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tfip^ ^ OOES MOT ORCUIATE 



^r. éy'rJ-è 



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ROMANIA 



i?y r.->-é^ 



ROMANIA 



ROMANIA 

RECUEIL TRIMESTRIEL 

CONSACRÉ A l'Étude 

DES LANGUES ET DES UTTÉRATURES ROMANES 

PUBLIÉ PAR 

Paul MEYER et Gaston PARIS 



Pur remanbrer de; ancesïurs 
Les dix e les {Hz e les murs. 



xj> ANNÉE, — 1894 




PARIS 
LIBRAIRIE EMILE BOUILLON, ÉDITEUR 

6jy RUE DB RICHELIEU, 67 




JAN 31 1C98 



LE COUPLET DE DEUX VERS 



J. — NOMS DONNÉS AU COUPLET 

IJ n*est plus d'usage aujourd'hui- d'appeler couplet une 
simple paire de vers unis par la rime. Déjà, auxiV siècle, la 
cobïa, d'après la défimiion des L^s d'amors (I, 198), devait se 
composer de cinq vers au moins et de seize au plus. Cepen- 
dant le latin copuîa et le français couph peuvent parfaitement 
s'entendre d'une paire. En fait» on a employé couplet et la 
forme féminine coupku pour désigner deux vers accouplés. 
L'auteur du Livre du Trésor amoureux^ qui est, sinon Froissart, 
du moins un de ses contemporains, s'exprime ainsi : 

Lors exploUiy^ sans coniredît. 
Mon livre de grant voulenié \ 
Sur m'amCf au dessoubs de Beauté» 
Fis quatre cens couplèi . . . 

{Poéiiesde Froiisart, éd. Schder, III, 76.) 

Et à la rubrique on' lit : ft Cy commence le livre du Trésor 
amoureux, divisé en .iiij. parties de lignes coupleUs « (ibid., 
p, 52), D*autros exemples tirés du même poème sont relevés 
dans le glossaire des poésies de Froissart, au mot coupletes. 

Plus anciennement, Tauteur de Partenopeus de Blois, annon- 
çant qu'il allait changer de rythme et passer des vers accouplés 
31UC Laisses monorimes, s^exprîmait ainsi : 

Je qui cesie gesi« vos ch^nt 
Voil que la 6n voist amendanc. 
Tresqu^or ai si treie la lime 
Que chascuns coplis a sa rïme, 
Or bvous traÏToTiS par Ions vers. 

(P. Paris. MH,/r. m, 85^) 



[ . Ce morceau ne se reiEouve pas dans l'^Ltion de Crapelei- 

Xamamia. XXlU 



1 p. MEYElt 

Le poème de Partenopeus esc de la fin du xii' siècle. Vers 
1260, Tauteur de la Vie d'Edouard le Confesseur emploie couple 
dans le même sens : 

QjLink'ea fruiizeis voil cscriTCTCf 
N'en voit une un cuple faire. 
Si Tescoire o'eQssc essamplalre 
Ki e$t ec Utin escrite, 

(Ed. Luard.p. 36.) 

Eustache Deschamps, dans son Art de dkti^, emploie aussi, 
mais aon pas exclusivement, couple pour désigner un groupe 
de deux vers'. En anglais <^7u/)/f a été usité en ce sens*, ei cou~ 
pkt a encore actuellement la même signification. Nous pouvons 
donc appeler couplet une paire de vers unis par la rime. 

D'autres noms ont été donnés ï la paire de vers. Elle est 
appelée ritm îéontru dans le Jardin de plaisance et fleur de rhéto- 
rique : 

Dt di/finkioiu konim pro prima specte. 

Ainsi se laît et se termine 

La rime qai est Jtanim. 

Geste rime est la plus commune 

Et plus aisée que nesuae. 

Elle est a cela congnoJssable 

Qixc ung ver est a l'autre semblable 

Sans intcrmediacion 

El sans que ligne sHnierpose 

De vers d'interposicion, 

Com(me) sont ceuïi cy que je propose 

Des gueli mesmes je spedtTle 

La façon et la notifie * . 

Cet emploi du mot léonine, qui ne se trouve point ailleurs à 
ma connaissance, vient probablement de ce que l'auteur aura 
assimilé les deux vers liés par la rime au vers tarin léonin où 
le premier hémistiche rime avec le second. Cette assimilation, 
on le verra plus loin, n*est pas dénuée de fondement. 



I. Edition de la Soc. des ann. textes français, VII, 2&1. 

3, Exemples du XlV* au xvi* siècle dan* le Nev/ EngUsh Diclîonary, sous 
COUPLE 9. 

y Ed. de Vérard, fol. 61 . Ces vers ont été cités par Wolf, Vdrer die Lais, 
p. 180 i et, d'aprts Wolf, par M, Freyraond, Zàtschr. /. roman, PiW., VI, ïo. 



LE COUPLET DE DEUX VERS ) 

Dans 1' Art de rhetoricque pour rimer en plusieurs sortes de rimes 
(Montaiglon, Poésies françoises des XV*ii XVt siàles, III, iï8), 
qui est de la fin du XV siècle, le couplet de deux vers est 
appelé rime commune. Mais, dans un ms. de ce traité que M. de 
Montaigton n*a pas connu et que M. E- Langlois cite dans sa 
dissertation sur les anciens ans de rhétorique', le ms. Bibl. 
nat. fr. 2375, on lit rime commune pîaU. Et, en effet, ce couplet 
de deux vers est ce que nous appelons encore maintenant rime 
plate. Par contre, un peu plus loin l'imprimé cite, sous la 
rubrique rime pîate^ des couplets construits selon la forme si 
fréquente aab aab^ erreur que ne commet pas le manuscrit. 
Nous voyons donc que notre expression rime plate remonte au 
moins ï la En du xv* siècle. Elle n'est pas très claire, et il 
paraît qu'on pouvait se tromper sur sa véritable signification. 
En efïet, le président Fauchée, dans un passage assez mal rédigé, 
parait entendre par rime plate les vers alignés en laisses mono- 
rimes'. Gilles Corrozet, dans ses Blasons domestiques^ cite la 
rime plate sans dire ce qu'il entendait par là : 

N'^t ce une joye ci pUisani ci divine 
De composer et ca prose et en vers 
Roodeauif dïxiim cl maiota iraictez divers 
Ed rithme plate et en rime croisée 7 

(Moniiigloû. Poésies, VI, 27E.) 

n parait certain toutefois qulcî la rime plate, opposée à la 
rime croisée, doit s'entendre des vers accouplés deux i deux 
par la rime. 

Le couplet de deux vers est appelé par les Castillans pareado, 
par les Leys d'amers (I, 168, 238) rims caudat:^. 

II, — ESPÈCES DE VERS GROUPÉS PAR PAIRE 

On a accouplé des vers de toute longueur, maïs non pas à 
toutes les époques; car les vers décasyllabiques et alexandrins 



t, Deûrtibus rhetoricat rijytbmkae. .. Thcaini proponebai E. Langlois. Paris, 
1&90, p. 63. M, Langlois considi?re ce traitO comme l'abr^gi} d'un iraitù di: 
bien peu d'années anl^ricur composé par Molinei. 

2. A la (ÎD du premier livre de son Rfciteil di t'origim de ta tan^M et ptx'iie 
françoiv, éditiou comprise dan$ le» Œavrei^ 1610, foL ^jj. 



LE COUPLET DE DEUX VERS 5 

TLiu*t on en peut citer bien des exemples. Et d'abord la vie de 
saint Jean Baptiste, publiée par MM. G. Paris et A. Bos, dans 
l'introduction à la f'w J/ saint Gilles (Société des anciens textes). 
Selon les éditeurs ce poème serait certainement du xn' siècle. Il 
est en tout cas au moins des premières années du xin' siècle. 
Citons la vie de saint Eustache par Guillaume de Ferrières, 
signalée dans ma notice sur quelques mss. de la Bibliothèque 
Phillîpps'; — divers poèmes religieux (^ue je ferai connaître 
en une autre occasion) de frère Henri d'Arci, templier 
anglais; — quelques parties des Enseignenients Trehor (ana- 
gramme de Robert^ poème de Robert de Ho, composé princi- 
palement en vers octosyllabiques, mais où sont admis des mor- 
ceaux en vers de mesure variable^; — une ancienne traduction 
des Psaumes de la pénitence, qui a été souvent copiée' ; — et 
quelques pièces en vers qu'on trouve en tète des psautiers 
d'origine liégeoise dont il a été question plus haut*; —diverses 
poésies morales en forme d'épîtres, que Philippe de Novare a 
insérées dans ses Quatre tens d'auge d'omeK Toutes ces pièces 
sont du xui^ siècle. Ce sont^ comme on voit, des poésies 
morales ou destinées à Téditication. Au xiv* siècle^ on peut 
citer le Girart de Roussillon bourguignon, composé en 1336*, 
une vie de sainte Christine dont Fauchet nous a conservé les 
premiers vers', etc. 

En provençal, les couplets de deux vers alexandrins sont 
rares. Cette forme a été adoptée par Tauteur de la Vie de sainte 
Marie-Madeleine*. Elle fait quelques apparitions dans le Mys- 
tère de sainte Agnès, et Raimon Feraut Ta employée très fré^ 
quemment dans sa Vie de saint Honorât. 

Enlin, le seul exemple de vers de seize syllabes signalé jus- 



t. Trottas tttxtroits, XXXIV, 1, 21^. 

2.ibid,^ 31;. 

\. Rpmank, VI, 18, XV, 30s. 

4. Rfv. dis Sûc. sav., s* Unt, Vl, 141 « suiv. Ce som les pièces I, VI, 
VHl. La pTCiniére est reproduite dans mon RkutH d'andffu Uxtes. partie frin- 
çûse, Ti° ^o. 

j. Edir. de U Société des anc. textes, pp. 64. 

6. Voir \% préface de ma traduction de Girart de Rousiillon, p. cxxw 

7. Œuvres, t6io, fol. SSJ' 

8. Romania, XIV, ^26. 



$ V. MEYER 

qu'ici dans notre ancienne Uitératurc nous présente ces vers 
accouplés deux par deux'. 

m. — FORME ANaEKNE DU COUPLET 

Il résulte de cet exposé que les vers mesurant plus de huit 
syllabes n\int Été réunis par paires ni fréquemment ni ancien- 
nement. Cet usage a commencé avec les vers de six et de 
huit syllabes 'r et dans des conditions qui jusqu'ici n^ont été 
remarquées, À ma connaissance, par aucune des personnes qui 
se sont occupées de notre ancienne versi^cacion. Ces condi- 
tions peuvent fitre formulées ainsi ■ 

La construction des phrases est en rapport étroit avec la con- 
struction des couplets. Une phrase peut être complète en un 
couplet, comme elle peut s'étendre sur deux ou plus, mais tou- 
jours elle se termine avec le second vers du couplet, jamais avec 
le premier. Il y a des phrases de deux, quatre, six vers, il n*y 
en a pas de trois, de cinq, de sept. 

Tel est le caraaérc des couplets dans nos plus anciens 
poèmes en vers de six ou de huit syllabes, de telle sorte que 
le couplet peut être considéré comme un vers de douze ou de 
seize sytlahes rimant d Thémistiche et i la tîn, en d'autres 
termes, comme un vers léonin. Celui qui a nommé rimt léonine 
le couplet de deux vers (ci-dessus, p. 2) semble avoir eu le 
sentiment qu*^ l'origine ces deux vers ne formaient qu'un 
lon^ vers où le premier et le second hémistiche rimaient 
ensemble. Les copistes des plus anciens mss. de Philippe de 
'rtuon paraissent avoir eu b même idée^ lorsqu'ils écrivaient 
sur une m^me lii^ne les deux vers (de ûx syllabes) qui riment 
ensemble, les séparant par un point ou par un point et \-irgule *> 



2. II fcnït pcuï-itre pÎM ei*^ ik dire ■ Je û Jhutt syllib« •. pour tenir 
compte àa ven Je sept ïvIL^ks, qu« L on trouve Je bonne heure j^sodéi 
deiiï fKir Jeux, dtss tes pommes Je Sixtan^ Je Fresae (R^^mdrtU. XIII, ï;j). 
M-iû. en Jehors Je Ij (vêsie sriophU^ue, oii le ^^up«ment par poires esK 
rire. ïe veri Je $ept sylUbe» x <ttè biuc peu employtï. 

(. Oq pottrTJÎt citer 1 ce propos nointre Je po«i« Ij^aes r\th:ii^ues du 
1' sjwvx ou Ju iP ;iJrtJp03«4 Je verî Je îcûe 5>lljbes rimiri- 4 rhemisticfae 
et i U an, ce <fui geur Joa^e U phvvcrïOmie Je ^^x pair?? Je ver^ octoïvi^ 



LE COUPLET DE DSUX VEBS 7 

L';tlli}rc de rjacîcfi couplci, lursquc Ia propo*îijon est com- 
ptée <litks Ic^ deux vxrs, c5t A peu pris cell^rs de?^ po^i^ics popu- 
Liiret, cofnpUînceSj cantiques, etc., <]ue Toa peut â vdonté 
Jîviicr c» ^riiidi ver^ nuïtiorîmcï eu tn pccÎTs vrfs doni le 
prcnûcr bèmi^tictic (^y^Eic ca généfil uac iÎQalc Rminioc) ne 
rime pis : 

Lt P«Rwt« It lAva trois bcurM dftvAni jour; 

A clu^uc tour qui vtrc fiiit oo wuplr iJ^vcour,.. 

(Aiindfrirï, XX, 94 ti *uiv.) 

Je vaiï ruainteiiAm passer en revue un f*rand nombre do 
poèmes €n wfy jcconpl^^ de six et de tïiiir syllihc*.. Je moi- 
trcrsi qoc, selon ce que j^ai avjncé plus haut, Tarrci du sens a 
toujours lieu, dans les plus incîcns de ces pommes, iprés le deti* 
xiètne vers d'un cooplet, et ^ue \xmih on ne volt une phrjtse 
eonunenccr apr^s le pTeniicr^ ï moim ^ne cenc phrase soie 
complète en un vers. En somme, il n'j- a pas d^cnJAmbcment 
d'un coaplei 1 Tauire. J'indiquerai plus loin le moment où cet 
èiii de choseï se modifie. 

Le plti^ ancien des icxics 1 cîicr c^c h vie de saini U'gef. 
■ Le joi'rf t^r, dit G- Paris ^ c*t icrit co sirophcs de sb vers 
1 rinint deux pir deux* Cette division n'est pas seult^ment 
a Oïcnirée p« là grandes litres ijui, dan* le nis-, mar<iLic-iit le 
l^ commejiccnicfi! de cbjque strophe. Les suophc^, aul^ré U 
• simplicité de leur structure, ont une v^riuibk unitf de 
t forme ec de sens qd \es- détache naru Tellement l'une de 
nTantre, et ne permettrait pas de grouper les couples de vers 
a d'une autre manière- » 

U faut compUccr oet exposé en disiin: que les trois couplets 
dont »e eompo«e chaque snrophe forment chacun nne propos!- 
tîoit complète sans cnj;inibemc:nt d'un coiipîei i l'autre. 



IflUquo, pu ctciAple le mlnde de *ta9\ Nicole (du M6^il, Air^i«j /v^, liH, 
mttérirwra du XSM Mddf, p. i5( ; f f. ficmenia. I, 39}): 

In l^tte prutiqcii tvii ^Lilttim i.hrlinmli. 

Hk dr iDollli dltltOt 1(1 jtaupcnaïAiA redHt. 




s p. MEYER 

Je transcris les quatre premières strophes : 

T rXimine-Deu d*vemps laudcr 111 Qp^Dt ïnfans fud, donc i ciels 
2 El a SOS sancz honor porter; [lemps 

In su'amor cantomps dcl[s] san^ 2 Al rei lo duistrent soi parent : 
4 Qp£ por lui au^CEil gc^at dan?: \ Quî donc regnevet a cîel dï» 

£t or es(t] temps et si est biens 4 Cio fud Loibiers G.h Baldequi^ 
6 QfiX nos cantutnps de sao: Leih- 11 refn]amat, Deu lo covit, 

fgier. 6 Rova: que leires' apresîst. 

Il Primes dîdrai vos dels honors IV Didun L'ebisque de Peiiieus 

2 Qpœ ii avvret ab duos seniors ; a Luîl comandat cîel reis Lothiers. 

Après diirai vos dels aans IL lo reçut^ lam ben en fist ■ 

4 Que lisuos corps susting si grani, 4 Ab un magistre semprel mist 

E [d'JEviuîn ciel Deu-meniii Qpillo doist bien de cel saveir^ 

6 Qui lui a grand lornient occîst. 6 Don[l] Deu Krvir^ por bona feid. 

Il ny a de difficulté <\\i'h la troisième strophe. L^, après 
parent (v. 2), Bnrtsch (Chresf. fr.) et G. Paris ne mettent 
aucune ponctuation, et après di (v. 3), ils mciienc deux points. 
J'ai suivi leur exemple dans mon Recueil (p, 194). Cètatt une 
erreur. Il faut une ponctuation après le second vers, et traduire 
ainsi les vers 3 ec4 : " Ce fut Lothier... qui régnait alors ". On 
pourrait aussi intervenir les deux vers. 

On peut poursuivre l'épreuve sur tout le poème, on ne trou- 
vera pas d'exceptions i la règle. Il est facile de faire la même 
expérience sur< la Passion, où Tes couplets sont assemblés deux h 
deux en strophes de quatre vers. Toutefois, elle ne serait pas 
très concluante, parce que le poème est composé de proposi- 
tions très brèves, le plus souvent complètes en un seul vers. Il 
ne manque cependant pas de strophes nettement coupées par 
le sens après le second vers : 

VI Cum ce! asnec fu amenai, Vil Per sua grand humilitad 

De lot mamds ben Tant parad ; Jésus |rex] magnes sus monted, 

De ïor mantel^^ de lor vestit, Si cum prophètes anr muu dis 

Ben li apresiuni ss' assis. Canted aveïen de Jesu Crist. 



I, Ms. litteras. 

3, Il ne faut pas meilre Jeux points après ce vers, ni point ci virgule : le 
sens se poursuit « qur étant sous-entendu. 

;. Ms- iJi'rVr. et j la rime corrcspondantef _^. 

4. Ms. ifn'ier. 



LE COUPLET DE DEUX VERS 9 

J*ai relu les 129 strophes du poème : je n'en aî pas trouvé 
où il n'y ait une ponctuation après le second vers, à part deux 
ou trois oïl la strophe eniUre forme une seule phrase. 

Philippe de Thaon, Comput (éd. Mal))' : 



En un Jivre devin 

at6 Qij^dpelum GenesïQ, 
Hoc lisant iruvum 
Q^e Deus fîsi par uiâun 
Le soldL e la lune 

3JO £ esieile chascune. 
Fut çoI me plaist ^ dire 
D'iço est ma malîrc, 
Qsie jo demusicrrai 

a^ H a dctc ea hi 

Ki gnnt busuin en unt 
E pur md preierunt ; 
Kar une ne fur \oèç 

328 Escience cel^e. 



Pur ço me plaist a dire^ 
Ot i scil ]j vdrs sircT 
Quam Deus fi« créatures 
1^2 De diver^s narurcs. 
Tutos «ni nuns postz 

Sulunc lur qu^lite^ ; 

Mais un itel truvat 
î^o Qiie il icns apelai, 

Dun: prut ne &ai pjrkr 

Ne la fin recunrcr; 

Nt: bom ne fut niorrvi 
240 Ki une en dt^aiti el. 



Bestiaire, d'après mon Recueil, p. 286. 



Philippe de Thaùn 
En frauceise raiâun 
Ad esirait Bestiaire, 

4 Un livre de gramaîre; 
Pur ûnuT d*unc gemme 
Kl mull est bêle femme, 
Et eît curteîse eï sage, 

3 De bones murs et Urge : 
Aaitz est numée. 
Reine est corunée, 
Keïne d'Engleterre, 
12 Sa atae n'ait ja guerre! 



Et oieK de sun num 

Qjie en ebreu irovum : 

Aaliz ^ nunz e^t^ 
16 Loenge de Deu esi, 

En ebreu en verte 

Aaliz laus de Dé. 

N'en os faire loenge 
20 Qu'cTivirie ne me prenge» 

Meîs el seîi remembrée 

Et luz jors mci^ lo^e. 

Cest livere en voil trjiier, 
24 Dcus sait al cumencerT 



U est ï propos de mentionner ici trois autres poèmes en vers 
de six syllabes, dont la versification est ancienne, en ce sens 
du moins que les phrases se terminent régulièrement avec la fin 



I , Je change, li où il «t nécessaire, la ponctuation, ce qui ne veut pas 
dire que je comprenne auiremeni que l'éditeur. Je suis au contraire 
généralement d'accord avec lui. Seulement, on sait que les Allemands 
ont ^habitude de mettre une virgule avant qu>; ce qui est contraire i notre 
usage. 



10 F. MEYER 

du couplet. Le plus ancien des trois est, selon toute apparence, 
le Débat du corps et de Tâme (Wright ^ Latin poems commonly 
attributed îo Waîîer Mafxs, p. 321). Je le crois du milieu ou 
de la seconde moitié du xii^ siècle. 

Un samedi par nujt L^ame en csioît dssue 

Endormi en mon lit, Ce me en vis, tote nut, 

E vi en mon dormini En guîse d*un enfant 

4 Une vî^on grant ; 1 3 E fai&oil dol mult gTJUlt ; 
Kar ce m'estoii viare De petite figure 

Qïie dcsus un suare Estoit \a craiure, 

Estoit couvert un cors E estoit U chaïtive 

8 E Tamc issue fors. lé Tote vert comc chive. 

Le second poème est le Dit des Sibiles, que j' attribuerais 
volontiers k la fin du xii* siècle : 

Il furent dis ubiles Si com dient auciur 

Gentils dames nobiles, E U mettre plusur, 

Ke oTCnt en Lur vie Sibile erent nomées 

4 Esprit de prophede; 12 Et sages apelées 
Nundoienta la geni Tûtes femme savantes 
De lur avènement ; Ki ercnt devinantes. 
Diseîcnt aventure» La première fui née 

5 De diverses mesures. En Perse la dt^e '... 

Pour le troisième poème, Thistoire de Joseph, je n'ai qu'une 
appréciation assez vague. Les couplets sont coupés selon l'usage 
ancien, mais on verra plus loin que cet usage ancien reparait 
en quelques compositions du xrn' siècle. On a de l'histoire de 
Joseph en vers de six syllabes deux mss. Je cite le début d'après 
le ms, fr. 24429, foL 94 d : 

Ici commanct Fatoirt dt Joiepb, comawnt ses freru U vtndirmt tn EgypU. 

D^une andenne estoire Saint Moyses la fist 

Voua veil faire mémoire \ Si com Diex la 1i dist ; 

D'une haute leçon Par sa sainte Esperite 

Vous ferai le sermon, Fu trovèc et escriie. 

Traite eâi de l'escripture, Grant sens ï puei aprendre 

Du livre de Mature ; Qpi bien i velt entendre^ 



I, BibK nat. fr. 25407 fol., 160 J; un morceau du poème a été publié 
d'après ce ma. par Tarbù â la ^\î\\t du Tourrioimunr de FAnlfibrist, p. 106. 



LE COUPLET 
De ce est nostrc sermoQ ; 

Sachiet que de folie 
N*est taiie ne d'envie, 
Por nestine ichoïwD 
Ne menez irais on; 
Ne dcvEï Dieu faillir 
Por poor de motîr 



DE DEUX VERS 

Du tilï d'un haut baron 
Qjj] Jacob avoit non, 
Ysaac fu son père 
Et Rebecca sa mère; 
Abraham fu ses aïves 
Ij coriois eï li saives. 
Qui si parloil souvent 
O Dieu l'onipotcni. 



Il 



f;> de saint Brandon. — Ce poème, étant dédié à la reine 
Aeiis, femme de Henri 1" d'Angleterre, appartient sûrement 
au second quart du xii= siècle. Je cite quelques vers du début 
d'après le plus ancien ms. (Cottonîen, Vesp. B, X), très exac- 
tement reproduit par M. Suchier dans les Rotnanische Studicn, l, 
567 et suiv., corrigeant çà et là quelques fautes d'après les 
autres mss. 



Donne Aatiz la reme» 
Par qui vaidrat Ici devine. 
Par qui crdstrat lei de terre 
4 E remandrai lame ^erTe» 
Par les armes Henri lu rei, 
Par le cunseil ki en en tci, 
Saluetiei mile mil feiz 

8 Li apostoîles danz Beneiz : 
Que comandaâ ço ad enpris, 
Sulunc sun sens en lerre mis, 
En letre mis et en romani 

13 Eis^ cum fui li teons comanz, 
De scinT Brendan le bon abbet, 
Mais lui defent ne seit gabet. 
Quant dît que seit e fait que peoi, 

16 Itel ser|ani blasmer o'esteot; 
Mais dl qui peot c ne voile 
Dreiï est que dl puis se doîle. 
Idst seinz Deu fut nez de reis^ 

20 E>e naisance Tut des Irels, 



Pur (O que fut de reial lin, 
Pur oc lendii a noble fin. 
Ken sont que l^Escripture dit : 

24 Ki de cesi mund fuit Le délit 
A Deu del cel tant en avrai 
Qije demander plus n'en savrat. 
Pur ço gucrpit cist reîals cire 

2% Les fais bonurs pur iceals veirs \ 
Dras de moine purestre vil, 
En cest siedc cum en cissil, 
Prisi e l'ordre e les habiz, 

3a Puis fut abes a force esliz. 
Par an de lui muU i vindreni 
Qjii a'I'ordre bien se tîndrcnt, 
Treis mil suz lui par divers leus 

l^ Moines aveJt Brendans H prus, 
De lui pemanz luie essample 
Pur sa venu qui erc ample. 



Je ne considère pas le couplet formé des vers 23-4 comme 
faisant exception à la règle : en réalité les vers 23-6 forment 
une seule phrase. 

Ancienne version du Lapiâairt de Marhode. — L. Pannier fait 
remonter cette version aux premières années du règne de Louis 



12 P. MEYER 

le Gros'. Cetce opinion est aussi celle de G- Paris qui pbce le 
lapidaire en question vers 1125", Je ne le crois pas tout h tait 
aussi ancien. Toutefois il est certain que Tunité des couplets y 
esc bien observée. S'il arrive parfois que le premier vers d'un 
couplet termine une proposition, te poète a soin que le second 
vers forme une proposition complète; voy. vv. 6, 12, 16, 22, 

Evax fui un niult riches reÉs Neruns fui de Rume «mperere 

Lu règne lint des Arabeis. En îcd tens que U reîs cre. 

Muli fut de ptusurs chioses sages^ Manda Ji ke 1i euveast 

4 Mult aprisi de plusuT? lengagges. 20 Par sa merci, k? nd laisast. 
Les set art sol, si en fui mai&trc \ De Sun sen, de sa curteisie : 
Mult fu poischAnv e de bon e&ire. Ne kereît altre EnanantJe, 
Grans trezorz ot d^or e d'argent Evax un livre li e^crist 

5 E fut larges a tutte geni. 24 K'il itieîsmes de sa main 6st, 
Put lu grant sen^ pur U pruece Ke fu de natures de pierres, 
K'il ot e pur sa gran largece De Jor vertus, de lur manières. 
Fut cunuûz e mult amez, Dum veneni e u suot Tiuvâcï, 

12 Par plusurs terres renumez. ja En quels lius e en quels cuntrées, 

Neruns en ot Oï prier ; De lors nuns e de lor culurs, 

Pur et que tant Vol toer Quel pois&ance unt e quels valurs. 

L'ama forment en sun curagge; Mult sunt les lur vcnuK cuvertes, 

16 Si li tramisi un s(ujen message. 36 Mais lor aîcs suni apents- 

Gaimar. U '^Histoire des Anglais" de Geffrei Gainiar, ayant 
été sûrement rédigée entre r 147 et 1 1 î i, est un très précieux 
point de repère pour Téttide de la versification comme pour 
celle du français d'Angleterre- L'individualité du couplet (si |e 
puis hasarder cette expression) s'y maintient assez bien, non 
sans quelques manquements, toutefois. Nous sommes en 
Angleieire. Je prends le passage relatif au jongleur Tailïefer, i 
la bataille de Hastings^ ou de Senlac, comme dit M- Free- 
man^ 



1 . Lts kpidairr^frartfois du mo^n dge (BibK de Técole di» Hautes études, 
fesc-LIl), P-2S. 

a Munuft, 2* éd., p. 346- 

3. Je me sers de Tédition Manïn (voy. Romania, XVIII, 314), mais 
natureMement en corrigeant le lexte d'âpre les variantes. 



LE COUPLET DE DEUX VERS 13 

Qytm les eichdo suni rengtei 5380 Com si ço fusi un basïunet ; 

Encontremoni haït U geu 
E par le fer receûi^ Ta. 
Treis feiz ici geta sa lance. 

5184 Laquartefciîmuît près s'avance: 
£iiire les Engleis la lan^a. 
Parmi le cors un en naffra ; 
Puis ireisi s'espée, arere vint 

;z33 H gcta s'espée WiX dm 

Enconïremont^ puis h receit. 
L'un dit a J'alire Iti ço veii 
Que ;o esieii cncbantemeni 

J ~92 Ke cil fescii devant b gent. 



}2âS E del fetir aparillées, 

MuIt i OUI gcni d'ambesdous 
[pan: 

De hardeineni semblent leoparz. 

Ua des Fianceis donc se hasta, 
^372 Devant les altres chevalcha. 

Taïllefer en ciï apclez , 

Joglere esteît hardïz asez ; 

Armes avcit e bon cheval, 
5276 Sï en hardJE e bon vassal. 

Devant les ahm cil se mist, 

Devant EnglcLS merveilles Hst : 

Sa lance prisi par le tuet, 

Il est certain que les couplets formés par les vers 5287 à 5290 
sont brisés. Ça et là on trouverait d'autres exemples de la 
mèine irrëgularicé, 

Wace. Je ne puis pas transcrire ici des fragments de tous les 
écrits de ce poète : ce serait trop long. Mais le lecteur curieux 
pourra vérifier l'application de la règle dans les éditions de Rou 
(Andresen), du Brut (Le Roux de Lincj)^ de saint Nicolas 
(Mommerqué, Delius, Cahier), de sainte Marguerite (Joly '), 
de la Conception (Mancel et Trébutîen, Luzarche). Il faut tou- 
tefois faire attention que dans le poème de la Conception, tel 
que Vont publié Mancel et Trébutien, tout n'est pas de Wace, 
que dans Tédiiion du Brut due i Le Roux de Lincy la ponctua- 
tion est très souvetit erronée. Je citerai, d'après un ms. de 
Troyes, les premiers vers de Sainte Marguerite^ qui manquent 
dans le ms. de Tours d'aprcs lequel M, Joly a publié ce 
poème. 



A ['cTior Deu et a s'aTe 
Dira[i] d'une vjerge la vie, 
D'une vierge, d'une saimisme 
Qpi s'amor ot vers Deu l'autisme 
El son penser si fermement 
Qpe por poine ne por lormeni, 
Ne vout onques son cuer retraïre 
De Deu servir ne d'enor faire- 
Marguerite ot non la pucelle. 



Assez fut gente ei assez belle ; 

Ce m'est avis que par raison 
1 2 Doit elle bien avoir cest non» 

QjiC bien resenible marguerle 

De sa beauté ei d^ s^ vie. 

Comme gemme fui prccïose, 
16 Ancele fu Deu ei espose. 

Volenticrs et bitn k garda 

Sa chasieé qu'elle voua. 



1. Voy, Romattiat VIII, 376. 



14 P. 

De pmt gan (tn tmyartniie 
20 Uxi AnwfiUc doit (a nie. 
Ses pcm fui bkn gcntis hou* 
ThcG^oHui «voit aaot 



METElL 

Gurtl Vicnor tn b vflic avoït 
I^jtn» > avait «n cd lent. 



Voici mAÎrt<:mnt le iéhux de U vie de jiimi Nicolas, Je sub 
k rcjitc du m». Douce (Bodk-icnncO publia par Dclius, corri- 
fleast çl cf lA ù l'aide des outrer copies : 



A eta% qui n'uni kcirvi nptl^a 
Ne lot vntCQici n'i ont mït<« 
Dcîvrnf U *-lcrc ïin.i»iTvr b Ici, 
4 PAr4cr iic4 uir», Jirc pur i^aei 
Chescunc fnic m «.'onifovée 
St <h«Kunr 1 son jor girdl*, 
ChcxLffu Bc ^nA pai^ lut utcir 
^ N< tLii ^r tm (Ut vccir : 
U un 4U(it Ul, K un Icn^^, 
li LD suni fol, Il an Mn4» 
y un priE c Ij uu griiit, 

ta Li ua povtv, li u» miniAt, 
Si Jomr Ocu^ dctîKmciLt 
Divm dont j divcn* ec«t, 
CfacKum ^cU toosirer u tenté 

16 Ui c«o quf Dm* lui 3idon«, 
Li (httvjlîn Cl li Uvj^* 



£ li vibin r IT candi 
UcLirni ca Dcu av^ît fi>nec 
10 ï? rcnnrïi-cr de liir Mi«t«n(C. 
Bwicmnit dcivcnt «t^oiTtCT 
Q^joi il Odxi de Dcu pikr- 
Q^ini!«U5eimïcliJciiciiri«igriicr, 

14 IS tfui [itui ptVL plUïlfeil IJJÏCT, 

Q^i pTut «>! forE pla« dcit portvr, 
H con] plui At pi jv ddi Joncr. 
Chcvunt dvîE muïTKT wn lavetr 

r8 H ti bjnii^ k lou pui;ïr. 
H Dou Mrvir E« cr«f tor 
£ liM K> uîni pvf ïucamix» 
Qpi bien r^lme e bjcn le leit 

)i B013 gucm^kHi Jn lui docn. 
Petit prendra qui *crt pvih. 
Si (Oosnic ri^Hiripturc dil. 



Je ne ferai pu» pltia de citations. Celles iqui prèd-dcnc, liréo 
de texio dont b date approximative tii connue, prou^^nt très 
suâbaninieni qu'i rorigine les dcvx vêts d'un couplet se 
cîctincnt comme I» deux hin]isriclie?i d'un ven décasvllabiquc 
ou alcundrin. Le IccECur pourra facilcmeni vérilicr celte règle 
en d'autres textes. Il la trou%^ra bieo obscrx^^ daiis les deux 
arKÎcnneï vjcsdesaîni Grégoire*, dan% plusieurs autres vies de 
saints, notamment dans celln de uini Andr^, de s^înic 
julienne, de sainte Marie l'Én^ticnnc ' et dans la vie poitc- 



trae fcn pmii lut^o qvc d»n» le» leiBc* puUîil pii Barwb b poeKtuaiîv» 
efl (oaveni mite il vi>atfc-«en&. 

I. ûii tnxjvcTi do eiuiîn wllfiimu de a% ucvi pafasa dim via 
d«scripliiO« dft ms. Cancaâfi nittc. 74 (Ovaivn^ *vj. 4^/ rmi-'i^vw fiiffj«liir« 



L£ COUPtJTT DE DEUX VERS 



tî 



vinc de saincc dibcnnc, dnïi^ b trjdkictJOD ce vers du 
ps^*nri<:r' crfi chaque vcrwt ilc rnTÎgin-il csr rendu [wr dfux 
ou quatre vcn, <}(jï:U|ucfois |>4r kîx. ianuis pir un nombre 
itnpiU; dins U pt>èiTMr dv Sitmon de KjniCLiîi, dini Ic5 fng- 
CDcnu d'un u« iDcica rccudl de mincies de la Vierj^e que j'ai 
publiés TtkemmcmV djns le imsi^fe d^Adani, djus ïe Brui du 
nu. de Munich, iiois V^rtcnopcus^^ dins le po^mc des Sept 
St|E'<^*, dans randenne vemon de Pierre Alphonse^, dans 
Fîonmms, composé en iiSS, en Lyonnais, pir Aimes de 
V,îrcnne-i, d;ins //wt» rf Amifi^i'^ dans les po^iiR-s de Kul" Je 
Roibnd {Jp(yr<4dk>n et Pr>>îfsiUûs\ dans lc:s poésies de Marie 
de France, dans Bian^niJiit, dans Fhm tt Blat^UfioT*'^ d.ius le 
pcrfire d'Évrat sur la Cenisc'. Il Ùut dirccjue Jars plu%ieur« 
de C/d poîmcs, surEom dans ceui que Vit cîtis eo Jcntîci lieu, 
it y a de temps en ttmpa de» irr^gulanifs. IJ y en j au»i, et 
d'assez nombreusjeî dans le pjèmc d'Ambroise mr b troisième 
criHSjdr, qui fui composé vers i i^6. Ccpcndani il îmïi remar- 
quer i^ue ce poiie Aime les longues phrjics, ce qui rend lobser- 
vatjon de rincienne rèj^Ie plus difficile. Le plus souvenr, tou- 
trâïis, il termine îcs phnsci avec le second vers de la paire. 
On cotnprend que ces chseT^'a1i()I}s ^iir \\ construction du 



AitMj. Li vie de ui»ic jDlIcnnc a ét£ publia en cnilcf d^jipfit ce lun. p» 
te MngO vOn Fvtiiivn en jpptrtlicf aux Vfrt dd juat (Uptil. iSSj). Lj 
rà de M«nc rE^pticnnc a fc^ fuMUc. d'aptes un nHSitucrr tay, dans k 

on pootn se eontentcr ie* ninîti qu\ tn wiX c^ Jciniiib (ui M, Mu^^fb 
dim mi màninr me Ij vif f^pa^ok de tiinn Miric rfg^piicnnc, 
t. XUO do «ratpto rendue de rAc«J£mle de Vjcanc (cks&c de phirt>u)plLLC 
et fThâaoÊr*)^ pp. 1(9 rt «u£v.. 

1- PdUltepir B.Hicbd, aUtuîK^dPuuiîer d'Oiibfd. 

a. Bentdh ce tlomins. ctd iv) tx iuiv_ 

5. F'^itr>*<^J^ ^OrfÀn, dan» .\Ww f/ cxrraiii, XXXJV, i* putâe* )i. 
4> Bn&ch ei Honrdof» col. 2^^ ci luît^ 

^. EJli. KeUer, ift^fi. 

6. Sftdétf do Bttittophlics, i6t4< rM{{iiicaL diu> tj Orar^jwdiAtV Oe 
SjTtKh, )*«d., p^i^t 

7. Ktxtting, Aitti^mh HMùO^k, II, m ci ujjv. 

8. Surtout dâiu U fmmtëre des dcvi r^iictiont fgMîM par du MMt, 
9- P. MeyEx» Avpfiti, puiic fiaiM^ <i* 'a \ BanfcU et Huinitig, «oL )i>5 



couplci peuvent htc ^p|>lii]UL-c^ ^ejhiiuc imirutncri de criiiquc, 
la coh^ivD Je* deux vers accoupks éum. en gin<irj!, un 
indice d'atic^nn^té. Mm, Touti'foîs, los d^ducûor» h liref de c« 
fiiît ne peuvent pràîcrdre A une ngiirur rih^olue [l en est de 
h coiistruciion du coiipUt cwmnic de TaMonAiia-, Celle-cî 
fournit aussi une présomption danfienncti : on iâxt founant 
que certains ûuicurs de cïunsont de geste oni idopt^ U rime 1 
une 6poi|iïe où LÎ'iiïtres se ntvtjifnnîfut rnttirc de l'.i-^sotisnc^?. 
Lcxjmcïi du couplet peut de même conduire 1 utit prà^omp- 
tion, non h une certitude complète. Ccpendint une préion^p- 
tion tlr6e de roWrvarton d'un fait peuc continuer des ré^ulinis 
obtenus p,ïT une autre «)ie. Je le nnjnïfCfji p.ir un e*miplc. 
On 1 ^Wi% dci opinions ïori divcr^Câ sur Ea chronoSoj^ie leU- 
tivc des romans de Tlu-bcs* de Troie et d'£ii(j&. En 1S90, dans 
le tibïçaii dironoiogimie qtii tcnnint %on Munuri i^îjnértiture- 
Jfan^aiit au rmrjrn dgr), Puth pïjcc Viiniitf vers tijo, T/j^èn 
dins le trobi^nic tiers du xn' litclc, avant 1 170, ei Trou vers 
ri7o (pp. 247-8). Mai«pJus r^<cmm^ni (F.'>mania , XXI. 185), 
il idinec que \e pKi\ jiTcît^n de ces po^nc^ rsi Tfi^hfS (yt:n 
1150), i^u'tnûjj 4 dû ttrv composa vers it6o, et Trck \xts 
1163. Pour ttià pan. ]'ai propOïi5, «ans me hasarder ù fuer 
anoiiK dite précise, Tordre SLiii.'3ni : TVW^J, 7>4U>, £iïf^'. 
Ce n «< pas ici le lien de iustîtîer cetie opinîmi] ; je puis dire 
toulilob que run dt:^ arguments que je j>ourr4is ûire vjloir 
cït h ^on d^nt te couplet est traiii dans ces trois poèmes. 
L'itiimr de Th^s finît règuli^mnenc la phnii^ avec le second 
vers d*uii Looplei- I/.iufcur de TVtx/ et celui iTi-iua^ ftnî»ent 
ïousxnc la pluASv avec le premier vers. Je ne pense pas que on 
deuK poCmcs soicnr, cOTiin>e on Vi soiiLenu, Ictuvrc du ii^^me 
auteur, c'esi-i-dire de Beniih de Samie More, inai^ la hçt>n Ai: 
traiter le couple: ditlcrc peu d'un potmc A l'autre'. 



I. Djo* mau rjpptti k U Soditi da anocca {ckIei en 1S91, BuBttùi, 
ifc^r.p. Ji 

f. û piopdfiIoQ do covpk» briks pdf nfçon aiji Attxm cvi lUm Itth, 
Xcnvlron dU pour cent. Elc cm vn plm futtc duk £«001. 



LE COUPLE! DE DEUX VERS 



17 



IV. — RÉFORME DU COUPLET 



Qui donc a brisé Tanden couplet? Qyel esc le novateur qui 
s'est peimis de rompre te lien qui unissait la mesure proso- 
dique 1 ïa construction grammaticale? 

Ce novateur, ce romantique anticipé, c'est, semble-c-il. 
Chresiien de Troyes qui, dés ses premiers ouvrages, montre 
plus d'indépendance que son contemporain Benoît de Sainte 
More à Tégard de la régie traditionnelle. Je prends quelques 
exemples dans Ertc et Enide, marquant par un trait hori- 
zontal les endroits où le couplet est brisé : 



Li vilains dJi an soc respît 
Que tel chose a l'en en despil 
Qjii moût vaut miauî que l'en 
[ne Oiide. — 
4 Por ce lèt bien qui son estuide 
Atome a bien, quel que iJ 
[l^ait;-- 
Car qui son esTuide entrclaii 
Tost i puei.. ......,.,-, 

Maus en porroit venir moût 
[graoz : — 
50 Ancor a il céans cinq cenz 

Dameïseles. ................. 

Por orellier ei escouier 
S*il orroicnt home corner 
Ne cri de chien de nulc part, ^ 
136 Tuit troi furent en un essan 



Delez 3e chemin aresté ■ — 
Mes moul i orent po eslf 
Quam 

Car la reïne m'i envoie. ^ 
170 Li nains a'estui enmi la voie 
Qui moût fu fcL 



Retomi^ s'en esi ploram. — 
Des iauz Lî descendent coranï 
Les [ermes contreval la face — 

1^3 La reine ne seil que face. 
Qjiant sa pucele vit bleâ6e, 
Moul est dolente ei correi:i£e. 
Hal Erec, bîaux amis, fait ele, 

196 Moul me poise de ma pucele 

Qjie SI m'a bleciéc cil nains, — 
Moui est li chevaliers vilains 
Quant il sofri,.. 



Prenons le début de Ptrctvaî (d'après mon Recueil^ partie 
française, n" 18) : 

Ce fu el lans qu'arbre florissenl ; 

El lole riens de joie enflame^ — 
Que li RU a la veve dame 
De la gaste forcsi soutainne 
S Se leva, ei ne li fut painnu — 
Que il sa sele ne meîst 
Sor son chaceor, cl preîsi — 
,nL javeloz... 
a»Hai«. xxui 



Ensî en la forest s'en entre» — 
El maintenant li cucrs de! ventre 
Por le doU tans li resjoi, — 
ïO Et por le chant que il oï 
Des oisians. 



Et dl k: bien lancier savoit 
zS Des javeloz que il avoit 
Aloit environ lui bnçani. 



l8 p. MEYER 

Une ore arrière, une ore avani, Tani qu'U ol par mî le gaui 

Une ore bas et auire baut, — Venîr.,. 

Gaurier d'Arras, Tauteur d'ïlk et GaUrort et d'Era^U, a été 
considéré ou comme antérieur 1 Chrestien de Troyes, ou 
comme son contemporain '-Je le crois tout au plus son con- 
temporain, et probablement un peu postérieur. Quoi qu'il en 
soit^ sa versification, au point de vue qui nous occupe, n'est 
pas ancienne. Je citerai le début d'IiU et GaleTon, et un passage 
d'EracU imprimé dans le recueil de Bansch et Horaing : 

Ak, Diu5, sains Esperis I 12 Sor cui c'on veut; mes longue- 
K'a le mïllûr empercms [ment 

Qp[ ookes Jusi, si con je pens, Ke se tient nulcdoreûre 

4 Olroi mon service et mon sens, A envers d'une laveûre, 

Tel me convient; jtempreùrc Pur Diu, que monte ne que 

Voel mette en ceste iroveûre vaut ? — 

Et trover atempreemcni, — 16 Ne sai por coi nus sctravaut 

& Mais que de loer seulement Por cose qui fausse en la fin; — 

Celi qui a honour enclose. — Mais^ la tiu DJx mist tant de fin 

Çou est la letre, mes la glose ComenremperemsdeRome,.,, 

Puet on aiomcT faussement 

EracUs (Bartsch et Homing, col, 200) = : 

Ope que li sire s'en reWeni, v Ainçois lor tiennent por çou 

4760 De çou lient plaît dont plus (pais 

[li tient; 4772 » Q|ie ÎJ meîsme sont nuu- 
Enquiert Erade se 11 sel [vais, a 

De leeoM el mont que plus hei D'un et d'el vont tant devisant 

S'ele est encore traite a fin. — Qp'il vont ja Rome ravisant, 

4764 o Sire u, fait il, n dès hui matin Et i vïenent ainz qu'il anuite. — 
« Fu le cose parassomte 477^ Ot est la dame en maie luïte 

p Dont i'avrai nialc renomée Qji'ek a si failemcnt erré. — 

■ Et a grant ton, maïs men- Trestuit II uis sont desserré. 

[çoignicT Entrer i pueent cil et cil. — 

4765 • El jangleor ei losengier 4780 Tost i entrèrent plus de mil. 

« Héeni adts ceus qui bien C'on voit moût volenticTï. por 

[font. — (voir 

" Ja des malvais ne mcsdiront, Cose deffendue a veoir. 



1. Ceiiedemièreopinionest celledeM.Fcerster(/;/fu»/Cfl;iJFi-/^™ri, p. 1^ 
et suiv,), 

2. Les chiffres placés en marge sont ccuk de l'édition de M. Lûseth. Ils 
ne sont pas réguliers : le chiffre pair devrait correspondre au second vers du 



LE COUPLET DE IJEUX VERS t$ 

Raoul de Houdenc, qui composait un certain nombre d'an- 
nées aprts Chrestien, fut aussi un novateur. On peut ne pas 
aimer son style : on ne peur nier qu'il avait son style à lui. 
Raoul de Houdenc brise le couplet plus encore que Chrestien, 
car, plus que lui, il pratique renjambement, soit d'un couplet ii 
Tautre, soït dans le corps du couplet. Je cite les premiers vers 
du morceau du Songe tTaifer publié dans le recueil de Barisch 
et Horning, col. 241 ' : 



Ce li dis et bien le savoie; — 
Et ]on si démodai la voi« 
A Enfer la grant forterece. — 
Enire Larrecin et Yvrcce 
MoU volenfiera m*ont convoie, — 
A lor pooir m'oni avoïé 
Et dient ; • Plus n'i aiendtas : — 
Par devaat Cruauté tendras 
Droit a Copegor^ ta voie, — 
Et d'ilueques si te ravoie 



Avant, ei saches sans abet,^ 
S'a Murtreviïle le gibet 
Pues venir, bien avras erré. -^ 
James le grant chemin ferré 
Jusqu'en Enfer ne lesseras, — 
Mes si droit avant t*en iras 
Que luesvenrasen Enfer droit,» 
Molt me conseillèrent a droit 
Yvrecc ei Larrecins etisemble.. 



Inutile de continuer : on voit que tous les couplets sont 
brisés. Prenons le début de Meraugis. 



Q^i de niDoier s'entremet 
Et sou cuer et s'entente i met, 
Ne vaut noient quanque il coDtCt — 
S'il ne met i^estude en tel conte 
QjiitouzjouTï soit boDa reiraire ; — 
Car joie est de bon' oevre faire 
De rnatire qui laaz Jours dure : — 
C'est des bous contes l'aventure 
De conter a bon comeour, — 
Cil Mtre qui sont rimeour 
De servantes, sachiez que font ; 
Noient dient car noient n'ont. 
Leur estude et leur mottqu*ildlenE 
Contredisent, noient ne dient 
Point de leur sens, aini sont de ceus 
Qjiï tout boivent leur sens pat eus. 



Pour ce Raous de son sens dit 
Qu'il veut de son sens qu'est petit 
Un novel conte commencier 
Qïii ^ra bons a anouncier 
Toui jours, ne jamais ne morra; — 
Mes tant com dsi siècles diirrj 
Durta cis contes en yrant pris : — 
C'est li contes de Mer^ugis 
Qpi fist les faii que j^: raconi. — 
Mes s'au conter ne vous mescont 
U n'i a mot de vilonîe, — 
Ainz est contes de courtoisie 
Et de bïjx moti et de pUisani. — 
Nuls, s'il n'est coriois et vaillant, 
N'est dignes du conie escomer 
Dont je vous voil les moi^ i:onter. 



couplet, La faute vient de ce que l'éditeur a admis trois vers sur la même 
rime, après le vers i8ïo. 

T . Œ Scheler» Trouvères btlges, nouv. série (1^79)» P' iSS- 



20 



r. U£\eR 



n n*cst pas fiors de propos de Tcinar<]ucr qijc Rioul, iLitcur 
de la yt*içf*uw ilf Raguhirl, pratique le ni^Tic gtnrc de vmiti- 
CûcioD. U n'es; piï bcioiTip pour s'en coiiTiiRcrc, lic lire loue le 
poèdï? tiiQï rèdiDon $i défectueuse d'Hippcau : il sutBt de 
jciet ks yeuK lar le ffit^meni que j'ii puhNÔ Tan passi' ici 
fnûiDf'. C'est une des raistms qui ne portoïc ^ croire, cor- 
traÏRiDcnt i une opink>Q> du rc^tc bien ï^iblemcnt appuya, 
que le Rjtoul de b t^engeance Ji Kaguidtfi n*eM pas ditî^trcfU de 
Rjiotil Je Hotidnic. 

On peut dire qu'au xtti' sîèele Tindividualité du coupi 
n'cxmc plus. Il n'est pa» téméraire de suppoMrr que riufiucne 
de Chre^tîen et de Raoul a contribua a introduire et X répaDdre 
cette îanovaùoiï, car ce* *lcux trouvère* (uraîsvïu avoir éié 
l'objet i*uncêujle ^mir^don. Ccoiitoiis lluon de Mcr>\ Vau- 
leur du Tt^itmaifin^t Anit^-risS (i31)) qui Itii-mime brûe le 
couplet autant que Raoul : 



Uc \\\ Hu^ou ik Mch 
Qpî ■ gnni pnoc Ait cM livir, ^^ 
Cor n'owii p» prn:(tiT 4 Jcâvcf 
Le bcf lfin{oi« j ton uleat ; — 
Ctf dl qui uointoi Jvuii 
ËD ont cboîn «Hite l'editt . — 
Pot c'ot «me oorc moini oljic 
Et pk» fu fcirtr J BChnvr. ^ 
Molt mil gmi pdue « odtlver 
Lods iLiiOUL etCKRTlEW; ^ 



Qïi'onqucs tn^uclic de ctcnien 
Ne iTut ti bira CDm U diwicnl ; — 
Mi3,qLiiatqu'i1 J^Hrcnt,îIprc»oîcoi 
Le bd Irjji^cti trcuoat 3 pUIn 
Si Oïm L1 |«jr vciutl à EEum - 
Q^*aprH fus tien onr rien gucrpi^ ^ 
Se j'«i tro^^ «ocun cspi 
Aprèt b mjia da btunt ouvrûn 
)f I'm (bof DiLolt volctnicn. 
<ÊliL Ttrb*, p 104.) 



Je ne prétends pis qu'au xiti' sii^le roui les auteurs de 
poc^me» eu vers octosyllabÈques brùcni le couplet âu&si sûunxqc 
que Raoul de Hcudenc et Huon d< Mcri. D abord, tous ne pi 
tiquent pi% l\'njambein€nr din» b même mesure. Je me borai 
ik dire qu'au Xlir a>£c1c, il ti*y a };uire de poèmes où le^ deux 
vers du couplet soicat ausit rigourcu&cmcm unis que chcj: l'au- 
teur de U rie de saint Brandant par exemple, ou chex Wice, 
On ne saurait^ ^nn témérilé, établir une r^le gpfnénile ^ ehaque 
ouvrage est 1 cxamiocr à part. Voici irot^ poèmes composés 
& peu pris k b m^nc 6poquc : le Doi^^patiw^ de Hcrbcit, com- 
pote, ou du moiot achevé, sotu Louis VIII ', l'Hisioire de 

I. ICdHUi«. XXL, 49> 

t^ Ch Paris, ibm U ^jAAc dirondo^çot qvl ftli hJic A wa .Ujur^J, pb» 
» poAaat ■ vftt laio •- BIjù tMiMur, M. de Nonuî^iaD, «i J'iutn» 



LE COUPLET DE DEUX VERS 



ZI 



Guillaume le Maréchal, vers 1225, et la Violette, de Girbert de 
Montreuil, qui est i peu près de la même époque. Ces trois 
poèmes ne se comportent pas de la même façon en ce qui 
concerne le traitement du couplet. 

Girbert de Montreuil brise le couplet à peu près aussi sou- 
vent que Raoul de Houdenc, bien qu*il n'ait pas du tout le 
même style. 



Sens de povre homme esi pots pn- 

A painnes esi autorisiés 
Jamais qiu hom s'il n'a avoir ; — 
Nonporquani je pria miei savoir 
Cavoir. Avoirs est losc faillis. — 
Assés cost est UQ$ hom salis 
De grani ivcài en la provene. — 
Ja puis ne U ert porte ouverte 
Volontiers. Qpand il vient a court, 
Erraumeni arrière racourt 
Force Ton ne l'i laisse entrer. ~- 
Porchou vous voeJ dire et mousirer 



Qiie qui riens n'a vils est tenui 
Ht les riches mal venus ; 
Mais qui sens a, c^est avantages; 
On dit assés tosï : Cis est sages. 
Main^ hom a petit de savoir 
A gaaigné maint grand avoir. 
Pour chou me voel )ou eniremetre 
D'un plaisant conte en rîmc mètre ; 
Puis te scienche ai ei tant vail, — 
Ja ne lalr^ii pour mon Lravail 
Que je ne die auchun biel mot ; — 
El se auchuns mesdisans m'ot... 



Dans Dohpatbos, le sens s'arrête plus souvent â la lïn du cou- 
plet. Il faudrait lire cinquante ou soixante vers pour trouver le 
même nombre de couplets brisés que dans les vingt-quatre vers 
de la Vident qui précèdent. Naturellement, on ne peut pas faci- 
lement dresser ici de statistiques : !a brisure du couplet peut 
être plus ou moins nette; la ponctuation peut être en certains 
passages entendue de façons ditïérentes. Mais on peut du moins 
établir une proportion approximative. 

Le poème de Guillaume le Maréchal, composé en Angleterre, 
mais par un auteur normand^ ne se fait pas faute de briser le 
couplet, mais il ne recherche pas cette coupe. Je citerai comme 
exemple le discours, admirable en sa concision, adressé par le 
vieux Maréchal sur son lit de mort au jeune Henri III : 



avant lui, en placent U composition entre iiaj et 1226 parce que le 
poème^ du moins dans le texte qui nous est parvenu^ est dédié i Louis VHI. 
G' Paris pense que le passage relatif à la dédicace est corrompu, et par 
diverses conjectures arrive i placer la composition entre 1307 et 1112 
(Aomdïiid, II, 497, note i, et 500). La question ne me paraU pas définitive- 
ment résolue. 



22 P- MEYER 

QuiTît ce fu frit, issi jvint 
ifk^.l OiH^ Il rcîs & [i logar vmt 

1-. autres haui lionimcs o ol* 

Qiui nioll se lindrvnt angoîs- 
[sos. 

K H Marcschals se Ic\a 
I R<i6R Sor siin coiv & si ajwLa 

1.C reï c par la maàii le pri&t, 1S084 

Vojiu u>i. & il Ifgai dtst : 

fl Sïn\ je iiic sui porpcnrf, 

• Si î ai lonjrcnicni pensi, 

■ IX' ^1 du»t nus parlantes 
fier : — 

a ]o vuil nwn sei^or et bii\- 



t!ky;i 



a Daminedeu, 51 je unques fis 

[chose 

SoSo p Qui li pleûsi , c'a la parclosc 

a Vos oiieït que prwlom 

[selcï ; — 

« ïï se c'est qu'os vos aveiei 

" Aprâs akun feton ancesTre, 

■ U qu'os uutreteLs ^ijitliei 
[csire, 

■ Dun[t] pri \t Diu le fili Ma- 
[rie 

« Qu'il ne vos doini ja IcMnge 

[vie, 

K dont que vos murrier an- 

[cds. 

B lîn la main Dcu, eti fjpos- lîkvSS — Anien. ■ cercspondili reis- 
[toirr» liant Jevani Lui se leven^nt: 

lS*>^ » I'* en b vi.iJtrv\ c*esï b viiire, Congié priitrent, si s'en 

« Qui eu son liu esies id, * — {alerent. 

Al reï disi : « Sire, fc Jeprï 

Aillciifs, pjr un sentiment naturel tlu nthme, plutôt que par 
une recherche jnisrique, on voit les couplets se succMer un 1 
un, isoles les uns des autres, la phrase étant cûmplt^te en Jeux 
«r^i, d où H r^Ssuhc une sinjEuh^re impression de gra\ïté. 
Ainsi, dans ce (ussaj^^ tiré du récit de la mon du MarèchaL Le 
r^eni du rv^yaume d'Ai\i:leierTe vient de prendre Thabit de 
templier- 



A la vv*nîe>A' iiî^t \i vïîcr.s 
lS;N* Qui :: t J !■ an* & J*<i ^ ^rtî ; 
» IWl'j'^xic. Oî nw S^^scTiti* 
A Cj: ^a îîïvS jt\i\ --.•*: t^\ fir- 

iSî*; 1! pV'ra « fJy^a, 






Sirr< 



ru:t ^; i^ 



j:er:i ^u: 

.' k'îct" ^îj^î i:jel 



IS;7^ De pi;x p« ce qî;e ù v^TMit. 
Le nun^el TiH awirï pncnJre 
E k\ iin devani le: es^erslie; 
Ses r«>s ^u:. î'.cc e^eeTît 

ïS!^> Fr.^iron lu: tr^-' -^ »oei- 

(e=t. 
Nus 7W 'a^t îVW:: eT^oett 
iVnî il s*s ?ei*; c^xivrî^. 

iSîSj St ^-je : «v^-iT:: la c.'^tessc 

Oa: i^u'> '-o^ ^oc^îCJri.'ïWf 



M^roe che-' des eNrrA-ains ^u: 



fTi ^Tïeri. iuc\;:^ soua 



3e ù::^ coi::cidcî la T.Ti de leurs pixrases avec ^a nz d'un co 



LE COUPLET DE DEUX VERS 2^ 

pletf on Trouve souvent, surtout dans des passades ayant un 
caractère Sentcncieui, des suites de couplets parfaitement régu- 
liers. Ainsi Guillaume de Lorris : 

Grint foîe en ton cuer denienraâ Le feu qui Tart ei qui J'alume, 

De b biauié que tu vems; Qjjant il le feu de plus prés $ent 

Et saches que du regarder Et îl s'en va plus apressani. 

Feras ton cuer Erire et larder^ Le feu si est ce qu*il remire 

Et tout aàés en r^ardaut S'amie qui tout le fet frire. 

Aviveras le feu ardanl. Quant il de H se tient plus près 

Q^i ce qu'il aime plus regarde. Et il est plus d'amer engrés. 

Plus alume son cuer ei larde; Ce savent bien sage et musart : 

Cil artf alume et fait f^amet Qpi plus est piès du feu plus art. 
Le feu qui les gens fait amer. . 

Chascuns aman* suii par coustume ^Ed»^ MÉou, w. 2,50 et suiv.) 

Mais cette régularité est exceptionnelle. 

J*ai cicè de préférence des poètes d'origine française, mais 
ceux d'Angleterre donneraient lieu aux mêmes remarques, sauf 
quelques nuances, La modification du couplet n'est pas aussi 
générale outre Manche que sur le cominent. Nous avons vu 
qu'au milieu du xn" siècle GeofFroi Gaimar ne brise le couplet 
que très exceptionnellement. 11 en est de même encore, à 
la fin du XII* siècle, dans la traduction de Prêtre Jean par 
Roau d'ArundeL Mais au même temps les couplets brisés 
deviennent fréquents dans les Miracles de la Vierge par 
Adgar dit William '. On pourra le vérifier dans les extraits 
que i*ai publiés de ces miracles dans mon Recueil ^anciens 
itxtes^ partie française, n" 24, Les deux poèmes de frère Anger 
de Saînte-Frideswyde (Oxford), la version du Dialogue de 
saint Grégoire, achevée en 1212, et la vie de saint Gré- 
goire, datée de 1214, présentent du même fait un bien 
plus grand nombre d'exemples ', Mais Pierre de Peckam, qui 
composait sa Lumière as lais vers 1267 *, est assez fidèle â Tan- 
den système. C'était du reste un piètre rimeur, Robert de 
Gretham, qui devait composer vers le même temps, et qui a 

t. On place ordinairement la composition de ce recueil vers 1160-1170, 
mais c'est trop ïôl. 

a. Voy. uû morceau du Dialogtu dans mon Recueil^ partie française, 
af* 33, et la vie de saint Grégoire dans la Romania, XTT, 153 et suiv- 

^. Voy. Romania, XIX, 168^ pour ladate. J'ai publitî des eKtraiis du poËme 
ibid.^YUl, p8 et XV, 188. 



24 P> ME\TR 

un peu plus de style, fait de même'. H faut ici considérer 
non pas seulement les époques, mais surtout les milieux lit- 
téraires. 

Les couptets de vers de six syllibes, assez rares comme on 
sait, ont suivi le sort des couplets eu octosyllabiques. Le Lai 
au cor, de Robert Biket, est attribué par son dernier éditeur, 
M. Wultf, au milieu du xii' siècle, opinion à laquelle G. Paris 
a donné sa pleine adhésion'- Est-îl vraiment aussi ancien? 
J'en doute. On y remarque quelques couplets brisés : 

IL fu fiii d'ûUQni» £ le cor destina 

Onqucs TIC VI si gnmt Qye ja hom n*i be^Ta, 

Ke si fort ne » bel. — Tarn seîi sages ne Tous, 
44 Desus ouf un ancl i^fl S'il est cous ne gelous^ 

Nedé n argent ; — Ne qui nule femme ait 

Escheles t out cent Qui ait fol pensé £ui 

Pçtîtcics d'oT ffin : — Vers altre que a lui, — 
48 En Le tens Cosientin 3)) Ja IL cors a celui 

Les i fist une fée BdvTC m soferra» — 

Qui proz est e senée. M^ sor lui cïpondra 

Ce qu'on i avra mU- — 

Ccst cor Est une fi^ Ja n'îert de si haut pris... 
324 Ramposnose e imïe, 

Je conviens toutefois que ce genre de coupe est rare dans le 
poème, et il faut aussi considérer que Tauteur composât en 
Angleterre- 

11 existe d'autres poèmes en vers de si:c syllabes ou rnaîté au 
couplet est moins respectée. Je citerai notamment l'histoire de 
Job^ et le dit des Tisserands^. Au contraire, dans la fable de 
la corneilles qui n'est put-re que du milieu du xm' siècle, 
b tin des phrases correspond toujours i la tin d'un couplet. 

VéritieT la constimtion du couplet de deux vers (six 
ou huit svliabes) depuis le commencement du xni* siècle, 
ce serait me condamner à énumérer des centaines de compo- 

I. AwuBTj, XW 398-so^ 

3. Rivunij. XXIL îo>, 
î- Rfmanû^ XVIK 589. 

4. JuHiuL LtUrt au dir^itna 4f TArtiitf U-v:h^^t h- mj . âf U hîMiNhf^ et 

j , Mon Rf*tifii. funie irany^s^. n<-^ ; 1 . 



LE COtTLCT W OEta VT.nS 15 

MDoAï, pCHiT amriîr i comutcr ^uc ilatis tourte le coiipïet »t 
plu^ ou iiuiins MHjvciU bii^. je nie borne 1 djjc que JaiH 
aucuc^ des EkidcHcs <!c AV/Mrf, d^ns tuam fdbliitj, dins tucu>i 
roman d'aventurm du xrr sîècte, le couplet nVt construil à 
b £m>n ancicnrie. Un grand nombre de vïes de oints en vert 
oooayllatftqu» vyiii dAtn le m^mc c^ \ Il est plus utile de 
mctiûonner ks portes, en bien petit nombre, qui» aprè* le 
xir nii;)c, soivcnt l'arcicn u»ge. Ce «oiii> 1 ma connaUsincc ; 

Simnn, auieiirdii pitètne dL-\Tipis eiincini% de 1 linmiTie. que 
}e plice pjir conjeciurc au ccmatencemcni du xin' nïtdc. maU 
qui p«ui remonter au xti' ■* 

L'histoire da roi Derenoî, dont oti place [a eomposiiion vers 
t23) S ti]ïî% qui ptur ^in: pln\ ancienne. 

Robert de BLùs, qui ccmposjiit au inilicu du xm' sïOcLc. 
De temps 1 autre, ce po^te briie le conpTct, mais rarement. 

L'auteur du poimc en l'honneur des femme* qui a àié publia 
succcsvvemeni par Tli. Wright^ et pr M. G, Rayn.iud ^ 

V. — LE coi/purr oass i?s pièces oramatiques 

Il y a quelques remjrquKï Jh h'tt; »it U fjçi>n donc lev cou* 
pictn le deux ver^ sont rèpanîs entre Iciinierlocuieun iLm\ les 
compositions dramatiques. Nous avoiif vu plos haut que, dan» 



K Vi.1 Cittnplc 11 \T€ di iûaî Alnii puHîifc dto^ le (. VIII ic h Rù«uiiia. 
G. Pjrît MvaSn J'^iill^iirt fiuwrr^ pis d'uitrr^ pn-iri<j( i]L]>11r rv pnitviii ;tvi-hir 
M «oaspct^ ivkRl U im du »l< ù6:]c f f^, 166) ; b via Je uint L4drcci, 
^o) ne p*<ii >ijf[inemrm pcmamcf au xii* li^lc. tcmmp k prfTcnd relieur 
(h. Stkâtrhritka)i 11 i^C Je ïiint Domlnir|iit (iî.yrtaniJ, XVII, 194); 1c» 
minhdn tle Mîm Flciî pEihftiS pjr Priori i^lVCacrït^n, la vîr ilr ^JÏiil Martin, 
ptf P^«D Giiiïacu. ob U tendance A briicr le ci^upln CM irH miri^uéc^ 

ï. VoiroMWXke, iEdinutM, !CVt, t. 

) Cot Udxe çtopcnbr pu le n^iLivrl Mïteur. M. Orprn (voir Jt^mnmc, 
XXIi 44S)' AvMU ks, oa plAçui lacâmpohrilcn Je œ poÈni« vct« M9O: voy. 

4 -ifvdMa Knvrbi, p, 97, C'oi la pito qui commence par 0(. ^f^r, 

\. IM vmwjH (fâ jUt frmmit publia pour la première folt (U. Hfyniud 
n^a pal comi r^itiori qui a pré^iU L tienne), iâfi6, 1ii-:j, i( p^fcs 
(pubBuiliM non aoîK ^lu I« couoicrcc, raîM i l'occasion du imrûgc 
du rcgrtiDâ Julien tldx^). 



26 p. «ETCt 

le Mystère d'Adam ei dans celui de ta Résurrection, la Bn des 
phratct correspond régulièrement 1 b un Jet couplcu. L'ippli- 
ciiion de cciie r^lc ct>i»|x»ric, ci; ce i^ui cunu^nic I4 diviiilu' 
tiori do vcra entre les lOtcr locuteurs, plu^cun» ci% qui, en 
somiDc, peuvent se ramener â trois : 

i'' Chaijue interlocuteur prononce un ou plusieurs couple». 

f* Chaque interLocutcur prunonce un ver? ci Ie:i deux Tcr» 
forment le couplet. 

}' Un dcj interlocu leurs ^rr^tc son discours au premier ver« 
à\m couplet ec Tauire répond p^r un vers qui complèrc le cou- 
plet. 

Telle tu U r^|*lc pour les plut anciens drames. Mais» au 
XJii* siiclç d^ja, la r*(çlc est que !c premier ioterlocuteur ler- 
tnïne par le premier vers d'une p.iiit;, ïc .M!caml interlocurcur 
continuant par le second ^ixr» de cctie poire. C'cK ce qu'on 
observe àms les parties ai ven octosylla biques du inimcic de 
Th6?philc par Kurctkcuf, dans tes pièces dramatiques de Je^o 
Bodel ec d'Adam de la Halle, dim la farce de T^veugle et du 
cardon, et d'jne fai^on plu% <ni nioiiu coiïuinte, dans toutes les 
conipciiiions dramittqucs du mo><cti A^e qui sont» en louLité 
ou m partir, en xtr% octo^lbbîque« '. 

Vl. - U COUPI.ET DANS tA POfôSlH PROVENÇALE 

Je n'ai point piHé |usdu*iei du coupki de deux vert dans la 
po6sie |>T'u^ençale. Les Esîls que uûds y coci5taiert»i.% loni cru 
accord A^'ec ce que nous nwon^ obsiori dans la poésie fnm- 
çùse. 

On Kiit qu'en provençal il eiisic un nombre rebtivemmi 
considérable de poèmes en vers de ûx fi>Itabics, rîmaui deux 3t 
deux, cette forme ayant été pjnicuiii-nrmcni emplo)'^ dans les 
tnofibamfmt et souvent aus^i dans des épitres JLdfcï«e^ par 
cerulns troubadours 1 de (grands persorini^. Mib, en delvors 
lie ta poésie de cour, le ven» de six s/ttabes 1 nmcs accouplées 
a été usité dins des compositions S l'usage du peuple. 

Le plus ancien poète provençal qui en ait fait usage est, si 
le ne nie tr<»npc, Garîn le Biun, dans son atvnlvmat. Gmn 



I 



I. V07. Pcdi ic JolMUe. £m UyàUm. h a??- 



LE COUPLET DE DEUX VERS 2? 

composait dans ta seconde Tnoiriè du xii' siècle'. Il traite le 
couplet à Taocieûne manière ; ses phrases, en général assez 
courtes, se terminent toujours avec le second vers d'un couplet ^ 

11 en est de mÉme d'Amaut de Mareuil ^ et d'Arnaut Guilïiem 
de Marsan^, Tun et Tautre de la fin du xei^ siècle. Les phrases 
sont plus longues que chez Garin le Brun, mais elles finissent 
régulièrement avec le second vers d'un couplet. 

Au contraire, dans Vensmhamen de la âon:^eUa, par Amanieu 
de Sescas% les couplets sont très souvent brisés. Je cite les 
premiers vers du morceau inséré par Bartsch dans sa Chresto- 
mathù : 

De vosxr'csguâitnen En bon^ ch^ptencnsa 

Vosnun, cam al mostier Ec'am faîtz de pljzemj 

Seretz per lo mcsticr Sîaiz per loï[i] giaiida. — 

E per Li mess'auEir — Enpero s*3i ichîâa 

Qpels huelhs sapchatt Xcd'w Vol deguna sobtz, — 

De fobmen gardar, — Lan c'ai seb n'ajatz 

Mas je» vas l'autar El ab sels quel voldran, — 

5l gandïr y podetz» — E ao sobrcguaban, 

E lay no bastiretï Qije tome ad enuey^ 

Pailamen nt cosselh, -^ Ab naiiza ni ab bruey. 
Qji'ieu pd vostre sen velh 

Nous avons de Guiraut Riquier un grand nombre de pièces 
en vers de six syllabes, toutes daiées, la plus ancienne de 1266, 
la plus récente de 1282. Les couplets y sont peut-Ëtre moins 
souvent brisés que chez Amanieu de Sescas; toutefois on n'y 
remarque aucune tendance à taire coïncider la fin des phrases 
avec le dernier vers du couplet. 

On peut en dire autant d'At de Mons, qui composait dans 
la seconde moitié du xiii* siècle. Il ne se fait aucun scrupule de 



1. Bartsch, dana le Jahrb.f. rom. u. ejtgl. Uteratur, 111, ^99. Cf. Rfv. ihs 
1. rom., 4* série, III, 409, 

2. On en fera aisément h vériflcaiton sur Le moreeau assez long publié 
par Bartsch, Chrest. prov., 4e éd., coL 89 et suîv. 

3. Ra^ûi es e mesura, Raynouaid, Otoix, IV, 406; Mahn, St^crte, 1, [76. 
Tant m'aMis tm plat\, Chabaneau, Rcv. des L rt>m.^ j* série, VI, S 5, 

4. Bansch, Provenyxlischei Ijwbitch^ p. ip. 

5. Bartsch, Prov. Lath., p. 140 ei suiv. ; fragment «ian^ la Chrtst. prm/-, 
col. }39 CI suiv. 



i8 r. wm 

fcrltcr le couplet, aiu&i bien dans les pièces en vcn de su syllabes 
que â^n\ celles m ren de buîi. 

1^^ prcjT)i<rrci dci pièces religieuses corucr^*^ dai» le ms, 
de Wolfenbottel ' mmii auuâ en vers île sb sylbbes. Les 
phrjiei y hmu couples una soucî du couplet. L'auteur de ces 
pa^iet iuii iulirn. 

Un poète catalan de Iji ftn du xtii* tiède, qui connpouÀc en 
provonçil, Scrveri de Girone, i emplo)^ de U même là^on le 
\vn detîx ayllabci'. 

Ver?t le même temps, R;iimon Periui emploie de ccnips en 
temps lei vers de m »yllabc> en pciirci dans ix Vtc de sun; 
ILmofit, où il i'e«i plu à inontrcf ha doxrériu i nunlcr des 
ryiliMio dilTtr4*ntv. Il ne pinli pa* s<r préoccuper de ï endroit 
où ic lermiTiefU ses périodes qui ?foiit souvent fort loa^ucs. 

Tou» les poèmcit que noua venons de passer en revue sppxr- 
lienncnt, unon S In poèfic de cour, du moins ih ur»e poésie 
aiBC/ rjllîn^^ Miis 1r vers de six sylEibes a M eniployè dans 
de» compoMiions r^dij^ècs pour I'u^^rc do peuple en un lan- 
Ri^e simple et cii courtes phrases. Ccsi ce que nous consta- 
tons daiLs une vie liseï courte de toint Jean-Bipiiscc qui se chan- 
uil i Pèïi^ueoA U veille de U fêle du ^alni. Cniv pièce, qtiî 
ippir kndraiu selon M. Chabaneiu K au xn" si6Jc, qui n'est 
peut-être même pas si ancienne, e^ mal rimèe (il y a parfois 
4 ou 6 vers sur h même rime, et d'iuircs fois la rîme &i loui 

I fiii ineiiactc), mais le rythme c^t très fortement marqué, les 
deux vers du couplet sont toujours 11^ par le sens, et U phrase, 
irè* counct finit régulièrement *\xc !e second \«rTi du couplet. 

II faut \x>ir IX non ptiint un retour à l*ancJni usa^^ i^tais b 
om[tnuatH>n de cet usj^ daiu la poésie composa pour le 
peuple el spècialcsncnt dans la y^)éùt chantée. Notis co<i5Ute- 
tocit tout 31 l'heure le même fait i propos de cenainei pièces 
ea vers ûctos^lUbîqnes. 

Le vêts de huit syllablcï ï rimes accouplées est. en provcn- 
çil, celui qal 4 4té le plus ordinairefueni emplo^-é pour les 



I, Voy. cMrnuft. p. imm S. 



LE CCWPLKT DF. DEUX VHKS 29 

romans d'aremurcs, pour les vies des sitnb ce juircti i:cuvt» 
d'^Acatiofl, pour Iv^ potmcs did^cii^urs, pour ks my&rî-res 
drunoii^iirt. î^ même fomie i ct^ ;ido]ifi^' pour tics wlilts 
d'^imour et pir certains atjaihamfns. On n'en 4 pJ5 d'exemples 
aoi^ncurs il U fm du siT* siècle. 

Le pluEjncien scrm le «alut d'imour de Kimbaui d'Orange \ 
Sâ rautltcntîcïtè en ét^tît axsuréc. M.iîk on pnit douTcr de rnEirî' 
buiîon d*unc piicc qui noui a £Ef cOn^rv^t pir un iicv\ mAïiu- 
scni'. Du reuc, li vcrsiliuûOQ a le caractère anckn. Lei 
phrases ïoiu longues maïs (c icrmÎDeni régulière mène avec k 
aecond vers «l'un couplet. 

Il y a, parmi les poésies de Guilltrm de Bcrj^ucdan, jdc lettre 
en vtrs 4g huîr sylbbcs ()ui est une consulutîon ndrcssâe à un 
ami sur une ^^uniîcjii ^imourcuM-, I :i r^pocisc lie Vim'i est en 
vcts dt six sylbbcs K Les deux pièces sont en couplets cou* 
scnriis selon Tusa^c ancien. 

Dan» h Ëtblc de Peire Oirdin^l {Una kiitsat*') <\\û a 70 vers, 
on compte 1 pdnc dcu^ couplets brîs^. 

Amaut de Maru-uil a fnit quatre saluts en vers oaûsylU* 
biques ■• 11 s'y renc^itre un petit nombre de couplets hmH* 
On peut en dire nutan< du a cong^ 0. Zbmnfi f^ />r^n ^cn/at Jr 
vos, iitiîbué p:u un mv h. Folque^ Je l^um^ins, ci p:ir un auire 
A Poofl de Qiapteutt'. Au contraire, Il!5 Jl-iu s.iluts d'Amaaicu 
de Scscas^ n'observent aucune tiglc en ce qui coiicemc b coupe 
des couplets, Lrt cpltrcs en vers octosyllabîi^ues de GuiriuE 



puWpvGiOtaiMtbcr. ^fiA. /. i, Aih/. Jf^ irn«vA 5>rfddwi. XXXV, lof. 

3. Buruch douic^uv c* talut «oii WHubleniait df R, 4'Orangc ((^rua- 
«W«, S J9, p. 40). 

î BwtSf h, /4i>rt. /. Km. ti t^K lu,, VI, IJÙ. 

5, Utta (Cri ^:« isn ta al par ftvi put) iK At» KiynoudfJ, Oioix, 11, 
aja.^tdâatMKU'y. J.JW. murftn Sfr., XX>UV', 4X9;U 3o;9aJ (XAj'm 

iik*«ti t4Umj)» U y a un fr-^mcnt lUiii lU^vot^UA^J. V. .17. i^piyjJuii Jilj> 
UjhD, W'jTftr, I, i74:teii«fnnTfl4^dani li Rn:<^il rom.. y$Aric, VI, 6(i 
k ^utrifttic (iXmtf If f fur tt> />ii/ jivr) cii publî^^ Jini b Hn. drs /. fiMt,, 
ît «trie, W, éo- 

6. fUvnoutfiJi Uk. rsMH., I, 4^9; Mitba, fKfrir, 111, lor 



JO p. MEYER 

Riquier' présentent la même proportion de couplets brisés que 
ses pièces en vers de six syllabes. 

Entre les ouvrages provençaux en vers oaosyllabiciiîes qui 
restent à examiner, plusieurs observent U règle ancienne diaprés 
laquelle la fin des phrases doit correspondre à la fin d'un cou- 
plet- Et ce ne sont pas toujours les plus anciens. Je le montre- 
rai tout i rheure. Mais d'abord j'en donnerai la liste ; 

Le poème de Sénèque'; 

Blandin de Cornouailles » ; 

La vie de sainte Enimie * ; 

La plainte de la Vierge ^j où l'on observe quelques infrac- 
dons à la règle; 
■ Les sept joies de la Vierge*; 

L'évangile de Nicodème' ; 

L*év3ngile de Teufance (les deux versions) '; 

Les deux vies de sainte Marguerite '; 

Le roman d'Esther. 

La version de Tévangile de Nicodéme, les deux versions de 
Tévangile de t'enfance, les deux vies de sainte Marguerite^ sont 
des poèmes de la fin du xni' siècle, ou même du xrv siècle. 
Malgré leur date relativement récente, ils suivent un système 
de versification qui, en des poèmes plus littéraires du même 



T, Maho, IVerkt^ IV, ïO\ et sgiv. 

2, Bartsch, DtnhmaUrj p. 193 tx suiv. 

}. Roniania^W, 178. 

4. Bartsch, Dfnknneler, p. 21 5 cl suiv. 

5. Aitprovfn^aliiche Maritnklagt d. XIII Jahrhufidn-ls... hgg. von D* W. 
MushackCf 1890. 

6. Suchicr, Û-Ntwwifr, I, 85 et suiv. 

7. Jbid-t ], I et suiv. 

8. L'une esï publit^e dans ïes Denkmjla de Bartsch, p. 370 et smv. ; 
l'autre esi encore incdiic en grande panie, maïs an peut voir le$ extraits que 
fco 3.1 donnés dans le Bulletin de la Soci^KÎ des anciens textes, 1&75, p. 77 
et suiv, l[ a existi^ une Iroisiëme version, dont Rïynouard possédait un 
manuscrit quMI cite dans son Lexique roman (voy, Romûniaf XIV, T07), 
mais ses citations sont trop brèves pour qu'on puisse juger de b versifi- 
cation^ 

9. Cclie publiée par Noulct (voir R'itnania^ IV, 482), ei celle dont j'ai citii 
le début ei b En id-m^^me, JCIV^ ^25. 



LE COUPLET DE DEUX VERS 3 I 

temps ou plus anciens, était abandonné. Cest qu'ils sont 
Tceuvre d'Écrivains médiocres, mal habiles i conscruire de 
longues ec élégantes périodes, ei qui, d'ailleurs, conuaissaienr 
trop peu la poésie des cours pour en subir l'influence ' . Cette 
dernière observaiioQ ne peut guère s'appliquer A l'auteur 
inconnu de Blandin de CornouaiUts, qui devait avoir h tûte far- 
cie de récits romanesques. Mais, comme écrivain, il n'est guère 
au dessus des pieux rimeurs qui ont traduit des légendes reli- 
gieuses. Qiez des auteurs qui faisaient les vers pour ainsi dire 
machinalement, la préoccupation de la rime dominait. On pen- 
sait à trouver la seconde rime du couplet avant de concevoir 
une nouvelle idée et de commencer une nouvelle phrase. 

Les poèmes que nous allons maintenant passer en revue 
appartiennent à une littérature plus distinguée. Dans tous l'an- 
tique couplet est plus ou moins brisé, soir que la poésie du 
Midi de la France ait eu, comme celle du Nord, ses réforma- 
teurs, soit plutôt que le contre-coup de la réforme introduite 
dans les pays de langue d'oui par des trouvères illustres se soit 
fait sentir dans les pays de langue d'oc. Mais disons bien qu'en 
général le sentiment de la construction originelle du couplet 
se maintient mieux dans le Midi que dans le Nord. 

Nous venons de voir que les légendes pieuses, composées 
pour le peuple, conservaient généralement l'ancienne forme du 
couplet- La règle n'est pas sans exception. Le couplet est brisé 
de temps en temps dans la vie de saint Georges^ qui parait 
tre de la tin du xni^ siècle, et dans la vie de saine Alexis ï qui est 
de la même époque. 

Les demt poèmes en vers octosyllabîques de Daude de 
Prades (premier tiers du xiii' siècle), les Oisiaux chasseurs* et 



t- On pourrait aussi supposer que ces piirces religieuses éraient destîm^es 
i cire chanltes, comme la vie de MÎiit Jeao-Baplibte mentîonniîe plus hauï, 
et il est certain que Le rythme musical devait contribuer d maintenir l'iiidO- 
pendance des couplets. Mais ces pt>imei sont trop longs pour avoir lîiiî chan- 
tés. Je crois qu'ils onl été faits poui ^re lus ou ri^cités. 

2. Publiée par M. Chabaneau, Ufv. disL rom., j* série, VI, 2.|6; 4" série, 

3. Suchier, Dmjbnj-tT, I, 125. 

4. Monaci» Studj di fihtogia romança, V» 67. Fragment dans Bartsch, 
Cbresi. prov,, col. 177 ei suiv. 



}2 r. UEÏCB 

)cs Qualrr vrrlm cardinale ', otTrctii peu d^cxcniplcs Ju couplet 
briïc. Il ny cri pas non plu» beaucoup A\w^ le Brfviari£itmory 
qui pouruiu est Jc la fm du xiii' lî^cle, dî d^ni U itouvdle ^u 
pvrroquei, d'Arnaut de Carca^çais'. IJ y en a plus dins tes 
nouvelles de RiimoTi Vidal de Bc^.iudun >. dans fiarrvrua, dins 
Jaufri^ et surtout d;ln^ QutlUai de la Barra d'Arnaui Vii^l de 
Castclnnudiri*. Dans ce titmîçr poime, composé en Iii8, 
^»rc5quc touies les phrist% 5c ti;rmincnc avec le prcmicr vers du 
couplet. Lc3 rubrik^ues sont toujours pldcccs entre les deux vers 
d'un couplet. Cest un système- Voio un morceau îotdit pris 
vcri le milieu du poème. 



Cuîilcni BiJtTi» M3 pus rjj:0, 
Pre» concise, « woc ton cimî. — 
Qt^îm i fol Jt pclcri 

Ejc prci .j. lyul uU|CC| 
Qpan quehi qu*oin li fci bc, - 
E dûÎ4 ^ii*om l'Agucï mvr« 
AI £XvAljC<r (ffreriui 
Pcr portU * tciitor lithâl, 
Qjj'cfpTkn noubla quérir; -» 



Et en ivui \3y trop l4iif:uîr 
Per lot lo tnoti .xv. jnf t pus. - 
B pucy», qu«:i vcnc la .j. dUiu, 
l%I vole vji *ii rtrra tomir, — 
Q^Ar 1d nacc h*C vol|EUt lOlDJAr 
Que ï> rïlhA efa (ormaid, — 
H fO 611i que pcr cadcDicuA 
Er* reyt pi.T flïtnrvtnguti — 
Le aivaJicr> c* lou mojçutz 
Periou U terni tcrur,,. 



Je ne connais pas dins la poésie provençale de po^e où le 

couple! soit auwî constminient brisC, 

Kous avonf vu plus haut ^oe dans les plus anciennes ccin- 
pUMiionï diaiitatÎ4|iie^ deï pays de Unguc d*oni Ç^jfdam e% la 
Résurrecthn)^ le discours mis dits U bouclic de cliacun deï 
personnages s'afr£iait au second vers d'un couplet- S'il s'arrê- 
tait ati premier vt:rf , l.-i rt-ponte devait Ùxtt formula en un verc 
unique, i]uî veiuîi amiplétei le couplet amiinenc^. 

C'est absolument ce que nous observons dam Ica plus 
anciens mysttres du Midi (qui [ouicfois sout moîn^ anciens 



flon-n^e, 1*7^. 

a. B^rncb, CAhiT. ^rvtr-, cal, a}9 et lutv. 

}. £Ewu «Duu. Bjtttch» Prw. /^uht!>, p, 39 «t ti^. ; — fîu «fw^ in^> 
U. CW«ti. ffw., col. ai7 Cl 9iiiv. . '^ AM ùné, U. ûf^jvu^, p. 144 tt 

4. Voir moo Aïnwi^» partie prov., n* ji. 



u cocnrr dk deux vtis 5{ 

qa'WJtfm et la J&^i»rf<v/wi), h Mvdr d^nï id/nfi' jÏ^k^j, le 
Man4if€ tk U t'urgf ', U Pajsim ', et dins le «oun fragment du 
rovscère de U NaiJvité qu'a puWi* M. Chabancan », Il cst du 
fcstt fort rjic qucd^ns ces in>stK:rcs un pciscnnagc dise moins 
de dcQiE vers en une fou, et ces deux \-crs riment louioiirs 
enumble. 

Mj^^ dès le 3UII* ixHh s*inirodui[, dans leï drames fmi^^m, 
a^"c^ jciia BuJcl cl Adam d'Aïui. Tusaj^c d'atrèrcr k disci)iir& 
du premier interlocuteur ^u premier ^xrs d'un couplet, et de 
Ëiîre commencer le discoum du ^cond interlocuteur ivec le 
^reorKl ver* de ce mfiirîc coupîcï. Cet usage a i^ré adopt*^, urdi- 
vemciit, il est vuî, en provcni;a!. Je ne parlerai pas des mys- 
tères roi^crgiu r^cuinicDi d^couvens, ou beaucoup de vers 
loni dépourvus de rimes, et <^ui, par conséquent, nt- peuvent 
eiUrrf en VigiK de compte. Maïs Tu-^^tge fi.-vnçais tsi miIvî plus 
ou moim t£itulÎLremt:nt djm le nivsi^rc frit^incnuîrc des pèle- 
rin* se rcndar! i &iint'Jacquc3' et dans les mystères alpins — 
louï des environs de Tan ijoo— publia par M, Tabbé Guil- 
buoK et pai M. VAhè hay ^ 

Vn. - LE COUPLET DJ ESPAGNE ET DJ ITAUE 

L'hiïtuire du couplet n'oiTre p.i> daiiA k poihie d'Espagne 
Cl d*ItJilîe le mfme intérêt «juc dans la poésie de France, ctn c 
pcuit en tout cas, donner lieu à de longues obscrvjttons. 

En castillan , le purrnJn ai covsMt^ par de bonç critique* 
comme d'Emponation ^angire^ et il ait certain que pIttMeLir* 
des poOrne?! du moyen Ige où on le rencontre (/^ i-iJa dj- Sanfa 
Mariû Eppcùuû^ Liti^acùm de Us Sanm ft^w), soïu traduics du 
français. Il peut Jonc arri^ïT, selon les modèles suivis par les 
portes que le couplet soit bris6 ou qu'il ne le soit pjs* Les 



I. JECVMMVlt, XIV, 498 M ïdJY. 

a. M»^ donoé pjt M. Dïdoi it la Bib!, n^i.; ^ojr ator 6iLiion de /X^u/r/ ti 

î- Voy. ffcMiHÛ, iV, isf. 

4, tu/uuM£li>V«M,p.p, C Anuud, M^itMilIc, lES^. 
t. Voy AMwi£<.XUI.it4,XlV,a94;XV[I,6aa 
é. Voy, MiU y F^iUiiAlt. IV U fioraa knvlio^ptfn^ér CtsêJUnê {Kir- 
ccfatu, 1874X p. 410- 

Xiffl > 



14 ^- u£V£R 

deux poé&ïes casfîtbncs en paraïdin que M. Mor^t-r^tio 4 
publiées it y 1 quelques années djns [a St^maata (XVI, $64) 
traitent Jcs sujets qui en France; om fourni U Emsïirc lic di- 
ver^ts coinpositioni, miis on ne peut pas dire qu'lb toient 
traduits du frjn^ait II est donc înt^fessanr de remarquer que le 
couplet n'y est pjs bris(f. Le sens finit gcnèralcnieut avec le 
second vers du partado^ et d.ins U f^vcondc pi^cc, qui cç^i un 
dialogue entre teiu et le vîn, il nVrtve pa& qu un coupUt s,dM 
panade uiire deux interli^uileur^- On |>ettiraîrc I;i niémcobver- 
vation Mir k inystàrc des Trois rois mages* 

En cAuUn, non?ï avom ]:>CAUCOtip de pommes en \ci^ accou- 
pla de six et de huit ïi}'!labci, La R&tnama en 1 mty lu jour un 
assez bon Clombre^ Je n'ai remarqué nulle pan une tendance 
bien mirquée i uuintcnîr runîtè du couplet, ^uf peut-^tre 
daoï b version du Faatus (^Ker^iania^ XV, 199 et suiv.) où la 
régulante des couplets p^rAlt éire Jue i rinllaoncë excTc6; ïur 
le traducieur par rori^insE biin, où le sena est toujcurit com- 
plet en un distique. 

En lulîc, la tendance i terminer b phr^isc Jivec le second 
ver* d'un couplet vsx manifeste cbtr?: Pictro d.a B.irscgnpc',dnni 
le dit dci Vilains, en ^^er^ de six sylbbc^, de M,iijxt>iie, que j*aî 
publia iki-m^me (Xll, j)» djns b pi^e connue sou^ le titre de 
LatK^itto (Ula s{\va padt^vana^, qui est ccftaincrDcnt du xnt' 
siècle i dans les pièces en VL-n ocrosyLLibiqueï qui se trouvent 
en aner.gr^TiJ nombre parmi le* ffjWjfrwtiwi^xin'-xnr tiédies) 
publiées dxii?* VArtfavia //tu/Ei/t^'ù-fi Ql, 164 ci iuîv.); dans le 
7a(in>ou Taûntto de Bruncito Lttini*. en vers de wx sylUbes. 
dans la vie de £jin:c Otihehne composée également en vers de 
«ix syllabes par Buccio de Kinallo (ijjo)^; mais d^j^ :tu 



a. B&onSdU, iWi> ImAori* iiuAif (Hiboo, J8;6>,p. ^7 cl suiv.;Mo[iaci. 
Crtihmmfk Jééi âm dii frivû itvett <GitA dî CuïcUu, iftS^), n* %% ; SiliionT, 
d«n« U Ztiinh: /. »m, JtiJ,, XV» 4)». 

), OrJucci. C«Wi?fiw r ii rf itfr (Pîu. 1871)1 p, II; hff^mUn, l»U> 
Mllo idn«. I, >« pwtlc ^ {cf. Jt«M». WJII, 6j4) 

4, La dcrnAètc ^ition i«w U Zrittthf. f. nm. fitf.. Vif, i)4 cl laiv. 
Bunitt 4int k Aimniilr de MM. d'Anconi et Bjcû, i, 6^ « wiv ^ 

d« Vienne, tSS(. p- }7î. 



Lfi COUPLET DE DEUX VERS )5 

xm* siècle on trouvedes exemples du couplet brisé dans la pièce 
Cavaîieri siam di Bretagna^ en octosyllabiques, citée par 
M. T, Casini, SuîU forme metrkhe italiam, p. 39, et ils vont 
se multipliant par la suite ^ 

Les vers de six et de huit syllabes à rimes accouplées ont 
probablement été importés de France en Italie, comme en 
Espagne. L'une des raisons qui porteraient à le croire, c^est 
qu'ils sont plus usuels dans le nord de Tltalie que dans le 
centre ou dans le sud- Ccst donc en France surtout qu'ils 
doivent être étudiés, 

Paul Meyer. 



I- VtHT par «xcmple U frottala auiibuée par M. Grîon â Lupo Fannaia 
deglj Ubcrtia à^tis ]£jahrbuch f. rom. u. engl. Literatur, X (1869), 31 J. qui 
est reproduite en appendice lu traité dtîU rimt vuigarî d' Antonio du Tempo 
(Bolf^na, 1B69), p. 364. Ell« est en vere de siï syllabes. Presque tous les 
couplets sont briià. 



Errata, — C-dessus, p. 4. ^- il, eimprers, lis. empereris, — P. 18, 1. 37, 

GaUnderoH, lis. GaUron. — P, 21, L 8, Jmi, lis. poi; I. 17, voianlUrs, lis. 
voiotfiffj; 1. 19, Fffn, lis. c'on. — P. Ji, l- 26, tre, lis. être. 



CONTRIBUTI ALLA STORIA 
DELL' EPOPEA E DEL ROMANZO MEDIEVALE 



vm. 

LA CRONACA DELLA NOVALESA E L'EPOPEA CAROUNGIA'. 

losieme coll' adozionc nella vîta usuale di nomi propri di pro- 
venicnza epica, s*ha pcr la storra primiciva deir epopea francese 
tra noi anche un* altra e svariata série di testimonianze preziose. 

Orchiamo in quella ricca miniera di iradizioni che È il Chro- 
nicon Novaikiense^, scritïo in più riprese nella prima meta del 
secolo XI. NoD èf corne s^immaginerebbe, suite narrazioni favo* 
lose concementi Cario Magno — imporianri ancor esse per 
Tepica, ma sotto attro rîspetto che i'jittuale, — che s*ha ora da 
fermar Tattenzione; sibbene su quelle riguardanti Waltario, 
contenute nel secoFido libro, che un valide indizio porta a 



1. V, Roiwnia, XVm. i. 

2. Soli^ dopo aver condoito a termine il lavoro niïo — ^nello intermedio 
di una caxeni — ho saputo che questcj punio c» &uro studiato anche da 
Gaston Pjtîi, coI propo^lo ai famé oggeito di un atticoio. Coial Catlo ha 
procutaio inianio a me alcuiie indicaïioni . di cuî ho approiîtiato sulle 
boEzc; ma giova sperare che il Paris non s'abbia a fermar qai, c comuaichî 
prima o poL al pubbUco il di pi£i ch' egli di ccrto saprd dire ïntomo ail' 
aiiraentiwimû argomcnto. 

3. Ne prepam una niiova edizione^ per h coTlezionc di Ftmti ptr la slona 
tfltalia deir htîtuto Storico llaLLanOf quel vaLentissimo^ che é il C" Carlo 
Cipolb- 11 leato verra a dilTerire solo Lievissimamenie da qucllo dato dd 
Beihmann nel l. VII {S^rifttorft) dei Monamenta Germaniae de! Pertz; ma 
insicme colb cronaca s avrâ una copio&a collezione di aïtri document! pretiosi» 
che costiiuiranno, unîti ad essi, il corpo dej Monumrnia Ntnmlkitniia vttm- 
ticra. 



crcJfftf anterioTCAl t02$ \ quimo <iImctio alU parte fondjuncn- 
ulc. E -4Qi iK>n m'tmp^>rta punto di considcrarc, scia qucsiD 
Walt4rIo £iao veoutî a confotKkrû due pcrsotiagj^ bui 4Utînli, 



u L^ndiôo (Diublc nd rk»Li]ur« luitiv^ji non r^mo:uo, mcooJo Oftni 

ou rnuiJic Gluiia {**?■ t4). <bc £ kcu dubHo ^cuno tl mcdcvn^o «i cui 
I0CC6 fCM Tonorv dt cncrf vpr>lir> gkirio^arncntv a Sma ifeniro jJ vnji builici 
doirt ■«< lo trovî^mo di tt}i ncl lu|^1îo dcL'* inno itidicaio qui soprj, ^ii»i 
quel chc V nciv) djirAttù di loddiiiofirdcirsrmc^n marii«m) ^ ■ .. peclatn 
atum ik 1GTT1 [otrt huw KOiilcrscm i:Wïutcn) podium u^; b^ilîc^ in Uonorc 
doinlni DcatrI fnu Clm^ti «i ^afKTf TrïniiuLv. .. irï^uc ïincn MjtTn i^nnlct- 
M>rîi ClkrîïH Bc< occt Moctâ luati tmnIriA uE^ ciu* uDctuni i^i^cKJi corpus.., 
^t Cor^Unicti * (tfivifti* Nfil- ^<ir,0^y/,, I. ^HCp) Ha ifiririro trrrpn prn-it)> 
D3Cnl« U triiUriotic Jcllc cmu (ave j>vvTmtA, îe> non to dire, Gcncrilmcnic 
«I pub «kl ioï7;cHfueffj dAtd » ^ mllri ippi i^rr >n:hc alb cronologb dcJU 
eowi croQM». Si v«di oC» cbt Krivc iT Dcihnuiui ( PEnTi. t, ai. , p. 74 
t 91). i' vrinl^ air jutorr j cil cglj ci rin<ru» GiinToniniMO TfrrjinM\ the 
Jolkt 1 quoii itKii vuEto il cjpiiold MU, Pirrc II, di:tU »i)« opv-ra îmitolara 
ta PriKipoM AiHëéJt Curtinia di Titrinfl, ToTînn :j%g (tl. o (-i)?» ^ pî^> 
pn>|<n«n)eoie ^. ija). ^* <^ ricoiTO :d1c fofiti, vtârii chc quel 1037 b 
ci|io ad Ugd di Fbv'^y (Pt*n, SS., Vm, J9i)« e non tu rvoniro n«l 
cronM* êi Ciii Ugo t iiui uti' cco 1; nulb più, vak a difC îa Rodolfo GLbro 
<D(JC1ICKN«, Hùtofiar /Vjqrjfunr Sirij^tiirt'. IV, ^j). La ;1a£a cllî" * rigow 
n«alt«rctèc Al Rûidro. mnatorc ^on^cmporjiTico t 10 prie ictiimonio 
ocuUrt, per quoma iMs^on^io, pim^bb^ nt^rc il xoj^-, ûatxbù U (r^v t in 
pr j I K ripio iwnporc * <h« qui AbHimo, non trovA «Inc di dcccrmin^io a eut 
mIIjccUdÎ, K uou br 1 CrcLtstiiuTit îf^iur fmirnimuin vfcnJmuiii quarnim n 
da« dpiolt lddtetfe(p fO), Ma H rif^orc nan i&ircbtrv qui pi»iit9 « luo luogo, 
nmo Hù thc fruiuncuo l'Iij un' ^im pjrjjiïonc, L:oiiiriisw^ftiu inior pis;! 
«un uD »• p«f id<n ttmpvt • (p, 40< * ^^^ F^i " ^^' tubïical lan rP'40- 
Rodolfe pud dvnquc a^cr vututu (Jîfc ^ iti (;uc£H «am medeilmi o, c non 
p f Oprto ■ nd nMdcttsio inruti-ilailC pi>kiitit1c pfiAno cha, poruiio Ji qucgU 
MÔdcAil, pcf oiI. (jtitiiiJa ui^ pjcifj j uu:hj (.hiuu ^î a}l^>:c a voittr tifl 
Mga«, b diu d«] 10)7 ntpo^di plU vcfib^ 

1^ Fâcdo qunti liicrvj. p«k]4 c'i U taw chc 11 «anio c gll curaitl dtl 
M'AfrM^Hf pocnu, fbt rkmpionD tanta parte dî qunlo tibno. sàiao st>li 
IfUcrib pol^ Ca-no U uipitoto 10 K»dc j mrinuJiir^i toi 7; c iirtbtv pur 
ttnnû chr. dopo tntnt narnio c<hi 4 lungo Jd pctioEuggic, n^l £ap, 1 1 
tt pottïsc an;or dite di bf, 40mc »c 1 Ictiori lo dovcucro 1 tiuU ^icriu 
CûAMûtK, ■ cui cnni ufvit^ rnicninf Wiluriui, <ai lupcriui mïinariam fccî- 
mu*, fqpoftbacl, ■ ccc Dî ciA dctx ttncr conio (hi JaIU <rjiit>1c:i(; j dclli 
ffOAicuTogtUinr p«niTA prr qudlxIrU' alrn opcra. 



}8 r. RAJKA 

vaîc 1 dire, se U Waltario idV cpopca gcrDiûnici si sta înncsuEo 
sopra iLO ùmoi;iruo clic nuu jvcssc a lare con lui '. Ciô chc x 
me prcmc soa ccnc Icggcndc, m ciii la Cicnraoïa Qon ha che 
vederi;. 

Priiiïj tra esse è il r.tcconto deîli monacazîone dî Walurio 
(cap. 7). Dopo tiiu vîu di ^tiarc» qucâiî, vccchlo cramai, 
dclibcra di darsi a penîtenza, sccgliendo a quçîi* uopo un con- 
vento di ri^'iila osscrvanza, Pcr aver tume nelk kcI», preudc 



I. Ij ^ucatloDc non ni«nc& df atTjuxitni ^1 Bcthmina (p. "j^, n- iB), 
uvnuiosi di propotrio M voLcfU rift>1vere. Vt\ wato ddia dapïidtt T^wva 
in\vcc gîA risoliA GugTicliuo Grîmm, Dû dtutwJx HtUe^iiOgt^ p- (6 ; c, >cnai 
Ufxirrr ([i qur^TO în^igflc prf(If>^fciiiri-. «n(Triit;v la v.ts<x '\AfA 11 \\f^. V.. Heccah, 
In un opuscold jniïlCiUlJ) la Cronoia 4tiia yf<-valaa e ie iv^ Ii^/mU, Aûcua, 
Befani, iS&j, p, 37, n. a, r p. îi>j6 (Cfr, Giww. Stvf, Mfo liit^. Û., 
iV, i6S.) Qn^inio j me, rcno muKimc- Ccrtc rjgiûai, dw Ktnbrcrtbbcra 
îcapiirrr lu KU>ppîami.'mii — m prïmt» luugo I4 dîsparUd cronolc^ïci —, pcr- 
dftiio jtEAfl pitric dcl toro v«Ldrc, «< 14 tïcn coato cklic Icgjil Jcl naondo 1^- 
gendArio. bcn divcn? dx f]iidlc dir gAv^mario U rrjl;^- H l'In^iituno pol 
OE^ai probabilmcni*: c il Griiiîm « i\ llcctnri, frcdcndo che ]'idcnïiftc*iionc 
vLiglu JtlTibLjîrsi j\V jUEOii' diiHa crcnau nastra II veto v £ thi' «c ii'lu b 
tTACtia ^uïchc m i^utll' epi jurant ma, (oroutiqut; s'alibij a ^liianuire, chc iJ 
^croni»u ripjttj nd câp, 7 uitnc npirrj ^lî uti ixnil n Mpkiiii vcrilcjjionjï ■, 
ncl qualc il • upîcns * vicca dsaolutïuucnie di loipcitiirc indiciro coperta- 
mcrtL- lui mcdcijna^ (de. «• quidAm niciric^uiorui », <jp. 9i pcr I'auiotc dcl 

WilUriu> ft^iû. 4Unti nullui Ivrruil llOili*, 
Co^ supflbA doiTiaii^ Victor aJ ittra vï^aq», 
Ctw qui tî ir^rti itd gucrrkro Hitioû tnoaico, ï muiiftiio; « friEUiito il 
fl fortS« B liA riKUntro ncl 1^ mocu ioiû> »», chv pir e»cic s»U» i^îuuto Jîû 
diU' origine il ncTne<]eircK)egcrniJtfiia>nd riidlo dv\ posni^ Iiiino Quanta 
Ji UD « fortï? viiibus * c Jd un ■ rcf^i procictiiu» Mrtjeuinc ■, chc l'hfl djUo 
urlTiar« rimtrn ndïp Vmtv ani^nlrtiii, itidîcdcrvbticfo solo chs, aiiche 
Hdiïdo l'ipoicii «cccnruu cictU noiii qui sopnt îl tronisiâ non «ivrcbbc «spcitAtO 
JinvTifc gh cïtMru dcl pocmj jut Jt-nir ndli ]>cr4j.uione cKp il Wiltirld 
dflU Nov«]cu c il il^livolv ^<1 rc il*A()uitiTiid foucr tuti' unû. £ poifcb- 
btfio d'ilirande nevrt fmi ïnttodant poi. — N«tun m^ggLor lumc, il 
badi, nH hfpvito j1 puiito di cui t't om diiOOf«o« n« in i^cralc inii^mo aï 
i3<ntiL) pcTïUiu^ipo. parivrLiitiu le; ntcrchc t ï documcriil dcl ptuf, CJiiolJj. 
« QjiAQlO a \^'ahjno, agii g«nttlm«nt« mi «ctÎvv, » nuUi, i^iotutimvTite 
aialb di Eiuovu; ncppurc un ilcoiUo, tïic non ^ja in liipvfiJcticA d*lU 



COKTRIBDT1 ALLA STORXA DELL ETOPl^ }9 

un Ikieeoqc, vi fi conEîggfir« tnolti ^melll :i an s^n %x>^peiî alir^r- 
tantî tougli, e, ^^>liE» il;i ptrllc^nnu, sï dï j ^îurc il tnoiiciu, 
Enlfi nellc chiche Je moiuMcri ^uan<io i mon^ci iona întcnit 
j cancsre, e col butoive ^â ^uc o trc colpi eul pavimeoio. Dopo 
un lunghi^dmo vagare con csito pocc^ fdicc, çglî C3pît;i alla 
Ko\aIcs4. c vi fi la soliu prova. Qui !«^lo un ragix/o \h>Iu U 
testa al iiimOTC» c si busci pcr cjuctto uno ïchuifo dal intcftiro 
dt sc(:ola> Walurio «clama ^h' e^li ha fînalmcDtc uoviio d6 
cht dj ^rau tempo ccrcavi invano ; domnnda dî parbrc ail' 
abaïc, c si £i monaco Ié dcmro, 

S'c visTO moho bcnc chc qucsu airraxionc rauomiçHi a 
quclb che t'hi oeUa C^mvrjip Oihgfrii miifih\ Anche Uftgeri 
fti vevïe âi pelk)$rino, « &i; fie va pL'r îl iDonJo in c<-rc4 d'un 
uioiuucio, « în <|Uû rcguljris dlKÎplin^c custodiacn ditirictius 
ob»CT7an ccnwrd, » tcrvcridosi di un ba^tonc chc h proprio U 
paio coD qutHlo di Waltirio, dal qualv non dîlTerbce se noa per 
meri acddtrnn. E Jinch' €^\i, dopu avt-rlu pcrco^so sul pavlinciiio 
Ji molle diic&c munacali, arriva ad liDa, dovc U prova rlocc 
meglio chc altrovc. Li gloria ddla strciii os»crvan;ui ddla 
regola spetta qjÀ a S. Pironc dï Meiux. VA pure, a)lo sirepiio >i 
volu uTiîcatTiezkie mi tii^^j^o » *rx ht* i^ui iub cusiod'u scrva- 
baotur «, ^uid^nAadoM* in canihiû di uaoâchuEio, nca so se 
una 5oU, o pîû vcfgate, 

Chc U cronUia «le^so Uo!1a Novaleu prcndes^c dalla Convfrna 
Osij^iriit hcn prïïbil>jlnieiiic anicfiorc ail' of)i?fa sua', llt'^MII^o^ 
crcdc, vorrJh pfcrtcndcrc ; ma i^u^kuno pensera dic da quel docu- 
mcnto l'eptsodiû vcntssc .id una sua fonte, chc m ul caso 



I. Bmni43(ij. Op. iil., p, %6. n, aj : « cf. nirratinncm !iuk iimîlerti de 
Ognto iD MAKQûaii AAïu^bu» H, j^i, ■ Aiurichi tg}\ Anihtltit and if 
rkorrc.DaauralmraK.aHJi^^L'^ LIdbaIrsuM;lbil|[]Tl.t^d. pidg,, IV.f^ 1, 66a, 
uu|MlM>do 4i j»vrr« Jînjnii il dwunwnto ^c-ïmle* « non ua dcmpli<« 

Riiiiiltnà (TAllTonât ttun fcoprîamvnic Uggcrt II pcrionijntïo su cai noi 

3. Chv ippruiwMtf proprio il «ocdo <l«cimo il osdïc* di <Di «i ktvI il 
MiWkm, non uprd ifncfc pcr cou ^nt; nu u- Ji;!! (iriJicAimci iTinniio 
uaton JÊÙ «ccmptan (V\ Vonimacst, ty. fil-, p. if, n, >). t rigLoac/oIc !l 
ocdcfc d)c U cwnpoifilonc tii da rlportirr piCi iddîrtro. 



40 r. ftAj^A 

diïvrebV ncc^-sMiiMncnic c- nc*-pirii corne una namnotie 
UlilU. Ma Quanii' anclic si volcssc ainmcitcrc chtr ahrî avcs&c 
yfi lurrata uuuimcnic ddJ^ monacazioDc di Walurio c chc îl 
uo£txo non Ducïk se non panfrnsare o compc^nUiarc', Tipotcsi 
mciixlon^tA d me Don par^, e dî multo, h pïii veroiimiU. Cil, 
un gb-ncre <li rapporû piti Ubcro sicoiivît-n nicglio colle âivtr- 
gcnfc di pnicoUrJ, cnc vcn^ïono pure x fritumiKhiar^i ollc 
SOCUi^li«ii/c proââimc'. Fo^ coo&idcro che souo aïli d^ttverm 
Olb^i deve cf^crci di sicuro un poenu vclgarç frunccse» clie 
pciircmo diîamia' Mmàit^t '%''''> ^^1 qiulcr IVpiuitiu] niuiro. 
coti 4fud Auo iriiii> co^ carattcriMicaiiKiitc popoUrc ddla ^tova 
del nwtonc, ha ia provcnirc '. Ora, se <)ucsto ^, c se il raccoDCo 
hi nguo atr arii Aperu, mi par proLubde chc dnlj' aria apcna 
lo lîpetB un cotnp!e«u> narra:î\o, dovc ^li clrmettrî iTjdî/îrin:ili 
abbondano. Sî noû comc ncllc vïctnaTixc dtlla Noi'aJcia ci fout 
]xttinounaculo<itudi marino iofniiUt dK m dkcva la^Uata con 
due co)p4 di ïpada da Walufio : « Uodc usqat m bodtcnium 



(pu 71, ê| n 11. Mt O^ IS V 140, ^' nt^ imaujti'i] 'm rrrti, tm cttm lillai 
dikONoaw. c « dcfiti J(riu<p, 7^ cm ci' 17) Lâ^cuiido i«it« U /Wt"*''^ 
(V. p. 41.11. i),Nv\<frTO dw Ij Kppoûtioc< Jcgii .1.1*1 ^EixnmwftWgmuitt; 
litkvliC qui»io P crooiiCA dïcc (c«p, ia>, « ïa^ili^vt vîuc itiK c ofP W CilMr, 
fulbtii cKitertt tcniporttm ■* k« c> bwiiio «TiEitnkfcfT almmcfitt dte « il 
iittk4âl Mol fjitL *;< bmltl k: wcniJoni Ji Attila <d> e J re Dcvimo 
(e^ n> ooMÉTOiwMo toe wdicariotti CToaotopche, per ^dimo cwnnAnohe. 
Si b«di Wflff dw 4 dfno ■ » KiAw ^inm mn ■. < ncm ■ îa actibu» wi» ■, 
AMttiMieKTlctj «idkA bcna apIktMnctniaètao dofd: ■ Hk^k» 
loïkvrkW fiiiiiii firnpnrtfnriâf nrtjfiiriTir IffnurTnihiilTTrmiiiiriT tAn 
ttMui, aabi pwJÉiM Mnaaiierii*» «c Ha ^ d po6 bcne aittr fvt U «ea» 
B pocoH bliMk wiomtMÊnm dw, se wn «not î^ ^cl^i UKcm û Cma acn- 
fllM ofMsM pcv DJhfondi {9- ij}. mn non |vt W^kniâ,. a ««na cbr non 
<i 4 «euanâ dl T^ fc ri t ^licw nd - priwia dore ■i w » wi > M r, 7^ 
Awr per b manm mm «doI JIm ner tano ^ <iedri. 
a. n* ^ jId iaiiiA> A inmt ali ntjiia, ite pw Jke qi^oom 
la ichMfti. Ai«i il Ivco, pik f^owv^ pwD lOr Mbm Ml 

p<m, pl um oant ^Mm m Ip nlui i ap p faa * , et ia IfùvD 




COMTlElbUTt ALLA ÏTOKIA flUA* R?0|T:A 4J 

Un didrur Ji(*m Hcroisiîo wl l-Vrîu W:iîtari a (c. i i);quHili:<MA 
<h<; Mjbiio rîcliianiA aWa mente ît ïjsm> ùmoso dî Ronclsvjltc '. 
h ta^io t qur&io proposito cortic jid aJin. lo «critcorc si nia- 
ri£Ce espr<v^tiienie alU tridatonc:, dîccnJo ^uî " N,im fi^runc 
all4{uxuii ■, c quAlchc rij^o pftma » Tridimt auTcrin mmnulli l^ Ed 
cgiî ci si rîfcrÎKc iiiclic appuiiro pcr b lurr^utocic chc ci sta 
spccUlmi-mc i cuorc, coniunquc sicno paî da spicgarc prccisi- 
mcnit te parole : « Tutnquc ilUm quam olim fcniot pcrcgrina- 
ctnncin hitHÙv\i-, aggreiMit c^i '. b 

I.A probabilici dclln sofunûDc di me prcfcriEni v^Tri id ci^icrc 
accresduudioioltodaircsJinGdt uii altror;iccoiito(cap. loii), 
svl <)ba1c la \n<t cjde pî£i viva. Un gîomo chc uoa ôtata dî 
cam di wtlovA^lir vroivi rcrto il rnona^icrn» uiia m^ino di servi 
di rt Dc^idcrio, chc %uvan pajscolando cavnlli, si g«tu 5ui con* 
duitofi etûf^Lielofoojïiûirofa. Iviolen[aii£*aâ'rerïanoa.ipacciare 
un mrtw al conpcnto, dovc Tabaïc Asiairio convoca : nionaci 

c narra ra;:cjdtiio. u Cuî cum .... Walcanus rc^pordis&ct, 

ut tjifigcfctur itlic r pn^ictus patc sapiontcj fratn^s, ob quorum 
pt£ca^ioitem unti ïumptui dimittcrent iamdicti predonci ïnva- 
»ODCfn, rcspocidit proiiuiis eidcm ablxis ci M : (iieni pruden- 
fiorcmccsjpicntîorcniicmitlcrc pnssimus.omnino ignorâmes.» 
(O non si dircbbc qui, con una invcrsionc di pam, di scmtt 
f>ailarc Carlo ed Orlando nd!a Chans^ûn df Roland * ï) Vada 

I. Pn b deoomÎAtiTonc, û coofrontî ■ Ta bficKc de Roltnd n â6 Pircncl, 
ncUt cit«K che coronuia il Grco dl Gatanilv. QpiuiEo 4gli ^lirt ccht dc^ 
ojlpi di Dk»rindar44 talU pctra ronchvtiltf«c, non i guetta ît tua^a di 

9. SeMndo kl BcihniAnA. «"itlJudc j^llu prcïUiiu Ptr^nnatm^ Ma 1II' Lpa* 
oeal lOB^e oiobn di vaSofe qudl' lubuluc », Ja «il 11 n pvnrgTlnsaoncni ■ 
Jîpmi* ^ « goardando bcoc, si W^ £om« j» roaliA ai éicA bcEo. » 1^ Ailara 
tgli kmïipmc ijucllt ïUJ s>crc^*titujionL'. di tuS du un pcio li ania. u 

). • Sccgliou Ja miiiJifC ^aU D ; M purv uon «i prclcriiicc iriUnJi.'rc mI 
Bethmina ■ diïkf^-rct «. 
4. V. a74-7e (od. Gaiiikr) : 

FniK chevalier, dîfi l'empercre Carlet, 
C«r m'ctLivi an birvit de ma mdirhi:. 

Ço dÏH RcJtiiu : Ç*icft Guciici. nit> furaiirg. 
Sr hri InAÎci:, n'I mmrirrf plut %ilve. 
Qm>^' filûmo vcrïu t mcuo in bocca <i*Orlaiido, amJdié dcLU fulU Jcj 



43 p. ILAJKA 

aubttoJaiiquc,ciIomandi prontarcsHiuzïDnc.ininflCcbndoaln'L' 
mciiti Vin dï t)io> Wnihario avvcrrc chc ^ud chc gli .tccjdri, 
siti desïcr s^^tiaio delln t^:aca. E Tahatc : c Si db«iraxvfi&t 
3 w ninuioi, da illis et cacullam^ diccns prccejitum lîbi fuisw 
j fmribtij). n E Viitto : a Etqo de pdlL'ia ac Je întcmb t)uid 
facitims tum? v Asinario rispmidc : « Dïcuo ci ex illis ribi a 
frainbu.^ aev)U<r,.. fui^tM? impcrjium, » E Waltano Jî uuos-o. 
diicdcado perdono se imistc : « De femoralia qiiid crir, si sîmi- 
litcr volucrint ûccrt u[ prius fccL-miu? * Suvolu lîn^mcncc 
r«batc ; tf Jam cibi prcdku atiffitî.ic humiliM^ : mm <ic feinora- 
Jibuc tîbî aliud non prfcipiam, cum mign:i nobi^ vidulur (on 
bumiliu^ pïlorum veïTitim eipcjliatïo, » 

Qui si fuDiniGitc un «no cpisoJio, da riscrbirsi a poi, 
Quindi Wiluno se ne vi, con duc o xiç servi, c :«c rc vknc ai 
hdroni : h id iamJicton preJatoret. o Com' ^ facile immaginire, 
\c suc pariïlc son bcn lonnint- dall' aiit-ncrc IVffeiia dcsiùtraio. 
[ bdroni rispondcno a malo modu ; W;iluno li ricanibii dclU 
«Msa c pc^^^ioT moncu; c cosi, dopo bouc c risposte, coloro, 
olDiiigTUEi...., cogL'bant Wûhlianum exucrc vt^Mim^nu qmbtiï 
induius ctstt. Ai WalUiarius liuiniliicr ail iiinnb illos iiiuudicbai, 
iuxM prvcqiEuni abKius suu diccns a tratiibus hoc sibi i'uissc 
impcTiELim. Cumquc cxpoliasicm cLm, covpcrum c[Mtn c.ilcti- 
mtmiA CE cji1i((is iG<irr3li<rre. Cnm omzean wws^ni id ff^inorolu, 
diaTtusinsiuli Waltaiius, diccns s:bi a fr-itribus minime fuisse 
impcrjicutn, uc locmorilia cxuctci. « 1 lâdroni diconc. chc loro 
non iiTiporta nitlli dl <\txe\ cW abbUro ordinito î mori:tcî; ma 
Waliano rblTcriiu che le bradu- mm le dcve daro; e, \oItnJo- 
^Usi usar vîolcnxa, colle rcdîtij (c^lî cra vciiuto, corne vodrcrao. 
a c.ivnllo) pcrcuotc c aitcrra uno di loro, c impadromtûSJ dcUc 
sue anni, mena a dcttra c :i sinUtra. Di poi, vcdcndo li prottO 
1ID viiello chc pupcolava, a abatmxii ah en humerum, de quo 
percttûebut hoscci, pcne^^ucns ac dib^chan^ l-os pcr campum. ■ 
Uccin a <]ucsio modo moltî, shiTagliiii gli altn, prctidc ognj 
cas^f ■ er tua et aliéna, ï e ntorna i) monaiccro, « cum maaima 
prcda oncrattmi. « T.'abare, ïemiro t accaduto, %'jLdilnKira. m dA 
coâ mORAci a pre^r per Wolrario, accrbamcnrc le firaprovcra. 
Hil cgiî si iotioponc voglloso ilb pcoicciua chc dall' alyarc gli 
è i m posta. 

fViaoesl, pcr uaa cùntâo/oe dd HofwiM, chc il cooTn^nio ddle lUrc ftdi- 
noni rende anal ditbbU. Ma ai dû poM t^poni. 



COSffTRlBUTI AllA ÎTORIA DEI-t" fiPO«A 4J 

Orbcnc: unamrfUEÎODcsîngolArmciiiefiniilcaqiittCis'haiD 
oiu « ch:)n5oa tk k^cstc » : vni\ M^^rih^t Gftiifjupif \ Il poeott ci 
r pervntiiKï m piii redaitlcini dJMÎtuc. P-tulIo pÀxli dicc Ji iivcfilC 
Ta%-viA3to trt'; ma \< uiîc cûnosccnvc 51 hmiiAno a duc sol« : 
Tuna, conscrvaiisî, clic si sappLi, in un solo cotiice delli bîbUo- 
tcca pijngifu dcll* Anicnalc \ c non nascita a *:on%€r\:ir4i cYic îq 
|unc; Valmit ccimimc învcce dï ocno ;i htion ntimcro dl fiiano- 
sciitti. Qud uniochcVhidcllapnnuCforiLinaramcQtcTunociô 
chc a noi ^ova co:>oscerc) fu pubfalkaio da Corrado Hofmann * ; 
Talrra rcdajiionc invccc t iacnJiu *ctnprc; ed è wpra un rioto 
maniMcriuo mviikîano^ chc m'è ncc.iduto dî Mudîarla. Dcllc 
duc vemioni, «^ueitu wco^ida, in gcncralc piu dîtïusa d'asâai, 
dovnrbb* essore, seando al Hofmann, un piu o mcn urdo ribd- 
mtoiodclla primi^; la cjualc parvc c-ssrrr pi£i ntiiica anche al 
Paris 7 ; c con quoii giudîd coosuonanc quclU chc rlguardo ad 
un' alira dcllc ^ chinson» do jii^stc t> dd ciclo ai Gj^UcImo 
cootcDJtc ne) medcïkinio codic: àcW Ars^alc cbbcfo a pronun- 
ziarc, siil fûndamcrto dî una pttiuliariiâ riinii*^ cocnunc al 
Mmiagc^ ossii dcl \'crsctt9 di sci sillabc chc chiudc ditcura 
V tirade ', U Joncbblott c il Gucv>ard*. lo in\ecv la penso 
dEversaniertte. DcW antichlrfL a&^otiiu dci lestî quali noi ti 



T. Nmjr2im*ntT« b lORiigliLinu. cchi irunifnu Ja non ptfter «luggitv J 

avwiln da un pe/eo. fer J*; tumpc ne h* d^Kono it JonckMoct. Mi iJ ïuc 
GnflbiHv 4'Oni>^t (lu lUyc. 1S54] 4 aie non 4 jc^eïatbik, rci6 no» gl^ 
pouo muUrc nnj la giuinâi cfa« dovret. E eotl non gli avrfi reto nepipur 
^ucDa iî mcniMnnki îu qucAto lDOir>, Kaa an* ^ortcic iwcrtcii^J Jî 

j, Gii /^itf^^f^r/f /r»f. lSf.t>ioni6{6T 

y Kr dffîî oennï^oi «cwci, VI, ï;-. D ricconro die on d occ«ipa vi dil 
7. P. pi aa. 

& Dko il GLiet^ird, luppancnJo tui nelU ïo«T»nu^b preTinonc ^1^ 
JStamm pubblîao di lai ja coIUboruIoiie oil .ManulKLi>a (p» luivj^liKjtviî). 
£ per quel chc h il rifcriicr cfaïf oonatco Ibpiiiionr ilel Jondtbloci. 



44 ^< ^JSA 

abbUmo, non prctcndo, oi: m'ioiporia dî gludicarc; m.i dallo 
studio dd contcnuEo 5on condDtïo .\ rÎEcncrc chc \a vcnioiit; 
f»ù ampiA, c dicLtm piiic pîù prolissn, non ùa pcr nulla nfAci- 
mtfntti dcWjt più Hrcvc. E pcr cfu.imû :ili?nu, cs^a nclla sommai 
rcniic iiicglit? h fî^onimiia (Ici ic^io pnmicivo; il chc non loglic 
puuto chc anch^; Ia più bTtvCi non ^^cndo nemin^no i^t^a dû 
riguardarc corne uno scorcbmcntOf non riitiUi alla sua volu 
pii"] gmuina in parra'hi cisi. Pcrô v alla rcii.i^icnc inanoscriiia 
chc in gcncnlc mî giovj d'^ïnmcnn! ncl djr conto dclU pirtc 
clit'quici lïg^urda.Maanchf L^dira mi sîa présente di commua, 
c iarà nic&ia a profuto *. S'intcnde uhe nel naviumcre la luciga 
csposEionc dcl riinaiorc (si tratra nd *:odicc irlvuluano niciuc* 
meno chc d'un mi^liiio di vcrsi '), do rilicvo aile coscdic hanno 
Speciili: inEcre^sc pcr noi, ^tfrvolnndo^ pçr quanto poïM), sut 
nrsto, 

Giiglkrimo, rîdoirosi, dopo la viia batiaglîcra chc ttiiti sanno, 
A vc3:ir labiio di fr^ic ad convcnro di AgncDc '• mcntrc colb 



t. Ho cuniiDJTO iltrcti — « ricord^r<> in qu^l^TrC lvi>g^> — Il r<da]Eione 

neir od, ddJ' Ufificr» Chrituintij, iX6û). clic n puA impdrart ji conosc^tt 
MOihc dû fcdcif (QinpcDJb ddr «di:oiG Kiadip^io, iioJoiw dj G. Pjtû 
(M/, 4f r£t. dtt th., V», 6i, X, yj} « ibbrevialo tu ^urati induzioric iiJ 
Csutî<r <J?;)^. ffiSni.. IV, n). Hidc' mt» chcr^oiiD Arctid; in4 conticric 
molio pit di iniubbmmmic ncolofflco. Ddl? vcniontr dUndcï« di Nicole 
Il EUrlcnit ddli qudic si hjnao frJinm^nEÎ puHic>ui JaE Willem» nd ihrif. 
AfHuvM, ». IV, n(>n -01 »c n^n il f<n cht nt ilifp >l GatitiCT (i>., p, $4), 

chc ibbuniâ m orlgjmlc. Ml trcvo lucgUa jim»lj3tci qusmo ail' Incdiio 
WilhtJm4 MMiiiétt à\ Ulrich vod TûHidru, erulc â coplotl n^gu^U 
nuadjti dil Suctiin al Pvis, dic il Pifit hi ittuio Ia bonU tia^ïjrv di 
cooxunicanni Mi îl pocnu tcdcKO non t itn icnninc dï confroato chc »ïi'>vi 
ncl mrrmrriro JlinAlr. Iji vrr^Anc ui3 ji^fA hm^l riford^iA pilt oltrr, fn 
un pucid fld <p^Ûc yï ricorrc opporturumcnic Anjhc li Sifti/ntù. chc ^ai 
Ifurecc. inimogaii, r^suno rnuit ntliliriiiijra. 

a» A <iVGB<o cnigliùo ne comipouJono mena di 6)0 nd icïio dct 
H«nn«iiri. 

(. Qk' coiI »ii Jii kn(<rc, c noo ^^(rww, corne «vcvo Idia prîmft, c 
Cânac Ibne ^l cndlct fciru ruTmcmc, iftl tl fr fjir^i jwrrflrc dJ G. V3t\%. Si 
imu duttqut propre Jl t Aniin^ « (cfr- //ij^ Zi/J-, XXU. v»> ' U boiia 
piVtao cal it Guglit^lmo dçlh tioru feiodo, potmiJoû in ^ua log^rii^nr. il 
rovriuggio di Ctllocu, ckt^ «iMcitieo ed tempo, 9Î ribcU6 alla lulcU, dardo 



CDUntlBim ALLA STOSI't DF.LL bl«Pt,i 



4) 



Urghccea nd dire s'ocqubu daî servi grande atfctio, con i:|ucsta 
vtessA hf^bcui c coir inuxlAbiliiit Jcir ^tppcEïco ïgomenra î 
mon^ii chc pcrn^ano caW xh^îc aime nl>3r:tr^-a[^L tSt IiiL E piii 
ci pcnMno Jopo una ccrti sccna, m oiî loro accède dî cucrt 
Tr.ittnn COT1 lin)'ui};^io t^ujDto moî oitraggioso. E di bcn alcro 
ctic <ii parole csm icnionof 

Pcr onmcfc r'micïilg, n'ïoïmjgÎHa i]l m^intlArc GugtSrlmo a\ 
mjtrc. a fir jcqumo dî pcscc, Gli convenu p.iï3arc pcr il i Vd 
dt Si^rc s dov' t una masiud^t di quindicc mjln»<Jnni, chc dî 
cfirtoJo ucCTderânno. L'abate ingiun^c a Cuglielmo l'andata, t 
Ipocriiamcnte lo a\~\crce chc )i guATtli d;i quc^ ladri» Gu^liclmo 
m>n tcoit : soiio b tor^^ indosscr^ l'uibcrgo, ivri scco b «ua 
spodo, c tnoxcerà ;1 capo a chiunque Lo vO}{lid derubarc- Ma 
l'jbate dîchiara, chc U re^oU vieia ai monaci di csscre armaii- 

Gu^lîelmo 51 sdcgoa. Si lascicrA cgU dunquc farc oliroggio cd 
uccidcK ? 

— Noaîl, dii 1*4bc me» mcid lor cric. 

— Su beuc. Ma € ^ roo coasentono? 

— En per[ejjnv-c k mirtire «lïfTtt ; 
Ooquo pcir licuï ne vca î «onituic». 
Ctt- loi«nt crJrv^ le noi x û<.\xitt. — 
Ol le G<. a iK>u t\v"i n'<n Jcw ; 
" Mcstic, liU 1^ rrap cruel ordre Av«t. 
Au vu ilcabk sûïi ccn ordre doacr, 
Be fil fi voit ^i prinv 1*01 trovf i 

Guglîclmo domanJj. comc rcgoUrsi, se i laJronî vorranno i! 
pti£C, c ra«ino, «u cuî sirà carioiTo. — Dia di buon grado cgm 
coïci. — E « îti uulgono e lo uccidono ? — Avranno commes^ 



luogo « fuD^ td 4spfc loitc (v. Caltivii, fzfof. fr., I\\ 7^). Q;jcato 
nviiM di j^fivw s xode irnrîjio ia itiûlil modi nei cetii, e dovcit? dl budn' 
on ettCT« frafUâsa A Bic fr'arrn-j, «hc la vci^cnc dd «odlce ddl* ArvctiAlv 
mctlc 11 urtu în ufu ■ Gmm «. rdb quilcf un paaso non rquivoco (p Qh'' 
il alui « GcDcvoti lOur ai«r d, v. â;^ Hoii^NT^» p^ ni)> ck^lîfP* ' "^"^ 
cuAcert b Gctwvj ciuir^. Dellfl ïpropoiito nvrcbbr pur J<>vuto ûixorgtril 
rjtflQcv npHC ; |OKh£ i crop^v diuio chc, se £ ïuI m^rc il ecnvaiid, 
divan* anario Tbivio di Guglielnia jIU riva del mare a oomperzre dd 
pccee, 

I. la gcncfitJc non JAld a toccare nt b gnmmscïca, ni Tortogrifia. 



4< ^^^^F P. lujXA 

Dm griD colpa. — * Coidle iJea appaga pocc il oosiro eroe, ch^ 

dS niio\'o invciscc coDiro l'ordînc : 

A«Mj vwi mlnu l'ocdre de chcvaller^^- 
M(A QC voies fon quv Exrivrv vi rovn^er, 
IJit n tksnnîr ci ch«nicr d fronchî^rH 

Ricomincianolc intcrroga-fioot, chc ïo *on coutTctto 1 ridurTC, 
insù'iuc CiiWt^ ri^jKiKtf, Ji}!' r^!^cn/îik* st)1t.iiiiti» Li^licnJn itjito il 
copiosisMmo fo^liamC c le canic ripcmi<>ni» lahjDC vjzïoïc, mi 
titre eflîcûd, âpecialmente dov1^ lucnvaao corne ntontclii * : 



— Qjic fcré je 
^ Vot lu rcmdfj 
■^ \V.x\ si m* tolcnt 

— Voft lor f»Tij!iT 

— Ma cf me di«c> 



»i me toUnt ma clupc ?>.. 
vota1licf^ Cl a hjsrc.., 
mon autre dvipcrOQ?*.. 
\aTHf fiuk afrtoiton,-.. 

ti me toïcm mctfi Iroc^., 
[ce] J]| l'ibf , tatiroit.,.. 

— Qjic fcr^ j< 9C me lolcni m« Ronne?.** 

— Voî lor rendej, ne re%*:i»n4lîiîei onqûc... 
~ Qpe fcr^ je se j>rcAncttt m* pclLce?... 
Dont dli II abc : Kc lor rcfuiei oitc, 

Mv nndef lor. ei Aprèi r«uinute'.,. 

— Que frrt je si ini; tolrm mn boM»?.., 
^ Vos lor nnJex ï*ni vîbinnc furote, 
Et Tc% ctjfliii;o(iï et la trcbu^, vi^ctixt... 

— Qiit fisrt )c » me it>1em rac« brilû? 
CVn une dioïc qu'en diimmi: fjtnuloc- 



I. In qucMi fcdaïïoifie, qnik fr dits dil ooJlcc miUi>Me, it colkxioîo di 
GugUetmo eoir iWic û dÎMtndc pcr >7) venî, KcM' dm iovecc non ne ha 
ehc é^ - diEVrcni^ cl-»? i prîrnj gmn» temtirii prisrr ïn luo Éâvore ; ma ehv 
000 pirU oknt' iiEéiïa, jc )i cuirduko k omc d4 vicinn^ Ivi U diAb^ pcnk 
gnn pane dl queMi vlreiu ei efficadi, die 11 cnnfenutin pcr un rUprno. W 
nftotno ddk CfoniiC4 délia Sovalcaa per ua attFO, d a«MUtiiio cocr^ 
propri da gran ten^po. E li brrvtti mvi inprduoe dK d ila roba Sipuili. Cmt, 
la prima pcrdiia foaîbile dî cuî CtiBll«ln:ic si prtocoifa, é quelb ^l atallo, 
< prretumefiTr Jel fivillo wo jK Hirtaf^ia ; r ci ii %|irTufiinn l^n tlodki cmâ 
<IJ*"ÎI7)' t^cnttc le aïiTC vcrsioni, pit cl»; roji^ricvoJmcïiic, n*sn ne dicyo 
qol vftbo, NCQainlkièUKatolamisï^^teinm. tn ttcanUopol neppurv 
aï hooiIbi qoî 1) peltcda, eïke nd AlMiiirv plù unpb pu6 alkiim fn sua 
ùvore L'atitoma imfngibdk ddla Crnoaci, E ti die le il erano deJic»i bm 
<>m|uc vcni (Et]-[66), qvaodo ^'«n làtio ^rtsiin Guglîdmo d >uo eotnr 
ucl contento. 



CONTRIBUTI ALLA STORIA DELL EPOPEA 47 

Si les me lotent, si ^vra grant contrere, 
Car L'en porra , vooir tôt mon afere„. 
L^abe l'eniant, adonc ne se pot tere ; 
AÎDZ CD a ris desoz u chape t^ere. 
Ou vtût G. en riant l'en are^ne :,.. 
Sa le V05 toleni, dont seroil ce aus lede : 
A ke mot se doit Ten bien retrcrc ; 
Dont vos poes combaire sans me^erc. 

Si vos poet, si lor feies conirere, 
Car ii f^te Ovrc «t vilaïnne et mauvaise, 
El dii G. : Mouh grant merci, biau mètre I 
Quant je nie puis combatte pot mes braies, 
N'en avTont nuLc s'a force ne« m'esiraïeni, 

Una breve^ ma importante paretiiesi. « Si vos poez si lor fêtes 
contrcre, d ha detto Tabate in questo nostro testo- La redazîone 
pubblicaca dal Hofmatin» qui assai più pros&ima ail' altra che 
non sia per solito, si da aver in comune anche dei versi, porta 
invece » D'os et de char lor faites moût contraire (v. 358, 
P- 385)- Ignoro se il n D'os et de char n sia forse, o sia mai 
stato, anche in qualche manoscritco délia nostra stessa ver- 
sione' ; ma^ sia o aon sia, esso è indubbiaoïente la lezione 
genuina. 

Proseguiamo. Dopo un ouovo e vano tcntativo di potersene 
andare armato, Guglielmo immagîna di farsi Tare da un ore6ce 
un braghiere d'inaudita magnifîcenza. Coq questo indosso, 
s'awia Tindotnani a cavallo, mandandosî avanci un somaro e 
accompagnato da un servo^ tra le lagrime degli altri servi, ai 
quali è ben noto il pericolo a cui va încontro, Neir andata il 
bosco periglioso è traversato senza incidcnti, dacchè î ladri sono 
alirove. Ma cosi non segue al riïorno, quando i due se ne ven- 
gonocon un carîco di pesce, che Guglielmo ha pagato colla sua 
sohtaprodigalirù.Stavohaecco soprawenîre i malandrini, richia- 
mati dal canto a cui Guglielmo stesso ha indotto il servo, Essi 
cominciano dal far smontare e legare costui; quindi Gondran, 
capo délia masnada, ordina a Guglielmo di spogliarsi : 

Ça me ler^ celle gonne dougie» 

Le chaperon, le froc et h pelice, 

E CCS grans botes, les chauces, (eï) rcstamine, 

Si en ire/ 10£ nuz à l'abaie, 

I . lu quelli not^ Bnora, G. Paris mî avverte gentilmente che la frase non 
» ira va. 



48 p. RAJNA 

Gugtielma ricaciUra invana qualche poco. Anche a Tcsta- 
niinc t gli convicn proprio levarsi î Rimane il braghîere, del 
quitc cgii stesso si fa a magnificare per il primo la ricchezza ■. 
Naturalnit^nte Gondran gli vuot EogHere anche quesfo, e, sceso 
apiedi, 

Devant Le conte se vct agenoLUier 
Por le braiur qu*\ voloii d«slaci<:r. 

Ma conic Gugiieimo lo vede farsi vicino, 

HâUCC Le poitig, qu'L n'oi tnie Legicr; 
Par nuutaUnt eiu ou co! Il asEet; 
FuTt 01 le brAi et le corage fict ; 
Par tel air Lï a un cop paie, 
Qmc il a tôt Le chaaingnon troîssié- 

l'attoto a quesro modo cader mono, 

Gloi. dît li quou, trop fus outrecaïdii, 
Q)]i me voLoie& mes braies deschaudcr» 
El mon brùer hors de mes rains sachJer. 

