode en Y, car il 

de l'intestin qui conduit uniquement le contenu 
iiode de von Hacker, le contenu stomacal est neu- 
stomac par tes sécrétions intestinales. 
l malade est entré dans le service de médecine avec 
es, des selles mélaniques et il se plaignait d'une 
le flanc droit, faisant penser à une perforation ou à 
nage. 

rouvé, à l'opération, de sténose pylorique, ni de 
Bulement des adhérences légères et étendues à la 
»tomac. 

rtain que le traitement idéal de la maladie de 
ro-entéroanastomose ; cependant, il a soigné une 
irès avoir appris à se laver l'estomac chaque soir, 
es qu'ils n'ont plus voulu entendre parler du bis- 
itres, un homme qui buvait ; obligé à la tempe- 
ière partie de sa maladie, il a pu se remettre à 
es qu'il eut apprit à pratiquer les lavages ; cela 

it délicat est le diagnostic. Le lavage peut suffire 

Icère. 

ïère indique l'opération, mais dans la maladie de 

i patients préfèrent presque toujours les lavages. 

es résultats posr- opératoires se maintiennent-ils? 

is vu de récidive. Une suite lointaine de l'opéra- 

ètraction cicatricielle annulaire des orifices artifi- 



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303 

s desservis par l'eau industrielle. On a indiqué deux 
|ue nécessiterait Tenvoi de la bonne eau partout : 
1 fr. Le premier chiffre concernerait la renonciation 
u puisée au Rhône ; le second ne vise que Textension 

l'eau du lac pour toute consommation ménagère, 
convaincues qu'il est impossible de draguer le port 
ac soit distribuée partout, 
les ne viennent vraisemblablement pas de l'Arve. 
ire fermer tous les puits ; leur eau peut servir pour 

etc. 
imande de répandre l'écriteau : cette eau n*est pas 

a-t-il le droit de faire fermer un puits lorsque l'eau 
spriété ? 

a encore à signaler Peau de Carouge puisée au bord 
st pas de Feau d'Arve. Elle est très pure. On peut la 
m (incendie, etc.) par l'eau industrielle. C'est ce 
hiver, malheureusement, par un temps de bise; 
ouble, ce qui a donné lieu à beaucoup de récrimina- 

Itant d'envoyer de l'eau industrielle aux Tranchées 
;tionner. 
est examinée périodiquement comme les autres 

1 dragage du port, M. Pautry a écrit cinq ou six fois 
lire que le Bureau de salubrité s'y opposerait tant 
I d'eau dans le Rhône. 

puits est difficile. Par exemple, un puits situé entre 
i rue Calvin a été trouvé constamment bon. En temps 
tu de salubrité peut prendre toutes les mesures qu'il 
la lui permettrait de fermer les puits. 

L'eau de Couches, au point de vue chimique, est de 
]e Carouge est de l'eau du Salève. L'eau de Conches 
, dans deux puits situés, l'un dans un pré, l'autre 
re ; ils ont élé fermés. On puise, maintenant, l'eau 
eu de TArve, à dix mètres de profondeur ; celte eau 

en quantité parfois insuffisante. On a alors recours 
res qui donnent de l'eau moins bonne, 
sau d'Arve, faites en amont et en aval de l'embou- 
la Seimaz, n'ont pas montré de différences appré- 
[)re des bacilles. 

luite qui prend l'eau au-dessous de Pregny traverse le 
la Coulouvrenière ; il a donc possibilité de contami- 
)ar aspiration aux joints du tuyau, 
servoirs est mauvais, l'eau s'y pollue et s'y chauffe. 



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305 

blés ; 2<> rendre impossible ta propagation 
de ces dégénérés (éventuellement, castration) ; 3<> leur faire gagner leur 
entretien par des travaux manuels. Cela pourrait s'obtenir en les réunis- 
sant dans des maisons de travail dont l'organisation serait plus simple et 
moins coûteuse que celle des maisons de santé. 

M. Gautier fait remarquer que la castration proposée par M. Weber 
n'est pas prévue dans le Code. D'autre part, on connaît des cas, soit 
disant incurables, qui se sont améliorés au bout de quelque temps. 

M. Weber : Le pronostic de ces cas doit être prudent et diffère s'il 
s'agit d'une psychose acquise ou d'une aifection quasi-congénitale. 

M. DB MuTACH, en l'absence de M. Girard, présente : 

!*> Un malade auquel on a fait la résection du maxillaire supérieur 
pour néoplasme. Grâce à une prothèse, la phonalion est très acceptable. 

2^ Un malade qui a eu une péritonite généralisée à la suite d'une 
appendicite perforée. Laparotomie, drainage, injections d'eau salée et 
d'oxygène gazeux. Bon résultat. L'appendice a été enlevé, il y a huit 
jours. 

M. Redard rappelle que te premier malade avait été atteint de péri- 
odonlite chronique qui semble avoir été le point de départ ie Paffection. 
Il a été opéré le 17 janvier 1906 et l'on peut se demander s'il n'existe 
pas déjà une petite récidive. 

M. Long présente un garçon de 20 ans, qui a remarqué que ses épaules 
tombaient depuis trois on quatre ans. Pas de modification dans la force 
musculaire. On remarque, en effet, que les épaules sont très abaissées, 
les mains descendent jusqu'aux genoux. L'action du muscle rhomboïde, 
de la partie supérieure du trapèze et du sterno-mastoïdien semble être 
diminuée. La sensibilité est normale. Il s'agit, ici, d'un cas de scapulae 
UUae physiologiques dont le pronostic est bon. 

M. GoBTz demande si la colonne vertébrale est droite. 

M. Long : Oui, car l'allongement des muscles est bilatéral. 

M. H. AuDEouD compare le malade au fameux « Osco >. 

M. Du Bois fait remarquer qu'il existe une subluxation des deux arti- 
culations sterno-claviculaires. 

M. Bbuttnbr parle de Vatmokausis et de la zestoeausis du Dr Pincus et 
démontre l'appareil de ce dernier pour le traitement des afTections uté- 
rines par la vapeur d'eau. Le mérite d'avoir, pour la première fois, 
employé la vapeur d'eau en gynécologie appartient au Prof. Snegirew, 
mais c'est au Dr Pincus, de Dantzig, que revient celui d'avoir rendu cette 
méthode d'une application pratique i. 

M. Beuttner présente ensuite un utérus traité, il y a trois ans, par la 
vapeur d'eau pour amener une oblitération totale de la cavité utérine. La 

1 Voir : L. Pincus, Atmokausis uud Zestokausis ; die Behandlung mit 
hochgespaonten Wasserdampf in der Gynœkologie ; 2* édition, Wie&baden 
1906, F.-J. Bergmann. 



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307 

l'examen ophtalmoscopiqae, une masse noirâtre, arroi 
en dehors,*à l'extrême périphérie du champ pupiliair 
en arrière de Tégaateur da cristallin. On pratiqua V 
trouva une tumeur arrondie en grain de raisin, plus ou 
partie du corps ciliaire et s*avançant vers le centre du : 
était un peu déjeté en dehors, échancré par le néoplat 
colobomatease. 

M. Collomb ajoute que, d'après son expérienc 
cormes du corps ciliaire ou des parties antérieures de 1 
vent arrondis en grain de raisin, sont deux fois plus fi 
des parties postérieures de la choroïde ; ces tumeurs 
l'examen, plus petites qu'elles ne le sont en réalité, la 
faisant l'effet d'un prisme (?) ; elles restent souvent f 
sans s'accompagner d'aucun symptôme subjectif. Quant 
dives locales ou de métastases, il ne paraît pas être bie 
cluation a lieu aux premiers stades, comme dans les ci 

M. Marlârt a vu un homme ayant survécu vingt a 
d*on œil pour mélanosarcome. Deux ans après l'op 
enlevé un petit mélanosarcome de )a main. 

Le Secrétaire : D* 



BIBLIOGRAPHIE 



Ch. Martin Du Pan. — Contribution à l'étude du trait( 
rectum ; Thèse de Berne, 1905 ; broch. in-S*» de 122] 

Cette intéressant mémoire est une étude sur le cai 
particulièrement sur le traitement opératoire de cell 
fondé sur les résultats obtenus à la Clinique chirurgical 
clinique privée du prof. Kocher auquel l'auteur dédie 
traité dans ces deux établissements^ de 1874 à 1904, 1! 
de carcinome du rectum dont on a pu retrouver les ob 
snbi l'opération radicale, pour 17 on n'a fait que l'anui 
ont été jugés complètement inopérables. Arnd (Deutsch 
XXII, 189i) avait publié les observations des 35 casd'e 
c«r faites avant 1890; M. Martin rapporte d'une façon < 
vations des 48 malades qui ont subi l'ppération radicali 
et y joint celles des 17 opérés mentionnés dans le tra 
vivaient encore en 1890 , il y a ajouté aussi celles des 
traités par l'anus contre nature. Il présente en termin 
tableaux, la statistique de tous les cas de cancer du re 
prof. Kocher. Ce riche matériel lui permet de discul 



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311 

Ëiéments d'électrothérapie clinique; un vol. in-8°, de 
pi., 131 fig. et une préface du prof. Bbrgonie, de Bor- 
906, Masson et O: 

idresse avant tout au clinicien et est destiné à servir de 
manuels classiques de médecine et de chirurgie qui ne 
léralement qu'assez sommairement les applications de 
agnostic et au traitement. L'auteur suppose déjà connus 
^mentaires de l'électricité physique et aborde presque 
Télectrothérapie, se limitant du reste aux questions les 

et insistant sur les points où ce mode de traitement lui 
ou au moins égal aux autres agents thérapeutiques. 11 
son exposition de l'ordre généralement suivi dans les 
ime sujet; il rapproche toutes les applications, tons les 
le même propriété de l'électricité; c'est ainsi qu'il traite 
les diverses affections pour lesquelles l'emploi de l'action 
tes courants continu et l'aradique lui parait indiqué et 
n chapitre distinct à toutes les applications de l'électro- 

étendu ce mode de classification à l'étude des courants 
ce qu'il reporte à la fin du volume, c'est qu'il estime que 
1 n'a pas encore suffisamment élucidé les multiples effets 
iur l'organisme. Les très nombreuses figures qui illustrent 
sont la plupart ou très cliniques pour faire mieux com- 
èdés opératoires ou schématiques pour aider à l'exposi- 
. C'est surtout à cause de < son éclectisme et de son ori- 
inchée», comme le dit M. le prof. Bergonié, dans la 
ivre de M. Zimmern mérite d'être recommandé. 

losNY. — Traité d'hygiène; fasc. 1 et IL Paris 1906; 
J.-B. Baillière et fils. 

raité doit être une mise au point de nos connaissances 
iène, et les noms de ses directeurs sous une sure garantie 
'es complètement son but. Il paraîtra en vingt fascicules 
L a été confiée à une série de collaborateurs choisis parmi 
ntssur chacun des sujets traités dans les divers chapitres. 
iT fascicule (i24 p. in-8«> avec 27 fig. et 2 planches colo- 
[ONT, prof, d'hygiène à la faculté de Paris parle de Vath- 
\ propriétés chimiques on physiques, des poussières, des 
nts qu'il peut renfermer et de leur analyse. M. Lksieor, 
d'hygiène à la faculté de Lyon a rédigé le chapitre rela- 

i fascicule, de 464 p. avec 55 fig. et 2 planches coloriées, 
, prof, à l'Ecole des mines et E. Bonjean, chef de labo- 
té d'hygiène publique en France, traitent du sol, le pre- 
ie vue géologique, le second au point de vue chimique, 



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313 

art, qu*il en existe beaucoup, étant donné 
musculaires lombaires que l*on décore con: 
ibago » . 

e l'assurance-accident, les faits de ce geni 
tan, dans l'intéressant volume qu'il vient de 
)]us haut (p. 309), rapporte que « sur cent o 
i huit environ qui ont quitté le travail à I 
3mbaire. » 

c lumbago traumatique >, le seul qui soit 
onsabilité patronale? C'est ce qu'il impor 
as particulier. Et croyez bien que ce ne s 
qu'il le parait de prime abord, Tairect 
ignant la plupart du temps d'aucun signe 
n de se faire une opinion juste et de sépi 
ômage abusif des véritables victimes d'un 

je tenter de résumer brièvement les traits es: 
3urs de reins > dans le but de faciliter la tâcl 
Texpérience en l'espèce peut être limitée, m 
>ur qu l'autre, en demeure de la mettre à co 

. — Le lumbago tranmatique succède en gé 
soulever un poids lourd. Secrétan incrimin 

suivant: plusieurs ouvriers portent ensen; 
is venant à lâcher, toute la masse pèse brusqi 
3s ouvriors, qui font un effort subit et vioU 
lir et l'empêcher d'écraser leurs pieds, 
rt acc(»mpli pour rétablir l'équilibre du corps, 
t si l'ouvrier est porteur d'un fardeau; les i 
mt une chute faite dans certaines conditio] 
n est un, primordial, fourni par la façon do\ 
f8 l'accident. Si l'ouvrier a été obligé de ces 
t ou au bout de quelques heures, à cause de 
is le dos, il y a bien des chances pour que 
umatique (exception faite pour les douleurs s 
(tentes). Mais si le sinistré continue à travail 
>u même davantage, il y a lieu de ne pas con 
t un rapport avec l'accident. 
)r non plus que certains lumbagos rhumat 
quement, instantanément à l'occasion d'ui 
revêtir d'emblée une allure qui pourrait 1 
ion traumatique. 

cytate de soude sera la pierre de touche de ces 
'mptôme, — le mode d'apparition — il n'es 

la pénurie la plus complète en fait d'élémenl 
e de l'affection. 



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314 

Les ruptures musculaires des masses lo 
dues et ne s'accompagner d'aucun autre s)i 
mobilisation du tronc» deux choses qu'il 

Le gonflement, la crépitation pendan 
manquent le plus souvent. Quand ils exii 
plus permis. 

La douleur, si bien analysée et décrite [ 
vent dans la masse lombaire ; elle est qi 
aussi quelquefois au-dessous de la crête i 
du fessier. En général le sinistré peut 1 
des sinistrés sincères accusent une douli 
les points les plus variés. Cette douleur oc 
culature pendant les mouvements de llex 
vement nécessaire pour ramasser un obj( 
le dos. » 

Deux fois seulement sur plusieurs cenl 
an signe perceptible de la lésion anatomi 
loureux existait un petit gonflement semb 
idio- musculaire de la masse lombaire di 
était douloureuse à la pression. Trois jo 
ecchymose. » 

Eu face d'un sinistré qu'il doit examine 
avec soin, le relief du dos malade et n( 
demande ensuite au malade de mettre la 
Si la voussure coïncide avec le point déi 
envers l'ouvrier. 

Parfois, on constate la présence d'une vo 
en somme, on peut dire que le lumbago U 
ment par des signes certains. 

Fréquence, — Forgue et Jeanbrau consi 
tique est très rarement un accident du 
môme dans les cas d'effort déployé poui 
ne s'agit pas de lumbago vrai, mais d'une 
tisme ou l'alcoolisme chronique. Cet aute 
du lumbago traumatique. 

Diagnostic, -— Comme nous l'avons vu, 
matique peut -être très délicat. Le traiter 
de le différencier du rhumatisme. 

11 faut prendre garde également au fait ( 
et la rigidité musculaire qui caractérisent 1 
être symptomatiques, d'une lésion de voisin 
résie subaiguë, mal de Pott, affection méd 
infection générale (variole, syphilis, ostéil 
été commise, il importe de la signaler. 

Simulation. — Elle est fréquente parce 



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XXVI- ANNEE. — N» 6. 20 JUIN 1906. 

REVUE MÉDICALE 

DE TLlA. suisse IIOMA.NDE 
TRAVAUX ORIGINAUX 



Contribution à l'étude des fractures du calcanéum 

Par G. MioNi. 
(Clinique chirurgicale de TUniversité de Lausanne, Prof. Dr Roux.) 

Dans un intéressant travail, paru il y a peu de temps, 
M. Baer^ insiste sur la nécessité d'étudier les fractures du cal- 
canéum sur des radiographies prises non seulement avec des 
projections latérales, mais aussi avec des projections verticales, 
de façon à mettre mieux en lumière la région du sustentaculum. 
II a pu ainsi mettre en évidence Texistence d'un plan oblique 
de fracture qui sépare le calcanéum en deux fragments, dont 
Tun est antéro-interne, Tautre postéro-externe. Ces fractures 
obliques sont souvent confondues, dans les radiographies laté- 
rales du pied, avec d'autres fractures ordinaires par écrase- 
ment ou tassement de Tos. 

Pendant mon séjour à la Clinique chirurgicale de Lausanne, 
M. le professeur Roux m'a donné l'idée de rechercher sur des 
cas anciens et récents de fracture du calcanéum la proportion 
des fractures diagonales, de voir si le procédé de Bser s'applique 
aux cas anciens, et de faire à ce sujet certaines recherches 
cliniques. Qu'il me soit permis d'exprimer ma reconnaissance à 
M. le professeur Roux qui a mis à ma disposition son riche 
matériel et qui m'a prodigué ses conseils pendant mes recherches. 

Les fractures du calcanéum ont été longtemps méconnues et 
souvent confondues avec l'entorse tibio-tarsienne ou la fracture 
du péroné. 

^ Beitrâge zur Lehre der Peraenbeînbruche. Sonderabdnick aus Physika 
lisch-Medizin, Heft II, 1905. 

RBTUB M^DIOALB. — VINGT- BIXiillB ANNÉE. — N<* 6. 22 



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883, 
161. 

886, 



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319 

« au caicaneum (.poini a'appui), tandisque la partie postérieure 
« se trouve vigoureusement enlevée par le tendon d'Achille 
« (puissance). 

a II s'agit, comme on le voit, d'un levier de deuxième genre, 
« et l'os du talon peut alors se briser, comme le bâton à l'aide 
« duquel on chercherait à soulever un lourde pierre ». 

Quand la solidité du calcanéum n'est pas suffisante, une 
poiliou plus ou moins considérable de cet os se trouve arrachée ; 
chez les jeunes sujets, il peut alors se produire un arrachement 
de l'épiphyse qui donne insertion au tendon d'Achille (Hilton). 

D'après Tillaux une contraction violente des gastrocnémiens 
pourrait déterminer un arrachement de la partie du calcanéum 
sur laquelle s'insère le tendon d'Achille, mais en général ce 
serait plutôt, d'après le même auteur, le tendon lui même qui 
céderait. 

En tout cas, lorsqu'une fracture se produit dans ces condi- 
tions, c'est à dire par arrachement, la solution de continuité 
est transversale, plus ou moins perpendiculaire au grand axe 
de l'os, et toujours située en arrière de l'articulation astragalo- 
calcanéenne. 

La partie de l'os arrachée est entraînée en haut avec le ten- 
don d'Achille; il existe, par conséquent, entre les deux frag- 
ments une dépression, facilement appréciable à la vue et à la 
palpation et qui augmente ou diminue par l'extension ou la fle- 
xion du pied sur la jambe. 

Le pied est ordinairement en flexion dorsale; la flexion plan- 
taire est impossible. 

Le malade accuse une douleur vive au talon, douleur qui 
s'exagère par la pression du pied sur le sol, quand le blessé essaie 
de se tenir debout. 

On constate autour des malléoles et à la partie inférieure de 
la jambe une ecchymose plus ou moins considérable. 

On obtient facilement de la crépitation en mettant les deux 
fragments en contact, et pour cela il suffit parfois d'exercer 
une simple pression du doigt sur le fragment arraché, lorsque 
par la traction des muscles du mollet ce fragment forme avec 
Tautre fragment un angle d'écartement à ouverture inférieure 
(phénomène de la touche de piano — Ballenghien). 

Cette fracture ne s'accompagne, en général, d'aucune com- 
plication ; la guérison se fait par un cal fibreux. 

Le traitement consiste dans la réduction et la coaptation des 



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322 

De projection de tout l'intérieur d 
attre des fissures là où Tanâtomo-p 
ird, rencontrerait les plus grandes d 
Naturellement ces recherches exig 
: c'est seulement après des nomb 
ii'on peut se mettre en garde co 
'erreur. 

Dans son très intéressant travail de 
léthode rationnelle d'examen du cal 

insiste sur la nécessité de faire 1 
lans sagittal et frontal ou horizontal 
Les projections latérales peuvent ir 
)it l'autre côté du pied. Les projec 
Ifticiles à obtenir. Il faut prendre les 
sbout, les genoux légèrement fléch 
jssi près du creux poplité que le 
ectriques. La plaque sensible se ti 
11 pied. 
Baer conseille encore do faire d'aul 

pied en flexion dorsale maxima; 
jpliquée directement sur le mollet; c 
ir la région du sustentaculum, ce 
Lier avec précision les fractures, ; 
^gion. 

.Pour ce qui concerne les fracture 
aer, après avoir examiné six cas, a 
tmment l'existence d'un trait de l 
arrière en avant ; cette ligne divii 
irties nettement distinctes, dont 1 
autre postéro-externe. Il appelle cette 
i que nous pourrions traduire par : 
)nale. 

La partie antéro-interne correspoi 
1 calcanéum le poids du corps ; la 
ouve en dehors de ce centre de grav 
Le mécanisme de la plupart des 
is ainsi en lumière, doit être comp 
1 calcanéum en deux parties et non 
on de la subtance spongieuse, ains 
l'ici. 
Enfin Baèr dit avoir souvent ren 



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323 

^ ^ jts dans le sens d'une rotation autour d'un 

axe antéro-postérieur; on peut mieux se rendre compte de cette 
rotation sur les projections verticales. 

J'ai pu examiner personnellement à la Clinique chirurgicale 
de Lausanne six cas de fractures du calcanéum par tassement, 
de date tout à fait récente ; les malades étaient venus à l'hôpital 
quelques heures ou quelques jours seulement après l'accident. 

Ayant en outre trouvé dans les registres de la Clinique la 
relation d'une quinzaine des cas analogues observés pendant 
les dix dernières années, il m'a été possible de retrouver pour 
cinq de ces cas les anciens malades et de les examiner au point 
de vue de leur état actuel et des troubles fonctionnels qu'ils 
accusaient encore, en contrôlant les status par l'examen radio- 
graphique. 

Je me bornerai à décrire sjulemeut les onze cas que j'ai pu 
voir moi même. 

La symptomatologie de ces fractures par tassement, à part 
quelques légères variations individuelles tenant à la plus ou 
moins grande violence du choc, reste la même dans la plupart 
des cas. 

Il s'agit d'individus tombés d'une hauteur, qui ne doit pas 
être nécessairement aussi considérable qu'on le suppose géné- 
ralement, et qui sont arrivés sur le sol debout, en positi(»n mi- 
litaire. 

La plupart n'ont pas pu se relever ; ils ont accusé une vive 
douleur à l'un des talons et parfois aux deux. 

Il est arrivé, mais rarement, que le blessé a pu encore mar- 
cher après l'accident, et c'est alors quelques heures plus tard 
seulement que les douleui's ont empêché la marche. 

Dans tous les cas le pied enlle beaucoup ; une ecchymose plus 
ou moins étendue occupe la région sous-malléolaire, la plante 
et le dos du pied et descend même quelquefois jusqu'aux or- 
teils. 

On peut relever encore d'autres signes importants, qui feront 
varier le pronostic d'une manière très appréciable. 

Ainsi en empaumant le deux talons à la fois, on constate fa- 
cilement l'élargissement, dans le sens transversal du calcanéum 
fracturé ; la dépression sous-malléolaire interne est complète- 
ment effacée, elle est même remplacée par une saillie anormale 
résistante et douloureuse à la pression ; la voûte plantaire est 



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3î 

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Qains 
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sser 1 
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terne 
t la 
nient 



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325 

Derfs péi*oniers latéi-aux, qui sout piucés 
entre la malléole externe et le fragment postérieur avec son cal. 

A Texameu radiographique, comme, on peut le voir d'après 
les photographies qu'on trouvera à la fin de ce travail, on 
remarque deux faits intéressants : 

Dans les projections latérales nous pouvons constater l'exis- 
tence de traits de fracture très divers, mais ce qui frappe le 
plus souvent, c'est le déplacement *en masse du sustentaculum 
eu bas ; dans ces mêmes cas par des projections de haut en bas on 
obtient une image très concluante, surtout si Ton peui faire la 
comparaison avec le côté sain. On voit alors en effet que le 
creux qui existe normalement sur le bord interne du calcanéum 
se trouve plus ou moins complètement rempli par une masse 
osseuse et souvent on peut mettre en évidence le commence- 
ment de la ligne de fracture qui est alors toujours oblique. 

Les radiographies prises seulement de côté peuvent être une 
source d'erreur et ne pas révéler les fractures diagonales, d'où 
la nécessité de contrôler ces résultats par ceux qu'on obtient 
avec le procédé de Baer. 

Le diagnostic différentiel entre les fractures transverses et 
les fractures diagonales a une importance capitale, surtout en 
fait d'assurance; il faut être bien sûr qu'il ne s'agit pas d'une 
de ces dernières avant de traiter les blessés de simulants ou de 
paresseux, lorsqu'ils se plaignent longtemps encore après l'ac- 
cident. 

Nous terminerons en résumant rapidement l'histoire clinique 
des cas que nous avons examinés et en insistant surtout sur les 
données de l'examen radiographique et sur les troubles fonctio- 
nels qui sont plus ou moins marqués, selon le genre de la frac- 
ture. 

Nous passerons en revue d'abord les cas récents, ensuite 
ceux de date ancienne. 

(A suime y 



> Nous sommes, au moment de mettre sous presse, obligés d'ajourner la 
publication de la seconde partie de ce mémoire, les reproductions des 
radiographies qui doivent l'accompagner et que Tauteur avait commandées 
hors de Genève n'ayant pas encore été exécutées. 



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326 
(S mots sur rœdème trau 

par le D' Eugèn 

le numéro du 20 mai 19< 
LS de cette aifection que j'f 
les années 1900, 1901 et 1 
le conclusion je disais : a 
très grande majorité des c; 
lit naître cette maladie ; sai 
exception. Actuellement ils 
mjours davantage, si les 
>ntre ce que j'estime être u 
i articles dans différents 
n'est pas possible de tenir 
eux, car ils ne sont fonc 
T des conclusions sur la fi 
I me parait pas devoir et 

Secrétan, de Lausanne, 
issurance contre les acci( 
ï à ce sujet un chapitre re 

veux faire de la maladie 
. Ses symptômes sont sul 
•ticles parus sur ce sujet : S 
e, etc. 

lUt est de compléter ma st 
int un résumé des cas que 
s années soit 1903, 1904 
c et le traitement, cette pu 
•vices à mes confrères ap 
uces. 

logie a été la même pou 
• la main, soit que celle- 
irs, soit que le marteau a 
pper la main, 
aucun des cas que j'ai \ 
e du corps contondant, pla: 
à l'assurance avec l'œdèmi 
le. 



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327 

e ne m'arrêtera pas non plus, car elJe est 
le celle déjà plusieurs fois décrite et très 
qui s'occupent un peu de la clientèle d'as- 

rentiel, est fort bien établi par le D' Se- 
it travail, qui rendra de grands services 
pas une sérieuse expérience de la clientèle 
tera maintes erreurs, 
ci que du pronostic, des résultats que j'ai 
mtèle et du traitement que j'ai employé, 
re résume les divers cas que j'ai traités 
Assurance mutuelle genevoise contre les 
îomrae dans mon précédent article, quelle 
rdée après le traitement, estimant que c'est 
ie montrer le degré d'invalidité persistant, 
er, pendant les années 1903, 1904 et 1905, 
pendant les années 1900 à 1902, c'est à 
ié. 

î tient pas au fait qu'il y a eu moins d'ac 
î période, car du 1" janvier 1903 au 31 
Il 5155 cas de toute nature à soigner, tan- 
1900 au 31 décembre 1902 j'en avais eu 
1 volontiers en montrant que le règlement 
le vue indemnité, a été tout autre. 
3 sur les 18 cas de ma statistique de 1903 
lion indemnisés dont 3 à la suite de procès 
cas que je relate on compte 13 cas réglés 
i-ci eu outre a été bien différente durant 
onées ! Au lieu d'être de fr. 166.85 par 
n'a plus été que de fr. 53.50! 
lage a été également fortement abaissée, 
es trois années 1900 à 1902 elle a été en 
urs, elle a été réduite à 13.58 pendant la 

; trop frappantes pour qu'on ne puisse les 

r lequel je veux insister est celui-ci : Du- 
;s années, sur 15 cas traités je n'en compte 
touché une modeste indemnité. 
, le pronostic de l'affection a considéra- 
; l'espace de trois ans. Je veux bien que 



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329 

traitement, mais il me sera permis de 
croire que ce facteur n'est pas seul en cause. Peudant ces six 
années le médecin a été le même, et je me refuse à croire quMI 
ait fait de tels progrès dans la manière de soigner ses malades ! ! 
Je penche bien plutôt du côté de ropinion que ce sont les ma- 
lades au moins autant que leur médecin qui ont été améliorés ! 

U y a encore peu de temps, Tœdème traumatique du dos de 
la main était la terreur de l'administration aussi bien que du 
médecin de l'Assurance mutuelle genevoise contre les accidents. 
J'avais l'impression de soigner des blessés peu intéressants 
pour la plupart et qui abusaient de la crédulité factice de leur 
médecin. Actuellement cette lésion, beaucoup plus rare, est de- 
venue quelconque. 

A quoi doit-on attribuer cette différence? Dans ces questions 
ou ne peut évidemment pas fournir de preuves matérielles irré- 
futables, mais j'ai la conviction que trois procès à issue entière- 
ment favorables pour l'assurance n'ont pas été absolument 
sans effet ! 

Un point encore qui a certainement sa très grande impor- 
tance: en médecine et.... en chirurgie il vaut mieux préve- 
nir que guérir. Lorsqu'on a vu quelques cas d'œdème du dos 
de la main, on pose vite le diagnostic et tel cas qui arrive à la 
consultation avec un œdème généralisé et mou le 1" mars, par 
exemple, sera plus localisé et dur le 23, c'est à dire trois sen^^ines 
après, si le médecin lui laisse le temps d'évoluer comme cela est 
la règle ou plutôt, dirai-je,.... comme le désire bien souvent 
son porteur! 

C'est pourquoi depuis le V janvier 1904 je me suis donné 
comme règle de placer un appareil plâtré partant du coude et 
embrassant la main toute entière et dès la première consultation. 

M. Secrétan dit ^ : a Enfin la simulation peut être contrô- 
lée, et nous avons mis une série de cas dans les appareils plâ- 
trés. Les uns ont été faits par le D' Senn à l'Hôpital cantonal, 
les autres à ma policlinique. Le gyps très épais enveloppait 
toute la main et s'étendait jusqu'au coude plié à angle droit. 
Or sur douze observations de quinze jours il y a un seul cas oîi 
nous avons remarqué une diminution insolite de l'œdème. Chez 
les autres assurés, au contraire, l'œdème paraissait plus statiou- 
naire grâce à l'immobilisation absolue. Les assurés qui ont con- 

* H. Secrétan. L'assurance contre les accidents, 3e édit., Genève I90ti, 
p. 17. 



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330 

serve la liberté des mouvements 
plus vite. 

a J'ai sous les yeux ud rapport sa 
surance mutuelle vaudoise dans 1 
contrôler les œdèmes traumatiqu 
Il estime que ses observations sont 
objet. » 

Je souscris absolument à cette r 
dème traumatique est devenu dui 
période chronique si je puis m'expr 

Mais rœdème n'est pas dur d 
moins que j'ai pu observer il a to 
diffus. C'est à cette période de l'afl 
placer un appareil plâtré et prot( 
même souvent. 

Comme je l'ai dit plus haut, d 
systématiquement placé, à la pren 
en disant h l'ouvrier que s'il enk 
son cas serait de ce fait refusé par 

Le résultat a dépassé mes espé 
nion que si l'œdème traumatique d 
fois un accident du travail, il est t 
d'obtenir d'une manière illicite une 

Sur quinze cas ainsi traités il n'] 
petites indemnités ont été payées (i 
une moyenne de 16 fr. 33 par cas 
12,44 journées. Ces faits se passen 
siste pas. 

Pour terminer je remarque que 
mentionnée dans mon précédent i 
passant je dirai à M. Secrétan que 
surance mutuelle genevoise le 90 ° 
exactement la proportion, mais elU 
périeure au 50 0/0. L'année dernièi 
755 concernant des Italiens, soit 45 

La main gauche a été intéressée 
n'y voit pas une preuve... au con 
Il me sera permis de n'être pas at 
point de détail . 

Le dernier trimestre de Tannée e 
dernière statistique le plus grand 



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331 

[2 arrivés h l'assurance peudant cette p< 
icheut à leur fin et ou l'argent est deven 
our causes ! 

eu la prétention de démontrer que Va 
[)s de la main était une lésion toujours ] 
t illicite. Je suis au contraire bien per 
que partout ailleurs en médecine, chaqi 
pour lui seul et sans parti pris. Mais, c 
U je crois que, si ce n'est pas une lésion \ 
^medudos de la main, plus que nombre 
ite Texagération et la prolongation di 
;in traitant d'ouvrir l'œil et si possible leb 



imatique de la glande lacrymale orbi 

a" les D" A. Collomb et F. Doret 
decint à rHôpit&l Rothichild (Genève;. 

rmale orbitaire, qui n'est pas seule à i 
isque la glande palpébrale, plus petite, 
e la conjonctive y contribuent aussi, es 

de la forme d'une amande ou d'un h 
lins lobulée, longue de 15 à 20"°, large ( 
isseur de 3 à 5°"; elle est logée, à la ] 
te orbitaire, dans une dépression, dan 
ïoins accusée et son bord antérieur n'; 
rd de l'orbite, mais reste eu arrière d 

est enveloppée d'une mince capsule j 
rso-orbitaire et quelques brides tibreui 
'ioste de la voûte, lui formant une sor 
mr. 

ité, si protégé rend très rares les tr« 
i glande lacrymale orbitaire. Desmarre 
"ailé des maladies des yeux (T. I, p. 26( 

observé; il a vu par contre la glande 
ois, en même temps que l'œil et les j 

projectiles d'armes à feu principalemei 
) très spécial dont nous avons eu l'occ 



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333 

Petit drainage vers l'angle externe, sature de la peau. Injection anti- 
tétanique. 

Guérison par première intention. Le gonflement diminue rapidement; 
fils et pansement sont enlevés le cinquième jour. L'enfant quitte l'hôpital 
le quatorzième jour sans trace de ptosis; il ne reste plus qu'un léger 
gonflement, sûrement passager, de la paupière supérieure à sa partie 
externe et, à la palpation, on a peine à sentir un reste d'empâtement 
vers la loge orbitaire de la glande. 

Ajoutons quelques remarques suggérées par la comparaison 
de ce cas avec ceux des observations antérieures. 

Le mécanisme, le mode de production de cet accident se 
répète chaque fois avec de frappantes analogies. C'est toujours 
une chute violente sur la face, la région orbitaire venant butter 
contre quelque corps pointv, à arêtes vives, qui sectionne la 
paupière, atteint et ouvre la capsule glandulaire : chute sur un 
éclat de verre (Graefe, Goldzieher), sur des cailloux brisés 
(Haltenhoff, Bistis, notre observation), sur des blocs de glace 
(Ahlstrôm), contre l'angle d'un banc (Hilbert), sur le bord 
tranchant d'une cuve ou contre un robinet (Villard), contre 
Tangle d'un mur, dans un escalier (Santucci), sur les pointes 
d'une palissade (Purtscher), etc. 

Un autre point intéressant c'est Vâge de nos blessés. Le plus 
grand nombre des observations a trait à des enfants en très 
bas âge, un, deux, trois, moins de six ans; quatre concernent 
de petits blessés de huit, dix, onze et douze ans; au-dessus de 
cet âge nous ne trouvons que deux jeunes gens de vingt et un 
ans et une jeune fille de vingt-quatre ans (Panas n'indique pas 
l'âge exact de son malade et, quant à Jackson, nous n'avons 
pu avoir de son observation qu'un compte-rendu trop peu 
explicite). 

Y at-il là un pur hasard? Le fait que le jeune âge est cons- 
tamment, plus de quinze fois, rencontré provient-il d'une sim- 
ple coïncidence ou bien l'âge joue-t-il le rôle d'un facteur 
étiologique dans la genèse de l'accident? Comme à beaucoup, 
il nous semble bien diflScile de ne pas admettre cette seconde 
manière de voir, mais c'est dans l'explication de cette particu- 
larité étiologique que vont commencer les divergences. 

Les uns, avec Ahlstrôm, supposent chez l'enfant une fixation 
de la glande moins ferme, plus lâche que chez l'adulte. Tant 
que ce point n'aura pas été établi par des recherches anato- 



RETUE MÉDICALE. — VINGT-SIXIÈME ANNÉE. — N® 6. 



23 



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335 

ipléée daDS uDe certaine mesure 
un organe inutile et nous n'avoi 
3 une raison sérieuse; or, lorsqu 
temps après Taccident, la réè 
mvenl; elle est relativement fat 
\Uat8 immédiats et éloignés; c'e 
mtion de choix. 

BIBLIOGRAPHIE 
is der ThrœaendrUse. Archiv. f. 0} 

iQg des linken oberea Augealides, Pro 
iicO'Chirurg. Presse 1876, in NageV 

Tappareil lacrymal, 1877, p. 8. — 
321. 

lus traumatique de la glande lacrymale 
>5, T. 113, p. 319. 
atique de la glande lacrymale. Annale 

\T Kenntniss der traumatischen Disloi 

f. prackt. Augenheilk,, 1898, p. 300. 

ron traumatischem Prolaps der Thra 

%heilk., 1900. p. 478. 

act. of, ophtalmie Soc, 1901. Central 

,p. 409. 

'aumatique de la glande lacrymale orbit 

)3, p. 193. 

tumeurs et pseudo-tumeurs de la gla 

•/., juin 1903, obs. V. p. 362. 
traumatique de la glande lacrymale, 
1903, in Rev, gén, d'ophtalmol., 

Lito alla casuistica delle lussazioni tr 
talmol. T. XXXII, p. 827-837. 
'raumatischer Vorfall der Thraenendi 
5i7A., dôc. 1903. 

n cas de luxation compliquée de la gla 
f, mai 1903, in Zeitschrift f. Atigenl 
p. 327 328. 

lumatische Vorfall der ThrœnendrUs 
istirpation. Centralbl, /. prakf Au 

traumatique de la glande lacrymale 
ilmic Record, août 1904, in Rev. gén. 



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336 

[ÉTÉ 



ÉDICAI 
février 

renville^ 
]uet ; M 
. Excusa 
^alvereii 
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$ecrétaù 
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de pou 
. le pk 
buveurs 
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4, al. 



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337 

prématurée de l'enfant pratiquée par an médecin patenté, dans le but de 
sauvegarder la vie ou la santé de la mère, ne doit pas être assimilée à 
l'avortement ou au meurtre. 

A propos des articles 71-73 : Lmom corporeUeSy il a été reconnu qu'il 
était indispensable de protéger, en une certaine mesure, le médecin ; 
sans prétendre à un droit professionnel formellement reconnu, les méde> 
cins demandent qu'il soit déclaré qu'une intervention pratiquée avec 
toutes les précautions requises et en observant les règles de la science 
médicale, ne peut faire l'objet d'une poursuite. Dans ce but, il est pro- 
posé de compléter l'article 25 comme suit : Un acte ne peut être réputé 
délit : 1. lorsqu'il a été commis par un médecin patenté, dans l'exercice 
de sa profession, en se conformant aux règles prescrites par la science 
médicale et avec l'assentiment de la personne sur laquelle l'acte a été 
pratiqué ou de son représentant légal ; 2. lorsqu'il a été commis par un 
médecin patenté, dans l'exercice de sa profession et en se conformant 
aux règles prescrites par la science médicale, pour préserver autrui d'un 
danger imminent, impossible à détourner autrement et menaçant la vie 
ou l'intégrité corporelle. 

On demande aussi qu'il soit donné des règles précises pour apprécier la 
gravité des lésions corporelles. 

Art. 70, alinéa 2 : Homicide par négligence. Il est demandé que le Code 
ne fixe pas un minimum de peine. 

Art. 108 : Violation du secret professionnel. Cet article a donné lieu à 
une vive discussion, au cours de laquelle des opinions très divergentes 
ont été exprimées. Ëtant donné la difficulté de trouver une solution 
satisfaisante pour tout le monde, la Commission a renoncé à formuler 
une proposition catégorique. Par «outre, il s'agira de démontrer aux 
commissions législatives, par des exemples pris dans la réalité, quelles 
difficultés s'opposent à la sauvegarde du secret médical, afin que ces 
commissions cherchent à donner à l'article du Code une rédaction plus 
précise. La situation des caisses de secours en cas de maladie et des 
sociétés d'assurance, en ce qui concerne le secret professionnel, devra, 
entr'autres, être nettement déterminée (Art. 178), car, d'après cet article, 
le médecin peut se trouver en conflit avec les caisses de secours pour 
faux certificat, ou avec les malades pour violation du secret professionnel. 

Art. 110 : Contrainte. La Commission demande une aggravation de la 
peine pour les cas où l'on a amoindri la faculté de résistance de la per- 
sonne contrainte, en Ini faisant absorber de l'alcool ou en la soumettant 
à une suggestion hypnotique. 

Art. 125 : Attentat à la pudeur commis par un ecclésûutique. Cet article 
devrait viser, à côté des ecclésiastiques, d'autres personnes exerçant des 
fonctions publiques. 

Art. 131, alinéa 2: Traite des blanches. Il est proposé d'indiquer, 
parmi les conditions qui entraînent l'application de la peine prévue à cet 
alinéa, la faiblesse d'esprit et Taliénaliou mentale. 



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339 

mens fédéraux de médecine du il décembre 
ditions particulières au Tessin ; il dit, en 
ception et jusqu'à nouvel ordre, le diplôme 
IX médecins^ dentistes, pharmaciens et vété- 
lienne qui auront obtenu, dans une des uni- 
lésigiiées par le Conseil fédéral sur le pré- 
diplôme les autorisant, sans aucune restric- 
tendne de l'Italie ». Les diplômes italiens 
i fédéral, sont ceux des universités de Turin, 
, de Bologne et de Rome. Mais le Grand 
a décidé, le 9 novembre 1900, de reviser 
3, en fixant le caractère du diplôme exigé et 
vigueur : « La patente per esercitare libéra 
ioni di medico e chirurgo, di dentista, di 
concessa a chi possiede il relativo diploma 
)i reciprocità consacrati nei trattati interna- 
raie esistenle », Une exception est autorisée 
itituti sanitari publici del Cantone lo ric- 
et par lequel est modifié l'article 37 déclare 
) d'effet rétroactif et ne sont pas applicables 
déjà la patente pour exercer librement dans 
îssorlissants tessinois qui avaient déjà corn- 
er au moment où le décret est entré en 

t acceptée par le Grand Conseil qu'à une 
en vigueur le 24 décembre 1900. Par la 
rogé, le 17 décembre 1903, l'article 88 déjà 
amens fédéraux de médecine et a déclaré 
îrait ses effets à partir du 1er janvier 1907. 
ton du Tessin rentrera dans le droit corn- 
le pourra plus y être délivré qu'après un 
décembre 1900, les étrangers nouvellement 
is d'un diplôme étranger ne sont plus auto- 
rrivé à plusieurs reprises, au cours de ces 
iiédecins italiens ont voulu utiliser cette 
sayer, tout au moins, d'obtenir un diplôme 
ionalité tessi noise et se sont fait nommer 
conque, dans Tespoir qu'ils pourraient plus 
manière, le diplôme fédéral. Les Italiens 
facilités que le Conseil fédéral a déclaré 
LUX étudiants tessinois. Les délégués de la 
ra italiana » citent 7 cas, dans lesquels les 
violées. Quelques-uns de ces cas ont déjà 
seil fédérai, 
la communication suivante : La décision du 



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341 

toate une série de branches telles qae l'hygiène, la médecine légale, la 
toxicologie et la psychiatrie. 

M. DE Cbrenvillb estime que notre règlement d'examens doit . être 
remanié de fond en comble ; on devrait commencer par renseignement 
des sciences naturelles, en l'adaptant davantage aux besoins des branches 
pratiques. 

M. HuBER est du même avis, mais la question doit d'abord éhre mûre- 
ment étudiée. 

M. Jaquet estime qu'un enseignement suffisant de l'art de formuler 
peut être donné sans imposer une surcharge bien sensible aux étudiants. 
Les expériences faites à Bâle et à Berne démontrent qu'un cours d'un 
semestre, à raison de 2 heures par semaine, serait suffisant. Il est d'ail- 
leurs regrettable que nous n'ayons pas en Suisse une autorité supérieure 
qui puisse s'opposer aux empiétements de certaines branches d'études. 
Quant à la revision de notre règlement d'examens, demandée par M. de 
Cérenville. M. Jaquet croit qu'elle ne pourrait se faire sans de grandes 
difficultés ; pour le moment, on devrait se contenter de réorganiser l'en- 
seignement de l'art de formuler. M. Jaquet présente, une proposition dans 
ce sens. 

SI. ScHMiD croit que la réorganisation de l'enseignement médical 
devrait, tout d'abord^ être discutée dans les sociétés cantonales de méde- 
cine ; ensuite, les facultés devraient être invitées à se prononcer, ce n'est 
qu'alors qu'on pourra se faire une idée des besoins existants et des me- 
sures à prendre pour les satisfaire. 

La proposition de M. Jaquet est adoptée et la commission décide 
d'adresser au Département fédéral de l'intérieur une requête demandant 
la réorganisation de l'enseignement de l'art de formuler et l'institution 
d'un examen pour cette branche d'études. 

Le secrétaire : A. Jaquet. 



SOCIÉTÉ VAUDOISE DE MÉDECINE 

Séance du 5 mai 1906 

Présidence de M. Oonin, président. 

20 membres présents. 

MM. Guilloud, à Vallorbes et Payot^ à Lausanne, sont reçus membres 
de la Société. 

Le président donne lecture d'une letlre de M. Schrantz demandant 
que la Société réclame du Grand Conseil l'introduction d'un article dans 
la nouvelle loi scolaire interdisant le balayage des salles d'école par les 
enfants, comme il est pratiqué actuellement dans la plupart des commu- 
nes du canton. 



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343 

par M. le Dr HansammanD, à Lausanne, q 
avec celai présenté. Dans le cas d a Dr Haas 
,voir joaé an certain rôle. 
ii, comme cause indirecte de certaines anoc 
qu'une vive frayeur peut agir comme une ch 
par une violente contraction utérine, l'amnio 

it que M. Wanner aurait de la peine à réha 
e de malformations congénitales. Les malfi 
icoup plus fréquentes. 

is vouloir remettre en honneur d'anciens 
umatisme psychique peut causer des malf< 
rareté de celles-ci provient peut-être de ce 
de malformation congénitale, n'arrivent, le | 

que les expériences de Féré sur des animau} 
ii concerne l'influence des émotions sur tes i 

>nd que le résultat négatif d'expériences ne 

lie une étude sur les causée et traitemeuts de 

déceptions éprouvées jusqu'ici dans le traite 
rétine, proviennent en partie de ce que les ca 
icollements sont insuffisamment connues. Elle 
de nature très diverse, de telle sorte qu'ur 
a paru réussir dans un cas, ne saurait être 
us toutes les formes de décollement. Il impor 
décollement n'est pas une entité morbide, 
le susceptible de compliquer les affections occ 
it donc de prétendre à de véritables progrèi 
être au clair sur les causée qui agissent dan 

ction d'un œil plusieurs années après qu'il a i 
\ constate, le plus souvent, que la rétine est d 
r liseron, du nerf optique à fora serata ; le C€ 
resque entièrement disparu ; en arrière de la 
neux ou hémorragique qui se coagule par les 

conclu que la cause du décollement était, 
ion de la choroïde ; aussi, les premiers ti 
mt-ils en une ponction de la sclérotique pou 
li était censé pousser la rétine en avant. 

de la genèse du décollement par exsudati 
facile à concilier avec les faits cliniques poi 
[issait du décollement rétinien qui se produ 



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344 

i dans des yeax toat-à^fait sains en a 
certain degré de myopie. Dans ces 
inien peut se produire en quelques h 
-ideau sombre une grande partie du c 
)y la voussure de la rétine décollée 
onsidérable, dans le corps vitré, 
ifficile de comprendre comment an e: 
ou ver place dans Tœil en présence 
. M. Leber, actuellement professeu 
onné, de ce phénomène, l'explication 
qui survient brusquement et sans a 
iion progressive du corps vitré qui, e: 
irface de la rétine, aboutit à la déchir 
du corps vitré peut fuser entre la rétii 
Uement d'une vaste étendue de la ré 
iple changement de situation des liqu 
été très vivement combattue, mais i< 
faveur. 

que, dans la grande majorité des déc 
ihtalmoscope la présence d^une décti 
circonflexe dont le lambeau se voit s 
d'une soupape. 

; que, dans ces conditions, le vieux 
îde n'a pas d'objet, puisqu'il aboutir 
ulement l'espace rétro-rétinien, mais 
unique avec le premier par la déchiru 
I des interventions qui devaient tendr 
choroïde et la rétine, afin de permett 
is du corps vitré ; ces moyens se sonl 
;ation) ou beaucoup trop radicaux (ir 
logique (et le Prof. Deutschmann l' 
[) jusqu'à présent), consisterait à déti 
ï la rétine. 

: que ce procédé ait fait ses preuves, ] 
lenir les adhérences anormales en trait 
rgiques (injections sous-conjonctivales 
née que nous pouvons constater ou qi 
;er dans un œil quand l'autre œil a ét( 
des person.nes que nous avons traitéi 
•é, jusqu'ici, de décollement à l'œil ti 
'à quel point nos efforts répondent au 
)llement rétinien que l'on appelle « ic 
souvent sans causes apparentes^ il 
s formes qui en diffèrent par leur pati 
insi, parmi les décollements non trav 



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345 

hémorragie^ soit dans le corps vitré (en ce cas, c'est 
rétractant, attire la rétine en avant comme dans le 
iqne) soit derrière la rétine, ce qni provoque un décol- 
nent lequel se recolle de lui-même au fur et à mesure 
l'extravasat. Un décollement par soulèvement se pro- 
rtains cas d'inflammation des tuniques de l'œil, en 
eur de la choroïde ou, encore, en présence d'un abcès 
option du cas d'une tumeur maligne qui nécessite 
il ou de celui d'un cysticerque qui peut être extrait 
iclérotique, ces décollements exsudatifs se* recollent 
i rend de nouveau superflue l'évacuation du liquide, 
aumatisme, le décollement par attraction se produit 
du corps vitré, car celui-ci contracte alors des adhé- 
la rétine et Tentraine avec lui dans sa rétraction 
cessus est quelquefois si énergique que la rétine est 
te de son insertion au nerfs optique. Ici, le traitement 
ive pas à éviter l'infection de la plaie ou à la juguler 

perforante, même non infectée, la rétine peut être 
lée dans la rétraction cicatricielle de la plaie et se 

de nombreux plis qui, tous, convergent vers la cica- 
lécollement par attraction est surtout à redouter dans 
Je la région ciiiaire ; si la plaie siège dans la région 
, la rétraction cicatricielle est beaucoup moindre et 
ae adhérence de la rétine à la choroïde sous la forme 
iurface qui défie tout nouveau décollement. Ce fait a 
iticiens à faire une ouverture dans la sclérotique, au 
r, pour y provoquer une adhérence rétinienne, pro- 
fois de bons résultats. 

nce les formes moins fréquentes du décollement trau- 
)le celles qui résultent d'une brusque détente de la 
mite d'une abondante perte de corps vitré avec dimi- 
iu globe, il faut mentionner encore les hémorragies 

produisent derrière la rétine à la suite d'une plaie 

le plus achevé de ces hémorragies est donné par 
^es, qui se terminent par le décollement total de la 

le prolapsus de cette membrane au dehors de l'œil, au 
)pérations faites chez des artério-scléreux. 
la rétine produites par contre-coup ou par arrachement 
iquemment aux autres facteurs du décollement Irauma- 
1 cas de déchirure simple par contusion de l'œil que 
a l'adhérence de la rétine par l'établissement d'une 
le résultat paraît bien improbable dans les formes où 
ps vitré sont en action. Quoiqu'il en soit^ il faut, pour 
adhérence de la rétine à la choroïde ; il ne suffirait 



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ne contieo 
lans les mu 
êpétées (le te 
fréter plusi 

is sur le fe 
l fait resso 
té dn ferme 
rappelle en i 
n l'apprécie 
ntanément a 
I seulement 
tont-à-fait 
et d'ane faç 
lins. Ces ob: 
ycoly tique i 

inimaux atte 
qu'il convie 
sur des anin 
limaux auxc 
ractère de i 
la malade et 
1 n'aura pas 
tionnellemei 
s opération! 
tendre à m 

de M. Odier 
es, dix-neuf 
nés se trouv 
z quinze cti 

a démontré 
atique de s< 
de sucre q 
]u'à l'état ne 
lides chargé 
,tre premier 
impérature \ 
iait pas cb( 

pouvoir g 
lit subir une 

de constata 

la suite de 



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348 

dosage du glycogène a été h 
comme guéris. Alors que da 
inlités de glycogène varient 
les tumeurs des animaux tra 
L'auteur a gardé en obser 
quatre ans à un an et sept n 
s est resté stationnaire. 
Q aussi ses observations perse 
mg de personnes atteintes 
natisme musculaire chroniq 
use brusque et cite des obs 
î le fait d*assommer les anin 
^ des animaux, 
fait remarquer que les effc 
s. Cependant, il ne faut p 
iennent pas du glycogène. C 
gulièrement des matières gly 
orionépithéliome^ tandis que 
les carcinomes ordinaires de 1; 
\i en outre remarquable, c'es 
i tumeurs primitives peut dis 
illes-ci se forment rapidement 
I y a toujours un parai lélismi 
>plasique et la production du 
lue du glycogène dans les t 
le le glycogène se trouve p 
it le point de départ des néop 
îpithélium pavimenteux et le 
tient à dire que ces données 
n l'engageant à examiner d'aj 
qui renferment à l'ordinaire 
fait aussi remarquer à M. Odi 
gleterre à mesure que la tube 
i sens : c'est que les maladies 
ulose, diminuant leurs ravaj 
iennent à un âge avancé et 

Bile, pour justifier cette manie 
ni disait : « L'Angleterre peul 
Buse a. 
fait part de quelques réflexioi 

température et le fonctionne] 
3pelle que la mortalité cane 

avoir un rapport avec l'exii 
itre est rare, le cancer est rar 



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349 

choisis aa hasard et âgés de pins de 30 ans, n'ayant pas été traités pour 
an goitre, M. Girard a remarqué que les non goitreux ont une mortalité 
cancéreuse de 60 <>/o moins élevée que ceux qui ont un goitre. 

M. Odikr répond à M. Askanazy que l'absence de glycogène dans les 
métastases est un point difficile à expliquer. Il ajoute qu'on peut renr 
contrer parfois le glycogène seulement dans la partie périphérique des 
tumeurs. 

M. Askanazy affirme, d'après ses expériences qu'en réalité le glycogène 
se rencontre souvent de préférence dans les zones récentes des tumeurs 
en question, tandis qu'il peut avoir disparu dans les parties anciennes, 
mais^ comme il vient de le dire, il subsiste encore des points qui méri- 
tent d'être pris en considération. 

Le secrétaire : D' Gh. Julliabd. 



Séance du 10 mai 1906, à rHôpital cantonal. 
Présidence de M. Maillart, président. 

M. Haltenhoff présente une malade qui lui parait être atteinte de 
kérédO'Syphilis à la troisième génération. 

Il s'agit d'une fillette de ii ans qui lui fut amenée le 9 janvier dernier 
pour insuffisance et fatigue visuelles à récole. Elle n'avait jamais souf-' 
fert des yeux, ni remarqué de diminution de la vision ; elle a toujours 
regardé de très près. Après correction d'un léger astigmatisme hypermé- 
tropique, elle arrive à V = V» à droite et V* à gauche. A l'ophtalmo- 
scope tout parait d'abord normal, mais un examen minutieux en mydriase 
révèle des lésions très fines, en partie visibles seulement au grossisse- 
ment plus fort de l'image droite. Ce sont de légers troubles scléreux de 
la rétine péripapitlaire avec quelques altérations du pigment épithélial et, 
vers la périphérie, plusieurs zones de teinte plus claire, à pigment un 
peu raréfié, semées de nofribreuses et fines tachetures brunâtres ou jau- 
nâtres. Dans la macula gauche, deux très petites taches claires à droite et 
â gauche du centre. Ces lésions dont l'évolution paraissait être déjà 
avancée, rappelaient tout-à-fait celles que Ton trouve parfois chez les 
enfants de souche syphilitique affectés d'un certain degré d'amblyopie. 
L'enfant avait toujours été pâle et un peu chétive, mais n'avait jamais 
présenté d'éruptions ni souffert d'autres maladies que d'une diphtérie 
bien guérie à la suite d'une injection de sérum. Elle était plutôt petite 
pour son âge, très pâle, d'aspect lymphatique, un peu boujffie ; pas de 
tuméfaction ganglionnaire ; thyroïde normale ; pas d'albuminurie. D'après 
l'examen du sang, fait à la Policlinique par le Dr Reh, elle était un peu 

UYVX MÉDXOÂLK. — VnfGT-BIXliEMI AHHil. — M^ 6. 24 



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^^^ 



351 

lésions, parfois si minimes qu'il faut les 
iears séances pour les découvrir, ont été bien 

par plusieurs auteurs, en particulier par 
icb, dans sa thèse de privat-docent. En 
attiré l'attention sur les formes frustes qu'il 
klmoscopiques rudimentaires de la syphilis 
, souvent, comme dans le cas présenté, sont 
a syphilis atavique, dit Barthélémy, est sou- 

iuite un enfant de neuf mois reçu dans le 
tour un reste de coqueluche et atteint, depuis 
conjonctivite diphthérotde qui, ces derniers 
cellulo-orbitis avec très forte exophtalmie, 
i\ et ulcération de la cornée. Les fausses 
rentes, blanchâtres, épaisses qui tapissaient 
s quatre paupières sont en train de dispa- 
Q recommence à se vasculariser, mais les 
ïs par la sécrétion purement séreuse sont 
L'enfant présente, depuis quelques jours, 
\ doute à rinflammation orbitaire, mais il y 
pneumonie. Le nez et la gorge paraissent 
xanien à la Policlinique, M. Haltenhoff a 
s de diphtérie Lôfflerienne ; les paupières 
plutôt qu'infiltrées, Tétat général à peine 
ait l'adénite préauriculaire qui lui a paru 
vraie. Bien qu'il n'y eût nulle part d'impé- 
ie devait être, probablement, le streptoco- 
robe, associé au staphylocoque, qui a été 
, soit à l'Hôpital cantonal. Le staphyloco- 
l'arrière-plan dans la genèse des accidents 
51e dans le phlegmon rétrobulbaire en voie de 
u pus orbitaire se fera si possible ; malheu- 
le part^ au pourtour du globe et de l'orbite, 
silion invitant à une intervention. La longue 
i est un fait remarquable dans ce cas. 
itite fille atteinte de mycosit fongoide de la 
^ établi grâce à l'examen microscopique, 
ird atteint de tabès typique, ayant eu un 
^nt et dont l'évolution a été assez rapide. Le 
5ment en sortant de wagon et, depuis lors, 
ir de nombreux symptômes. 
, car il met en évidence le fait que le tabès 
t et être pris, dans certaines circonstances 
1 d'origine traumatique. M. Long pense que, 
)ès post-traumatiques, il s'agit plus souvent 



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353 

Dans le premier cas, il s'agit d'ane fillette de 5 ans, atteinte d*an 
ulcère conjonctival profond de la pànpière supérienre gauche, lequel fut 
ipivi d*nne tnbercalose cérébrale constatée à l'autopsie. La marche et 
Pévolation des symptômes cérébraux, que l'auteur expose d'une façon 
détaillée, ne permettent pas de douter que les tubercules cérébraux ne 
fassent consécutifs à Faffection conjonctivale dont la nature tuberculeuse 
fbt prouvée par des inoculatioDS en séries. 

Dans le second cas, il s'agit d'une jeune fille de i2 ans, atteinte d'une 
tuberculose conjonctivale végétante de la forme dite en c crête de coq > 
et dont la guérison se maintient depuis dix ans. Les trois séries d'expé- 
riences faites par M. Gourfein pour prouver l'origine tuberculeuse de 
l'affection montrent, par la survie toujours plus prolongée des animaux 
inoculés, la décroissance graduelle de la virulence du bacille de Koch. Ce 
cas est encore intéressant par le fait que la tut>erculose conjonctivale a 
subi plusieurs rémissions dont la plus longue fut de dix-sept mois. 

L'auteur discute ensuite le pronostic des différentes formes de la 
tuberculose conjonctivale primitive et, se fondant sur des faits cliniques, 
il conclut que, de toutes les formes, c'est la forme ulcéreuse qui est la 
plus grave ; il l'explique par le fait que l'ulcère, en rongeant le tissu, 
oavre les vaisseaux et favorise ainsi la propagation du bacille de Koch 
dans le torrent circulatoire. 

F. SoHMiD. — Hygiène publique. Bibliographie nationale suisse, fasc. Y, 
in-g'», 2me cahier de 332 p. Berne 1906, K.-J. Wyss. 

M. le De Schmid, directeur du Bureau sanitaire fédéral, publiait il y a 
quelques années la première partie de ce répertoire bibliographique relatif 
à l'hygiène publique et à la police sanitaire en Suisse et aux publications 
parues en Suisse sur le même sujet. Cette première partie se rapportait à 
l'hygiène publique et à l'hygiène privée en général, à la prophylaxie des 
maladies contagieuses, à l'hygiène des denrées alimentaires et à l'alimen- 
tation publique. Celle qui vient de paraître comprend l'hygiène des habi- 
tations, la question de l'eau potable, l'analyse des eaux, la canalisation, 
la voirie, Téquarissage, les inhumations, l'hygiène et la protection 
de l'enfance, l'hygiène scolaire, l'hygiène industrielle et la protection des 
ouvriers, les bains publics, l'hygiène des prisons, celle des restaurants et 
des auberges, ainsi que celle des transports, la question du repos du di- 
manche, etc. ^ons n'avons pas besoin de faire ressortir tout l'intérêt que 
présente cette publication par les indications qu'elle contient pour ceux 
qui ont à faire des recherches sur les sujets dont la bibliographie est indi- 
quée et M. Schmid mérite leur plus sincère reconnaissance pour la façon 
couieipiicieuse et si complète avec laquelle il a accompli son travail. Il 
reipwoi^ lui-même ses jiombreux collaborateurs et en particulier MM. les 
Q?« ^. Çornaz, de Neuchâtel ; J. Morax, de Morges et P. Dunant, iMrof. à 
Genève. C. P. 



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354 

Brouardbl et Mosnt. — Traité d'hygiène, fasc. III, on voL grtnd iii-8« 
de 300 pages avec 38 fîg. Paris 1906. J.-B. Baillière et fils. 
Nous annoncions, dans notre précédent naméro, la pal>lîcation des 
deux premiers fascicaies de cet important traité ; le troisième, qui Tient 
de paraître^ est consacré à V anthropologie traitée par MM. Anthony (an- 
thropologie physique, forme humaine) et Duphê et RiBisaRE (anthropo- 
logie psychique) ; à Vkygiène individueUey traitée par MM. G. Brouardei. 
(vêtement, propreté corporelle) ; Boulay (hygiène de l'oreille, du nez, de 
la bouche et de la gorge) ; V. Morax (hygiène de la vue) et à rédueatûm 
phyMiquâf traitée par M. P. Lafeuille. 

BoDiN Ë. *- Les conditions microbiennes de l'infection et l'immunité. 
In-8* de 190 p. Encyclopédie scientifique des Aide-Mémoire. Paris, 
Masson et G«. 

Continuant l'étude de microbie générale commencée dans deux volumes 
précédents, l'auteur, professeur de bactériologie à l'Université de Rennes/ 
poursuit dans cet ouvrage le même but en donnant un exposé clair et 
concis des questions les plus importantes concernant les maladies bacté- 
riennes, de façon à les mettre à la portée de tons. 

Il expose le mécanisme de la maladie microbienne et, pour rendre plus 
aisément abordable ce sujet compliqué, il procède par voie d'analyse et 
envisage tes deux facteurs de l'infection, les bactéries et l'organisme 
qu'elles envahissent, avec les moyens d'action et de réaction dont dispose 
chacun de ces facteurs. En premier lieu se place un aperçu sur la vira- 
lence des bactéries et les conditions microbiennes de l'infection, pois 
vient l'étude des moyens de défense de l'organisme contre les microbes 
et contrôleurs toxines, sur laquelle l'auteur a tenu à insister tout parti- 
culièrement Sans avoir besoin de se reporter aux longs et multiples tra- 
vaux publiés sur ce sujet, tous ceux qu'intéressent les sciences médi- 
cales trouveront donc dans ce petit volume un résumé court, mais aussi 
complet que possible de l'état actuel de la question de l'immunité dans 
les maladies infectieuses. 

Dr Marthe Francillon. — Essai sur la puberté de la femme. Psychologie, 
physiologie, pathologie. Un vol. in-16 de 300 p. CdUction médieoU. 
Paris 1906, F. Alcan. 

Les années qui séparent la naissance de la puberté sont essentiel leokent 
caractérisées par des modifications somatiques qui tontes convergent vers 
un but commun, l'établissement de la fonction génitale, et constituent 
ainsi la caractéristique de la période prépubére. Chez la femme, la ma- 
turité sexuelle est la conséquence d'une longue évolution organogéné- 
tique; elle est si complexe, que les fonctions les plus diverses unies entre 
elles par d'étroites corrélations, se modifient de manière à converger 
toutes en vue de l'établissement de la vie génitale. Les conditions externes 
elles-mêmes, en raison de leur utilité dans la concurrence vitale, n'échap- 
pent pas à cette discipline. 



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8- 







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358 

observé le retard dans la consc 
iques, non seulement lorsque la 
tation de la diathèse, mais aussi s 
tation locale de la Inès, par cons^ 
iques. Mais cette dernière éventu 
lues invétérée, viscérale accompa^ 
i ne pas confondre une fracture n 
néfaste exercée sur elle, après ce 
spontanée survenant chez un syp 
ante. 

s les causes que nous venons d'ér 
)ire de ceux qui ont à soigner et 
les accidents du travail, car, si e 
blés d'atténuer dans une mesure 

»ici d'autres, au contraire, qui tou 
Lcture, sont indépendantes d'un él 
par conséquent imputables à l'ace 
rposition de corps étrangers (mi 
;) entre les deux extrémités des fr 
rme de la fracture: Il va de soi q 
ise, comminutive, une fracture d< 
lent, se consolideront moins vite 
3. Les fractures compliquées, nou! 
fluences si diverses que leur con 

fections locales accidentelles concor 
îrvation, de la circulation, les ma 
ne parlerons pas, si vous le vouh 
empestif, défectueux ou insuffisai 
asabilité encourue par le patron, 
pour terminer, répondons à un 
QODcer la consolidation juridique 
re blessé dans un état d'incapacit 

, et avec lui beaucoup de médecit 
! la date de six mois, parce qu'elh 
lire de l'ossification du cal se tern 

VALEUR d'un 

ibunal fédéral, dans un arrêt c 
uit la perte totale de la vision oi 

leut estimer que la perte d'un oeil i 
e 33 1/3 0/0 de la capacité de V, 



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359 

ie ce chiffre que s*il résulte de V expertise ou des circonstances que 
i trouvait dans un cas exceptionnel. > 

lanière de voir cadre absolument avec celle de l'OfGce impérial 
des assurances. 

sont, en gros, les circonstances susceptibles d'entraîner une 
Lion ou une diniinution de ce pourcentage ? 
Kaufmann il faut distinguer : 

:onstances entra'mant un pourcentage moins élevé (20-25 Vo) : 
œil perdu était déjà en mauvais état (cataracte) avant l'accident, 
i profession de l'ouvrier exige surtout un déploiement de force 
ysique. L'absence d'un œil n'est pas de nature à empêcher Tac- 
nplissement d'un travail rémunérateur, 
s'agit d'ouvriers jeunes qui peuvent s'accoutumer facilement à 
)pléer par la fonction de l'œil sain au manque de l'œil perdu. 
B. Circonstances entraînant un pourcentage plus élevé. 
ouvrier sera obligé de se plier à des ménagements continuels 
-à-vis de l'œil sain (lunettes, etc.). 

le profession rémunératrice spéciale ne peut plus être conti- 
ée, et le malade doit changer de profession. 
3 malade est d'un Age avancé ou porteur d'autres infirmités. 

Dr Ch. JULLIARD. 

}6. 

TiON. — M. le D»" Ch. Girard, professeur de clinique chirurgi- 
liversité de Genève, a été promu officier de la Légion d'hon- 
e gouvernement français. 

; MÉDICAL EN ALLEMAGNE. — L*E. M, I. 1906 visitera les 
B institutions médico-scientifiques de l'Allemaene (Universités, 
Stations thermales les plus réputées). Départ de Paris, le jeudi 
soir. — 10 août : Aix-la-C;,hapelle, Coloçne. — 11 août : Colo- 
\. — 12 août : Bonn. — 13 août : Wiesbaden. — lé août : 
— 15 août : Marbourg. — 16 août : Leipzig. — 17, 18 et 19 
lin. —20 août : Dresde. — 21 août : Heidelberg. — 22 août : 
len. — Retour à Paris le jeudi soir 23 août. Le concours des 
allemands, ainsi que celui des Bourgmestres et municipalités, 
aux voyageurs partout sur leur passage. Parmi les réceptions 
3ront faites dans chaque ville, signalons dès aujourd'hui celles 
'ort, Marbourg, Berlin, Heidelberg et Baden-Baden. A Mar- 
s médecins français seront admis à l'Institut d'hygiène de 
î Prof, von Behring. — Les adhésions doivent parvenir le plus 
le et, en tous cas, avant le 20 juillet. Pour tous renseignements, 
à M. Etienne Bazot, administrateur-fondateur des < Excur- 
icales internationales » au service-annexe de l'Œuvre; 184, rue 
-ris, 1er arr. (téléphone 121.08). 

FRANÇAIS d'Études médicales. — Ce voyage aura lieu du i*' 
embre 1906. Il comprendra les stations cie la Savoie et du Dau- 
[auteville (Sanatorium), Evian, Thonon, Saint-Gervais, Cha- 
nnecy, Aix, Marlioz, Le Revard, Challes, Salins Mou tiers, 



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— M' 7. 20 JUILLET 1906. 

m MÉDICALE 

BTJI88E ROnSl^NDK 
VAUX ORIGINAUX 



rétnde des fractures du calcanéum 

Par G. MioNi. 
j de l'Université de Lausanne, Prof. D"" Houx.) 
(Suite et fin.) 

Avec Planches II et III. 

Cas récents. 

tonuier, 44 ans^ 

i, il est tombé de trois métrés de haut en position 
frappant le premier le sol. Il est renversé à droite ; 
i relever et à remonter les escaliers; peu à peu il 
tr dans le talon droit et son pied commence à 

nstate que le pied est très tuméfié, surtout au- 
les; forle ecchymose plus marquée sous la malléole 
iti ; le calcanéum est élargi^ extrêmement doulou- 
ition dans son tiers postérieur, où Ton constate 
ne, la présence d'une saillie résistante et doulou- 
citation obscure et une fausse mobilité, 
lémontrent l'existence d'une ligne de fracture 
lu fragment an té ro- in terne, 
naines à l'hôpital ; le traitement consiste dans le 
intenu dans une gouttière, et dans le massage. 
[. rentre chez lui. Le pied droit est plat. Le talon 
i; le creux qui existe normalement sons la mal- 
La pression en dedans, en avant et au-dessous 
s douloureuse. 

s et passifs sont légèrement réduits; le malade 
évitant de peser sur la pointe du pied. 
\\ les troubles fonctionnels persistent et il accuse 
rtout au côté externe du pied. 

INQT-SIXIBMK ANNÉE. — N* 7. 26 



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362 

Obs. II. — G. J., 34 ans. 

Il est tombé le 15 décembre 1905 de 1,50 métré de bantear en position 
militaire, le poids du corps portant surtout sur le pied droit. Il a dû être 
transporté chez lui, la marche étant impossible. 

Il souffre immédiatement d'une vive douleur dans le talon et dans la 
région de l'articulation tibio-larsienne , au bout de deux jours tuméfac- 
tion énorme et ecchymose sous- mal léolaire. 

Il est traité à son domicile par le repos, puis par le massage à partir 
du quinzième jour après Taccident. 

Il commence à marcher, quoique péniblement, an bout de trente-cinq 
jours, mais les mouvements de la marche lui causent des douleurs vives 
et lancinantes au talon, au-dessous de la malléole externe et le long du 
côté externe du pied. 

Il entre à l'hôpital le quarantième jour, pour se faire radiographier. 

A l'inspection de la jambe droite et du pied du même côté on constate 
une atrophie des muscles du mollet. Les malléoles paraissent plus sail- 
lantes ; la plante du pied est affaissée ; le creux sous la malléole interne 
est effacé. 

Le calcanéum vu par-dessous est élargi des deux côtés; il parait légè- 
rement tourné en dehors. 

A la palpation on constate que cet os est épaissi dans son diamètre 
transversal ; du côté interne le suatentaculum iali est plus bas, plus épais 
et proéminent. 

Douleur à la pression dans Taxe; douleur vive à la pression du susten- 
taculum. 

Les mouvements actifs dans le Ghopart et l'articulation tibio-tarsienne 
sont réduits et douloureux, ainsi que ceux d'adduction et abduction du 
pied. 

Le malade marche en boitant, évitant de peser sur la partie interne du 
pied. 

Le 15 mars le calcanéum est encore fortement épaissi; les mouvements 
du pied sont plus étendus, quoique douloureux. 

On traite le malade par le massage et le repos au lit. 

L*examen aux rayons X donne des résultats très nets (Voir PI. II, ^g i.). 

C'est surtout dans une projection verticale qu'on a pu mettre en évi- 
dence une fracture oblique du calcanéum droit, dont le fragment antéro- 
interne occupe la dépression sous-malléolaire interne. 

Obs. m. — B. D., 61 ans, commissionnaire. 

Le 31 décembre 1905, comme il se promenait sur le mur du quai d'Ou- 
chy, il fait un faux pas et tombe en position militaire de la hauteur d'an 
mètre environ sur le glacis. 

Il continue à marcher sans éprouver de douleurs et fait ainsi environ 
trois cents pas jusqu'au café prochain, où il reste attablé pendant deux 
heures; puis, voulant se relever, il ressent une vive douleur au pied 



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363 

be. Il ne peut pas poser par terre le pied ; celai-ci aurait peu 
Ou transporte le blessé à l'hôpital. 

ed est fortement enflé; les creux malléolaires sont complète- 
; la peau est rouge partout, sauf au-dessous des deux mal- 
y a deux ecchymoses violacées. 

ion est douloureuse, surtout au niveau de l'articulation tibio- 
l du Chopart. Les surfaces osseuses semblent être toutes 
it au plus peut-on constater que le calcanéum droit est légè- 
àpais que normalement vers le col. 

>n est très douloureuse dans l'axe du pied; elle l'est beaucoup 
l'axe de la jambe. 

le malade par le repos au lit et les maillots pendant quatre 
lis par le massage. 

Rôntgen montre un trait transversal de fracture dans la par- 
e du calcanéum et des fissures dans la grosse tubérosité. (Voir 
et 3.) 

1rs après Taccident, l'enflure a totalement disparu; le calca- 
ijours épaissi légèrement an niveau de son col. 
ines après l'accident le malade marche sans douleur, en boi- 
m peu et trois semaines plus tard il parait être complètement 

— J. 0., horloger, 40 ans. 

Bmbre 1905, ayant sauté d'un mètre de hauteur, il arrive sur 

erre avec le talon du pied droit et ne peut se relèvera cause 

uleurs qu'il éprouve dans ce talon. 

nps après le pied enfle et devient rouge- violacé.' 

tion de la jambe et du pied droit on constate une tuméfaction 

ommence au tiers inférieur de la jambe et qui s'étend sur 

la peau présente plusieurs ecchymoses, soit sur le dos du 
' les faces externe et interne du talon, 
riation dans Taxe du pied. 

tion le malade accuse une vive douleur à deux travers de 
sous de la pointe de la malléole externe. La pression dans 
1 est peu douloureuse, 
ion tibio- tarsienne est élargie, remplie par du liquide, dou- 

paipation. 
lum est plus épais dans son diamètre transversal que celui 

Il est très douloureux à la palpation et la douleur augmente 
on s'approche de sa partie postérieure. La pression dans la 
son axe est très douloureuse, 
t aplati. 

est mis au repos au lit, le pied dans une gouttière. Dix 
m commence à le masser, 
lines plus tard l'enflure a disparu, mais Tépaississement du 



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iteur de 12 mètres environ 
immédiatement de vives doulei 

constate nne enflare diffase ( 
lalléolaires et s'étend jusqu'à 
la présence d'une ecchymose i 
s et à la face plantaire du p 

est épaissi dans le sens transv 
ité dans son tiers postérieur 

a jambe est douloureuse, 
tns une gouttière ; maillots. 
3 le massage ; Tenflure diminue 
du calcanéum; le swtentacul 
épression située sous la mallé 
I. 

9rt de l'hôpital ; le pied gau( 
rne a disparu ; la malléole extei 
argi, épaissi et douloureux à 
:tifs et passifs restent réduits, 
l'un nouvel examen fait un m 

fracture oblique du calcanéu 
ir PI. m, 6g. 6.) 

9 mai 1906, en rêvant, il sai 
; toit et de là debout sur la ter 
ive douleur au talon droit, 
ux à la pression; le creux s< 
éfaction; pression sur Tastrag 
louloureuse. 

onale, très visible aussi bien d; 
fig. 7.) que dans les verticales 

ms. 

is. 

position militaire d'un prem 
/oir touché le sol, et ne peut 
lion droit. Transporté à l'hôpil 
Iroite est plus étoffée qu'à gaucl 



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36e 

lléoles si 

»ed n'es 
provoqn 
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de repos 
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Qs plus I 
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L. 

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oies; on 

1 droit, 
interne < 
ssion. 
que une 
au lit p 

e ayant 



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367 

Dénm droit est nettement plus épais que le gauche ; le malad 
cher sans boiter. 

A la radiographie on reconnait Texistence de traits de fract 
tobérosité du calcanéum. 

