Skip to main content

Full text of "Revue Zoologique par La Société Cuvierienne"

See other formats





mm 



!;l(|iiilj;H:';:;J;'V..;.,';:-j|iiv:!;;'''., 

Mit"""' " 



r^ '^^^ 



.6 3 



REVUE 

ZOOLOGIQUE, 



TÀH 



LA SOCIÉTÉ CUVIERIENNE. 



Année 1840. 



PiRU. — CoSâO», IMIRIMEDR DE L'AciDÉMrE ÏOTAIE DE MÉDECINÏ 

Rue Saint Cermamiles-Près , 9. 



REVUE 

ZOOLOGIQUE, 

PAR 

LA SOCIÉTÉ GUVIERIENNE ; 

ASSOCIATION 1jrNIVXHSi:LI.E 

FOUR 

l'avancement de la zoologie, de l'anatomie 

COMPARÉE ET DE LA PALjEONTOLOGIK J 

Journal mensuel. 

Pl'BLIK SOUS LA DIRECTION 
BX M. F.-K. »VÉaiM-»IZNEYILI.E. > 




PARIS, 



AU BUREA.U DE L\ REVHE ZOOLOGIQUE , 

Rue de Seioe-BaÎDl-Orermaîn ^ 13. ^ 

■ 1840, 



w 



Revue Zoolodique. 



1840. P]l 




J,UA de Cmsitll* rite du Beuùi fS. 



JANVIER 1840. 

I. TRAVAIL INÉDITS. 

OiSBAUx NouvEADx , par R. p. Lesson. 

l" Genre Paradicalla (fam. des Paradisiers). — Bec mé- 
diocre, plus court que la tête, peu convexe , atlénué , un peu 
crochu et fortement denté à la pointe de la mandibule supé- 
rieure , comprimé sur les côlés , à bords entiers ; narines ba- 
sâtes , recouvertes par un faisceau de plumes poilues, couchées 
en avanl; deux caroncules charnues à la commissure du bec ; 
mandibule inférieure échancréc ù la pointe ; langue? tarses? 
ailes assez longues , dépassant le croupion , subaiguës , à ré- 
miges rigides, la i" médiocre, la 2° longue, mais les 3' et 
4' les plus longues; queue deltoidale, formée de 12 reclrices 
ctagées , rigides , terminées par une pointe mucronée. 

Paradigalla carunculata , Less. , Par., pag. 242(i835). 

— Roslro et pedibus nigris : plilosis [sericeis , atro-violaceis 
supra, atro-lucidis infra ; carunculis luteis ; alarum et cauda; 
pennis splendide alerrimis ; laterurn pennis Iaxis proelongis. 

— Hab. in ISova-Guinea. — Musée du docteur Abeille , à Bor- 
deaux, et vélins inédits de Lesson. 

2° Melias corallirhjnchus , Lesson. — Roslro corallino ; 
sincipile plumbeo ; corporc supra , alis caudaque cinnamo- 
meis; coUo, gula, ihorace badiis; ventre, laleralibus nigro- 
fuliginosis ; cingulo fuligiuoso super iboracem ; alarum remi- 
gibus brunnco marginalis aut tcrrainatis; caudœ recUicibus 
iiigro et niveo lerminalis. — Hab.? 

3° liamjjlwcclus a/linis , Lesson. — Capite, genis , colio 
anlice , rubro-granalino; pallio atro-sericeo; uropygio ignco ; 
abdomine purpureo-rubro , nigro notato ; alis caudaque ni- 
gerrimis. — Hab. Mexico. 

Cet oiteau est l.i y' espèce du genre Jacapa : il se rappro- 
che des Rumphocelus dimidialus et LucUini , dont il est 
dinct. 

Toiii. 111. Année iHSy. I 



2 TBAVAUX INECiM. 

Note sur une nouvelle espèce de Merle , par M. F. A. SoaEl. 

Merle a colier blanc, Turdus coUaris , Saret. — Une es- 
pèce de capuchon noir couvre la lète et environne les yeux ; 
les plumes qui garnissent l'intervalle des deux liranches de la 
mandibule inférieure sont brunes. La gorge est d'un brun 
très-clair parsemé de taches plus foncées. Le cou est entouré 
par un large collier blanchâtre , qui se rétrécit un peu sur les 
côtés. Le reste du corps est d'un noir sans reflet avec le des- 
sous du ventre brunâtre. Les couvertures inférieures de la 
queue ont leurs baguettes blanches, ce qui foi me des lignes 
longitudinales. Le bec est jaune clair ; les pieds jauues. Lon- 
gueur totale : lo pouces; tarse : i6 ligues. 

Cet oiseau, dont je n'ai vu qu'un seul individu , vient de 
Calcutta ; je le dois à l'obligeance de mon ami J.-L. Princep. 
Wajant vu que la peau, jf ne puis rien dire de la couleur de 
ses yeux. 11 semble devoir prendre place entre le Merle com- 
mun et le Merle à plastron blanc, dont il est cependant fort 
distinct. Genève, le i5 décembre iSSg. 

Oiseaux nouveaux ou peu connus de Saota-Fé de Bogota, par 

M. BolSSONKEAU. 

I. Ampelis Natler^iJ, Boiss. — Long. tôt. : 20 cent. Du 
bec 12 i/a mill. — Voisin du Cottinga bleu. — D'un beau 
vert brillant changeant en beau bleu azuré, avec les grandes 
couvertures et les rémiges alaires noires. Les plumes des 
glandes couvertures bordées de bleu, celles des rémiges secon- 
daires liserées de la même couleur dans toute leur étendue ; 
queue eiilièrenicnt noire, avec toutes lis pennes liserées de 
bleu, à l'exception des latérales; gorge, devant le cou et région 
steniale , jusqu'à l'abdomen, d'un beau violet luisant. La par- 
tie violette du cou et de la gorge occupie par de Unes stries 
noires, produites par chaque plume qui est grise à sa base, 
traversée au milieu par une ligne d'un noir pur et tel minée de 
violel pur ; bec et pieds noirs. 

Celle espèce diffère essentiellement du G. bleu par la tache 
abdominale que celui-ci ne possède pas et par les stries noirçs 
de sa gorge. 



tbavaox inédits. 3 

2. Anipelis rufucrUlaia , Boiss. — Long. lot. : 23 à 24 
cent. Du bec 1 1 i/a niill. — D'un cendré giiv.îlre assiz obscur, 
plus foncé sur les parties supérieures; abdomen blanc pur, 
dessous de la queue et ernupion noirs tachés de blanc ; tète et 
joues d'un gris foncé presque noir; sur la tête une longue ai- 
grette d'un roux ferrugineux très-intense; ailes d'un brun noi- 
râtre ; queue noire , avec une tache blanche au milieu de cha- 
que plume, à l'exception des deux plumes intermédiaires. 

3. Ampelis Riefferii, Boiss. — Long, ig cent. ya. Bec 
izmill. — Parties supérieures d'un beau vert pré, les infé- 
rieurs d'un jaune serin; flancs tachés de mèches vertes ; tète , 
cou et poitrine d'un vert foncé sombre , les côtés du cou et la 
poiirine bonlcs d'une ligne jaunf pur; penues alaires noires 
bordées de vert. Les quatre dernières pennes secondaires ter- 
minées de blanc pur ; tectrices noires, avec la moitié extérieure 
verte, les deux inlermédiaires entièrement vertes ; bec et pieds 
d'un rouge de sang. 

La femelle ne diffère que par l'absence du vert obscur qui 
couvre la tèle, la gorge et la poitrine n'ont aucune trace da 
collier. — Celte espèce a été reconnue nouvelle par M. Tcni- 
minck , il y a déjà plusieurs années, et elle n'avait pas encore 
été publiée. Nous lui avons conservé ic "om que M. Teniniinck 
nous avait proposé l'e lui donner. 

4. 3'rt«açT« (Euphone ?) Conslnnlii , Boiss. — Long toi. : 
20 cent. Du bec 1 i mill. i/a. De la queue 8 centini. — Plu- 
mage noir; petites couvertures des ailes et croupion d'un bleu 
céleste Irès-luisaiit ; régions des oreilles , poitrine, ventre cl 
petites couvertures inférieures de la queue d'un rouge vermil- 
lon très-vif; bec et pieds noirs. 

La femelle ne diffère que par le Ion du rouge de la poitrine 
et du ventre, lequel est bcaucou|i moins vif, et par les petites 
couvertures inférieures de la queue , qui sont noires un peu 
mêlées de rouge. 

Le jeune , à peine sortant du nid , est très-remarquable 
parce qu'il porte déjà complètement la livrée des femelles 
adultis. 

Cet oiseau est très-voisin de ]!Aglaia igniveniris de M M. d'Or- 



4 TRAVAnX INÉDITS. 

bigny et de La Fresnaye {Mag. de Zool., cl. II , n"' y^ à yg. 
Année 1837, Synopsis jévium , etc. , pag. Sa). 

Nousdédlons celte espèceintcressantc à M. Constant, comme 
un faible témoignage de notre gratitude pour les services qu'il 
nous a rendus dans plusieurs circonslances. Elle sera figurée 
dans le Magasin de Zoologie pour 1840. 

5. Tanagra (Eupbone?) f^assorii , Boiss. — Long. tôt. : 
i5 cent. Du bec 7 niill.— Entièrement d'un beau bleu d'azur 
émaillé ; un bandeau noir partant du front et se terminant 
aux yeux ; rémiges et pennes caudales noires , finement lise- 
rées du même bleu ; bec et pieds noirs. 

Femelle d'un gris cendré, plus clair aux parties inférieures ; 
ailes et queue noirâtres. 

Nous dédions celle jolie espèce à l'un de nos meilleurs amis. 
Elle sera figurée dans le Magasin de Zoologie. 

G. Tanagra (Gros-bec?) Ricfferii, Boiss. — Long. tôt. : 
99 cent. Du bec |5. — D'un beau vert de malachite très-bril- 
lanl, front, joue, gorge, abdomen et petites couvertures infé- 
rieures de la queue , d'un roux ferrugineux terne ; pennes 
alaires noirâtres, toutes bordées du même vert; poignet des 
ailes d'un vert pomme très-brillant ; bec rouge-corail ; pieds 
jaunâtres. 

Cette espèce a été reconnue comme nouvelle par M. Tem- 
niinck, il y a déj.i plusieurs années, elle n'avait pas encore été 
publiée. De concert avec lui , nous lui avons donné le nom de 
notre voyageur, comme un témoignage de gratitude pour le 
zèle qu'il a déployé dans ses recherches. 

7. Unciroslrum La Fresnayii , Boiss. — Long. tôt. : de l/{ 
à 17 i/s cent. Du bec 12 mill. De la queue 5 à 6 cent. — 
Plumage entièrement d'un noir profond, avec les peliles tec- 
trices alaires d'un gris cendré un peu bleuâtre. 

Nous avons sous les yeux plusieurs individus de cet oiseau 
curieux; les plus grands sont partout d'un beau noir vif ; ceux 
qui offrent une taille moindre, et qu'on peut considérer comme 
des jeunes mâles , ont les plumes du croupion d'un noir moins 
franc, tournant un peu au cendré ; enfin , nous en avons plu- 
sieurs, que nous pensons être des femelles, d'une^laille égale 



TRAVAUX INÉDITS. 5 

aux plus petits mâles, et dont le plumage est entièrement d'un 
noir terne tirant au grisâtre et au brunâtre, dessus et dessous. 

8. Uncirostrum d'Orbignyi, Boiss. — Cet individu est 
long de 12 centimètres seulement; son bec n'a que 8 mil- 
limètres de long ; son plumage est en dessus d'un brun olivâ- 
tre, assez sombre en avant , plus pâle vers le croupion ; le 
dessous est d'un blanc jaunâtre, tirant un peu sur le roussùtre 
à la gorge et aux tectrices inférieures de la queue ; le bec est 
d'un brun couleur de corne, plus pâle en dessous ; les pattes 
sont jaunâtres. 

Cette espèce , que nous établissons avec doute , pourrait 
n'être qu'une jeune femelle de la précédente; cependant, si 
l'on admettait ce rapprochement , il faudrait aussi considérer 
le Serrirosirum sittnîdes de MM. d'Orbigny et de La Frcsnaye 
{.Mag. Zool. , cl. II , n° 77 à 7g, Spynosis ai>iam , etc., 
p. 25, i838) comme la jeune femelle du Serr. carbonarium. 

Ce genre d'oiseaux a été fondé par MM. d'Orbigny et de La 
Fresnaye, sous le nom de Serrirosirum, dans le Synopsis des oi- 
seaux d'Amérique (Mag.Zoot.,ii3^et lS38, cl. II, n" 77 à^g, 
p. 24 et 25) sur deux espèces découvertes par M, d'Orbigny, 
en Bolivie. M. de La Fresnaye , dans la Refue Zoologiquc 
(l85g, p. loo) a changé ce nom en celui de Uncirostrum, en 
en faisant connaître une troisième espèce, sous le nom à! Un. 
Brelajii. 

Presque en même temps que MM. d'Orbigny et de La 
Fresnaye , le prince Cb.-Luc. Bonaparte publiait ce dernier 
oiseau {Nouv. Ann. des se. nat. de Florence , i835) , sous le 
nom à' A grilorhinus slttaceus. M. de La Fresnaye a établi la 
synonymie de cette espèce et du genre, dans la Revue Zoolo- 
gi(jue, 1889, p. 2go et suivantes; aussi nous renvoyons à cette 
intéressante notice. 

Noire Uncirostrum La Fresnayi est très-voisin du Serr. 
carbonarium d'Orb. et La Fresn. ; mais il s'en distingue tout 
d'abord par l'absence de rongea l'anus. Quant à la seconde 
espèce, elle a de l'affinilé avec les U. sitloides et sitlaceus ; 
mais ces deux oiseaux sont en dessus d'un brun plombé ou 
couleur d'ardoise, tandis que le nôtre est olivâtre. 



6 TRAVADX INÉDITS. 

Nos deux espèces sont dédiées aux savans qui ont fondé le 
genre auquel elles iippai liennent. 

^.Ornismia BonarparteijBoiss. — Long. tôt. : lèvent. 1/2. 
Du bec 3 cent. De la queue 4- — Parties supérieures d'un vert 
émeraude brillant , avec les tectrices supérieures de la queue 
et celle-ci d'un beau cuivreux rouge très-luisant ; gorge jaune- 
roussâlre avec le cou , jusqu'à la poitrine, d'un jaunâtre plus 
pâle, lâché de vert ; plumes de la poitrine d'une belle couleur 
d'or très-brillante à reflets de feu ; ventre roussàtre à reflets 
cuivrés ; queue un peu fourchue, d'un vert cuivré en dessous, 
avec le bout des pennes extérieures taché de blanchâtre ; ailes 
un peu plus longues que la queue, d'un brun noirâtre à reflets 
faiblement violets, avec les petites tectrices vertes; bec droit, 
noir ; pieds bruns. 

Cet oiseau doit être un jeune mâle ; il est probable que l'a- 
dulte a toute la gorge et le dessous du cou d'un beau vert. 

Nous lui donnons le nom du prince Ch.-L. Bonaparte , l'un 
des plus savans ornithologistes de notre époque. 

10. Or. torqaaia, Boiss. — Long. tôt. : l/^ cent. Du bec 
32 miU. De la queue 4 cent. — Parties supérieures vert éme- 
raude à reflets métalliques ; dessous noirâtre , taché de vert ; 
un grand plastron blanc, partant du milieu du cou, s'élargissant 
de chaque côté jusqu'à la naissance des ailes, et se terminant 
au commencement de la poitrine ; queue blanche dessus et 
dessous, avec le bout des pennes largement bordé de noir; les 
deux pennes intermédiaires entièrement d'un vert sombre des 
deux côtés; ailes de la longueur de la queue, noirâtres à refiels 
violacés , avec les petites tectrices vertes ; bec noir et droit ; 
pieds jaunes. 

1 1. Or. paradisaa, Boiss. — Long. tôt. : 1 1 cent. 1/2. Du 
bec 17 mill. De la queue 4 cent. 1/2. — Parties supérieures 
d'un beau vert brillant; dessous de la gorge et du cou ayant 
un large plastron de plumes écailleuses vertes à reflets tiè»- 
brillans ; plumes de la poitrine soyeuses, comme celles des oi. 
seaux de Paradis, d'un beau vert passant insensiblement au 
jaune taché de vert jusqu'au ventre , qui est jaune-nankin pâle 
ainsi que la queue et ses couvertures inférieures ; queue grande 



TRAVAUX INÉDITS. ^ 

assez profondt^ment fourchue, 'n penaes en dessus d'unjiiune 
moins pâle (|ue le dessous, finement bordées et surtout teiml— 
nées de noirâtre à reQets verts ; les deux pennes intermé- 
diaires entièremcut d'un noirâtre à reflets verts dessus et des- 
sous; ailes un peu plus longues que la queue , d'un brun noi- 
râtre à reflets violets , avec les tectrices vertes , la rémige ex- 
terne bordée de jaune , et la base en dessous d'un jaune rous- 
satre ; bec ooir, un peu arqué et assez aplati, surtout à sa base; 
pieds noirs. 

12. Or. Guerinii, Boiss. — Long. tôt. : lo cent. Du bec 
8 mill. De la queue 4 cent. — Parties supérieures d'un vert 
sombre. Dessous d'un blanc sale ; gorge tachée de brun, ainsi 
que les côtes de la poitrine oii ces taches ont des reflets verts, 
le blanc dujbas du cou remonte de chaque côté en un petit 
collier qui va se terminer presque au milieu du dessou du cou; 
queue grande assez fourchue, d'un vert cuivreux luisant, avec 
le milieu des pennes blanc, à l'exception des deux intermédiaires 
qui sont d'un »ert sombre; ailes un peu plus courtes que la 
queue, d'un noirâtre assez foncé à reflets violacés, avec les 
petites tectrices vertes ; bec droit et noir ; pieds noirs. i, 

Cet oiseau semble n'être qu'un jeune mâle ou une femelle; 
mais il se distingue facilement par l'extrême brièveté de 
son bec. 

Nous dédions celte intéressante espèce à M. Guérin-Méne- 
ville, fondateur de la Société Cuvierienne. 

i3. Or. Kingii, Less.; Troch., t. ItT, p. 107, pi. 38. — Nous 
avons sous les yeux un bel individu adulte de cette magnifique 
espèce. Il se rapporte assez bien à la description que M. Lesson 
en a donnée , d'après un dessin envoyé par M. Loddiges ; 
mais la figure en est très-défectueuse , en ce que les deux 
grandes pennes caudales semblent diminuer graduellement de 
largeur et se terminer en pointe , tandis qu'elles s'>iit de la 
même largeur dans toute leur étendue et arrondies au bout. 

M. Lesson dit, d'après M. Loddiges , que cet oiseau vit à la 
Jamaïque , il est probable qu'il y a là quelque erreur. 

l4- Or. M;no,Lcss. ,sup., pi. i5(jeune). Bef. Zool., i838, 
p. 3l4 (mâle adulte) et l83g, p. 19 (jeune mâle). — Notre 



8 TRAVADX INÉDITS. 

individu est plus adulte que tous ceux qui ont été décrits ou 
figurés jusqu'ici ; les pennes externes de sa queue, d'un noi- 
râtre foncé avec le bout vert et le bord externe d'un brun 
pâle, jusqu'au milieu de leur étendue , ont plus de i6 centi- 
mètres de long, sur un oiseau dont la longeur totale est de 
24 centimètres. 

i5. Or. Vesiiia; Less. Rev. Zool., i838, p. 3i4et i83g, 
p. 18. — Nous avons sous les yeux une quantité suffisante 
d'individus de cette charmante espèce , mâles adultes, jeunes 
mâles , et femelles adultes. M. Lesson a décrit le mâle adulte 
et la femelle, dans la Revue Zoologique., i838, p. 3i4, mais 
sa description du mâle pèche essentiellement , car il dit que sa 
gorge et les tectrices supérieures de la queue sont dorées , ce 
qui est très-inexact ; attendu que la gorge est d'un bleu lazuli 
semblable à celui du dessous de la queue. La description de la 
femelle adulte est très-exacte , et celle qu'il donne plus loin 
(iSSg, p. 18) appartient au jeune mâle et non à la femelle. 

16. Trockilus La Frcsnayi , Boiss. — Parties supé- 
rieures d'un vert émeraude luisant à reflets un peu cuivrés ; 
dessus de la tète d'un brun foncé, gorge d'un jaune un peu 
foncé , diminuant d'intensité au cou jusqu'à la poitrine , qui 
devient blanchâtre ; des petites taches brunes à reflets cuivrés 
sous le cou et sur les côtés de la poitrine ; queue un peu four- 
chue , d'un jaune nankin dessus et dessous, avec l'extrémité 
d'un noirâtre à reflets verts; les deux pennes intermédiaires 
vertes dessus et dessous ; ailes noirâtres à reflets violacés, avec 
les petites couvertures vertes; bec assez fortement arqué, noir; 
pieds bruns. 

Cet oiseau nous semble être un jeune mâle. Nous l'avons 
dédié à M. de La Fresnaye, qui a rendu de si nombreux services 
à l'Ornithologie. 

Description de quelques Coléoptèrcs'de la Galice et du Por- 
tugal provenant d'envols de M. DeyroUes (ils , par M. A. 
Cheyrolat (i). 
I . Carabus De/rollci, — Niger, supra viridis vel cyaneus, 

(i) J'étais sur le point de reiiiettie les 22 desctiptions suivantes à 



TRAVAtX INÉDITS. g 

thorace antice posliceque profunde cniargliialo, transversim 
rugoso , angulis posllcis productis iotusque obliquis ( forma 
thoracis ut in Car. Ilalico et in Scabriusculo ] ; clylris paral- 
lelliter oblongo-ovatis, duodecim lineis elevalis , sulicrenalis , 
seriebus tripliciter dispositis , cum inlerstltiis oïdinatim minutc- 
que punclatis ; seriebus Iripartito inlerjeclis linea elcvata , 
sscpe interrupla , punctorum impressorum. — Long. : i3 1/2 
14. Lat. : 6 1/5 mill. 

Cet insecte est un peu au dessus de la taille du Car. Crislo- 
forii, qui est le plus petit du genre , et viendra après le Lalreil- 
lei. Corselet profondément ccbancré à la base , coupé droit 
dans l'échancrurc, angle postérieur avancé et oblique du de- 
dans au sommet, impressions basales étroites , alongées ; sur- 
face inégale, transversalement ridée, les rides formant de 
larges coutures, ligne dorsale entière, étroite, profonde. 
Elftrea en oblong alongc très-régulier et presque parallèles, 
sur chaque étui douze lignes élevées entières , disposées par 
séries de trois. On voit de plus en trois endroits une ligne éle- 
vée qui est interrompue par des points enfoncés. Interstices 
presque canaliculés, ponctués finement et peu régulièrement; 
les points sont disposés en ordre sur la partie externe des 
lignes , ce qui leur donne une apparence crénelée. Les trois 
lignes marginales scabreuses , marge large, également sca- 
breuse , avancée en s'arrondissant près du sommet de la 
suture. 

2. Carabus cantabricus. — Niger subnilidus, capitemagno, 
postice lato, convexo, remole rimoso , mandibulis validis, 
productis, nilidis, punclulalis, ullimo arliculo palporum apice 
piceo; thorace subquadrato , latescentc lateribus anticis, 
margine reflexo et violaceo , antice subangulose posliceque 

M. le Directeur de la liemw , lorsque M. Gory m'a devancé pour la 
publication de mes numéros 1 et 4. Je crois néanmoins devoir les re- 
produire ; car ces Carabes offrent une variété et des caraclèrcs que 
l'auteur ne me paraît pas mentionner. Quant aux Céolrupes cilés 
par lui, â la page 226 de Tannée 1839, ce ne sont ni le rernalis, Var., 
ni le Gluhi-nius, cl il r,iut absolument en faire deux espèces nouvelles 
< Voir mes numéros 12 el 14, y. iorv.si:iins et pumtalitsimus. ) 



■JO TBAVACX INÉDITS. 

recte et profunde emarginato, angulis posticis sat longis, întus 
oLliquis , linea dorsali inlegra; supra subpunctato, punctis 
rimœformibus , undulalim scabroso ; elytiis ovalis, convexîs, 
iillra médium modicelalioribus, margine violaceis, in singulo 
coleoplro circiler viginti sex costis ( tribus puDctorum irtipt-eS' 
sis). Long. : 26 1^2, Lat. : 11 1/2 mill. 

Il doit faire partie de la ^ division de M. le comte Dejean 
et avoisiner le Car. Helluo. Tùe très-forte, surtout en arrière, 
lisse , Icrevassée , deux points enfoncés entre les atileniies. 
Corselet arrondi régulièrement sur les côtes antérieurs, où il est 
un peu plus large , bord antérieur presque anguleusenienl 
échancré , épais, convexe , impressionné d'une ligne profonde ; 
bord postérieur coupé droit , oblique du dedans au sommet de 
1 angle ; celui-ci est avancé, abaissé, déprimé au milieu et 
obtus; surface marquée d'une ponctuation poreuse et ondulée 
par des rides. Elytres régulièrement ovalairej et convexes, un 
tant soit peu élargies au-delà du milieu, un peu àcuminées 
sur la suture , chacune à 26 ou 27 côtes ou lignes élevées, 
dont trois, les 6" , i4° et 21", en partant de la suture, offrent 
des points enfoncés. Interstices ponctués sur la partie externe 
des côtes ; dessous du corps d'un noir mat, un peu luisant ; 
cuisses et surtout les jambes, hérissées de soies roides. J'ai 
adopté le nom que lui a donné M. Rambur , qui, le premier, 
l'a trouvé en Biscaie. — M. DeyroUes fils l'a pris en Galice, 
sur la Sierra de Caniza. 

3. Car. fe<era/(V.— Infra nigro-nilidus, capite aurato; tho- 
raceasreo, nitenti, nigricanle,indorsoanliceet marginibus; re- 
flexo laleribus posticis, rimoso transversim, foveis duabusbasa- 
libus, in parte aniicâ impiessissimis et lineae dorsali sat approxi- 
taalis ; elylris elongalis, modice convexis , viridi-obscuris , ad 
margincm auro splendentlbus , limbo exteriori reflexo nigro , 
singulo coleoplro lineis tribus nigris apice conjunclis, intes- 
tiliis granulato-punctatis. — Long. : 25. Lat. : 9 1/2 mill. — 
D'un noir brillant en dessous. T'c'/'e alongée, quelque peu ri- 
dée , d'un doré cuivreux assez vif, mélangé de rougeâlre, avec 
le milieu] antérieur et la carène , qui est en avant de chaque 
œil , noirs. Antennes de même couleur , les 4 premiers arti- 



TRAVADX INÉDITS. tl 

des luisans. Corselet d'un rouge bronzé brilLint , noirâtre sur 
la partie anlérieure du disque , plus long que large , cintré 
régulièrement sur la tèle, ayant en dedans une ligne impres- 
sionnée de même forme, mais qui l'st un peu plus avancée sur 
le milieu, droit sur la base, abaissé sur le dedans de l'angle in- 
terne qui est arrondi et modérément proéminent; les côtés au 
dessus sont relevés et sinueux; les deux dépressions basales 
sont obsolètes et seulement trcs-dcprimécs A leur terminaison; 
elles sont limitées un peu avant le milieu longitudinal et plus 
rapprochées de la ligne dorsale (celle-ci est entière ) que du 
bord externe; il o£fre surtout en arrière des rides sinueuses et 
Iransverses. Ecusson en cœur très-ddaté et court , d'un noir- 
terne. Elylres d'un beau vert foncé , assez largement dorées 
près de la marge, marquées chacune de trois lignes peu éle- 
vées , d'un noir bleuâtre, la médiane et l'extérieure ont près 
de leur sommet deux impressions , et il s'en trouve une cin- 
quième à l'endroit de leur réunion; leurs interstices sont larges 
granuleux et ponctués ; le bord externe est mince relevé et 
noir ; cuisses médianes avec deux séries , postérieures avec 
une seule de points distans, 

4. Carabus GsWtrciana^.— Niger opacus, infra corvinus, 
thorace siibquadrato , laleribus anlicis latiore, supra granu- 
lato; lineadorsali intégra ; elytris elongalo-ovalis, planiusculis; 
singulo coleoptro coslis sex , alternis fcre obsoletis , intcrstitiis 
granulalis ; pedilius et geniculis nigris, femoribus rubris, vel 
rubro-fuscis, in medianis seriebus tribus punctorum et in pos- 
ticis série unica. Long. : 22. L;it. : 8 mill. 

M. Gory a fait connaître ce Carabe à la page 807 de l'année 
dernière. Il le donne comme provenant d'Espagne et de la 
Galicie. Comme c'est la Galice que l'auteur a voulu dire, j'ai 
changé le nom de Galicianus en celui de Galliecianus. Plus loin 
de la description, on lit : ctylris cuin inlerstiliis wnctis, etc., 
pour exprimer di' petits tubercules ; en entomologie , le 
mot punctum n'est jamais employé que pour désigner des en- 
foDcemens. 

5. Licinus angustus. — Elongalus, niger suhnitidus ; tho- 
race clougato , ubiougo, anllce poslicequc modice emarginalo, 



12 IRAVAOX INÉDITS.' 

anguslissime raarginalo, punctis sal conliguis cribralis et in- 
œqualibus ; cljlris longis , subquadralis , planis , apicc oblique 
siouosis et ad sulurani oljluse produclis , nono slriis exiguis 
sulcatis alque punclubilis, apicc geraioatis ; inlcrslitiis inxqua- 
liler et plus niiiiusve punclalis. Long. : i^. Lat. : 5 1/2 niill. 
Fem. 

Il se lapprocbe, quant au faciès , du Licin. dcprcssus , près 
duquel je le placerai ; il s'éloigne de celte espèce et de toutes 
les autres par sa forme très-étroite et alongée. Tcle plane, 
plissée sur les côtés antérieurs, à points dissémiaés et petits. 
Corselet un peu plus large que la tête, en carré long, à peine 
arrondi avant le milieu latéral, échancré en cintre antérieure- 
ment, les angles oblus, Irès-fiiiblement échaiicrés en dedans 
sur la base, arrondi sur les angles poilérieurs; ligne dorsale 
non entière, étroite , très-impressionnée ; il est couvert d'une 
ponctuation forte , non profonde , inégale. Ecusson en cœur 
dilaté et aigu , ayant de fortes rides longitudinales. Elftrcs en 
carré fort long , un peu plus larges que le corselet , presque 
parallèles, néanmoins un tant soit peu élargies vers le milieu , 
tronquées sinueusement près de la suture, oîi elles se prolon- 
gent en s'arrondissant. Chaque étui a g stries étroites, entières, 
peu marquées, et dans lesquelles sont des points régulière- 
ment espacés et qui ne les débordent pas ; interstices plans , 
marqués d'une ponctuation tantôt forte ou petite ; dessous 
du corps non ponctué et crevassé par places. — 11 a été pris 
au sommet des hautes montagnes de la Sierra de Seca en 
Galice. 

6. Argutor cinclicollis. — Valde affinis Arg. depresso, niger 
nitidus , palpis, antennis pedibusque flavo-piceis ; ihorace 
piano], elongato , subquadrato , anguslissime marglnato et 
rufo , angulis rolundatis , fovcis duabus basalibus in fundo 
recle impressis ; elytris decem slriis angustis , sulcalis , inte- 
gris , sed quinta et sexla sulurali ultra médium conjunctis, 
secunda marginali externe punclata. Long. : 7 3)4. Lat. : 
3 i;4mill. 

Il ressemble infiniment à VArg. depressus , est plus petit et 
d'un noir très-brillant. Tclc non-poucluce , convexe; deux 



TflAVAni INEDITS, l9 

points carrés sur le bord du chaperon ; celui-ci est plan , lé- 
gèrement ccliancré ; le corselet l'est également et de la même 
manière sur le dedans de la base; il est avancé sur le milieu 
antérieur, déprimé sur le bord , presqu'en en face des jeux et 
abaissé sur l'angle. Elj-lres droites à la base, ovalaires sur le 
milieu latéral ; chaque étui a lo stries sillonnées, étroites, 
entières , si eu n'est les 5 et 6, à partir de la suture, qui sont 
réunies au-delà du milieu. On voit quelques gros points placés 
extérieurement sur la seconde strie. — Trouvé sous des pierres 
dans la Sierra de Penache. 

7. Omascus irecipennis . — Niger nitidus, valde alBois Om. 
Italico Bon. var Meianos Creulzer-Dejean a quo differt : iho- 
race piano, non convexo , latcribus anticis deflexo latescentc 
et rolundato, subquadrato, foveis quatuor basalibus perpendi- 
culariter dispositis et rectis ; elytris simpliciter sulcato-striatis 
cl inlegris, haud punclatis. — Long. : l8. Lai. : 7 mil. 

Il se distingue de VOm. melanarius en ce que les élytres de 
cette espèce sont beaucoup plus alongées , et de VOm. Itali- 
ens , dont M. le comle Dejean fait une variété àa mêlas is 
CIreutzer, en ce que le corselet est plus carré, non convexe 
(il est excessivement élevé dans l'Italicus), et abaissé sur les cô- 
tés antérieurs ; les quatre fossettes de la base sont plus nette- 
ment impressionnées et plus droites; les élytres, proportion 
gardée à leur longueur, paraissent plus courtes; elles offrent 
neuf strits sillonnées, entières, sans apparence de ponctuation 
(les stries de l'Ilalicus sont sillonnées et ponctuées) ; entre les 
a* el 3* stries sulurales deux et quelquefois trois points im- 
pressionnés, dont les deux de la moitié inférieure touchent à 
la 2« et le i" à la 3« strie. — Trouvé en Galice en piochant 
dans des terrains humides. 

.0 maseiu atlenualus . — Om. aterrimo subsimilis, longior et 
angustior, alalus, atro-subnitidus; thorace utrinque posticc late 
foveato , lateribus posticis obliquis , attenuato , antieeque valde 
dilatalo, eljtris elongatis, subparallelis, antice posliceque mo- 
dicc rolundatis, nono striis sulcalis, siibliliter punclatis, fo- 
vcolisqiie tribus iniprcssis. Long. : 14 i/2. Lat. : 5 1/2 niill. 

11 ressemble un peu à \'Oin. méridional is de M. le comte 



t4 TBAVAOX INÉDITS. 

Dcjean , qui est plus étroit cependant. Son corselet le distin- 
gue de la plupart des espèces décrites , en ce qu'il est très-dilalé 
et arrondi antérieurement et qu'il se dirige obliquement sur la 
base, oii il est Irès-rétréci ; celle-ci est retiligne avec l'angle 
arrondi, les fosseltes basales sont larges, déprimées et placées 
près du bord latéral , la ligne dorsale se rencontre avec une 
autre ligne cintrée obsolète , qui part du bord antérieur. 
Efy/rej allongées, parallèles au milieu, arrondies sur l'épaule et 
le sommet de la marge où elle forme en cet endroit une légère 
sinuosité ; sur chacune neuf stries étroites, sillonnées, entières, 
réunies par deux à l'extrémité, elles offrent des séries de points 
réguliers qui sont un peu plus larges que ces stries. Trois fos- 
settes arrondies : deux sur le milieu inférieur de la deuxième 
si rie sulurale, et une antérieure sur le bord de la 3' strie. — 
Trouvé en Galice dans les bois de sapin sous les mousses et 
les pierres. 

Q.ZnbrusJlafangu/us.—A&nhzal) curtoseà minci'. Palpis, 
antennis pedibusque flavis ; capite declivi , convexo, trans- 
versira bisulcato ; thorace modice convexo , lateribus poslicis 
inflexo, piceoj marginibus sat crebre punctalo, latere margi- 
nali crassiusrulo, liiiea dorsali angusta , fere intégra ; elytris 
ovatis , convexis, nono striis sulcatis atque subtiliter punclalis. 
— Long. : i3. Lat. : 6 niill. 

Il ressemble au Zalirus gibbus; mais il est plus petit, d'uQ 
noir profond non vernissé quoique luisant. Co/'.f(7e< modérément 
convexe, plane el abolisse latéralement, et formant sur le côté un 
angle allongé de couleur de poix; il est couvert d'une ponc- 
tuation poreuse et ccrelée au centre, vers l'angle postérieur; 
celte ponctuation est peu apparente et pins petite sur le disque , 
quelques crevasses en cet endroit, ligne dorialc très-étroite, 
distincte, n'atteignant pas complètement le sommet; du bord 
antérieur part un sillon qui est angulaire vers le bas et un 
peu obsolète. Élylres ovalaires, droites à la base, h stries sillon- 
nées et ponctuées; les points débordent ces stries; palpes, an- 
tennes et pattes ferrugineuses. 

10. Splienoplera cnrduonim. — Aenea , nitidula , capite con- 
Texo> antice planiusculo, pubesccnte, inxqualiler et reiuote 



TBAVADX INÉDITS. l5 

punctato sed ad latcra crebriiis, cannis duabus anticis obllquis; 
thorace basi profunde bisinualo , fovels quatuor dorsalibus 
impresso , puDCtis mediaois sut magnis , haud profunde im- 
pressis, sublatenilibus crubrls, inlerstitiis punctulatls , sulco 
loogitudlnali ; elytris obscuriorlbus, ad extrcniitatem margi- 
nis obliquis, deiu roUinde productis et suturx mucronatis, striis 
geminalis (interslitio punctato), sulcatulis, sœpe interruplis 
lineolasque impressas edicientibus.— Long. : i3 1/3. Lat. : 5 
mill. — Portugal , avril , sur les chardons. 

1 1 . Alhous sutura nigra. — Similis at. longicolliF , niger, oni- 
Dino crebrc punctatus, capite antice rotuadato el valde de- 
presso, mandibulis labioque rufis , i° et 2° art" antennarum 
uigro, nilido, sequenlibus nigro-fuscis , elongatis , truncatis, 
modiceangulatis, thorace basi sub-laliore, puberulo, latcribus 
obliquis , ante médium utriaque depresso , sulco dorsali , aa- 
gulis productis acutis; el^tris elongatis usque ad apicem dec- 
resceulibus, modice convexis, nono striis quadrato-punctulatis, 
costulatis , rubris , in sutura nigris ; limbo apicali abdominis 
atque tibiis Tmco-piceis. Long. : 8 1/2. Lat. : 2 i/3 1/2 mill. 
— Pris dans la vallée de Lunade. 

12. Oeotrupes curuscans. — AlTmis G. vernali g\abcr, supra et 
in epipleuris rubro-auro-cupreoque spitndens, differl : thorace 
non tara convexo , breviori, punctis vagis; elytris obsoltte 
punctulato-striatis, striis remolis. Long. : i5, 17. Lat. :g 1/2, 
10 1/2 mill. 

Il se distingue du G.vernatls en ce qu'il est moins convexe et 
ramassé; le corselet est plus court, glabre, à points espacés; 
le corselet du vernalis offre une ponctuation confluente et iné- 
gale; la ligne dorsale est presque entière, plus prononcée sur la 
base; les élytrcs sont proportionnellement un peu plus alon- 
gées. Trouvé en abondance, mais seulement sur l'une des col- 
lines de la Sierra de Penache. 

i3. Geotrupes chalconolus. — Similis G. /«ci'^a/o supra a'reo- 
opacus , infra cjanescens , capite ruguloso , crebrc puiu'lato, 
iiiedio coniiculalo, linea occipit.ili; iborace lugeet sat crebre 
punctato, transverso, angulis anticis acutis, biteribiis posticis 
rotuudato ; elylria bemisptixricis , obsolète cl minute strialis^ 



i6 tRAVAOX INÉDIIS. 

punctis striarura plus minusve contiguis. Long. : u. Lai. ! 
8 i;3 mill. — En Portugal. 

i4' Geotrupes punclatissimus. — Niger nilidus, supra crebre 
punclatissimus , sed punctis minulis; capite inermi , thorace 
duplo latior longitudine, lateribus anticis modice rotundato 
et deflexo, postice couvexo, angulis quatuor rotundatis ; ely- 
trisconvexis, lalius thorace punctatis, margine basali et Uater.ili 
canaliculatis. Long. : 12 3/4. Lat. : 9 mill. — Galice, dans 
les bouses. 

i5. Asida granuUfera.-Mftnh Pl. glacili Genei; nigra, opaca; 
capile punctis reticulatis, labioemarginato; tbor.ice (masc.) la- 
teribus valde dilatato et rotundato , antice semi-circuiter emar- 
ginato, basi bisinualo sed medio recto, granulis contiguis lecto; 
elytris elongatis, versus médium modice lalescenlibus et rotun- 
datis, ad bumerum rectangulis, deinde leviter sinuosis,apicibus 
conjunclim rotunde productis , singulo coleoptro costis qua- 
tuor flexuosis, interruptis et nitidis , eosta tcrtia suturali basi 
elevalissima, interssiliis minute granulatis. — Long. : mas. 1 1 
1/2 , foem. 14. Lat. thor. : 6 1/2 à 7. Elytr : 6 1/4 à 8 mill. 

16. M ordella décora. — Cincrea, in thorace maculislrlbus (una 
longitudin.ili), in elylris fasciis duabus ( prima média, secunda 
apicali), et ulrinque macula scutellari ; peclibus et aculeo ni- 
gris. — long. : 5. lat. : 3 l/4, mill. — En fauchant sur des 
fleurs en Galice. 

17. Phytonomus balteatus. — Validus, nigroalboque denseet 
non longe pilosus, ferruginco-briinneus, copilc nigro, convexo, 
rostro nigro, thoracis longitudine, cylindrico, arcualo; thorace 
lateribus anticis rotundato , supra Ilneis qiiinque fuscls, sed 
linca dorsali aurea, angusta, aliaque laterali, abbrcviata (dua- 
bus dorsalibus, duabusquc infra ; latis); scutello cinereo; 
elylris ovatis , convcxis , quinque lineis leivcoph.xis rum notis 
nigris, plaga dorsali nigra e basi usque ullra médium ; pedibus 
fulvo-ferruginels. — Long. : 5, lat. : 4 1(5, mill. — Portugal. 
Sur des chardons. 

18. Dorcadion liisitanicum. — NiliduUim , fuliginosum vage 
punctalum, capile sat cribre punctato, longitudine sulcalo, ob- 
tuse et fcre bicornulo, mandibulis lucldis; ihorace ina-qu.ali in 



dîsco, dente aculo lafcribus. Elytiis modice elongatis et cort- 
vexis, singulalim apice extus, sed in sutura brevius, rotunda- 
lis. — Long. : i5. Lat. : 5 3;4- — Lusilania. 

xg.Agapanthiaconsobrina.-'VMcsimWisA.suturaUV, viltls 
tribus thoracis et linea sulurali , cervinis. DifFcrt elylris anpus- 
tioribus, clongalioribus, convcxiusculis, ad summum marginis 
rotundioribus, punetis cribius irapressis et reliculatis. — Long.: 
1 1 1/2. : Lat,: 3 3/4 raill. Elle a la forme del'^^'. angusticollis 
et est très semblable à la Suturalis quant à la disposition des 
lignes , qui dans noire espèce sont d'un jaune fauve', tandis 
qu'elles sont presque toujours blanches dans l'autre; elle s'en 
distingue par sa forme plus élancée , convexe et rétrécie, et sa 
ponctuation profonde et trcs-reticulée, l'extrémité de la marge 
es! aussi un peu plus arrondie, Galice, sur des chardons. 

2.0, Adimonia scuteliala. — Nigra, crebre et sat cribrepunc— 
tala ; ihorace ochraceo , depressionibus quatuor ( inferiore 
miiiore) , crucialim disposilis ; scutello elongato , quadralo', 
nigro-nitido, impunctato ; eljtris ochraceis, ad exlremitalem. 
marginis latescenlibus , singulalim rotundatis, limbo laterali 
et sulurali sulcnlis et crassiuscule marginalis. — Long. : ^. 
Lat. : 3 1/2. En Galice, en fauchant sur les herbes. 

Ad. caprcœ. Ad. Scutellala. 
D'un teslacé pâle , sommet Noire, à l'exception du cor- 
des atilennes,tcle, base de l'é- selet et des élylres, qui sont 
russon , corps et cuisses en de couleur d'ocre rougeâtre. 
devant, noires. 

21. Timarcha Gallceciana. — Vicinix'iim. pratensi Megerle, 
(rugosae Gr.) , sed miner, nitidissima , nigra ; capile punclu- 
lato, anlenuarum articulis septem primis nigro-cyaneis, se- 
quentibus opacis ; tborace subquadrato , lateribus antiuis an~ 
gusliore, pnnctulato, anlice posticeque leviler sulcnlo et mar- 
ginalo; Elylris .suborbiculalis, latiusel sal vagc punclalis, fere 
n:L-qua libus ; pcdilius nitidis, punclubitis, cyaiieis. — Long.: 10. 
l-al,: jj, mill. lUlr se rencontre sur les montagnes de la 
Galice. 

22. Lachnaia (Cl ytlira,)y5M/ic<icoW/.f.— Ovata, viridi-cyancnï 

2 



i8 îRAVArx méoiTs!? 

capite piano , longitudinaliter rugato , pube alba , antennis nî- 
gris ; thorace transverso , lateribus rotundato, margine laterali 
et posticali sulcato et lenuiter reflexo, vage minute et sat pro- 
funde punctato; scutello nigro, coiiico, inflexo; Elytris brevi- 
bus , conveseis , rufis , rotundatis , punctis tribus nigris ,1.3. 
(I» humerali, 2° ultra médium), cribre , sed versus apicem 
isevius punctatis. — Long. 7 1/2. Lat. : 4 i/3- En Galice, dans 
la vallée de Lunade. 

Sna trois genres nouveaux de l'ordre des Hyménoptères décrits 
par M. Maximilien Spinola. 

Ces trois genres, dont les descriptions détaillées et le^ 
figures seront publiées dans un prochain numéro ia Ijlagasip 
de Zoologie, sont très -remarquables. Le premier est un Bra- 
conide que l'on prendrait, à la première vue, pour un Labidus, 
.^nt pour ses couleurs que parla forme du premier ^nneau de 
l'abdomen. 11 forme le genre Sedukoia ; l'espèce unique est la 
Seminota Leprieuril , Spin. C'est un insecte long de i4 milli- 
mètres, d'un brun jaunâtre, avec les ailes plus pâles; les su- 
périeures ont à l'extrémité une grande tache enfumée. 

Le second est un Cbalcidite qui a une mentonnière où \\ 
peut eufoncer sa tète ; le front est caréné de chaque côté; les 
cuisses postérieures peu renflées , etc. M. Spinola donne à ce 
genre le nom de Cbriseida ; l'espèce unique est la Chryseida 
siipercitiosa. C'est un joli insecte long de 6 millim. 1/2, d'un 
teau vert brillant , à lète et corselet fortement ponctués, avec 
ane bande transversale dorée au milieu du thorax. Lrs anten- 
nes, les ailes, les pattes sont d'un jaune pâle ; Us hanches sont 
vertes, cl les cuisses postérieures ont un large anneau vert au 
milieu ; l'abdomen est d'un vert plus foncé , à reflets dores. 

Le troisième est encore un Chaliidile , il se distingue de 
tous les hyménoptères connus parce que ses pattes antérieures 
sont ravisseuses, quoique M. de Saint-Fargeau ait dit que de 
pareilles pallcsn'existentdans aucun hyménoptère. Cet insecte 
remarquable forme le genre Lïcisca , et l'espèce unique est 
nommée Lycisca raptoria par RI. Spinola. Elle est longue de 
9 mill. , verle ; l'abdomen est opé de reflets rouges et cui- 



ANALYSES D OUVRAGES NOnVEADX. IQ 

Vreux ; ses antennes, ses ailes el ses pattes sont^d'un jaune pâle. 
Ces trois insectes curieux et rares ont été rapportés de l'in- 
térieur de la Guyane française par M. Leprieur. (G. M.) 

II. ANALYSES D'OUVRAGES NOUVEAUX.! 

Notice sur les cavernes à ossemens du département de l'Aube, 
par M. Marcel de Serres. 

C'est une brochure in-4° de ii6 pages, accompagnée de 
6 planches lithographiées. Montpellier, iSSg. 

Observations snr l'origine des fils de la Vierge , en réponse à 
une note de M. le docteur Doé, par M. S. Des Etangs, ar- 
chiviste de la société d'Agriculture, etc., de l'Aube. (Extrait 
des mémoires de la Société d'agriculture, sciences, arts, etc. 
du département de l'Aube, numéros 69 , 50 et 7 1 . ) Troyes 
i83g, in-8° de 16 pages. 

L'auteur combat l'opinion de M. Doé, qui a prétendu que 
ces fils étaient les résidus des brouillards secs raréfiés , et non 
condensés, comme l'avait pensé M. Delamarque. Il n'a pas de 
peine à prouver que ces fils proviennent des araignées , en 
relatant les nombreuses observations qu'il a faites sur la nature. 

Catalogue d'Oiseaux du Mexique et du Pérou, par M. Ch.- 
Luc. Bonaparte, Prince de Musignano. ( Extrait des nou- 
velles Annales des sciences natut-elles de Florence). 
La notice qui nous a été adressée par le Prince, contient 
24 P^g''*) mais n'est pas terminée : elle s'arrête au numéro 20, 
qui est la description du Pipra siriolata, Bonaparte. 

Après une courte note sur la manière dont ces Oiseaux lui 
sont parvenus , l'auteur entre en matière, et donne la liste de 
toutes les espèces, avec une petite phrase diaguoslique en latin, 
ou quelques observations en italien. Il établit un genre nou- 
veau, sous le nom de Scolopacinus^ avec un petit oiseau voisin 
da'Trogliidftes rectiroslris de Swainson. Ce genre Scolopacinus 
a pour caractères: « Rustrum longissimum , basi Irigonum, 
gracile, rectissimum ; mandihulis sequalibus , superiore apice 
%xtinio subcurvalo, subhiantibus : nares fossa majuscula, niém- 
branula fere omnino clausae. Pedes elongati ; tarso digiio 



ao ANALYSES DODV RAGES BOD VEAUX. 

medio sesquilongiore : digili omnes n basi fissi, valde insequa- 
les , postico validiore , iingue robuslo , valdc arcuato. Alœ 
maxlmae rotimdalae ; remigibus prima , secunda et tertia sen- 
sim longioribus; quarta cœleris, sed vix longiore, omnibus 
latis. Cauda brevicula, valde gradata. » « Scolnpacinus rufi- 
ventris nob. Se. brunneo-olivaceus ; genis et subtus aurantio- 
cinnamomeis ; gula alba inferne striis nigris; remigibus fus- 
cis ; cauda nigra ; reclrice extima macula transversal!, secunda 
macula interna apicali, terlia apice tantum, albis, rostrum fus- 
cura, subtus album ad basim. — Long. 4" 6'"; Al. a"; Caud. 
j"6"'; Tars. lo". 

Outre ce genre nouveau, il y a encore 22 espèces nouvelles 
décrites dans ce commencement d'opuscule. (G. -M.) 

M. le Docteur Jules Gcérin, directeur de l'Institut ortho-» 
pédique de La Muette, chargé du service spécial des diffor- 
mités a l'hôpital des enfans malades de Paris, vient d'adresser 
à la Société Cuvierienne, dont il est membre, les mémoires sui- 
vans : 

1° Sur l'extension sygmoïde et la flexion, dans le traitement 
des déviations latérales de l'épine. 

2° Sur les déviations simulées de la colonne vertébrale et 
les moyens de les distinguer des déviations pathologiques. 

5" Sur les caractères généraux du rachitisme. 

4° Sur l'éliologie générale des pieds-bots congénitaux. 

5° Sur les variétés anatomlques du pied-bot congénital dans 
leurs rapports avec la rétraction musculaire convulsive. 

6° Sur une nouvelle méthode du traitement du torticolis 
ancien. 

Ces six mémoires sont destines à servir d'introduction au 
grand ouvrage que M. Jules Guérin se propose de publier in- 
cessamentsur V Histoire naturelle et pathologique de toutes les 
difformités que peut offrir le système osseux. Ils contiennent 
le résumé de faits pour la plupart nouveaux, d'une haute 
importance pratique et scientiBque, que nous ferons connaître 
plus tard. (M. S. A.) 



ANALYSE DOtJVBAGES NOUVEAUX. 21 

PftODBOMUS HÏMONOPTEROlOGrjE SCANDINAVIiE. — Traité SUr 

les Hyménoptères de la Scandinavie, par Gustave Daulbom. 
f Lund i836, in -8'' de io4 pages avec deux plauches dessi- 
nées à la plume par l'auteur , et lithographiées. 

Cet ouvrage dont je n'ai pu, à mon grand regret, malgré 
diverses démarches , me procurer que la première partie , com- 
pred : i° le motif qui l'a fait entreprendre ; 2° les caractères 
normaux des hyménoptères ; 3° un aperçu des hyménoptères 
de la Scandinavie; 4° une monographie des Tenthrédines delà 
Scandinavie, où l'on trouve une courte exposition des ouvrages 
sur ces insectes, les caractères normaux des Tenthrédines de la 
Scandinvaie, les divers étals de métamorphose de ces insectes, 
avec toutes les particularités qui s'y remarquent ; un aperçu 
des genres delà famille des Tenthrédines; enSn, une descrip- 
tion spéciflque des 8 genres et sous-genres des Tenthrédines de 
la Scandinavie , sur les i5, énoncés dans l'aperçu ci-dessus 
cite. 

L'auteur annonce divers autres travaux , qui devaient sans 
doute former iivec la suite de la première partie , la deuxième 
dont j'ignore l'existence , ainsi que je l'ai dit plus haut. 

Cette première partie fait vivement regretter la deuxième ; 
elle peut cependant offrir aux entomologistes qui s'occdpent 
des insectes Hyménoptères, des matériaux utiles sur la famille 
des Tenthrédines. (DeR. ) 

CtAVis Novi HTMENOPTE&OKDU SYSTEMATis. — Clef d'un nou- 
veau système pour la classification des insectes hyménoptè- 
res , par Gustave Dahlbom. Lund i835. Brochure in-4'' de 
40 pages , avec une planche dessinée à la plume par l'au- 
teur , et lithographiée en couleurs. 

Dans cet ouvrage , l'auteur présente : 1° l'anatomie exté- 
rieure des hyménoptères ; 3° leurs métamorphoses , et leurs 
habitudes considérées sous leurs rapports respectifs; 3' un 
aperçu descriptif des larves de quelques espèces de Tenlrhédi- 
nes; enfin, une classification de quelques espèces de Tenthré- 
dines , par l'examen des larves. La planche donne les figures 



22 SOCIETES SAVANTES. 

coloriées de plusieurs espèces de Lyda, d'Empliytus, et deNé- 
matus , ainsi que le dessin linéaire d'insectes de diverses fa- 
milles , et de leurs parties. 

Ce petit ouvrage, fruit dejnombreuses observations , utiles 
pour l'hisloire des insectes hyménoptères, ne peut qu'offrir 
les plus grandes ressources aux entomologistes qui se livrent 
à cette étude. (DeR.) 

ni. SOCIÉTÉS SAVANTES. 

ÂCADéuiB BOTALE DES SCIENCES DE PaRIS. 

Séance du & janvier i84o. — M, Dufo, qui vient de faire 
un voyage scientifique aux Sèchelles et dans quelques îles de 
la mer des Indes , écrit pour prier l'Académie de faire exami- 
ner les collections qu'il a rapportées. 

Séance du i7> janvier. — L'Académie procède à la nomi- 
nation de la commission suivante pour le grand prix des sciences 
physiques, proposé en 1887 pour i83g. MM. Flourens, Dumas, 
De Blainvilie , Serres , Magendie. La question proposée est la 
suivante ; « Déterminer par des expériences précises quelle est 
la succession des changemens chimiques , physiques et orga- 
niques , qui ont lieu dans l'œuf pendant le développement du 
fœtus chez les oiseaux et chez les Batraciens. » Les concurrens 
devront tenir compte des rapports de l'œuf avec le milieu am- 
biant naturel ; ils examineront par des expériences directes , 
l'influence des variations artificielles de la température et de 
la composition chimique de ce milieu. 

M. Jules Guérin lit un mémoire sur l'intervention de la 
pression atmosphérique dans le mécanisme des exhalaisons 
séreuses. Ce mémoire est destiné à établir que la pression at- 
mosphérique joue un rôle actif dans le mécanisme des exha- 
laisons séreuses du corps humain. L'existence de ce fait repose 
à la fois sur les dispositions et les rapports anatomiques des 
parties , sur l'expérience directe et sur l'observation physiolo- 
gique et pathologique. 

M. Richard Ouien' adresse un Mémoire intitulé^: >Sar la 
structure intime et le développement des^ dents des Poissons 



sonirÉs savantes; i3 

Gymnodentes. le! l'auteur cherche encore a établir que sa 
théorie du développemeut dentaire par intussusceplion doit 
être substituée à celle du développement par juxtaposition. 
Voir pour plus de détails le Compte rendu de la séance du 
1 6 décembre i83g, pag. 36g. (M. S. A.) 

Séance du 20 janvier. — L'Académie nomme MM. Ma- 
gendie, Serres, Flourens , de Blainville et Mirbel, poar faire 
l'examen des pièces adressées pour le concours du grand prir 
des sciences physiques. La question pour l'année 1837, et re- 
mise au concours pour i83g , était celle-ci : « Déterminer par 
des recherches anatomiques , par des expériences d'acoustique 
et par des expériences physiologiques, quel est le mécanisme 
de la voix chez l'homme et chez les animaux mammifères.» 

M. Laurent envoie un troisième mémoire stir le dévelop- 
pement AnLintax agrestis, et autres Molusques Gastéropodes, 
comparé à celui des Vertébrés , des Articulés et des Rayonnes ; 
pour servir à l'histoire générale du développement des anifnaux. 
— Renvoyé à là commission nommée pour les deux mémoires 
précédens. 

Séance du 27 janvier. — M. Laurent adresse une notice 
sur les procédés et instrumens nouveaux ou modifiés qu'il A 
employés dans ses recherches sur le développement des âtiirijaiiit . 

Ces instrumens sont : un nouveau compresseur, qui permet 
d'observer ces objets disposés dans un ordre comparatif, sous 
deux faces, et un bassin à eau , â tige mobile , pour retourner 
les objets et les observer sous toutes leurs faces. 

M. Laurent joint à cette notice les conclusibns suivantis de 
ses recherches. 

!• La prétendue loicentripète'du développement normal des 
animaux, repose entièrement sur des illusions et sur une inter- 
prétation de phénomènes secondaires élevés au premier rang. 
On peut démontrer par l'observation directe , qu'il y a eu 
réellement illusion à cet égard. 

2° La loi du développement centrifuge est moins éloignée 
de la vérité, surtout lorsqu'on l'applique aux appareils rayon- 
nan»; maij elle suppose un foyer virtuel unique, là où se trouve 



a4 SOCIÉTÉS SAVANTES. 

en réalité un'.foyer matériel, dans lequel s'effectuent des phé- 
nomènes très-complexes. 

3° La loi générale du développement des animaux nous 
semble ne pouvoir être formulée nettement en transfigurations 
géométriques, parce quelles phénomènes qui se manifestent 
dans un foyer zoogénique , sont des mouvemens en directions 
très-complexes, des transformations matérielles, et des produc- 
tions déformes, dont les conditions dynamiques sont in- 
déterminées, et sans nul doute indéterminables rigoureuse- 
ment. 

4°Ges phénomènes commencent primordialement, tantôt sur 
un point déterminé de la surface d'une sphère vitelline, et con- 
vergent vers le point diamétralement opposé, tantôt it toute la 
surface de la sphère vitelline , tantôt enfin dans toute la masse 
de cette sphère ou d'un fragment reproducteur. Entre ces trois 
modes principaux, on peut observer des modes intermé- 
diaires. 

5° L'étude comparative des corps reproducteurs { ovules, 
gemmes, fragmens) considérés comme àes, formes initiales , et 
celle des embryons, envisagés comme des formes transitoires, 
confirment, lorsqu'on les interprète rationnellement, la valeur 
scientifique de la formule de Harvey (omne viviwi ex oco), et 
celle de deux autres formules proposées par M. de Blainville, 
savoir: Celle de l'organisme animal ( enveloppe traduisant le 
système nerveux), et celle du règne animal caractérisée d'après 
les formes définitives, paires, rayonnées et irrégulicres. 

6° La conséquence naturelle de nos recherches est donc de 
faire sentir toute l'importance d'étudier comparativement, sous 
le point de vue dynamique , dans toute la série animale , et de 
démontrer la relation intime et nécessaire âes formes initiales, 
appréciées dans les trois sortes de corps reproducteurs des ani- 
maux , avec les formes transitoires des embryons et avec les 
formes définitives des animaux, parvenus h leur état parfait, et 
de vérifier ainsi par des données de l'ovologie et de l'embryo- 
logie comparées, la valeur des classifications zoologiques. 

Cette notice et ces conclusions ont été renvoyées à la com- 



SOCIETES SAVANTES. 3$ 

mission chnrgée de faiie uu rapport sur les .recherches de 
M. Laurent. 

M. Guyon , écrit d'Alger, pour faire connaîlre quelques 
observations zoologiques qu'il a faites pendant l'expédition 
qui a traversé les portes de Fer. « Je citerai pour la zoologie, 
un Renard de petite taille, de la province de Constantine, le 
Rat connu des Arabes sous le nom de Gtrd , déjà signalé par 
Shaw et Desfontaine, cl très-raultiplié sur le plateau de Sélif. 
Un petit Lézard, assez répandu dans la plaine d'Hamza, et qui 
se distingue par les plus riches couleurs; une sangsue des sour- 
ces de la Medjana , où elle est Irès-multipliée , vivant aussi à 
l'état de parasite sur les Batraciens ; quelques Mollusques du 
genre Hélix , qui nous ont fourni cette observation générale, 
que les mêmes espèces acquièrent un bien plus grand dévelop- 
pement dans l'intérieur des terres, que sur le littoral. 

M. Mpndl adresse quelques observations sur l'accroisse- 
raent des cheveux de l'homme. 

M. Dujardin envoie une notice sur une tète d' Hyœnodon, 
trouvée à Rabastens (Tarn.). 

M. Jacquemin écrit qu'il avait déjà constaté , en l835, la 
présence d'un osselet semblable à celui que M. Rousseau a 
signalé dans notre numéro i 2 de i83g, dans son travail sur la 
pneumaticité chez les oiseaux. Il a trouvé cet osselet chez le 
grand Corbeau des montagnes ( Corvus corax), et chez beau- 
coup d'autres oiseaux. — Voici ce qu'il disait à ce sujet dans 
son mémoire sur l'osléologie delà Corneille ( iSSy ): « Enfin je 
remarquerai que, 'pour fournir de l'air a la mâchoire inférieure, 
la natureaproduit.cbeztouslcs oiseaux, un canal membraneux 
chez les mauvais voiliers, et osspux chez les autres. Il se dirige 
de la caisse du tympan vers le tronc pneumatique de la mâ- 
choire inférieure, situé sur la face supérieure de son apopby.5e 
interne. M. Nilzsch , qui en a parlé le premier , l'a nommé 
Siphonium. 

COKGBÈS SCIENTIFIQUE SE PiSE. 

Le Prince Charles Lucien Bonaparte de Musignano , a bien 
voulu nous adresser une traduction dis procès-verbaux des 
séances de la section de zoologie , dont il a été élu président j 



26 SOCIÉTÉS SAVANTES. 

voici un extrait' de ces procès-verbaux , dont nous ne prenons 
que la partie relative aux faits nouveaux présentés par MM. les 
membres. 

Séance du 4 octobre iSSg. — M. le Prince de Miisignano 
ouvre la séance par uue courte allocution pour remercier la 
section qui l'a choisi pour son président. 

M. Charles Passerini, attaché au professeur de zoologie du 
Musée d'histoire naturelle de Florence, lit un Mémoire sur 
les larves et chrysalides de la ScoUaJlavifrons. Après a^oir 
décrit et montré ces larves , leurs cbrysalides et leurs cocons , 
il annonce qu'elles sont parasites des larves de YOryctes nasï- 
cornis. Comme il lui est arrivé de trouver un cocea de terre , 
fait par une larve d'Oryctcs, qui contient le cocon d'une Sco- 
lie , à laquelle est adhéreule la dépouille desséchée du même 
Oryctès , il soupçonne que les larves des Scolies sont des pa- 
rasites internes des larues des Oryctès. 

M. Gêné déclare avoir observé , il y a plusieurs années , 
les transformations de cette même Scolie , dans la sciure de 
bois eu décomposition; il diffère de M. Passerini relativement 
au genre de vie de ces larves d'Oryctès, mais il croit que, 
comme toutes les larves que nous connaissons des autres Hy- 
ménoptères fouisseurs , elles s'en nourissent en les suçant du 
dehors au dedans , ce qui en fait des parasites extérieurs. 

M. yfudouin, adoptant l'opinion absolue du parasitisme, 
ne se prononce ni pour le parasitisme interne ni pour l'externe. 
De toute manière , il est persuadé , comme M. Gêné , que 
dans le cas du parasitisme externe, il doit y avoir , de la part 
de la Scolie mê.e, une offense faite à la larve de l'Oryctès , 
qui ôte à celle-ci la faculté de se soustraire par la fuite et de 
résister à !■> larve dévoralrice. Du reste , comme il s'agit d'un 
fait qui peut être éclairci facilement par des observations ulté- 
rieures, le président invite M. Passerini a continuer ses re- 
cherches sur ce sujet. 

M. Philippe Pacini, de Pistoie, lit un Rlémoire sur un 
nouvel organe découvert par lui dans le corps humain. Ce sont 
des corpuscules ovoïdes , ou de petits globules blancs opalise's, 
longs euvirou de deux millimètres , qui existent en quantité 



SOCIÉTÉS SAVANTES. 37 

consMéreble dans la [cellulaire sous-cutan& de la paume de 
la main et de la plante des pieds de l'homme. 

Siance du 5 octvbre. — Quelques nouvelles discussions s'é- 
tant élevées sur le genre de parasitisme interne ou externe 
des larves de la ScoUaJlai'ifrons , M. Paul Savi [pense que la 
question pourrait puut-être s'cclaircir par des observations faites 
sur les dépouilles des larves de l'Oryctès, qui se voient adhé- 
rentes a quelques uns des cocons de Scolie présentés par 
M. Passerini. Le président charge MM. Andouin etBassi de se 
livrer à cet examen. 

Le président lit un ouvrage de lui , intitulé : Tentameii 
monograpltiœ Leuciscorum Europœ. L'auteur étudie d'abord là 
famille des Cyprinoides, qu'il divise en deux soas-familles, et, 
après avoir convenablement limité le genre Leuciscus , il lé 
divise en quatre sous-geures distincts, sous le noms de Te- 
lestes , Leuciscus , Squalinus et Scardinius. Aux Telcsles se 
rapportent trois espèces; i5 aux vrais Leucisques; i4 aux 
Squalinus et 6 aux Scardinius. Ces 38 espèces sont décrites 
avec soin , 1 8 sont nouvelles, et la plupart appartiennent à la 
péninsule italique, quelques unes viennent de la Seine, à Paris; 
et l'on doit s'étonner qu'elles aient échappé à l'attention des 
ichlhyologistes. De l'examen des localités respectives des es- 
pèces énumérées par l'auteur, il résulte un fait très-singulier; 
qui est que les Cjprinides , en général ( bien différens en cela 
des Salmonidés ) , habitent des localités Irès-restreinlcs, puis- 
qu'il est rare que les espèces qui se trouvent dans (cl lac oii 
tel fleuve, se recentrent dans d'autres lacs ou dans d'autres 
fleuves , quoique placés dans des contrées analogues. 

Séance du "j octobre. — Le docteur Louis Nardo lit un 
Mémoire du docteur Jean Dominique, son frère, suriin nou- 
veau genre il^ Éponge pierreuse et qui vit dons rinléricnr des 
pierres et des coquilles marines, les perforant en mille ma- 
nières. On sait que le savant auteur appelle Éponges pier- 
reuses , celles dont les parties solides sont composées de petileç 
aiguilles de nature siliceuse. Dans le nouveau genre , qu'il 
décrit sous le nom de f^ioa , ces petites aiguilles , simples et 



aS SOCIÉTÉS SAVANTES. 

Irès-fines , sonl réunies ensemble irrégulièrement , et revêtues 
d'une substance sarcoïde , non muqueuse, de couleur jau- 
nâtre, jaune orange ou pourpre, permanente ou fugace selon 
les espèces. A une époque dttermiuée de leur vie, les très- 
petits êtres constituant l'Éponge en question , émettent des 
germer petits , visibles à l'œil nu, lesquels emportés par les 
courans, s'attachent aux pierres ou coquilles sous-marines, 
et commencent , en se propageant , à s'ouvrir une voie dans 
leur intérieur, jusqu'à ce que les trous produits par les uns, se 
rencontrant avec les trous produits par les autres, réduisent 
la pierre à l'état d'une vcrllable crible , et même la détruisent 
totalement, de manière que l'Eponge reste isolée et libre. Les 
espèces observées par M. Nardo sont au nombre de quatre, 
toutes de l'Adriatique, et sont appelées par lui f^iou lypus, 
coccinea , Elis et pasichea. 

M. Passerini lit une noie sur la propagation , en Europe , 
de l'oiseau américain Paroaria cucultata ou Cardinal domini- 
cain. tJn couple de ces oiseaux, appartenant à la grande du- 
chesse de Toscane, a fabriqué un nid , au printemps de 1837, 
sur les branches centrales d'un arbrisseau , avec des feuilles 
et des têtes de graminées, et dans lequel la femelle a déposé 
trois œufs. Quinze jours après n'acquirent trois petits. Une 
seconde couvée eut lieu le i4 août. M. Passerini fait oonnaître 
les circonstances de plusieurs autres couvées de ces oiseaux, 
il décrit leurs œufs, la livrée des jeunes de l'année, etc. 

Le professeur Oken communique quelques unes de ses idées 
sur les principes philosophiques de la classification du Règne 
animal. 11 fonde chaque cbisse sur un système ou un organe 
anatomique et admet autant de classes qu'il y a de systèmes 
de l'organisation et d'organes des animaux. 

Le Chevalier Audouln émet quelques observations sur le 
parasitisme des insectes , et après avoir déclaré qu'il ne re- 
garde comme véritables parasites que les insectes qui vivent, 
;en état de larves , dans le corps d'autres animaux ou adhérens 
a un point de sa superficie , il fait connaître la larve d'une 
Chalcidite, laquelle, jusqu'à présent (au moins a ce qu'il croit), 
sfi're l'eiemple de cette seconde manière de parasitisme. Cette 



Sociétés savantes. 2^' 

larve suce la Clienllle de la Pyrale de la vigne cl elle ne s'en 
détache qu'au moment de se Iransformer en chrysalide. 

Séance du g octobre. — Le docteur Louis ^ISardo lit un 
second Mémoire de son frère , sur la famille des poissons Mo/a. 

M. Reguliu Lippi présente deux Testudo grœca vivantes , 
auxquelles il a enlevé la cervelle vers la Gr. de septembre der- 
nier. Ces animaux ne se meuvent plus que circulairemcnt et 
avec des signes évidens de paralysie aux membres. Tous deux 
mangent de temps en temps du sucre et des écorces de figues, 
mais ils ne digèrent pas. 

M. Ba«t observe que, quoique le cas de larves adhérentes 
en guise de sangsues au corps d'autres insectes ne soit pas 
nouveau , on doit cependant regarder comme très-important, 
le fait observé par M. Audouin sur les larves de la Pyrale de 
la vigne; il combat ensuite les idées de M. Âudouin , relati- 
vement au parasitisme en général. Il s'établit , à ce sujet , une 
discussion à laquelle MM. Audouin et Passerini prennent part. 

Le chevalier Audouin présente quelques observations sur 
la manière dont s'opère la fécondation dans les insectes. 

( Ces observations étant déjà connues et très-anciennes , 
comme plusieurs membres du Congrès l'ont fait observer, et 
ayant été exposées maintes fois par l'auteur , dans ses cours 
du Jardin-du-Roi , nous ne les reproduirons pas ici. ) 

M. PeccldoU , de Pise , présente , et démontre comment ou 
emploie, une espèce de vrille qui a été inventée par M. deSé- 
lys-Longchamps , pour creuser des trous propres à prendre les 
petits mammifères dans leurs terriers. 

Enfin, le président propose que la section se réunisse en 
séance mixte , avec la section d'agriculture, pour écouter des 
communications entomologiques agraires de MM. Âudouin et 
Passerini. 

Séance du 1 1 octobre.— Le secrétaire lit, pour M. Bassi , le 
rapport qu'il a rédigé , au nom de MM. Audouin et Savi , sur 
l'exarneu qu'ils out fait des dépouilles d'une larve d'Oryctès. 
La commission devait voir si un trou que présentait cette dé- 
pouille avait été fait par la] larve de Scolie pour entrer dans 



3o SOCIETES SAVANTES. 

le corps de celle de l'Oryctès , où s'il n'avait été pratiqué que 
pour sa sortie au moment où elle devait se changer en chry- 
salide. Cet examen n'amène a aucun résultai, et on engage 
les entomotoglsles italiens à faire de nouvelles observalions sur 
le vivant. 

M. L. Nardo lit, pour son frère, de Venise , un Mémoire 
relatif à un nouveau genre de Coquilles bivalves, propre à 
r Adriatique. Ce genre , que M. Nardo appelle Cuspidaria, 
appartient à la famille des Acéphales renfermés de Cuvier , 
et doit, suivant lui , se classer entre les Myes et les Anatines, 
desquelles il se dislingue par la manière dont est plaoé son 
ligament et par une côle unique que l'on observe sur le tord 
antérieur de la charnière de la seule valve gimche. Les espèces 
qui lui appartiennent ont la coquille prcsqu'en forme de cœur, 
globuleuse symétrique, prolongée antérieurement en guise de 
bcclubuleux, d'où sort le siphon de l'animal, et brillante 
postérieurement. Elles vivent au fond de la mer, dans les 
réglons spongieuses el argileuses calcaires, et sont appelées 
par l'auteur, Cuspidaria lypus , et radiata. La première a 
déjà été décrite par Olivi, sous le nom de Teltina cuspidala, 
et par Spenglero, sous celui de Mj^a roslrata ; l'autre est 
inédite. 

M. Bruscoli lit un Mémoire sur les habitudes d'un Boa quî 
a vécu pendant i8 mois au Musée de Florence. 

Le Prince de Musignano lit sommairement un manuscrit de 
lui , contenant sa distribution méthodique et la description 
des Amphibies européens. Ce travail se compose : i" de la di- 
vision générale de la classe des Amphibies en sous-classes , 
sections, familles et sous- familles , avec l'exposition de leurs 
caractères distinctifs ; 2° du tableau synoptique el diagnosti- 
que , de même que de la synonymie des espèces qui y sont 
comprises. 11 énumère 66 genres ( i i desquels sont créés par 
l'auteurj), et Io4 espècs, appnrtenant , pour moitié environ, 
à l'Italie et à ses îles. 

Le Chevalier ..^urfou/n annonce une observation faite par lui 
aujsujet d'une nympbc de SitariSf qu'il a trouvé ^ans un nid 



NonvEtLEs. Si 

à'Ànlhophora. Cette observation ayant été exposée depuis 
long-temps en France par son auteur, nous ne nous y arrête- 
rons pas. 

Tels sont les principaux travaux dont la section zoologique 
du congrès de Pise s'est occupée , sous la présidence du Prince 
Bonaparte. 

Les autres sections n'ont pas été moins riches en travaux 
importans, mais ils n'entrent point dans le plan de la Revue 
Zoologique. 

Nous ne terminerons pas sans remercier le Prince Bona- 
parte, au nom de tous les zoologistes qui cultivent cette belle 
science avec conviction , des efforts qu'il a fails pour donner 
l'élan en Italie ; son zèle a déjà amené de beaux résultats et 
ne peut qu'eu faire naître de plus grands encore. (G,-M.) 



NOUVELLES. 



M. Perrotet, botaniste aussi savant que consciencieux, 
compagnon de M. Adolphe Delessert , pendant une grande 
partie de son Voyage dans l'Inde , vient d'arriver riche d'ob- 
sorvatioos et d'objets du plus grand intérêt. Il est probable 
que ces courageux et infatigables voyngeurs pourront faire 
profiter la science de leurs nombreuses découvertes, en en fai- 
sant l'objet d'une publication, et la partie botanique , due en- 
tièrement aux laborieuses explorations de M. Perrotet, offrira 
certaincuient, comme la zoologie, des résultats importans. Nous 
pensons que M, le baron nenjamin Delessert encouragera ces 
naturalistes à faire cette publication, car on sait que ce savant 
»K laisse échapper aucune occasion de (^ontri^uer (lux progrès 
de la science, soit par si-s travaux, soit en ouvrant son ma- 
gnifique herbier et sa riche bibliothèque à ceux qui veulent 
travailler, soit enfin en venant généreusement à leur secours, 



âa ' NOOVELIÈS. 

M. DE SÉLïs-LoNGCiuMPs, vient de raetlre sous presse une 
Monographie des Libellulidées d'Europe, accompagnée de 
planches. Cet ouvrage se trouve à Paris chez M. Roret, libraire, 
rue Haulefeuille. 



M. Lafond , de Lyon , nous prie d'annoncer qu'il offre ans 
naturalistes une des plus belles collections de cuivre carbonate 
bleuet vert, polyèdre, etc., composée d'environ 2000 échan- 
tillons parfaits de conservation. Il échangera des cristaux isolés 
contre toutes sortes d'objets d'histoire naturelle ; mais il désire 
surtout des Coquilles terrestres et fluviatilcs exotiques , des 
Oiseaux , des œufs, etc. , bien nommés et de localités cer- 
taines. 

S'adresser (franco), à M. Lafonl, quai de l'Hôpital, n° 78, à 
Lyon. 



Nouveaux membres admis dans la Société Citvieriekne. 

181. M. le Baron Benjamin Delessert , membre de l'Institut de 
France, etc. , etc., présenté par M. Guérin-Méneville. 

1S2. M. M. John C. Jay , docteur-médecin , membre de diverses 
sociétés savantes, etc. , etc. , à New-Yorck , présenté par M. Petit 
de la Saussaie. 

183. M. le Docteur Jis , professeur à l'Université de Parme , pré- 
senté par M. Ch. Porro, de Milan. 



FEVRIER 1840. 



I. TRAVAUX 1\ED1TS. 



Sna une nouvelle espèce du genre Ceyx et sur le genre Sco- 
lopacinus du Prince Ch.-Luc. Bonaparte , par M. Je La 
Fkesnaye. 

Ceijx cyano-pectus, de La Fr. — Celle petite espèce, voisine 
par sa colora lion des Ccyx gracieux et solitaire de Temniinck, 
col. 595 , n"' I et 2 , offre surtout de grands rapports avec le 
premier. Le fond du ]ilumage sur la télé , le dessus et les 
côtés du cou , ainsi que sur toulcs les couvertures alaires , est 
d'un bleu de roi|lrès-foncé que réveillent, sur toutes ces parties, 
de petites goutlelettes d'un bleu clair, disposées à peu près 
comme chez notre Mariin-pcchour d'Europe; toutes les ré- 
miges sont noires, les tertiaires seules sont bordées du même 
bleu. Tout le dos , le croupion , ainsi que les couvertures su- 
périeures de la queue, sont d'un beau bleu clair luisant , chan- 
geant en vert , ainsi que les goutteletles, à certaine expositioD. 
De chaque côté du front , au devant de l'œil, est une tache 
ovalaire de couleur rousse . le haut de la poitrine et le milieu 
de l'abdomen sont de cette couleur. Une tache latérale au bas 
du cou, ainsi que la gorge et le devant du cou, sont d'un 
blanc roussâtre, qui, sur ce dernier, passe par degrés jusqu'au 
roux vif du haut de la poitrine; celle-ci est largement bordée, 
ainsi que tout l'abdomen, pir un bleu de roi foncé qui l'enca- 
dre aussi par en haut sous forme de bande. Nous ignorons sa 
pairie , mais ses grands rapports de coloration avec le Ceyx 
gracieux, qui est d'Amboine , nous font présumer qu'il en est 
originaire ou de quelque autre île voisine. — II sera figuré in- 
cessamment dans le Magasin de Zoologie , et nous y donoe- 
roQS, aa moyen de courtes phrases linnéennes, l'indication des 
sept espèces qui, à notre connaissance, font aujuurd'liui partie 
de ce pelil genre , restreint long- temps à une, puis à deux 
espèces seulement. 

A>.uit \.t publicaiion du genre ScolapariiiUi ilu Prince de 
Toin. m. Année I 84o. S 



3/ TRAVAUX INÉDITS. 

Musignano, dans le dernier numéro de la Revue Zoologique , 
nous en avions déjà connaissance par les Proceedings, (83'j , 
oii ce savant l'avait inséié pendant son séjour à Londres. 

Quoique dés la première vue nous l'eussions reconnu iden- 
tique avec le genre Ramphocène (^Ramphocanus àe Vieillot), 
nons avions toujours reculé à mettre au jour noire opinion. 
Aujourd'hui qu'il se trouve publié en France, dans une Revue 
qui devieut de jour en jour plus indispensable à tout zoologiste 
français qui veut se tenir au courant^^de la science et des dé- 
couvertes de jchaque jour, nous avons cru , dans l'intérêt des 
souscripteurs, comme pour l'honneur de noire savant et cou— 
sciencieux ornithologiste français Vieillot , devoir relever celte 
petite erreur, et resliluer au genre qu'il forma dès i8ig, 
Nouv. Dicl. d'Hisl. nat, , et dont il donna plus lard la figure 
dans sa Galerie du Muséum , son nom primitif de Ram- 
phocène, 

11 suflit de comparer les caractères génériques de ce genre 
ayec ceux des Scolopacinus pour reconnaître leur identité, et 
nous ne pouvons attribuer l'erreur du Prince de Musignano 
qu'à ce qu'il ne possède peut-être pas ces deux ouvrages de 
Vieillot. 

Après sa description du Scolopacinus ru/ifcnlris , Bonap, 
( Proceedings , i837 , pag. i ig ) , il ajoule que depuis , il a 
appris que M. Suodeval a formé le genre Acondstes sur uDe 
espèce du British Muséum (le Troglody(esrectirostris,SvA\os., 
Zool. lit., t. CXL) , très-voisine d- son Scel. rujiventrit , et 
qu'il met dans le même genre Scolopacinus. Or , ce Troglo~ 
dytes reclirostris n'est autre que le Ramphocène à queue noire 

de Vieillot. 

On peut donc conclure île ces divers rapprocheraens que le 
■rç.nre Scolopacinus , Bonap. et celui à! Aconlisles , Sundeval, 
sont ideuliqucs avec celui de Ramphocœnus , Vieillot, et ne 
peuvent être admis puisqu'ils sont de beaucoup postérieurs à 
ce diinier. 

I^ous sommes très-poités ii croire que le Troglodytes rec- 
lirostris, Swalns. i|ui est identique avec le Ramphocène à 
ûueiic noce de Vieillot, l'est peul-èlie aussi avec le Jieo/o^a- 



TRAVAUX INÉDITS. 35 

cinut rujiventris , Bonap. 11 y a la plus grande analogie dans 
leurs descriptions. 

Maintenant le genre Ramphocène doil-il être conservé? 
Nous avons cru le contraire depuis long -temps et l'avons pu- 
blié dans notre Essai d'une cifissijication d*après les mœurs. 
En rapprochant le Rumpltoccne à t^ueut notre du Thrinihore 
à long icc de Vieillot, on est frappé des rapports qu'offnnt 
ces deux espèces dans la forme de leur bec , de leurs ailes , de 
leurs pattes et de leur coloration. La queue seule offre quelque 
différence; elle est plus grêle , un peu plus allongée et com- 
posée de pennes proportionnellement plus étroites chez le 
Raniphoi'ène. Néanmoins nons n'avions pas balancé à regarder 
ce dernier comme un vrai Tlirinthore. Ces derniers oiseaux , 
comme l'on sait , ne sont autres que des Troglodjtes de ro- 
seaux. Le Ramphocène , d'après les renseignemens que Vieillot 
recueillit alors du voyageur naturaliste Dilalande , se tient 
continuellement dans les buissons et les broussailles pour y 
chercher les insectes dont il se nourrit. Il y a donc peut-éire, 
outre la pelitc dilTérence de lorme raudale , différence aussi 
quant aux mœurs. Dès-lors, nous proposons , tout en conser- 
vant le genre Ramphocène , de ne l'admettre que comme sous- 
genre de Thriothore , lui donnant pour synonymes Suolopa- 
cintu, Bonap. , et Acontistes , Sundeval. 

Note sur la F.iuvetle Bonelli ou Nattcrer, Sj'lfia Bonellt et 
Nallereri, par M. Gerbe. 

Cet oiseau, qui appartient au groupe des Pouilli>ts, et que 
l'on n'aiait signalé jusqu'ici que dans quelques contrées méri- 
dionales de l'Europe, en Italie où il niche, d.ins la Proii-nce 
et dans le TyrnI , se rencontre égilement dans lu nord de la 
France et priL.ibli nient sur |ilnsienr-. imlres points de noire 
territoire. On doil même le compter n\ nombre des Fauvettes 
qui se propagent chez nous; car, pendant l'été de i83q, nous 
en avons découvert , dans les environs de Paris , une nichée de 
trois individus. 

l.,iK jeunes de cette espèce, avant leur première mue, nnt 
uu pliiniagc fort durèrent de celui des Individus adultes; seu- 



36 TR4VADX INÉDITS. 

lement (et c'est ce qui sert à les distinguer ) le sourcil qui 
s'étend au dessus des yeux, au lieu d'élre d'iiu blanc pur, est 
chez les jeunes d'un blanc sale, les petites plumes qui entou- 
rent l'œil en forme de cils sont seules blanches. Une légère 
teinte jaune se remarque aussi sur les couvertures inférieures 
de la queue. 

Les mœurs de la Fauvette Bonelli , du moins quant à ce que 
nous avons pu observer sur les jeunes dont nous parlons, of- 
frent la plus grande analogie avec celles du Bec-fin siffleur , 
Sylvia sibdulrix. C'est au point que, sous ce rapport, il serait 
extrêmement facile ce les confondre. Celte analogie se décèle 
non seulement par les habitudes et le genre de vie, mais sur- 
tout par un cii d'appel qui est le même chez les deux espèces. 
Leurs allures sont en tout point semblables. 

La Faniette Bonelli niche à terre , non seulement parmi les 
herbes, comme l'avance M. Temminck, mais aussi parmi la 
mousse. Son nid, placé dans une exposition méridionale et 
abrité par de grands arbres , est tel que le décrit , dans son 
Manuel d'ornilliologie , l'auteur que nous venons de citer. 
Quant à sa ponte, il est probable qu'elle est de trois à cinq 
œufs. 

Nouvelle espèce du genre Pic , par M. Boissonneau. 

Picus Rivolii , Boiss. — Parties supérieures d'un rouge san- 
guin , écarlale sur la tète. Croupion et couvertures supérieures 
de la queue d'un jaune terne, chaque plume traversée de plu- 
sieurs ligne.-, ouduleuses et noiiàlres. Pennes alaires d'un brun 
foncé avec Irburd externe d'un jaune verdâtrcet les baguettes 
d'un jaunâlic doré. Dessous des ailes d'un jaune paille avec 
l'cxtréniité dis pennes d'un brun verdâtre. Pennes caudales 
noirûlics, à l'exieiilion des deux latérales qui ont le bord ex- 
terne jaunâtre. Parties inférieures jaunes : gorge noire tachée 
de hlaiichâire , nionslaches rouges; une large bande jaune 
parlant de la eon)missute du bec, pas.^anl sur les ^enx et se ter- 
minant aux loruins. Cou et poitrine traversés de larges zigzags 
rougeâlies et noirâtres. — La femelle ne diffère que car les 
moustaches et le dessus de la tête qui sont noirs. 



TaAVACX INÉDITS. Sj 

Nous dédions cette belle espèce n M. le prince Masséna , 
duc de Rivoli , l'un des ornithologisles les plus zélés et pos- 
sesseur de la plus riche collection d'oiseaux , prlncipilement 
pour le genre Picus ^ dont II prépare une Monographie. 

Nota. Après la publication du numéro précéden: , nous 
nous sommes aperçu que deux oiseaux , que nous avons décrits 
comme nouveaux , pag. 3 , l'ont été antérieurement par 
MM. de La Fresnaye et d'OrbIgny ; l'un notre Ampeli.i rofo- 
crislata est leur ^4. rubrv-criitala ( voy. de d'Orb. , pi. 3o ) , 
et l'autre, notre Ampelis Riefferi , est leur A. viridis (iùid. , 
pi. 3i). 

CiciNDÈLEs NOUVELLES, découvertes à Pensacola (Am. Bor.) , 
par M. E. De SACLCt , et décrites par M. Gdérin-Mé- 

HEVILLE. 

Parmi un certain nombre de Coléoptères que cet officier de 
marine nous a remis , nous avons distingué les deux Cicindèles 
suivantes , que nous figurerons dans le Magasin de Zoologie, 

Cicindela Saulcyi, — Sub-complanata ; viridi aenea ; niveo- 
pilosa ; elytrls nivels sulitilissime punctalls, glabrls, sutura 
cuprco-aenea , ad basin dilalala ; labro magno, albo. — Long. : 
10 1/2 à 12. Lat. : 4 ^ 4 ^/4 niIM. 

Var. A. Elylris fasclis tribus obliquis obsoletls fusco a^neis. 
Elb; est très-voisine de la C. leptda , Dej. , mais celle-ci est 
plus petite , moins allongée , a élytres plus élargies en arrière, 
et toujours ornées de bandes sinueuses oblic|ues assez larges, 
et ses pieds sont d'un testacé pâle , tandis qu'ils sont cuivrés 
chez la C. Saulcji. 

Cicindela gratiosa. — Sub-cyllndrlca , elongata , rufo-;iiica, 
dense alho-pilosa. Elytrls niveis , opacis , sutura rubra , basi 
ddatala , nlrinque bi-dentaïa. — Long. : 12. Lat. : 3 1/2 mlll. 
Celte délicieuse espèce ressemble à quelques variétés de la 
C. iutwalis de M. Dejean , mais cell-ci est plus aplatie et 
de forme plus courte. 
Coléoptères nouveaux du plateau des Neelgheries , dans les 

Indes orientales , découverts par M. Adolphe DELES^£BT , et 

décrits par M. Guérin-Méneville, 

En at' codant que noijs ayons publié le Catalogue raisonna 



^ TBAVADX INÉDITS. 

des insectes rapportés par M. Adolphe Delessert , et celui des 
collections recueillies, prisque dans les mêmes lieux mais à des 
époques dlflérentis, pnr son coinpagnon et ami M. Perrotct , 
nous croyons devoir présenter la description abrégée de quel- 
ques unes des espèces qui sont déjà entre les mains des ento- 
mologistes. 

Helluo quadrimaculatus. — Brun-noirâtre foncé , légère- 
ment pubescent, très-forlement ponctué. Lèvre supérieure 
lisse, arrondie, bordée de jaune fauve. Quatre taches sur les 
élylres , palpes, antennes, dessous et pattes jaunes. Dessous 
de la tète et du corselet noirâtres ; une ligne longitudinale 
fauve sous la tète.— Long. : i5 Larg. : 5mill. — Cette espèce 
est très- voisine de \'H. tripuslulalus , Fab., Dej. 

Chlœnius Nce/glteriesensis. — Tête et corselet d'un vert 
cuivreux, ponctués. Corselet d'un quart pins large que long. 
Élytrcs noires , légcremi nt pubesrentes , striées , finement 
ponctuées, ayant chacune, près de l'extrémité, une tache ar- 
rondie fauve , plus rapprochée du bord extérieur , un peu 
ccbancrée en arrière. Dessous du corps noir à reflets bleus. 
Labre , antennes , palpes et pattes d'mr jaune fauve. — Long.: 
14. Larg. : 5 1/2 mill. — Cet insecte est très-voisin des C. 
bimacu/alus et binolalus de Dejcan , mais il s'en distingue 
suffisaninjeiit par son corseli t plus large que long. 

Orecloclii/us senuyesti/iis — Noir-verdâlre, lisse et luisant. 
Côtés de la tête, du rorselet et des élytres largement bordés de 
duvet grisâtre, cette bordure beaucoup plus large en arrière 
des élytres , où elle se termine aux deux tiers de leur longueur 
à la suture Elytres simplement tronquées à l'exlréinitc , for- 
tement rebordées sur les côtés; dessous noir; pattes intermé- 
diaires et postéiieures fauves. — Long. : 1 1 .i i3. Larg. : 6 à 
^ mill. — Voisin de-. 0. gangeticus el spéculum de M Aube. 

Elaler { Luilias j Dcles.srrui. — Allongé, d'un beau vert 
luisant a reflets dorés et cuivreux. Tcte fortement poncluée, 
avec une large fossette en avant. Mandibules , palpes et an- 
tennes noirs. Coiselet plus long que large, assez aplati, Irès- 
fîneineut ch.tgriné et ua peu pubescent sur les coiés, qui sont 
febordés et cuivreux, beaucoup plus étroit en avant, pei4 



TRAVADX INÉDITS. 3g 

arrondi sur les côtés, et ti-rminé en arrière, de chaque côté, par 
une forte pointe ayant l'extrémité un peu courbée en bas. 
Ëcusson arrondi , placé dans un large enfoncement de la par- 
tie antérieure des élylres , celles-ci tiiiement chagrinées, assez 
convexes vers leur base et ternîinéesen pointe aiguë. Dessous 
et pattes d'un veit à reflets plus cuivreux que le dessus. — 
Long. : 29 à 38. Larg. ; 9 à 12 mill. — Cette belle espèce , 
très-voisine de l'E.Julgens de Fabricius, en diffère par la forme 
de son cor.selet. 

Popilia sptendida. — D'un beau vert métallique très-luisant 
à reflets dorés. Tête assez fortement ponctuée. Corselet et écus- 
son lisses. Élytres fortement striées , avec des points enfoncés 
dans les stries. Dessous lisse , à reflets cuivrés rouges Ircs-bril- 
làns, avec les côtés du thorax un peu pubescens. Antennes et 
pattes vertes. — Long. : 16. Larg : 10 mill. 

Le genre Cyrlognathus , récemment caractérisé par M. De- 
laporte de Castelnau ( Bufifon , Dumesnil), et indiqué dans 
le catalogue de M. le comte Dejean , a été formé avec le Priii- 
nus Tosiralus d'Olivier; pins tard on y a joint le Prionus pa- 
radoxuB de Faldermann (Bull, de Moscou ), insecte qui en 
diffère par l'absence de la pointe du prosternnm. Celui oue 
nous devons aux laborieuses recherches de MM. Delesserl et 
Perrotet , se place immédiatement à côté du Prionus rnslralus, 
car il a comme lui une forte pointe au de.ssous du proslernum; 
nous allons en donner une courte description, en attendant que 
nous le fassions figurer dans le Mnj^astn de Zonlo^ie, et nous 
terminerons cet article en insérant la lettre que M. Perrotet 
nous a adressée pour nous faire connaître les curieuses parti, u- 
larilés de ses moeurs. 

Cjrtognaihus monlanus. — Long de 29 à 43 mill. Large 
. de 10 à i5. — Mâle entièrement d'une couleur marron, 
plus claire i> l'extrémité des antennes , des élytres , aux l^irses 
et au drs.sous de l'.ibdonien. Tête allongée, à col cylindrique. 
Yeux traTisversaux , rénifornus , ayant leur diamètre longitu- 
dinal étroit , laissant un large espace entre eux en dessus , et 
n'occupant au plus que le tiers de la longueur de la tête. Man- 
fibule» lrè»-grandes et très-arquées. Corselet d'un tiers plus 



4o TBAVAIX INÉDITS. 

large que long , luisant , nssez nplati , dilaté sur les bords, sur- 
tout au milieu oii l'on aperçoit la trace d'une petite peinte 
confondue dans la dilalatioT). Élylres bombées à leur base > 
médiocrement luisantes . finement chagrinées et offrant de 
très- faibles traces de côtes longitudinales. Tarses antérieurs 
des mâles très-dilalés. 

La femelle est de la même couleur et plus large; son corps 
est un peu plus aplati , son corselet est plus petit relativement 
aux élytrcs, la têle est plus courte ainsi que les mandibules , 
il n'y a point de pointe conique au prosternum, l'abdomen 
est terminé par un petit oviducte fourchu et les tarses anté- 
rieurs sont simples et non dilatés. 

Celte espèce diffère du C. rostralas parce que ses yeux 
sont beaucoup plus petits et n'avancent pas autant vers la 
ligne médiane. En effet , chez celui-ci , ces organes occu- 
pent à peu près la moitié [de la longueur de la tète. Les 
tarses antérieurs des niàies sont moins dilatées chez le C. ros- 
tralus ; ses élytres sont pins allongées, plus fortement rugueu- 
ses ; son corselet est moins birge relativement à sa longueur , 
car il e^tà peine d'un quart plus large que long. Enfin le C. 
rostralus , dont nous avons vu quatre mâles cl une femelle, 
est toujours d'une couleur brune noirâtre luisante , avec le cor- 
celet d'un rouge presque fauve , ainsi que l'extrémité des an-» 
tennes, les pattes et le dessous du corf^s. 

Voici ce que M. Perrotet nous écrit relativement à l'habita- 
tion et aux mœurs du C. monlanus. «i Cet insecte com- 
mence à paraître à la surface du sol dès la fin d'avril , et con- 
tinue à sortir de terre , en augmentant en nombre d'individus, 
jusqu'aux premières pluies, qui , d'ordiniure ont lieu fin mai 
ou courant de juin. Leur nombre est alors si grand , que les 
chemins et les routes en sont souvent remplis, au point qu'on 
assure , dans le pays , que l'ours noir des Gattes ne se montre 
dans ces montagnes que pour s'en repaître. Parmi le grand 
nombre d'individus gisant à la surface du sol, on en remarque 
de jaunâtres , de blanchâtres et de bruns; je me suis assuré 
qu'ils sortaient de lerru en en surprenant quelques uns dans les 
Uous même qu'ils,. se(nbjaiçnt fç creuser pour arriver à l'air 



TRAVitnx INÉDITS. 4' 

libre. C'est toujours sur les montngnes couvertes d'herbes plus 
ou moins grandes , d'arbustes , etc., qu'on !e.s voit se montrer 
en plus grande quantité. Les environs'do Coonoor , de Kotir- 
gherris , etc., sont les endroits oîi l'on en voit le plus ; ils se 
tiennent toujours à terre, ont une démarche lente et lourde. 
Je n'en ai jamais vu voler. » 

Ces observations intéressantes, que M. Ad. Delessert nous 
avait fait pressentir , en nous assurant que cet insecte se trou- 
vait à terre, dans des lieux élevés, dépourvus de grands ar- 
bres, et qu'ils servaient de nourriture aux ours ; ces observa- 
tions , disons-nous, sont des plus curieuses et des plus impor- 
tantes pour le classement du genre entier ; car il est présu- 
mable que les deux autres espèces ont uue manière de vivre 
analogue, et dès-lors ces insectes devraient peut-être s'éloigner 
des Priones qui vivent dans les troncs d'arbres , et aller près 
des Dorcadions et de certaines Lamics , que l'on trouve tou- 
jours à terre et dont les larves doivent vivre de racines. Nous 
repré.sentons la tète , le corselet et le tarse antérieur des deux 
espèces que nous comparons entre elles. PI, i", fig. 5. Télé 
et corselet du C. monlanus. 5 a. Son t.irse antérieur , fig. 6, 
du C. rosiratus. 6 a. Son tarse antérieur. Ces figures sont 
grossies et appartiennent à des mâles. 

Lema cruciala. — Ferrugineux fauve ; élytres jaunes avec 
la suture et une bandt tnmsverse :iu milieu , noires. —Long. : 
10. Larg. : 4 mill. 

CMamys indica. — Noir. Tête rugueuse , aplatie. Corselet 
trés-élevé au milieu , rugueux, avec des élévations circonscri- 
vant une espèce de sillon et quatre fossettes assez bien mar- 
quées au milieu. Elytres fortement rugueuses, ayant des éléva- 
tions sinueuses et liirges. Dessou- et pattes rugueux. — Long.: 
2 i/3. Larg. : i 1/2 mill. — C'est le premier insecte de ce 
genre que l'on ait encore découvert sur l'ancicB continent. 

Chrysomcllii {plaf;iodnra) rajah, — Arrondie cl très-globu- 
leuse, d'uu vert l'unté, quelquefois presque noir, avec les 
élytres Icslacécs offrant souvent des reflets verts. Tcio et cor- 
selet lisse? , le corcelet .lyaul de chaque coté quelques points 



44 TRAVADX INÉDITS. 

enfonciîs asseî 'distans. Elytres très-finement ponctuées. — 
Long. : 12 h i4- Larg- î '"à 1 1 mill. 

Coccinella (epilnchna) Delesxrrlii. — Arrondie, pnh"«cPntP. 
Tète et corselet^fauves; écussoa brun. Elytres noires, beaucoup 
plus larges que le corselet, à leur base, ayant chacune cinq 
grandes taches arrondies fauves : deux à la base , deux au mi- 
lieu et la dernière à l'exlrémilé. Dessous du corps noir avec 
les côlcs du thorax et de l'abdomeu tachés de fauve. Antennes 
et pattes fauves. — Long. : b. Larg. : 7 mill. 

Scarabée jdpiteb , insecte nouveau décrit par M. L. BugoET. 

La description et une figure dn ce magnifique insecte vont 
paraître dans le Magasin de zoologie ; nous donnons en atten- 
dant^ la diagnose suivante, empruntée à la description qui nous 
a été adressée par rauteur. 

Scarabœns Jupiter. — Supra nigro-nitidus ; thoracis cornu 
snperne porreclo decurvo, simplici , subtus barbalo, laleribus 
duabus rectis, subulatis brevioribns ; capitis cofnu porrccto ) 
longissimo, simplici, unidenlalo ; eljtris elongatis , punctalis- 
simis ; pectiire abdomineque flavo-barbalis. — Long. : laS. 
Larg. : 4' mill. — Hab. la Nouvelle-Grenade, en Colombie. 

NoDvELLE ESPÈCE du genre Ozodera , par M. DepoNT. 

Ozodera calUdioides . — Long. : 9. Larg. : 3 i/» lignes. — 
Elle est de la taille du Xanlhospilos , quelquefois plus petite, 
et d'un brun ferrugineux de part et d'autres. Les antennes 
sont de cette couleur , avec l'exlrcmité de chaque article et la 
totalité des trois avant derniers, noirs. Le corselet, couvrrt de 
petits poils giisàtres, est aussi long que large, sinué irrégu- 
lièrement . avec une pointe médiocrement saillante à chaque 
bord latéral , et une fine bordure noire aux bords antérieur et 
postérieur. L'écusson est plus foncé que les élytres, qui sont 
d'un brun ferrugineux plus ou moins clair et couvertes de pe- 
tites impressions ou rides vermiculées sur toute leur étendue. 
Le dessous du corps est d'un brun plus foncé que les élytres , 
couvert de poils grisâtres, et chaque segment est bordé de 
noirâtre. Les pattes sont ferrugineuses avec les articulations de» 
ïambes el les tarses d'un beau noir. — Colorobie, 



TRAVAUX INÉDITS. 4^ 

LÉPIDOPTÈRES NOUVEAUX découverts aux Indes-Orientales , par 
M.Adolphe DELESSERTet décrits p^irM. GoÉhin-MÉNEVIlle. 

Pupilio Satwnus. — Ailes noires: les supérieures avec une 
bande maculaire vers le sommet , les inférieures en queue avec 
une grande tache vers le sommet , arrondie en ded^ms. furtc- 
ment déniée en dehors , jaune-pâle. Dessous des inférieures 
ayant la tache prolongée jusqu'au bord abdominal et séparée 
en '^ taches par des nervures noire^. Un rang de lunules blan- 
ches précédant les taches du bord des échancrures. Corps et 
abdomen tachés de bl.inc en dessous ( mâle). — Enverg. 12 
centimètres. — Côte Malaye. — Ce papillon est très-voisin du 
P, nef)helus ; Boisd. 

PafiiUo Neplunus. — Ailes noires; les supérieures ayant 
deux larges bandes grisâtres traversées par des nervures noires. 
Les inférieures en queue , ayant à l'angle anal une tache d'un 
rouge sanguin, prolongée en bande transversale jusqu'au milieu 
de leur largeur. Dessous totalement semblables au dessus. 
Corps noir. Côtés du thorax et de l'abdomen en dessous, d'un 
rouge sanguin. (Se.\e? abdomen mutilé). — Enverg. 10 cent. 
— Côte Miilaye. — Ce papillon doit être place en tète du 
groupe 17 de M. Boisduval. 

Papilio Brama. — M. Adolphe Delesserl a rapporté de la 
côte Malaye plusieurs individus d'un Papillon, que l'on pour- 
rait peut-être considérer comme une variété du Pap. Palinu- 
rus de Fabricius , m.iis qui en différent assez sensiblement. 
Ayant examiné , dans la collection de M. Boisduval , l'individu 
qu'il rapporte au P. Palinurus de Fabricius et celui qn'il rap- 
porte à son P. Crino, nous avons trouvé que ces deux Papil- 
lons et le nôtre se rapprucheni beaucoup entre eux, mais qu'on 
peut cependant les riislinguer et formuler les différences qu'ils 
présentent , c'est ce que nous allons essayer de faire dans le 
tableau suivant ; 

Ailes d'uu brun noirâtre sablé de vert , avec une bande verte 
commune et transversale. 

1. Poiut de lunules vertes près du bord postérieur des se- 
coadei ailes. Extrémité des queues verte. Bande des supérieu- 
res étroite, surtout en haut, pasmai notal/tement en dehort d* 



44 TRAVADX INÉDITS. 

l'extrémité de la cellule discoïdale. — Pap, Crino , Fnb. — 

PI. .,%. .. 

2. Des lunules vei tes près du bord posiérieur di's secondes 
ailes. Point de vcrl à l'oxtrômilé des qneues, 

a. Bande dos ailes supérieures très-large , passant en de- 
dans de l'extrémité de la cellule discoïdale el touchant seule- 
ment celte extrémité. — Pap. Palinurus , Faly.— P\, i, fig. 2. 

i. Bande des ailes supérieures birge , passant sur l'exlré- 
miti de la cellule discoïdale et élanl coupée en deux parties 
égales par celle cxlrcinité.^/'a/). Brama. — PI. i, fig. 3, 4- 

Tous les individus de la 3° espèce que M Adolphe Deles— 
sert a rapportés de la côle Malaye , sont identiquement sem- 
A/ai/«. Dans les femelles , pi. 1, fig. 4. '" bande est plus 
étroite , mais elle passe toujours sur l'extrémité de la cellule 
discoïdale et est coupée en deux par elle. De plus , le Pap. 
Palinurus difFère du nôtre par le dessous de ses secondes ailes, 
qui offre une bande noirâtre presque dépourvue d'alomes , 
tondis que dans le nôtre celte même partie est simplement un 
peu plus foncée et couverte, comme le reste de l'aile, d'atomes 
d'un gris jaunâtre. 

Il est probable que notre Pap. Brama n'est qu'une variété 
locale du Pap. Palinurus, de même que le Pap. Arjuna n'eu 
est qu'une du Pap. Paris. Ce doute ne pourra être levé 
que lorsqu'on aura vu un plus gr.ind nombre de Pap. Pali- 
nurus, et lorsque les Chenilles des deux espèces seront connues. 

Vanessa Eudoxia. — Ailes dentées, d'un jaune fauve en 
dessus. Les supérieures concaves, bordées de noirâtre à l'ex- 
trémité. Les inférieures ayant une petite queue , leur bord 
offrant une double ligne noirâtre et, en avant de celle ligne, 
cinq gros points noirs et ronds. Dessous d'un brun jaunâtre à 
la base des ailes , d'un JMime plus pâle au milieu , augmentant 
de ton vers les bords , avec îles lignes blanchâtres en zigzag. Un 
rang d'yeux bruns assez grands , à pupille pelile et blanche, 
cl bordés de noir, près du bord externe, composé de 6 yeux 
aux ailes supérieures el de cinq aux inférieures. Corps brun- 
noirâtre (mâle). — Enverg. un peu plus de g cent. — De la côle 
Malaye. 



analïses b'obvrages NonvEAux. 45 

II. ANALYSES D'OUVRAGES NOUVEAUX. 

La Géologie et la minéraloiïie dans leurs rappi)rlsavec la ihéo- 
logie naturelle , par le docteur W. BdcKland , traduit de 
l'anglais par M. L, Doyère, professeur d'histoire naturelle 
au collège royalde Henri IV, avec cartes et planches. 2 vol, 
ln-8°.— Paris, Masson et Fortiu , libraires, rue de l'École- 
de-Médecine. 

La géologie est décidément, dans son ensemble comme dans 
ses annexes, celles des sciences n^iturelles qui réunit dans ce 
moment à sou service le plus de gens zélés et les plus belles 
intelligences. 

Ce n'est pas la géologie comprise hostilement comme parVol- 
taire, Diderot, Grimm et le baron d'Holbac, dans le but avoué 
d'atla(]uer les convictions religieuses basées sur la tradition bi- 
blique qui, après toul, avait besoin de paraphrase. Ce n'est pas 
la géologie expliquée comme par Voltaire, qui donnait pour ori- 
gine aux faluns certain usage des pèlerins du mojen-âgequi s'a- 
musaient à transporter des coquilles, que vont étudier sur place 
tant de jeunes gens de tout rang et destinés à toutes carrières, 
que viennent entendre enseigner tant d'hommes mûrs aux 
savantes leijons des buckland , des Goldfuss , des Cordier, des 
De Bcaumonl, des C. Prévost. C'est la géologie comme Georges 
Cuvier l'a fait sortir de terre , armée de toutes pièces et de 
preuves convaincantes, qu'ils écoutent sur son trépied. Pour- 
quoi tant d'assiduité aux cours de géologie? c'est que cette 
science a appelé à son aide l'expérience et l'observation à la 
place du vain esprit de système dontBuffon et Lametherie, eo— 
coreavec quelques traînards en arrière d'eux, auront fermé, au 
moins devons nous l'espi'ier, le trop mouvant abîme. 

Puis cerlainement une réai lion déiste , disons mieux chré- 
tienne, orlb' doxe même , se manifeste en Europe : on sent le 
besoin d'asseoir ciiriti ses idées et les prémices de toute science 
sur q'ieh^ue chose , cl de rallier ensemble en un faisceau sur 
la liadiiiun, l'obiervMtlon et raiilorilé, le passé, la présent 
cl l'avenir de lliumaiiité, comme l'un dit aujourd'hui. 



ijO ANALYSE d'oUVBAGES BOOVEADX. 

Cette réaction se traduit dans la sphère des sciences par un 
entraînement vérilable vers la géologie, on voudrait savoir 
sinon quand , mais comment a commencé à s'opérer l'ordre et 
l'ouvrage des six jours. 

Et ce siècle s'est trouvé émerveillé et satisfait quand la ré- 
vélation matérielle de la création commencée et bientôt para- 
cbevce par Cuvier, par Buckland et par d'autres géologues, 
s'élança radieuse du cabinet du minéralogisie, du fond des 
mines et des carrières exploitées par l'industrie humaine , pour 
s'asseoir sous l'égide de la foi religieuse dans la cbaire de 
vérité. 

Le discours de Cuvier sur les révolutions du globe , traduit 
dans les Conférences de Saint-Sulpice , devant la jeunesse 
attentive de la fin de l'empire, en articles de foi et de con- 
cordance biblique; l'ouvrage plus récent du doclenr Buckland, 
inspiré parle révérend comte de Bridge- Water; le genre d'ins- 
truction religieuse que iM. Ducrotay de Blainville s'est si heu- 
reusement ingéré de semer avec tant de discrétion et de dis- 
cernement dans la suite de ses lettons actuelles d'organisation 
comparée au Muséum : tout cela va servir de fondement à une 
ère nouvelle de science et de foi, dans Inquelle viendront se placer 
comme pierres angulaires, la loi defiriiilitéet de prévisions har- 
moniques, la croyance dans la création exactement expresse de 
chiique espèce végétale ou animale, androgyne ou bisexuelle, 
Ccetipare, ovipare , gemmipare ou scissiparc , dans un moment 
donné du temps et dans un lieu déterminé, peut-être indéter- 
miné et multiple de l'espace. — Vérités dont la consécration 
peut être faite par des hommes qui ne se basent plus que sur des 
à posteriori f enfin , devenus à peu près définiliis. 

C'est à ces titres que nous venons de lire avec un vif in— 
rêt , l'ouvrage du docteur Buckland, d'abord dans un extrait 
préparé dès i838 , par M. Joly , notre collègue au collège de 
Montpellier ; puis , dans la traduction plus complète de 
M. L. Doyère, notre collègue à P^iris. 

Comme tout l'ouvrage ne fait qu'appuyer sur des points de 
doctrine pour lesquels nous avions combattu naguères , par 
de rares paroles, ou plutôt par un respectueux silence, notts 



ASALTSES d'0UVB*GI9 ^ODVEAU^(. 4? 

avions voulu noter tous les points de l'ouvrage où ces prin- 
cipes sont niUement foimcilés. Mais les reUter ici, ce serait 
trop long; qu'il nous sulli^e de dire qu'à eh.ique pas le lecteur 
demeurera de plus en plus convaincu de la faiblesse de la théo- 
rie de la modification des espèces animales les unes dans les 
autres, par des cbangemens arrivés dans l'état modificateur du 
monde ambiant. Car , comment admettre cela , dit notre au- 
teur (pag. 362), ■> quand plusieurs types, Crustacés , Sauriens, 
ont traversé, semblables à eux-mêmes et jusqu'à nos jours 
actuels , presque toutes les pbases de la vie du globe , sans 
cbangemens profonds; et quand , d'autre part, à chaque ca- 
tastrophe, on voit apparaître de nouveaux êtres à la place de 
ceux qui sont à jamais et irrévocablement anéantis, sans qu'en- 
tre ces types il y ait possibilité de rallier, par des transitions 
peu sensibles et non interrompues , comme cela eût eu lieu par 
voie progressive de descendance , les deux bouts rompus de la 
chaîne, ainsi que l'exigerait la théorie de M. De Lamarck. 

Enfin , le lecteur trouvera écrite à chaque ligne la grande 
loi de finalité ou de prévision ; depuis, dit Buckland, le dépôt 
de la houille dans ses bassins irréguliers , jusque dans chaque 
couche du sol , jusque dans l'organisation de tout êti e , non 
seulement par rapport à lui , mais vis-à-vis de tout ce quj 
l'entoure, ce qui mène à un optimisme, ou du moins à un 
système de compensations en tout et pour tout, qui nous paraît 
convenablement déduit. De sorte que Buckland nous montre 
l'ordonnance du globe et de tout ce jqu'il enserre , disposée 
p')ur 11 fin et le plus gianJ avantage Je l'homme , de&tiué à 
venir le dernier occuper en maître l'ouvrage perfectionné de 
de la création. 

La géologie, au point où nous la laissons sortir des travaux 
d'hommes religieux, riche de faits et d'argumens, explique 
enfin le monde, et ne laisse plus à l'homme qu'à se compren- 
dre lui-même sous le rapport abstrait et mct^r|ihysique. Ce qui 
depuis long-temps lui a été rendu facile par des révélations 
d'un autre genre dans l'ordre moral. 

Nous félicitons donc l.i classe des sciences morales et politi- 
ques de rinslit it d'avoir encouragé la publication de l'ouvioge 



48 ANALISES d'oCVRAGES NOUVEAUX. 

du docteur Buckland. Elle eût ,fuit justice, selon nous, en 
partageant le prix entre MM. Joly et Doyère. Nous compli- 
mentoDS ce dernier d'avoir entrepris cette traduction , s'il l'« 
fait avec une conviction entière , s'il s'est identifié avec son 
vénérable auleur. Accepter un prix de vertu pour une traduc- 
tion, sans iijouter une note à l'original, sinon à condition de 
partager les croyances scientifiques et morales de l'auteur 
que l'on va mettre en lumière , nous paraîtrait indigne du plus 
vulgaire sentiment de délicatesse. — S'il n'en est pas ainsi , 
nous applaudissons voloutiers à celte récompense pécuniaire 
méritée et reçue , nous irions loucher la main au lauréat en 
signe de confraternité de sentiment, si le chaos immensum 
n'était, jusqu'à nouvel ordre, entre nous, et si nous n'a- 
vions encore une diiCculté à résoudre? Comment, en effet, 
notre collègue peut-il allier ces nouveaux élans avec des 
éloges outrés, selon nous, répandus passim , et offerts, 
nous en répondons de visu, au savant illustre qui s'est 
complaisamment posé parmi nous le chef de l'école antifina- 
liste , et comme représenlant de la théologie panlhéistique, 
dite philosophie de la nature. Comment ce dernier prendra-t— 
il celte incorporation à sa propre substance de l'ouvrage de 
Buckland, en la personne de l'un de ses plus chers adeptes? 
Comment s'arrangera le philosophe auquel nous faisons allu- 
sion , en recevant des mains de l'un de sus adhérens , si labo- 
rieusement enfantes na^uères à ses doctrines , l'ouvrage de 
Buckland qui bal en brèche ses idées les plus chères , ses titres 
à une si vaste renommée? Ne pourra-t-il pas dire comme 
César au second des Brutus , en recevant le premier coup de 
lui dans le sénat et en se voilant la tète de sa toge : Tu qaoque 
fin mi , Brute ! 

Ce sont-là de simples doutes et une question toute morale , 
non déplacée, lorsqu'elle est faite à quiconque a louché en 
deniers comptaiis un prix de vertu ! iS'uus désirerions ètie dé- 
trompés, car les coiitr.idictious de l'esprit humain sont toujours 
tristes, surtout lorsque l'iutérèl peut être au fond du sac, et 
parce que, fiiute d'un peu de sincérité, il ne serait pas beau de 
compromettre la classe prudente des sciences morales et po- 



ANALYSES d'ouvrages KOUVEaUX. 49 

liliqaes , et de loi faire faire , sans qu'elle en puisse , donner 
du corps et de la réalité à la conclusion extravagante et, disons- 
le , impossible dans l'espèce, du sauvage roman à^Atar-GuU, 

( Docteur A. Bodbjot.) 

Élémens DE Géologie de M. LrELi,trad. de madame Tullia 
MeulUen. — Petit in-8», i vol. — Paris , Levrault, iSSg. 

Cet ouvrage élémentaire de M. Lyell a eu dix éditions en 
Angleterre. M. Constant Prévost en a recommandé la traduc- 
tion récente à son nombreux et très-attentif auditoire de la 
Faculté des sciences , comme un prodrome utile à ses leçons et 
à ses excursions géologiques. — C'est à une dame que nous 
devons cette traduction, à laquelle on n'a que peu de fautes 
techniques à reprocher , et que M . Constant Prévost a relevées 
CD tes expliquant. Cet ouvrage, qui ne concourt pas à un prix 
de vertu , n'en sera pas moins utile à tous ceux qui viennent 
chercher dans l'élude des faits géologiques une instruction in- 
téressante au plus haut degré , et pourrions nous dire , d'une 
haute valeur morale. ( Docteur A. Bodbjoi. } 

CoMMEMAiio DE PETEEFACTis quîe in schisto biluminoso roans- 
feldensi repcriuntur quam conscripsit G. Aldophus Kurtze, 
doct. philos. ( Halae , 1839, in-4° , fig ) 
Cette dissertation est dédiée à M. le professeur Germar, si 
connu des entomologistes par ses nombreux et importans tra- 
vaux ; après quelques généralités , l'auteur fait connaître les 
poissons que l'on trouve dans les Schistes dont ils s'occupe; ils 
appartiennent à quatre genres qui entrent dans les familles 
nommées Lepidoidum et Soroidum. Les genres de la pre- 
mière famille sont les Palaoniscus avec 5 espèces, les Pla— 
tysomut avec a espèces et les Janassa avec 2 espèces. La se- 
conde famille ne contient que le genre Pygoplerus avec i seule 
espèce. Dans un second chapitre , M. Kurtze décrit un reptile 
du genre Mnnitor [M. antirjuus') ; un mollusque Brachiopode 
(Productus aculealus), et diverses plantes fossiLs. Les des- 
criptions des espèces sont complètes, élenduis et précédées 
d'une di.-ignose. La jj'nonymie est étudiée avec soin , enhn 
l'auteur nous paraît avoir traité son sujet d'une manière com- 

4 



5o ANALISES d'oDVEAGES NOOVEAUK. 

plète. Trois planches lilliographiées accompagnent ce mémoire, 
la première représcnle le Palaeonsicus Dunkeri, la seconde la 
partie caudale du Pal. exsculpius,et la troisième deux plantes 
fossiles. ( G.-M. ) 

MÉMOIRES pour servir à l'histoire naturelle des possessions néer- 
landaises dans l'Inde, par les memhres de la commission 
d'histoire oaturelle de l'Inde et quelques autres auteurs. 