Slîda gli attri a far^ tnnanzi, c taluni ancora uccide o ferisce 
col pugno, il riinanenic, prima con una coscia sirappata al suc 
5tcs50 somarOi quindi coq un randello dî quercia'. Uno solo. 



t . Meuc corne qui sono, queste lodî riesauio illogiche ; ma probabUmente 
son dnimutc tali solo per via di altcnnonî ncllc parrkoLinri. A £ar pcnurt 
çmX contribuisce non poco il confronto dd tcsn) scandinavo. dove le k>dî 
d sono, scnu chc U 10(:k4 abbu punio a dokncnc, Nd tcsn> dcU' Arn^ 
lulc c'^ UEU <kippù fase. Gu^klmo cominda dil pariar del Iwaghkrc oome 
di coaJ vikf^v. >frî): 

Mkn esident. ne vos al mais que socre. 
Fort UPC* br&k>> -{ai me cuofrent ks a»tcs, 
E -i> ttw^ qui est malTais encore. 

Hjt quanJo il cipo dv' l-»in Ka mi|VAio di dtr\i\ 

CJh>u Jtst GutUauDNs : Fot ^ue jou doi nootct onlnr, 
Mkus vaut *«tt que route r.uitrc robe, 
A. Qycfto ruhkllo costilubce i«aln>raie « ein sidt!eïh?er Zoun «. oocœ 
dkv il H^^Mur.» \p. M:\ perli vosione ptu arcfia^ed < div^xro tiai Frcn>- 

«net -"1"'^' G^^nï,> xkv a'rrei^ c^ x vhùsJiTv pet première ^i^i^m 



CONTftlBUTl ALLA STORJA DELL El'Ol'EA 49 

che s'era tenuto in disparce, c risparmiato, c ottienc poî anche 
una porzione del rîcco botcino che i ladrî si trovavano avcr por- 
tato 11 con sÈ da un furio récente. Il servo è slegaio ; quiittor- 
dici malandrini, morti o fenti che fossero, sono impicciii nudi; 
e Guglielmo ottiene da Dio il miracolo che il suo povero asîno 
sia restituito alla primitiva imegriiA. 

Ora si ritorna aï convento col pesce e la preda, descanJo 
grande sbalordimenio nei monaci, che serran h porta. Gugliehno 
la'sfonda con una crave, uccide il portière, sgomina gli aitri, e 
va nella chiesa ad inginoccbiarsi davanti alla croce. L'abatc, visto 
di non poterseîa svignare, fa il franco, chiedendo a Guglielmo, 
se abbia portato il pesce. Guglietmo risponde e s'attcggia in 
modo, che segue una fuga générale. L'eroe afferra Tabate, e se 
ne serve come di un' arme per ammazzare il priorc, ch' era il 
ma^ior coîpevole, GU si chiede grazia; e Guglielmo demanda 
perdono alla sua voha : 

Dicx, dît li quens, con je [éj mal ouvré 
Pai mautakni, qui si m'i sorportii ! 
Je ne porroie mie ceanz durer. 
Je n'i pOTT^ mie m'ame sauver. 
Or m^en fuîré en estran^ regni:; 
Heniùte[s] ère en on grani bois ramé. 

Scaricato il pesce, il mangiare e bere a profusione fa 
presto dimemicare ai monaci il priore. Non dimentica invece 
Guglielmo, che, tutio pentito, dopo cssere stato da ognuno 
perdonato e abbracciato, se ne va, lasciando in custodia ai 
monaci, lietissimi délia sua partenza, le arnii e il cavallo. 

Che Era una narrazione latina, messa in iscritco nei primi 
decennii de! secolo undicesimo, e una redazione poeiica volgarc 
c giullaresca, che nella sua condizîone attuale non è certo 



ddlo buone spade di cui eran munîti i ladroni cbt aveva uiX\$o per i primi 
serveodosi delLc sole armï sue naturuli ; ma, egU dice (v, 65 1), 
tJ'cn prendrai nul, car il m'est en defois; 
Car el capître dtst li ab« cortois 
ÛMt n'eusse annes fora le char ef ïes ois. 
Gli É allora àiç^ volgendo^ adJieuo, vede il somaro (primj î somarl cran due» 
credo per eflètio di un travianiento, coniune iinchc alla Karkma^mlsiaga') e 
gji $irappala cosda. 

JlHnfi, XIIU 4 



ÎO P, RAJNA 

anceriore al dodicesimo, ci sia un' afEniti cosi stretta, è vera- 
mente meravjglioso. E la somiglianza vive^ nonostance l'aitri- 
bLzione a personaggi diversj, e, quel ch' i: ben più, nonostance 
che délie due forme sla devocamente monacale Tuna c flera- 
mente ancLmonacale Taltra \ Segnalare a parie a pane ï contatti 

[ . Lo sptriio jniïinoîucale è menuato di molto nélia redazione più corta. 
Ivi SI ignora, o piuttosto û vuoi \giiotarc, chc GugLîelnio^ cnlrando nel 
convento, abbia faito dono alla comunità dî lutto il suo, sicchè, conducendosi 
corne fanno, i fratï si lordino anche d^ingratUlidine. E non ci s'hanno tiieni' 
ïfEiuo le sfuriaic di GugUcLmo contre l'ordinc monai^iicn conlronuio col 
cdyallt^resco, clit nelïa ver^ionc magglore costituiscono corne un ntorncUo 
quanto mai caraiierisïico ed clficace. E in générale w cerca d'accareiiare i 
monaci, e si rende meno simpatico il proiagonista. Clie cosi faccndo si alieri, 
□on pu6 csser dubbio in nessun modo, Lo îiidicano le contradl^iom interne 
cIîC ne risnlïano. O corne pu6 star, pcr escmpio, che l'abate ringrazi Dio al 
sentire ai Cuglielmo ch^ cgïî ha ammazzato i ladri (v. ^21), menirc lo scopo 
suc c de' suoi era che i ladri ammazzassero lui ï H corne sarcbbe ipocrito, se 
non foïsc invece ingenuo, il farglî dir di coloro, 

Onqueâ n'amercnï Jesu de maisii; 1 
Per quanto nialandrîni, son scmprc meno vituperevoU di chi, sotto tuii' alira 
specic, mandava a moneil fratelloteccrcavaperfinodi toglierglilapossibïliiùdi 
unoscampo. vîetandogli Tuso dellu armi. c^per un pezzo, quLilslvoglia difesa. 
1 ladroni sarebbero rtiessi da Ehnte nel settîmo cerchio, decitro alla riviera di 
sangue; ma t'abaie e gli altri monaci slarebbcro giii al fondo dcir infenio^ 
conHtti nclla ghiaccia însiemc con Gano, Qjjcsta condizîone di fiitto rîmane 
immuiata aiidie nella versioiie del codice âAV Ar^cnale; e si puù ben 
studiarsi di dissîmularla, ma m nessun modo sî potrcbbe di^iruggere, O sarâ 
mai fuor di proposito il sospetto che. mettendo le cose corne qui è avvenuto, 
^ sia volulo icndeie il racconio laie da essere udilo iranquillamenie anche da 
orecchie monastichc, c da non correr rischio d'csser rimosso da quel luoghi c 
da quelle fesle, a cui un a Moniage ■ pareva parlicolarmeiiie convenire? Un 
po^ di maie dci monacî i: dciio qui pure (y- ;oS) : 

Trop estes rîces tt d'avoir assa&é. 

As povres gens deïissitïs tant doner 

Qye vostre vie peûssîi^s amender. 
Ma quesie parole sono in bocca del capo de^ ladri, ossia escono da labbra, che 
— in appjren/a — tolgono loro il poïere di offcndcre. C'erano ben^i Je" 
fraii^ a cui il Montage poteva sonar graio anche nella sua condirione 
schietia : quelli — ma quclli solo — di Gcllonj, pvr vU delEc coniese con 
Aniana (V. p. 4t. n. j)- Ed io mi doniando, se mai essi .ivessero a fare 
qualco^a nuir ispira^ione primitiva dcl pocma. Il faiio sarebbe gravido di 
signiticato. 



U doM- l'cudcnia é coti grande, m: p^rs; ^^tt<} ^LifCifliiD, 
Rîk-vcrà bensi comc ncl .V^iw^ qualc io l*hc rî-is^unto tro^î 
rlsiiontro pertïno und pariicoUnii'i, chc il cronisu inJîc^i coma 
un:) ^mplicc VArinnic. Si <raiu MV uccisfone Je' bdri : 
o Volant ;tiitrrn nonmilli, tjutxl imî corum, qui \V,i]uno pUii 
ccum inportunluA ia^sicbai, cutn ^c incYxnzs^ciy ue «:aldAmL*nti 
W:ilth:)ni ah p;ïdlbus cius citrnoTctr bi«dcm WalElurius ilico «c 
pi^o in ccllum cins prrciircns, ira ïii ns i|ï.sîiK fac^um in 
giiJam cius tidcrci. ^ E ilU convcnicn^a jggiungc qtidcoM <ii 
spccificomcntc suo la venione dcW ArvcDiIc : 

Tri coçi li iJûn« dcvam en lOii vit:)|{c, 
L'oi de U c^uk en -ii, moiiiài U t^ainK '* 

(y. 6o%'6o$.) 

Sf'iWttlx poi bctie coinc la a Ch^Lisun <>, iiuna^UDii' riiiiii- 
chicA unto minore ddk rcd^u^ioni Dostrc, <:orrc}*gj <|ui k Cro- 
nicii daci:hc lo «pogli^mcnto dci calzarî non î.iva a Wiludo 
nc%ïun dintta dî oppor^î colla (orr-X*^ Ed l-ssa vL-no alïrc^l 
j 4jii:i la rjq^iutir vciu d*un iraiio, chc b Cinnacn 1m coiLsrt- 
vAto, t clic» ridorti ad csaa 50lunto, ci spicghcrcnima dî sicuro 
in tnodo crroiKo. Strann arinc qutU' « humcms ^^ chc W^Uario 
«rrnpp:i ad un vîictlo vivo pcr servîrçene contre glî avvçfs,iri, 
qgjml' atichc non %'ïggLUiigC5sc TAssiinlo cli'cgll ci ricorra 

I . B«diai3M dbc accioio bIIc couvcniciti« furtJci>Uri di i^jucstj ^^cr^Jonc, hd 
k nw fropHc «adK rJm. Ndia pdmi il pugnu ^ «fjio aul viw : ccll* alcra 
c nd btino, tnl «otlo- H k Î vocaboll # oiio -^ c « gola * son cooiunî wl- 
laniii «1 ijfuo dru' Aiwnile c «IJj Cronit'i, îi « cbui|;no[i ^ ddU mUfioiic 

ai cj\ pirli U cfcmlta. 

9. V«ninem« U • ChAOton • iicïïa tkIU condTzioae miuaTc, ijualc rî^ulu 
4iKbc tU nvTîcînjnwitti tWïc vtraunî divetic, uon parrbbc pioprîo oflrîrd 
Il rûuotiia ptioiiiiid; dnKchj iltc bncbc, j cui ÎI di4lcgo di Uii/^licLnio coU' 
civtc pro««tlCTt&bc un ktati posco. wMJiui»œ U brighii^re, c le brjLtc 
bfdji uftMÙfierc Sû^«omcun»mp1ïc«jiû:eiK)ria»inqiuab>dbragbicr««ï tu 
ilvsuo, «iQCCMO «J CMC. Hon Kl cuitiflicuc comc, i«£ODda il loio dcir 
Ani«n«lc (t. jIBo). Hâ â« pur anche chc U JImùv, t non toloi cotn' 4 po«- 
siMrt uu Mio RioiMio. abbU comindjito cuUc Irradie c ûi M'ituttj |^>i «^ bn< 
|[hivf*, d6 nco caAiitciLfcbbc cfte un av^fiLtriicuto tuih vta d'ciiu^ £ Ad 
jvinuic l'cTâ Èfvlunl iL un înTpulio Tuturjti^ltno. En J^Mi^uiiilc chc l« 
<u?eJi^ de bdri Ib^tcro D:ou«e con ^uU<X4i *Ji pri:ii9so ; t 4. dîvcnMre vu 



%2 V. HiJVA 

Jopocsscni imp.itiro[iiia c s^rviio tli arnii di b<n altro gcoerc! 
VolctiJci rcnJçTwn< conto, m p^Twcr^-bbe alLi innicelU tl'-iïîno dï 
Âinvitic^ Mj chi coito^ca i EcTiiùiii ct^i qudi Tu i:ouiï:ïu) di 
difcnJcni a Gii^flidnw ncl Mûnitigt — quci ^ d'os ce de chir " 
sa cui ho richiam.uo fïmcmcriTc Tattcni^ioiK ' - - riconosccr?! 

doittra. 

DI qunti tiiii ^cn notcvoll si fhicdc li spio^aiîonc* Amnici- 
Mrcmotioiclu'nldoriiJnïodifltc' clunsonsdcf^esie «il tncconto 
ÙJ pt'rvcittito d.^qucllo dvll*; iriJîjriuTU iiion;i^tïche ? — Ta t»î 
gciicr.ik cil) urcbbc paiiibilc;c j pnm.i i^îuuu p^rrclibc avcT- 
ixm uiu ùsnfcrma m un patlido riUcsso chc a^jdc Ui [rovarnCt 
con applîcAUonc i OHonunrto fanosi monico i MoniorâssiTw, 
pnno Leone Marvicatii?'. Ma chi cercliî di ^trîngcrc , \Tdr^ 
corne b preicsa cofiferRu non obbû proprio consîitcnra alcuiu '. 
E inurrof^ndo il ncconto stcsso, non &o <\\\ nofi abbia a nco- 
noKcrv cite la ^>udu i eue nzi.tJ mente giutl.ircsca > c cbe £ 
veniice lo spiiÎEo tnotidf^iico c non l'aïKÎmouaïiico. Ne d^ prova 
efficace la noiissima VJU Utina dcl nostro ^cc»o Gvglidiiio. 
COQvefûto ia vero e propdo »nto^ L'auiore «roooKc oriînii- 
menie i pocmi rolgarî ioTomo al suc pcr^onaggio, thcchï h lui 



1- V p. i7; c<fr. p. ifl, n. », 

a- L'oMlofU t ma» jwtniu — ona to k propHu p«r b pckna rolb — 
dil BrthiMP. Pun, I. r/i . p. «^ il \^, Lrmt; L I, c, 7, oim eon» 
« Karalu» • ^ sofva tlu cbùnuio • Kaiobn tMfttiu ■ — un fïora« di« 
ptwobra iMk pKOir» limr matinv tli UM, £W volrran io|lki|^ puir 4d 
gn^t- E^ H Sa diapûMO a t oll wâ w g ^iliia qm eou q u«B >» «li wi pcr- 
tou. m (K3Q ^ riiçceta jle pccoR liMitr j&i uu uMhiAi, t biri iDdtj 
b if«|^n Mi6 < fivteao «d aalvHSb • Twtt ICâMlio, fwdomn pvkB< 

VD. T&i; MmuTOM, t. U.S.t IV, ï7a.)UeM OMniaâe « whrrr itafo 

I- }Kàcmit<dt làtrtaMÊt^A ^taémt^ AncrabrecoB ■■•Ci^a 
e ■ CMaU^oft * 
a MâacuiAU Jite5aK^fM.5. AMil..iML ir,^i>if. ^^B-mT 

A A«iM (-, U Mm (MU f^ so). «n won M" tnm MttOfàa fan 



COXTElBUn MUk STORIA DELL EPOFKA JJ 

chc pTorompc in quelle parole famoïc, « Quac cnim rcj^a ei 
ciïtac fïTovititiic, <HMC gcnics, quic iirlK's Willrlmi liuciî^ port-n- 
\'x^m n^Ki loquHiUtir, " ccc, '; c tunavîji dtir cpi^oJlo noKro 
eiîlî uuUa et ilioe; U chc vi^nc andie ad tndicaro cho nulk prtH 
b^bilmcntc ne trovivji titppurc ncglî agîogml^ suoi prcït^rccs- 
soii '. Dovc poî il i»to Ijiino c ji.imco1jirggîa[ii abbi^M-ii^Ai pcr 
pcnncncrc chc il confronto irj le dut reJa/iiini m c?tcnJ;i anclic 
alla foriTU, noii û difficile vedcre m qtidlc dt esse il cunt«nuto 
t^o^'i la Mt3 pîù convxnitnte cîprcssionc. Vo|^lîo rifcnfi'ni cou 
ci^ ai dtjjogo trt r^bjic c Gti^ltclmn. F, i\uc\V c^prcssloEic ^ 
KKîcnnmcnic cpîca, ncl scrso in ciiî IVpica k1>W ;id .iiieggiar^i 

Un robuïEu rincibo ag^iiïiiwj.- lui cpisuJiii, clio a b--ïb pona 
ho 5a1ciiiï Ji siiti luo^Ej ndta nirrjfionc dcl crûniM.i. QitJiidû 
Walurio i'i: p^ntio dair abâte, prcndv a. domindare alla scrviiû 
dcJ mort.wiero» ic ci fowc li un c^iv^IJo, che ^oxcsse adop^rani, 
in ci%o di htngno> iiicbe corne cavallu di b.iu.i^lîa. Glieiic 
condiicoiio>M<ii; inac};li, spcniuciUiiili, adunoad unoK ACjrta. 
Dûoiânda nllorj, se sia vivo, o mono, it cavallo thc egli -^icsso 
aveA'a condoico al tï)onj«erii. Gli i d*;:to clie & \ivo, e chc 
«('jdoïKri 1 pnruTe iigiiï i^ïo-rnû cani.[n ,i! luiilino e dal tiiulitni. 
Viioleclic j^i Ù.1 mcnjio, c montaiovi, lo c&ilta, ndiiamatido 
il pasiMSo : f Xstc, inquid, adlmc bcne de meo icaeos niirriiijen- 
tiirn«quod in anni^ iuvx-nilibj^ mcU WUiva «ladiiî dt^vCR-. d , 

r:b':H.-ni' : \\ TJiitmtnM il Icilnre Ji qui-l clie ^ej;iïL" Jil Ogïer, 



\nu dctHtI ddic ■ duOKM» *, potchf ci siifcbbc ïl C4h> clic h tSvnvailvte 

]> Qjukcat ^ i£oc slkd S;iiu nclU viu. fiVo]j»i jucor nu. dî un altr^ 
S-Giigtrl™>oFrrTiMîa,W v'frtloxn [Ri>n K\rt.,/tJ.XS .Miiv ,11^ l»fï*gg ), 
«hr pcr mcKObiuj fOl iiLit|n> t chUniat^ lui puri: ■ Cu|>licli^iï J*Orm|£« n 
nd rimJtir/gEtJiiicslA VlJitirâ (^/j^^n^it t ■-•ilti Ji ^'tùt liu\^Udmo J^Orlrt£>s 

« cxunr n tpcilifiuBi Jifnïltnr « (Rciu . p. ,iAi ; tnto îialr, p }0 Mj clfi 
chc 4|«i inittctM ï UJrooi, c HtripouibiUL^ Ji 1 o^^lï Cfg li J! Joa.so la Mi 

uiDc m-k CAtni (\\ p. 417)- Se inii ï'dt-tM< qi^i pro/'TÎj qujkh« rj[?pofto 

fhcd ^lii nulf iX bt'fiu), U iJwniii profooJj VL'rut?b« 4 nbdiirc vicfiLi 



Ï4 ^* RAJS.\ 

iratio fiïOTi i\ circcre dopo bcn scitc anni, pcxchè «imbaiia 
Rraier ' } -^ Glî è pTT<fEfTit;iio un c:tva1l(i; c îL ovalïo \;l a terril 
sotio rinsolito pcio, 

H£i Braiclort, oc Jiit Ogici^ li 6tr«, 

Oiuint fii pcrJu, ne nii: ui comiirici : 
Lj mojc foccc fnjtis iic valt un denier *. 

CjtIc Mjgno ne fi condurre n!iri dîecl, dei migHori chc *î 
|KHSiii mnarc; c IWiu i d nicJcsitiuï L Bfoitfofî i nuovi- 
uncnrc rimpianto, Pcr praii t'onun-ï c*c il un canonko, chc a 
ïlar notifie Jcl cav^lb, rcgaUto da Turpino ail' abaïc di 
S. Fanirc dJ Mcntjic. allorch^ U|i;g?rî fti pa'so. Eglî ^ ^uio dî 
revente a i]ucUa badU : 

ËnfOr l VI le Jotric* latvna ; 

Aieïih ien a c jr cottie ranchln. 
Ou il mîoîi le quaircl miilwrîa >■ 

TurpÏEio c NâQ-io sono mandatî bcmosto a Mcaux ^ dciuandarc 
il cavjiltoïclo irovano in une sïaio miserc^vlc: magro.pclico; 
ma lalc*, rbc pur scmprc rraiiciti-; nri carkn dî ca)i:c e picire, 
chc iarcbbc jovcrchio pcr qtiaitro altn. Kuvi]ti>Iu dill' ibdtc, 
clic riliuia i:cacrONamcntc il riccbissiaio compense ù lui oflcno, 
fie Qc ricornan coa c^o. U^cri s'adira dcl vcderlo cosi rîdoito; 
ma posiof^li il braccio sopra IhI groppa c mrsM^i a prcmcn; dï 
tuica forxj» non lo Ta plcgarc ne pocc ne punto. Piccoïo il rico- 
ftoociiiienid che itegue poi; ma cutranci.^ ail' tntcnto mio, 

E il Uno di Uggcrî e dd cii-allo ci si offre anche «ienrro a un 
aino coTXc^io, rict qualc, ;t giuditîo dA Vorci/sch, Tindagiuirc 
piu ri-t:cnic i:d acuio dclla Icggcnda dcl prctcso croc dancs«t ^^^^ 
dovrebb* cisere più onglnario^. Narra nel Df nataris rtrufit 



T. OvvtWû €^r nrlli stivrp BintHS. TT. 4>i; "■ ' J>'J^- ■'' '« ir., 
XXII, 6i}. Oodo cNc il ràconuo Jeta cucvc vu;» liLct^io lli 4a mOvo 
Mcob» la dii Hob«r, In ua EUtfcoIo «âelU Ntttf Jtr^Uac^ itOffmHr^ UttrêStir- 
^/ittutg. V. Voiumscil, (f. fit., p- lis. n. a. 

î. V i^iSA^. 

t. Chc uc« k4o dd 4kd »ii p^^riio <b l'i:»;cn ncl ICKO Bjtrû», dîpcn* 
ônà di on mdiûafino uotfijvnciifn. v n/ïn ftinc di uti' omïMlcnc m;Ltc* 
dtk. O ptfKhf aUûtj ne Tcrrebbcn» unii în ÎKcaj ? 

4. V, lOt^S-^. 



COXTRIBUTI ALLA STORIA DELL EPOPEA S 5 

Alessandro Neckam, corne, dopo la morte di Carlo Magno^ 
Uggeri s'andasse sconosciuio a far tnonaco a Meaux. Il suo 
scudo è appeso nd convemo, le altre armi sono riposte, il 
cavallo « laborem insolilum subiit, vchcns lapides ad reparatio- 
aem ecdesiae ». Trascorsi degli aniii, i saracir.i vengono a 
devastare la Francia, ed assediano Meaux per Tappunto, Dentro 
cù alla difesa lo stesso re Lodovico ; ma i pagani son tanti, che 
i franccsi non osano uscire a combattere, c neppur rispondono 
air invito che con superbe parole ogni giorno rinnovano, acco- 
standosi aile mura, dodici campioni, Queste provocazioni giuii- 
gono alV orecchio di Uggeri, che domanda e ouiene dair abate 
il permesso di andar lui alla battaglia. » Adducuntur in prae- 
seotiam ducis equi qui tune lempons generosi vidcbanturi sed 
cum vir magnae virtucis manu militari spinas equorum tan- 
gerei, impotences eranc impressîoncm manus sustinere, Jubet 
igitur adduci equum suum, robur pristinum cum animi nobili- 
tate adhuc retinentem, licec longe minor solito diligentia nobi- 
lis equi custodiac adhiberetur. Cum vcro dux incliius violenta 
manus impressione dorsum equi generosi artreccaret, equus 
robustus spinam elevans dominum suum aguovit, hinnitu 
crebro et agilitate motus betitîam cordis protestaïus. » Su 
questo cavallo Uggeri vince ed uccidc i dodici saracini, e viene 
ad essere autore principalissimo, e non iniziaiore soltanto, 
d"una pîena vittoria deir escrcito crisiiano. Le armi hnno che 
sia riconosciuto ; ma rimane nel monastero, e vi muore assai 
vecchio ' . 

Il Neckam attinge a una fonte ecclesiastica"; ma questa 
non iaceva di sicuro se non rivcrsare le acque vcnutele da un 
poema. Le cose parlano qui ben apcrio; c la convenîenza par- 
zjale colla cosiddetta Ch^aUne Ogkr rinforza ancorloro la voce, 
ti dunque epîca anche la provenienza delF cpisodio nostro nella 
Cronaci délia NovalesaJ. Ma se questo è, tocclier;\ alcresi la 

I. L. ÏI, c, 1481 p. 161-64 ncir edUionc dei Rettim Biilunnk. MeJîi An-i 
Script., curata dal Wright (Londra, iS6j). 

1. 11 Voretzsch, che penw altrimcnti (p. 116-17), "^on dcve avcr baiaio a 
queste parole che seguono alb njrrazioiic ddb dtsfjiu p.igani : « Ob ducis 
autera ^ngularem strenuiuiem, contulil cocnobio MclJcnsi quaïuor pracdia 
dïiïuinia regalis munificcTitîa, » 

î- Talc i: anche Tidca dd Voretzsch, p. its-'^. nd cgii (p. 116, n. r) 
suppone che qucato dica anche il Synions nel CrufLhiis dcr gcrmaniscWn 



s« 



p. KAJ?(4 



ccrtCJ^a ï.i |>rovcnicn/-a cpici, gîâ (où probabîlc. JciU narra- 
zioncdîcLiirepbodioi^divcnuto parte )nTcr;rantcM-Jci:a>p<n. 
pcr m <li aggancumcmOf confcrnum insicme la Ucnvazîoiie 
cpica dclb pruva Hcl baMtïiic c de wnagli, Qnclli prova parvc 
dtntT fnr capii a im Wwtiiï/*" (^^wr ; c, gra^îc al N'ccLun, ci con- 
(lucc a an pocma da dorersl îiititolare cov anche il civallo. E 
non altrîmcntt che uoî, v*î condiKc il Vorctzsch. Cbc il prîmitivo 
Mojiagf po«a cnl u*tnp(* csscr^î rimni.iro partcchio, î' cosa 
troppo owi.t perche sia da în3if:eKÎ ; aïcchC roci Jcvono disio- 
glierei dal rawiciruiiK-nro k différent che paiai^o iisc-rd im il 
«uaraco poetieo délia O^^mte e f uellu tlelU îiarriflone rilViiu 
dallo scrifriirc. 

Se la <iucsio mod<ï lisilîli a duc Moniii^tsi c qui c'è moîtvo 
di domandarsi, se quelk cbe di lonuno patono duc sxite di- 
stintc, în rcalU, come fpes^ acci4lc, non iil- costïtiiiKano liiu 
lûla, I-a %pîiita vit'itc diT Voftf/ich, il <|ïuIl' ÏEicItiu a ritiiïtre 
chc il Mtmiûg{ i^^'f^ ^(>ii ft>3ic elle una hruia^îonc del Mimait 
C«iUaHM€^* E il primo incvcntcr a pcmarc coii i il oonvind- 
iDcnto che ncl Mmiag^ GuUhumt st conienessc In origine l'epi- 
«odio ilel cavallit* : npînHini: «Dwîtaia dnil s^U-rr ^inne se 
n*abbij unnllcui), per quaiiCu hnpcrfctto, tn una rama appunto 
de] Monicj^t da iniiiobrc » Grîmaklo d, che a noî în qucUa 



WgUCQlC. 

1. Non fo djfc ftn dore hiiciida dl «uivifC tu <t«eiu niiilcaimii >irAJi U 
Symoft» col pufo inJicaio : « Vr'ilihfn pvttiif* Khfînf »n vntca iui dcr 
Lcpcnit voni lidligca Withclia* wtao nic-lil jccriJcja lui «mer Ounson de 
gcnr von GuilUamc an court eci, oècnngvo. » 

). BJtfr nce M, ic î<tnf non U forattnga iitche îl Maoï^ inudk; cd 
JDCor lo TOtrci t-edcrc pcr Jbie*a («c tu o no ncl vato irivdtunDk non pmo 
•cccrurmi âtiuln)»») b nvTiUtofir c^ Pivlin Pirit Titucme ndl' //û/. 
fr'tf/r., XXU. sa?, ^u^ado ii coau t»<Bc GugUeloM rlioml a ripr^nJcrc a) 
i»9*uittfO in cvl cri «1*10 tnnaTO corne uppbnM k anni « jt cii^aIIo» ch' 
Cf;!^ ci avcTii htôizo fancnij. c i£ <ui î tnocucî avcvvi piotnctw là'i iwct 
CUflodl fctkiï. XU r tcTi jf-TM f hr cic) che ^ijI li puA avrrr, ?ïvi r in ncuun 
C4*a Bh' orjiiuf j, du pu»j Avçt KTvîio dl ntoJcIk) aU' CV*^- 

4. T««<o.p, SÏS; '*'' ^' 1'^. JaO,,p. }9 ^ GArn£ii« p. 1}. Un moAico 
•conOHciuto tt Tir^orfinwii itvar*, chc non £ k non Gv^tk^mn, td pvivnio 



CnKIRiatTI AIXA STOKU DF.tL CPOPCA 



Î7 



t-a con^ctium JH Vorvi75cli puo fanî (bnc Jt^lU Cronaca 
delh XovjIcïj, dovx appunio cgnï coia m ifovi follcj^au îa un 
mcdeMmo intrefcio. h cfiunto i iioi, il trovjr tuito ci<> che si 
i: «uppo^to Ji f^rovcnien/i poctîca dcmro :i uno susso cscmplirc, 
varrcN* i rt-tidi-tc anjor più tulido l'cdiJkw cite suin vcnjl! 
înjUiado» Ma scbknc Tiiica mi pai.i raclto mcriicvole di oon- 
sidLTidonCt tïnibo pcr on ad accctcarla. Clitf dcl carallo abbia 
omiaco il Moukgt Ouiihumi ori^initrio, t cosa dubbî:». PitcIi* 
poî rîjxiiesi dtri ciitîco lcdc^tll ^jys.\ vciunicmc dii^l avvjlurata 
dalU ixncfi c^oiiacap c pcrcb^ ad ognt modo C5&i abbia pcr noi 
utilir}, convicn supporte clic ad Monlage GttiUûHme più anEico 
<iî ïii muo anche Vcpivodiod^l bastonc^daccKt, %c £: à:\ atidare 
'td U^L-ri pLT titi ?ieT\^îo, i.v\\io v.ùc — cd aiui torna pîù 
opporiuno — r.indarà pcr duc. Oro, cctalc cpiâodio ncn si 
c mai irovaio Ëînofi annbulco a Ciiglic^mo. 

^ M irtwnstc, o^ni diihbicï^fa vctrchbr a mancatt"; c vie- 
più mandicrclW, pcrcftc m pii6 alTcrmartr n.wluïa mente: chc 
u Cronaca, insicmo coll.i pane dtL Mmid^e cbc chiamcrcmo 
da ■ A^cac », supponc composu c ^lîvulgau ancUç qudla, 
a cui la nimzioac dcl Ncck.^m fa risjoniro, c ddl.i c^imIc îl 
GrimaUi* dcIU compila:ïîortc sc^iidinava non £ in fondo ic 
non jh.^ varuncc. Si gïudichi 5c dia ragionc di parUrc a queita 
imnjira un tr.uto nca ancon coniidcaco. 

Wiliaiio. pRSo Tabico nioni&cîco, " cfficiïur protinu^ cuiror 
ofti ïpomc et voluniarîc ipsïus aioii.istcrii. ïpsc veto ac<îpîci]â 
duas lonp^umai fîmes, cxicndiiquc cas pcr onum, unani 
witiwCt per longum, il^ram iiaii)<)Dtj per trinH\«rstiini tempcri: 
citaiis omnt-s naxLis în illas suspinjt'bat t-rb-^s, v'iMkvx radî- 
cihus ipsarum dcsupcr cxpandcbai comn 5olis fcrvoTcm, ut 
ulrra qoïi vivificarcniur > (c. 7). 



COQ uo tMMl CfïAaUo. gnodc e croiaoloi purr tn.i pcvcro d'«nîmo> Jt 
auhlinc Cixftc ^ fiivc lui aJT ctcrdm chi: Cark-* Mjf;uo vicn riccoglk-rt Jd pL-r 
nafBDgCfV Bn' invisiom: ura^tru, parth^ Unni«lJo lu fomJKi d'^mij c 
oirftUoi. Al Minilcic dic «'«Ta oimcruta. fïugUeln^i^ \icnf. pcrcunif più \ri1ic 
3 «tvjOo çhv GrioiaUo g!î ifcva «pparttchiLttd scniA dit Li bc^tu ri S(:uotj, 
cl iiMiiu ■» kAj bc^u firb pirg<Tv^ r t< ni; JriliUrj wJiiùiiu, Comc 
n *vdc, e fomc lu ^co xvvfriiia lo auMo Vomncli, qui îi cavjl b oflvno £ 
^vkHo die lutJtQ t'acfctu. c non t drrto tï* *i traOE ilcl avallo «cvo dl 



Ajiparcmcmeni?, nulU in ci6 chc non tu n-iuiulv. M.-E 
appunto c)uc5lii n.iEuralcz^ :(ic»j vicnc a produrrc tsn cnimim, 
O percha ni.ii di un ortobno ^i <>ti a itarr.irci clic Mrappi le 
crbc: nocîvc c ]c ritJuca ill' îrtipvossibilicJ dï rîntircchîrc» sëa 
ptifc thc il modo a ciii cgii rkoïrc icïij^-i dcl MUgol.irc } 

Li chlivc d c fomiu dâ\ racconto di un abbjiniJonc) icmpû- 
Ttn^o dclli viu romita chc Gufilï^lmo ha soctiruito aIIi nionas- 
tïodopol'infclictf t-spcrimciitoche conosciimo. fn ic s:mdno 
ha inva^u U Friiidj ton un fifûwu tscftîttJ, c c'è gran 
biiogno ici braccio dl Gugndmo. 1) rc Luigî nijirtd.i a ccrumc 
pcT opni dovc; cd alfa lînc c trovjto. Ma ûl me«ci clie w 
n*è vciiiKiï 1 Inï, egïi di tmn spctwcolo straiio, alitiiauJo 
con uii pilo c NTidicihdo tuitï t lïoii c le crtfc buonc dî un 
suo ono, c piimatido in quctb vccc rovi, ortichc, c tuito ci^ 
chc di pcggio pos^a trov.trc. CûsÏ conta le cote h rcdixîoiH- 
franccte'; alli <]tjil« non è dubbîo corne pcr cjticir* uhiiTU 
porte M da prcicrirc cjuelïa più scmplice daLicî Jai Nrrb^iKSÎf 
do\^ le crbicc^ non sono j-iA pbntaec, bcn^l ]^àaXQ sure c 
rinca];cJte \ incnirc si sïrappjno c pir,in mon delT ono le crhc 
buoncS Cwmnqiic^ cosi tVctnJc^ Gi;(j;lirlmo lu v<ïluro tlar 
Jid înienderc a chî nicTavi^liilo li> o>serv.i» chc a quesu mcde- 
3Ïmi m.uiicn ( ^vcrniïto U reime di I-rando, dove, pcr dîrU 
coi Nerjjoftai siesii, » i buonî uoinlnî sono Ciiccîaii c i catîM 
Éitti gran micsiri* •. li di queiia monc allegorîcA^ chc fa 



a, r Rlcitiluvi M i: ài kggctc non « rfcatuYA o, corac pona llnfdke 

BolugEXJ. Huimjji^mli, iSt?'^^)* \h S64- 

3. LÎI>, VIJI, cap, 37. Qjîp pcr uni dcvtiiioflc d^U Ijncj reiti, diî 

p«fcnti cky eroe ASMdiaû in ■ Otiaga ». t )uE troooa Lmgi 4 fucceJaio 
Iraitaaio il pcvinio Cuto Mindto (V. tjp. ^i, pj^, ^44^. ^na Jit^rgctua 
H eoi uitbbe qai IfOf po luiigo c iroppn poctt opportLinf^ il tmtfncni, 

4» L'cpÏKrJiu i Jiithc (id fixiiudî Ulfich yi^i Tiirhcnn, îii uai IbtHU 
pecalbîc. c ifuiiJhuincaie ahcnU- AMj<hf ill' jrn^v» jf] ainMe Mir 
ono sEdw d> GiL^lJtiaK». la »cctti bj lnogo dppu <hï î duc haono UKÎ4to 
il rocnicjgf^ t dH bou^i dw cMl dtT<MU> ptioarreit- O^iqu^lvolti ^<|P'« 
A GofGifeiu rii talpnurc un' erbt^da, cgiî b rîtUi; m il nxdoffmo g& 
oeeUt con in' crfa boûna, U luda a lerra, Ldgi vnrri pd sopcre il pcr^hi^ 
d fttcm» Baodo it jffrc ; c GqflklnM iTdftencrd a dirAlicfic b a^tg^ûooe. 



cJ )u Eirto pcitïUL' ui pnpavcri Jî Tarijutiiio, ^ dJ sîfuro 
un riflf-^so quclla nitribuîu a Wiltario', rmcsciaxido le co^ 
c Tcniçrnîok pcf ul mt^do nzioitati in .ippnrcnzj» mcntrc 
in u-alW avvïci>e il contrario, Co^l, non altrimcnd di quel clic 
lû «jcguiro p^r romeru Jcl vIilHIo, la Croiiacâ rk«vc dalb 
tradûn<nrc cp:ca la aua &pIi:gaj:LOïic. 

Pîû non rimanc chc da Mringcrc î Dodî c da prccîsafc le 
conclcfionî chc sabbLmo a <!<,^lurrc dillc cow osscn'ate. 

Sipoïfcbk'pcnsatt ciwk Ic^rn le inrortm a! pcHiido morras- 
tïco JelU vica <lî Walurio a\YUCTO propri» xhsuiiio cmc aiCMC 
la forma coiïcrcu dï pocma; ma ^\ co^lîcrl, credo, mi^Hi) ikI 
scgQû «up|»oQCfido che lî conicntaîscro d\ t^ucll.i piii lilxïra di 
nmplici narrazbni rradi^ionali, fomi-ntare « tvnmt^ vive da cià 
chc 5Î ca-iicva il scpclcro dd pcrsonag^o « in summltiic cuîus- 
dam rupu...,in »itm petnJ.-tboriosissttnccsccisum >> (cap. la), 
dalla n fcriu Wiltari », e forse da akre maicrialiid an:ora> Sîa 
oomc si vLiolc, cii> chc il cronisu cî rifcmcc, non £- di irc^no pcr 
nuUa roki sua propfîa. E^lî sente, raccogTiv, trascrivc*, rïducc 
iù un iiicto. Duono iwsenarc, pcr riipvuo agli ck-mcnii «picî 
fraïKcsl, come foi«r dî «angue iialÈino, e proprianurnïe vercet- 
Icsc (B^. V, c. 9), E il suo uflîcio dî mcro compilatorc si mani- 
festa chiaranicnic in quel suc rapprcscniarc i^ucsta cosx c <)Lidîa 
come aïKfita da talunt solunto. ■ Voluiit autcm nonrulli, » 
gli abblatn lentlio dire a propoitco detr uccîùon^ di uno 
de' malaiidriii) cul pit^no; i- v luduut autcm ticmiiuiIII t 
cgJi hpctc più iotio, riguardo ail' attcrm^i^ionc chc Walturio 
affrontasse c sbaraglia&sc in que' luoghi i pag;ini per bcn trc 
voU^. Imin^ginaTe chc fomioli; sitfattL- foucTo da hii inirodouc 
pet ïn^nnar mcglÉo it Icttorc, s^ircbhc tin attriluiirglï jtratiiiu- 
muiic una nultria bcu ralîtnaM, Dîciam pIuEio^io chc nclla 
Icggcnda locile di Wjlurîo poia*bbe «ivcr avuio p^ric non indif- 



I. SltA mIo pcr un îocontro iom'no chc it GugUclm^ di Ultîco, depo 
alni Mit c ■ liluto ^î pRailL'ntJ. A^unic quctiu Liniilnaitiio di ailctiilLii: JÎ 
poQj, pjngooabilc ia quitch-ï ni^i^icick aUi tan dcJ (rixrifmd nclU Crannci. 

poena di EckfhjrJon QfltMo alb poni^iJiiA chc ondic pirie di <>Ci ch« ttbc 
pHnu a COCTcrc di bocci în bocca fv»c gîA lUio ^isao? >ulU pcr^mcna, û 
po6 9cmpft imnwiurc, le coci pUcc (ffr. p. ^o)» l«^^f11f ori rncno clir miï 
l'^Ui A «enclr Vno il UMgnû tU iIcnrrcrcL 



6o 



r>, ujvA 



fcrcnic aiu «rw vccchiji quasî cicca, chc ncl sc^olo JccimOt, 
ïoJuca ïcpn uni pitin fuori dj Sui^a, nornvd ad uominï c 
donne, d« le si alTolhv-in diatomo, le stode dei vccdii leaipi 
(c4(i. 13). E jiti pcnuctur qucsta con^citurj, pcrdic il ulfi-niu 
chc fo^c ccwtci aindiciïrcilscpoUfodi Waliario, dci<)ii>ilcs"crj 
pcrduia Li nicTnoria. 

Li Croiiaci iL'Ib Noval?vi ^^rma duiii^uc die lin JM pHncipio 
dc^l SL*ci:Ici X], pcilonicni), r<:p<>|HM fiajici:^^ en jxivxitj dl ijiiit 
dsdlc AIpi — încontntndovbi c curio&amciitc EnLmniùtchùindo&i 
colU gcrniJiïici' — c ci a^cvj incsso radici. Pocnii, chc î 
bîgoni dct positixi&modurcTcbhcroûiica^icrcrdcrccsisrtiitinclLi 
loro «leva pilrîjit hanno gU datu luogo a propngginï prruo di 
noï. Ctflo te condi/ioni sono pcctiliiiri. Ci truvum ,miILi mi^Iia 
di due tra î |\bôi ^Ipini ptu rro^ucntatî da ^hi vicnc dî Fnin>:J--t 
O ci si conduc<\ c in popoU^ioni che lianno con truelle deU' 
alun vrrunic la ni<i»imâ affîniiA di fjvclU. îAa Manie pur nm- 
pre in lulia, € «ha la coKicn^^ di evtcrci ' ; c se c ^ilc \;iTC4re 
i montî, Ê Ancof più ùcile s^enderv al pbno. Quatito il modo 
dclla propagaxîone, m poircbbc pcnsarc -i!lc gcc^îoni di ;indaic 
a] di h chc poicvano offî-îic le dipcndcnzc chc la Kovnlc&a ci, 
fbbc*; o meglio, ai tmû nmnact di :^chia(U friiiccï<e chc- il 
monastero acûolse tra' vuoî ; nu, pur iratundo^i iiel ciso rioïtro 
spéculer di Monisigfs (AfuiM^fj, m raninïcnù, in pm.- puiito 
moiiacofili), credo clic si ivr\ bcn nuggtor proUihiliOi di csscr 
ncl \XT(j aErribticndo l'impon^i^ionc ai propag4Cori con\uçù dJl' 



I- Qvurto fui^L- îiiiînu l'uiimnc fr4 le duc. JlpcnJc JaMi quc-Ulnnc Jell' 
tKdco o dvl dup}U< Wdiario (V. p. ^7). Mi chc «J un oeno |i«]o J'înii- 
luk^ li glungci^, fur ptHiilTc» ona vdu die runîiîajïoiie « iii Pgiii cuo 
■ntcriorc ilb Croinicj, Dci mto ■ Wjhbfr * non 4 ^«olo p^noiu^io cpico 
f^tmnnîw <br kovj puato uelb aont^* iiofli» accmti> ;i Jii. *|[^ifui« b 
cnudicn, ritulia euerc dd ■ Guilliunic b o ua ■ Ogler #. AU' cpofc^ gcr- 
nunki, LaquantolanBoturJj. i^iu loia Uubbki 7 » Algïw» «, 6ghuoTo Jj 
Dcndvrio, <h^ te 1» rîi^nv iconoiciuio « F«\i« « «LU nmiM 6» C^'lo 
flll. ai-}j>' Si cottvJcKno KVAMAnicnc i branùlciti portî coIU U'idJ. che 
ticrvan nf^nriig nd più inôco ftJiniincnïo Ji [«etU epiCA dke b Gvrnunu 
foOJK^g*-. nd OniûdiJ|ÏU<b»nt.GmlK>coniToCv^avYcnùoddl Mm- 
miftn. fùtiirrrînatih. Ht, i<ii>7. 

t. Cttia m pcrrtn\i... în mantcm GcailAucn, site bnUMn nj^ni IuLjc 



Ad pMm ■ (UI. 7^ 
V VMIII, c. II. 



CONTKIBUTI ALLA STORIA DELl' EPOPHA 6l 

epopea, valc a dire ai giullari. Possibile che se ne venisscro, 
attratcî dalle fesie religîose délia Val di Susa, Son Montages^ \o 
ripeto, i nostri; e si ricordi it o quae vigiliae sancrorum » del 
bîografo appunco di Guglîelmo. Ma îo credo ben împrobabile 
che, presa Tabicudiae del passare al di qua, quel perpetui vaga- 
bondi non proseguîssero fia d'allora il viaggio pcr altrc terre 
italiane. Perù, le tracée inconcrate qui ail' cstremo confine 
costimiscoDo un îndîzio anche per il resto del paese, 

* Pio Rajna. 



BRUNETTO LATINO'S OBLIGATIONS 
TO SOLINUS 



As îs well knowii, Brunetto Larino's livres âou Trésor^ is 
aimosc eniirely 2 compilation from oiber works. Oae of ihese, 
as Prof, Tlior Sundby' his poînted out, îs the CoîUctatiea Rerum 
Memorabilium of Solinusï. 

The objecc of ihe présent article îs to indicate the extent of 
Brunetco's obligations to rlie latter, whose work he bas freely 
used, wîthout^ as is so ofcen tbe case wîth médiéval writers, 
in any way aclcnowled^ing bis indebiedness, 

The portions of thc Trésor in whîch use bas been made of 
the Coîîcctanea are che geographical and naCural hîstory sections 
of Book I., viz. Part IV : ** Ci commence la Mappemonde "; 
and Part V : '* Ci commence de la nature des Animaus" (pp. 
151-181; 182-354, ^° Cbabaille's édition). 

Tbe occasîonal remarks on natural history întrodnced by 
Solinus in bis descriptions of tbe varions countries, bave becn 
detacbcd by Brunetto, and included în a separate division of bis 
work; it wiil be convenient, tbercfore, to adopt bis arrange- 
ment, and deal with tbe two subjects separately, 

L Geographv, 

Following tbe order adopted by Orosîus {Âdv. Paganos, l, 2) 
Brunetto describes Asia firsi, as being the most considérable 
of the tbrce divisions of the world, and tben passes to Europe 



1. Li Liin-i do» Trésor, pubîîiî par P, Chabaille» Plus, 186^. 

2. Brunetto Laii'ioi Ln'rtet 0^ Skrijler KjObeiïhavn^ 1869; Italun transU- 
lion by Rodolfo Renier, Florence» 1BB4- 

3. C. JiiUi Soïini CùllectatUii Rcram MemorabiUunij recognovit Tli, MoniLii' 
Kn^ Bcrolmi, 1864. 



BRUNETTO LATlKO*S OBLEGATJOVS TO SOLINUS 63 

and A fric a. Solinus rakes chc betrer known Europe and 
Africa first, leaving Asia to che last'. But iliough Brunetto 
has not copied Solinus in ihis particubr détail, it will be seen 
that he has dosely followed hira in other respects. Indeed it is 
somewhat surprising to find that be bas borrowed from the 
CoIIeclartfa détails even of bis description of Ituly, thoiigb hc 
someti m es disguises tbe fact by sabstituiîng a modem name 
for an old one, 

Li TrfsûTt. Solinus, 

VlâiUe. . ses mili^us est es chans lulb umbilicum.,. in :Lgro Keatino 

de kciti; Je Rîeie (p. 162, $ 2)^ habet (11, 3j> 

I. Aura njolt granl... œ est Po, Padus 3 Grams dîcius EriJanus,.. 

que li Graoïs apeteni £ridame, mais «nuctus aquarum accessione tnginta 

en latin est il apelez Padus... reçoit flumina in Hadriaticum defen mare 

en soi .xtlx. fluas, ci s'en entre en la (Zl, 2>). 
mer Adriane (p. 162, $ 3). 

El si i est Mont Gibel, qui lOzjors In Aetnae veriice JxialUS duo sunt, 

giete feu par. il. bouches, ei nepoi- craicrt.^ nominaii, cet quos eruciaïus 

quant il i a noif desus lo^jors ; et si i crunipît vapor,.. lict't vasiis exundet 

est la fontaine de Aretuse (p- 164, inccndiis, apicis canitie pi^rpetua bru- 

S 2). malcm deiînei facîcm (V, 9, 10). ., 

Adde quod Aretliu^ fons in hac 
utbe est (V, 8), 

Hd la mer de Sedlle sont les i^eï In freto Siculo [sunt] Hephestlae 

Vulcaines, qui sont de nature de feu insulae... Itali Vukanias vocan:, nam 

(p. 164, S 2). Cl ipsa natura soli ignea (VI, 1). 

The first portion of the second half of Bruneito's cliapier 
on Europe (pp, 165, g 7-167 § 2) is for [he tnost part a con- 



1. It cnay be noted that Fazio dcgh Uberti, in whose Dittamoitdû Solinus 
plays much the same part as Vîrgii docs in the Divina Coimufdia, makcs ihe 
former say (lib. I, cap. 8) : 

QucïiD monilo i- ta tre pAtiî npdrtilo, 

Afii, dico, AfrUj, tJ £urop.L-.. 
Ml perché Asin piii T^^rreno s^opj, 
Pricnj ti iiomcTÙ [c suc praviiicic. 

Wlicn, however, Faiîo and Solinus siart on ïlieir journ^jy togelher, ihoy 
TOÎt the ihree continentsîn the ordcT in v.-h\ch ïhey corne in ihe Colh^tixiira. 

2. The figures preteded by 5 refcr to the ^ira^niphs of thL' page ; though 
ihese are not nunibered in Chabaille's édition they can be leadily idcniilted, 
as there are seldom more than four or tïvc paragraphs on each page. 



64 P. TOVNBl^ 

dciiscil sunini^iry af sortie (îfcccn cliaptcrs o( !li€ ColUilaum 
(VU, i-XXII. lo). 

Jîruocito's mcthodi of compil^uïon jre cijnotis. In 5omc 
places he borrovvï a sentence of Solinu^ ^"^ iranilate^ ir word 
Far worj; in othcrs lie pjfiphiascs and ci;p:in(is tlte orî^fniT; 
iiid în oihcrs agaiti hc compresses ihe ïubisunce ofthrcc or four 
pageï into ,i coLpte of Unes, wbtcb, a-^ oficn ns noi, in consé- 
quence coniiti merely of ^ itring of names, which 1i:tppen ïc 
havc caujjlit \\\% eyc. Tlhï hjphi£iFd way of i^oiii^ m uork 
IcjJi liim aE limes into Mtjil^u nilM<ikc5. Thus, after ;;lancin8 
throtLgh SoTîniis' iccount ol Greece, in whidi Athcns(VU^ 
nS), Nlicedonb (Mîl, r, 2), an<i Moum OIyinpu% Ç^'iW^ a, j) 
ar« nicntioiieil, he ||;iavcly wiifes (p. 163, 5 ?) ■ ^* '^ [Jtifans 
Ja icrre Je Grèce] est... Maccdoine, en quoi est la cit^ 
de Athcincs et mon»^ Olympe, ^ Simibr carcleï^nc&t is res- 
ponsible, as wc shall *t?e liiier, for vevtrral othet hardly tcss 
reaurkablc sutcniciiis. 

A coni|unM>n of the fcUowiii^ pamlle) p>LS5a.,;es (\\\ continua- 
tion of tbc descnpcion of Eciropc) uiN be«i illuïirate Bruuetto's 
modin oprrandi : 



li TftÊm* 
U une M Grcec.,, eommcnce « 
mom CcTMinici <i Jcânc dcvui IHIw 
pûHtf; là CCI U urrt <}c TImuiïle. 
où Juks Ccur K <ointali corrUt; Totti' 
P<«<P- m<S7> 

Pui» ctl la TCTTc tie Tnw. âu U 
B«rtwia lODt.,- Ea b Un Je Tr«cc, 
%en KfCCTilfiori, court k Douot 
(^ i6s. S 6). 

Puiïcsi-.. iWe de Cm*, ou HroU 
Crtircgni^p.. puJs ol CitbtoA et Htlc 
illdiJc, ^vi n< ipprlte Onlgc, oa li 
l>rf]fo coïumlx fsrcet prcnikKutfut 
If04fe«(p. 166,^1). 

l\ùb est TlsIc de CbuA, Cl Hïnoia 
et XiLon «t yyHo tt Cirpitc n L«rn> 
009* iM CBi li nom Atiwi, qui cu 
fini limi ^iic Ict ouet (f> 166 J a). 



SOUXIT). 
Tonlm EuropM vinvit îacipt a 
Ccuuiïrii fimut^hu, (k«jnit in Hd- 
rcipâniumfVU, i).., Ib«f£i]ucHu3i 
rhAi34lici ^nopi, tn ^uîbuB civilluoi 
bdlorjcn Jdon jf run( prM* lUf <VJU, 

Ktinc ig Thr«^dm loeu« pct|twe-. 

tbibut Tlincûe a «qnictcirtonc H^ 
ter obtcndlMr (X, ifV 

CTOti(XI, 3)...Crc» ir»(\U ïJ... 
CjryiU»<XL hÏh.. Ornpi-.-iiîCr- 
ffjdum nutncroL,., in lut primum 
»Mc ccikinikes ures* ijimi onjipi 
Grflcd vocAM (\1, 19, io>- 

(Xî, a6> ..NiiwtXI. a8). Mclo*. . 
CaipilliB^ ..LciitGO»(XI, )0-pMon« 
Athrt 1 1.ciniv> .ri- « txii., mili- 
bui pwtUBni Kpiu«tar. Ctf ^^ 



ItUMETTO LATUÎO'S OBUCATlOVS TO S0L1XVS 6^ 

Axhot nihlimb Ad«o ui flliior attJÙ* 
DKEur qujim anâe imhïa (odutji 

Hère ognin Brunctto*» widi of carc has Icd him into malclng 
ji scrious gcognphicjl blundc-r; for whîlc lie SAys ch^l Mount 
Atho5 is in ibc bliod of Lcranoi, Soliru» exprcssly suïcs» in 
ihc very passade BnincUO haJ befjre his cyes as hc wrote, thaï 
il is in Aliâ^onia, etjjhty-six miles from Lc-mnos'- 

Dc d oonunciTcc uat autre panlc Quanui Europ^c ïIhjï lldlo- 
d« Earopt. iut I;li«)poilï, C« Cil vm poaio mcipît,, icquv Omni» Euoc Ltî* 

UuA ou U mn cïi qui dcp^ti Aise «i ludo quAc llujopain Aïl^m^uc dîk'j- 

Hiiropc^ <t n'a plui de brgc ^uc vif. dîi ia tcplom «idJioruu ingudki 

cAUdc:*. ou U roui Scrsûs fil ua poni jtrinitîtor-" hJk Xcficï ponic nivi* 

de n«i ou U pitu : puù i'cibrgi b bus lacio pernicavii... indi- diffuivt 

pirtt, c^ fo »pE«s dc^^cnt c\c %i rvr,.. m«iinquln^vii(«t pa^iu^coir- 

ouo^icquc de D^dc Urfccc que v' utu: âiquc Bgvporo» 'Hudcii» qu« 

ffat, ei u c«T Apdic golA:> de Ince, Dariut œpint ironsporuvii (Ml, i, 

par ou Diim U rob poiu U gr^nt f). 
lubiMiiiacr i)n chevAlîen (p. i6fit 

S4)- 

Ei udiki qot k I>iiunn »i J. Hitler Gvrm^nic-î» fufp'i orimr,-. 

axut et crat» mont d'Aîcnuigne.,^ omnti QLJivig;ibi1<». Scpicm o»uls 

ti leçoit Jft. ilu&3 ù gitat que n^s I Pûuum ûiHul:,-. Trloia i^ti^ttaor îia 

pdCCttl aIcTî iu;i f]iic il u" cîrpari m magna luni ut pïr longiEudiTicm qui* 

*iîlr.', liocM lî .ïiïi' i cnirciLl tî rui- tlu^înu nûliuiii {unuutn tioti mi)- 

dcmatl que lei iignrt ruiniicnacut uantur icquori dutfcmqijc hausEum 

lof éoaçca bêcii .xx. Qoeï que cici in^oiTupio dctlnctoc uporc (XIll, i). 
W tonr tridl*« I Taigne de m^r 

(p- »«. S S). 

Onn- « ka. j r*ntrf^ d'Orienr, Alwr* în Asîa g^ii en jd iniiium 
cal U tcm ik S^c, Jc»x c«t L-noni oriciiti» jC3tJ-»i, ubj ddkjuni Ri- 
Rïphn' « VVpcfhofcy. on li d^Uu phiromm monïium lugi (XVII, ï)... 



I. W« Bttjrtakc iLû oppoitdiûty of poùttingoutihc uUcr worthicï&ncif 
of Srt**'* rdbîoQ otthe Toiro (Vioogia, tïîO — '^^ follo*îng «pcdnim 
«onttpofïd» 10 Ihc Lui quobcd pdiucc of lïic Titicr : " PoS u'« TùoU di 
£biia, r rsnoU, c Filiuo, « Meto, e CarpKvn, e Uaina, oac c mûceAcluu, 

1. Caf/r b pi>l»4My j ccfjiïi'f crror for flo/r/ ; ic« bdow, J 6. 



6é 



p, TQTncMa 



Aùi«... ja Mil CG que le» ele» de 

Mrcnt .lxk>^, pas loÈrg dcu Gafrc J<: 
Trace, iiM e« U mer anigtltc ct pcre- 
cose que II pljs^r tpclcni nier Morii.- 



Après U KTTc àt Sficv csi Ak- 
iTuîgnc. qui «ammoicc « mtw- 
uigucf àv S<unt ■ «or k Djoaoc, ei 
Jure jii»qu'ju Riu (p. 167, S 0- 



la S<^-Tha,. ftrypM tcnent omtcTïA, 
iliio fcnociulnti (XV, u).., H^^vr- 
bQKi.,. incotunc pente PLcroptioraiï,». 
(.nni A^ae cjuij.ini nijgïi qu:im Eard- 
fuc Jtrdfiunt (XVI, 1, j)„. Insula 
Apolbniuruiii ociogîriïj milibus p»- 
fuam Abttt û Bospor^ Thracio <iîM 
iiiiiium liu (XtX, i).^. OcuiTum 
icptamihoiiaicnx Ci «a pint... coogv- 
UiUuo,,., [PhjJcEaan] Morini^rumn 
dldi vceari, hoc «H morcuuia mxrv 
(XIX, 0- 

Mi3tii Socvo,,. in^tium GeraïAaiic 
£idt.^^ {tic ptîiiivtn] fo^ Sc^tlm 
nonivii Ci<nnaftLcum<oniUTgii-' Ulî 
încipît Difiuvîo, ulij JoEiil Rbctao 
pcTbmdttur (XX, 1, ï>. 



Thc3c bst L^-o ire very clufaJtcrbtîc &pccinicna of Brunct- 
[o'smcchodi ibcy serve lo show how littïc hii vork is rcally 
represcnutiv« of \\\ts geognphical krowledge which had Iwrn 

Afier a IrrlcT dcscnpiion uf Germany» France, Spiain, etc. 
vlth in cnumcrJtion of thcir scvcral bishoprics, Bninçlto 
once more hxs rccoursc to Solinut, from vhom bc has borrow» 
ed hU ;iccount of tite CoUimns ^i ïïeicuTr^ .md ihe con- 
nexion bctwetn ibc Occan ^nd ihc Mcditcrrancan (TVu»', 
p. 16S, S i^âolif^us« XXni» 13» 14), Bfiuin (Tf^fp. 168, Sa; 
Sol-, XXU. 1), IrcIanJ Cï> , p i^S, fô 3, 4; Sol, XXII. a, 
j); Tli«Ic (Ir., p. iù% S i; Sol. XXn, 9), îhc Hcrbridei 
(rr..p- 169. §3; Sol, XXII, 13. Add.'). and the Orimcy* 
{Tr., p, Ié9, S 3 ; Sol, XXO, I4, Add. 

In Ms jccoirtii cf Irc].ind he has charactcristically inirodiiced 
a rcmark which Solinas mikcs i propot of quir^ anoihcr pari 
«filK Bridsb Ulantb» vis, tlic Ifllc of Tban» ia Kent. 



t. tMtln 4»SHIe ut tttvdnuJ by BtuMtio JbriiuMU J/viMUmv. 

la net. Inihc TfAffvtfwmftnf U^Tmh/ 

). Tbat \wo foufa occui amaafE lli« AdiiMMtmÈA [a lïic CaJhifiaM of 
Miaai tr™^*^ ^' MonntMO, pp. iH-f)- 



bRUNOTO LATi«0*S OBLIGATIONS TO SOLlNUS 67 

lï Truori Solinos, 
En Irlande n'a nul serpent i et par Illîc [m Hibernia] nuUus dnguis 
ce dicDt \i paisant que lA où l'on por- (XXII, î)... Cum ipsa [Tanaïus in- 
tact des pterres ou de la terre d'Ir- sula] nuZIo serpaïur angue, a^portata 
lande, nus serpent n'i porroit démo- inde terra quoquo gcntium învecta sil 
rcr (p. 16S, S 4), angues necai (XXII, S). 

From Europe Brunctto crosses over in company wich SoU- 
nus into Africa, his account of which (pp. 169, §5'i7i»§4) 
is little more than a résumé of six long chapters oî the Coîîec- 
/d«fl(XXlV, 1-XXX, 14). 

Li Trejors. SOLraus. 

De Espaigne est litrespasen Libe... De Hispania e:icursus in Lybyam 

C:«aire,..Tingi; Mauritjiae fenit en (XXIV, i)... Caesarea (XXV, i6)... 

haute mer de Egypte et commence Tingi... Mauretaniae colonia (XXIV, 

celé deLibe (p. 169, J s). i).,- in Jllo ambitu Aegipiium fîniiuT 

pelagos et Libycum încipic (XXIV, 

=)- 

La mer i [en Libc] e$t assez plus 
faauie que la terre — decoun sor La 

terTe(p. 169, S5> XXIV, 6 \ 

Encdmpaïïcst Athlacs — jusqu'à 

U mer Ocease (p. 170, $ i). XXIV, 8. 

Toute Aufrique cotnmence >— la 

lerrtOuâetSedieCp. 170.53). XXVII, i. 

De d se devise fAufrique] en Jj. Proinde extenta in duas prominen- 

parties : une qui est apelée la terre tias, quaium aJiera promunturJum 

ChaneS et Tautre qui s'en va entre Candidum dicitur,.. [altéra] extendi- 

.ij. siites, — sani cenaioeté (p, ijo, tur întra duas Sjttes, etc. (XXVII, 

S D' U î); 

En ceste manière dure toute la par- Omnis luec plaga ab Aeihiopu et 

de de AufHque entre Hgyptâ et la termmls Asjae Nigri fluniîûe, qui 

mer d'E&paîgae. . . U fluos de Tigre Njlum parit, ab HispJiDÎa freto scindi- 

qaî engendre alun, devise la terre tur(XXVll, j). 
de Au&îque et celé de Ethiope 
Cp- 170, s î)- 

t, Chabaille suggests that Cbane sunds for Chaaaan ; but it evidenlly repre- 
•ents the CandUam of the Latin lent. 

a. For ihe future, as a rule, only the first and last words of the borrowed 
p^^sages in the Tnsor WiU be given, the corresponding paragraphe in Solinus 
bdng indicated by références aloae. The âash (— ) Js employed to indicate 
that tbe intomedia» matter (omitted to sava space) is derived from ihc 



68 



p. T0Y}4fiEE 



The Word a!aa m cbc âbovc p^Nsxgc is doubilcss, as Piof. Thor 
Suadby bas obaencd', an crror for NHum. BruticUo hcrc is 
ciscwhcrc (c. r. Twfïf, p. 153, $ i) corweru^ tlie Niger inio 
ihc Tïgrrs. His sritt^mcnt, is ii srinds, îs a rcm^rliable pîcce 
^^ gco^iAplilc^l inforiTiHiiloni Ile m.iy ^Ku li.ivc had in niind 
in ihis pbcc r^uppo^in^ hc wrotc N'fuw) ^nothcr patsago of 
thc CoiifCMiua 1 little funlier on : " Aetbiope^ » Renies 
AibniTCJr Nigri Ûuminc diiridiintiir, qucm partcm (i4ir. 
pasrein) puum Kili " (XXX, 0- 



U Traari. 
ToMt b Ecrrc qui rcj^iidc ver* 
midi ■» Je loui biens (p. 1^0, (4), 
Dcdcnt Ui panici ât Aurrïque 

ou *%i II flun« L«lb«u ■ (p, 170, ^ ij). 

La t«Til lo f:«fL) de Kmnotone^ 
Tt de Tro£(KliLc et le» gcm dc& 
Ainini ^ai tant Idr cuûûa 4« td 

Puis eii Gin<œini«, ont *\\e ers 
l'en mnt merveilleuses fonuJ&eï — 
une mvitme v^int <p. 171. ^ 3). 

La (csl iJc llTliiopG ei de Gjrte- 
rnaiu — not>!c gcnt ^u m:>ade 

En Ethiopf. tor b ni«r v«n~oTi[]i — 
Mn< cjUncliJer (p. i7i,S4)- 

Oiit^t toute* :tt geni ^ jusquet 
en Arjibc(p- 171,5 sV 



XXVH, i, 

t'trooque Syncs<-. Mtnt bsuU 
(XXVJl. 4y),„ c«ïmumS)Tiium cat- 
fïum.., idluit t-cthon amnîi, «U. 
(XXVn, 14). 



XXVUI. !• 

GvMiuiiium op^Juin eu Uebri* 
haut mira, <u. (XXIX)- 



XXX. j, ^ 
XXX. 14. 



diktdiifd. Th« ^iïUa/ ii'v {...), 00 tlkC oihcr tutid^ îndÎMKi ttut iLe omit- 
kJ iil^Elvt nUcrivcd TrOïU fOi»e Ollin tavriK. U (iiuït nut (< mtetiri» tiuw- 
cver, thaï BmrrtTo hit \a tvcfj eue bïwniwed thc whotc of thc pangraph 
in Sdmui refcvroJ iq. Ai vt hive tvcrt, Uï oden liha only à tenunor 
or iwo, or créa a fcv worJi hrc and thcr«- Tbe idcnilÉuitoti of dm* 
nuy be «AoniflUbcd wîiltoul n^idi duliy bj ojcin» of ihe ÙHlicjUcmf 

gjVfïl, 

I, P. 107 (=J Rtnkï). 

>. h vtfiU be teen ihu BruDetio't fimoMry aieiltod h» hnctuice inore 
ejuvd him la tniirqNvïcnt Selhu» cntirely. 

4i Bnmctio tu% rvûkniîy imuUp ffcn. pi. Gir0>f4iiliMi ior tkc n»mc &f 

ftlOWDl 



BRL-TJETTO LATlNO's OBUGATIOKS TO SOLENUS 6^ 

Bmnetto coocludes his chapter on Africa, which complètes 
hJs survcy of ihe world, with an account of the various names 
of the Océan, and a discussion as to che origin of the tides in 
India Cpp, 171, § é-172, § i), both borrowed from Solinus 

(xxni, 17-22). 

Almost the whole of his chapter on Asia (pp. 152, § 4-iéi, 
§ l), with wbich, uniike Solinus, as wc hâve already poinied 
out, he commences the geographical section of his work^ is 
made up of excerpts from the ColUctama (XXXII, i-LVI, 3). 

lÀ Trrars. Solinls. 

Sachiez que E^pte — au Hud de 
NilcCp. iS2,S4). XXXII, 1,2. j. 

Et d'autre part — H devise Aufiique 
dcAi^e(p. tsî. SO;. XXXII. ,,4, î. 

Qpant H soUus entre — plenté de 

toui biens (p. is^S^)- XXXII, 13, ij, [4, ri. 

Outre celui leu.., est Li païa d'A- Ultra... Arabia est, aj Ru bruni per- 

rabe qui s'apartient a U tner Rouge... lînens mare (XXXIII, i)... Rubrum 

Et cil est .j, golf de Ja tnet Oceatie mare in duos sinus scinditor; quo- 

qui est devisée en ,ij. brai, .j. qui est rum qui ab oriente esi Persicus appel- 

de Perse, et Tauire qui est d'Arabe latur,.. ex adverso unde Arabia «l 

(p. JJ4, 5 0'" aitcr Arabicua vocatur (UV, 11). 

En la rivière de la Rouge mer — o 
tout la toison (p. 1 54, $ ^)- XXXIII, i . 

En celui paï$ — fenii (p. 154, 
$i)K XXXIII.9. I'- 



1. In tbi) pa&sage Bruneiio is admittcdly quoting, for xn speakîng of the 
Tïgrif (whichf as usual, he substitutes for the Niger), he â^ys : *' de quoi 
U manies dit que it devise Aufrique de Aiaie ", Solinus says : ■* quera supra 
dîximus esse terminum limilis Africani ". 

2. In the compilation of this paragraph Bruneiio h^s, as is indicaied, 
brought together passages iVom iwo widely separ^ted portions of the CoIIccla- 
nra. He has doue much the same elaewhere, e. g. in his paragraph on ihe 
Dead Sea (^Trearr, p. 155, 5 21 see below. p, 70). Thèse circumsiances, 
coupled with the fact ihat he has separaiely cxtracïed ihe passages reUiing 
to natural hisiory, point to ihe conclusion that he tabulaied Ihe contents 
ofSolinus* wDrk beforc writing his own. 

y In thli paragraph Brunetlo rcfers the reader for^Aard 10 his account of 
the Phceûïïio hij section on Birds (Tmor,^. 214; sec bclow, p. 74), 



70 p. TOYS'BÊE 

l:ncorcc9E Qutrc celui Icu ^ d^toi 
U lU-rHgc (p, IH.S'I)' XXXIV, 1. 

]q thc ncit p^ngraph, ^^'hich is ukcn frcm bîdonis, Bni- 
necto detcribes the Jordnn (p. t;;, § i); lie thea ^ives au 
ïccûuRt of ïhc Dt-nd Sca, wiûch ii cnlicn, p;inlyfrom iwo Jiffc- 
ruti |u^.igcs il) Soltnus. panly ftom IsiJcrus, who h«ï copîcJ 
(âoi ahcrciij ï^linus. 



Xi Trworr- 

DoûcM Judée,., foi CI diflscc4 

Apt*t vient II pai» de Sïluiûe — 1i 

joiïApjirACp' nû.S i). 

RâT fnqu) cûjrï li Hunn dif Bain- 

tea — ' ticldi icni lacîSTni; (p. 15^* 
Si).. 

Tlgrb en ueu fluiu — h tctrc 4«i 
Jabvniens ei d» AnWen* (p. i^é, 

Aprte ^nc ClUâe, une gmne icrrc 



soutnit. 
I, 16; XXXV, I,». 

XXXV. 9, 10, 

XXXVI. s. 

XXXVII. I. 1. 



XXXVII, s, 6. 

Glidi... .t tcTRO 



momlï Tacifl 



ou 3iïonior »lei, qui â dcstrc oftir^ juf^î» d^^uu (XXXVIO» 3).,- Mena 

wfffCinniriûn, De cpIc part or Cuplc Taurui,.. ûhjwrm itpttfmTrifini Ucï- 

Cl Hurcank', A icn^urc c^^nJc m'iéi, ïcro laicre, laotfo tncndianac plijcic, 

PI en eetre partir c*l Amiroîni;, ., M occîd<^Ti flbvcf^us honte profiisj-, J 

Cliûîe y et Rteitc- Rt sci fron» «jgirdc dexifro laicrc Cuptuï dïdtur vd Hyr- 

occktcni<p. [>7, S I)- «rtui, ,1 locvo Anuuankui, McKbî- 

CM, SwiKicm (XXXVIII, 10. 12). 

ÏJt csi b terre du So'ic', 4.111 \\ In Lydi moiif Clilnucrji eu, ac- 

noEu <fo Cimere «t — gronc luniAc« (XXXIX, i). 



I. Bronetio hère pUo» Joppa în KgypiT — yet another învt»KC gJ hk 
InKCuncy is « conpiler, for ShUuliv. n ibc ccinlcxt uîH shcivr, Matd 
octbïiif;crihckin4. 

>. Sec Sundby'trirmaïkï on thii pjujgc <pp, 101-6, éd. ftenici). 

). Trésor ? /j^jfw... CâTcffn; ï^ûlmui : Zimaf»... Catfifm, 

4- TfBor : Elegifi^.. ArttJtu... Zenondtt^. Jabenitm: Sdmua: fiqfoi»,, 
Jntita^„ Zmtada.,. Adiabenot. 

6. It il cvidcnt from ihc Licia texi Ehti fot 6a7« we ougitt to rc*d Lût, 
" Ly«4 ", 




BRUNETTO LATINO S OBLIGATIONS TO SOLlNUS 7I 

La terre de Aisie b petite — terre XL» i^a.g^XLl, i; XlJV,.i ; 

deMede(p. IS7, SO- ^V, t; XLVI, 1,4. 

Les portes de Ospe — cil leus est 

apeleiDireuCp. lîT.SO- XLVÏl ^Z;XLVIU> 1. 

Enqui priïs d^iluec est h terre de 

Termcgire' — Siïeuce (p, 158, S i)- XLVIII, a, j, 

Apiis est Biutie ■ — jusque b 

(p.iSB.SO- XLIX,i,i,j,4. 

Par enqui se tome U mer de Scîie 
■ — queti BarbanDjipe]entTjtbi(p. i^S, 

SS ï.^)'- L, I, 2. 

Après ce sont les graDdismes so^- 

ludcs — De po ne moH(p^ ijd, $ 3)- L, 2, }, 4. 

Après ce est b terre de Arice* sor Sequltur Attacenus sinus et gens 

Ja mer — entre celé terre et lude siet horamum Attacorum.,. ïntcr hos et 

le p»a de Symicoîne^ entre deus Indiam gniiissimi dconas locaveruut 

(p., 158, S 4> (U. i). 

Aprts celc terre aiet Inde— deraons' 

treot apCTiemeni (p. 159. $5 l, 2)*- LU. i. A, 6. 7. 

Gaiïbarîde som 1i derrain pueple Gangarides exiimus est Indiae po- 

quiïont en Yode. En l'isle deGanges puLus. ., In G^inge insub... Prasia 

est b terre de Pras, et de PalJborte gens^ Palibothram urbem încolunt... 

et Mont Martel? (p. 159, S j). ultra Paliboihram moDs Maieus (LU, 

B, 11,12. 13). 

Hors de Inde sont jj. îsEes, Erik et Extra IndiosEîum sunt insulae duae 

Ar^te> — 01 et argent (p. ijg, $ 4). Cbryse et Argyre» etc, (LD. 17), 



1 . La ttrrt dt Tfrtwgîrej whîch represcuis Margint rtfio (var. Margyriae 
r.) in Solinus, looks like a copyist's blundcr for La Termtgire (_^= *' Terre 
Megïre "; cf. Monter ^= *' Mous Taurus *\ Trésor, p. 157, J 1 — .sec 
abovc), terrt bdng repeated by mUtake. 

2. Baatù, \. e. " Bactria ". 

). See Sundby's note on ihis passage (pp. 106-7, <^- Renîer), Brunetio 
(accordîng to Chabailb's tent) speaksof *' les grandismcs/onj qui sont sor b 
mer *\ Solinui says ; '* jugtwt mari immîneas '\ Forjons teadjous. 

4. Arac€, rcad Attact. 

%. SymicûiiUj which ïs evidently corrupt, is doublless duc toa combînatîon 
of {gnaiiHîimi-ckofias. 

6. Trésor : Ypa^îus; SoUnus : Hypanis. 

7. Martel is Brunetto's translation oiMaUns (malEcus), 

8. £nb a ArgiU, reaJ Criie et Araire, tlie twû îslands iniendcd bdng 
evidently " Chryse " and " Arg^Te " wlûch, as thcir names imply (Gk, 
yp*TiJ, ipyjpa), uTîre Ihe island^ of gold and sllvcr. 



72 p. TOYNBEE 

Then foUows an account of the various niarvellous inliabi- 
tants of India (Trésor, pp. 159, § yi6o, § i), ail of whom 

are dcscribed by SoUnus. 

Li Trésors. Soljnos, 

Et Mchici que en Yode — ouire 
Taage de -viij, anz(p. 139, S î)'. LU. 19, 22, 26,37,12, 28,29, H- 

Tos les Atbres — sani fudln (p^ 

En Yode commeocc mons Cauca- 
SUS * — li poivrea (p. 160, J 2). LU, 50. 

Et encore a en Ynde une autre îsle 
qui est apelée Oprobaine dedanz U 
Rouge tner 1 — pu la chalor (p, lâo, 

S 3)- LIÏI* ï> ^1 î^^i 7* ïïi =>■ 

Après les Yndicos — manjasscnt 
jaiDais (p. 160, S 4)' LÏV. 3. 

Outre ccle genï — muire tantost 

(p 160, S S). LIV,4. 

Puis vient La terre de Perse — .x\, 
piésdelonc< (p. 161, S 0- LI^» 4» *■ 

Puis est la terre de Parthe — lifluns 
deEufraces{p. i6r, S 1). LV, i;LV[, [.2, ?. 

Al ihis point Brunetto^s obligations to Solinus ccrminatc, 
as far as hîs chapier on Asia is concernée!, ihe ensuing account 
of ibe Terrescrial Paradise being taken from Isidorus. Tlie 
remainderof the geographical section h aving already been dcait 
wich, wc will now pass to the second division of our subject. 



1. Trésor : mont NiUs; Soliau$ : motis qui Nuh âidtur. 

3. This is. of course, the Caucasui Indiens (though h u'ould bc ra^li 10 
assume Ihui Hrutietio Vk-25 aware of the fact), otherwht^ known as ihe Pi;n>/u- 
misus ihe modem Hindu-Ktish, uhLch Ls nierely û native fomi oi the first 
TUme. 

3, Ofirobainf, of course, stindï for Taprobaiu (Cc^ylon). Drunetio places ît 
in the Red Sea I — ncedicss 10 say noi on the authority of Soiinus, Tïie lattcr. 
liowQver, happent io mcniion Taprohatu and ihe Rubruni mort close togu- 
ihcr in the samc paragraph (OIL 8), whlt:h doubiless accounts for Hruneiio^s 
absurd miïtake. 

4. The monsiers hère memiooed, 10 which Br. gives the name ai quoia- 
iriT, are callcd hniri marini hy Solinus, 



BRUNCTTO LATINO S OBLIGATIONS TO SOLINUS 73 

n. Natural H[story. 

The ultimate source, no douht, of the bulk of Solinu's 
information on this head is the Hisioria Naturaîis oî che clder 
Pliny, Brunetto refers to the laiier by aame as his authority 
on one occasion (TresoTf p. iSa, § i) ', bat it is évident that 
he derived a grcat part of his material, not from Pliny direct, 
but irom Solinus, since he repeatedly makes mention of 
détails whîch appear in the same connexion in the Collectama, 
but are not to be found in the Historia Naturaîis, 

In iracing Brunetto's obligations to Solinus in this section 
of hts work it will be convenîent co follow the arrangement he 
bas himself adopted, which seems co a certain extent to be 
alphabeticaL 

Li Trésors, SoLWUS. 

Don CocttâriUé* (pp. 184-5)» SS >» 

2, 1, î '. XXXII, 2-i, 34,33, 3î, 26, 27,3s. 

DouDalfin{^j.. iSyS), SS i, 2, ?, XII, j, 4. î. ij; XXXU, 16 ; XII, 

4, J, 7-8, 10. 

ZV Ypotamt (p. 1S9X S ï- XXXIl, ^o-\i. 

Des Serptnts (^. 191), § î- Tuil ser- 
pent— la veue. XXVII, 35, 

£fer^j^<(p. 191), 5 i" Aspîdcs... Plurcs divcrs^eque aspïdum spc- 

sont de plusors mamcres... cil qui est cic-s... di^sûs sitL ïaurRcii : hyfuaU 

apclez aspides fait niorîr de sojf l'orne somno necai^ etc. 
cui ele mort ; et \i nuires, qui a non 
prialisj le Çaii um dormir que il 

raueri, etc. <, XXVII, je, yi. 



1. Even thia mention, according xo Sundby, 15 madeai sccond-hand from 
Isidorus. 

2. SeeSoûdby's remarkson S a of ihischapter (pp. [^4-6; cd. Renier). 

3. In this secUon thc% numctak refer to ihe pngrjphî of ihe cJapIfr, 
iMH of ihe page as hiiheno. Br. having for ihe mosi part borrowed consécu- 
tive passages from Sol. m thîs section, instead of deiacbed fragmentera în ihe 
geographical section, the bare numerical références wiU be found sufficieni 
for ih^r identification. The paragraphe of ihe CoUf^tawa are given în the 
ordcTÎn which ihe cortesponding passages occur in the Trésor. (See note [2.) 

4. Aipides and prinîis are eviJently corruptions of Ihe Laiin dipias and 
\hy\t*naif. 



74 P- 

IhAmphimeme^ (p, 192), J I- 
DoH BoieJique (p. 192), $ 1. 
ZXtu Dr^i^on (p, 19^). J i. IL a une 
bouchç peïilC — par navrer. 
Dt ScitaJii Ç^. n)}},^ ij 2. 
Dou Conlornix (p. iii). ^ 1, 2. 3. 
Df ;a Cifo^'u (pp. 21 i-ii), SS ï. 

a- 3' 

Df VAfj (p. 213) $ X. En [a rivtere 
du Nil — serpeas. 

Dou Ftaix (p. 214)^ S i< Fenii — 
coe rose. 

DïjGrufj (pp. ais-i6),SS 11 a. 3- 

De TArondde (pp. 216-17), SS '■ 
Sa viande — chaceors,.. S ^- ^^ dient 
)î plusort — fûndre. 

De la Perdrix Cp- ^^S). § i. Por U 
chalor — devers le masle„. 5 j. 

Dou Papegaut * i_^. 1^9). SS Ii 3. 

ZXfu liorj (pp' ^^3-^) S'- ^^" ^<^"^ 
de .iij. manières — son chîef.., S ï- Jl 
crient le bïanc coc f — gram paor...§ ) 
se U hom — de mangier non... S 3- 
L'ordre de sa vie — le pesantor de 
son cx>rs... S 4 lion gisent envers — 
poneure;*..- S S* S 6 lor aage — dens. 

De l'Aine {p. 217)^ 5 ^■ 

i)<j B^jk (pp. 227-S). SS ï, 3, 3. 
I>j CAflffwJi* (pp, 230-ji) 51,52 



TOYNBEE 

XXVII, 29. 
XXVII, 51, 32. 



XXX, IV 

XXVII, 30. 

XI, 20, 2T,2a, 23, 24. 

XL»25,27, 26, 2S, 

XXXII, 32. 

xxxm. 1!. 

X, 12-16- 



X, 19. 

vri, 10,29, 30,31. 

LII, 4Î, 44. 4î. 



XXVII, 13, 18,20, 15, 13, 14, i€, 

I3i 35. 
XXVII, 27. 
XL, 10, n;LU, 38;XX,5. 



1. Lax. am^i^aena. 

2. Lai. /jT/fd£uj. 

3. "Il crient 'ir i^^fif cac '*, \i probably cortupt. SoL has " cantus galîiaa- 
ceùrum liment ". Read *' il c. h chant dou coc "? 

4. Br. transUtes ihe Latin rbinoceroUi by unicornei. 

5. Sce Sundby's rcnuTkî (pp. 125-7, ^- Renier) on 5S '* h '* '"^y ^ 
addcd that Br. has completely mi^understood what Sol. ^ays about ihc horns 
of ihe Asiatic on, Solïnus, eiipanding Pliny ('* comua iia in se flexni, ut non 
sint utilia pugnac "), observes : " cotnua iia multiplia flexu iu iC recurren- 
lia, ut si quis in ea offendit, non vulnereiur ". Br.'s vcrson of this is : 
'* lor cornes sont si grans et ai votices enior lor testes, que nus ne les puet 
fcrir se sor les cornes non \ ** 

6. BarrÛH. Lac, Bactriani. The chaptcr on the Came! in the Tesoro is 
much fullcr. 



BRUNETTO LATINO S OBLIGATIONS TO S0UKU3 75 

Li gnat chameau — chevaus... S }ll 

saeSnat bicû .iij. jors soif^goute., 

S 4. XUX, 9, 10, II. 

Dûu Casioirt (pp. 23 1-3), S '■ ^-^^ 
toîrc — a ses dens- XIII> 2. 

Lhu c^f (pp. 2^2—4),Sl,S2^u 

cerf — onlesfien.„in'j(i™t — maU' 
gré ^^,., S ) ^t ii txTs loDgue- 
meni — plii& de .c. ans.-. § 4 quant lî 
cerf — Arcion. XIX, 16, 17, if, 18. 11, 9, lo, 

Dt^Chims (pp, 236>7X SS 9i 'o, XV, 8, 9, lO- 

D(fuCarr$<tiûn(fi. 158), 55 i, 2. XL, 21, 22» 25, 24; XXV, \o. 

Don Cheittl (pp. 2^9-40), 5 1. Che- 
vaus — muenl lor sdgnor,., dont en XLV, 6, 3, 9, lo, 13, H, 12, 16, 
i a tels — bestequi le (ace S SS ^i 3' ^7» !&■ 

J> rOJi/afl/ (pp. 24j-4)> S ï- Et ia 
soit oli£uis — arriéres.. . § 4i 5 S' La 
nature — la soe... engendrent .j. ûl — 
assemWement'. XXV, 7. S, 2. 4, 3, 5, 6, 8, 9, ij. 

DouFonni(p. 243), J^ilaformis- 
Mm mort. XXX, 23. 

Z)f ifùM 1 (p. 24$), 5 ï , lî os de 
s'eschme — ïes dévore... $$ 2, 3. XXVî!, 23, 24, 25, 26- 

n™ Loup (p. 247), Loup — 
Ytaille... il vil aucune (o\z — de 
tcnt... §2 en toute ['année — se .xîj. 
jors non... S î quant il voit — crier... 
El en la (în de sa coe a une lame« de 
amorï — cstre pris. Il, 3;, 36^ 35, 36. 



1. At the end oT this J Br. has mixed up two dilTereni siories. In the pre- 
vîous S ^c natne of ihe *^ Duc de Galathas " îs gîven as Craterà. Soliaus ha^ 
Cintardi; the Ttsûro, corrcctly for a wonder, Cintareto. 

2. For àtus in 5 4 read inu. (See Sundby, p. 1 30 ; éd. Renier). — In § j 
Br. sdys : " la feEneZer devant, xiij, anz, et Li masles, devant, jy-, ne sevcnt 
pai que luinre soit. " Solinus has : " vencrcm anic anno$ iff^m fcminae, 
^ïïxxqainque mares nescium ". 

). In S 1 Bt. says : '^ nulle beste qui atouche a Nombre de hyène ne se 
puet movoir dou leu ". Sotinus has '* hyacoa quodcumque animal ter lus- 
traverit movere se non potest ". 

4. '* Une liirnf de amors '\ read îaittt. Solinus bas : '^ viltus amaiorius ". 
T^soro, correctly, hna. 



Dh Ittap Cwitr (p, 14*), J|, m 

loti.., J J Je IDC pu (tOr. |ij»Ul)* 

luist une picrr< precjcmc t;ui cil j^pc- 
U« li^oiro -- A> bonus. 

Dr lucm^ <p. J4S). 

J>J MviittTf* (p. 349). 

fJV Parandt (p. 3;o), l'innik nue 
*— procUwnnc. 

i^M^f^<pp. 3Î0-S0' SS »i *► ï- 
Dm Tigrtip. JiO. Si» 

u^hïc^ — le puct on Avoir. 

i>fO»r^(pp,3SHXSi.S>,S^«l 
nunjuc foiLict ^ ^laucï ûliOfc^,.. El 
u niiute «I telle que il nchiLifc {lur, 
i. i^uc en yv<T r)< u luiuic — de 



1' 37. >*- 39- 

LU. î7- iS- 
XVD. 8, 

XXX. aï, 
XXVII, ît. 17. S», 

xvn. 4. ï. 

Uï, 59-40h 



XXVI^7,8,7,4. ï, I, J.6. 



With tlic accoum of xhc bear Brunctto t>ring^ hîs oacural 
lii\iOTjr %ccEÎon to 1 cIpvc, A\ regxt^it th\% pintloïx cf hU hiiok 
hc tu^i more 01 Icss fiithrully rcpio«luccd Ûit ^ubsunct: of Uh 
cnginal authorit^', The sanic. unfonunaicly, c^nnot bc uîd ot 
bis geographkal j^umm^ry. In dut Kcciion^ as wc hivc luU 
occAstOfi 10 point OUI, hc h:L\, eïric afier tiint*, eithcT llirough 
vfûnio{cs.tc or cf intelligence, so corn pic tdy mUrq^rcscntcJ 
SoliniH 21 10 jusEÎfy thc application to bimsclf of rlie modem 
Italian sa/inj;, " iraduicore, traditore ", So far, ihercfore, a^ 
hU trcatï» on ttic " MAppcuiotidc " » conccmcd, vrc arc 



1. IVuaf U undovbtirily thc n'^i rcJ-cHrig, ihc Lit. txing vrina. The 
T/ivr» bu /Ufii>. Solinui corrcciiy atti^iu tbi> pecuHifU/ 10 tb« J^i, 
wbciscc ÛM KOnc COI H» EUitiC jyncurfifja. 

t. Br, hat Appircnily imde a curiouf mumulnlon tn ihii pouttgc: (See 
SunJtvy. p. i3K,cJ- Renier.) 

). MoHKfnv m Sol Br. dcicribcs it m bi^lo^ ■* COrdc«prf ". 5û). <iyi : 
" aufli iuHIj, ïopïr^ ccrvîno 'V 

4, 7^ vviJnl reidinf' is thff nghe onc, ic jippeiiri frMn SoNnut t 
" dciJikduia vcncrb hicim tusciut ". A lïitic fuiihcr on Br. up of ihe 
cob al bifih t ** m * jj. oll» V Sclinui up '■ oculi nullî "^^ 



BRUNETTO LATINO S OBLIGATIONS TO SOUNUS 77 

unabie to ecbo thc words put into his mouth by Dante (Jnf. 
XV, 119): 

Siad raccom^ndato il mio Tesoro- 

We hâve in the course of our article drawn attention to 
a good niany passages of the Trésor where the text requires 
emendatioD. In not a few of thcse the right readîng may be 
fïxed, wûh toierable cenainry, as we hâve been able to show> 
by a référence to the corrcsponding passage în Solînus. 

Paget Toynbee, 



LE CONTE DE LA ROSE 

DANS LE ROMAN DE PERCEFOREST 



I. 

Le romao de Percefortst est une des plQS vastes composidons 
que nous ait laissées le moyen Age. On n'en possède, à ma 
connaissance, qu'une seule copie complète, c'est celle qui remplit 
les o" 34S3-3JJ94 (anc, B. L. Fr. 239) de h biblioEhèque de 
TArsenaï, formant six volumes en douze tomes. Cette copie sur 
papier a été a minutée u par David Aubert, en 1459 et 1460, 
par le commandement du duc Philippe de Bourgc^ne, « pour cy 
aprcz u la » grosser en vellin ' u. Elle provient de la bibliothèque 
des ducs de Bourgogne, où elle est signalée dans Tinventaire de 
Gand de 1485'- ^^^ autre copie sur papier est indiquée dans 
le catalogue de Bruges de 1467 ^ Dans ce même inventaire 



i.',VoycE le Ciitàïo^ dis tHanuscrits de TAnemû, par M. Henn^ Martinf 

ï. m, p. 36?. 

1. Voy. Barrais, Bihlicth^w prvtypqp-aphiqu^, n« [619-1632, L'îifcntîté de* 
cncmplaim est ^ubUi; pu celle des mots donnés dins rmveauirc de 148) 
comme commen^t le second feuillet et lemùDant le dernier feuillet de 
chaque volume- Li^s volumes n'^t^cot pas 3ior% divisa en deux, mais remplis- 
saient chacun un lome, couvert de cuir blanc. Les )■ ei 5* volumes ne sont 
pjs poriiïs A riiiveniaire; Ils étaient sans doute prêtés et ont éitt plus tard 
remis en place, 

j, Barrois. n^" i3S4-iJï8. Le premier des si:c volumes manque» mais il 
me paialt probable que c'était te n*> 1253, qui est porté comme formant le 
sixième volume de l'exemplaire dont les n^ ii^S-ii^i contiennent (es cinq 
premiers et comme prOti.^ à Monsieur de Saim-Pol. En e!ki, les n«* iz^^-iz^i 
sont SUT parchemin et couverts de cuiriaunc,lcn»i3S î est. comme tes rt»i2>4- 
1258. lur pjpïer et cou«;rt de cuir noir. Le sisiimc volume de rciempbine 
sur païchenùn et le premier de l'excmpLure sur papier se nouvani en déËiut, 
comme Monsieur de Saint-Pol avait emprunté celui-d, k râdacieur de l'in* 
^TDtùre a fait une confusîOD. 



Le conte tlE LA ROSE 79 

figure uû exemplaire sur parchemin, en six volumes égalemetii, 
qualifié h deux reprises de a viez' » ; c'est probablement celui 
qui avait servi de modèle à David Aubert : je ne pense pas qu'il 
ait été retrouvé nulle part. Quant à la « grosse o qu'exécuta 
David Aubert, on n'eri trouve pas trace dans les inventaires des 
ducs de Bourgogne; mais les trois premiers volumes sont aujour- 
d'hui conservés au British Muséum sous les n"" Royal 1 5 , E, v, 
19, E. m, 19, E. Il '. Lu Bibliothèque Nationale de Paris possède 
les quatre premiers volumes d^un autre et magnifique exemplaire 
sur vélin S et les volumes Mil etV d'un exemplaire sur papier*. 
Le livre II d^un exemplaire donc je ne connais que Texistence 
est conservé à Berlin î, et un tome H, qui semble avoir 
disparu, se trouvait À la bibliothèque d'Albi*. Perceforest a été 
imprimé par Gallîot du Pré, en 1528, en six volumes petit 
în-iblio : cette édition reproduit la minute de David Aubert ; 
elle a été purement et simplement réimprimée en 1531. Une 



1. BaTTOÎs, û*^ 124S-13J2 : H en parchemin escript 1 longue îuigne, cou- 
vert de cuir jiQne. * Cornmc on 1*3. vu cï-dcssus^ il est probable que k 
sûième volume manquait. 

3, Ward, Catalogue oj TOmancii în tïie BnHih Muuitm, t. 1, p. 377. 

5. Mss. fr. ioâ-109 (anc. 6778-6781). Voye£-en k description dans 
P. Paris, Les Manuscrits françoisj t. I, p. 141, Ces manuscrits proviennent de 
la biblioihèque des comtes de U Marche. 

4. Hss. fr. 345-34S (anc. 6966, 7179, 6967, 6968; Le Caiakigue dJt par 
erreur 6965, 6966, 7179,6967)- voy. P. Paris, t, II, p. 366, et ï. VI, p. 21. 
Cet ^empUirc provient de la bibliothèque de Louis de Bruges, seigneur de 
U Gniïhuyse. 

3. Schmidi, Lfs nmians en prose des cycles de îa Tabk Ronde el ûi CfjaiJe^ 
magne, traduit pt F, de Roisîn (Entrait des Mémoires dt h SocUU d^s AtUi' 
quaires de la Morinie, 18^9), p. 67, n. — Il est bien singulier, soit dit en pas- 
suiii que le traducteur de ce travail, sî remarquable pour l'époque, appelle 
Schmidl J.-^. sur le dtre, et Frédéric-Guiliaume dans la préface, sans men- 
tionner Te nom de VaUatia. 

6. Hasoel (p- 17) marque dans sa liste des mss. d'Aibi : « Le 2> volume 
de Perceforest, commen^nt i la 7^ rose et finissant avec la 12*, saec. W, 
mcmbr. foL (cum pict,)- >* Dans le catalogue des mss, d'Albi. dressé par 
Lîbri, qui figure au tome i du Catalogiu ginhaï des ntaniticrits des biblt'oth^qfifs 
publiques des départements (Paris, 1B49, in-40), on ne trouve plus trace de ce 
manuscrit. 



8o ^B^p VÀKi 

traductîon iulicnnc, faîte d'apris l'Mition fnnçaUc, i ^t^ 
înipriméc en 1^55 ', 

On a tmis sur îa valeur de ce roman les opinions les plu* 
apposées. Paulin Paris, les auteurs loui r6ccniN de T^rticlc 
M^i^euii Ai'ffiawf^ dans Vtncyclcfkeàia Sntannûa', et plusieurs 
autre» cntJC[uei en ont pirle très défavorablement. Dvinlop le 
jugt- u pcut-^Cfe If plui amusai n ilt-i ramans de la chssc \ 
kqucUc îl jppjnicEiti, ce ^ui sera sans doute TavU de peu Je 
lecteurs. Schmidi au contraire en parle avec ua eiiihoiulasmc 
presque relip^^uxv Sainte-Pjlaj^, sans d'ailJcurs Vappréekr 
expUdtemerii, en a ùrè la pU^ï grande panier de ses KUmoirrs tur 
ranàainc chevakrU et beaucoup de vxxablea pour son G/ci;firi>r^. 
j'en dirai \ mon tour un mot plus loin. C'est en tout cas une 
œuvre originale par bieaucoup de e6t^, et cgui m^nicrnît dV-irc 
examinée de prts- M milieu ri^usiriîitrm nou^ M>tnnie\ lo!n, comme 
on le verra, de la poȎder dans sa forme originale. 

Sur la date où a iiç composi le Pcrc^f^cst, on n cit pas plua 
d'accord. Wanon jffirme qu'il a h^ écrit en vers^ en laao, et 
mU en prose beaucoup p1n>^ t;ird^; iiui<4 cette all^^rion, A 
l'appui de laquelle il n'apporrc pas de preuves, n'a aticunc 
autorité et repose siDS doute sm une oi£prise. Le roman, tel 
(ju'il est imprinii^, contient un ttrminus a çi/p, Vann^-c 1387 ; 
a L'an de Tincarnati on Nosire Seigneur inildeux ecns LXXXVllt 
le jour de h purilîcaiion de la benoite vierge Marie, Ldouard, 
roy d'Anpleterre, cspousa la fille du roj- de France, que on 
apprlloii le beau roy, Jusqueltcs noces se troLivcrcni gnnt 
nombre de princes cl barons, tant d'une part que d'autre, cuire 



I. Vo^*^ 4iir CCS filions lc«ouvmgnd«bib1togr3pFii?, Un cpiAode iWkM, 
VHkUilr* itâ tJkvûIitr Dwi ri lU L fttulk Cirur t/iUÛJ, iviîl ili tm^naU 1 
pttt da II an du xvt Kiidc- 

a. Vay>£n9cAywtfidAnAiii«^,LXX(9<U..igS6V«n.Ma/^Wni/ibiwtt. 

J, Diinlof, Hitiory t/fretafiaiM, a ntv «£iioa hy 11, Wiban (Looiap, 
l89S, i. I, p. ^48)- 

4. « iMot «mble, en abûciJant le rotnftn Je Ptrt^fttnt, tppo iiw t oc 
MûClmcm de Kupesr, de vMr«ilon qu'évtiBc l'upcct de ocï ttcUki ^^ics, 
raa|cacue(itn<Téition« du moyen 1^, qui ont tnvprh^ kt uMlei^^^ Le tenp 
TÎcndri t6l eu uni où l'ot) partagea noïrc caibooiiumc ei notrt jdtniniioo 
|»Br k roaun de Arc^cntr ■ {iTftd- de Roitifi, p. a6, ït6) 

)< E oc s*«st scrri que de ntufriiof, ^ni at btn <lc ocu» donner oofr 
Kpralaciîon fidtie d<i teiir pivddf. 

6. Wanoa,l£j*ier7^<iivÀi^/wff7, 61. tluiB<i840), LU.p.aai, 



U COVTl DE U tO£E tf 

1c»^u<lz 5*i trouva le ooficc CuUliunic de HâynAuh. qui ax-oit 
cspou^ U Itllf de Charles Je V;iloi£, fn-re ilu éîi btatï ro}\ 
kdtuy GtiULiiiDi« passa U mer avec grant Qooibre de che^^ilic^$ 
CE ^^-iiiîlz hoiumes de France potii condiiyrc et faire bunneur a la 
dicte royac. i C'est dao5 ce voy.ïgc qucOuiUaumcauriii trouva, 
^ Tabbayc Je Worrimcr {impr. Buriimti]^ n pri* U rivière de 
Hoaibre, o ircomiue d^aîlleurt -\ iduk les géugopliet, la traduc- 
liofi iaiîne de lœ^vre grecque du s^c Ciesvis, LonEcmporain 
d'vVlejuodrc, qu'il lit traduire ca (ranf aii parmi moine de l'Abbaye 
dcp' SjinE-Landvlin, 1 Crcspm (dép. du Nord, .^ iroîs lieues de 
VjIcnKfrTiiiL'^)^ Rcmarquom xom d'ibord ^ue les manLivcriES ^nt 
d'accord pour sutitcmter h d-iic de 1307 à celle de 1287^ qui 
est u>ui à fait inadmissible, GuilUume I, n£ vert riS^, n'func 
de\«nu cjjmte ie Hainau qu'en ijo^ cr n'ayant Jpousé Je;inn* 
de Valois qacn ijO). Li date de 1307, ccst-i-dirc, puisqu'il 
sjgk de U Purifîcjlion, du 3 février 1308, csl au contrain; Jl 
peu f rè) hgourcuscmcnt exacte en ce qui concerne le mariage 
d'Isabcl de France ivec f:dou.ird II : il eu[ Iteu it Boulogne 
le3j ianvicr t}08, tx quelques \o\in apr^s les nou^*eaux époux, 
dont ruQK»t deviii ^rc ^i tragique, pjssènrnt U mer poui aller 
se bire couronner â Londres le 34 février; beaucoup de 
seignetJTS français ^ccompagnèrvnt mturtllemcnc h jeune reine. 
Le comie Guillaume de Hainau éuit-il xxcc eux? Je ne le sais 
pas; mais cela n'a rten d'iuvraiicmbbble, .^i Ton amMd^re 
que sa femme 6uii cou&inc germaine d'habcl» 11 est donc l»en 
certain que notre romac a M 6crii aprfe i)o$. 

U Ta été auïsM après 1314- Il s'appuie en effet dans louic sa 
pretnifre ifi^xv^, conunc Je le diriii toui a rhcurc, aurles VtEUX 
du Paon, poème dont une premi^e rédaction 1 eu' compo^ 
par Jacques de Lonf^uyon peu avant et uno seconde peu aprèi 
1313*. Tl serait même posrMeur d'un iiéclc et demi, s'il 



I. Voy. WjtJ, I, 4.. p, J79, Mïnw le tcA. ilc TArtciu], npnidjlt en 
gtaèni icrrikoKot pdr l'^don, 1 bwn M. CCC. VU. 

a. Le narqoU de La Gnngc {ttagëa Caprt, p. xix} aJinci qnc le Ti>iaui1 
pâMT l«quc4 Jio^o» J> ionjf^'ûii «viJi 4oKi fon poïmc et doni il mmiîoaDC 
U non dan les dcniitn rtn eii 'Hbaiid 1), dni de Lotninc. mon le i ; mal 
l|ts, et «cfitt opinion a ni ^o^t^ pjr M WVJ ci pr P. Me>xr {J^ctt^/i 
U Chaiktt t. Il, p. J^}, MjK clk ne lUc picilt pu tLiutcTiabk ; k pr>£ic »c 
fMÛfie p*i Tih»d de duc, U dïi ^u'îl éuit n^ J Bur (t ^ull mourui i Rome 
>u. ia;;f é 



8a c. rjktts 

faltaît mlmctirc udo opinion émise par Grlsïp' et AJopaV par 
M. WflrJ ■ : h reine d'Angleterre, djns les ch, cxMii-cxxiv du 
I. [> il^cUrant i^ue la tom: bUnche est son emblème, ccr* ctu- 
pitm n'ont pu être (krlts qti'apf^ï Tann^ 1461,011 I:«ioL):tfd IV 
&\ monter sur tt frAne U Ciraîllc d'York % reprisante pAr h 
tosc itU^chc. Il c$t vraî que dtns )c Toai^n la reine d'Angleterre 
donne une ro» d'argent sur un ^cu d'azur pour insigtie A dou:fe 
cliev-aliert qui ïerom * de »on lïostd 0. Mais ce n'est qu'un dei 
raille încidenivdLi mf^nie genre qu'un trciuvc d:ms ictut le ciiun 
du roniju et il ne uumii rien prouver. La date indiquée cstd'^tif- 
Icurs contredite par le simple fiit que le aanu»crn de VArsenoJ, 
minuU par O^td Aubeit, porte il U Cm du premier volume la 
lUle de I4S71 *^^ nous avon% \a ipt'îl rxÎMail t1»ns Ta Hhraine 
de Brugci un exanploîrc de noire romin quilïH^ de « vieux » 
eu 1467. 

On a eru Trouver dans P^cff<mst une autre illusion, qaî 
fournirait un M^mcni de datation D'âpre Dnnlop*, suivi par 
CrlsKi lcroina]i&dû£trcTMi|^«apr^srinneiiondu Dauphin^ 
AiU coaroitnc de FroïKC (1)4^), piùkque k- 61s du roi deOillei 
OE appelé U dauphin *> Mais ee rappTO<:h(*ment encore est tHu- 
soire. Le roi de Galles a tieuv fils, qui tous deiijc portent un 



en Mfane ttnps que remfcnar Ikod VU; libai*! U n'Maii pas M 1 Bét M 
Il maurvi rn LoirdDCi «■ «1 «mu Hmii. qaH avait, tl e«l vrtU acooaif«giif 
1 Ram* en 1)10-11 «*igtl imid9al«d*«ft omn^rvic I4 liaritto te cc«nt«9 
(le ftit, vA \t noni ic Tibaiid AjIi ft^qocoi ïliii il eu lAr qu'une reiLh^kici 
ta IWi i« ^«M éttit puMlécAVM lc9Mpenabf<ci)i}, fuÂ^ucce four-l* 
b comsaw Mihfloi d'Anai» en Acheuk un cunr^iL-c à Tbonui de Mjb* 
boagCi « Ubr«Mv 4cf»cunaii a Ncb «n b nw ikav« Nostrt Dimc ■ (Kkbvd. 
Mihnr mmàmm /«rfrlvù, F«tk 1K8&, p. lOt. 104)- Henri ML do<n U aun 
vu npfcik daw l« Tvf ot^ P» k nsiquis ib U Crto^, D*£eui non (i 
D f KOnHW tO rt BOn â IUbvO que- k M 'O^t ip^i 'l ^ îsipmûbk qvc k 
miÉBimi iilMir|wli iiiiiiiiii d'Artoii* Pkù b9 wpiœbre itfi CMiietui 
cea vcn, El y É Jc<x ra plinkn» féd^iko» da Ki^^t J4 r*3a, oovrjgv ^, 
■wlçr* k peu d'yuan qull mu oOk, Bèdter^t ton, pv Vmmt^t skcM 
fuH a obKOtt o ki 4i««a HMWfloM q^H Xi^è«c de £vfe robfA /m 
Hwk if^ciik. 

I, Grlftc Otfp^nwJî^pa Jr ^io HTlT Jifc n . p- U9^ 

V GriMc  F« ifni qw U voie Utod» «ppineaiU «m Luasva. 
4 EJ. ihlboA, t I, p 14^. 



U COUTl t>Ë LA KOÏH Sj 

écu chargé d*un dAQphîn \ Vkmé it^ frères, lori^icmps tncconnu» 
est ili^:ii^nè, it cius« de cet éfu, ^cusle nom de ^ chevalier au 
dauphin ck, plus tird de v roi au dauphin » er quelquefois de 
" d;iupbEii' o; sou fiirccu également appdcainti. Le dauphin 
est id un insigne comme beaucoup d'-^uïrc5, et il n'eM dii nulle 
part qtiç le 6U a\ni d'un roi quelconque :iit \x>nè en cetttf qui' 
lité le tkre de àûmp^n. 

Saufle point de dép;irt fourni parles Va'uxJu Ption{i\iJ[),\t 
ronun de Ptrufortsi rc nous offre donc point d'climcnt aisurt 
de daaiioT) ; maïs il me p^rutt ceruiin qu'il n'a pas il-td fcrie bien 
longtemps aprè^ cette daie de 1514^ E-es manuscrite qiiî nous 
W3nt paTvenu?i ne aoiiE^ il c\i vrai^ que du milieu du xV nï^ck; 
mais les i^randcs dîfîCrcnccs que prcsenrcnt U n^dieiion de 
David Auben (idcndqQe ^ celle des mss. B. N. loi-ro^) c: 
celle *îc^ mra. 345-34^ *ï^ '^ B'^^ï- Nat. indiquent déji quelles 
fcnionunt i imt M>»rcc avic-t lointaine, et le Tnanuïcrit qua- 
lifié de vitux en 1467 devait bien ^trc du xiV 5ÏMe. Mais 
tunotit il est visible que U langue des manuscrits est très 
njeunîe (clk Ta ^ï^ encort- bien plus d*ns l'^dîtioTî)» ci quand 
on l'examine ^koc ancniion on voit quelle porte l'cniprcincc 
d'une époque très aniéneiire i celle de j\o% copies. 11 y a plus : 
ou trouve i diiïérentes reprises dans fe roman des picocs de 
\ers' que les copisies ont misérablciiKiit aln^rùt^, mat* au, 
quand 011 dicrche \ en restaurer la mesure et la rîine, en 
rcirouTC avec certitude les traces d'une lingue qui ne peut Ûtrc 
postérieure au milieu du xir< siècle; c'est ce que ËLTa voir claire- 
itienf Vesui t^e Ton trouvera plus loin d'une resiirution critique 



t. Ijg jounc • chfvjtlicT au iiuplvn *, apr^ avoir coinbdito uoj le can* 
iMftlc >0Q fitfC atlid, lui dit (ïiu, loù^ ^ a,îii v« a) f î^i uchct «fuc je lulj 
le ûU >u for de Gtllei que Dieu ptidoiat, lequel tut dcut ^jt de £i femitfc, 
dost Talso^ >c parti db le coutODUcoivat du toy PciGefon:»^. 1^ puui te qut 
le ray TDcni p«e n h rtyiw m^ nier« n'cr ouvrent onijuvt |iui( notivvMcf, 
îU l'ctïl lenu pour mon lon^ tcnjpï 4. Mjî» ^jrt^ U uiart Je nioii pcrc, 
qoxnt ctubc du royauloïc me «ouJoLcne «turonnfr, \x nu}t prcceJ?Qrc> une 
nienac fim ifan a moy vi me Ji^t, n cbc. 

a. 1, iiut U ii Axviyildn«r; ], txxxii, J<j' di e^foft; J. cxt)Cti, Jki/i« 
f^amcn Ttfimtt\ \\ ntu, Ui tk ia rûst\ VI, aua. qwtfc lullidc^ tam 

âuu fef Bu&ttKrjt», wm ùnplcmciit mczuîoutt^ci Jjiu r^dliion (Wjrd> K d 
f î«0) 



$4 <^' ^^^^ 

du « lai de la ROGC *>- CcU étim, oei pcui relever quelques dr- 

cort&MncL's externat qu! conl^Tineiic ceiie concLusiDii. E.cr romm* 

cicTii»u\du4)iickaimii:GLnl];iunic,ayanirj[>piiriéd'At]i;k-tL-rrc, 

CD r)o8, le pr^ictix manuscrit hùn qui conicnait rh»coirc de 

Pcr«!ctoftst, le confia pour h £iirc induire ^ un moine de 

Siinc-Litidclin^ msh < le gt^ncîl prinne puU .iprèv enprîu si 

gniixhîij: d*nnneï qi>c par IcthjuhcB en trcprinet qu'il fusait 

il dcUii^J Icï pctirkt, dont il adviiu que ne luy chilf^ii plu» 
gucres àc TisEoirc, par quoy clic en dcroourj plus lon^fucmcnt a 
csrre miw a fn ' o. Ce p^vge n dû être écrit après la mon de 
GuilUume le Bon» sttrvcnuc en i Jî7', et Ton peut xim doute 
admettre qu'il i:<3niieni une part de ^-c-ritiï ; ieeomic de Hjîiinu 
avait bien pu s'iniircsser d'.ibord au \vA\si\ du moine de 
Ocspin Cl Totiblicr ensuite. \^m sa mon, cclui*d se d^cîdi i 
terminer son immense ouvrage; je suis porti i croire quc^ 
composé évidemment pcndanE une longue suite li années, cet 
uuvrige fut publié vers i }40, Il me piralfca cfTet probable <^ae 
les nombreux 3rdrcs de Jicvaleric de cour crtfa par dei rois et 
dci prince» 5 partir de ij^?** auxquels on ne irouvc pas de 
moddes ancéneur? et donc le caraet^e coin tacïice ce mundain 
est ^'îdenc, furent institués Si Timitation de l'ordre du o Franc 
Pliai* fl, imaginé par Tauicur de r^rz/yr^rJ». Hntoui ea*, rattri- 



I, Je doanc c« puMUC d'4pri» k mi. 10). (* if. ^ «; oo pcui voir le 
tCitfài: rédrtion da.m Gt^ik^^. ',. p, ^H- 

3. Lci jlcj^ donnf» 1 ce prince par aoirc auteur ynt fooTocoseï i cet;» 
qoe Im ont défctnfa ict (^ntcmporabt. 11 dli dnnt un puuipe qu'a ontlt te 
t€xu impdind : ■ Et c«i du icuoc ccric de Dùuu, (]U: uni fiionta paii en 
vjleor «t grani nnammef quH[ fui dimcf dieu de prouctu et chcviL^tie. ■ 
a, k Dit J» ç^U GnullMm 6c Jc*a *^< Condï fftJ Schelcr. o* XXXir), ci 
k Rfp>ff CMtiûumr^ pfwitif if Jciwïï Je le Mole, publia p«f A- Sehrfrr Prt 
l6Sa. 

|. Jcdierjlwulemein ksplui jmdciu : toidnés hjtfwtltn, fond^pjr 
Edoturi QI ^gendre de GuLiliume de f ljm«u) ta i S49« el Tordre de l'Êiollet 
fondi par Jr«n IJ ro m» l"or*în: «k l'^pff. ctW par Plftre I de Qijpre, 
Hnix k pccntrr de tcus li, contmc te dit Cuîlbucac de Mj^Kiui {iViW 
rAhuMStU, V. H9 tt X ^^ ffftiottïjil 1 T J*R ; ntiit vn^j iuf ^-c fu»^«g'' k 
no4c d« M. de Mi3 LiErk, d'oii î^ r6ulte ttue <c»c intiituttoti doôi 4trc pou- 
Ueiaeff pcmMeofe. 

4. Mon 41» K. Uorcl-Fjnîo me 6îl oepc^Ji^i renuh^uer qw rOnlrc de 
U AisL-, qbî eit bien du mttac genre que In âuuci^ fui crM pii Alphooie Xl, 



Le cokte i>b l\ ikhb S\ 

buEÏon de Pfntfonsî âu xiv il^lc c;s[ mi^c liors de clouic par 
le ftit qac rhbtoncn jjo^ucs de GuÎal\ qm mourui en 1399 ci 
^tii écrivait vl^ts 1 ^90, a einpTUQC^ i notre roman ' un cktpUiv 
rebiif 1 la pr^teoduc conqvtéte de la Flandre par Alexandre le 
Grand'- 

Le livre de Pa-cvf&ttsi e5i composé sur un pUn ftringe. Il 
s*4gic de rartaclicf l'histoire fabuleuse d'Alexandre a celle du 
ijîiïi granl. Le poîni d^ d^piri ùsx le roiuan Je); ^o-rLt du Pim* 
I.j guerre entre Cbtvi^ï t*!tKi(Ji^ » tc AIcK.^nJrL- termina, 
coninic le TicoiiEC ce rainari, par une r^xiiiciliiiion génémle, Ic-i 
fa^ros du r6dt, Alexandre, B^iis, Ponis le leune, Cî-idifer, 1^ 
« Baodrajn « Cassîel , sont pousK^s par une ïcmpiic en ^Vnglcicrrc 
(Brengnc). Leii peitpl:-* d'ATïglfEc-rri: t-i d'HeosK ancnktiîenc 
précisément deux rots qui devaient leur venir de b mer: 
Alexandre leur donne Bûliî et G»difcr. Or l'Angliïterre étnit 
désolée par rcnchinicar Dama»[, qui habitait dans la forêt 
impénétrable du mfmL- nom (pris aux romans de la Table 
Ronde) : Biiisy pcntne, tue Dam-mu ci délivre ainsi le pays, 
en souvenir de q«oi il rL\oit le nom de Perftjorat (visiblement 
calqué sur PtrcfMl). Alexandre a en Bretagne beaucoup d'aven* 
turcs, notaintnetii avec une sorte de fée appelée Scbllle; on 
dooac de magniâques tournois, où douïe ^ nouveaux chcva- 
Gers ■ font des voeux, lintîn Alexandre, avec Porus et Cassiel 
(L I, eh. ci,xri), s'embarque et retourne il Babylone, où il 



lOÎ de Culilk.Cii tï$Oî rUifc en a«4i[ uni doute cl£ in>pii^ 4U niLHijn|UC 
^^f'tfl*'* pjf k «ouvenir iia 11 TaMc Rondr d'Anhnr, qui de vm C^U ni 
^Uen»iKtii le proiiMypc Je loid: c <lu Frpin^: VjMm, en tone que les ordres 
de U jirrrtière et àr IIËttùtti pnivent jTLAi nfmor^ttr Jirecivmcnt i b fiameuïe 
imiUaiioo ^a^on leiribuait 4 AttTiur. 

1, Af^mtin JU Hdiftauf. I Itl. cb iixvi (M. Farïta Jllrluo, c. 11. 
p. )9i»-.): (S/iÀt Ma^tdtr magnat Mu tSrU'fv tih^in GirboimUiti. P. Me>vr 
{A:aa^0teGf^,x. II. p. jaj) n'i pu rrH^annu li «luree decpchipltie, 
bica qu'il p»Hc (p. }éy\M) Jo npporti de P<rt/f.tmt «vue U k^^ndc 
drAlecndT. Osi I? cht|âirr cxi tt jIci 1, 1 Jr nniiv mmiii — Oii fn-ul synr 
u»c jJI«i£on plai Aietennc vn£i>re tUnf ec» vcn de U /V;w ifJttxûiiJrit 
de Cdlacmc Je Michtui, Mritcen 1)71 ou i}7| ^ jlUvjinJni, Çuffwn/iffif 

1. Jf C^ni rcmjFqDtr en pit^iTT qu'un iatte roman en prmp oTLlinuïrrment 
■aribuA JU XV* iiè<le. tujit t* Trittf. c»i é>;ji](mcnt Ju Xiv< On va k eonndît 
y ^Wu fc manque pjr iVfUnrXilmïiii: Ki.ik^bf ■IrTfe^dii.f.tilC^Lir Tcdiikin ûc 



86 G. PAJiis 

dcvntt ïrouvvr I:l mon (1, II, ch- xvji)'- ^ Les exploits des 
foi^ Pï^rtcfomi et Gadîft^t, <'t Mirtoiit ïcs avcïiturcs rxiTnïitilî- 
n^Irc» éc nombreux clicvilicr? a'inplisaciic h suite de l'immcn^: 
coTupo^tio». PerceforeiF institue kâ che%'ulLers du Franc Rilais, 
qui pr^ci-dcui ainsi de beaucoup ceux de h Table Rondc^ et 
coiisiruti trn ifm|ilc ti au souverain dirti v (lîv. flï, ch. wix). 
Plein Je jours, A se rccirc, nwc Gadilcr, d^ins t'Jlc de Vie, 
)Ai»:>nt le iTvnv ^ son liln, qui le croit mort ; ii U fn du romin, 
ious ion pcrit-lîh Aifaran, Ahîn le Gros éianc venu eu Angle- 
lerre n^tc le ïalni ^raal, on peut triKorc les aticiiidrt.' daii^ k-ui 
retraite cr tes baptiser* Le ronun se tcmiinc U, et en ctTct il ne 
pouvait guère alicr plus loin : il .1 rqoint, par un saut csiraor- 



%Stf, «t on n'en JVJil pi« trouvé de ruanLticiiE |d^D'A ces Jerni^rei afvtévt. 
Il <n <iUtiit dtujL Jih) b bîIilïotïit^LJc; Jo Juo Je Bourgi^gnC CBirroi»i 
ti*" TU» et ïA\^) Cl I« *)UcIi|Llcî moti ciléi fil itte-MiiW, iy rtnujii;, Traw 
nom. de TVfiMi.'] mnixm 1 nom 4ncïtcr l'^ciennct^ rdiib\'c éc b Udj^ac, 
L'Auteur du prologue qui figura en i^te <lv V^lnon (ipï), «t qui t uni 
douiï ^{ composa E^ur une copie manuscrite du x^'* u^Ic, «c pbimt de ia, 
ppiiic c]Lir lui A âttnntv I3 riSd.inlor, a c^r l'orignal rtirîr tn ti rimnge tt 
iiuuTïï) lATiKifte niLi n oïjchf i^u'a icr>^nt pcîiic tu j> pu ciiicndft 1c xn*, ■ 
cï cela doit ivoit ét^ vrai simouT d« fûrmc*, devenues obwlcTev de la décH- 
Tuisonn On vLcni de ïî^nileT a DdimïiAdr viï nuoLUcric é'hait du ^"^ ti^le. 
ïui pdpr<r (voy. Awbtm'irii' Rï/ir'ïJiflr/", \1T, 199) — Je rapproehe b date 
à'Ii4v 1* Tritie de cclU de Pff<tfenti pour fjLJrc itmiirqDCr que l'trc de pro- 
cÏMction dn ^iidï TTVTunt en f mv du cycir de Li Tàb\e Rnrule i-si ct<He 
vcn le ralljcu du xjv* ii6d«; le w ti6:k n'i rîcn prodjïi en ce icenre. 

t. lle«Eteicui1euiqueT»]uiieursnn3nut£Ti»drïl->jrTLfttfP«Uf<i>iiTtettiiCQi 
1 b fior «v«m le d^fwt pour Bibybnc, U^ ven suivuiit : 

QacvoaldÎMÎc Jt r Lf fovt Taiit ujourPi 

Au Eiuiiib Cu4t;l Moriii|;« oirod, 
& > L'cnliiTl BclEi Engïmitttt Ûùba. 

JedH d'iftfblt m» B. N, fr. ^167; \t mAmc le^oa t« reiroavv. t«if ici 
vinuua iiMl^iifijuia, djixsa le nu, de Londrt» «W. t68S& (Vr'tri. p. 1)1)^ 
qui ttc cottiknocoï foa l'épilogue tur Tîbutsd ei Henri et pMvcttt eoni^ 
qucntmcst jppftneiiLT 1 U prctnjto ffdjaïuu. — Faut-d voir âtm eo tn^ 
qiû ii« l'jc^-ardm pu avec oeut <|ui les précèdent et la MiiveM, le gtme 
ioipcrccpiible J'où o; »:»riî nocie ronun» ou aa coocralrc bdc t a ïayo àiU on 
qui rctuonfcrjîi A ee tomtn raiirv ei «a ftttcstenil l'antiqukè? C'ot use 
que»tIon qu'on ne ^urTvi rtioudre que psr une ctiDsîlkatk»] 4ci noisbEeut 
nunuwriu dei P'ana du t*affn. 



Lfl COant DE LA lLOf£ 87 

dînaïrc^, Alexandre % Anliur, et |urcojni l'espace de huit 
acclcs en trois géDèratio<i5'. Beaucoup tldutro licnis, tout i 
ikii extérieure, sont établis cQtrc l'histoire ic Pcrccfore^c et celle 
<!e h TaMc Ronde ei du grxii 1. 

Ixs avcniuTcs tfui remplissent le roiHiin sont en t:;cD^ra1 d'un 
assez m^îoerc iot^îï^t. On y trouve, il est \t;û, de irb minu- 
lîeiiscs dcscrlpticns de tournois*, de fâies, d*astcmblccï, et en 
génén) de mœurs chevaIeTes<]uei ; nuis elles piriisseni puit<Ées 
daiiv rinu^jiuiioii du rununcter Ix^ucoup plii^ tfiic d^ins U 
T^iié cODCemporaine. Cette iinagînaiîoD av^it, on ne peut le 
nier, un ^riiid caractère de noblesse et d'idéal ; JAmaii Ici venus 
chtvjlcrc^iK-*, b bravoure» h fid<^Utê, riioniieiir, bmagnani- 
niîie. Il cnunoîin^, nVini été c^lébr^^ avec tni enihouïiasme 
unoi^ ptus tinc^rcaii moîn^ pIvM soutenu, et c'cUec qui explique 
rndmir^iEOn Je»romxntiqu(*s pour un livre qui leur semblait eue 
Ji Bible même <le la chevalerie- Malheureusement Tauteur était 
paHaiiemcni impuissant ^ înt^nier dan^ des pcr^oniugci^ doués 
de vie Cl \ mettre en scène dans des récits iniéressancs Tidéal, 
d':i:]Ieiirs assci £icltce, dort il voulait faire Tinspiracion de son 
ronun^ Ses héros ne sont que des arn)ures empanachées qui 
marchent et p-uïent; leurs avemurcs sont învmîsembUbLcs s;u]s 
C3ccticT U curioshé. Le mcr%c:l]cux ^ U fois le plus absurde 
et le pitis monotone forme Télcment principal d'une tr^ 
grande partie des récits; le style est prolixe et san^ ntrf; des 
sv^ecsntènie^NSe/ heureux Muiiiraiièsd^mefa^mioM mémeiemjv 
plate et baroque. Il faut faire c;iccpLon pour le personnage assec 



t, Ndict ^uc Ju^es Cdii ^vtv iiiu riowrviJlc (L IV, ch. xxvii; I. V, 
di. x). D^ aap»nv»m 0. III. ch, xxi> Ici ttonuini utni ce Julicts a 
«vaîeDi iaîi en An^nonr ano invision n-poatsée> 

t. Ccnniac oa Ta buu^'qi icnarqn^, dm» ci^ dctuJcr tlMpîire eti JnWIréf 
use uaSiicbon de r^ini^le dç Nî^odAmc. 

|, Oo petite de Pcfijcv^i \t Cnhli, de Guk-iLiévn;, de v L:j bc»ie glAlIssaoi * 
(1 !][, dL xxxrv, u:], exe Au l Vl, ih. lv-iai, cti nantie une tûam 
liuii!4r« de la «liiuiKc de Merlin. AU du tel Cruii-l et de Nlntcnnc. 

4- Les loamoit avueni M ioMklué» ptf Alesiodrc, mu retour et cq tOD- 
vcnkdc «Xi £uncui vo>age au fond domcrapOQ. comnu: un uït, 11 avjk 
M 4 fa pr^ ie fxiirquc les poàSMCD *e combauiknc ki uiulcf autr^> H est 
Gorku» ^uc dinv //utw ifr &nfAiHi (t. 0i j ) t>n mcntîoane an fitoùttnff 
iiOWlt pdf tJU Icv 1 .UcMndro (^ in Aanuit fît Jairt ti ttiortr. Jc ne «uiuaaîs 
|iaa iltleun cctic yjfvitdc wr ror^înc des Eonfnoi^ 



88 



Ci. rAHis 



ori^îo^l dt- ^épliÎT, hitm DuHiTÎmt jAuiàî que nuilfuiunt qui 
s*ainu»c à tnvcTSCT cr parfais A lîdcr roviic^ Ic^ criirrpriKS Jet 
chevaliers <iu i-mac Bilais', et pour les deux contes donc l'exis- 
tence a depuis loa^t^inps éi6 «ignnUc dins k roman, CEncban- 
timtni ïir ZHitmUm (oti !a BtUr au bois d&rmtJitt) cl /j Jîïw/ ' c'«l 
de ce denier que je veux m'occupcr. 



n. 

Le coEiie de o h rose a li djmc lui * tsi raconta deux fois 
dans le P<rc€fifrrit, une première (ots (L IV, cli. xvi-xvm) en 
prose, une seconde fois Q. V, cb. xui) en vers. Je parleni plus 
Wm de bt v«rsicn ca proâe ci des quelques ditlèrenees qu'elle 
présente avec U version en vers. Li présence djns celle-c! de 
Pcrceforrs: et de Lionel, personn^rs du roman, ainsi que son 
«mibution au miincsircl l'iusion, indique qu'c^Ue a bien ^r^ 
composée par l'auteur de i*f/rt/wii/ ei non siinplemctn accueillie 
par lui. Il annonce lui-m^mc, 1 la fm du récit en pro^, rinser- 
îlon du r^ii cil vers. Après ivcir terminé riiiitoirc de Margon 
et de Lisant, il ajoute : ^ Mouli fut celle advcnuTc cetcbr^-c par 
k paliûs des dames et des cliev;tlteri;,dont il y avoit grant plentê, 
et lani fLit rc'contee des tins aux autres que oncques puis ne fut 
oubliée, ains en firent les llretons un hy qu'tU appellcrent 
le tiy de la rose, q^ii couru depuis par toutes contrées, si comme 
cy âpr^ orrez, » Le vèntable auteur de ce laî étah, d'apr£^ 
le romancier, le ménestrel P^ustou, jfère de pAustonnei^ qui, 
dans le livre V, le chante ï U nî^cc de Pcrccforesi, laquelle se 
rappelle avoir souvent entendu raconter cette histoire dans sa 
jeunesse, au tempf de son oncle. Je ne m'occupe présetiieinent 
quedti récit m vcth. 

Ce r^G iK se trouve que daris deux minusctits, A (Ancrul 
349î) et B (BibL Nat. fn }4S], les seuls qui conciennedt le 
litre V de Pintforeti, B est évidemment beaucoup plus l^éle 



t. « Je u'ay juit Mu^ (dli ZtyXxir l l'ua d'cu^) ^uc loy et ks «ilfea 
dccfTOir, ■ Cepetulant U trar mi<i pvfob des icrvicet. A on ebevjlkr ^ui lui 
dcoMode : • Qjidic choie eue donc «Je io>> ■, D r<|o»i : ■ Ccn ung 
ciprit bottt 6t b veecewxe Je Dien par md meifiil- ■ Et cecime TaiArt U 
demuMÎe ï'U peu jtniib obtenir son pardoot 3 lepond Mnpicvnexil ; ■ Dieu 



qa*Ak qui dolis donne uDc bien pauvre Idée de raticntion ctdâ 
rinccllîgcrcc du célèbre copiste DiviU Aubcn; il ctt vrai que 
nous lu." MVrttn pis t|iu:llc^ fniilr^ ct-tirnr dcj.^ tl;ins son motlclc, 
nuis en iQitX Ci^ il 4 ôcrït un j^rind iiumbrc <Jc vt^rv dcnitci de 
mesure, de rime ou ic seus. Le 5<ribc de B, ^ans êcre 1 beau- 
coup pi^ A Tabii de scmbLiMcs reproches^ nous a cependant 
consent m tin grand nombre ircndroit^ dr^ to;ïjits Wcn supé- 
rieures & celles d'A, et saiu son aide )e n* aurais pu arriver m^mc 
i la rcsQctilion, évidemment fon loin d'ètrt «;icie, que j'aÎ 
essayie. B a ^jrdé notamment plus de traces des formes ^rani^ 
miticjlcs de loii^'inaî, qu'A ne 4:<imprennii plu*, du cou!, et il 
pr^ntc moins de leçons inimelligiblcs. Les deux copies 
remoment d'aiilciirst et c'a été ti une condition bien tVtchcusc 
pour ma rviEtUution, A une même source, qui était dcj fon 
alt^réCr puinqu'ellc otnetTJÎt ^lïiiitœ vcr.\ 129. 375-7^, ^^^ tt 
iraiwporuitlcv, 528 entre les v, siS « 517 '- Uliede\'ait cepen- 
dant rcmonier encore au xiv' sitcic, et prèscmer asse^ tidilc- 
(nem le* formes grammaticales de i'oTijj;inal, que tes copiées du 
XV si^Ie ne ainipretiaient plus et iiu'iU ont xtè\ vïniveni^ mais 
d'ordituite chacun à la fni,'on, altênfc» ou remplacées. 

Il n'est pas douteu-x, en etïet, pour ne touche:' que le peint 
essentiel, que rorlj-inal ne suivit cxictemcm les rC-t*l(?s de h 
d^dinaiîOTi (elles quVIlcs i^e maintinrent dans \c nord-est beait- 
Coup plus longtemps que dans !e reste de la France* Les rimes 
ikoits le montrent clairement en maint endroit. D^^ï h &tr. I, les 
nomin. sinj;. masc, ou fèni. fttJhLVit ' , mamits. nlhim^ tenant 
rimcDC avec les acc- plur. attuim, maritins, ce qui nV-mpOche pas 
A d'taire Jla*MMtatit, manant^ allant. — A !a str. VllI, les nom. 
stng. mate, mnrtô, *if4Wî, cpoîts^ aioiù^ empki^ riment avec U 
V pers, plur. s*3iis\ cependant A B donnent emiyé ou /wtwV, 



I - On Tcrri pl«3 loua des excmpbi de foutci «oniinvo«f aux deux nuau- 
«ifndaf» b rofn>r <)>xiii.^ aux moti; en \tiki qutrlqoe^uneiqm ciTnccrnmi 
la lofom ficfnmciil iLiet : A B Si an cmnr {eut iaa)t s^xitt (vr), 97 i/^rf 
<ikjiA^). UïA îimm (lï fkvi)/ii7 nom wtorns {itiftiih), t\^iftwtifmn (Mvn 

(kMU). 497 A-' ^V^ixii </r... cBuiu/iuif;. ^j^ a^ru {û ^Ht), )4^ ii^rrr' 
(l^^l, «U. 

1- B «miUc <B'i{î t>r devriît ivolr l'iauMiif, flamnDt: ttnh c'tU U 
<ûiittn*cikci conrAM où l'aitribu: d'un nom à l'jfcutiiif cm mis au ncniî- 
OMÛii voy. Ahl, vil 6jdl 



90 



G. FARJS 



idhy^ onph^t cl font â'nijy/s un nom. plur.; mab ils ont 
comcrv^ <*/w>ï\t iinmWlainncni \xr\^n îc jt^r^ {scie;). — 
S!r X], Idnom. plur. ;>>/ rime ^vec les ace. sînf;. mtahiefycinef^ 
gritf, fWf Cl k Twni. neutre jfn^; nos deux ms*. aVn écrivent 
pu muîns /rrj/îMii iiii^ (A puuj 1nsti>utyfirf^, ■» Str. XII, le noni* 
pi. (fer*/ rime ivcc une s^tic Je j'* pcr>. iing. parf. en -n/ ; nos 
d«ux im£> ^cnvx-ni cependant J^frui. — Str. XIII» au coDtTAtrc, 
ili ont conttfvé le nom, plut, mdlk^r (A m/î'Umr') rinunc ai-ec 
dci jlc. itU^^ cil -<7tff. — T'j ^u. XV cuntk-m nÎk noru. ung. 
qai rimeat crueroblc, cd M>rte que les copistes om pu saiu scru- 
pule sup^vrimcr IV qui les cArACi^ri&tîi d^aï roricïinjl (de mC-me 
«r- XXIJ, XNIX), — La sir, XV'III présente les nnics mais^ 
fais et qiiarrtf nom. sîng,, i///rWj, offuif, atraù, fatfaiti zt ticr- 
nier, éloign-é de /uiV par Jeux vers, i éE^ chan^ par A et D en 
par/ait \ cous deux ont ^^iràé âitrah (àistrûyi), voisin immédiat 
de nffV, et Mrais; m^ù A, pnf une leçon ;tb&urdc, <1 chantai 
atrah (que B conuriAe) <:n acv. Mng, et Tétrit d^s lors /jrfrrïÂrf 
SUIS s'inquiéter de la rime. ^ f^ str. XX cm vraiment curieuse : 
les nom. sin^. n^ù^ J^rés^ àtsxés^ iris riment avec les 2'* pers. 
pi. ârmtà, «ntA; mwt^i, \M>isin immédiat de Jifui/s, ncM ki 
conKfvi que par A, et les deux mts. donnent pur^ (maigri le 
voisionge lï'tmù), ibsvi iAtrvt)^ yr4. — Str. XXIII: ace. pi. 
/nM, vfHS^ nom. «ing. tmûs (B mus^ A mij eontr^î toute nmc), 
p>urvtiu (B ^ui^Botf;, kp^nuu), f^iU (A B /v«^), jrûf (B sccu^, 
A *'^tt), — Str. XXVI : 2" p. ^. menés, ifaà. w»A, nom- sing. 

i(wW/A (A B ^wif/fc)' P<^ (A B ^«f)» ^««^ (B -'Wk. A leçon 
ab«urde)> — La str. XXXUI préfienieU seul nom. ûng. rais en 
rime avec dnq mort o{i IV tM conïtante; B a loticefoi^ reie, A 
(avoc une leçon privée de scni) arrat^, — La or. XL nous înt^ 
resse par sa douÛc sénc de rimes : dans la premij^rc nous trou- 
vons la a'pcrs- pi. pc^és cl l'ace, pi. mcrtfs ai rim^avcc quatre 
nom. tàn^., ntmfatii^ afvrtA, departét^ Jtuimjortij, dort les 
deux mu. t'accordent i cfEkcer \'s fiialci dam la seconde » le 
nom. pi. desffuâu rime avec cinq ace, sin^. : nature Ik-ment, 
dti^ndu se présentant le premier, le« deux mss. privent d/stm- 
Ai;, ce qui amène A i écrire ensuite mtrmiu;^ que rien ne peut 
)usrî^cr, et les dctu mss. à écrire nf^ni/v; qui serait préfenblc 
à tstmàu sans les nécessités de la nmt ; îb ont laissé tinâH, vmdu 
CI m^ndu xnxKXS. — Eofùi dans la su. XLIU nous trouvovis les 
nom, pi. inï et dtaû en rime avec des 3cc. sing.; B conwrvc 



LE CDMTG DE 1^ ROOC ^I 

wUf A écrit tm; ; h l'iiiverso, A a cuiuervé i/^v^k^ inndi^ que B 

Cci constiUTioDs irrffrigabicî nous autonscci tvîJcmmcût à 
cofisidèrcT tout U texte du poèrmtr, ici qj'il est i:ûn5cr\'i 4ans 
nos Jeux irunuKMtc, comme gnvei:iciu et inintelligL-mment 
rajeuni, et il le rapprocher pirlotil de U Curinc qu^H a <]ô avoir 
^ roTigÎDC. L'élude de la mesure Jcs vers nous foLimit ïins 
peine UD iss<.-z gfjnd nombre d'auiKs points de repère, qui 
conccmcnr mjÎi la d(.-cIiuiiîon, wii la nmjijg^JÎson, soii In fonnc 
miiQC Je» mocs. Sou^trnt l'une Jet fleiix copier (gènémlcmcni B) 
a conservé plus ou moins fidùlcmait la forme ancienne que 
l'autre a clurgcc : Mt\M pour 1^ <J*^clin:iison 3 A /im, B stre', 

3Ï» ôjp *^'^' A ifluy, B nVii/^ — 5S A wflr/ ^roJijïl, B >«ç 

rr/x, — 4S A iw^fï, B un — 60 A çw/Zf^ B tfHfl, — 1 72 A 
fiT^^iV. B Jr /i, — 184 B Vy/^ A TVA — 333 B îvjfr^, A w, — 
2S4 A fOfl fnUnU, B ^nf|CT4/|r, — 2S4 B tetie, A tti, — 362 A 
/*^t B /jijif ; — pour U conjugabon 30 A ^nnaû, B tlmTû, — 
8j Bfl//, Acyl, — 303 A itf jfni. B riert, — 314 A^ rji, B r>r*; 
— pour h forme des mots 293 B Z^^-, A Utc^. — 404 A pur- 
dm, B f^uifffâan, — 460 B /f//'AJ, A sf jnnd^ — 480 A fissc^ 
Zfiùse,'^ 497 A ffw/iwfcr/j B mestna. Plus raremenE la mwure 
du vcn dénonce Jaus les «icux nunu^criu une ki^on cDnlraîrc 
aux «filei de la déclinaison (17. 21, iS6f/.V pour /;; 263 mon 
fmprimt pour m'empriu) ou de b conju^^ai^on (tni en deux 
syllabes au v. ij), ou une comractîon inconnue h Tongina] 
(aS^/d^AÙ pour ^aaigrtùy, Partouc ici b fonnc plus archaïque 
est imposée par la vcrsthcaiion, 

La versificarion — rime ou mesure — nous fournit encore 
dr^ renseignements utiles sur la langue du poèmc^ Voîcî ce que 
la rime nous apprend (je ne mentionne p^s nalurcllcmcni les 
futt eommunï a touEC h l.inguc fran^'Jtsc) > : 



u }t DttnKiis ta premier Ticu la fomnc lôudve, en wcond L (omte 



1. Au eoncrairc »a v. 191 la dcuji nuaaKtîo ont hatftkr (bajfntUt^ où 
U tPif tp fc rtigc U^ifT. Ia tannthasflfr, fAuJours pottultc ptr L riMHfc, «l 
caoKnAe Jeun JbU fttr D Ui9< H^ 6tf»;>^'0- 4U ci fi| B porte Aui/irjln', 
qa'Amapboebienaiortciwnme4i9 jpufilî<r^ 4^^ B rf Aiiânnmi h»^^, 

). PoQrIc? rcnuri|ariqul fui/coT« fcncticaieonipicqucJcfCiiu «ncnés 
pjT b rinM" ou U mrnjfv ti jdmii Jiiu te leitc critique, nru n^onvr Ivf 



93 



G. PAtlS 



i^ayf-Ua. Il D'y a âuctiii «temple U'élision J'unc voyelle t-n 
hi;itUA A rîDiMcuT d'uii moi (flr^u^ cic, ac sont pjï des cxcep- 
liûiw) ; gmtdcn (55) est âitestè à côt6 de gucrrrAm (4003 ; J^ruwj/ 
se lit au V. 99, — Ai Ucvant consonne est rèduii â i- [srr, \"I j, 
VIT il), — £(i devant ain-wniicCNTdr^nnci du fl'j (XV!n, XIX*î, 
XVII K XXVd. XXVni K XXIX /f. XXXIV a, XLH a). — Win 
ct*ï"ii soni confondus (XXX VIII bftynîamc mofifJerrtdw -^nw peint 
tnlûtnf, — XXX n fstmmfr/ phindrr esïà^ire rsirônJn aîaifufre 
Jnntire), er il en est tic m^me île «/^'n- et risn- (1 a Brriûi^ 
atrdigui rstraigtK Oikifiu ni^aîgnr cnsngru; XXVH h i peu prfrs les 
mimes mots). — tV at niiurdicmcnt ccnfooilu avec ^i", sauf 
dcv'ani / et n mouillées (les exemples sont inutiln). — Le 
grmipcwsVa rMiic i w (sur les 4î rimes en -iV des petits vers 
qui terminent cKii^uc strophe, on en îrouvc omc où i> provient 
deûr.-^jij^eifu-, /ii'(deux io\s)tiiffnit,secbif^apa''fifiie,prûik,pl<Hft 
fcncbîù, ^aitift coutn^ucii}, LV tonique libre t\vi\t avec IV 
ciiïravfr, au nioîn^ devant /, seule i:oiisonnc devant Uquelle il 
>e présente i U rime (iïnsi on trouve au milieu de rimes ein^wr 
< ôre d^cuf Xd. *ty'«i«fr XIII ^, /*ïuf^ jf*'«r jiwr XXI a)* 

Consûnutfs. Le i caduc fînil, quî^ commâ on le sait, «'cti main* 
Lcnu dans le nord-est tandis <|ue partout ailleurs U iiih toinb^ 
dt^ le comnicncemcni du xii* siècle, parait ètfan^^er à U langue 
de notre poi^-me. Les nombreuses nmes en a (U h^ XU t>t 

XXIV fl, XXXIT j. XXXVI ff, XXXVUI j, XLlll tf) ne con- 
tiennent, il t^i vrai, que de:^ 5" pcr^. ^îng. qui ponrrjiicm eue 
en -iT/, mais cela ne prouve nen, vu le nombre ti£s restreint des 
mots en -4 où il n'est pas tombé de ti en rcvanclie, les rimes 
CD H (XXVII ti^XXXVj) contiennent, outre des 3" pers-^unc 
I" pcrs, sîng, (asunl! XXX a) qui indique que ce* j" pcn- 
□*âvaieni pitde / final (cVm J^ailleLirs une question dcmorpho- 
loftie autant que de phonétique). Dans les x\a\ti en -^1 (XIV j, 

XXV tf XXXVi t) on ne trouve également que des 5" pen, 
d*jmpariàît, et pas de mots \ l IihjI caduc. Enlln les rinie% en 
-Mi (Xll a) contiennent bien, en rime avec les y* pcn. /y^mJ, 
fMfitf, ;jtf, les deux part. pasi. ^ut ci aper^ni^ niais tl s'af^i 1.1 



tBnantt* uns ùricrti des mjnusci îiï. — ChjH)uc nrophca^ant ion rïmci 
(ffelili riRieen -v du pcvïr ren 6m1), )e ddigae pujli rime Jt^ vtti 10, 
4-S. 9. ia. p«r> celle des Tcrs 1, 6-8, ta-u). 