A un examen fait trois ans après Faccident, on constate 
présente aucun trouble fonctionnel. A la radiographie son 
droit est plus épais et plus élargi que le gauche. 

Obs. XI. — D. A., charpentier, 36 ans. 

Il tombe, le 20 juin 4901, en position militaire, de deux mè 
teur^ surtout sur le pied gauche. Il resseiit des vives douleurs 
de ce côté, et ne peut se relever. 

Il est transporté à l'hôpital où on constate une forte enflt 
gauche. Le pied est aplati et élargi ; les creux sous-mal léolaii 
paru ; on observe une ecchymose bleuâtre sous la plante au 
leur à la pression dans l'axe et sur les faces latérales. 

A. est tenu cinq semaines au lit. Au bout de six semaines 
rhôpitaf en boitant fortement. 

Il est revu cinq ans après l'accident. Le pied gauche est a 
mouvements actifs et passifs sont légèrement réduits. A la r 
on trouve te trait d'une ancienne fracture oblique, dont 1 
antéro-interne est descendu, occupant la dépression située se 
léole interne. 

Obs. XII. — V. P., cantonnier, 29 ans. 

Le 7 avril 4899, il est tombé de cinq mètres de hauteur, c 
le sol avec le talon gauche. 

On constate à l'hôpital une tuméfaction du pied gauche, avec 
sous-mal léolaire. 

A l'examen aux rayons X on reconnaît la présence d'u 
oblique du talon gauche. 

Le blessé est traité par le repos au lit pendant six semair 
gauche étant dans une gouttière. Il quitte l'hôpital en boitant 
à l'aide d'une canne ; rentré chez lui il s'y traite par le ma 
gymnastique passive, mais sans que son pied arrive à reprei 
grité de ses fonctions. 

Nous le revoyons sept ans après l'accident : 

Son pied gauche est fortement aplati ; les malléoles, comme 
voir d'après la photographie que nous avons prise (Voir PI. 
sont abaissées d'environ 2 cm. Le talon est élargi et, en emp 
deux calcanéums, on sent nettement que celui de gauche est 
le sens transversal. Le creux situé sous la malléole interne c 
remplacé par une saillie osseuse douloureuse à la pression. 

P. boite légèrement; il ne peut pas accomplir complète 
flexion dorsale, ni la flexion plantaire du pied gauche. Les n 
de latéralité sont également très réduits du même côté. 



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F.S 



PI. m. 




Fig:. 8. 




^ig. 7. 



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PI. m. 



Fii?. 8. 



P'ig. 7. 

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369 



Recherches sur la prétendue efficacité des tractions 
rythmées de la langue dans Tasphyxie. 

Travail fait aa Laboratoire de physiologie expérimentale de l'Université 

de Genève. 

par M"* Zina-Agnès Braïlowsky. 



On sait que Laborde conseilla, pour combattre l'asphyxie, le 
procédé des tractions rythnées de la langue. Cette méthode 
était, selon lui, fondée sur l'opinion qu'on excitait ainsi des 
réflexes cardio-respiratoires ; il basait ses conclusions sur des 
expériences dans lesquelles les résultats favorables des trac- 
tions rythmées de la langue étaient nioditiés par la section des 
nerfs se rendant au larynx et au cœur. 

Lorsque les travaux de Laborde parurent, MM. Prévost et 
Battelli firent, sur des chiens, un certain nombre d'expériences 
et arrivèrent à des conclusions contraires. Les animaux, quel 
que soit le mode d'asphyxie, ne revenaient pas à la vie si les 
tractions rythmées étaient pratiquées dans la dernière phase 
de l'asphyxie. Ces expériences inédites nous ont été communi- 
quées par leurs auteurs et nous y reviendrons dans le coure de 
ce mémoire. 

Le procédé Laborde fut récemment étudié au moyen de 
tracés graphiques par Philips, qui a publié un mémoire sur ce 
sujet dans les Archives internationales de physiologie. Il y con- 
firme les opinions de Laborde en cherchant à prouver que les 
tractions de la langue réveillent la respiration en agissant sur 
les centres respiratoire et cardio-vasculaire. 

M. le prof. Prévost m'a engagée à reprendre l'étude de cette 
question sous sa direction et, dans son laboratoire, nous avons 
fait un grand nombre d'expériences sur diverses espèces ani- 
males (cobayes, lapins, chats, chiens) qui sont la base de ce 
mémoire. Nous verrons que les tractions rythmées de la langue 
ne modifient point, selon nous, la dernière phase de l'asphyxie. 
Si elles sont faites au moment désigné sous le nom de pause 
respiratoire, elles semblent réussir et l'animal peut revenir à la 
vie si on enlève l'obstacle (pincement de la trachée) qui produit 
l'asphyxie. Mais le même effet se produit en l'absence des 
tractions de la langue. Si, au contraire, on attend la terminai- 



1 



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370 

soD des respirations finales pour enie^ 
les tractions rythmées sont absolumei 
meurt. 

C'est, nous le pensons, pour avoir < 
finales avec de soi-disant mouvement 
par les tractions que Philips est arrivi 

Il est, par conséquent, de toute imp 
l'asphyxie dans ses divers stades et si 
pirations finales qui lui font suite. 



I. — HiSTORIQ 

Les auteurs anciens ont déjà fait d' 
relativement à l'asphyxie produite pj 
nous étendre sur l'importance des rec 
Bichat et d'autres, qui sont comm 
Richet S nous analyserons successi 
auteurs récents relatifs aux divei-ses p 

Parmi ces travaux, on doit citer, toi 
mémoires de Hôgyes, de Sigmund-Ma 
de Landergr^n, de Langendorff% < 
Markwald*, de Kanow et Thor Stenb< 
des plus importants. 

Il résulte de ces études qu'au point 
respiratoires et circulatoires qui nous 
être divisée en plusieurs stades qui on 
terminés dans les mémoires de Hôgye 
Mosso et de Landergren. Hôgyes * déc 



* Ch. Richet. Art. Âxphyzie, Dictionnaire 
p. •?28. 

' Lanobndorpf. Studien Uber die lunerv; 
Arch. f. PhysioL, 1880, p. 519. 

* Falk. Ueber den Tod im Wasser. Arch, 
Bd XLVII 1869, p. 48. 

* Markwald. Werden die Athembewegi 
herrscht ? Berne 1889, p. 18. 

* Kanow et Thor Stenbeok. Ueber die Ei 
bei Ërstickung, Scandinavisches Archiv t. 
403-411. 

* HÔOYBS. Esperinientelle Beitrige iiber de 
gungen wàhrend der Erstickung. Arch. fiir 
mak.. Bd V, p. 86, 1876. 



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371 

cessives: 1) violents efforts inspiratoires, 2) dyspnée expira- 
toire, 3) pause, 4) stade terminal des inspirations actives et des 
expirations passives. 

Dans le premier stade, selon Hôgyes, les animaux asphyxiés 
présentent des efforts inspiratoires. Dans le second, apparais- 
sent déjà la dyspnée expiratoire qui survient généralement au 
milieu de la seconde minute et se termine par des convulsions 
expiratoires durant de une à plusieurs secondes. Ensuite, après 
une large inspiration, survient Tarrèt de la respiration qui 
dure 18 à 20 secondes pendant lesquelles, d'après HOgyes, les 
poumons se trouvent en phase d'expiration passive. Vient en- 
suite le stade terminal caractérisé par des respirations profon- 
des avec des inspirations actives et des expirations passives 
durant de 3 à 4 minutes, devenant de plus en plus faibles et se 
terminant par une dernière expiration passive. C'est là d'après 
cet auteur, le type de l'asphyxie, lorsque le système nerveux est 
intact. 

Ce type serait modifié selon le mode employé pour obtenir 
l'asphyxie et, si l'on extirpe diverses parties du système ner- 
veux central ; le changement consiste dans le caractère des 
mouvements inspiratoires et expiratoires et dans la durée de la 
pause et des respirations finales. 

Sigmund-Mayer ^ réunit le premier et le second stade de 
Hôgyes en un seul qu'il appelle stade d'excitation (Beizsta- 
dium) et admet trois stades : 1) le stade d'excitation, 2) la 
pause, 3) les respirations finales. 

Cette manière de voir a été admise soit par Landergren ', 
soit par Mosso * et par la plupart des auteurs qui ont traité en 
dernier lieu de l'asphyxie. 

C'est Falk qui fut, suivant Mosso, le premier qui décrivit la 
pause. D'après Mosso, la période d'excitation dure environ une 
minute avec. réaction de la tonicité musculaire; la pause qui 
lui succède dure environ 40 secondes, l'animal est tranquille, 
sans mouvement et a perdu toute excitabilité réflexe ; enfin, 

^ Siomumd-Maybr. Centralbl. f. d. med. Wissensch., 1880, p. 132. 

> Ernst Landbrorbn. Ueber die ErstickungserscheinungeD anden Kreis- 
laufs und Athmungs Apparat6n. Scandinavxsches Archiv. filr Physiolog., 
Bd. VII1896, p. 1. 

' Mosso. La pause des mouTements respiratoires dans Tasphyzie. Criti- 
que des théories émises pour expliquer la pause des mouvements respira- 
toires dans Tasphyxie. L*absence des centres inhibiteurs de la respiration. 
Arch. ital, de Biol., V. XLI et XLII 1904. p. 158, 164, 167, 



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ipi |liui i |^yf i ^^ ^^-- >-* 



373 

lions finales qui la suivent, ont donné lieu à de nombreuses 
interprétations plus ou moins satisfaisantes qui sont résumées 
dans le travail de Mosso et dans celui de Landergreen ; les 
discuter, nous entraînerait trop loin de notre sujet. Nous avons 
eu simplement en vue de constater l'existence de la pause 
asphyxique et des respirations finales qui lui succèdent tels 
qu'ils sont décrits par les auteurs qui ont récemment étudié 
l'asphyxie. 

Comment se comporte la circulation pendant les divers stades 
de l'asphyxie ? 

Richet * décrit une première phase pendant laquelle les bat- 
tements du cœur s'accélèrent légèrement et se renforcent, une 
seconde phase oii il y a un léger ralentissement et un renforce- 
ment considérable, une troisième phase de ralentissement 
extrême sans renforcement, une quatrième phase d'extrême 
accélération suivie d'un rapide affaissement. 

Une description analogue a été donnée par Landergreed et 
les beaux tracés très confirmatifis que renferme son mémoire 
rendent bien compte de ces modifications de la circulation pen- 
dant les trois stades de l'asphyxie. 

On voit, dans la première période d'excitation, la pression 
qui s'élève, avec accélération du pouls; bientôt le pouls se 
ralentit, les oscillations du manomètre deviennent intenses et, 
au début de la seconde période (pause), il y a chute de la pres- 
sion qui reste basse ou qui se relève à la fin de la pause. Le 
pouls s'accélère, on entre dans la troisième période des respi- 
rations finales. On peut constater alors habituellement une 
petite élévation de la pression finale coïncidant avec chaque res- 
piration. 

Le ralentissement du pouls qui existe dans la période d'exci- 
tation et se prolonge jusqu'à la pause, a été attribué à une 
excitation du centre des nerfs vagues par Richet et par 
Dastre*. « Si i dit le premier, pendant la phase de ralentisse- 
« ment, on fait la section des pneumogastriques, comme l'a 
« fait Dastre, on voit aussitôt le cœur s'accélérer, ce qui 
« prouve bien que le ralentissement était dû à l'action du nerf 
« modérateur. » 



* Richet. I^ mort du cœur dans Tasphyxie. Ai-ch, de physioL norm, 
et path.. 1894. p. 652. 

' Richet. Art. Asphyxie, loc. cit,, p. 750. 



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374 

a Le centre du vague, dit Landerg 

< période d'excitation de l'asphyxie i 
« se rapproche de celle du centre r« 

< très sont déjà excités au commen 

< avec la dernière respiration terroini 

< tion du vague sur le cœur a général 
a mum de l'excitation du centre du v 

< la pause respiratoire préterminale. 
Philips' dit que la fin de Tasphyxic 

de la respiration et du cœur avec chi 
sion sanguine. Cet arrêt momentané < 
ment à l'excitation du vague ; il se 
publiés par Philips. 

Landergren dit aussi avoir observ 
pendant 30 secondes, en conséquence 
du nerf vague. 

Pendant l'asphyxie, les fonctions < 
atteintes. Richet, dans son article, di 
dans l'asphyxie en quatre périodes si 
conscience, 2) mort des réflexes, 3) n 
mort du cœur. 

1) La mort de la conscience, étudia 
généralement pas une minute ; sensa 
avec vertige, la vue se trouble, les or 
science disparaît. 

2) Les mouvement réflexes ont gén 
de deux minutes à deux minutes et 
correspond à la pause respiratoire. « 
a pirations et les battements de ce 
« l'animai inerte, plus de sensibili 
c spontanés ou réflexes ». 

c Vingt secondes après qu'on a fen 
c les cobayes tombent sans conscie 
a complet des muscles. A partir de ce 
« dérer les réflexes comme abolis ( 
a observe chez l'animal sont dûs à l'a 



^ Landerorbn. loc, cit., p. 9. 

* Philips. RéTiviscence du cœur par les ti 
Archives internationales de physiologie^ V. 

* Mosso, loc. cit., p. J80. 



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r 



375 

< manque d'oxygène ou l'accumulation de Fanhydride cai 
c nique sur les cellules nerveuses motrices. Un fait import 

< est que les convulsions cessent avec le commencement de 

< pause respiratoire. Lorsque les convulsions respiratoires 

< cessé, nous pouvons considérer comme mises hors de com 

< récorce cérébrale et la mœlle allongée pour ce qui se r 

< porte aux mouvements respiratoires. L'absence des réfle: 
« alors que persiste encore la respiration, est, à mon avis, 
8 fait d'une haute importance en faveur de ceux qui nient < 
« les mouvements respiratoires soient de nature réflexe com 

< le croient encore beaucoup de physiologistes. S'ils subsist 

< encore, alors que' les autres actions réflexes ont cessé, ( 
« prouve la nature autochtone de ces mouvements. » 

Cette manière de voir exprimée par Mosso est confirmée 
les expériences de MM. Prévost et Battelli • sur la restaurât 
du cœur par le massage. Nous transcrivons ce qu'ils disent 
sujet de la mort du cœur dans l'asphyxie : 

a Dès que nous avons constaté l'arrêt du cœur par l'ausc 
8 tation, nous ouvrons rapidement le thorax, lions les artè 
« mammaires, ouvrons le péricarde et préparons tout pour 
« respiration artificielle et le massage du cœur. Après trent 
a quarante compressions, le cœur se remet à battre ou est i 

< de trémulations fibrillaires qui sont définitives chez le chi 
a Après un massage et une respiration artificielle plus 

< moins prolongés, on voit reparaître la respiration d'ab< 
c faible, puis s'accentuant progressivement et, ensuite, 

< divers phénomènes réflexes qui reparaissent habituellem 
« dans l'ordre inverse de leur disparition. La pupille se c 
« tracte, la cornée devient sensible et, ensuite, reparaissent 
« réflexes patellaires qui, souvent, précèdent les réflexes c 
« néens. 

« Ces expériences sont bien propres à démontrer l'auton 
« tisme des centres respiratoires. On peut toujours, en efl 
« constater, pendant la restauration du système nerveux, i 
« période d'environ dix minutes, quelquefois plus longue, p< 
« dant laquelle les mouvements respiratoires s'exécutent ry 
« miquement quand les phénomènes réflexes manquent enc< 

* Prévost et Battelli. Influence de Talimentation sur le rétablissem 
des fonctions du cœur. (Communication faite au Congrès de physiologie 
Turin, sept. 1901). Revue médicale de la Suisse romande 1901. Travc 
du laboratoire de physiologie de Genève. III, 1901-1902, p. 3. 



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377 

quer un certain étonnement, car, comme le font remarquais 
Richet aiosi que Mosso, daos les dernières phases de l'asphyxje, 
00 observe une inhibition complète des réflexes. Pour Richet, ïea 
tractions de la langue opérées par Laborde seraient simple- 
ment capables d^opérer une légère respiration artificielle et, 
lorsque le cœur est complètement arrêté, elles ne paraissent 
pas capables d'une action bien efficace. 

Le procédé de Laborde a cependant été si généralement vul- 
garisé quMl n'est pas de cas de noyade, d'asphyxie, de mort 
par électrocution, oii on ne le voie signalé comme ayant été 
immédiatement employé sans que Ton analyse le résultat 
obtenu. 

Laborde, dans ses travaux, n'a jamais donné de graphiques 
de ses expériences, en sorte qu'on ne peut analyser scientifi- 
quement ses affirmations. 

L'étude de l'action physiologique que pourraient avoir les 
tractions rythmées de la langue a été reprise récemment par 
Philips ' qui publie ses résultats dans les Archives internationales 
de physiologie. 

Toutes les expériences de Philips ont été pratiquées sur des 
chiens anesthésiés par la morphine (,0,01 au moins par kilogr. 
d'animal), la pression carotidienne était prise avec un mano- 
mètre à mercure et la respiration enregistrée au moyen du 
pneumographe de Knoll. Une canule était fixée à la trachée ; 
sou occlusion, au moyen d'un bouchon en caoutchouc, servait à 
produire l'asphyxie. 

Philips donne un premier graphique qui, dit-il, a montre les 
c phénomènes tels qu'il les a observés chez la plupart de ses 
« chiens. Il représente la fin de l'asphyxie s'accompagnant 
« d'un arrêt de la respiration et du cœur avec chute progres- 
« sive de la pression sanguine. 

« A peine a-t-on fait une dizaine de tractions linguales qu'il 
« se produit, précédant tout mouvement respiratoire, une sys- 
« tôle cardiaque, puis, en même temps qu'un mouvement respi- 
« ratoire profond, une série de contractions cardiaques énergi- 
c ques, surtout au début et accélérées, surtout à la fin, s'ac- 
« compagnant d'une hausse de pression considérable (véritable 
« bond manométrique). Après un petit arrêt du cœur, ce même 

* Philips. RôviviBceuce du cœur par les tractions rythmées de la langue. 
Archives internationales de physiologie^ 1904-05, N. 2. 

RBTUB HfolOALB. — VINGT-SIXIÈME ANKIÈB. — N^" 7. 26 



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inomène cardio-i 
ce, toutefois, qu 
nde. Finalemei 
zhée — ranimai 
itoire normal. Il 
(étions rythmées 
ction cardioresp 
alable par asph] 
mblée, le cœur, 
eille également 1 
rgiques, au débi 
t des hausses de 
us avons reproc 
^bilips parce que 
)rie pas avec no 
I cardio-vasculai 
langue, Philips 
ure que : 
La paralysie des 
ralysie par Tatr 
actions rythmée 
lexe peut persist 
lérateur), après 
isation complète 
Les tractions lin 
amènent a) ui 
ements respirât 
•atoires ; b) une 
) directe sur le ( 
Un ralentissemei 
ession par actioi 

les tractions rytl 
iction d'un réfle: 
it pour le rappel 
irtificielle ou à 
s'impose, 
voit, d'après ce 
îre de voir de L 
nations théorique 



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379 



II. — Recherches personnelles. 



Exposons maintenant nos recherches personnelles et nous 
chercherons à déterminer en quoi elles^sont opposées aux con- 
clusions de Laborde et de Philips relativement à Tinfluence 
qu'auraient, selon ces auteurs, les tractions rythmées de la 
langue dans la mort par Tasphyxie. 

Méthode. Nos expériences ont été faites sur des cobayes, des 
lapins, des chats et des chiens ; le plus souvent, sans l'emploi 
des anesthésiques et chez un certain nombre d'animaux, après 
les avoir narcotisés par le chloroforme, Téther ou la morphine. 

L'asphyxie a été produite par la compression de la trachée 
au moyen d'une pince hémostatique. 

Chez les chiens, on s'est servi, le plus souvent, d'une canule 
introduite dans la trachée, dont l'extrémité était munie d'un 
tube de caoutchouc sur lequel on appliquait la pince. 

La respiration était enregistrée au moyen d'un double tam- 
bour de Marey associé à un tambour à levier. 

Chez les lapins, les chats et les chiens, la pression caroti- 
dienne était inscrite en regard de la respiration et prise au 
moyen d'un manomètre à mercure. Le temps était inscrit 
toutes les deux secondes au moyen d'un signal de Desprès. 






A. Cobayes. 

Exp. L — CoBAYK de 300 gr. (fig. 1 ci-contre). 

Axphyxie par ligature de la trachée avec un fil et tractions de la 
langue inutiles après les respirations finales avec la trachée feitnée. 

29 mat 1906. — li h. 15' 30". La trachée est liée ; commencement des 
convulsions respiratoires qui dorent 2' 15". 

11 h. 17' 46". La respiration cesse. C'est la pause respiratoire qui 
dure 45". 

11 b. 18' 30". Commencement des respirations finales qui sont an 
nombre de 16 et qui durent 1' 20". 

11 h. 19' 50". La respiration s'arrête définitivement. 

11 h. 2r. Commencement des tractions rythmées de la langue. 

11 h. 26' Cessation des tractions rythmées de la langue qui n'ont 
amené aucune modification quelconque dans le tracé de la respiration. 

Exp. il — Cobaye de 265 gr. 

Asphyxie par ligature de la trachée avec un fil. Tractions i^thmées de 
la langue sans influence après les respirations finales avec la trachée 
fermée. 



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380 

29 mat 1906.— H h. 42*. La trachée liée; commencement des con valsions 
respiratoires qui dorent 2* 30". 

H h. 44* 30". La respiration cesse; c'est la pause respiratoire qui 
dure 36". 

11 h. 45* 6". Commenoeiaent des respirations finales au nombre de 
neuf et durent 30". 

11 h. 45' 36". Les respirations finales cessent. 



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381 

11 h. 47* 30". Commencement des tractions rythmées de la langue 
avec la trachée liée. 

11 h. 50*. Cessation des tractions rythmées de la langue qni n'ont 
amené aucune modification quelconque dans le tracé de la respiration. 

Ces deux expériences démontrent que, si on fait les tractions 
rythmées de la langue après les respirations finales, on n'ob- 
tient aucune modification du tracé respiratoire et le cœur ne 
prolonge pas ses battements. 

Exp. m. — Cobaye de 425 gr.* 

Asphyxié par eompreuUm de la trachée avec une pincé hèmoetatique, 
enlèvement de la pince et tractiom rythméee de la langue inutiles après les 
respirations finales, 

. 29 mat 1906.-- 5 h. 2*. La trachée est pincée; convulsions respiratoires 
durant 2' i". 

5 h. 4' 2". La respiration cesse ; c'est la pause respiratoire qui dure 
54". 

5 h. 4' 56'*. Commencement des respirations finales, au nombre de 
treize, qui durent 40". 

5. h. S' 36". Les respirations finales cessent. 

5. h. 6' 12". Enlèvement de la pince et commencement des tractions 
rythmées de la langue. 

5 h. 10' 36". Cessation des tractions rythmées de la langue qui n'ont 
amené aucune modification quelconque dans le tracé de la respiration. 

Cette expérience nous montre que si on fait les tractions 
rythmées de la langue avec la trachée libre après les respira- 
tions finales, ni les battements du cœur, ni la respiration ne se 
rétablissent. Pour déterminer si la respiration se rétablit spon- 
tanément par le seul enlèvement de la pince et sans tractions 
rythmées de la langue, nous avons fait les expériences suivantes 
dans lesquelles nous enlevions la pince aux différentes phases 
de la pause et des resphrations finales pour déterminer la 
limite après laquelle la respiration ne se rétablit pas spontané- 
ment. Voici quelques-unes de ces expériences les plus caracté- 
ristiques : 

Exp. IV. — ÇoBAYR de 700 gr. 

Asphyxie par compression de la trachée avec une pince hémostatique, 
enlèvement de la pince au c&mmencement de la pause et rétablissement du 
cobaye sans tractions rythmées de la langue. 

30 mai 1906. — 9 h. 37'. La trachée est pincée; commencement des 
convulsions respiratoires qui durent 2' 8". 

9 h. 39' 45". La respiration cesse ; commencement de la pause. 



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382 

9 h. 39* 48". Enlèvement de la pince an coi 

9 h. 40' 8". Une respiration profonde. 

9 h. 40' 28". Commencement des respi ratio 

cielles qui deviennent de plus en plus profond 

revient à Ii^i spontanément, sans tractions rytl 

Dans cette expérience, nous avons ^ 
reprendre spontanément la respiration a 
plète sans que Ton recoure aux traction 
simple enlèvement de la pince de la trac 
de la pause. 

Exp. V. — Cobaye de 610 gr. 

Asphyxie par compreman de la trachée ave 
enlèvement de la pince au milieu de la pause et 
ration du cobaye sans tractions rythmées de la 

30 mai 1906.— 4 h. 19'. La trachée est pincé 
vnlsions respiratoires qui durent 2' 52'. 

4 h. 21' 52". La respiration cesse ; comment 

4 h. 22' 4". Enlèvement de la pince. 

4 h. 22' 12". Commencement des respiratioc 
cielles qui deviennent de plus en plus profond< 
revient spontanément, sans tractions rythmées 

Exp. VL — Cobaye de 310 gr. 

Asphyxie par compression de la trachée avec 
la pince après la première respiration finale e 
sans tractions rythmées de la langue, 

30 mai 1906. — 4 h. 22' 20". La trachée eî 
des convulsions respiratoires, qui durent 1' 38 

4 h. 23' 58". La respiration cesse. C'est la f 
40". 

4 h. 24* 38". Première respiration finale. 

4 h. 24' 44".' Enlèvement de la pince après 
finale et commencement des respirations irrégc 

4 h. 25' 50". Respiration normale ; le coh 
sans tractions rythmées de la langue. 

Exp. VIL — Cobaye de 497 gr. (Fig. 2). 

Asphyxie par compression de la trachée ave 
enlèvement de la pince après la quatrième respi 
ment du cobaye sans tractions rythmées delà la 

31 mai 1906. — 5 h. 20' 16". La trachée e 
des convulsions respiratoires, qui durent 1' 54' 

5 h. 22' 10". La respiration cesse, ('/est la pa 
5 h. 22' 46". Commencement des respiration 



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384 

5 fa. 22* 57*'. Enlèvement de la pincé après la qnalrième respiration 
finale et le cammencecnent des respirations irrèguliëres qui finissent par 
devenir prolbndes et régnlières et l'animal revient spontanément à la vie 
sans tractions rfHunées de la la'ng:ne. 

Ces trois dernières expériences démontrent que, en enlevant 
la pince de la trachée plus tard, c'est-à-Kiire déjà pendant les 
respirations finales, Tanimal peut reprendre la respiration et 
revenir à la vie sans qu'il soit nécessaire de recourir aux trac- 
tions rythmées de la langue. 

Dans l'expérience VU Tanimal est revenu spontanément à 
lui après que Ton eût ôté la pince asphyxique après la quatrième 
respiration finale. 

Ce n'est pas là la limite ultime, car nous avons vu se rétablir 
un cobaye auquel nous avions enlevé la pince asphyxique après 
la cinquième respiration finale sans faire de tractions rythmées 
de la lan^i^ue. 




Fio. 3. — Tt'octions rythmées de la langue inutiles faites après la sixième res- 
piration finale ches un cobaye^ asphyxié par compression de la trachée. Le 
graphique est pris V 30** après la compression de la trachée, — A, Respira- 
tion. — C. Temps: la distance de chaque pointe supérieure indique deai 
secondes. — a. h. Fin des convulsions respiratoires. — ft. c. Pause respira- 
toire. •— c, e. Respirations finales. d, Knlèvement de la pince et commen- 
cement des tractions rvthmées de la langrue. 



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385 

Noos pottvoDfl affirmer d'autre part, en nous basant sur les 
expériences suivantes, que le cobaye ne se remet pas spontané- 
ment de rasphyxie quand on ôte la pince asphyxique après la 
sixième ou la septième respiration finale. 

Dans ces cas nous avons essayé de faire les tractions ryth- 
mées de suite après Tenlèvement de la pincé, elles furent inu- 
tiles, ranimai n'a pas repris la respiration et mourut. 

Exp. VIII. — Cobaye de 400 gr. (Fig. 3). 

Aspkifxie par eomjfreisùm de la trachée avec une pincê hémottatique, 
emlèvemêfU de la pince aprêê la iixième respiration finale. Mort du cobaye 
malgré lee tractione rythmées de la langue qu'an a commencé à faire de 
suite après Fenléi^ment de la pince. 

7 juin 1906. — 10 h. 5'. La trachée est pincée ; commencement des 
convulsions respiratoires, qui dorent V 50'*. 

10 b. 6' 55". La respiration cesse. C'est la pause qui dare 28". 

10 b. T 23". Commencement des respirations Hnales. 

Ih h. 8' T\ Enlèvement de la pince après la sixième respiration finale 
et le commencement des tractions rythmées de la langue. L'animal fait 
encore dix respirations finales. 

10 h. 8' 25" La respiration cesse définitivement et le cobaye meurt 
malgré les tractions rythmées de la langue^ faites pendant quatre minutes. 

Nous avons obtenu des résultats identiques dans de nom- 
breuses expériences faites de la même manière que cette der- 
nière, en enlevant la pince plus tard que la sixième respiration 
finale. 

B. Lapins 

Chez les lapins Tasphyxie se comporte de la même manière 
que chez les cochons d'Inde, avec cette diiférence que la limite 
extrême après laquelle Tanimal ne revient plus spontanément 
après Fenlèvement de la pince, s'éloigne jusqu'à la huitième 
respiration finale après laquelle le lapin meurt malgré les trac-* 
tiens rythmées faites de suite après l'enlèvement de la pince. 

Nous avons chez les lapins enregistré en même temps que la 
respiration la pression carotidienne, afin de suivre les diverses 
modifications que subissent la circulation et la respiration pen- 
dant les diverses phases de l'asphyxie. 

Voici quelques-unes de ces expériences : 

Exp. IX. — Lapin de 2000 gr. (Fig. 4). 

Asphyxie par compression de la trachée avec une pince hémostatique, 
enlèvement de la pince et tractions rythmées de la langue inutiles après les 
respirations finales. 



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386 

4 jtttn 1906. — 4 h. 14*. La trachée est pincée. La pression carotidienoe 
commence à s'élever en même temps que se produisent les convulsions 
respiratoires qui se généralisent dans tout le corps. La durée de ce stade 
est de 2* 44". 

4 h. 16' 44". La pression carotidienne tombe et la respiration cesse. 
C'est la pause respiratoire qui dure 10 secondes. 

4 h. 16' 49". La pression carotidienne monte jusqu'au troisième stade, 
c'est-à-dire le stade des respirations finales. 

4 h. 16' 54". Commencement des respirations finales. Pression caroti- 
dienne diminuant peu à peu jusqu'à la terminaison des respirations finales 
qui sont au nombre de seize, offrant une série de petites élévations cor- 
pondant à chacune d'elles. 

4 h. 18' 4". Les tracés de la respiration et de la pression tombent à 
zéro. 




FiG. 4. — Tractions rythmées de la langue inutiles chez un lapin asphyxié par com- 
pression de la trachée. Le graphique est pris 2* 22*' après la compression de la 
trachée. — A. Respiration. — B. Pression carotidienne. — C. Temps: la dis- 
tance de chaque pointe supérieure indique deux secondes. — a, b. Fin des convul- 
sions respiratoires. — 6, c. Pause. c, d. Respirations finales. — t. Commence- 
ment des tractions rythmées de la langue. 



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387 

4 h. 18'. 5". Enlèvement de la pince et commencement des tractions 
rythmées de la langae. 

4 h. 28*. Cessation des tractions rythmées de la langue qui n'ont amené 
aucune modification quelconque dans les tracés de la respiration et de la 
pression, quoiqu'elles aient été continuées pendant dix minutes cinq 
secondes. 

Cette expérience, avec la figure, qui y est annexée, peut être 
considérée comme un type des modifications de la respiration et 
A^ i« ^: — i-*ion par l'asphyxie quand ou- enlève la pince après 

respirations finales et de l'inutilité qu'ont alors 

rythmées de la langue. 

Lpériences suivantes nous chercherons l'influence 

3nt de la pince à une période moins avancée de 

Lapin de 2000 gr. 

* compression de la trachée avec une pince hémostatique, 
a pince pendant la pause ; rétablissement de la respiration, 
9r^ssion et reviviscence du lapin sans tractions rythmées de 

— 5 h. 8'. La trachée est pincée. Pression carotidienne 
ilever en même temps que se produisent les convliisions 
ui se généralisent dans tout le corps. La durée de ce stade 

pression carotidienne tombe et la respiration cesse. C'est 
^mmence. 
. Ëuièvement de la pince 28" après le commencement de la 

continue à descendre un peu et la pause respiratoire con- 
44'. 

. La respiration se rétablit et la pression monte sans trac- 
de la langue, seulement à la snite de l'enlèvement de la 
1 se rétablit spontanément. 

Drabreuses expériences, que nous ne publions pas, 

nlevé la pince successivement après la première, 

a troisième et la quatrième respirations finales et 

)btenu les mêmes résultats qu'avec les cobayes, 

is lapins reviennent spontanément sans tractions 

la langue par le simple enlèvement de la pince 

.vant la cinquième respiration finale. 

it nous allons, comme nous l'avons fait pour les 

cobayes, déterminer quelle est la limite ultime après laquelle 

les lapins ne reviennent pas quand ou enlève seulement la pince 

asphyxique. 



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Exp. XI. — Lapin de 2000 gr. 

Asphyxie par compresHon de la i 
enlèvement de la pince après la dm 
ment de la respiration, élévation de 
s mn tractions rythmées de la langue, 

S juin 1906. —3 h. 56'. La trach^ 
commence à monter en môme temp 
respiratoires qni se généralisent dan 
est de 2' 21*. 

3 h. 58' 22^'. La pression carotid 
C'est la panse respiratoire qui dure l 

3 h. 58' 50". Commencement des respirations finales. 1 
dienne diminnanl pen à pen, offre une série de petites 
pondant k chaque respiration finale. 

3 h. 59' 58". Enlèvement de la pince après la cinqi 
finale. La pression s*élève et la respiration se rétablit, 
à lai spontanément sans tractions rythmées de la langn< 

Exp. XIL — Lapin de 2100 gr. 

Asphyxie par compression de la tremhée avec une pi 
Enlèvement de la pince après la sixième respiration fina 
de la respiration, élévation de la pression et révivis 
spontanément sans tractions rythmées de la langue. 

9 juin i906. — La trachée est pincée. Pression caroti 
à s*ëleveren même temps qae se prodaisent les convnls 
qui se généralisent dans tout le corps. La durée de ce si 

10 h. 18' 14'. La pression carotidienne descend et la 
C'est la panse respiratoire qui dure 12*. 

10 h. 18' 26 ". Commencement des respirations finale: 
dienne diminuant pen à pen. 

10 h. 19' 24". Enlèvement de la pince après la si 
finale. La pression s'élève de nouveau et la respiration 
mal revient à lui spontanément sans tractions rythmées 

Exp. Xin. — Lapin de 1500 gr. (Fig. 5). 

Asphyxie par compression de la trachée avec une p\ 
efilèvement de la pince après la septième respiration fim 
de la respircUion, élévation de la pression carotidienne 
lapin sans tractions rythmées de la langue. 

12 itttn 1906. — 3 h. La trachée est pincée. La pression carotidienne 
commence à s'élever en même temps que se produisent les convulsions 
respiratoires, qui se généralisent dans tout le corps. La durée de ce stade 
est de r 30". 

3 h. 2' 30". La pression carotidienne descend et la respiration cesse. 
C'est la pause respiratoire, qui dore 26". 

3 h. 2* 56". Commencement des respirations finales. La pression caro- 



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389 



tUme r«l»i'-<«'»" '?""''• 4 R!gn\ration. - «• Pression carotidienne. 
'p'^e^ioa 5e la t^'^ «^iJ-^/ke X^ue pointe supérieure «d-que deux 
L C. Temps: l»/'*^^^ convulsions respiratoires. -6, c. Pause. 

-co°^*'r-;;^L flnaîes. - d. Enlèvement de la p.nce. - e. f. 

Res'piration normale. 



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390 

ne diminuant peu à pea offre une série de petites élévations corres- 
int à chaque re9piralion finale. 

. 3' 30". Enlèvement de la pince après la septième respiration finale, 
pression s*élève de nouveau et la respiration se rétablit. L'animal 
it spontanément sans tractions rythmées de la langue. 

s trois dernières expériences nous démontrent que les 
s reviennent habituellement et spontanément sans trac- 
rythmées de la langue, si on enlève la pince comprimant 
icbée après la cinquième, sixième, septième respirations 

ÎS. 

au contraire, la pince est enlevée apt*ès la huitième ou la 
ième respirations finales, ou plus tard, Tanimal ne se réta- 
)as, malgré les tractions rythmées de la langue, comme 
^montre l'expérience suivante : 

p. XIV. - Lapin de 200a gr. 

}hyxie par compremon de la trachée avec une pince hémottcUique, 

ment de la pince après la huitième respiration finale. Tractions 

èes de la langue inutiles, commencées de suite après renlèvement de 

«;«. 

ftttn 1906. — 3 h. 32'. La trachée est pincée. La pression caroti- 

e commence à s'élever en même temps que se produisent les coo- 

ns respiratoires^ qui se généralisent dans tout le corps. La durée 

stade est de 7'. 

i. 31*. La pression carotidienne descend et la respiration cesse. 

la pause respiratoire qui dure 56". 

. 34' 56". Commencement des respirations finales. La pression caro- 

ne diminuant peu à peu offre une série de petites élévations corres- 

mt à chaque respiration finale. 

. 35' 56". Enlèvement de la pince- et commencement des tractions 

lées de la langue inutiles. 

. 36' 4". La respiration cesse définitivement et le tracé de la pres- 

ombe à zéro. 

S expériences nous démontrent donc que, chez les lapins, 
actions rythmées de la langue n'amènent aucune modifi- 
n dans les tracés et sont sans utilité pour la reviviscence 
mimai, quand elles sont faites lorsque la pression est tom- 
X que le stade des respirations finales est terminé, 
ns l'expérience suivante les deux nerfs vagues ont été 
)nués, afin de voir l'influence que cette section peut avoir 
3S tracés de l'asphyxie. 



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391 

Exp. XV. — Lapin de 1500 gr. 

Section des deux vagues. Asphyxie par compression de la trachée par 
une pince hémostatique, enlèvement de la pince au commencement des res- 
pirations finales; rétablissement de la respiration, élévation de la pression 
comme par un bond et reviviscence de f animal spontanément sans tractions 
rythmées de la langue, 

23 jtttn 1906. — 3 h. V. Deux vagues coupés. 

3 h. 4' 36*'. La trachée est pincée. La pression carotidienne s*élève 
avant qae se produisent les convulsions respiratoires. La respiration est 
régulière et rapide. 

3 h. 5' 10'*. La pression descend peu à peu dès le commencement de 
la pause. 

3 h. 6* 22". La pression descendue, le pouls s'accélère et la respiration 
cesse. C'est la pause, qui dure 18". 

3 h. 6' 40". Commencement des respirations finales. 

3 h. G' 42". Enlèvement de la pince après la première respiration finale. 

3 h. 6' 56". Elévation de la pression, comme par un bond et rétablis- 
sement de la respiration, qui est d'abord lente et profonde, puis après 
quatre ooinutes reprend son rythme normal. 

L'animal revient spontanément sans tractions rythmées de la langue, 
malgré que les nerfs vagues aient été coupés. 

On voit que chez ce lapin dont les deux vagues étaient sec- 
tionnés et chez lequel nous avons enlevé la pince comprimant 
la trachée après la première respiration finale, Tanimal s'est 
spontanément rétabli, sans que Ton ait eu recours aux tractions 
rythmées de la langue, comme cela est le cas chez les lapins 
dont les vagues étaient intacts. 

Dans l'expérience suivante les tractions rythmées de la langue 
ont été inefficaces chez un lapin dont les deux nerfs vagues 
étaient sectionnés et la pince enlevée après la huitième respira- 
tion finale. 

On voit d'autre part dans le tracé les respirations finales 
bien accusées malgré l'absence des nerfs vagues. 

Exp. XVL — Lapin de 1600 gr. 

Section des deux nerfs vagues. Asphyxie par compression de la trachée 
avec une pince hémottatiqw, enlèvement de la pince après la huitième res- 
piration finale. Tractions rythmées de la langue inutiles, commencées quel- 
ques secondes après Venlévement de la pince. 

23 juin 1906. — 4 h. 23'. Section de deux nerfs vagues. 

4 h. 23' 56". La trachée pincée. La pression s'élève en même temps 
que se produisent les convulsions respiratoires, qui durent T 40". 

4 h. 25' 36". La pression carotidienne descend et la respiration cesse. 
C'est la pause qui dure 3i". 



.*vâ 



- -''SE 



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392 

4 h. 26* 10". Commencement des rej 
rotidienne diminuant pea à peo offre ni 
respondant à chaque respiration finale. 

4 h. 26' $8'\ Enlèvement de la pir 
finale, élévation de la pression au mon 
puis la pression tombe graduellement. 1 
mouvements spontanés. 

4 h. 27' 58". Commencement des tn 
caces, ranimai meurt. 

En somme ce lapin s'est comi 
celui de rexpérience XIV qui av 
Chez tous deux la pince a été enle 
la huitième respiration finale et c 

C. CHA' 

Exp. XVII. — Chat de 3000 gr. 

Asphyxie par compression de la trac 
enlèvement de la pince après la premièn 
de la respiration, élévation de la pressû 
chat sans tractions rythmées de la langv 

20 juin 1906.-4 h. 23* 54''. La tri 
tidienne monte graduellement et quar 
redescend peu à peu avec ralentissemei 
respiration devient dyspnéique et les c 
ralisent dans tout le corps. La durée di 

4 h. 24' 54". La pression carolidienn 
la paitse qui dure 14". 

4 h. 25' 8". Première respiration fina 

4 h. 25' 12". Enlèvement de la pin 
finale. La pression carotidienne s'élève 

4 h. 25' 36". La respiration se rétabl 
à la vie. 

Exp. XVIII. - Chat de 3000 gr. Le 
XVII. — Seconde épreuve. 

Asphyxie par compression de la trac 
enlèvement de la pince après la sixième 
de la respiration, élévation de la pressio 
chat sans tractions rythmées de la langu 

20jtttn 1906. — 5 h. 20. La tracht 
dienne commence à monter en même l 
vulsions respiratoires qui se généralise 
de ce stade est de T. 



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393 

5 h. 21\ La pression carotidienne tombe avec ralentissement du pools. 
La respiration cesse. C'est la panse respiratoire qui dure 10**. 

5 h. 21* 10-'. Commencement des respirations finales. La pression caro- 
tidienne diminuant peu à peu offre une série de petites élévations corres- 
pondant à chaque respiration finale. 

5 h. fï 28*'. Enlèvement de la pince après la sixième respiration finale. 

^ h. 22* 42*'. La respiration se rétablit en restant pendant quelques 
minutes fortement dyspnéiqne après lesquelles elle redevient normale 
comme la circulation. L'animal revient à la vie, spontanément, sans trac- 
tions rythmées de la langue. 

Ces deux expériences nous out montré que les chats, comme 
les cobayes et les lapins, peuvent revenir spontanément à la vie 
par le simple enlèvement de la pince asphyxiante, même après 
la sixième respiration finale, sans qu'il soit nécessaire de faire 
des tractions rythmées de la langue. 

L'expérience XVIII est d'autant plus concluante que l'ani- 
mal avait subi une demi heure auparavant une première épreuve 
d'asphyxie. 

Exp. XIX. — Chatte de 2500 gr. (Fig. 6 ci-contre). 

Asphyxie par compression de la trachée avec une pince hémostatique ; 
enlèvement de la pince après la cinquième respiration finale; tractions 
rythmées de la langue inutiles commencées quelques secondes après Venlève- 
ment de la pince, 

20 juin 1906. — 3 h. 17*. La trachée est pincée. La pression caroti- 
dienne s*élève progressivement. Les convulsions respiratoires se produi- 
sent et durent 1' 18'*. 

3 h. 18' 8**. La pression carotidienne tombe rapidement, sans arrêt du 
pouls et la respiration cesse ; c'est la pause respiratoire qui dure 26". 

3 h. 18' 34". Commencement des respirations finales. La pression caro- 
tidienne descendant peu à peu, offre une série d'élévations correspondant 
à chaque respiration finale. 

3 h. 19' 44". Enlèvement de la pince après la cinquième respiration 
finale. 

3 h. 20' 56. Commencement des tractions rythmées continuées inutile- 
ment pendant trois minutes. La pression était tombée à zéro et les oscil- 
lations du manomètre (pouls) étaient nulles. 

Cette expérience montre bien que chez le chat les tractions 
rythmées sont inutiles quand la pression est descendue à un 
degré trop inférieur et qu'elles sont inefficaces pour relever la 
pression et rétablir les mouvements respiratoires. 



REVUE MÉDICALE— VIKGT-SIXIÈME ANNÉE. — V^ 7 



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395 

T.'flYniinence suivante est faite dans le but de voir si la pres- 
elle peut être modifiée quand les tractions rythmées 
le sont exécutées eu laissant la trachée fermée. 

> — Chatte adulte de 2400 gr. (Fig. 7 ci-contre). 
par la fermeture iJCune canule introduite dans la trachée, 
^thmée» de la langue faites pendant que la trachée est fermée, 
\imal. Aucune modification dans le tracé de la pression caroti- 

)06. — 9 b. Ganale trachéale fermée avec une pince appliquée 
de caoutchouc qui termine cette canule. La pression caroti- 
de progressivement et apparaissent les convulsions respira- 
lurent 1' 48". 

".La pression carotidienne descend et la respiration cesse. 
$e. 

\ Commencement des tractions rythmées de la langue en 
anule fermée, [ji pression carotidienne continue à descendre 
ions du pouls ralenti. 

•". L'anima! fait quelques respirations finales, qui sont mal 
grâce à un défaut d'applications du pneumographe qui s'est 

). On ouvre la canule, la trachée est libre ; la respiration a 
la pression est tombée à zéro. L'animal meurt malgré la 
3 la trachée et la continuation des tractions rythmées pendant 
smps. 

tte expérience comme dans les précédentes ou peut 
lue les tractions rythmées de la langue n'ont point 
pression artérielle. 

D. Chiens 

e passer à nos expériences pei*sonnelles sur les chiens, 
ortons les expériences de MM. Prévost et Battelli 
nous avons fait allusion dans notre introduction 
ut bien voulu nous remettre. 



1**. Rcpériences de MM. Prévost et Battelli. 

de cinq chiens chez lesquels la mort par asphyxie a 
te par différents procédés : 1» fermeture des narines 
uchè; 2» noyade; 3" chloroformisation ; 4" suttbcation 
iure de la ti'achée ; 5" paralysie du cœur par courant 



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397 

Dans les quatre cas d'asphyxie les tractions rythmées de la 
— ^ ^ji|. ^^ faites selon les procédés indiqués par Laborde 
;é prolongées dans plusieurs d'entre eux jusqu'au mo- 
Tapparition de la rigidité cadavérique. Les tractions 
commencées toujours à la période terminale de l'as- 
c'est-à-dire à la fin de la période des respirations 
L^nimal ne revenait jamais à la vie. Ces tractions ont 
lument sans eiiet appréciable, 
le cinquième cas, il s'agit d'un chien chez lequel le 
i électrisé et fut atteint de trémulations fibrillaires. 
actions rythmées de la langue faites immédiatement 
ilectrisation sont restées sans effet, 
ces expériences : 

XI. — Chien de 20 kil. 

t> par fermeture des narines et de la bouche. Tractions rythmées 

tue inutiles. L'animal meurt. 

et 1900. — 3 h. 14\ Fermeture des narines et de la bouche. 

•' 30" Le chien ne respire plus, on observe des petites secousses 

[. 

' 30'*. Une respiration. 

I' 30. Seconde respiration forte. Convulsions cloniques, durant 

ïine de secondes. 

* 45'\ Une forte respiration. 
y 30'\ Idem. 

)* 35". Les réflexes cornéens existent, 
des mouvements convulsifs. Le chien respire. 
' 30*'. Plusieurs respirations fortes. 
I' 30". Plus rien; pupilles dilatées, pas de réflexes, 
k* 30*'. Commencement des tractions rythmées de la langue. On 
mverture dans la langue et on y passe une corde, associée à un 
agissant d'une façon rythmique. Les tractions sont assez fortes, 

* minutes, 
empérature rectale 39«,7. 

)*. Température rectale 37o,2. 

t. On interrompt les tractions rythmées qui sont inefficaces. 

L On ouvre le thorax . Le ventricule gauche est rigide ; les quatre 

)nt remplies de sang coagulé. Pas d'ecchymoses sous- pleurales. 

CXII - Chien de 7500 gr. 

nie par noyade. Tractions rythmées de la langue inutiles. Lani- 

rt. 

M 1900. — 5 h. 2' Immersion dans l'eau. 

' 45" Le chien expire quelques bulles à la surface de l'eau. 



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3< 

5 h. 2* 50" Quelques mouvements 
5 h. 3* 10" Ne s'agite pins. 
5 h. 3* 30" La pupille est dilatée ; I 
5 h. 4' Respire fortement 
5 h. 4' 55" On le sort de l'eau ; il i 
5 h. 4' 57" Encore une respiration 
5 h. 5* 28" Commencement des tra< 
5 h. 54' Cessation des tractions ine 
Les tractions rythmées ont été conti 
5 h. 55' Nécroptie : On ouvre le tt 
ils sont remplis de liquide. Le cœur 
lettes et ventricules). Pas de rigidité. 

Exp. XXIII - Chien de 14 kilog. 

Aiphyxie par chloroformisation. T\ 
liles. U animal meurt. 

20 juillet 1900. - 10 h. 25' On chl 
tracé de la pression quand la chlorofo 

10 h. 27' Le cœur s'arrête, l'anima 

10 h. 28' Commencement des trac 
longées pendant une heure. 

11 h. 28' Cessation des tractions q 
malgré les tractions faites pendant un 

11 h. 30' Néeropsie : On ouvre h 
immobile. Le ventricule gauche est 
liquide rutilant. Le ventricule droit 
petits caillots dans l'oreillette droite. 

Exp. XXIV. - Chien de 4200 gr., 
Asphyxie par suffocation. On ferm 

tatique. Tractions rythmées de la lang 
23 juiOet 1900. - 3 li. 27' 30" On 

avec des pinces hémostatiques. 
3 h. 28' 10" Une crise de convulsic 
3 h. 30' La respiration cesse; les r 

pression baisse, le cœur devient lent. 
3 h. 31' Le chien respire de nouvea 
3 h. 31' 26 ' Dernier mouvement re 

cornéens. 
3 h. 32' Commencement des tractio 

sion est basse, les pulsations aryth 

trachée. 

3 h. 32' 18" La pression est tomb 
d'oscillations. On fait 58 tractions à I 

4 b. 32' On arrête les tractions, qui 
une heure. L'animal meurt malgré le 



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399 

4 h. 32' Néerop»ie: On ouvre le thorax. Ventricule gauche rigide, 
mais pas très énergtquement ; le sang y est coaplé. Dans le cœur droit 
le sang est liquide. 

Exp. XXV - Chien de 8500 gr. 

Asphyxie par rHectriêation du cœur. Tractions rythmées de la langue 
inutiles faites après trémulations fibrillaires du cœur, LanimcU meurt. 

20 juillet 1900. — 4 h. 28' 30*' Paralysie du cœur par le courant 
induit (une épingleenfoncée jusqu'au cœur à travers le thorax; Tautre 
sons la peau de l'abdomen). La pression crurale tombe, mais pendant 
une minute il y a des oscillations notables de la pression dues aux 
mouvements respiratoires qui font l'effet de masser le cœur. 

4 h. 29* 30" Les mouvements riespiratoires cessent. Une crise de con- 
vulsions toniques. 

4 h. 30' Commencement des tractions rythmées de la langue qui durent 
une heure. 

5 h. 30' Cessation des tractions qui sont inutiles. L'animal est mort. 

5 h. 35' Nécropsie : On ouvre le thorax. Cœur complètement immobile. 
Ventricule gauche bien rigide (les mâchoires ne sont pas rigides). Le 
ventricule et Torelllette droites contiennent des caillots. Dans le cœur 
gauche, sang rutilant bien liquide. 

Od voit que dans aucune de ces expérieuces on a réussi à 
ranimer les chiens malgré les tractions rythmées de la langue 
faites même pendant une heure* 

Dans plusieurs de ces expériences on a pratiqué immédia- 
tement la nécropsie et on a constaté que le cœur était déjà en 
rigidité cadavérique. 

2** Eocpériences personnelles. 

Exp. XXVI — Chibn de 14600 gr. (Fig. 8 ci contre.) 

Ethérisation avant l'asphyxie qui est faite par un tube fixé dans la tra- 
chée. Enlèvement de la pince après la treizième respiration finale. Réta- 
blissement de la pression et reviviscence du chien sans tractions rythmées 
de la langue. 

27 juin 1906. — 4 h. 7' Une canule de métal terminée par un tube de 
caoutchouc est placée dans la trachée, le tube est pincé avec une pince 
hémostatique. La pression carotidienne descend peu à peu avec ralentis- 
sement des oscillations (pouls). La respiration est plus profonde et accélé 
rée, mais il ne se produit pas de convulsions. Cette période dure 2' 54". 

4 h. 9' 54" La pression carotidienne descend et la respiration cesse. 
C'est la pause respiratoire qui dure 18" 

4 h. 10' 12" Commencement des respirations finales. La pression des- 
cend encore avec ralentissement du pouls. 



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400 

4 h. 10' 58" ËDlèvement de ]a pince après la trewièaie fespinUon 
finale. Après 4 secondes l'animal fait nne respiration. 

4 h. 11' 12" La pression monte comme par un bond. 

4 h. ir 26" La respiration se rétablit. Les mouvements respiratoires 
sont d'abord irréguliers et superficiels puis deviennent réguliers et 
profonds. 

L'ariimal revient spontanément à la vie, sans que Ton ait fait de trac- 
tions rythmées de la langue. 

Dans Texpérience suivante faite sur le même chien après un 
repos de 20 minutes, on reproduit l'asphyxie en sectionnant 
préalablement les nerfs vagues et en enlevant la pince api*ès 
la douzième respiration terminale. 




FiG. 



8. — Chien asphyxié par fermeture de la trachée. Rétablissement spontané ptn^ enlèvevitf^^ 
pince oblitérant la canule trachéale, fait après la i5"« respiration finale. Le graphique* 



pince 



2' 27*' après la fermeture de la trachée. — a, b. Fin des convulsions respiratoires. -- frt^'.L 
— c, d. Respirations finales. Les pulsations caixiiaques sont marquées sur le tracé delaresp 
^ d. — Ouverture de la trachée. — e, f. Respirations normale après rétablissement. 



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r 



401 



L'animal meurt après avoir fait quatre inspirations depuis 
renlèvement de la pinee. 
La pression était tombée à zéro. 

£xp. XXVII <— Chikn^ le même qne dans Fexpérience précédente. 
EtkérwUioH avant Faiphyxie. Section des deux nerf» vaquée. Aiph^xie 
faite comme dans t expérience XXVI. Enlèvement de la pince aprèt la 
douzième respiration finale. Mort du chien. 
27 juin 1906. — 4 h. 40' Un nerf vague est coupé. 

"T Le tube trachéal e9t pincé. La pression reste au même niveau 
ouïs est très accéléré. La respiration est ralentie. 
f 52*' Section du second vague. Le pouls s'accélère davantage et 
n descend très bas et brusquement, la respiration est très irré- 
accélérée. 

i' 46" La pression descend encore, la respiration cesse. C'est la 
i dure iO". 

r 6" Commencement des respirations finales, la pression descend 
ivantage. 

!' 8" Enlèvement de la pince. La pression descend encore. Il se 
e quatre respirations finales. 

/ 8" La respiration cesse définitivement et la pression est des- 
zéro, 
al est mort. 

la dernière expérience sur le chien va nous démontrer 
tractions rythmées ne réussissent pas à ranimer ces 
[, même quand la pression artérielle existe encore, mais 



lXVIII. — Chiennb de 4 kilogr. 

\ 1906. — Asphyxie par pincement du tube placé dans là trachée, 
nt de la pince après la cinquième respiration finale. Mort de 
malgré les tractions rythmées faites une minute après la dernière 
m finale. 

Une canule terminée par un tube de caoutchouc est placée dans 
b; l'asphyxie est faite par une pince appliquée sur ce tube de 
ic, la pression monte modérément avec grande ampli Inde des 
16 et ralentissement du pouls. Le tracé respiratoire signale une 
tpnée. Celte période d'excitation dure 4' 24". 
24" La pression carotidienne descend. La respiration cesse, 
anse qui dure 22". 

46" Commencement des respirations finales. La pression caro- 
^otnbe peu à peu. 

)* 44*' Enlèvement de la pince. L'animal fait encore huit respi- 
rations finales. La pression descend encore davantage. 



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p^ 



403 

lorsque la pince asphyjiique a été enlevée au commencement de 
la pose (Exp. IV), au milieu de la pose (Exp. V), après la pre- 
mière respiration finale (Exp. VI), après la quatrième respira- 
tion finale (Exp. VII, fig. 2). Quelquefois enfin il revient quand 
on enlève la pince après la cinquième respiration finale, mais 
ce résultat est exceptionnel. 

Quand au contraire on attend le stade correspondant à la 
sixième respiration finale, l'animal meurt et ne revient pas à la 
vie, que l'on fasse ou nom des tractions rythmées de la langue 
(Exp. Vni, fig. 3). On peut voir d'autre part que les tractions 
rytlùnées de la langue faites sur les cobayes chez lesquels on 
n'enlevait pas la pince qui les asphyxiait, n'ont point modifié 
le tracé normal de l'asphyxie (Exp. I et II) et ne prolongent 
pas la vie du cœur. 

Enfin si on enlève la pince après la terminaison des respi- 
rations finales, les tractions de la langue restent sans effet 
(Exp. III). 

Les expériences faites sur des lapins, des chat^, des chiens 
peimettent, en enregistrant la pression carotidienne, de se 
rnedre compte de l'infiuence des divers stades de l'asphyxie 
sur la vie du cœur. 

Nos tracés, dont nous avons publié quelques-uns, et nos 
résultats sont absolument conformes à ceux qu'ont obtenus 
Mosso, Landergren, Richet et la plupart des auteurs qui se sont 
occupés de cette question. 

On peut suivre sur le tracé (fig. 4) les phases terminales de 
l'asphyxie chez le lapin (Exp. IX). 

Après la phase d'excitation de Sigmund Mayer, caractérisée 
par une élévation de la pression et des respirations convulsives, 
arrive la pause qui dure dans cette expérience 10 secondes et 
qui est suivie de 15 respirations finales. Au moment de la pause 
le pouls se ralentit, la pression artérielle tombe, puis se relève 
de nouveau (rarement cependant d'une façon ainsi intense que 
dans la fig. 4), pour chuter progressivement en subissant sou- 
vent pendant la descente de petites élévations correspondant 
à chaque respiration finale (fig. 4) ; puis à la fin des respi- 
rations finales on voit le tracé carotidien s'abaisser rapide- 
ment et les oscillations du pouls devenir nulles. 

La pince est alors enlevée (t), des tractions de la .langue ont 
été vainement exécutées, le lapin était mort. 

Quand, sans faire de tractions rythmées de la langue, on 



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404 

enlève la pince asphyxiante pendant la 
période terminale de l'asphyxie, l'anims 
à lui, la respiration se rétablit en même 
se relève et revient à la normale (Exp. l 

Les expériences X, XI, XII, XIII m 
sèment spontané du lapin peut être o 
pince, pendant la pause (X), après 
sixième (XII), la septième (Xni) respira 
soit fait de tractions rythmées de la la 

Si au contraire la pince est enlevée j 
neuvième respirations finales ou plus ta 
pas, que Ton ait fait ou non des tn 
langue (Exp. IX, XIV). 

Chez le chat nos résultats ont été 
période d'excitation la pression subit u 
dis que la respiration devient dyspnéi 
convulsive, les convulsions étant habi 
comme chez les lapins et les cobayes, p 
prolongée et suivie des respirations fi 
taudis que la pression baisse peu à peu 
successives correspondant à chaque r 
enlève la piuce qui comprime la trachée 
lorsque la pince est enlevée après la pre 
(Exp. XVU), après la sixième respirati( 

Chez un autre chat (Exp. XIX, fig. 6 
après la cinquième respiration finale, 1 
baisser, la respiration ne s'est pas rétal 
i7thmées de la langue exécutées à ce 

Si on pratique les tractions rythmées 
ver la cause de l'asphyxie, on ne modi 
toire, comme on peut le voir dans le t 
dans lequel les respirations finales son 
marquées vu un déplacement du pneum 

Les expériences que nous avons faites 
les précédentes. 

Chez le chien la période d'excitation 
chez les animaux précédents, parce q 
quent, comme on le sait, la plupart 
également aussi l'élévation de la près 
ratoire dyspnéique, puis arrive la pai 
courte et moins nette que chez les 



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405 

laquelle succëdent les respiratioDS finales. Pendant ce temps 
la pression baisse avec ralentissement du pouls (fig. 8). 

L'expérience XXVI est relative à un chien qui a pu revenir 
à la vie quand on enleva la pince oblitérant sa trachée, après 
•la treizième respiration finale. Immédiatement la pression 
s'élève et la respiration reprend peu à peu son rythme nor- 
mal, sans que Ton ait eu recours aux tractions rythmées de la 
langue. 

Dans Texpérience XXVUI au contraire la pince a été enlevée 
dès la cinquième respiration finale, des tractions rythmées de 
la langue furent faites inutilement, Tanimal mourut avec abais- 
sement rapide de la pression. 

Ainsi donc, qu'il s'agisse de cobayes, de lapins, de chats ou 
de chiens, le résultat a toigours été le même. 

Les animaux peuvent se remettre quand on supprime la cause 
de l'asphyxie en intervenant à temps sans recourir à des traCr 
tions rythmées de la langue. Le moment ultime pour enlever 
l'obstacle trachéal peut être plus ou moins tardif selon les 
animaux et semble être en relation surtout avec l'abaissement 
de la pression ; quand celle-ci est tombée à un degré trop infé- 
rieur l'animal meurt. D'autre part les tractions rythmées de 
la langue faites à ce stade terminal ont été sans action et 
elles n'ont point modifié les tracés quand ou laisse la trachée 
fermée. 

Ces résultats confirment tout à fait les recherches inédites 
de MM. Prévost et Battelli qui, chez cinq chiens asphyxiés de 
diverses manières, ont eu recours sans aucun résultat aux trac- 
tions rythmées faites à la période terminale de l'asphyxie. 
(Chiens, Exp. XXl, XXII, XXIH, XXIV, XXV.) 

Comme nous l'avons déjà dit, Philips signale dans son mé- 
moire un arrêt du cœur et de la respiration pendant la période 
terminale de l'asphyxie ; autant qu'on peut en juger par les 
tracés qu'il a publiés, il s'agit de la pause respiratoire. Or à ce 
moment tous les auteurs (Mosso, Laudergren, Richet, etc.) 
signalent un ralentissement du pouls et une chute de la pres- 
sion, ce qui est conforme à ce que montrent nos tracés, mais 
jamais un arrêt prolongé du cœur. Nous ne saisissons pas la 
cause de ces résultats de Philips, à moins qu'ils ne soient dûs 
à la narcose profonde à laquelle il soumettait ses animaux. 

Quoi qu'il en soit, c'est à ce moment, c'est-à-dire au début 
de la pause respiratoire, comme on le voit bien dans ses tracés, 



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407 

BésuUats pratiquer. 

On voit donc par les résultats de ces expéi 
tractions rythmées de la langue ne produisent ai 
tion dans les tracés de Taspbyxie et ne s'opposeï 
sa terminaison tatale. On sait cependant combiei 
travaux de Laborde, la méthode des tractions 
langue s'est rapidement vulgarisée. Il n'est pas 
noyade, de pendaison, d'asphyxie quelconque 
soit les médecins, soit le public ne pensent qu'i 
lorsqu'ils ont pratiqué les tractions rythmées d( 
perd ainsi inutilement un temps précieux qui 
mieux employé en pratiquant la respiration ai 
ayant recours à d'autres moyens, capables surtc 
le cœur, dût-on même recourir au massage du 
piration artificielle dans certains cas désespérés. 

La simple traction de la langue est souvent ef 
géant la glotte oblitérée par la base de la lanf 
savent tous les chirurgiens. Mais sa simple trac 
de la bouche, en même temps que l'on imprime d 
au thorax, suffit dans ce cas et il ne faut poi 
l'existence d'une soi -disante excitation réflei 
respiratoires, comme le voulait Laborde. 

Notre opinion sur l'inefficacité des tractions d 
partagée d'ailleurs par plusieurs autorités. Ri 
comme Mosso sur la perte des réflexes à la dern 
l'asphyxie, dit que les tractions rythmées ne p 
lieu à ce moment à aucun mouvement réflexe ; 
agiraient tout au plus comme un procédé de n 

ficielle *. 

Dans une discussion qui eut lieu à la Société ( 
Paris (séance du 26 févr. 1902), à propos des aci 
de la chloroformisation, Michaux s'étonnantque 
sion on n'ait pas parlé de la méthode des traci 
de la langue qui lui aurait donné de bons réé 
lui répond qu'ayant employé autrefois ce procé 
eu à s'en louer et en est revenu à la pratique d€ 
artificielle et Schwartz partage cette manière 

* Dict. de Physiologie, Art. Asphyxie Vol. I, p. 761. 



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40g 

Conclu 

Les tractions rythmées de la l 
comme capables de parer aux ac 
sans influence dans les expérie 
pincement de la trachée que noui 
des lapins, des chais, des cliiens i 
sions suivantes : 

1"* La période ultime de Tasph 
on le sait, par Isl pause respirak 
artérielle et ralentissement du p€ 
de respirations finales, Tarrét de 
pression tombe à zéro avec arrêt < 

2** Si on enlève l'obstacle trac 
de la pression, c'est-à-dire au mo 
certain nombre de respirations 
maux, ranimai revient spontané 
nécessaire d'avoir recours aux tn 

3** Les tractions rythmées de 
absolument inefficaces si elles s( 
l'animal revient spontanément à 
Tabstacle trachéal. 

4** Les tractions rythmées de 
modification appréciable dans les 
la circulation, qu'elles soient fai 
trachée restée fermée par l'obs 
l'asphyxie. 

5* C'est selon nous pour avoir 
signe de la fin de l'asphyxie et de 
à l'efficacité des tractions rythmt 
bassement de la respiration et de 

6" Si la traction simple, non rj 
la bouche est fort utile pour coml 
qu'elle dégage la glotte oblitérée 
rend efficaces les pressions du thc 
ration artificielle. Il ne faut point 
excitation réflexe. 



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409 

SOCIÉTÉS 



SOCIÉTÉ DE MÉDECINE DU CAJNTON DE FRIBOURG 
Séance du 9 avril 1906, à Romont 

23 membres présents. 

M. Favrs lit quatre observations de rhumatitme tuberculeux. 

M. Trbykr a observé on cas de rhumatisme de l'articulation tibio- 
' tarsienne qui a été suivi, dans un temps très rapproché, par une tubercu- 
lose pulmonaire. 

M. Pbgaitaz fait remarquer qu'il a traité avec succès plusieurs cas de 
douleurs rhumatismales par le thiocol. 

M. Clément présente un jeune homme guéri d*une plaie de la main. 
Celle^^i avait été prise, par une scie circulaire, au niveau des articula- 
tions métacarpo-phalangiennes. Les surfaces articulaires avaient été 
atteintes et la main ne tenait que par un lambeau palmaire. M. Clément 
tenta la conservation. Actuellement, le jeune homme possède tonte sa 
main et les articulations fonctionnent très bien. 

M. Weck parle en faveur de la fondation d'un Sanatorium populaire 
cantonal pour tuberculeux. Une longue discussion s'engage à ce sujet, à 
laquelle prennent part MM. Pégaitaz, Wbissenbach, Dupraz, Clément 
et Treter. a l'unanimité, l'assemblée se déclare favorable au projet de 
création d'un Sanatorium fribourgeois. 

Le secrétaire : Dr Jambe. 



SOCIÉTÉ MÉDICALE DE GENÈVE 

Séance du 6 juin 1906 

Présidence de M. Maillart, vice-président. 

35 membres présents. 

M. KuMMER présente un kyste hydatique de la rate qu'il a extirpé chez 
an homme de 35 ans. Ce malade était porteur d'une énorme poche gros- 
sissant depuis plusieurs années. Une ponction exploratrice avait montré 
les crochets caractéristiques. Après laparotomie et excision du kyste, on 
se borna à établir le drainage de la cavité. Pour pouvoir faire le capi- 
tonnage, il faut être sûr que les parois à rapprocher sont aseptiques. 

A une question de M. Eug. Patry, M. Kummer répond que ce malade 
avait été atteint d'un kyste hépatique, lequel avait crevé, ensemençant 
répiploon et la rate. 

M. Kummer lit ensuite un travail sur Vorigine des kystes des os longs 
(sera publié). 

RBYUB MÉDICALE — VINGT-SIXIÈME ANNÉE. — N* 7. 29 



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MM. CoLOitt el Dokbt parlent d 
flwife(voirp. 331). 

M. HuEBSciiMANN, assistdQt i 
coupes d'organes d'un enfant noi 
beaucoup de spirochœtes de Schaut 
la maladie sont ceux qui contiei 

M. Oltramarb parle, à ce prop 
spirochsete dans les lésions primit 
niques, 20 seulement ont été posit 
pour trouver ces micro- organisme 
les gaines des vaisseaux et dans 
n'y en a souvent point ; de là, 
moins fatalement infectant que le 
lent les micro-organismes spécifiqi 

M. Lardy reste ûdèle au bacille 
de la syphilis. Ce bacille se rapprc 
la tuberculose. Or, ces trois malad 
la lèpre, très chronique, a un baci 
moins chronique, a un bacille moi 
rer ; la syphilis, enfin, à marche ( 
voir. 

M. AsKANAZv a cherché et trouv 
toujours très rare et ressemble abs 
sorte qu*il n'y a pas de raisons de 



BIBLIO 



P.-F. Beau. — Contribution à 1' 
femme à la fin de la grossesse^ \ 
couches ; broch. in-8" de 82 p. i 

L*auteur de cet intéressant trava 
Genève, après avoir exposé quelqi 
de la pression sanguine ainsi que 
chez la femme en particulier, rapp 
cette pression étudiée avant, pend 
servi pour cela, le plus souvent, d 
la technique. Il résume les résultai 
clusions suivantes : 

c La pression sanguine n'est pa 
dehors des cas d'albuminurie. Cep 



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411 

tes et les prédisposées à la taberculose présentent une moyenne de pres- 
sion inférieure à la moyenne de leur âgé. Les vieilles primigesles ont, en 
général, une pression supérieure à la moyenne de leur âge. 

Chez la femme enceinte en santé, la pression artérielle varie de iiO à 
160""» de mercure. 

L'accouchement a sur la pression une influence direcle. L'hyperten- 
sion qu'on remarque à cette occasion est progressive depuis le commen- 
cement du travail jusqu'à l'expulsion de la tête de l'enfant où elle atteint 
son maximum. La pression suit, dans ses variations, les alternatives de 
contraction et de relâchement du muscle utérin. 

Après l'expulsion du fœtus, il se produit une hypotension passagère. 
Puis, la pression remonte lentement jusqu'au moment du décollement du 
placenta, où Ton observe une hypertension relative qui n'arrive jamais 
aux maximums de pression observés pendant les deux premières périodes 
de l'accouchement. Celte hypertension de la délivrance est suivie d'une 
chute de la pression qui la ramène à un minimum inférieur à celui qu'on 
observe après l'expulsion de l'enfant. 

En comparant les chiffres de la pression artérielle des trois premiers 
jours des suites de couches avec le chiffre moyen à la fin de la grossesse, 
on observe que : lo dans le 50 7o ^^s cas il y a une légère hypertension 
en faveur de la pression post partum ; 2» les deux chiffres de la pression 
avant et après l'accouchement sont sensiblement égaux dans 40 Vo des 
cas ; 3^ la pression post partum est rarement abaissée après l'accouche- 
ment. Ce fait indique, en général, des complications de la grossesse ou de 
l'accouchement. Du troisième an quatrième jour, la courbe subit une élé- 
vation passagère en rapport avec la montée du lait. Vers le cinquième au 
septième jour, la pression est revenue, dans la plupart des cas, à la 
valeur qu'elle avait avant l'accouchement. Depuis ce moment, la courbe 
ne présente que les oscillations physiologiques qu'on rencontre chez 
n'importe quel individu, sauf le neuvième jour où souvent la pression 
baisse légèrement par le fait que l'accouchée quitte sou lit. 

Les hémorragies n'ont, sur la courbe, qu'une influence momentanée à 
moins que la perte du sang ne soit très abondante. 

Les crises d'éclampsie sont précédées d'une hypertension intense. > 

Ajoutons que l'ascension graduelle et persistante de la pression arté- 
rielle pendant les derniers temps de la grossesse est un signe qui peut 
faire soupçonner une néphrite et redouter l'apparition de l'éclampsie. 
Dans. un cas mentionné par M. Baud, la pression commença à s'élever 
une dizaine de jours avant l'apparition de l'albumine dans l'urine. 



M 



0. Beuttner. — Gynecologia helvetica, Sechster Jahrgang ; un vol. in 8* 
de 332 p. avec 58 fig. et les portraits hors texte des prof. Gusserow et 
Breisky. Genève 1906, H. KUndig. 
La Gynecologia helvetica pour 1905 qui vient de paraître, reproduit 

d'abord en français les comptes-rendus officiels de la Société d'obstétrique 



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412 

et de gynécologie de la Suiue romande ; le reste de Touvrage, écrit en 
allemand, donne les mômes renseignements que les années précédentes. 
Il se termine par deux notices biographiqaes snr les regrettés professeurs 
Gnsserow et Breisky et par on article sur le nonvean forceps dn Dr Th. 
Hermann, de Berne. Le nombre considérable des publications analysées 
dans ce recueil, si bien rédigé par M. Benttner, prouve que l'étude de la 
gynécologie continue à être en grand honneur dans nos facultés et dans 
notre corps médical suisse. G. P. 

R. Massblon. — La mélancolie ; étude médicale et psychologique ; un 
vol. in-i6 de 284 p., (Collection médicale), Paris 1906, F. Alcan. 

Cet ouvrage, qui a été couronné par l'Académie de médecine de Paris, 
a pour but l'étude analytique du syndrome mélancolique. Après avoir 
esquissé l'histoire des principales conceptions qui ont conduit à nos notions 
actuelles, et indiqué les formes cliniques sous lesquelles se présentent les 
mélancoliques, l'auteur, médecin adjoint à l'asile de Clermont de TOise, 
fait Tétude analytique des troubles mentaux que présentent habituellement 
ces nialades. De quels éléments psychiques sont constituées la dépression 
et la douleur morale ? comment ces deux symptômes sont-ils reliés entre 
eux? comment s'influencent-ils l'un l'autre? telles sont les questions que 
pose M. Masselon et qu'il efforce de résoudre. Enfin, comme le délire des 
mélancoliques présente des caractères nets, fixes, bien tranchés, il montre 
comment il dérive directement du fonds mental sur lequel il se développe. 
Il aborde ensuite l'élude différentielle des états mélancoliques dans les 
diverses affections mentales et insiste plus particulièrement sur les cas de 
mélancolie dite essentielle qu'il appelle mélancolie affective. Cette question 
lui paraît du reste encore obscure et Tétude des faits le porte à admettre 
qu'il n'existe pas une mélancolie, qu'il n'existe que des états mélancoli- 
ques. La mélancolie n'est pas une entité morbide, elle est un état psycho- 
logique que l'on observe dans des formes nosographiques très diverses. 

Vires. — L'hérédité de la tuberculose; un vol. p' in-8«de 164 p. (Ency- 
clopédie scientifiqtie des Aide-mémoire). Paris, Masson et Cie. 

La lutte contre la tuberculose s'organise dans tous les pays et dans 
tous les milieux. Les uns la soutiennent au nom de la contagion ; ils sont 
les plus nombreux et s'étayent sur les résultats de la science offi- 
cielle. Les autres la placent sur le terrain de l'hérédité ; ils sont une mi- 
norité sans appui. Il importait donc de préciser la question et de n'y faire 
entrer que les faits positifs, contrôlés par Texpérimentation. Or, à la 
lumière de ces faits, étudiés par la méthode scientifique, l'auteur, profes- 
seur agrégé à la Faculté de médecine de Montpellier, estime que l'héré- 
dité de la tuberculose ne disparait pas, absorbée par la contagion bacil- 
laire. 

Il délimite d'abord son sujet et indique nettement ce qu'il convient 
d*admettre sous le nom de maladie héréditaire infectieuse en général, de 
bacillose héréditaire en particulier. Ceci posé, l'hérédité, c'est-à-dire la 



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|j ^P ^jpj||.UMl., 



413 

transmission des ascendants aux descendants du bacille de K(*ch on de 
ses produits solubles, peut se ranger dans l'étude des quatre modalités 
suivantes : 

i<» ï^ père tubei'cuUux transmet an descendant le bacille de Koch. Com- 
ment le transmet-il? Par le spermatozoïde? D'où vient ce bacille? Vient- 
il des organes génitaux bacilisés ou d'un lieu quelconque de l'organisme 
infecté ? Quelles en sont les preuves, preuves cliniques, preuves expéri- 
mentales, corrobées par l'anatomie pathologique, le laboratoire, Tana- 
tomie et la pathologie comparées ? 

2"* Im mère tuberculeuse transmet au produit de la conception le bacille 
de Koch. Il y a lieu d'étudier les voies qui permettent cette transmission. 
Entre 'elles la voie placentaire, la plus fréquente, nécessite une très lon- 
gue étude. Tous les arguments pour et contre l'existence de l'hérédité 
maternelle sont passés en revue, discutés et critiqués. La conclusion est 
que l'hérédité maternelle existe. Alors, se posent les questions de savoir 
comment elle se réalise. Sous quelles conditions, conditions étudiées chez 
la mère, étudiées chez le produit de la conception ? Ici, encore, clinique, 
laboratoire, art vétérinaire, expérimentation^ anatomie comparée appor- 
tent des documents précis. 