Tel est le litre d'un grand ouvrage que le Roi des Pays-Bas 
va faire exécuter sous la direction de M. Temniinck , savant 
bien connu des zoologistes. Cet ouvrage national com- 
prendra les résultats des découvertes et des observations iné- 
diles formiinl la base des travaux scientifiques que le gou- 
vernement de l'Inde a fiiit entreprendre et continue dans 
les vastes domaines de l'archipel de la Sonde , dans celui 
des Moluques , à la Nouvelle-Guinée et au Jiipon. L'ouvrage, 
format petit in-folio, texte et planches, aura Irois ilivisions , 
auxquelles ou s'abonnera séparément. La i" division , com- 
posée avec la zoologie, contiendra, autant que possible, des 
monographies sur différentes parties du Règne animal des pos- 
sessions de riude , avec figures coloriées. La 2" division com- 
prendra la botanique, et la 3", les vues pittoresques, les 
relevés de côtes , cartes , portraits, arnies , ustensiles, etc. 
Chaque livraison de lo planches, avec le texte qui s'y ratta- 
che , est du prix de 20 l'r. 

On s'abonne chez Us principaux liliraires de la France et de 
l'étranger , et , à Paris, chez Arthus-Bertrand et Baillière. 

(G.-M.) 

Mélanges obnithologiqoes , par le Docteur Edouard Roppel. 
Monographies des genres Cj-gnuS Cedtepjris, et Coliu», ayec 
3 planches. ^Extrait du Muséum Senckenbergiaiiuui, i83g). 

Dans ce travail le célèbre voyageur étudie d'abord le genre 
Cygne, dans liqucl il adiuel S espèces, en y comprenant 
VAua gumùensis,sur lequel M. de Lafresnaye a publié des 
observations intéressantes dans noln- Magasin de zoologie. Le 
second article est consacré à faire connaître toutes les espèces 



ANALYSE n'onVUlGES NODVEACX. 5l 

du genre Ectenilleur, qu'il divise en trois sections (Cel)lepyris 
campepha^ , C. typns , C praucalns) cl dont il dcciit 19 es- 
paces. Enfin In inono};rapl)ie du jjenre Coliou termine ce mé- 
moire ; elle comprend 6 espèces Les trois planches représen- 
tent le Crgttis gmnhensi'-, les Ccbl'fyrris melanoptera et mu— 
Tina, Ruppel, et son Colius leucolis. ( G. -M.) 

HisToniE NATORELLE dcs Coléoptèpcs de France; par M. E. 
MutsAMT. ( Psris , Maison , lib., quoi des Angustins, 2g.) 

M.Molsant, déjà connu avantageusement ,par la publication 
de plusieurs ouvr.iges d'hislolre naturellf écrits avec piirelé et 
élét^,ince,B senti <|ne le moment était venu de publier une hisloire 
des coléoptèrcs de notre pays, et il s'est mis courageusement à 
l'œuvre. Le projet de l'auteur est de donner un spccics de tout 
les coléoptères qu'il est possible de trouver en France , de 
faire coonaitre leurs mœurs , leur genre de vie , les moyens de 
leur faire la gaerre , *lc. L'ouvia^e paraîtra piar livraisons 
compoiaiit chacime la monograpliie d'une famille naturelle. 
Le tout sera coordonné par une introduction dans laipielle 
M. .Mu'sani eX|H)SPra les connaissances préliminMircs à l'élude 
de l'eiilomologie 11 paraîtra au moins deux livMisons par an, 
et comme elles seront d'one étendue variiible , suivant «elle 
de la fainille dont elles traiterimt , le prix sera variable aussi 
el calculé à raison de 4» certimes la feuille de texte et ^0 cen- 
linies pour chaque planche noire, ou 1 fr. Soc. par planche 
coloriée. 

Tel est le plan de publication adopté. La première livraison 
qui vient de parnitre <'St consacrée aux Longicornes. M. Mul— 
saot avait d'abord «1 le dessein de publier ses coléoptères d'après 
l'ordre a'iopté par Lalreille et tous les entomologistes ; mais il 
a pensé que les cambiqucs ayant été tiailéspar M. Dcjean , les 
Hydrocanlhares , par M. Aube, les lléléromère , par M. So- 
lier , les Kliy nchophores , par Scliœnherr ; il valait mieux en- 
treprendre une lies famiibs qui ne tout pas encore le sujet de 
travaux généraux et récens. Il annonce qu'il continuera de 
donner la prélcreiice anx loniillrs les moins «onnucs. 

Crtli' première livraii-on est composée de 3oo pages in 8° el 



52 ANALYSE d'oOVBAGES NODVEADX. 

de trois planches gravées. Elle comprend la description de tous 
les Longiuornes que M. Alulsant connaît en France et dont le 
nombre s'élève à 180 espèces. Dans un proihain article nous 
ferons connaître le plan et les divisions adoptés par l'auteur 
dans cette famille naturelle. (G.-M.) 

Compte rendu des expériences faites chez M. Duponchel par 
plusieurs membres de la Société , à l'effet de découvrir 
l'orgiine du cri dans le Sphinx à tète de mort , Acherontia 
atropos. Notice lue dans la séance du 2 janvier 183^ de la 
Société Entomologique de France. 

M. Duponchel , qui a rédigé cette note , commence par 
rappeler ce qui a été avancé sur ce sujet par Réaumur , un 
observateur ciléjpar EngramcUe , le docteur Lorey, le docteur 
Passciiiii et M. Goureau. Il ne cite pas les observations de 
M. de Nordmann, dont on trouve une analyse dans cette Revue 
( i838, p. 184 ), mais il nous semble qu'elles sont semblables 
à celles de M. Lorcy. Après avoir résumé les cinq explications 
données par les auteurs qu'il cite , M. Duponchel fait 
connaître les expériences auxquelles il s'est livré avec 
MM. Aube, Boisduval , Pierret et Rambur, pour vérifier ces 
cinq explications, et il montre qu'elles sont toutes erronées. 
Il résulte des expériences faites par ces entomologistes , que 
l'organe du cri , dans le Sphinx atropos , est encore à trouver, 
que tout ce qu'on a dit jusqu'à ce jour à ce sujet est encore 
sans fondement, et que ce cri, dont la plupart des auteurs 
parlent comme d'une voix plaintive, a la plus grande analogie 
avec celui que font entendre la plupart des Longicornes, et 
qui est produit par le frottement du prothorax contre la par- 
tie lisse de l'écusson. (G.-M.) 

ExEBCiCES zooTOMiQOEs, par P.-J. Vanbeneden , correspon- 
diint de l' Académie de Bruxellus, prolésstur dr zoologie et 
d'nnatomie comparée à l'Université catholique de Louvain, 
in 4° avec planches , iSJy, 1" et a» fascicules. 

M. le professeur Viinbeneden, auquel on devait déjàd'inté- 
ressans travaux sur divers points de la zoologie et particulière- 



ANALTSES d'oOVRAGES NOUVEADX. 53 

ment sur l'anatoniie des Mollusques, a eu l'heureuse id^e 
d'enlrepreiidre, so\is\e Mre A' Exercices zootorniqaes, un recueil 
où se trouvent les Mémoires réceiis qu'il a rédigés sur Vanafomie 
de l' Argonaute et la structure de >a coquille, sur le Pneurno- 
derme violet^ et sur une espèce nouvelle de la Méditerranée 
qu'il fait ic premi'T connaître , sur le nouveau genre Homo- 
derme de la même mer , sur l'anatomie du Limnœus gtutino- 
sus , composant le premier fascicule , et pour le second sur la 
Cjmbulie de Péron , le nouveau genre Tiedemannia , l'anato- 
mie des Hyale , Cléodore et Cuvierie. Ces divers travaux , 
presque tous relatifs à des Mollusques Pléropodcs , ajoutent 
beaucoup à ce que nous savions sur l'analomie de ces animaux 
par suite des belles observations de Cuvierdans ses Mémoires, 
et de M. De Blaiuville, dans le Dictionnaire des science» na- 
turelles. M. Vanbeneden y a joint plusieurs planches dessinées 
et gravées avec soin, toutes relatives à ses délicates observa- 
tions anatomiqucs. (G. -M.) 

MoNOGRAPHiA Chalciditdm , par Francis Walker, vol. II, 
espèces recueillies par C. Darwin , esq. , in-S". London , 
1889, 100 piiges. 

Nous avons rendu compte, dans le numéro 4, l83q, de 
celte Bévue, de 1h Monographie des Chab idites de M. Walker; 
Dous venofps signaler aujourd'hui la suite de son travail. 

Ce second volume se divise eu 7 parties, dont chacune est 
limitée par le pays où les insectes ont été trouvés, ce sont 
pour ainsi dire autant de faunes séparées de la famille des 
Chalcidiles. 

I" partie. Austral.isie. 1 10 espèces réparties dans 20 genres; 
quelle riches^t- pour une partie du monde dont on connaît à 
peine la dixième partie du littoral ! 

a* partie. B.ibia au Brésil. 35 espèces dans i3 genres. 

3' partie. IledeChiIoé. 1 g espèces réparties dans 10 genres. 

4* partie. Ile Charles des Gahipagos. 2 espèces sous a genres. 

5* partie. ^ouvelle-ZélJnde. 3 espèces rép.irties sous 2 
genre-. 

fr partie. Ile Games. 7. e.spèces sous 2 genres. 



S4 ANALT9B o'oclVnAGES NODVEtUX. 

7« partie. Ile Sainte-Héliiie, partie élevée du centre de 
l'île. -,» espèces sous 2 genres. (A. P.) 

SïSTEMA iNSECToiiCM, secuoduiïi plisses, ordines, gênera, 
specii'S, fum cbararleribgs , sjnoajmis, aanotationibus , 
lui is et iconibus, par JahinimsGlsTi,, loiji. J", Coléoptères. 
Fasc. I. Manlicora-Dromica cum tiibula xoeo incisa, iu-S". 
Muiiachli , i83j, 64 P"''g^S' 

Le litre de let ouvrage indique assez ce qu'il promet d'être; 
l'au'eur y donne les caractères des i;enres, la synonymie des 
noms cl y joint , je crois, la description de toutes les espèces 
décrites par les auieurs, en une phrase spécifique assez courte, 
leur taille et leur habitat ; nous avons vu avec peine que l'au- 
leur donne comme de lui, sous 'des noms nouveaux , des es- 
pèces pour lesquelles il indique le speiies de M. le comte 
Bcjean. Cebi se conçoit s'il s'agissait d'un catalogue, mais 
cela rst intolérable quand il s'agit d'un ouvrage spécial de 
descriptions. — Ce 1" fascicule ne contient pas entièrement 
les Clciudélctes. ( A. P. ) 

Mo.NSTBOsiTATEs CoLEuPTERORCM , adjecta sunt labulœ X li— 
ihograpbiiB , par HtrniauQ-Martin Asmos, in-S», Kigae et 
DpriMti, |835, 86 pages. 

L'autenr, après quelques considérations sur les cl.issifical ions 
que l'on a faites des monstruosités, s'arrèle aux cinq divisions 
suivantes : . 

Monstruosités par différence de forme. 

— par absence. 

— par excès. 

— par firvnandromorphic , ou mélange des sexes 

daiîs un même individu. 

— par cb:ine;fment de couleur. 

Il pas\e ensuite à la ilcscriptioQ de tous les cas qu'il a pu 
recueillir sur l» matière, lesq^els sont au uo-nibrc de vingt- 
cinq , et lerinine p T {|uclqnes considérations générales. L';m- 
teur donne des planches à la suite de sou ^travail; mais par 



SOCIÉTÉS SAVANTES. 55 

maîteur, le Jessîn et la lithographie en sont tellement mé- 
diocres , qu'elles aident peu aux descriptions qui sont très— 
claires. ( A. P. ) 

ni. SOCIÉTÉS SAVANTES. 

ÂCADÉUtE BOTALE DES SCIENCES DE PaRIS. 

Séance du Z février 1840. — M. Flourens lit un Mémoire 
intitulé : Nowelles recherches concernant l'action de la ga- 
rance sur tes 05. L'auteur coramrnce par faire connaître les 
travaux entrepris avant lui sur ce sujet, et dont les plus an- 
ciens datent de 1572. Il montre que le fait de la eoloralion 
des os par la garance mêlée dans les alimens des animanx , a 
donné à Dubarn^l l'idée de s» célèbre théorie du dévefoippe- 
ment des os, «t il eherebe à l'examiner en faisant de nouvelles 
expériences. 

M. Flourens a reconnu que les diverses espèces de garances 
ont une .iclioTi différente sur les os des oiseaux ; il a vu aussi 
que cette action est si prompte que la garance a parcouru 
toutes les voies orgauitjues de la nutrition , qu'elle a pénétré 
et s'est incorporée dans le tissu intime des partie» et jusque dans 
les 09, en cinq heures de temps. II a confirmé ce qui a déjà 
clé vu , savoir, que , d^ms les animaux nourris avec de la ga- 
rance , les os seuU se colorent. Il a reconnu aussi que ce phé— 
noméoe n'a lieu que sur de jeunes sujets , sur ceux chez qui 
ros.si(icatiua n'est pas encore parfaite. Il termine en annon- 
çant que ses expériences sur les Mammifères feront l'objet d'un 
second Mémoire. 

M. Benjamin Delessert fait hommage à l'Académie du 4' vo- 
luoïc de ses Icônes seleeta flantarum. 

M jrigntsiz ^'dresse quelques remarques .i l'occasion d'uae 
note de M. MandI , sur la sirncinre des écailles des Poissons. 
Ces observations ont pour objet de relever les assertions sin- 
guUiremenl légères , dit M. Agassiz, que M. Mandl a publiées 
dans les jinnales des sciences naturelles , en octobre dernier. 
11 cviiclut , après avoir discuté quelques faits, que la structure 



56 SOCIÉTÉS SAVANTES. 

des écailles, qu'il a déorile en 1829, est exacte, et que la 
maaière de l'envisager de M. Mandl est fausse en tous points. 

Séance du \a février. — M. Breschet lii un Mémoire, qu'il 
a composé en commun avec M. Rayer, sur la morve chez 
l'homme, chez les Solipèdes et quelques Mammifères. Il ré- 
sulte des observations de ces deux médecins que cette maladie 
est contagieuse et que la morve du cheval se transmet à 
l'homme par voie de contagion. 

M. Magcniie prend la parole pour dire , sans aucune pré- 
caution oratoire, que MM. Bresch^t et Rayer sont dans l'er- 
reur sur fous les points de leur travail. Celte dénégation, tant 
soi peu acerbe, soulève une discussion assez vive. 

M. le professeur Velpeau présente à l' Académie les dessins 
et les pièces aoalomiques relatifs à une monstruosité nouvelle, 
portion de fœtus vivant aux dépens du testicule. — Voici le 
fait. 

' Le nommé Gallochet , d'Esternay , âgé de 27 ans , bien 
constitué, portait au côté droit du scrotum une tumeur du vo- 
lume du poîng, cette tumeur qui paraîssai' étrangère à la sub- 
stance du testicule et dont la peau n'ofiFrait aucune analogie 
avec celle des bourses, remontai* à la naissance du jeune 
homme; elle n'avait jamais causé do douleur , elle était insen- 
sible à la pression et il était possible de l'inciser , de la piquer, 
de la traverser de part en part , sans causer la moindre souf- 
france. Celte tumeur a été enlevée par l'habileté du célèbre 
chirurgien de la Charité , M. Velpeau, qui a eu l'obligeance de 
la mettre sous nos yeux, quelques jours après, lorsque la dis- 
section a été terminée. Il est facile de constater dans a masse 
de la tumeur : 1° l'existence de plusieurs os appartenant à un 
fœtus de trois mois environ ; a" quelques masses musculaires 
adhérant aux tésumens p'utôi qu'aux os ; 3' quelques kystes 
remplis de matière analogue à l'albumine, au méconium, etc. 
On y a rencontré aussi r|ueKjucs poils. 

Maintenant il reste à expliquer comment le fait a pu s'é- 
tablir ? c'est ce <j\\c la comtni.'sion uoniméc par l'Académie 



SOCIÉTÉS SAVANTES. 5^ 

dira ou ne dira pas ; car il est douteux que , telle qu'elle est 
composée , il puisse y avoir accord sur ce sujet. Pour nous le 
fait s'expliquerait en adiuettant une espèce d'accolement ou de 
greffe opérée pcndantia vie intra-utérine. (M. S. A.) 

M. Joly écrit de Montpellier, qu'on a pris, aux envi- 
rons de cette ville, le 4 janvier, deux jeunes individus, 
mâle et femelle, de VAnas glacialis, qui habile exclusivement 
les mers arctiques des deux mondes. Cet oiseau n'est pas 
compté parmi ceux qui visitent parfois nos climats , et son 
apparition est d'autant plus remarquable dans le midi de la 
France , que la température y est si douce cette année, qu'en 
janvier la végétation y est plus active qu'à l'ordinaire, au 
point qu'il y a déjà des fleurs et des fruits noués à plusieurs 
espèces d'arbres. 

M. Emmanuel Rousseau adresse la lettre suivante : 
J'.ii l'honneur de vous prier de vouloir bien communiquer 
à MM. les membres de l'Académie des sciences, les observations 
que je crois devoir faire au sujet d'un os que l'on trouve à la 
tête des Perroquets , et que j'ai décrit dans la Revue Zoologi- 
que du mois de décembre dernier. 

Je ne me serais pas permis , pour un sujet d'aussi peu d'im- 
portance, d'interrompre vos savantes occupations, si le point 
ostéologique que j'ai signalé n'eût été l'objet d'une réclamatioa 
faite, d.ms la séance du 27 janvier dernier, par M. Jacquemin, 
qui a émis l'opinion que l'os en question n'est autre chose 
qu'une pi^ce qu'il a lui-même indiquée dans un Mémoire sur 
l'osléologie de la Corneille , sous le nom d'os sipkonium , d'a- 
près NitZ'ich, qui, suivant lui, en a parlé le premier. 

Pour lever les doutes que peut faire naître l'observation de 
M. E. Jacquemin , il ist indispensable que j'entre dans quel- 
ques détails, qui serviront à démontrer f]u'il n'y a pas identité 
parfaite entre l'os siphimiiim en question , et celui que j'ai 
désigné sous le nom à'intcr-carré-trmpnnn-audilif, qui, d'a- 
prc» mes observations, est particulier à la f«millede> Perroquets, 
cl que je n'ai rincontié djns aucune autre espèce d'oiseaux. 

De» rccLeabiif m'ont appris que ce n'est point M. Niizsch 



58 SOCTÉTÉS SAVANTES. 

qui, le premier, a découvert le prrtenda conduit aérien dont 
parle M. Jacqnemin. Pierre Camper- , savant médecin et natu- 
liste hollandais, a fait représenter a la pi. 34 de son Atlas, 
fig. i3-, i4> '5, >6 , 17, des mandibules d'Autruches , de 
Calaos-buceros, de Calaos , de Corneilles mantelées et de Hé- 
rons ; dans toutes ces mandibules, il désigne par la lettre B. 
le trou aérien auquel est attaché le conduit « qui vient de l'in- 
» térieur de l'oreille, et qui reçoit l'air par les conduit* 
». d'Euslaclie. » 

Si l'on f;iil bien attention , l'on Terra qu'en préparant la 
sjndesinologie de la loanflibale, dans l'intention de la conserver 
intacte , le prétendu siplwniumst réduit à sa juste valenrqoi 
est de servir à nn but unique comme ligament interne de cette 
articulation niamlibulaire , et non comme condocteu-r de l'air 
extérieur, attaché qu'il est sur unç surface rugueuse el non 
percée. 

La n>andibule est encore maintenue, à la partie postérieure, 
par un fort ligament qui en limite le mouvement en arrière , 
et qui vient , en forme de demi ceinture , s'attacher eu partie 
à l'os jugal , à l'os carré , cl enfin à la face interne de l'apo- 
physe moyenne de l'os condyle, Diins l'épaisseur de ce liga- 
ment articulaire, il existe deux os sésamoides en rapport, l'un 
avec l'apophyse externe du coiidyle mandibulaire , l'os jugal 
et l'os carré, l'autre avec la portion Bicdiane de l'os carré et 
1 apophyse moyenne de ce même condyle. Ces ostéldes sont 
assez apparonspour que je m'étonne que M. E. Jacqueinin ne^ 
les ail pas signalés d;ms son analomic delà Corneille. 

L'observation que je viens de rapporter, prise sur un ciâne 
de grand Corbeau , ne différerait pas s'il s'agissait de l'Aigle 
comniuu ou de tout autre oiseau moins bon voilier , c'est pour- 
quoi je limite ici nii s citations, me bornant à vous soumettre 
la pièce sur laquelle je m'appuie. 

La découverte de l'os particulier qui se trouve chez les Per- 
roquets , est due aux recherches que j'ai voulu faire sur la 
grande mobilité de leur bic, cl la c-iuse du mouvement d'a- 
vant en arrière de la mandibule Inférieure , qui n'est pas ar- 



SOCIÉTÉS SAVANTES' SQ 

rétée par le ligament postérieur en demi-ceinture dont j'ai 
parlé précédemmenl , à propos du Corbeau. Chez le Perroquet, 
au lieu de condyles à la mandibule, ce sont deux espèces de 
gouttières propres à recevoir la pjirtie inférieure et arrondie 
de l'os carré, qui diiïère essentiellement, quant à sa forme, 
de tous ceux des autres oiseaux que j'ai eu l'occasion d'exami- 
ner. Cette particularité fait que le Perroquef ( de la famille 
Grimpeurs) n'i st pas sans analogie, quant au mouvement de 
ses mandibules, avec les animaux Rongeurs, quoique les mâ- 
choires de ceux-ci soient articulées en sens inverse, et que leur 
condyle à la mâchoire inférieure, soit aplati laléralenieut et 
arrondi d'avant en arrière , pour glisser dans la cavité glé- 
noïdc du teiuporiil disposée à cet effet. 

Cette lettre esit accompagnée de plusieurs préparations faitos^ 
avec la plus grande perfeclioiis par l'auteur , et consistant vn 
une tète de Corbeau , plusieurs tètes de Perroquets de diverse* 
espèces et des os inler-carrétympano-audiùfs isolés. 

Séance du i'^ février, — M Serres lit un troisième mé- 
moire sur la respiration branchiale de l'embrjon , considérée 
chez les Maniujifères et les Oseaux, Il rappelle d'abord en peu 
de mots ce qu'il a dit à ce sujet dans un précédent mémoire 
(voir année iSSq, pige igo et 2^5) et insiste, après cela, sur 
la disposiiion anatomique de l'antnios , qui , suivant le cé'èLre 
acadéuilcieci, isolerait l'embryon Je !a cavité réttéihie contenant 
le liquide amniotique, et recouvrirait, par conséquejit, toutes les 
ouvertures naturelles de l'embryon , y compris les prétendues 
fentes branchiales, en leur formant un opercule véritable, des- 
tiné à s'opposer physiquement à l'entrée des eaux de l'amnios 
dans les cavités que nous venons d'indiquer. Par ce fait , que 
l'embryon ne serait pas placé d'une manière immédiate dans 
l'eau <le l'amnios, mais Inen d'une luaniêre n*édiale senlcmeat, 
M. Se rres croit avoir suflLsamment démontre que les fissureS' 
hraiicbialeii, situées sur les pditics latérales du cou, ne sout et 
ne sauraient être des orgaoes de respij'ation. 

En revenant ensuite sur ce qui a été dit des villosilés vascu- 
laires du chorion, constituaat , d'après M. Serres , la partie 



6o NUDVELLES, 

fondamentale de la branchie embryonnaire , l'auteur cherche 
à établir une analogie de fonctions entre les vlllosités qui, chez 
l'homine baignent d;ins le liquide de l:i caduque réfléchie , et 
les villosilés des Mammifères et des Oiseaux qui , dépourvues 
de cavités semblables à celles de la caduque utérine de la femme, 
trouvent cependant à se baigner dans le liquide que contient l'al- 
lantoïde ; de telle sorte que les villosités vnsculaires et bran- 
chiales de M. Serres respireraient de dehors en dedans chez 
l'homme et de dedans en dehors chez les Mammifères et les 
Oiseaux. 

M. M. Edwards écrit de Nice pour faire connaître quel- 
ques particularités de la circulation des Pyrosomes. 

Séance du 3^ Jifrier. — M. Marcel de Serres envoie une 
note sur la cause de la coloration en rouge des sels gemmes. 
Dans ces sels , la couleur est due à des infusoires analogues à 
ceux qui vivent actuellement. Suivant lui , ces sels sout des 
agrégations d'infusoircs. 

M. Flourens lit la suite de ses observations sur la coloration 
des 09. Ce mémoire est relatif aux expériences qu'il a faites sur 
les mammifères. 

M. tiandl répond à la note de M. Agassiz, et cherche à 
confirmer ce qu'il a avancé dans son mémoire. Il annonce que 
M. Edwards l'a autorisé à dire que ses résultats sont les seuls 
véritables. Il s'en rapporte, du reste, au rapport qui sera fait 
à l'Académie. 

NOUVELLES. 

M. Maximilien Spinola nous prie d'insérer la note suivante. 

On lit dantla 90' livraison , Histoire naturelle des animaux 
articulés, p. 253, que M. Spinnla a fait connaître plusieurs 
espèces nouvelles ( d' Hyménoptères ) d'après une note sur les 
insectes recueillis par M. Fischer, qui lui a été communiquée 
M. le docteur Vyalll. Il n'y a pas un mol en tout ceci qui ne 
Eoit une erreur. M. Fischer» recueilli de beaux Hyménoptères 



NOCVELLES. 6l 

eu Egypte et en Arabie. M. Waltl, qui se les est procurés^ 
les a vendus numérotés et innommés à M. de Spinola. M. de 
Spinola les a ordonnés , nommés , et décrits à sa guise, et il 
en a fait le sujet d'un Mémoire inséré dans les Ann. de la Soc, 
Entom. -y toni. VII, pag. 44' i *t qu'il lui a plus d'intituler r 
Compte rendu. M. de Spinola n'a eu d'autres communications, 
et il n'a reçu d'autre noie que celle de ses frais. 

M. Jeangebard , officier de la marine royale qui a Jépr 
fait de bonnes observations sur les mollusques, a bien voulu, 
d'après noireinvitation, porter son attention sur les animaux ar- 
ticulés. Il nous en a adressé un assez grand nombre, pris sur 
les côtes d'Afrique, et fort intéressans à cause des notes et des 
dessins en couleur qu'il y a joints. Nous publierons bientôt les- 
objiU nouveaux que nous devons au zèle de M. Jeangerard y 
afin que la science profite des observations que cet officier dis- 
tingué veut bien faire pendant les momeos que son service ne 
réclame pas. 

M. PiLATE vient de partir pour explorer la Floride, ht 
Géorgie, le Tennessee, l'Alabama, le Mississipi et la Loui- 
siane, afin d'y récolter des insectes de tous les ordres. Il a ou- 
vert une souscription dont voici les conditions: 

1° Chaque souscripteur s'engagera , par écrit sur papier 
timbré , à payer comptant sa part des envois , jusqu'à complé- 
ment de la quantité d'insectes pour laquelle il aura souscrit. 

2» Les frais de transport , depuis le lieu de l'expéditioa 
( un port de mer des États-Unis du Sud) jusqu'à leur domi- 
cile , seront à la charge des souscripteurs , de même que les 
Irais^d'assurance contre les chances de la mer. Ces dépenses, 
réparties entre plusiers , ne feront qu'une légère augmenta tioa 
de quelques francs pour cent. 

3" Les envuis seront adressés à Paris chez un des souscrip- 
teurs désigné par la majorité. Le désir de M. Pilale serait que 
ce lût M. iJeyrolle , natucalisie, rue de l'Odéon , 38; — il 
aurait la complaisance de faire parvenir aux souscripteurs leurs 
parts respective». 



fia N0UVELIE9. 

4° Ces Messieurs, prévenus rie l'iurivée de chaque envoi, 
se réuniront et procéderont à la distribution. Les parts, con- 
sciencieusement faites, seront numérotées, tirt'es au sort et 
aussitôt expédiées à ceux qui n'auraient pas assisté à ces 
réunions. 

5" MM. les souscripte'irs des provinces ou ceux de Paris 
qui seront absens seront représentés par des fondés de pouvoirs 
qui assisteront à la dislribulion. 

6° Les valeurs pécuniaires devront être remises franco àane 
personne désignée par M. Pdate. 

7° Le nombre d'actions, qui ne sera pas surpassé, est fixé à 
3o pour les Coléoptères; lO pour les Lépidoplères;^ lO pour les 
DijJlères , Héuiiplères et autres ordres réunis. 

8° Le même insecte ne pourra être représenté plus de six 
fois par action. 

Une acIioD de i,ooo Coléoptères à 3o c. l'un. 3oo fr. 

Une action de 4oo Lépidoptères à 5o c. l'un. aoo 

Une action de 6oo Diptères, Hémiptères, etc. 

à 20 c. l'un. 120 

Les souscripteurs déjà inscrits , sont : MM le Vicomte de 
Lamolte, Maximilien Spinola , H. Jary , le Comte de La- 
JerU , Domergue de Sainl-Florent , Reiche , Lacordaire ^ 
Cartier et Deyrolle. 

S'adresser (franco) au bureau de la Rente Zoologique. 

CoLLBCTio;» d'insectes de l'Inde. 

Ayant terminé l'arrangement de la colleclion d'i-DsecteS 
que M Adolphe Dclesserl a recueillie pendant son voyage dans 
les Indes orientales, nous en avons dressé la note suivante, pour 
faire conniiître le nombre d'esptces diverses qu'elle contient. 
PJous avons étudié cette collection avec grand soin, et nousavons 
reconnu que beaucoup des e.spëi'es dont elle est composée (le 
tiers au ntoins),sont inédites et iu)uvellespour la science. C'est 
principalement parmi les insectes découverts sur le plateau des 
Neelghcries ( province de Mysore à 3oo milles de la côte de 
Coromandel ) que l'on trouve le plus d'espèces nouvelles ; ces 



NOnVELtES. 63 

insectes ont un aspect européin, qu'ils doivent sans doute à 
l'élévation où ils vivent (environ 8.000 pieds au dessus du 
niveau de la mer ); mais on reconnait la physionomie indienne 
par la présence de quelques espèces des plaines, qui se retrou- 
vent jusqu'à cette hauteur et sont mêlées à celles qu'on ne 
voit jamais plus bas. 

Les localités auxquelles ces insectes appartiennent ayant 
été scrupuleusement notéis, donnent un grand prix .scientifi- 
que;! la collection, car elle peut ainsi servir à un Iravad sur 
la distribution géographique des insectes de l'Inde. 

Détail par localités, 

Dos montagnes de Neelgheries 4^5 espèces 5c)2 indiv. 

De Pondicbéry. 362 671 

De la côte Malaye, 261 3g4 



Total. 



io4« 



1657 



Détail par ordres. 



ÂPTEBES. 



Coléoptères. 



I Neelgheries. 
\ Pondiuhéry. 
' Côte Malaye. 

Total. 

jNeelgheries. 

< Poudichèry. 
(Côle Malaye. 

Tolal. 



j Neelgheries. 
Orthoptères. ' Pnndichéry 
( Côte Malaye. 



HÉMtPTÈKES. 



ToUl. 

1 Nielgheries, 
l Fondicliéry. 
(Côle Malaye. 

Total. 



12 espèces 

J 

25 



172 

65 
423 

32 

5o 
121 

1 

ai6 



1 

'9 

10 

2l5 

375 

100 
688 

48 
58 
61 

167 



i3S 

il 
3^0 



8 indiv. 



«54 


NOBV'EU.feS. 




I^ÉVROPIÈBES. 


j Neelgheries. 
< Pondichéry. 
( Côte Malaye. 


U 

1 


i3 

1 




Total. 


A 


32 


Hyménoptèbes. 


INeelgheries. 
«Pondichéry. 
lCè(e Malaye. 

Total. 


'7 

21 
II 


24 
34 
•9 

77 


Lépiooptèbes. 


Neelgheries. 
Pondichéry. 
Côte Malaye. 

Total. 


83 
20 
60 

i63 


128 
3o 

85 

243 


Diptères. 


1 Neelgheries. 
< Pondirhéry. 
' Côte Malaye. 


22 
5 


28 
5 

» 




Total. 


27 


33 


Celte belle coUetion est à vendre. Prix : 


i,5oo fr. 



S'adresser {franco) au bureau de la Revue Zoologique , rue 
de Seine-Saint-Gcrniain , i3. 



Nouveaux membres admis dans la Société CoviEBiEiiNKt 



184. M. GcoïE DE LoBGOEMiEE , S. chef au minislèie de la ma- 
rine; présenté par M, Petit de la Saussaie. 

185. M. Pabzcdhaki, naturalisiez présenté par M. J. Bicord. 

186. M. le docteur Habihub, membre de diverses sociétés savantes, 
présenté par M. Parzudhaki. 



MARS 1S40. 

I. TRAVAUX INÉfclTS. 

OisEADX NODVEAnx, recueillis sur le plateau des Neelgheries, 
dans les Indes orientales, par M. Ad. Delessert, et décrits 
par M. DE La Fresnaïe. 

1 . Gen. Tardas ( s.-g. mcnila ) , M. nigro-pileus , de La 
Fr. — M. tota cinereo ardesiaca , alis caudaqiic'paulo obscu— 
rioribus , reniigibus primariis oxtus cinereo marginatis , pilco 
nigro ; subtus paulo pallidior ; parum rufescenle tincta , ano 
albescente , ticlricibus cauda; inferis cinereis, illarum scapis 
albidis; rostrum pcdcsque flavi. — Long. tôt. : 26 cent. 1/2. 

Cette nouvelle espèce , la quatrième de l'Inde , qui par sa 
coloration presque noire uniforme et la teinte jaune de son bec 
rappelle notre Merle d'Europe , offic de grands rapports avec 
les Tardas pœciloplerus , Horf. , et unicoLir , Gould , tous 
deux des monts Hymalaya ; mais elle diffère du premier par 
ses ailes sensiblement plus courtes et leur teinte uniforme, et 
du second en ce qu'elle n'a pas les épaules rousses en dessons; 
elle diffère aussi du Turdus collaris , Sorel , Revue Zoolog. , 
1840, pag. 2. 

2. Timalia pcecilorhyncha , de La Fr. — T. supr;i lola rufes- 
cente-brunnea , plumis fronlalibus rigidis , cinerasccnlibus ; 
subtus rufa, ventre abdominequc pallidioribns ; roslium brève, 
altum, valde curvalum, buic Timaliœ iborocica; simile , sccl 
paulo brevius, nigrum , mandibula supera basi ad riclum tan- 
tummodo , infera tota llavis , liac apice nigro lincata ; pedes 
fuseescentes. — Long. lot. : 25 cent. 

.3. Gen. Cinclnsoma , Vig. ; Crateropus , Swaiiis. ; lantho- 
cincla , Gould ; Cral. Delcsserlii , de La Fr. — Supra totus oli- 
vaceo-brunneus, pilco tolo fusco-ardc^inco, capistro , loris, 
ri'gioncque post-oculari nigris ; iuperciliis lalis a capistro ad 
nucham sordide albidis. Subtus rufo-tinnamomcus, mcnlo gu- 
laquc nigris, rectricuni scapis rnfcsccnlibus; rosirum gracile, 
rectum ; pcdibus fuscesccntibus. — Long. lot. : 7.1 cent. 

Nota. Nous adoptons, pour cette espèce indienne, le nom 
Toni. III. Année i$4o. 5 



66 TRAVAUX INÉDITS. 

générique Cralcropus de Swainson, plutôt que celui de Cin~ 
closoma, parce que ce savant a restreint celui-ci aux espèces 
australiennes, d'aprt -. des caractères distincts et particuliers , 
et que, quant à celui de lanihocincla^, donné par Gould à ces 
espèces indiennes, M. Swainsou réclame une antériorité de 
quatre ans pour celui de Crateropus . 

4. Muscicapa rufala, de La Fr. — Corpore toto , caudaque 
viriderufis; pileo, nucha, capitis latcribns alisque nigro-fuscis, 
lora circuilusque oculoruni paruuirufescunt. Rostrum nigrum 
brève, non depressum , fere coiiiium nngis adbuc quam in 
nostra Muscicapa luctuosa. Pedes lividi. — Long. lot. : 11 c.3/4. 

Cette petite espèce, moindre d'un quart que notre Gobe- 
mouche bec-figue, est remarquable par son bec non déprimé, 
peu élargi et presque conique , comme celui des Gobe-mou- 
cherons d'Amérique de Temminck. 

Oiseaux nodveadx de Santa-Fé de Bogota , par M. Bois- 

SONKEAtl. 

Tanagra (gros-bec) cximia , Boiss. — Cette superbe espèce 
est remarquable par l'assemblage de plusieurs couleurs qui se 
trouvent rarement réunies dans ce genre. Le dessus de la tête 
et du cou, le bas du dos et le croupion, ainsi que toutes les 
petites couvertures|des ailes, sont d'un bleu céleste foncé très- 
luisant. Tout le dos, deux bandes, dont une transversale 
oblique sur le milieu de l'aile , et l'autre plus étroite et lon- 
gitudinale vers son extrémité , ainsi que les dernières couver- 
tures du dessus de la queue sont d'un beau vert foncé. La gorgé 
et tout le devant du cou, ainsi que ses côtés et le baut de la 
poitrine, les ailes et la queue sont d'un noir mat. Ce noir 
forme à la base de l'aile une bande oblique, qui partage agréa- 
blement le bleu du poignet de la bande vcrie transversale. 
Tout le dessous depuis le noir du haut de la poitrine ainsi que 
les dernières plumes de la jambe, sont d'un beau jaune jon- 
quille. Cette teinte est un peu mêlée de roux sur les couver- 
tures du ilessous de la queue. Bec court , gros et bombé , à 
pointe plus prononcée que chez la plupart des Tangiras|, noir 
ainsi que les pattes. — Long. tôt. : 21 cent. 1/2. 



TRAVÀOX INÉDTTS. 67 

Tanagra ( Taihyphonus ■> tœninia , Boiss. — Têle et cou en 
entier d'un noir prnfonii. Snr le? plumes du frunt, de petites 
taches d'un lilanc hleuàlrd piennt-nt la forme de Iniils nllougcs 
Sh passant a\i dessus des yeilx en forme de sourcils et se pro- 
longent de chaque côlé le long an cou en forme de bande. 
Tbut le dos et lecronpion sont d'un gris bleu ronce ardoise , qui 
borde extérieuremenl les pennes latérales do la queue, laquelle 
esl noire du reste. L'aile est noire; ses petites couvertures sont 
d'uB joli gris bleuâtre clair comme les sourcils; les moyennes 
et les grandes, ainsi que les pennes secondaires , sont bordées 
3e bleu ardoise semblable au dos. Le uoir du devant du cou est 
bordé sur la poitrine par une b.inJe d'un ton ocreux blanchâ- 
tre, sur laquelle il se termine en forme de deutsdcscie. Depuis 
celte bande le dessous est jaune et prend une teinte orangée 
sur les flancs. Les couvertures inférieures de la queue sont 
d'un ocreux pâle. Bec étroit comprime comme chez les Ta- 
chyphones , noir ainsi que les pattes. — Long, lot, : 3i c. 1/2, 
non monté comme le précédent. 

Tanagra {Aglaia) labractorides , Boiss. — dite jolie es- 
pèce a tout le corps dessus et dessous d'un vert doré à reflets 
bleus et or qui rappellent lout-à-fait les reflets de la pierre de 
Labrador ou feldspath chatoyant. Le devant des yeux, le bord 
du front, ainsi que le menton, sont noirs. Une large bande de 
cette couleur part du vertcx et se prolonge en arrière sur touic 
la partie supérieure du cou. Les ailes et la queue sont noires 
avee leurs pennes liucment bordées de vert. Le poignet de 
l'aile est d'un bleu passant au vert brillant sur toutes les petites 
couvertures. Les couvertures inférieures de l'aiie sont d'un 
blanc légèrement ocracé, ainsi que le milieu de l'abdomen qui 
prend une teinte d'ocre plus prononcée vers l'anus , sur les 
couvertures inférieures de la queue et sur les jambes. Bec 
noir. Pattes brunâtres. — Long. lot. ; l3 cent. 

Tanagra ( Arrtmnn , Vieillot; Embcruagra , Lésion ) as- 
jimilit, Boiss. — Cette espèce est très-voi.sinc par >a colora- 
tion de l'Arrémon à collier de Vieillot, ou oiseau silencieux de 
BufTon, mais elle est d'un tiers plus forte et n'a pas de collier 
noir sur la poitrine. La tète el le cou en entier ^onl d'un gris 



68 TRAVACX INÉDITS. 

cendré. Deux bandes noires parlent du front et se prolongent 
parsllèlement jusque sur la nuque, en laissant entre elles trois 
bandes grises plus étroites , une au milieu el deux latérales au 
dessus des yeux qui deviennent blanches depuis les yeux jus- 
qu'au front. Les yeux se "trouvent enfoncés dans une large 
bande latérale noire, parlant du bec et s'étendant sur les joues. 
Tout le dessus de l'oiseau est d'un vert olive uniforme. La 
poignet de l'aile est d'un olive uu peu jaunâtre avec le bord 
inférieur jaune. Les pennes des ailes sont en dedans d'un noir 
brun , ainsi que celles de la queue ; mais les unes et les autres 
bordées de vert olive. La gorge et tout le devant du cou. ainsi 
que le milieu de la poitrine cl de l'abdomen, sont blancs; leurs 
côtés, ainsi que les couvertures inférieures de la queue, sont 
d'un gris brunâtre. Bec noir allongé et comprimé. Pieds bru- 
nâtres. — Long. lot. non monté : 20 cent. 

Tanagra [Embernagra ) brunnei-nucha, de La Fr. , Revue 
zool, 1839, 11° 4, pag. 97). 

T.[arrcmoii) ulbo-frcnalus , Boiss. — Cette espèce et les 
deux qui vont suivre sont remarquables, comme la précédente 
et celle 6gurée dans le Voyage de d'Oi bigiiy en Amérique, sous 
le nom de Embernagra rufinucha , pi. 27 , fig. 2 , par une 
large bande brune ou rousse couvrant la tcle et le dessus du 
coll. Chez celle-ci, cette bande, qui s'étend jusqu'à la nuque, 
est d'un brun cannelle uniforme , le front et une large bande 
qui part du bec et enveloppe les yeux, couvre entièrement les 
joues et les côtés de la tête, servant même de bordure en des- 
sous à la gorge et au devant du cou qui sont blancs. Un peu 
an dessus de celle bordure et de chaque coin du bec, part une 
batide étroite blanche, figurant assez bien une bride, et qui se 
prolonge jusqu'à la base latérale du cou. Tout le dessus est 
vert olive avec les pennes des ailes et de la ([ueuc noires, mais 
bordées de la même teinte. Tout le dessous depuis le bas du 
cou est jaune avec les côtés de la poitrine , les flancs et les 
couvertures du dessous de la queue mêlés d'olive jaunâtre. 
Bec noir. Pattes d'un brun pâle. — Longeur lolalc en peau : 
18 crut. 1/4- 

T.{Arrcmon)pallidinucha^ Boiss. — Celle espèce, qui offre 



TRAVAUX INÉDITS.' 69 

assez de rapports avec VEmbernagra rufinucha , d'Orb. et La 
Fr. , cité plus haut , en est cependant bien distincte. La tète et 
le cou sont d'un noir sombre. Une large bande parlant du 
front et couvrant toute la tête et le cou est d'abord couleur 
paille , teintée de jaune au dessus des narines; elle se rétrécit 
sur le vertex, oii elle devient blanche par degrés et continue 
ainsi jusqu'au-delà de la nuque. Tout le dessus est d'un gris 
sombre ardoise un peu teinté d'olivâtre. Les ailes et la queue 
sont de la même couleur mais plus foncée. Tout le dessous est 
jaune un peu teinté d'olive avec les côtés de la poitrine et les 
flancs de cette dernière couleur. Bec noir couleur de corne, 
pied d'un brun pâle. — Long. tôt. non monté : ig c. 

Un individu qui sans nul doute est la femelle ou le jeune, 
diffère de celui-ci par la bande verticale, quijest partout cou- 
leur de paille et non blanche sur la nuque, par le noir des 
côtés de la tête moins prononcé et la couleur du dos plus som- 
bre et plus teintée d'olivâtre. 

T.[Arremon) ;chistaceus, Boiss. — Cette espèce se distingue 
de presque toutes les espèces du genre par l'absence totale des 
couleurs vert-olive et jaune. Une bande couleur cannelle fon- 
cée part du front et s'étend jusqu'à la nuque , comme chez les 
quatre espèces précitées. Elle est rétrécie sur le front par une 
tache blanche arrondie de chaque côté au devant des yeux. 
Depuis cette tache, qui couvre les lorum , les yeux se trouvent 
enveloppés dans le noir qui règne sur les côtés de la léle; tout 
le dessus est d'un'gris ardoisé presque noir et uniforme. Les 
ailes et la queue sont d'un noir mat. Tout le dessous est gris- 
cendré avec la gorge , une petite bande étroite en forme de 
bride, parlant de l'ouverture du bec, et le milieu de l'abdomen 
blancs. La base des rémiges primaires , sauf les deux premiè- 
res , sont blanches ; ce qui forme une petite tache ohlonguc de 
celte couleur sur le milieu de l'aile lorsqu'elle est fermée. Le 
bec et les pieds sont noirs. — Longueur totale non monté : 
ig cent. i/3. 

T. [Àrrcmin) semiiufus , Boiss. — Cette espèce se distingue 
encore des autres par' la couleur uniformément rousse qui 
couvre la Iclc, le cou en entier et la poitrine. Elle est seule- 



5» TRAVADX INEBITS. 

ment plus claire sur cette dernière partie et sur le devant du 
cou que sur le dessus. Tout le dos el le croupion, ainsi que les 
Lordures des pennes alaires et caudales et des tectrices des ailes, 
sont vert olive , corarae chez la plupart des espèces du genre. 
Le roux de la poit.iine se fond insensiblement dans le jaune un 
peu teinté d'olivâtre du milieu du ventre, dont les côtés sont 
olives. Le bec est couleur de corne plus pâle en dessous et les 
pieds brunâtres. — Long. tôt. : l8 cent. 

Pteroglossus albh'Hla , Boiss. — Cet Aracari fait partie du 
groupe formé par Gould, sous le nom à'Aidacorhynçhus , et 
paraît avoir les plus grands rapports avec V Atilacorhynchus 
pavoninus (Gould, Proceed. , i835, pag. i58); mais il en 
diffère surtout par son bec beaucoup plus court et par la bande 
blanche qui le borde latéralement et d'oii nous avons formé 
son nom. 

Il est partout d'un beau vert-pré plus clair en dessous , la 
gorge est blanche ; quelques plumes bleuâtres bordent la nu-i 
dite qui entoure l'œil et la base de la mandibule inférieure. 
Les plumes qui recouvrent l'anus el les lectrices inférieures dç 
la queue, ainsi que l'extrémilé de toutes les pennes caudales 
sont brun-marron , ces dernières prennent une teinte bleuâtre 
avant leur pointe. Le bec est noir prenant une teinte brune à 
la base et à l'extrémité de la mandibule inférieure , sur la su- 
périeure règne une bande d'un jaune verdâtre qui commence 
à quelque distance de sa base , en suit toute l'arête supérieure 
jusqu'à la pointe, n'occupant que moitié de sa face latérale. 
Sur la base latérale des deux mandibules depuis les narines 
jusqu'au dessous de la in.indibule inférieure règne une bande 
d'un blanc pur qui s'élargit en descendant. Le bec n'a de lon- 
gueur depuis son ouverture que 6 cent. 2 mill. ou 2 p. 2 lign. 
et l'oiseau entier non monté : 35 cent. 

Quiscalus sicb—ataiis, Boiss. — Il est partout d'un noir pro- 
f on I , un peu luisant, mais sans rcfltts d'autres nuances , les 
ailes ol la queue sont d'un noir mat. Parmi les petites tectrices 
supérieure» de l'aile , celles de la base et toutes les inférieures 
sont couleur brun-marron, le pli est noir. — Long. tôt. : 2g c. 

Sctophaga ornata , Boiss. — Cette jolie espèce est, comme 



TRAVAirX INÉDITS. 7I 

la plupart de celles de l'Amérique du nord , d'un gi!s ardoisé 
en dessus avec la queue noire et ses pennes latérales blanches. 
Chez celle-ci les deux dernières seulement sont de cette cou- 
leur avec leur bord interne noir. La lèle est noire, mais toute 
sa partie antérieure jusqu'au-delà des yeux est blanche, ainsi 
que le menton et le dessous des yeux ; du Iront, et du verle? 
s'élève une petite huppe jaune jonquille qui s'étend sur le siu- 
ciput. Tout le devant du cou depuis le menton , la poitrine et 
l'abdomen, sont de cette dernière teinte. Les teclricetiulérieures 
de la queue sout blanches. Les petites plumes qui recouvrent 
les oreilles sont eplremêlées de blanc et de gris- Bec et pieds 
noirs. — Long. lot. : i5 cent. 

Tyrannula fumigala , Boiss, — Cette noiiTcUe espèce , re- 
marquable par la teinte rembrunie de sou pluni;igc, est partout 
couleur de fumée, noirâtre en dessus, moins lancée eu des- 
sous. L'ne bande en forme de sourcds de couleur gris sale part 
des narines et s'étend jusque derrière les yeux. La même teinte, 
mêlée de mèches noirâtres, règne sur la partie sous-oculaire et 
sur le devant du cou. Les ailes sont noirâtres. Leurs couver- 
te es et leurs pennes tertiaires sont bordées de gris sale en- 
fume. Tontes les rémiges ont leurs barbes Jnlernes d'un roux 
clair, mais vif depuis leur base et se terminant à quelque dis- 
tance dp leur extrémité et en dessous. L'aile est d'une jolie 
nuance chamois. La queue est noire allongée, légèrement 
échancréeavec la dernière penne latérale bordécde grisâtre sale. 
Le bec est fort , allongé , comme chez le Tyran irilrcpide , 
Vieillot , ou Lanius tyrannus des États-Unis , mais un peu 
plus long et plus étroit. Il est garni de nombreuses soies. Il est 
eolicremeut noir, ainsi que les pattes. — Long, tôt : 21 c. 1/2. 

Oiseaux - iioi;cBEs rares ou nouveaux, communiqués par 
MM. LoNGiEMABE cl PABZDUAki, lai.-aiit pallie du t. IV 
inédit de ^l'histoire naturille des Oiseaux- mouches de 
M. Lesso.n. 

I. Ornismya Allardi , Jules Bonrcicr, lietue zoolog, , 
1839 , pag. 5g'|. — Jlâlc et fcnielle. — Santa-Fé de Bogota. 
a. O. Colla , Julis Bourcicr, Jtefue zool. , iBSg, p. 2<)4i 



72 TR;lVAOX INEDITS." 

et Annales de Lyon , avec figure du mâle adulle. — Baie de la 
Madeleine, basse Californie. 

Lq inâ/e , vélins inédits. La foinclle est vert doré sur le 
corps, gris-clair sur toutes les parties inférieures et nuancé de 
blanc sur les couvertures du dessous de la queue. Capistrum 
brunâirc. hc jeune âge a quelques écailles violettes sur le 
bruiiâlrc du capistrum et des écailles de même éclat apparais- 
sent sur la gorge. Le thorax est blanc et le milieu du ventre 
gris. L'un et l'autre sont figurés dans les vélins inédits de ce 
tome IV. 

3. 0. Fanny , Lesson, Ann. se. nat. , t. IX, png. 170, 
mars li'iS , el Reifue zoot. , i838,pag. 3i5,n°2. L'oiscau- 
mouche peint pour les Annales de Lyon sous le nom de La— 
hrador , donné par M. Jules Bourcier. 

4. 0. Pouchetii, Lesson. — Plumage vert-doré sur le corps, 
gris-blanc pur en dessous. Une moustache bleu d'acier bor- 
dée d'une moustache vert émeraude. Voisin , mais bien dis- 
tinct de rOiseau-uiouche à oreilles d'azur. — Hab. Caïenne; 
quelques uns disent Rio- Janeiro et M. Parzudaki dit Monte- 
Vidéo. 

5. Troelalus Mazeppa, Lesson, Troch. , pi. i {femelle). 

— La femelle seule était connue. Le mâle figuré vélin 17 , 
est verl-doré sur le corps , bleu-azur en avant , avec les cou- 
vertures inférieures rouge ocreux. Queue arrondie, verte au 
au milieu , roux-cannelle terminé de noir latéralement. — 
Santa-Fédc Bogota, mais certainement St-Joan de Curaçao. 

6. 0. Feliciœ , Less. — Vert-doré sur le corps. Vert très- 
brillant sur le cou , le thorax et le ventre. Bas-ventre gris. 
Couvertures inférieures roux vif. Queue bleu d'acier.— Hab. 
le Brésil , le district de San-José. 

7. 0. Temminckii , Bo'iss. , Rei'. zonl., i83g,pag. 354' 

— Mâle et femelle. — Sanla-Fc de Bogota. 

8. O. Parzudaki , Lesson. — L'espèce décrite par moi sous 
ce nom , a^anl été publiée par M. Gervais sous le nom d'Oi- 
scnu-mouche Ricord, cette espèce-ci conservera le nom du 
zélé ainnleur, M. Pardiizaki, qui nous l'a communiquée. — 
Mdle adulle. —lice court, dioit, noir, ainsi que les tarses 



TRAVAUX mÉOITS. ^3 

qui sont nus. Queue fourchue , ample et large. Ailes allongées, 
élargies. Plumage vert-doré^sur le corps , les épaules et les 
pennes moyennes de la queue, dont les latérales sont Lieues 
d'acier. Un long plastron devant le cou , le haut bleu iodé , le 
bas rubis spinelle. Thorax vert très-émeraudé. Ventre et flancs 
noirs. Couvertures inférieures de la qneue blanc pur. Bec 
3 raill. Long, totale : oo, 24. — Hab. Santa-Fé de Bogota. 

9. 0. mtcrorhyncha , Boiss. , Reçue zool. , 1839, p. 354. 
— Admirable espèce à queue fourchue. — Hab. Sanla-Fc de 
Bogota. 

10. 0. syjphia , Lisson. — Femelle. — Bec petit, très-court, 
faible et Iris-droit. Corps d'un vert doré luisant et très-frais 
en deàsus. Ailes clroitcs. Queue très-profondément fourchue. 
Taille très-petile et faciès d'une femelle de Nuna-Koali. Pen- 
nes c.iudales moyennes franchement vertes. Les deux latérales 
et les plus longues noires, la plus externe bordée de blanc. 
Dessous du corps, depuis le menton jusqu'à l'anus, blanc ponc- 
tué de vert doré. Couvertures inférieures rousses ponctuées de 
vert. — Hab. Santa-Fé de Bogota. 

11. 0. ccphalalra. — Femelle. —Le mâle figuré pi. 17 de 
notre Histoire naturelle des Oiseaux-niouclics était seul coiuiu. 
La femelle a le corps vert-doré en dessus , blanc en dessous. 
Le front est légèrement grisâtre à pennes moyennes vert-doré, 
les latérales noires et les deux plus externes noires terminées 
de blanc. Bec noir en dessus , blanc en dessous. Tarses 
noirs, 

12. 0. hctcropygia, — Le mâle est figuré dans uolrc His- 
loire nat. des Oiseaux-mouches et la femelle l'a été sous le 
nom de Trochilus Swainson , pi. 66 des Troehilidées. 

i3. Campfhpterus rufus , Lesson. — Le mâle a le bec 
noir, légèrement recourbé. Ailes aussi longues que la queue _ 
A baguettes largement aplaties et coudées, brun-marron viiilct. 
Tout le dessus du corps , les épaules et les recirices moycnnus 
vert doré très-brillant. Tout le dessous du corps jaune can- 
nelle vif. Pattes jaunes. Pennes latérales de la queue , qui est 
égale, cannelle vif barré de noir intense. Baguettes marron. 

La femelle est enliércment semblable au niàlc, (juant au 



^^ TRAVAUX INÉOIIS. 

plumage ; elle ne diffère que par les baguettes des ailes qui 
sont simples et n'offrent aucune dilatation. 

Dfscbiption de quelques coquilles nouvelles, provenant de 
l'Amérique méridionale, par M. Peut de laSadssaye. 

M. D.shayes a publié , l'année dernière , dans le Magasin 
de Zoologie-, une notice intéressante sur plusieurs espèces 
d'Hélices que les auteurs ont confondues. Ce conihyliologue a 
rectifié la synonj'mie de ces espèces , qui appartiennent à un 
seul et mèiue groupe , remarquable par la configuration acci:- 
denlée de la bouche. Son travail est accompagné de deux 
planches ( pi. iio et lil) dans lesquelles sont figurées les 
H. lahfriulhus , Chemn. , H. plicata, Boru. , et H, bifur- 
cata , Deshayes. 

Depuis , nous avons reçu deux nouvelles espèces qui se rap- 
portent au même groupe, et dont la publication nous a paru 
devoir présenter quelque intérêt. Elles proviennent de l'inté- 
rieur de la Guyane , où elles ont été trouvées par M. Le 
Prieur, pharmacien de la marine: nous lui avons dédié une 
des deux espèces , et nous nommons l'autre ff. auricuhna. 

HcliX Le Prieurii. — Testa suborblculata , depresso-conica, 
umbilicala , fulva, subcariuata , carina alblcanle , anfractibus 
quinque ; apertura subquadrangulari , fauce prope columel- 
lam pllca trausversa ornatn ; labro externe duabus dentibus 
arniiilo ; perislomate albo, contiuuo , reflcxo , ad dentés inlus 
inflixo , ad carinam subangulato. — Guyane. — 23 mlll. sur 
20 de largeur. 

Hélix auricutina. — Testa orbiculata , utrinque convexa , 
umbilicala , fuUa , aufracllbus quinque , ulllmo anfratu sub- 
cariiialo, carina palle.scente, fauce pllca trausversa ornata. 
Labro duiibus diiitilius armato ; pcristomate albldo , coulinuo 
rc'flexo.— Guyane. — Diamètre : 18 mill. 

Nous avons aussi reçu du plateau de Sanla-Fé de Bogota , 
plusieurs coquilles terreslres intéressantes, parmi lesquelles 
se trouve un Bulime remarquable par sa forme qui se rap- 
proche beaucoup de celle de quelques Ambrettes. Nous l'avons, 
par ce motif, nommée BuL succinéoide. 



TRAVAUX INÉDITS. ^5 

Bulimus succineoides. — Testa oblongo-ovata , levi , tenui, 
pellucida , fusco-vlrescenle , (lammis lutescenlihus obllquis 
ornala, tribus anfracllbus, spira brevi; apertura ovali, oblonga, 
obliqua ; margine albo reûexo. — Long. : 32 nilll. Larg. ; 
|8 cent. — Hab les environs de Bogola. 

Lts Iro's coquilles terrestres dont nous venons de donner 
une courte description , seront figurées et p.iraîlront incessam- 
ment dans le Magasin de Zoologie. 

RÉFExiONS sur l'usage des antennes dans les insectes , par 

M. DOPONCHEL. 

Oq sait combien les opinions des naturalistes sont diver- 
gentes sur l'usage des antennes dans les insectes : les uns , et 
c est le plus grand nombre, ont vu dans ces appendices, le 
siège principal du toucher, d'autres celui de l'ouïe, d'autres 
celui de l'odorat, quelques uns même celui du goût, et plu- 
sieurs, enfin, celui d'un nouveau sens étranger aux autres 
animaux. Ces derniers, qui comptent parmi eux le plus grand 
Daturulisle du siècle (i) , pourraient bien avoir raison, et c'est 
ce que nous essaierons de démontrer dans cette notice. Mais 
auparavant nons devons expliquer comment des observations 
faites sur les mêmes organes ont amené des résultats si diffé- 
rens. Cela nous paraît provenir de ce que les expérimentateurs 
ont confondu les faits qui appartenaient à la fonction principale 
des antennes, avec ceux qui résultaient de leurs usages secon- 
d.iires : car la nature , en donnant des formes si variées k ces 
organes , a voulu en approprier l'emploi aux besoins particu- 
liers de chaque espèce et souvent même de chaque sexe, sans 
préjudice de leur fonction principale ou primaire, qui est né- 
cessairement la même dans toute la classe des insectes (2). 
C est ainsi que dans les animaux vertébrés , nous voyons le 

(1) Le célèbre Ciivier s'exprime ainsi au snjet des antennes : peut- 
être sont-elles destinées à quelque ijenre de sensation dont nous u'a- 
rons pas d'idée, mais qui pourrait se rapporter à fétat de l'atmo- 
sphère. 

(2) Ne voir dans celte grande diversité de formes des antennes qu'un 
vain caprice de la nature , Baaa but d'utilité, serait une pensée bien 
peu pUdutof bique. 



■j6 TRAVADX INÉDITS. 

nez de l'Eléphanl prolonge en une trompe qui lui sert à la fois 
(le bras et de main , sans cesser pour cela d'être l'organe de 
l'odorat, et la langue, ce siège principal du 'goût, devenir 
une organe de préhension dans les Fourmiliers , les Pics et 
les Caraélcons. 

Mais alors, dcmandera-t-on , en quoi consiste la fonction 
principale ou primaire que vous attribuez aux antennes indé- 
pendamment de leurs usages secondaires? C'est une question qui 
ne pourra cire résolue d'une manière positive que lorsqu'on 
aura fait de nouvelles observations et que l'exactitude en sera 
confirmée par l'anatomie et la ptysiologie ; malheureusement 
il est vrai de dire que les entomologistes qui dirigent leurs 
études de ce côté sont bien peu nombreux en comparaison de 
ceux qui s'occupent de créer de nouveaux genres et de décrire 
de nouvelles espèces. Il n'est donc pas étonnant que dans cet 
état de choses , on en soit réduit à des conjectures plus ou 
moins ingénieuses sur le sujet intéressant qui nous occupe. La 
plus accréditée aujourd'hui est celle qui place l'organe de 
l'euïe dans les antennes. M. Lacordnire , qui s'est l'ait l'inter- 
prète de celte opinion dans son introduction .î l'Entomologie , 
la développe avec beaucoup de clarté et l'appuie de raisons 
très-spécieuses qu'il serait trop long de rapporter ici. Il nous 
suffira de dire qu'elle est fondée principalement sur l'analogie 
d'organisation qui existe entre les insectes et les crustacés. Or, 
il paraît constant que chez ces derniers , l'organe de l'ouïe est 
placé à la base des antennes de la première paire , quelquefois 
même dans leur article basilaire, et M. Milne Edwards, qui 
a fait une élude spéciale de ces appendices, les regarde comme 
facilitant par leur faculté vibrante la perception des sons. 
Pourquoi, en effet, n'en serait-il pas de même chez les insectes 
qu'on ne séparait pas autrefois des crustacés? H y a cependant 
cette différence entre eux , que les premiers sont des animaux 
terrestres et les seconds des animaux aquatiques , à quelques 
exceptions près de part el d'autre. Par conséquent , l'appareil 
auditif des uns ne saurait convenir à la majorité des autres , à 
moins de grandes modifications , attendu que les sons ne se 
propagent pas dans l'eau de la même manière que dans l'air. 



TRAVADX INÉDITS. ^J 

On pourrait seulement assimiler sous ce rapport aux crustacés, 
ceux des insectes qui vivent plus dans l'eau que sur terre , 
tels que les Hydrocanthares et les Hydrophiliens et quelques 
genres d'Hémiptères; mais c'est le plus petit nombre. 

Examinons maintenant l'opinion'de ceux qui veulent que 
les antennes soient le siège d'un sixième sens inconnu aux au- 
tres animaux. Lehmann est le seul auteur , à notre connais- 
sance , qui ait traité ce sujet , ex professa : son ouvrage con- 
siste en une dissertation latine , imprimée à Leipsig en 1799 , 
et divisée en deux parties ; dans la première , il traite de la 
structure des antennes ; dans la seconde , il examine de quelle 
utilité elles sont , et c'est après avoir réfute tout ce qui a été 
dit avant lui sur leur emploi, qu'il arrive à cette conclusion, 
que dans ces organes réside , pour les insectes , la faculté de 
palper ou de sonder l'air , si l'on peut s'exprimer ainsi, et d'en 
prévoir les moindres variations. Aussi nomme-t-il celte faculté 
Aerocepsis , mot qui n'a pas d'équivalent dans noire langue , 
et qu'on ne pourrait traduire que par une périphrase. Quelque 
paradoxale que paraisse cette opinion , le raisonnement et les 
faits viennent cependant àjl'appui. 

En effet, laconslitulion extrêmement frêle des insectes, du 
moins pour le plus grand nombre , les exposerait à périr vic- 
time des intempéries de l'air, sila nature n'avait pourvu à leur 
conservation, en les douant d'une extrême sensibilité qui leur 
fait pressentir les moindres variations de l'almosphèrc. Or , 
cette sensibilité reconnue , où peut-elle résider ailleurs que 
dans ces appendices qui sont placées sur leur têle comme deux 
vcd'.ttcs chargées de les avertir du danger qui menacerait leur 
exiilence ? Aussi voll-on bien plus d'insectes sortir de leur 
retraite et se répandre sur les plantes ou voltiger dans les airs , 
par un temps calme et serein que par un ciel chargé de nuages 
agités par le vent; et tous ces insectes disparaître à la fois 
comme par enchantement, s'il survient quelque changement 
dans l'atmosphère , et cela , long-temps avant que l'observa- 
teur se soit aperçu lui même de ce changement. 

Si ensuite on observe l'allure de chaque insecte en parlicu- 
licr , ou verra qu'aucun d'eux ne prend son essor qu'après 



«8 TRAVADX INÉDITS. 

s'élre assuré de l'clat de l'almosplière, en dirigeant, à cet effet 
ses antennes en avant , en les agitant de droite et de gauche , 
et en épanouissant les feuillets de leur extrémité , si c'est uu 
Coléoptère laiiiellicorne. 

C'est ici le cas de faire observer que les mâles, étant ordi- 
nairement plus voyageurs que les femelles, ont leurs antennes 
bien plus développées que celles-ci, qui sont sédentaires dans la 
plupart des espèces, et auxquelles, par conséquent, le sixième 
sens, dont il s'agit, est moins nécessaire. Cette différence dans 
le développement dis antennes est surlout remarquable dans 
certaines familles de Coléoptères et dans beaucoup de Lépi' 
doptères nocturnis, dont les mâles ont les antennes très-pecti- 
nées, tandis que leurs femelles les ont à peine ciliées et même 
Ëliformes. Aussi ces dernières restent ordinairement fixées a 
l'arbre ou à la plante qui les a vues naître , pendant que les 
mâles , aussi vifs et aussi légrrs qu'elles sont lourdes el pares- 
seuses , volent partout avec la plus grande rapidité. C'est ce 
qui se remarque principalement dans les genres Bombyx , 
Âglia , liparis, Orgyia, etc. 

Mais, dira-t-on , si ces exemples prouvent en faveur de 
rtiypotbèse de Lebmann , on pourrait en citer d'autres qui 
lui sont contraires , et l'on ne manquera pas d'objecter qu'il 
existe un grand nombre d'insectes dont les antennes sont d'une 
consistance tellement dure et cornée qu'il n'est p.ts supposable 
qu'elles soient impressionnables aux variations de l'atmosphère. 
Mais d'abord il est aisé de s'apercevoir que, dans ces antennes- 
là même, telles que celles des Longitornes , par exemple, 
leur dernier article est plus ou moins spongieux , et cela suffit 
pour ([u'elles soient douées d'une certaine sensibilité. Ensuite 
cette sensibilité est relative aux besoins de l'insecte , et il est 
évident que dans les espè<x's dépourvues d'ailes, et qui ne 
quittent jamais la terre comme les grands Carabiqucs et les 
Mélasurnes, il n'est pas nécessaire qu'elle soit aussi développée 
que dans celles qui sont destinées à parcourir les airs. 

Le défaut d'cspire ne nous permet pas de nous étendre d'a- 
vantage sur un sujet aussi intéressant. Cependant, nous croyons 
en avoiij^dit assez pour engager les naturalistes qui s'occupent 



TRiVAUX INÉDITS. 73 

sérieusement de l'étufle Jes insectes, sous Ib rapport physiolo- 
gique, à faire de nouvelles expiriencps , h l'cfFel de confirmer 
ou de détruire l'hypollièse qie nous avons essayé de défendre. 
En attendant, elle nous parnît à nous aussi vraisemblable que 
celle qui fait des antennes le siéfçc de l'ouïe. 

Nous terminerons ces réflexions par I exposé de deux faits 
qui prouvent que les usages secondaires des antennes ne doi- 
vent pas être confondus avec leur fonction primaire. Le pre- 
mier est rapporté par M. Audouin dans le tome I" des /annales 
de la Société Entomologiqtie de France, page 3. Ce savant 
professeur assure avoir observé que c'est par les antennes que 
les Hy<lropliilesse procurent l'air nécessaire à leur respiration, 
lorsqu'ils remontent à cet effet .i la surface de l'eau. Quant au 
second fait , nous en avons élu témoin nous-raème; nous .ivons 
vu un mâle du Satyre mcgera préluder à l'accouplement avec 
sa femelle, par la frapper à coups redoublés sur la tête et le 
corselet avec le bouton terminal de ses antennes , jusqu'à ce 
qu'elle se fût rendue à ses désirs , ce qui a duré deux minutes 
au moins. Ainsi , dans le premier cas , les antennes servaient 
d'organes respiratoires , et dans le second , d'organes excita- 
teurs. Eu conclura-t-on que c'est là leur unique emploi dans 
le genre et l'espèce précités? Non , sans doute ; mais on en 
tirera cette conséquence que les usages secondaires des an- 
tennes sont loin d'être tous connus , et qu'il faut bien se garder 
de les confondre avec la fonction principale de ces organes , 
si l'ou veut parvenir à découvrir celle dernière. 

CÉTONiDEs nouvelles, découvertes dans les Iules orientales 
par M. Adolphe Delessi;rt , et décrites par iM. Gcérin- 

MéNIVlLlE. 

Genre Cenlrognathiis. — Ce nouveau genre dilfère des Cre- 
maêlocheilas p.ir sa lèvre inicrieurc, qui , au lieu de couvrir 
entièrement \e dessous de la tète, est de grandeur ordinaire , 
épaisse, s.^illante et tronquée à l'exlrémilé. Les mîichoires 
sont terminées par deux fortes épines ou pointes cornées, dont 
l'Inférieure est bifi le ; elles sont cachées. Ses autres carac- 
tères ne dilTercut que peu de ceux des Créniastochciles. 



8o TRAVACX INEdItS. 

C. subrugosus. — Corps noir, épais, terne, allonge, couvert 
de rugosités comme effacées en partie. Tèteexcavée en dessus, 
offrant de cliaque côté , au dessus des yeux , une corne assez 
saillante, un peu courbée en dedans , avec le chaperon relevé 
en une troisième corne aplatie, élargie au bout , recourbée un 
peu en dedans comme les deux latérales. Corselet à côtés 
arrondis. Écusson triangulaire. Élytres un peu plus larges que 
le corselet à leur base, assez allongées, parallèles , planes en 
dessus. Pattes fortes, courtes. Les jambes antérieures n'ayant 
qu'une faible trace de dent au côté externe. Tarses courts , 
cylindriques et épais , terminés par deux crochets, assez longs, 
— Long. : 20. Larg.;: lo miU. — Hab. la côte Malaye, à 
Pulo-Pinang. 

Gnanlhocera micans. — D'un beau vert émeraude à reflets 
très-brillans. Chaperon un peu relevé au milieu. Une petite 
corne penchée en avant, apbitie , élargie à son extrémité ,. au 
milieu de la tète qui est peu ponctuée. Corselet très-lisse, ayant 
des points enfoncés, trcs-petilsau milieu, un peu plus marqués 
sur les côtés. Elytres offrant des lignes longitudinales formées 
par de petits points noirs et enfoncés. Leur extrémité et la 
partie saillante de l'abdomen striée en travers. Antennes, 
pdpes, genoux et tarses noirs , jambes antérieures sans dents. 
Dessous d'un beau vert avec des impressions arquées noires et 
assez fortes. — Long. : 25, Larg. : 12 miU. — Cette belle 
espèce est est très-voisines des Gn. smaragdina , elegans , 
Chloris et lœta, de la Monographie de MM. Gory et Perche- 
ron , mais elle en diffère par la taille, la ponctuation, la forme 
de la petite corne, etc. — Neelgheries. — Avril et mai. 

Gnalhoccra oUvacea. — D'un vert olivâtre très-luisant à 
reflets jaunâtres et rougcfitres. Chaperon un peu relevé au mi- 
lieu avec cette saillie échancréc. Une petite corne penchée en 
avant , aplatie et peu élargie à son extrémité , au milieu de la 
tète qui est forlement ponctuée. Corselet, élylres, dessous 
du corps , pattes et antennes comme dans l'espèce précédente , 
il l'exception des jambes antérieures qui sont armées de deux 
fortes dents noires au côte externe. — Long. : aS. Larg. : 12 1/2. 
— Nous avons vu cette espèce dans l'admirable collection de 



TRAVAUX INÉDITS. 8l? 

M. Gory ; elle y porte le nom de Gn, suriya , Hope , nom 
que nous aurions conserve > quoique nous ne l'ayons trouvé 
publié nulle part , si nous avions pu deviner ce qu'il signifie. — 
Neelglieries. — Juin. 

Macronata picla. — Noire. Tèle el corselet ponctues. Cor^ 
selct ayant de chaque côté deux lignes jaunes obliques; les, 
plus extérieures partant du haut des bords latéraux, à oqur-i 
bure extérieure, et allant se terminer près du bord postérieur, 
devant l'écusson ; les intérieures partant des 31/gIes antérieurs, 
derrière les côtés de la tcle , à courbure intérieure et se réu- 
nissant en arrière , au milieu, près do la rénniun des deu^ 
externes. Elytres d'un jaune orangé assez vjf j ayant chacune 
le bord externe el quatre taches, noires; la première près de 
l'épaule, deux placées obliquement au milieu, interrompues 
chacune par une petite tache d'un jaune pâle , la dernière plus 
grande pbicée près de l'extrémité. Une grande tache jaune sur 
le pygidium. Dessous du thorax et de l'abdonun ayant de 
grandes bandes Iransverses d'un jaune doré. — Long. : 18. 
Larg. : 10 1/2 mill. — Pulo-Pinang, côte Malaye. 

Cetonia malaj'ensis. — Verte en dfssns , noire en dessous. 
Tct€ et corselet fortement ponctués. Chaperon échancré. Une 
tache blanche à chaque angle intérieur du corselet , derrière 
la tête, Éljtrcs largement bordées de noir, avec de faibles 
cfitcs élevées et des lignes de points enfoncés. Elles ont cha- 
cune six taches blanches, dont cinq au bord, dans la pirtle 
noire , et une près de la suture et vers l'extrémité. iy,\ suture 
est terminée par une petite épine. Le pygidium est couve Pt de 
duvet blanc en dessous. I^e thorax et les segmens de ralidomen 
offrent plusieurs taches blanches. Pattes noires. — Lon»-. : 
iG. Larg. : 8 mill. — De Pulo-Pinang, côte Malaye. 

Cetonia Gorjri. — Verte en dessus, noire en dessous. Tcte 
et corselet fortement ponctués. Chaperon éch;mcré. Corselet 
ayant les côtés bordéa d'un duvet jaune argenté et dt ux points 
de cette couleur au milieu. Elytres assez luisantes offmn; des 
cotes peu élevées cl des lignes de points enfoncés tt ayant 
chacune sept taches d'un jaune argenté, ainsi disposées ; la 
première près de l'angle humerai , Irès-petilc . In seconde der- 

6 



82 TRAVAUX INÉDITS. 

ritrc celle-ci, nu bord externe, divisée en deux ou trois petites 
taches, les troisième et quatrième, très-grandes, toujours au 
bord externe, la quatrième étant située à l'angle postérieur, 
les trois autres , de moyenne grandeur , placées près de la su- 
ture , l'une au milieu , la suivante plus en arrière , et la troi- 
sième près du bord postérieur. 'Pygidium ayant quatre petites 
taches dorées. Côtés de l'abdomen et du corselet taches de jaune 
pfde. Pattes noires et velues. — Long. : i3. Larg. : ^ mill. — 
De la côte Malaye et de Java. 

Celonia rufo-viltata. — Noire. Tête et corselet ponctués. 
Chaperon assez élargi , échancré. Corselet ayant une large bor- 
dure rouge partant du milieu et se prolongeant un peu au bord 
postérieur, avec quatre points blancs sur le disque. Élytres 
d'un vert foncé , luisantes , finement striées , avec des sillons 
larges et peu profonds; elles ont chacune au milieu une large 
bande longitudinale rouge , parlant du bord antérieur, faisant 
suite à la bordure du corselet et se terminant avant l'extré- 
mité ; leur bord externe offre deux petites taches blanches , 
situées en arrière, et il y a un point blanc entre la suture et 
la ligne rouge, vers le milieu de la longueur de l'clytre. Les 
côtés du thorax sont blancs. Les pattes noires. — Long. : g. 
Larg. : 5 mill. — De Pulo-Pinang , côte Malaye. 

Note sur la synonymie du genre de Longicorncs nommé à tort 
Cyrtognallius, par M. Gdkrin-Méneviue. 

En préparant un travail complet sur l'insecte auquel nous 
avons donné le nom de Cyrlognailius montanus (^Rcv. ZooL, 
i84o, p. Sg), nous avons trouvé, dans nos notes, l'indication 
d'un mémoire de Faldcrmaiin, publié en i835, et d'un tra- 
v.iil de Vigors de beaucoup antérieur (1826;, dans lesquels il 
est question des deux insectes connus dans les colleclions de 
Paris sous les noms de Oyrtognatlius rostratus, 0\iv.,elpai'a- 
doxiis, Faldermann. 11 résulte de ces mémoires, que le nom 
de Cylognalhus ne peut être conservé aux deux insectes ci- 
dessus cités; car Vigors a fondé, en 1826, avec le Prinnus 
TOilralus, 01., un genre particulier sous lenom de Dorvsthenes 
(Zoo/. Journ., 11° 8, janvier 182G, pag. 5l4i p'- 9, ''g- ')> 



TRAVAnX INÉDITS. 83 

et Fiildcnnann, en l835, en a fait un autre, sous le nom de 
CïRTOGNATUcs, (lans un numoii'f:i.intilulc : Cutco/itcrorum ah 
illuslr. Bungio, in. China, Mongnlia cl montions Altaicis col- 
leclortim, in-4°> pag/96, lab. II, fig. 3. 

Il faudrait donc réunir en un seul genre les deux insectes, 
publics par MM. Vigors et Faldermann et leur conserver le 
nom générique le plus anciennement publié, ou les séparer eu 
deux genres, dont l'un prendrait le nom de Dorjsthenes et 
l'autre de Cyrtognuthus ; c'est à ce dernier parti que nous nous 
sommes arrèlés. Voici rindication de ces deux genres et des 
espèces qui leur appartiennent. 

G. DoEYSTiiE.VEs, Vigors, Zool. Journ,, 1826. 

Une forte pointe saillante au milieu du proslcrnum. 

1" Esp. Dorj-sthcnes rostratus, Vigors. Zool. journ. 

Syn. Prionus rostratus, Oliv. ; Çyrtognalhus roslratiis, 
Dclaporte, Buff., Dumcsnil. Ins., t. II, p. 289. 

1^ Esp. Dorj'sthencs moiitanus, Guér. 
^, Syn. Cyrtûgnathus montanus, Guér., Rev. Zool., i84o, 
p. 39. 

G. CvRTOGNATHDS, Faldermann, Colcpt. China, Mongclia, 
etc., i855. 

Pas de pointe saillante au milieu du prosleraura. 

l"Esp. Cyrtognuthus parado.ms, Faldermann. 

Syn. Prionus parndoxus, Faldermann, Bull, de lasoc.imp. 
dcsnal. de Moscou, G, p. 63, tab. II, fig. 3. 

La synonymie qui précède montre combien il fautsc méfierdes 
ouvr.Tges faits légèrement. En effet, qui n'aurait cru, en ourraiit 
le BulTonDumesnil etcn voyant en groscaraclèrcs,àla page 28g, 
CïRTOGHATiius, Dcjcan,(\uc ec genre a\ait été distingué par ce 
dernier entomologiste; cependant il n'en est rien, car on trouve 
à la page 34' du catalogue de sa collection : Cvrtognathds, 
Faldermann, elen synonymie Dorysllictus, Vigors. En conti- 
nuant de s'en rapporter a M. Delaporic, on aurait dû penser 
que le Cj riognathus rostrnlus était publié pour la première fois 
par lui, car il ne fait suivre et; [ioi:i d'aucune synonymie, con- 
tiaitenicnl ù ses liabiludesdans le nicMie ouvrage; cependant 



84 ANALYSE d'oTTYRAGES NOOVEAtTX. 

c'est dans Fabricius et dans Olivier que cet insecte est décrit 
et figuré. Après de tels faits que penser des autres parties de 
cet ouvrage? 

II. ANALYSES D'OtVIUGES NOUVEAUX. 

Disconns sur les révolutions de la surface du globe et sur les 
changements qu'elles ont produits dans le Règne Animal ; 
par Georgps CnviEB. Huitième édition, in-i2. Paris, Cou- 
sin , libr.'iire, rue Jacob, 25. — Prix : 3 fr. 5o c. 

Cet admirable discours, actuellement traduit dans tous les 
pays où les -cienccs sont en honneur, sert, comme on le sait, 
d'introduction à l'ouvrage sur les Ossemens Jossiles, qui a si 
puissamment contribué il rendre le nom de Cuvier immortel. 
îious félicitons les éditeurs de l'heureuse idée qu'ils ont eue., 
en mettant ainsi ce modèle à la portée de tout le monde. Vou- 
lant rendre ce petit livre plus utile, ils y ont joint une énunié- 
ration sommaire des espèces d'animaux découvertes par Cuvier 
et décrites dans le grand ouvrage sur les ossemens fossiles, 
afin que les personnes qui n'ont pas le loisir d'approfondir en_ 
tièiemeut ces matières dilliciks, puissent en prendre au moins 
une idée générale et apprécier les raisoniiemens auxquels ces 
découvertes servent de base, et les conséquences importantes 
qui eu résultent pour l'histoire de la terre et de l'homme. Plu- 
sieurs jolies planches ornent ce volume, qui ne tardera pas à 
être entre les mai[is de toutes les personnes instruites. 

(G. M.) 

IlÉGNE ANIMAL DE CoviER , disposé en tableaux méthodiques ; 
par J. -Achille Comte, professeur d'histoire naïun lie à l'A- 
cadémie de Paris , chef du bureau des conqjagnies .savantes 
et des allaircs médicales au ministère de l'inslruclion publi- 
que. — Paris, Fortin, INIasson et compagnie , rue de l'École- 
de-Médeciue , 17. — Prix de chaque tableau : 1 fr. 25 c.| 

On vient de mettre en vente la 83" livraison de cet ouvrage, 
c'est-.î-dirc le Hy tableau. Nos lecteurs connaissi ut depuis 
long-temps cette puhlication zoologique , faite d'après les 
principes de la méthode naturelle de notre grand naturaliste; 



AKAtTSES d'oDVRAGIS NOUVEAUN. 85 

ils savent que c'est le Règne animal de cet illustre professeur 
que M. Achille Comte s'est proposé de dérouler en belles et 
grandes planches , sur lesquelles il a inscrit et figuré le plus 
grand nombre des espèces de chacun des divers ordres du Rè- 
gne ANIMAL, en les faisant suivre île l'exposé et du dessin de 
caractères propres à faire voir les degrés réels des atfinilés ré- 
ciproques des divers groupes zoologiques. 

Celle méthode eslexcellenle pour l'enseifnemcnt , non seu- 
lement de la jeunesse , mais encore de l'âge mûr. La vue simul- 
tanée de tant d'objels divers, qu'un volume ne peut présenter 
que successivement, conduit par une marche rapide et simple 
à la connaissance des individus qui composent les espèces; 
des espèces qui forment les genres : des genres que l'on réunit 
en tribus; des lilbusqui coiicourenl à la formallon àes familles ; 
des familles qui font parlie des ordres ; des ordns qui entrent 
dans une classe ; àes classes qui se ralUiclienl à un embranclie- 
ment , et des variétés d'embrancheniens qui constituent le Rè- 
gne animal. 

Nous avons sous les yeux le tableau général de la classe de, 
Insectes; ce lableau présente, sur un de ses côtés, un texte 
clair cl concis qui résume, en phrases caractéristiques, les prin- 
cipes de la classification de ces animaux ; cl sur l'autre côlé, 
plus de cinquante figures servant de O'pcT à chacune des grandes 
subdivisions primaires de l'entomologie. 

Vlugt-quatre tableaux, réunissant plus de huit cents figuress 
sont consacrés à l'histoire complète des InsecXes , les figures 
en relief, d'une exécution parliiile, sont ce qui a élé fait de 
mieux en ce genre de gravuie. iSous croyons devoir en repro- 
duire une à la fin de cet article pour donner une idée du fini de 
ce travail. 

Ajoutons , en ter.niinant , que la possibilité d'acheter séparé- 
ment , il un pri.\ modicjue, tel ou tel ordre du Règne animal , 
et d'avoir pour quelques francs, la description , l'imago cl le 
classenieul zuotogique de tous les animaux appartenant à une 
classe , est un avantage qui n'avait élé offert jusqu'à ce jour 
par aucune publication d'histoire naturelle. 

L'ouvrage de M. Achille Comle a élé adopté par l'Uuiversilé 



S6 SOCIÉTÉS sAVANtEsr 

pour l'enseignement de l'hisloire naturelle dans les collèges et 

les écoles primaires. 




Celte fiffiirc est une reproduction parfaite d'une espèce nou- 
velle de Cossus , Cossus macmuiirei ( Am. bor.) , que nous 
avons publiée dans notre Iconographie du Règne animal, 1ns. 
pi. 85,fig. 2. (G.-M.) 

Dictionnaire dniversel d'histoire naturelle , etc., publié 
sous la direction de M. Ch. dOrbignï. 

La cinquième livraison vient de paraître; elle justifie les 
éloges que nous avons donné a ce livre , soit pour la manière 
dont le texte est traité, soit pour la beauté des planches. Nous 
reviendrons sur cet ouvrage dans un prochain numéro. 

IH. SOCIÉTÉS SAVANTES. 

Académie royale des sciences de Paris. 

Séance du 2 mars iS.'fo. — Rien sur la zoologie. 

Séance du g mars. — M. Dulroclict lit un mémoire inti- 
tulé : Recherches sur la chaleur vitale des animaux à base tem- 
pérature. M. Dulrocbet s'est servi de l'app&reil thermo-élec- 
trique pour ses expériences; elles ont porté sur les Reptiles, 
les Poissons, Mollusques, Annélides Crustacés , et Insectes. 
Tout en donnant les résullats auxquels il est arrivé, l'auteur 
fait connaître lis travaux des savaus qui se sont occupés du 



SOCIÉTÉS SAVANTES. 87 

même sujet : ce mémoire , peu susceptible d'analyse , mérite 
d'être étudié avec soin. 

M. Ge.offroj-Saint-HUaire lit une noie intitulée : Sur 
l'enfanl quatrupède , Gustave Evrard, double infcriearemenlf 
dont les diffonnilés Jurent provoquées par une blessure de sa 
mère reçue vers deux mois de gcslalion ( i ) . 

<t Cet enfant naquit à Paris, le 4 juillet l83o ; il fut 
reçu par madame lieu , sage-femme. Cet accouchement Teni- 
plit cette dame d'une si vive admiration que, sollicité par elle, 
j'ol)tins qu'elle présenlerait]elle-même cet enfant à l'Académie. 
Ceci eut lieu le 8 septembre i83o. Un dessin fut joint à la 
description que j'en donnai : un de mes élèves , alors interne 
des hôpitaux, aujourd'hui l'un des plus savans naturalistes et 
physiologistes de la capitale , fit ce portrait et l'inséra dans les 
actes de l'Académie , vol XI , p. 456. 

>■ La monstruosité parut offrir un cas secondaire de la puis- 
sance des choses dans leurs relations mutuelles. Gustave 
Evrard , représenté à deux mois de sa naissance , est resté dif- 
forme , mais diversement ; j'ai mis beaucoup de soin à figurer 
ses deux conditions tératologiques et à distinguer ce qui, dans 
ces différences, appartenait aux efforts de la vie générale des 
choses. Ces soins m'ont amené à faire faire une représenta- 
lion de ces deu\ étals , et plus tard à la publier dans un re- 
cueil qui filt plus favorable pour mes idées que les Comptes 
rendus. 

» L' .académie faisant droit sur mes réclamations, soutenues 
par le généreux appui de M. Arago , régla que la visite de 
de Gustave Evrard et mon nouveau travail seraient renvoyés à 
une commission formée de MM. Serre etJMagendie. 

u Nous verrons ce qui en résultera : ce sera , je l'espère , 
une plus haulc révélation de l'esprit des choses. » 

M. de BtainvilleWi un rapport favorable sur un mémoire de 
M. Dufo, intitulé: Observations sur les Mollusques marins, ter- 
restres cl fluviatdcs, des îles Scchcllcs et des Amirautés . Il ré- 

(1) C'esl-à-dire deux Trères jumeaux soudés inférieurement par les 
régions ischiatiques , niats'un seul sujet par leur unité , au dessus de 
l'umbilic. 



88 soerÉTÉs savantes. 

suite de ce rapport, que M. Dufoa rendu service àla science èù 
observant coiiveaablemenl un grand nombre de mollusque dont 
ou ne connaissait encore que les coquilles, et en faisant con- 
naître beaucoup de varialioDS causées par l'âge , par le lieu 
d'babitatiun , etc. 

M. M. Edward écrit pour annoncer qu'il a observé le sys*- 
tèmc nerveux des Salpa, et la circulation de ces animaux et 
du Beroe ovaiiu . 

■ M. Muller , en adressant son mémoire imprimé, intitulé: 
^ar V organisation et les fonctions des pseudo*branchies et des 
plexits ■vascitlaires des Poissons, fait connaître les résultais de 
ses recherches ainsi qu'il suit : « J'y démontre, que les 
branchies accessoires, dites pseudo-branchies des poissons os- 
seux, sont des organes toul-à-fait différenS des appareils res- 
piratoires , recevant du sang artériel cl donnant du sang 
veineux. 

» L'essence de cette observation est que la veine des pseu- 
do-branchies se transforme en veine-porte pour l'œil, c'est— 
à-dire pour la glande chnroïdalc. La glande choroïdale , qui 
manque dans les poissons qui n'ont pas de pseudo-branchies, 
est un plexus va^culaire donble , artériel et veineux. La pirlie 
artérielle reçoit le sang des pseudo-branchies et donne le sang 
aux artères de la choroïde; la partie veineuse reçoit le sang 
des veines de la choroïde et donne le san^au système veineox 
du corps. 

» Les vaisseaux artériels de l'iris, du corps vitré et delà 
rétine viennent du système artériel du corps, sans aucune com- 
munication avec le système vasculaire des pseudobranchies et 
de la-glaude choroïdale. 

» L'organisation de la glande choroïdale est la même que 
celle des corps rouges de la vessie aérienne. >» 

Séance du 16 mars. — M. Floiirens continue la lecture de 
ses Recherches concernant l'action de la garance sur les os. 
Dans celte partie de son travail, il s'occupe de l'action de la 
garance sur les dcuts, 

M. JVas-Snrftli , de Londres , adresse un travail intitulé : 
Mémoire sur quelques points importuns de l'Odontologie, par- 






SOCIÉTÉS savantes; 8g 

ticuUèrement sur la structure cellulaire de la dent et du hulbe 
et sur la formation de l'ivoire des dents. — Renvoyé à MM. Ser- 
res , Flourcns et Dutrochet. 

M. de Hamboldt envoie une substance appelée Ouate ou 
JlancUe naturelle; cette substance a été trouvée en grande 
abondance sur la surface de la terre , en Silésie , après une 
inondation de l'Odei'; elle est foiince d'un tissu de filamcns de 
conferva rivularis et de quinze espèces différentes d'infusoircs 
à carapace siliceuse. 

M. Marcel de Serres adresse de nouvelles observations sur 
les infuboires des sels gemmes. 

M. Al. Lcfeh\>re adresse une noie sur un appareil destiné 
au dessin des objets microscopiques, au moyen duquel on peut 
aussi obtenir la représentation pliotographiquc de ces objets. 
Le procédé de M. Lefebvre consiste à recevoir l'image des ob- 
jets, dans aa mcgagraphe , sur une plaque iodurée. Nous 
avons vu plusieurs dessins parfaitement bien réussis pur ce 
moyen. 

Séance du 23 mars. — M. Duvernoy lit un travail intitulé : 
Essai d'une description des organes de ta respiration des Crus- 
tacés décapodes , et de leur mécanisme. 

Après avoir rappelé les observations qu'il a présentées dans 
la 3' partie de son Mémoire sur l'organisation des Liniules , il 
continue ainsi : 

Cette esquisse rapide ne faisant pas la partie principale du 
Mémoire que je viens de rappeUr , j'ai cru ne pouvoir nie dis- 
penser de présenter une description détaillée de cet appareil , 
afin d'être suffi'amment compris dans les principes qnc j'ai 
cherché à établir, et d'être certain mni-nièmc de ne pas errer , 
ou de ne pas trouver d'exception réelle, même dans leur appli>- 
cation la plus spéciale. 

C'est, en partie, dans ce but, que j'ai entrepris une nouvelle 
description des organes de ta respiration des Crustacés. 

Je soumets aujourd'hui au jugement de l'Académie celle des 
Crustacés Décapodes . 

La première partie jia prêtent Mémoire , dont je ne lirai 



qo SOCIETES SAVANTES. 

qu'une analyse , traite des branchies proprement dites dans les 
Crustacés Décapodes. 

En suivant les divisions de cet ordre de Crustacés adoptées 
par Lalreille , pour le Règne animal de G. Cuvier , je décris , 
en premier lieu, la structure, le nombre et la position des 
branchies dans les Décapodes Brachyures , et je prends des 
exemples de mes descriptions dans la plupart des sections de 
ce sous-ordrc. 

Je fais connaître ensuile, avec non moins de détails, les 
branchies des Décapodes Macroures. 

Il résulte de ces descriptions : 

1° Que les Décapodes Bachyures ont une grande confor- 
mité dans les principaux points de structure et de position de 
leurs branchies. 

2° Quant à leur forme, ces branchies se composent tou- 
jours de deux rangées de feuillets, proportionnément larges, 
fixés par un de leurs côtés, contre les deux faces opposées 
d'une lame fibreuse , empilés ainsi les uns sur les autres , et les 
uns sous les autres , de manière à former deux pyramides ap- 
pliquées l'une contre l'aulie par leur base ; mais dont la su- 
périeure est de beaucoup la plus développée , et dont l'infé- 
rieure est restée rudimentairc et comme tronquée. 

3° Chaque feuillet branchial peut être considéré comme s'il 
était composé de deux vessies , contenues l'une dans l'autre , 
et qui auraient été tellement aplaties qu'elles ont pris l'appa- 
rence d'une simple lame ou d'un feuillet. La vessie interne qui 
contient le Quide nourricier répond au système vasculaire 
sanguin. 

La vessie externe se continue avec les tégumens communs. 
Les parois de la première adhèrent entre elles dans des in- 
tervalles irréguliers , de manière à intercepter un réseau de 
canaux de dimensions variées , formant des lacunes plus ou 
moins considérables dans leurs fréquentes anastomoses. 

C'est dans celte grande lacune divisée, que le vaisseau affé- 
rent verse le sang pour la respiration. C'est de celte même 
lacune que le vaisseau effércnt le reçoit pour le diriger vers^le 
cœur. 



SOCIÎTÉS SAVANTES. gt 

La forme élargie de ces feuillets branchiaux , leur nombre 
et leur rapprochement , donnent à l'animal qui en est pourvu, 
la facilité de conserver une lame d'eau entre chaque paire de 
ces feuillets ; ces différentes circonstances organiques conlri- 
buent sans doute à faciliter la respiration aérienne , quoique 
avec des organes de respiration aquatique, que l'on observe 
chez un grand nombre de Crustacés Brachyures. 

4° Les Décapodc: Macroures^ à en juger par la structure, la 
forme , le nombre et la disposition des branchies, sont loin de 
composer un groupe naturel ; aussi regardons-nous comme 
une solide amélioration , dans la méthode de classification , la 
séparation des Schizopodes et leur réunion aux Stomapodes , 
proposée par M. Milites Edwards ; ainsi que l'établissement 
d'un groupe de même valeur que les Bracfiyares et les 
Macroures , intermédiaire entre ces deux sous-ordres, sous le 
nom de Décnpodes anomoures , et qui se composent des 
Macroures anomaux de Latreillc , auxquels notre savant col- 
lègue réunit les Porcellanes et les Galathées. 

A. Les uns , ce sont les Paguriens , les ont encore com- 
posées de feuillets empilés à la manière des feuillets branchiaux 
des Crabes ; mais les branchies y sont plus nombreuses , et les 
deux pyramides supérieure et inférieure qui composent chaque 
branchie, sont tantôt également développées, nubien elles 
montrent un singulier développement alternatif, suivant le 
numéro auquel elles appartiennent , c'esl-ii-dire que si dans la 
branchie n" 3, la pyramide inférieure est restée rudimentaire, 
dans la branchie suivante ou le u° 4> e'cst la supérieure qui 
est peu développée. Enfin , si les pyramides branchiales sont 
plus nombreuses, elles y sont proportionnellement petites, 

B. D'aulrcs Macroures , ce sont les Salicoques , ont une 
structure Intermédiaire entre les branchies composées de tubes 
et les branchies à larges feuillets des Crabes. Je distingue celle 
forme intermédiaire suus le nom de branchies lumcltcuscs cl 
peaniformes , parce qu'elles sont composées de lames étroites, 
rangées de chaque côté d'une tige , comme les barbes d'une 
plume. 

On conçoit que cette forme n'est plus propre à retenir l'eau, 



ga dOCIÉTÉS SÀTANIES. 

et que les Crustacés qui ont de semblables branchies sont es- 
sentiellement aquatiques. 

Je n'avais pas fait ctlte distinction dans mon esquisse; je la 
crois essentielle. 

C. Les laiiiilles des Locustes et des Homards ont des blan- 
chies en tubes , arrangées de manière à figurer des brosses ou 
des panaches , ainsi que les zoologistes les ont distinguées. 

Les branchies en tubes seraient trop favorables , par leur 
grande division , à l'action desséchante de l'air. Aussi appar- 
tiennent-elles à des Crustacés esscnliellement aquatiques, qui 
ne vivent à sec qu'accidenlellenient , et qui périssent au bout 
d'un temps plus ou moins court. Cependant, le mécanisme 
annexé à ces sortes de branchies, élant propre, dans quelques 
cas, à les niainlenir humectées, on voit quelques espèces de 
ces familles, supporter accidentellement , pendant plusieurs 
jours , une respiration aérienne , lorsqu'on les entoure d'objets 
humides. 

6° Si la forme des branchies en tubes est très-différente des 
branchies en lames ou en feuillets , le fond de la structure des 
unes et des autres est cependant le même. C'est une lacune , 
dans l'un et l'autre cas, cylindrique dans le premier, aplatie 
dans le second. 

Le tube ou filet branchial ne se compose pas , comme on l'a 
supposé , d'un ramuscule vasculaire sanguin , se continuant du 
vaisseau afférent , pas plus que d'une radicule qui serait l'ori- 
gine du vaisseau afférent. En un mot , il n'y a plus de réseau 
capill.uie respirateur, comme dans les animaux vertébrés , qui 
serait interuiédi^iirc entre les branchies de l'arbre vasculaire 
dépurateur et les racines de l'arbre vasculaire nutritif. 

Ces tubes ou lilels branchiaux inlerceptPnt un vide de même 
forme , dans lequel on peut observer les mouvemens Qc rota- 
tion des globules sanguins. Ces mouvemens dirigés de la base 
du tube vers son exliémilé terminée en cul-de-sac, ou de cette 
extrémité vers sa base , en passant par le côté opposé, forment 
un des spcclacles les plus intéres-ans que nous découvre le 
microscope. Je l'ai particulièrement observé dans l'Ecrefisse 
de rivière. 



SOCIÉTÉS SAVANTFS qS 

Lorsque la circulation est régulièrement active , les globules 
arrivent et se meuvent dans le tube respirant par un côté de 
son canal et ils en reviennfnl par l'autre côté. Ce n'est qu k 
l'exlrémilé du tube , ou du moins vers oellc cxirémilc , que le 
courint sanguin change de direction. Cela a lieu pour un cer- 
tain nombre de globules sans que leur mouvement accéléré en 
paraisse ralenti; on les voit parcourir ainsi tout l'espace que 
leur fournit l'extrémité du tube. D'autres ne vont pas jusqu'au 
fond du cul-de-sac, ils tournent plus court. D'autres vont 
jusqu'à la dernière extrémité du filet respirant , mais avec un 
mouvement de plus en plus ralenti, et s'y arrêtent. Peu de 
temps après ils reprennent leur course dans le sens rétrograde 
ou centripète , et leur mouvement semble s'accélérer à me- 
sure qu'ils approchent de la base du tube. On dirait qu'ils sont 
attirés par le vide qui se fait dans le cœur et , de proche en 
proche , dans les vais-eaux branchio-cardiaques. 

T* En général , le systèine capillaire des vaisseaux san- 
guins parait manquer dans les organes de respiration des Crus- 
tacés , comme il manque dons leurs autres organes, ainsi que 
l'ont établi MM. Audouin et Mtlnes Edwards , dans leur mé- 
moire sur la circulation dans cette classe. {Ann. des acienccs 
naturelles, t. II , p. ni. 

C'est une convictiou qui résulte pour moi, non seulement 
des observations microscopiques que je viens de rapporter , 
mais de plusieurs autres , dont j'aurai l'occasion de parler dans 
un prochain Mémoire; conviction que j'avais déjà en l836 et 
l83'j , lorsque j'ai eu l'honneur d'adresser à l'Académie mes 
deux lUèmoiret sur les Siiiiilles. 

Ajoutons que la riicmbrane respirante de toutes les parties 
taillantes qui constituent les brancliies des Crustacés, est tout 
unie, quoique divisée quelquefois en petites lacunes vésicu— 
leoses , et qu'elle n'y montre jamais ces plis si fins et si déliés 
qui augmentent considéiablenicnt l'étendue de la membrane 
vasculairc respirante, dans les lames branchiales des poissons. 
Je déiii'intrerai successivement dans mes descriptions dé- 
taillées de rap|):ui'il branchial des autres Crustacés , (pie 
toutes leurs branchies, quelle que soit leur forme ea feuillets 



O'i SOCIETES SAVANTES. 

liirgcs , en Inmes ttrollcs, en tubes, en ûlamens , en vessie , 
ne sont jninais que des lacunes dans lesquelles le sang est dé- 
posé momcnlanénicnt pour la respiration. 

g° En les considérant sous ce point de vue , en se rappe- 
lant que le système capillaire entre l'arbre sanguin que j'ap- 
pelle nutritif et l'aibre dépurateiir , ou bien celui qui devrait 
exister entre l'arbre dépurateur et l'arbre nutritif manquent 
dans cette classe, on comprendra comment des organes appcn- 
diculaires , servant aux mouvemens de nalalion , comment les 
soies creuses qui les bordent , ont pu être considérées en mciue 
temps avec justesse et exactitude , comme des organes de res- 
piration. Il suffit pour cela que les parois de ces organes creux, 
recevant le fluide nourricier dans leurs capacités , soient assez 
perméables pour permettre l'influence chimique du fluide am- 
biant respirable sur le sang qui pénètre dans leurs lacunes. 

Disons encore que les lames , les tubes, les filets branchiaux 
des Crustacés étant des lacunes dans lesquelles le sang se 
meut librement , ne pouvaient être soutenues , comme les 
lames branchiales membraneuses des poissons , par des lames 
solides intérieures de nature cartilagineuse ou osseuse. 

Lorsqu'elles ont dû être supportées par des organes plus 
consistans , on observe ceux-ci dans une portion de leur sur- 
face. C'est dans ce cas la partie dcrmoïde de la branchie qui a 
été plus ou moins solidifiée. Tel est le cercle qui borde'et qui 
distend les lames branchiales des Limulcs. On remarque ici 
combien l'existence d'un squelette intérieur, ou son absence , 
domine l'ensemble, comme tous les détails de l'organisation. 

M. Geoffroy Saint- IJilairc lit une note ayant pour titre : 
Pour établir la proposition qu'il est des causes accidentelles 
modifiant , corrigeant et réformant , aa moyen d'une injluence 
directe de milieux ambians , des troubles survenus dans le sein 
maternel. « Je prépare un grand travail sur cette question , 
dont je crois posséder tous les élémens désirables. Pour cela , 
quelques renseignemens m'étaient encore nécessaires, et je sou- 
haitais, entre autres éclaircissemens de plus, des développe- 
nieus dans un article de nos Comptes rendus , année l858, 
a' semestre , p, 1080. Là , le rédacteur laissait désirer plus 



NOtiVELLES. Cf^ 

de clarté dans sa note sur une conïinunicatioii de monstruosité. 
M. Giiyon , clilrurgieD en chef de notre armée d'Afrique, avait 
écrit lin mémoire et tracé quelques indications de formes, à 
regard de sujets tératologiriues ( lille hicorps analogue à la 
constitution de Rilta-Christina ). Notre honorable collègue, 
M. Larrey , avait remis les papiers et esquisses que mon ami 
et ancien élève M. le docteur Guyon lui avait confiés, et les 
avait déposés sur le bureau du sccréinire perpétuel , M. FIou- 
rens. C'était puur connaître les dessins de M. Guyon que j'a- 
vais pris la parole ; ils me sont maintenant remis, et j'arrête \h 
mes réclamations , désormais inutiles. 

M. Jacquemin écrit pour annoncer que , dans sa lettre du 
6 janvier, il a rappelé ses recherches sur la manière dont la 
mâchoire inférieure des oiseaux se charge d'un air provenant 
de l'intérieur de l'oreille. Il dit qu'il ne s'est p;is occupé de la 
syndesraologie de la mandibule et qu'il ne réclame que parce 
qu'il pense que sa dernière lettre a été mal comprise. J'ai à 
coeur, dit-il, de conserver à la science le fait que la communi- 
cation de M. Rousseau tend à effjcer, savoir : qu'il existe chez 
tous les oiseaux un canal, osseux chez les bons voiliers à 1 âge 
adulte et membraneux chez les autres, qui se dirige delà caisse 
du tympan vers le trou pneumatique de la mâchoire inférieure, 
situé sur la face supérieure de son apophyse interne, et qui a pour 
fonction de conduire l'air de cette caisse dans la mâchoire. 

Ce fait, examiné dans tous ses détails chez les diverses fa- 
milles des oiseaux, dans mon Mémoire sur la pneumalicité qui 
s'imprime en ce moment, a conduit M. E. Rousseau à des 
recherches sur les ligamens et les os sésamoïdes do l'arliculn- 
tion de la mâchoire chez les oiseaux ; recherchrs que l'autorité 
decet anatomisie me fait respecter, mais qui sont toul-à-fait 
étrangères à mon Mémoire sur l'ostéologic des oiseaux, à celui 
sur la pneumalicité de cette même classe d'animaux , ainsi 
<p>'à ma communication du (j janvier dernier. 

Séance du 3o mars. — Rien sur la zoologie. 
\OUVELLES. 

Les deux magnifiques Tortues éléphantines données si géné- 
reusement au Muséum par notre savant confrère, M. Julien 



g6 NOCVELLES. 

Desjardins, viennenl de mourir ; ces Tortues étalent arrivées 
à un âge IcUeintnl avancé, que des vieillards , à l'île Maurice, 
disaient les avoir toujours vues presque aussi grosses. 

Notre savant confrère, iVl. Maravigna, professeur de miné- 
ralogie il CMtanc, vient de nous adresser, pour le Magasin de 
Zoologie, la description et la 6gure de deux espèces nouvelles 
des genres Mitre et Buccin, trouvées dans la merde Messine. 
Nous en publierons les diagnoses dans le prochain numéro. 

M. le comte de Mannerrheim vient de nous adresser de Wi- 
bourg, en Russie, la description de deux Coléoptères très-rares 
provenant de la Californie. Ce savant, qui était gouverneur de 
la province de 'Wibourg, vient d'être appelé à des fonctions 
plus élevées en qualité de président de la haute cour 
de justice de Wibourg j il nous annonce que cette place 
lui laissera quelques loisirs qu'il emploiera à l'avancement de 
l'entomologie. Nous nous en applaudissons, dans l'Intérêt de 
cette science, car M. le comte de Miuincrrhelin peut lui faire 
faire des progrès rapides, étant un entomologiste très-instruit 
et très-consciencieux. 



Nouveaux membres admis dans la Société Cuviebienn;. 

187. M. SoNDEViiL, membre de l'Acadt-niie des sciences de Stoc- 
khotni . présetué par M. Guéiin-MciteviUe. 

188. M. le Marquis de Cost», niemlire de l'Académie de Savoie, etc., 
présenté par M. le Marquis de Bràne. 

189. M. le professeur Placido FoRiii, membre de l'Académie Gioe- 
nieiine , de Cai.ine , à Palcrme. 

19U. M. le Docteur Salvator Leonibiii, membre de l'Académie Gioe- 
nieniie, à Catane. 

Itfl. M. Car.-Ginspppe Parisi, intendant de Catane et président de 
l'Académie Gimnieiine. 

192 M. le Baron Andréa Bitonia, correspondant de l'Académie 
Gioeiiienne, à Falerme. 

Ili3. M. le Clii'valier Luigi Benoit , correspondant de \'\ciièm\ii 
Gioeinenne.à Messine. 

19i. M. Paolo SsnEiGuo, correspondant de l'Académie Gioeniemiei, 
k Messine. 

195. M. Domenico Testa , correspondant de l'Académie Gioenienne, 
à Palrrrne. 

181). M. M. le Docteur Gaetano-Algeri Fogliaki, professeur à l'I'ni- 
Tersité lie Palernie. 

197. El madame Jeannette Powee , associée de l'Académie Gioe- 
nienne , à Messine, 

Présentés par le professeur Maraciijna , de Catane. 
Nnta. M. Maravigna nous prie de rectilier le nom et les titres de 
M. le piofessfur Massako ( et non Majeano , comme on l'a imprimé 
par err^ nr il la lin du numéro d'aoiit 1S39 , sous le n° d'ordre 162 ). 
M. le Docteur Massano est professeur de clinique à l'Université royale 
de Messine. 



AVBIL 1840. 



I. TRAVAint INEDITS. 

Mammifères. 

M. Lesson vient de se livrer à une étude minutieuse et Irès- 
détaillc d'une rurnillc surchargée d'erreurs , les Lémuriens de 
Cuvier, ou, comme il les appelle d'après Brisson , les Prosi- 
MiÉEs. Il n été conduit à présenler le tableau suivant, dont 
on trouvera les dcveloppeniens dans sa Maslologie méthodique 
qui ne tardera pas à paraître. 

f l' PirJieUmtir, Le«., 

1 Queue rmlimpntaire MaJaguscsr. 

■fbut, Lfsi,, 



1 Membres 
posi^- 


Oreille, 
poilue.. \ 


du double/ 


\ 


plu.lou;.. 




que le. 


/ 


anleriron. 


Orrîllps ) 




DUC!. \ 



Q<ii>ue 
lonsue. 



Con'jue 
comte 



4 ineiiives en bas. Mii,lo''9a 

- . . , , 3' CfOii^ti/e , Len. , 

6 inciaiTM tn bas. M ail u»» ira r 

Qdfue alténuéeau 4' Mj-sceùitt , Le»., 



bout. 

Queue? rrafle'c an 

bout. 



Conque ^Vns^', ample e 
coitrte Ttie I» icie 



Mu<lag3SCBr. 
5' Cliscebui , LeM. , 

Miiiluga»rar. 
6° Mioxicebut Les»., 

Madiigaicar. 



I Denis sup. en ran- 7° Propithecai^^tnn., 



\\ 



I Membres poit^rîeurs 
d'untjiiarlpltji longi 
que les aDt^rieurs, 



Ion; 



gee 



régubèr*. 



MaJagaiCHr, 



Le! mtin'>j,en ran- 
gée irrégulière. 

Quenetrèi courif museau carao 



8" Lemur, Lm»., M«* 

di^asc et Anjouaa. 

. 9° Pailo , Boiinan. ^ 

cd'e Ofciil. d'Afriij, 

race arrondie. . . -n ■; . 

villi>, A*ie. 

bica presque ^gaus 1 Musrau proWge it* Arachnocfbui ,\j., 

\ en houiDÎr. Crylan. 

Oreilles irès-am- 

pie», plus Ion- la* f7a/ago, Cnv., cAte 

guesi^iie la tête; occid. d'Afrique. 

riuruegroïse. 

Ortillrs amples; i3° Tanint , Slorr. , 

qoeue grêle. M"b'qu'E. 

Oreilles petites; 14" I/ypnce&us, Leii., 

queue filiforme. Moluques. 



I Oreîllf 1 sinplrt et nues; membre» 
poilérirurs à tarses plus longs 
que U jambe 



Réflexions ornithologiques , par R. P. LtssoN, 

Le savant M. de La Fresnaye a émis, dans n» 2 de la Reloue 
Zoologique de 1840 , p. 33 , ropînion qu'il fallait réunir les 
genres Ramphocœnus de Vieillot , et Scolopacinus ttu Prince 
Charles Bon;tparlc. Il propose même de supprimer ce genre 
pour le confondre avec les T/iriotkores. Jk ne parlage nulle- 
ment cette manière de voir , et ayant possédé un Ramphocène 

Tom. II F. Fef, Zonl. Avril 1840. ■; 



g8 TRAVAUX INEDITS. 

el un Troglodyte recliroslre de Swainson , je crois pouvoir 
admcllre les deux genres, non seulement comme distincts, 
mais encore comme devant être placés loin l'un de l'autre. Je 
crois que Vieillot a commis une grave erreur. Son peintre a 
représenté un Ramphocène et il a décrit dans son texte un 
Troglodyte recliroslre. Les Ramphocènes ont le bec long , 
droit , comprimé, à mandibule à arête, terminée en crocbet 
aigu, el la commissure garnie de snies roides et en peigne (le 
dessin pi. 128 de Vieillot représente bien ce caractère et la 
description n'en fait aucune mention). Les ailes sont courtes, 
ayant les 5» et 6' rémiges les plus longues ; les narines percées 
en fente linéaire. Les deux espèces sont les Ramphocanus 
melanurus de Vieillot, Nouveau dictionn. , t. XXIX, p. 6 
et gai., p. 204 , el le R. Irinitalis, Rev. ZooL, 1889, p. 42- 
Or , le genre Scolopacinus , Ch. Bonap. , ou Aconlistes^ Sun- 
dev. , a le bec long, droit, recourbé à l'extrémité, sans 
soies ; des narines entièrement fermées par une membrane; 
des ailes arrondies , à i" . 2' el 5' rémiges les plus longues. Le 
Troglodytes rectirostris , Swains. , Zool. illustr. , pag. i4o , 
paraît être bien distinct du Scolopacinus rufiventris du Prince 
de Musignano, qui est cannelle orangé en dessous, avec des 
traits noirs sous le blanc de la gorge. Le premier est du Bré- 
sil , le second de Gualiraida. Enfin, les Rampbocènes sont 
pour niol'des Bataras à bec droit, cl les Scotopacins des vrais 
Troglodytes. 

NoHENCLATDBE et DcscKiPTioK d'oiseaux nouveaux , par R, 
P. Lesson. 

1 . L'Emlieriza lucluoia de Gervais et Ejdoux , Favorite , 
pi. 71, publié eo 1 836 , est le Fringilla erylhrorhrncha , 
Lesson , publié en i834 dans le n° ^2 , p. 3^6 de l'Institut, 
puis F'oy. de la Tliétis , t. If, p. 324. 

2. Le Todus portoriccnsis , Lesson , publié dans les jéii- 
nalcs des sciences nalureUes en mars i838 , doit être réuni au 
Todus viridis de Vigors, Zoot. Journ. , t. H , p. ^7>i'i, 1827, 
el au Todus mullicolor de Guuld , publié dans son Iconologie. 

3. tiamalornis lugubris, Less., a été décrit par M. Tem- 



TRAVAUX INEDITS. 99 

Diinik sous !e nom à'Ixos obscuras , t. IV , p. 608 de son 
Manuel d'ornithologie. 

4. Phœnisoina olivacca, Less., Pilylus olivacciis, Institut, 
n° 72 , 1834 , et Tlictis , t. II , p. Sîfi, n'avait été établi que 
sur la femelle. Le mâle a lu pointe du bec orangée, puis jaune 
en dissous , et le reste noir. Un sourcil jaune surmonte 
chaque œil. Le devant des joues est gris de plomb , le gosier 
blanc encadré de deux traits noirs. Le thorax est lavé de jaune 
olivâtre et le croupion est gris de plomb. 

5. Synallaxis Thelotii, Less. — Bec et tarses noirs. Tête 
rousse flammée de noir vif. Dos et couvertures supérieures 
gris-olivâtre. Joues et côtés du cou gris et blanc par petites 
taches. Gorge et devant du cou blancs. Ventre et flancs gris, 
rémiges bordées de roux vif. Queue longue, à pennes moyennes 
très-amincies. Bec à tarses noirs. — Hab. l'Amérique méri- 
dionale. 

6. Xenops Ahsillei , Less. — Bec corné. Pieds bleuâtres. 
Tète et occiput brun olive avec larmes roux clair. Menton 
blanc. Devant du cou émaillé de blanc roux, chaque plume 
frangée de brun. Thorax et ventre roux ocreux. Dos roux- 
brun. Croupion, dos, ailes et queue rouge cannelle intense. 
Queue étagée , à baguettes pointues et rigides , disposées en 
toît. — Hab.? — Coll. du docteur Abeille. 

7. Ploceus castaneo-fusciis, Less. — Bec noir, allongé, plus 
fin , mnis de même forme que celui des autres tisserins. Tarses 
jaunes. Plumage noir-bleu uniforme, excepté le manteau, les 
épaules , le ventre et les couverlures inférieures de la queue, 
qui sont rouge cannelle franc. — Hab. les rives de la Gasaraans, 
»ar la côle occidentale d'Afrique. 

8. Rallas cinnamomfus , Less. — Bec et tarses noirs. Tête, 
con , dos et thorax rouge c.mnelle fort vif. Moitié postérieure 
du corps en dessus commeen dessous, ailes, d'un brun rayé par 
bandelettes étroites et égales de j:iune roussâtre. Queue rouge 
cannelle. Rémiges brun uniforme. Taille de la Maroueltc. — 
Hab. la Casamuns , sur la côte de la Sénégambic. 



100 TRAVAD't INEDITS. 

Oiseaux nouveadï provenant du Bollan ou BouUin , au noi J 
du Bengale. P.ir M. Ado'phe Delessebt (i). 

Pica Boltancnsis. — En comparant cette Pie indienne avec 
noire espèce européenne, on retrouve une lelle similitude de 
plumage, une telle conformilé d^ins la distribution des cou- 
leurs, que, raalgié ses dimensions beaucoup plus fortes, on 
est lente, au premier «bord, de la regarder comme une simple 
variété. Mais noire Corvus pica, qui se retrouve dans tonl le 
nord de l'Asie jusqu'au Japon , et môme dins l'Amérique du 
nord, n'y offre point du tout ces différences de proportions, et 
dernièrement encore M. Teniniinck, la signalant comme se 
trouvant au Japon d'où 11 l'a reçue, ajoute que cet individu 
japonais ne diffère en rien de ceux d'Europe. 

Or , celle-ci en diffère non seulement p.ir des proportions 
beaucoup plus fortes, mais par quelques différences de forme 
dans certaines parties qui constituent bien évidemment une 
espèce distincte et nouvelle. 

Elles consistent dans la forme du bec proportionnellement 
plus allongé, plus effilé , et dans celle des ailes beaucoup plus 
longues par rapport à la queue. Un aulre caractère se retrouve 
encore dans les pennes de cette queue, qui , chez notre nou- 
velle espèce, sont singulièrement élargies el carrées à leur ex- 
rémité, ayant leurs tiges sinueuses et ondtdeuses même .'ous 
le doigt, et CCS ondulations répondent à autant de bandes 
Iransverscs , de nuance un peu plu» foncée, qui s'aperçoivent 
à certain jour sur les barbes. — Du reste , la coloration est ab- 
solument la même que chez notre l'ie d'Europe, sauf que les 
reûels en vert métallique et en bleu violet d'acier bruni sont 
plus biillans. — Long. tôt. de la peau non moulée : 5 déc. 
3 cent, de l'aile depuis le pli , 25 cent, du bec depuis son ou- 
vercure 5 cent. 

a. Chloropsis aurivenlris, Ad. Delessert. 
3. F rancotinus nivosus , Ad. Delessert. 