I r Vofi;r b posu^ ai la imion en prose <ï^ ploï huit. 



: 



U COMTC ùï. U ROSE 9) 

d UL1 fait dt morphologie tout ï fait tiisthict iJti Ctîi ilir plion^ 
tii^iir qiit iioui occupe m cc raonico:» ci ks rimes en -w (XL ^, 
XLtll fr) comportes uniquement Je pirticiiH-s p,i£^ nous 
monircDi biL-n<)ue pour noire poéie vex) ne rlmiii p» nvec <^jiJ, 
— L'f L't le ^ à U lin <JcN mots sont confondus (XVin ii mats 
fah nmcut avec JfHK. parfai;^; \XXUI a ihir rime iTCE OiOaU^ 
mdf^» etc.), — Au concfjire» W< inférieur ne rime pas avec ts : 
au nuûns dans U rime a île Is :(tr. XV on ne trouve pt» de mois 
eu ~fsu rimant avt-c fuiece, mlrrcr, ft/wr, dtitrr^f, estrrrt. Ceiic 
disiînciîon pote naturellement hi f^ucïtion de savoir »! le poète 
employait le ç frin^aîs et wallon ou le ih picard ; on sait que 
préî^UmeQt pour la région où H vivait, s'il éiaii moine A Cre&pin, 
rincc-niiodc csx grande *nr ce poinr ï,es rimrs ne peuvent nous 
servir i h résoudre, ( ou r& ne n'y prèKntant qu'au seul endroit 
cité. Quant 1 b graphie, ni dans A ni dann h elle ne ptéscnie 
auct^ne trace de ^b pour ç (non plus que du t picard pour le ^Jï 
Er:LOfai&et wallon)- 

At/iMÛcTfi.Oaa d^iJiva que la rime et U mesure atteMalciir, 
en général, pour norre pocmv', une grande âd^liié aux loiâ de 
la dédtnaison lelles qu'elles exiuaïeni au xtii' i^ièck, au moins 
en ce [gui louclie U Jéclinaî^on en i : tuui nom. %ing, maM:. e%t 
muni d'j, tout nom. plur. masc. en est privf. Il rc^c à faire 
quelques icmar^ucs de pcti d'importance. Les subst. ci adj. fém. 
tenninfopar une consonne ont ginéralemcni, ac n->m- sïng., 
utie } dan.% les nuiiuscriiK ; elle nV-M [las M^v^xùc jur la rîine et 
ne peu: Tinc par la meiiire, mai* die c« trop conforme au 
caractère i^^^ral de II langue pour ne pas être admise. — Le 
fini- crutlf est A U rime (iS). mais //i, quft, forant au f^m. sont 
seuls exigés par la mesure, et il Eiui irailer en con.st^quence le^ 
Cl» douEeuK (commc^r/ Ï7S). — Le fém. r( pour tk est iitcïié 
()S6* 51;) iei^CideWf; l'accusatif tonique W/f, donné plusieurs 
fois par les deu< ms*. (^'oy. ci-dessus}, J'autrw fois par un seuL 
peut toujours, d'jprés la mesure, et doit ctre changi^ en U. — 
Le poss. fittj. devant les mots commençant par une voyelle 
n'cK pas encore f^ton^ son^ mais mj, sa, avec êlisïon de To : 
idnmur 10^ 11^^ s'atKûun iSC^m'ftnfrise 265 {ABmonfmffitiu'), 
/enkntc 284 (A jun /isieiifr). Lei ppvicïïi& atones m» et up s'cm- 
ploicm concurremmem a^'ec wjfrr et imire- 

CcrtfugaUon. Les rimes des s:r. IM a et XXXIV ^ attestcot qt)C 
les 1'" perî- du plur. en -tfw ne prennent pas dV fÎTiale. -^ LV 



94 o> l'AMÊ 

adventice de la r^ pcrs. du j)rcs. ifuî. de 3a i" conj, n'csi pas 
encore absolumcnc <iubïi (aim ^jg, iiiwr 385, iiïfj/ 64, ^" jSj, 
vJîTJwr 38^5, m.iTs il rsï ftt^tjueiïï (prair^j, i^n^fluitr. JOi); 58 il 

r4ui3,in.sdoiilcmicU5ilîrc«/<?r'«^qu"wfiw^f (A^^on^nf^3ï■^'<''JfO■ 
Au :>u\>\, on lie tiùiivc que des forme* avec f {tstraignc ^.c})ùît 68, 

;CA>« 76, pm4 358), mais ce pcui ^ire purcmcni fonut:. — Les 
verbes CD -tff pr^iCT»tctn iuii formes iorrct aussi Wii des tcr- 
niinjîsans c& H-qu? des terminaisons en -^i-ipri }S}t^olk iSi, 
alû 23], 346, cvntralk 48r, mats ^r^^'e 67, iCo, ^«^ J^i lot, 
jî^tî^f 99. Sur le tubj. «uj^f voyez fUis loin. — Le* vcrlwt en -^rr^ 
'Sfff intercalent ;iu fmur un ^ tnïTe la dciiralr ci IV : ftnnj/ra 
1 38 (où les deux mss. om hn pàindnt ou poindra pour *m ptiraienit 
cL faindnk î93). tt^itm 41Î. — Le* verbes en '<Jitrf ont uq 
douille pin, p. en -iJ ei en -<Ti (flfcp*' Mï» ^tpfT^ui i;;, — dlfirr^ 
190, 171, mrib ivj)' Ijc parc, de ^w^nr» ^uaj< 275,c^iï nofci. 
— Le verbe afu conserve encore son indcn inipariaii ; rrJ 278 
(A/if^0,385 (AB4Vf«4f), 392(ABrf;), 366(A^')- 3^^('^^i 
B inrr), a côté du notj«aii, et son ancien futur, ûrr J90, iirf 
1^2, i^j, 291, 297, 31J, 138^ .^ LÔi^ du nouveau, 

T0113 ce^ faits eontîrtncrt le résuliit que nous ivoas d^à 
cbienj par L'^inde de* rimei pont Vs dans la d&clînaisoo, et 
nous montrent t^ne la lingue du poùuie est bien celle du milieu 
do Xtv* M^cle» avec le ciract^ie pkks arJuii^ue qu'elle a^-ait 
gard* dans le nord-CJt. En dehors de ce caractère, il est ceruin 
que la Unj*uc avait aussi un caractère dialectal avsex marqué : 
toute l'allure du style est bien celle Je T^^colc pîcardo-willonnc 
de TipoquCp et beaucoup de moti (p. ex. mais 43, ijfkùt 1 1 j, 
iAspkft s^fHÛ 78, mhjttrif 143» manU 397, etc.) sont plus ou 
moins excluîiwmcnt propres ,\ cette r^on. Toutefois, dans U 
re^iititioii qu on lira plus loin, je ne me suis atrachL- qu'à réta- 
blir dtf^ la pliOLi^lîque el la inc»r|ihoIt?^le le^ tr.ûl!i anciens, 
presque tniièrctncni cifac^ piar les copiitcâ et (icWa en ]^£n6;il 
à Kconndiirc; je n'aî pas lait le mi^mc travail pour jes traits 
dbleccstix, dont ils n'ont é^gatcn^enc \2\fse subsUter que des 
trice^ : b t^chc était ici he.iuLoiqt ph» délicate, elle aurait 
demandé. pour ^'irc menée \ bonne fin» un travail eon^idéraMe. 
ot en somme elle n'aurait M ^joe d'une uitUi£ mMîocrCf nu 
lieu qu'il n'dcait put sans iniMi tic montrer que la lau^e de 
noire peiit poimc, inséparable du roman où il esi inséré, est 
bien de rêpoquerclativcTOCQt ancienne i laquelle jcraiassitj^i. 



LE COMTE OC LA KOAE 9$ 

Toutefois, quelques iTûiis diilcaaux,attctc^ par la mesure ou 
b rimf, oni iù tire numicnuf. C»t le cit poor la coriirac- 
tion dp ùr ^1 te dont il ;t £td parl^ t:i-i!»-Miis peint Ich TontiPt 
comme mcUris, fwuUrse, potïr les pari, pass, eu -wf- C'est sur- 
toui le ci pour le suljj. pr^. rmaMy de f»f/r/, qui se trouve 
deux fois À h ritnc, str. XLU, ci qui «iirpTvnd non par sa con- 
sonne, irts famillï-u- djinv le-* fotiïKï ^cmbljbfe aiu dïalcacs 
du nond-cM, inai> par sa vcjycllc, d p^ur r fenn£ cntrjvif ne te 
trouvant, ea f;i^éni], que dans des textes OTientaux plus mèti- 
dionaui que le nAtre*. 

Au lias du texte crïtî^uc que '\^t éii\A\ on irourcrj toutes 
Ie« viriaorc» de le^ns des deux manuKritïï en n'y trouve» 
que tràs cxcepiionncllemcni k« variantes de formes graphiques. 
J'ai suffiiamnumt indiqué plus haut les principales dtôratioot 
queJcscnptstcssuci:csMrs ont fait subir i laLiiigucdc rgrij^ijial, 
et les vafianics çd (oiirnissenc assez d'exemples pour qu*U 
m'ait »niblé 3Uï>eTflu d'encombrer le biv des pages de ^mphies 
quî n*om :^\tc\\i\ inièrèt, étant \^ graphies courantes de ïa 
seconde inoiiï^ du w" sîCvIe, ci pan tcu 1 iêr cm en 1 des scribes des 
4uc6 de Bour^O)>ne. Quand on vouim étudier l'histoire de Ja 
langue et de û graphie dans cette période» on ne manquera pas 
de documenta. 

Le strie de n<>:re petit po^ne ne saurait être étudia %frjeu^e* 
ment en deTiora de celui de tout le roman dont il fott partie 
înc^rance, et notamment des autres morccnux en vcm qui y 
sont cooTcnus. Il t-st recherche, quelquefois Wiarre, %ouvern 
obioir; W \ certalncLiicnt un gr;md caracttrre de perionr.i- 
Eit£> L'auteur emploîe 50uvcnt les nnoui dons un ttm qui 
parait forcé, etueonmucnon est parfois lourde et embarrassëe; 
il aime d'ailleurs le* locutions proverbiales et mCme les pro- 
verbes : t'ai signala en grande paaîe dans les noic^ du texte lea 
ttnei et les autres» plus d'une fois incompris et défigurât par 
le* cop^ttcjt, et dont la vraie L-^on e*: en quelqueii cas inccr* 
taine. I^ rt^ît cm en certaine endroit! fort elliptique (v-oy, 
p, ex. ïtr. \, \\, X, XL), ou duni^e brusquement d'objet au 
milieu d'une strophe (XXV, XXXVU). en sonc qu'on a 
quelque peine 1 en suivre le Gl ; cela «^explique tanK doiiti: par 



I, Vof. Mqrcr-LAfrhVk Grwam.^ I. $ m (tm peut d'4^ûr* «ouiprcnJn: 
Aiiremctti le phi^nonténc). 



^6 C. PAitS 

U hn quW r'a pli éié con^u orlglrtAÎrmient ïou^ si fontie vef* 
%\fiée, nui?i que le p[:)Hc Ta rioié d'après une rMiaîo^i en pnotc 
(voy. cî-dcsioLis) Cl 5'c3t trouva gini par U vcrsîtkjtion. Maigri 
ces crii^Qe^, la n-imtîon (mi <^udqiics pa^^it^cs ne immquc pif 
d'une ccnaîtïc clcgiiicCj et. gticc ;m Mijct, le pocmc w lis jv« 

Un mot encore »Lir tt vinification ic ce |>o£mc. L'auieur 
t'appelle hiy pjif une imiatîmi dWdtncc dc^ anciens lais oar- 
rACi(%. Ntûs U fortrc qu'il a c1iaisi<; n*c-sc ni celle de ces 
ricDX bi», ^riii en vcn de btît syllabes rininm deux ^ deux, 
ni celle des lai» lyriques dci xiii' ce mv" Mèdtf5, ni, h ma con- 
nai&sojice, aucune Jes Jcnricf jsîi^cs soit dans k$ divers poëme», 
appelas ^galcmcni tuit^ insérés dans le ronun de Ttislatt (qui a 
pariiculi^rcmerkc servi de modèle au Perceforist), soie uaoa 
d'autres po^cs ant^ricurctî ou contL-mporaint,-:!» Il a cotisn^uit 
son lai en strophes de doujse vers qui ^q divisent en deuK par- 
ties, ic Élisant exactement pendant et n*ayant â elles deuï que 
deux rime^, qui dans chaque pimc se corrcspondcni er ^na 
iftvcrK, U prcmi<;rc moitié olfr;^: lofdrc a a h a û k tt U 
seconde Tordiv b ha h h a, d'où il suit que k TÎme i termine 
troiîi vci* coEis^jinfs, lc i\u\ r'^l pai d'un licuittrx effet. Cette 
corabiniison «iroph'^quc cM bien connue par toute une &6ric ilc 
pommes qui U p:>^cntcnt depuis la An du xii^ siècle jusqu >i U 
An du xiV, mais ions sont t^cHct en vers de buii t^llabc^^ 
tandis que notre auteur a empicsyè le vent de dix %yllabe%** 
Mais, en outre, il n aiouté h se» doLixe d£cas>Uab;:« ainsi comW- 
nè?; un petit ver:; de six s>'Uabe% A rime fômînine» qui rappelle 
celui qui Termine lef laisses dècasytUbiques ou dod^casylla- 
biqucï d'un certain nonibre de c1un&ons île geste ; wuletncni 
ici, par un ralïintmctit qui ne ntanquc pas d'^l£gance et d'agri- 
ment, les hexasyllabeï quî tennineni Us 4\ strophes sont ^ur 
h nïéme rime. Je ne connais aucun rxrmple d'une pareille 
combin^son. Le po£ic ob^crvc^ en gfndra], avec exdciitudc la 
(orme difficile qu'il a chobie. Cependant il lui est fchappé 



Lôpdc, r34i>n'csénum£Tcpt»msîn>ik 64 touale t^ XXXVI. 

ï. Philippe dt Beauminoir {voy, Kuctet, XXXVII; 4^^iï cotitiniii *oq 
^ii^MtW«ea3m>phes4k ce type composa» <kvtn akiaûdEiiu. M.Nlicbus 
ûitf aicorr vnv pMee en tm Je cinq lyllita cl une eo ven 4e aô- 



LS COMTE DC LA R0«& 97 

^ucli^iics madvL-niinfcf. La seconde moitié lïe b m. XVII, lu 
liou d'ém rirnèe hhabha^ l'est bbaAhûy c[ il serait bien 
iliAKÎlc de corrigrr h leçon, Lraillejrs loui ù f;ïii s;iiisr;L»iritc» 
ilonnéc par les mAnmcnii. It n>3t p^ aussi sûr que )n 5tr. XXV 
nous oît éiè correctement tmnsmbc : clic nous donne dnns sa 
sccontle moitié, ce qulc^r tout \ (ait singulier, \i^r\zbbc bbt, 
c*esl-l-4tiTc riniroduaion d'une troisième lîme; or pour le v. 9 
le ms, Q présente une rîme en c qui serait corrcae^ mnit qui 
donne lu veri; une îïylUbi^ de trop; pour le v. il il a avec une 
variante (çriphi^nc le mirae mot que A 1 U rime, ccqui s^rmblc 
Ken indiquer que sa leçon jm r. tj est un essai de correction 
d'un scribe, et qu'il but bien imputer U négligence au pointe 
lui-rofme'. 

La rime c« g^nérilemcnt eitaae et souvent léonine; le poète 
se plaît nihnc  Étire rimer des formes diverses ou dc5 com-* 
posés d'un même mot, sans tomber cependant dans Vexc^s de 

3iidqtie!S rîmeun du lEiir et du xtv* siècle. Il ne «'mtLTJit pas 
c faire rimef un mot a\"cc lui-même : btm^r I\', XVI, ihcne 
VI. tbUf ce griif XI. tcSHt Xil, tnanîtft XIV. Hat XV. Jip>^>Ur 
X\in, «wr XIX. i^rna XXIV, al^idoti XXV, r^fjrfi XXVU, 
^à XXXIX. mimju XL, maunt XLH'; éins les 4] rîmes 
féminine» en te les moti fntii^, au, fatiu, /if, tt//Bir ei alie 
reviennent chjK:uu deux l'ois* A Tcxactiiude h-il^tudlc dea 
rimes il y a dcuai exceptions, portant toutes deux, comme U 
arriva d'ordinitre, sur dcï rime* féminines, et ne touchant pas 
le dernier (rliaiiénie du mot, voyelle ou cnn^inneL A l.i 
str. V iiTme rime as^cc des niots en -«fu^; ÎI n'y a pas lieu de 
chercher à appoacr une correction nu tcxtedcsmss., ta locution 



I • Str^ X>LX]X Jn icm Biwiuscnti Jooncnt a\i v, \ ucc rirac Ctu^ac. ^ac 
plvjlt fur iTk^gurtJc UIuc wbildcr din<; m^ pm^iîtrc l^dllion. 

a- Je DC ûompic ^su Te? cas 0(1 le même n)^\ eu prU dAnt <J«ux sens à\iU- 
mm. contmr /«vu- XXVni. k<oFr XL. 

|. }« eroU avoir d^jA-UE «Ileurs celte r«nurqu«, qui eti fdn Jiuportjmc, 
rt qal dUifn^c ce qu'on ptut apprlcf U tinii.- libre eu ImpjrfAÏie Je Tamo* 
ntficc. Dttm la pliipin dtt poinkcs rimis où Toa ^j^nalé des cwoiticcc* il 
n'jr s que det rltncs Hbrïi, qui maiificmt tne ocraionnr dmt l'inï^Meur àt% 
mot» rîvuDttf mais qui <on»erv^i I l>oiii<^phoQitf dn tiiidln : ^r^t rimera 
avec iqf, OBii non avoc Aej;/!, £pn aive pi iimÎs nUTi ;i><cc ««rf, unJîs >iur 
Tittoaiocc idnMUuii porUiicmetit U dilRrttiM du ^hoiitmc ttD4]. Jl y auraîl 
sur « pcisi loDie une èuidc k rdlre. 

um J 



^ ' G. PARIS 

tn iû hisf lantf inni aitcsiéc précisément fi T^poquc et délits b 
région de DOirc poïmc (voy< la note). Les rinici ic h str. 
XUI wnc particulièrement ïurpremintes : j'il parliï plus haut de 
la forme wcant pour mflfnt; <juand tn^mc on trom-cnît un 
mot 1 substituer h ccluMi, il n'en rtsieniii ppis nioim quc/ffiYnf 
Cl ttfCtkUfnl rimcni d'une pin <ivcc sachcnlt d'duire part avec 
flâfTKf, double n*^lig«nce doni on ne peut cxcmpier notre 
venî fixateur. 

Il construit le décasyllabe d'une fa^oa assez patticulièrc. II 
admet la <6urc Jyri<îuc (v. 63, 68. 77. 121. 159, 168. I9i> 
114,217. 310, 2S0, 284. i98j 3ï|i P^. 33">î39> Ï3a» 3Ï7» 
342. ÎS7oS^*nS. Î79. J?9>428t4J'.4P»-»*S«. -1*^-475- 
497» S^x>i 5i2»527>542, 549, 5$â)>c< n jdiuet januls U césure 
épique; mais il se contente souvent d'une ciaurc purement 
ftppartnte, U quatrii^wc syllabe étant compoï^e d'un mono- 
syllabe qui n'a p;iH rMli-meni d'accctit (v, 3e, 40^ I49, 177, 
309, J20, 324, Hi. Î49. JÏ5* 40B, 417- 430. 4Î^. 44^. 449. 
4S<>* 477< 497> S 17) i Ati^ V- 3 ? 7 '^ première sylbbc de ^Wv porte 
bi«n l'aecent, niaU II n'y a pas de vraie cihure, U seconde 
sylhibe ccjiuptaiic dans le second membre du ^eis'; enfin au 
vers III U n'y A pas de cdurc du tout, à moins qu'on ne veuille 
idmcnrc pour ce seul vers ta coupe 6/4* ce qoi est tout à fait 
invraisemblable'. 

Celte (oime de vers et de tiruphe n'était pas 1res lieureiui^ 
ment cbobàc pour un récit <;u: aurait gagne .'i ^trc fait avec 
aisance et lèf^reié. On petit en dire ce qu'on a dii plus haut du 
srylc : Tautctjr a m quelquefois surmonter asvT7 hccreui^tment 
lea difficulté* qu elle lui opposait, et si luii cciuidirc rcxtrimc 
pau\'ret£ poétique de son époque, on ne le classera pa^ au der- 
nier rang des poètes du xiv sifccic. 



I. On lu^il U luànve <onp< 4u v, i)8 lî 00 liuîi ivec ki &ku& itlss Fijur 
ètfm IM^fimi. kamtfatfé) F^a peiadn» mi \*ai\ mAH» ooonmv on Ta vu plut 
kuMt k Csnne^MJfl^ en celle ^'1 ^A employer k po^. eu J^ lor», en 
AntvaiJt (« pciur Ta* cm rètabln ua *Tn tôlier, 

t. Une Cifon encore ptui îir4s>^ftitrfl do niiitr U eàure m remarque 
notvnnvni diiu ptu\î£^tan iei tuU«i« «d JéciiylUba qui «oîvenl vn certain 
Mnbie io i&wJa J^ ?JdijfV Ouv/ttr/vMM^pj^qiii wm apc« ptèicqd- 



La COHTE DE LA HO&b 



» 



m 



Qucî est k tappon ciurc b version en proïc et la \xmon en 
vcn du oontc de la rose dans le Pme/orejt} Es^cnndlcmcnt, le 
rfcLi dit 1c TTEiîmc, mnit ccruins déuib sont difï^rcntt. O» 
crou%«rd din^ riniclc de Rtrinhold Kôhl^r cité pltif IoIli un 
rèïumé €ïia de h version en proie, &Jt d'aprts une analyse 
exécutée pour lui par M, E. Ddcroi sur le ms. de rAncni! ei 
rîmphmé, <)ui n'en «t qce h rcproduaion; j'ai <:omparé le mi, 
B. N. fr. 103 (f* 9a SK.), qd «t pirfûtement identique ; c'c^r, 
coniine on Va vu plus hmit, le si^ul avec le nis. de TArstnal t^ui 
conucime le U IV', Jcsigailcrai rapidement les diïKrcnccs des 
deux n^tcs. 

La version en prose (P) commence in mtdlûS ta^ pir réappa- 
rition de Margofi e du roï^nume de Gorre' a, A un loumol^ 
qoe donne Pcrceforesi, U s'y dbtint^c tellement qu'il jouii 
bientôt de toute U faveur du ix>i, et qu'IL e;(ciie la |abu^ic des 
deui che^*ahen Meleiii et Nabon, qui ^om du li^î^uge dt' len- 
clunienr Darnjiut (vny. ci-de\%uï, p. S^). lU rciiujqucm que 
Hii^u 5c retire ptusieun fois par jour dans un endroit fané^ 
• et U prenoit une boistc d'>A'oirc d'une sienne itumonniere, sy 
Touvroit, puit regarduit dcderis, tfC puîi il la ^4^:touoit ÊncontL* 
nent et la rebcHilttni en sim ^inmonniere, cl aprè^ ce il lettïUT- 
noit en la coinpatçnîc. » Ih Taccuscnt aiiprO^ du roi de 
maflOCUtTCf suspectes; le roi l'inierrogc, et Margon aprts s'itrc 
déicndu quelque temps, tire sa holte ei l'ouvre : a Quant le 
gentil roip' vcy la îioïste ouverte, il vcy que au milieu «lojt une 
rose tant belle et tant odunrte qu'il 61 grand bien âu roy de 
U veoir; toutcsvoyes si ot il pranc mer-ciUc dont celle rose 
pouoîi venir ïy rumpre, eai ce proprt* jour estoic le premief 
jour de icbvrîcr. ■> Margon lui niconie jTon qu*ètant peu for- 
toné il a ipoos^ une jeune tille beaucoup plus riclie que lui. 



1. Cooime le rtow^cu Kotaler, fiiuJywdu inir<tui« d? Piulmy dun 1m 
Uâmto Hfii '•"' rmJ^ hViaÀf^ue (M, p. ffa ».) c$: trb înEîddc, Ij 
prteaint mlDCtkn doanèt dm) U nauvtSU BiMiothi^nr dn Kffiaaat, 
^ «soie (1(01), t. M., 01 Eres csiolLvte, en ^tûc 4'ipr^ Scnecé. 

1- Mom tcnfinantif «□ latt^Hst (-cny, Rom^, XD, 51}). Lei dictions tex< 
tatSkA àonu^ kl h)«1 ibi£a dy au. 109» 



too 



c, rAiLts 



nuis \\n p.trcntï de ^^t femme, in^'onCcTics iç son m«riiigc, ne 
lui ont rien donné en doi. Il s'cM donc résolii à chenrher fortune 
X b cour de Pcrccforest, comme l'y en^caît sa femme; îl lit^î- 
uit Jk U<]uinErrl cause dc&i jcuDCTi^ctac $j beauté» aui& pour 
le rissurcr clic o fit je ne ^sy par <2ucl an ccstc rose de telle 
future ^xiQ s*il advenoît qu'elle iiictlettt de son corp» que c^stc 
rose dcvendroit route seebe *; c'est pourquoi U la regarde ù 
souvent. Le roi fait pin de ce nu'îl a cmctidu aux deux envieux; 
[TLiïs aux-ci d^Tareni que U fcminc de Morgan ne kur rËsbtc- 
ralt yas, vt &e font fort de U SL^duifû dani l'e^pac^ d'une demî- 
ann^ : s'ils cchoueni. M^t^oii sera maître de tous leurs fiefs; 
s'il* réussissent, il devra pendant un jn ci un |our poncr dans 
T0U5 le* tournoli ■> un acw noir a un clievalicr armé de haul>erc 
clievauchit' d'une damoisclli; ». L2 gageure est conclue et 
garantie pai le roi. Mcican pan le ^iremier, anivc au chAtcau, 
et y a lAmfmcavciuure que Nabon dans le lai; Tinscription de 
la tour eii U même dan& Icr^ deux wr^ions '. Ce»t Liune elle* 
mJïnc, Cl non la thainbrîèrc, qui pnirle d'abord par U lue- 
querelle « au prisonnier, lequel d'ailleurs ue la reconnaît pas : 
o Et iliecq Uiy ûpnnt necccsMtii a tillcr tristes fils' et cn\'C- 

loppcr autour k fuhel et ainsi gain^u w po^TC vie le chc* 

vaJier. ■ Cependant Nabon s'inquîtte de- n'uvoir pas de noti- 
vclics de son compagnon et de voir Mofi^on regarder cluquc 
jour a^'cc pUisîr u rose toujours frakhc. Il part it son tout et 
bientôt n?joint Melean dans «a prison, ei e^t oblige- de « hii- 



t. L'tiltlon iftiprlméc « duuifp! ca vcn cii tl^tyllibc» et cm ponê le 
Dccnbrt de neuf à dix : 

De « timuâ 01 law U Bii-jfc 

Cw t'il td^liJtl ^at unjt (lntjljti tiuaaCkl 

Bl t AUtr fljinfaM piffHt ton ptia ; 

Siftoa a< fatn BDarir a Tuih nnJn- 

tr/i^rr.,i.ft rrAuJA^n dWwirrû If ncMr fo/ J\wjîjrrrf [hri», mil, 
ffuilL XI.VII to). 

a. Voy, d-dc3MB^ nocr du v, 49A. 



Le COXT^ DE LA KOSC 



lût 



pler * pcii<Lint que TauiTt file. Au l)out d'un an', \Ut};on 
ilcm;)jt4fc au roi la pcririwion d'iïlcrvoirsi fcmcïïc; prùï de 5on 
ch^ic-iu, il s'arrête U nuit nu boni d'une fimuiiic et ^c livre 1 
ia bmcDUiioiu iuspirto par h plousic^ qu entendent huîc 
cIicvjIîct^ du Franc Pjlih, (!otii le premier èish lioucl Jli Ghu 
II entre avc< eux dan^ le cMicau, et tou^, eonduits par [.h-inc* 
voicni lc« deux v}M:MiUerï dévidant ti lîUnt. Marron les remet 
tn ïib«nifr ^ reioorne avec sj femme i U cour de Percefonest; 
outre Irt icrrcv Je^ deux calomniateufs (<|ui oui disparu pour 
toujours). ïU reçoivent du rot ei de 11 reine loutci sorici d'hon- 
neurs, ci les damc5 font ftie ù U-uiU", " In dame qui aprini^ux 
chevslien a filler. ■ v Moult fut ecll^ ads-cnture eelebree par le 
palais des dames et Je* ^;hc^'aUc^s doni i! y nvoit grant pk-nt^, 
ce tant fut n^n^n1cc des uns aux autres ^uc oncquC5 puis ne fut 
oubliée, ain^eo tirent les Bretons un lay qu'lkappcllefentle Uy 
de b rote, c}ui cour» depuis jw! toutes tontreei, xi eomme 
cy iptès artés. Ht ïur ce vînt Je nou^'e! une ^çalerle eti la 
Grant Brcta];ne dcfsj dames aux che\"alicrs, ausquet/ il de^pL^t* 
soit : car quant un chevalier rtiqucroit a une dame aucune chose 
qu'elle ne votiLsist p-is otifiMer, fiist :t ga,s ou a cerici, l-IIc tcs- 
pcndoit en disant : Sîrc chevalier, deport<î-s vtHl^ Je celle 
requcste» qu'on ne vous apprcndc a fiUcr. Dont plusieure che- 
iraliers se depanoietir vergoingncux et confus, et maudiffîoient 
]<n deux cHrvalirf\ doni cellï- tiuudife reproiulir senoîr. n 

Comme on le voit, les dilT^^rences se bornent h fort peu de 
ehosM : Tordre inverse dans lequel se sucement Ic^ tentatives 
de Mclean ci de N*nbon n*a pas d'imporiancc. Le seul mit 1 
signaler c^l celui qui cottceinc b commumcaûon faite au roi par 
Margoii. Dan.s le bi ce pasoagc citl elliptique .iu point d'^îtrc 
obscur; dans b prose il est fon cblr, a la circonstance, que ne 
racïnioniM- pis le laî, que h row énit fnlche bien qu'on fût en 
Gïvrîcr, csi îndbpcnublc ^ rînielligencc du têcît \ Ix conic en 
proM: et le lit sont du m£mc auteur : ^'i1 a faïc l'un d'aprCs 
Tautre, c'est plutôt b prose qui a s^rv-i de module au bî que 
rin\Tnc; nuU il est piti* viaisemMabIc qu'il a eu une ^ouue, 
que i>ou> ne conn.ii»ons pas, de biquclk il a, X deux moments 



I. Fksiuot on dit n^mc Jeux Am; il y ;i U u»c contridiClSûn avcc te 
icnsc de • demi «n ». awignif â rMOjinp1J»enicai de U gageure. 
3- Cl~ datit le li^ V, pi, ■ qoi *e lencrit en Joing, « 



102 



G< PARIS 



dilTcrcnEs lie son long travail^ cir^ u nMactîon en prose ex sa 
riSiUcitoD en vers. En écrlv.inc Tune il n'^Tiit am douic pas 
l'autre sous le* yeux ci n'en avnit pu gardif p.iitoui un cxna 
souvenir, puiuju*!) a Ëiit cenccr Tiv'cnture par Nabon et Mekan 
dans un ordre diffic^rcni- Les vers ïuscties sur le mur de la tour 
(funi les m*mcs dans les deux rédactions, on pcuc croire qu'ils 
appartenaient i celte source, et dit lors l'auteur de Ftrcefortst 
Taura tr^s fidèlement suivie. Ses addïiioni daiis le lai ne sont 
f>uèrc, siuf Ic5 détnUducoLninenctrniciilr ducs <ïu\iux exigences 
de wi %x:fsiucation compli<)uéc; d^ns Li version en pro« elles se 
composent surtout d'interminables dialogues ou monologues 
4]ui n'ajoutent .ibsolutnent rien au rfcit» 

IV 

Le conte qni fait le sujet des deux r^daetîoiu du Pfrr/fi^rfst a 
M itudi^ piT Reinhold KfiUer dans unaniele ex^dlenc, eomme 
tous ecux uui sont sonis du la plume de notre amî it^tctt^ï ', et 
auqud je n ai A peu pris rîcn 1 ajouter. Je me bornerai donc «1 
pn^cntcr les diverses fermes du ricii dans un ordre un peu 
difTitrent, et j'essaSeni de les classer. ELIa sont au nombre de 
cmq; du nioiiis je nen aï pas trouvé d'autres; niaii je serais 
AUipns qu'il «'en existait pas de variantes dansdes recueils orien- 
taux qui m'ont échappé; le tcmp^ me munque actuellement 
pour pousser plus loin mes rechvrcHc^ dam es sens *. Ce sont : 
I* le recueil turc intitulé Atfuriitif lad a/j'idJa (Jvic tàpré irâ- 
tau), T; 2' le po^mc anglais d'Adam de Cobsam^ The tVrighfs 
chuU H'i/e^ A : 3'' '«^ ^^ ^7 ^ (i^^ JbmânprUMt G ; ^* le Tou/i- 

I* T. Une dd uieîllcures formci de noire r^ctt se trouve 
dans le livre turc intiniM La jaU af-rés U trhtesu, d'nprts lequel 
Galhnd t'avait déji analyse'; Kdhier a résumé une traduction 
bile pour luipirPerisch surun manuscrit conser\'é ï Gutha. Un 

I. jA^hu^^t'^njm.vJf^l.Uuraimr, VUI (U67). p. 4«-^' 

a- Don» \& notes additionncQ^ï a rcJîiÂMi da podnc -anjfkn înditju^ plui 

10)0, «m lï: : « A mmiidr Marattai tile i& current în Bofnbiif, Ur Mïtfciliwjr 

AtUMCini My^^ ■ 
5, L'aiulysedt GalUnJ, icsértv dam Li Xnw rAro^lkt^ a* c£r., 1. XH 

(f^t?)- r- ^ *^<- est ttta îocoupUie. Elle ^ M itpruduîBc dua un* mxc àc 

Téâixkn tSn Mtilj tt M jMcrt éotmée ptr Loi«e[cijr>PciIoa|<h£nip« (F>rï>. 



I 



L£ COCTC DE LA ROSE JO} 

lul^k Jircbitoafî quitte u villc> Bim en Cirmanic. oà le inviH 
lui inaii<)Lic, ci va i Kjvachir, la capîulc; sa femme lui remet 
un bouquet Je mariobine qui a une proprict*^ men'cilkute : 
um ciller b feriitiicr cijiiserve MfîJrlitjf, il rt^zi: fr-tis; irnîs tî elle 
tnhit iOTi nun, il 5e fane au^shât. Arrivé ^ Ka^^^:hi^ tl trouve 
tous les architectes en prison» parce qu'ils n'en: pas éti capal>lcâ 
Uc construire pour le roi un pahîs tel qu'il fe «louhAice. LV> 
cbitectc de Bim amstniii te p:ihi>E, ce L[tji luî Jtit:rc :ui mènie 
dcgri h ËivGur du roî ce h jilousic de acs troiâ victra. Un jour 
qu'il « promtuc diiîs une fialcrie du pxh\i, il sorgc avec amour 
à Si fcmmcj ce ïir.tni le bouquet de sa ceïinuR-, il le regarde 
avec un ressouvenir à attendri que ncï laInle^ coiilem et qu'tt 
finit par «'endormir iur un divan somptueux. Vîcac i pi35cr un 
ti& trots vtûr^, qui, le voyant U étendu, croît avoir trouv6 un 
moyen de le perdre, Acei cfirt, il vi chercher un pot dt* vin, 
qu'il place pr^ Ju donneur, puis il souille le divan sur lequel il 
Tepo«c> Eniuice il v;t dire au roi que l'ar:hitecte a^'eit enivra dan^ 
le palais et »\v eu conduit de h manière b plus inconvenante* 
Interroge parle roi, celui-ci raconte ce qui lui est n*ellcmeïii 
arrivé, pirlc h ce propos de la propritti de son bouquet cl 
cTtahc U vertu de ^a femme^ l,C-i xmn pritt-ndeni qti elle ne 
leur nrii«erait pus, et iU font un triite avoc l'architecte, d'aprt» 
lequel, si les vîjtïrs Itri monnvni un signe certain de l'infidéliié 
de sa femme, it se fera sfpaner d'elle et passera le reste de ses 
joun an tiervice du roi. Us ^ rendent alor^ i Bim, et une 
entre metteuse procure 1 chacun d'eux, successivement » accéi 
aupr^ Je b fenimt- de rarcliiiecte; mais elle les enivre Tuii 
apr^ Vautre ei les cnfcnnc dans une chambre souieminc, où 
tù sont obligés de tctller du coton. Rnfîn le roi lui-mâme se 
rend 1 Bim pour savoir ce oui e5t advenu de seï viyit^, et il a le 
m^n)c 3ûn qu'eux, Mab la Icnunc, qui écoute son entretien avec 
les vizirs, le reconnaît, se jctic h 5c& pieds et lui denundc par- 
don. I,e rod fcnirc d^tiK u capiiaSe, Cnit pendre Icï visdrt, donne 
leur place A l'ardiîtecie, ei ûii de sa femme U surlncendanie de 
M>n harem'. 



>^I^Xp- ^4^- Li»leLir'Deï1t)ngdiiniibrapprcche<citeanaljie(0li manque 
«tpcwhni ko trait du travj^il tmpmé) du coota àc S«dccA dtf pt« loiu 
<p, 107, a, a, ctiuppcttca tonttuc 5enecf en dev^ït le siifci iGitlinJ, 

I. Ûfi coiMc à\0m réiUBDâ dtat M/lvd'V (t^ I. p. 177) rappelle ccIuL-cl 
en ce ^ue 11 jovi i^âgit de uols >éducicurf que le roï dcitE rejoindre , nudi 



)04 <^- fAAG 

â" A. Le po£inc anglais intitulé Tbc lVright''s ihant Wife^ 
par un poOtc, inconnu d'iillcurs, qui 5\ippcbii Ad^m de Cob- 
sam, 01 viv.ïtt .lu xv* ôfcle ', raconte amiî notre hi*tcifv- Un 
h:ihilc durjK-tuîcr ép(>:i\r !:i fîllr, clijrnrmtcrci ^t^Ltirusc-, d'une 
pauvre ^-cuvc; îl rcifoit de sa bcllc-mèrc, au moment du 
matiagc, une couronne de roses <]ul doîi rester fntichc t-int 
que sa femme lui gardera « fol. Il ctînmuit, p.ir sollidtiule 
pour fil femme, et en prévliicm des limgurs 3h%ei)cts i.\\ic wtcj^* 
»Ce u prof«^ion, une diambTe entourfe de mun épais où il 
dispose une iiuppc de telle façon que dès qu'on mei le pied 
dessus on tombe dans un soiitcmb» Bientôt il est obligi' de 
quitter vi femme pour de^ii on xxw mois, afin d'jller bicir une 
ûlle chez le lord de la ville. I.e lord renurquc Li belle couronne 
louiours fraîche que porte te LbArpcnticr, L-n ipprend b n^erscil- 
leiisc proprièti^ eï ^r promet Jr h meitrr h IVpri-rive. Il «." fend 
cil !(ecrct daii» la mahoii du clurpcnttcr, ixn 1 ni femme une 
déclaration d'amour, ei lui olTre quarante marcs. Li femme prend 
l'argeni ce le fait p^s^r dans b chambre mjchin^e : il met le 
pied MIT U irjppr, ioml>P ei sr trouve pri^ïïnmtT. Pïmr jvoît A 
botic et \ manger il c»t oblige de teillcr du chanvre et du iîn 
qu'elle lui jette- Au bout de quelque temps irri^'e de mSmc le 
maître d'hôtel du lord^ quî tombe «^jlemenï diins le^ou^e^Tiin, 
y tci:ofinaît avec surpriNC ^on maître, et doit édianvrcr comme 
celui-ci teille. Enfin k prfWk ecclésiastique (^pnKr^ure) le5 rejcjoi 
àan$ h prison et est obli|î** de filer le clunvTe et le lin (ces 
deui gjilann ont puiy^ cliacun vingt m-ircv), lU Minr l'msH mus 
itoU, j-VMï h leur (iche. teilUnt, 6:luQvrant et fibni, quand 
le charpentier, » besogne finie, ^e^'ieDt i b nui^n, où sa fidèle 
^pouic lui donne te scecucle des trois gjl.mis ^u trjv.^il. On 
fiit ;rtiir1a frmmrdii loni pour Ilû moniri'r^tm m^ri d-unceiit: 
attitude*, apr^ quoi le charpcnii^T relâche ses prnonnicnt 



iliîitctrc apputiCBl Cb réalitf lu tti£aic, tfiffîrmi du nàut. quoique app*- 
rrmt, qa'on rctfûow duu Ceinte»! du Hemit (toy. fildicr, tyt FtiHaut^ 

P-4IJ>> 

1. Tht lé'rY^t cUsU Wift... by AJ«ni of Cot^n... cdîicd hj Frnforkh 

1. H tcinUe ^'û y lit U «aoare une inimlit^n é'ua tri^t «tn^ruAlt «u 
Ibéac ic Cftvjftf bT ^m Anvrf ; llmcnmùcvi Je U kmm< Ju iord n'a kl dcn 
de nécessaire. 



LE OO^rn DE Ui RCMR Jf>S 

doQ[ In Udy Jorinc Dut L*ârgciit .A celle &^u iU x-otiUicnc »i!^tnrc> 
La tTotironnc Uc roses rcsu louioar» fryicbc. 

1' G. Les Ctna RcmiatJi^uMf compilent sans tlouic en Atiglc- 
WTTt vers h fin Ju ïiji* ^i^lr, riainïcni àm\ Inir Kiîxana'- 
neuvième histoire ' ; U» Ui* lubUc durpcnticr ^pouvc U lîllc 
d'un chc\'alicr; il reçoit de sa bcllc-m^rc une chemin qui a. In 
propriéif de rcsicr blanche uiu que la fiJi-lii*.' Jl- clincim dts 
lieiii époinc cnvrr* rama- rcstm c-TuiL*rc. Bimiôt il lui foin 
quitter m femme pour eonstniirc tin paUis pour le toi Gtllu», 
Lt roi ^nl surpm de b bUncheur éûûunte qut! fonser^^ tou- 
jours b chemUcducliorpentîer, bien qu'il h ponedao^ioui&cs 
tmviux; il l'imeitogc, ei le clurpcniicr luï en révèle le «cret, 
Ll-dessus un chevallier, k piquant de l'obliger \ Livci cette 
mer^'ei lieuse cbc:ii;&e, u^ rend î^ecrèiement auprès de u: ftmme 
pour U sMuîre; clic le £ii: entrer dans une chambre tonie oix 
elle renferme» et où elle le nonrrii im piin et A rcdu; elle 
enferme avec luî, Tun .ipr^s Tiutrc, deux autres che^'alicrs qui 
ont tenté h même entreprise. Eiilîn le mari revient et les met 
en Ubené*. 

4" K, Nalichcbl, poiic persan du xiii* 5i£clc. iviii nm en 
vers onc cnduction très aiitcncurc d\m recueil sanscrit Je 
efinteï, te Çotdciùfkitiy *( Leïioi3unEe-dix(l1i^toireL) du pcrro- 

rei, o Nous ne positons malhcurcusemnii de tnducttou ni 
rofiginal sanscrit, ni du pcr^nc de NahchcbL Un extrait ci 
pTOt«: de cetuicii pir Moiïjmmtd Kaitn (^VIl= s,)» a éïc iniduit 
en angbiï, en françab ei a^^tlleiund. Unevertloii iiLn^ueai^i^ 
traduite en allemand pdr Rosen ci pji Wttikenhauser ; ellr yté- 
sence, pour i>otrc conte comme pour d'autres, de nombreuses 



I. <;/j«4Xm«*orHi>,4d,aUttTlcy(B«rim, iV;a), p. 5S[, 71J.M. C&icrr«y 
o'j pu oniDo riinkk tic Kùhkr . je tiàî yu icijuuva tl$ab In tcuvrcs Je 
Rûbcn tk>lb)i le cooic qu'iJ indique comme te crOLivjnï < misrAliui, eoall. ^ •; 
)e ttppcdC que ce 0*01 qu'un cmpruiu fjii aiu <?r;fd. Uana le ficniicr rcii- 
TOi à Lois(fifur-DeiIODgc)ump4r ■ ««, ■ «st uii« erreur pour ■ looi joun, * 

a. MunEtc : le <1[affvutk;i CM le bou ctir£iIcD. fjuî l'pou» L'âme. fîUc de 
jHoMlhrin (k dtctulicr); liMgc ruttc en l'È^hta; la chemiwcii li foi; le 
|wUh i]uc le foî (Dîeu) conicniji eti iiotre ^orui. La trot» séJucicurt ^mt 
roffMîl, y concupiscence 4*» yvin vi b concupii;«n<c ^« b :hair : jI but 
b» mlcniKi du» U charottc ^ h p^niicu^c ju^qu i i^c i^v'il» JcauEjJciit 



IQ^ G. PARI!» 

djdïrencc^ avcc oellt: ic Kadin '. Je donnoraî» d'jpr^s Kôhkr, le 
rdsumédu r^ic 4c KaJîri (N') en nonne les vamnicsdc h ver- 
sion turque (M')- UngkirmcTirwns" villr dcrïndf.par m^ftincc 
de b \xtru de ^a icunc ci bclk ^(>u%c, ne peu: se dccidcr h U 
quitter, l-c St ciuïc de cela combe duu h ^ùre. S^ knioie Tcn* 
jp^L' i reprendre sa profcsilon, ci l'y décide ca lai rcnietuiit 
un boj;|act ik- loics (une rose N')^ qui consor\trj m fraî- 
cheur lam <iiicllc ]ui tcstcn fidèle- I! tDirc au scmcc d'un 
fCÎgncur (d'un pnnce N'), qui remarque avec étonnemcnt ces 
tteun toujours fnikhcs, même en plein hU^er : sur sa demande» 
le guerrier lui Tiicome cc qiiî en csr. Le scii^neur îc nioquedc 
lui Cl vcui le cooifondre. U charge ses deux cuistricrs (deux 
frèn?s,Ha5ibe! Nesib^N')» t^ti'il s.iit fort rusé*, de se rendre daofi 
le pys du mari ci de wîdiiirc la femme. L'un après Tautre ÎU 
*oni, ^rXcc X une eu tic meneuse. ;idnîis aupr^ d'elle ; elle a 
dbpos^ une sorte de divan ;iu dessus d'uD puii^ tari, et les 
invite il %y placer; ils tombL^ni dans le puiu et doivent avouer 
leur coupable entri^prist (dans \' U ne N'jgtt pa^ de ce %tr;ita* 
g6nie : sous piiu-iic de l'jrfivéc inopindc de son ficfe cUc ^ît 
entrer Hisîb dans un « ma^in ■> vide, où il doit avouer U 
venté et où îl reste enfermé et est bientôt rejoint par son 
frère), et sont nourris par elle au nain et 1 l'eau. Enfin le seî- 
i;neur vient lui-mime dans U ville, accompagnant le mari. 
Celui-cî va voir sa femme, apprend d'elle ce qui s'o-t passé, ce 
invite som malue i dîner : les deux plants %ont obligée de 
servir le dhier en cnsiume de femmes esclaves. TN f nKieut par 
toc reconnus et rendent témoigruge A b cltaatcEé de la jeune 
femme. 

y Dans P/ruprtstj il w'rtgît d*iir chevalier qui, sur le conseil 
de £t femniL^ vc décide \ la qmiiei pour antétTotcr k-ur situa- 
lion : au départ clic lui remet une rose qui doit rester fraîche 
pnt qu'elle lui sera fidCLe. H est oHigC par des cnmux de 
r^éler son secret au roi, et ees mtmes envieux, au nombre de 
deux, gagent qu'ils feront Si?cher m rone- I-c premier qui arrive 
au chlteAU est cn^^oyé par b femme dans une tour où elle doit le 
rejoindre, mais où il se trouve enfermé, et n'obtient A manger 
qu'en filant du tin; le sccund i le mtme sorr n doii dévider. 



I. Sur le ÇMiAi4VflcH fl tes «Lfféreacci v«nIoas du potwae Je KahchcM, 
voy. LjmUu, Dil4 Qarlkn Ja DÊC/amirm€, a* 6L (Sluitgin. 1884), P< ^9 »- 



LE CONTE DZ LA &OSE IO7 

Au bout ilu temps fixé pour U gngeurc' le mati rc\*îcnt» » 
fetninelm fa-ït vuif ivs Jtii* priMHinrcrï Jii travuil : il 1rs délivre^ 
et le rai lui remet leur» bkm, ot'jci de l;i ^Ç't^cure ', 

S« nous comparons ces cinq récics f pisodc par épisode, nous 
royofis que ccrutnï rniit* virienc, mais i^u'on peut jvcc gnnic 
vraiwinbUnce reuoiivcr U fonjic ("ligituîc, i^iû s'est touJDtira 
coiu<T%-^ dotu telle ou telle vcTsion. 

t . te nuri est un charpentier ou un arclûtecie T A G, un guér- 



ie On «vu pliki hJLut que ceinll, quÏD'citpas claûfeiocai ùidji;uf âtasUt 
vm, «t altéré âint la pratr. 

viennent, U pctnà^c «lirt^ieincni. Ici luircï iiulircctcmciii» dt Ptrtjjamt, 
CcsE d'ibord ccDc île Kuiddlû {Piti. I, rt)f. 11) : la ncimi Uiox cliing^t, 
U fotne C9t nbc i U coor ^c MaUiîn Conïa, m«is lotit <9t d mllcun 
pardJ, uiif dn moditâi^doni «juc le nouvtrllKic ttalîtri a ûJct^ jlvcc tntcn- 
tlExi; il a coeipri) (voyn plu* loin) ce ^u'î) y «v^i Je miljhiroli (Luu Im 
TTTTiiic iJïi ulitmin pir b femme dlc-ni^nic, d t'i for? heureusement 
tcmpl«o£c par on miipclcn; U .i <]e nitee chinj^d U rtoc en un jmF' 
nwE, qui re%ie éclaruu ù aucun d4aKcr ne mcTUce U vertu Je b kmine, 
pUil ti tlk CM co batte a cnc aïoque, et naïrcÎT tout i faîi ^ rlle succombe 
(pdccl CCI iniJUc, le nurîconQi^Li Jci'Ivciînijuî^iude^ brs Jrx icitbtïlvisdc 
itt inii rovirtn« « e&i duque Timi nuvxtf); b lemmv envoie chcnlier |« 
mari 4û £cu qu*ÉJ ikoEic ik laî-cn&uc, eu. Itny a pi lieu de ^itlci tur Ic9 
défCndinfei de Bia^lLo A Vt^ivû de frretfcmt les <|UcL^i:es doutct <^a~cx- 
pHac Kâllkr. — Scnc^, dAn> ion conte de Camilk m rjrt Jt fïUi U p-tr/^it 
Mtour, « »I\'t de prH lUndcll^, en chunurjni dr nnnv»a Irt nomu ci la 
Mùïe(^ul CSC devenue b i^our de Charlcnucne), en réduîuni leidctii >^duo> 
leun à un, ci en pavn peu heufcoiemem lur U locution fiirr k parfait 
Aiwvr, qui n'a nco 1 foîre avec fWre histoire, H paraît , en outre, avoir 
emfrcjTitf ua Irak difeerrmrni aïs Ptruftunt (v^y. K.'^liler), ^ Alfred 
de MuiMi a pu&3^ dans Baridella ta cïiarnuntc comt-Mic Je harltrtfu (U 
Airivra du comeur ttillcn). triAh II ■ prii^uc j^c nombrcrix change- 
vcpti, domlci^mguve « U »uppi7uian du uiliiman: k mjrï ne fait qiie 
tire da nrûrotr au^îqi>e qu'orT lui propx? d'achi*ter. Comme ScnecJ. in^W 
pWkr iTitalrBa niton*, Q a'a e□n)c^^^£ qn^uu d« b^uctenn, qu'il 4 pr£Knu£ 
comne qq Jeune ùî bsctpérimenie, que u m6avei)rurc corrlfen. Haiu 
Bwdeio, le mari, comme dflnï Pt^jfarta, ro(0:t Ton bica le mociant ie la 
f«0cvfc: dao» Hima il U rtfbïe : nmt e^t pbi d^Hui et ttsBoit^ — Le 
drvnc de MauàagcTi 'fbt PUtur/f u'ttx cm^matà qu*cn partie i U nouveJe 
de Band rfl o, mai» d'aillora b itil\ fUtie»ui« Curie anul^eMiffitiirtev trouve 
dan» ta AddiiMn» i réiitloa du potate anglais). 



to8 G. PAtfS 

rief N P. L'^vcccrd de T A G prouve plus ^iie Tiutre : «n effet, 
le choix d'un guerrier (chevalier) pour litres d'un récit est hm-x) , 
le choix d'un clurpcmicr ne Tcsi lu^. Mx\s ce chuix dok jvuir 
une raison. La raison est ew clïcl cUîrcmcni donnée dans A ; le 
mari bîtît pour sa femme le pi&gc où le^galant» seront î>ris, — 
N a en commun av-ec P» mitre b proreuîcn guerrière du man, 
le irait iju^it ne veut p» quitter in femme jiarcc <{uM eu 

2. Le tnlitmin quemporte le mari est un bouquet ou une 
fiuirUiiilc de rosc% dan^ T M, utie rose davi-% A P, mtc clicmÎM; 
d.in& G. G;tEc dcrmire forme tt'c&t évidemment pjK> primitive ' ; 
on peut choi^r entre les dcuît autres ; i-i rose toujours frokhe 
e^i i h fou le plus simple et le plu% heureux emblème. 

j, Ix ulîvmjii lui fiX donné p^r vi fentme T N P, pjr w 
bcUc-méfC A G. La prcnaiére vcrâion paraît b plus andennc, 
quoiqu'elle ne soit \^& sncislaiunte : en etTct, on ne voit nulle 
pan vommeri h tcmme aviît labriqiié ce t.ili^m^n % ce surtout, 
provciuni de celle mCme dont il doit garantir U fidélité, il ùuc 
avouer qu'il mérite peu de ccnlijncc^ C'est prob^bkn:ieni ce 
qu'i voulu éviter l'auteur commun d'A et G * en suh»tituant h 
belle-mèie k la feuiuie, nuis t'c^l évidcmmeut inKufHuiiti ptMir 
écaitcr touie su^picioii. Il est probable, comme on le verra 
plu« loin, que dans une forme du conte antérieure I toutes 
celles qui nous sont pcirvenues^ le ulitman avait une tout autre 
ori^îiw. 

4. Le talisman s'applique, danï G seul, également ^ la rîdéliié 
des deux époux; il est pourtant à croire que c'est b b version 
primitive (voy. plut loin). P-ncui :iilleurï il ne ginruii qui- la 
fidélité de b kmme> 

j. Comment TattcntiOD cst-cUe attirée sur ce tadîâman ? Dans 



t. □ fênh emprunté A un tmrt conte, qui fonm le fboJ iu pvèmc aUc' 
man4 Drr Gnf m F/litg (voy Kohkr. p. 47, n, t), 

a. Pjr miiHati, dit noue ooaicco vcre; mib cela ne tufïîl pi«; it vci- 
tiOB m protc ftît dire A Mjrgco : j* m tçtj /■*- y »ff art. 

y Le patron du nul, dioi N. lui Si, fiund il cnUQd ion hiïioirc. que 
m fefliMM ert ufK «>id*fe, ce qui ert atoC* plauMbIc. tn lïTrc^ ^frïioin n< 
pmincQt pas dcrct ^c iJuuio lui b fid£Iiif du tAlismm. 

4. L'ivKur ^ C 1 pu mui Introduire- tj bcik-n^rt pour avoir 11eu d'y 



L£ CO^re DE LA ROSE 109 

A G N par l'^ïionncmcnT <ic voir au mari une rote (une <ou- 
rannr A, xvi l»oii<;i»': \', iric chc-mlsc G) J'utic InaliëraHc 
frakhcur. Ce traîc cm ;iltcrc djn!< P, mds il y n hi^sù des traces. 
Le rfcit de T parait poscirkuf ci imM i'un autre cooec (voy. 
plos ïom). 

é. Tj gageure « itouvc J^m T €t P, t) ailleurs lî éloigtié:^ 
Tun de riucre, et fep(Mid.int elle ne paraît pa^ prlmttts'e. Elle 
ciX venue d'un autre contc^ celui que nous connaUsons surtout 
luxrkCymMwic Shatopcjrc, ei <\m rii ^g.ilemem h uiurct Jl' 
GmltoMf^te J( DoU ei de Girard \U Natrr, A c» récSls, en efici^ 
la gageure est eissentielle, parce que le hfro^ h perd en appd- 
rcucc, et que U péripétie consiste A d6monircr qu'il l'a rtSrlle- 
mcfîî^aginîc; ici ellcc^i ntCLVicnre cnnutile : Je) formes <]Lii ic 
roui pdï (A G NJ n'y perdent rien. 

7. Ceux qui eiudyeïit de séduire h femme iu>nt troîï dans 
T A G, deux seulement dans N P. C est le premier notnbre, 
fi fViS^uent Jiiiis les couto. ({ui csi le vniï, 1^ forme la nieîU 
leurc piirait itrc ccUc d'A, où figurent troiis personnages impor* 
t^nt^ par des offices dont la j^nviié rend leur aventure plus 
piquante '; seulement le lord doit sans doute 4tic rcmpLici* par 
un iutft;, et n'iuicrvcntr i^n'A Ij fin pour f.iirc justue. 

8. Ib sont introduits auprcï de U f<:mme par une entremet* 
leusc dam T Nî ce trait manque dans A G P : il caractérise 
Jonc les venions asiatique) en tegurd des vcisions européennes. 
Le conte ^unt vraisembUUenKni doiiginc asiatique, il csi 
probible qu'il appartenait au fonds primitif. 

9. La femme réussît 1 les enfî^rmer Tun apré.s l'autre dans un 
cndroLi d'où ih ne peuvtui sortir t-t où ils %e letrouvtriu avec 
surptisc et confusion. Cet endroit est dan^ TAN' uo souter- 
rain, un magasin ^bandonn^ dans N', une chambre ordmairc 
dans Gr une tour dansP'. Laveniionde TAN' est U bonne, et, 



I- O* fctn^t toui<(^s h trolrt ccnpfuntc* «u xh^tM de CoHstanr Au 
HawÉtl. ob rik tt mroovc; màii c^ deux «mia da^vcdi bien avoir llik 
lojnuinc origine <crmnnrK^ 

a. Ijtour» jvcc u fvrti; xjlidciucm cIldc, tiuH tuut iud^|ucc du tnuiiicoi 
que b tUtit M pdfui^i diiii un cliiEniu ; laiiicloit «Ik i pu Hrc »u^igdrèe fl 
fjBCcvt de Pttuftjrai yxt U l^ciidc Je CrcKciiLU, où un làdu^tcuT ot jJin! 
eoodmi VI rofcrm^ dins ose coor (pjir U Temme cUc-mâme, il c»t noij et non 
p«i «kc c<JBfiii«c}. 



110 



G. mis 



CCHTime on Vm v-u, en relation évidente avec !e tnîi t : duque 
séducteur, invité iï pasî.er, tombe daiiï b tnppe disposée par le 
mari. Au lieu de ce îrait, qui ne u- tioum; pLi5 que dbns A, b 
femme lc5 enivre dan» T, (es &it <oucher sur le divin mâcbin^ 
J.insNMcs im simplement entrer d-ins une chambre dans G, 
k& ùit conduire dins une lour par u dumbrivic tUiui Pj le» 
&JI cacher en inv'cntant un préit-xtc dins N', 

IQ, Une fois cnlcimés. pour jvoir A manger, il leur 6uï tri* 
vaillcT» ce tmv^iillcr à un cuvragt- humili-im, i un ouvrage Je 
femme. Ce iMit charmant est tombé dans G M; il e*t conser'é 
dans les auïrcs venions : Ici plant* doivent tcillcr du cotun T, 
filer Cl dévider t^ \ la plus jolie forme csi celle de A (ai y intro* 
duisant une l^g^c modification ') : dc« troif grives pcr^n- 
nagesi, Lun teille le liu, l'autre le ble et le iroiiième le dé\'idc. 

1 1 . Le ddnuucmciu primitif devait être que b mari, rc^Ynant 
avec le patroii des crois séducteurs malheureux, les relâduit 
contre ni nç on ; mait il ncw trouve plui nulle part tel ^ueL Dans 
A GoTi let TcÛche simplement (maïs dans A en convoquant la 
bdy p<rur h plus ^raciJc eenfusiua du lord) ; le seigneur vicm 
bien daoi T N P (dans P il ne vient pas lui-mime, mais il a des 
représentants), nuis, dans N, toute U seconde partie du conte 
crt altérée, dan* T P le dénonemc-ril est compliqué de Taffiiîrc 
de la g3j;curc. 

Nous pouvons ainsi reconstituer dans ses traits es^ntieb la 
forme la plus ancienne qui noios soit parvenue de ce jcH conte. 
Un ardillcctc^ obligé de Tt'élingner de kl jeune femme, d])>pose 
dans une chambre de son lo){is une trappe dont elle a le secict, 
et qui lait tomber dans un souterraLn ceux qui mettent le pied 
dessus. 11 Li quitte, emponant une rose qu'elle lui a donnée, et 
qui doit rester fraîdie tam que \a femme lui restera fidélc, 
Che£ le ^igncur où il irax^iUc, sa rose attire l'attention : il en 
explique b propriété, et successivement trois hauts pLTîoriugcs, 
dépendants du seigneur, se rendent chcji sa femme pour la 



t. Rfnur^uu la mibdrriHcde ncivmi&oiiJo S' (utr puLti ut\y pour tort' 
fiucf le soutcrr^D à inj^ de l'oricïiu]. 

ï. En eftt. n n'y a p» tœt de ^iffèrenw entrt ifillcr rt éclunvnr 
(tn^l. iviMfU en A<ari)i e^esi id fond \» entant cboM. La nptïcjcionft ^ae 
tfonnc Tédilcuf du potaïc ingltis (p^ ai) «ni int4r«M*aiea, taàia n*cnttv«t 



LB cO)m DG u Roïe lit 

sÀluirt^ et ùtri: Hémt la nyf^. I.e premier, introdulr die? elle pir 
une tniircti)cii€uii% lut f;tU mic UtS^Lu atjon ; elle y réiiimi] i^ii ic 
lâi^nt passer dans la cfumbrc machio'fc : il lombcdans le sou- 
ttmiD» ce n'obtient i nurgcr qu'on te K-signinE A iciltcr du 
chjn'iTe (qkï ^u CotonJ ; le seconi a le TTi*nic son ei Joît iîlcr, 
le troisième les rejoint et ilfvldc. Le mnri levîcnt jvcc le sei- 
gneur, et la Icmmc leur montre ses troU priscni^iers à L'ou- 
vrage. Oq donne de gnm!es louan^Cï t si venu ce ^ son 
idresv, cl les eapiifv ne simi ilélivi6i t|iJ<r mojeiitwnt une 
Carte rati^Ofit ^^i prolït du nurî, que leur împo%c le seigneur. 
Oa voit que Iji version turque, peu ancienne en clle*m^mc, 
nuis qui remonte 6jîdcmincni 1 une fort K^nne source, esr, 
avec 1:1 vcTÛon iit^bîu-. Va plus voUEnr ite l;t fc^nnc pritiiiEive; 
U version Utine est grivenierl altéra, ain^î i^uc la \xr:iion 
persine ; mim celle-ci en dnns un rapport écroîE avec b %-trsi:>n 
frinçaîWf d'aillcurï mieuK conscrvik-. On peut faire comprendre 
pat un ubtcju l'i^voluiion du conte ci le rjppon de» diverses 
versons. Jindique pjtr les tctTTCs et les chiures suivants les 
traits earaciérÎMÎi^ucs de chucunt' d'elli^ : a^ = mari arclû- 
icctc, ;pr, = mirignemer; f ^=^ talisman donmiparla femme, 
(. mm. oJbman donné par b belle-mère^ fr s, nomVe dei* stkiuc- 
tùurs;f, ^^înlcrveotion d'une cntTCmcueuK.i-^pr^nlAiion 
directe '. 



Ta,/, je. 



X a. K ^ d. 



yiu.j.ic. 



Ka.b.ji. G *î. h. )d. ^ek.f.jr. P gu. f, 2 à. 

(vfDct 1e ln*iil} (uinil iBlnvalI) (ci|;cur«l 

t) exisic donc, en Mimme, deux mintifi citions du llit-iiie uri- 
gituirc, conserxi! dans li vcr^on turque : l'une consiste A retn- 
placer U femme pjr b bcUp-mirc comme donnant le talisman 
au mari, clW ap^unient atix deux versions rWigte en An^e* 



J Je ne f^iï figunr ki que ^udquc^uuv (quant ïui eufc) ^c^ irjîti ^lu- 
nér^ O-dctu». Je ne coesti^ic fo^ ceux de U jc^jt^urc <t Ju trdvjil 4ei 
pcisMuiIcn cooonK pouvtni scciit 1 da^vr Lct xcnicitit . te second cii tnU 
ùtmmax iminkl ou réM. vi m loinM p« tai»td dmt deux vcniom cL'aîl' 
Iran iad<|cndme9; Jt premier m euntiîdrc eii advcDÙL«. 



tl3 



G. PJikt% 



icrrc; Tauirtf ccn&istif i birc du mari un gii^rrÉer e< â rédtiîire i 
deux le rombrc des sMucteurs, d!c se irouve â U fois dans U 
vcrsiuu pctsatîc cl d^iïii b vcfïîcri française. Il suit de li que 
le cciKC. d'origine oïmiquc*. i p6n£tré en Oc^dmt sour* deux 
fomicA et par dttix voic^ diferenict^ d'une pin en Anftleterxc (x), 
d'iuifc pan en Trincc (v), chaque fois .ivix nnr: iltératîor par- 
tielle de la forme primitive, qui ne s'est conservée qu en Asie, 
)c di5 h (orme primiiivc, m^is il vaudrait micLix dire h forme 
h plus ;in<:ienne que iiou!^ <:otiiulisUMii&. Il est bien probable, en 
effel, qu*il in i esÏMë danï riitdc une plvis pninîhvc. que noas 
permet d'.meindrc la comparaison de noire conte avec un conte 
indien ^oiccniem apparence, qui ^ trouve dans le n^:ueil de 
Somadcra Batthi. Somjtdevi n'a composé son Knîkasaritsagarii 
qu'au XI' %i^le, iiui^ ïl ii';l hli qu'al^ré^cr et ^an^ douic très 
Id^ùrcment modiâer l'immense po^inc pracrît {BribailtathS} 
compilé par Gounidliva au premier ou lu deuxième ij^le de 
notre ère'. Vole» ce qu'il rjconte*. Un m.irclund de h ville 
de Tainr^ljpu doit, aprts b mon de ^an père, entreprendre un 



). Le rdtc de rcninrmclHtiic. qui cm cnciiDeQcment ua tuAx it m«un 
ajiitiquo, panJt bien prinirtif : il «« trouve i U foii âtm T ci 4mt y, tt f*il 
manque k \n fcà) din> t A duis P, c'cA t^uc «C» dcvx vcrNOns ocôd^nUks 
ont iupprim^ un iriîi peu utile et r]cii n'^iii p»!, it bmutoup prM, aaat 
«oolbxnc AUX mûciuidc l'Earope qu'a ecUcstk TAwc. — Oani tes Addition» 
4^^ dttet A T^ Wrii^t ekasti Wifi OQ lit : ■ Proleno* Goldi»cLvT nyt 
ihc'itoïy i» Dot b my oU Siookiit work, » far u hc kiowi^ aai thoogh 
Il Ruy ba¥c an EuMm origis, hc fltinkt h norc prob^Uy Sound kt <tnf it> 
ifae But Irom thc Weit, adJ ««9 <fi«eiEfliuccd in ■ liEu S«nikrtt triiixluk», 
or Tcnicm, of fbfdgn noriei ^ from nùukxunr* umI nadcfï. ■ GoU* 
MfUicr, qiû QccooaÙMil xà b version pcruac ni U tcnaon turque, cqli- 
quiBi Mttl Tnintrcf djfOQtcà BomteyCvoy- d-dcHai>p, iq\. n >)» *>^^ 
fl shIi oublia le Mni« «k Sonudcn qol va bredif, qui ne peut éirc impart 
du outre, ri miqud cm ne iMinii inriKirr unr tdir origlee. 

1. Vofu L. vt» MaAkow:^, IV ^orpf «« im P.rt r>l— fra î« K»%mm 
Jnif firikJfc«l >ft — l j<ri (Lcipid|, iBfi)^ On n'i pu publk oti tnulcî: jmqo'à 
ffteM k partk qui «kài coBMadr noc» Ussoirc dMO U BhkuHM dt 
KdtfMmdn, poète un pn aniérieur 1 Sosude^-a, qat a «galemau ùk an 
alt^ »wicni 4f GouoUbya. 

}. Jefoewi) tcnî de U triduciioa de IL Brûtkliav», 1. 1, p. ] ;?> rè wn nfc 
p«r R- KàhlcT, p. 61, vc de cdk q«d a*ùi pam plui aecicftMnMcit dam te 
Qmtttrhf O'kmtài A^q^r» de Okuiu (1814), et dont Lobdcui^Ocalgn^ 
âianpa ■ dooiM cne «emmi fraB^aAte <ViJlr tf «a/Hra, f.6ja)«i oDT^ittnil 



long voyage d'afbîres; a fcmitie, par jolou^^ie, l'oppow h son 
déport- Incertain Je ce qu*U doit fidre, tl se rend avec elle dins 
un leiTiple Je Stv», s^ souttici aiu niorufîcjûùiis (jbll^ioîres et 
attend une ré^'datton du dieu. Hn ctlci, U cuti, Sîva jpfuraJt 
en songe lux deux ^oiis, rcmci i chncun un lotu« rouge, vt 
leur innoncc que si, pc:nd:int leur «ép ration , Tun d'eux ma iKjtic* 
^ la fui conjii^jlcje lutus >e fit^irîra dans l;i iiulndirr^uiu', uittS 
autrement ri:5<<;ra toujoim Iriis. Le» époux se f^s^Ulcnt, et 
ducvn iiem un lotus i h main. Le marchnnd pm. Pcndim 
que» dins Li ville inïubîrc de Kaulu, il s'occupa de wi af^iircs, 
quatre Jeuro uurch.inds lem.uqiieni le lotlJ^ unjjour> fui> qit*!! 
tient à U m^iin ; comme il refuse de répondre it Icur^ qucjtion^r 
îk l'invitent 1 botrc, et, une fois enivTé, il leur raconte ce <;ui 
en CSC. Li-dc^us iU se rendent lous qu.irre sccr^iemrnt à 
TamnIipTJ. It^ s'adres^ciii A une vicillr pr^tre»e de 13ouddlu, 
qui se rend chez b femme du Tnan;h.ind et l'engage â 5c livrer 
 Tamour S en lui bî^mt Téloge des jeunes marchanda de 

^Boâi tm kà /at4a iêhmtm, p, itr;) ; Jei deux naduciioiu ne dlITïrmi que 
pv^B déuib peu îniponMC- Je tic mû ti'oCl c«t itric \a vcnioo pinidle 
doDDfe fv M- doouon (Ttr Mt pfSôiUttï^. quî puali suivre dv pltii prt* 
r«ripDal ^oe cirQc du QnaiiiHy M^j^rw. 

1. Id eu înEcn^fe liint Somadcva r'HîMoÎTC \St U Onmnr qui pifurt^ ^ui 
U^u(Bcvoy«i k*r«cfacrcbcï <i'A,TobJer (-rrtri3Brr./,r./'W/.,S.j76 a^J U 
iatmt 4e cent bltiotre qvc aom jvi>ni kl r^ attur^icnt U iotjiit primitive : 
diBtltNKolc^jiitres vcnLon5(aliérécscn»OTUnt Ju milieu Jndiui), Id vieille 
rtcoQie fDc U cMennc pu an« fEfmtne changée en chtcEinp p4r ntir puniilun 
4c ÙM (o« p«r an ouUiîm) pour n'ivoic pu écouté wn amiai; ici, lu 
COUlulie, Hic namic que cette chfcnne 1 ^t4 ftmme ei 4ori imte darii une 
cdSKwc prôc^dcEitc, et qu'elle 1 ilt£ Oïadjinn^e i rctialtrc soua I4 foira? de 
cbSenDc «n piinîtian Je ton ïftïmtJTiiïité, fc qtji fiit itjVn rcvorint «nu 
uidcfine asûc elk Vcsi mise ii i^unt; qoua ^oyom cLùrcment ïc\ <onuuent 
kl tnin ifi6:i^cintin Indfen dci cocirt le tonr mojifiei en chingcini de 
tnîlku. Ccb q'cropiâh* pu, d'^Ukur», que h coDuminaiion 4e cette tû^coîrc 
ivre 11 ndve ne scèt vtiitnire et rteente : *inn l.t Ibnnr que nouï eu ont 
copKPfic, d'ftiK p4rt, IcA djvçtfea v^rnon» «iu ^f nijJiii, d'iuirc pi't. U D''> 
r^yrfiJM iS^rkûIit, U niv i!r U vieilli^ ri^LiuÈr . n ce- «feviic ^rt là W d^^iiçmtitt 
tw%(nl^r dd eoeile, SI IVin eocL^nicrc que e^nc fonurtijnilîon, luivant EOulC 
tniscoAUiitt, te trouv-ii^ diï|* Jjnt GounUh/j, et i'jutre pvt que, ccn^me 
on U rera fflas loîa, ib^irt hoioire inécne n'en djiiu CouQldhyi qu'une 
Ibmir g mwci w iHMc du carirv que noui Atidioni. on entrevoit i quelle 
buisc «mî^vié MPiOQUt U prccnita: orditioa ia te corne. 

JUiri 3 



114 



G- PAKJft 



Kiubi. Lx jeune femme devine que les miFcli:indï ont mi le 
loriis eriTn' les mnîns Je so» man ec qu'ils veuiem h séduire, et 
clic se dfk'Ijtc prête i les recevoir isol^meni cIicjî elle. lU se 
prfsenKni, en efTct, Tun apr^ lautrc les quatre 50li5 suK^ues. 
Une senMnte, h;ibïllée des vêtements de u m^iitres-fe, les u^^oit 
LE leur offre Ju vîn cù est riik^ du ^ue Je djlun, et ^ui les 
phve de leurs sens. Diu% cet eut d'incon54:iciK€r on les marque 
au froni d'une piittc de chien (sienc d'esclavage), on les douille 
de leurs: vétenicnis et de leurs bijoux et on les poric dans un 
t^go(ïC- O^miiie aucun dVuK rie raconte m niéN;Lvcniiire juk 
auites, ils oni tous quatre le mtmc wn, upro qujî tis reiuurnent 
dms leur p.i>Ë. Mm$ h femme du marchand, habillée en 
homme, s'embarque tgilemcnr pour Kiialu. Iillc TLS:l.inic 
:iuprèt du fuî nu.ïinf i-.%tliive-% fLi^ïtifs t' tl^i^rie comme U'K les 
quatre marchands, qui se trouvent U; îla protestent avee indt- 
giuiîon, et, comme ils «ont connus de tous, ainsi que leurs 
Cunillcï, perwjnrc ne veut b crDÎn,-, M-ii^ cHe dcmindc qu'on 
leur favte enlever les turbans qui leur cnveloppenl l.i t&ic : le* 
marques 'apparaissent 1 la grande surpnse do .i*uiManu. Elle 
meonte alors au roi toute rhistoirc; le roi !ut livre \a mar- 
chands, qui doivent se racheier p^r de grosses sommes d'arj<tnt, 
cl les deux c{)DUx rentrent chef eu^. 

Nous rctrouvonK d4ns ce rfcit plusieun des traits du nôtre : 
le talisman et sa râvébilon par !e mari, les calants (ici quatre 
au lieu de trois) qui tCTitcni successivement Taventurc, leur 
ridicule éclicc, et Gnalemcui la nn^on pay^ par vux et Técla- 
unt moniphe de l'épouse lîdde. Mais d'autres tnit^ dilTficni : 
ies&MuneurMoni, non pii enferiiiéi et condamnés â un tnviU 
de fernme, muii marqua, dépouillés et jetés dehors; la femme 
s*habille en honiiue pour venir dans le p^i>s où csi 5on niarï 
les d6masquer et les revendiquer comme ses cscla^ts. Ce 
dernier trait paraît emprunté il un autre conte, â l"ut*e des 
virianïrt du tlitroc de CymhtUnt. Faut-i! néanmoirn regarder le 
conte de Somadcva (ou plutôt de Gounldhya, ou plutôt de » 
source) comme b forme U plus ancienne, dont la nôcrc 
Miuii un perfectionnement^ Je cro» plutôt que ce conte 
est une dértvniton parallèle ei alitée du rédi orignal doiiE 
les ^-crùosis analyse pliis hau: nous oITrcnt une autre déri- 
ratîcm, i^entielknicnt plus Ëdjïie, el qui comprenait l'cm- 
prbonaetnent des séduacor» et leur travail f^iniiiiii, auquel 



■ 



l£ COWTE D£ LA hO«£ 1 1 J 

dsttsictit leur KÎgDCur ce le miri rcAcnu chez lui. Miis Li ver* 
siondcScmadcNa peut fort bien i\"oir mieux consent quelques 
traits de Toriginol. Amsi !c uiUsnun liev'ait être primitivemeDi 
t|oniii5 |xir un tilcu cl non j.uj' Li rcniniL* ou Li ^cllcr-itiiric; ïl est 
probable àusAï qu'il ^it double et s appliquait 1 la tîdditif lies 
deux ipoux, ce qui n'e«i resu^ que d^nt G* : on comprend que 
\ei auirei venions ;itent ii^^lîgé I^ippliciùoti au imri, inutile l 
b ïuitc dcï évèiietiien1:i '). I>Jtis Socii-idcvi cmunit; daiu TN, 
nous fcirou\"0ns l'imcrvcmion de Icnircracticusc que les ver- 
sïoos occidcnulcs rCofix. pjA g.ird4!%\ Pour tout le rcsic, les 
vereîons que nouï avons compirtes ont mieux oonsen-i ï.i forme 
authentique. En somme, on peut ;idmcurc un tTè^ anLÎeii œnte 
indien qui comprenait les incidents suivanu : un arciiitccce 
quitte u fctnme> apii« avoir L'onstruit dans su maison un pitfic 
pourU mettre A l'abii de si!duc;cun éventuels et :ivoir nnçu d'un 
dieu, AÏmî qu'elle-m^me, une fleur qui doit rtsicr fraîche Uini 
que ks^poux KTont lîi^lc^ Tun à l'autre; — Lifmîchcur inalt£- 
nble de la t!eur du mari ature Tatteniion de ceux parmi lu- 
quci* îl vit, ei il en explique h inervciUeiise propiiiHé; — trois 
pcrsoonagcs haut placés Miytii du M:i^neur qui 1 emploie, dtîsi- 
reux de confondre sx coiitîance en sa femme, se rendent chczelte 
pour b déduire; introduite près d'elle par une entremetteuse, iU 
KMtt sucecssivem^^ni capturt^^ enfennés et cuiidunnc^ï, pour 
avoir à manger, i leillcr, filer et dévider du duiivre ou du lin ; 
— au bout de quelque temps, le mari revient, accompagné du 
itetgneur des trois prisonniers, qui sont couverts de honte et 
n'obiieiinent leur délivrance que moyennant ninfon. Ce char- 
mant cunte» une des rarc% fictions du ni£mc genre inventées 
i rhonneur de h ^crtu des femmes» 5e retrouve san^ doute 
întKt et complet dans le Çoukiisaptati inscrit, dont malheureu- 
sement on ne nous a encore donné ni édition ni traduction. Du 
vieux conte indic:n sont sentis, d'une pan. leréeit de la Btibxt' 
hatbâ (Somadeva)t qui s'e^ altéré en se mCIant i un th^mc 
anik^iK, et, d'autre pan, b source de loutej; nos verrions, cil 



I. Eccoit HCC uDc ftave al^ilioa ; J'culUïhic Je U fLUdliA du iiuû 
dok Are gardé for b ftmiit^e, Qt ni>n p^r lui. 

a. Cette dnannaixc devait Jb[MrdlL[c Xin» Ici vcrïlcmf (Ti) où c*cn la 
feoMM eil^-nkiînDr 901 dontie le tiliimjn jli miri. Ble iw i>&\ maiatcnua 
^■c dâm ruas da vciîioas u(i c'est b bcUc-niËcf . 



né G. PARIS 

le dieu a été supprimé à cause du milieu différent (musulman) 
où pénétrait te récit, et assez maladroitement remplacé par la 
femme (plus tard la bellc-mtre), qui fiibrique elle-même, on ne 
sait comment, le talisman et le remet au mari, ce qui devrait 
diminuer beaucoup la confiance qu'il inspire à celui-ci ', 



1, Danï Somadeva le m^ rivèie son sccrcl après avoir bu. lE y a peut- 
être une trace de ce trait, qui serait alors primitif, dans la version de T, oii 
le mari s'cndori ei est accusé de s'être enivré ; toutefois cet incident praït 
emprunté à un autre conte. — Dans Somadcva comme ilana T les galants 
sont enivrés (Somadeva ajoute au vin le narcoti<iue) ; mais ce n'est pas U 
un Irait primitif, La construction du piège par le mari, qin rend ce procéJé 
tout i fuit Inutile, appartenant saas doute à la forme origiruile. 



LE LAI DE LA ROSE 
A LA DAME LEAL' 



L Tl eut pdis dedens la grant Breuigne 

Un gentil duc, non mie moût estraignc' ; 

j Sires estoic du Val aus Vriis Amans : 

Nus ne maint la qui son penser n'estraigne 
Contre tous maus que vraie amours n'adaigne ', 

6 Unefille eut, en grant beauté flamans? ; 
Uns chevaliers ert assés près manans. 
Jeunes, jolis, aus armes bien alans, 

9 Dont ce sachant Amours eut grant engaïgne*. 



* J'ai imprimé une première iiâs ce texte, s^ns varïADtes nî noxcs, à cm- 
qUialC'deui exemphiics (Mlcon, Proial frtres» 14 dov, 1893), ù l'occasion 
des ■ Doca d'argent a de mon ami Ad. Tobler. Je L'ai soumis, pour cette 
nouvelle édiaon, k la rcvisian de ceSui-ct^ auquel je dois quelques eicellentes 
corrections (dont je n'aï signalé qu'une ou deux) et de précLeuseâ remarques. 
Mon édition repose sur une copie du ms. A, que M, A. Piagei a bien voulu col- 
lationner très soigneusement avec le ms. B. 

1, j A Sire — 4 A maine, p. ne lestraigne — ^ B qui — 6 A fhmmant ^ 
7 A manant — 8 A 8 Jeune» A allant — 9 A Dont en chassant, B Dont 
amours en sachant moult grant e 

I. Non mù mont atraigtu. Le sens d'/siraigw ici est peu clair; c'est 
probablement ■ d'humeur sauvage» inaboidable a. 

2. Je comprends : « Personne n'habite là qui ne soit inaccessible d toute 
souffrance qu'Amour loyal ne reconnaît pas, qui ne provient pas d'un loyal 
amour. ■ Eitraigtu est ïe subj- prés, à'/straignier (= tsIruugUr) cl non dVj- 
trainJrt. Ce caractère des habitants du pays ne s'accorde guère avec l'altitude 
du duc en^-er^ nos amants. 

5. Sur le nomln. JJamarts, voy. ci-dessus, p. 

4. Engaigiu. M. Codefroy traduit ce mot ; « i^ t habileté, adresse, 
industrie ■ ; « 2° ■ invention, engin, machine i>\ '^*> « ruse, tromperie, 
fourberie ■ ; 4*» * mécontentement, di^pit. chagrin, fdcherîc i» ; 50 a inceiii- 
lude, embarras ji. Le sens 4° est le seul rOel , et l'exemple unique donné res- 



tl8 O. PAItQ 

Car U Jctlsic^trcdc ^a iTunans'; 
Si DC lu pas de U gucrtc tcnatis * : 
12 Comcnt lui tîst tic i-on brAi^4iuti en^igne 
Ne vous cclcwi mîe, 

II. IJ chevaliers regarda la pucclc. 

Qui inoai Li vit jeune, jolie et belc ; 
1^ T;inïost pour lî ^mtr fi'abinUoni, 

Un ^tuTstcvAvi IncM loiinu \a, routfle), 

Or en la. fin, comcnt qac fust cruclc, 
19 De son boo grt cous maus lui par^lona, 

Aprtsson CLieuret s'amourlui dona; 

Bl quant il vil que de li Ecl don a, 
32 En bonc foi va quemnt » qucrclc : 

Devenleducpourrouvcrs'adona*; 

Certes H dus un bel mot n'en sona ; 
2S Dont firent tant que à\ cspoiita ccle. 
S'en eut H dns envie. 

TTI. U chevaliers st eut n rom Mirgon; 

Du ^cmil duc ne peut avoir pardon. 
39 Ne de sa terre ^ lui ne vout doner. 

t Bele> • dii^ il, " ne nous donra chardon 
Li i^entlf duïi; d'aviser ne ttrdon 

10 A n mitliit 

H. 1; A Qfii U vcii, B <^c k vc>- — 16 A B clU — 17 A comûnE — 
ït A B Jfllp — 3j A pour hcinm^ ^ 3$ \ ceUiy, B cieulx 
III. )o A diit il rictu oe nou» Jonncri par Jon — ; 1 A B du viser 

(leaîvcEiicDC i I' et à 5* rentre diM tx kqi, D en est de même àa exemple» 
doaoH i f«, tinf de celui de U vcnioa fnnciviti!irTine d'Aimt du Mo»;- 
Cusin, où tnf£iB4 CM l'JI- int^n*^ (Vtxaaplt de JïcnLvrwuji , pris d*ni tVdU 
bon d« Sourdlllon, doSi 4m tu d'jpr^ V '. Kiri Cru/tw/i*N fuiï fit# ftr 
tt^e^ifr^). La cxcmpteï donn^ ïoui a« conccmeni un *Jiie mot tftfifm, 
lignifiâci! une Mpèce ât fl*<he. l"étjraalogiç de Tun rt de VA^m roo* ck 

t. Dr M Mfnaa;, « de tM (U[cn, t > Bile (AfriOEir) ne Vibtilm pn (ne 
tvdft poï) de lui ùâtt U (octTC (ivi Ifotf pour %'airslmir en fréquent). ■ — 
ToMer, 

j. « Uiir|>Da M aûubni pat ton^cmpt U gatnt (contre Amour) , ■> 

y, AVn Mviu la rcvU, « k sort lui fiiï tj'vorjbk. » 

4. Afur fttivrr jWm<, • II mil loui ton c9bn â iiuplover le due. • 



LE LAI DE LA ROSE 1 19 

32 Opinent puisson nostre estai foisoner : 
Il me convient mon cors abandoner. » 
« Sire, ^ dist ele, « oués me un mot soner : 

35 Un seigneur sai qu'on ne sert sans guerdon , 
Oui l'ai roi Perceforest nomer; 
Se sa plaisance a vous veut adoner, 

38 Cierr nos pourfis, si que je croi, car don 
Nous feront grani aïe. 

IV. K Frère, vous en irés servir au roi; 

Soies prendom et vo seignour de foi; 
42 Vo miens vaillant portés tousjours honour, 

A vo pareil parlés sans mais arroi% 

Et au petit ne faites ja anoi^ 
45 Sievés les bons, fuies le jangleouri 

S'avés subgès, faites par vo vigour 

Qu'aient a vous amoureuse cremour; 
48 Preu et hardi soies ens ou tournoi ; 

£1 se faîsîés aucun fait de valeur, 

S*ace venoit, donés autrui l'onour; 
S I Ne vous vantés ', et ce tenés de moi ' 
Cil croist qui s'umilie, a 

V. La bone dame avoir a nom Lisane, 

Qui son mari pour son service tane; 
5 5 Mais H servirs a Margon si anoîe. 

Car jalousie au cueur lui ront la pane i. 



33 A faysonner» B fuJssonner — 36 A Ouy le roy pcrcefoTCSt a nom — 
38 A Cert no&tre prouffit — 39 A B ayJe 

IV. 40 A vous yrez seruLr i la bon heur — 41 A Ce vaillant roy dont on 
ne scet greîgneur. — 42 A Ten« luy foy honnorez voBtre pareil, B Voîtrc 

— 4j A Sans a quelcun melfaire dol ne irauai], B vo p. pareils — 44 rnaaqiic A 

— 46 A vosïre — 47 A Qjjîlz ayent en vous, B Qjiil aient a v. — jo A 
dooaer a. honneur — ;j B Celui 

V. Sî A lysane, B [izanne — 55 A le seruice, B le scruîr, — 56 A luy 
rend la peine 

1. Sans mais arroi, u sanî mauvais arrangement, ^an? arrogance. 

2. S*a ce wnoii, a si L^occasion s'en présentait, n 

l- Lui rant ia panne. « Cf. Fl i-ait firir ât hfontJaiisoix Thifrri... Si qiit ta 
panne dû cutr lî dtrom^ (Mort de Garin, p. 151). » — Tobler. 



120 G. PARIS 

<c Dame, a dist il, « mal ira s'on m'engane. 
58 Se vous Êsloing, a vous tendront lour voie 

Cil chevalier riche et plein de monoîe ; 

Fors est H cueurs qui contre ce ne ploie : 
61 Tosi serai mis tout en la basse lame '• 

Soufise vous ce que Dieus nous envoie : 

Cil est riches a qui demoure joie, 
64 Kon mie cil qui au trésor assane; 
Si dont la départie. » 

Vr. Dont dist la dame : « Aquerre rente netc 

Pouons nous bien, qui a Testât nous mete 
68 De nos pères, ainçois que nus nous chose; 

Mais tendre amours vous fait ceste retraite". 

Tenés, a dist ele, icele boistelete : 
71 Dedens i a une vermeille rose 

Que je î ai par soutil art enclose ; 



57 A mal y va son mengaigne. — 58 A eslongnei B «longe — 59 A 
cm. ei — 6î A Cciuy, fl Cieuli — 64 A Cduy, afisujt; B Cieuli — 
6s A El double les champie ; B {premihe main') Et doublïe le puaniie^ d'où 
um dtuxihttt rrtain a fait d'abord Et double k dommage, fi msuiU Ei craint la 
départie^ Ma mtitution at tris douteuse 

VI. A 67 Affin que pour nous a- — 68 B co^es ^ 69 A faîcie 

1 . En Ja hûsu iamt. C'est nne métaphore tirée de l'industrie des ti^^raad^, 
t Voyez Baudoin de Condé, X. 181, et la remarque de Scheler sut Jean de 
Condé. t, li, p. ^57, B — Tobler. Cf. Godefroy, Limt i, et Je cinquième 
exemple de Lamt 3. 

2. Retraite est un terme d'oscrime, appliqué \c\ mtiapboriquemeni, qut 
sigtùRe un coup de revers. Le mot n'e&t pas dans Godefroy. Aux exemples 
de Jean Bodel {Cor^h, 173, éd. Kaynaud)» de Giliei dr Chin^ de Guitl. 
Guiart et du Chri'aîirr au Cy^nt, cités par Saintc-Pala^'e, Henscliel et Gachet, 
on pourrait en ajouter plusieurs autres, par ex, : 

Ou de col« ou de reiraitc 
Avn cfIui 11 lesie fniic 
Quï II lin- 

(AnJrè de D>iiDni:n, Jubinil, .V. iifr-. II, ]6.) 

Lj locution ■ jouer de retraite uou n de la retraite j> pour dire n » retirer « 
(p. ex. Marques dfRow, p. 28, I. 5 '•> Pi^ot « S';Top, Rrc. de farm, V, 461) 
me paraît un jeu de mots sur cette eipression piutôl qu'un synonyme de 
« sonner la retraite ». Mais je n'ai pas trouvé ailleurs la locution faire nm" 
retraite pour • porter un coup en dessous j>, que nous avons ici. 



LH LAI DE LA HO£E 121 

Ne séchera, ce est certaine chose, 
74 Tant que serai envers vous pure et neie; 
Et se voies en fin muËr la chose. 
Ne me croies cornent que je le glose, 
77 Ainçois faites que soie a chevaus traite : 
A tel saint tel soïgnie. ' a 

VII. <c Dame, » dist il^ « ta seûrtés me plaist. 

Dealer servir voies moi ci tout prest, 
8i Car ne me sai de quel chose douter. » 

La dessevree aus deus très piteuse est. 

Car au partir chascuns si coi se taîst 
84 Qye on n'i ot fors lour larmes goûter. 

Margons armés ne fist fors que router. 

Tant qu'en Bretaigne oui a Tescouter 
87 Que avant hier Perceforesl se iraist 

Au Neuf ChasteL, ou Ton devoit jouster. 

La fti Margons pour honour aouster, 
90 Si se prouva que ses bien fais atraîst 
Le pris a sa partie'. 

Vin. Au preu Margon est li pris envoies, 

Et li bien &is o les preus estoiés 
94 En b cronique ou lour fais on estoie. 

Par devers lui est li rois apoiés : 

tt Margons, n dist il, « très bien venus soies; 
97 De mon hostel soies, je vous en proie. » 

a Sire, o dist il, a ainsi le desiroïe '. » 

76 A combien — 7a A tel seigneurie, B songnie 

VII, 79 A laMcuieie, B U sceurete — 81 A quelle — 83 A départie; 
A B au cueur '— 84 A Qjioa ny oyt fors larmes degouiicr — 86 A a 1«- 
iricitT — 87 A Que a. b. r- p- traîsi — 89 A om. honnour — 90 A car son 
bien fait a iralât, B qua son bïea fait aiiraist 

Vm. 9} A les bien faiu, B les blenfaJs. — 94 B Ion — 96 A venu — 97 
B. v. emprie -- 98 A ainsi je le désire, B tout ce je désire 

I. <r A id EÛnt tel cterge o, proverbe que je n'ai pas rencontré ailleurs. 
m A irl saint telt offrandt (Ren. k Nauv. J4H), » — Tobler. 

3. ■ Qjie sa prouesse tui mérita le prix du tournoi, a 

l- L*auieur du roman prétend qu'un sage cïcrc, bissé en Bretagne par 
Alexandre, tenait registre de tous les exploits accomplis par les chevaliers du 
temps de PerctfortU, et que cette o chronique a est la source de son iîvre. 



T22 G. PARIS 

Par sermens grans devant le roi s'aloîe; 

100 Et quant îl est devers lui aloiés. 

Au bien servir tout son pouoir desploie, 
Et le conseil de sa niouHier emploie 

103 Si qu'au bien fait ou il s^est emploies 
Li mauvais ont envie, 

IX. Tant bien servi li preus Margons au roi, 
Et tant le vit gentil home et de foi, 

107 Qu*il le retint de son estroit conseil : 
Onques par lui n'eurent li bon anoi. 
Et li mauvais en reurent juste loi; 

ï ro Li craïtour en furent en esveil : 
Nabons et Meleans eurent pesteil 
Cornent au roi le feront despareil '. 

113 Margons aloit souvent en un recoi 
Veoir sa rose, en refusant pareil '; 
Chicre ^ïsoit de matineus souleil : 

ir6 Li traitour en furent en esfroî; 
Au roi en font partie ï. 

X. « Rois, " dist Nabons, «soigniés pour vostre honour^ 
Grans péris est de privé iraïtour s. 

120 Voici Margon, qui vous doit conseïllier : 
Souvent s'en va en un secret destour, 
La regarde ne savon quel doulour^ : 



102 A femme — ïo^ A est — 104 A B Les 

IX, 106 A Et t:int veil au g. h. foy ^^ to8 A B IKUTCnl ainon fl. — 
109 A Car, B om. en — 110 A irastres — iiz A B dïspireil — 114 B Voir 
— I r6 A B ïraystrci — ity B en ont fait 

X- ii3 A B noi]5 sommes -^ 1 19 A prLuer — 122 A regardant 

X^ Desparril, qui signiHe d'ordinaire " âi&ùretit n, a ici le sena de v ^ 
désaccord, mal avec ». 

2. Pareil, ft compagnon n 
j, V En font part. » 

4, Soignià, u inquichez-^ous, préoccuper- vous, n 

5, Privé tr<i'Uour^ k traître familier, admis dan^ l'intimité. ■ Cette pensé* 
est souvent cïprimL'e au moyen Ige. 

6, iX'iihur n'est pas cbir; l'auteur veut sans doute dirt n mauvaise 
chose, sujet de douleur ». Cf. v. 198. 



LE LAI DE LA ROSE I23 

T23 Se c'est pour mal, on le doit essîllier. * 

Dont dist li rois : a Ce n'est pour engignier, a 
Tant vont le roi chascun jour pesteillîer 

126 Que li rois seut tout le fait par amour. 

a Seignour, a dist il, n ne vous esteui veîllier : 
Cest poursavoir Testât de sa moullier; 

129 Et quant il voit la rose de cotilour, 
Adonc &it chiere lie. n 

XI. Li traïtour furent en grant meschîef. 

Tout pour Margon dont ne vienent a chief. 
133 Naboos lui dist ; « Margon, je vous dirai : 

MouUier avés dont nus ne vous fait grief ; 

En vostre main seront trestuit no fief, 
136 Vostre seront, se o*en taison no g!ai ' 

Au plus lonc tcns dedens le jour de mai ^. 

Pour leçon traire on peïndera au vrai * 
139 En vostre escu vostre femme a ou chief 

Vous chevauchant, et s'irés sans délai 

A tous tournois un an dès la fin mat 
142 Pour demonstrer, cornent que vous soit grief, 
Vostre wihoterie. a 

Xn, Li gentis rois ceste mise reçut, 

Mais moût voussîst que cil fussent déçut. 
14a Nabons tantost sa voie apareîlk. 

Tout son afeire en son chemin conçut ; 
Tant chevaucha qu'une vespree jut 



1 34 A engaigner ; B. r. nest pas — 1 27 A «loil 

XJ. ip A traystrn — M5 ^ "^^s trcsious Eicfz — ij6 A serons se nm 
ferons nul; B El voz ^ i j& A B Pouric contraire, A Ton paindra Blonpoin' 
dra — 14[ A fi an U le f. 

XII. 14a Av. y eusi 

I. Meatrgiai, detturur grant gJai, signifie a se Livrer i une joie bruyante a, 
et aossi * mener une vie joyeuse » ; je n'ai pas trouvé ailleurs /jjk son gUi 
ou rnriur iûnglai dans te sens qu'il a ici (et au v. 470- 

3. C'est'àiiire le premier jour de mai. 

). Pour leçùn traire. Cette eKnellenie correciion est due â M. Tobicr. Sur 
la leçoa du second hémisiidie, voy. ci-dessus, p. 9!^, n'> i- 



124 G, PARIS 

149 Ou chaste! ou Lisane séjourna. 

Tost fu levés depuis qu'il ajourna : 
Vers le chastel o soa hoste tourna ; 

1^2 Courtoisement la dame le reçut 

Pour son seîgûour, quant il s'en renoma, 
« Dame, a disi il, « en lui très preudhomc a : 

153 Chascu[is a si son grant bien aperçut 
Que pour lui chascuns prie. » 

Xin. La dame moût le chevalier conjoie. 

Car ele avoic au cueur, sachiés, grant joie 

159 Des nouveles qu'ele eut de son seignour. 

a Sire, » dist ele, « en amour je vous proie 
Q;i'o moi prenés lés biens que Dieus m'envoie ; 

1 62 Pour vous me deuil quant il ne sont meillour. » 
t< Dame, :o dist it, a vous me faites honour : 
Au preu Margon en ferai U clamour, 

165 Quant devers iui retournerai ma voie, a 
La table fu mise sans lonc séjour; 
Li chevaliers se sist au lieu maiour% 

16B Et la dame, qui en tous biens ondoieS 
Le sert sans vilenie. 

XIV. La dame fu lie de grant manière 

De son seignour, qu'ele savoit arrière, 
172 Pour les grans biens que cil lui en disoit; 



1^0 manque A — 151AB a s. — 1^; A Chiscuns en soy son gr., B 
om. SI 

XIII. 160 A B amoure» prie — 161 A Qjjc au« moy — 167 B fi« — 
165 A le fait 

XIV. 172 A que ccuU luy en dïsokntf B cieuU 

I. Ah lieu maiour, ■ 1 la place d'honneur. « 

3 Le verbe onjoier i en anc fr. divers sens métaphoriques» qui ne sont 
pas trÉa bien déterminés par M- Godefroy (ainsi dan^ Ren., XV, [29, il ne 
signifie pas a f tre douloureusement affecté 1, miiï • se soulever de dégoût ■» 
en parlant du cccur, et il est li très expressif). Ici il signiBe « abonder» 
déborder ■, comme on a dît au même sens *^'^t ^ baignitr (le seul 
exemple pour le sens d' ce abonder », d;ms Godcfroy, me paraU éire une mau- 
vaise leçon de Tédtteurd'E- Deschamps ; pour niaintt fiour y nnàoyat cccv 10;, 
il faut sans doute lire y indoya). 



LE LAt DE LA ROSE 12^ 

Mais li fous hom Lui en faisoit jonchiere ' 

Pour mîeus savoir de ti a sa manière' 
175 Se son cueur eut Mnrgons cui il prisoit; 

Et quant il vit qu'a joie Fatisoit, 

Bien seut que sa besoigne dur aloit : 
178 De tés parlers tantost se mist arrière. 

« Dame, » dist il, v a Margon peu plaisoit 

Vo grans beautés, quant coie vous iaissolt; 
181 Mais li oiseaus qui cent a la rivière 
De legiericolie*. 

XV. « Ne m'en merveii; car sa très grans proece 
Mainte grant dame a lui amer adrece : 

18s Pour son bel port par tout est bien venus ; 
Tel dame sai que s'amours forment blece. 
Et il aussi en a eu destrece ; 

188 Mais, si qu'on dit, de li est retenus. 
Espoir aussi que vos cueurs est peiis 
D'aucune amour : trop seroit deceiis; 

191 Car moût dame sans son pareil estrece^; 
Et quant il ien devers vous revenus^ 
Si com droit est tousjours ien receus; 

194 Et se mesfais vo conscience blece, 
Par pardon soit garie, b 



17J A longniere, B jomquïertf, — 174 A Jelle — 17^ A c, osie de mar- 
gon quil — 178 B se prim — 180 A b. vous q, — iSi A loisellet» B Joise. 

XV. i8î A U - 184 A B sadressc - 186 A 5«t, B TdJe — 1S8 A 
âcomme on dii délie, B sicomme dîi JeUe — 191 A dr dame moult seaai 
s. p. astreiche, B asttaiclie — 192 A pen — 19^ A im. îert, B lert —- 
194 A El ce mef&it 

I, JûHthùrfj qai n*est din& Godefroy qu'au sens propre de ■ lieu planta 
de joncs ■ ou * panier de joncs m, a ici le sens de ir tromperie " qu'on 
trouve indiqué aux mois jon^bûr, jonibeur, jûminrie. L'origine de ce sens 
figuré m'échappe. 

3, i4 id maaiere^ t d'après l'altitudL: qu'<:l]e prendrait. 

]- 11 s'a^t du faucon qu'on porte sur k poing en chasunt aux oiseaux 
d'eau et qui tend toujours k cou ver^la rivière où il les sent. 

4. ■ Car dame séparée de son pareil (de son mari) est dans une ^nde 
géoe, privation. ■ 



126 G. PARIS 

XVI, Doût dist la dame a Nabon sagement : 

« J*ai tel fiance au vrai Dieu qui ne ment 
198 Que mes maris ne fera tel doulour, 

Et que bien saî a tel folour ne tent ; 

Ne il miens cueurs les vos pariers n^entcnt 
201 Fors tout a jeu, car n'î chace folour; 

Mais ti'apartient a home de valour 

Qije sour son hoste ait dit fors toute hoûour 
204 Parlés maishui de lui courtoisement, 

D'autrui aussi, si aquerrés honour; 

Car bien sachîés, s'il plaist au haut Seignour, 
207 Sa revenue atendrai chastement. 
Or soit Dieus en mVie! » 

XVIl. Quant la parole a la dame ouie a 

Li faus Nabons, tantost s'umilia 
211 Pour les parlera qu*il eut dis folement; 

Tout par revel, ce dit, la galia. 

Sa foie entente adonc lui dénia, 
2 14 Et la dame Ten quite bonement. 

Tout le mangier parla plus sagement. 

Car par tés mos n*i vendroit nutement. 
217 Vers la dame mainte fois colia, 

Et tant de tours pour s' amour tournia 

Qu'en fin lui dist qu*il Tamoit tendrement, 
220 Et la dame moût roit lui escria : 
« Vous feïtes grant folie 1 » 

XVni. Dame, ia dist il, a sachiés que n en puis maïs : 
Se je dévoie estre a chevaus detrais, 
224 Ne me pourroîe orendroit déporter. 
Par vo beauté sui tous a vous atraîs : 
Vos cueurs n'iert ja si de pitié estrais ^ 

XVI. 197 A telle, — 300 A a lek parkrs — 207 B aiienderaî. — 208 A en 
mon ayde, B en maidf, 

XVIL îog A de b d. ouyt — a 10 A Le fol — îei A les parolles — 
213 A resueil — 216 A voies, B om. mos — 317 A Alors \. — 218 A p> 
jcauoir -^ aao A m. lori 

XVUl. 226 A ma. B men 

i. <L Dépourvu de pitié. « 



LE lAI DE LA ROSE 1^7 

227 Que ne doïés mon las cueur conforter; 
En vous amer me convient déporter ; 



230 Ames moi, dame, ou de moi n'avràs pais, » 
Quant ele vit que n'icrt a sourporter ', 
A ses parlers s'ala lors assorrer " ; 

23 3 Car ele dist : v Cis niarchiés est parfais ? ; 
Mes cueurs a vous s'aïie, 

XIX. ï< Ne me puis plus, sire, a vos dis défendre; 
A vo requcstc il me convient descendre, 

237 Mais vous veuîlUés soufrir4 jusques au soir : 
A ma meschine irai la voie aprendre 
Ou vous m'irés un petitet atendre, 

240 Tant qu'avrai fait par l'ostel mon devoir. 
La vous irai tout par loisir veoir. >i 
a Dame, d disi il, « coût ce me doit seoir. 

2^3 Un peu après le vint par la main prendre 
Une meschine, et dist : <c Venés seoir 
Ou vous menrai; mieus ne poués cheoir : 

246 Cest en la tour; la pourrés esiour rendre, 
S*on assaut Tuisserie ^ » 



227 A B corps — 2p A que oc sceut t supporter, B que ncrt au supor- 
ter — aj2 A B accorder 

XIX. 2îS A Je ne p. -^ ajé B ro9irc — 2^7 B v. estuct $. — 3J9 A V. 
yrçz woy ung petit, B petit — 240 A par Ihostcl (nid — 241 A om. vous 

t. * Qpe ceU devenait msupporiable. u 

a. Ad. Tobler me fait remarquer qu'on n'a pas d'exemple •l*assoTter avant 
le XV* siècle (car celuï de JoinviUe djns Godefroy csï^i rayer)^ et le* deun 
rasa, donnent accorder^ qui convient très bien au sens- Toutefois, le poÈte 
recherche trop évidemment dans cette strophi^ les rimes équivoques pour que 
^e ne regarde pas la leçon oistirter comme certaine ; c'est sans doute par hasard 
que le mot n*a pas jusqu'à présent été relevé avant Alain Chanier. 

j. Est parfaiif m est conclu, n 

4. Voui i<rufrif^ v prendre patience, u 

f- ■ Là vous pourrez livrer bataille (vous défendre), si ou attaque U 
porte. 4 



128 G. PARIS 

XX. En U tour est li chevaïiers montés, 

Ëc b meschine a dît : a Ne vous doutés; 
250 Car ma dame de venir s'apareille. 

Voici le lit qui est fais et parés 

Ou ele et vous vos grans déduis avrés. 
253 Tenés, voïdaussi deia chandeiUe. » 

Lors s'en issi, puis referme la treille; 

Et cil s'assiet, qui de joie freteille \ 
256 Puis die basset : a Margons sera desvés, 

Quant verra sèche la rose vermeille ; 

N'avra mestier qu'on lui pince l'oreille 
259 Pour cûurroucier, car trop est hom irés 
A cui Ton tout s'amie. a 

XXI, Or est Nabons enfermés en Ja tour : 
Onques ne fu de si joîeus atour, 

263 Pour le déduit qu^il ateot et le glai. 

H Par foi, •» dist il, n bien sui venus au tour 
De m'emprise, sans nul advocatour. 

266 Or en feront cil ménestrel un lai : 
Ne chanteront ne de flour ne de glai. 
Mais par quel tour la rose je séchai- » 

269 Tant i pensa qu'il n'eut plus de luour; 
Dont s'aperçut, si dist tantost : « Hahail 
Deceûs sui ou décevoir cuidat. 

272 Tel cuide au soir décevoir son seigneur 
Qiii chiet en la poutie *. » 

XXU. Moût fu Nabons irés €i forsenés : 
Tant a queru qu'a Tuis est assenés. 



XX, ap B dealt — ^>4 A sàcher 

XXI, 264 A im. ïui, àitouT — 26; A B De mon crapriosc, A sus s. — 
166 A en QienesirierSi B as meneanulx — itS \ cm.\t — 269 B il p. — 
i;o B se perdiut — ^7} A ptiic, B Qiitl 

XXIL 274 B lire — 375 A Que i, x luy 

1, f-rtnJrf, ■ trrtille. • 

i. }i De coDiuiï pu ce pnxcrte. M. GoJcfn>\' ne (lii qu'un inkfa de 
/%tw tx /l'L'v : U semble cepcthliiit qu^U y lit on^-jiremïea: Jeiu outs, Too, 
f^tw, sigûiiiiflt * u!<^é. ^fcose piua^:, tuilier •, et Tiu-^re, rv=*;ic, sîgm&int 
« poiasîÈte t. aujs qui m soqe flo Xu» ha ..voioad^i^ 



LE LAI DE LA ROSE 129 

276 Ou il de bras par maintes fois lira; 
Mais pour néant s'i csî alors penés, 
Car li huis erc au dehors bien fermés, 

273 Dont de despit ei dedueilsouspira; 
Mais bien a dit que il s'en vengera 
Qjiani de la tour a Tair mis hors sera. 

282 Tant aiendi que soulaus fu levés : 
En la maisiere un escrii remira, 
Ou s'entente toute mise au lire a. 

285 Cornent il ert et fais et ordenés 
Vous lirai la copie : 

as CHASTEAUS EST DE TEL NATURE, 
SE CHEVALIERS PAR MESPRESURE 
REQpiERT LA DAME VILENIE, 
EN L*AN n\vRA AUTRE MASURE, 
NE JA n'avRA autre PEUTURE 
qu'au filer AVRA GAAIGNIE^ 
ET s'il LUI VENDIT COMPAIGNIE, 
DE HASPLER SEROIT SA MAISTRIE, 
OU DE SA VIE n'aVROIT CURE. 

XXni» Quant Nabons eut tous ces neuf vers leiis. 
Plus que devant fu en air ^ meus ; 
289 Lors garde aval, la quenouille a veûe. 
Lin et fuseaus a par delés veus : 
Or peut filer, car bien est pourveiis; 



276 Ou il a fort p. m. E. tire, B Ou il de br p. m, (. ùrc -- ^278 A B 
Ihuys esTOit — iBi A Car, t:n lair — 283 A muraille ^ 284 A Ou son 
entente mise au lire il a^ B Ou âenie — 28; A B Commeoi jl e$toii fait et 
ordomie 

ïnKripiûfn \ B lelle — a A B aventure; mesprcsure, «/ dam îa i^çon 
dt ces veri qui tkrtm la vtnion tn proie — 3 A de v. — 5 A pasturc — 
6 A B Que, gaignie — SA haspeler, B haspelJcr 

XXIU. 287 B tes — 388 A que au d. \ï fut en ayr mis, B mus — 289 A 
regarde bas 

t. Je note îci un des irùs rares exemples à'aïr au sens propre de 
<r coïÈTe a; presque partout (voy. Godefroy) il ne signifie que a vioknce, 
impétuosité a. 



JjO G. PARTS 

292 Mais sa pance en encore pourveîie. 
Et la meschineau guichet est vcQue, 
Qui dit lui a : <ï La sentence iert tenue : 

293 Filés tantost, ou ne serés peûs. » 
Nabons respont, qui d^angoisse tressue : 
u Tés neantés n'iert ja en moi seùe, 

29S Ne tés blasmes ne fu onques seûs 
En ceus de ma lignie. a 

XXIV. A iceus mos k femme s'en tourna» 
Nabons s'assist, qui outre retourna, 

302 Flamans d'anoi quant ne peut retourner; 

Mais grans famine en tel point latouma 

Que pour la honte en un coing se tourna : 
305 La comença sa chose a atoumer; 

Nécessités lui aprlst a tourner 

Si le fusel que bien seut aoumer 
30S Le sien fîlé, et si bien Taourna ' 

Que son vivre on ne lui peut descourner; 

Mais ne vit nus si orgueil bestourner 
3iT Corne fomioe en lui le bestouma, 
Car d'orgueil n'eut demie. 

XXV, Cil chevaliers sança son mautalent, 
Car famine lui en donoit talent, 

315 Si qu'au tiler grandement entendoit; 
Et la femme Ten rendoit paiement. 
Car a mangier lui donoit doucement. 

3 18 Mais Meleans d'angoisse s'estendoit ^, 

29Z A la peine, A B est — 294 A B e&i — 297 A ne serj ja; B om. ]i 
{Umct erl fjt barré ef rtmpiacé tn interligne par sera) — 29S A ny fu 

XXIV. 381 B dutre — 302 B ne se polt tourner — io\ A B le louma 
-— jo; A ïa ch. — 308 A Le sceut fitler — 309 A om. on» ^-eult 

XXV. ;i) A songea, B sancha — 313 A tcnendoit — 316 A luy rendoLt 
Mgerocnt — 3Ï7 A tendrement, B len d. — Ji8 B dangoussos sestendit 

1h II y a en anc. fr. deux verbes aorner ou aotirntr^ L'un de adornaTCi 
l'autre de *adordinare, qu'il est souvent difficile de distinguer l'un de 
l'autre (et que M. Godcfroy a confondus) : c'est le second que nous avons ici. 

2. ^attnâoit^ proprement a se diâiirail les membT^s b, d'où au fig- « SC 
tionsuniait, si itruggeva d. Cet emploi figuré est fréquent. 



Le LAI DE LA ROSE 

Q_ui en Breuigne en cel point raiendoil, 
Pour Margon qui a Dieu grâces rendoit 

321 De sa rose, qui se tenoil en joing ' ; 
Et quant cil vit ou la chose tendoît. 
De chevauchier roidement n'atendoii; 

334 Car il dit que ses chevaus n'ira loing 
S'iert larose sechie, 

XXVI. Li chevaliers adreça son cheval 
Droït au chasiel a la dame leal; 

328 Tant pourchaça qu'it fu bien hostelés; 
A son hoste se fïst home leal ; 
« Hoste, a dist il, ^ un peu vous ferai mal, 

331 Car il &ut que au chastel me menés 
A vodame, de cui terre tenés- 
Pour la trouver me sui forment penés. y> 

334 Dont ârent tant qu'il vindrent au portai : 
Uns escuiers qui estoit tous seués 
Lour dist : <r Scîgnour, un peu seoir venés^ 

337 Car ma dame vendra tantost aval 
Q^i'ele iert apareillie. w 

XXVn. La bone dame assés tost descendi, 
Qui son salu a Melean rendî. 

341 ■ Dame, » dist il, « au roi sui de Bretaigne. a 
Et la dame, sachiës, plus n'atendi. 
Au chevalier aînçois la main tendi, 

344 Et si lui dist : « G avés bone ensaigne; 

Car 11 lieus est tous siens, se tant ladaigne, 
Et a sa gcnt; nus ja ne s'en restraigne, 

347 Preus est li rois quant sa grâce estendi 
Au bon Margon que il sentoic estraigne. 



tjï 



;3i B en louent^ |22 A cduy vdt que la chose aitendoii, B cîeutz-* 
}3} A lUltendrcnt — ï^Blonc — p; A Sieui 

XXVI. 331 A f. bien que — 3^3 B on*, la — 333 A touT scur — 336 A 
strir— Î38 Ay est 

XXVII. 340 B meUon — 344 A si a. — 34^ A $i en oc uni la daigne — 
348 A lequel s., B çsitingc 



1. Ertjoinffi ■ fraîche comme «□ juio. ■ 



IJ2 G. PARES 

Or doinst Dieus que dus n*ait sour lui engaîgne, 
350 Car cil par foi a bon saint se rendi 
Cui mauvais ne guerrie'. » 

XXVm. tt Dame, o dist cil, « vous estes moût courf oisc ; 

Nature vous forma de noble espoise ', 
354 Quant ce o&és au roi et a sa gent, 

Margon conois, car en court les fais poise ; 

Juges i est, a cbascun reoc sa toise ^^ 
357 Ne se brise pour or ne pour argent. 

Chascuns l^aime, tant son parler a gent; 

De chevaliers en court a plus de cent 
360 Qui dient bien qu*avra terre a duchoise. w 

La dame a dit : « S'il est de tel asseni^ 

Et par son sens si haute honour aient, 
3^3 Bien le sachiés, de rien il ne m'en poise. 
Car plus serai proisie. » 

XXIX. Grandement fu Meleans festoies. 

Pour le seignour de cui s'ert avoiés * ; 

367 Et il aussi savoit bien fescoier; 
Mais en la fin il fu tous desvoîés, 
Car le venin qui estoît estoiés 

370 Dedens son cueur n'osoic hors desioier; 



jjo A ccLuy par sovi A B au bon saint — ^%i A Qui jamais ne varie, 
B Qui mauuais ne wcrie (werie estharré et ranplacé par guerrie) 

XXVin. 3 ça Aceluy, B cieulx — 354 B Qpe, — J56 A Juge, A B il — 
3 59 A Des — 361 A a seni, B acem 

XXIX. 367 A sesiûit bien fesioye — - 09 A icsioye 

1. • Car vraiment celuî-li peut dire qu'il a un bon patron qui nW pas 
en butie aux attaques des mauv.'iis. ■> 

2. Le mot tipois/ (lit. en pensa, d*où ail. Spi'ise) manque dans Godefroy 
(ff it 5e retrouve dans Gui de Cambrai, Bari. et Jos. 29, 18; Baud. de 
Condé, V 159 B — Tobler); dapoia est trts fréquent, avec le mÛme sens de 
•; matière, i^totTe a. 

%. Sa toise, « sa mesure, ce qui Jul revient, » 

4^ De ttl asient paraît signifier a de telle vie, de telle couiume *. 

%* On attendrait plutôt s^avoofr, « se r^ichmer, » que i'avoifr; toutefcûj 
ce dernier verbe peut s'expliquer : « se servir pour se diriger, prendre pour 
guide. A 



LE LAI DE LA ROSE 1^5 

El nonpourquant ne fist fors lasioier " 
Cornent pourroit b dame desvoîer. 



373 



H ..... .,..>...........,. 

Car n'est femme tant soit fors a ploier 
376 (Que sans proier est bien hom aploiés) 
En fin ne soit ploie. » 

XXX. Et quant ce vint, sachiés, au fort estraindre ', 

A k dame s'en vint tendrement plaindre : 
380 V Dame, n dist il, « je meur pour vostre amour. 

De jour en jour je ne fais fors esiaindre ^ ; 

Ma grant doulour je ne puis plus restraîndre* 
383 Pour Dieu vous pri que oués ma clamour; 

Mais vo beautés si m'est de tel savour. 

Corne déesse estent que vous aour; 
386 Or me veuiiliés de vostre amour ataindre. » 

« Sire, » dist el, a vous perdes vo bbour; 

Car se saviés tout ce que je savour-i, 
389 Aillours iriés vo maladie feindre : 
N*en ierc conchiie, a 

XXXL <c Dame, w dist il, « ne vous veuil conchiier; 
Ainçots me veuil a vostre amour liier 
393 Sans ja nul jour afaînderie tendre; 
Et si veuil si mon cors adeliier * 

371 A non pourtant ne fis — 37$ A B forte — 376 A aplojer 

XXX. ï8i A estraindre — ^Sï A B estraindre — 383 A ayei — 385 A 
eïtuc, B esiuelt (_a mot est barré et remptad en ifitérh'gne par fauLl) que je v. — 
387 A B elle. — 388 A ce scauez. — 390 manque A B Nen iere cunchiie {a 
vert tst barré tt remptacé par Pour c*ire losi %anc). 

XXXI. 391 Acourcer — 393 A attendre, B faindric — 394 A Bnioni:orps 
a délier 

1. Cei exemple de fojfflfr est te seul que donne M. Godefroy. 

2. Ah fort titrtUadre, ■ au point décisif, n 
), Estoiadre, tt mourir de langueur, a 

4. Tont et qui je saveur^ t tout ce que je re&sens^ mes dispo&Etionï 
intimes- ■ Cet emploi de savoitrer m'est nouveau. 

5, Adeiiîrr^ dans le seul enemplc qu'en donne M. GoJefro)% signifie 
■ amincir» effiler v. Ce sens peut convenir ici, si on entend que Melean 
annonce un amaigrissement qui prouvera la sincériti^ de son amour; cepen- 
dant ce n'est pas ir^ s^iisfai^nt- 



134 ^- ^'^^^ 

Et mon cuêur si yen vous humïliîcr 

1^6 Que o'i puÎBSÎés nuic Éiusseté prendre, h 
Li Jamc .1 lui nr st' vour pluî défendre, 
Plus qu'i raison ne st vouloii descendre; 

399 Si ilbt : u Sire, ne vous c^tcat proîcr; 

De vottre aniour vous vcuU guerredon rendre; 
Mats pour EU gcDt ine convendrx iivndre. 

^02 Eiï nostrc (our vous ïcn\ œnvoicr ; 
U ne serai g^itie, » 

XXXn. Li chnmbcricre idoiic unt w peui 
QucMcloan dcijcat h tour mcn:>> 

406 Et aprtfi lui a fait luis refermer; 
El Meïeama tous lib femira. 
Si \M>U NalKm qui les trisircs* tira, 

409 N'onqucï pooT lui Debu&M le mer; 
Adonques pn«t de deuil 3 soui^ptrer, 
Hï *iist : fl Nabofi, trop me faîieî ÎTCr, 

41; Mal de celui qui si vous aura! » 

« Sire, • JiM il, « à vous poués mirer : 



XXXtL 404 A B Sa — 4«s & mdooQ -- ^ofl A qu3 \tt irtiett fa fib, 
Bquîlc»iri»crc»^euiiin — 4ioACvdonc<— 41Î A^uc liiud, B qulaltot A 

pUiigc anif rieur de U réfaction en prOK : £f «Utfy iny j^fiat meauiêd m 
fiîtr IrUtajUitt ntvrhp<r autour kfitul. Cette loçdn ot celle de DividAubcrt. 
de riidprira« M Jn mi. B. N. &. 109 (v^y. ô deï«uf , p. 100). Dtni k 
juurcv eonirnuiie Je ivyt dcui iTutntncniï dn liî. ^f^ 0^*^) '^^ ts^lc* 
ment iu i^utd ^ irUtrti, U, Anberi 1 chan^ ici in tmim/Uz «d Jrf 
iftktx ^ /^t- Ce moi triUrn CL*eii pst dn&i GottdVoy, nuit an k tioutr^ 
dté «I mot IdWp diAi un exemple i^ui oc Uitte pu de dôme «lit i«a 
ejibtea» ; AtàlnUnl mut <«niiw iriiirtf w«i lame. Ce vcn est duu ua Jeu 
fonî tntre Jean Bttvtl rt maître Jean (RjyiMud, ioj) qui n'eiim que <Ufi» 
le nu. J4^ du Vjdtia (RO; je 1'^ rfrifj^ du» b ce>(tc tfu'ea pcnUc b 
UbUotbtque de TArarul (mt, jioi)- ^ '^ ^^' ^^"'> ^^ poumic eoo)cciimr 
que fFi'ifra eit une liute pour it^ff^, auU l'^cord -ivo: ce ve» do iJcuïk pu» 
«1^ de U rédjioicn ttt prcde ci de U ràdiction ta «ctr de nocre cootie oÛïge 
A «iiArarv un mot triiirt, ûg:nî&^l qudqac dK»c ionuse « fil *. mùa 
dOM 00 n« dÎKGrac oâ le «eni pr^rii ol r^ymolo^. 



LE LAI DE LA ROSE 

Pour bien haspler or de vous atirer, 
415 Ou vo besoigne a tel meschief ira 
Q^'i meterés k vie. » 

XXXilL « Melean, n dist Nabons, a or escoutés : 
Vo grant orgueil je !o que jus metés 

419 Et aprenës bêlement a haspler. & 

a Nabon, » dist il, « ne sui pas si menés ; 
De mon viaire ainçois oster mon nés 

422 Verrésvous toutet mesmembrescouper. » 
<f Sire, Jî dist il, « j'ai bien veii vo per, 
Que de son dit je vi puis açouper', 

425 Lises ces vers, qui si fier vous tenés, » 
fl Leûs les ai, ij dise il : « ja pour souper 
A te! mesiier ne me veuil occuper : 

428 Que je fusse de tel vilté retés. 
Ce seroit desverie. a 

XXXIV. Dementiers qu'il firent lour parlement, 
La meschine s^en vint tout bêlement 

432 A k treille, si disi ; <c Sire Nabon, 
Il vous convient filer apertement, 
Et Melean haspler legierement, 

435 Et vous avrés a mangier bon lardon : 
Filer kut a k toile que Eaison 
Pour envoier linges au preu Margon. » 

438 Meleans l'ot, a peu d'ire ne fent 1 

ïï J'aim mieus, » dist il, a si ja aie pardon, 
Mon cors on arde en un feu de charbon. 

441 Trop somes ore atoumé laidement 
El par lour sorcerie. n 



^3S 



414 A Pour filICT, B hi$peler 

XXXUI. 417 B Meleon — 419 A apprendrez» filler; B haspeler — 410 A 
je ne s. — 434 A B Qui — 438 A de tel vil arreste, B voiltc 

XXXIV. 4^ A aspelcr vistement, B ha^pcler — 4J5 A guerdon — 
4î7 B om. preu — 438 A Melean a Iheure dict (jjï:) — 439 A Jayme, se je 
ïiay pardon — 440 AQpe je soye ars - — 441 A B ores 

I- Sur açoptr (et non acoper) ou acïioptr, voy. P. Meyer, Rcm.t XIV, 126, 



l$6 G. PARIS 

XXXV. Q.uam Meleans la meschine entendi, 
A peu ses cueurs de despit ne fendi, 

445 « Cornent? » disi il, « nous veut on si muer 
Pour celui que a honir je tendi, 
Qui no pourfit vers le roi alenti ' ? 

448 Or nous veut on ses dras faire filer! 

C'est trop pis que nous faire aus pies piler. 
Mais aînçoîs le ferai tel acirer 

45 ï Qu'onques loier si cruel ne rendi 
Corne ferai. Or de Tassavourer* l 
Son cors ferai par pièces deschirer. 

454 Cuidc il pour tant se je m'i assenti 
Avoir ma seigneurie? n 

XXXVL Deus jours entiers Meleans se juna; 
Adonc &mine enrour lui s aiina, 

458 Qjji de haspler doucement lui prioit. 
Tout mal gré lui en fin s'i adona. 
Car famine si grant coup lui dona 

461 Que le mangier a haute vois crioît. 
De ce Nabons secrètement rioic, 
Quant famine si fore le maîstrioit; 

4^4 

Car aïrés ert quant se detrioit; 

Nabon aussi a fîler aigrioit : 
4^7 « Car qui plus fait, ce dit, plus grant don a 
Au faintif la bouUe^ » 



XXXV. 447 A nos profIît£ — 449 B au pïo — 450 A je xmy tel 2 tirer 
— 451 B Concques nul — 4jî B Comme [e ; A B or de le sauourcr — 
4^4 B Guide pour ce 

XXXVI. 4s6 BMdean jeun:i -^-4^7 A samya — 4^8 A B hjspeîer — 465 
A Car yre; A B estent — 466 A arguoît — 467 B pE. quant — 46a A k 
vouloir 

I. Attulir manque dans Godcfroy, qui n'a qu'alenter. 

a. Or de rassai-ourer (les mss, ont df U smvurfr) n'est pas clair; je crois 
comprendre : j'en jouis d^av^ncc. » 

^, ce Au paresseuii la bouillie (au lieu de nourriture plus substaniïelle). a 
« De mOme Mais li préfixas pou u-aptetit, boire poe,-ni Ivutie G. le Muîsii, II, 
Sj) ". — Tobler. Boulicnc ".-eut jamais dire « fraude, tromperie ji, comme le 
dit M. Godefroy. 



LE LAI DE LA ROSE 137 

XXXVIL Paisiblemenr firent lour labourage 

Li chevalier qui furent si ^amage^ 
471 Mais Margons fu grandement en csmaî 

Pour sa mouUier, dont n'avoir nul messagcj 

Adonc dist il en son secret courage 
474 Que )a cstoit passés li jours de mai 

Qye cil deurent avoir mené lour ghi» 

Et si trouvoit en bon point son essaie, 
477 « Bon seroit que feïsse mon voiagc 

Vers ma moullicr; car trop je foUai 

Quant tel afaire a li consenti ai. 
480 Or est cil fous qui son bon mariage 
D'essai nul contralie. » 

XXXVIIL Margons tantost sourson cheval monta; 

Au chevauchier grandement s'arouta 
484 Tant qu'a un soir juc lés une fontaine- 

De sa mouiller grandement se douta, 

Car jalousie en ce point le bouta 
487 Qu'ele avec ces chevaliers joie maine. 

Adonc se plaint, adonc grani deuil domaine. 

Car de confort n'a ne voie ne vaine; 
490 Mais pas ne seut adonc qui Tescouta : 

Troi chevalier Touirent, qui grant paine 

Ont du taisirpour sa plainte vilaine; 
49Î Mais quant jours fu, que chascuns veii a, 
Margons fist chiere lie. 

XXXIX. Li chevalier erent du Franc Palais, 

Qui de Margon vouasîssent bien la pais; 



XXXVII. 476 A Car — 477 ^ ^^^c — 479 A luy — 480 A Or quîl est, 
B Or cil «t — 4S1 A contn: aLI}^, B contre aile 

XXXVIII. 486 A B toucha — 487 A ses — 49^ A taire — 491 B grant j 

XXXIX. 49s A om^ erem, B, ierreni 

1. Rairujgr, propteinenï a qui vil dans les bols a, se dit dw oise.iuï sau- 
vages pr opposition aun apprivoisC-s et développe de là divers sens figurés. 
Celui qu'il a ici, « évaporé, étourdi, y> se retrouve il peu prC-s dans un passage 
de Chasietlain cité par M. Godefroy. 

2. Sonejîaî, a son Uil, son contrôle », c'c^t-i-dire !a roîc* 



Î38 G. PARIS 

497 II meïsmes très bien les conoissoit : 

Lionel vie, des autres je me tais. 

c Sire, ■ dist U, « aidiés me de mon fais, d 
300 Lors lui conte commt il lui estoit, 

EtLioneaus forment le confortoh : 

B Margon, » dist il, « cornent que grief vous sok, 
50Î En desespoir ne vous mctés jamais : 

Vo rose est fresche, et chascuns bien le voit; 

Sèche ele fust se rien mesfait avoit 

506 Vostre moullier ou n^avés point de pais. 

Mais c'est par jalousie. 

XL. Quant Margons fu du tout reconfonés. 

Les chevaliers a puis tant enortés 
; 10 Qu'a son chaste! sont au soir descendu* 

La Fu aJonc mains tortis apoités : 

De Lisane fu ses maus déportés. 
313 Quant de Margon a le son entendu , 

A lui s*en vint tantosî bras estendu : 

p Sire, » dist ele, « après vous ai tendu , 
3 16 Car mes cueurs est forment desconfortés 

Vers vous, pour que mon cors avés vendu 

A ceus qui ont a Tavoir entendu ; 
3 19 Et quant ainsi envers moi vous portés. 
J'en sui moût courroucie. » 

XLL c< Seur, n dist Margons, h ce sachiés, moût m'en poîse^ 
Mais dites moi comment U làis apoise \ » 
523 ff Sire, » dist el, <i vous le vendr(îs vcoir. » 
Les chevaliers a pris come courtoise. 



497 A Et je nicsmvî» B II mdsmes ; A B congnoîssoîe — 498 A B vîj ; 
A mcni — 499 A moy 

XL. 509 A puiî rant a, — SU A lorcîs — 514 A B cstcndus — j^pr^i le 
V, 5[6, A B inla-caieii k v. 528, - — 517 B V^crs vous pour ce que mon c. 
auiez (Vers tit barré tl rtinplui^ par Deucrs; pour ce est barr/) — ; 18 A de 
■ — î 1 9 A Je p. 

XU, %2\ A dur men p. — 524 A B ch, aprcs c. 

I. Cotrunl li fdîi apoise, a comment ïe fardeau s'appfsantii » (cf. Miarat 
X111, 9)t métaphore dont L'applJcaiLon est ici peu cbiru. 



L£ LAI D£ LA ROSE I39 

Et son mari, qui a Taler s'atoise', 
526 Jusqu'à la tour, mieus ne peuent cheoir, 

Ou il virent les chevaliers seoir : 

Ne sai s'a tous pouoit li his seoir, 
529 Car Meleans hasploic a iongue toise ', 

Et du filer âst Nabons son devoir, 

a Seignour, » dist Lioneaus, « sachiés de voir, 
532 Fous esc cil qui dame de bonc espoise 
Pourchace vilenie. « 

XLI1. Lioneaus dist, qui moût le cors a gent : 
« Par foi, je croi qu'en cest pais n'a gent 

536 Optaient veû, non cil qui par mer nagent. 
Chevalier nul qui Alast pour argent- 
Or CD voi un filer de dous aient ï. n 

539 Donc dist la dame; u Orveuilbien que jus macent 
Cestui mestier, puis au vouloir se macent 
De monseigneur, et plus t<Js tours ne faccnt; 

542 Car des femmes en cest pais a cent 

Qpi d'estrangler a ïour mains les menacent, 
Pour ce le di que bien veuil qu'il le sachent; 

545 Car a home moût grans honte s'apent 
Qui a tel tait s*alie. a 

XUQI, Margons ce iait tantost lour pardona. 
Et d'aler eni bon congié lour dona ; 
S49 Et si firent : puis ne fijreni veû. 
Et l'endemain au chemin s'atourna. 



S26 A au m.; AB peult — 528 tnanque A B (voy. ait v. 5r6) — ^19 
A haspeloEt— 53 r A vTay — 532 A Fol est celluy, «prise; B dcuJz 
XLIl. 514 AB que — Sî6 AQyi ayem ; B me n. — 537 ^ CheuaUicfs 

— 538 A ageqt — 539 ^ ^^ veulx je b, que j, meiiont — 540 A meitcnï 

— S4a A djDS ce p. — 544 A dis; Bqui lo — S4S A append, B apcm 
XUn. f4& A cm. etit — S50 B sen tourna 

I. M. Godefroy^ qui cite ce passage sous Atner^ traJuit ici s'ajuster, se 
préparer, se disposer o ; je pensi- que c'est pJuïôt » se tendre, se hater.i. 

j. A longiu toise, a de toutes ses forces i>; cf. des locutions analogues 
dan» Godcfroy. 

j. De dous atenty > avec ptience, o Voy, Godefroy, sous Atfnt. 



140 G. PARTS 

Et sa moullier aveques bl mena, 

552 h\és (u lî roLs quant le iàit a seîi : 
De tous les biens que cU eurent eu 
En a Margon fievé et pourveù ; 

553 Et d'un chastel Lisane feoda' 
La roïne, car trop lui a pieu 
Qu^ainsi sont H traîtour deceû. 

3 3S Ceste matière en lai Paustons mua, 
Qii'ele ne fust perie. 



FINIS 



Gaston Paris, 



;;i A hIucc — 55 s A B du ch. ^ A ferda — SS7 A les traysics, B les 
iraiim — 558 A pouston, B pouchon 

I. M. Godefroy n'a d'exemptes que du pAti.fcodé, et îlï ne sont pzs plus 
anciens que le XV* siècle ; mais eafrcâer (efeodrr) se trouve dès b XTll* siècle 
(voy. Du Cange), ei la formation de fatâer sur le bas Utïn feodum était bien 
naiLirelle. 



MÉLANGES 



LE r DE LA 3« PERS. SING. DU PARf AIT PROVENÇAL 

On sait que le provençal termine en -€t toutes les 3^ pers. 
sing. du parfait dans la première conjugaison ec dans la conju- 
gaison faible des verbes en -^r, -n : amtt, « il aima «, et vtnâit^ 
ft il vendit », On trouve même quelquefois partit^ n il partit a, 
mais cette forme est plus récente et due, sans conteste, à in- 
fluence analogique de anut, vendet^. 