3* Le père et la mère tuberculeux sont porteurs de bacilles de Koch et 
aussi des produits solubles sécrétés par ceux-ci. Or, ces toxines sont de 
deux ordres : les une sont spécifiques, ce sont les tuberculines, les autres 
sont indifférentes. La transmission du géniteur à l'engendré des produits 
solubles spécifiques, c'est V hérédité spécifique. On en connaît aujourd'hui 
les caractères, les modalités anatomo -cliniques et, par la méthode expéri- 
mentale, des précisions nouvelles surgissent tous les jours. 

4*» Il s'agirait d'hérédité atypique, indifférente quand les descendants 
ne recevront des ascendants que l'imprégnation par des produits solubles 
indifférents. Mieux connue en clinique, analogue à l'hérédité banale 
infectieuse ou toxique, cette modalité commence à peine à être étudiée 
au point de vue biologique. 

Cette étude de l'hérédité de la tuberculose est un travail d'ensemble 
bien documenté qui sera lu, avec profit et intérêt. 



^^-%>m^< 



VARIÉTÉS 



C^npie rendu sur 1» Jnrlnpriideiice «4 1» llttérainrc médicale 
■péolaleB aux aeeldeni» du travail. 

Diagnostic de la hbrnik accident. — La victime d'une hernie-acci- 
dent PEUT-ELLE REFUSER, SANS CONSÉQUENCES PRÉJUDICIABLES POUR 
ELLE, DE SE SOUMETTRE A l'oPÉRATION DE LA CURE RADICALE? 

S*il est une question qui a soulevé d'interminables discussions, c'est 
bien celle de la hernie -accident ; et parmi tous les points de détail aux- 



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414 

quels, en l'espèce, l'application des lo 
donné de l'importance, il faut citer le 
nie tranmatique, dite c de force > et la 

Un ouvrier, simulateur on de bonne 
une hernie; il prétend qu'elle a été la 
vaii, dont il décrit les péripéties et qui 
mis par les intéressés ; un médecin ex] 
victime. La première question qu'il au 
est-elle ancienne ou récente ? 

Dans certains cas, en face d'une lési< 
sera vite établie : grandes dimensions 
faiblesse des piliers et de la paroi, adh 
ectopie testiculaire, présence simultané 
sace ou trilobée du ventre, etc., voici 
à coup sûr, parleront pour l'ancienneté 
au grand nombre d'individus qui sont ] 
et au nombre plus grand encore des pr 

Mais il en sera tout autrement si Toi 
ou si la lésion ne présente pas les cara 

Tous les chirurgiens sont d'accord p^ 
aucun gymptome probant^ certain, pow 
extérieur — qu*une hernie est récente i 
et comme conséqtience <f tin accident. 

L'existence d'ecchymoses sur le scro 
pas suffisante pour démontrer l'origii 
crétan). 

N'avons-nous rien à notre disposi 
Sommes-nous donc réduits à Timpossil 
diagnostic ferme quant à l'origine de 1 
nés à rester dans le vague, ce vague si 
table de la loi ? 

Nous avons un moyen, un seul, pre 
tervention sanglante. 

Ah ! quelle tentation ! La preuve pei 
chirurgical, c'est-à-dire qu'elle compor 
de l'individu, garantie par la Constitnt 
son temps, pu dire qu'elle n'était justil 
malade lui-même, si ce dernier jouit d 

Si l'ouvrier accepte de se soumettre 
dans le meilleur des mondes 1 

Mais s'il refuse ! Si, mû par un sent 
compréhensible et qui doit être respeci 
chérie dévoilée, il déclare ne pas voul 
vons-nons faire? 

Avons-nous le droit de lui dire, ave 



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415 

l'indemnité que vous demandez, parce qu'en refusant de vous soumettre à 
l'opération, non seulement vous repoussez le moyen éprouvé de gnérison 
que nous vous offrons, maù vous votu soustrayez au seul moyen qui per- 
fnette de faire la preuve du bien fondé de vos prétentions. Le refus de 
ropération est, en conséquence, une faute de votre part dont le tribunal 
devrait tenir compte ! > 

Ou bien devons-nous penser, avec l'Office impérial allemand des assu- 
rances c qu'un expert qui proclame que telle opération est légère et sans 
danger et demande au blessé de la subir, exerce assurément une con- 
trainte inadmissible. Il est, en effet, plus ou moins impossible à un expert 
consciencieux de déclarer telle ou telle opération absolument inoflensive, 
car le résultat de toute intervention opératoire et l'évolution de toute 
blessure sont soumis à des aléas que nul ne peut prévoir en toute certi- 
tude >. 

Le sujet mérite une attention particulière. 

Envisageons-le à deux points de vue distincts : le point de vue juri- 
dique et le point de vue médical. L'un et l'autre sont, du reste, en cor- 
rélation intime. 

Point de vue juridique. — A tout seigneur, tout honneur, commençons 
par le Tribunal fédéral. 

Trois arrêts, à ma connaissance, s'occupent de la question . Les deux 
premiers, en date du 16 janvier 1892 (affaire Lehmann contre Gothard), 
et du 18 avril 1895 (affaire Bargetzi contre Frei), ont trait à des ouvriers 
atteints de hernie ; le troisième a pour objet le cas d'un ouvrier dont 
l'index, broyé par une machine,- s'était guéri de telle façon que la main 
presque entière ne pouvait être utilisée. De l'avis des experts, une opé- 
ration, destinée à régulariser le moignon, aurait pallié dans une grande 
mesure à cet inconvénient. 

Extrayons la substance de ces arrêts : 

c... Quant à l'opération, laquelle n'est du reste pas absolument inoffen- 
sive, la souffrance qu'elle détermine ne peut — iJistraction faite de tout 
danger — être imposée à la victime. Bien plus, celle-ci doit s'en remettre 
à son propre jugement, pour savoir si elle veut ou non subir une opéra- 
tion. > (Arrêt du 18 avril 1895.) 

Et ailleurs : c En matière d'accident, lorsque, de l'avis des experts, une 
grande partie de la capacité de travail pourrait être recoiivrée par une 
opération, la personne responsable, en payant les frais de l'opération et 
du traitement consécutif, se libère des conséquences provenant dn défaut 
d'opération, s'il résulte des circonstances que le lésé aurait dû raisonna- 
blement s'y soumettre et qu'il s'y serait soumis s'il n'avait pas eu de re- 
cours contre un tiers. 

Une opération grave, dangereuse, douloureuse et ne devant donner 
qu'un résultat minime, ne peut être imposée au lésé. Par contre la pos- 
sibilité d'une opération peut entrer en considération dans l'appréciation 
du dommage, lorsque, de l'avis des experts, on peut en attendre un ré- 



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ertain, sans danger spécial, 
m, affaire Billiger contre G 
ze soit dans on but de dia 
lonc ne pouvoir être imposé 
as Tappréciation du doinmaj 
, ni douloureuse, 
verrons dans la suite ce qo 
le vue médical, 
avant d'aller pins loin, rap 
des tribunaux des pays qui 
et de l'Allemagne, 
rance, deux jurisprudences 
les arrêts de la cour de Bes 
n (12 décembre i90i), du tr 
le que dans aucun cas, une o 
un accident du travail, et qi 
oinution de l'indemnité. La 
ur d*Aix (21 décembre 1901; 
)ieppe (16 avril 1902), opè 
drurgicaks ; elle admet qn*u 
une opération grave, mais 
sont indemnité réduite en 
nger. 

ilemagne, Thoinot nous app 
peut toujours refuser une op 
ï réduite en conséquence, 
réfléchissant bien, en pesan 
srtions, on tend à écarter les 
s qui représentent un juste 
i défendre, ici ou ailleurs^ 1 
qui voudraient — pour évitei 
but, fort louable en soi, de 
trec le plus d*exactitude et d 
à ce but, semblent ne pas r 
ques ouvriers — qui voudrai 
)ire, j'incline à croire, de 
bunal fédéral, qui vient d 

doute, on ne saurait faire u 
sa vie dans une opération 
1er une souffrance qu'on aur 
raiment curieux de reconna 
action d'une esquille osseu« 
tation, bref à toute opératioi 
lagnée d'une excessive doute 



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417 

ploitatioa sans limite des bénéfices qae confère la loi de 1881 , exploita- 
tion qui, à rhenre qu'il est, n'est déjà que trop considérable. 

La jurisprudence dn Tribunal fédéral m'apparait donc satisfaisante. 
Mais n'oublions pas qu'elle a pour base nos déclarations médicales. A 
nous de nous entendre, pour éviter la confusion qui ne tarderait pas à 
régner dans l'application de la loi de 1881. A nous de savoir si nous 
pouvons répondre au Tribunal que telle opération est simple, sans danger 
et non douloureuse. Ceci m'amène à aborder le point de vue médical 
auquel je faisais allusion. 

Peint de rme médical, — La cure radicale de la bernie est-elle, aujour- 
d'hui, une opération dite simple^ sans danger spécial, ni douleur exces- 
sive, et dont on puisse attendre un résultat certain ? 

Gomme je n'envisage ici que le côté « diagnostic > de la question, je 
n'aurai pas à m'inquiéter des récidivei post-opératoires et je répondrai 
d'emblée à la troisième question : oui, l'opération peut donner dans la 
grande majorité des cas, un résultat certain, ou presque tel, au point de 
vue du diagnostic de l'ancienneté de la hernie. 

L'opération est-elle simple ? Au point de vue technique, assurément. 
L'imprévu n'est pas à redouter. Le chirurgien opère en pays connu. On 
peut dire que, s'il est habile, il peut se considérer comme le maitre de la 
situation. Son embarras n'aura pas de conséquences funestes, parce qu'il 
ne se produira pas. 

L'opération est-elle sans danger ? C'est là où les avis diffèrent : 

Secrétan nous déclare — et son opinion est partagée par le prof. Roux, 
dont il résume, dans son livre récent, la doctrine en l'espèce — qu'on 
peut considérer l'opération de la cure radicale, qui est autant un moyen 
de diagnostic que de guérison, comme bénigne, puisque, sur 2230 cas 
opérés à la clinique chirurgicale de Lausanne, on ne compte qu'un. seul 
décès dû à la narcose, chez un enfant. 

Le Tribunal fédéral, dans son arrêté dn 18 avril 1895 (affaire Bargetzi), 
a admis par contre que l'opération de la cure radicale ne doit pas du 
tout être considérée comme sans danger. Kocher^ dans son expertise sur 
le cas en question, déclare bien l'opération non dangereuse, mais son 
assertion est combattue par le Dr Kottmann, le regretté chirurgien de 
Soleure, dont l'opinion était généralement appréciée. 

J'ai eu la curiosité dé rechercher dans la littérature quelle était la mor- 
talité accusée pour la cure radicale de la hernie inguinale et je vais don- 
ner le résultat de mes investigations. 

Je ne parlerai pas des statistiques anciennes, datant de 20 ans, et qui 
accusent une mortalité de 25 Vo environ. La pratique constante de ce 
genre d'opération et les progrès de la chirurgie nous permettent de con- 
sidérer aujourd'hui ce chiffre comme déplorable. 

Voici des statistiques plus récentes : 



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418 

Cu 

Batul ...... 3851 

100 

Démosthène .... 1642 

Delorme 1600-1700 

Potl 2401 

Fraenkel 100 

Goldner 58 

Gresseo 68 

Samler 32 

Rassell 115 

Richard 55 

Loeas-ChampioDuière 989 

Hilgenreiner .... 421 

Kocher 220 

236 

> (avant 1895) 42 
106 

Roux 2230 

Nicoladoni .... 260 

Albert 400 

Sctiolten 235 

Coley 360 

Rotter 250 

Halsted 160 

Berger 300 

Carie 1400 

Bassini 262 

..... 700 

Soit, sur un total de plus de 18,000 
soit 0,36 o/o. 

Il serait facile d'allonger cette statistii 
La mortalité peut donc être estimée 
Elle baissera peut-éire encore dans Tave 

Mais ce chiiTre ne correspond pas exi 
l'ouvrier en se livrant aux mains du cl 
Ton endorme les malades auxquels on p 
nécessaire, puisque sans anesthésique, 
Quelques opérateurs, fort rares, emploie 
utilisent l'anesthésie générale ; les uns s 
autres de Téther ! Ëh bien ! un homme i 
cale de la hernie, admet implicitement < 
cose. Or je crois que tout homme qui se 
Ce n'est point ici le lieu de démontrer 



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419 

tioD, dangers, fait important, qai sont souvent indépendants de i'habileté 
de Topératear on de l'aide chargé de la narcose. Je ne citerai que ponr 
mémoire les morts subites, survenant avant que le patient ne soit mis 
sur la table. La célèbre discussion, assez récente, de la Société de chi- 
rurgie de Paris nous a rappelé et la fréquence de ces accidents et 
rimpossibililé oti se trouve \ç chirurgien de les conjurer. Pour ma part, 
j'ai assisté, à Paris, dans deux services différents, à deux morts sem- 
blables, dans Tespace d'une semaine. Je connais un autre cas analogue 
survenu à l'Hôpital cantonal de Genève. Le malade est mort dans son lit 
après avoir inhalé quelques bouffées de chloroforme et avant l'opération 
qu'on se proposait de pratiquer et qui se trouvait précisément être une 
cure radicale de hernie, en apparence des plus simples. 

Les malades de ce genre, comme on le pense bien, ne figurent pas sur 
les statistiques de mortalité de la cure radicale. 

Quant à l'éther^ si peu dangereux qu'il soit, il n'est pas absolument 
inoffensif. Et la cure radicale elle-même ne prédispose- t-el le pas, d'après 
maints auteurs autorisés, tels que Miknlicz, Roux, etc., à la production 
de ces fameuses pneumonies post-opératoires, dont l'issue, le plus sou- 
vent bénigne, n'est cependant pas entièrement entre nos mains? 

En outre je connais le cas d'un opéré mort (ïhémorrhagie secondaire 
dans le péritoine, le soir de l'opération. 

Ces faits, tout exceptionnels qu'ils soient, sont moins rares qu'on ne 
le pense. 

Et r embolie pulmonaire f Goldner a perdu deux malades de la sorte. 
Et qu'y pouvait-il faire? Je connais d'autres cas de cette espèce qui 
n'ont jamais été publiés ! 

Je ne parle pas de Yinfection, car l'on peut dire que, si elle nous joue 
parfois des tours désagréables, nous en restons, dans la règle, les maîtres 
et que nous pouvons, du moins ponr ce qui touche à la cure radicale, 
l'empêcher d'avoir des effets funestes et d'être la cause de la mort. 

En dehors des complications mortelles, il faut citer l'atrophie du testi- 
cule, conséquence de ligatures trop serrées au niveau des vaisseaux sper- 
matiques, ou de lésions du cordon ; VépipUnte localisée, qui survient 
trois à cinq semaines après l'opération et qui peut provoquer de ces dou- 
leurs que le Tribunal fédéral admettrait comme cause suffisante pour 
justifier le refus de l'ouvrier de se faire opérer, etc., etc. 

En résumé on peut conclure : L'opération de la cure radicale de la 
hernie, conjointement à la narcose, dont elle est, en Vétat actuel de nos 
mœurs, inséparable, est une opération qui comporte actuellement des risques 
de vie, risques dont la fréquence, si réduite soit-elle, peut atteindre le chiffre 
de Vs Vo, et qui sonty pour la plupart, indépendants de Vhabileté de 
^opérateur, par conséquent soustraits à tout effort fait, préventivement ou 
immédiatement, pour les éviter. 

Si, dans certaines mains, le pourcentage de V> Vo peut encore être 
abaissé, il ne peut malheureusement pas être ramené à 0. 



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il à refuser à ui 
i se soumettre s 

il soulignons. 



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421 

Nous risquons, dans ce cas, de commettre également une injustice, et 
celle-là, aux dépens d'un honnête homme, qui se croit ou est véritable- 
ment atteint d*nne hernie traumatique, mais qui, par peur ou attachement 
aux siens, ne peut se résoudre à risquer sa vie pour en faire la preuve ! 

La question est complexe, intéressante au plus haut chef, parce qu'elle 
touche d'une part à des intérêts financiers, et d'autre part à des considé- 
rations morales. 

Elle mérite d'être approfondie et envisagée d'une façon supérieure et 
absolument impartiale. Mon seul but ici a été d*en exposer brièvement 
les éléments afin que chacun se convainque par lui-même. 

Je veux simplement en terminant, rappeler Topinion de l'Office impé- 
rial allemand des assurances, sur la question de l'obligation de l'opération, 
envisagée dans son sens le plus large. Je cite d'après Thoinot : 

c Le refus d'un blessé de se faire opérer, peut faire, il est vrai, souffrir 
les intérêts financiers d'une corporation, mais on ne peut accepter que la 
considération de pareils intérêts conduise à peser sur le libre arbitre 
d'an homme. » 

Juillet 1906. Dr Ch. Julliard. 

NÉCROLOGIE. — Le Dr A. Vixcbnt. — Nous avons à enregistrer la 
perte considérable que vient de faire Genève par le décès du Dr Alfred 
Vincent, conseiller d'Etat, qui a succombé le 5 juillet dernier à une affec- 
tion du pancréas ; la terminaison fatale parait avoir été hâtée par une 
fracture des deux malléoles, accident dont notre regretté confrère avait 
été atteint peu de semaines avant sa mort. Les journaux quotidiens ont 
particulièrement retracé le rôle important qu'a joué Vincent dans nos 
affaires politiques; nous parlerons surtout ici du médecin. 

Alfred Vincent était né le 4 juin 1850 à Saint-Pétersbourg, où son 
père, un Genevois, était momentanément établi, mais il ne tarda pas à 
venir habiter sa patrie et suivit l'enseignement du Collège, du Gymnase 
et de l'Académie. Ses goûts Payant porté vers la carrière médicale, il s'y 
prépara d'abord à la faculté libre de Strasbourg qui continuait la faculté 
française de cette ville, puis à celle de Berne. En 1876 il était nommé au 
concours interne à l'Hôpital cantonal de Genève. Il suivait en même temps 
l'enseignement de l'Ecole de médecine qui se tondait à ce moment dans 
notre ville et y était reçu docteur le 13 mars 1878; sa thèse inaugurale 
dédiée au prof. Aeby, de Berne, et traitant des anomalies artérielles, fut 
la première qui fut présentée à la jeune faculté. Il s'établissait peu après 
comme praticien aux Pâquis où il devint rapidement, grâce à son dé- 
vouement, un médecin très populaire ; il fut un des fondateurs du dis- 
pensaire de ce quartier. 

En 1881 la place de médecin-inspecteur de la salubrité étant devenue 
vacante par la retraite du D' Et.-F. Julliard, Vincent y fut appelé; il en- 
trait en fonctions an moment où les services sanitaires publics prenaient 
une importance de plus en plus grande grâce aux progrès scientifiques 



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422 

qai s*accom plissaient dans le domaine de 
fat loin d'être une sinécure; il fut partîculi 
lorsque le choléra se rapprocha de notre fn 
par quelques cas dans notre canton où i 
grave épidémie de fièvre typhoïde. Bientô 
la salubrité, tel qu'il avait été établi jus( 
tout à fait insuffisant, et le Conseil d'Ëta 
ses membres, M. Albert Dunant, fit voter i 
du Bureau actuel de salubrité. Vincent fut 
directeur de cette utile institution et s'e 
zèle et une véritable compétence; il a, d; 
que nous avons analysée dans son tempi 
p. 426.), raconté lui-même la première an 
et exposé le fonctionnement de ses diver 
rance où les usages d'alors tenaient Pau 
cas de maladies contagieuses et des inco 
pour la santé publique, il fut sûrement le p 
pris en 1891 par le Conseil d'Etat sur la déi 
gieuses et il venait expliquer aux membres 
fit partie depuis 1894) comment cet arrête 
quitta le Bureau de salubrité qu'en 1896, lo 
tional ; il venait à ce moment de publier ui 
giène publique à Genève (Voir cette Eevue 
témoin de son activité comme hygiéniste. 

Outre ses fonctions au Bureau de salubri 
d'enseigner l'hygiène à l'Ecole secondaire d 
Quand la chaire d'hygiène de la Faculté de 
en 1889 à la suite de la démission de M. le 
Vincent qui fut élu à sa place et il occupa c 
apprécier par la clarté de son enseignement, 
d'Etat en 1897 ; il se fit alors suppléer par 1 
définitivement le professorat en 1901. Mei 
prit aux travaux de notre éphémère Société 
plusieurs communications et qu'il présida ei 
sident de la Commission de l'Hôpital cantor 

Quant à la carrière politique de Vincent, 
tra en 1880 au Grand Conseil qu'il présida 
Conseil national et en 1897 au Conseil d'El 
réélu à ces diverses fonctions ; comme cons( 
sivement les départements de l'Intérieur et 
sut remplir ces postes élevés avec autorité e 
point qu'il était médecin, vouant un intè 
relatives à la santé publique, telle que la 1 
tuberculose. 

Le Conseil fédéral avait désigné Vincent 



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423 

la Conférence diplomatique internationale pour la revision de la Conven- 
tion de Genève, qai vient de se réunir dans notre ville, et il en fut nommé 
vice -président. 11 ne put malheureusement prendre part à ses délibéra- 
tions, puisqu'il fut frappé à ce moment par l'accident aux suites duquel 
il a succombé ; sa mort a coïncidé avec la fin des travaux de la Confé- 
rence, dont plusieurs membres sont restés à Genève four se joindre aux 
autorités fédérales et cantonales qui lui ont rendu les derniers honneurs. 

Cette brusque terminaison d'une carrière si active sera vivement res- 
sentie par notre corps médical qui perd en Vincent un représentant très 
autorisé dans notre gouvernement. 

Voici la liste de ses principales publications : 

Contribution à Tétude des anomalies artérielles considérées dans leurs 
rapports avec le système veineux normal, Thèse de Genève, 1878. — Le 
Bureau de salubrité de Ghenève, son organisation, sa première année 
(Inexistence, broch. in-8», Genève 1887. — La salubrité publique et Tuti- 
lisation agricole des eaux d*égoùt à Genève, broch. in-8"; Publicat. de la 
Soc. d'hygiène, Genève 1888. — La salubrité publique et Tutilisation 
agricole des eaux d^égoût à Genève. Réponse à M. de Candolle, broch. 
in-S". Genève 1888. — Leçon d'ouverture du cours d'hygiène, broch. in-8». 
Genève 188i*. — Note sur une épidémie de fièvre typhoïde propagée par 
le lait, broch. in-8*'. Public, de la Soc. d'hygiène, Oeuève 1890. — Rap- 
port sur les travaux et la marche de la Société d'hygiène pendant l'année 
1891, broch. in-8'», Ibid., 1891. — Rapport présenté k la Commission 
chargée de l'étude de la tuberculose du bétail; partie médicale, Genève, 
1894. — Note sur une épidémie de fièvre typhoïde (en collaboration avec 
L. Massol), Rev. méd. de la Suisse rom., 1894, p. 597. — L'hygiène publique 
à Genève pendant la période décennale 1885-1894; un vol. in-4» de 260 
pages, avec 11 pi. Genève, 1896. — Instructions concernant la tuberculose 
(en collaboration avec H. Gosse et V. Gilbert), broch. in-8<»* — Rapport 
de la Commission nommée par le Conseil d'Etat pour étudier les mesures 
à prendre contre la tuberculose humaine; broch. in-8o, Genève 3897. 

C. P. 



Congrès. — Le seizième Congrès des médecins aliénistes et neurobgistes 
de France et des pays de langue française se tiendra à Lille, du i au 7 
août 1906, sous la présidence de M. le Prof. Grasset, de Montpellier. 
Les questions suivantes sont à Tordre du jour : Psychiatrie. Etudes 
cytologique, bactériologique et expérimentale du sang chez les aliénés. 
Rapporteur : Dr Dide (Rennes). — Neurologie. Le cerveau sénil. Rappor- 
teur : Dr A. Léri (Paris). — Médecine légale. La responsabilité des hys- 
tériaues. D' R. Leroy (Paris). — Communications diverses, visites d'asi 
les d'aliénés, excursions, etc. — S'adresser au secrétaire général, D»^ Cho- 
CRBAUX, médecin en chef de l'asile d aliénés de Bailleul (Nord). 

Le Congrès international pour V assistance des aliénés se tiendra à Milan 
du 26 au 30 septembre 1906. Parmi les objets à l'ordre du jour, ligure 
une proposition du Dr Frank (Zurich) sur la fondation d'un Institut 
international ayant pour but d'étudier et de combattre les causes des 
maladies mentales. S'adresser, pour les inscriptions, au D»* Pierre Gon- 
ZALES, 14, Via Leopardi, Milan. 

Le Congrès de l Association française pour (^avancement des sciences se 
tiendra à Lyon,* du 2 au 7 août 1906. S'adresser au secrétaire de T Asso- 
ciation, 2S, rue Serpente, Paris. 

Le quatorzième Congrès international d'hygiène et de démographie se 






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320 
157 


343 
463 
435 




Total. . . 


1884 



ES MÂDECiNS SUISSES. — DoDs reçus en Juin 1906. 
>e8ellschaft Appenzellischer Aerzte », par M. le D' 

(100+10=110). 

:Urcher, fr. 105; H. Keller, fr.20, (120+345=465). 
, fr. 10; H. Vogelbach, fr. 20. (30+930=960). 
ier, fr. 20 ; Niehus, fr. 10,(30+1025=1055). 
lier. fr. 20, (20+354=374). 

àG., fr. 20,(20=70=90). 

nnzinger. fr. 20; A. Oloor. fr. 20, (40+225=205). 
nedico di Lugano, par M. le D' Vassali, fr. 50. 

aflt, fr. 10; P. Reînbold, fr. 10, E. Zbinden, fr. 5. 

hubiger, fr. 10 ; M. Holzmann, fr. 20 ; Th. Homei 

•zenbach, fr. 10, (60+1100+1160). 

; Dons précédents de 1906, fr. 7414 ; Total, fr. 7909. 

[idation Burckhardt-Baader : 

lellchaft Appenzellischer Aerzte », fr. 50, (50). 

> 1906, fr. 30 ; Total, fr. 80. 

Le Caissier .• D^ P. Von dbr M&hl 
Aeschengraben, 20 

lus. — Labit et PoLiN, médecins principaax d 
Le péril vénérien; petit in-8 de 192 p: Enc^dopéd^ 
mémoire. Paris, Masson et C**. 
[gers. — Traitement chirnrgical de la cirrhose d 
grès français de chirurgie de 1904, broch. in-8 d 

lonsnitations de nourrissons de la poiicliniqoe d 
i\ pour 1905; broch. in-12 de 24 p. Liège 1906. 
ïtion de l'arsenic et des eaux chlorurées sodiqiM 
ibète. Broch. in-8 de 20 p., extr. des Arck. gémê^ 
irs 1906. 

interthour. — Radium and Radioactivitât ; brod 
ne fîg., Munich. 1906, 0. Gmelin. 

CIETE GÊNERALB D* IMPRIMERIE, PÊLISSBRIB, 18. 



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XXVI" ANNEE. — N» 8. 



20 AOUT 1906. 



REVUE MÉDICALE 

DE J:jA suisse romande 



TRAVAUX ORIGINAUX 



Réduction des luxations pseudo-sous-coracoidiennes 
et axillaires (récentes et non-compliquées) 

Par M"" R. Rapoutova. 

Pendant les cinq derDières années, on a traité, à THôpital 
cantonal de Lausanne, dans le service du Prof. Roux, plu- 
sieurs cas de luxations de Tépaule sous-coracoïdiennes secon- 
daires et axillaires récentes qui ont attiré notre attention. Leur 
réduction facile par de légères tractions horizontales sur l'hu- 
mérus, avec palpation axillaire, Tavant-bras étant fléchi sur 
le bras, a démontré avec évidence la simplicité et l'importance 
de ce procédé dont on se sert dans le service toutes les fois que 
le procédé classiV^ du Prof. Kocher n'est pas applicable. 
Nous en avons faft^îine courte étude. 



Quelques remarques sur 
Vanatomie dp Varticulation de VépaïUe. 

Pour avoir une idée nette du mécanisme des luxations et de 
leur réduction, nous croyons utile de résumer ici l'anatomie de 
l'articulation scapulo-humérale. 

Cette articulation met en rapport la cavité glénoïde de l'omo- 
plate agrandie par un fibro-cartillage bourrelet glénoïdien, et 
la tête de l'humérus. 

La tête de l'humérus arrondie et lisse représente environ 
le tiers d'une sphère dont le rayon aurait de 25 à 30""*. Elle 
regarde obliquement en arrière, en dedans et en haut. On y 
trouve deux saillies, le trochiter et le trochin, séparées par une 
gouttière verticale destinée au passage du tendon de la longue 
portion du biceps. 



REVUE MÉDICALE— VINGT-SIXIÈME ANNÉE. 



N« 8 



30 



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427 

autres^ q«i va du bord antérieur de la cavité glénolde à la pa 
tie interne da ool de l'humérus. Ces trois ligaments jouent u 
rôle très important dans les déplacements de la tête humerai 

Résumé du mécanisme et de Vancàomie pathologique. 

V La luoMtion axiUaire est la suite d'une élévation forcée d 
bras, d'un mouvement forcé d'abduction exagérée. On l'a w 
se produire, par exemple, chez des personnes qui, tenant v 
cheval par la bride, ont eu leur bras brusquement élevé par i 
coup de tête du cheval. Sous l'influence de l'abduction ou c 
l'élévation forcées, la tête humérale est poussée veï-s la part 
inférieure de la cavité articulaise ; elle glisse sur la glène < 
vient appuyer sur la portion inférieure de la capsule. Si la vi 
lence est assez forte, la capsule cède, se déchire et la tête so: 
de l'articulation. 

2* La luocation sous-coracoïdienne peut être subdivisée e 
primaire typique et secondaire. 

a) La luxation typique ou classique peut être produi 
par un traumatisme direct atteignant l'humérus en amè] 
ou latéralement; plus souvent, elle est occasionnée p^ 
un traumatisme indirect, comme une chute sur la main ou 
coude, le bras porté en arrière, ou bien par une abductic 
exagérée du bras, ou enfin par une action musculaire dai 
certains mouvements, (épilepsie, etc.) 

Voici ce qui se passe dans ces cas d'après Nélaton : « I 
luxation sous-coracoïdienne s'accompagne de déchirures capsi 
laires, le bras est dans l'abduction forcée avec une rotati( 
externe plus ou moins grande, la tubérosité externe butte cent 
le rebord glénoldien postérieur, la sphère humérale distend 
portion antérieure et inférieure de la capsule, puis le mouv 
ment forcé est exagéré et cette fois la capsule se rompt. Cell 
ci n'a pas plutôt cédé que la sphère cartilagineuse s'échap] 
entre les lèvres de la déchirure et tombe au-devant du reboi 
glénoldien antérieur. En même temps, la partie postérieure c 
col anatomique, tout à l'heure arc-boutée contre le rebord gl 
noidien postérieur, se déclanche au moment où la capsule cèd 
glisse d'arrière en avant sur la glène et vient s'arrêter sur 
rebord glénoldien antérieur. La tête est retenue par la tensic 
de la partie postéro-externe de la capsule qui ne lui permet p; 



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de s^avancer plus loiu. En i 
muscles adducteurs périartici 
vement de rotation de dehors 
rebord gléuoïdien antérieur 
rebord dans le sillon postériei 
ment sus-gléno-préhuméral p 
pareilles arraché en partie oi 
intact. 

b) La luxation sous-coracoïc 
que, la luxation axillaire exi^ 
son propre poids. Dans ce cai 
perforé la capsule en bas, ren 
sans déchirer les parties antér 
vent cette forme de luxation 
réduction sur une luxation axi 



Symptc 

l"" Dans la luocaiion aociUair 
trouve en forte abduction. Le 
le muscle deltoïde tombe près 
sur rhumérus. L'axe prolonj 
Tacromion est très saillant, l 
que la glène est vide et que 1 
l'aisselle. Outre la tuméfactio 
tionnelle et la douleur, on ne 
plus ou moins accentués, dûs i 
nerfs sur la têtehumérale. 

2"" Dans la luxation sous-cc 
pection, que l'épaule a perdi 
aplatie et surmontée, en haut, 
mion. Le bras est en abductio 
aboutit à l'apophyse coracoïde 
ver au-dessous de l'acromion, 
rus paraît allongé. La palpatio 
tête humérale de sa place noi 
de l'apophyse coracoïde. Les i 
reux et limités, surtout en ava 
actifs sont aussi diminués. C 
ment et de la douleur. 



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^^p— jT^Bjiçiri,» .r^-^f^. , ■. 



429 



Aperçu historique sur le traitement. 

Les luxations de l'épaule sont très fréquentes. Leur traite- 
ment comprend de nombreux procédés, assez différents les uns 
des autres et ayant subi quelques transformations au coui-s des 
âges. 

La méthode qui a dû être imaginée la première et qu'em- 
ployaient couramment les anciens chirurgiens, consistait à intro- 
duire les doigts dans l'aiselle et à repousser la tète humérale 
en dehore. 

A côté de ce moyen simple, on se servait du procédé de bas- 
cule de l'os luxé, qui consiste à rapprocher le coude du tronc en 
appliquant la main ou le poing fermé dans l'aisselle (Lanfranc, 
David Bell). Chi Bell et Girard se sont quelquefois servis de 
l'avant-bras, qu'ils portaient en travers de l'aisselle, tandis que 
de l'autre main ils abaissaient brusquement le coude. 

Au temps d'Hippocrate, la réduction s'opérait par le poids du 
malade, le médecin plaçant son épaule dans l'aisselle du côté 
luxé. Dans le procédé du pendule de Simon^ l'extension se 
fait également par le poids du malade. Dans les cas simples, 
Simon a pu réduire la luxation en soulevant, sans aides, le 
malade par le bras, l'extension étant faite graduellement, la 
contre-extension étant établie par le poids du malade. 

A. Cooper réduit les luxations en introduisant son coude, le 
genou ou le talon dans le creux axillaire, et en faisant basculer 
le coude du bras luxé. La pression qu'on produit sur les parties 
luxées peut être lente et douce, ou, au contraire, brusque et 
violente. 

Wiseman faisait porter le coude en arrière vers le rachis ; lui- 
même pressant d'une main sur l'acromion, plaçait l'autre main 
sous l'aisselle et repoussait l'humérus à sa place, tandis qu'un 
aide ramenait le coude en avant. 

Dans le procédé de Gerdy, nous voyons la combinaison de la 
pression avec l'extension. 

Langenbeck exerçait des pressions en sens inverse sur l'hu- 
mérus et sur l'omoplate. 

Les procédés de dégagement se réduisent à trois : la rotation 
en dedans, la rotation en dehors, et l'élévation du bras. Hippo- 
•crate a décrit le procédé de rotation en dedans. Syme usait de 
la rotation en dehors. Lacour combinait la rotation en dehors 
avec la rotation en dedans. 



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Le procédé d'élévation du I 
le XIII* siècle par Brunus qu 
haut par un aide, et repoussa 
poignet, la tète dans sa cavit 
vation a été employée par ' 
Mothe et Malgaigne. 

La méthode d'extension se 
contre-extension. Elle se prat 
talement, le bras formant a 
obliquement en haut ; quelque 
à-tait verticale. Elle peut êtr 
ou avec des aides, par des 
caoutchouc. 

Après ces méthodes, qu'on 
ceur, décrivons aussi les prc 
nés et des appnreils. 

On a eu recours aux instrui 
fois que la main du chirurgie 
opérer la réduction. 

Dès le temps d'HippocraU 
levier vertical à extrémité ai 
Cette extrémité, recouverte 
le glissement, était portée p 
les côtes et la tète de Thuméi 
pendu comme sur une chaise 
bras et le corps en sens contr 

Parmi les autres instrumeni 
Ions encore : l'échelle, le bat 
Citons aussi le giossœome de 
dore, le tripaste d'Apellion, h 
teur de Jean-Louis H. Petit e 
gne, on connaissait l'appareil 
celui à moufle avec dynamom 
un ajusteur qui a été modifié 

Les machines et appareils 
portatifs, d'un prix élevé, et 
force ne peut être calculée. I 
rer les forces utilisées, mais il 
il faut employer pour- une lu 
sexe, et la vigueur du malade 

Il y a eu quelques tentative 



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431 

tant la force mécauique applicable aux luxations de Tépaule. 
Malgaigne avait indiqué 250 kiiogr., Labastida 50 kilogr. Mal- 
gaigne ajoute que le chirurgien doit consulter la tension des 
muscles et des téguments pour juger sMl doit suspendre ou aug- 
menter la traction. 

Principaux obstacles à la réduction des luxations. 

!• Action musculaire. — Hippocrate, Celse, Galien ont déjà 
remarqué que chez les personnes bien musclées la réduction 
des luxations se produisait plus difficilement que chez les indi- 
vidus faibles. Dupoui, Favre, Pott, J.-L. Petit, Portai insistent 
sur le fait que la résistance musculaire constitue le principal 
obstacle à la réduction des luxations. Desault et Boyer ont 
montré que c'est la rétraction musculaire qui offre le plus de 
difficulté dans la réduction des luxations anciennes. Pouteau 
fut le premier qui préconisa les tractions continues, se basant 
sur le fait qu'il faut vaincre la résistance musculaire s'opposant 
à la réduction des luxations. Dupuytren pense qu'on peut sur- 
monter les difficultés de la réduction des luxations par la con- 
naissance de l'appareil musculaire. Panas, Rigaud, Desprës 
reconnaissent à la résistance musculaire une influence prépon- 
dérante. Malgaigne, Valette indiquent, pour la réduction des 
luxations, les obstacles suivants : contraction musculaire, état 
de la capsule, enclavement des os. La contraction musculaire 
jouerait, d'après eux, le rôle principal. 

Voyons maintenant quels étaient les moyens employés par les 
anciens chirurgiens pour vaincre la résistance musculaire. Hip- 
pocrate recommandait d'amaigrir les sujets. A. Paré conseillait 
l'application des cataplasmes, des emplâtres, des liniments. 
A. Cooper et Desault faisaient des applications émollientes, 
utilisaient les bains, les saignées (380 à 640 gr.) Récamier et 
Sédillot administraient le datura stramonium. D'autres ont eu 
recours aux purgatifs. Percy, Boyer provoquaient la résolution 
musculaire par l'ivresse. Rist proposa la compression des ar- 
tères principales du membre ou les sections musculaires et 
tendineuses. Boyer et Dupuytren tâchaient de détourner l'at- 
tention du malade. Orliac et Richet ont essayé l'anesthésie 
locale. Pouteau préconisa le premier la méthode des tractions 
continues. 

2*» Action de la capsule. — J.-L. Petit, le premier, préconise 



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433 

Deuxième temps. Tout en maintenant exactement le coude 
dans cette situation, le chimrgien porte en dehors la main 
gauche du malade, lentement, graduellement, sans secousse, 
ce qui fait exécuter à Thumérus une rotation dans le même 
sens. On s^arrête au moment où Ton éprouve une résistance 
nette. 

Troisième temps. On porte le coude en avant, en haut et un 
peu dedans, tandis que l'avant-bras reste toujours fléchi à an- 
gle droit, et que la main du malade est fortement déjetée en 
dehors. Le bras arrive ainsi à être presque perpendiculaire au -l^ 

plan antérieur du corps. 

Quatrième temps. 11 ne reste plus qu'à laisser s'effectuer la 
rotation du bras en dedans et à porter la main du malade sur 
répaule saine. Ces manœuvres doivent être exécutées avec toute 
la lenteur et toute la douceur possibles. 

Réduction des luocations soiis-coracoïdiennes secondaires et 
aodUaires. — Le procédé que nous venons de décrire ne réussit 
que dans les luxations sous-coracoïdiennes classiques. Quant 
aux luxations sous-coracoIdiennes secondaires et axillaires, il 
faut avoir recours à d'autres procédés. Voici comment le prof. 
Kocher explique ce fait dans sa communication au Congrès de 
Londres : a Le succès de la méthode exige que la capsule soit 
réellement intacte dans ses portions postérieure, supérieure 
et inférieure, puisque sa tension est utilisée pour la réduction. 
La capsule est-elle largement déchirée et arrachée de la tête 
humérale, celle-ci est-elle fortement disloquée, comme dans la 
luxation intracoracoldienne ou certaines variétés de l'axillaire, 
la tête de l'humérus tourne alors autour de son axe au lieu de 
tourner sur le point d'appui formé par le rebord antérieur de 
la cavité glénolde, et la réduction échoue ». 

Pour comprendre cet échec, voyons comment agit le procédé 
du prof. Kocher. L'auteur lui-même l'explique de la manière 
suivante : Si on fait exécuter à l'humérus luxé une rotation en 
dehors, de manière que l'avant-bras, fléchi à angle droit, se 
porte directement en dehors, on ramène la tête de l'humérus 
en dehors, au niveau de la cavité glénolde ; la paroi antérieure 
de la capsule se trouve fortement éloignée de la cavité glénolde 
et la déchirure capsulaire devient béante. Mais la tête humérale 
est encore solidement fixée sur le rebord antérieur de la cavité 
glénolde, parce que le cordon formé par les portions supé- 
rieures de la capsule n'est absolument pas relâché par cette 
manœuvre, pas plus que la portion inférieure de la capsule. Ce 



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435 

Nathan Smith, de New-Haven, pratique la contre-extension 
sur le poignet opposé. Dans ces cas, les trapèzes se contractent, 
Tomoplate du côté affecté est attirée solidement vers la colonne 
vertébrale et Tomoplate opposée. Voici la manière dont procède 
Nathan Smith : deux aides font la contre-extension sur le côté 
opposé, tandis que le chirurgien pratique l'extension sur le 
poignet du membre luxé, en tirant d'abord en bas, puis en re- 
levant peu à peu le bras, jusqu'à lui donner une position hori- 
zontale, et, enfin, en abaissant doucement le poignet. La ré- 
duction s'opère dans ces cas au bout de deux ou trois minutes. 

Dans le procédé de Mothe ou de la traction dans l'abduction 
haute (décrit d'après Lejars), la contre-extension se fait par 
les deux mains d'un aide qui encadrent la partie postéro-supé- 
rieure de l'épaule et fixent l'acromion ; il vaut mieux installer 
en même temps une traction passive au moyen d'une alèze 
pliéeea cravate et attachée à quelque point fixe. Les deux 
chefs de l'alèze doivent passer obliquement au-dessus de l'épaule 
luxée. Pour plus de sûreté, dans les réductions laborieuses, on 
pourra recourir à une immobilisation plus complète de l'omo- 
plate de la manière suivante : une alèze passe obliquement dans 
l'aisselle, une autre est appliquée sur l'acromion, et ses deux 
<^hefs, descendant en avant et en arrière, viennent se nouer 
sous le siège de la chaise ; le chirurgien se place en arrière, le 
pied droit sur la chaise, le genou dans l'aisselle, contre le bord 
de l'omoplate, qu'il soutient et refoule. 

La contre-extension établie, on commence la traction. 

Fremier temps. On embrasse d'une main la partie infé- 
rieure du bras au-dessus des condyles, et de l'autre on souvent 
l'avant-bras fléchi ; on relève alors le bras dans l'abduètion, 
progressivement, doucement, en tirant toujours dans son axe, 
jusqu'à ce qu'il soit dans le prolongement de l'épine de l'omo- 
plate. 

Second temps. Si la réduction ne s'opère pas pendant le 
premier temps, on passe au second : on abaisse brusquement 
le bras en bas et en dedans, au-devant de la poitrine d'un seul 
coup ; on suit des yeux les progrès de la tête humérale, qui peu 
à peu s'abaisse et vient soulever les téguments axillaires; s'il 
le faut, on fait continuer les tractions par un aide, et avec les 
deux pouces on exerce la propulsion directe. 

Dans la méthode d'Anger et Legros (méthode de traction 
élastique) on installe la contre-extension. L'extension se pra- 



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43( 

tique, sur le bras, au-dessus du 
de traction; on pose dans- cette 
de la grosseur de Tindex, long d 
extrémités se réfléchissent dans 
à un point fixe ; on tire sur C€ 
obtenu le degré de traction vou 
un nœud ou quelques bouts de 
mis dans la position horizontah 
se fait au bout de 15 à 20 minut 
. Dans la méthode d'Avicenne 
pression directe), le malade est ; 
du chirurgien, portée dans Taiss 
pression directe pour repousser 
Avicenne dit que. chez les jeunei 
dius glissé sous Taisselle; pour 1 
doigts ou le pouce; en même tet 
sion sur l'acromion. 

Dans le procédé de Desault, < 
chaque main sous Taisselle, en a 
pouces sur l'acromion. 

Le procédé de Cooper (procéd 
suit par son auteur : Le malade 
bitùs dorsal, sur une table ou un 
sur le bord ; le chirurgien enroul 
ment au-dessus du coude, une l 
mouchoir; puis il écarte le couc 
reposant sur le plancher, il pla( 
dans Faisselle, de façon à appuy< 
' en demeurant lui-même assis à c 
le bras, à Taide du mouchoir, p£ 
tient pendant trois à quatre min 
circonstances ordinaires, la tête 
mais si on a besoin d'une force c< 
le mouchoir par une nappe, sui 
peuvent tirer, le talon de l'opéra 
l'aisselle. Il faut fléchir l'avant-l 
le bras, parce que cette position 
ment, et par suite diminue la rés 

A. Cooper remplace, dans cert 
Faisant asseoir le malade sur ui 



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437 

place son genou dans l'aisselle du membre luxé, et pendant 
que d'une main il fixe Tacromion et l'omoplate, de l'autre il 
attire en bas l'extrémité inlérieure de l'humérus. 

Dans cette méthode, on semble ne pas s'occuper de la cap- 
sule, bien que la tête de l'humérus, par suite de la rotation de 
l'omoplate, se place dans une situation plus favorable par rap- 
port à la déchirure capsulaire. 

Dans la méthode du pendule de Simon, le malade doit être 
couché par terre, le long d'un banc ou d'une chaise, et le bras 
du côté opposé à la luxation fixé au thorax, afin d'enlever au 
malade tout point d'appui. Un aide monté sur la chaise saisit 
le membre luxé par le poignet ou l'avant-bras et le tire en 
haut, tandis que le chirurgien agissant sur l'épaule, pratique la 
réduction. Loi*squ'il faut un plus haut degré d'extension, on 
force l'élévation à l'aide d'un moufle, et on entoure les mal- 
léoles du malade d'un lacs, qui supporté par un aide, écarte du 
sol les pieds du malade, de sorte que celui-ci reste suspendu 
par le bras. Le mouvement de pendule qui se produit dans 
cette position facilite la réduction. 

Toutes les méthodes que nous venons de passer en revue 
peuvent également être employées dans les formes de luxation 
de l'épaule dont nous nous occupons plus spécialement. Toute- 
fois, plusieui-s d'entre elles présentent l'inconvénient d'être 
assez compliquées. 



Procédé par le coude. 

La méthode la plus simple, la plus rationnelle, réussissant 
toujours très facilement est celle employée dans le service de 
M. le prof. Roux, c'est le procédé qu'il appelle a par le coude ». 
L'avant-bras étant fléchi sur le bras, on exerce de légères trac- 
tions horizontales sur l'humérus avec palpation axillaire. 
Voici la manœuvre pour une luxation à gauche : 
Le malade est couché sur la table, le bras en abduction, à 
angle droit avec l'axe du corps; le chirurgien erapaume le 
coude fléchi à angle droit ou un peu plus, avec sa main droite. 
Le pouce au-dessus et en avant de l'épitrochlée, les quatre 
doigts en arrière, de manière que la pulpe du médius puisse 
s'amarrer au-dessus et en dehors de l'épitrochlée, celle de l'in- 



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439 



Observations personnelles. 

Obs. L — L. Y., agricultear, âgé de 45 ans, se présente à l'Hôpital le 
5 décembre 1901, avec le diagnostic de luxation sous-coracoldienne du 
côté droit. 

Le 4 décembre, le malade voulant couper une tranche de foin, son pied 
glissa, il tomba d'une hauteur de six mètres environ et donna de l'épaule 
droite sur une poutre qui longeait le plancher de la grange. Il se releva 
seul sans ressentir de grandes douleurs à l'épaule, ni ailleurs. Pendant la 
nuit, le bras enfla, et le lendemain, le malade se rendit chez un médecin, 
qui fit en vain des tentatives de réduction et l'envoya à l'hôpital. 

il se présente avec une énorme ecchymose du bras. La région sous- 
clavicnlaire est remplie ; il y a une déviation de Taxe du bras qui se 
dirige vers l'apophyse coracoïde. La cavité articulaire est déshabitée ; la 
tête de rhumérus se trouve dans Taxe du membre, c'est-à-dire sous l'apo- 
physe coracoïde. 

La réduction est faite par des légères tractions horizontales sur Thumé- 
ras avec simple palpation axillaire. Elle s'exécute facilement. On applique 
Técharpe de Mayor, qu'on laisse cinq jours en place. 

Obs. II. — A. P., âgé de 40 ans, agriculteur, se présente à l'Kôpital le 
2i février 1902 avec une luxation sous-coracoïdienne secondaire de 
l'épaule gauche. 

Le 20 il a été brusquement saisi à la partie supérieure du bras gauche 
par un camarade qui le tira en arrière. Au même moment, il ressentit 
une forte douleur dans l'épaule, douleur qui devint de plus en plus 
intense. Il remarqua que les moindres mouvements qu'il faisait avec son 
bras étaient douloureux et qu'il lui était impossible de l'élever. 

A l'Hôpital on constate ce qui suit : L'épaule gauche est tombante, 
Tacromion fait fortement saillie, surmontant un aplatissement très mar- 
qué. Le moignon de l'épaule est porté en avant ; Taxe du bras est dévié 
en avant dans sa partie supérieure. Le coude est éloigné du corps; l'im- 
potence fonctionnelle est partielle. On enfonce toute la pulpe du pouce 
au-dessous de l'acromion dans la cavité glénoïde déshabitée. On trouve la 
tète humérale portée en avant, formant une masse arrondie à la face anté- 
rieure de l'épaule ; elle se trouve immédiatement au-dessous de Tàpo- 
physe coracoïde, dont la pointe arrive sensiblement à son milieu. En 
faisant faire au bras des mouvements de rotation, on sent la tête de l'hu- 
mérus rouler sous les doigts. 

La réduction a été opérée en narcose par de simples tractions horizon- 
tales sur le coude fléchi et la palpation axillaire. La réduction se fait très 
facilement et rapidement. Elle est maintenue par l'écharpe de Mayor qui 
est portée pendant quatre jours. 



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r 



440 

. III. — Jean M..., âgé de 60 ao 
me luxation axillaire de Thuméri 

I juin il traversait un champ e 
tit nne douleur très vive dans le 
^ir de son bras. 

ient à THôpital où on constate ui 
^plat au lieu de la rondeur babil 
lion, le coude trop en avant. On 
ai esi intacte, et que l'on palpe d 
réduction se fait facilement par U 

.IV. —Y. R..., âgé de 58 ans, 
Bmbre 1904, avec une Inxatic 

déchargeant du bois, il a fait un 
it connaissance. Revenu rapidei 
le gauche. 

inspection on voit l'angle saillan 
3 et la voussure qui occupe le cr 
lans de l'acromion. Sous la sailli 
dirigé verticalement à son inserti 
igle largement ouvert en dehors 
lion légère; son axe se dirige de 
de rhumérus prolongé arrive à 
\Sy du pli du coude au pli axilla 

i palpation, on constate que la c 
i de la voussure du creux sous-c 
nobile avec les mouvements du i 
re, on constate la continuité entt 
;i se trouve sous l'apophyse cora 
•a palpalion est douloureuse. On 
iments d'abduction et de rotation 
réduit en narcose en exerçant s 
Réduction facile et rapide. 

. V. — Paul B..., âgé de 34 ans, 
avec une luxation sous-coracoïdi( 
glissé sur un parquet et a fait u 

II ne se rappelle pas s'il est tom 
une vive douleur dans l'épaule ( 
l'il ne pouvait plus manier son b 
idecin essaya la réduction, mais 
[al. 

inspection, on voit que le bras d 
de l'en rapprocher, on sent une 



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441 

droite est aplati . A la palpation, on coDstate que la tête de Thuméras se 
trouve en avant et au-dessous de Tapophyse coracoïde. Pas d'enflure; 
rimpotence fon<!tionnelle du bras est complète. 

La réduction est très facile en narcose par le procédé « par le coude. » 
On laisse le bras dans l'écharpe de Mayor pendant trois jours. 

Obs. VI. — S. D..., agriculteur, âgé de 63 ans, se présente à l'Hôpital 
le 11 juin 1906, avec le diagnostic de luxation sous-coracoïdienne du 
côté droit. 

Il a déjà eu, il y a douze à quinze ans, une luxation de l'épaule droite. 
Fonction complètement rétablie. 

Cette fois ci, comme il appuyait un char de foin, le bras droit en éléva- 
tion forcée, il glissa jusqu'au bas d'un talus et tomba par terre sur le 
côté droit. Il ne se rappelle pas s'il est tombé sur l'épaule, le coude on la 
main. Il se releva seul, mais ne put plus se servir de son épaule 
droite. Il s'adressa le lendemain à un médecin qui essaya la réduction par 
le procédé de Kocher et par d'autres, « un peu tous », et qui^ ne réussisant 
pas, conseilla an malade d'aller à THopital. 

A l'inspection, l'épaule droite est aplatie et abaissée, le bras est en 
abduction. A la palpation, on constate l'absence de la tête humérale an- 
dessous de l'acromion. Elle est palpable par l'aisselle sous la coracolde. 
Pas de troubles de circulation du bras. Impotence fonctionnelle complète. 
L'axe du bras se dirige vers l'apophyse coracoïde. La cavité glénoïde est 
vide. Au-dessous de l'apophyse coracoïde droite, on sent la rondeur 
contrôlée par le creux axillaire. 

Il s'agit probablement ici d'une luxation sous-coracoïdienne secondaire 
à une axillaire, à cause de l'échec de la méthode de Kocher (peut-être mal 
exécutée ?) et de l'éliologie probable. 

La réduction en narcose « par le coude » est faite très facilement et 
très rapidement (à peine 30 secondes). 

Obs. vil — Le 22 juin 1906, arrive à L'ambulatorium de l'Hôpital, un 
paysan qui raconte qu'une planche de sa grange a manqué sous ses pieds 
et qu'il a passé par le trou. Retenu par le bras droit, il a frappé avec le 
gauche, sans savoir exactement de quelle manière. 

L'épaule est aplatie, le bras en abduction, la tête humérale est fixée 
sous le bec de la coracoïde, mais cependant moins intimement que dans 
la luxation sous-coracoïdienne typique. 

[1 semble possible qu'on ait affaire à une luxation sous-coracoïdienne 
secondaire. 

Le malade étant assis sur une chaise, on décide d'essayer le procédé 
« par le coude » avant tout autre. Un aide s'empare du bras. Comme il le 
saisit brusquement, on prie un autre de prendre doucement « par le 
coude. * Au moment ou l'humérus est à l'horizontale et que l'aide com- 
mence à tirer : « Quel âge avez-vous? » — • 66 ans ». — C'est fait. Le 
cinématographe seul aurait pu enregistrer la manœuvre ; et encore ! 

REVUE MÉDICALE. — VINGT-SIXIÈME ANNÉE. — N« 8. 31 



m 



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442 

Narcose dans la rédiuim 

MalgaigQe conseille d'avoir recour 
fois qu'on veut relâcher les muscles. 

Richet et Gosseliu parlent du danj 
forme. Gosselin surtout proteste coi 
dans la réduction des luxations, se b 
des malades ayant subi des traumati 

Billroth insiste sur la nécessité d( 
tité minime de chloroforme. 

Morel-Lavallée pense que l'emplo 
des dangers à cause de la sensibilité 
peuvent se produire pendant les tei 
qu'on en soit averti. 

Desprès insiste sur le danger d 
réduction des luxations. 

Sédillot a remarqué le danger du 
pousse trop loin l'emploi. 

Voici maintenant l'opinion émise 
propos : « L'usage si répandu, et so 
forme doit être considérablement r< 
éluder et souvent même utiliser li 
réduction, facile sous l'influence de 
qui avaient résisté à divers moyens 
qu'une chose, l'inopportunité des m 
saurait y voir un argument en favei 
pas très rare de voir toutes les tenta 
entre les mains de tel chirurgien, et 
l'anesthésie, tandis qu'un autre pi 
chloroforme, conduit immédiatemei 
générale, le chloroforme n'est indi( 
irrégulières et invétérées. » 

Traiionent œnsécutif à l 
luxations de Véi 

Après la réduction, le coude doit ê 
déplacement et maintenu dans cette ] 
le thorax. On applique une écharpe d 
ne doit pas être prolongée au delà d< 



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-■^■•.a'r"v— » r-** " 



443 

moment, ou commence à faire le massage du deltoïde, du grand 
pectoral, des muscles péri-scapulaires et du bras. 

Les mouvements passifs sont très recommandés, excepté 
ceux qui reproduisent le mécanisme de la luxation. Les séances 
de massage et de mouvements doivent être journalières, et, 
entre deux, on permet au malade de faire ce qu'il veut. 

Au bout d'une semaine, on peut complètement enlever 
récharpe et continuer la mobilisation passive et active. 

Indications. 

Lorsqu'on se trouve en présence d'une luxation sous-cora- 
coldienne, il ne faut jamais oublier la possibilité d'un déplace- 
ment secondaire. Ce n'est qu'une anamnèse exacte qui pourra, 
lorsque les renseignements sont catégoriques, faire prévoir 
l'échec du procédé de Kocher. 

Dans la luxation souR-coracoïdienne typique ce procédé réus- 
sit toujours. 

La luxation sous-coracoïdienne secondaire est spontanée dans 
certaines formes étiologiques de luxation axillaire ; le plus sou- 
vent elle succède à de vaines tentatives de réduction sur des 
luxations axillaires ou intracoracoïdiennes. 

Dans la luxation intracoraïdienne la déchirure du ligament 
coraco-huméral, sur la tension duquel on spécule pour réduire 
d'après Kocher, peut rendre ce procédé inefficace. Dans la 
luxation axillaire avec déplacement sous-coracoïdien secon- 
daire, c'est rintégrité de la partie antérieure de la capsule qui 
empêchera ce procédé de réussir. 

Quand l'anamnèse est peu claire, l'échec du procédé de 
Kocher doit faire songer immédiatement à ce déplacement 
secondaire et à la nécessité d'un changement de manœuve. 

A la Clinique chirurgicale de Lausanne, c'est le procédé de 
Kocher seul qui est démontré et utilisé pour la réduction des 
luxations sous-coracoldiennes typiques, fraîches et invétérées, et 
c'est en particulier pour ces dernières qu*il présente sur les 
autres procédés une supériorité incontestable. Mais lorsque, 
pour les raisons que nous avons indiquées, il ne peut pas réussir, 
lorsque surtout on est forcé de recourir à la narcose, c'est le 
procédé que nous avons cité dans nos observations qui est le 
plus facile et le plus simple, si simple qu'il réussit souvent pen- 
dant que le chirurgien, tenant d'une main le coude fléchi à 



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angle droit, cherche avec les 
l'aisselle à se rendre compt 
déchirée. 

Plusieurs fois cette réduct 
au moment où, un candidat 
tueuse (parce que mal condu 
cherchait à éliminer sûreme 
sous-coracoïdienne secondaire 

CON< 

I. Pour réduire une luxî 
narcose. 

II. Pour les luxations soui 
cédé de Kocher réussit toujoi 

III. Lorsqu'il échoue, on 
luxation pseudo-sous-coracoï( 
ment secondaire (axillaire, 
laire). 

IV. Ce déplacement seconc 
plus souvent il est consécutif 

V. Comme conséquence on 
malade le bénéfice de l'anestl 

VI. Toutes les fois qu'oi 
essaiera en premier lieu le pr 

INDEX BIE 

NÉLATON. Pathologie chirurgical 
Maloaigne. Traité des fractures 
Kocher. Berlin, klin, Wockem 
DupLAY et Reclus. Traité de ch 
HoppA . Fracturen und LuxatioiK 
Hamilton. Traité des fractures e 
TiLLAUX. Traité d'anatomie topo 
Testut. Traité d*anatomie. 
Velpeau. Archives générales de 
Carafi. Revue de chirurgie. 18< 
SÉDiLLOT et Gross. In Dict. enc] 
BiLLROTji. Die allgemeine chirur 
Valette. In Nouveau Dict. de 
RiOAUD. Bull, de VAcad. de me 
Boyer. Traité des maladies chir 
Hippocrate. Oeuvres complètes 



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445 
Contribution à l'étude de rincontinence nocturne 

Par le D' Perrin, Lausanne. 

Cette étude, destinée à être présentée à une séance de la 
Société vaudoise de médecine^ résultat d'observations basées sur 
36 cas, était terminée depuis plusieurs mois, quand parut dans 
les numéros du !•' et du 15 septembre dernier du Korrespon- 
denzhlattfur Schweizer Aertzte l'intéressant travail du D' Zang- . 
ger sur le même sujet. Malgré le grand intérêt que présente ce 
travail et sa richesse en données littéraires relatives à la ma- 
tière traitée, je me décide à publier cette étude telle qu'elle 
était, sans entrer dans des considérations qu'aurait pu susciter 
le point de vue différent auquel se place le D' Zangger, et les 
conclusions divergentes qui en résultent. 

Les nombreux cas que j'ai vus depuis une année à peu près, 
c'est-à-dire depuis la terminaison de la classification des cas 
qui ont servi pour base à cette étude, n'ont fait que me confir- 
mer dans ma manière de voir. Si je voulais tenir compte de ce 
matériel, il n'en résulterait qu'un seul fait nouveau, dû au 
hasard peut-être, c'est la beaucoup plus grande fréquence des 
fillettes qui se sont présentées, atteintes d'énurèse, dans le 
courant de cette dernière année. 

Eulenburg * donne de cette afl'ectiou, si fréquente, la défini- 
tion suivante : L'incontinence nocturne est une anomalie fonc- 
tionnelle sui generis : elle consiste en mictions nodtimes invo- 
lontaires, Vétat de V urine, des voies urinaires et de V organisme 
en général étant parfaitement normal. 

C'est une affection de l'enfance, pouvant, il est vrai, persister 
jusqu'à un âge fort avancé. 

Tantôt l'enfant, après avoir mouillé ses langes, continue à 
mouiller ses draps; tantôt, après avoir été propre pendant un 
certain temps, il recommence à mouiller son lit. 

On est frappé en parcourant la littérature du grand nombre 
d'opinions différentes émises par les auteurs, et de la variété 
des explications cherchées à ce trouble fonctionnel. On a parlé 
de dyscrasies générales, de rachitisme, de scrofule, d'anémie 
et de pléthore; on a accusé l'helminthiase, les fissures à l'anus, 
le phimosis, d'être les causes primaires de cette aft'ection. On a 

^ Encyclopédie dei* î^^esammteu Heilkiinde. 



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î à une névrose du col 
iqueuse de la vessie, 
lenburg estime que ch 
Eil n'est pas développé e 
, de sorte que l'action d 
ui de sa manière de voir 
\ cesse d'habitude à Vk[ 
3t le sphincter interne 
itif, 2"" la statistique qu 
grande fréquence de c 
les tilles, preuve de l'ii 
s complet de la prostat 
lyon ^ admet avec Desav 
rèse, une irritabilité ( 
) déterminante, la négli 
ns du besoin d'uriner, l 
r si subitement et avec 
ïssie, d'un jet, avant d'i 
Ltion de «besoin », de « 
•airemeut à l'opinion 
)ns sont atteints en pro; 
l'avis que la puberté en 
sur la durée de la mais 
n'est que depuis quelqi 
s ont publié des obser\ 
irèse nocturne chez les < 
îs ; j'ai constaté le mêno 
5U l'occasion d'examinei 
L point de vue du mome 
ons divergent et les sta 
lument opposés ; tandis 
3 vide toujours dans les 
remier et du plus profo 
le matin surtout que ce 
us fréquemment. Pour 1 
ne seule fois tout son co 
très l'ont vue chez le m 
lièrement deux et mém 
tiens à signaler pour é 

raité des maladies des voies 



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447 

lant d'incontiDeuce nocturne nous avons en vue uniquement les 
cas de vraie « incontinence nocturne » chez de jeunes sujets ; ces 
cas sont du reste de beaucoup les plus fréquents ; 'ce sont ceux 
où dans la journée, à l'état de veille, tout se passe absolument 
normalement, et où Vincontincnce ne se produit que pendant le 
sommdl. Je ne m'occuperai donc pas ici de ces cas de vessies 
paraissant munies d'un sphincter insuffisant {Blasenschwache 
des Allemands) dans lesquels le besoin d'uriner se manifeste 
aussi pendant le jour d'une façon si brusque et impérieuse que 
l'enfant n'a pas le temps de faire les préparatifs d'usage, avant 
de lui céder. Nous verrons du reste plus tard que. au point de 
vue thérapeutique, il n'y a aucune nécessité de tenir grande- 
ment compte de ces variétés, et ce n'est qu'au point de vue 
physiologique que je tiens à les diiférencier. 

Si nous passons en revue les divers modes de traitement, 
tant internes qu'externes, préconisés dans les cas d'inconti- 
nence nocturne par les auteurs, nous rencontrons la même va- 
riété d'opinions, et l'emploi de médicaments appartenant par- 
fois aux classes les plus opposées au point de vue de leur 
action thérapeutique. 

Avant d'énumérer ces divers modes de traitement et les 
différents moyens préventifs qui ont été conseillée et essayés, 
pour la plupart sans grand succès, remémorons ce que disent 
les physiologistes, sur la façon dont se produit normalement le 
besoin d'uriner. Cela nous permettra de mieux apprécier à leur 
juste valeur les agents thérapeutiques. 

Pour les uns, c'est dans la vessie même que se produit la sen- 
sation qui par réflexe oblige l'individu à la vider ; selon eux, ce 
serait la sensation de distension du muscle compresseur qui 
provoquerait le réflexe. Pour d'autres c'est l'irritation de l'ori- 
fice interne par le contact de l'urine sous haute pression qui 
produirait cet eflet. 

Je me rallie à cette dernière manière de voir pour les motifs 
suivants : 

1« Le besoin d'uriner croît en proportion directe avec l'aug- 
mentation de la quantité d'urine contenue dans la vessie. 

Nous avons la preuve que l'orifice interne est en première 
ligne intéressé lors de la distension de la vessie, cette augmen- 
tation de volume se faisant au dépens du segment inférieur par 
distension de l'urètre postérieur qui dans les cas de plénitude 
maximale ne forme qu'une cavité avec la vessie. Ce qui nous 



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448 

prouve qu'il en est bien ainsi, c'est 
individus atteints d'urétrite postéri 
de leur urine par le procédé des ( 
que, lorsque la vessie est distendi 
portions recueillies sont troubles, 1 
tion est toujours claire, chez le mêm 
ne contenait que peu d'urine. Dans 
tenu de la vessie avait pu se troubh 
avec les parois de l'urètre postériei 
second cas, l'urine recueillie dans l 
touché les parois de l'urètre, resta 
vésical et sortait claire, le premier 

2** Ce qui me paraît aussi prouv 
l'urine avec la muqueuse urétraleq 
le fait qu'un individu qui a commei 
une première goutte d'urine d'enti 
queuse du canal, ne peut plus i 
peine. 

3** Un troisième fait à l'appui, c' 
d'uriner est précisément un sym] 
partie de l'appareil; dans une cystil 
provoque un besoin irrésistible d' 
dans l'urétrocystite, affection dans 
démontre l'absence totale de lésion 
col. 

4® Une grosse bougie provoque i 
chez un individu sain, «l'envie d' 
pleine ou vide. 

5*» Lors du massage de la prostate 
d'uriner au moment où une goutte 
se déverser dans le canal urétral. 

Ce point de départ vésical du bes 
est, selon nous, comme nous venoc 
de l'urètre postérieur, tout le mond 
passe lors de la miction normale : J 
transmise au centre génito-spinal d 
là aux centres percepteurs et mote 
les circonstances, permettent au co 
et de vider la vessie, ou font en 
d'arrêt. 

Les médicaments et les traitemei 



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449 

l'avons dit, des plus divei*s et représentent les classes les plus 
opposées au point de vue thérapeutique. 

On a employé non sans succès la noix vomique et la strychnine. 
lia morphine, le chloral, les bromures, qui ont été tout aussi 
chaleureusement recommandés par leurs partisans, ont aussi 
dans beauconp de cas donné des résultats satisfaisants, mais 
l'emploi des uns et des autres ne représente pas une médication 
à effet régulier et constant et, tout en réussissant dans cer- 
tains cas, se montre absolument inefficace dans d'autres. 

On a cherché aussi à prévenir l'énurèse par des moyens plu- 
tôt pédagogiques : 

En privant les enfants le soir de liquides et de fruits, en 
diminuant la diurèse, la vessie, moins vite remplie, a évidem- 
ment moins de raisons pour se vider. L'affection se manifeste 
du reste beaucoup moins en été, lorsque les enfants ont des 
sueurs abondantes, qu'en hiver où « le trop de liquide » n'est 
éliminé que par les reins. En admettant que le moyen réussisse, 
le résultat ne saurait être appelé une guérison, si l'incontinence 
n'est supprimée qu'à condition que la vessie ne soit pas pleine. 

En considération du fait que c'est le col qui est la partie 
sensible, on a cherché à retarder autant que possible le moment 
oii le niveau de l'urine devait atteindre cette région de la 
vessie; on a rehaussé pour cela le pied du lit par rapport à la 
tête, ce qui a donné parfois, assez rarement du reste, de bons 
résultats. 

Mais on ne s'en est pas tenu là. On a eu recours à des 
moyens vraiment barbares. On a prétendu que w l'accident» 
arrivait plus fréquemment l'enfant étant couché sur le dos. On 
a cherché à l'empêcher de s'endormir dans cette position en 
lui attachant une brosse sur le milieu du dos. La « Policlinique 
de Glaris » et d'autres instituts semblables de bien public i! ! !) 
recommandent des instruments qui servent à pincer mécani- 
quement le prépuce et doivent rester en place toute la nuit. 
Cette pratique, d'une barbarie moyen-âgeuse occasionne des 
souffrances bien inutiles à l'enfant, sans aucune utilité du reste, 
et, vu la sensibilité des tissus intéressés, n'est pas sans danger. 
Nous ne nous ferions pas un honneur de la mentionner sérieu- 
sement comme faisant partie des moyens thérapeutiques usuels 
de notre époque. 

On a eu recoui's, avec de bons résultats, dans des cas assez 
nombreux, à la suggestion avec ou sans hypnose. 



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450 

On s'est adressé à rélectricité et spécialement au courant 
faradique. Je n'ai trouvé mentionnées par les auteurs que deux 
façons d'application de celui-ci. Un pôle indifférent était tou- 
jours placé, soit sur le ventre, soit sur la moelle lombaire ; et 
l'autre pôle vis-à-vis, ou bien le pôle actif était placé dans le 
rectum. Les résultats sont suivant les différents auteurs assez 
variables; aucun ne les a trouvés parfaitement satisfaisants. 

J'ai sous les yeux les observations de 36 cas d'incontinence 
nocturne simple. Je ne les rapporterai pas toutes ; elles se res- 
semblent sur tant de points que cela m'amènerait à trop de 
répétitions. Je me bornerai donc à signaler les Jaits consiants 
et les plus saillants que j'ai constatés et à en tirer les conclu^ 
sions au point de vue physiolop^ique et thérapeutique, qui m'ont 
paru en ressortir. 

L'âge des malades qui ont fait l'objet de ces observations 
varie de 3 à 17 ans; il n'y a que trois filles sur ces 36 malades. 

Les uns mouillaient leur Mile soir surtout; une grande partie 
deux fois dans la nuit. Onze étaient atteints de végétations 
adénoïdes. 

A peu près tous avaient eu recours à tous les moyens péda- 
gogiques connus, et avaient subi les traitements internes 
d'usage. Une amélioration passagère s'en était suivie chez 
quelques-uns, chez les autres les résultats obtenus avaient été 
nuls. 

Ce qui me paraît ressortir le plus clairement de ces obser- 
vations, et ce qui se présente comme un fait constant, c'est 
que tous les enfants doimaient d'un sommeil profond, et que 
leurs parents questionnés à ce sujet affirment tous avoir cons- 
taté que lorsqu'ils les tiraient de leur sommeil pour les faire 
uriner, ils ne se réveillaient d'abord que très difficilement, et 
souvent n'arrivaient même pas à le faire complètement. Plu- 
sieurs d'entre eux pouvaient se lever, chercher leur vase, se 
recoucher dans un état de demi-lucidité, ne ressembant qu'en 
apparence à un réveil réel, et en effet questionnés le matin, ils 
ne se souvenaient de rien. 

Ce fait, le seul saillant et constant présenté par tous 
ces petits malades, rae paraît démontrer que c'est là en réalité 
qu'il faut chercher la cause effective de l'énurèse. Les enfants 
urinent au lit parce qu'ils dorment trop profondément pour 
percevoir le besoin d'uriner quand il se manifeste. 



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451 

Au point de vue physiologique Vénurèse se produit simplefnent 
par le Jait du non-Jondionnemenl ^des centres cérébraux et la 
vessie se vide par un réflexe ordonné directement par le centre 
spinal. 

Cette manière de voir nous ferait comprendre pourquoi toute 
mesure d^éducation reste inefficace, malgré toute la bonne 
Yolonté de Tenfant, et que dans ces circonstances toute puni- 
tion est injuste. 

Elle nous expliquerait pourquoi une serviette nouée derrière 
le dos, ou une brosse placée au même endroit, réussit parfois à 
empêcher l'accident, non pas parce que l'enfant urinerait plus 
facilement étant couché sur le dos, mais parce qu'il a toutes 
les chances en se remuant et se retournant d'être gêné par sa 
bosse artificielle et d'être ainsi réveillé au moins une fois dans 
la nuit. 

Au point de vue thérapeutique, si l'incontinence est due à une 
perception insuffisante du besoin d'uriner de la part du centre 
cérébral, soit par habitude, soit parce que les organes périphé- 
riques ne réagissent que trop facilement et imparfaitement, il 
me parait évident qu'en développant la sensibilité de ces orga- 
nes périphériques, en les stimulant pour ainsi dire, l'on devait 
nécessairement arriver à rétablir les rapports normaux entre 
l'irritant physiologique et son centre de perception. 

Je choisis, de préférence aux instillations de nitrate d'argent 
sur le col de la vessie, qui certainement atteindraient également 
le but, mais ne sont pas inoffensives, le courant faradique. 

Celui-ci me paraît faire en quelque sorte l'éducation du 
sphincter interne; par les contractions rapides et fréquentes 
qu'il fait exécuter à ce muscle, il habitue le malade à la sensa- 
tion de l'activité de son sphincter, réveille ce que Schiff appelle 
« la sensation musculaire ». 

Pour que le courant agisse sur toute la longueur de l'urè- 
tre postérieur, du col au sphincter externe, je me suis fait 
construire un instniment spécial, fort simple du reste. 

Une bougie en gomme poite à son intérieur un conducteur 
métallique, isolé de toute part sauf sur une longueur de ô cm. 
à une distance de 2 cm. de son bec. 

Cette bougie, dont les dimensions varient suivant les propor- 
tions du sujet à traiter, placée comme une vulgaire bougie mé- 
tallique, reçoit un des fils conducteurs venant d'un appareil de 
Ruhmkorff, le pôle indifférent étant placé soit sur le ventre, soit 
sur la mœlle dans la région lombaire. 



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Ce traitement ne m'a donné 
connais pas de cas oti il n^ait i 
perdu de vue plusieurs petits m 
lors de la cessation du traiteme 
des rechutes, quoiqu'il soit à su] 
rais revus. 

Le traitement demande en gé 
D'habitude après cinq à six su 
rente ; il se produit des rechutes 
seulement la guérison s'établit ( 

C'est probablement de la mêr 
qu'elle guérit une incontinence 
littérature n'est pas pauvre en c 

Deux conditions me paraisseï 
un résultat. 

Pour tonifier le muscle sphinc 
couramment pour les muscles si 
en général, par l'entraînement, 
massages) que ce muscle subisi 
puisse donner suite; il faut que 
contraction et de se relâcher 1( 
courant faradique. Cela n'est pj 
bobine Ruhmkorfl à interrupte 
sont alors beaucoup plus brusque 
par conséquent de se servir, d 
se régler jusqu'à 40 interruptioi 
faradisant avec l'interrupteur o 
mer le muscle au lieu de le toni; 

Il paratt aussi de grande impc 
appliqué sur le sphincter lui-mê 
voisinage, comme le recommanc 

Pour résumer ce qui me para: 

P L'incontinence nocturne est 
faiblesse organique du sphinctei 
autrement, devrait nécessairem 
à l'état de veille). 

2^ L'incontinence nocturne 
un sommeil trop profond. 

Ce profond sommeil, en élimi 
braux, qui pendant l'état de ve 



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453 

cales, transforme la miction en un réflexe médullaire, (Ce réflexe 
paraît résulter d'une intoxication par l'acide carbonique due à 
une respiration insuffisante : végétations adénoïdes, polypes 
nasaux, goître, etc.) 

3* Le sexe n'est pour rien dans l'étiologie de cette aflection. 

4* La puberté n'a aucune influence essentielle sur l'inconti- 
nence nocturne.. 

5^ Le développement plus ou moins complet de la prostate 
en a été à tort rendu responsable, car l'incontinence persiste 
fréquemment plusieurs années après la puberté chez des ma- 
lades du sexe masculin et les fillettes sont aussi fréquemment 
atteintes d'énurèse que les garçons. 

6** Le froid favorise les accidents nocturnes. La chaleur est 
favorable aux malades indépendamment du fait que, par les 
sueurs qu'il favorise, une grande partie des liquides de l'orga- 
nisme sont éliminés par la peau. 

l"" Le malade étant au moment de la miction parfaitement 
inconscient, l'éducation, la suggestion, les punitions sont com- 
plètement inefficaces. 

8* Les médicaments internes dont l'expérience a démontré 
l'utilité dans certains cas sont tous ou des excitants, ou des 
calmants; les premiers agissent en stimulant — en réveillant 
en quelque sorte — les cellules cérébrales, les seconds agissent 
en augmentant la tolérance de la vessie et en modérant les 
réflexes spinaux. 

Conclusions. — 1* Il est nécessaire de s'informer de l'état 
du sommeil du petit malade. 

2® Le sommeil anormal étant constaté, on en recherchera les 
causes dans chaque cas particulier. 

3*» Ce n'est qu'après examen et, le plus souvent, inte7'vention 
du laiyngologiste, que l'on pourra utilement entreprendre le 
traitement de l'énurèse. 