(1) Sur ces sept oiseaux , qnalre vont être décrits et figurés dans 
\e Ma^asinile Zoologie , ce qui nous di-pense de reproduire lenrs 
descriptions j les noms de ces espèces lijureronl seuls ici. (G. -M.) 



TRAVAUX INEDITS. 101 

4. Muscicapa variei;(ila , Ad. Delesseit. 

5. Turdus (^s.-g. Cralerop<is) i^riseiceps. —Celte espèce 
de Merle a ailes courtes et à très-fortes pattes, fait partie du 
genre Craleropus de Swainsoa ; le dessus et les côtés de la 
tète et du cou sont d'un gris obscur , plus foncé et noirâtre au 
devant et oulour des yeux et sur la région des oreilles. Cette 
couleur se fond, depuis le bas du cou, dans le brun sombre qui 
couvre tout ledessusdu dos et prend une teinte cannelle sur le 
croupion et les couvertures supérieures de la queue. Les ailes 
sont de la couleur du dos, mais la queue est d'un noir sombre 
ou couleur ardoise foncée ; la gorge , le devant du cou et la 
poitrine sont blancs, un peu leinls de gris roussalre sur cette 
dernière partie; le ventre, les (lancs et l'abJorncn sont d'un 
roux vif. Le bec est allongé, fort, presque droit avec la man- 
dibule supérieure noirâtre à sa bise , couleur de corne dans le 
reste, et l'inférieure d'un jaune pâle. Les pattes singulièrement 
fortes, avec le ponce et son ongle trss développés sont d'un 
jaunâtre livide. Long. lot. : 25 cent. 

6. Cypselus Icuio noius , Ad. Dtlessert. 

;>. Orlhniomus flaviventiis. — Cette petite espèce, dont le 
plumage rappelle celui du Prinin familiaris d'HorsGeld en dif- 
fère par des formes plus svcltes , une queue plus longue, etc. 
Le dessus de la tète et ses côtés sont d'un gris ardoise , un peu 
teint d'olive ; le dessus du cou , le dos et les ailes sont brun- 
olive; la queue est de la incinc couleur mais plus pâle, elle 
est tr^s-élagée , remarquable par sa lougiieiir, et ses pennes 
uni leurs barbes interne» fort largrs comme chez les vrais Me- 
nons; elles offrent a certain jour l'apparence de petites bandes 
Iransverses; la gorge, le devant du cou et la poitrine sont 
d'un bl.inc légèrement teinté de roussâtre. Le ventre est d'un 
jaune-p.iille vil, leinié de roux sur l'abdomen et les jambes. 
Le bec est noir, trèi-délié et très-comprimé vers la pointe, 
les pieds sont rougeàlre. I^es tarses sont élevés avec les doigts 
longs cl délies. Lung. lot. : i4 cent, i/a, de la queue b cent. 
OiSEiux .NOUVEAUX de Santu-Fé de Kogota , par M. oe La 
(•"bes.naïe. 
L'acquisition récente d'un certain nombre d'oiseaux de 



104 TRAVAUX INEDITS. 

Santa-Fé de Bogola , faisant parlie de la nombreuse collection 
reçue de ce pays par M. Boissonneau , m'a fourni plusieurs 
espèces inléressanles pour la science , que je m'empresse de 
publier. 

Unciroslrum cyaneum, de La Fr. — Insignis haec species 
inler alias ejusdenij generis rostro paulo rectiore , minus si- 
Duato , maxilla ante uncum unidentata (ia aliis pluri-dentala) 
mandibulaque minus sursum recurvata. Supra pulchre cyaneus 
fronte usque ad verlex , genis lotis gutlureque sericeo-atris ; 
alœ caudaque nigrœ sed pennis tolis, leclricibusque cyaneo- 
marginalis ; sublus aeque cyaneus sed paulo obscurior prajcipue 
abdomine , tectricibus caudse inferis albido raarginalis. Roslro 
pedibusque nigris. — Longit. tota. : iScenl. 1/2. 

Fœmina aut junior diUert stalura minore tantumraodo 
l4cent. longa, rostro paulo breviore fere recto basi flavo, apice 
non uncinalo , corporeque tolo scbislacco parum cyaiieo tincto, 
abdomine medio cinerascente. 

Celte nouvelle espèce, à bec moins sinueux et même tout 
droit chez la femelle , et à mandibule munie d'une seule échan- 
crure , semble faire le passage de nos Ccerebillœ uiiciniroslres 
à nos Cœrebidœ rectiroslres par noire genre Conlrosirun 
( Synopsis af. Amer, mendionalis , part. 2 , pag. 25 ) , dont 
voici une nouvelle espèce. 

Conirostrum sitUcolor , de La Fr. — Supra ardesiaco-cya- 
neum , capile loto , nucha , coUo antico , pecloreque alris ; 
alis caudaquu eodcin colore linclis , carum pennis leclricibus- 
que cyaneo marginalis; subtus lotum a peclore rufum. Roslrum 
tenue rectum, conicum acutissimum nigrum. Pedes fusces- 
centes. 

Junior difFert 'coloribus iisdem lotis nigris, cyaneis et rufis 
pallidioribus. Spécimen quod fœminam pulamus dififert, supra 
loto schislaceo, uropygio piruni rufescenle, fronte, superciliis, 
subtusque loto intense rufo , alis caudaquc fnsco-nigris illarum 
pennis tolis griseo-marginatis. 

Cette nouvelle espèce, qui, malgré la différence générique 
dans la forme du bec, offre la plus grande analogie de plumage 
avec les Unciroslrum siUoides, La Fr., el Siltaceum, Bonap. , 



TRAVAUX INÉDITS. lo3 

et même avec le Cyaneum ,Nob. , son compatriote, nous con- 
firme de plus en plus dons la persuasion que les Coniroslrum , 
dont l'espèce type le Con, cinereum , Nob. {Synopsis, part. 2 , 
p. 25 ) , est un Mellivore selon M. d'Orbigny, ne sont comme 
nous l'avons indiqué que des Guitgulls à bec conique, comme 
les Vncirostrum en sont à bec crochu. Les véritables Ceraba 
pouvant alors être désignés comme Guilguits à bec arqué. 

Fam. MîOiHERiN*. Gen. Meralaxis , Less. (Tr. d'ornitb.), 
Malacorhjnchus , Ménélr. , Monog. de la fam. des Mjoth. , 
Scyiatopus ( Gould , Proceed. , i836 ) , Plai/urus (Swains., 
Class, ofbirds ). 

Merul. jeniViV, La Fr.— Totus cincreus, supra intensius , 
subtus pallidius fronte et aliquot aise tcctricibus albis. Rostrum 
corneum , subtus pallide tlavum , pedes fuscesceutes. — Long, 
tôt. : i4 cent. 

Celle espèce a des rapports de coloration avec le Malaco- 
rhj-nchus speluncœ (Mènét. , Monog., pi. i3, n° i ), qu' 
Dous paraît être le Scylalopus fuscu) de Gould; mais il en 
diffère par une taille plus forte d'un tiers, par une nuance gé- 
néralement plus claire sur tout son plumuge, et par le blanc 
du front. 

Merul. grisei-cullis , de La Fr. — Supra fusco-brunncus , 
pileo scbislaceo pennis longis uropigyalibus rufis. Âlis cauda- 
que rul'o-brunneis, vitlis irregul.iribus fusco-nigris strigilatis. 
Subtus , gula coUo et peclorc suprenio cinereis , abdomine me- 
dio albcscenle , bypocbondris aiioque rufis. Pedibus livide 
p.'illesceiitibus. Ruslrum corneum subtus pallidior. — Long, 
toi. : i3 cent, l'ère. 

Merul. squomiger , de La Fr. — Inslgnis est baecspecies; 
rostro breviore et debiiiore quamvis ejusdem forms ; tutus 
Brunneo-rufus , pennis uropjgialibus vivide rufis , pennis totis 
capitis , coUi , dorsi , ulxque tcctricibus et rcniigibus terliariis 
vllta lusco-nigra marginalis , qua-i squamulatis ; gutture collo 
antico et medio abdomine puUide rulesccnlibus , pectore et 
hypochondris nigro-fusco irregulariler striatis. Rostrum pal- 
lide corneum, pedibus pallidis , cauda brevissinia bruuneo- 
fiuca. — Long. tôt. : 1 1 cent. 



Io4 TBAVilX INEDITS. 

Mer. analis , de La Fr. — Tolus schistateiis, sublus palli- 
dius , pcclore abdomineque inedils ciiierascenli-albidis , abdo- 
mine iuio , ano , caudœ leclritibus iufcris, vltlaque uropy- 
gyale rufis, Kostrum nigro corrieum , pedibus magnis flavo— 
albescenlibus. — Long. lot. : i5 cent. 1/2. 

Cetle quatrième espèce ne fait point partie de l'envoi de 
M. Boisson ti eau ; nous la possédons depuis quelque temps, la 
croyant du Par.igu.iy ou du Cbili. 

M. Lesson étant le premier dis quatre auteurs cités qui ait 
formé ce genre eu i83i, Méuétriés en i834, Swaiusou et 
Gould en i836, nous adoptons son nom générique. 

Ces oiseaux sont de véritables Fourmiliers par l'ensemble de 
leurs formes et par leurs mœurs marcheuses et formicivores , 
d'après les observations de M. Ménétriés , mais remarquables 
par un bec médiocre ou court , obtus et nullement crochu à la 
pointe, à carène élevée entre les narines seulement, qui sont 
recouvertes par une écaille cornée faisant bourrelet au dessus 
de leur ouverture inférieure et liné.iire. Leurs doigts (le pouce 
surtout et le médian antêrieui' ) sont très-développés et les 
ongles très-arqués. La forme de leurs narines les rapproche des 
Uhinomyes et di s Ptcroploclios ou Mégalonyx, et celle de leur 
bec du Troglodyte arada. Mais ce dernier dififère totalement 
par l'ouverture des narines qui est ronde et percée au milieu 
de la membrane qui les recouvre. 

Nous ferons figurer le Mer. senilij dans le Mag. de Zool. , 
et nous y joindrons la Monographie du genre par une courte 
diagnose des espèces, qui se composent , ii notre connaissance, 
de ncul ou dix , dont nous possédons sept. 

Fiim. AwABATiDiE. Genre Anabates. 

Anabates Bolssonneaulii , de La Fr. — Pileo tolo, nucha 
genisquefusco-nigris, collo supra, dorsoquesupremo[olivaceo- 
ruËs , illoruui p( unis rufo-albesccnte in niedio strialis, tcrgo 
et uropygio vividissime rufo-cinnamoineis , cauda rufa valde- 
gradata pennis acuminatis parum rigidis ; alae fusco-nigrac 
pefinis tolis rufo marginalis, subtus , Bexuraque pallide-ruGs ; 
gutturo colloque aniico albis, pennis lusco marginatis , quasi 
squaniulalis , rcgione post-parolica fasciculare nivca. Peclorc , 



THAVAUX IJïÉDirS. Io5 

abdoniioe et ano rufis. Roslium médiocre , coniprcssum rec- 
tissimum , iiigi'o-coineuiii , iiianJilmla sulitus p:illi(ja. Pedts 
validi sed larsis diglliîque brevibus. unguibus fortibus paruai 
curvatis, i'.bsque lotis livide pbimbeis. — Long. tôt. : 23 c. 

Cette jolie espèce nous parait appartenir, d'après la forme 
de ses pattes, à notre groupe des Anabales sjrlvains et grim- 
peurs ; nous la dédions à M. Boissonneau , comme faisant 
partie de la riche collection qu'il a reçue de Bogota et comme 
un hommage des amis de la science, de ce qu'avant d'en livrer 
les nombreuses espèces à des mains étrangères , il a voulu , 
dans l'intérêt de cette science, en faire connaître les espèces 
nouvelles par ses propres descriptions ou celles des auteurs 
auxquels ils les a communiquées oblige.imment. 

Genre Limnobnis ( Gould , Beagles , Voy. cap. Filzory , 
pag. 80 , pi. 25 et 26 ). 

Lim. unirufus , de La Fr. — Totus unirufus , capite col- 
loque pallidius , dorso , alis, cauda abdomineque saturatius; 
rcmigibus intu.- fusco-nigiis, ixlus rufis Ininsverse lineis fusco- 
nigris siriatis. Rectrieibus lotis ruGs apice mollibus gradatis , 
lineis paulo obscurioribus s'w conspicuis transverse striatis, lora 
et roslrum nigro, hoc compresso , cjipite breviore, paruni 
curvato; pedes validi ; tarsis digitisque elongatis , poUiee il- 
liusque ungue praecipue forlioribus et longioribus. lllis totis 
nigris aut nigro-plumbeis — Long, tôt.: lycent. 1/2. 

Lim. canifrons ., de La Fr. — Cum dubio hune avem ut 
distiiictam prœcedentis spucicm discribimus. DifTert tanluin— 
modo quoad foriiiam , rostro paululuin recliore, et quoad pli- 
losin froute, vertice et regioiie siiper-oeulari canis in pallide- 
rufum vergentibus. 

Gould a établi son genre Liinnornis sur deux espèces d'A— 
nabates de la Pluta à ailes très-courtes, à bec allongé com- 
prime , arque ou droit , à taise» cl doigts robustes et allonge's , 
le pouce et son ongle principalement, et à queue arrondie ayant 
quelquefois les liges des plumes dépassant les b.irbes à la poiule. 
Elles ont les mœurs des Syiinaluxcs de roseaux et de nos Rous- 
seroMcs, et se tiennent crampannées , dit-il , sur les tiges des 
piaules aquatiques de lu même manière, les escaladant auss' 



Io6 TRAVAOX INÉDITS. 

sans se servir de leur queue. Ce n'est que d'après les rapports 
dans la forme des pâlies très-développées, que nous avons rangé 
ces deux espèces, qui sont certainement d'après cet organe, 
espèces grlnipanles; mais nous ne pouvons savoir si elles sont 
sylvaines et grimpeuses aux arbres, ou riveraines et arundi- 
nicoles. Dans ce dernier cas , elles seraient également bien 
placées avec les Thriothores, près du Coraya , dont elles rap- 
pellent un des caractères de coloration^dans leurs petites stries 
transversales sur les ailes et la queue. 

J'ai remarqué dans la colleclion de Santa-Fé de M. Bois- 
sonncau un certain nombre d'espèces qui avaient été rappor- 
tées de Bolivie par M. â,lc. d'Orbigny et décrites dans notre 
Synopsis des oiseaux de son voyage, et un certain nombre d'es- 
pèces regardées comme mexicaines ou des Étals-Unis. La posi- 
tion géographique de Bogota est effectivement entre ces deux 
pays et sert naturellement de passage aux espèces qui émigrent 
de l'un à l'autre ; j'y ai remarque également quelques oiseaux 
de Caïenne, puis un grand nombre d'autres espèces qui sont 
nouvelles et paraissent particulières à cette localité. 

Description de deux espèces nouvelles de Mollusques d'Eu- 
rope, par M. Ch. Porro. 

Hélix Meda. — Testa vis rimata , supra globosa , subtus 
planiuscula ; anfractu ultimo subcarinalo; slrigis crebris ab 
inféra pcrforatione irradiantibus : colore plcnimque albido , 
aliquando subferriigineo , strigis scmpci- albis. Saepe mono- 
ci'oma quandoque maculis et fasciis brunnels picla. Aperlura 
depressa ; subquadra; peristoniale reclo , intus rufo-circinato. 
— Haut. : 8 mill. — de Sassari , en Sardaigne. 

Pomatias striolalum. — Testa pcrforala , turrita, lutco- 
fuscula , maculis brunneis albijisque altcrnis insignita , et in 
triplici série dispositis , una cervicalis , altéra earinatis, poslre- 
nia suluralis; superficie striis argutis , crebris, diagonaliter 
dispositis ornata. Apertura rntuiulata , laliio vix reflexo , au- 
riculis nuUis. Operculo viridi , leres. — Haut. : Cjmill. — De 
Gènes. 



TRAVADX INÉDITS. lOJ 

RÉFLEXIONS sur le genre Ptanaxe , et indication de deux es- 
pèces et d'une variété nouvelle , par M . le Docteur Ddval , 
professeur d'anaton)ie à la faculté de Rennes. 

Sous ce titre modeste, M. Duval nous a adressé un véri- 
table travail monographique sur ce genre, travail que nous 
allons insérer dans le Magasin de Zoologie , et dont nous ne 
faisons mention ici que pour lui donner une date. Voici la 
phrase diagnostique et la synonymie des deux espèces que 
M, Duval introduit dnns ce genre. 

Plttnaxis canaliculata , Duval. — PI. Testa comca subtur- 
rita, imperforala , crassa , transversim sulci-costata , fusces- 
cente. Spira acuta, prope suturas subcanaliculala ; labro mar— 
gine crenulato , iutus striato , columella alba , callo luteo , 
rufesccnte. — Hab. Iles Galbipagos. 

Pianaxis lineala, Duval, Syn. Buccinum tinealum , D'A- 
cosla, Prit, cofit/i., p. i!3o, l.ibl. 8, fig. 5; Biicc. prgmée y 
Brug., Encycl. ; /?«< c. pCdicutairel Lara., Kiener, Icon.des 
Coq. — Hab., les côtes d'Angleterre. 

Coléoptères NODvEAnx, découverts au Sénégal, par M. MiON, 
c.ipitaiiie au 3° régiment d'iiifunterie de la marine, com- 
mandant le fort Toubab, près de SeJhiou, sur la Cazanunza 
( Scnégambie ) , et décrits par M. GdÉbin-Méneville. 
M. le capitaine Mlon , qui habile le Sénégal depuis plusieurs 
années , a utilisé les instans que lui laisse son service militaire, 
en récollant les olijits d'iiisloire nalurelle (|u'il a envoyés à 
son père , à Paris. Ce sonl quelques uns des insectes provenant 
de ces récoltes que nous décrivons aujourd'hui. Nous le faisons 
surtout pour montrer à iM. Mlon que ses recherches ne sont 
pas inutiles à l'histoire nalurelle , el pour l'encourager a pro- 
filer de sa position qui lui permet, tout en remplissant com- 
plètement ses devoirs mililairrs, de rendre de grands services 
à la science, comme l'ont luit plusieurs autres officiers de 
la marine royale. 

Beitonoia femorata. — D'une couleur cuivreuse rouge. An- 
Icones, tête et corselet ponctués, i reflets vurdàtrcs et couleur 
de bronu'. Point de fossettes obliques sur le corselet. Ecussoa 



io8 



TBAVADX INEDITS. 



triangulaire , aigu , maiî moins allongé que chez le Belionola 
sciUcUaris , Fab. , lisse, avec la bise ridée en traveis. Elytrcs 
plus larges que le corselet , d'un vert métallique assez luisant, 
ponctuées, avec les quatre côtes élevées de ses congénères. 
Dessous finement pondue , avec les côtés du thorax et de l'ab- 
domen ridés. Bords des segmeiis bleus. Angles postérieurs des 
scgmens abdominaux faiblement épineux , leur milieu ayant 
une petite fossette, à l'exception du dernier chez lequel elle 
est très-grande, transversale; celui-ci est beaucoup plus large 
que long, profondément échancré au milieu, avec les lobes 
latéraux arrondis en dedans , très-faiblement unidentcs au 
côté externe. L'anus est arrondi. Pattes anicrieurcs et inter- 
lueuiaires de forme ordinaire , les postérieures épaisses, tra- 
pues , à cuisses extrêmement renflées, globuleuses et arquées, 
pouvant se cacher en partie dans une profonde excavation 
eulre le métathorax et l'abdomen. Les jambes droites, o6frant 
une dilatation assez marquée vers leur milieu dessus et dessous, 
cette dilatation, du côté in terne, garnie d'un duvet serré. Toutes 
ces pattes d un beau cuivré rouge avec les tarses verts. —Long. : 
25. Larg. : 9 1/2 mill. 

Celte belle espèce a beaucoup d'affinités avec les Belionola 
liiieaiopennis i\e M. Solier [ Ann. soc. enl. , t. II, p. .3o8 ) 
et f^cstermani de Gory { Icon. des Col., etc., i4° livraison. 
Mais si les descriptions de ces insectes sont bien faites, elle en 
diffère par plusieurs caractères. Nous ne pouvons savoir si les 
pâlies et le dessous diffèrent , car M. Solier n'en parle pas 
dans sa description et M. Gory ne s'y arrête que vaguement. 
Aurions-nous le mâle de l'une de ces espèces? 

Promeccs jucundits. — Allongé, d'un beau bleu soyeux à 
reflets verts, avec la tèle, le corselet et la base des clytres 
d'un vert luisant. Antennes noires. Pattes noires avec les cuisses 
d'un jaune fauve et les tarses jaune pâle. — Long. : i5 à 2t. 
Larg. : 3 à 5 mill. 

Closlroccra Iricolor.^OUongue , rugueuse. Tèle, corselet 
dessus, dessous et poitrine noirs. Élylres d'un bleu foncé un 
peu violet. Les cinq premiers arlicles des antennes, les pâlies 



TBAVACx- iKÉniTS. Toq 

cl l'iiliilomen d'un jnunc fnuve. Celui-ci lisse cl luisant. — . 
Long. : 7.0. r.arg. : 5 1/2 niill. 

Cel instcle n'a pas loul-.i-fait les caractères assignés par 
M. Serville a son genre Closirocera , car les articles de ses 
antennes n'ont piis en dessous une petite épine apparente, et 
ses élytres, quoique tronquées au bout, n'ont pas chaque angle 
de celle troncature uni-épineux , mais si l'on s'attachait à faire 
de nouveaux genres pour ces différences , on en ferait autant 
qu'il y a d'infJividns dans les Longicornes. 

Callidtum longicùlle. — Entièrement fauve avec les anten- 
nes , moins le premier ai licle, et les éljtres, à l'exception de 
leur base , d'un noir bleuâtre. Corselet assez rugueux, un peu 
plus long que large, velu, arrondi sur les côtés, formant, 
avec la tèle, les deux tiers de la longueur des clylres: celles- 
ci rugueuses, un peu élargies en arrière. — Long. 12. Larg. : 
3 1/2 mill. 

Hypopsis nemaloccrus . — Très-allongé et étroit. D'un brun 
marron entièrement couvert d'un duvet blanc très-serré et 
couché. Antennes plus de trois fois plus longues que le corps, 
minces comme des cheveux. Pattes courtes , d'un brun tirant 
sur le fauve , couvertes de duvet blanc plus clair semé. — 
Long. : 1 1 . Larg. : 2 mi!l. 

Genre Stenias. — Ce genre ne peut être placé, dans la mé- 
thode de Serville, qu'entre les [Mcsosa et les Sapcrda. Voici 
«es caractères essentiels : corps convexe en dessus, très-allongé, 
parallèle, étroit, ailé, pubescrnt. Antennes de II articles 
filiformes, distantes .i leur base, pubescentes, assez épaisses, 
avec une petite frange de poils en dessous. Corselet mutique, 
cylindrique , aussi large que les clytrcs. Pattes fortes , 
courtes. i ' 

Stenias Mionii, — Allongé , cylindrique , couvert d'un du- 
vet serré , court et couché servant à colorer tout l'insecte. 
Tète très-large et aplatie en avant , très-penchée , variée de 
blanc, de jaune fauve et de noir. Antennes de la longueur du 
corps, également variées de ces trois couleurs. Corselet blanc, 
cendré, avec le bord antérieur marqué de petites taches noires 
Cl fauves, et trois Uicbcs noires au bord postérieur. £cu$son 



110 TRAVAUX INEDITS. 

transversal, fauve. Elylres allongées, d'un blanc cendré plus 
fonce vers la base , avec quelques pelites taches noires el fau- 
ves, d'uu cendre plusblanchâlre vers l'extrémité, ayant le bord 
inférieur marqué de petites taches noires Tt fauves et le bout , 
un peu au-delà du tiers de leur longueur, d'un gris plus ob- 
scur, tacheté de noir et de fauve et séparé du blanc par des 
taches, transverses et arquées, d'un beau noir. Dessous du corps 
gris, avec le dessous de l'iibdomen plus blanc, ayant une tache 
noire au bord postérieur et au milieu des troisième et quatrième 
segmens et le dernier taché de jaune de chaque côté. Pattes 
robustes, variées de jaune fauve, de noir et de gris.— Long. : 

l4 à i8. Larg. : 4 !< 3 mill. 

Nous avons dédié ce curieux insecte à M. le capitaine Mion, 
en témoignage de notre considération el pour le remercier des 
peines qu'il se donne, sous le climat brûlant de l'Afrique, 

aSnde contribuer aux progrès de l'histoire naturelle. 

Description d'une nouvelle espèce de Trachydéride , appar- 
tenant au genre Ozodcra , par M. Lucien Bdqctet. 

Dans le supplément à sa Monographie des Trachydéride» , 
M, Dupont a introduit un nouveau genre, qu'il a appelé Ozo- 
dera , et il a désigné sous le nom à'O. xanlhospilos l'espèce 
qu'il prend pour type. Ayant eu l'occasion d'étudier cet insecte, 
j'ai été à même de remarquer que la description en était assez 
incomplète, en sorle que j'ai cru devoir menlionner ici quel- 
ques uns des caraticres spécifiques qui lui sont propres et qui 
ont échappé à M. Dupont. Je ferai remarquer, par exemple, 
que les antennes de cet insecte ne sont pas d'un brun obscur, 
tomme le dit M. Dupont , mais , bien au contraire , d'un noir 
brillant , si l'on en excepte toutefois les quatre derniers arti- 
cles , qui ont un peu moins d'érlal que les premiers. Le corse- 
let n'est pas non plus suflîianimcnl décrit , puisqu'il est dit 
seulement qu'il a une dent crochue à chaque bord latéral , 
tandis qu'd s'en trouve réellement deux, qui sont assez voi- 
sines l'une de l'autre , la première étant pl.icée un peu au-delà 
du milieu, Ma seconde un peu plus haut, entre la première dent 
et l'exlrémilé antérieure du corselet , qu'elle inéni« fait saillie 



TBAVinx INEDITS. III 

à chaque angle. La lâche jaune qui se trouve au milieu des 
élylres , est de forme variable; elle est généralement large , 
presque ovale , mais rarement arrondie. Les élytres présentent 
en outre, près de chaque angle humrral , un sillon fortement 
marqué , qui s'étend en arrière , de sorte qu'il atteint presque, 
en s'atténuant toutefois insensiblement , la tache janue dont 
nous avons parlé plus haut , et M. Dupont n'en fait pas plus 
mention que de la forme des élytres, qui, bien que parallèles et 
allongées comme il ledit, offrent des caractères sexuels différens; 
dans les mâles elles sont arrondies à l'extrémité et légèrement 
pointues ; dans les femelles , au contraire , elles sont un peu 
tronquées. 

Ces observations étaient nécessaires pour permettre de saisir 
facilement les caractères différenciels d'une espèce nouvelle qui 
a «ne grande affinité avec celle figurée par M. Dupont, et 
dont je vais donner ci-après la description : 

Ozodera ùipartita , Buquet. — Niger, thdrace rotundato , 
laevigato , elylris parallelis basi rugosis , macula transversa 
anle médium (lavo-testacea. — Long. : 2 1. Larg. : 6 1/2 mill. 

Cet insecte est à peu près de la taille de l'O. xanlhospilos , 
et , comme lui , d'un noir assez brillant ; il est proporlionelle- 
ment plus large. La tête est moyenne, couverte d'une ponctua- 
tion très-fine , et l'on volt en arrière , peu après l'insertion des 
antennes , une large tache d'un rouge sanguin. Le corselet est 
un peu plus large que long , globuleux ; au sommet se trouve 
un enfoncement triangulaire, et immédiatement après, en 
arrière de celui-ci , on voit un autre enfoncement plus large, 
de forme carrée, presque lisse, qui s'élenJ jusqu'à l'extré- 
mité postérieure, et n'est séparé du premier que par une 
côte saillante , qui l'entoure du trois côtés. Celte côte est for- 
tement ponctuée, tandis que la pariie la plus rapprochée 
de» élytres présente, au contiaire, un sillon légèrement arqué 
Cl creusé assez profondément. Les aulres parties du corselit 
sont très-finement ponctuées, et les dents, ou plutôt les tu- 
bercules qui se trouvent placés sur les bords latéraux, sont as- 
tn peu saillans 1 hez les mules , el disparaissent presque cntiè- 
rtment chez Ici femelles. L'écuston eataisez grand et ponctué 



112 TRAVAUX INÉDITS. 

irrégulièiiincnl. Les élytres sont parallèles et un pen plus 
larges que le corselet ; les angles huméraux sont arrondis , et 
l'enfoncement signalé dans l'espèce précédente ne se remarque 
ni dans l'un ni dans l'aulre sexe de celle-ci, seulement cette 
partie des cljtres est assez fortcmrnt cliagrinée. 

La tache transversale qui se trouve presque au milieu, mais 
plus près de la hase, est beanconp plus grande que dans le 
XanlhospUos ; elle est placée un peu obliquement , et n'atteint 
ni le bord marginal ni la suture. Sa couleur, au lieu d'être d'un 
jaune pur, est d'un fauve un peu foncé. Les élytres des mâles 
sont aussi arrondies et terminées par une pointe plus saillante, 
celles des femelles sont tronquées et légèrement échancrées à 
l'extrémité , de manière à former, à chacune d'elles , deux pe- 
tites dents. Les pattes et le dessous du corps sont noirs, et 
couverts d'une légère pubescence grisâtre. 

Je possède plusieurs variétés de celle espèce , une entre au- 
tres qui est presque entièrement roiigeâtre , à l'exception des 
cln(| derniers articles des antennes qui sont noirs ; du reste, elle 
offre tous les mêmes car.ictères , et dcj.î la tache fauve des ély- 
tres commence à se dessiner parfaitement bien. Cette variété 
pourrait avoir quelque rapport avec l'espèce déerile dans cette 
Revue par M. Dupont, sous le nom de 0. callidioides. 

J'ai reçu ces insectes de Sanla Fc-dc-Bogota en Colombie. 

Descbiption de deux nouveaux Mélasomes du genre Adesmia 
de Fischer, par M. F. de Bkème. 

Dan-î ce petit travail , qui va être inséré dans le Magasin de 
Zoologie, , M. le marquis de Brème fait connaître deux Mé- 
lasomes des plus extraordinaires , à cause de la couleur blan- 
che de neige des élytres de l'un , et jaunâtre rayée de blanc 
chez l'autre. Voici un extrait des descriptions de ces deux 
insectes : 

yfctesmia candidipeniiis , Brème. — Oblonga , ovalis, aira, 
nilida. Thorace antice pilis albis marginato. Capile thoraceque 
irregulariter punclatis. Elytris sub-laevibus , albissimis, apice 
subcaudalis. Tibiis anticis brevissiiuis. — Long. : 25 ; larg. : 
13 i/a mill. 



I 

1 



TRAVAUX INEDITS. Il3 

Adetmia marginipennit, Frémc. — Oblonga subparallela , 
nipro-nilida. Elylris flavo-fuscis, aH basim dllulioribus, sutura, 
Costa latcrali mar^iiieque albis. Tibiis antrcis brevissimis — 
Long. : i6 1/2, larg. : 8 1/2 mill. 

Ces deux iosecles viennent de la côte de Guinée; près du 
cap Negro. 

Descbiption de^cinq nouvelles espèces de Coléoptères de 
Constantine.'par M. H. Goby. 
Nous ne fernns qu'annoncer ces descriptions, qui vont pa- 
raître dans le Magasin de Zoologie. Les espi^ccs qu'elles font 
connaître sont: 1° Geotrupes Douei; 2° Bolboceras africanus ; 
3° Rhizolrogus dispar; ^° Anatotica auriculata ; 5' et Saperda 
cinerea. Ces insectes curieux sont déjà dessinés. 

IIelluo nouveau décrit par M. Marc. 

Voici la phrase caractéristique d'une belle espèce qui va être 
figurée dans le Magasin de Zoologie. 

Hellun crucialus , Marc. — Ferrugineus ; elytris nigris , ma- 
cula humerali elongata apiceque flavo-testaceis. — Long. : 14. 
Larg. : 5 mill. — Hab. Le Sénégal. 

Htménoptères. Observations'adressécs par M. De Romand. 

Je' viens de recevoir de M. Walker quelques insectes Hy- 
ménoptères de la Nouvelle-Hollande, qui m'ont mis à même 
do revenir sur des insectes que vous avez décrits dans votre 
Voyage autour du monde de la Coquille., et que vous aviez eu 
la complaisance de me prêter, pour les étudier et les dessiner. 
Je faisais ce travail pour mon Iconographie de» Hyménoptères. 
Je veux parler des Etaphroptera et des Ammodromus. Ces in- 
sectes sont de la famille des Hétérogynes, division des Mutil— 
laires. Les premiers, psurvus d'ailes, sont des mâles; les autres, 
aptères , sont des femelles. Vous leur avez donné à chacun un 
nom différent , n'étant pas encore sûr qu'ils appartinssent fous 
deux au même genre, mais annonçant que cela pourrait bien 
être. 

Je crois être certain maintenant, autant qu'on peut l'ê- 
tre quand on n'a pas vu deux «exes accouplés, que l'in- 

fl»»-. 2oo/. Avril 1840. 8 



Il4 TRAVAUX INÉDITS. 

secte nommé Ammndronms , est la femelle d'un 'Elaphro- 
ptera , et j'ai élé amené à celte opinion par l'examen des deux 
insectes de ce nom que j'ai trouvés , chacun à la suite d'un 
E/aphroptera, et qni m'ont paru les femelles des deux mâles 
de deux espèces de ce genre. 

Adoptant donc cette idée , je proposerais de supprimer le 
genre Ammodromus , et de ne conserver pour le mâle et pour 
la femelle que le nom i'Elaphroptera , avec la synonymie du 
premier nom. C'est ainsi , qu'en suivant le même principe , je 
supprimerais également le genre Diamma , qui est composé 
avec la femelle des Psnmmatha, et j'adopterais aussi avec 
vous la suppression que vous avez faite des genres Myrmeco- 
des et Tengyra. Quant à moi, quflle que soit l'antériorité des 
noms , je jugerais plus rationnel d'éteindre le nom de la fe- 
melle, en le rappelant seulement comme synonymie. 

Je compte vous proposer, pour le Magasin de Zoologie , nae\ 
ques planches sur ces genres , afin de fixer plus complètement 
l'opinion des entomologistes. 

Si vous pensez , monsieur, que ces explications puissent 
être utiles, je vous prie de les insérer dans notre Rci'ue. Je désire 
même qu'elles puissent provoquer d'autres détails , qui pour- 
ront éclaircir davantage le sujet. 

Je vais encore vous prier de faire connaître un fait cntomo- 
logique, qui sans doute aura été observé, mais que je ne trouve 
consigné nulle part. J'étais ii Londres, il y a trois ans, et j'ai pu 
y voir le mâle du Pelecinus polyturator. J'en ai même rapporté 
un dessin , que je dois à M. Westwood. Cet hiver , j'ai re- 
trouvé , au Muséum d'histoire naturelle de Paris , le mâle 
d'une autre espèce, le Pelecinus pnlyceralor , et j'en ai fait 
le dessin avec détail. Les mâles de ces deux espèces d'Hymé- 
noptères, ont tous les caractères de la seule femelle que je con- 
naisse, à la taille près , sauf la conformation de l'abdomen qui, 
aulieu d'être long et filiforme , comme dans la femelle, est 
court et pyriforme avec un pédicule allongé. Ils en diffèrent 
aussi en ce que, dans les mâles, la jambe n'a pas le renfle- 
ment qui se fait remarquer dans la femelle. Cet insecte mâle 
anrait un peu l'opparcncc d'un Pelopaeiu. 



ANALYSES d'oDVRACIS NOUVEAUX. I 1 5 

La découverte de ces deux mâles doit apporter des modi- 
fications à la description de Fabricius, et je croirais utile d'en 
donner une figure dans le Magasin de Zoologie , avec la des- 
cription des deux sexes : je m'en occuperai sous peu. 

Je vous livre, monsieur, ces détails pour les faire connaître, 
si vous le jugez convenable , et je vous prie d'agréer l'assu- 
rance de mon sincère attachement. ( De Romand. ) 

II. ANALYSES D'OUVRAGES NOUVEAUX. 

Index ENioMOLOGicns , etc. — Index entomoloqiqce , ou Ca- 
talogue complet des Lépidoptères de la Grande-Bretagne , 
illustré de 1934 figures, par W. Wood, F. R. S., etc. Lon- 
don , Williams Wood , Sg , ,Travesteck-Street , Covent- 
Garden, iSBg. 

Tel est le titre'd'un ouvrage qui, ayant paru par livraisons, 
revient à près de 200 fr. aux souscripteurs. Ce n'est cepen- 
dant qu'un in-8° de 260 pages ; mais ce qui en rend le prix 
si élevé, c'est qu'il est illustré de 54 planches coloriées, qui 
contiennent 1984 figures, représentant tous les Lépidoptères 
de la Grande-Bretagne. Comment , demanderont ceux qui 
s'occupent spécialement de cet ordre djnsectes , l'au- 
teur a-t-il pu comprendre tant d'espèces dans 54 planches 
in-8°, lorsqu'il est notoire pour eux que moitié de ces espèces 
au moins a depuis 1 pouce 1/2 jusqu'à 3 et même 4 pouces 
d'envergure? en employant un moyen auquel aucun entomo- 
logiste de ce côté-ci de la Manche n'aurait probablement ja- 
mais songé ? or, voici en quoi il consiste : c'a clé d'adopter 
pour maximum de grandeur i pouce environ , et de repré- 
senter , réduites à celle mesure , toutes les espèces qui la 
dépassaient. C'est ainsi que le papillon Machaon, le plus grand 
des diurnes d'Europe , se trouve réduit a la dimension d'un 
Argus, dans l'ouvrage de M. Wood; que VAcherontlaalropos, 
le géant des Sphinx, s'y trouve figuré de la t.iille d'une Zygène, 
et que la Catocala fraxini , la plus grande de nos Noctuelles, 
n'y occupe pas plus de place que VEuclidia mi. Ces troi» 
cxcmplet suffiront pour faire comprendre comment ig34 fi- 



Il6 ANALYSE d'oCVRAGES NOBVSAUX. 

gures ont pu entrer dans 54 planches in-8 : chacune d'elles 
en renferme 36 rangées sur quatre colonnes. L'habitude où 
nous sommes de voir des insectes représentés grossis plutôt que 
diminués , lorsque leur grossissement est nécessaire pour en 
faire mieux distinguer les caractères génériques ou spécifiques, 
fait que leur réduction nous paraît une chose presque bizarre ; 
cependant cela n'est pas plus extraordinaire que de voir, dans 
d'autres ouvrages d'histoire naturelle, un Eléphant représenté 
de la taille dune Souris et une Autruche réduite à la dimen- 
sion d'un Roitelet. La question est donc de savoir si, malgré 
leur réduction, les Lépidoptères de M. Wood sontaussi recon- 
naissables que s'ils étaient représentés de grandeur naturelle. 
Nous n'hésitons pas à répondre Odi , pour les espèces bien 
caractérisées , c'est-à-dire pour celles dont le dessin est simple 
et les couleurs bien tranchées, telles que sont la plupart des 
Diurnes f mais nous sommes obligé de dire Non, pour le plus 
grand nombre des Nocturnes , surtout pour les Noctuélites , 
dont nous avons pu à peine rtconnaîlre la moitié, ce qui lient 
moins cependant à ce qu'elles ont été réduites, qu'au peu de 
join avec lequel elles ont été gravées; car, vu leurs couleurs 
généralement nébuleuses et l'uniformité apparente de leur 
dessin, il aurait fallu employer pour elles un burin plus dé- 
licat , afin de rendre avec précision les dlflërences peu pro- 
noncées qui les distinguent. Après les Diurnes, la partie la 
plus intéressante de l'ouvrage est celle des Pyrales et des 
Teignes qui, en général, sont représentées de grandeur na- 
turelle. Mais il n'en est pas de même du genre Plérophore , 
dont l'auteur figure 27 espèces, sur lesquelles un tiers seul est 
reconnaissable , tant les détails en ont été négligés par le 
graveur. 

Il nous reste à parler du texte : il consiste, outre la pré- 
face, en un simple Catalogue qui présente sur quatre colonnes : 
1° les noms latins des espèces avec des numéros correspondans 
sk ceux des figures ; a" leurs noms vulgaires en anglais ; 3° leurs 
noms génériques d'après la méthode de Stephens; et 4* enfin 
leur habitat et l'époque de l'année où on les trouve. Ce Cata- 
logue est suivi d'ua index où ces mêmes espèces sont rangées 



ANALrSBs d'ouvrages nouVeauï. 117 

^ar ordre alphabétique, dans chaeuu des genres auxquels elles 
appartienoeDl. 

Ou voit, par ce'compte rendu, que le principal mérite de 
l'enlreprise de M. Wood est d'avoir donné, en un seul volume, 
une Iconographie qui en aurait demande dix ou douze, si toutes 
les espèces y eussent été représentées de grandeur naturelle; 
d'en avoir fait par conséquent un ouvrage accessible à un 
plus grand nombre de bourses et surtout un livre portatif , 
avantage inappr éciahie pour l'amateur qui voyage; car il est fort 
agréable, dans ce cas, d'avoir sur soi un livre à l'aide duquel on 
puisse reconnaître sur-le-champ une espèce qui se présenle 
à vous pour la première fois. Mais malheureusement celui-ci 
ne remplit pas entièrement cet objet, d'après ce que nous 
avons dit plus haut. 

En dernière analyse , nous pensons que l'ouvrage de 
M. Wood aurait pu être mieux soigné, pour le prix qu'il 
coûte, et approcher davantage pour l'exécution de celle de 
l'Iconographie de M. Curtisqui restera long-temps un modèle 
en ce genre. (Ddponchei..) 

BuPRESTIDjE. 

Tel est le litre d'une feuille d'impression qui nous a été en- 
voyée , en novembre 1889, par noire ami M. Westwood , 
feuille en lèle de laquelle il a écrit ces mots : Buprcitidei de 
ta Nouvelle-Hollande, décrits par M.-F.-W . Hope. Dans cet 
opuscule on trouve les descriptions Linnéennes et en latin de 
3 espèces du genre Cj-Wn , Serv.; 5l Sligmodera , Escb..; 1 
Ancylocheira , Esch.; 12 Bupreilis , 2 Evides , 8 ylnlhaxia, 
Ësch. ; I Belionola? F,*ch., 1 Sirigoplera ,t)e]., 11 Diphucra- 
ma , !)'•]., et 3 Aj^iilus , Mcg., tous provenant de l'Australie. 
Pousserions bien aise que l'on nous fit connaître la date pré- 
cité de celte publication et le recueil dans lequel elle a paru. 

(G. M.) 
Li'CAMUARCM novurum exolicarum descriptiones, cura mono- 
giapliiagcnernniTVi^'iVijietF/^u/i. Auct. J.-O. Westwood. 
(Extrait de V Enlonwloj^ical nuii;aziiie.) 
Le lilrcde ce petit tiavail en indique asaiz le but. L'autiur 



I l8 «OClÉTÉs'sAVANtES. 

fait connaître deux genres nouveaux, sous les Domsde Xypho- 
dontus et Ceralognaihus , chacun fondé sur une espèce ; la 
première, X. niger W.; vient de l'Afrique australe, l'autre, 
C. niger, est de la terre de Van Diemen. 

Le genre Figulus est composé de g espèces , et le genre 
Nigidius de 7 espèces; à la fia de cet article M. Westwood 
donne la description du Dorcus cancroides {Luc. cancroides, 
Oliv.) et du Dorcus obtusalus , W., tous deux de la terre de 
Van Diemen. Il y a plusieurs figures au trait, gravées sur bois 
et intercalées dans le texte. (G. M.) 

SoR le genre Ccraplerus, de Swederus ; par M. J. 0. 
Westwood. 

On sait que M, Westwood a donné une excellente mono- 
graphie des Paussides , dans les Transactions de la Société 
zoologique de Londres , et qu'il a publié un supplément à ce 
travail, dans les Transactions de la Société entomologique du 
même pajrs , vol. 2°. Celle noiiee forme un second supplément 
dans lequel l'auteur établit 4 sous-genres dans le genre Cera- 
pterus ; le premier sous-genre, Cerapterus proprement dit , 
contient les C. tatipes et Horsjieldii. Le second, Orthopterus 
W., a pour type une gigantesque espèce , le Cerapl, Smithii , 
Mac-Leay , illuslr. annul. South. Afr., p. •^^, pi. 4- Le troi- 
sième sous-genre, aotavaé Arthropterui , par Mac-Leay, a 
pour type \'A. Mac Leaii ^ Denov.; et le quatrième sous-genre, 
Phymatopterus , Westw., est composé du P. piceus , West. 
{Cerapt. Mac-Leaii , West. Tr. Ent. Soc, vol. Il, p. gS, 
pi. 10, f. 17.) (G. M.) 

III. SOCIÉTÉS SAVANTES. 

Académie royale des sciences de Paris. 

Séance du 6 atril i84o. — L'Académie reçoit de M. Bail- 
larger, un Méuîoire sur la structure de la couche corticale des 
circonvolutions du cerveau. Ce Mémoire est destiné pour le 
concours aux prix de physiologie expérimentale. 

Séance du i3 avril. — M. Turpin lit une note sur l'appli- 
cation du Dagucrréolfpe relativement à la représentation des 
objets d'Histoire naturelle. 



SOCIETES SAVANTES. M 9 

M. Turpin , après [quelques réflexions sur les sensations 
qu'il éprouva , lorsqu'il vit pour la première fois les résultats 
admirables du procédé de Dagutrre , établit que les composi- 
tions de dessin, de peinture et de sculpture, sont toujours très- 
fautives et fourmillent à'impossiùUilés; soit parce que les 
moyens que l'iirt nous donne sont trop imparfaits, soit parce 
que l'artiste est ignorant ou dirigé par des personnes trop peu 
versées dans la connaissance des lois qui régissent et subor- 
donnent la constante harmonie de chaque espèce organisée. 

C'est surtout , dit-il , dans la représentation de végétaux 
isolés destinés pour la botanique , ou dans celle des végétaux 
groupés dans les tableaux, sous l'aimable nom de fleurs, 
qu'une foule de moustruosités , tout aussi grandes que celle 
d'une cinquième jambe sur le dos d'un cheval , frappent les 
yeux du botaniste organographe. 

Au Daguerréotype seul apparlientla possibilité de la perfec- 
tion absolue dans la représentation des corps, chaque fois 
qu'en raison de leurs diverses couleurs et de leur immobilité 
indispensable , la lumière peut atteindre l'image et la fixer. 

M. ïurpin observe ensuite que, depuis le moment ovi 
M. Dagucrre a fait connaître sa découverte, son procédé n'a 
reçu aucun perfectionnement , quoiqu'une foule de personnes 
s in soient occupées. Il montre que les images obtenues, lais- 
sent beaucoup .i désirer. Il pense que les essais faits jusqu'à ce 
jour pour fixer ces i.aiages sur la plaque d'argent par la mor- 
sure , afin d'en tirer des épreuves, sont encore infructueux; 
enfin il arrive au principal but de sa communication , et cher- 
che à montrer que, pour les besoins de l'Histoire naturelle, 
le procédé Dagutrre est encore sans applications, qu'il repro- 
duit les images grossies au microscope avec un vague tel , 
qu'elles sont entièrement inutiles aux savans, ne leur donnmt 
que l'ombre ou la silhouette de l'objet représenté. 

M. Stanislas Julien adresse divers extrait de livres chinois 
relatifs à la cire d'insectes. 

Séance du 20 avril. — M. Viify écrit .i l'occasion de la 
cuiiimuiiicatiun faite par M. Julien. Latreille , dit-il, a si- 
goaJé {Itégne animal de Cuvier, t. V, p. 232, 2" édil.) mon 



•20 SOCIÉTÉS SAVANTES. 

travail sur la Cochenille de la résiue lacque , Mémoire dans le- 
quel je traite aussi du Cnccits donnant la cire des Chinois. Cet 
insecte avait d'abord clé indiqué par l'abbé Grosier, mission- 
naire en Chine, qui en parle sous le nom de Pela, ainsi que la 
cire blanche qu'il fournit , et sous laquelle il vit comme enterré 
pour se garantir de ses ennemis, à la manière de la Cochenille de 
la lacque. Sa coque ou ses débris, sont d'un brun noir. Il pa- 
raît que celte cire sort de l'arbre, d'inégale épaisseur, ac- 
compagnée d'une liqueur mielleuse ou sorte de manne que les 
enCins aiment à sucer, et que les Fourmis recherchent, ainsi 
que nos pucerons. — Il y aussi dans l'Iude un autre Célastrus 
qui produit une sorte de manne par la piqûre du Chermes 
mannifer. (.inn. se. nat. t. XII, p. Vj.) Mais la Cochenille 
cérilcrc est aujourd'hui aussi bien connue que celle de la Lac- 
que, et vit dans l'Inde orientale. (Monogr. Cocci ceriferi, par 
J. Anderson , Madras, 1790.) Le Coccus ceriferus a été inscrit 
dans le Syslema Rhyngulorum , par Fabricius (l8o'i). Sa cire 
blanche, d'odeur faiblement résineuse, est fusible à i4o° F, ou 
69 R. , un degré de moins que celle de l'Abeille , etc. 

M. Pascal envoie un Mémoire intitulé : Recherches sur la 
structure intime des poumons de l'homme. Ce travail est ren- 
voyéejà une commission composée^ de MM. Magendie et De 
Blainville. Dans ce mémoire, l'auteur, après avoir fait l'histo- 
rique des travaux les plus récens sur ce sujet , et discuté les 
preuves sur lesquelles leurs auteurs appuyent les opinions 
qu'ils soutiennent, s'attache à prouver que, dans chacune des 
méthodes d'investigation suivies jusqu'à présent, il y a eu des 
causes d'erreur. Le nouvel examen auquel il se livre le con- 
duit à attribuer aux lobules du poumon une disposition qui, 
dit-il , est en harmonie avec les faits que fournit l'étude de l'a- 
natomie pathologique. 

Séance du 27 avril. — M. le président iPoisson étant mort, 
le vice-président annonce qu'il n'y aura pas de séance. 

Société Philomatique. 

Séance du 26 mars iS^o. — M. Bourjot cherche à prouver 
que l'organisation de l'œil, chez les Hirudinées , est complète 



NOUVELLES. ISI 

et qu'elle consisie en une choroïde et nn cristallin enlièrc- 
ment orbiculaire, comme chez loui les animaux vivans dans 
l'eau. Ainsi, contre l'opinion de M. de Blainvilie, contre le 
doute exprimé par M. Moquin-Tendon , dans la monographie 
des Hirudinées , M. Bourjot établit que les yeux de la Nèphé- 
lis ordinaire , de la Clepsine punclala , qui se rapproche déjà 
des Planariées, et j plus forte raison des Hirudinées plus éle- 
vées, sont des yeux complètement propres à la vision. 

NOUVELLES. 

M. Danlhon , capitaine de frégate , commantiant un bâti- 
ment de l'état sur les côtes d'Esp^igue , a trouvé abondamment 
en 1839, à Santogna, sur une moulagne voisine de cette ville, 
une Hélice qu'il a eu l'obligeance de nous communiquer, et qui 
est l'Hélix guimperiaiia, Fer, H. kermorfani , CoUard Des— 
cberres et H. corisopitensis , Deshayes. 

Cette espèce n'avail été trouvée jusqu'à présent que dans 
le département du Finistère, et seulement aux environs des 
ports de Quimper et de Brest : il y a tout lieu de croire qu'elle 
est originaire d'Espagne , et qu'elle a été transportée en Basse- 
Brelagne, à une époque où il existait entre ces deux pays un 
commerce très-actif. Les rapports qu'il y a entre VHelix 
quimperiana , et VHelix pyrenaica , semblent corroborer cette 
opinion. ( S. P. ) 

M. le Vicomte De Lihotte-Baracé , qui s'occupe avec 
succès d'entomologie et qui a déjà enrichi la Faune française 
de plusieurs espèces nouvelles, ou que l'on croyait étrangères à 
ce p.iys , désire entrer en relations d'échanges avec les ama- 
teurs. Il leur offre des Coléoptères rares , tels que le Melasii, 
VÂpfiamslicus Lamotlci, le Claviger longlcornis , et d'autres 
bonne» espèces. — Ecrire à M. De Lanioltc-Baracé , au châ- 
teau du Coudray , près Chinon ( Indre-et-Loire ). 

M. PiLATE, dont nous avons annoncé le dé|iart et la sou- 
scription ( février 1840, pag. 61 ), vient de nous apprendre 
lîuu arrivée en Amérique. Il s'est rendu immédiatement au 



1 IS RODTELLES. 

centre de la provirce d'Alabama, où il a commencé ses re- 
cherches. 

Deux nouveaux souscripteurs se sont fait inscrire, ce sont 
MM. Macquan et Piclet. 

NÉCnOLOGIE. 

La Société Cuvierienne vient encore de perdre l'un de ses 
plus zélés fondateurs , Julien- François Desjaudins , de l'île 
Maurice. Il est mort 'à Paris, le 18 avril 1840, à l'âge de 
4i ans, au moment oii il allait enrichir les sciences des nom- 
breuses et importantes observations ({u'il avait recueillies sur 
sa patrie depuis 20 ans. 

Les funérailles de Desjardins ont eu lieu mardi ai avril; 
un concours nombreux d'amis et de ^compatriotes , composé 
des hommes les plus haut placés dans la société ou dans les 
sciences , et parmi lesquels on remarquait des membres de 
l'Institut et des diverses sociétés savantes de France, assistait 
à celle triste cérémonie. Voici les discours qui ont élé pro- 
noncés : 

Par M. f. Audouin, membre de l'Académie des sciences, 
professeur-administrateur au Muséum d'histoire naturelle. 

« Messieurs, mon Smeest trop oppressceen présence de cette 
tombe qui va se fermer sur les restes de mon ami , pour qu'il 
me soil possible de trouver des paroles capables de rendre l'im- 
pression douloureuse et profonde que j'éprouve ; mais ceux 
qui m'entourent la partagent et ils comprennent tous que l'a- 
mertume de nos regrets ne peut s'exprimer que par des 
larmes. Laissons les couler sans contrainte, messieurs, car, en 
ce terrible moment , c'est l'éloge qui convient le mieux à la 
mémoire de celui que le sort implacable nous enlève. En effet, 
son cœur était aimant , et la plus grande jouissance qu'il put 
éprouver était d'êlre aimé ; il nous en a souvent fait l'aveu dans 
nos entretiens intimes. Celte bonté excessive n'était pas la 
seule qualité qui le distinguait ; qui de nous n'a pas apprécié 
la noblesse de son caractère , la géaérosilé de ses senlimeos , 



NODVELtES. laS 

sa fidélité et son dcvoiiemcnt amical ! Mais c'est surtout dans 
l'intérieur de son intéressante famille qu'il fallait l'observer. 
Il y avait apporté le bonheur, et combien lui-même n'élalt-il 
pas heureux auprès d'une femme douée des plus précieuses 
qualités et de deux jeunes fils pleins d'espérance. Aussi U 
malheur qui nous frappe est-il là, si vivement senti que la force 
et les expressions me manquent pour le dépeindre. Cette 
perte est grande aussi pour la science. Messieurs, et particu- 
lièrement pour la Zoologie que Julien Desjardins cultivait avec 
tant de zèle et de succès. Exact ef scrupuleux dans ses obser- 
vations , il en avait réuni un grand nombre qu'il se proposait 
de'publier dans un ouvrage sur l'Histoire naturelle de^l'île 
Maurice. Vous le savez, ce fut en partie pour exécuter ce 
projet qu'il se rendit à Paris, oii il était précédé par une ré- 
putation Lien justement acquise. Pouvions-nous croire qu'à 
peine arrivé , nous aurions la douleur de lui adresser nos der- 
niers adieux ! Que du moins mes paroles te soient douces , 
excellent ami, c'est une voix que tu as aimée'qui te les adresse, 
et^clles partent d'un^ cœur qui te conservera toujours une 
place dans sa mémoire.» 

Par M, Guibert , docteur-médecin de la Faculté de Paris. 

•1 Messieurs, pourquoi sommes-nous encore une fois réunis 

au milieu de ces monumens funèbres? c'est encore pour 

rendre nos derniers devoirs ii un homme digne de tous nos 
regrets ! Permettez à un ami de 20 ans de jeter une fleur sur 
sa tombe, en vous faisant la lecture de quelques mots sur les 
titres de Julien Desjardins à l'estime publique : ma douleur ne 
me permettrait pas de m'exprimcr autrement. 

Julienl^Desjardins naquit il l'Ile-de-France , en 1799. ^"~ 
core au collège , il sentit se développer en lui le goût de l'his- 
toire naturelle. Depuis celte époque , il n'avait cessé de se 
livrer , avec les plus grands succès , à l'élude de cette science ; 
il a fondé, comme vous le savez, la Société d'histoire natu- 
relle de Maurice , et II avait été recherché pour ses talens, par 
plusieurs Sociétés savantes d'Europe; après avoir fait, pen- 
dant 25 ans , de riches et amples collections , il était venu en 



124 NOUVELLES. 

France, pour y publier l'histoire naturelle de l'ile qui l'a vu 
naître. Son ouvrage cl:iit déjà avancé, et avait mérité les éloges 
des savans les plus éminens dans cette partie; mais hélas! une 
maladie, dont i-on ardeur pour l'étude avait probablement hâté 
les progrès, vient de l'enlever à la science, et son précieux 
ouvrage est resté inachevé!,... Heureusement , je peux ajouter 
que ses manuscrits, que ses matériaux ne seront point perdus, 
et qu'un habile naturaliste de ses amis se charge de rédiger 
le reste d'un ouvrage qui consacrera dans la science le nom 
de Julien Desjardins. . 

Sous le rapport social , quel homme mérita plus que lui , 
l'estime du monde , et l'amité de tous ceux qui l'ont connu ! 
La fortune qui l'avait favorise , ne lui servit jamais .î satisfaire 
des goûts frivoles; ennemi de la vanité, il dépensait son ar- 
gent comme son temps, uniquement pour la science et pour les 
choses utiles ; méprisant les préjugés, il ne distinguait les 
hommes que par leur mérite personnel , et recevait également 
bien chez lui , les riches et les pauvres. Sa maison offrait 
l'exemple de l'ordre et de la vertu ; il faisait le bonheur de son 
épouse et de ses enfans I.... Le ciel n'a pas permis que ce bon- 
heur se prolongeât!.... La douce joie que Desjardins répandait 
dans sa famille , est maintenant remplacée par l'affreux dé- 
sespoir! 

Malheureuse épouse ! si quelques moyens pouvaient adoucir 
l'amertume de ta douleur, sans doute , tu trouverais des con- 
solations dans les profonds regrets de tes amis ; mais le coup 
qui t'a frappée est trop violent !.... Tes chers enfans , seuls , 
feront la consolation ! Tu verras se développer , de jour en 
jour , chez eux , les germes des vertus que leur estimable père 
a déposés dans leurs cœurs, et eux seuls le donneront la force 
de supporter ton malheur ! 

Julien De.ijardins ! ta mémoire sera toujours chère à tes amis ! 

Reçois, en ce triste moment, nos adieux étemels ! PuisSes-tu 
juuir dans une autre vie de la récompense à laquelle ont droit 
de prétendre tous ceux qui, comme loi , ont rempli sur la 
terre tous les devoirs de cbn'ticn , de parent et d'ami. 

Adieu ! . " 



I 



Nm:TKl.l.ï3. mS 

Par M. y. FeuiUterade , avocat à la Cour royale. 

<i Nous aussi, messieurs , nous croirions manquera un devoir 
sacré si nous ne venions déposer sur le seuil de celle tombe , 
tant en notre nom qu'en celui de la patrie absente , un juste 
tribut d'éloges , de reconnaissance cl de regrets. 

Depuis quelque temps le destin sévit contre nous Voici la se- 
conde fois, depuis trois mois, que la même solennité douloureuse 
nous rassemble autour d'une tombe ; et dans ses arrêts mysté- 
rieux la Providence semble ne vouloir choisir ses victimes que 
parmi tout ce qu'il y a de plus éminent, de plus digne, de 
plus regrettable au milieu de nous. Les sommités de notre 
société créole à Paris , semblent attirer les coups du sort, 
comme d'autres sommités attirent ceux de la foudre. Mais des 
hommes tels que celui qui nous a été dernièrement enlevé , 
tels que celui dont nous pleurons aujourd'hui la perte, de 
pareils hommes peuvent disparaître d'ici-bas, la tombe peut 
se refermer sur leurs dépouilles mortelles; m.'iis leur souvenir 
reste et demeure impérissable comme leur âme, impérissable 
comme le bien qu'ils ont fait , comme les travaux qu'ils ont 
accomplis. 

Lorsqu'une de ces intelligences supérieures vient à s'é- 
teindre, un antique et respectable usage impose aux amis res- 
lans le pieux devoir de rappeler les vertus du défunt , de re- 
tracer les faits principaux de sa vie , pour en livrer le tableau 
à titre d'exemple aux méditations de chacun. 

Nulle existence ne fut mieux remplie que celle de notre ami 
Desjardius. 

A l'âge où , en Europe , on achève à peine ses humanités , 
Desjardins , à Maurice , entrait déjà dans la carrière dilTicile 
du génie civil , où il rendit au pays de courts mais honorables 
services. Celle carrière cependant convenait peu à ses goùls : 
sou esprit si éminemment analytique , ce génie d'investigations 
qu'il possédait à un si haut degré, l'entraînaient irrésistiblement 
vers d'autres élude». Il céda à cette vocation et consacra sa 
vie ealiére à l'étude de l'histoire naturelle. Bientôt il se fit, 



126 NOUVELLES. 

dans celte nouvelle carrière, un nom qui fat promplement 
connu du monde savant : les Sociétés d'histoire naturelle de 
Paris , de Londres , d'Edimbourg , de Genève , de Cal- 
cutta , etc. , s'empressèrent de le compter au nombre de leurs 
membres ou de leurs correspondans. 

Ces briUans succès devaient inspirer à la jeunesse de notre 
pays , à cette jeunesse si ardente à l'étude , si avide d'instruc- 
tion et d'illustration , le goût de ces mêmes travaux auxquels 
Desjardins se livrait avec tant de bonbeur. Desjardins profila 
babilemeot de ces dispositions , et la Société d'histoire natu- 
relle de Maurice fut fondée. Ce fut un service réel qu'il rendit 
au pays, car chaque fois que , dans une localité donnée, on 
répand l'élude d'une science de plus , chaque fois que l'on 
ouvre une carrière nouvelle à l'activité de l'esprit humain , on 
diminue en même temps le nombre de ces désordres qui affli- 
gent quelquefois les sociétés et qui ne sont que les tristes fruits 
de l'oisiveté ou d'un esprit public peu cultivé. 

La fondation de la Société d'hisloire naturelle sera toujours 
no des principaux titres de Desjardins à la reconnaissance de 
la science et de ses concitoyens ; mais ceux-ci lui devront aussi 
de la gratitude pour les efforts constans qu'il fit pour intro- 
duire d'utiles réformes dans l'instruction publique à Maurice. 
De concert avec quelques dignes amis, membres comme lui 
du conseil de l'instruction publique , il lutta souvent avec 
bonbeur contre la coupable indifférence du gonverneraent lo- 
cal sur ce point si imparlant de l'organisation sociale. 

C'est à ces soins généreux, à ces éludes approfondies etcou- 
iciencieuses que Desjardins consacra vingt années , les plus 
bulles de sa vie. Non coulent d'avoir payé ce noble tribut à la 
science et à son pays , il voulut faire encore plus pour le 
service de l'une et la gloire de l'autre , et songea à publier les 
documens nombreux qu'il avait recueillis avec tant d'intelli- 
gence et d'aitivité. Celle publication élail le but de son voyage 
en Europe , de ce voyage dont il attendait tant de joies et de 
bonbeur et où il devait bienlôt rencontrer la fin de sa carrière. 
Eh bien ! celte fin si prémaluréc, celle fin qui venait opérer de 
ti déchirantes séparations et briser tant de belles et légitime* 



NOCVELLEI. 137 

espérances, il la v!l s'approdier avec le courage et le calme d'un 
vrai stoïcien. Pendant ces souffrances si ciuclles qui désolèrent 
ses derniers moniens , jamais la fermeté de son esprit, la dou- 
ceur de son caractère , la sérénité de son âme ue se sont dé- 
mentis un seul instant. Jusqu'à sa dernière heure il conserva 
ces précieuses qualités qu'il avait toujours possédées. Il semble 
qu'il ait voulu que sa mort comme sa vie fût un exemple à 
méditer. 

Oui, messieurs, méditons de pareils exemples, efforçons- 
nous de marcher sur la trace auguste de ces âmes d'élite; vous 
surtout , messieurs , qui conservez encore au fond du coeur la 
douce espérance de revoir un jour notre chère Ile-de-France , 
ah ! permettez-nous de vous le dire , prenez pour modèle la 
vie de ces deux hommes que nous regrettons si vivement et 
que Maurice regrettera toujours , et l'œuvre du progrès qu'ils 
ont si glorieusement commencée chez nous, et que l'avenir 
vous donne la mission de continuer, cette œuvre ne restera 
pas inachevée , et ceux qui viendront après vous , répéteront 
ce que nous disons de ces deux hommes ? ils out bi«a mérité 
de Ifl patrie. » 



Après les témoignages de douleur et de profonds regrets 
exprimés dans ces trois discours, regrets bien partagés par les 
nombreux amis et compatriotes de noire excellent Dcsjardiris; 
je n'ai rien pu ajouter pour mieux faire sentir ma douleur 
profonde j cuminent aurais - je trouvé des paroles assez 
énergiques pour exprimer les sensations que je venais d'éprou- 
ver au déchirant spectacle des derniers momens de mon ami , 
entouré de sa femme, de ses enfans au désespoir. Une dou- 
leur aussi vivement sentie, des regrets aussi amers ne peuvent 
se rendre , j'ai niiiiiqué de courage pour les' dire devant la 
tombe (le besjardins. 

Si quelque chose pouvait atténuer lejprofoiid décourage- 
ment dans lequel la mort de Desjardins a plongé sa famille et 
•et amis , cèlerait la certitude que ses derniers mamens ont été 



^9,8 mODV ELLES. 

sereins comme sa vie : il ne se ciiynit pas en danger imminent, 
il n'a pas éprouvé les angoisses d'une séparation , car il s'est 
éteint instantanément et sans agonie. 

L'amilié qui me liait à cet homme excellent et le respect 
que je porte à sa mémoire , ne doivent pas se borner à de sim- 
ples paroles. J'ai une lâche sacrée à remplir et je la remplirai 
religieusement. J'achèverai la zoologie de l'île Maurice , que 
nous avions commencée ensemble el dont il avait rassemblé les 
matériaux avec tant de liilenl, de zèle et de persévérance; je 
ne laisserai pas inédiles les nombreuses obseï vallons , fruits de 
son travail de vingt ans. Certainement la mémoire de Desjardins 
yivra éternellement dans le monde savant ; les traces de son 
trop court passage sur celle terre sont assez marquées par des 
travaux utiles et honorables , entrepris dans l'intérêt de son 
pays ; mais je ne dois pas négliger d'ajonter une pierre au mo- 
ouroenl qu'il a élevé lui-même à sa mémoire, monument plus 
beau et plus durable que ceux que la vanité élève à la ri- 
chesse. 

Je ne chercherai pas à rappeler ici les vertus privées de 
Desjardins el les nombreux travaux qui le rangent parmi les 
hommes les plus utiles à l'humanité , ce tableau trouvera sa 
place naturelle dans une autre publication. Je dirai seulement 
que l'illustration qu'il donne à son pays doit exciter la jeunesse 
de Maurice à imiter son exemple; les hommes éclairés qu'il a 
réunis dans la Société d'histoire naturelle de l'île Maurice , 
dont il fut le fondateur et, plus tard, le secrétaire perpétuel; 
les nombreux créoles qui viennent tous les jours terminer 
leuis éludes à Paris, témoignent tous, par leur amour du tra- 
vail el par leurs lumières , de l'impulsion donnée par Desjar- 
dins au goût des sciences, ils ont raison de tenir à honneur 
d'être ses compatriotes et ses contemporains. 

Gdérin-Méneville. 



Nouveaux membres admis dans la Société Cdviebiekne. 

198, M. DoMERGHK de Saint-Fiorekt, niemlire de diverses sociétés 
savantes , pio|iiiétaire à Vandœuvre , près Nancy, Présenté par 
M. Guérin-Ménsmlle, 



MAI 1840. 



I. TRAVAUX INKDITS. 



QoELQDEs NODVELLES ESPECES d'oiseaux , par M. de La 
Fresnaye. 

Parus qiiarirU'iltatu.t, de La Fr. — Pnr. rnpite, collo, gnia, 
peclore , alis, eaudaquc airis, tectricum ala;, rcmigunque 
secundarlarum apiclbus albis , recliiciim omninm apicibus , 
medioquc exceptis quatuor inlermcdiis, maculis albis aeque 
iiolatis ; laleribus colli , villa nuchali desceii'lt'nles , niacuti? 
aliquntdorsalibus loloque corpore sublus a pectore flavis; dorso 
hypochondiiisquc olivascentibus; ro5tro atro , pcdibus plum- 
heis. — Hab. in Manilla aul in India. 

Celte jolie Mésange , de la taille de notre Mésange bleue , 
est remarquable par les nombreuses taches blanches formant 
sur l'aile et la queue quatre bandes de cette couleur, elle est 
voisine du Parus xunthogenys , Vigors , de l'Hytnalaja, mais 
elle diffère par sa taille plus petite, p:ir les deux bandes blan- 
ches de sa queue , par les taches de son dos , et parce qu'elle 
n'a point le milieu de l'abdomen noir. Elle est également voi- 
sine du Parus monticolus , Vig. , d'Hjmalaya , mais elle en 
diffère également. Elle nons a été vendue comme venant de 
Manille ou de l'Inde. 

Pyrrhula erythrocephala , Vig. — Focmina non adhuc de- 
scrlpla. 

Vigors n'ayant décrit dans les Proceedings , i83n , que le 
mâle de celle jolie espèce de Bouvreuil, et la lemelle offrant 
un plumage fort différent, nous allons la déciiie, en faisant 
précéder cette descriplion de celle du mâle, un peu trop suc- 
cincte dans les Proceedings. 

Pyr. capite supra a vertice , nucha colloque supero et late- 
rali , pectore hypoehondriisquc cinnamomeo-rufis ; vilta lata 
fronlali, loris, toloque capistro alis et cauda nigris; rectricibus 
lotis rcmiglbusque Icrtiariis siriceo-ri.splcndentibus cl striatis; 
villa posl-fronlali, gcnis, gutlure abdomincque sordide et pal- 

Tom. 111. /?<■('. Zool. Mai iS/Jo. g 



l3o TRAVAUX INÉBtTS. 

lide grîsescenlibus dorso lolo vitlaquelata mediaque alœ canïs; 
hujus tectricibus minoiibus et raediis griseis rufo-tinctis; uro- 
pigyo crissoque niveis. Rostro brevi-conico valde rotundato 
uli in Pyrrhula vulgari. — Hob. ad montes Hymalayanos. 

Fœmina differt vcrtice , nucha que non ruGs sed flavo-oli- 
Vaceis , qui color a nucha ad aise flexuram descendit , ventre 
dorso concolore , vitlaque grisea post-fronlali mullo latlore. 

Cette jolie espèce indienne est peut-être \a seule de toutes 
celles que l'on range dans le genre Bouvreuil qui offre réelle^ 
ment celle forme pnrliculicre de bec si court, si bombé en 
tous sens , et à mandibule inférieure si obtuse de notre Bon— 
vreuil commun , dont elle rappelle encore le système de colo- 
Talion. La forme fourchue de la queue et la description de la 
femelle avaient été omises par l'auteur anglais. 

Prionkcs gularis , de La Fr. — Totus olivaceo-viridis, loris 
oculorumque circuitu toto rufescenlifaus, macula oblonga post- 
oculari, aliaquc pectorali nigris ; cauda intense viridi apice 
cœrulescente rcciricibus duabus mediis inlegris ; gula tota et 
coUo antico cœrulcis ; abdominc viridi-cyaneo , ano rufo; ros- 
tro corneo apicc pallido. Pcdlbiis pallide brunncis. — Long, 
tôt. : 26 cent. — Hab. ad Guatimala. 

Cette jolie espèce, la plus petite que nous connaissions, est 
remarquable par la grande plaque bleue qui couvre le devant 
de son cou et par la petitesse de son bec. Nous la croyons inédite 
et nous ne supposons uicmc pas qu'elle puisse être le Momotas 
superciliosus de M. Sandbach, indiqué seulement sans descrip- 
tion par Bonaparte dans les Proccedings, 18.37. — Sa colora- 
lion n'offrant rien qui ait pu autoriser cette dénomination. 

Réponse M. de La Feesnate aux réflexions ornithologiques 
de M. Lesson. 

Dans le dernier numéro de la Hefue Zool. , M. Lesson , h 
propos de ce que j'avais avancé dans celui de février i84o , 
« que le genre Scolopacinus , Bonap., me paraissait identique 
avec celui de Ramphocènc de Vieillot, » annonce « qu'il ne 
partage nullement mon opinion , qu'il a possédé un Rampho- 
cène, et le Troglodjtc reciiroslre de Swainsoa, que Bonaparte 



\ 



IRAVADK INÉDITS. l3l 

met dans son genre Scolopacinus , et qiie pour lui ces deux 
genres sont fort distincls et même fort éloignés l'un de l'au- 
tre. » Or, mon opinion d'identité des deux genres est basée 
sur ce que je regarde le Troglodytes recliroitris de Swaioson, 
que Bonaparte met dans son nouveau genre Scolopacinus , 
comme le même oiseau que le Ramphoccne à queue noire de 
Vieillot , espèce type et unique pour Vieillot. Pour avoir la 
preuve certaine de la non-idcnlité des deux espèces, il faudrait 
donc que ce fût le Ramphoccne à queue noire que M. Lessoa 
eiît possédé ; ce que ce savant ne dit point. Il ajoute « qu'il 
croit que Vieillot a commis une grave erreur, que son peintre 
a bien représenté un Ramphocène , tandis qu'il décrit , lui 
Vieillot, dans son texte générique et spéciGque , un Troglo- 
dyte rectirostre. 

Il est étonnant que M. Lesson reconnaissant comme moi 
que la description du Ramphocène à queue noire de Vieillot , 
était identique avec celle du Troglodyte rectirostre de Swain- 
son et, par conséquent, abondant dans mon idée, parle de là 
pour la combattre , prétend;int qu'en cela Vieillot a commis 
une grave erreur et que son peintre seul a bien figuré un 
Ramphocène, pi. 128 delà galerie. Est-i! probable que si la 
figure s'éloigne un peu de la description en ce qu'elle présente 
des poils à l'ouverture du bec dont Vieillot ne parle piis, l'er- 
reur vienne du descripteur , créateur même du genre plutôt 
que du peintre? On ne peut raisonnablement le supposer ni 
que Vieillot, fondant son genre Ramphocène et ayant par coD— 
séquent étudié scrupuleusement les caractères de l'oiseau qui 
en était le type, en ait donné à peindre un autre que celui qu'il 
décrivait et dont In figure seule offre les caractères du genre 
tel que M. Swainson les entend. Nous ne trouvons point la 
supposition probable ni convaincante et, tout disposé que nous 
serions à reconnaître notre erreur , si elle exi.<ite , nous croyons 
devoir continuer à nous en rapporter au texte descriptif du 
genre et de l'espèce par Vieillot dans le Dictionnaire et dans 
la Galerie, et supposer que l'addition des poils à l'ouverture 
du bec est une erreur d^i peintre. On sait généralement que 
parmi les ligures liiliograplilécs de la ^Ualerie_} beaucoup sont 



l3a TBAVAtIX INÉDITS. 

imp.irraites. M. Werncr, devenu depuis peintre distingué 
en histoire nnlurelle , était alors à son début , il en convient 
lui-même , et regarde ses figures de la Giilcrie comme gros- 
sièrement dessinées en gcnénil. 

Le Ramplwcènc à queue noire, Vieillot, ou Troglodyte 
recliroslre , Swainson , espèce brésilienne, est un oiseau rare. 
Je n'en ai jamais rencontré chez les marchands que trois indi- 
vidus , dont j'ai acheté deux. Ils m'ont offert quelque 
différence de coloration , Ici que le dessous blanc chez l'un , 
lOUSsStre chez l'autre, quoique évidemment de la même es- 
pèce. Le prince de Mnsignaun, après la description de 
son Scotopacinus ru/ii'enlris , dit qu'il a les plus grands rap- 
ports avec le Troglodytes recliroslris de Swainson , dont un 
individu du Brilish Muscimii in diffère par un bec plus court 
et l'absence de taches blanches sur la queue. Les variations de 
plumage qui paraissent exister chez cette espèce m'avaient fait 
supposer que ce Scolo/j. lufirenlrisnéAiùl qu'une variété d'âge 
du Ranipli. à queue noire. 

Sur, les ginres Jaeopa , Trichns et Calornmphe , par R. P. 
r^EssoN. 

G. Jacapa. Tnngnra rnmphnccle.t , Cuv. ; Ramphocehii , 
Vieil 1. ,Less.,Or. ,4'i6; flnm phopis ,\ u'\\\ . , Anal,, Sw. ;gen. 1 1, 
p. 283; Tnnngra, L. Lalli. — • Car. : Bec ii mandibule supé- 
rieure plus étroite que l'inférieure, qui est dilatée à la base et 
garnie sur le côlé d'une sorte de lamelle nacrée , ik bords ren- 
tré.<. Commi.ssnre fléchie. Narines arrondies , bas.iles , en 
partie recouverte par les plumes frontales. Ailes courtes, une 
et deux graduées , à 3' , 4" et 5' égales et les plus longues. 
Queue moyenne, a extrémité arrondie. Tarses grêles , de la 
longueur du doigt du milieu. Ongles grêles et recourbés. 

Ohserv, Ailes , queue et tarses noirs. Oiseaux vivant ex- 
clusivement dans l'Amérique chaude. Femelle A coloration 
plus terne que celle des mfdes et souvent brun rose pfdc sale. 

1° R. jacapa. — Cardinalis purpurea , Bris-. ? — Tnna- 
gra jacapa , L. , Gm. , Lath. ; esp. i. — Le liée d':irgeul , 
Buff ,, ont. 128, fig. r et?. — Guyane et Drésil. 



TRAVAUX INÉDITS. l33 

2* R. coccineus. — Ramphocelus cocciiieus , Vieill. — Pi- 
ranga lapiranga , Desni. — Tionkran-lije des Botoaedos. — 
Le Tije piranga des Brésiliens , Mnrcgrave, p. iga , Wicd., 
av. Bras, i , 5i3. — Cardinalis , Brisson. — Le Scnrhilte , 
Butr. , enl. 127 , fig. I. — Tanagra hrasiUa , L. , Lalli., esp. 
coecine.i; alis caudaqiie nigils, — Rampliocelus coccineus , 
Vieill. g.il. , pi. 79. — Fcm. Cardinatij nœfius , Briss. — 
Brésil. 

3» Tanagra nigrogularis , Spix , Bras. , pi. 47- — Tana- 
gra igncscens , Lesson , Cent. zool. , pi. 24. — Dorso, ventre 
alis eaudaqiie nigris, Ch. Bon., Pioceed. . 183^, p. 121 , 
n° '14. — Mexique ; Brésil. 

4° R. alro-sericeus , d'Orbigny et La Fresnaye , Synopsis, 
1837, pag. 34. f^oy. pi. 26, fig. 1. — Bolivie, Yungas el 
Cliiquilos. 

5° R. dimidiatus , La Fresnaye, Mag. de Zool. , pi. 81 , 
1887. — Mexique et INoiiviUe-Grenade (Cartliagènc). 

0° R. Passerinii , Ch. Bon., Aiilliologic , i83i, n" l3o. 

— Ramphopis Jlammigerus , W. Jardin., lllusl. , pi. i3i. 

— Cuba ; Mexique. 

7° R. icleronoliis , Cli. Bouap. Ilnd , Proeeed. , 1887. 
Rev. Zool. , i838 ; p. 8. — Amérique méridionale. 

8° R, Luciani , La Fresnaye , Revue Zool. , i838 , p. 5/| ; 
Mag. de Zool. , lS3g, pi. 2. — Xarlhagène. 

9° R. affinis. — Capite, genis, colle aniiei , ruliro-gr.iua- 
lino; pallio alro-sericeo ; uropygio igneo ; abdoniinc purpu- 
reo-rnbro, nigro notalo; alis et Lauda nigcrriniis. — Bie fort, 
nacré-plombé sur les côlés. Dessus de la lêle et nuque, joues 
et devant du cou pourpre gren.it obscur. Manteau et dos noir 
velours. Bas du dos cl couvertures supérieures rouge pourpre 
éclatant. Ailes et queue noir pourpré. Devant du cou el tho- 
rax pourpre brun. Flancs et couvertures inférieures de la 
queue pourpre vif luisant. Milieu du venlre cl pluniis tibiaUs 
noir profond. — Colombie. 

G. Trichas, Trichas , Swainson , Zool. , n" X , cl Biid? , 
t. II , pag. 347. — Sy-hia , Vieill. et aucl. — Bec légcrcnient 
conique, comprimé , à mandibules égales. La supérieure It- 



i54 IBAVAUX IMÉDIIS; 

gèrement recourbée ; les bords lisses. Ailes courtes , la pre- 
mière rémige presque aussi longue que la deuxième. , Celle-ci, 
les 3' et 4° les plus longues et égales. Queue moyenne , égale 
ou peu échrancrée. Tarses longs et grêles. — Espèces de Fau- 
vettes américaines. 

l" T. personalus , Swainson , Birds of Mexico , pag. 433 , 
n° 37, Zool. Jour. , X. — Sylvia trichas , Wils. , Am. or- 
nith., pi. 6, fig. 1 {mâle), et 11, p. i63, pi. l8, fig. 4 
{^femelle). — Syli-ia marylandica , Wilson, Am. ornilh., 

I, pag. 88. — Sjlvia trichas , Lalh. , sjn. esp. 36. — Olivacea; 
corpore subtus ilavo ; fascia oculari nigra. — Tardas trichas, 
Gm. — Ficedula marjlatidica , Brisson, Ornilb. , Figuier aux 
joues noiies , BulT. , enl. 709, fig. 2. — Sjlyia trichas, Vicill., 
Encycl. II , 443 > Cb. Bonaparte, syn. pag. 84- — Mexique; 
Véra-Cruz; commun aux Etats-Unis pendant l'été. Émigré 
pendant l'biver. 

2° T. Caniicapitla. — Sjlvia velala, Vieill., Ois. , Amer, 
sept. , t. II, p. 22, pi. 74 ; Nouv. dict. , II , 232 ; Encycl. , 

II, 435, csp. 55. — Tanagra canicapilla , Sw. , Zool. 

lUust. , III, 1^4 Olivaceo-viridi, infra flava; vertice ci- 

nereo, striga oculari auribusque nigris; rostro gracili.— Indes 
occidentales; Caïcnne; les États-Unis pendant l'été. 

G. Caloramphe, Caloramphus , Less. , Rev. Zool., 1839; 
Xytopogon, Temm. , ms. — Bec moins long que la tète , plus 
large à la basse que baut, très-comprimé sur les cùlés, con- 
vexe en dessus , muni d'une arête dorsale entamant les plumes 
du front ; peu recourbe à la puiulc, à bords presque droits el 
lisses , à brancbcs distantes et robustes. Commissure sans au- 
cunes soies. Mandibule inférieure non rentlée en dessous. Na- 
rines frontales percées en trous arrondis. Ailes ne dépassant pas 
le croupion , à 1 " rémige rudimtntaire , la 2' brève , les 3°, 4°» 
5', 6' el 7° égales à la plus longue. Tarses faibles, courts , à 
2 doigts en avant cl 2 en arrière. Queue médiocre , écbancrée , 
formée de i2rectrice3. 

C. sanguinolenlus , Lcsson. — Rostro rubro ; pedibussan- 
guineis ; corpore supra bruunuo sordido ; griseo infra , saugui— 
aeo tiacto ; gula saaguinoleuta ; alis caudaque brunaeis. -^ 



laAVADX INÉDITS.' i35 

LoDg. : 6 p. 5 lia. Rev. Zool. , mai i83g, pag. l38. — • 
Xylopogon Laihami, Teram. , ms. — Ile de Sumatra. 

îïoiEsur le genre Zosterops, VIg. et Ilorsf. ; Sjlvia, Sw. , 
par R. P. Lesson. 

ZosiESops, Zosterops, Vig. et Horsf. , du grec çuïTiip , 
cercle , et 'à-!/ , œil , de ce que les oiseaux de ce genre ont un 
bourrelet de plumes soyeuses autour des yeux. Bec grêle , lé- 
gèremeot arqué. Les autres caractères comme aux Sylvies.]— 
Hab. les contrées chaudes de l'Ancica et du Nouveau-Monde. 

1° Z. maderaspatana , Molacilla madeiaspatana, L,; Sfl~ 
via maciagascariensis , Lath. , syu. esp. FUeUiita madagas- 
cariensis minor, Brisson, Ornitli. , t. IV , pag. 49^, pi- 28 , 
fig. 2, et t. I , pag. 446 ( niâle). — Sflfia annulosa, Swain- 
son, Zool. illust. , pi. 164 : Levaillant , Air. , pi. — lie de 
Madagascar; Ile-de-France; cap de Bonne-Espérance; Madras. 

a° Z. fava, Sw. , Birds of W. Af. , pag. 43 , pi. 3. — 
Sénégal. 

3" Z. dorsntis , Vig. et Horsf. , Trans. Soc. Linn. , XIFI, 
pag. 23S. — SiMa annulosa , var. p , Swainson, Zool. illust., 
1" série, pi. i65. — Nouvelle-Galle du Sud. 

4° Z. gularis , Gould , Proceed. , i8.36, png. ^5. — Nou- 
velle-Hollande ; rives de la Murrumbidgie. 

5° Z. tenuirostris , Gould, Proceed., i836, pi. 76. -^ 
Nouvelle-Hollande; rives de la Murrumbidgie. 

6°_-Z. palpebrosus , Sylcia palpebrosa , Tcmni. , pi. sgS, 
fig. 3. — Inde. 

•j" Z, curvirostris, Sw., DUeum chloronolus,^»]. de Paris. 
— Bec légèrement recourbe ; plumage olive en dessus , jaune 
en dessous. — Amer, méridionale. 

Notes sur les genres Phyllastreplins , Polyodon , Micropas et 
liracliypus , par R. P. Lesson. 

G. PfiTLiASTREi'nos , Phjllaslrephus , Swains.[, Birdî, t. II, 
pag. 2î8. 

l« P. capensis , Swainson , Diids , t. II , p. 229. — Le /«- 



ï36 TRAVADX INÉDÏTS. 

ioteur jLeva'A].. , Afriq. , pi. H2, lig. i. — P. lerrestris, Sy/.f 
W. 13. , t. I , p. 370 ( en noto ). 

2° P. scandens , Swains., W. Afric. pi. 3o, t. I, p. 270. 

3° P . senegalensis ; Turdus senegaleruis , YieiW. , Encycl., 
t. II , p. 654 ) s*P- 57. 

G. PoLTODoN, Polfodon, La Fresn., Mag. Zool. , |832. 

— Andropadus , Sw. — Turilus , Vielll. — Lalage , Boic. — 
Jxosl Tcnim. — Bec plus court et un peu plus élevé que celui 
des Merles , garni à la commissure de quelques poils torts et 
rigides. Tarses et doigts assez courts. Mandibule supérieure 
entaillée par 4 cchancrures. 

Une seule espice africaine compose ce genre : c'est un oiseau 
qui voltige d'arbre en arbre, fatiguant les échos de ses cris 
continuels , et qui semble prendre plaisir .i poursuivre l'homme 
de son prit prit fortement accentué, 

P. imporlunus , La Fresn. , Mag. de Zool. , 1882, pi. 4- 
— Turdus imporlunus , Vieillot , Nouv. Dict., t. XX , p. 266; 
Encycl, , t. II , p. 662 , esp. 89. — Merle importun, Levaill., 
Afriq., pi. loi), fig. 2. — y4ndropadus ■vociférons, Swains. , 
Gen. of Birds , t. II , p. 228. — Polyodon clamosus, Stephens. 

— Turdus brachypodioïdes , Jardine. -*- Cap de Bonne-Espé- 
rance ; forêts d'Anteoiquoi. 

G. MicROPODE , Micropus , Swains. , Zoo. birds , t. II , 
p. 226, 1837. — Microscelis, Gray , p. 28. — Galgulus , 
Kitllitz. — Ixo^ , Temm. — Bec de la longueur de la tête, 
étroit, légèrement conique, légèrement arqué. Ailes médio- 
cres , à i'" penne bâtarde , 3° , 4° et 5° égales. Queue arrondie, 
allongée. Tarses notablement courts, emplumés jusqu'au des- 
sous du genou , a doigts latéraux inégaux. — Oiseaux d'Asie. 

1° M, c/tatcocephalus , Turdoïde cap-bronzé. — Ixos chai" 
coccphalus , Temm., pi. 4^3, fig. i.— Ile de Java et de 
Bciitam. 

2° M. melanokucus. — Turdus melanoleucus , Gray. 

3» M. leucopterus, Lesi.,'méà. — Turdus leucoplera,Lcss. , 
inéd. — Bec et tarses noirs. Plumage entièrement bleu-noir à 
reflets brillans. Un miroir blanc frangé de noir sur le milieu 
de l'aile. Couvertures inférieures de la queue d'une rouge can- 



TRATArX INÉDITS. l37 

nelle vif. Ailes et quene noir profond. — Indes orientales. 

G. Brachype , Brachfptts , Swainson , Birds, t. II, p. 226, 
Zool. Jour., m, i63. — Pj-cnonotus, TurUoïdes , Temni. — 
Ixos j Temm. — Bec plus court que la tète , large à sa base , 
comprirûé sur les côtés , arqué et courbe dès la base. Commis- 
sure garnie de soies. Tar.ses très-couris, robustes, à écailles 
entières, plus longs que le doigt interne. Ongles recourbés, 
larges, aigus. Ailes et queue arrondies. — De l'Asie. 

1° B. dispar. — Tardas dispar , Horsf- , Trans. LInn. , 
t. XIII, pag. i5o,spcc. i6. — C/iinching-gole'ig , des Java- 
nais. — Java. 

2° B. squamalus. — Turdits squamatua , Temm. , pi. co- 
lor. 453 , fig. 2. 

3' B. gutaris , Gould , Proceed. , i855 , p. 186. — Indes 
orientales; Travançore. — Yoisiu , mais plus petit que le B, 
dispar. 

4" B. plumifera, Gould, Proceed., 1837, p. 186. — Mon- 
tagnes de l'Himalaja. 

DfiSCaiPTiOR de deux Coléoptères nouveaux de la Californie , 
par M. le Comte Mannebheim. 

M. Behrens, capitaine de frégate de la m.irine Russe, nou- 
vellement de retour de son troisième voyage autour du monde, 
a bien voulu me céder tous les insectes recueillis pendant ce 
voyage par le médecin de l'expédition, M. le docteur Fischer. 
La récolte la plus remarquable a été l'aile sur les côtes de la 
Californie , et principalement dans rétablissement de Ross, 
l'une des colonies de la compagnie russe-américaine. J'ai reçu 
entre autres presque tous les Hétéromires décrils par leu 
Eschscholtz, dans son Zoologischer atlas , parmi ceux-ci toutes 
les espèces des genres Eleodes et Conionlis , et de plus, deux 
nouvelles espèces de ces genres , trouvées à Ross cl que je 
m'empresse de faire connaître par les descriptions qui suivent : 

Rleudes Fischerii. — Atra, ihorace piano transverso lato , 
punclato scabtiusculo , elylrls scabris , rotundalis , apice attc- 
nualis. — Long. : g lin. Lat. : 4 'in. 

Eleodes marginala Eschsch. Aflinis , thorace brevioie ^ 



l3$ IBAVADX inédits; 

latiore ) minus crebre punctalo, elytrisque magis' rugosis et 
scabris diversa . Caput parvum , anlice profunde trisinuatum, 
supra aDlennaruinutrinquefoveolatum,raediointeraiitennaruni 
Ixvigatum, ceterum profunde punclatum, coUoconvexiusculo, 
luberculis minulis dense asperato. Antennœ brèves, aiticulis 
exterioribus globosis, paruni incrassalis. Thorax capilc tn'plo 
latior, latitudine duplo brevior, undique tenue marginalus , 
kasi apiceque truacatus , laleribus valde rotundatU, angulis 
poslicis vix eonspicuis, dorso fere planus , medio profunde et 
disperse punclalus , in punclis granulis njiiiulis asperatus, la- 
leribus luberculis mluutis asperis dense granulatus. Sculelluin 
latum Iriangulare, basi dense granulaluiu, Eljlra ihorace plus 
quam triplo longiora , humeris rotundalis , medio nonnibil 
dilatata ibique latiludine thoracis , versus apicem angustata 
declivia , apice Ipso acuniinato , supra convexa , tubcrculis pi— 
liferis subserialis rectinis dense asperata. Corpus subtus subli- 
liler puuctalum nilidum. Fades profunde punctati , tibiis valde 
asperatis, bispidis. 

Coniontis Etchschoitzii. — Oblonga , convexa , alra , tlio- 
race lenuissime punctato , laleribus sinualo , plicalo , elylris 
valde rugosis , pilis albis brevissimis obsitis. 

Ma» minor, brevior, minus convexus, thorace latiore, an- 
gulis poslicis subrectis, laleribus parum siuualo , tibiis tarsis- 
que anlicis dilalalis. 

Fcmiua major , valde convexa, thoracis laleribus poslerlus 
sinualisj angulis poslicis rolundalis, tibiis tarsisque anlicis 
simplicibus. — Long. : 6 lin. Lat. : 3, 3 1/2 lin, 

Capul brève, anlice dilalatum subrelusum, valde puncla- 
tum , clj'peo cmarginalo ; verlice convexo subtiiius punclalo , 
linea Iransversa anle oculos impressura; oculi reniformes glauci; 
autenuac cajiile dimidio longiores , tenues pubescenlcs nigrae ) 
extrorsum piccœ. Thorax longitudine fere duplo latior , anle- 
lius^anguslalus, Qavesceati-piiosus , apice valde emarginatus 
ibique et laleribus tenue marginalus, bis posterius sinunlis 
nonnihil explanalis ibique inirusis, basi immarginalus , lu 
medio baseos recte truncalus, angulis uUinque maiii iubne— 
tis , femina: productis rolundalis , supra valde convesus , 



TSAVACX inédits; 'l^^ 

tequalls, sublilissimepuDctulatus. Scutellumiatum triaugulare, 
ipice roluudato lœvi , basi punelaluni pilis flavescentibus ob- 
ductum. Elytra thorace nonnibil angusiiora sed plusquam 
duplo longiora , anlerius liaearia , apice augustata subacumi- 
uata , humeris rotundatis ,^teaue marginatn , dorso valde con— 
vexa , undique creberrirae et profunde rugoso-intricala; grosse 
pUDCtata , in puactis pilis minutis albidis instrucla. Corpus 
sublus iiiliduin , capile et piœslerno valde rugoso-punclatis , 
peclore abdomine i'emoribusque sublilissime , tibiis grosse 
puDClatis. 

DtscaiPTioN de cinq espèces d'HisPEs, formant une division 
distincte dans ce genre, par M. F.-E. Guéuin-Méneville. 

Ces cinq espèces forment un petit groupe, que l'on pourrait 
élever au rang de genre et auquel nous proposerions de donner 
le nom de Plaij-pria. Il se Lil remarquer par ^lis dilalations 
épineuses des côtés du corselet et des élytres , et surtout par 
les antennes généralement allongées, dont les trois derniers arti- 
cles sont confondus et soudés ensemble, ce qui les fait paraître 
comme composées de neuf articles seulement. Deux de ces 
espèces ont été le sujet d'un embrouillage dans les ouvrages 
de Fabrlcius : [ce sont les Hispa Hislrix et Ericaceus. Nous 
avons voulu débrouiller toutes ces confusions, et nous croyons 
y être parvenu, grâce à l'obligeance de MM. Reicbe et Bii- 
quet , dont les ricbes collections nous ont été ouvertes , ce qui 
nous a permis de voir un nombre suffisant d'individus pour 
retrouver les espètes que Fabricius et Olivier ont décrites. 

On peut ranger nos 5 espèces dans les deux petits groupes 
suivans : 

A. Antennes grêles , allongées , à articles impeUobconiqucs, 
six épines aux côtés dilatés du corselet , l'épine la plus rappro- 
chée de la tête extrêmement petite. 

1. Élytrcs ayant deux portions latérales dilatées, l'une près 
de l'angle buniéral , l'autre près de l'extrémité, 

Hispa cchidna. — Antennes plus de^deux fois plus longues que 
la tête et le corselet. Corps d'un fauve assez vif, avec le corselet 
UD peu plus pâle , portant au milieu quatre taches noire9._Les 



l4o IRAVAtrX INÉDITS, 

quatre grandes épines un peu noires au bout. Élylres à épines 
et tubercules noirs. Bords latéraux , entre les dilatations et 
l'extrémité postérieure, jaunes. L'épine placée entre les dilata- 
tions des élytres et les petites dents de l'extrémité, également 
jaunes. Dessous et pattes d'un jaune un peu fauve. — Visapour. 
— Long. : 7. Larg. : 4 niill. 

Hispa hislrix. — D'un brun fauve, avec le corselet et les 
Lords des élytres plus pâles. Deux taches noires en arrière sur 
le corselet. Les quatre grandes épines un peu noires au bout. 
Epines et lubirculis des élytres noirs. Une grande tache noire 
à la base de la dilatation aniéricurc , envoyant dus ramifications 
brunes aux six épines qu'elle supporte , lesquelles sont noires. 
La dilatation postérieure eiitièrement noirâtre, ainsi que srs 
épiucs. Bord interniédinlre, entre les deux dilatations, et bord 
postérieur portant des épines noires. Dessous et pattes d'un 
jaune un peu fauve. —Java. — Coll. Buquct. — Long. : 6. 
Larg. : 3 1/2 mlll. 

Syu. Hispa histiix , l'ab. , Ent. syst. siippl. , p. 1 16, 2-3. 
■ — erinaccus , Fab. , Syst. Eleuth. , 2 . 59 , 4- 
— erinacea , Ollv. , Ent. , t. VI , n» ()5 , p. 762, 
pi. I , iig. 6. 
C'est par nu renversemi nt étrange (que l'on ne peut expliquer 
qu'eu admettant qu'il a liilssé échapper quelques fautes d'im- 
pression) que Fabricius a change le premier nom qu'il avait 
donné à cette espèce, llliger, dans son Magazine fur inseklen- 
kunde , 3° band, pag. i6f), a remis les choses à leur place 
pour cette espèce et pour quelques autres; mais il ne semble 
pas en avoir vu des individus 111 luilure. 

2. Elytres n'.iyanl de dilatation que près de la base. 
Hispa coronala. — D'un brun fauve avec le corselet et le 
bord des élyircs un peu plus pâles. Deux petites taches noires 
en arrière, sur le corselet. Les trois plus grandes épines un 
peu obscures au bout. Epines et tubercules des élytres noirs. 
Une grande tache noire otcupant la dilatation antérieure; ses 
juatreépinesnoires, à l'exception delà postérieure, quiest jaune 
à la base. L'épine suivante aussi grande que les autres, jaune : 
les suivantes dimiouaul de grandeur , noires. Dessous et pattes 



travaox inédits. i4i 

d'un jaune un peu fauve. — Sénégal. — Long. : 5. Larg. : 
2 3/4 mill. 

M. Buquet a un second individu qu'il cioit lui venir du 
Brésil ; il esl en tout semblable à celui-ci, et ce doit être par 
erreur qu'il lui n donné celle localilc. 

Hispa cenictrs. — D'un jaune fauve. Epines du dessus des 
élylres noires, les lalcrales grandes , fauves , avec l'exlrémilc 
seulement noire. Une légère elllorescence blanche en dessus. — 
Hab. le Sénégal. ■ — Coll. Buquet. — Long. : 4 '^2. I-arg. : 
2 1/2 mill. 

B. Antennes courics, fusiformcs , à articles courts cl cy- 
lindriques, sept épines aux cùlés dilatés du corselet; 1 épine 
la plus rapprocliéo de la tête exlrcniement petite. 

Hispa erinnceus, — D'un jaune fauve plus ou moins vif , 
avec les bords dd.ilés du corselet c! des élylres d'un jaune 
pâle transparent. Antennes fauves, à peine d'un tiers plus 
longues que la lèle et le corselet. Yeux noirs. Corselet plus 
pi'de que les élylres, avec deux lignes dorsales rongeàti'es et 
une petite tacbe brune près du bord antérieur. Élylres ayant 
quelques tubercules noirs sur les cotés et cinq ou six fortes 
épines coniques, inégales, rouges, dont les deux, du milieu sont 
les plus fortes, et les antérieures, à l'angle de l'épaule, d'un 
brun noirâtre. Les épini s He In marge sont courtes , jaunes ; 
les antérieures , au nombre de six, sont égales, portées sur 
une large dilatation ; il y a, près de l'extrémité postérieure une 
autre dilatation portant trois épines dont les deux postérieures 
sont rouges : l'épine unique placée cotre ces deux dilatations 
latérales est encore jaune; cufin , le bord posttrieur porte huit 
épincs'plus courtes, dont les trois premières et la dernière, 
ou la suturale , sont rouges avec l'extrémité noirâtre. Le rouge 
des épines occupe aussi toute la portion correspondanle des 
dilatations latérales. Le dessous est jaune avec les pattes plus 
pâles. — Pondichéry. — Long. : 5. Larg. : 3 mill. 

Syn. Hispa aira, Fabr. , Syst. cleuth. , II , 69, n" 5. 
— erinaceus , lUig-, Mag. ins. , III, p. 169. 

Cette espèce a été bien décrite pour la prcmièie fois par 
Fubriciiis, sous le nom iVH. airn, nom donné certainement 



(43 TRAVAUX INÉDIie; 

par une faute typographique. Olivier ne l'a pas connue, et il a 
décrit et figuré, sous le nom i'Hispa erinacea , la vraie Bispa 
t^strix de Fobrieius. 

Description de quelques Coléoptères longicornes appartenant 
aux genres Cahcomus , Stenaspis et Galissus, par M. Lu- 
cien BUQDET. 

Ce petit travail , destiné au Magasin de Zoologie , offre la 
description et la figure de quatre insectes fort rares et entiè- 
rement nouveaux ; les deux premiers viennent se placer dans 
le genre Calocomus , fondé par M. Serville avec notre Prionus 
Desmarestii , espèce que nous avons figurée sous ce nom, et 
depuis long-temps, dans notre Iconographie diiRègne animal, 
et à laquelle il a donné, plus tard, le nom de Calocomus hama- 
tiferus. Voici les phrases diagnostiques qui précèdent les dfs- 
criplions de M. Buquet. 

Calocomus KreucMyi , Buq. — Capite thoraccque rufo- 
ferrugineis; antennis peclinatis , 22-articulatis ; elytris casta- 
neis, punctatissimls , macula magna humerali , sutura pedibus 
nbdomineque brunneis; palpis tarsisque rufis. — Santa-Fé. 

Calocomus Ly dus, Buquet.— Ater, punclatissimus; thorace 
spiiioso ; antennis pectinatis 20 articulatis , palpis tarsisque ru- 
fis. — Santa-Fé. 

Stenaspis rimosus , Buq. — Capite thoraceque obscure rufis; 
elytrlsparallelis, smaragdinis, nitidis, riraosis ; antennis pedi- 
husque rufis. — Sanla-Fé. 

Galissus biplagiatus , Buq Niger , ihorace tuberculato- 

spinoso, macula postica rubra ; elytris parallelis, truncatis , 
apicc dcntaiis. — Brésil. 

Note sur le genre Ozodera. 

On se rappelle que nous avons publié en entier, dans le 
n" 2 de celte année , p. 4^ , la description faite par M. Du- 
pont , d'une espèce de ce genre , qu'il nomme O. callidioides, 
description qu'il nous avait adressée trop tard pour qu'il nous 
fût possible de la faire entrer dans le supplément à sa Mono- 
graphie des Tracbydérides. Dans le n» 4 , M. Buquet ajnséré 



ÏRAVACX INÉDITS. '■'' 1^3 

un petit travail sur ce genre ; il a montré , après avoir examiné 
dons la collection de M. le comte Dejean les individus qui ont 
servi à la description de M. Dupont, que celle description était 
très-incomplète , et il est probable qu'elle a élé faite sur deux 
espèces différentes qui se trouvaient confondues dans celle 
collection. M. Buquet sépare avec raison ces deux espèces ; il 
nomme la seconde Ozodera biparlila , et il fait parfaitement 
ressortir ses caractères distintifs. Ce qui nous a décidé à pu- 
blier la présente noie , c'est qu'il a exprimé un doute au sujet 
d'une variété de cette seconde espèce , en disant que celle qui 
est enliéremenl rougedtre, clc. , pourrait avoir quelques rap- 
ports avec \'0. callUioïdcs . Ce doute , nous l'avons éclairci 
en comparant l'individu que M. Dupont nous avait communi- 
qué , pour le faire dessiner , et nous avons reconnu que VO. 
calhdtoïdes , Dup, , est bien évidemment une des variétés de 
Y 0. biparlila, hnq. (G.-M.) 

Observitions de M. De Romand , sur les antennes de certains 
insectes Hyménoptères, de la famille des Pupivores. 

Je prie MM. les entomologistes qui s'occupent spécialement 
des Hyménoptères, de vouloir Lien suivre une observation que 
i ai faite sur les antennes de ceux de ces insectes qui appar- 
tiennent .i la famille des Pupivores. 

J'ai remarqué que l'anneau blanc ou fauve, qui se fait dis- 
tinguer sur les antennes de certains insectes de cette famille , 
ne s'est encore trouvé, pour moi , que sur des femelles. Ce 
caracière a été tellement constant , qu'il m'a servi à recon- 
naître , au premier coup d'oeil , une femelle d'un mâle. Je 
n'ai rencontré dans ma collection , qui est fort nombreuse , 
aucun mâle dont l'antenne fût pourvue de l'anneau blanc ou 
iaunâtrc. 

Si cette observation pouvait se confirmer , elle donnerait un 
nouveau moyen pour constater le sexe de ces insectes, et l'on 
se garderait de faire deux espèces de la même en mettant cha- 
que sexe dans un groupe différent. (De R. ) 

Paris, 10 mai i84o. 



Ï44 ANALYSE D'onVKAGES «OOVEADX. 

.1 
II. AXALYSES D'OUVRAGES NOUVEAUX. 

Notice sur une nouvelle espèce de Lagolis {L,* pallipes , 
Bennet) , par G. Fischer de Waldheim. (Bull, de Mos- 
cou, i837 , n° 5, pag. 89.) 
Cette iiollee est destinée à faire connaître à la Société des 

naturalistes de Moscou, le travail que M. Bennet a publié sur 

cet animal , dans les Transactions de la Société zoologiquc de 

Londres, vol. I, pi. 33 1, pi. 42- 

A List of the gênera of birds, etc. Catalogue des genres admis 
par le.* ornithologistes dans la classe des oiseaux, par George- 
Robert Gray, conservateur .nu Muséum britannique, in-8° 
de 80 pag. Londres, 1840. 

Cette brochure vient combler une lacune dans la branche de 
l'histoire naturelle qui traite des oiseaux, et vient présenter 
une liste judicieuse des noms de genres si malheureusement 
modifiés par une foule de savans de tous les pays , et dont la 
multiplicité croissante devient un véritable embarras pour les 
amis de la science. La synonymie est une sorte de dédale dont 
on ne peut aujourd'hui sortir tant les défilés sont hérissés de 
difficultés, et ce n'est pas un mince service qu'a rendu M. Gray, 
en cherchant à débrouiller ce chaos de noms disparates trans- 
posés h des genres différens ou imposés sans autre règle que le 
caprice ou l'arbitraire. Mais si ce tableau do noms de genres 
.nvec leurs synonymes est complet, à peu de chose près, il 
restera toujours a désirer un travail semblable pour les espèces 
qu'il n'est pas toujours facile de classer convenablement. C'est 
un pareil travail que nous avons entrepris depuis plusieurs an- 
nées, mais qui devient une tâche de plus en plus lourde. 
Chargé de nommer les oiseaux du Musée de Londres, M. Gray, 
très au courant des travaux de la Grande-Bretagne et de ceux 
du continent, a pu vérifier les coupes proposées récem- 
ment et établir leur synonymie avec une certaine rigueur. 
Toulefois, comme ce ctilaloguc , fort bien fait et nommé ainsi 
par modcjlle, devra recevoir, sans nul doute , plusieurs édi- 



ANALYSES d'ouvrages NOUVEAUX. l45 

lions successives, nous prendrons la liberté d'engager l'auteur 
à revoir quelques noms proposés dans ces derniers temps , et 
comme le livre de M. Gray est fait avec beaucoup de savoir et 
d'équité, nous le prions de vérifier quelques genres nouveaux 
et entre autres : le genre yiscalaphia , Isid. Geoff. ( Echo , 
183^, pag. 4 ) , qui semble bien distinct du genre Bu&o , et 
ne comprendre que l'espèce d'EgypIe. M. Isidore a publié dans 
le même Recueil, même année, pag. ^4> 1<^ genre Salangana. 
Moi-même j'ai divisé les Hirondelles en iSSj" {Compl., t. VIII, 
pag. 489 ) en vrais Martinets , ^pus ; en Palestres, Palestre ; 
Pallène , Pallene ; Hirondelle, Hirundo; Biblis , Bitilis ; 
Hersé, Herse, et Cecropis, Boié. En i836 ( Compl,, t. VII, 
pag. 354 ) j j'ai proposé les genres Eulophus pour le Tr.ngopan 
de Duvaucel, et Plectropus pour le Phasianus cruenlus d'Hard- 
vick. Bien d'autres petites coupes ont été faites , mais la saga- 
cité de M. Gray n'a pas besoin qu'on les lui Indique. 

On doit donc de vifs remerciemens à l'auteur pour la pu- 
blication de son livre , et en mon particulier, je m'empresse de 
lui offrir les miens pour l'utilité que j'en retirerai et qu'en re- 
tireront comme moi les ornithologistes. (Lesson.) 

Essai d'une nouvelle manière de grouper les genres et les es- 
pèces de l'ordre des Passereaux , etc. , etc. , par F. de La 
Frbsnate. — Suite. 

L'auteur vient de publier, dans les derniers mémoires de la 
Société académique de Falaise , les •]' et 8° familles de l'ordre 
des Passereaux , les premières de sa sous-seclion des Denti- 
roslres à bec déprimé ( Dentirosires depressi , de La Fr. ). 

La septième , ses Baccivores, Baccivorcc , renferme deux 
sous-familles , dont la première , ses Baccivures el insectivores) 
se compose de genres cbcz lesquels le bec, encore assez com- 
primé , comme dans la sous-section précédente, indique des 
espèces réunissant les deux genres de nourriture. Sa seconde 
sous-famille renferme des genres à bec déprimé et plus frugi- 
vores , tels que les Cotingas , Jascurs , Manakins , clc. , elc. 

La huitième famille , celle des Gobe-mouthcs , Muscica- 
pider , la plus nombreuse en espèces et la plus di/Bcile à classer 

Rtv. Zool. Mai 1840. 10 



146 ANAtrsrs b'odvrages KonvEAÙx.' 

inélhodiqueraent , présente trois grondes coupes basées Siir les 
mcBurs. Ce sont les Gobe-moûche's sytvains , les Gobe-moû- 
thes rimmins et les Gobe-mouches humîcbtes , ou Gobe-mou- 
cbes traquels. Comme dans les familles précédentes, l'au- 
teur a présenté un tableau analytique de chacune de ces 
deux familles précédé d'observations détaillées et raisbnnées , 
surtout dans celle des Gobe-mouches , sur tous les genres àil- 
ciens et modernes qu'il y fait figurer. 

Sa neuvième famille , qui selon lui se lie étroiterilènl à 
celle-ci et pourrait même, à la rigueur, en faire partie, Se 
composera des Fissirostres de Cuvier , et terminera ses Den- 
tirostres à bec déprimé , puis il commencera ses Controstres. 

Ces huit familles forment jusqu'ici une brochure in-S" de 
5a pages , qui se trouve chez Meilhac , libraire , Cloître Saint- 
Benoit, id, à Paris. 

DelLA BlBLIOGRArlA MALACOLOGICA IIALIANA , di Gio.-Battista 

BoNOLA, in-8°. Milano, i83g. 

M. J.-Ç. Bonola a publié à Milan , dans lé courant de l'an- 
née dernière , sous le titre de Bibliographie malacologique ità~ 
licnne ^ une petite brochure, dont nous aurions déjà parlé, si 
elle nous fût parvenue plutôt. 

Le litre adopté par M. Bonola n'indique pas d'une manière 
assez précise l'objet de l'ouvrage ; on est tenté d'abord d'y 
chercher le nom des personnes qui ont publié des travaux sur 
les coquilles appartenant au sol ou aux mers riveraines de 
l'Italie, mais on s'aperçoit bientôt que l'auteur à exclu de sa 
' nomenclature les conchyliologueS étrangers à son pays : il s'est 
borné à donner l'énumévation de ceux qui , nés en Italie , ont 
publié , n'importe où , quelque ouvrage ou quelque tiiémoifë 
malacologique, soit en Italien , soit en latin ou eh français. '• 

C'est ainsi que nous voyons figuret dans le travail dodl 
nous rendons compte , l'Histoire naturelle de t'unifers , im- 
primée à Paris, en 1734, parce que l'auteur P. -M. Pompeb 
Colonia était d'origine italienne, tandis qu'il n'y est pas fait 
mention des intéressans mémoires de Philippi sur les coquilles 
de la Sicile. 



Xkalïsés d'ocvracés NotivÉAttx; i4^ 

Les onrrages de Pline, deBonan!, de Gualtierisont égale- 
ment présentés comme faisant partie de la bibliographie ma- 
lâcologiqoe italienne, bien qu'ils traitent de l'histoire natu- 
relle en général , ou de la conchyliologie vue dans son en- 
semble. 

Nous ne demanderions certainement pas à voir ces noms 
exclus de la liste de ceux qiie devait citer M. Bonola , et nous 
ne pouvons qu'aprouver l'idée qu'il a eu d'être utile aux con- 
chyliologuts en rendant plus faciles les recherches bibliogra- 
phiques qu'ils sont souvent obligés de faire , mais nous pensons 
qu'il aurait mieux atteint le but qu'indiquait les mots mala- 
cologie italienne, s'il eût donné à son travail une plus grande 
extension , et s'il l'eut rendu tout-à-fait complet , condition 
sans laquelle un recueil de ce genre perd une grande partie de 
son mérite. Sous ce rapport , nous croyons que la brochure qui 
nous occupe laisse à désirer. 

En effet, M. Bonola, qui fait remonter ses citations jusqu'à 
Pline , ne mentionne cependant que 38 auteurs, quoiqu'il ait 
cité , avec raison , des mémoires séparés , de simples catalo- 
gues , et jusqu'à des maouscrils : or , il y a tout lieu de 
croire que s'il eût à cet égard fait plus de recherches, com- 
pulsé les grandes bibliothèques , et surtout les journaux scien- 
tifiques , il aurait pu augmenter considérablement sa nomen- 
clature. ,,j 

Le temps nous manque pour appuyer cette observation de 
preuves nombreuses : cependant, nous pouvons, dés à présent, 
Indiquer, parmi les ouvrages dont M. Bonola n'a pas fait men- 
tion , ceux qui suivent , cl qui ont été cités par difFérens con- 
cbyliologues. 

l' De' crostacei et degli altri marini corpi , di K.-ïi. 

Moro. Venise , i ^/^o. 

7." Saggio suUa storla naturale dcl Chili , di Molini. 1782, 
in-8«. 

3° Memorie per servire alla storia^dë polypi mat-ini , di F. 
Cavolini. Napoli , i^SS. 

4° Observatio physica de Cocbleis , autore ScholteccioJ 
în-4*- 



l48 ANALYSES D OOVRAGBS RonvEAUX. 

5° Catalogus conch^-liaruru legni Neapolilani , quœ usque 
adbuc reperit A. Scacchl. Neapoli, i836. i 

Catalogue clans lequel on Irouve la descrlplion d'un certain 
nombre d'espèces nouvelles. 

En résumé , nous ne pouvons qu'applaudir aux bonnes in- 
tentions de M. Bonola , mais nous pensons qu'il n'a pas com- 
plètement atteint son but , et nous l'engageons à continuer ses 
rcchercbes pour nous donner plus tard , sur le même objet, un 
trnvnil qui , plus complet , devra se trouver alors dans la bi- 
bliothèque de tous les coiich^'liologues. ÎVI. Bonola a bien com- 
pris l'utilité de sa bibliographie : il s'est seulement trop presse 
de la faire paraître. (S. P.) 

Akachnogbaphi£ Rossic;e , decas prima , auctore Y. Krtnicki, 
(Bull, de Moscou, 1837 , n" 5 , pag. 78, pi. 5 et 6. ) 

Cette première dérade offre la description , en latin , de 
Il Arachnides, la plupart connues. Les espèces que l'auteur 
considère comme nouvelles sont : Latrodeclua 5-giiltalus , 
Epeira melo ^ ylncora et Lycosa chersonensis. Les planches 

eprésentent la Lycosa chprjonensh et le Latrodectus 5-giit- 

atiis. 

A la fin de cet article, l'aiileur a donne' la description de 
sa Clcada Slevenii, qu'il a figurée pi. 5, fig. I. C'est une 
grande espèce très-voisine de la C. lurinatodes , que l'on 
trouve au.x environs de Paris. (G.-M.) 

Extrait d'une lettre adressée par M. Victor MoTscnocLSEi , 
à M. B. ZoCBKOFF. ( Bull, de Moscou, iSSj, n* 5 , p. 97, 
pi. 7. ) 

M. Motscboulski présente , dans celle lettre , un aperçu du 
voyage qu'il a fait en Europe , en i836 , et quelques notices 
sur les entomologistes et les collections qu'il a visités ; dans le 
cours de cette lettre , il donne la description de quelques Co- 
léoptères nouveaux qu'il a eu l'occasion de découvrir dans ses 
chasses. Le premier est son genre Thoracophorcs , qui fait le 
passage àes Proleinus et dfs Micropeplus aux Pselaphus ; son 
T. corllcinas , pi. 7 , fig. n , >^ , est un petit Brachcljlre brun 
qu'il a trouvé à Varsovie, f.i' second est encore un notiveati 



ANALYSES l)'oDVaAG£S NOUVEAUX. } ^n 

genre , SpAhivcEnos , étatli avec le Monotoma Rondani de 
M. Villa , Catalog. , pag. 36. M. Moisclioulski le figure pi. 7, 
fig. B. Le troisième est son Monotoma ^-fovcolala , pi. 7 , 
fig. C. La quatrième esi\e Scydmœnus Motschuhkii^SchtmàKf 
décrit et figuré pi. 7 , fig. D. EuSii il termine en mention- 
nant un Hisléroïde d'un genre nouveau , qu'il a formé sur un 
ÎDSCCle (le Derbent , aux bords de la mer Caspienne ; c'est son 
genre XïLONOTROGDs. Il a vu chez M. Bassi, à Milan, une troi- 
sième espèce de ce genre, provenant de Sardaigne. (G.-M.) 

Description de quelques Coléoptères nouveaux, par M. Zoub- 
Korr. (Bulletin de la Soc. imp. des nat. de Moscou, 1837 , 
■"5, pag. 59, pi. 3 et 4. ) 

Ces insectes, au nombre de 10, ont été recueillis par 
MM. Karelin et Zablotzki, sur les côtes de la mer Caspienne. 
Ils sont décrits avec soin et représentés en couleur d'une ma- 
nière satisfaisante. Voici les noms de ces 10 espèces. Cy min- 
ais imperialis, Scarites impressicollis , Procrustes luctuosus , 
Carabus S trogonowii , Cephalota Karclinii , Eunectes punc— 
talus, Akis Zablois/cii, Akis depressa , Mylabris elegantis- 
sima, Cleonis imperialis. (G.-M.) 

Sur la famille des Fu/gorides , et monographie du genre 
Fulgora de Linnœus ; p:ir J.-O. Wkstwood. (^Trans. Lin. 
Soc, vol. XVlII.p. i35,pl. 12.) 

Après avoir présenté une revue critique des auteurs qui ont 
traité le sujet dont il s'occupe , M. Westwood fait conniiilrc 
s5 espèces bien constatées du genre Fulgora , tel que l'a ca- 
ractérisé LalreiUe, et tel que nous l'avons adopté dans noire 
travail publié dans le voyage de Bellanger aux Indes orienta- 
les. Parmi ces z5 Fulgora, pour lesquelles l'auteur donne une 
phrase caractéristique en latin, et une synonymie complète. Il y 
en a 10 de nouvelles dont II a donné des descriptions plus éten- 
dues ci d'excellentes figures. 