Dans sa Grammaire des langues roinartes^ M. Meyer-Lûbke dit : 
« En provençal, tns persiste que dans la 3' pers^ sing. du par- 
fait en -edit où le fi et te / se sont attirés avant l'action de la loi 
des finales », et il renvoie à « la vraie explication du -/ proven- 
çal » donnée par M. Neumann au tome VHI, p, 368 de la 
Zeitschrift fur rormnische PhihlogU\ Malgré cette double auto- 
rité, je ne crois pas que ce soit là la h vraie explication ». On sait 
que le d latin, devenu final en roman par la chute d*une voyelle, 
n'a laissé aucune trace en provençal : pedem >/»tf, gradum 
^ gra, etc. D'autre part, partout ailleurs que dans les par^its, 
le; latin final a également disparu: movef^ mou, tcnct^ ten 
ou te, etc. Faut-il admettre que deux phonèmes essentielle- 
ment caducs sont arrivés, en s' appuyant l'un sur Tautre, à 
étayer leur caducité? L'explication de M. Neumann repose sur 
la série d'évolution -edït > -edet > -ed't > -et. Je suis 
porté à croire, au contraire, que le premier accident phonétique 
qui ait atteint -edet, c'est la chute du / final. J'imagine qu*on 
a dû avoir la série -edit > '-edét > '-ede > '-ed > -*, 
absolument comme credit>*credet>*crede>VrttJ>frf. 



1. Les formn amec,vcr\d^c, partie sont postérieures et dues à rinHuencc de 
b coTijug:ii3on forte. 

2. Tiâd. Rabîet, p. 494-ï. 



I4l HfajWG» 

M. Neumaon» il est vrai, réco$c crédit > ^e et les aut»s 
3" personne* du prèicnt ùt ïe bùïi nous otîrc -dit : il les coo- 
^dtre comme Jiacs d l'analogie. A <cU, on le comprend, il «ï 
imuosNiblc de répoudre, et aMninc c^ii Dc uouvc que iua Ica 
vciTGsdcï [cnniDjbonsdcocgCDrc. il semble quM tiiUc raicii- 
cer A |>rDUvcr i^uc -cdit doive jbot^iir p]ionéttk)ueintfnt ft <^ 
plutôt cju'ik •«/. Je crois cependani ^u'ou peut foire la preu\'« 
indircetCTiKJit*. 

At:ce])ion> l'cxpliation phonétique imaginée par M. Neu- 
muin . II dii tcxuiellcmeni : « Le t final du provcn^:tl ne Kpr^ 
scnir p;u seulement le i fjni! du hiin, m^h le giuupc d t ('d(i)c). » 
Il me paraît impowiblc dadmcttr* un grotjpe dt fiiul stns 
admettre lii mime temps que ce groupe a dû s'assimiler en rr 
et se confondre avec ïï primitif : le t àc ~fi <; -cdit wrait 
donc au&sî solide que le fae^oJ <*batto,fai <caituni*etc. 
Or il est facikdc proo^'erqoc fc ' dcsparùits provcnç-mxcn t/ 
n*ipa$ U^otidiiéd'uii I t»u de tt primitif. D ^uDît d'étudier 11 
bngtie du Dauphiné méHdioail» celle ûe Die, par exemple. Ici, 
je ciic teatucllemeiu M. P. Wcycr : « La dentale intcrvocak 
<n latin, mais finilc en ronuti. tombe... Le os csv le m^mc 
pour les prét^îts, 3* pers. du sing. proie, ffofc, umir'. " 
M. P. Meyer ne dit rien de t r, parce qu'il n'y a qu'l constater 
que te 1 is»u de ce it ic maintient A DJc comme partout; qu'il 
me suffise dc citer Jes exemples de* suflîics "iiitim. -ottum 
qui (îgurcnt dans le fac-simik joint .1 l'aniclc de M. P. Meycr : 
iifnwl^, Btlkf^, Oîmtl^ Prirrli, Gmaot^. Donc, on a m prï^ 
rcnçal amrl « il ainu, » comme l'on a au pnictpc pa\^ amai 



1 . J*^ ou un iniiaitt icnlr II ptcuvc directe dirii 1c trcm pnrvençal Uen 
COBAU lhii4'. plui ancrfnDcmcat Dt^nÀt, cd Ut^ DcnidcJn. Mjitiqvl oe 
loudii fQt rrconrulur tfl toi phDnérfqnf dédit > f£r pourrai ar^pr iTane 
lornic Ijtinc pipi ni« Deiivdvt TDn'tttrrovi rixxTAKVva ilv» hdtvsxI 
(De Vit, f^unufbfin), Ceic ronï>c cm pm^ue corniantc ibnt k* clurts 
UtiiK» du omukirc dc Conquo : djn« les qiidquc» dmrtci roRi«nci du 
xràmt Gtnubifcoft crcniTe ordlrulrecner» Dt%^^. rc ciccpr^nrcIEcmcnE (par 
flaanptoM a* iJt)i>MM. Qme pmMiiccruînquedâiiïUpeaWciiaoudtt 
>aito de ce cntiilairt DtmA» c»t lii fomM Liilnc eu ronm DrtuJr, ce qui 
fie Tcuc pu dlfcquc OfBAit vimnvda biîo Deu»d«t, niAÎ* ca qui lie 
fliiBer UQ douii: sur l'6if&uion pbu^il^ae DnUf ^ Dtuïdeiil. 
». JImmum. 1S91, p. îoct Si, 



Le r de la 3* pebs. sikg. du parfait provençal 143 

a aimé : « dans la région où amat se réduit ù arnat anut se 
réduit tame'. 

La phonétique nous oblige irapérieusement i écaner Tin- 
âuence du t fînaï latin, qui est nulle, pour chercher un t final 
roman. Ainsi posée, la question ne peut recevoir qu'une seule 
solution phonétique : et ■< élit, et une seule solution mor- 
phologique, Tinfluence de stetit. On peut admettre que 
stare a agi d'abord sur dare, que stetit a intronisé 'délit 
au Heu dededit, et que le reste a suivi^. 

Comme appendice i cette menue question de phonétique, 
qu'on me permette de présenter quelques observations sur la 
genèse du parfait provençal de la première conjugaison. On sait 
que les auteurs qui ont écrit sur h question sont fort divisés 
en leurs manières de voir. M. Bourciez écrit avec assurance ; 
« Des hypothèses peu heureuses ont été émises autrefois par 
divers savanes sur Torigine de catttei; je ne crois pas que per- 
sonne hésite maintenant à le tirer par voie phonétique du latin 
vulgaire cantai. (Cf. H. Suchier, dans le Grundnss der rom. 
PfnL, p. 614, et W, Meyer-Lubke, Gramm. des langues romanes^ 
S 337 ' ». A l'assurance de M. Bourciez on peut opposer la 
catégorique déclaration de M. P. Meyer dans son compte rendu 
récent de la Grammaire de M. Meyer-Lûbke : * Il n'est pas vrai 
que le latin vulgaire -ai (lat, classique -avi) se soit continué 
en provençal sous la forme -et : les prétérits en -fi, -«/, -et sont 
formés sur les tj'pes latins de dédi et de stéti^. « Je ne 
mentionne que pour mémoire Topinion de Diez, qui se concilie 
fort bien, en fin de compte, avec celle de M. Paul Meyer î, et 



1. Dans ta bngue du Dauphiné scptentnonal , récemment étudiée par 
M- l'ïbbé Devaux, on consLâtc un étal de chotica qui surprend au premier 
abord : au participe ama^ et au parfait airiel. Mais il ne faut pas confondre 
cette dernière forme avec la forme provençaie. Dans le Dauphiné septen- 
trional, le C final btin se conserve, ei arwl a il aima n est en harmonie 
avec avit v il avait u, tînt v il doit o^ Etc. 

2. On sait qu'en ttaiien sttttt < 'steiuil a de bonne heure produit i/riu au 
lieu de diide , et a p^r suiie nngé sotis sa bannitre une nombreuse série de 
paiftîts, comme t^dttn, cred^lt^, fvrtLfff^ eic- 

3. Lit cOHJugaîiùn gaiconnty dans Annaîn de lafoi. de^ ïtllrfi de Bordeaux^ 
1690, p. 1\1. 

4. Rcvut critique. 1B91, i«" sem., p. 334. 

5. ' La première conjugaisori a suivi la deuxième, alîn de distinguer ce 
temps avec plus de précision du présent, a (Trad. franc., Il, 187. ) 



1. 14 HÈLAKCtS 

tliypoEh^sc indi<^uco, imis non souicnuc par M, Chjbanc;iij'. 
Ia: iiicîllcïir niovrn ir.irmcT -t b v^rii^ me p^imh ^ttc, m^ilgré 
k d^itgcT tic celte mc^thoJc, Va priori pUonfti^uc. Il a ccrui- 
nemcnt existé une époque — jtlut, ou moin& reculée — où, 
dans 1c Midi de h France comme aîlleu», le fitùii de h 
prcmii-rc conjug^ilson éïait ccnroriiK- de loui poiiK :ili btin 
populaire Cl où darc ci atarc avaient leurs formes propres. 
A celte époque, on devait conjuguer ainsi le verbe eautar, pris 
pour type de tou« les verbes en -ar : 

tarmif <CHtAst, caniay {ûnmmSt camastSt Cântar^a, 

Cc5 formes ne sonipa^ hypoJicîiqucspourtoulïcMiJi-Eiks 
se sort iniinlcTiucs siris. mtcmiption depuis k Kit I^tin ci 
vivent encore, plii& ou moit\n r:dèleiiient cûnLer\*ées, dans une 
binine pallie du domaine ^aNcoii, jKJur ne lîen dire du câtibn ** 
Il ù'cit paï au5M ùcilc de restituer !i coup sur 1c5 lormcs 
propres de darc et de sia rc, au moins A toutes les personnes, 
Essayons cependant, 

x" sing. Il est posuble que dé Ji mx abouti phonétiquement à 
dlft, niJÎs impossible que stcti aie abouti àwjrf; b forme pho- 
néiîc^uc (comme k montrent les participes uorninitik ijui cor* 
respondtrnt au lot. -fltl) serait quelque cto» comme c;f/fJf. 

2* sîn^. DedÎ6tî n*i pu donner que dt^isi (yxtiiniti di.ilcc- 
U\ti :Jidist^dftst^)f sietisti, c^ne taUJûL 

y sing. Comme nous l'avx>ns montré plu5 haut, dcdii 
aboutit phonétiquement â cl;> steiit k aftî. 



de 'CtI que de -ttu ■ {Cr^nm, îvrt^ui.^ p. ajsO 

7. Gs Avmcs te TtauveEti au maycn ^gt noa seulcnen: en EhJjirfi, mjnt 
du0 le pA>s «k Ijibourd (BiyotfinOi J^m le l^f^ooe, dkta le Commingc 
(Bonttdbcki, MonuunK, etc), d;im te X^houjun (5iJtil>GauiJcni), le 

pcn. sldg. ^uJ etii ft^ocvre dani Ih t«xu^(; U ^ p^ur oAf« vmiw» Il ter- 
|, Cet» forme préhistorique dnti perua «cuîc iTctpliquer k fonatJamM, 



U f DE LA y PEBS, SInG, DU PARt'AET PROVENÇAL I4S 

i" plur. Dedimus a dû donner de^nus, deimes* (variantes 
dialectales: dedtnes, dénrtfsy, stetimus, estedmes'^ 

3' plur. Les formes correspondantes ù celles du sing. seront : 
tk^fits et estedcsts. 

3' plur. Dederuni, steceruut doivent aboutir au mâme 
résultat phonétique : âeiron, esteîrmi. 

Affrontons maintenant les trois parfaits primitits de cantar^ 
dar et estar^ pour nous représenter plus aisément leurs rapports 
et leurs différences : 



canîai 


dit 


esteig 


cantast 


âe^ist 


estedist 


canta 


de 


estet 


cantams 


dt{mes 


esîeâmes 


cantasts 


àt7;£StS 


tstedtsts 


cantaron 


deiron 


esîeiron 



Si nous nous reportons par la pensée au paradigme classique 
du provençal, qui ne s'applique pas seulement ù cantar, mais 
^ dar et à tstar^ nous serons bien obligés de reconnaître que 
dedi et steti ne suffisent pas it rendre raison de ce paradigme, 
qui est, comme on sait ; cantei^ cantest , cantet , canUm , cantests, 
canUron, Cantei est sûrement dû h. dei ^ , et cattlit hestet*, mais 
IV ainsi introduit dans le paradigme s'est propagé de lui-même 
à toutes les autres personnes^ sans qull y ait eu emprunt direct 
de personne à personne entre cantar d'une part et dar ou estar 
de Tautre. On pourrait, il est vrai, se représenter différemment 
révolution des parfaits de dare et de stare, et admettre que 

1. Bodïna, barne, 3 en t^ti donne boina,h(}nia d;in^ une grande partie du 

domaine provençal. Il n'y n pas à tenir compte de vim, qui a le sens de 

vidimus» maïs qui u*cst poji son repi-L^^ntant phoniîtjquc. 

i. Pour Le traiten^ent du t, cf. maritinia > Mar€dtna, d;ms Luchaire, 
Rec., nû î8. 

}- Malgré l'autorité de MM. Mcycr-Lùbke, Suchier et autr»» il esc 
absolument impossible d'accepter la réduction phonétique de tantai à canki : 
la doctrine de M, P. Mcyer me parait au dessus de toute contestation sur 
ce point. 

4. Od remarquera que dans la panie du domaine gascon qui n'a pas 
conservé -avil» canle est plus fréquent que cantet dans les anciens textes; il 
en est de m6me de de^ quj n'a cédé que lentement \a place ù li^f, et par suite 
de beaucoup de parfaits faibles de la conjugaison en tr, 

ItmtniA, JLXSII IQ 



14^ MÉLANGES 

daiifi le Luin populiirg du Midi de la France dedi et stett se 
conjuguaient diiji : dedi sieri, desti stesti, dedic stetit, 
dcmmus stem mu s, destis stesiis, derunt sterunt. 
Dans ce cas, on aurait dès Taube du provençal : dest tsUstj dem 
estem, desïs estcsts^ dtron csîeron. Mais, à supposer qu'il en soii 
ainsi, qui ne voit que le temps ne fait rien à Taffaire, puisque 
desci stesti^ etc., seraient dus h TinRuence de cantasti, etc., 
soit directement, soit par l'intermédiaire de fusfi ou de dor- 
misti? 

En rtJsumé, le parfait provençal de la première conjugaison a 
bien !a même matrice que celui des autres langues romanes; 
mais, i une époque très ancienne, il a changé sa nuance voca- 
Hquc sous Tinfluencc de dare stare, et, à une époque plus 
récente, à la troisième personne du singulier seulement, il a 
modifié son consonnantisme sous TinRuence de stare, 

A, Thomas. 

LA RIVIÈRE on RUNE DANS L'ÉPOPÉE FRANÇAISE 

Dans une note intitulée 2urn GuitecUn, que vient de publier 
i'Airhiv fur neucre Spradxn und LitUraturen % M. Oscar Schultz 
a réuni différents textes épiques où est mentionné un cours 
d'eau appelé Rurie^ dont M. G. Paris a dit quelques mots ici 
même, :\ propos du Canwn de prodiciottc Gnciumis'. M. Schultz 
montre que dans GuitccUn ce nom désigne vraisemblablement, 
non pas le Rhin, mais la Ruhr, son affluent, p Ce n'est pas, 
ajoute Tauteur de cette intéressante identification^ que je consî- 
dilrc Rune comme une transcription inexacte de Rurd^ car ce 
nom de Rttnc se rencontre ailleurs, où il s'agit de contrées toutes 
difleremes^ sans que Ton sache quel est exactement le cours 
d'eau ainsi désigné: c'est, ice qu'il semble, le nom, sans doute 
altéré, d'un cours d'eau quelconque» arrivé, 1 la suite de quelque 
circonstance que nous ignorons, ù une sorte de célébrité épique, 
et devenu ensuite traditionnel et typique dans Tépopée pour la 
désiiination d'un grand cours d'eau. « Sans m'arréicr i Tespli- 
catïon un peu nuatieuse donnée par M. Schultz, je rappellerai 
les deux seul.s textes épiques qui, en dehors du Guih'cî'tn, men- 
tionnent ce nom. 

t- Tome XCL p. 247-250. 
a. R^tftanij, XI, ^^- 



LA RIVIKKH l>£ Z\:Xii 



U7 



t" Dutks le RJjtid de Vctii^e, G;inHon, alUnt <iu camp de 
QiirtcDUf'ii^ à Sarâiiïossâ, dit 1 son chcKiù : 

î* D.1I1A Tiirpîn, t'.harlctn.Tgnc :ty.\ni puâ^ de France en 
E&fïAgiK, CI niarcbaat Mir Pampclitnc, il esc dïc <iuc ses corps 
d'amite o coopcrucrunt Wliini Tcmm a fluminç iî«;i^ (vAr. 
Itt*m/) iiS()tiL' .-id mmut-ni (^iiî dUi^i al> mbc inbitt Iruck via 
Jacobiura'. • 

W, SchulCE a Dioiwrt oombicii le fxiwage de Turpin ivaii 
piqué !i oiriowïé drt traducicun dti moyen ige et jeté le 
difâjm>î d.nii> leurs connaîv^rKo g^o^riphî<{ucs; Vvn a inL<^ en 
avjni la Oi^^Jf, l'autre le Stoa^, Un qutdim, — mais ce 
r)*eti pis un homme du mo>*vn Igc» malgré ks appuR-nccs» — n 
proclunt-^ (ji/iin simple coup i\\v\\ mit ueil- cirit- MiilHviit 1 faîrt- 
voir qu'il ^'^suit de h Drcnttf^ sous-afHiicni de la DorJogne. 
M. Sèhdlcz bit fCTuarqucr quon ne trouve F^is aujourd'hui 
en Hspagne de cour; d'cju ponani le nom de Kum', qui est 
cduî J*iine inoriu^r de h tronxiètr frnnci>-e%]ugiioIc, et que, 
d'autre pin, m Ton songeait i uik npliér^ de Garuinria, cela 
ne convicEulraît aucunement au passage de Tiarpii:. Tout 
ccb en fon juste, mais îl e^t bon d'ijonter un mot au 
rèstilut né^tîf ic^ rcthcrthes de M. Schulu : c'ctH que la 
Runf dt ta rivière m^me ^jt passe 1 l^ampclune, rivière 
génèraletncni connue sour le nom dV'i'J, Je tien* le &it 
— san-î chercher i l'expliquer — d'un homint- Ton au courarrt 
de U topcgrapiilc et de h roponyoïic de Pamptlune : cti 
ficnime s'appcÙe GaiUcrn Amlier, ei il a composa, tomnic on 
iiit, tout un po^tuc en provençal sur les (v'^emcois donr U 
Navsrnr fin le ilw^itïtr en lajfi cr 1277, let[0c! pofme a M 
puMif en iSj^ pa; icu Francisque MîcKeK Au* vers jSîy et 
suivjDls, Andier nous raconti; que les n^vollé^ de l.i NûiMmrîj, 
Vêtant empara d'un moulin, s'eUorc^rcnt de démolir l\^lu^, 



I , thm/MraUî* Jt W-thvi, On Ut Ut v, it )9 ; 

|l|dti«ii ffut n df«rvivoi t Cordât, 
rtuiv u:<ni»c l'Afiiear Hcdktitnn 1c 6lt rcnurquer, il*appHlc v, 141), El (ma 
ton-^r Ttma. 

itwt cù\ta L|iii n )cfic duL» l'Ocre) i SaiarS£teilî«n ; mm fvltc b}7»tlk^ 
ac viui rim, connue om Xc vcf n plot l(^n> 



148 wiuKGcï 

pour qvit Icurv ndveruïres ne f uucnt pitu .t'en servir, maU que 
des proiuiiki diriges hjbilcmcttl >ur eux Its oMij^'crcnï .\ se 
retirer et À renoncer i ce projec. Us euanii »itorj une auire idée» 
celle de déiounier le cours de h rivî£re ti de la faire: pjM^r 
dans k's vignes. Ici je cîtc icxtLicllemcni ïcs vers }^7y}^77 : 
E fçfo .1. |»eii>ï que fo folifl grini, 

fer mcy loc de l:U vinnu, c not fcr^ en X ont- 

L'^iicUT 1 luduii intrépidcmetii : u ils pcns^cii faire que U 
rufïfir pnsïât (ur le milicii des vign?^ » CI U 11 'a mia aucune noce 
sur ce pa&Âjigc; du nioUîs n-c-U eu rhcurcusc idée de relever le 
moi ruria d^n» Li ublc avec celle mention : o Le» râvolc^ 
pcnïcni faire passer un cours dVau par Its vigiien. n 11 c« A peine 
beïoin de dire qu'il faut imprimer RMhif et considérer ce mot 
comme le nom m^mc du cours dVau*. 

Va nuirieniTi:, poiir en revemr ii notre poln[ de départ, Il L-%t 
tftb vniM:mblable que dans GnitetUn U i?i*rcf (Suji/r) a éié rciii- 
pljc^t pir la RtiM à cause de ta gnnde res^mblance des deux 
nnmv ti |un:c que l'iuiirur de ôuitfi'lhj, ccimme on le viit de 
reste» avait ta 1^ plcipc de ïouvcnir^de ta Itf^ende de Koncc- 

VaUX. A. TFI0MA5. 

JOiSVrLtE CT 1^ OONSEIL TENU A ACRE EN la^o. 

U e^ uns doute bien peu de lecteurs qui, en jeuni les >'cujc 
sur la remarquable Cf/ansan c^^mf^séà Acrt publiée dans le der* 
nier cahier de la RiMt^nù» >, n'aient, comme M. Gasion Paris» 



I 



t, P. Michel ïmprlme 1 ion qn'fJ i. 

a. Moa eon^Titrc ci unît M- Mofel-Fatio. A ^uî il fi&ui toujaun ncir 
rcoaur« «jiuriil 11 Vtgh de œbu it lù^/îa, me fonuriafiii^tie un eitralt du 
Diaiûttahffdr^ui^^tiMtdt» M reiu$ Je Ntvttti/^c JoU VjnfEuw> Min«iii,4iil 
fnontre^uc mon a.jtUx^oaa^riyri 3u p»jgi^ ^t GmJlcrii Andirra loucliè 
prie. On lit t[4n»eti ouvr)^. 1 f'inîclc 9ima {t. \U. p. ^^4) ; « UbmAftc 
«li d râo Ar^ <d Pjoipïoiui. E£n 1406, A «iiTjJ Je drCci^ Je h ttUt Do0J 
Lcûnor, se vcnJM p«T ànNki de la coradu Je Sut Cenï d molîDO que 
îrrùi ra d »^* de Jbvw jus b Ruchj iJd 9un£° de Soai Ccciiî. d qaiA lin- 
(hiM ^11 li dgu« Je li #«>tii y c<>n d «amÊro pabipzo. .. £1 lucra Je ^fctarv«, 
hxkndo mcndon Je lo« rim ciodiloui, conibrâ 4 Arjgoo, Ebig^ Cin^ 
Scg», Jhna, Tdioy Ûu<h>. > 

j. TOfMXXII.F- 547- 



jOn^VIUX ET L£ COKSSn. TEKU A ACRE E3Ï 11J0 X^^ 

éit h^ppH de son éiroiic ressemblance avcc b partie dç» 
mémoires de Joinville rclati%*c aux mC-mcâ incidcnu ■). De 
pnrt et d'iuire, on iroiive h mime imUunce à <:onseilU'r 4 
sailli Fu>uU Je Tr>Eer ai Ti-rrc-SiiiiCi-, Ic:i nifme^ Jirgumrfnts 
parfois cipnmcï dans les mf aies icrmcs. Je voudrai!! la- propos 
cssxyet de discuter une qucsiion dcj.^ souk'vî'e quelquefois : 
celle de b vénctté du £én&h:il ei de h eràtncc i^uon doîl 
ac^rJcT Ji vcï ^rtr\. [.u paniL' Je ses iiiciiitiîrc^ nû il r;t]i{Kine 
Icr61c quil â icnu dans les divcn coiiscib ]| U suiic Jcs^lkIs 
uini Louis délira wn inceniion de rester en Orient est ju5tc- 
mcrnt celle qui prCte Iv fhw A b Cf tti^jue. 

A Ten croire, cti ciTet, îl ^cmUenît que le roi eût ngi contre 
le senrimcnt aranime de wseoEi%illcrs« et <]uc Iiiu joînvilJe, 
e£^i ^t^ »etj] 1 souccnîr le parti auquel Louis IX tinii pAf se 
nillïrr- Cepcïubnt dcv textes dtwt il«%t inipnv*ib]e Je tunrtstLT 
r.iuioitté, icis que b Iclirc oflîcicllc adreisée pnr le roi h ses 
sujets, en Aoùt 1250, et U lettre de Jean Sanazin, mcmioii- 
T)em en termes expr^ que h résolution de ne pas quitter h 
Pileiime fui ciitm:î11^' par prcNque Itms Ica membres de- [*ii\* 
sembla', 1 rexccptïoii dun petit nombre'- Une semblable 
conmdiaicn serait de nature i porter une e^-^ve iiticinrc a U 
réputation de v<îraci(é de joînvillc et h fiire croire qu*il -i voulu 
grandir ïon rôfc aux J^peni^dc b vérité. 

Cette \iiiii pourtant, comment b mettre en doute quand on 
voit le s^n6:hal citer les noms de tous ceux qui prirent b 
parole, indiquer l'ordre dans Irt^uel îk éiiiient i-tti^, rapponer 
lc> tennc^ doni IcMiiieb ib* formulcrciil leur opiiiiL>ri? Si 
e'haient li des dcrails inventes» il faudrait rcconnaitrc A Join- 
ville des Cictik^ d'imaginatÀon tout A lait extraonJin.iireN. Or, 
bien qoe anix qui tini étudSi^ ks uitSmiires itiieiit urunimes à 
luî aecofder une linguli^re puissance d observa tioii, îl semble 
qt»r cette puissance se son développa aux d<fpen« des faculté 
«]'in\vntîan et mil'fne de simple rfHexîori, qui lui font -* on ne 
peut le nîer — conipliieineni dé^iut- Il est vrai que dons piti- 



I. ■ fVci^w li>iu t'a^conJbvnt 1 unt dicoe. « Letiie àt |cui S^iritin 
diM Midiw>dci PoDÎeulti. I, )£S><cL <- v... Mqor pan cone^dit^r userc' 
lui,., m l^iiç iUtMiiitMuaâ»oiïkiC*age^Dlu^rtitlki^* wirr fliiuo^rttU Kiii^ 

3« • Li aurr* itiuifnt, rniît petit tit y avù\i... ■ ^mrin, i^idtm, 3SÏ, 
col. t. 



sieurs de SCS t'éiits, lUns cclni des évânementt auxquels il 
as«î&tA c» Orient par exemple, U prA-'iiion et la Mv^cît^ de 
CCTtaim dèu^l^ m»iiI telle* que Von pinicni A se les rcprcscmcï 
ivec une ûn^ulî^rc netteté; atxis at c^Het n'est <!& ni à ['art de 
la nûbc en seine, ni i Tintelli^'eiue de Tactionj mai* Eteiilemont 
\ rnacnuick- ou, tl loii vtut, au n^lismc des li^uil.v. L upi- 
ïii.ltfc d^t'iïsc de Jotiivlllc et de ses compagnons à Mansotirâlip 
ou U fiCTC nppaniii:ïn de Lduls [X au milieu du champ de 
bâliiLlCf a un hermine doré «ur [a tvie, unt; épfe d'Allemagne 
A la maiîi, u e\\ stint dt fijpjunU cicenipU."^, Q.1U1H it Tobjei de 
U bauillc> !k h raiiûn ou mCmc Jl la succc»ion des mouvemeiitï 
de l'armée chrétienne pendant cttic jounifc, le fçnCchal n'a 
même pas ton^é X s'en faire «ne îd^. Il fani tlcnc chercher 
ailleurv i]iie d.iii\ mic ^tlf^MLiini ^olonuire de la vû-tîic la cactNC 
des divcrgen^ei que l'on a remar<]uéc3, sur le point qui nom 
occupe, entre les m^mcireï de joinvjlle et le^ documents con- 
temponîns. Je croU que tout peut \'eïp!iquLT par une cotifu- 
:(:on ir£> jusiitïablc cUcj: un luruicur doiii les souvenirs remon- 
taient ^ pr^s de soixante ans* 

U imjxïnc, en effet, de noter que, dans h letrre du roî 
Gomiiie dans celle de Jtau Sarruin, il cm dit qiie, jtitqu'au ^ur 
où Ton apprii que Id émin avaient rompu la ir^ve» Louîi était 
décidé a n:^cm^ en France et qu'U avait mùmc commence' ses 
prtfpanùfc de retour'. Or, pour qui connaît Ict h.il>itudet des 
pntic<'v du moyt'U 5ge ei |:;triit.Lili^tcit;cn[ cellL-^ de: vjide Ijini^i, 
îl C3t iiudinisiiblc qu'une résolution de cette gravité aît M 
prise ains que le roi eût demandé ce w service de cooiseil a qui 
était l'une des principale^ cWigations deï vai^aux envcrt leur 
uiicralii. Ce serait alors thitik i:tr premier cun^il que Jolnrillc 
aurait éi^ presque seul à coml^irtrc l'idée du retour en France. 
L'attitude du s^é^hal, U rigueur pcut-Ctre un peu ^croite 
de M>n vmiîmi'ni du de\'<>ÎT, timt cela n*avjii rien que de rt^ 
pccuble, et l'ou s'explique ti^ bien que ^aitlt Loui» ait tenu k 
i'issurcT, apr^s la séance, qu'il M sâ\-ait bien bon gré ■ du 
langage qa'tl avait tenu, aïntl qu'ï lui recommander d'émer 
le^diKCtisiicfiA*^ djiu Ie^qudlt.ï ÏJ scTuHe que Jc/invilk' apponli 



j. • ... Volvncucm a prapotltuni liitviÂmiu èA pificf rc^î FnticUv 
rei'cnendï : <t )un dopoci foccramm de fiN^/igio rt alik ^oje m1 ne*tnim 
poMpiim «noMili tiJcUniur... > Du Cin^. ton dèâitr, p. jSj, 

a. Jûto*ak,Sî4a-jn- 



J<KÏ!VlLtE ST U COS-SHL TEKU A ACRE EM 13^0 I5I 

paKois plus àe fhilcur t^uM nà convenait. On rcman^Licm du 
rate quL% J^iis lV»IriCJÎL*n ]Utiît:u1»fr t^itl! etii avec son :tniî^ 
entretien i^uc nous ne conmissoni <{vc piar le r<5dT de JoinvIIlc. 
]c roi ne pronoci^ pas une parole «qui puise faire Cfoire qu'il 
ïnelîtilt 1 rester en TcrTO-S»intc '. 

CcM N.in> dtjuit »ur cc^ eiiircrAÎic:t que Ton ct>nnui U 
ddoyiuté des émirs, Li ^tiuatton eatîircmeiu eliii)|;:ée nûn:^- 
MULE h nSiDÎon d'un nouv^^u conscH'. Qui aurait c^ l'Jime 
3»« dure pour alaudotiinr dr g^ïîtté de amr \r^ chi^xiem qui 
se trouvaient cncon; aux niiïm des mlîdd^? t-cn mi^ines 
hcMïimen qui a\'nient dû nj^uCfc soulmir Je projet de retour en 
l'rarT^»eon«eiUùp4r larcine lîhnchoet (iniveT^cIlcmcntsouhnic^ 
|Qr )c^ ^nu^é^, (ijntièreiii cettc^ tîji.v piur quVni tusi^i, Jciinville 
lEiî-mfmc lie ctte-t-il poi un exemple de ce ehançemcne d'opi- 
nion r Apris ivoir ncinn^- Charles d'Anjou parmi jjcux qui, 
(ijm le pirmiLT amxcil, kc déchrcnrnc le^ panis^n^ Ic^ plus 
déc^d^ do rciour ", U laniA le munire, lorsque, quelques jours 
Après, le roi le Kiivo>'â en Frince, mcnaut « tel dcul que tuît 
s'en nicf\ cillèrent »u. D'où prcneruit co clviniîcnicnc? Joinvillc, 
loujouts \ivtsnt'[it ïmprevtioiiciL' pjr ce qui v pus^ii sou»i ses 
jTUx, maiïiiulicmeiil euiîcux de rcelicrclicr ou de comprendre 
les mocife des ^vèncmcnrs, ne paraîc pus s'être préoccupa de le 
«voir, D'-ilicur* tour cçU s'éiait «icrfxk dan.î le ccurr cspncc 
de ijudqucTi st-nuines. Entré dun^ le poiC d'Acie \c î,\ nul 
1250, Mine Louis dut publier sa résolution de rester en Svric 
ddn« le conuril tenu le 30 jiiîn K Qtnrd, &ur ks %-ieux jours, 
Jcjfi "te inù i dicter «"^ *on\miT\ de cette 4-p.ïi^UL', il y ijii ivïut 
dcu« qui dexaknt primer tous la autres : le Me i»tjK>runt 
qQ\i avait joui dajis cette joamfc mémorable où U s était seul 
iippc!(é au nïtour, ti le i^it qu« le roi ivnit fini par pendre k 
parti quM av^ii conseîlîtî. Dl' !i, entre Ici dîvErrs LUii%L-ils tL'nu« 
ovint et aprfs le jour où loneonnut U déloyauté des éniim» un« 



I. Ibidem, S 4î^ 

a* ■ S<J flprrw vîdcvicspCT'e^ qm iupçrîmîUT^t ctprcniquod AJmÏpaii 
piBJiC'j ipviia contn uvi^u vnûtrbLni d nyuin pTCfrii iLium^iu, nobii 
Cl dimtJjititAti illuiIcTc nuit vciciilA, icquïiiinui cniujù L^tfouL^m FfJinox. 
pmliCMitfn cic,^- ' Lctirc'dcS. Loa^t. Do Onge, /^if? <iVaf^, p. 1^7. 

). lalcTÏtlc. S 4*4' 

4- M4r«, S443. 

1, J«jnTine« AL de Wjîly. RrtwW r^m;V<7iir, p. sû6» 



1J3 UËLAMCn 

confusion toute* TU lu relie, ci qui, ptimiit Lim<]uemeiii Kuf htuc* 
ccsuon dus ÉvèiicnicrnES, ti^juioiisc en aucutic Tuaiii àduLiiLTilc 
J'cxacQtudc des dtl-uîU rjpponi£& pir joinvîllc avec Li prCclûon 
U plus mÎDuiîaisc. 

IJÉPITAPHP DAI^IN CHABTIER 

L'intéressant minicirc que M. i'abbO Kciquin a. lu, en iS^2» 
arn Congrès dei; Sodéiès savantcf. a rappclc l'aticnrion 'ït.tr Tipî- 
uplic uvignonrAÎ&t; d'Alahi Chartrcj'. Voici cette Épitapiie^ 
publia pOLir h première fob par l'abbé J'E^xj^ilh' Jan% son 
Dicticnnmn gécgmphiqui^ historiqj4C a poUû^w^a Odufo ft Jt la 

Hk iacci 

Vtnutibus jEi^ignb 

Scîe^tJj et vloqiicntia cbrt» 

Abmït Clurùer 
Ex B.i}cas in Norinania nattu 
ParisîcnsUaKhidrjconus et cofiMliflnus 

Ad ttnpcrarorem multosquc rtgw 

Ambalïclaior sacpius transmissus 

Qui libros varïosïtyïotl^iintΣ«inio 

Composoît 

Et unUcm t^bJcimivii m Doinîito 

In hac nvcnioncnsl avititc 

Anno Domini M ccoc XLix 

L'abW d'Expilly ncusjpprcnd où, comment Cï par qui fui 
découverte cette êpîupïie : o C est X feu M. de Sainc-Quentio de 
RcmcrvîHr qu*on est icdcvable de Tifpîtaplic i]ue noui veivont 
de rapporter. Ce sçavant la découvrit par ha^rard dani TËglise 
de St-Aniome d'Avignon, et, sans lui, elle eût été non seule- 
ment ignorée, maïs encore perdue, puisqu'elle a ùiè eniiërenicnt 
rfîavêc en réparant et blanchlvant ceiie I^^Uie. p Un i8él, 
MM. Dclo>x, con&crN^atcur du Muiéc Calvct, !i Avignon, et 
Achard, archiristc, voulurent s'assurer s*il n'était pas posâblc 

a- T, t,p, ï^K 



l'ÈPITAKIG H'aLAIX CHAKTtEX 



bien 



de retrouver Tcpiraplic d'AUÎn Chankt. Ils rcconnui 
vice qu'il n'y OlXûik pas ti'cspoir. l/égli-ic de SAim-Amoine. en 
frflet, Jt ^té pretque ertii^rcmenr iransfonnée au xv:ii< siècle, de 
1730 il 1745. <^ On a ?4tigncawuicni ma^ué — lii-on Jam le 
nppoit jc M- Dcloyc — par un pUagc en pierre l£>urc5 les 
pnrcM& iatC-ncure; is li motiic inférieure Je U ner^ U partie 
fupéneurc a été t>caiiijnup amoindrie dinï ïcs ptoponlom et 
entiirfmcTii refaîft, CA'M jur suite Je ^;es iiuIeiuumrcLit leinn- 
nicmcnu que le loaibeiu d'Alain Charticr ^ dbpiru uiis 
aucune cbance d*^rc retrouvé 3II éuîi du côté du chccur, ou 
Ttsxe perdj pour loiigicnip^ derrière I.1 chemine de pierre qui 
ciîiivrc le?i p^trois ogiv^lc^s, s'il occupe la parTJc inférieure*. » 
Bref, l'oritcinal a\-3it disparu ; il fallait ï cti rApponcr .1 U copie 
d;: Rcmcrville. Tout le moudc ne s'en concenu pas. V-iMcc de 
Viri^HIle, k premier, émit quelques doutes sur r.iutlicniicîié 

Eténièrc liu diKTiimcTic. H^iti^ ^on antt:k' %uï AUiu Ch.iriier, de 
I Biographie Didot, il coiisidCTC l'êpiiaphe comme ayant été 
rajeunie, mais, «omme [outc, comme authcniique ; u Les 
Atif^UK, dii-il^ fureuE cIu^m^s en 14)0 Jt- U Xi)rmanJîi% ei peti 
de tcrupï aprc^ de la France cnticic. LjCS L^crits du pû^tc le 
laisL'nt tur ce triomphe qui couronna ^ocu^Tc de ritidépcndancc 
natïwute et qui lendic h^* foycn \ %a propre lâmilEe. Nott* 
vo>^ii^ dam cette cîraniïtjticc une ics mcïlfL'iirCï coruidéra-' 
lions qui nous poncnt ^ rcjfarder comme authentique uiïc épi- 

tiplie laiinc Cette ipit,ïphc, dont le ^vyW .1 satis doute M 

rajeuni ^nr rapport 1 IVpoque nti mourut l'homme dont elle 
cclébic la mémoire, est le «cul docuEiiL-ni qui nous iiutruiac de 
b date de sa mort et de quelques particularités de sa vie. ■» 
M. Du Fr«ne de Beaticourc e« plus sceptique. Il remarque que 
TéptUplie a été retrouvée ânn dei cuiiilîtiom \^c\i (mu-^ pour 
inspirer contîatice : q VoÎU, dit-il, à coup ^ûr, à^% cîrcon.ttanccs 
2sse7. étrmge*; utie épiiaphc rçtrouvic inopîtiénicnc dans un 
iîcu ou Ton aurait dA le moins s'atïcudrL- h U reticonircr, 
conservée providcncicllcment par un ^uittquaire, unv lequel elle 
eùiitout jamais di^piru sous b chaux. Mais le douce ptiurrait 
bien succéder i 1 ttonnement m l on s'arrite i h forme cl A la 
teneur de l'épîtaplie. Tj forme» d';tt>iml, n*t%i pnï celle du 
lcn>ps. Cesi donc un document refait apr^ coup et 1 une 
époque bien postérieure. Le* notions quti contient s'accordent. 



t. AiAft* J' Xl 5lv, >/» --rvft^'AiiVff Jr fV«vr, |E6^ p. iiS, 



1^4 UÈLAÏÏCI3 

sur ccruiiis points, avec le^ donnas hUtofî^ueï; dl«£ ï>n 
fcancni si:r d'auirtrs, ci c'ir^c lA ^noui ce <\\u rend X nos yeux 
cette t^piuplic lu^s ^usptvic, ci nmis pt-mc, îiiton -'l b rejeter 
cntiircn:eTir, ilu moin» Ji ne nous^ en icnir qu'A\xc la plii^ 
I*f3r>dc défiance ^ » M. Du hVcâiic de Bcaucourt, ei\ partioilier» 
oe pciiT adffleiirc, comme le vcui IVpiuphc, qu'Alain Cluntcr 
lit été la'liMi^icre de P.iris, utuLiï tjnc les qtiilîfîciitoiiï bien 
Jtuthcntiqti«3 et oflï<:iclIcj de roUtre ci «tccrffjirc Uu roî CE de 
duncelicr de Baycux soni pas5i^c^ sous silenct. il hh bon 
marché — c'était .illcr un peu loin dans le pircï pm iW^uif — 
d'une noie toitc Je b nuîn inciiic de Du Puy^ conv:r\ée dans 
un manuwm de b Bibliotlici^uc nationale ' : 

1419- M* Alflïn ChjftiPf, trcrftjirr Jo f<iy Charles Vt, fuî filachindnc 
d« r<}gljtc de Pofik Lodkc AbJn Ttic ei)v^-i fftr le foy CliJirUf VU en Hmoïm 
fiB J417, et, avant que pvtir, recuit U Jite «liuidùiic nx Rqv pour eii di»- 
foscrcn rê^tiU, quïU bjïliiA M* Guîmume Ch Jrtkfi frârc JuJii AUJn^ 

Quant ;\ T^Lwcrrion de Daniel Cliatlier, %îcur de U Iknilar- 
di£rc, avocai au Parlement, qui, au xvi* siècle, discernait à 
iraîirc Al.iJn le tiirc de « chanoine de P-irisi a, M, Du Presne 
de lîï-aiui.nirt nVn tîenr iiïcun compte. 

Le doGimient dêcouvcri par M. l'abbïS Requin donne corî A 
M. Du Fresne de Beiucourt. 1^ voici en partie : 

Pio rocrcml] \n ChrEita piuc Jorrîno G., cjriKopo PMiiknsi 
MCCCCtVlU et die XXVUJ incnût aprîlif, nygiîter Joh^nne» de l^nto, 
UpMJi. JitKCïii Me:eïi>tt, hjbïutut Avmioiiîi. (ï^un jicr k ex umï, cic.» 
|ironiittc Cl coni«iiLi dicta Jannîno epiwctpo Ucerc unjiu tuititum Upldcim 
long^tudinb novfiu julinoruiu oiui dïiuldto ci Udiudîai» quLtx^r paliDSUia 
cura dflcnidio, Upidc aibo eï muodo. I«i et petreri* d> P4ïmt», Corp^nlo- 

Pftino enlm futi de picts quoJ dh;:ut Joiunrwt Uccnutur «t âcbtn dk- 
tan U;iàdeiik ÏQgnvjft ci Ïko^ fougiocio ku fooniun 4C des;nt»frc di^cQ' 
^Ai^ua proiït «itri prdpjrtcdjftr ioraiciepiicopîtTicItturfaTriiiivfniru ftirnu, 
•c îpMin bfhilcQa Ku lumtuni Kpot!rcrG hifri cccIoSjiu buiï .\nUio(iti Aii- 
fiionli in lû£A otdliuiiido vd it?pii7âr^a pcr dtfiuni prccr^piorem dkie 
eccksic, ThJdkc: wpra wpoltuum rri-^ncn^iiiïmi L^uondam iCJgiMrî AUai, 
jrcfcidi«fr>nj PjKiientis « hochinc iJ rrniiin hnic Mjrie oiôjfi «Ofnvâ 
prenante ^Tun. 

1!l t!û& vcni 



<, AtimmrudéUSati^ia ^ur^iiuVri df .Vonuadir, i. 38, p. fa. 
2. CoSkâion nu Puy. 7111, f» 6J t-s. 

V Ent««e^rddidûadaC«/Mr<lbci;T>dA;/i>r£^iii^}ae ttSi, 



M. Tiblfé Rci^itiii ac tkmir^dc ce qu'csi dcicntic b pUquc 
tomKilc. Q-'uvrc de Jluii de l'omay. « II csi probable, dii-il, 
qu'elle av,iii déji ^^ remplacer avant I7î0. Rcmcrvillc ne se 
*mii pas contenta de- nrUicr rin%cn|UÏcm; il ^uraïi décrii ou 
t^nit au tnoini mcntioiini^ !c purLr^it d*AIiiii qui full ^rjv^ mjt 
Il pierre. AiiMÎ sorrmcsrous indinc i penser qiic la prcmi^ic 
phque avaiï iié ftmplacik par tinc simple inscription, refaite 
a\x'C quelques modifiûKiirts (hns In fcmne, ce qui en r^pliquc- 
raii le txyk iiu peu trop moderne. » 

Aiiui donc, Âlnin Chanter a bien (ï:é arelildlaere de Paris. 11 
est bien mort J AvicjncMi, ce que M. Du Freine de Beaucourc 
menait on doute t-^^ilenK-m. J'.ii rcirouvc une alb^îon j celle 
dcmî^rc eircotïMarec danf une halUiJc du manti^cnt ^721 ' de 
k ILbliotiiét^ue natioiulc, fculbde dirige contre Charles de 
Bourixïn, cofltiétabïe de France, que le poitc appelle *> un cerf 
vclanc J'esTTângc ponraiaurc p>< Vcûci la crcn&timc itroplic de 
fcccc ballAdc : 

Qpe flic tu OK «n Mn^ra «i i«pulltEr«, 
O iiiaiTtiic Min\ <jui \tÀi in ci future 
A* menW b pjrac de btm dirc> 
Ce loy ?eu%r<i|uc, cxijuls en c^cripiuEVi 
Qpi four ij d^mc u dficript ri^T^mun 
Ou vriyc ftniûur Va ioiïg icmpi ÙU dcJulrc? 
Kektd VDOtct faitdcn Ttcr broyre, 
iVca ^Arignoiti, ou lu)i roiirc ïl^qum», 
Du renbort my U foroe^ lWrdl^i«, 
ixi vrxnt icrcuii Icf gnc^ iiiLiiiorulIcs. 
C^um MI du (erf, pour touic onracquence, 
D a jh^-rdu sa uinxarc «t la acllct. 

AdmcttToïK-nous, avec M. l'abbi Re^^uin, que Tiffiuphe de 
KemerviJiic est o vr^c d'un bout X l'autre n} Kon. Rc5tc la 
question dt; date. 

Puisque rtS'èque de Pans, CulIlaumeCliortier.&u construire 
un i»inbc;m poLr ton frère eu l^S^r ^^ ^^ pourraii conclnrc» 
si Ton mauqu:iit de tcuT auin: nrnâctgncmeni, qu'Alflin c5C mort 
«Ile iiin^emvme. La date donnée fur l'êpiuphcnict un espace 
de litiit A neuf ans entre la mort du poè« et la construciicm de 
îa plaqiK- lombale. Cet intcrs-^allt noua étonuc. M. iabbê 

1- Fol 111. 
3. FriUfOdl*r. 



t J 6 utLAKGES 

Kc^uin cherche ^ l'expliquer en disant que Guîlbume ivaîc 
comir^mlé le tombciii ^'Abîr en 1449» et qu on ivalt Tardé i 
Vvxécaicv. Maî-&, tLuw a: ùx^, le iiijrclié ne diCcf<iit-il pas 
de 1449? En nhliié, rïntcrvallc esc beaucoup plus grand que nt 
la cra M- TibK? Requin. Abiîi Chanicr, comme? Ta prouvé 
M. G, Pari\, cijî( Tnon irèv ccruîtitmtnr .ivjni 1440, prohi- 
bknicTii vcn 14)0. }e rcnvcîc à la Romania^ t. XVI, p. 414. 
Ia ihte de l'cptuphe c^ donc &us)c. Kappclani-ncu^ c]ue ce 
docurTKiit i ct^. Je livcu de lOtis, rajeuni ^ ei mettoitt lerrear 
sur le compte d'une msinii^r lecEiire : U evi Sicile, M. Tjbbé 
Rei^uin le rcnrurqite luÈ-mcmc, de lire un chiiïrc pour un 
autre. 

Pourquoi Guillaume Chanter a^i-U attendu sî lotigtemp» 
iviixx de £ilfr poftcr une ptjqiie tombale ^u^ \c^ Tc%ir^ de vjn 
Mttf On {loiimlt, au besoin, donner de ce ùh pluûcurs 
e^pUatiom. Pe\it-*ire vaut-il micuiavoocrqu'on n'en uît rien* 

Arthur Pjacet. 



ROLE DE CHAXSOKS A DAMSËS IK.^ X\> SIÈCLE 



M. le btnxi BoUjti Je Saini-Fkm, suTintendim des archn-es 
ie Tmùt i qui oous devons la cosn^Esance de plutievr^ 
documents pr^^eux de h lîiiénture frinçjne au x\* ^èclc ', a 
btCD vooln me commuuïqucr récemment an petit ronkao en 
pirchefmn, de 40 centimètres de loogucnr sur 10 de brgeur, 
dont i'aî cru uiîte de publier k comeon. Ccn uae Imr de 
timbres de cluiisocu de d^iuc, dôq^Kta soit par 1c titre lous 
lequel cUo étaient conniws, soit par Irar pttmîer %tts. Une 
ftow fedc écrite en tann, Ae la mime id^b ^ne le reste» r>oas 
jppfend que cette Intc a été dmaée par va coutn SmhiUî, le 
J7 d^vcome lUT- L*toitun» ^uî est n âbfciDc n t inbcime, 
tm Mcfl 4e cette cfoque- Cest peut-toe va fàk de msatrv de 
inaf. On cnmsnns toox en gnMt pâme vtaçiisct, 4juelqne^ 
nocs sont iiatiennc^ et 3 j a ansn qad^Qcs pàèocs taisncs. On 
«nkeombkttkscKaoaevfrançmieïOQtMrCfnlaCïen halie, 
piùy-îpihm<iil dau le «ord. an tcfnps éc Loeb XH et de 
F qinp h h*. D en ediac, tain en hafie «M en France, ml 



U Vwr. 



K, iTi ; XK» >#* 



mèiuc en Angleterre, tin assex gmnd nombre «ie recueils, dont 
qiictqucs-iiiksMuîemcnt ont 6tô signalés ou décrits V 

Din% cr^ divers rccucik SI y a des k:HjnM>it\ de niiurc <-i 
d'ûbjcu diir<bcni3. Ici nous n'ivons que dci chanson» ^ dinscr, 
iccûmpagni^ d'une notation d'un genre ip6cia1 qui indique les 
p« et moiïvcmenrï de la dar%e- Ce genre de noutîoa est 
cannu- On en iiouvent Vcxpllcalion X la miUc Jti curieux et 
rare petit Imc d'Antonius d'Arcna sur les danses: ANTO?aus 
Aren.v, prwtKiaJhf dt brJg&rdisfi'ria vUh ât SoîmiSy oà tuos 
tcmfagtwtut stmiUnUi qui tunl et ptt^otia frianta, k^stoi damas 

m f^aUanti itih /^is^xtul4S II cxi«c de cet ouvrA{-e pimîeun 

édiiions» dont U première 4Mc est de 1529, et U dernière de 
t7j8. Toutes ïoni indiqucct dam Brunet sou* A«tfNA, L'ex|>!i- 
ciiii(}n ïmpnmèc^ ^ b (tu de cei ouvrage iist ximi cun^ue : 

SutuBiiivt in pTftftica dtnte commune» qw iccumium oauiiuit] Jintjntur 
êà v\f\KÛ loci^, CI i]ucllUct longj ^z iUJ» ûi et quiiuor Kmiliicvibuf . 

Lj mofàt 1 si). 

9 d r 9 H ddd r d r 9. 
}tO(« que dinii (Onimeni touief Ict djiiuct communes tûni n .xs., Km- 
HiUnnenï touLu ia daiua oHiiiuuaca et uoa tonuaunn oui une mojxtf 

Itcir.BoKHit^uc U prrniièic R ti^nificrcvcrcnoc^utnc clic est ju cûmiucu- 
(cin«u Je la JAnïc, et i^uinJ dlc cit cri juirrc Iku ugaifie rcpriiut. Le 
çaignEfic ccng^. Le» dcoi it aigatlifin Jtat ùmpton Le d »cul ligri^îe uag 

Suit une Ibie intitL]l6c : ^ S'cnsujvcni luUrcs tuasses danses 
« que fw sont pas communes, lesquelles ne se dan)>eTït gucres 
« ■ouTentaux banquets, n Dans cetic liste \e trouve quclques- 



1. \ej. Btêliftùt Jt ta £vJ^ J/j dmckni trtta, iSSa, p. 69^ (ms. du Muste 
britannique, add. ipifj; Ze\tutirtfl J. nïm, Pb//. XK 171 (ms Jtf Cortonc); 
J£0"tf4û), Vill, 71 <n)^, à< norcnct], eu, 

2. Ij: tr^^Ttc ^>'^t^(^;L' Je noU^iM c^t kUiW en jLwnci pubEi^lLoiu du Xti« 
làkk, pir CKmplc Jini an livre ïniilulé^fAjnjtVitJ ^iuihuri ^;c3 JiirNVS Mnf 
fgwwfs çx MCPBWMTta, S, t-A-d- (Lyoc. vei% 1541^)- doni Ic WLil c^cuiplurc 
COUDU a ^ d<<Ht par M. Ë. Pt:ot djms le i, 1 du d^ûlfçia àe ia Bibliclhi^ 
di hfm f. et ii$AntiU, tous le u* 291. -^ On tnjUTCta la de^iiption des 
OMMiwtnMais a p pelés rrfriut tun^f, Jp^hlt, t^Mf>» i^nt rOr/iv^rj^j/ de 
lUdot AibMu tS^; rtimprci^OD pu M^'* Lauix F<»iU, FaH», Vlcweg, 



iï8 



M^l-AÎICES 



nnes ùcA pttces de notre ràlc : // grain Mai (rùle, n* s). Tant 
ayd'avwy^itfid.é), fa f en rr^rf! {22) t Tool nchk cutùr {2}), l^ 
vûi 'rtstarHfni[2K>^^Sij\'iypftdum*émyi{'^.'è. 19); l-^rittnf foft 
(42), 7V^jjuic»ruiu (4î), //î (*Ki BWJifi (54), lafictrk (55), Z* 
mujiviAJ» /.ittW (49), '^ ^* àl^ipii^w (p. -fi. .ç6). 

Il nt bien ccfriin que qucl^uu-uncs ali moins de ces clun- 
50ns Je danse se «onl conurvces ilin^i les iioini>rvux fccucil&< 
msniif^nivctîiiiprifiic'S, dcchaiif^insiu xv* et du \vrûè<:l«qui 
iiouT^ NoiLt [Tar^xrnus. J*;ii pjrcoum, sans ^rand auccfs, pIuMctirs 
de CCS recueils, cl j'ai donne er rote l'in Jication des pièces ^ui 
lo'oiit paru identiques 1 celle de nota- r6le '. 

n y a en marge de certains group» de timbres une iiuînéfoci* 
tîon progressive, i^Ltl sViend de d 17 X a 25. Si c'eist eii efiei 
une nuoïirotaiioiik il faLidr.-Lit en conclure que noii& n'4voïi5 que 
la lin du Tôle^ ci que k partie en dèlîdt coaienaîi les ii" i ï lé. 



« àM t 



a t Q 



J r 9 



R9«rtsd9tt Jii is 1 J 
(1) ?d»imï]. 
0) l,iifrnîborg, 
(4) M*Ji»oijr îcdj«p 
R9B4nr9r9 
(}] Le gr«Qt bcUj, 

(63 Tint ht d'annuy, 

(SJ Mot» blco. 
^9) t-« %i1 LUmc. 
Içnivir^i) dJJ u r 9 u d » f 9 
(10) HrUi que fdc vai île ntua cui^uf *. 

(m) T«IUV43. 



a 18 
9 ts 



d '9 



JM wta f T ^ j;'/ Xn ^-U^V/J/t^r^l-^W-irUi J< m. Eiîi,^? (Dciï.n. iSr;). 

3. L4 lecture d'cïI p.lt ir^ ïCirc; oa tirait mt^ï b>fn Wiv ^ tûmî rrJi'^trc 
cmc chimxi «t-c^ <dk qui Jons «n ^ racucïli îm,'cûn^£ fuf Aiijl);iuiit 
(r(4ff4i««^dlnAïMamk^,,..t£)A)cnaur>crhY|ur Grit tt f/nn/ n^/rufl 
|vr*r (foi V 14), On tth qu'il cikic un ■ Débat de drut dctnotscHcS] l'âne 
«Hnmte h Nmrt er r«iiuc U T^«te * (Moaidslm, Pio/iin iaXFta XVi^ 
iUàrtf V, i}H), 1 U fin duquel il y a iiQt cLipocq ik U noire, nub toute 
Cïttc poédc n*cit gvht dm» k jpdt dct pièces mcntionato m er nutnu, 

|. Id d pbit kin l« KWt nir» ai <^uvi p«r un «cnr peint cm ^cnuilloo. 



R 



RÔLE DE CHASSOKS A DANShR DU W'i' SlkCLE 
R9ssdrdr9bs ildd ss r 9 ss d 
(12) Fleur de gayeic'. 

(14) Jt' ne say comani- 
ss d T d r 9 ss ddii r 1 
(1 La bisquaye'. 

(16) Lj chbmbra. 

(17) Le petit Rjvasiim. 
(eS) Retour des ^âusc&- 

R9^dr4r9SS ddd ïs r 9 ss d ss 

(20} Li vius icsmmjiiL. 

(21) Ton noble cucur. 

(22) Va*t'an regret *, 
R95sdssrds5r9Sâ ddd ss t J ss 

(i^) Je ne fé plus, 
(24) Lacalabria, 

(2>) Se y'ay mon joly lamps pas5*" *. 
R 9 &s d ss T d £S r 9 s« ddd...^ 



IS9 



a 10 
9 ss 



R 



R 



R 





(26) DouJce dâmc. a 3r 


9 


ss d r d 53 T 9 55 ddd 55 I 9 ss 




(27) La sjgnora. 




(z3) Lji doleur de la chiaud. 




(29) N'y ranvoi[;s plus mon nnn*. 


9 


ss d ss r d S5 r 9 ss ddd r 9 ss 




(30) Noi^. 


9 


ss d ^ r 9 ss ddd ss r 9 ss d r 




(31) Tout se adobera. 



ss 



ss 



ss 



1. Il y a dans les Cfransom du XF^ suri^ publit^s par G, Paris deux chan- 
sons qui conïniencent par ces mots, n^ XIX (fkur ih gaieté, donner rnoy joyt) 
et n'J LXV (Hi'ur Jf gaitié, allfge:^ h- iriiirliiv). 

2. Est-ce la chanson Une wojissc tic Bisquayt', dans les Chimsons Ju XV* sikh 
de G, Paris, n^ Vil? 

3. Il y 3 dans le ms, Bîbl- nat, fr. 2245 (chansonnier du xvf siMe) une 
pï^c qui commence ainsi : Va fcn rrgnl. t'a t'en ailhtirs, Pouf ahrtgUr lous- 
pfuonnant (foL lo^ ^^ d:ins le ms. fr. 1 S97 (3us^^ un chansonnier du 
xvi« siècle) une autre dont voici les premiers mois : Va t*en rignt, cduy qui 
tf convoM, Va l'en ûiUeuri ijm Jaimii^ 'i-.- te voyc. Ce sont, malgré la diflc^rcnce 
du vers, deux variantes d'une mtnie chanson- 

4. Cette ligne est raiur<}e. Le dernier mot est douteux, 
S- La fin de la ligne est ïacliL^. 

6, ^V renivyf^ ptus^ mon aiuy, [ A riioy p^irhr • ï\-u<x y loui, | Car m/ssagùrs 
sont dangnoui. Ainsi commence la pièce cv des Chanumi du XV' iiède^ 
p-p. G. Paris. 



léo 


UàL ANGES 


R 9 51 


dur95sdssr9 ddd 9 &s d 55 r 9 ■ 




(j2) La s'en va. 




(}3) La pansea de ma dame. 




(34) Laiâaa(?). a 22 




(^^) La gran dolereuia. 




ClÉ) Sulerens(?) 


B 9 = 


îad^rd55r9ss JdU S5r9ssr5sr9 




(î7) Or ii'an pui jo. 




(^8) Spcia Tiï poco. 




()9) Te gloriosu5. 


R 9 ss 


d r d 54 T 9 55 ddd Tdr9s5d&sr9 




(40) Le douL de mon 5egnur, 


R 9 ss 


drds5dr9ss ddd r 9 ^ d ^ r 9 




(41) Tc5timoDLum. n 2[ 




(4j) Fûiiune fort, a 2% 




(4)) Moro Lombard 




(44) Chîamioen. 




(45) Colomar- 


R 9 &s d 


ur9âïdïsr9ss ddd r 9 ss d $$ r 9 




(46) El bayli de Spagnjï. 


K 9 ss d 


: ss r d r 9 ss ddd r95sJï5rd5sr.9 




(47) Faub AambUnz. 




(4S) La doleur que moa cueur blesa. a 24 




(49) Mantiau jjulne. 


R 9 55 d 


55r9S5d5sr9ss ddd ssr9 Ssd55r9 




(îo) M'amour'. 




(si) Se y'jûme bien m'amïcl 




(sa) La aard^ina. 




(53) La Rorie^ 


R 9 55 d 


55 r d ^ T 9 ss ddd r9S£d55rd55r9 




(S4) lia oni menti. a 2> 


R 55 J 


55r9S5drd55r9S5 ddd S5 r 9 55 d 




r d &a r 9 




(î s) ^ moyti^ de5 Janct,*?. 




9 d T 9 sa ddd r d r 9 




9 ddd r 9 5S dJd r 9 




9dr955dr95sro 




Siribaldt Kripsit anno 1 j 17, die 26d«eiubn$. 



1, D4n5 cette %nc il y J trois i? au dessus dosin^s J.| 
j. |] ne nunque p^ de pi^i;e5 «^ui t^umcnencent ainsi ; par ex. : ^Tiunnfr 
<x?«u JT iL>iiiw. a« C\ des C^hji-^ï Jv AT* îii/r. 



Li fr.yruUire^-fT^nl , E. BOCiLtOS. 
Jiti;!»» htfiftT taiMU» ipiniMitM 



LE 

PRONOM NEUTRE DE L.\ j^ PERSONNE 
EN FRANÇAIS 



L'existence d'un pronom personnel neutre de b y personne 
en français n'est pas restée, comme on le verra, absolument 
inconnue jusqu'à présent; toutefois elle n'a pas été suffisamment 
mise en lumière, et on n en a pas tiré toutes les conséquences 
qu'elle comporte. Ni M, Suchler, dans sa belle et si originale 
esquisse de l'évolution du français et du provençal, ni Schwaa 
dans sa Gramttuiire de l'ancien fran{ais, ni .\ï. Meyer-Lûbke 
dans le t. II de sa Grammaire des langues ranuirus, n'en ont fait 
mention. Il ne semble donc pas inutile d'appeler l'attention sur 
un ùit qui a été k peine signalé et qui mérite d avoir sa place 
dans une histoire de la langue franiçaise- 

On sait que le français r7, qui sert aujourd'hui de nomitiatit 
au pronom personnel de la y personne aussi bien pour le neutre 
que pour le masculin Qi y a, il arrive^ il fait beau, etc.), n'est 
en réalité comme forme que le nominatif du masculin et répond 
k un nomin- ïllî du latin vulgaire (quelle que soit d'ailleurs 
l'explication de ce nominatif') : c'est V\ final d'îlli qui explique 



I. Les andenne» explications àe il par ïlllc ou Tllhîc ne peuvent se 
soutenir. Qpant i lUi, oo y a vu simplement (Slomi» Rûtn., lU, 289; 
Schwan, Gramm. des Allfr., 5 3^, i) b forme du nom. masc. plur. appli- 
quée au aora, ntasc. sing.; mais rien n*esr moins vraisemblable que 4fl 
supposer que la langue aurait fait exprès une confusion aussi ftcheuse pour 
la clarté, La seule ciplicaiion satisfaisante est celle de Daimesietcr (Mél. 
Raiùr,j^i;Rel. scient., II, 170), qui, s'appuyant sur Tcîquaiion încontev 
table cui > illui pour le dat, illi, admet une équation semblable 
qui(ki)> îïïJ po^r le nom. illc. U est vrai que H. Schixdurdx (^Zeîlsi^hr., 
X, 48O a fait â cette eiplication des objections graves; mais elles ne sont 
pas r&Jhibitoires, comme j'essayerai peui-Èire de le démontrer prochai- 



s^l le dians^iïiffdi en i dcH -=? dj mot IjUd. Aux autrci 
formes iii pronom Utin qitt ne préscotvni p.u ca l fioal ccr- 
rcsinirtlL'in tic't fiïrïtit's fnitiçaî.tcs ivirc y : r/r <^I|IhI, //(<Cillos, 
tindb que le m>iTi. plur, îHî, forme cUxïkjiic, uC ^Icncni 
devenu i7 en fraoçiis. Dana les autres Inn^iK-â rûm.nnea le nom, 
sînf*. et le nom. plur masc. prcv-ionneut paiement de illû 
L'jcc* niisc- ting^ illum, mconnu au fian^Ait, subÂi&tc en 
roum^m» en iulicn, en espagnol, cti ponug^is, en Udin cl en 
proteaçal. Qpontâu neutre* qui en Utin vulgaire était îllumau 
Heu du cbsiique illnd', on ne le ictrouvc lyec ceniïude qiw 
dans Ttsp, dio. i\n priïvcni^jl Je nom. mi«c. ïydnt desfufnK^lfès 
viiriics, cA ï/^, rVA. *7, on ne j>etiï aftirincr que f/, qui se trouve 
touvenc employé comme neuErc» réponde :iu neutre Ulin et ne 
sojt pu k masculin. Voyo&i nuintenant ce qui en est en frui- 
{ait. 

Pendant loiif*Tcnips on a cru que le nom. neutre THud avait, 
comme le nom* m^iK-^ donné il en français : on expliquait 
aînfii le composé vil ^ Il oc illiid ei natitrellcmenc U daoE lei 
pïopOMiiciiuH diteTt linpenonucKcs. 

M. Toblcr, en démontrant que oil s^nifijût proprement non 
pas o c'est ccU », mais bien « ont il u, idmei néanmoins que le 
i/qui y c«i contenu peut ^çalcmem correspondre ^kTatl^r/-, /s^i 



fleoicnt- J'en dkiî AUliiil Ja Joule etpciiiiC pu M. Mcrtt-Lûljbr (II, S 7^)* 
fondé un a que iLii fcrJît rcitrdct i un domaine bcjucûup tnoÎDi i«mdu 
que cduî ^ îlluî : k fjlt icriîij! <ua, il iic Kriï£ pjï jiiiibjjii, car on 
comjtrcrJ ir^ bien qu'ttac analogie 1 degi dcp^ ili pu «^ir moirv inàtn- 
renient ci nLiij» gifa^nknuiit la wcondefobquf U preiukrc. iiuîi fccroii 
«n outT« qv'^u ^at concir«lcr le tiif Iui-ni4m«. Xotoo* d'ûUesrt qv» îMî 
ornimc nom. »iu|;. nuaw, e^l incscf andcnncrucm ci ioui<ii; (S^ltucliiHl, 
FoW., I, 4M)> — Sfbi^an (5 J9^< ^ocUc ton opifiion de l'ciiai^îon 
du nom. fiuac. pbv. mi ûng, hu TaïicnliMi que l'aoden luirtib lutoîi 
pcvMA le «ORttfoadaot rf^Kvr dllli. W, qui te troavmlt cocorv iioi 
Emhiir au v. i p £J '< Mi^i^J^ Mai* Il ktlrc ^ conunctKC ce \en m peu 
lUàbIc, Cl, qa'dk soU ■ ou «, nul trudc ^ tout le vaondu (ci Scfawan M' 
mfme aÛeun) i b ^7, d c'o; «crukientnt L boonc Iciqoq ; iJ se trourc 
4*^»» u» tS'CCfBoai noB tmkvsmt djos le« 5ifntt/«ff (où l'i' oc 
fnxtvenk rira vu U trapbic apédik ic ce Bmtc)» ikûs dans k /j«aj et loiu 
leaintesfnDçab — N^ioni Mco» qi» U|«oeeindiii<» b pluaaiidtaoad* 
itadû&retJlaTecuacJpaoïiUUT', u jbjliulkr ommig <u pluriel. 
1. On le trouve atiefUpir«i. daot CowinoAcfl, /■#. It, aa, 4. 



L£ PAOKOU KEUTKR DC LA y PEIS. EN FRAXÇAtS lé] 

tie, ^csi-^-dirc âu Ut. îllc, Uiud, îllî'. M. Homing, diiusi 
n-fnarqoabtc ^tvd^ sut U promrn r^utri il m hn^tu it^iî ', ne recon- 
naît àxvA VU dVj'i, comme daut Tj/dei pn>poijiloii« impeaoa* 
ndics, que le nom. inxsciiltt), mais il s'apj«mc umt|tR'nwrtt ïur 
des raboQs Je ïynuxe et ne s'occupe pas Je la forme ^ Ce^ïdi*- 
dint, d^â ittjërM. Cornu, co moiiEraQE<]Licrj dci/aticsuit ua 
r final d^ns lafonnc latine corTtfq>ond:nie, avait mdîrcœmeac 
pmuviï que i/ne pouvait répondre ïi lllum (in îtliid*. Fn \9i^\ 
le m£mc sivani, à propcs du travail de M. Homîn^, disait 
posiiivemem : « lllud ne saurait donner que //... Nous en 
avons b prcïivc dans puft fft rslu, où cet «t CCTtamcmeit le 
0CLI1TC den/^ o [*a i^uesiion phonéilqiic iuU ainv partaîtcmirnt 
rdWuc, mais li dtïmons^rjtion n'abourissaJt iju'i rcbiser au 
prouom ucQtTC îllud Uute existence en (ninçib^- 

Ccpcndani, d^t tS?^, d'assez nombreux exemples du nom* 
d <ilU[J avaient èa^signalts^ M, Settcgasi, dans son é;udc mit 
la langue de Bcnoir de Sainte-Morc^t di: A b p. 44 : « 11 &ut 
noter dans les msS' de U CJjnmiV' l*usagc Assez fréquent de 
W{^(i)^= îllud, plus rarement = iltc, donc de la forme habi- 
tuelle en provcnçiî comme en espagnol, snaoac dans Tlms de 
ToursJ, mais aussi dans // [ms. harlêicn]» principalement dans 
h ecntraaion queu^r^quil. Comme preuves je citerai les pas< 
sa^ei suivants Je W : T, îoj' \Q^^^ n*esf <^Mn i>aj; I, ttjj 
QufU, h avec T Q^^u {i^'a* ffévdt jm en atgun Ich ^ Qji'â 



Fatmitthi Btiitiiftt p. a. 

1. Voyu noummeiii p>. 371. A U p- ^s^ M. Uoakiag aviit mUecnu Je 
vrai anctM au âàmon^niM nctittr cji. 

4. Ham. Vil, %$i. M. Corvu ftJmciUit ildi* cotatac base Uttnc Ullc au 
Ijru iTlIli, miit cdj ce fjttt r^cti à la «joacton. 

). Ad». IX, 117. Vovtt aatâ m* ttmtn^uii nr l'anîck de Horclng et 
unt note Je M^ Comu, Xfn. IX, <Si>. Je iwirndr^ti plin Icun wr iW. 

6. M- Qtàher (y,fit^;^'if^,l\' {iZ^),f. 464) F<r><»uit à r«vnni1t» illud 
dir^ le lujer cfrq peApo^iiUtui împrrsorrndln. rijIk n ne V.indi:hiJt i^u'^ witi* 
bjtïrc U (l^momiriiioD vyni*cutttc de ^E, Hofiûs|{ et dc Kinbliii pis voïf 
rob)e:i£ûi:i tk^ Je b fûrme. 

t, f'jiavte emre cndtets tes pum^n tiu1ûitt4s. qmod M. Scttcgatt ne ks 

dMMp«»> 



I^ 6. PARIS 

n> avaii); [I[J, 78 [Tafit qu^cî (M- Qaeî , T QuVft) w ^ifi 
«/rtf /H^fp'] : 4j9 ^Ïï" i/uV/^, corrompu et d^iiuJsaiii h mcsuro, 
dons TSiqufié^ 2351 [(2''Vi'M"fli/Mi"Ji'[^i1i'<nwWiJi^|; ^fS^^ 
rf/cj I. avçc rywr /u; 6577 (QmVh «'d j» /ri<* J ; i2iii>[qH'ru n'i 
a pitis\. En dchon de 11 coiiïbînnbon xxcc qtn on truuvc ti^ 
/«= i7 encre aiiir<sC7-r. I, S71 Qtfant <l ven^Jr ai tkuvrtr i 1316 
5i nrn* r/ rrï /riV ^ àffùuu ; ïifl^^ rvw m /V« (KÎwJ (de mtrac 
lometf, p. JOj SoŒTiinaîre \cum e%i Vm iivini\)\ 35812 7"/mr /'fr? 

peia cum eî peut pius Cette remarquable fsrmc d ^^ Ht nous 

Urecrouvons djins rMition Joly du Rman de Trcit^ ti nm^int 
tï% fl~ C'cEi dans k monologue de BrûciJ.i, où elle cï[>hmc 
son repolir de >on întîdélii^ envers Troilas : 

>0ïS}-4 Pf*CT "t'en dfit, *^ ^ fjî: cl ; 

Trop ai Iceuer niuabk et id. b 

H serait Dcile d'^ijouier un cercaîi nonibie d'exemples d j nom. 
d \ ceux çuc M. ScticgaM a àrCï de h Oyronique^, 11 serait plus 
întèretsanc Uerechercher des exemples du pronoin neutre ''/dons 
le roman de Troif, ou r^ttion Joly, faite d'jprts un ms. rajeuni 
d fraods^. l'a conïcrv^ cd ce seul cudroii, que la rîmc dc pcf^ 
mettait pu de changer. MallieuTeo^'irent Les fni^aicnts du ms. 
de BAie publiés par P, Mey^r' ne donnent que b fatme i/^ et 
le ptonom en <)ueiCion ne se trouve dans aucun des troîï pas* 
sagçi que P. Mcjcr et M. L. Constant' oni publi^j d'apris 
touï Ic5 manuscrirs» 11 u'en est pas molDS assutf, par la préacu^ 
rime ciice plus h:Lut, que Benoii, dint le roman de Ttde comme 
diiu la Cf^rcniqtit, etTtp1o)2it la ^iriue f/, et celte foraie derra 
itrc restituée tiaos une 61itioa critique aussi bien que les formes 
Af et 'r que P. ^kJe^ a revendiquées ^ bon droî: pour te tente 
orî^al du romand 

I. Ktca que dii» ÏA pnmôète pi.-i>c je rt]tvc J4nh b 111*- Je Toun t» 

3. AoHt., XVQI, 7CM106, 

}. V. 141A8, 14466, Uïïfl (daa» ce dernier vcn.LiIeeou du 03». ik Bile 
cied'«llku»albértej. 

j. £rj^ fumMû iiUAi A C /"tf/ff , p. i9S-a(S. 

S* Lt,p. 7i,0c«resTTttiMefaeU- Horni^, dans TADde cWe, n'jh 
pa» «odIiC Ica poimcs de Benoît ; ils loi tvralent rMït Tcdixuaa du nota. 
oectrerf. 



LK PROKOM «BPTIUi DC LA J' PHlA- EX FJIAKÇAB I^S 

On ^x)it que M. Sctrcgist n'a pas reconnu le vni camcTère de 
cette forme; il U rctt^r^c fomme une simple vimote de iV, et 
TCmarquo i^L-i^ctiidiir qu'elle répond li illud plirt tmirent qu'l 
j)lc. En r^ilitf clic ne répond ija i Ulud, et II ne Eiut pas 
htsitcr it y recoaraîcrc la rcpr^^scnuiioD Bdtlc du ocurc lllum 
^^tllnd. On ne U trouve pa^^U'jiîlIeun seulement dins Eknoti: 
cIJc est auwî dam le romin de Thiht\, qui, :inicncur îwns doaic 
à celui de Tri^V, appartient i la m^e région, fl cit vra: <juc 
le^ nsï^ eompleis, dont la bni;^ a été fortement modifiée, pré- 
sentent panoui, si je ne me nxjmpo, i7 comme nom. neutre; 
mais daiis le premî<:r des précieux fr.igmencs d'Angers, imprimés 
aa t. II de Tidiiion Ccnstan?, ou lit d au v. 4615 : Quf si ti nos 
iûrnt a àatu(4. ei c'est ccruincmcnï ta bonne le^n. 

Au rcstc^ dans des testes poitevins cï saintoogeais, on aviîi 
depuis longiempi lemArquè une forme 0/, qui, employée d'or* 
dinairc devant les s\^yellt:s, comme ^ devant les consonnes^ fai* 
(ait uniquement ibnccloa de nom. neutre. Boucherie l'avait 
corutan^ (i côté de il) dans h rraductiofi poitevine, publiée par 
lui en 187Î » des Sermons de Moricc de Sullï, cl en avait 
bien reconnu la nature ; mai& d'une pan il l'avait confondue avec 
^ ^ hûc, dont il sera dit un mot plus loin, d* autre pan il vivait 
voula y rcconnilirc la forme htinc archaïque oUud, qui n'a 
certainement pas passé en Uiin vulgaire'» M. Côdirli, qui ne 
parait pas avoir Évite h première erreur, a réfuiil- la rcconde en 
montrant que dans des ciianes du Poitou ei de TAunls on ren- 
contre a\-cc la jn^nic \alcur les formes W, aai/, tfii, tfl, oxf, 011' : 
• Les formes tt, aul et .m^ rcmarquct-iU ne peuvent provenir 
de a/. Elte« remontent bien plutôt au lat. illutn poi;r itlud; 
inura=^ est devenu ^u, au! c\ plus tard(?) [fj/J, tnt, exacte* 
ment comme de îllum dans ces dialectes di;nnc EauiiV Jau et 
tafttôt JoH 4s\ • Plus tard * le m£mc savant signalait k pron. 



1- M, Godcûoy, Ml ;iiOt I/, dit. Xe h mèmt if j>!on, d*autrcs CLVinpln ûe 
W, rtf, du, qa'd rcgMdc cotatat f^uiTalcuis à J» îoèa qaJ »oct toujoui* 
citqlqy^i coaune «ujcts de verbes înpersonDeU- 

V, V (llAlbrooûi iSS6)< P- 70- M- GDdIch dte lq autre ««mpk ilins une 
etotciwgulfl», nui» pu «rrcur : W îdfst ilU. 



i66 



«. ThMXS 



DCcitre eJ (ioii)<jiirt au nom.) iiâti$ ifois chance bf^oiinM du 
XIII' iiitk : fi ai/e»t>U, coirn ci al kl atrît, que ^f eittis frrfsmà. 
Il n'est p43 douteux que Ia Icaurc nit^ntivc d'auircs tciics ou 
docameoTS ipp:irccnant ii h région occîdtintilc d« b Frince ne 
fit découvrir d'aittrw exemples de cette forme UiiéresuDie. 

C'est iK^Iciiicnt d4iis cette région <|uc les pjitoiâ ont conscivé 
jiis^u'^ DOî jours Je pronom neutre indtfini coircspoajdnt à 
tllucn. Daiu te Gli^sain du PùUou, dtld SainSongc a df rAunis 
Ae L. F:ivre, on lit : n 01, prt>»^ démoiiït- Ceci, ceU. S enipTole 
aussi devint un ^^crbc împcnonncl commcn^u par une 
voyelle ; O/ était une foué» etc., pour il était. — 01 adnxnit, 
etc- O s'emploie dans les verset imper^nneU commençini par 
une ooittonne : O faut, pour tl Hun. Du liiûi hr. 

Si b Icoimc ùc y\\iiDC poJ, 

O rrtt(h t)|ptt>pis que h f;ige..- 

Si DIcn veut V T IwiUây 

iaoétM y ïcUIav <AbM GuttMa, Fnna pottim}. ■• 

Ec dam le Glôssairt du ftikit ^iiain de Tabbé LaLuine : 
K O (bt. hccy, pron. démODsti., ced, ceb, ce, cet, le, b : o 
m*amnt /v», ceb o/ennule bien; o/, par «jplionte^ deTJUit 
les voyelles : cl i Un vfnu — I! tlem lutoî lieu du prOTiom //, 
saroot comme sujet des verbes impersonnels : O fandra ^uj^U 
vennf, U faudra qu'il vienne. » 

Inutile d*iTi\i>teT «ur \e% confîi%lon% de ee« articles : t> ne 
vient pas ici de lioc, et 17 de pi ac%i ^s diK à Teuphonie; 
W ou (» Dc veulenc jamais dire o ce, cet n. 

Vz^rhi Boudierie, ces formes » retrouvera ieni dans le Berrl 
et le Morvin; tTiM%, h en jtiger pir Ic^ ^lovuiret de Jjiihcrt et 
de Cbinil>uTe, ot (l«u, l*) et M s'emploient é^ilcnicnt dans cca 
pays pour le iicni. maïculin^ en sorte ^uc Ton a plutôt ici^ 
ocnnme d»n% !e prov, ei le boufjpiîgftOD //, une forme du Qom. 
maic. répondant i iîle et ncn X illt, om do moins qu*on ne 
peut distinguer par b forme le nom. neutre du nom. misculin. 

Le nom. neutre i-/, plu£ rard/i/ (jji), ot(im, o), â donc appar- 
lenn anciamemmi X tout l'ouest de la France du nord ; îl ne 
paraît plus exister aujourd'hui que dans le Poitou et les pdtyt 
UoittToplbes. Mais on pe^t croire que primitivement il avait une 
cnetuion plus f*rande ^ue celle que nous permettent de coasti- 
tcr les textes catés. H est vrai que de trèi bonne heure, en 



m PhOXOH SFOTHI: DE hk J* PEIS, ES HEAMÇAtS ïé"} 

France propre, en Normandie, co Picirdie. en Cïumpagnc « 
en Lomûnc, l'ancien *V, comme suit: des verbes impersonnels, 
avati éiè mnphrè pnr If nu%c- t/ \ nia-i» ïl ^Vii anucrvi i^^cï 
Ioagccnip5 un TcsDgc. Li r^pcin.^c .i&manviï i une queinoD se 
^bair* coininc Ta inontri M. Tobicr, avec o tavi seul ou avec 
e accompagné du prou» personnel qui èuii le sujet du verbe non 
exprifné:(i;>,iifu,«i/, etc. Il dc\'â!t donc C3cistcrao«sS une forme 
de ffponAc û f/, s'il s'agis^it d^un sajci ncctrc. C'est ccnc forme 
<)u'l1 faut reconnaître dam raffirmation t^cl, iiowl, qui se trouve 
dans un ceruin nombre de textes, ei quî ne peut èire regardée 
comm^r Uleiiiîque ^ cil. Dans le &blc;iti de ta Maie Dany {tUt, 
£hx.n t* VI, c\ux, J2S-26)» ùcl rime av*ec sol\ dans le coman 
de Tjt^M/r (^i va paraître par ter, *;mnsdcP. Mc>cO»-j<nJrimc 
deux fois ivec Tc-vl. Cet kicl paraît avoir ciè u;ie forme propre* 
nient frirç^Ui;, ^lor>t 'es Normands, qui ne couiiaîsïtîent pliu 
quVf/, st moqti.ùcnt. André de Coutanccs, racontant %<rs 1205 
i ^j fa^on le fjbulcaz combat d'Arcliur et du roi de iT^DCc 
Frollcs, icrit ces vers, qui semblaient sans doute fort plaiuncs 
& %e% auditeurs lusrnundK : FfuUe^ Jurnunt trop tard te jonr 
de labauillc, 

U iliirtrt : 9 Lcvciu \us liui î » 
U Jlit : < Aol. » El ^ nuUui 
N'ont FrjjKcU aol fon Je lui '. 

Ei éwnt dercnu ï^/, IV initial s'est Ji«îmilé en a- — Il fiiit 
%HTïi doute voir une atitre variante de Tanctei] lW dnns la forme 



I . n ç« protuUe d*iircur% qu'il faut reconruTtnr le nom. ncuTfe r} dons us 
vco do Siâïi BftKian où it n'i tii cwiwï\-<^ que Jjnj le m»» L, Je plu* ancka 
d» ii«tfe itui ont ce j^nuge : 

Cvni«lcst grcf ft[itnduruni(6J. Suehlcf, V, ia7-8}> 
L^UB. Oei Y donnent r7, A p (voy. Hnnincr, DJ/ Sp/a^ d4r «lyA^v/At. 
ft awJmJirp*^» r- 44< e[ danib Zàttdtr.f* r^PhîL. )X, lu). Alr^ k pr^- 
noai neutre rx^ïUft c^Korc «11 X^rniiinJÎ? 1» vx* ii^« M aviiv pme en 
Angleicne ; d"^ ce qui nt iit ph^i loin lur t^. 

a. JoUttd, V. irâr.,K. & ÏJi fnmtf nf. L^vfon rvncdntn qtirTi^nrfriit, parait 
tOQlourt ftre «ne slrapk f^utc de cûpîiic : elle cit poo/ djtua U vers di 
piûwmifnii cJc^ fur Gadc/f<iy, pouf >W dam It« rt^ui pustget des /tul eïiài 
p«r Barpiv (H, )io% « dim dcuv vcn du m», de b l'encsaHct tt^gaîM 
(^totrt siM)dl^p«rM W, linQaW {Raoul Ât fit^fu, p- ij/ 



1^8 



G. PaUB 



oat, ott^l que nous trouvon» en rime 2vcc sfntscha! dam h Vm* 
graitce Ra^uM (v. 1962), cl, soiis la confirmai ici 1 de b xîme^ 
dans d'autres ïcxecs de diverses provenances ' ; U faut y joindre 
Wïfcî/, aucsc* par la rime dans /'"AnV^ .v Blambifi&r (Du Mèril I, 
677), B^am'aftâm (3S4 1 ), Guilhumi âr Palnit/ (a 5 1 5), la f'm- 
^itrr R/i£uû!fi (f^8, 4}8j) et une pûLstourelle de Jocelin de 
Bnigc* (Schclcr, 1, 50). 

Les exemples de aol et de i>a! prouvent quW ne se restrei- 
gnait pas à h réponse ï une <juesiion dont le verbe ^laii tiD 
verbe i m personnel, mais que peu k peu, cl pT^cisdmcm par son 
caractère impersonnel qui lui permctrait de s'adapter à louics 
les questions, il itait devenu une repense affirmative g<nirilc. 
Qpand le masc. i7 eut remplacé dans la Franee propre comme 
ailleurs (ïaufi l'oueït) le neulic el. il se substitua pareillement 
à fi ou à ses variantes dans la combinaison avec «>, et ainsi oïl 
signifia ^galemcni hoc ille, hoc illi et hoc illad, ce qui 
explique qu'il ^oit arrivé encore plus complHcrQem quVr ^ 
jniier le rAlc d'une rèpon:ie afftrmarivr génirjlc- Maïs on vcwi 
que ce r&Ie avait 6tà d'abord tenu par ivl ou ses variantes cl 
aurait bien pu I*6tre dèlïuûîvemeRt, en sorte que la langue fran- 
çaise, au lieu de s'appe^r la « langue d'oU «, faillit sans doute 
de bien prts ^'appeler la < langue d'ioul ». 

L'existence de ci comme nom, neutre du pronom de la 
J* pers. étant assurée, nous avons A nous demander s'il a aussi 
existé comme accusatif Une première considérarion doit nous 
en (aire douier, c'est que Tacc. nusL, îlluna, qui a pertisiè 
dans plusîcjrsUnguesron^ancsMafois sous sa forme tonique (it- 
csp.W/^, roum.lad. prov<W,)etsoassa forme atone (/^}, n'existe 
dans le roman du nurd de La Prance que sous sa forme aïooc : 
pour la Corme lonîtjiic on emploie uniquement led^tifringinatre 
M. Toutefois itn certain nombre d'cccmplcs, lirii en grande 
partie des textes qui contiennent le nom. neutre W, semblent 
oons le moDcrer ^i^iTctneni W ï Taccu^atif neutre. Ainsi on lit 
dans le manuscrit T^ 



Chrûttiqi 



knoii 



4)(i Par (H, Ckï? Rou», d ]« eu rveuU (Heie^r-) 
as&i^ Q^i<ciivectdci««hjis«iCT<HQ^^lGVGui) 






LE raOKOU KEUTRE DE Uk y PKRS. Ë>7 FRAllÇAlS \6^ 

De m^mc dans k mAnuscrît ic TraVqu'a tuîvi M. Joly : 

Sc^ PoeniS», qiLÎ fcTc cl puct. 
' ÏT9^'9 1^ m'en cittict pu force iTer 

Cenal 'tenter, ic tVri.- d puii^ 
18969 Cl j'aoa qui Tcrc cl p(x« 
](}4! Gio te (^nj tr ffrr d fuU. 
19*61-3 t 4 grjm «Ircil, quel J'cïttflC 

Oc hir, se ftrv cl piiiiSoiT. 

An vcra t^ziz le ms. de Vienne, doni Fromminn ^ iiaprimé 
de long» frigmerts porte fat reJ pour Jerf el ; mai* lu v. 2534) 
(les auir« pass:*gei n'ont pai èit^ impriméi; d'aprèi ce nis.) il a 
aussi fat ei, cl ju v, 166^^, ui't l'id. Jjtij ptine W ctmSredi, U 
donne /^ ^/ cmtradi', M. ioblcr a ajouta à ces exemples de 
Benoit de Sainte-More celui qu'offirc le ms. d'Éucnnc de Fou- 
gitres : 

\%^4o A <ds«a4opgc que îJ vcît 

Q^ii nrniler ont, » frir« d dfît 

Le mtme phénom^c se retrouve dans deux vers du roman 
de TfièheSy où l'édition porte Jûird^ mais où chaque fois un 
manutciit donne /iiVr irj^ : 

)9i ) S II Li nnm.t, qu^ fiir« ri «ût. 
La forme ûl se irouve aiu$i ir^s ancicnncmcni attesta dans le 



I , S«CGcsut, ^. *., p. 4{ ; cf. Tobicr, Olv/f. TmlcM (i* M), p, jj it. 

a> M. Tobici. f. ;.. rrnvuîc ciicurc A 11» uuf(< iii^oguc «Lmt le Cimrin 
df icnu fj|w/f J(j Cbmtinc da l'îun (voyci «a «(ivt Je» quAir» cxcmpîti dtés 
AU j(ïc>M^ il? IVilîikiii Pil>d-ifO MjÎs Î) ï'jjfU U d'une pmLuL^rîi^ Je fa 
liAguc lie l'iuicurt qu'il ùut lonn d^uEc Atiribu«r A lûn orgîne ^mn^ïra, cl 
qui n'eu pu identique au phétinmioe ^uc nûU!t ^tltoEii &d> En effet, Ch[Ifr< 
tiiie«mpIoâ< Jnon seulcfoecu oomoïc ic<- acmre dprfri/^r^ (791 5*b<vftrtmi 
fâirt ti piùsu'i Cl mtinv «prte 110 sulAunfÎE' (iij£ Quf Dam dt Floumut ei 

fwniRj).Ctcntï^ict>imit;4r:idi:(98';> t U~V) Auroïc thini \oa\ ca paMagO 
i|àutUver,n HtxA purement graphique et ne eonipcini pu d<ru U meturc ; 
nuÀ c'en l'emploi mfime de telles c^dbei ù ]j fin du xiv< si^de qui eti 
tout h fait cJU«p(ioiuieI. 



170 C. PARIS 

Ludtis Sancti Nicohi d'Hilaîre (composé sans doute en Aniou 
dans la première moitié du xii' siècle) : 

Haï NichoUi, 
Sa ne me rcai ma chose, lu ol compama ^ 

Enfin nous trouvons ou dans la Bible du Berrichon Macè, au 
commencement du xiv siècle : 

Qiiî amre fois dire ou voudroît ms. B, N- fr. 401, (fo loftif). 

Tous ces passages ont toutefois cela de commun que !e mot el 
ou ol se trouve toujours placé dans le vers de telle façon que Vê 
ou Vo ne compte pas pour la mesure, et qu'on peut aussi bien 
Wtç fairel partout où les mss, portent fairf el ; quand ï tu ol, la 
mesure exige qu*on le lise en une seule syllabe '. Nous ne trou- 
vons pas un seul cas où el compte pour une syllabe. Il est donc 
plus que probable que nous n^avons affaire ici qu'à une grapMc 
imparfaite : les scribes, connaissant lexisience d*un el (ou ol) 
neutre, et trouvant les gnj^Wies faire!, fui, inusitées et singulières, 
ont introduit ici la forme du nom. neutre, tandis qu'il s'agissait 
réellement de la forme enclitique de lo, ace, neutre atone. Ce 
qui le confirme encore, c'est que dans d'autres passages ils 
ont écrit de même el pour / représentant Tacc. masc- îo, bieD 
que el comme ace. masc. soit, nous l'avons vu, inconnu au 
français K D'autres fois ils ont écrit le en toutes heures, bien que 
le vers reçût par là une syllabe de trop. 

Rien ne nous autorise donc à admettre l'existence d'un ace. 
neutre tonique el (pf)*. Il est vrai que M. Gôrlich a relevé dans 
les Sennofis poittrcins et dans quelques chartes de la Saintonge et 
de l'Aunis de nombreux exemples d'un accusatif neutre ou qu'il 
regarde comme identique au nom. neutre ou, souvent attesté 
dans les Sermons poitevins^ mais pour le nom. ces Sermons pré' 



1. Refrain répéii^ Jeux fois, aux pp. 34 cï 55 des Hihri't Venus et Ladi 
publit's par Champollion-Figcac ; E- du Mihil, Orig. îat. du thédtre modtrntf 

P*7i- 

a. C'est ce qu'il déjà remArquiï £, du Mérii. L c. 

3, Ainsi dans le m^. L dt VAIexis (le plus ancien) le v. 388 (118 f) est 
éciil : En tfrrt tlmttoil par vint- fWitft (.K manque, P En terre le m.. S chinge). 
Au V. s î î I de Thch-i B lit J ti,-sln' tri fî.rt. 

4. C'est ce que dit fîgjicmcni A, Tobler dans le passage cilé plus haut de 
son y^sbau. 



m racivou seuthe de la î' pîbs. ek fhaxçais 171 

sèment Jtc^ie et presque lussi fréquemment h ioimû ot, <îm n'ap- 

Iiaratt jninaT^ priut Tucciiutif; ir% durïr^ th\ Poirou conniis^eDt 
es riom> </, p/, i*a/, yu, auî et n'ont aucune de ces formes  Tac- 
CQsittfî Od trouve dans Icâ chartes de rAuniser/au nom. ctMa- 
tement cm X Viccusxût; le« chants du nord-ouest, qui emploient 
assez souvent W au notuinarif, nr le connaissent p:is h 1" accu- 
satif'. Il est donc extrêmement [ïrcbable <)uc l'ace- Cff, qoi dins 
les telles cités alterne avec c = hoc, n'en est qtj'unc irarifloie 
phonique, et représente (comme d'ilUeurs le sens le montre 
presque partout) un dtnonstraiif neutre et non un pronom 
neutre de la troisième personne. 

En reiMtiche on ne peut Jouter qu'il n'aie eustê et qu'il 
n'cxbte encore en fran^^Lt un accusatif neutre atone du pronom 
de 11 3' persunne :c'eâi h,h <1 i 11 uni, ijui^ étant compléirmenr 
identique à Tacc. moic. sin£., n'en a giri£ralct:ieni pas éti dîs- 
tifti^ué. II n'est pas en effet nccessaia* de len distinguer', puîa- 
<)u*il &c compone ahîotumenT de mfmc^ Tour ce qui eu i 
remarquer, c'eM que, quanJ le pmmîtn ncutie tcpr^seme rm 
nom ou pronom sujet, et qu'il dcTiait par conséquent itrc 
au nominatif, il a la forme Je l'accusatif : jt k suis, nifus U 
somr>;a. Cet usaflc se retrouve dans les autres langues romanes*, 
CI doit par conséquent Ctre primîdf m fiAti^ais; toutefois je 
n'en connais pas d'cKcmples dans nos tris ancieiu tcxtc-^ mais 
il faudrait les chercher exprès». 

Une conrîrmiiioi uH forte de l'existence da neutre W 
se trouve dans le pronom i£m. neutre icfl ou ttl, qui est 



Icnie dïttcfUixkn Je M. K> GfUitDcL h DU Fnjnoitiiiu i:tniiD>ur/ufi'uj im Ah- 
/ran^ufjhnr^GraffiVAld, iSSS), p. £9. 

1. Tou;:<4:iii, il pc faudrjîi pa> dire c3ipfc»Cmciii. comme le hh Schwjn 
es )9^> 7) - * Ccrame Dvutrt» oa ctn^doie l'obUque »îcgulicr du muiulic, 
h. ■ 

|p Citom Kulcnient U« pbt loïienf exemple», qui se irouverii âAn% le 
/pniif fiv xj) : C^ iJfitiil {un jaitt Ji» inmf, r itim tiX k Jiiml durit jrt avfi:X 

|, \^vr n'en Jûjine d'vtetnpteH Jiidcn» (Uni aucune IdUguc, et 11 rCTTLar^uc 
qd^iBf iraJuaiun pr(>rci;v4lc Je mjhe Jcori rruil ^41 Mtfn (yU to") p^f '» J^; 
niiis id ^ 7*m lignihc «■ e'«te nioi » et (ion » je le tuii -. Au contraire 
Mut XtV £i, Luc XXII 70» ^d tum sJgnlilc bkn ■ )c le luia j>. et Q >Cttil 



lyz c, PAS» 

composa ic cccc et de Ulum =^ iliud» Cette valeur de 
rW a d';tbord M «îgnal^ par Fd> Malt dans fon fiidon du 
CompuI ic PbiHp|iif de Thacii (p. loS) : il b icconi^Ah J.ms 
b locurion ^v ^^^ €str€\ & pctii-toc, » qu'il reUve dans 5on 
ttWC (v- î5) et dans lePsaucicr d'Oxford. M. Mcbcs, dam son 
6tude ïUf Garnicr de Poni-Sainte-Maïcncc, troLivani cette looi- 
ilon daii5K}n auteur, l'cxpltquc auErcmeril'. Il vexit d^abord que 
ccl soit ici une niau;"aisc graphie pour crky conforcntcneot à 
remploi absolu du fihiiiiiin que Dicz a signalé et qui :i M sou- 
vent émôâi depuis lui. Puîï il aband^me ccnv ccujcciurc^ en 
effet peu plausible , et ^uppoM: que cel dam /*îf cri fj/r/ e« *ini- 
plcment le masculin piii dans le sens netitre, et il dte deux 
exemples de e« sens neutre du masculm dans t-mas^ que nous 
nierons tout S l^hcurr avec tinc autre ciplicaiion^ mjïis qui, 
comme Ta remarqua M. Horoiog» (tant h. l'accusatif, ne prouvent 
ncn ici. M. Hornin^, qut ne connaissait pas Tcxistence de iV et 
qui reconnaissait avec raison dans i! sujet des vcrtnrs imperson- 
nels te pronom maKulin^ ne pouvait admettre te neutre cr/. Tl 
insiste (^Itom. St., ÏV, 250) sur le hh que ce neutre cri « ne 
paraît absolument que dans respre^sion ffUft ttl estrt », et il 
ajoute : Ne pourrait-on pas suppo&er qu'au lieu de pufi eeî atn 
on ah dit pEimitiveiiu.-ni ^uff tctstu, et que, pour ^H^itcr riûaïus, 
onait étt amenda confondre r^ et f//? >> Cette supposicton n'c5t 
rien moins que probable; en effet, comme Ta fait observer 
M- Ganalin, cfj se trouve datis des textes qui ne connaissent 
pafl cncofe la forme aSaiblic a pour cô ci dans lesquels par con* 
a£quent U confusion avec «v/ itaic impouibIC M. Homing 
lui-roême n*ètait pas satisfait de son idée» puiiqu'il a adopié^ 
quand il Ta connue, la première expli^raiion de M. Mclx% que 
celui-ci avait abandonnée pour une autre. Maïs aucune de cc^ 



îfitàvMim de vol.' œctinMct U <ft rcciît] dtsi Ja Énâftuie& indueiioM. 
|an XVin s V "«■ ^pi^^e plu^i ■ t'oi dm)! > ; le pobiic àc b JVu^ 
k tnujuîE par £m Aoà dfurf (itr. }$ ; It tp» stm ia btîn au vcrMt tuîv»! D'est 
pu nndu du» le poitne romvi). 

1. M. Utcafifr La yit iaint yibtmmt k martyr (>V5l>, p. Mti a M 
cootrûrc rccoflsu d«as te ^' de /u( alttUt^^ proa^ d^oi. E>îtttrc (p- t^})- 

a. C)P^ r.,p,8t.lL Gaiutïafonv>iJcoctKo'ïj«cb^inu)tiivncot,ctreprodic 
i M. Honâng 4'>dt&ctitt r»i£tic<3 d'uœ l^u pouf dvîtcr Thât»} . nû» ce 
n'e» fiit ppédsinscnr ce^n'At-i^t dsi c«lul-d, qui anribiuîtlcDCUircfrf *eM 
codfiuloa de u avec Tiicc. bujc- «d. 



u PfbO^aM !4tt]'nte de la )* pers. en rRAKç\i£ 17] 

hypothèses n*«sr ou utile ou vriistmbbbic, ci Tcxistcncc du 
neutre ifS est d'autant niîcux assurée quM se reirouTc AÎlIcurï 
que dins la locution pir/ ^W fitrc^ ci Uevant une coasonne aussi 
bien que devant une voyelle. CcST ce qui rrîson Je qudqtic« 
esteirpk^ cïecï par M, rûrst(.T(t88y)^;inssa Dote sur le v. 1403 
à'hxùn^ de ceux qu'a ipportcs M, Gan^lin, cl d'autres qu'on 

f^eui y joindre. Aus«i ces Jeux auteuri^ onE-ih admît que u! Hsii 
c neutre rbpcndam i ecee illum» et c'est aussi ce qac dît 
M. Mey«-r.rb;:e (Gtamm., H» % ?&)■• Voici d'abord lea 
exemples dc^wri ^f/«/« qu'on 2 relevée jasqu'ici : l'a. O. cinq 
fois (v. Meistcr); CWi/«/ ni; K^it p. (83, I. î, p- 40S, I. 5; 
RoH m 433 (BC). 4666 (A), î9ia (AB D); Bcnoîi, Onw, 
n 7780, i^Rofii GartitcTp 5. 7■fe>oTtfi^ 17<'4; l'fnjtiace Nttslrc 
Sfigninr, in:t. Hgcfton (Godefroy); Marie de h'rancc, Eii4uc 
170, 4)3; Chardrï, J^sapfxti 1077; Chrétien» C/i^iV 2335, 
3507, 4901^ h'ain 151^'; Johj^, 308, l. 30 (putic/htrr). 
Ces exemples son: pris en gunde iiujorili dans dca textes nor- 
mands et in^clo-Tiamiands^ maû cda ne si>ïTii(ie rien, puisque 
Texprcssion se retrouve clic^ le Français Gamier (sans parler de 
MaricJ, cher le Champenoiv Chr^iÎCTi ci cht^i le iraducteur n'nlloa 
de* MtjtaJia in }i^l\ ccb lient simplement \ ce que nos plus 
ancien*^ auteurs ci noï plu^ anciens manuicrits conserrb lont 
normands ou anglo-nomuiidt : la locution putt Cfltstn tomba 
d'a&^z bonne heure en dcSii^iude» ci n*3 pj^ M ïigualce dans 
des textes plus récents <imc le commencement du xm' slMe >* 
En dehors de cette locution, w/ (c£f) est très rare au nooii- 
ïiJiif ; on le trouve dans TfjéWj J9É4 {Mau iceJ fu tstrt tor 
gti^), dans le Rojmn d-* Moni'Sitîrit-MàtMf v. J48 : OI evii 
est fus 4t lor matitt, et en outre dans plusieurs chartes de Bic- 
ta^nc ciz^s par MM. Côrlich ce CimElm, li a de xth% bonne 



I. On «vu ci'dnatisfp^ lé^q»^ ^- Cuttiu avjît «iprime nti ncnemcni 
b m£ia»OFÛû4a «q iSti. Seh«4A aa contraire (J 402. 4) adlmfi, comme 
pODf J* <iioy. d-Jcnn, PL 171, d^ l>, que iM^ivf employa comini: tii^utre est 
le et» oblique Ju inucuUQ(Jcm&iic rutuTclItmcni r^ur un' atfj. 

1. Sur [o leçont dn fim. Je fT'ijf/i ci d'/^vm Jiiiï fc« piui^i, tJonnto 
pif M> Focnter, x^\ Guulia, p, 3z. 

ï. M. CjodcTruyfs, v. fiteî al istté) h recoorudi d4iift tinc cxprcutcc uMe 
d^ftl le CoicnTJn» /v^rnf^ « nimponc >; nubc*en une crtcur : p»/^t!ai 
at pour l'ja^kii [mtj^ftd ctnUîr (cf. Gfvfctfroy, n. v. S'fputduîfr). 

4, Les j]LUtre aniret m», eut ehjiigi en bvou M(vojr- 1' H, p. 311). 



174 ^^ ''AJ^ 

Iwufc cestè tTilrc usit^ ^ cdiè lic ço, avec lequel il bisaîi, en 

efTer. double emploi» 

11 esi Lin peu plus fr^ucnc à i'accuwiif : Sermon en wrs lo b : 
j2«i oprii vnvira! E at rrutsdràt (R r-ï), 126c: jjwiirj «:/ gwr- 
pimnJ ÇBfO"; Wi>. <i^ -V. D. U'Orians (i^- P- ^ Mcycr) !V 
66 iJtfiJ * cW Z*?:^ iivTfiiOK ' ; T^v^/ 2227, S : Qttant la pnctU 
cHor\ Benoit^ Chrm^ 9îi9 : Oi t^ ti p>iim fv^svta (HT); Ér. 
de t-'ongùrcs 39'40 : /;i ï/ reifv>^nt al qu^U âuimit, Et xi rthfivtni 
ctJ qu'a bradait; £iiau 8joi*3 : C<1 sai fa hUn, fiprct^ FaL ^ 
Cfl ijvfsdi*mquâfi} iîé sai*; Xftmt-Saîttt-Mi^hfl tS^S: Respimdés 
nui f(H hi4mtnî\ Ciij^i 4271 : jr*f rn'enir Puissk^ a ma U «/ 
par Uns {mi. M), 5 104 Cti ntutftite il ti"/ (rus. C) *• 

L'ciisrcDCC àc l'^^c- neutre cd ne doit pas roiis Tâîrc conclure 
à cv!le de r^HX. neutre W = UUtm' Nous .ivons U te pendant 
exâct de et qui se passe au miic^, cix Hlum n'a pas de rcpré* 
scnrnrt en frani^ii, undis qu'cccillum a doim^fi^*. 

Nous a\sjns eu l'oaision de menEÎonncr ï plusieun reprùcs 
let formes ^^ hoc «*;i> fa - = ecce hoc. Nous terminerons cetic 
étude en en disant queltju» mott, d^auiacc pltu que U première 
joue tout h bîc dau?i plusieurs teites 1c talc du pfouom iictttic 



1. DaiMlctro»i4ni«cxeTn;>kcîlépiu M. GiiulinCA is), Cdtanifmfam, 

1. Detdt* ^c ^Ia ■ (c'cttà-JIff du foi» lucatioQDJ <u v. 64), ?. Mcfer 
réanïi ce vcn iv t. 67, nili vu l'inù^kiité de ce iri:v i\ cgm-imi JappU- 
qua îd U ligU qu'jl 1 lui-m^me d^«cv\XTi< eï qu'il vient d'«Kp4Mr, et de 
dore le couplet aiicc le vtn piïr; cVit J'^illtrun ce qui; demande U acn», 

|, Le» caos». utra que 5 ometMci <c p4M»jce. 

4. CTeK h bçmi donnée pir B:irtKh ditiï u C^^iffEU/Aff pouf fc pmnkr 
wneipuPeypODi l« »c^-on4 iTjprfa le ois, C; M. de CrAie doTinc tc« d«uK 
toM£t sànt\Mi»x\K. 

f. 1j fiirme /'!<?J dim le H*, Ount. XCUI if me pvitt, <eaini4 i 
M Mvîii^, Jiic lAmple £ute Uc copie pour iao plutôt qu'Qcw wL«ufc d'iVr/, 
CûEiimc l'jJaKt M. Giucbiï, Sur t^ rcpr^soMi pir au, voycc pJui Ion, '^ 
Oa |cm rapprocher dti Mutre ^ k Mvirt cuf, dont OD Trouvera duu Guiliii^ 
pp. ïA'Sj, dckn ocmpki poor It tnmîcjbl (Qurdri) vt one £umm pûnr 
i'jccuunif. 

6. S«r b distlaniMi du mticdia vt Jo ncuuc Ja |maouu dtattotuo^iib 
djD» lo dUketo du Napoltnin et An Atnuzcft, voy , Ueyci'LûlAe, Gtém., 
t.U,S9«. 




LE PRONOM NEUTRE DE LA J'' PERS. EN FRANÇAIS I7S 

de la y personne. Voici les exemples du pronom o en français 
(tou5 à TaccusaûQ que je connais : 

..... in o quid il mi altresi hzct. Serm, 

Faïicâ o tosl- Spoums 77, 

E r«ors es, la scriplura dii. Ib. 799. 

Trop sui gatdeo, bien voi, Joufroi 1435. 

Et si faiz gc, bitii vcez, 

Ma dame, cl si m'o pardonez. Ib. T817-1S. 

Qji*:i merveilles iJencm luii, Ib. 2504. 

Del doner a bissa ester, /&. îî^S. 

.„.,Si faire deJgne. Ib. }$ij '. 

Se li cuens a s amie o fit. Ib. 4^5 î ', 

Puis on le trouve très fréquemment dans la Fk dé Sainte 
CatherirUf les Sermons poitcvlm (ott), Turpin I et II> des chartes de 
Poitou, d*Aunis (ou) et de Saîntûnge (ou). Il existe encore dans 
cette région, à laquelle on voit qu*il s'était restreint déjà ancien- 
nement, mais en y joignant le Berri et peut-être le Bourbon- 
nais ï. Je ne parle pas ici de o employé comme particule affir- 
mative ou dans le composé poro*^ ni de uec < hoc dans avuec^ 
senueCy poriuc. 

Il ne me reste qu^à dire un mot du composé ço, qui est 



T. Peui'âtre ici faire doLl-U être !nierpr£li^ comme dire ou dans le pas- 
sage de Mac^ de la Charîti^ dté plus haut (p, 170), c'esi-à-dîre comme repré- 
sentant /a/rd ; toutefois l'emploi fri^quent de a dans Joufroi rend l'auire expli- 
cation plus probable. 

2. Au V, joSy [Hurle H cueni si al vasai Que tôt fait jus trtbuchier) les 
éditeurs ont eu raison de changer en lo^ puisqu'il s'agit d'un acC- masculin. 
M. Dingeldey (Ueber die Sprache des Joufroi, 1888. p. 36) n'en compte paa 
moins cet exemple avec Les autres ; mais il parait croire ijue est partout une 
forme aphérésée de lo. 

î. Je n'ai pas cité les exemples nombreui de la Passion, i cause du carac- 
tère méridional de ce texte : on sait en effet que existe ea provençal. Sur 
les différentes fonnes qu'il y a prises, voyez les précieui articles de M- Cha- 
baneau {Rotn. IV 338-347. V 232-235). 

4. Ce composé poro, qui n'existe que dans les textes Les plus anciens 
{Eulalit, Jouas, S. Uger). y est toujours écrit en un seul mot, ce qui prouve 
que dés la fin du tx" siûcle on n'avait plus conscience, dans le Nord, de 
J'existence de comme mot isolO. Aussi M. Stengel, dans son glossaire de» 
plus anciens textes , aurait-il peut-être dû ranger ces exemples sous porû et 
non sous 0, et ne pas les imprimer en en séparant les deux éléments. 



lyé G. PARïs 

tout à Ëdt un pronom démonstratif, tandis que o uc peut servir 
de sujet aux verbes ni (sauf dans poro) de régime aux prépo- 
sitions'. Ce qu'il faut remarquer sur ço, c*est l'existence de la 
forme ceu, qu'on pourrait regarder et qu*OQ a regardée comme 
représentant cd; il est bien possible qu'il en soit effectivement 
ainsi dans quelques cas, mais le plus souvent il s'agit bien de ço. 
Mais ce ctu est-il une notation de çtx ou de ce, et çoe lui-même, 
qu'on rencontre quelquefois, a-t-il une existence autre que 
graphique? Ce sont des questions qui nous entraînerai eut trop 
loin hors de notre sujet actuel, et qui pourront être étudiées à 
une autre occasion. Il y aura lieu aussi de rechercher ce qu'il 
faut penser de la forme cen (conservée dans sfns dessus dessous), 
qu'on a expliquée comme représentant C£, ceî ou c'en. 

Gaston Paris. 



I. It en est de mâme pour o ipc) en provençal; mats W faut reniarqueT que 
le prav. emploie comme nom. neutre, i càxé de d, qui paraît correspondre i 
111c et non 1 illud, la forme h^ qui rcpréseaie origlnairemeat Illum 
(Lkl ud) atone : h es temps, etc. 



LES 

MANUSCRITS DES SERMONS FRANÇAIS 

DE 

MAURICE DE SULLY'. 



Le tome V (1876) de la Romania contient un mémoire sur 
les manuscrits des sermons frain;ais de Maurice de Sully dans 
lequel je me suis proposé : 1° de dresser une liste aussi com- 
plète que possible de ces manuscritsj 2** de mettre le lecteur en 
£tar d'en apprécier jusqu*^ un certain point la valeur relative, 
en imprimant un certain passage, de longueur sufRsantc, d'après 
la leçon de chacun d'eux. 

Les mss. de ces sermons dont j'avais connaissance il y a dix- 
huit ans sont ceuK-ci : 

Florence, Laurentienne, Conventi sopprtssi, 99. 

Londres, Lambeth 437 (fragment), 

Oxford, Bodïeyenne, Ashmole 1280 , Douce 270, Hatton 67, 
Laud 471. 

Paris, Bibl. nat. fr. 187, i33i4> 13315, '33^7 (fragment), 
24838, — Arsenal 2111 (ancien ThtîoL fr, 65). — Sainte- 
Geneviève D. f, 21' (ce ms. portait en 1876 la côte D, 1. 21)- 

Poitiers 232, ms, publie par M, Boucherie. 

Ms. ayant appartenu à M, Renault, de Saint-L6; extraits 
donnés par Hippeau dans les Mt-irwîres de FAcad. ât Caan (185e) 
et dans les Archives des Missions^ t. V (1856)^. En outre, le 
même ms, a été l'objet d'un mémoire public par M- Eug. de 
Bcaurepaire dans !es Mémoires de la Société d'archéologie 
iAvrancixs, t. II {i^*)), pp. 41 1-43 1 '- 

Entre ces quatorze mss. il en esc plusieurs que j'avais décou- 
verts pour ainsi dire par hasard, par cours de recherches ayant un 
tout autre objet. J*écais bien certain que quelques exemplaires 

1. Suppldmcni à un article publié dans b Romania, V, 466. 
a. Ce ms. avait ^té acquis pjir M. Renault, A Rouen, en iS;4. Il parait 
provenir de Juttûèges. 

Mmàmim, uni II 



178 P< UETEa 

dç\-nicni m'avoîr 6:Snfipt. Il rc foui pas perdre Je vue qnc Icï 
rcv~iK-il)^ ilr M-nnont en ^rn^ril uitil toiivcni «Jiflkilcv i îtlrnti- 
ficr. Le nom de Tauit^ur «i frtqutmmcnt omïi; 1c dÉbut peut 
manquer par suite de b perte du premier feuillet. Au^iî n est-U 
pas stjrprcTiJtit ijue dcpuK 1876 j'jic rcuisî Â rcconualcrc cinq 
nouvelles copies dc5 ^mtons franfai» de Maurice. Jt miî» même 
itonré de n'en jvoïr pas njticontrè un plus grand nombre. 
Voici t'ttidicjrion de cc^ nouveaux minu&^fîu : 
Chaktb£îJ33 (ancien J7i)> 
OxroiED. Corpus Chnsti Coll» 36. 

Paris, BibK nar. fr. 64*^'. fol. ^sz v. — Ms- iins lequel j'ai 
Aé\ï nigi^alè une copie jusque ix inconnue de L*3ni;ienn(! craduc* 
ikwi d« LivTo des Roi*, et d'auitcs tcxtei iniporiants (Rorjtfjiiiàr, 
XVU, (2^). 
Paies. BibI- iij:. fr, 24S6:. 

Fiïi:, Bibliochc^u? du Séminnirc (indcn couveot de soinœ 
Cithtrinc}, n* 4j. 

■ 
JUctnM^rr/f Je Chatirti^ — II a ^té d^nt Jaiu le toroc XI 
da Cixtalù^MC général des mis. d^i l^ihliotfj^tfu^s publiqua df Frartft, 
2<£^e(Pnrîs, i8$<})> Cette dc^cripticti cït assurémeni bdu- 
coup plus complfte et plu^ dèuillée que celle de l'ancieti eau- 
lo^ue'; elle ii'c>t ccpenJ.nnL ^a\ Je touE point vitisCui.utitc. 
Plusieurs, tiiorceaux, n L^unt pas pr^c^d6s de nibrique^, ont été 
omis, cî ridcitii^ du recueil de semions n'a pas élt reconnae. 
1^ m:«., qui 9e coinposc de ij3 tuillert c-11 pirchemtn, en 
fonn^ de deux livrer, prïniiiî\xmeDi dUiînc», qu'on a reli^ 
ensemble. Le premier (fol. 1-72) est un exemplaire de la Sc*»mc 
tf Roi, de fr^rc Laurent, ^nt !k deux colonnes dans la première 
moni^ du xiv* s\6c\c. Le ^'Cond, (ouc eniicr ècrii i Umgttts 
lignes, est de deux éo'iitjrcs, Les fcuillcisy; A 117 înclusii'CiacQT 
sont de U seconde moitié du xrir riicclc'; le reste, d'une encre 
beaucoup plus plie, est de b preinître moUié du xi^". La tiou*- 
vclle ^iturc comincuce avec le fol. iiS, au milieu d'une 
pbrj^e. Du foL 7} au fol. ii3 nou5irouvoasunc îoiccdcvics 



Canûa^ tS|Ci. P. Si (n* )7i). 

s. D y « une izKkanc pij|iiut>oa eu dii&«« toanim (xt* s^), qoi eou" 
mesKC 11 kà. 7), 



LC3 M3». DES SERMOVS HUX^'Ars DC WAVKlCr. DC SClLT I79 

soinu et Je moKc-aoi rchtîfs i Jivcracs lîies, Joni le détail 
fin dùani dans U CaSatt^M général. Au foi. 1 10 commencent 
les Knnons de Maurice iIc Sutly, qui »c contintienc jusqu'au 
duniier feuillet. 

Ixs vies Jiï sdînts sont jiicz courtes et d'tine rMjctïon que je 
ne croU pas avoir rencontra ailleurs, LUcs 5oat nog^ dans 
l'ordre du calendrier, en coniiinmçAnl \ TAv'cnt. La première est 
celle de uini Aiidfi^ (îo no\tnibrc), W dernier w orlles de 
faillie C^jle (22 iiû\cmï>rc) cl de vaiitt Cîcmeni (a j novembre). 
Ce som donc des scrmorrs ou des matiàtïs du scnnoDs pour les 
fttcsdcâ sainte. Lcd6but de cenaiii^ de ces morceaux ne laisse 
aucun d^nite sur rimi^**." *jti'oTi en tk:v;ik fiirc. Ainsi, foL jj : 
* Dcia conupci^i N^s!u Ùaan. Cc^tc (este, <4lû est de la concep- 
« ciou nostrc daine sainte Marie» a esté detnostrâc pir maînz 
■ mirackt.w n — ToL S2 (an* rubiitiue) : ■ G:tte Srstc est si 
« comme lami Pol fu ionvatU i Li laïe (jt:)creîiicne,.. » — 
Fol- 84 ^uiu rubnfjuc] : Cestc fcstc est apckfc la cbaerc saint 
PcTC.., ■ — Foi. 90 (sans mbri^iut) : * Ccstc fcsie, qui est de 
« S- Johcn (sic) î'apoiue et tvangcli«n:, fu oublie pour ^j. 

mtncle que ituvire Sïres (1m innir lui... 

Ce rcciKÏl de Acnnonx et sm\cti: a irhs probablement Ht fait 

Oiartrcs. On y rciicontrc en ctTic plusieurs It^cndc» de sainis 
lu diocèse : saint [x>mer (tôl. So), «aint Lubin (fol, 8j), siim 

icroiï ' (fol, 90). 

A U mite dcâ U]£cndc5 rdativcs aux fihcâ du calendrier vient 
in sermon sur les ditiîcs (fol- 109). 

ïl n'est pis ïiipt'itlij d jjmiicr ijiie plu^eurt de ces légendes, 

iiammeni cel1t:-s ^jl cunccrncnl le dtoc^c de Chaitre^ et le 
rn luT lesdîmcSf ont iii pablîf es dans les Métt\dns àt la 
\oHété ârih^\>j:i^ttt d'Eurt-ii^LfHr^ i. IV (18^7), p. 190 et su>,, 

ir M, Ad- Lccocq'. Lc^ lêî;endes du nïs. dcClurtrev ont ^rà 
liBcmment citées par M, Godcfroy diiu ^n d^dootuiK 
sous le titre tout 1 lût inexact de ViUt patrutn. 

Pour <iu on paisse ic (aire une idic de U Ëa^n donc soct 



t. Il nMe àc c«tie pcitilicuion un ilnp ;1 pan, * |ti 4^cmpbtrc« : Ijgtrb- 
a mmOméirti du .V/K* tikU, pu Ad- Lncoco, diutrdia. Cbanre», 
ifr, ité%. to*S*. 7a pago^ — L'iutwrVcït mnnpt en ittrlbuamta toti- 
du nu. M xtv* a»kU. 



l80 p. MfVtH 

rédigées CCS téf-cndcs, et pour fKUiEcr U compar;tUon a\^ lel 
amrr tmicîldii mfmcgnirx'> je i.iis ir.uiscrïrr le début de la vîc 
de 6nmi André, par hqucllc commence, sinû qu'on Y2 vu plus 
haut» b seconde partie du nunuscrîi. 

Sjini Aadri fu dpct^rc fhav Obi, et fu le plus dcboQcrcidea jpotiKd. Il 
fa frcrv S- P*rt l'aroïWc, et fiirmT jinbeJ'ii twîcIïpoti CT<oiï que notirc 
Sirti Ici cbkt dcîu. No»tc Si?ci pjMoït pir dcici k lacr de CsMte et rit 
S. Petic a S- Atiâtt qui pocTinloii ^ U mer. Il loi jprb et Inr itlcr PVnO' 
/kMf «#; /4<i»n tw fim fhiatjra hominsM [MAmi. V, 19].* Vcncc. t Jùi 
1], ■ Jprt» raai : jr vou» fmî pnchcon des liomn. * Car au^ CDine lî pv^ 
cbcon prcn^"^ 1^ pciJ9U>nb en fd rncf fKiJoicat 11 apottrc» la mcwrvwu 
par lor pic^tiziiitnt Cl la intcruilcni j. U aeai^cc Jhciu Crîin '>>-r- 

je tniucriraî en entier b vk de saînE Christophe'. Ce sera 
un morceau à joindre aux diverses rédactions de h m^e 
Mf^eiidc dont M, Mu&salîa ji L-ncn.-pnfr b publication ^ 

(Af. 97) Silni Obioflc fu gipnji, ou d'u[acj Ulc de nier udvj^. 
Noitrc Sire U minJj <^vt il t^*X prvvhcr {fie), «t qu0 il coDinTtîrDÎt tnowi de 
j(<iu'd bunijcui^. Sr Cû. ï'gii ^^itE eti une tiv^ ci o9nirii:ii^ 1 pfv<hicr Ir 
non Jlic^u CJ tït , lE tenait ,| . bordoo. ci f rla. itoitrc Seigoar ^ue, w f e cil«4t 
voLi) iiu< 3 dicûsi cor\enk li dif. que U boidaa ^oiclM^ Dmicuiit* lî 
borJoQ Ûetia devint touies la g**^* ^ P^' <* mirjciv funoî crddcocr 
grmt pnic doj pacpic. U roîï de b dtc k fm tkût dcvjtii »i. Quant lî 
roU le ^t. U chii de u chjier[c} im, do pntjr, c^r S OUtofle ctioit 
it It^^i tjUG il dvoîi ,jiL;, pic£ dir lo:i£.. U loîs bc !cv^ d MaiQtcn(4 a 
blwrocr S^ Cii. de ce que il <ûcïcni£Hïii U pucpk, S. Où comtaeaçi 
A pncbcr dcvâQi U toi k owi |Ikw Crî»^ Lî roû U Âvi oictrc en 
U <]iutrc Cl 4r pôrpcnu ^oninKm 11 pofrolt manirin ce nuicr ^ £niii 
yjUot. IleiiroU dedinj 1i chirtre oS- Cri,, pour 11 filrv peclûcT, Â\. bckft) 



t. Omt ndacdoa m tMl i Eût dj>ânct< dct lAg^nitt de uiot Aair4» «a 
frac frâ^^jÂK, que l'on ccctiUli Juiqu'l pï&cni c^o^'- «'^ i^ ^> db «m. 
lujft, iStia, p, 69; }/Hktt fi oMUij an mu. XXXH'. J^ pmi«, 187). 
ESc en sanovi faiucoirp pla> «mtie. 

a. Non »dîqu4t dUiw lé catalogctf, pirod q«« b tnbriqv4 cmmiof. 

). Li E^dKtknt du tes. de Clu:im c» ionàU wr Lt vic qui Ûi pMtfo de 
UUigccde docje, et eit pu cûns6f ueûl bel dlfftrcme de celle dooi ILHin- 
uÙA »*«! oû.-i:p£ (Uns U putie publia de xt Aiidef ^*r CàfiOafUffutêr, 

4, On trD«T« AOtM dniuwiij (plus ordiiuirtincDi JimÂam) d>n tn JUinKLii 
itriV^Ca Aiw A C^irim, d« J.LcMvdiAai; voir le<Ha> de M. Godcfroy 

ftOtt DSMANOtl. 



LES MSS. DES SERMONS FRANÇAIS DE MAURICE DE SULLY l8l 

meschints seureurs qui ûrcni non Nïcée cl Aquilée, Les mescliincs chairent 
AS piejt S, Cri. et convenirent ajhcsu Crist ; et .xT. chevaliers vindrent devant 
le roi qui comnicngicrent a crier que il tsroient crcsïicnî; et le roïs le[5] 
fist decoler louz .xl. Au matin li roi manda Les meschine[s] et quida que 
el« l'eussent fait peclùer, S- Cristofle '. Ctles distrent au roi qiic elesistoient 
crestienes. Li rois les fist martirier cruclomeni, et fist la première pandre par 
les brai, ei li fist pandre au[5j piez grant fte di: pierres et de plonc pour faire 
ks btiz rompre dou cors. A Tauire il fist premièrement arradiier les denz de 
h bouche; emprès il U fist mètre en feu; iaii5 li feu ne li fist onques mal. Il 
fist les -ij. meschines en tantes manières martJter que eles rendirent a Jhcsu 
Criai lor esperii. Li rois ûsi premièrement basire ■ S, Cri, o bastons de fer, 
et li fist mestre en la teste .'). heaume tout ardant. Onques por ce S. Cri. ne 
se fleschi. Emprès ït fisi fjïre .j. banc de fer du lonc S- Cri., et le fist cocher 
dedcnz, et fist faire tout environ le banc grant feu por ardoir 5. Cri, et Rsx 
getier grani planté d'uille pour ardoîr plus cruelement- Li feu, par la grâce de 
Deu, devînt aussi comme ro^, et devint li banc de fer ausï comme cirei et 
s^en i&si S, Cri. sam mal avoir. U roi fut moût dolent et fist S. Cri lier en .j. 
fust lonc, et li fist trero seti^s de prime jusques au scir. Onques nule de{s] 
5ai£c]tes ne atochierent son cors^ et quida le rois que il fust tou2 tresperciez 
des saeies, les queles estoicnt environ lui par l'air. Au matin li rois vint veoir 
S. Cristot^e. Une des saetes qui estoient environ lui se rcstoma par la volentâ 
de ^eu, et creva .j. oil au roi. S, Cri. dhx au roi : a Tu me feras demain 
decoler, et tu prandras de la terre qui sera ensanglanti^c de mon sanc, ei eti 
métras en ton oil^ et seras senez. » Li rois fist. S. Crist. decoler en îcele 
hore que il 11 ot dit. S, Cri- fist prière a nostre Seignor que qui c'onques le 
requerroit la ou si cors seroit, que il n'eûst garde de tempesie ne de 
Adversité nule, ne de mauves[e] maladie. Une voii vint du ciel qui li dist 
que qui c*onques roclameroît S. Crist., nciî la ou sis cors ne seroit, il avroît 
celé chose pour quoi il requerroit- Icestui don dona Dex a S. Cri, quant il 
fu descolez. Li roi vint au lieu, et mist de la terre sur son oil, et fut 
sene£, et s'escria que grant poeir avoit 9e dieu S, Cri., et fist crier son 
ban par sa terre que qui c'unques blasmeroit icestui dleu^ il scroil decolez. 

Les sermons de Maurice de Sully commencenl ainsi qu'il 
suit au fol. f 10, sans que rien indique le début d'une nouvelle 
série : 

Communis Sfnno àe uno apostoh. 

Simite tit r^ttum cehrum iûgnu m'use in inan\ ek, [M.^tth. xiti, 47], Nous 
trovons en Tevangile que nostre Sires palla une folï par semblance au peuple. 



I. Il faut supprimer 5. Cristofle, ou pr*îc<;demment T. 
3. SU ; plus loin weitre pour tnctn ; Vs dans cette condition ne se pronon-* 
fait pas. Ailleurs 11 est omis bien quVtymologique. 



i8i r. MCYCft 

Cl >i JUl ^ac auttn; otoît du lOfmcQE <Jc ce ainlc comme de 1i aix que B 
pCichcer ^etit en Umcr par pnmJra poiuon. Hiqujm il h sctiMat «lupllc, 
li [ft ualeiu anii>ai ; et i^uml îï KittciJt k boii puîtïon, il k mctcnt tn lor 
tffueiut, PI 11 miume veminr i^rvui lion. Sctj-non, c'cu urii doi nrmofv» 
noïtrc Siiei, et înt de m boudre ; n toiie m U jumlc, mB molt ca tgnguc 
tt gnni <^i 1^ (^iiifiiince * 

Ce «crmon et cmix <}uî itil font ïuîtc ju5oii*ati fol. itj ne 
sont pas rang^5 ici Jaiu rt>rdfc <^uc suivent Ici «ititi^ ni^. Je 
^oîs en donner l'injicition i^inmAirc -ivc^ renvois à T^iiiion 4c 
Boucherie, ûutc d'une meilleure, et ^ ua dei plus oncicnj niss- 
(B.N.fr. lîju). 

(Toi- no) De v^o uiihiiTtKC. — Kié£r»UMvtfnmaii^-..ïiaint lisons ou 
utiiî* «vjn^lr t\ae K'otirt Sires fulU une fou a une geni,-^ (Mmque du» 

BoocIkcîc; i^jUifût» v4') 

FbU no 1*3 De nuROLN rownEunsiiniiA- SinSk ttt r/gmmm fdamM 

hofwti ^i tfrfti«uti> Qaiêm Kohm SÎits atoîi ooTfOtdctticin pir terït». 

(Bouchrrie, p. Ï13; ij|ii, fol ^^ ir>0 

(FoJ. ni \^) Di VMo co>'Fiwoiii. /fnw fb^ai» fm^rr^ fnfiâsaw-., 
Mmitc S3ir luvK a^rnlc CfiD[iervjnglfc-,(11r»ucbcric, p^ k>9, infnmplft du 
COBuncDwaicnl ï iJlMi ToL 9S t*0 

(Fol, nï T*)5ra^ t^t rtpaim aUmn iarm tirghiiha,.. Ce dUiKoKTre 
Sires que tout jutrc^i en Je son rcgne cûmn^ <le« x. puc4la qui f ria t rent 
lor bâipa.r.^ (Boucherie, p- 31$, liiooinplet du canimenccntept ; iHMi 

fd. tÛ0 v>.) 

Kow feflOfl hvi U 5cM« dt b dodiocion de oMe uinee nuiiofl en quoy nous 

cuuiubluta »ovcsl (BcMKlienc, p. 27.) 

(fol, n) ^) Dt lA rcftinc, Kosths Damk. F^Mïfune imfM stat àia 
ptiriKinh..,, Kaui trown en rcT»ji|^ d'ui que cn-fv^ U ^iac Koiae 
Dtii»e, ci] qui eïToicKûfafTDL.- (Boucherie, ^. 4); M|t4- ^< ^i) 

(FuZb 114) DijMLSfuh i> AirviNru DowNi. Cf^v />i>i mirl.... U bon 
ourdcr^vem Ki»tnî>cifneurqLuhuicittreiu nom wn<4km,..(Boucherier 

p, I7,IHU, foLrj) 
(ToL 114) Doittir»C4 SKCMDâ, Ëruvr i^iu /« A»lf,.. NoureSire q«i nous 

vme Eunrdcnieot.^. (Boucbcrk, p. 19; llïU» ^1» 7^') 

(Fol. 114). Dovimtca m*, /sèointf, cmt imUtta... Le uloi evvigik ifui 
POW[iCi>nbc...(lk>ucb<ric>p. 33; MtM> I<>1> 79-) 

<Fol. iis)DauiNrL:^ jrr». Wl^mni/BAi ii Ihr^tr^mft. .. En re»ng(t«<5e 
^(vcncbc Dtm dcaio«U« Sofirc Siiev... (Dauchcrk, p. 35; iHMt 
fol. Bo v<,) 



I. ËdîT. Boi»cheiie<£« rf£j^Jf faMtt-in un J//A «iiti^ 187]), p, wcè- 



LES MSS. DES SERMO>iS FRANÇAIS DE MAURICE DE SULLY 183 

(Fol. 115 vo) In NATlviTATE DûMiNl. Clorîa in fxcfhii... Noua Usons ou 
*aim service... (Manque dans Boudierie ; i}Ji4. fol, &i.) 

(Fol, 115 vû) In ciKCUMCisEûKE DoMiNi. Posiquiim inpUti iunt dUi ûcîo..... 
Sdenors, îcest jour est le premier jour de fan.., (Boucherie, p, 30; iJJMt 
fol. 9 ) 

A partir d^ïci jusqu'à la fin les sermons se suivent dans leur 
ordre régulier, comme dans la plupart des autres mss. (notam- 
ment comme dans le ms. 15314). il manque un feuillet encre 
les fol. 125 et 127, puis entre 126 et 127, puis encore entre 130 
et 131, et enfin entre 131 ei 132. Remarquons en outre que les 
premiers morceaux du recueil de Maurice de Sully, i savoir le 
Senm ad preshyteros, Icxplication du Symbole des apôtres et 
celle, plus étendue, de l'oraison dominicale (Boucherie, pp. 1-17) 
font défaut dans le ms. de Chartres. 

Je ne décrirai pas présentement les mss. de Paris Bibl. naL 
fr. 6447 et 24862, ayant le projet de le faire plus tard en une 
autre occasion. Mais je donnerai quelques renseignements sur 
le ms. de Fisc. 

Manuscrit du séminaire de Pise. Ce manuscrit, qui est daté 
de 1288, comme on le verra plus loin, se compose de douze 
cahiers de parchemin, contenant chacun quatre feuillets doubles, 
sauf le dernier qui en a cinq. Les cahiers sont numérotés en 
rouge, au bas de la première page. Le ms. n'est pas paginé, ou 
du moins ne Tétait pas lorsque je Tai examiné il y a une dou- 
zaine d'années. On lit au commencement la tiote suivante, écrite 
à la fin du xv^ siècle ou au commencement du xvr : a Iste liber 
esc conventus Sanae Katerine de Pisis, ordinis Prediatorum. » 

Il contient quatre ouvrages 00 opuscules : 

I. La traduction en toscan d'un traité allégorique attribué à 
saint Jérôme : Qui s" tnchuminciano li .xxx. gradi deîla cehsiiaîc 
isschala. 

A la fin (à Tavant-dernier feuillet du troisième cahier) on lit 
cet explicit : 

Explicit liber dei trenta gradi de h cclesti.ilc 4cala e lieî due laiî» che sincio 
Jeronimo fece a salulu de l'anima. Dco gratiaî, 

Taddtuam scripu'l in carcerc Jann^njium mcclxxxi'iij ' , 



I. Ces mots sont en rouge. 



1^4 '' uBirn 

n. TntitL^ Lttin coramen^nt par titie tnbïe 1 U premUri- pnige 

/■r^Miutf fi^wla et tîmUiiudim étafiit febvi, 

Atcumudo pcmcriitii ùdf hûmi ncm mbitliur Inquircrc tua Aku,.,. 

ni' Tmiltf de L phiiicncc, eu fnii^^ia, comincniçunt au 
milieu da cinquième culiicr. On en pos&Cdc d'iutrc^ cxcm- 
pUîrest par «, Bibl. nat. fir. 944, fol. 5 v (xv* siMc). En 
vtïîcî !f\prrtiiîftvs lîgni:^ : 

QmÎ vctii fi^fc conicfïîon al nb Jc«*itnic. il ftôicurcilolerttctrcpcnunx 
de lût Jet peehjeit que U OiK^uet fe^-kl , e: awr ferme cuor que aiaa iltuir 
(x:^ M touf) )ois nuU t'ci^irdcf Ji a vhi pocr , ci ijuc U feu I1 penlicncc que 
lî prciu» tiçtcrçt II dom. Si iv ^O't bi^ti proprnAcr (fit) dv dLr 101 les 
pirchits que iJ ujiujun ^it, et torucnt il In « f4if , c lo dino qui foni Ic3 
pKh4i plu» gmi Ote)> fi comc b pcrtcnc et le ttntet le ku..«. 

Fin: 

Eiplldi Uberdoarinc lolmU ^ime per pcnhcnûm. 

IV, Les sermon) de Maurice de Sully, commeD^am avec le 
septième Cl hier : 

TtuipftiKt armonts Mtotririt tpfta^ ttamiali» ta romaniij(i{i^..,., 
Dominm et tthatvf mfiStr,.^ bci^nor firovoirc, oetie proie ne ïa pal lUtfi 

lolcmeni i a^cm vci|;nor Mini Pler, quir a nnf, ce devuni entendre, fu ek 

dit* qui som«t d Uui de U\ ci) utrc 

J*ai dé'ik tti IWcxsîon de; cîicr cr nis. J^tiu une notice sur \c 
ms, 770 de h BibliothCiquc munieipule de t-von, qui renferme 
des t-ies de saints en pros< française*- Le ms. de Lyon a ixi, 
comme celui de Pibc, exécuta d.-in^ une pri^r pir tin lulim. 
J'v ^mn à ce propos U conjecture que le Tiddeo qui fcrî^ît le 
Cto, dePisccn 1288. in carctre lammumm^ peut ivolrélf un des 
Pisaiu faits prûonniers par les C^HieU en ta^ à U bouille de 
U Melorû, je nVn sais pas plut sur ce poini *, 



3- pjii !«ifnAld Ji ce prri[XH. Jant le Bultrlin, i^urlquct jutr« mu. niamét 
djtis 4l(i prltocu. Oo pm dtcr cncott te im. S61 (□« ilu CdMiqfuf jteAuf), 
de GfTTkotrie, coaicn^t U r^d^aioaca prose du roniio de Trcéc, qui a M 
6:rit, en n^. [ur un ceoAÎa « Johaniwa ic StcncU n. ie Padouc, dio» U 
plvM de CCI» villc^ Vdr ami 5_ Bcrgir H P. Durtioj, Ut mirt /nur tnh- 
■éanir ^ÉW lu no. eu mejÊit 4{fr, daoA Ici MAq, <f« le 5k. dit ovNf - 4r ^Vd«A, 
UI. 



tSS «a. !ïÊS HP-RUOM« FHAKÇ\K DE MAt'RIŒ OH SLl-LÏ iSj 

Manuscrit dt Ccrfus ChrUli CoJifge, Oxjordj 36. Ce ms, est 
d'une écrilurc rirgbîse de h fin du Xllt* siècle. Il renferme U 
|i.irjpliu\c bili)tk|ii(r, crn \^xs Je Jïx \ylbbev nmini deux J Jeux, 
dont nous jvon:t plusieurs copie» încomplèics. II 1 éi^ cUi 1 ce 
propos ici m^rac, XVI, 363- Le texte des semions Je Maurice 
dcSulfyycst exirtmcmcm remanié, on pouraii dire ràcrîi. 

Je mention nei^l pour mémoire un fngment trciuvé par 
Borniim, ci doul Utïw X\^\\vs >v\\x. cUées Jit<r% le CtmpU trrulit 
des fàitva lie la ^cmmisjhn rtyyxti^ dhisf^tre (de Bcl^ii^uc), i. H 
(iSjS)» p. 94, Je ne sais où se trouve actuclicmcin ce morceau 
ott « \\%xiX le nom Je Taiitcur : « Mniiricius episcopus Pari- 
àen3U> " 

Enfin un sermon isolé Je M^ntice de Sully 1 ét^ irinscrit 
dan^le ms. 41 Je Ma^^dilen CoUcrc, Oxford, SoL 81, wm ce 
ïittc : Un prcschcmcuï Je Nosîit Seigneur, n CeM celui ïjuî 
commence ainsi : Sirnikat rrgfium ahrupi bornai çui stmiaavii 
hormm umoi in agTo sm IMattit. xni, 24). « Quint Nostrc 
Sire Jlieiucrist aloit corporclmem. ... » (Boucherie, p, 213.3 

Il rac reste mAîntenani A donner la imnscription» J";iprèi cha- 
cun Jcs qunin: mss. fnnmét^fs plus hnui, du morceiu que j'ai 
dx>iM, J.in:^ mon mémoire Je 187*^, comme spccimeit pour b 
eoinpAraison de* divxrrs mss. Je* sermons. Ce morceau est un 
exemple, au sens où le& pnïJtcateurs employaient le mot 
fxrfM^tim. Cesi l'IûstolTe, fon joliment corn^\ d un moine <^ui 
s^oubtÎA penJ.im Je5 MËdcï à ouïr le chant mélodieux J*iin 
oiseau. Cejfnicieijx r6nt, Janslct^ucl lechonideroucju figure 
les joies célestes^ a pris place pnnni les contes de Boïon , et m'a 
fourni roct:;i*^ion Je 4|ueJijuc3 rapprochement^'. Je puis ajouter 
oaucllemenc que k même récit a fourni h matière d'une des 
Cjfitigas d'AIplionst: X '. 