4* Un traitement local sera le plus souvent nécessaire par le 
fait que, grâce à la longue durée de Tafiection, le malade a 
perdu l'habitude de se servir de ses centres modérateurs 
réflexes et n'éprouve plus, par conséquent, que d'une façon 
obtuse le sentiment de la a vessie pleine ». Ces voies nerveuses 
éliminées depuis longtemps pendant le sommeil, ont subi une 
sortB d'atrophie par inactivité. Il s'agit donc de rétablir le rap- 
port entre le centre cérébral et l'organe, de familiariser à 



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454 

nouveau Tenfant avec la sensation 
pendant le sommeil. 

Ce but peut être atteint facilem 
fiants du muscle sphincter par Tint 
dique à interruptions lentes. Les réî 
cédé m'ont semblé parfaitement si 
firmer les considérations théorique 

Les quelques observations qui su 
types divers avec leurs caractères < 
résultant de l'âge et du sexe. 

Ce qui frappe de prime abord, c 
fond sommeil, la fréquence des aff 
rareté de la cystite, pourtant si 
auteurs. 

Obs. I. — Garçon de 9 ans, inteiligen 
dans un orphelinat ; son enfance a été d 

vent denx fois dans la nuit. Plusieurs traitements internes ainsi que les 
punitions ont été sans effets sur son affection. Le directeur de l'orpheli- 
nat a remarqué que son sommeil est profond et est suivi d*un réveil lent H 
pénible. Pas de végétations adénoïdes et pas de cystite. 

Première faradisation le 22 octobre. Il ne mouille plus depuis le 5 jus- 
qu'au 9 novembre, rechute le 10^ puis guérison ininterrompue. Dernière 
faradisation le 22 novembre. Le malade est resté guéri jusqu'à aujour- 
d'hui. 

Obs. il — Fillette bien développée pour son âge, élevée dans on 
orphelinat. Ne mouille que la nuit et cela depuis une année senlemeot, 
après un refroidissement ; ne mouille jamais deux fois dans la nuit et 
laisse souvent passer deux ou trois nuits sans le faire. Pas de cystite, elle 
retient facilement son urine pendant la journée^ pas de végétations. Som- 
meil profond, mais réveil facile et complet lorsqu'on l'appelle. On lui 
suppose un peu de paresse. 

Première faradisation le 22 octobre. Le 8 novembre guérison complète 
et définitive. 

Obs. III. — Jeune fille de 21 ans, qui a mouillé de tout temps périodi 
quement, en hiver plus qu'en été, souvent après avoir mangé des frniL 
le soir. Etat général bon ; aucun symptôme de rhumatisme. Sommei 
normal^ pas de végétations adénoïdes. Légère cystite. 

Instillations le 30 octob^^, le 2, 4 et 6 novembre ; interruption di 
traitement à cause de l'apparition des règles ; instillations les 13, i5 e 
18 novembre, puis faradisations les 20, 22, 25 et 27 novembre. Examei 
le 29. La malade n a plus mouillé pendant ce temps, n'a pas en è 
rechute. Elle est restée guérie jusqu'à aujourd'hui. 



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ryTi^w*': 



455 

Obs. IV. — Garçon de 4 ans, qui a moaillé son lit de toat temps. Sa 
mère croit avoir observé que, pendant la journée aussi^ il urine plus sou- 
vent que normalement, mais il ne mouille, toutefois, jamais ses panta- 
lons. Son lit est souvent mouillé le soir, on bien le matin ou à toute 
heure de la nuit. Son sommeil est, d'après sa mère, plus profond que 
chez la plupart des enfants, il peut se lever, uriner, se recoucher sans être 
réveillé. Le laryngologue auquel je l'adresse constate chez lui l'existence 
de végétations adénoïdes qu'il opère. 

Huit jours après, première faradisation. Guérison an bout de seize 
jours. Pas de récidive depuis une année. 

Obs. V. -^ Jeune Glle 16 ans et demi qui, dès sa première enfance, a 
plus ou moins souffert d'incontinence nocturne, surtout depuis une fièvre 
typhoïde dont elle a été atteinte à l'âge de huit ans. Depuis lors, état à 
peu près stationnaire. Incontinence périodique avec des intervalles de 
huit à quinze jours. Pendant son enfance, elle ressentait aussi, pendant 
la journée, le besoin d'uriner d'une façon impérieuse. Depuis plusieurs 
années, son état est normal de jour et il est meilleur en été qu*en hiver ; 
elle est sujette au froid aux pieds. Elle a été opérée pour végétations adé- 
noïdes, en. avril 1905. On avait remarqué que son sommeil était très 
lourd et elle s*en était plaint elle même. Depuis Topéralion, le sommeil 
est remarquablement plus léger. Chose curieuse, si elle mange une pomme 
crue le soir, sa nuit est sèche. La miction se produisait, autrefois, plu- 
sieurs fois dans la même nuit ; dans ces derniers temps, une fois seule- 
ment le matin. 

Faradisations pendant dix-sept jours. La jeune fille n'urine plus au lit 
dès la première semaine ; elle part en vacances le dix-huitième jour et 
revient guérie et Test restée jusqu'à ce jour, soit depuis onze mois. 

Obs. VI. — Garçon de 7 ans, excellente constitution, éducation bien 
surveillée. Il n'a cessé de mouiller son lit depuis sa première enfance. 
Fils d'un médecin, il a subi de nombreux traitements sans succès. // a 
le sommeil profond, son réveil est très long et incomplet. Un laryngologue, 
consulté, lui a trouvé une anomalie du nez rendant la respiration par 
le nez insufisanle. 

Opération, puis faradisations pendant quinze jours. Guérison. Aucune 
rechute après neuf mois écoulés depuis le traitement. 

Obs. VH. — Fillette de 9 ans. Bonne constitution. Education bien sur- 
veillée. La paresse ne peut être soupçonnée, Tenfant est très affectée de 
son infirmité. La mère a été frappée de la peine qua l'enfant à se réveil- 
ler complètement quand on la lève la nuit et en parle sans avoir été ques- 
tionnée à ce sujet. Pas de végétations adénoïdes, mais respiration gênée 
par une autre affection nasale. 

Traitement par un laryngologue, puis faradisations ; l'enfant n'urine 
pins au lit après la troisième séance. Elle est restée guérie depuis six 
mois. 



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457 

qu'elle portait par suite de myopie. La paupière supérieure 
1 œil droit était le siège d'un léger œdème rose et transparei 
La fièvre était modérée, le pouls bon et riutelligeiice lutaci 
L'incision de l'abcès laissa écouler un pus épais. 

Le lendemain, la fièvre avait augmenté et il survint i 
vomissement. Le pouls montrait un peu de précipitation et u 
certaine dureté. L'œdème de la paupière droite avait auçmec 
et, sous la peau, on voyait serpenter quelques veinules dilaté 
La conjonctive œdéroatiée faisait saillie sous la paupière 
s'infiltrait d'un épanchement sanguin. Le globe oculaire, n 
recouvert par ces tissus gonflés, était légèrement projeté 
avant, signe de stase dans le domaine de la veine ophti 
mique. 

Le troisième jour, l'état général empirait. Il survenait 
léger délire, le pouls était rapide et la température s'élevait 
41**. Des fuliginosités recouvraient les lèvres et les dents ; 
langue se desséchait. L'œil droit saillait davantage, en mêi 
temps que l'œil gauche montrait une conjonctive œdématiée 
sanguinolente. 

Le quatrième jour, l'état général s'aggravait beaucoup sa 
que les symptômes locaux eussent subi grandes modificatioi 
à part une hémiplégie faciale droite dont l'existence était, à 
moment, difficile à expliquer. 

Le sixième jour, la malade mourait après avoir présenté a 
forte hyperthermie (42''6). 

L'autopsie du crâne fut faite douze heures après le déc< 
L'abcès nasal était guéri ; les cavités orbitaires neprésentaie 
rien d'anormal. Les méninges, médiocrement injectées, n'( 
fraient pas d'inflammation, sauf dans la fosse cérébn 
moyenne gauche oîi elles étaient recouvertes d'un certain no; 
bre de petits amas purulents, cause probable de l'hémipléj 
faciale. 

Les sinus caverneux et le sinus circulaire étaient remp 
d'une masse crémeuse, purulente, assez épaisse et mélangée 
sanie. Il n'y avait pas de thrombus organisé, ni d'abcès 
cerveau. 

Si je relate ce cas très simple, ce n'est pas à cause de 
rareté, mais à cause de la netteté, en quelque sorte schéma 
que, des symptômes qui a permis un diagnostic précoce, véri 
à l'autopsie. 



^i^HB^^'4-* 



RRYUE MÉDICALE. — YINGT-SIXlilIR ARNÉK. — X^* 8. 3i 



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458 

SOGIÉTÏ 



SOCIÉTÉ D'OBSTÉTRIQUE ET 
DE LA SUISSE RO 
Séance du 1er mars 1906, à la 
Présidence: M. Bétrix 

Présents : 14 membres. 

M. Putru est reçu membre de la Société 
sion avait été annoncée par errear, est réii 

M. Bbuttner fait une communication si 
formation du fœtus. 

M. Kqbni& démontre, à I*aide du cyslosc 
une fistule vésico-vaginale. 

M. A. Rbveroin présente un hermaphvo 
Tétat-civil, mais masculin d'aspect et de p 
il est vrai, et une minuscule verge imperfo 

M. Bastian lit une communication sur i 
Il conclut des trois observations qu'il rap 
péritonites tuberculeuses généralisées, 
jeunes, soit chez les jeunes tilles, ont pou 
annexielles de même nature. 2<* que, à moi 
les annexes doivent être recherchées et e 
en somme, d'une affection maligne, il ne f 
térectomie avec ablation des annexes est Y 

M. Kdmmeb fait des réserves sur le poir 
génitales et péritonéales. 

M. Jëntzer est également d'avis qu'il esl 
rôle de la trompe dans les bacilioses du pé 
MM. Bastian et Kummer pour préconiser c 
cale. 

M. BfiUTTNER rappelle les conclusions d 
rapporteur au Congrès de Rome sur questi 
c'est-à-dire que, dans aucun cas de périton 
démontrer le point de départ génital. 

M. Bétrix : Dans sou travail très docui 
rareté extrême, sinon la non-existence de I 
tive. Dans presque tous les cas, la lésion p 
glions mésentériqnes. 

* Extrait du Bulletin de la Soc, d'obstr. 
mande, juillet 1906. 



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459 

M. BuscARLET cite QD cas de bacillose génitale au débat chez une 
femme atteinte de phtisie. 

M. A. Rbverdin fait (observer le peu de valeur qa'il faat attribuer à la 
qualité du liquide ascitique pour le diagnostic de la tuberculose. 

M. Lardy constate que la tuberculose est, en général, moins grave 
dans les pays chauds que chez nous, ainsi qu'il en a fait Texpérience à 
Gonstantinople. 

M. B. KoBNiG présente : 

1<* Une femme qu'il a opérée, il y a quinze jours, pour une grossesse 
tttbaire rompue , 

2o Une femme qu*il a opérée d*nn prolapsus utéro-vaginal d'après le 
procédé de P. Muller (colpeêtomie). Il décrit cette opération et en fait 
ressortir les avantages : technique simple, bénignité absolue, suites 
brèves, résultats éloignés parfaits. 

^** Trois bassins rétrécis, l'un généralement et irrégulièrement, en 
entonnoir, le deuxième plat (conjugué vrai de 8,5 cm.), le troisième 
plat (c. V. 9,5 cm.) ; il rapporte l'histoire obsétricale de ces trois cas, 
en justifiant la conduite qu'il a tenue dans chacun d'eux : l'expectation 
pure et simple. 



Séance du 17 mai 1906, à la Maternité de Lausanne 
Présidence : M. Bétrix, président. 

Présents : 8 membres. 

M. A. Revbroin relate l'opération qu'il a faite au sujet hermaphrodite 
dont il a parlé dans la dernière séance. Il a commencé par lui constituer 
une verge à laquelle il se propose de faire ultérieurement un canal. 

Le Président rend compte de l'activité de la Commission du cancer. 
Des circulaires ont été envoyées à tous les médecins et sages-femmes de 
la Suisse romande. Le refus de la plupart des journaux a rendu impos- 
sible la publication projetée de la circulaire adressée au public. 

La Société adopte à l'unanimité l'admissibilité des femmes au titre de 
membre de la Société. 

M. BeuTTNER lit un rapport sur la réaction particulière du mwcle uté- 
rin à l'introduction d'instruments. Après avoir exposé l'histoire de cette 
question, à laquelle il a pris une part active, il mentionne l'opinion des 
auteurs qui se sont occupés du phénomène appelé successivement relâ- 
chement, atonie^ dilatation, gonflement sphérique, réaction particulière 
du muscle utérin, paralysie de l'utérus. 

M. ANOREiE n'a jamais observé les symptdmes cités par M. Beuttner. 

M. Bastian les a observés trois fois, mais a cru à une perforation. 

M. KcBNiG a été longtemps sceptique, mais il a eu l'occasion de cons- 
tater maintes fois l'atonie subite de l'utérus. Il est porté à croire que ce 
phénomène dépend de la façon dont la dilatation utérine est pratiquée. 



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461 

M. Bbranbck, prof, à JNenchâtel, fait, sur U mode d^emploi de ea tuber- 
culine, une commanication dont voici le résamè : 

M. Béraneck cherche à obtenir, par le moyen de sa tabercnline, une 
vaccination des malades pendant l'évolution même de la tuberculose. 
Cette tnberculine contient des toxines spéciales dont la toxicité est faible. 
Ces toxines, inoculées pendant un laps de temps plus ou moins considé- 
rable, augmentent la force de résistance de l'organisme tuberculeux 
contre le bacille de Koch et ses produits normaux de sécrétion. Le but 
poursuivi consiste donc à renforcer les moyens natarels de défense du 
tuberculeux. En conséquence, si ces moyens de défense sont presque 
complètement annihilés au moment où l'on institue le traitement, l'effet 
thérapeutique sera nul ou à peine appréciable. Il ne faut pas attendre, 
pour recourir à celte tubercnline, que la cachexie soit établie et que la 
destruction des tissus soit trop avancée. 

Puisqu'il s'agit d'une vaccination k l'aide de toxines spéciales, le mode 
d'emploi de ces toxines, c*est-à dire la technique à suivre pour obtenir 
cette vaccination, jouera un rôle capital. La tnberculine Béraneck s'em- 
ploie d'ordinaire en injections. H importe : i* d'acclimater le tuberculeux 
à cette tubercnline en partant de solutions très étendues, pour ainsi dire 
homéopathiques; 2<» de surveiller de très près les malades afin de ne pas 
dépasser les solutions et les doses de ces solutions qui sont utiles au 
point de vue thérapeutique. Ces solutions utiles et leurs doses ne peuvent 
être déterminées qu'expérimentalement, car elles varient d'un malade à 
l'autre. De là, la nécessité d'individualiser le traitement. 

AGn de faciliter aux médecins le maniement de la tuberculine Béra- 
neck, M. le Prof. Dr Sahli, de Berne, a établi une échelle de solutions, 
telle que le rapport entre deux solutions consécutives est constant et que 
ce rapport est assez faible pour réduire au minimum les différences de 
concentration dé cette tuberculine en passant d'une solution à l'autre. 
Cette échelle comprend treize solutions dont M. Béraneck explique la 
notation et indique la teneur en tuberculine. 

Le mode d'emploi de la tuberculine Béraneck varie avec les diverses 
formes de tuberculose. L'expérience montre que cette tuberculine agit 
avec le pins de rapidité et d'efficacité lorsqu'elle est introduite directe- 
ment dans les foyers tuberculeux. Malheureusement, la méthode des 
injections intrafocales n'est utilisable que dans les formes de tuberculose 
dite chirurgicale. On peut rattacher à cette méthode de traitement les 
lavages à la tuberculine employés dans les cas de tuberculose intestinale. 

Dans la tuberculose pulmonaire, de même que dans la tuberculose 
rénale, on ne peut atteindre directement Torgane malade ; on doit donc 
recourir à la méthode des injections hypodermiques. C'est cette méthode 
que M. Béraneck tient plus particulièrement à exposer. Quel critère 
avons-nous pour régler l'augmentation des doses de chaque concentration 
de tuberculine et le passage d'une concentration à l'autre ? Ce critère, 
c'est d'éviter les réactions. Mais que faut-il entendre par réactions ? Ce 



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463 

qa'à ce qu'elle cesse d'être critique, ce qui exigera parfois des semaines 
et même des mois. Pour produire un effet curatif avec la tuberculine 
Béraneck, il n'est pas nécessaire de parcourir toute la gamme des 
concentrations répondant à Téchelle du Prof. Dr Sahli. L'action théra- 
peutique n'est pas Tapanage des concentrations fortes; elle se manifeste 
tout aussi bien avec les concentrations faibles. Le traitement peut être 
appliqué avec un plein succès en s'en tenant pendant toute sa durée aux 
concentrations faibles, si ces dernières marquent la limite de tolérance du 
malade à la tuberculine. 

Les injections se font à jeun ; faites de suite après le repas, elles pro- 
voquent part^ois des malaises et même des vomissements. 

Au point de vue technique, la question de la fréquence des injecLions a 
une grande importance. A cet égard, les avis sont partagés. M. le Prof. D' 
Sahli, qui a une grande expérience de la tuberculine Béraneck, admet que 
deux injections par semaine sont suffisantes pour produire l'effet thérapeu- 
tique cherché. D'autres médecins préconisent les injections journalières. 
M. Béraneck estime que, dans les cas à marche plutôt rapide, la méthode 
des injections journalières donne de bons résultats à la condition de 
débuter par des doses faibles de concentrations très faibles et de graduer 
les doses de manière à éviter toute réaction. Le danger des injections 
journalières c'est de rendre Iforganisme plus sensible à l'action toxique 
propre de la tuberculine, si Ton dépasse à chaque injection la dose utile 
de ce médicament. Par contre, l'effet stimulant de la tuberculine sur les 
moyens de défense du tuberculeux n'a souvent pas le temps de se mani- 
fester, lorsque les injections sont trop espacées. De nouvelles observations 
permettront sans doute de mieux préciser quels cas sont justiciables de 
la technique des injections journalières. 

Lorsqu'on se trouve en présence d'une tuberculose pulmonaire on 
rénale, la seule technique à suivre est celle des injections hypodermi- 
ques de tuberculine. S'il s'agit d'une tuberculose à localisations multiples, 
il est souvent avantageux d'associer des techniques appropriées au traite- 
ment de chacune de ces localisations. Supposons^ par exemple, qu'on ait 
à traiter une tuberculose pulmonaire compliquée d'une tuberculose intes- 
tinale ; la première se traitera par des injections hypodermiques, la 
seconde par des lavages de l'intestin avec de la tuberculine diluée. Si la 
tuberculose pulmonaire s'accompagne d'une tuberculose chirurgicale, on 
traitera la première par les injections hypodermiques et la seconde par 
des injections intrafocales de tuberculine. 

Comment se traduit l'effet thérapeutique de la tuberculine Béraneck ? 
Cette tuberculine ne peut exercer sur la tuberculose qu'une action lente> 
puisqu'elle n'agit qu'en renforçant les moyens naturels de défense de 
l'organisme, c'est-à-dire qu'en produisant une immunisation active. 
L'évolution de la maladie ne peut être enrayée -dès les premières injec- 
tions; elle se poursuivra encore pendant un laps de temps plus ou 
moins long, malgré la tuberculine, même chez les malades qui bénéficie - 



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465 

Injections de tabercaline Béraneck les il et 16 janvier, la température 
tombe à 36'', à 37,6. An total, six injections sont faites (dose maximal» 
A Vio)- £n six semaines, le malade gagne 4 kil. ; état général bon, tem- 
pérature normale. Localement, les craquements persistent, l'expectoration 
a diminué. 

II. — Gommes tuberculeu$e*. Homme, 49 ans, observé du 15 janvier 
au 15 mai 1906. Séjourne à Thôpital pour ciiThose hypertrophique, 
ascite et gommes cutanées tuberculeuses multiples (noyau de cerise à œuf 
de pigeon). Une gomme est traitée au début par ponction et injection de 
glycérine lodoformée ; dès lors, injections de tuberculine Béraneck (dose 
maximale, G Vio)» au total 19, faites sous la peau au niveau des gommes. 
Jamais de réaction locale ou générale ; la température est restée nor- 
male, le pouls n*a pas été influencé d*une manière fâcheuse. A ce jour, le 
malade est complètement guéri de ses gommes tuberculeuses qui ont 
fondu sans laisser aucune trace. 

m. — Tuberculose pulmonaire (lil* degré). Homme, 17 ans, observé 
depuis le 27 mars au 3 juillet 1906. Cavernes au sommet droit, beaucoup 
de bacilles de Koch ; expectoration abondante. Etat général mauvais; 
la température oscille entre 38,4 et 39,4 le soir. Traitement à la .tubercu- 
line Béraneck à partir du 18 mai ; dès la première injection (A Vio)» 1^ 
température baisse de 0,5. Au 17 mai^ la température remonte à 39,9 ; 
nne nouvelle injection (A Vio) ramène le thermomètre à 38,2 ; dès lors, 
il ne monte plus au-dessus de 38,6. Les injections, faites tous les deux 
jours, n*ont eu aucune influence fâcheuse sur le pouls. L*état viscéral est 
resté le même, le poids est descendu de 2 kil. 5 ; l'expectoration est 
moins abondante et le nombre des bacilles, considérable au début, a 
beaucoup diminué. Actuellement, le malade, quoique recevant tous les 
deux jours des doses de la sol. B (Vio), n'atteint plus jamais 38''. 

IV. — D. V., 31 ans, traité antérieurement dans le service par l'ex- 
tension pendant dix-huit mois et par des ponctions et injections glycéro- 
iodoformèes pour une spondyb'te tombciire avec abcès iliaque gauche. En 
avril 1906, enlèvement du dernier corset ; dès lors, vie active, le malade 
accomplit de durs travaux ; il nous revient le 15 juin 1906 avec un vaste 
abcès de la fosse iliaque gauche. Traitement : ponction donnant un pus 
0pat«, injection de' tuoerculi ne Béraneck (A V^o) ^^ 16 juin. Nouvelle 
ponction le 20 juin donnant un pus liquide, citrin^ tuberculine Béraneck 
A Vio. Le 26 juin, troisième ponction ramenant un liquide faiblement 
purulentt injection de tuberculine Béraneck 2 ce de la sol. A. Le 3 juil- 
let, quatrième ponction ramenant un liquide faiblement purulent mais, en 
petite quantité, nouvelle injection de tuberculine Béraneck 1 ce de la 
sol. B qui ne donne aucune réaction. 

V. — Malade fréquemment traité dans le service pour lupus de la face, 
(Rayons X) ; rentre le 11 juin 1906 pour adénite tuberculeuse de la région 
carotidienne gauche, grosse comme une noix, fluctuante ;. les ganglions 
voisins sont tuméliés. Pi)nctions réitérées suivies d'injections dans le foyer 
de tuberculine Béraneck, de A «/to à B Vio. Actuellement, après 22 
jours de traitement, la tumeur est dure, grosse comme une noisette, la 
rougeur de la région a disparu. Le pus, comme dans l'observation IV, 
grumeleux, jaunâtre au début est devenu fluide, décoloré, sans grumeaux. 

VI. — - Tuberculose pulmonaire. Début en 1902; le malade nous revient 
le 16 avril 1906, avec expectoration abondante, petite caverne an som- 



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467 

Les résultats ne sont donc pas comparables et il est encore impossible de 
de les sérier et de donner des pourcentages. 

Nous avons remarqué que la plupart des malades capables de discerner 
déclarent spontanément souffrir moins des jointures malades et cela très 
tôt après le début du traitement. 

Un fait qui nous a frappé et qui semble paradoxal^ c'est que les formes 
graves, fistuleuses, par exemple, bénéficient plus rapidement du traile« 
ment qn*on n'aurait osé l'espérer. 

Voici un enfant qui avait une panarthrite suppurée du pied avec une 
fistule haut située sur le péroné, donnant passage à beaucoup de pus dès 
qu'on pressait sur l'articulation tibio-tarsienne ; il est maintenant guéri. 

A citer encore un jeune bomme avec arthrite tuberculeuse fistuleuse du 
genou, qui marche et se sent beaucoup mieux (flexion maintenue). 

Ce qu'il est intéressant de noter au point de vue de la réparation ana- 
tomique, quand on réussit avec la tuberculine Béraneck, c'est qu'on 
obtient les résultats qu'on peut attendre théoriquement, c'est-à-dire que 
si le gazon tuberculeux est petit, mince et les culs-de-sac articulaires 
encore larges, on peut espérer la récupération des mouvements ; si, au 
contraire, la synoviale a fortement proliféré, il restera (une fois la tuber- 
culose guérie) de la synovite proliférante. Enfin, s'il s'agit d'un cas .sup< 
pure avec fistules, etc., tout ce qu'on est en droit d'attendre^ c'est une ci- 
catrice fibreuse^ c'est-à-dire une ankylose pouvant nécessiter une résection 
orthopédique, mais qu'il faudrait se garder d'inscrire comme un mauvais 
résultat de la tuberculine ; c'est ce qui est arrivé chez notre petit malade. 

Les glandes tuberculeuses se ratatinent définitivement ou fondent, se 
laissent ponctionner et sèchent ou deviennent fistuleuses et se guérissent, 
même lorsqu'elles sont associées à des foyers en apparence osseux (arti- 
culation sterno-claviculaire, par exemple). 

Nous citerons encore : 

Trois cas de ténosynovite fongueuse du dos de la main ; un guéri (cité 
à Paris) après une seule injection forte ; un autre guéri avec fistule et élimi- 
nation de masses caséeuses ; un troisième en pleine voie de guérison ; 
induration très ferme en résorption rapide après fonte et cicatrisation de 
de la peau ; tous trois avec conservation des mouvements. 

Une arthrite temporo-maxillaire avec fongosités palpables, resserrement 
des mâchoires, etc., guérie. La même malade présente d'autres foyers 
articulaires améliorés. 

Une synovite du genou à gros bourrelets chez un petit enfant: début du 
traitement en mai ; article sec en novembre. 

Autre cas (cité à Paris) : mon domestique demeuré cicatrisé après une 
grosse récidive devant le tendon du biceps, dans la fossette de l'olécràne 
(pseudo) après nouvelle résection et excision de glandes en chaînes. 
Traitement inutile tout l'hiver ; guéri en dix jours. 

Dans une autre récidive, après une résection du coude, également effet 
rapide. 



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469 

uelle est Téquivalence de la tuberculine Béraneck 
(iTcv la fcuucii/uiiiio auuienne de Kocn. 

M. Jaqubrod fait quelques remarques d'ordre général sur la technique 
des injections de tuberculine Béraneck : 

Les injections faites dans le tissu cellulaire sous-cutané donnent plus 
facilement des réactions que les injections faites dans les masses muscu- 
laires. Il est probable que, djins le premier cas, la résorbtion de la tuber- 
culine est plus rapide et produit une action plus massive sur le foyer 
malade. Il faut donc employer des doses moins fortes quand on injecte la 
tuberculine sous la peau que quand on l'injecte dans les masses muscu- 
laires 

Lorsqu'on injecte de la tuberculine dans un ganglion ou dans une arti- 
culation malade, on peut obtenir une forte réaction locale avec fièvre, 
sans réaction notable sur le foyer pulmonaire, s'il en existe un. Dans ce 
cas, la tuberculine a été épuisée, neutralisée pour ainsi dire sur place et 
n'a pas atteint les foyers viscéraux éloignés ; il ne faut pas en conclure 
que la dose de tuberculitie employée aurait été inoffensive pour ces der- 
niers si l'injection avait été faite sous la peau. 

S'il n'y a pas d'inconvénient à provoquer des réactions dans les tuber- 
culoses chirurgicales (osseuses, articulaires ou ganglionnaires), on ne peut 
en dire autant des tuberculoses viscérales (pulmonaires et intestinales, 
entre antres). Là, il faut absolument éviter les réactions, car elles sont 
nuisibles. Tout le monde parait aujourd'hui d'accord sur ce point. On 
tiendra compte, dans ce but, du degré d'infection du malade. Un malade 
qui crache beaucoup et dont les expectorations sont riches en bacilles, 
réagira très fortement ; les doses devront donc être très faibles dans ce 
cas. La multiplicité des foyers et l'étendue des lésions exigent également 
beaucoup de prudence dans la progression des doses. On tiendra compte 
aussi du degré d'intooncation ou du degré de virulence des bacilles ; un 
malade fébrile on sujet à de fréquentes poussées fébriles devra être traité 
avec des doses excessivement faibles, tandis qu'un malade qui n'a jamais 
de fièvre supportera un traitement beaucoup plus énergique. Il faut donc 
tenir compte de ces différents facteurs dans V individualisation du traite- 
ment et ne pas se borner à procéder par tâtonnements. 

Au sujet de la fréquence des injections^ il est un fait à signaler : la 
tuberculine Béraneck donne souvent des réactions assez tardives. Nous 
avons vu parfois, après une seule injection, une réaction typique se pro- 
duire deux et même trois jours plus tard. Si l'on injecte tous les jours de 
la tuberculine, il peut donc se produire, dans certains cas, un effet de 
cumul et on aura des réactions très fortes. En principe, il ne faudrait 
jamais injecter une nouvelle dose avant d'être sûr que l'effet réactif de la 
précédente soit complètement terminé. C'est pourquoi nous préférons 
faire des injections tous les deux ou trois jours plutôt que tous les jours ; 
en outre, nous nous sommes très bien trouvé de laisser des temps d'arrêt 
dans le traitement (huit jours d'interruption complète tous les mois). De 



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471 

Dous adressâmes à M. Béraneck dans TintentioD de tenter Finjection 
iotra-ventricnlaire de taberculine. M. fiéraneck nous conseilla d'essayer 
d*abord les injections sons-catanées. Depuis huit jours et malgré tons les 
antipyréliqaes la température dépassait 40* ; le jour où débuta le traite- 
ment elle atteignait 41<'2. Après une première injection de Vio de ce de la 
solution A de l'échelle de Sahli, elle tomba de i/io. Après la sixième in- 
jection, elle était tombée de 1* ; an bout d'une dizaine de jours, elle était 
normale, tandis que les symptômes méningitiques diminuaient graduelle- 
ment. On fit trois injections par jour (soit V> à 1 ce de la solution A). Coïn- 
cidant avec les nouvelles manifestations de la généralisation signalées, la 
courbe thermique accusa à deux reprises encore de hautes élévations. 
Néanmoins, après trois mois de lutte acharnée, pendant lesquels la tuber- 
culine fat injectée journellement, la malade put être considérée comme 
hors de danger. Actuellement, elle a repris ses occupations. Son état 
général est excellent. Ses poumons sont en bonne voie de cicatrisation. 
De sa périoslite, il ne reste rien ; du côté de l'abdomen, il persiste une 
résistance légèrement douloureuse dans la région ilêo-cœcale. 

Ces résultats, très encourageants, noua engagèrent à introduire la 
tuberculine dans notre clinique pour l'appliquer au traitement des tuber- 
culoses chirurgicales en lui faisant une place d'honneur à côté de la cure 
hygiéno-climatique et de l'héliothérapie. Les deux premiers cas où nous 
l'avons employée concernaient des fistuleux dout l'un était porteur de 
lésions pulmonaires. Après trois ou quatre injections sous-cutanées de la 
solution —, les plaies en partie cicatrisées se rouvrirent sous l'effet 
d'une violente détersion. Pendant quelques jours, elles baignèrent dans 
une abondante sérosité, puis elles se couvrirent de granulations vivaces. 
le processus de cicatrisation ayant repris avec une nouvelle intensité. 
Nous avons obtenu d'excellents résultats dans deux cas de cystite, dans 
des cas d'arthrite également. Dans ces derniers, nous alternons avec des 
injections intrafocales, en utilisant les solutions A et B dont nous injec- 
tons 1 à 2 ce. Nous instillons les mômes solutions dans les fistules et nous 
les avons utilisées dernièrement pour le traitement des abcès froids. 

Quant à la technique, nous pensons qu'une stricte individualisa- 
tion doit être la règle. Nous cherchons tout d'abord, par un tâtonnement 
minutieux, à établir la tolérance du malade. Dans les cas afébriles, nous 
commençona par injecter V»o de ce de la solution — (échelle de Sahli) 
dans le triceps. En cas de tolérance, nous passons le surlendemain à 
à Vio de la même solution, puis à Vio et nous augmentons tous les jours 
de 2 à 3 dixièmes. Nous croyons qu'une petite réaction traduite par une 
élévation de température de quelques dixièmes n'est pas à redouter 
pour autant qu'elle n'est pas accompagnée de symptômes d'intolérance pou- 
vant nuire à Vétat général. Pour éviter un effet de cumul, nous ne 
laissons jamais chevaucher deux réactions. 

Quand l'état général est mauvais dans les cas fébriles, dans ceux du 
troisième degré en général, nous procédons avec une plus grande prn- 



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473 

somoies surpris de lire qu'il considère les maladies vénériennes comme 
c bénignes > au point de vue social. On a sans doute souvent exagéré 
leur malignité en généralisant trop leurs conséquences sociales, mais, en 
dépit de toutes les statistiques, nous croyons que les médecins qui ont 
pu observer les conséquences fotales de ces maladies pendant de longues 
années et sur plusieurs générations, n'admettront jamais leur bénignité, 
au point de vue purement social. Quoiqu'il en soit, l'auteur conteste 
Futilité de la réglementation et dit^ après une enquête approfondie, que 
ses résultats sont négatifs. L'utilité de ce système n'étant pas prou- 
vée^ il perd donc toute raison d'être. C'est là sa dernière conclusion, à 
laquelle nous sommes arrivés depuis longtemps. Ce travail est fortement 
documenté et très consciencieux. Il sera consulté avec fruit par tous 
ceux qui s'intéressent à ces questions. P. L. 

Dr A. Marie. — La démence, un vol. in-18 de 500 p. avec 42 fig. Bi- 
bliothèque internationale de psychologie expérimentale normale et patho- 
logique du Dr Toulouse, Paris 1906, 0. Doin. 

Nous avons lu cet ouvrage avec un vif intérêt. La première partie, 
surtout, est pleine d'actualité, et la tentative de l'auteur, qui esquisse une 
psychologie générale des démences fondée sur les nouvelles recherches de 
l'histologie cérébrale pathologique, nous parait particulièrement réussie. 
Dans sa psychophysiologie générale des déments, Marie a mis, entre au- 
tres, largement à contribution les excellents travaux de notre distingué 
confrère le Dr £d. Claparède. Le troisième chapitre de cette première 
partie renferme un aperçu général historique, dans lequel on peut suivre 
les progrès qui ont été faits depuis la découverte de la démence paralyti- 
que par Bayle, en 1822, jusqu'aux recherches les plus récentes des tra- 
vaux contemporains qui aboutissent à la notion finale d'une lésion ana- 
tomo-patbologique distincte pour les démences séniles et organiques (en 
foyers), et pour les démences précoces on vésaniques. Dans la deuxième 
partie l'auteur expose les divers types de démences, en trois chapitres : 
démences précoces, paralytiques et séniles. Enfin, dans ses conclusions 
générales, il traite des problèmes qui se posent à Toccasion de la dé- 
mence (problèmes biologiques, sociaux et juridiques), les questions de ca- 
pacité et de responsabilité, des données de la statistique et les divers 
modes d'assistance des déments. De nombreuses figures illustrent le texte. 
Un index bibliographique très complet et une table alphabétique des au- 
teurs cités terminent l'ouvrage. P. L. 

fi. Galli-Yalbrio et Roghaz oe Jongh. — Manuel pour la lutte contre les 
moustiques; un vol. petit in S*" de 245 p. avec 94 fig. Lausanne, 
1906, Librairie nouvelle, Paris, Maloine. 

Ce petit livre, dû à la plume du distingué professeur de l'Université de 
Lausanne, aidé de la coll^iboration de M<n« J. Rochaz-de- Jongh, est écrit 

RKYVB MblCALB. — VIHGT-SIXiilfE AHNiC. — N^ 8. 83 



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475 

que l'efTort fait par celai-ci le 17 avril 1900, ne puisse é Ire considéré 
comme la cause de la hernie constatée peu après, en tant que cet effort 
a eu pour effet de changer la simple prédisposition à la hernie en une 
hernie, c'est-à-dire en tant qu'il a provoqué la sortie de celle-ci, soit 
Tirruptioii d'une partie de l'intestin dans nn sac préformé... 

• En l'absence de toute preuve, établissant que S,, déjà avant le 

17 avril 1900, avait une pointe de hernie, ou une hernie interstitielle, 
les experts devaient nécessairement partir du point de vue quil n'en 

avait pas > (M) 

< Le rapport d'expertise admet que Vabsenee de vives douleurs immé- 
diates et la possibilité de continuer le travail ne sont pas incompatibles 
avêe la sm^tie d'une hernie sous l'influence d'un effort violent, chez un 
individu prédisposé comme l'était S. • 
Même arrêt. 

Définition de la hemie-acddent. — c La sortie d'une hernie peut-ôtre 
considérée comme un accident, lorsqu'elle est due à un événement déter- 
miné, dont l'époque peut être précisée et qu'elle s'est produite subitement, 
à la suite d'un effort extraordinaire fait par la victime dans Texercice de 
son travail. 

La hernie doit an contraire être considérée comme une maladie, lors- 
qu'elle se développe petit à petit sous Tinfluence de l'activité normale du 
blessé. 

Alors même que la victime d'une hernie était prédisposée à ce mal, la 
hernie n'en doit pas moins être considérée comme accidentelle, si elle est 
le résultat d'un effort qui a eu pour effet de changer la simple prédisposi- 
tion à la hernie en une hernie, en provoquant la sortie de celle-ci, soit 
l'irruption d'une partie d'intestin dans un sac préformé. Il incombe en 
tons C41S à l'ouvrier, d'établir le rapport de causalité entre Tefifort qui 
aurait occasionné la sortie de la hernie et l'état de la maladie dont il se 
plaint. » 

Arrêt de la Cour de justice civile de Genève, H juin 1905. 
On voit que cet arrêt est analogue au précédent. 

RkSPONSABILITÉ du patron et état ANTÉKIBUR DB LA VICTIME. 

Voici par contre deux arrêts ôontradictoires du Tribunal fédéral qui 
traitent des causes qui peuvent réduire la responsabilité du patron dans 
nn cas d'accident : 

« L'obligation du patron d'indemniser la victime d'un accident n'est 
pas diminuée par le fait, qu'outre l'événement dont le patron doit répon- 
dre, d'antres facteurs, tels que la constitution physique du lésé, ont aussi 
contribué à produire ce dommage. La loi (art. 5) prévoit seulement que 
sa responsabilité sera équitablement réduite en cas de blessures antérieures. 
ou de santé affaiblie par l'exercice de la profession. > 

Arrêt du 12 juin 1901. 

Cet arrêt, comme on le voit, applique la loi à la lettre. 

Voici l'autre, qui l'infirme eu ce sens, que s'inspirant d'idées plus 
justes, il étend les cas prévus par l'art. 5 de la loi de 1881 et susceptibles 



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476 

de réduire la responsabilité dn patron, aux blessés dont l*état antérieur a 
contribué à la production de l'état morbide pour lequel ils réclament nue 
indemnité. 

t En dehors des cas prévus par l'art. 5 de la loi de 1881, l'état dosante 
du lésé, sa constitution physique, l'existence de certaines lésions on infir- 
mités préexistantes à Taccident, peuvent exercer de l'influence sur 
rétendue de la responsabilité dn patron, quant à la capacité de travail du 
blessé et surtout au point de vue de sa durée probable. 

Il faut déterminer alors, d'une part dans quelles proportions le dom- 
mage éprouvé par l'ouvrier résulte de son accident, et d'autre part dans 
quelles mesures il est dû aux maladies antérieures de la victime ou à sa 
constitution physique. > Arrêt du 2 novembre 1901. 

Août 1906. Dr Ch. Juluard. *j 

Dbuxiâme Congrès international d'assainissbmbnt et de salubrité ^ 
DE l'habitation.— Ce Congrès, qui intéressera vivement le corps médical 
et pour lequel quelques uns des représentants les plus qualifiés des scien- 
ces se rapportant à l'hygiène se sont fait annoncer, se réunira à Genève, f 
du 4 au 10 septembre prochain. * 



SociérÉ médicale de la Suisse romande. — L^Assemblée générale 
annuelle aura lieu comme d'habitude à Ouchy, à la fin d'octobre on aa 
commencement de novembre. Les auteurs de travaux sont priés de s'an- 
noncer à M. le Prof, de Cbren ville, président, avenue de la Gare, 4, 
Lausanne. Le Comité examinera également toute demande de discussion 
sur un sujet d'intérêt général, qui pourrait lui être soumise. 

Le Bureau. 

Société suisse de Balnéologie. — Cette Société tiendra sa septième 
séance ordinaire à Engelberg le 16 septembre prochain sous la présidence 
du Dr Cattani. Le 15, à 8 1/z h. du soir, réunion familière; le 16, séance 
à 8 h. du matin. Banquet à 2 1/2 h. — Les participants sont priés de 
s'annoncer à M. le Dr Cattani, Engelberg. 

Congres. — Le cinquième .Congrès tntemational d'obstétrique et de 
gynécologie qui devait avoir lieu k Saint-Pétersbourg en septembre pro- 
chain a été ajourné de nouveau et se tiendra du 11 au 18 septembre ld07, 

OUVRAGES REÇUS. — Manouvrier, de Valenciennes. — Mines de 
houille rendues réfractaires à l'ankylostome par des eaux salées de fil- 
tration; broch. in-8o de 27 p. Paris 1905, Ronsset. 

Valobra. — Les œdèmes circonscrits aigus et chroniques sons la 
dépendance dn système nerveux (Rôle de If^sécrétion lymphatique dans/ 
leur pathogénie); broch. in-8'> de 38 p. ave^l fig. et 1 pi. Ëxt.^ de la 
Nouv. Iconog. de la Salpétrière, 1905/ n* 2-3. — Pathogénie des 
œdèmes d'origine nerveuse (urticaire, œdème de Quincke, troj^œdème), 
3 p. in-8<»; ext. des C, B. de la Soc. deneuroL de Paris, séance dn 2 mars 
1905. — Sulla Rôntgenterapia délie adenopatie tubercolari non suppu- 
rate; 9 p. in-8; ext. dn Giorn. délia r. Acad, di Torino, 1905. vol. Xl, 
fasc. 5-6. 



SOCIÉTÉ GÉNÉRALE D'IMPRIMERIE, 18PÉU88ERIE, QENÈVB 



{ 



II 



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ANNEK. — H' 9. 20 SEPTEMBRE 1906. 



REVUE MÉDICALE 

DE LA. SUISSE ROMAJSTDE 

i 

TRAVAUX ORIGINAUX 



Section incomplète du nerf cubital avec lésions paralytiques 
et trophiques et persistance de la sensibilité. Suture se- 
condaire du nerf. Résultat constaté un an après Topéra- 
tion. 

Par le D*" Alfred-L. Dlpraz 

Les lésions des gros troncs nerveux occupent une grande 
place dans la chirurgie des traumatisme^. La nature de ces 
organes, leur action physiologique si spéciale dans sa produc- 
tion et dans ses effets le font supposer et la variété des troubles 
dont leurs lésions sont la cause et qui rend quelquefois le 
diagnostic de ces lésions bien difficile au moment de leur 
production ainsi que les troubles fonctionnels graves dont leur 
méconnaissance peut être suivie le montrent dans la pratique 
de tous les jours. L'observation du malade qui fait Tobjet du 
présent travail, prouve une fois de plus les difficultés que peut 
rencontrer l'établissement d'un diagnostic précis. Dans notre 
cas les relations entre les symptômes observés et la lésion 
nerveuse ne paraissent pas cadrer avec les notions générale- 
ment admises. Il s'agit d'une section incomplète du nerf cubital 
pour laquelle nous avons fait la suture secondaire. Nous avons 
pu constater les résultats de l'intervention opératoire un an 
après celle-ci. 

M., Arsène, 27 ans, col ti valeur, a reçu dans le courant du mois 
d'avril 1904, un coup de ciseau de menuisier à la face antéro-interne 
de Tavant-bras droit. Les circonstances de l'accident sont difficiles à faire 
préciser. Un médecin fit l'hémostase, la suture des téguments et la plaie 
cutanée guérit rapidement. Mais depuis ce moment, M... remarque que la 
force de la main diminue progressivement en même temps que cette main 
fitai^rt^ L'incapacité de travail étant devenue complète, M... vient me 

REVUE MéDICALE— VINGT-SIXIÈME ANNÉE. — N<^ 9 34 



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478 

voir le 20 février 1905. C'est un beaa jeone homme, vigoareax et en 
parfait état de santé. 

Je constate à l'avani-bras droit, à son bord antéro-interne, à Fanion de 
son tiers supérieur avec les deux tiers inférieurs, une cicatrice rose, lisse, 
ovalaire, longue de 4 cm., large de 5 mm. à son axe transversal, à grand 
axe dirigé de haut en bas et de dehors en dedans. Il existe à ce niveau 
une dépression limitée à la palpation par une arête résistante coostitoée 
par l'aponévrose antibrachiale. Par cet oriRce sous-cutané, les doigts 
pénètrent sans rencontrer d'obstacle jusque sur le cubitus; il existe une 
large solution de continuité de l'aponévrose et de la musculature épitro- 
chléenne. 



K 



La main présente les déformations de la griffe cubitale avec atrophie 
des interosseux, de l'adducteur du pouce et de l'éminence bypothénar *. 

» Nous devons le dessin à Toblig-eance et au talent de notre ami le 
D"" Morand. 



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j 



479 

La pression est très faible quand le malade serre la main. La sensibilité, 
dans la région innervée par le cubital est affaiblie, mais elle existe incon- 
testablement. Le bord cabital, en particalier, n'est pas totalement anes- 
thésié, comme c'est le cas habituel. Pas de troubles trophiques cutanés; 
la région est cyanosée «t un peu plus froide que la partie symétrique de 
l'autre avant-bras. 

Le dkignostic ne peut être douteux : section du cubital au tiers supé- 
rieur de favant-bras, paralysie et atrophie musculaire consécutives. Cepen- 
dant, la persistance de la sensibilité est un peu surprenante : dynamogénie 
ou suppléance par les anastomoses avec d'autres branches du plexus bra- 
chial? L'état avancé de l'atrophie dispense de rechercher les réactions 
électriques de la musculature . 

Le pronostic est précis: il ne peut se produire aucune amélioration 
spontanée. 

Un sent traitement s'impose : la suture des extrémités sectionnées. 

Le malade accepta l'intervention à laquelle je procédai le 27 février 
1905. 

Opération : Narcose à Péther par le D'Zoppino ; leD»" Andreae m'assiste. 
Après les soins habituels pour assurer l'antisepsie des téguments, j'incise 
ceux-ci dans la cicatrice. Les muscles sectionnés lors de l'accident sont 
rétractés en fuseaux réunis entre eux par du tisssu cicatriciel. Ce sont le 
cubital antérieur, la partie interne du fléchisseur superficiel et le fléchis- 
seur pi*ofond. La section a porté plus haut que le point d'accollement de 
l'artère cubitale avec le nerf. Dans ce tissu cicatriciel la rechefche du nerf 
est difficile et, sans m'y attarder trop longtemps, je vais le chercher plus 
haut, l'isole en descendant et procède de même au-dessous du point où il 
est sectionné. Cette dissection me fait constater que la section nest pas 
complète : quelques faisceaux de fibres, représentant à peu près le cin- 
quième du diamètre du nerf, sont intacts à son bord interne. La partie 
sectionnée s'est rétractée en formant un angle à sommet interne dont les 
c<)tés sont distants d'un centimètre au bord externe. Les deux tranches 
sont étalées en éventail. Le cordon lui-même, au-dessous de la section, 
est de volume et d'aspect normal. 

Après libération des deux tronçons hoi*s de leur gangue cicatricielle, je 
détache sur chaque lèvre de la plaie du nerf une bandelette parallèle au 
bord sectionné de façon que les faisceaux nerveux se montrent bien net- 
tement sur la tranche ainsi avivée. Quatre points de suture névriléma- 
tique passés avec une fine aiguille chargée de catgut permettent un afl'ron- 
tement exact, facilité par la mobilisation des deux segments. Il va sans 
dire que la partie du cubital qui était intacte a été soigneusement res- 
pectée. 

J'avive ensuite les muscles, les réunis par des sutures perdues au cat- 
gut, fais une hémostase soignée et termine l'opération en plaçant un petit 
drain allant de la profondeur vers l'un des angles de la plaie cutanée. 
Agrafes pour réunir les téguments. Pansement stérilisé sec. 



■ii 



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481 

Au point de vue pratique, le premier enseignement qui ressort 
de rbistoire de notre malade, est que toutes les fois que le 
médecin doit intervenir pour un traumatisme intéressant une 
région oii passent des nerfs, cordons principaux ou filets secon- 
daires importants, il doit y penser, aller à leur recherche et 
vérifier leur état. L'hémostase se fait toujours à cause du dan- 
ger immédiat, mais on oublie trop facilement les autres organes 
qui ont pu être lésés et ce sont assurément les tendons et les 
nerfs qui souffrent le plus de ces oublis. La statistique des acci- 
dents du travail montre la fréquence de ces défauts d'investiga- 
tion et de restauration. L'impotence fonctionnelle ne servira pas 
toujours à établir le diagnostic de la lésion, car cette impotence 
peut n'apparaître que consécutivement, même au cas d'une 
lésion grave. Ce retard d'apparition peut reconnaître diverses 
causes, ou plutôt il donne lieu à diverses interprétations théo- 
riques, mais le chirurgien ne doit jamais oublier que la section 
d'un nerf veut être cherchée au moment de l'accident. Il n'en 
est plus de même, inutile de l'ajouter, lors d'une intervention 
secondaire. 

Un autre enseignement est que la réparation opératoire s'im- 
pose. Les nerfs sectionnés ont une trop grande tendance à la 
rétraction pour que Ton puisse espérer que les extrémités des 
deux cordons resteront en contact. Cette réparation peut être 
primitive, lors de l'accident, ou secondaire, quand elle a été 
omise plus tôt. Dût-elle ne pas réussir, l'état du membre malade 
n'en sera pas aggravé. Elle consistera dans la suture du tronc 
nerveux avec avivement préalable, s'il y a lieu. 

Cette suture a inspiré divers procédés sur lesquels il n'y a 
pas lieu d'insister ici, les traités de médecine opératoire les 
donnent par le menu. Retenons seulement les règles suivantes : 
1» quel que soit le mode de suture, il ne doit pas étrangler les 
tubes nerveux ; 2" si la suture ne permet pas une coaptation 
exacte à cause de l'éloignement des deux fragments du nerf, il 
faut la faire quand même, les fils de suture jouant le rôle de 
tuteurs pour les jeunes fibres que le bout central pousse à la 
rencontre du bout périphérique et la traction des fils mettant 
en jeu l'élasticité des cordons nerveux ; S"" il ne faut jamais 
sectionner la partie intacte d'un nerf; ce serait aggraver la 
situation en cas d'insuccès, sans favoriser la guérison par une 
meilleure coaptation qui peut s'obtenir sans cela. Il faut se 



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483 



flcations apportées à la technique de la sépa- 
rines des deux reins au moyen du séparateur 
du D' Luys. 

Par le D' Oscar Beuttner 
Privat-doeent d'obstétrique et de gynécologie >^ TUnivenité de Genève. 

Le D' Luys a le mérite incontestable d'avoir fait construire 
un « séparateur b permettant de séparer les urines des deux 
reins d'une manière satisfaisante. Il a décrit lui-même la tech- 
nique de la séparation dans son livre intitulé : a La séparation 
de l'urine des deux reins ». * 

Afin que chacun puisse juger par lui-même en connaissance 
de cause des modifications que nous avons apportées à cette 
technique, ainsi que de leur opportunité, nous donnons d'abord 
in extenso la description de celle du D' Luys, puis celle de la 
nôtre, et nous terminons par quelques développements complé- 
mentaires destinés à faire ressortir les avantages de nos modi- 
fications. 

I. — Technique de la séparation des urines des deux reins 
d'après le D^ Luys, 

« La malade n'ayant pas uriné depuis le plus longtemps pos- 
sible, est couchée horizontalement sur une table, de manière 
que son siège vienne en affleurer le bord, et que ses piedg repo- 
sent de chaque côté sur un plan solide. On lave le méat et 
l'urètre antérieur comme avant tout cathétérisme, et l'on intro- 
duit une sonde molle dans la vessie, recueillant dans un tube 
l'urine qui s'y trouve, pour la comparer macroscopiquement, 
microscopiquement et chimiquement à l'urine qu'on va recueillir 
dans un instant de chacun des deux reins. 

La vessie est alors soigneusement lavée jusqu'à ce que l'eau 
de lavage ressorte claire, ce dont on peut s'assurer en la recueil- 
lant dans un verre. Puis, 30 ou 40 grammes d'eau boriquée sont 
laissés dans la vessie, de manière à amorcer les siphons con- 
stitués par les sondes du séparateur. On aura bien soin pendant 
tout ce temps de ne pas injecter d'air dans la vessie, ce qui 
empêcherait les sondes de bien siphoner. 

Le séparateur est alors abondamment lubréfié, etc.... 

1 Masson ^S: 0«, Paris 19<)1. 



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485 

]e inaDche. ce qui applique exactement la convexité des soudes 
sur le bas-fond vésical. 

Si l'on a soin de combiner avec une grande douceur les deux 
mouvements : la traction légère à soi, puis Télévation du manche 
de l'instrument, on peut être certain que le cloisonnement est 
parfait, et que les urines ne se mélangent pas. . .. 

On attend ensuite patiemment que l'écoulement de l'urine 
se fasse par les sondes. En eifet, il ne faut pas être trop pressé 
de recueillir ce qui coule des sondes, car, de l'eau boriquée que 
l'on a introduite dans la vessie pour amorcer les sondes, il reste 
encore quelques gouttes, lesquelles poussées par derrière par 
l'urine sortiront les premières des sondes.... 

C'est seulement quand on voit s'établir rythmiquement les 
jets d'urine par les sondes, quand le liquide évacué commence 
d'être teinté, qu'alors on place sous les sondes deux tubes pour 
recueillir les urines séparées. Le manche de l'instrument peut 
alors être fixé sur un support, et l'opération est abandonnée à 
elle-même. (Voir fig. 1). 

En fait, je ne me sers qu'exceptionnellement de ce support, 
et j'estime même que son usage est défecteux.... La main de 
l'opérateur, au contraire, suit les mouvements du malade, et 
maintient toujours exact le repérage du col » 

II. — Technique modifiée de la séparation des urines 
des deux reins. 

La malade ayant pris un lavement le matin même de l'exa- 
men, et ayant introduit un suppositoire de belladonne et d'o- 
pium une heure avant de venir chez le médecin, est placée 
sur ma table *, en position déclive. (Voir fig. 2). 

A l'orifice externe de l'urètre est appliqué pour quelques mi- 
nutes un tampon d'ouate imbibé d'une solution de cocaïne à 
2 % ; on pratique ensuite une injection intraurétrale dantipy- 
rine en solution aqueuse à 4 ^o '. 

Cinq minutes plus tard, on commence à laver soigneusement 
la vesssie et on y laisse une assez grande quantité d'eau bori- 
quée, si possible jusqu'à 100 grammes. 

Les orifices externes des deux sondes qui constituent entre 

» O. Beuttner. Une nouvelle taMe pour diagnostic et massajire «jrynéco- 
logjques dans la position déclive. Rev. méd. de la Suisse rom.. Avril' 190:^. 

s Voir: Kolischer. Maladies de l'urètre et de la vessie chez la femme. 
Ti*ad. par 0. Beuttnkr, Paris 1900, Alcan, p. 10. 



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486 

autres le séparateur, ont été munis chacun d'un tube eu caout- 
chouc, tubes pinces tous deux d'une seule et même pince- 
clamp. 

Le séparateur est introduit dans la vessie comme Ta décrit 
le D' Luys. L'instrument étant bien en place, oq applique sur 
les cuisses, dirigées horizontalement, une barre métallique * qui 
porte une sorte de pince destinée à fixer le séparateur {Yok 
fig. 3). 



fr 



1^5?^9{3f-%-^^*' 



Fig. 2. 

Pendant que la main gauche se charge de tenir le séparateur 
bien en contact avec la muqueuse vésicale, la maia droite se 
. porte à la manivelle de la table, et par la crémaillère, trans- 
porte la malade de la position déclive en passant par la position 
horizontale, à une position légèrement déclive en avant, position 



^ Voir: O. Beuttner. Nouveaux instruments dans le domaine de 
l^urologie. Revue médicale de la Suisse rom». Août 1S99. 



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487 




Fig. :]. 



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488 

nettement caractérisée par la tigi 
que le dos doit être plus vertical, 
et les porte-jarabes assez bas (Voir 
soient horizontales. 

C'est à cet instant seulement qi 
et qu'on laisse couler l'eau boric 
vésical. Sitôt que l'urine commenc 
jours avec la main droite, les ti 



Fig. 4 

deux flacons préparés d'avance, 
porte sur une étiquette le nom de 
ration et l'indication du côté resp^ 

Si pour une raison ou une au 
en fonction, on peut injecter dan 
une certaine quantité d'eau bo 
après avoir traversé la vessie, sor 
cloison et la séparation comraenci 

Les deux flacons reposent sur 
d'autres circonstances, sert de U 
soires, etc. 



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489 

sont les avantages de nos nwdificaiions apportées 
ique de la séparation des urines des deux reins? 

e ma table permet de procéder sans aucune assis- 
qui doit faire passer la malade de la position hori- 
s) à la position assise étant superflu et devenu 

étallique transve^ale posée sur les cuisses et munie 
ipport à ressort, donne une certaine fixité au sépa- 
si, par malchance, la malade remuait ; elle garantit 
plus parfaite adaptation au fond du col vésical. 
i ne se fatigue pas outre mesure, même s'il doit 
ment en main pendant un laps de temps assez 
qu'à une heure). 

ibes d'écoulement d'abord pinces, ne permettent 
)riquée d3 sortir de la vessie avant que le sépara- 
ppliqué exactement sur la paroi vésicale. La pince 
rte, l'eau boriquée (100 grammes si possible) rend 
3 siphonage parfaits. 

cte seulement 30 grammes dans la vessie, et si les 
nés des deux sondes du séparateur ne sont pas 
}eut alors que l'eau boriquée s'écoule, avant que 
ait pu être placé correctement, et que l'amorce ne 
Dans ce cas, tout serait à recommencer. La posi- 
sur la figure 4 permet à l'urine de s'écouler très 

}rès l'inti'oduction des tubes en caoutchouc dans 
urine coule directement dans ces derniers et que 
i'un volume beaucoup plus grand que les éprou- 
Luys, on n'a à effectuer aucun transvasement de 
int l'opération; on obtient ainsi une plus grande 
éparateur, ce qui évite toute cause d'erreur pro- 
I contusion possible des urines pendant les trans- 
ie ces quelques modifications trouveront l'assenti- 
: de mes confrères qui s'occupent plus spécialement 
des voies urinaires. 



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491 

ces symptômes sont incomplets et en désacord avec Vi 
de la température *. 

Ajoutons que l'absence d'amaigrissement a été notée 
un cas rapporté par Afâeck ^ le malade augmenta ii 
plusieui-s livres. D'autre part M. Dubois* a observé 
malades atteints de fièvre hystérique sont géuéralemei 
gris, qu'ils ont le souflle court, que leur capacité pul 
parait diminuée au spiromètre et que ces signes les font 
pour des tuberculeux par la majorité des médecins. 

Tantôt la fièvre hystérique reste isolée, monosymptoi 
tantôt elle accompagne d'autres manifestations de la 
Dans ce dernier cas les symptômes se groupent sou 
telle manière qu'ils simulent une maladie organique fél 
certain nombre de ces symptômes fébriles simulateur ] 
une mention spéciale. 

Citons en premier lieu la pseudo-fièvre typhoïde ht 
dont Hanot a donné une observation très instructiv< 
jeune femme, qui venait de soigner dans sa propre fani 
cas de fièvre typhoïde, entre à l'hôpital avec tous les s 
la dothiénentérie : épistaxis, céphalalgie, vertiges, cou 
etc. Mais l'afiection avait eu un début brusque, le 
étaient abondantes et la prostration faisait défaut. En 
malade, qui ne présentait aucun stigmate hystérique 
avait eu jadis des attaques de nerfs. S'appuyant sur ce 
discordants, Hanot diagnostiqua l'hystérie et l'évènei 
donna raison. Le tableau de la fièvre typhoïde s'était 
. son insu dans le cerveau de la malade qui n'avait pas 
l'extérioriser. Les antithermiques n'amenèrent aucun r 
le bromure de potassium fut plus heureux, sans doute p; 
suggestive. 

L'hystérie fébrile peut aussi simuler la inéningite et ] 
ctilose pulmonaire. Le prof. Dubois rapporte en détail, ^ 
livre, un cas oîi elle pouvait être prise pour cette 
affection. « Cette fièvre, ajoute-t-il, ressemble fort à I 
hectique de la tuberculose ; la température atteint le so 

> BouLAY. De la fièvre h.vstêrique, Gaj, des hôp,, 1S90. 

* Sarbo, de Budapest. Ueber hysteriche Fieber, Archir. f. 
Ed. XXII, H. 2. 

8 Afpleck, d'Edimboui*g. Sem. méd,, 1892. 

* Dubois. Les psychonévroses, Paris, II"" édition, p. 212. 

' Hanot. Sur un cas ds fièvre hystérique. Soc méd. des hop. 
28 avril 1893. 



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493 

: Elle n'en a presque pas, sauf les bizarreries d'un 
ous bien portants. 

Antécédents personnels : Dans sa première jeunesse son caractère était 
insupportable; elle se querellait avec ses sœurs, les taquinant, les battant 
mt^me. A l'école elle fit bien ses études, et elle suivit convenablement le 
gymnase. Elle aimait la lecture et lisait à tort et à travers tout ce qui lui 
tombait sous la main ; elle faisait volontiers parade, en femme savante, 
de tout l'amas de connaissances qu'elle avait acquis. Orgueilleuse, elle 
voulait partout s'imposer et recueillir la sympathie, c'est peut- être cela qui 
Ta poussée à < se présenter toujours comme malade». A 18 ans elle se 
plaignit d'une maladie de la gorge qui inquiéta ses parents. Elle-même les 
effraya encore. plus, en disant qu'elle était convaincue d'être atteinte de 
tuberculose laryngée. Elle consulta un grand nombre do médecins qui lui 
prescrivirent tous les gargarismes et badigeonnages possibles, toutes les 
inhalations et pulvérisations imaginables, mais elle guérit brusquemment 
après avoir consulté un laryngologue qui lui persuada qu'elle n'était pas 
malade, et que le peu de rougeur qui teignait son arrière-gorge n'était pas 
dû à la tuberculose; il lui montra qu'il présentait lui-même la même 
rougeur sans s'en porter plus mal et lui conseilla de se distraire, de 
changer de résidence ; c'est ce qu'elle fit en allant faire un séjour chez 
un parent, en pleine campagne; là elle oublia sa maladie, s'adonnant 
avec passion au jardinage. Elle y fit aussi la connaissance d'un homme 
deux fois plus âgé qu'elle qui demanda sa main ; elle accepta et deux mois 
plus tard elle se maria, mais elle déclara à ses sœurs, qu'étant si délicate 
elle ne pourrait jamais subir les approches d'un homme sans en rester 
pour toujours malade, que son union serait purement platonique ; cepen- 
dant elle finit par accepter la vie conjugale, après l'avoir refusée pendant 
plus d'une année et elle tomba malade dès le deuxième jour. 

Depuis lors sa vie devint un enfer, un enchaînement continuel de 
maladies qui se succédèrent. Ce furent d'abord des métrorragies très 
abondantes ; pendant plus de quinze jours par mois elle était clouée au lit 
par des douleurs et des pertes utérines. Elle consulta en Russie ; on lui 
proposa un raclage qu'elle accepta, mais qui n'arrêta pas l'hémorragie. 
Elle vint en Suisse, et fut traitée successivement à Genève par plusieurs 
gynécologues. On lui trouva une rétroversion, une métrite hémorragique, 
une ovarite; elle porta un pessaire^ elle subit un nouveau curettage, mais 
le sang coulait toujours. A Lausanne, le prof. Houx lui recommanda 
d'avoir un enfant : elle perdrait ainsi moins de sang; il l'exhorta à 
s'occuper davantage et à moins penser à ses maux, l'excellent chirurgien 
s'était aperçu qu'il avait aflaire à une hystérique. 

Elle rentra désespérée en Russie, où elle recommença à parcourir 
toutes les villes universitaires. Elle séjourna à Kharkow où on essaya du 
massage utérin et de l'électricité. A Kiew un maître lui trouva un rein 
mobile et lui conseilla le port d'un bandage, puis, en cas d'insuccès, une 
opération. A Alupka (Grimée), où elle fut envoyée par une autre sommité, 

REVUE MJ^DICALE. — VINGT-SIXIÈME ANNÉE. — N* 9. 35 



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495 

X. est fortement amaigrie; face pâle, yeux cernés ; 
lent et est obligée d'être couchée sur une chaise 
^e. Elle se plaint que chaque mouvement provoque 

lombaires, et, bien que je ne puisse rien constater 
e ses reins et de sa rate, comme on l'avait assurée 
ermittente il y a une hypertrophie de la rate et du 
ment me prouver qu'elle en est atteinte. Elle se 
halalgie, de nausées ; son appétit est mauvais, elle 
i près, elle a le dégoût de ce qu'elle mange et de 
ts alimentaires. 

sont journaliers, mais ne s'accompagnent pas de 
it à peu près comme suit : Vers huit heures du 
I de froid dans le dos, suivie d'une bouffée de cha 
;ment transpirer. A ce moment le thermomètre 
mt 38^8. J'ai contrôlé moi-même pendant 22 jours 
i été toujours élevée, ne dépassant pas 39«, mais 
\9^. Le soir elle baisse et la malade se trouve bien 

refaire son accès le deuxième jour, à la môme 

istrée suivant le procédé de Laveran, ne produit 
'escrit jusqu'à deux grammes par jour sans aucun 
iques tels que l'aspirine, l'antipyrine, la phénacé- 
agnés de quinine, ne font pas non plus baisser la 

pas de différence entre les jours sans quinine et 
la température reste toujours la même. 
)urse rendre au sanatorium, persuadée qu'elle est 
isons remarquer qu'elle ne profitait nullement de 
r pour s'amuser, elle suivait uniquement les pres- 

vivait en conséquence. Pendant qu'elle habitait la 
s quitté un jour Cannes, le médecin lui ayant 

mouvements et elle n'a pas eu la curiosité de 
1 midi de France ; elle était donc bien convaincue 
de et que son état réclamait un nouveau départ. 
»rojet, car le sanatorium où elle voulait aller était 
' des tuberculeux et je craignais pour elle, non la 
nais une véritable maladie ; je persuadai donc à son 
eusement à tout départ. Il se décida alors brusque- 
mme d'un divorce, lui offrant du reste tous les 
uniaires qu'elle désirerait, mais il lui déclara, 

était résolu à ne plus vivre avec elle, si elle ne 
oyage et si elle ne commençait pas à s'occuper de 

processus mental s'opéra la transformation, quel 
'hypnotiseur, mais Mme X. commença quelques 
aux soins de son ménage. Elle, qui ne pouvait 



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497 

rque 30^,8 et le malade réclame sa sortie qae 
depuis pour d*aatres maladies, mais il ne s*est 
u la température élevée. 

; ce dernier cas la chute de la tempéra- 
* que le malade a éprouvée en assistant 
t à la crainte de subir la même opéra- 
ipporté aucune autre modiiic^tiou à son 
rature a néanmoins baissé brusquement, 
is-nous le premier dans la littérature, 
e connaissance, n'ayant encore parlé 
chez un individu du sexe masculin ; il 
est assez fréquente et peutt)ien induire 
Le peu d'attention qu'on lui accorde, 
e dans la plupart des traités usuels de 
attable. 

/re hystérique manque absolument de 
t échappe à toute définition ; elle se 
ï son irrégularité extrême, à l'absence 
concomitants ou à la discordance de 
e aux antithermiques. Son évolution, 
IB et de stigmates hystériques, devront 
compte, mais avant de la diagnostiquer 
ître assuré préalablement p^r un exa- 
5 autre affection fébrile plus ou moins 
çue. 



JEIL DE FAITS 



igu et œdôme cérébral 

r le D"" D. Pachantoni. 
I psychiatrique de Genève). 

C, né en 1862, ne présentent rien de 
it traité à la clinique dermatologique 
ngorgement des ganglions, dès le mois 
liers soins lui furent donnés vingt-cinq 
infecté chez une pjrostitliée clandestine. 
1 lui fit une dernière injection fessîère 
e ; le lendemain, le malade se présenta 
t demanda au chef de clinique de le 



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garder parce qu'il se sentait foi 
eu, la nuit précédente, des en 
semblait noir. On le garda e 
même, le délire éclata dans 
croyait voir le plancher se fend 
ses pieds ; il attirait sur ce dan 
des, il poussait des cris et, final 
dessus les lits. On fut forcé de 1 
un scandale effroyable. Il se do 
contre le mur avec frénésie, fr 
force qu'il réussit à l'enfoncer, 
sita son transfert en psychiatri( 

Il entra à l'asile de Bel-Air l 
lonné. On dut recourir à ces : 
malade crachait continuellemei 
se trouvait encore en période ii 
insultait son entourage et po 
féroce ; au bain, on l'entoura 
empêcher que ses crachats n'at 
surveiller. 

C'est seulement le lendemair 
précautions infinies, on put lui 
en avait bien réclamé dès le pr( 
le cracher immédiatement à la 
jours au bain, il criait, traitait 
sales individus ; il remuait cont 
le couvercle de sa baignoire « j 
est méchant ». Il paraissait étn 
Dans de courts moments d'aca 
réponses assez exactes. 

Pendant les derniers jours, i 
continua néanmoins à maigrir, 
un examen corporel. 

Le 25 février 1905, au moi 
malade, qui avait passé une pa 
quille, mais se sentait extrême 
pas d'insulter de nouveau le 
paroles eurent été échangées, 
trouva mort dans la même posi 

Résumé. — X., vingt-ciuq ] 
syphilis, s'est soumis au trait( 
pendant un an sans jamais prés 
rance. Durant ce traitement, il 
die intercurrente. 

Tout d'un coup et presque is 
une affection caracténsée par u 
dre intellectuel très prononcé e 
motrice. Il était obsédé par de 
paraissait assister à des spectac 
se traduisait par des invectives 
nourriture probablement sous 



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499 

ment. Pendant tout ce temps, il resta désorienté : les rém 
sioQS furent très légères ; elles étaient dues, sans aucun dou 
à répuisement corporel ; elles ne furent pas accompagna 
d'une amélioration psychique notable. Au point de vue cor] 
rel, il faut relever Tamaigrissement rapide du malade, mê: 
lorsqu'il se fut mis à manger, et la forte salivation. L'agitatî 
excessive rendit du reste impossible tout examen corporel. 

Le tableau clinique que nous avons esquissé et qui, en vin 
quatre heures, se trouva complet, peut être taxé de « dél 
aigu » ; des phénomènes psychiques absolument identiques < 
été observés à Bel-Air dans un cas d'atrophie jaune aiguë 
foie, par exemple. Cela nous fit penser à la probabilité d'i 
intoxication mercurielle. Nous manquons d'expérience pers( 
nelle dans ce domaine ; relevons cependant que les troub 
intestinaux qui dominent la scène dans l'hydrargyrisme fin 
défaut chez notre malade ; que, d'autre part, la salivation e: 
gérée observée dans notre cas serait peu marquée chez 
mercuriels, lorsqu'ils ne présentent pas de stomatite. Enfin, 
comprendrait difficilement cet empoisonnement subit ap 
une année d'usage des mêmes doses de salicylate de mercu 
Nous repoussons également l'hypothèse, par trop facile et c 
rien ne soutient, d'une a autointoxication ». 

Nous comptions sur l'autopsie pour nous renseigner et vc 
ce que nous apprîmes : 

Ôrâfie: Passablement de diploë ; à plusieurs places, on co 
tate des raréfactions réduisant l'épaisseur de l'os à celle d'i 
feuille de papier. 

Dure-mh^e tendue, très hyperémiée, présentant à la U 
interne du côté droit un mince épanchement pachyméning 
que. 

Fie-mère d'un blanc jaunâtre rappelant la célatine, épaiss 
œdémateuse; elle contient un grand nombre de vaissea 
sinueux et gorgés de sang ; la forte vascularisation est parti 
lièrement accusée dans la région syl vienne gauche. L'épaisî 
sèment de la pie-mère est aussi marqué à la base qu'à la C( 
vexité du cerveau; des membranes d'apparence analog 
obstruent l'accès du quatrième ventricule. 

Cerveau: Poids avec leptoméninge 1690 gr. Sillons complè 
ment fermés ; méninge adhérente par places à l'écorce. I 
cornes frontales et occipitales des ventricules latéraux s( 
très ouvertes; par contre, la partie moyenne est de dim< 
sions normales. L'épendyme présente un aspect chagriné, 
troisième ventricule et l'aqueduc de Sylvius sont dilatés. Ap 
durcissement in situ et préparation, nous constatons qu'on v 
facilement au travers. Le plancher du quatrième ventricule 
lisse : il paraît même enfoncé et aplati. 

Poumons: Anciennes adhérences dans les deux plèvres. 

Cfei^r; Hypertrophie du ventricule gauche sans dilatatii 
Petites plaques athéromateuses au point de départ des artè 
coronaires. 

Rate plutôt volumineuse. 



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501 



^ 




O rS^ 





( 



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ites cellules nerveuses. 



■\ 



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ndes cellules nerveuses. 
iV = noyait; S-=. cellule satellite; R = restes des cellules nerveuses dëli 

FiG. 1. 





Destruction de Tépendyine. Ependymite en tourbillons. 

FiG. 2. 



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préci 

iDfili 

n p] 

àtr 

$11 d^ 

s. 

iirao 

orap 



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503 

Notons aussi l'amaigrissement progressif malgré l'ingestion 
de nourriture et cela à une période d'accalmie. Cet amaigris- 
sement ne put être contrôlé à la balance, mais tout le monde 
en fut frappé, il doit donc avoir été rapide ; le décubitus qui 
se trouvait en voie de foimation ne suffit pas à l'expliquer. Il 
nous semble plus rationnel de voir dans cet amaigrissement et 
dans le décubitus une preuve de l'influence du système nerveux 
sur les échanges nutritifs de l'organisme. 

Ce délire aigu par « œdème cérébral » démontre à nouveau 
combien il serait utile d'être renseigné quelque peu exactement 
sur les fonctions du liquide céphalo-racnidien. Il est, en tout 
cas, certain que ses fonctions ne sont guère moins importantes 
que celles du sang. 

En terminant cette étude, nous tenons à exprimer notre vive 
gratitude à M. le Prof. Weber. 



BIBLIOGRAPHIE 



Georges-E. Audeoud. — Des maxima et de la vitesse d'ascension des 
températures utilisées en clinique; broch. de 154 p. avec 12 planches. 
Thèse de Genève, no 105, J906. 

Après des recherches des plus minutieuses, M. Audeoud arrive à la 
conclusion que la température rectale est préférable pour les recherches 
thermoraétriques à celle prise dans d'autres parties du corps, parce 
qu'elle se rapproche le plus de la température interne. On ne peut cal- 
culer la hauteur de la température rectale d'après les résultats obtenus 
dans d'autres régions, car Técart des températures mesurées à différentes 
places n'obéit à aucune règle fixe. Le manque d'exactitude de la tempé- 
rature axillaire est déjà indiqué par le fait que celle-ci n'est pas la même 
à gauche et à droite; cette différence est presque constante et n'a 
aucune valeur pour le diagnostic des affections unilatérales thoraciques 
ou nerveuses. 

Pour juger de la vitesse ascensionnelle du thermomètre, Fauteur établit 
un quotient qui est le rapport entre Tascension pendant la deuxième mi- 
nute de l'application du thermomètre et la montée du thermomètre entre 
la fin de la première minute d'observation et le moment où l'instrument 
atteint sou maximum. Ce quotient est soumis à des variations qui n'ont 
une certaine régularité qu'après le bain ; alors il augmente d'abord pour 
le rectum, tandis qu'il diminue pour l'aisselle, la chaleur transmise au 



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505 



VARIÉTÉS 



la Jiirl«priidenee «i la lltiëratnre médical* 
les aax aceldents da travail. 

DE L*OUVRIKR. ThaITEMÊNT MÉDICAL INSUFFISANT. 

[aladib db cause inconnue. 

rlicle i de la loi de 1881, le défendenr, pour 
isabilité, doit prouver la faute de son employé ; il 
ilir qoe Texistence de cette faate est plos ou moins 
irobabitité ne pourrait, à cet égard, être assimilée 
fait dommageable ne pouvait être expliqué autre- 
ute. 

idérer comme une faute de la part de Touvrier 
? fait de n*avoir pas traité de suite une plaie tn#t- 

nsidérer comme force majeure toute maladie on 
cause reste inconnue. 

Arrêt du Tribunal fédéral du 26 mai 1904. 

.EUR DES CERTIFICATS MÉDICAUX 

5 pouvoir au juge pour décider, suivant l'impor- 
lieu de nommer un ou trois experts. 
I médicaux, sommairement motivés et n*indiquant 
ul ils sont basés a été suffisamment complet et pro- 
\loir contre une expertise régulièrement ordonnée 
ir de justice civile de Genève. Arrêt du 20 décem- 

Frais d'expertise. 

rlise doivent être avancés par la partie qui l'a fait 
iustice civile, Genève, 25 février 1905. 

mus les doigts sauf les deux pouces. 

nporte une incapacité permanente de travail de 
Cour d'appel d'Amiens, 7 février 1906. 
i victime soit encore capable d'accomplir certains 
00 Vo €&t également celui qui est indiqué par 

pacité de travail résultant de la perte de tous les 
f le pouce, est estimée en moyenne de 33 V» ^ 



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506 

en Suisse. Le tanx de 60 à 75 7o e^ 
in ne peat réellement plus être utilii 
^és ou de femnnes. 