Pendant que le travail de M. Vcstwood s'imprimait, nous 
avons publié 3 espèces nouvelle^, provenant du voyage ili- 
H, Adolphe Delessert ( Acf, zoo/., l83g, p. 182). Une qua- 



1^0 ^SOCIÉTÉS SAVANTES. 

trième que nous rapportions [avec cloute à la F. mhilis d$ 
M. Westwood, d'après l'extrait de sa monographie reproduit 
dans l'Institut, se trouve être vraiment la même espèce. 

Le travail de M. Westwood est suivi de listes destinées à 
rapporter les espèces que les auteurs ont décrites sous le nom 
de Fulgora , à notre genre AphœJia, nom que M. Brumeislcr 
a changé en celui d'^^Aana, pour en corriger l'étymologie, au 
genre Pseudopkana de Burmeister {Diclyophora Germ-') , nu. 
genre Pœciloplera, , Lalreille, et à d'autres genres modernes. 

(G. M.) 

Letteba al signor Dott. EU. Rdsconi sopra l'anatomia c lo 
sviluppo délie Clepsin'c, 

Sous ce litre le docteur F. FIlippi vient d'insérer , dans le 
Journal des connaissances médico-chirurgicales de Pavie^ un 
mémoire, à tous égards, fort intéressant. C'est, si l'on peut 
dire, le complément d'un premier mémoire qu'il a publié il y 
a quelques années sur la Sangsue commune. Ce travail , qui 
repose sur des faits long-temps et bien observés , se divise na- 
turellement en deux parties, comme, au reste, le litre l'in- 
dique. Après avoir fait l'histoire du genre et avoir discuté la 
valeur des caractères essentiels qu'on a cru devoir assigner 
aux Annélides , il entre dans des détails anatomiques et recti- 
fie, dans cette partie, quelques unes des'erreurs qui avaient 
étécommisL'S avant lui et par lui sur l'auatomic de ces animaux. 
L'autre partie, qui a trait aux fondions de reproduction, est 
relative à la description des organes génitaux mâle et femelle 
sur le même individu, et au développement de l'œuf après fà 
sortie du sein maternel. Au mérite d'originalité, surtout quant 
à cette seconde partie, ce mémoire en joint un autre : c est 
celui d'être écrit avec méthode , clarté et précision. 

(Z. Gebbe. ) 

III. SOCIÉTÉS SAVANTES. 

i, 
Académie royale des sciences de Paris; 

Séance du. 4 mai i84o. — M. Audouin lit des Obseivatimt 
sur certains, insectes qui attaquent les bois de constructifit. ,^ 



SOCIÉTÉS SAVANTES^ l5l 

parle d'atord du Termes lucifugum , qui ravage, depuis quel- 
ques années, les consiruclions de Rochefort et de La Rochelle 
et dont il a été souvent question. Il annonce ensuite que les 
boiseries des nouvelles galeries du Muséum d'histoire naturelle, 
sont occupées par un petit insecte Colcoptère , Lyctus cana- 
liculalus , Fab. M. Audouin pense que le bois livré par les 
entrepreneurs avait encore la couche d'aubier , dans Inquelle 
étaient les œufs de cet insecte. Il ne connaît aucun moyen de 
remédier à ce mal , cependant il espère qu'il pourra s'arrêlet 
lorsque tout l'aubier aura été consommé par les Lyctes. Il 
termine en annonçant que M..Payen s'occupe d'analyses et 
d'expériences dans le double but de faire périr les insectes et 
de rendre le bois inattaquable. 

Séance du 1 1 mai, — M. De Blainville lit un rapport sur 
un mémoire de M. FovUle , intitulé : Recherches sur la struc- 
ture de i' Encéphale , et ses relations avec la forme du crâne- 
Ce long r.ipport, qui occupe it pages in-4'' des Comptes 
rendus de l'Institut , est une analyse et une appréciation cons- 
ciencieuse et savante du beau travail de M. Foville. Une 
analyse de celte analyse serait impossible ou inutile , car si 
nous la tentions , nous ne pourrions donner une idée sullisanle 
des résultats auxquels l'auleur est arrivé. Nous nous borne - 
ïons à dire que le rapport est des plus favorables et qu'il con- 
clut à inviter fortement M, Foville à continuer ses travaux , 
et h l'insertion de son mémoire dans le Recueil des savans 
étrangers. 

M. Perrotet prie l'Académie de faire examiner les résultats 
des travaux auxquels il s'est livré dans le cours de son voyage 
aux Indes orientales. — MM. Arago , Duméril, Safary çf 
Richard sont chargés de cet examen. 

JI. Lambron envoie des Recherches sur la structure da/oic. 
Voici l'analyse qu'il a donnée de son travail : 

" Dès 182G, M. Dutrochet avait annoncé que les tissps des 
animaux sont composés de cellules , commç ceux des végér 
taux. Mais il restait à donner des preuves mntériclKs , irré- 
cusables et faciles à répéter, de ce que l'observation et l'ana- 
logie avaient appris ; et surtout il restait à délcruiiner com. 



i5a Sociétés savantes. 

ment le sang se comporte autour de ces cellules pour fournir 

n la s^crétioQ , et comment les produits sécrétés sortaient d« ces 

cellules. 

n Des recherches sur la structure du foie , de V Hélix po- 
matia , et des injections que je suis parvenu à faire dans les 
vaisseaux de ce mollusque , m'oat permis d'arriver à ce but et 
d'éclairer ainsi la structure de cette glande. 

»Les petites granulations qui composent le foie du Limaçon, 
et dont le diamètre estdeo,i5de millimètre , ne sont que des 
cellules plus ou moins complètement remplies de bile. 11 est 
facile de s'en assurer par plusieurs moyens que je ne puis rap- 
porter dans celle lettre. 

» L'injection poussée par les artères , après avoir parcouru 
les divisions les plus déliées , va se répandre dans les espaces 
que Us cellules laissent entre elles, et baigne ainsi les parois 
de ces cellules sans jamais pénétrer dans leur cavité. Cette 
disposition du sang, par rapport aux cellules hépatiques, 
mérite d'être notée; car elle rappelle celle qui existe chez les 
insectes dont les organes sécréteurs de la bile sont des canaux 
aveugles en contact immédiat , par leur extérieur , avec le 
fluide nourricier. 

" L'injection, poussée par les conduits biliaires, remplit les 
cellules ; et les espaces intercellulaires sont toujours dehieurés 
vides et incolores. 

» En résumé , le foie du Limaçon est un assemblage de cel- 
lules ou d'utricules , dont les parois sont extérieurement en 
rapport immédiat avec le sang épanché dans les espaces inter- 
cellulaires. Chacune de ces^cellules se vide par un canal excré- 
teur ; la réunion de ces canaux forme deux troncs principaux, 
un pour chaque lobe du foie , et ces troncs vont s'ouvrir sé- 
parément dans l'intestin. 

>i Je me suis assuré que la structure du foie des mammi- 
fères est analogue à celle que l'on voit si facilement dans le 
foie du Limaçon. Chez eux, chaque lobe hépatique n'est qu'un 
assemblage de cellules dont les parois sont «n rapport immé- 
diat avec le sang épanché dans les espaces intercellulaires , et 



SOCIÉTÉS iAVANtES. j53 

il m'a paru que c'est de ces cellules que naissent les condnlts 
biliaires. » 

Séance du i8 mai. — M. M Une-Edwards envoie des 06- 
sen>ations sur les spermalophores des mollusques Céphalopodes 
et sur la structure des car inaires des Dendrophylties , etc. 

Les sperraatophores sont des corps dccouverls par Swara- 
Jnerdam et Needman dans l'appareil mâle des Céphalopodes et 
qui, lorsqu'on les extrait de la poche membraneuse où ils 
sont logés côle à côte , exécutent des inouvemens brusques , 
changent de forme et ne tardent pas à éclater. MM. Edwards 
et Ptters les ont observés chez divers Céphalopodes , et il ré- 
sulte de leurs recherches que ces singuliers corps , remplis 
d animalcules spermatiques , sont des inslrumens de féconda- 
tion d'un genre tout-à-fait nouveau, que l'on ne peut mieux 
comparer qu'aux grains de pollen qui renferment des corpus- 
cules fécondateurs et éclatent lorsqu'ils sont parvenus sur l'or- 
gane femelle de la fleur. 

Les Carinaires, qui appartiennent à un ordre dans lequel 
tons les individus sont regardés comme hermaphrodites , 
avaient clé observées à Nice par M. Laurillard , qui avait re- 
connu que les sexes sont séparés. MM. Edwards et Pelers ont 
confirmé ce fait. 

Ils ont encore reconnu que , chez les Oursins , il existe aussi 
des mâles et des femelles parfaitement distincts. Le même fait 
a été observé chez les Dendrophyllies. Ils ont pu constater que 
les Phjrsiophores ne sont pas des animaux simples , mais des 
agrégations d'un grand nombre d'individus naissant par bour- 
geons cl vivant réunis entre eux à la manière des Polypes 
composés. Enfin , l'appareil de circulation des Holoturies a été 
examiné et ces messieurs ont reconnu que la disposition des 
vaisseaux est à peu près telle que l'a indiquée M. Délie Chiajc. 

M. Bory de Saint- f^incent envoie une Notice sur les pre- 
miers travaux de ta commission scicntijique de l' Algérie. Après 
avoir donné brièvement une idée du climat des environs d'Al- 
ger, le savant direclcur de la commission passe en revue les 
diverses brmihes de l'histoire naturelle dontses collaborateurs 
s'occupent. Il annonce que M. Deshaj-es a déjà réuni et étudié 
l63 Mollusques, dont plusieurs sont nouveaux. Le même na- 



iSJ^ MÉL4NGES ET NOITVELIES.^ 

turaliste a aussi observé 58 Acéptalés, 33 Annclides, ai Rayon- 
nés et 55 Zoophytes. Parmi ces animaux , un grand nombre 
sqpt nouveaux et ont été dessinés sur le vivant par le peintre 
dç l'expédition , M. Vaillant. Les Pois^piis ont fourni d'amples 
récoltes à M. Guichenol , ce naturaliste présume qqe sur 65 es- 
pèces déjà recueillies , six ou sept sont nouvelles. Les Reptiles 
pnt déjà fourni plusieurs espèces nouvelles et des plus intéres- 
santes. Les Oiseaux et les Mammifères n'ont encore rien offert 
d'inconnu. M. Lucas a pu fructueusement se livreç' à la re- 
cherche des Articulés, dont la collection monte déjà à plus de 
5,0Q0 individus. 

M. Léun Dufour envoie un mémoire in(ititlé : Sur les me— 
lamorphoses de plusieurs larves fungivores appartenant à des 
Diptères. Ce rnémoire est U suite des recherches que M. Pu- 
four a adressées à l'Académie , daus la séanç^ du i5 juillet 
iSSg; elles ont pour objet les métamorphoses des espèces sui- 
vantes de l'ordre des Diptères. Cheilosia scutellana , Mncq. ; 
Anlhomjia manicala, Meig.; Anlhomj'ia paradoxalis, Duf. ; 
Curtonevra stahularis eifungivora , Macq. ; Plat/peza liolo- 
serica, Meig. Ce nouveau travail est accompagné d'une plan- 
che représentant les larves et les chrj^'salides des espèces dé- 
crites. 

M- Guyon, chirurgien en chef de l'armée d'Afrique, tçaps- 
met un foetus humain bicorps né en Corse. 

M. Duclos écrit relativement aux changemens de couleur 
qu'il est parvenu a déterminer chez certains Mollusques , en 
leur dormant des alimens diversement colorés. 

Séance du 25 mai. — Rien sur la zoologie. 

MÉLANGES ET NOUVELLES. ' 

Nouvelles observations sur l'inconvénient d'adopter comme 
noms scientifiques les noms de collection. 
Nous avons déjà appelé l'atlcnllon de nos lecteurs (i) sur lé 
tort que M. Kicncr faisait à son ouvrage en adoptant comme r 
noms scientifiques, les noms provisoirement imposés aux espèces 

(1) Voir les numéro* 8 et il de celle Sevue , p. 342 et 346. 



MÉLANGES ET NpuVSLtBS, iSS 

inédites de la collection du Muséum de Paris : nous avons dit 
combien la marche suivie à cet égard par le professeur chargé 
de la section conchyliologlque, nous paraissait contraire aux 
intérêts de la science , et nous avons demandé qui serait, dans 
l'œuvre de M. Kicner, responsable des erreurs, ou de celui 
qui nommait sans décrire, ou de celui qui décrivait gans 
nommer. 

lions avons cité , à cette pccasion , un Pleurotome nommé 
par M. Valenciennes Pt. arbousier , quoique ce fût avec le 
f tuit j4rbouse , et non avec l'arbre , que la coquille eût queW 
ques rapports : nous pourrions ajouter que de semblables né- 
gligences , si elles étaient admises sans contradiction , con-> 
duiraicnt à excuser celui qui traduirait les mots Buccinum 
Clans , par les mois Buccin Chcns. 

Le travail de ]M. Kiener sur le genre Pleurotome nous offre 
une nouvelle occasion de revenir sur une question que nous 
n'abandonnons pas. 

Adanson a décrit , dans son exellent ouvrage sur les co- 
quilles du Sénégal, un Pleurotome (i) auquel il a donné le 
nom de Genot. 

Cette espèce a depuis été Bgurce dans le Catalogue de 
M. Wood sous le nom de Murex mitriformis (2). 

Enfin, M. Kiener l'a reproduite sous les noms de (3) , Pleu- 
rotome mitre , PI. mitrœformis , Valenciennes. 

Ainsi , on voit que M. Valenciennes , professeur au Jardiq- 
du Roi , mettant de côté le nom donné par Adanson à \ix\e 
espèce que celui-ci a parfaileraent déc(ile, change une lettre 
au nouveau nom de M. Wood , et en compose de la sorte, sans 
beaucoup de peine, un troisième, qui , d'après la réponse qui 
nous a été faite par M. Kiener , doit être considéré comme le 
véritable nom scienlifique , parce qu'il figure dans une collcc- 
tioD nationale. 

Avec de pareilles doctrines, avec cette manière de traiter la 
ici^nce , au milieu d'un semblable désordre , disons-le , il faut 

(1) Voyage au Sénégal , pi. 9, Og. 35. 

(}) Catalogue : bupiiléni, , pi. 5. •iVi 

(3) Mon. dufc'enre l'ieurotonie . p. 49 , pi. 21 , fig. *• 



ïéè MÉLANÛÉS feT ^OOVELIÉS.' 

renoncer à l'élnde sérieuse de l'histoire naturelle , et se résou- 
dre à ne voir dans les ouvrages nouveaux qne de simples rep 
cueils d'images. 

Et d'abord, nous blâmerions M. Wood de ne pas avoir con- 
serve le nom d'Adanson à l'espèce dont nous venons de 
parler, comme il a respecté ceux de Kambeul , d'Ajar, dcSa- 
bnron , etc. , si nous n'étions portés à penser qu'il n'avait pas 
reconnu le Gcnol dans le Pleurolome qu'il faisait figurer. • 

Mais, si nous excusons l'auteur anglais , nous serons moins 
indulgens pour les conchyliologues français , qui devraient 
aujourd'hui s'empresser de reconnaître les droits de propriété 
de leur savant devancier : vainement diraient-ils que les noms 
donnés par lui sont un .issemblagc de lettres sans signification : 
on n'a pas toujours été plus habile en changeant de méthode : 
n'a-t-on pas reconnu fréquemment que les noms dej localité 
étaient inexacts? Ceux qui ont été empruntés à la dimension, 
à la coloration des objets ne se sont-ils pas trouvés souvent 
fort mal choisis ? 

En ce qui concerne le Pleurolome nommé par M. Wood, 
Dous sommes conv.nincus que c'est par suite d'une erreur typo- 
graphique qu'il figure sous le nom de Milriformis , au lieu de 
MUrœformis : nous ne lilâmerons donc pas le purisme qui a 
fait rectifier cette petite erreur sur les cartons du Muséum ; 
mais, ce que nous ne saurions admettre, c'est que cette recti- 
fication donne au professeur le droit de se considérer comme 
le véritable parrain de l'espèce , et de placer derrière lui, en 
synonymie les noms d'Adanson et de Wood : nous protestons 
donc de nouveau contre la classification bâtarde des collec- 
tions conchyliologlques du Jardin du Roi. 

Nous ne pouvons trop déplorer aussi la faiblesse inconceva- 
ble qui porte M. Kiencr à citer dans son ouvrage des autorités 
aussi contestables , car cette faiblesse le conduit non seulement 
à créer des embarras inextricables dans l'étude des coquilles , 
mais encore elle le met en contradiction avec lui-même. 

En effet, il sanctionne, autant qu'il est en lui, le droit que 
M. Valenciennes aurait puisé dans la rectification du mot 
Milriformis) il reconnaît formellement que ce professeur a 



MÉIANOES ET NOCVÏLIES. iSj 

corrigé ?on devancier , mais il oublie qu'il a lui-mcme , dans 
son Species, commis la même erreur que M. Wood , en nom- 
mant une Mitre et un Buccin , Mitra colombelliformis (i) , 
Buccinum oUpiforme (2) : l'erreur est d'autant plus saillante 
pour cette dernière espèce , que l'auteur avait nommé précé- 
demment une M;irglnelle , Marg. olivaformis (3). 

Que dira M. Riener, lorsque M. Valenciennes , pour être 
conséquent avec lui-même , fera inscrire sur les cartons de la 
collection du Muséum : 

Mitra colombellccformis , Valenciennes. 

Buccinum olifceforme , Valenciennes. 
Nous ferons aussi subsidiairement remarquer l'embarras 
qu'a éprouvé le professeur lui-même, en rectifiant l'erreur 
typographique du catalogue de 51. Wood : on sent que le 
mot français milriforme lui est venu à la pensée , et qu'il n'a 
osé l'employer: il l'a assez malheureusement remplacé par le 
mot mitre qui , appliqué à l'espèce dont il s'agit, est un véri- 
table non-sens. 

Pour nous , la coquille dont il s'agit nous paraît devoir 
être classée dorénavant sous Us noms de : 

Pleurotome cenot, Adanson. 

Pleurotoma mitrœformis , Wood. 

Nous avions pris, avec nos lecteurs, l'engagement de re- 
venir sur les inconvcniens qu'entraîne après elle la marche 
suivie par les conchjliologucs qui forgent des noms scientifi- 
ques sans origine, et créent des auteurs sans titre : nous te- 
non» parole aujourd'hui, et nous ne laisserons échapper aucune 
occasion de traiter encore cette question, parce qu'elle nous 
paraît cire de la plus haute importance pour les personnes qui 
s'occupent sérieusement de l'élude de l'histoire naturelle. 

Nous n'admettons nullement, comme l'a dit M. Kiener, 
conservateur des galeries du Muséum , que ce soit , pour les 
professeurs de cet établissement un devoir de nommer , sans 
aucun travail préalable, les espèces inédites de notre collec- 

0) Monagr. de«Milre>, p. 47, pi. 15, iig. 46. 

(2) Monogr. du genre Buccin, p. 70, pi. 25^ fi(.'. 99. 

(3) Mon. de» Marginelle», p. 12 , pi. 8, fig. 30. 



l58 MÉtXfeES ET NOtirEltÉs. 

tion nationale : nous croyons avoir démontré les conséquences 
fâcheuses qu'aurait pour là Science l'accomplissement d'un 
semblable devoir, s'il était réellement consacré; mais ce que 
nous pouvons assurer, dès à présent, c'est que, si un ou plu- 
sieurs professeurs l'entendent ainsi , d'autres ont une opiniori 
diamétralement opjiosée, et que ceux-ci tiennent la main à ce 
que, dans les galefieè qui leur sont confiées, il n'y ait d'in— 
Scrits , en fait de noms spécifiques, que ceux d'objets publiés 
et décrits dans des ouvrages authentiques. 

Que penser d'un établisstjment public , où chacun des 
administrateurs peut ainsi se faire un règlement h sa guise , 
et transformer à volonté ses fantaisies en devoirs , sans aucun 
souci des intérêts de la science , et sans s'apercevoir qu il 
trouve un censeur à côté de lui, dans le service même auqnel 
Il est attaché. 

Au reste , nous pdùvons dire hautement qu'en attaquant un 
abus , très-grave dans notre opinion , nous lie sommes que 
l'organe d'un grand nombre de personnes frappées , comme 
nous, des conséquences d'un désordre qui déjà porte ses fruits 
dans l'ouvrage de M. Kiener. 

Si nous sommes dans l'erreur , si les adininistratèurs dé nos 
collections nationales ont le droit que nous leur contestons , 
si ceux qui n'en usent pas manquent à leur devoir, si même 
lious nous sommes exagéré les inconvéniens que nous avons 
signalés , nous serons les premiers à reconnaître que nous nous 
sommes trompés, mais nous ne nous laisserons condamner qvte 
par un tribunal compétent. | 

Nous prendrions volontiers pour juges MM. les professeurs 
du Muséum eux-mêmes , s'ils n'étaient en même temps, à leur 
propre détriment , les administrateurs de l'établissement : à ce 
dernier titre , nous les récuserions, car l'anomalie que nous 
avons signalée plus haut dans le classement des collections 
démontre , ou qu'ils attachent peu d'importance à la question 
que nous avons soulevée , ou qu'ils préfèrent un fâcheux sys- 
tème de transactions , à des règles fixes pour l'adoption des- 
quelles chacun d'eux aurait probablement à faire le sacrifice 
de quelque Idée fevorite. 



MEL4LGES ET NOCVEllBS. 45^ 

Nos Juges seront donc d'abord les 200 membres de la Société 
Cuvierieniie, h qui nous en appelons ici, en les invitante nous 
prêter l'appui de leur suffrage s'ils partagent notre manière de 
■voir, ou à nous opposer des argumens , auxquels nous nous 
soumettrons sans entêtement , si uii ièle exagéré nous 'i fail 
pousser trop loin nos scrupules. 

Nous nous proposons de porter ensuite la question de- 
vant ces congrès Scientifiques qui , chaque année , se réunis- 
sent dans une des principales villes de l'Europe. '' ' ' ^ 

Là, nous trouverons des juges éclairés, impartiaux, en 
dehors de ces préoccupations d'amour-propre ou de coterie, si 
souvent fatales 'aux véritables intérêts de la science , et nous 
avons la conviction qu'ils ne se refuseront pas à examiner la 
question que nous comptons formuler dans les termes suivans : 

1° Entre-t-il dans les devoirs des personnes préposées au 
classement et à la conservation d'un muséum national , d'im- 
poser , sans publication préalable , des noms spécifiques aux 
objets inédits déposés dans ces collections ? 

2° Les noms qui seraient ainsi imposés dans des collections 
publiques , doivent-ils être considérés comme noms scientifi- 
ques , et peuvent-ils être cités comme tels par les auteurs ? 

»(S. Petit.) 
Nota. M. Kiener a fait figurer comme variété du PI. mi— 
trœforniii , Wood , une coquille que nous lui avions com- 
muniquée et que nous regardions alors comme une espèce 
distincte : depuis la publication du travail de ce conchylio— 
logue , nous avons eu occasion de voir d'autres exemplaires , 
dans lesquels nous avons constamment trouvé des caractères 
paniculicrs qui nous ont confirmé dans notre opinion , que 
nous développerons incessamment avec plus de détails dans 
un prochain numéro. ( S. P. ) 

M. le capitaine Dodmet vient départir pour la Corse; il 
se propose d'explorer cette ile pour étudier ses productions na- 
turelles et, plus spécialement, pour recueillir les Mollusques, 
dont il s'occupe avec succès ainsi que des autres animaux in- 
férieurs : son zèle pour les progrès des sciences et son activité 
promettent de bonnes observations, que nous nous empresse- 
rons de publier quaud ilnous les auracoramuoiquées. (G-M.) 



j6o MÉLiNGES ET NOCVEllïS. 

M. le comte de Saluzzo , président général de la deuxième 
réunion de l'association italienne des sciences , nous adresse le 
programme de la session qui aura lieu à Turin , du i5 au 
3o septembre 1840. Il annonce qu'il a nommé, suivant le rè- 
glement, deux assesseurs qui sont MM. Francesco Rossi, 
vice-président de l'Académie royale des sciences et Angleo 
Sismonda, professeur de minéralogie. Le bureau d'admission 
s'ouvrira le 10 septembre et les savans recevront, à leur arri- 
vée , une instruction imprimée relative à l'ordre des séances 
du congrès. 

M. le comte Deif.aw vient de nous informer, par une circu- 
laire , qu'il désire vendre sa magniBque collection de Coléo- 
ptères, composéede l i8,oooindividus formant a4,643 espèces. 

Ces Coléoptères, dans un état parfait de conservation, sont 
contenus dans 920 boites en carton , renfermées dans 12 ar- 
moires en bois. 

Outre ces 118,000 Coléoptères, arrangés et étiquetes, il y 
a un grand nombre de doubles de différens pays et particuliè- 
rement de Colombie : plus , la collection de Lépidoptères et 
d'insectes de tous les ordres ( moins les Coléoptères ) , achetée 
à Latreille. 

Le prix tolal de ces collections est de 60,000 fr. 

S'il ne se présente'pas d'acheteur pour la collection entière, 
M. le comte Dejean se propose de la vendre par familles, à des 
prix tels que le total fera toujours une somme de 60,000 fr. 

Enfin, s'il ne se trouvait pas d'acquéreurs pour la totalilé 
des familles , la collection et les doubles seraient divisés en 
5o lots d'environ 2,4oo espèces , du prix de i ,000 fr. Ces lois 
seraient tirés au sort. 

Pour plus de détails, s'adresser à M. le comte Dejean , rue 
de l'Université 17, à Paris. 



Nouveaux membres admis dans la Société Cdvieriernb. 

499. M. Dr.suoBEs, avocat. Présenté par M. Jules f^erreavx. 
200. M. GABDEmoY fils, membre de la Société Linnéenne du nord de 
]a France. Piésçnté par JVI. Parzudaki, naturaliste. 



JUIN 1S40. 

I. TRAVAUX INÉDITS. 

Observations zoologiques , par R. P. Lesson. 

Dans le cahier de la Rei'uc Zoologique de mars de cette an- 
née, pag. 66, M. de La Frcsnaye décrit, sous le nom de Cra- 
teropus Delesserlii, un oiseau des Indes , et il ajoute : « Nous 
adoptons le nom de Crateropus proposé par M. Swainson , 
plutôt que celui de Cinclosoma, parce que ce savant a restreint 
celui-ci aux espèces australiennes, et que, quant à celui de 
lanlhocincla de M. Gould , M. Swainson réclame une antério- 
rité de quatre ans pour son genre Crateropus. « Je me suis 
tû si long-temps et j'ai tant d'aversion pour les réclamations 
quelconques que je n'avais pas jugé nécessaire de relever une 
foule de petils plagiats faits çà et là à mon détriment , espé- 
rant tôt ou tard à l'impartialité de quelque part qu'elle vienne. 
Mais cette phrase d'un homme habile , imprimée dans un re- 
cueil qui m'ouvre ses colonnes , et aussi l'avantage d'avoir 
sous les yeux les oiseaux de ces trois genres , me portent à 
faire des rectifications aux idées des ornithologistes. Le genre 
Garrulax a été créé par moi dans la zoologie du voyage aux 
Indes de M. Bellcnger, pag. 258, dans l'année 182g. Deux 
espèces y sont décrites et figurées, ce sont les Garrulax Be- 
langeri, pi. 4 et ritfifrons, pi. 5. Ce genre est reproduit p. 647 
de mou Traite d'ornitholugie , dont la publication a été ter- 
minée eo i83i. Or, les lanlhocincla de M. Gould, publiés en 
l855 ( Proceed. , pag. 47 ) sont identiques avec les Garrulax, 
et mon Garrulax Belaiigcri est le lanlhocincla leucolophus. 

Quant au Crateropus , M. Swain^on a établi ce genre à la 
pag. 487 de la Fauna boreali Americana , publiée en i83i , 
et dans la 7.' série de ses lUualralions zoologiqnes , pi. 3o : 
plus tard ce genre se trouve reproduit dans le tome I" des 
Birds of western Africa, publié en 1837 et dans la Classifi- 
cation des oiseaux qui a paru dans la même année. Mais dans 
ce dernier ouvrage , M. Swainson le confond avec le lantho- 

Tom. iri. Bec, Zool. Juin i84o. 11 



iGa TRAVAUX INÉDITS. 

cincla de M. Gould, et y réunit toutes les espèces décrites 
comme indiennes p:ir ce dernier auteur. Comme on le voit, la 
priorilé appartiendrait à mon genre Garrulax puMié dès 182g; 
mais il y a erreur de M. Swainson et des ornithologistes qui 
adoptent sa manière de voir. Le genre Crateropus est bien 
distinct des Garrulax, dans lesquels viennent se confondre les 
lanlhocincles qui doivent disparaître de la nomenclature. 

Ayant sous les yeux les types des genres de M. Swainson, 
de M. Gould et de mes Garrulax , je puis rectifier l'opinion 
erronée que l'on s'e»t faite de ces diverses sortes d'oiseaux. 

Les Crateropus sont c.\clu>iveinent africains , les Garrulax 
sont exclusivement asiatiques. Les premiers tiennent des Mer- 
les à pieds roUusIes, les seconds établissent le passage entre 
les Myiopbones , les Merles à gros bec et les Geais, dont ils 
conservent quelques formes générales. Les Crateropus ont le 
bec inerme, Us Garrulax ont des soles. Mais une comparai- 
son minutieuse fera mieux sentir les différences , bien que lé- 
gères, qui les séparent. 

1° Genre Crateropus , Sw. (caracl. pris sur le Crateropus 
orioUdes de Swainson , figuré pi. 3i des Birds ofw. Af. ) ^ 
Bec allongé, convexe, caréné, triangulaire .à la base, com- 
primé sur les côtés , a pointe légèrement recourbée, sans dents, 
à commissure oblique, inerme, narines percées en fente dans 
une ample fosse nasale recouverte d'une membrane ; ailes dé- 
passant le croupion , à I", 2' et 3° pennes bâtardes, la 4* 
moins longue que la 5' , et celle-ci la plus longue de toutes. 
Queue moyenne, ét;igée ; tarses moyens, à sculelles lisses, à 
pouce robuste, tous les ongles aigus cl recourbés. — Port des 
Philédons ou des Merles à bic allongé et fin. 

2° Genre Garrulax, Less. (caractères pris sur les lantho- 
cincla albogularis , rufogularis, etc., de Gould, Proceed. , 
V ). ^ Bec médiocre, fort , triangulaire , dilaté sur le rebord 
de la mandibule supérieure, convexe, peu crochu et marqué 
d'une dent très-petite. N:irines nues, rondes, dans une fosse 
triangulaire. Des soies à la commissure. Ailes dépassant le 
croupion, à 1", 2' et 3' pennes courtes et graduellement éla- 
gécs , les 4' , 5' , 6* et 5* égales et les plus longues. Tarsel 



TRAVAUX IMÎnlTS. l63 

robustes, d'un tiers plus grund que le doigt médian , à scu- 
telles larges , rugueuses sur les doigts , ongles forts et com- 
primés. 

Port et faciès de Geais pour quelques espèces. Cela est si 
vrai que Wagier avait décrit uu Gurrulax sous le nom de 
Pica Icucolo/jhn ; et port anomal et voisin des Merles pour 
quelques autres; des Mésanges pour d'autres. 

Les caractères qui séparent les Craléropes et les Garrulaxes 
sont, à I.i lecture, fort difficiles à saisir, et l'on ne peut s'en 
rendre exaclement compte qu'en ayant les oiseaux de l'un et 
l'autre genre sous yeux ; mais alors nulle simililude entre ces 
oiseaux qui sont fort di( parâtes par les nuances? 

Les Crateropus de Swainson resteront parmi les Merles. La 
seule espèce bien caractérisée , très-communfe au Sénégal, car 
nous en avons vu une vingtaine de peaux dans une collection , 
est le C. oriolides. Mais VIxos plcbeius de Ruppel que M. Sw. 
classe dans ce genre ne nous paraît pas devoir y être conservé. 
M. Swainson décrit encore les C. Rciinvardsii, Zool. illust., 
t. II, pi. 80 (2* série), et Birds ofweit. Af. , t. I, p. 356 et 
le Crateropus atripennis , loc. cil, , pag. 278. 

Les Garrulax que nous admettons, sont les suivans : 1. G. 
Betangcri , Less. , Voy. de Bel. , pi. 4 ( Garrala leucolupltu.r, 
Gould , flim. ùirds). 2. G. rufifrons , Less. , Voy. de Bel. , 
pi. 5. 3. G, sinensis , Less. [Turdus perspiciUalus , L. , enl. 
6o4)- 4' ^- ocellalum i^Cinclosoma oceilalum , Yigors, Pro- 
ceed. , i83o, pag. 55 et Gould, pi. 20). 5. G. capislratum 
( C, capislratum , Vig. , Procced. , i83o, p. 56 ). 6. G. va- 
riegalunt ( C. variegatum , Vig., lac. cit. ). 7. G. linealum 
( C. linealum , Vig. , loc. cit. ). 8. G. erylhrocephala ( C. , 
Vigors , i8j| , Procced. , p. 171 ). 9. G. squamatum ( lan- 
Ihocincla squamata.,Goa\à, Proceed., i855, p. 48)- 10. G. 
chjrsLiptcra ( lantlocincla chrjsoplera , Gould , loc. cit. ). 1 1 . 
G. rufo^ularis (^l. rufogulans , Gould, loc. cit.). la. G. 
pecloralis ( /. pectoralu , Gould , loc. cit. ). i3. G. ulbogu— 
taris [ l. atOvgularis , Gould , loc. cit. ). i4- G. Delesscrtii 
{Crateropus Delesscrtii, La F rcsn. , Rcfue , 1840, p. 65, 
B* 3 ). 13. G. Alieillei, Lcssou , espèce inédite. Ce Garrulus 



l64 TRAVAUX INÉDITS. 

aussi du Népal, a le bec corué , les tarses oranges, le corps 
en dessus olivâtre cendré , la têle grise, le front roux, un trait 
noir sur les yeux et un en devant de la gorge, encadré par 
deux larges traits roux. Thorax olivâtre roux. Bas-ventre, 
flancs et couvertures inférieures roux vif. Queue à pennes 
moyennes noires, puis gris doré , bordé de blanc à leur tiers 
terminal , les latérales gris de perle nuancé d'or et terminées 
de blanc. Pennes alaires primaires noires frangées de jaune 
orangé ; pennes bâtardes à moitié gris de perle et noires en 
dedans , terminées de blanc. — Long. : o,m.26. — i6. 

G.Feliciœ, Less.,inéd. — Taille: o,i5. — Hah. le Népal. — 
Bec et tarses cornés ; plumes de la tète lâches , jaune de rouille; 
dos gris ardoisé , devant du corps et ventre jaune doré lavé de 
gris sur les côtés. Queue à pennes moyennes noires terminées 
de blanc jaune, les latérales jaune paille à leur rebord externe 
et terminées de jaune clair. Menton roux. Devant du cou écaillé 
de blanc de perles cerclé de noir avec un trait noir sur les ju- 
gulaires ; ailes à pennes noires bordées de jaune orangé , les 
pennes bâtardes gris de lin terminées de noir velours et d'un 
rebord blanc. 

Note sur les genres Phyllornis et Petrocoasyphus , avec des 
espèces nouvelles, par R. P. Lesson. 

G. Verdin , Phyllornis. — Phyllornis (oiseau feuille) , tra- 
duction du nom malais Bouzoudausou. — Boié, Isis. —Temm. 
— Meliphaga, Horsf. — Chtoropsis , .Jardine et Selby ; Sw. — 
Turdns , L. , Gm. — Hab. l'Asie orientale. 

I» V. ictéroccphale , F. iclerocephalas . — Phyllornis ma-' 
labaricus , Temm. , pi. col. 5i 2 , fig.' — Petit Merle de la côte 
de Malabar, Sonnerai , voj. t. II, p. 192? — Tardas mala- 
haricus , Lalh. — Hab. îles de Sumatra et de Bornéo. Le con- 
tinent indien. 

a" V. verdicr, P. cochinchinensis , Temm. , pi. col. 4^4» 
fig. 2. — Verdin de la Cochinchine , BuET. ,cnl. 643, Eg. 3. — 
Tardas cochinchinensis , Gm. , Lalh. , syn. , esp. iiZ.— Tar- 
das viridis , llorsf. , Trans. Linn, , t. Xlll. — Idem, Vieill., 
Ois. dorés , pi. 77 et j8.--Hab. îles de Java et de Sumatra), 
Bornéo, la Cochinchine. 



IRAVADX IKÉDITS. l65 

3" V. MuHerien , P. Mullcrii , Temm. , pi. col. , texte. — 
Hah. îles de Java et tic Sumatra. 

4° V. à front doré , P. aurifrons, Terara. , pi. col. 484 ? 
fig. I. — Hab. île de Sumatra. 

5° V. barbe-bleue, P. (yanopogon, Temm. , pi. col. 3ia, 
fig. I. — Hab. île de Sumatra. 

6"" V. Sonnerat, P. Sonnerntii , Swahison , Illuj. orn. , 
pi. 100. 

7° V. gampsorhynque , P. gampsoihyncims , Sw. , Iltust. 
zool. , pi. y. 

8° V. à moustaches, P. mystacalis , Sw. , Birds , t. III , 
n°48. 

9° V. de Tonga, P. tonganensis.^Cerlliia virens, Vieill., 
Ois. dores , pi. 67 et 68. 

10° V. à ventre jaune, P. auriventris, Deless.jifeP. Zool., 
p. 100, 18^0 , et Mag. Zool., 1840, Ois., pi. 17. 

G. Vetrociucle, Petrocossyphus, Boié, 1826. — Monticola, 
Boié. — Pelrocincla , Vig. , Zool. journ. , t. II, p. SgS, Sw. , 
gen. 23a. — Turdus, L. — Bec assez robuste, légèrement re- 
courbé , à arête convexe , terminée par une pointe crochue ; 
narines nues ouvertes ; des soies à l'angle de la bouche. Ailes 
dépassant le milieu delà queue, à 1" penne rudimentaire , 
2« plus courte que la 3° , celle-ci , les 4° et 5' égales et plus 
longues. Tarses médiocres , scutellés, à ongles très-comprimés. 
Queue moyenne, à peine arrondie. -i-Hab. les régions monta- 
gneuses de l'ancien continent. 

Les mâles diÈTèrent des femelles. 

1° P. bleu, P. cyanus. — Merle de roche, Buff. enl, aSo. 
Tardas cyanus , Gm. — Hab. Europe , les pays méridionaux. 

2° P. des rochers, P. saxatilis. — Merle de roche , Bufl'. 
enl. 562. — Turdus sa.xatUis , Gm. — Hab. cap de Bonne- 
Espérance. 

3° P. solitaire, P. manillenais . — Turdus manillensis , Gm., 
enl. 636. — Hab. Inde. 

4» p. Merle, P. cynclorliynchus. — Pelrocincla vynclorhy- 
«<»» Vig. , Proceed. , i83i , p. 172. — Hab. Inde, montagnes 
de l'Himalaya. 



l66 TRAVAUX INÉDITS. 

5° P. paodou , P. panda. — Pctrocincla pandoo , Sykes j 
Proceed. , i832, p. 8-]. — Hab. Inde, pays des Mahrates. 

6' P. maa\, P. maal. — Petrocincla maal , Sykes, Proceed,, 
i832 , p. 87. — Hab. Inde, pays des Mahrales ou Dukun , 
caotoDS rocailleux. 

7° P. à ventre rouge brun , P. ferruglneoventer , Lesson 5 
inédit. — An Larfivora cyanea, Ilodgs ? ? — A/dle — Dessus 
de la léle, du cou , croupion, ailes bleu clair; manteau, côtés 
du cou bleu ou noir cerclés de fauve ; joues noir mat ; devant 
du cou azuré; thorax, ventre, flancs, rouge ferrugineux in- 
tense ; queue bleue; pennes alaires noires en dedans. — Fe- 
melle. — Brun-oliiâlre sur la lêle et le cou, onilé de brun 
sur les parties supérieures ; ailes et croupion , devant du cou 
rouge ferrugineux avec des maculiitures brunes. Front et joues 
variés de jaune et de brun ; deux plaques jaunes avec traits 
noirs sur les côtes du cou ; tout le dessous du corps cerclé de 
jaune et de noir. Bec et tarses noirs chez les deux sexes. — 
Long. : 25 mill. — Hab. montagnes de 1 Himalaya. 

8° P. à ventre orangé, P. auranliivcnter , Lesson, inédit. 
— Mâle. — Tète et cou variés de brun et de bleu , dos brua 
avec cercles roux ; croupion jaune orangé ; gorge et côtés du 
cou bleuâtre avec bordures jaunes , dessous du corps jaune - 
orangé. Ailes brunes avec bordures jaunes et un miroir blanc. 
Queue brune lavée de bleuâtre. — Femelle. — Brune olivâtre 
en dessus, entièrement blanche maillée de brun noir par cer- 
cles eu dessous. Bec corné ; tarses brunâtres chez les deux 
sexes. — Long. : 19 mill. — Hab. montagnes de l'Himalaya. 

9° P. à cou marron , P. caslaneocollis , Less. , inédit. — 
Mâle. — Dessus du corps onde de brun noir et de brun gris ; 
couvertures supérieures de la queue ferrugineuses; joues noires; 
devant du cou à partir du menton, rouge marron, fias du cou 
et thorax blanchâtres ; flancs et venire rouge ferrugineux; 
queue el ailes brunâtres. — Femelle, — Brunâtre en dessus ; 
gris blanchâtre avec ondes brunâires légères sous Jle corps ; 
bec et tarses brunâtres. — Long. : J18 mill. — Hab. moDta- 
goes de l'Himalaya. 



TBAVAUX INÉDITS. lôj 

Notice sur la manière donl se reproduit une espèce de p^o— 
Iule du délroit de Magellan. 

n nous paraît assez difficile de délerminer d'après les figures 
et les descriptions des auteurs , les véritables Voliila ancilla et 
Volula ma.itllaiiica : on serait leiilé de croire que l.i Voluta 
magellanica de Cheinuilz est VÂncilla de Laiiiark, qui aurait 
donné le nom de magellanica à la f^olula ancilla de Solander: 
celle-ci aurait alors été figurée assez exactement dans le Cata- 
logue de Wood sous le nom de P'ol. gracilis], Broderip. 

Quoi qu'il en soit , nous laisserons à de plus habiles que 
nous à examiner cette question , et nous nous bornerons » con- 
signer ici une observation fort intérissante faite par un de nos 
amis, M. le capitaine de vaisseau Dubaut-Cilly, sur la Volute 
figurée dans le specics de M. Riener sous le nom de Voluta 
magellanica , La m. 

M. Duhaut-Cilly a traversé, en iSSg, le délroit de Ma- 
gellan, oii il a rencontré cette espèce assez fréquemment pour 
pouvoir étudier ses babiluies. Nous ne croyons pouvoir mieux 
faire que de reproduire Icxtuclliment la note que cet officier 
nous a envoyée, et dans laquelle il a consigné le résultat de 
ses observations avec une c'arlé que nous ne pourrions qu'al- 
térer en changeant les expressions. 

Notice sur la Volute trouvée dans le délroit de Magellan et 
sur la manière donl elle se reproduit. 
Cette coquille est assez commune dans le détroit : nous en 
trouvâmes à Alf-Porl-Bay, d.ins l'Eiiglish-Deach et au port 
Galant. Un matin, étant au mouillage du Yurk-Rond's , dans 
l'English-Keach, nous suivions la cote en canot par un temps 
calme; l'eau était claire et transparente; nous examinions 
soigneusement le fond, nous voyions ç.i et là , à quatre ou 
cinq brasses de profondeur , quelques unes de ces Volutes qui 
rampaient sur un fond de sable un peu vaseux. Nous essayâmes 
i les prendre à l'aide d'une petite drague; mais cet instrument 
troublait le fond , nous perdions de vue le coquillage et la 
drague ne rapportait rien ; ce qui excitait la risée d'une famille 
de pécherais qui nous accompagnait en pirogue, _ Cependant 



l6S TRAVAUX INEDITS. 

après avoir bien ri de notre maladresse, une vieille femme de 
la troupe vint nous tirer d'embarras. Elle saisit une longue 
perche fendue en cinq ou six parties au gros bout , sur une 
longueur de huit à dix pouces ; ces parties de la perche étaient 
maintenues enlr'ouvertes au moyen d'un coin et formaient 
une espèce de pince à plusieurs branches. 

La vieille examina un des coquillages que nous voulions 
prendre, et nous fit signe de la laisser faire ; aussitôt, coulant 
adroitement sa perche au fond de l'eau, sans la troubler aucu- 
nement, elle plaça sa pince sur la Volute, appuya légèrement, 
saisit la coquille et la ramena à bord avec beaucoup d'adresse 
et de promptitude. Elle répéta plusieurs fois la même manœu- 
vre, toujours avec succès, et nous vîmes de suite combien , 
pour une pareille pêche , son instrument si simple était supé- 
rieur à la drague. Nous le lui achetâmes pour un peu de tabac, 
et nous continuâmes à nous en servir avec la plus grande fa- 
cilité. 

Presque toutes les Volutes que nous prenions ainsi sur le 
fond, entraînaient avec elles une coquille bivalve , très-com- 
mune sur ces plages :"elles paraissaient collées ensemble. Les 
bivalves étaient vides , c'est-à-dire le mollusque n'existait plus, 
mais on remarquait toujours à la partie concave d'une des 
valves, une membrane ronde, légèrement convexe, assez sem- 
blable, pour la grandeur et la transparence, au verre d'une 
montre. Cette membrane contenait une liqueur laiteuse et 
gluante; c'était évidemment un œuf de mollusque, dont peut- 
être les Volutes faisaient leur proie et qu'elles étaient occu- 
pées à sucer, ou bien encore, ces œufs pouvaient appartenir 
aux Volutes elles-mêmes, et alors au moment où nous les 
prenions elles étaient occupées à les déposer au fond de la valve, 
et à former l'enveloppe ou membrane qui les recouvrait. Cette 
dernière supposition se trouva juste ; car en péchant à la seine 
on ramena à terre plusieurs bivalves de la même espèce conte- 
nant des œi;fs entièrement semblables à ceux que nous venons 
de décrire. Quelques ims étaient à un état plus avancé, et nous 
en trouvâmes un où l'on apercevait très-distfnctemt'nt à travers 
la membrane et nageant dans un fluide transparent, trois ou 



TRAVAUX INÉDITS. l6g 

quatre petites Volutes parfaitement formées. Celte découverte 
ne nous laissa plus de doute sur la nature de ces œufs : nous 
conservâmes soigneusement celui qui contenait les petites Vo- 
lutes. Depuis, le fluide n'a pas tardé à s'évaporer, la membrane 
s'est raccornie et s'est en partie détachée de la coquille où elle 
était fixée , mais les embryons qu'elle contenait s'y trouvent 
encore en bon état. 

Nous avons cru ce fait assez curieux pour mériter l'attention 
des amateurs de conchyliologie et d'histoire naturelle. 

En vous adressant celte notice, mon cher monsieur Petit , 
je suis sûr au moins que noire observation sur la reproduction 
des Volutes ne sera point perdue. 

DoHAni-CiLLT, capitaine de vaisseau. 

Brest , le 1 2 mai 1 840. 

M. Dubaut-Cilly a eu l'obligeance de me donner , avec la 
Volute qu'il a observée, deux des bivalves dans lesquelles 
celle-là dépose ordinairement son frai : l'une d'elles contient 
dans le Quide desséché, mais transparent, trois petites Volu- 
tes ayant environ 10 raillimètrcs de longueur : l'autre contient 
l'enveloppe transparente , mais on n'y aperçoit point de co- 
quilles. 

Les deux bivalves appartiennent à l'espèce que Cheranitz a 
nommée Venus exalbida, et qui est très-commune dans le 
détroit de Magellan. 

Ainsi que l'a prévu avec raison M. Duhaut-Cilly, non seu- 
lement son intéressante observation n'aura pas été perdue « 
mais nous ajouterons que nous nous ferons i^n plaisir de com- 
muniquer les objets qu'il a bien voulu nous donner aux per- 
sonnes qui désireraient constater l'exactitude du fait , ou qui 
voudraient le commenter dans l'intérêt de la science. 

( S. Petit. ) 
Notice sur l'habitat du Cardium hians, de Broccbi ; Card, 
indicum , Lamark. 

Nous avons reçu de notre ami JI. Jeangerard, lieutenant de 
vaisseau , commandant un bâtiment de l'État sur les côtes de 
l'Algérie, le Cardium indicum de Lamark, qui nous parait 
être le même que le Card. Iiian* de Brocchi, 



170 TKAVACX INÉDITS. 

Cetle'coquille a ^té pèchce vivante par 20 brasses de [fond 
environ , non loin du cap Rosas , à ^ ou 8 lieues de Bone : on 
peut présumer, d'iiprès celte intéressante découverte, que 
cette espèce, qu'on trouve fossile en Italie et en Sicile, n'ap- 
partient pas aux mers de l'Inde , comme l'a pensé M. de La- 
mark : ce qui nous confirme encore dans celte opinion , ce 
sont les rapports qui existent entre notre coquille et certaines 
espèces de la Méditerranée et de la côte ouest d'Afrique : le 
Cardium hians nous semble être un intermédiaire entre les 
Bucardcs épineux des côtes de France ou d'Espagne, et le 
Bucorde exotique, Cardium coslalum. 

L'exemplaire que nous devons à la générosité de notre ami 
a 10 cent, de longueur et 8 cent, d'épaisseur : ils nous a paru 
sensililcment plus grand que la valve unique qui existe au 
Muséum de Paris , et d'après laquelle M. de Lamark a fait sa 
description : conformément au désir de M. Jcangerard , nous 
avons remis l'animal, qu'il nous avait envoyé avec la coquille, 
à noire savant conchyliologue M. Dpshayes, qui probablement 
retrouvera cette espèce sur les côtes de l'Algérie. 

Notre intention est de faire figurer ce Cardium dans le 
Magasin de Zoologie , mais nous avons été arrêté jusqu'à 
présent par la crainte de voir briser le seul exemplaire peut- 
être que l'on ait encore à l'état complet. Quoiqu'une pièce 
semblable suit, par sa rareté, le plus bel ornement de notre 
modeste collection , nous faisons des vœux | our qu'elle de- 
vienne hientôl commune , et c'rsl dans l'intérêt de la science 
que M. Jcangerard et moi, nous nous empressons de faire con- 
naître le point où celte espèce a été trouvée vivante. 

( S. Petit. ) 
Nouvelle espèce de Pyrule des côtes de Messiue, décrite par 

M. C. Maravigna, professeur de minéralogie à Catane. 

PjTuta Santangeli , Marav. — P. testa subpyriformi, alba, 
pellucida, scalira, ventricosa , cingulala ; cingulis roajoribus 
octo subumbilicata, canalis ad fiiiem sinistrorsus, labio mar- 
gine inleriorc la;vigato. — Long. : 3o. Larg. : 26 mill. | 

Trouvée dans la mer de Messine par M. G. Grosso, et dédiée 
à M. le ministre Santangelo , protecteur des sciences. 



IRAVADX INEDITS. 



171 



Note sur sept espèces algériennes du genre Rhhotrogus , par 
M. Lucien BuyDET, 

Ces espèces remarquables ont clé découvertes à Constantine 
par M. Gérard , atlaché aux subsislances de la guerre. Je 
m'empresse d'en donner une description sommaire pour avoir 
une occasion de remercier M. Gérard des recherches qu'il a 
bien voulu faire dans l'inléiêt de l'eatomologie. 

r. Rhizotrogiis tuiculiis. — Jaune pâle. Tête, milieu du 
corselet, suture, bord des élytres et exlrémilé de l'abdomen 
d'un brun noir. La femelle est ordinairement plus grande, le 
noir du corselet occupe moins de place , celui de la su'ure ne 
forme plus qu'une large taclie triangulaire autour de l'écusson, 
et leurs bords n'ont qu'une faible bordure brune en arrière. 
Cet insecte varie beaucoup. — Long.: i8à25.Larg. ; loàl4 
mill. — Constantine. 

2. R. dispar , Gory , Mag. Zool. — Noir. Elytres ayant 
trois côtes élevées. Massue des antennes fauve. — Long. : 18 
à 24. Larg. : 10 à i3 mill. — Conslantinc. ' 

Celle belle espèce est encore inédite au moment ou j'écris 
cet article , mais iNl. Guérin-Méneville m'annonce qu'elle va 
être publiée dans le Magasin de Zoologie et que sa figure est 
actuellement eu cours d exécution. 

3. R. amphylus. — Finement rugueux, jaune pâle. Tête 
et milieu du corselet d'un rougeâtre un peu plus foncé. — 
Long. : 19. Larg. : 10 mill. — Constanline. 

4. R. Cerardti. — Jaune dessous , brun marron en dessus. 
Calés du corselet et bords extérieurs des éljtres jaunes, sur- 
tout chez les femelles. — Long, :17 a ig. Larg. : 8 à 10 mill. 

— Buoe. 

5. il. inflalus. — Brun avec les pattes jaunes. Tête et cor- 
selet très-ponclués, celui-ci convexe, ayant ses angles posté- 
rieurs oblus. Eiylres ovales, trés-Gnemcnt ponctuées avec 
l'exlrémilé arrondie. — Long : 18. Larg. : 10 mill. [Mdle), 

— Constanline. 

6. R. euphjlus. — Jaune dessous, brun roussâtre dessus. 
Corselet d'un brun roux plus vif avec lea cAtés jaunes. Bord 



172 TRAVAUX INEDITS. 

extérieur des élvtres jaunâtre. La femelle est d'une^ couleur 
plus pâle. — Long. : i4 à 16. Larg. : 8 à g. mill. — Cons- 
tantine. 

7. R. gabalus. — Brun foncé dessus et dessous. Côtés du 
corselet et des élylres , pattes et dessous du thorax d'un jaune 
pâle. Mâle aplati en dessus. — Long. : 12 à 16. Larg. : 7 à 
g mill. — Constantine. 

M. Gérard m'a rapporté plusieurs autres Coléoptères de 
Constantine nouveaux et fort curieux par leur affinité et même 
leur identité avec quelques espèces de la Sicile et de la Sar- 
dalgne. Ainsi il a trouvé dans ces localités le Dorcus musimon. 
Gêné ; le Geolrupes Douei , Gory (Mag. Zool.) , qu'on avait 
déjà de Sicile (G. siculus , catal. Dej.); le Clenidion thoraci— 
cum; le Pachj-pus truncatifrons , etc. 

CoLÉOFTÈRES NODVE4DX , décrits par M. Lucien Bdqoet. 

Stiphilus. Nouveau genre de Longicornes de la tribu des 
Prioniens. 

Ce genre doit être placé avant le genre Rachidion , près 

des Trachydères ; il en diffère par ses antennes qui ne sont pas 

. dentées extérieurement, par la forme des articles dont elles 

se composent et par l'absence totale de protubérance sler- 

aale. 

S. quadripunclatus , Buquet. — Oblongus , cylindricus , 
niger, nitidus ; thorace quadrato spinoso , elytris lœvigatis 
apice rotundatis maculis quatuor ovalis albidis. — Long. : 26 
1/2. Larg. : 8 1/2 mill. — Brésil. 

Mecosarthron ( longue articulation ). Nouveau genre de 
Longicornes de la tribu des Prioniens. 

Ce genre remarquable doit être rangé entre les Enoplocéres 
et les Clénoscèles; il en diffère par la longueur extraordiuaire 
du premier article de ses antennes, et par la forme du corselet, 
qui est épineux dans toute sa longueur. Il s'éloigne de tous 
deux par sa forme qui est, en général, plus allongée, beaucoup 
moins élargie proportionnellement et plus convexe que dans 
les genres précités. 

M. buphagus , Buquet. — Capitc thoraccque nigro-picei»; 



TBàVABX INÉDITS. Ij3 

elylris ferrugioeis, Oavo-pilosis; aDtennarum articulis tribus 
primis pedibusque nigro-piceis. — LoDg. : ^5. Larg. : a6 milL 
— Brésil. 

Hexaphyllum œquinoxiale, Buqiiel. — H. nigro-piceum ; 
cnpite einarginato, angulisporreclis, tnincalis; thorace punc- 
talissimo, rugoso , canaliculalo , tenuiler margiaalo ; el^tris 
costatis , iuterstiliis transversiin crenalo-striatis; antennis tar— 
sisque rufo-piceis, clava subfulvo pilosa. — Long. : 14. Larg. : 
5 mill.— Colombie. 

Cet insecte , qui m'a été communiqué par M. Rostaine , 
forme la seconde espèce du genre Hexaphj-llum de Gray , ou 
Psilodon de Perty. 

Eroljrlus ( Iphiclus , Chcv. , inéd. ). Sexdecimmaculatus, 
Buquet. — E. rufo-nitidus; thorace punclis sex nigris ; elytris 
ovatis , punclato-striatis , maculis rotundatis flavis , iiigro 
annulatis, antennarura basi, pedibus abdomincque rufo lesta— 
ceis. — Long. : 10. Larg. : 5 1/2 mill. — Colombie. 

Note sur le genre Trochoidcus , et description d'une nou- 
velle espèce , par M. Lucien Bdqcet. 

M. Westwood , dans sa Monographie des Paussides, a créé 
plusieurs genres qui nous semblent bien caractérisés ; l'un de 
ces genres nous a paru particulièrement susceptible de fixer 
l'attention des entomologistes, c'est le genre Trochoideus, qui 
est encore fort peu répandu , et dont M. Guérin-Méncville a 
fait connaître , dans la Revue Zool. par la Soc. Cuv. , une 
jolie espèce dont la description se trouve reproduite textuel- 
lement dans le supplément qu'a donné de sa Monographie 
M. Wcstwond , pag. gS des Trans. de la Soc. entomol. de 
Londres , année i838 , en même temps qu'il a décrit et figuré 
une nouvelle espèce qui provient de Mad:igascar. 

De tous les insectes connus jusqu'à ce jour appartenant à 
ce groupe intéressant , aucun ne s'était encore rencontré en 
Amérique. Aussi mon étonnement fut-il grand quand, en exa- 
minant dernièrement une colleclion de choix rapportée de 
Colombie par M. St— Amand Rostaine , je vis un petit Xylo— 
phage qui tout d'abord me parut fort curieux par le dévelop- 



174 TBAVADX INÉDITS. 

pement de ses anteuncs : un examen attentif me fit reconnaître 
qu'il devait app irlenir au groupe des Paussides , et entrer 
évidemment dans le genre Trochoideus . Je m'empressai de 
faire part de ma découverte à M. Guérin-Méneville, qui me 
confirma ie fait , et voulut bien, pour m'en convaincre encore 
davantage , me communiquer l'espèce qu'il a dédiée à feu 
M. Desjurdins. Nous connaissons donc aujourd'hui quatre es- 
pèces du genre Trochoideus, (^u\ sont : T. cruciatiis, Westw. , 
Desjardinsii, Guérin-Ménev., Datmannii, Westw., et ^me- 
ricanas , Buq. 

T. americanus f Buquet. — Ferrugineus, subniLidus , fla- 
vo-pilosus; elytris ovatis , macula magna liunierali al)Jomi- 
nequc lulcis. — Long. : 4 '/4 m'". Larg. : 2 I/4 mill. 

Il est un peu plus giand que le T. Desjardinsii. La tête est 
raoj'enne, d'un brun foncé et finement poncluce; elle a deux 
impressions arrondies et bien marquées entre les antennes. Les 
mandibules sont assez avancées et fauves. Les antennes , de la 
couleur de la tète et assez brillantes dans le mâle , ont le 
dernier article ovale, épais', très — allongé, un peu aplati 
dessous , et terminé par une tache d'un jaune pâle qui est 
couverte çà et là de poils assez longs. Le corselet , pubescent , 
cordiforme , d'un fauve clair et assez brillant, est plus large 
du double que la tète , convexe , rebordé , à angles antérieurs 
arrondis , il se rétrécit l'ortemenl à partir du milieu et se ter- 
mine carrément. Sur chacun des côtés il a une impression qui 
se trouve un peu au-delà du milieu , mais plus rapprochée de 
la tète i deux points enfoncés se remarquent aux angles posté- 
rieurs, et enfin entre ces derniers se trouve une impression 
large et bien marquée. L'écusson est triangulaire , beaucoup 
plus large que long, et de la couleur du corselet. Les éljtres, 
ovoïdes, pubcscentes , d'un fauve clair et brillant, arrondies 
au bout et légèrement rebordées , ont les angles buniéraux 
assez saillans et rendus encore plus distincts par une large 
tache jaune. Les pattes sont brunes comme le dessous du corps, 
et les segmens abdominaux d'un jaune testacé. La femelle, 
qui est de même couleur que le mâle, se distingue par. la 
• forme des autennes dont le dernier article, au lieu d'être ovale^ 



àNAlTSK D'onVBAGEJ NOUVEAUX. 1^5 

épais et aplati en dessous, est, au contraire, beaucoup moins 
gros, allongé, cylindrique, terminé légèrement en massue et 
entièrement couvert d'un duvet court et assez serré. Ces in- 
sectes paraissent varier beauroup de couleur, j'en ai vu qui 
étaient entièrement d'un feirugimux tirant un peu sur le brun 
clair, et chez lestiuels les taches humérales avaient presque en- 
tièrement disparu. 

M. Saint-Amand Roslaine m'a dit avoir trouve ces insectes 
sous des écorccs , à Sauto-Antonio , près de Bogota , en Co— 
lembie. 

II. ANALYSES D'OUVRAGES NODVEAIIX. 

Recherches sur les ossemens fossiles , où l'on rétablit les 
caractères de plusieurs animaux dont les révolutions du globe 
ont détruil les espèces , par Georges Cuvier. 4° édition , 
in-S", atlas in-4°- Paris, Cousin, rue Jacob , 25. 
Nous avons déjà parlé plusieurs fois de l'édition in-8 de cet 
immortel ouvrage, qui doit figurer dans toutes les bibliothèques 
à côté du Régne animal et des OEuvres de Buffon et de Lacé- 
jjcde , et nous avons applaudi à l'idée que les éditeurs oui eue 
de le rendre accessible à toutes b » classes de lecteurs, en le pu- 
bliant dans un format commode et à un prix modéré. La 4° édi- 
tion qu'on nous annonce va remplir encore mieux cette con- 
dition ; car, au lieu de oûler 2{io ir. comme les éditions 111-4** 
ou l5ofr, comme l'édition in-S" qui vient d'être si rapide- 
ment épuisée, elle sera livrée au public au prix total de 80 fr. 
Cette nouvelle édition , accompagnée des plancbes in-4** 
gravées sous lis yeux de Cuvier, sera complétée par les nom- 
breuses notes que ce grand homme avait recueillies dans le but 
de refondre son nuvraj;e, notes ipii oril élé trouvées d'ins ses 
papiers et que son collaborateur et savant ami M. Laurillard 
s'est chargé de coordonner. 

On doit remercier M. Cousin qui cherche à ren:lre popu- 
laire le plus bel ouvrage de Cu\ieri nous pensons qu'il a bien 
mérité de la science et d<'S s.ivans, et nous sommes certain qu'il 
(era récompensé des sacrifices qu'il a laits par le placement 
rapide de cette 4' édition. (G. -M.) 



ty6 ANALYSE d'oDVRAGES KOBVEAUX. 

Qu'est-ce-qd'dn FOSSILE, et que doit-on considérer comme tel? 
par M. MAnDDiT , conservateur du cabinet d'histoire natu- 
relle de Poitiers, etc. Broch. in-i2. Poitiers. 

Dans cette petite notice , rédigée à l'occasion de l.i décou- 
verte de la caverne à ossemens de l'Hommazié, entre Limoges 
et Saumur , M. Mauduit a rapporté les opinions des auteurs 
sur ce que l'on doit entendre par le mot fossile. Ce travail té- 
Hioigne des connaissances étendues de M. Mauduit , qui cite 
une foule d'ouvrages et qui les commente pour éclairer la ques- 
tion; en lisant ce petit opuscule, on peut se faire une idée nette 
de l'état actuel de la science relativement à ce que c'est qu'un 
fossile. (G.-M.) 

Recherches sur l'histoire naturelle et l'anatomie des Limules, 
par J. Van Der Hoeven. In-folio avec 7 pi. Leyde, i838. 

Ce travail , qui est dédié à la mémoire de notre immortel 
Cuvier , fait le plus grand honneur à son auteur , car c'est un 
mémoire original fait avec conscience et talent. 

Le chapitrejpremier , intitulé : Exposition historique , pré- 
sente un exposé complet et chronologique des travaux qui ont 
été faits sur ces aninuuix curieux. 

Diins le second chapitre, Anatomie du Limule des Molu— 
qnes , M. Van der Hœven donne une description de ses par- 
ties extérieures ; il fait connaître la position relative des parties 
intérieures , les organes de l'alimentation , de la circulation , 
de la respiration , de la génération , des sens et du mouvement. 
C'est une anatomie complète accompagnée de belles figures 
dessinées par l'auteur lui-même. 

Le chapitre troisième est consacré à la partie zoologique du 
mémoire. Dans l'exposition des espèces et de leurs caractères 
distinctifs , M. Van der Hœven passe en revue les auteurs qui 
ont établi des espèces dans ce genre , il les critique très-judi- 
cieusement ; il montre que des différences sexuelles ont servi à 
établir des espèces nominales , et il termine en donnant des 
descriptions complètes des quatre espèces qu'il admet et dont 
voici les diagnoses. 



ANALISES D OUVRAGES NOUVEAOX. 177 

1 . Limulus motuccanus , Latr. — L. dente ultimo marginis 
lateralis abdominis mucrone laterali ; cauda trigona , corporis 
fere longiludine , carina dorsali aculeis rerersis , acutis ; scufo 
primo ID utroque sexu margine aDterlori inlegro. — Hab. Mo- 
luques , etc. 

2. L. longhpina , Van der HœveD. — L. dente ultimo 
marginis lateralis abdominis mucrone lalcrali ; cauda trigona 
corporis longitudine aut ipso longiori , carina dorsali tota 
margiuibusque lateralibus adtertiam fere longitudinis partent 
aculeis acutis , revrrsis ; scuto primo in maribus antice margine 
utrinque sinualo, hinc trilobo. — Hab. ad littora 'partium me- 
ridionalium Japonix et in mari Sioensi. 

3. L, Tolundicauda, Latr. — L. dente ultimo marginis la- 
teralis abdominis mucrone laterali, cauda obtuse trigona, Ixvi, 
subtusgibba, corpus longitudine superante; scuto primo in 
maribus margine anteriori mediosinuato , subrecurvo. — Bab. 
in India orientali. 

4. L. polyphemus, Latr. — L. dente ultimo marginis late- 
ralis abdominis elongalo , mucrone medio terminal! ; cauda 
trigona , corpore breviore carina supere aculeala; scuto secundo 
angusto sub-triangulari ; ,testa Ixvi , glabra , cariuis distinc- 
tissimis, mucronibus conicis prxditis. — Hab. ad littora orien- 
talis Americse, etc. 

Un autre paragraphe est consacré à la discussion de la place 
que doit occuper le genre Limule dans la grande division des 
animaux articulés ; un autre présente quelques considérations 
sur le genre de vie des Limules ; enfin , l'ouvrage est terminé 
par un examen des Limules fossiles et par le résumé général 
suivant. 

" De notre mémoire, il résulte : 

• Que le genre des Limules forme un groupe anomal dans 
la classe des Crustacés, liant celte classe à celle des Arachnides, 
de laquelle il approche par l'absence des antennes, et par la 
présence d'une lame aponeurotiquc , faisant office d'un ster- 
num intérieur ; que chaque partie du test dans ce genre porte 
six paires d'appendices articulés ou de pieds, et que la division 
en six anneaux et indiquée dans le céphalothorax seulement 

Réf. Zool. Jnin 1840. 12 



iyS ANALYSE» n'oDVRAGKS tlODVEAUI. 

par le aombre des pieds , tandis qu'elle esl visible à l'abdomen 
par des intersections à la surface inférieure. Nous avons fait 
remarquer que le canal insteslinal est droit et large , que l'es- 
tomac est situé en avant de la bouche , et que l'œsophage , 
remontant en avant, est séparé de l'intestin- par l'interposi- 
tion de la plaque sternale ; que le foie , composé de vaisseaux 
aveugles et situé à coté du canal intestinal , principalement 
dans le céphalothorax, verse la bile par deux canaux de cha- 
que côté, dans l'intestin ; que le cœur est un gros vaisseau 
dorsal, pourvu de plusieurs ouvertures latérales; que les 
branchies consistent dans un grand nombre de lames ou de 
feuillets doubles qui adhèrent aux cinq pieds abdominaux pos- 
térieurs j que les organes de la génération sont doubles chez 
les deux sexes , ayant les parties extérieures à la base de la 
première paire des pieds abdominaux , et qu'ils remplissent 
intérieurement les côtés latéraux du céphalothorax, sans s'é- 
tendre dans l'abdomen. Par la position de la bouche à la face 
inférieure entre la base des pieds, son bord antérieur répond 
è la face dorsale ou supérieure de l'œsophage chez les autres 
animaux articulés dont la bouche est antérieure ; il résulte de 
cette disposition que dans l'anneau nerveux qui entoure la 
bouche , il faut considérer la partie située au devant de la 
bouche comme placée au dessus d'elle, ou comme un ganglion 
surœsophagien. Les nerfs qui vont aux yeux latéraux prcnDent 
naissance de cette partie , et forment un long détour , pour 
se rendre en avant et en dehors , et revenir en arrière , afin 
d'éviter les masses musculaires qui meuvent les pieds céphalo- 
ihoraciques et qui §ont placés entre ces yeux et l'anneau ner- 
veux. Nous avons vu qu'il n'existe que deux yeux simples et 
deux yeux composés , placés tous les quatre sur le céphalotho- 
rax, les premiers fort rapprochés l'un de l'autre, les autres 
situés plus en arrière et fort écartés entre eux. Nous avons fait 
remarquer que dans la distinction des espèces , il faut être at- 
tentif à la différence sexuelle qui dislingue constamment les 
mâles, et qui est visible dans la seconde et la troisième paire 
de pieds céphalothoraciques, ou seulement dans la seconde 
jpaire ; que dans la plupart des espèces ces pieds sont monodac- 



ANALYSES DODVBAGt; NODVEAUÏ. 1 7Q 

tj\es chez les mâles , que dans une seule , n la vérité, ils sont 
didactyles comme chez les femelles , mais qn'ils se distinguent 
toujours par leurs pinces renflées ; que les femelles adultes, de 
quelques espèces du moins, se distinguent par la forme raccour- 
cie et la largeur des trois dernières épines mobiles aux bords 
latéraux de l'abdomen. Enfin, nous croyons être parvenu, par 
DO» observations , à une détermination plus facile et plus 
exacte des espèces, que ne l'ont fait les auteurs qui ont traité 
ce même sujet avant nous. Tels sont les principaux résultats 
de notre travail et de nos efforts. » 

Comme on le voit par la trop courte analyse qui précède et 
par ce résumé, le travail de M. Van der Hœven est traité avec 
une grande méthode, et rend un nouveau service à la zoologie 
et à l'anatomie comparée , en donnant l'histoire complète d'un 
genre d'animaux articulés des plus curieux par leur organisa- 
tion. (G.-M.) 

MoNOCBAPHIE DES LlBELLCLlDÉES o'EuBOPE , par M. Edm. de 
Sélis-Longcbimps , membre de plusieurs sociétés savantes. 
Id-8, 6g. Bruxelles et Paris, i84o. 

« II existe plusieurs bons mémoires sur les Libellules 
d'Europe , ou plutôt de quelques contrées européennes , 
mais aucun ouvrage vraiment général n'a été produit , et au- 
cun , en tous cas , ne comprend la concordance et la synony- 
mie des autres ; car , par une singulière fatalité, les auteurs. 
qui ont écrit sur cette famille n'ont pas eu connaissance des 
travaux publiés dans les autres pays, et les deux principales 
monographies ont été imprimées la même année, en iSaS. 
Auparavant il n'existait aucune bonne description des espè- 
ces de ce genre. Aujourd'hui on en possède plusieurs , mais la 
confusion des noms spécifiques est très-grande , et chaque 
auteur ayant adopté un genre particulier de caractères dia- 
gnostiques très-différens, on a sous les yeux de très-longues 
descriptions qui ne sont cependant que de peu de secours , 
n'étant pas comparatives. » 

Tels sont les premiers mots de M. de Sélys-Longchamps , 
■oiu tea avons reproduites pour montrer l'état où en était lu 



i8o ANALysEs d'odvrages nodveadx. ' 

science au moment où ce naturaliste a entrepris son livre et 
pour faire comprendre toute l'importance de celui-ci , qui 
commence par donner un exposé chronologique des travaux 
qui ont été publiés sur cps insectes. Il fait conniittre enfuite le 
plan de son travail, comprenant : i° les caractères et la svno- 
nyroie des genres; 2° des observations sur leur faciès, leur 
coloration et les caractères spécifiques qui méritent le plus 
d'attention dans chaque groupe; 3° la description très-compa- 
rative des espèces de chaque section et leur synonymie pré- 
cédée d'une diagnose, leurs variétés d'âge et de sexe, l'habitat, 
des observations sur les mœurs , la critique de la nomenclature 
et enfin les différences de l'espèce avec celles qui lui ressem- 
blent le plus; 4° une table comparative des dimensions détail- 
lées de toutes les espèces ; 5° un synopsis en latin comprenadl 
la table analytique des genres et les phrases spécifiques qui 
comprennent seulement les différences des espèces. Enfin des 
planches gravées représentant les appendices anals des mâles de 
toutes les espèces. 

Comme on le voit, M. de Sélys-Longchamps a très-bien 
envisagé son sujet ; après avoir étudié son livre, nous pouvons 
dire qu'il ne l'a pas moins bien traité. C'est un travail conscien- 
cieux exécuté avec méthode ; la synonymie est débrouillée, 
les genres et espèces nettement caractérisés au moyen de ta- 
bleaux systématiques très-clairs , et ensuite décrits en détail et 
d'une manière complète. 

Les douze genres que M. de Sélys-Longchamps admet dans 
les Libellulidées d'Europe, comprennent 6i espèces, réparties 
ainsi : i5 Libellula, i Libella, 5 Cordulia , i Lindenia , 7 
Gomphus , 1 Cordulegaster , 8 yEschna , 3 Anax , 3 Calep- 
terix , 1\ Lestes , i Sympecma, et 12 Agrions. 

Nous ne pouvons trop recommander ce travail aux ento- 
mologistes : en l'exécutant , M. de Sélys-Longchamps a acquis 
un nouveau titre à la reconnaissance des savans. Nous faisons 
des vœux pour que l'auteur entreprenne sur le même plan , 
une histoire naturelle générale des Libellulidées, l'ouvrage que 
nous annonçons aujourd'hui pouvant en être considéré comme 
le modèle et le précurseur. (G.-M.) 



«0CIÉTÉ9 SAVANTES. l8l 

ni. SOCIÉTÉS SAVANTES. 

AcAOÉULE BOIAIX DES SCIENCES DE PaKIS. 

Séance du i" juin j84o. — M. M. Edwards adresse dei 
Obserfations sur les organes sexuels de divers Mollusques et 
Zoophytes. 

La première de ces observations est relative à la Kenxu 
virginea , chez laquelle l'auteur a trouvé des ovaires et des 
zoospermes sur des individus di£Fértns. 

La seconde consiste à avoir constaté que chez le Peigne gla- 
bre , chaque individu est pourvu en même temps d'un ovaire 
et d'un testicule. 

Les Patelles ont, de même que la Vénus, des organes mâles 
et femelles portés sur des individus différens , et , ici encore , 
la ressemblance extérieure entre les deux appareils sexuels est 
très-rem;irquable. Mais c'est chez les Méduses que cette ressem- 
blance est portée au plus haut degré. Ainsi chez la Mcdusa au— 
ritd, les quatre organes de couleur violette, situés à l'enlour 
de l'estomac et considérés généralement comme étant des 
ovaires, constituent effectivement chez les uns un appareil 
femelle , et chez les autres un appareil niiile , sans offrir à l'ex- 
térieur aucune différence appréciable; chez les deux sexes 
même, ces organes sont remplis de corps ovifornies : seulement 
chez les uns ces corps sont réellement des œufs, tandis que 
chez les mâles ce sont des vésicules remplies de zoospermes. 

M. Adolphe Delessert prie l'Académie de nommer une 
commission pour examiner les collcclions d'histoire naturelle 
qu'il a formées, et les ob.scrvations météorologiques qu'il a re- 
cueillies dans le cours d'un voyage de cinq années , pendant 
lesquelles il a visité successivement l'île Bourbon , la côte de 
Coromandel , la presqu'île de Malacca , le Bengale et divers 
points de la chaîne des Gattes et de celle des Nilgberries. 
MM. Duméril , de Blainville^et PouIUet sont chargés de cet 
examen. 

Séance du ^ juin. — M. de Blainville présente le cinquième 
fascicule de ton Osièvgraphie icunographiijuc des cinq classts 



iSa SOCIÉTÉS SAVANTES. 

d'animaux verlcbrcs récens et Jbssites. Voici la noie lue par 
l'auteur. 

« J'ai l'honneur de présenter à l'Académie le cinquième 
fascicule de mon Osléographie iconographique des cinq classes 
d'animaux vertébrés récens et fossiles. 

» Le quatrième , moins considérable , était employé à 
donner la description et la figure du squelette et du système 
dentaire des espèces qui constituent le genre si anomal et si 
restreint des Paresseux. Aussi n'est-il composé que de Luit 
feuilles de texte et d'un atlas de six planches. 

v> Ce cinquième fascicule est entièrement consacré à l'ordre 
des Chauve-souris ou Chéiroptères , comprenant tous les gen- 
res et sous-genres que les zoologistes récens ont établis dans le 
grand genre f^esperiilio de Linné. Aussi renferme-t-il quinze 
feuilles de texte et un atlas du même nombre de planches, 
dans lesquelles , outre la description absolue d'un certain 
nombre d'espèces-types choisies dans la série , depuis les 
Roussettes les plus voisines des Makis , jusqu'aux Chauve- 
souris ordinaires les plus rapprochées des Insectivores terres- 
tres, toutes les autres sont étudiées par comparaison. 

» Mais outre cette partie , pour ainsi dire technique , et oîi 
les os et les dents ont été considérés en place et à part, en les 
groupant et Us grossissant convenablement pour faciliter la 
comparaison, ma seconde partie, plus scientifique, est em- 
ployée à scruter les preuves de l'ancienneté des Chauve-sou- 
ris à la surface de la terre. Pour y parvenir d'une manière 
plus certaine , il est d'abord question dans autant de chapitres 
de l'histoire et des principes de la classification de ces animaux 
singuliers , de leur distribution géographique actuelle, et enfin 
des preuves historiques de l'existence ancienne de ces ani- 
maux , tirées des œuvres littéraires ou artistiques de l'anti- 
quité. Ce n'est qu'après ces préliminaires absolument néces- 
saires que vient enfin l'étude des ossemens de Chauve-souris, 
soit momifiés dans les nécropoiis égyptiennes, soit fossiles lians 
les couches superficielles de la terre , depuis les terrains ter- 
tiaires juscjUB dans le diluvlum des cavernes et les brèches 
osseuses ; d'où résulte qu'une espèce qui existe encore aU'^ 



SOCIÉTÉS SAVANTES. l83 

jourd'hui abondamment en Egypte , y existait il y a près de 
40Q0 ans, et que les espèces fossiles en Europe ne diffèrent 
pas de celles qui y vivent à présent. » 

Séance du \5 juin, —M. Duvernoy lit des observations 
Sur les organes de la respiration des Crustacés décapodes. 
(Extrait par l'auteur.) 

« Dans la première partie de son Mémoire (1), l'auteur 
traitait de la structure des branchies dans les Crustacés déca- 
podes ; dans cette seconde partie , il s'occupe du mécanisme de 
la respiration dans les mêmes Crustacés. 

» Il étudie dans ce but : 1° les cavités branchiales; a° l'en- 
trée simple ou double, resserrée ou largement ouverte , par 
laquelle doit péoétrer,le fluide respirable; 3° son issue exté- 
rieure, le canal qui y conduit et le mécanisme qui s'y trouve 
annexé ; 4° '^^ lames branchiales non respiratrices , ou respi— 
ratrices , appartenant aux pieds-mâchoires on aux pieds ambu- 
latoires , qui jouent un rôle dans ce mécanisme ; 5° il rappelle 
enfin les attaches mobiles ou fixes des branchies , l'arrange- 
ment de CL'lles-ci daus la cavité branchiale et leurs rapports 
avec les lames branchiales non respiratrices , afin de bien ap- 
précier l'emploi de ces lames dans le mécanisme de la res- 
piration. 

» 1° Relativement à la structure des cavités branchiales , 
j'ai observé, dit-il, que la membrane dermoïde qui tapisse 
ces cavités, est généralement unie et sans pli. Ce n'est que par 
exception que cette membrane prend un aspect spongieux 
et forme des replis , dont le but ou l'usage est de retenir une 
certaine quantité d'eau autour des branchies , ainsi que l'ont 
expliqué MM. Âudouin et Milne Edwards (2). 

>i J'ai constaté l'existence de ces replis dans le Gégarcîn 
ruricole , dans X'Uca lœvis et dans le Birgus latro. Ils se pro- 
longent , chei les deux premiers genres , dans une gouttière, 
qui continue en arrière la cavité branchiale en contournant la 

(1) Séance du 23 mars 1840 , p. 4S5. 

(2) Annalei des tciencei naturelles , t. XV , p. 95. 



l84 SOCIÉTÉS SAVANTES. 

dernière baache, el m'a paru s'ouvrir par un petit ovIBcesous 
l'origine de l'abdomen ; mais cette dernière observation devra 
être répétée sur le vivant. 

» 2* Quant à l'entrée de la cavité branchiale , on sait que 
cette cavité est largement ouverte dans les Décapodes ma- 
croures , par la disposition plus ou moins béante du bouclier. 

» Le bord de ce bouclier est même dépassé , dans les Pagu- 
riens , par la partie inférieure des pyramides branchiales , qui 
se trouvent ainsi à découvert. 

» Celle circonstance , et lu nécessité de conserver leurs 
branchies faunicclées quand ces animaux sont ù sec, est sans 
doute la cause jusqu'ici inaperçue , si je ne me trompe, mais 
bien réelle, et plus pressante encore que la mollesse d'une par- 
tie de leurs tcgumens , qui porte ces animaux à se retirer dans 
une coquille ( univalve et lurbinée ] avec une provision d'eau, 
et à la traîner avec eux. 

» J'ai vu dans le Pagure strié une sigullère structure, dont 
je n'ai pu encore apprécier l'utilité , sinon pour contribuer à 
la propreté de la cavité branchiale. La partie Inférieure de la 
portion adhérente de la troisième brancble porte un tubercule 
charnu, avec un paquet de soies qui ressemble eiactement à 
une rame d'Annélide. 

» 3° Relativement à l'issue de la cavité branchiale, et à la 
lame attachée à la seconde mâchoire qui ouvre ou ferme alter- 
nativement cette issue, l'élude facile que j'ai pu faire des 
mouvemens de cette lame blmaxillaire dans VEcrevlsse com- 
mune vivante , m'a convaincu de son emploi , à peu près tel 
qu'il a été démontré à MM. Audouin et Milne Edwards , après 
les observations et les expériences qu'ils ont faites plus parti— 
culièrement sur les Crabes (i). Celte lame ne peut en effet 
servir, dans sa position, à comprimer les branchies; elle 
exerce des mouvemens de bascule extrêmement fréquens sur 
son articulation , par lesquels elle reçoit ou rejette , de sa 
moitié postérieure , une portion de l'eau qui a servi à la respl- 

(1) Voir, dans le Compte rendu de la séance de l'Académie des 
sciences du 8 octobre 1838 , le Mémoire de M. Milne Edwards. 



SOCIÉTÉS SAVANTESi 1 85 

ration , et détermine ainsi les eourans de celte eau , bien ob- 
servés par M. Cuvier , vers les appendices maxillaires (i). 

» 4° Si la lame bimaxillaire ne peut servir à comprimer les 
branchies, il n'en est pas de même des lames branchiales ac- 
cessoires non respiratrices attachées aux pieds-mâchoires des 
Brachyures. Leur consistance , les soles dont leur bord est 
garni, leur grand développement, et leur position constante 
alternativement en dehors et en dedans des pyramides bran- 
chiales , leur attache à des parties très-mobiles , qui leur font 
faire un mouvement de va-et-vient entre les branchies; toutes 
ces circonstances, dis-je, montrent l'emploi de ces lames, 
qui doit être de comprimer les pyramides branchiales , et sur- 
tout d'attirer l'eau de la cavité branchiale vers son issue. 

>• 5° Des lames analogues, mais de consistance plus molle , 
quelquefois semblables à une toile qui serait tendue sur un 
filet ou cercle corné , qui en forme le bord , se voient non 
seulement aux pieds-mâchoires , chez les Locusles et les Ho- 
mards , mais aux quatre premières paires de pieds ambula- 
toires; elles y sont attachées avec un nombre égal de pyra— 
raydes branchiales, à un pédicule commun à l'un ou à l'autre 
de ces organes, lequel est articulé avec la hanche de ces pieds. 
Ces lames sont nues et ne supportent pas de tubes respirateurs 
dans la Langouste et le Homard ; elles sont au contraire gar- 
nies de CCS tubes en panache , dans \' Ecrcvisse commune. 

■> L'agitation des pieds dans l'un et l'autre cas, leur im- 
prime un mouvement de va-et-vient, de haut en bas et de 

(1) Les niouveniens du pa/pe' flayctliforme lie Fabricins, et ceux 
des trois pieds-mâchoires, peuvent bien conlribuer à produire un 
courant d'arrière en avant, am^i que l)uj;és l'a observé daos les Sali- 
coques ; mais ce n'est pas une raison pour rejeter , comme il l'a fait, 
l'emploi de la valvule bimaxillaire, qui paraît donner la première 
impulsion à ce courant. L'action de la valvule bimaxillaire doit d'ail- 
leurs difTérer beaucoup, suivant que l'entrée de la cavité branchiale 
est largement ouverte , comme dans le cas cité par Dugès ( Traité de 
PhijaiolfHjie comparée , t. II, p. 54^ ) , ou <]ue celle cavité n'a qu'une 
entrée fort élroile, comme dans les Décapodes brachyures. Dans le 
premier cas, c'est celle d'une anget mobile; dans le second, c'est 
encore celle d'un piston. 



l86 SOClifis SAVANTES. 

bas en baut, qui fait l'effet d'une sorte de piston et dirige 
l'eau des branchies de leur base à leur sommet , et censé— 
quemment vers le haut de la cavité branchiale , où commence 
le canal qui descend de.là vers l'issue de cette cavité et dans 
lequel agit la valvule bimuxillaire. 

» 6° Enfin, dans le dernier paragraphe, où je traite de la 
position relative et des attaches des branchies, considérées 
sous le point de vue du mécanisme de la respiration , je 
rappelle que les Brachyures ont la plupart de leurs branchies 
fixées sur uu plan immobile , le bord inférieur du ibornx. 

» Je fais remarquer la^coïncidencej de cette disposition des 
branchies iboraciques , chez les Brachyures , avec des cavités 
branchiales fermées et n'ayant qu'une entrée principale el une 
seule issue , l'une et l'autre étroites ; l'absence des lames bran- 
chiales non respiralrices qui scr^iient fixées aux pieds ambu- 
latoires , ou de branchies allaclices à ces pieds , et en compen- 
sation, le grand développement des lames branchiales acces- 
soires Eon respiralrices , appartenant aux pieds-mâchoires , 
ainsi que leur disposition en dehors et en dedans de la plupart 
des branchies thoraclques. Cet ensemble de caractères dis- 
tingue essentiellement le mécanisme de la respiration dans 
tous les Brachyures. 

n On l'observe même dans les Homoles et les Dromies , où il 
démontre la grande affinité de ces deux genres avec cet ordre 
naturel, quoiqu'ils se rapprochent des Macroures, par le 
nombre de leurs branchies. 

>i Tel est l'aperçu ra|>lde de mes nouvelles recherches sur les 
organes de la respiration des Crustacés décapodes. Les détails 
de ces recherches paraîtront incessamment dans le tome Vil 
de la nouvelle édition des Leçons d' Anatomie comparée. Si je 
les ai entrepiises malgré les travaux si recommandables de mes 
prédécesseurs , el plus parliculiércment de MM. Audouin et 
Mllne Edwards , que j'ai eu souvent l'occasion de citer dans 
le texte de cet ouvrage , c'est (|ue, dans le plan d'exécution de 
ce grand travail, je rae suis fait une règle de réunir tous mes 
efforts pour lui donner, dans les différentes parties, quelque 
mérite d'originalité , relativement à l'état actuel de la science, 



SOCIÉTÉS SAVANTES. 187 

non seulement par la disposition des matières et les propositions 
qui résument les faits ; mais encore par le plus grand nombre 
possible d'observations directes , soit nouvelles , soil propres à 
constater les observations déjà connues. » {Comptes rendus.) 

M. De Blatnville lit un rapport sur plusieurs mémoires de 
paléontologie, l'un de M. Jourdan, du 25 septembre 1837 , 
sur un Rongeur fossile des calcaires d'eau douce du centre 
de la France , considéré comme un type générique nouveau 
( Théridomj-s ) ; les autres , de MM. De Laizer ei De Pariea, 
du 28 janvier i838 et du 7 janvier iBBg , sur lesossemens de 
Rongeurs fossiles en Auvergne , rapportés à une nouvelle es- 
pèce à'Echimys , et à un genre nouveau (Archœomys'). 

Cet important rapport renferme un exposé détaillé des 
mémoires de MM. Jourdan , de Parieu et de Laizer, et des 
observations critiques d'un grand intérêt faites par le savant 
rapporteur. 

Il ^é^ulle de l'examen de M. de Blainville, que le fragment 
de mâcboire rapporté par M. Jourdan à un genre qu'il appelle 
Théridomys , et ceux que MM. de Laizer et de Parieu ont 
rapportés au genre Ecbimys , appartiennent à une seule et 
même espèce, qui avait été également découverte par M. l'abbé 
Croizet et nommée par lui Perieromj's. Quant à l'autre genre 
( Patœomys , changé en Arcliaomys ) de MM. de Laizer et de 
Parieu, il est bien distinct du premier; mais M. de Blainville 
n'admet pas la comparaison que les auteurs en font avec les 
Cbincbillas et les Plagyodontes de l'Amérique méridionale. 
11 pense que cet animal ne peut être placé ni dans l'un ni dans 
l'autre de ces genres américains, et qu'il doit constituer une 
forme animale particulière ou un genre nouveau , méthode 
qui dans ce cas a beaucoup moins d'inconvéniens que de rap- 
porter une espèce fossile en Europe à un genre d'Amérique , 
comme on l'avait déjà proposé. 

Quoi qu'il en soit , poursuit le rapporteur , cet animal ron- 
geur paraît avoir été assez commun en Auvergne , à l'époque 
de la formation d'eau douce de ce pnys. Eu (.'ffet , outre les 
cinq ou six fragmeus recueillis par M. de Laizer, M. l'abbé 
Croizet en a également rencontré déjà cinq ou six autrcSt dont 



l88 SOCIÉTÉS SAVANTES. 

il fait aussi un genre distinct, sous le nom' de Gergoviomys , 
ou de Rat de Gergovie, dans le catalogue cité. En sorte que 
de tous ces rapprochemens , il résulte comme fait positif, qu'à 
l'époque, fort ancienne sans doute, où l'Auvergne était l'uu 
des points fort rares à découvert du sol de la France , il 
existait au moins ( i ) deux animaux rongeurs dont nous ne 
connaissons certainement pas l'analogue spécifique , ni en 
Europe, ni dans aucune autre partie du monde, et qu'il se- 
rait même trop hardi de rapporter à un genre exclusivement 
américain , peut-être même à un genre nouveau , les rapports 
du système dentaire dans les Rongeurs avec le reste de l'or- 
ganisation n'étant nullement conséquence l'un de l'autre. 

A plus forte raison devons-nous douter des autres assertions 
par lesquelles M. Jourdan a terminé la note qui a été renvoyée 
à'notre examen , et dans laquelle il dit qu'il a vu parmi les 
ossemens fossiles en Auvergne dont les analogues existent, des 
indices d'une grande Musaraigne , voisine de celle de l'Inde , 
d'un Anœma ou Cochon d'Inde , d'un animal voisin des 
Chinchillas et d'un Didelphe américain. En effet , si c'est sur 
des pièces de la colleclion de M. de Laizer ou de celle de 
M, l'abbé Crolzet que ces présomptions reposent, nous croyons 
pouvoir assurer qu'elles sont tout au plus spécieuses , comme 
l'un de nous aura bientôt l'occasion de le montrer pour la pré- 
tendue Musaraigne , par exemple , dans la livraison de son 
Oitéographic qui traite des Insectivores. 

Malgré celte différence d'opinion, plus importante même 
sous le rapport géologique que sous celui de la zoologie, nous 
n'en concluons pas moins à ce qu'il soit adressé, au nom de 
l'Académie, à M. Jourdan d'un côté, a M. de Parieu et à 
M. Laizer de l'autre, des remercieraens pour leur communi- 
cation et pour l'intérêt éclairé et généreux que ce dernier 
surtout continue à prendre aux recherches de paléontologie , 

(1) Je dis au moins , parce que M. r.ibbé Croizet a encore signalé 
dans le Catalogue déjà cité , sous le nom de Issidioromys un troisième 
genre de Rongeur, d'après des fragniens de mâchoires dont les dénis 
rappellent assez bien , par leur forme , celles de la grande Gerboise 
du Cap , lype du genre //ciamyi de Fréd. Cuvier. 



SOCIÉTÉS SAVANTES. l8q 

dans les terrains si riches et si inléressaiis , sous ce rapport, 
de l'Auvergne. 

Séance du ni juin. — M. Dadian, premier interprèle près 
de l'ambassade ottomane , adresse l'extrait d'une lettre dans 
laquelle son p^'re, directeur des poudrières impériales, lui 
donne quelques délails sur un animal marin qu'il a aperçu 
dans la mer de Marmara , en se rendant de la poudrière à 
Conslanlinople. Une tèle arrondie, une sorte de chevelure et 
des espèces de bras dont on n'apercevait que la partie supérieure, 
le corps étant plongé dans l'eau , donnaient à cet être, vu 
d'une certaine distiince , quelque chose de l'aspect humain. Les 
pêcheurs du village voisin de S;in-Slefano ont, depuis près 
de deux ans, observé l'animal en question et disent l'avoir vu 
souvent se poser sur de grosses pierres qui se trouvent le long 
du rivage. 

Est-ce un Phoque ou un Dugong? Dans ce dernier cas la 
présf nce de ce Mammifère dans la mer de Marmara serait un 
fait très-intéressant. 

Société Pbilomatiqde de Paris, 

Séance du i3juin 1840. — M. Nalalis Guiltot présente dei 
observations sur les Acéphalocystes du corps humain , sur le 
développement de vaisseaux dans leurs parois, sur la commu- 
nication de ces vaisseaux avec ceux des parties voisines et la 
transformation des Acéphalocystes en véritables kystes pourvus 
de parois vasculaires. M. Doyère prend ensuite la parole pour 
faire quelques remarques sur plusieurs parties de cette com- 
munication. 

Séance du igjuin. — M. Laurent annonce que dans 
les recherches qu'il poursuit sur la Spongille fluvialilc , il vient 
de conslalcr quatre sortes de corps reproducteurs, savoir : 
1" les cnrp.f oviforntPS f déjà connus , qui rejettent par un gou- 
lot la substance glutineuse qu'ils contiennent et dans laquelle 
on ne trouve point de spiculcs siliceuses dans le moment où 
elle sort de l'œuf; 2° les corps gcmmi formes très-imparfaite- 
ment connus dans lesSpongiUes, appelés ovules par M. Grant 
(à l'égard des Éponges), qui. au moment où ils se détachent 



igO SOCIETES SAVANTES. 

du tissu de la mère pour vaguer à l'extérieur, ont déjà des spi- 
cules siliceuses dans une portion de leur tissu ; 3° des corps 
protéiformes qui se détactent des jeunes Spongilles, peu de 
jours après qu'elles se sont fixées, et qui, après avoir marcbé 
lentement plus ou moins long-temps, se fixent et se dévelop- 
pent. Ces corps protéiformes ne contiennent jamais de spicules 
siliceuses au moment de leur séparation du corps de la jeune 
mère; 4° des corps luberculi formes qu'on voit pousser sur le! 
divers points d'une Spongille qui se meurt sans avoir fourni 
aucune des trois autres sortes de corps reproducteurs. Ces corpt 
tubercuiiformes ne contiennent point à leur origine de spicules 
siliceuses et s'étendent en s'accroissantdans toute l'étendue de 
la charpente spiculaire de la mère. 

Ces quatre sortes de corps reproducteurs desSpongilles sont 
cependant réductibles aux trois principaux genres connus sous 
les noms A'œufs ( ou corps oviformes) de gemmes ( corps gem- 
miformes qui sont des gemmes ultérieurement libres et corps 
tubercuiiformes qu'on doit regarder comme des gemmes fixes), 
et de fragmens qui sont les corps protéiformes naturellement 
séparés de la mère. 

Séance du 26 juin. — Au sujet de la communication rela- 
tive aux quatre sortes de corps reproducteurs de la Spongille 
fluvialile , M. Laurent ajoute des considérations relatives à 
l'ovologie animale. 

Il affirme qu'en étudiant ces corps sous le microscope simple 
et composé aux divers grossissemens , avec toutes les précau- 
tions convenables et au moyen du nouveau compresseur qu'il 
a présenté à l'Académie des sciences , il a pu constater que la 
théorie générale de Wagner ne s'applique nullement à la com- 
position des diverses sortes de corps reproducteurs de la Spon- 
gille. A ce sujet il rappelle les résultais de ses observations 
sur les œufs et les gemmes de VHydra vulgaris grisea qui in- 
firment également la théorie ovologique de Wagler, et il 
conclut que, pour procéder avec plus de latitude dans l'investi- 
gation de l'ovologie des animaux, il vaut mieux s'en tenir à la 
formule générale de Harvey, qu'on fait même remonter jusqu'à 
Arislote, en raison de ce que cette formule exprime plus exac- 



MEXAUGES ET NOCVELLES. |gi 

tement l'ensemble des fails connus sans en négliger aucun. Il 
énonce cette formule omnc vU'um ex ot>o. Diversa primordia 
diversorum viventium ;.., conreniunt in uno ; primordium vé- 
gétale. Ce primordium végétale est , dit-il , une sorte de cam- 
bium animal déjà désigné par les zootomisles allemands sous le 
nom de Blaslema ; par M. Dujardia, sous celui de Sarcode. 
M. Laurent l'ayant lui-même observé et décrit dans les em- 
bryons des mollusques et d'autres organismes inférieurs , a 
proposé de la caractériser sous le nom de Tissu blasteme, aGu 
de le différencier du tissu cellulaire et de tous les autres tissus 
vivans de l'organisme des animaux. 

MÉLANGES ET NOUVELLES. 

Le savant abbé Camille Ranzani , professeur d'histoire na- 
turelle à Bologne , nous a fait l'honneur de nous adresser 
plusieurs importans mémoires qu'il a publiés sur la zoologie. 
Comme ce» travaux sont déjà connus des savans et honorable- 
ment cités par Cuvier dans son Règne animal , nous n'en don- 
nerons pas d'analyse , nous bornant, en remerciant M. l'abbé 
Ranzani , à donner leurs titres. 

i' Descrizione di un Serpente il quale apparliene ad una 
nuova, specie del génère Calaniana di Boie. Memoria di mon- 
signor Camiltu Ranzani , insertta nella parle fisica del 
tomo XXI délie Memorie délia Socielà ilaliana délie scienze 
résidente in Modena. Modcna , i836 , in-4° , fig. 

2° Camilli Ranzani, de Serpente monspessulano generis 
Caloleptis IVagleri. Bononia; , i83G, in-4". Kg. 

3° Camilli Ranzani Dispositio familice Motarum in gênera 
et tpecie). Bononia:, 1837 , in-4°> 'ig- 

4° Camilli Ranzani de novis specieius Piscium dissertatio 
prima. Bononiaa, 1839 , in-4° , fig. 

Dans ce travail , le célèbre professeur fait connaître et fi- 
gure les 10 espèces suivantes, provenant toutes des mers du 
Brésil : 1» Galeus maculatus , Kanzani j 2° Carcharias poro- 
tiu , R. ; 3" Tetrodon marmoralus et paclijcephalus , R. ; 
^aSynbranchusfuliginosus , R. ; 5° Gjrmnolhorax funebrit , 



iga MÉJL&NGES ET RODTELLES. 

R, ; 6' Conger opislophlhalmus , rubescens , hrasiliensis et 
ej'Undroideus , R. 

5° Considerazioni su i Molluschi cefalopodi che si trovano 
dentro le concliiglie denominale Argonauli , dal professore 
yibate Camillo Ranzani in Opuscoli scientifici , tomo III , 
in-4° , fig. 

6° Camilli Ranzani de tribus vegetabilibus Jbssilibus. Bo- 
nonise , in-4° , fig. 

M. Max. Spinola ayant acqois dernièrement une petite col- 
lection d'Hyménoptères de la Bavière qui avait appartenu au 
feu docteur //oA» , il y a remarqué, parmi les Larres et les 
Asiates , un insecte qui lui a paru appartenir à son genre Se- 
minota. C'est encore un mâle , cnsorte qu'il n'y a encore rien 
à changer au nom provisoire du genre. Il est tout noir, lisse 
et luisant. Ses ailes sont hyalines , fasciées de noir. Il est d'un 
tiers plus petit que le mâle de la Sem. Leprieurii ; sa tête est 
proportionnellement moins grande. On remarque sur le front, 
deux élévations caréniformes, distantes, partant de la racine 
des antennes , remontant à pen près à la hauteur de l'ocelle 
antérieur. Cette espèce paraîtra dans une des livraisons pro- 
chiiines du Magasin , sous le nom de Seminota Hahnii. 



Nouveaux membres admis dans la Société Cdyierienne. 

201. M. OpFEEMADN , directeur des postes à Sarrebruck. Présenté 
par M. Guérin-MénevUle, 

102. M, Lucien BoQuiix , employé au ministère de la marine, mem- 
bre de la Société entomologique , etc. Présenté par M. Petit de la 
Haussaie. 

203. M. le Comte GiSioK-D'AcxT , membre de diverses sociétés 
savantes, etc., à Bruxelles. Présenté par M. le Tocteur Meister. 

204. M. N. SiDCEEOTTE , conseiller de cour de S. M, l'eraperenr de 
Russie , naturaliste , etc. , à LunéTille. Présenté par M. Pomergu' dt 
Saint'Floreni, 



JUILLET ihiO. 



I. TRAVAUX INEDITS, 



Observations sur les migrations et les mœurs îles Lommings 

(Mus Lemmus L. ; Lemmus norcegicus , Ray), par Ch. 

Maetins, D. m., Agrégé d'histoire naturelle à la Faculté de 

médecine de Paris. 

Olaiis Magnus, archevêque d'Upsal(i), eslle plus ancien au- 
teur qui parle des Lemmiags; ce qu'il en dit fut reproduit en- 
suite par C. Gessner (2) et J.-C. Scaliger (3). Un siècle plus 
tard, Olaiis Wormius (4) leur consacra un petit volume. Il ne 
les avait pas observés lui-même, mais son gendre, J. Schel— 
derupius , évèque de Bergen , et des prêtres norvégiens lui 
avaient envoyé des peaux, des squeletles , et lui avaient 
rourni sur leurs mœurs et leurs migrations les détails qu'il a' 
publiés. Wormius donna une mauvaise figure de l'animal et 
de son squelette, préparé par Thomas Barlholin ; celte dissser- 
tation a été reproduite en entier dans le Muséum Wormianium, 
imprimé à Amsterdam en i655. Scheffer (5) publia en 1673 
quelques observations sur ces animaux , qu'il pui-a dans une 
description manuscrite de la Laponie, due à Samui-I Rheen, 
pasteur dans la Laponie de Piteo. Un anglais, sir Paul Rycaut, 
parait avoir assisté lui-même à la migrnliunde 1697 a Torneo. 
Il en fit le sujet d'une lettre adressée à la Société royale de 
Londres (6). 

(1) Olai magni Gotbi, archepiscopi upsaliensis, <le grniibns seplen- 
trionalibus. Romae, 15.55. Lib. XVIII, ch. XX. 

(2) Historia quadrupedum, cap. XVII, art. 2. 

(3) Exercitallo 192,sect. 3. 

(4) Olai Wormii , Historia animalis quod in Norvegia quandoque e 
nobibus decidit et sata ac graniina magno incolarnn detrimento ce- 
lerrime depascitur. Dafni.'ej 1653. 

(5) Joannis Scliefferi argentoratensis, Lapponia. Francfort, 1673. 
(C) A relation nf tlie small créatures called sable-n)ice wicb tiave 

lately come in troops, inio Lapland about Thorne and other places 
idjacent ta llie mouplainst in inniimerable oinltiliides, comnmnirated 
Tom. III. Ilrv. Znnl. Juill.l ) K/(o. |5 



Ig4 TRAVAUX INÉDITS. 

Linn^(i) est le premier naturaliste qui ait étudié les Lem- 
miiigsdans les montagnes delà Lopohie, mais il n'assista point 
aune mignition. A lii fin de son mémoire, il engage les ha bi- 
lans du Niud à compléter l'bisloire de ce curieux aniiml. 
Pour obiiir à cette invitation, Pierre Hor-gstronni (2), qui de- 
meurait en 1742 a Kaitom, dans le Luleo-Lappnaark, recueillit 
beaucoup de détails de la bouche des cultivateurs et des Lapons, 
et il suivit les Lemmtn<;s dans leur retour vers les montagnes, 
Pallas (3) , quia donné une excellente figure du MusLemmus(4), 
a rassemblé avec un soin infini tout ce qui avait été dit par ses 
devanciers, depuis Olaiis Magnus jusqu'à Gunnerus (5) , et il 
nous a conservé les observations inédites de Brunnichius , qui 
a vu des Lemmings en Norvège. Tous les auteurs de zoologie 
postérieurs à Pallas n'ont fait que reproduire son travail, sans 
remonter aux sources, et sans rien ajouter à ce qu'il avait dit. 
Parmi les voyageurs, Fabriclns (G) est le premier dans lequel on 
retrouve quelques observations originales sur les mœurs de 
ces petits quadrupèdes. Wahlenberg, malheureusement, ne les 
a rencontrés dans aucun deses quatre voyages en La ponie. Enfin 
Zelterstedt (5) est, à ma connaissance, le dernier naturaliste 
qui les ait observés d;ms leurs montagnes. 

from sir Paul Rycaud to M. Ellis. Fhilosophical Transactions, t. XXI, 
p. HO. 1699. 

(1) Annotaliones de animalibusqnsein Norvegia e nuhihiis décidera 
dicimtur. Analeita transat|)ina, t. T, p. 6S, et Ahhandhmgen der 
schwedischen Académie. ï. 11, p. 75, 1740. Je renverrai toujours à ce 
dernier recueil. Voyez aussi Linnaci , Lachesis lapponica, or a tour in 
Lapland. London, ISIl. 

(2) De aninialibus qu.Te in Norvegia'de nnbibns decidere creduntur. 
Analecta transtiipina , t. II, p. 160 et Abbandlungeu der schwedi- 
scben Académie. T. XI , p. 19. 1749. Je renverrai toujours à ce der- 
nier recueil. 

(3) Novae S|ieciesqui\drapedumegIiriumardinein-4°.Erlang9e.p.<86. 

(4) Ibid. Tab. XII. 

(5) Canuli Leeniii de Lappoiiibus Finniarchiœ una cum J.-E. Gnn- 
neri notis. Kopenbague, 1767, p. 224 , noie 78. 

(6) Reize naar Norwrgen door J. C. f abricius, 1781. 

(7) Resa genou» Sveriges ocli Norriges Lappmarker foerraeted 
Ar, 1821. T. II, p. 93 Resa gpnnni Umeo-Lappinaker i Veslerbullens 
Laeu, foerraeted ar 1832 Oercbro, 1S33, p. 104". 



TRATAux iMÉorrs. tg5 

I. Pairie et terriers des Lemmings, 

Olaiis M.i°;nus afTinnc sérieuscrDcnt que ces animaux tora- 
btnt du cîel , soit que îles orages les apportent de quelques 
!le» éloignées , soit qu'ils les engendrent eux-mêmes. Celle 
fable fut reproduite par L'emius et surtout par Wormius (i), 
qui rapporte des faits pour lui donner la consistance d'une vé- 
rité déinonlréc. Une femme, dit-il, étant assise devant sa 
porte, un Lemming tomba siirses genoux. Deux de ces ani- 
maux tombèrent dans un bateau au milieu de la mer. Le même 
auteur s'appuie sur des exemples de pluies de Grenouilles , de 
Lombrics, d'Écureuils et d'Hermines. Thomas Bartbolin parta- 
geait l'opinion de son ami Wormius; car, ayant préparc pour 
lui un squelette de Lemming, il mit au dessous le distique 
suivant : 

Qui pluit ex ccelo repetit vesligia cœli ; 
Hoc opus est ff^ormi, quod/uit ante Jofcs. 

Celle erreur fut réfutée d'abord par Linné, puis par Gunne- 
rus. Dans luNordland, ce dernier a vu aussi tomber du ciel deux 
Lemmings et un Hérisson ; mais il aperçut cbaque fois, au des- 
sus de sa tclc, les oiseaux de proie qui les avaient enlevés, 
11 ajoute qu'on peut tiès-bicn concevoir qu'un Lemming 
écbappe, en se déballant, aux serres d'une Corneille ou d'une 
Pie: quant à ceux qui ^ont tombés dans un bateau, ils l'avaient 
escabidé comme cela s'est souvent renouvelé depuis. 

On conçoit, toutefois, que ces fables aient pris naissance 
quand on rcBéclilt que les Lemmings se uionlrent de temps k 
autre en troupes innombrables pendant une année; puis sem- 
blent disparaître totalement pendant huit à dix ans. Plusieurs 
membres de la commission du iNord traversèrent le grand pla- 
teau de la Laponie en septembre iS35. Ils n'aperçurent pas un 
seul Lemming ; l'année suivante, à la même époque, nous les 
ytroes presque sans inteirnplion depuis Bossecop (lat. 70») jus- 
qu'à Muonionisk 1 (lai. 67°, 55'). Un de nous, M. Silicstroem, 

(t) Lk.cU., p. 27. 



iq6 TRAVAUX INÉDITS. 

traversa la Norvège du nord au sud , depuis Bossecop jusqu'à 
Christiania, en mai et juin iSSg. Partout, jusqu'à onze mjria- 
mèlres de la capitale, il a trouvé les Leraraings dans le Fille- 
field et le Dovrefield. Pontoppidan (i) leur assigne pour partie 
les montagnes de Kolen, entre la Suède et la Norvège. 
Fabricius les a trouvés sur celle de Mola , près de la rivière de 
Glomen. Linné dans la Laponie de Luleo sur le Walla- 
vari (a). Zetterstedt près d'Umenaes, dans les parties élevées 
du Ljksele-Lappniarck (3). La réunion de tous ces témoignages 
leur assigne pour patrie ou demeure habituelle la chaîne qui 
partage la presqu'île Scandinave , et sépare la Suède de la 
Norvège. 

Les Lemmings creusent des terriers. W^ormius le savait 
déjà (4). L'ouverture du terrier a, dit-il , trois doigts de large. 
Linné (5) assure qu'on peut y introduire la main : on le peut, 
sans doute , mais dilllcilement. Ces terriers se réduisent quel- 
quefois à un simple trou horizontal ; cependant ils sont sou- 
vent ramifiés (amhagiosi), suivant l'expression de Wormius. 
Nous trouvâmes le premier terrier près de Bossecop, M. Bra- 
vais et moi. Il était au pied d'un Pin sylvestre, le trou de sortie 
communiquait avec une première galerie qui se divisait bientôt 
en deux autres, ayant environ chacune huit décimètres de lon- 
gueur; l'une d'elles se bifurquait à son tour. Les terriers que 
nous vîmes dans les environs de Kautokeino étaient aussi 
compliqués ; la plupart n'avaient qu'une issue , quelques 
uns en ont deux, un seul en avait trois. A l'entrée, on 
voit toujours une grande quantité de petites crottes. Presque 
tous sont creusés dans ces petites buttes ou mottes de terre 
que l'on rencontre partout en Laponie. Un grand nombre d'en- 
tre elles paraissent devoir leurjorigine à un tronc d'arbre coupé 

(1) Histoire naturelle de la Norvège (en anglais). Londres, 1755. 2" 
partie, p. 30. 

(2) Lachesis lapponica , p. 303. 

(3) Resa genom Umeâ-Lappinarlier , p. 121. 

(4) Loc. Cit., p. 22. 

(5) Abh. der schwed. Acad., 1740. T. II, p. 76. 



TRAVAUX INÉDITS. 1 9^ 

et converti par le temps en terreau végétal, les autres se forment 
par l'accumulatioa des terres entre les branches du Betula 
nana. La végétation y est toujours beaucoup plus active; elle 
se compose de Mousses, de Lichens, au milieu desquels s'é- 
lèvent le Ledum palustre , le faccinium myrtillus , VAr— 
hatiis alpina , VEmpetrum nigrum , etc. 

Les Lemmings ne coupent point les racines superficielles des 
arbres, mais leurs terriers passent ordinairement par dessous. 
Nous avons trouvé de un à quatre habitans dans chaque ter- 
rier. Wormius dit qu'on a vu neuf petits , sans compter les 
vieux, dans un seul nid (i). Linné, qu'ils sont le plus souvent 
solitaires (2). 

C'est dans les montagnes que ces terriers sont les plus com- 
muns, toutefois on en rencontre aussi près de la raer. Nous 
avons vu les premiers à Bossecop. Zelterstedt (3) en a découvert 
en juillet i8ai, dans l'île où est bâtie la ville de Tromsoe, eu 
Norvège. 

Parmi les auteurs que j'ai consultés, Leemius et Wormius 
sont les seuls qui parlent de nids de Lemmings , et encore se 
servent-ils du mot nidus, de manière à laisser croire qu'ils en- 
tendent seulement parler de cette partie du terrier où l'on 
trouve les petits. 

C'est encore sur le plateau des environs de Kautokeino que 
nous trouvâmes les nids les plus parfaits; ils étaient au fond d'une 
galerie creusée dans les huttes dont nous avons parlé. L'un 
d'eux, que j'ai rapporté, remplissait entièrement le fond d'un 
terrier; il est cylindrique, d'environ 18 cenlimèlres de long 
sur 8 de diamètre, plus épais inférieureraent que supérieu- 
rement. Antérieurement, à une des extrémités du cylindre, 
existe une ouverture circulaire, qui était tournée vers l'entrée 
du terrier. Ce nid se compose des figes et des feuilles d'une 
graminée méconnaissable, coupées par brins, et disposées lon- 
gitudinalement en haut , transversalement en bas. Elles sont 

(i) Loc. cit., p. 22. 

(2) Abh. der sch. Acad., T. Il, p. 76. 

(3) Hesa genom Sveriges och Corriges Lappiiiarker fuerraeted. 
Ar. 1821. T. n, p. M. 



1(8 ' THÀVADS INiniTS.'' 

mêlées de débris des Cenomyce rangiferlna, C, pymidaia , 
Cladonia deformis , Siereocolon tomenlostim , de quelques 
feuilles de Beluta nana , et d'un pclit nombre de branches 
A'Empetrum nigrum et de f^accinium. 

Ce nid a-t-îl été construit par des Lemmings ? tout porte 
à le croire. 11 était dans un de leurs terriers, et l'entrée était 
encore jonchée de leurs lèces, quoique les animaux eux-mêmes 
ne fussent plus très- communs dans cette localité. Près de 
Bussecop , dans un leriier où nous primes quatre Lemmings 
vivans, il y avait aussi au fond d'une galerie Irès-courte, UD 
nid circulaire de huit centimètres de diamètre, creusé dans la 
terre, et garni d'uu Ut assez épais de feuilles dissécbées. Dans 
un autre terrier, nous eu découvrîmes un second. En tout, nous 
en avons vu quatre nids dans les lerriersque nous avons fouillés. 

Il faut donc ajouter le Lemming au petit nombre des espè- 
ces du genre Mus, L., qui coostruisenl desnids. Suivant Con- 
Slaulin Gloger (,i), ce soûl les espèces suivantes -.Mas muscu. 
lus, L. ; M, agrarius , Pall. ; M. sj-tvalicita, L. ; M. messo- 
riuSjSbaw. , et^/, ffimu<«f , Pall. Peut-être faul-il ajouter 
à celte liste le Lemmus amphibius : ayant découvert un nid 
sous des perches dans le jardin de M. Lœsladius à Karas- 
uando, ce naturaliste distingué m'assura qu'il était l'ouvrage 
d'un rat de cette espèce. 

Que deviennent les Lemmings pendant l'hiver.' A,ucun na- 
turaliste ne les a observés dans celte saison. Woriuiu* (a) 
dit qu'ils se cachent sous la neige. Biunnichius interrogea les 
paysans pendant son voyage de ivongiberg à Trondbjein en 
février et mars 1773; ds lui répondireul que les Lerauiings 
creuanieut des galeries sous la neige et devenaient la proie des 
Renards (3;. Kycaut ajoute qu'ils piatiqueut des ouverlwes 
verticales pour aérer leurs galeries. M, iJorberg, négociant et 

(1) Ueber den Neizbau der Zwergniaus {Mus miimtus Pallas). Acta 
acad. natur. curies. T. XIV. Pari. I , p. 355. 

(2) Loi;, cit., p. 46. 

l3) Voy. Pallas , ioe. cit., p. 189, la note. 



TBAVACS INEDITS. I^ 

cbasseur très-intelligent de T.ilvig, nous a assuré la même 
ctoie. 

Tous les auteurs (Brunnichius, Pallas), sont d'accord pour 
affirmer qu'il ne font pas de provisions pour l'hiver, mais 
qu'ils se nourrissant des h' rbes, des racines, et surtout des 
Lichens qu'ils trouvent sous la neige. 

II, Migration» des Lemmivgs. 

Peu de naluralistcs ont eu la bonne fortune d'assister à une 
migration des Lemniings. Hoegstrocm et peut-èlre Rjcaut 
sont les seuls qui en aient vu; mais, en interrogeant les ha- 
bitans du pays, on a pu se procurer de nombreux renseigne- 
mens , qui, eu se contrôlant réciproquement, amènent à 
distinguer la vérité. 

Ces migrations sont rares. Linné affirme qu'elles n'ont 
lieu que tous les dix ou vingt ans. Voici la liste de toutes 
celles dont j'ai pu retrouver les dates, avec l'indication des au- 
leurs qui les ont mentionnées. E. veut dire que les lieux où 
les Lcmmings sont parvenus , sont situés à t'est des Alpes 
Scandinaves. 0. qu'ils sont à l'ouest de la même chaîne de 
montagnes. 

i58o. Trondbjem. 0. Wormius. 

1648. Niordfiord. O. Wormius. 

1697. Torneo (1). E. Rycaut. 

1739. Luleo. E. Hoegstroem. 

1743. Umco. E. id. 

1757. Troudhjem. O. Gunnurus, 

1770.? Kongsberg. 0. Brunnichius. 

1823. Hernœisand. E. Zelterstedt. 

l83i. Ljksele. E. id. 

.833. I BosseCop.O. 

I Karasuauuo. h. 

Muonioniska. E. 
Umeo. E. 



1839. 



(1) Les Lemmings arrivent rarement justiu'à cette Tille; un vieil- 
lard de soixante-sept .-inii m'assura n'eu avoir jamais vu. Ils s'arrêtenl 
ordinaireiueut à Keii^jis. 