Il rtsuice Je la compiraUûn Jcî textes imprimés dans mon 
premier mémoire que les mw. ti TMiiion Je ChamWry (qui 
r^riscotc un ms. perdu) se divisent en Jeux familles, À et B. 
Le» remarquer qne i'ai présentées aux pa^^es 4S$'4S7 mettent 
en relief les différences qui distinguent ces Jeux groupes. Les 
cinq textes d-apr^s publiés n'apponcnt ^ ce cUssement encore 

t. Cffnkr m»r*Sith df Xkok Bo^ont now duS90L 

a. N* on (k VMillon pubtL^ par rAcid^niic cipasiiolc. 



tB6 



p. Atrm 



rudlmcDEairc aucune modîfîdûcn- Trois do« nisî. (Bibl nau 
fr 6|i7, Ch.inrcs ci Pisc) sr cLisscni dans l;i pu-mi^if femilîc. 
Tiin 4'cux (6447) otirint arec iç ms, de sjànic Gcncriivc 

ÏJfin^i^iriiï, V, 474) une iflîniié évidente. Le i]Udtriime, 3. N. 
r. 24S<3, âppnicm i la tuiiUIc 3. Il ch 1 noter c^ac ce dernier 
nis- a él^ ^rii en Aiî^lciL-rrc. Or j'ivais signala djns mon pré- 
ciïdeiiL mémoire cini^ m», de cette ùmllle, ci tous, sauf pcui- 
Jîire un (le iiu. Rt.'nault), ïont, comme k ms. 348^2, d origine 
angbjse. Qmnt au cincuUme ms., celui du collée de Coq>us, 
il oSrCt comme je Tai Jii, iir rcmamcnicut tout Individuel* 

Famille^.— BJbl nat. fr. 5u7i f^* Slt K 

•Il fa UDi bom hom de ^«ligiod ki touvcnt firii Dca eti fM oritoru qu'il 
ti kloiwi vcli Cl 11 dcmLiuicia»! ju^uiic ioyc Je u *Jouccui et Je U joie kî 
en vie hji ctU ïi r*iniç»t, 'EiDexcofirwrvil'of, cirti coi* il lu ovutunç 
foh a une A^umCc eu Tcptlvuiie de l'^bde. û lî «nvuU noatrc lîtn ^j. £iigd« 
«tt |« umbbr;c« d'un oiwi i^m f*iihl âtvàai Ut. iHt lî com H ogardi cel 
■□gtiv, doEJt î] (ic Mvoit pi» kc ce futi «Dfcdcs , t^lM quldojt kc ce Cuit uns 
Dbitut, ti fïcha it >on eigin «n k tibutd de Ui ke U oubllA loni qumqu» U 
JtiotiTcbclucn lïH^rc. «làlcviioL pot prendre ccl oîxl doirl il axott moh 
couvoiteiOi mail ({usnt t^ vînt ^r«i de lui, «î «'«n vci1« fr <iiti»LiS .j. pci\ 
Arricrc. ^ Que fïrok Joiic «orne ? Li ohUli Irilnk bon hoaic^pri»luUj qu'il 
li en ft \i\ 9u*it «tait m .J. bot bon de rilw{c. • Itt ïI nm lui ctioii j vIï 
qii1l citoii cl boI« dtfvjci Tobcl , il se iwit vcn Tobel por lui prcndrv ; ei 
U oisJiU Vm vqU tor f jrhre ; ' «1 cemmenfi a cinier ^ eréi dul<«nwnt ki; 
Onquo tieni n'aroic ci sa dou^. ' Sî Vcstnt li bi>ia« boin cl o^ardd b biwif 
et rjingrit ce ricnitta It dou^irr dp «m eafii «3 cinrmiivenïctir qu'il en oublia 
Ict eOKS tcfri u ica, * Ht quint li ooîiut ot CAhtd urt ecm lui pict » si ofctfl 
m do: tl t'nt voU. U boni hom ci>tnnien(A a Rpùrier a tui ti>lraH l'cure 
4* midi ï *^A M eoRi il fu rcp4Îr^ , û disi : Dcx I je ne dis haï mçï ciarei. 
Ccoiinxni i n^f^vetr^ \ou hai niiU? <* El ^u^rii tl ri<f;inli Vibrle. il nd 
recoottt puy si li unUeio» Itt eo>cs itcsïutnt'cs. "H£l djit il, De«, u taî 
}ou?Donio*<3iC)C m'abcledotn je Usihul mjUn?'*Mni «i U pcne, iT 4pda 
U porlîar p«r ion Ti^n. ■'U porticn vînt a ti portt • u ne conui mi* la bon 
hamt; tianviàt lui ki il ctioi':- '■]< »ul, <Jiu H, nvtnn de cbiicM, ^ 1 voH 
eouer. — ^ ■*Vo«ift, disE U pocikrs, n'etie» piu nu^âocï «k çiiou. Vom oe *i |c 
oaqueimÛLBiKvoii&CïM3iiidQei^ whakcvac wiu ri [cnu «iquct itihIs •. 
C2piAi tn iMlhictvout? — ^:Hui mAiîn, diit lî moiici — ^Dc cbiieuf, Ji>i 



4. ta pour Al ne ae tooure ajikun qoe dm fe ms. de nlftie Geneviève' 
m pdm ba» iltni c«lai de ?f«e, 

h, Sk, COfï, fH'i/ CîïiQf. 

f . Ce memtn et pbruc cet de in?^ 



LES MSS. DES SERMONS FRANÇAIS DE MAUR[CE DE SULLY 187 

li portiers^ nen issî hui moines, ne vous ne connois je mie pour nioioe de 
chaiens, ''Li bons hom fu tous esbahis, si rcspondi : Faites moi parler au 
portier; ii nomma .j. autre portier. '"El cil li dist ; Chaieas n'a ponier se 
moi non. Vous me samblés hom ki ne soîl mie bien en son sens, lij vous 
fait« moine de chaiens; je ne vous vi onques maïs. -— "Si sui» dist li bons 
hom. Dont n^est çou Ei abeïe ^aint cestui? Si nommj le saint dont li abeie 
«toit. — "Oîlj d\5i li porïiers- — Dont sui je, dist li preudom, moines de 
thaiens. Faites moi venir ï'abé et le prîcus(i/c), si parlerai a eh. 'iLi abes et 
li pneus vinrent a la porie^ cl quant îl les vît, sï ne les conut pas ne il ne 
conureni mie lui. 

Famille A. — Chartres 3J3, fol, 124. 

■ Il fut .\. bons hon« de religion qui sovent pria Dieu en ses oroisons que 
\\ demostrast aucune chose de la beauté et de la douçor et de la joie qu'il 
CStoïea ceuz qu'il aime '.' Et Nostre Sires l'en oï, car si corne ili (iit)futune 
(càî assis en une ajorni^ en cloistre tou2 ceu; (str), si li envoia Deic ,j. ange 
en semblante d'ojsel ; si assis: devatii lui. ^ Et si com il esgarda cel ange» 
que il ne cuidoli pas que ce fust ;ingc, ainz quida que ce fut .j, oysel, si i ùschi 
si son esgiin en la beauti^ de lui qu'il en oblia quan qu'il avoit veû ça en 
arriéres, * Mes quant il le vil prùs de lui, sî s'en voîa l'oysel ,j. poî plus 
arriéres. ^ Que vos iroi ge Tonc conte fesanr? L'o^"sel trait tant le bons hons 
emprès lui qu'il estoit a vis au bone (sic) home ^ qu'il estoit en .j . bois hors de 
s'abbaïe ; * et, si comme ïl estoit a \is au bon home qu'il esloit si prts de Toïsel 
comme por lui pranJre, lors si s'en vola l'oysel sor une arbre, ' et commença 
si tr£s doucement a chjnier c'onc li bons bons si doui chant o'avoit oL ' Sï 
se tustî et esgarda la beauté de cet oysel et e^couta la douçor de son chant si 
ententivcniem qu'il en oblia touios lus choses lerricnes. » Et quant l'oiscl ot 
tant chanté comme a Deu plost, si basti (ik) ses es!es« si s'en vola^ et li bons 
hons commenta a reperîer a lui mcismes, a l'ore de medi. "Et quant 
il fut repariez a soi meismcs si dist : Diexï je ne dis huî mes hores. 
Comment i recoverrai gc huimùs? "El quani il regarda s'abbaïe, û ne 
se reconoissoit point, ainz li sambloient toutes les choses besiornées. "Hal 
Diex, dist it, ou sui je ? Dom n'esi ce m'abahic dom je issi unst {sic. Us. uî) 
matin ? ''Vînt a la porte, si ap^la le portier, '"Le ponïer vînt a la porte, et 
quant il vit le bon home, si ne le conust pas- Si le demanda qui il estoit et 
que ïl demandoit. '^Je sui, dist li bons hons, moine de laianz^ si voîl laienz 
entrer. — ''Vous, dist le portier, ti^estes moines de çaieni, et se vous en 
estes quant en issiies vous? - — ''Hui matin, sï voil laianz entrer, — '*De 
çaienz, ditlî portier, n^issi hui moine. '^Lorsfust (_sic){i bons hoostouz esbahii. 



a. Comme dans le ms. 1^4 de Poitiers. 11 faut qui Painiunt. 
l. Il manque ici quelques mots. 
c. Corr. s'fstiit. 



lS8 ^. MEITHR 

Sî li rfïH : Fcrw moi prlwau pofiïcr, — ••Vom me cambial, fin U portier, 
bocK qui n^csE mîc H<a cnïOn tc^i^ ÇiicrK n'a |>Ofiîcf ic moî rwJi, ^ Vuut 
ne vi g*ï fifiijiif* mai*. 4iw li bons lïon». — M*» \i:ihï tï rtt*t mie awinct de 
çiicTU» dh k pûrtïcr ",— "Si luï, djit il. Dom nVn « Tihilik S, N. Sî nomj 
Ir Miiît de 1 abhjTc- — "OU, ft« U, — Donc mi jt mnine de biriir. Fcîtrt 
moi, â^i il, palier « TAbbi «i au pncur, **Lon \irii li abbu et 1c prJcur « U 
pww. Et quiiu il l« vil, a' ntf fci conuit pas ne 11 ne f« conurcni mie: 

Tunillc A, — PiK- 

■ Il fa um bons hom J« rcligidn qui tduvcoi p6» Diu en tts atà>ùttt que 
lldcicraiia$t Jucunr c1ioh!i(jiV) de u dolçarrdr b heautè z He U ]aic quel! 
Citioneet pnmct a c^'Utquî kwrrcni i qui l'^mctriH 'Et Dix noscrc sârt )*cn oF, 
qtur, ïioxit il (a isii une foiK » une itTi/|i>ii]ée Kii ^lis cl eloSnre de l'Alwic, 
ij li «QVoU Din un anfçrt ea semblAncc d'un oitcl qui i'tittn dcvani li; 
■ccDis il csgAnla cel ol^l. que il ne urali pai que et fim inge. iin£ qujdot 
qui c4 iiiEt oî(«iui, » ticfaa si toa «ig^n «n li qu« il oublia quant que il 
«voit vcû cbû en ^rricrct, ci oblij iota choies *$i M^ le\4 vot por prendre 
roisd dond J ctwjc moLi convciloto (ii^, mte <oniiM il vim prte de II, si t'en 
i^oTa ti oixaus ua pcn plo» Joig t lî bol» huai «bipit^, c lioitctuuAicnJfuni 
qua ïlfu pTtodelittf (l'O^*" ^^ ^" r^< ^ t'en fui an poi plut Eoig. ^ Qu« 
vm dirojc ^lui? Tini trebt li oIkI li bon» honi cuipro Kà que El Ij fu j 
vil que il atoir horede t'ibeic^riintoït, oelt tetta ns.enuït boii- 'r corn 
llcD cel tuii vaui prendre «cl oi?cI. û s'cu vdi T'oisc! en ui;c ubrr, tl 
coseoça chinicr û dounoiante (w) que nul* ri«n fie fu o[« si àclttr 'Si 
B'msta li bom hom ci 0|c«Tdi Li bcJUt£ de ct\ oikI, a cxeuu U dolçor del 
ehdni, e iuim entenïibtemcni que II obtifl loia «hotcs. *Ei comme 11 oitcaut 
Di chjLDié c Dtx plot, ù Vcn voIj. t lî boubon idpdra (/k) a boÏ me^stiïc, et, 
lifua vit, jonrdrrniMlL «"Eicomeilfti fppfi»(*fc)f iJè* penu rdîi :Jere dj) 
buJ raohorc, ooitKcl lu dirai e< hini£a<^)? ''Et contmc il reK^rdc t'ibde, 
it neUfcconuT, r4h vmblien(itf^>t«pluicinduttct lam^. ■•HiDlit dbl 
îJcuHiiorc? Don n'est toic nn'jbckdoni je t«sâ baî? '■Lcrjnnt a b porte. 
«t iprU le ponirr pjr «on nota i Onr, diu il- li pWirOif) viiir ivanttCi 
>t:onrLC il vîni (nr) k bon home u nel conui mi? ; >i li dem«rde : Q^d ci 
113} — '»)e U), dlït U. li boni ham mdaa de gicni; il vml Icuii «lurer^ — * 
^Vo9t dm G po«tlr(jiV)i a'cfies patinaincBdtf çiuni; v<» i» iri gt ooqucs 
s)Cs. Qpam bJ«o vo» de urm? — ''BicD nuiiu, ^m \\ bons tùm-, û voil 
eoi cot fci . » ^'D* çKfu ne iii bui moine», disi li poctlrt in'£)i *ùt n'esu 
(lir) mlc inn4n«dccluent,-*U boni ham li diu : Tcte^ moi pntct 4 Tautic 
ponir- Si uomi ua 4Dire que P stoÎs somnâ p4r ton nom. ",Et cU ti rca- 
ponfi : Çaou ii*aportJf(M)KnioÀ non. Vtncnc tcmUcitiuiu qui octoît mJc 



B. L« J ac «t ridigd îd iutr«iB*&t «t plut longucmcni qut partout 
ftlUcun. 



Ua USS. ÙES ^BX.MOSS ntANCAlS DB MAUBJCE DC SULLY t^$ 
bien a> ion kcSi ^uI vo» frio nioiuc Je (4ciu, et uc vt» ^^clvncs oiiijlo 
mH- — "Toica ^«lo en tm (c aicânei, t^l 1i bon boni. "Fvtcf moi v^ir 
YibC clcprlor icdjc vdl piler, '>£iquiiii ilfurctuvcDU wlorJcmiEidiijuî 
îluiioieai. — Nos »unae», tij» il (m), l'JbQ» T kprïordc {aviu. ~ Koncctct, 
(lîix il, je uc vu» vi ouquo mtt. Lï bom haiii fu obiï^, ijuvr il w Goaax 
eus ne il ne conucrcnt (xfr) IL 

' Jl iu un bOQB homme ilv rtlî^on kî mvtiit prtb 1 Ucu en Mf or«Uun» 
k'tl El Joci^i vL-ci 4lkuuc (Iwoc de >4 Kuitl j^c L'iJ ciluc c prcntci 1 Lxb ke 
luï j^mciit- ' li U«iAi AOftrc (ire I>ti ci. kv, si cum il fn ans une fcii cd hoc 
jotn^ lut ajI en son cndoùtrc. û lut celvcia D4nipncdcu uu 4a^c]c cti Km-^ 
bbnced'OR(<tOoii«J ki l'asiit icvuit lui lEt cum il ^gusida ccT mgk^i W 
m uvrii pjA k'îl fuit «ni^Jo, >i clul m »; bdn Ci|^4rU < cii ti bctuiâ Je lui 
k'J ttblU^uiaquc U avdt vcû ça en orrlcre^ 'SilcTa tut pur prcniJrc (cloiMl 
dont il otdt muli anviui^« cl «ï <um tl vlni prti ilc lui, ïl l'cn volj K oisd 
un poi iricFC. r U hom homme dU iprO^ pur lui prrndrv^ ^ K< vus fni jo 
lung caEit<7 Lî oi^tjil» irahi c cdciu It; bun hcxnrnc Uiit «pi^ îuî ke 4 vb 
U lu Ic'tl fti 1^1 Tort (!c u ibfie en un mulr bejl ISu, en un bûù. «H voit 
pRtkdre le oitcl, c le obel l'cn voU ïur un ubrt. ? Sî comei^a a chAnicr li 
«fiK^inmt \x unîtes ne fu oi u duce rien. * Lom s'earm li bons bomn>c, li 
OKUTdi la h<mvt de ceJ oÎkI, g escblu U du^ur de lun «hant iwî eoicnti^ 
mcnr «^u'il oblla lurci chcn^-t ierT^ciit%. * ^ aim tl citcalt 01 c!um« u[n]t 
cum j Oeu plot, si s'en vola t li boni honimc eumcnçi a repclrcr « xi 
maànnsi hore de midi ''Di^us^ pen^i il. je ne dis htit mn hom, Cumcnt 1 
ncovcrn je huimcis? "H cum il regu^rda vcri r^bcle. ne U cunuii mJc, usa 
h tcothkrii p<[ot}on ctioin mil», ' 'Dunf n'e«i cfo n^'jbne dtini jo iMi hiil 
nutîn} <*Viet 1 U jportCi hi ipcU ic p^na pif sun cun : Ovrci , â»! U. '*U 
ponkrt TLrL[ 1 U porte, c ^um 11 vit le bon humme nd eonu h pu , ala£ U 
demanda k*il cncît. ^^Jeo sut, dbi il, moïiics de ^acnt, ù tcîl entrer. — 
**M^i. fax li ponien, C^. 127) tm neecntimum mk' pur moine deçienz *. 
<*U boM homme ol coo» d fu tute^f^etdujL. ]'.itte?mei, A^iil, vftjïr le porter; 
^ tkOfiu par «un nt^n; kjr ^tit n'citii^ mie le porter Je ^eni. '"M porrrr 
RCpoodî : Çnctu n Ji fcrxce fi mci aon, c vus rrkeKinbïcc homme ki ne »cît 
cric Ifèi bien lalvei. Le vus vus fâ[iltes moine de çjenr^ -^ ••Sïsaï )o. dUiï); 
l^iioict mA vmi Vibb^ f Icprior^, Ounitertcoole *bUdcçiciïs^5i nom» 
h sxlia (Ek} de rjbefe. — «-on^dUi U portîcn- — t |o rui noînv de c(e]citi> 
nÎEamd venir l'ibb^ c k prier» m pirkrjj 2. cl». **\ini h ibbci c li priori 
a b porte, t camil \a TieiiDesconui iskncil cnic(idf> 



«. On voit que celte Icfon A rcncnd k dôloguc. 

k. La phme Ktita mtH... ^iir ^v Je tmp. On II retrouvera i m pbccplu» 
loin. Mû» œnc répétition ex urjuiiâHïtiquc Je U fjmiilc B. 



ÎJO 



p. ME VER 



OjJarâ, Corpus Clir. CoJt. )6, fol. Il t '. 

Prfci l>n <iw l\ vin Im vrkr n gtoîr?, « il vu« om « vut cnvot* MQ 
an|;ilc <ji;< vu) mo^rrrs Li bUuif du ad] car nus irovmu en la via 6a 
)m\i Dec» que un^ pfixiome <fe rtUgîon prii K. S, for plusun ûtx ^ue îl II 
lÛMi (Àf) *dcr M jttoLrc. E unique riut un jor que 1i nroLUC^fa im apits 
ma tta B : fi licnv»j Dcm iah ;ing!« en «ficMinoc de odicl. tt U «i» ' ilcvifit 
lui; ii«oniciif4 j dianEtf du«Tiicrit. qucilcaoublij toi ïc ilc^ct Icva uj>, 
< le lïtui prendre, IJ olvl lïib av4rtr .^ur i\ k ti« ddbiï Je *J ibtcicJi 
moine, en on t>lJtuslcEi,r durits Jevj.nc luitrvtjr ocoi-iat; liqacilncQ Bovîat 
Utile ficn de cnt tlLX^e pur U grïm Jn^urque ilâi^it Je] cbani. Lîdtant fu 
icus coni< jt vus dlr«l ; Muerii^rJÈat Ûntiui^ j'u fi^nan MMâiA» ■, « ]c <\uti' 
tool. dni U anglei, In Tnîicricordn <fc N. S. ■ Por c« chintoui cnr cbanr que 
il volctï que Ten szdit «n tcnx en quel poîc c^ict«af ccai que moi cï cîcU, ^uc 
iclc TTpcnt-incf ouni qiïc Deii* i u miwricorJf Irt apfic. H i^tno! 3 o^ que 
Deu AvcïciE merci Je ici fcoiis rcpenui^ , Joiiquct en oahWa il le $iGc1c Je 
Dcn en TOC. lifi^jJenicntimqDr 11 fu en ccl pra^e, si fu Li volaiiîc Ocu qnc IL 
0iKau* s'en lia, < dl ixtniit d licdc c agiiUd vers n t^bcic, vcit ïiorc de 
mli^, c quîJoul bîcn qu^^ m fuil raciiics le ^or qDc tJ jb huri ;ïc si ibbtii;. H 
vini < k prie, c >i Jà&i : Bbia «K Ocu», ore qu« iniJ > bocoro n'ù mit dit 
rien de mes horc^- SA vlfii j U pane par eniicr cnj e sç^t fe paner, e dl 
parier n*\ conuti pas. Si Jin ^uc ^ acnt^rctE mie, <ai nub mornes a'cn esi 
iaj lioT) hui cnt |or de cnt alitw iinLc^rv. Dunqocs dlu 1^ buii hume t Mtt 
por nottfc ibbi c por oot£r« prior^ H il te fij^t Hû, E quitol cil vbdrcni, H 
BWJni; il lui d^ ; Lcwu niel Icîfu Cûlf^'f, wif Je tul mciine Je cecnj , ci tl 
m'coiniliorshtji malin, lilj x menviltcrcm mulE c JcmafiJcrenE k non del 
abbé c det prior. E H maine lur nnma ki uuiis e djuu cunicnL il eïi[;it bsu ik 
M ;ibbefe. Lom gardèrent «ci fe msrtilogtf e trovcrtni que trcû «lu ant 
iviîl c&i4 fors (k M ibMe. Lom ïurcoi mI que col fu cevrc Je Deu Donc 
Iteni, ifîui eti b ^lotr^ Je Deu ; J«(pl«OMS ttst sïede si ^me li apostft 
lîf eiti, si ffvioru les bUm Jcl dd. Donc (eni. ptîum N, S- que îlcnulcvic 
OUI doinft A tele ovni frre ca Mn* que niM puîkont avcir les bcna dd eiet e 
atrc tnc£ lut ui Sia|;lui:c...H> 

U ne mt reste plu5, en lerminAnti qu'à exprimer Icii^rdc 
voir un iour [Kiniitre tiiw éjîûon d« cet «cmions 1 divas 
égards si intérissant^. Le trjiiMil de TMitcurnc Ut^sern pas d'toe 



1, Ce teïtc en ecikmcct di^éreni des «aires qu'il eii imjoui^lc J'y intio* 
daire b Diim^roaiMii des pAragrapbo que }'ù jduptite poui les 4utrc* 
■pèômcM- 

A. Corr. l'djCtiî 

J. ?l.l>XXVIIt, 1. 



LES MSS. DES SERMONS FRAKÇAES DE MAUR[CE DE SULLY I^I 

assez pénible, à cause du grand nombre des manuscrits. Il ne 
faut cependant pas en exagérer la dtfRcultc-. Je ne pense pas 
qu'il soit nécessaire de coUationncr toutes les copies, ni surtout 
d'en extraire toutes les variantes. Ce serait se condamner i un 
travail fastidieux et bien inutile. Un rriage fait avec critique 
permettra de mettre h parc quelques bous exemplaires \ Taide 
desquels il sera possible de reconstituer un texte très voisin de 
l'original. 

Paul Meyer. 



NOTICE SUR LE MANUSCRIT 1727 

DU FONDS FRANÇMS DE LA Bn3L!OTHÈQ.UE NATIONALE 



Dfi tcutes les èiJîtÉons des œuvres d*Abiii Charûer àeax 
seulement m^ritcnc d'acre prises en consUèfaiion : b prennCrre 
CE la licrjiicfc. 

La prçmicfc, intitulée Les Fdls rmistrc Alain Chartier^ nMain 
#1 stcntaindn rcy CharUs r/% qui parut \ Pam, chc? Picire Le 
Qskîon, le 5 septembre i-\^*), est, i wle priTidrCj motHs inau* 
vaî&c que ne le M>nc en ^fnénl les idÎEÉons gothiques- C'est peu 
diroi il csr vrai. Les vers fauv aboniein, J'autrcs vers ci m&nic 
des strophes entières m.inqucni, li Imgae est constamment 
rajeunie, PcuE-^rrc nous scra-tnl po^siHe iiu jour de rtuuuver 
le ûLi Icï m.inu.scrics copit^s pir Pierre Le Cjiron; jusque lA^ v^owa 
serons bien obligés de lenif *:ompte, malgn^ tous ses litfautSj 
du icîic de cette édîtïOD princcps. 

Alain Cbjrïler, mon vers 1430, iu\i encore, en 14S9, le 
gr^nd maître de b poésie et de l'éloquence; il ^ii encore, 
suivant le mauvais cdembour de Tûpoque, '< le ccnductmir et 
le eliarreiicr par exeeUencc. L'édition de Pierre Le Caron fut 
bien vite (épuisée. 

La deuxième édition, lanct'e peu apr^s 1489 pjr le mîme 
éditeur, reproduit le Eexte de U première^ tnaiï syst^matique- 
meot remanié, njeuni. C'est ce dernier leite que les impri- 
meurs subséquente ont tout simplement copié et rarement 
corrigé. 

Qjiclques exemplei^ priï au hasard montreront combien 
diflî^rent enrr;; elles Iti deux édirïons de Pierre I-e ùiod, parues 
pcui-étrc i quelques mois d'iurcrvAlle. 

Void quiVirc vers du Dihat Ràxiîk^matin^ reproduits d'après 
Caron I : 

Je veiUûWf mouli voultniieri; 
BcauU iniyi, pit vo»tic pluxjocc. 



NOTICE SUR LE MANUSCRIT I727 1^3 

Se vous peussîez endemcntiers 
Dormir pour moy a squfiiïancc. 

Caron II élimine tnâenuntiers qui était archaïque et remanie 
de ta façon suivante : 

Voleniiers pour vous je veillasse, 
BeL amy, a vostre plaisance, 
Se vous peuâscz, en celle espace, 
Dormir pour moy a souffîsaDce. 

Caron I [Beîîe dame sans rjurci] : 

Conire vous desdaing ne aitayne 
Ï4'e[us] je onc, ne ne vueil avoir. 

Caron II corrige, sans Joute i cause du mot vieilli attayne : 

Oncquez desdaing, chose ceriaine, 
Contre vous ne vouUu avoir. 

Caron I [Livre des quatre darties^ : 

Si alay tout seuLet ainsi 
Qpe l'ay de couatumc, et aussi 
Marchy l'crbe poignant menue 
Qui lûuie la lente [lis. : terre] tissi 
Des estranges couleurs dont cy 
Long ïemps fiver ot esté nue, 

Caron II : 

Sî alay tout seulet ainsi 

Qpe l'ay de cousïume, et aussi 

Marchy l'erbe poignant menue 

Qjii tnist mon cueur hors de souci. 

Lequel avoit ^tù transsi 

Long temps par liesse pardue. 

Caron I [Hôpital] : 

Q^ant ce conseil en moy Acncy, 
Qpoy que guérir ne me pouoie. 
Vint ce medetin très geniy, 
Espoir, que voluniiers ouoye- 

Caron II corrige : 

Je receu ce conseil subtil, 
Qpoy que gueiir ne me pouoie» 
Lors vint ce médecin gentil. 
Espoir, que voulentiers ouoyc. 



1^4 A- KAC^T 

Cifon [ [Ccvaplaintt J^ saini Kd/.'ff/iN] : 

Je i-ny c^iinfcr, lirv et ilanccf ; 

iLUIs \t me yc^ scol cti tr^stosc, 

Poar ce i]uc |'if fcrdu ction pcr. 

Noo pu pcrm o (fù> dune « t mibtftuc. 

Diiis ce dernier vcr*>, Tirt Je vtfj (^^ frjf^û) a iti îolotc pir 
erreur 3i /«rr. Caron U Ue : 

Kan pis pcHncs dimc ci oiiismuc. 

L« éditions «jKanrcs» de h vcmïvc TrcppercU de Philippe le 
Noir, Je Gallîct du Pré, ûhi âdikinent reproduit ce iâmeux 
pmncs^ L'édition de 1529 corngc : 

Moii pcr, dli jc, Jimc et iiuj«t/ct*c, 

ce<iuu en fin Je ccmpie, C3i précisfmcnt le contraire de ce que 
TQuIaâl dire L poLie. 

Gillim du Prè, qui le premîcf a joini aux «cuvrcs d'ALiin 
Cluriici' le Dé^l tùs Jettx fitriurt/^ tTamou/ ou Dchit du ^wj d 
du rmi^rtt a fail prtcider Tédiiion de 1^26 d'un prè*mbulc, 
ftortc de préfacti-rëeUmc, dans It^ocl 11 «e vmtc d'avoir conigé 
le plut M>îgneLutcnieTH du monde le lexic ic% œuvres d'Aliin 
Clunier. « II e&icvîe mil correct et tronqué e» dîven Eîcux, eo 
sorte que les semences ciïoicnt demeurées împarfai^tca, tant par 
h Eiultc, négligence ou non vvivoir des imprimeurs que 
d*aulircs, Icsqtjdt ne «wit iiigere/ et eniitmh le vouloir cor* 
rîger^ Peur ccsce cautc a esté ledit ïivre puis peu de temps 
corrigé, reii'cti et dîvi^ par chapitres pour plus lacîUcooiignois- 
sincc de& marierez dedans contenues et ia'vrttrs. L;:&quelle« 
soac 3 lOiJTcs fn:tnicre% de gtnis voulant pmuflîter et Jipprendre 
ircsuiîlcs et lounblca. » Il est il peine besoin de dire que Gilliot 
do Pré av moque de ses lecreurv, que M>n texte n'est ni revu, ni 
corrigé, et qu'aux nombreuses fautes des andeunes 'éditions il 
en ajoute iLii-mémc quelques autres* 

L'édition des auvrcs d'Alain Cbatiicr qu'André Du Chctne iîi 
pmltrc à Paru en 1617 est bien ré;:llcmeni, commt? dtt le 
titre, « revue, corrigée et de beaucoup augmentée. « Du Chesne 
nous apprend, iifxs une prébce tréi incércs^anie, dr quels 
tninuKTits il s'est scr\i pour améliorer Le texte si déicctvcux des 
anciennes éditions gothiques : 



KOrnCÏ *UH LE MàVUSCVJT 1737 I95 

Ltt lisant et fonlrrini tourn la ann j^yc Io Jiutivï. JV ay rccc^u uni 
dcfiUKïci lie cj;iu|*tJ<NiA cil U ilîtiiaUt iux nunia ^copies» vcôrc Jtix pctiodes 
tntlèfcs, i^u» m'etuiit rctotu iU rvnouv«ilcf la iniinciif? «i'un Autliwir ïî 
Ctfl£t>rcci rcnomniE, je n'^y [u^<rcii pouToIf bien iTt'eo ^iii^i^lict lUirciiKui 
t^aç pjr Tilde el tccouiïdet dcmplAim^ctoiiï A U nuio. 

Ccn poor^ugiy j'sî rcuiuru, poui coiiï^i lo f-iuto Je Dlmolrï. k oclul 
de Motujcur le Pmidm <i« Thaj, «fuî me Ti tr^i K-tngncmmi commU' 
njcju^, îcluu u touïiuuic ^ et en ly lîrf lu<ïluc (flu%icuii buaiicï addhiom 
qttï o'^aoxnt pu JcJiiu In Lmpninct *. L'Hiptoificc «t le QuadriJogire ont 
Cixi piudUcaiau ^u^iiiciitcc ti rcvcax, selon li fo> de deux i;iuct ELeiti* 
picûvs hjui sont nùj:Tii. ci de l'un dc^ueU j« «ïonae ky d'âîlleur» ikouvdie- 
nentk DUtogue bûn {Tenu? l'Amy ci l'Auixid, wr U dtioltukin Je h 
£iUmitf fnnccâw^ Cir ^cini un trou Hfii:r«« ^uî k iiuvcnt. cUo ont nté 
<j devint (luMiêo ilciikrc celto de Fuus^U FifdplLC, btai 4u'ituï»i [icu 
•odgnevMEneni et dtligcmmcnt <{m Icf auirc« auvrcfi du metmc lu Jieai. 

Je me suis odoc oc ittvy pour l'cmfndition da Curlal de deux outres 
cx<Dpl^m> dont Tun est de U BîbliiritHfrqutf de Mnsîeurs Ûa l^iy frftrei, 6U 
^ feu MoEiiievr du Puy» i^onKiETcr en Jd Coui de PjiScJncai. ci le oetoud 
appirtknt A nïiistfe J-iif^uct \v M:irit^ 3Jvi>m cr U metnicCoiif, Fin*le- 
mcul «h l'ordre et ujttcOÏUt: dcï (luà^ic^, j^Ay cniorc SLiïvy le iMomc ncni- 
pklw de Maueur» du ^ay, UedAtu lequel eltei lont presque touEci. Ce que 
)e déclare. jTm de rcrïire J chicaa I^OQneur -f ni luy jppkirtieni et i^ue ccui 
qtiî Uroni d'ocotuvim en (Vjvm «xceUentn de maiiire Alain Clianier 
içicbcat ivec cgnibicn de peine cl de dlli^nec cUei oax citC touio :(UBk» 
en UD ceuff, et reuiru^ il leur andci:tne et pfimîiive splendeur. 

Je nctn'occupcni, pour Tinstint, qtic do piqs ittipctnnnr dcï 
inanii«:rii5 que Du Chcsnc i eus souï les yeux» k manuKric dc^ 
frères Dupuy. 



n 



Le catalogue de b biblioth^uc dc& fr^cs Dupuy mentionne 
en ces icmîcs un minuKrit des ccuvtcs d'Alain Chjitier ; 
Plusieurs poésies d'Aliiti Chirncr- Plus le Curial et le Qua- 
driloguc en prose» Le Uiy Je guerre p*r Pierre Nesison. In-^ *. » 
Cfi volume e^t aujourdlmi le manuscrit 1727 4a fonds fnnçiïs 
de b Bililiotli^^ue Miûondc. Tokito k^ addltloas et correcuom 



]. VHùtoiff d4 CÀsHb yU n'ett fat d'Abln ClurtifT, nuis d« Gille» k 
Boutic. coquin: Ou ChciDc Vcu rti jpci^u luî-mAoïe plus ittê. 
a. ftU. Ntf. m*. Ux. toj;j, fol. É;> v^. 



i^S \. flA&ET 

que* Du Cficsnc apport? au nrxio des poésies de r^dhion G:illiot 
du Pr^ W^)- 'ï'"ï<'^ ^'^ V4niïite% i|ti'Î1 dontic tu marge pro- 
viennent de ce manuscrit 1727. MilhL-urcu^cmciic ce %x>lui»c, 
comme noue allons voir» ot conticci pas toutes les poésies 
d'Alain ClianîiTr de sorte que Da Chc^e a dCi plus d'une foît 
l'en rapptïf ter mi seul Gjillioi du I^, Piertc Le ôiron ci, après 
Itai» tous les ancîct::^ cMîtctjrï Avitciit réparti Icsccu^tcs d'Abin 
Cbarticr en XXi livres : Du Chesue aSindoiiiie ce système et 
se cocicnic, au moitié pour les poésies, de suivre l'ordre du 
manuAcrii Dupuy. 

Le manuscrit J727, andcn 7é^, est un volume de 278 mil- 
Uni. itkT i*)$t écrit, d'une écriture peu lîsiMe, sur papÀer, xers 
le milieu du xv* sitc!e. Il cm încumpTct do tj iïn et compte 
actucUcmcDî i8j feuillets. Vola b liste des ditTcrcuies pièces 
qu il contient : 

I. Fol t. RfveHU'matift. — Fol. J. ExpHcîL 

Ediu Du Cht-sne, pp. 49j-5(i2. 

3. Foî, S V*. ia MUilit'Mfans mifcy, —Fol, iS. Explkith 
MUàanu sans tmrcf. 

Edit. DuOicsne, pp. soi-;2}. 

). Fol. 1$. Ccf/ùeibla rapiejUhailbeauxdûmacîmirfmaittrf 
Alain. — Fol, lî ï*. 

Cdit. Du Oicstie, pp. 53}-S24. 

4. Fol. tl V*. CcppH des Uurts nn^rts par tes Jama û mantn 
Aiain. — Foï. 16. 

Ldji, Du Chestic, p. 535. 

{. Fol, 16. Cy 't/T'^J t'njkil l'txcusaticti àt maîOn AUûû 
ùMtrr ctuJx ^lii Ji/nt ijn't/ a parli iontrt les d^nus tH son Utre 
mommé la RilUdame uins vtfny. ~ Fol. 19. Explicil. 

Edit* Du Chcsoe, pp. 53$-j)3. 

6. FoL t^. CcmpUinu d/ maisirt AUin c&mn Aa m^S ju /m 

Edit. Du Cheuic, pp. 532-}3tf. 

7* Fo!.li. /^/irrJfpf^w^.— Fol.is- Esptidt 

Bdit. DnCbesoe, pp. Sî'-Si^- 

5. Fol. 3] V*. ^Mlre îay mùsirt Ahim tûUU é mm ut ^noêr if 
SoÊirp^w. — Pûl. 2^ V*. Exfiint. 

Ed. Du Chcsnr, pp. 5'|l'S49- 

9. Fol. 27. Zi Jffcji^J!rxj(yÊvivaû/tf«K«/j. — FoL 4t V. 

Ê4tE. DuChcsoe, pp. 549-S^l- 



y;oncE sur le MAïiirscnn 1737 197 

io< Fol. 42. Cy ctimntana U hraidirt 4cs nMc3, — Foli 48. 
hxplû-it. 

Eilii. Du Oieinc, pp. 5S1-59Î. 

11. Fol. 48 v^. Cyfomtnanct U Ihn dti quatre damn compile 
par mahite Alain Chairtiicft Sfattairt du rcy. — toi. Sj. iixj>liciS 
k Jit*rt dt4 qt^êtn dames. 

Edit, Du Ch«DC, pp. 594*684. 

13. Fol, Sj, Trpin rrtaiiirt jAan Chantl, — Fol, 93. 

On ne cuiinaîi, siuf erreur, pas d'.iuirc copie de ce po^inc, 
long d>Qvîron €zo vers, en qu-uroios reliés entre eux cin^^ pir 
doq. Voici k commcnccmcm : 

Il à qaiiuie iiu ^uc U grint fortiC tco. 
Belle ui» |i«r 6t chiA^un npptilcr. 
Lots b ptui drue en Fr»o« et inicult pcuptec 
D'arhre*, Je ïrm*, ilc Ticïne et (JcJ verdure, 

Oevjucholc le pcni d'une vaJtc, 
DVrbc n de fieur(<] mam ffnTremrilet, 
Suiv^m AU pji U voit rruirictJ4:c 
De» firw *mJii*, qui lanr com k- ^^^ Jure 

Scullciit P^ I 1 ' qucrîf kur ;iJ\'Ci]Iut«, 
Pevunt Icun encan kl'jniorcDïc pctartirt; 
A loy J'omicur. uiis y pcnicr Uiduiie;, 
SI m'enbity en coe eiirolac akt, 

Clm alt-nioui et de nmivcl ptlce, 

Fu foix nioDUnt et fiz htt jxdice, 

Qui QIC itjGiUp (jvJiLt l'oit au Iou|c jIcCi 

A Tais d'ucg furc de mMlt riclie clsuftuio. 

Fait » (ompat. meturf pir Jrotcture, 
Plaîiu tiWrcs \xn Je ù [trcs] i^iiu: Likurc 
QM'on<:4]uc« plut bc^uU ne vit diait crciiufc, 
N^auuï pUîuat 2uuai d'une jtMeïiiblce. 

Le poète, triverïinc « U forf t h pk»; peuplée de France »> 
TcmarquL' un pin, — imnge de sa dime, — ■ 8<^"i, rom et 
droit V, et s'approche de ce n douK arbre ». II voudrait bien le 
biiser et l'nccoler, m^is il n'o^\ 1 cause de U gnnde foule ^ui 
se trouve là et i^uî pourrait V;ipertfe\"Oîr, h cause aussi de 



I. MoxUUsble. 



r^S A, WAGET 

Dangîer, Comme il allait s^éloigner, la more dans Tâme, Amour 
eut pitié de lui : 

Combien qu'amçoif que de ta m^cn aksse^ 
Se coQsentL Amours que je besasse 
L'escoT&^e au bas du grosset de la masse 
De ce douLx pain (_sîc) ou puiz ne poz actaiudre^ 

Le baiser donné, Tamoureux s*éloigne, et perdu dans la foule 
ne se lasse pas de contempler « Tarbre de liesse ». Quant au 
K doulz fruit a du pin, il est placé si haut et si bien gardé par 
Honneur et Dangier, que nul homme jamais n'en a pu goûter. 
Lt nombre est grand déjà de ceux qui ont perdu temps et peine 
à vouloir le prendre. 

Les ungz venaûs a ch!ere humble et couarde 
Et les autres pour ce que plus leur tarde 
A get de hraz, a tiait de flèche ou darde, 
A feu d'engin^ pour feuille et fuse csprandre. 

Ils ont dû bien vile renoncer à leur folle entreprise, sans avoir 
pu ni casser les branches, ni entamer k tige, ni brûler les 
feuilles. Il n'eu allait pas de même pour tous les sapins de la 
forêt- Combien avaient perdu Heur, feuilles et même fruit! 
Notre amoureux espère cependant qu'un jour viendra où son 
pin sera moins inaccessibïe. 

Tous les Tubins de Troye et les balaii 
El les trésors de Lyon ■ le palaJs^ 
Ne qu'en mer sont de la jusqu'à Calaiz 
Ne me fcroîcut le meare ' a non chaloir 

Car plus me plaist et plus me peuh valoir 
Penser i luy de bon loyal vouloir 
Que i tout l'empire» et en fusse ja Toit ; 
Qu'^Ti luy seul sont mes jeux, mes riz ei glaiz. 

Puis le poète nous raconte comment un orage épouvantable 
est venu saccager la foret « sans per a. 

Mais oncques puis que [ce] beau cas m'avint 



I. C'est-à-dire /7ÙWI. 

2' Ne îeferoifnt mf mettre. 



NOTICE sua LE MANUSCRIT lyZj I?? 

A dqniis fatt en la tbresi l'orige 

Qfie » grant n'ert maiz vcu de Dosire aage, 

Car cllo a mis â sang et a oultrage 

Le hauk vassel d'aguei et d'envaye, 

Pui^ louâ occiz pai loups plains de haye 
Les forestiers et la forcst irahie^ 
(Dont toute France est en dueil esmaye), 
Ore habitée a honte et a dommage^ 

Dehors lion, leu et lîepart rentage^ 

Qjji ja l'om mise a butin et partage, 

Ne fusi le cerf qui atîent l'critagc 

Qjic Dieu maintient pour faire aux bons aie, 

Dont (puis) ung lion et [ung] lïepart la vie 

Y ont perdu par f;laive et plains d'envie ; 
Et ceulu en fin qui foy leur ont plaivie 

Y lerront tous l:i char cl le plumage. 

Bien doit chascun plaindre ce lieu noiablf» 
Prins des maulvaiz, des bons inhabitable, 
Cor maint sapin, [maint pin], maint bois portable 
y ont perdu fueiUc et fruit, scve et fleur, 

Par l'oultrec cruaujtd intraciablo 
Du vil mauvaÈz bestial pou estable. 
De jour en jour, pour ce «s véritable, 
MOTl et mal mis en tristesse et on pleur. 

Mains vriiz amans^ a grant peine et douleur. 
S'en sont yssu?. sans riens traire du Teur, 
Et maint, a ton et soubz faulce couleur, 
DesiTuit par mort villaine et JilTamable. 

Le doulx hault pin sut tous autres trîable 
A mouh grant force et par geut anuiable ', 
Avec{qufs] lui maint gcnt sapin fiable, 
Ea fu(s)l hors Irait et mains boU de valeur. 

Quant à Tamoureux, il put s*échapper w par son moult 
increable a, et depuis lors ii a fait tous ses efforts, mais ea 
vatti, pour rejoindre son « doulx pin u. 

Ce iresdoulx arbre ou je pense a toute heure 
Fait voiremeni son ossicie et demeure 



I, Aatjmtle. 



aoO A. PIACET 

Ea liea IcnogUin, dont mouvant mon cueur pleure 
Quant je peose que repaîrer n^y puis. 



Entre haulx mons que veni n*esï qui n*y cueuTe 
Bouc au dessoutz, neige ei gre&il iJesseure, 
Prcs de la nier, entre gent qui kbeure, 
De bngue estr^tuge, a corps lours ex maulduLz. 

Mais il n*est pas facile « sans lettres et bons conduiz » d* aller 
dans ce pays lointain; aussi notre amoureux n'a plus qu'une 
chose à faire : attendre avec patience et s'en remettre à Fortune, 
Nature et Amours. Voici la fin : 

Or vudife Amours de sa grâce enteriae 
Moy regarder de son regard bénigne» 
Donc il sait ' [bien] faire a ses esïeuE signe 
Qpini il les veult de ses biens pourv[e]oir; 

El Fortune sa face femenîne 

Et sa dextre dont ses eùrcux signe 

Acesie foiz sur moy tourne ee encline 

5Î' qu'il m'en peult de tant mieuli escheoir; 

Et Kature face aler et v[e]oir, 

Parïer, oyr, e: penchier et cheoîr, 

Le tresdoutx pin ^ qu'il f vudlle asseoir 

Sur moy sa tleur dont ïa doulceur m'esptnCi 

Ou sa fève qui ma grief soif ircimine*; 
Mail se du fniît dont senty i la racine, 
Qvïe pïus désir de uni qu'eti suis mains digne, 
Il peull sur moy quelque doulx grain cheoir, 

Si chierement et sans m'y mcschcoir 
De langue ou d'ceil n'en ma faultc encheoir 
Le garderay comme il y doit cheoir 
Tome ma vie; et atanr mon dJt Une- 

Le poème est suivi des vers suivants qui, si Ton en croit 
maître Jean Chastel, apprennent aux lecteurs le nom du « doulx 
pin D : 



1. Ketit. 

ï. SU. 

). cil qui. 

4. C'est-à-dire lerminr. 

j. tatdt. 



S-OTICe SVK LC MA»L-*^ltrT T7I7 Mt 

Qui pit leitid d'uAcmblcr cl Kpi^ndrc 
Sircil JX- V. de .XIUI. 1 point frtudrtf. 
Sa .X, <Ct) de .XVI. ce de ^X. Joubt^ vmt *, 
It trûuivrojt (j) <411l' a qui nie Ci^nvini 

Fflr ce dloEf le pûnrmti II emprcndrc 
El l« beau nom y oongnûbtrc ci 4prcadr« 
De h bcUc àom ce doulx rai] me nm. 

Q^ pjr Icttro. cK, 

C'At t« innc pin que Oi«u gari île d^pr«ndia 
Et d'«ttifC fi;u que Jeu d^Jinour* «^AOilrCi. 
De [)i)i non mer (i:iinouriMt dc\int 
Qp'onc^ud JcpLib 4'jucic ne me MAJvîni, 
Comme on le peuli ou bvret mi«uU comprendre 
Q>il par Ictircfi eu. 

ComnicnE s*4ppcbii h belle dame que le poète, <!3ns une 
Atlégorîc souvent mabJruitc et parfois ^roic»iuC, compare au 
plus beau pin d'une foTct, U i\'csi pas facile de le voir d'après 
le* ven ènigmatiqucs quî ccrminen: k poimc. Qu'elle ï^'appcllc 
Jeliaiine ou Jai:qLiciie uti Pcrreiti^, ccl.i imparte d';i[11t^urs iott 
(xnj pour Ihiatoirc liti^rairc. Quant au rwtc, il c« facile» me 
scroHc-i'il, de iroavcr l'csplicatioiï du poimc, La forêt « la plus 
peuplée tic l'Viiicc «, que chacun appelle h belle sans per »^ 
est ^idemmenc Paris, u Paris sans pcr. » Le récit conimence 
un peu avant la prisse de Pari5 par le^ Aiiglaîjt, et n l'orage d 
dont parle le pot-te nVst autre qui: rins-asion onf-Laise. Le 
a lion Cl le a licpan fl qui cnr perdu la vie wai Jean sans 
Peur, mon le loseptcmbre 1419^ et Henri V^ mon le 31 août 
1422. Quant au * cerf qui aiicni rcritagc *» c'est Cliarics VO. 

Le pcL-tc;> m;tiire Jean Ch^^td, que les documems appellent 
également Jean Cartel ou de CaïK^I, est le til^r de OirisEÎne de 
Pi?kan ei d'Hileiine de Coatel, .\ec:rèuire du roi. Ntms vavon^ 
qu'il naquit en ii^$. A trctjre ans, comme il était, mtvaat 
i'ciprcsfiiofi Je Christine elle-mimc, o assez h:ibîle et bien 
ch.ini^ior, * !t eomfc de Salisbtirj' l'emmena en Angleterre pour 
en (aire le compagnon d'^tudcâ et de jeiu de »on fils. Troii ans 



t. Prcixi; c^rirnc éh k pohe, 9 et 1 dci4. 6 c< 10 de i£i et xode « dn 
donfal^ B, V. ne trstr rini. 



ao2 A. RAorr 

plcj lard^ le noWc comcc fui p Jécolli 3* : Cbrisïinc fi: revenir 
l'enfant en Friocc. Il s'y Viyr^t, s:in» doiiic, sous h dircccion île 
sa mtrt'p ^ r^tm!^ tlci lfnfe\ n (ut Ijîcihc^i tuimmé nmain^ ce 
sccréuirc du roi. Le AVj témcngnc de ^.i hAÏnc des AngUis ci 
de $\ douleur de v-oïr Fariï aux mains des amcmi). Noua 
savons précisé meni qu'ni 141S Jcaa Casicl, fuyant les enva- 
hisseur», s'était réfugie auprès Ju Dauphin'. Il oiourui vers 
141S. 

Le Fin ne noixs donne pas une très haute idée du calem 
poétique de Ostel. Ceriaîns adversaires du ^exe féminin 
prtïcndaitut, cependant, au XV sîtclc. qu'il éuli laureurdet 
écrits de sa niértl II était, \x:rs i-fié. Tan des vln^i-quatrc 
ministres de la C<r»r anwurtusf de CHrUs T/. Le compilateur 
du jardin df PSaitancf citL' Caiicl au nombre des bons a rheto- 
rîcicns a du xv m^h:!^. Aprti ivuir ineriiiÎLinTiè Ahin Ciiartier 
et Arnoul Grebin, il ajoute : 

Momc» Cutd qu'dh cui 2 tiU pour sfcn 
Qpî depuis fin gram rrtfaorxUn. 

Le compilateur anonyme énumère ensuite Pierre Je Hurion, 
Georges Cbastellaîn et Vaillant, A-t-il confondu, oninme on le 
faisait déji au XV sitclc. Cl comme on Ta fait souvent depuis, 
Jean Cartel le père et Jean Ca^icl le tiU qui tut, comme on sait, 
po^c et chroniqueur, et qui mourut en 1476 ' ? Il est permis 
de tr le demander. 

Le (bl. 95 V* c3t blatw. 

t). FûL 94. Poème amoureux, d'environ 2^00 vers, sans 
dcrc, — Fol- 114 V". 



I. Voy. A. LoQsndii, JV£f pmdmt ig dvmmtiem mgkîie, p. }jS. Cf. 
l^piavia, XXI t 374- 

3, Jmq Do(idi?< veut pfobAbkrwnt piflcr i^a p*lit-fUs ce tun Jn lUa de 
Cbrifliofi de PfsA ikot ces veis d» 7r>^ /^ Jtnnwmfr : 

Qjri fit i»taa gf^n R<fa0rt6<aiw 

El vert «HAt 49 l'ofiUkr Lastel 

«ïll fttihfa fu«< dc vit vif «uuL 

Sor Je» Cuitl, 4bb6 do Salnt-Mi&r-ckt-l^on^ (hrOÉîfuéQr de France, 
vojFBQsikbcm,AH. &, ^CkrA^ i'<i6k,t.n« p. 461, ci M. Tbomu. 
JtcMfliiJ, XX], 371. 



NOTICE SUR LE MANUSCRIT I727 203 

Voici le commencement : 

UJe vueil ungïîvre commender 
£c a ma dame renvoyer^ 
Ainsi quG je lui ay promis, 
Ou seroût'tous mes faiz «scripz, 
Non pas tous, maiz une pariïe 
Diray de ma mellencolîe. 
Amours, par vostre bon vouloir 
Vous a pieu moy faire savoir 
Que je choisisse une mùstresse. 
Choisy l'ay plaine de jeunesse, 
De biens, de beauhé accomplie, 
De doulceur(s) ei de chiere lie^ 
Son regard est doulx a merveille- 
Sur loutes est la non pareille. 
El pour ce Tay voulu choï^r, 
Esperani que deusse advenir 
Au haultain bien des amoreui. 
Maiz trop me ttouvay,' angoisseui 
Par hardement de trop parler; 
Car dit luy ay tout mou penser, 
Guidant qu'il m'en dcusi estre mieulï. 
Mais RefFuzIe trcsennuieuk 
Est contre moy de sa puissance» 
Dangier d'autre costé s'avance 
Et y est quant g'y doy venir; 
Lors ne sçay je que devenir, 
Qjjani a elle cuide parler 
Empré? elle huche Dangier, 
El Reffuz est d'autre cousté : 
En ce point suis je gouverné ; 
Adoncq je n'ose plus mot dire. 
Mais plus me plaist son escondire 
Que d'avoir tous les autres biens 
Du monde qui point ne sont siens ^, 
Jusqu'à la mort la vueil servir 
El touics errieres bannir 
De moy pour elle seulement. 
Sien «n vueil estre ligement 
A la servir de cuer et d'ame 



1. Trouve. 
3. Mims. 



â<M A. rtAOBT 

Lo/wlma» ajmriic iCoWc dimc 
St nuUtiCH* de m^n vouloir. 
En M ptnuL je vudl rcEniauir 
Ne Jamjjfr tvc m'cri vueil l^iu«r 
Pour mil ' t]uc fc:î pnl»i? ciiJurtr. 
Etpttim *iïi"un Temps ^ui vcnJfn 

Cr Avra p^HA Jv mn pbiat 
Et Je nie» iiuuU (l^tEi je luc plûo», 
Mail l'iTt^mc me ùâx hngvir 
El ucs pïUu»oaeat Tenir 
Pjr Dttir qui in'arttt enflj^mbl^ 
Souvenir Avcc luî s*U9Ci]ibte; 
Pctatr Oit roui i u bnuhi 
El [kv ccï JeuA luît itourcicd : 
Devint me prennent ci derrière. 
Perdre me ioal souvwi Lnuilerc ; 
Je praw qLuni deuttc prier. 
Je ne puî» boÛT ne mengn. 
Tuit suis de f'ifiwMir CTïïrcprim, 

|e ne vcui pas fjîrc nuinicn-ini Tanalysc de ce loïïg poème, 
Qjiil me iutïisc de dire que rnuicor lth est Oioii de Graiidson. 
ei qu'oii Je retrouve, malheureiiscmenc incomplet, dam un 
manuscrit, ou ^luiAt dons deux mamisjzdi^t de l.i BîMiotiiiïque 
de Bruxelles. On coniuh \i Hn^uMbrc £if on dont e^t ^Ubiîré le 
catalogue des mAnuscrics de Bruxelles : chi<]uc pi£-cc d'un 
mafinscrit pone un nnm6ro Kpéci;d> Ce systïme n'a qu'tin 
seul avaiiia^e : tl doimc rillusiim de la nclic^se, Kumsui qii.md 
un seul ei m^me poème est cnup£ ca dctix, coincne c cM le c^ 
pour le Livre de Craadson* Le comn^oecmcnt porte, aï je ne 
me trompe, te 0° 109e; ; un blinc laissa p:iT Le copiste pour 
une mmûtuit: ;i nr^mpÉ le réiUcieur du csulii^tiCj ^ui .1 pnx 
U En du Livre de Grandson pour un pofmc nouveau et qui 
lui a donné le n* 10964* I^ poème de Graod&oOf en vers octo- 
syllaMqucs rimant deux par deux, ^-^t tout rempli de ballidcs, 
de rondels, de I.1ÎS a de comptaintcs. Le laî qui comnien>:e 
p«r CCS vçrs : 

Amouiv Amouiv j>Jî' HiutcTyc 
CluaWr, djnnr et meiKr 'pyt. 



I. N^, 



NOTICE SUR LE MANUSCRIT 1727 20S 

Douleur m'assauli et me guerroyé; 
De desespoir suis eo la voye, 

se retrouve dms le manuscrit de Westminster Abbey qu*a décrit 
M. Paul Meyer dans le Bulletin de la Société des anciens textes 
(1875, p. $0). Une lettre en prose, mais sans grand intérêt, 
est adressée par Grandson te au sire [Jehan] de Cornoailte w, 

Le poème se termine dans le manuscrit 1737 par le rondel 
suivant : 

Celle qui est belle, doulce et plaisant, 
Toute bonae^ des autres non pareille, 
Vostre renora m'a tout emply l'oreille, 
Mes yculx ne voient que vous que j'ayme tant 

Désir me va nnyt et jour «isant 

Et me dît : Aymé, <:ar je le te eon^eille 

Celle qui est belle, doulce et pUisani. 

Et puis qu'Amours a qui suis obéissant 
Veult que du tout a amer m'apareîLle 
J'aymeray laai que ce sera merveille 
Et serviray son honneur a croissant» 
Celle qui est bcïle^ douke et pïaisant> 

14, Fol. 124 v°, Complaincte d'amours et responce faicte par 
maistre Alain Charretier, secrétaire du roy. — FoK 130, 

Belle que' bon renom et loz 
Font saige de cous appeller,-. 

C'est le poème imprimé dans Tédition Du Chesne, pp. 684- 
694, sous le titre de Complaincte d'atnours et response. Pierre Le 
Caron Tavait intitulé : Comment Pamoureux deprie sa dame et est 
fort répugnant a la belle dame sans mercy selon maistre Alain, 

J*ai depuis longtemps réuni quelques notes, que je publierai 
un jour, sur la Belle darne sans merci et les nombreux poèmes 
qu'elle a plus ou moins directement inspirés, La Complainte 
iTAtnours se trouve dans un grand nombre de maDUScrics sous 
les titres de La Belle dame a mercy, La Belle dame qui eut mercy 
de son arnantf Complainte d'amant a amye. On en possède plu* 
sieurs éditions gothiques'. 



1, Qui. 

1. Voy. MoncaigloD et Rothschild. RtiMii, XI, 19J. 



JOé A. nAGET 

Cette Compkhite iTAtrtours n'cji ni d'Aliin Charticr. comme 
te veut notre manuscrit, ni de Jean Miror, comme l\i supposé 
M. P. furis' : eJlc est formée Ji: dtux p«ûEs poèrui^v i^uon 
trouve Î5o]^s Jms qucl^iie% inanu&cntï; ruii U'cui eii proki- 
blcmcnc ini^ricur i la A:/fe dti'Wf iâiu nuixi eUe-mèmc. Il 
commt-ncc p.ir ccsvcn : 

Jeune, gttH*, «urw et ririerç * 
D^onnour et de |0)^v9C cbicrc, 

et t4 trouve» par exemple, dans le manuscrit de Wesimiastcr 
Abbcy cité plus h^ut. 

I), Fol< i}0. CompIainU dtttmeiûjl if Eh* ** Toi. tjy 

Mon, or voif je U croiult^ 
Rc «Solorcuv iviulcntf,.. 

Publiée par Du Clicsnc, pp. 755-758- Eo marge Je l'édition, 
on lit : « CttU piàe £tt au ms. jeik^ U nom du senischaî if Eu. o 
L'iutcur de cette compUtnte est probiblement JeAn Le Sénè- 

ou pcui-étTC 50D fils. Jean de S^înt-Picrrc. également sénéchal 
d'Eu, qui fut Tun des miniïtreïdc U Cour fimotireusi:. 

16. Fol. ija, Autrt compicmcte df iwwtrf/* aa^inctana, — 
Fol ij6. 

Je \ay qixc di^iïcuii Jinourrui 
$t vKiU oe joar «pp^reir (sk) 

Edit. Du Chesne, pp. 759-766. Poème d'Otonde Grandioo, 
ïur lequel voyc2 Simanta, KIX, p. 

17. FoL t j6. Poimc uns otrc. — Fol. 144 %-*. ExpOeit, 

Le |owqu« l'un K r«fiouveUc 
Amimn me Eëv; eammuidcmcat^ 

Publié» d'iprés notre iiuiiuscrii> pir Du Chcst^e, pp. 69S* 
710, Eous le dtre suivant : I^ PatUrt^ini Saw^ur^ nûuvcîUnuM 
mis n Inmhr^ L'autcar de cv poème» comme nous l'apprend 
tu manuscrit de VAnenal, esc Baudet Hcrcnd. Voici ce qu'en 
dit André Du Chcsnc, p. 865 : « Je ne veux pu soustcnir 






NOnoE su» LE uAXi;scitiT 1717 207 

tvec oplm^iTtié qut ceiie pièce sott in^abiublcnieiK de Châr- 
ticr : car il n'y en a point i*: mention en toutes le« jiici^imcs 
imprcuioiJâ. Miis lUyjiit uouvcc parony ses Poc7tit-% iledaii^ 
rbïcmpkirc A U mim, je n« Tcn ny pas voulu tctncraircmcrnc 
ftjetttfT. Joint a\}C cclay ^u\ n compilé k Jardin de Ffatfafja 
Tini^rc uusîi lît-vaiu le iX^lut dti lUux Fot/urifj;, le<|ut.-[ eut 
vraycmcni Judit Qiarticr. ci luy baille pour tilirc : IxPurUmenî 
iÂMOurs et de ia tkîk dami i^ns ntffrcy. Ce que je coafcstc 
IiigcnucTncnt n'ivoir :ipperoeu, sinon depuis TÉdUiOQ présente. 
Gtr lutremeiii je x\e !Vu4%v pus donnée cunimc nouvelle pièce» 
âins comme nouvcllemcoi restituée \ r<iutbcur; si uni c^i au 
moins f]u elle soît de ix f^on» comme j'en :iy «quelque opinion 
Cl crcanec. » 

iS, l'oJ. i^s^, Rondd. 

En «crv^int m ctiin« «1 «rnoun 
FbcuKtiKnt se uKUt nic* jour). X» 

Edlc Du Chcsnc, p, IE09. Hn marge, on lit : Adptt^é nàu- 
ViJtfPtf.'tt du w/. 

19. Fol. i4;.{Rondel], 



Édii. Du Chcsnc, p. 809. En nurgc : Aussiadjcmté du wu, 
Lo fol. 14} v"c« bbnc. 

20- l'ol. 146- [Le Q^adrib^ne iavectir|. — Fol. 172 v*- Cy 
finista priSfnt Qtiadrilogtu. 

Edît. Du Clicsne, pp. 402-4J4. 

ar. Fol. :7a V». SfKîuii U Caria! fait par maistrt AlMn 
Chamtier. — Fol. 17^. Explidl k Ctiriat fait ftar nioittre Aluiti 
Cbarrtticr, 

Edit. Du Cbesne, pp. $91-401. 

1!. Fol. 179 v°, l£ layd€ 2Wrrc. — Fol, 189. Cy fim klay 
iegwm qiufist rmistu Pitnt Nm^m* 

[G]ocrK, dccsM des ibysmc» ii*cti£cr« 
Epg«rdre«diï frion Lucîlrr 

Trts imèrcssanc poimc de 71e vcn, dont fsi prU copie. Se 
croinc, incomplet, dans un manuicriE du V'atican; voy. Lan- 
glois, p. ao9. Cf. Goujcit DC, 177. Du Cbcsnc a publia, d'épris 



208 A. PUGET 

noire aianuscrit, quelques vers de ce « gentil poème » dans 
ses Annotations sur Us œuvres de viatstre Alain Chartier, p. 820. 
2J. l'oh 189-189 V". 

fn]onn« gens qui en ce moustîcr 
Vcnci chascun jour pour prier, 
Pour Dieu, ncvucillGE obtier 
Lvs trcspas&ez... 

Cinquante-neuf vers du petit potme connu sous le citre de 
Lais des ir^passés. 

Le manuscrit que je viens de décrire est, comme on a pu 
s'en rendre compte, important pour Thistoire des œuvres 
d'Alain Charrier. André Du Chesne Ta eu constamment sous les 
yeux; il en a publié deux rondels et deux poèmes qui ne se 
trouvent pas dans les anciennes éditions : la complainte du 
Sénéchal d'Eu et le Traité de Baudet Herenc. Quant aux addi- 
tions Cl corrections de tous genres apportées au texte de Galliot 
du Pré, il est inutile d'en faire ici la liste. Ouvrez Féditioa de 
Du Chesne, vous verrez presque ichaque page, dans la marge, 
de nombreuses variantes ei cette petite note, souvent répétée : 
AdjitHsUJH rns. 

En face du R^irru de Fortune^ p. 710 de Tédition, on lit ; 
Cette fHfir et te^ deux suivantes w sont point au tns^ duquel mus 
tttWJ si^mmts aXiU^ en fd prcsaitt Âiition. Du Chesne fait la même 
reman^ue pour VH^^pittil Xamour et b Poitourdh Je GrjnJson* 

Arthur Piaget. 



L'ARTE MAYOR ET L^HENDÉCASYLLABE 

DANS LA POÉSIE CASTILLANE DU XVf SIÈCLE ET DU 
COMMENCEMENT DU XVK SIÈCLE 



I 

Pour élucider les origines du vers d*arU mayor, ii faudrait 
exposer en détail Thistoire du décasyllabe dans la poésie portu- 
gaise et castillane. Ce n'est pas ce que je me propose de faire 
aujourdhui. Je prends celte forme rythmique it soti apogée, 
vers le railicu du xv" siècle, notamment chez Juan de Mena 
qui Ta consacrée dans son poème intitulé El Labfrinto ou Las 
TrecientaSt et la conduis jusqu'au moment où elle cède la place 
à rhen décasyllabe italien» 

Le vers que les poètes ou les prosodistes castillansdu xv^ siècle 
ont appelé vers d^arie mayor, et que les Espagnols nomment 
maintenant dodécasyllabe, est, comme l'ont très bien vu Clair 
Tisseur et Scengei ', le correspondant exact d'un de nos types 
de décasyllabe : le décasyllabe a césure à cinq », plaisamment 
désigné par Bonaventure Des Périers, dans son Carestiie prenant^ 
sous le nom de taratanlara. Il y a en effet identité rythmique 
absolue enire ce vers français du xiiï* siècle 

Arras ç%\ c^scolo | de tou^ biens entendre 

et le premier vers des Trecimtas de Juan de Mena 

Al muy prepotente | Don Ju^a el S^undo, 

et quant ï ta dénomination différence de ce vers dans les demc 
langues, elle tient uniquement, comme chacun sait^ au système 
de numération des syllabes, oxytonique en français, paroxyto- 
nique en castillan. 

Le propre de ce déca- ou dodécasyllabe — que je nommerai 

1. Modestes obut-vations sut Fart de l'friifief^ Lyon, 189), p, 68. — Stcngel, 
Romanisihf Vtriithre^ 5 74 {GrumlTiis dtr romam'icfxn PIMoIogir, 11^ i, p. ^6), 
Kemnia, TLKliS 14 



310 A. MOtEL-rATJO 

disorniab VarU mayor — est <l'A\^ïr uoc coupe ou x^riuUc 
pause après U dnquiime sylïab: accentua : Icsdcuv himîstîclic:^ 
égaux compicnc iinsi iM cinq, soit âx, soit scpi syllabis, iu\- 
vani qii'ÎU ne icrmiiient p^i un oïLyton» un pirtnyioa ou un 
praparoxyton. Cette ïoapc itàh si bien considérée comme le 
principe Toadamcatil du type en question, que les prosodi^tcï 
ca&iillanï du xvï* au x%nv siùcïe icruicnt \'ar.'f mapr pour un 
compost Je deux ver, de vîx syllnhct, 11 importe A^ pr^iwr ce 
point, car U a tii contcscÉ plus uxd, comme t>n \x-m. Je crois 
donc utile d^ transcrire ici, dam l'ordre cbronologi^uet ce qu'ont 
prétendu c^ublir ces thiioriciens. 

Juao de) Hocîiia. Arte de fxrsia atstiUana, Salanifln<)ac, 149^» : 
« Hn cl arie mayor, la pîes son întcrdaos, que se pucden partir 
por medto. » 

Juan Diaa Reogifo, Aru px^ka espanoîa, Silamanque, 1593, 
pp, 1 3-1 4 ; a Bl verso de anc mayor se componc de dos Tcr- 
sosde rcdondilU inenor, s et Rengitïi donne ces deux exemples, 
Tuo i deux Ei£mËstich« ftminïnt, Tautre i deux hémtiikhes 
tniiculiiis : 

Tcmi U EOnacau dd mat tUcrido 

et 

Entic en nu jirdln tirrUo de amor. 

LuU AITonsodeCarvallo, CiMcdcAfrtl^, Medliudc! Campo, 
1603, foL 67 : El verso de anc mayor se compooe de dos 
versos juatos ca nto de los tie rcdondilia menor.. 

Pcr^ne qdf n putdc pccidi» tu enote «- 

FfinciscodeOsciJes, Tahhs podUoi , Murcie, 1617, p. 19^ : 
a Este verso (l'^t: mayy^r^ C0D£ia de doacc sylat^, es bipartito» 
ticnc scis sylabas dîstinctas, y lucgo otros seis : 

Al muy prepuurmt — Den Juao d K^DiiiO'-. 

Este verso puede tan^bteu cotistar de dicz sylabas, por ac^bar 
los finales de cada medîo verso en accnto Agudo, como : 

Gucrrcni kad, cndîTb i?»piAal. 
Tambien paeJe ser de oswc, como : 

Cruel c» «nKir. i« tal «oh uTre. 
Tambicn pi»edc aer de trc», coïc^ ; 

AoMi ioto bun fl wrbir niintroi inlmotH ■ 



l'aite HKWt irr L'ttcMolïCA^dauu: ^ri 

Le P^ Sirmlento, Xùmarùu pjrrt tii hhtfffia Je la fvesia ypotias 
espUNt^ii, MjiJiitI, I77$> p- 195- Ccl Auimii aJ(>pri: unil Jl Hia 
h théorie de ses devanciers et donne Ic^ foioiulcs de toutes 
Us combUiaisoDS posstbl<« do vers d'arU tnayer ooupi en deux 
himjsrichet £g3U>> qai peut ainsi compter dt du i «juatone 

De nos jûun enfin, V. Saivi, dans sa Gramàtka (éd. de 
i8sa» p. 404), F. Wi>lf^ dans scs5fMto {pp. 411 €(427), et 
Dîea. dms ^on mémoire V/htr dir rrur. pcttu^mische Kunshy 
iitid Ihjf^sif (p, 4a), se sont r^tngis 1 h mime mojiîèrc de voir- 
J'aJQUierni que U c^^upe apr^ U cinqutËnw srlbbe accentua 
est mitèridletnent attestée par les tnîis pcfpeiuJîcubire^ qnî 
m.ir^iK'Tii les h^fnîsckhtï dans certains m^nuscriis et au DioiiiS 
dans un ancien imprimé de 1 499 ^. 

Voïli qui semble un îsXt acquis : Va^rU itÈoycr se divise en 
deux hémtnldics égaux ou dt; vateiir équivalente, ti il est néce^ 
taireinenr accentiiC* sut la cinnui^mc svibîic de duqucr hémi- 
stiche. 

VarU :f}ayffr^ outre les deux essentiels, comporic-t-tl d'autres 
ftceents ryUimiqtjes ? D'après Reogifo (/- c), Varu rnixyof^ pour 
être bien lythiné, lécLime cikuic un Jccent sur b ilc-uxiéfne et 
sur U huiucmc s>llabc : ^ Bl veno de arte ma)^f se comjioiic 
de dos vcrsc'S de rcdondilb mcnor, j oo de todos les que 
faemos dtcho, sino de solos aquellot que, de las quatro sylhK.is 
primerai, tit-nen la i^^ttda luiga^ ojmo se vera por cl exnnplo 
que slli pusitnos» que c:s este : 

Xemi b torTii(:iii tJd nilf iiltfuJa, 

Alonso Lopez Hnciano, quatre am :;prcs Reopfo, se montre 
moîn» exigeant \ ouiTe le?( deux accents indi\penuble^, il nViîgc 
que ^clui de la huîlivmc sylbbe : Ix v inctns c1^tellano de do£C 
sylabas », sek>n ce; huniinîste, « quiebra con el ac^ntc en irca 
panes, la vuaeii quitiusylaba, y h ocraeit octava, y boira en 
vndecSma, (Ocno lo vcrej's en el rxempla dicho : 



1, Voy. CillflnSa, Ensêja it mi« HM- n/. >^ fiN^iU r«r#«/ fifViMi, L III, 
a. PhliMfhta mtiit^j fvfa£4. Midrid. tf^é, p, aS6. 



^12 i. HOREL-FATIO 

Ainsi, dinfi cet exemple, Lopcz Pînci.ino ne jujfc pas que U 
deuxième vylbbe (rnuy) porte d'acccnC' FTincisco Silîûas, Je 
plùFuIo^Lie Tiiuskicii, qui tttc le mùine c-xL-inpIe coirmr Evpc 
parfait liut^rtiifi fttflrnm) de VarU may^r, iJmcC ici au ccniriirc 
uo flccvnt sur U deuxième, puisque» tuduisint son \tn 
rythmique en un vert méinqtte, il y vuii un composa de quatre 
pieds anipbn^raqatfï oix les longues corretpondnil aux s^ll.ibes 
icctiitu^cs : 

ilmùyprtpAtCïrlCdOa tcUa «I MgCndO'- 

Cascale^ combat d'abord Lopc^ FIncïano pojr arriver ensuite 
\ dire i peu prè^t comme lui. Il a d'itlleurs reconnu, ce qui 
était auex intclli^jent, le inouvemeui f^'ilmiit^ue binaîrL% qu'il 
iiommc mnaura, comme piiiicipc essentiel du vers lonun : u H 
vcr5o licne 5115 hichïut-xs pcr las qudcs se cïcandc. >» dit-il 1 
propos de rhendc^c:LsylUb>eiuIieo; Qcada mensur^ comprehcnde 
dos sybbaE, y en U tfgunda tylaba de cada men«ura ve conii* 
dcra cl acento > (i. c, p. iS^)» c'cst-i^-dire que le mouvement 
de ce verA est ïaïubiquc. Or, Varu ntayor se componc de mfmc 
pour U première nwnsnra, qui est tambiquc; mai» l'accentiiatioD 
obl^^ée de In dnqtiif'me wllabc itxmble ce mouvrmcm l.-^mbiqnc 
et coninim d'accentuer la troisième lyllahc (prcmiiri: de b 
deusiitoc mcnSHrd) et nous a\^ns alors pour chaque li^mistichc 
un Umbc suivi de deux irochics : 

CantAd roOd mil — li m:b crf^dJ gomJ, 

Tel est le rjpc pAriaîi de Vatit mayar\ Xf.m\^{c\% ïoix petit 
admetirc une dérogation au principe du niouvctnent binaire et 
approuver des vers qui» outre les accents de lin d'hémistiche, 
n'en auraient que 5ur b deuxième ec h huitième sylbbc 1 ■ bkn 
piKde en la sc^^nda y en U qiiinia mensura bicar su acenlo 
\L c, p. 197) - 

O dilro acciJfmc ^ ioUr tsèumino. » 

Tn somme, Cascales, pour un ûfk may^ sorubk, exige de 
pluA que Lopcz Pincboo l'accencuACton de !a dvuxiime syi- 
bbe. 

De toutes \c% ob^eTriiions p.'é^m^e^ par c^rs auteurs ei des 



I, Dri/MÛi(, Saknmqu*. 1)77, p- JI9, 



L'aI*TE VAVOR et L'llEKDfeCASÏLL.\BU 21} 

règles posées pnrcuK, r^ulicr^ scmblr i^il, E|ucl(^De choM Jccon- 
tr»iJiaouc. Si IV'f imyor nVsi <^uc T^ssembUgc de deux vers 
Je pciic rondclei'i c'esc-idire d« deux vers iTOcIini^ues, on se 
dcmindc pourquoi Ton ne pourrait piï avoir un composé mtiè* 
retiïtni trochuîquc, tel que cc-Ipi-cî, par exemple : 

\li pûDrmnc ces auteurs réchment TuccentuaLon de h hui- 
lî^ine i^vllilx-s ou m&Titf de U detiiï^me et de In bititi^inc, et 
par cattït^aiieni rÂublIutcni aut-JRl i^uc possible le inciux-cmuot 
îamtîquc du d£:as>'Ilabc ordinaire accentué sur h ^u-nrlËme ou 
la sixième syllabe. Varie mayor devrait donc pTutÀi iuv icnn 
pour un dècavylhbe I.ta'ibî<fLie, nnh conuanè dans von nihmv 
pir r.tccenct];tito]: îiiauliie éc h t:\ni{Uïhj\c sylUbc. 

Miis laissons ceJa pour parler d'une autre particularité de 
notre vers dont nos auteurs n'ont rien dit. 

Il suffit de prendre Ict Tuafnins de Juan de Mena, ou o'im- 
ponc L)uclle composition en arîe maycr du x^* siècle, pour y 
trouver des vers qui cïc répondent pas du loui aux dircn spéci- 
mens que nous connaîsfon^t } enEcnd^ dei vers dont le premier 
h^minicSe esc accentue? sur la qunin&mc syllabe^ tandis que le 
second Test rfgu lie renient sur la cinquième. En voïd que 
j'emprunte aux Tmknids : 

Dandomc lUc — Je Jcn virtuûKt (ïàtr. JIIJ 
Viyiti Je itcntc» — ubiJoi en ^ir\\z(iUi.) 
Qliidio mat prcïto — |o mil rttiriciJo {Sw. V) 
Duni? Iite(id4 — mudabic fonuju^<Sir. VD) 
Hji j lut 4bra« — como m coocord^o f^uï.) 
Si^n .irnîjçililc» —de fornu aia* una O'MiO 
Mici b lEtinJe -^ «Muuncta Jcl iianc (Str. V{II>- 

Ht j<- poumî continjcr longtemps, or il n*cst ps une seule 
airopbc de ce pofmc quî ne contienne deux, trois ou plus de 
vers ainsi construits» Comment 1l*s expliquer? 

On peut les expliquer conimc des décasyllabes uns coupe et 

\xr\^ pause accentutS sur b quiEfitnïeoCiar h dixîfrme îjlLibe'; 



t. J'addpiti, pour traduire rfJmMU «w<«*r, ^e tmttt qui en cdaj donc x 
wi P. 1kTne-1>j|ioi> d^i t'ApaSSM m COr^Kk ir ttpaéiù It^ituw rt qpyw», 
hirit, if^^ 

i, CeK Tivb de MHl y Fonuiub qiri wppow que le premier h^ntlilkhe 
du JfitUmiUh «wldJUif x profionçÉh Jrroc me « certaine Untciir reblhv ■> 



21^ A, MOfth-t-'-l'ATlD 

nuis en ce cas, comment aJmcurc qu'un po^ic hs aie in£)£s 
diQ« uQc tnCmc strophe à des vcn accentua sur la dn^oi^me 
sylbbo de chaque hémistiche ? Un rel mHingc srrnit In nég^iiion 
de lotii f^thmc. 

Une ituirc Mplicition consUxrait à reconnaître danit ces vers 
une ■ cHiÀfe lyrique ^ p:ïreilic ù ceUe qu€ ni^us offre la poésie 
lyrique française ou provençale, c'«c-Wire qu'kî r^ccent 
rythmique portcnii j«r une sylUbc atorc. Ces vers seniciit 
alors rythmes : 

DandOTne ilii — i5e Joa v'rnaôn 
VjyBi d« gvDtte -* lÉbido» en f^tttK^ 

et cette eDiOTSC & la phonétique dépcndr^iît de la musique. 

Cliîr 'l'hsciir, pârhnc de la coupL' atoniquc ou lyrique des 
po^es fr^nçaii, dît ceci : « L'emploi de ccïlc césure, contraire ï 
tout sentiment phomïtique, ne peut s'expliquer, ce me semble, 
que par l'emploi habituel de h cisnTi féminine, et par la ntc&i' 
sîrè, L-n mt^tiie icivpï, dins une chanson. Je ne pas d^pa.s^cr le 
noml>rc de S) limbes ciigc par la musique '. Assur^aicnt Ia musique 
peut 6Cre en c^^usci clic peui IC-tre pr^ii^ment dans ce po^mc 
de Juan de Mena oîi Yxi pris mes exemples, car on sait de bonne 
source qui! fut chi[it6. Vtjucjsco de S;ilinas, en cfiër, après 
avoir traoKnt mi-^triqucmcut par quatre amphîbnqucs le pre- 
mier s^crs des Treciwtatt en donne h noution musicaie et 
ajoute : « Ad hune enîm modum îllud cauuntem audivi, dum 
essem ail^^lewern Bu^^î^, Goasalitnt ]-(ancuiu nubilcm viium 
non minus cantus quam ïtatus ce f^enciiâ cUritatc pollentem '. * 
Pent-étTC cette nouiion cnÂcigneriit-clIc quelque chose à ceux 
qiû emendent l'éciiture musicale ic cette époque, quant \ moi 
je n'y vnÏK t\en; maïs je dui.\ nlrterver que ce qui rendrait vrai* 



fliU Ug oûmpca>ei b n4bbcoi&te^ L<spoM»uibJliA(duxr*«iiickMDknt 
rocfaerdié ta mttttâhs pour lantâkr à b DMjaotrmïe Je iccn tunoa et. 
pcui-4trt. 4 rirmiaiîan de verMlioatieuri iubnivintf (^«i oni «cmé leur* 
eomfVBinoasca orif fM^ordcteHuNcsteidéci^rlUba îmliÀtfcDvTTcf/Irf 

fMvaU. BncdcDe, ifli»;, t. V, p. jjéj. 

1. UêdttUt AtrfUatMi, p. j|, D«lJi, dans Mn <R>de w te d^caqlbbfi, 
M. Roclui t'Aita ctphned va ce pdo: 1 peu prH de (uî-inc ; voy /^èrhtrk/* 
ramin. Iir/rB#v, t^ XI, p. Si, 

a. JHi «Biù'i p. saç. 



l'arte hayor et l'hendècasyllabe 215 

semblable duns l'espèce Tinfliience de la musique, c'est que la 
coupe atonîque ne se rencomre pas ou ne se rencontre que 
rarement dans les compositions en arte Jiiayor desiîn^cs à être 
lues. Ainsi je ne trouve aucun exemple de cette césure dans !es 
extraits de la Trihagia (ou récit de voyage à Jérusalem) de Juan 
del Encina reproduits dans VEnsayo de Gallardo (I, 819-820), 
Il semble aussi qu'il n*y en ait guère non plus dans le poème 
sur la Fonune de Pero Guillen, à en juger du moins par les 
extraits qui se lisent dans le mtïme Emayo (111, 147), et Ton 
en chercherait peut-être en vain dans la Practka de las virtuà&s 
de hs huenos reycs â*Espana en copias de arU mayort par Francisco 
de Castilla, Murcie, 1518. Voici une strophe célèbre de ce 
poème : 

El gran rcy don Pedro quel vulgo reprucua, 
por ^elio cncmigo quiun hizo âu hi^torb, 
fue digno de cbri y famos^ memoria ', 
por bien qu'en jusiîcU su mano fue seua. 
No siento ya comû ninguno se aireua 
dccir contra tantes vulgarcs mentiras, 
daqaellas jocosas crue^as e y ras 
que 5u mu}' vidosa coronica prueua. 

Enfin certaines copias de arte tnayor de Fr. Inigo de Mendoza, 
que me fournil toujours VEnsayo de Gallardo (III, 764) et dont 
les hémistiches riment entre eux, respectent sans exception la 
formule S + 5 = 

Coiî pena y cuydado | Coniinuo guenco, 
Sin consolacion, | Con poca esperan^a, 
Eslô condcnadû | Dd mal qui^ posoo, 
QitTvo y burlado f Con irîsic deseo. 
Cou grave pasioa | De pena y tardanza, etc. 

Quand je disais tout à l'heure que les prosodistes castillans 
n'ont pas parié de la coupe atonique, je disais vrai en ce qui 
concerne tous ceux que i*ai mis jusqu'ici ii contribution, sauf 
le plus ancien, Encina, qui, lui, a noté cette particu!arité, mais 
d'une façon peu claire : ft Mas porque en el arte mayor, j> écrit 
Juan del Encina, « los pies (les vers) son intcrcisos, que se 
pueden partir por medio, no solamente puede pa^sar una sillaba 

I. Exemple d'enjambemem comme on en trouve aussi dans Mena. Voir 
plus bas. 



21^ A. MCIHEL-fATlO 

pof dos» {^uando la po&trcra es Itjcn^i» mis umbicn si la piî- 
mera o la fosïtrcra fucr;; lucnga, am dcl un pte como del orm, 
(jiic cjJa mu vaWia por i3os ', u î.ccommcnccnicni de la piinse 
s'entend bien : ks vers i*art€ miiy:*r soGt i deux liiiniïliclic& Cl 
h dcraiifc tylhbc, <\nxî\d elle c&i acccntuét» en viui deux, ce 
qui signifie que le vers masailiTi est Tèquivaleiit ryihmïcjuedu 
Ëinïnin» Puis il eoncîtiue : a maU de m^tnc, sï 11 pu-o^itr? 
ou h dernière «ylUbc de l'un ou de TAUcrc lifmi&tiche ' est 
acccntuèti, cîucune de ces sylbbe^ vjiudra puiir Jeux. « Ainsi le 
premier hémistiche du vers 

VjyiQ (Je gcntrt — utîd» en gcniir 

qui a Ta première sj^Ibbe acccniuéccquivaadroîr, d'dprîi Encîiu, 
it un héiiiiïtiche complet, p^r «exemple : 

E vvyin Je genio. 

Dîe* a reproduii cette doctrÎDe» certaînetncm d'âpre Encioa, 
quo^u'il ne 1c cite pji : « Comme dins les vern'ts de arU fktyctr^ 
b première tyll^be de chaque hëmi!.iti:he peut cire cnriïe et que 
r;icceDt peut porter iu':si sur Ij iroisîfrme sylhbe dit second 
himiAiicnc» un tel vers peut ^tre ricîlemcm confondu avec un 
dfc^isytkbe, comnjc pirci» chc^ Lopcz de Ay<iU {fljfitJ, p- S 53) : 

SerU A codû» grjiat ycfKi de plan ■, 
Que nuacA fiicro» nin »on nin «tf». 

Et quelques lignes plus loin : o On ne doir pu oublier qne, 
qiKÛque b forme aormok de ces vers (d'^nc nuyor) consiste 
di(» Tasscflibb^c de dent vers de red^dîtla m^nar, toutebâs 
cluque hémÎMiche colto,rom»sîoii d'une ïylbbe(cinen Aultsct 
von cincrSylbe*), ■ 

Qu*e«-ctf que celle équivilcEice Je la première sylUbç acccn- 
niéedech^qu? hémistiche ci que prut ena-ndrr pir U Hncïna^ 
J'imagine qu'il aur^ oonsutè, comme nous pouvons le consister 



I, ^rii lU fçttii ùbtrtiapêj, ch. V, publié dâos fe C me ipm n J'EgKUU dont 
la fvrmWrv ddîiiûn ca Uc SiI^mUTiijui:, 1496. 

3. Ue teitc fone : « ttsî (id m p«t cooio dtl oiro. »l6fHm p«ii| 
ilg^fW qu'bètntidfhe (/m 6rjfTWK'). 

f , Dji» «o deai rtr», pour h ooier en f«tiiic, c'en U dcunlHie a non 
b rroî^hoc »}4UU: iK Kcood IbénitflJcW i|àl «A Mxtttuëc . 

4. Vtht itâtt/ttfvritiiitduhrKtmit' tadH4ffcfMyf,4^. 



l'arte hayor et l* h en décasyllabe 217 

nous-mêmes, que dans Juan de Mena presque tous les vers qui 
nous offrent la formule 4+5 au lieu de 5-hS, commencent 
par une syllabe accentuée. Voici, par exemple, la strophe XX 
des Trtcknias où je note ces vers en caractères italiques : 

Lufgo TCiHrg^n ittn tiuignos cfarares 
Que hicren la nube dexjndola enjuta, 
En partes pcqueiîas aH rcsoïuta 
Que todo la hxQ'n vobr en vapores; 
Y estd CD e1 medio cubiertJ de ^orns 
Ut$a doncàîa tun muclto ffrmosa 
Que aiiU iu geiio es lxt> qaien osa 
Otras beidades ttxjr de matores. 

Quatre vers sur huit présentent la formule 4 + 5 et chacun 
commence par une syllabe accentuée : tutgo, Una^ Quante^ 
Otras. Dans les autres, au contraire, le premier acceot porte 
sur la deuxième syllabe, et il en es: ainsi généralement dans les 
strophes qui ne contiennent que des vers normaux Cs + 5); 
encre autres, dans celle-ci, qui est la XXIIÏ^ : 

Rcspuso : no vengo a la tu prescncia 
De nucvo, mas antes soy en lodas partes \ 
Scgundo» te digo que sigo très artes 
De dondc dépende mï gran excelencia. 
Las cûsas prcsenies ordcno en eseocia 
¥ Ia£ por venir ordeno a mi guî^a, 
Las fechas revelo ; si este te avisa, 
Dîvina me pucdes Uamar Providenda. 

De toutes façons V ft équivalence » d'Encina n'explique rien, 
pas plus que la remarque de Diez ou celle d^un prosoJiste plus 
moderne encore, Bello, sur lequel je reviendrai, ei qui nous 
parle de la « licence « qui consiste dans « Tomission de la 
première syllabe du premier hémistiche' 0. Ce que constatent 
ces auteurs n'empOche pas que la présence d'un seul vers ainsi 
diminué, dans une strophe composée de vers A*arte mayor nor- 
maux, trouble absolument le rythme de la strophe, si Ton 
prétend faire porter Taccent principal du premier hémistiche sur 



1. Principios d^ Id orioh^m y nùirica de la Ungstd castellana^ éd. M. A. Caro, 
Bf^otd, 1882, p. nj. Les [roi? vers qu'il cite ont un accent sur la premîûrc 
ïyllabt. 



Il8 A- «oaEL-rATio 

b quainèmc sylUbc\ Je n« vols donc d*2utrc moyen, pûiir 
rétablir runiié rydimi<5uc, que de iiiirc porter \c frappa sur U 
cinquième «yll^W atotic, comme A^ni In poésie lyrique fran- 
çaise où le frippè porte sur la quiim^mc atone K On i^inden 
donc : 

Una Joncrlti lAn mucho fcrmoM 

Omf bciJjiifa loircfc nuyorei. 

Et il en i^XM de m^nie si rhèntistiche <limîiiuc 5e trouvait 
fitre le second. 

Il a 6té dh, .tu début di; ctue dî^seriaiion, que b dîvi^on de 
ViirU tnayor en deux hi^fliîiiichcs ïépirèt pir une piiuc ou, ce 
qui restent aa ni^mc, que l'équivalence de Varie tnayor avec tin 
composé de deux vers de petit rocddcr avait <5i4 conie*téc, et 
cela in aminc A ciamiocr le chapitre qu'ont consacra à noire 
rera D. André Bello et son commentaieur D. Migud Antonio 
CarOt Us seuls prosodistes et rythmicîens espagnols récents; 
qui soieni i considérer. 

Bcllo rci^irdc Yartt mayor ccnimc un vers ainphibraque, aînsî 
que Francisco de Salinas et peut-itrc d'après lui. Il donne 
d'abord des exemples de Vant mayor tojc à f»it normit, ù deuv 
hémîtiiclift féminins, avec accent principal «nr la cinquième et 
accent itecondaire sur U deuxième sjlliibc Je chaque béruîsticlie : 

El càtià*: y ] Im fd^ost lomârea j h tiiriA. 

n note toutefois que Ticcent dt la deuxième peut (aire défaut, 
puis il pove ce principe : a La résure n'cnipèche pas le premier 



I. Il peut ne fjs icinMct munie d'oh^rvcr ^uc let Rrimnttiricftt cauUiu 
frotairenT aluilunitni b ihviK lyri^u? Jin» leur Jécaiylljbc : « (^ (sk 
Kçcai deu <Mcr moll ûdvttiâi ,..y ptnîcvLinna&l k« comct «quel rtd « ki 

MÊUifmtta ht et fiiUr m êOnU agul, ai atit^ mn^fo u ^nttrû h4*ivki. t 
Le ter* : •■ U> uni pin ] dou naolt goa pcrdi), ■ <M Tuii - H but Jrre r 
■ Ij3 ptrii ua< j dona moJl graa ftrôù « {FaoccMh de Okii, Im ivm ori Jf 
fnafv. Oimgc m«ilk de Tan M|6.> 

/<r, D, I* p. %i\ qui EVkonirc bkii ^/oii a ;uii Je dîrt ^ijc TMont dim U 
coufv lynquv rtl rqrané d'une tyfbbv en «ntre : « Du iif nk&i der HiU, 
clc< Vcnikcui Clc Hpf4) ndii nft:li k^c ^xm lul Jei J^tes Vcriidtc, ikHiJ ahci 



bémtsticbc ù'Hn tnascultn, miis oq (ompcû&t ccne omistion 
dans le second h^mistiirhe qui coniprr jIcits sqii syllabes ; 

Que quEcic sithr \ y k luIU cd cl aire 

Entrindo irai il \ jkk d ifçvj JopiD ■ 

Or. «i nois vers (^uc ciic id Bcllo tr qu'il cmproflic aux 
Truifttai £ont radîciI^itKHt liux, et il ne faut pa^ hèthcr 1 1«1 
conter ainsi : 

t*rctuma de Koti | ^ Je ml Fommii 
Encnndo trti â | pr Vm^ù dccUn 

on de to«îc riuirt mnniirc, mata il f:iut \cs corriger» et In prciivc 
en est que ces inèines Trcciouas nous offrent une qoanût^ d'hc- 
fubEidi»m;iNCulîn%quiiiCHunc nullciiK-ut « cociijft-asfs namimc 
le vûudriit Bcllo. Exemples ; 

Tu conibrmidi4 | «i no mt conforme (Str. X) 
Ho vï muLâioil, I ta mimero daio (Str. XIV) 
PuJk'n tratr ] obj^osium^i (Sir. XV) 

V Ut |Kir «cuir | Oïdciio 1 mx jtnH* (S(i XXIU) 

V vi «nntFj tnJ | mitr al encoeniro (Sif- \XX1V) 
Didu Je] fcnii 1 tjue w crU ca db (Str. XXXMI) 
El Ciubithmon | fuc lu^go foienie (Sftr. L) 
lurû^ A la quj] I d awfTiigo tlîo (5(r- LU) 
La tti retJofHJci ] por ordm dcUdi (Str LXil} 

H derraU en ^ire de mime, cons^qucmmcnt, des himûïkhw 
propLiroxytons:ccu*-li,non plus que lesoïyi"ns, ne dcmiindcnt 
i cUc <* conipeni£s o et il y aunitt lieu de com>:cT de la ta^n 
svkantc ou de toute autre les vers que dte Bello 

Ki tjlo U/fl/fAi I ilr b |*ii] marina 
litjDco 1o ricrvTi» | c fbtco) turbulcnto, 

d'après une ^ned*atiiTc£ vers OU la dite a compensation • n*ap- 
parait pat : 

Y b» *ioc PKv*J*> I <c dU* otci (Sïf, Viro 

U nu» -^ttc KtiAci» , dora viflon (Sir. XXii) 
Qtul cl PcnAlfgcio \ cntrando ca d Tibrt (Sit. XXXO 
Q^« (t dic1i« gÛEica I M^n nvMro uu (Str. XLltl) 
Dd picditcirino> 1 coiatra Ij f[Tia nur (Si;, XLV) 
y h SirrKrtilca I région de pagstfiot (Sir L) 
EiuhA ir^c^OiitLiio l jlundo losciîil(M(Str. CXMl) 



2:û k. tfOUBL'FATIO 

!cî, je dois touiefois observer que IfS exemples où un premier 
hémkrichr pmpïmxiion sfiiiMf «^ compen^^ n f:ir 1 omîswjn 
ti une ^lUlx J.ins k Jcuiivaic sont en faii rom^rcux iani les 
7>«n>M/dL;€t ()a^1n'«st pas toujours ficile de le^ corriger comme 
ceux qu'i cités BeWù ou comme ceux-cî : 

Aifucl con quitn JOj^ier | luvi> [jjial «do (Sir. I) 
Oeilb donJcJdpîicr F [cl] AhodispUM(SlT. XUII) 

Dv taiïJjda pJrpun [ \}>] lU votlJurj (SiJ. lAXlI) 

Mab i)»'on mette ces vcrv A U chirgc ia ictibe» qui ont âltfri 
le tcxit primitif du poirtc ou qu'on Jes lui attribue ù iuinK^me, 
auquel cas il scnut coupable de n'nvoïr pas bjcn senti le rj'thmc 
de SQ11 vers, le ft>si^ii3e ic » conipcnuiîoii a admis par Itello 
me pdnlt devoir ctrc rejctc ibsûlument. 

Bcllo traite en^jîie de rcn];imbenieri d'un fiémîsticîic sur 
rautre> ce qui Tanitiic caturellt-meni i comestcr la théorie du 
TCf* compost. Lj s)oali|ibr, quM consiste dans ce \xn : 

Con modu gr^n /«»lf m li mot ëocgtàc, 

lui est uoe prea».-* que (■ les Jetis bimwtîchea formcm v^rita- 
bîcmeni un scd vrrs ei non deux» c^mnie quelaues-unï IVïni 
pensé ». Mais rcnjambeincoi est chez Juan de Mena tris 
exceptionnel, rt^ulut, )c k croîs, d'une négligence, plutôt que 
d'une intention. Dans les vingt*cïoi premières suoplie^, je ne 
vois gutre que ces deux exempUv d'enjambement : 

Atil me itntiê V pin* et udicputi: (Si:. XYII) 

et cnco:e le premier exemple est-il douteux, eir le *ens est 
meilleur sans tf. Au conitjire les exemples d*liiatui entre les 
deux hémistiches abondent ; 

Là ûf Jcn JcT ciiJo ] cxcVDplo te MA (Str VUtJ 
Porquc lu finicu \c%aaici <ontti«lc (Sir. X) 
IblÛnic ctpADiado | en un gfta ini«no (Scr. XtV) 
Ed Ma rtligiow ] y motlo r<oCiao <iW.) 
Q}ic inl< tu g«tiD 1 1* h>x qiûfn ou (Sir^ XX) 
V ptc»l9 que facR I mi CKO^idA (Sir. XXI) 
Rg||«o : DO vcBf^ I d U tu piftftcficU fS^r. XXIII) 
O lu PrfodiJCM I y JiifoMdorj (Sir. XKlV) 

En somm^, c'est Tliiatus qui tit la r^lc et la S)^na'tplie, de 
beaucoup, rexc^ion. 



C^tTL UAYOM rr I.'llENDkcVSYluei^ 12Î 

El roaîntenant de totii ce <^ui vient d'^Erc exposa, on pcuc 
tirer, je pcns^, le* copclusions çulvatiKs ■ 

I" Vark rrtdjw C5t uo Jccasyliabc composi Je deux Wmi- 
siichcs 6giui de cinq (six ou sept) syllabes ei dont la pause 
s.pm l'accent rythinique de U dn>^ui£me exclut en principe 
loutc ficuU* d'cnjiiwtïcmait. 

1* L'ûrU may&F, dérivé de râucien décasyllabe C4 + 6}, doit 
à 500 origine d'avoir conservé le mouvement uirbiquc au com- 
mencement de ch2<]uc liimmîche (aeceoiuation Je h deiintme 
i^gnrjl.ibc), al[:n% i^tie r^^cccnliuiîon Je I4 ctni^uîhtier cf>iiQLie déji 
Qc 11 poé^ie FriDÇoI&e du xur ai£cle, devait en fiirc, ca venu 
de râhcrnance des temps ion et f-iible, un \xn ifochaïquc, 

î' Les hémistiches réiuiu d'une syllabe qu'on ^toxpjc fré- 
quemment sVipl)c|ULi]tï]n\ Joute pjrksbfMïÈnMicU mii%ique; 
lythmiqucmenE parlant, l'% lont dc^ monstres, et, en les Ibant, 
il est néccisiire de F;>irc porter le frappé âur la dernière sj^llâl>c 
aEone. 

Enfin, et cVst un point qu'on concédcrn Ji Bello, Vatte mayor^ 
Aprts Jnân de Mcnj, a pa (tre traité par certains poéicï, sur- 
TOLii *Ju xvm* siècle, qui aviient perdu !e sentiment de son 
ryilitiïe, comme un vers non coniposi : d'où ^ compensation », 
enjambement, eïc. Mojificitions iniifythmiqucs et dciiTUCiives 
de l'barmonic du vxrSt ce que paraissent avoir ^cntj quelques 
poètes modernes qui ont respecté Tancienne formule, évitant 
Its enjambements et les compecui^oiis. Atn&i la Gom<^ Je 
Avdbneda, dans mie pièce dottt je Cf^nscris id ces trois 
strophes : 

El «lovj gu^Jibi tLj Imi^n ^itiaA 
y c« dU Ttinibai ignoro wftof. 

Im ra*go» cjoc Ji-hr jjfiKifl* ri jmor. 

AI mI, 4UC en cl cLcIl) de Cubji JcaicUfti 
6r\ ttàfiio *rli«!iTc brilijrire Tifijl. 
tu 0)0i cclipun, lu ff«ritc Ji^udU 
C111I K ^13 tn \a v!\vi h pJma rnL 

Pïl gciii£> Iji aurcob, nJîAntc, Bublîmc. 

/, il vent, au pccho jTiJpiEA y m opHmc 
dudanildil Tûrm:!! tid mal û ml bien * ptc^ 



I. iWj^, 6i. 6t MiJrid, iSjo, p. 76^ 



Ail A- H0K£L*rA1]O 

Totn CCS ven, uns cxccpcLon» sûeh conformes i b Jormulc 
de Ciscjïcs O éàrp tucédénif — J^lèr inbumnc. 



Varie major ne iroiimt pas tout à fait avK « noire bon Ju.in 
dcMcnict scïcjmaradcs'*, ccmmcdii Câ5Cd1c5; ce vers s'ctn- 
ployA encore et assez rrcquemmcnt, dans dcn comportions 
surtout did^ctiijues ei ninr:tiiva, jusque wrs le milieu du 
xvr* siècle. J'ai parli plu* haut de la Pracika de las viftudes ik 
iMhuencitcya d Eipatki dclTancluodcCaïtilU. quicïidc 1318. 
On pcui citer encore Lqs Am iriunfos Je les 4ace opcst^îts de 
Juan de Paiith (1518); une triducdon de h Dhim Coméàk 
par HtrrnanJt: Db^ (1 j2o)diïiit le pieniîct vci-i rs[ : ■£ AI nicdio 
camino dd oticstro vlvir; " une traduciton de Vtniidc de 
Francisco de I^s Nius(iï2S), âujoufd hd perdue; un cootpen* 
dium de fa phtlotopliîe naturelle d'Ariitote a en metio caitel- 
bno 0, imprimé il n^ielU, en 1 J;)7, etc. ' ; mai» aucune de ces 
compositions a*i joui d'une bien i;riiidc notoTi£ré et c'a pu 
cŒiccr le fiouvcaiir du Labyrinthe dont Tauteur cooîcn-a long* 
temps la réputation que Idi avaient faîti* k% contemporains. 
Encîna et Mebrijat, le^ d^ux principaux prosodhce^ de la fin 
du x\'* siècle, ne jureni que par Mena, ils riiirOL^ucnt à tout 
propos i plus tard de bons h juunî&tes tels que Tcniaii Nuîkz et 
Sincheï de Lis lïrozas V:ippr*cicrcnr à tel point ^ii'ils priteni la 
pcluc de le commenter, et il tesson d'un passigu du De aJu- 
reftda Hlspan*J-rufn érudition d'AlfoQ^C Girsiai Maunaoros que 
dans ce milieu docte du xvr â^le, on tenait encore poar Tao- 
cîcn système; cet érudît trouve que les n italîci numcn » sont 
■ mjgis artificiosi quant suaves et canori h, et il jjouie : « dam* 



a. Des cixnîtt Cl Jti Autyta 1^ en tJîven oevnifics » troavcat djBf 
rj[^<uQj0JGGaUArda, la, lo^t ; II, 771 ^ 1,648, a II, aïo. — L'tf^ou^or* 
tBéadDfvéauadpfflfipritteicauLiiKde h fin dtixT* ritde. Olenoi parle 
daiutt NawT ctilâiuî'iQlaw i^'l an^ Ft4<e ^î «c«nnMftM la Abnunio 
de plois 1 et cel se eubm > (WU y Pi^ouAib» Etmmjn éàt ûiÊîkki poim oM- 

). Ce dmikr, dut h dfVMlr^ (ii9i)> 'i |eopo^ de ranwnoauw, dit 
^Deptf ■ rl/wtt, cnuihkniM VirgiliO c Jud de Mcnd ■ (LnicJV. ek. 7)- 



L^ARTE HAYOft £T l' UF^-f>CC\SYLtABC l2j 

narc cqiild<m non po^sunij ncc, «î posicm, ma^kimc dcbcrem, 
fitincïpcï hnias .irtis nt>bllb:tima3, Boscanum, I^ossum, loan- 
nciD HuruJo Mcndoï:um, Gundisdvoa Perez, viros pl^e 
dociîuimof et quos în Dumcro Pccnr^hic cr Daom, et si quos 
Itifii pTacMantiorcs lisbuit, lacarc non limco. At i^LJorLiiTulaDi 
fturibus Julcius ioîiani iùanwj M<na, Banholomacuï Kaharro, 
Gcor^^ÏLis Minricus» CanhaKL'tii et Ulustrisùmus marchio Igna- 
eius Lcpcr Meiido:;Tut, lum vcicres Whe ontione&% quie cIa* 
roTuni iiuoiiiiuEii auiort-& a fortu facu, victorios cilain et 
Ifiumpbos cum horrorc aUquo aDtiqunntis i^cundissimc nar- 
rini*, u Nous voyon* de même TMitcur du Ccnde ÎMcanor^ 
Gonyalo ArgCTte de Mo)în:i, ^\À connnîsviir bien ranc!t!nne lit- 
l£r2iurc cutUbn^, jeter m^Una)!ÎL]iicmcnt ^uclcjuc^ flcurn mit 
ït tombe à peine tcrrnéc de feu le ^r^n/ ^rt : a LUmm versos 
mayores -î este f^^ûcro de poesia que f«t mny usidn tn la mcmo- 
rii de nuesiros padref, por !o mucho que en aqueliof eiempos 
ograd.iion h% obr» de Jjin de Mcr]:^, Ut qualei^, A^inque aof^t 
tea^an un poca rcputicion ccrca de liombrci doccos, pcro 
quieii considerase la poca tioûcia que en Espaiia avta entonces 
de toio géoefo de Ictris, y qnc naestro Andilu2 abrîô cl cimtoo 
)' alcnti^ Ji los no ctiltivado^ ingenios de aquelU edad con sus 
bucao:^ trabajof, halL^irà qac con muy iitsCA cau-;i tïspaiîa ha 
dado el nombre y iLtoridad i sue tjbraï, que b^n tentdo, y es 
n^oii que sicinpre teng^in, i cerci de loi ingénias bien agiaie- 
cidos. L'mc gdntro de poesu. auoquc lu ilcclinado ca Hspaila 
dcsptiej que csîi Un rc^cbida la que liAmamos iioliana. pcro 
no hay duii «tno que tîetic inuctu gTa<:i.i y buen érJeii, y es 
eapjy de qualquier 4:e»:i que en el 5e tractare, y et inii^o y 
pTDpio caste) lano, y ne »é païquf rncrrclâ ser un olvidiJosicndo 
de numéro tan sujve y Idcit*. >> Le moi de Csscalc^ est donc 
vnî ff moralemcci a, A%'ec Jtjan de Mera finit quelque dtose, 
Mer:i e^r, ^i ceniin^ ^-i^dt, le Jerrïer poète excUnK^cmtent 
tiaiîonalr non ciiuché d'iulïaxiUinc (il<in;t U forme), ce qui le 
distingue de plusieurs autres et ncununcnt du plus c^Rbrc de 
ses contemporains. 



Imprimai S^ïUccfi iS7r Jch^i l'fJi-Juiidofiiidvpir M. MÏU jr Fom^tub, 



zti 



A. MOURt-rATlO 



En tffci, tindb i^uc Mena rimait «on tarafaniara^ son ami et 
son *mulc» le maf*^uis de Santilbma, pa^iak i rcunemi, c «t-i- 
Stc à U " compoïtua iuli^na' », ï riicoJ^ca^ylUbe, qu'il 
«uyfl pour la première fois dans dix-scpi sonncis. adrcâ^ à 
Violjince de Frades. comces» de Modicj, cii i-f 44* avec <i autres 
comportions de faciurc dtffLVemc, la Ccmfdiaa de P<m\a et l« 
Proverbes : » linviovosU (U CormJkla^ ScAora, con Pabinor, 
i^rmcsmo \o-s ^cni ^ Provcrbios u luio» i alguDos ocros «^ ^oiic- 
tos n que agora nuevitmcnte hc comen^ado de façer al iialico 
mi)do. E r%Li ^rTc falli'i pnmcnmL'ttte m lEalin Oiirtlu Ctv^l- 
Htante, 6 Jcs]?iici usiron dclb CIkco DasoiU i D^intc, 6 muclio 
mas que codos Francisco Pc[rjrcha. poeu laurcado^ m. Que 
SanUUana aie hih le premier poiic canillan ^ faite dc« hcodéca- 
Kvllabeh ri-^iilîcrs tx \ ccïmpnver d« ^onnrrt, — la rofi^mr 
d{fpa^^,^lt sans doute le* îiioj^cns de « d^buunt> — c'esi ce qu'ont 
admii les rares critiques audits du \vi' et du xvii' ïii^Ie qui pm- 
lîquaieai encore un peu ccne vîetUe poésie, « No fucron los 
primcros que lo rcsiituyeron (rhendécasj II jbc) *i fcpana t'I 
BoAcan y Garci Lasso, como algunois cnreti, » ^ric Gon^alo 
Ar^te de Molini, d porque va ea ticmpo del re^' don Juan 
segundo cra usado, eomj vcmos en el llbro de los soneios y 
cancion» dcl marqués de Sintillan:i, que yo tcngol, > Fer* 
nando de [ferrera n'eit pas moins explicite : « cl marques de 
Santillina, gran cipitan eïpafio] i fjrtisstmo cavallero, tCDt6 
primero con singular osadia i se arroj<i \'eQcurosamentc en 
aquel îiiar 110 cuiioddo, i bolvîi) a su iiidon cou loi dcspo}os 
de laâ riqueos perc^ioas. icstimonio desto son ajgunos sonctos 
myos dinos de voncraclon por la grandesa d^I que los hî^ î 
por la lujE que tuneron en la M>nibra î confution de iquet 
iiein|xï. ' u Hiifiii Juan de la (!ueva, après a\^ir daiu son F^oîi^ 
piar pcàitc rappelé, i propos de rbcndfcasyllabc, que 



|. VcMfTçnU/ti un pco Mdlgneiue ot de fhnpdoKUf I^juu Je JoDUr 



L AKÏC MAVOft ITT l He>;i>êC\HYLLADB 

«lï CMC proplo fiunïCïO ciiit^htoa 
anttt que df ^1 hEdc^c cl Amo impcTj?, 



WS 



ce i^uî oi irrt même icnips mt ci faux^ Jèlïnît daiu cr trrcec 
)c rûlc du marquU tic SantîlliiiA : 

Frimcfo luO cl tr.an^uci de SLintillani 
quien la roiituyû de »u dcïilerrg 
y woetos dû) en Icngua f4ïl«IliTu ■ , 

Ce i^u*iflîrmiicnt ces critiques eu bien la viriti. et je De v(riï 
pas qu'il cxUtc nucane nisoii de contcsief jii marquiâ Thontieur 
d'j^oir in.iiigur6 dans h technique fie U po4tk casiilUnc Rrc 
de ritili.inir-me. Qut:Ique£ poèus de *rûn Eeai|U ou ti*une i^^po^ue 
un peu ani^ieurc onc pu îxlic des biMiiècasyllibes italicos, par 
exemple l-raiicbco luipcrial, d'origine g^Doise, comme son nom 
l'indique, ou miaic l'crnan Perc/ de GuEm^in \ maïs iU n'ca 
ont Tiu qLi'^^c^uiimntlI^meiic on Loconi^demment quand îU 
imiiaieiii dei pièces iiaUennev oj s'en înspSntîeiit, et %Xî\i se 
rendre compte âu \asxc de ce ijui dilTérciuk- VarU mtxyùr du 
lîcfs iultco. Un autre aiissi. Moascn Juan de Vilhlpiado, poète 
peu conru, m^tis qui appinient encore au xv* tîiclc, acompo56 
deî iunnei», ^eulcoiem ce^ soniïeïj ïoiit en aru nuiycr et de 
plus Tordre de leur» rîmes montre, xîiï%\ qu*on Je vein plus 
bis, qu'ils doivent iirc postcricurî â ceux du marquis', 

S.inLilbna e(t donc »ins conteste le premier qui <^c soit :ipptî- 
i{i»£ à coiittnilre de vraîx tieiid£ca*ijILibes iTaUeii% lunx psLisi^, k 
« cburc enjambante » et ^ Jes a%3Cinb]cr en ^ntict^. Au Tcsdc, 
iCi essais trûliisscnt asica le novice. Voyons le vcrj, pah U 
strophe. 

Ijc vvr\ du m^rqui^, cri lui conc^dam bltm entendu la plus 
grande libcnc en cnatifre d'hiatus et d'^li^on, ce vers est cor* 
reciement, ma-s in&uâïsamment rytlimé, j'entends que le mar- 



1- y Lopcc de S«danOt /^«uj «^j^u^jJ, Vlll, 7i- d ^7. 

3, F. WaU, ifcrJiM, p. iy7> ti J' Amiika de Luï RÎuï, Uitlaris aMet ^ 
Jki W. />^., V, 1^1, 30Î. P4-JJO» 469, Cl VI, Ka, S9, 

i, Im soiiiKiv Je Villj^Kb K tEUuvaic dinï IT^joro Je G^II^rJo, I, 
fjj. Dttiu Je Kiimt Bmayt (II, 77}) ftgurent Icf deux prvnùcrs vcn d'uA 
Wftnei de llctiunds Dut cfi ^U majvr iraduh du ^o(lnc1 Je Pétrarque St 

r. lin. ti 



225 A. 3iM>RL*rAT10 

qtjîs ne commcc pas la faute <]» on a maintes fois commise npr^ 
loi, on va le voir, de laisser des \^rs d*orte m^tyiff se gli^wr 
pAnni c«iix du ncuvcau modilc. c'csi-A-dirc J'jccciitucr jur 
iiudvenariGe la cinquième sfllAbc; mais, en rc^^uchc, ses v^n 
n'oflï pns le nombre vcnilu d'acccïrts rythmiqucf, s'il tu vraî 
qu'on doi\t exiger de i'Iii^ridécasylbbe hxÏKn qu'il iiùve U fw 
mule 4, 8. 10 ou 6, to. Or, beaucoup de vers de SinrlUaiia 
it contentent d'être ncccfilti6$ sar U 4' et la 10' 5ylUbc< 
Exemples : 

S«rviinJo K» 4cio b fi^cnral ligo (H, 4) 

Victu^i niù ïjpï en foenu divine (lU, 7) 
Ardicndo ta futfg^i n^e bIJo ça fep^o 011» 1 1) 

En somme, parmi tous le* hendécasylUhes des quarai^ie-dcux 
sonnets du marqLtts (cjir il en .ijou^i plu« turd vîn);i'CÙiq JUx 
dix-sept i^tj'il avnit envoyai A la ccmic5sc de Modica), on ne 
trouve p.it de %"«« fiux, ou, s'il s'en trou\'e quelques-uns, il est 
cetuin c|ue les fiute« <^uî les di^porem ïonr il mettre au compte 
ile^ éditeurs ou des scribes cl «juM y 1 lîcu de lc5 i:airi^er, 
comme dans le rcrs du sonnci XVI qu'Amiior de Los Kios 
cranscrît 

Anior. ikhk) ^ \cljnui bueni 

Cl qu'on do4i lire 

Aincii é Jcbdo i volunut bucn*. 

Q^iant A U coQïrrociîon de U strophe» à Tordre éa fîutcf, 
lefsooaets du msn^uis pr^ntent des parriculariifs incérc&siQies. 
Pour les quKirains. trence-drux soimets sur quaranïc^deux 
oETreni le scUma ji.ilicn priniiiif AUrMÏ-ADAD, «ta xu!, Je 
n*" XiV, le S4:hémJt vtilifin «tecondaire AIïBA-ABQA '. Pub neuf 
tonnetx cm un ordre de rimes loui 1 (ùî insolite ou, tout au 
moÎTii, un ordre dont nextste, à ma connaissance, aucun 
exemple dans la po«^ie iuliennc. Les ïonncrs H, IX, X, XI, 
XV, XXIX Cl XXXII OTt !c schéma ABBA ACCA ; le* sonnet» 
XII et XXXI le sdîéma ABAB-BCCB, Pour le* tercets, Toici ce 
qu*tni ubaterve. Sur les ticiitc-dnix sonnets qui ont les qua- 



I . Sut b cenCilopc lie oo âea% Hhitivs, voy. 1^ BUJtaf. Ufrfihpa Jd 
5(utf» mi i^oh Xlli t XSr, Rome. iU;S, p. 17 crt Mrïir. 



r'ABTT!: «,UX>K bT L'irrviïf^ASVMA»^ 



117 



trains en ABAB-ABAU, vingi ei un i>*rcni le sdiinu CDC- 
DCD; orne le tchèinA CDE CDE, i^ui «ont les deux idUnas 
rtgiiUt*rs du sonnei îtjlîeii. Ix strul sonnci en ABilA-AIiBA a de 
mûmc auit tercets CDIi-CDE^ Ht tïuiiu aui îi?nncts en quatmin^ 
i trot» rimes, \]$ oni soit DED-BDi- (ce qui corrct|>onJ au pre- 
mier sch^mn de* quatrains rêigulîeri), toiï DEF-DltF (ce qui 
corrc^jimid au sccunJ -«cliftna J» i]tijnuîi)S riL'^utîcn). A ^uoî 
attribuer cctie liberté prise par le mart^uîa avec U vcr5i*iv,uioo 
italienne qui devait cependini lui inspirer un protond respect? 
Je ne croît p;i9; qu^tl ;in voulu înnorcr; il x. il mon ^em, ximple* 
meiTt uuintetiu diii^ \c \ormci italien l'tirdrc dcN rîiiics de deux 
ïonncs de raiick-ïmc occ^vc cspi^nolc. Les quaEr^iiis en ABBA- 
ACCA n5ponicnt pir cicmple à Vocuvc de h pitcc vT 34 du 
Can^lmntftit' !kv7;û ; Iwquiïninsen AHAB-RCCBi une «ropîie 
de la Diiniû lît la murrU.^ D'où Vqvï est imené 1 conclure que 
les sonnets du m.^rquiïf qui cadrent ce cafa<:t^c csienii elle ment 
flKhaique^ sont bien les premiers sptcîniens du genre «1 ont dO 
pftc^ifcr les cs^ah de Juan de Viltalpando» qui lui ne connaît 
qtic 1* formule ABAB-ABAB. 

]e reviens au vert- Les premier» hendécasyllabistes, qui, sur 
\t& triceâ de SantîIUaa, entr£r&it dans fa voie îultenne. font 
loin d'avoir rL-tissi lommi: lui \ composer des vers coirecis. La 
faute U |ilu3 habituelle qu'ils comnicEtenl. je Vii laisse entendre, 
est d'a4:centiior U dnquiËme syLl.ibe, c'est-à-dire de retomber 
inrolonuiremenE d:in£ Wtne t^my^r, et cette faute a déjA ^ik 
reconnue au xvi* Mide, ci pat un pohe qui f^ii son mea i:u]pa, 
et p;ir le musicien Francisco de SilinJi. Voici ce quVoJc le 
rïmcur, Aloiuo Nnncx de Ueiao&o» dans la dédicace de von Hi> 
lûrîa tk hi aïKCra de Clarrc y Fhvhta y àt hs trahûjcs ât isea 
(Venise 1543) : « Solimeme di^.o que aigu nos versos que tan 
escriios a[ cstUo italiano ticncn y llevan Ja misma faita que 
V. M> lc5 5oIia hallar, que era que sonabjtn atgo c^n U «exta 
Q'auen uaiTon de h cinquicmc %y1Eal)e) i Ixh cop1a^ de ailv 
au)or; y U cauNa halUbiniLXt que era cl j^ran um? que de 
aquelias copias cspaiioles habiu tcnido*. i* Francisco de Saline 
signa1i< U ni^me dL-faTllsncc : » Aique ideo tenaciter hoc nietrum 
(VarU rrtayvr) maiorum notiroram animis trbaeiebai, ac aun- 



I. CdUnio, En^jif. UU 9M6. 




32S A. MOUSL'fATXO 

busarridcbit. ui, com prhnum ïn ncstrum ïJtoma versus h^c 
casylUbos, quibus utuniur [t^lï, iransferrc connu suai, quidam 
^vi^ mttfMif nt.7gm nffMims ffo iltis in fxn, juibui aisu^ti faf- 

syikhûfmm num4ro ft ^coUuum situ rf arsîs ac thtiis àkisictu âis- 

Quels sOQi les po^es « mtgm nomlnfs » Duxquehfaitlc! allu- 
sion Sallau? Evidemment dc^ licitJ6cisyIUbhtcs âc la tccouJc 
pênodc de riulisni&nic. des portes du commcnccDicm du \\V 
àbAt\ tïtM jâ necn}upu<|a'U:tUvifé ni G.ircilasoiiî Bof^cno, 
1« deux pieniicrs r^introdtc leurs du vct* ifaïttiî en Espagne. 
Garcilaïo, d'abord, quoic|U*!l soit trcs diflUIc Je îii^^cr de ses 
vers posihiJincs parce qu'ils otir M imprimas avec Ix&ucoiïp de 
iiJ^i^ence en m^m^ temps que cctix de RoKan, put^ remaniés 
et corrigée |>;Lr mti coiïiiiienlJttrun, GarLilitu, c|uî aviîi appris 
le Di£iicr â Hapicâ avec Tai^^îtlo, ne fais^t pas de vers faui. et 
Dc Eusiii ^oe rarcmen: des vers mal r>thtnés ; îl fs: donc hors 
de ciuM. Boscin a beaucoup de v'crs mal r^ihmfs, m^s je n*al 
pi\ reuuri^u^ cite:? \uï U faute c|u*Jiidîfjtie Satinas, Taccentuation 
de U cinquième s^llabep II convient de chercher Ailleurs et 
DOUromcnt chce Diego dc Mcndo^a, Mendoïa, au rcice, est le 
seul poète de la première moitii du ivt sîtcïe dont la \'ersilî- 
catîcn se prête it une élude criiiquc» par b raison que noiu pas- 
sidons d'une partie dc ses ocurrcs po^îqucs un manuscric 
eorh^é de sa maîn, le n° S-< du Conda espi^ol de la BibliCh 
thèque Nationale. Ce miruKTÎt, ma]lieureu«emem, n'a pu 
é:i mis ï prolit par le demîcr Miicur de Meodcua, M. William 
I. Knapp', quoiqult l'ait connu et le cite, et c'est pourquoi soa 
édition n*a pa^ d'autoiitè pour ce qui touche les questions dc 
f)-ibiiie, sans compter qu^elk renferme pîuïieari pièces qui fic 
sont pas, qui ne pcj^vut pas (tre de MciiJujca, par ctemple 
VEpUnd^DiJt^àtnàt qui est de txmaudode AcuBa^ U pièce 
întituliîv Af>w di Duiim, aous le titre dt; bquellc Mendoza a éait : 
■ No es mil m mjla; » la uiirt- 1 contre 1e\ dames, où il n'y 
a pas un seul vers mascullo et ou Vh provenant dVne / laiînc 
n'enïpCiche pas rdtâon, €C qui est contraire ï l'usa^c du poète, 






l'artk mayor et l' h en décasyllabe 229 

et d'autres encore. Afin de juger donc avec certitude des fautes 
qu*a pu commettre Mendoza, il esc indispensable de consulter 
ce manuscrit et d'en relever les variantes et les corrections; c'est 
ce que je vais faire pour la faute caractéristique qui nous 
occupe K 

Il y a dans Mendoza des vers faux de diverse nature, trop 
courts ou trop longs, puis des vers mal rythmés en assez grand 
lumbre. Je ne m'aitjclie qu'à ceuY qui ont conservé indûment 
en tout ou en partie le rythme de Varie mayor. 

Vers masculins : 

Qpe fucscs tocaJo de sus sonios pics (Knapp, p. 59) 
Conio iiui'uh mas lu vittii me agraJû' (Kn., p. ùf) 
Otro tanto heu qiuJtjndo yo siii --'/(Kn., p. 6^) 
Muevemc el deseo y degamc la f<? (Kn., p- fi^) 
No tû'if i^itc iùi fn si çiie da^^ar ^ (Kn., p. 106) 
Haràn olviditr J hi rhs el comr » (Kn., p. 70) 

Puis quatre vers d'une égloRue (la troisième dans Knapp) 
qui manque d:^ns le manuscrit et qui pourrait bien n'être pas 
de Mendoza : 

Si Mcliao mucre con wl sinrazon (Kn., p. 72) 
Y b causa enrcra de su grau pasion (ibid.) 
Triste de Meli^o, quien nuncj pcnsô (Ko., p, 77) 
Cunipbse, Scnora, vlx tu voluntad (Kn., p- 81) 

Vers féminins : 

Y dâ tùdo el hkn de arriha $fr àfclfa^io (Kn., p. 59) 
Si' qtu no sera su bien diimbk^ (Kn., p. 6^) 
Y yo dtligtntecH icuJonmru- ^ (Kn., p. 84) 
Tu trvWci y hm-l^'is co'i mi tiiiuri.'^ (Kn,, p. 10$) 

1. Je compte, un jour ou l'^iutre, publier une i^ruJe sur ce manuscrit qui 
fournît beaucoup de levons à subsùttier J celles de iLdition de Knapp. 

2. Les vers dlès en caraciéros italii.]ucç oiu h ^^ jccentudc et som en outre 
fauK (trop longs ou irop courts dans la seconde j'ariie du vcrsj. 

3. Mais le manuscrit porte correctement : (( No licne cl iJil en si que 
desear. a 

4. Mais le manuscrit rectifie : (( Hara olviJar [os rios d correr. a 

$. Le manuscrit correctement ; h ïo se que no sera su bien durable. » 

6. Le manuscrit correciemcni : k Y yo de diligencia condenarme. o 

7. Le manuscrit correctement : '• Tu venccs» mas tio huelgas con m 
muertc- » 



2J0 A. «OREL-FATIO 

Euu^lu Un ili^lko kjuiijt di^ l4> A\ci (Kii., p, 1 14) 

Mi voj volira jï pluma ïcnJiAi tKc p. i6o> 

Puis (JaiiJt IV^lo^Lic Uf JèjA ck^, tiii ntiiiibre c«>tLsîJ érable? de 
vcrî parCiîts d'arte mayor : 

A tombri ée uu trtïnOf junt^ i h ridera (Ko., p. 71} 
Pctrquï nome vin*: coiïio 1cc^uchil>a(^.) 
Muy pjnEO d pjuo» pân|u< no no» sknic (Kn., p. 71) 
£k., eu. 

De ce rcIcT^. — dont U faut donc dcfolquct quelques vers 
fauiir^jATis r^dition seule — il rfsuUe que Alendoiza d'^UïI p«s 
tout i fait exempt tic ce genre de dL^faillancc, ei quCf d'une façon 
l^i^rdc, Uiuï lc?> po&teK ii^iuUhns un \)cn né^Ug^t de U pre- 
mière moitié du XVI* sicdc — comme par exemple Tauteur de 
celte ^glc^c m, M cUen estons de Meadoî*, — dc riLissis&iicm 
guère ivcrircunctirjdcJ'hcndtciîylbbeîd'unc certaine langueur 
uns lornlicï Je icmp"* \ ^iiire dans le vieil artf tnaycr, Mà\s dis 
15^0 ciiviron, ces fnuio deviennent de pUïs en pSus rarcî, et 
t'oD «o chercherait vainement chejc les bons po^es cistillanâ ou 
and.iloH<i de h fin du xvj* sîMc, 

Un auire mériic des hcadilvas.vlbbistci du xvi' sîtclc, compa* 
ris ^ ceux de Tàge pricédcnt, cîï d'avoir r6^U, pw trts rigou- 
retisement i la vérité, iniis enfin d'avoir i^Iiï l'emploi de la 
dî^rfrst\ de la synirèsc et de U syiwïèphe. Sur ce* points, les 
vieux pottci et les pr^Dcpti^rcs tels que Ncbnîa sont dans TiB- 
ccninidc et ne savent trop que lairc ni que prcKtire. Kebriji n'a 
lair Je ju^er indispensable b svnalèpli^, ou ce qu'il appclk 
\'ahogamlenl^ ât vj*-*j//5, i^iie dans le t-is «ù les çuiikulfi ^«tf et 
ic ^c reiKOUirent ave^ ut:c voyelle ï >tillcors, dlc ne serait que 
Êicultauve', D'autre part, Mossen Gon^alo Garcia de Santa 
MjtU, d^ns le protcgiie de si traducifon dei DÎHti<]u?s de Catoa 
(^}^i)r l'i rccuEtiiiumlc parnculitrtmenE lorvqiic les vox^ellcs 
mUcs en contact sonc îdcniiques : c en niucUos lug^rcs, segun 
la ane. qiundo una diction fencce en vocal c oim ccinlença por 
vocal, FKaytyrnii'nU ù rs /a mhmfit se pierde e dismii/iiye una 
silbba'. « V,i t'est \ ceh. .1 peu prê% que se ridmi. en celte 
nuti^, la doanne des vieux maîtres. Ceux qui sont s^cnas aprts 



1. G*IUr^o» B^xtéjo^ JII. )i. 



l'arte mayor et l'hen décasyllabe 231 

ont hé plus loin, en ce sens qu'ils ont une fois de plus servile- 
ment copié les Italiens ; de telle sorte que la prosodie castillane 
n'est, à partir du milieu du xvr siÈcle, qu'une simple adaptation 
de la prosodie itilienne, sauf (pendant un temps et dans cer- 
taines régions) pour qui concerne le traitement de IVj provenant 
d'une/latine, la valeur des groupes id, ie, îoh Tinrérieur du vers 
er quelques autres menus faits. Mais cette question demanderait 
une étude spéciale que j'espire entreprendre quelque jour, i 
l'exemple des excellents travaux italiens de MM. Domcnico de 
Pilla et Francesco d'Ovidio% surtout de h disserta[ion de ce 
dernier qui a une base historique tout i fait solide. 

Alfred Morel-Fatio. 



I. Domcnico de PUIa^ Situn-iit dUr,'ii /d tiisiont, Floieuce, 1889. — Fran- 
ccsco d'OviJio, Diertsi c linrrai ni-llu pa^sia iUHnna, NjpleSj 1889. 



LOCUTIONS POPULAIRIiS 

ou PROVHRBLVLES 



Oîi a souvent nmi, comme une loi de h vïc des hngucs>li 
riptdïtc 3VW Uqutfîlc s'cflicc la miuphorc qui csi »u fond de 
U plupnri des i«ol* — certiiiii?; dirnîuni de loiis !e* mot* —, 
S^ns |3ûUf Lth i\uc le sc]i?i Je ccux-cî suit ohveiircL 11* rc*^ 
sembicni ^ uiic moni^aic <;ui n'en continue fas moiii) Jl avoir 
cours JipK-îi que l'effi^if qii'dEc poïui: s'eM cir:ieùc : Iturrrr 
ti'e« plus pnur personne l'action ilti cîins'^fur qui trompe le 
Êiucon à r.nlde du Unret, mil» a >:urd^^ trct cLiire pour tiïus, U 
^gnîticaiÉou de w crorapcf «• Le oioï, tout en cessant complu 
tement d'être une imi;^c, gardç h STt;nîlî cation, ab^triiic ou con- 
crète, dèrivi^ de cette imngc^ 

Ln valeur symbolique, quî se ptrJ ni vStt d-ins le mot isoli, 
scconscn'c un peu plus loni^tempsdAEis les locutionscompos^cs, 
fertî^ée et comtïie préservée de TuEurc par les mots :i\xA' 
ïinjints : a ^rc \ Viifut d'une Kvrne .ilTaîrc », o nurchcr ïur 
les brisées de quelqu'un», rivcîïlciit presque D^Sres^ virement 
dans l'esprit le «ens primitif de « nffût « ei de v I]ri56e5 o. 
Cepciid-int, \i m^me, cceic v-iUriir )f*(:l«Liirdt uv\ T;ipidemïrnt. 
Qii^fid nous disons : ^ On i fjiit de celle Avemuie des ^crj^cs 
chaudcî n, »f les traitants on àù rendre gorfic «, & jcîcr le 
manche ;Tprt* li cogtiée » , il non* ùui dù-ji an efTrîU dc 
réflexion puuf salâ^îr le rapport Lrntre te sens absiiaît que ces 
locutîotia OUI pris, ce le sens concret d'où cciuici cîï iont. 
D'autres ne (.ont plus eonipri)^ que p:ir les personnes qui ont 
quelque notion dt Vliistoife de la langue : ainsi « il y ,i pt^ril 
en U demeure » , " avoir mailJe )t partir ■», o iirc aux trousses 
de quelqu'un w. Supposions que le *ens piîmiiif rc *oii point 
expliqua duus les diction nain.-* et qu'il se perde tour à fait, île*t 
ceruir que Vau n'en continuera pas moins A les employer, 
malgré le cara^i^re d'incoliin!nca ou d' absurdité qu'elles pri- 
sent eront. 



LOCUTIONS POPULAIRES OU PROVERBIALES 233 

Le phénomène que nous décrivons se passe tous les jours 
devant nous : il est exirùmcmciit fréquent dans des locutions 
familières, voisines de Taroor, qui presque toutes affecicnt ou 
ont affectï^ d'abord un caraeàTc pl.iisani. P-irnii cous qui disent 
qu'un candidat « a remporté une veste jï, qu'une cuisinière 
« fait danser Tanse du panier », combien en csc-il qui se rendent 
un compte exact de la métapliore qu'ils emploient? La locu- 
tion enfin, ayant cessé d'être comprise, s'alt^^re presque fatale- 
ment. Les folk-lorisres s' c^tonneni souvent de voir répétés dans 
les chansons populaires, parfois durant des siècles, des mots 
que nul ne comprend plus, t'I qui, ^ force d'altérations, sont 
devenus de véritables monstres. A la vérité, nous n'agissons 
point autrement que les cbanreLirs populaires quand nous disons : 
a il y a belle lurette *>, c< prendre m^irc pour renard », « je m^en 
moque comme de Tan quarante n '. 11 est curieux de noter avec 
quelle rapidité s'accomplissent ces divers phénomènes, le 
premier surtout : il est telle de ces locutions, née pour ainsi 
dire sous nos yeux, dont le sens primitif est complètement 
perdu : c'est en vain que Ton demanderait au plus érudît 
des critiques de théâtre, au plus réfïéclii des boulcvardiers, de 
quelle métaphore ils entendent se servir en disant : t< faire un 
four », monter un bateau », c< poser un lapîn », « faire une 
gafie fl. Cependant le premier qui a hasardé ces métaphores 
avait 11' sentiment L^u'il serait compris, et ceux qui, en les 
accueillant par un sourire, en ont fait le succès, les comprenaient 
apparemment; et il est non moins certain que la création n'en 
remonte pas au del,\ de quelques années. Combien il faut 
déplorer la pruderie des le\ico,^raphcs qui, sous préteste que 
ces locutions nesgntpOTiit académiques, leur interdisent l'entrée 
de leurs répertoires, et privent ainsi la postérité d'explications 
qu'elle est presque toujours incapable de retrouver ! 



[. Qjji îom, comme on le s.iit, pour de plus anciens : n il y a belle licu- 
reite V p prenJre nurire p.mr reiurJ •• « ]e m'en moque comme Je l'AIcoran », 
{Il y j, non plus alurjTion Je Ll EoluiIou , ni:iis ellipse J^une de ses parues 
d^ns : n iiienerune vïe Je bâton Je irluisu [à porii:iir) ; ■>* •* ïitre étonné i:omnie 
un rondeur Je cliijfie C.|ui irouvu son moule \idi: en le Jécouvr.inl) ■• ■ « triste 
comme un bonuei Je nuit sjns ^o\iï<; (Ji: femme pour lui tenir compj>;nie; 
on dît même ^lujourJ'liui a tOinme un tonnei de nuit » tout court), » etc.] 

O.P. 



2J4 A, JEANROY 

Il semble qu'l\ y ait li un fait général : toutes les langues en 
effet offrent des expressions de ce genre; qu'il nous suffise de 
citer : 

en grec iî:' Svcj v^-x-zitXv = être ivre ' ; 

en latin susptndere naso ^ se moquer ; 

en allemand eînen Korb geben = refuser quelque chose à quel- 

qu'un^ ou le congédier " ; 
en italien essere aile porte coi sassi = itre à la veille, sur le 

point de; 
I ■ en espagnol pf/dr !a oca=^ donner une sérinade à une jeune 

fille, ou avoir avec elle des entretiens nocturnes ; 
ou encore tneterse en la renia ou en la hncievda del fxcusado = 

se mêler de ce qui ne vous regarde pas ', 

Il semble que, dans toutes ces locutions, nous nous conten- 
tions — par nous, j^entends tous les hommes depuis des siècles 
— de ce que nous devinons de piquant et de hardi dans la 
métaphore qui est i leur source, sans nous préoccuper d^analyser 
notre impression, et que nous comptions sur la même complai- 
sance de 11 part de notre interlocuteur. Quelle belle matière 
pour l'ironie d*un Pascal que cette paresse de l'esprit qui se 
dupe lui-même pour s'éviter un léger effort, et tombe dans une 



]. Voy. Rcvin Critique^ 1^93, H, p. 47H. 

3. N'y aurail-il pas li un<: simpli^ traduciion J'une locuiion provtmi^jlc cï 
française faisant calembour, dansbqudie naturelle me ni \c c.ilcnihojr sucerait 
perdu et dont le îens 5e ^raii fortenjent akéré? En pruveni^al, f'iiic pitnicr 
signifie a tromper, jouer un lour «, probablemcnl par allusion au verbe piiutir, 
= dt^rober. Vov. des exemples de cette locution dans Raiiibjyt Jt' Vjquviras 
(Z,--.v. Ro:ii-, \\\ .\\o) e: Cuirjui de Bomdl , Ciirduiikic ^ pet un iifVi'j/rj , 
V, 57. La locution se trouve aussi en anden français (par ex. dans le Saint 
Xkoliis â-i B.]del, p. 169) où elle ne peut guère s'expliquer i]u<^ par un emprunt 
au provençaL II faut reconnaiire pourtant que les locutions " fiiic jondiièrc " 
(= tromper) en .inc. français (voy, pluîi haut. p. i2i. i;oie 1) et, en espa- 
gnol, 1 tlitr (rccH'ir) atUfni^Ui •> (= infliger (liprouvcr) un j^diee, semblent 
reposer sur la même métsiphore ei ne peuvent s'expliquer par le même jeu de 
mots. 

l. El i-^criuiJo âo'ii C'ïre de privilégié dispensé des taxes &. Li locution signi- 
fierait, en parlant de l'homme du peuple, astreint h ïc^ piiver : v s*enquérir des 
sources de la fortune du privilégié a, par extension, a se mêler d'allaires qui 
ne le regardent pa^ ••. 