La variole considérée comme 

sait que, en exécution de l'article i 
vail dans les fabriques et de Tartick 
il a promulgué un arrrété, en date ( 
le justiciables de l'application de la 
anie certaines substances toxiques, I 
osphore, l'arsenic, etc., ainsi que \e, 
la morve. 

législateur entendait par là étendre 
} des fabriques que leur profession 
r en contact avec des substances p 

('agissait bien là^ non pas d'accideni 
\ graves, prévues et fixées à l'avance 
nt l'exploitation de la fabrique. » 
dehors des cas prévus, on peut se d 
le doit être indemnisé alors que ce 
:e de l'exercice d'une profession pré 
te d'un travail spécial, d'un événemei 
Tune façon régulière? En un mot, la 
accident de travail ? 
théorie, assurément. La contagion 
eut du travail au sens donné par le 1 
nt déterminé et circonscrit dans le te 
use sur l'organisme. > 
question a été résolue dans le même 
en France par la Cour d'appel de P 
1 par le Tribunal de !'• instance. J'i 
litige en Suisse. 

ici dans quelles circonstances il s*( 
ce: 

s'agissait, dans l'un des cas (voir 
cherungsamt, Vfll, 125, cité par Kauf 
riole alors qu'aucun cas semblable n 
On apprit plus tard que le lin, que 1 
availler, provenait d'une région où l 
)isson du chanvre. Il fut admis que 
le lin, et avait de la sorte causé la i 
là d*un accident dépendant du trava 
ins l'autre cas, un ouvrier contracta 
>lition de l'hôpital des contagieux 



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507 
ir d'appel de Paris (4 mai 1906) cassant le jugement des premiers 

oivent bénéficier de la loi, les ouvriers atteints d'affections patholo- 
i contractées accidentellement dans Taccomplissement d*un travail 
Iriel et qui ont leur origine et leur cause dans un fait déterminé ne 
int pas dans les conditions normales de l'exercice de ce travail, 
conséquence, a droit à une indemnité Touvrier qui, étant employé 
smolition d'un hôpital, a contracté la variole par suite d'un contact 
des matériaux imprégnés de contage varioleux. > 

ftembre 1906. D^ Ch. Julliard. 



CROLOGIE. — Le Prof. Herzen. — L'Université de Lausanne 
de faire une perte considérable par le décès du prof. Herzen, qui 
s vingt-cinq ans y occupait avec une grande distinction la chaire de 
ologie. Herzen était un savant de mérite, un homme d'une rare intelli- 
et d'une haute valeur morale ; sa brusque disparition a été un véri- 
deuil non seulement pour sa famille et ses amis, mais aussi pour 
«ux qui dans notre pays et à l'étranger s'intéressent aux sciences 
[iques. Nous tenons à rappeler son souvenir dans cette Bévue qu'il 
vent favorisée de sa collaboration. 

xandre Herzen était né en Russie, à Wladimir, le 25 juin 1839. Son 
Alexandre-Ivanoviteh Herzen, le célèbre écrivain et polémiste russe, 
était signalé par Tindépendance de ses opinions, fut obligé de quit- 
n pays peu après la naissance de son tils. Celui-ci le suivit dans son 

travers l'Europe et profita des relations que son père entretenait 
juelques-uns des hommes les plus marquants de son époque et dont 
iprochait ses tendances politiques ; c*est ainsi que le jeune Herzen 
il Victor Hugo, Ledru-Roilin, Mazzini et Garibaldi et c'est dans 
société qu'il puisa ses convictions libérales et le noble enthousiasme 
a conservé jusqu'à la fin de sa vie pour la causes du progrès et du 
Je l'humanité. 

goûts rayant porté du côté des sciences médicales, il les étudia en 
ulier à Londres et à Berne, mais, bien qu'il ait acquis le diplôme de 
ir en médecine, il ne s'est jamais livré à la pratique de notre art ; ce 
t les recherches physiologiques qui eurent sa préférence. Il eut la 
i fortune de faire en 1862, dans la compagnie de Cari Vogt et d'au- 
ivants, un voyage au Spitzberg et à l'Ile de Jan Mayen, et en 1865, 
enait l'assistant de Schiff à l'Institut des études supérieures de Flo- 
; il devint rapidement l'admirateur passionné et le collaborateur zélé 
1 maître dont il est toujours resté le plus fervent disciple. Lorsqu'en 

Schiff devint professeur de physiologie à Genève, ce fut Herzen qui 
nplaça dans son enseignement à Florence; il s'était déjà fait con- 
I par d'importants travaux, en particulier par ses recherches sur 



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509 

s plas spirituel et pins modeste, mais si Herzen 
il a sa se faire en même temps par ses recher- 
ïe bien à lai dans le monde scientifique, 
[u'un nombreux public a rendu à Lausanne les 
etté professeur. Auprès de sa tombe ouverte, 
'Université de Lausanne, MM. les prof. Bugnion 
M. le prof. Prévost de Genève ont rappelé les 
savaint. Nous adressons, comme ils Font fait, à 
jrzen l'expression de notre plus vive sympathie. 

C. P. 
)lications : 

e nerveux : Expériences sur les centres modé- 

Thèse de Turin, 1864. — Uber die Hâmmungs- 
âtighkeit. Unterstich., Giessen, 1867. — On ihe 
reiiex function of Ihe spinal cord, Arch. ofmed., 
:>8servazioni sul senso termico, Lo Sperime/itale, 
ctrotonus sur Texcitabilité nôrveuse. Acad. dei 
a tisiologica dei fenomeni metalloterapici. Rass, 
ropos des observations de M. Laborde sur la tête 
L de la Suisse rom., 1885, p. 467. — Métallo- 
— Uber die Spaltung des Tempérât ursinnes in 
ongrès de Strasbourg, 1885 et Pflifgers Arch. 
• Le sens de la chaleur. Rev. scient., 1885. — 

et Soc de phys. et hist. nat. de Genève, 1886. 
ilatérale du gyrus siginoïde (en coUabor. avec 
neil zool. suisse, IV n*» 1, 1" novembre 1886. — 
ire au niveau de la jonction de la moelle épinière 
)llabor. avec le même). Arch. de physiol., 1886, 

nerfs. Arch. des se, phys, et nat., 1887. — Le 
raie, in 12, Parisi 1887 (traduction russe, Saint- 
réilexe rotulien. Rev. méd. de la Suisse roui., 
la paralysie des nerfs vagues. Centres moteurs et 

phys. et nat,, 1893. — De la suture nerveuse. 
»w., 1893, p. 451. — La suture nerveuse. Rev. 
ie prolongée en Tabsence des deux nerfs vagues. 
at., nov., 1894. — Dégénérescence des termi- 

nerfs moteurs sectionnés. Interméd. des biolo- 
ité musculaire directe et indirecte. Ibid. — La 

Note sur Tempoisonnement par la curare. Ibid. 
Lung ein unfehlbares Zeichen der physiologischen 

Bl. fur PhysioL, n» 18, 1899, (le même en 
ys. et nat.. 1899. — Une question préjudicielle 
ise. Rev. se, 1900. — Quelques points litigieux de 
e nerveuse. Rev. méd. de la Suisse rom., 1900, 
régénération des terminaisons motrices des nerfs 
M. R. Odier). Ibid, 1903, p. 493. —Altération 
'eux par le curare. -4 >'c/iit?. internat, de physio- 



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511 

. et pathol. gén.y 1902. — Nouvelle phase de 
pports foDctioanels entre rate et pancréas. 
1904, p. 548. 

io fisiologico sulla volontà. Florence, 1867. — 
1. Ibid.^ 1861, — La condizione fisica délia 
»c. ItaL d^Antropol, e Psicologia, 1869. — 
éd. italiana, 1869. — Fisiologia et psicolo- 
la Etnogr,, n« 1, 1878. — Analisi fisiologica 
éd. Florence, 1879. — Il moto psichico e la 
A loi physique de la conscience. Rev. scient., 
lella coscienza. Ann. antrop. et psic, Flo- 
ificazioni délia coscienza individuale. Arch. 
ol. 7, n* 1. — The physical conditions of 
f mental Science^ 1884. — Les conditions 
>enève, 1886. — L'activité cérébrale. Rev. 
iner allgemeinen Psychophysiologie. Leipzig, 
p de Tactivité psychique (en russe). Pensée 
ysiologique de Tinhibition. Rev. scient.^ 1890. 
Lausanne, Payot, 1899, et S*-Pétersbourg, 



î. Scienza del Popolo, 1867. — Qli animali 
a fisiologia. Firenze, Bettini, 1874. — Espe- 
ila carne cruda. Soc. med. fis. fiorenlinay 
\. The Home Chronicler, 1877. — Cos'è la 
3. Le Monnier. — Di una nuova funzione del 
lorentina, 22 Luglio 1877. — Sul calore ani- 
crezione rénale. Firenze, 1877, Tip. coopera- 
ell'acido borico sulla fermentazione acetica. 
Ancora deirutilità dell'acido borico nella 
lismo vivente e la legge di equivalenza ter- 
febb., 1880. — Le travail musculaire dans 
uivalence thermodynamique. Bull, de laSor. 
584. — A quoi sert la thyroïde. Sem. méd., 
musculaire et la rigidité cadavérique. Ibid. 
re et la chaleur. Rev. scient., 2 avril 1887. 
[uivalence des forces. Ibid., 19 février 1887. 
•mie. Bull, de la Soc. vaud. des Se. naf., 
mica rïsiologica. Ann. di Chimica. vol. VIII, 
lire des mouvements fonctionnels du cœur, 
c. nat., XXIII. 1888. — Microbes et prédis 
1889. — Rigidité cadavérique. Lettre, Rev. 
}y p. 802. — Les microbes. Gas. de Lan- 
'atigue et prédisposition. Rev. méd. de la 
L'origine des êtres vivants. Gaz. de Lan- 
l'irrégularité des effets de la thyroïdeclomie 
ï Suisse ro7n.y 1897, p. ll'l. 



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51S 

QILOSOPHIB ET AUTRES. — Sulla 

mze, Bettini, 1869. — Polemica conl 
1. — Délia natura deir attività p 
)menti di Bain in favore délia spo 
odo subiettivo in psicologia. Ibid. 
imissione dell' Académie des Scienc 
legge d*equivalenza termodinamicî 
mondo inorganico. e nel mondo i 
L. — L'instinct et la raison. Rev. «< 
lismo e del dualismo sono elle d 
mo, 1884. — Discours présidentiel 
(été vaudoise des Sciences naturelle! 

UESTIONS MORALES, SOCIALES, POLI 

a Jan Majen. Soc. geogr. itaL^ 18 
na délia volontà colla sociologia. W 
Kperimento di New-Lanarck, Firenz< 
e dans la Suisse romande (2"* éd 
iseignement public au point de vue 

études médicales propédeutiques e 
i., 1890, p. 60 et 130. — Le Peuple 
). — L*abattage israélite. Gajt. de L 
[oralité. Broch. in- 8% Lausanne, 18 
|[ues européennes). — Monsieur Bru 
le, 1898. 

Eins compter de nombreux articles s 
s, sociales et politiques, parus dan: 
;rs pays, ainsi que de nombreuses 
uelles, les plus importantes sont : 
r « Physiologie de Tesprit » ; Wal 
is avons mentionné plus haut la par 
Recueil des mémoires de Si^hiff, ( 
içais les mémoires écrits en italien. 

ISE DK SECOURS DES MÉDECINS SUISSE 
OÙt 1906. 

e-Ville. — D»" A. A. « d*un pari » f 
ne. — D^ F. Denger, fr. 10, (10-f-H 
}all. — D^ 0. Osell, fr. 20, (20+37 
ève. — D' E. Borel. fr. 10, 10+341 
wns. — D" Andry, fr. 10 ; Heinmi, 
ich. — D' F. Ris, fr. 10; O. Oy 
. Sommer, fr. 10, (40+1160=1200). 
frs. — En mémoire de feu le D"" 
)00+575=1075). 

usemble, fr. 620 ; Dons précédents c 
e plus pour la fondation Burckharà 
titi. — de la Sociétà condotti del cai 
'. 200, (200). 

ons précédents de 1906, fr. 80 ; Tota 
î, l Septembre 1906. L 



SOCIÉTÉ GÉNÉRALE D'IMPRIME 



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XXVI- ANNEE. — N* 10. 20 OCTOBRE 1906. 

REVUE MÉDICALE 

DE r.^ SUISSE ROMj^NDE 
TRAVAUX ORIGINAUX 



Le massage vibratoire manael dans les appendicites 

Par le D' Maurice Bourg art 
PrivatHlooent à rUniveriité de Oenève. 

Le titre de ce travail étonnera au premier abord des méde- 
cins non prévenus ; il semble annoncer l'introduction dans 
l'arsenal médical d'une manœuvre éminemment dangereuse et 
absolument réprouvée par les auteurs actuels, tout au moins 
comme traitement des appendicites non complètement refroi- 
dies. Si l'on accepte, avec certaines réserves, des manipula- 
tions de massage destinées à assouplir d'anciennes adhérences 
ou à rendre à l'intestin paresseux des fonctions plus normales, 
on est loin d'admettre actuellement qu'un médecin puisse inter- 
venir sur un malade atteint de périti/phlUe aiguë ou suhaigwè 
autrement que par des moyens chirurgicaux immédiats, nous 
voulons dire par le bistouri — l'intervention à chaud, — ou par 
des moyens médicaux destinés à calmer l'inflammation, les dou- 
leurs, la lièvre et les autres symptômes qui en résultent, soit 
un traitement d'expectation en vue de la guérison naturelle 
ou de l'intervention à froid. 

Cependant l'intervention chirurgicale immédiate, quoique 
ayant un grand nombre de partisans, n'est pas encore admise 
toujours, surtout dans les cas qui ne l'imposent pas ; le chirur- 
gien préférera généralement « attendre » et choisir le moment 
le plus favorable, c'est-à-dire celui oîi il pourra enlever radica- 
lement l'appendice, une fois toute trace d'inflammation aiguë 
disparue, ou celui où il incisera un abcès nettement collecté et 
enkysté. 

Mais» malheureusement, il ne nous avait pas été donné jus- 
qu'à présent de pouvoir diriger à notre gré les phénomènes qui 

REVUB MÉDICALE— VINGT-SIXIÈME ANNÉE. — N® 10 36 



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515 

;ou peu de danger ; il faudra peut-être beaucoup 
ir cela, mais on y arrivera, comme on est arrivé 
à admettre le massage dans les affections cardia- 
^logiques et autres sur lesquelles il est inutile 
suflRra de savoir appliquer le traitement pour 
3si bien qu'ailleurs. 

iode a en outre l'avantage de pouvoir être immé- 
se eu pratique aussitôt décidée, et ses résultats ne 
ngtemps attendre, cela dit sans mauvaise arrière 

ai présenté à la Société médicale de Genève, un 
)re de cas d^appendicites aiguës et de phlegmons 
\s lesquels mon traitement par les vibrations rna- 
luées primitivement dans le but de calmer des 
aminales très vives, avait provoqué chez mes ma- 
nomènes imprévus, phénomènes qui consistaient : 
isse brusque de température, se continuant même 
au moment où la courbe atteignait un niveau nor- 
î inférieur à la normale), 2*^ en une amélioration 
'un état plutôt grave, amélioration soit locale par 

des phénomènes inflammatoires aigus, soit gêné- 
tour des fonctions normales de l'organisme. 
3ns pu jusqu'alors donner une explication rigoureu- 
tifique de ces faits ; nous nous sommes remis à 
Ichant de serrer plus près encore notre sujet. M. 

Prof, de clinique chirurgicale à l'Université de 
3n voulu nous permettre d'appliquer notre procédé 
is des malades de son service, et nous l'en remer- 
it ainsi que MM. de Muttach et Besse qui ont bien 
er nos essais. Ces quelques cas nous ont donné des 

intéressants, dont nous parlerons tout à Theure. 
ment les malades qui viennent à l'hôpital ont gé- 
lerdu du temps, et il faut bien souvent les opérer 
1 bien il s'agit d'appendices déjà complètement 
ui ont choisi leur moment pour être opérés. 
3 Cocatrix, chirurgien de THôpital de St-Maurice 
'a donné pendant un service militaire, l'occasion 
ians uû cas fort intéressant, et dont il a bien voulu 
relation. Les autres cas ont été choisis parmi ceux 

r médic île de la Suisse romandey Décembre 1904. 



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517 

cause de l'appeudicite le développemeat des anaérobies, dont 
les colonies attaquent, ainsi que Ton démontré Veillon et Zuber, 
les tissus de l'organisme mal nourris et dont rinoculatioo pro- 
voque la néci'ose et la gangrène. Les anaérobies sont des or- 
ganismes de putréfaction qui attaquent les substances albumi- 
noïdes. liquéfient et putréfient la fibrine, ou favorisent le déve- 
loppement de microbes ayant cette action, car les espèces 
d'anaérobies sont nombreuses et font bon ménage ensemble ; 
nombre d'entre elles sont pathogènes, ont des propriétés gan- 
greneuses qu'elles communiquent au pus, lui donnantson carac- 
tère gangreneux et sa fétidité. 

L'appendicite parait donc, d'après les recherches de Massol et 
de Grigoroff, devoir être considérée comme le résultat d'un 
processus gangreneux débutant par une simple follicuUite et 
pouvant aboutir à la perforation par grangrène avec tous les 
degrés intermédiaires. L'appendicite catarrhale en serait le 
degré le plus atténué, l'appendicite gangreneuse le stade le plus 
avancé. 

Pour que ces colonies d'anaérobies pullulent, que faut-il? 
nous l'avons vu plus haut : un trouble dans la circulation, une 
stase veineuse ; de plus elles ne peuvent se développer que dans 
un milieu nettement alcalin. 

Ici encore soit l'alimentation, soit l'état des parois intestinales 
jouent un rôle considérable, en agissant sur l'état de la flore 
intestinale. Nous ne reviendrons pas sur les belles démons- 
trations de Lucas Championnière établissant que les malades 
qui se nourrissent surtout de viandes sont bien plus souvent 
atteints que les végétariens. Le régime carné favorise la pro- 
duction de ferments putrides, tandis que l'alimentation végé- 
tale et lactée met presque sûrement à l'abri de l'appendicite ; 
le bacterium coli et le bacilus lactis serogenes, décomposant les 
hydrates de carbone et produisant de l'acide lactique, créeraient 
par conséquent un milieu défavorable au développement des bac- 
téries anaérobies, et pour que ce travail puisse se faire, iljaut 
aussi une circulation du sang artériel aussi bonne que possible. 

Plusieurs des appendices livrés par nous se sont montrés 
stériles ou n'ont donné de cultures qu'au bout du cinquième 
ou du sixième jour. M. Grigoroff dit que cette stérilité a aussi 
été constatée dans d'autres cas (10 " o d'après Tavel). Aucun 
de nos appendices n'étaient clos du côté de la cavité intestinale; 
je ne sais pas ce qui en était pour les autres cas stériles. M. Gri- 



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Grigoroff explique cette stéi 
très intense, déterminant un 
de désinfection. Les phagocyi 
Tappendice lésé, happent en 
leur portée, ils se fixent et fo 
là le mécanisme réparateu 
suivant débarrasse alors 
contient. 

Ajoutons que le développe]] 
chez l'individu Une intoxica 
bacilles, intoxication dan gère 
n'arrive pas à éliipiner au d( 

La question de Pappendici 
veau : attaque d'un organism 
gangrène et injection généra 
ces processus^ voyons si notr< 
cation de ses phénomènes 
fense. 

Je dis : ^ phénomènes cui 
pas par là vouloir guérir c< 
d'appendicite par les seuls n 
mettre à la disposition du ch 
dera son intervention, si cell 

V en facilitant l'éliminai 
dans l'organisme par les bac 

2^ en arrêtant le développ 

3* en favorisant la défer 
attaques, et en activant la 
pu produire. 

J'ai été le premier à const 
rapide de la température et U 
suite des séances de vïbratiom 
nés qui ne peuvent s'expliqi 
toxication )> de l'individu. 

C'est cet ensemble de phéi 
chercher à expliquer, phénon 
très nette dans les appendic 
dans d'autres affections de h 
les étranglements internes, I 
de la femme, les périproct 
neuses, etc. 



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519 

Qs dans ce travail aux appendicites aig 
us présenterons quelques cas appartenai 
et que nous diviserons en trois groupes 
les cas aigtis ou subaigiis, non fébriles^ c 
aigtis, fébriles y non opérés; le troisième 
frés. Je ne mentionnerai pas les cas aif 
^éSy la démonstration de l'attaque d' 
t être faite ici d'une façon absolum 

chronique, l'intervention est la mê 
3 ou subaigus, soit que nous ayons à fa 
nant lieu à des accidents plus ou mo 
e intervention puisse être réclamée di 
dans le but de prévenir le retour de 
)Our préparer le malade à l'opération ( 

uques le massage vibratoire, complété 
inipulations de massage, met par son 
s sûrement à l'abri de la récidive; 
supprime la constipation, les troubles 
mot permet au malade de lutter contre 
de guérir radicalement sans qu'il soit i 
une intervention sanglante (ce qui cep 
los principes). 

:oire appliqué après une intervention 
Irisation de la plaie et empêche les ad 
evenir dangereuses, il raccourcit le ten 
cale à froid pourra se pratiquer en mê 
n de la cicatrice. 

are, comme suite de la laparotomie pn 
ent de l'appendice refroidi, facilite le t 
'intestin, empêche la formation d'adl 
catrice, lutte contre l'atrophie muscula 
BS et la formation éventuelle d'une hern 
3t sur l'état général du sujet. 

? aigu^ ou subaigu^^ non fébriles^ opérés 

isinière 24 ans. 

)rbides; femme généralement bien portai 
ayant pour habitude de se nourrir principalemi 
fromage, détestant les fruits et les légumes. 



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521 

endemain selle spontanée, d'abord solide, puis liquide, ne présen- 
en d'anormal . 

jours suivants la température varie peu, et reste toujours au-dessous 
> 5, elle est plus basse le soir que le matin. Diurèse abondante, 
; propre. Alimentation liquide. La malade se sent si bien qu'elle 
ait renoncer à l'opération qui est néanmoins pratiquée le sixième 

ration : Pannicule graisseux très développé. Incision oblique habi- 

de la région appendiculaire. On sort facilement le cœcum qui porte 

pendice du volume du petit doigt, tuméfié en massue à son extré- 
parois un peu épaissies, adbérant légèrement au cœcum et à une 

Qx anses avoisinantes par de minces fausses membranes. 

couleur de l'appendice est rosée, le lacis vasculaire est assez dévê- 
tes vaisseaux très arborescents, mais sans turgescence. L'organe 

ilevé par les procédés habituels et placé dans un tube stérile. Les 

; abdominales ont peu saigné contre notre attente. 

prison. Le septième jour léger hématome sons cutané. Suites nor- 

ppendice, dont la cavité communiquait largement avec le cœcum, 
reconnu stérile au laboratoire, aucun ensemencement n'a pullulé. 

>. IL — Mme X.. 34 ans, sans profession. Pas d'accouchement ni 
isses couches. Règles régulières, mais douloureuses. Pas de consti- 
1. Alimentation normale. 

e était en traitement chez moi depuis assez longtemps pour pertes 
aies abondantes, elle a été curettée il y a un an par un confrère qui 
isidérait comme atteinte d'endométrite. Utérus normal ; à droite on 
une trompe un peu augmentée de volume, mais peu douloureuse, 
ulement qui se produit pendant la période intermenstruelle parait 
nir surtout de l'utérus. Le vagin est légèrement enflammé. 
Itribue les pertes à un pyosalpinx se vidant par intervalles dans 
us et le vagin. La malade ressent à ce moment des douleurs sourdes 
le bas ventre du côté droit, j'attribue ces douleurs aux tractions de 
►mpe. 

traite principalement la vaginite par des pansements me réservant 
îrvenir du tôté tuhaire aune période plus tardive, la malade n'ayant 
) temps de se faire opérer à ce moment. 

i commencement d'octobre, les pertes diminuaient depuis quelques 
5 quand la malade me fait appeler brusquement à 5 h. de l'après 
pour de violentes douleurs dans le côté droit du bas ventre, 
constate à mon arrivée un ventre ballonné, des nausées et une 
le sensibilité dans la fosse iliaque droite, mais au-dessus de la ré- 
tubaire, au niveau du point appendiculaire. On ne constate, par le 
ler vaginal, rien de spécial dans le cul de sac latéral. T. 37'^ 0. 
pratique pendant une demi heure des vibrations; la malade est son 



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lagée ; je la laisse dans son lil 
ont légèrement repris, T. 36*> 3. 
mentée (kns de fortes proporlio 

Le lendemain et les joars sai 
sèment vespéral. Selles normah 
tions chaqne jour. 

Opération : Le cœcum présen 
long de 8 à iO cm., légèrement 
par son extrémité abdominale à 
du volume d'une banane, son e) 
mité utérine, épaissie, est perm< 
teux. L*appendice et la trompe 
organes sont plutôt pâles et peu 

Guérison per primam. 

A l'examen : Trompe kystiqi 
des cultures pures de bacterim 
lement avec l'intestin. Coli bac 
faible et n'a donné de résultat a 
bation. 



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523 

nnier, 30 ans, entré ie 19 février 1905 au s 

mève; ayant déjà souffert auparavant de i 

site. 

6 22 révrier, il souffrait de violentes douleurs 

vec défense musculaire, induration dans la 

s. Langue sèche, urines peu abondantes 

intréedn malade à l'hôpital, était déjà descei 
16"* 5, avant que le massage fût commence 

malade se trouve mieux, accuse une sensf 
t le massage, les gaz sortent faiblement. 
dô^'S. Selle normale. Le malade a faim; < 
lit. 

jr la chambre; douleurs le soir. T. ST'^O. 
1 deux massages par jour. La température v 
\se que celle du matin. La fosse iliaque est 
les jours, plus de douleurs. Le malade se lè^ 
e Y opération qui a lieu le 1er mars : 

milieu d'adhérences, assez difficiles à détac 
>uites normales. 

? ; Bacterium coli et anaéi-obies n'apparais 
incubation. 





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int par la rapidité avec laquelle ie chii 
iprès'la dernière rechute aiguë ainsi 
vespéraux de la température, qui "ont 



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observés d'une façon répétée 
Hères de massage, alors qu'ai 
soir, sauf le jour de l'entrée, 
aussi rapidement amélioré qu< 

Groupe IL — Cas aigus oî 

Obs. I. — X., militaire, traité à 
septembre 1905. 

jN'ous douDon» d*abord la relatio 
remise par M. le major Gocatrix : 

X,, soldat s.oigné dès le 30 août 
entérite, entré le !«'' sept, à l'infii 
pérityphlite. Dièie absolue, opium 

2 sept. : Douleurs dans la régi< 

de ballonnement. 

3 > Selle spontanée. Ëmpâl 

4 « Rien de spécial. 

5 » Voussure plus étendue 

pression, éructations 
' 6 » Rien de spécial. 

7 » Ballonnement généralis 

gion sous bépatiqne. 

8 » Massage vibratoire du i 

9 » Le malade me dit avoir 

après le massage, at 
le malade a eu une se 
que au point de vue d 

40 » • Selle observée et ne co/ 

Ballonnement et er 
dante. 

4 1 » La température reste h 
Il en est de même les jours suiv 
Le lo octobre nous revoyons le 

dans la fosse iliaque on trouve enc< 
douloureuse à la pression. 

Le 22 octobre l'abdomen est enc 
spontanées. Bonne diurèse. 

Le malade quitte en novembre 1; 
la fosse iliaque droite un cordoil i 
dant, prés du bord du muscle droi 

Signé : Dr c 

Voici ce qui s'était passé. En ser 
d'une discussion et en face de conf 



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525 

I 

ment, on me propose ce cas comme difficile, typiqae et concluant si je le 
guérissais ; je n'avais qu'un jour devant moi partant le lendemain en ma- 
nœuvres. Je me rends à 6 Vs h* du soir à Thôpital et trouve un soldat 
alité avec des compresses de glace sur le ventre. 



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Abdomen ballonné, tendu, défensif à droite. Bouclier péritonéal nette- 
ment marqué, avec voussure spéciale dans la fosse iliaque droite, sans 
matité ; roatité hépatique remontée. Langue sèche, peau brûlante, la tem- 



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527 

Ile X., 22 ans, traitée en juin 1904 ; elle n'a jamais eu de 
cite auparavant. 

te depuis plusieurs jours. Amenée à la clinique dans un 
lisant. Violentes douleurs dans la fosse iliaque droite. 
Constipation. Tumeurs nettement circonscrite dans la 
^ulaire. Bouclier péritonéal manifeste; une opération à 
nminente. Langue sèche, pouls rapide, diurèse fébrile, 
soir, pour calmer les douleurs, massage vibratoire d'une 



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iessivement doux, uniquement sur la fosse iliaque droite, 
minutes environ, sensation de soif nettement marquée, 
calment peu à peu. Sudation dans la paume des mains, le 
moins rapide et plus fort. La nuit est meilleure, pas de 
[e glace. 



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Le b, amélioration, la langue ( 

Deux séances par jour, d'une dem 

Le 6, la température descend U 




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FiG. 6. 



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diminue; l'induration persiste, mais bien moins douloureuse. Etat général 
satisfaisant. Diète lactée. 

Le 7, selle par lavement^ sans pus; le ballonnement disparait; dans la 
fosse iliaque une induration marquée. 



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529 

Kialade continue à aller de mieux en mieux, si bien qu'elle refuse 
intervention chirurgicale pour le moment; elle se lève ii juin e^ 

quitte malgré nous la clinique, ne présentant plus de douleur dans la 

fosse iliaque, mais toujours une induration légère dans la profondeur. 

Ventre souple. Selles régulières. La malade n'a pas eu de rechute jusqu'à 

aujourd'hui (Février 1906). 

Obs. m.— Mme X., 27 ans, modiste. Amenée à la clinique venant 
de Savoie, le 8 octobre 1901. 

Faciès anémié. Peau sèche. Pouls rapide. Constipation. Ventre ballonné. 
Violentes douleurs dans la fosse iliaque droite. Pas de fluctuation. Vomis- 
sements. 

Les premiers jours, morphine, suppositoires belladonnés, cataplasmes. 
Diète hydro-lactée. Glace à Tintérieur. Pas de selle. Peu de gaz. Diurèse 
fébrile. Langue sale. 

Le 11 octobre, au soir, une demi -heure de massage vibratoire. Soula- 
gement des douleurs. Vents. Sensation de soif. Pouls plein. Dans la nuit, 
transpiration abondante. Diurèse augmentée. 

Le 12, état meilleur. Selle normale le soir. Ballonnement diminué. 

Les 13, 14, 15, amélioration progressive, la malade réclame de la nour- 
riture. Le ventre s'assouplit, induration dans la profondeur de la fosse 
iliaque. 

On continue les massages jusqu'au 18 octobre. Une seule séance par 
jour, vibrations sur la fosse iliaque droite et la région sous -hépatique. 
Légers massages à gauche sur TS iliaque. Selles tous les deux jours. 

Mme X. quitte la clinique le 20 octobre, se levant depuis deux jours, et 
se sentant si bien qu'elle refuse une intervention à froid. J'ai eu de ses 
nouvelles en 1904, elle est toujours bien portante. 

Obs. IV. — Le cas de ce jeune garçon de 14 ans, est intéressant, par 
le fait qu'il est venu chez moi, parce que, venant d'avoir une appendicite 
aiguë assez grave, il lui était resté une déviation en G de la colonne ver- 
tébrale, à convexité gauche, assez accentuée. L'attaque aiguë remontait à 
un mois. 

Quand je le vis en novembre 1902, je constatai une élévation de la 
température (38° 2), son ventre était encore ballonné, sensible dans le côté 
droit, et surtout au niveau du psoas, avec une légère induration diffuse 
dans la fosse iliaque. Il avait de la constipation, la langue sèche, de l'in- 
napétence. 11 aurait fallu le renvoyer chezlui^ mais il était fort mal logé, 
et ne voulait ni entrer à ma clinique, ni à l'hôpital. Je lui prêtai un ther- 
momètre pour qu'il prenne sa température le matin, et le soir à 5 h. il 
venait chez moi. Dès les premières séances, son état s'améliora, peu à peu 
son ventre devint souple, la langue se nettoya, les selles devinrent régu- 
lières. Au bout d'un mois, il s'était tout à fait redressé et avait augmenté 

RSTITE MÉDICALE. — VIKGT-BIXIÈME ANNÉE. — N<> 10. 37 



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531 



Groupe IIL — Cas fébriles, opérés, 

f jeune homme de 17 an», apprenti pharmacien, amené à 
al le 14 avril 1905, avec ane violente doulear abdominale, 
; ventre ballonné, défense masoulaire, crises très dooloa- 
e gargouillement, empâtement de la fosse iliaque droite^ 
ètérisme urine très peu abondante, langue sèche, obnu- 
h. du soir 39^ P. 115. 



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lemi-heure de vibrations ; les douleurs sont calmées, légère 
ensation très marquée de soif ; une demi-heure après le 
»5;à minuit 38o 6. 



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nain et les jours soivî 
premier soir nous obt 
sur le tracé, à36o5. 1 
Qt gradael de la tempéi 
éral, l'urine devient f 
le ; transpiration, 
e jour, la température 
onter; le ventre n'est 
ain empâtement au po; 
soir, la température n 
irulente, malgré qu'il i 
oir même, le pus sort 
Tamponnement. 

malade, le massag 
inue, mais seulemei 
é, nous avons concli 
rapidement possibl 
3 de température de 
re due à une perfora 
i au moment de Tin 
ations ont ici facilii 
ulement il y a eu ui 
, mais il y a eu dér 
é que présentait dj 
pouvait par la forn 
i l'existence certai 

ène curieux, quand 
lisait plus la sensati 

de a été plus tard i 
le hâter sa guériso 
laie s'est très rapid 
B d'attendre suffis; 
chez lui le blanchis^ 
■hépatiques, vibratic 
i porte, prouvant j 
lisseaux en relation 
mis agissant en seD 

- Z.,âgé de 14 ans, a 
i, et en janvier 1905 ; 
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537 

ssae à environ an litre de pus fétide ; lavage, drai- 
le plus en plus mal et meurt à minuit. 
ie : Proctite ulcérée, abcès dans le foie, péritonite 
lie. Pleurésie purulente à gauche et à droite. Aucune 
de Tappendice ; celui-ci est seulement fixé par quel- 
anciennes ; on retrouve dans l'intestin des quartiers 

puisse, d'après le bulletin d^autopsie, ue pas 
bre de ceux d'« appendicite aiguë » traités par 
re. et qu'il paraisse assombrir notre série, j'ai 
ter, soit parce qu'il avait été diagnostiqué et 
appendicite aiguë avec abcès sous-hépatique, 
e des faits intéressants qu'il présente. 
r plus ou moins sur l'opportunité d'une inter- 
ile plus précoce, qui aurait peut-être sauvé 

diagnostic de la collection purulente sous- 
tre fait que les derniers jours ; d'autre part 
ous reflet du massage, il se produisait une 

l'état général, qui rendait la malade plus 
intervention sanglante. Là n'est point la 

iflet du massage, si comme je le répète, on 
ssage » le fait d'appliquer très légèrement la 
itre, en lui imprimant une vibration presque 
i? Comme toujours, il y a eu une action 
misme, action de lutte contre l'intoxication ; 
la peau se remettent à fonctionner, ainsi 
îlimination abondante d'une urine plus claire, 
le relèvement des fonctions cardiaques, 
i température, le matin principalement, 
luée de la température vespérale, indiquait 
) collection purulente, qui, malgré la lutte 
îst étendue, développée, au point d'atteindre 
iels, et assez grave pour ne pas permettre 
remettre, après l'évacuation de la poche 
comment s'expliquer ces fortes baisses de 
ré le volume et l'étendue de la collection, si 
d'une défense intense de l'organisme, parve- 
âce à une amélioration de sa circulation, les 
iaient ses fonctions vitales, mais ici raalheu- 
rd pour sauver la malade. 



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539 

pression des gaz sur le sac intestinal interne, c'est 
« du régulateur abdominal sur la masse sanguine 
arrivant par les capillaires artériels. Or combien de fois ce régu- 
lateur n'est-il pas en défaut, soit par troubles nerveux, soit par 
troubles de nutrition. Malgré l'absence de valvules, rien ne 
facilite plus la marche en avant du sang dans les vaisseaux 
portes que le massage vibratoire, il est facile de s'en convaincre 
dans tout état pléthorique. 

La vibration manuelle, si tine, si légère soit-elle, étend ses 
effets en largeur et en profondeur à grande distance, sans 
demander aucun effort dangereux de pression. J'ai vu une 
vibration se transmettre du canapé oU était étendu le malade 
au plancher de la chambre et à cinq mètres de là, h une plante 
verte, dont les feuilles inscrivaient distinctement sur la buée 
d'une fenêtre, les ondulations vibratoires. 

Cette action si puissante de la vibration sur la circulation 
abdominale pendant l'appendicite (et l'on sait de visu quelle 
stase existe dans la circulation intestinale et péritonéale pen- 
dant les réactions inflammatoires de la séreuse abdominale) 
se traduit par les phénomènes suivants : 

1» Augmentation de l'ampleur du pouls, qui est d'abord 
légèrement plus fréquent, puis considérablement ralenti. 

2o Augmentation de la diurèse et de la respiration cutanée. 

3o Sensation spéciale de soif, apparaissant au bout de dix 
minutes environ, expliquée par la décongestion de la muqueuse 
stomacale, bien avant l'apparition de la transpiration cutanée. 

4« Blanchissement à distance des cicatrices abdominales, en 
relation avec les vaisseaux mésentériques alore qu'on exécute 
une vibration sous-hépatique si légère qu'elle ne peut exercer 
aucune compression anémiante sur la cicatrice. 

5' Changement de volume et de sonorité du ventre. 

Ce changement dans la circulation, qui est absolument 
évident, doit avoir la place principale dans l'explication des 
phénomènes produits, surtout en admettant la thèse de l'action 
des anaérohies. Ceux-ci, en présence d'un sang Jo7iement oxy- 
géné, ne peuvent plus vivre et disparaissent. Les tissus exposés à 
leurs attaques deviennent plus résistants, et s'opposent à une des- 
truction qui amènerait la pe^'foraiion fatale, 

Y-t-il formation de pus, la phagocytose joue un rôle principal, 
d'innombrables armées de globules blancs parviennent sur le 
champ de bataille, les uns attaquent, dévorent, détruisent, 



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3S construisent des ba 
•ont le débordement d 
5, par l'effet du mass 
sseaux en quantité di 
l effet est encore plus a 
tous ces ouvriers chf 
s rapidement au foie < 
ont enlevés, neutraii 
la force de crever un 
e de r organisme pai 
ranes épaisses, comme 
e avec laquelle le pus 
îision. Jamais je n'ai 
intestin par mon mas 
îs appendicites, ni d 
[uej'ai eu l'occasion 
Ltion active bien quelc 
souvent dès les prerai 
ai trouvé de pus ; je n 
mment expliqué à ce s 
: aussi la circulation 
ration inflammatoire, 
élément V action antitoa 
n, en se fondant sur c 
lacilles sur les mauvai 
i coli et du bacilus lai 
méci nique de la vibr 
; anaérobies, par le cl 
le milieu de culture. 
)bies stricts coïncide 
it avec la disparition 
lerogenes; Massol et 
ire que ce phénomè 
ations; il leur parai 
ndicite une relation d< 
armalement vrai, 
résumé, étant donné ( 
; produites par des ba 
utré faction, attaquau 
lans la circulation sau 
les vibrations manuell 



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w\4/t r t^f %/ ' 



541 

iinélim-ant la circulaiion sanguine de ces tissus, les 
insi plus résistants, et en leur permettant d'opposer une 
solide au progrès du tnal, 
2^ en mettant un sang plus oxygéné en présence de bacilles 
anaérobies dont V oxygène est la mort, 

3 ' en favorisant le travail antitoxique et éliminatoire des viscè- 
res abdominaux chargés de ce travail, 
S' m agissant sur Vétat général du sujet. 



Technique des vibrations \ 

Le massage vibratoire manuel est un mouvement très spécial, 
difficile au début à bien « attraper », mais qui en lui-même n'a 
rien de très compliqué et devient presque automatique pour 
qui en a l'habitude ; on pourrait le comparer au mouvement 
produit dans la jambe, lorsqu'étant assis, on la fait trembler 
en appuyant le pied sur les orteils seulement ; on sait que ce 
mouvement, qu'exécutent parfois des personnes assises depuis 
longtemps, au théâtre par exemple, est très désagréable pour 
les voisins, ce qui veut dire que ce tremblement se communique 
par le plancher aux autres sièges, ou au banc sur lequel on est 
assis, sans qu'il y ait pour cela un eôort considérable ni de fati- 
gue chez celui qui le produit, souvent par distraction et pendant 
un temps assez prolongé. 

Il faut évidemment pour bien savoir vibrer un certain entraî- 
nement, une certaine disposition d'esprit. Ce mouvement a été 
très cultivé par certains suédois, principalement par Kellgren, 
Lewin, Wide et leurs élèves ; il présente de grandes variétés 
dans son exécution et son application. 

Pour en faciliter l'emploi, et pour le rendre plus a commer- 
cial », nombreux sont les médecins et les constructeurs qui ont 
cherché à remplacer la vibration tnanuelle par la vibration 
mécanique. Les instruments les plus ingénieux ont été construits 
dans ce but, depuis les appareils destinés à faire vibrer les 
osselets de l'oreille jusqu'aux grands appareils de Zander mus 
par des machines à vapeur. Liedbek, de Stockholm, a été un 
des premiers à construire et à employer son vibrateur mécani- 
que transportable, avec arbre souple et « contacts » ou extré- 

1 Ce chapitre est extrait du II'' volume (en préparation) de l'ouvrage « le 
Ventre» de MM. M. Bourcart et F. Cautru. Paris, Alcan ; Geuève, 
Kundig. 



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543 

sous-jacentes à la main par l'efiFort des muscles de notre bras, 
mais par pression transmise à notre bras par les muscles du 
tronc et le poids de celui-ci..; c'est là tout le secret nécessaire 
à connaître pour ne point se fatiguer. 

La vibration est donc une sorte de tremblement excessive- 
ment fin et pénétrant, exécuté dans tout le bras, de Tépaule à 
la main, sorte de mouvement « fibriilaire ». 

La « bonne vibration » doit être sentie profondément par le 
patient et la main doit paraître immobile. 

Un exemple de bonne vibration sera le suivant : Si Ton pose 
sur un guéridon, une coupe de cristal, pleine d'eau jusqu'aux 
bords, la main placée à plat sur la table à une certaine distance 
de la coupe, devra produire à la surface de l'eau des ondes 
concentriques partant des parois du verre et allant vers le cen- 
tre, la masse liquide toute entière subissant un mouvement de 
vibration, pas une goutte ne débordant du vase, tandis que la 
vibration a mal faite », par tétanisation du bras, répandra 
rapidement l'eau sur la table, en provoquant des ondulations 
tumultueuses, des secousses eu un mot. 

Pour bien exécuter les vibrations sur un malade il faut plu- 
sieurs conditions : 

1" Etre dans un état d'esprit calme, ne pas être nerveux, 
excité, ou avoir produit un eflprt un peu considérable, ou fait 
une marche un peu longue avec les bras pendants et congestion- 
nés. Il faut être reposé. 

2'' Le médecin doit se placer autant que possible dans une 
position commode par rapport à son sujet, par exemple, pour 
les vibrations abdominales, être assis à côté de lui, dans une 
situation un peu élevée, le buste légèremement penché en 
avant, pour régler la pression par l'eflort de retenue des mus- 
cles du dos, et n'avoir pas à supporter le poids de son bras, ce 
qui nécessiterait une contraction des muscles brachiaux. 

3° Observer le silence, se*concentrer dans son acte pour bien 
suivre la sensation tactile, car le bras vibrant doit pouvoir 
sentir, masser, diagnostiquer ; pour ne pas être distrait, il est 
même bon, sans forfanterie, de fermer les yeux, la vue est au 
bout des doigts. 

4** Le malade doit observer le silence, ne répondre qu'aux 
questions qu'on lui pose, et se prêter autant que possible aux 
mouvements qu'on exécute sur lui, c'est-à-dire ne point se con- 
tracter, mais respirer calmement et librement quand il le peut. 



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1 



5.44 

A ce moment il se produit une sorte d'excitation, de frémis- 
sement dans tout le bras et surtout dans l'avant-bras, frémis- 
sement qui se transmet à la main ou à rextrémité des doigts, 
si ceux-ci sont seuls en contact. De temps en temps il y a de 
très légers mouvements de flexion et d'extension dans le poi- 
gnet, ou de petits mouvements d'enfoncement de la main pous- 




FiG. 11. — Vibration générale superficielle du ventre, la 
main très légèrement posée à plat, n'appuie guère que 
par le bout des doigts. Le bras est tendu, la vibration est 
générale et très tine. 

sée en avant par le bras ; c'est une sorte de mouvement de 
reprise et de détente, mais le mouvement vibratoire se continue 
toujours à peine visible. Le malade, quand la vibration est fine 
et pénétrante, ressent comme une « sensation de courant élec- 
trique ». 
Quand le mouvement devient plus fort, plus intense, les 



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r 



545 



vibrations sont alors facilement visibles sur la main ; en s'accen- 
tuant encore elles peuvent devenir des trépidations. 

Le mouvement de vibration combiné à celui de massage, 
facilite celui-ci, en détendant les muscles et en assouplissant 
les tissus. 




FiG. 12. — Vibration de la fosse iliaque droite par la paume de la 
main droite, très légèrement appliquée sur le ventre. Le bras 
est renversé, le coude en dehors ; la vibration est antéro-posté- 
rieure. 

Le massage vibratoire doit toujours être commencé très dou- 
cement ; il peut être de plus en plus accentué, si cela est néces- 
saire, et il doit être terminé comme il a été commencé. 



RKTUB MEDICALE — VINGT-SIXIÈME ANN^E. — N* 10. 



38 



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546 

La vibration peut être exécutée sur 1; 
cas la chose est préférable, la main pi 
intime, mais elle peut aussi avoir lieu 
même un épais pansement. 



! 




,S^U0.O«^•^■r^ 



Fio. 13. — Vibration pylon)-sous hépatic 
soulève les fausses coies depuis la réiri 
droite e»l introduite léire renient sous 
doiiJTts sont assemblés, le pouce en deii» 
vibration est allon^-^ée et pén»'trante. Pou 
sons-hépatique, la main rej.-^arde plus i 

La vil)ration est une véritable « onde 
dans la profondeur, se transmet à tout 1 
aloi*s qu'elle est très fine, mais très inte 



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54 

Manipidaiions spéciales de vil 
aussi variées que complexes, 1 
destiné à être appliqué sur le 
vibration à l'organe qui nécessiti 

La vibration peut être large ( 
être profonde ou superficielle. 

On exécutera des vibrations ( 
tête, comme des vibrations sotis- 
soitS'COstales droites, stomaccUes, j 
rénales^ vésiccUes, cardiaques, etc, 
variétés. Il est inutile de les déci 
rateur les exécutera de la manié 
et qui répond au but à atteindre 
position : il peut être souple, 
eôort, ou au contraire être tendi 

La position de la main est a 
posée à plat, les doigts arrondis 
tout entière, ou seulement par le 
peau que par l'extrémité des doi 
avec les doigts placés parallèleni 
pouce d'un côté, l'inde^ et le me 

En un mot, la main vibrante ] 
à toutes les variétés de « massa^ 

La durée des séances peut être 
être très étendue selon le but à ( 
miniUes ou d'une heure et plus, 
grande fatigue, et quand il y a fi 
ment général que local, tout 
l'homme si entraîné soit-il, n'es 
opérateur peut donner autant d( 
séances de massage ordinaire, C( 



Application d 

Ce serait ie cas d'adapter ici 
jucunde. 

Cito, Vite, très vite, car plus 
rapidement la maladie ; on ran 
qui permet d'opérer au bout d 
sans attendre. Il faut se rappe 



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549 

il qui prend le mors aux dents et peut bien par- 
courir une route plus ou moins longue, et s'arrêter de lui-même 
sans amener de graves accidents, mais peut aussi en provoquer 
parfois de mortels sur son chemin. Donc sautons immédiate- 
ment sur la bride et tâchons de ne pas nous laisser entraîner 
trop loin. 

Cito, parce que la vibration est un moyen de diagnostic excel- 
lent. S'il n'y a pas d'appendicite ou d'abcès abdominal pelvien, 
la température ne sera pas influencée, il n'y aura que rare- 
ment une défervescence vespérale très marquée, surtout quand 
il y a augmentation très marquée de la température. Chez les 
enfants qui localisent si mal, le procédé a rendu des services 
très appréciés. 

S'il y a déjà formation d'abcès au moment du début du trai- 
tement manuel, la courbe de température qui, momentanément 
abaissée, tend à se relever rapidement aussitôt qu'on aban- 
donne son malade, nous indiquera la nécessité d'une interven- 
tion et la recherche d'un abcès dans la profondeur ; cet abcès 
que la palpation ne nous permettait peut-être pas de déceler, 
sera probablement alors solidement enkysté paf des fausses 
membranes produites par des ouvriers bien nourris et continuel- 
lement changés grâce à une circulation plus active ; l'opération 
se fera dans ce cas sur un individu beaucoup plus résistant. 

Cito, justement parce que l'individu s'aflaiblit, et s'intoocique 
vite, et que, rapidement remis, il peut plus rapidement se nour- 
rir, une fois le premier danger passé. 

Cito, parce qu'il est plus facile de se rendre maître de l'ap- 
pendicite au moment oîi le microbe commence à pulluler et 
parce que l'appendice doit être stérilisé avant que la gangrène 
ne s'attaque à ses parois profondes. 

Œo, parce qu'avec de la pinidence il n'y a pas de danger. Si 
le malade est atteint d'une autre autre affection que l'appendi- 
cite, même s'il y a rupture d'une grossesse extra-utérine, obs- 
truction intestinale, colique hépatique ou néphrétique, nous ne 
ferons aucun mal, nous calmerons au contraire les douleurs et 
hâterons l'établissement d'un bon diagnostic. 

Si la situation est très grave, il est évident que Vinie^'vention 
chirurgical'^ immédiate devra être pratiquée sur le champ, mais 
je veux simplement insister sur ce que, si la temponsation est 
décidée, il est préférable de recourir à la vibration, qui relèvera 
les forces du malade, que d'attendre les bras croisés, ou de ne 



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def 
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neD 
par 
prii 
nge 
atei 
les. 
i in 
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^oll< 
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gué 
on 
mb 
érat 
eru 
•e; 

n, c 

'est 
ne 



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551 

u'elle sera longue, trop difficile trop fatigante? 
ent, il suffit d'apprendre et de savoir la faire, il 
3 pour les vibrations manuelles. Comme je l'ai 
je m^oppôse à Vemploi des vibrations mécaniques, 
[es crois nuisibles, soit directement, soit aussi 
meuvent, comme l'a été l'électricité, tomber dans 
chirurgicales et provoquer des accidents graves, 
lit à la méthode. 

ppendice est-il plus sujet que d'autres parties de 
! attaqué? Justement par sa situation spéciale 
caecum et à l'intestin. Les troubles de sa circu- 
icilement provoqués soit par les efiets de l'accu- 
fttières dans le cœcum, soit par son écrasement 
:et organe quand il est plein, soit par son peu de 
irritations internes, qu'elles viennent de corps 
orps étrangers. 

n des vaisseaux sanguins dans l'appendice, qui 
im corps rudimentaire, joue un rôle important 
es de sa circulation ; cette thèse a été largement 
idue par van Cott, Towler, Lanz, Meisel et d'au- 
3terai pas sur leurs travaux forts intéressants ; 
3nt la monographie est très complète, trouve 
lupart des cas, l'alimentation sanguine de l'ap- 
5 défectueuse, les anastomoses y sont insuffisan- 
and les arcades vasculaires sont courtes à la base 
lie se continuent pas, le méso- appendice n'at- 
, l'extrémité de l'appendice ; les déplacements, 
ressions de celui-ci y amèneront ainsi bien plus 
troubles de circulation que- dans d'autres par- 
n mieux irriguées. 

es contre-indications au traitement vibratoire ? 

t que dans certains cas désespérés ou très graves, 
chirurgicale immédiate s'imposera toujours, c'est 
a doigté, et si le traitement par les vibrations 
pas complètement réussi dans un ou deux cas, il 
ir cela lui jeter la pierre ou l'accuser de tous 
itement devrait par son innocuité et sa facilité 
être un traitement de début; il est bien plus 
a glace, les sangsues, les cataplasmes, et tutti 



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552 

quanti, qui nous font perdre un ti 
que localement. J'irai même plus 1 
sommes toujoui*s bien trouvé de la su] 
ou du cataplasme opiacé. Jeneparl( 
de la méthode (comme dans Tobstr 
tous les cas que nous avons traités , 
ont guéri en une ou deux séances), 
ni belladone, le seul adjuvant est 
encore ne la continuons-nous que 
saire ; après 48 heures de défervesc 
limentation liquide, surtout s'il y 
vescence. 

Dans Yappendicite tuberculeuse, il 
répartir les attributions des diftéret 
le diagnostic n'en est pas toujours 1 
change rien au traitement qui lut 
les dangers de l'infection et de 1 
nettement donné de le constater 
atteint d'appendicite, pour lequel h 
quable préparation à l'intervention, 
relativement assez rare. 

On a voulu attribuer au hasard 
la suite d'une seule intervention, 
St-Maurice (voir p. 524), mais dans 
d'appendicite ou de suppuration pel 
tiens manuelles, la température des 
mière intervention — jamais le jo 
ment ce qui fait l'originahté de la m 
avec température élevée, pouls ra 
sèche, etc. est maîtrisée, la tempérs 
signalant par là la cessation de l'in 
La température peut remonter en 
abcès, par exemple, mais le tableau 

En terminant, je répète que n( 
d'un traitement au début de son d 
mande à être étendu ; les explicai 
avons données de ses effets, effets 
comme résultats à ceux de la crise 
peuvent être obtenus même en un( 
le malade de l'hôpital de St-Mauri 



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553 

pas absolument exactes, mais les efl 
et ne sont le résultat ni du basai* 
I donne plus à inanget' de saletés à 
lisait dernièrement un émineut confi 
^rvescences étonnantes cbez des ma 
m depuis plusieurs jours, ni à la rup\ 
tin, car cet incident ne donne pas ui 
ible à celui que présentent ceux qi 
presque toutes, si ce n'est toutes lest 
3 point de vue, avec un résultat négai 
3 vibratoire est donc nettement dél 
iuérale luttant contre l'intoxication c 
Q action locale enrayant les progrès 
fense de l'organisme, 
avons dit, les brusques défervescence 
ntes défervescences vespérales, les cri 
^ent pas seulement dans les appendici 
'autres afiections abdominales inflami 
cependant vraisemblablement pas a 
autre fadeur (ainsi dans les cellul 
ngites, les hématocèles suppurées, 
étendus, etc.) L'action si puissante d 
ie par l'expérience quotidienne dans 
•tout dans V entéro^oUte muco me)ni 
t être attribuée aux mêmes causes < 
c'est à dire à des troubles de circulatio 
pm' des anaérobies. Lés malades at 
'ésentent de curieuses déjervescences v 
s rapide à la santé, surtout les enh 
lellementtrès nombreux, 
lis malheureux de quelques confrèr 
icore une grande importance, l'applic 
;hode n'ayant pas encore été publiée 
ivoir auparavant des docum'înts sérieii 
res, et des explications scientifiques â 
i le danger de la méthode; j'ai déjà 
era pas, si le traitement reste stri 
lu chirurgien, qui saura d'une main 
it en tenant de l'autre son bistouri bi 



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Recherches expérime 
cocytes dans le sai 
phériques au cours 
berculines et leucoi 

Pj 
(Travail de l'Institut f 

I. - 



Le sang de Thomme, 
renferme un nombre de 
remarquer que pour let 
individuelles d'une cert 
cobaye, comme individu 
ques milliers de leucoc] 
taux normal de leucocyl 
de laisser une limite, et 
l'homme a 6.000 à 10. 
le lapin, 4.000 à 8.000 e 

Le nombre des globu 
une même altitude, pan 
nécessitent pas un chai 
même pour les globules 
variations considérable! 
influences très diverses. 

Les globules blancs, 
tous identiques ; on les ( 
affinités chimiques, leur 

C'est Ehrlich qui a ce 
leucocytes et leucocytei 
togenèses. 

Certaines granulation 
tife neutres, les neutropl 
(acide picrique, éosine), 
tifs basiques (.violet den 

Ces colorants sont dei 
avec les différentes part 
Les couleurs basiques t 



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555 

i substance nucléaire serait de réaction acide; le noyau 
ra donc par les alcalins et sera a bàsophile ». L'albu- 

protoplasma serait alcaline et sera donc « acidophile ». 

Askanazy a démontré que les cellules jeunes sont basophiles. 

Dans certains leucocytes, il y a du protoplasma basophile, 
dans d'autres du neutrophile. Avec le colorant triacide d'Ehr- 
lich, les noyaux se colorent en bleu verdâtre, les acidophiles en 
rouge, les neutrophiles en violet. 

Chez l'homme on distingue les globules blancs en mononuclé- 
aires et polynucléaires. 

Les mononucléaires sont : 

!•, les lymphocytes, du volume d'un globule rouge, rarement 
plus grands ; leur noyau est circulaire, à contour net, et occupe 
la plus grande partie de la cellule. Il se colore à sec uniformé- 
ment avec tous les colorants nucléaires, d'autant plus foncé 
qu'il est plus petit. Dans le noyau des lymphocytes on peut sou- 
vent voir une ou deux taches claires (corpuscules nucléaires). 
Leur protoplasma est basophile et était considéré comme 
dépourvu de granulations. Ils forment chez l'homme environ le 
25 7o des leucocytes. La question de savoir si les lymphocytes 
ont ou n'ont pas de mouvements amœboldes a été et est encore 
très discutée. Ehriich les considère comme immobiles. Grawitz, 
Ranvier considèrent comme indiscutable leur locomotion active. 
Askanazy dit que depuis Ranvier les mouvements actifs des 
lymphocytes ont été observés à maintes reprises sous le micros- 
cope. Il l'a démontré dans un travail récent ^ Benda admet que 
les lymphocytes sortent de leur lieu de production par mouve- 
ments actifs et gagnent le courant lymphatique. Wolf, Senator, 
Baumgartner, Pappenheim acceptent comme une certitude qu'il 
existe une lymphocy tose active qui s'observe surtout dans les pro- 
duits inflammatoires de la néphrite et de la pleurçsie tubercu- 
leuse. La tranisformation des lymphocytes en polynucléaires n'a 
jamais été observée. Benda prétendait l'avoir constatée dans les 
abcès au milieu des lymphomes du rein ; cette opinion paraît 
inadmissible à Ehriich; même dans lalymphémie au plus haut 
degré, la suppuration est constamment polynucléaire. 

2«, les grands mononucléaires qui constituent le,l";o des leu- 
cocytes, avec un noyau excentrique dans un protoplasma abon- 
dant et légèrement basophile. Pas de granulations. 

Les polynucléaires ont des mouvements amœboïdes distincts 
et des granulations protoplasmiques. On les divise en : 

» Centralhlatt fiir allg. Patholoffir, 1905. 



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1) neutrophiles qui ont qi 
noyau ; ils foraient le 707o des le 
des cellules du pus dans les sup 
la forme de SYEZ. 

2) éosinophUes^ grands, av( 
formant le 4 à 8 7» des leucocyt 

Les leucocytes hasophiles ou 
le sang humain normal, et leurs 
sont pas colorées par le triacid 

Les formes intermédiaires (i 
unique échancré en bissac. Po 
sentent la transformation des m 

Dans le sang du lapin, on ne 
cléaires . Il existe des cellules j 
pas toujours distinguer des vrï 
sont chez le lapin un peu plus 
constituent 17o environ des lei 

Le lapin réagit souvent par 
réagit par des neutrophiles. 

La question de l'origine de 
de nombreuses controverses. Il 
rite des auteurs reconnaissent q 
des éosinophiles et des neutropl 
cluéaires, tandis que les lymph 
lymphatiques, mais cette que 
De nouvelles expériences diront 
et les leucocytes granulés des d 
vue de leur localisation, de leu 
nèse (^Askanazy). 

La signification de la ditférei 
pond à des particularités biolo^ 
de certaines substances patho 
se multiplient ; avec d'autres su 
De plus, les différentes cellules 
rentes séries de développement 

Défi} 

La lemocj/tose consiste en um 
globules blancs qui entrent dai 
mal (Levaditi. 



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557 

Toute augmentation du nombre des leucocytes qui ne dépend 
pas de la leucémie (ou leucocytémie) prend l'appellation de 
leucocytose ; on doit distinguer une leucocytose permanente et 
une leucocytose passagère, abstraction faite des leucocytoses 
physiologiques et thérapeutiques (Gilbert). 

La leucocytose consiste en l'apport actif d'un nombre exagéré 
de leucocytes, qui proviennent de la réserve normale ou accrue 
des organes hématopoiétiques. Elle est l'expression d'une 
réaction à but déterminé, réaction le plus souvent provoquée 
par des irritations chimiotactiques dont elle constitue un phé- 
nomène secondaire et symptomatique (Âskanazy). 

Chez l'homme on considère le nombre des leucocytes comme 
accru, s'il dépasse 10.000 par mm. cube. 

La leucocytose n'est point une maladie, mais un symptôme 
commun à beaucoup d'états pathologiques ou physiologiques. 
Il y aune leucocytose physiologique qui donne jusqu'à 20.000 leu- 
cocytes au mm. cube après un repas copieux en albuminoïdes, 
après un surmenage physique, après un bain froid, pendant 
la grossesse ou plus exactement pendant l'accouchement. Dans 
tous ces cas, l'augmentation du nombre des leucocytes porte en 
général sur toutes les espèces, qui gardent entre elles leur rap- 
port normal. La leucocytose digestive a été étudiée par Gregor. 
Hirt, Moleschott, Halla, Reinert, Burnan et Schur, Japha. 
Pendant sa durée, le nombre des globules rouges n'est pas 
augmenté (Schwinge) ; c'est donc une véritable leucocytose, et 
non, comme on la prétendu, un simple appauvrissement du 
sang en liquides pour la sécrétion des sucs digestifs. Lôwit 
explique la leucocytose digestive par la leucolyse provoquée par 
la résorption de peptojies. 

Dans les leucocytoses pathologiques, c'est en général une 
seule espèce qui est en augmentation, tandis que les autres res- 
tent stationnaires. Dans la plupart des, cas ce sont les polynu- 
cléaires, surtout les neutrophiles, qui font les frais des leucocy- 
toses. Cependant nous verrons aussi des états pathologiques qui 
s'accompagnent d'éosinophilie. Il semble que les produits végé- 
taux, les bactéries et leurs toxines attirent de préférence et en 
grand nombre, les neutrophiles, tandis que les parasites ani- 
maux provoquent volontiers une éosinophilie restreinte. 

Ehrlich distingue les leucocytoses en: 

a) active dans laquelle les leucocytes à mouvements amœ- 
boïdes quittent leurs organes générateurs pour entrer d'une 
manière active dans le sang. 



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. 5o 

b) passive due à Taugmentat 
dépourvus de mouvements (lyi 
haut que Tassertiou de Ehrlich 
phocytes est contestée par )a pi 

On trouve de la leucocy tose d 
et des infections, par exemple, da 
rate de potasse, Pacide arséniei 
injection sous-cutanée d'album 
reuses, dans la pneumonie, la di 
la septicémie, le rhumatisme ai 
ment une augmentation des leu 
de purpura (Denys), ainsi que 
scorbut (Denys, Zimmermann) : 

Jacob a étudié deux cas morte 
cation par le chlorate de potasse 
hyperleucocytose de polyuuclés 
une leucocy tose à peine marqué 
permettent donc pas encore d'é 
se comporter des globules blanc 

Dans la chlorose, Tanémie gi 
nombre d'éosinophiles dans le sa 
il existe aussi une leucocytose d 
et carcinomateuses. 

La leucocytose des suppuratic 
vacuation du pus. 

La leucocytose accompagne la 
culeuse, la pneumonie tubercule 
de leur évolution. 

La leucocytose éosinophiliqui 
chique, lepemphigus, latrichino 
Tankylostome. Dans la trichine 
si accentuée qu'elle peut condui 

Leichteustern traitait une pati 
ankylostomes; elle avait réagi ] 
philes; Téosinophilie (12 ''/o) pei 
rition des vers. L'appareil éosin 
ment hypertrophié par une excit 
que l'excitant lui-même. 

La lymphocyiose (^leucocytose 
la trouve dans les gastrites et e 
queluche, le rachitisme, aprèi 
tuberculine (Klemperer, Faucon 



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559 

it injecté une solution au 8 % de protéine de Pyo- 
cocytes devinrent sept fois plus nombreux, 
périmenté diverses cultures microbiennes; toutes 
fort pouvoir chimiotactique positif sur le chien, 
icille de la tuberculose. 

ate que la toxine typhique provoque une légère 
le d'une leucocytose très nette chez le lapin, 
typhoïde sans complication, les neutrophiles 
sont souvent diminués, jamais augmentés. La 
nque dans la morve et la rougeole, 
idoleucémie, les lymphocytes seuls sont en aug- 
uombre. global des globules blancs n'est pas 
ttution porte surtout sur les polynucléaires. La 
e déviation qualitative de la reproduction leuco- 
ne espèce de leucocytose spécifique et pathogno- 

ist du but de la leucocytose, nous savons qu'elle 
étroit avec la défense de l'organisme, et liée à 
rtaines cellules fixes des tissus sont phagocytes; 
(comme les protozoaires) sont des phagocytes 
lobiles ; c'est pourquoi ils peuvent se frayer un 
pour purifier le sang et les organes mécanique- 
uement. 

' diffé'entes thèmes de la leucocytose. 

itre nous empruntons beaucoup à Levaditi, qui 
très clair de ces diverses théories. 
Virchow, — Le premier, Virchow pense que les 
ériques des globules blancs sont en rapport avec 
les héraatopoiétiques. La leucocytose serait une 
l'excitation des ganglions lymphatiques.Virchow 
que la leucocytose. quelle que soit sa nature, est 
le dans l'activité des ganglions, source des lym- 
L partage cette opinion. Brûcke a démontre que 
ont plus nombreux dans les vaisseaux eiférents 
emphatiques que dans leui-s vaisseaux afférents, 
ymphatiques sont des dépôts cellulaires dont la 
ctiou se règle suivant les besoins du sang. Des 
3centes tendraient à ramener à cette théorie ; 
lontré pour le typhus abdominal : en l'absence 



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560 

d'une leucocytose polynucléaire, une lymphocytose se développe 
progressivement avec fluxion des follicules de Tintestin et des 
ganglions mésentériques ; Askanazy nie cette opinion. Becker a 
obsei*vé des lymphocytoses relatives dans des maladies très 
diverses s'accompagnant d'engorgement ganglionnaire: rou- 
geole, syphilis secondaire ; ces faits sont confirmés par 
Gravi tz. 

Théorie de Schur et Lôtvy. — Ces auteurs refusent au tissu 
myéloïde tout rôle dans la genèse de la leucocytose; ils s'ap- 
puyent sur ce fait que dans certains cas il n'y a aucun parallé- 
lisme entre l'état du sang et les réactions de la moelle osseuse. 
La leucocytose serait due à ce que le& leucocytes qui naissent 
dans les loyers inflammatoires pénètrent en grand nombre dans 
le sang et augmentent sa teneur en globules blancs. Schur et 
Lôwy pensent (avec Arnold et Weiss) que les éléments leucocy- 
taires sortis des vaisseaux et répandus dans les tissus sont encore 
capables de se multiplier au sein des tissus. C'est la théorie loca- 
listique (Grawitz) de la leucocytose: la production des leuco- 
cytes dans les processus irritants n'aurait pas lieu dans la 
moelle, mais dans les tissus les plus divers. Les observations de 
A. Schmidt et Leyden, de Hofmeister, Pahl, Mandibur, ont 
confirmé que l'inflammation active des tissus peut provoquer la 
formation de leucocytes. Ce ne serait donc pas seulement le sang, 
la moelle, les ganglions, qu'il faudrait étudier pour élucider la 
question des leucocytoses, mais aussi les leucocytes et les tis- 
sus multiples dont ils peuvent dériver. Levaditi combat absolu- 
ment cette manière de voir: si certaines leucocytoses, dit-il, 
s'accompagnent de lésions locales, un assez grand nombre 
apparaissent et évoluent sans qu'on puisse déceler la moindre 
' inflammation. 

Théorie de Biichner et Borner. — Ils ont remarqué que pen- 
dant la leucocytose engendrée par les protéines microbiennes, 
les leucocytes du sang se disposent en amas; ils pensent que ces 
amas représentent des colonies de leucocytes de nouvelle forma- 
tion. Ils considèrent que le processus de formation des nouveaux 
globules s'opère dans le courant sanguin. Metschnikoff . et 
Bezredeka voient dans ces amas des phénomènes d'agglutina- 
tion absolument indépendants d'une nouvelle formation de glo- 
bules. Goldscheider et Jacob les considèrent comme des throm- 
bus leucocytaires. 

Théorie de Schmidt. — 11 prétend que l'endothélium vascu- 



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561 

laire donne naissance à des globules blancs. Il dit que les 
muqueuses pourraient aussi produire des éosinophilesqui gagne- 
raient la circulation. Marchand fait venir des cellules leucocy- 
toldes de Tadventice. 

Théorie chimiotadique. — L'étude de la leucocytose, associée 
à celle de Témigration des leucocytes par Cohnheim, a fait un 
grand pas avec la découverte des propriétés chimiotactiques 
qu'exercent certaines substances sur les animaux inférieurs. 

Ehrlich admet que dans beaucoup de maladies, surtout infec- 
tieuses, des substances à action chimiotactique circulent dans 
le sang ; elles attirent d'abord les neutrophiles polynucléaires 
entassés dans la moelle osseuse, si bien qu'une véritable a inon- 
dation i de leucocytes se produit quelques instants après l'in- 
troduction de ces substances. Cette conception est très plausible, 
car il y a toujours une grosse réserve de neutrophiles. dans la 
moelle, et dans la majorité des leucocytoses, les polynucléaires 
sont augmentés. 

Werigo et Jegunow ont compté les leucocytes dans le sang 
des veines et des os, et ont constaté une augmentation surtout des 
polynucléaires après injection de substances irritantes. Muir a 
trouvé dans la moelle osseuse une multiplication des mononu- 
cléaires par mitose et une diminution des formes mûres par 
évacuation exagérée. On doit considérer la moelle osseuse et 
les organes hématopoiétiques en général, comme des réserves de 
globules blancs ; leur production peut être constante, mais ils ne 
livrent à la circulation que les cellules dont le sang a besoin. 

Théorie de Rieder et Schtdz. — Rieder soutint que l'aug- 
mentation absolue des globules blancs est insignifiante, mais 
qu'il y a répartition anormale dans les vaisseaux en faveur de 
la périphérie. Schulz partage cette opinion. Becker a examiné 
en même temps le sang des veines et des capillaires, et a trouvé 
que la leucocytose provoquée par le froid n'est qu'une pseudo- 
leucocytose qui repose sur une accumulation marginale des 
leucocytes dans les capillaires. Ces leucocytoses passagères ne 
sont qu' « apparentes ». Werigo trouve que les leucocytes sont 
d'abord refoulés dans les organes internes ; foie, poumons, rate, 
où les substances étrangères sont détruites. Goldscheider et 
Jacob iiijectent des substances irritantes dans les veines ; ils 
constatent que les leucocytes ne sont pas détruits, mais qu'ils 
sont retenus dans les capillaires d'organes centraux (poumons). 



RBYUK lUfolUALB. — YINOT-SIXIÉMK ANNÉE. 



NO 10. 



89 



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5( 

pendant que d'autres leucocyU 
sanguin, venant de la moelle sur 
culent dans le torrent lymphati 
injection de produits microbiens 
avec entassement dans le poumc 
tate que 24 heures après l'ing» 
sente une leucocytose périphériq 
des leucocytes dans le cœur; il a 
de la digitale sur la circulatioi 
riences que nous allons expose 
leucocytes refoulés des vaisseau 
partie dans le sang du cœur, sani 
Nous avons constaté en outre, qu 
cytose périphérique n'est qu'uni 
tenus dans le sang et attira 
la circulation. Comme Rieder e 
légères leucocytoses peuvent fort 
provenir d'un rapport interverti e 
centraux et ceux de la périphc 
des leucocytes est considérabl 
proportions de ses divers élém 
modifications profondes, il faut A 
l'on ne peut nier une invasion 
ment n'étaient pas lancées dans 



IL — Expérience 

Au début, et sur les conseils 
l'intention d'étudier expérimenta 
culine Denys sur la formule lei 
parut à Genève une thèse di 
Prof. Bard) sur la leucocytose di 
étudiée simultanément dans le sa 
Les résultats ainsi obtenus nou! 
nous ont décidé à étudier auss 
simultanément pour la périphér 
sommes livré à ces recherches so 
ratoire du Prof. Askanazy, à l'Ii 
Nous avons comparé ensuite les 



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563 

cultne avec ceux obtenus par lenucléiDate de soude dont l'action 
leucocytosiqueadéjàétéétudiée(Miyake). Enfin nousavons expé- 
rimenté deux fois aussi la vieille tuberculine de Koch. Toutes 
nos expériences portent sur des lapins sains. Nous n'avons pas 
eu le temps de poui'suivre nos expériences avec la tuberculine 
Denys sur des animaux tuberci^eux, nous en ferons l'objet d'un 
prochain travail. 

Nous avons pris du sang : 

P à VoreiUe, dans la veine magirïale, par simple piqûre. 

2* dans le cœur par ponction, avec une seringue de Pravaz. 

La ponction du cœur a quelquefois provoqué des accidents, 
et nous avons perdu ainsi plusieurs lapins par hémorragie 
dans le péricarde. Au début nous avons employé une aiguille 
d'un calibre trop fort. Ensuite avec une aiguille fine, nous avons 
eu à la première ponction deux décès, que nous nous sommes 
sommes mal expliqué. Certains lapins ont parfaitement supporté 
11 et 13 ponctions cardiaques, d'autres ont succombé très rapi- 
dement. 

Nicolle et Ducloux indiquent une bonne technique pour ces 
ponctions ; ils piquent dans le troisième espace intercostal gau- 
che, à trois millimètres du bord sternal. Us ont réussi à faire 
quatorze plaies cardiaques en 35 jours sans accident. Nous som- 
mes arrivés à treize, mais en 5 jours. 

Nous avons ponctionné de préférence le ventricule gauche. 

Le sang pris dans l'oreille comme dans le cœur était immé- 
diatement (sans manipulations préalables) aspiré dans la pipette 
deZeissetdiluéau 1/100 dans l'acide acétique au l/37o additionné 
de quelques gouttes d'hématoxiline. Numération au Thomas- 
Zeiss, en comptant 900 carrés. Chaque prise de sang était aussi 
utilisée pour faire 5 ou 6 frottis. La technique est assez difiicile 
pour ne pas déformer les leucocytes. Ces frottis étaient séchés 
à l'air pendant une demi heure, puis fixés dans l'alcool et colorés 
au a Giemsa » pendant une demi heure, lavés et montés au baume 
de Canada. On obtient ainsi de fort jolies préparations dans les- 
quelles 

les éry throcytes sont colorés en rouge-cuivre, 
le noyau en violet-rouge, 
le protoplasmà en bleu-azur, 
les granulations neutrophiles en violet, 
» éosinophiles en rose, 

» pseudo-éosinophiles en rose. 



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Ave 

rappo] 

nous r 

Pseï 

Mastz 

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leucoci 

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vitesse 

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Ces 

et Ja 

les r( 

leucop 

trouvé 

même 

sont a 



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565 

Exp. I. — Lapin sain femelle. Poids 1785 gr. 

Dq 23 avril 1906 an 2 mai 1906, plusieurs prises de sang ont donné la 
moyenne suivante : 

Globules blanoa PMudoéotinophiles Lymphocytes 

oreille 5037 63,7 o/o 42,9 % 

cœur 3425 62,1 7o 45,9^0 

Uebergaugifonnen MastzeUen 

oreille l,9Vo l,57o 

cœur 1,0 7o 1,0 7o 

3 mal 1906 à 9 h. 20' m., injection sonscntanée de tuberculine de Koch 
primitive gr. 0,001 milligr. 





aiob. bi. 


p*. 


L. 


u*. 


Ux. 


H h. 30- 


: oreille 7111 


52,7 7o 


42,67» 


i.57o 


3,27» 




cœur â359 


53,37o 


41,47» 


2,27o 


3,17» 


3 h. 30" 


• : oreille 7111 


54 •/. 


35 7» 


5 7» 


6 7o 




cœur 3815 


52,37o 


38,07» 


7,47. 


2,37. 


4 mai. 












11 h. 


oreille 8Ô66 


54,5 Vo 


39,0 


3.3 


3,2 




ccear 3185 


50,37» 


40,9 


4,6 


4,2 


11 b. 10' 


injection de tnbercaline Kojh 0,002 milligr. 






3 h. 


oreille 6606 











cœur 1862 

Le lapin meurt après cette dernière ponction du cœur. L'autopsie révèle 
on hémopéricarde. 



Lapin 


r. 


Kocli I^ 


r. 0.001 


.pui» 0,00i. ^ 


Up 


in 


I.Koc 


W.gr. 


0,002 






f/OOO _j 












^ 


11000 

toooo 
9000 
























(0000 




































ûooc L-i 
















/ 




















toeo^ 












é 
























7000 


mm- 


^ 




i 






7000 




1 




















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a. 






r 






f)Oon 


^, 


i 


















1 


5000 J. 










1 




5000 




















1 




Uooc 














'. 






















3000 " 


> 






...^ 






5000 
2000 


' 


. 


t 


















J.O0ff 


4' 
































fooo^ 












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.... 


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TZ 


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L_L 


) 6 


9 


12 


J 
J 


é 

-J 


9 1 


2 J 6 

.i . 



Exp. n. ~ Lapin sain femelle. Poids 1460 gr. 
Da 26 avril au l*' mai plusieurs prises de sang ont donné la moyenne 
«ai van te : 

1 Dans tous les dessins le ti*ait plein représente la courbe des leucocytes 
<la.n9 la veine de Toreille. Le trait pointillé la courbe dans le sang du cœur. 



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Glob. bl 

oreille 6018 

cœur 4732 

1er mai à 9 h. 45* m., injection 

Koch primitive; sous-cutanée dan 

10 h. 30' : oreille 6222 

cœur 1333 



il h. 