300 TBAVUIX INEDITS. 

Ces migrations sont probablement plus l'réquenles que De 
le pensait Linné; la dernière série semble l'indiquer. Sans 
avoir, assisté à toute la migration, nous avons vu l'armée se 
mettre en marche vers la mer. A Bossecop, notre point de dé- 
part (lai. 70»), les Lemmings étaient assez rares; dans la forêt 
marécageuse qui sépare le village du plateau lapon, nous n'en 
vîmes pas un seul; mais sur le plateau que nous traversâmes 
le 8 et le g septembre, ils étaient en quantité immense, on les 
voyait se réfugier sous chaque touffe de Bouleau nain. Lorsque 
nous descendîmes de nouveau au dessous de la limite du Bou- 
leau blanc [Belula aléa), leur nombre commença à diminuer. 
Ils n'étaient pas communs aulour de Kautokeino (lat. (ig»), 
quoiqu'il y eût un grand nombre de terriers. Nous n'en vîmes 
point entre Kautokeino et Karasuando (68°, 3o' ), mais autour 
de ce village situé sur la rive gauche du fleuve Muonio, ils 
étaient très-communs , quoique moins nombreux que sur le 
plateau lapon. Depuis Karasuando, nous descendîmes le fleuve 
sans en voir beaucoup aux lieux où nous abordâmes. 
Le 21 septembre, nous quitlâoies Muonioniska (lat. 65°, 55'). 
En face de ce village, sur la rive gauche du Muonio, nous fî- 
mes environ une lieue et demie dans une forêt de pins et de 
sapins, pour dépasser les rapides d'Ayen-Païka. Là le» Lem- 
mings étaient beaucoup plus nombreux que nous ne les avions 
jamais vus auparavant , quoique les lieux marécageux et les 
forets ne soient pas leurs localités de prédilection. Il eût été 
impossible de compter tous ceux que l'on apercevait dans un 
même instant ; à mesure que nous avancions dans cette forêt, 
leur nombre augmentait continuellement. Arrivés à une clai- 
rière , nous reconnûmes distinctement, M. Bravais et moi, 
qu'ils couraient tous dans une même direction , parallèle au 
cours du fleuve. On peut dire sans exagération qu'ils étaient 
innombrables; il eût été impossible de regarder autour de 
soi sans en apercevoir un grand nombre. C'était très-proba- 
blement la tête de la colonne , car depuis celte époque nous 
n'avons plus aperçu un seul Lemming ni un seul terrier, quoi- 
qu'il nous arrivât souvent de débarquer sur les deux rives du 
Muonio, et qu'ils suivissent la même direction que nous. 



IKAVAD.X INEDITS. 20I 

Quand ils arrivt-iU plus loin daas la plaine, alors ils serrent 
encore plus leurs rangs. « Ils tracent, dit Linné ( l ) , des sillons 
rectilignes, parallèles, profonds de deux ou trois doigts, et dis- 
tans l'un de l'autre de plusieurs aunes. Ils dévorent tout sur 
leur passage, les herbes, les racines. Rien ne les détourne de 
leur roule; un homme se met-il dans leur passage, ils glissent 
entre ses jambes. S'ils rencontrent une meule de foin, ils la 
rongent et passent à travers ; si c'est un rocher, ils le conlour- 
nent en demi-cercle , et reprennent leur direction rectiligne. 
Un lac se trouve-t-il sur leur roule, ils ie traversent en ligne 
droite, quelle que soit sa largeur, et très-souvent dans son plus 
grand diamètre. Un bateau est-il sur leur trajet au milieu des 
eaux, ils grimpent par dessus et se rejettent dans l'eau de l'au- 
tre côlé. Un fleuTe rapide ne les arrête pas, ils se précipitent 
dans les flots , dussent-ils tous j périr. » Toutefois ils n'en- 
trent jamais dans les maisons (2) ; nous en vîmes beaucoup 
autour de Karasuando, mais pas un seul dans les habitations. 

Ces détails sont confirmés par différens auteurs, Leemius (3) 
et Hoegslroem (4) entre autres. Zetterstedt dit que dans la 
migration de 1823 ils faillirent luire sombrer plusieurs ba- 
teaux en traversant l'Angermanelv, près d'Hernoesand. Le même 
fait m'a été affirmé à Bossecop. En 1 833, ils montèrent dans les 
bateaux , près de Dupvig. 

Rycaut qui écrivait avant Linné, et qui paraît avoir assisté» 
une migration, donne les mêmes détails. Les Lemmings 
marchent surtout la nuit et le matin , mais ils sont tranquilles 
le jour. Je serais, dit-il, tenté de croire à la justesse de celte 
assertion ; car nous les avons vus en marche le malin , et la 
nuit, il nous était impossible de conserver dans noire chambre 
ceux que nous avions mis en cage i ils sautaient , sifflaient et 
aboyaient tellement qu'ils nous empêchaient de dormir. 

Le même auteur affirme qu'ils portent un petit dans leur 

\ 

(1) Abh. der schwed. kcad., t. n, p. 78. 

(2) Rycaut, loc. Ht. SchelTer , p. 320. Linoé , Abh., p. 80. 

(3) Loc. cit., p. 227. 

(4) Loc, cit., p. 20. - 



i0> TRAVAUX INÉDITS. 

gueule, et l'autre sur leur dos; il lésa même figurés ainsi. 
Linné (i) a répété la même chose. Dans la migration que nous 
avons vue les femelles étaient pleines et n'avaient pas en- 
core mis bas. 

Ces armées arrivent enfin sur les bords de la mer du Nord 
ou du golfe de Finlande : mais en route , ils succombent à 
tine foule d'accidens. Hoesglroem (2) pense qu'un centième, h 
peine, retourne dans les montagnes. Beaucoup de Lemniings 
doivent périr de froid. AVormius (3) rapporte qu'on les dit 
frileux, et, en effet, tous ceux que nous laiss.inus dans'leur 
cage hors de la chambre, pendant la nuit, périrent, quoiqu'ils 
ne fussent pas en plein air, et que le thermomètre descendit k 
peine à quelques degrés au dessous de zéro. Un plus grand 
nombre se noie en traversant les rivières (4), quoiqu'ils nagent 
très -biert. Nous en avons jeté quelques uns au milieu du 
Muonio, dont la largeur est le double de celle de la Seine à Pa- 
ris, et le courant très-fort; ils ont tous gagné le bord sans beau- 
coup de peine. Cependant leurs cadavres flottaient en nombre 
considérable à la surface de la rivière. Peut-être avaient-ils 
essayé de traverser un de ses rapides. 

La plupart deviennent la victime de leurs nombreux enne- 
mis. Les chiens des Lapons mangent la tête seulement (5) : 
d'où l'on avait conclu autrefois que ces Rats étaient 
vériéneux. Un chien finlandais , qtii nous accompagnait , en 
étrangla un nombre prodigieux ; plusieurs fois il fit des essais 
pour les avaler; mais il les rejeta toujours avec dégoiit. Il pa- 
raît certain que les Rennes ont aussi l'habitude de les manger. 
Ils se détournent de leur roule pour les poursuivre, et vont 
quelquefois tellement loin, qu'ils ne retrouvent plus leur chemin 
pour revenir. (6) 1!. Lœstadiusnousa allestclefait, enajoatant 

(1) Abh.,etc,, p. 78. 

(2) Loc. cit., p. 20. - 

(3) Loc. cil. 23 et p. 47. 

(4) Wormius , loc. cit., p. 47. ,. 

(5) tirtné, loe. cit., p. 81. —Samuel Rlié'én dâiis SchelTcr, p. 3âl. 

(6) Linné, Lactiesis lapponica I. I, p. 162, et Abliïind., toc, cit., 
77. 



TBAVAUX INÉDITS. 2o3 

que les Rennes devieunent alors sujets à une maladie appelée 
graen en norvégien. Les Chèvres et les Moutons tombent 
aussi malades quand ils en mangent (l). Pallas a recueilli les 
mC'ines témoignages chez les Samoyidcs (2). Les Renards (Canw 
vulpesel C. lagopus) ne mordent pas aux pièges lorsqu'ily a^dcs 
migrations (3 . Mais l'année suivante on en prend beaucoup, 
au dire des Lapons, parce qu'ils descendent dans les plaines 
pour y chercher les Lemmings qu'ils avaient suivis l'année pré- 
cédente (4). Les Ours en sont très-friands. (5). Les Glou- 
tons (^Gulo borealis), les Martes , les Hermines {Mustela mar- 
tes et M. hcrminea), en détruisent une immense quantité; elles 
engraisseDtators,etlenrs peaux deviennent plus grandes (6). Les 
oiseaux de proie tels que les Corbemx (Corvus corax), le» 
Corneilles (C cornix], les Pics [C. p'ca), les différentes es- 
pèces de Hrbous et de Chouette {Strix nyctea, S. ulula, S. lap- 
ponica, etc.) , les Goélands ( Larus marinas , L. Indaclylus , 
L. glaucus, etc.J, en enlèvent un grand nombre. J'ai observé, 
comme Rycaul , qu'ils ne mangent que le cœur ou le foie des 
Lemmings, et qu'ils dédaignent le reste. 

Toutes ces migrations paraissent avoir pour point de départ 
la chaîne des Alpes Scandinaves. Les Lemmings marchent de 
l'est à l'ouest quand ils se dirigent vers la incr du Nord ; de 
l'ouest à l'est quand ils descendent vers le golfe de Bothnie. Ceux 
que nous avons suivis allaient du nord-uord-ouest au sud-sud- 
esl. Ils retournent ensuite vers les montagnes : Hoegslroemeslle 
seul naturaliste qui ait observé celte espèce de rémigration, 
"Ce retour, dit-il (7), passe en général inaperçu, parce que ces 
animaux sont réduits à un très-petit nombre; mais ils marchent 
aussi en ligne droite comme dans leur descente vers la plaine.» 

(1) Wormius , p. 47. 

(2) Loc. cit., p. 195. 

(3) Samuel Rliecn dans Scheiter, p. 321. 

(4) Leemmiiis, toc. cit., p. 226. 

(5) Wormius, p. 47. 

(6) Olaus Magnas , p. 618. ^ _j ^^ 

(7) Loc. cit., p. 20. \^ ^^^ 



204 IBAVAUX INÉDITS. 

Quelle est la cause de ces migrations? Nous avons vu que 
les auteurs anciens les attribuaient à une inQuence surna- 
turelle. Maintenant c'est un préjugé géne'ralement répandu dans 
le nord que ces migrations, qui ont presque toujours lieu en au- 
tomne, annoncent des hivers très-rudes. Hoegstroem a rassem- 
blé quelques faits à l'appui de cette opinion , et il compare ces 
migrations à celles des Hermines , des Ecureuils , des Martes , 
des Renards et des Hirondelles, qui semblent aussi pressentir les 
hivers rigoureux ou les froids prématurés. Les documens me 
manquent pour savoir si les hivers consécutifs aux émigrations 
dont j'ai donné la liste , ont été très-sévères. Tout ce que je 
puis dire , c'est que l'hiver de iSSg à 1840 , qui a succédé à la 
migration dont nous avons été témoins , n'a pas été rigoureux 
daus le nordj mais on ne peut pas conclure toujours de 
la plaine à la montagne , et il est possible que le froid ait été 
très-intense sur le plateau lapon , tandis qu'il était modéré sur 
les bords de la mer. Pallas (i) attribue leur migrationj au 
manque de vivres. ^C'est l'opinion des Norvégiens , au rapport 
de Brunnichiu5 (2). Celte disette, disent-ils, est due à des 
vents constans qui dessèchent les plateaux de la Laponie. Je 
dois dire encore que ces plateaux n'étaient nullement brûlés 
ni desséchés lorsque nous les avons traversés. Le Lichen des 
Rennes couvrait partout la terre de ses pousses jaunâtres, et 
la contrée toute entière semblait soupoudrée d'une couche de 
fleur de soufre. Si une extrême multiplication n'est pas la cause 
occasionnelle de ces migrations, elle en est certainement une des 
causes concomitantes, puisque, dans l'automne de l838, nos 
compagnons de voyage n'avaient pas vu un seul Lemming dans 
Ic^s mêmes lieux où ils étaient par milliers en i83g. 

HL Remarques physiologiques tur les Lemmings. 

Cesanimaux sontherbivores. Olaùs Magnus et (3)Wormius(4) 

(1) Loc. cit., p. 188. 

(2) Ibid., p. 189. 

(S) Loc. cit., p. 618. 
(4) Loc, cit.. p. 3i. 



TRAVAUX INÉDITS. 2o5 

rappoilent, sans que leurs croyances sur leur origine soient en 
^branlfe qu'on trouve de l'herbe non digérée dans leur ventre 
lorsqu'ils tombent des nues. Linné a trouvé du Lichen des 
Rennes dans leur estomac. Les ayant gardés en captivité , nous 
les avons vus brouter avec avidité des Mousses et surtout des 
feuilles de Carex ou de Graminées. Rycaut affirme qu'ils ne 
touchent à aucun aliment utile à l'homme. Nous leur avons 
vainement offert du pain et de la viande. Cependant il paraî- 
trait ( I ) qu'ils attaquent un fromage que les Lapons composent 
avec du lait de Renne et des feuilles d'oseille {Rumex acelosa). 
Ceux-ci sont obligés de l'enterrer profondément pour lesous- 
traire]à la voracité des Lemmings.; 

Tous les auteurs que nous avons cités parlent du courage de 
ces petits animaux. Je l'appellerai plutôt une aveugle comba- 
tinté. Quel que soit son ennemi , dès que le Lemming voit 
qu'il ne peut lui échapper , il s'assied sur son Irain de derrière 
et cherche à se défendre en sifflant et en aboyant comme un 
petit chien. Il s'élance même pour mordre son adversaire et se 
laisse enlever de terre plutôt que de lâcher prise. Entre eux, les 
Lemmings se battent avec fureur. Lorsque nous en mettions 
deux à la fois dans la cage , la lutte commençait aussitôt et ne 
cessait que par la mort de l'un des combatlans. Pour en garder 
plusieurs ensemble , il fallait les prendre dans le même terrier. 
ScheHer (2) assure même que pendant les migrations, ils se di- 
visent en deux armées ennemies et se livrent de grandes batail- 
les le long des lacs et des prés. Pour moi ce fait n'a rien d'in- 
vraisemblable. 

f Leur instinct rongeur est peu développe ; car ils ne ron- 
geaient pas les mailles d'un filet dans lequel nous les pre- 
nions et nous avons déjà vu qu'ils ne coupent pas les racines 
des arbres. Us sont plutôt fouisseurs et se rapprochent par-là 
des Rongeurs tnlpi formes. 

J'ai voulu savoir quelle était la température de ces animaux 
mais je n'ai pu employer un excellent thermomètre de M.Wal- 



(4) Linné, Lachesis lapponica, p. 402, 
(t) lie. rit., p. 321. 



2o6 TRAVAUX INÉDITS. 

ferdin, construit spécialement pour explorer celle des oiseaux, 
parce que sa cuvette était trop grosse. Je me suis donc servi 
d'un petit thtrmomèlre ordinaire dont le zéro a été bien vé- 
rifié , mais dnnt , cependant , je ne puis garantir les données à 
plus de 3 ou 4 dixièmes de degré. J'introduisis ce thermomètre 
immédiatement après avoir fait une boutonnière à l'abdomen 
de quatre Lemmings et j'obtins les nombres suivons :_^ 

1" 39,5 C.' 

1' 3q,3 I » I. ^ 

V moyenne oq.o. t.. 

3» 40,2 ^ y J^ 
4" 39,0 

Les femelles ont huit mammelles. Elles portent cinq à six 
petits, d'après Linné (1). Six à sept au moins, suivant Gunne- 
rus (a) ; mais comme il ajoute qu'ils furent trourés non loin 
de la mer et dans un nid construit sous des poutres, et dans un 
un grenier, je serais tenté de croire qu'il s'agit d'un antre 
campagnol. Cependant Rycaut fait monter le nombre des 
petits à huit ou neuf. Je n'ai jamais trouvé plus de cinq fœtus 
dans les femelles que j'ai ouvertes. M. Bravais soupçonne 
qu'il y a deux portées ; Tuac en juillet , à laquelle appar- 
tiendraient les nids que nous avons découverts , l'autre en 
octobre ; mais nous n'avons aucune certitude à cet égard. 

Réponse aux observations zoologiques de M. Lesson, par F. 
de^La Fbesnaïe. 

Dans le dernier n° do cette Revue, M. Lesson se plaint 
de ce que j'ai décrit dernièrement une nouvelle espèce de Merle 
à grandes pattes sous le nom générique de Craleropus , Sw. , 
au lieu de celui de Garralaxis , Lesson , qui lui est synonyme 
et antérieur. Il ajoute que sous le nom de Craleropus il ne faut 
ranger que les espèces airicaines, et sous celui de Garrulaxis, 
que celles de l'inile. Si M. Lesson eût jeté un coup d'œil sur 
un des extraits de mon Eisai du classification , publiés il y a 
déjà quelque temps dans la Rcftie , il y eût vu'que dans ma 

(1) Loc. cit., p. 76. 

(2) Loc. cit., p. 224. 



TRM'ACX INEDITS. tOf 

famille des Tardidoe, el dans mes Merles macropodes , biea 
Ipin d'avoir omis son genre Garrulaxe , je l'avais rangi'^ comme 
second genre après celui de Cratcropus , et (tliose assez singu- 
lière) dans le discours préliminaire sur celte famille, j'ai eu 
Spio de dire que je n'adoptais dans le genre Cratcropus que 
des espèces africaines , et dans le genre Garrulaxe que des 
espèces indiennes , opinion entièrement conforme à celle que 
M. Lcsson vient d'émettre dans le dernier n° de la Revue : 
persuadé que le seul moyen de nous tirer désormais du dédale 
des innombrables noms génériques est de recoin ir soigneuse- 
ment aux plus anciens et de les adopter en rayant impitoyable- 
ment tout ce qui leur est synonyme et postérieur , il eût été 
inconséquent et même ridicule à moi de rejeter un nom géné- 
rique d'un auteur français et, de lui en préférer un posté- 
'rieur, et d'un auteur étranger. Cette impartialité que réclame 
M. Lcsson et qu'il semble , d'après ce qu'il dit , n'avoir pas 
trouvée cbez moi, il l'eût reconnue, au contraire, de la ma- 
nière la plus évidente dans ces tableaux de ma Classification 
insérés dans cette Revue Zoologique où nous écrivons l'un et 
l'autre. Il y eût vu d'abord que j'adoptais sa section des Merles 
philcdons , en l'indiquant comme de lui, de plus, son genre 
Garrulaxe , en rejetant celui de lanlhocyncla qui lui est syno' 
Djme, mais postérieur; son genre Argya, en rejetant celui 
de Chcetops , Sw. ; pour le Mérion bridé de Temminck, son 
genre Cj'sticola , au lieu de Drymoica , Sw.; son genre Tijuca, 
au lieu de Chrysoplerix , Sw.; ses genres lorlopletira, Todiros- 
trum; son genre AJa , au lieu de Blcchrcpus , Sw. , et son 
genre Miro. 

D'après cet exposé , je nie crois sulfisanimrnt justifié aux 
yeux des lecteurs ornithologistes de la Renue de toute accusa- 
lion do partialité dans l'adoption de mes genres, et je suis, au 
contr.iire, tellement pcrsnadii de 1 1 nécessité comme de la jus- 
tice d'adiipter les plus, anciens noms de genres ou d'espèces, que 
jf l'ai fait pour quelques uns de ceux donnés par Azara à des 
groupes d'espèces du Paraguay funilés sur des noms Guaranis: 
teb que ceux de Pùpoazasfoai des Gobe-mouches coureurs, an 
Lieu de ceux de Fluficola, Sw. , de Ttenioptcra , Bonap. , et 



2o8 TRAVADV INEDITS. 

Xolmis , Gray, et celui de Tackuris, au lieu de Cyanolis \ 
Swains. , pour le Roitelet omnicolore de Vieillot, qui est uu 
Gobe-mouche de roseaux. 

J'indiquerai maintenant comment j'envisage les deux genres 
Crateropus , Sw. et Garridaxis , Lesson , et en quoi je diffère 
de l'opinion de ce dernier auteur. Je suis forl étonné que 
M. Lesson voulant établir une comparaison minutieuse de ces 
deux genres , ait choisi pour indiquer les caractères du genre 
Crateropus le Crateropus oriolides , Sw. , espèce toul-à-fait 
anomale dans le genre et reconnue comme telle par l'auteur 
lui-même, au lieu des espèces types, les Crat. Reinwardii , 
Sw., leucocephalus et plebeius , Ruppel. 

Ces espèces réunies à 3 ou 4 autres rapportées de l'Afrique 
méridionale par le docteur Smilh , espèces que je possède, mais 
dont je n'ai pas les noms présens ( me trouvant dans ce moment 
éloigné de 6o lieues de ma collection et de mes livres), offrent 
un ensemble de formes et de coloration des plus remarquables, 
un bec de longueur médiocre, légèrement échancré , assez 
élevé à sa base et un peu arqué et comprimé, une queue 
ample élargie et arrondie vers le bout et dont les pennes ont 
leurs barbes allongées , douces et molles , des ailes subobtuses 
à rémiges courtes et des pattes grandes et Irès-robusles. Leur 
coloration est toujours sombre, couleur de fumée ou d'ocre 
brun à mèches noirâtres relevées quelquefois par du blanc ou 
du blanc ocreux. 

Le Crateropus oriolides , au contraire , décrit depuis par 
Swainson , diffère par un bec plus grêle plus allongé , par une 
queue assez grêle et étagée cl par les teintes du plumage vert- 
olive en dessus jaune-olivâtre en dessous. Je possède cette es- 
pèce commune au Sénégal et aussi Valripennis de Sw. de la 
même localité et à plumage brun comme les autres, h'oriolides 
seul présente au milieu de ces g ou i o espèces parfaitement 
conformes , une anomalie évidente dans ses formes et dans sa 
coloration. Ce sont des Merles marcheurs riverains et babil- 
lards. M. Botta qui en rapporla^quelques espèces du Sennar, 
il y a plusieurs années, nous dit qu'elles fréquentaient les 
bords du JSil , voltigeant sur les buissons isolés de ses rivages. 



TRAVAUX INEDITS. 90g 

Ce genre est ilonc un des plus naturels et des meilleurs à con- 
server , tnnt pour l'analogie des formes et de la coloration <|ue 
pour celle des mœurs. 

Quant au genre Garrulaxe de M. Lesson , je suis également 
surpris que ce savant n'ait point choisi pour sa comparaison 
une des deux espèces types sur laquelle il Ip fonda , le Garru- 
laxe Bellan^er ou celui à •jront roux , au lieu des espèces 
décrites postérieurement par Gould dans les Proceedings. 
Ce genre , tel qu'il a été formé de ces deux espèces, dont la 
première est le Corvus leucolophus de Latbam, Garrulax leu- 
colophus de Gould et Pica leucolophus de Wagler , offre 
comme ses divers noms génériques l'indiquent, (les formes 
beaucoup plus analogues à celles des Garrules ou Geais , qu'à 
celle de^ Merles , elles ont , en effet , les pattes robustes et 
fortes des premiers et même leurs narines recouvertes de soies 
prolongées , mais toutes les autres espèces indiennes à ailes 
courtes , à queue clagée ft à pattes plus ou moins longues, que 
M. Lesson range avec elles, sont loin d'en présenter le faciès 
de Garrulaxcs. Les unes, comme il le dit lui-même dans le 
dernier numéro de la Ke^'iie , p. i63 , <• ont un port anomal 
et voisin des IVlcrlcs , d'autres celui des Mésanges. »» 

Ayant donc eu dernièrement à décrire uni; espice de Merle 
de l'Inde de ma section des Merles macropodes , je la comparai 
à mes trois espùces de Crateropus ^ n'ayant cru d<-\oir admet- 
tre dans ce genre que lis dvas. espèces indiquées par l'auleur 
et le Geai longup , Corvus galericulatus , à faciès de Geai 
et que je leur ai adjoint, il me parut ne pouvoir s'y grou- 
per naturellement et offrir dans la forme grêle de sou 
bec et moins robuste de ses pattes, bien plus de rapports avec 
les Merles et même avec les C'raleropus de Swainsoa qu'avec 
eux, et SwaiosoD admettant dans son genre Craleropus des 
espèces indiennes et africaines, je l'ai effectivement décrit 
lumme Craleropus, l'espèce me^parai^sant par trop anomale 
auprès des Garrulaxes, 

Cependant, pour ne pas déranger la distinction géographique 
de» Craleropus d'Afrique et des Garrulaxcs d'Asie, ne serail- 
il pas conséquent d'admettre, pour les espèces qui dans ces dcr- 

J{ft>. /.<iol. .luillel l8;|0. l4 



*I0 lEAViDX INÉDITS. 

niers offrent ua faciès de Merle et noa de Geai , le nom géné- 
rique de lanthocincla de Gould? Dès-lors le genre Crauropus 
serait restreint aux espèces africaines; Garmlaxis^ aux espèces 
indiennes à port de Geai ; lanthocincla , aux espèces indiennes 
ou assialiques à port de Merle, et Cinclosoma ^ aux espèces 
australiennes offrant comme l'espèce t^pe, le Cinclesoma punc- 
tata , des caractères particuliers et distincts dans la forme en- 
tièrement droite du bec, dans celle de la queue et des ailes. 

Note sur le Roitelet, Motacilla re^ulus , par M. de L» 
FaESNAyE. 

Me trouvant réuni ces jours derniers à MM. Baillonet Oe 
Lamutle , ornithologistes distingués d'Abbevilie, et parcourant 
les promenades de la maison de campagne de ce dernier , nous 
y vîmes avec quelque surprise plusieurs Roitelets qui, sans pul 
«Joute , y avaient leurs nids et qui nous firent entendre leur 
chant du milieu des conifères où ils se tenaient cachés ; nous 
remarquâmes que dans ce chiint et surtout d.ins sa finale, il y 
avait les plus grands rapports avec celui des Mésanges ; ce fait 
que j'ignorais et qu'ignoraient également ces deux messieurs , 
car c'était la première fois qu'ils en voyaient nicher dans ce pays, 
venait encore donner plus d'importance à mon groupe des 
Bec-Jins Mésanges ou Paroïdes (Sylvidœ paroida) de ma 
elaasification oîi j'ai réuni les genres Sytvicola, Sw., aux an- 
ciens Figuiers de l'Amérique septentrionale , Rfgutas , Zosle- 
rops , MnioUUa et Acanthiza. Il est impossible de ne pas 
reconnaître dans les allures des Roitelets, leur sautillement de 
branche en branche se suspendant souvent en dessous , dans la 
forme de leurs ailes, pattes et queue, et dans leur nidification 
et leur chant la plus grande analogie avec les Mésanges. 

Descbiption d'un genre nouveau d'oise.îu , par R. P. Lesson. 

Genre Anaïs, Anais, Lesson. — Ce genre, des plus curieux 
et des plus remarquables, appartient à la famille des Ocjplères, 
et s'en distingue par des caractères précis. La seule espèce 
connue vit à Bornéo, et est figurée par M. Thelot, dans la 
collection de vélins inédits que possède l'auteur. 



TBlTinX INÉDITS. 211 

Bec court , déprimé , élargi , arrondi et «ans arête marquée 
sur la mandibule supérieure , cnlamiiut les plumes du front 
qui sont soyeuses , finissant en pointe recourbée, légèrement 
dentée; mandibule inréricure arrondie en dessous, déprimée ; 
commiâsure de la boucbe garnie de ïoies longues et molles ; 
narines petites, percées en avant des plumes du front et re- 
couvertes de soies fines cl nombreuses , bordant le front; men- 
ton garni du soies ; ailes atteignant le milieu de la queue, sub- 
aiguè, à l" , 2' et 3' rémiges élagécs légèrement, les 4° et 
5' égales et les plus longues; queue moyenne, carrée, à rcc— 
triées égides rigides; tarses médiocre , à doigt inleroe court, 
soudé au médian, à ongle du pouce le plus fort, tous recour- 
bé» et crochus. Plumage très-épais , très-fourni et excessiVe- 
mcQl soyeux. 

Anaii Clemcnciœ , Lesson. — Rostro argentée et pedibut 
nigris j corpore toto atro sericeo ; remigibus intus vittfi nivea 
noiatis. Fœrainis gula ferruginea et vitlis nigris striata. — Hab. 
Bornéo. — Sec blanc nacré en dessus , noir à la pointe ; tarses 
noirs. Plumage généralement d'un noir profond lustré et 
soyeux ; ailes et queue noires , mais les rémiges traversées à 
leur bord interne par une large bande neigeuse qui , au repos , 
ne paraît pas. 

La femelle se distingue du mâle seulement par une plaque 
ferrugineuse occupant le devant du cou et traversée par 4 *• 
5 raies noires lonf^iludin.iles. — Long. tôt. : 6 .p. i/2 (0,17). 
— Hab. Bornéo. 

Descbiption d'une nouvelle espèce de Gatalhce, par M. Doval, 
professeur d'analomie à la Faculté de Rennes, etc. 

Ce genre de Mollusque ne contenant jusqu'ici qu'une seule 
espèce , je pense f lirc plaisir aux conchyliologues en portant 
à leur connaissance l'indication d'une seconde qui assure de 
plus en plus les caractères assignés au genre. Mon inlenlion est 
de publier celte belle coquille dans le Magasin de Zoologie ; 
aujourd'hui je me borne à la phrase caractéristique dans le but 
de prendre date. 

GALATiilîe sEPTiPÊRB, Gai. eoncamerata, Nobis. — G. testa 



7,1a TRAVAUX INFDITS. 

crassa , ovato Irigona , coavexa , Iraasversa , inequilatera , 
subrosirata, irregulariter sulcata , epiderine nigro-viresceote 
indula , iotus alba, itnmaculata. Lamella septiformi infra 
dentés cardinales oblique decurrente , concamerationem si— ° 
mutante. — Long. : 1 1. Haut. : 9 cent. — Il y en a, je crois, 
de plus grandes. — Hab. l'Afrique. — Mon cabinet. 

C'est particulièrement à l'intérieur que les différences spé- 
cifiques de cette coquille sont plus prononcées. La charnière, 
offrant tous les caractères du type, se distingue par des dents 
moins saillantes , moins fortement anguleuses et moins silloo- 
uées, mais surtout par Je prolongement sepliforme qui, partant 
du milieu de la lame cardinale, se porte obliquement vers l'im- 
pression musculaire antérieure et divise inégalement l'intérieur 
des valves. L'arrière cavité qui en résulte se prolonge jusque 
dans les crochets et offre une profondeur de 18 millimètres au 
moins. Le test de la Galathée septifère est moins épais que ce- 
lui de la Galatbée à rayons , cette différence est surtout remar- 
quable dans les crochets. A l'intérieur, il est d'un blanc pur 
et ne présente aucune trace de la couleur violette que la Ga- 
latbée de Bruguières offre toujours plus ou moins et qui ne lui 
manque jamais, soit sur les crochets, soijt sur les nymphes. 
Les crochets de la nôtre quoique écorchés , soqt d'un blanc 
légèrement jaunâtre sans trace de violet. 

Espèce nouvelle de Mollusque du genre Cassidaire , par 
M. R.|P. Lesson. 

Cassidaria ( Oniscia , Sow. ) Lamarkii. — C. testa parva , 
ovata , crassissima , quatuor nodosis costis cincta. Linearibus 
tenellis , sinuolata , nigro-tincta , spira caudaque brcvissimis; 
columella grisea, granulis albis striata ; labro acuto, intus den- 
tato et sulcato. — Hab. Australie. 

EspiicE NOUVELLE du genre Hexodon , par M. L. Bdijuet. 

Hexodun MoHlandonii. — H. nigro-piceum ; anlennis pal— 
pisque ferrugineis ; thorace Ixvigato , maculis quatuor latsri- 
bus rufis, elytris rotundalis, margine vitlisque quatuor albidis. 
— Long. ; 20 lya. Larg. : i5 j/2 mill. — Hab. Madagascar, 



TRAVAUX INÉDITS. 21 3 

Nota. Nous donnerons bientôt la figure de cette belle es- 
pèce dans le Magasin de Zoologie. 

Nous saisissons cette occasion pour signaler la publication 
que M. Kollar a faite {Annalen der Wiener Muséums, etc. , 
I" vol. , p. 336 , pi. 3i, fig. 5 ) d'une espèce à'Hexodon, sous 
le nom ii'H. Hopei. Cette espèce est la même que \'H. Kirbii 
deM. Mo^e{Coleopterists Mannual{hame\\., ins.)p. 67), dont 
nous avons déjà parlé dans cette Revue ;msi\s comme M. Kollar 
a fait paraître sa description , accompagnée d'une bonne figure 
coloriée, en l836, son nom à^Hexodon Hopei doit avoir la 
préférence sur celui A' H. Kirbii de M. Hope , publié un an 
après , en iSSj. ( G. -M. ) 

SoK trois nouvelles espèces Européennes du genre Agrion , par 

Edm. DE SÉLTS-LoNGCHAMPS. 

Peu de mois se sont écoulés depuis la publication de ma 
Monographie des Libetlitlidées d'Europe , et déjà j'ai reconnu 
trois espèces nouvelles à y ajouter. Je crois utile d'en livrer 
aujourd'hui les diagnoses au public , avant d'en donner une 
description détaillée. Toutes trois se trouvent en Belgique, où 
je les ai prises dans la première huitaine du mois de juin de 
cette année. 

I. y4grion Sophia, de Sélys. — Long. : 11 1/2. Enver- 
gure : II à 12. — Dessus de la tète, du thorax et de l'abdo- 
men d'un vert soyeux métallique , changeant en violet. Une 
ligne étroite continue derrière les yeux , l'espace interalaires, 
les deux derniers segmens de l'abdomen et l'extrémité du 8' 
d'un bleu clair pulvérulent. Le 9' porte , en outre , une tache 
latérale bronzée de part et d'autre. Dessous du corps blan- 
châtre ainsi que les pieds. Appendices anals supérieurs grands, 
irréguliers, un peu lancéolés, tronqués , noirs «n des.'ius. Le^ 
deux inférieurs très-courts , blancs. La femelle est colorée 
comme le mâle , mais ses yeux sont bleus au lieu d'être 
veris. 

Observée dans les marais de la partie septentrionale de la 
Belgique nommée Campine , cette espèce a tout-à-fait le faciès 
et U coloration de celles du genre Lestes , notamment de la 



ai4 TBAVAUS INÉDITS. 

Lestes Picleti, mais son parasligma blanc égal aux autres cel- 
lules empêche de la confondre avec ce genre. Elle diffère des 
autres Agriones par ses ailes courtes et larges , son abdomen 
très-long et mince, etc. Elle tient k la fois des Lestes , des 
Macrosoma et de VAgrion najas. Mais sa taille plus petite 
que celle d'aucune autre la fait reconniiître au premier abord. 

2. Agrion cognala, de Sélys. — Long, t i3 lig. Enver- 
gure : l5 à 17 lig. — Presque semblable à VAgrion pumilio , 
mais de dimensions plus fortes , les nervures des ailes plus ro- 
bustes et les transversales plus nombreuses vers l'extromité des 
ailes. Celles-ci sont hyalines et n'ont pas ce reflet irisé pro- 
noncé qui caractérise \'A. pumilio , et le brun bronzé de 

(l'abcamen est beaucoup moins métallique. Une description 
minutieuse serait nécessaire pour indiquer les autres dif- 
férences. 

Je l'ai observée sur les marcs d'eau pluviale , aux environs 
de Liège, dans le mois de juin. Peut-être ti'esl-oe qu'une 
variété locale de VA. pumilio, qui jusqu'ici n'a été prise que 
dans le midi de l'Europe. Les A. pumilio que je possède 
n'ont que n. lig. de long et 12 a i3 lignes d'envergure. 

J'ai découvert en même temps que c'est une variété femelle 
de VA. cognala, que j'ai nomuicc Agrion auraniiaea. Elle est 
très-constante, mais s'accouple avec des mâles semblables aux 
individus ordinai.es. 

3. Agrion Charpentieri , de Sélys. — Long. : i4 i> i5 lig. 
Envergure : 18 lignes. — Je dédie à M. Toussaint de Char- 
pentier, qui a rendu beaucoup de services il l'élude des Libel- 
lules, celte espèce , trèiî-aulhcntique , qui ressemble à s'y mé- 
prendre à 1'^. hasUdata. Je. vais e:itraire les différences les 
plus importantes d'une description détaillée des deux espèces, 
que j'ai faite sur un grand nombre d'individus vivans pris ac- 
couplés dans la même localité, oii jamais elles ne se mêlent. 

Devant des yeux bleu cbez le mâle, cendré chez la femelle; 
les deux taches poslociilaires un pyii nirondies , séparées l'une 
de l'autre. La base du collier à peine plus claire. Le bord 
postérieur de celui-ci presque droit , mais un peu sinueux. Le 
V segment de l'abdomen du mâle n'offrant aucune autre tache 



ANiLTSÏS b'oUVïAGES KOUVEAITt. 9l5 

que celle en T. Les deux appendices anals inférieurs sont as- 
sez longs , minces, pointus, légèrement recourbés en dedans. 
La couleur générale de la femelle est ronssiilre en dessus , 
couleur de chair en dessous. 

Voici les caractères correspondans de YAgrion hastulata , 
Charp. — Devant des yeux jaune dans les deux sexes; les 
deux taches posloculaircs cunéiformes, bien réunies par une 
petite ligne ; nn large anneau clair à la base du collier dont le 
bord postérieur offre un angle très-obttis formé par deux lignes 
droites. La tache noire en T du 2" segment abdominal du mâle 
est précédée de deux petites lignes noires latérales longitudi- 
nales. Les deux appendices anals inférieurs sont courts, grosi 
en forme de cornes très-recourbées en dedans. La couleur gé- 
nérale de la femelle est jaune verdàtre en dessus , et jaunât* 
en dessous. 

Les Agrion Charpentieri et hastulata sont communs dans 
les marais de la Gampine belge au commencement de juin. On 
comprendra que je n'ai pu signaler que quelques unes de leurs 
différences compara lives. Une description serait trop longue pour 
trouver place ici. J'en ai donné d'ailleurs une suffisante des 
Agr, hastulata et pumilio dans la Monographie des Libelluli- 
déei d'Europe. 

•II. ANALYSES D'OUVRAGES NOUVEAUX. 

Dictionnaire dniversel d'histoire natdbelle , etc. , puljliç 
sous la direction de M. Charles d'OaBiGNV. 7" livraison. 
AMB à AMP. Paris , rue de Seine , 47- 

Cette 7' livraison justifie les éloges qui ont déjà été donnés 
aux précédentes, et si le dictionnaire de M. d'Oibigny est traité 
ainsi jusqu'à la fin , comme nous n'en doutons nullement , il 
rendra service à la science en la présentant, comme son direc- 
teur l'a annoncé, au courant des découvertes lis plus récentes, 
au moyeu d'un f^aca/'idaini très-complet formant uft TéfitablB 
Gênera universel. 

Lea planches , surtout , continuent d'être magniliques, ellM 
wnt exécutées «voo un luxe coûteux que l'on chercherait «» 



at6 ANAtVSES d'oDVRAGES 80DVEADX. 

vain dans d'autres ouvrages , et font le plus grand honneur à 
M. d'Orblgny, qui n'épargne ni peines ni argent pour qu'elles 
soient parfaites, tant pour le dessin que pour la gravure et • 
le coloriage. Avec une pareille exécution , avec de tels élé- 
niens de réussite , le succès de cet ouvrage est assuré. 

A côté d'éloges aussi bien mérités , une légère critique ne 
peut avoir d'inconvéniens pour ce bel ouvrage : nous pensons 
même qu'elle doit lui être utile en attirant l'attention de son 
zélé et savant directeur sur quelques négligences apportées 
dans la rédaction , et sur l'oubli de plusieurs articles publics 
dans des ouvrages très-connus. Ainsi nous trouvons à l'article 
Alticopus , que ce genre , établi sous ce nom par Villa, rentre 
dans celui de Choragus de Kirby, et que M. Schœnherr, qui 
l'aadoplé, le place dans sa division des Anlhribites. Pourquoi 
publier ses caractères ici^ quand on admet que le genre Alti- 
copus rentie dans celui de Choragus , établi antérieurement 
par Kirby et auquel on renvoie? C'était , à notre avis, pour le 
genre Choragus qu'il fallait réserver un article, le mot Alti- 
copus n'étant qu'une synonymie ou un simple renvoi. 

L'article Amallopodes n'est pas , non plus , très-complet ; 
on aurait pu ajouter que le même genre a été publié par Hope 
sous le nom d'Acanthinoderus ( A, Cumingii ) , et qu'il avait 
été décrit antérieurement par MM. Eriehson et Burmeister , 
sous le nom du Prionus mercurius. Il aurait peut-être été bon 
de rechercher, par les dates de ces publications, le quel de ces 
deux noms de genre avait l'antériorité, afin de l'adopter et 
de mettre l'autre en synonymie par un renvoi ; il eiit aussi été 
bon d'en faire autant pour le nom spécifique. Dans tous les 
cas , le mot Acanthinoderut devait figurer dans l'ouvrage. 
Enfin une observation analogue peut être faite au sujet du 
evnre Amphicrania{yoy, les œuvres entonïol. d'Eschscholtz, 
édil. de Lequien, Paris, i835; notes, p. iS^ et le voy. delà 
Coquille, Zool., t. II, part. 2, i" div. , p. 84 et 85, genre 
Liogenys) . 

Nous bornerons là ces observations , qui , nous le répétons , 
ne diminuent en rien l'importance de l'ouvrage dont nous 
nous occupons , pour aborder une question qui nous semble 



ANALYSE I)'oi;VKAGES NOUVEAUX. SIJ 

avoir peul-èlre un peu plus de gravité. Nous croyons au moins 
inutile l'introduction d'une foule de genres de Coléoptères, 
inscrits dans le catalogue de la collection de M. Dejean et dont 
les caractères n'ont pas été publiés (i), à l'exclusion de divers 
genres établis régulièrement dans des ouvrages imprimés. Ainsi, 
à quoi peut servir l'article ^matlocerui, par exemple , puisque 
les caractères de ce genre sont inconnus , qu'ils ne seront pro- 
bablement jamais publiés par M. Oejean, puisque sa collection 
est vendue par lots, et dont l'espèce type unique est un insecte 
nouveau? Ne vaudrait-il pas mieux employer l'espace perdu 
par ces articles à reproduire les caractères des genres ^mpky- 
cion, mam., Ailia, Poiss. ; y^bida, Adacna, Aeglia, Agina, 
Alaa, Moll. Aenigma, Agaricophylus , Agonoscelis, Alle- 
lidea , Alleloplasis , Amauronia, Ins. Acrops ,CiT\is\.. Am— 
palis. Bot,, etc. , etc. ? 

Nous soumettons ces observations à M. d'Orbigny, en l'en- 
gageant à porter son attention sur les questions qu'elles sou- 
lèvent. Son ouvrage est si important, que les plus légères 
fautes doivent être signalées , dès le début , pour qu'il puisse 
veiller à ce qu'elles ne se répètent pas , et donner ainsi à son 
dictionnaire , qui a déjà une si grande valeur artistique , toute 
la valeur scientifique qu'il peut acquérir. (W.) 

Description de quelques espèces nouvelles et peu connues de 
Lépidoptères exotiques , par M. J. Van der Hoeven. 
( Tijdsch. voor, nat. Gesch. , D. 'j , pi. 5 à 7. ) 

Le savant zoologiste hollandais fait connaître sept belles es- 
pèces appartenant à divt^rs genres : en voici les diagnoses. 

I. Asierica pholus , pi. 5 , fig. i. — A. ails dentatis griseo- 
viridibus, margine alro anticis fascia marginali oblique auran- 
tiaca , apice aibo , maculis duabus atris ad hasin ; subtus gri- 
seo-viridescentibus , tribus in singulis punctis atris basalibus. 
— Hab. Guinea. 

(i) Voyez une note à ce injet dans cette ^«ru», 1S39, pag. 331 , et 
dans les Archive» de Wiegniann , trad. dans la Revue £ntomoloqi^u0 
de Silberounn, t. 5, pag. 11 et 12. 



9l8 ANALTSSS d'OCTRAGES NODTEIVX; 

2. Sphinx ( Deilephila ) tridyma , p\. 5, 6g. a. -^ S. ali« 
anticis griseo-fuscis , striis undulatis nigris punclisque Iribils 
albis medi'is ad marginem anticuin , poslicis iiigresecntibiiS. 
Abdomen supra nigrum , stria média cioerea , zonisque albidis. 

— Hab. Guinea. 

3. Glaucopis Boisditvalii , pi. 6. fig. 3, a A et 4. — G. alis 
niveis byalinis, anticis apice maciilisque quatuor nigris, posticis 
stria angusta marginali e punctis rubris , subtus puncto basali 
eoecineo in singub's. — Hab. Brasilia. 

4. Chelonia galaclina , pi. 6, fig. 5 , a i. — C. alis an- 
ticis rufo nlboque variis, posticis flavescentibus ; abdomine 
rubro, fascia média e maculis nigris, thorace subtus sanguineo. 

— Hab. Brasilia. 

5. Ophideres elegans , pU 6 , 6g. 6, <zj i. — 0. alis aoticis 
integerrimis rufis punctis duabus nigris in dtscb et ocio mini- 
tnis ocellaribus in roargine; posticis carneis macula média lu- 
nulata pallide-cœrulea plaga nigerrima cincta; tborace et capile 
rufis , abdomine rubro , slriga média triangulari nigra , ante 
apicem evanescente. — • Hab. Java. 

6. Etebus omma , pi. 7, 6g. 7. — E. alis anticis griseo- 
virescentibus , oculo in disco , zona chalybea; poslicis nigro- 
violaceis, striga et fascia marginali albis, lunulisque obsoletis, 
cœruleis, omnibus subtus griseis, undulatis. — Hab. Java. 

7. Catocala modesta , pi. 7 , 6g. 8 , a , b. — C. alis dentatis 
obscuris , anticis bruneis , maculis , strigis puoctisque margi- 
nalibus octo nigris, rubro-fusco cincli», posticis cinereis , 
striga interrupta, abbreviata, eœrulescenle. — Hab. Java. 

L'auteur pense que ce pourrait être la Noctua dotata de 
Fabricius , mais il n'en a pas la certitude. 

Les 6gure9qui accompagnent ce petit travail sont très-bien 
exécutées par M. Verbuel et parfaitement coloriées. (G. -M.) 

III. SOCIÉTÉS SAVANTES. 

' ACADÉUIE ROYALE DES SCIENCES DE PaBIS. 

Séance du & juillet i84o. — M. De Blainvillc présente lé 
6* fascicule de son grand ouvrage intitulé : Ostéographie , ou 



«OCnÉTES SAVINTES. 3IQ 

Description iconographique comparée du squelette et du sj-s- 
téme dentaire des cinq classes d'animattx vertébrés. Ce fasci- 
cule, composé de quinze feuillts d'impression et de onze 
planches in-folio, est consacré à faire connaîlre la famille des 
Monodelphes qui comprend les genres Tatpa , Sorex et Eri- 
naceus de Linné. Le plan suivi par l'auteur est semblable à 
celui qu'il a adopté pour les genres déjà traités. C'est un bel 
et bon ouvrage qui sera des plus utiles aux zoologistes et uuk 
géologues. 

Le même académicien lit un rapport sur quelques ossemeus 
fossiles adressés par M. D'Honibres-Firmas. Quoique ces osse- 
inens soient peu nombreux , M. De BluinviUe pense qu'ils ne 
sont pas sans intérêt : ils ont appartenu à une fort petite espèce 
de Rhinocéros ou à un j4nlhracotherium ; mais les pièces sou- 
mises à l'examen de M. De BUinville ne lui ont pas permis de 
préciser auquel de ces deux genres on doit les rapporter. On 
ne pourra arriver & le savoir que sur l'examon d'un plus grand 
nombre d'élémens , aussi propose-l-il à l'Académie d'engager 
M. D'Hombres-Firmas à faire de nouvelles recherches. 

Séance du iZ juillet. — Séance publique, distribution des 
prix. " ••" ' . • 

Séance du ià juillet. — M. Aadoain présente des Chenilles 
vivantes du Bombyx cecropia, Lépidoptère nocturne semblable 
à notre grand Paon et qui le représente dans l'Amérique sep- 
tentrionale. Ces Chenilles filent un cocon tout-à-fait analogue 
à celui du grand Paon., ouvert par l'une de ses extrémi- 
tés, mais dont la soie n'est pas coupée pour cela, car elle est 
simplement repliée sur ellc-iuème, comme dans le cocon dé 
notre espèce d'Europe , ce qui permet de la dévider. Après 
divers essais de nourriture (essais qu'on aurait pu éviter si l'on 
avait su que la Chenille du grand Paon vit des feuilles de nos 
arbres fruitiers, tels qu'Amandiers, Pruniers, etc., et que, 
pr une analogie rigoureuse , celle des Papillons analogues de 
l'Amérique d« Nord doivent se nourrir de végétaux analogue* 
du même purs ) , on est arrivé à reconnaître que ces Clienilleâ 
mangent des feuilles d'un Prunier de la Nord-Âmérique cul- 
tivé au Jardin-dCs-Plantes. Elles font très-fortes, d'une beUtf 



aao MÉLANGES ET HODVELLES. 

venue , el tout fait espérer qu'elles donneront aux collections 
de beaux Papillons. Quant à l'utilité que leur culture aurait 
pour l'industrie , nous ne la contestons pas, car les fils qu'elles 
produisent doivent être aussi forts que ceux de notre grand 
Paon ; mais si l'on parvient à les utiliser, il vaudrait mieux 
opérer sur le Papillon qui vit dans nos climats , ce qui pro- 
duirait peut-être moins d'effet , mais éviterait la diiiiculté d'ac- 
climater chez nous les Pruniers américains nécessaires à l'exi- 
stence de l'espèce exotique. 

M. Bonafous présente plusieurs cocons de Vers à soie aux- 
quels il est parvenu à donner une coloration bleue ou rose , en 
répandant de l'indigo et de la garance en poudre sur les feuilles 
de mûriers données en nourriture aux vers. 

Séance du 27 juillet. — Rien sur la zoologie. 

MÉLANGES ET NOUVELLES. 

A M. le Directeur de la Revue Zoologique. 

Monsieur , je vous dois mes remerciemens , ainsi qu'à votre 
savant collaborateur, M. S. P., pour la publicité que vous 
avez bien voulu donner, dans la Revue zoologique de la Société 
Cuvierienne , à ma brochure sur la Bibliografia malacologica 
ilaliana. 

Pour recevoir mes degrés en médecine , je devais publier 
une thèse ; mon temps était fixé , mais j'étais libre dans le choix 
de mon thème , et je m'en suis créé un convenable au temps 
et aux connaissances dont je pouvais disposer. En recueillant 
la bibliographie des Italiens qui ont écrit en malacologie j'ai 
taché plutôt d'attirer l'attention des savans que d'épuiser mon 
sujet. 

Moi-même je m'aperçus que l'on ne devait pas oublier tout- 
à-fait les écrivains étrangers qui ont illustré mon pays : par la 
nature de mon sujet , ne pouvant pas insérer leurs noms dans 
ma série bibliographique, j'ai cru convenable de mentionner 
les principaux dans l'ayant-propos ; celui de M. Philippi y est 



MÉLàReSS ET NOUVELLES. iy.t 

plucc avec la citation de son Enumeralio Molluscorum Sici— 
liœ , elc, le seul ouvrage que je lui connaisse sous ce rapport. 

Il semble, par son article, que M. S. P. aurait désiré une 
bibliographie des choses italiennes; moi, je m'étais proposé 
celle des illustrateurs italiens ; il me reproche le titre de ma 
brochure, qui est tout au plus amphibologique. Si, placé comme 
ill'est.à portée des richesses parisiennes, il pouvait s'imaginer 
la détresse dans laquelle nous laissent nos bibliothèques, incom- 
plètes pour les recueils anciens et dépourvues des ouvrages ac- 
tuels , il rayerait , j'en suis sûr, les reproches de paresse qu'il 
me fait , pour me dire : « Jeune homme , tu ne l'es pas épar- 
gné. » En écrivant de cette disette dans l'avant- propos de ma 
brochure , je ne faisais pas de la rhétorique , j'exposais un fait.' 

Mais je suis bien heureux de voir que de son côté , M. S. P. 
vient répondre à l'un des buts que je souhaitais à mon travail; 
il y apporte des rectiâcations et des additions. Je ne sais pas si 
je reviendrai sur ce sujet , mais les notes de M. S. P. ue seron 
pas perdues pour ceux qui le reprendrontensuile, et je me per- 
mettrai pour cela quelques observations à leur égard. 

M. S. P. laisse entrevoir quelque doute sur la patrie indivi- 
duelle de F. M. Pompée Colonna ; si l'on se rapporte à l'au- 
torité de la Biographie universelle ancienne et moderne , que 
je crois assez valide , on y trouve : « Colonna. ... , mort à Pa- 
ris, 1726, âgé de 82 ans..., venu d'Italie à la 6n de 1669 

Art. D. P. S. 

Il propose ensuite cinq additions, mais : 

1" L'ouvrage de A. L. Moro, dont le titre au complet est : 
DeW origine dei Crostacei e degli altri corpi marini cite si 
irovano sui /nanti , est tout-à-fait géologique comme on peut 
le voir par le titre seul. 

2' A. Jon. Molina , auteur du Saggio délia storia nul. del 
Chili, est né le 24 ]"■" >74o, près de Taica , au Chili , il fil 
ses études à San-Yago , et y professa dans la Compagnie de 
Jésus ; ce n'est qu'à l'abolition des Jésuites qu'il émigra en 
Italie. 

3° Il en est à peu près de même pour les Memoricper scr- 



Saa MÉLANGES ET NODVELLES. 

fire alla tteria deipoUpi marinl , di F. Cavoliai , car les Po- 
fyipes pe sont pas les Mollu.iquei. 

4° Je ne connais nuciin auteur qui porte le nom de 
Scollecclao , mais l'on trouve dans les Aci. Helv. , vol, V , 
pag. 275-288, lom. m, 1762, une Observalio pli/sica de 
Cochleis de .F. J. Schlullerbechius. 

Molina et SeliloUtrbech n'tlonl pas nés en Italie ne peuvent 
pas figurer duas une li&tu de la nature de la mienne. 

Il est, fâclieux que des fautes typographiques soient venues 
se glisser dans l'article de M, S. P., oii l'on trouve CalenU. 
au lieu de Colonna; Bonani pour Bonanni; Molini pour 
Molina ; et ou l'on chiffre à 38 lo nombre des auteurs dont je 
fais mention , tandis qu'ils sont 69. 

Veuillez, M. le Directeur , donner une place à cette lettre 
dans le nuincro prouhain de la Revue zoologique , et me f»ire 
pardonner par M. S, P. quelque peu de péd^qtQfif 9 propos 
d'érudition. 

Agréez , etc. ( Docteur J.-B. BoNOt». ) 

Milan , le i3 juillet 1840. 

Note sur les matériaux zoologiques recueillis par M. le capi- 
taine de vaisseau Bérabd, membre correspondant de l'Aca- 
démie des sciences ; par M. A. Percheron. 

Les matériaux que l'hisloirc naturelle doit aux expéditions 
maritimes s'augmentent de plus en plus, et pourraient s'ac- 
croître encore si les officiers de la marine, soit do l'état, soit 
du commerce, voulaient se livrera des recherches qui ne peu- 
vent nullement les déranger de leurs .lutres travaux , puis- 
qu'elles ne réclament leurs soins que pendant les momens où ces- 
sent les occupations nautiques. A l'appui de ce que nous avan- 
çons, nous citerons un seul exemple : lors de l'expédition de 
Saint-Jean d'Ulloa, M. le capitaine de vaisseau, A. Bébabd, 
au milieu des préoccupations que nécessitaient la manœuvre 
de son bâtiment et la .santé de son équipage, en outre de 
grands travaux hydrographiques , de ses observatioDS journa- 



MKLALGES ET NOUVELLES. 32$ 

Hères sur la physique du globe , sur les conrans , saos toucher 
à peine à terre, a trouvé moyen, en recueillaut seulement les 
insectes qiii venaient se poser sur son bâtiment , en vue des 
côtes, de rendre service à la science. En effet, il a rapporté un 
cert<)in nombre d'insecles déjà connus , mais qui serviront pour 
Iq géographie entomologiquc, et plusieurs espèces nouvelles. 
On comprend que, pres(|ue tout ayant clé pris en mer, ce sont 
les insectes qui dans leur vol donnent le plus de prise auvent, 
comme les Lépidoptères, qui sont le plus nombreux ; Tolci un 
aperçu de ces récoltes. 

Lépidoptères diurnes , 3o espèces, dont 4 nouvelles. 

Crépusculaires, t4 espèces, dont i nouvelle. 
Nocturnes, 2g espèces, dont 6 au moins nouv. 

Coléoptères, 5o espèces connues. 

liévroplèrcs, 10 espèces de Libellules et Héroérobes. 

Orlbeptéraj, 3 espèces. 

Hémiptères, 19 espèces connues, 

Hyméuoptères, 9 espèces, dont o. nouvelles. 

Diptères, 2 espèces connues. * 

Cet officier a rapporté en outre plusieurs coquilles , tant 
marines que fluviatiles, et une superbe Annélidc ijouvelle. 

On voit, malgré le petit nombre d'objets apportés, combien, 
proportions gardées, il se trouve d'objets nouveaux. On 
peut juger par-là de ce qu'aurait pu être la récolte, si M. Bé- 
rard eût séjourné a terre, comme l'exigent souvent les mis- 
sions dont les officiers sout chargés. Nous donnerons, dans le 
Magasin de zoologie, les figures cl descriptions de celles de ces 
espèces qui ne sont pas encore connues. 



i^^ HÉLINGES ET NOUVELLES. 

yifU. On nous prie d'aonoucer la vente de la collection d'iii- 
sectes de feu le docteur Reogger, naturaliste distingué qui a fait 
un séjour forcé de six ans au Paraguay. Cette collection est di- 
visée en trois sections , savoir : i ,024 espèces différentes du 
Paraguay ; SgS exotiques de divers pays , 701 espèces d'Eu- 
rope. Prix : 2,000 fr. 

S'adresser à M. Ferdinand Wydleb , à Aarau , eu Suisse. 
( Franco. ) 

NÉCROLOGIE. 

La science et la Société Cuvierienne viennent de perdre le 
célèbre Gïllenhal, le dernier disciple de Linné ; il est mort 
à Hœberg, près Skara , dans sa 88° année. Il était le doyen 
des naturalistes et de l'Académie des sciences de Suède. C'est 
à lui que l'entomologie doit l'excellent ouvrage intitulé : In— 
secta Suecica, et beaucoup d'autres travaux qui out reculé les 
bornes de cette science. Quelques années avant sa mort, ce vé— 
*Dérable vieillard s'occupait encore à décrire les plus petits 
Coléoptères pour le bel ouvrage sur les Curculionites de sou 
savant ami M. Schœnherr. De son vivant il avait fait cadeau 
de .sa collection à la Société des science» d'Upsal. 



AOLT 4S4U. 

I. TRAVAUX INÉDITS. 

Observations zooLOGiQDEs , parR. P. Lesson. 

La Revue Zoologique ne me paraît pas être un recueil où 
la polémique puisse èlrc faite avec un certain développement, 
et ce sont les raolifs qui m'empêchent d'entrer dans des détails 
qui seraient trop longs, en réponse aux réponses de M. de La 
Fresnaye. Je me bornerai à dire que ce savant s'est exclusive- 
ment appliqué une phrase dite d'une manière générale et dont 
il n'avait été que le prétexte. J'eslime trop ses travaux con- 
sciencieux pour ue pas reconnaître en maintes circonstances 
son imparlialilé : mais sans attacher une trop grande impor- 
tance à mes écrits, des auteurs français et étrangers s'en sont 
parfois Cl ùment emparés , et je dois , quand l'occasion s'en 
présente, les défendre. Je le répète , je persiste dans les idées 
très-sommaires que j'ai émises sur quelques genres d'oiseaux , 
sans pouvoir les développer dans ce Recueil , car alors il me 
faudrait envahir une place destinée à des recherches originales. 
Que M. de La Fresnaye soit bien persuadé que nulle intention 
malveillante n'est dans mon cœur : mes observations ont pour 
Lut unique la recherche de la vérité. 

Revenous ii des faits de zoologie. 

i" Orj-ctcropus sencgatensis , Lesson. — Dans un long mé- 
moire comparatif qui sera imprimé à la 6n de ma Maslologie , 
j'ai soigneusement comparé l'Oryclérope du Sénégal avec l'es- 
jicceancieunement connue du Cap, et je ne puis douter que 
les deux espèces .«soient distinctes. Or, l'espèce des rives de 
Podor , est une bulle acquisition pour la science. Les poils du 
corps , sur toutes les parties supérieures , sont épais , très— 
courts , rudes , blonds , nombreux , serrés et ras sur la tête et 
sur les joues , rudes sur le cou , et nuancés de blond clair ; du 
roux colore le museau et le pourtour des yeux ; du blond doré 
apparaît sur la partie moyenne du dos, sur les bras et sur les 

Toni. 111, Rev. Zool. Août iS^s. i5 



2a6 TRAVAUX INÉDITS. 

cuisses. Le ventre ,' ^ thorax et le bas des flancs sont 'presque 
dénudés ou sans poils. Des soies blondes et d'un roux ardent 
couvrent les quatre extrémités, et forment à la base des ongles 
des pinceaux rudes. — Sa laille est de i met. 22 cent. 

2» P'uylus ardesiacus , Lesson. — Oiseau à bec rouge-brun 
fortement denté sur le rebord de la mandibule supérieure , à 
plumage uniformément brun ardoisé , avec un rebord blanc 
à l'épaule ; tarses noirs. — Long. : 22 c. — Hab. le Brésil. 

3° Ploceus isaùelUnus jhess. ^ Bec et tarses brunâtres; 
plumage sur toutes les parties supérieures d'un roux brun plus 
vif sur le dos , les ailes et la queue. Dessous du corps roux 
blond tirant au roux tabac d'Espagne sur le ventre et les cou- 
vertures inférieures de la queue. — Long. : 16 c. — Hab. 
Sierra-Leone. 

4° Picnonolus nivcoventer , Lesson. — Bec et tarses noirs ; 
plumage gris-bleu clair et cendré sur toutes les parties supé- 
rieures et le devant du cou jusqu'au thorax ; parties Inférieures 
d'un blanc de neige ; ailes et queue brun clair ; les rémiges 
lisérées de gris clair. — Long. : 25 c. — Hab. l'Inde. 

3° Picnonolus carbonarius , Less. — Bec et tarses noirs ; 
plumage généralement brun ardoisé foncé , passant au noir 
métallisé sur les ailes et sur la queue ; couvertures inférieures 
de la queue grises striées et rayées de blanc ; rectrices étagées, 
terminées de blanc pur. — Long. : 22 c. 

6" Tamnophilits capistratus , Less. — Dessus de la lète 
comme huppé , noir-bleu luisant ; dessus du corps , dos ailes 
et des rectrices latérales noir rayé de blanc pur par petites et 
très-courtes bandelettes ; gosier blanc strié de noir ; thorax 
gris-blanc rayé régulièrement de larges bandelettes noires; bec 
plombé; tarses noirs. — Long. : 18 c. — Hab. le Brésil. 

n" Copsychus lulcolus , Less. — Bec et tarses brunâtres ; 
dessus du corps brun-roux jaunâtre ; devant du cou jaunâtre 
clair; thorax olivâtre ; ventre et flancs jaunâtres ; couvertures 
inférieures de la queue jaune-serin. — Long. : 19 c. — Hab. 
Java. 

8° Drymophila ruficauda, Less. — Dessus de la têle'gris- 
brun; do$ maillé d'écaillés noires bordées de roux blond; crou- 



IKAVAOÏ INÉDITS. 297 

pion et queue roux mordoré ; devant du cou , jusqu'au thorax 
noir profond ; côtés du cou et thorax noir avec bordures écail- 
leuses blanches; bas-ventre roux mordoré; épaules noires 
avec trois rangées de points roux; rémiges brunes frangées de 
roux, bec noir; pattes jaunes. — Long. : 1 4 c.—Hab. l'Amer, 
méridionale. 

Tous ces animaux sont longuement décrits et peints sur vé-. 
lin dans ma collection , déji riche de plusieurs centaines de 
peintures in-folio d'animaux de diverses classes. 

De9CBI?tion de quelques nouvelles espèces d'oiseaux , par 
M. F. DE La Fresnaïe. 

1. Arremon rubrirostris, de La Fr. —Supra olivaceus, ca- 
pite , collo loto peclore griseis, supra obscurioribus , infra 
pallide cinereis ; abdomine .moque flavis ; roslrum tenue, com- 
pressnra, rufo aut rubro coloratum, pedibus sordide pallescen- 
tibus.^Hab. Saota-Fé de Bogota. 

2. Arremon supcrciliaris , de La Fr. — Supra olivaceus , 
fronte griseo, vitla superciliari a n'jribus ad nucham uirloque, 
tertiaque média frontis vix conspicua , oculorumque ciliis al- 
bis. Subtus totus llavescens. Rostrum gracile , parum arcua- 
tum , ptumbeum ; pedes fuscescentes. — Hab. Santa-Fé de 
Bogota. 

Nota. Cette espèce et la précédente sembleraient pouvoir 
figurer dans le genre Ncmosie de Vieillot , d'après la forme 
plus grêle et plus droite de leur bec ; mais celle de leurs pattes 
et de leurs ailes et la coloration de leur plumage tout-à-fait 
analogues à ces parties chez les Arrémoos, nous ont paru suffi- 
santes pour les grouper avec eux. 

3. Arremon Jlavo-peclus , de La Fr. — Supra olivaceus, 
capile shistaceo , subtus cinereo-albescens, pcctore toto , hy— 
|iochoDdriis anoque olivaceo-flavis ; rostro nigro; pedibus 
plumbeis. — Il.ib. Santa-Fé de Bogota. 

4. Nemoiia verlicalis , de La Fr. — Nem. tota shistacea', 
capile tolo , collo anlico, ails caudaque nigris ; vitta lata mé- 
dia verticali a t'ronte ad nucham ducta brunneo-fumigata ; 



fta$ TBAVAUÎ INÉniTS. 

subtus pallide cinernsceiis ; rostium gr;icillime vectuin , n!-» 
gruui ; pedibus fuscis. — Hab. Santa-Fé de Bogota. 

5. Coccothraustes forthostris, de La Fr. — Supra nigro-fus- 
cus , pennis totis griseo-olivascenle fimbriatis; frontc , villa 
superciliari , alia sub-oculari, terliaque c mandibula incipiente 
et maculis aliquot colli et dorsi supremi flavis , bis tribus vit- 
tls flavis tribus aliis nigro-luscis , separatis , prima oculum 
meludente , secunda mj'slacali terliaque ab angulo infero man- 
dibulae incipiente. Aise caudaque nigro-fuscaî , rectricibus , 
remigibus, tectricibus que totis olivaceo anguste fimbriatis, 
tectricura mediarum et majorum remigumque secundariarum 
apicibus flavo-albidis 1res villas alœ forraantibus; prœterea re- 
migum primariarum basin alba maculam quadratam niveam 
format. 

Subtus flavus , pectoris lateribus et imo , hypochondriisque 
lotis guttis nigris oblongis inaculatis ; rostrum validissimum 
■ et infra latissimum pUimbeum , pedibus plumbeis. — Longitud. 
tôt. : ig cent, rostri altiludo a fronte ad angulum inferuiu 
mandibulae 2 cent. i/3. Mandibulae latitudo inféra et basalis 
I cent, g/io.— Hab. i-n Indiis ad Hymalaycnses montes. 

Cette espèce présente quelques rapports avec le Coc. icte- 
rioides , Vig. , Proceed. , i83o , p. 8 , également de l'Hyma- 
laya ; mais il a y des différences notables dans la distribution 
des couleurs, et quand même notre individu serait jeune ou 
femelle d'après son plumage tacheté , il n'a aucun rapport avec 
celui de la femelle de l'Iclerioïdes de Vigors. 

Elle est remarquable surtout par son bec dont la grosseur 
prodigieuse nous paraît dépasser celle de toutes les autres es- 
pèces de Loxias ou Coccothrausies connues. Sa queue courte, 
terminée carrément et même légèrement fourchue, est bien 
celle particulière aux Coccolhraustes dont le genre se retrou- 
verait alors non seulement ca Europe et dans le nord de l'A- 
mérique mais aussi dans l'Inde et au Japon. L'Afrique seule 
ne nous en aurait point encore offert de véritables. 

6. Ixos plumigerus , de La Fr. —Supra olivaceo-griseus, 
capite cristato , obscuriore, crlsla e plumis elongatis, acumi- 
natis, recurvatis formata ; villa siricta'snperciliari regioneque 



TRAVAUX INEDITS. 229 

tota parotica niveis ; loris, oculorum orbitu, macula postocu- 
lari lotaque gula' et collo antico fusco-nigris ; cauda gradata 
, f'usco-nigra ; rectricumque apicibus albis ; subtus pallide-gri- 
seus , ano vivide flavo. — Hab. in Nova-HoUandia aut ia 
Indiis? 

Celte espèce est très-voisine par sa coloration de VTxos leu— 
colis deGould, Proceed. , i836, p. 6. Mais elle en diffère 
par une taille plus forte , par son bec beaucoup plus long et 
plus effile , par ses sourcils blancs et par sa huppe longue et en 
forme de plumet. 

Parmi les nombreux genres et sous - genres introduits 
par M. Swainson dans la famille des Sylviadées, celui de Tri- 
chas est selon nous un des plus admissibles puisque, outre ses 
caractères extérieurs , il est encore basé sur des particularités 
de mœurs. Les espèces de ce genre effectivement joignent à 
des tarses et des doigts plus allongés que chez les autres grou- 
pes , des ailes courtes , une queue longue et arrondie , tous 
caractètes indiquant de l'aptitude pour la marche. Elles sont 
effectivement marcheuses et peuvent être comparées selon 
Swainson pour leurs habiludes terrestres à nos Accenlors. J'a- 
jouterai qu'elles sont presque toutes remarquables par un plu- 
mage olive en dessus , jaune en dessous et par des pattes de 
couleur pâle. 

Aux deux espèces types, la Sylvia trichas des auteurs, de- 
venue le Trichas personatus de Swainson et la Sylvia velata 
de Vieillot, devenue Trichas vetalus pour le même, cet auteur 
en ajoute deux nouvelles dans la partie 5° de sa Class. , n" 46 
et 47 , celte dernière sous le nom de TV. brachydactjtus , et 
qui, entièrement semblable de plumage au Tr. personatus n'en 
diffère que par des doigts plus courts, et sous le n" 46 , une 
autre qu'il nomme Tr. supercitiosus. Ici nous réclamerons le 
nom spécifique de Leucoblephara. donné par Vieillot à cette 
espèce dans le Dictionnaire de Délerville, bien antérieurement 
il celui de M. Sw^ainson , et nous avons encore reconnu cet oi- 
seau dans celui décrit par Âzara sous le nom de Contre-maître 
proprement dit, Azara , n° i53. Cet auteur observe qu'il est 
.tolitairc et se tient souvent à terre , ce qui est le principal 



23o TRâVABX INÉDITS. 

caractère de mœurs du genre. Nous avons cro devoir lui ren- 
dre les noms primitifs lalin et français dans le Voy. d'Orbigny 
dans l'Ainériq. mcrid. et dans notre Synopsis des oiseaux du , 
même pays , p. lo. A ces trois espèces nous en joindrons une 
quatrième décrite dans le même Synopsis, p. 5l , sous le nom 
de Muscicapa biviltata, et une cinquième nouvelle de Sanla-Fé 
de Bogota. Ce genre est exclusivement américain. 

Trichas nigro-cris/atus , de La Fr. — T. supra olivaceus, 
loris pileoque cristato nigris , villa lala superciliari palpebris 
corporeque loto subtus flavis, hypocbondriis colllque laleribus 
olivascentibus ; rostro nigro, parum depresso, pedibus pallidis. 
•^Hab. Santa-Fé de Bogota. 

Cette jolie espèce à huppe noire est surtout remarquable en 
ce qu'elle nous offre le passage des Trichas aux Setophaga. 
Son bec est déprimé comme chez les espèces de ce dernier 
genre. Mais le développement très prononcé de ses pattes joint 
à la forme courte et arrondie de ses ailes le placent évidem- 
ment dans les Trichas. 

Nous allons donner la petite monographie du genre tel qu'il 
se compose jusqu'ici à notre connaissance. 

1 . Trichas personalus , Sw. , Birds of Mexico ; Sjrlvia 
trichas , Lat. , Vieillot. 

2. T. brachjdactyliLs, Sw. , Clas$., part. 5*, n» 47. 

3. T. velatus, Sw., Class., part. 2, p. 3,47; Sy'via velata, 
Vieillot, Ois. de l'Amer, sept, , pi. 74) «* Dictionn., t. II, 
p. 23a. Sylvia canicapilla, Pr. Max. ; Tanagra canicapilla, 
Sw., Zool. illust. 3 , 174. Nous ne concevons pas pourquoi 
M. Lesson indiquant, dans la Revue Zool., n" 5 , mai 1840, 
p. l34 , la synonymie de celle espèce , l'a décrite sous le nom 
de Trichas canicapilla, ce nom spécifique de Swainsoo et du 
Prince Nenvvied étant bien postérieur à celui de Velala de 
Vieillot qui date de la publication de ses Ois. de l'Ani. sept, 
et que Swainson a admis lui-même depuis dans sa Classifi- 
cation, pag. 247- 

4. Trichas leucoblephara , de La Fr. -, le Conirc-maître 
proprement dit, Âzara , n" i53 ; la Fauvette aux paupières 



IRiVArX llfÉDlTS. 23l 

blaDcbes, Sylvla leucoblephara, Vieill., Dict. , vol. XI, 
p. 206 ; Trichas superciliosus , Sw. , Class. , part. 5', n° 46; 
Bec-fin Contre-maître , Sylvia leucoblephara, d'Orb. et de La 
Fr. , Voy. en Amérique , p. 216, Ois. , pi. 12 , fig. a , et Sy~ 
nopsis , p. 10. 

6. Trichas biviltatus , de La Fr. ; Muscicapa biviltata , 
d'Orb. et de La Fr. , Synopsis, p. 5i. — Supra olivaceus pilei 
duabus vittis a fronte ad nucbam duclis nigris, tertia média 
llavo aurantia duabusque aliis superciliaribus angustis (lavis ; 
subtus flavus , hypochondriis olivasceotibus , rostro corneo , 
pedibus pallidis. — Hab. Yungas, Chiquilos, in republica 
Boliviana. 

Celte jolie espèce rapportée par M. d'Orbigny offre dans la 
coloration du dessus de sa tète , des rapports avec le Turdus 
auTo-capillus . Quoique nous ne sachions rien de ses mœurs, 
l'ensemble de ses formes et surtout la grandeur de ses pattes, 
analogues à ces parties chez les Trichas, nous déterminent à la 
placer dans leur genre et nous font présumer qu'elle est oiseau 
marcheur comme eux. 

Fam. RiLLio.^. Genus Rallies. Sub-genus Brachyptrallus , 
de La Fr. — Caractères du sous-genre : bec court , élevé à sa 
base comme chez la plupart des Porphyrions, la base de la 
mandibule supérieure formant une petite plaque frontale ar- 
rondie, mais moins prolongée que chez les Gallinnles, cette 
plaque un peu rugueuse transversalement ; ailes sur-obtuses 
à rémiges exirèmemeot courtes et ne s'étendant pas au-delà du 
croupion , les 1' , 3* , ^' , 5' el 6* premières rémiges à peu 
près de même longueur et ne dépassant guère les tertiaires à 
leur extrémité ; queue courte , coupée carrément ; pattes très- 
robustes, tarses élevés et très-forls; doigts médiocrement longs, 
robustes, non bordés de membranes comme chez les Poules- 
d'eau; ongles forts, épais, peu allongés , légèrenienl courbés; 
plumes il barhules décomposées comme chez les Râles, et co- 
loration des Poules d'eau. 

Ce genre, très-voisin des genres Gallinula et Itatlus , dif- 
fère du premier par un bec plus court et beaucoup plus élevé, 
par la grande brièveté^ des ailes , la hauteur 'et la force du 



232 TRAVAUX INEDITS. 

tarse , par uoe queue plus courte et par des doigts et des on- 
gles moins allongés et beaucoup plus robustes. Il diffère du 
second par ce bec très-court et élevé à sa base par des tarses 
et des doigts plus robustes et moins longs, les externes surtout, 
et par une queue coupée carrément. 

Brachyptrallas rallo'ides , de La Fr. — Dessus de la tète , 
du cou , du dos et des scapulaires , croupion et extrémité 
des tertiaires d'un brun mêlé d'olivâtre, côtés du cou et 
delà poitrine, couvertures alaires , flancs et côtés de l'ab- 
domen olivâtres , ces couvertures et ces dernières parties 
légèrement frangées de bandes blanches fort distantes ; rec- 
trices et rémiges primaires noires , les deux ou trois pre- 
mières de celles-ci terminées par une petite tache blanche. 
Tout le devant du cou, la poitrine et le haut du ventre d'un 
gris bleuâtre, l'abdomen noir , une large tache blanche sur les 
flancs au dessus de l'insertion tibiale ; les tarses et les doigts 
paraissant avoir été d'un plombé verdàtre et le bec jaune et 
vert. — Long. tôt. : 3^ cent. Du bec depuis l'ouverture : 3 c. 
i/a. Sa hauteur à sa base : a c. 1/2. Long, du tarse : 8 cent. 
Long, du doigt intermédiaire y compris l'ongle : 7 c. 3/4. 

La force des pattes et des ongles beaucoup moins grêles que 
chez les Poules d'eau , les Râles et les Porphyrions semble in- 
diquer UQ oiseau moins marécageux qu'eu.\ et peut-être même 
marcheur des terrains secs ou simplement herbus; peut-être 
même est-il oiseau pcrcheur , tu la force de ses ongles ? J'ai 
acheté cet oiseau de M. Boissonneau, qui ne m'a pas indiqué 
sa patrie. 

Note sur la Fauvette Celti. 

Deux ornithologistes français seulement ont fait mention de 
la Fauvette Cetti, Sylvia Celti. Vieillot dans la Faune fran- 
çaise, et P . Roux dans son Ornithologie provençale, l'ont décrite 
comme appartenant à la France, bien cependant qu'ils avouent 
ne l'y avoir jamais rencontrée. Z. Gerbe , dans un petit 

mémoireque nous publierons dans le Magasin deZool.,i\.û>\{t 
et constate l'habitat de cet oiseau chez nous. D'après lui , il 
est très-commun dans certaines localités du département du 



TllAVAOX INÉDITS. 333 

Var. Indépendamment d'un examen de tout ce qui a été écrit 
au sujet de la Fauvette Cetli, ce travail, auquel nous ren- 
%'oyoDS , donne de cet oiseau une description plus exacte et 
une histoire naturelle plus complète que celles qui en avaient 
été données. 

Noie sur l'existence d'une coquille dans quelques Firoles, par 

MM. EïDODI et SoBLEÏET. 

M. d'Orbigny a établi dernièrement, dansla partie zoologique 
de son Voyage en Amérique , im genre nouveau entre les Fi- 
roles et les Carinaires, le genre Cardiapode, pour deux Firoles 
publiées, l'une par M. Lesson dans la zoologie du Voyage de 
la Coquille , sous le nom de Firole placenta , et l'autre par 
M. Rang, dans le Magasin de Zoologie, année i832, sous 
le nom de Firole caudine. Ces deux espèces présentent , en 
effet , des particularités de forme qui les éloignent des Firoles 
décrites parForskal, Pérou, Lesueur , etc., et les rappro- 
chent des Carinaires. D'apri;s de nouvelles observations, que 
nou» avons eu occasion de faire sur ces animanx dans notre 
Voyage autour du monde, nous allons signaler un nouveau 
caractère qui rend encore plus intime leur rapprochement avec 
le genre Carinaire , l'existence d'une coquille située à la partie 
postérieure du nucléus et qui parait avoir échappé par sa peti— 
tesseaux recherches des naturalistes. 

Celte coquillca beaucoup d'analogie avec celle des Carinaires 
cl rappelle exactement la forme.de cette dernière considérée au 
sommet, c'est-à-dire qu'elle représente une petite coquille 
discoïde, enroulée sur la droite, munie de trois tours et om- 
biliquée du coté gauche; mais au lieu de se développer ensuite 
comme la coquille de la Carinaire, qui s'élargit lapidement et 
d'une manière considérable pour donner lieu au dernier grand 
tour qui la forme presque entièrement , la coquille que nous 
décrivons s'arrête brusquement dans son développement, se 
déjctle un peu en dehors de chaque côté pour former deux 
petits prolongcmcns anguleux , et se renver.'c sur elle-même 
en bas et en arrière de manière à venir embrasser la moilié 



234 TEAVA0X JNÉDITS. 

inférieure de la spire. Cette coquille, exlrémement mince 
fragile et diaphane, est remplie par un petit prolongement 
du foie enroulé en spirale. Ses dimensions prises dans son 
plus grand diamètre sont de a mill. 

Nous n'avons trouvé cette coquille bien intacte que dans la 
Firole placenta ( Cardiapode pédonculée de M. d'Orbign j ) , 
et c'est d'après des individus de cette espèce que nous don- 
Dons la description qui précède. Il est probable qu'elle pré- 
sente les mêmes caractères dans l'espèce de M. Rang (Car- 
diopode carinée de M. d'Orbignj), mais nous ne pouvons 
l'assurer à cause du mauvais état dans lequel nous l'avons 
trouvée et qui ne nous a pas permis de l'étudier suffisamment. 
Nous avons pourtant vu distinctement un reste de carène sur 
le dernier tour, caractère qui n'existe pas dans la coquille de 
l'autre espèce et qui serait une analogie de plus avec les Cari- 
naires. 

Le petit volume de cette coquille pourrait faire supposer 
d'abord, à cause de l'analogie qui existe déjà entre les ani- 
maux , que ce n'est qu'un commencement ou un débri de 
coquille de Carinaire , et par conséquent que les Firoles pla- 
centa et caudina ne sont autre chose que des Carinaires re- 
cueillies incomplètes jusqu'à présent. Cette supposition n'est 
pas possible pour la première , car la coquille de cette espèce 
nous a offert tous les caractères d'une coquille entière et bien 
achevée; de plus la forme qu'elle présente et la position des 
branchies qui s'étendent en couronne autour du nucléus, ne 
permettent pas de supposer que cette coquille puisse acquérir 
le même développement que dans les Carinaires. Il n'en est 
pas lout-à-fait de même pour la Firole caudine dont les 
branchies sont disposées de la même manière que dans les 
Carinaires à la partie antérieure du nucléus, ce qui pourrait 
permettre à la coquille de se développer en avant et de re- 
couvrir toute cette partie. Cependant plusieurs raisons et 
entre autres la transparence et l'épaisseur du manteau sur le 
milieu sont encore contraires à cette hypothèse. Nous avons 
cherché à lever les doutes qui peuvent encore s'élever à ce 
sujet par de nouvelles recherches dans la belle et nombreuse 



I8AYAVX INÉDITS. <35 

collection de Firoles du muséum que M. Valencîennes a mis 
à notre disposition avec une grande obligeance, mais nous 
n'avons trouvé qu'un individu jeune , sans coquille , rap- 
porté par M. Robert de la mer des Antilles , ce qui rend né- 
cessaires des recherches ultérieures sur ce point. 

Nous nous sommes encore assurés que les sexes étaient 
séparés dans ce petit groupe. Le teslicule et l'ovaire oc- 
cupent la même place dans le nucléus et se distinguent du 
foie par leur couleur moins foncée , grisâtre , et leur aspect 
lobule. L'orifice de l'ovaire se trouve à la partie antérieure 
et inférieure du aucléus, en arrière de l'anus et du côlé 
droit J cet orifice, marqué par un petit tubercule, manque chez 
les mâles;' au testicule fait suite un long canal déférent 
qui vient en rampant sous le manteau , aboutir à un appareil 
copulaleur très-développé situé sur le côté droit , en dessus de 
la nageoire abdominale , et qui n'existe pas chez les femelles. 

Nous donnerons bientôt, en publiant ces animaux avec 
figures dans notre voyage , de nouveaux détails sur leur 
anatomie et sur des caractères qui n'ont pas encore été don- 
nés ou qui n'ont été donnés que d'une manière peu exacte. 
Nous présenterons en même terop^ toutes les considérations 
d'analogie auxquelles ils peuvent donner lieu et nous cher- 
cherons à déterminer la place qu'ils doivent occuper dans 
l'ordre des Hétéropodes ou Nucléobranches. 

Description sommaire de plusieurs Ptéropodes nouveaux ou 
imparfaitement connus , destinés à être publiés dans le 
Vojagc de la Bonite , par MM. Eidodx et Sooletet. 

Les Ptéropodes dont nous allons donner une description som- 
maire etquenousdcsignons sous le nom de Spiriales, forment 
un groupe distinci, au>si remarquable par quelques-uns de ses 
caractères que par la prodigieuse quiin'ilc des individus qui le 
form' Dt. Nous rechercherons plus lard , lorsque nous publie- 
rons cPS Ptéropodes avec figures dans noire Voynge , s'ils doi- 
vent former une nouvelle faniille ou seulement un genre nou- 
veau dans cette classe. Nous donnerons seulement ici les ca- 



236 TRAVAUX INÉDITS. 

ractères généraux du groupe et une description sommaire des 
espèces qu'il renferme. 

Caractères généraux. — Animal allongé , spiral ; tète non 
distincte ; deux nageoires réunies à leur base par un lobe in- 
termédiaire portant un opercule; brancbies situées dans une 
cavité formée par le manteau. — Coquille univalve , pouvant 
contenir tout l'animal, de forme variable , mais toujours spi- 
rale et senestre. — Un opercule. 

Spirialis rostralis. — Animal allongé, spiral, muni de deux 
nageoires allongées , arrondies et non bilobées à leur extré- 
mité]; un lobe intermédiaire de forme demi-circulaire ; bouche 
située au point de réunion des deux nageoires et du lobe in- 
termédiaire et munie de deux petits renilemens labiaux ; man- 
teau largement ouvert en avant et formant une cavité qui con- 
tient les branchies ; ouverture de l'anus au côté droit du 
manteau ; organes de la génération incomplètement connus. 

Coquille. — Très-mince , translucide , vitrée , discoïde , 
enroulée un peu obliquement à gauche ; ombiliquée d'un côté , 
de l'autre présentant la spire munie de trois tours et si peu 
saillante qu'elle ne dcpas.'e pas le dernier tour ; ouverture 
assez grande modifiée par le dernier tour , cordiforme ; bords 
désunis, tranchans, échancfés à droite et à gauche en donnant 
lieu enavant à une saillie très-forte, à un long roslrelégèrement 
arqué. — Opercule vitré, extrêmement mince et transparent , 
paucispiré et portant l'impression musculaire à son centre. 

Tout l'animal est blanc transparent, excepté dans les parties 
profondes qui sont colorées en jaune. ^ Les dimensions de 
cette espèce sont de i mill. 1/2 dans son plus grand diamètre. 

Spirialis ventricosa. — yiniinal semblable à celui de l'es- 
pèce précédente. — Coquille globuleuse , ventrue , mince , 
vitrée , contournée sur elle-même à gauche , largement ombi- 
liquée ; spire peu élevée, conique, composée de cinq tours, 
le dernier bombé et beaucoup plus grand que les autres; ou- 
verture grande , oblique , anguleuse , bords tranchans, désunis 
et formant une saillie anguleuse au dessus de la coluraelle, qui 
est également tranchante et arquée. — Opercule présentant 
les mêmes caractères que dans l'espèce précédente. 



titivAtTs TMEOiTS. à3; 

L'animal csl IjrUDÛIre dans les parties profondes formées 
par les visccres ; la bouclie et l'œsophage présentent une cou- 
leur violette foncée; lout le reste est blanc transparent. 

Les plus grandes dimensions de cette espèce sont de 2 mill. 

Variclés. — Cette espèce offre une variété qui s'en dislingue 
par un plus petit volume , un ombilic moins ouvert , un moins 
grand nombre de tours dans la spire et par une bouche plus 
régulière et moins anguleuse. 

Spirialis australis. — Animal semblable à celui des espèces 
précédentes. — Coquille tnrbinée , mince , fragile , contournée 
à gauche, assez largement orabiliquée; spire élevée, conique, 
présentant six à sept tours séparés par des sutures assez pro- 
fondes; bouche oblique, irrégulièrement quadrilatère, sub- 
angulcuse ; bords désunis, tranchans ; columelle également 
tranchante et droite. — Opercule comme dans les espèces 
précédentes. 

La coquille de cette espèce est un peu grisâtre quoique trans- 
lucide ; l'animal est également d'un blanc un peu grisâtre et 
transparent, brunlÀlre dans les parties profondes, à la bouche 
et à l'œsophage. 

La taille de cette espèce est de 2 mill. pour la hauteur et 
de I mill. 1/2 pour la largeur prise au dernier tour. 

Spirialis trochiformis ( Atlanta trochiformis , d'Orb. ) — 
v^nimai semblable à celui des espèces précédentes. — Coquille 
mince , vitrée , extrêmement transparente , trochiforme , ren- 
flée , enroulée à gauche, non ombiliquce ; spire médiocre, 
conique , décroissant rapidement et munie de cinq tours , le 
dernier très-grand et bombé ; bouche oblique , oval.iire ; bords 
séparés et tranchans ; columelle lisse et légèrement arquée. — 
Opercule comme dans les espèces précédentes. 

Les parties de l'animal cachées par la coquille présentent 
une coloration brunâtre très-foncée et donnant sur le \ioltl ; 
cette couleur existe encore à la bouche et à l'œsophage ; les 
nageoires sont blanches et transparentes. 

Les dimensions de celte espèce sont de i mill. pour In hau- 
teur et un peu moins pour la largeur prise au dernier tour. 

yariuiés. — Cette espèce nous a olTei t une variété des mers 



«38 IRAVADX INÉDITS. 

Ûe la Chine très-remartjuable par la longueur des nageoires 
qui, au lieu d'être arrondies à leur extrémité , se terminent en 
pointe. — La coquille nous a paru offrir les mêmes caractères; 
elle est peut-être un peu plus allongée. 

Spirialis buUmoïdes ( Atlanta bulimoïdes , d'Orb. )— ^ni- 
mal semblable à celui des espèces précédentes. — Coquille 
mince, diaphane, vitrée, allongée, non ombiliquée , con- 
tournée à gauche ; spire élevée , composée de six tours , à 
sommet aigu ; bouche irrégulièrement quadrilatère , anguleuse 
en avant ; bords désunis , minces et tranchans ; columelle lisse 
et un peu arquée. — Opercule comme dans les espèces précé- 
dentes. 

L'animal est blanc transparent, un peu rosé à la bouche et 
à la base des nageoires ; les parties profondes sont un peu bru- 
nâtres La coquille est blanche , transparente , excepté sur 

la columelle qui est rose foncé. 

f^anétés. — Cette espèce offre une variété remarquable par 
un plus petit volume et par une coloration beaucoup plus fon- 
cée de l'animal et de la coquille ; celle-ci offre une bande 
roussâtre sur son dernier tour et toutes les sutures présentent 
la même coloration. 

Ses dimensions sont de 2 mill. pour la hauteur de la coquille 
et de I mill. pour sa largeur prise au dernier tour. 

Variété Haut. : i mill. 1/2. Larg. : i mill. 

SpirtaUs ctathrata. — Animal semblable à celui des espèces 

précédentes? (1) Coquille fort mince , fragile , oblongue , 

renflée, couverte à sa surface de lignes saillantes qui se croisent 
régulièrement et en réseau ; contournée à gauche, non ombi- 
liquée j spire rentrante au sommet , peu élevée , composée de 
trois à quatre tours, dont le dernier bombé et beaucoup plus 
grand que les autres ; sutures profondes ; bouche grande , al- 
longée , fortement anguleuse en avant , à bords tranchans et 
séparés; columelle lisse et arquée. — Un opercule. 

(1) Celte espèce est la seule que nous n'ayons pas étudiée sur des 
individus vivaDS ; mais ce que nous avons vu de l'animal nous permet 
presque d'assurer que ses caractères sont semblables à ceux des autres 
npèces. 



> 



TRAVAUX INÉDITS. a3() 

Les couleurs de l'animal sont nn peu brunâtres dans les par- 
ties profondes; la coquille est de couleur roussàlre. 

La taille de celle espèce est d'environ a mill. pour la hauteur 
et un ppu moins pour la largeur. 

Les Pléropodes dont nous venons de donner une description 
succincte, sont très-répandus dans toutes les mers et nous les 
avons également rencontré dans l'océan Atlantique, l'océan 
Indien , les mers du Sud et de la Chine ; la Spiriale australe 
seule ne s'est montrée que dans les mers du cap Horn. L'es- 
pèce la plus commune est la Spiriale roslrale que nous avons 
recueillie par milliers ; viennent ensuite les Spiriales trochi- 
forme et iulimoïde qui sont un peu moins communes ; les 
Spiriales ventrue «t en réseau (clathrata) sont beaucoup plus 
rares , surtout la dernière. 

Il n'existe dans la classe des Ptéropodes de Cuvier que la 
Spiratetle ou Limacine, qui présente de l'analogie avec le 
groupe que nous venons de faire connaître ; mais on n'a eu 
jusqu'à présent que des notions très-iiicomplèles sur ce genre, 
qui pourrait bien n'être autre chose que notre Spiriale rostrale. 
M. d'Orbigny a publié dans son Voyage en Amérique et sous 
le nom A' Allantes renflée, de Rang, de Lesueur , réticulée, de 
très-petites coquilles pélagicnnes qui ressemblent beaucoup aux 
coquilles de nos espèces rostrale, ventrue et en réseau; mais 
si les figures de M. d'Orbigny sont exactes, ce que nous ne 
pouvons révoquer en doute , les espèces publiées par ce natu- 
raliste ne peuvent être confondues avec les nôtres et s'en éloi- 
gnent par des caractères que nous ferons ressortir plus lard. 
Il n'en est pas de même des coquilles décrites dans le même 
Voyage sous le nom d'aillantes trochiforme et bulimoide, qui 
nous ont paru être les mêmes que les coquilles de nos espèces 
trochiforme c\. bulimoîde ; aussi avons-nous cru devoir laisser 
à ces espèces les dénominations qui leur avaient été données; 
mais nous ne savons sur quoi s'est fondé IM. d'Orbigny, qui n'a 
pas vu et n'a pas décrit les animaux de ces coquilles pour les 
considérer comme des Allantes, avec lesquelles elles nous pa- 
raisseot présenter peu d'analogie. 



î/îo TRAVADK INÉDITE. 

Note sur quelques Coléoptères nouveaux d'Algérie cl parti- 
culièrement de Gonstaiitine , par M. Lucien Bdquet. 

Déjà j'ai publié dans celte Rcfue quelques espèces intéres- 
santes recueillies en Algérie par M. Gérard, et les recherches 
auxquelles je me suis livré dernièrement , m'ont amené à re- 
connaître combien sont riches les productions de ce pays , sur- 
tout en Carabiqaes , Lamellicornes et Mclasomes. Je vais 
donner la description de plusieurs espèces assez rares et qui 
m'ont paru susceptibles de Cxer l'attention des entomo- 
logistes. 

Siagona Gcrardii. — Cette espèce , plus petite que la S. 
rufipes , est de la même forme et entièrement d'un rouge fer- 
rugineux , si l'on en excepte , toutefois , les mandibules qui 
sont d'un brun plus ou moins foncé. La tête est presque carrée, 
couverte de points enfoncés assez gros , assez rapprochés, mais 
rares au milieu; sur les côlés se trouve une ligne longitudinale 
élevée, et le sillon transversal qui se trouve à la partie posté- 
rieure , est fortement ranrqué et lisse. Le corselet ,. plus large 
que la tète , moins long que large, cordiforroe, à peine échan- 
cre antérieurement, est très-rétréci en arrière et couvert de 
points enfoncés placés irrégulièrement ; la ligne du milieu 
n atteint ni la base ni l'extrémité , et le sillon longitudinal qui 
se trouve de chaque côté est bien marqué. L'écusson est petit, 
triangulaire et plus large que long. Les élylres , en ovale très- 
allongé , étroites à la base , presque planes , sont entièrement 
ponctuées. Les palpes , les pattes et les segmens abdominaux 
sont d'un rouge teslacé. — Long. : 12. Larg. : 4 1/2 niill.— 
Constantine. 

ylnchometius algirinus. — Cet insecte est un peu plus petit 
et de même forme que VAnguslicollis , et comme lui d'un noir 
assez brillant j à l'exception des palpes, des antennes et des 
pattes , qui sont d'un rouge piile. La tète est allongée , convexe, 
lisse, et on voit, entre les yeux, deux taches rouges sur cha- 
cune desquelles se trouve un point enfoncé bien marqué. Le 
corselet diffère de celui de VAagusticotlis , en ce qu'il est 
moins convexe et couvert de rides transversales serrées et for- 
tement muiquées. L'écusson est triangulaire, presque lisse et 



TnAVAnx INÉDITS. 1l^\ 

Ss pointe dépase à peine la base des élytres. Celles-ci , en ovale 
allongé , de près du double plus larges que le corselet, ont des 
stries fortement marquées et sans ponctuation apparente ; les 
intervalles sont relevés , lisses , et on aperçoit sur le troisième, 
deux points enfoncés, le premier à peu près,au milieu, sur le 
Lord de la deuxième strie , et le second , qui est plus marqué , 
se trouve au milieu de l'espace compris entre le premier de ces 
points et l'extrémité des élytres, le corps, en dessous, est 
d'uD Lrun-uoirâtre. — Long. : lo. Larg. : 3 3/4 mill. — Con- 
staotine. 

ylcinopus gutlurosus. — Il est à peu près de la taille du Me- 
gacephalas. La tête est proporlionnelleraent plus large , et les 
impressions, entre les antennes, sont moins allongées. Le 
corselet est moins convexe , beaucoup plus rétréci postérieure- 
ment, et l'impression qui se trouve près de la base est plus 
marquée. De chaque côté , dans le mâle ^ et un peu au-delà du 
milieu , on voit deux gros points enfoncés , ces points n'exis- 
tent pas dans la femelle. En outre , le corselet est couvert de 
rides transversales ondulées, assez peu marquées, et en des- 
sous , chez les deux sexes , se trouve une espèce de goitre ou 
élévation très-saillante , dirigée en avant , arrondie au bout et 
située au milieu de sa partie antérieure. L'écussou est trian- 
gulaire, plus large que long et presque lisse. Les élytres sont 
moins allongées moins convexes , mais striées de même que 
dans le Mcgacephalus. Les pattes, les antennes et les tarses 
sont d'un brun rougeâtre. — Long.: i4-i6. Larg. : 5-^ mill. 
— Constantine. 

ylnisodacljius Dejeanii. — Il est très- voisin puur la taille et la 
disposition des couleurs de VA. Ae/oj,- comme chez lui, la tèteest 
d'un rouge testacé en dessus et en dessous , mais elle n'est nulle- 
ment ridée et les deux impressions qui se trouvent entre les an- 
tennes sont triangulaires et fortement marquées, tandis qu'elles 
sont longitudinales dans \'^. /icrct. L'extrémité des mandibules 
et les yeux sont noirs. La lèvre supérieure , les palpes et les 
antennes sont de la couleur de la tète. Le corselet, noir en des- 
sus et eu dessous , est bordé par une ligne roussàtre , très- 
étroite ; il est plus large que la tèle , un peu rétréci postérieu- 

Itev. Xiiol. Août iSijo. itj 



242 TRAVAUX INÉDITS. 

rement , la ligne du milieu est bien marquée ainsi que les 
impressions près de la base , il est , en outre , couvert de rides 
transversales ondulées et visibles seulement à la loupe. L'écus- 
son est noir, triangulaire et lisse. Les éljtres d'un jaune paille 
jusqu'au quart de leur longueur , ont toute la partie posté- 
rieure d'un Doir assez brillant ; mais la couleur jaune s'étend 
seulement le long de la bordure et jusqu'à la moitié des cintres 
Sans se dilater sur la suture comme dans l'A. héros. Elles sont 
striées de la même manière , mais on ne voit aucun point en- 
foncé sur les intervalles. La poitrine est noire en dessous , 
l'abdomen et les pattes d'un jaune testacé. — Long. : lo. Larg.: 
4 l/S mill. — Alger. 

Matachius insignis. — Un peu plus petit que le M. margi- 
nêllus , cet insecte est en dessus d'un beau vert, presque mat 
sur les élytrcs , et plus brillant sur la tête et le corselet. La 
tète , assez large , a deux impressions bien marquées entre les 
antennes ; celles-ci, qui sont d'un vert obscur , ont les articles 
allongés et fortement pectines, à partir du deuxième : le Iront, 
le labre et les parties de la bouche sont d'un jauue paille , l'ex- 
trémité des mandibules et le dernier article des palpes sont 
noirs. Le corselet est plus large que long, convexe , et bordé 
de chaque côté d'une ligne jaune. L'écusson est assez grand, 
plus large du double que long, arrondi et sans ponctuation 
apparente. Les élylrfis , de la largeur du corselet , parallèles , 
coupées carrément à la base , et légèrement rebordées, ont à 
l'angle suturai , qui se termine en pointe aiguë , une large 
tache jaune. Vues à une ferle loupe elles paraissent finement 
sillonnées transversalement. Le dessous et les pattes sont veils, 
à l'e.Ncuplion des jambes postérieures et des genoux qui sont 
jaunes. — Long. : 5. Larg. : 2 mill. — Constantine. 

Punelia claudia. — Cette espèce remarquable a quelque 
analogie de forme avec la P. lœfigata , mais elle est plus 
grande. La tète est bombée , ponctuée seulement à sa partie 
antérieure et elle a dans le milieu une ligne transversale bien 
marquée. Le corselet du double plus large que long, lisse 
dans le milieu , est couvert sur les côtés de petits tubercules , 
surtout antérieurement. Les élytres, en ovale allongée et lisses; 



TRAVAUX INÉDITS. 243 

paraissent à la loupe ridées inégalement, elles ont sur les 
bords latéraux deux côtes formées de petits tubercules très- 
serrés, une troisième côte située au milieu des éljlres n'est 
qu'indiquée par de petits tubercules assez distans les uns des 
autres , en6n une quatrième côte, plus rapprochée de la suture, 
el indiquée comme la précédente , commence à l'extrémité des 
élytres dont elle n'atteint que le tiers environ de la longueur- 
Entre les côtes latérales se trouvent disséminés quelques autres 
tubercules. Le dessous du corps et les pattes sont finement 
granulés. — Long. : 2J. Larg. : i3 mill. — Constantine. 

Timarcha endora. — Cette jolie espèce est de la taille de la 
T. coriaria, mais de forme beaucoup plus allongée , plus ar- 
rondie et d'un noir mat en dessus et en dessous. La tête et le 
corselet sont très-finement pointillés; ce dernier, plus large 
que long , presque carré , est légèrement rebprdé. L'écusson 
est triangulaire et d'un noir très-brillant. Les éljtres sont 
plissées inégalement comme dans la T. inaqualis , et très- 
dislinctement ponctuées. Les segmens abdominaux paraissent 
plus fortement pointillés que sur la poitrine. Les pattes sont 
d'un beau rouge, à leur naissance , aux genoux, au commen- 
cement et à l'extrémité des jambes elles sont maculées de noir; 
les antennes et les tarses sont de cette dernière couleur. — 
Long. : 12. Larg. : 7 lya mill. — Bone. 

Noie sur deux espèces d'Ontophages , par M. Reiche. 

Une espèce d' Ontophagus , étiquettée dans la plupart des 
collections sous le nom de Gazella, Fab., et provenant des 
Indes orientales et du Sénégal , me paraît être l'espèce dont 
cet auteur n'a décrit que la femelle sous le nom de Calla. Le 
véritable Gazella, que Fabricius dit provenir de Guinée , me 
semble être l'espèce du Sénégal que M. Dupont a nommée, 
dans sa collection. Ont. intermedius. Fabricius dit positive- 
ment que les cornes du verlex sont arquées dans son Gaiella : 
ce caractère est, en effet , très-évident dans l'Ont, inter- 
medius , tandis qu'il est nul ou au moins très-faible dans 
l'espèce précédente. Je propose donc de conserver le nom de 



2|5/{ TRAVAUX ÎNÉDITS. 

Gazclla pour VOrilop. intennedius, Dup., du Sénégal , et de' 
regarder comme le Catta de Fabr. l'espèce du Coromandel et 
du Sénégal à cornes droites. 

Note monographique sur le genre Ecania , par Maximilien 
Spinola. 

Une étude particulière des Evanies de mon cabinet, dont 
j'avais à débrouiller la synonymie , me fit remarquer la forme 
assez singulière de leur mélasUrnum. Dans toutes les espèces 
européennes, celle pièce se prolonge horizontalement en ar- 
rière au-delà de l'origine des pattes postérieures , et elle se 
divise en deux branches quelquefois droites et terminées en 
pointe , le plus souvent divergentes , arquées et terminées en 
rond. Daus le premier cas , leur extrémité s'enfonce dans une 
petite cavité placée à la face interne des hanches de la troisième 
paire. Dans le second , cette cavité devient une entaille trans- 
versale dont l'étendue est égale à la largeur de la hanche. 
Cette conformation ne saurait être sans inQuence sur tes habi- 
tudes de repos cl de mouvement des Evanies. Ce prolonge- 
ment du métasternum s'oppose au rapprochement des deux 
hanches postérieures et les force à un écartement préalable 
lorsque elles ont à prendre une position verticale et à descendre 
au dessous du niveau du mélasterimm. Durant la station, ces 
hanches ne quitteront pas la position horizontale , et comme 
l'abdomen doit pouvoir se mouvoir , tandis que les pattes sont 
fixes , il faut bien que son origine soit à une certaine distance 
des hanches pour que ses mouvemens aient toute la liberté qui 
leur est néci'ssoire. Il faut donc que l'abdomen soit inséré loin 
de l'extrémité postériture du métatborax. Celte insertion 
quasi-dorsale est si non la conséquence , du moins la compen- 
sation du prolongement métasternal (i). Je ne suis pas surpris 



(1) Il y a d'antres Hyménoptères, tels que les Fénes et les Aulaques,. 
qui n'ont pas de prolongemens inétasteruaux , mais dont les hanches 
postérieures sont si grondes et se touclient de si près qu'elles ne per- 
ineiliaieut pas à l'abdomen de se iiiouvoii- de haut en lias , s il n'était 
pas msèrè à «ne certaine hauteur en avant. Dans d'autres, telles que les 



TRAVAUX INÉDITS. 245 

que Fabricius n'ait fait aucune de ces remarques. Mais il est 
étonnant qu'elles aient échappé à deux observateurs aussi 
éclairés et aussi attentifs que Laireille et M. Nees-Von-Esem- 
beck, A ma connaissance, ils n'en ont pas parlé. 

J'ai pensé que l'emploi de ce caractère ne serait pas sans 
utilité pour la détermination des espèces qui ne sont pas nom- 
breuses dans ce genre. Je n'en connais pas plus de cinq, dont 
trois ont été décrites par Latreille, Gen. Ins., et par le docteur 
Nees-Von-Esembcck , Iclineum. adscili ; une quatrième d'E- 
gypte a paru dans les Annales de la Soc. entom. , tom. VII, 
pag. 459 , n° I , et la cinquième est prisonnière dans un cy- 
lindre de gomme animé qui m'a été apporté de Madagascar. 
Fabricius en a décrit sis autres exotiques. Ces descriptions 
abrégées ne disent presque rien des formes et peu de cbose 
des couleurs. Quoique l'auteur eût en elles une excessive con- 
fiance. Il faudrait les étudier dans les collections Lund et 
Schstedt pour savoir si ce sont des espèces bien distinctes et 
si ces espèces sont des Evanies. 

Voici le tableau synoptique de celles que j'ai sous les yeux. 

/arijae'es, divergentes 1 ridée longilutUnaleinnit . . 1. Ev. appendigasier , Lab. 

i extrémité arrondie. i lisse 2. lœvigsia , Oliv. 

^flce , < 

I ponctuée à points distans 
2 5 l 'et assez apparens. ... 3. dimittiala , M. 

* ' droites , snb'paraUéles , 

1 Clirorincs.. . 4, minina , tah. 

terminées en pointe. 

Antennet , 

\ ruslformes 5. anîmefuis , 

Spiieglmes, etc., les h.inclies sont encore très rapprochées et néan- 
moins Tabdonien commence à l'extrémité postérieure du niétalhorax. 
Mais alors un pétiole mince et allongé repousse les viscères ahdomi- 
nauic assez loin en arrière pour que les anneaux mobiles qui les con- 
tiennent se trouvant au centre de l'écarlement naturel des fémurs et 
des tibias. Toutes ces formes, si diilérentes en apparence, tendent néan- 
moins au même but , à la liberté des vwuvemcns propi-cs do V abdomen 
durant l'inaction de tous les membres locomoteurs. 



246 TEAVADX INÉDITS. 

I . Efania appenrligaster. — Metaslefni appendicibus pro- 
ductis , divergeiilibus , aimatis , apice rolundalis ; facie lon- 
gitudinaliter rugoso slriata. 

Efania appendigaster , Lat. , gen. Crust. et Ins., t. III . 
pag. 252 , n" 2. 

Q Evania fuspices, n" 2, E., Ich. ads., i, 3l0. l. (_Ad- 
jeela iota synonymia. ) 

CJ" Evania appendigaster , n° 3 , ibid., i, 3lo, a. 
Cette espèce est la plus comtnune en Ilalie , en Allemagne , 
et, en général, dans toute l'Europe. Il est probable que l'un 
des deux sexes est le véritable Sphex appendigaster , Linn. 
M. le docteur Necs-Von-Esembeck, induit en erreur par l'au- 
torité d'Illiger, admet deux espèces. 11 dit de la première , 
antennarum articula tertio longitudine capilis, et de la se- 
conde , antennarum articula tertio capile tungiore. Il faudrait 
d'abord savoir dans quelles limites est prise celte longueur de 
la tête. Si on la mesure du bord antérieur du chaperon au bord 
postérieur du vertex , il n'y aurait aucune Evanie oii le troi- 
sième article des antennes ne fût pas plus court que la tête. 
Dans les mâles des Evanies ce 3" article a plus de longueur 
proportionnellement à la tète, et l'anlenne enlière est plus 
longue et plus effilée que dans l'autre sexe. La couleur des 
pattes et des antennes est ordinairement noire. Celte tendance 
au mélanisme n'a rien d'extraordinaire. Elle est presque nor- 
male dans les mâles d'un grand nombre d'Hyménoptères. 

a. Evania lavigata. — Metasterni appendicibus productis 
divergenlibus arcuatis , apice rotundatis facie Isevissima. 
Evania lœvigata, Lat. , gen. Crust. et Insect. , 3 , aSl. 

— Oliv. , Encicl. méth., 6, 453, 2. 

Quoi qu'en dise Latreille, les ailes, le labium et les palpes 
sont dans cette espèce comme dans la précédente. Du reste , il 
n'en a pas moins signalé très-bien les vrais caractères spécifi- 
ques. La Lavigala est également répandue dans l'ancien et 
dans le nouveau continent. Je l'ai eue du Mexique et de la 
Nouvelle-Orléans, M. Cbevrolat; du Brésil, M. Buqtiet; du 
cap de Bonne-Espérance, M. Thorey; de l'Egypte, M. Waltl; 
de^la Grèce , M. Parreys ; de la Sardaigne , M. Gêné ; de la 



J 



TRAVAUX INÉDITS. 2^J 

côte de Coromandel , M. Reiche ; et enfin , de la Nouvelle- 
Hollande, MM. Boissoneaii et Yeram. 

3. Evania iimidiata. — Metasternl appendicibus productis , 
divergenlibus, arcuatis, apice rotundatis ; facie profundius et 
minus crebre punctata. 

Evania (iimidiata , M. , Ann. de la Soc. enlom. , t. Vil , 
pag. 459, 11* 1. 

Egypte. Je ne serais pas surpris qu'on dût rapporter ici plu- 
sieurs espèces du Sisl. piez, telles que les Ev. rafipes , rufi- 
cornis et pygmeea. 

4. Evania minuta. — Metasterni appendicibus productis 
rectis, apice attenuatis ; antennis filiformis. 

Evania minuta, Fab. , Sj-st. piez, 179, 4- 
Dans toute l'Europe , quoique assez rare partout. Cette es- 
pèce est la seule pour laquelle on puisse citer avec confiance 
l'autorité de Fabricius. La couleur de ses pattes est très-varia- 
ble. Dans quelques individus, elles sont noires avec les tarses 
et les extrémités des tibias antérieurs seulement pâles. Dans 
d'autres, elles sont au contraire entièrement pilles avec les 
banches noires. Mais ces deux extrêmes sont rares. Les exem- 
plaires les plus communs appartiennent à variétés intermé- 
diaires. 

5. Evania animcnsis. — Metasterni appendicibus brevibus 
redis , vix conspicuis ; anteonarum flagello fusiforme. 

Plus grande que les plus grands exemplaires de la Minuta , 
mais plus petite que les trois premières espèces. Noire ; han- 
ches , genoux , extrémité des tarses , premiers articles du yia— 
gellum , pâles; ventre brun ; Jlagellum très-mince à son ori- 
gine et tranchant bnisqucment avec le scapus ou premier 
article, qui est de la forme ordinaire, faisant en uite, à partir 
du 4" ou 5' article , un fuseau allongé à articles serrés et peu 
distincts et à pointe mousse ; pétiole, très-mince, arqué, aussi 
long que le dos du corselet; cellule rediale triangulaire, 
large , courte et telle que son extrémité est plus voisine du 
point épais que du bout de l'aile ; cubitales apparentes la se- 
conde incomplète. — De Madagascar, dans la gomme-animé. 

N'ayant aperçu cet insecte qu'à travers le milieu résioenx 



248 IRAVADX INÉDITS. 

qui l'enveloppe , je ne puis rien dire de la ponctuation du 
corps , du nombre des articles des antennes , des cellules bra- 
chiales et discoïdales des ailes supérieures , des ailes inférieures 
et des parties sexuelles. Quand on connaîtra mieux cette es- 
pèce, on sera peut-être obligé de la placer dans un genre à 
part. Il est certain que ses antennes fusiformes l'clolgnent 
beaucoup des autres Evanies. 

Description d'un insecte Hyménoptère de la famille des Mel- 
lifères (Acanlhopus Gorj-ï), par M. De Romand. 

M. de Romand a bien voulu nous adresser , pour le Maga- 
sin de Zoologie , une figure et une description de l'Hj'méno- 
ptère le plus extraordinaire que nous ayons jamais vu. Ne 
pouvant faire entrer de suite son travail dans le Magasin, à 
cause de l'abondance des matériaux qui nous sont envoyés 
de tous côté, et parce que l'année 1840 est déjà complète, 
nous allons en publier un court extrait pour lui donner une 
date. 

Acanthopus Gorjri. — Corps d'un beau vert-bleu et très- 
luisant , avec la tête , à l'exception du front , le corselet , à 
l'exception de l'insertion des ailes , de son milieu et de l'ccus- 
son , et le devant des jambes antérieures, couverts d'un duvet 
jaune doré. Antennes d'un tiers plus longues que le corps , 
semblables à celles d'un Cérambyx, grêles : leurs deux premiers 
articles d'un vert foncé , les autres brun noir avec l'extrémité 
un peu renflée, terminée en dessus par un point blanc, les 
derniers plus grêles , arqués ayant l'extrémité plus renflée. 
Ailes brunâtres avec une tache enfumée à l'extrémité. Abdomen 
ovalaire, terminé par denx petites pointes, avec le dessous 
marqué de deux taches jaunes et de deux taches noires placées 
sur les côtés , vers l'extrémité et formées par un duvet très- 
serré. Pattes vertes , les jambes Intermédiaires armées à l'ex- 
trémité d'une grosse épine triangulaire garnie de dents comme 
un peigne. — Long. : 17. Larg. : 7 mill. Long, des antennes : 
a6 mill. — De Monte-Video, — Coll. de M. Guérin-Méne- 
viUc. 



ANALVSÊS d'oDVRAGÏS NOUVEAUX. a4Q 

II. ANALYSES D'OLVKAGES NOUVEAUX, 

AnSFUBtiCHE Besetreibung der von C. H. Mertens auf seiner 
Weltumseglung beobachleten scbirmquallen , etc. —Des- 
criptions détaillées des Acalèphes ombrellifères que C. H. 
Mertens a observés dans son Voyage autour du monde, par 
M. Brandt. 

Ce beau travail a été publié dans le second volume des Mé- 
moires de l'Académie impériale des sciences de Saint-Péters- 
bourg, 6' série, 2° partie, Sciences naturelles, etc. Il se 
divise en trois parties. 

La première expose les observations générales sur les Aca- 
lèphes ombrellifères ou Discophores , envisagés sous diiïérens 
points de vue, et se subdivise en plusieurs sections , dont la 
première j qui traile de remarques générales zoologiqnes , 
anatomiques et physiologiques , compte sept chapitres. Le 
premier fait connaître la forme extérieure de ces animaux ; le 
second comprend la partie anatomique , et traile surtout de la 
substance de leur corps , de l'organisation de la peau , des 
muscles de la bouche , des organes de la digestion , des tenta- 
cules, de ces petits corps particuliers situés vers le bord de 
l'ombrelle , dp la génération et des systèmes nerveux et vascu- 
laire; le troisième chapitre expose la place respective occupée 
par ces organes, et leur nombre soumis à certaines lois ; le qua- 
trième chapitre a pour objet leur physiologie, c'est-à-dire le 
mouvement, la sensibilité, la nutrition, la circulation, la res- 
piration, la sécrétion, l'accroissement, la reproduction, la durée 
de leur vie , la phosphorescence , et en6n cette propriété de 
communiquer une démengeaison brûlanle sur la peau par le seul 
attouchement ; le cinquième chapitre donne un aperçu de leur 
distribution géographique ; le sixième chapitre traite des pro- 
priétés des Discophores après leur mort ; et enfin le septième 
chapitre indique l'utilité que présentent ces animaux , ainsi 
que les dégâts qu'ils occasionent. 

La seconde partie présente un aperçu historique de l'état 
progressif des connaissances acquises sur celte famille d'ani- 
maux ; ici l'auteur , tout en donuual ses propres observations, 



aSo SOCIÉTÉS SAVANTES. 

a SU mettre à profit tout ce qui a été publié depuis 'Arislote 
jusqu'à ce jour. 

La troisième partie offre les descriptions détaillées des es- 
pèces observées par Merteos , espèces qui ont été préalable- 
ment indiquées daus le Prodiomus descriplionis animaliiim 
ad Mertensio obserfalorum. Toutes sont représentées avec le 
plus grand soin sur 34 planches lithographiées , et pour la 
plupart coloriées. ( G.-M. ) 

Paléontologie française , Description zoologique et géologi- 
que de tons les animaux Mollusques et Rayonnes fossiles de 
France , avec les figures de toutes les espèces , par M. Âlcide 
d'Orbignï. 

Les trois premières livraisons de cet important ouvrage 
viennent d'être présentées par l'auteur à l'Académie des scien- 
ces. C'est un livre que les géologues appelaient de tous leurs 
vœux et qui ne pouvait être entrepris par un bomme plus 
capable. Nous ferons connaître plus lard l'exécution de la 
Paléontologie française; pour 'le moment nous renvoyons 
nos lecteurs au prospectus qui se trouve à la fin du présent 
numéro. 

L'HisToiBE NATURELLE DES Crinoïdes, entreprise par le même 
naturaliste, est aussi eu cours de publication, et sa i'° livraison 
vient de paraître. 

Dictionnaire universel d'histoire naturelle , etc. , publié 
sous la direction de M. Charles d'ÛRsiGNY. 

La 8' livraison de cet ouvrage est en vente; elle contient 
entre autres le commencement d'un article Anntomie, Au au 
savant M. Duvernoy, collaborateur de Cuvier pour l'anotomie 
comparée et continuateur de la nouvelle édition de ce grand 
ouvrage. 

m. SOCIÉTÉS SAVAIMTES. 

ÂCADÉUIE ROTALE DES SCIENCES DE PaBIS. 

Séance du 3 août 1 840. — M. Richard lit un Rapport sur 
les manuscrils de météorologie et de botanique, tt sur les coi- 



SOCrÉTÉS SAVANTES. 25 1 

lections d'histoire naturelle faites dans Vlnde, par M. Per- 
rotet , naturaliste voyageur du ministère de la marine. 

Après avoir rappelé les nombreux services que M. Perrotet 
a rendus aux sciences et spécialement à la botanique, M. Ri- 
chard fait connaître les inléressans résultats du dernier voyage 
de cet infatigable naturaliste. Il donne surtout une idée des 
montagnes des Neelgherries, principal théâtre des explorations 
de M. Perrotet, etil compare la végétation de ceslieux élevés à 
celle des plaines en indiquant les principales plantes qui carac- 
térisent les zones ou régions naturelles qui ont été observées 
sur ces montagnes. 

« Quoique la botanique ait été l'objet spécial des reeberclies 
de M. Perrotet, poursuit M. Richard, cependant il a rap- 
porté de ses voyages des collections zoologiques faites avec 
discernement et habileté , et souvent accompagnées de notes 
manuscrites qui ajoutent beaucoup à leur valeur scientifique. 
Parmi ces collections se trouvent un certain nombre de Mam- 
mifères et Reptiles conservés tout entiers dans la liqueur, et 
surtout des Mdllusques et des Insectes. 