LOCUTIONS POPULAIRES OU PROVERBIALES 23S 

ridicule contradiction en s'amusant d*unc plaisanterie qu'il ne 
comprend plus! Mais nous n*^vons déjA que rrop iusisctsur ces 
considérations : nous ne voulons ici que proposer, pour crois 
expressions de ce genre, une explication qui nous paraît assurée, 

r, — CROQUER LE MARMOT 

Il esc à peine besoin de di^montrer qu* aucune des explications 
proposées pour la locution « croquer le marmot n n'est satis- 
faisante. Elle est venue, dît Furetière ^ « de ce que les compa- 
gnons peintres, quand ils attendent dans un vestibule, s'amu- 
sent à faire sur les murailles le croquis de marmots, n Mais il 
est évident que les f< compagnons peintres o n'ont pas plus sou- 
vent que d'autres rocc:ision d'attendre dans les vestibules, et 
que ce ne sont point nécessairement des marmots qu'ils y 
croquent sur les murailles, si tant est qu'ils y croquent quelque 
chose. Plus insoutenable est Tcxplication de Boucherie " , 
suivant lequel la locution viendrait de h fable où la mère 
promet de donner au loup l'enfant qui crie : en effet, si ïe 
loup parvenait :\ croquer le marmot, il n'aurait plus rien îi 
attendre, et ainsi cette locution qui marque l'attente devrait 
diSsigner au contraire la satisfaction éprouvée par quelqu'un 
qui n'a point attendu en vain. Une explication un peu plus 
vraisemblable i consiste i v voir une n allusion aux amants 
morfondus qui, faisant le pied de grue i la porte de leur 
maîtresse, se consolaient à baiser le marteau de la porte, 
sculpta en marmot grotesque ». Mais les amants en question, 
s'ils baisent le a marmot », ne vont pas jusqu'i le croquer. 

La véritable origine de la locution nous semble apparaître 
évidemment dans ces lignes par lesquelles débute une pièce facé- 
tieuse du commencement du xvii^ siècle. Les Estrenna du Gros 
Guillaume à Pcrrine, présentées aux dames de Paris et aux ama- 
teurs de ta vertu ^ : v Estant ces jours passe/ proche voisin de nos 



1, Dans Litlrc, d cTiiqii'-r, n'* 5. 

2. D^ns LiurCf 1\ mayiuot. 

3, Elle L'Sï ciue sans nom J'auieur dans la note de M. Ed. Foumicr dont 
il va Lire question (p. 236. n. j). 

4. Variilîs i'hioriqiiei l'I Ii/lî-r^iTr-s, tome IV'» p- iîg Si celle ptùcc avait tïô 
prîmilîvenicnr en vers, comme on pourrait le conjecturer d'apri^s quelques 
passages, on aurait Je droit de h faire remonter au moins un siècle et demi 
plus haut. 



2l€ A. JEAXROT 

chcnctf, Cfoquciaai le mamiûiisci " Le sens de ces derniers 

mon non* parait Ctrc : * lounucnua: C^vcc le croc destini 1 
remuer les chirlx^nï) la tihcnecï.' . » Cciït Toccupation fcrt luni* 
relie aux gens qui aitLiulcfii au coin du ftti; «i ce uVii tlle, 3ti 
XDoins cVu CM une: ti^s pca dilT£raite t^uc nous t3t.SiijnoQS 
aujourti^hui p.irlcmot « liâonncr ». Qsic {raqvtttr ' UfHarm^uS 
ne ^dii qu'une viriincc de crt^iuer It nuirmùMet, c'cïe ce qui 
féiultc ivec évîJerïcc d'uïi |iii-%\,i(j[t' de b Caméiù da PrmYrtes 
(acre II. se. V), où l'oti^thign^ U uicmc action i\-ir Uilcmi^rc 
(lE^-SfieQKtocudûas; cnfm que « croquer le marmot » soii iden- 
tique k croqua U marmouset nous parak non moînf ^l'ident. 
CVtt du reste ce ^iii rcswnrra thîreiïicnr, nous Te^p^fon*, de 
b dÎACxjssiosi qui va iLitvre L 

Cette expltcariûa nous amène en efTct A iniervcnir dins h 
dJKUi^ion rtWmmcrÉ! soulevée ici mômc ♦ rclinvcmetii i IViy* 
indogie de mnrmoL Pour nous, ^ommc jïoiir les Jirecieuri de 
celte Kcvut, il est ïnsipAnbk de mamiousd^ ci nous pciiions 

3u'il ùut chercher T^tymclog^c coiniuuoc^ de ces deux oiots 
ins un d^riv<^ de minimus. 
Djtts \i \\\kot\t de M. Dos, tajrriiol scrJiE une alljtacion de 
wwrmtTjf ^=inurein moniiïctfluriiisignilU'd'aWdnunncue, 
puU, grkc à uni; certaine analLïjtte cnire ks dcuK Dnimaux, 
■ sîn^e ti^tf enfin j p:ir uiK" nitopîiorc qiïViunût ficilîitVljrcsscm- 
blaïiccentre^«;*r/rtjf cimirirtitfj*, <ï enfant ft^Ceticibcûricsoultve 
bietidcj difficultés. On sedeniandc d'abord sous quelle inlluence 
mttrmofiî^ forme normMe de tntircm moniis*, SCTaÎT devenu 



t, Proprenoeat Iû ^gurcï jtfoic»i{uc» lerminAni ic» ichcnci», et pjr citcQ-^ 
ïLon Ici irhenet» ciiX'tn^m:^. Ck Jcrnîcr sens» Joni^'^ [vr LhEEi5» nuis qur ^ 1 
fOU pr^ftdiftpiru Jcld Un]|iuc cQunnic, £t^ cr>carctrtt vivant en Cliîimpifnc, 
oti morjifi^uuj dblgnc parilccilltitnient de gtcn chcneti Je fonte icrinlnâs 
far une figure grot^quc au net *pîaTT. 

3, Cnywffr n*cii tju'uii ilîmLiiutîf Je m^wr, ^n^i kmi »fi:ï friniîcîf Je 
bifV an ^ULt KC ou 1rapp;-(ivec un froc> Cï^ui ji ^r^ tous Icf .lulcuvs 
dl£l plus hjijt» k cM^u'ihyoni vu le ^-ru tic n brci>tTft>j« bJeni» Ttun^^cr t. 

}. 1) nt bien cuticuK tfuc Torigine à: b locution ^i 6;hAp|-;, nan «ecle- 
ment A M- Godcfroy. ^tn <Ttc 1c pxi&jge (ju mot <:i-oucrT£K^, nuls au»i 1 
M' tiJ' Foiirnivr» l^ui divwnc fongucnunf ko-tu CûncfuTc. 

,1- XXM, uo 

J. CclTc f<irmeeiTdLic««Tcc9nieEYécd;iiuU t^^cïtt oa Tanimal C4l le plot 
coniui Cpip Je Coiie)» 



tOOmOK!. TKlFULAIia OU imoVEHBl ILES 2J7 

/ndmwM. l! n'y a pas non plu^ beaucoup de v-raÎKmbkocc que le 
nom d'un aTiimd d'une notoriété auf^ïî locale et rcMrt^inte itt 
M rran^^port^ A \m lutr^j ronini tUn^ tm dorn;iJnt; K-^iucimp 
plui êttndu. On poLimit i:nUn faire viloir qtïll j- i entre !c3 
deux aninnox, et oiCmc djins leur aspect ext^cur, une plus 
grande dîtTifrcncc que ne le dit M, lîo$ : Je sentiment popuhîrc 
[i-s diMÎnguc- M bien» qLi*il Hûc de l'tin le type de la Inurdeur, 
de l'autre celui de U pctnbiicc et de rag;il:ti : ne dît-on point 
ootnmunément : « endormi comme une marmotte lï, et u vif 
comme un sînj^c « ? — On sait de plus que m^nm^sn 3, eu 
anglais le sens de u pcti ïvnge » ; il f^tudrait donc vippo^ier que 
marm&MSft, lui nos», aurait po^ii de la n.^miotte nu nnge : et 
ûOtDtnent rattacher marmcttsft 1 murcai montis qui, m£me 
poQrvu d'un sufAie dimiaLiiîf> ne poumîi donner qne MHf- 
ntMÎft, nikt»s09itet7 

Notre opinkiD est que tes mots jnarmct^ maruuùHt, ntarmt<iu^ 
m^n»Qitm î;e rittachciît h la même lâmilliî, que tous, comme 
Vont indiqué plui ou moins cUircmeni Fleclib, Sdieler et 
Kûrting, dérivent de \x itûnt n^ertm {miininus), ei que, loin 
d'avoir subi Vînlluciicc de mttrmcnt^ ce sont eux qui Tom 
influencé» de fifon d lui donner sa (bnne actuelle. 

Manwi, d'aliord, ne nou^ paraît être qu'ime v;irhnte^ par 
Milantutîon de ïuHtxe^ de mermci et Je merm^i (^marnul, mar^ 
mtait : son sens primitii a donc dû ttrc. comme celai de ces 
deux mots : « enfant * v. C est vnî que ce tens ne se trouve dans 
aiiçun tirxte xm^rieur an \vn* Mécle. T.e vcni le pittï ancienne- 
ment attelé scriilt »:lon M. Bcs, celui Je 1 sînt;e ». Le fnît est 
inexact : k sens de « fij^re i^rotc^que^ i^pous^ntail «. se trouve 
iti xvi< siMc concurremment avec le prfcident (voy. dans 
Coilcfro}" le pacage- ili- Jcjh Boiichet) et se renrontrc m^me 
aniéneurcmcnt ï celui-ci ; tl y a> din» le MyUcrt (imonymc) Jf 
mini Lms (x\* sÏL-cle) un roi musulman (peut-£tfe né^re) qui 
porte le nom de Marmot S sans doute par Allusïon au manque 



j. ta uib«itutàfKi d« d 1 « ne fjaî: lacune iiilAojN, «vnoui din» ud« 

syfllÉbc cntraWc h-l alonc. CT MtfrïM p4f^hemitit «<< 

1. tl ^ei 4C fiiïf juut ^3." br %cr.\ printit jf iSc <h^ u tin|;c «, cl qu'ils <ûic 
dïgi£é ilirectancnl ie U racine i&intmus. U icngc funt uo petit Jinïmil; cfi 
vallon MirMif sçnilîf « petit chïe n, ru^ui^ *. La li^gnepBU &u d'jsskniler 
k iiA^ 1 rKtbm, aunk. iiio «cite h>iK>lhi»«i «uimîU l'«af(&t «u »n^^ 

j. Petit JcJcUrraïc, U* Uptirn, JI, ïJ*. 



ridicule i{Uù l'auteur lui suppôt. Qjiint au sens ic ■ cnhm • ■ 
il nous parait tenir irH nAiurclIcmcm i cdui de ■ figure 
grotesque » . M» Ho^ n:n)<ir^ut fon bien que le n)0}'CD ige èiall 
loin Je pri>frt*er pour IVnfancL- cent teiidrcsic nu peu nuliJî^'c 
que Ticii% *>nt iîiCLiLji}^ niïs piJ^ttï, qu'il âui\jit plutôt h J<«1 
6gjird Ufic kuiiancc lu dcuîgrcrucnt doût nou* trxnï\ons U 
iTJtcCp iDJouri^hui ciKorc, dans une foule et locuilon* jiopu- 
UiîCN. Que les pèTt-s nom pardonnent cr M]3i]>ti^Dict Miis il 
tsl ccruiii que le dcvcltippt-nicnc i n coït i^i Ici du ncï et le rcboïl- 
dUjcmcnt des itjues donrcni A U ;>h>-5ioiiomic de rciîfimi un 
carJCi^c particulier *îuc I'ot x le droit de trouver clurmini» 
innî^quî^ \ une autre esrbWque, pourr.iit scniblcr difforme; 
d'autre pirt que, qu.ind le* cntaniï pleurent, ce qui kut arrivée 
souvent, le «rictére de diffoniiii^ remporte i coup sûr- Ce 
vipj»c de i'cnfint miussidv et pleureur a dû ïouvciU servir de 
mudèlc auï artistes sculpuni c« figures grot^quci qui tcrmi- 
n^icrt Us pouta-s ou doiu Ja bouche voaiiiaaJt l enu des fon- 
tdlneï : la tnD^tion d'un sens à Vautre s'cicpliquefaîc nlor» 
natuwlîement- Nulle difficulté enfin i p.is^cT du deniiet sens ï 
celui de w singe u» ee qui c<irJa±riïc le sinjie iraiit cvîdcmtneut 
son ncx camui ec sn tigure |;hm;u^nte. 

Mârm<mid nous priseiitc exacc^rmcni les miiiK's wns et» 
selon nous, li même lii^tcirc que ruti f riwi. Le senA d*« cnflDl », 
que noLs supposons primiôt\ existe encore en Loruinc et en 
Tournii?it>, et c eu e» un tojt voisin qui rc trouve dms celui 
de e jeune homme sans eonï^quence > qtii c«t enoire tiès 
vivant (Littr^, 3"). Celin de « tigiirc (rroicsque *, Attesté pr 
maint texte', se retrouve dans celui de 4» cbcnct * (termina 
par une ligun.< groïe*quc=). Enfin Tacccption ■ (inge b (ou 
plutôt B petit -ïîngc u, je moi cuiu un diminuiiQ exUrc encore 



1, Cc3i probjLIciii^i u» (Ji!vc!oppcnicni de ce ïcni que nous pr^nic 
lAdrn^vtfJ = tf Uv^ri -*. dini froii^irt. Ltt fjooni loni ïftiniilé* par le* 
lop^coaicnit ou lo cmicux liici 1i<mIjcï» (oit pcui-fticjux tk-tîti» cl au foui) 
(!fHiT \\-\ priRfc< v'iTmjtmt il eii cUir ï^u^ l'^iymclo^LC (■«irfnA'ii') proposa 
|Ur Gcntilkt (l'Cn^. Godrf"roT) ""a ju^uiiv v*lcur : elle lui cii v^ggMc p*r 
l'ianJu^v ïuut citfTlcurc cnirrnhJfttMïAr n HuriuiUf", 4? p^ir le vrit qu*avife 
pnt Aontç (po«]iM ce dvinicrnioii; voy. plu» toi. 



LOCUTIOKS POPULA[RES OU PKOVERB[ALE!i 2}9 

en anglais. Le mot, disions-nous plus liauc, paraît se rattacher 
i la racine niînimus: il en serait tir6 par ['intermédiaire 
d'un :id\i:cx\î t'iarmous, qui a disparu Jii français, mais qui se 
retrouve comme snbstaniit en provenç:il moderne (voy. 
Mistral) et eu breton, avec le sens de « singe ^ », Cet adjectif 
a naturellement suivi dans son évolution riiarmot et a donné 
naissance, cette évolution étant déji commencée, non seule- 
ment au substantif //Mr»wj/Jc'/, mais au verbe tmrmouscr : i) 
est remarqu:ible en effet que celui-ci comporte, ainsi que ses 
nombreux dérivés, une îdéi; de grimace, M. Godefroy, il est 
vrai, traduit manmuscr par k marmotter entre ses dents », et le 
mot (ou des formes altérées du mot) a ce sens dans divers patois. 
Mais Tacception primitive est bien « grimacer, faire une figure 
renfrognée, coniractée par le cliagrin ou l'ennuj ^ ». De li à « se 
courroucer a, il n'y a pas loin. Ce sens est très clair dans les 
exemples de Greban et de Je.in Michel, cités par M. Godefroy ^ 
Il ne l'est pas moins dans les divers dérivés : marmouserù-r 
dans les exemples donnés par M. Godefroy, signifie « tristesse, 
mélancolie », et Cotgrave le traduit par/rt'j;^/f, meîatjcholy ; mar- 
niousemeuf, dans les troîi exemples du Dictionnaire, est associe 
à menues pensées, il pcnsemcnî et i soiicy. On comprend que ce sens 



1. •' Y-ti breton mannoiti^ vclu bien m'ccriru mon collOguc et j^mi M. E. 
Ernauli, est tortahiumuni J'onginc fnmvJÎsc, bien qu'il Jit pjsbé ju gallo dans 
l'expression injurieuse marinons h.a (vov- Rti'Uf. aîtique, V» ^'9)- L»^ niot 
existe aussi in vauneuis. Le plus ancien lesie d moi connu où il se trouve 
est le Xorntnititlar de i6j}, p. f ï^ où « singe n est Tendu par vr itiûnnom, 
ntouniti, iiicnns, si'ig. Il n'a pas cessO d'èin' en usage depuis. Mon avis est aussi 
que le breion niiirnsoisi suppose un frani;uis t^/,im:;owî ; îe suffixe semble tire 
-flswj {*:r, mon Gli'suûvt' moyt'U'hrt'lou ^ s, v, Uhmicq dans les Mémoires df ta 
Si\. lU !/";'., VII, ,85); ivtx en est h forme en haut-breton ou gallo, mais 
sans doute aussi en d\iutrcs langages populaires. L'argot en fait un grand 
usage (cf. Rci-tu- i-cifiqu^, W\' . 377) : il y a un mot tnannousc =:= o b.'irbc a, 
que les argoliers ont pu tirer du verbe français mijrtni>ti$fr, mais qui, par sa 
forme, pourr.iii Mijn être aussi le funinin de voirc m.jimoi/s. " Je pencherais 
pluti.'ïl vers U première e>;pliciiion : c'est "iitnnotH'.-r qui aura entraîna itiar' 
moiiif, sur le inoJèle de hrhti-r dOrivê de hirh- (voy. plus bas, p. 2^0» n. 1). 

2. Ce sens a du disparaître de bonne heure; il n'est tout h fait assuré d^ns 
aucun des exemples cités par Godefroy, 

j. C'est au DicîionnaiiC de M. Godefroy que seront empruuits tous les 
CTiemples cités sans indication spéciale. 



340 A. JEAVROV 

dt dégagé ctbt de « tnumiurcr entre xs dcnis n, le mécoiit 
tcment scKprîmint vo!oniicr« par tics oiurtniircf. L'aralc^ 
tot:ir fciriïieilc dcr murmurïT (luitnuE qiMnd cr moT mi pris, 
Piris, Il pfQnonciiiîoa mnnntàxr) ^ pu conrribacr i i 
piisape*, 

IL ne &cnûc nullement étottrum que riDnlo,^Cr si compl^ 
entre «ùtMiïi'Ki (%tip]u>,sé le pnniitirtle manrufusri) n iiwwrajf m 
rtuouvàt d:ins les d^rî^-^.t éc ces deux nioîï. Il cM cUïr quC 
marmfftUr ne peut se rjtucber, comme ori Vx souienu, ni J 
muctirc ni i mustare*. A notTc avis, piarmoiî^r est esac 
tiicni .i ntannot ee que inarr'iwirr est ^ iru/'rijatff . MinPkiff^ se 
d^abord < fûre une tnoiie », Le gc:stc de l'cnfini ou du singe 
puis, ]nr Le cluit^^inent de s/^s expliqua plus haut, c mui{ 
murcï aiire ses dents ». 

Quant ktaarMQîkp dont nous votd bieii loin, nous »v 
dJjAdît que ce tcnîi.ïelonnoiis.jPiNMmiQrdêroi'nièpar r^naloglc 
de flurnrof, îl L-st év-idcnt en ti(ût que l'.innlogie a ilû pinir dti 
Il CiniUlc de mois b plus nombreiïstr ei h plus cooinue et noi 
imxrsctucnt. Elle a pu Otrc fivcTii^e p-u le fait que «inMrjcr/M 
avait pns le scn^ de ■ murmiifer «, et que U mirmoice ttil 
entendre T quitid elle boit du bit (ïto moïos si Ion en croil 
BulTon) un nuirmuTC Je cûurcnrenïcnt *. On von, en stimme. 
que D0U5 faisons, en sens inverse, le clicmin indiqué pd 
M. Bos. 



t. Le ISM JmrtvtVT (de Adrlv) »Ukrt# â ■u/iwja' di-ns l'eiemplc 
Relier ic Colkrye, i eu t*uc celut-d une liagiifitrc ui,il^c àt àctùné 
entninfc un« doutr rttf rjnilogîc d« mt primkïf». Il ûgriifîf d'ite 
a fdîrc UA nouvcmm Je» l^c» Don «cconop^nc de parok;» » (GoJcfra 
et >,),fO>ii; U c« «aiivcfii appIL^H^ is iin^), p^ fl piflcr tmiivirei 
OMnt B, «moût poQf nprintcr k nAJÎooKnuinorif, ci fir cucuîiaa « tn 
pnittr b (God. ri- 8, «;, u)^ cnfàn, jpcè) ivd' Ar l^rcmcfii modin^ dj 
M bmic par ««irav/wr. d j eoTOfléfcascoi wppLiTit^ Taiwca ^n«^ 
(b patittgtr). «utr^ I' piir?rt£ ^Lktxt de eduUci avec luurhr, giAcc 1 
confanbon fnUlc etnre le trEJonilIcmeni ei k brok ^ Vt^a tig^. (Cc« 
lurrcTUploideUnfufAiore iatrrwqiKivaràertf adbigné le tulbuikinct^i.^ 

3. Le piéliNi «ar que l'on y tufpoMrprJ-pA^evt ûKonmi. 

). Màmattmmt cal UVKÎ^ 1 ■ f^tkul«Eà:>i ■ tt ' (rîiRKc ■ dioï N' 
du Fail i «wrHMfi/fw efl f) iic«yaic ^ n ncgchf ■ d4as Cbolièrct- 

4- Crai nm doute pii one kn^uiion du français qK l'aUcnuod «ppcUc 
nuimotic mtrm4ièiir^ 



LOCtTIOKS PDPULAIlifiS OU FftOVBftBUtl5 



141 



n. *— ntBStnKR LA MÛIJCHK 

Prcudfc h mouche, c'csr, comme chdcun sait, « se S<licr, se 
pî^ucrr sins grande ntson v (Littré). i" PrcnJrç U moucbc, dit 
Gèiiîn, c'esi en eue piqué, comme prendre une niibdic. d Ctsc 
on commeiiccraent aciiilkanun, quoiqu'on ne voie pas bien ce 
qiïc vient fiirc In maUJic en cctic alï;tirC' Une cxplkiuoo toui- 
À-ùû t3tisfai).:iiue noiis e^^t fournie par une Iccutiou des bergeiY 
francï-comioi^ : th dirent que leurs v4cTieî « ont les motiche^ » 
quand, 1c soleil V^cliiuffant. les uioucIlcs se mettent S harceler 
Icuri bitci qui se dcm^^ncni, s'agitent, et s'enfuiraient 4c rcuâ 
côtit, si on ne les faîwit rentrer à r^iable'. « Prendre h 
mouche o, c'e%r donc propremL'nt ne fHuiii léMMer Ji l'excitalLOn, 
i l'6ien'cmcnt que cause un l^gcr ennui, compariï Jl une piqlre 
de mouche. 

Il ne faut tins doute voir qu'une légc^e variante de cette 
Uïciition dAn% : ci Qiti-IIc mmictie le pit^nr? n Quant h : 
a Quelle mouche lui monte \ U tctc? n ce doit ^trc une con- 
umtnition, assez ridicule du rci.te, de « la mouche le pique 
(ef. Titalien ia moscagii salta) et de « la colère, le sang» etc.» 
lui monte ï U tâtc » (cl. u U mouurde lui monte au noc f»)*. 

m. — Sr. BROSSHB LE VESTKE 

La locution « se brosser K- wntre », qui n'est point men- 
tionnée par Lirtr^, nt :"[ï^i commirtitAî Jans le dtciionn;iire de 
MM. Hatxtcld, D.iinic5tcter et Thomu^ (;lu mut (Ïrosser) : 
« Fig. en parUnt de quelqu'un qui n'a p^s de quoi tc^ngcr, 9C 
brosser le ventre, faute de pouvoir le remplir, a Ce serait donc 
cssa)vr de calmer jiar la fiiciion U; nubile ou U douleur que 



t. Li oi2mc lo^tioii nous di, au Jemlef Eiic>mcnE, »t|iDjl£e ca Houcniu. 

2. LVxplicdiTon qui prAnèJc nnut pjrjli aun rnbetiihliblir pour que non» 
UMapwiCioos«uxl«Muridcb jiimjvu; nfjnmoUsonpminaLt liîre viloû 
contrt cite cciuino objntieuï «ai loqueUei douï toxuJium nuc^-iaCaie 
produinemetiE. 

y On Jii en Koucr^c« pltii oMun^lfmcct : « il a ta moui^he wr le qci. » 



242 A. JEAKHOY 

cause la faim. Mais on ne dit point quand on a faim et qu'on 
ne peut manger : h Je me brosse ie ventre » ; on dit k quelqu'un 
i qui on refuse ce qu'il demande i « Vous pouvez vous brosser 
ie ventre, y> L'espagnol possède une locution qui repose sur Ea 
même métapbore et explique la nôtre : un personnage d'un 
roman de M"*' Pardo Baian ' auquel Tauteur prête un langage 
imagé mais trivial, voulant dire qu'il irait volontiers à Madrid, 
mais qu'il n'a pas Les moyens de satisfaire cette fantaisie, s'ex- 
prime ainsi en se parbnt à lui-même : « PuaUs Umpiarte^ Serafin, 
qu£ estas tk hucuo a , c'est-à-dire : u tu peux te nettoyer, car tu a^ 
mangé de Tœuf « et par conséquent « tu n'en auras pïusn; 
ou, en d'autres termes : n secoue ta serviette, ton repas est fait i». 
Dire à quelqu'un ; « Vous pouvez vous brosser le ventre o, 
c'est donc lui dire qu'il n'a plus rien \ attendre. Cette locution 
enferme en même temps une sorte de consolation ironique : 
en conseillant à son interlocuteur de faire ce qu'il ferait s'il 
avait mangé, on l'exhorte à essayer du moins de s'imaginer 
qu'il a mangé. 

{A suivre.') A. Jeaxroy. 



1. CTnd fmJiina,Madrid, s. d,t p. ii6. 



MÉLANGES 



COWM-, 



Od rcjgirilc habituellement le cliâmc como r- ou com br% qui 
SB prtsentc âata une 5àn« <!e mou ron3:ins, cnmmc une ^mplc 
«nmve du tb^mi? c û mû I * '. Cvsi Ju rDoinïropJQLoii de Ménige 
ce de Dîcï. Acccpi^c p^r Licti^, Scfacler ci Kûrtin^, Scub, les 
autCQTsdu DicthiVKiirf général Je la (an^uf fran^aisf^lk Téiymolc- 
BÎ* des mou dAVf'îi-^fJ tl v'Hc^mhu^ se tont bornés à inJi<]ucr « le 
bas ïlt. f^uft^rui, Wraj-c, J'odgiiic iDConnuc *. Il cil en eflct 
6vîdcni qu'il ùui séparer Tune Je Tauttc deux f^mlUcï de mou 
t)ui ditTèrcPt coii5Ummcnt, dmri Ic^ diverses Unguos où elles 
se ucu?ert, et par le sens <x par U forme : jamais les mots en r 
n'ont le seni de cumul-, ni 1« mots cti / It- scx\^ decomor*; 
cette duiiDCiioQ serait incompr6ticmib!c » l'un n'^utt qu^uoc 
variante de l'autr?:. 

Le* mou Joni il s'agît sont : i* port, (émort} et cûmbro, 
a amas de tenc a et aiissi « bcfge escarpée »; i' fr. comkre, 
• barrage pratiqua dans ane rivière' *, at^mbnr (d'où #vKowAn, 



I, lYâb d'anr pS-Ti 1r pr. atniût^fir, mfiâ. cfumotù et aninMf), le ft, jvmU/, 
MnUnr, fautfc pm l'it^ caU/K, athuire. 

x^ Vojr. l'inidc dcGoJçfnvy, oA Utraduaioii tMiIuon^ «t«c un lutede 
tymniynica ju moiot îautilv. La moi i^ M tiOLivc ^uï liint b région de b 
LotfC. en fnn^U KuIcmcEii Jcpul> le xv* itèck (nijb lo cxentpict lailnt 
rcmomctn au xii% vov. Du C^ttge). M^Goddroy doont le mot comme ttm,, 
auût le Mn wm^rut le iipfn|[t)c cun^mc nuaculin. Le picmici cxcitiple 
(lyJrj) pirttUAin onautfcmot; «C lI mat demfinw du cinqaivmc; ij-latinrs 
tmwki dt M aUm ut liïiMt itt Uttu^a), où mmi/u kpood 1 l'csp- cnnfof. 
Le «tôt t^Mlr*. aa tecu g4n4nJ if « ccnharnt *. m titiuvmii dim Ici l'«r< ^ 
k Mtfi dt Robeit d'Ama tfjpfis l'AdJtcur M. Wîad^LI, ouii du» le tctï 
ArlMT fdi (— Ml) uMiAnw /ikr oMiïfv (CIV, r>, ûinArr eci un aJjeciif <jul 
>lgoi£c« voùié,iïMi>bé t, adcMnU.Godeffc^ioDoed«u>iiunicifaipl«; 



244 MLL^NGHS 

tjhffmbrmfnf, rnscmbricr^ eK.)» " ^^^^ obsuclc i, flÈtt^r », 
ttrsfcfitbrfr (d'oti tJàruTnhrf)^ o t!^!iarras\cr n; 3" îi. ing^mbrart^ 
« barrer, rendre uiniritiwjblc (le dicminj », sgffmhare, n Jâbar- 
ruser » (de lA tngomhc, siûmhrv^ ttc), A ccsmoia romans il 
Eiui aiouicr le bas-Liiin Ci^nhrt4S, sur le seru duquel it convient 
de s'arrètcT, Gr^jjoîre Jt^ Toiir^ (///s/, ay/,, K 111^ c, ïSJ parle 
d'un pcnoDTUgc qui, ?ï'L^t.in{ réfugia dan» une foret, y Gi de 
^ands abattis darbreâ pour se proté;*cr : c^nciâts (lat. cla£S. 
comatàrs) marnas in silds iilis ft£it\ lc& Ctsta Rx^um î^fuammy 
reproduira ne te passage, discal ; in iilvam cimfugi:,,, fuitque 
toinéros. Ileaï doncclair quc^mtri a, au moliiJcnpjtnitt lirîCiW 
de ctmcida-f or ^cntiJes signîlic un bizrn^c fait avec des ironcs 
d'afbret : c'csx con^^qncmmcni ce qnc veut dirt' aussi rew^r/. 
O5 pourriit dire, il est vnî, qjc o^mhi n'a besoin d Atoir de 



)c E« pec^L* ptf qa'iï aïE tîVQ ) faire avec le nioi qui odiji cvcope, '— 
il- GoJdro^ Jonnc Cf^cûre i-criti^rer, a ciitp^hcr > et ^titfrfniait, * priJG? »; 
RTflU il IJVt lirr »'i7[fijrr;^njrif foUi *w cf^iihrtiisl cT J''i]fiJ"i^/fWWf pour tf COi^ 
httfrvnf dimï lo p^ui^r^ dr^- Quml au verbe coiithrrr Mgnifuni n prendre, 
uitîr B, ofi Ml* jyiiï Ir it'pjfrr ik' (à%htti, icuhrft, qui a ei:K'ïïîm^>ï le nirnit? 
Kcns Tt JonI n n'cï; )in> Jouic, ^oehilil' Te pci;)i S^^ckr» iju'u»c forme 
nâtallije. Ce fAEfr/ m J sépori^i du pr, port. ctp^. rr^rdr, qui a h\t etirjiii de 
rceQpciaïc ei en Ji 1 peo prb le icnx. undH que le fr. ai^iw a un sem 
um dlfffreni ( ■ uiiir. empoigner • ) cr prfwn» un * au lieu du ï' nomul 
qu'on irouTe daat ^fnKvH. Le moi '<ûperarc> 4ix< le son» du pr^v. et de 
r«p.. Ji d'ijllifurs lu^v fiiïTc t'n ftançti* : c'en ^Hui qn'H fijot recmmftre 
dia> iea exemples cLt^ p^r M. GottdVoy nu mot coti^tt qui pT^acCDt do 
forme!! tta x' et ^[i le i'frbc a le teriK de « «e prcciircr, rec^uviier «, etomme 
dins le hfut Je Munich, ,^iW 106^9 {0^ Je cfob que M. lUyn^ud j eu lort 
de TTjiiiiirt par sjitir ■ er M. Fânîer j eu toiT dt ctiinger en ftwfl^'fr), 17. 
tl BJaivh., l'cieniple cït^ p^r M. P^riur de JîoAcrl JU DîaNf ei kï deui cnoù 
il tint, diftt [lïïc rh;iTi*on An xv* ti^vlr, eoirigcr iftw^j^^f eni'mivff (Ci. PjrH, 
CWaj. '/f' AT* j,, p. ;âj nuit ^^durr-^ dam le pau^e de £^«7. ^ Stt. dti 
par M, FôTïter csi liniptemcni ]'\iTip6r.Ac couvrir}, ta cc^hïa oui d'aQkun 
sout«m confbodu Ic^deux^rbetci iattc^.'rtr pour A3^r^:^«n Iccat pou* 
f t> C^einpln dt't Ix^tm, de Rinattidr M^nlanhin, dc^ 5'f 5^^ (CîodcTrny) et 
de R^Htr {ï'ùTiKr). — Cc co^rtr ^ûtnifitr, « f^itiiui i>, d'jprét Diet, jpprouvf 
p4t M- KAriing. ett tmc iitirc forme lIc jifn^w, <c quj ri5]>ugni^ ju \q\\\ 
«uuntqu'i U forme : jeoeuiUMJï Ivimiuvcr d'itymologie. — Jl fiutcnctirc 
co dlaiînguer le :cmbitr alltfguii au derajcc exemple de Gcdcfroy : ÎJ tij^aLât 
« voùier ■ et w raïucht 1 l'idj. ^mt/^^ dont je vJeas de p4jUr t rAyntologie 
de cd rtiois n'cil pâ» pluft eUlre- 



A3CC. riEANC. FOVOÎL 245 

£ûncidts<[XK IcECiiïg^TiéraTdc a barrage, obiiicle 0, et c'est ce <jut 
pourrstc iùrt siipjHntT i^uc tvmtrr €i»iihro n'&t que !c ct]l>- 
A^ntif verbal de i-^mhnr^ cl <iuc c&mhfr et le* rcrbo corrci- 
pondanu dans d^duires dialectes sovit tout simplement le lit. 
co m mon ri. Mjiis cette id^- ne peut gti^sc défendre \ d'une 
pan commoriri nt tOLJourN neutre et 5ignifîc simplcintm 
c **arràter, tarder b; d*Auirc pari ni mâra nr aufun de ict 
dMvè5 n*a p:ï£âi^ en roman (dcmororî R*a donibè ^ue des 
mots savants). Puis il parait difficile de ne pis reconnaître une 
atiifc forme du mfnie mot dant Te^p. (omkM^ a ijbanticr, 
bùcliC5 CD tas j», fr. cismks dan:i un acie du xv^ s. citË par 
M. Godefroy «ous CcmWe : « Plusieurs conibcs de bois estant 
eu TeHaWe diN cbesiilx k . El d juïre pjrt on a peine 4 séparer 
du fr< cQmhu, n barrage destiné i arrêter le poluon dan^ une 
rïvi^rciOt U '^n. càmb&nat t]ui désigne un barrage en bob établi 
daDE une rivière pour arrêter Je poisson. 

Rien de cUîr ne ri^iuhc de ctrs rapprochements. Adrien de 
Valois, qui le premier a rclcvilc mot avniriu (voy. Du Catige), 
y «oi)pi;onnati tin mot gaulois; maiï les langues celtiques ne 
nous founn.i^nt aucune étymotogîe a»ïur^. Tout ce que }*ii 
pi^lcudu daus cette noie, c'cit distinguer le tbémc Cffirthr- du 
thCmc mitùl-t avec Ict^uel on Ta ordinairement confondu» ei 
appeler Tatieniion des philologues £ur «ne &mille de mou 
qui ne me parait pas avoir été encore £:uji£d au poinc de vue 
uû elle duic leEte. G. P. 

AKC. FRAN'C. hVUCEL 



La tcrophe 217 du SUsertrr du Rendue de Moilîeiis coniicnr 
un ai]bstajitiFas5C£ rare en ancien français, que l'éditeur, M. Van 
Mimei, écrit JantM^ sJ\uû que les verbes dérivés Je/foM^M^r^ 
rmfaufheJtr : 

Svn donlecf uul« ccnbnséc 
UaniG, qujnJ dou GOn ïcrc fraWc ? 
Kc leni dont de eh^l/ainhe! 
tk o:» elle en JtgmM^ ? 
Tovte ftn ff^fi^cbrUt 
L'anjc de chcl pom ii>oncli<|. 

M< Van Hamcl traduit JaucM par « paquer. enveloppe *t 
avec un point d'inierrogacion» et il se demande <tl ce rnoc a 



2^6 MtLAKOES 

quelque rapport av« le verbe bien connu fasuin^ f p^iet, » à'ùti- 
Kiiic (^CfiiiaiiJquc. Le &cn$ de v enveloppe jd ne me paialt pièts 
ioi}tcnTi.Li:Di{rtionndirfd^fdrK. langue française^ rapproche du 
pLL*;ugt du Miserere un paï^ngc d AJ:ini à^ b Halle où fatuhci 
csr appliqué aux yeux : M, GodutVoy inuluil vfcz raison^ je 
crois, par o enveloppe de tœi). paupière ». Ces deux exemples 
oc sont p33 aussi iâol6s en ancien français que l'on pourrait le 
supposer. J'en ai noE^ un trobiinit^ àxiis un fabliau : 11 est 
d'autani [>!■» utile de pipduîre cet exemple qu'il ?ie piésciite kniS 
une Ibniie qui a dérouté iusqu'ici les philologues; une fois k 
«ns élucidé, on sera étonné que l'étymologic n'ait pas plus tôt 
sauté aux yeux. 

On lit Jan:i fj} dajtteacûîiià, aux vers 472 et suivants' ; 

Vjt quene tes ooiUct d'aa lor, 
Si k% iii*4ponc. 

Le pa&sa£;e n'a pas échappé i M. Godcfroy : au mot /orceJ^ 
il le cite d'après le manuscrir [[ji^i Ac laBibl. nat., au milieu 
d*autrc^ exemple auxt]ijels \] applique en bine la tiïplc défini- 
iion>K estomac, poitrine^ ventre >}. Dan:» le glossaire qui termine 
l'édition du Ruufit gMrûî des fahîiattx^ le aici ferai est égale- 
ment trjiduit par " ventre ti. Ltsm;inu5crics donnent le% variâmes 
faitctît f^^ti. Cecte dcrniùre, qui c^t celle du manuscrit de 
l'Arsenal, a éi^ Xatjoncel par M. Godefroy. ce qui Jaît que 
notre pa&sagc fi^rc une prcrnîîre fois dans son Dicttûnnéiri 
Ait mot/imfW, avec ct'ite dé^nïtion, h'uc^ cxpfè* pour lui : ■ ce 
qui est au fond de quelque choie, n Je propose de traduire par 
a enveloppe des testicules «■, Cette traduction s'uiposc absolu- 
ment, surtout ^i l'on rient compte de la variante de^ ver% 472- 
473 , donnée par deux manuscnts, et qui ai peut-être la bonne 
lc<on : 

Va qu«rrc le cdlles d*aa tor 
Q^ïî 5oi<*n[ dtftfcns Te fbrcel ». 



I. Au moi faur^i. 

a Tome VI, p. 1 1 1 du Rvwil ^àtiral dr MM Jr MnnMEgton et Rayniud. 

), [Ce qui confirme abBcbmeni ceuc «pU^tbo, c'en y oj r eja too f^ Je 

UeBiïU,^ bourw, » d«is ïc î*)'utf -krvi^C^tf. ^,, CXXXI, Tio), —G. P.] 



L'^vyiDologîc iQ fimed (cd pîcjird fambd) ik>u3 rcponc Jia 
lit. pop. *follkelIii», doubJei du Luin classique roUîculus*. 
La mmc fari/f cilfrc te m^mc ph^nom^nc Je disiîmihnon par 
duogcincnt de / m r qu^ g^^pih » fréqucni i câté de gwfvl. 

On trouve encore djtn:& le DL'ikm^tdiu de M. Godclroy quatre 
exemples du moi fauiM cmpronres 1 des comptes de trawuiE 
cKi A dcsMJiiLitsde méticTs : \a iraduciioii « Tdei ^, 4}uc propose 
l'auteur du ÛUihHnairc^ cï-t ccnaincment erroné. Dim Tun de 
ecs exemples nous %'oyons qu'il eti défendu aux cordien de 
ïaîrc ec de vendre en déiii] a ouvnige a famhfS dr allé 1 ; 3 
A^agîi nunitcsiemcnc <ic corder fiiics avcv l'èrorce du dllriil*. 
\ji ïcna de « Ocorce » e«t une application parttctdi^rc toute 
oanirdlc du sens ^^a^ral de > enveloppe i> qui apparEicut au 
jskQifwctî. 

Ce n*e5t p.-u !a première fois que le lat. pop. 'folliccllus est 
mis en cxusc pour T^iymologie d'un mot roman, et it est luf- 
prenam que M. Kf^in)* ne lui oît pas Caii ks honneurs de 
KHI haJfinhch-RoTaanîvhi Wàttrrhmh. Il y a longtrinps que 
M. Muîrtiha.icipli^iitï par * toi lice Uu s V\\x\. filv^4h,fihteih^ 
d'où Dous avons tir^ le U3iTï^% filestile. Bien que M. Meyer- 
LnU:e semble corcevoit quelques doufcs sur cette i^tj^olopie », 
réminerit auteur de Ia DarsUllujtg drr roma^^noUMfyn Mntuhrt 
a vu irèsjuste. I/ancicnpro\ciis'jlalemot/7^WA, qneKaynouard 
traduit successivement par Ëlo^cUe (111, 317) et par 
« feuîlîet B (VI, ï^), quoiqu'il s'agisse d'un m^me pa-isigr du 
rotnan de Jattfr/: h première traducrïon c^t In seule lx»nnc, et 
^fih f$x le repr^-maiii phonétique exiCL de folUculu«*. 
Qpant ï folltcellus, il a dû donner en ancien provençal jWf^/, 
f^rl. Aucun exemple n*a encore été Mgn;df d.ins le% telles du 
irojco Jkgc, nuid il est ccrLiiu que ce mot a existé» puisqu'il 



*folll<cIlu» ^folliculDsoYlîgunpif, mvt on y troaveri réanit beiu- 
eoap ic Joubld forme* orok^v. 

a. Cf. kt inklct l/AV, JiïAvf et ritlsr itu /Xr(«««iM{rv ifv M. Godrfroy, 

3 W^niA^ CfiMmif il, Ldpdgr, tS^ap- lai» 

4. Il mcpvah Wn probaMe que Itf bj» bru folclhum» docn Q jr a un 
CKCWpIc ui^iqoc. lourni pjr Carpcnticr. Jart» U CJinianun tk Du Ci*C*t 
■TO la irjduâion > iijoulin i foulon «. n'csï jin:e chcw rn rtvIM qut t* 



subâUlc encore aujourd'htii en l.angucdoc, soos la fomnt Jcusel^ 
avec le sens Je " cocon du ver i soie ' k 

UNE CKAKSON DU XIJ* SiCCLE 

Au V. J761 tie Guillaitmàde /Aj//, Tcmpircur G>nrad, \'Ou!am 
«^rff Cuillatinic qui viciu, sur sa JcniiinJc, de so présenter i 
sa cour, lui irhanit nnt? chjmcn i!f"n le poÈ^tiic ne raii* com- 
munï^uc qae le prtrmicr couplet. Le man;i«rit ct IVdilion de 
M. Scrvoii (qui vu paraître) le donnent iimx : 

Moui ttic dcmcutc qu« d'oI chdnter 
Lé louruc ■ l'cntrcc d'end 
Aiou «m î« laloî^ : 
M^ UDC KCOT me dçiTOÎe 
Et tknr «tRAré, ûu |'>1 mon pcmé 
Q^d IJcu que on^ud sole. 

Il ta vîjnble au premier coup d'œil qae ce couplet est graw- 
ment altéré : le v. i n est d'aucune m»ure contiue, et chantir 
ii*a pli de riinc< En outre, il pariU pr4>ba[>Ie que le v. j doit 
dcre coupf en deux. 

M. G. R.iynAcd n'i pa^ compris ce couplet diiui tu TdhU^ 
Wn qu'il y aii ndmii dVïtfL^s couplets iM>Us^ ciî^i p;iT B^inscli 
d'uprC^ GuilLimnc é Doit» et <juc (clui-ci figLire djus le d*ipotïUlc- 
ment de Bjrcch '^ Jl aurait dû le rnogcr avec le n*^ 420, Afiîvf 
nr^i demûvTi. C*evt en eâbt ainïî qu'il faut lire les premjeri mou, 
cï noui avoni alhirc au premier eotipUi lî'unc chanson qui ie 
retrouve, comme l'indique M. Kivnaud, d^DS les ircis nus. 
Arsenal 519S, B. K* fr. 84s. B. N. fr. n. acq. lo^o, et. 
d'autre pan, dans le ms. B. >j. fr. 846. 

1x1 tiois premiers manuscrits (KNX de .SJiwan ^) forment, 



l. Dllotobrci et Clurrct. DkU Uitt^^^^xk^- frimait , Alib, iSâ^» Le 
ïnxr ^/vdtMjfr,fJeMi}U4l, tsf^>hLrc Jtti^ leniot, vatà% ïlak lori delà 
mettre pUe-iB£leivec/]Mrmr,/*vFrf,qul, tout en j^ani UTt kiu voUIn, 1 une 

3. iJrhttir flf nm. Ire«r., XI. 16a. Sarlïdacovpc «rec jiîton en ikiu le 

%. Sdmui,Di/4r^rua;«c^JNlUlffihtt«fKJtf^yh«(Bcrlia,i8$5),p,46-l7f. 
Un quGttfitmt mtnoscrif, P (B. N. fr 047)1 |ipp*itient Adtd à ce pe«f>e, 
mftb nom dtuisan ne s^ trouve pu. 



WH QUNSO» DU XII* SIÈCLE 949 

fotnme on saÏi, uq groupe (v) xr^s f irokcmciu uni ; le cjuatri^mc 
(O) «t cUaii par Schwan dans l.i mime Fimillc (S") <[uc \c 
|;rOQpe v au^lkI ippatiiûtiricnt KNX, Duis dans b brjtnchij U 

ftius éloignée. La ch^nïon qui nous occupe manquant dans tous 
n groupes intCTni6iJLiircscn[Tc O et v dc vient pis \ ccï deux 
«icmicfï dc S" : clic i ùit îDd£pcndatïicncnt ajouta X I'uq cil 
Tan'-fc d':iprè5 un mime original. 

Coïiformémcnt il ce qu'on dcviU aucndrc, K\X n'ofTrent 
entre eux ^uc des variâmes înslgnifîjfucs; O i quct<jucs Ic^ûos 
divcT^CQios, <:t, au moins cd tin endroit, se rapproche plus dc 
livcrûon originale. Peur le premier couplet» le rapport avec 
le texte Je Guillaumi iit DjU est înt^rcssint. Ce texce est abso- 
lument àHtiri pour les <^uacrc premiers vers, où il a stubnCLtué i 
l'original une leçon qui n'of&c gutrc dc sens satisfaisaoc ci qat 
fiche contre toute loi r^'thmtque (on peut croin: qu'elle pro- 
lieni de souvenirs confuii, el que la taurire s'est fourvoyée \ï 
d'une tout lutrc otiaiuon}< Au v, ë, U leçon de noire pofmc 
donncmû au vers une syllabe dc moins quHl ne doit avoir '. 
Mais au v. 7 (en divîunt, comme il ûut le £iirc, la strophe en 
huit \t^> OuUtautnc dc Ihk a setil conservé ta Honnc le^on, 
les quatre manuacnu complets donnant \ ce vers deux »/ltâbct 
dc trop, comme le montre U comparat^n des autres strophes. 
Cène hutr prouve que la «ourcc d'O et dc v avait déjà dei alté- 
rations, ce tjuî permet dV-n admecire d'autics pour le texte du 
reste dc l.i chianïon. H csC clair d'^llctirs que U ^tr. lU, telle que 
\x donnent tes manuscrits, ne peut être maintenue. Qu'on lise 
avec ï fai nmtti qwhntdmgnf, ou avec [incilkur parle début) 
Je mai pas menti qutlc m mc- diiigru, on n'obtîcni pas ce qu'il 
faudrait avoir : un vers de cinq 5>'lUt>eï limant en r et deux vers 
de sept syllabes rimant en ai^nt. D'autre pjLn, il n'est pas admis- 
sâWc qu'âpre deux scrophcs rimM sur é-oie on ait une seule 
acrophc rimtc sur i-Mj^ir c: une quatrième rimie sut am-Anct. 
U manque certainement une deuxième strophe en i-ci^m^ et la 
nroplic î^l^ en anSninti eit la cinquième. D^ lors, il cfit pro- 
bible que dans le passage corrompu de la str . III se trouve une 
grave lacune, comprenant les quatre dernien xxt^ de U str. ÏÏI 



1. Hn KviAclic, b forme do U phnso ctf F^ui aKhtfqiM ^m dins ks 
duTuonmcn, d on (rbiîcni U boaue leçon ca jqoutanc Bn in tns tel que le 
4anDc MXre poèœ*. 



2$0 HtLAJfliES 

et les qnatre premiers vers de U str. IV^ avec b fin du t. 4 de 
b strophe m et le commeDcemeni du v. 5 de b str. IV. Cette 
bcuue existait dans Toriginal de O et de > : O parut avoir 
reproduit cet ongiD;aL tel <\xie\, 1 a maladroitement essayé de le 
corriger en lisant J'ai truntt pour Ji n'ai pas mcnii de fiçon à 
obtenir un vera de sept syllabes en aignt. 

Les recherches que M, Senois a exposées dans Tintroduoion 
de son édition permettent de 6xer avec une quasi certitude 
k TiQ 1200 b compo^tion de Guiîlaumt àt Dûk, Une chanson 
dont un couplet y est inséré est donc sûrement du xiT siècle. 
A ce titre et aussi pour montrer comment l'auteur de ce poème 
dtait le texte des chansons qu'il rapportait sans doute de 
mémoire, j'ai pensé qu'il était h<m d'imprimer celle-d. En elle- 
même, elle n^oSre qu'un faible intérêt et ne s'éloigne pas des 
lieux communs ordinaires de b poé^e lyiique courtoise. 

I Moui ïïdemoré 

QfK i*2Je chanté a )Otc 

Aa do4U leus d*esé 
Auirai a>m je Sûlae ; 4 

Mes une imot me desvoôe 

Et dent cïgvt, 

Ou fù moQ pensé 
En qud Uea que onqucs soie- 3 

n Soveot aï plor^ 

Dou uJenique j'en ivoîe, 

Ec plus dciinr 
Qîi'enire ses Joui bras D'esîùJc ; 1 3 
Si vucil tien que l'en me croie. 

Que fji mon a* 

LoùuiDenï aoié 
Que nulc neo n'en disoie. 16 



FariaiUit. Je dè&igrie pir v les trois mss. KN X quind Lis soni J^aca^rd, ce 
qui est presque toujours le cas; je ne relise pas les différences iasigniôiiitcs 
de graphie. Je ne repTi>iuLï pas pour 1 la Ic^od de Gui'.ijurn^ àt DcU- 

I. S O aiDOUTï me guerroie — 7 O v Ou jai mis îoiit mon pense — 
S O * En quel que lieu (O N leu. X leuc) que je soie 

U^ 10 O que je nauoic, X que en auo:e, N Dud :. que iiuoie — 
12 O ses. n. bru — ij Oqudeme cr-, KX mcn cr. — 16 > ne d.,KX riens 



UNE CHAMSOK DU XEl' SIÈCLE 25 I 

m iKs qu'il esiensi, 

N'est pai drois que je me plaigne i 
Je n'^i p^ mcnii, 

Qp'ele ne. , .... , aigne 2a 

.ajgne 

. .. . .^ ^ .i 

aÎRnc 34 

IV i 

. . . , ligne 

. -. -. .,. . J 

.ne me daigne; 28 

Et si sui gari 

D'cstre son ami, 
S« li pUist qu*o li remaigne p 

V Dame, mon taJent 

Vous dirai »ns decevance : 

Par un beau semblant 
M'avrcï geté de pçsajice 1 j6 

Qij'jîns empcrere de France 

N'oi joie si granî, 

H^l laSf par qu*cn chani? 
Mon m'en a Ea remanbrance. 40 

G- P. 



JEU PARTI ENTRE MAISTRE JEHAN ET JEHAN BRETEL' 

J*ai cité plus haut (p. 134) un vers de ce jeu parti où figure 
le mol tristre au sens de fil » ou quelque chose d'approchant. 
Ayant copié sur la copie de Sainte-Palaye (Arsenal 3 toi, f" 35*») 
cette pièce (Raynaud 203) qui se trouve uniquement dans le 



III. 18 O tm. je — 19 V Jïi menti. — Lis v. 20-2S sont remplacés dans O 
far quele ne me daigne tt dans v par quele ne daigne ;/> sHppost qnetout et qui 
était entre Its d^ux ne fst tombé. 

IV. jo O garû (it vers est ians doute altérai peut-être y avait-U Me tîeng a 
gari, ta phrase dont ces tnoti faisaùnl partie étant commencét dans les vers qui 
manquait) — 33 N Si li, KX Sil li (K lui) 

V. îj V talent — }% v biau — 37 O uempereies 

I. Quand M. G. Raynaud donnera une nouvelle édition de son utile et 
méritoire Bibliograp^TÙ dis cfiansonniirs français, il sera durable que pour les 



3t3 U&UNCtS 

m5, 1490 liiL Vatican (R Je Riyn^J), T" 1(7 v\ je la donne 
ici c» entier, d autant plus qu'elle n'cit p:t% sans Jifficultb. 

J<\i2ti brctcl, une jolie dame 
A iitus hoMKi d'un j^nii et d'une lUct 
AmoLir donne, «'oîmc de cuer ce d'une ; 
Ma\s pouE l*u& ^'cui ne lî pUûit plu^ 1 Turc 

Eldd ùen picm; Tjutrc lout mu tvotr 

Doonr et <Jf dcmnir n* Itp<, 
Sim c>o>npai|oïCT celui : lî qcli, jJ voir 

Dire, > d'eli ornoaf plut fine > 9 

— Mjiïtrcjctuui, xKi ami utip àkme 
Q} fmi i« ^npiUgcie. et moût le mùM. 
CjI t(î en 1 b ccfrip^fïnic a fcnic 
Meilleur et lot en imoun d'«ttre miirc, 

Cliouc^uj jou Je Ji uvijî-'. 14 

}c di ^il en mieni Jmfi, ^ ttvmr 
S'miÎG a lui pliu 1 clm?, 

Au prendre son caw afimc, iS 

— Brcid, fcmc qî donne in et Knilunc 
D'argins amour», car [*» 01 rfiTikirc 
K^vti donne *\\ïi prtxit , doxii l'vt eu fbnic 
Airumn qant donne tf ne te puet tvttàin. 

fc cuii dire de tû« vcàr îï 



V. 9 Le tui, pvm d*d itmaar. Il ùui enicndre ; ■ Lequd d'on, a dirt k 
vni.a |d*elkl amour plas ftnc ? ■ 

10 vfjhw, « iSjttnc , 

u Awtf, ■ renommée. ■ 

16 Le mv porte ùdtnt et non a :ifw (de tu. i\ atovoir» 21 fiyftuw, 
^taifmét 37et4S/diw); laiisie pcns« qu'il bat <oup<r linsî ei rtwnTuJtrt 
dac» dim le fïm- de l'4dj iHji (Godefruy n'a. wi;» Ciw, i]u*an cuni^c du 
flm.^ an lem proprr) : « Je di» qu'il eit mleoi ^mf, c'ctt-1-dire qu'U a »on 
amie fins Indlnte trers tul. , * 

ju ITarjtmt moun, d d'jiniour hraknL ■ 

jeux poriis il nomme lei dcvi potce* quî y prennent part et non pu sci^ 
rnmt eHoi qui m întcrpetM djnv le premier eoaplrt. OluUU, à vrai aire, 
lïc devrait m£nu £trc nonui^ qu'en xcond, pubquc fititevr de ce premier 
caafkn et le ^éRobte Insrlgiieur du âH^i evt k pû&r qui poie U qucnion 
Cl diMit le nom fi^rc en lèie Jo ytwnd couplet 1 îd c'est matirc Jtan et non 
JeanBurteL 



JEU PARTI ENTRE MAlSTBE JEHAN ET JEHAN SRËTEL 2$^ 

Q^'eIe celuj ne veut pas décevoir 

A cui de coi (m^. cui) qu'ele a jine ; 
Mais acatee amours par décevoir 

La conpaignie lost fînc. $y 

— Maisire^ chele n'aime pas a droit l'ame 
Qj de donner k paist saDS li atrairc : 
Auueiant vaut conme irisïrcs sans lame. 

CheLe aime a droit ki li enseigne a traire 31 

Lés li et prendre manoir : 
Cil sema blanc, li autres sema noir» 

Qi de don sans plus cstrine ; 
Cil qui (plus) souvent puet aveui: li manoir J5 
A d'amour meilleur estrine. 

— Sire Jehan» a chou qu'avés dit la me 
Descort, qant pris avés la piour paire : 
K'ele samblc l'image sus [la] lame 

Qj cuGvie lait pour cliou que U ne paire. 

Cil amis doit mieus valoir n 



2f n A qui elle fait largesse de ce qu'elle a, a 

26-27 a Mais un amour acheté met bîcniùt, par tromperie, fin A Tmiion. i 

2& Saintc-Palaye remarque en note de a droit ïame : «r p. £. au tiguré de 
droit fil- B Ce sens serait en effet très acceptable; mais peut-on admettre un 
iame masculin? Le dîm. îartul (GoJ.) ne suffit assurément pas i y auiotiser. 
D'ailleurs, il faut au v, ^7 un substantif qui soît représenté au v, 28 par le 
pron. le : ce substantif doit être farw^ pris au sens de v U personne ;■. Le sens 
de ces deux vers serait donc : a Celle-li n'aime pas bien k personne qui la 
repaît de dons sans Tattirer auprès d^elle- a 

}0 Sur les mots trisln n Idme voy, la note du v. 40& du Lai de la Rme (d- 
dessus, p- 134). 

3j Cette métaphore dont je ne comprends pas bien le sens propre veut 
évidemment dire : a Celui-là a eu bon succès, l'autre, qui ne jouit (n'éirenne) 
que de dons, a mal réussi. » 

}7-^& La me deicirrtf v je suis en désaccord sur ce point. « L^enjambC' 
ment est encore plus fort ici qu'au:c v. S-9 (mais moins qu'aujt v, 4S-49 si on 
les comprend comme moi) ; ce sont des jeuK, quelque peu forcés, des poètes 
déjà tout artificiels de lï^poquc ei de Técole de Jehan Bretel. 

)& La piour paire, m le plus mauvais parti. » On ne comprend pas bien 
l'emploi de paire dans ce sens : il semble que ce soient les deux partis entre 
lesquels le choix est donné qui forment une paire. 

39-40 ■ Limage taillée sur la pierre sépulcrale et qui cache ce qu'il y a de 
laid au dessous. ■ 



3W 



UtLAlMBB 



L'en ftn}Qi| £jr<]ant rcqiîn« 
QpffudM Har et tû rc»p(W- 



4Î 



Qf donne et i «vcuc li m^ rqiiûrc 

Q^ê cil ^i pT«iiT «T qui potin a'i vi ; b nw 

FaïKC d'cr^ kjuc oil 4^1 ne tcp^re 

Puitt CQ i-inour uni ptroir JO 

Kc pouttùcr Qc For lui im par oir: 

Cdhil ^ui drlitlui sîcl en p«r(rir; 

VA prrm droite nwdt^diinc, 54 



G. P, 



ARMOUL GREBAN ET LA ÛOMrLUyTH AMOUREUSE QUI 
LUI EST ATTRIBUÉB 

E- Piii\u\ct^èins*,cs'lifthrrt;f3fsd€ k frana, liv. Vil, ch- v\ 
et le* «Witeurî J» Mysîin if id Paiswn * ont atmbu^, sur la foi 
d*un An tic Rliciorît^uc, ^^q C4mpiamte amoutettseï A.Grebaii, 
Ccifc attribution nt me panili pas JLisiitiE^c- V<Hd le pissjt^t^ Je 
rj<r/rf^ff*Ti^ifeSVf*îrif(« imprime que Fjsquicr* et MM. Faria 
fit K^yiuud ivaient «ouï 1« yeux : q Pour fiirc jmoijreu»<:& 
fompllînacs c( aultrcs dolcanccïj linsî que a fut maistre 
Af uoul Grcbcn, qui en An premier invciucurdebdlerhctoriquc. 
Exemple : 

A vou». dtmc» \t me tioiiipbiiu,.- ■ 



4) L'ttpimi, • l« pi^ae, ra^oUlânne. ■ 

4S'49 Je compreoLk : îa mtftmH %'tst, • n» pensée ne scri pu U, [c ne 
cr o i n i pu, > KiÂi j^svoue <ju« r«n)ambtni«aC «ai mn^ari^iuin et qgt U 
COntirxiàOD cil bôufix- 

%\ Enfêtctr,* DOtoattMtVl ? ■ 

I. Edli. d'AmieFéim, t;i|, p, 711a. 

A' Li iêfti^t iâ 1* fîdfiîM, d*AraoDl Creb», publia for G- Paru cl 
G.lUyiuad. Pirb. jii^â, ki-fl*, piga viu, xn, xiu. 

). je 0011 ^uc I< ' Ihft ■ doM Fuqubir tut coqMnucî«i^n â Bloit, vi 
qv'iànaKOaceudap' l'tlotiv. VU dcKa&tbrt^, diAiiopûrf. 



AKNt>U1. G1LCBAH lf5 

Cette phr»c- tronquée» a hqucîle m^nqucmc le xctfrc et 
l'annbuc tic U propû^îticn principilc, ^k'^Ï'î^* ^ l'on veut, que 
GreUin 2 invcnw 11 forme de complainte irtioureuM dont 
Texcmplc va suivre, maïs ne dît p*s que cei exemple eît du 
po^lc mancciu. 

Vcici iTuinicnATit, d*ipr^ les mânus'eriis, le cmtc exact de 
J. Moltnei, qui esi en rtalii6 l'aoïcur de Y An et Siienct de Shê- 
tffriqtu : û Pour aïmnm-"M'% compl-iintcs cl autres doléances 
misi avant malkcrc ArncJuId Grcbcn ' ceatc uillc de rcihorique. 
Exemple : 

A vous, dame, Je me oompUîni... m 

l/cxpnr»ion B mixt ivinl n sigiiifieH-clîc que Creb^ii a 
inventa U • tptillc « en qiie&tLo:i« ou .seulement quM Ta fait servir 
i h complainte amoureuse ? Peu importe ici. Le point i rcttïnir, 
c'est que Motiiict ne ilit pas qut-' sein exemple cïi cmprjrti ^ 



Ié L« niBiD«ar dci deun tnAniiKois â Gr^Ar^mi. Lc« deux vcnicni manU' 
MPio et U lee^a icnpnrafe yom ibnc iT^icoord pour écûît la demièrr ijlbbc 
du ntm «v<cc un / ei non en a. Oi /■ toit pronon^^ it par Molînct. C^rr^ 
Mt4U»i l'oTthn^nphf dutq^iïirf de h ^iCixlH drihAolo^îe de Parti. Néic* 
monm» les ^iuur« Ju MttiiM it ia fûttism (p^ xi) ont «labU que li vni« 
fotmcdbnun ctifîrrto. uns icolroompie icmcfoU que ïE , dans le rcgisuc 
«4t d4Rt>èr;itjoiu iJ'Atïiv\iM«) Lonudr*. întiumcd ptfut-£tr« par b pronon- 
dation gcnfiakiïictic JuiniiïC. i lu Crrr>hirr, iknii GrcuJcr anûi lu Gtd^in 
(L ,■-, p- H, (1, ^), qui repfcitfiic la pTOïionnaiion de Malînci, D'ailleurs 
Louandie» ImprimAin /f-un) pou^ .-f r n<>u/. pouv^ii bien icaprîm<r Crt^it pour 
Gnriwm.Depimqu'i panilt» livrt de MM^ Pdht ce Ha)v:iud, on :1 piib-hèdcux 
içroatîdm dn fiim <rrclMr ; fuii ne t?oric que mu le prtnot» de Simoa, 
tas.lt l'iutre donne gfrauF/iu Gnaft™ (Kihmhù, TCXIt, a«4). G^ûfro)' Tory, 
qa\ a vu, uioicni ca un ub1c«Li dant IVglJic d« ficrmijdjDa de Pari», le 
pMftie contmirit <rt icronictiv, dit y avnii la ^^n^ilui rïrnAmi; maîn il evi 
ividoit» ou que 14 trintaiption 6uit miu^cbc, ou pZutOt que Geofroy Tory 
» *t* BwJ wnS pw u nèmoJre. £it l« d dVmoEifuj ist prohiMemcnî une 
faute tfi IV de CrvKiHf ca c^t sârcmcnt une. Pourquoi, «'il en cit nwâ, k 
«Mortd d du m^mi' n^im n'ni tfnrt-îl ^i% une Trfditème? Le timolgnage de 
Gccfroy Tory a*xn5mc dooc pu U Icfoci Gmfvn de V«ctoïtich«. C« qui 
caltve 1 cette Icflin de i* viîeur, t'at que le vn> Juin rSiLîiîak fuumit 
T'avam -demitrt letov du nom : ■ Hn votii me ^'UC1I rjpporicf >, tic pcïdEJUl 
rlcn à tirr c«cri)[d m : ■ A \xiui me vucJl rjfpoiier^ a — U «cuivjcnt ^c 
bOt«t «luorc que Je» deux miuuicnu de MoIiriTt donnent pour te prtooi» 
•f rwa/J et cOD ^mctat 



2S< 

GrcExu). Mais, 1 dUaui d'une ifHnn^ttLOti formelle, pcut^on 
suppicer ;ki *ilçncc de l'aurcur par une inductioû, et admeUrc 
que rjiirilium>ii c\i impliciintirnr conrenuc dans sa pensée? 
Ùd devrait alors appliquer la mtïnie induction ^ cet autre para- 
graphe du même An de Kbéccïhque ; « Autre uilie de vcn 
huytamvi^ fait par autre eroîsure. Je laquelle MoDsieur Ttixti- 
diire (iit principal Inventeur- l^xemptc : 

DîEtcc 1c mot Jo boa àm cvcr-». > 

Mais le huytain dii n'est pis de rindîetaîre, du moîn^ U ne 
st trcTUvc pai dan* le recueil de* «ruvrcs de G. ChastcIUin, 
publid [kir le baron KcTij-n de de Lettcnb^ne. 

llt&udrait rappliquer encofc aux para^-raphci où Motinet men- 
tionne de« poèmet composés dans h forme dotit il eo!«i$ne les 
rïgkf, tuui en donnant pmjr exemples, Si Tappui de ces régies, 
de» couplets qui n'appartiennent pai aux po£n>es cit^- 

Bref, Molinet ne dit pu que Grcban est l'auteur de U com- 
plainte < A \xnis, donae »; on oc peut pas davantaf^e «opposer 
qn'îl a vo«tû le dire, s^ns aiiribuer par le même raKoanement 
i G. Choatcllaiii un couplet qui vraî^mUablcmeûl n'est pas de 
lui, et sans ajouter à des poèmes bien connus des itrophcs qui 
ne leur appartîeiuKDt ccnaînemcni pis. Il o^ ^ donc, eti défi- 
nitive, Aicunc nûoii de croire que b OMDplaiuic est de Gne* 
ban. PcnonnelIcuKnt, je luu pcrsoadt qu'elle est de MoUoet 
toimCj ainsi que U plupart des oatrc^ exemples de soa mit£. 

HrDc&l UxcLOK. 



tJK FOÉ.'kŒ DK BAUDET HEMNC 

Baudet Hertac, de Ckalo<hiur-S>6tie, rautetir J'use Ihùijm 
fort mt^reu^xntc que va pubEer M. E. Lon^ts', n'était pas 
setikmcnt uq théoriden ; il dtaic, comme oo sait, poète Itii- 
métnc. On lii don» la compc» Je Blob, 1 Vannée ^4A^> ^^ 
le duc dX>1èiïu ovoh ùli don 1 Baudet Herroc de 4 livres. 



tais, l^c^^ï6. 
a. Li Boih. UD^S &-1V», m, AU- 



2 som ce 6 deniers pour ce quHI ;iToît ftii des tijljdci 
devant iuî, audii Iîcli de ChâloD i». Ce;» billaJcs n'ont pis ii6 
rctrouv'to. Le mojmKnt de lArscrial iï" î^ir^ pr ^o^trCi 
nous ipprcDd ^ue Riudei Herenc est Taiitcur du Farlttnent 
San^ûur$. &:nc pour réfuter U fkUe àai'tr- sans nterfi d'Alain 
Ctanicr, ce poiitic cm un ir^ gwnd snosi*. MKSt^ par de 
nombreuses copies. II ax înritul^ Lirttit It ParUnwnt tT^vuttirs, 
t^nxài h }(fipi>it£r de ïa B^Ut âiV*\t SAns r'ttrci, ïts Jcfujâthns eonsn 
U BcUeàamc wui ji^i^^i', U Ju^ottenl dt h lUUi Aint ums maà, k 
Procès conln h BtlU lia^ic sum mtuit la CrufiU Jftnm€ en atnmrs 
(i^u'il ne ixMX pis confondre avec un .luirv pi>èiTic du miïnie 
litre), iis Batade faicu par mahîre Ahin Chdriûr, Le manuscrit 
de TAr^catî n** j^si, fol. 76, l'iniitiilc : Trait iié fait par Bxw 
Jart Htreri^ corrap^^ndanl a ia Btlk dam^ sarrs mrcf. 

Ce poi-mc, imprimf dans le jardin de phUary^^ Villon 
V^nrd, du fol- cxMix v au foK cxliï \", stjiis b rubrique : 
Ccptmrnt U Parlamnt iPAmifurt fut taia au Jnidin Je faisante 
contre la Belle àimc sans inrtcy, ne ^•^utt pas Jaivs les anciennes 
éditions fïochii^ucs ^ës oeuvres d'AUin Oi-tnicr. Il a éié « nou- 
vellement rais en lumitre n par Andri^ Du Chcsnc, d<ios son 
fdiiion des Œuvrts iTÀhwt Chartîf/ \ d après le manuscrit des 
ftêres Dnpuy (n' 1737 de 3a Jiihliuthé^^iic naiionale)* 

Le Parienient dÂm*Htrs ne nous donne pu une itks haute 
idée du talent poi^ît*:|UL: Je Baudet Herenc. On s'apcr^oît bien 
vite «luç ! auteur, comme il le dii, 



«...onquu o'tpm le mcdct 
De rimCT en aucun affaîrc. 



Arthur PwoET. 



PIERRE CHASTELMS DIT VAILL\NT 

Le poète ViiLlani occupe ane pLicc honorable dins rbistotrc 
littéraire du xv* siècle. [1 en bien connu par ton poème înlitulâ : 
teàéh^i tki Jeux urart disputant cTartuntron VEmhikbe Vailiant ', 
pu SI Comerie dfs anges de Paradis, en vers a fijuiv'oqufe », ei 
par une ballade^ asscx bien tournée, adrcïâéc 3t Jacques Caur, 



s. Mo«uî^cm, An^^itHÛn, IX, çi. 



»U, zxni 



n 



25S HiLAÏt'ORS 

dinv hqut-llc-, }ouant £ur «o«i propre nom ei uir b «Icvûe du 
célùlire irgeriiïcr, Vsîibnr v hmcnic «le \i [Uiivrcti^ rr de sa 
mdlecbaniic et prétend «juc V.iîlbnce ne peut rien û elle d*»1 
sccoiiJ^^x par Fontitio : 

Lei Éditions Je% a^ovre^ de Cbarïcâ d'Orkans renferment 
étplement trois pièces de ValUânt : une ohligaihtt Hméf et deux 
rondeaux. M^ G. Raviutid, enfin, :i publie cti i8Sy trd^ n?n- 
dcani ei une bcrgcrcuc Je ce pot-ie*. D autres pi^<rs, encore 
înédiic5, ic ironv-cni d:ins te nunuKrit 2230 de h Bibliothèque 
natJonik, du fol. ir i vau fol. 248 v^^ emrcaucrcs un rondeau 

3u'on peut lire de deux fj^on^ dîffiîrcnttSj en commençant A 

ViilUnc loui^&iii de son temps d'une a^^cx grande réputation. 
Lt compilateur du /.fri/m J> p^aiîJ^K^ le ran^e au nombre 
de-i bons n rhetoriLiiwurs », avec Christine de Piîiin, Alain 
ChiiTtitr, Animil Guban, Jean Ca^ltI, Picrrr de Hiin;)ti ci 
Ccor;gC5 QuMclUin. Miis nov^t ne »avon,*( rîcn de la vîc. M. G. 
Raynaud» mnil^ré toutes ses recherches i k Bibliothèque lutio- 
lule et aux Arch^-et, ni pa^ trouva le mcModrc documeot sur 
Vùllmt. n le suppose fïts de MjiIiHîii V.nllani» ^ul, en 1403 
et r404, ^tiit ^jrdc en Sologne des hommes et des femmes de 
corps de Loui^ d Orléans. 

Le manuscrit Je Turin L. ÎW ) (Pisîni, II, 489) vient peut- 
être expliquer ixïurquui le^ reii^eijîTicriicnis bio^rupliiques 
uuni^uert sur aotre poiit. Au <ol. }} v" de ce minuscrîc, od 
trouve le pot^mc imitjlé U Tfntfx perdu^ avec cet en-tètc : ta 
Temps prrJu dt Pierrf Cbastfidin dit yaiUani\ ce qui est r^pM 
dans l'eapltcil. Or, Pîerie Cliasiebiin 0I un poète du CCrcIc 
litiéraïrc du roi René de Sicile, dont |>crsonnc jusqu'l po- 
sent n'a daigné lin; le^ œu^-rcs. On a de lui dem poèmes. U 
7fmpt perdu ou // Contre passe Umps Mkhattt, daté de T44O, ei 
k Temps rettyuxrri, daii* de 14SO *, 

Rien oe nous engage i meiirc en doute rasscriion du mintj- 



a. KfimliaMX «r iifefrd pMo Jm xr- tii^. Pirb, 1869. 
I- HjmiMit, XVin. 44|. 



PIERRE CHASTELAIN DIT VAILLANT 259 

scrit de Turin. Après avoir, pendant quelques années, servi le 
bon roi René, Pierre Chastelain a cherché fortune ^ la cour de 
Charles d'Orléans. Dans son poème de VEtnbikhe, Vaillant — 
ce qui est significatif — prend René de Sicile, son ancien 
mahre, comme arbitre du débat des deux sœurs. On ne peut 
pas alléguer des différences de style : ayant à répondre an poème 
en rimes équivoquées de Mîchaut Taillevcnt, Pierre Chaste- 
lain a composé lui aussi deux poèmes de même espèce ; et nous 
savons que ce genre n'était pas étranger à Vaillant, Le fond 
est le m£me : les récriminations de la ballade à Jacques Cœur 
concordent parfaitement avec les plaintes perpétuelles de Pierre 
ChasteUin. 

Je me borne à cette simple note sur Pierre Chastelain, dit 
Vaillant, me réservant de revenir plus tard sur ce personnage 
original, tour à tour joueur de harpe, changeur, médecin, 
alchimiste et poète. 

Arthur Puget, 



COMPTES RENDUS 



L< b^ (J« l'auteur s M de gvnupor li de rftumc^ let rAuluti Jd^it^a pir 
Jw it^lictclict (fccnics *u: h forni.iiiou et le JiTclopftHKrii ilc U kcciidc 
ifAki^niJrc- L'ouTrafc a donc le carocd^rc d'une «ompibilon fhiài que 
d'un citwiiitfJc ik ftdierdic) origiiulu. C'en, je m*cjnproic Je L'ajouicti 
une «omplljiLoii r4il« lii"« ]ugvmetîT, et Jan» liqu*Ui' r*uicur introduii çl « 
lA 3C1 vua pctKJnDcllcï^ Lv) riiumi^) de et s^^^" ^^^^ u^^*^ Iciï^uIIa sont 
fait! avec cootofaec vt «c rocomiruindvDt pAr Ja cbnf ifc l'cxpouiion et U 
boEiQC i^lrilïanou «ka nuUcrcs, A C€ «Jcniici poini Je vue, W y duriji peut- 
frtre nnc critique A adrcitcr i M. Cirriroli- Son pian n'en |ui de tou^ poinr 
ftitlir^iurii, Lcï £iénicïït> qu'il y ^^ C'^^ cnUei ne st^ni pu lOUJouT» bien clu- 
»4$^ Aiini, cr\ l'Moncc de voir deuii chaptirci (A' (^ Vlj lur ti l^gmdc 
iTAlcundre <i] OiîcJit pTeiidic pljcc entre deux tiHiipitro ait II nt i)uc»dan 
de celle nviïfnc lifgcfide «n (.^ri^idcut. Vm^ Ytaicut ve répiic - i) naut |fade d 
d'fux rcj>rtKï — et chique {an hon de propoi -^ du SttrrI da JKrfU Jitrïbu^ 
t ArlflOtc (pp I4t *l ïti;). Le chapitre XI («w^'Aiîikifff tf*viL'A^, i/^tfd/ f 
Awumi ûiJUfi) en fort confut et rcn(ï;tmc bien d<3 nolîon> qvi aunînt p« 
iroutvr pUiTf diiii* W ctiapÎTrvt prO^-M^nlt Je ivy ir-nrifr.ïifl, p:]f eip<aienot, 
coDibrea îl nt nulâ»^ de pTJ>cttici le» faîa à nombrcuji et u cumplcBCt qui 
Cûntt^UcnE l'hîMcire de lit l^nde ^'Afeiuandre cttm ua ordre <jtt xcnsi «'cn- 
chAtnc i^ullifcmcnt, luaoi je n'iEuiAC pu »ur ecite crl6quc. faimc mku* 
piVteTiTer quelque obtcwaiion» lur dct fcôau parrirulien. M. C p w>ignci>> 
Kment rctaeillï kf irjce*» tr£i l^tte^. que l'on po^A^idc Je riini^irc fibt;- 
1cu\c du li^foi mji^^lcmicn avant le Putt&1o-Cj]1j\ih(-net II intldr, fnTiime 
de nisofV tm le Pïcudû-OIti:U){aM* lui-m&nCt qui a àoant A \a I^KcnJe une 
Tonne prcique «TdlîriiWe» dom U mlm^uoe j fottit tvK it% TiriAiiont nom- 
treuta «n lUdînic eonpotmoD du oioyen iis*. U cherche I prouver qye 
r<vuvrr du Pvuii>*Callî^b(T>n> en n fônnr f^xini^rr. tt'llf qu'on peut ten- 
ter de la reitiluer i l'ûde de» ttx^a gicio et Jet vcrHini» laetetun:», rcinonlu 
à b veiYMle crolik* ^d {wiflkr il4ele (p^ 71), fe^jui en. 1 U ri^wvr, ftatribk^ 
nul* ne fufilt piLt oKOre MtlTiwnimcTii d^nuxitré. Je ïîfTuk, sam Tadeplcr, 
rh^ficihMv J^apm truelle U nutkre dei r«du du Ptevdo-CtlIiKhéiies avrair 
«fabord eircvié «oui lonnc» de Icnrta Q>oî qui] m >o1i de celte ttypothiav, 
jceivH^u'Uj-a damccitc comfMitiDn d ijMdcitic une grande pan dlnvra- 



CAARAKOU, i^ it^inda di Aluianéfù magn^ 2^1 

tîon. M- C npouMcocUc iifc ci^ît t^ae, ii eJctiiï: «dmiK, <cKnri ■ lo 
pfcmïft tt, pçtiï-^w, IVin^Hr rïfrriplr dat» riTKirtreiln Irtirc* J'itncrtajvrc 
personnelle aymit obtenu une iukiI K^jibic dïAusioa. et a^iust t'ojvf un £chi> 
uuBd IcInMtn tt :iatti fré^ucn: d;inï la oootdence dci pcupict Ici pliTS 
dJvcr». » L'anlqttc exempte* Mtii pluaieur» des ltg«tidc» dc »lni3 qui oui eu 
)p plan An fUiT'^ iM- toni qucr d« invmiioni ou <tt^ fabnciEÎonï ^'noniiftla 
au^tftitLIci rLmJf^mjjtiûii populaire n'* en iivn conlrïbué. 

Ici r^flioni frxn^ûc^ i!« [4 Uj^enJc d'Alexjiniire, M. C. Sflild« pbs moQ 
lEvic ïur Ati--vjni!rc b Grind dan* b littérature ftinçiSe du mûycn Ige. Tj 
courtojK bia^vcillAooe «vcc Uqucl^c i) «pFrfde lUûn mvi^ me pnîdiïposc 
luturdlr^ini^nr 1 lui donni^r nîton lA où il «'éearic de mn coDCliiiùnt. je 
dcnundr toutefbU Ej pcrmusioatlc niAÎnEf oîr mon opinion ïurccruitupoiati, 
fui, dri MicHTH, ,rnp1ù^(irr piurquoî pïf^iïii' ii Tj hindi Vïricr 

M. C vvgi que l'/yri/j^'û i- /^/fij .lit h\é tixEtoJuîtc cit France vcn le 
\m rifde « pn unji ^n^plic? rraJu/Ionc bi prou j> If icVl). Il y 1 U. il |r 
oomfrvnd» bfca <c ^o'j voulu drc M^ C^, une miJivruiKC : \a. version ea 
fiK»vm ccruinemaii fon^rreurp au mïljfv du itu* ^kk; ['ai dîi pourqui^ 
â b p4p f07 de mon Kicond volumt. IkUi» je conviens volontiers que ^e tt^tc 
tuin de t'Z/^ifvûi A dû p^itL=ircr eti t-'r^nce ^\m'\\ le iiif^fiTcni of] il 4 à^i lut- 
dtiîr en frjti^^Lii. A Ij p, (9 dv moul^vre, {'«iémia dubSutivemcnt Tiddcque eç 
tntie louh commcni:^ i circuler en France ju xm^ siàde iculetncnr. Lonque 
î^dcrivjû ociTc f^igc, je ne «onDAUi»!» que Ici m», de r/TiiKni (iidiquu» uq 
|mi pluï Iran dini le mfme chj^rre Or» parmi cet mn., 10 nombrrde 43. 
buu^up um\ 4'ori^nc îtilî^nc et* enirc cvui dont l'origine IfançaisAOt 
iiKonteUible, aufun n'rM ini^Tictir tu :tiii* sïAclc MjK Jt^piii^, danï fc« 
MAnfiA«iti Cl tptmi^ni qui tcrmtnem le volume, ) jî ûj;[ulif vm^^ et onc 
mmcscopktiJu mfmc oirvnge, enne irbjudin 11 en e^t une qui piralitnra 
OToIf été faJLt en trance (te mi. Bib>L nu., oouv. icq. bt. po, acquit «n 
jABi), ci qui c«t de U (lo du kij« srtelr^ J'jdnwit donc que, d^ b An da 
xnt «i£de, l'HUtffrii i dreuk en t^ranec, Maîi 11 n'cd poi ei*ft de d^re, 
comme le OIe M. C (p. inH)» qire 1^ prumlen troui'èns qui ont com^ Htli- 
loÎR Ikbuleuie d'-MexinJrv «jcni fait nufiv ^c ccîK v nion et lui vent 
dnpainif L't^pimJc di- Go)^ r^ ^e Map^n: ci celui de la deitccnte d'Alexandre 
au fond d« b mer IJ Ciudr-iïc du nidot le proiiviir' fà cnayf dVuMîe 
(pp. 164 et JfiS) que <n deuR i.^vxk.-i. ir^ wmmaîremcnc conti^ ddni k 
neaMi en jkxAfidrin^ n'^akfii p^i t'a^ An THûiiyrU, — M- C- 1« liompc 
ptusgTA^eiJiem er^ affirmant (p. i^o)iHieVjiifxn^ftis àcGtin^cr de ThAlilItm 
a M pttbSh •■ pour U pftoù^ fot» • par MÏ^Ct âim le tome CCIA Je U 
Fiâtmiapi talinr. CCLX C9t UDC fain« d'im^rciûan poui CCIX. Pub 11 
/lifrdbfi^ ne eonticm goAr* d'Adilioot ongiuâlc». It «ut tuElî de tocourir au 
JUinucf J^ tJhAirt de Htunet, .iri' GaIihuijs» ou nifnic 1 l'fdii^nti de 
MaeJdcfMr, pour y irotiver l'indiution de nonibreuKi Adaiom du xv' et du 
jcvi* tÂèdc> -»Ceqc1 »uii, p. 140» ujtk J«/n db ic:i(ù^zm^o^ cxaci, nk 
■ l^ctn de Vemon * qui, sa xii* viécle, auraJt inJoil cet cvwa^, «il un 



tel COMTES IDCDOS 

pcrvïLiiit^t ini«ei"-i>rv. Cc traducti-ur ï'jLfprlaïi pcui-ftrc Pirrrr \\' Jhtmm, 
U panlt devoir ixrt iJcnh^é ivcc Pierre ic Pcckhim ci vivait au xtii* tî^k 
(ftwwfftfi. XV, ilïS), ht Setra dfi sitieii w ratuclic Wm jur cmaîm ^At^ i 
b L^nde J'Aloijnirt, iniEiiii KddhJfoIt, ni iU f\i|^ Ï19 où lien cm Je 
nouvcju qui^EÎOTi. M. C n j ijii (c qu'il y ivaii â Jlrr a frt ^ril. fêi 
né^^Lffi ^ <iut \cStcrH JtitHrttt Axî\% taaw AloAruîrt : c'ral une dnbamcs 
que t'aurii i combler un |QUr. il je f^i^ de iQon ouvrais une KOindc iMî- 
iLôn- — Dons ion clup> VII ^i^ ii^ginJa <A J/ftu>W'0 jVj (Ar^^fnf/), M. C. 
aûitgnui uagvdctuoa livre. 11 Auniipu cepmilirii en tltei nii^llkur p^rii. 
Il 4 tort deelJUMT chKiD0logi4)UcEr]enc \c Himan Jt h^vSi fhfrcl^i^ ;^'^\\*asi*:\\v 
de Kciii, jpi4* le Hif^if Ju ^iwi (pu iji). i-'cM-ii-diie aprtï i ji'». cl rnwi ic 
ijuil dit du m^mc Ottvrftgc tsi vigiic et pej eii<i. M, C 1 ccrumcment 
oobliO de CDf[9ukcr le «lupiiie que j'ji cufiucr^ i Euiudie de Keni. De 
inAmc, c? qull dicvur Wtu^ueHn («^u'J Apptiiv Jr^K^wA^j esi erroné et peut 
^rc jïïCnicrii nxiîfif 1 TiIdc ^ pf^K^^ 514 <t vïw. ie mon uuvngc. 

Le cbtfp> X (Sin^fii fnfiitf lifi JatU emititvfth U i/^ftuiti) contient dcft 
icdicrL|ic«, KMvcnl bjeii £iMTÎHtutjlck,)iUr l'ui^i;!»!: Ji-ï Jiveii dknieiiE» de U 
Ufeode. C'eïi di» <^uc presque toutes oef rc^hcichci porteui ku le Ptcodo 
C^islièiic^ ur ddn* ee roniMi] giet lj l(;i^iide Cïl d^ji coostïistc. et le nKjycn 
1^ n'y ajoutera que drt irajti peu imporUoti, Auftî • fdMI oiie^jK valu, 1 
iRon ans» f<Midteccdia|^îlEeavo; cdvJ où it m tniif du Pxudu-CaUJiiihtiiCf. 
Oo aanic pM£îr£ trouver i ttlic place dc« vui^ ^è(i«nila tat le carjct^rc 
putitulier de U If gende dam les divera p*yi où eile a pcnétif. 

Le <hip. X[ tn etmintnem originiL Ccti proprement un appendice. 
n CAI îtnituk Vna loejnta ivStf fifffnda firtir/fi s^ata AiUd fru^î^nr JruJ^, 
U t'ig^i de 11 i^nde dis ncead gardien que M. r„ pense avoir rertoiA'é 
dam on tidt populaire reciiciUi aux environs Je Vérone» )c aiÙM bien 
qDlI i« toli ctag6r£ Il valeur de ecnc DOoviUie, 

E(t Micme, occ ouTraite, quoique qoq CMinpi d'impct&Oiaaa» donne une 
i<16: »iej juitc de l'origine ei de b prafagaLiai de l'hUtotte Utulrutv 
d'AlcKindie. P. M. 



prolftgomenl d«lla Dlvliui CommedUi : tniro^riooe ollo itodio 

il Daim AJigiLcri c délie sue Opirr, pcr G. A.. ScAiT^ut^L Leipzig, 

Bmckluiii, i^^ct. Iri4«, x-t6o p 
Dant9-HaiMlJaoc]l ^ fUafohmng in dat Smdium det htbent vnd der 

SchiîftcQ Dante AligUcrT», von J. A- ScAKTAisïd. Ldpcig, Brockhaua, 

iS^n In**. x-i:i p. 

ACompaolon to Dante, frrwnihenrrauvrrG A Stirr*ntKi, fcy 
Ankflf Jobn Bvnta Loaion, M^i^inliU'i*, 1691. 1o-A>, 3tv-so| p. 

Tlkc Ani oTlhese ihrce putdlaïunu ti ike laa(<nni«al fbunh volume of 
ïy Sâartanfair» wcU-kao«tiediikincfibeJ3U'mdC«avM/M(] vol-, tnpcg, 
Btodkiiu, i87ViA4i), whkb lud Wcn moee duo (en ycan cvcrdsc. ifav 



■urhor hAvlni^ OTigIniUy promiicd n wiiMn ihfo; ifwt of thr fomplnion al 
lii»/^i]f«b'i>>' noA<;vtr. ^' tou: ilcaiipoJniqui wîi 4ncf]<Jrc", juJ Dante 
sndcMi havc no gn^^T rruon 10 rqgrrt thii long éçX^y. îrutcnt^ch lu în \hç 
nvéti ji cmMicJ 1 tdo» nf Informution iv|:irdinK tbc btc«l i^ublicitïont 
OC v»riûui DintHi^uc tub)ccu for *hl£h il *4i weU ^-cnXi ftjtTiig, jnJ 
whkh, in «U probÂblïity, tuil thu boolc jpjTcvcd nrlicr, vc>Jioi:M ocvcf 
haw hid >t ail, Tof wf Idfn i^ out grm regrrt th>i D^ Scjrnujri |»i bt^eo 
obllycd 10 pan wjih hU vjIujUc Dam<; library^thc cplk«tion ora lifr-tïiuc. 

Thf tfc'onJ of tlif imblKiti^iriii si ft>C licad of th\\ arliflr E^ The oiiicomt 
of npca:<d applicitions Ïof a Ccrman vcntori of iHt; /Wi^^jw*/»!*. 0' Scar- 
tiaîni (vho lut Th? iJv^iniPj^c of bcirig, ji \\ wcrc, n^urs-lly biliitgUAl, 
cv^D|£ V> ihc fdci :lut, wtkïlc AM lulian fcy hinh, lie liai jkJopicJ 4 Ccmun* 
cpcjbfng cnuntry Ibr hU ml4cnof),instfad oT atlifyiTi^hînudrvJih a oim 
Ir^ikiJaiÎDEi ol hif former «olume, charicTcriuiolly ici to norh to ro^ric» 
biï ^vik ifi ficrmm» !ïim jJfnnliniï liiniwîf Thr nppdrtunily. rrf *hlf h hc Twt 
tiLcn cvcry adviriu^, af oot only iniroduong ni^^ nuTtcr dcilinj; <Mlb 
nKh worki u hiJ ippurcil En thc ^iul-tviI tJnci: ilirf pubtiotikin uf iht 
i^fwffVoWTw', bui Al ia*: umi.- timc of re^ocdîn^ ihc mo^i récent cbai>^ in 
Ht vwri ûpinioDi on scvrrsl inifiurijini ^EivMÎonv. 

TTiow who »i« acquvmci] wUh D* Scaruuiiu t prciiaiu wûrks wUl bc 
prepucd:^ AndthiithcTniiur conuJncdtnt^cwx^lumoiiori'tfry unequil 
véIuc. Tïic lesrneJ docior b os {m;>ciuout: aa cvcr» and though hî now ardjr 
Indulgn in rhr iWrcc prnonil diiTriSn nfiitti i(ki Lifrai di^fgvu'J ibt po^ 
<i hb cûmmcftiary cm thc Divim OmnufUa. yt-i tit ttill jllowi himKff to b« 
rLtn iway viih b)- liif ûwq lïicafjn, wJtli ihc r«jTi thii Jt tinic^ Ik rithi 
byîQfi hiimdf opcn to a ch^fRc 0I disinf;cn[ioHncïi- 

A eue û) poini occun Ati iht dïsujnitja in ilv: ^ttuTuibiah a^ tu ihc ïdcitiUy 
of Bcstricf, tl oppoittîcn En thv oM-<iCibliaK?d (hi:nry tliât ihc wat Besirid* 
roillcuii, nwho 4fCcr«4rJt t^Aji^Lv llic wifc of Sinioijc de' lUrdi. I> S. daiini 
tlui m S 4* ^ ^^^ ''''^ «VuoTvj wc tuvc 1 (<ery discinci intiniatian ihai 
Bcttikc dîcd VDDUEncil. Toociy an^fqudi<i:J minJ. bt ïJyi, llic sentence 
" OVï nic^u«, vivcitc * morto ïd gtnTîHniRiA donni " implin ihil shc had 
nevct kA lin paicwS Injuhc. On cKi»ti(vn|; \ïu: i;onicxl of llic p^iajiec 
Rtféncd to «tfc finJ thu Ojqic )« i^itiing, dot f>i ibc louf ^n vhich Bc^efi» 
R9Ued,buicd'ibciV:jiAlicrcabc<ik<ubom,liïcpd. jnd^ied, — thcuiccedcnt 
HKW bdng la ffiuif (" jli^iisnii pcrcgnnî piuAi-j-iû pcr uai Wa. Ii ({fijU- « 
qiu îa fDCuo JclU cittjJc, ovc rUK4iic, v^^cttpC < mt>r\o là ^tnuimat^ 
docMB "*), — ihu Ivirg Dinit't vtny of Indicoilng thr c\\y of Ficn-ncc. 
v4ti<b witb lovcr-likï ckirïivjf^jncQ Kc rtffr^d à\ tlic lînic d» btirii» of no 
mhcf iCcnLint rhin » Itir hmtic Af h.ïi hHorrd lli-jtHcr Tn llkr mjiintr io 
Acimb^r p«uajfc ciTlïic fiAi XW-ii (J £) bc rcfcn 10 Flotcnfc Jt '* U catudc 
ov? Il ini4 dofliu fu pr>iu dilV atiin^mA SJrr ^- Clesrly only rbmtf kive 
'* M naprrîucficeid tnlnd '^ ^lio «ccihrougli D* SufiAiûnrs own ifccucUil 

Thc tntfch cf [V St:;inirnnri mind it unm»i.^l»bi1y in the iirvcikri of 
iocMÉicd socpt>ci»m, in iïmoM cvcry «u< wtic-rc an incrcitc of vocplidim 



26^ OOHm» RCMDV3 

Bcairicc once morc'^vïi^lc iri tixc PrvijfpiHfni he eonrcnit himielf wîth iho 

Fdeo PtvbnATï, m ihn HnmiiitiL-b he Uc^ibcraCcly convniu hJnuclf lo dit 
4»3cnJon thiT ihc vbjcvi of D«i[i(i:'i k>vc wji noi ooly ooi " Fr»a Bniiicc 
BirJJ-Panin^ *'i\) or *' »îic Krau BjrJi, p-'b. POTdniri ", as ihtf has «k«- 

mbctc Uoi clqt^ûil/ Jn^rikJ — bdE tLai sic vii uAiîuly tiot ulkd 
B«JLiricc al ail I 

As Mr. BdcIci' hlnii m bis picficc to iIk Eiiglâh cdhjook cf thc HîiMJhA 
ihcingenioui dc^ior ic<cns hvfi; to hi\t broitight lûrmdTmic tomrwhJt of 
an impofu; Uii coiiditîon »f niîiid m\ itiii quoiicui tcïni; jppa r tp tly not 
unlikc thaï of thc Ocrmm comr\cnt;jior on ShjkHporp, whûtc Invctdg*- 

«ion ttiat ih«y xi-erc noi wriftcn by Siluknpsut, bul bjF anoiber penoo âf 
thc ï4mc lumc- 

cstiilkd to ilic litcnic «ci^otJciI by lïunfc tL> pdiiitcn jqJ pocts ; 
Qiiidlibei ïuJrnill wtnpcr fuit acqu pa(ai3>- 

Wc Arc fax hovxvcrirom dlliJbuting to cur aaihorthc îmagîniiivc Tj^uliy 
wïili which Ibr p^wiit rcfcïTftI to by Hora^r sut uwijîlj' crfdiitd, for, tnjïb 
lo kI], hc al timo shows a Ummuble wart of imif^înaciOQ, aa mun bc 
cvMcni in jnynnc u'ho icadt tbr chipicr on IWmlcr En ihr ItHHifhuj'.h, 

For ourKlvci vc n;id h «iitHiuli Wghiiy 10 rc^cct &0c<accio't lidiberiiu 
naicfmpni u ti> ttw itlt^nthy of Dtn:c'> Di^aino: wiih Ffa^Tricc ronirun — a 
«Alcravnii bc il TcmtfmbcrcJ, wMcli bc iiuJc pjhlJcly in Hïorcnûc, tn hia 
ctp«£tiy of tociartr on Duntr, whhln ûfty ycort of ibc Uztcz'ï ilcatb, bdbrc 
an audience whUb musE bjvo nambcroJ, on« v^ulJ luppotCi mccnbcn both 
DfcIwPoninaniiiddjrJi CtniJUcs^atlII at idaLtînicwi^ll-liAijwuaaJiiiflHCRlial 
fi)ntilic& in t^lorcncc, — M^ha wouli bc in a poiiiion to givc an rmittedùtt 
COTiii^iiii:tIon ro ariy tuicmcnt o{;1;c LJnJ, lud k bcen mcidy tbe icpccldoa 
of j picce of iillc govïip. x D' Se, x^\>uld havc ui belicvc. Jn orJ«r thaï tht 
Imp^mlal r^jdcr mii) ju<i{cc lue hiitiwLTuf tlic nature of Buocaccîo'a KtALoiony. 
w« njfïTOdLuo hcic bii cuci AOrds it ihcy oecLir tn Jiii ^onimcoiaryt wbkh 
h »iii)ply ibc tckt o( ibc public Iccmru on ibt Divltia Comvmîia ddiretcd by 
him in iht Church of San 5irrini:i al FTorcrcc, In rV rîm:irkfupan h^., tl, 
37 (^Uiicm ellin'a, vol I, pp. jsJn». od. MiUdoî) bc Mja ; 

piar<bc<hft i|Ljata < b primicn tolti chc dl quna dj>iiD4 n«t pr«*enM llbio il b 
mtoiloar, rua piuc ludcyiia cou ilEiuaiiUi ininlFetiarc. di cul l'maire in alranc fwd 
dtîtla preiciitc opi^ia li/IïpiJj, ncutlûiàiiklD l'.l : vt^ncJuuUùmcttt tua icirpre di Id «Bc^ 
gorïUfiLciiic 'i^\'Ll1 . Tii ^liEiqm ijiitiii dciiitA ftchonju Li ;cUi1uiu li hdeâetat pcr- 
Ktai. Il *iu»l< l> ciiiiijbbc. c fu [icr wiiB]i£U[niE^ fir«nlis1nif 1 teO HfllaoJi dl un 
ntomï natiiu diuni-i^u Fvl^fj Pi)fiiu»J. luEict» EtiiAkliuc *ll F\TvaH : COOleCCbè 

„>t fu Lifl.fitk «i'djj t^p.tJtn Ji^ iLrJJ, «1i^Aiii4]L< LiiïiKi Siitiurif, ? nel voElquAili^ 
iliDo ADiiv ilclld iw <il pâuï Ui ^uetia vku, bï^tl ^nul ilE Cfïilu MCCXC^ 



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aCAltrAJ^lM, Prcifi^atneni délia âiiiinâ C^mmediû 16$ 
Kow iû diitai» ihi» ciplïcit sutcnicnt (wKicb tt icptuttiJ ïn ihc rtta Ji 
^*'"''- S 1' P- "► **^- MBanni), " made on ïIiiî luthomy of 4 (nin- 
«cnhy pct9on. u'ho kncw Dcotràcc Ponbarî vtU, juJ wuâ ncar rtUilon 
of hera, " a< a nx-n- in^nTlkm *>n Ihif p.irt of Bo«afcio, «yn» TO ui to tc 
ovctvin^pirtic i^v b[iuml> of cniicil li^cnK, cipcciâtly v-hcn thc ciroisiMiiKti 
Dftd«r which ihr ïtjtcmcm wji iTudc arr ukrn )nf(^ comidcf ^riai-i, Ikflde*, 
tf Boecjicdû wcrc îrtMrntLniE, v/hj, if D' Moocc ula [Dtmtt tnJ hit tAriy Ab- 
/M/tAn-f, p> 174), ïbdLfld he conEriv«t)ie gr^niitou* improbibili^ of nuUng 
Boicricc t Ri4rrici «omin at iTl, to uy notlilog of nurr^tas hcr ÎAlo ooc of 

It bihcftfhïûn i^iie now iv-iih A fCTub «hoot of cr]i:<»(<if whom D' S<. 
vhtti il tciiti hiï purpûip, ivawf himicll' anc}, to ïrcji Haccuciti't a<£CUBt 
ofDiLntc a» a mcrc roniântc, ^vï:h a» Eûtlc dura te bc rc^aricd Knousl)' u 
onc of ilier tiTn of thc Dnainfrav. Thû ti a vii^w to u'hidi wr cannoi 
mbKribc, To ^iabdicvc cvcrythin^ Boccjccio Mp ibcut Uintc. ntuply 
bffautr lie ha^ )i!tiiïimlty hrrr jnil ihrrr givm rtir> 10 hU fmsgrrjrion, 
Kcmi to uf «bout ji uncriiTfaI j43, to utc Jin illuatradon of Wîtic'ii ît would 
be lo diKTtdit trvcry rhing in Lin- 1 ^iccoufTi, tiy. of thc Second Punie Wjt, 
beciUM of ihc fiblcs bï hflB icitroducwi imo cthcr ponîoni of his hUtory. 

But in iddition 10 thr tntimon/ of Bocizicio, fpfïh évidence fif no liiilf 
Inttrcst hu bccn rcccntly discovcrvd îa Ihe Ashbumhani ms. of Ticirci di 
Dutt^l fOtnmcntiry on ihc Okino CnmmfMii (M( AUib. Jln S(?c CétrH, 
5kinA\ Vn» l6£ tT, lad Rettt4rtk^ XVI. 610)- hit by in ovcnocbl ihdl D', S< 
hM omiTceil ro m^orlon ihit drcumsunce ^ i'ostlbly h« r^ardi I1 3c of rû 
•:<og&i : y^ it ha^ in împoriani bciring upon thc question 4t lïiuc. far herc, 
Jn a pAOjgr wliîrh àoti noi occur in iht n;:^ion uf tht^ forunifiiury prinrcd 
by NjncufCJ for Li^rd Vcrnon» i» llic cxprn» >UL<Enmi once raorCiiiudcn 
IbVTC ls***ty feavin to hflîPWj by Danip's nwnvon, ihar thc KMtricpof ihc 
DrvTM Cerivsfdia wu Bvilricc Portùuri, inJ thdt Doute wii lier lover, la 
hnt comtnertt on fn^. U Pknro uyï : Et ^u+a modo hic prinv de B»ircc fit 
meniLp, dcquiiantotcstKrmomiiimciQrrd (xiKniortbroPi»diti, prcmîc' 
Undum »t qjoJ r<:vm ({uoJ^m iTomîna noriînc Bmri\, iniîgni) vjlcic niuri- 
buv « pulcTÎtudmc ti.~mpoic juctorii Wguît in cîvîmk FlorcotÀc, iMU de 
domo quonmulani flvium florratinorum quE JifunTur Poitin^rii, de qui 
Dmiaouccor protfui fjii et inutor m vîu dicic «ïomlnc, et In cJLti Uiidcrei 
miilut» fïdt oiml1«iu; qua fnorrujr ur (rn) «|u^ nomcn kn fanum \f\-titi in 
I10C suo pocmaïc njb al]<:goTi« et t>po tbcoki|{ic <tm ui plunmum A.'opcre 
volurt' ■ DnnicUi^im mcmion^d nith«lovi;r of Boincc jn ihc comiiinTUry 
en Paj. XXXI. Wc juxaarprbffd ibtt I>Sc., vhonaiU4lly lothorouxliin Itb 



t. Il BUy bc nutal in ibii conneciioq fhai BcccudETi ùllicr !ud lud ImpDftinl 

Slȉi iwi Batwtiv, p, lu) TKu (ui uifho li iiiU mure buprot^ibla ilui Uocuilo 
fbpild Wn todulgvd In d^tfcdi» icoKcrniAg 4 Jucmbci o( ilic Itedl bnlty, 



3é( OOIfPTES RENDUS 

iDvCfTigaib'M, ^hourj ^4vc osvrlth^lic^ IhU pitfCv cjf cviJcncc, wbich ;>rThap9 
m\gfti havc Induced lilm lu «Mume j niorc rciwrijblc HTtï^mlr TowariJt ihii 

ilou'evrr, w do D' Se. |iutlcc, he Ls 001 ^dtviyt w uncômproniixingly 
icrptiol in l'ït )udgm«nl* u ire hiv> ihown him tû b« ii^ thii pjti^uijr 
RiATur. UnAaà tic tOTTictiniirï jppTJT^ 10 u* tii Ul\ intti tlic cj^nctin; citremc. 
W« jre tufpriitcd, for «umplc, to i^nA hjm iiiïl liolJ^nj^ ux ilic Jfjiti/^jjffr to 
ilv optAbn he <irl{[iiidlJ V cïprvuod hi hL%conimrnmiy (/n/^, XXII> 5 : fuT-* 
V, ifi) and te »wuily dcfcodvd in tïi« Prult^^neni, Àt lu Dini«'ï havîog b«vi 

iOin« Kcptiâini on \he p^rt ol ihe docioi wûuU hire bna approprlale. Bol 
hc tcBUfiii j (lini licliE^cf in UûniriJo RrtJiii'& UJicnicnt ilui Dante look 
y*n in du bàiét, tu ifLee ol tbc «trong objocibo» orged «gjûaii lu «cccpconct 
^ lo«h BanoU <5ïct»« .iUk Iiiv. /id.. nil. \') jqJ Rcnki (G^nufr Sê»n»^ 
m, lioX Oiw at Itan «4 tht argumcvit Wvanctd ty hîm in support of hlft 
owu ibcoty ii u»iCTublc ; for in xxywtt i« cipl«iu amy llic Tk! lïuc iI)ou|eIl< 
«Cûordtov vo Uûnardo. Djmc wat ui thc for^&DDi of thc hivlc, ** cov- 
WIicmIb lifo wân ic n iie a ctvailo ndia pïînu xlûcfa ", be jvt raulK TaU 
10 lt«afOi*0 fioOttCOntt» Xht Irj^cr on ih« <flhet viâf, wb«a iM wA hm in 
Bvpfwy (F^-. V, 44, ib-9), tlkc iocftor ittcanbovily «aens tkai Dtoïc 
4o<« DOC rûcognàsc Use lools m Pcrsatoiy, evea in ibe a» otf bb owq 
knmcdUM fricnAk Thb aacnioa, «1 hu b«cQ poûpui oui mon thu oacv* 
ta liy iw nnu u«liTrully tnic. to Danif mtMnty Treognîvi Nino ^ 
ViKûBtt (/W-. ^'l'f- n-4). «>d DcUcqu4 prabâ% (P^M IV. 131). u 

ï^cfhdp) ihc non winÉ>lc r«niofts «f boâi ibc f^Hif'^'^ *^ ^ 
AnAw* at« (bc fhiy«m in ijthkh l> Se annnft» to Ai lb« iMs of ifav 
oenposIBîon g( thc Kvml worb of DmBc, «nJ dîic«nt> ilw wAwH i cît y «f 
ttdi of i)h« V aiv dMtefcL li U tepoeAte fevR n kJèam ûtt «mIdui 
i« dctid ; nfict h 10 «ay 1^ 1^ coasfcniow «nrv^d ai wnha «» 
hi ihr Biri^ BV^ Wc havr fn; IStde dDvbc far iiabimot^ itat 
l> Se k |^6«lloib M Mcnwl inJ bMi^ rritoer i» 

riM tKtttoùr JfMa<7kn,»Mchiil4iiK 

aa a flVWMt wûffc ol DanM. W« p^fa i> toob to 
■hvfaic t^ 4DI3V-» Ante a » dK i h ™t kî <y uf âv nocb^âcmd 
Sf^i^ itori C««^ * £^ ifinuti we ihMM far acreol mi^ »• 

i«li|»a, m «Uefc M> dM iriaiinlinii vlA mh^ te «Uv mat of 

k» Itt te aM f«n. coBvteMt* R« b Wve 
laÉfcanif |«Ut tkn ««m bt n JhrMi^ m. 
<^Bten<crte<|^AortelWMf<-A, Ûe 






1> Se do«t hih '\\u^iK 10 tbc IcuoeJ ^niclï oï M. I^«R;tjru in ihc Qi^rncXe 

■uccpb his OTciduiion thac tb« rtfirrcnCÉ to th« pilghcnt4i ihv t^cginning of 
$41 GUI bavcGOCUducction w'wh tlu-Krcjljubilcc pît^ïriiiiitç^ ufijuu Eudtied« 
thvi« CM be vcry ttltle doubl, os M. Kif''a hu Ulowii, tïui ih? riftht readio^ 
în ilktt pa^ugc Itnoi ouf^iu t>kiuv — rhc tcfi^tiûc bdnf to onc cif ibc ojito- 

tuicJ bv Bonifjn Vllt 11 ii Tobc hopvJ ttui fEiiuic TiJuan uf tllc f'iVd ^Vunii 
B-ill utic (lot^ *l Ihi» p.>»*»t, lo' liw *m>noiirt rcaJin|; flfl»itno hi» ^vtn Tït« 

tli«» youitifui work of Utirv, 

Ote xht whob wc CIO hcifthh' «inimcnd itw valunt^. In ïptu of iti« 
impericciion» 10 vhîdi «« luvt drawn aiccniion. Jnd whïdi. iTr^r lit, 
iflrct rjthrr tï>f <1ocior> thwmir*s lïun Itk Oft^. Thry do iwi ocuiK^n 
«aylhinK >p<%:ully ncw, but xUax arc by fjr thc mo»! licIpfuJ to lh« 
nodctn of n^me, bc hf bcja^nncr or %prdi]lii, itsx hnvr yrt apparrd, 
Tbdr vjdtic b mutk incicucd by ihc iddiiioa of « copious bbiiographkil 
ipfcndix or the end or alnoai eveiy riupur. In thc Bngli^ rdition, vhich 
hn bçen to Mme rxCcnt moiîRoJ 111 orii^r to ivâx ihe r«}uîrcBKnr> «4 (ht 
genrral rpjjlrr, ihc bull f>f tIii- htblifi^rjiphîcil niaiirr hjj\ hrm [imÊlTnl HiU 
ci£tiofi lu) tKc gicit *(Ivjiit>tEc tii bdnjc »<Jpplic^ viili 1 fufj inJcun In ihe 
prtfluc 10 hii iramijuhrHTL. whidi !i U Almonj nccdlcu to uy l« admîrjtbly 
donc, Mr^ Builcr. «hoM fclioUriy volumes on thc £)/ciid CamflWiii art 
■vdl ki9L>u-n 10 ait nudciTn cf Daiiit. r^irarki xhax iIht procm of npbîning 
nAnl« by Uknic — OonjU tpîtftee itai iJanit^ 31 CîuliJtRi lomcwïiil prtKn- 
lioddy libellai \\\\ comn^cnuHrt -^ lut ndw bcnk orrlcd iq s jtolnt bcyotMl 
«ikîc3> Ihtlc funher rcsuh cio bc c&pccicd from it, ■' Difcutûon î* pASÙO); 
irto Mr-iplirting. ori^inaliiy ttni> pindon. " Whai rcmaini foi fjEurc 
coimncnuion ît lo iltrtrw ilicnn<dv« into thc tonii' lîtmry oiivîivnnitfnt u 
thaï of nAïiic. 10 Tcad tlic boL>k» Ik rcad, ind 10 follow Jh ht as poulbic ^ctt 
ULtoc uatoï of tlwu|ttii. !t ti in ihii difwtlon that siKh orij^Dit wari oq 
Oune lt.1» becn Ktomplbhcil u h-u tccn thc Jlgitt u Ittiin thc Tiiï décide of 
Vw9. Wc rfgrci to bave 10 add tliat thc Eln^lith vdipicin Lcavcs mucb W bc 
dcMrtxI in ihc luittcr of i^iii^tioii, eÏjc rtiîip'niti bdiig £ir imnv numcraui 
IfaiD «« luvc anj r^^t »o cipv-£i io. a book i>f l\û% ki^id. In thîc rctpcd il 
couinus unfa%«unbtj wldi ihc forciicn cdltion» Tlkcrc it fjrthct cvidmcc 
ofcJf«ImneHiiatheircaimciïiofihepropcr lumcE. /VJrr AJAiâfinur (p. ij, 
£x icAtAn^, h 4 ojrïouï mniigrrl ; u-ïille v-c luvc liumlun^ (p. 14) «id 
ijUfw^KTf <p. 141)^ \nà il ihr " lIouiKilot Gvutan^ "(p. ilb), wby tbt 
" CouiHil uf/,.wï^ ■■ (p, S>f 

\ti conduùji) wc vuy con^niubtc D* Sciiuciini Dpon ibc tivoarable 
rfCFptkm dlmdy Mcnrdcd m bn wnrk. Thc faci of ia hjrîng t«cn in 
Mifttdffnt dcnijad to }iirMif^ cdJtiom tn JuIljd, Ucfnua. and Eùi^bh, ia 
AAtiifictory olJcnccof ihc hitficït ti bn atcutcd onhnh lidmhcOuAncr- 



2^8 COMPTA HnïJOt'S 

ÏAdccd ne may KO furllicr, wA %iy on loil» KÛlmlic A:bniici for il Ima bcci^ 
welcomcd U AmcricJ no 1cm «'irml)* tlian on t|^ oontînent »nj jn ïyigbnJ, 

G. Alfrtdo Cesaiico : Sull^ordinaincato dcUe poeale voljjrarl 

ManifipilrJ^ Uitatiluiit il<lidna, Mm» XIX cl XX). 

Ce rcmAnji^Htblc iraviW tcrmtncfj, uur mcore quelques âiti\h I ^Jufider. 
une diShUiïlon qui 1 ùil beaucoup de bruïi «n oa d»a&en rcmpi. Avini Je 
pirfcr du U\tc Je >t. Cc«fro. U icra mile Je tlire qud^vv moi* de rhïsro* 
riquo de li quc»ttOD- 

II y 1 cbvîroii tcpi Jiu, deui ftjv^nrt, Tun indOpendjiiiinnit de Taurrc, 
d'Abord l'Amlrcnt prolîeMtoT i )'£co1c da Haui«i'ÊFudc«> M. de Noibac, 
ei cniuhc M. P^liicticrt om bit U d^tcmvcrtc du manuicrii )r9f du Gj-h- 
l»nùf4 auiographe de Pélrcf^uci ^ui av«îl «ervi à l'^iiiiMt tldioe, doiiEifc pat 
les 30ÎIU de Pitiro fkmbo. Comme oii uvjiî: t^vç. cetnAOUXtl: duh ta der- 
nière r^dd^tion du Ctn^ûHifrr. ijoCi pou' unff pdnîci îl ivu; iti 6crit par le 
pofrtc lut-mènic» et E^iie b ir;iri«crjpiion de r*Liirc p^f lie i'i\.\U Uiu iOM ia 
turveiHin^t il n't^aii pat uni inidrâi de uvoir de quelle maai^re la po^iet 
hoicn; «Jlïponto, d'autam plmi^ue le ^iinç/riir* wmfrïc êire urj mnourneut 
d'âmour, coiifidCtC 1 l^uTc vîvanit et nione, im l<«]ud <ft grav« loutc tliis 
loire iui juc de riuic du ttuuiic de V'iubiutc^ Ce fut M. PaLïcticr ^ui u: 
etur^Cï) de œ tnivlilt et 11 cnit trouver que Pdrir^uc dvftil fJOjçf »e» po^U) 
éiiii utt ordre lout i fili dironolo^lquc. Avjni de te mciire ii rccavre» il 
ivùt tkji éubli d^iu 100 tspnt «c oHre chronokie^qaef et, pir cociAqucm, 
il lacrilia ujuvent T^vidence et U logique à 30 LUo piton^uef^ Ce proc^d^ 
pro^oqoA U critique >ùs<t9 de M. de Lollb (Am-, XVtt, 460-71), qui lit 
^ruulïT E'fdirite iTtïfkicI Je Tordre d^oïïoloKÏ^iue- Dt scu *.6l* M Appel % 
en putluut tin 4Ufrc rvuintitcni de iVirjirque, le Vi*, ^19^1 aviJt icid^ii^ de* 
ïcfnctkuï A «tordre dvxMiok^M, provciumi. dV^ ^^'- *^'^ KuUmcm 
d« Tdgt ivmc^ d6 If poète ft iciajl mis i Nunlr lc« poHift de u itfunnM, 
mail encore J'intentio» «eIjMJ^ïuci d phîtotophîqucs qui rjui^cnt d<Her- 
mùnà dMi* l'jrcu^çmtent du Cew^iMirrr En 1 899, tui utuii itaJi a, M Colo- 
povo, puMU aa pctll vbkiidc d'duido d'I^oIrc filUrjun îl«lknnc, ob, 
dns ua «raaî niv U m/ffva mf Cja^rtûrr. i\ jhnrdi, lut ilu^Ï, li t^antiot] 
de If ciironolo^» en «'«ppu^'i^i d'abord hir kt poiLîllc* Joiit K<nt munies 
qoeLqtivt-uno ie« poftivi il*ni l'un et r)L;urr dei deux irunutcrlci, M»UE19 
sut ia data diicdcï ci ajr da oUmiom lûstonquc^, eo&iï sur k Khcim 
dei m^irtf did^ferit» que rnnrque a nn^foyH. Q)ia<i1 'tu inhrnrioi» arti»* 
iq^wi, i îixQnc A ctwe qs'îl y a dant le CM^avâm dn enxmblcs TiKei de 
pOrtW qui, àti le priodpr, étjWe^ rJuoM, dcmt celle réuaEnn à h mime 
întpJTtflôei J UM unique ^tu*ilo« poA^«c. 



*Wir>n J>fV'wy*< AMnvr, i»9i. 



CESAREO, Suir ordinamento délie poésie di Petrarca 269 

Od vcMt qu^apris tous ces travaui il ne resuîi pluâ grand'chose i 
ùîtc, et que \i quesiion de k chronologie éiaii déjà décidée. Toutefois nous 
regietiedoDS que M, Cesareo n'eût pas fait son travail ; car non seulement 
il ré&ume tûu( ce qu^on avait établi avant lui^ mais encore il étend $€3 
recherches au tnatiuscrit Vat, 3196, augmeaie les preuves, donne des idées 
personndleSf approfondit les questions ou en souUve de nouvelles, tout en 
présentafit sur le Can^iere d'intéressantes observations- Quelquefois, il est 
TT^r M- C. tombe dans des subtilités, provoquées en partie par l^objet lui- 
même qu'il s'était proposé d^exatniner. 

Il divise son travail en quatre parties : 

10 Histoire de la question, manuscrits et édition des poètes de Pétrarque, 
Je Vat. 319Î et le Vat. 3 «96; 

30 Contenu du ms. 3196; 

yy Fîiaiion de la date de composition d'un certain nombre de poésies, au 
moyen d'allusions historiques, d'apostilles ou d'indications directes sut 
Tépoque de leur composition; 

4° Conclusion sur la disposition des poésies dans le Ctiiijpniei-t^ c'est-à-dire 
daQS le ms. JT95. 

11 y a, dans la première partie^ une certaine contradiction. M^ Cesareo, qui 
au courï de son travail n'est guère ménager du reproche de pëdautisme et de 
subtilité envers MM, Pakscher et Appel, tombe dans la même faute. 11 
rfunit force arguments pour prouver qu'il faut plutôt se méfier de ta paléo- 
graphie pour le ms, 3196; après quoi il se sert de la même paléographie pour 
sa tb^ et fait ce qu'il ne voulait pas permettre jt ses prédécesseurs. 

n trouve dans lems. Jigé cinq types d'écriture : 

Modèle, pour le premier, le commencement de la canzonc Neî doJct tempo, 
de Tan i^^i- Sur ce type serait faite une série de feuillets contenant des 
sonnets, pour deux desquels j'ai pu relever les dates dans la liste de M^ C : 

Per mirar Policleto (itî9-4C») 
Ben sapev' 10(13 j6-î7). 

a» type: modèle feuille i^ t«, ïes trois premières stances: 1346. D'après ce 
type sont écrits les feuillets 16 t* fi 3 37), ï6 v° (i 33a), 

y type, moàHt FamiL XVI; comprend environ neuf feuillets, entre antres 

Ponmi ove'l (134a) 

Valle che de lamenti (i )5 1). 

M, Cesareo voudrait rapporter ce type i environ 13^3. 

4« type, qui, d'après M. Cesareo, flotterait entre les années 1349-T36&-T374. 

î* type; modèle : tes copies de ïa main de Pétrarque dans le ms. 3195 ; îl 
comprend seulement quatre sonnets, qu'on ne peut pas dater. 

Comment peut-on tirer des résultats, pour la disposition des poésies, d*une 
écriture qui, d'après M. C, était la même en 1349' « ^î^ ^ n74i ^u^re 



270 COMPTES KEXDUS 

entre f}|i>iï4(Xcn njjet en x^^S. Jtrsoitcquv ccitc^iun: Knlt rc«t6c 
1dcn:ique penduil lîngt dn^^ anii ?t quVlk aur^îl <tu»g4 pluticun foii dmi 
l'ope* J'mic >i:u\ti jEiti^fc? .^ iiiiiti rivîk, ^n f^ulutt funt toM A filt àéùniU 
n ne iJonntnt p^ d'apptLi pûui U chronologie. M. C J. il en tmir naît A 
prol^E fa poiiilJcis nuit Ll dlUix loujoun ï'en icnir U. -<- Ce qd etl ixr* 
uiû, c'eit que t'firijrï tacs pofiÎL'f, ul que nout le troavOM rar Tl-i firuillds 
du nu. ïi9(^* "^ P^ exac>cn«;in olmctvj dait» U r^ibiciiun Ut^lînîtirc du 
Can\im*rf, ct qt/il ^ a J<i intcrTupi»ani «t «li-t tranipoiltîonv, CCnfTtlemmt, 
lien lie rtL>Uï ^ir*ii(;i ^uc la Jiïposiition tJi:i po^tci ïur Ica léuUlcCl du mv 
jtçfr ait 4i# chTonobgiqufr» quand mtrrv eiki junient «Cié eo;Miî>n Jonc 
»eu1e ittùic: ^ki \i EutJrr J? cr manuitiit n'ol pii fuEc pour nout ranvro. 

Dam la douticmc pinic, M. C tJ<1ïe Je mrcuï âitetmttit^ ce que pi^^enee 
Je nj», t [96 c( dViplîqucr lo »£nci f„ Ir., jrdui^n/if,, dc-, akiM que Ida 
potullcs dOTU icmi Tfluniei un oenaio nombre dç poAre»- DiprH M, C , W 
TnuuKrï; n'est juirc que le rcsie U*unc minuic que POirarquc cn^ovAic i 

I* Pchir recopier lu net de* poiStei csquïtVe» ^ur d*sutrci feulllcSi Alîa de 
lei avoir vODV li niaiu qtund 1] vaublt t'cD servir ; 

y* P<iur ^ irMCT L première ébiiuche Je ta «ofnpcniuobt, qu^H diur^tii (i1j» 
urd rcpontei en bonne Ocriiure sur un aaire feuillet du ni^e minuKrlt ; 

y> VûOT en Ci;iMire dcï ven. des «cropbc» ou d^i motilî lyrfqucs. 

M Appel 4rajt die i peu prH U mcnie cbi>M ; nuiiii e'eit le roïrÎK de 
M, C. J'jvoÎE iiûeuK ^rfïbf tei dfCAÎlï c: de k) avuîr il[u»r6 avci^ 6à4enGe 
par des aemfla. 

Ensulcc r^jieur revient flux reeherdics de M. FalcKhcr &ur U ik^a\ûaiïon 
de l'cipicHlon ■ ilîjipapiru» i«, qui d£«l|cne, d'ipttt fe«eiposStioiuGkireict 
jvMcï. UFL feuillet quekonqiie, qudi^ueftïiï^ mfime un feulllei du m». H^^ 
qui» i m^n avîi, 4uît, pour tlnH dire» li* doRÎïf poétique dv P^traniue, dont 
une ):E^iidc pJiuciuE.(Ii é\i ]>1u^ urd £i;«T^e put le pude luî-mCnn:. 

(J^nT luit tigncA graphiques f,, //. et iram^ri^., ils ne £« rjpporterûene 
pfttsoiLemeoi ju ^195. luoû jutil A d'autfet copies, dont une jvjSi ^tf don» 
Die' pjf Pémrqoe. eo «tiêt, j Milatnia cl ua« autre 1 Aitone- — ËnÊQ 
M- CccimaK qu'il y a Je» fcuilLcit qui portent Uoolelrajucn^. itivr^memt 
qmlqu'&k ditent de drui me ivani U compoclilon du mifLuscrit dMnitif. 
Ccnc ucFic dcTiî; dont x rifjref A uuc autre r^ddcûon âa po^s^c*, taûJi» 
que ir /ff !■/ ru? se rapporterait^ cfeTavi^de M. C . qu'aLitnajiuwrïldéfînîlif, 
Pour mol, )e preoda ectic note pluï au p!eJ de U Idtre, et {c mis porté % 
croirv que Ircns^ript. piw mr teut «ulcment dire que Pétmquc lui-enénie 
av4?T iranaerit e» pod»ci sur un autre manuiârir 

Ujtns la troi»I«nïc panîe. Tauieuf ^'e^ ;irx>p(tsé de ra^semMvr In polîtes dont 
il ètûipluftou moïoï possible de Cacr les dates dcecmpociiion. S'^ppiiyuat 
surlerteultat qui! a lîr^ de ses recherthe», U lemngedjn^ unetlne d'jprf» 
r^quî dtf leur conïpc^tion c^ met cftte i^ne eu pjrai4l« av<{ li*s mbscs 
pofkîn LLiirtcuueï J«nt le av*. (L^S- Ue U d^vjukji; une ccruiiie JâlRrcoce 
d'époque, uae iodédsion àMt% la thitt tt un is^ege laaa ica aanJei. 



Q^jant au irtvaU mtrat, qui coitiùic k âter lei d«ie*, l'Auteui aviii trois 

1 * L4 d^ic |H'iit l'm Juirt dc« anuiior» Je FfCrar^uir 1 df< Lxiti hîtaonquci ; 

j° Elle <>t iiii^jqu^ d'viiLc fn^ui^ cxprcnc tbiu k u^ilcnn Jo fiufvo pu 
le poHe tui mime; 

t* EQt es; fÎKte p4i do «pcnrÛltv 

Ot en troîi VOIR, la dcuii^nw et U In^sïèmc Janrwnl dci r^iuhâti Xoa- 
JOUC» >Ûn. M, C. *ï»c >cjkinnil ijuclquct^ni i [tvfi Je pnSbiLin. ta rAmmuii 
un ccïtïin nombre dr liic* cu^cmcnt lu b avnî Je l'ann^cn qucuiati '. 

Lj UcFic 14 plus ^pljicuïc ^ttû lie reclKidicr ki dates ju moj^cn Jo jIIv- 
■îiXitfkiK't :k rhistoiTvoxL aux tnciJi^iin Ûr U vie dn pu^tc. Nom nvans^ue* 
viaïgr^ Je loii|{uo éludes it pluï Je cîtk) ûtcln, cm n'm puciicore J'mcctJ 
forbaucfltjp dr quctUoni qui r«|;iifdenc le^Ammrnîïire du Ctit^tfrf et, à 
mon Av^ii, on ne le icfi jjnuiji. M, C a tut urctlc nient lîr^ pto(i\. Jida ccEtc 
pjttkC de ton irdijil, dci ^l^:hc^chcl ici plus ^l^:en1cf. U5>clqud'oi]i it a 
Approfondi les conduiions dœs prddtoe%xiifa> «juciquclôt» jl nou» Jqiuk 
Mt etpJiciTÎoas -nouvrllvi ce dJgn« d'inentian, quo^u*eUeï ne loirni fat 
tcuioufï icdCtJMUJiMcs. AprC» les icclicrtho Je M. C» U dite dci wnnc%3 

JViïcJrto. C?>«'''J<'^>«>|>^<>^^™^- Ot milnicfuni certaine- U en at Jei»Jmcpour 
Ici trot* Kmneii amtrv b conr d'Avlf^on c: font U ciitiore iidJu mij, A 
piOfïrï Je Uijudic riuicur ^ fiïi pieute d'une profonJe «onn^^uit^e Je 
P^nrf ue et à'iM ofhi Ibft p^éuatiE. Mjîi il y a auHÎ Jn m oi) \Vi con- 
«lubjoti» wni mi^ni «onTaincuiics cl Uisirtu ouvctia tien Jea Lypoth^Kï. 
]^lï£dU A croire qu'i^i puîwc ligner une date ftie su lûnnet Jbfinw»l'J 
MOrKrrd, que l'iutcur, à cjuk d'une vAifVC âUu»von 1 Koine. prétend ivotr 
énî (mi par P<*trirquc pcndaur toa ptem^w s^ur d«ni certe ville, en i IJ7 
De mCfnti il en fon Jcvicuh que Werarqae, dan« le tonnct : !i iuc^umt i/i 
C/vh, vt. d»rn b ftfnime O aip^Uita. jii iLHÎjyii* Philippe Je Valois cnTnim: 
k 4 suceesur Jï Cirto ■ ju lieu Je l'empereur FOfLMb, Ghirlc* de Laxm- 
bourg» raiera Cmrtn commr P^irque l'afpclk lui-mffnF En onve, fjime- 
nb mieux roir dini 4 /ï^ 'r^' Ica eniMaaîi de U r^pautf ci de l'empire en 
lulle, quf, f-n tfkt, oootnignifent le p4pe^ sprK tin an Je «^our A Rome, 
M Q Véult rendu, appuya pir rexp^jîton defempeicnr, en 1)67» à retour- 
ver 1 Avignon, fal juni pdoe 1 croire que Pétrarque, dint le passage 
CKwA^d/^rrjMiraf^tfrovÉi, quï eommcncc VHie 6niinératk>n rjgue Cl g6i^ 
nie de pcta^ilef er Je ptys ait vcïuin atiHburr d U Fnncv le Jrait Je coni* 
mnier l' entre priae, d'auraot moin» qu'une nroplie «tiiierc ot (onsocr^ k 
TAUemAgne. <— Q^um «u «innci 5*da»ir « vMVtf, dACi lequel M^ C. ^midraît 



r^ Pd*i If BwMpI jPwV i»*! i<A», n «at Un hapJI d'ivtvfpr*»! r«p«ciian - B 
d^Btiat ^1* qoa Iv Hqt M if^ pr4M f>u ^ («t- (Voiii nifOrt li dwi^ra !jf M in 



372 C0HI^C5 RENDUS 

vdr une Alluilon itx ^trxf t5e VAffka^ ]c ne tiUi« pii 1?fi »ppaR« ^ ccw 
£pop4c nvec lc< ouvrigi:s ci h MKOun d« ïikt Augustin, «brôvcilon faite de 
rcvplEcJtion et l'un»/ roJrrd vfn> qui m Ibrt rfchcrcHév^ Pourguù M. C^ tit 
Vcoen-îl pu tCAu tu q Sccrduni », Uvix cotre ii|i et iHI- <!»■ eonâcat 
iTOl(dtilin£iic« entre îc pi^hcet Ee ulri? — ^ PoLir le uinncf /ji ^Jli Jimm, 
je prfïïrvrdl» itienlr Ia Jiïte tie Cdiducci . cjf je ne \cU pAi ]j n^^ckiittî de 
U îKulee de qujmr inn^i, guind mCrtie Geraida iumi en l'inteniion, eti 
1118» «k M (jîre mginiE, c« qu'il na réaïi^ ^ueôo^ 4a»Aprè>. — L< loiinei 
Ps'dbr uiA/ w M^nnUeriii l'et^cuiion de cedettfm. Mii«le «irîenu *« par 
trop jcMral pour en Hrcrdc» dsict («rluncticnDatrcL est-ce que T^nrque 
aunhcrnpbyéltfpronDro^AulJcu de/jj. camcivîU'a ùit «bmleuinnci îm 
Jdftt j;yaiM> en ^fcMant h pdf«Ie J »on frtreî — Q^i^m hua h^ution> qui, 
poar L'at/rtiatt ^rti^ OM dittrimné M. C- i menre en Joaie li <iJie que 
CarJucei t-mX «taigo^ 1 uj tonnd, je voudnùj lui rip^lcr U ïirophe do k 
carmne ï^d itoia Umpa qui eanileiiT fci vrn : 

r <Etio che dfll d1 dic1 prifiio sMéXia 
Ml diede Amor. molii iriai erin piftitl 
5î eh' îo Mn^va il giorrcnîl 4»pcilo, 

ce qiTÏ M r^[iporlei l'igc de i) uu 0(1 PCtmquc %*t^\i de Laur& 
û»«en 1 

L*j3pcnjLU vend» chc'u voi Iïûrvi 
Q,U2ndo Arrcr eominciû dirvi t»Ttaglfai, 

pourrtient-auul ir^ bien indîqticf 1c mfme If^. 

On voit ^uc J4 Ustc da Jjt<f n'at p;u eonipUientcni 1 l'iUi de iducc 
lUique; nuû œU neelunge pti lei rbuluit qu'on peut en tirer, 

D en irt» juste d'^fîîrmïr que rorjLi^ue n*j pu dJiixMif ki po6irï d4iu le 
nrt, (f^i iTaprti le frinfipr cTirofiologîque. MaN qtidt vint ilort le» prin* 
ctpca que Parque ^V4ii en vac lo>r«qiA'tl jrrin)c«A d^înîiii'erneiit 1c Gn^- 
ntve,^ M^ Ceufcf» t'elTor^ de nous ârlafrer 1 ec luicr I) ivoue Mets 
411C *c» rcdicnhes ne uurâlem «1^1 ce Ctfjctirc de ccriïnidc qn^oc peut 
Ku le t^e at tirer det ùàtt et de« docamcoti : néaninoint» \\ K lii^re quctqotfcîl 
à 4c» IndiKtiocu un peu ^r«fuci d hirdio. 