30' 


: oreille 
cœur 




7377 
1860 


CoUapsus après la 


saignée 




1er 


mai. 








3 h. 


40' 


: oreille 
cœur 




8404 
2388 


1er 


mai. 








5 h. 


30* 


: oreille 
cœur 




9302 
3433 



Le lapin meurt après la ponctioi 
en vidant la péricarde, le cœur se 

L'aiguille employée pour la pon 
lapins était trop grosse. 

Nous connaissons déjà par c 
la tuberculioe de Koch sur 
Surgens, Kromayer, Burci, î 
Botkin, et surtout Fauconnet o 
avec ce produit. 

Israël a injecté cette tuberci 
il a trouvé dans le tissu cicatri 
tratiou leucocytaire. 

D'après Sûrgens, la tuberc 
cocytose générale qu'il a const 

D'après Kromayer la tuberc 
aigiie caractérisée j>ar l'émig 
aires. Bursi prétend qu'elle 
relative par diminution des glc 

Zappert observe chez les ti 
nution des éosinophiles dans !< 
culine provoque une forte ré 
diminuent encore, pour augmc 

Uskoff constate la productic 
cytose surtout polynucléaire. 



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567 

Tschistowitsch dit que le sang des tuberculeux est en général 
riche eu leucocytes. L'injection de tuberculine Koch provoque 
une leucocytose avant toute autre réaction. Deux de ses 
malades ont eu d'abord une leucopénie avec leucocytose 
secondaire. Ce sont les mononucléaires et les formes 
intermédiaires {Uebergangsformen) qui augmentent le plus, 
d'après Tschistowitsch. La tuberculine, dit-il, donne une acti- 
vité plus considérable aux organes producteui-s des leucocytes, 
et elle favorise la maturation des formes jeunes. Il pense que la 
tuberculine favorise donc la transformation des mononucléaires 
en polynucléaires. (Nous avons vu plus haut que l'opinion de 
Tschistowitsch n'est pas partagée par tous les auteurs). 

Pour Botkin. le nombre de tous les leucocytes augmente avec 
la tuberculine ; au summum de la réaction, les neutrophiles 
augmentent le plus, et prédominent ; le lendemain ces polynu- 
cléaires présentent une diminution notable, pendant que le 
nombre des autres a augmenté. Ce sont les lymphocytes et les 
éosinophiles dont l'augmentation persiste le plus longtemps. 

Botkin compare la crise provoquée dans le sang par la tubercu- 
line à cellede plusieurs maladies infectieuses fébriles: pneumonie 
croupale, etc. Il ajoute que la leucocytose de la tuberculine 
peut s'observer chez des gens qui ne réagissent pas par de 
la fièvre, donc des « non tuberculeux ». 

Fauconnet a étudié l'influence de la tuberculine Koch sur le 
sang de l'homme et du lapin. Il formule ainsi ses conclusions : 
Il n'y a pas de chimiotaxie spécifique des lymphocytes pour la 
tuberculose (foyers tuberculeux) ni pour la tuberculine. La to- 
xine tuberculeuse, comme d'autres toxines microbiennes, ne 
peut attirer que les polynucléaires neutrophiles. 

Fauconnet constate qu'une seule injection de tuberculine n'a 
provoqué une leucocytose que chez 2 lapins sur 8. 

D'autre part, par l'injection de fortes doses de tuberculine, 
il obtient une diminution des polynucléaires (diminution de 
SCKX) en moyenne) avec une augmentation équivalente des lym- 
phocytes chez le lapin. 

Botkin, BischoflF, Grawitz ont parlé de « l'éosinophilie » tuber- 
tulinique. Fauconnnet, au contraire, n'a pas constaté cette éosi- 
philie et en conteste l'existence. 

Chez le premier de nos lapins, nous trouvons une leucocy- 
tose faible et passagère, à la périphérie seulement^ tandis que 
dans le sang du cœur nous avons une hypoleucoajtose (voir les 
courbes). 



Digitized by VjQÔQIC 



is la veine de Toreille 
î)our redescendre le le 
lur ils descendent gra 
)se réelle, est donc plu 
oériphérique ; c'est là u 
lu cours de nos expéri 
rapport entre les diver 
odifié. Chez le lapin 
essivement à la périp 

elle descend dans le ci 
0. Ici encore nous vc 
§s dans le sang périph< 

de la circulation. La 1 
si l'on prend la moye 
le et pour le cœur, 

d'hyperleucocytose, 
î accusent une ascensi< 
irquoi l'injection de tu 

des leucocytes du cen 
er l'idée d'une irritât 
a peau du ventre, et U 
npmann, ayant trouvé 
tribue à l'action de la i 
a tuberculine n'a vraisi 
pareille sur la circula 

que la tuberculine inl 
[ans les tissus, et exe 
les capillaires; tous 
attirés vers les tissus, 
îs notre second cas, i 
imiuution de pseudoéo 
locytes et des formes c 

is avons continué nos 
» (de la maison Boehr 
ence leucocytosique a 

. III. — Lapin mâle, sain. 
7 juin moyenne de 4 saigi 

Glob. 

oreille 526 

cœur 297 



Digitized by VjOOQ IC 




569 

7 juin 9 h. «15', injection sous cutanée (ventre) de nucléinate gr. 0,10 
en solution à 10 7o. 







aiob. bi. 


Pa. 


Ly. 


u«. 


Hz 


iO h. 30' 


: oreille 


2996 


50,3 7o 


44,9 


2.3 


2,5 




cœur 


2794 


49,7 7o 


45,5 


2,5 


2,3 


1 h. 30* 


: oreille 


3439 




pas< 


sompté. 






cœur 


2666 




» 


• 




4 h. 30' 


: oreille 


2963 


55 7o 


36,0 


5,0 


4,0 




cœur 


6444 


60 7o 


33.4 


3,4 


3.1 


juin. 














iO h. 15' 


: oreille 


6666 


64,7 7o 


24.2 


5,5 


5,5 




cœur 


4653 


47,7 7o 


45,8 


3,3 


3,2 


2 h. .30' 


: oreille 


15777 


61,57o 


32,2 


3,5 


1,7 




cœur 


4444 


54,8 7o 


39,2 


3,9 


2,0 


4 h. 30' 


. oreille 


8444 


59,4 7o 


34,3 


4.2 


3,1 




cœur 


2666 


50.1 7o 


41,2 


5,5 


3,2 


9 mai 1906. 












9 h. 30' 


: oreille 


9333 


68,47o 


37,1 


3,2 


1,3 




cœur 


6222 


57,6 7o 


38,0 


2,1 


2,3 


10 mai 


1906. 












3 h. 40' 


: oreille 


5333 


56,3 7o 


38,2 


3,5 


2,0 




cœur 


4000 


55,47o 


39,7 


2,8 . 


2,1 


11 mai. 














10 h. 


oreille 


5133 


52,37o 


44,9 


1.5 


1,3 




cœur 


3211 


49,57o 


45,9 


2,5 


2,1 



Le lapin a un peu maigri à la suite de ces 13 ponctions cardiaques en 
5 jours ; il n'en a pas moins continué a être bien portant. 8 jours après 
il était complètement remis. 



Lapin 


DI 


h 


nucléinale 


jjr 0,10 
















464MO 

ilooo 


1 i ! 


4J i : 


! : u . 1 u 


- 


|_ 




I - 




1 




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1 










1 
















M 










10000 
SOOO 
















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booo 
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2000 
JOOO 


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1 10 V 



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570 
Exp. IV. — Lapin sain femelle. 1575 g 
8 au 10 mai moyenne : 



oreille 
cœur 



aiob. bl. Ps 
6666 52,5 
2239 50,:) 



10 mai, 9 h. 40', injection sous-cutai 
sonde gr. 0,20. Solution 20 7o. 

10 h. 50' : oreille 6133 51,3 

cœur 2666 50,9 

2 h. 50' : oreille 3555 50,6 

' cœur 3783 53,4 

La ponction commence par ramener ur 
ponction cardiaque : col lapsus. 

11 mai. 



10 h. 45' 


: oreille 


8800 


54,3 




cœur 


4533 


49,1 


3 h. 


oreille 


8888 


59,5 




cœur 


7466 


52,7 


13 mai. 








10 h. 30* 


: oreille 


8890 


56,1 




cœur 


. 6398 


51,5 


14 mai. 








3 h. 


oreille 


6833 


53,3 




cœur 


3455 


50,9 



Le lapin a très bien supporté les 10 po 
amaigri une quinzaine de jours. 



Lipin 


y 0,20 c^r nuc\f\naXe de Souàe 






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Miyacke a étudié la leucocytose pi 
que sur le cobaye, parallèlement da 
que) et dans l'exsudat péritonéal. i 
tanée d'acide nucléique 1 ce. à 0, 
nombre des leucocyty tes dans le san^ 
il double et au delà le nombre des 
péritonéal. 



Digitized by VjOOQ IC 



571 

Chez, nos deux lapins la leucocytose a été très manifeste. Après 
un stade de leucopénie, la courbe leucocytaire monte ; c'est une 
courbe typique, provoquée par un médicament non toxique. 
L'intérêt de ces deux expériences au point de vue de la répar- 
tition des leucocytoses est particulièrement frappant. Dans 
toutes deux, le nombre des leucocytes descend d'abord à lapé- 
phérie, pendant qu'il s'élève dans le cœur (voir l'entrecroise- 
ment des courbes). La leucopénie n'est donc qu'apparente, 
mais les globules blancs sont refoulés au centre. Puis la courbe 
leucocytaire périphérique monte rapidement, pendant que la 
courbe du centre descend (lapin III) ou monte légèrement 
(lapin IV). Le stade de leucopénie ne dure que quelques heures ; 
la leucocytose apparaît surtout le deuxième jour et ne dure 
que 48 heures. Les polynucléaires sont surtout augmentés et 
les formes de passage aussi ;*il semble que pendant la leuco- 
pénie les polynucléaires sont refoulés dans le cœur^ au con- 
traire pendant la période de forte leucocytose ils sont plus 
nombreux à la périphérie qu'au centre. 

Les lapins suivants ont reçu des injections introrveineuses de 
nucléinate de soude; nous voulions voir si les leucocytes se por- 
teraient aussi à la périphérie, si la répartition correspondrait à 
celle provoquée par l'injection périphérique (sous-cutanée). 

Exp. V. — Lapin mâle, 1660 gr. 

26 mai aa 28 mai moyenne : 

Glob. bl. Pi. Ly. Ve. • Mz. 

oreille 8000 55,:i7o 42,7 1,0 1,0 

cœur 5066 54,3 7o 43,2 i,3 1,2 




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Digitized by VjOOQ IC 



573 

expériences nous montrent que l'injection intravei- 

•oduit sur la répartition des leucocytes des effets 

iS à ceux de l'injection sous-cutanée. Ayant injecté 

dans la veine de l'oreille droite, nous avons ensuite analysé le 

sang le Toreille gauche pour prévenir toute erreur locale. 

Là encore nous voyons pendant la leucopénie les leucocytes re- 
foulés dans le cœur (les polynucléaires surtout), puis laleucocy- 
tose est beaucoup plus considérable à la périphérie qu'au centre. 
La mort prématurée des lapins en expérience ne nous permet pas 
de constater la durée de l'action du nucléinate ; la leucocytose se 
produit après quelques heures, plus vite. qu'avec l'injection 
sous-cutanée, ce qui n'a rien d'étonnant. La leucocytose est 
surtout polynucléaire, nous constatons à nouveau l'augmenta- 
tion des formes de passage ( Uehergangsformm). Ces leucocytes 
à noyau échancré se retrouvent presque constamment augmen- 
tés pendant la leucocytose polynucléaire. N'est ce là qu'une 
coïncidence ? 



La tuberculine Denys et la formule leucocytaire. 

Les expériences suivantes ont porté sur la tuberculine Denys 
injectée sous la peau de lapins sains, à diverses concentrations. 

Exp. VIII. — Lapin mâle, 1600 gr. 
5 ain 6 mai moyenne : 

aiob. bl. P8. 

oreille 6666 50,7 o/o 

cœur 3666 48,5 o/o 

Lapin \A nue féin . infri vnntux . û,05 



Ly. 


Ue. 


Ut. 


42,1 


3,9 


3,3 


43,9 


3,2 


4,3 



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Digitized by VjOOQ IC 



574 

12 h., injection de Denys au 0,Viooo gr. 

Glob. M. Ps. 

3 h. 30' : oreille 13777 55,5% 

coeur 1296 49,20/^ 

5 h. 30' : oreiUe 25481 56,lo/o 

cœur 6815 48,7o/o 

Le lapin reste très faible pendant Vs h^ni 
remet. 



[ 7 mai. 
l 9 h. 30' : oreille 

cœur 


16356 
9600 


52 6o/o 
49,97o 


3 h. oreille 
cœur 


10666 
8888 


50,6o/o 
48,9o/o 


8 mai. 
11 h. oreille 
cœur 


12800 
10642 


55,77o 
60,lo/o 


Cette lencocytose vient -elle des i 
morragique) ? 


saignées i 


3 h. 40' : oreille 
cœur 


8444 
4333 


53,40/0 
50,4Vo 


9 mai. 






10 h. 30" : oreille 
cœur 


7910 
7000 


520/. 
51,9o/o 


4 h. 40" : oreille 
cœur 


856.3 
4255 





Mort d'hémorragie dans le péricarde Vs h 
tion. A supporté 11 ponctions cardiaques. 

Exp. IX. — Lapin mâle, 1550 grammes. 
15 mai. 

Glob. M. P8. 

10 h. 30' : oreille artère 2471 

. veine 3653 56,3% 
cœur 2111 54,2o/€ 

Le hasard nous ayant fait piquer uns a 
constaté que le sang de l'artère renfermait pi 
cœur, et moins que celui de la veine. 

15 mai, 10 h. 40', injection de Denys 0,*/ 

11 h. 30': oreille 2666 54,3o/c 

cœur 2400 56,3 Vc 



Digitized by VjOOQ IC 



r 



575 



2 h. 30' 


: oreille 
cœar 


2651 
3911 


34,3 Vo 
58,1 o/o 


39,5 
36.1 


3,7 
3.7 


2,5 
2.1 


5 b. 


oreille 
cœar 


2933 

2844 


35,20/. 
57,3Vo 


38,9 
38,2 


3,9 
2,3 


2,0 
2,2 


16 mai. 














10 h. 30- 


: oreille 
cœar 


8800 
2411 


56,3Vo 
30,2Vo 


41,6 
45,3 


1,1 
2,3 


1.0 

2,2 


4 h. 


oreille 
cœar 


B600 
2660 


53,50/, 
31.90/0 


40,1 
43,5 


3,9 
2,3 


2,5 
2,3 


17 mai, 


11 h. Le lapin 


est atteint de coccidiose : incontinence d'urine 




oreille 
cœar 


7466 
6228 


60,2% 
53,1 7o 


37,3 
42,9 


1,3 

2,0 


1.2 

2,0 


19 mai. 














11 h. 


oreille 
cœur 


12977 
3644 


38,7»/, 
52,90/, 


38,9 
43,7 


1,2 

2.2 


1.2 
1,2 



Le lapin meurt le 21 de sa coccidiose, le cœur et le péricarde sont in- 
tacts après 9 ponctions. 



Lapin JX Ï^ny5 0*/ooo0,0î. 


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Exp. X. — Lapin femelle, 1550 g 
14 au 16 mai moyenne : 





oreille 
cœur 


Glob. bl. 

9333 
5600 


16 mai 
3 h. 30 


à 10 heures, injection Der 

'. Caillou dans le péricard 

oreille 9777 

cœur 5511 


17 mai. 
10 h. 


oreille 
cœur 


6850 
3535 


3 h. 


oreille 
cœur 


7200 
4335 


18 mai. 
10 h. 30' 


: oreille 
cœur 


7733 
3733 


19 mai. 
10 h. 


oreille 
cœur 


9333 
4533 


22 mai. 
11 h. 


oreille 
cœur 


6793 
6793 


25 mai, 
hérissé. 


2 h. Le lapin est atteint d 



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Digitized by VjOOQ IC 



577 





oreille 


12800 


63,6o/o 


33,9 


1,3 


1,2 




cœur 


4000 


60,9 o/o 


37,5 


0.5 


1,1 


26 mai. 














10 h. 30' : 


oreille 


6222 


58,57» 


39,0 


1.3 


1.2 




cœur 


6333 


59,5% 


37,1 


3,4 


0,0 


2 juillet 














2 h. ig- : 


oreille 


5867 


59,3 »/o 


36,7 


1,5 


2,5 




cœur 


4333 


58,7 7. 


37,3 


2,5 


1,5 



Le lapin se rétablit promptement. 12 ponctions cardiaques. 

Exp. XI. — Lapin femelle, 1660 gr. 
23 au 26 mai 1906 moyenne : 





oreille 
cœnr 


Slob. bl. 

4444 
1966 


Pt. 

58,3«/o 
55,4»/. 


Ly. 
39,0 
44,6 


Ve. 
1,2 
0,0 


1,5 

0,0 


25 mai, 
1 h. 30' 


10 h. 30" 
: oreille 
cœur 


injection de 
8266 
4800 


Denys 0,V 
60,2»/. 
57,3 »/o 


i»«» gr. 
36,3 
40,0 


0,10. 
2,3 

2,7 


1,2 

0,0 


3 h. 30' 


: oreille 
cœur 


5200 
4800 


60,77. 
59,37. 


35,3 
37,4 


2,5 
2,3 


1,5 
1,0 


5 h. 30' 


; oreille 
cœur 


6666 
5066 


57,5»/, 
58,3 7. 


38,7 
38,6 


2,1 
2,0 


1,7 
1,1 


26 mai. 
9 h. 30" 


: oreille 
cœur 


8133 
333 


56,27» 
53,77» 


41,0 
43,3 


1,5 
1.6 


1,3 
1,5 



Mort après la ponction cardiaque. Hémopéricarde. 



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1 


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J ,9 


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RITUE MiDICALB. — VIlfGT-SIXIÈHK AHK^B. — N<> 10. 



40 



Digitized by VjOOQ IC 



"^'r?5 



578 

Exp. XII. — Lapin femelle, 1400 gr. 

La première ponction ramène un liquide séro sanguinolent que doqs 
snons pour un épanchement péricardique. 
iS au 30 mai moyenne : 





Glob. bl. 


Pê. 


Ly. 


Ve. 


Ms 


oreille 


7733 


45,60/0 


50,7 


1,6 


2,1 


cœur 


5066 


42,37o 


59,6 


1,9 


1,2 


30 mai, i li. 40', 


injection Denys 


gr. 0,10, 


Viooo. 






h. oreille artère 6440 










» 


veine 8233 


43,7 7o 


51,2 


3,1 


2,0 


cœur 


4000 


44,57. 


52,3 


2,2 


LO 


3i mai. 












h. 40' : oreille 


7822 


47,3o/o 


48,3 


5,4 


1,0 


cœur 


4266 


45,0 7o 


50,9 


2,5 


1.6 


h, 15' : oreille 


4800 


42,60/0 


61,5 


3,3 


2,7 


cœur 


5933 


51,50/, 


43,4 


3,2 


i,» 


!«»• juin. 












h. 45': oreille 


11400 


37,50/, 


57,1 


3,4 


2,0 


cœur 


8444 


36,40/, 


58,1 


3,5 


4,9 


h. oreille 


10909 


34,67. 


61,0 


4,9 


2,5 


cœur 


10400 


33,70/0 


61,1 


2,3 


2,9 


Forte tachypnée une heure après 


la saignée 








i juin 19U(). 












h. oreille 


17066 


20,3 7o 


75,3 


2,9 


1,5 


cœur 


11200 


22,7 7t 


72,3 


3,1 


4,9 


tjuin, lOh. 30" 


a maigri. 










oreille 


21066 


25,8 7o 


69,2 


2,5 


2,5 


cœur 


14667 


20,7 7o 


74,3 


2.7 


2,3 


5 juin. 












h. 15' : oreille 


20444 


43,3 7o 


53,1 


i,9 


4,7 


cœur 


15200 


40,90/, 


55,6 


i,o 


2,0 


) juin, 11 h., très 


maigre. 










oreille 


21533 


4i,5o/o 


53,8 


2,0 


1,7 


cœur 


16333 


41,30/0 


54,7 


1,9 


2,1 


7 juin. 












h. oreille 


23600 


46,20/0 


49,1 


3,5 


1.2 


cœur 


18666 


51,3 7o 


45,8 


2,9 


(KO 


^ juin. 












h. oreille 


15467 


49,30/, 


48,7 


^5 


0.5 


cœur 


12000 


•51.3 0/0 


45,4 


1,8 


1,5 



Ce lapin est le seul qui nous ait donné un pourcentage de 
nphocytes plus fort que de polynucléaires. La tuberculine a 



Digitized by VjOOQ IC 






Digitized by VjOOQ IC 



Exf. XIII. - Lapin 


mâle, 15G 


30 mai 1er juin, moyenne : 




Glob. 


oreille 


480< 


cœur 


366 


5 h., injection de Denys 0,Vioc 


2 juin. 




6 h. 15': oreille 


746 


cœur 


560( 


3 h. oreille 


1040< 


cœur 


i9i( 


4jain. 




10 h. oreille 


3461 


cœur 


488^ 


4 h. oreille 


746( 


coeur 


333: 


5 juin. 




10 h. 15" : oreille 


880( 


cœur 


480( 


6 juin. 




oreille 


1093: 


cœur 


765C 


7 juin. 




10 h. oreille 


1244^ 


cœur 


796(] 


8 juin. 




10 h. 30' : oreille 


7467 


cœur 


5734 


Mort. Hémopéricarde 


après il 1 


i XIII. Deny3.0/,wO.2o. 







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581 








cxp. Al y . — Lapin i 


n&le, 1950 


gr- 








5 à 6 jnin moyenne : 












oreille 
cœur 
6 jnin, 4 h., injection 


Olob. bl. 

8866 

6133 

de Denys 


Pi. 
60,0 «/o 

58,67. 
O.Viooo gr. 


Ly. 
39,0 
40,2 
0,20 in 


Vo. 
1,0 
1.2 
aqna 2,0. 


Ux 

0,0 
0,0 


6 h. oreille 
cœor 


10233 
3666 


37,27. 
55,30/. 


39,8 
41,9 


1,5 
2,1 


1,5 
0,7 


7 juin. 
9 h. oreille 
cœur 


6399 
8432 


53,17. 
59,30/, 


43,6 
36,3 


2,3 
3,2 


1,0 
1,2 


3 h. 30' : oreille 
coeur 


15733 
9333 


58,3»/. 
73,90/, 


38,2 
22,6 


2,5 

2,0 


1,0 

1,0 


8 juin. 

9 h. 40' : oreille 
cœur 


16889 
5867 


54,20/. 
49,77. 


42,0 
43,4 


2,7 
3,2 


1,1 

1,7 



Lapin XIV JDenys OJLO. 


0X000 


iTooo 




Ibooo 




liooo 


^.''' 


\kOoo L 


. 






12 000 




Jl 000 _ ™ 




loooo 1 








9000 f^. 

iOOO _ ^ _ _ '* 




7000 ^ ^ ^ 






\^ 


5000 _4 L 


N, 


ÂOOO _ ^ il _ _ 




3000 i '' 




> 

looo ^ -^ 




1000 ^ ^ 




'9 nôlJliJùllîJT 


w \iËL± 



L'on sait que la tuberculine Denys, de Louvain, est le bouil- 
lon filtré du bacille de la tuberculose. 
Nous avons eu Toccasion de suivre beaucoup de cas traités 



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582 

avec ce médicament, soit à Weissenbourg, 
soit à Leysin. Nous n^avons pas Tiuten 
résultats cliuiques ; qu'il nous suffise de d 
Denys, maniée très prudemment, ne 
occasionner le moindre inconvénient; e 
tats ont été très satisfaisants ; dans de non 
fait petit à petit tomber la fièvre, et 
(poumon) marchait de pair avec un état 
sant. Ce sont ces résultats cliniques fa^ 
engagé sur le conseil du D*" Minnich à i 
la tuberculine Denys sur la formule leuc 

Le bouillon filtré, comme la tuberculin 
une réaction thermique plus forte chez Tai 
chez ranimai sain. On peut inoculer de 
bouillon filtré sans produire des phénomèi 
appréciables. Strauas et Gameleia ont ii 
d'un lapin jusqu'à 20 ce. de bouillon t 
der. Broden a injecté sous la peau: d'un 
tuberculine Denys sans observer d'autr 
l'élévation de la température. En pratii 
que très petites doses, beaucoup plus fa 
tées à nos lapins, la plupart du temps. 

Il n'existe rien à notre connaissance ( 
l'influence leucocytaire du bouillon filtré ; 
dit seulement: « Les injections de B. F., 
très tuberculines et de toxines microbie 
suivies d'une augmentation de leucocytes 

Dans les sept expériences que nous av 
culine Denys nous a constamment donné 
souvent précédée d'une courte leucopénie 

Une seule injection de gr. 0,01 de Denys 

tripler le nombre des leucocytes en quelque 

' le sang reprend son taux normal le quatrièi 

L'expérience IX montre une leucope 
quelques heures, contrebalancée par la lei 
24 heures le nombre de leucocytes doubh 
lévation considérable qui se produit eni 
rattachée à l'apparition de la coccidios 
B. F. 

Trois lapins ont reçu une injection de ^ 
X a réagi d'une manière assez bizarre, 



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m^M ' M^s^^fi^*'if-i- ■'^t''-" 



583 

tose que le 9"*' jour, après une leucopénie de 6 
XI a presque doublé ses leucocytes périphérique 
24 heures. Le lapin XU fait sa leucopénie le 
s'élève graduellement pendant 7 jours, passant 
leucocytes à la périphérie, de 5000 à 185000 au 

Les lapins XIU et XIV ont reçu gr. 0,2( 
nysOViooo- 

Le XIII a fait sa leucopénie le 4"' jour, puis m 
ment pendant 3 jours pour redescendre ensuite, 
leucocytes a été plus que doublé au centre comr 
rie ; la réaction se prolonge pendant plus d'une 

Le XIV fait au bout de 48 heures une leuc 
rique contrebalancée par la leucocytose centra 
en quelques heures le nombre primitif de ses 1 
phériques, pendant que le taux central redescec 
La réaction n'a pu être observée jusqu'au bout. 

Au point de vue de la répartition des leucocytes 
Denys, comme celle de Koch, comme le nucléi 
ces balancements dont nous avons parlé plus 1 
tantôt les leucocytes vers le cœur, tantôt les att 
phérie. 

Les lapins VIII, XIII et XIV ont donné une leu 
polynucléaire, mais avec des variations nombrei 
IX, X et XI ont réagi avec toutes leurs espèces 
peu près également. 

Enfin le lapin XII avait déjà une lymphocytos 
la tuberculine Denys a encore augmentée. 

Nous avons eu l'occasion de constater que ch( 
berculeux les injections de tuberculine Denys 
taux leucocytaire, et le mantiennent en élevât 
certain temps. Des malades ayant avant le t 
moyenne leucocytaire diurne de 3500 et 4000 
deux jours à 4500 et 5000 par l'injection de ce, < 
c'est-à-dire avec des doses de B. F. infinitésii 
part le sang des malades ayant fait des cures s 
(pendant 8, 9, 10 mois) nous a presque toujours 
fre de leucocytes élevé en même temps qu'une am( 
raie très nette. 



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m. — Co: 

1 . Le taux leucocytaire dans 
les mêmes variatious que cdui c 

2. Dans la leucopénie^ alors q 
fortement diminué kXdipérvph 
ou wugmmté dans le cosur. La 
qu' « apparente » . 

3. Souvent la leucoq/tose péril 
parente », les premières recrues 
au sang des parties centrales de 
a balancement » ne suffit pas 
cytoses. 

4. Normalement, le rapport e 
cytaires difière peu entre le si 
phérié. 

5. La tuhercvdine Denys pro 
le lapin sain, précédée sou ver 
leucocytose paraît être plutôt p 



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WoLF, A. Giebt es eine ak|ive Leukocyt 

Zappert. Ueber das Vorkommen der e< 
chen Blut. Zeitschr. fiir klin. Med. Bd., 



Quels résultats pouvons-n 
tuberculine Bé 

Par le D"" Humbert, 

Les dernières communications ( 
tuberculose de Paris, et de Sahli * ( 
tion des médecins sur la tuberculin 
préparation a été exposé ici-même ] 

Dans tout traitement antituber 

» Congrus de la Tuberculose. Paris 19i 
2 Correspondent Blatt fur Schw. Aers 
' Ed. Beraneck. Une nouvelle tiiber 
ro)n., I1H)5. n» 10. 



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587 

succès immédiats à cause de l'extrême suggestibilité des mala- 
des et juger seulemeut la valeur du procédé thérapeutique par 
la durée des résultats obtenus. Comme nous employons depuis 
cinq ans la tubercuHne Béraneck, j*ai pu suivre pendant ce 
temps un certain nombre de malades qui permettent de porter 
sur la méthode une appréciation plus exacte que s'il s'agissait 
seulement de cas traités récemment. 

Il est vrai que le nombre des malades qne j'ai injectés dans 
les premières années où M, Béraneck livrait sa tuberculine est 
très petit, car on pouvait craindre dé généraliser une méthode 
qui n'avait pas encore fait ses preuves, aussi cette communica- 
tion ne doit-elle pas être envisagée comme une statistique im- 
portante, mais simplement comme un exposé de faits destiné 
à éclairer l'opinion des médecins qui s'intéressent à la tubercu- 
linothérapie. Le D'^ Paris * a déjà fait sur ce sujet un travail 
très complet, mais ses observations portent sur des malades 
dont quelques uns seulement avaient cessé le traitement depuis 
deux ans au plus. La durée d'observation est donc moins 
longue que la nôtre. 

Pour avoir un minimum d'au moin& trois années de recul, je 
ne mentionnerai ici que les cas traités en 1901, 1902 et 1903. 
Comme on était alors dans la période des tâtonnements quant 
aux doses à injecter, il est possible que certains malades, sur- 
tout parmi les cas avancés, aient été influencés défavorablement 
par des doses trop fortes. Pour les cas plus légers nous n'avons 
pas remarqué que les doses employées alors eussent jamais été 
nuisibles, mais elles occasionnaient toujours au début une réac- 
tion générale plus ou moins marquée. Cette réaction est main- 
tenant évitée grâce à la méthode de dosage indiquée par Sahli, 
et il n'y a pas de doute que les résultats obtenus par les doses 
beaucoup plus petites et par une graduation presque insensible 
soient meilleurs que les précédents. Je dois faire remarquer 
encore que tous les cas injectés de 1901 à 1903 étaient en obser- 
vation depuis deux mois au moins et une année au plus et ne 
s'amélioraient pas par la cure ordinaire de sanatorium. Nos 
premiers malades n'étaient donc pas dans d'aussi bonnes condi- 
tions de succès que ceux traités maintenant. 

J'ai noté sous la rubrique « guérison apparente » tous les 
malades qui sont rentrés dans la vie active : chez ceux du pre- 

* Paris. La tuberculine Béraneck. 0!»servations faites h l'Hospice 
cantonal de Perreux. Revue uicd. de la Suisse rom., 19U4 n» lU. 



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589 

disparaissent plus promptement, mais il ne faut pas demander 
à la tuberculiue de conférer à l'organisme une immunité qui 
le mette à l'abri d'une récidive. Celle-ci peut se produire subi- 
tement ou d'une façon insidieuse au bout de quelques semaines 
déjà après la cessation du traitement, mais, en général, si elle 
se déclare, c'est après un délai plus prolongé. 

Voici deux cas qui peuvent illustrer d'une façon assez nette 
la manière dont se produisent la guérison et les récidives : 

Obs. I. — Mme Oh., 25 ans, est atteinte d'une infîltration du sommet 
droit qui s'est déclarée d'uue façon insidieuse après une grossesse dans 
l'hiver de 1901. Durant l'été de 1902 perte de forces, fièvre, toux et ex- 
pectoration (bacille G 6). £u octobre 1902 comme il n'y avait pas d'amé- 
lioration, traitement à la tuberculine Béraneck jusqu'en mai 1903< A cette 
époque la fièvre, les râles, la toux et l'expectoration avaient disparu. Plus 
de bacilles dans les crachats. Etat général très bon. 

En août de la même année, la malade qui séjournait en Allemagne, est 
reprise de toux et d'expectoration avec bacilles, Ma température est sub- 
fébrile. Elle reprend le traitement à la tuberculiue Béraneck en septembre 
1903, et on le continue jusqu'en mars 1904. Amélioration rapide : en dé- 
cembre plus de bacilles, disparition des r&ies. En mars 1904 état générai 
excellent qui s'est maintenu jusqu'à maintenant, la malade ayant toujours 
pa garder la direction de son ménage. 

Il a fallu dans ce cas deux cures rapprochées de tuberculine 
pour arriver à un résultat qui paraît durable, mais la récidive 
s'était produite au bout de trois mois à peine. 

Obs. II. — M. W. 20 ans, fils de tuberculeux, a eu une pleurésie en 
mars 1901 puis en mai 1902 une laryngite avec fièvre. Il passa l'biver 1902 
à 1903 à Davos pour une infiltration catarrhale du poumon gauche, sommet 
et base, et une laryngite non ulcérée. Son état s'était un peu amélioré, lors- 
qn'en mars 1903 il ftit pris de bronchite fébrile avec expectoration bacil- 
laire. Il fut alors traité à la tuberculine Béraneck jusqu'à la fin de juin 
1903. A cette époque il n*y avait plus ni fièvre, ni toux, ni expectoration^ 
ni bacilles dans les crachats. 

Il continua ie traitement à la maison jusqu'en août 1903, tout en repre- 
nant ses occupations de comptable, et tout alla bien jusqu'en mai 1905, 
donc pendant deux ans durant lesquels il pat travailler comme un homme 
en parfaite santé. 

£n mai 1905, sans autre cause qu'un refroidisssment, il fut pris de 
toux, d'enrouement et d'expectoration avec bacilles. Son état s'aggrava 
encore pendant Tété; il vint à Davos en novembre 1905 et fut traité à la 
tuberculine Béraneck jusqu'à la fin de mars 1906. L'état général s'amé- 



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590 

liore rapidement (-|- 5 V» kilos), la toa3 
mais les bacilles disparaissent seulement ei 
vés aux doses élevées de la tuberculine. 
stélhoscopiques manifestes, mais l'état gi 
maintenu jusqu'ici. 

Ce cas, oïl il y avait des lésions pli 
précédent, a récidivé après deux anî 
malades on constate à deux reprise 
réelle de la tuberculine. 

Nous ne pouvons nous étendre pli 
et la discussion d'autres cas, mais m 
sultat de nos cinq années d'observé 
vants : 

P Dans la plupart des cas de l 
début, on peut obtenir avec la tube 
rison apparente ou réelle au bout d 
ment. Cette guérison s'obtiendra d'j 
les injections auront été faites à t 
premiers symptômes, et que le ma 
meilleures conditions hygiéniques et 

2° Dans les cas fébriles, lorsque 
ramenée à la normale par les moyen 
Béraneck donne souvent de très boni 
doivent être suivis d'une façon spéci 
médecin ayant l'expérience du traiti 

3^ Les cas avancés ou à marche ; 
influencés d'une façon favorable pai 
On peut toutefois essayer le traiter 
manière excessivement prudente. 

4' La tuberculine Béraneck ne coi 
la tuberculose, et une récidive est 1 
général, cette dernière oflre moins ( 
traités que chez ceux qui ne l'ont p 
traitement dès que les symptômes 
L'amélioration est alors, le plus soi 

5' Pour les doses à injecter, il fai 
indiquée par Sahli. 



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591 

SOCIÉTÉS 



SOCIÉTÉ MÉDICALE DE GENÈVE 

Séance du 4 juillet 1906. 

Présidence de M. Maillart, Vice-Président. 

24 membres présents. 

M. J. Pallard présente an garçon de 7 ans, qa'il traite depuis 15 mois 
(mai 1905) et qui est atteint (ïépilepsie depuis l'âge de 4 ans (décem- 
bre 1903). Sous l'influence du traitement, les crises, qui étaient extrê- 
mement fréquentes, ont totalement disparu depuis 15 mois. 

Le point intéressant à signaler chez ce malade, est la dose de bro- 
mure, énorme pour son âge, qu'il a pu prendre sans en ressentir aucun 
inconvénient. Voici en deux mots l'histoire du cas : L'enfant est né à 
terme, de parents bien portants. Pas de syphilis. Il n'a jamais eu de con- 
vulsions en bas-âge. Au début (décembre 1903), il avait une crise tous les 
deux ou trois jours, puis elles s'espacèrent sous l'effet du bromure qu'on 
lui ordonna à raison d'un, puis de deux grammes par jour. Il y eut un 
arrêt pendant six semaines. On voulut diminuer un peu la dose en 
avril 1904 et Tenfant tomba tout à coup en état de mal (30 crises subin- 
trantes en un jour, avec perte de connaissance complète entre les accès), 
qui fit porter un pronostic très sévère. Depuis ce jour il eut presque 
chaque semaine 3 ou 4 crises (et très souvent â ou 3 le même jour) 
survenant pendant la journée, souvent le matin au réveil, jamais la 
nuit, et cela malgré une dose quotidienne de 2 grammes de bromure 
combinée à Thypochloruration. Il s'agissait, on le voit, d'un cas d'épi- 
lepsie extrêmement sérieux. La cessation des crises coïncida avec l'ins- 
tltation du traitement bromure selon la méthode de Gilles de la Tou- 
rette, c'est-à-dire que le bromure fut donné à doses croissantes, suivant 
un cycle de trois semaines^, la dose minima étant de 2 grammes, la dose 
maxima de 4 grammes. L'enfant en a donc pris 2 grammes par jour pen- 
dant nne semaine, 3 grammes par jour pendant une seconde semaine, 
4 grammes par jour pendant une troisième semaine, puis il recommence 
par 2 grammes. Ces quantités sont échelonnées sur 24 heures et absorbées 
avec une grande quantité de liquide. 

Il est essentiel de ne pas redescendre de 4 grammes à 3 et de 3 à 2, 
comme on le voit faire quelquefois, sous peine de voir les crises repa- 
raître. Contrairement à ce que l'on pourrait croire, il est sans danger de 
passer brusquement de 4 à 2 grammes, l'expérience clinique ayant 

» Voir Semaine méd., 1900, p. 331. 



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montré que, pendant tonte la semair 
reste sons rinQnence des 4 grammes 
au moment où cette influence faib 
remonte à 3 grammes, puis à 4 et i 
de 4 grammes, qui peut paraitre é 
surtout associée au régime déchlorun 
reste il est peu probable qu'une do 
dans ce cas. Au début Tenfant étail 
maine des 4 grammes, mais cela n' 
de traitement. Bien au contraire, son 
et obnubilée, s'est considérablement 
dose, ou peut-être à cause de cette d 
gime, l'enfant prend un litre de 
légumes apprêtés sans sel, des fruits 
un régime hypochlornré modéré ; il 
jusqu'à l'extrême limite de 2 à 3 g 
tien des physiologistes). Depuis deux 
obtenu pendant une année, la dose de 
2 gr. 50 et 3 gr. 50. Dans six mois, 
1, 2 et 3 grammes. On donnera encon 
songer à une nouvelle diminution. Il 
la diminution des doses et ne pas cra 
laquelle on est si peu armé, les fort 
de résultat qu'à ce prix. 

M. G. AuDEouD signale un fait ana 
Il s'agit d'un épileptique gravement s 
de crises grâce an bromure. Il en pri 
seul quart de gramme de bromure en 
son état. 

M. H. AuDKOUD a soigné l'enfant q 
tion de M. Pallard, alors qu'il était e 
cas paraissait désespéré. 

M. H. Maillart a fait cesser les c 
par le simple régime hypochloruré « 

M. HuGUBNir^ présente des pièces d 
culose miliaire aigw généralisée. 

Cette maladie ne s'explique que | 
de bacilles de Koch dans le sang, 
viennent par irruption brusque^ parc 
le torrent circulatoire. D'après nos c 
von s nous expliquer cette irruption 
troncs veineux et artériels et du ca 
artères est rare, celle du canal thora 
des veines se rencontre dans le 90 
généralisée et cette tuberculose veinei 



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f- 



593 



dans les veines pulmonaires. Le tobercule veineux est miliaire ou conglo- 
méré. Le tubercule congloméré siège presque toujours à la bifurcation 
des vaisseaux, il se présente sous forme d'une masse jaunâtre allongée et 
faisant légèrement saillie dans la lumière du vaisseau ; celle-ci est à sur- 
face lisse avant l'ulcération puis irrégnlière, rugueuse après l'ulcération. 
Le tubercule veineux est ou bien consécutif, par continuité, à un processus 
tuberculeux du voisinage, ou bien hématogène et autochtone. 

M. Huguenin fait circuler des pièces provenant de quatre cas de tuber- 
culose veineuse ; on y voit des tubercules de toutes les dimensions : du 
tubercule miliaire au grand tubercule mesurant V/i cm. de long, 3-4 mm. 
de largeur et 1 V> ^^- de hauteur. On peut se rendre compte que les 
tubercules conglomérées sont quelquefois multiples dans le même poumon. 

M. Huguenin montre encore un canal thoraciqne siège d'une tubercu- 
lose avec ulcération sur une hauteur de iO cm. La tuberculose du canal 
thoracique dans le cas présent résultait de l'envafiissement du canal 
par une tuberculose des ganglions péri bronchiques. La tuberculose du 
canal thoracique occasionna une stase de la lymphe qui fut si forte qu'il y 
eut de la lymphorragie sur la première portion du jégunum et même un 
début d'ascite chyleuse. 

La tuberculose du canal thoracique est connue depuis Andral et celle 
des veines a été découverte par Weigert en 4876. Cependant le rôle de 
ces lésions dans la genèse de la tuberculose miliaire est resté très peu 
connu. 

A une question de M. Gautirr, M. Huguenin répond que la tuberculose 
du canal thoraciqne et la tuberculose veineuse n'expliquent que la géné- 
ralisation miliaire aiguë ; la genèse des granulations tuberculeuses attei- 
gnant une séreuse isolée n'est point encore parfaitement connue. 

La tuberculose des veines et celle du canal thoracique ne sont jamais 
primitives, elles sont toujours consécutives à d'autres foyers. 

M. Mallet annonce Touverture depuis le i«r mai i 906 du dispensaire 
antituberculeux. Les consultations ont lien à la Policlinique médicale les 
lundis, mercredis et vendredis à 1 h. 1/2 et au dispensaire des médecins 
les mardis, jeudis et samedis à la même heure. Les malades y reçoivent des 
crachoirs et des instructions imprimées. Ils y sont pesés régulièrement et 
y reçoivent des bons de suralimentation. Ils mettent leur linge sale dans 
des sacs qui sont désinfectés et blanchis une fois par mois. 

Depuis l'ouverture 108 malades ont été assistés par le dispensaire. 

M. Gadtibr, à propos de la lutte contre la tuberculose, s'élève véhé- 
mentement contre la manière dont sont pratiquées les désinfections. Il est 
nécessaire de faire les choses plus sérieusement. Ce qu'on dépensera de 
cette façon se retrouvera et bien au-delà par la diminution des malades 
improductifs et assistés. Genève a tout ce qu'il faut pour être salubre : 
l'alimentation, le climat, les salaires, l'absence de grande industrie; et 
Genève est au dernier rang des villes suisses, presque au niveau de 
Paris au point de vue de la mortalité tuberculeuse. 

R£VUI KÉDICALE. — VINGT-SIXIEME ANNÉE. — N^ 10. 41 



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5Î 

M. Clâparèdb demande si les stati 
le fait des Savoyards venant mourir à 
préconisées par M. Gautier. 

M. Gautier répond que pour entre 
d*une maladie chronique, il faut habi 
dans le détail des procédés de désinfe 
serait recommandable. 

M. de Sbignbux croit que le manqv 
de logements, même dans les mais 
importance de premier ordre. 

M. Jbânneret demande un enseigi 
renseignement anti-alcoolique. 

M. BouRDiLLON loue les médecins f( 

M. Maillart : Les statistiques pi 
grand' chose. Il règne dans la classe p 
de la tuberculose. La loi de 1895 a et 
preneurs et les partisans de la proprii 
est devenue déplorable. Elle permet 1 
les courettes, les alcôves, etc. L'enqi 
a quelques années a été refusée faute 
l'hôpital ne sont pas comptés dan 
anti-tuberculeux est organisé en A 

M. Mallet préconise les casiers sa 
utilisés dans d'autres villes. 

A des demandes de MM. Nicati et 
répondent : 1° que le médecin désire 
tout en faisant profiter celui-ci des l 
le dispensaire, i^ que si un tuberc 
hospitalier, il n'y a qu'à le signale] 
de la désinfection domiciliaire. 

M. BouRDiLLON propose l'ordre du 

« La Société médicale estime que la 
e saire anti-tuberculeux répond à 
t mortalité tuberculeuse constatée à 
« fondateurs de ce dispensaire de leur 
• comme ailleurs le dispensaire co 
t tuberculeuse ». 

M. Andreae annonce que le sérun: 
que beaucoup de cliniciens parmi les 
propose l'emploi et l'efficacité de ce 
pour la prochaine réunion d'Ouchy. 

M. Gautier a expérimenté la lu 
Genève. Sur cinq cas il a eu une am( 
reusement un traitement très long. 

M. H. AuDBoUD cite quelques mé 
bien trouvés de cette médication. 



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595 

BIBLIOGRAPHIE 



Legrain, médecin en chef des asiles d'aliénés de la Seine. — Eléments de 
médecine mentale appliqués à l'étude du droit, avec une préface de 
M. Garçon, professeur à la Faculté de Droit de TUniversité de Paris; 
un vol. in-S" de 447 p. avec tableaux et graphiques, Paris, 1906. Rousseau. 
Nous recommandons instamment la lecture de ce livre et. l'effort fait 
par l'auteur pour amener les juristes aux éludes psychopathologiques, à 
toutes les personnes qui s'intéressent aux rapports de la criminalité avec 
les anomalies mentales, ainsi qu'à la question de l'alcoolisme. M. Legrain 
est spécialiste sur cette dernière question qu'il étudie depuis de nom- 
breuses années, de sorte qu'il a pu comparer l'alcoolisme avec l'aliéna- 
tion mentale dans sa carrière d'aliéniste. A l'aide de nombreux faits, de 
graphiques extrêmement suggestifs^ etc., il montre clairement et nette- 
ment que tout alcoolique est un malade, par intoxication cérébrale, et 
que, moins l'intoxication, il en est de même ducriminel récidiviste, dont 
si souvent la vie se passe à moitié au pénitencier et à l'asile des fous. 

De même que M. Garçon dans sa préface, M. Legrain demande que les 
juristes se mettent enfin à l'étude de la psychologie et de la c clinique 
des criminels ». Qu'on me passe cette expression qui exprime en deux 
mots notre desideratum. Il y a plus de vingt ans que je réclame l'étude 
de la psychologie normale et pathologique par l'expérience et l'observa- 
tion pour les médecins et les juristes, ainsi qu'un stage d'étude des délin- 
quants pour ces derniers », et qu'en même temps je m'efforce de prouver 
par les faits qu'il n'existe pas de limite entre l'aliéné et l'homme normal 
qu'on prétend responsable. 

M. Legrain s'attaque, de même que M. Garçon dans sa préface, à la 
notion de la responsabilité limitée qu'il déclare erronée, parce qu'elle 
conduit à des demi-mesures. Je suis d'accord avec lui sur les faits, mais 
nous ne nous entendons pas sur les termes, et l'on me permettra de 
remettre ici les choses au point. Je suis parfaitement de l'avis de nos 
deux auteurs, lorsqu'ils disent que la traduction de la responsabilité 
limitée par une atténuation de la peine est une absurdité. C'est ce que je 
me suis évertué de prouver dans les travaux indiqués ci-dessus et 
ailleurs encore. J'ai montré clairement que les gens dits à responsabilité 
limitée constituent précisément les criminels les plus dangereux. Il y a 

* Voir: Forel, Waruni, wann und wie sperrt manMeDschen in IiTCDan- 
stalten ein ? Gkistesstôrung, Gesetz, Moral und Strafanistalten. Rapport de 
la Société de patronage des aliénés à Zurich pour 1884, — Zwei crimi- 
nalpsychologische Fàlle, Zeitschrift fur Schweizer . Strafrecht^ 1889 ; — 
FoR£L et Mahaim, Crimes et anomalies mentales constitutiouuelles, Génère, 
KUndig 1902, etc. 



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596 

là an cercle vicieux et un dilerame d 
ne pourra se sortir, tant qu elle dénie 
notions fossiles sur la nature de la res 

Toute la difficulté git donc dans la d 
bililé, et c'est ce que j'ai tâché fïe mo 
ponsabilité de Tbomme normal ^ . 
Spinoza, repose sur l'ignorance des ni 
constituent un énorme ensemble d'ém 
de souvenirs subconscients renfermés 
nent nos résolutions à notre insu. Le 
conscience morale, d'où découle seul 
n'est lui-même qu'un instinct plus oi 
selon les individus, instinct dont l'ori 
A sa base se trouvent les sentiments ( 
leur antagonisme avec les sentiments 
De ce conflit de sentiments, naît le 
rempli, sentiment qu'on retrouve déj; 
celui de la conscience morale. Comt 
rintelligence, qui vient régler et com] 
instinctives, ce sentiment fournit les 

II résulte de ces considérations son 
homme dépend à la fois du dévelop 
celui de sa conscience morale ou de se 
revient au même. Or ce développeme 
hérité et en partie de Téducation ou i 
est capable de s'adapter d'une façon 
lequel il vit et plus il est doué de seu 
plus il se sent responsable. 

Si l'on comprend la responsabilité < 
plus comme l'effluve d'un libre arbiti 
qu'il n'y a pas de limites entre la rei 
science moderne du cerveau peut adn 
du fou complet. Or c'est précisément 
parti pris nous crie à haute voix. 

M. Legrain a parfaitement raison q 
tendance à punir par l'expiation péna 
complets dont on déclare la respon( 
erreur des juristes et non une erreur 

Ce qu'il faut changer, c'est le but 
définition et celle de la responsabilité 
qui, dans le cerveau, vient pousser ai 
libre, mais à un concours ^e causes in 
aux effets de maladies ou de déviations 

1 Ueber die Zurechmmgsfahigkeit de: 
Reiûhardt. 



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p-- 



597 



de rhomme. On ne punira plas pour venger la société, ni poar faire 
expier ses méfaits an coupable, mais simplement pour guérir des mala- 
des et pour protéger la société contre les excroissances dangereuses de 
cerveaux anormaux. On remontera surtout aux sources du mal, pour 
empêcher d*iin côté ce qui invite au crime (causes externes) et de l'autre 
la production de cerveaux anormaux toujours plus nombreux ^ 

Dans sa préface, M. Garçon exprime la crainte que les aliénistes ne 
veuillent enfermer toute sorte de gens sous prétexte- qu'ils ne sont pas 
tout à fait normaux. Qu'il se rassure, et qu'il aille étudier la question de 
près par l'observation et l'expérience, comme il le demande du reste lui- 
même. Il verra alors au contraire, que les aliénistes sont des gens qui 
désirent donner le plus de liberté possible aux hommes qui ne sont pas 
tout à fait dangereux, mais qu'ils protestent avec raison contre l'ignorance 
et la lâcheté de ceux qui veulent toujours laisser courir les êtres les plus 
malfaisants et les plus dangereux, qui s'aplatissent par exemple devant 
les malfaiteurs sociaux producteurs de l'alcoolisme, tandis que d'autre 
part ils crient c haro sur le baudet » et enferment en masse dans de 
grandes casernes une foule de déments innocents. 

Qu'on lise attentivement la documentation si honnête et si instructive 
du livre de M. Legrain ; on y trouvera la preuve de ce que j'avance et la 
confirmation des vues que j'ai énoncées depuis longtemps. Je lui abandon- 
nerai avec plaisir la notion de responsabilité limitée, s'il trouve un terme 
plus propre pour désigner les tares de caractère caractérisant les cerveaux 
de mauvaise qualité qui, sans être aliénés à proprement parler, ne sont 
pas entièrement normaux et qui surtout sont incapables de s'adapter suffi- 
samment aux nécessités sociales. 

Dans le domaine des intoxications il en est de même ; il n'y a pas 
plus de limite entre la légère gaité du vin et l'ivresse complète, qu'entre 
l'alcoolisme le plus léger et le plus grave. Tous ces états sont anormaux 
et par là maladifs. On guérira l'alcoolique criminel, non par la prison, 
mais par l'asile pour alcoolisés. Or, il va sans dire, disons- le pour tranqui- 
qailiser M. Garçon et les juristes, que personne ne pense à agir ainsi sans 
d'excellentes raisons et sans de parfaites garanties pour les droits d'une 
liberté individuelle bien comprise. Pareille liberté n'est néanmoins pas 
celle d'enchainer sa propre liberté par l'alcoolisme, ni celle de léser 
les autres. Ce que je ne puis accorder à M. Legrain, c'est qu'il existe une 
limite tranchée entre l'homme sensé normal et les formes les plus légères 
des anomalies de caractères (anomalies mentales héréditaires) ou entre cet 
homme et les formes les plus légères de l'alcoolisme. 

Dr Aug. FOREL 

Ancien Prof, de l'Université de Zurich. 
* Voir.-FoRBL. La Question sexuelle, Paris 1906, Steinheil. 



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599 

BoussY. — Le syndrome thalamique. Revue de neuro' 

iiin 4906. 

^lelques observations personnelles et les rapprochant 
des faits dûs à Thomas et Ghiray, Dide et Durocher^ Long, Bourdon et 
Dide, etc., MM. Dejerine et Roussy exposent en les résumant les symp- 
tômes qui permettent de diagnostiquer une lésion de la couche optique. 
Ce sont : 1<> Une hémiplégie légère habituellement sans contracture et 
rapidement régressive. !2<> Une hémianesthésie superficielle persistante à 
caractères organiques, pouvant être dans certains cas, remplacée par de 
rhypéresthésie cutanée, mais i^'accompagnant toujours de troubles mar- 
qués et persistants des sensibilités profondes. 3<> De Thémiataxie légère et 
de l'astéréognosie plus ou moinscomplète. Il s'y ajoute ordinairement : 
4<' Des douleurs vives du côté hémipblégié, persistantes, paroxystiques, 
souvent intolérables et ne cédant à aucun traitement aaalgésique. S*" Des 
mouvements choréo-athétosiques dans les membres du côté paralysé. 

Les cas que nous avons étudiés et que nous rapportons dans cet article, 
disent les auteurs, nous permeltent d'ajouter que, lorsque la lésion 
siège dans le noyau externe (partie externe et postérieure) en empiétant 
sur les noyaux interne et médian du thalamus, et qu'elb n'intéresse 
qu'une partie des fibres du segment postérieur de la capsule interne, se 
trouve réalisé le tableau clinique du syndrome thalamique. 

J.-L. P. 



VARIÉTÉS 



Compte rendu sur la JurlAprudenee et la littérature médioale 
■péolalee aux aeeldente du travail. 

Le dklirium trbmëns 

Les cas de délire alcoolique, survenant à la suite d'un accident du 
travail, ne sont pas toujours faciles à interpréter, soit au point de vue 
médical, soit surtout au point de vue juridique ; et cela parce qu'ils sou- 
lèvent une fois de plus la question si complexe de l'aggravation des 
blessures accidentelles par un état morbide antérieur, question qui a déjà 
fait couler des flots d'encre et qui est diversement résolue par les tribu- 
naux des pays qui nous entourent. 

Ces cas présentent, cependant, quelques particularités intéressantes au 
point de vue spécial qui nous occupe. Je vais tenter de les préciser. 

Tout d'abord — et pour justifier l'attention qu'on y prèle — il faut 
dire que le delirium tremens est une complication, en somme, assez fré- 
quente des blessures et des inflammations. 



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m 

Friedrich, sur un total de 11.92 
le 1,8 7o. Ajoutons qu'elle est fort gn 
talité de i9 7o. 

On est en droit, je crois, de déclarei 
elle, peut, chez un individu saturé 
question. 

On pourrait analyser davantage les 
blessure elle-même qui a pour conséqi 
cation, ou si ce ne sont pas surtout le 
pagneot en général un accident du tr; 
régime, diminution ou suppression de 

Il est incontestable que Ton peut b 
un accès de deiirium tremens chez ui 
jambe, par exemple, en appliquant s 
permettra an malade de marcher pend 
début de la maladie. 

Mais, au point de vue qui nous occ 
Taccès soit la conséquence immédiate 
de prouver qu'il est en relation d( 
patron en soit responsable dans une n 

Il semble bien, après tout cela, qu 
du temps, une relation de cause à e 
alcoolique survenant quelques jours p 

On connaît bien des cas où l'accès ( 
apparente, mais qui pourrait prétendi 
cassé la jambe au cours de son travail 
mens mortel quatre jours plus tard ; 
aucune influence sur l'apparition de c 
faits de ce genre sont si nombreux qu( 

Et pourtant, c'est ce qu'a affirmé, il 
confrère de Ronbaix, dans le cas suiv 

Un ouvrier de 42 ans, porteur de 
inférieur, le 19 juillet 1905, aucoursdc 
deiirium à l'hôpital. Le tribunal de pi 
veuve de sa demande d'indemnité, pa 
d'une relation de cause à eiïet entre I 
certificat médical qui servit de base à 
mort d'un accès de deiirium tremens d 
qui ne saurait, k aucun point de vu 
directe et immédiate de l'accident >. 
ce verdict le 25 avril 1906, t attend 
blessure dont M. a été atteint a pu ex( 
révolution de la maladie dont il est i 
vation n'établit que l'accident a eu l'e 
attendu que l'appelante devrait justifu 



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gi ^py *>fyfU ' ^?,>M'/^'^ " 



601 

été la cause directe de la mort, soit qu'elle a contribué à accélérer le 
dénouementfatal ; qu'elle ne rapporte aucune preuve, si faible soit elle... » 

J*avoue que, pour ma part, je n'aurais pas hésité à déclarer que la 
fracture de jambe a contribué à accélérer le dénouement fatal. 

On voit donc que Taccord n'est pas encore fait parmi les médecins sur 
ce point, au plus grand préjudice de l'exercice de la justice. 

En Allemagne, la jurisprudence de l'office impérial a permis de fixer 
les conditions dans lesquelles un accès de delirium peut être envisagé 
comme conséquence d'un accident et être justiciable d'une indemnité. 

« Le delirium doit survenir dans les premiers jours après l'accident et, 
en tout cas, pendant que le malade est encore au lit. De fortes hémor- 
ragies, une suppuration abondante et une fièvre élevée, dépendant 
directement de la blessure, augmentent le degré de probabilité en faveur 
d'un rapport de causalité entre la blessure et le delirium >. 

D'autre part, ce rapport est écarté < quand le delirium est apparu à un 
moment oti le blessé sortait déjà du lit. Lé fait que la victime était un 
buveur avéré, qu'elle avait déjà eu des accès de délire alcoolique, même 
sans blessure extérieure, ce fait constitue une circonstance aggradante 
pour l'ouvrier » (Kaufmann). 

Passons maintenant au mode d'appréciation des tribunaux sur l'alcoo- 
lisme chronique, au point de vue des responsabilités respectives du 
patron et de l'ouvrier. 

Si l'on prend coinme exemple le cas de la fracture de jambe cité plus 
haut, on se trouve en présence de trois manières de le concevoir : 

{"" Lé patron nest responsable que des conséquences de l'accident lui- 
même. Il n'aurait donc à indemniser la victime ou ses ayants droit que pour 
Vincapacité de travail qu'aurait entrainée la fracture chez un homme sain. 

S"" La conséquence finale de l'accident ayant été, en somme, la mort, le 
patron doit supporter toutes les conséquences de cet accident, qui a bien été 
la cause déterminante de l'issue fatale. 

3^ L'accident est admis comme cause indirecte de la mort, mais la res' 
ponsabilité du patron sera réduite, eu égard au fait que la victime était 
prédisposée. 

La première alternative a été admise par certains tribunaux français 
ayant adopté les conclusions de M. Marvéjouls, rapporteur delà commis- 
sion chargée d'élaborer la loi française sur les accidents du travail. Ces 
conclusions, qui ne font point partie de la loi, sont les suivantes : 
« seules sont justiciables d'une indemnité les conséquences directes et 
immédiates de l'accident >. 

Cette opinion, on le voit, ne tient aucun compte de l'influence exercée 
par un étal morbide antérieur de l'ouvrier sur les suites d'un accident ou 
vice-versa. 

Elle part du principe que le patron n'ayant aucun pouvoir sur cet étal 
antérieur, ne saurait être rendu responsable du rôle joué par lui dans la 
marche et la terminaison de la blessure. 






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Cette conception est trop ex 
la même valear pour chaque i 
individaelie d'une victime à u 
Ton doit tenir compte de cette 
final : aussi de nombreux juges 
se rallier à une opinion plus j 
sabiiités. 

Mentionnons en passant que 
seconde alternative, celle qui c< 
dénouement final sur les épau 

c On ne saurait, dit un arré 
considérer comme inexcusabh 
quelque peu immodéré du vin 
blement et sans s*en douter lu 
longue, le germe latent d'une 
quences d*une chute accidente 

Bien qu'il faille être indulgc 
possibles de ses excès de bois! 
Pourquoi les tribunaux qui son 
yeux, est susceptible de décha 
dent du travail survenu chez t 
indulgents pour l'alcoolisme 
souvent, le résultat de la répél 
d'ivresse aiguë ? Et puis, en ai 
à favoriser les prédisposés de 
posés au delirium, qui sont d 
aux ouvriers sains et sobres. 

Il ne suffit point, du reste, p 
l'ouvrier, même prédisposé, ai 
plus ou moins longtemps, car 
prédisposition du malade, la b 

Cette alternative ne parait c 

Reste la dernière. Je ne saui 
citant un arrêt «lu Tribunal fé 

Voici les faits (ils se ressem 
lique, manœuvre, est victime > 
travail, en voulant prêter assis 
l'hôpital, il est pris le lendem 
jours plus tard il contracte un 
heures après, soit six jours ap 
pertise médicale intervenue ai 

e La fracture du tibia et du 
de nature à causer la mort. C< 
lisme du lésé. Dès le 7 juin le 
les mains ; le 8, le delirium tn 



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603 

quelques heures avant la mort. Dès le 11, la température s'élève (l'acci- 
dent avait eu lieu le 6), une inflammation aiguë s'étant produite dans les 
deux poumons. Le delirium est la preuve absolue de Tintoxication 
alcoolique ; ce délire spécial est caractéristique de l'alcoolisme et ne se 
retrouve nulle part ailleurs. La pneumonie double indique par son siège, 
sa forme, son évolution et sa gravité, un état morbide antérieur ; souvent 
les alcooliques meurent ainsi. Le traumatisme^ par simple choc ou par 
choc nerveux, a été le provocateur de la crise de delirium et de la pneu- 
monie. B. était en état de saturation alcoolique latente ; la cause la plus 
banale eût pat faire éclore des phénomènes qui, sans cela, eussent pu se 
produire plus tard, ou même jamais, si fi. avait cessé de boire. La com- 
motion, le changement de vie et de régime ont été l'occasion de l'évolu- 
tion aign'é de l'alcoolisme >. 

Le tribunal, au vu de ces conclusions, accorde à la veuve une indem- 
nité. La somme à allouer aurait du atteindre 5266 fr. Mais elle est 
réduite de 207©, parce que l'accident a été fortuit, et de 10 7»» pwce que 
la veuve a l'avantage de toucher un capital au lieu d'une rente. Eu outre 
< ce chiffre doit, subir une nouvelle et importante réduction par le 
motif que, vu Fétat d'alcoolisme chronique dans lequel se trouvait 
B. à la suite de ses habitudes invétérées de boisson, la durée probable de 
sa vie et de sa capacité de travail doit être évaluée bien au-dessous de la 
moyenne. Il serait, en effet, contraire au droit comme à l'équité, de 
condamner le patron à une indemnité égale à celle qu'il doit payer en 
cas de décès d'un ouvrier valide et sain, alors que, dans le cas particulier, 
le décès doit être attribué, à n'en pas douter, et en première ligne, aux 
excès de la victime elle-même. 

Or tel est le cas en l'espèce, puisque le rapport médical, très affirmalif 
sur ce point,' admet comme certain que l'accident survenu à B. aurait 
entraîné seulement une incapacité de travail de trois mois an maximum, 
sans les complications dont son état d'alcoolisme chronique, engendré 
par ses excès de boisson, a été l'unique cause. Si l'on considère que, 
dans le cours ordinaire des choses, cet état de saturation alcoolique 
latente, qui bien certainement, n'aurait pu que s'aggraver encore, expo- 
sait B. à une mort prématurée, et que sa capacité de travail aurait été en 
tous cas, sinon supprimée, tout au moins considérablement diminuée au 
bout de très peu d'années, la réduction d'un tiers environ de l'indemnité 
normale, opérée de ce chef par la cour cantonale apparaît comme insuf- 
fisante. Il convient dès lors de la majorer dans une notable proportion et 
de réduire à la somme de 1600 fr. le montant de l'indemnité due à la 
demanderesse >. 

Cet arrêt, équitable en tous points, fait ressortir à l'évidence toute la 
valeur que peut avoir l'action des tribunaux dans la lutte contre l'alcoo- 
lisme. 

Dr Ch. Jllliard. 
Octobre 1906. 



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Société médioa 

lieu à Oachy, le j( 
été aoQOQcé en pr 

Collation à 10 11 
maaicatioDs de Ml 
• dispensaires anti 
Demiévillb (Vaud 
i h. 30, banquet. 

Les caissiers de 
à Ouchy aa Dr Gj 
soit i fr. par men 

Les confrères d 
de la Societa medi 
à cette séance. 



Gmssb de secours 
Septembre 1906 
Avgovie. — D*" W 
Bûle- Ville. — D' 
Berne. — D^ Dub< 
Grisons. — D« F. 
Tessin. — D"^ A. I 
Zurich, — D' Enj 
Ensemble, fr. 154. 
Bàle, l Octobre 1! 



OUVRAGES R 
de rhomme ; leu 
pathologiques due 
Thèse de Laïuann 

Ch. Armand et 
niques dans la ch 
gie, 10 juillet 19( 

Naegeli-Akerb 
Nasenbluten. — F 

M. DiDE. — Et 
sang chez les alii 
ueurologistes de I 
broch. in 8» de 11 

A. Lkry. — L 
in S*» de 186 p., L 

L'œuvre médic( 
nourrissons , étu 
Masson et Cie. 

Genève. • 



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XXVI-; ANNEE. — N" 11. 20 NOVEMBRE 1906. 



REVUE MÉDICALE 

DE LA. SUISSE ROMj^NDE 



TRAVAUX ORIGINAUX 



Quelques considérations 
à propos de la fièvre dite a de grossesse n 

par le D' René Kœnig 
Priyat-Dooent, remplaçAiit de M. le Prof. Jentzer 

(Travail de la Clinique gynécoiogiqae et obstétricale de Genève. 
Prof. Jentzer) 

Longtemps, rexistence de la lièvre dite « de grossesse » a 
passé pour un dogme inattaquable. Dans leur Traité de Tart 
des accouchements, Tarnier et Budin affirment la réalité de 
cette affection, « tout en admettant que ses symptômes, peu 
caractéristiques, aient été confondus avec ceux de la phthisie 
pulmonaire, ceux de la lièvre rémittente et de la lièvre 
typhoïde ». Ils appellent sur elle l'attention a dans Tespérance 
que sa symptomatologie, son diagnostic, son pronostic et son 
traitement seront élucidés avec le temps et grâce à de nouvelles 
observations ». * 

Quinze ans plus tard, en 1903, Pinard* constate que « aucun 
travail sérieux, se recommandant par la notoriété de l'auteur, 
n'a paru dans la littérature obstétricale depuis cette époque, 
aucune observation documentée n'a été produite, malgré l'appel 
de Tfûrnier et Budin. Aucune observation n'a été donnée pour 
cette raison bien simple, c'est que la lièvre propre aux femmes 
enceintes n'existe pas. » 

Je m'empre?'^ d'ajouter quo ceci semble être actuellement 
l'opinion générale ; et on chercherait en vain dans le Manuel 
pratique d' accouchements de Budin et Demelin (1904) une 

» De la lièvre 4e, grossesse. Annales de gynécologie et d'obstétrique, 
mars 1903. 



REVUE MÉDICALE— VINGT-SIXIÈME ANNÉE. — N« 11 

Al 

A 



42 



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606 

mention de la fièvre propre aux femmes enceintes. En effet, il 
est difficile de concevoir qu'à l'heure actuelle un médecin 
averti puisse admettre l'existence d'une fièvre « essentielle « de 
la grossesse, c'est-à-dire d'une fièvre due purement et simple- 
ment à l'état de grossesse — de grossesse normale, bien 
entendu. Comment se fait-il que l'hypothèse d'une « fièvi-e 
gravidique » ait pu se maintenir si longtemps? Pinard l'a jugée 
bien enracinée, puisqu'il s'est cru obligé, avec l'autorité qu'on 
lui connaît, d'en démontrer récemment l'inanité d'une façon 
péremptoire et définitive. C'est que la grossesse complique 
singulièrement le diagnostic de certains états infectieux. Par 
commodité, pendant longtemps, on s'est contenté d'accoler 
l'étiquette de fièvre gravidique à tout état fébrile dont la cause 
n'apparaissait pas immédiatement. Ce n'est pas sans raison 
que Pinard insiste sur la nécessité qu'il y a de faire disparaître 
de la pathologie de la grossesse « une entité morbide entière- 
ment scolastique qui n'a jamais servi qu'à masquer — je ne dis 
pas une erreur — mais une absence de diagnostic. En effet, 
la croyance à la réalité de la fièvre de grossesse empêchera de 
rechercher avec patience et ténacité la cause véritable d*un 
état fébrile chez une femme enceinte, et par cela même, de 
recourir à une thérapeutique éclairée et efficace. Inversement, 
la négation absolue de la fièvre de grossesse commandera l'ana- 
lyse attentive et rigoureuse des symptômes cliniques chez toute 
femme enceinte présentant un état fébrile pendant la gestation » . 

Cette analyse aura d'autant plus de chance d'aboutir à un 
résultat positif, qu'elle sera bien dirigée. Il y a quelques années, 
la pyélonéphritç de la grossesse était à peu près inconnue. 
Actuellement, son diagnostic n'offre plus de grandes difficultés, 
parce qu'on sait le rechercher. 

Le but de ces lignes est précisément d'attirer l'attention sur 
quelques-unes des causes de la fièvre dite gravidique ; ce n'est 
pas une étude de la fièvre de la grossesse, ce sont simplement 
quelques considérations que je me permets de présenter ici. 

Les infections qui donnent lieu pendant la grossesse à une 
hyperthermie sans cause^pparente, peuvent se ranger en deux 
catégories : 

P Celles qui, comme par exemple la granulie, la dothiénen- 
térie au début, produisent, en dehoi*s de la grossesse aussi bien 
que pendant celle-ci, des élévations de température à cause 



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607 

difticileraent appréciable. Leur diagnostic peut être voilé par la 
présence d'un utérus gravide, surtout aux derniers mois, leur 
allure peut être modifiée par l'état gravidique, leurs caradèrea 
ne changent "pas. Je ne m'en occuperai pas ici. 

2° Celles qui subissent dans leur évolution, du fait même de 
la grossesse, des raoditications profondes dont se ressentent 
sensiblement le diagnostic et le pronostic. Ce sont les véritables 
cas de fièvre « gravidique », ceux qui intéressent avant tout 
l'accoucheur. Les facteurs responsables de ces altérations, 
communs à tous les états pathologiques en question, sont : 

a) La compression des viscères abdominaux par l'organe 
gestateur (influence indéniable dans les infections péritonéales, 
appendicites, annexites suppurées, pyélites, etc.). 

h) Les modifications de l'appareil cardio-vasculaire propres à 
l'état gravidique : congestion veineuse, changements dans la 
composition du sang, l'innervation vasculaire, etc. 

c) Les exigences imposées aux émonctoires maternels obligés 
d'éliminer les produits de désassimilation de deux organismes, 
facilement sujets par conséquent au suimenage. 

d) La vulnérabilité de l'organisme maternel, en particulier de 
l'appareil génital, à l'égard d'infections locales (génitales) et 
générales. 

Parmi les affections s'accompagnant d'hyperthermie pendant 
la puerpéralité, deux surtout, l'appendicite et la pyélonéphrite 
ont préoccupé l'accoucheur dans le cours des dernières années. 

L — U appendicite 

Depuis que l'appendice cœcal est devenu « gynécologique », 
les accoucheurs ont appris à slntéresser à ses manifestations. 
Certes, l'appendicite a existé de tout temps pendant la gros- 
sesse, je n'en citerai comme preuve que le cas de mon ancien 
maître, le Prof. P. Millier, cité par moi*, cas datant de 1887. 
Mais c'est en 1894 seulement que Munde* publiait le premier cas 
bien établi d'appendicite pendant la grossesse. En 1898, 
Fraenkel' recueillait 13 cas, Pinard* 40, moi-même, en 1899, je 

1 Appendicitis u. Geburtshiilfe. Hegars Beitrdge zur Geburtsh. u. 
e^ynaecol., 1900, Bd III, Heft 1. 

a Médical Record, déc. 1894. 

3 Die Appendicitis in ihren Beziehungen zur Geburtshilfe u. Gynaeko- 
logie. Samml klin. Vortr., neue Folge n" 299. 

* Annales de gynécologie et d'ohslétrique^ mai 1898, et Clinique obsté- 
tricale, p. 109. 



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Go^le 



pus en réunir à peu près 100^ 
se sont multipliés, et il n'y a 
l'occasion de constater cette c 
tous les travaux parus, il se d 

L'appendicite est une corn] 
puerpéralité. Cependant, sa fr 
généralement, les cas légers é 
pour des troubles banaux de { 
mais en tous cas la grosses^ 
Ainsi que je l'ai fait remarqu 
fait l'inanité de la théorie qui 
tuelle pendant la gravidité, i 
logie de l'appendicite. 

Il est probable' que la con; 
domen par la gestation, a sur 
un effet résolutif analogue à ce 
connu de Bier. Peut-être mêm 
préventive. Les observations 
démontrer l'influence favoral 
formes légères d'appendicite. 

Il est malheureusement be 
sesse peut jouer un rôle néfas 
qui couve sous les cendres, d 
des formes graves, surtout api 
de dégager les causes de cette 

r La dislocation du csecur 
l'aide de moulages très démon 
différents âges de la grossesse 
haut, de droite à gauche, vers 
avant. C'est au quatrième m 
caecum commence son ascej 
jusqu'au contact du rein, so 

* Loc. cit. 

2 Voir la discussion qui a eu lieu 
Société d'obstétrique et de gynécol 
in-extenso dans le Bulletin de cette 

3 Voir : Boue, Ueber Appendicit 
Wochenbett. Mittheilungen ans der 
Helsingfors. Band V. 1-3, VI, 1-2. - 
Schwangerfechaft mit Perityphlitis. 

* R. Kœnio, Communication à 
Suisse rom.y Bulletin de juillet 19( 

* Uber die Verlagerung des Cîecu 
GynaeKy Bd. 76, Heft 3, p. 527. 



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609 

grossesse. De même, dès le quatrième mois, le petit bassiu est 
comblé, le cul-de-sac de Douglas ne peut plus servir d'issue à 
une collection purulente d'origine appendiculaire. a Tant que le 
cœcum reste en place et que le Douglas est libre, l'influence 
de la grossesse est à peu près nulle. A partir du quatrième 
mois, toute afiection de l'appendice évolue forcément d'emblée 
dans la grande cavité péritonéale, dès que les limites de l'or- 
gane sont franchies.* » Il en résulte, pour le pronostic, une très 
grande différence, selon qu'il s'agit d'une grossesse au début 
ou dans sa deuxième moitié. Tandis que, jusqu'à la fin du 
troisième mois, la mortalité est de 30^0, celle-ci monte à 59% 
du quatrième au neuvième mois (statistique de Boije). 

2** Le voisinage immédiat d'un organe aussi réceptif pour 
l'infection que l'utérus gravide ou puerpéral. De fait, la conta- 
mination de l'utérus par un foyer appendiculaire a été démon- 
trée péremptoirement à différentes reprises, soit propagation 
directe par continuité soit transport par voie sanguine ou lym- 
phatique. Il est important de savoir que l'infection utérine 
peut se faire pendant les suites de couches ; elle simule alors 
l'origine génitale d'une véritable fièvre puerpérale. 

3"* L'incertitude du diagnostic, rendue plus grande à mesure 
que la grossesse s'avance. Je reviendrai tout à l'heure sur ce 
point important. 

Bien entendu, je suis loin de méconnaître l'importance 
énorme pour le pronostic des différentes formes que revêt 
l 'appendicite.Le simple catarrhe de l'appendice guérit en dehors 
de la grossesse, et le sphacèle mène à la perforation, que la 
femme soit enceinte ou non. Mais, toutes choses égales, si je 
ne nie pas Tinfluence favorable de la congestion gravidique 
sur l'appendicite catarrhale, je suis convaincu que les causes 
précitées donnent aux formes graves une gravité exceptionnelle. 
La mortalité atteint en effet un degré considérable, d'après 
Pinard, 27 %, d'après Boije 52.3 ^o de tous les cas. Ma statis- 
tique personnelle porte sur six cas d'appendicite dûment cons- 
tatée ^je laisse de côté ceux dont la bénignité n'autorisait pas 
un diagnostic ferme). Cinq fois il s'agissait d'appendicite per- 
forée, une fois au quatrième mois, deux fois au cinquième, une 
fois au sixième, une fois au terme de la grossesse. Une femme 
mourut, non opérée, de péritonite généralisée ; des quatre opé- 

• * R Kœnki. Soc. d'obst. et de gyn. de la Suisse l'om., loc. fit. 



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rées, j'en perdis trois, égalerai 
sixième cas concerne une fe 
laquelle nous avions diagnosi 
suites de couches, attaque as 
au traitement habituel. L'opér 
semaines plus tard prouva la ji 

Jusqu'à présent nous ne m 
mère. Que devient l'enfant ? 

La plupart des auteurs sont 
pendicite, survenant pendant 1 
souvent celle-ci et menace a 
que celle de la mère ». Même i 
tic est mauvais : d'après Jarca 
ou bien ils sont expulsés mort, 
quelques joui-s d'accidents sej 
démontré l'infection intra-utéi 
colibacilles dans la veine ombili 

D'un autre côté, Fraenkel 
appendiculaire n'a pas empé 
terme. 