>• Ces insectes , au nombre de quatre cents espèces , ont été 
recueillis avec le plus grand soin et se trouvent dans un très- 
bon état de conservation. Plus de deux cents espèces sont dif- 
férentes de celles rapportées par M. Ad. Delessert, quoique 
provenant des mêmes localités. Le plus grand nombre parais- 
sent nouvelles , et , ce qui sera important pour la science, c'est 
que chaque individu est accompagné de notes faisant connaître 
ses mœurs et son genre de vie. L'auteur étant très-versé dans 
la connaissance des plantes , a pa donner en même temps le 
nom du végétal sur lequel chaque individu a été trouvé. i> 

Après avoir fait connaître de la même manière les travaux 
de M. Perrotet relatifs à la météorologie, à la topographie, 
h la culture, etc., M. Richard résume les nombreux services 
rendus à la science par M. Pcrrptet et propose, au nom de 
la commission , de voter des rcmercîmens à ce voyageur] et 
d'adresser une copie du rapport au ministre de la marine. 
'Les conclusions de ce rapport sont adoptées. 

M. Léon Dufour adresse un mémoire sur les métamorphoses 



252 SOCIÉTÉS SAVANTES. 

et l'adatoroie des Mordeltes. Ce travail est renvoyé à l'examen 
de MM. Audouin et Edwards. 

Séance dit lo août. — M. Duvcrnaj lit une Noie sur une 
nouvelle forme de branchies , découverte dans une espèce de 
Crustacé décapode raacroure , qui devra former le type d'un 
genre nouveau {Aristeus j4ntennatas). ■ 

Ce Crustacé, que M. Duvernoy rapporté à l'espèce nom- 
mée Peneuj anic»îna(n.f par M. RIsso , au lieu d'avoir des 
branchies lamelleuses et penniformes , comme celles de la fa- 
mille des Salicoques, à laquelle le genre Pénée appartient , 
les préseule sous une forme nouvelle que M. Duvernoy 
propose de désigner par le nom de branchies rameuses. 
Chaque branchie se compose d'une tige principale qui s'étend 
dans toute la longueur du double cône branchial. De cette tige 
partent de chaque côlé , à angle droit , un certain nombre de 
branches qui se courbent en demi-cercle et dont les extrémi- 
tés libres se rencontrent en se rapprochant beaucoup , dans la 
plus grande partie de la face externe de la branchie. Il n'y 
a que celles des sommets des deux cônes , ou des deux bouts 
de la branchie qui restent droits et étalés. Des faisceaux de 
rameaux et de ramuscules très-courts et Ircs-rapprochés les 
uns des . autres , garnissent , surtout extérieurement , toute 
l'étendue de ces branches. 

Le manque d'espace nous oblige à borner là notre analyse 
pu notre extrait; disons que ce petit travail est traité avec 
cette lucidité et cette conscience qui distinguent tous les Ira- 
vaux de M. Duvernoy. C'est en préparant la nouvelle édition 
de V Anatomie comparée de Cuvier, que l'auteur a fait cette 
observation curieuse. Le nouveau genre qu'il propose d'é- 
tablir, sous le nom d'yf m<ee , est très-naturel et très-bien 
caractérisé par son mode de respiration, que l'auteur regarde 
comme propre à compenser en partie les effets d'une eau 
moins aérée dans les grandes profondeurs que ce Crustacé 
habite. 

M. Marcel de Serres envoie une note sur les dépouilles fos- 
ciles de deux espèces nouvelles de Mollusques, provenant des 
Ifirains infra-jurassiqvcs et de lu craie compacte inférieure 



1 



SOCiBlés SAVANtES^ 253 

du midi de la France. Cette note est renvoyée à l'examen 
de MM. Brongniart , Cordier , de Blainvilic et Élie de 
Beaumont. 

Séance du 17 août. — M. f^alenciennes lit un mémoire 
intitulé : Nouvelles observations sur l'organe électrique du. 
Silure électrique [Malaptcrurus eleclricus). Ce travail est 
destiné à faire mieux connaître l'organe électrique du Silure 
électrique, malaptcrurus electricus, comme l'indique fort bien 
et fort heureusement son titre. L'auteur rappelle que M. 
Geoffroy Saint-Hilaire, le premier, a présenté l'organe élec- 
trique du Malapterure comme un amas de tissu cellulaire sérié 
et épais , séparé par ime forte tunique. Rudolphi a observé 
une seconde tunique. EnGn , M. Valenciennes vient de 
découvrir, non pas une, mais deux tuniques semblables en- 
tre elles. Ce beau travail est renvoyé à l'examen de MM. Geof- 
froy Saint-Hllaire , Duméril , Serres et Edwards. 

M. Dujardin envoie un travail ayant pour titre : Mémoire 
sur une classification ries Infusoires en rapport avec leur or- 
ganisation. Renvoyé à l'examen de MM. de Blainville, Serres 
et Edwards. 

Séance du 1^ août. — MM. Arago et de Blainville lisent 
en trois parties , uu rapport sur les résultats scientî6ques du 
Voyage autour du monde de la frégate la Vénus. D'après le 
rapport de M. Arago, ces résultats sont très-importans ' pour 
la physique du globe, la météorologie, etc.; mais nous 
n avons pas ii nous en occuper, pas plus que des travaux 
relatits à la 'géologie. Quant à la zoologie , elle a retiré 
quelques avantages de celte exploration, et M. de Blainville 
signale surtout une espèce rare du genre Ours {Ursusliornhilis) 
et un assez grand nombre d'oiseaux et de coquilles qui sont 
très-utiles pour les collections publiques. 

Nous avons souligné ce mot prononcé à l'Académie par un 
professeur du Muséum, parce que nous avions entendu dire à 
quelques personnes, probaldeiiierit mal informées, quu les col- 
lections du Muséum n'élaient pas toujours (même avec les pré- 
cautions nécessaires à la garantie de la responsabilité des pro- 
fesseurs et conservateurs) mises à la disposition des personnes 



254 SOCIÉTÉS SAVANTES. 

qui font des travaux de zoologie. Ces mots de'M.Jde Blain- 
ville viennent démentir ces bruits et montrent que MM. les 
professeurs entendent bien que les collections ne sont pas 
à eux, mais qu'elles appartiennent au public, comme les livres 
id'une bibliolhèque. 

Séance du 3i aoûl. — M. de Blain ville lit un rapport sur 
les collections zoologiques rapportées des Indes orientales, 
par M. yidolphe Delesserl. Les conclusions du rapport sont 
très-favorables , et l'Académie adresse ses reraercîmens à 
ce voyageur. Nous reviendrons sur ce rapport. 

M. de Blainville lit ensuite un rapport favorable sur un tra- 
vail de M. Puel, relatif à la découverte du squelette d'un 
Renne^fossile. 

Société entomologkjde de France. 

Séance du 5 août i84o. — M. le secrétaire donne lecture 
d'un travail fort intéressant de M. Léon. Dufour , sur les mé- 
tamorphoses de V OEdemera rvficollis ( genre Anogcodes , du 
catal. Dejean), et sur celles des Chalcis, 

M. Lucien Buquet lit une notice sur le genre Anacolus , 
dont M. Ménétriés a publié une Monographie en iSSg» et 
communique la description de trois espèce» nouvelles, appar- 
tenant à la première division de ce genre. En voici les dia- 
gnoses : 

Anacolus Menetriesi. — Niger ; capite ihoraceque rugoso 
punctatis ; elytris rufis , punctatis , macula magna apice atra; 
abdomine ptdibusque minutissime punctatis. — ^Long. : l3. 
Larg. : 7 mlU. — Hab. le Brésil. 

Anacolus scapulari». — Testaceus ; capite macula magna 
verticis , aniennis thoraecque medio nigris ; eljtris rugoso- 
punctatis, utrinque bilineatis, macula oblonga atra 5 pedibus 
nigris, femoribus basi teslaceis. — Long. : i4. Larg. : 7 mill. 
— Hab. le Brésil. 

Anacolus pygmaus. — Niger ; subtus piceus ; capite cana-. 
liculalo ; ihorace scutello eljtrisque rugoso-punctatis; pedIbus 
quatuor primis pallide testaceis, alteris tarsisque piceis, — Long.: 
9. Larg, : 4 mill. — Hab. le Brésil. 



MÉLANGES ET NOUVELLES. a55 

M, Baquet communique ensuite ud Buprestide'monstrueux 
qui .-ippartieot à l'espèce connue sous le nom de C/phonota 
Baquetii, Lap. et Gory ( Bupreiiis Laasonia, Chev. , Réf. 
Zool-, i3S8, p. 56). La monstruosité qu'il signale consiste en 
ce que l'insecte dont il s'agit a trois pattes antérieures au côté 
droit, implantées sur le même trochaater. Il a été trouvé eu 
Algérie par M. Gérard. 

M. Baquet présente à la Société plusieurs autres Coléoptères 
nouveaux , notamment un Prionien , du genre Ergales , qui 
provient du Brésil et qu'il décrit sous le nom à'E. Huberti, et 
un Dorcadion , qui a quelque analogie avec nos espèces euro- 
péennes et qui cependant vient du Sénégal. 

On sait que ce genre n'avait encore été observé qu'en Eu- 
rope ; mais on en connaît déjà deux espèces étrangères à ce 
pays, car M. Guérin-Méneville en possède une qui a été dé- 
couverte par M. Perrotet dans les montagnes des Meelgherries, 
dans l'Inde. 

Il est ensuite donné lecture d'un travail de M. Solier , inti- 
tulé : Essai sur les Collaplérides ( I2» tribu Zophérites ). ' 

MÉLANGES ET NOUVELLES. 

Monsieur et ami , 

Vous avez annoncé , dans le n» 4 «Je '^ Rei-ue Zoologique 
de cette année, pag. u5 , un petit travail que M. Gory se 
propose de publier sur plusieurs Coléoptères de Constantine , 
que vous avez même bien voulu me communiquer. Au nombre 
de ces insectes , il en est un que M. Gory range dans le genre 
.«^na^o/ico, d'Eschschollzet qu'il nomme A natolicaauriculala. 
3 avais déj,i adopté ce nom , et cependant il me restait quel- 
ques doutes sur la véritable place que cet insecte curieux doit 
prendre dans la méthode, lorsqu'cn parcourant, ces jours-ci, 
les Annales de la Société enlomologique , je trouvai ( t. IV , 
p. 5i2 ) , que le genre Alegagenius , Solier , dont les carac- 
tères sont parraitenicut déliuis par cet auteur, dev.ail avoir les 
plus grands rapporU avec VAnalolica auriculala , Gory ; ce 
doute devint bientôt pour moi une .certitude , car le dessia 



i>,§6 MÈl.iNOES ET NorVElT.iiS. 

donné par M. Solier, pi. 14 du même ouvrage et la description 
de l'espèce qu'il y rattache sont parfaitement en rapport avec 
l'insecte que je possède , et qui est le Megagenius Frioli. De 
plus , si quelque incertitude avait dû me rester encore au sujet 
de l'insecle en question , elle n'eût pas été de longue durée ; 
car M. le marquis Spinola , dans une note jointe à une lettre 
qu'il m'a écrite le 29 juillet dernier , me fait remarquer , à 
l'occasion d'un envoi que je lui ai fait , que l'insecte que je lui 
ai adressé sous le nom A' Anatolica auriculata , n'est autre 
que le Megagenius Frioli de Solier. 

J'ai pensé, monsieur, que ces observations pourraient trou- 
ver place dans la Revue Zoologique , et qu'elles serviraient à 
rectifier une erreur involontaire de M. Gory, à laquelle il 
est temps encore , je crois , de remédier. 

( Lucien Bpquet ). 

Paris , 4 "'"''^'- '840. 

Congrès scientifique italien a Tdrin. 

( Voir la Revue Zoologique , n" 5, pag. 160. ) 

Nous rappelons à nos honorables confrères que le Congrès 
scientiDque d'Italie, dont la fondation est due à S. A. R. le 
grand-duc de Toscane et au prince Ch.-Luc. Bonaparte, tien- 
dra sa seconde réunion à Turin , du i5 au 3o septembre pro- 
chain. Plusieurs naturalistes français se disposent à s'y rendre 
et préparent les travaux qu'ils doivent lire dans les diverses 
séances. Si les savans des autres pays assistent à celte réu- 
nion scientifique , elle sera aussi brillante et aussi utile que 
celle qui a eu lieu l'année dernière à Pise. 



Nouveaux membres admis dans la Société CcviEBiEitNB. 

205. M. Macdcïï , conservateur du cabinet d'histoire naturelle de 
Poitiers, membre de diverses sociétés savantes. 

206. M. Mdlsaici , sous-bibliothécaire de la ville de Ijon, membre 
de l'Académie , de la Société d'agriculture , elc 

trésenlés par M. Guérin-MéneHUe. .j u 



SEPTEMBRE 1840. 



I. TRAVAUX INEDITS. 



Quelques observations sur l'ordre des Grimpeurs, Scansores, 
par F. DE La Fbesnaye. 

Il est hors de doute que le nom de Grimpeurs, pour dési- 
gner un ordre d'oiseaux , dont la plupart des genres ne grim- 
pent pas et ne peuvent se tenir sur les arbres que perches 
horizontalement , comme tous les autres oiseaux, est une es- 
pèce de non sens. C'en est presque un autre de n'avoir pas 
désigne par un nom particulier un groupe d'espèces qui , 
parmi les Passereaux , sont destinées à ne se mouvoir sur 
les arbres qu'en y grimpant ou s'y tenant accrochées ver- 
ticalement ou mêiau horizontalement , le dos tourné vers le 
sol. Pour obvier au premier incouvénient , Vieillot et après 
lui Ttmininck , remplacèrent le nom de Grimpeurs par celui 
de Zygodactyles, pour désigner tous les oiseaux grimpeurs ou 
non , qui avaient les doigts disposés par paires , deux en avant 
et deux en arrière. Temminck obvia au second en réunissant 
et désignant dans son tableau méthodique , sous le nom d'^i— 
nisodactyles, toutes les espèces de l'ordre des Passereaux douées 
de la faculté de grimper, comme Grimpereaux , Sitetlcs , Pl- 
cucules, etc., ou de se tenir cramponnées dans toutes les posi- 
tions , comme PliitéJons , Souimangas , Colibris , elc. M. de 
BlalnviUc , dans sa mélliode, tout en conservant l'ordre des 
Grimpeurs , en retira les Perroquets pour en former un ordre 
à part , sous le nom de Préhenseurs , ordre qu'il mit en tête 
de la classe. M. I. GeofTioy, adoptant le nom de Zygodactyles 
pour les Grimpeurs, les réunit comme sous-ordre aux Passe- 
reaux , qu'il divisa alors en Zygnilaclj-les, Syndaclyles et 
Déodaclj-tcs. Nous pensons cojunie M. de BluinviUu, que les 
Perroquets uc peuvent élie cuuloudus sous une même déno- 
mination avec les espèces même les plus grimpantes paimi les 
Grimpeurs, cl que la dénominalion de l'rèlienseurs est celle 
qui leur convient éniincnimeut , car elle exprime celte faculté 

Torn. m. Hrf. Zun/. Septembre l84o, 17 



258 TBAVAnX INÉDITS. 

toute particulière qu'ont ces olseai^x de saisir avec leurs pâlies, 
non seulement leurs alinieos, mais les branches, pour grimper 
aux. arbres, ne s'en servant alors que l'une après l'autre, 
comme l'homme lait de ses mains et le singe de ses pattes, et 
nullement comme les autres oiseaux grimpeurs qui ne grim- 
pent que les deux pattes rapprochées, ne s'en servant que 
comme moyen de se maintenir verticalement, tandis qu'un 
mouvement particulier les pousse en avant et par saccades. D'a- 
près cet avantage réel de pouvoir saisir leurs alimens avec leurs 
pattes, les porter ainsi à leur bec , se soutenir comme suspen- 
dus aux plus peiites branches , et aussi d'après le développe- 
ment de leur langue et du sens du goût , leur aptitude à imiter 
et retenir tous les sons et leur intelligence bien marquée , les 
Pei roquets mériteraient peut-être la place que leur assignait 
M. (le Blainville en léte de la classe, immédiatement avant les 
oiseaux de proie Mais d'après leurs repporis de zygodaclylilé 
avec les Zygodactvhs, il paraît un peu exlrnordinaire qu'ils 
en soient ainsi séparés par un antre ordre. 

En comparant les diverses njanièrcs de voir de ces différens 
tavans, et en y joignant quelques unes de nos propres idées, 
nous proposons de commencer la classe des oiseaux par l'ordre 
des Accipitres . de le faire suivre par celui des Passereaux que 
nous divisons alors en trois grandes sections ou sous-ordres, si 
l'on veut : 1° celui des Zygodaclytes ; 2" celui des yiniso- 
dactyles ou Passereaux grimpeurs ; 3 celui des Déodaclyles , 
li. Geoffroy, que nous restreignons alors aux Passereaux per- 
cbeurs. Dans le sous ordre des Zfgodactyles , nous formons 
trois nouvelles sections, la première qui renfermera les Per- 
roquets, porlera le nom Zygud:ictylcs préhenseurs, Prelien- 
sorii;]» seconde, où figureront les espèces réellement grimpan- 
tes , comme Pics, Torcols , Picumncs, celui de Zygodaclyles 
grimpeurs , iStonjonJ; et la troisième, où seront toutes les 
espèces non grimpantes , comme les Coucous , Toucans, 
Baibus , etc. , celui de Zygodaclyles percheurs, fnsessorit. 

Ce sous-ordre sera suivi de celui des Anisodaclyhs ou Pas- 
serotlx grimpeurs, puis de celui des Dcodacljles. Celte ma- 
nière nous a paru assez méthodique et naturelle. Les Zygodac- 



TRAVAUX INÉDITS. 2$^ 

Ijles , véritables Passereaux , n'en sont point séparés et y fi- 
gurent lomtnc sous ordre, les Perroquets, véritables Zygodac- 
tyles , leur sont réunis , mais en forment une première seciion, 
sous le nom de Zygodactyles préhenseurs et figurent par con- 
séquent immédiatement après les Accipitres en tête de tous les 
auties Passereaux; et, de cette manière, l'ordre suivi en zoo- 
logie, qui consiste à commencer par les Carnassiers, n'est point 
interverti. Les Passereaux , ainsi classés , présenteront le ta- 
bleau suivant : 

iZ. pr^hcfneors, Z preFiemon'i, Les Pprroqiiels. 
Z grimpeurs, Z. tinniorii Pics , Tnrcols , etc. 

Z. perclitiir*, Z. iitseisorii. Coucous , Toucans , etc. 

5 \ s.-ord. Aieiso&iCTTLKs. GnmpercauK , Picucules , -Sitenes. PHilé.lons, etc. 
■„ t '.-ord. OsODàiTikss. Tous les autres Fassereaui non gcîropean. 

Nous avons pensé que la syndactilité, qui se retrouve chez 
quelques groupes , et même çà et là chez quelques espèces , 
dans des groupes de Passereaux, ne paraissait pas assez influente 
sur leurs mœurs pour constituer un sous-ordre dans les Pas- 
sereaux, tandis que noire sous-ordre des Anisodactyles réunit 
un grand nombre de groupes ayant tous le même genre de lo- 
comotion et de mœurs, dans ses deux sections du Grimpeurs 
et Cramponaeurs ou Suspenseurs. 

Nouvelles ESPÈCES d'oisealx tuées et rapportées par M. Lé- 
CLANCBER, chirurgien de la marine, embarqué sur la Venus, 
dans son dernier voyage de circumnavigation, par Fr, de 
La Fresnâye. 

I* Tardas rofo-pallialus], de La Fr. — Cette espèco rap- 
pelle un peu la Grive erratique des Etals-Unis par ses propor- 
tions et même sa coloration inférieure. La gorge et le devant 
du cou sont blancs striés de noir , la tête, le dessus et les côtés 
du cou , ainsi que le croupion sont d'un gris obcur fortement 
teinlé de roussâlre sur Us premières parties ; le milieu du dos, 
les scapulaires et toutes les couvertures des ailes sont d'un 
brun roux assez vif sur ces dernières. Tout le dessous du corps 
et les couvertures inféiieures des ailes sont de cette couleur, 
mais d'une nuance plus claire qui devient un peu terne sur la 
poitrine. Le milieu du ventre et de l'abdomen et les couver- 



26o TRAVAnX INÉDITS. 

turcs inférieures de la queue sout blancs. Les réinigcs sont 
noires avec les primaires bordées de gris cendré clair , et les 
tertiaires de gris roussâlre. Les rectrices noires sont largement 
bordées de gris obscur avec la dernière latérale marquéu d'une 
petite tache blanche interne à la poinle. Les loruni sont noirs. 
Le bec jaune- pâle à pointe brune. Les pattes paraissent avoir 
été jaunâtre. Elle a été tuée à Monterey en Californie. 

2* Passerina (sub-gen. Spiza, Bonap.) Lcclancherii, de La 
Fr. — Cette charmanlc petite espèce, au plumage le pins suave, 
doit êlre classée d.nns les Pnsserines de Vieillot , ou Spiza , 
Bonaparte , et dans le petit groupe que ce savant a désigne par 
le nom de S pizas-Tanagias et qui renferme , outre les espèces 
nommées , le Pape et le Minisire , les Spizas amœna et veisi- 
color de cet auteur. La nôtre est donc la cinquième espèce de 
ce petit groupe de transition des Fringîllcs aux Tangaras, genre 
qu'il rappelle non seulement par l'agréable variété de la colo- 
ration , mais aussi par l'éehancrure du bec qui se remarque 
chez quelques espèces, telles que le Spiza amœna et noire 
espèce nouvelle. Celle-ci, de la taille à peu près de la Passe- 
rine pape, a le dessus de la tète olive, tout le dessus du corp.s,' 
les jouis, les côtés du cou el les couvertures des ailes d'un 
joli bleu de ciel mêlé d'olive sur le milieu du dos et sur la 
nuque. Les ailes et la queue sont noirâtres. Mais toutes les 
pennes sont bordées de bleu verdâtre. Tout le dessous est du 
plus beau jaune jonquille prenant sur la poitrine une nuance 
orangée très-vive , puis se dégradant insensiblement eji j;inne- 
serin vers l'abdomen. Les lormn et le tour des yeu.\ sont jau- 
nes. Le bec est couleur de corne, avec la mandibule inférieure 
légèrement échancrée. Les pieds sont plombés. Tuée prè.s d'A- 
capulo , au Mexique. Deux seuls individus de celte jolie es- 
pèce ont été rappoités par la Vénus, dont un tué par M. Lé- 
clancher 11 se tient bubiluelleinenl dîins des broussailles 
épineuses ressemblant à notre épine noire, et où II est Irès- 
dlflicile de l'apercevoir. On trouve aussi sur le tronc du même 
arbuste un beau Bullne blanc zébré de violet. L't;ibilat de cet 
oiseau dans les buissons fourrés et djus les vallées, comme chez 
les Passeiinet pape et minisire, est une conformité de mœurs 



THAVAUX INEDITS. 26 I 

bien remarquable et qui l'éloigné des Tangaras qui se tiennent 
habilucllement sur le sommet des grands arbres dans les forêts. 

Il sera figuré dans le Magasin de zoologie , et nous y join- 
drons une petite monographie du genre Spiza ou Passerine- 
Tangaras. 

Nola. Nous ne serions pas étonné que le Tangara Arllius 
de M. Lesson , figuré dans sa Centurie , pi. g, et qu'il présente 
comme oiseau de transition , du Mexique ou de la Californie , 
patrie des Spizas , ne dût aussi faire partie de ce groupe. 

Notices crnithologiques, par R. P. Lesson. 

G. Pomatorhin', Pomatorhinus , Horsfield , Syst. ai>, , 
Trans. Linn. , XTII , i(>5. —Zool. researches in Java. 

1° P. de montagne, P. m nul anus , Horsf. , Sjst. av., 
Trans. Linn. , Xlll , i65. — Horsf. Zool. rescarch. in Java, 
avec figures.— Castaneus, capite cinerescente-nigro, slriga ocu- 
lari de rostri basi supra oculos ad iiucham exlensa gula pec- 
toreque albis. — Bokkrek à Java. — Lesson , Compt. , t. VI , 
1834 , p. 3oo. 

2° P. Geoffroy, P. Genff'royii , Lesson, Zool. de la Co- 
quille, t. I , p. 689 , pi. 29, fig. 2 ; Compt. à Biiff. , t. VI, 
p. 591. 

3° P. Icinporal, P. temporalis , Vigors et Horfield, Trrins. 
Soc. Linn. , t. XV, p. 33o. — Pomatorhinus trivirgalus , 
Temm. , pi. col. 443. 

4° P. à sourcils, P. supcrciliosus, Vigors etHorsI., Trans. 
Linn., XV, 33o. 

5° P. grivelé, P. turdinus , Temm. , pi. col. 4|i. — Hab. 
Nouvelles-Galles du Sud , les Montagnes-Bleues. 

6° P. d'Horsfield , P. HorsfieUlii ,Sykes , Proceed., i832, 
p. 89. — Hab. pays des Mahrates. 

7° P. ù joues rouges, P. erylhrogenys , Vigors , Procecd., 
l83i , p. ^3. — Hab. montagnes de l'Himalaya. 

8» P. à ventre blanc , P leiicogaslcr , Gould , l'rocced. , 
1837, p. 137. — Hab. montagnes de l'Himalaya. 

G. Alckmekops , Alcemerops , Isid. GcofF. , 3 août i833 , 



362 TRAVAUX INÉDITS. 

Lesson. — Nycliornis, Sw. — Merops , Temm, — Bucia, 
Hodgs. 

i» A. à fanon rouge, ^. amiclus , Temm. , pi. col. 3io. 
— Hab. île de Sumatra. 

2° A. à fanon bleu, A. paleazureus , Less. — An Bucia , 
Hodgs?? — Ce genre renferme deux espèees en tout point 
semblables par 1rs formes ; mais le fanon de plumes UV hes 
i|ui occupe le devant du cou est ronge de feu cbezl'uoe et bleu 
indigo azur chez l'antre. 

L'espèce à fanon bleu nous paraît nouvelle, à moins qu'elle 
n'ait été décrite dans ces nombreux ouvrages périodiques an- 
glais où nous n'avons pu la rechercher. Longue de o m. 33 , 
son bec est de couleur cornée, noirâtre en dessus; ses tarses 
sont bruns. f<es ailes dipasserit la queue et ont leur première 
penne bâtarde. Leur queue est longue, égale et formée de 
lectrices rigides. 

Le frgpt est algue-marine , puis un vert uni colore tout le 
dessus du corps, du sincipul au croupion , sur les ailes, la 
queue , les côtés du cou. Les pennes alaires ont leurs baguet- 
tes d'un noir vernissé et s'inl brunes en dedans, et la queue 
d'un jaune beurre fiais en dessous, a ses baguettes d'un jaune 
doré luisant. Le dedans des aiies est de ce même jaune carné. 
Le thorax, le ventre el les euuveitiires inférieures delà queue 
suut llainniées de vert et de jaune. Sur le devant du cou , à 
partir du mcnlon , rèi,'ne ju-qu'au haut de l'abdomen un fanon 
de pliiuies lâches , larges, colorées tu dessus tu bleu d'outre- 
mer et à lu b:ise de la plume en bleu indigo. 

G. Thbiothobe , T/inoihuius , Vieil!. , Gai.. — Kampylo- 
r/nchus , Siiix. — Troghdytcs , L. Lalh.; Less., Çoiiipl, , 
l. VI, p. 187, et t. VlII, p. 125. 

1" T. longiroslris, Vieill., Gai. , pi. 168; Less., Conipl., 
YI, p. 189. — Kampylopterus icolopaceus, Spix, pi. 79. — ; 
Hab. Brésil et Paraguay , Plala. 

2° T. rosaceus , Less. — Le Todo vox? Azara. — Bec corné; 
tarses couleur de chair ; tête et dessus du cou et du dos brun 
passant au brun roussâtre sur le dos , le croupion , et au roux 
vif sur les eouverlurç; supérieures de la queue ; ailes et queue 



TRAVAUX INÉDITS. afiS 

fauves rayées de noir ; dessous du corps hlancliâlre lavé de 
rose vineux faible; flancs roussâlres ; converlures inférieures 
rousses. — Vieillot, Ainériq, sept. , pi. 107? — Hab. Plala 
et Chili. 

3° T. mexicanus , Sw. , P{eir. Zoot. ilttist. — Troglodytes 
albicolUs, Cuv. , Gai. de Paris , cah. n" 3 ; Less. , Compt. VF, 
188. — Trjolhorus gutiulnlus , La Fr. , Rev. Zool, , iSSgj 
p. 99 — Hab, Mexique, Real del Mopte. 

4° T. gullalus , Gould , Proceeii. , i836 , p. 89. — Hab. 
Mexico. 

5° T. obsolelits, Less. — Mfiolhera obsolcta , Ch. Bonap, , 
Orn. , t. I , p. 6, pi. 1 , fig. 2. — Troglodytes obsoleta , Saj, 
Rock., Mont. — Less. , Corn/)/. , t. VI, p. 1 88. — Nult.il , 
I, 435. — Hab. Missouri, rives de l'Arkansa. 

6° T, arundinaceus , Vieill. , Amer. sept. , pi. 108. — 
Cerlliia paluslris , Wilson , Aniér. , pi. 12 , fig. 4- — Troglo- 
djtes palusirii , Cti. Bonap. , syn. , pi. gS. — Audubon , 
pi. 98. — Sw. , F. hor. Ani., I, p. 3ig. — Nultal, t . I, p. 4J9- 
— Hab. Missouri et Caroline du sud. 

^' T. litsciniui , Quoy et Gaim. , ^st. zool. , t. I , p. 202, 
pi. 5 , llg. 2. — Hab. îles Mariannes, nommé Gapio. 

G. Troglodyte, Trogludj-les , Leacb , G. Cuv. — Muta- 
cilta , L. — Anorihura , Rennic. — Regulus , BrissoD. 

1° T. europeus , Cuv., Leach. — Le Troglodite , Buff. , 
enl. 65i , fig. 2. — Molacilta troglodytes , L. — Syhia tro- 
glodytes , Vieill. , EncfcL, t. II, p. 4(39. — Hab. Europe. 

2° T. arada. — Syhia arada , Vieill., Encycl. , t. II, 
p. 470 ï pl- 180, fig. 3. — Turdus cantons ^ Lath. — BufT., 
enl. 716, fig. 2 ( le Musicien de Caïenne ). — Hab. Guiane. 

3° T. adon , Vieill. , .Sw. , Fauna amer. , p. 3 16. — Sylvia 
adon , Vieill. , Encycl. ,11,47 ' • — ■^yl^'io domcsiica, Wils. , 
pi. 8, fig. 3. — Ch. Bonap. , Syn., p. 9a. — rJultal, I, 4ï2.— 
Audubon, Orn., p. 427, pi. 83. — Hab. Brésil, Missouri. 

4° T.furm. — Sylvia furva , Lath. , Vieill,, Encycl., JI, 
4^2 , et Gai., |jl. \ùr. — MotaciUaJ'arva, L. — lironw, Zool. 
iliust., pi. 28 (Fauvette à tète bruue ) , Fcnmn Surinam, II, 



264 TBAVADX INÉDITS. 

p. '201. — Troglodytes americana , Cuv. — Hab. Surinam, 
Brésil , Guiaiie. 

5' T. plalensis , Lalh. — Le Basacaraguay , Sjivia platen- 
sis , Vieil!. , Encycl. , II , 472- — Supra nigra ; subtus rufa 
et albida ; remigibus rectricibusque nigrescenle fascialis; ros- 
tro subarcualo , supra nigro, subtus albida; pedibus rufescen- 
tibus albis. - — Azara , Pax, t. II, p. 19. — Vieillot, Nouveau 
Dict. d'hist. nalur., XXXlV , 5io. — Le Roitelet de Bnénos- 
Ayres , cnl. 73o , fig. 2. — Hab. Plata, Paraguay, iianiiuê 
Fourio. 

6° T. Icucogaslra , Gould , Proceed., i836, p. 89. — Hab. 
Mexico, Taumalipa. 

7° T. guerexa, Cuv., Gal.de Paris. — Azara , apiuil. — 
Trogl. ckilensis , Less. , Zool. de la Coquille , t. I , paît. 2 , 
p. 665. — Hab. Chili. 

8' T. hornensh , Less. , Zool. de la Thètis , et l'Institut , 
n' 72, p. 3i6(i834) . — Trogl. Magellaninis ^ Gould, Pio- 
ceéd., |836, p. 88. —Hab. Terre-de-Feu. 

g" T. liyemalis, Vieill. — Sw. , F. am. , p. 3i8. — Sylfia 
hyemalis , Vieill., Encycl. , 11, 470- — Syhia europœus , 
Vils. , y4m. ornilli. , pi. 8 , 6g. 6 ; Ch. Bonap. , Syn., p. gS. 
T. europœus, Leach. ; Nutlal , 1 , 427. — Hab. États-Unis. 

10" T. louisianœ , Vieill. , pi. 108. — Certhia caroUniana, 
Wils., pi. 12 , fig. 5 ; Aububon, pi. 78 ; Nutt. , t. I. p. 429. 

— Le RoilcK t de la Louisiane , Buff. , enl. 730 , fig. 1 . — Sfl- 
via lodoficiana, Lalh. — T. ludovicianus, Ch. Bonap., Syn. , 
p. 93. — Hab. Louisiane. 

1 1° T. bevic/tii , Audubon , pi. 18 et Orn. , p. 96 ; Nuttal, 
1 , 434- — Hab. Louisiane. 

12» T. Breviruslris, Nuttal, t. I , p. 436 Hab. Massa- 

chussets. 

i3° T. fumigalus, Temm., Man. 3, p. 161. — Hab. Japon. 

G. RnTiciLLA , Ray. — Ficedula, Bcchst. ; Less., Ir. 4'5. 

— Phœnicura, Sw., II, p. 24o. — Molacilla , L. — Sjlfla , 
Wolfet Mey. 

i» R. phœnicura, Bonap. , enl. 35i , fig. 2. — Molacilla 



TRAVAUX INÉDITS. 265 

fjliœnlcunis , L. , Gm. — Hab. ane. conl. , Europe et monts 
llyinalnyas. 

a" R. leucocephala. — Phœnicura leucocephala, Yarrell. , 
Proceed. , i83 i , p. 35. — Mâle. — Bec et tarses noirs ; une 
plaque sur la tête et la nuque d'un lilanc satiné ; plumage des 
parties supérieures , cou , thorax , dos , ailes et bordure ter- 
minale de la queue d'un noir bleu profond et luisant; parties 
inférieures du corps , c'est-à-dire bas du dos, croupion, ventre, 
flancs et couvertures de la queue, et les trois quarts des rcc- 
trices d'un rouge canelle ou rouge kermès fort vif. — Long, 
totale :6 p. 1/2 (o, l'j. ) Queue arrondie. — Hab. Himal. 

3° R. rubcculoidci . — Phœnicura rubeculoidcs , Yarrel, 
loc. cit. 

4° R. cœndeocephala. — Phœnicura cœruleocephala, Yarrel, 
loc. cit. 

5° R. Juliginosa. — Phœnicura fuligiuosa, Yarrel, loc cit. 

6' R. fronlalis. — Phœnicura frontales , Yarrel , Proceed., 
i83i , p. 172. 

■j" R. Mac-Gregoriœ. — Phœnicura Mac-Grrgoricc, Bur- 
lon ; Proceed., i835, p. i52. — Hali. Himal. 

8° R. plumbca. — Phœnicura plumbea, Gould , Proceed. , 
i835, p. i85 (An., n» 5? ). 

9° R. simplex , Less. — Mâle. — Bec brun; tarses orange; 
plumage ardoisé ; queue et couvertures rouge cannelle vif. — 
Uab. Himal. 

10° R. inelanura , Less. — iMâle. — Front et devant du 
cou azuré ; dessus de la tête , du cou , du dos , azuré frangé de 
roux; épaule bleuâtres; ailes brunes frangées de roux et de 
gris clair; ihonix, bas-ventre, croupion, couvertures de la 
queue jaune fenugineux Ires-vif; queue jaune safranée, ter- 
minée de noir profond. — Long. : o, 16 ( 6 p. ). Bec et tarses 
noirs. 

T^cnie/Zt. — Plumage brun olivâtre sale sur le corps, plus 
clair iii devant et roussâtre sur le ventre; croupion et queue 
ferrugineux , celle-ci terminée de noir ; bec et tarses noirs — 
Hab. Himal. 



e66 IRAVADX INÉDITS. 

G. Ctanecdla, Biisson. — Pandicilla, Bl. — Molacilla, L. 
— Sj-lvia , Lalh. 

1° C suecica, Boié. — Molacilla suecica, L. , enl. 36i, 
fig. 2. 

2° C fastaosa , Less. — Bec noir ; tarses jaunâtres ; soiut 
met de la tête et du cou , croupion et les 2 pennes moyennes 
de In queue, de même qu'une plaque sur les épaules, bleu azur 
des plus cchUans ; front , joues , devant du cou, dos et haut des 
épaules , noir \elours; moitié antérieure du cou, thorax et 
parties inférieures jaune rouille frais; ailes et rectrices laté- 
rales brunes; les rémiges frangées fiaement de gris. — Long, : 
0,17 (6 p.) — Hab. monts Hinial. 

G. Sthigiceps , Less.—Bec delà longueur de la lêle, entier, 
légèrement triangulaire à la base, comprimé sur les côtés, arqué, 
édenté, ^ 8 bords égaux el lisses ; narines basales , ouvertes ; 
quelques crins ou soies à la commissure et aux narines; plumes 
de la tête et de la gorge lancéolées ; ailes aiguës < dépassant le 
croupion, à i'" penne rudimenlaire, la 2" courte, la 3« plus 
courte que la ^' , celle-ci que la 5' ; les 5' et 6' égales , el les 
plus longues; queue allongée , deltoïdale, égale, tarses ex- 
cessivement courts, à dolgis courts el faibles, l'externe soudé 
au médian. Ongles recourbés, faibles; langue ^ro^aè/e/Ttenf 
des Philédoiis. — Hab. iNouvelle-Hollande? 

1° Slrigiceps leucofjogon , Lesson. — Dos , ailes et queue 
vert-olive frais ; les peuues alaires brunes en dedans , les liges 
des rectrices jaune-sirin en dessous, brun-roux luisant en 
dessus; dessus de la tetc et du cou marron ; chaque plume 
étroite cl striée de blanc puis de fauve au sommet; plumes de 
la gorge allongées , frangées sur les bords , très étroite» el en 
languettes, grises à leur base , blanches à leur sommet; joues, 
côtés du cou cl thorax ferrugineux , quelques stries blanches 
sur les plumes tlioraciques et jugulaires médianes 1 flancs , 
bas-ventre roux clair, passant au jaune-serin sur les couver- 
tures inférieures de la queue ; de-sous de la quejje jaune ver- 
dàlre ; tarses cornés ; bec brunàlre en dessus, jaunâtre en des- 
sous et brud à la pointe. — Long. : 8 p. 1/2 (0,28). 

0. CiiscLODE, Cinctodcs , Gray , p. 16.— Furnarius, Less. 



a TRAVAUX INÉDITS. a^y 

O peiiorhynchut , Teram. , Gould , G. R. Grajr. — Upucerlhia. 
d'Orbigny, — Molacilla , Gm. 

1° C- inornatus , Less. ; inéd. ; vélins , Thelot. — Cet oi- 
seau a o,m. 23 de longueur tolale. — Son bec est brunâtre et 
les tarses sont jaunâtres. Un brun fuligineux intense colore 
la tête, le cou, le dessus du corps et le croupion. Un large 
trait blanc part de l'œil tt dépasse l'occiput; un second Irait 
blanc s'cleiid sur les jugulaires | le devant du cou, à parlir du 
j;osier, est varié de blanc et de brun. Le dessous du corps est 
fuligineux , mais chaque plume est striée de blanc au milieu ; 
les flaucs sont bruns ; la région anale et les couvertures infé- 
rieures sont brunes, mais chaque plume est frangée de blanc. 
Les pennes caudales légèrement (tagces sont nnires, mais les 
trois plus externes sont lerniinées du gris roussàlre. Les ailes 
dépassent h peine le croupion , elles sont d'un blanc roussâtre, 
mais chaque plume est bordée d'une teinte plus claire; une 
écbarpe de couleur ferrugineuse traverse les pennes moyennes 
de l'aile et se trouve bordée de noir luisant. — Cet oiseau vil 
au Chili. 

2° C. pntngonicu- , Gny. — Molacilla gracula , Forsler. 

— Opeliorltynclius rupestris, Killilz , pi. 8. — Furnariiis 
Lessonii, Dumont, Ail. Dict, se nat. , pi. ^5, fig. i. — Fur- 
narius chilensij , Less, , Traité et Compl. , t. II , p. 53ï. — 
Molacilla patagoriica , Gni. , e.»p. C6, p. gS^. — Upucerlhia 
rupejtris , La Fr. et d'Orb. , Cat , p. ai. — Hab. Chili. 

3° C. fuliginoius. — Cerihia anlarctica , Garnot, Apn. se. 
nat. , 1S26 — Farnariusjiiligtndsus , Less, , Zool. de la Co- 
quille, p. 670 , et Compl. , t. Il , p. 532; Traité , p. 807. — 
Merle des Malouines, Pernetly, Vuy.,t. 11, p. 20. — Hab. 
îles Malouines. 

G. MïOPiio.NE , Myophoneiis , T(mni., texte des plançh col. 

— fllyiophonus , auct. — Tardas , Horsf. 

I» M. melallicus , Tcmm. , pi. col- 170. — Tardas Jlatn- 
roslris , Horsfield , Arrang. of birds , Trans. Soc. Lin. , 
t. XIII , p 1^9 , tsp. 12. — Chiung des Javanais. — Hab. 
SIe de Java. 

a" M. Temminc/cii, Gray , Birds, pi. ai??if»-Long de 



268 TItAVAUX INÉDITS. 

i3 pouces. — Ce Myophone a le bec nllongc , noir en dessus, 
jnunc en dessous , des soies à Tonj^le du bec , la commissure 
ample. Les .lilcs n'atteignent que la moitié de la queue. Leur 
première penne est bâtarde, la i^ courte, la 3^ plus longue, les 
4'j 5° et 6 éga'cs et les plus longues. Les tarses sont longs , 
légèrement scutellés. La queue est al longée , arrondie, chaque 
penne terminée par une pointe mucronée. Le plumage est sec, 
bleu indigo , relevé de goutelettes luisantes an sommet de cli- 
que plume. Les ailes et la queue sont bleues tirant au noir en 
dedans'des pennes, et au bleu azur sur leur surface découverte. 
Cinq gouttelettes neigeuses forment un demi-cercle aux épau- 
les. Le ventre et le bas-ventre sont d'un noir mal. Leduvet des 
flancs est abondant et celui du coupion très-épais. Ce duvt 
est noir puis blanc pur. — Hab. leNépaul. — .T'ignore si l'indi- 
vidu que j'ai sous les yeux est bien l'espèce de M. Graj dont 
je ne possède pas l'ouvrage somptueux. 

3° M. Horspeldii, Gray, Cent, ofbirds., pi. 20 ; Bull. , 
Férussac , t. XXV, p. 352; Proceed. , i83o, p. 55 et i^i. 

— Hab. Inde continentale , Himalaya. 

G. MoHouA , Mohua , Less. , Compl. ,t Buir. , t. IX, iSS^, 
p. l3g. — Cerlliia, Quoy et Gaini. — Orllwnyx , La Fr. , 
i8/|0. — Hab. Terres antarctiques , Nouvelle-Zélande. 

M . hua , Less. , loc. cit. — Cerlliia helerociila , Quoy et 
Gaim. , Astrolabe , pi. 17 , fig. 1 , pi. 228. — Orlhonj-x he- 
teroclita, La Fr. , Mag. de Zool. , Ois. , pi. 8, i83g. — Or- 
ihonyx icterocephahis , La Fr. , Rev. Zool. , i83g, p. 267. 

— Hab. baie de Tasman à la Nouvelle-Zélande. 

G. IIeorotaire, /^ej/i'a/vn, Fleming. — Mellitrc[itus,Wi:\\\., 
l"sect. — Cerlliia, L. Gni. — Drepanis, Temm. — Melilreplcs, 
Sw, — Heterorhynchus , La Fr. — H.ib. l'Océanie , aux îles 
Sandwick seulement" 

1° V.evi. — Certhia coccinea , Gm. , Ois. dorés, pi. 52; 
Cook, 3' Voy. , App. , Forster. — Certhia vesliaria . Lath.— 
Mellisuga coccinea, Mertcm,:iv. pi. /^■, Show., Mise, pi. 220. 

— McUtrcptus vestiarius , Vieill. , Encycl. 11 ,601 et Gai, , 
pi. 181. 

a" ^. akaroa. — Certhia ofocu/n, Gm.; Vieill., Ois. dorés, 



TRAVAUX INÉDITS 269 

pi. 53. — Mclitrcplus obscurus , Vieill. , Encycl. ii , 60 i ; 
Cook, 3' Voy. , p. I ig. 

3" f^. hoho. — Cerlkia pacijlca , Gm, , Ois. dorés , pi. 63; 
Lalh. — MelUreptus pacip.cus , Vieill. , Encjcl. 1 1 , f)02. 

4° f^. hetcrorhynclius. — Hclerorliynclius olwaceus, La Fr., 
Mag. de Zool. , iSôg, pi. 10. 

G. PicLCULE, Dendrocolapies , Herra. ; Illig. ; Litlist. — 
Dcrulrocopus , Vieill. — Gracula, Gni. 

I. Bec droit ( Orlhocolaples ). 

1° D. cayennensis , Licli, , n" 148; d'Orb. et I.a Fr. , 
p. 1 I . — Gracula cayennensis , L. , Gm. — Gracula scandcns , 
Lath., Shaw. — Le Picucule, BufT. , ciil. 621 ; Less., pi. 72 , 
fig. 2. — Dendrucopus scandens , Vieill., II , ôaS, Oh, dcirés, 
pL ijô. — Hab. Brésil, Caïenne. 

2° D. gultalus , Lich., n° 149. — Pic grimpereau C(irnimiii, 
Azara, 2^2 ; Spix , sp. 10 ; La Fr. cl d'Orb. , Cat. , pag. 1 1. 
Dendrocopus pardalotus, Vieill. , II, 624 ; Levaill. , Proiii. , 
pi. 3o. — Hab. Bahia, Bolivia, Guiaiie. 

3" û. picus, Lich., n° i5i. — Orioliis picus, L., Gm. — Le 
Talapiot, BulT., enl. ()o5. — Dendrocopus reclirostris. Vieil!., 
11,626, pi. 169; d'Orb. et La Fr.,Cal., p. 12. — Dendrocopus 
gultalus, Spix, pi. 91. — Hab. Brésil, Caïenne, CLiquilos. 

4° D. rufus. — Dendrocopus rafus , Vieill., Encycl. , II , 
626. — Hab. Brésil. 

5° D. menaliiceps, Lessoii. — Bec presque droit, noir, de la 
longueur de la tète. Dessus du crâne cl du cou noir, a\cc di s 
lignes oblongiics blanc-roux au centre de cbaque plunic. Une 
sorte de sourcil blanc au dessus des yeux. Dos olivâlic-ioux , 
avec ligne jaune-ionx au centre de chaque plume. Croupion , 
ailes el queue brun-roux. Gorge et devant du cou blancliàtre 
sale. Gorge olive avec ilainniéches blanches. Thorax , ventre 
cl^région anale jaune-roux rayé finement en travers de brun. 
Tarses rongcatrcs. — Long, tôt : om 26 (9 pouces 10 lignes). 

II. Bec RECOURBÉ {Xiphocolaples). 
1» D. dccumanus , IHig. , Licbst, , n° 147. — Grand Pic- 
griinpereau , Azara , a4'' — Dendrocopus alLicollis , Vieill., 



970 TBAVAnx INÉDITS. 

Encycl. , II , p. 625. — Dendrocopus dceuoiaiius et falc'iros- 
tris , Spix , pi. 87 el 88. — Dendrocopus albicoltis , La Fr. et 
d'Orb. , Cat. , p. 10. — Hiib. .Saint-Paul. 

1' D. s/]uamatus , Ijirh., 11° l52. — H.ib. Brésil. 

3* D. tenuirosirit, Lichs., n» l53. — Hab. Brésil. 

4" E. biciltatus , Lich , n» i54 , Spiic , pt. go ; La Fr. et 
d'Orb., Cat., p. il. — Dendrocopus angustiroslris, Vieill. ? .' 

— Hab. Brésil. 

5° D. major, Vicill., Encycl., Il, GîS. — TrcpaJore 
grande, Azara, n° 2-11. — Dendrocopus rubigiimsus, La Fr. , 
Mag. (le Zool., pi. 16, i833; La Fr. cl d'Orb. , Cal., p. 11. 

— Hab. Bolivie, Plata. 

6"> D ■ angustiroslris. — Dendrocopus angustiroslris, Vieill . , 
II , 624; Bull. , Féruss. , "VI , p. 412 ; Ch. Boiiap., Ac. phil., 

t. IV, p. 370. 

7° D. albogularis , King., Procced. , I, p. 3o. — Hab. 
détroit de Magellan. 

8' D. rubncaudalus? — Dendrocopus rubricaudalas. Vieil- 
lot, II, 623. — Trepadore remosj'cola roxos , Azara , n" 247- 

— Hab. Plata. 

9° D.fuicus. — Dendrocopus fuscus, Vieill., 11,624. 

10° D. futiginnsus. — Dendrocopus fuliginosus, Vieill., II, 
624; Levaill. , Prom. , pi. 28. 

11° D. maculatus. — D. maculalus, Vieill. , Encycl. , Il , 
6a5.— Hab. Brésil. 

12° D. pyrrnphius . — D. pyrrophius, Vieill. ; H , 626. — 
Tropadero ypardo , Aïara , n" 255 

iS" D. griselcapillus, Vieill., II, 696. — Azara, n° 244. 

14° D. promernpirhynchus , Less. — Bec long de C'oS 
(24 lig. ) , Irès-compriiné, arqué, noir. Dessus de la tête noir 
mat, avec une taihe oblongno rouille au centre de chaque 
plume. Dessus du cou et du dos olive roussâlre avec ligne 
jaune-roux au centre de chiique plume. Ailes, croupion et 
queue laniielle. Menton blanc, devant et côtés du cou , thorax 
et flancs jaune-olive, avec flammèches longitudinales blanc jau- 
nâtre au centre de chaque plume. Milieu du ventre ayant 3 à 
4 rangées de points noirs. Couvertures inférieures rousses 



TRAVAUX INÉDITS. V]l 

ponctuées de noir avec flammèclie claire au centre. Tarses 
noirs. — Long. tôt. : o,33 (12 ponces). 

G. Ptilotis, Plilolis , Sw., I. II, p. 326. — Cerlhia , I-ath. 
— Phllcdon, Cuv. — Philemon , Vieillot, — Melliphaga, 
Lewin ; Gray , p. i5. — Genre australien et de la JNouvelle— 
Zélande, .1 

1° P. ornata, Gould, Proieed., i838,p. 24-' — Hab.Swan, 
rivière ou livière des Cygnes, Australie. 

2° P,flavigula, Gould, loc. cit. — Nouvelle-Galles et 
Tasmanie. 

3° P. auriliis , La Fr. , Rev. Zool. , p. 267 , et Mag. de 
Z lol. , Ois. , pi. 1 1. — AlcUipha^a cincta, Dubus de Ghisigiiies, 
Ac. de Brux. , avril iSSgj l'Institut, n" 3o8 , 21 novembre 
i83g , p. 4og. 

4° P. chrjsotis , Sw. ; Lewin, Birih, pi. 5. — Cerlhia 
chrysolis , Lalh. , n" 90. — McUiphaga Lewinii, Sw. — M. 
chrj-sotis 1 Lewin , Birds of Ncw-Holl. , pi. 5. — M. Lewinii, 
Sw.; Vieill., Ois. dorés, pi. i)5. — Philemon erylhrolis, Vieil!., 
Encycl., l. Il, p. 618. — Melliphaga chrysolis, Vig. et Horsf., 
Trans. XV, p. 3i4.— Hnb. Nov.-Holl. 

5° P. leucotis , Sw. — Melliphaga leucolis, Vig. et Horsf., 
Trans. XV, 3l4. — Melliphaga leucolis, Lewin, Birds oj^ 
New-HolL, pi. 20. — Philedon leucolis , Temm., pi. 425.— 
Tardas leucolis , Lath., n" 26. — Hab. Nouv. -Hollande. 

6° P. melanodcra. — P. melanodcra, Quoy et Gaim., .^st., 
pi. 8, fig. 1, et te.Kle, p. igi . 

7° P, pyrrritis , Less. — Bec et tarses noirs. Dcfsus delà tète, 
du cou, du dos, du croupion gris brun franc. Gorge et menton 
blanc pur. Un trait unir piofond sur la jonc. Oreilles d'un 
roux feuille morte. Devant du cou, thorax et flancs gris cen- 
dré. Ventre et bas-ventre blancs. Ailes gris- brun cm dessous, 
à couvcriurfs et pennes nioymncs jaunes. Grandes pennes 
noires , frangées de jiiunc. Queue lirunc lavée d'olivâlre. — 
Liing. : 8 pouces (OiSî). B.ngueltes des rcctrices , en dessous, 
bl.inc d'ivoire. 

8° P. auricomis. — Afelli/ihaga auricomis , Vig. el Horsf., 
Trans., XV, p. 3i3. — Muscicnpa auricomis, Lnth.jn" i. — 



a^?. TBAVAnX INEDITS. 

— Heorotaire à oreilles jaunes, Vieill. ,'^Ois. dorés, pi. 85. 
-t- Philemon auricomis , Vieill. , Encycl., t. II, p. 6i4 ; 
Shaw., Gen. Zool., X, p. 354. — Melliphaga anricomis, Sw., 
Zool. illustr. , pi. 43. 

G. CiNNYBiciNCLE , Cinnyricinclus ^ Less. — Turdus ., L. , 
Gm. — Anlhrcptcs, Sw. — Lamprolornis, Sw. 

1° C. leucogaster , Lca.—Lamprot'rms leitcognster , Sw., 
Binh IV. ^f. , t. I , p. 252 , pi. 8. — Merle de Jtiida, T^ufF., 
en!. 648, fig. 1. — Tardas leucogaster, Gm., I , Sigj Vieil!., 
Encjcl. , t. II, p. (>76 , csp. i5i. — Hab. Sénégal et Guinée. 

2° C. leucosonia , Less.^Cinnyris Longucmarei , Less. , 
111. de Zool., pi. 28. — Anthreples teucosoma , Sw., Birds w. 
Af. , p. 146, pi. 15. — Hab. Sénégal. 

3** C. mrtasoma , Less. — Bec et taises noirs, léle, eou, dos 
cl épaules gc is-roux-brunàlre sale. Croupion noir profond. 
Joues , devant du eou, thorax , ventre et flancs bleu-noir in- 
tense et brillant. Région anale et couvertures inférieures de 
la queue rouge cannelle. Queue uniformément bleu-noir , 
luis.inle et ondée en dessous. Ailes brun sale avec un large 
miroir blanc aux épaults et au milieu. — Long. : 0,16 (6 pou- 
ces ). — Hab. Sénégal. 

G. MoQDEDR, Mimus , Brisson, Boic , Gray. — • Or/t/uus , 
Sw., La Fr., Gould. — Turiius. L,, Lalh. — Muscicnpa, Wils. 

— Toutes les espèces sont américaines. 

1° M. polyghllus, — Orpheus polyglollus , Sw., Birds of 
Mexico, p. et n" 32. — Tardas polyglollus, L., Gni. ; Ca— 
lesby, Car., pi. 26; cnl. 558, fig. i ; Wilsna, Am. ornilh., 
pi. 10, fig. I. — Turdus orpheus, Vieill., Encyc, t. II, p. 677, 
esp. i55 ; d'Orbig. et La Fr. , Cal. , p. 17, — Tardas domi- 
nicus , L. — Turdus polyg/ollus, Lichst., Cat., n'" 445 et 446- 

— Hab. Table-land, Real del Moule au Mexique, États-Unis. 
2° M. calandria. — Cahiudria , Azara , Pax , n° 223. — 

(Junior) Turdus theuca, Molina, Chili, 23l. — Turdus llieiicn, 
Vieill., Encycl., t. II, p. 678, csp. 167 (junior).— Or/;/it'H.f 
calandria, d'Orb. et La Fr., Cat., 17; Mag. de Guérin, 187; 
d'Orb. , Voy. , pi. 10 , fig. 2. — Orpheus thcaca, d'Orb, et La 



I 



TBAVAUX INÉDITS. 2^3 

Fr., Cal., n° 19. — Orphcus australis, Less., Thélis, p. 327 
et suis',, 1837. — H:ib. Paraguay, Clilli, Corrientes. 

3° M. gilfus. — Tardas gilvus , Vieil). , Encycl. , I. II , 
p. 678 , esp. i56; Amer. sept. , t. II , pi. 68 bis. — Hab. 
Etats-Unis. 

4° M.felifox. — 7'«rrf«j/«^(Voa;, Vieill.,Àméi'. sept. p. 10, 
pi. 67. — Cal-bird, Turdus lifùkts, Wilsoii , pi. 20, fig. 3. 

— Museicapa carolinensls, L.; Lalh., sja. 64. — Muscicapa 
virginiana , Jiisca , Brlss. , Orn. — Moucherolles de Virginie , 
Bulï. — Turdus felivox, Ch. Bonap., syn., p. ^5, esp. yS. — 
Turdus carolinensis, Lichst., a' ^/^o. — Orpkeus felifox, Sw., 
Fauna bor. Amer., p. 19a. — Uab. Virginie. 

5° M. curviroslris. — Orplieus curviroslris, Swains., Birda 
of Me.v., n» 33. — Tnxosloma velula. Wagler, Isis. — Poma- 
torliinw, Teinin. — Hab. Mexique, T.ible-land. 

6' M. longiroslris. — Orpheus Hnngiroslris , de La Fr., 
Rev. Zool. , i838, p. 55; Mag. Zonl., iSSg, pi. 1. — Hab, 
Mexique, Californie. 

7" M. carulescens, — Orpheus cœrulescens , Sw., Bîrds of 
Mexico, n» 3/j. — liai). Mexique, Table-land. 

8' M. merutoides. — Orphtus meruloidcs, Swalns., Fauna 
bor. Amer., p. 187, pi. 38. — Turdus nœfius, Lath.? Vieill., 
Eneycl. ,11, p. 673, n° i38. — Hab. détroit de Noolka. , 

9° M. rufus. — Orpheus ru/us , Sw. , Fauna Amer, bor. , 
p. 189; Cateiby, I. p. 28; Pennanl, Zool. arct., t. II, p. 335. 

— Turdus rufus , Lalh. ; Wilson , pi. i4 , fig- I ; Vieillot , 
Ois d'Amer. , l. II , pi. Sg, et Encycl., t. II , p. 6ç)i , 28 ; 
Cil. Bonap., syn., n° 93. —Hab. Élats-Unis, Ptnsylvaiiie. 

10° M.dorsaiis. — Orpheus dorsalis, d'Orb. et La Fr., Cat., 
p. i8;d'Orbig., Voy. , pi. 11, fig. 1. — Hab, Bolivie, Andes. 

w" M. Iricaudalus. — Orpheus Iricaudalus , La Fr. et 
d'Orbig., Cat., p. 18; Azira , Pa.x , no 224. — Turdus ruirus. 
Vieillot , Encycl. , t. II , p. 668 , esp. 1 20. — Hab. Bolivie > 
Paraguay ? 

12" M. palagonicus. — Orpheus palagonicus , d'Orbig. et 
La Fr. , Cat., p. 19 ; d'Urb. , Voy. , pi. Il , lig. 2. — Hab. 
Palagonic. 

liev. Zool. .Scpliinbie l8/|0. 18 



274 TRAVAUX INÉDITS. 

iS" M. trifascialui . — Orplieus trifasciatus, Goiild, Pro- 
ceed. , 1837, p. 27. — Hab. îles Gallapagos. 

14» M- melanotis. — Orpheus melanolis, Gould, Proceed., 
1837, p. 27. —Hab. lies Gallapagos. 

1 5o M. parvulus. — Orpheus pari'ulus, Gould, Proceed. , 
1837, p. 27 Hab. îles Gallapagos, 

16" M. lifidus. — Tardas Uvidas, Liehst., Cal., no' 4^7 et 
448' — Hab. Guiane, Caïenne. 

J70 M. saturninus,— Tardas salarninus , Liehst., Cat. , 
n' 449- — Hab. Brésil , Para. 

18" M. modulalor. — Orpheus modula/or, Gou\d, Proceed., 
l836, p. 6. — Hab. détroit de Magellan. 

G. Sylvuxis , Sjdi'iaxis , Less. — Scytalopus , Gray, p. ig 
( pars. ). — M/iolhera, Wied. — Leplonyx, La Fr. et d'Orb. 

— Sylvia, Lath. — Hab. le sud de l'Amérique. 

1" S, magetlanicus. — Scytalopus magellanicus , Gray , 
p. 19. — Sylvia mageltanica, Lath., a" 75. — H. MagelLinie. 

2° S. paradoxus. — Troglodytes paradoxus,V^\\.\\\\z, Méoi. 
ac. de Pétersb., i83i , p. i84 , pi- 5. — Leplonyx paradoxus, 
d'Oibigny, p. 197. 

3" S. guttalas, Less. ; esp. nouv. —Dessus du corps, de 
la tête, du cou, brun-olivâtre, roiissàtre sur le croupion. Ailes 
brunes, à pennes frangées de roux clair. Dessous du corps, à 
partir du menton jusqu'à la région anale , jaune clair avec 
flammèches longitudinales noires. Rectrices brunes eu dessus, 
avec un cercle noirâtre , liséré de blanchâtre au soininet, gri- 
ses en dessous avec un œil brun Irangé de gris. Bec noir. Tar- 
ses orangés. — Long. : o,i3 1/2 mill. 

G. Erïthrolane, Er)'throlanius, Less. — Ocypterus, Temni . 

— Analcipus ,S\y. — Artumia ,\i\à. GeofF., i834- — Philo - 
carpus , Mullcr. 

10 E. rubropeclus , Lpss. — Analcipus sanguinolentus, S\r. 

— Ocrplerus sanguinolentus, Tenim., pi col. 499- — Lepto- 
plerix cruenla , Wagler , sup. 9. — Lanius crumtus. Drapiez, 
Dict. ctass. , t. XIII , p, 527 , 1828 , et Mus. de Monaco. — 
yfrtamia sanguinolentus , Isid. GooF. — Hab. îles de Java, de 
Sumatra et de Bornéo, nommé Dadan-Mirha. 



TBAVArx INÉDITS. 2^5 

2° EJ rubricollis , Less. — Plumage cnlièroment bleu-noir, 
à reflets cercles sur le Lord de chaque plume de bleu métallisé 
très-brillant. Une large bande longitudinale partant du men- 
ton et atteignant le thorax , en régnant sur tout le devant du 
cou d'un rouge de feu. Bec et pieds noir profond. — Long, to- 
tale : 0,26 raill. (9 pouces i/a ). — Ailes noires sans plaques 
rouges. — Hab. île de Sumatra. 

OisEAD-MoccHE NOUVEAU , décHt par M. Bodrcier. 

L'oisEAD-MocCHE HÉLlonORE, Ornismja heliodor. — Mâle. 
— Bec noir, court, très-aigu. Tète, dos el corps d'un beau 
vert-pré métalliqne. Poitrine blanc-grisâtre. Gorge et col re- 
couverts de plumes couleur de laque, écailleuses , allongées 
sur les cotés. Abdomen blanc. Queue noire , arrondie à plumes 
très-courtes et étroites. 

Femelle. — Tète et dos vert doré. Collier vert-brun. Gorge, 
ventre et abdomen roux vif. Croupion , couvertures supé- 
rieures et inférieures de la queue roux cannelle. Queue de la 
même couleur , tachée transversalecneiU de noir sur toutes les 
plumes — Long. tôt. : 5o mill. Bec : lo raill. Ailes : 32 mill. 
Queue : l5 mill. — Patrie : Sanla-Fé de Bogota. 

Description de deux Coléoptères nouveaux , par M. Beiciie. 

Callipogon Lemoinei , Reiche. — Brunneus , mandibulis 
fulvo-viUosis , cxsertis , longitudine capitis brevioribus; capile 
tomentoso ; antennis longitu line corporis aud attengenlibus , 
thorace transverso , sub-quadralo , ruguloso , maculis quatuor 
albotomenlosis ; eljtris castaneis, vittis duabus inlerruptis 
lalis scutelloque tonientoso, albidis. — Long. : ;o à 8e. Larg. : 
20 à 25 mill. — Ilab Sanla-Fé de Bogota. 

Plilopus argus , Reiche. — Casianeus, rosiro vitlis duabus, 
thorace lateribus niaculisque quatuor, eljlMs maculis nume- 
rosis rotundatis, inipressis, viridi albidis. Tibiis rectis intus 
villosis. — Long. : i^. Larg. : 5 1/2 mill. — Hab. Cuba. 

Les figures de ces deux insectes remarquables paraîtront 
dans le Magasin de Zoologie. 



276 travaDx inédits. 

Description de deux genres nouveaux de la famille des Lon- 
gicornes , par M. GcÉRrN-lVlÉNEviLiE. 

Après les Spondyliens de M. ServIUe, ou doit intro- 
duire une petite sous-tribu, à laquelle nous donnerons le 
nom de Anoplodermiens , composée de deux genres très-cu- 
rieux , provenant de l'extrémité de l'Amérique méridionale. 
'Chez ces insectes, le corps est encore épais et cylindrique , 
comme dans les genres Spoudyle et Cantharocnemis , mais les 
antennes ne sont pas submonilifornies et courles , elles sont 
presque aussi longues que le corps, leurs articles étant un peu 
aplatis , à angle supérieur interne aigu , ce qui les rend n[i peu 
en scie. Les tarses sont aussi différens , car ils ne sont pas com- 
posés d'articles aplatis et le dernier n'est pas plus grand que 
tous les autres pris ensemble. 

Genre Anoploderme , Anoplodcrma. — iVIandibules aussi 
longues que la lêle , arquées , pointues , sans dents au côté in- 
terne. Palpes inégaux , les maxillaires plus langs , allcignant 
l'extrémité des mandibules , de quatre articles, les premier 
et troisième les plus courts , égaux , obconiques , le second 
le plus long, et le dernier plus long que le troisième et moins 
que le second, ovoïde, arrondi au bout. Palpes labiaux de 
trois articles obconiques , presque égaux , le dernier un peu 
épais et ovoïde vers son extrémité. Antennes insérées eu 
avant des yeux , deux fois plus longues que la tête et le cor- 
selet , de onze articles , le premier court, épais et cylindrique, 
le second très-petit, le troisième peu aplati, peu élargi à 
son sommet, plus long que le premier, les autres plus 
larges , très-avancés .î leur angle supérieur intej ne , en scie , 
égaux , avec le dernier un peu plus allougé et ovalaire. Yeux 
grands, un peu échancrés en avant. Corselet épais, arrondi 
sur les côtes , aussi large que les élylres. Ëcusson transversal 
à côtés arrondis. Klytres allongées , parallèles , arrondies au 
bout , convexes. Pattes robustes avec les jambes élargies et 
tronquées au bout. Tarses filiformes, de quatre articles( le 
cinquième est très - visible et soudé) obconiques, terminés 
par des ciocbels simples. 



TRAVAUX INEDITS. 277 

A. hicolor. — Noir, ponctué, un peu pubescent en dessous. 
Côtés du corselet et éijtresd'un rougeâlre ferrugineux. Cor- 
selet plus large que long à bord antérieur un peu avancé et 
arrondi au milieu. Élytres fortement chagrinées et offrant de 
trés-faibles traces de côtes. Tarses bruns à extrémité fcrruïi- 

D 

neuse. — Long : 20. L.nrg. : 8 mill. 

Cet insecte a été découvert par M. d'Orbigny , il y a plu- 
sieurs années, dans les Andes du Pérou. Il est actuellement 
dans plusieurs collections de Paris. 

G. SypiLE , Sypilus. — Ce genre diffère du précédent par 
ses mandibules moins longues que la tète , par ses palpes dont 
les articles sont égaux en longueur , et par ses antennes plus 
longues, dont le second et le troisième article sont très-pe- 
tits , le troisième étant au moins de moitié plus court que le 
premier. Ses tarses sont plus filiformes et plus allongés. Le 
corselet est plus étroit que les élytres et celles-ci ne sont pas 
parallèles , mais plus étroites en arrière et terminées en pointe 
à la suture. 

S, Orbignyi. — Noirâtre, terne avec les palpes, les antennes, 
les pattes et le dessus de la poitrine et de l'abdomen d'un jaune 
un peu ferrugineux. La tèle , le corselet et les élytres finement 
chagrinés en dessus. Tète offrant une petite élévation Irans- 
verse sur le front , entre les yeux. Corselet presque aussi long 
que large, arrondi sur les côtés et en avant. Ecusson allongé, 
arrondi et lisse. Élytres à angles huméraux saillans, diminuant 
insensiblement de largeur. Base des jambes noirâtre. — Long. : 
17. Larg. : 7 mill. 

Cet insecte a été trouvé par M. A. d'Orbigny , dans la Pa- 
tagonie. Nous lui avons conservé le nom générique iju'd porte 
dans plusieurs collections de Paris , et nous l'avons dédié au 
savant voyageur qui l'a découvert. 

Note sur une nouvelle espèce du genre' Saperda , Fab. , par 
F. DE Brème. 

Dans le nombre des espèces inédites provenant de l'Algérie, 
qui sont venues enrichir depuis quelques temps nos collections, 
une nouvelle espèce de Saperda me semble devoir parliculiè- 



l'jS ANALTSES d'oOVRAGES NOCVEAUX. 

ment atlircr l'altention des entomologistes, par la diversité 
remarquable de couleur qui distingue les deux sexes. En voici 
la description : 

Saperda Giierinii , Nob. — Hab. Oran. — Mâle. — Long. : 
9. Larg. ! 5 mill. — Tout le corps d'un brun verdâtre foncé. 
Tèle finement chagiinée , légèrement déprimée entre les an- 
tennes , et revêtue , ainsi que le prothorax et le reste du corps, 
d'un léger duvet iauvc clair , plus ou moins apparent. An- 
tennes épaisses d'un tiers moins longues que le reste du corps. 
Yeux noirs, médiocrement échancrés ; prothorax subcj'liudri- 
que, convexe en dessus et latéralement, et faiblement re- 
bordé en avant et postérieurement. Élytres de la même cou- 
leur brune , fortement rétréuies a la partie postérieure, ponc- 
tuées et garnies de quelques poils rares et très-courts. Angles 
huméraux arrondis, quoique saillans. Bords extérieurs brus- 
quement rabatus sur les côtés. Chaque élytre entièrement en- 
lotirée d'une bordure blanchâtre très-étroite, et portant au 
milieu une dépression longitudinale en forme de sillon , n'at- 
teignant pas l'extrémité postérieure. Pattes et abdomen de la 
même couleur que le reste du corps. 

Femelle. — Lung. : 10 1/2. Laig. : 6 mill. —Tête et tout 
lu reste du corps d'un gris clair blanchfitre. Front et parties 
environnantes couvertes de poils Antennes de la même cou- 
leur , et aussi longues que celles du mâle. Yeux noiis très- 
cchancrés. Prolhorax comme dans l'antre sexe , tuais plus sen- 
siblement transverse , marqué longitudiiialemenl de chaque 
côlé de deux larges bandes brunâtres. Élytres subparalléles , 
convexes et arrondies inférieurement, déprimées assez légère- 
ment entre les angles hucnéraux qui sont arrondis, et un peu 
moins saillans que ceux du mâle. Pattes et abdomeu d'un bl.jnc 
grisâtre ; celui-ci dépassent un peu les élytres dans les deux 
sexes. 

II. ANALYSES D'OUVRAGES NOUVEAUX. 
Beitrage zirr natnrgeschlihtc dcr vogel , etc. — Supplément 

il l'histoire naturelle des oiseaux , etc. , considérée sous le 

rapport du squelette et de la zoologie comparée , par 

M. Brabdt. 



ANALYSES D'onVBAGES NOnVÏADX. 27g 

Sons ce titre général son! compris six mémoires, dont voici 
un court résumé : 

Le i" mémoire porte ce titre : Sur deux di/férenles formes 
d'osselets que l'on remarque au crâne de plusieurs oiseaux 
palmipèdes. L'auteur a déconvert chez les Anhingns et les Cor- 
morans, nn osselet particulier situé au bord supérieur de la 
partie postérieure de l'os zygomatique , et qu'il a nommé su— 
prajugale , ainsi qu'un autre osselet placé sur le bord interne 
de la partie inférieure de l'os lacrymal, qu'il a observé chez 
la Frégate, le Puffin et l'Albatros, et auquel il a donné le 
nom de Lacrfniopnlalin. 

Le 2' mémoire est intitulé : Observations sur les Slegano- 
podes par rapport à leur osléologie et leur affinité avec d'au- 
tres groupes d'oiseaux. La première partie de ce mémoire 
renferme la description du crâne du Cormoran, de l'Anhinga, 
du Fou , du Pélican , de la Frégatle et du Phaéton , ainsi que 
différentes parties du squelette de la plupart de ces oiseaux. 
Dans la seconde partie, l'auteur insiste sur l'affinité des Stc- 
ganopodes , par rapport à leur ostéologie ; dans ce chapilre , 
M. Brandt donne un exposé comparatif de différentes familles 
d'oiseaux palmipèdes, toujours eu égard aux Sléganopodes , 
ainsi que des rapports particuliers que les Podoïdcs , les Plon- 
geurs, les Alques , les Sternes, les Procellaires , les Anatidcs , 
les Rapaces et les Échâssiers, présentent avec les Slégano- 
podes. Le second chapilre développe les rapports des différens 
genres de» Sléganopodes entre eux , et enfin , l'on y trouve 
un résumé, ainsi qu'un arrangement systématique basé sur ces 
observations. 

Le 3' mémoire contient des Remarques sur le genre Podoa 
cl les affinités que l'on y trouve avec les Foulques, les Grèbes 
et les Sléganopodes. 

Le 4' mémoire traite eu particulier des genres Podiceps et 
Colymbu», considérés comme types de deux fiinnlles différentes 
d'oiseaux palmipèdes. 

Lu 5' luémoiri; fournit des observations sur lu Manchot , 
l'examen de son squelette a déterminé l'auteur a regarder eut 
oiteau comme le type d'un groupe |>artiunlicr dca Palmipèdes, 



a8o ANALYSES d'ouvrages nodvealx. 

Le 6" mémoire présente une Description comparative du 
squelelte du Bec-en-ciseaux , par rapport aux autres Sternes. 

Pour l'intelligence de cet ouvrage , on à joint 19 planches 
lithographiées avec le plus grand soin , et qui présentent prin- 
cipalement l'ostéologie de ces oiseaux. Nous recommandons 
ce travail aux ornithologistes s'occupent de la partie systéma- 
tique de celle branche ^e la zoologie, et surtout aux analo- 
misles ; ils y trouveront des observations exactes et conscien- 
cieuses dignes du savant laborieux quia déjà enrichi la science 
de beaucoup de mémoires utiles à son avancement. 

Les divers mémoires dont nous avons essayé de donner une 
idée ont été publiés dans le 3' volume des Mémoires de l'A- 
cadérair impériale des sciunces de Siiint-Pclersbourg (6' série, 
a« partie , Sciences naturelles). M^iis ils sont lires à part el se 
vendent à Saint-Pétersbourg et h Paris, chez Belllzard-Dufour, 
libraires, rue de Verneuil , 1 bis. (G.-M.) 

DiB FÔRST INSECTEN. — Insectes des forêts , etc. , par Ratze- 
BURG, Zwciter Thcil. Die falter. Berlin, i84o,in-4°, pi. 
coloriées. 

En envoyant cette 2' pallie à l'Académie des sciences de 
Paris, l'auteur expose le plan de son travail et la manière 
dont il l'a exécuté. Ce demi-volume est composé de aSa pages 
et accompagné de 16 planches coloriées, faites avec grand soin 
comme celles de la première partie. Celle-ci est entièrement 
consacrée !> l'Histoire des Lépidoptères. 

M. le docteur Grateloiip, président de l'Académie royale 
des sciences et arts de Bordeaux, etc., etc., nous a fait l'hon- 
neur de nous adresser plusieurs Mémoires qu'il a publiés en 
l83'j , 18.38 el i84n. Comme ces Mémoires ont déjà été 
adressés par leur savant auteur à l'Académie des sciences , et 
qu'il en a été rendu compte dans les journaux scientifiques , à 
l'époque de leur apparition , nous nous bornerons à présenter 
leurs titres , afin d'avoir une occasion de remercier M. Gra- 
teloup 

1» Conchyliologie fossile du bassin del'Adour, ou Descrip- 
tion des coquilles fossiles qui ont été trouvées dans les terrains 



ANALYSES d'oDVRAGIS NOtTVEAUS. 28 1 

marins tertinires, aux envirous de Dax (département des 
Landes), avec figures dessinées d'après nature. — (Bordeaux , 
1837 , in-S" , extrait des Actes de la Société Lianéenne de 
Bordeaux ). 

2» Notice sur la famille des Bulléens, dont on trouve les 
dépouilles fossiles dao5 les terrains marins supérieurs du bas- 
sin del'Adour, aux environs de Dax, précédée déconsidéra- 
tions générales sur celte famille , et du tableau des genres et 
des espèces connus, soit à l'état \ivant, soit à l'état fossile; 
avec figures dessinées d'après nature. — ( Bordeaux , iSS^ , 
in-8' ). 

3° Mémoire sur les coquilles fossiles des Mollusques terres- 
tres et iluviatiles (de la classe des Tracbélipodcs ) observées 
dans les terrains tertiaires du bassin de l'Adour, faisant suite 
à la Conchyliologie fossile de ce bassin ; avec figures. — (Bor- 
deaux , i838, in-S" ). 

4* Tableau statistique des coquilles univalves fossiles trou- 
vées dans les coucbes tertiaires du bassin de l'Adour (environs 
de Dax. — ( Bordeaux , i838 , in-8» ). 

5o Description d'un fragment de mâchoire fossile d'un genre 
nouveau de reptile ( Saurien ) , détaille gigantesque , voisiu 
de rignanodon , trouvé dans le grès marin , à Léognan , près 
Bordeaux , Gironde. — (Bordeaux , in-80 , avec fig. in-4<' . 
1840 ). Le fossile qui fait le sujet de ce Mémoire est une mâ- 
choire supérieure longue d'environ dix-huit pouces , mais 
comme l'extrémité est cassée , la mâchoire entière avait une 
longueur plus grande. Cette mâchoire porte quatre dents pos- 
térieures implantées d.ins leurs alvéoles; ces dents, de forme 
conique et aplatie , sont fortement dentées en scie de chaque 
côté. M. Grateloup , après avoir examiné tous les genres fos- 
siles et vivans connus , a vu que la mâchoire en question ne 
pouvait se rapporter à aucun d'eux , et il propose de distin- 
guer génériquemenl le Saurien auquel elle a appartenu , sous 
le nom de Squalodon. (G -M.) 

ni. SOCIÉTÉS SAVANTES. 

Académie botale des sciences de Pabis. 
Séance (lu 7 icplcmbre i84o. — M. Audouin prend la pa- 



aSii socrÉTés savantes. 

rôle, par suite de la lecture du procès-verbal , pour lire une 
note dans laquelle il cherche a établir qu'il n'est pas exact de 
dire, comme il croit que l'ont fait MM. De Blainville et Du- 
méril , dans leur rapport sur les collections de M. Ad. Deles- 
sert , que ce voyageur a donné au Muséum une collection de 
tous les animaux qu'il a r.Tpporlcs des Indes orientales. En sa 
qualité de professeur-administrateur pour les animaux arti- 
culés , M. Audouin tient a déclarer qu'il n'a rien reçu de 
M. Ad. Oelesscrt , et il demande que sa note soit insérée aux 
Comptes rendus, 

M. Geoffroy Sainl-Hitaire ( les commissaires ne sont pas à 
la séance ) répond qu'il ne faut pas faire un reproche à M. Ad. 
Delessert a ce sujet ; car il a été d'une grande générosité pour 
le Muséum , et il soutient que le cadeau qu'il a fait à cet éta- 
blissement est magnifique et contribue puissamment à enri- 
chir les collections. M. Geoffroy Saiut-Hilaire s'oppose à l'in- 
sertion de la note qui vient d'être lue. 

MM. Biot et Flourcns s'associent avec chaleur à l'opinion 
de M. Geoffrpy Saint-Hilaire , et soutiennent que, dans le cas 
où M. Ad. Delessert aurait omis de joindre quelques insectes 
au superbe don qu'il a fait au Muséum , il n'a pas dérogé à la 
réputation de grande géoérosité pour la science dont jouit si 
justement sa famille. Us répètent que la science et le Muséum 
lui doivent beaucoup et ont été enrichis de matériaux nom- 
breux, neufs, et d'une grande valeur. Ils s'opposent vivement 
à l'insertion au Compte rendu de la nule en question. 

M. Audouin iuslAte encore, mais voyant la vive opposition 
soulevée par sa proposition , qui n'est soutenue par personne , 
il renonce, avec un très-grand plaisir, à l'insertion de sa 
note. 

Séance du i4 septembre. — M. Laurent lit un Mémoire 
fort important sur la reproduction de la Spongille. Ce travail 
est le développement de la note (]ue nous avons insérée dans 
cette Rcfue , p. 189 ( n" 6 , juin 1840 ). 

MM. Rivière et Briggs présentent des ossemens fossiles d'É- 
léph^int, découverts dans une carrière de sable, entre Joinville- 
le-Port et Champigny. lis étaient enfouis aumilieud'un sable 
quartzeiu fia j rempli de débris de coquilles et couronné d'un 



SOCIETES SAVANTES. 283 

dépôt de gravier , de galets et de gros blocs provenant des silex 
meulicrs et des silex de la craie. 

M. Bazin présente un iMémoiie sur les connexions qui 
existent entre U moelle épiniùre ou cordon rachidien, et les 
nerfs splnuux. 

M. Milne Edwards présente un Mémoire de M. Doycrc , 
sur les Tardigrades. Dans ce travail , l'auteur fait connaître 
l'organisation de ces animaux et en décrit huit espèces qu'il 
croit distinctes. 

Séance du 21 septembre. — M. J. de Chrislol envoie nn 
Mémoire iolilulé : Recherches sur divers ossemens fossile» at- 
tribués par Cuvier à deux espèces d'f/irP''Polames et rappor- 
tes au Métttxflhérium , noui^eau genre de Cétacés de la famille 
des Dugongs. Ce travail , dont un extrait est lu par M. Cor- 
dicr , est résumé ainsi par son auteur : 

" Mon animal ressemble au Lamantin par les caractères de 
ses molaires et au Dugong par tout son squelette, je lui donne 
le nom de Mélaxylhirium, pour rappeler qu'il est placé entre 
le Dugong II le Lamantin. \je Mclaxythérium aura : 1° le crâne 
rapporté par Cnvier au Lamantin; 2" les molaires supérieures 
rapportées par Cuvier à VHrpp. dubius ; 7)" les molaires infé- 
rieures rapportées par Cuvitr VHipp. médius ; 4" l'humérus 
rapportépar Cuviir adeux Phnquis; 5 ' l'avanl-Lrasrapporléau 
Lamantin; 6 et peut-être, enfin , une côle et une vertèbre 
rapportées par Cuvier , d'abord au Lamantin , puis au Morse. 
A ces pièces , il faudra icindre la mâchoire inférieure, le crâne, 
les molaires , plusieurs humérus , plusieurs cotes et plusieurs 
viTlcbresqut ont été découverts à MontptlJiur; ensorte que 
le squelette presque enlitr du Mataj.ylherium se trouve con- 
nu, et nous dévoile l'e\i.>ieuce d'un animal aussi voisin du 
Dugong qu'un genre puisse l'être d'un autre. Le Mélaxylhé- 
rium comprendra deux espèces différant principalement par la 
taille. La jjlus grande provient du terrain tertiaire inférieur 
des dcpartemens de la Charente et de Maine-et-Loire ; l'autre, 
du terrain marin tertiaire supérieur de Montpellier. » 

Séance du '2H septembre. — M, le niinislie de la marine 
accuse réception du rapport sur les manuscrits d'histoire natu- 



284 SOCIÉTÉS SAVANTES. 

relie de M. Perrotet , que l'Académie lui avait envoyé ; il la 
remercie de celle communication , annonce qu'il a ordonné 
l'inserllon de ce rapport aux Annales maritimes. Mon départe- 
ment, dit le ministre en terminant , a eu depuis long-temps 
occasion d'apprécier les services rendus par ce botaniste dans les 
diverses missions coloniales qui lui ont été confiées. Les suf- 
frages qu'il vient d'obtenir de l'Académie sont pour lui un 
nouveau titre à la confiance et à^ la bienveillance du gouver- 
nement. 

iVl. Duvernoy présente à l'Académie les Leçons d'analomie 
comparée de Georges Cuvier ., rédigées et publiées pur G. L. 
Ddvernoy. 2« édition , t. VII , contenant la Description des 
organes d'élaboration et de dépuration du fluide nourricier , 
par la respiration et la sécrétion urinaire , i vol. in-8", )8iJo. 

En présentant ce volume, M. Duvernoy expose le plan qu'il 
il suivi dans celle nouvelle édition : « Il me reste un volume 
a publier , dit-il , pour achever cette longue tâche ; si j'avance 
lenlement vers la fin , cela tient principalement à l'état actuel, 
rapidement progressif, de l'analomie comparée , et à la néces- 
sité d'en donner une esquisse complète. Qu'il me soit permis 
de développer, en peu de mots, ces deux propositions. 

» Les sciences d'observations ont toutes été fondées , en 
premier lieu, sur un certain nombre de faits connus , desquels 
on a cru pouvoir déduire les propositions générales qui ont 
servi à les constituer- Mais à mesure que des observations nou- 
velles sont venues s'ajouter aux premières, on a été obligé de 
restreindre, de modifier, de changer même une partie des 
propositions qui caractérisaient la première époque de ces 
sciences. C'est ce qui est arrivé a la chimie, à certaines parties 
de la physique et à l'histoire naturelle classique , dans laquelle 
on est embarrassé , en ce moment , pour déterminer les limites 
de certains groupes , tracés d'abord d'une manière absolue et 
sans réserve. 

Il L'analomie comparée a suivi celle marche progressive , 
elle est arrivée à sa seconde époque , à celle oii les détails se 
multiplient , s'accumulent et viennent confirmer, restreindre 
ou changer les premières propositions. Il faut, d'un côté, 



SOCIÉTÉS SAVANTES. 285 

classer ces observations nombreuses pour les introduire dans 
la science, et de l'autre, n'en tirer qu'avec réserve des con- 
clusions générales, afin que les faits qu'on pourra <lécouvrir 
le lendemain ne soient pas en contradiction avec les dédutlions 
des observations faites la veille. 

» Tel est , il me semble , le car.ictère actuel de cette science; 
tel est l'esprit que j'ai cru devoir mettre dans son exposition. 
Ces réflexions me justifieront, j'espère, des nombreuses addi- 
tions, des développemeus considérables , des chaugeniens dans 
la distribution des matières , et luéme dans les titres des vo- 
lumes ou des leçons , c'est-ii-dire des chapitres de cet ouvrage, 
qui en font uu livre nouveau. » 

Académie royale des sciences de Berlin. 

Séance du \& janvier i84o. — M. ElirembergWt un Mé- 
moire intitulé : Nouveaux détails sur les organismes de /jlu- 
sicurs Polythalames des mers du Nord , observés à Berlin. Ce 
travail est trop développé pour que nous puissions en donner 
ici une analyse , mais on pourra en prendre une idée suflisante 
en consultant l'extrait qui en a été donné dans le Journal 
l' Institut (8' année, n^ 35o, pag. 3og). 

Séance du &féi'Tier. — M. Klug lit une Note sur Le genre 
Thynnus. Il commence par examiner les Hyménoptères hélé— 
rogynes , en général , et il présente les divisions qu'il propose 
pour la famille des Mutillaires, arrivant au genre Thynne , il 
le compose d'espèces australiennes et américaines , au nombre 
de 37, réparties dans quatre divisions. L'analyse de ce travail, 
donnée dans l'Institut, .seinble étn!)lir que M. I^lug n'.i eu au- 
cune connaissance d'un traviul considérable que nous avons 
publié depuis assez long-temps sur ce genre et même sur les 
Mutillaires en général , dans le Voyage autour du monde de 
la corvette la Coquille. 

Séance du i6 mars. — M. Léopold de Bucli lit un Mémoire 
Sur les Spharonilcs et quelques autres genres dont se com/)o- 
sent Us Criiwïdcs. Il fait l'histoire de la découverte du genre 
Spliceronites , ioiiWKS, qui n'ont été rencontrés que dans les 
tcrraius du nord do l'Europe , eu Suède , en Norwégc et près 



286 SOCIÉTÉS SAVANTES. 

de Saint-Pétersbourg. Après avoir décrit ces et. es singuliers, il 
fait connaître VHémicosmites pjriformis et les Crypiocrinites 
regularis et cerasus de Pander. 

Dans un autre travail , intitulé : Noie sur quelques Brachio- 
podes des terrains de Sainl-Pctersbnurg, M. de Buch lait con- 
naître les transformations des Terebratula sphœra , ungala et 
Jrenum de Pander ; il décrit ensuite les Spirijer porambonites 
et reticutalus. 

Société eoyale des sciencfs de Goettingce. 

Séance du 16 mai \^!\o. — M. Berlhold lit un Mémoire sur 
diverses espèces d'Amphibies nouvelles ou peu connues. Dans 
ce travail, l'auteur passe d'abord en revue les Amphibies de l'Asie 
luineure ; il donne des observations sur ceux qui sont connus 
et en décrit complètement plusieurs espèces nouvelles. Il s'oc- 
cupe du genre BroïK-hocèlu de Kiup, Draconura , et décrit une 
espèce nouvelle de ce dernier genre. Il fait connaître ensiiile 
une espèce nouvelle du genre Duberria de Fitzinger (Duberria 
ancoraiis , probablement de Surinam ) , un nouveau Pseudoe- 
laps ( Ps. Y ) ; il donne une synonymie complète du Coluber 
pallidus de Linné , qui appartient , suivant lui , ou genre .Si- 
ion de Fitzinger , et termine en donnant la description d'un 
Naja nouveau ( Naja leptucoryphœa ) , provenant des îles de 
la Sonde. 

Société EwTOMOLOGiQDE de Fbance. 

Séance du 2 septembre i84o. — M, le secrétaire donne 
lecture d'un Mémoire de M [le marquis Maxiniilien Spinola , 
sur une série d'Hyménoptères recueillis dans la Gniaiie cen- 
trale par M. Leprieur , pharmacien de la manne ( 2' partie : 
Porle-Aiguillons ). 

M. Rciehe, rapporteur de la commission chargée de vérifier 
les compte^ du trésorier, pour l'année i83(), lit un rapport 
duquel il résulte que la situation financière de la Société , loin 
d'èlre telle qu'on a voulu l'accréditer , est , au contraire, assez 
satisfaisante , et qu'il y a lieu d'espérer que les mesures prises 
récemment , en ce qui concerne l'envoi des Annales , auront 



à 



SOCIÉTÉS SAVANTBS» 287 

pour résultat de faire rentrer une partie des cotisations ar- 
riérées. 

M. Lucien Buquet lit une notice sur un genre nouveau de 
Longicornes, de la tribu des Cérauibycius, et désigné sous le 
nom de Pteroplaius , dans la troisième édition du catalogue 
de M. le comie Dejean. 

M. Buquet donne les caractères do ce genre, dont les espèces 
appartiennent toutes, suivant lui, à l'Amérique méridionale; 
ces insectes , qui sont de taille moyenne , se distinguent surtout 
par la plus ou moins grande dilatalion des élytres et leur forme 
aplatie , à la manière de certains Lycus ; M. Buquet donne la 
description de cinq esprce* qui proviennent de Colombie , et 
dont voici les diagnoscs : 

I. P. ^u^cAer, — Capite flavescente, vertice nigro ; thorace 
flavescente , iinea média nigra; elyirrs dilatatis , nigro-cyaneis, 
macula magna humerali faciaqiie média transversa testaceîs ; 
aotennis pedibusque oigris. — Long. : 20. Larg. : 10 mill. — 
Hab. Bogota, Colombie. 

2. P. luluralis. — Capite nlgro; thorace flavescente, Iinea 
média nigra ; elytris flavis , dilatatis , macula magna , apice , 
sutura pedibusque nigris. — Long. : 12 1/2. Larg. : 6 r/3. — 
Hab. Bogota. 

3. P. gracitis. — Capite flavescente, vcrtice nigro; iborace 
Qavesceute, Iinea média nigra ; elytris flavis, dilatatis, macula 
rotundata apicc, antennis pedibusque nigris. — Long. : i 1, 
Larg. : 5 mill. — Hab. Bogota. 

4- P- Rostainei. —Capite nigro; thorace flavescente, Iinea 
média lata nigra ; elytris flavis , vix dilatatis, paulo convexis , 
macula magoa , apice, anteunis pedibusque nigris. — Long.: 
|3. Larg. : 6 mill. — Hab. Bogota. 

5. P. arrogans. — Capite tlioraccque nigro-violaceis; tho- 
race tubtrculato ; elytris dilatatis, vix convexis, basi rnbris , 
postice violaceo-nitidis ; antennis nigris; pcdibus abdomiiir 
que nigro-violaceis. — Long. : i6. Larg. : bmill. — 11. Bogota. 

M. Buquet pré.sente ensuite à la Sociétii un Longicorne 
monstrueux, de Colombie , du genre ParanJra , et très- voi- 
sin de la P. maxUtosa. Cette moustruosité consiste d'une part, 



288 MÉLANGES El NOUVELLES, 

dans le peu de développemeut des mandibules qui sont écour- 
téesd'une manière singulière, particulièrement au côté droit, 
et surtout dans la forme des antennes qui , dans l'individu fe- 
melle signalé, sont composées d'articles très-comprimés, ex- 
cessivement courts et du double plus larges que longs, de sorte 
que les antennes atteignent à peine , en longueur , la base da 
corselet, ce qui leur donne un aspect assez extraordinaire. 

IVIÉLAiVGES ET NOUVELLES. 

M. le capitaine Mio.v , dont nous avons déjà parlé honora- 
blement dans celte Reloue , vient d'adresser à son père des col- 
lections zoologiques qu'il a recueillies en Afrique , aux envi- 
rons de Sédiot , sur la rivière Casamance et à prés de 200 lieues 
de Saint Louis. Ces collections sont composées de Mammifères , 
d'Oiseaux , de Mollusques et à'Insecles , dans un parfait état 
de conservation. M. Mion a bien voulu nous confier quelques 
individus provenant de cette localité, qui u'a jamais été e.'C— 
plorce sous le point de vue scientifique, ce qui nous mettra à 
même d'eu donner la description dès que nous aurons eu le 
temps de les étudier. On peut acquérir tout ou partie de ces 
objeis à des prix très. modelés. ( S'adresser ïi M. Mion père , 
rue du Cherche-Midi , 52 , à Paris. ) 

M. Mion a aussi envoyé un certain nombre de curiosités , 
telles qu'armes de sauvages , ustensiles, etc. 

M. PiLATE , qui exécute un voyage scientifique dans l'Amé- 
rique du Nord , aux Fbirides , dans l'Alabama , etc. , vient 
défaire un envoi aux personnes qui ont souscrit à sou voyage. 
Les premiers fruits de ses recherches consistent en Coléoptères 
parfaitement piqués et conservés. 

On verra plus haut ( 11" 2 , pag. 61 ) les conditions de la 
souscription ouverte par M. Pilate;ce premier envoi est de 
nature à satisfaire les souscripteurs et fait espérer des matériaux 
Irès-intéressans, quand ce voyageur zélé ailra eu plus de temps 
pour se livrer à ses recherches. 

\ I reste encore quelques actions à placer. 

S'adresser , franco , au bureau de la Revue Zoologique. 



Nouveaux membres admis dans la Société Cdvierienne. 

207. M. le Docteur Nàiieeek , membre de diverses académies 
savantes , etc. , à Vienne. 
20s. M. LoDDiCEs , nienibre de div. soc. savantes , à Loadres. 
Présentés par M. Gitùrin-Méneville, 



OCTOBRE 1S40. 

I. TRAVAUX INÈDIÎS. 

DEScniPTioxs d'oiseaux nouveaux recueillis pendant l'expédi- 
tion de la, F'énus, par M. Nebocx, D. M. P., chirurgien- 
major de la frégate. 

A M. le directeur de la Revue Zoologique. 

M., je vous prie de vouloir bien publier quelques espèces 
ornithologiquts nouvelles qui proviennent de l'cxpédilion de 
la frégate la F'cnus. Je vous prie également, par la même oc- 
casion, de vouloii bien constater, dans noire journal, ce fait, 
que leSouïmanga dont M. de La Fresnaje'a fuit un genre sous 
\e uomàe H clerorh)- nckus o/i!;ace«j, et l'Oiseau-Mouche décrit 
par M. Bourcier sous le nom d'Ornysmia cnsta, n'ont été 
décrits et figurés que d'après des individus rapportés par la 
Vénus. J'ai donné au Muséum le mâle et la femelle de la pre- 
mière espèce, dans le mois d'août i83t). 

J'arrive aux espèces que je viens vous prier de publier. 

1° Columba Du Petittiouarsii. — Pairie : Christine (îles 
Marquises). — Caractères principaux. — Calotte d'un blanc pur 
entourée d'un liséré orange. Dos vert olive. Ventre d'un beau 
jaune orange. Région an;ile, jriunc serin. Ailes, première penne 
très-rétrécie dans son tiers postérieur ; la 4° est la plus longue. 
Rémiges secondaires et couvertures supérieures à reflet vert 
doré métallique, bordées de jaune et présentant une tache 
bleue au centre. Queue légèrement fourchue. Rcctrices d'une 
couleur veric à reflet métallique, puis d'un blanc jaunâtre à 
leurs extrémités. Tarses, rouge orangé. Ongles noirs. Bec noir 
à la base , blanc à l'extrémité. Iris rouge. 

2° Colombe de Taïli. — Variété de la Colombe, dite Ku- 
rukuru, décrite par M. Lcsson. Celle que nous avons rapportée 
diffère surtout de celle du M. Lesson , en ce que la calotte est 
violette, les tarses noirs et en ce que la zone blancliiilrc, qui 
se remarque i\ la queue, n'occupe pas précisément l'extrémité 

Tom. m. Iky. Zool. Octobre l84o. 19 



2g0 TPiTAnx INEDITS. 

des rectriccs ; dans notre individu, cette zone se trouve à un 
centimètre de l'extrémité. 

3° Colombi-Gallinc des Gallapagos. — Pairie : ile Saint- 
Charles (archipel des Gaijapagos). — Caractères principaux , — 
Bec noir, effilé, assez long. Au dessous del'orhile, on remar- 
que deux lignes noires qui partent de chacune des mandibules 
et vont se terminer à l'oreille qu'elles embrassent dans l'inler- 
Talle qui les sépare ; là, les plumes sont blanchâtres. 

Toute la partie supérieure du corps est d'un gris roux. Au 
niveau des ailes et à la base du cou seulement, cette couleur 
prend un aspect métallique à reflet pourpre ou vert doré. La 
gorge, blanchâtre sous la mandibule, passe au vineux. Poitrine 
vineuse. Ventre, anus et dessous des ailes, gris cendré. Rémi- 
ges primaires noires, lisérées de blanc. Couvertures moyennes 
blanches sur le bord externe. Rectriccs de la même couleur 
que le corps ; elles présentent une zone d'un beau noir à deux 
centimètres de leur terminaison. Tarses rouges. Ongles noirs. 

4° Mouette à queue fourchue. — Patrie : rade de Monlcrey 
(Haute-Californie). — Caractères principaux. — Longueur 
totale : 60 centimètres. Bec très - arqué , noir à sa base 
et blanc à l'extrémité. Iris rouge. Paupières orangées. Tête 
et la presque totalité du cou, gris-brun. Deux petites taches 
blanches, arrondies , embrassent symétriquement l'exliémilé 
postérieure de la mandibule supérieure. Manteau, blanc-gris. 
Poitrine, ventre, région anale, dessous des ailes, blancs. Ailes 
plus longues que la queue de 0,4 c. Rémiges primaires noires 
sur le bord externe et sur le bord interne. Couvertures 
moyennes blanches ; les supérieures ardoisées et bordées de 
blanc. Queue très-1'ourchue et blanche. Les deux rectriccs ex- 
ternes plus longues qu'elles ne le sont d'habitude dans celte 
espèce d'oiseau. Tarses et palmes rouges. Ongles noirs. 

5* Geai de San-Blas. — Patrie: San-Blas (Mexique). — 
Caractères principaux. — Longueur totale o,25. — Bec blanc 
mêlé de noir. Hupe noire ; les extrémités des plumes ayant 
une teinte bleue. Tête et cou noirs. Manteau bleu. Ventre noir 
nuancé d'indigo. Ai!es d'un bleu plus clair que le manteau en 



TBAVACX INÉDITS. 2qt 

dessus , el grises en dessous. Queue bleu de Prusse. Tarses 
noirs. 

6» Hirundo modesta. — Hirondelle femelle tuée à l'île 
Sainl-Cbarles, Gallapagos ; elle présenle pour caractères prin- 
cipaux, une longueur de o, i4 cent., un bec Irès-court et une 
couleur générale d'un gris brun. Le mâle plus grand et à reûet 
métallique bleu a été décrit par Gouid sous le nom de Progiie 
niodej/us. J'ai conservé ce nom. 

7° Tisserin dis Gallapagos. — Patrie : île Saint-Charles 
(Gallapagos). — Caractères principaux — Le bec a l8 mil- 
limètres de longueur. La mandibule supérieure, à afête arron* 
die, dépisse l'inférieure de 2 millimètres 1 nviron ; elle est très- 
pointue et noire. Mandibule inférieure jaunâtre. Corps , en 
général, brun noirâtre. Chaque plume est légèrement bordée 
de blanc, surtout sous le ventre el en avançant vers la région 
anale. La queue a 4 centimètres de longueur. 

8° Sterne cendré (S. G. Noddi). — Patrie : pris i la mer 
dans l'océan Pacifique (hémisphère N.) — Caractères princi- 
paux. — Longueur totale 0,24 c. — Bec noir, grêle, ayant 
une longueur de 3 centimètres. Iris noir ; paupières noires. 
Tète et front gris blanchâtre, ayant l'aspect satiné. Col et dos, 
cendré foncé. Gurge, ventre et dessous des ailes, cendre clair. 
Rémiges, gris-noir. Couvertures des ailes, brunes. Queue pas- 
sablement fourchue, de la même couleur que le manteau ; la 
seconde penne est la plus longue. Tarses très-longs et noirs, 
membranes iuterdigitales jaunâtres. 

Description d'une nouvelle espèce du genre Mole (Orthago- 
riscus, Scbn.) découverte à l'I'e Maurice, par M Liénàko. 

Ce curieux poisson , pris à Port-Louis, le 7 février i83g, a 
été le sujet d'un important Mémoire que M. Liéuard a lu à la 
Société d'histoire naturelle de Maurice, le 7 mars 1889. Ce 
savant a bien voulu nous adresser ce Mémoire et une figure du 
Mole en question, pour être publiés dins le Magasin de Zoo- 
logie, nous ne donnerons donc ici qu'un Irès-courl extrait de 
son travail 



i§i lAAVÀDX INËOIIS. 

L'espèce dîiciile par noire lioriorable confrère M. Ll^imrJ 
(Mole à caudale lancéolée , Orthugoriscus lanccolalus) a élé 
trouvée deux fois à Maurice. Le premier individu fut pris le 
24 mai i836, dans la baie de la Grande-Rivière; il avait 4 
pieds delong et a de hauteur et son poids s'élevailà 107 livres. 

Le second, celui que l'on a pris le 7 février i83g , avait 
5 pieds 10 pouces de long et 3 pieds 5 pouces de hauteur; il 
pesait 6^5 livres. 

Ces deux individus, quoique variant un peu pour la ma- 
nière dont est iinplanléu la nageoire caudale , appartiennent 
tien certainement à une seule et même espèce, qui se distingue 
par la grandeur et la forme lancéolée de cette caudale, laquelle 
est presque aussi longue que large, graduellement rétrécie au 
milieu et terminée en arrière par un lobe étroit et arrondi au 
bout. Ce poisson est oblong, couvert d'une peau très-épaisse, 
moins dure au toucher que celle des Squales ; son dos est gris 
foncé, ses nageoires plus claires et son ventre argenté. Sa cau- 
dale est couverte de taches couleur de plomb. Comme la peau 
qui recouvre les nageoires est très-épaisse , ce n'est qu'après 
la dissection que M. Liénard a pu s'assurer du nombre de leurs 
rayons; en voici la formule : D. 1^. A. 21. C. ig. P. 17. 

Dans son Mémoire, M. Liénard passe en revue les ouvrages 
de Lacépède (Buff. de Sonnini) et de Cuvier, mais il n'a pas 
connu l'excellent Mémoire de M. Ranzani, intitulé : Dispo- 
silio Familiœ Molarmn, Bononiœ 1837, travail dans lequel le 
célèbre zoologiste italien divise la famille des Moles, en 6 
genres ; mais les 10 espèces qu'il admet dans son genre Orlha- 
goriscus {i\ éa\t Orlhraguriscus) sont toutes différentes de 
celle de M. Liénard , ce qui ne permet pas de douter que celle- 
ci ne soit nouvelle. 

Notice sur un genre nouveau de Longicornes, de la tribu des 
Cérambycins, par M. Lucien Buqdei. 

M. le comte Dejean, dans la dernière édition de son Cata- 
logue, en adoptant la nouvelle classification des Longicornes, 
par M. Audinet Serville {Annales de la Société enlomologique 



TBAVAtIX INÉDITS. 20)i 

de France), a cru devoir néanmoins ajouter de nouveaux gen- 
res aux genres déjà fort nombreux crées par cet auteur. Il est 
juste cependant de reconnaître que ces coupes quoique seule- 
ment indi([uées, portent avec elles un cachet inséparable de 
l'esprit d'observation que l'on remarque si souvent dans les 
ouvrages de M. Dejean. Aussi est-ce avec un regret profon- 
dément senti que nous avons dû perdre l'espoir de voir se réa- 
liser la promesse qu'il nous avait faite de donner un gênera si 
indispensable aujourd'hui , et nous devons déplorer davantage 
cucore le parti qu'a pris M. Dejean de disséminer sa riche 
collection , fruit de tant d'années de travaux et de re- 
cherches. 

Le Catalogue de M. Dejean a jusqu'ici servi de guide, non 
seulement pour la classification de la majeure partie des col- 
lections de France , mais encore d'un grand nombre de celles 
qui se forment à l'étranger; et cependant, quoique son utilité 
ait été appréciée de tous , il finirait par n'être plus que d'un 
bien faible secours si quelques entomologistes zélés , au cou- 
rant de cette nouvelle nomenclature, ne lui venaient en aide eu 
publiant les caractères de ces nouveaux genres. Nous ne nous 
dissimulons pas les diflicultés d'un pareil travail, aussi n'a— 
vons-nous pas la prétention de nous en charger, espérant que 
d'autres plus capables n'en seront point effrayés. Nous nous 
bornerons à la simple analyse de quelques genres remarqua- 
bles, afin de mettre à profit les connaissances que nous avons 
acquises autrefois , en consultant la collection de M. Dejean, 
ainsi que nous l'avons déjà fait pour les genres Phacellus Ptc- 
Toplalus, etc., etc. 

Celui qui nous occupe est le genre Coccoderus que nous ran- 
geons entre lesChlorides et les Phénicocères, et dont nous pos- 
sédons trois espèces , dont deu.x du Brésil et une de Cayenne 
(M. Dejean n'en connaissait qu'une seule). Ces insectes sont de 
moyenne taille , se rapprochent assez au premier aspect des 
grandes espèces du genre Ehuria, et, comme elles, sont ordi- 
nairement ornés de taches en relief et de couleur d'ivoire. 

Genre CoccoDEuus, Dcj.,Catal. — Tète grosse, convexe; man- 
dibules fortes, larges, avancées, arquées, tronquées et dentées 



294 TRAVAUX INÉDITS. 

à l'exlrémité. Palpes à peu près ég^iux, derniei' article obcoiii- 
que, tronqué à l'extrémité, les labiaux plus grêles que les 
maxillaires. Antennes de douze articles Bliformes, velues en des- 
sous et beaucoup plus longues que le corps dans les mâles; pre- 
mier article assez gros, peu allongé, le second très-petit, tous 
lesautres à peu près égaux. Presternum assez saillant, ne s a- 
vançant pas en arrière au-delà de l'insertioa des pattes. Cor- 
selet cylindrique, un peu plus large que long, bi-tuberculé 
latéralement, son disque ofifrant deux ou plusieurs tubercules 
très-pronoucés. limsson assez petit, creusé au milieu, arrondi 
postérieurement. Élylres parallèles, convexes, marginées, cou- 
pées carrément à la base, tronquées à l'extrémité et présentant 
à chaque angle de la troncature deux fortes épines dirigées en 
arrière. Patles courtes à peu près égales, cuisses fortement 
comprimées , les inlermédiaires armées quelquefois d une 
épine à l'extrémité. Articles des tarses triangulaires. Corps 
légèrement duveteux. 

C. bisignalus. — Long. : 32 , larg. : g millim. — Cctio- 
sccle est d'un toslaré rougeâtre. La tête , finement ponctuée 
en dessus, est sillonnée transversalement en dessous; les man- 
dibules d'un brun rougeâtresoiit ridées longiludinalement. Le 
corselet, cnlièiement rugueux, a six tubercules noirs assez sail- 
lans ; deux se trouvent sur le disque et les quatre autres sur 
les bords latéraux : les deux les plus rapprochés de la tête 
sont beaucoup moins apparens que les autres tubercules. Les 
élylres ont chacune à la base, de chaque côté de l'écusson, une 
grande tache ovale, en relief, de couleur d'ivoire, et à partir 
de ces taches elles sont d'un teslacé très-paie et luisant. L'ex- 
lrémité des I", 2', 5', 4' el 5' articles des antennes sont , ainsi 
que le bas des cuisses , annelés de noir. On v.oit en outre aux 
cuisses des pattes intermédiaires , une épine assez forte. Cet 
insecte a été trouvé à Cayenne d'une manière assez singulière. 
M. Leprieur m'a rapporté qu'étant en chasse, il vit à peu de 
distance de lui un oiseau qui venait de saisir un objet qu'il 
n'avait pu distinguer, il le tira et s'empara en même temps 
d'un très beau Momot et de l'insecte en question qui a foft 
peu souffert de la pression du bec de^l'oiscau. 



IRlVitX INÉDITS. 295 

C. sexmaculalus. — Long. : a8, larg. s 8 tnillim. — Il 
est un peu plus petit que le précédeat, et d'un rouge teslacé 
très -brillant. La tête, assez forte, a en arrière une ligne longi- 
tudinale enfoncée, et les 3' et 4° articles dés antennes sont lé- 
gèrement épineux extérieurement ; les mandibules sont avan- 
cées et noires à l'extrémité. Le corselet, très-finement ponc- 
tué, a six tubercules noirs disposés comme dans le C blsignalus. 
L'écusson est assez petit, arrondi au bout et creu>c dans le 
milieu. Les élytres, parallèles et allongées, sont ornée.s cha- 
cune de trois taches oblongues de couleur d'ivoire et égale.- 
ment espacées entre elles. La première, plus en relief que les 
autres se trouve à la base, la seconde, au milieu, et la dernière 
près de l'extrémité de l'élytre. Cet insecte, par la disposition 
de ses taches, a tout-à-fait l'aspect d'un iTiun'o. Il faisait partie 
d'une collection du Brésil rapportée par M. Dreux. 

C. luberculalus. — Long. : 55, larg. : 10 niillini. — 
Cette espèce est entièrement dépourvue des taches de couleur 
d'ivoire que nous avons signalées dans les deux autres. Elle 
est d'un testacé rongcâlre, beaucoup pluspîilesur les éljtres.La 
tète, très-finement pointillce, a dans le milieu une ligne enfon- 
cée qui se prolonge entre les antennes ; celles-ci ont les 3', /^' 
et 5' articles épineux extérieurement; les mandibules sont 
peu avancées, tridcnlées et noires à l'exliémité. Le corselet est 
rugueux latéralement, et il a huit tubercules noirs très-sail— 
lans ; deux se trouvent sur le disque, et trois sur chacun des 
côtés. On voit de plus au milieii du corselet, faisant face à l'é- 
cusson et assez près de la base, une tache noire arrondie, un peu 
en relief, qui simule un neuvième tubercule. L'écusson est du- 
veteux et arrondi au bout. Les élytres allongées et parallèles, 
ont chacune quatre lignes longitudinales très-étroites et blan- 
châtres qui partent de la base. La plus rapprochée de la suture 
ne parcourt que la moitié environ de la longueur de l'élytre, 
tandis que les trois autres ncs'arrètent que près de l'extrémité. 
Ce bel insecte, dftnt nous ne possédons qu'un seul exemplaire 
mâle, a été trouvé au Brésil , par M. Dreux. 



296 ANiLVSES d'oOVrAGBS NOtVÏADX. 

II. AiVALYSES D'OUVRAGES NOUVEAUX. 

Dixième rapport annuel sur les travaux de la Société d'his- 
toire naturelle de l'île Maurice, lu à la séance anuivcrsaire 
du samedi 24 août 1889, P"'' ^- Lou's Bouton, secrétaire. 

Voilà la première fois, depuis dix ans, que nous recevons 
un rapport sur le.s travaux de la Société d'histoire naturelle de 
l'île IMaurice rédigé par un autre que Julien Desjardins. Cer- 
tainement le secrétaire actuel est Lien digne à tous égards de 
remplacer Dcsjaidins : mais cette circonstance rappelle une 
perte si récente et si douloureuse, qu'on nous pardonnera d'a- 
voir exprimé ici la sensation pénible que nous a fait éprouver 
la vue de ce dixième rapport. 

Au moment où cette brochure a été imprimée, la Société 
ignorait encore la perte immense qu'elle a faite ; M. Bouton 
s'était chargé de remplacer momenlanément Desjardius, pen- 
dant son voyage en Europe ; actuellement ces fonctions hono- 
rables lui appartiennent de droit. Les amis de la science et les 
membres de la Société doivent èlre assurés que M. Bouton 
mettra le plus grand zèle à soutenir celui de ses confrères ; 
ca; s'il veut réellement remplacer Desjardius, c'est versée but 
que tous ses efl'orts doivent être dirigés. 

Après avoir rapidement retracé les travaux de la Société 
dans un discours préliminaire^ M. Bouton émet le vœu que le 
gouvernement la prenne sous sa protection spéciale. Il arrive 
ensuite aux diverses sections des travaux de la Société, l'a- 
griculture, la botanique, la météorologie, la minéralogie et la 
zoologie ; dans chacune de ces branches de la science, il y a 
eu des travaux importuns et utiles ; mais nous ne devons nous 
occuper ici que de ceux qui ont trait à la zoologie. Nous al- 
lons essayer d'en donner une idée succincte. 

Cl Les travaux zoologiques ont été considérables cette année, 
dit le rapporteur, leur mérite est incontestable; mais ce qui 
pourrait en rehausser davantage la valeur, s'il était possible, 
c'est de savoir qu'ils sont dus au zèle infatigable et à l'aptitude 
soutenue d'un seul de nos cull(.'gues. £u effet, M, Liéuard a 



ANALYSES d'oOVBAGÊS NÛCVEAtJX. iQf 

SU, dans peu de mois et seul, nmasser des matériaux tels qu'ils 
ont pu lui sufTire pour constater plusieurs découvertes irapor- 
lanles, en iehthyologic parliculicremcnt. Ses travaux ont em- 
brassé les Mammifères, les Reptiles, les Poissons, les Crusta- 
cés et les vers. » 

Parmi les Mammifères, M. Liénard a étudié l'adulte et le 
fœtus d'un grand Dauphin et la lèle d'un Célacé de i3 pieds 
de long, rapporté de l'île d'Agalcga par M. Le Duc. 11 n'a pas 
voulu assigner de nom à ces deux animaux, quoique les carac- 
tères du second lui fassent penser qu'il doit former un genre 
nouveau. 

Les Reptiles ont donné le sujet d'une communication du 
même membre sur un Crocodile vivant pris à Maurice. M. Lié- 
nard pense que cet individu vient de Madagascar, et qu'il aura 
été apporté par quelque bâtiment de commerce. 

Les Poissons ont fourni une riche mine à exploiter; M. Lié- 
nard décrit comme nouveaux un Mérou , M. unicolorc, un 
Mésoprion, M. 'nurj'cisler, un Holocentre, H. uurolincalum , 
deux Percis, P. à taches aux flancs, et P. rosé, un Platjcé- 
pliule, Pt. Je Maurice, un Pterois, P. à nageoires lie de vin, 
une Synancée, S. à trois bandes, deux Pomacentres, P. noi<' 
et P. gros yeux, trois Glyphisodons, G, Dickii, géant et à 
bandes pâles, un Chélodon, C. taché, un Holacanthe, H. de 
la reine, un nouveau genre de Scombéroïdes voisin du genre 
Porthmée , auquel il n'assigne pas de nom, un Nason, iY- uni- 
colorc, deux Gobies, G. ùhu et G, à bandes rouges, deux 
Blechnis, B. à dorsale élevée et à B. marbré, deuxSaurus, 
S. à bandes et taches, et S. galon rouge, une espèce du genre 
Élope à laquelle il ne donne pas de spécifique, en Ophisure, 
0. à têle jaune, sept Murènes, M. pointillée de jaune, 
M. à taches mouchetées, M. marbrée, M. efjllée, M. à bandes 
brunes, M. tenlacidée et M. Guépard, un Tclrodon, T. mul- 
timaculé et un Mole, Orth. à caudale lancéolé. Voy. plus 
haut, p. 291, et le Mag. de Zool-, 1841. 

Les Ciuslacés ontolfuit à M. Liénard une espèce nouvelle 
du genre Portune à laquelle il donne le nom de P. tubercule. 

Parmi les Vers intestinaux, M. Liénard signale plusieurs 



^9J^ ANALYSE C'OCVRACES NOUVEACS. 

Vers qu'il a recueillis dans sa cour après une forte pluie; ils 
ressemblent à des Ascarides. M. Liénard a fait une description 
sommaire de l'espèce, mais il ne lui donne pas de nom. 

Il a trouvé sur le Mole à nageoire lancéolée , plusieurs Vers 
parasites qui appartiennent au genre Tristnma de Cuvier. 

Tels sont les résultats zoologiques dus à la Société d'histoire 
naturelle de l'île Maurice, M. Liénard a prouvé que la science 
dont s'occupait Desjardins a encore uu digne représentant 
dans ce pays. G. -M. 

Mémoires de l'Académie des sciences, arls.f t belles-lettres de 
Dijon. Années 1887 et i838, in-B", fig.\ Dijon, iSSg. 

Ces Mémoires sont adressés par l'Académie de Dijon à la 
Société Cuviérienne, et nous prions l'Académie d'agréer nos 
remercîmens pour celle importante communication. Le volume 
que nous avons sous les yeux contient des Mémoires d'un haut 
inlérêt sur les sciences, les beaux-arls et la littérature; mais 
le plan de la Revue Zoologique ne nous permet de parler que 
de ceux qui s'occupent de l'histoire des animaux. Nous allons 
essayer d'en donner une idée. 

Ces travaux zoologiques sont dus au zèle et au talent de 
M. le docteur Vallol, bien connu par de nombreuses observa- 
tions. Dans un chapitre intitulé: Observations enlomologiqucs. 
Il s'occupe de l'étude des insectes nuisibles à l'agriculture et 
cherche à les déterminer d'une manière exacte, afin de faire 
disparaître les dénominations vicieuses qu'on leur donne vul- 
gairement. Au sujet de l'insecte nommé Négril, M. Vallol cite 
un grand nombre d'auleurs qui le rapportent à la Coccinrlla 
^-punclala, à X'Eumolpc obscur, et à d'anires espèces et gen- 
res très-divers, et ce n'est que dans le Journal a'agriiu/liire 
pratique foar le midi de la France, en i838, que M. IJo^quet, 
capitaine d'artillerie, le rapporte exactement au Colaspis atra 
d'olivier. 

\J Eumolpe précieux est le sujet de recherches synonymi- 
ques très-inléressantes. (Voy. Rev, ZooL, i838, p. 71 et 72.) 

On donne le nom A'Albirc, aux environs de Dijon, à un 
insecte dont les propriétaires de vergers se plaignent beaucoup. 



AKALTSES T> OCVRAGIS NOUVEAUX. agû 

C'est un petil Charançon du genre Apion, que M. Duméril a 
figuré, dans l'Atlas du Dictionnaire des sciences naturelles, 
Ins., pi. l6, f. 6, sous le nom à'Oxystomc de Pomone. 

Il s'occupe ensuite de l'insecte nommé Scaraùœus phospho- 
reus , et mentionné dans le Journal de physique (voy. Rev. 
Zool., l838, p. 71 et 72), d'une Cécidornie de l'Epine blan- 
che, d'une Cochenille qui vit sur le lierre et qu'il croit in- 
connue des naturalistes , et de la larve de la Teigne humérale 
qui vit dans le tronc carié de l'arbre de Judée. 