Kout fiTOfti tpe b drtî»ioneniroi*pi»V* A\.iCA*i<>nijft: t* Sm^hî e taa- 
ï^ fa t^, if i« ncrk di Laurt, j» SvmtH t i:j%70m ttffa i«lf^ ¥fy<iH0ili, â 

pDU àc cbo«e prei ateepi^c pir U niAforti^ dec ddlttun, eu pufidwmci» 
artHUiltc; GV le mv jt^^, ridioice ddimiarv des r/«M 4t PArargue, ne b 
pr4iviiH! paj. Prtiqi» toutn en yoéskt Apnf ciin' tofvnfvii iffatiitoiattn 
i la pftvnîte partie, «onwo^ à b vie ic Uurc, ou niku:i i l'amour du 
poHe pour db, rt lotn diw^rtibfet, fi et L^ eoirv td totwen et efunuinc 
MOMfcflK* uu hECfiitM urisée o« U ippjrenu. On pourrai; »upro«:r 
^uc PétrtrifDe; étm Ici première* éJËlloss de m« poulet, jriJt pcut-^rrc 
ié^ri la lufftralùm po&Iqueï a MtîfifDes de* po&ksatdooreufc», et que 



ŒSAKEO. Suir iyjhixmtnto Jtitc pxsk àt Pdrarat 373 
d«ailVdilii?nd^6iiItivcU ktjutait mèliicï. En ouitc, tm oiicmf d'âdrnruic 
<{»i la ihv! Jet vrrï ^lû it r.ipfOTtcni \ son amour pour L^UrV 4 it^ <lifODi>- 
logi^uc t1 Kpî^ïCiiEc Cil ifudifuc iDtK rhbtoîn: de l'ifvoluiJoii tiv ce icnti- 
m<ni ^ui p4n4(fv tOu4 Ec* jv^ntftncnU de b vie du poite, qu'il >>oî1 loin ou 
prés de l'objet Jji>r6, ei qtie ^Tce <Ltniir;1ciK^<^ ^ ^'l^ ^iolce plJlô! par ui^t 
e!*p4i£cd'irjna^EiiaJEttd^nadvi^uiioc4^uc daprèidci imvntioni iriOtcei, Mjit 
!c:t dinfreni:cii de quatre aonéct, et plit« ni^nie» Aia% b ïécle Jci po6i1ei 
ftmcureuïctquin'iiiiiie te Cdi?;on;fvr rcndeni <eli< hypoihhv fonîmprotdbk. 
Du roTfH on iv prui pui iuii)oun ctiirtmr mi Vvl Heu défini djrji U dl> 
poïiiwn prbcali^ do pûi^iti «Jjntf k« Jcuk paritttti ^uoîqu^îJ y mi en 
vutf» gCfKVaVv* qat M. C. ;i Wt> bien ^4blirf dAns vx) tNv»îl. iWs vues 
iraîciti cAchvliquu CI pïvcJiLiTo^quL-t, t'drjfkjuc. en divium le dii(«iuW«. a 
vûuLu si'p'rrr Ic^ cliow^ fr^^nct. ran)our ïcnïi^cL Ici upJrxilDiu polkfifuci, 
les ïûtkaeu utirîquM, Ja fh<ttct mbUmoi ^ul fUvcni l'cfprîl ven le dd <1 
j|d concemcni U mon, l« montrct Dieu ni(riie, M. C dii. iti outre, que 
Pétfvqoe» pour Mtitfaire i uo «uttt; bcioiri ^iliihiquCp c'vft i^ire powr do»' 
JKT t fj tTTUCliirr du Ciw^jiriÛT^ plu% de roiiLti'ur» Jur.tJl hîl ctmron urc 
dcmisloui.iîac de «onnc(« au ci?(nTren>:cmnii vi ^ li dn de ion livre, d*M 
]aq\.Kh i\ iir^nuit lu ]ci^ur Hi^oTnc de cciic hiVïrlrc inilEnc de mu 
coeur, ou il le prOpdriït (VU à peu i b ciCiurrophc lugubre de » mori. De 
mffiv. lot ictix fhnnwRs. lU ironmvncrniem ei 1 la fin de U dcuil^me 
pArde du nu> (t^f, devdicni Teor pUce à uae Inletilîon tviea diântc dv 
Péirarquc- CVii lA une f^unrron fou diiliejii; dont b lofuilon offre Mm 
de) difficullJï. Il m vrai que b pticc iv? deux chinwni p^irall leur d\or it^ 
irolonuireineQt j^sl^ii^ par ^Jt^tcur, yxlmetiis mîcui ecpenJjiit legjuiJcr 
U pîuc fo ctf/mifÉtih/iï comme T^tilogue Je li prcniârc pari^ de» choK» 
EermirrA, et jln^ forait plm juirement ^hllc b lymfrrle de riidiltefrurc 
et m^nic Je lld*.^ du CjH^iv/rVrj-, Je ne me dû«itiiuie pu qu'il budr«ït ifen 
piaO-T Ici deiJi sonnc-r^ Jtpro ccrr rî Sigtmf mio ivittt U CÂn^ott^ «n f]u«tioii 
« ofJrer Ân>i un chjn^cinetic *Uiis l'ordre Je* piK'eî du mandant l nui» 
j-'omment lupprimer d'ium- fj^ufi la contradîtritm qiti trouble d'Linc m^rî^irc 
û Bttnp^bL^ le principe cliîr et évident de b dl^-îiion en tlctm panici de 
Tttuvf e du (Vicie y f.'rv une «rirur <|iitï w tcrj g1lm?e Jim riiTjngnnetii 
do pocûcj. Je lue rafijc^, en rcvancliG, à l'opnion de M. C-, d*dpiii 
Ijqurire iMtrjrque auiah hit plui ufd le* ptemJcrt vmnei* du Cam^nitrt, 
«M 3ion<iouci Uii r.ipp4r<ni-( d'unv inirodoiiion. fn^me diinslofyk» ^ui 
diflïn? <t i^iii n^vi^t une ccniiiir froideur vtirnentÎEinnelle. Hn ouirc, 
EVtnrfuc oiniv parle ju pas»f> undb qu'iillcuu il emploie le ptcxiii, cnccpdï 
kt fa» ail U-% po*^iti iS<K]iHTrt *e* touveïiir*. Qjj.mi à J'opirinn de t'jtjtriir, 
que P6rarque mrûx t^E uae deniî-diîU£4Îrw de lonnco pour prtfarer k 
lecieor J h marx Je C-itire, je n*ï ^ttn \'tàt>^lvr U y a, A U vi-fitif, qudi)uet 
Mnocis ^ui i-ïpELUKïit tout uftc Kine de preuCitEln^nt dv h mort de 
b Nen-Jim^. hbii ortie t^tieoz «uivie de plut dVne dow^ilne 4e pM^ct 
qui n*otil rl<a i bke àvcc ce pnsKnifincni , kjui nou d^igncui les buuib 



274 COMPn:* HHNMrS 

de Laarc eu ion JttHudtf dMiignm^f et qui condenriL^nt nrimc de* d\v/a^' 
tiens lur 11 nioialc. Pourquoiî donc prnxr que r^tr4n]uc n'^t pn Crourc 
uii mtilEtur mov^n <it r^ilivr iino imcntii^n f^ThAtqticf D'illlnin, îl cM 
ccruin qu« ca cnicmblc pu^tt £trc coonpoï^ loin àa Lâtfrc. Ur poi£c park 
dcK^d^cuiquMi Cii», U V pUlaid'cfTc Wparé dcrat!i|«T d?ium jrDODr.Or. 
nom uvoni qu'il «luiliA Avignou %crs U Hn de l'in U47< ci bicniôi aprb 
^cUii 1) pc^i«. Quoi d« pUn natiiix't qr;<* [Vrnfqur. ïai%» pire la nfbncclir et 
Haqui^uJoar le aoti de Liurdiii ^oriKçïaonnctiqLÛporxiiiicualc cacbcE 
du m^mf fut tl'j^me? A mon ivin. cw pof^irt «■ rapponcFJÛ'nT miciu nu 
principe de iSEViupcmCitl que fOlrcrquc ivxil al>tcrv^ quciquclub y<W^ ou 
maint rigâurcubcmeni dim l> <lJip4ititlûn év n^ vert ri âant M- C. ilEinnc 
Jci ci>cniplcv 

Nous \o\d à U (în 4lr nom^ (Dtnptc rendu, devenu pJut tong que noui 
a'juiions Houb^ Miiii ciï itïvdoppcmcma ^îcnt oéceudrv? pour fÉiic coa* 
niftrc qurlqutr p«u doc que^j'>n AtK pliit Irtft^tifilt^, qnî a M oii««rt« 
piii U d^tcuv<rt< du ma. )I91( cl que M, Ccnrco j proijbie pinout riuttà 
i rfKnjdre dirlîuiFlvcmtnT. Il CCI (t^formaU tUbU que iVtrjrque i diipoaè 
ton Carf;i>fltfrr pktAE J'jprfi dc9 prînei]>eA mli^ïquca cl psyeholoflb]uci 
quctT^pf^ J'nrdn; t:]in>nciJogiquf. mi[s tl Uvw unt Jouii.- leïTnrindre quelque 
peu riunporua» <^vc M^ Ccwroo mnbu< k cci prmdpeSi- 

Dl^lonarl delà tdloms romauntBdis d'EngladJo' otA a 
basaa, delta val Hûstalr, da Braviiogn o Flllsur con 
parUculerft cansldernsEliin dnl Idlom d'EnK^adtn' otA, 

A ca lugcr par k loiig tîl/e tfe ^-ei E>uvrJ4;c on crt^jlt ivoEr d£iin i un 
(Cciioncaîre nitioiul de louteï tet ^poque« de Vcngadlnuk, f'en^^rr du 
AVI* môlIc jn^b'^ aM iccipt. Il n'en cïI f^is jtïu». L'ijuviti^c dooi je vjî» 
rcadfc oOTupU e«t ua diciiotinûne rcimAunsdi kllciiijnd; Id «uteur* 
MM. PiUlc^pî pire ei Bi, <mU û le ne ne me uompc, l'Inlcotjon île pabikr 
atitsi acie Kcondtf p^rtiv» a[knvjnd-ronuunïch> Mjif f*cM M«kfncat 
on dictioiitiAÎrï de l'efigadSniKi caLodctnc, tlu moins Jjiu M tmiie orî^îiiJCa 
e'tffSi-dire uUc que nom d«voni au [^ârc, qui a r^udi let QniicrTjuï ; le Ab 
1 ajouté qucLf-ja mata quH j Itc4i\ib djn> Ici gloitilro de iuoa édkkm dct 
ilruno de ■ Svanra « et d« « Joveph • et l« di^fitiui1Lem«iTT df quvlqu« 
covtumkn et \îeat Evro liv kvij* lîCfk, nuîi îl n'a uriu nul comptw dci 
AQtiMdrarttn du ivr< li^lr, ci)mEr«ia ntVt^A 'il' i'^vj/dti', p p. M Gartner, 
|â Chvnifut rSnir f. p, M. EXcuftini cl auuei pubUcitlont (ccenici; le» 

cbttrifotiiinpdniés, comme Blfttnn pouf le h«it-«ngïdind«, CfaUmpel pour 
lu bB^npdÎQoisi oni tià ccniflèmam n^lflé»; ^C3t diui qiit nuaqucot 



PallIOppi, Di;ionarî dth ûîtoms tTEni^iidim 17J 

lies mot* qu"ott TTfjLivf <lani k" içlowairt Je m^ Chrfitimithû ■ jr dic Jrri piT- 

itLmtfiii, ^irty dicUrnNU^. Wi^wj/a', «h^âfl/fit/, a/rit;n, ti/uivr, tijUrr^ «'ifiT* 
/âÈthr, fàgfa^athr, fttfbntlir. ag/imtuhr. En «initnt. M, l^iIKoppi liU 

uît niJcui £ilt ai X honxT k Imprîmir le Jiciîi>iïii>ift du pirlct moderne 
X ion p*rv. Djrï ci- tTîciîonEiijro mfnc nou* wriont ^olnnti^r^ fiii grtcc 
aui idKun dt^ t<cJUCOUp 6c mots, surtoi't J^drij^inc uv^mc; fikJiï il Knïc 
miu»T<' de l(tir faire un ncpriiche île le^ *vo*r ajmiï, leur hw »yant fif *le 
trit^iLlR pour kvn corviptirioidi 

Le (Ikiionniirc cnjçiilliviLt etf — te tlite ne le Alt pt — éiymûlDjcii^tie en 
£CKni qac l'oiifinc Jc»inoii di expliqua X peu prii cotnnic <Lani Uliré. 
Le wul leiicogriphc rhfioromin qu'or pultw pftntlrc en comiJiïrabon 
adricuK, - Coiu4di tt Cingict ne compiem pu, -— k br«vc Cirb;h dit. 
p. XI d« «n dktiojimiiv ^CoiTi: [3^R) : o U aiinij el* n^Turd Je ccirnparer 
tcBuiiup Je muts 'VGc lcur> corrcïpuriiAiiU celtiques. cTp«|£nolt> rouiKiin^t, 
«tC- J'ivoue ffsncheniefit que fa.i eu b icntiEifiri «fe le ù^rc, rt 3vcf TahlG de 
icruï»! Icni^uo (kU Aurjîi Muveui ^id chi3K lÂolc^ Mab U lûlWuod «que ic 
nllo «tuiions ne icrvuJicnt gutte met coinpizrbict ei qu'en tout c*( çlles 
ne ler^ieut pas lu fruJii Je moo ^niJiûofi. mMi un ofneiucixi di^^gcr, m*A 
fail rrmter ^ crm lentiiian; qu'il me luffîïr J'ivoir foiimi lit lavjoti det 
mktîiiiK btim et 4'uji«ni ptui sûn pout leur? conjcciUrc» ci liuiB 
ffcchcrcliet, * MiIltci^rrutrinefU \tti dk<uic iut««jn du t^i^i^maei n'ont ptf «Uivi 
ce ufc «ris. Le père, qui Av«Jt o^m^ow K) ti^itiotofïick ïou» ï'mllucncc de U 
edromirtje. pou^utilci <^nnjltttficeiuef wtct-i.iiis notre doiiuioe, qiu^ 
ou pense ^ix\l rrtuil pu du rn^ijei : jZ dcc Dicr et Du Ojige Jucj ibJJdcU' 
lemrnt. K' Jeraîer poumm ati<c une f^auftc i'd'^ du b^idjitiB, quM n'iirîvr 
paï i dkïiingiicr DciUtDcnt du Uùn vjljt^ire. Le Itlt, qui cat pAïicur, a'* 
^demnwiit pu £til dVtudei Iinguiul>^i)n t din qaa le Ijvrv m^^nl de 
M- Atcoli wr U ptioiiulocîc Jci dijicctcs tiJio) lui al n^Mi inOiïDriu» c'est 
tout dire. Li pjrtac ^t>'[noJc^qiic ett donc jbtolumeni Tninqii^. Deux 
CMiup^ me ïullîront . tiklg (le^eiii). ■ nucb^ ■» C3i ciptiqud pir liga; 
e'ibV'r (eorrutireX * ïotnber k. parcrudeieere, 

Afr^ 4tw CKpLiqu^ j>:>urqaoÊ k i>ouYe^iu dktkinnuue rh^cnnn^n De 
Mfovd pu 1 of que let rôni^Mci 4iifairi)E pu en dittciudrc» je me hlùe 
d'jjoutcr qull 01 loin i'Hn i*tutile pour le but ^u'il t'eu propot^, d'tiic ua 
ÉDoycTL d'imtfuctlon voue lei rnjiLTtt ici Engidifiotf <ui.niiMiei- Ob il tcu 
coAfulii Av^ frjit lu» pdf ccuL li'ciitii: iloiu qui l'tKe&rent de U liit^r*;ufe 
rMtmvnitne aa de ThÈfioiredu onton des Griwtit, c>«i lUtii In ru^m 
preprea ; cette pAn>c iifFrirj<iuuide3 mjftfràux uiiio i ceux qui rran*^UentHir 
Il lofoaoni^tQique : àtt rmtdgncmeatf fomcne ceux que nom iicuvomdant 
les Jitidei teU qije«^f<«r, ^fiir/^. etc. tctjïcut Ji^cilc» i obicQjr «utrc fun* 

J, Ulmkji 



PERIODIQUES 



Jil id (XXII, 604) 4t rjnklc dn m^c nvifM mrlcFronotn pcrvmtwl Mpi^ 
gnol. -* ?. )^S. KjtUiiJI, Di>/'kin;iiir'i46ni JfVlrffT hiC^tf'iMwi Slranifurr, 
^vûtl£ avon4 »uf Icfc mou Irun^U en niovvit h^ui^iUcniAnd un bon mvjU d« 
M. K^Aic^ii^ <voy. It^m.^ XX, 19^); Tjiuicur «k cdul<i s'tït bors^ ^ un 
rtkv^ fompkt det mou fnû^u d«rtt Gori6ied de Stniibourgp relevé i|ttll esL 
ban J j^r; nuSKUreuhcaicnt M KjIdJI pifJiU Ignorer pruqui: complue* 
meni Je vifc« frjn^jti tr ac l'iÏTrc pji Jonnti la pdoc mïmc d'ouvrir un tUc* 
iîtKui4Î(c^ Il ™îi]Jï[> aJjût k tub]. ■ du V. ff. ûd^iuiiM V « «liniuf cdoï 

du MAtfr <^biïn q»'il 4iE rocontiu dani tdvi celui dt fcuir'') ', ÎL Irjduit ft^tanitr 
p*t « pilcflii V, MiGAf p4( • ^offc de Wtc ■ (ïCiii qui, WDinn.' on nii» (K 
proprcjunioialkinaïul niftîiîiic>0fiatf«ulr4nf4iv)> IUroit<]ii'i»nAff s* aiaaro 
et amarum m une forme récite: en rrtaiïttie.îl tlreftwrtWJe bineûri iJïn 
M douicr quc^iMvWOïl trh fr4n^t, et de mCnic /iitra Jr Je /vtvrti, nmiak 
de m«J^, 3tt lieu âc foinftiU, fandtt, M ùlt renJf UadWf do br lambii» 
(■ton povffvol le mettre tbns u E^ic?) quand ii riem du lir, kn^i il tire 
InaijttilktiienE pBmitrm du * r. fr. fe^a^ = fniierrr » (CoitlHrd a prol«bl^ 
mcot r^brî^ son infiniiif i'iiprti des formes eommc faif^ù, fncn»iti)% il 
etplîque Iriiiot obMUT samMitttn fur • k v. U.fatttMstr, de ^amtr, ftmJk *, 
qtii H|çniâerait ■ Wieer 0^ «hcvatf jnec kt jjtslKt et W.) i;eLioux 4 (le v. |r. 
n'i ^ue jfduilKΫr ^1 n*J ^sct vn^^i MiK Cfl ru ùcibile zar^gtt let fautes 
lie M^ K., id M l'eu pu duunt de deviner eetles de Gocifrie*!, et \M le rtfrai 
de De pJutiÀi èHihdi «ucune do iLombtcov» nbKUrii^i iju'nlTic Mm tcttc 
«u poini de \v< de ranocn (ucçû {p^ ct^ h^mkU^ teutr*. fjttt.-^^mf fi fm^ 
gtjhiiiÊrri.fiéatt^ uinm/fiitilmny Jv feni wulenwni rvminjuer que le jcn* de 
/■rjUr OC oipiiqui pir k pUMge de Moiuj ri Kvw OU duni Codcfroy in 
mm Jvrihàir et le ïufu|{e ^ (ïuiûn FhAut Indiqua dnt Silnie-Pjli|V us 
moijWeh'f, et qu'on dkuiiiKJileBk«t/«^f itf>^AiJ (tov. Wux, ikn, III, 
f6S, et e£. £«Mr 37A8) U ti'y i pdtt ik dmicc que t^iwrr ne ^1 Vt^ fr. ^Mcr 
(«B< iDod. p^mtX qui ft'd ÎJrnuis ngnîÂi • Zeugufipglied >, nui) û temble 
que Gdiifried ri'iii p» birn m ce que le mot vouliit dire. A âHtui d'un 
conmcQUirr plukJogique. ori c^t çn droit ^attendre ilc rautcui- d'uti tnvdl 
conmiccelni que Mm donne M, K. in rrmeigncfnen» wm Ictqtiei» ^1 perd 
bejuocvp de Km uiilitd : il MTsit iditt, cctrc le» niou ^nç4λ de CotiMed, 



diMnsQOr cctn qui moi pcntnKoi irançal» et pcfi dtiu wa orij^nil, vt cisx 
qui ont it^u uac fonue iBcsunle et toai ciiif4ayéi ^Ata le iocéKiM- 
mimCt et pâtiKÊ fc« dcfnkn ceux qui mu propftï i Goitfncd « en» qù 4« 
rciroirwnr sLIlcpn, iok jtwi, uhi ipctï lui- — P- jU- Rûdcnr, ,V«r JM^ 
lu lèràittèfm UhmtOrffm l'in itunluivAM. ComfknMui «i rcciibcMîCf» iu 
betoin de« Ibr» de Rôitn-, CUiic. Miklodcli, 5kjbr«nd et HjiJni. ^ 
r. 441 . Mcfijïhîcî. niUttflU alU nd^vJtima (wîie). — P. 490. I^iui, iJi w 

diiciiûa» lîr^ J^un mt- Je ^(od£ûC, n'i qu'un tr» mUlofrc loi^H ; clk cil 
r^lif «ttr iiti tnte Ixtin cWftiubfc. ^ul îV(iHn|Ugne dus k mt,, ci if jc l'nTi- 
Kui îniprùsc é|tJlcniciTi, ju^cani bien à lorl qu5l condcAt ùa ^ar-^n^ft 
ijB^fi7fifiirjHh'; i^ui riDiAilc cf icnf. k iTjdiMcor itillcn m j j|ouH' bwi- 
cottT^ ée 4011 ^r^, Cl te EiK^ritc qu« lut trouve wn Mîirar now» ^luppc. Un 
n'j ici que b ^irfmvhr ^urlîc J'une puMii:iTi<vi çul icrj longue et va Ooc«< 
pR une plJCE qui 4urjîi pu ^rc niîcui remplie. — P, fn. Kcancrli UêSfr 
Jttjwion J^r^nfi M Pa^n^n. [Ce* fh-iE^^fiiu. au nnrrt^rr Je <inrr. lâCl lirbCft 
da m», iu Mtfvfc bntuniquc .^JJ. i^Mii ; ^^ [^lupin n'iani pu grand ini^ 
rft tfl l'anthcntidré en c«e itiCi Jûuicvof . Parm^ les p16cei inhe^ dut c« 
n». wu> le non du poHù gilkien bien connu îîgurcnt iroEa tomiitccA 
fdtbrc^ cï d'un cimctfff lout ppuTaitv {Itiua ^driJa. f.l irmdf ^nulifiM, Dt 
fVdfHÀi piAiti^ U n'id], qui préfuaitiii dcï virknio noubln ei serablct» 
■voir ici l<u^ fornie U pUL« int-icirnv. [ji pnhlkilion, ûf qui n'^onno pA de 
U pm d'vjti d^vc de M- liii»^ eu fiîtcavcc »omct mtclligi;ticcp — A. Âl.'i\] 

CrrrW ^«r lUlrn^JU W. iLfAnbiVfr/ jrrj<Ji'W4ftij^'fvti. Le MVjm pliIEclojcUC Croît 
paavdT ditocrner X l'jiJc Je r3ltrm.tnd Ici iui?o btini qui oni f iC empruntât 
Avec Ift icrn^ruLSon -us U lemiin^iïoa -un et «a»Â ^bci-cra. -* D. 
ffiiitirfd/t titfti. P. t*l, Bflbad. ftJ>r;rtïi<É:*i^f;ïJiïfltip™, 1, ftjrufpui'", L'su* 
leur «ppuk d'Arf;umi:nti tt^ foUdct |i ilVrivitîon de t^ mot ei J'juCfo «ppâ- 
rcneft Je U fiarmulc liéhuiqnc birCich hjtb:ih [ci. ifj)^., VIU, ^19). 3. 
SatjKtJi- La forme ««mbjiuin pour i4bbjituni a ddi^ iii plLii J^unc foi» 
ilgiuUe (Toy. A- DurmciteTcr, rrjj// d/ la form .in mclt e^atftK/t^ 3» ^d , 
Pi 41-43): iî k «- fi. uitttt4t^ 4onfJi di dû i rx^t^inologîc popul^^, le pro^- 
dfiftfp'^tViplkjMrtunïmiiiti^iiipjr Jirm «Al^hiti; Wnnmtdc lik-u nuiRi4in« 
StMhal (du nom d'un mmhiî qui t'y tcnaic U ^âlIledL) «umknt pu ftrc ntn- 
tiOOOH- — P. îti6. Mfyrr-LCiWo, oip. jv^ l'''^Ttur eiphqiif liir: t>icn pouf- 
qu^ IL i. rcno<3oc ^ ttfcr, cctnuic ît I'avi^i f^ïi. J'esp, /rili ■ tdjtli: ■ d'un 
sa«lB J lire dint Pline lu lii^u d'juij tw-, VAnlam^ de KAriin^; il ïe iire- 
nvi nuimeruni vd^Qikr) de ijijicj, ti de lâicvin le pr- ^^fiii^uî ne pcui 
<fTtJiiwir«ni remr dv cA«iinnv -< P. {70. Ulrich, bt /ilTjr, fr, '^jbv. Du» 
/«WfïM Jcnd. ^'./-^', qn'on rtirourciAn«Adrr;c:c'ciEpouf cela que /jfft'ieo 
ett t«nu Ji tl^ignr' a un hncnnir jririi^^ (Je veni) ■; c'r*Jl «uri pt^usibTc, 
■ Cammc J^int e>i Ec kulni, verb.il Je t^li^v/^. Ài^ (qu'on pouirili ^icrfae 
/rJWf) eu le nbn. vertnl d'AlMJv, ■ U tuffn de cher onvc proposition TWLir 



ijt PËSIO!>IQUE5 

en luoBlRf Te pf d de findentem : \c «t^vctoppcmcfît da wni d^itAiv, Mrmt 

de jcut oi Lf^ cUr, Cl ithûtÊSt n\ licii i iiîtn ivtc /fAoff . 

Cdicnu BlwrJL^. P 571. D'Ancona, CVijiht rfr/ Thiiri^ tJtitietie (Sîicicl ! 
lûog et ttii JntàrciïinE inidc, qui fi:irmc un comptdineni ii6^uûfc xu bcju 
Iwre de M, iTAnotma) — P. (Rj. De Gregorio, Suggia Ji fowtiat titiliami 
(Scànocg^na i ttÎKuuioa îCrr^ Je plusîcui» poin» de ^ tnviil).^ P. (9S. 
CûRllc, £j? i/i7Jt^A iiArrr dêrti Moithi (Rcfkcr : fjvonblt)^ ^ P, S99' HorJ- 
iUl, ÎM iot/flels ùmihirti âam U vîtilti J^iU /r^niviu {Gtàhtr : cf. JfwM., 
XXlt, é^i}. — P, s^, GiMt^It iltrUc Jfi/j :/f^flP*^«f(f iJVJ/rflnii, XX, t-î 
0^*ic*c), — p. 60%. n PrfpH£naioft, IV (Wiœ). — V. <^r3- .^r^*lïwfton- 
icflftf ïttiû». Xn, 3 ; XllI, I (M(*>«r-LDbkeJ. — P. 614. finm^ww, XX«, 
10 <Mfyrt-LâUac ; «oiitfftc i M. I^îlipon qijc h? patien du Foret «ju'il a 
JtudîAi akv un ofuttrt prov«Tip1. nx ïi^niT« rimporTince » U valeur du 
inviildc W, CloctU >LJr]ci]tyït^ Uc iV'/Vui; A. Tobicr ; r^iidc pcfcicitKï 
renurqu» *iir l'^tion dot TroàS éift iTanumr pif A. jeiatoy). ^ P. 6^4V 
6id. Tibia, G P. 

D- — Afcciiiv rOB PM SniDtrit dbm xel-ijidi Si'ucHtM uitn Utt»* 
MhTVUE, LXXXV. — P. 39-58. Sohfaucf, Or Ht.- »ni t<£- ir» Fran^^^ 
obn. ■» p. iO|-}6^. Sfltwin u. rring^hôm. nrr Ftau^ftiieùt AatnI. 

Compin rcnJui. P. ^4. 7V t^^friAf» ^hun ^tv kidi d«/ «far suhI^ linf;- 
vûn W, Linow» wAri JW ûJt/iîm itft^. îimihntunf d!a Siftitn -^ttihaK IjA 
u, 5iv^, briK- VL-ft K^ VariiluRcn (Zup^td). - P. \01.0[nr^fttlf ^^âtt^k 
nvifiifj' fJ T'JffEi d'oJiiUni fmtifitis /aivms partir d< lu tH^iknbf^tu i/ M. dut 
ii'jHufiJ CCohïtr). — P. llj. AfptU Pr^ivefiiflJiviv /HcJiUHHS P^irii^r iiand- 
KtriJIfn (Sch^tu)' » P- iiu. D'Ovidio, Oirrni e jin/tni trlh fctjia ittHAma 
(Tcislïi). — P. 131. SchcriUo, AtcvH4 fonti fifùvm^i J^Iia vrtA kvova 
(TfWer;ff, Hitm , XIX, JÔS) — ?. l^o Ftanj, ÛAo- rfm fifitfutUMgtfiviinSj-! 
bfri'mVW IfVii'r »m /VmçÀjiWjfi (T^Mer ; t^mpilatwn uni rien de atviy 
^ p. ]4i, ?iT*i. in liJurjtttN /lamtiiii liu twfjitn itgi, f 6J)l^on (A, S,}- ^ 

(fiihjscn> — p. 144. ^Irznunn, f>r jft/fkv/jif^m/jAdiYiirk tfàutirfmnJ tmit 
JatSjMwi hr SV ■"■ Cy^/41 db Gniï^unitf d'Orjfl/f imJ 1* Jn mif rïm irr- 
Wi»dUm SagMkrtivn (ToWer: rKTnir^nT)T — P- }^0. U ia£ Jt rtmhf, 
publ^ p*t I, BAdiev (Toblcr; Tongun rerruniuc) du frllîquc)^ — P. t%J, 
Wfil*, Kkitvrr Sthifun 7»ijitimt-n^,«<apltr vtifi H. Sicngd 0"<^")' — 
P, 4f'' ll«ttlcld'l>iiii>cUc«crTliori^Jï, Dutio»naift l'^ti/ral (Toblcf), 

LXXXVI. Coorpui rendui. — P. î4ï' Sttnçïl, Càtonotôgiubfs Vir^iMi 
^/tfirîdfù^Atr Grtni'utëkn (Tabler). — P. ita. U ^ J^AirtjfS, publ. par 
DoutrepocK (Tobke; tnviH pTdn ifc promcMn). — P, }fï. Sticbrt. IM- 
C/^fV ;vr Z^^Ily^u/JW ^'J é^rw. KVrfwmi, foc. 86 dut ^«f. n, ^Mh 
(BrtunWir; rnx^tril Jr miB^nv, utiTe qufiîquc ddcciucui). -^P, 441. 
£1^1 ftuiMfj diUi-fai À C. Airfj (Tobic/). 

tXXXVU. — P. iH-^- f^<»n«r, ^dm tiMiûm Rj^trit iw STc^j 
tixe d'amdlLxniofu i r^fîùoc» peu MtiifiisiiMc d« J. Ulrkh)» 



Corcfcct rfnJo£. ^ P. 1 19, Dnn^ting. Dû jlittdntchwiùf Jir Shrririémin 

rjucffff , qaî n*iTait fd£ aa« iJ^ Er«« cIbÎtv ^c tOQ «Ujci. â mifoJuU i«Di ton 
tnvdil toute cïïTt« tic thoici qui !!> om que ùifcX — P. tî^ Mûltcr, />k 

ftftp it«i-jil *int i)ri};in4liic)- — ^ t'if- NicïcÏhJV /Ïw- rtiffcr-/yrù:ftrit îf/i>- 
^H/aravn ^j jffy/ftin^cuijflvri (Schulsc; ^cgetjr — P, )37- Etienne. Lv 
tat^Kf ftttKOiif ^ffntt In origiuti Jtitpt'à iofimdu Xi* iJibif (Tabler; fïi4iiv«Lic 
conpîUiioQi et £mi- XXo7^)- — ''- }34< ^^ aff/raaf. himimbb hng. 
wp H. Andrcaen (Totdct; £Joj^). — F. j^i. WLiihocfi^ Sirvaila j^hnsc. 
lun BlicJi juf du kTlprovni. Spi«tmuinil^ffa (Bnunhola ; compklj^iîoa dont 
le liïrc n"cM pj» hïureux). — P. jflj. Sci^tu^iri. Prot^cmmi itifiti Dsiifft 
Cfmmméit. -- P, }(), P.dtiMu|L^, CrdmitfrâlirfOaf'<J^<J»^dnfFX^(BudiboltB; 
rTOaaim,iftJablc). A- P. 



in.^ GlOHNAU arOHlGO DKLLJt LBTTnUTCKA (TALIAIU, QO (f <|. XIX, 

rc ian««, 1891)- — P. 1- D. Tordî. L^f^ M aniÊe dtfia uêuita di ^UUriâ 
Ct^aamt "Mvriintf^i /Vj^ar*, — P. ti. V, Saiilî, Lvurdp Sahùlv «J f^ no 
fOMmofif^. — VuiOtfiw P. )) W, Fcini«r, P/r id frifûi W«f tel» Jti GifiMi 
itrt J/m^i'iiuft yi'5, S'îi'yl'f il PfJttitM. Oilîiiuïijiîuillrtdcréiïtïoii r^^nirrcLll 
publivc de <Kf Cif-iK^t, jur M. Luc, ii <if«go<io(d. iifi^., XX, 6;7), oùJI 
CM éisbll nouinnkcni que le r»,. Jtj molrk> pi»ir Li parlée h plu> ancienne, 
atcteroo i^j. «I non Jj w* lifrcle^ oommc le pciuc l'^itear'. — P. fj, 
F. Noviii, £/ ^11/ ibifti iu:;f ur« dfUi (rmtU t i taaiariHî liri ti^mnm éi nrmff 
hA UA-niu>. DuuK poïïid ^u uv« n6^k, J'uni; d'un Pietro rdAï^'t^r de 
ïun^nç, r4uuc J'un Bcnuk:iu llirbîcrc. qui vivjÎL 1 t'k^rcuL^. Rt(tcr;ïi0 
curtewt tur t«i porm oa dwiicun tjnftâgft «t tûulo>%h par cerijÎTiei 
inuiiidp«^i^ ii«lîeiLiir>- ^ <^inpLe> TciiJuh- P- to. V, HtLiu, t'iM^vinaU di 
fiiittt Ar^htù a/ Ottîfitrw ^ rJ ^imt/jw Ji AJrtan^ K/{A> Lucio)- — P> tOj, 
Bou:dcticCro;e./£uirriir^<jM< ^«^ Jfr-A"P/J/(M.Sdu3ilJo> —P. \y^. 
Bulletin bibLicj^f jpFiiqae. Le» cociipici rendue î^it^rfe dini celte |Mrtje <lu 
GivM^U uni ^ plus en plm dérebppjs, cri un ne vuu pu nmjour? pourquoi 
\h nv pfïiin<ni pis plm dan» U AajAr«i hffiVtf/û ^ui prActidtf. A ûgiu- 
Icr ki lea aimpie?i revidiiï d'A^rlIï, Tt'fV'<tvmigt4tfiii tfri l'ii^ggii Donitac^t 
de l'Miliôa âa trouJMdour i*jj4h pu A. Rntoh {<U X(iwiui4, XXJ, 65»), 
ddilirii f rCvfrk tui Manùeùimr, tJc C QmcgpllO^ — P, ift^^ Cijiiiniuai- 
ttiiOM divcncft, eucre jutrci lur IhuRuriïitc Pubto Fftii»t9 AcdRlinL — 



U. Fantct m qu:V|iKi pi(« linnlBte* 1 PtIcrnW. et ijut piniMitt lirAa de qDdfw 

péritdiitic. 



brèves aiijK'itfï ât livres îivcnïi. - P. ïa$. Pui>licJii<*nfc Jwr ne^-^J, 

U11 con]}ii« rcniiv >|iifcUL ilc cet SniptirunE nifmoirc- — P. ;<i4- S. Fcrnti, 
Cami}h Stfi^fa ^ h ^vm pniaulticû- — VanaOï V. ^\%. Ci. Voipi, S*r G**- 
viAnni t'hrrnsttto t jltum ioiirtti tAJichi. Ccnifinnc piï Jivcn ar)(iii»cuU l'aitri- 
bùdon lie CCS sDiiiit^t (lirff «l'un mi. dv Ia «Mj^Ii^ï^tfchuBi} 1 l'iuiccf du 
Pnctmt^ " V. ï-tS^ Ft, No^'atl. .Srr Gmstum Jil Pttvji^if, Lj cunicumc înK^- 
nîiiiM VI vraÎMnibbH? d« M- Ni>viiî cii ^uc ftr^roiw ficiit le nom Je lâïmlle 
dv Scr GiovïTiiiï. <l ijuc ce txom auij fou^ i voii rccucîE Je iiou\cllev — 
P, \\y. Rh Subhadifti, Ani£ra IJ'ifti^. — T. 567. O. 3«cd, Sctt^ie *i*- 
grûfiihf tli linatorl itiJituù i/rïjfr^ X/// f .W. DMUQiencï Hir b fiDÂlIc de 
Gno de FifTOÎc, - Compi» rrndut- t'. 597, A> Mcdin, / yrtcHilirvJh poniA 
nmf/p'/v/jjniu (Tr. FUmmi; iih fjvurjiblc)^ ^ P. 40^, G, Maiiutiî. t'ihiJi 
LatiJtZ^ t'alia {)A. SobbaJmi ; U critique, qui a tuî-mcmc publia un itavJit 
ïut k ra^nic ïtt]ct, icnJ lustitc 'tu ni^Uc Je Touvia^c Je M. Mjru^ot, tout 
VA \t nxlHÎAut tur divcri poinu). — ^V. Gocua, i>f Jv/di^^ J, Vitmâit- 
jaivv ira^œdv (ri- FLiniiin). — F. 412- Bulkiin biblbgrjphîquc. No«) y 
tjgnfllcroni un bon inkït Je M, CTv«ini sur A. Ri-rtor. êW t.n tf^vnUit Ji 
Guiihrm it la Tir (cf, Rai"^, XXÎ, 6|i). — P, 446, Cuiiiiiiumntîons JUeiïC^ 
— 'P. 4)7. Pdriirdiquvt. — P, 470' Kotîc* ivr A< G^spiry (et JE^n , XX1> 
Jll). 

N»fS^(i.XX.icy aimée, 1S91) ^ P. i. Fr.FlâmfaC, r-Vdiv««tf (;iriMM, 
gtniîhuniio KiifotituHtf dtl ijiiiirfii:4vto. fîtudc iijt^rc:4inte. Dite A l'aide d*un 
mi Ji* h bibliaLh^que d'tilïU» tui Lin poeie qui .1 viï)'^igé en France (14SJ); 
nxlicidj» sut divvnn furiïiCï i^ po^iîc: J;>pc-ndi^ Ji: pîKo în^dttd t% 
labtc Jilphùliquï Jei po^^ii^ de Fr, U:tlcoiJ que tm^tn» le ms. d^^H, «— 
P- 91. G.-A. Ceuicu, 5h ri>FJfiiirHfrfi/u iklU piKtà wïffiiri di Pr, Pttr^n^^ 
deuii6me?r demiiAinjck, — Vjrii-itH, P. n',, Liiiu> et Kvnict^ Itfni^aHU 
/aiiifimloTt Jcila « tfMslio dt u^uj tt tfrni 4, UjuthciilLtii^ <Jc ce txàlû^ publia 
« Ifotl pJT BvmderiD MoncL'ilî iouh If noiTi J*; Dintr, ii\^it ^ «OUTcni 
f^e^uw CEI dc>utc ; ît [^ i peu pf^ prouve iiin> le pt^cut .iftivlc que l'Ai- 
teuT de cette fibhfaiion D"«t point bmitc que Moni^ettS lui-mûmt. — P, 15 ï_ 
£. Lâmnu, // iodw rh râ/tt ^inCklx di C.G. Ainmlti» Notice et ublev — 
P, 1S6. i. Fnûp fit' l'/Jnffl nttticilf ift ijO^. ■ — Compte fç^dui- P. 21t. 
L>'A' FemJi L/rrnxiNO Je SifJîo^ U Mtttà cortf^Mna Jti citufM iï«a> (Pelle- 
grint), P- 1)4 . F- Gjboitn, Uh miiyi*> fouinhiUt ^th norind/ir Vwarf.'uimiigiart 
(Sibb«dÎLii). — Vop^^ihtno àl Biirld, Ftlr tîi 'Uniitti îJtujlrl Je! m-^to AT 
rnvjut^ mi tnûttàJHrilti Ja t_ F^aii, I (V. lïowi). — Fr. ZanibaUi, î>rBf 
teurit otUx"'fiilK ît lUUn (O. Uact!). — Hullrtin bîbliogrjphjque. Nous ïïte» 
Tufu fomme pAfriculKrenLent iftii^rcmrtt^ 4 notre fcnm âv vwf lei anîclef mi 
C. OpolU, il irattato ■ tU twaârititt n ili DtiiU Jlighitri 4 f<f»aicU « d( 
pfiksiart rrgi^ tl papjîl i> di Gfptannt da Parigi; Slriguia, t'Jn^nno, H tapnt t 



rtuocMOfuB 



iSi 



tkit-t^tmk{d. Ah., XDC, é)7)<> — P. joi, ConmMnkaiîons âivtntt^ — 
K'èO<t, XX, tO^ êtmt*, tMjty — P. H^. P- BâiqfU, t«,&f>ii^^M^>* 

frqb». IXtfpvts n fonmil d» Mfmtt de cne la yfc tte ri e , c o i a t i^ d A h 
Ki^bbodiUm. — P. 179 C, I^£1topc, tarif cirM^iiAirini/iJfiiib 
CovnpUfnait éstéà^rhn public ifaM ks vdwnafrtcèJntt éi 6»Mir; 
glo ftà âtg, mMc iJffeâtoaqoc Jci plèco. Fie — p. )9(- S« Fcnaii, iJwair^ 
MnlC^ÏMi f r^ûriinrt «LA « JnArmff > l'i* /Ulû nrf m. XH. - CowifKs 
nsJm, P. 449- l-< Binod c R SjbUdùu. STuii' Jttf fMOpaub f cW r«Jli 
(Fr. Fbmlol)- P- 4S«. A. UMCbvxn, rHow^W S Tf^vi^v mH m, XJIt t 
Xir (Fr. FofiDA). — P, 4^1. Qrot^w-. P. M. 

IV. — ButlEtiv PC LA SociCTfl nt% iMts^i% Tcrret framç&k, tS^h 
n* U — P> 5fl-t6. P. HcT«. .VvV>V« »r i( PU. OU £9, fj, CJC/Tia 
JfMklr >ritowpi (J^^ra inwta, nvvfM nJiiwirrj). C« mt^ n'^^ùt poûM 
faKOaau» pubqDc c'est <cèal d'ApuËs lequel a M floMurï fob pi;bUé< THi»' 
toJK d« FouL^ixi Btt Wdria, nuù il n'avait jaimii ht bien «Hcrn, ft |4«> 
ûiin c&griojx ÊEiputUAU arascDi ^ n^çlîgà. On tiWftn aoummcai 
diw U |irii«oit i>oik« CM duaun t b Vicfgc en daq coupleB {U â^fte 
d Utrû rmrnt): tf ic^ic, |ul9o^41 îoédit, «t« p«r pbcô« cuo çommpu. 
MftK k pfmopol docanK&i ki m» u jour «M une tioirooion 6c tvcïtiet 
cuikuîfc* CQ 4a|^EK>fia4]*i, qui soot DûtibknKQt pliti «ncleoac» 4|k k 
TaUfevM ri M i»cM édbè p« MM. Pïdwa et \'\cÙTt, M. P, M. â joiat à 
co raoEK» un OMiinmuke iaci Acndu. ijuàtouidolt m dUripe pA loum 
toofc KPP ié»4g « Ion diffiâk- U a «nUbè» iÂindccomponi»!». pourU 
ftdKlîaa de ce ooniBCiuùrc, une *uiie oiUectûn fisnipiM: dtj niante gctsn, 
commuée «luu ua m. du xiv* tî^^^Iei ^u'îl fublîcvi pbt tud, et tiotft 
it^udU iitKbb du XV» ù^clp, tjtd muuuitui (iiiitvl^cnïciit i dc« uri^tnau 
IrUbfAii. Le nu. d£chi Amu cmc notice rcnlcrmc une lant de ir^ lanf^ icr- 
inoa friaçah 411I pjf^îl £t:c la nilic eu prox d'un duttj^ en vcn^ et cctn* 
meofani aIoh : ■ r<ii«f« avtau^awib twlfdni (l Cok^ l, 2^]. Ceci met de 
l*aponle pinem a nuï. gcnc de tell^on... « M, Me^cr ■ reconnu dcpub que 
1« nibne vratU ut nttovsx d«ai le ms. 3e (c«ul. Cûocc) de Corpus à OtSorà. 

CIl. Kohkr cl Ch,-V, I.inglai^. Ulirri iit^itn {m:fnatl Ut frHu^. \y^%' 
I )07> Pifiui (C9 lettres, x\fàsk dci ccdlcci>on> du Mumic brianniquc ei du 
AlM 0fV, doq «4>rti en franfsit les n«* 1^ tU, IV, V, VU ; Ici qu^ro fre- 
fuCftt «dKMto i rdoj4[d I*', fof d'An^crrv, k dcim£rc> lir^ d'un 



l> Selon rauteuf d: T-vH^ {|i. jSo^. )'junli diE <lbit., IV, i^x") qu'il «Ituli a*f 
denl^OONlnc de Vk» 4k ujuu MAijtiwriK en |iruTe>câl. J'«l dti ^ ulï eùtiit noa 
deoU-dgiualac de tIo dt Mtai en \tH prorencuifcr mib le It vie de wfau MKyusiM 
tu prrivvikr, j1 ii'ftisie que dttii tmlon pnïrafalct (Adm,, XV, ^14). 



lit r^^lODKlURS 

iitiiiud ^pîMnljtiic, oi protubk^iciit ur ïiiuplc module dc Icitrc ^ 

Ja Ztviij X/. JUt Jii St^adiJ^iie ? M- Je M, uiiiiLut l^upiuLon Je feu Vîiu, ^ul 
amibuflii fvit« ^liron^^uc lu çrcfîWr jcm 11i?tidm, ïi pmiTVc que l'iijic«f 
eil Icjan iJc Royc, Kcr<taire Ju ^u« tic Bouttron, Jcjin il- M, B^ de Mimjr<>ï 
pbihTicn prixhjîœfiimT une riou«cIlc édition if« cei:< dinoni^ut pour U 
Sd^ciLÎ (te ri)i:itoJn: de Trincc- — P- 36^-9. N. V^kiiv IS^crr iW, ^rwvr 
ir ^e>fl. L'iuteur Je T^'ir^ *ifi bataitUi fut un ilc^ iVrivjms Ici plu« Ttfptilt* 
de U fia Ju ^iv û<L-tc Maïs on ne le ^onn^vait ^ut^c }u)qLj'r^i tjuie pjr tes 
lA^vrigO. Or .i<fmt1tiil iJnï VL^ttic^ftiOn <^u'rl trnit *on turnom ée SsImi. 
iuis Ic3 Bouclicf-dik-KhAnc, ynn rii^nif i d^coavnr k prîcu'f ûçnt il junii 
^M tiluUjfc. M V>t^h public mi dc^cummi pr^iitc^ lu ppv Clèdicni Vll^ 
û'oi> il r^ulic t^u IIoiiokS Bonet ^uJ: prkut Je Sà\on J411» le dîocisc U'Em- 
bnin, Dutnicnant Sclonnct, ïbuc^Alpcï. :;rr. de Dlgju- 

Un (lâ^i), — P. ïis-MI' r. Duni^u» Kùtti iuf i[\ulf,ui mantixriù 
^Hnçaii ienvrvéj dont ttt fr/ho^j^ivi ^Aiiinugne. M. Diurâ'u, «^i prépirt UO 
grand ouvrage lui l'hUcoîrc de b roliÙAlum » sutioui ^Jif les nus. ^ui ic 
rfcioininiladcnT por Ij tvjul^ d« romcm:nTatioin. il 1 ntAik toigrivuicment 
lcru> lo indkcï qui peuvent \in\\: 1 rhistoin: Je eci uni. Ce *om en t;cn^ 
ni J^ f jiret du X%< \i^li>. Ccpcn^jni il y n tljnb k- mmibic un mk. tlu ^tti- 
itieiKciiLcnL du kiv* ve^le» (JÙ M Di^Eîku 1 relc^ï un t^en vAifiEViL Icniol* 
guAjietiic bdiftiXMtiJe lUoul Je Cambni^ Ce n»-, quiapporvcnt au caN- 
na de* e^umpesL J Bciliii, i;o(iiicDi I»! vie. ridicmeni enluminée, de uïnie 
Bcroltc, avec le cMmofiûl de l'Abhjye de S.iinie-Bcnolic J^Ongny» au dîo 
e^ de L4on. Oii y trouve, âu bl- s^ ^^< în^c rcptficnuni HuccDdic du 
niani»t*Tt> par Ibovl Li mbrii^ue c»ï aîrnî eon^c : <- Ce C4i en*i «rnïrat 
< 1i eJjflÎK dcMJGi^si, qui m de rncXjmc ï^iiiLG IkiioUc. fa jnclc JL3Ur de le 
* CTDis Miuréc» et tout li cou^'en^t <\v^^ Rtout de Cimtrctit irJi pour U 
■ wcTic de Bentciiïti, > — P. I44~^< Hd- AnJr4, IVrj dfUQvfifu^^ Ce mtii 
dci ver» litini rtEr<^juJet fur mou. &riu «n xv« tiède» <I>d> on m», d« 
Prîiai. A U tuhe. k irodve une ^cîe de quiiuc vêts hcAiimtitc» Bur le 
nfpru Ju moode. 4ont lei prtmion sont : 

5i EjI'i ifOau ih\.i;i]i, aï \\\ k(ijcei>u» ^uiJ [iid</ 

Qpelquct-tin» de e» vert, nilà i d'iuirei qui opKmcni U in^nc idée, m 
reiiDuvcnt J b fin d'un niv HjfLéun (Wri^hL ci lUUlvrcll. MifiLl* «■fifiu'. 
I, S7) CI 1 U lin d'ua xm. de l^urluiu- J^ai faii reproduire «n ta^-liq^nvure 
Ufagedtinu^de Durlutn4ÛileïaEitin]l<Û£-^tniU^derËuilc dcïCIuries 

UV CiB9i>> — P. ao9-ii4. Dtf;Iu:inc. la fit Jt uinU CtMvittt. RuSae 
*Ar|;uru«:Eiuikin Je M^ Kniictt. tendant à ta)eunir Jj Id^cndc éc uinie Gen^ 
vi^ic, ~ P. j;i-j(o, Qi.'V. I^igM>> Maliit Bernard. Ce B«ii^i, «a- 
teuf d'un iTs i^AnNiAii dooi oû K pluslcun ttis». et que ctie avec élag« Jean 



Je Sâlidèury. xrijt celui qui i Ac Appdé JktnurJui Ctttnsttmis tt Brrtàriffi 
S(hrsrrH. — Otra nne Iiïhi>c publiée plu* lotn. pp. 7gî-4. M. HiutAw 
coaiC9tc ri^cmifitjiiiïu propm^ de Bcrirdid d« Cluftrci «i de IkmanJ 
Sthfttfii — P, JM-Pf P Dum'ai» AfiinuLv^i àfHiJ^gmr, rrHurfMM/f 
ffê*:$piJtmrrit pat tmfi pnnluru ft fût h htWtli 4i îfpr wntiihgit. Mteoîni 
r^ig^ priTifipALciTiiîiit fl Tikic Je ncMc-fc pri(«t 1 IVtpûdtkM^ <]ui c^it lieu i 
Madrid^ «n i^^A, i l'ix^uvii ilu qLi«ir{enic ccnicniifc iJc li «kcouv^ic ilc 
FAmM^u^ et qtii fn iditLnin coll«aiôni priinèci iine quiriTtW d'cihicn é*xn 
«t de m», mtoiLuus. M. Durr^u sf^nilc Wftvcouf de aaa. frjnçah ou d'oH* 
pne frtfi^iif, gfn^n|jfnn«ni du xv* û^:lc, cf 7»li)i p^ivut pir fciur oni«< 
irotuiion que pdf leur conKn«. A £'oc«Ak>n du fmwi «/«hhv «conserve i 
l'Kuuriil. M. i>. 6;riî c*ne noie : a Cfl ïisJoBiir preirtwe ju pùïnï d« vuo 
nij(6ïcl une ttb ^»ndc 4n«1ijgic «vcc vtti» rxcmpUirci Ju itifiiic ouvrjfc 

^uc pouùic notre SibliOlliCi^Ui; njtkrnalc. inu- fr, 8S7> ^S&i 9'Î9' Il CV lTi$ 
potable que cci quatre copm doivent tociir d'un m^mc nitiicF. i» J« cnini 
que rciamc-n dt M. D- lii txi un peu nupcHidcJ^ Lci nȕ- 6^ a^j>9 lOcn. 
pour le ttritc, de b tn^fur fimillf, m^is tb diffi^reiit do mut au laji pour 
J'iicnturr ti pour rotncmmiAiTocr : le m* i^ii^ e^i oin^' de fort MUy nùnïj- 
i«Tc«, c'«t wut ■) fciit lïii eii<tnp4jire de lutc; l'nmL-nicnTJdon drt ïpa 857 
Cl SsB (te dentier appdiiEefit à uiic f^tiiilk dllTcrmic) 01 4li cnntrjlre fort 
ordituiie, — P. (44-357. MofjnvilîS, L'n tichtrat ar frcnt'frt dont ie t>r- 
AaoMt CifST'il^gV En appendice, ônq [ciircï mîwvo m &iU)Wi — 
P. ■179^4^6 A. Pnidltoniinr, Dr f'trifi*/ /J ,fti mw» J>.f «wi" ntupHti rf 
D^ÊtfUM. EKclkm irarji)t|uî k»ut d^lÎTNiL^cmcm une qucïtion 1cHiRtentp& 
CtintrotYnn.*. Vrt<^ b MncliiiiOT» ^^ M. PrudhOTnrïD - « Kn Aiiv^nc. 

■ coume cti Di«if|ittiif. W/JV-nu c« d'dl>E/rd un peruMn, puS> un nOn» 
« ptfKMiymiquc, puu an ttirc Je di|[nieé- Il prend d^hTitci-rmem ce dernier 

Mn»4«n»le9 deii« fU^? AU An du xm*»^Je, vtr^l'^sit^ ijfij, qui lor* 
mpond i r^i'^nemeiit i*» Robert 111 *n A«vcrgn* ei d'Hinriberi l»r m 
IXiuphki^, A U mCiuc Op-jquE «pp^taIi pniir L prcmrtre roi> le mot 
tkSpk/aatm. QMtm t l'cntbl^^f? «ifu ditjiptiin. Jl n'ippjnlt dint le* 
KCkiux qj'cnttfOTi ua liMe Apro l'époque (11 10) où GijLgue IV 01 men* 
^ lieii^Tié pour h preriii^re fbit jvu: le A«n de Diiiphin. C'o\i Djitjilun, 
V coniK Je Ctennoni,q«i Tidoplâ le premier iUfiadoDi* Âtde. Guij(ueVt 

■ eflciiEe du Fore», et Ar^lr* Djuphin, CDirne i( Vienne « d'Altuw, le lui 
« cft:ipru»tciiïAucomnwnb^]T>cm dij 3ktit*^è«)e »*-P. 7JI-714-E -C^Ledoi, 
tAifl tnéirt dt Crafofara tjimlinftù Btm.fntfi Hmiitt. Ceflf lettre or ^eriie 
sur le feuillet de sarde Jurt ciieriipUîrc «le b prenj^re 6iition (u^O ^^ 
covmeniaire de J^ndjno lur b Divine Comédie, appjrtcnint t li Ritriio- 
liifc)ue QAilûEule. Ole c»i /art àntdrt:i^Die, Licdîno fdid:c Bcmbo de Ia rea- 
UuritJon du tomè^ia de Hante i Riv^nne, et Iji >f<pri.-nd qu'avant d'ivolr 

<^te nouvelle il avtji dèjl bîi tirer t < tûu ctenipliîro de «an coraaiciv 
rc. On rw toup^onrii^t p» qtic fettc édition ^ qui (tir tuii le de pluuevn 
ttiirc«> E*l i\A lir^ i »l jcnnd nombre, P^ M. 



284 PbRior>iQui>5 

X1- — M£iicH«i« DE lASocitrti nt trvGiiiSTi()L'f m Pa*i^. V(iflS4)i- — 

P. |6f, 39), 403, ReWT, Kit4i utr k fai*f7i /Nii-nuin4 Jt U Uagit^ (cd Duvn|{c, 
pubtif dqMilti fnn, J ^A sppr^-k' kl, i. XVI. p. e|7). — P. 4c. 140, 199, 
Jorcl, JJAvifv^ Jf /JbqAifiU wrmim4t ri ftyntelj^n wtM4aJts {ces Oilkto CKU 
égalcmcoi pirx) A p^n). — P )7, Dcvk, Qit^lfwi matt fiM^h tf^im 
erinUk : inMtfjw < tf, glioucliia, a «|ai ptUAh protr^blc (/««j» «Cnjt 
imprimiôl r4nc- II. ^msj^u* dnvnu pim uni patrie», ci ayant b antmt 
oripnc). ravi < pcr>. (d<ii)w>iii. * gafdïcïk (di: h niAÎn)*, nuU le norvb 
iitT/ -= tanf iricïir l'jptîqu^t^ (1« or moi ûtm In langun gcmun^uet, et le 

clroonch, n lort p«ï prohahl*- ; im^nii. à iJHTÎngiKV d* Utantm, «nii le pcrun 
ImvmJ, proprciiiciit * libre» tndf|Knil4Ai -, pai» < tolibi i^ionuiit *, cispé 
cblcnicni « utdAtdc la nurinc turt^uv * - muislc frjtn{Rit 'lunf J rCt p4icc»ft» 
(Je ldn^Ui:d^J<^" ié^dii, * rînAuJ, » cm ÏDConou i Mito^il); amaîu^^ 
u tuoche B en gjucon et Uu^iucdodcii < ir, d'i m iI'hou<):), a 04 de U 
C4riE£<ct>-lo!dc; * d--fr, uu/t^t ^' «i. a|-hlj)id)u ■ k ludji, tcpiltiiuUe 
b MenquvL ■ j -fr. «irrMri4^«r < u. fll-mau^fur, « le victorieux > (viymokigle 
ijcpub Icuglcnips adiEirâe) : nhniil vicndnit de Tu. r^', « nuîson tk refuge t 
(oCi, iJ'«pK« un Mmwgrage du k« ^îkU, m r^rpi«ii«ot d» soodvdj k\ 4et 
bftadia) ; c'oi peu vniKtn&ljblc 

VI (1AA9), -- V. 79. L, Havn, Z4 iittrt n; à prcpOk ilt cet incicii 
nom Je l'j, l'auiciji OJirç 3UI dilTéiGiU poîiili de \a J^oniîruliuu ilplu- 
béùque din& d» Jetatli ton imàrctMntt, cy^W tiut rapproclici de «ux 
qu'4 donni!:» M. Slidddu diin» )à uTjinTc fitidc iloni nous avoiu rCccnimeni 
rendu compte^ — P^ 17^, Sinchei Maj^el, L/ Jttiitr r^mtm tt la 
gfwmmu ik iA'njai l'Aoïeur moniTc i|kie Iti vrtic «pdlcailoa de U îantU' 
lion du fuitir (n du coadilioaiMl) romio t M doniiic de» i.|<j3 par Antonio 
de Lcbrijd (vfi'tfniHi 7^ifrLitt«0>) 4in» m Gnumuvr ciuiiTJuiir, b plui 
aaeîenno gnmnuire qu'on jît d'une 1aitg\Le moderne ; L'auteur innoiice qu'il 
Cfi pr^fT luie r^împresNOn. ^uî «émit ^ eiiup ^ûf ini^irvsjjitc, nub ijui n'a 
pfti pATu iMqii'ki. — F. i8o-i87t Rau»rloc, Pbhtanmfs d'tfb^u (rcpriâ 
din» Le llvrçdc l'juiear »ur le [UKrit lEe Cvllcffouin), ■* P. lo), V- Henry» 
3iJ^, eit ntoddè >ur hoif, «plic^itoii iK-i pljuïiblc <jui ■) ^t( <ionn«e iiul^pcfi- 
dmuneai ailleurs (icukmeiii iï^quAiioo bou :zz toi: eu. inciuir. et d'jilU-urï 
îmilUei h>if^ 1** p. înd. pr. et :* pcrt' de Vimp.» * MÔti av, s«iik formv 
rtfguïiife). ^P- J40*i4V< ^- Hi^^rr, nmffHi, par^bvia: miatlâu. ffcpitmniT 
fl contr B, puL-f « WHI îadÉsbnct des cofanu «r puî^ * ^not ■ ^dc U HrifJ/ir/, 
■ jBu\vr 1), m fc ]^. ^ii; : rcTTiplciî ir /Bniftok en rorittn pour ttrhum a 



I, hr «n npianiUe oiUi, ■«■t avon^ Vftig^ 4rfuia tongrcinp dr mJn compte 
dn imcln doncnHl li fAtUi^ig^ roivinr qni piniimT djnt ctc ei^kW ircaril, 
■tiuÉ ^M dut W iMJh4ia^ k *i*clfl^ Noin derittu »ibdc tar Irt ll^afVn < pti 
don «et* 1. V1U 0^79- f- |o]>fto3occnclcL IV; Je dcrtir^r « âJc ««r le Bnliftiii» 
fêit don pem 1. IV (/ lo^J ef eowcme le n* ij. Nouj illou fcnewe I'dik rt 
l'Mnc peUtcetiM m namu 



• 



pûur polni de dL^fun. <!'iprè4 l'auii-uf, cr mùme vrni d* • baMl isiEJrtiu a- 
— P, 34f. L- lUvci. Jfly** rt ûtUihii ; vn lailn rAEiritut çst un hjîct, en 
romin un r^nic {n^y^ p-n m iit^^^n fnn(«in): onc gIcMc dvb inertptiljiituf 
d« LucutÎLiï Pbcidm, 4111 pirmcl de dîfv /ifluf lUi n^ oa/JC'bl l'J^rfl rrm, 
niontrt- It- plu* ancien «■.'Oiplc de l^ougc nmum, — V. ^\%, CIl N<^1, fV*- 
Rciiuj'ufiVvi ir. H^jf ci4t ■)<■ Xr/' »M^J!i? : Sibiki proiiioin(Aii arv (nuU b ptoncn- 
«Uii'3n AU», AiJi, fit iTiL'ii^ ptut onclcmienient); orbmjv cm rjn^chi^ pir 
Lj:ii<d i Top, ia^tthinU, * «h^vrc drw^, * oiiû» Tcïp. 01 f4Ar;^rsHfr. qui 3c 
r^iiuf hif û wAnJrr. « fourroic ■ (joWt\ irwôi U* prcn', .vfrnïfOH <ofmi?nt «noorc 
mieux « m^u le Dûi. jnr^/'d/); fj»'/ rxmontcraît l i^ant t/nU au khi (u«Oc 
douvruaj de K grand'm^rv u : IViplifitii»! fut i?vr4frx/» ttuienu, wt bcnu- 
COL'C plii* vrjistniWiiMc. — IV ïî^, BrûJ( LfiUar m fritrutinle, ntfirilrc iiut 
gsfindiidr a lignîftv d g^DiTinulrr «(et nor * «de n.oomiïic di! i»ct^vifay\. pji 
une •ilu.^Mtioii ]iIji>4iUc, Je U [TtmtiuJ. ^ P. }4o« BrU, L*%tiiïUn ium* 
tiêrt * chineur >; il auraLi inieui viéJu dûv U- Ulin ca^iare {.ApukvJ, 
juqud rTfuoniciit ta dfvcra mou ronui»; iviui^MrP rjcndnh âe li^^t 
Ufd'Jduv ciu n^viov, « <4»rbcillc. « qui luraii doîgiié ipédiiemtfn: b cor* 
brille 0I1 k ïluiitjcui niautt ki niCLTiMit-ï ^\ii'i\ ulTrart: un loudr^ÎL de» 
prVLivri àc cv i^ranA <k rcti^tvnCtf d^- fdailvvfrj rU LiEJii ou rtttnm i^iir^'njcTit 
que ttiniiiKptiïL>xitul âK (ûtntfùire . — ^ P. ï}<^i6/. L. Du^iu. Glmtiii/r ItJp^ 
alUmatLi^ tir^ d'un ni4. du VïEî^ti du Xfc ii4cli, maîv Kn<ib!cniCfU plu» 
jiKKU . U ^THi de ({udqun niuK IkIîieï oI iiiiai'TUnK (uuju> ^«miVJiî 
V lictnilb^hcn «, ^«iW^'ou - IcuucfvJl ■<» fiamhou: h tïiutpcri *), — P. j^S, 
M&lil) r^- E^'ujrr; jpfiuiL: k rjppriKhcnicni de ^ukrr a\vc lugkc pirun [«te 
du XIV* ïjiJc où fiHM pjrillftvoir le «riadc fr^j/inr. 

VIJ(i^), — P. u, Dfi4l,i^^''fnrt7'ïyVriofnu-Jb;^brif/fn/fûntaù(voy. 
Jtrm,. XXI. ïî7> —P. î('5î- *^ Sfhwob i-t fi. Gnîeytt;'. f^iJ^ ,hr ft^rgi^i 
/r4*iaii, traïdiJ nctjf, orignal cE ptn^mni, dont l'^udï dcmpirKÏcrait irvtp 
d'eipicc; ]ir Ktoviil dtt auTcun ncmu'ti'h c%i tninn. Ifjtf di; vinuT jm A peine, 
pco «prj» jvujr public ci:t Article^ — V. X4^n€, Br^, Di lut picmneititiM eu 
£ iaiàtt (oeinémoirt, dvKsi panlc b plu^ impon^nr. i^ci^divtaTf àua b 
dus^xâiion de G. Paria im» en t^c de VÀnnuiiirt dr rÈa:4i tki HiMtix ÈhiJu 
pour rJ^fO' ~ 1*' ^^^' ^9^' ^Ikwob. £/ jifrfant dn CojmlUvfr m I4ff. Ct 
tnvjilt vt» îrt^roMni <t irt» împoTuai. fond*; sut un dtvumcni în^it. <t 
qui ^bLrc pour h prviiiidTC foi^ d'une •-•:^< IjnûirK i'jrgot dit xv* tï^le^ 
rt'ai p> icïicvâ; nobift ^n |UfliJ\>i)i en J^uil quj^nd îl tvn complet' ^ 
P. 191 , nrui, Ft. (iiiiiA?ifff; ce ierbe(A. U. ern'tHiftynt ntiuhc (ommc U 
Va 4kpi erf p«r Sclidei , Afpmtt£é au Dici. de Dice) A un c^fiSitart Totint sur 
eiif^Aiifif fomme "i*Ardrf *jf nofrfJi/of, Sctuier était cepcnibnt arr#o* pir mw 
:6^ituv: dJiliîivJic de fornic ; (oninii:a( expliquer IW ei b pjlaulîuticni de T*? 
U mteie dilTicuh^ te f\trou*f pour .'^vtitH < CLipidiuienJ; ^ ^roti qu"il 
Cil» AinictLie 'cupwJicuuni, *ïupcdiel<ir<i pu cenfu»tua tttï 
cuprdium, eupGJii(^u^0fi trouve pour (upped^iirUr cvppcdla); Je 
tubuG t^tUi rc|Q4ïciiicMtt \upedUtbÎ4. — P. 461-47S, M- CiwuuoiiC» 





2$6 PÉXlODtQjLrES 

Ctmtt). Ce ^rà^^\i j une port^ qui d^piuc ^dk dc« tiuûn ocdÎHiiEt» tm la 

VUh t'SCi^J) — I*- W*9Ui M-GniimcKU, ItfpamljJfkrniiv^Jklivi- 
t^Ar (tujtcj^ — P. ^ V, liifniy, CcwW, watt umt ntcntîoi:, iuci - uïi 
pUiaantîn niMibrG«,dc Ub^aùon aiSocart ttitmtùt ■ Jrcacrfk moctjtnr km 
lit dt: pmât *; miU notet qu'on itouv« (kfl duv Otulk Mfikwlr ^HfJlidMi, 
« u)uJkj Ij Lkuiic^ > ^ P. 190-191, L. Duvaii, Ei^ïruiîiM» èjMJa. A 
propcH J un mût Ufm nt'iju^ Jint uitc in^ripcion trouva sur uiw lAnle 
<mlîicu du ï^^èdc). ijui r^pudJ pciii-à(ri:<ÏJ u m. b, aU» jC^fabh, rfl. OKid. 
TrfprJNteiqu<râut«uruif>po«««ntoc uru imïtiiioii.U bit quelque* mvuqutt 
ÎM^CBaoïck ujr rhTbrîd4ÛDti ^àmr^ljque ( am fi ^ w m ^ pttï t ikt, £tgnt ^ 
«KH^r^ff, ^ AiJ :3 â ;4/)^ Mu« t« doubl« tm» ÀMfQfmr dj>ti Ir innça« de b 
Hauiit'-Hn^jjtnc ne \\<t\x yas de ce que dc^ Bretons. CD aJopLiDt k fnnÇM^ 
OiiT J<>rvi^ lu ti-rbh-fk^fwy U-^ duix ««ib du breton ^mibiliqf^ : k bmoa lu>- 
ni^ttc %ic]U du fiJijçjix, cl r^EiiKM fnin^jïv fdoiqfBfVF 4 Act deux tcm en 
question, ccliji tic ' cultrwr • <uni incnic k- pniiittif, ei i< muI qu*ait laii^ 
iiund wiid^nHi^' ^'^^ ^ vient. —P. ^ii, Hnhd, Jfm /« f j iw n/; ccï 
formes, ciit^n nidiiciic«Li de f«l«r ci miTcr, poufnècni rccewir le 
SulHu; iniJLigii|uef -irvi. >nil<', <e qui en feralc do nori ïucnpmMo au 
Uiue, j^lv, ffwAir, e< Jaoi Inqutti U nv faudnjt p» chifr^liTr un cens 
nîmiiir. G. P. 



VIL — BDLLf:rtK de u Socitrt Di LWGvimQUE » Tau». -- N* 14 

(|A7S> P. UllVMXlVtll, L. HïvtT, VaIt hw^ii fir/i Jr iUfJlfirt luMfMi; 

M- lUvei Kgndc ^jf/<7rtf i oMé de Mtjff, kuI Uiïd corroci (il C&vl tcmar^ 
<5UcT m ouïr? que Ht. ^vf^art, l'e^f . fhtfiar. Va. h. ttprr, àÂjUt IndiquetH 
im fj <onuiK eon»mie iiûiule). îr ^l/b/a], jitfnf/iiffKi, <ïp. S/^, 0cc!^« 
ttann ivrft. Mfiit. uiia\ moi* i>û le latïn n'jvjît et hp pouvoir jïotr quVn * 
(le h, ffû^k <. fu^iiljbalum c»1 Jtuln: cho>c. ayant panf pu /nindlr); 
fy appdtnîcni a l'oti^iie ou A ri^ri^ricn. IX< mlov Tit^ r<imtff^ remartu 
non JU latLi) ii.v nnn^n, iti«î> .k une forme onibncnuv. L« plufMtr de ee« oloce* 
voilos» om *f* Ciiieï dcpun mJ^pnidjinmrtif pif M- Aïcdi, 

fronçait i Eéincvjptges du TVt" si*de rt du beiriebcn noJenie> — P, XXïVi, 
Jorci. nniartiiues lur quetqnn vanaôona «lu frroupe d^. 

No* 3CW33 (iIU^iUSj). — R tx, A. Dddjro, AvKiir. Ce mO«, qui 
dùi|^ie en Ciicoenc un Okivrlrr jtsjeli^ au uî, 01 wi;) dMle tin lUrM de 
ftrtfj- — P XXI, Sehûbcl, Ui iiwn frsiitrit tautéjWi m j^ltmind (wlic dTnfi 
travjU peu approfondi). ^ T^ xti. L- Léger, CTUn; ccu un mot taure 
(^ lurc qfUn). appliqué d^abord par iei Polonan a àa rëgiineoit de e>va- 
tkr>uurei. et |ua>cde li en &ançab (novti» qu'i nV* pa^d'Ai î&îûale, et 
qu'on dcvnît dire Tnljin, //i u/ifui). — P. LiW, Joret, C4puiitvt - ne pTOI 
^eiif ilu cfiltîquc t^aatwiM, i^njEnc J'onl propot£ J. Griinm et M.'GjndOA; 



PËltfOI>lQl/E3 287 

P se Tamchv A n^ (Unri y tviii, pcui-hrc 'rcc t^axk, Vinûtittitm Jl- ieqnf* 

S« 2S'i6 (EKA)-rJUtO- — ^ XLAttt. Lcgcr, Hunard,, vWndrxk. non du 

■Mfoâpt^j. ^44d!jiia^ IcqiMfl n*ot q«» )f Ijwln f rrrwnit 7 1er rra^ar Tiuraft pis 
juiobc Cl pa«i k rdlcnund. — P. O', A. 34iii:r,/tffh#(b«;Tc ds l<r) ^ 
nterl. gxt. tnèwv sern (f. *i;\lii noiV *, cniTiUic »ti alL/Jm), — I* CIA^XV, 
L. IIatcI. Kii/ nprCïvion cnlUi^Einc, qui n'en qu'-Jtic lïlcfiUictii de IL 

N« >T'J> (iaxï-i4M), P. ïiix-xxxiti, J. MajT>', A un-Urigol . l'iuriir 
montre que itdfdu ou krigel a ^^rîfî^ (Coiii^m'c) et Àgnïfic encore diAl«u- 
Inncrm* Urynx ■, en mtmc Tcmpi qut e pcriic flûic -,« qucc"CTian*dfHiiie 
<c n»Ji qu'il f4uc rc^<>nTutir^ d^o» Il locuiîon en ^uvMlofi^ ma» ii c^t tien 
dcuttuv tjLic k^<V. qui m îticoncni au moyen Igc. Mcnnc J^- ti^-jyt. moi 
grec qui n'avait puin; pniff en btin. -^ i\ t:iiK, Ch. S'ucI, jOa^Wi l'iulcur 
«M^ dV'tpTi^Lt<.-r comnu-ni Xiim'm rtT dr\*«i^ii Jiirrv, finit J nrw mid pu 
compte d<» tfrmcs d^nt IcsqLicb b qucuîon m fOK. — P, cxLVit-cuu, 
H, de Gwftfcity, ^'i^ih<Aj^*« ^jnf*W[rt j gahivAiiat, gaîinm/rA, fakvtiiff^ 
ffihuràUi, nUnihr<JaiMe. itJitùtii, caitmh>»ff (l'jutcur. o^mmc le Jcni ca 

frn*rïl Lwtn* pt A- DaitnBTctcr, tioinv Jjiis ïôih m moTi U pïîrtkule 
'^jor<LtiTC f j/i au CilT), /itnMit./JridLWdjM (ï>n «lUr^l ki une jutiï pinîcule 
p^OTïHivr, fiiri\. proter^nt ât/uiiU), KvU (ant. WJ/, ï«nri ufi Jiminuiif de 
hfittr, a hvïron. ■ ce qui CK tif4u^siiii, maiice dimiAUiif tiniioc dint iiucupe 
bngur gcrtninique), ^rlf^itm {umït un lïîmirbilif de ihirh, ce qui ii'a lueUD* 
protubilii^)*. 

Na. ^^,j6 (iKH9-i«93> — P/ntxm-xixvi, M Sfhwob « G, Cuie>-»c, 
Tïp/-Wi|£'i>/ , i^OEipcvtiucï |>1ui que luurdfck cl kfit itiuimçi. Ec »eid iKnui 1 
letenir eil Ij locution (quï pcvi d'aiJeutî inpliqucr de plui d'ume ni:ini^rv) 
Tcle^ d4ni uo Luvrigc )Lir l'jrgot Imprimé en 170 : * Ne Tciunu point te 
iw«rOutr ei clunier le '^' * 

Vlll. — LtTiiAiLKtii» CaniAUiLATr. 1^41 -— Col. ao. Mc>xr. £'f>wof0- 

iâftie Mi'f jrtffk«-lirffufa, — C ai. WoTf, /riu'w5tAfi/<fn,fUUcit[i]viigeiulli 
VOnE- Sto:^ (lue, «7 dn^nqf.u. j4A*,> *-C. 31. Rj^da,!' <vr»^j«ifW. 
— C. s>< <r«Ii(fJ Ji JkJtirû hf^. \YiQ sietycJ (Eue. fti des ffyf. «. ^M.>, 



1, DarK 1v fJïrtpli; rcf^^u J? k anqn 4« (4 jura iStS (p- uuvn). n irH** le 

JatraM, • M, VioM ifvtic J« f v. - . ivr« ml JcMds^'cBa ' MiibdQt Ia ^mbm 
d'as iKOaJ J •iaiiM U iD^oif inj^i < 1 i< ilunjtinKBl 1 •r*f w «fHM, divi^ 

Tflttlrt ; iMi 1 'lu et «Jm', ara* h,, ^^'i,wtr*Ht vu rninuufil ■T'una ^pr»)!!' > ti WnTi 
OKI fciciTic. Ir n*v fir ]«ëS ttr li tMH, Sil fn* %XM MAbl > fcin»r^v^ que le 
MU mtÊirr y jajM^ii un JimMci «mrr. ;■ i^uc tcU4 «kmjire fannr d'^UjI |ani«i» 
Iftijtl qu'âpre Tafiidc (liJi Tarovr. hthi I^i viiWi. L> nivra pt^iicû^ae du 
rhiMiimM I II f ippAtali ni aw^ fvKlcnfc. it n'm jvui-frrc pot Mnnénin de nippostr 
4[^m« M Umboe. À iLcedtic pCiu tMiktna^ pvuc ff'VM iIfciuui étec Jb rmn. * 
CeM mèitm ut>lmcmiDi pj^d^lè» M ce«« aplIûMt^o W^«lf*«e «om pHdiieetdr* 
bri Uni e«ftf« d'u« fcit qui )«qu* U «iWmMîi W gunuBiiriMi, 



3SS PtRlODlQUEfi 

— C. 114. BojBOD, Qntti fncTâUiJt, piibl. par Sniîlïi et Mcyer. — C >7«. 
Ncciik'f. fîp'fAarf Crn^r ft t/an ta Ltkrdiuif (sAti^vAliui). — C )S4. Kjjsït- 

Hiffiiogtti/^Udei fltt/r. Mn^MitOfi. — C- S4S' Werth, JUffûw^iuht JagJt- 
bâtbcr, — C. jBa. Wiiïïiocft, Sinynlfi /a^tanu. ffj«, 63 dc« ^uqf. w. AU, 
de Sicngd). — C- ^Hj. KiLuvben, n« Jjym*/*' K/j'^i 4fi Crotim. — C. êx\. 
DouirepO[)t, Lj f/f/ J^fmufj. — c 79»- Morf, Daj Studînm dtf rvn, Phfftir- 

Ï^MivJpf Fundi. — C. 956, Mcycf , Kolia mr ^tei^ari mit. fr^nf. dt tt SiU* 
Ph'Hi/f}. — C itite. ChriMUn vûil Troyei frt^- a. f.niitf, lirc^. voaF<vie«r, 

Jtr frûn\. mU tifgHi^hsa l'htfwiii tfjoi Phcnosf^pi^f. — C, Il 60. Coho, Dû 

C ij77. 5ainouJfIdn, O/'tfW M\iiHatd. — C^ 16^7. Luji|EOt Bttirîtr- — C. 
iftS;. Kdrting, T.ûimtiicb'ri:auiniifùa HWifrt>ucL — C- îHîS RiK>j\ illorfim 
twf C^rJ'h-Mf (b'//j'iî. KçMJueatioa auf ir iHiogJt', iL Rh/h-, XXI, ^19). 

A. P. 

IX. — BpU^riN D3 LA !^OC1&t£ ABCHfiOtOCKU^t TT UI^altlQUe M 
l'Ohi- Savais, e, X, 11'^ lU t"3vj)- — T- 561J I- I^-'J* ^^* *'*ranmi (wr- 

F^iJrhffj fuf /j rû!f/ (fOriéjnt d U mvtt dt Sidiitiiry- La prctnicTï da icst pi^ctti 
TU1 b niurt dcSdi^bury. ai Vxuypc d^uii OrlAiniK, A ^ji fin on Ik vfnM, 
dt far Orlkns^ Ëlic commence atn*! : Sniivri, pti^ut JOrf^mnH \ fk ja^' 
ieU^detyrannit, \ D^'ani Orltem itfvrihVvnt. | El a Me.'in fni m t*. Comme 
«n J'u«ui rotnbrifu&ïA fijcci (fu mïnu tcmpi ou J\ii]c <po^u<f anu^ri«]r«, 
chï^uccoLij)k't TiiiiL |rjr unprovcibi; \ Qui ntttuint Difu il n'tit fai ut^t; 5oi^ 

n'fit fm lf>ti/Oui tnealeur, tXC hll? % UK COLlpk'tt, Ll tiXOitdv- ^l.\ iiilHuI^ 
Riipivtit îTJtn^'loyi. £llc A dix ^t'UptcEs, Ft conniicncv iU\1>\ : &ttfr tvul friTJ 
J'Oflimticyi | ZJflnrf /tf w «ly /rt MDfflf enqutrrt^ \ A\4i fait iciHmt iNtit OWrMl. 
Û3 d<\a pib^a ont peu de vileur pcéti^tiv; leur nnîfiic (oniUic cQ œ 
qu'dici ivont tiomcmpûrAÎnct dc$ éTen^n^cnii aui^ud) dics ïc rapportent. Il 
c»iuidIctparyuiiiCT|[£ubU i^u'dlmjiit^i^ Acntn dini kmAnuacrîc unique 
qui nout la» n consicrv^A^ t!i] 1439, cianiinv la pi4o: Ânnt Hr^hiti t^>i4ri, 
tf'frji'n. publia- 11 y ,ï Jeux iinvdjny 1a ff.irwitùi (\Xh si). EIÏïMïtiI il* birf- 
rik»raiiiu^c du Icurccntpoknîon d;inri un livra dccomptv^di b MiKi^eiitk de 
Ct9ïvU)c (Manïhc) falu^^L pjt\\v dvi OJftilvci du d^tCJU de Salni^Plcrre* 
i'BgWic. Pubti^ JaboiiJ pir M- d« BJanRy, qui ïa avjiic ^écouvcm*, dJf« 
nméofrdmprimén, jvo; tiudqua correaiunspar S, I,ucl-, dAniltRntiu^Aritf, 
Jj 3 ociobre lifi. Vah, ri<txnini:nt, M de BIati^- en publb â tr^ ptlît 
n^iibiv utic r^j^rLjdui^tiuEi pliuioij pî^uc d^ipfCi Ijquclk M. J-vry a ùîi i'6J)- 
tioD «m^lîor^qu? nouï juncn^ons» y loignant unflVDlCrvVMiïUiiiiroJuecion. 

P. M. 



CHRONIQUE 



Le centenaire Je h naiswnce de Frédérii: Dki a (Jcc pieusement ciilé- 
brt dans un grand nombre de centres d'i'iiidi!^ de philologie romane i maï^ on 
a souvent, pour des raisons d'opporîunilti. luancé ou reculé la date (i 3 mats) 
oîi on dtuait le célébrer L'université de Bonn, comme il était naturel, a 
donnt ^ la fOie une cert^iine solcnniié- Cest le j mars qu'elle avait choisi. 
Elïe avait envoyé, en guise d^inviiatïon, au^i: diverses univerâîtés d'Europe, 
ainsi qu'aux académies dont Die? avait été membre, une grande brochure 
de î5 pages in-.v, portant ce tiirc : FftEUNDESBRiEfE vov Friedrich Dtez. 
Zur FtUrdfi humhrljiibrigtn Gfhnrlstiig^i dn Bfgrûnd^ri éer Romartischm Philo- 
hgk Friedrich Diez am Sonnabetid, àen j. Màr^ f*?^, wn lï t/'jr Fomiittags 
in der Aula iàdi riii im Aitftnig vc>h Rfklor tiiid Srmtt der Rh^iniscixn Fricdricb- 
Wilhelms-Vniveriiiât Wendelin Foerstep. Nous dirons un moi touii l'heure 
delà publication en elle-même. Leiiire un peu obscur, où iîJfdn était imprimé 
en caractères plus petits que les autres (la brochure éiait en plus enfermée dans 
une couverture en papier brun sans tiirc), n'a pas été partout, croyons-nous, 
compris comme une invitation à participer h. ia fête. Cette féic avait d'aiileurï 
un caractère d'intimité qui n'appelait guère de participation oRicieile, et, sauf 
les univeraiés deBreslau et de Munster, représentées par MM. Appeïet Andrc- 
sen, les corps savants qui ont répondu â l'invitation l'ont fait par dépèches ou 
par lettres. Ils ont d'ailleurs été nombreux ; l'université de Bonn a reçu les 
témoignages de sympathie des universités de Halle, Breslau, Giesscn, Tùbin- 
gen, Strasbourg, Kiel, KOnigsberg, Erlangen, Marbourg, Jena» GOiiingen, 
Munich en Allemagne ; Vienne, Gra?, Prague, ïnnsbruck en Autriche; Berne, 
Bdle, Genève en Suisse; Naples, Gènes, Rome» Fisc, Messine, Palerme, 
Milan, Pavie, Bologne, Florence, Turin, Cagliarî en Italie ; de la Malichappij 
dtr nedirlandsthe Lttterhtuàe^ en Hollande. De France, il est arrivé des adresses 
de l'Académie des Inscriptions et Bel Tes 'Lettres, de l'École pratique des 
Hautes Ëtudes de Paris, des Facultés des lettres de Toulouse et de Montpellier, 
de l'Institut catholique de Paris. De nombreux romanistes d'Allemagne et 
d'autres pays avaient envoyé des lettres et des ték^rammes exprimant leur 
admiration et leur reconnaissance pour le maître vénéré : citons MM. Ascolî, 
Mussafia, G. Paris (qui avait in^ré dans le journal da Débats du } tn^rs un 



2^1 CIlVOKlQL'f: 

irtidc miituT^ Fr^i/nc DU^ ■), SirngiH, î^ufnixi, d'0vt4lii>. Kâning, Kyrop, 
SlûiiInfïCT, SjJvioni, !>ciiiitTirn|;, l-rv/nKiiid, BcIitcilï» iJrunot> PljHCJr» ifc 
cet mi.-ajffc^. JtMit li- Totc i Hf im^Tc tlijis !f^ [oumaux lilC^ux, sflni fiirt 
intfrcfiuntt A dWcrs tLiri;;^, ce ïI «nh k souhaiter que rkin^vrùt^ Je Boitn 
IcinhinlT dam une pLibficititin commémmiilvT, Li ffic d[i>niiïmr «i fonùtif 
en une r^unroa iolcnudlc JaciïJ'aiJ* à< l^tjnivcnit^, ot M. W. FArKCr, le 
lUCCAH-vJt tk- Dit? A Bi.EEin, i proMoncf un Tott Iûli Jisoun, ci ob Ton d 
danav lDi:tuK de Jivcticit ddrvsdcs ; pui» Je <Oiti^, compote da prafeascurï, 
<fcs ^udE;ifti) CE d*un T»arabTcux publie, i'«i dingtf ïrn le cimi:(letc, « l'on 
1 dvp(Ti^ dm couronnes 5iir k tonihcAii de Dîci, tiom U ville de ilonn « 
«l^brf prend n; d6ofniaJK reninMitm i ia <hirgv. Cciie iriiinifciuitiiu ïîjirplc 
ot louch»i1ei comme il cwnvmïl au <anc1^ df ccbi ■fu'cilc a\att fcyr 
objet d'hunotcr. a l;û^»iî uiie jniffCw'cjQ profonde 1 ceux ^ut y ont prb 
pm'. 

L& ronunbres de Parft déilnicni te rfunif i leur Eour ea un tanquei 
intônc pouT cotivj^rcf l^uvI^^uci h«urci lu sotJvciiK de <eliû auquel ils doivent 
Uni, Celle rciJniiJii, dont VînÊtblKe »p[iAiilciii à MM, Val^^ ItuuMckN cl 
LtopoJd Sudre^ a eu lieu Kulen^cni le mcremli i mai, à l'HCtel ie& Soc*£t& 
xnrjmo, 30UÏ U priïidi:ncc dci Jeux dlrccteuf^ Je h itiimoKia. Xje binqiia 
comprenût li&c viDguincdc«oaviv»i. AU En du repu, M. U^ Pjrii a pro- 
DoiKti uocAlfuctïUoii que exmi icproduuoiD : 

lloilnA. 

C'ttt BDC pttiAb tauttne et vnuhtott qiM uIIï fat eiI n&«c 1 ^Bcl^ua bmb*- 
itîalBi fnnfû □■ iinKfsi* pfCiciiii A Ptriii, de k riubd « n un bdo^aci gitiaà Hôii 
M leBweeii Ac IHUCik tKo. J'ù beat volveikn iiï«t{K« d'an, aiec boa bu Piul 
Ucxer, «A dn doijh pf bUmm d« «e lunqtKL Nom »ntarci <o <fei i«w dMie P«g14HC 
b» KuU Fw>i«b MtoctteaMM «î^uiti qui jieiit (oiknu k (mU'cU At usb ^adc* M 
qol M «km paik df biH « hb«, JUi tu >é!U/M cv rii<tl<Kd, *f*jn hAni ftmimtt 

UCOf iDOlsAlHlftl At-b^lHMt 4A*^|1' OiWJiait4 >k^fi ^ ^UH dcV«HK B Mt»U 

piOic, c« ffiiv»; tùét^, àt% tm fiu urJ, 4 Cjcwcd, dint u p«tl]c ttabea pucndW. 
B hk foiGn tn^n de bii oa wrca^: (Wtitut a dusi» hit ée Tfatorion, de aoiun 
«< d'MIcttdrÔBBKBL Li vcaioJvk <« iJm: i a ^'« fwJvh 4c iiMinil C>u4 «c< 
LOBou 9i ipoJeiuciqul >'eili nH li Tol*tt<fa« > k win nerï^icai iirsAMuifCBaM 



«iAt d« M. OAJaI. 

1. U I BB1 AcikBui. k 4V<^*J4vtel> ftriùt df Ua^«h ulHoii w llivanm 
^ Dki «■ • FaiOmiMn t, ««vc i|iKlqi«« pjfrka de *-**TTr— nT_ qat oni éi4 
f4«alad«H «iiï%nHliindcqiKH«ca|<atB(U«alck«0(dcgliMii),ftuaclmBrt Je 

I, HM. II> A«dtfi.>ft, BéAv. Uk»h>i. Cl«iutH. Cuidït. CoBT*. Da G«v«. 
A, iwH4ViU Ullmmllnn. f. lbT«f.U«Bte.Uord-F4ito. Ck rarb. ÎMide 
J«Br«U«. fc FlAi, HMjnai, Hamétt, IUmmt* S^^Mii. Si-«. ^Ûn,'Dm 4atU 
rt iJMB , te DttAaAtf VB i'ivsB fÎKnttjaca tnâiw uufJtK U pvUdpidM 4f 
lOI. ibwBAK. DaDÔcvi. GdlUn». Lu«m. Ncfi«arat. Od«bU l^ IVbt. A* TliMW. 



atnosiQyc 29: 

blvA; ani> k HUfiK £ij;b]i)UT4i pldttl 4tit ^mot^in fiita^ht qLj*n<i |f kiïuh \ ton 
i&trtfDC bStfe«iUUa;< po^ii r^wlit^ intvnnu qui Im {mit un tciu \odi mimf 4* ^*i^i, 
A ]« boivfi iful i^sUtnJi »tk Yn4f:« ^Biiid >c ^vi inattatai ni't*ij<hi enfin injonoa 
i|jnt le JïhiI-Iqlli de toti julnblc ubmtt, «uk pr«nc4UbJo ^uM me pcrmettaji di iflii« 
i io4^£i. (jpQdUjiar («u fiju^iiit uulpél'eiWft qu'il lu» UiUîï fiàrc) ï m» «|ae*ben> 
«wvcD( liica pï» rf|1^hl««» nn t^Durij^aiitnii bI tluliunvi qu'il ilmnt ÛeniAtà 

D]u«C«il ni le If nun l7^p«i puii^iKiWLiiiDqltan» ;^Ubr<r «au «nuiuirv. c'cM 
k i| oLi^squt bout jbfiani ^d fenr. Do cî^atmatKo diwK» nou* oui imp^^ d* 
]« U\.n^ cl noii» kVLmi lebv, nul^r^ U JaEjC irri^alijrti à ne pu cepcu^uii Uiva pa*- 
MT Ub> noiu rtbDir en p(ii»B1 L Eul II «uli^u^ tiin^ Jï h nùsunec- Ce 411; peul 
aeiB ecsitekr, e*cil qw pm^u* piruui oi on l't fJeCv, b 4Mt «uu m riê md citiet- 
We-, elle iuJt kci»iiiB*ile« bjen^i irop pr4« J* Ti^vcï, Il D'Éfriforrc jEU<K;ec ^vî 
impciui*^, 4'c4t qv< 1a Pr4Da pMih «lomnic «Tïnirc* biii«fi> lut îs UDDbuu Ju viem 
phÂic rbcmiwi d* (A wMimaiiainca vi de wn Mtcninti», C«t liomou^ «ai 
iiio4h14 MDitu il r^fiilu^^n^me; nca ne lai turvt J^plu dtvjiTiife que Jwmutfr*- 
Biiona fceayihUt ei em^lmi^Lio^ £'1 pouvait mri^e 'i>î>Tcr i e<> p:^iii> carnSùiktin 
qax,eeihua^i)iir Jei poinb »i Jjvcn Ju glcbe.oul JictCBM'rài 1 ugltfirr« itsenït 
HDi dcule auui )dr|rLi |de le fui ub jour wo *&£«lkcn|« *a*if qtrfrrd un ëtnjifer 
TKOétmXti <n vovriRr. •r4ii1 vu p^f lieiVJ ton nom, In; dtmtpJi ti <]]c (Ur| pTnH Ju 
«èlèbn Difr. • S->\i, r<p4nJit-tl!a- — Cm ^uM 7 ■ i Kffnn. M «lii-cn, u prvfasKUf 
U(m Jaqi Iflouvr^ev Km ccniiDB et titair^i Atnt Ubiu l'Eufope- — Aht «« dW 
feruijieeidai pu cnea fiinl > l'iefu-telle ivec ecnxi<tLco. Ce» Dite esecdote qaod 
ria)D:til 4 Bcnp de mm (einpo, et qui mvQin eoiubiet il k prtvdljji pca» mfoK «ui 
y«i de K9 p'b> ppoctiei« Je l'^Ul que 1C4 «dVAUv avbctiI JcjJk jet^ lur »n n«n- 

II De fiut pu crdîrc uf^tidini que «Itv timpTkllt tiilOf ^Tici l>i<a li «oueteoce de 
H taItiip «E Ja mlrvlt 4t m ri4<Ko^c. H rnt an quvIqiiH cinCiAn«ua<«4 l'afeblon 4t 
HNHiJrei ^ friijqaïipea tuili6i«,cr il kÉi ivee un acncei prciquv pwfdjnltfttÉ 
Lu» dcTiiiBi çiu^ue tApjlience de b leittsiu qu'en mcltaHicenipeeniI^MiUAHeti 
■eecpttr ta rcâiJttli, H cti atui en <Aet »urleil : iL,ii» ]« piyi n^maait, ott «1 «mvct 
VHÎtBi JA être k^curiUicl ttff>c U vin» viv* f f itiiuJe, « lie» lunni tr^ loD|uei j p^H- 
ifïr> Sft iM«ft4i iHitBtai idnUnliW d« Aimh* *< d« pdiilirtfltB tur k Uït^nVire 
pr«*«(«lt ililini 4M PrirCKCflcnm* non mcaue, #1 TUat^in t^Mifëir* «a«n«ii, tin(- 
Wn^ flpib ^b'Jh AviiBTjt puD, -k puVlkffr mr Tee l^c<nludoiii« Uee ttoùctt cA ]*« i/en 
UttAit tuev* cumpta; le* irtduelion*- d'iîllfvn pTtfi que inJdioert*| de Jeun J'fiiIrT 
e«t p» «P lïItéMeiir bel^reiliieDl incoant>u Aa puMk^ ^ gfiouuîre. biliveincnl 
d Mlfdfoltemuiréivinfe, Jimupinif lr»niAi4«, p<rAa?ptR, {rvvûqaftiilfeivouine* 
ieGihta, qid pcnMii^MCf l'ivlcif loiii W icpnKlit J'**c&r irbBè le fruciii «comOK 
Il vAi Lii W ««iHerit «b Ir ptnrfoUb&Q ', et ■* nuanUnJi qutf 1« KtplidtnicA l'SooU 
in OiATiH ptÏBw^ DÛ CfimiirJ H fjuùi ivft d'oppoui i eluci4f w r^Uï Ji Dirt 
avtjmfeHmpl&i qu'il «b ariîi J^jnni pour Tt^puTcr, E« lui», an II«pi|^v, «n Poe 
loiJl. de*J l'AAihqu* du SaJ, un* puler dc^ py> riHmsint if Udin», il 4rjk prBfon' 
Jh m PI fgB*r^ U«to «n AUcmifOc totm^, muI qvel^Q0 Iioibibc» pitu tUlrr*pnii 
C*niB* FfeAuvd Wolf, «ttutt»jti«ii'lrtpleio«îciin«A le (rtaMii 4c hb auvie; 
nt U t*tnM 4* t'riiaiûlfv iMi^itre ;Ainiiv« mr J4lt»i ir b grimmefR lifMHfue, il f«t 
lH|lnnf« pvvt^bd etiiL^ on 4* unjt«Kl pit 1 npfHie<hrr «• «utv* grtoimeikeLd d* 
eiUe« de Hoppei île CtEimm, ot encore morne «ur^i-^n iiuKinJ )u< J«;«t troivp^nd* 
««sumeDu |iu£uubqu9 ^v^ dauli pienieff «im^iè Uu uteb p^le [t<*i4 ■tlcâunj. 
tf »]«n n'^UiT p«k k 1110UU iBihiloïrt «t full piul-^lre te plui K^iJe. On na %'ocaaput 

Su*fr At Ibi lient leifpUmoA te ^inbutnT tet li<mnennr| lei fevmoiioBi ; et t'ïl ne 
lUàtt tint povf te mtfTf* m ivant. ^1 p~4ii^i pi* t4ju Ptucotlr quelque feine Je «tic 
ÏPiJ^fUrene» ^uM utjli imni^rii^, kvHi Fh fevinlvi e^Bipr^mn quj le ^fijumml 
é'ant ipptArEVlan pfut fiiai* de w vtvMk ei nrimt Ae leur uf J^uf^vit ]<ij lureal'tt 
«vlrtowaieiiB pt^dH-t' Le pJiii ueieo m dtW peB^dtic a k phi* imporiani, pMr ae 



292 IIHUOXÎQITK 

fvIer^iK (kl |>a jii intngfn i TAlliinii^iir, fm b lirie fTuriiflei que UîVt fuW*4tM 
tt fatnml JrtSai^mii. en i&ii et tnatn luïmtiei, (ut h paftic ma^ibc 4er£0"^ 

ilenKffi de |ji pirrlf ^rmiJlc|:>iti}r <1a ^«nd ;7f^UjiHfirr/ «If btUn^at fiaittm is)ud 

ajimi pr'liiRf uni it ^\ix lui «stnbUh confctt^tic iv ixvÀn J'vJrc ïi lie ^hitt qtâ éoii 
k iriU iliiTinctif et mn mjtïtrï iiiidlrxfiicl- IleïMiii (il-jimiikiiI <ltte> kl i^ffi 
tritki tic }J- Av;:ilL jïkkuiiE l'IuJic i I~>3(j«Tt que U I'i^dm rfpniKli lolvwv» 
«prte Lltlri, que. dt kur (Mtf, avec Ddlui. Gosnci, MoTaBiin, Oitncli, Hvn£^ 
Tobicf. Ici dtTTnu provlnca dt liiiij;i]i: £crm«rifqiie poumitialciti >ou» 1c> «utplcB 
du oujirf , oii il]j1<ni ttlrni^i pR-A^tt vi>c pin plui uu nicniix kHvt Le Porrufjl (plu 
UfJ ]'R>p-i|{t]C CI turiom rAi]ifEli{ue upd|pivlc). ï1 11 ltDun-JTi[F, fi U Hilic^ Lc 
Jahrbmb/Ar riirnmkV J.jYfrurirr. fij»^ en |JS)4. fm le prcuïicr «nnc de rlUimwM 
de i<ima En |ïurio furcci; pEm Usi. Jc ftinJulciLi ri U HR-at dtx ian^ma ■^jvti, a 

tttaninin. tmxa piKtn loui !e pAmnvc iCc I'ji^ï^ut de \t Grjut^efti <t du f>iifi«fr 
f■l^'^t. dn Wfr f' amt-ri in fr^uh^Jeun ci Je /ji plit VKimNr |kMjr |w(y/tMf. 
Aulaurd'bal» L pliiluli^lc iLiibïiic Hcum djiii TT:um]K tiitiC-rr; dn (ncveiU lui 
WQ] ptciiiuc cDiltrcmïiiE tuuuuéa en Itmaic. en FitrUndc, tifk l^utr-Uiiî*, a 
ptJluut eUc appli^uE, luK juk Iaiiiluc?. ivji dui ^uvict UiEtiùrci, \i niilii^ iiuplt 
n lÛJc iji; çtU\ qu'cETr fcK*'^^ iomnit wii fiuMc. un ici^Jicur cl WQ Wiïui' L« 
pr<iaf(( wln «le tout lioiiiiiii: i^c^vlji ijal «it>i «;liirtJf un paloc <l'liitlDln bn^itirc 
OUJcllii^ulitltjuc Hnnaiicrhi J< revoir » 904 ÏMam 1 ^i^lH h cl qtic if f(^ apib i*av 
Kfetin^ Jd liirc. DU *'<pcr\uii 411e n qu'on iroyiil f^i iiuuii de nuuv«u jiwt âi^ 
Cuiilcjiu ou Fijulau rnvûik ifiJi^uc J^jn vo p^KO ui^l'ui] oc »til nf on iluir pluk^Jonûti 
U ujiJtîii lin ]4i mliervIiT vu U lÎArli i^Jn^iw tle l'o^i/cuiuuT D'jutrc» fou «qjTudtnl 
le ititJC'ii n't ^ui luul ^u tn* luut fiiJTU , oit irimt 4|lIjii« avib lu», ouii «V)l <« 
■adjnl iGi p4k C^ n'ol que [4f m mtllHïif A 1> fai^ rfudapic il Jtïi'OCVi A>dJ^« bJU- 
jvurt >UE UtompATAtiun ci rLn^Lcicï.iiouiiiciuiii cfiiitiLc U\i i une i^filwiioji «erutu- 
leuic» ou^ctK h l'UvpaTlibc, uini kttnix i i'iit^n'vjiiti H^ïiU do • carhbiniûcat t 
■vfTiiiiiîiiïo, ce a'sV quj pit h njlJiodu qu'un j fait ■>auc4i. qu'tm pQ«Rt ItiR 
«Ik^rc nriikL^r >ou itii^rf , ^«ulcmfQl. il bnl L-i£h> B'fiiti:adr4 . mti bcunc iQJAû^ 
fll>pfiliv Je tojkKf dui>* J«~^ ^^rtuf1 i{t«T(« ^u Je Jlrv |<« ^clliidi tll* Clll i&iflMim 
truuvGE ce qui fitut ràujltcE J4 riD^variK^tion {vitenn cl Je U nijM va peftcnee Jet 
fkhii quiia dit im Jvnne pa-a d'îd^. cHc ne: doimc pu U BcrïTim-:»! 4c U po^^ ni 
le >ciiiiiT]eDF iiitiiiii? Je î* vie d» laiigj». £l]c ai une bohiiq lanTirni: cwi Miùfa tt 
n>dTc, mjii ]>jiir t^LiVIk ^lodi uTiluiiLtiil I4 ^Dyt^caf jl frut i^u'il Mttii «û il ta> SI i'tn 

Cif V fli^ihAJf iiufl Dx' «un Hirtom mirii^ Di»irt v^^unn^ifMnn, c'm far rong^n*- 
», li Caru, lu }iui«w£ A U ddL^ciuHd de un (tpHi vi d« >^ HnûmeEii qu'il na^te 
vctft tJinJnlioiu 

Bdeaucar*. vgui DU ptnli^miriv <Jc Wiodvoïr tiD p*iJ lon|,-Hcin*ni eniiutcnii» ^ ceW 
donl l» Bakiv<i>{/ iiout lAWtirblt -, li niaîllnifc ii^nieT* Je l'hoiiorvr, \i W faits fît Àt 
l'Ini^iCrtUai li irL«nrt Jt nrri inv)inf ■ ncuïle ]^^Ltnfli> ti>iit tu moi» AêatU *LuA- 
nid de niii «ïTfjl, d;ini I4 dmirura d« Uin tAr^tliiw «1 dtn* a b^vf^vrilluc* k l'Ji|arJ 
Ja4AulJ>iiE>- Nou* iQFliroai Je cîIIï T^unian fini dtcid^i i m^nbr pii nvo (dlarticc 
lïln d« diKipIct dtf Ditf douT peut tuniniEi ficn ^ liun Jfi^ir, que nui/t iyoïii illiiné 
DClfi flumhMU dJr«1flni«nl fu fo^fr «i> 1 qiic]<]u« l«a qril <n viiinii. <i i^i jooi qui nAm 
É nti^ tn U^ lïi iint tl« auirvi, mik mini^ jt .c vmm^ffnf ,'niiiniiiR» HDui liU>fr^ 
|'«l tvil t^N un long e( t^iu todtmir- Je Kni 4 li mimant dr l'rÀlfric DJet. 

C'ot icukmcnE le uiiiciJi % tiuî t^ui: le lCiUïëhii: ;t»iiircruirç de li luî^ 
mnee Je Ui» J GfcHen 1 ^I4càldbr<! ptt l'um^Yrsiid de u ville naule. Lc* 
|<rof«ïïcijrj fAfïicr cl Sicn^l y rcpr^icniu«ni □fiicidkiiicitl 1c» oalvcrsliù 
du BcTin et ik Murhourg- D^ii^ l'iiii/fi, «levant k bpKte d« Uivi couronna de 



Utfitrf, M. BchfCftt â pTotioitûf an ^iKoun où il a ranU b ix ic Oxt tt 
ftœhmt tDUi a t|iK kit dnk b tcirticr. A U suhc <k ccitr fîfc, la \4Df il* 
CinMtt 4 fend^ MO • fm D«u > <5« joo mvo, €jm vera i^ccnk I4*s lu 
mb om par runîvcisuï i on nténxnrc ik phîloliog^e nxnnf , 

Le i; BUTL mhiM, Iti rMnKmia d*» Etxn-Un^ nmâmat à Imv nultfi* 
un hovniiu^ Mlnmcln A Colomhb Co|l<f« (ucii^cr^îif i? Scw-TtïrL) tn 
nft^ttiKAnti de vingi-cifiq UiiitbtiOQi de luut ciud|;fiïfnaii fcittr* «utrci 
HamrU, V^. JoAuu Hopkins. 0>iivll, Chkigo), ta nombic ik «fii da- 
quBW, t'^Mcii réunit tcxiï b pr^ùlrncf de U, A. Hinlull filUoit. Puvnï 
la m^ntoifcs Im A 1j rùtnîciti. noui ciDcrota tcux Je UM. A- Tood. Ov^ 
m/ Ab Sln^r «f JbaM-v fiàiie^; Ad Cohs, Om h^é siti W«n ^ /J^'i 

««i tht Stotif 4 hf/JUtat i>i»ft^wif Potity: Prive, riv ttVrit .y Difi jt* 
Ëfigiùb F^ikiagj. Ekiucoup d'autn» fof'"' '"i^ Jivtn ïujca de pliilalogiv 
lonsanc ont iti oonunuttL^ ufs ; on tn tfouv«rj rîibdicitjori, liiiti ^uo wut le 
récli de U fïtc ti^iif le (luni^io d'iiril Jet Mih/rrn Ltiynyff Nv/c/. 

Le cenwuirt dr Di« ji tlonn* lieu Ji JiTcneï puMioiiom. Voici cella 
qui tom Tvnuc3 1 ncmc ïonniiiïurjcc. siris patlct dci nombrcuiL anklc» do 
)«dR»uiL Je inu( Fay% '^ Ccvr.f'ahflfJ ktecueildnlettm (t« Oict, lout ]€crni 
encore, Jl um Juni CbcïUU, tàcnjli-ric 4c lui pif IVkritron iJe ïOH C4rjtl£rcct 
les upjnmons de «oq ciprii ; dlct wm irb curicu&ct pour k biographie midlcc- 
tncflc de IHec, afon Icn^ni adcpie du fontiniisnic, nuli ne bouthcm gu^ 
JINK étudeï ^tiî devaient pfu\ tanJ riUtJitr«r; on y crative surtout le fO^iP 
qmî, iiuqu'^U ËiidcïO ioui>, »*Aveu£ Je vivre en luî i cOU <iu phîîult^ue. 

^ Leditfo^r^ prûiiancO le ; mars i Horrn pir M, l-^rtiff i 4tiJ impTinitf 
1 Boikn (lS p, ïti-Û'»}, i:^ut:e tirifç k pirl de U Bonnrr ^ittutg, — M, Ad^ 
Tobler « pabti« duti Ici 5<r;n^f A^n'cèir de rA^jJimie de Berlin, i l'oc* 
cuion du ccaieiuîrc, unv coimpocdance entre Moiii lUupi et DîeC qui 
cTnt pai Mn« întér^ pour riiirt>tr« de h p^ilologre rorrunv en Alltiru^ne, 
et ajoute qucl^ucï EXiL^cignciTiïTiit il tctii. ^u'on poi^cJail lur îo clTort» de 
Hiupt pour fj-ifc vn Tt^;Hcll de i:fïjnti prïpiiUirw françAli. — le mime uvam 
t Iiît |i«nlnv, I juri, Je pr^icuseï i^^-Jf^Ai^nùfl. umipreii.int «fuclques 
traducUou efi ttn du pr<>ventil, de r«pagno| ei de }iulicn, doni Ij pîm 
reourqiuble cii celle d^une ode de Vny Lui» de Lcoa V ^ Scvi ce ntnx 
lim* de fliV^-ffrli^uûn. M. Srcngt) apnblté une hrodiuirde rinquitiie [tigei 
(Mirburit. £luYti>.qiit coniicut ; t^ Eitàt lyUi'li-nJjtttifl aui itrtn faht ifiS 
(copie de rotniDCc* cipignobc) ; a* NaiidK^tfihthi KoitiàtAvru ^ rtmM* 



l«,#l|iBniroiii'. — I tuutîr *!• wjt ft^^^ p^J^^* m Ihiuil^ pir U. \V. S.hin1i)iii» 

t. l± liAxhDrc dt M- Tohirt m un hraj* > pin de 1" .#«*'> /^ir Jéf Jft*Â*n Jwr 
awrn S^^lnct h tranvc du* le i*aKrer<!B t XUI- — M> T«*lfr « awacil ■« 
fmuHvl«<ai»di u-itffltml'M Je iS^i à fcruvfe i«blU', nul* il nrr*f«tni7«tafc- 



254 ChItOSIQt'B 

ifùcbfR Grtmmatfk (qudqar^-^TiO Jo cli tioIi:^ Tt'ont pM été nflbËn piT 

Dîcc ci o%cm un ccflnin ïnlfK-t); )" Un V^ni^ri ^ut i. ^n^^dir Amno- 

{V alni J^nnfWT Htt/fiiv/lfA hm Fri^rich Ûàt^. — H. H. Bfc>'nunn a fdit 
pxrffltTC (Ixlpzie- DckiLcn) ïcua ce (lire : ffkdriih Die^, itia tj9>fK und 
H'hkfu (ot'S4 ?• pc^' in-S"ïle JiîCOLirï «qu'il avilt prononcé i Munich I* 
j tvan. On y ïrouvc, ii'cc ilcv ïtrwi^ncïm'rUï bîi^grapliîquL'i <n pxriie wou* 
vtapxcEdctrtiinti'Tctf^-nniïiiwcaio personnels, une an^nïcifltioti jtfJiociïW 
dei invaui dr nk', rt, en jppcnJfcc. (jiicIqi^K poirsîm «It lui^ originales ou 
tndiûlcA. — M- Fdnicr iAnonc< qn'il publiera prochiimt^n^ciit ^lu^ U Z^^J- 
tdifif^/Sf finn^i^h Spraehf unJ iJtlaulvr ic nmnbrcui irintérUi» pour une 
biû)CCLphic Je Dbf^ 

On voïr que ta iTiCnTtûrv *Tc notre véni-rf maître ji M Tobjet, en cetit 
cfaricme xnnic de u luivunoe, d'ti^miTage^ «fa'îl n'mrxiii ccrbûncniL-nt pas 
pr^Tui et tpt' mcinirert fnmHtn ^n fcu^tre et vin ciract^re 4cmt aiijour- 
S\im juMemciii ippr^eiib- 1! nous plali de répéter id ee qtic l'un de cou» lui 
^iviîc un jciuf. en lui ippUqo»Tu <des ve» connm de Fontinat ; 

[Jtvcfwi linguu Ijukunit nid «in. 

■^iC 500<tnbretS9JC(l niofi IPjvielcprrrfeKtur A<1.Rorgo^noni,±ngt 
de Ctiu|uajiie-tFUi> anf- Il rci^ît fAÏt ^ourixliic p^r Ju nOTnNvui iriivjiuA fur 
l'hiitoirc de la liticfoiure iiaUenne, âixnt leujuds il jv&ii p)rf<j:i mont(£ plui 
J'iniiKin^ti^^n *jue de oblique. SciStitJjJi tfuéi^kntt t â'aiU (iH77'7S} ei &a 
S:Wi ij Utt/ratutû mtift (^^^} nvnïîenûtfni plujicorï «tliclo iniérc««TiB. 

— Le j liaviGr de cein uote. M> Emile BouIIIod. Miieuf de U /bfAtmif. 
gendre et iue<e««ur J« t'. V'îewvg, t lUKcnM à li milidîe ^uj <kpuU 
liMipnnps d^jï iiLÎruIl M MDt^. M. DuuUlcu jojgiuit 1 une c<injulïuii«e 
proroiidc du coinmcr<:e det livra (et auisi Jet gcivuru anbcnneij une 
KU:ide oilluTe J'ckprîi. et pati^li un adrlcui uiUfh penonnd ïUi ir^riui 
tcleniiliquei doni la maiion l'm depuû lorgtemps tût une tp6:>Élit£, U 

AppOTTALL d^UI MTÏ [ct^lÊUlU AVfC Ici JViCJtl. HOU KUldDOR tlOC loy^Uté 

OOcnpUït* et une parftJH im^ît^ df mjBi^rOf, miîl une ^kS'jdon de iei)* 
liment) qui lui ^««U fui «IoiulU de touï ceuL quj *iv4ient eu iJIdre 1 liû, 
C'écaie Le coa noummcnt pour le» deux dire-rteuff d< U KonamiUf qui 
exprînicnt ki le piolbniJ (v£itt ijuc Icui a càuy& \à ta^m crucHcn^nii pr^ 
tiuTurèe de cet homme Laielligcnc, moie^ie ci d'^siin^uf. Sx tcovc ci ta 
diûaia dKOTc jeune» cmucrveiïi li pnipTÎAd de k librdrie, et leur purent. 
M. AnyoE, ^uk dvfvu d« longuet annfn en aitoeU i U geMion, «a 
dciDeure elTiXiîWDnu diiigif- Li Aujuaûi n'«uii dune pu i qaSuer U 
nuiua oti «Ile cit n£e cl 1 U^ueUe cUe »«ubiîEe, »ptH une d'^preat«l ot 
de deuïU. une ire ouu^xllc et durAble de pro>|>6ilf , 

^ Au mob de fèrricf e$l non i ]>»bbeniR(MocLtenibourg)M.Kiiri Foth, 
raisiDtr d'an rcnurquablc ItsvjU publié en 1&76 dam le t- 11 des tbmaaiidtt 
SiuUflt lur V U subûnution da tempi en ronun • (vo}'. &»>, VI, jûj). 



CIIIONIQUE 295 

— Soos JpfRAonsivJenikrmomcfitla siort du prof. AiL Birtoli, d£céiU 
A Gtocï k li EoaL Hoas do«ntroiu âxM «ont prodi^n oiKnéni «ne noén 
de u vie et de vn U4vjux; août Jcvûm auîourd^lniî nom berner I exprimer 
DMrtgrcti. 

— Notre coIUtorvlcur M, W, Ooctu a iU iioutni^ pro^oacui eiunoidi- 
ntîfc i l^'uBivcf ïit^ de jcni. 

— U J.-D. DruncE 1 éif poimitff ProftuotofthcRomciKcljiigmga » 

** M. Wcnxr StXlcrïijcIiii, Jirti: Ecï lo-'icurï Je U J&M mâi coiiEiuucnt Ta 
travaux, vient d'Cne nommf praleucuf de phOologic romane 1 rusivenîu 
ik HduiiM^oi%- Nom ciLrqciitruiut ce Ut Avrc une \Aiubtc utî>£tctïon , ur 
U ciiuxioa cil I labndc d'un cn^d^cmcfit vrjEmffii tcicnii^i^e d<? I4 j^hllo- 
lo£ic roniinc jt'iLi lu^j'iûl rcDioDtrf d'insur nioDublci ob»UcIe> et k titaf^iire 
de U nouvdte chiirc, pr sdn iè)c ci ïon in«ni<. )ijUilîtn cvïiinvnivni U 
mcatirc qu'oni'ot cnlin dc^îJ^ à prciidn:. 

— M- Itt £> Hugo KcQACrt i «té aommd proTctUur de philoIe^E^ MnUM à 
Tuoivcnild de Pcii>>kiiik (Philadelphie). 

— M. rh^-Ai:g. Bc^icr, don! noui a\on» tijECidf r^fcoimeat k noj Icc- 
icutï rintércTAMt ouïragt «ir Jrjn Ij; Mijr^. a àé aavané ^oîcvtcvT txtn* 
ordituirc de Uogue et lilUatu/e Er&fi(iiûc9 k TUnivemi^ àt BudipcM, 

^ L'Aadteû de* InKTÎption) «t fkilli? Leitrvi 1 Jvcfmâ le prix fondd 
pir le iiufqub de ht Gnni^i pcrur \i injblic^iiuii de ptHmcs du mo^e» l){e ou 
mvauK xy rAttioïijm à M, 1-r. Bonnardoi pour tan ^tt^ire 4t* Mirûtltt df 
Kain yjurv puMif) jMf tjSiXtvtËiJcï JLV^Ïeitï icxLc^, 

— Vingt tn£Ïci>A i\iy<s de M. Vjthclm Tbtin^scrt» prolcsKUr J Tuniverùit^ 
Ae CApnhAgoc, lui oui offert pour k' ïj* annivcnair* de lou dociont 
(3( trufi 1694) ^a bciu volume de ^71 pigctflibt. CTldcndiJ] (omenint 
d^cn mfmnirM Je lingui^t^ur et Ap phlffib^ie. I.Vieiidiu* et \i ytiiSitt 
d£ l'cfucif^ncnient û ii^oitd Jv M, Thomscn iowt cofiiprcLuirc que os 
BrfmoirFi irjiïcnT ï« injc-t? l« plui d\wn • <tn y vcmi reprttmi^, à cAitf 
de la linf;iji»tiquf f^^n^ml.:. Ij p]ii]do|;ie san^rriie. gtccque» latine. iilb«- 
IttÎK, (;eriii4iiii^uc. ^dfiJiii:ivi-. fîiirioÈ^C; O11 / iTOuvc Lini; contribution k lu 
blcftiApliic de LiLiFciit ViUâ et tine eurieuM note de M, CiffAi lur Un 
nunuiofi de U bLbUmh^iue royale lic Cap^nlugue qui conticni II pr«* 
nUrc étMUche da DûA'o^ujiVf tHiifm Je Di»>-le. La phildlo^ie romane ne 
pouvut éire aKen^e de ce r&cudl r M- TTiomten y a brlLLmimrni mariju^ ïa 
pU:e par un do articki qui ont fait \k plus d'honneur A natx jtwmtl 
(r II, p, 64-7S), On trfiuvcrj plu^ d'une remarque fjui îirt^rcMC I0 langues 
néoLiiincs dam l'ÀuJc de .M- Jcipcnen sut ks foimaEion* pir uuitMciîiïn 
et dan* le tiouMi^ij 1 ckipiire >k la Vie dci niûtt ■ dû i M. Myro^ , ]-*ai- 
^le dt M. Genon Tne* • lur foriginc la rnw Mm * cït pAnicul»4rc- 
nma ÎDi^rc^t^nt, H t^-'M tn ^fiAnluA ua nv>I JUkiM, teintf ir^orîedt 
pour d&b^acr mit an parcMiux, 104 un hoiuntc f^ûuJvr et mal iUv^; cie 
loond tcta «cul appartkat au mm en Auids, On Tt f^t^ralenicnt 




196 CHKOKIOVS 

<fl(ioîi)trm Jî' WWW 4'iatrti Ayinelogict) tipïiqii^ par If riftin Jo lihio 
blb^t^Lic; mnti M^ Tticr monirc qo*îl aV ^ lu^uii t-jppi.-irl CRirc k cir^ftbr 
Je t:c pcruniugc rt If sceik <du mat baviUt^injind ci ikndk- Il y rcc«cui«li 
U Ul>an qoî, dam 11 Dftfrt/a^Ck ^e Aj»'j' et ddiv Id vcnict^s anglibo 4« 
Fbrmfrki;, rrmplfci? rjimïnl BllIJ^ du Fùtatrat (nn^jiîi, et il wppov iiu'll 
A «xHi^ en b^ dllcnimJ une vcrvon <lu fiméru (viaae de l'^rt^bit), qui 
A Toidu popul^fi- le tiom dci bfuiai f nncml dn chtéiUm ; du bd» iTIrnuud 
le «briquet de LaixM a ^ui xa djincûi {oix U ae f«niA[ pt» avoii dtè bàU 
ftvini noire ïi^lt-)- M Trii'i f xpt»c cmLr}ic des Donlecinm irb ingdEÙcuiD 

«ur roriginc dv b fiirmc Ldjuif. ^ui icnil du» i m» crr<ov de copitm 

repoicrjLLi en pnriic lUf te potmc p^rdu (jnbîrlcur 4 fétr^^s) t^^à «vnnu 
Plûlîppc MouiXctH CL ci^ \unk ïur uiic i<£diicuoii fraïKcHldicnnc du mfriK 
potmiï. Crf unit Ji dei îdiiL'ï ir^t iirti^rtManiO, nvû} qu^ i^a fo qu'indi' 
tjucr (lit!» tel irtkk', «i ^u'il k réïcive de diEvctu^ipcr plu> iud> 

^ Lct IccicLsn de U Kowdujjf nie pennetiroai de coituf rer quelque* li^rtei 
A une miïtJtiïiuure pcfionncltc «jiiî, je Toptre, tw Icnitm6e, nub ^ui xCa 
pj» Uiitj Je me caviter quelque «nnuin Li Sotu»/ dn patittt d> ftt^t mîû 
tenu, le JS mjin. une »^n«c que \< ^vi^idÀty, je fh une tourte «IUkuiîod, 
cb je pjrbi de TiJ^u \l int^reiunic con^Lic pir U So^lfif de drcuer une 
cxTic hnguUiique de \a France, Le? feuille» quotidiennes «yjat roenliiMad 
eotic nSinififi, je re^uï la vmfe d'un lûurrulme qui. ^J^rt n* t'iiviîr «o&iinvt: 
niqu^, ÎEnfrinaa b convciMticxi que tiou» Alon» cen»£ï »oir eue» «i me 
dire Ici chmc« Icv pluï eterAordfnairn Un gruid nombre Je Jauriuut. une 
doute i fi>Liri de topîc, rvprodoisqteiit ce cniïintirjiblc cntrellefï» et pluiievi? 
dVnife eux piifcnc la peine de nit ùire U leçon. « de rtfuwr TiMertlon que 
founû ^naîîC, d'jpiSb bque13e loui le» paioi» de Fnnfe seraient des • coe- 
roplîiwi^ Aa ÎTXnçxt^ * ; l'un d>ni vt^tiUit hîrn m'ipprendre que le bfe^on n 
le hu^iic n'i^EJÎcnt pi-i df mfmc orEj|îne que les «uirei parins de France, et 
VAnnna, â biin droir. qu'un membre dr flnïtitui TCr ^«cr Ignonm pour ne 
pas s*ca douter. Je ne uvùs rien de tout a bruit, quand j'ipprît qve» ^m le 
Midî. Il se tTânifont^^T fn un vrjî fnc^s, Le) dWcn orggjicï fi^in?r^n^ m*jtc- 
cabUîeni de x^^cbmAiions, Je Hillcrici et d'inveoivei. Mdiv ami Miitril tut^ 
in^e croyjli dcvLjii oppL'Qi:r J mes lucitlons \a rerendlciLlont de U Un^uoi 
d'oc '. Uo journal de Cannes, le Lit^ura^ inuginaJt une convcnjiîiMi i^léplii 
cjqiic rv^ miii, diinj bqudli: je ^i^thiMl» que tjon tculertier^i Ioï pji^uîs du 
Midtf nuj( îc^utGï ttiï biifcues J^ l'Hutopc, e: Riême du niondi^ cnucr, dlakciit 
dc« ixtrriJpEhins Ju rrii:i;jiU, Ce tournai m'iviui été jdie^> et dl>'en tù\cs 
ni'émai tcreriLis de tout et tumulte, j'adreisu ^ru Lit>oral U lettre suiirutle : 



IcltTt far »< lui ivoJt <aiie 1 <e prop» ci ^lon un posut?: (3e mon diKOun lui f/i /ur- 
Irritl/ /^'.iq-f oii nii bfon de peuMr m mnemcnt «v^n^'v^ 



CttnOMQVfi 



âW 



fWb, i< «Tril iftM- 



Uvniicvr k DirKTcaf . 



• utimic ■ ixi iM^phofM ^« win MlUboriifi*, U- Itialhiidi, «mH ««■ «r#£ md. 
Elk UQ p<vt ^«'vnuiH ^OA IsCKsn m n« uuriii inmifcr ptmaM. Tl a'«i 4»c 

ua fwoa) pufartn, et Joni l< utu d'à poïai pusé k41 am fm^ Oa «.'y fvtet 
pBdh-U, Hir la rtpporli >i9 difhrtOH ^rkii ik fiotrt p4Vi, J« ÎAfA ^ut Bnl prf<bt- 
mouk cntnin lU «llc« -lut j'tî tf^lfan p'a f fwJw,J'i>:gQfJ iv*c lûdi 1«« gvat la 

1é«iIh Jb krlfk irnpanl n Gtuli pw li cûn^nAt* faitivu*^ Tona uni 4f4di <n AhtE> 
^M d <n JrcQEi» «I ec ne smit ^nt 1« àfccmalKKdl p4lili^aeiv HCutn ca Htt^r»iRt 
fd acii J0bs^ i Ht 0q ttl l~cnirc <ii« un* pTfpdndértnfc qui ■« liiirt niUciBCBt 1 dct 
«H«w hnfaLkti^uei- J^ vom i«riii oblige £e ammvui^itti A %« Itftnn ««n« (<«C(II- 
MuioK.^iMÏt tt'iunii pat *Tii< fl4i4«iuir«« imj' •\'*^ nt t4«nhk vtilt dmar iMprOTHM- 

lUnppfj, Mwubai te DirtctMF. l'auunq^c ât m* tomùéénàoti h plai ^xii^ja. 

Oycadiûc un ioum^l fi^Librotn dï Mc-nipctlivr» L Cigatc S^fy puhKûi le 
!•■ malvn nuTiKVo«p(cUT(ct ^oU^lc 1> i^ifit iinnonciît aioti : ■ Au moumtn 
que h ^tfQtï^i Gutoan Parîi oucup4>« uni lou f nblic f«ltbrcAc» \% p?nsâ4o 
vengoè fe U reibd^a de U Ci^io ier de oouniafn uci numcro cipedj] 
l-D^quelo queni^> * Ce numéro oontieci d'tbord, souf k itifv de La 
jiKmaiftj OïiiUAiit (c'ot mui. pi/alT-iT, ijai «uH !c itouveiu Simon de Moni* 
foci), 0(1 r£Min)é ic b ijucflion. Aa.r^^ It^fuet on confond coniummcnt deuK 
Cbcn» ftii n'oiu ftiiain rjppoti, Ij docirnc dt l'uiTÎTf f^illo-rotrune, que [';iî 
MOMtiuc et qttc M. Je TourtoiiLoit a corabitiue, ei l'absurJiifr qu'on m'« 
prtote d*jiit>1r reganlé Ici df^nci pirlent de Pranû: comme iki corrupitont 
du rraof4L*, U r4dac1«vr du ti Ciiah, M. Pa«) ÏMdodcI, l'éUil i^aîtlour» 
mcf)^ Je rcuciLtuie de» fdioLn que m'jtiribuiiE le nferlv p*rûîcD, el ^îc 
illt drtnândcf i M. ChiUweau <« quM en pcnulr. Celai -d L'juunquc tne^ 
dira atiieni dû tire <i iiul intcrpittiïi j>, au rao^m en ce «^ui conceiue le 
buqu* (j'jvjîc dû parier eu bSjnuis), el ^u'il ne pcuviû t« prononcer lur 
la rcKC, n*4yint pu le tettc cuci de mo ptruln. Mib ÏT exprina avce 
teef|tb i ton inteilocutcUT li cûavidion cù il «R qiM je me tiompo cti n« 
croyjiu pu i ucc ■ Unjfue • dW dbiîiicie liç U « ûiiguc « d*oul ; ■■ Ccm, 
dit-il, «ne «hoM tro^ ^'iJevilc pour Itfe discuMc; c'en utw ccrniu^e ftl 
«biolucque |c dîriiï pic3qiH; ^lie c'en une foL » El moa èminem collègue 
de Motirp^ILcf ^Louu - « M^ de Tourtoulon a r^pooda i H. Gutoc Parit 
cooime f Aurib ripoodu nioî-Liiteic. » J'iî i|)prîï aîuii quelle éliît t'ofâiûon 
de M. ClubJoevi dint U ()ucttk>fi Jci dLalocte«, et j'ca prendi noce «omnie 
d'une opioion «ODfidinblc, nuii qui njtuEdienieni ne dihUige pu nu 
tmisj^re de voîf, Ibnd^ lur des fiiu qui me puiûnfnt rnconicRibkï. Apiti 
oMie eoavcrMaioD îai6c»anK, maïs uus rupputt lu ïujet fo diKuaatan, 
U. Redoonet (minime une kttrv de H. CUdat, loui i fiJl judicitfiUfr, Où il 



auunr qti' « U y i fvHktnmïiii milcmendu d> it é\t oomnc mtà foe « U 
valeur d'un paTicr «t tout A tait M^ptud^f-it Je Ilmpcirlance fOËtîijut k 
MiiUU i]u'i] .1 pL£ iLi^uÉHr », tt uuc IcTtrc âz M, ilc 8frlut-Pcr(j«b> i|Jn inu^hc 
encore vinlqucnicTii U tjucUian Je {'«Uiciicc d*aite « lanf^ue Sce » (l'jKiKuf a 
\oii Jj p:cuvc irri^fi 4),^iblc Aut\ Wriil ()u'iin Pjrisli.'n ■ cti ho:^ S'itix (le «Mit- 
prrajre u[ic-phMic4cprovcTi{fl} u; m^U il ne comprend pu atteiu ooepbnw 
de puïicvïij» de surïue^Èali ou de it^bn)^ Aprî» fun miiuCEc, M. fkduuod 

lui coni'JÎnfU ^g< « lou rf^ttr ivid uov^rtl^t (OSfl iWJfni£nv », Oc cjai tMiX 
cuf^fC- EufiEiiiiudcrinci ii;oiiicii:> Il rc^uLct i^'»i(>flm«fti»1etUc«ti Liastd, 
ea rcnurquam ^uc di.Vid«ii^i:nt ' loue lournjitto» balovtnlitt de Paiî» bjn*- 
cûu mait *\^t pLTïouiixitJi a. Le mic du numéro double c» nmplj pxidc 
lon^ c>Ltni[5 de moa diicoun ïur I» l^ihn Aj Frsfvt et de U Ttfpo*fc de 
M^ ifc TounouJou. fcapirc que « Ia quoiion G^iioo ?4rit » c»i dote et 
^ue mci rtccTIcnu zinït du Midi f)c ni'jLuiucroni pZu» de niéfaiit ei de 
■ nk6i!ti a Uoni ;c >LfiA bîc^ iiïjiixcjiT- Qiuni i uvoli ^jcl!e en ]<i mcnicaR 
doctrine xM vjjct de la fixation dei Imiiiei Juleculc» et ootunineat 3c Trài* 
leiue d'uiM: UixgMz il'oc, t'cïi un lujei de di»cu»io(i putoncm Kâotiiâ^iK 
qui M t9ud» pu 4 leur pAirioiismc, vt je ne vois pi pourqui (^isfl^jct-unt 
d'cDin eux MmbIcDi fUiuchct jicc piMioa i \» th^ïc si bibilestcn toutC' 
nue par M. d« Tourtoalon. Qï)«! huttitt vQlent<iL& l teliidcr U France en 
deux morce^uA? QiJ^ero ]cï le^^rdc «cimmc de^ dllTércni^Icns Idcdcs dn 
gûllo-noman ou d'une bngue d*oc bvpoiiietique, les pirlçrï Soaax lUi Midi 
ncgi^nciiEm ue perdenicn volent; eid*4uiir pifi. pcr^noc ne cocnoie <)«< 
lev trOLibadoun du moyen dgv aïeul cn.^ un îdsjme ïiiiAiiic tout siuà 
bkn ^uc ks trouicun d^i Noid» eij t)uc lo fditro xiucU ifc Provence 
aient ku faire de leur parler rutal uu inurumcf^c po^-ïque d'pne gnjkle 
wteuT. La quoiioD de Teiûstciicc d*utic bngue d'oc ca tJjie ib£orii)uc et 
prni^ue mduplijsii^iïe r on peut ^re hon FrinçiK « Hou lilihre ei pcrï^cr 
loat « qu'on vcui î»rec point. — G. P, 

— D Vcti fonJb^ 1 PArii une ce Snci^t^ dV^rtiJei tijJJcnnei *, qui tv pr»> 
pose de donner dn coufifreiicei ce de publier dcï «rticka »nr les «hoso 
d'Iialii;. DeiconrerencndeMM. Dcjob, deNolliic. dcMaulJe,eic,,<>ni di^ 
«u Iku et ont obtenu an lj);ùjtiie ^cct^^ Ls- So^iU tie denu&de âJuuoe 
coîiuiînn. T cnffii pi^ur en fiiri? p-irrie d'adresser wa itîhiiioti A M- ClurlcA 
Dcjoh, 8c, rue de MifnîImonUnt- 

-^ M B. QujrltdL, le lilinire de [^ûndreK dont let migidn» nnt wi^rarï 
bond£» de livret rare) ci prfcicuii a publia reecmmeat vu ciiialOftiH dv 
minuïcrî» fA prix mart^ui^ï) ' p^irmi lesquels ptutieura Im^rcucttl iwuc 
ancîeunc litL^ratun:. Nous Icb ngn^lennij en abr^içuni, porrofe flutu cnMin- 



I 



nv, iïIhiÎi ii<t ktukmciiE i<: cupputEitil A J<9 niL . I<:> il"" iHl cl ffltT. Mdt de* 
«uTru^ b pl^tbo »ueU f^liogri^Lît et >ui Tiit Jf I* En;a)4n)Fe>. 



K« 2a VdÎD, ver* i23aÇ>, ^pm «ppittcnu id couvem Je Nuti»taa(ttJî- 

^t«MsMnMi^inu), C0CDI4 de Wuwi^k ; oniicnt : l'Roben Groiictaïc;, le 
Càmifl iTattujait. — lut. G"' tii't pmu M pttttûin.. . -^ i» Etp<n^ ch [hosc tlu 
/^Mr, ;i|oue£3u xiv' ti^e «Drclc» fcutllcit ttttti blanc*. Inc- ^^j ^^^<q 
unv i/iiHi jDutf F'j jrf ptittti {pitiiicm 7} ..^ j* Cvaci^k Je Skccxibnc, mb 
CQ Tctt ptf • Cr<siica *. C'«st U vrffion pubitte pour b Sociti^ Jl-s Atidcni 
iciKï friDi;ùï, |wt G- Pjuû M A, Bce, d'jprtï un ms, de Ijl Lahioiûciiu 
lion rif|>ju uni^uiî. Jf irpr^Joil In vvri dt^ dan» W ciiiiogut : 



Eiu le lionur lIc U Tiînitf 
Al en i:<}rijtc s en fcttfcr 
De trjQ^Jitcc Ix Kucic Icitic 
H Ud Luin en rom;)» BWttiv, 

Coo ttl rt»iorkiïc Jiiou Oitt. 



fin; 

De blin en ronuuu iUR>é, 
Mfs nr ^nll cl comcni^emcnt 
Mettre muntiun prcHctenn^nl... 
Aroçn, Ame» cIiahuila en Jle; 
LJcu k m« otnc le tij Marie 1 



4« Lf ficHiairc de GullUumc : ^' iritn armmnue t him hf»t. On en coc* 
adjuit 4<iÉ cQi^rûn Wngi «tpici- '- {<> L'Apoc«lyp*e en te», âvec âgucv». 
Je iran*cf»i Tn vers clift dani le caialogut (qui coTTfipond^ni i XX, 1 1), en 
&î»iii qjclqDC9£CErr«tioni : 

E ja vi un f^ranl tJinc thrani; < lur Ti «ejfti, 
A rjL**iJ Je ^cii kid c tcie suiTt fuUiiI 

E luf Uu n'esi irovei avvii, 
B }o vL mon psn^ c pclli pir dcvjni le iltrune esuoi... 

Suivent qudqucï T>îtcei en biîn ci ea ingbî»^ (Piû : luo gulnto} 

N** \\ L"ApWiivp*tfei] Irançiii. /af. JtfmJJ*{Ji*ii/stff'/rfiï,-. Vttf ]]6o. On 
pOitCJc Je DOintrcul imi. Je telle fenîuii. Voïi S» Scrgcr, i.4 ATk/titn- 
ièlMam aùjai %/, pp. 7JI et tuiv, 

K» }(. BIbk Je Gu^^jit Jei MoLilLtis. mï. du xtv ïitc'c irb ridiemeni 
coâunaiaèi proveninl dfi eotieciiooi Gâlûiin et JVrkJni. (Prix : 380 livre*.} 

K* 16. Autre Wblc Je Guj'jrïdts Moulia^^Ja icmpidcOurïciV, (TrU : 

S" 42< RoiiiJii lie 11 TtoK, Je Ji &tt du uv »iCcle, fidtcmcui enluiuint. 
pnvenu» de \x btblioth6|aï DkJot, n* ^4 de U veate de \aùi t^;^, (Piii ; 
4tx>Bvrtï.) 

Sa ti. |4 Chronique d 'Angleterre v'jrrftMtl i b bau4Ec4f HjUidonJlîlt 
(Oo tut bien àa mon., tmtvoQD mimdin Mtoetie dironique, iUJU l'n ie La 
Sx. Alt û!nt. taitiy iÏ7it, p. it^J) -^ 3^ HvMigite dtf NioodAm* fn Irufaî*, 
aHntncaçint ; Jt (lii. f^4vknl tn h ^vit^imf au frif Tjfcv;r Cr«ir «imï cjlV 
«MpiRiur Au Aivrtf.., (Oq en 3 d'iutfo ran.}. — }o L'inu^ Ja mô(»ie, 01 
vei». Le piix Jc« volume est reUtJvcnieni nioi^r^ (16 Urrci). 

H" M, Cicihon» Dt onnrifhi, inJali pjir Liartni de Pnenaicr&il, e^ec tm 
eipliot^ul mâStcJ^fiECtntDMrït -. « G^ncIcl^iTe Je Tulle de munie, uiu- 



300 CHBOXIQUE 

■ Uté de Lnm en CriiisctU par moy Liur«iit de Frcm^crfiiT, ft rAdmonidon 
B CI tCk^uciLc CL en Voiioï de cutble cl vîgc lionune Buicju de D^mpuurtlo, 

■ tfMuîi-r, eiio^en d« FJint et iT«Mn>r d« Hr^nce» tcclU translation accom.pfie 
ti [kj ueuTÎcviuic ivur Je ju'Ulei. i'ju iiiîl «|ii;itic tetia cl k4c. * Le r6ij(icur 
du fatflogiic ùit ticvjiociiifmcnt icm^rquer que l'^tniure du n». eu poiié- 
rlcure i ixtie J4IC- Nqu» jvcni donc kl un cxpikit Tcpruduii ti'ipjù ait aa, 
antérieur. Un ait ^\\^c Durcm Je Djrinijrtin timtji i« Livnri, iUjsivurf 
de ceux qu'it iMÛ\ riMih canirvnt iJaiu b tûblîot lii^ ue du iluc Jo Bcrry; 
vurr r^Uiou ijue M. DelibJe a diïiiTific Ju liitiki^uc ^ itnz bibliotliô^uci 
n» ifo, 337, 1$^ {Cabifift âis miti., Ul, 18}. 189, 191). (Pm : 19 livrai.) 

N* 9Sh Vinccnï de Dejuvi^i. Ntin:ur bvEorbli iréducnon de Jchaa àt 
Vignay. Mjgnifiqoc mi. en d«ii voK in-M,>^vi> par k- ciricitredc ranw- 
mcDUbon et de l'^ciUare» rcMcmblc, kcIod le ciult^tuc, lui Une» ciiifuti» 
pour î-miii ie La GfuihujTc- <IMi r ;oolivr«.) 

N« 104, Romjn Je U Row, mv c»6;uii ^en u'i- rkhcmcot cnïuruïnf, 
jyaoi fJit partie Je* cnllectiotii CiUïrin tx ffrliin* (Prix ; 850 livre*,) 

K* 154. P- i^ BonAceunio iï Pistofa, 1 La tionlroveraïc de Ttûbtc«K, pU- 
doyéc entre Publiut Ccmdioï Sclpion rr Gayu! Fhnalnlui-,. ojmpOAée pof 
Surv: de Piiioyc, * triiactïon Je Jun MUIot. — P. S7- ■ Cy fommcnoe 
ung debii entre iroii chevalcreui princes « (Aleiindre, Hmnïhil ei Sciplon). 
— r. 7Î Cl sUv--, dW<rsCï bolides, dom b pncnii^ic frcfrnm ; Ki thitrtqui 
iTflmi/ir jiiwtit} a été plvvvvn fciï iinrrim^i*, eii Jcrniee liwi. d»nï TèfCitnai 
ntbif iry Alatrt Cttarrftùr... by l^ Mc>'Cr and Fr. ]. Furnivall, p. iS (£viy 
Afffi<b r^cef 5bfv;>, iHSN). M«. tur papin d'cttvlran nao. (Prii ■ } fut- 
nécA.) 

Je n'ij pu fnentlannd un ceruin nombrr^Ie Nvref d'heurn d'criglne fna> 
çaUt , entre Icrqucb pliuieur» ont iippanenD ï dci pcnotinigci <OGniu, et 
dont qiiHque^vnt conEicnneni 4)» poi^iinfrançiiK't; imti le Tf 6^ renArraM 
U p6c>e CiiïriruM f'fiïfe rnrif dont on 4 «Eu re*tc dc trCs nonibmuc» eopi» 
)voy, JTfflJUfija, 1, 41c)- — P. M- 

— KoDi ivoAS re(u A U fin de tè^i le prtfnicr fiUCÎcuk dii Kritrisiir 
Japitshtriiht AAir iii« R'rtufrnlU dit rematisthm PWioic^ir, dmg( pu MM. K. 
Vollffl&tîcr et ^. OtTo, ei publia par la libraîrfc Oidenbouri; (Munich Cï Lri|^ 
ïig), AyNtnt oublia mf ff innriïefit *t'cn rentre mnJti^t jomptr \ nns revreun, 
noua «vont voulu plui tard r^furer £ctie ofikiuton en atuly^Arii Ti premitre 
anofreornpltie: tnai» TWiteur. luqudfiomi nnus*rioni BdTe*i*5 pour avoir 
U« CixicuIcA ïuWano, nom a ripon^Li quils ne paraltraînt «ans dmiM 
innani, et tjLi^ïL AaH riï proc^ jv«: lc^ soteurv Drt rioti-^ publiée* â^VA Na 
tnini£i«a d'août vt Je tÛccntbrc ttt9i du LU^éiurNatt fiii perwianinhe mmJ 
nmmiithe Fhtldcgù ei une FjiiQiitigt Bffichltffit'^ Iru^rft pif M. VoUmOller 
daui le i. IX Je« Rom4nitclu tvntbtri^n et *|b'l1 nous a envoiyèe d'avance 
meneni le pubtk au (curant àa û\^rvttûi t\v\ v vint de%-^s cnm* Te libraire 
Lt In auteufs; nous n'avou pa» A ontnr dani ce d^bat^; noui conMâlons 



I. Le pcoU* f tié fJicvBiaicni iu^ 1 Mtxni^h.c» (mut dt 3Cf. Votktàlkf «( Cklo, 



CHROKIQLE 301 

îat M\tc r«grvl qne IttiXtc^rise d« MM. VoUmAlUr et Oito, «>nfu< 
"peui-iite lUf un pîita itop htgc. mjji digne de muie* Jfi ïyinpiiÎLÎci Jtï 
fOmanîlW, aui(lU«U «lit mrjii icr-iJu de ir^ ^rarJï icrvicci. 1 pour le 
inoii>cni ^l[uu^. Le premier ÙJid^ulc £uîL foit ïniiIici^jtEii, Il oonicnati en 
146 pjfio p. it» (J Ici oompin ivadm tuivuiu pour rjnnfç jS^o : PtJu/- 
/tjjiHf {Scvlmjno)» IruÉctturcp^n el Jalin iJiiutyw (Scclniinn). Lalin fcfmlairc 
(SwIiTuan). SvvIdTr Ju lifin fvtpnhîrt! (bf hnulij^ /^ftn fMwidi^, hibHfut ri 

(Mcytr-LbbU), O'atwnei'i ittjlu'ine fM^vr^Liibbc), /Jniûbj Jialfkto MitHi 
(M«y«T'Lûbfc<), Oid^rr/f inyuWj 7u -Vf^i/ fj^ r/riif// (-Sjlvlûnl), Diaîte^ft Ji 

IrM sarda (Giurncrio). Ln non» des oollitiorateijn diwni auu U valeur 
Jei con:ribmû^n), Ccllci Je M. Scflm^nn, noumincnT. v>nt ri<ho en 
irmMiinc* îmrtc^ufitc^ Cl m^mc en f.ii» nouvciiui ; il y ri(!f»ntr iculcment k 
ton d î^fAillibililï itfnJunic qui m^f^ui: kt ivrits de ce philolof^in: et qui 
n'en n.-nJ p^i Lj Iraiirr jgréjbic; il «1 t:ii ouirr btr^fri; de Iv (\i)( i'4:)Lpnnitfr 
avec Idnîmoïîli! qu'il a moatr^ jittcur* mi Ici Iravâitx de M- Mc)'<T-Lûbke, 
dudi Ict anklrs forr tuti^uniicK Apurent sont U infnie coiiveriurc à qudquo 
pfETi de» lieiu- MM. Vollni^lter et Oiio Aviictii r^ni «uicur de leur <xuvre 
ow quLnic tcLtabnntcun, U plupan en Alltm^ne. ^ut^lque^-um àtn% \c% 
Urtti p4yi tom»»; feiie arm^ (uû $jnt J^uie un peu rrop nombreufv 
tt trop dîïpenift. pLinjuV-lli' nt maintïTTjtiT Iki-ncï^c, il ïi-r^iiï bîm t dhirvr 
qu'il se Toffiik pouf dtlinndrc robJKtrl iju'cUv w propouU unu troupe plut 
TCïtrdnte et bien excftéc, C'cvi d'auuni plut wuluiuble que depuU iSM Lt 

tûbliuiEiiiphl^ui^. et <juc nmi]! n^^vtiï pEui cnit'tttlu pirlvr depuis lon^cmpï 
du Ifjt'Uifr^J'iwubfr A»Z''e^' *^*^ M, Hbtting ivoy. S^iwwhVj, XX, 109). Il 
Jcvicni Jpnc plui dJfiiLilc de fc ictiir ju ^ouT-trr. Je» pjoduiiJOnt dv U plu- 
lulogjtf feimane A inewrr pi<4ciȕnLeai ^Ufi co pfoductons te nhiJttpUeiit diDt 
les dURteats pais. 