Je crois ce fait relativement 
gués. Le pessimisme des statist 
parce qu'elles ne contiennent 
faut pas oublier que bien des 
notre connaissance : ou bien ih 
ou bien ils ne semblent pas dig 
dant, en face d'une appendiciu 
blierons jamais que deux existe 

Le travail amène fréquemmei 
tractions utérines, celles des 
les résidus inflammatoires d'u 
lent des adhérences, et c'est ] 



^ Je viens d'observer un septième 
dents appendiculaires bien nets, comi 
deuxième mois de sa grossesse. Je p 
dice (23 octobre 1906). Guérison pai 
de la grossesse. M. le Prof. Askan 
enlevé qu'il s'agit d'une appendicite 

- Contribution à l'étude de Tappec 
de couches. Thèse de Patns 1898. 

8 Loc. cit. 

* Bactériologie der weiblichen Oe 



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t)ll 

coucheinent qu'on constate assez souvent le réveil d'un ancien 
foyer. Quand il existe un processus ulcéreux, la perforation est 
activée ; quand il y a collection purulente, dont l'utérus forme 
nécessairement l'une des parois, le déplacement de cet organe 
pendant les contractions et la diminution de son volume après 
l'expulsion de l'œuf, rendent presque inévitable une solution de 
continuité dans les enveloppes de l'abcès, partant l'inondation 
péritonéale. Un fait à noter, encore insuffisamment expliqué, 
mais bien connu, c'est l'accalmie qui survient généralement 
tout de suite après le travail. Les douleurs, très violentes avant 
et pendant l'accouchement, disparaissent, la fièvre diminue, l'état 
général est bon pendant plusieurs heures, voir un ou deux jours, 
puis apparaissent subitement les signes delà péritonite suraiguë 
(voir par exemple le cas III de mon mémoire). 

Diagnostic. — De l'avis général, le diagnostic de l'appendicite, 
rarement facile pendant la grossesse, peut présenter des diffi- 
cultés insurmontables. C'est, ainsi que je l'ai dit, ce qui contri- 
bue à en assombrir tellement le pronostic. Chez une femme 
enceinte, surtout si elle l'est pour la première fois, il est bien 
difficile de faire le départ entre les douleurs d'origine appen- 
diculaire et celles qu'éveillent dans les flancs l'étirement du 
ligament large, du péritoine, la compression et le déplacement 
des organes par l'utérus. Et les signes physiques deviennent 
de plus en plus difficiles à percevoir à mesure que la grossesse 
avance. A partir du cinquième mois,'le diagnostic autre que celui 
de probabilité est l'exception avant qu'il y ait exsudât ou périto- 
nite. Il serait banal d'insister sur les signes ordinaires qui per- 
mettent de reconnaître l'appendicite au début : défense muscu- 
laire, sensibilité au niveau du point de Mac Burney (présente 
également, ainsi que nous le verrous, dans la pyélonéphrite de 
la grossesse) ou plus haut dans la seconde moitié de la gros- 
sesse, troubles intestinaux, hyperleucocytose, etc. Je ne puis mal- 
heureusement y ajouter de signe non équivoque, mais je suis 
convaincu que, une fois l'attention éveillée, le diagnostic se 
fera plus souvent que par le passé, parce qu'on y pensera. Je 
me bornerai à citer les affections qui sont le plus fréquemment 
confondues avec l'appendicite pendant lapuerpéralité : 1) pyé- 
lite (voir plus loin) ; 2) grossesse tubaire ; 3) annexite, soit 
aiguë, soit ancienne, ayant donné lieu à des adhérences. 4) pen- 
dant les suites de couches : infection puerpérale. 5) plus rare- 



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l'un petit kyste 1 



612 

ment : fièvre typhoïde \ torsion du pédicule d'un petit kyi 
ovarique. 1 

L'erreur inverse se produit : Quand on a observé coup sur 
coup quelques cas d'appendicite, comme cela nous est arrivé, 
et qu'on se reproche peut-être de n'être pas intervenu à temps, 
la hantise vous prend d'en faire le diagnostic et d'ouvrir le 
ventre dès que surviennent quelques symptômes suspects. De 
pareilles erreurs de diagnostic sont fréquentes : Chéron et 
Gonin*, Brindeau', Porak et Bar", Tissier', Sippel*, ont com- 
muniqué des cas de « pseudo-appendicite », d'obstruction intesti- 
nale, de constipation chronique ou simplement de symptômes 
appendiculaires sans cause, démontrés comme tels par l'opéra- 
tion ou l'autopsie. J'ai * moi-même pratiqué une laparotomie 
chez une femme enceinte à terme pour des symptômes qui me 
faisaient admettre une appendicite, (T. 39°6, P. 120, langue 
sèche, signes d'obstruction, douleurs nettement localisées dans 
la fosse iléo-cseeale). Or, il s'agissait d'un paquet de varices 
du ligament large et d'une infection intra-utérine à travers le 
col prolabé. D'un autre côté, une autre fois, de crainte de tom- 
ber dans l'excès de voir partout de l'appendicite, j'ai perdu 
une malade faute d'être intervenu à temps. 

Traitement, — Les uns, comme Webster', Coe^, ne considé- 
rant que la gravité de l'appendicite pendant la grossesse, pré- 
conisent d'une façon étendue l'opération h n'importe quel âge 
de la grossesse. D'autres, comme Boije. Treub\ Stratz' con- 
seillent d'envisager l'appendicite tout à fait indépendamment . 
de la gravidité. Il me semble que l'on peut établir les distinc- 
tions suivantes : 

1** Si le diagnostic est ferme, il n'y a pas lieu de s'écarter de 
la ligne de conduite adoptée généralement, c'est-à-dire : appen- 
dicectomie dans les premières 24 heures, plus rarement possible 

1 Le diai^nostic différentiel peut éire extrémemeat diflScile : en laparo- 
tomisant une femme enceinte k cause d*un exsudât dans le âanc droit, nou:» 
trouvâmes plusieurs perforations à l'emporte-pièce de rextréniité infé- 
rieure de rintestiu grêle, ce qui nous til k croire k une origine typhique. 
Le Widal fut négaiit, et l'autopsie démontra Texistence d'une appendicite 
gangreneuse qui avait entraîné le sphacèle de la paroi intestinale. — Voir 
aussi : Lejars, Appendicite ou tièvre typhoïde. Sc^naine ?nédicale, 1906. u° 44 . 

- Séances de la Soc. d'obstétrique de Paris du 80 mars 1902 

3 Séances de la même Soc. du 19 mars et du 23 avril 1903. 

* Centralbl. f. Gyn., 1905, p. 1126. 

* Loc. cit. 

« Atnerlc.Journ. of Surgery, Gynecol, and Obstetr^ I. 
^ Séance de la Soc. de Gynéc. des Pays- lias du 11 décembre 19 J4. 



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613 



encore que eu dehors de la grossesse. Traitement médical, si le 
diagnostic n'est fait que plus tard. En général, il est préférable 
de remettre l'opération à « froid » après la grossesse, tout en 
surveillant de très près pendant toute la puerpéralité. Cepen- 
dant, au début de la grossesse, ^e crois qu'il vaut mieux couper 
court aux risques d'une récidive au cinquième mois par une 
appendicectomie sitôt le refroidissement obtenu. 

Incision dès que l'on constate une collection, sans se préoc- 
cuper de l'utérus, en évitant surtout de suivre la pratique 
préconisée par Marx*, défendue récemment par Tissier et 
Lenormand^, qui consiste à évacuer préliminairement l'utéinis, 
pratique considérée avec raison comme pernicieuse par Pinard', 
Webster, Coe, Schaeffer*, etc. En efi'et le déplacement de 
l'utérus menace de déchirer des adhérences protectrices, el en 
outre l'évacuation met à nu la muqueuse de l'utérus puerpéral, 
c'est-à-dire une plaie dont l'asepsie risque fort d'être compro- 
mise par un voisinage aussi dangereux. Au contraire, il faut par 
tous les moyens empêcher l'interruption de la grossesse. 

2*» Le diagnostic est douteuxy ce qui est le cas le plus fréquent. 
C'est surtout alors que l'avis de Pinard me semble justifié : 
« L'appendicite pendant la grossesse doit être traitée chirur- 
gicalemeutj plus rapidement que dans n'importe quel autre 
cas. » Sachant l'évolution rapide et la malignité qui caracté- 
risent certaines formes d'appendicite pendant la grossesse, 
formes que rien ne permet de distinguer d'emblée d'autres, plus 
légères, nous nous résoudrons plus facilement qu'en dehoi-s de 
la grossesse à ne pas attendre la confirmation de notre diagnos- 
tic, quitte à faire une fois ou l'autre une laparotomie « explora- 
trice y. Si une appendicite a précédé la grossesse, nous n'hésite- 
rons pas à intervenir dès qu'apparaîtront les premiers signes 
d'une récidive. Si les symptômes surviennent vei's la fin de la 
gestation, ne nous laissons pas leurrer par leur régression aus- 
sitôt après le travail. N'oublions pas que ce calme apparent est 
suivi d'une évolution d'autant plus rapide pendant les suites de 
couches. 

Les résultats de V opération (à chaud) sont encore assez mau- 
vais : Pinard indique une mortalité de 33 ^o pour les cas opérés, 

^ Americ. Journ. of Obstetr., 1895. 

' Soc. d*ohst. deParis^ séance du 16 novembre lUOô. 

' Loc. cit. 

* In: V. WixcKKL, Handbiich der GeburtshDlfe, II, 2. p. 1422. 



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i 

25" poiu' ceux de péritonite 
péritonite généralisée, tandis c 
Usées non opérées la mortalité 
ver 11 Vo de ses opérées, toute 
non opérées 30 ^/o moururent. < 
cocité de Tintervention qui am 
tion à chaud. On poui-rait prei 
mule par Roux pour le can< 
diagnostic sûr, l'opération arri^ 
Ce qui sera encore plus effii 
coce soit-elle, c'est la pvphi 
faire pour empêcher une premi 
nous pouvons très bien éviter 
la bénignité de Topératien à 1 
surtout en préserver la femm 
une femme qui a eu une crise a 
d'avoir fait enlever son append 

II. - Pyi 

A côté de l'appendicite, la ] 
prépondérante parmi les affe 
gravidique ». Moins bruyante q 
ment plus fréquente, la pyéloii 
longtemps : son étude systémat: 
Reblaud^ en 1902. Depuis, elle 
auteui-s de langue française, al] 
fit le sujet d'un très brillant rap 
de pédiatrie de Rouen (1904 
Opitz* condensa dans un remar 
plet de la question . 

Pathogénie: S'il est juste de 
sesse ne crée pas plus la pyélon 
d'ailleurs que l'appendicite), < 
inexact de parler de « pyéloné 
pas moins vrai, de l'avis uuanii 
constitue une cause prédisposi 

' c. R. de la Soc. (Vobst.^ de gyn. 

- Cité d'après Legueu. 

3 Annales de gynccol. et d'obst.,, a 

* Zeitschr. fiir Geburtsh. a. Gyna 

* Discussion suivant la lecture du i 



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r 



^1^. U ' " ^ 



615 

domine la pathogéuie de la pyélonéphrite, c'est la compression 
de l'uretère, connue depuis fort longtemps des anatomistes. 
Le mécanisme en est démontré en détail par Opitz : elle est 
due à une particularité topographique de l'uretère, marquée 
surtout à droite, qui fait que ce conduit est légèrement coudé 
à son point de croisement avec l'artère iliaque. A ce niveau, 
une pression relativement minime suffit pour en arrêter le 
péristaltisme. L'inclinaison de l'utérus à droite explique la 
prédominance de l'affection de l'uretère de ce côté: sur 70 cas 
de Legueu, 65 fois le côté droit, 5 fois seulement l'uretère gau- 
che étaient atteints. 

Pour Legueu, avec la majorité des auteurs français, l'infec- 
tion se fait par la voie descendante ; se fondant sur les troubles 
gastro-intestinaux qui précèdent fréquemment la pyélonéphrite, 
et sur l'intégrité apparente de la vessie, ils admettent l'émigra- 
tion du coli-bacille intestinal dans le sang et de là dans le rein, 
terrain bien préparé pour le recevoir, « mis en état d'opportu- 
nité morbide par l'uronéphrose consécutive à l'obstruction 
urétérale » (Legueu). 

Cette hypothèse, rejetée par Pinard, est combattue vivement 
par Opitz, par des arguments théoriques aussi bien que dérivés 
de l'observation. Opitz part du fait que la vessie féminine, en 
particulier celle de la femme enceinte, héberge fréquemment 
des micro-organismes sans qu'un symptôme quelconque trahisse 
leur présence. Il est possible à l'observateur minutieux de 
suivre pour ainsi dire pas à pas l'ascension de ces germes ; il 
suffit que le mécanisme qui normalement protège l'uretère 
contre la pénétration des hôtes microbiens de la vessie, soit 
dérangé — ce qui arrive fréquemment du fait de la gravidité 
— pour que l'uretère se laisse envahir. Presque toujours, l'exa- 
men bactériologique révèle le colibacille, le plus souvent en 
culture pure. 

La marcJie est très variable, insidieuse souvent, quelquefois 
orageuse. Voici comment Opitz décrit un cas type : Au cinquième 
mois de la grossesse apparaissent de légers troubles de la 
miction, puis après quelque traumatisme, par exemple un 
refroidissement, quelquefois sans cause apparente, survient un 
frisson avec 39 à 40", 100 à 110 pulsations, des malaises très 
prononcés : nausées et forts maux de tête, souvent des douleurs 
de côté d'emblée violentes. Il peut y avoir de la constipation, 
mais on constate également de la diarrhée fétide. Vurine est 



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diminuée de quantité et ne préî 
Cet état dure quelques jours, s 
(le fièvre. Peu à peu, les doule 
s'irradient vers la vessie et la c 
lient fréquentes et douloureu 
notable de la quantité d'urine , 
s'amendent, ou bien la lièvre 
graves du début. Bientôt se m( 
ristiques : l'urine est acide, uni 
brables raicro-organismes, gé 
culture pure. Dans le culot oi 
leucocytes, fréquemment des ( 
cristallins et amorphes. L'ai 
quoique en petite quantité. I 
pendant l'attaque, reste assez 
quand elle a été unique. Comi 
la défense musculaire dans la 
la pression, ainsi que dans tou 
cette sensibilité se manifeste 
Mac Burney, qui correspond à 
siège de la compression par le 
ment, l'accouchement met une 
tomes, ou du moins il amène 
défervescence progressive. 

Le pronostic est rarement mi 
majorité des cas la guérison n' 
phrite continue à l'état latent ( 
aussi fréquent de voir guérir ei 
de la voir devenir chronique, 
fois dans les 69 cas d'Opitz, n' 
MuUer, qui en a cité deux c 
allemands à Breslau (1904). D 
de mort due à la pyélite de grc 

La vie de l'enfant est forte 
13 fois sur 59 cas rinterruptioD 
Opitz, la pyélonéphrite sembi 
irritative sur la contractilité ut 

Le diagnostic n'ofl're point de 
tion soit dirigée du côté de 

» l'entralbL fur Gymek., 1905. p. 



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617 

e facilement reconnaître\ Daus les cas douteux, 
Opitz conseille d'assurer le diagnostic à l'aide des éléments 
suivants : 

l'* Dans la pyélonéphrite, la courbe de température dénote de 
fortes différences entre le matin et le soir, même en l'absence 
de frissons. Si, en outre, le pouls ne suit pas la température, la 
présomption est forte en faveur d'une pyélonéphrite, surtout 
quand l'état général souffre d'une façon rapide et intense. 

2*" Avant que la localisation des douleurs au niveau des reins 
n'impose le diagnostic, très souvent il existe un point doulou- 
reux à l'endroit de MacBurney. Dans ce cas, une investigation 
exacte permettra peut-être de trouver dans les antécédents 
quelques troubles urinaires. Quelquefois, on pourra constater 
à la palpation bimanuelle que Turetère est épaissi et sensible 
à la pression. A gauche, le diagnostic est toujours plus facile, 
l'appendicite n'entrant guère en ligne de compte. 

3** Il ne faut pas attacher trop d'importance au résultat 
négatif dé la palpation rénale. Au début, c'est à peine si on 
constate un peu de résistance et très peu de sensibilité à la 
pression. 

4o L'examen des urines reste le point capital, tous les signes 
précédents prêtant à l'équivoque. La réaction est presque tou- 
jours acide, la quantité diminuée en même temps que la fièvre 
est forte, le poids spécifique étant relativement peu élevé. Après 
la défervescence, quantité et poids spécifique augmentent. 
Quant à la teneur eu albumine, elle ne dépasse généralement 
pas 1 Vï 7oo dans la cystite, même quand le pus est abondant. 
Dans la pyélonéphrite on trouve de plus petites quantités de 
pus, des quantités plus élevées d'albumine. En outre, les 
cellules de pus sont plus irrégulières. Le diagnostic devient 
certain, quand on rencontre les épithéliums des voies urinaires 
supérieures. 

Opitz est assez sceptique sur l'utilité de la cystoscopie, de la 
cryoscopie et du cathétérisme des uretères. Il estime douteuse 
leur valeur, difficile ou impossible leui' exécution pendant la 
grossesse. 

Il ne faut pas oublier que, dans les premiers jours, et même 
plus tard, par suite des phénomènes d'occlusion, l'urine peut 

» Nous en avons observé à la Maternité une demi- douzaine de cas eu uu 
an. M. le Prof. Jentzer en a fait le sujet d*une de ses levons cliniques en 
mai 1906. 



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618 

être tout à fait normale, le diagno 
sible \ 

Le traitement est dirigé avant toi 
contre l'invasion bactérienne. C( 
auteurs préconisent un décubitus 
Legueu juge la position demi-assis€ 
ble à l'écoulement libre de l'urine, ] 
naison de Trendelenburg, Opitz ei 
suffisant pour empêcher l'utérus de 
comprimer l'uretère, mais trouve j 
bitus latéral qui attire l'utérus 1 
sommes trouvé bien de cette dern 
reprises, d'ailleurs, nos malades i 
qu'en se couchant sur le côté sain e 
douleurs. 

L'infection de l'appareil urinair 
ment qu'en dehors de la grossesse 
ingestion de grandes quantités de li 
nés, etc., et le régime; nous avoi 
régime lacté exclusif, sans vouloir i 
ruration. Le salol, l'urotropine ou 
pour désinfecter et aciduler Turin 
réflexe — la sécrétion rénale, Past 
brusquement la vessie par l'injectici 
évacue aussitôt. Les auteurs qui cl 
cation intestinale la cause de la pj 
rellement beaucoup d'importance 
désinfection du tube gastro-intest; 
l'origine vésicale, le traitement de 
Ce traitement : lavages vésicaux, i 
sels d'argent, etc., devient absol 
existe une cystite manifeste. 

Le lavage du bassinet par une soi 
à l'aide du cystoscope est encore dii 
difficile quand on connaît la techniq 

» M. le Prof. Girard a TobligeaQce de 
genre qu'il a vu avec MM. les Prof. P. j 
« L'urine était parfaitement normale. Lî 
d'habitude à droite. A l'autopsie on trouva 
comprimé ne laissant passer aucune goutt< 
c'est seulement l'urine du rein gauche, s 
vessie » . 



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619 

Je l'ai pratiqué plusieurs fois sans jamais en voir d'inconvé- 
nients sérieux. Toutefois, l'innocuité de cette manœuvre ayant 
été mise en doute, je ne puis encore la recommander qu'à titre 
d'exception. 

Si tous les moyens précités échouent, il en reste un, souverain 
pour ainsi dire toujours : c'est l'avoitement. Dans les casque 
nous avons observés, nous n'avons jamais eu besoin d'y avoir 
recoui-s, mais, les auteurs s'accordant pour reconnaître l'efiS- 
cacité immédiate de l'évacuation de l'utérus, nous n'hésiterions 
pas, le cas échant, à interrompre la grossesse, malgré les 
préoccupations un peu pédantes d'une certaine école d'accou- 
cheurs désireux d'éviter à tout prix l'avortement ou l'accouche- 
ment prématuré, le « foeticide criminel ». C'est d'ailleurs là 
fréquemment un événement tout spontané : nous avons constaté 
déjà l'action manifeste de la pyélonéphrite sur les contractions 
utérines. On se résoudra d'autant plus facilement à terminer 
artificiellement la grossesse que celle-ci approche du terme. 

Le traitement chirurgical : incision du bassinet, néphro- 
tomie, ne doit pas être opposé à l'avortement provoqué. 11 n'est 
indiqué que dans les cas d'empyème du bassinet et de pyoné- 
phrose, là oU l'évacuation de l'utérus ne saurait avoir de 
chance de succès. La néphrotomie a été exécutée plusieurs fois 
sans interrompre la grossesse. 

Pour la pyélonéphrite encore plus que pour l'appendicite, le 
rôle de la grossesse ne peut être nié. Pour l'appendicite, elle 
accélère l'évolution péiitonéale, en exalte la gravité, et y ajoute 
les risques d'une infection puerpérale; la pyélonéphrite qui 
nous occupe est liée à l'existence même de la grossesse. 



m 



La lièvre « gravidique » n'est pas une entité morbide ; il n'y 
a donc pas d'intérêt à passer en revue toutes les affections qui 
pourraient rentrer dans cette catégorie. Nous avons insisté sur 
l'appendicite et la pyélonéphrite, parce qu'elles sont relative- 
ment fréquentes et le mieux étudiées. Dans bien d'autres cas, 
mal connus encore, le diagnostic ne devient possible que quand 
une laparotomie ou l'autopsie permettent de rechercher un foyer 
d'infection non soupçonné. Seule, l'étude minutieuse et com- 
parée de ces cas réussira à en tracer un jour le tableau patho- 



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620 

ue complet. Comme contribution à cette étude, qu'il noos 
permis de relater deux observations qui nous sont 
►nnelles : 

. I. — Mme B., nous est envoyée le 14 février 1904 par M. le 

, avec le diagnostic : fièvre dite gravidique, accoachement préma- 

nriminent. 

écédents: S'est toujours bien portée^ à part de nombreuses angines 

abcès à la gorge, il y a trois ans. Mariée le 15 août 1903. Dernières 

le 24 août. Dès le début de la grossesse, elle souffre d'an point de 
lus ou moins marqué, qui n'a jamais disparu entièrement. Les vo- 
nents, fréquents pendant les premiers mois, cessent après la pre- 
moitié de la grossesse. Depuis huit jours, c'est-à dire depuis le 6 
r, de violentes douleurs de ventre obligent la malade à s'aliter. En 

temps, elle a des maux de tête et plusieurs frissons. Les nioove- 

de l'enfant sont perçus depuis le commencement de janvier, mais 
éfaut depuis douze heures. 
lus le 14 février au soir : T. 39», P. 100 à 110, régulier, bien frappé. 

brillants, légèrement injectés. L'abdomen, modérément ballonné, 
sensible que la palpation la plus douce arrache des gémissements à 
[ade. Le fond de l'utérus dépasse à peine l'ombilic ; le col, de deux 
jètres de long, est très rigide et complètement fermé. On constate 
les contractions utérines. 

16 février. T., m. 37.5, s. 39,9 P., m. 108, s. 120. Le ventre est 
[léral bien moins sensible ; à droite la pression ne réveille aucune 
ir, à gauche elle est encore douloureuse. On perçoit nettement les 
iments de Tenfant ainsi que les bruits du cœur. Il est impossible 
uver une cause quelconque à l'élévation de la température et du 

'évrier. T. 39,2, P. 112. Nous diagnostiquons par exclusion une 
on génitale et nous nous décidons en conséquence à évacuer l'uté- 
)ilatation du col à l'aide de bougies de Hegar et tamponnement du 
[)t inférieur à la gaze. Quelques petites contractions dans l'aprè^- 

'évrier. L'utérus revenant au calme complet, j'applique le ballon de 
)etier qui éveille immédiatement de fréquentes et fortes contrac- 
Gelles-ci diminuent cependant au bout de deux heures et devien- 
rès rares et faibles vers le soir. Je suspend trois kilos au ballon, les 
irs reviennent toutes les deux minutes, mais diminuent bientôt et 
nt par cesser complètement. T. m. 39^,4, 8. 38,5. P. m. 109, 

évrier. Jusqu'à présent l'étal général est bon ; malgré cela, vu les 
températures, nous nous décidons à intervenir plus activement, 

fitractions étant toujours presque nulles. Â 9 heures du matin j'en- 
ballon ; le col est plus effacé, la dilatation est comme une pièce de 



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I 



621 

yse, je crève la poche, j'abaisse an pied et fais l'extrac- 
tion d'an enfant da sexe masculin de 33 cm. de longaear et pesant 960 
grammes, qai meurt deux heures après l'accouchement. Dès le réveil, les 
doalears de la fosse iliaque ont disparu, la température et le pouls tom- 
bent à 37, 5 et 108. 

L'examen bactériologique du liquide amniotique, pratiqué par le pro- 
fesseur Massol, donne un résultat négatif; celui du sang, prélevé dans la 
veine médiane, décèle la présence de colibacilles en petite quantité, en 
culture pure, faisant très énergiquement fermenter le lactose. 

Les suites furent très simples : le ventre encore un peu sensible à la pres- 
sion au début, devint normal, la température monta une fois encore à 
39<>, mais le soir du 19 elle est à 38<',2 puis elle descend à 36<',4 et ne 
dépasse plus 37<'. Exeat le 2 mars, M^o B. est guérie. Depuis, elle eut une 
deuxième grossesse parfaitement normale, qui se termina le 24 février 4905. 
L'accouchement et les suites de couches ne présentèrent rien d'irrégulier. 

J'ajouterai qu'à aucun moment, d«s altérations urinaires autres que celles 
comportées par n'importe quel état fébrile ne furent notées. 

Epwrise : Une primigeste sans antécédents intestinaux, en 
particulier appendiculaires, sans histoire de gonoccocie, souf- 
frant tout le temps de sa grossesse d'un point de côté à droite 
dans le bas-ventre, est prise au sixième mois de fièvre assez 
élevée avec frissons. Les urines sont normales. L'examen objec- 
tif ne donne aucune explication plausible des phénomènes 
observés. L'évacuation de l'utérus, d'ailleurs remarquable- 
ment toi-pide, fait disparaître du coup le symptôme douleur 
et presque immédiatement la fièvre. 

S'agit-il d'une pyélonéphrite? L'évolution, la relation avec la 
grossesse, le caractère des douleurs, la fièvre y font penser 
immédiatement malgré l'absence de symptômes urinaires. Nous 
savons que des urines normales peuvent masquer la pyéloné- 
phrite, mais seulement pendant un laps de temps limité ; au 
bout de quelques jours, huit jours au plus d'après Opitz, sur- 
viennent toujours les modifications caractéristiques. Ces trou- 
bles ont complètement fait défaut ici pendant le séjour dans 
notre service, et, dans la suite, nous n'avons rien constaté qui 
pût mettre en doute l'intégrité des voies urinaires. Je ne nie pas 
d'une façon absolue la possibilité d'une pyélonéphrite, mais 
elle me semble peu probable. De même l'hypothèse d'une appen- 
dicite ne peut être écartée d'emblée, quoique aucun lait ne 
vienne l'appuyer. Le diagnostic d'infection génitale auquel 
nous nous étions arrêtés faute de mieux, fut infirmé par les 

REVUE MÉDICALE. — VINGT-SIXIÈME ANNÉE. — N<» 11. 43 



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622 

coustatatioiis faites plus tard de la stérilité du liquide amnio- 
tique et de l'asepsie des suites de couches. Le diagnostic certain 
est donc impossible. Une seule chose est sûre : c'est la présence 
de colis dans le sang, démontrant Tinfection généralisée. Le 
foyer infectant lui-même, nous ne l'avons pas trouvé ; l'obser- 
vation suivante nous montrera peut-être le côté vers lequel nous 
aurions dû diriger nos recherches : 

Obs. II. — Mené G..., 24 ans, I geste, a toujours joui d une excellente 
sanlé. Dernières règles le 4 juin 1904. Grossesse très bonne. Je la vois 
pour la première fois à ma consultation le 17 janvier 1905. Utérus à deux 
travers de doigt au-dessus de Tombilic. Bassin superbe. Je prédis un 
accouchement normal et facile. 

En février, Mme C. est atteinte d'une forte grippe dont elle n'est pas 
encore complètement remise, quand, se croyant très bien, elle va an 
théâtre le 26 février. Là, elle ressent une émotion sans rapport avec la 
.pièce, mais se couche sans malaise. Dans la nuit du 26 au 27^ elle se 
réveille, toute grelottante à 4 h. dn matin. Dans la journée apparaissent 
quelque deuleurs d^enfantement, et je suis appelé à 2 Vt h. de l'après- 
midi. 

L'abdomen est uniformément douloureux, T. 39», P. 100, mais Tétat 
général ne présente rien d'inquiétant. Je mets les douleurs abdominales 
sur le compte d'un début de travail chez une primipare impressionnable, 
et m'explique l'élévation de la température par un fort rhume et une 
légère angine. Le soir, les douleurs cessent complétemont, la nuit se passe 
bien. 

Le 28, au matin, la malade est secouée par un violent frisson ; à 1 h. 
de l'après-midi elle éprouve soudainement une forte douleur à droite 
dans le ventre, douleur devenant rapidement intolérable. Je fais immé- 
diatement transporter la malade à la Maternité. 

Status à l'entrée dans le service : Femme de forte taille, bien consti- 
tuée, T. 38,3. Pouls un peu irrégulier, mal frappé, 110. Langue humide, 
face tirée, respiration rapide et pénible. Ventre ballonné uniformément. 
Défense musculaire surtout accusée à droite ; c'est là aussi que, sponta- 
nément, la malade ressent les plus fortes douleurs. A ce niveau il existe 
une matité correspondant à l'utérus penché à droite. La sonde ramène 
100 ce. d'une urine foncée, un peu trouble, inodore, contenant, avec des 
traces d'albumine et des cellules épithéliales vésicales, des bacilles et des 
cocques en grand nombre, mais point de cellules de pas. La numération 
des globules du sang donne 15.000 leucocytes. Vers le soir, après un bain, 
une amélioration se produit; la malade dort toute la nuit. La tempéra- 
ture oscille autour de 35o,5. 

Le 1 mars, consultation avec MM. les- Professeurs Girard et Jentzer. La 
malade se sent relativement bien, T. 38<», P. 100. Le ventre est devena 
plus souple, il est encore partout sensible à la pression, quoique mani- 



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623 

festement moins qa hier. La palpatioa de la région rénale droite éveille 
une vive douleur. Le caractère des urines n'a pas changé. MM. Girard et 
Jentzer déclarent impos&ible le diagnostic ferme. M. Girard penche vers 
rhypothèse d'une pyélite ; personneUenieat, je suis enclin à admettre une 
appendicite. MM. Girard et Jentzer estimant que les symptômes ne justi- 
fient par l'intervention immédiate, le traitement symptomatique est conti- 
nué. 

Vers midi, le nez se pince, les mains deviennent bleues et froides, la 
langue se dessèche. La malade, angoissée^ parle difficilement, les dou- 
leurs abdominales continuent avec des maxima toutes les cinq mi- 
nutes. 

A 4 h. T. 38,7. pouls irrégulier, 130. Par le loucher vaginal je sens la 
tète, dont la peau se desquame, dans l'excavation en I P A ; j'ap- 
plique le forceps en narcose très légère, et extrais un enfant macéré (très 
récemment) de 33i0 gr. et de 50 cm. de long. Je pratique immédiatement 
la délivrance artificielle que je fais suivre d'un examen bi-manuel rendu 
très facile par l'évacuation de l'utérus et la flaccidité des parois abdomi 
nales. Je puis constater avec certitude l'absence de tout empâtement du 
côté de l'appendice et des annexes. 

Le réveil est suivi d'une accalmie qui dure toute la nuit, mais, le matin 
du 2 mars, l'état s'aggrave de nouveau, la respiration devient hale- 
tante, les douleurs plus fortes même qu'avant l'accouchement; le ventre 
est toujours ballonné aniformément, sans que la défense musculaire soit 
marquée ni localisée. Le foie atteint le troisième espace intercostal droit, 
T. 38,7, P. 120. L'examen du sang donne le même nombre de leucocytes 
que le 28 février. Deuxième consultation avec M. Girard, qui estime le 
pronostic très sévère, une intervention sans grande chance de succès et 
conseille d'attendre que les indications opératoires deviennent plus 
nettes, mais d'intervenir alors immédiatement. Dans le courant de l'après- 
midi surviennent d'incessants vomissements noirâtres sans odeur spéciale ; 
la malade décline manifestement, le pouls est à 132, presque impercep- 
tible par moments. M"^» G. semble perdue de toute façon. Par acquit de 
conscience je décide la laparotomie. 

A 6 h. du soir, après avoir lavé l'estomac, j'ouvre le ventre dans la 
ligne blanche. Il s'écoule à peu près trois quarts de litre d'un pus mal lié, 
(contenant des streptococques et des colibacilles), entièrement libre dans 
la cavité péritonéale. A travers les anses intestinales fortement distendues, 
à séreuse hypérémiée, mais lisse, je vais droit à l'appendice que je trouve 
juste sous le rein. Il est de volume normal, rouge foncé ainsi que tout le 
péritoine, mais souple et sans solution de continuité De même les reins 
et les bassinets ne présentent aucune altération apparente. Le fond de 
l'utérus est à trois travers de doigt au dessous de l'ombilic ; les trompes 
sont plus longues et plus volumineuses que normalement. Les deux ovai- 
res, du volumes d'un petit œuf, sont recouverts d* un épais dépôt de fausses 
membranes jaunes- verdâtres, dans lesquelles on trouve abondamment le 
streptococque. 



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Etant donné l'état de la maU 
néale à grande ean, à placer an 
men par quelque points de sutn 
pas dépassé dix minutes, des in 
giqne ont été pratiquées. La m 
ments recommencent, le pouls 
respiration s'accélère et la mali 
matin. 

Autopsie, faite par M. Hnguei 
logique. — Estomac et anses int 
de pus. Dans la cavité péritonéa 
mons hypérémiés, contenant de 
blent à des infarctus^ sans tout 
ni te aiguë. Néphrite aiguë. Légi 
dilatées, contenant du pus. Ov 
mous, présenfant à la coupe 
intense. Vaisseaux du ligame 
Aire placentaire nette, de coule 
phiées, sans enduit. 

Examen bactériologique des fi 
l'autopsie : 
Rate : streptos. 

Eudomètre: streptos et di pic 

Pus du ligament large droit : 

Bassinet droit : diplostreptos 

Amygdales : amas de cocques 

En outre, les cultures ensem< 

don ombilical au moment de Ta 

croorganismes prenant le Gram 

puretés ?). 

Epkrise. Au début, le di 
sible. Plus tard, on compi 
cite et pyélonéphrite. L'ope 
cause de la péritonite, rab( 

Autant qu'il est possible ( 
aiguë de l'ovaire, et non d' 
rieurement et recevant pei] 
grossesse. 

Quel fut ici le mécanisn 
me semble d'emblée impn 
cordon ombilical, partant 
l'autopsie, des streptococqu 
la trompe et les vaisseaux c 



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^W" 



625 

ua moment douué, tout le canal génital ait été infecté. Mais 
lors de Topération, c'étaient manifestement les ovaires qui 
étaient le plus fortement et le plus anciennement atteints. Il 
est donc plausible d'admettre que c'est là qu'il faut chercher le 
foyer principal qui a infecté d'une part le péritoine, de l'autre 
la muqueuse tubaire, puis utérine. 

Par quelle voie l'ovaire lui-même fut-il infecté ?. Je pense que 
l'hypothèse s'impose d'une métastase par la voie sanguine, 
métastase dont il est juste de rendre responsable la grippe 
« infectieuse » dont était atteinte M""* G. Cette filiation, je ne 
puis la prouver mathématiquement : l'angine paraissant banale, 
l'examen bactériologique des amygdales fut omis, et il reste des 
doutes sur les relations de l'infection buccale avec celle de 
l'ovaire. Toutefois, en se rappelant la prédilection que mon- 
trent pour la glande génitale les germes encore inconnus de 
l'infection ourlienne, on trouvera assez plausible la transmis- 
sion de l'amygdale à l'ovaire de streptococques viioilents^ 
Quelle que soit la porte d'entrée, l'ovarite aiguë est certaine, 
et c'est elle qui détermina les accidents mortels. Ces accidents, , 
aurait-on pu les éviter par une opération précoce, par l'ablation 
des ovaires infectés ? Peut-être, à condition d'arriver à temps, 
avant que les streptococques n'eussent pénétré jusqu'à la surface 
de l'organe ? Et encore, le foyer primitif serait-il resté discret, 
les métastases se seraient-elleâ bornées à l'ovaire ? En tout cas, 
au moment où une opération aurait encore pu sauver la malade, 
aucun symptôme n'autorisait à intervenir. 

Les cas de grippe « infectieuse », streptococcie ou quelque 
autre généralisation bactérienne, n'ont pas souvent été 
décrits pendant la perpuéralité. Voici ce qu'en disent Budin et 
Demelin% les seuls auteurs français qui ne sont pas muets 
sur ce sujet : 

« Les cas graves de grippe ne sont pas très rares. La grippe 
semble avoir moins de tendance à devenir grave, lorsqu'elle se 
montre loin du terme de la gestation. Vers la fin, au contraire, 
elle a peut être quelque influence sur l'apparition précoce des 
phénomènes de l'accouchement, et surtout elle se prolonge 
après lui, pour revêtir alors des allures menaçantes », et à 

^ Le cas de péritonite aiguë à pneumococques relaté deraièreinent par 
M Patry (Rev. rmid. de li Suisse rom., mai 1906) ne reconnaît-il pas peut- 
être une étiologie analogue au lieu de celle admise par M. Patry, d*UQe 
infection ayant remonté le canal génital ? 

2 Manuel pratique d*accouchements, Paris, 1904, p. 587 et 557. 



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,-«wTpK_ï^?^ 



626 

propos des streptococcies : « A côté de l'érysipèle, streptococcie 
cutanée, il peut exister, mais beaucoup plus rarement, d'autres 
localisations qui sont d'un pronostic autrement sévère chez la 
femme enceinte (méningite cérébro-spinale, purpura, endomé- 
trite à streptococques) entraînant la mort plus ou moins rapide- 
ment après ou sans expulsion du produit. » 

Sur les affections purulentes des annexes pendant la grossesse, 
le Traité d'accouchements de von Winckel, paru très récem- 
ment, est un peu plus explicite. Wertheim, qui en a rédigé l'ar- 
ticle sur le sujet en question, exclut à peu près complètement 
l'étiologie génitale, c'est-à-dire l'infection remontant le canal 
génital, et n'admet guère que la voie a descendante >, c'est-à- 
dire la propagation d'uji foyer intestinal ou péritonéal, ou bien 
la métastase. Il cite plusieurs observations d'un abcès de 
l'ovaire (un cas de Hlawatschek," un cas de Tull et un de 
Wertheim lui-même, sans parler de ceux de salpingo-ovariie 
purulente) ayant donné lieu à de très graves accidents terminés 
par la mort: adhérence intestinale avec obstruction, péritonite 
septique par suite de mpture de la collection ovarique. Nous y 
joindrons le cas cité par Pinard dans son mémoire sur la lièvre 
gravidique, (abcès de l'ovaire pendant la grossesse, laparotomie, 
ovariotomie, guérison) et celui de P. B. Bland^ (péritonite fou- 
droyante compliquant une grossesse de 8 * j mois, due à rëcla- 
tement d'un pyosalpinx. Opération césarienne, mort). 

S'agit-il, dans notre première observation, également d'uo 
retentissement grippal sur les annexes ? L'évolution heureuse 
nous empêcha de le constater, mais par analogie avec la der- 
nière observation, cette interprétation est tout au moins 
permise. 

Mon intention, en relatant mes deux observations^ était beau- 
coup moins de citer des cas rares que d'attirer l'attention sur 
les aspects particuliers que la grossesse prête à toute infection 
évoluant dans le voisinage de l'organe gestateur. Plus on étu- 
diera attentivement toutes les causes de fièvre dite gravidique, 
plus on facilitera le diagnostic, partant le traitement approprié, 
qui souvent consistera dans une laparotomie précoce, unique 
chance d'une heureuse issue. 

Pour nous, il se dégage de l'étude de la fièvre de grossesse 
l'enseignement suivant : 

' Nt^tc. York med. Journal, 22 July 1905. 



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627 

l^'Eii présence d'une élévation inexpliquée de la tempéra- 
ture pendant la grossesse, chercher plus que par le passé, à en 
déterminer la cause. Ne jamais perdre de vue la possibilité 
d'une appendicite ou d'une pyélonéphrite, cette dernière pres- 
que toujours facile à diagnostiquer qiiund on y pense. 

2o En présence de symptômes de péritonisme, quand une 
aifection des voies urinaires peut être exclue, ne pas trop tarder 
à intervenir chirurgicalement. Plutôt faire une laparotomie de 
trop que d'attendre les signes qui imposent le diagnostic de 
péritonite généralisée en même temps que son pronostic. 

Bibliographie. - • Outre les mémoires cilés, on consultera avec fruit : 
GuGGiSBERO. Ueber Pyelitis gravidarum, Cot'respondenzhl. f. Schw. Aerzte. 
)9U6, n» 7. — RuppANNER. Uber Pyelonephritis in der Schwan^ferschaft. 
Miinch. med. Wochensrhr.^ 190G. n" (5. — Cathala. Pathogénie et étude 
clinique de la pyélonéphrite gravidique. Thèse de Paris, 1904. — Wai.lich. 
Pyélonéphrite et suites de couches. Annales de gyn. et d'obst., mars 1904. 



— «/-.AA/WWv^^ 



Nouvelle contribution à la méthode graphique 
en gynécologie 

Par le D*" DE Seigneux 
Privat-Djcent de gynécologie à rCnivcrsito do Genève 

J'ai décrit dans cette Revue*, ainsi que dans le Zentralblatt 
fiir Gj/nœkologie^, sous le nom de Méthode graphique en gyné- 
cologie, un procédé permettant aux malades d'enregistrer elles- 
mêmes sur de petits tableaux ad hoc toute perte de sang, 
qu'elle provienne de règles normales ou de toute autre cause 
pathologique. 

Il s'agit là d'une méthode nouvelle sur l'importance de 
laquelle j'ai insisté dans les deux articles cités plus haut ainsi 
que dans une brochure populaire récente*. 

J'ai rappelé toutefois que l'on emploie depuis longtemps déjà 

» Revue méd. de la Suisse ro^tt., 1906. n" 4. 
•■iZent. El. f. Gyn.; 190(3, n" 9. 

* De Seigneux, Notions médicales élémentaires dédiées au public féminin, 
Genève, 1906, Kùndig. 



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628 

dans la plupart des cliniques allemandes des tableaux où, 
pendant le séjour des malades à la clinique, on inscrit réguliè- 
rement les pertes de sang dont elles sont atteintes. Ces tableaux 
connus sous le nom de a Bltdungscurven » sont habituellement 
joints à Tobservation des malades, dont ils constituent un docu- 
ment précieux. Us m^avaient tout particulièrement frappés pai- 
la clarté avec laquelle le symptôme le plus important des affec- 
tions gynécologiques, la perte de sang, pouvait être graphique- 
ment représenté avec ses caractères, sa durée et son abondance. 

Ce fut là Torigine de ces nouveaux graphiques qui ne sont 
plus destinés seulement à compléter une observation clinique, 
mais qui sont remis aux malades eu personne pour y faire elles- 
mêmes les inscriptions nécessaires et cela d'une façon continue 
et suivie. Us donnent ainsi la possibilité d'une représentation 
très exacte, sur une même feuille comprenant toute une année, 
de l'état de la menstruation ainsi que de toute hémorragie 
atypique intercurrente. C'est ce qui les distingue essentielle- 
meut des « Blutungscurven » ou a Blutungàcbbdlen » des clini- 
ques allemandes. 

Permettant au médecin d'avoir une vue d'ensemble sur les 
pertes de sang annuelles normales et pathologiques de ses 
malades, ils attirent de plus l'attention de celles-ci sur la 
régularité ou les irrégularités de leurs époques et par là ren- 
dent possible un traitement précoce des affections gynécolo- 
giques. 

Si, comme il est à désirer, leur emploi venait à se généraliser, 
elles rendraient un service inappréciable dans la lutte entre- 
prise contre le cancer utérin. Peut-être en deviendront-elles 
même le pilier le plus important, les facteurs dont il faut tenir 
le plus compte, étant données l'indifférence et l'insouciance des 
malades pour tout ce qui concerne les affections génitales et 
surtout la crainte d'un examen pouvant révéler un cancer. 

Or, l'usage des graphiques permet précisément d'éviter cet 
écueil et de soumettre chaque femme, ainsi que je l'ai déjàdiV, 
à une surveillance étroite et d'autant plus efficace qu'elle ne 
s'en doutera nullement, qu'il ne lui sera causé aucune appré- 
hension inutile, et que, bien au contraire, elle éprouvera un sen- 
timent de sécurité absolue à se sentir suivie de près par son 
médecin. 

* Uev. rnéd, de la Suisse rom., lUUô. N" 4. 



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629 

Le seul doute soulevé, c'est qu'il semble au premier abord 
bien difficile, pour ne pas dire inipossible, de soumettre toutes 
les femmes à TiDScriptioD régulière de leurs époques sur 
ks graphiques en question. 

Aprte deux ans de pratique, je puis dire que* cette impossibi- 
lité n'existe pas et que dans tous les milieux, les moins comme 
les plus instruits, l'adoption de graphiques pour la notation des 
règles peut se faire sans la moindre difficulté. A la consultation 
de gynécologie du Dispensaire des médecins, il en est distri- 
bué à toutes les femmes. Celles-ci les remplissent avec beau- 
coup d'exactitude et j'ai même été souvent frappé combien 
elles en comprenaient rapidement l'importance, combien, même 
dans ce milieu, elles saisissaient vite la façon de procéder, com- 
bien, leur attention attirée sur ce sujet, elles se rendaient faci- 
lement à la consultation en cas d'irrégularités ou de pertes aty- 
piques. 

Ces graphiques permettent en outre de suivre les malades à 
l'étranger et de les conseiller en toute connaissance de cause. 
Survient-t-il quelque anomalie, l'envoi du graphique donne au 
médecin la possibilité de voir d'un seul coup d'oeil ce dont il 
s'agit et le renseigne bien davantage qu'une lettre de huit 
pages d'une malade prolixe. 

J'ai déjà montré qu'il était possible, par l'adjonction de 
petites croix, d'indiquer, en plus des pertes sanguines, les jours 
douloureux et de représenter schématiquement par là sur le 
même tableau le symptôme douleur avec sa plus ou moins 
grande intensité, et qu'enfin un trait horizontal à sa partie 
supérieure pouvait servir à marquer les pertes blanches. 

On voit donc que tout le syndrome utérin se trouve ainsi 
représenté schématiquement au grand complet et que ces gra- 
phiques nous donnent bien une vue d'ensemble de ce que j^ai 
nonomé a la vie gynécologique des malades ». 

Leur utilité pratique s'accrott encore du fait que le médecin 
peut y faire, à l'aide de signes spéciaux, des annotations nom- 
breuses concernant le mode de traitement. Me servant depuis 
fort longtemps déjà de toute une série de ces signes qui repré- 
sentent une économie considérable de temps, ainsi qu'une 
grande simplification dans l'observation suivie d'une malade, 
j'ai pensé qu'il y aurait quelque utilité à les publier dans cette 
Revue. 

L'affection gynécologique la plus fréquente est certainement 



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11. rétrodéviation de V 
xespondant au jour dl 
trait oblique de gaucb 
veut faire des finesses 
rétroverfiion par le si 
corps et le col un an g 
trois degrés de rétroft 
que Tangie en questio 

Il existe, comme o 
d'une rétrodéviation ; 
moyen d'un« soiïde, - 
qui consiste à se servi 
le portant en arrière m 

£mpIoie-t-on la réc 
du sigae indiquant la : 
schéipatique du doi|l 
emploie-t-on enfin le ] 
sente schématiquemei 
pince tire-balle. 

On aura donc v ou 

L'utérus redressé, c 
un petit cercle o à cd 

à sa grandeur. On aQ 

signifiera : à telle dat< 
manuel, placement d'i 

On voit de suite la n 
ment que l'on en peut 

Si, lors d'une secoru 
en bonne position, ol 
I signifiant la rectitud 

Mais l'utérus peut 4 
on est obligé de l'enW 
et de placer un pessaîl 

la superposition des 4 
enlèvement du pessaiif 



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632 

tre, depuis le !*r février, la malade se plaint de maax de reins 
nt beaucoup souffrir. Elle vient à la consultation le 19 février, 
nnait qu'elle est atteinte d'une rétrodéviation que Ton réduit 
ornent. Un pessaire 8 Va est placé. 

février, on est obligé de placer un pessaire plus grand, le n« 8 Vt 
lontré insuffisant à maintenir l'utérus. 

février, la malade revient se montrer: Tutérus est en place. Il en 
éme lé 30 avril et le 2 mai. 

tir du redressement de l'utérus, les douleurs dans les reins ont 
) diminué ; cependant elles persistent encore entre les époques, 
à .partir du retour de couches, la malade a des pertes blanches 
Iles. 

lai, on fait au col quelques scarifications et une cautérisation du 
vical qui ont pour effet de faire disparaître entièrement les pertes 
et de diminuer encore les douleurs. 

mai, le pessaire est enlevé, nettoyé, puis remis. Contre les dou- 
persistent encore, on commence un traitement par des tampons 
\s que Ton place le 24 et le 28 mai, puis le !*r et le 4 avril. 
des règles suivantes, la malade est tout à fait bien. Sans déplacer 
re qui maintient toujours l'utérus en bonne position, on cautérise 
ne petite ulcération du col, dernier reliquat du catarrhe, 
lade revient le 11 septembre. On enlève, nettoyé et remet le 

octobre, les règles ne sont pas revenues. Il y a un retard de 
jours. L*utérus est en place. Une nouvelle grossesse est possible, 
décembre, cette hypothèse se confirme et Ton enlève le pessaire, 
isions de l'utérus étant dès maintenant suffisantes pour Tempe- 
etomber en arrière. 

xemple montre suffisamment et sans plus de commeu- 
oute rimpoi'tance en gynécologie de la méthode gra- 
Bt des signes conventionnels que j'ai indiqués plus haut. 



Sur la fréquence dn goitre chez les aliénés 

Par le D*^ Brissaed 

déjà signalé à plusieurs reprises le nombre considérable 
reux que l'on rencontre dans les asiles d'aliénés. Cer- 
iteurs ont voulu voir dans ce fait un rapport possible 
5 affections mentales et le struma; d'autres au contraire 



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-^ 



633 

ne semblent y voir qu'une simple coïncidence accidentelle, qu'on 
peut attribuer par exemple à la situation de l'asile. 

Pendant le mois d'août 1904, nous avons examine les 291 ma- 
lades qui étaient alors pensionnaires à l'asile de Bel-Air, et 
avons constaté qu'il y avait parmi eux 106 gottreux, soit 36,08 7(. , 
ou plus exactement, 29,937o pour les hommes et 43,05 % pour 
les femmes. Nous pouvons expliquer facilement la différence qui 
existe entre les deux sexes par la plus grande affiuence du côté 
masculin d'alcooliques et de paralytiques généraux non 
atteints de goitre. 

La population mâle de notre canton donne au recrutement 
une moyenne de 5,08 Vo de goitreux (années 1894-1903). Cette 
statistique peut nous servir de point de comparaison, quoiqu'elle 
soit de fait plutôt au-dessous de la vérité et qu'elle soit incom- 
plète, puisqu'elle ne tient pas compte à la partie féminine de la 
population. 

A Bel-Air, on soigne, il est vrai, passablement d'étrangers 
venant des pays les plus divera, mais ne formant malgré tout 
qu*une portion assez minime de la population stable de l'asile ; 
or, nous verrons, que c'est précisément parmi nos vieux pen- 
sionnaires que se rencontre la plus grande majorité des goitres. 



PSYCHOSES 

Psycb. consiitotionnelle, 
Délire d'inanition . 
Hystérie. . . . 
Ëpilepsie. . . . 
Alcoolisme . . . 
Paralysie générale. 
Psych. maniaq. dépress< 
Démence sénile. . 
Démence précoce . 
Arrêts de développement 



HOMMES 
Total Groitrenx 

! - 

1 — 

8 1 

14 — 

17 

7 

il 
69 
19 

147 



FEMMBS 
Total Goitreux 



1 

3 

27 
20 



1 
12,0 

5,88 
28,57 
27,27 
39,23 
52,63 



2 

7 

4 

11 

20 
80 
18 



3 
i 

2 

5 

44 

8 



28,57 

25 

18,18 

25 

55 

44,44 



44 29,93 144 62 43,05 



Nous classons dans les démences précoces les formes para- 
nolques, catatoniques, hébéphréniques. 

Le tableau nous donne de gros chiffres avant tout pour la 
démence précoce (49 7o au total) et les arrêts de développe- 
ment (48 Vo). 

En réunissant les deux groupes nous arrivons à 45 Vo pour 



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• 634 

les hommes et 49 Vo po^^' '^s femmes, ce qui donne en somme 
un pourcentage de goitreux assez semblable pour les deux sexes. 
Cette proportion nous semble digne d'intérêt et nécessiterait 
d'être contrôlée dans d'autres maisons de santé. En outre, il 
nous parait en résulter qu'il existe des relations plus intimes 
qu'on ne l'admet généralement entre le goitre et les états 
démentiels congénitaux et précoces, ce qui conduit même à 
présumer que certaines démences précoces seraient dues aux 
mêmes causes que quelques unes des formes dites congénitales. 

Comme actuellement la médecine moderne cherche à tout 
expliquer par l'autointoxication, cette prolifération goitreuse 
viendrait tout naturellement se prêter à pareille hypothèse, 
d'autant plus que nous avons pu par nos recherches exclure 
l'influence de toute action extérieure capable de produire le 
goitre d'une manière accidentelle chez nos aliénés. 

II nous paratt bon de mentionner en terminant, que nous 
avons constaté d'une manière assez générale chez nos goitreux 
de la fatigue du cœur droit, fatigue qui semble ne résulter que 
de la simple gêne mécanique apportée par des struma volu- 
mineux. 

Parmi tous les goitreux, nous n'avons à l'asile qu'un seul 
malade atteint de crétinisme. 



RECUEIL DE FAITS 



Un cas de tumeur cérébrale 

Par le D»" Berdez 
Professear à la Faculté de médecine de Lausanne 



Le diagnostic de l'existence d'un néoplasme du cerveau se 
tait à l'aide d'un groupe de symptômes essentiels, groupe 
auquel on a donné le nom de syndrome des tumeurs céi-ebrales 
et dont les éléments sont les maux de tête, les vomissements, 
les vertiges, l'aflaiblissement de l'intelligence ou la torpeur 
intellectuelle, les moditications du pouls et l'œdème de la 



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635 

papille du nerf optique. La cavité crânienne peut renfermer 
une tumeur de petites dimensions sans que celle-ci se manifeste 
par aucun symptôme, mais on admet généralement que toute 
néoformation quelque peu considérable doit se révéler par au 
moins deux ou trois signes du syndrome. A côté de celui-ci l'on 
observe le plus souvent d'autres symptômes moins importants, 
et dont l'apparition peut servir à préciser le siège ou la nature 
du mal, mais qui ne sont ni indispensables ni suffisants à eux^ 
seuls pour faire affirmer la présence d'un néoplasme. Parmi ces 
symptômes de second ordre, nous pouvons mentionner des trou- 
bles moteurs, tels que paralysies et convulsions, des perturba- 
tions du langage, la perte de l'équilibre, les modifications des 
réflexes, les altérations des sens, etc. 

Le cas suivant mérite d'être rapporté, car il montre que le 
syndrome peut faire défaut malgré la présence d'une tumeur 
volumineuse. Ayant donné lieu à une intervention hardie suivie 
de succès, il constitue aussi une contribution intéressante à la 
chirurgie cérébrale. 

M. X., 48 ans, négociant à Smyrne, qui soutire depuis plu- 
sieurs années de troubles dyspeptiques, a présenté en octobre 
1905, et sans autres prodromes, une première attaque de con- 
vulsions cloniques localisées dans le oras droit. Cette crise a 
duré quatre à cinq minutes, et dès lors s'est renouvelée toujours 
la même, tous lés trois ou quatre jours environ. 

A partir du milieu de janvier 1^06, les crises manifestent une 
tendance à s'aggraver; elles s'accompagnent de mouvements 
involontaires dans les muscles du cou et dans ceux de la jambe 
droite ; depuis la même époque, les doigts ont perdu de leur 
agilité ; M. X. ne ^leut plus serrer le poing ou étendre complè- 
tement les doigts. Les muscles qui avaient été le siège de con- 
vulsions, étaient d'abord simplement fatigués pendant quelques 
heures, mais peu à peu une parésie permanente s'est établie. 
Le patient a encore observé des fourmillements et un certain 
degré d'hypoesthésie à l'avant-bras et à la main du côté droit, 
mais ces troubles de la sensibilité n'étaient pas durables, ils 
disparaissaient déjà quelques instants après l'attaque. 

Le 3 février 1906, jour oîi le malade s'est présenté chez nous 

f)Our la première fois, les symptômes essentiels d'une tumeur, 
es éléments du syndrome font absolument défaut. Le pouls est 
à 76, il n'y a pas d'œdème de la papille, et les pupilles se com- 
portent normalement. Le champ visuel n'est pas rétréci. Il y a 
bien eu de temps en temps des vomissements dans le cours aes 
dernières années, mais ces vomissements n'avaient pas présenté 
les caractères cérébraux ; bien au contraire, ils, a valent été labo- 
rieux, s'étaient accompagnés d'un état saburral delà langue et 
de troubles dyspeptiques; ils avaient disparu à la suite d'une 
cure faite l'été précédent dans une clinique pour maladies gas- 
triques, à Zurich. Il n'a jamais été question de céphalée ni de 
vertiges ; l'intelligence est vive comme autrefois. 



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Les convulsions n^ont 
forme d'un état parétiqi 
supérieure droite : le del 
les mouvements du poigi 
leur force normale, la po 
doigts s'étendent lenter 
d'adduction du pouce 
volume des muscles n'es 
droit la sensibilité tactil< 
amoindries. 

Sans aucun doute, noi 
Bravais- Jackson, dont L 
rolandique gauche, irriti 
circonvolutions frontale 
et plus spécialement à 
puisque les mouvements ( 
Quant à la nature de cet 
une tumeur de petit volu 
méningées en plaques d^ 
un abcès cérébral, ou bi( 
tique. L'absence de fièvi 
bitus tuberculeux, de 
o.<seuses relèguent au s( 
tuberculose. 

Restent celles de petit 
commémoratifs ni quelqi 
d'une infection sypnilitic 
nous nous attachons, si c 
du moins comme étant 
thérapeutique. Nous insi 
une cure iodurée peut d 
ration même dans les ca 

Cependant, dès le lent 
genre que les précédente 
corps sont pris de convul 
cinq minutes de convulsi 
la perte de connaissance 
plaint de violents maux 

Après quatre jours, ne 
fois d'un coma profond 
gauche. La tête elle-n 
pupilles sont étroites et 
reuse. Les réflexes de to 
bres sont en extension e 

Les cinq joui*s suivant 
restées absolument nul 
ralenti et la gêne respira 
M. le professeur Roux C( 
13 février. Cette opérati 
vitale. 



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637 

nseignements nécessaires de topographie crauio-céré- 
nt foui-nis par la méthode la plus simple, d'après 
l'extrémité supérieure de la scissure de Rolaudo est 

2 cm en arrière de la moitié de la ligne sagittale pas- 
le sommet de la tète et allant du nasion (angle de 
du nez et du front) à l'inion (protubérance occipitale 

> tandis que l'extrémité inférieure de la scissure se 
ir la li^ne joignant son extrémité supérieure à l'angle 
gomatique à un demi-ceniimètre environ au-dessus de 
de cette ligne. 

ojection de la scissure rolandique étant ainsi déter- 
i partie médiane que nous avons reconnue devoir être 
u foyer d'imtation, est choisie comme centre de l'ou- 
lu crâne. 

îthode employée est la crâniotomie à lambeau ou 
ire. 

le incision à fond, c'est-à-dire qui intéresse le périoste, 
délimite un grand lambeau en forme d'U, dont la 
6 correspond à peu près au haut de la scissure de 
, dont le centre de courbure est, comme nous l'avons 
igion rolandique moyenne, et dont les branches rectili- 
artées d'environ 7 cm, se terminent, l'une à 2 cm 
s du pavillon de l'oreille, l'autre au haut de la fosse 
le. 

irties molles ayant été écartées, et le périoste décollé 
faible largeur des deux côtés de l'incision, on pratique 
ajet de celle-ci six perforations de la paroi crânienne 
répan à cliquet et les fraises de Doyen. L'espace osseux 
re les perforations est ensuite attaqué soit à la pince 

3 soit au crâniotome de Dahlgren, instrument fort 
K qui, avec un effort minime, peut couper toute l'épais- 
îrâne, soit encore avec le ciseau. Au bout de quelques 
une presqu'île osseuse de mêmes forme et dimensions 
ision cutanée est découpée. U ne reste plus qu'à la 
r en fracturant le pédicule osseux. Cela se fait d abord 
Iques coups de ciseau donnés sur les deux côtés du 
, puis au moyen d'un élévateur appliqué comme levier 
parties latérales du lambeau ostéo-cutané. La dure- 
paratt alors à découvert. On donne à l'incision de cette 
Qe la forme d'un lambeau courbe dont les bords parai- 
ouverture osseuse se tiennent à un demî-centimètre en 
le celle-ci, afin de faciliter plus tard la suture. La 
re est soulevée avec précaution. 

fioment, l'on aperçoit à travers et dans la pie-mère, sur 
5 moyenne de la circonvolution pariétale ascendante, 
ae irrégulière, blanc-jaunâtre, entourée d'une zone 
ucé apparemment due à une hémorragie fraîche. Tout 
e ces altérations qui occupent une aire de la grandeur 
ièce de 50 cm., la pie-mère est très vasculariséei 



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638 

hypérémiée, la pression intracrâ 
circonvolutions un peu aplaties 
Torifice. A la palpation, la partie 
les régions voisines. M. le profesi 
sion au bistouri, pénètre avec le 
sanguins et ramène une tumeur 
dure, blanchâtre, à surface man 
plasme, sort encore du sang coaf 
tité peut être évaluée à deux cui 

L'examen fait par M. le profeî 
tumeur est un endothéliôme et u 
ticulièrement maligne, à juger 
figures caryocinétiques qu'il p 
ovale ; son grand axe atteignait 
région rolandique et probable! 
tricule latéral. Au moment de 1 
partie entourée de sang coaguk 
récente, et l'on est en droit de si 
lots qui s'écoulèrent à la suite 
ventricule latéral. 

La cavité profonde produite 
est tamponnée au moyen d'une 1 
fois repliée sur elle-même, et doi 
par une ouverture ménagée dans 
même, en replaçant la valve os 
espace pour le passage de la gazi 
facilement celle-ci deux ou trois, 

Les suites de cette grave opér 
et nous avons pu assister au reU 
aussi de la motilité dans la moiti 

Le 14 février, lendemain de 
mence à avaler des liquides et se 
main gauche. 

Le 15, la déviation conjugi 
réflexes cutanés réapparaissent, 

Le 17, les pupilles, étroites e 
recouvrent leurs réactions, les 
ment ramenés à droite. De sa n 
lettre et, d'une façon bien évide 

Le 18, il est manifeste qu'il c< 
mais il ne peut encore répondre 
sert lui-même de sa cuiller pour 
en étendant un ou plusieurs doi^ 

Le 20, il prononce quelques mo 

Le 22, toute déviation spasmo 

Enfin le 26, il prononce quelqi 

Dès loi-s, l'usage de la parole 
mais il est resté une hémiplégie 
inférieur du même côté. La pom 



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^.Tïji '^"^ 



639 

ite la région paralysée, la sensibilité générale est un peu 

sée. 

iant les trois jours qui ont suivi l'opération, nous avons 

é. jusqu'à 38' sous l'aisselle, mais cette fièvre légère n'a 

rdé à disparaître définitivement. Depuis l'opération, le 

Bi été rapicfe, il s'est maintenu entre 100 et 120. Les fonc- 

le la vessie se sont rétablies normalement dès le troisième 

La constipation a toujours dû être combattue, mais on 

attribuer en grande partie à une disposition ancienne, 

ayant depuis des années l'habitude de prendre un lave- 

luotidien. 

irtir du milieu de mars, des mouvements volontaires faibles 

t montrés dans l'extrémité inférieure droite, et à cette 

B le réflexe patellaire était exagéré. La parèse du facial 

lur s'est aussi en grande partie dissipée. 

endant, ainsi que le diagnostic anatomo-pathologique 

it le faire redouter, des symptômes de récidive se produi- 

au mois d'aviil. Ce furent (l'abord des maux de tête vio- 

puis de nouvelles attaques épileptiques. 

ette époque, notre malade quitte Lausanne, mais nous 

appris qu'il a succombé au commencement de juin au 

ae son mal. 

)servation que nous venons de résumer présente cette 
iilarité que tous les symptômes principaux, sauf les crises 
îpsie partielle, manquaient, malgré la présence d'une 
r volumineuse. Notre cas n'est cependant pas tout à fait 
M. Duret, de Lille, dans son récent et bel ouvrage, a pu • 
sembler une dizaine d'exemples, mais qui se rapportent 
le tous à des tumeurs de petit volume. « En réalité, 
les faits oîi le seul symptôme des tumeurs encépha- 
est les attaques convulsives, sont peu nombreux. Le plus 
it, il existe en même temps de la céphalée, des vomisse- 
, des vertiges, de l'œdème papillaire. » 



Anurie calculeuse, néphrotomie 

(Observation clinique) 
Par le D^ E. Thomas 



iservation qui suie peut offrir quelque intérêt, non pas tant 
le-même qu à cause des problèmes qu'elle soulève ; c'est 
ela que je la publie. 

let. Des tumeurs de l'encéphale, Paris, 1905, p. 49. 



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M. X., 53 aus, en général 
campagne. On ne relève pa 
faits importants, sauf un ér 
il y a trois ans, à la suite d 
faite, il fut le seul qui en fu 
famille. Je ne constatai alo 
mène pathologique de queh 

Le 26 août 1906, il fait ui 
cela lui était déjà arrivé en 
main mal à son aise, la lanj 
tion saline le 28 au matin ; 
ce jour, anurie complète sa 
cependant que M. le D' Fal 
quelquefois du sable dans k 

L'anurie dure sans interr 
elle était accompagnée de d 
de quelques nausées. M. le : 
30 août au matin, constate 
alcaline amène le 31 août 
cubes d'une urine claire ; V 
la présence d'albumine. C; 
obstacle au parcours de la i 
soir, émission spontanée de 
urine absolument limpide, j 

Je vois le malade le 5 au 
langue blanche, légère od 
quelques vomissements pe 
cessé. Le ventre est gros, 
douloureux ; sa sonorité est 
le flanc gauche. La rate e 
lier ; l'examen des poumons 
est négatif. Il y a de l'insonc 
tinal, mais, dans la journ 
affaires, il se sent seulemen 

L'interrogation la plus m 
l'existence de crises ae coliq 
des accidents actuels fasse ] 
fait de l'émission si abonda 
pérer que la détente va se ] 
régnait à ce moment, je pn 
fraîche. 

Le malade est revu le 7 ; 
tomes ci-dessus mentionnés 
lier l'odeur de l'haleine, me 
supporte du lait et du grua 
présente un peu de dyspnée, 

Eoumons sont intacts. Le c 
at régulièrement et fortei 
ment tendue. Par momentf 
dans les membres: La néce 
il est transporté à l'Hôpital 



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641 

Il est examiné le 10 par M. le professeur Girard, qui 
qu'à la pression protonde la région lombaire droite es 
reuse et estime qu'en l'absence d'autres renseigneraeii 
pratiquer la népnrotomie de ce côté. C'est ce qui es 
rein droit apparaît énorme, congestionné ; il est incisé < 
Le soir même, l'urine sort en abondance par la plai 
général ne subit pas de modifications importantes ; pi 
blesse prédomine et la mort a lieu le 13 . 

L'autopsie, faite par M. le professeur Askanasy, i 
lésions suivantes : 

Le rein gauche est de volume normal, le bassinet es 
dilaté ; un peu au-dessous de l'embouchure de l'uretèr 
nier est épaissi (périurétérite), complètement obstru 
calcul d'acide urique ; ô l'examen microscopique du tii 
degré moyen de néphrite, interstitielle surtout. 

Le rein droit est augmenté de volume ; on trouve 
calculs dans le bassinet, qui n'est pas agrandi ; ca 
l'uretère, avec des caillots sanguins. L'obstruction n' 
complète pendant la vie ; tout au moins les dimensions 
ne pennettent pas de le penser. Par l'ouverture opér 
sonde introduite alors avait pénétré jusqu'au bassi 
percevoir l'obsiacle. Quelques infarctus récents. 

Les autres organes ne présentent rien de particulier 
très modéré' des membres inférieurs. 

Il est rare de voir un malade n'ayant jamais ressent 
ques néphrétiques, être atteint de calculs bilatéraux 
lieu à une anurie complète. Il est certain que l'uretèr 
ne laissait plus rien passer depuis quelque temps, sans 
possible de préciser davantage; à l'occasion d'un 
digestif, le même phénomène s'est produit à droite. D' 
constatations faites à l'autopsie, l'uretère droit n'< 
oblitéré complètement ; plus tard des caillots sont veni 
ter au calcul. Mais certainement l'anurie s'est déclai 
que le passage était encore libre en partie ; ce qui U 
c'est que le malade, au bout de huit jours, rendit spont 
presque un litre d'urine. Il faut donc admettre ici ou u 
de l'uretère, ou plutôt, selon la théorie de Guyon, ui 
mène d'inhibition s'exerçant sur le rein droit. 

Quant à la nature de l'obstacle, on pourrait faire 
hypothèses ; toutefois, en l'absence de phénomènes e 
révélant la présence d'une affection abdominale, c'est 
lose qui paraît en être la cause la plus probable. Il est 
effet qu'au cours de cette affection, l'anurie peut être U 
symptôme observé. 

Il est curieux de constater que l'œdème a été presque 
chez un homme obèse, ayant dépassé la cinquantaine 
d'entture des pieds n'a rien d'extraordinaire. Et plus 
elle est devenue plus apparente, c'est que le cœur h 

RBVUE MÉDICALE. — VINGT-SIXIÈME ANNÉE- — N<> U. 



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64 

Ce fait avait déjà été signalé pa 
époque, la pathogénie de i'oe 
rénales, était beaucoup plus obs 
Pâssler,* dans un mémoire toi 
ce point à propos du cas d'une 1 
rhystérectomie pour carcinome 
lorsqu'elle tut prise d'auurie 
A Texamen, on constatait une 
leurs au sacrum et au rein droit 
de l'intoxication urinaire se m^ 
amenèrent la mort par collapsi 
Pendant ce temps, le poids du ( 
du sixième au onziè'me jour ; 
variait de - 0,61 à - 0,71 ; on ( 
cytes ; le chiffre des globules r 
3.000.000 ; la proportion de l'h 
numérations effectuées chez u 
démontraient l'existence d'u 
A l'autopsie : compression des < 

Slasique; au-dessus, il existait 
u bassinet n'était pas agran 
de volume, était fortement i 
tionné. œdématiè; il n'existai 
ment dites. Le cadavre n'était 
et des muscles montra relative) 
quelques centaines de centime 
péritoine. Pendant la première 
coup d'eau; or, à part quelqii 
sueur, elle n'avait guère perdu 

Passier ne me paraît pas être 
suffisante de ce phénomène par 
doute les rétentions chlorurées 
Beaiijard, et s'accompagnant 
Elles s'observent surtout au co 
Mais jusqu'à présent il est impc 
certains cas, la rétention du c 
hydratation des tissus, tandis 
apparaît. Il est possible que 1'^ 
en ligne de compte, comme 1 
liquides ou l'entravant. En tou 
constatée par Pilssler chez une 
ou à peine, doit être attribué 
surtout à un œdème des tissus, 
suffisant pour produire cet effe 

Dans notre cas, nous ignore 
mais la diarrhée, surtout dans 
rôle d'un émonctoire suffisant, 

1 Merklen, De l'anurie calculeuse 

2 Paessler, Deutches Àrchiv. f. k 



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643 

>oit par révacuation de substances hydropigènes. 
t possible que le chlorure de sodium ne soit pas le 
apable de produire l'œdème, et que d'autres subs- 
nt entrer en ligne de compte; le fait paraît pro- 
l'urée d'après Achard et Paisseau. Il se pourrait 
rtains corps jouent un rôle favorisant la rétention 
; selon des circonstances, très variables du reste, 
nt eux-mêmes être retenus dans l'organisme ou 
irtaines expériences de Castaiçne ^ sont fort intéres- 
ûontrent en tout cas combien le problème est 



SOCIÉTÉS 



[ÉTÉ MÉDICALE DE LA SUISSE I\OMAINDK 

"»• asssemblée générale, le jetidi 8 novembre 1906, 
à ÏHôUl Beau- Rivage, Ouchy. 

lence de M. Léon Gautier, de Genève, vice-président 



57 médecins. 

iiUTiKR, aaquel M. de Cérenville a coaGé le soin de présider 

iihaite la bienvenue aux assistants ; il salue M. Feurer, de 

ident des Sociétés médicales de la Suisse allemande. L'as- 

ve pour honorer la mémoire des confrères décédés : M. le 

L Genève et M. le Prof. Herzen, à Lausanne. 

INVILLE, dans le désir que la Société romande soit informée des 

résentants qu'elle s'est donnée, présente un rapide commen- 

jues questions restées pendantes en matière fédérale depuis 

ernière. Quant au Comité romand il n'y a pas eu lieu de le 

n de la loi d'assurance militaire, provoquée en 1902 par un 
decins de Zurich, a trouvé devant les Chambres, au printemps 
solution conforme aux vœux exprimés par la Chambre mé- 
nsmise aux Chambres fédérales sous forme de pétition, par 
}n médicale suisse. L'article 18 du règlement d'exécution a 

Achard et Castaigne, Manuel des maladies de reins, Paris, 



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644 

été modiûé dans le sens qae la respons 
l'assaré, au lieu d'éfre illimitée, est so 
d'une omission ou d'un retard de déclai 
putéeau médecin. L'article 20 revisé étab 
pas risolement et que les circonstances 
domicile est approprié à une prompte gi 
sur demande, autoriser le traitement à d 
les pétitionnaires a donc été couronnée 
gnage d'estime et de reconnaissance à cei 

La Commission médicale a recueilli 1 
qu'elle avait constituées pour l'étude de 
déral et les a soumis à une étude appr 
été condensées en un mémoire rédigé pi 
qui a été transmis à la Commission légis 

M. de Cérenville donne à l'assemblée 
Commission médicale à l'égard d'un cerl 
plus spécialement notre profession, entr 
responsabilité du médecin devant l'accou 
provoqué, l'intervention médicale ou ( 
pourraient tomber sous le coup de la 
corporelles d'origine médicale. La Comn 
mis par un médecin patenté dans Texei 
considéré comme un délit quand il est p 
de la science médicale et lorsque cet ad 
dente avec la volonté de celui qui le suh 
Elle demande que • cet acte ne soit pa 
conformément aux règles de la science, 
ou la santé d'un tiers, d'un péril imm( 
d'autres moyens. » 

Sur l'article concernant le secret prof 
d'opinions divergentes, n'a pas formule 
a attiré l'attention des législateurs sur k 
tion du secret ; il faut qu'ils trouvent u 
le médecin à l'abri d'un conflit dans le 
violer le secret professionnel ou à fairi 
cotnpromettre par le refus de déclarati 
de secours, assurances) qui ne peuvent î 
cale. 

Suivent quelques détails sur les article 
du code. 

M. GiRAHD fait une communication 
paralysie périphérique du nerf facial : 

Le traitement médical de la paralysie 
dans la grande majorité des cas traumati 
paralysie est d'origine pathologique. 



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645 

Depnis quelques années on a cherché à renaédier à cette 
mité au moyen d'interventions chirurgicales. 

Les opérations autoplastiqnes auxquelles on peut recourir 
sent qu'un résultat plutôt palliatif et doivent donc être réser^ 
cas où tout autre moyen aurait échoué. 

Quand il ne s'agit pas d'une simple section du facial sur un 
sihie à la suture nerveuse hanale, l'opération rationnelle coi 
blir une anastomose entre le nerf facial, pris au-dessous di 
lésion, et un nerf moteur voisin. Par l'intermédiaire de ce de 
tation motrice qui part du cerveau, contournera Tohstacle 
mettra de nouveau à la portion périphérique du facial paraly 

On est surpris que cette opération n'ait pas été pratiquée 
longtemps. Le traité de Letiévant sur les sections nerveuse 
1873, les travaux encore plus anciens de Flourens, de Bid( 
dû y inciter. Deux médecins hambourgeois, Sick et Saenger 
tenu en 1893 un résultat excellent en anastomosant avec le m 
dial paralysé par la destruction de ce nerf sur une certaine é 

La première opération d'anastomose nerveuse pour paralys 
exécutée seulement en 1895 par Ballance, de Londres, mais n( 
que bien des années plus tard. En 1898, sur la propositio 
J.-L. Fanre, de Paris, ignorant qu'il eût un prédécesseur, 
pratiquer Tanastomose du facial avec le rameau trapézien di 
cesêorius) pour une paralysie traumatique à siège intrarocheu 
compensé par un succès partiel. 

A la suite de cette communication, un assez grand nombre 
analogues furent exécutées dans divers pays ; de nouvelle! 
expérimentales vinrent au surplus confirmer le bien-fondé pi 
de ces tentatives. 

Quelques modifications ont été apportées à la technique | 
Ballance et de Faure. Koerte, Bardenheuer et autres s'adi 
grand hypoglosse, Schaeffer au glossopharyngien pour les sut 
facial. D'autres encore préférèrent réunir celui-ci avec la t< 
branche externe du spinal au lieu d'emprunter seulement le 
pézied. On eut même l'idée de pratiquer l'anastomose avec 
gastrique, mais seulement lors d'expériences sur le chien, 
donnant le procédé de réunion termino-terminal, on essaya les 
termino-latérales. 

Quels furent en somme les résultats obtenus? Dans presque 
on constata l'amélioration rapide de la tonicité musculaire (d 
l'épiphora, diminution de la lagophthalmie, de la gène de la 
et de Tasymétrie de la face au repos). 