Les ravages exercés par le f^er sur la vigne , sont connus 
de temps immémorial. M. Vallot passe en revue tous les au- 
teurs qui s'en sont occupés, il montre que ce /^er n'est pas le 
même dans toutes les circonstances; que tantôt c'est la larve 
d'une Teigne {Tinea ambigiiella , Hubner) , pour laquelle il 
propose le nom plus approprié de T. uvella; tantôt c'est la 
larve d'un Coléoptère {Eumolpus vais). Après avoir relevé 
une foule d'erreurs commises par divers agriculteurs, dont il 
cite les articles , il cherche à démontrer l'insuffisance des 
moyens que les agriculteurs peuvent employer pour détruire 
ces insectes, et il termine ainsi. « Malgré l'insuffisance de tous 
CCS raojens, on doit y recourir, s'ils sont praticables et écono- 
miques, et prescrits dans la saison opportune , ce à quoi n'a- 
vait pas songé l'auteur d'une lettre à la diilc du 4 septem- 
bre i838, par suite de laquelle fut pris, le 1 1 septembre sui- 
vant, un arrêté qui prescrivait un échenillage extraordinaire. 
Cette mesure intempestive a provoqué une juste critique en 
patois, insérée dans le Journal politique et littéraire de l.i Côte- 
d'Or, du 26 septembre i838 ; mais quelle que soil la mesure, 
on n'en obtiendra jamais un résultat pareil à celui produit par 
les variations brusques et l'abaissement de la température, les 
vissicitudes de l'atmosphère, l'action de l'électricité atmosphé- 
rique et plusieurs autres causes inconnues, toutes hors du pou- 
voir de l'homme. Aussi à une année dans laquelle les insectes 
destructeurs auront clé très-abondans dans une localité, suc- 
cèdent des années ou l'on en trouve à peine dans celle même 
localité. 1) 

A l'occasion d'un article de la Gazette médicale de i838 , 



■500 ANALYSE d'oOVRAOES NOUVEAUX. 

p. 24 et 25 , iiititulû : Sortie d'un Poléoplére par la vessie , 
M. Vallot signale une foule de fautes typographiques qui le 
rendent inintelligible : en effet, Poléoplère veut dire Coléo- 
ptères, Pinus sur nin, signifie Plinus fur, Linné. Enfin lucres 
doit être traduit par farce.?. L'article en question est destiné à 
démontrer que tous ces faits de sortie d'insectes parfaits du 
corps humain, étant donnés par des hommes qui n'ont aucune 
teinture d'histoire naturelle (comme cela est prouvé par la 
correction même de l'article cité), ne doivent avoir aucun 
poids dans la science. 

Enfin les observation entomologiques sont terminées par un 
article sur les fausses galles des Jhurs de pommiers el de poi- 
riers. Au printemps, dit M. Vallot, on peut voir sur les pom- 
miers et les poiriers de nos jardins, des fleurs qui ne s'épanouis- 
sent pas; leurs pétales restent unis, présentant une couleur 
rousse^ et forment alors le clou de girojle. Il est important 
d'enlever toutes ces fleurs ; leur épanouissement est empêche 
par la présence d'une larve qui, en rongeant les étamines et le 
pistil, s'oppose à la fécondation de l'ovaire; cette larve subit 
ses transformations dans la fleur. M. Vallot a suivi les déve- 
loppements de cet insecte, el il a reconnu que c'est un Charan- 
çon décrit par Geoffroj, t. I, p. 3oo, n" 5o et qu'on doit rap- 
porter au CurcuUo pomorum de Linné ; il cite tous les auteurs 
qui en ont parlé. 

Dans un chapitre intitulé : Délermination de plusieurs Pois- 
sons mentionnes par Aristote , M. Vallot se livre à l'examen 
des travaux des auteurs sur ce sujet ; il les compare entre eux 
et avec les textes de l'auteur grec , et il arrive ainsi, d'une 
manière plus ou moins certaine, à savoir de qu'elles espèces 
l'auteur ancien a voulu parler. C'est un travail d'érudition 
dans lequel M. Vallot fait preuve de connaissances étendues et 
variées. (G. -M.) 

Atii dclla prima reunione dcgli scienziati Italiani teuuta in 
Pisa neir ottobre i83g. Seconda cdizionc, Pisa 1840, in-4°. 

Notre savant confrère M. Passerini , vient de nous adresser 
un beau volume contenant tous les travaux qui ont été faits 



aSàuses o'ouvraoes noweac». âo! 

par les membres du congres de Piic ; comme nousavoiii) rendu 
compte des Mémoires ?.oolDgunicj puu de Icmps après leur 
lecture, grâce à la complaisance que M. le prince Bonaparte o 
eue de uous communiquer de suite les procès-verbaux de la 
section qu'il a présidée, nous ne ferons que signaler ce recueil 
qui est composé de 33^ p^ges in-4°) et précédé d'une belle 
gravure représentant Galilée. (G. M.) 

Bulletin de la Société agricole et industrielle du déparlemont 
du Lot, juin, juilUt, octobre, novembre et décembre l83g 
et janvier à avril i84o, in-8°. 

Ces numéros , envoyés par la Société du Lot à la Société 
Cuviérienne, sont remplis d'observations de la plus haute im- 
portance pour l'agriculture et l'induslrie. Ils contiennent quel- 
ques travaux de zoologie appliquée , tels que ceux qui pnt 
trait aux vers à soie, à la manière d'améliorer les races d'à» 
nimaux domestiques, etc. Ce Bulletin témoigne du zùle bien 
entendu des membres de la Suciélé pour le progrès des con- 
naissances agricoles et industrielles ; nous les prions d'agréer 
nos remercîmens pour l'envoi qu'ils ont Lien voulu nous faire 
de cet intéressant recueil. (G. M.) 

Mémoires et notices de M. Bbandt, de Saint-Pétersbourg. 

Ce savant et infatigable naturaliste nous a adressé plusieurs 
notices extraites du Bulletin scientifique , publié par l'A- 
cadémie impériale des sciences de Saint-Pétersbourg. Nous 
allons donner les litres de ces articles et une idée sommaire 
des sujets dont ils traitent. 

Les deux premiers sont des Rapports sur les acquisitions 
des Musées zoologiqucs et zootomiques et les travaux qui r 
ont été exécutés en iSSj et i838. 

Beitragc zur Kenntniss des baucs der iiinern , weichtheile 
dei Lama (Auchenia Lama). Lu le 8 juin i838. 

M. Brandt rappelle qu'il a publié , il y a sept ans , une 
Monographie zoologique sur cet animal , mais qu'alors il n'a- 
vait pu, faute de matériiiux, faire connaître Jd'une manière 
originale sa structure intérieure. Ayant eu l'occasion de disse- 



t 



3oa ANALrsEs d'ouvrages nooveacx. 

quer quatre individus morts à la ménagerie impériale, il a 
composé un Mémoire complet sur l'analomie du Lama. 
Rapport sur une Monographie de la famille des Alcadées. 
(Lu le 3o juin 1887.) 
Ce travail qui doit faire partie des Descriptiones et icônes 
animallum rossicorian novorum vel minus rite cognitorum, a 
été fait par M. Brandt arec les ricbcs matériaux du Muséum 
zoologique de l'Académie. Il étiibllt plusieurs genres et sous- 
genres nouveaux et fait connaître des espèces inédites. Voilà 
comment il propose de diviser la famille des Alcadées, 

1" tribu. Pterorhimes. Les genres /ilca, Briss. f/ri'a, Brun. 
Bracyramphus, Brandt (genre divisé ea deux sous-genres et 
dans lequel il fait connaître trois espèces nouvelles) et Mer— 
gulus, 

V tribu. Gymkorhines seu Apterorbines. Les genres Pty- 
chorhamphes, Brandt, Phalarus, Ttm. (une espèce nouvelle), 
lyioromphus, Brandt, Ombria, Eschs., Cerorhina, Bonap,, 
et Fralercula, Briss. 

Observations sur plusieurs espèces nouvelles du genre Carbo 
ou P lialacrocorax , qui se trouvent dans le Muséum de l'A- 
cadémie des sciences de Saint-Pétersbourg (lues le 6 octobre 
>837). 

Dans ce travail M. Brandt fait) connaître huit espèces qui 
sont : Carbo penicillalus, pair, incon. , cincinatus de Radiât, 
hypolcucos , pair, incon. , purpurasceus , pair, incon. , mexi- 
canus, sulcirostris, Terres australes, melanognalhos , Sudsée, 
albigula, Chili. 

Mémoire sur le squellette du genre Rhynchops , comparé à 
celui des Larus , Lestris et Sterna, elc, (Lu le a8 septem- 
bre i838.) 
KoTiCE sur une nouvelle espèce du genre Cormoran {Carbo nif 
digula, Brandt.) (Lue le 2g novembre i83g.) 
Cette espèce est curieuse par la partie nue de la gorge. Elle 
vient dés Indes. 

FoTK sur quatre nouvelles espèces de serpens de la côte occi- 
dentale de la mer Caspienne et de la Perse septentrionale, 
découvertes pas M. Kareline. (Lue le 2a septembre iSS;.) 



ANALYSE n'oHTRAGFS NOUVEAnx. 3o3 

Les quatre couleuvres que M. Brandt décrit, appartiennent 
à quatre sous- genres. Voici leurs noms : i" Col. (Tropidono- 
tus, s. Eliiphe) ela/jhoïdes. 2.' Col. (Elaphe et Chironius Fits). 
pœcilocphalus, 3" Col. ( Tyria ). Karelinl, 4° Col. ( Ta- 
phromeiopon, Brandi) lineolatus. 

Note relative à la classification des espèces qui composent le 
genre Polydcsmus , et suivie d'une caractéristique de dix 
espèces nouvelles, ainsi que de quelques remarques sur la 
distribution géographique des espèces en général. (Lue le 
22 février iSSg.) 

M. Brandt rappelle les travaux qu'il a publiés sur les Myria- 
podes [Mémoire de VAcad. de Sainl-Pélersbourg , 6° série, 
sciences inalhémaliques et physiques, tom. 2; Bullet. p. ii, 
et Bcill. de Moscou, tora. 6 , p, I94)- Depuis ce temps , 
ayant fait un voyage en Allemagne, il a pu consulter les col- 
lections et surtout celle de Berlin , et il est parvenu à con- 
aaSlre 2g espèces de Polydesmes, en y comprenant les i4 es- 
pèces que M. Gervais a publiées dans les Annales de la Société 
Enlomologique de France .^ t. V , p. SyS. Ce nombre assez 
consiilérable d'espèces a fait sentir le besoin de divisions pour 
les classer, et AL Brandt en propose plusieurs de très-ration- 
nelles , dans lesquelles il rcinge les espèces tant publiées que 
nouvelles. Ce travail forme une bonne Monographie du genre. 
Polfdesmus. 

Rapport préalable relatif aux recherches ultérieures sur l'his- 
toire, l'anatomie et la physiologie des Glomérides. (Lu le 
20 décembre iS^g.) 

Les recherches que M. Brandt a faites sur un grand nombre 
de Glomeris vivans, portent sur l'étude des espèces, sur l'ana- 
tomie et sur la physiologie et les mœurs de ces Aptères. Déjà 
il avait publié quelques observations anatomiques sur les 
Myriapodes dans les Archives d'analomie cl de pliysiologie de 
Muller. Il montre comment les espèces peuvent varier pour la 
couleur, et il indique ces variations chez les Gtoméris margi- 
nala et pusiulala, pour montrer combien il faut se tenir sur 
tes gardes en fondant des espèces sur les dilîcrenccs des cou- 
leurs. Ses observations anatomiques sont nombreuses, détaillées 



3o;f analmes d'odvraoes noovnAOïti 

et l'ont conduit à plusieurs découvertes irès-intéressmile*; jeS 
observations phvsiologii^uf» sont également d'un grand intérôlj 
enfin ce travail est complet et forme une Monognipliie sur 
ces espèces, accompagnée de nombreuses figures dessinées par 
M. Biandt lui-même et qui rempliront 12 planches in-4°. 
Remarques critiques sur les esptces qui composent le genre 
Glomeris, suivies de quelques observations sur leur distri- 
bution géographique (lues le 21 février i84o). 
M. Brandt ajant vu un grand nombre d'individus des es- 
pèces admises par divers auteurs et par lui-même, a réuni plu- 
sieurs decelles qu'il avait caractérisées autrefois, ctplusicurs de 
celles que M.Gervais a publiées dans les Annales des sciences 
naturelles. Il passe en revue les espèces qui doivent rester, 
donne les raisons qui l'ont porté il leur réunir celles qu'il 
supprime, et termine eu faisant observer que toules les espèces 
du genre Glomeris proprement dit ont été trouvés en Eu- 
rope, dans l'Asie occidentale et en Afrique. Les genres Sphœ- 
ropœus et Sphœrolherium, paraissent remplacer les vrais Glo- 
meris dans le sud de l'Afrique et dans les Indes orientales. 
Rapport sur les Oniscides et les Myriapodes de la régence 
d'Alger (lu le ai février 1840). 
M. Brandi fait savoir à l'Académie qu'il y a déjà deux ans 
que le professeur Wagner lui a envoyé les Oniscides et les 
Myriapodes recueillis par son frère pendant son voyage en AI" 
géric. Ce naturaliste , désirant publier ces matériaux dans son 
voyage, a prié M. Brandt de hâter son travail; c'est le résultat 
de ses observations qu'il met sous les yeux de l'Académie. 

M. Wagner a recueilli 7 espèces d'Onieides des genres 
Porccilio , Armadtllidium, et Armadillo : Deux Porcellions 
sont nouveaux (Porc, ff^agneri et Platyjorma), les .lulres 
Oniscides sont déjà connues. 

Le nombre des iVIyriapodes se monte à g, qui appartiennent 
aux genres Glomeris, Slrongylosoma. Juins, Sculigern, Li- 
tliobius et Géophilus. Les 4 espèces de Gcophilus paraissent 
nouvelles. 

Observations sur les espèces qui composent le genre Scolo- 
pendra , suivies des caractères des espèces qui se trouvent 



ANALYSES d'odvraoes «ouvEirx, 3o5 

dans le Muséum zoologique de l'Académie des sciences de 
Soint-Pélcrsbourg et de quelques coups d'ccil sur leur dis- 
tribullon géograpliiquc (lues le i3 mars i84o). 
Après avoir fait l'histoire du genre Scolopendre , M. Brandt 
fait remarquer que M. Gervais, qui a caractérisé plus distinc- 
tement que Leach, le genre Scolopendre, semble avoir consi- 
déré l'appareil mandibulaire et la tête comme deux anneaux. 
Celle manière de voir lui paraît peu applicable, et il pense 
qu'il vaudrait mieux considérer la tète et l'appareil mandibu- 
laire comme une division particulière de l'animal , ce qui per- 
met de donner une caractéristique plus nette et comparative 
avec celle des genres voisins. Appliquant cette manière de voir, 
il propose les caractères suivans pour le genre Scolopendre : 
« Corpus, excluso capite et apparitu mandibulari, annulis 21 
pediferisinslruclum. Peduiu posticunipar reliquis magisevolu- 
tum et longius in articulis basalis facie interiore et infcriore 
denliculalum. Antenua: 1 7-20 articulata;. Oculi ulrinque qua- 
tuor in quadrangulum disposili , approximali , sed dislincti. » 
Après cet exposé, M. Brandt examine quels sont les carac- 
tères qui doivent servir à la distinction des espèces , il ne 
pense pas avec iMM. Kock et Gervais, que le nombre des arti- 
cles des antennes puisse servir, car il change souvent dans le 
même individu, et il n'admet la couleur qu'avec précaution. Il 
divise les espèces qu'il a pu étudier en deux sections : ainsi 
qu'il suit : 

I. Pedum postici paris arliculus primus facie iuferiore bi- 
denticulala. 1, .^e. cingixlala. Lat. 2. S. Dekaaiiti, Brandt. 
3. S . subspinipcs, Gcrv. 3. 5. seplcmspinosa Braudt, 

II. Pedum postici paris inferior facie tuberculis vel denli- 
culis spiniforroibus pluribus, 5. Se, crassipes, Brandt. 6. Se. 
pia(//)«f, Brandt (Marginala,Say, Brandtiana, Gervais). 7. S. 
limbata, Brandt. 8. S.clavipes, Kock. V).S. ambigua, Braudt. 
10. S. crytlirocephala, Braoih. il. bitincala, Brandt. 12. S. 
jpinulosa, Braudt. i3. .V. rubripea , Brandt. 14. ^- Sagrtc , 
Gervais. 

Outre ces i4 espèces que M. Brandt possède, il cite les sui- 
yanles qui ne lui sont connues que par les descriptions des 
Jiey. Zwl. Octobre i84o. 20 



3o6 ANALYSES d'oUVRAGES NOUVEAUX. 

auteurs. i5. S, violacea , Fab. i6. grceca , BruUé. T7. mri- 
tiipes, héoa Dul'. iH. fuha. i^.audax. 2a. Brandliana. 21. 
Eydouxiana Gervais. 23. marginata , Say. aS. viridis , Say. 
Il indique ensuite 6 espèces obscures pour lui, décrites par 
d'autres auteurs mais trop brièvement pour qu'il soit pos- 
sible desavoir si elles ne se rapportent pas à celles qu'il a men- 
tionnées plus haut. 

Il termine cet intéressant travail par quelques considéra- 
tions sur la distribution géographique de ces Myriapodes. 

(G. M.) 

Spiciligia Ornithologica exoiica, auctore J. F. Brandi; 
fasciculus I (extr. des Mémoires de l'Ac. imp. des sciences 
de Saint-Pétersbourg, 6' série, t. V, part. 2), in-4'' avec 
pi. coloriées. 

Tentamen monographia zoologicœ generis Phaëlon. 

Ce beau Mémoire est une monographie complète du genre 
Phaëton, sous les points de vue auatomique et zoologique. 
Après avoir donné les caractères du genre, le savant Russe 
étudie son anatoraie, sa vie et sa patrie. Il a surtout décrit la 
langue, le palais, l'os hyoïde et le larynx de ce genre. 

Dans le chapitre relatif à la description des espèces, 
M. Brandi s'occupe de leur signalement ditaiUé, de leur sy- 
nonymie et de leurs mœurs. Il en admet trois espèces bien 
certaines: les Phaeton phœnicurus, œthercus et flavirostris ; 
cette dernière espèce est celle que l'on trouve dans les îles 
Bourbon et Mauriee ; M. Brandt a décrit et figuré le jeune 
âge, dont nous possédons un individu rapporté par leu Des- 
iardins. Ces trois espèces, et leuis variétés d'âge ou de sexe, 
sont très bien représentées. 

Dans une section intitulée Phaetontum forma dubice a me 
non obscnialœ, il^mentionne cinq espèces décrites trop vague- 
"'«nt par les auteurs pour qu'il soit possible de les admettre 
dans la science, ou de les rapporter avec certitude aux espèces 
authentiques. (G. M.) 

Prodromds ststematis Ornithologi;E ; Caroli Luciani Bona- 
parte, rauxiniani principis, in-8° de 26 pages. 



I 



ANALYSES d'oUVRAGES NOCVEAUX. SoJ 

PaoDROMUs sTSTEMATis IcHTiiyoLOGLE ; Caroli Luclani Bona- 
PACTE, iii-S' de 21 pages. 

PaoDBOJins srsTEMATis HERPETOLOGii ; Caroli Luciani Bona- 
parte, 10-8° de la pages. 

Ces trois brochures, sans dale, que le Prince nous a adres- 
sées en août ou septembre de celle année, sont le développe- 
ment de la méthode de ce savant zoologiste présentée dans son 
Synopsis verlebralorum syslemulis , dont nous avons donné 
une analyse succincte dans cette Revue, i83g, p. 3o8 et sui- 
vantes. (G. M.) 

Tableau méthodiqde des Oiseaux, tant sédenlaircs que de 
passage périodique ou accidentel, observés jiisqu^à présent 
dans le département de ia Vienne, auxquels on a joint les 
espèces domestiques qui s'y trouvent; par M. Macduyt, 
conservateur du Muséum d'hist. nal., membre de plusieurs 
Sociétés savantes — -Poitiers, 1840, in-8° de lo4 pages. 

C'est un travail qui sera très-utile pour la composition 
d'une Ornithologie de la France, et l'on doit féliciter M. Mau- 
duyt pour la manière savante et consciencieuse dont il l'a 
exécuté. Il a établi le catalogue de toutes les espèces qui se 
trouvent dans le département qu'il habile, en indiquant la 
manière dont chaque oiseau fait son nid, les diverses matières 
qu'il y emploie, le nombre, la forme et la couleur des oeufs, 
et le temps d'incubation qui leur est nécessaire. Il a fait con- 
naître l'époque de l'arrivée et du départ de toutes les espèces 
qui ne passent pas toute l'année dans le pays, et il signale les 
espèces susceptibles d'èlre employées pour le service de nos 
tables, ou dans l'intérêt de l'agrieidturc et des arts. 

La classification suivie par l'auteur pour ce catalogue rai- 
sonné est celle de Temminck, Cependant M. Mauduyt a érigé 
quelques groupes en genres, et 11 a établi quelques familles 
nouvelles quand cela lui a paru nécessaire. 

Le travail de M. Mauduyt sera consulté avec fruit par les 
ornithologistes, et surtout par ceux qui s'occupent de l'étude 
des oii'aux de notre pays. ((r. M.) 



âo8 aKalïses d'ocvbages Nouveaux, 

Notice of The oolilic formation in nmcrica, Wilh descn'p* 
lions ofsonie o( ils orgnnic Remains, By Isaac Lee. l'roccc- 
dings of llie BUierican pliilosophical Society ( mai , juia et 
juillet i840) n° 12, vol. 1.) 

M. Lee^décrit plusieurs fossiles de la Nouvelle-Grenade et 
de Cuba, qu'il considère comme appartenant à la formation 
jurassique. Ce sont : i Orthocera , 5 Ammonites , 3 Trigonia, 
1 Natic, 2 Terebralula ( Ter. Taftoriaiia, Poeyana) 1 Tel- 
Una. 

ZiimcvivcirT fur die Eniomologic. Revue EntomologiquE, par 
E, F. Germar, ia-8°, avec planches, Leipsig, i84o. 

Nous avons fait connaître le plan et l'exécution de cet 
important recueil (i83g, p. i45) en annonçant les deux cahiers 
de i83o. Depuis ce temps , nous avons reçu les deux cahiers 
du second volume correspondant à l'année 1840. Yoici une 
idée sommaire de ce qu'ils contiennent : 

1' Un grand article de M. Burmeister, sur l'histoire natu- 
relle des Orthoptères par M. Serville, comparée à la partie des 
Orthoptères de son Handbuch dcr Entomologie. Dans ce pa- 
rallèle, qui est un ouvrage remarquable , M. Burmeister s'est 
attaché a établir une concordance eutre les deux livres. Le 
sien a paru en i858, et celui de M. Serville en iSSg, mais ce 
dernier naturaliste n'a pas connu l'ouvrage du savant Alle- 
mand et ne le cite nulle part, en sorte qu'il a établi beaucoup 
de genres et décrit des espèces comme nouvelles quoiqu'ils 
fussent publiés. C'est une circonstance fâcheuse qui nécessitera 
ime synonymie entre les, deux auteurs , et les noms donnés 
par M. Burmeister devront être adoptés comme ayant la prio- 
rité. 

a° Un travail de M. Schmidt sur les Apitoiius d'Allemagne. 
C'est une monographie de ce genre , comprenant 76 espèces 
décrites avec le plus grand soin, avec une synonymie complète 
et la description de toutes les variétés. 

.3» Un Mémoire de M. Ilarlig sur la famille des Gallwes- 
pen (Cynipidcs et^Figidiles). 

Après une introduction clendue,Tauteur présente le tableau 



I 



ANALYSES d'oCVEAGES NOUVEAUX. 3oq 

synoptique des 21 genres dont se composent ces deux groupes. 
Il donne ensuite la description des espèces qu'il rapporte à 
ces genres, Tout oe travail porte sur des espèces d'Europe. 

4° Un travail de M. Gravenhorst sur le genre Staphylins. 

Le second cahier, contient : 

5° La suite du Mémoire de M. Germar sur les Élatérides. 
II continue de passer les genres en revue et de décrire les 
espèces qu'il y rapporte (pi. i). 

6° M. Erichson continue pour ainsi dire ce travail , en don- 
nant une Monographie du genre Cardiophorus. Il en décrit 
109 espèces de tous les pays. 

7° Description des espèces de Rhyzodes de M. Edw. New- 
man, traduit du Magazine of nalural hislory new séries, 
décembre i838 , avec des remarques , par M. Germar. Le tra- 
ducteur fait connaître plusieurs espèces nouvelles. Le nombre 
des espèces anciennes et nouvelles est de 10. 

8° MM, Burraeisler et Scbaum commencent une révision 
critique des Lamellicornes Mélilophiles. Dans ce premier Mé- 
moire ils s'occupent des Trichiadœ. Après avoir examiné tous 
les ouvrages qui ont traité de ces insectes, et avoir exposé 
leurs idées sur le groupe des Mélilophiles, qu'ils divisent en cinq 
sections sous les noms de Trichiadœ, Cryplodinœ, Macromi- 
nœ , Gymnelidœ et Cetoniadœ , ils donnent un tableau synop- 
tique des genres qu'ils admetlent dans le i" groupe, lesquels 
sont au nombre de i5 dont plusieurs sont nouveaux. Ils pla- 
cent en tcte de leurs Trichiadœ le genre Euchirus de Kirby 
(Propomacrus New.) rangé jusqu'ici dans les Scarabeides ou 
Dynastidse et ayant pour type les Scarabœus Longimanits. 
Après avoir établi leur méthode, ils exposent en détail les ca- 
ractères des genres, et donnentUa description , ou l'indication 
avec la symphonie, de toutes les espèces qu'ils connaissent 
dans chacun d'eux. Ce travail est accompagné d'une planche 
au trait représentant les parties de la bouche de plusieurs de 
leurs genres. 

9» Un grand travail de M. C. Th. von Siebold , sur le 
mode de génération des I.il/eltulincs. 

Dans les mélanges on trouve d'abord des additions aux Mé- 



3lb ANALYSES d'oOVRAGES NOUVEAUX. 

moires de^M. Gcrmar sur les Elatèrides et sur les Rhyzodes, 
deux noies du même sur les Carabus vaporariorum et ferra- 
gineus de Linné, et sur les Libellules. Une note de M. Sitbold 
sur le Culex rufus, un article de M. Zimmerman, sur le Tac- 
hygonus Leconlci Schœnli., quelques autres petites notes et 
l'annonce de la ventede la collection de M. Dejean. 

Nous regrettons de ne pouvoir donner des analyses com- 
plètes des importans Mémoires que nous venons de signaler ; 
les personnes qui s'occupent des parties de l'Enlomologie 
dont ils traitent les consulteront avec fruit. (G. W.) 

Description de quelques insectes recueillis dans l'Assam, par 
W. Gr/^//i, par le Rév, F. W. Hopk {Extiail du i8« vo- 
lume des Trans. Lin. Soc. of Londoii. Pag. 435, pi. 5o 
et 3i)- 

Les espèces que M. Hope fait connaître dans ce Mémoire 
sont éblouissantes de beauté et ont été représentées d'une ma- 
nière parfaite , d'après les dessins de notre ami M. Westwood. / 
M. Ilope décrit ^ Coléoptères longicornes , 3 Hémyplères et 
4 Lépidoptères. Voici les Coléoptères: i° Lamia Horsfieldii, 
2° genre Eooplia, voisin des Lamia , E. Pol/spita , pi. 3o 
Ëg. 6. 3° genre Oplophora , voisin des Lamia et auquel 
M. Hope rapporte la Lamia punctalor de Fabr. Il pense que 
la Lamia reliculatvr de Fabricius appartient à un autre genre 
voisin de celui-ci et qui n'est pas encore publié. 0. Solii, 
pi. 3o fig. 4- 4° gs"re Anoplopiioba, encore voisin des Lamia 
et fondé sur la plus belle espèce qu'on puisse imaginer, .^, 
Stankyana , pi. 3o , Eg. i. 5° les Callichroma Cantori ci 
GriJJhliii , pi. 3o , fig. 3 et 2, c\.\e Monochamus Ruber, 
pi. 3o, fig. 5. 

Les Hémyptères sont : i" le nouveau genre CheibochelA, 
voisin des Népes, le Ch, Assamctisis, non figuré, »" la Lystia 
ceruginoia, pi. 3i, fig. i, 4° et l'Aphana ( ou Aphœna ) au- 
ranlia, pi. 3i, fig. 2. 

Les Lépidoptères offrent les superbes espèces auxquelles 
M. Hope a donné les noms suivans ; i° Bombyx speclabilis, 
pi, B], fij;. ."î, 2' Le nouveau genre CifELUR* , Ch, bifascktdf 



I 



ANALYSES d'ODVRAGES KOUVEADX. 3h 

sans figure, 3° un autre nouveau geni'e nommé Etercsu , E. 
tricolor , pi. 3i,fig. 4, et 4° le nouveau genre Erasmia , 
ayant aussi pour tjpe unique VE, pulchella , pi. 3i, fig. 5. 
Ces trois derniers genres rapportés par le savant Anglais au 
groupe des Zj-génides. 

Les descriptions de ces insectes et les caractères des nou- 
veaux genres sont exposés avec la clarté et la mélLode que 
M. Hope met dans tous les travaux ; c'est un Mémoire iutéres- 
sant, tant sous ce point de vue que pour la beauté des insectes 
qu'il fait connaître. (G. M.) 

Calodrohus. Genus e familia Gurculionidum ndhumbratum 
et descriptum a C. H. Boheman. 

Tel est le titre d'un Mémoire in-8° publié dans ceux de 
l'Académie roy. des sciences de Stockholm pour l'année 1837. 
Dans ce travail, M. Boheman s'occupe d'un genre des plus 
curieux, que nous avons public dans le Magasin de Zoologie, 
cl. IX, pi. 34 (iSSy). Il en donne une bonne description et 
une figure , et ce qui rend son travail plus complet que le nô- 
tre , c'est qu'il a connu la femelle du Calodromus , laquelle 
diffère du mâle par ses pattes postérieures a premier arlicle 
des tarses beaucoup plus courts, quoiqu'il soit encore un peu 
plus long que la cuisse. 

Les individus qui ont été étudiés par M. Boheman prove- 
naient de Manille et lui ont été communiqués par M. Schœu- 
herr. Ce travail est accompagné de belles figures (pi. VI). 

Obsebvationes in Derhe genus, una cura specierum quinque 
novarum descriptionibus , a C. H. Boheman. (Extrait des 
Mém. de l'Acad. des sciences de Stockholm, iSSy, in-8). 

Les cinq espèces nouvelles décrites par H. Boheman pro- 
viennent de Sierra-Leona , en Afrique; il les range dans deux 
sections , ainsi qu'il suit : 

I. j4ntennœ rapite mullo longiores , articule apicali cylin — 
drico, elongalo, granuloso, antc apicem supra emargiiialo ; 
basi approximato;. Oc«/i orbiculali, integri. 

Obs. Hcniclytra eloogala , angusta. Frons angustisâima , 



3l2 ANALYSES d'oDVRAGES NODVKAUX. 

quam in sequenlibiis minus carinala. Occllos in liac seclione 
detegcrc non polui, illos rc vera tamen adcsse vix diiljflo. 

1. D. sinuosa. — Fuliginosa, rostro pedibusqiie pallide-lcs- 
taceis; hemelytrls vilta coslali fusca sinuosa, seriequc punclo- 
rutn fuscoruni. 

2. D. nerfosa. — Corpoie sublus pedibusque flavescenti- 
bus , abdomiriis lalciibus anoque rufis; henieljlris peiUide fus- 
cis , nervis costalibus sanguineis , reliquis albo fuscoque punc- 
tatis, 

II. Antennœ capite manifeste breviores , articulo apicalî 
cylindrico-obovato , vel cylindrico oblongo , lœvi , apice sub- 
impresso ; basi rcmotœ. Oculi oblongi vel obovati , pro anten— 
DIS distincte emaiginati. 

Obs. Hemelytra quam in seclione prioii brevior. Frons 
anguslissima , magis eniinens quam in priori ; ocelli distincli , 
lateribusfronlis sub oculis inserti. 

3. D.frUillaris. — Nlgra,rosIro pedit)us poclorisque la- 
tÇriLus flavis ; capitisearina pallidajfusco-punctata ; hcmelj- 
tris alisqiie nlbis, nigro-tessellalis. 

4. D. fasciolala. — Pallide flavescens, inimaculata , pedi- 
bus concoloribus , abdominis laleribus Uileis ; hemclytris albis^ 
fasciis irregularibus laite fiiscis. 

5. D. steltutata. — Coi pore fusco-nibricante , capite an- 
tennis pedisbusquc pallidls ; henielylris fuliginosis, albo- 
punclatis , nervis costalibus sanguineis. 

Ce Mémoire est accompagné d'une planche (pi. 7, fig. 1 à 
10 ) représentant ces cinq espècei.'. ( G--M. ) 

Histoire naturelle des Lépidoptères de France, avec fig. ; 
ouvrage commencé par feu Godarx, et continué par M. Dd- 
poNCHEL. — Paris, MÉQCiGNON-MAnvis, Libraire, rue du 
Jardinet, n" i3. (Prix de la liv. : 3 fr.) 

Cet ouvrage , loninicncé en 1 820 , et interrompu à plusieurs 
reprises par des événemeus de force majeure , est enfin ter- 
miné : félicitons en ses sousciiplcurs, car après les vicissitudes 
qu'il a éprouvées, il était à ci oindre qu'il ue restait incomplet; 
mais grâce à la persévérance de réditcur , secondée par le zèle 



ANALYSES b'oCVRAGES NODVEAUX. 3i5 

de l'auteur , celle crainte ne s'est pas réalisée. Toutefois nous 
De comprenons pas dans cette annonce le supplément pour la 
terminaison duquel il reste encore à paraîtru Luit livraisons; 
mais peu de mois suffiront sans doute pour leur publication , 
et lorsque la dernière aura paru, on possédera en France un 
ouvrage aussi complet et moins cher que celui de Ilubner sur 
les Lépidoptères d'Europe. Ceci demande une explication : ca 
effet , d'après son litre , l'ouvrage dont il s'agit devrait se bor- 
ner aux espèces de Fiance ; mais l'auteur a cru devoir com- 
prendre dans le supplément, non seulement celles de ce pays, 
qui avaient été omises dans le corps de l'ouvrage , mais encore 
toutes celles du reste de l'Europe qui sont parvenues à sa con- 
naissance ; et il s'est décidé à prendre ce parti d'après cette 
considération que la France, par son étendue, sa position 
entre le ^2 et le 5 i degré de latitude nord , cl ses chaînes de 
montagnes , off're une si grande variété de climats , qu'elle 
possède nécessairement, à peu d'exceptions près , tous les Lé- 
pidoptères qui se trouvent disséminés dans les autres contrées 
de l'Europe ; et la preuve en est que depuis dix ans qu'il s'est 
formé des Lépitloplérislesdaos tous les coins de la France, leurs 
investigations y ont fait découvrir une foule d'espèces que I'oq 
avait cru jusqu'alors appartenir exclusivement à l'Allemagne , 
à l'Italie et à l'Espagne ; en sorte que sur 2,4oo espèces envi- 
ron qui sont figurées et décrites dans l'ouvrage qui nous occupe, 
on en compte à peine aujourd'hui 3oo qui n'ont pas encore 
été trouvées en France et qu'on finira probablement par y dé- 
couvrir, à l'exception peut être du pclit nombre de celles qui 
sont plus asiatiques qu'européennes. C'est donc pour n'y pas 
revenir à deux fois, c'est-à-dire pour n'être pas oblige de 
donner un nouveau supplément pour les espèces dont il s'agit, 
que l'auteur à cru devoir les comprendre à l'avance dans celui 
qui a paru. Au reste, il s'est conformé en cela aux vœux de 
la m.ijorité des souscripteurs. 

Nous croyons inutile défaire aujourd'hui la critique ou l'c- 
loge d'un ouvrage dont les défauts et les qualités ont pu être 
appréciés par les personnes compétentes, depuis si long-temps 
qu'il parait par livraisons ; nous ferons seulement observer 



5l4 ANALYSES D'onVBAGES HOCVEAnX. 

qu'ayant été entrepris à une époque où la classification de» 
Lépidoptères était peu avancée , il laisse nécessairement beau- 
coup à désirer sous ce rapport ; mais l'auteur à remédié à ce 
défaut , en terminant chacune des trois parties dont se com- 
pose le supplément, savoir : les Diuenes , les CKÉposcn— 
LAiREs et les Nocturnes , par un Catalogue méthodique dans 
lequel il a introduit un grand nombre de nouveaux genres et 
de nouvelles tribus, pour ranger daos un ordre plus naturel 
que celui du corps de l'ouvrage , les espèces qui se rapportent 
à chacune des trois familles ci-dessus. Déjà les deux Catalo- 
gues des Diurnes et des Crépusculaires ont paru; celui des 
Nocturnes accompagneraja dernière livraison du supplément. 

Division de l'odvrage 

Par GoDART. 

Livraisons. 

Tom. I. DiDKNES , environs de Paris. i5 ' 
Toin. II. DinRNES, montagnes alpines et dé- 

parlemens méridionaux, li 
Tom. III. Ceépuscdlaires. 6> 71 

Tom. IV. NoCTcaNEs (Bombicytes ). 20 
Tom. V. Nocturnes ( partie des Tinéiles et 

commencement des Noctuélites). 16 , 

Par M. Ddponcqel. 

Tom. VI. NocTDRNES (suite des Nocluélitcs. 1 

f 1" part, (suite et compl. 

Tom. VII. NociDRNEsJ des Noctuélites. 161 

(2° part. ( Phaléniles ). 19 I 

( i"part. (suite et compl. 

Tom. VIII. Nocturnes/ des Phaléniles ). 9.0' 

( 2' part. (, Pyralites). i5, 

Tom. IX. Nocturnes ( Platyomides). i3J 

Tom. X. Nocturnes (Crambilcs et Yponomeu- 
tides. 

Tom. XI. Nocturnes (suile et compl. des Ti- 
néiles et Plérophoriles ). 

J93 







SOCIETE» SAVANT 


'ES. 






3i5 






Supplément. 






. 




Totn. 
Toni. 
Tom. 


I. 

II. 
III. 


DlBIlNES: 

Cképusculaires. 

NoCTDBNES. 






1 

27 


. 58 






Total général des livraisons pour le 
corps de l'ouvrage et le supplém. 




25o 



Sur quoi il ne reste plus à paraître que 8 livraisons de sup- 
plément. (G.-M.) 

De Tinea Lineetta, a C. H. Boheman. (Extrait des Mémoires 
de l'Acad. roy. des sciences de Slocktolm , in-S" , fig. ) 

C'est un petit travail destiné à mieux faire connaître les 
deux espèces voisines du genre OEcophora qui ont été dédiées 
à Linné et à Rœsel. M, Bolieman en donne de bonnes descrip- 
tions et établit leur synonymie avec grand soin , et il figure 
(pi. 7 , fig. 17 , 18) la Tinea ( OEcophora) Lincelta. 

(Ga-M.) 

III. SOCIÉTÉS SAVANTES. 

Académie boyale des sciences de Paris. 

Séance du 5 octobre iB^o. — M. Bazin adresse un Ménidire 
ayant pour litre : Sur les connexions des nerfs encéphaliques 
avec lc3 parties centrâtes de l'Encéphale. Ce travail est ren- 
voyé à l'examen de MM. Magrndie , De Btainville , Serres 
et Flourens. 

M. Romanoivski adresse un Mémoire intitulé : Nouvelle 
théorie de la respiration. Ce Mémoire est renvoyé à MM. Bec- 
querel, Brcschet et Pnuillet. 

Séance du 12 octobre. — M. Duvernny lit un Mémoire in- 
titulé : Sur un nouveau genre de l'ordre des Crustacés Iso- 
podei, et sur l'espèce type de ce genre, le Képone type , 
'Kepon typus , Nobis. 

Le nouveau genre décrit par M. Duvernoy est intermédiaire 
entre les Bopyrcs et lus Joncs. « Les quatre exemplaires que 



3l6 sociétés SAVANTES. 

j'en possède , dil-il , se sont trouvés parmi quelques autres 
Crustacés Isopodes qui m'ont été remis pour mes recherches 
d'analomie comparée, avec une rare obligeance, par le fon- 
dateur de la première société d'histoire naturelle de l'île Mau- 
rice, feu Julien Desjardins, dont la science déplore la perte 
récente , je propose pour ce genre la dénomination de Képone, 
du mot grec xnnài , jardin , afin de le consacrer au souvenir 
du naturaliste auquel la science devra d'en avoir recueilli les 
premiers individus , et qui est d'ailleurs connu par de bonnes 
observations sur la zoologie de l'île Maurice. » 

M. Duvernoy expose ensuite les diUërences et les analogies 
qui existent entre son nouveau genre , les Bopy res et les Jones, 
il donne ses caractères génériques en détail et termine par 
quelques considérations sur la classification de l'ordre des Iso- 
podes , dont les caractères devront être modifiés. 

Nous ne reproduisons pas ici les caractères de ce nouveau 
genre, car le Mémoire de M. Duvernoy et les excellentes fi- 
gures qui l'accompagnent seront insérés dans le Magasin da 
Zoologie^ M. Duvernoy sachant que nous devions publier dans 
ce Recueil , et au nom de Desjardins , les collections qu'il 
avait rassemblées à l'île Maurice , a bien voulu nous promet- 
tre son important Mémoire, pour que tous les matériaux zoo- 
logiques de Desjardins soient imprimés dans le même Recueil. 
On sait que nous ferons un tirage à part des divers articles 
concernant cette localité et qu'ils formeront un volume inti- 
tulé : Catalogue des animaux qui vivent dans l'île Maurice 
et sur son littoral , par Julien Desjardins et Guérin-Méneville. 

Séance du 19 octobre. — M. M Unes Edwards présente à 
l'Académie le troisième et dernier volume de son Histoire na- 
turelle des Crustacés. Ce volume contient l'histoire des Am- 
pliipodes, Isopodes, Lœmodipodes, Trilobites, Branchiopodes, 
Entomostracés , Suceurs et Xiphosures. L'auteur assure que 
c'est le premier Species qui ait été publié sur cette classe 
d'animaux. 

M. Flourens fait hommage, au nom de M. Carus, d'un ou- 
vrage fruit de trente ans de travaux, et ayant pour titre : Sjrs- 
tème de physiologie. 



«OCtéTÉS SAVANTES. St^ 

Séance du 26 oclobre. — M. /. Geoffroy S aint' H ilair'e 
présente un ouvroge nyanl pour titre : Essais de Zoologie gé- 
nérale , ou mémoires et notices sur la zoologie générale, l'an- 
thropologie et l'histoire de la science. 

Il a réuni dans ce volume quinze mémoires nouveaux et 
inédits ou déjà puLliés dans divers recueils, et reproduits 
avec dps modifications ou additions. Cet ouvrage est divisé cil 
deux parties, la première historique, et la seconde consacrée à 
l'exposition des résultats des recherches de l'auteur sur plu- 
sieurs questions générales de zoologie et d'anthropologie. 

Dans la préface, l'auteur expose avec lucidité l'état actuel 
de la zoologie; il montre les tendances opposées des deux écoles 
qui se partagent son étude, et il établit fort judicieusement 
qu'elles ont concouru également aux progrès de cette science. 
Prenant la position qui lui convient à l'époque actuelle, 
M. Isidore Geoffroy Saint-Hilaire veut se servir des deux 
manières d'envisager la nature pour faire faire des progrès à 
la science des animaux. Il annonce , avec une modestie qui 
prouve le vrai mérite , l'ambition qu'il a d'écrire un Traité 
de zoologie générale, ouvrage qu'il médite depuis long-timps. 
Lui seul, à noire avis , est en état de traiter convenablement 
unsi important sujet. En effet, on sait que son esprit est juste et 
qu'il est exempt d'exagérations passionnées; cette rectitude 
dans les idées et celte réserve dans ce qui tient ii l'imagination^ 
nous donnent le droit de penser que M. Isidore Geoffroy saur» 
employer avec impartialité les luniifires qui lui sont données 
par C école positive t\, çM r école philosophique, et qu'il fera ainsi 
profiler la science des immenses travaux de Cuvier et de son 
école, et de ceux non moins glorieux de son illustre père. 

MÉLANGES ET NOUVELLES. 

Au commencement de celte année , il s'est formé à Amiens 
une société d'histoire naturelle sous le titre de Société Linnécnne 
du nord de la France. Cette société s'est constituée , a publié 
un règlement, et réunit les amis des sciences naturelles des_dc- 



3l8 MÉLANGES ET NOUVELLES. 

partemens dn Nord, du Pas-de-Calais, de l'Aisne, de l'Oise 
et de la Somme. 

La section du déparlement de la Somme, ayant pour secré- 
taire M. Le Corieur, ornithologiste distingué, et l'un des plus 
actifs fondateurs de la société, a obteuu du maire d'Amiens un 
arrêté portant qu'il est fondé dans cette ville, sous la direction 
du maire, un Musée d'histoire naturelle qui comprendra une 
collectioD des productions organiques et inorganiques propres 
au département, et un Musée d'étude, 

Les membres de la Société se sont empresses de déposer dans 
ce Musée des collections de Végétaux, d'Oiseaux, de Reptiles, 
Mollusques, Insectes, Fossiles et Minéraux pour en former 
le noyau, et en ont été nommés conservateurs. Ces honorables 
citoyenssont: MM..Pauqu/, Le Correur, GauiJefroy, Delahq/e, 
Garnier, Dujardin, Douchet, Mareuse, Rigollol et Galhaut. 
Nous les félicitons du zèle qu'ils ont montré et du bon exem- 
ple qu'ils donnent ainsi, et nous avons la conviction qu'ils se- 
ront soutenus par toutes les personnes qui s'intéressent aux 
progrès des sciences, et à l'honneur du département. (G. -M.) 



On a donné dans cette Refue, i838, page :83, l'analyse 
d'un travail de M. Ménétriés, intitulé : Catalogue d'insectes 
recueillis entre Constantinople et les Balkans , Mémoire lu à 
l'Académie impériale des sciences de Saint-Pétersbourg , le 16 
juin 1837, et inséré dans le t. V des Mémoires de cette Aca- 
démie, publié en i838. M. Ménétriés nous a écrit pour nous 
apprendre que plusieurs des Carabes publiés par M. de Chris- 
tophori, dans notre Magasin de Zoologie, iSSj, pi. 181, 
182 et i83, sont les mêmes que ceux qu'il a décrits dons ce 
travail; mais que M. de Ci iilopbori, qui avait vu à Saint-Péters- 
bourg le manuscrit de son Mémoire, au moment où il le met- 
tait .sous presse, avait eu tort de ne pas laisser à ces espèces les 
nom que lui, M. Ménétriés, leur avait imposés et qu'il avait 
communiqués à M. de Cristophori. M. Ménétriés se serait ce- 
pendant empressé de renoncer aux noms qu'il avait donnés 
à ses espèces , pour adopter ceux ^ui ont été publiés dans le 



MÉLANGES ET NODVELLBS. Sip 

Magasin de Zoologie, s'il avait pu recevoir ce recueil avant 
que l'impression de son Mi'moire fût terminée ; mais l'éloigne- 
ment el le temps qu'il faut pour que les ouvrages frauçiiis 
arrivent à Saint-Péterbourg ne lui ont pas permis de connaître 
le Mémoire de M. Cristophori à temps. Voici la concordance 
des deux publications. 

1° Carabus mceslus, Cristophori, Mag., i837,pl. i8i, f. i. 

C. acuminatus,Mé\\é\.v., Cat., pi. i, f. 2. 

2° Carabus œthiops , Crist., Magas., pi. 181, f. 2-3. 

C. Procrustcs vicinus, Friwaldsky. 

3° Carabus IV iedemannl, Crist., Magas,, pi. 182, f. 3. 

C. Tf^iedemanni, Ménétr., Cat., pi. i, f. i. 

4° Carabus Sjiinolœ, Crist., Magas., pi. i85, f. 3. 

C. Bomplandi, Faldcrm., Ménétr., Cat., pi. 1, f. 3. 

M. Ménélriés pense que le Carabus Clievrolatii àe Cristo- 
phori n'est autre que le C. perforatus des auteurs. (G. -M.) 

VoTAGE scientifique à Madagascar de MM. Modatt et Gheode. 

Au moment de mettre ce numéro sous presse, nous rece- 
vons une lettre de M. Mouatt qui nous apprend les maladies et 
les souffrances inouïes auxquelles ces deux voyageurs ont été 
en proie. Après avoir été atleiols tous les deux de lu fièvre du 
p;iu*, ce qui les a tenus au lit, entre la vie et la mort, pendant 
plusieurs mois, ils ont été obligés ùe vendre tous leurs effets 
poui subvenir à leur existence. Sur un faux avis qu'on venait 
de recevoir des fonds pour eux à Bourbon, ils ont dû se rendre 
dans cette ile, après s'être délails de tout ce qui leur restait 
pour subvenir aux frais du voyage, et M. Mouatt, abandonné 
de lout le monde, sans ressnurces dans un pays où la vie est 
horiibleiiient chère , était sur le point de se livrer au déses- 
poir et d'attenter à sa vie, quand il a reçu notre envoi de 
i,ooofr., et les caisses de poudre, papiers, etc., que nous lui 
avions expédiées. Ce secours a changé la face de leurs affains ; 
les négotians de Bourbon voyant que nos voyageurs étaient 
soutinus, leur ont avancé quelques fonds, et ils viennent de re- 
partir pour Madagascai , avec un jeune boiunic qui va les aider, 
et jouissant de la meilleure santé. Ils auuoocent aux pcrsoouct 



aâO UÉLtNOEè Et NbDVEttEi. 

•qui ont Bouscrit à leur Voyage, qu'ils vont nous faire un enVoi 
■de 3 fi 4)000 insectes, 4 à 5oo oiseaux, 2 à 3oo coquilles, i a h 
ào mammifères, quelques poissons, et 6 à 8oo plantes, Iruits 
de leurs recherches dans les intervalles où la fiùvre ne les a pas 
retenus au lit. Nous communiquerons leur lettre à MM. les 
souscripteurs qui le déureraient. 



Nouveaux membre^ admis dans la Société Cuviebienne. 

209. M. le Docteur Nbbobx , chirurgien-major de la marine royale, 
à Toulon. 

210. M. Eabl , membre de diverses sociétés savantes , à Londres. 
Présentés par M. Guénn-Méneville. 

211. M. Brakdi, naturaliste à Hambourg, présenté par M. Bois- 
sonneau. 

212. M. le Comte De Riaccoust , membre de diverses sociétés sa- 
vantes , ancien premier président , etc. , etc. , à Aulnois ( Meurthe ) , 
présenté par M. le Docteur Sauceroite. 



NOVEMBRE 1S40. 



I. TRAVAUX IXKDITS. 



M. De Lafresnate nous adresse la letle suivante, conlenant 
quelques rectifications et additions à la note publiée dans 
celte Revue, i84o, pag. 289. 

Monsieur, M. Léclancher, chirurgien sur la T^énus , dans 
son voyage de circumnavigalion, avait bien voulu me commu- 
niquer les oiseaux qu'il en avait rapportés, pour que je décri- 
visse ceux d'entre eux qui me paraîtraient nouveaux. Déjà, 
dans le cahier de septembre dernier de noire ^ecHe, j'en avais 
fait connniire deux, et nie préparais à en décrire encore quel- 
ques autres, lorsque j'appris que M. Ntboux , chirurgien-ma- 
jor du même bâtiment , allait décrire lui-même, h Paris, les 
espèces nouvelles de ce vojage. Mon but n'ayant été que de ne 
pas laisser ignorer aux ornithologistes , et surtout de ne pas 
laisser décrire par des étrangers, ces espèces qui étaient bien 
des conquêtes françaises , je m'arrêtai sui -le-ehump , trouvant 
d'ailleurs beaucoup plus naturel et pins juste que des nou- 
veautés en histoire naturelle , fruit d'un voyage , fussent pu- 
bliées par un des voyigeurs lui-même. 

Cependant , comme M. Léclancher qui avait chassé et tué 
lui-même toutes les espèces qu'il m'a obligeamment commu- 
niquées y avait joint, sur mon invitation , toutes les observa- 
lions de mœurs et d'habitat qu'il avait été à même de faire 
dans ses courses, j'ai pensé que , pour que ce petit travail ne 
restât pas inutile, et dans l'intérêt inéiiie de la science, je pou- 
vais, maintenant que M. Néboux a nommé et décrit ses Oi- 
seaux, donner ces petites notes dans l'ordre même qu'a suivi 
M. Néboux dans la description des espèces. 

En commentant donc par l'oiseau de Sandwich que M. Né- 
boux indique comme un Soui-Mangn, dont j aurai fait, selon 
lui, un genre sous le nom à' Helrrorltjnchus o/ii'nreus , je 
crois devoir observer ici que cet oiseau n'est point un Soid- 
tltanga , maii bien un Héorotaire; que je l'ai décrit comme 

Tom. III. Hfi>, Zool. Novembre iSfo. 21 



322 TRAVAUX INÉDITS. 

tel dans le Magasin, en octobre 1889, époque où je venais de 
l'acheter 25 fr. chez M. Dupont, marchand naturaliste de 
Paris, ignorant même que le Muséum eût reçu le même oiseau, 
elje n'indiquai ce nom d'Heterorhyuchus que comme un sous- 
genre d'Héorolaire. Je dois faire connaître ici que M. Katte- 
rer, à son passage chez moi, il y a un mois , m'apprit que cet 
oiseau avait déjà été décrit en Allemagne ou en Russie sous 
un nom générique nouveau , et qu'il en existait même deux 
espècs différentes ; n)ais l'une et l'autre à couleur olivâtre et 
jaunâtre ccimmo celle rapportée par la yéniii. 

M. Léclaneher, à propos de cet oiseau, me mande : uLUéo- 
i> rolaire à mandibules inégales est plus commun que le ves- 
» tiaire, car les enfans en apportaient un plus grand nombre 
» pour vendre ; je n'en ai pas vu de rouges comme le vestiaire, 
» j'en ai seulement écorché qui avaient quelques plumes 
Il rouges sur le dos, ce qui me faisait croire qu'Us deveuaienl 
» rouges avec râgo. L'espèce toute rouge, le vestiaire, que j'ai 
1) vu au pic Pari)", s'accrochait aux branches eu sautant plu- 
V tôt comme les mésanges que comme notie petit gnmpereau, 
» et ne se collait point sur leur surface comme les pics et les 
1. grimpereaux. » La présence de quelques plumes rouges sur 
des individus l'iléterorhyngue olivâtre indique, sans nul doute, 
que l'espèce devient ruuge comme le vestiaire dans l'état 
adulte et se troiiv.e en opposition avec ce que n»'avait assuré 
M. JSallerer. ,, 

2° Cotombi-galline des Callapagos (Néboux;. J'ajouterai à 
la description de M. J^cboux que , possédant cet oiseau depuis 
un an, sans savoir d'où il venait, et ayant sous les jeux trois 
autres individus de même espèce et des Gallapagos , j ai re- 
marqué entre eux une diUérence de taille tout-à-lait notable, 
«e qui semble indiquer deux races de la même espèce plutôt 
qu'une différence de sexe, le plumage étant absolument coloré 
de même chez les quatre individus et paraissant un plumage 
adulte , quoique deux d'entre eux soient presque d'un tiers 
plus forts que les deux autres. 

M. Léclaucher médita Meur sujet: «Ces trois colombes 
H brunes des GuUapagus vivent à terre ei sont si peu tauvages 



T8AVADX INÉDITS. Saî 

i> que les déportés de Gaujaquil qui habitent les Gallapagos, les 
» tuent au moyen d'une perche , et en assez grand nombre 
» pour les vendre par paquets comme des Alouettes, et à assez 
>i bas prix. » J'observerai que ce Colombi-galUne k bec long 
et grêle, rappelle cnlléroment ce type américain des Columba 
montana et marlinica , tant dans les formes que dans la colo- 
ration de la tète et du cou , et dont M. Lesson avait fait un 
type particulier dans son 7Vai«^, pag. 475, sous le nom de 
Colombi colins. 

3° Geai de San Bios (Néboux). M. Léclancher médit, 
« Cette Pie noire et bleue vient d'Acapulco. Elle vit en troupes, 
» et j'aurais pu en tuer cinquante duns un jour, au moyen d'un 
» pic blesse que je faisais crier et qui , par ses cris , les attirait 
» en grand nombre ainsi qu'une foule d'oiseaux, tels que Pics, 
» Perruches, eic. » 

4° Tisserin des Gallapagos (Néboux'), Nous avons quelque 
doute que l'oiseau décrit sous ce nom par M. Néboux soit 
réfllemcnl un llsscrin, et nous serions plutôt porté à croire, d'a- 
près la description de son plumage brun-noiràtre avec chaque 
plume bordée de blanc, d'après la brièveté de sa queue longue 
seulement de quatre centimètres chez un Conirostre à bec 
long de l8 millimètres , qu'il doit faire partie de ce nouveau 
groupe de Granivores marcheurs, recueillis aux Gallapagos par 
les natunlistes anglais du Beagle, que M. Gould a désignés et 
décrits sons le nom de Geo-SinzasA.wa les Proceedings iSS^, 
p»g. 5 et 49 et formant douze espèces différentes, remarqua- 
bles toutes par une forme courte et ramassée, par une queue 
fort courte, pir des ailes obtuses et arrondies , par des pieds 
d'oiseaux miircliours, à ongles pi!U arqués, par un plumage 
noir ou uoiiàtrc chez lesmUiles, plus obscur chiz les femelles, 
dont les plumes sont bordées de cendré ou do roussâlrc ou 
d'ulivùtre, et par l'h.diitude de se tenir eu grandes bandes il 
tene uii ils se nuurri>scnt des graines de graminées dont il y 
a ample récolte dans ces iles. M. Darwin , le naturaliste de 
l'exp' didnn, ajoute qu'ils sont si peu farouclies qu'on n'a p.is 
brsoinde fusil pour t'n procunr. [IsMint encore rciuarqnalilcs 
VU ce que Ici) douze espèces décrites p.u M, Gauhlj, ut douf 



324 TKAVAOX INÉDITS. 

cinq sont déjà figurées dans le Beagk's Voyage, tout en réu- 
nissant les caractères communs indiqués ci-dessus, diffèrent 
entre elles par la forme du bec présentant chez quelqin s-uncs 
l'énormité d'un bec de Coccothraustes le plus volumineux et 
se dégradant jusqu'à celle d'un pinson ou d'un Ignicolor en se 
comprimante! s'allongeant chezquelques autres, ce oui le fait 
alors ressembler à un bec de Tisserin ou plulôt d'Euplectes. 
Nous avons, dans les oiseaux de M. Léclancher, une femelle 
appartenant à ce groupe et à la petite division à bec Inng et 
comprimé, désignée par M. Gould sous le nom de Cactnrnis. 
M. Léclancher me dit à propos de cet oiseau , « Il vient des 
» Gallapagos, j'y en ai lue un autre à plus gros bec, mais je 
>i ne sais ce qu'il est devenu. Presque toujours à terre , ils 
)> sont si peu farouches qu'on en a tué plusieurs à coups de 
» baguettes de fusil. Les espèces de ce genre qui étaient à 
>> bord ont élé remises par MM. Ncboux et FiUeux au Mu- 
» séum. » A ces divers détails, qui m'ont fait soupçonner que 
le Tisserin décrit par M. Néboux était un de ces Géo-Spizas ; 
j'ajouterai quelques considérations d'ornithologie géogra- 
phique. Les Gallapagos, peu éloignées du continent améri- 
cain , n'ont encore fourni , tant aux explorateurs du Bcagle 
qu'à ceux de la Vénus , qu'une ornithologie tout américaine 
quant aux genres; des Moqueurs , des Cobes-Mnuches rubins , 
des Effrayes , et enfin ce nouveau groupe Gen-Spiza , et on 
u'y a trouvé aucun genre particulier à l'ancien continent. 
La présence du genre Tisserin , dont on ne connaît aucune 
espèce américaine dans ces îles, serait donc un f.iit tout nou- 
veau et qui ne serait pas sans imporlance. Nous invilons donc 
M. Néboux à comparer l'oiseau qu'il décrit comme Tisserin, 
avec les descriptions des différentes espèces de Géo-Spizas de 
M. Gould, tantdansles Proccco'i'i^.f iSS^ quedans \e Beagle's 
fojage, où 5 sont figurées, et à vouloir bien publier de nou- 
veau le résultat de ses recherches qui sera loin d'être indiffé- 
rent pour la science et pour l'ornithologie géogrnphique. 

Quoique les auteurs anglais regardent ce groupe de Geo- 
Spiza comme particulier aux Gallapagos , nous avons la con- 
viclion que le continent américain doit renfermer quelques 



TRAVAUX INÉDITS. SaS 

espèces analogues au milieu de ses nombreux Gonirosires , et 
nous croyons déjà entrevoir quelque 'analogie de couleur et de 
forme de bec, entre le sous-genre Cactornis et l'oiseau connu 
sous le nom de Père noir de la Martinique. 
Description de plusieurs Coquilles nouvelles; parM. le Pro- 
fesseur Maravigna , de Catane. 

Les espèces dont M. Maravigna nous a adressé la description 
et le dessin, étaient destinées à être publiées dans le fl/agasin 
de Zoologie ; mais les limites de ce recueil , ne nous permet- 
tent plus d'y insérer tous les matériaux qui nous arrivent , et 
nous sommes oblijçés de ne prendre à'chaque auteur qu'une 
portion de ce qu'il veut bien nous envoyer. Nous espérons 
pouvoir bientôt étendre le cndre de ce journal, afin de pouvoir 
satisfaire aux besoins de la Zoologie. En attendant, nous insé- 
rons dans la Revue Zoologique , les descriptions sommaires des 
objets que nous ne pouvons pubHer pour le miment dans le 
Magasin. Voici celles que M. Maravigna nous a fait l'honneur 
de nous adresser. 

Mitra Citidierii. — Testa fusiformis, rufa, anfractibus supe- 
rioribus usquf ad penultimum scrobiculatis, spira acuta, colu- 
mella quadriplicala basi striata. — Long.: 12 1/2. Larg.: 3 lig. 

— Hab ? — Dédiée à M. le professeur Cordier , pair de 
France, cic, etc. Comme un témoignage de reconnaissance. 

Buccinum Casani, — Testa rubra, oviformi, granulala, spira 
obtusa anfractibus connatis, labro sulcato , columella arcuata. 

— Long.: 5. Larg,: 2. Lig. — Hab.? — Dédiée à l'abbé 
Ca.sano, prof, de physique à l'Université de Palerme. 

Buccinum Lcfebvrii. — Testa parva, alba, anfractibus eon- 
vexis granulalis aureis, basi transvcrsira striata , non granu- 
losa , margine acuto , labro crassiusculo , intus aibo lœvigato. 
— Long. : 4. Larg. : 1 i /2 lig. — Hab. la mer de Acl-Trezza, 
pré» de Catane. 

Fusus Blainvillii. — Testa parva, cornea pellucida, subfu- 
siformis , anfractibus quinque nodulosis, cauda brevi subura- 
bllicata , canal! compresso. — Long.: 4- Larg.: 2 lig. — Hab. 
It littoral de Catane, — Dédié au célèbre Blainville, professeur 
f^u Muséun» de Paris, 



SîS IBAVAlIX INÉDITS. 

Pleurotoma Guerinii. — Testa bucciformîs, alba,Tufo re- 
ticulala , spira aciila , labro sulealo , bas! Iransversim sliiata. 
— Long.: 4- Larg.: 2 lig. — llab. ? — Celle coquille a les 
caractères d'un Buccin, mais sa bouche échancrée, hi lail faci- 
lement recounaîlre pour un Pleurotome. 

Pleurotoma Bivonœ. — Testa parva, cornca, subfusiformi , 
longiludinalitcr et (lexuose costulata, basi Iransversim striala, 
columella labroque albidis. — Long.: 5 1/2. Larg.: 2 lig. 
— Hab. la mer de Messine. — Dédiée au Baron Andréa Bivona. 
Pleurotima Kieneri. — Tc^sla fu.siformi-luriila, fulvo-rufa, 
longitudinallter costala , spatio costaruni interniedia sublilis— 
sime Iransversim striala, spira acuta, labro crassiusculo rolua- 
dato, cauda subnulla. — Long.: 5. Larg,: 2 lig. — Hab. le 
littoral de Calane et de Palerme. — Dédiée à M. Kiener, au- 
teur du Species général des coquilles vivantes. 

Pleurotoma Valcnciennesu. — Testa parva , fusiformi , pel- 
lucida , coslulis magnis rotundatis , Iransversim rufo lineatis, 
labro parum incrassato. — Long.: 4 '/2. Larg.: I 1/2. lig. 
— Hab. le littoral de Catane. — Dédiée à M. Valenciennes, 
professeur au Muséum de Paris. 

Pleurotoma Pelilii. — Testa carnea , subfusiformi , longi- 
ludinalitcr plicalo-costata, coslulis obsoletisin ullimoanfractu, 
labro exlus incrassato. — Long. : g. Larg.: 2 lig. — Hab. le 
littoral de Catane. — Dédiée à M. Petit de la Saussaie, qui m'a 
reçu avec une si grande bienveillance à Paris, en i838. 

Cerithium Broiigniartu. — Testa ovato-turrjta, transversim 
striata , ullimo anfractu veniricoso , plicato: duobus anfrac- 
tibus supcriorilius subnodosis , aliis laîvilius; spira obtusa , 
canali parvo, labro dilatalo, intus lœvigato. — Long : 6Larg. : 
3 1/2 lig. — Hab. la mer de Messine. — Dédiée au célèbre 
géologue Brongniart. 

Desckiption de deux espèces de coquilles nouvelles, apparte- 
nant aiix genres Rostellaria et Murex , par M. ^eut de la 
Sadssaye. 

Rostellaria Powisii. — Testa fusiformi-turrita , elongata , 
crassa, albida, rufo -maculata, traosversim sulcato.-costuUta , 



TRAVAnX INÉDITS. Ss^ 

striis tenuissrmia longitudinalibus sulcis vis decussanlibus, 
siiluris latp canaticiilatis; anfracllbus convexiusculis; aperlura 
intùs alhîdo-rosea ; laI)ro crassiitsiino, riigoso, margine 5-dea-« 
talo, extÙ5 marginrito rufo, sub dénie prima canali brevi do- 
nato ; columella reflcxa, crassiusciila ; rostro, brevi, recto. 

Cette Cnqiiille fort remarquable, m'a été cédée par mon 
ami M, Powis , à qui je me fais un plaisir de la dédier. Il 
parait qu'elle vient des côtes de la Chine. La longueur de 
l'exemplaire de ma collection est de 58 millinièires. 

Murex (tvphis, Moiifort) Clcryi. — Testa pyriformi, rufes- 
cente, veniricosa, qnadrifariam vliricosa; varicibus terminatis 
in spinam sublilem et curvissimam de^-ineutibus; anfraclibus 
supernè angulalo— planulatis, spinis fislulosis, subrectis, ialer 
varices coron.ilis ; spira exerla , acula ; apertura suborbicu- 
lari , producla ; labro imbricalo , Bnibrialo, externe reflexo; 
canali clauso , subreeurvo , basi atttnuato. 

Ce Murex fait partie du groupe pour lequel Montforta 
crée le genre Typhis. 

Celte jolie Coquille, que je dois à l'obligeaiiee démon ami 
M Hanel Cléry, officier supérieur de la marine, a i8 mill. 
de long, sur 12 de larg. Elle a été draguée par lui, au large 
da cap Saint— Thomas (Brésil) , par 4o brasses de profondeur. 

Nouvelles ESPÈCES de Buprostides découvertes parM. Pérbotet 
aux Indes-Orientales et décrites par M. Gdérin-MénB-' 

VILLE. 

Nous décrivons ces cinq espèces nouvelles, avant d'avoir 
terminé la rédiction du Catalogue |des Inseclei recueillis par 
MM. Ad. Delcssert et Perrotet , afin que M. Gnry puisse les 
faire entrer dans le supplément de sa belle nioiiograpiiie des 
Bupreslides. Nos descriptions seront très-sommaires, parce que 
ces mêmes insectes vont être figurés et décrits plus en détail 
dans l'ouvrage précité ; nous avons voulu seulement donner 
de l'aulbeniicilé it nos noms, afin queM.'Cory puisse les adop- 
ter et citer M. Perrolel qni a seul rapporté cet espèce. 

1. Chrjsochroa Pcrrolelîi, — Long. : ^6. Larg. : l5raill. 
•— D'un beau vert métallique Irès-luisant. Corselet ponctué, 



SaS TBAVAUX INÉDITS. 

à reflels dorés et de cuivre rouge. Élytres très-lisses, denlicu- 
lées à l'exlrérnilé, avec une large bande jaune transversale , à 
bords dentelés et bordés de noir et située en arrière, un peu 
au-delà du milieu. Dessous d'un cuivreux rouge très-luisant. 
Pattes vertes. 

Ce magnifique insecte a beaucoup d'affinité avec le Bupres- 
tis Rogcrii , publié dans le Magasin de Zoologie, i83a , 
pi. 43. Il a été trouvé une seule fois , en mars i838 , dans les 
raonlagnesdes Neelgheries, entre Ootacamund et Kaïtis, mort 
et mutilé sous un buisson du bord de la roule. Nous l'avons 
dédié au savant et intrépide voyageur qui l'a découvert. 

2. Agrilus brcvicornis. — Long. : 7. Larg. : 2 inill. — 
D'un vert bronzé. Tête de la largeur du corselet, finement 
striée dans le sens de sa longueur, avec les antennes courtes, 
atteignant à peine le milieu des yeux quand elles sont cou- 
chées en arrière. Corselet un peu rétréci en arrière , avec le 
bord postérieur sinueux, finement strié en travers. Élytres 
arrondies au bout , finement ponctuées et striées en travers. 
Dessous et pattes garnis d'une poussière blanche et ccailleuse. 

Trouvé à Pondichéry, dans le courant d'août, sur les feuilles 
de V Acacia Icheck ; rare. 

3. Amorphosoma Jascialum. — Long.: i5. Larg. Sraill. 
— D'un noir un peu bronzé. Tête fortement ëchancrée au 
milieu, avec les deux saillies latérales de cette échancrure ri- 
dées transversalement. Corselet ine'gal, plus large en arrière, 
bosselé, ridé, un peu lobé sur les côtés en arrière, avec le bord 
postérieur échancré de chaque côté et arrondi au milieu, 
Écusson transversal. Elytres aplaties , finement ponctuées et 
ridées, arrondies au bout, ayant leur moitié antérieure d'une 
couleur bronzée et soyeuse , une large bande transverse noire 
au milieu, le reste de leur étendue d'un gris bleuâtre taché de 
noir, et l'extrémité noire. -Dessous et pattes d'un bronzé rou- 
geâtre. Abdomen assez luisant. 

Cet insecte a été trouvé en juillet dans les Neelgherries , 
près de Segoor, sur une belle labiée oi'i il se tenait immobile. 

4. Sphcnoptera Perrotetii, — Long. : 8 à 10. Larg. : 2 à 
3 mil!. T- D'une couleur bronzée uniforme. Télé et corselet 



TBAVADX INÉDITS 3ag 

ponctués , de la même largeur. Télé couverte d'un fin duvet 
jaunâlrc. Corselet presque aussi long que large , à côtés paral- 
lèles. Écusson transversal. Elytres brusquement réirécies en 
arrière, avec des stries de points et un petit pli longitudinal 
au milieu et près de l'extrémité, terminée par une très-petite 
pointe. Dessous du thorax , pattes, base et côtés de l'abdo- 
men garnis d'un fin duvet jaunâtre. 

Cette espèce est très voisine des SphœnopUra Dongolensis 
et Oricntalis de M. Gory , mais elle est plus étroite. Plusieurs 
individus ont été trouvés à Pondichéry , en juillet et août , sur 
les feuilles de divers arbres , et notamment sur celles de VA- 
cacia Arabica. 

5. Trachys liali. — Long. : 5 i/4. Larg. : 2 mill. — 
D'une couleur bronzée uniforme. Tête faiblement échancrée, 
ponctuée , un peu pubescenle. Corselet transversal, ayant un 
lobe avancé en arrière au milieu du bord postérieur, irréguliè- 
rement ponctué et un peu pubescenl. Elytres ponctuées et im 
peu pubescentes, avec des espaces lisses et luisans irrégulière- 
ment placés. Dessous brouzé , ponctué et pubescent. Pâtes 
lisses. 

Cet insecte ressemble beaucoup au Trachys minula des 
notre pays. Il a été trouvé à Pondichéry, en août, sur les 
feuilles de \' Acacia Lebeck , dans les grandes fleurs jaunes du 
Caeluspcrmum gossypium et dans les capsules mures de YA- 
bulilon asiatica. 

Outre ces espèces , qui sont nouvelles pour la science , 
M. Perrolet en a rapporté plusieurs autres déjà publiées ; mais 
les plus intéressantes sont deux espèces européennes, apparte- 
nant aux genres Corœbus et Agrilus {Cor. œneicvttis^ Villers, 
France méridionale, et Agrilus anguslu/us , Illiger, d'Eu- 
rope), que ce naturaliste a pris sur le plateau des Neelgheries. 
Nous reviendrous sur ce fait curieux en parlant de la physio- 
nomie européenne que l'on observe chez les insectes de ces 
monta<(nps. Du reste, nous devons dire que les déterminations 
de nos deux espèces sont exactes, car elles ont été faites par 
notre ami M. Hip. Gory, auteur de la belle Monographie des 
Buprestides, et possesseur dç lit plu; riche cgllcction de. çç^ 



33o TRAVACX INÉDITS. 

magnifiques insectes. Il a comparé attentivement les in(l!vidus 
de nos deux espèces avec ceux de sa coUcclioa , et n'a trouvé 
aucune différence apprécial)!e entre eux. 

Note monographique sur le genre de Coléoptères nommé 
Alurnus , par Fabricius , et sur quelques groupes voisins, 

par M. GuÉBIN-MÉNEVlLLE. 

En rédigeant le texte explicatif de notre Iconographie du 
Règne animal de Ciit'ier , nous avons ijté conduit a étudier le 
genre alurnus do Fabricius et plusieurs formes nouvelles qui 
n'en peuvent être séparées rigoureusement , mais dont on a 
fait, dans les collections, des groupes assez naturels que l'on 
a érigés en genres sans leur assigner de caractères. Nous avdns 
cru devoir conserver ces coupes , basées jusqu'ici sur le faciès 
des espèces qui les composent , en leur laissant les noms pro- 
visoires qui leur ont été assignés. 

Les Alurnus p"oprement dits seront placés en tète ; ils 
comprennent les 1 1 espèces suivantes. 

1. ^. marginalus , hulT. , Règne animal. — Rouge jau- 
nâtre. Antennes, milieu du corselet, écusson , extrémité des 
cnisses, jambes et tarses noirs. El^itrcs, à l'exception de leurs 
bords , d'un noir verdàtre. — Brésil. — Long. : 3o. Larg. : 
i3 mill. 

2. jé. thoracicus, Perty , Belect. anim. artic. , etc., p. gg, 
pi. 20, fig. 2. — Noir : une tache sur la tète, côtés du corse- 
let et cuisses d'un rouge de sang. — Brésil. — Long. : 29. 
Larg. : 12 mill. 

Cette espèce porte le nom A' Alurnus cruenlatus , dans les 
collections. 

3. A. quadrimaculatus . — Noir , les quatre .ingles du cor- 
selet finement bordés de rouge. Elytres d'un rouge de sang , 
avec quatre grandes taches noires, deux humérales et les deux 
autres, beaucoup plus grandes et triaTigulaires, placées au-delà 
du milieu. — Paraguay, Corrientes. — Long. : 27 à 33. 
Larg. : 12 à i4mill. 

Var. A. Élytres rougeâlres. Corselet sans traces de rouge 
aux bords. A, SUbcrmanni , de la collection Chevrolat. 



l 



TRAVADX INÉDrrSi »,3l 

4. A. VigoTsn. — ^Noir. Vcrlex , côtés du corselet , cuisses, 
jusqu'aux deux tiers de leur longueur, et une t;iche de choque 
côlé des segmens abJoniiriaux , rouges. ÉI3 très chagrinées , 
rouges, avec quatre taches noires, deux humérales, assez 
petites, les deux autres très-grandes, triangulaires, placées 
au-delà du milieu et occupant, dans quelques individus, pres- 
que la moitié des éljtres. — Brésil. — Long. : 23. Larg. 6 mill. 

5. A. cucciiieus, Vigors, Zoot., Journ., t. II , pi ç|, fig. ■j, 
(1826). — Noir. Côtés du corselet, clytres, cuisses, jusqu'aux 
deux tiers de leur longueur , et une tache de chaque côte des 
segmens de l'abdomen , d'un rouge de sang. — Brésil. — Long. : 
23. Larg. : 6 raill. 

Var. A. En tout semblable au type , mais ayant le corselet 
entièrement rouge , sans tache. C'est VA. collaris de quelques 
collections. — Brésil. 

Var. B. Encore semblable aux préccdens , mais entièrement 
d'un rouge corail, avec les anlcnnes, les yeux, une petite 
tache au milieu du corselet, l'écusson , le dessous du corps , 
les genoux , les jambes et les tarses noirs. C'est VA. sangui— 
neus de M. Chevrolat. — Brésil. 

6. A. nigripes. — Noir. Dessus de la télé , du corselet et 
éljtresd'un rouge de sang. Corselet peu arioudi sur les côtés 
ou presque droit. Elytres fortement ponctuées , à points Irés- 
rapprochés. — Corrienles, Chiquitos (d'Oibigny). — Long. : 
20 à 27. Larg. : 8 Â 12 mill. 

7. A. vicinus. — Noir. Dessus de la tète , du corselet e ' 
élylres d'un rouge de sang. Corselet assez arrondi sur les côtés 
et sinueux ou comme lobé. Elytres ayant de très-gros points 
enfoncés, très-dislans entre eux et un peu oblongs. — Chiqui- 
tos (d'Orb.), — Longi : 7.7. Larg. : 12 mill. 

8. A. grossus , Fabr. , Duniéril , Consid. sur les Insecles^ 
pi. 20 , fig. 17. — Noir. Corselet rouge , bordé de noir en avant 
et en arrière. Élytres et anus d'un jaune d'ocre. — Cayentie, 
Demerary. — Long. : 33. Larg. : i3 mill. 

9. A. d'Orbignjri. — Noir. Côtés du corselet tachés de 
rouge. Élylres jaunes, bordées de noir à l'extrémité, ayant 



332 TRAVAUX INÉDITS. 

chacune une tache noire arrondie presque au milieu. Troisième 
article des anleniies plus long que les deux précédeules réu- 
nies. — Bolivie (d'Orbignyj. — Long. : 3o à 33. Larg. : 12 
à i4 niill. 

10. A. apicalis.—^oh. Élylres jaunes, .nexlrcmllé assez lar- 
gement bordée de noir et ayant chacune un gros point noir un 
peu au-delà du milieu. Abdomen jaune avec le milieu taché 
de noir. — Long. : 21 à 22. Larg. : 10 mill. 

Var. A. Slytres n'ayant pas de points noirs. Abdomen noir 
avec l'anus ou le dernier segment jaune. — Bolivie (d'Orbigny). 
— Long.: 21. Larg. : g 1/2 mill 

11. A. bipunctatus ^ Oliv. , Ent. Jiispa) , pi. 1 , fig. 2. — 
Noir. Elytrr."; jaunes à extrémité très-finement bordée de noir 
et ayant quelquefois un petit point noir un peu au-delà du mi- 
lieu. Abdomen jaune , sans taches. 

Celle espèce diffère de la précédente par son corselet moins 
élargi sur les côtés et en général plus étroit , par son écussoii 
plus allongé et par son ventre qui est toujours jaune. Elle est 
aussi toujours un peu plus petite. — Cayenne. — Long, : ig. 
Larg. ; ç) mil!. 

Les espèces suivantes appartiennent à quatre groupes diffé- 
rens , pour lesquels MM. Chevrotât et Dejean ont proposé des 
noms, mais dont les caractères n'ont pas encore été publiés. 
Le premier, nommé Bolhrjonopa, par M. Chevrolat, contient : 

1. B. sanguinea. — llouge de saug. Antennes, dessous du 
mésolhorax et du raétathorax , abdomen et pales noirs. Cor- 
selet plus large que long. Élytres ayaul chacune dix stries de 
gros points enfoncés, terminées, à la suture , par une très- 
petite épine. — Java. — Long. : 12 à 17. Larg. : 4à 6 mil!. 

a. B. rufa. — Semblable au précédent , mais un peu plus 
convexe. Rouge partout , avec la léle , les antennes et le bord 
de l'extrémité des élytres seulement noirs. Une forte impres- 
sion de chaque côté du corselet. — Java. — Long. : 16. Larg. : 
5 1/2 mill. 

3. B. Gor)i. —Entièrement d'un brun rougeàtre , plus 
étroit et plus allongé. Corselet un peu plus étroit en arrière , 
fiu moins aussi long que large , forteiqenl ponctué , surtout «n 



TRAVAUX INÉDITS. 333 

atrièic , avec une forlc impression longitudinale de clinque 
côli'. Élvires comme dans VA sanguhieiis. — 3n\a. — Lonjj. : 
18. Larg. : 5 m 11. 

4. B. gracilis. — D'un roufji' loncé. Corselet forlement 
ponctué, plus long que large, à côtés parallèles, sans impres- 
sions, beaucoup plus étroit que la base des élylres. Celles-ci 
un peu élargies en arriére avec de faibles côtes entre lesquelles 
il y a deux rangs de forts points enfsncés, — Java. — Long. : 
14. Larg. : 3 1/2 mill. 

Le groupe nommé Anisodera , par M, Cbevrolal , est com- 
posé de deux espèces. 

I. A. fcrruginea, Alurnus ferriigineus , Fab. — Brun 
rougeàtre assez obscur. Corselet plus long que large , à côtés 
parallèles, rugueux, ayant une impression longitudinale au 
milieu, une petite saillie de chaque côlé en avant, et les angles 
antérieurs un peu aigus. Élytres ayant des côtes élevées entre 
lesquelles il y a deux rangs de points enfoncés. Antennes, 
pattes et dessous du corps noirs. — Java. — Long. : 18. Larg. : 
6 milliin. 

î. A. lucldiventris . — D'un brun rougeàlre assez obscur , 
terne en dessus, très-luis.int, lisse et d'un Ion plus clair en 
dessous. Corselet plus long que large, rugueux, un peu écban- 
cré de chaque côlé en arrière. Elytres rugueuses , .nyant deux 
côtes longitudinales élevées et le commencement d'autres plus 
faibles,'indiqué surtout vers leur extrémité : de gros points peu 
enfoncés et peu marqués entre ces côtes. — Java. — Coll. Bu- 
quel. — Long. : 1 1. Larg. : 3 1/2 mill. 

Le groupe nommé Calliatola d^uis le catalogue de M. De- 
jean, a pour type et espèce unique : 

C. tpeciosa , Hispa speciosa, Boisd., Voy. de C Astrolabe, 
Enlom., 1' part., p. 535. — Jaune , luisant. Têle et corselet 
ponctués. Tète noire avec une tache jaune sur le front. Bord 
antérieur du corselet noir ; celui-ci plus long que large. Ely- 
tres, ay;int des stries de poinis enfouccs et des côtes élevées, 
marquées chacune d'une tache oblongue et ovalaire près de la 
ba^e, d'un petit point sur les côtés, à la hauteur de cette lâche, 
cl fiyanl leur exlrcmilc, à partir du tiers poslérieuf,°d'un bleu 



334 TRAVAUX INÉDITS. 

neirâtre très-luisant. Pâtes noires avec la base des cuisses 
jaune. — Waigiou. — • Long. : 17 : Larg. : 4 mill. 

Enfin, le groupe des Promet-ollieca du même , contient les 
deux espèces suivantes : 

1. P. diluta. — Jaune. Antennes et yeux bruns. Une 
bande longitudinale noire au milieu du corcelet. Elytres pa- 
rallèles, avec des lignes de gros points enfoncés, dentelées à 
l'cxtréniilé, d'un brun enfumé plus foncé au milieu et au bout, 
avec une laclie j.Tune à l'épaule et au milieu du bord externe. 
Une raie brune de chaque côlé au-dessous du corselet. Ge- 
noux et tarses enfumés. — Cayenne. —Long.: 11. Larg. : 
3 mill. 

2. P. Pctelii. — Jaune fauve mat. Antennes, yeux, dessous 
et pattes noirs , avec la base des cuisses jaune. Corselet forte- 
ment rugueux avec un pdil sillon an milieu. Élytres à côtes 
altcrnalivcmenl plus ou moins élevées, les plus foilcs lisses , 
entre lesquelles II y a de forts points enfoncés. Leur extrémité 
arrondie , un peu enfumée vers l'angle suturai. — Java. — 
Coll. liuquet. — Long. : g. Larg, : 3 mill. 

Ces dernières e.spèces couduiseut aux Hispes par une transi- 
tion iuscusibic. 

Description d'un nouvelle espèce de Coléoptère Longicorne 
du genre yEgoidus de M. Buquet, par M. Gdérin-Méne- 

VILLE. 

Le genre yEgoiJus a été établi dans cette Revue (i838, 
pag. 253), pour un Longicorne du Pérou, voisin des Dorcace- 
rus et des Tracliydères. La nouvelle espèce que nous allons 
signaler , vient assurer ce genre , car elle offre des caraclères 
identiques sous tous les points de vue. 

jEj^oiclus Earlii. — D'un brun rougeâtre. Elytres d'un 
jaune d'ocre un peu rougeâtre avec une large bande (inter- 
rompu par l'écusson), transversale, à la base , et une autre au 
milieu , d'un beau jaune doré pâle (mâle). 

La femelle est d'un brun nuiiâireavec le corselet un peu 
rougeâtre et deux baudes jaune duré, placées connue cuez le 
mule. 



îRAVADX inIdits. 335 

f II est probable que c'est [la coloration de celle-ci qui doit 
être considérée comme Ijpique ; le mâ!e nous semble une va- 
riété où uo individu mort peu de te/nps après son éclosioq. 
Nous avons vu une seconde femelle beaucoup plus petile. 

Long, (mule) : 27. Larg. : 9 mill. — (Femelles) de i5 à 
33. L. : de 6 à 8 mill. — Hab. Santa-Fé Hc Bogota. 

Nous devonsja communication de celte intéressante espèce 
à M. Percy Earl, naturaliste plein de zèle, qui a rendu d'ini- 
portans services à la Zoologie, pendant ses voj'ages aux Indes- 
Orientales et à la Nouvelle-Hollande. Nous nous sommes fait 
un devoir de la lui dédier , et nous en publierons une figure 
dans le Magasin de Zoologie pour 1S41. 

Sdb l'Hyménoptère nommé Acanthopus Goryi ( voy. cette 
Ret>ue, 1840, p. 24'^)' — Extrait d'une lettre de M. de 
RoMA.ND, en date du 1" octobre iS^o. 

Je viens de faire , dans ma collection , une d.écouverle qui 
m'intéresse viiemcot , puisqu'elle me donne lu moyen de 
rectilicr une grave erreur, que j'ai propagée dans la Ret'ue.i'y 
ai retrouvé le mâle de Vylcanlhupus splemlens, qui m'avait 
échappé jusqu'à ce jour. La réunion des deux sexes me per- 
met de suppléer à ce qui nous manque sur ce genre , et de 
relever une erreur que l'absence de description m'a fait com- 
mettre. En elfel , pour les insectes exotiques surtout , nous 
avons peu de desiriplious génériques assez complètement 
établies pour ne biisscr aucune incertitude sur les deux sexes. 
De là, sont nés des genres que de nouvelles découvertes et de 
plus sérieux examens font réunira des genres déjà connus, 
ou distraire de ces mêmes genres. C'est ainsi que dans l'igno- 
rance ou j'étais du màlc de VAcanlhopus, j'avais pris pour tel 
un insecte qui réunit tous les caractères des femelles que je 
connais, à l'exception des antennes qui ne m'ont point paru 
un caraclcre suHJsant pour détruire mon opinion , puisque 
beaixoup d'autres offrent cette dissemblance remarquable. 
J'avais donc présenté, pag. 248 de noire Rci>ue Zoologique 
de 1840, ciimiuc le mâle d'un Acaiilh'tfjus , un insecte c|ui 
m'offrait loua les caractères de plusieurs feiuellcs de diverses 



à36 ANALYSES n'orVEAGES NODVEADX. 

espèces que j'ai entre les mains, sauf ce qui appartient au 
sexe , à l'exception cependant des antennes, comme il arrive 
dans d'autres genres. Il m'a fallu retrouver le mâle de cet 
jécanthopus^ pour reconnaître que l'antenne de celui que j'a- 
vais pris pour tel, le plaçait dans un autre genre , qui vien- 
dra immédiatement après, et appartiendra à un groupe qui 
aura'pour caractère spécial : un appendice en forme de peigne, 
à l'extrémité de la jambe intermédiaire. 

Il est donc maintenant nécessaire de le débaptiser , et je 
crois devoir le nommer Ctenioschelus Goryi mâle , et non 
Acanthopus Goryi, comme il était désigné page 248 de la 
Refue Zoologique. 

Pour compléter cette rectification et donner la connaissance 
exacte, et de \' Acanthopus splcndcns mâle et femelle et du 
Ctenioschelus Goryi maie dont je vous entretiens, je vous 
adresserai sous peu, pour le Magasin de Zoologie de 1841 , 
les descriptions génériques de ces insectes avec les figures. 

II. ANALYSES D'OUVRAGES NOUVEAUX. 

Histoire naturelle ou élémens de la Faune Française ; par 
M. B. Bragbier , naturaliste , ancien professeur au musée 
Pyrénéen de Saint— liertrand-do-Comminges. — ln-12 ; 
Paris, Roret , libraire, iSSget l84o. 

La publication de ce petit ouvrage, les travaux faits par di- 
verses sociétés savates de province, et les nombreuses demandes 
qui nous sont adressées de tous les points de la France, d'ou- 
yragcs propres à faciliter la connaissance des productions natu- 
relles de notre sol, montrent mieux que tous les raisonnemens, 
le besoin qu'on éprouve d'un livre destiné aux personnes qui 
veulent étudier l'Histoire naturelU' de la France. M. Braguier 
a bien compris ce besoin , et il vient d'entreprendre le petit 
traité élémentaire que nous annonçons. Voici le plan de son 
ouvrage, leFqu'il l'expose au commencement de son premier 
volume [Mammi/cres). 

« L'histoire naturelle possède un grand nombre d'ouvrages 
de luxe, des Monographies précieuses ou des Mémoires épars 
dans cette foule de recueils pério llques qui nous accablent ; 



I 



ANALYSES d'oDVRAOES HorVEAUX. 33^ 

mais elles ne possèdent point de livres économiques, mis à la 
portée des étudiaos, des gens du monde , à qui il ne faut que 
des catalogues raisonnes peu volumineux est surtout peu coû- 
teux ; c'est dans ce but que j'ai compose' ma Faune française, 
qui ne sera pour ainsi dire que le résumé de la Grande Faune 
dont on vient de reprendre l'impressfon (i). Elle aura l'avan- 
tage que nous ne suivrons qu'un seul et unique système , celui 
qui se trouve daos le règne animal de G, Cuvier. 

» Notre ouvrage ne sera pas publié par souscription , mode 
équivoque et souvent trompeur; mais bien par petits volumes, 
plus ou moins gros selon la matière. Aussi le volume de Mam- 
malogiesera-t-^il beaucoup p'us petit que celui qui comprendra 
les Oiseaux. Nous publions ainsi par parties , afin que chacun 
puisse prendre le volume qui lui conviendra. Il y aura autant 
de brochures que de classes dans l'histoire naturelle , ainsi une 
pour la Mammalogie , une autre pour V Ornithologie f l'Erpé- 
tologie, VIcthyotogie, etc. 

» Si la Botanique a eu autant d'adeptes, on le doit à la 
marche dicholonique suivie par Lamarck et par DecandoUe ; 
j'ai pensé qu'une pareille marche serait d'une très-grande 
utilité dans l'étude de la Zoologie ; aussi je m'y suis forte- 
ment attaché quoique plusieurs m'en aient détourné. » 

Après avoir fait connaître le projet de l'auteur, par ses pro- 
pres paroles, disons que son plan est exécuté fidèlement, dans 
les trois fascicules qui ont déjii paru [Mammifères , i" livr. 
et Oiseaux , 2' et 3^ livr.). Les Mammifères sont contenus 
dans un petit cahier de 'j^ pages in-ia. Les deux cahiers 
d'Oiseaux , qui ne terminent pas cette classe , forment déjà 
2a4 pages. M. Braguier s'est adjoint pour ces deux livraisons 
M. Maurette, deLuchon, naturaliste. (G. -M.) 

(1 ) Après pins de dix ans d'interruption, en sorte que les parties pa- 
rues alors ne sont plus au courant de la science , sont de l'histoire 
ancienne et ne peuvent se trouver en harmonie avec ce qui serait fait 
actuellement. ^ (G. -M). 



Rev. Znol. Novembre )84o. aa 



338 ANALYSES d'oDVRAGES NonVEAint. 

La natdre et ses productions ; ou Entretiens sur rbistoîre 
naturelle, la géogi^phie rt la géologie , à l'usage de la jeu- 
nesse des deux sexes, par Emile Jacqcemin. — i vol. in-i2, 
Paris, chez Lehuby , libraire, rue de Seine-S.-Germain , 48. 

Le livre de M. Jacquemin est destiné spécialement aux en- 
fans, l'auteur a voulu leur présenter la science sous une forme 
attrayante , pour leur inspirer le goût de l'étude de la nature 
par le tableau de ses merveilles. Les vérités de la science sont 
expliquées à deux enfans par un bon religieux qui habite les 
Vosges; ce sont des conversations entre lui et ses deux élèves, 
conversations mises à la portée de la jeunesse, dans lesquelles 
la science est présentée d'une manière claire et simple , dé- 
pouillée des termes techniques qui la rendraient incompré- 
hensible aux jeunes gens, et de tout ce qui peut paraître bles- 
sant pour la morale dans les questions d'anatomie et de 
physiologie. Nous pensons que l'ouvrage de M. Jacquemin 
rendra service en propageant le g"ût de l'histoire naturelle chez 
des enfans, qui devront ensuite l'étudier plus sérieusement dans 
les collèges et les pensions. ' (G.-M.) 

Dictionnaire universel d'histoire naturelle, etc. ; par MM. Ac- 
DouiN , etc., et dirigé par M. Charles D'Orbignï. — Paris, 
rue de Seine, 47- 

La 1 1° livraison de ce beau Dictionnaire vient de paraître. 
Nous ne répéterons pas les éloges que nous lui avonsdéjà donnés, 
ou qui lui sont prodigués dans une foule d'annonces des jour- 
naux nuo'idiens , nous nous bornerons à dire que l'exécution 
de ce livre répond à celle des premières livraisons, si elle ne la 
surpasse pas. 

Dans une prochaine note, nous mentionnerons les articles 
récemment publiés "qui nous ont paru le plus dignes d'être si- 
snalés. Nous nous pcrnutlrons aussi quelques observations 
critiques , relativement il la persistance avec laquelle on 
maintient l'Inlro.luclion de noms de calologues, qui n'ont au- 
cune aulorlié dans la sclcnre, à l'exclusioi d'antres articles, 
publiés par des savaas et dignes d'être cités.Du reste, ces légères 



ANALYSES D'onvRAGES KOOVEAUX. SSg 

critiques seront faites dans l'intérêt de l'ouvrage et donneront 
plus de poids aux justes éloges que nous en avons faits. Elles 
montreront aussi notre entière indépendance dans ces questions 
toutes scientifiques, et prouveront que nous ne faisons jamais 
d'articles de complaisance, puisque nous critiquons même les 
ouvrages de nos mt illeurs amis. Dans celle circonstance , notre 
critique montre l'importance scientifique de la publication sur 
laquelle elle porte; car nous ne nous donnerions pas cette 
peine pour un de ces livres vulgaires, qui ne sont souvent que 
de misérables spéculations mercantiles , nous l'annoncerions 
sans commentaires. (G.-M.) 

ËI3LLETIN de la Société Linnéenne du nord de la France. — 
Vol. icr, n» 1er, juin 1840. — Abbeville, in-8°. 

Ce premier numéro contient le compte-rendu de la 2' ses- 
sion de cette société ; l'arrêté du ministre de l'instruction 
publique autorisant sa formation; la liste des membres ad- 
mis dans la session de i83g, le catalogue des ouvrages offerts 
à la Société et le budget de l'année i83g. 

La partie scientifique de ce bulletin est occupée par un 
Essai sur les Nécrophages de la France et principalement du 
Nord. Ce travail que l'on doit à M. P. S. Yiclor Mareuse, est 
fait avec conscience et talept. Après avoir tracé l'hisloire de 
cette famille, il en fait connaître les tribus, reproduit tout ce 
que l'on sait sur les mœurs de ces insectes, et arrive à la dis- 
tinction des genres, au moyen de tableaux synoptiques très- 
bien conçus. Reprenant chaque genre séparément, il déve- 
loppe ses caractères, son histoire naturelle, établit la liste des 
espèces connues en France , présente sommairement leurs 
caractères dans un tableau, et les décrit ensuite plus en détail, 
après avoir établi complètement leur synonymie. Nous ne 
pouvons qu'applaudir à l'idée qu'a eue M. Mareuse de présen- 
ter ainsi cette synonymie, car c'est une des parties essentielles 
de tout bon travail zoologique. En effet, la plus grande dif- 
ficulté, actuellement , est de bien savoir ce que les autres ont 
fait avant nous : c'est un travail aride, difficile, mais indispen- 
table, et M. Mareuse n'a pai reculé devant une pareille 



34o ANALYSES d'oDVIÎAGES NOUVEAUX. 

Le mémoire dont nous donnons si rapidement une idée , 
sera consulté avec fruil par les entomologistes qui s'occupent 
de la Faune française ; il serait à désirer que les diverses so- 
ciétés savantes en Bssent de même pour d'autres genres de 
notre pajs ; on aurait bientôt d'exccllens matériaux pour 
rédiger une Faune générale de la France. (G.-M.) 

Paléontologie française. Description zoologique et géolo- 
gique de tous les animaux mollusques et rayonnes fossiles 
de France, par M. Alcide D'Orbignï, avec des figures 
lithographiées d'après nature, par M, J. Delarde : — 
Paris, chez l'auteur, rue Louis-le- Grand, 5. 
Ce grand et utileouvrage, dont nous avons publié le prospec- 
tus en l'annonçant dans notre numéro d'août, se poursuit avec 
régularité et rapidité , car il paraît exactement tous les quinze 
jours. M. Alcide d'Orbigny tient scrupuleusement la promesse 
qu'il a faite au public savant, en exécutant son ouvrage avec la 
plus grande conscience. Il a voulu être utile aux zoologistes cl 
aux géologues en leur donnant un traité complet qui puisse les 
guider, et il y a réussi , car son travail est exécuté d'une ma- 
nière remarquable sous les points de vue scientifique et artis- 
tique. Quandilsera terminé, il tiendra lieu d'une bibliothèque 
complète sur les fossiles de France; les zoologistes et surtout 
les géologues qui ont un si grand besoin de bien connaître les 
fossiles caractéristiques des terrains, pourront s'en tenir à ce 
seul ouvrage et ne seront plus obligés de faire de longues et 
pénibles recherches dans une foule de recueils en langues di- 
verses, souvent très-rares, dont les figures sont mal exécutées 
et rarement reconnaissables. 

La 9" livraison de la Patéontnlogie Française vient de pa- 
raître, les matériaux de la /Oe livraison sont soiis presse. 

(G. M.) 
Histoire naturelle et iconographie des insectes Coléoptères, 
par MM. DE La Porte , cuute de Castelnah , et H. Goky. 
Grand in-8, avec figures coloriées. — Paris , chez Dumesnil, 
rue des Beaux-Arts, lo. 

Ce bel ouvrage, dont il a déjà paru 43 livraisons, formera 



\ 



AKALTSES d'oDVRAGES NOUVEAnX. 34 1 

une suite de monographies dans lesquelles toutes les espèces 
seront figurées avec une perfection digne d'éloges. Les natura- 
listes de tous les pays se sont empresses d'ouvrir leurs collec- 
tions aux auteurs , afin de rendre leur travail complet , aussi 
ils présentent des suites magnifiques dans les genres qu'ils ont 
déjà publiés. 

L'ouvrage paraît par livraisons de 5 planches coloriées et 
d'une ou deux feuilles de texte, et chaque livraison ne se vend 
que 6 fr. , prix minime quand on considère le nombre et la 
perfection des figures qu'elle contient. 

Quatre de ces livraisons sont consacrées à la monographie 
du genre Clyttu. 

Une autre , la 3°, fait connaître plusieurs genres rares de 
Carabiques ; ces genres sont: i" Les EuTydcra , avec I2 esp.; 
a° Psilocera , avec 1 1 csp. ; 3° Nycteis , avec 2 esp. ; et 4° Eu- 
nottus , avec i esp. 

34 Autres livraisons sont occupées par une monographie 
du grand genre Bupreslis , formant actuellement plusieurs 
genres réunis sous le nom de Buprcslicles : voici la liste de ces 
genres avec le nombre d'espèces'qu'ils contiennent, i. Slerno- 
cera , 12 tsp.; 2. Julodis , 43 esp.; 3. Acmaodera, 53 esp.; 
4. Chrysochrna , 28 esp.; 5. Chrysoifema , 33 esp.; 6. Pto- 
sima, 4 esp.; 7. Nascio , 1 esp.; 8. Acherusia , i esp.; 
g, Bulis , 2 esp.; 10. Bubastes , i esp.; 11. Asihraua ^ 
I esp.; 12. Acanlha , 2 esp.; i3. A pâtura , i4 esp.; i5. Au- 
rigcna, 4 esp.; 16. Capnodis , \o esp.; 17. Cœculus , 5 esp.; 
18. Buprestis , 221 esp.; ic). Stigmodera , 87 esp.; 20-Poly- 
cesla , 7 esp ; 21. Culobogasier , 17 esp.; 22. Chrysobothris, 
81 esp, ; 23. Belionota , 6 esp. ; 24. Castalia , 3 esp.; O.S. Pœci- 
tonotd, 6 esp.; 26.Zem;«a , g esp.; 27. Stenogasier, 3 esp.; 
•2.%. Eurybia, i esp.; 2g. Agrilus , g5 esp.; 3o. Pseudagri- 
lus , I esp.; 3l. Amorphosoma , i5 esp.; 3a. Eiimeriu , 
5 esp.; 33. Corœbus , 28 esp. ; 34- Anihaaûia , 5i esp. 
35. Evagora, lO esp.; 36. Sphenoplera, 62 esp ; Sy. Cra— 
lomerus , 1 esp.; 38. Sponsor, 1 esp.; Sg. Cisseis , 6 esp.; 
40. Elhon, 8 esp.; ^\.Braclus , i3 esp.; ^i.Trathis, i3esp.; 
43. AphanUlicus , 6 csp. 



342 ANALYSES d'oDVRAGES NODVEADX. 

Depuis que cette monographie est terminée, M. Gory, resté 
seul chargé du travail à partir de la 10' livraison (M. Delaporte 
est en Amérique), a reçu un grand nombre d'espèces nouvelles 
de Buprestides , et a enirepris un supplément , dont les plan- 
ches commencent à paraître dans les livraisons IfO, 4'i 4* ^* 
43i que nous avons sous les yeux. Ces livraisons contiennent 
la fin du texte appartenant encore au corps de la monographie, 
celui du supplément commence seulement à la 43' livraison. 

L'ouvrage est parfaitement exécuté , et s'est même amélioré 
successivement sous le point de vue du coloriage des planches; 
il paraît régulièrement de mois en mois , et offre aux entomo- 
logistes une série de figures indispensable pour le classement de 
leurs collections. (G.-M.) 

Description d'une nouvelle espèce de genre Pkysodactylui , 
par M. le Comte Mannebheim. — ( In -4°. Dans les Actes de 
la Société des scieuces de Finlande, pour 1839.) 

Après avoir rappelé l'établissement de ce genre par le cé- 
lèbre Fischer de Waklhcim, M. le Comte Mannerheim montre 
combien l'insecte type de ce genre est rare , puisqu'il n'a été 
vu par aucun autre entomoloj^iste depuis Fischer, qui n'en 
connaît que deux individus, tous deux en Russie, l'un dans la 
colleclion de feu Heuning, et l'autre dans le Musée de l'Aca- 
démie impériale des sciences de Saint-Pétersbourg. 11 discute 
ensuite la place qui a été assignée à ce genre anomal, parles 
divers entomologistes qui en ont fait mention , toujours d'a- 
près le mémoire de M. Fisther, et pense que , pour agir stric- 
tement, on devrait ranger le genre Physodaclylus dans une 
tribu particulière , comme forme de transition des Etaterides 
aux Cebrionites , en y réunissant peut être aussi le genre 
Anelastes de Kirby. 

Après CCS savantes considérations préliminaires , l'auteur 
annonce que le voyageur Beské a découvert, dans l'intérieur 
du Brésil, une seconde espèce du genre Phyiodactylus , par- 
failement distincte de la première, et il en donne une descrip- 
tion détaillée en latin, précédée de la phrase diagnostique sui- 
vante. 



SOCIÉTÉS SAVANTES. 343 

Physodactylas Beshii^ Mannerheim. — Fusco-lestaceus 
flavo-pubescens , punctalus , elylris profunJe-strialis, antennis 
pedibusque dilutioribus. — LoDg, : 6, Larg. i 3 4 l'g- (G. .M.) 

ni. SOCIÉTÉS SAVANTES. 

ACADÉMIE ROÏALE DES SCIENCES DE PaBIS. 

Séance du a novembre 1840. — M. Duvernoy lit un tra- 
vail intitulé ! Note sur une espèce d'Epongé qui se loge dans 
la coquille de l'Huître à pied de cheval (Oitrea hippopus Lam.), 
en creusant des canaux dans l'épaisseur des valfes de cette 
coquille. 

Après avoir rappelé que plusieurs Mollusques ont la siogn- 
lière faculté de se percer une retraite d^ins les calcaires les 
plus durs, et rappelé que les naturalistes n'ont pas encore ex- 
pliqué ce fait d'une manière satisfaisante, M. Duverno^ dit qu'il 
a observé quelque chose d'analogue à Dieppe , où il a vu plu- 
sieurs PaUlles attachées aux rochers et qui s'y cLaieiit creusé une 
fossette de quelques millimèlres de profondeur, dont le con- 
tour était exactement moulé sur celui de la coquille. 11 pense 
que ces Mollusques creusent ce trou par le même moyen que 
les Lithodomcs, Pelricoles et Pholades , et que cela ne peut se 
faire qu'au moyen d'un suc acide, qui produit le ramollissement 
de la pierre. 

Après ces considérations, le savant professeur annonce qu'il 
atrouvc de* Huîtres à pied de cheval, dont les valve» étaient 
criblées de trous ou orifices de canaux, d'un diamètre d'un quart 
de millimètre à deux millimètres. Il a trouvé dans ces canaux 
un corps spongieaxet cylindrique, remplissant exaclrment leur 
cavité comme un bouchon, et muuis d'une partie opercuUire et 
extérieure, qui se distingue de celle qui s'enfouce dans le canal 
par une couleur plus foncée. Après avoir donné une descrip- 
tion et de bonnes figures de cette pi tite Éponge, M. Duvernoy 
propose de la rapporter au genre Calcc|ionge de M. de Blain- 
ville et propose de lui donner le nom de Spongia tertbrans ; 
il résume se* caractères aiusi : 



344 SOCIÉTÉS SAVANTES. 

<> Elle est cylindrique, rameuse, bruoe ou jaune sale à l'ex- 
térieur, moins foncée dans le reste de sa longueur; pleine ou 
à peu près dans cette première partie, et plus fibreuse que mem- 
braneuse ; creuse et en forme de boyau dans le reste de son 
étendue et plus membraneuse que fibreuse. •> 

M. Geoffroy Sainl-Hitaire , à l'occasion d'un ouvrage pré- 
senté à l'Académie dans la dernière séance, fait remarquer que 
depuis quelques années, les éludes des zoologistes ont pris, en 
général, une direction nouvelle ; que ceux même qui s'occu- 
pent plus spécialement delà description des espèces ont com- 
pris que là n'est pas l'histoire naturelle tout entière, et senti 
la nécessité d'aborder des considérations plus élevées. « La 
zoologie générale, dit M. Geoffroy, est en ce moment même 
l'objet de travaux fort remarquables ; qu'il me soit permis de 
citerici en particulier les propositions sur la loi àe soi pour soi , 
par lesquelles M. Maxime Vernois a terminé sa thèse pour le 
doctorat, et un morceau de physiologie générale de M. An- 
telme. Ces deux ouvrages seront mis prochainement sous les 
yeux de l'Académie. » 

M. Laurent continue son Mémoire sur la Spongille. 
Comme nous avons déjà donné une idée de cet important tra- 
vail nous ne nous y arrêterons pas ici. 

M. Forestier annonce avoir vu par une nuit obscure et très- 
pluvieuse, un grand nombre de Lombrics ou Vers de terre 
ordinaires, qui brillaient d'une lumière blanche comparable à 
celle du fer chauffé à blanc. 

M. Audouin déclare qu'il n'existe à sa connaissance aucune 
observation authentique de phosphorescence chez les Lombrics, 
tandis qu'il pourrait citer beaucoup de cas où ces Aonélides 
ont été confondues avec des Scolopendres, dont quelques es- 
pèces sont bien connues pour être phosphorescentes. 

Séance du 9 novembre. — M. Duméril , à l'occasion des 
notes précédentes, fait connaître qu'il y a deux observations 
authentiques de la phosphorescence des Lombrics, faites par 
deux naturalistes distingués. 

La première est de M. De Flauguergue , consignée dans le 
T. XVI du Journal de Physique, p. 3i i — 3i5, c'est une 



SOCIÉTÉS SAVANTES. S^S 

lettre sur le phospborisme des Vers de terre. Il a observé ce 
phénomène pendant plusieurs années de suite, toujours au 
mois d'octobre, en 1771, ^S, 76. Il a reconnu que la lumière 
émanait principalement de la partie du corps où sont placés les 
organes générateurs externes. 

La seconde est de Bruguière, insérée dans \e Journal d'His- 
toire naturelle. Tome II, p. 267. Elle est intitulée : Sur la 
qualitéphosphorique duf^erde terre en certaines circonstances. 
M. Audouin lit des Remarques sur lu phosphorescence de 
quelques animaux articulés, à l'occasion d'une lettre de 
M. Forester sur la phosphorescence des Lombrics terrestres. 
L'auteur commence par revenir sur ce qu'il avait avancé 
dans la séance précédente, en déclarant qu'il n'a pas prétendu 
nier formellement la réalité de la phosphorescence des Lom- 
brics. Après avoir déclaré, un peu tardivement ce nous semble, 
qu'il connaissait les observations de Flauguergue et de Bru- 
guière, il raconte comment, étant à Choisy-le-Roi, il a ob- 
servé des Lombrics phosphorescens qui ne devaient leur lu- 
mière qu'à plusieurs myriapodes du genre géophile attachés à 
leur corps. 

Il relate ensuite des observations de M. Moquin-Tandon, 
de Toulouse, qui a vu plusieurs fois des Lombrics phosphores- 
cens ; ce savant a reconnu que celte propriété résidait uni- 
quement dans la substance du renflement sexuel ou clilellum, 
et qu'elle cessait d'exister immédiatement après l'accouple- 
ment. 

M. LalUmand lit une note ayant pour litre : De l'origine 
et du mode de développement des Zoospermes. 

Il résulte d'expériences faites par M. Lallemand sur la ma- 
tière séminale de l'Homme, de divers Mammifères, des Oiseaux, 
Reptiles, Crulacéset surtout des Mollusques, que cesobserva- 
tions , si différentes p:ir leur caractère , s'éclairent récipro- 
quement dans la plupart des cas, et concordent toujours d'une 
manière remarquable, si bien, dit-il, que j'ai retrouvé à 1 é- 
lat normal chez les animaux , ce que j'avais vu chez l'homme 
à l'élat pathologique. L'étendue de ces travaux, les détails 
minutieux qu'ils comportent, dc permettent pas à l'auteur de 



34s SOCIÉTÉS SATANTES: 

les communiquer en entier à l'Académie. Il se contente d'en 
donner un extrait qui, occupe près de 6 pages in-4° , des 
Comptes rendus de l' Académie des sciences. 

Séance du 16 novembre. — M. Lallemand lit un Mé- 
moire intitulé: Loi générale de la reproduction dont tout les 
êtres vivons. 

Il établit d'abord que la génération est , avec la nutrition , 
la fonction la plus universelle, et que, malgré la diversité 
apparente des phénomènes observés jusqu'à présent, il doit y 
avoir quelque chose de commun dans un acte qui est com- 
mun à tous. C'est ce qu'il f.iul chercher , car c'est la condi- 
tion essentielle de la fonction. Tout le reste n'est qu'accessoire, 
puisque tout le reste peut manquer sans que la lonclioD 
disparaisse. C'est dans les êtres les plus simples que l'auteur 
cherche la coaditionyon(/amente/e de la génération , puisque 
c'est chez eux que la fonction , réduite à ses derniers termes, 
est débarrassée de tout ce qui n'est pas indispensable. 

Après avoir établi ces principes, M. Lallemand examine le 
mode de génération des êtres les plus simples , il s'élève gra— 
duelleineut dans l'échelle animale, montre que, chez les rep- 
tiles et chez les animaux plus supérieurs, le zoosperme vient 
se souder sur un point déterminé de l'ovule, qui est doué de 
vie , que ces ovules soient couverts d'une enveloppe dure ou 
qu'ils n'aient cette enveloppe que très-mime, comme dans 
les Mammifères. En résumé, dit-il en terminant, la féconda- 
tion n'est pas un acte dans lequel une matière inerte soit tout 
à coup vivihée par un liquide amorphe, par une action élec- 
trique, nerveuse , dynamique, etc. C'est essentiellement l'u- 
nion de deux parties vivantes, dont chacune est nécessaire au 
développement ultérieur de l'autre. De cette^manière , la re- 
production par le concours des deux sexes rentre dans ia 
même loi que celle qui s'opère par monogénie. C'est toujours 
une partie vivante qui se sépare du type , soit pour continuer 
à se développer «eule , soit pour chercher dans un autre les 
moyens nécessaires à son développement ultérieur. La loi est 
toujours la même , soit que la fonction puisse être accomplie 
par un seul individu , soit qu'elle doive être partagée entre 



SOCIÉTÉS SAVANTRS. 34? 

deux organes distincts. La vie ne se produit pas mstantané- 
ment par un acte unique et isolé : ille se développe d'une 
manière lente et progressive, sans interruption, comme une 
continnation , une conséquence de la nutrition. La matière 
inerte s'organise et devient vivante dans Vorganisme souche , 
avant d'acquérir une existence indépendante , et la vie se 
propage ainsi sans interruption appréciable. ,g 

Nous regrettons que les limites de la Revue molngique ne 
nous aient pas permis d'insérer en entier le beau travail de 
M. Lallemand , il devra être lu et médité par tous les natu- 
ralistes qui s'occupent de physiologie comparée. 

M. de Btainville présente la septième livraison de son Os- 
téographie comparée , récente et fossile , contenant des 
généralités sur les carnassiers , et l'ostéographie et l'odonto- 
graphie des genres Phoca et Tricliechus de Linné. 

M. Pelletier adresse des Observations sur le mnde de for- 
mation et le développement des Zoospermes chez les Batra- 
ciens. 

Voici ce qui a été inséré de de celte lettre dans les Conip- 
tet-rendus. o Dans l'intéressant Mémoire que M. Lallemand 
a lu à l'Académie des scieoces lundi dernier; il est question 
de la production et des altérations que les zoospermes éprou- 
vent dans certaines circoostaoces. Permettez-moi de rappeler 
qu'en i834i & la Société des sciences naturelles, et le 3 1 mars 
■ 838, à la Société philomatique, j'ai communiqué le résultat 
d'expériences et d'observations sur les zoospermes de la gre- 
nouille, dont un extrait a été imprimé dans le n" d'avril i838 
du Journal l'Institut , page i32. J'indique dans cette note 
une espèce de globules, autre que celle du sang, dans les tes- 
ticules des jeunes grenouilles. Ces globules sont sphériques et 
subissent des changimens particuliers : à mesure que les jeu- 
nes grenouilles approcbent de l'état adulte et de l'époque 
L des amours , on voit ces globules ronds se ponctuer , puis se 
B framboiser. Les saillies s'allongent ensuite, collées les unes 
■ aux autres ; elles forment un cùoc strié qui prend un grand 
B accroissement à l'époque des amours. Bientôt ces stries se ^é- 
I pareot et présentent le globule surmonté d'un faisceau de G- 

I 



348 SOCIÉTÉS SAVANTES. 

lamens oscillans ; c'est un amas de zoospermes encore attachés 
par la tête et libres seulement par l'autre extrémité. Peu de 
temps après, ou les voit se détacher l'un après l'autre et aban- 
donner le globule ponctué. 

» J'ai de plus indiqué les transformations de ces animal- 
cules , qui , passant par totis les degrés intermédiaires , finis- 
sent par prendre la forme d'unè^coupelle ciliée , lorsque la 
mort n'en a,/ète pas la marche. Ces transformations sont 
d'autant plus rares, qu'on remonte plus haut dans l'échelle 
animale ; cependant j'en ai trouvé les premiers signes dans le 
sperme du cheval, après l'accouplement. 

M. Marcel de Serres envoie une note sur une nouvelle 
caverne à ossemens, découverte prés de Caunes, dans le dé- 
partement de l'Aude. Les espèces trouvées jusqu'à présent 
dans celte caverne sont des Ours , Hyènes , Loups Chiens 
et Chèvres : l'Hyène est l'espèce nommée Uyœna spelœa. 

Le même savant adresse une Noie sur la découverte d'un 
squelette entier de Megaxytherium. 

Ce genre , établi récemment par M. de Chrislol , se rappro- 
che beaucoup des Lamantins et des Dugongs, on n'en con- 
naissait que quelques pièces osseuses. La découverte de 
M. Marcel de Serres est précieuse , car elle donne à la science 
un individu entier, trouvé en août ib4o, dans une roche ter- 
tiaire, au milieu du massif de calcaire moellon, exploité à Beau- 
Caire pour les constructions. 

Séance du 23 noi>embre. — Rien sur la zoologie. 

Séance du3o novembre. — M. Duvernoy lit, en son nom et 
en celui de M. Ltreboullet , un mémoire intitulé : Essai d'une 
monogra/jhie des organes de la respiration de l'ordre des 
Crustacés Isopodcs. 

Les auteurs de cet important travail en avalent lu un ré- 
sumé à la Société d'histoire naturelle de Strasbourg, le 27 no- 
vembre l85g, mais depuis ce temps il a été étendu et perfec- 
tionné, et tel qu'il est aujourd'hui , il comprend la description 
successive et détaillée de l'appareil de la respiration dans les 
sept familles suivantes : Les Idotéides , ^sellâtes , Cloportides, 
Sphéromiens , Cymothoadiens , Bopy riens et Képoniens. 



•• ■"■ •' 

SOCIÉTÉS SAVANTES. 349 

Les faits consignés dans ce travail se ratlacliciit aux trois 
parties principales dans lesquelles JI. Duvernoy divise, depuis 
treizeannées, l'histoire uaturellcdcs animaux , c'est-à-dire leur 
étude anatomique et physiologique, leur éiade philosophique et 
leur étude systématiqae ou classique. Les résultais des recher- 
ches de MM. Duvernoy et LerebouUet, sout présentés sous ces 
trois points de vue. M. D(n ernoy n'en a lu que les principaux 
résultats à l'Institut ; mais ce résumé, qu'il est impossible de 
résumer encore, occupe plus de lo pages in-4° des comptes- 
rendus , ce qui nous empêche de le reproduire ici , à cause de 
l'étendue limitée de la Refue zoologique. Nous sommes donc 
réduit à signaler ce beau travail aux naturalistes, en leur 
disant que c'est un modèle à étudier, pour la clarté dans l'ex- 
position , et pour la précision et l'habileté avec lesquelles la 
partie anatomique a été traitée. 

M. Leymerie, eovoieun mémoire ayant pour titre : Indication 
des caractères diatinctifs et différentiels des espèces nouvelles 
de coquilles fossiles trouvées dans le terrain crét c du dépar- 
tement de l'Aube , avec des remarques sur quelques espèces 
connues, appartenant au même terrain. 

Ce mémoire est renvoyé à l'examen de la commission, nom- 
mée pour le Mémoire géologique dont il est le complément ; 
nous attendrons le rapport de la commission pour donner une 
idée de ce travail. 

M. Prévost de Genève , envoie des Recherches sur les Ani- 
malcules spermatiques, en voici un extrait. 

<i Les Animalculi s n'ont pas cette extrémité arrondie en 
têle, que nous avons figurée, et tant d'autres avec nous. Voici 
ce que j'ai vu sur la Greiiouille , la Salamandre, le Crapaud. 
Lorsqu'on relire la semence du canal déférent et qu'on l'ob- 
serve immédiatement, on voit que l'Animalcule se compose, 
1° d'une portion antérieure très-mobile et très-e(rdce , fort 
transparente, et se mouvant avec rapidité; 2» d'une partie 
moyenne plus épaisse ; S» d'une queue effilée et transparente 
aussi, plus mobile que le corps. Chez la Salamandre, cette 
portion transparente postérieure , se termine par ua long test 
qiù se recourbe en avant. 



35o MÉLANGES El NOUVELLES. 

>> Lorsque l'Animalcule délayé dans l'eau , a été quelque 
temps sous le miiroscope , la portion antérieure se recourbe, 
s'applique au corps par son extrémité, et prend cette appa- 
rence de tête qui nous a trompés. 

1' Les Animalcules n'arrivent pas tout formés dans les tes- 
ticules; ils s'y développent et y croissent, etc.» 

M. Prévost mentionne diverses expériences , d'où il résulte 
que ces êtres sont sensibles aux poisons, qu'ils peuvent sup- 
porter un froid de 8 ou lo degrés au-dessous de o , sans oer- 
dre leurs mouvemcns, qu'ils conservent la vie si on arrête la 
putréfaction des testicules d'une grenouille, en les entourant 
de charbon pilé, etc. 

MÉLAXGES ET NOUVELLES. 

CLASsincATioN méthodique d'Ornithologie européenne sur éti- 
quettes, par M. A. Boissonnead. (Paris, chez l'auteur, rue 
Neuve-des-Malhurins, 19. Prix : ao francs.) 

Cette suite d'étiquettes est destinée aux personnes qui veu- 
lent classer leur collection. Elles sont arrangées d'après la 
méthode de Temminck, maintenant adoptée par tous ceux 
qui s'occupent de l'étude des oiseaux d'Europe. Les étiquettes 
de M. Roissonneau sont imprimées sur carton et sont divisées 
en deux séries; la première, tirée sur carton blanc, donne les 
Doras d'espèces. La seconde, tirée sur des cartons de couleurs 
diverses, porte les noms d'Ordres^ de Genres , de Divisions et 
de Sections. Toutes ces étiquettes sont destinées à être portées 
surdes juchoirs ou jalons, et il est alors facile de classer une 
collection et de lui donner un aspect d'ordre et de propreté 
dans les arniulics. 

La collection complète forme un volume in-4° de 55 pages 
de carton et contient 1670 étiquettes ; elle est suivie d'une 
table alphabétique. 



MÉLANGES ET NOtrVELLES. 35l 

Projet pour la rédactien d'une bibliographie malacologique, 
exposé à la Section zoologiquc de la seconde session des Na- 
taralistes italiens à Turin. P.ir M. Charles Porro , de Milan 
(contrada S. Giovanni alla 4 facce, n" 1808). 

M. Charles PoRRO qui s'occupe avec fruit de la Malacologie, 
a compris l'importance d'un pareil ouvrage et a conçu l'idée 
d'appeler à son aide tous les savans qui s'occupent de celle 
science en Europe et dans les autres contrées, afin d'obtenir 
d'eux des renseigneniens certains sur leurs ouvrages et sur 
eux qui sont venus à leur connaissance. Si cet appel, qui est 
dans l'intérêt de tous, est entendu et si l'on y répond conve- 
nablement, la science s'enricliira d'un ouvrage qui lui manque 
et qui ne peut que lui faire faire de grands progrès, en portant 
à la connaissance «le tous les naturalistes les travaux publiés 
de tous côtés, et dont il est si difUcile de connaître le contenu 
et même l'existence. 

Le projet de M. Porro est de ranger les matériaux de son 
ouvrage par ordre alphabétique, méthodique, géographique et 
chronologique. 

Les auteurs seront successivement énumérés. Il y aura pour 
chacun une petite biographie ; le titre de leurs ouvrages sera 
rapporté dans la langue originale et ensuite traduit en lalin. 
Enfin pour que ce ne soit pas une aride citation de titres, il y 
aura un résumé des ouvrages dans la forme la plus brève, 
mais suffisant pour en donner une idée. 

Nous faisons des vœux pour que le projet de M. Porro soit 
mis à exécution, et nous ne douions pas de l'empressement 
que les vrais naturalisles mellrontà lui envoyer les renseigne— 
mens qu'il leur demande dans l'intérêt de la science. 

(G. M.) 

M. Serville, auteur de l'Histoire Nalurelle des Insectes 
Orlhoplères, iiins les suites à BufiTon publiées par le libraire 
Rorct , nous adresse la lettre suivante . 

Moniieur, dans la Revue Zoologique, iS^o , n* 10 
p. 3o8 , en rendant compte de l'oavrage de M. Burmeiiter 



352 MÉL4NGES ET NODVELLES. 

SUT les Orthoptères , et de la concordance que ce savant ento- 
mologiste a donnée plus récemment de son ouvrage avec un 
de moi sur ce même sujet, vous exprimez vos regrets de l'igno- 
rance où j'étais, lors de ma publicatiou, d'un travail antérieur 
au mien. Voici les faits : C'est en i837 et i838, que mes 
Orthoptères ont été composés et même imprimés ; un concours 
de circonstances indépendantes de ma volontés, n'a permis à 
M. Roret mon éditeur, de livrer mon volume au public que 
dans les premiers jours de janvier i83g. D'où il s'ensuit que 
les deux ouvrages ont été composés et imprimés presqu'en 
même temps , et que moi à Paris, ainsi que tous les entomolo- 
gistes de cette ville, nous ne pouvions pas, à l'époque que j'in- 
dique , avoir connaissance d'un livre qui n'a paru à Berlin 
qu'en l838. 

Si ce petit éclaircissement vous paraît utile pour raa justifi- 
cation , veuillez l'insérer dans un des prochains numéros de 
la Revue Zoologique. 

Agréez etc. A. Serville. 



Nouveaux membres admis dans la Société CirviERtEiiNE. 

213. M. B. Bbiguiek, pioresseur d'histoire naturelle à l'école uni- 
versilalre de Saint-Maixent , membre de diverses sociétés savantes , 
à Saint-Maixent. 

424. M. Camille Rondàki, professeur de zoologie, membre de di- 
verses sociétés savantes , etc. , à Parme. 

Présentés par M. Guérin-Méneville. 



Nota, Le retard qu'a éprouvé l'apparition de ce numéro 
de novembre , a été causé par une grave maladie du Direc- 
teur de la Refile Zoologique. 



DECEiMBRE 1S40. 



I. TRAVAUX INEDITS. 

Oiseaux nouveadx, par R. P. Lesson. 

Cinnrris /lavoventer, Less. — Espèce voisine du Souî-Manga 
{Certliia Soui-Manga, t.; Gra.; Vieillot, Ois. dorés, pi. iS). 
Taille 3 p. 8 lignes. — Bec courl, recourbé, noir. Fiont bleu 
d'acier. Dessus de la tète et dessus du corps vert émeraude 
foncé et très-brillant. Gosier noir frangé de bleu d'acier. Devant 
du cou vert très-brillant. Ceinture acier violet, bordée d'un 
écharpe noire sur le thorax. Milieu du ventre , flancs jaune 
pâle. Épaules vertes. Ailes brunei-. Couvertures supérieures de 
la queue bleu métallisé. Pennes noires. Tarses noirs. — Hab. 
Formicivora gullala, Less. — Bec allongé, brun en dessus" 
CorDC en dessous, dénié. Tarses allongés, grêles, jaunes. Ailes 
courtes et concaves. Queue moyenne et étagée. Plumage sur 
le front, les côtés de la lèle, le corps et les couvertures des 
ailes, brun avec des goullclettes rouille. Le milieu de la lèle 
franchement noir. Croupion roussâlre. Tout le dessous du 
corps gris bleuâtre , avec des taches anguleuses d'un noir mat. 
Flancs roussàtres, ailes et queue à pennes noires, œillécs à la 
terminaison des plumes, ou de chaque côlé des rectriccs, de 
larmes ferrugineuses. Rémiges brunes, frangées à leur rebord 
de rouille et marquées à leur sommet d'une tache aussi ferru- 
gineuse.— Long, totide: 5 pouces. — Hab. le Brésil. 

Genre jMniocera. L. sanguinaria, Less. (famille des Pie- 
grièches). — Bec droit, allongé, robusle , comprimé sur les 
côtés, dilaté et triangulaire à la base, à arête convexe, recour- 
bée , crochue , forlemi-nt dentée. Mandibule inférieure re- 
dressée, échancrée à la pointe. Narines couvertes par les plumes 
et les soles du front. Des soies parmi les plumes de la commis- 
sure et du menton. Tarses courts, gros, à doigts antérieurs 
courts, armés d'ongles crochus. Ailes longues, pointues , à i" 
2*, 3' et 4° rémiges fortement élagées , celle 4', la plus Ion. 
gue. Les suivantes très-courtes. Queue allongée, étagée, 
Tom. III. /îcf. Zool. Décembre i84o. 23 



354 TRAVAUX IHÉDITS. 

La Laniocère sanguinaire a le bec el les tarses noirs. Le 
plumage brun olivâtre sur la tête, le cou et le corps. Les 
ailes sont brunâtres avec quelques gouttelettes rouille. Le 
devant du cou est ardoisé, ainsi que le tborax. Le ventre est 
olivâtre , et une teinte verte se dessine sur les côtés de la poi- 
trine. Les couvertures inférieures de la queue sont d'un roux 
rayé de brun. Les rectrices brunâtres , sont terminées de taches 
de couleur rouille. — Long, totale 8 pouces.— Hab. ? 

Hccmalornis luteolus , Less. — Bec corné. Tarses jaunâtres. 
Plumage roussâtre, blond clair sur la tète, le dos , les ailes et 
]a queue. Un trait blanchâtre au-dessus de l'oeil. Kebord du 
menton jaune. Devant du gosier et du cou, blanc. Thorax bru- 
nâtre-roux. Ventre, bas de la poitrine, lianes, blanchâtre lavé 
de jaune serin. Couvertures inférieures et région anale d'ua 
jaune soufre franc. Ailes roussàlres, à pennes frangées d'oli- 
vâtre. Rectricts brun- roussâtre , à franges olivâtres.— Long, 
totale y p.— llab.l'Iude. — Voisin du Tiirdus aiialis, d'Hors- 
field [Trans. Lum. XllI, p. i^']). 

Kuiacincla melanoleuca , Less. — Bec noir. Tarses bleuâ- 
tres. Plumage noir-bleu à reflets brillans et métallisés sur la 
tète, le cou, le thorax, le dos el le croujjion. Dessous du corps, 
à partir du thorax, blanc du neige. Adts noir mat, avec les 
couvertures moyennes et deux des rémiges secondaires d'un 
blanc de neige. Queue à 4 rectricts moyennes uoir bronze , les 
latérales d'un blanc pur. — Long, totale 8 p. — Hab. l'Inde. 

Muscipela luleovenlcr, gai. de Paris? — Bec à arête peu 
marquée, corné, noir ii la pointe , garni de soies épaisses. 
Queueallongée, égale. Dessus de la léte rouge cannelle. Dessus 
du cou , du dos , brun rougeàlre. Epaules , croupion et queue 
rouge cannelle fort vif. Devant du cou grisâtre. Thorax rous- 
«âlre. Bas du thorax, ventre et (lancs jaune serin. Plumes 
tibiales rouge cannelle. Couvertures inférieures de la queue 
rous.'âlres. — Long, totale 6 p.— Hal). le Brésil. 

Psaris ajfims, Less, — Bec cl tarses noirs. Dessus de la tête 
d'un noir velouté. Plumage sur le cou, le dos, le croupion, les 
ailes et la queue noirs, niais^les rémiges finement lisérées de 
blaoc. Dessous du corps uniforniément jaune rouille, du menton 



TRAVAVX INÉDITS. 355 

aux couvertures inférieures de la queue. — Long, totale 7 p. 
— Les ailes sont en dedans de couleur rouille et les rémige» 
sont blanches sur leurs barbes interaes et noo^apparentes. — 
Hab. le Brésil. 

Noie sur le Guêpier Ordinaire {Merops Apiaster. L.). 

M. Le Correur, omittologisle distingué, 'secrétaire et l'un 
des fondateurs de la Société Linnéeone du nord de la France, 
a observé une bande de Guêpiers cantonnée dans un ravin du 
village de Liencourt , près de la Somme. Ces oiseaux s'étaient 
emparés des trous oîi nichaient les hirondelles grises ( de 
rivage) , et y avaient construit leurs nids. M. Le Correur a 
possédé un jeune Mérops déniché par des enfans du village, 
qui ont malheureusement détruit tous les nids et dispersé la 
bande. 

M. Le Correur pense que le fait de la nidification de» 
Merops , dans le nord de la France, est très-curieux et qu'il 
était encore inconnu des naturalistes. 

MoLLUScoKDM sfECiES KOTA, auctore R. P. Lissoir. 

Nota. Les espèces que nous'nous bornons à décrire par un» 
phrase, seront figurées et décrites plus en détail. 

Buccinum melo, Lesson. — B. testa globuloso-ovata, ventcl- 
cosa, rugoso-striata , rufo-brunnea. Anfractibus sex , quinque 
sobdepressis , ullimo ventricoso , dilatato , canaliculato. Spira 
brevi, ad basim dllatata. Labro simplici. Apertura crocea. — 
Hab. Nova-Zelandia. 

I Purpura [ricinula) iodostoma, Lesson. — P. testa ebovata , 
subglobosa, striis transversis striata, non muricata, rosea, cum 
lineis rufis et cingulis alerrimis sex picla. Spira brevissima, 
acuta. Apertura ringente, violacea. Epidcrme brunneo. 

Junior. Testa leviter granulosa.'Apertura simplici , triden- 
tala et trlstriata , rosea , cum quatuor maculis nigris. — Hab. 
I^ova-Zelnndia. 

Purpura [patulce) Lefetrci , Lesson. —• P. testa ovato- 
oblonga , ventrlcoia , brunnca , teansversim striata , striis ad- 
pressis, rcguUiriter ordiualls, Spira brevi, conica. Apertura 



356 TRAVADX IséDlTSj 

ovail, ampla. Labro cxleriio tenui , violaceo , non dentatdi 
Columella inediocri, crocen, supra nigro maculata. Canali lato, 
retlo. — Hab. Oceani Pacifici llttora. 

Purpura [monoceros) tessellala, Lesson.— P. lesta ovato- 
elongata , lineis longiludinullbus flexuosis tecla et tiansvers 
striata. Sulcis profonde regulariterque crebris numerosisslmis 
perforatis. Testa rufa. Spiia elongata, obtusa. Ânfractibus 
complanatis, tessellatis, ullimo venlricoso, ad sotuiam de- 
presso. Labro dextro dcotato , intus rubescente et quntunr 
punctis ornato. — Hab. NoTa-Zel:india. 

Physa margarita flLessoB. P. testa sinistrorsa , ovalo-ob- 
longa, ventricosa , nitidissima , diaphanea , tenuissima, auiea, 
Isevi. Spira acuta. Anfractibus quiuque , ullimo perlucido. 
Apertura ovali, simplici, — Hab. Terrae-Novae insula ( Gla- 
liss. Adolpho Lesson). 

Lymnca TerrK-Nova, Lesson. ■ — L. testa elongata, tenui, 
pyr»midala , tenuiter longitudinaliterque slriata, coinea , lu- 
leola. Anfractibus septem convexis. buluris profuiide dislin- 
etis. Apertura ovali, magna. Labro dextro simplici, acuto, 
Columella pliciita. — Hab. insula Terrœ-JNovae ( leg. clar. 
Adolpbo Lesson). 

Achatina Anais, Lesson. — A. testa nivea , spira elongata, 

subatlenuata, fasciis viridibuscaplllaribus dcciin. Anfractibus 

septem , convexis , superioribus imniaculatis. Labro dextro 

crenulalo. Columella verticali , subtrnucata. — Hab. ignola. 

Espèce voisine de 1' Achalina crenata de W. SwainsoQ. 

Note monocbaphiqde sur le genre Sponsor de M. Gory, dé- 
membré du grand genre des Buprestes, par M. Gdébin- 
Ménevule. 

On ne connaissait, jusqu'à ce jour, qu'une seule espèce de 
ce genre ,décritedans la grande Monograpbie des Buprestides, 
publiée par MM. H. Gory et de Casteluau, pag. 2 , pi. i , 
f. I. Cette espèce, nommée Sponsor convexus , est propre à 
l'Ile-de-France (Maurice); elle avait été envoyée à M. le 
comte Dejean par Julien Desjardins. 

Grâce aux recherches de l'ami dont le nom vient d'être cité; 



TRAVADX IMKOITS. 35n 

et dont une mort prématurée a privé la scieocc, ce petit genre 
s'est accru de sept nouvelles espèces , découvertes aussi par 
lui dans l'ile Maurice. Nous allons en donner une description 
abrégée, afin qu'elles puissent être insérées, avec nos noms, 
dans le supplémenl de la Monographie des Buprestides. 

l.S.spUndens. — D'un beau vert luisant, un peu pubescent. 
Antennes, él^tres, côtés du thorax eu dessous, et abdomen 
offrant des reflets dorés et rouges, suture bleue , yeux bruns, 
tète et corselet assez fortement ponctués, écusson lisse. Élylres 
ayant des stries longitudinales et trcs-ra})prochées, formées par 
des points enfoncés. Dessous ponctué. — Long. :i i.Larg. :4 i/3 
mill. 

2. S. convexus, Gory, nionogr. des Bupr., pag. 2, pi. i, 
f. I. 

3. S. Ofnlis, id., supplément. 

4. .S". Dcsjardinsii. D'une couleur de cuiWe rouge tirant 
sur le violet, avec le bord du corselet et le bord antérieur des 
élytres d'un>ert cvbscur. Tète et corselet couverts d'une ponc- 
tuai ion assez forte et très serrée. Élytres oOfrant des stries 
longitudinales très-rapprochces , formées par de forts points 
enfoncés. Dessous plus finement ponctué, un peu pubescent, 
d'une couleur plus obscure que le dessus, avec des reflets bleus 
et verts sur les côtés du thorax et au bord postérieur des seg— 
luens de l'abdomen. Pâtes de la couleur du dessous. — Long.: 
y. Larg. : 3 mill. 1 : ■■.•:'.' 

5. S. pinguis. Tète et corselet d'une couleur bron/ée ob- 
scure, à reflets rougeâlres, trés-ponctués. Élylres d'un beau 
vert luisant, à reflets dorés et rouges, principalement sur les 
côiés et à l'extrémité, offrant des stries longitudinales peu 
marquées, et formées sur de faibles points enfoncés et presque 
effacés. Dessous et pâtes pubesceus , d'un noirâtre un peu 
bronzé, avec quelques 1 eflets bleus et rouges. — Long. : 6 i/î, 
Larg. 3 1/4 mill. 

(j. S. ccneus^ d'une couleur bronzée pure et peu luisante. 
Tèlc et corselet fin(rment ponctués. Élylres ayant des lignes 
de points enfoncées, mal limitées, entre lesquelles on voit d'au- 
tres points disposés sans ordre. Dessous et pales d'un bronzé 



BOO M A TAUX WEBITS. 

un pen plus obscur, pubescens, très-finement ponctués. Long. S 
6. Larg. : 2 1/2 mill. 

7. .5". cœrulescens. Entièrement d'un noir bleuâtre, peu lui- 
sant. Tête , (corselet et élytres couverts de poinis cnfonce's 
très-rapprocbés, assez forts et placés irrégulièremenl. Dessous 
noir, pubescent, finement ponctué. — Long. : 5. Larg. : 
a mill. 

8. S. parvulut. Entièrement d'une couleur bronzée, un peu 
verdâtre, peu luisant, pubescent, tête et corselet finement 
ponctués. Élytres ayant des rangées longitudinales de points 
enfoncés, formant à peu près des stries au milieu, mais confon- 
dues sans ordre sur les côtés. Dessous très-finement poucluc • 
— Long. : 4. Larg. : 2 mill. 

Nous voyons dans les notes de Desjardins, que ces diverses 
espècesonlété trouvées en octobre et décembre, sur les feuilles 
des arbrisseaux qui forment les baies au quartier de Flac et 
dans ses environs, à Maurice. 

I^ocvELLi EspÈcï du genre Psalidognathus de M, Gray, par 
M. Reiche. 

P. erylhrocerus. — Long. : 5o-65mill. Lat. : 18-22 mill. 
-— Affinis Psalid. modesto, Friei : piceus, palpis antennisque 
rufis. 

Mas : Piceus, MandibuUs exsertis curvatis ; Palpis rufis ; 
Ca^Ke canaliculato ; Antennls longitudine corporis , articulo 
primo rugoso, piceo; secundo terlioque lœvibus, piceo-rufis, 
reliquis rufis, lotis inermis; TAoracc transverso , rugoso, 
lateribus trispinosis, spina anteriorc lobiforme, niargine nntica 
undulata, medioemarginata; postiea subquadrata utrinquespi- 
Dosula ! Sculello temi.circulare, rugoso. Elytris obconicis, gra- 
Dulalis, basi rugatis, buraeris spinosis apicead suturam spinu- 
losis. — Sublus piceo-rufus, Pedibus, concoloribus ; libiis an- 
ticis dilat.itis, intus villosis. — Femina incognlta. — Hab. Co- 
lumbia, Dom, Lebas invenit. 



iNALYSE D'otrVRAeES NOnVEADZ. SSq 

II. A\ALTSES D'OUVHAGES NOUVEAUX. 1 

NoDVELLES SUITES A Bdpfon , formant, avec les œuvres de cet 
auteur, un cours complet d'Histoire naturelle, embrassant 
les trois règnes de la nature. ( In-8° avec figures. Paris, Ro- 
ret, rue Hautefeuille, lo bis.) 

M. Roret , a qui les sciences naturelles doivent d'importan- 
tes éditions, a eu pour but principal, en entreprenant cet ou- 
vrage, de rendre service aux possesseurs des œuvres de BuSon, 
en coraplétant toutes les parties qui leur manquent, au moyen 
de traites spéciaux sur les branches de l'Histoire naturelle que 
ce grand naturaliste n'a pas traitées. Cette grande entreprise exi- 
geait des sacrifices nombreux devant lesquels M. Roret n'a pas 
reculé. lia choisi, pour rédiger ses divers traités, des naturalistes 
placés à la tète de la science, soit par de bons et utiles travaux, 
soit par les places scientifiques qu'ils occupent ; aussi les trai- 
tés dont ces naturalistes ont été chargés, ont-ils un mérite 
varié, suivant qu'ils ont été faits par les premiers ou par les 
seconds de ces savans. Cependant nous devons dire, en géné- 
ral, que la plupart de ces ouvrages sont excellens, qu'ils sont 
parfaitement au courant de la science , par conséquent très- 
utiles à son avancement , et qu'ils sont indispensables aux 
personnes qui veulent étudier avec fruit l'Histoire naturelle. 

D'après le projet de l'éditeur, les Suites à Buffon formeront 
environ cinquante-cinq volumes in-S". Il en a déjà paru trente- 
deux : onze de botanique, deux de géologie et dix-neuf de 
zoologie ; voici les divisions de cette dernière science qui ont 
déjà été traitées. 

I» Zoologie générale, par M. Isidore GeoCfroy-Saint-Hir 
laire, i volume. 

2° Mammifères cétacés, par ',M. Fréd. Cuvier, l volume. ^ 

Z" Reptiles, par MM. Duméril et Bibron; cet ouvrage doit 
avoir huit volumes, il en a déjà paru six. 

4* Introduction à l' Entomologie, par M. Laeordairc, 3 vol. 

5» Crustacés, par M. M. Edwards, 3 volumes. 

G» yfpicres (Ins. Arachnides, tic), parM. Walckcnaer; i' 
y aura trois volutncsi le premier a paru. 



I 



36o ANALYSES d'oUVBAGES NOUVEAUX. 

7° Orthoptères, par M. Serville, i volume. 

8° Hyménoptères , par M. de Saint-Fargeau ; il y aura 3 
volumes : il en a paru deux. 

9* £.^^Jrfo/?<èrej, par M. Boisduval ; il y aura 4 volumes, le 
premier a paru. 

10° Diptères, par M. Maequart, 2 volumes. 

Les parties qui restent .'t traiter, sont : Les Mollusques, par 
M. de Blainville; Hémiplères , confi<?s à M. Serville ;'iVccro- 
pières , confies à M. Rnmhur; Zoophytes éch'modermes , par 
M. L.icordaire ; Znoph, acalèphes , par M. Lesson ; Zooph, 
polypiers, par M. M. Fdwards; Zooph. infusoires,paTM. Du- 
jardin; Oiseaux, Poissons , Annclides , Coléoptères e\. fers 
intestinaux . Les auteurs de ces cinq derniers traités n'ont pas 
encore été choisis. 

Chaque volume est accompagné d'un allas de planches gra- 
vées, représentant les principaux genres ou des org.mes dont il 
est question dans le corps de l'ouvrage. Ces volumes sont d'un 
prix modéré qui les met à la portée des fortunes les plus mo- 
diques (5 fr. 5o c. le texte et 3 ou 6 fr. l'atlas noir ou co- 
lorié). En les livrant à un prix aussi raisonnable , M. Roret 
s'est acquis des titres à la reconnaissance des amis de la 
science. (G. M.) 

OsTÉOGRAPHiE, OU Description monographique comparée du 
squelette et du système dentaire des cinq classes d'animaux 
vertébrés , récens et fossiles , pour servir de base à la zoo- 
logie et à la géologie, 'par M de Blainville; ouvrage ac- 
compagné de planches lithographiées sous sa direction par 
M. Weknek, peintre du Muséum. — Paris, Arthus Ber- 
trand. 

La septième livraison de ce magnifique ouvrage vient de pa- 
raître et répond en tous points, ainsi que celles qui précè- 
dent, .1 ce que l'on devait attendre de son illustre auteur. 
La famille qui s'y trouve traitée monogiaphiquement est 
celle des Phoques. Elle est précédée de généralités pleines d'in- 
térêt , relatives à l'ordre des Mammifères carnassiers. 



ANALVSÈS d'oDVRAGKS NOUVEAUX. 36l 

L'ouvrage de MM. de Blaiiiville et Werner est, dès à pré- 
sent, indispensable aux personnes qui se livrent à l'enseigne- 
ment de l'Histoire naturelle ( géologie , zoologie et analomie 
comparée), ainsi qu'à ctlles qui veulent avoir quelque connais- 
sance de l'organisation des animaux vertébrés, de leur répar- 
tition en familles naturelles , et de leur distribution ancienne 
et modernes à la surface du globe. 

Le fascicule huitième, comprenant le gcnreOur.f,aussi impor- 
tant à étudier dans ses espèces fossiles que dans celles qui vi- 
vent encore aujourd'hui, est actuellement sous presse et paraî- 
tra sous peu de jours. 

Le neuvième, dont la rédaction et l'allas sont déjà commen- 
cés, terminera les carnassiers plantigrades, par l'étude des 
genres Blaireau, Panda, Arclilis, Kinkajou, Coati et Midaus, 
dont plusieurs sont encore fort imparfaitement connus. G. M. 

Soa l'organisation de ce que l'on appelle les glandes musquées 
(glandes anales) des Desmans, par M. Bkandt. 

11 établit que c'est Guldenstedl qui, en 1776, a distingue 
ce genre, dans les mémoires de la société des Amis de la nature 
de Berlin, vol. 3, p. 108, et lui a donné le premier sa véritable 
place dans le système. 

M. Brandt passe en revue tous les auteurs qui ont traité ce 
sujet, il arrive à ses propres observations et décrit, avec un 
plus grand détail, les glandes de cet animal, dont il a été assez 
heureux pour recevoir plusieurs exemplaires conservés dans 
l'csprit-de-vin. Ce mémoire est accompagné d'une planche très- 
détaillée, représentant la partie postérieure du corps et la queue 
d'un Desinan , pour montrer la glande anale située sous la 
face inférieure de la base de la queue. Les autres figures sont 
destinées à représenter les détails anatomiques de cette glande. 

Die KârEB der Mark Brandenburg , etc. Les Colboptères 
de la marche de Brandebourg , par M. W. Fr. Erichsok. 
Berlin ib38 à Sg, in-8°. 

La première partie du tome I" de cet excellent ouvrage a 
été publiée dans le courant de iS.ÎS, et comprenait les Gara- 



362 ANALVSEâ d'oDVRAGES NOCVEAUX. 

biques. La deuxième partie a paru vers la fin de iSSg; elle 
traite de la famille des Staphilins et des Escarlots, et est sui- 
vie de quelques corrections et d'un supplément à la première 
partie de l'ouvrage. M. le comte Mannerheim, qui a donné 
une excellente analyse de celte deuxième partie (Bulletin 
de Moscou, janvier 1840). termine ainsi : 

« Les caractères dos familles, groupes, genres et espèces 
sont exposés par M. Erictson avec une netteté et une clarté 
qui ne peuvent que charmer tout entomologiste qui consulte 
cet ouvrage. Dans l'époque actuelle on voit si souvent une 
foule de productions entomographiquts où la partie descriptive 
est déplorablement négligée, ou les di.ngnoses et les descrip- 
tions sont données dans un latin parfois toul-à-fail inintelligi- 
ble, et que les auteurs composeutà leur gré sans connaître les 
premiers principes de la grammaire ; c'est donc une vraie con- 
solation que de voir paraître des ouvrages comme celui de 
M. Erichson. — Il y a des personnes qui prétendent que 1 en- 
tomologie est devenue une science de tradition, qu alors la 
meilleure description ne suffit point pour faire bien connaître 
un insecte , et qu'à ce sujet d. s figures deviennent de plus en 
plus indispensables. Je ne suis pa; de cet avis, à moins que 
les auteurs ne surchargent les descriptions de choses qui ne 
sont d'aucune valeur scientifique, comme cela se fait ordinai- 
rement ; ce n'est qu'un véritable esprit observateur qui puisse 
saisir les caractères essentiels des objets pour en faire une dc- 
scriptloD tellement claire et exacte que tout objet se peut 
reconnaître sans le moindre doute. Cet avantage , iissez rare 
en entomologie, M. Erichson le possède à un haut degré de 
perfection. Ses descriptions n'ont certainement pas besoin 
d'être expliquées par des figures. SI l'on prend en considéi.!- 
tion toute celte foule immense d'un momie microscopique 
qu'il a débrouillé avec tant de succès, on est étonné de son 
extrême perspicacité, de ses moyens distingués de patience et 
de persévérance pour pénétrer dans les mystères de la nature. 
Nous l'avons déjà admiré lorsqu'il démontra et prouva avec 
tant de raison que le Pceroloma Forslrcemii^ GUI. (Adohts 
bruniicus Eschsch.) devait être rangé dans la famille des Sil- 



ANAiYSEs d'odvbages nocveaux, 363 

pliâtes (l), ce même coleoptcre curieux, qui avait été sî scru- 
puleusement examiné et décrit par nos premiers entoniolo- 
gisles, comme Gyllcnliall, Eschschollz et Déjean, est placé par 
eux parmi les Carabiqucs. 

Eniomogbapbie , recherches cntomologiques faîtes principï- 
leraent avec la colleclioa royale de Berlin , par W. F. 
Erichson. Premier cahier , Berlin, l84o, chez Morin. — 
In-8°. de 180 pages avec 2 pi. gravées et coloriées. 

La position de l'auteur, attaché au Musée royal de Berlin, 
lui donne de grandes facilités pour exécuter des travaux mo- 
DOgraphiques ; aussi annonce-t-il que tel est son projet et qu'il 
ne se bornera pas .î publier les riches matériaux du IVIusée de 
Berlin, mais qu'il rattachera toujours à ces monographies les 
espèces qu'il pourra voir dans d'autres collections. Il est à 
désirer que l'entreprise que M. Erichsoo vient de commencer 
puisse se continuer, car elle rendrait un grand service à l'en- 
tomologie en faisant connaître les richesses de la collection 
d'Insectes la plus belle et la mieux rangée de l'Europe. 

Le premier Mémoire intitulé : Sur tes caractères zoologiques 
des Insectes , Arachnides et Crustacés , est surtout destiné à 
montrer que l'on doit comprendre avec Latreille, sous le nom 
d'Insectes, tous les animaux que Linné considérait ainsi. Il 
résulte de» recherches exposées dans ce Mémoire, que les classes 
jusqu'ici séparées des Arachnides et des Crustacés, doivent , 
dans un travail scientifique, être d'autant moins séparées des 
Insectes que leur organisaiion et la signification des diverses 
parties de leur corps s'expliquent réciproquement. 

Le second article est inMixlé : Sur les Paclypodes , petit 
groupe de lafamilte des Melolonlhes. 

Celte monographie comprend : 1° le Genre Pachïpcs, com- 
posé de 4 espèces d'Europe, 1 . P. impressus ou P. cxcavatus, 
Guérin, le. Rcg. ariirn.; de Corse et de Sardaigne ; 2. P. 
cornutus ou P. cxcat>atus , Feisthamel , /inn, de la Soc. 
Ent. de France , t. IV, p. aSg; de Sardaigne et de Corse ; 

(1) Jnhiw fur tIaturgncMcMi fViisnann. Berlin. 8. lit, p. 119. 



a6\ ANALYSES DODVBAGES NOD VEAUX. 

3. P. excavatus, Fabr. ou P. candidce, Pelagna , de Naples ; 
4- P- ccesus, Erich. de Sicile et de Sardnlgne. 

2» Le Genre Elaphocera de Gêné (Leptopus, Dej.) i. VE. 
Bideaui, Erich. Andalousie, 2..E. longitarsis. 111., des environs 
de Lisbonne, 3. E, obscura, Gêné, Sardaigne, 4- S- dilalata, 
Ericfa., Sardaigne, 5. E, hiemalis Erich-, de Macédoine, 6. E. 
gracilij, Waltl. Isij. i838, t. VI, p. 4^7. Des environs de 
Constanlinople. 3° Le nouveau genre de l'Afrique australe 
voisin des Rhizotrigus et que l'auleiir nomme Âchloa. Il en 
décrit 2 espèces A. helvola et Â. caffra. Erich. 

Le troisième Mémoire est intitulé : Les Malachiei de la 
collection royale de Berlin. — Le nombre des espèces s'élève 
à i36 , savoir ; sous les noms de jfpalochrus, Erich. y espè- 
ces, 3 d'Europe, i de l'Inde , 3 d'Afrique. Collops, 1 4 espèces, 
de l'Amérique septentrionale. Laïus , Guérin , 5 espèces, 4 ^^ 
l'Inde et une d'Egypte. Malachius , 32 espèces , la plupart 
d'Europe et d'Asie. Illops, Erich., i espèce. Altalus, Erich., 
5 espèces de l'Europe australe. Hedj-bius, Erich., g espèces 
propres aux Indes, .^H/Aocomits,| Erich., 33 espèces, dont les 

3 premières divisions sont d'Europe et la 4° de l'Amérique sep- 
tentrionale. Ebaus, Erich., 1 1 espèces d'Europe. Charopus, 
Erich., 5 espèces, 4 de l'Europe australe, i de Mésopotamie, 
Alelesliis hemiplerus, Erich., du midi de la France. Chalicorus 
vinulus, Erich., Troglops, Erich., 6 espèces de l'Europe 
australe. Cololes , Erich., 3 espèces de l'Europe. Lemphus 
mancus, Erich,, de l'Am. mer. Carphuru, Erich., 2 espèces 
de l'Inde. 

Enfin le quatrième a pour titre : Les Hénopies, Jamillt 
de l'ordre des Diptères. 

M. Erichson divise celte nouvelle famille en treize genres , 
ainsi qu'il suit ; I. Panops, Lam., 2 espèces; 2. Lasia,'W ied., 

4 espèces; 3. Psilodera, Grifiilh , 3 espèces. 4- Cyrtus, Lalr. ; 

3 espèces ; 5 Thjrllis. Erich. , 4 esp. ; 6. Phillopota, Wied. , 

4 esp. ; 7. Ocnaea, Erich, , 3 esp. ; 8. Astomella , Léon Du- 
four, 4 espèces; 9. Pialea, Erich, 1 espèce; lo. Pterodonlia, 
GrilTuh, 3 espèces; II. Acrocera, Meig., 7 espèces; 12. Ter- 
phis, Erich., 1 esp.; i3. Ogcodes, Latr., 8 espèces. Les gen- 



SOCIETES S*V4Nt£s. 3G5 

res ThjrUis, Ocnaca, Pialea tt Terphis sont très-bien figurés 
à la planche 1", f. y ;i lo. 

Ces (liftëreos mémoires sont traités avec lacODcision et l'Iia- 
bilelé qui distiuguent les travaux de ce savant entomologisle. 
Les descriptions spéciBques sont en latin, ainsi que les carac- 
tères principaux des genres. (A. Cheyb.) 

III. SOCIÉTÉS SAVANTES. 

Académie botale des sciences de Pabis. 

Séances des 7, 14 e' 21 Décembre 1840. — Rien iur la zoo- 
logie. 

Séance du 28 Décembre. M. Diwcrnoy lit une Note addl • 
tionncUe sur les Eponges perforantes. Il annonce d'abord que 
de nouvelles expériences lui ont démontré que les spicules de 
ces Éponges ne sont pas toutes calcaires. Après avoir soumis ces 
spicules, pendant vingt-quatre heures, à l'action de l'acide ni- 
trique, il a examiné le tout au microscope, et a reconnu qu'il 
reste un nombre considérable de spicules d'une forme bien dé- 
terminée et très-caraclérisliqne, qui n'ont pas été dissoutes par 
l'acide et qu'il considère comme étant d'une nature siliceuse. 

Quant à la priorité de sa détermination, qu'il n'avait présen- 
tée que d'une manière dubitative, M. Duvcrnoy annonce avoir 
trouvé deux publications qui se rapportent à ce sujet. La plus 
récente est celle de M. Nardo , dans les actes du congrès 
scientifique de Pise en i83g. (Voy. Revue zool.) La plus an- 
cienne a été faite, en 1826, par M. Grant , dans le journal phi- 
losophique d'Edimbourg, 1826, p. 182. Les espèces dont il est 
question dans ces deux publications, semblent différer de celle 
que M. Duvernoy a fait connaître. 

M. Laurent présente un travail intitulé : Etudes des Masses 
Spongillaires. Cette communication faisant suite aux mémoires 
que M. Laurent a lus sur les Spongilles, est reinoyé<^ à la même 
commission , ii laquelle soal adjoints MM, De INlirbel et Lu- 
trochel. 



â6Ô SOCIÉTÉS SATAWTES; 

Le même savant présente des Résultais d'ohserf allons mi- 
croscopiques faites sur les corps reproducteurs libres et vagans 
de l'Eclosperma clavala, Embryons ciliés libres de la Spongille. 
— Ce travail est renvoyé à la même commission. 

Skconde bédnion on cohg&es scientifiqcs italien. 

La seconde réunion italiennne a eu lieu à Turin , comme 
nous l'avions annoncé. Cette session a été aussi brillante et 
aussi fructueuse pour la science que celle qui avait été tenue 
l'année passée à Pise. Plusieurs notabilités scientifiques de 
tous les pays se sont fait un devoir d'assister aux séances et 
de lire des Mémoires originaux. Dans la première séance , le 
prince Bonaparte , fondateur du Congrès Italien , a recueilli 
les éloges qu'il mérite pour son heureuse idée, et pour la per- 
sévérance et le zèle avec lesquels il en a poursuivi l'exécution; 
tous les savans qui assistaient à'cette séance, ont manifesté 
leur reconnaissance à ce célèbre naturaliste pour avoir doté 
l'Italie d'une institution qui lui fait tant d'honneur. 

Les limites et le plan de la Revue Zoologique ne nous per- 
mettant pas deVendre compte de tous les travaux du Congrès, 
nous ne devons nous occuper que de ceux de la section de 
zoologie , nous allons donc donner un extrait du rapport que 
le Docteur Plùlippi a fait sur ces travaux , rapport dont le 
manuscrit nous a été adressé par le prince Bonaparte. 

M. le Docteur Nardo, de Venise, a lu deux mémoires rela- 
tifs à l'anatomie des poissons ; dans le premier, il s'est occupé 
de la structure intime de la peau , et a déduit de ses observa- 
tions de nouveaux élémeus pour la division^ systématique de 
cette classe. Dans le second mémoire il s'est occupé des diffé- 
rences anatomiques oCTerles par les cartilages dans quelques 
poissons, surtout dans les Sélaciens et dans les Esturgeons. 

M. le Chevalier BcUingerl a communiqué ses observations 
sur la proportion des sexes dans les naissances des Mammifères 
herbivores , travail qu'il avait présenté récemment à l'Aca- 
démie des Sciences et dont nous avons déjà parlé dans celte 
Revue. 

Le Professeur Cwinini , de l'Université |de Pise , a com- 



SOCIÉTÉS SAVANTES • S67 

nmnîqnéses découvertes relalivement à la nature des nerfs ar- 
ticulaires de l'homme et des animaux supérieurs , formant à 
l'épaule un gauglioa ou un plexus qu'il découvrit et nomma le 
premier. 

M. Charles Porro, de Milan, a lu son projet de Bibliogra- 
phie malocologique , dont nous donnons une idée dans celte 
revue, pag. 35 1. 

M. le Docteur Phitippi a lu un discours relatif à la classifica- 
tion naturelle des cires animés, dans laquelle 11 a suivi des 
principes différensde ceux de l'école moderne des philosophes 
de la nature. 

M. le Docteur Garbiglieltl, qui a eu le bonheur de possè- 
des un crànectrusque extrait des tombeaux de l'antique Vcïès, 
en a fait le sujet d'un savant mémoire, qui intéresse l'histoire 
de la civilisiition et celle de l'espèce humaine. 

Le célèbre Tiedemann a fait don au congrès d'un important 
mémoire sur l'Anthropologie, offrant un parallèle du cerveau 
du nègre avec celui de l'Européen , duquel résulte, jusqu'à la 
dernière évidence , la dignité humaine d'une race seulement 
plus malheureuse que la nuire. 

Le Docteur Rusconi a fait connaître son procédé anatoml- 
que pour examiner la structure intérieure des embryons et des 
petits animaux, sur lesquels ne peuvent s'exercer les moyens 
ordinaires d'invesligatiou. 

Le même savant a communiqué quelques notices intéres- 
santes sur le développement des Reptiles. 

M. Louis Canla a fuil connaître une méthode taxidermique 
qui lui est propre et qui est supérieure à toutes celles em- 
ployés jusqu'à présent. 

Le Prince de Canino, qui a tant de titres à la reconnaisance 
des Italiens, a conlinué l'iUuslration de la Faune italienne en 
donnant une Monngraphie^des Sorcjc de l'Italie, et en décri- 
vaut plusieurs espèces nouvelles. Il a lu aussi un beau mémoire 
sur le Falco Eleonorœ de Gêné, et l'exposition du plan d'un 
ouvrage élémcutaue d'Ichtyologie qu'il prépare. 

Le Docteur Phitippi et M. Pictet, de Genève, ont présenlQ 



368 SOCIÉTÉS SAVANTE»; 

quelques renseigneniens relatifs à deux MamQiifères d'Europe 
peul-êtrc non décrits. 

M, de Sélfs-Longchamps a lu une Revne critique des es- 
pèces européennes des genres Muf, Arvicola et Sorex. 

Le Docteur Bruno a fait connaître une nouvelle espèce de 
Chat provenant du Brésil , el vivant actuellement à la ménagerie 
de Stapiniggi. 

M. Caffer, récemment de retour de l'Amérique tropicale, 
a fait des communications importantes sur quelques quadru- 
pèdes de ces contrées. 

M. le Marquis C. Durazzo a présenté un Tétrodon pêche 
dans la mer de Gènes ( T. bicolor Durazzo). 

M. Nardo a fait connaître deux nouveaux genres de Pois- 
sons de l'Adriatique , et M. Risso a fait connaître un grand 
nombre de Poissons, Mollusques, Crustacés et Radiaires, tous 
figurés d'après le vivant. 

M. Nardo a décrit diverses espèces d'un genre de Mollns- 
ques, récemment distingué etséparé par lui de l'ancien genre 
Trochus ; toutes ces espèces sont de la mer Adriatique. 

M. fieront a communique la description et les figures 
peintes par lui, d'un grand nombre de Mollusques delà Mé- 
diterranée, et il a distribué un beau tableau systématique, 
composé par lui pour la section de zoologie du congrès italien, 
et offrant une monographie complète des Céphalopodes de la 
Méditerranée. 

M. Piclel a présenté une Monographie des Névroptères, ac- 
compagnée de belles et nombreuses figures dessinées par lui- 
même avec un rare talent. 

Enfin M. Michelin a lu un travail sur quelques polypes 
pierreuxTossiles , formant un genre nouveau, qu'il a dédié à 
l'honorable président de la section de Zoologie, sous le nom de 
Caninia. i 

Comme on le voit par ce court exposé , la section de Zoolo- 
gie du congrès Italien a bien mérité de la science, et son pré- 
sident , qui la cultive avec tant de zèle, doit en être heureux 
et fier, car l'éclat des succès de l'institution qu'il a fondée re- 
jaillit naturellement sur lui. Il est certain que la réunion pro- 



MÊLANOrS ET NOUVELLES. SGg 

cbaine offrira d'aussi iinportans résultats , grâce au zèle pa- 
triotique que le prince a su développer chez les savans ita- 
liens. (G.-M.) 

MÉLAIVGES ET NOUVELLES. 

Nous nous empressons de publier la lettre suivante, ' qui 
nous est adressée par le D'. Rondani, de Parme ; elle signale 
quelques fautes d'impression et quelques inadvertances qu'il 
est utile d'indiquer. 

Monsieur, si vous le croyez nécessaire, faites connaître quel- 
ques inexactidudes ou fautes d'impression qui vous sont 
échappées dans la notice que vous avez publiée sur les insectes 
contenus dans l'Ambre de Sicile , et provenant de la collec- 
tioD de M. le D'. Maravigna (iJec. zool., i838, p. 170). 

1* Dons la distribution de ces insectes en ordres, on a im- 
primé le mot Lépidoptères, au lieu de Diptères. 

2* Les insectes de cet ordre, figurés aux numéros i5 et 16, 
ne doivent pas être compris dans le genre Dasypogon des 
Asylidiens, mais bien au genre Cératopogon des espèces aqua- 
tiques (CAirominir, mihi). Cette inadvertance est arrivée faci- 
lement parce que la terminaison des deux mois est semblable. 

3° La figure de l'insecte sous le numéro 17, bien qu'elle ne 
permette pas de le rapporter avec assurance à quelque genre 
connu, me semble devoir être considérée comme appartenant 
à l'ordre des Diptères, car on peut, sans crainte de se tromper, 
déterminer la famille , d'après les nervures bien marquées des 
ailes supérieures, d'après les deux longues épines qui termi 
nent les jambes, comme aussi d'après l'aspect général, qui me 
paraît suffisamment caractérisé pour le faire connaître comme 
appartenant à la famille des Fungicoles de Latreille {^Scitphi- 
lina, mihi.) dans la section des Némocères. 

A mon avis, on ne doit pas tenir compte de l'écrasement de 
la tête, parce que cela pourrait avoir eu lieu par une com- 
pression accidentelle. 

Je vous prie, en outre, d'observer de nouveau les insectes 
figurés aux numéros 10 et la, surtout ce dernier, parce qu'on 
ne peut pas conclure qu'il appartient à la famille des Fourmis, 

Rev. Zool. Décembre 1840. 24 



âjd MELANGES ET NOUVEUïS^ 

si l'on ne peut découvrir la longueur du premier article aild 
tennaire, lequel se trouve plus distinctement 6guré_aux nu-; 
méros 9 et 1 1 .| 

Agréez, etc. C. Rondari. 

ffota. La vérification sur les deux espèces, 'numéros 9 et n 
de notre planche, est une chose fort difficile, car^M. Maravi- 
gna a conservé ses échantillons J'ambre, qui sont actuellement 
dans son musée à Catane. Il est probable que cet examen ne 
lèverait pas les doutes de M. Piondani, car ces insectes sont si 
vaguement visibles à travers l'ambre, qu'il sera toujours im- 
possible d'avoir une certitude pour certaines de leurs parties. 
On sait que lorsqu'on veut user l'ambre, pour arriver jusqu'au 
corps qu'il renferme , on ne trouve qu'une poussière qui se 
dissipe en faisant perdre toutes les traces de l'objet conservé 
ainsi. 

Dans tous les cas nous remercions M. Rondani pour ses 
rectifications : elles seront utiles à ceux qui auront besoin de 
travailler sur les insectes fossiles, et montrent toute la sagacité 
de cet habile observateur. 

(C. M.) 



Nouveaux membres admis dans la Société CnviKBiEMNi. 



215. M. Louis ContoK, membre de diverses sociétés savantes , 4 
Neufchâlel (Suisse), présenté par M. Ttcharner de Bellerive, 

216. M. Louis BzLLiSDi, membre de diverses sociétés savantes, S 
lurin ; présenté par M. Charles Porro. 



TABLE ALPHABÉTIQUE 



POUR l'année i84o. 



I. TABLE DES MATIÈnES. 



AcaUphes ombelUfères , loopt; , Mer 

tCDSet Braodt. 2^9 

Acanlliopus Gorji, ins., âe Eo- 

maod. 2~\o , 33.» 

Aceplialocvstcs, Guillot- 189 

Achalina An3ÏE,raoll., T-esson. 35t> 

AclieroDlia alropos, ins., Dupon- 

cl.el. 52 

Acinopua gullurosus, ins., îîuquot. 2^1 
Adesmia candidipcuais el margÎDi- 

penDÎs. ÎDS., de Brume. 112 

AJimonia sculellata, ins., Cbcvro- 

ht. 17 

^^goidus Earlii , ins., Gut-rin-Men. 334 
AgapaDthta coDSobrîaa, ins., Cbe- 

violat. 
Agrilus brevicomis, ins-, Guc'rin- 

Men, 320 

— de France , trouvé dans 

TFode, ÎDS,, Guérin-Mëa. 320 

Afirilorbious, ois. ' 

Agrion (3 espèces), de Selys-Long- 

fli.imps. 2l3 

AIckIecs (moDogr.), Brandt. 3o: 

Alurnus, mODOgr,, tas., Guc'rin- 

Mco. - 33o 

Ammodromus, ins., de Romand. Il3 
Amorpliosoma fasciatuni , ins. , 

Cucrin-Meo. SsS 

Anip'-lîs Nattcrerit , ruGcrislala , 

Itii-flcrii, ois., Boissooneau. 2 et 3 
Ampliibic» dXurope, rcpl., Booa- 

parte. 3o 

— ne.tl.old. 286 

Anabates Boissonucaulii , oïs-^ La 

Frcsnaye. loi 

Aoacolus (3 cspccesl, ins., Bufjuet. îS-^ 
Anjis Clcmenciv, ois.,Lct39n. 21 1 

Anas (;lacialig, ois.: Joli. d' 

Analoraicjcomparc*-, Duvemoy. 284 
Aac[)romcnu6 alginnus, ins., Bu- 

«]uel. ?4° 

Animalcules ipprmaliqucs.PrcTOfcl. 3^9 
Aoisodaclylus Uejcauii , ios., Cu- 

<iu.-l, 241 

Aniuiderai moUPSt'i i^m Gut'rifl- 



Anogcodes ruficollis ,in3., Le'on Du- 

four. aS-J 

Anoi>loderma bicolor, ins., Gue'rin- 

Me'n. My 

Anoplopbora, nouv. genre de co- 

Icopt., Hope. io3 

Antennes (leur usage), ijis., Du- 

poprbel. ^5 

— des Hymenopl., ins. , de 

Romand. 1^3 

Anibropologîc, Tiedcmann. 368 

Apbodius. monogr., ins., Scbmidl. 3o8 
Ai aclinograpliia; Rossîcac , Kry- 

niclfi. I^S 

Aij;utor cincticollis , ios., Cbcvro- 

lal. 12 

Arisicus antcnnatus, crust., Du- 

vcrnoy. 25z 

Arremon (3 esp. ), ois., La Fres- 

njye. 227 

Asida granulîfera.ins., Cbevrolat. 16 



Allions sutura niti 



ins., Chevro- 



lat. " l5 

Auclienia Lama, an:it., Brandt. 3oi 

Belionota femorata, ias.i Guérin- 
Me'ncville. 107 

Bcroc ovalus ( syst. oerr* ) , Ed- 
wards. 88 

Bibliograp. malacologique, Porro. 35( 

Biblinibècjue nialacologiquc , Eo- 
nuU. I iti, 230 

Bombyx cecropia , ins. , Au- 
<loiiin. 3Ï9 

Bolbrionopa, monogr., ins., Gue'- 
rin-Men. 3îa 

Bratbyptrallui ralloldes, ois., T.a- 
fresiiayc. 232 

Urancbics ( nouv. forme ), Duvrr- 
noy. 252 

Biininum Casani cO Lcfcbyrcî , 

mnll., filaravigna, SaS 

Diiccmum in. lo. , moll. , Lésion. 4^5 

liuWiivii,, moll.. Grah-loup. _ 281 

Bullimus succinoidei, moll., Pflll. ^5 

Buprestit Lauiouto; jnoostruftuxi 
ioîj, Huquet. ,' 25j 



r 



37a 



TABL£ UES MATllifiJiS, 



Buprcstides nouveaux» Uopc. 

— roonogr., Lapoite et 

Gory. 



340 



275 

333 

142 
3u 
13^ 
36S 



Gallidium loagicoUe, ioG., Guëria- 

Mën. 
Callipogon Lcmoinei, ins, Reiche. 
CallistoU speciosa, ias., Guèria' 

Mén. 
CalocomusKreuckeljietlycius,ins., 

Euquet. 
Calodromus, ins., BoUeman. 
Calorampiie, ois-, Lcsson 
GjDÏaia, zooph. n. p,., Miclielin. 
Gdrabus DcyroUcî, Caotabricus, la- 
teralis, gallxcianus, ios., Ctie- 
vrolat. H, 9, 10, Il 

Garbo, espèces DouvcUas , ois. « 

Brandi. 
CardinaldomiDicaîn, oU.,Païserîfi. 
GardiopUoruB tnoDogr., ÎDs., Erlch- 

aoo, 
Gardium Liaos, inoU.,7'P^'<'' 
Gassidaria Lamarkii, luoll-, Leàson. 
Gaveroes a ossemeus, Marcel de 

Serres. 
Ceblepjrris, oîs., Ruppel. 
Ceix cyano-pectus,ois.,La Fresoay, 
Gentrognathus 6ubrug03us, ios., 

Gue'rin-Mén, 
Ceraplerus, iqs., "VVestwood. 
Gerithium Broogoiarlii, mol., Ma- 

raïigox. 
Cetronia (3 e>p-), ios-, Guër.-McD, 
Goronîdes uouTelles, ins., Guërîa- 

Mcn. 
Gerveau (structure du), Baillarfier, 
Clialcis (metam.), ins., Le'oo Du- 

four. 
Gbaleur vitale des animaux, Dutro- 

clict. 
Cbat, nouT. «spèce, Bruno. 
Ghelura, n. g-, de Le'pidopt.,ÎIope. 3ltJ 
Cbeveur (accroilsemc-nt). Mandl. 
Cblamys indica, ios., Guérin-Mén. 
GbIaenimîJeelghcrieDiis, iQS.„Guc- 

rin-Me'n., 
Ghryseida superciliosa, ins., Spi- 

nola. 
Gbrysochroa Perrolelii, ias., Gue'- 
rin-Mén. 



3o2 
28 

309 
169 
212 

J9 

5o 
33 

80 
118 

326 
8 

86 
368 



Clepsines (aoal. des), Filijtpi. i5o 

Closlrocera tricolor, ins., Gue'rln- 

M en. 1 08 

Coccinella Delessértii, ins,,Gue'rin- 

Meo. ^2 

Coccoderus, monogr., ins.,Buquct. 292 
Coccotlirausles furtirostris.jois., La- 

frcsnaye. azS 

Coccus ceriferus, ins., Verey. 120 

Coléoptères de l'Assam., ins..Hope. 3io 
dii Brandebourg, EricU- 
sun. 36l 

de Constantine.Go]^. 1 13 
de France, ins. ^ Mul- 
sant. 5l 

de la Galice , ins. , Cbe- 
▼rolal. 8 

des P'eelgberies, ios., 
Guérin-Mén. 37 

'Gue'rin- 



4' 



Cbrjsomella Rajab, ins., G. -Mén. 



Cicad.i Slefcoii. in^., Kryiiicki. 
Cicindela Saulcji et graïiosa, ins., 

Guérin-Mén. 
Cioclodes, ois., Lcsson. 
Gioclosoma Delcsâertii , oîs., La- 

fresnaye. 
Cinnvricincles, ois. , Lesson. 
ClasîiGcat. duri'goe animal, Oweu. 
Cla?is novi bymuu, ius, , syst. PaUl- 

bom. 



32; 

148 

3 
26e 

65 

272 

28 



— nouTcauï, 
Mén. 107 

— nouveaux, ZoubkofF. 1^9 

— nouveaux de Californie , 
Maonerbeim. l37 

Colius, ois., Ruppel. 5o 

Colombe de Taïti, ois., Neboux. 289 
Colombi^allinc des Gallapagos , 

ois., JVeboux. 290 

Coluraba Du Pctilhouarsii , ois,, 

Neboux. 289 

Compresseur (instrument nouv.), 

Laurent. 23 

Concbyliylogie fossile, etc.,Gralc- 

loup. 280 

Congrès de Pi'se. 2.'>, 256, 3oo et 3(>t) 
Congrès de Turin, compte-rendu. 
Coiiiontis EscbscboUzii, ins., Man- 

nerUeim. l33 

Conirostrum Sillicolor, ois,, La 

Fresnaye. 102 

Copsycbus luteolus, ois., Lesson. 22(i 
Coquilles fossiles ( tabl. statist. ), 

Grateloup, 28t 

— fossiles, mol., Leymerie. 349 
Corcebus de France, trouvé dans 

riode, ins., Guérin-Mén. 329 

Couleuvres nouvelles , rept. , 

Brandt. 5o2 

Cratcropus Delcjsertii , ois., La 

Fresnaj. 65 

Crinoides, toopli.j Aie. d'Orbigny. 2.')o 
Crînoidcs, zooph.. De Bucb. 28J 

Crustacés (org. respiratoires). Du- 

vernoy. i83 

— isopodes (respirât.) 348 

— (respiration^ Duvernoy. 89 

— de Maurice. Liénard. 297 
Ctenioschelus Goryi , ios.. De Ro- 

d, 336 

Cuspidaria ( nouv. coq.) , Mull. 

ISardo. 3o 

Cyaoccula, ois., Lesson.' 26(> 



< 



TABLE DES MATl£Rk$. 



Cvjnus. ois., Ruppcl. 5o 

Cvnii>Mlei, etc.. îds., Uar(i«. 3o8 

Cjnnirîs llavoveDter, ois., Leeson. ^^ 
CTpiionotus oionslr.iins., Buquet. a5â 
Crriogoalliu) mootaauB , ins. , 
Gueiin-Meo. 39 et 82 



S7S 

'9 



Daguerréotype appl.â l'iiiït. sat., 

Turpin. 
D(.-Dtt des PoissoDk gjmoodontes. 

Dcijie, monogr-, ins.. Bohcman.' 
Dcsniaas, glandes musq.. Braodt. 
Diarama ., lUs., de Romand. 
Dicliou, d'iiistoirt; nat. , d'Orbi- 

eny. 86, 2i5, 

Difibrmite's du 'sjslème. osseux. , 

Jules Giiérin. 
Diptères , metamorpboscs , ios., 

Léon-Duruur, 
DorcadioQ lusitaoicuoi, iaG.,Cbe- 

Tfolat. 

— (da Se'ne'gal), ins., Buquet. 355 
Dorystheoes, ios., Guèria-Mcn. 83 

Drymopliila ruficauda, ots.,LessoD. 326 

Ecailles des poissons, Agassiz. 55 

Elapliocera : mooogr., ins., Krich- 

son. 36. 

Elaphroptera, ins., De Romand. 11^ 
Elaier Delessertii. Gue'rin-Méa. 38 

Elalcridei, ins.. Germar. 3û9 

Eleodes FÎBcheri, ios., Manner- 

licim. l3« 

Elt^phaoL, ossem. fois., KtTiére «t 

Brig-s. 282 

Emberrîza lucluosa, oie, l^esson. g8 
Encéphale (ttruclure de T ) , Fo- 

»ilie. i5i 

Enfant quadrupède , GcoiTroy-St- 

Hilaire. 87 

Eolomographie, parEriclisOn. 36^ 

F-Qtomologiquei (observât.) Vallot. 21^ 
Epilaclina Deleskertii , îus., Gue* 

riD-.Mén. ^2 

Eponge perforanle, zoopli.. Nardo. 17 
— J Duïernoy. 343et365 

Erasmia, nOur. i:cnr. du Léiûdopt. 

Hoi.e. " 3.1 

£rot>lut, l6'niaculatus, iai. , Bu- 
quet. 1^3 
Ervllirolancs, ois., Lcsson. Z']ù 
Elerusia, Duuv. geor. de Lépidûpt. 

Hope. 3 1 1 

Eaoplia, Douv. genr. de Caléopt. 

Hopc. 3iO 

Evaoia (moDO^r. des), ins-, Spi- 

noia. 3^4 

Ksercicei zootoniiquci , Vanhan 

deo. 



Fils de la Vierge, araeli. Des 

Etangs. 
Firoles (coquilles ch» les), moll,, 

Souleyet. a33 

Fcptus 1 îiani 

ticule. Velpeau. 56 

Foie ( structure du), LimbroD. i5t 

Formicivora gultata, oii.,'Leïson. 353 
FrjSsiU» de la KouTclle-Grenaile, 

Lee. 3o8 

Fulgoridci, monogr., ins., West- 

wood- 1^9 

FuiuiBîainvillii, naoll. Maravigna. 3x5 

Galathxaconcamerata , moU., Du- 

yal. ail 

Galissutbiplagiatus, io«., Buquet. l^a 
Garance (son aclioa sur les os), 

Floureos. 55 

Geai de San Blas., ios., f^eboux. 390 

Géologie de Buckiand. A5 

— de Lyetl. ^çj 

Geotrupci coruscans , cbalconotus , 

punctaliliimus , Ins., CheTrotat. 1$ 
Glandes muiquéei de Desmans , 

Brandi. 36l 

Glomeridei ( ioi.), Biandt. 3o3 
Gaalliocfra(aespècci). ina., Guer.- 

Mcn. 80 

Grimpeurs, ini. Lafreinaye. 337 

Guêpier ordinaire, ois. ,L« Goireur. 355 



Fauoe française, Braguier. 



336 



Hsruatornis lu^ubrii , ois , Lesson. ()t 
— lateolus.oii., LesEon. 3.^4 

Hélix , Le Ptieurii et auri«ulina, 
moll.. Petit. 74 

— meda, moll., Porro. 106 

— quimperiana, Petit. I3[ 
Helluo 4'niaculatus, ins., Gue'rio- 

Mén. 38 

Heuôpiei. monogr., ins., Erichson. 36i 
Héorotairei, on., Lcison. a6o 

UexapUyllum .equinoxialc , ios., 

Buquet. 173 

Hexodon MoataDdonii,ins.,Buquet. 312 

— Hopci ou Kîrbii. Guér.-Mén. ai3 
Hirundo modeata, ois.. Nebou\. 291 
Hispei(5 espèces, Platypria). Guér.- 
Mén. 13^ 

Hiit. oat. dei poiieiiions r^éerlaa- 

daisea. Teniminck. 5o 

HyKnodon (tête fussile) , mam. , 

Dujardin. aS 

Himénoiiléres f obierT. aur IcS ), 

ins , De Romand. I '3 

Hyménoplérc!(, ios.. .Spinula. i(> 

• — de la Guiane. Spinola. 286 

Hyménoptères de ScandinsTie, ins., 

Dablbum. *' 

Hypopsis uematocera, ias., Gucr.- 
! MéQ. IÛ9 



5:4 



TABLE SES MATIERES. 



Insectes coltoptèree à» VÂtsam. i 

Bope. 3to 

— icoDOgr.,Laporte etGory. 34» 

— (les forêts, Ratzeburg. aSo 
V du sudciD, Lettre, Roodani. 369 

Isopodes, respir,, Duvernoy et Le- 

reboiillHt. - 348 

Ixos plumigerus, oîs., La Fresnaye. 228 



Jaeapa, ois., Lesson. 



l32 



Kepon typus (erust.), DuTcrnoy. 3l5 
KilUciDcla melaDoleuca , ois. , 
LesBOD. 354 

LacliDiia pancticoUis, îds., Cbo- 

Trolat. 17 

Lagotis. matn., Fischer de Wal- 
Lama. Ânatomie,f^''anilt, 3oi 

dheim, 1^4 

Lammellicorncs m et il oph îles, ios., 

Burmeistcr et Scbauai. 3oQ 

I^aniocera sanguinarin^ois.^ T-esson. 35o 
licma cruciata, ias., Gucria-Mt^'o. l\l 
Ltmmiogs, migratioas, etc., Mar- 
tine. ig3 
Lépidoptères de la Gr.-Bret., ins., 

Wood. Il5 

Le'pidopières exot. nouv., ins.,Yaa< 

jer Hoeveo. 217 

— de France, ins., Duponchel. 3i2 

— nouveaux, ins,, Gue'rin-Mcn. if3 
Lettre entomol, de Motschoulsky. 1^8 
Leuciscus d'Europe, poiss., Bod 

parte. sy 

Libellnlidees d'Europe,Sëlys-Long- 

champs. \jg 

Libellulines, ins-, SieboM. 3og 

Licinus aagustus, ias., Chcvrolat. 
Limax agreslis, moll., Laurent. 23 

Litnnornis,ois.,La Fresnaye. io5 

Limules, anat. et lool.. Van der 

HnvcD. 176 

Lois du développement, Laurent. 23 
Lombrics lumineux, Forestier, etc., 3^4 
Lucacides nouveaux, ias., West- 

wood. 
Ludius Delessertii, ins., G.-Me'n. 
Lycisca raptoita, ins., Spinota. 
Lymnea Terrac-rfovZj moll., Les- 
son. 



Mâchoire foss. de Rept.,Grateloup. 
Macronata picla, ins,, Guer.-Men, 
Malacbius, mouogr. , ins., Ërîch- 

SOD. 

~- insigois, ins., Baquet. 
Mammifères (Lémuriens) Lesson. 
Mecosarlbron bapbagns , ias., Bu- 

quet. 
Halias corallirbyDchui, ois., Z>es- 

lOD. 



356 
281 



Mélanges ornitbologiqucs, Rapel. 5o 
Mêlitopbiles, BurmeislerelScbaum. 3og 
Merle nouveau, ois., Soret. 2 

Merops apiaster, oîs.. Le Correur, 355 
"erulaxis (4 espèces), ois., Lafre- 

snaye. io3 

Metaxytbérium , mam. foss., Chri- 
slol 283 

• — Marcel de Serres. 848 

Mirra Cordit^rii, mol. , Maravïgaa. 325 
Mula, poiss., Nardo. 29 

Mole nouveau 'poiss,), Lic'nard. 29[ 
Molluacorumspecies nova, Lesson, 355 
Mollusques, nouv. geore, Nardo. 368 

— _ Verani. 368 
— , dés Seychelles, Dufo. 87 

— (organes eexuels ) Ed- 
wards. 181 

Monograpbïa Chalciditum , ins. , 

Walker. 53 

Monstruosité' d'un Parandra ,, ins., 

Bufiuet. 287 

Monstrosit3tcsColeopteroruro,ias., 

Asmuss. 54 

Monstruosité d'un Bupreste., ins., 

Buquet. 255 

Moqueurs, oîs., Lesson. 272 

Mordella dccora, Ïqs., Chevrolat. 16 
Mordelles (me'tam. et anat,), Le'on 

Du four. 25 1 

Morve chez les animaux, etc., Bres- 

cbet. 56 

Molacilla regulus , ois. , La Fres- 

ïiaye. a 10 

Mouette à queue fourchue, Ois., Ne- 

houx. 290 

Murex Gleryî, moll., Petit. 827 

Muscicapa rufula, La Fresnaye. 66 

Muscipeta Iuleoventer, ois.. Les* 

son. 354 

Myopbones., ois. , Lesson. 267 

Myriapodes d'AIge'rie, ins., Brandt. 3o4 

Ne'crologie de Desjardins. 122 

— de GyilcnbaL 224 
We'cropliages de la France, ins., 

Mareuse. 339 
I^emosia rerticalis , ois., Lafres- 

naye. 2î7 

Nerfs articulaires, Civioinî. 366 

Nevroptères, ins., Pictet. 368 

Notices ornitbologiques, Lesson. 261 

Observations sur les noms de col- 

leclioos. Petit de la Saussaye. l54 
— zoologîques, Lésion. 161, 225 

tool. en Algérie, Guyon. 25 

OEdemeraruficoUis, iDS.,Le'onDu- 

foiir. _ 254 

OEildesbîrudine'es,anoe'l.,Bouriot, 120 
Oiseaux (catai. des genres), Gray. i44 
df la Viennej Mauduit. 3o7 



TABLE DES MATIERES. 



Oiseaux du Mexique et du Pérou. 

Cb. Bonaparte. 19 

Oiseaux-mouches (l3 esp.), Lesson, 

— heIio(ior,Eourcier. 2^5 

— DOUTeauz, Boissooueau. 2, 66 
Oiseaux nouveaux, Âd. Dcte&scrt. 100 

— ^ La Fresnaye, 65^ 

25q, loi, I2<) 
7 ^ — LéssoD , I, 98, 353 

— ^ Neboux. 289 

— (notices ornilliol ), Lesson. 261 

— (squelette). Brandi, 278 
OmasoeusbrevipeDnis et attenuatus, 

ins., Clicvrolat. l3 

Odi&cus d'AIge'rie (crast.), Brandt. 3o^ 
Ontopbagus gazeUa et catta, ios., 

Beiche. 243 

Oplopbora, n. g- de coléopt., Hope. 3io 
Orectochilus semÎTestitus , ins,, 

Guérin-Me'a. 38 

Organe douv. dans le corps hu> 

main, Paccini, 26 

Ornismia Bonaparlei, torquata, pa- 

radiixa, Guerinii. Kint^ii, Quna, 

veslita , ois-, Boissuooeau. 5 à 8 
Ornithologie Europ. (étiquettes), 

Boisson neau. 35o 

Orlhagoriscus lanceolatus , poiss,, 

Liénard. 292 

Orthoptères, ins., Bormetster, Ser- 

* Tille. 3o8 

— re'clamation, Scrvtlle. 35[ 

Orthotorous flaTÎventrîs, ois., Âd. 

Dclesscrt. loi 

Orycleropus seoegalensis , mam. « 

Lesson. . 226. 

Os nouveau, £m. Bousccau. 5^ 

Osselet nouveau, ois , Jacqucmin. z5 
Osscmens fossiles, Cu^-ier. 17^ 

Osléographie, Blainville. 181 cl 3t>n 
Ouate naturelle^ Humboldt. 8q 

Ozodera hiparlita, ins-. Duquel. lit 

Gzodera calUdioides, iot., Dupont. ^2 

— — Gucr. Méa. 142 

Pacliypodes, ini., Erichson. Z6i 

Pairsoatologie fraoçaite, AL d'Or- 
bigny. 25o et 3ijo 

Papilio Brama, Neptunuset Salur- 
nus, ins., Gucria-Méu, 

Paradi^alla carunculata, ois. , Les- 
son. 

Paraadra moustrueux , ini. , Bu- 
quet. 

Parus, ^-vittatut, La Fresnaye. 

Passereaux ( nour. groupement), 
La Frosnayc. 

Passerina Ledancherii, La Fretn. 

PelecinUB, ios., De Romand. 

Pétrifications, par Ad. Kurtze. 

Petrocoisyptius, ois., IjCiion. 

l'hacioD, nouogr,, où., BrandU 



375 

l33 



43 



ï87 

129 

I/jl 

260 

44 
i6J 
3o6 



Pho-nisoma olivacea, ois., Lesson. 
Phj llastrephus, ois., Lesson. 
Phvllornis, ois.. Lesson. 
Pli)sa margarita, moll,, Lesson. 
Physodiictylus Beskei , îna., Man- 

nerheim. 
Pbytonomus balteatus, ins.^ Che- 

vrolat. 
Pica boltanensisî, ois., Ad. D^les- 

serl. 
PicDonotus ni»eoveoter et carbo- 

narius, oie., Lessou. 
Picucu]es,oîs.,Xies50n, 
t'icus Rivolii, ois., Boisf^onneau. 
Pitnelia claudia, ins.^ Buquct. 
l'iiylus ardesiacus, ois., Lesson. 
Piauaxis ranaliculala et lineata , 

moll., Duval. 
Pldijpria (5 espèc.),îns,, G.-Me'n. 
Pleurotoma Guerinii, Bivonœ, Kie- 

Dcrii, Pelilii, Valencieonii, moll. 

Maravigna. 
Plûceus castanco-fuscus, ois, Les- 
son, 
Ploccus isabcllÎDUs, ois. , Lesson. 
Poissons, anatomie, Nardo. 3<J6 et 368 
^ DOUV. de Maurice , Lié- 

Dard. 

— (pseudo-branchies), Hui- 
ler, 
Polvdcsmus(in3.), Braudt. 
Polyodon, ois., Lesson. 
PolythaUmes , inf-, Eliremberg. 
Pomatias slriolatum, moll., Porro. 
Pomatorliin , ois. , Lesson. 
, Popilla spleiidida , îds. , Gucrin- 

Me'n. 
Poumons (structure des). Pascal. 
Prinnites gulaiis, ois , La Fresnaye. 
Prodtomus . ornilli., Ychtbiol et 

Hcrpet , Bonaparte. 
Promeces jucundus (ccratoliyi cœ- 

riileus oliv) , ius. , Gucnu' 

M en. 
Promecothcca, mODOgr. ins., Gué- 

rin-Mcn. 33lj 

Psalidogaathus eritbrocerus , ins. 

R fiche. 
Psammalba. ins.. De Romand. 
Psaris alTinis, ois , Lesson. 
Pscudo-brancliies de» poiss., Mul_ 

1er. 
Pteroglossus albivitla , ois , Bois- 

soniieau, 
Pifroplalus (5 espèces nouT.), ins. 

Buquel. 
PteropodeS nouveaux, moll., Ey 

doux et Soulcyt. 
Plilopus argus, ins.. Reiclie. 
Purpura (3 cïp. nouv) mol.LesïOn.' 355 
Pjrhula «rjlhroccphaU ) La Fres- 
naye. 129 



i6i 
356 

16 



326 
269 
36 
242 

226 

107 
139 



326 



220 



297 

88 
3o3 
i36 
285 
106 
2b I 

39 
120 
t3o 

3o6 



108 



358 
.'4 
354 

8S 



287 

235 

975 



TABLE DES MATIEBES. 



376 

Pjrula Saotangeli, moH, Uaravî- 
goa. 

Qu'est-ce qu'un foisiU ? Mauduît. 176 
Quîscalus sub-alahs , Boissonoeau. 70 

Rallus cinnamomeus, ois., Lesson. qp 
Bauiphocelus afîÎDis, ois., Lesson. 
BeflexioQs oroitliologiques. Letson. 
Règne anim. en lalileaux, Comte. 84 
Rennefossile. mam.,Puel. aS^ 

Réponse aux obserT.zool.deLessoo, 

Lafresnay*. ao6 

Reproduction, lois générale*, La! 

lemaud. 3d6 

Respiration braucliiale dt l'em- 
bryon. 5g 

— des crustacés, Duvernoj. 

— des crustacés iiopodes , 
DuTerooy et Lereboullet- 348 

ReTue entomologique, Germar. 3o8 

Rliyncliops, ois., Brandt, 3 

Rbjzode, ins-, Germar. 309 
Rliyzotrogus (7 espèces), ins., Bu- 

qBel. 17 

Rostellaria Powisii, moll., Petit. 320 

Buticilla, ois., Leiaon. 264 



Salpa (syst. nerT.), Edwards. 
Saperda Guerioii, ius-. De Bième. uyii 
Scansnres, ois., Lifresnaye. a57 

Scarabzus Jupiter, ios., Buquet. 4^ 
Scolia tlarifrons (mélamorplioses), 

ins., Passerini. a6, 27 et 3o 

Scolopacinus, ois., Lafresnaye. 3'i 

Scolopendra, ins., Brandt. 3o5 

Scminola Hahnii, ins., Spinola. iç^a 

— Leprieurii, ins., Spin«la. 18 

Serrirostrum , ois. 5 

Sdopliaga oroata , ois., Boisioa- 

neau. ^O 

ï^i^gona Gerardii, ins., Buquet. a^o 

Siluie électrique, poiat.. Valenc. aà3 
Société lianésnot du nord de la 

FriDce. 317 et 339 

Sorcx, mam., Bonaparte. 36^ 

âpartoceruG Hondani, ins., MotS' 

clioulsky. i4u 

Spi'imalopliores des céphalopodes, 

iiioll., KdTvai'ds i53 

Spliiznopteracarduorum, iDS.,CI)o- 

vroiat. lij 

Spbanoptera Perrotetii, ins., Gué- 

rin-Mén. 3a8 

SpliBirocrinilcs, zoopb.. Do Bucb. aSS, 
Spliinx alropoi, ins., Duponclitl. 5a 
Sjjîrialis (6 espèces }, Éjdout et 

.Suuleyet. 
Spizfl Leelanchorii, ois. , Lafres- 

iijje. 261 

Spongia Torebraas , zoopk. , Du- 

veruoy. 3^3 



Spongilles, Laurent. \Sg et 

Sponsor, îns. , Guérin-Mén. 
Squalodon , rept. foss. , Grate- 

loup. 
Squelette dea oiseaui, Brandt. 
Siapbyliniens, ias-, Graveuborst. 
Slenaspls Rimosus, ics.. Buquet. 
Stenias Mionii, ins., Guérin-Men. 
SltMiio cendré, ois., WeboUx. 
Slipliilus 4-punctatus. ins. , 6ii> 

quet. 
Strigiceps, ois.. Lesson 
Sylvia Bonellii ou Nattertriî, ois.^ 

Gerbe. 

Cetti, ois.. Gerbe. 
S^Iviaxis, ois., Lesson. 
Syiiallaxis Tbelotii , ois. 

son. 



L<: 

Gue'rin- 



SypiluBjOrbignyi , ins. 

Mén. 
Sjitema iusectorum, Gistl. 

Tachygonus Lccontei , Ins., Zim- 

mermann. 
Tanagra Constaotii, Vassorii, Rief- 
ferii , ois., Boissoaneau. 3^ 

— (8 esp. nouv.), ois., Bois- 
sonneau. 

TarJigrades, iofus.fKdwards. 
Testudo grfeca, rept., Lippi. 
Tetrodon bicolor, poiss , Durazzo. 
ThamDopbilus capistralus , oic, 

Lesson. 
TLoracopborua corticinus , ins. , 

Motschoulski. 
Tbyonus, ins., Kliig. 
Timalia pœcilorhyncbaf ois. , La 

Fresnaje. 
Timarcba gallœciana, ins., Cbevro- 
la(. 
— endora, Buquet. 
Tisserin des Gallapago», oîs., Ke- 

boux. 
Todus portoricensis , oie. , Lessooi 
Tracbélipodei fossiles, moll., Gra- 

leloup. 
Ti-achys Bâti, îns., Guérîn-Hc'u* 
Triclias, ois., Lesson. 

— nigrocristalus , ois. , La 
Frcssaye, el monogr. du -enre. 

Tliriotborcs, ois., Lcssun. 

Trochilus, La Frcsuayi, ois.. Bois- 
son neau. 

Troclioidens americanus, ins., Bu- 
quet. 

Troglodytes, ois., Lesson. 

Typiiis Cleryi, mol-. Petit. 



3fi5 
35e 

281 
378 
309 

109 
agi 

172 
266 

35 

332 
374 

99 

11 



235|T}'ranDula fumigala, ois., Bois- 
souneau. 
Turdus collaris, ois., Soret. 

— grisniceps, ois.. Ad. Dclci- 
icrl. 



3io 



66 
283 

»9 

a3S 
it,S 

385 

65 

529 
i3j 

23o 

262 



327 



TABLE DBS NOMS D AUTEURS. 



Turdu3 DÎgro-pileDS , uis., La Fres- 

nayc. 65 

— rufo - paUiatus , ois., La 
Frcscaje. aSg 

Uncirostriun La Fresnayi, D'Orbî- 
gnyi , ois. , fioissoD- 
ncau. 4* 5 

— cjaneiun , Lafiei- 

naye. 102 

Vaaessa Eudoxia , Guerin-UéQ. 44 
Vers, Lieaari]. 31)" 

Vipnes (insectes nuis, à la)l,|VaUot.^29t) 
Volute (reproduction), DuUaut- 
Cilly. 167 



Voix (prix des se. pliys.) 
Voya<je à Madagascar. 



377 

3i9 



Xenops alieillei , ois., Lcsson. gq 

XyloQotrogus , ios., Molscboulski. i^Q 

Zdhrus flaTaogulufi, ins. , Cbevro- 

lat. 14 

Zionlûgie ge'oe'rale, Geoffroy Saial- 

Hilaire. 317 

Zûospcrmcs, origine et dtvflopj»., 

Lallctnant. 34^ 

— Pelletier. 34? 

— Prevoal. 3q() 

Zoslero^s, ois., LessoH. i33 



U. TABLE DES K0M5 D'AUTEURS. 



Audouio, Insectes qui attaqueut les 

Loii de coDslriiclioD. i5(j 

CLeoilIes vivante». 219 

Fécondât, des m*. 29 

Lombrics luniineux. 3^^ Sà[> 

Nymplie du Sitari». 3o 

Parasitisme. a6 

Sur Itf Voy. Dck'ssert. 281 

Agasiiz, Ob»erTat, sur I4 structure 

dc3 écailles deï {loigi. 55 

Atiuuss, Moiistiuiilalc culeojil. 5^ 

Baisi, parasitisme. 2ti 

Berlhold, amphibies. 2S6 

BlamviU., (J%l<;o^raplil(;. 181. 347, 3(Jo 
Rapport sur la zoologie 

de la Venus. 253 
Rapport sur les collcct. 

de M. Ad. Delvis.T(. sSq 
Rapport sur I.1 decou- 
Vcrle d'un ■quelvtle 

de rcone ruisilv, 354 
Rapport »ur pi. inem. 
depalteunlolojjie. 187,218 

Biaguier, Faune française. 336 
Brandi, Glande» inusquéci d«l De- 

mani. 36 1 

Acalèpbcs de Merlens. 344 

Oiseaux {squelette). 378 

IVolice» diTerses. ' 3in 

^{>icilc;;ia uruitb. c^ulicd. .iv6 



Brème (Ue), A.desmia. 

Saperda Guerioii. 
Dreschel, Morve. 
Briiîjs, ossem. foss. d'étepbaot. 
Biuno, nouvelle esp. deCbal. 
Bobemau, Calodromus. 

Dttrbe, monoi^r. 
Boïssonncau, Oiseaux DouTe.itix. 
Ornitb. Fur (Kl i- 
qntlcs), 55o. Ois. 
nouv. , s. Piciis 
Rivolii. 
Bonaparte, Amphibies «urop., 3o. 
Ois. du MfX.. etc. li). 
Conjurés de l'ijc. 23 , 
26,27 et 36(i.Prodrumu» 
ornitb, , Icblli) i)\. et 
berpel , 3o6. Mooogr. 
de» Soies. 
Bonola. Bibliogr. iiij|jroIn|(i({[i*. 

Lettre sur sa BililiOL;ra))liît 
malacoIogi(|ue- 
Bury de Sl-Vinceul, rVoiice nur lu 
Irav. de la eom. 
d'Algérie. 
Courcier, Ois. moucbe briiodor. 
Buurjut. OKil des hirudinees. 
Boulon, &L>cti-(e de Maurice. 
Bucb (De), Crinoidcs. 
Buckland, Géologie, etc. 
BuqucI, Auaculua u^^uvcaui, 254< 



I 12 

277 

56 
28a 

.^68 
3ii 

3ii 
66 



367 
146 



1.13 
27 J 
120 

45 



578 



TABLE CES NOMS d'AUIEDRS. 



Baquet, BuprcstU lausonla! mon- 
tlrueuj, 255.CoccoJerus, 
moDOgr. , 292. Coléopl.- 
LoDgricorncs , l/l^* ^°' 
léoptères nouveaux, 2^0. 
DorcadioD Ju Sénégal, 
l55. Erotylus l6-niacu- 
lalUB, 173. Hexoi^on Mon- 
tandooii , 213. iHejcapliil- 
lum iequinoxial<;,i73. Me- 
cosartlitonbupliagus, na. 
Ozodera, 110. Parandra 
jnonstrui'ux , 287- Plcio. 
plalus, 287. RecliBcalion, 
MegagenieusFriolii, 255. 
Scarabcrus Jupiter , |42. 
Bhizotrogus de Coostan- 
tinc , 171. Slipbilus 4- 
puDctaUis, 172- Trochoi- 
deus americaaus. 

Clievrotal, Coléopl. nouv. 
Clirislol, Osïem. fossiles. 
Civioini. Kfifs arliciilaires. 
Comte, T»h\eau du Règ- animal. 
Cuvier, Discours sur les révolutions 
du globe. 
Ossem. fossiles. 



iDuval, GalailiKa concameralâ. 

Planaxis. 
Duvcrnoy, Arisleus antcnnatiM. 

Nouv. forme de liran- 
cbies. 

Kepon typus. 
Leçons d'anatomie. 
Respirât, des crust. iso- 

podes. 
Respirât, dos «rustac^s, 
89, 

Edwards, Org. sexuels des Mollus. 
Salpa et Beroc. 
Spermalophores, etc., 
Târili6r*a.H'S. 
Elircml.eri; , PolylUalames. 
Erichsoo.r.oliopt. du Brandebourg. 
Eotomograplne. 
Mooogr. des Cardiopbo- 
rus. 



au 

107 

352 
253 

3i5 

284 

i83 
. >8t 



283 
285 

3tii 
363 

309 



175 



Filinpi, Analomie des Clepsines. 
Fiscber de WaUllicim, Lagons. 
Floureus, Action de la garance sur 
les os. S5 et 

Foresllcr, Lombrics lumineux. 
Fovillc, Struct. de l'cncépbale. 



Dabbolm, Clé d'un nouv. syst. : 

Hym. de Scandinavie. 
Delessert (Ad.). Cclonidcs nouv. • 
Colcopt. deslScel- 

glieries. 
Le'pid. nouveaux. 
Collcct. d'msecl. 
Oiseaux nouv. 
Oiseaux uouv. 1 

Rapport sur ses 
collections. 254 et = 
Des Étangs, Fils de la Vierge. 
Uesîjrdins, Nécrologie. ' 

D'Oibigny (Alcide), Histoire des ^ 
crinoïJes. _ - 

PalœODiologie française. 
25o, . 
D'Orbigny (Ch.), Dict. iVbist. nat. 

186 , 21O , 25o , . 
Doumet, Voyage en Corse. 
Duclos. Mollusques. 
Dufo, Mollusques des SeycUellej^ 
Buliaut-Cilly, Beprod. de la l' o- 

litla meti^eUcinica. 
Dujaidin, Tète d'byo!nodon. 
Duméril, Lombrics lumineux. 
Duponcbcl, Lépidopt. de France. 
SpUinxatropos. 
Usage des antennes. 
Dupont, Ozodera callidioides. 
Durazio, Tetrodon blcolor. 

Duttochcl, cUalcur viule, «le- 



i5o 
144 

88 
344 



Gêné Mélamorpboscsdes Scellés. 
Geoffioy Sl-Uilaiie, Enfant qua- 
drupède. 

Monstruosité, etc. 
Geoffroy Sl-Hilaire (Isid.) , Zoo- 
logie gi.nciale. ,, "' 
Gerbe, Sylvia Bonellii ou Natte- 
reiiî. 
Sylvia, Cetli. 
Germar, Ebitérides. 

Revue entomologique. 
Rbyzodes. 
Gistl. Systema inscctnrum. 
Gory, Coléopt. de ('...nstanline. 
Histoire nat. des Colcopt. 
Gratrloup, Nonces diverses. 
Gravenborsl, Slapliylinuns. 
Gray, Catal. des genr. d'Oiseaux. 
Guéiin (Jules), D.fl'.imilés. 

irin-Meneville, ^goW"» ^'^'"' 
Alurnus, Mouograpb. 
Bupreslides nuuv. 
Cieindèlea non». 
Coléc^it. des Neclgbe'ries. 
Coléoptères nouveaux. 
2 scores nouv. de Coléopl 
Cy'i'iognalbus et Dorys 

tbcnes. 
5 csp. a'bispes (Platypria) 
Lépidopt. nouv. 
OioJera (observalion) 



35 

232 

3oq 

3oS 
3oq 

54 
it3 
340 
280 

30Q 

■44 

3H4 

33o 

'3^ 

107 
. 276 

82 
14a 



TABlt! DES NOMS D AUtEURS. 



Gaillot, Aceplialocystes. 

GujOD. Obs. zool. en Algérie. 25 

Harlig, Cympides et Figidites. 3o8 
Eope, BuprestidcE. 

— Ins., Coléopt. de TAssam, 3io 

Humboldt f Ouate naturelle. 89 

JacquenÙQ, Nouv. osselet. 

La ^Nature st ses pro- 

duciioDS. 338 

Poeumaticitc, etc. 96 

Cardiuni biaos. 19b 

Jeangerard, 01>s. zool. 01 

Joli, Aoas glacialis. 67 

Klug, Tliynnus. ; 

Krynicki. Arachaogr. Rossicœ. i^S 

Kurtze, Pélrificalions. ^9 

Lallemand, Lois de la reproduc- 
tion. Sà6 
Zoospermes. 345 
LambroD, Structure du foie- l5i 
La Freâoayc. Ceiv etScolop^cinus. 33 
Grimpeurs. 367 
Lettres sur les Oi- 
seaux de MM. Lé- 
clancher et ]NeliOir&. 32i 
Motacilla regulus. 210 
OisËauxDOuveaux,65f 

loi , 129, : , 
Sur les Passereaux. ^ l^^ 
Réponse à Lesson y 

i3o , 206 
Laporte, Eist. nat. des Goléopt. 3^ 
Laurent, Spongille. 282 

Nouveau compresseur et 
Loisderorgan. animale. 23 
Spongilles tcorps ovifor- 
mes.) 189 

L^cbncber, r^'ote* sur les Oiseanx 

de son voyage. 32 

Lee, Fossiles de la N.-Orenade. 3o8 
LefeLvrc, Photographie 89 

X*eoa Dufour, Aoalomie des Mor- 

delles. 25) 

Metam.del'OEdemera, RuG- 
collift «t des Clialcis 25^ 

Metaniorplioses de Diptèrea. ï5l 
LaRabouUct, nespiratiou des Crus- 
tacés isopodes, 348 
Le*u>n, Genre Anaii. 210 
Ciasidaria Laroarkit ai2 
Genres Jacapa , Trichas , 
(^■loramphe , Zosterops 
Phyllaslrepbus , Polyodoo, 
Ificropus et firacbypus , 

t32, ï3; 
Lémuriens, mam. 97 

ObierTalioni luol, 161, 325 
OUfliux pouviaux. 1 «t 35a 



S79 



Lesson, Oiseaux-mouches nouv. 71 

MolIuscoruniSpecîes noTX. 355 
r^omenclat, et description 
d'oiseaux nouveaux. 9S 

Kolict's Ornithologiqucs. 201 
Genres Phyllornis et Pc- 
trocosayplius. 164 

Réflexions ornilholog, 97 

Leymerie, Coquilles fossiles, 349 

Lieuard, Mole nouveau. 29c 

Société de Maurice. 297 

Lippi, Testudo gra'ca. 29 

Longuemare ( Oiseaux - mouches 

nouveaux.) ni 

Lycll, Géologie. qg 

Maodl, Accroiss. des cheveux, 25 

Réponse à Agassiz. 60 

Maonerheim, Goléopt. nouv. 137 

Physodactylus Bes- 

kii. 343 

Marcel de Serres, Cavernes à os- 

semeaS. 19, 349 

Coloration des sels gemmes. 6a 
Megaxyltierium. 34 S 

Mjreuse, Necrophages. 339 

Maravigna, Cuquilles nouvelles. 3z5 
Pyrula Sanlangelï. 170 

Martins, Migrations des Lemmings. igS 
Maudujt, Tabl. des oiseaux de la 

Vienne. 3o7 

Qu'est-ce quitta fossilc? I7t> 
Ménétriés, Réclamation. 3l8 

Mertcns et Braodt, Acalèphcs. 349 

Michelin, Caninia, nouv- genre de 

zooph. 368 

Mioo, Coléoptères nouveaux, 107 

Voyage en Afrique. 2^8 

Motscboulski, Lettre Entom. i^d 

Moualt et Gheude, Voyage à Ma- 
dagascar. 319 

Mullcr, Pseudo-branchies des polis- 
sons. fî8 

Mulsant, Coléopt. de France. ^k 

Nardo, :^natûm. des poi3Sons.36 ' et36S 
£poDgcs perforantet, 27 

Mola. 29 

Nouveau genre do co^l^Ts 
bivalve. 3o 

— de MoUustjuei. 368 

Nouv. genres du Poissons. 368 

^dioux. Oiseaux nouveaux. 289 

Ont-n, Dents des poissons, 22 

?accinî, Nouv. organe. 3& 

Parzudhaki (Oîs. mouches Donv.) 71 

Pascal, Structure des poumons. 12a 

Passerini, Cardinal dominicain. 28 

Scolia. 26 

FclUticr, Zoospennos ( form. tl6i).347 



380 



TABLE DES NOMS d'aUTEURS. 



Percîieion , Matériaux zool. a22 

]*trr(jlel, Arrivé de l'Inde. 5i 

Rapp.3urscscollect.25l, oSf\ 

Bupreslides nouv. 827 

Petit de ^la Sauseayc , Cardium 

hiaoE. 169 

Hélix et Bulimui. J^ 

Hclix quimpciieoa. 121 

^^ourelles obi. sur les 

noms de collcctioDB. l5^ 

Roslctlaria cl Murex 

nouvsaux. 3i6 

Pliilippi , CoDgrè: de Turin. 36'6 

]^icte(, Monogr. des névioptères. 368 

Pilste, Vojage eu Améritjue. i 61, a88 

Porro , Bibliographie malacal. 35i 

2 mollusques d'Europe. 106 

Puel, Benne fossile. 25^ 

Ranzani (Mémoires divers de). igi 

Ralzcliurg, Insectes des forêts. 280 

Rayer, Mor»e. 56 

Reiclie , Deux Col. nouTeaux. 376 

Fsalidognatbus erjthroce- 

rus. 358 

Ontophagus. ?/i3 

Riclitrd, Rapport sur les collect. 

de M. Perrolet. aSi 

RÏTière, Osseni. "foss. d'e'le'phans. 282 

RomaDd (De), Acantbopus Gorji. 248 

Obs, sur les hyménopl. I i3 

Antennes des Iiyménopt, 1^3 

Acanthopus. 3^ 

Bondani, Lettre sur les insectes du 

Succin. 369 

Rousseau, Oi nouveau. 5^ 

RuppL'I, Mélanges ornitbolog. 6< 

SaluzzO ( comte ds). Congrès de 

rîse. i6( 

SauUy, Cicindeles nouvelles, 37 



Scliaum, Re'viaion des mélitoph 

les. 
Schmidt, Apbodius, 

Agi ions. 
Sclys-Longchamps, Liltellulidées. 
Serres, Respiration branchiale de 

l'embryon. 
Serville . Orthoptères, re'clama- 

ioa. 

Siehold, Libellulines. 
SoulB^etet Eydoux, Firoles. 

Pleropodes. 
Spioola, Monogr. des Ëvania. 

Hyménopt. de la Guiane. 
nouveaux Hyménopt. 
Réclamalîon. 

Temminck, Hist. Nat.des Poises- 

sions néerlandaises. 
Tiedemann, Anthropologie. 
Turpin, Daguerréotype. 

Valencîenncs, Silure électrique. 
Vallot, Observ. cntomologiqucs 
Vanbened«a , Exercices zoolomî* 

ques. 
Vander-liœven, Limules. 

Lepid. exotiques. 
Velpeau , Fœtus vivant aux dépens 

du testicule. 
Verani, Mollusques nouv. 
Virey, Coccus ceriferus. 

Walker, Monogr, chalcîditum. 

Westword , Cerapterus. 

Fulgorides monogr, 
Lucanides nouveaux. 

Wood, înder En(. Lépidoptères. 

Zimmermann , 

conlei.. 



3oô 
3o"8 

2l3 

«79 

59 

35 1 
3oq 
a3'3 
335 

286 
18 
61 



367 
118 

a53 
.298 

52 

176 

217 

56 
368 



53 
118 
"49 

ii5 



Tacliygonu9 Le- 



3lo 



riN DES TAILIS. 



ERRATA. Au numéro 11, pag. 287 , ligne i, on a lafssé 
passer t|uelqties fautes d'impression, en copiant un passage de 
l'introduction de M. Braguier où elles se trouvent. Ainsi , li- 
sez : elle au lieu de elles , et possède au lieu de possèdent ; 
ligne 16, lisez : Herpétologie au lieu à" Erpétologie , et 
ligne 17, Ichtyologie au lieu d'Icthyologie. 

An même numéro 1 1, pag. 352 , au second membre admis 
dans la société Cuvierienne, lisez : 2i4 au lieu de 124. 

El numéro 6, pag, 192, au second meipbre , lisex: : 202 au 
lieu loa. 



LISTE 



DES PRINCIPAUX 



TRAVAUX ZOOLOGIOUES 



M. F.-ED. GL ERIN-MÉNE VILLE (1). 



NOTE TOPOGRAFHIQUX SUR QUEI-QUES INSECTES dé- 

couverts aux environs d'Amiens et de Paris , et qu'on n'a- 
vait encore observés que dans les Alpes et les Pyrénées. — 
Mémoire lu à la Société Philomatique , en juillet IS'23 , et 

■ publié par extrait dans son Bulletin, ln-4». 

szscRifTiON su BOI.ITOFHII.E , nouveau Diptère. — 
Dans les Annales des sciences naturelles, 1827, t. X, p. 399. 
In-S" , figures. 

Ce Mémoire a pour objet de faire connaître la larve et les 
inclainorphoscs du ce genre de Diptères. 

MÉMOIRE suRi:.'EURirpoi>E, nouveau genre de Crustacés 
décapodes brachyures. — Annales du Muséum , 1828, t. XVI, 
p. 345. 10-4° , fiff. 
Ce Mémoire fait connaître un nouveau genre Irès-rcinarqiiable 

découvert sur côtes du Chili. Lu à l'Académie des sciences , le i4 

avril 1828, il a obtenu un rapport favorable de MM. Lalreille et 

De Blninville. 

MÉMOIRE SUR I.E NOUVEAU GENRE THÉMISTO , de la 

classe des Crustacés. — Mémoires de la Socii'té d histoire 
naturelle de Paris, 1828, t. IV , p. 379 , pi. 23. Irt-4», fig. 



(1) La présente notice conlicnt l'indicatinii et le snjd îles oiivr.iKes el 
inéiuoires que j'ai publiés jusqu'ici ( avril 4H'il) ) sur la ziir)lii;;ii-. Je n'ai 
inipriinû celle liste que |iour répuiulre à la ileinamle Ijicuveill.inle de quel- 
ques naturalistes travaitlcuis, (jui mr- fout riioMn'-iu- de Itnir Jt citer, ilaiis 
leurs ouvrAges, les observations que j'ai été a inéuie de fane. (G. -M. ) 



2 

Ce travail offre des détails sur un Crustacé qui présente les 
formes les plus extraordinaires. L'analomie de ses organes mandu- 
calcurs est faite avec un grand développement. 
BIÉMOIRE SUR. Ii'ORGANISATION EXTÉRIEURE DES 

f BYi.i.osoaiES , et Mononrapliie de ce genre de Crustacés. 

— Lu à l'Académie des sciences , le 16 novembre 1829 , et 

publié en 1833 , dans le Magasin de Zoologie. In-8° , fig. 

Ce grand Mémoire, dont il a paru, en novembre i83q, un 
extrait dans le Bull, des Se. Nat. de M. De Fcrussac (t. XIX, 
p. 3t)3), fait connaître, d'une manière complète , l'organisation de 
ces singuliers Crustacés. Jusque-là , on n'avait eu que des notions 
vagues sur ces animaux : leur bouche n'était pas connue, leurs 
pattes , même , n'avaient jamais été vues en entier, et l'on ne les 
caractérisait que d'après des données fausses. Ce travail présente les 
plus grands détails sons ces deux rapports; il offre un résultat 
curieux ; c'est que toutes les pièces de la bouche et les pattes , si 
anomales dans ces Crustacés, et qui , au premier aspect , ne res- 
semblent à rien de ce que nous connaissons dans les autres ordres, 
■peuvent être ramenées aux conditions ordinaires de l'organisa- 
tion et que chaque pièce est parfaitement l'analogue , quoique ne 
remplissant plus les mêmes fonctions, de celles qui sont connues 
chez les Crustacés plus élevés. 

Le genre Phjllosomc ne se composait que de 4 ou S espèces 
mal déterminées. Ce Mémoire en lait connaître 12; toutes sont 
figurées, et ces ligures sont accompagnées de détails nombreux 
pour appuyer les tiescriptions anatomi(|ues. 

JVI. Latreille a fait à l'Académie des sciences ,1e 18 janvier l83o, 
Vn rapport très-favorable sur ce Mémoire. 
DESCRIPTION DU GENRE I.EFTOGNATHE, daos l'ordrC 

des Crustacés macroures. 

Ce Mémoire, lu à l'Académie des sciences, le ig déc. i83l , 
offre la description détaillée d'un Crustacé pélagien qu'on avait 
déjà fait connaître d'une manière imparfaite (Annales des se. nat., 
t. XIX, p. 346) , sous le nom de Sergeste. Dans le rapport que 
M. Latreille a fait à l'Institut sur ce Mémoire (le g janvier i83[), 
ce savant, après avoir examiné les individus conservés dans 
l'alcool , au Muséum , et qui avaient servi à former le genre Ser~ 
geste , dit qu'il n'a pu lever entièrement ses doutes au sujet de 
lenr identité avec le Leplognathe. Ayant étudié, après M. Latreille, 
les individus mêmes du Muséum , M. G. M. s'est convaincu de la 
justesse dis ses observations, après avoir reconnu que l'auteur du 
genre Sergeste s'était trompé à l'égard du nombre de ses pattes , 
et surtout en di.sant qu'elles sont toutes monodactyles; en effet , 
M. G. M. a vu les pinces didaclyles chez les indifidus mêmes qui 
ont servi à faire le genre Sergeste. 

Il résulte de ces observations que le genre Leptognalhe doit être 



3 

conservé cl que le genre Sergcste, iuhW sur uc^ liascs inexactes, 
doil Lire supprime. En efl'tt , les Ciiractéres assignés, a tort, au 
genre Sergeste se résument ainsi : six paires de pâlies ambtitatoires 
JiUfoimes et moiiodactjles. Ses vrais caractères , ou ceux des 
Leplognalhcs , sont : cinrj paires de pattes; tes deuxième et troi- 
sième paires didactyles ; picds-mâclwircs exlàiciirs plus grands 
que les pattes ainbiilaloires et ayant quelques rapports avec ellcs^ 
WOTICE SUR QUELQUES MODIFICATIONS A IMTR.O- 
SaiRE DANS LA TRIBU DES CRUSTACÉS NOTOPODES 

Tt- I.ATREII.X.E , et établissement d'un nouveau {^enre 
dans cette tribu. — Aniiaies des sciences naturelles, 1832, 
t. XXV, p. 2S3. In-8», fi;;. 
VOYAGE AUTOUR DU HoaTBE exécuié par ordre du Roi 
sur la corvette de S. M. la Coquille , commandée par le ca- 
pitaine Duperrey. — Zoologie. ( Animaux articulés. ) 

Ce grand travail , commencé en i83o et fini en i838, se com- 
pose d un volume 10-4° de 3o feuilles cl de 3o planches in-folio. 
Il renferme la descriplion de tous le^ Crustacés , Arachnides et 
Insectes nouveaux qui onl été recueillis peud^int la circumnavi- 
gation de la Coquille. Le chapitre \" ( 5o pages ) est occupé 
fiar la description des Crustacés et Aruchnidcs ; il y a , dans 
ES Crustacés, plusieurs genres nouveaux, dont l'iiilroduction dans 
la selle , a nécessité la révision des caractères des genres voisins. 
Le chapitre 2' traite des Insectes propremint dits ; beaucoup de 
genres nouveaux sont formés avec des Insectes Irès-rcraarquables 
de la Jlouvelle-Guinée , de la Terre des Papous, etc. Il a fallu 
également revoir et modifier les caractères do plusieurs grandes 
familles, pour y faire entrer ces genres inédits. Ce volume est 
accompagné de nombreuses figures, avec leurs détails anatomiques, 
dessinées par l'auteur. 

Cet ouvrage considérable a été rédigé gratuitement pour le mi- 
nistère de la marine. 

VOTAGE AUX INDES ORiENTAXES , par le nord de l'Eu- 
rope , les provinces du Caucase , etc. , publié sous les aus- 
pices de MjM. les ministres de l'inlérieur et de la marine, 
par M. Cb. Bellanger. — Zoologie. (Animaux Articulés). Texte 
in-8% fig. in-4°. Paris, 1834. . 

Sur la proposition de M. Latreille, M. G. M. .•> été chargé de 
décrire les animaux Articulés rapportés par M. Bellanger. Cette 
partie de ses collections offrait beaucoup d'espèces nouvelles cl de 
genres inédits; mais l'élendue limitée de son livre ne pcrmettaut 
pas de publier toutes ses collections , on a dû se borner à faire 
connaître les objets les plu< remarquables. Ce travail esl divisé eu 
deux chapitres, le premier est consacré à uu mémoire coraplcl sut 



4 

triLu des Fulgorelles ; dans le second on a décrit un choix d'es- 
pèces nouvelles .ipparlenaot à divers ordres d'Insectes. 
Ce travail a été fait gratuitement pour le ministère. 
EXPÉDITION SCIENTIFIQUE DE MOZIÉE, SOUS leS OrdreS 

de M. le colonel Bory de Saint-Vincent. — Zoologie. (Crus- 
tacés ). In-4» , fi;;. Paris , 1833 à 1836. 

11 y a , d.niis celle publication , la description de plusieurs es- 
pèces nouvelles et un Mémoire étendu sur le Pinnolhère des an- 
ciens. Ce dernier travail donne l'histoire complète des Crustacés 
qu'Aristote mentionne comme étant les gardiens de la Pinne ma- 
rine : ce ne sont pas les petits Brachyures que nous trouvons dans 
les Moules , mais des Macroures assez gros, que les anciens dési- 
gnaient sous la dénomination de Cancres à longue queue. 
DICTIOSTNAIKE CI.ASSIQUE D'HISTOIRE NATUREUE, 

SOUS la direction de M. Bory de Saint-Vincent. In-8° , 1822 

à 1830. 

M. G. M. a rédigé «ne grande partie des'articles qui traitent des 
animaux Articulés. 
ENC'E'CÎ.OPXDIE MÉTHODIQUE FAR ORDRE DE IHA- 

TIÈB.ES, etc. In-4° , 1825. 

M. Latreille a désigné M. G. M. pour rédiger une partie de l'En- 
tomologie (les trois derniers volumes de cet immense Recueil. 
M. G. M. a fait aussi l'explication des planches. 

ŒUVRES DE BUFFON , édition in-12, dite de Castel. — Pa- 
ris , Roret , 1828. 
Révision de toute l'Entomologie pour mettre cette édition au 

courant de la science. 

BU'i.iiExiti Dss SCIENCES NATUHXiiiiES , par M. le Ba- 
ron de Férussac. In-8», 1824 à 1831. 
Diverses analyses d'ouvrages d'Entomologie. 

MAGASIN DE CONCHT'I.IOI.OGIE ET D'ENTOMOlOGIEj 

fondé en 1831 et dans lequel M. G. M. a publié beaucoup 
d'insectes inédits de tous les ordres et une coquille nouvelle. 
MAGASIN DE ZOOZ.OGIE , joumal destiné à établir une cor- 
respondance entre les naturalistes de tous les pays et à leur 
faciliter les moyens de faire connaître les espèces nouvelles 
qu'ils possèdent. — Journal mensuel , in-S» , avec pi. color., 
1832 à 1840. 

Ce Recueil est le seul journal scientifique en France, qui offre 
aux naturalistes un moyen gratuit de publications accompagnées 
de planches coloriées. Le Magasin de Zoologie a été tonde par 
M. G. M. , par esprit national et pour qu'il ne smt pas dit que les 
paj's voisins ne trouveraient pas de rivalité en France. Comme ce 



journal occasione Jes frais assez considérables, à cause des nom- 
breuses planches coloriées dont il est rempli , et comme II n'a ja- 
mais été encouragé efficacement par le gouvernement, son fonda- 
teur a eu la plus grande peine à le soutenir , et il n'y est parvenu 
qu'au prix des plus grands sacriGces. Actuellement que ce Recueil 
est indispensable à tous les naturalistes, qu'il compte parmi 
ses souscripteurs presque tous ceux qui travaillent réellement , 
c'est à peine s'il parvient à couvrir ses frais. 

Le Magasin de Zoologie contient des Mémoires originaux des 
zoologistes les plus recomrnandables de la France et de l'étranger; 
M. G. M. y a inséré une foule d'articles qu'il serait trop long d'é- 
numérer ici. 

ICONOGRAPHIE SU HÈCNE ANIMAL de M. le BaroD Cu- 
■vier , ou Représentation , d'après nature , des espèces les 
plus remarquables et souvent non encore figurées^ de chaque 
genre d'animaux. 450 pi. in-S" et 1 vol. de texte explicatif. 
18-29 à 1838. 

Ce grand ouvrage , destiné à compléter le Règne animal et à 
l'illustration tous les genres de mentionnés dans le livre de notre 
immortel Cuvicr , a clé commence sous la direction de ce grand 
homme et de Laircille , et soutenu par la gcnérosilé de M. le Baroa 
Benjamin Delessert , protecteur éclairé des sciences ; il a été dédié 
à ces trois savans. 

L'Iconographie du Règne animal a été le sujet do trois rapports 
très-favorables à l'Insliliit, le premier, par Frédéric Cuvicr , le 
second , par Georges Ctn'icr , et le Iroisièmej par M. /. Geoffroy 
Saint-Hilaire. Ces rapports ont toujours témoigné de l'intérêt que 
les vrais savans portent à cet ouvrage, qui a été entièrement con- 
trefait en Anglelcrre. 

Les 45o planches qui composent cet ouvrage , remplies de dé- 
tails anatomiqucs , fruits de pénibles dissections , contiennent plus 
de 6,200 ligures , dont les neuf dixièmes sont originales. Le texte, 
en donnant l'explication des Ggures et la description des espèces 
nouvelles représentées, tient en quelque sorte le Règne animal 
au courant des progrès que la science a faits depuis la mort de Cu- 
▼ier, au mo^en de nombreuses notes, donnant l'indication des 
travaux qui ont été publics par les zoologistes modernes. 
MÉMOIRE SUR I.ES INSECTES COIiÉOPTÈRES DE IiA 

FAMILLE DES MÉLASOME3. Révision de tous les genres 
de cette fatiiille et établissement de plusieurs genres nou- 
veaux. In-b", fig. 

Extrait du Magasin de Zoologie , l834. 
JMEBCRXPTION D'UN NOUVEAU GENRE DE CHUSTACÉ 

MACROURE, formant le passage entre les Paguriens et les 
' Thalassiuitcs. 18ï2, in-S", fig. 



6 

Ce travail est exlrait des Annales de la Société entomologique 
de France ( t. I" , p. 2g5 ). 
BULLETIN zooiiOGiQTTi: OU annonces et analyses de tous 

les ouvrages et uiémoires qui se publient sur la zoologie, etc., 

aS3o. Iii-S". 

Ce journal , destiné à donner une plus grande impulsion à la 
loolog'le, a été continué et remplacé parle suivant. 

B.XVUI: zooi.oGiQi7£ , par la socisTr cuvixbienne , 

association universelle pour l'avancement de la zoologie , de 
l'aGatomie comparée et de la palseontologie. 1838 à 1840 , 
in-8» , fig. 

Cette association scientifique est fondée sur une combinaison 
désintéressée , qui a été appréciée des vrais amis de la science. 
Voici, en abrégé, cette combinaison. 

La cotisation annuelle , payée par chaque membre de la Société 
Cuvierienne, est de \S fr. , entièrement consacrés à la publication 
àe la Revue Zoologique, dont chaque membre reçoit un exem- 
plaire. M. Guérin-Méneville a calculé qu'il fallait 200 membres 
pour couvrir les frais de la Revue , composée de deux feuilles par 
mois. Dès que ces frais seront couverts et lorsque 5o nouviaui 
membres seront inscrits , le bénéfice que produiront leurs cotisa- 
tions servira è augmenter le journal d'une demi-feuille par mois. 
Quand il y aura 5o nouveaux membres , le journal aura encore 
une demi-feuille de plus par mois, et ainsi de suite, toujours sans 
que la cotisation soit augmentée , en sorte que , lorsque le nom- 
bre des membres sera arrivé seulement à 5oo , chacun d'eux re- 
cevra par an deux volumes compactes de 60 feuilles (960 pages) , 
contenaut la matière de quatre volumes ordinaires, toujours pour 
la même cotisation de 18 fr. Une combinaison aussi désintéressée 
a été promptement appréciée, et tous les naturalistes qui en ont eu 
connaissance ont voulu s'associer à cette œuvre généreuse. L'exi- 
stence de la Société est donc actuellement assurée, car le nombre 
de ses membres suffit presque pour couvrir les frais, dont M. G. 
M. a fait seul toutes les avances. On sait qu'à la tête des pro- 
tecteurs de cette association figure S. A. R. Mgr. le Duc A'Or- 
léaiu , qui ne laisse échapper aucune occasion d'encourager les 
cutreprises utiles à la science et honorables pour le pays; parmi 
les autres fondateurs , nous citerons encore S. A. R. le Prince 
Chrtslian deDanemarck; le Prince Bonaparte;\e Prince Masséna, 
Duc de Rivoli; le Baron Benjamin Dclesscrt ; M. le Baron de 
Humboldt, en Prusse; MM. Schœnhcrr, Gjtlenhall , etc. , en 
Suède; MM. Fischer de JValdkcim, le Comte de Mannerheim, 
Brandt, etc., en Russie; MM. Buckland, Hope, IVcslwood, etc., 
en Augleterr»; MM. Marayigua, le Marquis de .S/JiHo^fi , etc., 
en Italie; MM. Tcmminch , Schlegel, f'anderHœi'en ^ etc., en 



Hollande; MM. Poey , le Comte de La Fernandina, etc. ,'à 
Cuba ; M. PauHnicr , au Sénég.il ; M. J. Desjardins , à l'ile 
Maurice, etc. , etc. 

Pour se faire admettre dans la Société Cuvierienne, il suffit d'être 
présente par un membre et d'écrire , franco , à M. Guérin-Ménc— 
fille, rue de Seine-St-Germaio,i5, en envoyant le montant de la 
cotisation. 
TRAITÉ ÉLÉMENTAIRE D'BISTOIRE NATTrnEI.I,E , 

comprenant l'organisation , les caractères et la classification 
des végétaux et des animaux , les mœurs de ces derniers et 
les éiémens de la minéralogie et de la géologie. 1834 à 
1840,in-8»,%. 

Dans cet ouvrage, public conjointement avec M. Martin-Saint- 
Ange , on a voulu sorlir de la roule battue et donner aux étudians 
et aux gens du monde une connaissance complète et basée sur des 
observations neuves et consciencieuses, de tous les faits et des prin- 
cipes de l'histoire naturelle, et non un résumé sec et stérile des 
ouvrages déjà publiés. Un rapport fait à l'Acadénn'e des sciences , 
par M. /. Geoffroy Saint-Hilaire, montre mieux (|u'on ne pour- 
rait le faire ici , toute l'utilité et la bonne exécution de cet impor- 
tant ouvrage. 
DICTIONNAIRE PITTORESQUE D'HISTOIRE NATU- 

BELI.E, etc. , 9 vol. in-4- , fig. , 18-33 à 18'iO. 

En aceepl.Tnt la direction de cet ouvrage, M. G. M. a eu pour 
but de contribuer à répandre dans les masses la connaissance d'une 
science aussi intéressante qu'utile. Voici ce que l'on trouve dans 
le Moniteur du 20 juillet i858, au sujet de ce livre ; « Il était 
digne de l'un des plus fcrvens disciples de Cuvier de prêter le 
concours et le coulrôlc de son érudition à une pub'ication née sous 
l'inspiration du plus louable de tous les prosélytismes. Après VIco- 
nographie du Régne animal , cite magnifique illustration du livre 
de Cuvier, où se retrouve, biiUante et Gdèle , l'image de tous les 
t^pes de la nature vivante; après le Traité élémentaire d'hisloire 
naturelle, ouvrage pour lequel M. Guérin a partagé avec M. Mar- 
tin-Saint Ange les éloges et les cncouragcmens de l'Académie des 
sciences ; après des Mémoires et dus travaux sons nombre sur tou- 
tes les parties de l'histoire naturelle et sur l'entomologie en parti- 
culier, le Dictionnaire pittoresque est un acte de plus a compter 
dans cet apostolat scientifique, que M. G. a si libéralement entre- 
pris et qu'il poursuit si intaligablenient. » ( Lagacue. ) 

GENERA DES INSECTES, OU Exposition détaillée de tous 
les caractères propres à chacun des genres de cette classe 
d'animaux, etc. In-8° , fig., 1835 à 1838. 
Cet ouvrage , public en commun avec M. A. Percheron , donne 



<! 8 

l'histoire et la description de tous les genres d'insectes. Il en a 
paruSlivT. accompagnées chacune de lo planches. 
SXSCHIPTION DE QUELQUES GENRES NOUVEAUX SE 

CRUSTACÉS, apparienani à la famille des Hypérines. In-S". 
fig. Extrait du Magasin de Zoologie , 1836. 

C'est un Mémoire rempli d'observations délicates , dans lequel 
on fait connaître plusieurs genres curieux de Crustacés pélagiens 
et presque microscopiques , très-difficiles à observer. 
NOTE MONOGRAPHIQUE SUR lE GENRE I.IMNASIE, 

et description d'une nouvelle espèce de ce genre. Extrait du 
Magasin de Zoologie , 1837. 

On ne connaissait que deux espèces de ce curieux genre , dont 
le corps est renfermé dans une coquille bivalve. On en fait connaî- 
tre , dans tous ses détails , une troisième découverte à l'île Mau«- 
rice par M. Julien Desjardins. 
VOTICE, SUR I.ES BÏÉTAMORFHOSES SES CÉRATOPO- 

GONS, et description de deux espèces nouvelles de ce genre. 
In-8'' , fig. 1833. 

Ce Mémoire, qui a obtenu un rapport favorable .n l'Académie 
des sciences, fait partie du second volume des Annales de la So- 
ciété Enlomologique de France. 
mÉMOIRE SUR SEUX NOUVEAUX GENRES SE L'ORSRE 

SES COLÉOPTÈRES, et description des espèces qui les 

composent. In-8° , fig. , 1833. 

Ce Mémoire, inséré dans le srcond volume dos Annales de la 
Société Entomologique de France, contient le description des 
espèces composant les genres Psciidoljcus et Catochromus. 
PROSROME S£ XiA MONOGRAPHIE jBES PORCELLANES 

SU CHILI. 111-4° , 1835. 

Ce travail a été inséré dans le Bulletin de la Société des sciences 
naturelles ; il comprend la description de neuf espèces toutes nou- 
velles. 
TOiTAGE AUTOUR SU MONBE , etc. , dc la corvette la 

Favorite , sous le commandement de M. le capitaine Laplace. 

In-8° , fig. 1836 . 1838. ( Hist. nat. des Animaux Articulés. ) 

La Zoologie dc ce Voyage forme un vol. in 8" orné de 6o plan- 
ches coloriées. Les Crustacés , Arachnides et Inseclcs , décrits et 
figurés par M. G. M. comprennent un assez grand nombre de 
genres nouveaux et d'espèces très-intéressantes encore inédites. 



PARIS.-COSSON, IMPRIMEUR DE L'ACADÉMIE ROYALE DE MÉDECINE, 
Eue Saint-Germain-des-Pics, 9. 






^-^^v