C'est seulement beaucoup plus tard, après six à douze me 
vient le rétablissement plus ou moins complet des mouven 
taires de la face. Ces mouvements se montrent généralemer 
des mouvements simultanés dans les muscles régis par le ne 



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par exemple i'é]évati( 
cette association inv 
les cas an même degt 
parait joaer un rôle 
prouvé que peu à pei 
et à éviter^ du moine 

Uu autre inconvén 
des muscles innervés 
sectionner pour le n 
que Ton a choisi, um 
sternomastoïdien ou 
quand il s agit des d( 
ment par le spinal, i 
troisième et quatrièd 
rable comme import 
là un motif pour ne 
terminale. 

M. Girard a pratiq 
faciale. Le premier c 
fut perdu de vue dès 
tonicité musculaire i 
otogène chez l'un et 
trop fraîche date pou 

Dans le quatrième 
rant depuis 20 ans, 
maines, on constata 
mois et demi après W 
sillon naso-labial et 
Cette amélioration pi 
changement, elle se | 
plate résultant de la 

Quant à Topératior 
giner; une incision 1 
d'assez haut derrière 
Ton peut sectionnner 
parotide en avant. L 
bifurcations, se trou 
mastoïdien en dehor 
termino-lerminale 01 
zien ; la section des 11 

En résumé, on pei 
par l'anastomose ner 
mité réputée incurab 

La réunion termir 
rait être pour la plup 



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647 

.» païa.joi^ iiv 1» portion sapérienre da trapèze, M. Girard se propose d'y 
ajoater lors de sa prochaine opération l*anastomose termino-latérale du 
bout périphérique du nerf trapézien sectionné avec le rameau du spinal 
destiné an sterno- mastoïdien. Les anastomoses nerveuses ont devant elles 
un grand avenir pour d'autres catégories de paralysies. Hackenbruch, 
Spitzy, Frazier et Spiller les ont récemment appliquées avec des succès 
remarquables à la cure des paralysies infantiles localisées dans un groupe 
musculaire restreint. 

M. Mermod : Le nerf facial est avant tout le nerf des auristes, puisque 
dans son long trajet à travers le rocher dans un canal osseux, nous le 
retrouvons dans tous nos. actes opératoires, depuis le conduit auditif ex* 
terne jusqu'à la cochlée, je dirai même jusqu'au conduit auditif externe ; 
on risque donc bien plus ^touvent de blesser ce nerf qu'au temps où on se 
contentait, chirurgiens et auristes, de trépaner simplement la mastoïde. 
Aujourd'hui, malgré une technique perfectionnée, le danger est plus 
grand, parce que nous allons plus profondément et que dans nombre de 
cas, les opérations sur le golfe jugulaire et dans Foreille interne (canaux 
'semi-circulaires, limaçon) obéissent à une indication vitale. 

Si les paralysies faciales surviennent aussi en dehors de toute interven- 
tion chirurgicale, cela n'empêche pas que leur cause est presque toujours 
à chercher dans l'oreille ; aussi n'est-il pas étonnant que la question des 
anastomoses de nerf avec un nerf voisin, ait intéressé avant tout les au- 
ristes, que, dans sa communication, M. Girard a entièrement passés sous 
silence. Pour lui comme pour tant d'autres sans doute, Tauriste serait-il 
encore Thonnéte bonhomme qui enlève des bouchons de cemmen et souf- 
fle dans les trompes d'Eustache. Aujourd'hui Ips choses ont quelque 
peu changé, depuis que Toto-chirurgie par ses interventions audacieuses, 
a pris une place importante dans la chirurgie générale. Ballance lui-même, 
un des principaux promoteurs en chirurgie cérébrale, est un des nôtres, et 
en France, ta première publication parue en 1898, au sujet du trailementchi- 
rurgical de la paralysie faciale, a été faite par Faure en commun avec 
Furet, un des meilleurs auristes français < Cuique suum >. 

M. Girard réplique avec esprit qu'il n'a pas voulu parler des médecins 
qui fabriquent des paralysie du facial, mais de ceux qui les guérissent. 

M. VuLLiET en parlant du traitement chirurgical des hémorrhoides a 
trouvé le moyen de mettre son auditoire en gaîlé ; vrai, les absents ont 
en tort, il est des choses et des mots qui ne se narrent pas. M. Vulliet 
emploie, avec des résultats que de nombreuses photographies illustrent, 
les injections de glycérine phéniquée 60 7» (paraîtra dans la Revue), 

M. Krafft parle de Vutilité des injections préventives du sérum anti- 
tétanique : 

Le bacille de Nicolaïer (1884) reste dans la blessure et secrète une 
toxine qui a une affinité spéciale par les cellules nerveuses. Si l'on veut 
comprendre ta question complexe de la sérolhèapie du tétanos, il faut 



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d'abord savoir ex ai 
nonce : 

D'après Roux et 
antitoxine capable ( 
incapable d'atteindre 
là une première lim 
est toujours préventi 
faite sitôt après l'ao 
atteintes. — Premie 

D'après Vaillard e 
injectées sans provo 
phagocytai res. Par ( 
inclues dans du pap 
développent, fabriqi 
l'animal devient téti 
gevs inorganiques pi 
la sérothérapie illusi 
de 0,05 ce. d'une ci 
sporulés, à trois cot 
côté sont découpés 
troduit au centre de 
ferme l'orifice, on ii 
mi ers animaux sont 
cytes ; les seconds s( 
de gélose ont secret 
présence de débris d 
bouclier contre les ] 
— Second point. 

La toxine tétaniqi 
sie relative i(ue nouî 
pas de négliger, cas 

Encore une expé; 
tétanigène, inoculée 
la chauffe à une te 
tétaniques, suffit ce| 
perd sa virulence. M 
taines espèces micr 
faite du bacille téta 
tétanigène. Les mien 
sants ■, les associât ii 
permettre le déveloi 
seraient pas dévelop 
sepsie soigneuse et i 

M. Krafft, pour él 
naires à des chirurgi 



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649 

et de Suisse, il a reçu 122 réponses. Sur 100 chirurgieos, 84 ont confiance 
dans les injections préventives, et 16 ne leur reconnaissent aucune 
action. 

En outre 21 ont ohtervé des cas positifs de tétanos, qui s'était déclaré 
malgré un traitement par le sérum antitétanique nettement préventif. 

Si on étudie ces 21 cas d'un peu près, on remarque que 17 observations 
sont utilisables, les autres ne donnant pas de détails suffisamment précis. 

Dans ces 17 cas, il s'agissait chez 16 malades de plaies profondes con- 
tenant des corps étrangers : esquilles, échardes, 4 cas; terre, suie, 3 cas; 
chairs lacérées, 7 cas; fils de suture, 1 cas; sciure de bois, 1 cas. 

Ces échecs sont donc prévus, annoncés par le laboratoire, et ils ne doi- 
vent pas diminuer notre confiance dans le sérum ; au contraire, enlevons 
mieux les esquilles, les tissus sphacelés, cas échéant en narcose ; ne 
cautérisons pas avec Tiode ou le fer rouge, parce que nous créons ainsi 
des tissus morts qui retiennent les phagocytes dans leur travail de des- 
truction microbienne. 

De plus, dans ces 17 observations, on remarque que 15 des plaies ont 
suppuré; or une dose de sérum antitoxique suffisante pour immuniser plu- 
sieurs milliers de fois un cobaye, ne Tempéche pas d'avoir le téta- 
nos, si on lui injecte ensuite des produits microbiens, bactérium coli 
ou autres. 

Comme tout à Thenre, nous pouvons dire encore ici, le laboratoire a 
prévu et annoncé ces échecs ; notre tâche de chirurgiens consiste donc à 
lutter toujours plus contre la suppuration, et si elle se produit, à renou- 
veler tous les huit jours la piqûre Je sérum, en y ajoutant des injections 
de sérum antistaphylocociquc. Ne demandons donc pas aux laboratoires 
de nous remplacer et soyons reconnaissants de l'aide qu'ils nous offrent ! 

Lavons et brossons mieux les plaies souillées de terre ! Désinfectons-les 
soigneusement y ne les cautérisons pas ! 

Injectons du sérum le jour de l'accident et si la plaie suppure, répétons 
Vinjection, parce que dans ce cas, il se reforme de la toxine et il faut la 
neutraliser à mesure, 

M. J.-L. Rbvbrdix demande comment on fera pour désinfecter les plaies 
sans les cautériser. 

M. Krafft pense que l'eau oxygénée sera utilement employée, et que 
d'ailleurs le couteau devra enlever tous les tissus lacérés. 

La Société entend ensuite les rapports sur les Dispensaires antitubercu- 
leux. 

M. Mallbt rapporte sur le Dispensaire de Genève : 

Messieurs, te dispensaire antituberculeux de Genève, conçu par quel- 
ques-uns de vos collègues dans le Irain de Paris à Genève au retour du 
Congrès de la tuberculose en octobre 1905, est né très heureusement le 
i'' mai 1906, après une gestation un peu laborieuse de sept mois. 

Il ne diffère des autres dispensaires que par la simplicité de son orga- 
nisation et les principes économiques qui le régissent. Nous avons voulu 



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éviter de c 
inévitable 
les instilul 
contre la t 

Pour les 
breases an 
ce 8ont la 
médecins. 

Pour l'a 
empressée] 
nourritare 
secours qn 
d'hui attril 
plus utiles. 

Enfin p( 
saire des d 
membres â 

Nous av( 
nous perm 
dizaine de 
membres [ 

Le fond 
présente <à 
à la Policli 
mardi, jeut 
pour ceux 
malade^ se 
d'ordre. Se 
Prof. Mass 

Le mala 
qui le pèse 
remet ensu 
forte toile, 
ros corresf 
brochure c 
numéro d* 
consultatio 

L'enquôl 
serrée que 
niques de î 

A la visi 
de su rai i m 
viande cru 
faisance do 
que pour u 



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da troisième degré» 47 da : 
ea des hémoptysies abond 

Sur les 196 malades que 
été envoyés aux hôpitaux 
seule fois au dispensaire ( 

Des 144 malades que no 
46 sont restés station naire^ 

Nous avons fait distribui 
sous forme de bons, penda 
douzaines d'œufs et 142 k{ 
une valeur de 3.500 francs 
un ou deux litres de lait, i 
crue. 

Depuis deux mois, nous 
à traiter huit malades par 
tats semblent très encoura 
ont augmenté de poids. 

Un de nos désirs serait 
rons immédiats de la ville 
simple où nous pourrions 
n*avons pu malheureusem< 

Nous avons demandé 18 
brité après décès ou chan^ 

Enfm nous réunissons 
un casier sanitaire des hab 
de tuberculose. 

Nos dépenses se sont él 
I. — F 

a) Frais d'installation. 

b) Impressions, frais de 
cj Crachoirs . . 

dj Sacs et numéros . 
II. 

a) Enquêteur . . . 

b) Désinfection et lavage 

Telle est Tactivité de no 
peut en apprécier les résul 
nous serons arrivés à dimi 
lose de noire ville. 

M. Dbmiéviij.e rapporte 

Disposant des locaux et ( 

la Policlinique de Lausann 

favorisée pour établir un d 



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f?i^^^7r^-^,T.l- T— - 



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655 



■^aiio io vaii»v/ii u^ xiciivll 



^hâtel la lutte cootre la tubercalose est engagée 
depuis plusieurs années. Des études et des efforts ont été faits en vue de 
rétablissement d'un sanatorium populaire dans le canton. Pour intéresser • 
l'ensemble de la population à la (utle antituberculeuse, on cherche actuelle- 
ment à constituer des ligues contre la tuberculose dans les différents' dis- 
tricts. Jusqu'à prés^t deux ligues ont été fondées, Tune dans le 
district de Neuchâtel et l'autre dans celui de Boudry. C'est la ligue du 
district de Neuchâtel (dont les statuts sont soumis à l'assemblée) qui a 
créé et organisé le Dispensaire antituberculeux de Neuchâtel, dont l'acti- 
vité a commencé le lo février 4906. 

Ce dispensaire poursuit en somme les mêmes buts que ceux de Genève 
et de Lausanne. Il s'en distingue en ce sens qu'il constitue une institution 
autonome, installée dans des locaux spéciaux, et par le fait qu'il se borne, 
à l'instar des dispensaires belges et du Dispensaire Emile Roux, à Lille, 
à faire œuvre de prophylaxie. En outre, en s'inspirant de ce qui se 
fait à Berlin et dans plusieurs villes allemandes, il ouvre ses portes non 
sealement à la population indigente, mais à tous ceux qui désirent y obte- 
nir des renseignements. 

Dans ridée de ses fondateurs, le Dispensaire antituberculeux de Neu- 
chàtel ne vise pas à remplacer le sanatorium, l'hôpital ou l'asile. Il n'est 
pas un instrument de cure, mais cherche à dépister les tuberculeux, à 
faire do l'assistance bien comprise et de la prophylaxie. 

Le dispensaire offre deux fois par semaine des consultations gratuites à 
tous ceux qui veulent en profiter. Ainsi que l'indique son règlement, il 
s'efforce de faire œuvre utile dans les familles en y répandant de saines 
notions d'hygiène et de préservation. Il délivre gratuitement des crachoirs 
de poche et de table, accorde sous forme de bous des secours alimentaires, 
des subsides pour locations et pour désinfections; il fait, quand les cir- 
constances le demandent, le lessivage du linge des malades et facilite à 
ceux-ci leur placement dans les sanatoriums, hôpitaux ou asiles, suivant 
la gravité de l'affection. Le dispensaire s'efforce en outre de faire œuvre 
de préservation pour les descendants des tuberculeux en surveillant leur 
développement et leur alimentation, et en cherchant au besoin à fortifier 
leur constitution par des séjours à la campagne. 

Le Dispensaire de Neuchâtel ne délivre aucun médicament et n'entre- 
prend pas le traitement des malades ; il estime que son rôle n'est point de 
se substituer en quelque sorte à l'intervention du médecin traitant, mais 
bien plutôt de la seconder en améliorant les conditions d'existence de la 
famille où la maladie sévit et en facilitant les mesures curatives les plus 
opportunes. 

Le personnel du Dispensaire antituberculeux de Neuchâtel se compose 
de deux médecins, d'une sopur visiteuse et d'une concierge lessiveuse. Les 
médecins sont chargés d'établir le dossier médical de chaque tuberculeux, 
la sœur visiteuse fait le dossier social de chaque malade et surveille dans 
les familles l'application des mesures prophylactiques conseillées et l'em- 



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65( 

ploi ratioanel des secours accordés p 

deux dossiers que les médecins décid< 

> que cas, en ayant pour principe d*in 

malades les plus indigents et dans les 

Les formulaires du Dispensaire, (d< 
mis à rassemblée), sont établis dans 
ments exacts sur chaque malade et 
générales, utiles à la lutte entreprise 

Les locaux dn Dispensaire, situés 
une salle d'attente, une chambre c 
une buan lerie, un séchoir, ainsi que 
ment du personnel (sœur et concier^ 
objets d'habillement et de literie. (1 
locaux sont communiqués à l'asseml 

Les frais de cette installation se si 
environ. Les ressources qui ont pern 
du Dispensaire ont été recueillies au 
au printemps de 1905 dans le distri 
somme de fr. 28,774.10. Dans ce ( 
cotisations annuelles et fr. 16,500 de 
fr. 22,000, 

Pour l'année 1906^ le budget du 1 
suit : 

Location des locaux 
Traitement du personnel 
Achats divers (literie, crachoirs) 
Dépenses courantes (buanderie, é 
Secours aux tuberculeux et à leur 
par mois 



Pendant les six premiers mois de 
miné 230 consultants nouveaux, soit 
personnes ont été reconnues tu bercuh 
indemnes 6i (29 7o). 

Parmi les tuberculeux on en comp 
(25^0); 14 du 3e (17*^,0). 

Sur 85 tuberculeux, 81 ont été ass 

Le Dispensaire leur a fourni 30 cr; 
tion désinfectante, 6.200 litres de Li 
1300 œufs (moyenne 200 par mois) 
par mois, 37 bons d'épicerie (bons ( 
tine ou de carbovis. 

Pendant ces six premiers mois, le 
partiellement 34 mois de séjour dans 



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658 

rance militaire ? Et ce succès noas en présa 
que nos intérêts sont en de bonnes mains. 

Notre premier devoir aujourd'hui, Messieu 
mes tout à la joie de passer quelques heures 
notre vaillant Comité romand [^expression c 
sance pour tout ce qu'il accomplit de boni 
coram puhlico, à nos élus, que leurs effoi 
pour des ingrats et qu'à côté du sentiment é 
tion de tons ceux qui n'en ont point d'autre, 
de la gratitude de tons leurs commettants, 
naturellement à tous ceux avec lesquels ils 
bres de la Chambre médicale et de son éman; 
ont la même place dans nos cœurs et parmi eu 
très cordialement notre collègue Feurer, rep 

Cette évolution, qui nous paraît aujourd' 
tats^ était absolument nécessaire et elle mar 
s'accomplit chaque jour dans le rôle du méde< 
les plus déterminés individualistes de tous 
des individualistes par définition, si les m 
senti le besoin de former un faisceau plus so 
eux une mentalité différente de celle de nos 

Autrefois le médecin avait une besogne pur 
des malades isolés les uns des antres, il n*a^ 
accomplir toute sa tâche et, sauf ses malades, pe 
à lui; on ne venait pas lui demander comme 
trnire des villes, abreuver et nourrir les po| 
Chaque jour nous apporte un changement à 
seiller privé et individuel, le médecin dévie 
vailleurs des laboratoires, chefs de services 
villes et des campagnes, tous nous sommes a 
1er ou même à diriger la collectivité dans 
assume. Tous nous sommes appelés à tran 
pratique les découvertes merveilleuses que 
cbenrs nous révèle chaque jour. 

Ce rôle social, v«)us l'avez bien compris, c 
brillant succès que vous venez de remporter 
the, montre que notre peuple sait écouter 
parlons raison. Vos collègues des autres c 
belle campagne, ont été les premiers à app 

D'autre part, si la collectivité a besoin 
ne pouvons plus agir entièrement seuls, 
ses branches de la médecine, le développen 
des méthodes thérapeutiquess nous oblige te 
cher les uns des autres, à nous utiliser mutu( 
ainsi. 



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SOCIÉT 
Séance du 2 
Présidence 

Membres présents 24^ i 

M. AsKANAZY tient à di 
séance précédente par M. 
née histologiqnement est 

Il présente le ponmon 
médicale à la suite d'une 

A Tautopsie le poumon 
yen et inférieur. L'exsud 
ques en grande quantité, 
deuxième côte qui est le 
veau la plèvre est épaiss 
pullaire s'est formée dans 
d'un œuf de pigeon et es 
brunâtre ayant l'aspect 
microscope y révèle un 1 
rencontre pas d*organes d 
matières colorantes et pli 
gardés à Tétuve ne préseï 

Il s'agit ici d'une hron 
champignon s'est dévelop 
à une lésion pulmonaire 
le tissu de la paroi bn 
le voir sur les coupes pi 
Taccroissement de la cavi 
paroi de la bronche dilata 

Quant à l'étiologie du 
préformée favorise la fixj 
chaleur, son humidité el 
le défunt pourrait aussi 
était chaque jour en cont 
de spores d'aspergillus. 1 
ouvrier ayant travaillé da 

M. Ed. Martin, préseï 
longtemps à Tétai d'une 
s'est développé amenant 
insolite doit être attribu< 
est facile de voir les trac 

M. Machard présente 



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661 

' io Uoe Gllelte de 4 ans V> guérie d'one lua 
kanche ganche. Elle marche sans claudication, 
coarcissement. La radiographie montre la tel 
normale. Le traitement a daré quinze mois: exi 
dix jours, narcose à l'éther, pétrissage des add 
luxation ; appareil plâtré, maintenant le membre 
et 70o d'abduction ; huit mois après^ narcose à 
avec position rapprochée de moitié de la positif 
cinq mois plus tard, troisième appareil plâtré 
position droite avec rotation interne du genou, i 
enlevé le 28 février 1906. Résultat parfait; un 
d*avril 1906 démontre le maintien de la réductio 

f^ Un jeune garçon âgé de 13 ans, guéri par 1 
tonits suppurée généralisée, suite à' appendicite. 

Lorsque M. Mâcha rd a vu le malade pour la 
huitième jour d'une appendicite, avec fièvre, \ 
excessivement ballonné et très sensible, vomiss 
mot en pleine péritonite, et déjà très intoxiq 
immédiatement^ après quelques hésitations cepei 
en apparence désespéré du jeune garçon. 

Incision iliaque droite avec drainage et lavi 
salée ; écoulement d'une grande quantité de liqi 
anses intestinales sont recouvertes de fausses me 
foyer limité^ la péritonite est généralisée. Améli< 

Le lendemain le ballonnement augmente, les 
sont plus abondants, le pouls plus fréquent et 
alors l'entérostomie sur une anse intestinale gr< 
plaie opératoire à côté du drain. Quelques heures 
tité de gaz s'échappent par l'ouverture intestinali 
diminué, les drains qui avaient cessé de fonctioi 
liquide purulent, puis il se produit dans la 
matières. Amélioration rapide; un mois après 
L'opération a été très laborieuse, plusieurs su 
' nécessaires, les anses grêles et le caecum formai 
paroi abdominale. C'est l'entérostomie qui a em] 
comber à la péritonite. 

M. Vallette demande si on a observé des 
pour des luxations congénitales de la hanche tra 
si l'augmentation du poids du corps ne ramène 
cément. 

M. Ë. Martin : Lorsque la cavité cotyloïde e 
tion se reproduit facilement. Il y a des cas plus i 
• M. Maohabd a vu plusieurs fois des récidives 
luxations doubles surtout sont difficiles à guérir. 

M. Ch. JuLLiARD présente un garçon de 12 ans 



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61 

tifarmes consécatives à une ancienne 
temeot disparu depuis que l'on a pi 
sous-dural par la craniotomie. 

L'enfant était tombé à l'âge de 2 
sur la tête. 11 en était résulté une fi 
enfoncement, s'étendant de 3 cm. au 
jusqu'à la partie postérieure de Técai 
de l'accident, le petit blessé fut para 
s'amenda assez rapidement et, au b( 
nouveau marcher seul. 

Au cours de son développement ul 
le bras du côté droit ne croissaient pa 
faut boitait et ne pouvait se servir d( 
les crises épileptiqnes débutèrent. D' 
rhèrent peu à peu, si bien qu'au boi 
au nombre de 9 à iO par jour. Les 
tent pas d'établir si elles eurent un t 
toujours est il qu'avant l'opération e 
de l'épi lepsie généralisée : chute bn 
ments toniques puis cloniques dans 

Avant l'opération on constata V( 
indolore. Arrêt de développement d( 
compris la face et le thorax. Exagéi 
signe de Babinski positif. 

L'opération qui fut pratiquée fui 
velu en U avec base supérieure. Sec 
périoste et à la peau, et ayant 10 ce 
du pariétal et du temporal. L'extrém 
l'enfoncement crânien. Cette sectio 
au maillet^ fut faite sans difficulté, 
tra dans le crâne et perfora la paro 
liquide séreux. A ce moment le o 
décompression cérébrale : pâleur d( 
troubles ne durèrent que quelques 
volet fut cassé à sa base et relevé f 
kyste, da volume d'un œuf de poule 
due correspondant à la région motri( 
à ce niveau. Le kyste était sous-dui 
adhérences intimes avec le crâne e 
nombreux ostéophytes qui gamissa 
che de tuf. La dure-mère était un p 
cerveau. Le kyste étant vidé, on se 
place, à suturer le périoste et la pea 

Pendant les jours qui suivirent l'c 
dérable de liquide séreux par le traj 



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contraction, sanf par 
L'ataxie s'accentue rapii 
sapériears. Depuis qnel< 
laire palpébral gauche, | 
très dysarthriqne et d^ 
n'existe pas de troubles 
Le liquide céphalo-rachi 
sente de lymphocytose, 
vrite tabéttque à marche 

M. Gautier demand 
apprend qu'il est comme 

M. Long montre un t 
du col du fémur, fractui 
teurs. A la suite de cet 
malade ne peut marchei 
torsions et en étant soi 
malade peut mouvoir fa 
provoquée par une idée 
on ne rencontre pas ici 
taie assez accentuée de 
développement d'une id 
tement capable, dans ce 

M. Girard présente i 
trémité supérieure de H 
Tos. Ce néoplasme, éta 
primitif qu'on n'a puni 
ment, n'indiquait pas ui 
culation scapnlo-thoracii 
Une greffe osseuse a ét^ 
L'opération date de qua 
solidité. 

M. AsKANAZY qui a e 
semblait à un hypemépl 

M. Girard montre e 
Vacide chlorhydrique et 
p. 352). L'estomac était 
pylore, ce qui provier 
absorbé en le poussant 
secondairement le rétré< 

M. Mailllart pense 
riques de l'estomac qui 
représentait autrefois ; i 
ses parties inférieures q 

M. Girard fait obs( 
absorbé des corrodants, 



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phj 

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66 

dies traités en 1906 dans le service du 
matiame articulaire aigu. Ces malades 
cyUUe de soude et de V aspirine. 

L'aspirine est un acide acétylsalicyl 
compose en ses deux éléments et n'est 
l'intestin. Depuis 1899 qu'elle est dans 
pour agir comme le salicylate de soud 
par l'estomac. Il est facile de constat 
début de la maladie aussi bien que le 
température reste subfébrile, où les 
dance aux rechutes malgré la continua 
l'administration de l'aspirine a doni 
dans le cours d'un traitement on pei 
môme quelquefois avec avantages de 
7 gr.) par des doses beaucoup plus fai 
d'autant plus surprenant que l'aspirint 
que le salicylate de sonde : 180 contre 
d'aspirine n'équivaut chimiquement 
acide salicylique qu*à 0,88 ctgr. de sal 

Cette supériorité évidente quoique | 
être à ce que ce corps est absorbé d'ui 
que le salicylate de soude. Il ne doni 
à des pério'des d'hypersaturation suivi 
d'hyposaturation salicylée. Cela ponri 
coup d'auteurs ont pu noter que les i 
braux si fréquents avec l'emploi du 
craindre avec celui de l'aspirine. 

M. Gautier est très favorable à l'asj 
début de l'affection si la températun 
malade est subfébrile il donne de l'a 
salicylate est mal supporté, il donne d 
résultats. Il fait remarquer que si Foi 
abandonné, il agit moins bien. Il est | 
en solution préparée au moment mé 
potion. La sali pyrine est aussi un bon 
aiguës du rhumatisme. 

M. Thomas demande si l'amélioratio 
due aux bonnes conditions dans lesq 
l'hôpital plutôt qu'au médicament lui-i 

M. Henri Revilliod demande s'il m 
le salicylate dans des capsules de g 
ber que dans l'intestin. On éviterait 
Pestomao et la comparaison de son a 
pins étroite. 

M. RocH tiendra compte de ce fait 



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667 

11 répond à M. Thomas que Tioflaence de l'hospitalisation est évidei 
mais qu'elle ne peut être très accentuée en l'espèce, eu égard ii la a 
tance des résultats obtenus. 

M. Roch a recherché lui-même le début de Félimination de l'aspû 
et du salicylate dans l'urine. Lesalicylate apparaît avant l'aspirine. 

M. de MuTACH fait remarquer que les capsules glutoïdes de Sahli n 
conservent pas. Elles ont été remplacées à Berne par le salicylate 
méthyle. 

Il signale le fait qu'avec l'aspirine à petites doses on a observé du col* 
sus chez les tuberculeux. 

M. Roch : Le fait est connu, mais non de nature à faire éliminer Y 
ploi du médicament chez les tuberculeux, car certains auteurs Tout uti 
pour produire l'abaissement de la température chez Tes malades. 

Le Secrétaire : Dr Gh. Julliari 



BIBLIOGRAPHIE 



A. DoEDERLRiN. — Précis d'opérations obstétricales, traduit par L. Aubi 
un vol. in-8 de 212 p., avec 150 fig., Genève, i906, Ktindig. 
Ge petit ouvrage du savant professeur d'obstétrique de l'Université 
Tnbingue, a eu un grand succès en Allemagne où il est déjà arrivé i 
sixième édition, aussi M. Louis Aubert, privat-docent de gynécologie 
Faculté de Genève^ a-t-il rendu un véritable service aux étudiants et 
praticiens de langue française en traduisant celle-ci à leur^tisage. Il 
s'agit point là d'un traité complet de l'art des accouchements, mais < 
exposé technique des opérations obstétricales les plus usuelles qui | 
vent être répétées et étudiées sur le mannequin. Get exposé est pré< 
d'an chapitre consacré au mécanisme de la parturition, comprenan 
description du bassin, de la tête fœtale, des diverses présentations el 
mécanisme de raccouchement dans les cas d'engagement pathologique ( 
un bassin rétréci. Quant aux opérations, l'auteur parle successivemen 
la version, de la transformation des présentations de la face et du f 
en occipito-antérieures, des applications du forceps, de l'extrac 
manuelle dans les présentations du pied et du siège, de la technique ( 
les présentations dorso-postérieures, enfin de la perforation crânienne 
b céphatotripsie et des autres mutilations fœtales. De très nombre 
figures viennent en aide aux desci*iptions théoriques et ajoutent enco 
la valeur pratique de cet excellent manuel. 

G. 1 



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de c( 
>rité D 
Dt sari 
;é des 
;e tra< 
*égion 
»récédc 

qui s 
t, déjà 

le névi 
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sujet d 

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lé em[ 
•deux 
éaliser 
) l'enti 

rs da ( 
ades a 
)ent in 

stes d' 
le guèi 
îr à ce 
pour 
fait». 



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Cette solution — non parfaite, 
la plus applicable en pratique. 

Notons, pour terminer ce sujet 
qui envisageait, devant le congr< 
sur le cours des maladies nerveu 

c Le pronostic de la névrose 
symptomatique spécial^ que de 1 
l'allure du procès. » 

Ce qui vient d'être dit sur la i 
lièrement du contenu d'un rappi 
ce sujet par la Faculté de médeci 
le 6 juillet 1897, à la demande d 

Cela nous prouve que la solutj 
traumatique n*est pas facile à tro 

D'autre part, MM. Cramer et l 
tion de M. Windscheid, lequel p 
malade pour une rente font part 
traumatique. 

EpUepsie essentielle. — L'accic 
qu'il peut déterminer Tapparil 
prédisposé. 

Une épilepsie préexistante peu 
sens, qu à l'épi lepsie s'ajoutera u 
affections se mêleront (Windsch 

Charée. — Une chorée peut éti 
dent, bu bien il peut s'y ajouter 

Maladie de Basedoto. — Cetl 
blement augmentée par un accid 
terrain favorable, une névrose, 
les manifestations de la maladie 

Paralysie agitante. — Une ag 
dent est possible, mais on n'en coi 

Affections organiques de la rm 
— Vulpius nie l'existence d'une 
périphérique et une maladie de I; 
ascendante. 

Voici les conclusions de Riedi 

i<* Les résultats de recherches 
probabilité d'une influence fâcti 
affection médullaire systématisée 
lysie spinale spasmodique, sclérc 

2"* Bien plus, nous devons adn 
d'une façon élective sur certaine: 
dans tous les cas une prédisposit 

3" L'expérience nous apprend 



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671 

che da processus morbide, en accentaani 
linant une al lare pins grave de la mal 
]a'il fant admettre Finfinence d*une cai 
d'an état morbide de ce genre. 
i trauma doit être envisagé comme une o 
i la maladie comme une complication da 
1 de l'état morbide, on doit tenir com| 
Hivent avoir les modiûcations organique 

rétablir de^ règles générales d'estimatioi 
' Webbr, de Goettingue. — La syphilis p< 
uir lequel l'accident fait apparaître la | 
isager l'accident comme agent causal d< 
i, avant lui, aucun symptôme clinique 
li est Caractérisée par une évolution 
\eftigen^ abgekOrzten Verlauf), ou par dei 
ticulières. On ne doit pas alors s'arrêter ; 
n, mais bien rendre l'accident seul res 
jstence d'une syphilis antérieure ait éti 

atenslté et la gravité des symptômes surv 
rmettent à elles seules d'établir que la | 
nt avant l'accident, mais on peut admet 
gravée par celui-ci, si les symptômes d'u 
été déjà établis et s'il existe des circonsta 
apport entre l'accident et la paralysie, 
appeler, à propos de cette communicatio 
ais qui se sont occupés de la question au 
miiUi et neurohpistes tenu à Lille du 1 a 

lur, ne croit pas que le traumatisme pui 
y pique ; tout au plus est-il susceptible éU 
d'en accélérer la marche. Dans toi$s les c< 
de la maladiCy jusque là restée fruste, réi 

rs se rangèrent à cette opinion. 

ige pas cette manière de voir. Il admet la 

tique de la paralysie générale, même ( 

certaines conditions : !<" le blessé ne 
îment de troubles cérébraux ; 2<* le trau 
[ avoir déterminé un ébranlement général 
1 temps ni trop long, ni trop court, entre 
tlysie générale. 

des signes de la paralysie générale a um 
tomes surviennent trop tôt, c'est que trè 



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blement la n 
lien de caas 
lorsque la ps 
matisme, sui 
se sont intei 
qaes, relianl 

NÉGROU 
triste nouvel 
le 12 novemi 
notre ville, ( 
il y fat pencj 
cale et gynét 
sen talion d' 
baccata) et d 
tat de rechei 
Université. 1 
la pratique ( 
Tenseigneme 
cice de celte 
population ( 
die qui Ta p 
l'affection d( 

EXPOSITIO 

nale relative 
rapportent, 
tique, aura 1 
neur de Mn»< 
ments, s'adn 

Caisse. DE se 
Genève, — 1 
Zurich. — 1 
Ensemble, fi 
Bâle, 1" No^ 

OUVRAG 
médecine et 
urinaires de 
vol. gd. in i 

E. LiTTRÉ 

et des scien( 
A. Gilbert ; 



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C'est au Burej 
ces détails. 

Des renseigi 
reau, il résulte 
à Genève avec 
res ronds, une 

Dans la pre 
mais, conforni 
cubage d'air (1 
d'aération. 

L'agent qui 
les draps tous 
dans la chamb 

Le Bureau 
sonnel ne soit 
lières, mais on 
soit lorsqu'il y 
d'augmenter 1( 

Cet état de ( 
meut fâcheux, 
ditions de ces 
pratique, aux 
ment. 

L'enquête qi 
porté sur un 
recherches qu< 
nuit avec anal; 
res, nous avoni 
nombre de ces 
plètes. Nous a 
total. 2*" Le eu 
présence d'un 
carbonique de 1 

Nous avons 
mais d'après 1< 
tées par simple 
considérer les 
généralisées. E 
établissements 
ment peuplés. 

Nos visites o 



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677 

tées par M. le Directe 
accompagner par des 
its spéciaux. 
i été faite par Qotre m< 
\àe de procéder a beau 
riisait pour chaque ca 
) nos petits flacons réc( 
ites étaient suflisante« 
Qts nécessaires et il et 
ingteraps le sommeil d 
avaient fourni un trav 

un tableau, les résulta 



Tableau I 


>. p. lit. 


C:ib. p. pers 


12,50 


7,14 


11,10 


11,10 


21,50 


12,90 


17,40 


11,60 


16,20 


16,23 


16,70 


11.14 


16,20 


12,98 


19,36 


9,89 


10,25 


6,16 


19,15 


19,15 


M, 50 


15,42 


16.45 


12,15 



lommairement ces résu 
yen par lit est de 16,4 
sse le minimum prescr 
i est relevé par quelqui 
20m.c. ; nous voyons 
iller entre 10 et 12 m. < 
uatre lits est absolume 
sont en réalité beaucc 
de lits, nous prenons 
s ; nous voyons alors 

ELIS. Ud appareil très sim 
irboaique l'air. C. R. de 



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^ead 
m in 
la né 
on p 
elev^ 
[5 m. 
avait 
ibre 
'anal 
i, qu 
né m 
5 m. 
Amm 
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CV 

trM tel 
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6 

Par coutre, nous avons pu t< 
du nombre des (xmcheurs par } 
d'air accordé à chaque individi 
montre que même avec un cub 
mètres par personne, l'air des 
coucheurs donnait S.CK) V.o de < 
avait que trois à cinq personne 

Tabli 



Ir\fluence du nombre des œuc) 




de Vair (tev< 


Coucheurs 




Cubag 


7 
3 




11. IC 


5 




12. 9( 


7 




11. 6( 


4 




16.2: 


6 




H.li 


5 




12. 9i 


8 




8.8Î 


5 




6.K 


3 




19. 1( 


7 




15. 4Î 


Donc en moyenne 






Couch. 3-5 Cub. 


p. pers. 


11.0^ 


" 6-8 




13. Oi 



L'étude que nous avons fai 
ments de logeurs en garni non 
inconvénients et dangers sur \{ 
revenir ; nous voulons nous bo 
dans ces logements pour ouvri 

Il résulte de nos observation 
à Genève, pour ce qui regard 
logements, seraient tolérable 
strictement, mais l'impossibili 
règlements complètement illu£ 

Le vœu émis dans le préc^ 
ment et la salubrité de l'hab 

' Voir le Compte rendu du premi 
salubrité de Vhahitation^ Paris 190^ 



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681 

it visités au moins une fois par an nou 
son application tout à fait insuffisan 
^et état de choses. Car en supposant q 
it pratiquée chez nos logeurs, on arri 
lombre de lits est réglementaire par 
laque lit dispose et que, par conséque 
' que la surveillance soit efiicace il la 
js fréquente, mais aussi effective, c'ef 
oir pour but de constater non seule 
ais celui des donneurs, et, en cas dMni 
r appliquer des pénalités plus sévères 
n cas de récidive. 



^'^%'>Wi<^ 



Ht chirurgical des hémorroïdes par 
ictions de glycérine phéniquée 

L faite à la Société médiraie de la Suisse romi 
le 8 novembre 4906 

Par le D' H. Vllliet 



rappelé il n'y a pas longtemps à la 
nne la petite opération utile que tout 
• facilement avec une aiguille courb( 

un anus de petit enfant atteint de p 
clage de Vanus. J'ai pensé vous intér 
aujourd'hui le bien qu'on peut faire i 
az et un anus d'adulte ; je veux parler 
orroïdes par les injections de glycér 

que je borne mon activité à cette régi 
u reste que ses vaisseaux et ses nerfs, 
)outade d'un chirurgien célèbre qu'un ( 
I plastiques, mais fort laid, plaignait 
égions basses : « Je préfère un derrièr 



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A notre époque conip 
tinale, d'entérite mucc 
rhémorrolde qui se diss 
attention ; sa fréquenc 
très près le mauvais côt 
trerait aussi peu d'anus 

Les hémorroïdes, atfe 
quité, ont suscité à notr 
Quénu et de ses élèves ( 
minutieuse. La définitio 
queuses des veines ano 
de Tanus. 

Quénu invoque comm 
qui lui est chère : la phi 
très, qui remplaçaient s 
par le bon sens, incrimi 
causes congestives des ( 

Vous connaissez la vi 
roïdes externes et hémc 
à cheval au bord de Tai 
haut, au-dessus du sphi 
dans l'intérieur du can£ 
a généralement des ai 
absolue : on voit assez s 
peu ou point d'hémorrc 
par contre de trouver d( 
ou qu'il y ait eu quelqu 

L'hémorroïde extern 
bleuâtre ; en vieillissani 
toires, elle se durcit, se 
des hémorroïdes muqu€ 
l'intiammatiou ; de lise 
tomenteuse, rouge, el 
moindre heurt. 

On peut vivre en exe 
bien des gens seraient ( 
n'ont pas l'anus d'Apol 
mité amène au médecin 
position gynécologique, 
pas quelques noyaux 
bien peu que leurs hém 



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^'étrangle, comme on dit habit 
drée des hémorroïdes extern 
mènes d'élimination et de ré 
tiammation il se produit du s{ 
entiers qui sont éliminés ; d'à 
peu à peu, se ratatinent et 
rident et deviennent des mari 

MentionnoDS un dernier dai 
il vaut la peine d'être relevé l 
notre sujet : les hémorroïdes si 
Trop souvent on se contente - 
présence de quelque noyau an 
sang, et quelquefois, avouons- 
rien de plaisant. Je connais ui 
pu surmonter le dégoût que h 
fait faire par d'autres, lorsqu': 
faire toutes les fois qu'il y a è 
ait des hémorroïdes ou non, 
être que le carcinome de l't 
arrive inopérable au chirurgie 
dans l'histoire des hémorroïde 

Parmi les hémorroïdaires 
leurs Jiémorroïdes, beaucoup p 
sans violence. L'opération a b 
gence; on n'attaquera l'hén 
prostate, que lorsque le portei 
les moyens doux, hygiéniques 
celui qui en est atteint le souh 

Quelles sont les indications 
ne sont pas compliquées. 

En premier lieu, les hémorr 
tendons pas la modeste saign< 
remplacer les règles chez la , 
chez les pléthoriques ; on se gi 
a des hémorragies qui })ar le 
mettent l'hémorroïdaire dan 
exemples n'en sont pas rares ; 
vent de la chirurgie. 

Les crises répétées d'intian 
(^souvent avec très peu d'héra 
rances qu'elles provoquent, ar 



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685 

blés du traitemei 
tré insuffisant, 
vec timidité ~ j 
i opératoire :c'ei 
léuiques de Tarn 
Qdice; ces mail 
aux insignifiauts 
[ue d'autres resf 
DS ; leur mal les 
Une petite op^ 
eur reconnaissai 
savez, les méth( 
iculés, ont été p 
ibrables. Il en s 
id plus garde. 
5 injections phéni 
3urd'hui, a pou: 
e; elle est am< 
re pratique ; elle 
innées; j'ajoute 
dis que dans ir 
nière de faire, 
sais plus haut, h 
mmation qu'elh 
s rend turgescei 
ion, elle les dur 
yiarisques. 
tte œuvre utile c 
t on connaisse ( 
ine phéniquée fc 
être endormi et 
générale, quelle 
m simple qu'uu 
u préalable une 
^t impossible sa 
ix fois de m'en f 
le ; il ne s'agit 
t, mais d'un sim 
) fait avec les po 
}it ; elle est lent 
ède et que les pi 



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ischions. A te moi 
combien il y en a 
roïdaires externes 
internes prolabés, 
narcose et la dilat 
L'aiguille bien e 
hase des hémon^o) 
contrôle du doigt 
dans chaque noyai 
dans chacun d'eus 
En général une pi 



Il faut éviter al 
noyau pour ne pas 
garde qu'il ne s'écl 
concentration la g 
touche du sphacèle 
la guérison ; en fî 
l'opération, on évi 



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688 

ront en niarisques, mais ne lui 0( 
géDe ; dans un ou deux cas j'ai enk 
mois après l'opération, ces breloques 
Nous reproduisons ici (fig. 3) la ph< 
il y a plus d'un an et qui portait u 
roïdes ; il est guéri avec la flaccidi 
sénile. J'aurais pu vous en montre 
même que dans leur reconnaissance 
fussent prêtés de bonne grâce à une 
convenable de ne vous montrer qu'u 
lui-même aurait de la peine à reconi 



Fig. 3 



p. 



Quant aux résultats éloignés, ils s 
ceux que donnent les autres métho 
quelques récidives, mais l'opération 
pas exempte. 



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i distingué i 
icédé des inj 
lante, Texci 
opération pi 
[Dédiats en 1 
)eut-être ra 
me opérati< 
; que si elU 
ssez délicat 
lalade à que 
peut être fai 
la méthode 
out. Il n'est 
culeuse pré 
te, un meml 
pas effusion 
tite chirurg 
e médecins 
3, le chirurg 
la petite bes 
l'exécuter b 
m manque p 
e et bien, à 
ilgaire phim 



6 abdomina 
i nouveau { 

Par 1( 



nie abdomii 
remier qui 
le Bernée 

eber Exstirpat 
20 et 21. 

. — VINGT-8ia 



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690 

deu *, il relate trois cas graves de pr 
guérison par uue amputation supra-v; 
lixatioa du moignon cervical dans h 
Dorff *, de Bruxelles, présent à la réuni 
détail, dit avoir souvenance que cette c 
une impression très grande sur les a 
témérité du procédé pour cette époque. 

Cette opération devait, dans la per 
l'ultime ressource dans les cas où tout 
ment avait échoué. Par malheur, elle i 
ment aux espérances qu'elle avait fa 
tardifs ne donnèrent pas complète satis 
Sur douze cas que le professeur de Be 
berg en 1889 ', dont quatre seulemen 
compte, il obtint une seule guérison dél 
et deux récidives. Il s'agissait de femm 
de 29, 40, 49 et 54 ans, opérées les une 
qués de tumeurs utérines, les autres p 
récidives, suivant la technique qu'il avai 
c'est-à-dire: amputation supra-vagina 
du moignon à la plaie abdominale. : 
nombre de huit, l'opération avait été 
nouveau : la ventro-fixation^ dont les i 
meilleurs *, bien au contraire. 

En face de ses insuccès, P. MtLller cro 
d'associer à ces opérations la colporrha 

Dans la même séance, Kehrer * cite 
cas qu'ils ont opérés d'après la techniqi 

A leur tour, Fritsch • et Martin ' re 
dans la cure de certains prolapsus l'hji 
à laquelle ils ajoutent, et cela d'une fa 
tion du périnée. 

* F. MuLLER. Tageblatt dev 52* Xafurfors 
Baden, sept. 1879. 

3 DoRFP. Quelques considérations sur Top 
BulL de la Soc. belge de gynéc. et d^obst., av 

* V. MuLLER. Ueber ventrale Fixation des pi 
lung der gynsek, Sect. der 62* Versammln 
und Aevtzte, Heidelberg, 1889; Archiv fUr Gi 

* A. Strelig. Die ventrale Fixation als Mitte 
uteri, Th. de Berne, 1890. 

* Kehrer, Fehlino, etc. ; Verhandlimg der 
sammlung etc., Heidelberg 1889. 

* Fritsch. Archiv f. Gynsek., Bd. XXXV, 
» A. Martin. Berl. klin. Woch.. 1891 N« 4 



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I l'opération i 
à cause de 

II s'est vu ps 
îrette vagiua 
Lvantage. 
lemeiit Jacob 
abdoniiaale 

[uer il y a qu 
en UQ temps 
mut ici. L'( 
traction les ] 
ire aussi haï 




Fia. 1. — Col] 

s le cas par 
r au prolapsu 
çant à l'abra 
ectionne sur 1 
iérieure, une 1 
re. Somme te 
la voie abd 
ians Tanaph 
mt toujours 1 
ion en soit ai 



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et la pexie abdomioab 
d'uue colpo-périnéorrha 
ratoire, dans chacun d( 
un quart environ. 

Violet', de Lyon, op 

tomie abdominale suivie 

Delassus' et son éli 

voie abdominable^dans I 

chez les femmes âgées. ] 

lapsus génitaux graves ; 

la colpop 

détails 1 

débats 1 

lassus et 

La tec 

mérite q 

Les p] 

des ligai 

vésico-ut 

tent rien 

on détac 

du col ut 

ayant se 

épais poi 

col utérii 

son pour 

quelque 

niveau ( 

rétablit 

à droite 

Cette 

ritoine i 

lettre g 

même d 

sorte qu( 

riorisé et que T opéra tio 

coups de ciseaux pour 

suture pour fermer la c 

d'être achevée. Reste < 



FiG.2. — Hys- 
t é r e c to m i e 
ul) do mi DE le 
supra - vagi- 
nale pour 
prolapsus. Le 
moignon du 
col est lixé h 
l'angle infé- 
rieur de la 
plaie abdo- 
minale. 

(Legueu). 



' ViOLKT. Journal d'ohst. 
- Dklas-us, in Bkvuvois. 



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sa partie postériei 
€ile que celle de la 
siste la seule diffén 
avec, le cas échéan 
se fait toujours es 
vaginal n*ofi[re riei 

Sur 17 cas de 
technique de Deh 
3 récidives et 3 mi 
autres résultant d' 
talité s'élève donc 



FiG. 4. — Tra 
tioa); — a, 
deux feuillet 

On a lieu de reg 
pléter son opéra 
comme il en émett 

Tout récemmen 
Pollosson ' présen 
dôme vaginal à la ] 
Dans un cas, il a i 
Pour lui, cette ic 
malades âgées d'u 

* Aug. POLOSSON . F 

le traitement de certai 



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698 

vaginal aux attaches ligamentaires. . 
cipe et surtout chez des femmes âgées 
s'applique tout particulièrement, de V 
parce qu'elle est moins hémorragipai 
un mot, que l'hystérectomie totale. J 
un moyen terme qui satisfait à la foi 
desiderata du moment. 

Après avoir par quelques point sé[ 
moignon cervical, après l'avoir péritor 
çant par le côté droit, la partie restai 
rière le moignon cervical jusqu'à att 
sacré. Un fil de soie solide charge su 
utéro-sacré, le vagin cervical près de 
ligament rond. Les deux chefs de ce 
pince hémostatique. Même manœuvre 
l'ordre que j'indique ici importe pei 
utéro-sacré, vagin, col et ligament i 
même ligature. Pour aider à l'inte 
l'opération, je l'ai figuré dans un 
(Fig. 5) : les fils fixateurs y sont repi 
d\ Les fils sont alors noués et le m 
attiré en haut et en avant. 

Ce moyen de fixation est parfois ir 
la laxité du ligament large, soit à ( 
vagin et surtout de la paroi postérieu 
jours la plus distendue. J'ai dû notami 
préoccupe, avoir recours à une doubl 
en méthode définitive, d'où le nom de : 
)nentaire. 

Voici en quelques mots ma façon < 
dessus du pédicule utéro-ovarien, une 
soie, représentée dans la figure 6 par 
qui chemine en faufilant le ligament la; 
entre le pédicule utéro-ovarien et le 
ensuite profondément le moignon cervi 
Les deux chefs sont noués de part et 
minée, on a constitué non seulement 
paroi abdominale par Tintermédiaire è 
ou a confectionné en outre une forte sî 
corde d'une fosse iliaque à l'autre. ( 
non seulement, comme on le croit d'or 



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702 

Opération le 10 novembre 1903. — Narcos 
Hystérectomie abdominale snb- totale d'aprè 
sont liées séparément comme d'habitude ains 
rond et le pédicule utéro-ovarien. Le col esl 
par une suture continue an catgut. Pour fix 
comment j'ai procédé: le ligament rond ou n 
rond est attiré derrière le col de l'utérus et 
du même côté par un fil de soie solide. Ce fi 
le ligament rond et le ligament utéro-sacn 
vagin et le tissu séro- musculaire du col ui 
vaginale. Même procédé pour le côté oppo 
transfixe le ligament large au-dessus du | 
tache aux bords latéraux du moignon cervic; 

Suture de l'abdomen à trois étages : catgu 
Florence perdus pour le couche musculo-apoi 
pour la peau. Pansement abdominal collodio 
gaze xéroformée. 

Le tumeur pèse 4 kilogs. 

Suites opératoires. — Dès le troisième jou 
tième, les sutures sont enlevées. La malade 
tout semble marcher à souhait quand le fi^ 
Le lendemain j'ouvre par une colpotomie po 
las. Le température s'abaisse dès lors et la g 

Je revois M"»« C en avril 1905. Cœur 

Obs. n. — Prolapsus complet externe. Hystér 
Trachélopexie ligamentaire double, 

Mnte B âgée de 44 ans. Réglée à 17 £ 

non douloureuse. Leucorrhée. Un accoucheii 
couches dont les suites furent normales. 

Il y a une année (septembre 1902), à la si 
pénibles, la malade se plaint de pesanteur péi 
tes, etc., etc. La marche devient difficile. Le 
apparait à la vulve, se prolabe de plus en [ 
et, finalement devenue une invalide, M™« B . 
mière fois le 30 octobre 1903. 

Status. — Femme amaigrie, pâle. Prolapsus 
ration au pourtour de l'orifice externe du 
saigne facilement au doigt. Parois vaginales 
sans souplesse. Le corps de l'utérus est volui 
nexes sont saines. 

La malade se résout difficilement à l'opé 
conseil, un fort anneau de Dumontpallier qu 
provisoirement la réduction, afin que par un ti 
rendre aux parois vaginales leur souplesse, 1 



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femme jeune, atteinte 
postérieure du vagin a 
que Tanaplastie est fo 
à elle seule d'heureus 
version, un allougeme 
rnodus operandi doit s( 
cation opératoire. La 
suivie de périnéorrhap 
associée à Tune des 
r amputation du col ut 
tion, le raccourcisse!! 
ments ronds, etc. etc. 

De degré en degré d 
ordre de complexité 
total externe dont le t 
uéal est eflfondré, la 
nales complètement ( 
mateuse et d'ulcérati 
l'orifice utérin. L'ut^ 
dans les cas extrêmes 
vienne ; dans d'autres 
pation abdominale. Le 
ximum. 

Que faudra-t-il faire 
l'acte fondamental dan 
et je m'étonne qu'au 
nouveaux, fussent-ils I 
ties périnéo-vaginales 
celles-ci, pour être efl 
possible. L'ancien axi( 
d'avoir fait trop, mais 
à ceux qui contestent 
croieut pouvoir s'en al 
démenti formel. Cepen 
soit, cette opération, < 
est incapable à elle s 
durable. Et pourquoi 
lapsus avec intégrité 
preuve une de mes obi 
âgée et qui n'avait jan 
et d'autres encore ont 



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7()t 

pexie ligamentaire ou bien encore 
colpopexie recti-inusculaire. La 
siste à pratiquer l'hystérectomie v 
colpopexie recti-musculaire ne 
recommandée 

Doit-on, dans le prolapsus to 
l'hystérectomie sub-totale ou total 
nière méthode se font de jour en 
guent avec quelque apparence d( 
ne pas enlever un col dont Talion 
le siège d'altérations profondes. 

D'autre part, l'hystérectomie 
échéant, de réséquer les parties 
remédier dans une certaine mes 
évidente et extemporanée. Mais, 
leur juste valeur, il suffit de rap 
tious du col, les ulcérations vagiui 
tement approprié: la réduction 
quelques injections légèrement ai 
dans un des cas dont je narre 1 
faire m'a complètement réussi. J( 
ample informé, l'hystérectomie ab( 
de ses dangers moindres, pour l'o 
être cependant des cas où il est 
l'hystérectomie totale. Je les en 
communément. 

Si l'on met en regard la tixati 
recti-musculaire, à laquelle de ces 
la préférence ? Question embarrass 
les données du problème ne sont 
la solution en puisse être tranché 
celle-là. Les résultats sont trop 
prise à la critique. Quoiqu'il en so 
rait plutôt pour la fixation ligamei 

 priori, la fixation à la paroi 
laire a pour elle deux avantages & 
le plus haut qu'il est possible ; 2*' € 
solidité à toute épreuve. La fixati 
n'assure qu'une élévation relative 
semble hors de doute. Refléchissonî 
tendre le vagin à l'extrême, de lui 



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71 

anémiée, présente à peine une r 
sommets, mais à côté de son inég 
sueurs profuses, des périodes mi 
triques, de fréquentes névralgies 
du pouls, tous signes d'une gran 

Dans nos observations I, II et 
aflections antécédentes de nos tr 

La première, femme de 45 ans 
leux très net, précédé depuis envi 
pillaire bien marquée. La pupille 
par l'atropine, elle revient diftici 
sions, elle est paresseuse. L'ac< 
possible. En dehors de Tatropi 
clair. 

Le petit malade de notre obseï 
lité un an après sa pleurésie tub< 
siège également à gauche. 

Notre adulte faisant l'objet de 
plus de son inégalité, une fréquc 
souvent atteint d'embarras gast 
culeuse de la synovite du cou d 
synoviales de ses muscles iléchisî 

Ces trois dernières observatio 
galité pupillaire a été observée i 
(rhumatisme tuberculeux, plei 
tuberculeuse du cou de pied) ; ( 
l'éclosion du rhumatisme de ceti 
malade. 



SOGIÉ 



SOCIÉTÉ MEDICA 

Séance du 25 octobre 190 

Présidence de M. Maili 

ii membres présents. 

M. Ch. JuLLiARD donne à propos 
malade qo'il a opéré pour épilepsie c 
(Voir p. 663, note). 



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l'action du courant statiqu 
après avoir constaté les hei 
cas d'acné soumis pour d'à 

M. Suchier se sert d'une 
rant est amené au niaiad 
machine est misa la terre 
est relié à une électrode tei 
un manchon de verre que 
On tient la pointe à envin 
agit sous forme de gerbes i 
escharification des tissus, 
comme pôle actif et relié à 
sur toute la surface malad( 
née. Aucun pansement pot 
on trois semaines Teschare 

M. Suchier a traité avec 
parfait, les photographies 
cutanées, parmi lesquelles 
vulgaire et érylhémateux, I 
l'eczéma chronique, les ul 

Quant à l'action physiol 
caustique rendu particulièi 
ranl statique qui dépasse i 
avantage en comparaison 
actiniques pénètrent au pli 

Les expériences persom 
résultats obtenus par M. S 
de faire l'essai d'un procéc 

Par rapport à la questio 
la méthode est encore trof 
menl déOnilif, M. Suchier 
ce qui paraît très eneourag 

M. J.-L. Rh]VKRDiN dem 
sation ou bien s'il s'ajoute 
déterminée sur les tissus, 
cicatrices consécutives au i 

M. GuRCHOD répond q 
photochimique spéciale su 

M. Gautibr : Est-ce qu< 
malade et d'atteindre les t 

M. Bétrix demande qu( 

M. Mailla RT demande ( 
aurait une action salutaire 

M. GuRCHOD répond qi 
funestes à dislance. 



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f?TT^-^ 



se trouvait en danger 
puni de la réclusion j 
mois au moins. 

Il va de soi que cel 
dans des formes réga 
tion tacite qui lie pra 
l'une que par Fautre 
Commission médicale 
semble que le médeci 
pourrait risquer de te 

L'art. 70, alinéa 2, 
celui qui par négligi 
d'une personne. 

Considérant que p 
entraîner un décès, e 
la faute professionnel 
justice, la Coramissic 
qu'une négligence ou 
punie lorsqu'elle a eu 
de supprimer le mini 
mettre au juge de pui 



Séance 
Présiden 

36 membres présen 
M. RoGH montre qi 
Une solution dilué( 
plonge dans un verre 
ou encore dans une s< 
En mêlant en propor 
bleu Victoria ou le bl( 
méthyle, on obtient i 
à la solution de bleu 
de Bismarck le tube < 
brun noirAtre * fort d 
différence tient à ce c 
éteignent le vert, ce 
brun de Bismark. D'î 

> Il faut naturellem 
soient trop nettement 



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ité d'une vie 
s complète c 
observé une 
} M. Gœtz. 
opérée et si pi 
[uatorze ans 

A partir d( 
presque par 
présente un 
tin droite le 
ieu sont sou 

quel.ques si 
. A la radioj 

présente encc 
s ans d*un g 
} bains de me 
rizi formes < 
Les mouver 
eur et Fapyr 
[ue les corp! 
uberculose i 
D croit que 

t que les co 
ons fibrineu 
ssence fibro] 
itre une fe 
rO'Sarcome i 

histoiogiqu< 
ieuse en cui 
)ération. M. 
le partie de 

un fil d'arg 
lavicule sect 
le faisceau I 
mte peut d( 
;re ensuite u 
uer: le dés 

os du pied 
les orteils et 
e malade pei 
« ce n'est pa 
tre encore \ 

1. — VINOT-8 



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re à 

ien 

ses 

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ârici 

311 II 

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les [ 



Le 

le t 
cell 
ire 
de 1 
'ue 
logie 
►logi 
holc 



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725 

musicale et l'évolution de rintelligence musicale, puis, passant à l'étude 
du langage musical, il commence par démontrer le parallélisme génétique 
et fonctionnel qui existe entre le langage courant et le langage musical, 
la formation des centres cérébraux de ce dernier, ses voies d'association, 
l'influence de l'éducation sur son développement et l'existence de types 
psychologiques individuels par rapport à la musique. Sur cette base, il 
résume les connaissances actuelles sur la pathologie du langage musical, 
pour conclure à la corrélation clinique entre les aphasies et les amusies. 
Viennent ensuite cinq chapitres consacrés aux observations personnelles 
de l'auteur sur les troubles du langage musical chez les hystériques ; il 
y expose ce nouveau côté encore si peu connu de la pathologie du langage. 
Dans un dernier chapitre, il détermine la psychopathologie des aphasies 
musicales hystériques, selon les plus récentes interprétations de la patho- 
génie de l'hystérie. Le sujet traité par M. Ingegnieros est, on le voit, 
très nouveau, et intéressera aussi bien les psychologues que les médecins. 



CoRNiL ET Ranvibr. — Mauuel d'histologie pathologique, publié avec la 
collaboration de MM. Brault et Letulle, 3» édition entièrement 
refondue. T. III, avec la collaboration de MM. Gombault, A. Riche, 
Nagbotte, Durante, F. Bkzançon, R. Marie et Th. Legry. i vol. 
gr. in-8, de H70 p., avec 388 figures en noir et en couleurs, Paris, 
1907, F. Alcan. 

.L'étude des altérations du système nerveux forme ta partie la plus 
importante de ce volume. MM. Gombault et A. Riche y traitent des lésions 
des méninges et du cerveau. Celles des centres nerveux inférieurs sont 
exposées par MM. Nageotte et A. Riche, médecins de Bicétre ; les dégé- 
nérations de ces centres, les lésions des méninges, des ganglions rachi- 
diens de la moelle, les myélopathies, les lésions de la moelle dans les 
intoxications, les myélites dégénératives progressives, les lésions primi- 
tives de l'appareil épendy maire et névroglique sont successivement pas- 
sées en revue. M. G. Durante, qui s'occupe des altérations des nerfs, 
débute par une vue d'ensemble sur la cellule segmentaire à l'état patholo- 
gique; la notion de la cellule segmentaire étant relativement nouvelle et 
la théorie du neurone ayant toujours de nombreux partisans, l'auteur 
expose les arguments invoqués pour et contre chacune de ces concep- 
tions. M. R. Marie, médecin des hôpitaux, s'est chargé des lésions du 
système vasculaire, et M. F. Bezançon de celles du système lymphatique 
et de la rate. Le dernier chapitre, dû au D' Th. Legry^ agrégé de la 
Faculté de Paris et médecin des hôpitaux, est consacré à celles du larynx : 
c est le début du système respiratoire, dont la suite sera étudiée dans le 
tome IV. 

Ce beau volume recevra du public médical le môme favorable accueil 
que les deux premiers. Le quatrième volume, terminant l'ouvrage, paraî- 
tra dans le courant de l'année 4907. 



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727 

VARIÉTÉS 



Compte jrenda anr la JitrlApradeaiee «i 1a UtÈéwmtuve médloale 
•pëelalea aux iMCldento dn traTall* 

Pourquoi les médecins devraient-ils s'appliquer a rédiger le certi- 
ficat DE PREMIÈRE CONSTATATION, EN CAS d'AGCIDENT DU TRAVAIL, d'uNE 
FAÇON PLUS COMPLÈTE? 

Une des plus grandes difficultés, en présence desquelles peut se trou- 
ver le médecin expert, consiste dans la détermination de Télat d'un blessé 
antérieur à l'accident. 

La connaissance de cet état est chose absolument indispensable, 
lorsqu'il s'agit d'apprécier quelle influence il a pu avoir sur les suites de 
la blessure, ou bien de préciser la part qu'a eue l'accident dans l'aggra- 
vation d'un état antérieur morbide ou supposé tel, en un mot, quand il 
s'agit de déterminer la responsabilité réciproque de l'accident et du 
c terrain > dans la production du résultat final. 

La question, très difficile à trancher, est constamment posée par le 
tribunal . 

La plupart du temps l'expert ne peut la résoudre; il se retranche der- 
rière l'insuffisance de ses renseignements, il invoque l'absence de docu- 
ments valables; ou bien, cela s'est vu, il affirme ce qu'il croit — en toute 
conscience — être la vérité. Mais la foi la plus sincère ne saurait être 
d'aucun secours en pareille matière; le plus petit fait, par contre, bien 
observé pourrait être infiniment plus utile. Résultat pratique : le juge 
laisse la question pendante ou la tranche dans un sens qui peut ne pas 
correspondre à la réalité. 

Cela n'a rien d'étonnant. Gomment prétendre demander à l'expert le 
plus autorisé, six mois, un an et même davantage après l'accident, de 
déterminer l'influence exercée par ce dernier, sur l'état antérieur de la 
victime ou vice versa, alors que cet état antérieur lui est absolument 
inconnu et a pu se modifier considérablement dans l'intervalle. 

Le seul document, irréfutable, qui pourrait servir de base à la décinion 
de l'expert, serait un certificat médical exposant les résultats d'un exa- 
men de la victime fait peu de temps avant l'accident. Ce document, on le 
possède parfois, notamment lorsque l'ouvrier se trouve blessé peu de 
temps après son admission dans une fabrique ob tous les employés sont 
soumis, à leur entrée, à un examen médical, mais il faut avouer que ce 
fait se présente rarement, très rarement en comparaison du nombre con- 
sidérable de cas d'accidents du travail qui se jugent chaque année. 

Il y a bien encore le médecin habituel de l'ouvrier qui connaît l'état 
antérieur de celui-ci ; ou encore le médecin que l'ouvrier aura consulté 



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de son chef, avant l'accident, pc 
plus oa moins longtemps, mais 
secret professionnel ? Ils doivent 
ser ce qu'ils savent. 

Il ne reste qu'un seul documei 
vices, de grands services, je n'hé 
déjà été appelés à résoudre des 
d'origine, ce certificat rédigé, ei 
ciaux, tantôt sur papier libre, e 
lieu à donner des soins au bless< 

Jusqu'à présent le contenu de 
nom, prénom, âge, profession d 
des lésions causées par ce demie 
compréhensible, du pronostic v 
probable de la blessure... 

Il faut reconnaître que ces cer 
ment rédigés ; d'autres fois ils s 
ni ordre, voir môme sans grand 
présent à la mémoire. 

Ce certificat sera communique 
il ne sera, souvent, d'aucun se< 
car il ne lui fournit aucun n 
victime. 

Il en serait tout autrement, ! 
tion des seules lésions immédiat 
cin appelé le premier auprès di 
traitera le blessé dans la suite, 
permettrait l'état de la victii 
rence respectés par le traumatû 
Tabdomen, sans oublier la régie 
région crurale et ombilicale, les 
ou des parties molles, etc. ; b 
général du malade. 

Ce status établi de suite après 
précieux sur Tétat antérieur d 
somme, d'être l'expression fidèle 

Je n'ai pas besoin de mexpli 
d'auscultation pratiquée aussi vi 
plus tard à l'expert de dire si l( 
la tuberculose pulmonaire que 
consécutive à sa fracture de côti 
naisseur, des canaux inguinaux, 
blir, même un an plus tard, si I 
tion à un effort, préexistait, 
etc. etc. 



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729 

Sans doute ces renseignements ne suffiront pas toujours. On ne peut 
demander à un médecin qui donne ses soins à un blessé, de prévoir sur 
le champ, tontes les conséquences ou complications possibles de la bies-, 
sure qu'il doit panser, mais il me semble qu'un peu d'habitude, un petit 
eiïort suffirait pour prévoir les grandes lignes et pour établir des jalons 
permettant à l'expert de se retrouver plus tard sur la route qu'il doit 
parcourir. 

J'espère avoir suffisamment fait ressortir les avantages considérables 
qui résulteraient d'une semblable pratique. Tous ceux qui ont fonctionné 
une fois ou l'antre à la requête d'un tribunal et qui se sont trouvés aux 
prises avec les difficultés que je signale sauront apprécier les services 
rendus par un certificat d'origine ainsi établi. 

Trois objections peuvent être formulées à cette manière de faire : 

i"" Le malade est trop faible pour pouvoir supporter un examen pro- 
longé. 

p II peut refuser de se laisser exaininer pour autre chose que pour sa 
blessure. 

3"^ Le médecin qui voit le blessé le premier ou à qui incombera le trai- 
tement est le médeci7i traitant de la victime et ne pourra, par conséquent, 
déclarer des lésions qu'il a été amené à constater auparavant. 

La première objection n'est pas bien sérieuse, car il est bien rare qu'un 
blessé qui guérira ne puisse subir un examen rapide, mais complet, au 
plus tard quelques jours après l'accident. En outre il faut se cappelerque 
si le médecin omet d'examiner les divers organes en apparence sains, d'un 
sinistré, c'est bien davantage, par oubli ou négligence que par impuis- 
sance, qu'il pèche. Ce sont les victimes de blessures peu graves que Ton 
a trop de tendance à n'examiner qu'au point de vue local et iumiédiat. Les 
malades atteints de lésions sérieuses ont, en général, un status beaucoup 
mieux établi. Au reste, si l'état de la victime est trop précaire pour se 
prêter à un examen étendu et plus minutieux, ou bien cet état s'amélio- 
rera et l'examen sera bientôt possible, ou bien l'issue fatale ne tardera 
pas à survenir, et l'autopsie sera là. pour lever tous les doutes. 

La seconde objection paraît, de prime abord, plus solide. Un blessé 
peut toujours refuser de se laisser examiner, cela est évident, mais si, 
d'occasion, le cas venait à se présenter, la victime perdrait ses droits k 
toute indemnité. Il suffira, dans ce cas, de faire constater cette opposition 
de l'ouvrier, qui aura pour résultat de placer le médecin dans Timpossibi- 
lité de déclarer la nature de l'accident et surtout de se prononcer sur ses 
effets probables. 

Enfin, en dernier lieu, vient l'objection tirée des obligations du secret 
professionnel. On conçoit que si le médecin appelé à rédiger le premier 
certificat de constatation de la blessure, est précisément le médecin trai- 
tant de la victime, il ne puisse déclarer dans quel état se trouvent les 
différents organes du malade, état qu'il connaît mieux qu'un antre, du 
fait d'examens antérieurs sur lesquels il doit garder le silence. Dans ce 



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Climatérique. Tra 
Code pénal féd., ', 
Commission méd. 
Conjonctivite, di 

compliquée, 351 

clin., 352 B 
Cordons fibreux d 
Corps étrangers, 

de l'œil, sidéros 

respiratoires, 2-. 

51. 
Couches. Hygiène 

292. 
Couleurs. Superpc 
Crémation. Soc d 
Cristallin opacitié 

192. 

1 

Déchloruration, 21 

Décollement réti 

traitement du- 

Délire aifi-u et cedi 

Delirium t rem en s 

gite hémorr., 6( 

bilité du patron 

Démence 473 B, 

201 (erratum) - 

— et paralysie ; 

Dermatoses traita 

statique, 713. 
Désinfechon des r 
Dispensaires antit 
nève, 593,(319, 
de Neuchâlel, 6 
Doigts, palmés, 1 
des —, 721. I 
pouce, 505. 

1 

Kaus. Distril». de 

de Oenève, 302. 
Electricité statiqi 

toses, 713. 
Klectrothérapie cl 
Kmboliefe bronchit 
Embryologie. Pré 
Embryons humait 
Empyème. Suites 

720. 
Endoscopie urétra 
Eu fan t s malades. 

son des — , 310 
Ej)ilepsie, traitée 

haute dose, 591, 

suite de polioen 
Epileptiformes. Ci 

tion, 6()1. 710. 
Epitliélionie. radii 

de la langue, li 



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mie, 18. 

hiliques. Ace. articula 

ragies par varices vi 
grossesse et accouch 

roïdes. Traitement 
glycérine phéniquée, 64 
phrodite. 458, 459. 

accident, 54, 130, 47 
i de cure radicale, 413 
. Mort du Prof.—, 5C 
i,711. 

»gie pathol. Manuel 
B. 

^hrose tabét. ou syph., 
3èle et accident, 259. 
le. Traité d'-- 311 B, 
)ublique (Bibliograph 
te) 353 B — des log 
arnis, 674, — des su 
hes, 292. 
Kératose palmaire et pli 

188. 

léphrome, des capsulei 
s, 137, — de rhumén 
ectomie abdominale 
ement du prolapsus 
?eau procédé de trach< 
mentaire double, 689. 
•ie, et ace. abdominau 
mie, 190, 285. Fièvre > 

'iques. Troubles — du 
ical724B. 



I. Un cas d'— , 297. 
Lcité permanente. Ëvj 
, 263. 
inence nocturne d'urii 



>stomie, 93. 

im. Ulc. peptique du • 



ite parenchymateuse. 

de—, 16Ô. 

, echinoc, 721, id. du 

du tissu pelvien, 
atique de la rate, 40i 
aire, 294, — de la tron 



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Nerf cubital. Sut 

— 477. 

Nerfs oculogyres, 
Néphrectomie pou 

m. 

i 

Obstétricales. Opé 
DcclusioD intestin 
Oedème, cérébral 

— de la g-loti 
guêpe, 247, - t 
de la main, 32< 

Oeil. Valeur d'un 
Orbite. Tumeur d( 
Oophoreetomie p 

rins, 252. 
Opération de Barc 
Ostéomyélite de Ij 
Ostéosarcome du 
Otolaryngologie. 

en — . 275. 
(Jvaires avec abcè 
Oxygène en inject 

dans gangrène 



Paralysie faciale 

Traitement chii 
Péricholécystite c 
Péritonite, aigiie 

265, — guérie 

661, — suite c 

— suite d'avor 
Pharmacies coop 

contre — , 295. 
Phlébite infectieu 

neux, 456. 
Phlegmon gonoc 

que, 4. 
Physiologie. Trai 
Pince hémostatic 

244. 
Plaie de la main, 
Plaies contuses 

utcère traumat 
Pneumothorax. 1 
Pneumatocèle oc 

93. 
Poliomyélite anté 
Polynévrite, 8uit€ 

tabétique, 663. 



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Beuttner, 42, 43. 292, 
305, 458, 459. 483. 

Beuttner, 411. 

Bodin^ 354. 

Bonnefoy^ 258. 

Bouchard, 53. 

Bourcart, 49, 115, 189, 
513. 

Boiirget, 249. 

Braïlowski, 369. 

BrandeiSy 256. 

Brissard. 632. 

Brissaud, 53. 

Brouardel, 129, 196, 
311, 354. 

Calot, 504. 
Caslaigne, 257. 
Côrenville (de), 643. 
Cevey, 96, 105. 
Clément, 92, 409. 
Cristiani, 673. 
Collomb, 166, 306, 

331. 
Combe, 103. 
Cornil, 'Î25. 
Couloa (de), 48. 
Ciirchod de Roll, 713. 

Behove. 257. 
Dejerine, 598, 599. 
Demieville, E., 101. 
Demieville,P ,101,468, 

652. 
Descœudres, 47. 
Dind, 469. 
Dœderlein, 667. 
Doret, 331,711. 
Dubois, 113, 116, 352. 
Dufour, A., 106. 
Diipraz, 115, 137,477. 
Duval, M., 194. 

Fauconnet, 102. 183. 
Favre, 409. 
Feurer, 659. 
Forel, A., 595. 
Francillon, 354. 
Frenkel, ^rZQ. 

Galli' V alerta, 41S. 
Gauchler, 598. 
Gaussel 193. 
Gautier, L., 119, 643, 

^m. 716. 
Girard, 111, 116, 117, 

186, 192, 299. 348, 

644, 664, 721. 
Gley, 194. 
Gonin. 96, 343. 
Gtetz, 720. 



736 

I Gourfein, 352. . 
I Guerdjikoff, 22, 

Guermonprez, 53. 

Guillermin, 554. 
j Guyot, 275. 

Hartmann, 122. 
Hensler. 100. 
Hertwig, 312. 
Huebschmann, 410. 
Buggard, 258. 
Huguenin, 592. 
Humbert, P., 586. 

Ingegnieros, 724. 
Issaïlowitch - Duscian, 
I 490. 

i Jaquerod, 76, 96, 469. 
I Jaquel, 340. 

Julliard, Ch.. 54, 130, 
' 149, 189, 197, 312. 
I 355. 413. 474, 505, 
I 599, 661, 668, 727. 

! Krafft, C, 647. 

Kœnig, 45, 46, 114, 
, 188, 193. 45S, 459, 

605. 715. 
I Kummer, 110, 300,409. 



I Lacassagne, 130. 

Ladanie. P., 51. 
I Laurens, 53. 
I Lecène. 722. 

Legrain, 595. 

Long, 50, 112, 



300, 
305, 351, 664, 665. 

Machard, 192, 660. 
Maillart, 299. 
Mallet, 593, 649. 
Marie, 473. 
Martin. Ch.. 722. 
Martin, Ch., 307. 
Martin, Ed., 660. 721. 
Martin, Ed., 310. 
Marval (de), 654. 
Masselon, 412. 
Mayor, 49. 
Mermod, 647. 
Mestral (de), 723. 
1 Mioni, 317, 3ôl. 
Morache. 196. 
Morhardt, 472. 
Mos7iy, 311, 354. 
Muret, 42, 46, 172, 175, 

185. 295. 
Mutach (de), 305, 352. 



Narich, 89, 708. 
Nsegeli-Akerhlom, 504* 
Nicati, 189. 

Odier, 346. 
Okinczyc, 122. 
Oltramare , 1 1 
410. 

Pachantoni, 49' 
Pallard, 591. 
Papadaki, 11! 
Patry, 265. 
Pautry, 193, 2; 

326, 352. 
Perrin, m, 96, 

Ranvier, 725. 
Rapoutova, 425. 
Reber, 258. 
Régis, 127. 
Reverdin, A., • 

188, 244, 458 
Reverdin, .4., 5 
Reverdin, J.-L 

285, 665. 
Revilliod, E.. 5 
Revilliod, E., [ 
Roch., 665. 711 
Rochaz de Jom 
RoUier, 470. 
Rossier, 46, 17£ 
Roulet, 247, 47: 
Roussy, 599. 
Roux. 95, 251,2 
Rychner, 209. 

Sabourin. 726. 
Sandoz, 654. 
Schranz, 341 . 
Schmid, 338, 34i 
Schmid, 353. 
Schwetz, 4. 85. 
Secrétan, H., 4( 
Secrétan, H., 3 
Seigneux (de), 2: 

Thomas, E.. 631 

Veyrassat, 209. 
Vibert, 195. 
Vires, 412. 
VuUiet, H., 9' 
681. 

Wanner, 297, 3^ 
Weber, E., 247, 
Weber, R., 29' 

719. 
Week, 409. 

Yersin, 456. 



SOCIÉTÉ GÉNÉRAF.E d'iMPRIMERIE. — GENÈVE. 



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