— L'A<3d^Ttf d« InKriplicmi et Bellvi Leitrct virni cl* publier le 1. .X3CX J d« 
ViitMre tiUJtafirdf U Fr-auit^ du» lequel on Irouvcr^ pïuhïeufv «rtido qui 
inrtrcBicnt Je prlH ne* ^dct- Ljioru Ict ooiket de M- Det^Ljc sur ptntkun 
recoctla d'eïQijpIeï Itiùïh Cp, .(7); JcP. PjtU tue Ia v ïe du blculieuieux ThoroM 
Kèlîe dt Biville tt l'^ncieirn* mdiiciîon m vert r(imk«ni< qu'on po«i(de 
de «e^te vie (p. 63). cl su( OuilUunie GuU:^ (p. ti>4). de G. Tuiia wr 
Girard d'Atrlcf» (où ]'»oietif protu't, enTfc intra cbote% que ce twuTire, 
A'tÊiiQMt m^dicKie, a ^ accusé blca k tort d'jroïr. dam son ranun de 
MélBUÛii copi^ le Cbftvti ^ /Mtr d'Adenet). Notrvu encore \tt ux'tdtn fur 
Sîdndi (?. iSiV par E. Renan et G, PjH», et lur ]. MiïUjrd, autour du 
ootnM d'Anjou (p, pFtJ, p^f <*- Pirtt. Toute U fin dn tolumc (pp. f if- 
7^9) eii occupa pir un it^ Lonj{ juikle sur les ubbini fr^nçjji da ii\* ci 
du ïv< ilûcle, F6J&gé pji M. ReTiin. trun i^ui, pour le fondt^ âinii qu'm fsiï 
fd r.JnrfùmMNf* fK cucnâcUcnem l'^cuirv 4c M* Ai. Neubaucr. 



302 CMHOXIOLC 

— La Soci^è Je L'hritolrc de Frincc va tnwn en JÎAtJÎbuiioti k tome TI 
Se ï'Hiaoirf et GuiJhjiaitf U MarAbil. Ce volume coiUienE U Sa Ai potm* 
(v iï>iïvi9'M) el un ara^k glinMire- Le iroisièmc lome renfcnncn h 
trai&ictron somn;nJrc, jccompgncc d'un coinnicnUitc ]iLMori,iue, U ubie 
jinJ^lit^i^c Je» ruim de pcrHuiijcï <i Je lînit, et l'mtiLiduUîûji. 

— £j SocifU DiitSfUii if^ùirtu \* publier dor^fiivuir chA^uc mcÂn une 
Raitfgtiâ iriJta dt^ti tîudf àanifithi. quï ten dirigée fax M. Michi^le Ejrbi, 
et en outre Jl't JUi// JaHim-fiit qui parptiront £ dn întcrvatlci irr^ffitlicn. 

-"- Un icunc philologue «uitto:, M. Kmcït Uru^gcr, «f propotc de j>ublkr 
provïiiJncrDeui U UiHt Je Guiul Jf Pra^Jtin, liim 4]uc le* dLJtuKJns Je £e 
pofrre. 

— L4 Ubfiijric QoidjiiJJni, A Forll, «nirana: ai\ rtcuftW de chontï popu^ 
laimde U Ronugne, dv M. B. Pergoli. qui pânim inceitïranitfnT iv-cc une 
pr^fucc de G, Pltr^ (on mukiîi chu r^îlcur inoy^vinaiit 3 frdnci). 

— M- A*)]U<im Morri4, un po£l« L|ui t'est bU tmprinieuT- ït <^ai K'apfii^c 
it rciuunr Tait dci t^pOKiiphet du -/.y* »iC<Je, j T^kei^Ttiient \'M\é U ira* 
Jgciion, fjîtc pjr CjjLian, J'un livrt fran^flis Jj^pelfi rt.W/-.' .*i rLVt«llrfw; 
l'édmun va due i ?d- F^-Sh Ellia, qui Ta ic^umpjen^^ ^'un ^xXx ^ nicmo- 
randum ■ tni|irtfnf i !j fvi du lolumf. M^ liltii i bîvn rrtrQuvC Tûrigin*! 
ff jnçii» Je CiilCi», n:r4iï îl nc ï'cïI pa> Aperçu que ccl origïcij] ^Cj;t lu»-ni(nic 
tfadUJt Jli livre <au!»i de Kainiorid Lull- A \a uiitc du Traita de Lttll, 
M. Motrii jt iniprîm^, J'-ipiB DiittjAAii, te petîi po^ic fuiu^j-Jt Je r<>dr« JU 
ehnnîmr, en y- joignant tjm: ^Jigjnte TriJijH.-uoh tn vtrv M' ^In polémi^ 
1 ec propn ciJnLit MNL L^ugloia cl Gjuiict, i^uî om liii ^ue l'UnJrt dk r6^ 
cwJrr/ff en proie 4ti^t tilt d'ipr^ le pofrme^ il ne t'eït pt\ rendu fornpc^ue 
tes ipprCcùtïoni de e<A u^Mntt «'Appliqiuiïeni non au livre iridaU pir CftXK>n« 
rnjif i 11 nïdiciioa en prote Je Tancicn OrJrt âf thnialfftt. Vo)tt sur îom 
cet point» G. Vim. Li l^enJcJi SutûJi'i. p. 7 (ou fcutiwl <in Smuftls, ($9(1 
p '90)- t> volwme impnmi? par M. Mo™ r^T d'iillnjn un* vr»tc merveille 
J*cxdcui!oi] , vliu d'viic eOdvertdic en pïEclieiiiin que fennetat Jci curjoii» 
de »ûie, tirf lur im eucllent piptcf tnvc cle fenac jJn^lribl^nent noifc, dei 
cuaoèrc» il'un gothique ciquU, dcïkiuÎMftt Jei fleurons Jvj meilleur goûi. 
il rappelle rout i ftît let plut folioi firod ii^rînni de f^mprinierie niruanie : Ofi 
*^ tTrtOpertîT, ï4 U lig^tlG hiilillc, chumimc J^iillcurr. ntUÎcd'ua mOyCD 
Igc treip conTc(Tipf>rdIn- l.n Mxtfs qui ioncnt de b ■ Keliniectl Preff ■ de 
II. Mom» K vefidcnt i Londro thcj Recvo ce Tumer, 

^ Il i*eil tagàgi en AngCeierre une v\ve Jiscwsioa tut Je «en» qq\I £iut 
Jonncr ju moUJOi^ddm va vers Je U Gntt m Xwpmni de Wjcc<JltiHi, 1]I« 
7Si>) Ceue diiev«tion it r^ttjche à loUK une poJ^^uv lur Ej £ifoa éMit 
rhïnorSciL l-icenuiurKVuiO U l^^tiine JcTU^^n^^, L'^heur tkU tiUtarUnI 
ttfli'iftt't M. Sv-A, Gardmer. 3 con&ulfif 1 pjtfpcridiinfnctit, ic-r Ec sem de ce 
passage, kv^em difCtuuo de bft^Mtfiui, et it ii bnprliué din» ion JoLinul 
(rotn IV. n* ] 4, irril 1894) ■«« réponse* qu'ilt lui ont UHci^ lU ont odmi 
Tuoci riwl;vqa'«iit{^iii pri»» du^te v, 781), 4U !<ii» âguri de ■ na^ 



farts V ou lie « ftjnïAculorU v> Ce qui rciid le pju:igc ui: pea obocur. t^c^ 
qa'w V. f 8il fxtn pinTf bien ËTfc pris ^tu ïf lu pmpre. 
^ Le nppon do boiintets ilc r&oli Jo Hduti'i liiuJcip impiimij d^m 

H. AinAiltfC Sjlrniio. nuire «olltborjlcur, 4 icuiciiplî? i^cniniciU <t^ Aii^lc- 
icm:'. M- 5dlmoTi i nouniuteni î-Tudifi AU Musée britinnlquc U tr>d\Ktioa 
m vcTb dn tmiHaL-j Je JkrtLklicu. |Uf le aoimind Rlcbaril U'Aitiietuut (l)jr1, 
^77 )r Ia couiumc <k Norniartdi« mise en ven pjr le ni^v (lluU 4i|^J' ^ 
qoclquo luiro caafiu>criiï. Nau^ avcm lJ<^u 4c ^ruîn: que de te? ^uilo p^ 
]iimiuïre& foiiûoni d'uiJIa ïTiIvaux. Touii'Foît, i\tu\ dvi înJiaiiont tloonéa 
tljii> le mpfxirt (]ntitTiJi;itr iL^iiiiuikni ■ M^ S>i1iriuii. cM-il ^i\, ' 1 ^rouv^ 
diJnt le m*- HiTi. 7401 >' un foiïnic >ut b mëJceiuc o&mpoof en provcn^j). 
n en 3 pritcopli:- J> D'Auircï Tiivilcnt Trauviï bko ik'int lui. Ccpotjnea^tl 
publia caië£^ ^H.Su<bitttdaiOtic»Drmkmk\ïiffrxyn;ahKiitr ÙUtatirr vvJ 
Sfnik, pp^ an ci pSw. ; il y oi a d'ollteun d'autco copio, ^L JEufluvut, 
XIX, jij. — M, Salinonjinnoncc Hritfotîon J'^IÏcr 1 f-Jimboitrg * potjr y 
Awiier le m». Je JcnuyiHc «. tll îl «j^iuie : 1 Mfiiiv riixi aniciicUT ^ l'dpoquc 

■ que lui isaigne Ft. Mîchci. u nu %crxït -les pliis utile» pour U «ODHiiii- 
« tioo {duceiif] dtVHùti^t dt iaini Lf«4j, V U a'appincEijii puuxCininJci 

■ oublies ptf M. de Wiilly «i «i^ comme ('est probable, il n'^l fd* uou 

■ ccpie de l'tJitîou sle Rku\. CW te que petmcîUïmi *jïi% duutc d'^Ublîr 

■ Irt procédai de erTlK^ue dcf t?xiG4 que n'iriJl pu i u ditpoiilioo ¥r. 

■ M*c1ic1- A II ï J IJ uric Uluhimi qu'il inni\ fjut dïUÎpcr- Je u? Lruiï pu que 
ni M. Fr, Midiel ni M^ Je Wdill)- iieiil JAnaa.ii vifn publia jju Hjjct du nil. 
dtdimfobig. ToiJt ce «^vc je vila, c'e» qu^ qjcCques XQn6» ivjcnïa mon 
M. l^r. Mkhd nijimini le tr\s. d Edimbourg et ootnicnuoiqua M4 noiCf 1 
M. ^ WiUlj, qaî n'eut p» de pïtnc A le^onnâluc E'idciiEiif Ju nu. d*ËliQi- 
bourg r der^iron de Pierre de Rieui, puE>Iiéeen 1^41 i?i 1547. je liem fe 
macignoncni de M, d< Wully lul-m^mc- Aydin vg de non <ÙU le ms. 
d1Ëdtfrbûiti|i, je puJt prouver qrw M- de Wiilly ne k'/tiif fut trornp^^ I.e 
p», <r£dàaibcurjt (ecifi i(.i'^^) c» ïiiiipkiacrii reACr»[ibîrc rtunuicrit olTen 
■n TOI Prin;ois !*' pu Pierre Je Kifux, le premier Witeur de /oinvHle. On 
3091 que ru»ge d'oïlitr «u roi un ciemplûrc nuntuociîi a'est cometvé aue< 
longfifmp* (pr** IHn^çntJon de rimprimcntf. Crtï un tolumc en pirchctiiiii 
In-fol'i ^w commence co^nmc l'impriind, p>t h d^dkacc 1 FranfoiA 1" ; 
« Ja rtif trrs r^r/Ui/n fVjWi'iw prani^ ^U tt mun. jlucAuiiv Pj/tt* /wi àvmhîf 
« M^^ n 01 tdut «cmjji, Sire, ^u'ccire toutes ki choscï^., » Vicni entuïte, 
«u fol. I. ccnune dan* TWition, U prtùi^ : m GuUkunu lit in t^tiert ïàto- 
4 a«Tiv «■ Wnp^ kckur iaIvi. Je œ »(Ay d'où peut pn^vcnlf, imy leœvr... a 
lîï cnfln, folio I, Ir telle - <t A im haut ei trc4 puiiMnl tdgncur Loyï roy 
* ^rr«nce^.. * L* reliuic, qnl nidu templttft ««K< beDe. — P. M, 



t, Éait fr^Tfm in k»a»a Ntia, mtim en Ukmn M/V^vn tf /*a%iifMr. 



304 cHioinicc 

^ Ali p. ïTi,a. 4, du ft» d'ocrobtc 1893 dt b JEMwin«t il en ^i q^c 
M, McAtr-Lûbkc jdmci ifûmn cginmc rcprihcnuni diçlma» en «mcq fnn- 
i^^- M. M?ycr-l'LtHkc me Uil nifnuf^uer E|ti« M. Kydbcfg «1 moi oow 

esi le rrrr^cniam hqd fa«d« iicimut imisded€<iRiuv JemVrnjM^etse d» 
rectifier mon erreur, nan jcUcni dire qu'cILc cvt cxcv^tt en 4ucIi|bc nxsare 
par k lait que routeur écrit ici Jti^ti CE non é£tatt, UttJi» ^u'i la hgne 
prtc^dctitc il ivjjiE rciititijud ijuc icîïiui dcvcn^i dttfw, ^Icltua* iL»t (et 
non aitwi^ fitnft), D'iiticurï, ramme ri t'^git Jins Ia pbnup tri <ftie<tion d« 
raclinuï.i» peux n^turctlonctii i dUJOïUt, ci T^tcuf Jia4it b^ca£iJt de 
marquer qo'îl l'igimit de d cet m ut, ^ G- P- 

— Livret «nconcét «onimiiremcnt : 

La U^tndcd'AkionJrt ti i'ArùteUy pu P. Hi^O». Rouca. Ca^îird, i^ï, 
ga^ 64 p. — Din^ Il ]>rmti^iY partie tic ce mvjil, M. Hérnn afulyftt, im 
de cùnibrcax cxtrmu, Ia traduction ngl a norniAnde dct Stt'tùt Sttftttrtim 
pjr Pkrrr dcr Pcïklinm (cW Mrn aJnu <]ij'Jl doii ï'appdrr « non d'Aher» 
non; cf, Ihfi^, XV, ÏÏ7.). Sur rhinciTC de U a puccUe vïtiimeuM * il 
hM nulntcnani oonïuHcr r^dn^itiHc mc^niolce de M- llciu (vc>ex cl- 
dofious) DaûiJ]ïiNonJ<p-iTii«t rjuteurccmpUicec qu'il ivaii dii luirtfou 
sur l*uLi);îae ci in dilïtïtento vciïvjna de \* Mj^x-aûc d'AiiïiuLc chcv3ucb4 
{■ci. JCetn.j XI» 1(7) et Ct ijti'cn av,iil Jit depuis M. A. UjsT£ d^nk vne 
jnUiesMnte é:ude, ei îl jMblJc une Ixlle ïculpiare wt bols, rrpr^beuuni 
ce lujei fivOri Jet îmsBÎt^r», qui iC iroiJve à^iyf. une cotleclion parliculjÈre. 

llit KnIc'tJrr of Strtf^iitJ, ibc olîtioiî of fjril MOJ in phOEOpnphk fiai- 
mile, a fûiïifol rrpTin: of Pynïon'* ^diiion of Ijwidon, ï 506. 6diteii wîïh 
A crîtj^jt introduction and j^lonidry hy H. Uïkar SoHutR. Londoci, l{c£in 
PjuJ, 1K92, ) Vfll, in-t«', — Cette mif[nlt^quc: piihli:ATion înKWlw jo»}! Ia 
liitèiature ^anfaÏM, puîtque le Kiteriittr afSbeph<rJi n'cit que I4 Tridocdoo 
de a3KT% Kaiadtitr Jtt Bfffnt cï que l'Miïiou im^ljùie impiimiTc A Farh 
«n tfO) ei ivpfodiiiu id en photo^Avufc d'iprte k »eu] ei<iiipl4irc oùcb- 
fUx qvï eu »ub»iïic a empiuiiuï [es iTot» de r^JiiJon fr^tr^ise ini^nevre, 
M. sommer iic t^Hi pit harné i donner <ur oc lit-rc nngulier, dont Je ne- 
C(3J JlJ » Jaribic. da rerxlgtientcnu bitïlj<j^r4|i1iîi)un <oniplriï; il cïi 1 
analyttf ttii|jripLmpmeiir Ih ^l^mctiti ci, Ce qui n'itiit pa* aH*> en a 
rechercha ti praqisc icuioun reirouvi les sourcei. On œnnjli l'cKKii- 
ludc ei J^Inuclligencv que M. S, apporic ^ toM *à^ ir^vnw ; on Je« retrouva 
idi Notoo» ccpenjim qv'il lui 1 ^chiippj quclqua dhiriction»; uns iiiti» 
les trois vcn lidnïdicï p, 8j(t- 1)d'«pr^« un mi,, U fam Ji^ufoi («i oon 
Raaa»), Itanmtn (/www^ffw); dju les vcf* Ir^nçilb dtt» p. 76 CC 9I, l'»* 
Ôcn Iniprluié doit awlr tn irirr et non fti tfui, cic- Ce vint lI? bien Iég6rGB 
txch««, rt Ir» bibliopbiln comme les Érudit» n'en doivent pj» molli» I 
M. SomnuT *ïo jiocïcaux et irtï guiidi leincuïeniuiiis. 

(voïï) Mirtin Kamuei^. Hdic. 18^, Iq-e*, 41 p« (Jiu. de doconir), 




ClIHOKiqUE ]0S 

L'auteur cnicnil far Dit jrSAifim fmnatiuhtn tauiw^Hiktf^tnê la diuifc- 
menti ù'êi m (* cl San en a et runtil«i«mi:nr h \s Huait i\t. i, f, m. B m 
Jjt que c?» chanKctncnts ont JA iv^r ua point «te tMpan local ci rayoncc r 
de U. d H (™*ye Je k- monuer put J« cicmi^lcs : fl n'y réaulr (u^re 
(Ken sjv^il ■4;comp4^;nc Je iroi» nitet acs rccbcrihei Jaru le Cor^ti <t le» 
^urnrruiLrîer»), ci Ccn'eM |i>n tW u finit. Soii iri^ill 4 lui rerl iniftift |ar 
Irt tLombrctii <»ci»filev qu'il i réunit Jci ph^iom^nui ni qucstioii, ant^' 
rtrurcfnent A l'an ïm. 

Tena «dîiione înicrjmciiic rïfuu pcr uhj ddic scuole- Ndpolû Monno, 
ifçj. in-iï, 178 p. '— Ct peut livre, où l'auiL'ur a r^uni pi rrimnif pLu- 
^evn ^uJ(r-> «nEJn^orcmcEit publice^. c^t lurt^ui dc^tin^ rojt jcoks lU* 
lictLEics, din» lijtquvlLck il ccniCTihucrj ccruLncmt^Lii à iifni-nrr cette fur^ 
iKit luileé et ec mânfcmcnt fieUc de U linicuc lïitù^Tc ^ae ni>» voiiîiv 
^Mr* Alpf fi'om pu enuiTc arriver* rtalïwT. Mils nu ne tjiuiait trop It 
rtci^nimaQtier lui Icciearf fmingcr», à ceun noiommeEit qui l'îni^ipcnt 
urroÎT l'imlicit Fn i^tudlint mTniifieuKfueni aiïf M. dOviJiii In renu- 
nfcnicni* qui; M^ruonl i fail Tubîr au Ente peimilif Je aozi c^U-brc roman 
pour le Ancanq^x^'» '*^*' *^^^ appreiidiofii plus Mit k vofiiliulJtre ei U fc>'ii- 
taie du iMcan qu'en iS^pouilUni iolucï ]a gnranttitu ei touit ïu Icuiquoi. 
L'auiTUip rempli d'une ju*te jJmirjrion pouf Mitnftml, n'en im pis 
RiOEiu rrciiVL>i d'uD bcut 1 L'autre de toa caameri, de b pluf complète 
EaJi^pendiTice, et lirv iOLi}oitr> de oei eumtn da cooclu^cin^ prjTiL]LiL> t^ui 
pariiï&enl trB Judicic^ite». Le Jivrv ot tnem tnoJvrne pour ta /^rpnfHuJ, 
miiï le pla^itoLO^Le jLiH^uel il cK i.~oix)ji;i£ — rcliboTAiIi^r] d'une Ungiic 
ire daTit ilci eonditice» ip&iilei — cM *d'an inl^*i g*n*ral qaï noui 
ruaodAÏl de Ec si^nAk-t. 
Dhr /^nmftau din />>iv;<iiirt(r" /rr^nnu rn ïcîticf lEeKlûeUdkbcD Eclwk- 
Idun;; Xir^^elh von CiUâU^r KAaTi>4i:. PadertfOrn, Schdnjn^i, 189)1 
IRUnJ in-tf, LVi-j7Ït p. — Nom cjmpiîtiiB con^joer i ce l^vre coiisklé- 
raUc ua article iieodu dant le pr^&ent Dcimeio, mus nout «otnities oUig^ 
^ le rcTiienre ;k un peu ptuk lard ; ita nujlm njuloiU'fiuiit %tuler i l'at- 
tttiUÎon lie noa l«eieuii ee grand r^pertûâr? de Caita qui nltc^v une foii kle 
plus liEifati^atlc puisMtKc ^fc Euv^it de l'auicUE- Ce n'ca d'ailleurs qu'une 
pr^ni^ putjc : il aniuïiiec comnie dcvam prûehaincnimi paraître un 
veond volume qui teea eonsocré A b dècUoalwn lîan(die eorumc cdul-d 
r«« â la conjus^ton. Lei deva volumfs t4ums fonncront un ouvra^ ttO^ 
mlC : fcrvuntdft dtr /ra*iàiù£bm Sftv^. 

Ztr y^thiwÊÀi au3 CoualUx1i]ù>>CJ» und OpîiLiUiicn (Ikin Geh. It«b 
PfO*. Dt. K. WciubolJ ïuin jÉ.Orïobcr ïe*jj dnirgebrurhl {voti G. GanBi.a|?, 
Letp^, 1S9I, Iri'U. j6 ft. — Tr^irui p:Lit ro^util de lc quï. daiu la 
dtottt d<* Cdtkdlcs et 1e« «ifitulairoi de« lemps Tit^-rviii;rie(it ci earoUn- 
gient, tni^ttvc le foi\-htê\ on av»1 J^jl rckrd U plnpiit dea p*tM|cca 



jb^H^ jur;j 



» 



)0£ GlIVOHiatJE 

tî^al^s \â, mù*t il «t bon Je kn avçàr cnscmbk «i jrcoinpajtn^ J*ua 
inilcx. 

I Abthciîuogi X, Ucfcning- Stnuibourg. TrÛbncr, ttS^^, gr. în-^\ 
p. 2t7'4|J- —Ce iutkuk (t^niini: le tiè« gund d tr6ï cnA-Iiotir rraviM 
et M. Grûber. IjJ liHhttUF/ JalinfJu mi/iru du ^i* iikkoÊt nuiiim ^u XiF», 
La En ^C «itc pirtritn: /f/)fMftiqf Joîl (oiucnîj du mCnic lUKur le 
ublcau Je lj IJtl^r^ilLirv trjn^aihtv -^ 2. Abtlidlung, t'i. Licfeniûg. )8^ 
j)£ p. Nuuï jvoiih LU U lïii^rNfuic piuvfciii^Ic. p^r M> Albcn Summum 
(^ E -6^} ; U littérature eau bnc, p^ M, A- MoftEL-fATta (p. 70-1 iS); U 
UMmuic puriugijac, fUi M** C Meoiaiu» tn. Vawohceluu <t M, 11]- 
OmtCA, n^ti ««rnûniiV «ncon (p> ij^-sïé). Il lu nous en pat posEiUe 
«]'«|ipnïcici àiy aijinicnaiit ces dîvcn Uiviux, AUKqudi ooiD auront 
idEiwDt occuion de rcv^nrt : te noiTi \lc\ luicvn ^raniît niffitinmeat 
kur coinp^tciKC^ CciLc tcionJc ÀbiUiîun^ i*.i* djui^ikt^c |or ThïstiMrr de 
Jb Ijnftatune cj-pognolc (BûnJ, de la liMfraturv lUïletiiw (Cuini), de la 
Jiiiéritufc (uitnulrii; {Gutcr) eE tic b lfttdrj.turc r^turoituiie (Di-cuniiut). 
V01111113 ïiWjV^fu. Ueber Eninehiing. CckIiU}|U uiïd Qpelkc Jcr Hittoria 
Brilonvm. Von Hrirri^h '/.iHnym. IktWn, Weidinann» l&i^)» Îd-A*, Vin- 
^41 p. — Ce iWrc ^unc étoitiiAittc cttJclliinii ci ti'ane puiDde importaïKC 
pour l'hltialre Uitfraiiv i^emindc une émâc jppnifondic.jii moltv* pour W 
pAitcsqui renircmdans k^adredc h fî^nunû, Nout avioiu niitcnti<»i de 
h lui CDnaacMT <£ai» le pnSrnT ca^uer. nuii nous en avoni Hé empêchés 
pai di\<enci EÎrcûMMnce*, M, Mocnimen a cûnxwU, en «*Appuyam 2ur Lm 
ni;inuvii de Charirca Joui M- Z. r'^viîr pi» iritu d'apff> Wi un Cjimpt*' 
uifHvDl, qQclqucf-unea deapbi impoitantM panni le* ihiM^de I'hAqIcut; 
M- l'abbi^ Duchone vient de piLbllfr luMcnecannpkKÎece manuKrii dant 
la RfVM aîiiquf^ CA l'accompasiuni «J'iine savArirc ifitroduciiori tA il 
aymhii avec viv^iié tf i^r^iOmr evpov.^ Jan^ le Wnifiiu rindicatm. 
M. Zimmer s'apprftc à rtf^ndrc i ses contradJcicun, La «juwiora îd 
dfbaiiun ^oni ntidroeinenE fompleie^ ei ddiaCev n W «endt pi^nuturt 
de te fT^monccr »xt la lotuiioi» opposées qu'dl» tnjx rcfvta «vodt 
d'avoir au mnini mui les yeua '.aata Ici pt[>ce« Sa d^bit, Kolis remntAn« 
donc 1 ploa urd remmcn ddailk que demande k (ivre du urvant pro- 
fcQcar <k Grdfîwald et l'expo^ dn r^mluta qui pourront wmbler acquis 1 
U Kkn«c pour le» origiTici de l'^pop^ anhqrîccnc, car c'en 1 oc p^ûnt de 
VINT iculeinmi que XHhlinia Ji^îiaaitm roui uitf rnw ici, Ditûns tuuteiDÎt 
d£i aujourd'hui que pluiicur^ àc* donnfc» JiroDoloKïqun qu'a ^btics 
M. Zlinmcr ptrai^^ent in^TTa^EiAble^, et e^e bi t^uestli^rt deNmnIm a en 
toui eu dianjcf de fate depuis L^oppariboa de son Iittc 
U e«U[W. Hunoifc t\ licàramre, det ongrnei 1 La fn d« xnti* tâfedc. par 
\bmii;e Wjuiorra. ftrujiello. Roicje C1S9O- b-9*, \^ f . — Ce pedi 
li'tVi qui fjji partie d'une jnMWbH|nr (poptilaire) Mgt 4t% ivuMirtfHC/r 
n&frrnn. eiL éoïi «iix buufoip ^ ulcni. ci scn (cniîncmciil Ibn l»cu 



CHtOXlOUft ÎO7 

jiccuclinjc? K'Tcurs bdgo, qui y trouvirroni l'e^quÎDC lubilc et colorCc 
d'une hiïtoirr ^nTclIrctudU ei lîii^iirtf âe b «i W4llonic c {àoiM ■ Jm 
liiQ^m conveuiiotincllo. AdiitÏKï {uj Ij ïùcikc (7), ai|cJobca| iioît 
proviiMM t Uè^, LnicmbAirg « Kaniur^ c( onc p*rttc de dcuv Aunci 
firnvinorv Hajnayi ci Brihani ») La Ikt^Mturt Ldnc du moyen At^ n'en 
cti pv ci;cluc, nuii U vie lUt*rtir<" de ccïw i*gion A rèpoqae ntndtmr y 
al compltïcmciii oihiït, en uni quelle ne ?^ injnîfcsw fa» m prtois. Le 
Gvre «ntkt cti inimtï pf untf idte qui #n Fut Tunit^, qui et: mràrujni^, 
nuî^l^cQuiritcMjMc.i uvoU que U po^uliiioii Wïiltofmeorïfcunniébiife 
unique tl'iltmcnu germaniquct ce ronuinv L'-iutcur c«uyc i^^uMircctic 
ûfAnlon pour la Uriguc dini une ïérlc d'otwrvJÛOE» inginicmcï» don; 
la mauvptfut wmtkr împonntc, nuit le rMuinit A U«n peu «!■: ^ïvMe 
u on suunictuh cïu<:uuc dVUc* 1 une crîiiquc f[K>-'njrcu»c. Dini U juriic 
propriT[icni liu&Tjirt, M. W. ic montre ù U ibïa, ^mmc on dcvitt s'y 

pns d« le 1Y3IT fluigncr 1 U Wallonie, uns l'ombre <1 'une hMution lû tTnaV 
preuve (ci avo^ «judle juiv. an k <onipn:nd>. « «cttc iucitiilIIc dcgiicc^uc 
vt pquanlC qui t'^pp^lU- Âi^aniit tt NitoUtU^ 1 Om A ailrtbué Atk^êitia A U 
CldinpitC^ic. A l'IU^'dC'Fnn^c , au lUïruu. rtuXi ]kaulU i U r^gioi) Wil- 
lonne (M- Suchier <!iï mpretiOtncni. cti t'appuyjni mr de« tCTte» publia 
pji M, V. luj'mjmc, que pluïicur» iraïo prouTvni gt^ai fyaltffnifcht Hti- 
nmi). Annx de ï'anneitT « joyju, le tevum profi-swiir t\v Ht-fc aurait 
dû ùirc Tfllcbi IC3 tîim Je propri^if. Ou m ^onnd Je ne trouver Aucune 
mmiion J< r^uvragc de MindevHle. itin.iiieni cnnipotf à U^- — Un 
chott Je moruauH wjJbufi, deptjii EuMtti /antts, ieniilDe<:e petit Tolamc 
où l*»iMtur 1 montnj 4^'il cniendiii fort bien l'an d» vnjgivi«er b tclru^e 
uni U fc— lej. 

fmiqttr. Emi éUklArî>]ue par Htm Otto. BalEimoFe. 1^). ln-44, ::!) p. A 
deux coL («3(11^1 «k» Moinn /jR^'b^^ Ntifu, d^, >^ï)- — t-c mtviil de 
11. Orta Vit Ibrt Intt^rcxunt. m ce qu'il rroui ofTre une contp^nîior inrfl- 
BfCDtc de coufci Ic4 vcnioni ouTilUncs, porUig^ise^ cr caulanci de U 
ctfltbre roman» de Girrineido (ou EgîmlJo); mxîheuTVu^emtnt l'auteur 
n'a réuwà ni à le? eUncr de Licou à tvirouircr U forme pnmtTÎve ni i 
(Hcnuvrîr b touiW d'où «Ile a A4 ttf'e. Cette taarec mt eertiinement une 
chronique el nou une tradition populaire; Il doii 5 avoir moyen Je »voir 
qudlc chmnïqoe foufenani rhhroirr en quetrion M pu *tre connue â'vn 
potie dp^aguol du xvr si*cle. En termiaant M. O. inDoire que btiutcup 
dr wm*ncn *ur d'autre* perwnnagr^t »fim «iKilunCTiT apfurïïH*^* i ':flle 
Jl^ii^inhérd et en tirent mu tfeuie leiar ori^De^ Il promet de revenir f^r^ 
duincmcnr uir fe lujet avec dei muraux plin abondjuin- 
BKCÊtriû, tgrt ttéJa I ntrstvl-i. Alekï^ndra VEUtonkAOO. Ton" pcn^f- 
Stnbl'FctCTburif*, tipogriphîj impers tfirïkoî Akajcmii Vfiuk"> iS^)» 
ilt^B, J4i p. — En vujruil tr beit^ v^diicrr et en Vco f^ium UAduire le 



}Oft aiROXlQlTE 

lÉifC i^Boaate. ton «lititti a tn iouiemfvrtèu^ par «f IndnJr/ ttVïifAt/iJjt tvme 
prtnûtry U pJ»parE de« rânianiitri pouucront us |tot soupir Ctî cnomO' 
Tcrom qucl4)UU( t^imics peu rcïounm^unict i T'dvari «lu uvvit phiMofcoc 
tuite; qud^Ues-UiuCnJi^b)iïicroaip^iblciDcfiiiqu«lqu«pdecnti4U tnûiU 
b lablc Jd dupitrci. « ^nân^i jujnicoicr leur» ripct». E^i^^di» que 
r^l«ui iu Pfr^w JfgJi Alftw-ti, 1 qui h Unaa ii'«n ^ote« mokii itmArr 
(juc VI Uri|f\ic luulc, nom Jr»iiTit:Tji liiuttûl vnv Àlkios ililknac de )ûo 
oeuvre. Ett 4ticndjm, nouEoomptoascncr^r prochfiocaitfnt i no» lectcon 
UQ £ddc r£soRj^. 

ti^ûmihrifin atu drm CfbUlf à^ hemûniMhtû uni i^ifidra PlMugû, 
iûurit Jfr ttUgnrmtun SpfMh- and Litifraiurwtwuh^t «mJ 4fr Pâi^p^dt 
niai Mftimdik, von H. V.VÉisiiAt,tJ(. Zvdie iullïtlndi|! un«(n'bcîUie 
AuAnge bctorgi \-on }. Mf^fittti. i^ptig, Koch, ït^^, l»-^, riiï-J^A 
ya^rcs, — ■ Cv f^i^inioîic; c^L ciikiJic ticiA loin J'iiftjii jlCEÎKl Ic dcgi^ Je pcf' 
ftfCTittfi Tcliïivc qu'on peut cHi^r d'en «CUCi! &ib[iogfflptiiqUif amire i « 
seconde ifitiEbn. U oi oiair<c fon încomt^IcE eu pai cKcnipLc, ^c» E&àxs 
franfiîin n'y «ont monhoan^n qu'i^iJcnt^lIrnicnl La lliJ^ Ijninr de 
G. Pui^ figure A Id p. <K>t ituî» m tlt^c friuif Jiîtt fmnquc. Les aUMV» 
n'ooi pas frit Li pc^nv <Jc cûusijlier U bibliographie «pMale àt Moarin-n 
DcUour que lies Aupptfmeni^ aurvucl^ ticmictit comiammctii jti oourMit, 
J! auMÎT ini«i)E vjIh énnrr \yilr^in:TTÏ4]i]rRii-ni Tfiiitf^ Ir^ puUk-JCiom frjl>- 
çiÎBCs que J'en jdiiicicrc un pclil nombre pri^tct iii haufj. — U f « bkfl 
de* eiTcurt «le d.iï«tnL-ni : jifui Prierai dp Bcsinp>n tu dutiï f^cnnl let 
AUlcufï prdTcn«dux, ei l'intraducrion d'Ayer A IViudc *Iei ^ulccto de U 
Suive romndooîtljwfe ^OU\b Tubrîijuç ÏWdroniw«ïwïifA, a U Wiie du por- 
tujitlï. DiAd Jciiutcun£Onimi:ïï<ritt]i^i Itir^lc^ Je h t*tMio|cnpbk- tlc^t 

depdncJpcquepcHiriomcpubllcailontJftkipirT, undoiitodiquerterveiMB 
d'où «llv f«t tîr^. l.'dpplicaiian Je ctn lo rïgl« se pNvut^i kî trtft «ouveoi. 
Beuieiïup de iTk^-ï u^m Je vlmplc» t;t:tA^i« de nxueSr^ )iCTii>JLques. Bini 
pin», en maint £^, U tli^ a'eïl qu'uo octriii pAfitcl, et II f«ui, pour 
en irouvcr U fiu. atrolr f^ojEjn au reitudi où cUc * paru. MM, Vsinhjgen 
et Mimn tk'nm J3ni:iit donn^ ceitc mifHprnuble mdiciiî'ïn, de sorte qve 
tu blblioih^irci »}D(»pûï^i X ftJEC uihcivi, touy i\jtniK dellr^^fc A pan* 
Jn ilH^TTarinni <^»'iU ont i\i\A 11 y aurait bien d'j>Ulrc& ab&crvitiorn 1 
faire ù ait ciimiiuli iu poiiTl de vue iccbniijve OC ri^pcnoirc. Celles qoi 
pfi^cèdent Miffiirm pour mûntrcr qiLc. ti on taii d» off rveuni une trainàme 
i^iiicm,ilyaun|ji-u d'<n oniâer ûdlrcciioTi h un bib1ic|criphe comp^tcai- 
Of uiùprdti (urt htt latijn, door H- T. K.vnsrtM, Amtterdira, DdUtnui 
[(M9JI. qualrt'iés p, -- I-e ll*rc Ju wvam prnfff\ieur «TATïjfïcrdam «ï 
d'iiiw Jcerurc plui Ijdie que offuî dv M. ScduLuin, dom il s i»iu relie meni 
piofjU ; il rf nJïti dca seivitu 4Ui tumpuiiioics de J'iuieur ; il e^ j^t^ii^ral^^ 
tncnl judid^i rT toujours circonspect; miin tMi n^ fhjut dire i^u^îJ fuK 
iïjinecr U idence, L'jiutGui ne poursuit pâi le* prolilimcv jusqu'au boin : 



'd«tiBMifM-»4aiU tondupitfc sur k ^^ il ocdininj^c pailc £ dcvjDi r, 
rtfmplo dur devint'» i toiviïXkiir JUircnj^irlL;. Cc>gni(crciuJdmdciii 
C4t bien dûtinctï. 

Feiii traiU i/( friMimiialitm latifu, \ni k ]> A. Bof.Pftrb. Mjiï0fmcuvL-> 1A91, 
in-is, KK'po r- — M, Boa i\'i p^ prttoidu donner d^ot a volume ur 
llJÎIf uicrilirLqut: ^v \j U^t^rr Jimi tes Rt^nums pronoTivifcni Icui Lnjfuc, 
d *"oi bofné Jk r<:mMr qoc1qif« pf*t*pïci pour la ia^oa dont ûous pounionï 
la prancHiccr. en lo jixomi^gnaiii J'cxplJ^alioni et en Icï jppjyjjii dt 
ncrnibfvux «xcmplis. H y lunit Htnt doute bj«n Jv« cntii|ui« de dtititl i 
admBCi A >un Lcuvrc. même ^uim Jdtiiiîc; liijj> <ni ttc peut ^uc lOulukn 
qu? \ci iééa p^ncralci en tolcnt adtnttci «Innis l'chwkjineincPi t notre 
rtuni^jï ttu^^rc cl riJkuIc de prorHinurr le \snm ac nom i^pme pu itu- 
lemcm de* juttci pciiplo de rfcufope. rili; notât cmpfdic de coraptrndrc 
ei le Ulin luîin^nie ci la rapiwiu du Ixitn Mvti noirt langue. 

£Aw k«nfiTw tméix^ dî Cmkt Wii t^ùfoia, pMlctit pcr eurt Jd prof. Umberto 
NOTtom. iH' rVfJtInnr dcHe niurc d'ar^ntti dcî uvrant dlulîd. MilanA, 

'll^B*. S p- — Chinton publiée J*aprù cinq nrjdrLutcritt, dont gn icul clC 
CMt^riet, et dont jui^un ni? donnr un bon inic. 

UnbertD Nonoui- Stn-Zi «J fauft^nh-r' Ji' Cino da PiHok. MEIdtio, jS^j, 
In-S». 6l1 in^n. — C43 étudev wnt ccfnmc un prélîmfn^iire de l'Miiko 
complue do poisiadc CEaopr^nrc par M.NoitaUi ci en £aîi coïKCtsjJr 
la mrilbure îâfic. 

lHiAmm d piiK^rUi tir/t tUi thifiuthi iî% £f>^. |ur M, Emile ^Wi iri^l, 
CMon*. i£()3, in-8^s)^' ~ Triivojl d'am4[etJT,i^utcsi Uitd'^Jkurï ijxm 
pEÙentîaiL, nijii qui hOiiikm plu* d'uiic cfreur de tLJUt genre, L'juteLir 
n'A pu ecnnu k- recueil d'Ebett. qui cil Icia Sintt pjifiii (voy. J&w., 
XIV* 6}i)m Minày ijui 01 au utum) iirfinimeui plu* lîiJie que Ttr ïîca. Loi 
p^0vcr1^e> CxMnme tcU ne c1i:Ln|(viii pu Je njicrrc pour ^ic iitï^^ ôat)^ da 
thiMOOtAz K<^tecl Lie a i^iii^lau à uire tfluJe di»^ kur jj||[^ii ri>^ 
««fitt'Ci qu'au point de vuvde leur vmploi plus ou nioiDtrro^utri; il a'cn 
fMpu dcttihiicde» B luuînicï* ou plutôt «Jci rvflcxivDïpcnuiiticIiodc» 
auteurs, qui permc-ttcnt d'appr^der ei leun id^ et edkt d< leur public. 
Le urivjîE de M, BoyUni ituiMt pu ivtiïi uu tid iMitti ^'i\ av4JI f^il vcElc 
dictinciiori ei »'il en jvali tir£ piiEtj, 
Fmnndodc flerrefj- Cfyiau tnr l/pantt, publia ci OHtiniefti^ par Alfrr<l 
Moul-^Fatio Pari», Pieird, 1691, îa-ô^», n p. — Nooi noui boiront k 
stj^ulcr ^ctie ^l^riTr pljqueitr, dont !e tujct rit un pi'u moderne pour 
B0U| imiU qui <ODtknt de* observitioiu e^dlcntcs »ur Jlerreiï ci U 
fUfulMance cri Ripagne. 

U poim4 adftsid fm AMmJ ,\ v^ fih Attnitt^, Kui^ pir M, H, HauhéaU- 
P*iii, KLrutitfdi, tSijj, iji-4». jçp. (tirttïct \ti/hv» /J /lïf^JHj i« Jlfiuiu^ 
«rift» I XXXIV. j* |uri.). — Un nianiiviSi du \îv s, nfccnimem M^uh 
pir U !Ubl. Dxî. ermticnt une i^tviion Je ce potvne tourcnl pnblii,^ ^ui, <m 
lien de 4(0 va* qm'U 1 d^u le» ^ijoos I«» fdui wmpUto, en ptf»ciire 



310 CHiEOsivue 

IC140. M. Ilttiriau t* împcm/t avec graml jolu. en s'aîdaai, pour les pj>- 
ugM qa'ût oontknnenX, da tout \h manuvriii uiili^ft jEiu|i]'i lui m d« 

d'iutra. U rc&ic dct pisu^^cï olucurï cl altfrr^f. On peut rc^ttcr qu« le 
uvjat 6iiicuc u'4Ji pu nuni^ioU U» vcn ni bidï^ud k) varljotc», ai dJs- 
ticgu^ let ven propn» m nouveau munuKrJl di; ccui qui étùtnt d4}i 
iomiu^P Tel qu'il nom ip|Mrjiii ni^iiLtiuitli ^ [lOèaïc appelle un cunno 
iriraiil, Cl il 1r m^riic 1 pluticiifs poinu de vue. It nVii pjs ilouimi i^tir 
r^utcui ne te doiiiK pour Abd^d : Q cïic, en li noiumjnt (niftita Elinja"), 
an morocJLi fatticui d'une lerire d'Hélow, ci M- H- a npproch^ pluiieun 
pusxgn du çotmc de penko exprima* pro^DC îdcnLÎqucnicni pir AbiUrd 
oui^u'on»itivoir^^kiMcnntft. MaivncpoumiE-îl ttra Ta'b^rv d'un auteur 
qui 1 voulu fiirc pa&scr wut k ccuvcii d'un nOtu i Ia toa i^kbic cl ïUApetL 
dt-«liariic«Wftdoii1 iJ irCiivjildiiH Ab^UrJ b ph;iiutr(' inspiiition et diïM il 
ii'o>iJÎt ]u> picudce b io|iOi»«AbiIii£? Pub l'txuvic piiiuiiivc nVt-cLk pA* 
^fi ilJoog^ et inEctpokc par plut d\mc nûa ? A cM de moromn vrai- 
rattii icnidn^iublci pu U force de h poute ei Mm«eot de l'exprenkiii. oo 
y reneonirv d<k bsaïUtCs <l dc4 pu^rilît^ qu'on « ptinc à croire tat^at de 
U mfmc pbnic ; îl y a ootimraenl coûtre la feitm>c) d Kiilout conUr te 
mirisgc du EnVKiWci uns mcti;rceT ïinit originalité qui dfionacnt ivK 
r^vAiIûn d^AUltct fOïi^Cï Cl qui ilc k caïuprcfincut j^utic mui U pluntc 
du milh^urcut atnjnt d'Hélois^. Le toix etiui^e cntïlide dcmacmei ou de 
pJ«ÎMQt«rici am BuiiCi dont k décousu x prêtait i toutes ks înterpolo- 
tiCDi. Q y a U una lérle de qneiiiont d'un r^l intArîi et pour l'hiitoire li^ 
tfnïrt d pour h ^omm^uan^c iaiime d'AbtUtd, lî on le fÇt^rJc comme 
l'juicur de ce lingtlkr ouvrage. 

/^ Wai u/fnfyj&o ai Gim'a/Tiii Fîahia, çomtatmoîizittiu:... Ja Domerôica 
Ptui- T<irin, tCjj, in-4"» « P' — E<poi* tr^» ictért-ianide ccqMréini- 
ntDi pbiloloKue lécemiucni dËtfdè a fait pour la kIcocC' 

Oit SfraJK Phihppts lit Btavrnancir m itit$eii pivlinhen t^ohn, am làntm^ 
Ufmkatg. Von A.-C. ALonr. Erbngcn, Deidicn, iS^j, i»-Ko, ^ p, — 
Ce travail n'ajoute rien d'utile â i'^tudc de M^ Suchîer sur le mène >D|ci 
daim u bflle Alition dei Œnvttt pir^Uqur^ d> Phhj^ dr Bn$im n ov\ en 
rev«nc)ic iJ oonijcni beaucoup d'errcurï, dont quclque^uro il^meniùc). 

^iir CadjiJtU Àii MJr^eni vtn Dûnirùuh<rit von Dr. lUïahold StlUjR. 
Frauenfeld, tS^j, fn*i'>. jâ p, (jifUj^amnit^ dr k 7>hr;riurf ftwfgmfiiih^ 
— Cette diudctf^îat^reuuiiecMielui* «vee U plus grmie TniacmbUacCp 
à l'onginf indïrnnf du conic de la BtUt un toii dfirmûnl, dotM raottir 
compare et «las» k? dîvci^ei Ibmie*. Le coott aUcmaiïi de thmrMmt 
ne paraît, nvi f«u]i;mrrt n'^fre pal plut archaïque que le eorte de Pcr- 
rauti (cotEme U voulait Crinun), tait» en provenir direeicnicnl ; k ntp* 
prttehrfnent du nom de DorarAtehen avec cetui de Flttir f/fiat âtnt oa 
corne d*Hamihoa oc prouve lien : le £oate ri'ett pu fédlcmeot popuUkc 
en AUenugDc et ti'y 1 pas iii renouvé depnii Gnaua. M. SpiUff «e 



réscnr d'dudicf k ucf iuirc occ^on !c rapport éc oc oûnic »\^ llt^oirc 
de hntihild «iidcfmic lu mUlcu de rmcch^ti? <)« fl^mmtt n dditi^ par 
Sôtuid - on voii d^îi ^u«. Hcii bîa de tic^rï avci: Grimm «juc k conte 
piovMin de l'hâioirt mythique <l* Sr^nhUd, il rvgink celle-ci (onunc 
oopruntie ia coelic à iin< ^r^uc rcUiî«cmcnt récent*. 
B^Uicitn hitlàn'ia 4* h fiM^k eJii/itana por v\ Cond« oR ljh VifijtiA> 
Ottm fmÊiadû far vota imdntnu tn ptihfùo lertututn /r ia Ktal Aauirmia 
HtftMa y ftlita/a à iv4 fjftniai. MaJnJ, M^ftucl TdJo, iSff , f^r, ittifif 
i tSffKx cnlonnc?!. %\xx\ et îni pagcï, — Cuvra^ <run intérêt oond* 
«UtéUc pour Ica ^det romane» ei dont l'nicucion tiiii bomieor ou unm 
qui l'a mifeprii et X l'jddi^k qui Ta (ouronn^ et imprima à ses Itûl 
M. de Lj VLA^u donne daaa <ç livre Ij ^îl>[LOf:raphic dn divcnu brardm 
dr U linguntïtjEie u«iilbinc<gnntTT]jiTc, ^)'n(uc^ orhognphe, rytîimkiuc, 
lnkoto|:rt-, ^ynonyiak, dukctoEo^Èv^ et: ). Sc« noricci lont jifcoRypjgiite 
d'eiiraElï plus nu niriîr» ooptrui des raivr^Ke* d^rlK, et ce wint ce* eiimts 
qui seront Hirtoui appr^d^ par les rORuiÙJlcs auitqueb Ici vieun leikique» 
CI Ici innambrJblci traUtt de grimniairE^ er d'c>nhD|n^apbe de Ij Ungue 
ca»i3[Uiic pubJi6 AUK xv* et \vj* )i^:la sccti le plus >ouveni îfuccssaJbkft. 
Il y 4. mtarvllcrinirt dint cdTc ir Bîtlk^ihtqucr historique ■ desomMorr^ 
ei il est Mdeni qu'un Jupouil Icmv-Tit rn^thodtcf ui: Ju ewuc» bran j;fm aornt 
foEirnii t'iuceurU mjii^rr de hrjocoiipd'juin^nntlccti^Di.d'aUleiirt, pour- 
R>m ttoijver pUce quelque jour dm? un jupplf meni- D'autre port, on peut 
rtyrcuci qu'uu gnnd espace aie ftf pris djusceiie « Biblloihbtue )■ pjt dei 
OEtnitt de bvr^ niodensci ei tr4^ r^p-indu»» comme» p4r esempfe, U 
ûnmmuiir Je Dl<rj; mah fm\di>uiv TiLjE^r j {viiK <tDe sori Hvre db' 
pcriKr4]t beaucoup d'BpAgtioU de recourir ï mtXitm ouvr^gia ûltatifen 
qui IK Inn wm pu encore utec Ëun^Uerv Qpelqun notices lar if jndeitt 
mjMs turùtfot pu tirt ptuf compIHn. Oa pcui noter Aîtiii, ddns cvllc qui 
csf oonuKct au f>û£L^(» i/f fo f^wj de Jiun de VildtSi ToQÛii^n d'un 
nunuKTÎi de l'I^Kuh*!, qui cft décrit 6e b To^m luiv^nic diiu le c«U- 
Joguc de PcTct Baye : « Df^ln^ de la» Icngua», onâniiuo, cuiiui en papel 
i pnac]pi<^l del liglo XVl. Un cddice eri pipcl en ■('. Pcrgommo, K — Ul 
— d. ■ Ce in^Uïaii n*;i trt tirtlW par aucun dei iditcuri du Dialcgv. [I 
CuM Mphtr qu'il le sera un jour et par M. de La Vîi^ua JuivËme, auquel 
on doH dijù uik: îiupcnsion de VA'ti ^nt de Juin de Luna (par nulheur 
à 4) cxcmpfflim Ktilcmcnt), et qui devrait bien nous donner iuhî d« 
nouvelles (dillon» lUdc&ci correcies. ci tlu Piak^ de Vildei, ei dt; I:j 
Cfiuniire de Hcbnjâ, tt d^aairei triit^ du mfme itcnre. 
Cfammaife mvjardi, par Victor DuutT. publia par Edouard KoiCHwm, 
avec une bïographk de Tauicur pu Eugène Himik. Beilin, Gronau, 
1891. iiw«v» 111-91 ?' " L'amoir de ce pefit i^re, w «entut mourir 
jeune encurc. w dûoUît de ne pouvoir k' publier ; aucun libraîie de 
Ccntve nff vouUii t^ev ehar^T. M K, Kûr^l:hvit( pitu par Onr*, où II 
«^aiu le milade, ci, dinu de 10c du^u, lu^ prunnit de lui irou^er uo 



^iCcu: vu Alk'iiu^ic n Je ïut^dtlicr l'Miiiou. En cflVl. gr^c i «on file, 
b Urammmrf Ktvrnrér a bifulôt fBr« i StflÎP- C'at un na^TJ^ J'jnU- 
icvi. ijuc M- KiïkIiaîu X Cl) i|Uclquc jxÎJiC J fiii-ltrt oi ctit ic mir le 
jour; lI y A jjoui^ Ucs Dotci qui va augRicntv»! U v^u? , il cu ftgNC- 
uMc 4UC Jl'ï luxcpubiUi^ ]ii;tl mlcnduo r^nti ciiipè^h^ Je biic f4ut. 
MiU on 4 %\ pCLi Jt <hoi« lur k*» piricn Je SivoU- ^uu çe\ Oiui rvQdca 
dc3ï«n'kc». H. H. KiUcE > j joint uq? counc Ixggraphicdc Durci, qni 
fui un littérateur ocm un^ m5ritf , un inii wiEhocuiauc ite dm Ulibcc«, et 
le pr^çjni:ui du foi JTiS^^jfcpc Aïphufix X!l, 

iiuâU (oMlontûc. Boamt, 1S91, \n-i'f, 2& p. — Xccs cîiom pu^Vf^ 
lion <«tK fiudd do rolk'iore à atait df» TArÛAie hfbailqpoi «t loumÎMi 
qu'elle donne du cotiIc de CmSrilJcn, qui n'jrakiii |aï cnooffc M rap- 
priKhfCï dcï «utrci. 

7ri p. (cimil do cûmpifï rendus Je YJiiuUMti Jet xkilcj de VkCDc, d. 
phUoit-<hi)1oriqu«, ï, CXXIX no iï). — Fn fnSi^nrart ce mftnoÎTC A 
l'-i&iidfmîG de Vlciinc. M. MuuAiïi J Ui une rjotc que nout ne pauvom 
niifux £ifrc «^uc de irudu^rr t ■ J'«i nntcntioa de pablicr en len co m awa- 
tim les textes sqÎvaeiii : ua en proie Utinc» ifoîs cv jcdcA friacib (doet 
un en prow cï doux rri vct*), un en iotî du rord de l'it^lif . J'v loînini 
une <tudc t^nipdntïvc Jc^ Ttirnict de Ij If^cnd^. — Le ^mîer Ijjôeiile 
cfihCicnr • I. Lj h/crihlari, âpf.irtt'Tt.ini ■) uti dijttecic du tud^^ de ti Pmifr, 
qui K trOLi^c d-iD) le nu. 8t8 de la B- K- de P^ru, cV»t imc induolon 
gentlemen! fîdtlt^ du teKir btin piihl Jé d jni Ici . X d^AmilMtiStttimdiami, 
qui, de 3oa c^l^, CIL en r.tppon ^roii avec les rfdacHons grceqijci puVIito 
par Uicner d;in» le nifiiie volunK' Jt" dûiiTic d'ahrtfj Iri vJtîjmci au Irxie 
Ueïd fftiifmci p4T uii niï. Ji; MonipelUcr ; puis %ïcai b lehie jvcc dst 
remarquei qui expoicai le nppori oQ H c» avec rcarl^nil. Un i^loo&vte et 
une 4tude f^animatkale ccmpldttfnl c«tte partie. Il- Unt l^odo Uiinc 
conwrvée diru un m<i, de Paria, ImpoiUnic en ce qu'elle occupe une plaa: 
ÎDtermAdiaïrc entre h rAlifïinn f-rctquv et Ict ràibciiotu btincs conAuei 
Ju^u'kt par tes A££a .Sancie^uta (Guilicfti^ Si^rtniii)» ^t Moiulviiim cl 
pdf la seeotide piiuc de Id Ui^vita Awm. * Le ic%tc de Id kKectnJc eoipmn' 
lAc au m», âi3 CM pr^c^f d'une (tude gnnimiiilcilc : M. M- ïnmincc 
rîntfntioa dif publier» *i\v< b coIUboration Je M. Th, Cattner, routt» ks 
ICgctidi;^ eii pru^e «ruieiiue^ dauï «e itiï., dont F- Meycr 1 tfuaal tdïdu- 
incnt mis en lumière la hauie^importincc pout b coniLiisuoce de l'andeo 

■ïr'Wvj nnJ J'Msaph. Einc bibliogrAphioch-IiterBrgei^ifhLlidie Studie von 
Emu Ki.!HK Munich, iH^S. î'i-l*. *7 p. (rtïraii Jrt AfAntiu-^d et l'AcajA 
mk tojaU -iff Bn^'Urt, \. XX, ]« p^tO- ^ ^ fiifmoire d'un houe iaiOrtl, 
quE m parr}^ r^iime \n di^b'miverret rtcem» de divers »n<ants rwaes, 
au» qui Ici cornplïte par des recherches personnelles «t Us èdùrc «vec 



r.Kito\iqur ^ij 

rîtiquv, pr^unec soui un at-pca iiTiii oouvcdu Tbifioirc déjA «i toiuvtm 
;Jî^ du id^bïï roroj-T), que l'on pouvait cvoîrc. tûmnic ïc icnutque 
M-K-,clcxc aprW Icuc^llcm livre J< M ZeMcabcrg (voy . fciw., XV, ii9J. 
Il me pjrili rt?tkjlicr ^«vt b >Ou)f;iJiiiJ^ vri'i>cnibUnt^c «ïu-ï ÎMti recueilli» 
Cl iflMiprMs |Uf M. K. ^ac l'ouvr^igc primitif i it^ wm^oti en pdilW: 
t'at une opiiûtnj qui jvjji éiif inL^ncutcnicnt ^mJx (pai moj-nifnic. p<r 
M- C<»^(iin et pJr M. Honim^l); m;jit l'jutCLir ne l'jppuic pni tculcmcm 
J jft;uiiiuU> iiilccrm H^i lolidct, U iiioritrc uinkticLï \c mll^u oLlcil ptif 
le loJ-cïi Je iV-mpirc pciM aux ilrttioun Ju v|p (jccic Cuit favoriblc i 
h piodLjfTkoa d'une pardtic oeuTrc, qui Jui ji>parjlT comme anc r^pooK 
<IiT4ti«nnc (lei N«Ytont(U «bond^i^i dans cri i^mgc») i dct tnducEionE 
eu pcblvl de livre» purcnci» bouJdlii(]uc9; louic <ct(e pitiic du 
ffi^ftMJre de M, K. a une trèi grande hnporuacc. Ce <[ui n'en a pas 
moin». c'cit |j d6iiOLitt»tton, ^^Icmcai frappiuic. d'une Kuc oommunî 
lor U venicm gi^orgii;nni- pécemmtnt dfcouwni- et \i vrrvinn gr^vj^u^ 
^rccdc xoiim Ici vcniom ocdd^ulc:» i cette bu k commune éuit tri» 
'hitilirmi'ni cp (yrîiwjiïf (irî cnion' i^^iî^ liciiftiïï ttrvoir owfrfrner d'an- 
■<icnfïct conîciiivLfei que l'il toujoun coaïidiir^tï comme vriJMntbUblo) 
DU * àara \e dlalMic chrétien dv U PaleiEinc «i. L« récenilan gréfo-g^or- 
gîcanc K 4^bliDgue octieoiGni de rancicun« r6ceneîoa arabe, qui remonic 
uin« Jûuie dlrrcTcnvcnT X l'nrl^in.J prlilvî; i^nani ju mntju grtrc. rtiivrc 
d'un lïcrivjJn de uleiH cl de ïtivoir^ il j fiii dci addition» fon^idifr^blci 
pïJtc juiquclln M- Z[Tienbrtg a i^u finer « djie (piru ava»; 634) pit dci 
aigurnc^Lfi dont lei d^couv^rtei ulu^ricurcs n'ont ïm\ que oonfirmer Ij ju*- 
«c&it. — I^ Ri^atJiiv de M. K., v\> IVrtitlîiÎLin h plus érci^duc ci U plut 
lArc «< rcnun|iji£ 1 toutes kct ffi^. m timinc pir une bqbliojir>phic de 
dtocuncdcï ventoiu potidiicurei du runun {1 noter ce qui eit dit p- ^4 Mt 
U coni«cture de Barih» d'après LquvNe \v irudu^tirur Litin Ktalt Aniiia^c 
le DiMio^nfLiiie). CL par limc ^tiodi; ^i^eini;]» irOï (i.itti|>lèK' de JiiKune 
drt fvmbolci lof^râet dam te ronun {M . K ne pjrjïv avoir connu que Ir 
tltic de mon pciil Ilvie; lur k I^it lîr Tt^iuAf, <e qui ii'^ rien de AurpTC 
iunt,oelivr« n'ayant iU im^ôta^ ^\ia /of privai* a foihti'iv: |c fjisnulff- 
TUCUL iTnufquct que j'y tvm déjà dlé ks ^Mu^irif ilatiei de HdijLïcIi çl 
jjuc l'y ïî pTCpoif poor ce chaimanl coDtv um autre oifi^e <{^i cclk qu'a 
«dmiu Ddkfey^^G. P. 
Dk r^maniiJxii Wd^wK^m, cJn Ikiirjit mt GiAcbîthle de» ^tj^u^u irn 
Mitubllcr, , . . - ^vonj Eduard WtciiisuiR- Halle, ît^i, ttut^ {àist. de 
doctcttr}, — On n'a iû que b preirù^ie panie d'un mvall dont août 
repjrturcint quand il i«rji complet >J[>toni parmi la > thHa * la 4* : 
•• Vt-m, U, tuf, n bnilc ', eit a km dtoiï ûri pàt Sudikr non du Ulm 
irabï. ' poutre », nuit Je l'ârrgto-uion rrit/. v unte ^; e'cttcequ'appnic 
r«nc. ir. Urf, a voile ■ , il iiy a la qa ua >eul et Liiènie mot. ■> Maù d'où 
v\mt rjn|El(Vuir»i ita/. et dini quel tappon êrt/, m poutre », en-il awe 
te mot ? Voy. Kôniniç, n* Sjfk). 



m CHRONtaCE 

£W Jjjf* nwi Grffmidebtir. Voa Wiïhdra Hntn. UfincKcD, tS^j, in-40, 

- On connalT l'anecdote, rA^ntve d'jburJ dJn^ If Iv/rv anbc, attribua i 

nnirrie d« poiton, envoyée ï AI«!iAndrc p^r unv rvin* (ou un coi) de 

naJc pour le Uiic mourir, et <tc bi^ucMc Arîtior? titKc vio é\isç- Ce 

con:c 1 donn^ iicu i M, W, Ifcrri d'«crirc ce m^oirc dHinc (toan^ntc 

(rudilicii, UL) îl euiuiiiv nou wulcmcai rurigiD? diïtac de cette liJMuire, 

nuit loum sortm de que«tionb qui iy raïuchent de plut ou nioîni f^rèi, 

vciTunc Icf hupciMiiluEiï lur It.'-i fauiimm ou uuimjui qui duniircl b mon 

piT icuE regard ou leur (oullte, U eioyancc i i'ellet dangereux de la vir^ 

ginh^ d'une feminc pour celui qui ta lui Cax (tfoù Tuuife tï étrange et 

pourbni 11 répandu dct défloraictin oflîcicuA, obUgiieârri ou ulariti. iou- 

vcDt rclî^^kui, qui ^pirgneni cccic peint ju nuiî), U t^gcmic de U nian- 

dngere, etCi four l'hi^tnirc «lle-m^mcf, ît nonlrv qu'trllff » bien und ori- 

giae indicruic, el que d^ins din It^Lo wRKriis. perwnï, afabc>. Antérieur» 

AUJL JdcrtfM dD pirle de fillct ncunlcs de poison dfri leur cnftnce cr detei- 

aici i r^re p^ilr ccuk qui le* pontderuiti (^u xulement le prrmkr qui 

Tel pouMen). Hlïe ï'est attichfrf 1 AJeunJre en se in^bni uu douic 

à uue 4utre hïïluire. ^Ilc de b AUc d\ine ndmitAtrle bcjuli que lui dunit 

envovtic un rot indi^Ti i^ui ci^t ïjiin d^sutu ]deiiti<juc Jl Tuile. Dsnt plu- 

lieUEi fûiiceï indien», un \.\p: prûnunii k loI tju'un vcu; jïiui perdre Cii 

dlKcnunt CE rfv^Lu-it b niture meartriàre de U vilakaHyd oa vÙéaçaiU : 

du nioDieut qu'il l'jguuii d'Alcundie ce tagc devait être ArUiote, et 

lûur le philoïOplK ifquji uû de tes pHrLdpiui titm au rvtpect du in9)vn 

igc, tmd» qu'une auiic litJtorJciie jtidktuic, mbc^^cmeptl»on«oiiipttT 

<jUi d'vfrutef')» l'^kpoMit A quelque ridicalc en k montrant auftâî ^- 

1^ qu'un homme uidïniiie. Lu i^l daSatrefd Mv^^um* doni M, HcrU 

npporte touiei le« ver&ioni oonnuet, n'a du re«e Kubi en Ofiddcni, 

ob cet dbsurde ouvrj^e fut i\ gt>£it£ et $i Ksuvent trjJuIl, que dc$ 

variantes peu imporuntu», comme il drrive luï I<fgtcdef purïtï\enl Utté- 

nlicf. qui ac traaisLiiGtEcni pluiût p^t W> livres qu'oral ciccni, 

ËilicMO (jMu>n;o PakuIiI. KiJiirtUi ai Jt^tivl^ia latina. Fiicnxc-Ronaa, iSqj» 

ia-S<>(citmt dcE^fuJj ira/rdff^tfi^rïfo/iyHifJtfjjT^iJt voL (, p. \%\'\^x). -^ 

Le ptuj loof et le plui Important dea rDorocaux quj GompOKSt ce travail 

W UTK fndv approfoitdie lur ■ le ton moyen mtre u n f ■ qu'do a tûii- 

wnt cru coiuuticr ta LitJir. M. Paivdi k repr6>cii ternit ce ton comme 

approchini de plutôt que cfiî, surtout pir<e (|U(^ Ir gre^ rie le rend ^mflU 

p4r u, I] clujjc d'idleuiï 4vcc beaucoup de xien» a de Clique la coti- 

dittuQ» où il M produit, c'eil'â-^r« Im cm d'Miitation dan* U ^phî« 

cntfc u, ift j; il luuuue qu'on peut itouver i ce pL6iCFin6ac de» lûb 

beaucoup plui pr^t^«« qu'on ne l'uvai: Uit jusqu'ici- It ir.iiie en piunaot 

pluu'curs quailoiK de grind tuMfâ» ofinnic celle de Taioliiiibilon encrcéc 

t» laun par une vo/eClc d'une syllabe X l'autre, et ME A choque ùKUnt 



tntnr dus te* ttboamoenit^ 1e> formes éti langues rorruinf^, «oAi pour 
U$ CipUqiMr p«r !< Iidn, soU pour ^diirdr iv luin p^r dlci fùftiulow 
nmâ, p. 4fo, dt bnnnct rcnurquct wr 1j qumlon «f dd^mic du c Urb 
ral|ï«ir« t\ Une no:c bcmcoup plu» eoitnt i pour objet de rendre 
vriLvmbUMc ca Uiin vuîgiir? l'cinience de batia z^ kir;ji et uif^HM ^ 

(ùi/oii^Mf 0^ nfniiïiuvf fil rV DrfattPunt itf môntu^ripti iti rfaf Hrihih htvuum 
by H. û D. Wa)ii>. VotttrTic II. Londoii, Rt'tiïilt Mitieum, 1S9], in-8«, 
xil-748 p- — Tout Qo* Icacun conmiisem le pTemicr volume de cet 
cuctleitt oQVTigc. ^uî Ibroie une source Je pciuîtrc imponince poiir 
rhhfttoiie Utt^jîrc du rnoy^n igc. Le «econd rt'tM p» ntoînt iiii^(iunT vi 
ne làuoigne ^ chn wn jutcur dt ntuîi]» Je uvoir d de tnlj^ue. Une 
premi^e partie lsI conucr^^e lui h'^rihrn Ligauti /ml Tulfi, ei flc pri- 
lemc poui nO) ^luiïcï ^^^^un initi'tt indirect (ooioos tfcpcadjni Fjirtkle 
mt H'tjsit4u Ibi Sfûr. ce curieux frAginertl d'un po«me néertandab oA 
figure OivïctiiAgne et qui ne parili pu d'ongîne frui^'v), Lj Kconde 
pirric, Basirr^ Lgovti nntt TitUs, uaiW d» mifl- de B*tr!afim tt J^iaphoi. <îu 
/>jrKf')rj'nm bummy ^ÂlUt des 5#// 5i^-ff , cl de 11 Diniffiim rkfk^li^. 
La troiirttnc et U quatri^mv iow «v^up^ei pjf I^ miituicrTit de fabirt 
6opHucAetde bmochci du Aowui <fr JtrwipJ. Li ciaqultmc l'accdpe de» 
TiuMf i« fJ'/ 'f Jtt tmfrt et du ^'f'ïs^/ dt utint Brmùin, La uiihne 01 
CûnsAcrécAOi TVoû/^^'mvff dcGuïIUumedcDlguUevnie, ciUseptièRie, 
quï comprend 160 p;tg^, aux coltcciïon» J4- miracles de la Viergf , Celte 
uble âa taxiitm indique auu rinUth do »ujcu mlt^ dan» ce lUre; 
sur tout, l'ALitcuf te mr^ntrc en g^n^ral au oounnl de* derniers travjut 
(mAi> le livre 1 naturdictiicru éiC lonjc à impnitieri et (jud^oa ^criis 
itnpomais toui cécemmeni juru» n'oni pu *lre oiilbei)^ Sur plus d'un 
pdtti. on Trouvera de^ rcnurquev loui à ftiic ncuvo. par eacmplc »iir le 
nppovt de la traituciîon du CahV-j ri rhmtui pir Rainiond éf B^frs avec 
te /XnvA^rrmm AuruMr W/dr. ïur la bropaplLic ^c dîvcra aitleurs (notim- 
mtni de Kigct, f)Li1( Iïuf v>tcn prnbabfement appeler lir Luq*ïMii^), eoc- 
l'ivcrtisscmcnt qui pi^oèdc le vtiluinc K lemtîitc ^inïJ : « D«ii3 le trcà> 
litme volume, miinipnaûï en pr*p>rjtioo, 00 donner* lei grandrt collec' 
tïonadei txtmpia cmpilc^Vï pjT ]c« [Tt^îcateur», Us ^rifii Romanomm et 
«ntre* conte-» moraïi***, ei de* anec<ïoTe* diicrtet, a^ec d'autre* éoii* du 
tn^nic s^°re- " On "^Jl que w Troisième i\ilume ne le codera pai en bti- 
f«i aut dent pvorien et eemti<*ndra pout-étre même plui de chcw^ nûn- 
vellef 1 XiOVA KïuluiEioni vivement qu'il □< se faïse pa? iicp attendre 

Antiihe K^tUr în vtrii di trùdi^ww ftiipoiart. riiiruJt^uc >tiUt: >ianipc iiii^^rl 
eon inirodiuione da Girappe Hca- Hderm», Clauf^n, iS?). in-ii, xun- 
■01 p. (t. XQ de b (Cllectton Je OinnrVfj /i/tïCuri f/uJ]{>mii'i' publia par 
C- ftntS). — La |oïie collecrion qne l'irfuigAbie feJkJwTsTe dp Pilerme 
puUie drpuj» quelque? année» iméreue lunoui I^Lud*: do uadhions 
pApuUtrei, qiic nous tonnes obligés de l;û»cr babltucMemfnt en dtflOq 



3 î6 cïiKomQjJh 

à< notn? ffidrti iiuî^ 1i< pt^tcnt volume rentre pluiOi dm ti Ifiiéniura' 
pruinrciKnt dite. Ll cutiipKiid itub ïuhuï cit \xn . Il- pum^ii ïh un (Klit 
pttjmc iu XV >ièc]c tUF li: KujL^t bifii cunnu tfu'ori rctruuvv d-ins k cha- 
pitic iJu do tfofrt Ki'mi/'"'"*/'! rt JpIIJï t-'fltiiiia{iii (nbjco cicivcilkti* 
«nIcv£A d leur pc«tc«cEir ci rccoiiquit |ur im) ; le coeond e« un dci 
coi\na InkrCï p-ir raivii^' Uc Ferrure àim le Mûm^idJia (U tdèbrt hlv 
loirc i^ï iro» femm;& qui riv^ilii^ac <1jiis Tan <lc irctnper Icurt mari^J ; 
k tiaiûimi; CK un Jl'i " ptv^ctU.'ï o l:i] ^ni 'iiiw iu trop ùmcun maÎK 
pau connu Cimiu Jetl^ibnu [di>ni M- Kuj ctuLe df idknJjuau moifif les 
îuLCiilîoriï EiLuT>ilt^)' b*cUkH;ut iju'oii uii ^iv r^înipjtjiivr Jiii>unlivicJu- 
tiûà 1 puvr (Uns louiccïct miios; tti:E»iilcQi, avccune viruanic du tNme 
de Talum ovlueur (voy, Rt/m., Wllt, sio). ranecdoïc du cundanmi^ 
A mon qui aîmc micui tubir ta pdne que 4'^pokii«r unt? Ivmmf laidc^ 
M. KuA. bku cormu [ur ïc« trivjux «nitSrlcun ?ur J'ïiiMoirc dci «ouicsct 
tKilijnimciil tiir \r Mumiriiittu i-t h^it'rli'i, i ft'n pubc&ôcr su tt\u\[tt^iiUin 
tr^ loiipiCLJW d'une bûiiti^ mlroJuctioji t^ù il donne 4vl'C sobh^tï Ict rcri' 
tri^cmcnu votilii^ d'histoire tiitfrjlfc : on y rcnurquciri U lnTiguc il 
chamuntc ciuiîOQ à'nti^ n^uvi^llc de TJrw de Moltna, îmit^ indirecic 
meni d'un dn ^îuxIm du conr« du Alaw^^iki, «t irjdui[c litteruli'mrm 
p«rd*Ouvilk; Àoepropub, M, K. rmuril mr Jcï K)vrc»du Mei^l''ùini', <A 
parir J4>^v> lonjcumicnT du <ontv dv V-iî^tr (ou tOii^ d'vr <i)U i^df^rni)' 
Houj AVOn» 6i\^ Uil rcmjirqvcf (d-dcs&uv p. ))7) qui: Ia vunioii du 
Cbittttkr ttroMt de Tlintais do Savoie (mnit que cctk de Ttervlon, dans les 
Colt^ti tnmqtit if k tmmfn li-' JuivV, difc par M^ Rua) pr<h^'icm du 
tûmtn funi^ils du ïi\* u"^;k Thcmlt Ji CWfjfiM. Ncc» a)iJuttfouj qu'ixae 
vcntcMi non ït^naUe Jut^u'lci m fcirouvc diiu li^ ronuin inedît du Xv« 
^^it fiahmffiU ^OtlAiHi» qui umticni auul une vjddnie de « IOÎkiu 
ravitMar «(Ami., XVIII, ju.) 

tXi ItHMd/i Kol- UnEtrtiichi urd lieriUïg«gi.'1)iiM von D' K^rl KRjiiAi[VWRC;ftR. 
Wicii. Gcrold, tE9J, in-^, 19 ^ (txirjîi Jv pmj^TjiEiiiic de 1x Xnr^M^/'tfir 
d« ttellii)^ -^ Le peut po^me ^lemonJ du xiii* ûtdt que H- R- rMilv 
tpth J. Gdmm aurspond i U bi^ndie de Or^fii dui k Aoiwin dr 
Anrf, nui» d'sh dérive pu comme k crciyaii Cfîmm, H. Et. tapprocbr 
lOuEo les forme» Oftcuules et iKndtutJÎPs Je te rfJi» et m ^ru-lui qu'il 
rcpotc tiir nn eoaic «fo^nc indJcnne, ^ui ï-t*^ Tnirûdutl k-Ti liur^pc ,iu 
moia» lu xi* tiède, et qui %'y dt beaucoup dlv(r>iriO- Ibuic celte dudeeM 
bile a\^i beaucoup de sà^a. es prudence ri d'inulli^c^ce ; c>n b comparem 
4^>ec ioiirtt au dutpjtre ou M, Sudiei-^udicle niénic tulct (I/t xmnadë 
Jf«iniuidir J£#taf/, p. jojjio). 

lierif did pfinUgiï Jr Mamei^w. Cvtubùrc muAÎdpil lAtin-proveâflJ , I Ift^- 
1)1), public pjr M, M.-Z, Uh.iiD. soiivi de reuutqun phitulojpqMa bur 
k oetie peovcu^. pu U. <^ Cn\«^Ki-jit. In-^'^, Uigne «t Pjn» (Chom* 
}âaD)> 1S91. lxxxv-244 pjffci- — Ce <jitijJjlrv luunkipjl, evétutC lu coni' 
nuncemeindu nv* ûède, pebemc cène pjtâcahiiiC qtic ksiexie»UtiD»y 



CItHOKlOUC V7 

lonDUJviï J'unt vcfïûjEi picvciKjk <K£cuifc Uw» Ictt^enilcrc» innâo du 
Xlll* ttkJc, M> ItnirJ, af^hivÎLtL- dc( BLUtn-Alpci, 1 m^iHé. d.mi n 
publictflion» l oeJei: liu na- Je nunjcic i pliiL^ci' touloum la vxrson ti\ face 
àt VixigiinsS, ce qxi» rtnd la TOnijurarion ifrt lacilf . C*l« vrrtif^n n"#« pj« 
Mnï Im^ftt ju pomt dt vu«: llngu»ûc]UCH M. ChiÏMiiau « i^umé en 
fu«rqirn pigra (liti-ltxiLv) W piiticulirit^ de U bnjpe. i>r eipûté 
povcraît £Ere nrciîfif uu tviupl^i^ lui «rUint }?t)inl>H Ain» M ij'gx pu coul 
1 bit cuci de ilifc que 1'/ ouvert taFd<)u« se dlpl1T{^f]g(Jc r^^licrcntirni en 
V : il £jui dire que cette Jlpïitotigiiï^ii ■) Jleu djni dcUK us d^icrmioéa ï 
gauid IV oi «n ccntaci iVM u (Duv. S'^f"}» ttuand il y > jj ta ^tlil^ iir) i oa 
une mcuilkjic (mia^ et fNÛ« de mcdîum). ]^ n». àz %Unow]ue ac prf- 
wnic aucune Jiffiirute^ Jo lecture et ]',ii lieu de croire qoc M. ï a ^6ciicé 
u <E>i>ic >>VL^£ H}jn, ciiAi» ic fie ïuLt pAA «uidj »At de l'eiiACbiudc du (Cjnstï 
andea, Li plop^n dn i-nct originjui ffimcrin ihnt Ir cnnulpiirr ciï^rmi 
cn<occ .1UJL ircliivci de Minoiquc ; îl cùl ftf bon de lc« comparer 1 leur 
Inivriplion dmit K^ canubiri^ 1 j vmii'm pFnvr-nçalc. dnni nmi< q'jvoiu 
pu d'autre Icxle, prixuic qucLqui.^ Id^iïq» Jujieuso , li'i^airaeai, t^pon- 
dtm 1 vulfariftr du te^tcUiin, me pir^tt ùutïf ; |c prûpMcrjtK i^vi^f irMii ; 
oïl troiivc liFlcuri (p. t7) cu^tf/ p4>ur le Uiïo v^lgiiiï, M. 1- c pl^^i en 
ifte Ju cmutiire une loogi»: imrâducïionhruoriiiiw *|ui ili^pinw de Nr*u- 
CûUp U dnitc dci acEci pubikï. puisqu'il y Jimni: b liilc dcïofficîcrt muni- 
eipnx jusqu i U RtWolKtion^ Il n «oî|;Tini^mnir i^mmi^fi^ W pjjHIcJLtlcnï 
ioi^^icuioi) ld>ietincoù tccjitul^ic 4^< utîM. It iui i £ch4pp^ pourtjni 
que Tcu Djimav Atbjiiivt» n^titorien tle Mannu^ue, « publia le noniT Je 
iin> en Uiin et en pr^veii^aL dans le BwIUUh afb Ctsmil', t. IV (iBiS). 
p 3)i « »uiv. (— rj« XIV et XV dtf TWition). J'ai obwrv* qudqar* Jîrti^ 
mco d'une fdîtion h Tiutrc Lci lecturei de M, 1- >ont i:6ifnlcnieai lea 
ludllcam, ccpcndiVit, p. $7^ L 4 du bis. M. knird lit ii. â»m le prorcn- 
çd où D- Arbaud lit jJi^ul «t cvideiu aient ia bonne Ic^OQ- Uouvngc «1 
leniitn^ par un l»iqiic provençal 'l^tîn ^t 3\tc loin (ri^lm^. avoc le rcri- 
voi A 1b p, V7i C^ crroni-) ci par une table tira noms- — P. M> 
Utiirr Jm ytJtirmtnm Aff Humùmn. fin VnRm^ \on Hr. TluAior Gautmi-h 
CRmowitjti SdWly, iKu^ , in-tft, 60 p^ (cMraii dci Siutoa-iOA' ^ofAriV^Jdi)- 
— Dint cette bmctiurc pidrc dVruiJlîîon rt de frnQc, le uTint auteur ^ 
la Griwuin r^tf^nùnt, nulourd'huî pri>feïi«iu ft Oernowiu, Aal>1it qiw 
la vMÎe Ibrme allemande du nom àt^ Romatii d'Orimi m J^vmsiv*, idj. 
niMénir^ <Ti non A^nia, nfn«nw.b, que cvux-d voudraicni fiîrt prdvaloîr. 
De mime tu françiit II vst fLiîr ^n'iir^dira tmijoiiT^, rt 3 bon dmît, rounuih 
et noa FAvim. Mm pour en arriver lA M^ Gaflucr pitfç es re^uc lOuies 
la d^Domltuilofu qa'nnr re^'nes ^nii Jlvenn cpnijuc^ lei habiunii |iarlant 
ivinin des pro«iace« balkaniques <i J^nubicnncs : ceU Ciîi une piicUuM 
conlTibutit>ri I llùïtoine de leur^ rapports avec rOccIdent. En thiui lerTjmi 
ce» r«nMi^cmeiitf. qu'il n'a paa recueîlfîi un» de longuet pdneir M. C. 
Inuuttanne d'an ^aîTi d'huniuur qui rend U leeiare de u tiractiuie loiii 
k bit âpiMt. 



3J& OatOMtQPE 

Ihmougmtdj. C.-D. Paiif, A. Kugrr, J.-P. ChmicnLt. tA.f\. fy. ia-Sv, à 
éum.€ùhtiDt% 134^ pgvf' — ^ ittcndint <]uc nout pubaiopft anaunr 
1 <ci >lniintk cwirj^. qui rvnouwUi: compL^Lcnuiti l'Ciudc ^ h lym 
ikic c4»iilUi»c, riÂcle d^uillf qa'il mérite, itout atiai tmptcsïOEkS 
juiourd'fiui il'innnnccr i m» Icunirs [a puUlciLliin du ti>iiK- II, «miprv- 
lunt la lettres C ei D L« toImog ^oticnc le «rrido û imporunt» d« 
fpBHJ. cuti, tuojhlo^ titanio^ tti^» ilat, 4t^ tlair^ tkjat, ctc^, où l'iutt-ur te 
sMatrc oammi; «upravirt tctvpultfUttnHtt tfuct ddm s« dUlioai, 
flgjbcc dam le (lioU ci rirticrptf uiiun ^ ci c in fin^ cE ïnfurmC cijruiu: 
idnuii pciVKtnc ce l'avatt ^^ avant lui- M- Cuervo T«nt ^eii nûu» f:itrc 
uvoîr (jUc U EtMjn^ii^u prcmlËcc iJc viit dialoiiiuifc OtL irimîui'i : il ne 
lui rcite (^ue le tnv^ de U rdvisîoa <si ^ L'tinprosiOin, fan cona^Hiblc 
k \% yiùxt. et pCnibk. m^us qu'il uun inenci ^ buimc an pouc 7r |ÉH 
Itrtnd profil d« runiiiniiTet, <fUt ^iciidanl jlvvc îinpjûciïcc l'acliAvfnWit 
de cettt grjiiie et bcllctcuvie 
{^iaaaakt fii^'tiiiii-oiitiîania. bbvndrji T^uivalml du ncit Jraniiiis dont ùtuj 
Ut dULrùi dt ta lai^fiÊf iftv modfrtu. fut L. Put. Montpdhet, hrtpr^ oea- 
itjIc du Midi, i8g;. Drut toI, |ïi. iii â*. XK-491 «t 496 page». •* M. Pin 
A cru devoir brr< entrer ddftt u>n iiflioniuirc lODlt Li MHDfndAtor* 4t 
Unrf au^mciii^ d'un ^eti^tio n^ibrc Je iciviicv icvhtiiqucï ivcuctUb dint 
Mt Ucitiio. C*oi dire ^ue sa pcg*^ «^Qi encombrée! «J'unc inhniiè de 
ttmw» «fnpruiuéi xu Ung^ scîcntJfiqLi? qui n'oni et ne peyvrm avoir 
aucan ^un<ilrci djni lc« futoif du Midi. U m tSsé 4f mduîrc /iMvtfiyir 
^i froKHiJi-iigio. ff/rfinticcii/ve fiAt frfriitaUittJK cl/ibriWqf^wiiHii^pai/riMnr- 
/(■^JtAfvn. Ttidt» on tt dcnundr i ^uoi pcuvenl tcrvir <n adapiatioiH que 
couL liuniroe 'iyjvi qucii^ue noiioii Je l» Uii^uc pouirn u^ ft volonif et 
qo« penuMno ne »ongcn A chercher di»£ ce diciiornuire. L'ouvrtgc dff 
M> P> cAi Jonc pu fcrt alldgi de i&IUjctï Je ixioi» aaïuiJccnfaagcpourper* 
«ooTw, pu mtint pour tfa Mlibrct^ui, vivam loin du payf oai*], «undent 
UD peu onUiâ leur patoLa. Cette criu'quc faite, nova éevoc» rtconiMJBV 
^nc Iff tnvaïl d« M. F;u «it vi^ui^ aveeb«aueMipd«iioânttd*eon9d*ac<. 
U ailre en un ceiuin sens U ccnirepurtk du dkiïonruîfe Je ^fiff^3] et 
pourra rvnitt d« tcmcn au* phitologaet cunom de^onnaîrie U forme 
provTD^Ie DU dv oKiîn» l'^mralcoi praixncjl dt ici mm fraocUs- Le 
patoii dioiti coiwno Ijpc «l, nous dit rameur, celui du Languedoc, et 
^i en un peu ^aguc (c'cat, aemHc-i'îl, uc pitob du Gard, notC apprcod» 
OMtivffaeni). Pu reite, l'auieur a loiii de âomwr de oombreuie* variantes 
de fbnnc* empruntes à divcrva régioLia. 

Jeirpl^Anne Pt^t.peUt UâoY^dpht hiti'timvniin» pir Clament Sixov.P a ns 
Clumptcn, 1^3' In-^*. ^ pagei (extrait de U Bkfitttpàti Ttdicitt). — 
J.-A- VjjHe, mt en 1761, nion en idH. ai connu pour avoir pubK^. en 
l&iï, k ftofBjiBjifliW dapêMi iv Au-hmMufir, de l'jMif KTcolii Brrûn^Ct 
moet en J te e nile e iSio, kira|ue ritoprenion du dl^^ûoiuïre en ^ua i la 



ClIftOKKtVS 319 

kllTC C. Ccnc publication k fit» mr b roeocrmindation ^k RiynouArd, 
aux ffi» Ju dépanemenr Vîallir m- tk- bnmi pt 1 cnrrî^r Ic^fpr^tim - 
H dUgmcDU coD^iUrabl Client IVkuvtc Je t'ibb^. Ses jiJJihon>, qui fom- 
irwncmi i Li pA^r 44 (au tnnt «uufuQ, wni {itiotei cntrv | J. VialE^ ne 
|4rtJj^4Ît 74* i tout t^arJ! Ici jJ4<ï du boa ibbO- C'^uli un uicEcn 
r^vfituiifiiinjirc. pisublrnicm jovial fT mtme^grîUan). Pirmi m adJLiJoiit. 
bc<)ucouf Kini d'un <jri<tl'rc A.v.a U^cr- La^uc Ec djctîoniMire farDl, 
le prtfrï, 4)Lti a^Mit fhifgi= VutL' dr «^urvelMcf TWiTinri. fot ic^iidalUi^ On 
ntin ]■: plu» ^u'on put Jet nt-mpUlrci J^à dïa>trîbu£4, ci on rcnip]«f> 
u« aufj hnn nombrr ilr ffufllctx par Jd {sruii». Ixi cncrapblrci fartcm- 
nà loaf d peu prb les iculï qu'on rencontre dans k «ommcrcc. M- Clé- 
mcat Sfihoci noantc agnUblcmcnt ccitf liî^cvln: Et pub]ïc en jppc^tidicv ua 
ccruîn awnbrc d'additiona tii^ot dt note» louvcnt fort d^-c](ipi>Ac% qiic 
Vialli.». tptH h publitaiton tic l'onvrjj^v, AVà'a Intfiàa dint un L^ifntpbiR 
>ni«dbli£, 
Lti^Mf xAi^fj'nr, dd iJoitore EgiJIo Gujiiia. Hlbnt>, HocpTi, ^894» In-iA, 
T47 p. — On peut rcoocnmandtr en toute oûAlUncc dvi ^tudkms ck 
pfftii volumes bim conçu if bien ei^ui^, t\v,% conijent en il peu dVipoce 
beaucoup de notionï exjcm et utile*. Il comprend tei dupine» uirriinï ; 
\. fj iunqttiiti iimumt f h fntipa^^n^ian^ JW latim — IL iatinti liintinf f 
Uhna tv^rt. IIL EkrviU in^t^ti fJ tS/fûfnti^ — IV, Lt hnfvt im*- 
JUfi». — V. f/îWiJii moavmnri. ^ VI. il potieriat iiilupfû. I.'auttur kc 
montre au «ourani de lOLU Ici iravauif irttérieur?; il les résume ivcc cri- 
tiijuv CI in>UTC iTioyxii JWprîiikcr Hïiivcnt de» vue* pmonnrUeï. 
Jraiï^ éé h/fifmiUpin Jn mda uvnputùiJam U Uittff%it}rM^aiucomp».rit ,iux aoTTC* 
Ungues ronufwiet ju EdiJn. ^x! An^iie Dauuutkt»)!. Dtvkùïitic Altiion. 
r«v«<, corrigée ci en purle refondue» avcc une pr^ruce pjf (ïa^ioa Pa»». 
t^jib. BouiJlun. 1894. in-^S», vj-}6> p. — /'jî indiqua lu» |i pr^iiice U 
pirt i]ue j'aj priw i crtt« nouvel!* édition du Lîvrv 4;jAt&ii|Uï d'A, Û4fm^ 
scier ; elle Vev i peu prte bornée 1 mcitnf ai ttuvic ie^ Ttut^rvux pvOpa- 
rt( par routeur» qui t'occupait de ce invail au iiiotnem de ta mtyjx. La 
prenii^e partie a fl^par lui complètement refond ne. ci fonnr j)rcvpit< une 
CNvn nouvelle ; d^nt U va\\ç il n'jumil pas eu 3a:is doute A ïniroJeire de 
modlfU^LiDiiï auiaI prcjfuDdci; en cïjue os U ne l'ai^t pas fait, ri (e n'il 
pu qu'ubJitct tas nombvusoi notci» et <d et h pratiquer qudqiiet reci£fî- 
culous Cl uinoul quelque! Mippit^bn^ m^cohiita pjT le progrH de la 
«dcsec, — G. Ph 
TtTtf^r Motmtrt'MUbdl. xx\ti\ «ctremhrr Hixxotnn, in-8s 16 p^ ^ Noui 
Bgnoloai <c ^ 'MvT<'> qui contient de bdict ttroi^hei de ootre «oibboc*- 
leur M- E--G. P4£iH|i adrcMâa au [cune ilpoui (tîJt de ThUrc-Mannlrr), 1 
CMN d'un fragment de duODÎqut piïtojauc 4c I4<^ qu'y public M. Gi> 
llàxtt. 4VCIC un couic populaire de U Vt-rsiti^, avini-^uùt d'un recueil 
<|Ull prépare du folklore Je celte réjsion. 
/fvBi JifJEctvnJ irt oftiiKUiû'm VAêitèm frLivfJarjfJEvii, vi>nHernunn AuE^RRl- 
M)t (>>n^ i part de ['AnntjAire de ll/nWcnitd d'Upula^ 1^1-94)^ in-9", 



lO p. ^ Cn nmurquVB »r un Av\ )>liCnoTnhm 1a pîuf impomnn rt 

cncoK les cnoinA <onnu> Je k'f/alutiun plion^tik]uc Ju Llin en Fnnci^ 

aniMntt de U pdn^rraflmi et Jf la drcnntportîk^ ; cllet ilmvini fint con- 

ai]i£cip«rfnj«<^d9*dc<iipcront à<m Intâfvvum «j)ct, ouif clkin'ftbou- 

ijttvn: pit ï dn n^^ulutïoenainv n r\\» loni rédigért jvtfc une conri^ion 

<^ui nuii 4juk1^uc peu J U cbnt^. L'itjtcur V(K<upc moios do jtnnfi 

dkvHm^mt'v i)Lic Jti ujft dn cruitniuict qiir Imr vint ^umi^iiî-*. Il com* 

ricncc pir le K^oupe Jtone 4~ tonique, et pOK ninti le prindpc itÈnfnl quUI 

tuit d:jiii> i.nn cx\*iMan i vilçsx jujAunlIiul g^nérilcmenE reconnu <)uc «I 

une 4enulc «ourJc luil îrumiïdUiemcai b vo)i!lle proii^ni<iue, elle est ieve- 

nuL'vmiTiï apT^ïl* eljmc delà proiun&qur : imh trio ^il)anMfr . g AJnîLt 

Ibmïul^, <ciie Tiffi t*i inblmiuible. Une soiinle quelconque ne dcvieni 

wnorc ^oc *i elle &[ ou îwlfe cnïre voydlei ou Cf>niîgti$ â UPc sonore 

^scriioSnillciUfinndonctd eun^ncrdAnî chaque ou corumem ïc loni 

taccMé ]a phénomèna; h «ourie a pu k lonaHicr oiurtf J:^ diuie Je Ij 

proionique: 4/vÂ;,e]1< no l'a bii<|u« «I «Ik dm*vnaï| «onti{pl« Aunc^onorv, 

L-i OTCore djns <c c^» îl a pu y jvdir dvui Aisimibilont en scrn conirnSrc- 

" L'explication Jli uin ptftjcujk^r de placitare vocîtarcpar nclluencc 

dc-cofilirc ii]|ui»c Cil ln|t<^nkkLKC et ni^lU J'ttrc p rl»c en tuj]ïiil6> 

niion, 

Cfirrfs^ A/crdtns pli icu\ fomtithi ulwïWinf i^'aniltfn, ulHtnn.m Akl»èkv 

«m (tîng« à fan do Mimoirai dt U Société J« Jiugm^tique d'UpvxJ, 

18U-91, lii'l*, 1} pO — Ce lU^noîn: v«1 con^icr^ d un ]>Oirti vp^jjl du 

m|ectralf^ dxm lenifmQircprdcfJenl. L'juteur y soumet -ItmcontrAlc aiicn- 

lifle t^ïttcncdeM, MKytt-Lùh^K {GfaiHm.A, ^iit\Sipti^}e'^ii<\\'iiioi^<. 

d4i icrmiriiiîsofi; en le ent Eomt^ Jâns Ivi moif ïermméi|ur t TtitnK^ue I1; 

ccftl piurf 1 g,ei JiTiï kï EiiDtï tcntiîniSpAr d'jutrcï viiydlc? aprèï ijLii' ti; 

ehiinf^nent Avail At4 cHc-ttu^, Il trouve en g^n^rul ce tfteèmc oûnbrmii par 

IctLiu. ujdn M|f I uk J' j>Ki (icintbfcusa iliflitullét, ^u'il cauiye il'^itCT en 

îrnr^iUQt toit l'AnAlogic, $011 Tiiction d*un dlslecie lurrc que le Itançaïs 

pivpr, H reitc beaucoup J*obKum£9 vit ce pulnt {itipotunl de rhi^tcurc 

photittiquc du fraoçiTtp ei jp n'aflinDfniB p»i pour tni part t[W l'ing^ 

nkuK viplîutiuu de M. Mt-'yci-Lf^Mc wEi b bonaç. M»h \n rewhercbc* 

de H- AïKlcruon ioni eti eJlet-ai^imet prèôeutes et ton bien tncn£ct : 

ou y le^juru viuveai avec fruîl(royecpir uertipTeccquîcsi dhfur mciil- 

eum et Ict moti semblables, ainii que virdimaiiv en regard Je iiim^ndif, 

et CD gà>^al Vit le» mgu « ckiiuui > et U d4Ur de kMr cnu^ dAtis la 

bapw). M- AnJ«rwon 1 tir4 un Ir4« bOTi parti de T^Eude d« tfolvciM où 

le kl c j Jvnne ir ci non (Ar- — L'micur eiui>U)ic Eu In liiCQû > Vi 

< dw un tcm bvenedc celui qu'il kur st'tii itinbuâtd^H ion précédent 

toémolre. cequknuû i U clarté (d'^uuai plbi que pif foii U retient Arauine 

"W ga : Jnnti on Ëi p. 1 1 pcttktts < /v^, m^ p> 1 j pcrhtvm > /rvrlir). 

-a p. 

Upnfpfiàmn-iàiànî, }L BOUILLON. 



^nHai fr*a*a, ■i»)viiuh'«. 



LES ACCUSATIFS EN -AIN 



Li diminiition, puis Ii disparitîoD dans les langues romarcî 
de la tk^clinoison cnsudle (siuf pour <]ucl^iicï pronoms), n des 
cao-%es k U (oh f\\onéiiqtx<^s ex «ynucti^u<;t. S^in» rcntonicr au 
dclk du Utiii cIl^^^ue, (jui nouK uETrc ii]^ tmc lié^linaîsor 
réduite, cette dccUiuison f^t d'aborJ prûbndimcni atteinte par 
la cbulc de Tw fmaJc (sauf dans tes mcnosyllabeï) , dit qtii, 
comme on lésait, n-mome A une luuie intîqiiit^. D^ lors 1 h 
prcmîârc Jéclîniiwn racciiMuf itc JiETéni plus du ncmniatîr 
OffTà{m) igAÏ ^ tirrà) : il en résulta torc^RieDC^juc pour les noms 
de cette dédinaisOD il fallut employer d'auuet^ nioyetts que la 
form? casucllc pour distinguer dans h phrase le r^me direct du 
sujets ie D'ai pas ici <l m occuper de ces moyens. Plus tard Vu 
et T'ï » œnfondircni (encore avim la pcncdc^c^) ; /irmf devint 
i tOD tour pareil â lerrâ, terra^m), ce qitx fà<:ilita cernai ne ment le 
triomphe de la «ynr^ixe nouvelle par btjtielle toutes le« préposi- 
tions CD vinrent^ ci cela de ith^ bcjunc heure, h régir raccus^nif: 
(U ffmt, £nm Irrra , ne se distinguaient plus de aà terra , per terra ; 
in t^fta restait pareil, ^u*il y cCii ou non mouvement. D^& lorson 
eut pour tout le vtn^,ntier de ierra une H-ule f^mie, le ^^nïlif et 
le datif ^unt n:mplacc!fc pa: U péripliraïe avec ik, aJ* i trrra 
était 1 la ibis sujet, régime direct et régime des préposition»* 



I, 11 (êui rtttarqvct d'utlvun que U mtxac idcotisf de l'«ccuuiii ei àa 
DPimoatîl «tiiiaii àttm it litin cUs^ue peur Iv4 ncnires tingulïertft pluriel» 
de coDto Icï dfcJinJiîMri», et i^ui le pluncl Jn iLUKulîn* cl fifniJDÏDa dct 
d^dinaltotit iittfct L^uc U pr;;mi£rc et U wCf^ndc. 

a> Cot A loti fuc Irfqueiiiiiiciii oa sutue poui )a dfUtiuiMa du Idtin 
Tulg4Lte nom. fArra. g*o. rf/ fcrrj, ace, *J thra, 4bL r*m*, ace. r*tfM (« de 
siÉOM peur !o auirci d^lltmioni)- U f^Lidrjit «lorï auui cotiiiitoir ikf «U 
aWf kf pri|poïiiiCintm«,^,/rj. c^.irti:.: Jjtst Af ne sont pativoclei nom* 
dus na «um xflpport. C'est p«i un ûntiik liAurJ que dcui des cm du b<iQ 
ptewnr (et comNen peu nactcnicni 1) (irc f«rdui pir dei pértpbttEei avec 
d^ et dtf 0'*^l*lV ■u'A |tt' dn p^[phniK3 avec i^ ci fm) : dft Domcot qae 



]la G. PARIS 

Au pluncl, AU contraire, ï c6t6ct plus ard en remplacement de 
Uffof, Urrarum^ Urrit^ terras^ J///tf, on aviîl du moins t^rrat^ 
Utras. MaU de tr^ lionne heure le ungulît-r o^t sur k pluriel, 
c: un ne g^rd-i pmir cclaî-ct i^i^'iinc (onTic, t'accuMiif, totii intji- 
quf parce qu'il con&crviit Va c*irdct^i&Hquc de eetie dècïJnai^ 
son ; ïfrrvis servit, comme ttira, de stijct, de r^|:;imc dJrcet et Je 
r^imepr^posironncLM. MLycr-Lul>keacit^(CFrxiiïi/nH,l, 369) 
deuTi Anciens exemples de cette simplification : requksca^ r/ii' 
qutas(C. L L.,Yt 5£>78)ï NcfiddmtP<iniMnia:duas,M<»mastiff 
ricff Dacias Juas (Jcrdanls, xxviii, 3), On p^iit aujourd'hui 
en ajouter plusieurs autres, rck-v^s dans les tables du Corpus 
fnitrif?itonuf» Ziitinaruni : U»3S (S.ilicij, 3tij. Mciccf do Sal, en 
PofïQgalJ : L^ N. MitriU rt Antcm^ i-uruictut rf Nutnùx Su/ina 
Siias matrî piiSiifnr poiueruni ; III, i^SË (Saloiies;): ut Uhtris îihtr- 
mupi/' pmutntur (la Ie<çon n'c4l jiii tout \ hXl sûre); 111^ 3551 
(Ali-(>fcn en f longnc) : ïîk ^utsettat dtias maira, duos ^iias 
(nur^fc trcs fiutttit), W advcrtaf II panvfas; qui suuûishis cnjus 
tcruîiaoest.Jut, Hcrcuïauus vcunitimfdffrecufûvitm ricjJU'; VlII 
(AfriqtiL-), 3751 ; Ona rf hU .v^wj t^rst-rlranl m on^nfturm* ; 

Ict cil soQt tcmpljicfï p.ir dci piîriphrAKSprf|>otîtïonnc]tci,Ibn*ciiiictiipIt»>t 
il n'y X pUit 1 ea Tenir crmpic- — Ccli soie An uai oubTirr que Ici cm on 
<omiDUi^lorïgTcmpïïlV).bLïr, suns douic avM no emploi iKïiatif lujvnt Ï0 
niilirui tt W di-^ri^ A\i culturr, d oACf du p^^TiphriJ^n pr^pOfiliorncUo 
(ou Mil que le dalir fïïnsinin VcM mAÛiKim en TObioarn jui^j'JUJi^urdlLUJ, 
t[ur riKvu*,3tif, en fran^is cl rn frown^il, n Ifmgïcmpi filt forctkw piur kr* 
noms Je pcEMTin» J'«uiiMt)f cl de gi^nkif, i^uc le giiiLiïf pluiicL co -«r«i« 
(vfry. ci-Jeitous, p, ;j7) lett mjtrtenu Ibrt ur(t en Iialic a «n G4u1f^ wr 
<tuc l<i pTonum^ ont conacrvf d<i former de datif t% de g^nîtiQ; m«b ^ 
dpLii «N-tt^nii^ <ml ru lik-iu i-lrr |LUUp<Lfi^ i:l uiivciiT tMi\è> dim Ir mttnr 
pirJcr, ec n'en ïont |uu mc^iii deux tyii^nics louE i^ ûii ditï^reaiji, doni il ne 
Uxii p4ï, contre la iijmrc ^eiclicsi-j, plkr le Kcond >UKUité^rla du preniffr. 

t. J'jïdt^ cii«nti<r cciîiM eunvLiK, h cau-^c d^i auirv; pjrticul^ià qu'il 
pnSfiHr on y itmjiqutra cl'jhurd/rHwif pcm /ftrunf (cf. Jtc** , XXH, S/O* 
cT vnsuÎEc 1.1 phrj»»u «inf^uLiâre qui i^ootmcnec p,ir ^ai. M, Mncnpt^n ac<om- 
pj^^c ce \iui d'un ik; je |x:nu; qu'il cM pouc (u\ i<iii\i\x\\o\\ ïi^qurn^e d 
aDOcn&e, vor. Scdiiuinnt p, ;;£, J4i, Jïo). cl qu'il nous ofïre k plLu-unden 
exemple Je remploi romatL dcnw'cmnaïc cii oblique du pnn^Dm rcUdrutu 
djhiinction dt f;«nrD et de nccnbrc. 

j. Cet Tiejijinj&n où le qudirknie pEâd fûnnc un dici/lc ionique et cou 
métrique a £Eé & bon drcâi r«lev4 par M* Rvnorio dtiu ton ofèiioirc lur U 
venlfiodon popddrc UEÎnc. 



I.R1 AOCUSATlfS RN -étV 



%n 



(Mid de Iltilic) ! fîar^/M Àystw âiikiss sita; 310$ : d/uutnaj 
pattil^nt mettnlijf^^funt. Ou lit ^jlcmcni Au»^ une inscription 
des Ciucomks ïc Rome américore au V sitclc : fi^t^s in pàce 
(ktrmis (Le fibni» /n^rr, fjfrfd. iif /a Gaukt U^ 180). A Tèpoque 
mÉrovingienrc, le* tïcnip!e% îc multiplient, ei il e« muiile de 
\r% <;Êlcr dam ce (fivaîl. Ce qu'il ^'aj^ît sinijikmeiiC de coiiMaier 
ici, — Cl sans cmrcr <kns la qucsnon contro^x:r5èc de ià JMi- 
naîson féminine en iulicn et en rcum^iiï, — c'csi cjae le g^Lllo- 
roman lOLit au moins :i pour ba^e et pour point de départ de 
U déclinaison fimininc en -a l'aWncc de ca» : Atng. ff/rj, pljr. 

On trouve cependant dans des textes Crançûa» pour dous en 
icnir d'abord ï ceux-Ii ^ un certain nombre dr noms ftmïiùn% 
qui prbentciK i l'acoisaiîf une forme en -aîn om -iVri, suivant 
que cette terminaison c^t oit n'est pas précédée de palatale. 
Cette d^ltnaison s'appliqne surtout h ées noms propres (en 
rangeant dans celle cai4;orie dci noms Je femelles d'animaux 
traitas i:onimc des personnes, et quelques persan nificaiîons 
{£[ninincs).majâaus5iJi quelques noms communs de personnes, 
et dAos ce cas la forme *ai>i (-jVij) pa^sc au pluriel en «*Apu- 
tant une i : -Ktirrr (-ifur), On a donc : 

I. 'AIN' 

\, NOM» PVOIWES 

AJe — Mam (Pli. Mousket, 1S499 ; Chartes du Vermandoîs, 

p, p. Le i*toux, Ul, V, elc,; AJ-tîn^^n, Âdd'tnviiU). 
Aîdt — Althin. Authin. 
AU — Alain (^AhirXiMrt^ Adclaac curtem). 
AntigcfU — Anti^tùm (7V^)- 



1. On v<iii *^v4 [« ngirdtf llmljUlUion d« ttms, comntfbroae onique 4u 
ptun«l fiiuiiùii. wiviMK i>]ut jrKJtuui; qui: [Jc te Lit M- Meyei'LAbke(G>'«Rnt^ 

i. La Oitaii *^u\ iun <ctEG Ujptc m ïoiU pu «.comioyi;^ Je rdirtr^n 
lOGl g^^rjlcmcuc <oa-iuï pir irop d'cicmplci pouf f^u'il loil niccuiirc ie 
le» dlcr (ûni.\ Atidit^M. Btritin). d'iuirct au Loniraifc »tini Jci nonit qut Je 
ne fouirivat 4'avoir mcontréf, tnàts dont je oc priu me rappeler U prore- 




324 G' PARIS 

Asulinf — AiuUnain (Le Proux, XXIX)- 

At€ — Atahi (AttaimiU^ Adtanc villa), 

Bertt — JkriiSiH. 

Blankf -- Biimcam (Mou»k«t, lo^é^^ 26^4$ ; Rtn. îf NciUxT^ 

Blfff — BIf rain {nom i\v\;ic\ie,Fal>!.X;Rfu.frNtuttvI, 2^ y^). 

Bu^k — Bcttîiiin (BouIairwtiTîU ^ Bodîlanc oiontcm; cC 

BûnUinnu dans Mouskct, 31515, auj. îi<yiiJaif7rtfux dacs h 

Nor<l). 
Brune — Brunain (nom «le v-jclie, FdW. X). 
fiuZ/r — Butlûin {BuihintHlc dans le Cutulalre de Saïaic- 

Holldc, p, p- Jacob). 
CorU — Cv>rtain (épéc d'Oger le Danoît). 
Tkiâf — Daâa'itg ^Thtuimnvillc, DoddHtntf vîtla). 
Bntc — EmatH (Moui^kct» 15J08, i*^737i Hmmtiiri, fe«, /; 

W^-i'p, 2î9s)p 
fw — fiw/if. 

Ftf«;.vff — faniiflaia (Ftjucffn dt Cundir). 
Fauve — Faiivain (rom de jument (tins Hugues Cofct, p. j8, 

ou d'ânes^ ilam. Sm. U Nokul, I2>;). 
fiffsc — fîtrsain (^Flfxtiimifle, l'Ursanc vîlla). 
Foie — F[tf/iin (nom Je junïcnt dxns le Rttidus di Mtftltau)^ 
Frfsnc — Fusnain {Gahran ai Brttapu^ 3^41 '). 
GhiU — Ghiîain (Moiisket, 2737; Chine) de Douât, p< p, 

Bonnicr, LXXX(fMV). 
Gjj/^ — &'i/dm(MoL^ci, i3S47i ca,). 
Ctv/i- — </{:i^fn (God^insfhf, Ch.irteï d!u Hontica. p, p. Kay* 

naudj I), 
CwHJf — Ctïnïjiff (GtM*iiJ»«'ï7/f, Gon^rme villa), 
GuiU — Guilain (pcrâDimîfîutio» de U tromperie, A». /^ 

Hamit —* Hûmîain {Hamtahicmifi ^ Mouskei, i^^a, au}. 

HamUjicmirî d:ïiis îc P-ns-dc-Cahût), 
Wtf//(r — //fZ/di" (Tournai, IJOJ, dans Godctfosr, s- v, mûc), 
He^sc- HnsQin (U Proux. IX, XXX). 

Isiom — lùmain (Traie, 18179). 



t. U cïl i iioicr que lliiroîiic du Ui de Mirk de Tniicv, 4m^ucl icntomc 
G^irr/n, y «t appel<^ non Fnsne fém, , mab /* /^r^m* : i^'cnI l'auwur J« 
C^r«M qui « ri&nûiiL*£ fc nom. 




LES AOatSATTFS ES '^W 



jaS 



Jfhanw — Jfhannain (Giarr«x de Tournai, p. p. d'Herbomei, 
tJV, r,ix> 

/wir — Juiain (Juhaitmilc). 

Lu^f — Ly^ûin (Littsaifi^ Le Prouï, XXIU). 

MaUr — Mrf^iixrt (Chartes d*Airc, p, p. tic Wailly, 1). 

MahiU " Maf'iUin (Mouskcr, 1S242)- 

Afa^/w—A/tifi^ïCUProux, XXXIX; Adcnct/Brr/^, 1760). 

Mûrpifriu — SiarguenlamiMar^ffiiixtn, Bciinîcr, X, LXVJI; 

Mngritain, id., LXHT), 
JUlfl/if — M«riiin (//h^i^j Cj/vï, p, 57 ; Bauàmm Jf Sfi(mrc, 

Maroîtr — MaroUin {^Robin :t Marion^ 24S)- 

O^ive — Ogn\:irj (D*Hcrbonn^, \1), 

Pirwu ^ Pmmain (Pirrimiirt, D'Hcfkimea, XI; Pkrmin, 
ToEirnii ]j88> d^iti» CfoJL:rn)y, s. v. rirv). 

PinU — Pintain (nom de poule Jaiis kamrt'), 

Poiissfm — Poihsinûin {Tmi). 

p[ipt — Popnin (Momler, '357?)* 

P&rrt — Porrain (CoffiWJ ^Arras). 

Rçisc — fbsain. 

SahU — SainTain (Boonior, XCII)- 

Samkf — SmtJfitin (voy. Godcfroy, s. v. «/«fdjVi). 

Sure — Sùtain (D'Hcfl>om«. X. XXII, Ll), 

TiU — Titain (nom de poule, Rrti. h Kûttvei^ TOi^)- 

Utde— U^airj {(Maîn, D'Herbomei , LV; ^Aiùin^ U 
Ptuut, XXÎII. XXV; Ihudain, U Proux, XI\> 

Yjam^—Yfanmu(J'ahL XXV). 
ce sans doute beaucoup d';iutTes qu'on pouTrait relever dAfis lc« 
textes cr surtout retrouver d^m les nomt de lieu* 



B. MOM.4 CÛMMCTMS. 

OHle — lUfinin (voy. Godefroy» tjui fait deux macs A*ûnU ci 
lïrrfdin; exemples depub Thcbcj <x Wacc; le plur. ûniains 
dans U Tr^n? de Guuiier le LoiiKi i"^-}* 



/mb Jr nantie ir ftj w w J (^Eurr^ei-Lcdr) leirc de h ptcnltre RialiU Ju 



it6 O. FAftS 

nUcf — niffûtti (acK lornin de 12J5 dans Wof. rt £r/r> d» 
mss., XXVIIJ. 5 - Godciroy ciic encore triedain, Tounui, 
1292, D'HcrboïKï.LlX; pi. ^fwçaiiw, tians Philippe Mou^ 
kei m/irhains (àà. wwtoj'u), Gilles le MuL&ît, t, !, p. îj;))- 

ffiwf — nm/ihit pi. nowimi (dodhahcs des le vui* si^jc, 
vtiy. Du Oiiij^c; notez le suj. stag. MfmaiWt LcbJmli, 

put4 — puUfin (ph pHtaint diiu CarnkT de Pont-Saînte- 

A. XOMS P«OF»ES 



Jir — vfi<7T (souvcni âarts Aie fAvigfvm, de m, Ph. Moiu- 

Vct j6.|fÏ7, et cf. Goiïtfroy s. v, irif^'iv), 
Blancht — Bfarb'hUn {Ç^mbl^nthkn^ Clirtîs DUncaDc). 
Chmnuv — Ciiiwfici^n (D'ilerbonïesr, XXXV]. 
Je — Irn (hyoïvitU)). 

}oU ^ Joint (Ji^invUIe^ GjudiLinc vî1l;t). 
LuhiU — Lriisiiicn ^Lucilia; iMsUk^, De WaiHy, [), 



À 



%W Ûkd9 pubJié par M- Kcnf Mvrlci daiu i^ BaUtlU 4u <UmH Sri trav^ 

iwfi. fl ;h&iÛ, ljt9i, p. j04 ' 4 IfC (oTiEicr (luit )«.>>>' fiictTc ui tt* 

famc ou u AAioni ou autr« scnoni a \t p^uic tncrttf te II veut iroif u Jnri- 
lure. it — L'oTÎgïcic du mot C9l tibscurc, en yjric ijLi'on pourtiit ïc tJcnuDiia 
■i 11 forme NdFVu d^oi ctf trxrv ne rcpr^tmic pi« Ajijtn/u pluiAc fsw 
foniuo/i. Mjlï»^ le prototype du mm fr^n^i ï'^tiii icnitm^ cii -«ti^i, oa 
irouvprth b graphie ^l^lll» et la fomie hmiJ^r. qui i^'niii«nt ni Tune ni 
rfliitrt; »'îl Bi'^nit itrminA en -a^bij» oa âurjit Jndidûn. hïHDf, qui a'cxlsicm 
que danv Jet rf^oiii oA fi cntfiJvf dcifenT ai, t «»K iwiEr brtoîi de l'tD- 
flticncc d'uia 1, On pcai donc admettre qcic fc prototype dut bicjssa. 
qu'indique »ao4 le prm'. iiî^nïM. L'ïtfll. hi^itiA pariH, il cii *rft*, ooninfkr 
celte cpinioa; mnU c'c&t un mot ompratu^ âu prov«n^[ avec une Idgfrc 
alcàtaElon. jHsi qiic Tc^p ^^''J^''» '(' t^^- ^ovi ' tou^ccï n>4>» ml on trnc 
p^joTitif qui n'jpparLÎcni fdi à Vaim. U^ htiiane nî A l'anc pi. A^fpti^, laq«cl» 
Bljeiiir^dt simpIcfuciiL R SC1VAJ3CC >»- Bic;iïi4. qijcLlc que v>ii lonorictnc (U 
peut bien £tE« orlcnLi])^ £M uti raoc esMnikiifment gallo-ranuo. L'4«u»^ 
de ^dÛ7f;< (et Tïon ^/oiif, tiOiTiiiic on îinprîiii? picfoiti) * Jà tœ tuBairaAn et 
non baiatum. 




— Mitais (Ahi, p. 4^5; Anseis A Cartluj^i^ w 951^ 
var. ; D'Hcrlwmcï U» U Prouïc XX, Bontûçr XVI, ck-)- 

TiWrff — Tibcrgiftt, Tiicrgbim, 

B. KOUS COUMUXS 

nk^t — ntnm {Lokr. cUos Codcfroy, s. v. irwfaijn). 

Jdic — tsstn {vcy, Gocicfroy : taiien <iaiis /îo/'j'V ^r Msricn et 

daiu un iftedtf Lille lie 139e; ajoute:^ une chine de Douii 

de 1241, Bonmer, X) '. 

On rcmirqucra dnns ccâ listes que Blaticatn, taçttin, Xfarîaîn^ 
mriain sont des former îrréguliircs en rcgird Je BhaihUn, 
Manif^t f^etat^ scoU corrects : on a sitnplem^ïni ippIii^iK^^ \ un* 
époque relativement récente, h terrninaîion -ain \ Blanchi^ Mark, 
ni/tt, iardî*t que Biartfhi^n, Mjiîitn, wnen refiiontcnc k t!eA 
former Blancs», Mjirïian, ncpitao, aoccricurci m ptié- 
nointne phonétique qui a r^nni la terminaison icceniuec -an 
cnm- ^rrt ei -/Vn suivant qu'elle n't-tâît pas ou qii*clle iuU prf- 
c^\é<: d^inc p-iUtaleV 

Dîcjï le prcmicf {Grcmm,, 2* âd., t. Il, p. 4;) cstaya une 
cxpItCAtîoD de cca formes, qu'il ne cornalssait d'allJcurs qu'en 
ptnic. Il y vit umpicmcnt T accusa i if l^iîn en -a m qu'on aurait 
muni J'aorent', CeEie rxpliaitinti uHjlt^"iît Wcn de^ difficulté. 



1. Le mot Aftf itipiiAc ■ RTind'intrc », et /«um « g»nd-p^rc >. )>l4tgr< 
ropmbn de Dlcx, Grftbcr ei Kfiriitig, il en <\ak que ce« mon ne peuTroi 
veaîr de uu^ *t^toncm. Us repr^nicni *(a)tdvîi, *(«)tavîoncTO, 
JecnlnLC quv le prov, mod, f*ij' (tt ausfJ lan^ repriieate *(i)lATiuin (cf. 
T>n>v.in'r Aïium <t ronm- dhfJvU) ; on diuil J4Ï)Ï n btici «vil. jVavia- 
1^ flungrmmt i!c «rn« ctE tiiTilcniciiT explicable, et d'alllcun U tfn>Hc 4jUe 
IdiM, Utr ircnt pirfolt le xti« de * bittlcul, biuFeule *. Le mor tits,. 
w pipa «, qui i pana datu U plupsfî dD twiguen ronuoei. csr Inconnu au 

3 Fri nH'inche Tatiùnât Tait, dimle Pdhnrmfr^ p. p. M. firnerti, iirnii 
o4re riJdttIcn errant de U icrm. -^ ft un rtiïTii ffm qui, n'jiyinl p^i dV 
(a) au nom., n'apprtlet» pa« a la !■* Jtelliuboit. 

Tai»;. nf.^Auld, il jjoini; : ■ Exi frinçahiu )im if<r ^Ai/w, oq troDVT fold/a 
(en pTOv. aauà /ti'Ud rt no» /f^l-iiu), Je raccui. /wi«M| comme la ooai 
propea Bftin acc- d'fivm. Btruàn de /ïffM'u. ■ 



}3S C. FUS 

Ikai^ivAiefmrmaiéaâÊnaÊUic 185 ; (janricr). proposa une 
ocplicâtkia ooéf dk : 3 mriryw «^uc -tffa du £rinçii£ con<c&- 
pooJ pbodMq«cmi^D£iB: « Donc, ajoat^i-tl, T^um* 
Inu bi a- bri tt d'Etant temt fnwrw. lonc de compromît bai- 
bttrecatrtk ffcmite dé^iwiaoQ ctlacÏEUjUL^nic, entre ri^sam 

d nM Tdk SI, ^ ce &ît siiifsoEeT de notre nctUe bnjfuc, 

rcxpKdàoo ^»r je pct^osr^ ■ Le mèritr de cet» opUcatioa 
en J^axdi TtojQ&u ^Dc ^ù pcpoac sur udc tcrmiiuitM 
toaîqtie qvû c«t oa ffa ittMc os. Mais on > compfiooùs • cnirc 
rtaa Cl r^ icoît tottt la phi doniK roum ; dans £ctf «an, si ou 
TÏew de ftH et j de nMtfiB, lToq vîmirit? lirrr^ n'en dii Heu'. 
F^BiudiT* wottlot yoïr daiaccs accasitîfe (ctdm^ k& aùacaiifc 
ffiat^)'"* cfi -«I cooimc PvmM, C^iiM) « des sortes de 
dimmutife funi&en v. I>ub nkoo irsTsil dt débui (tS62), îe 
nMiiiibs<{Oe c*taKOC en efti des diimmicîft, pir une sérîc de 
raîscMuienieTiu donc ooe potie, diri^ contre ropirtlon de 
IMOt <9t aobde» dont rtotic est caduque. Ihcz njfuu mon 
cxptkitioa (/iMmchfiàf rpm, Uur^nr^ V, 4< t) pir de bonnes 
rti«Ottï. nuit ne détnibii pu les objections opposa ï h sienM. 
En lS^7, J. Quichcni» dttu soo TnùJi prati^ àc ia forma- 
Hm des MMi éi iiemXy p. 6;>^ ât ntr ee point des remarques 
qui chinçejîcui oomplétetnetir b qocsDon. 



Lei DOOM (genatfùque»] «k feaMie liBfliib sot le Qrpc ik U Fr<niffc 
éécKnafaiM» loia dv nbv an rt i facdan s mvI vMeotCKqae les nuadtas, 
001 m çMcoîïc ictnk «a feiis^ «m puik de k« ftcùoa ^rtmmaïkik. 

Pnar T twriliyiinp de ce fdt, il bnt ttnnir qo* l« kmm fîninirtt eo a , 
coofonteent 1 me hifeàudc de b b^^x <^4«i Ui Mcat lortii, t'iikvi- 
gcjtkiM fiMiTRiE m C4S fWfnri, pv TuSdicicvi dTttae fffflabe usule. 

ûm « b pf«uvt Je cdi par beaACoap de dunes de f^poquc luAwt» 
DOttBwncni psr le ^ntutimt Je H^ymond II, ^ocrtc dt Roacigue {9fiO> 
Où U ItninK de oe K%Qear «t cofittirtwngn ippdtc AtM au ncnÎBiâft tt 
JWlMT lo daiff, 

CcOc syHibe «d^iÈanocllc on Apendiàx do ai ofalîquci «^soi frb 
Ticccm. U en 1 tesilié Jani le fr7t>f>b des fcrnm doubler, Avir et Baiti^ 
r/reiMûi. Etvec £v«te, et par cxtcmioa dt bskbniGràgkidesvtttntiiK 
(ili de b bnguc comnioac» ■»» n i —irf », «■> ei t«idf«, cic. 



1. RcpraddtdmrHUAMrrdtfkbiV*'A«^«iMlI, p. y. 
1. riiiscird, d*m le Piififlwai'rtf, am mois »j«<ri» ci f*tf*, H a AJmlt 
rnpHcotwn de Qfiîcbem- 



LRS ACCUMTfFS 1» -JtS Jl$ 

Tdknt l'npKc^kifld'aiiCaït curieux qui * ^if d^jl li^iulc çv loplnlo- 
logiws, uns qu'ih iuent pu «n olJ^ucf U Mbon, Us tt'cn oni fEu^c tonna 
d*auir<A esicmplo que ccuc qui viennent d'cirv uppoité^ Li nonicjidAtuTC 
urnioriHik cti d'une grande riche^M en ce genre : 

ASnue tiîtii» AiuldvîMc (Semcvi'Dlse); Douane vUk, Doudainvillc 
(Eure-«-Loif ) ; fhrvtnj tÂlIc^ Rrmintf^U» (Sftoe-^T-Ouc]; Gvn^^mj tvlla, 
GouiMJitvîIlc {:ïd^iC'Ci-Oi>e) ; Btinm^r Cor/îj et Ctniit BioMaat^ CoQibUj>- 
ehîcn <CAi<<d'Or), pour Crt>i6^iifftuifl ', etc.> «U. 

Les noEU» qui Tiiewpi ui ipfiûtîf. d^lM tou» ca coiupoffi. bînkni âu 
Komiiuiir jliu, iAitia, /ia^iii, ^uHftf, Bttnto. 

Qniclicr;)! semble se rcprtscnicr ces formes comme le ymy- 
iù\x «l'une J^iniison hybride, qui, entn; le thime et la ternn- 
tiiisoft des nonis: f^miniiu, ^turnic îniercdê aux cas oHit^ucs, 
« coiiform^-meni i une habùiidc àc la langue "* germanique, U 
m sylUbc n^^ilc u an, cti sorte qu'au lîcu de JMincr Bt^la^ 
Bcftct^ ikrtam on aur.^îi dédm^ 3cfic^ Ikrtana^^ Bcrtanam. 
Malgré ce qu'il y nvaii de vague dans »« \dèçi sur la déclinjii* 
son j^'muniqtie et r^duptïon de cette dédînsUon en G>iult% Il 
av4il eu le mérite de iccoiiimire rim|iariJjKL des former qu'il 
signalait le premier et en ^voit proposa une explication qui 
devait avoir du utcc^s. 

Kendanc compre du livre de Q.oichcnit dans la R/vur critiqw 
(1867, u II, p. H^)* k TC'cvai le grand intérêt lic ces 
remarqnfs, et j'aïoiLtai qu'elles ^ devaient èire le peint de départ 
de fechcrcbcs touks iiou<i^lI?s et d'importants rf^^uluts »>, puis 
en note : » D^doppjint ces pnSiicuses indicirlons. nouï avotit 
recherché ; i'' m d'jucrcs nom* que ceux que cite M. Quïclicrot 
orient cette flexion; iiouâ en avoru recueilli 1 peu pria 80; 
a" quelle *tait la cause de ce phènonituc; î" en j'entrai com- 
ment les noms propres gcrmams avaient ps^if en fmn^aii;. 
C'est le sujet d'une îïude quî paraîtra dans les Mômrcs de la 
Sôciâé àd Hnguiîtùqu àt Faris^ » Cette ^lude n'a jamais paru ; 
j'ai £iit seulement k b Saciéié df linguistique une commum- 
catton orale sut le sujet. Pout ne parler ici que des noms 
féminins de la prcmi^ d^^llnaisoïi, Quicherat *e bornait i Jirc 
que IcA noms féminins d origine germanique prenaient une n 
« conrormément ï un& habitude d<; U langue dont ils éuïent 
sortis. B C'était là ce qu il s'a^isiïiii de coitiri^Ier ei qui parais- 



Nnn i c'nt Btunibf/n qui irM nf^IifT (vojfciT d-dnau»). 



J30 c. PAnts 

Mil h vm dire assez bâarrc. ar I.i ij^liiubon du gochîi, 
celle de l'ancien haui-allemand et celle Je V-incien mjlou 
(ks ^uldf Joni nouï puîuionî tirer des lamièfe£ sur h 
dMiniïM>n Ëranque) nous donnant pour h drclinaîscrn Giibfe 
ftiiimmc p. ex. fjiS/^J 'v^^^'J d'une pan, ^^n^iS ^iJ^'un d'âtiuc 
pin. ainsi prcci^meni A ]'accu3dl:f un o (u) et non un a (um 
pjrier de r.icccnitjation diff-^rcntc). Je peiuoi^ alors que celte 

Diez, danï la troi^i^mc édition de %^ Crammain (1871), 
TCpni la <|ucstion comme elle se posait d^ormab. Il mamticm 
dans le icx!c (tr fr, t, (I, p. 43) que -cin est " imiié du brio 
-am D (ce quM pendît avoir jufHfîè «ians Vanide clf^ do 
JaMucb en alligoant la prononciation (ran^ai»: du latin avec 
raccentsur la deroi^r«î), nuîs en note il remarque : 

Tl ciÎNite en bavlitin, noiammcnt A paEtIr de )'(poquc de Orfeolie b3c 
Tdurt, enc lïcxion p^rticuïifrrG de n^mi deprnonnes ttidscutioi : noiu. 4, 
gtfn. ivrii^ dat, mi. ai^t. tinfM, p. ex. AttlU rei, AStHanein n^rm ChurmoniiH^ 
Des chenet c^pj^oSis fl^hisAcat d« U m^rav mAnjifri; » avuc ictcrtilAfloii 
d'une n. p. ex. /^^'îlif. g^a. f'^i/kr;/, /^uiAi. jbl, fnniane. J. Griuiiii (Gaib, 
étrd.Sfrxbé^ 94;) fuppow pour Lct mou Iroj^c^ une fonmc plut prixniÀ't 
tk U ili^ilinaitLirt }£i>[1iî^uc (''> ■'J^< ■»> ■"■X'- ^" 'eiiijr^UE c;i ouifc Jui» 
Ict Jujttfi intfrovLrgitfnntfi c( ^:ûrolmgienn« de noTnbrcux oohm «// /mM«f 
qui fl^thiucui fujlnncni au luoycu J'uoc n >~ ^. it'w fi^Cn. daL)« ann«. ant- 
&ttifa. ttn^thaïuu, HtttitaiinH: fgti tt fon/uc iviAi Traia, ûxrA b tûmcTiptioa 
^iitHtn TmdûnQt (clmrtc de \'ai\ u6). Un scnibbbic iriIicniciiE do nmi» Je 

leminct TIC parjitt pii te produire djuu Je litin .espagiid^ Q;)ic)ienu 

ijppon<: vc dcmki riïoJe Je flcuÎQQ A U U-igui; m^e de <cï nomï et explique 
par \k ûgaicmenE le »t obliqtitr di* l'judfn InTifjis m -4Mt (cf> Gmiow^viiIIp 
s Ciffi^AïUK v'tllu). Ptti U ii cnitEid mjis dciutc le j^ochiquc* <[liî auriît lUcbl 
I» nnm« Jr reinmH en ù eomnic I^ï mmailifit m ^ '. CotUr opinion â, 1 
preniiirc vue, ijuclquc chovc de ït&luiunt ; (<pcniiict k proc&ld KBibIc pou- 



t, <■ J- Grinim wrmuthtt in dvm frânhÎBchvn Fallctin» urfprÛn^îdbcn 
Gc^tt^l Jcr jïoïhlKli[.*n »tli wi^lirn IX-Jiniibn. * Je ne irouve rien de parril 
d«nt le pAïUgc ill^ufr : Grimm ne wcniicfine pu \ç\ joraici 4 frao^c* ■ 
{Din Tcul an* douic dire ccllci Je Gràgoirc de Toun), et nomttruk sUa* 
pIcmcM pour U diklinaiton faiMe gcrmaiiîqae Jet fbrrrit* phmiilvci qu'U 
dâcljre Suî'tiiCirjc hyt^JEticiiquci ci eu luui ciï disparu» Ucpuu un lempï 
fnâjlcuUble. 

3, Litr^idactbn p«rie : « qui flâJiIi. j g1 le ic>ie fciiil^le donner 
Rnt : « Die Sl^rnnupracbc rail wohl die Goihiiche i^tx, wclehe 



vr Le mime J 
welehe di« I 



vi^f ilTc cipliqut fans l'immixtion ifunc Unguc^trang^rt, Ccqui lutprcnd, 
c'en le diADjecfncai de ruccul dAm le lypc de b premEtrc d^dûuiion. 
f /^ripuliiûf) 3 pu être donnfr ïd pir k même i^hf nomtae i;ui t'est produii i 
U }' décliiuSson . spMalemtot Jv U Anton m -mÂf appljf^u^ 1 un ti gn^nd 
nombre ^ nuiio d'hontiiicï- D'^pii» CM» Cdùntn ua a d^ind en v. fr. 
Mik$ k(thn, çt cnJU JiiKdJfrltttfirHjyiii, et B^tidm â ëtf en frJAÇi»t fvO' 
ooocf Af^UiA-.». Nouï ^amctiûn^ ft Tcumcrt ccitc imiiîËn: di; comprejkJrt 
le plifnonatae. 

II est visible qu'il n'y a aucune pir^nc^ entre les deux fin» 
DU plulAl entre: le iàxi réel du «li^jtUccment ^e racLcni d.ir« 
Vzcc. gcrm. Miloa > A^i/iJ'i et le fait supposé d'un pârdl 
déplacement Uans Tacc. Uc. ciiAâiqac lî^rrhAm > ikrièin, 
Qiie de l'alK Mi Ion H(]gon on ait de tr^ bonne hewre fait 
Miim /ftf^iVj (de même que daiiï leâi tioms eimmiutiK on aviît 
Riil ^^N WiW, ctc, de braJon bichon, ccc], rien n'cvt 
plus Ciclte A comprendre; mais que pour dàdîner Betthe^ et 
autres noms germaniques de femme on aîi tit rechercher pour 
les en aifubler, en le riunLuaiiidc racrcm, r^ncicn *3 m oublia 
depuis des sîMcï, c\m ce qui n'i cTidemmcm a jeune vr;iiAem* 
bUnce : In première di^clin^iaon léininine n'avait plus de cas, 
et ses cas disp^nis ne pouvaient en aucune fa<;on r^gîr sur les 
mois ^[rjngcrs qui p^nL-traieni dans \-.\ Uu^uc^ En cuire fc 
chit^gcmcntd'-Am en -aJm(rornic qu'on ne trouve jamais, mais 
qu'on pourrait admettre comme antérieure ï -Jin) n'auruEpu £C 
produire qu 1 une époqae oix nous n':ivoiii aticuoe riîïOD de 
supposer que !a prononci-ition du Ulin en Gaule eût transporté, 
comme U prononciation moderne, racA:cnt sur U tinalc, Hnlin 
rh^'pothése n'explique pa« les formes cii6e« du bas latin, et U 
est étrange que Dieï , après avoir cvniuté Tidcrritité Je 
Gun/anevilla ei GounaîntHUy veuille voir daiiN GtwMain 
autre chose que GunzaiLe, ou dans Beriain autre chose que 
Bcrtane (ae, cm) attesté dans de nombreux documents. 

En 1871, en même temp& que le second volume de la rrow 
sième édition de Die/, par^Usalt dan-ï la Bi^iît'théijue dt Tp.ço}e 
dis Chattes un savant mémoire dt- M, H. d'Arbob de Jubain- 
villu sur Iji déclinaison dc^s noms propres dans la liOf^ue franque 
à ré|y>Hiirc mêrnvîngîrnnr, oii b qiirsiion qui nous occupe se 

pnucïtUAmcn luf a fk><]i dm inint)!Lhcii «uf u flcciicn. ■ NUiiscmmc «o 
■ Une * •pr#« ■ âcoim * a Uâduire conuiu je loi Qïi d-dc»us. 



borAêe. L'jtfM Bcic pvfooc^e pB des 

nî des Q0C9 oe fiess r il ne iciuiiifvc ndne 

TâxSU sur Grigotn ik Tova a Frhtfcwrr , mr k tccnctl des 
/wr^^<jtfwgtrtfMawffAJ^C<a*d^UBb^ 



«voir 
mraDe 



EOiqt 



par ^iciicrai ; nuU il ai aBisMC beavcogp d'satret : 

iùài^ame, RÊgamm; H réform d'aiUms ocs cvaujiks cooc 
k ftottî^ k diiif, l'abliof c: Facogirif, uaHs qii*ca r£ilîtf • 
âMnokc n<Ka le vcttdds, ils ap r ijca i cm Wtt raocttaattif. loitm 
par ki fcribcs d*ii[K termiaiboD i app ar tpoe IsthM. QjBant à h 
dtficvJté iîgEuk« pJtzt fajtst, Téom ptr nt» h y pothèse bj^ 
QkoKCt falirdk : îl mpposc qoc U lu^ue biDqac» ^ UdiS* 
rencc do fodûque , de fjDckn aajoa ce de r^aôco hj»-«lfe- 
muid, disaàx i U d^c^son &ibk feoùiùie tâmgi lâmg é m^ 
rcprodmsinr plu* fidé^cmrtit que Ir* sttcres bogues k gcrnu- 
lUq oc pnini tîf , ^ oi &ait probobkaiem f^vAi liii^p^^ 
U montre qtie lo noms gersunîqiics wijritfg ea J qui 5e prè- 
Kaimt dans Gr^otre de Tours ivtc un gén. en -«uf, on abl* 
en -^Jv ou un JC£. en -owni (^jqptttr, Xfvvmû-^, Trd^vikMM, 
AitUanc -m, :iu nom. A^^ila, Lam^ Trqpuk. Attitm^ OpfSâ^ 
Vxadà) sont toss des non» ou gotfas on boorgoodions, auzqodt 
répondent en f»nc des non» en -«, ^im '. On eompfetid dès lors 
que cette déclin>îu>?i en -d, -du pour ks nocnsauscuHiis n'iit pis 
libsi de Tficcs CD &sr>Ç4is, uadis qu'clk se rccroavc inckanc* 
ment ailleurs qu'en Gauk, dès avant Gr^oire de Toors dior 
jordanli (f îï' = ^m7<3, Tof/J^, Anilamm^ TotiUmem), et, 
comme le remarqaaîl Dk/ eu nième temps en E^^;j:itt:, Undîi 
que ks nom» Chninios en -ah- (^, û, fi»} sont surcoût réptndas 
en GaaJe< 



for le* aoottpoprt* qmkJId* ie l« ^édinoûon fsîUc C-uîcai dKx la Fnofs 
en 4 d noe cd -«, et qoc Cu^v ou C%ptf duu Grégdrc de Tous éààqpÊt 
«a Itianfcr ci (ton dq Fr«ac ; nub tl ne poirati ^ ^VDÎr Lui atlvotioa •■! 



LES AOCCTATIPS EN ^AiH JJJ 

En 1872, M. Scbuchardt', s'appuyant sur ce travail de 
M. d'Arbois, et sans citer Quichcrat ni Die^r, tdentifa ave^c touE« 
nitfion Le fr. Btriain au mérovingien Dertane; ïl ne dit pis 
4l*jtïllt!iir% Jaiitnfcni sHI admcicaii \x Ehèoric de M. d'Arbou sur 
le fnnc ou s'il regardait Sffiâw comme provenant de Btrïôn 
et refait d'âpres Ht^cn^ < Hugôn i-/ec ir;intfcrt i TiccusAtit, 
en romin, de Ta ciractéri£tii]ue de la pïeaiiëre dédioavson 

Bn 1879, M. F6ntcr> dans h Ztitscbrifi jàr rem- HiioUgk 
(IIl, 5^7). sans tenir compte de ce« deux anideti éaî\^it, i 
propos de pute puUiin : v Je n'explique cette déc1in;iisoTi lïi avec 
Qiiicherat et Grinsni (?) par un iccuAJtif allemand, m avec Dîex 
par raccuaaiïf latin -uni, parce <iuc Tâcccni ne le permet pas. 
Mais je CTois i^uc Dic2 éuit sur b botme piste en indiquant la 
dtclinaison masculine Catàmtti, A tmc époqi^e où le lat> *iu, 
'Utn sonnait encore -£U, *cm{ti)^ T^iulogic de CiUo^.aténan^ 
HùgiyHi^nem^ etc., amena ausii Càriù-Carl^tian^ Fétn-'Pdr^ 
nrm\ ï. cette mCme époque le lïminin en français étiJi encore 
-rt, et comme cet -a Hi\\ scnii comme caraatrisiique du fi^mi* 
nin ca regard de Vo masculin, on fonR.u par analogie ^ Hâgo 
Hiâfiwm^ Béria Batàmm d'aprc^ la 5* d6:lLnaison (et non 
Bfrtàm comme k veut Diez). a Ce raiscnnement péclie par U 
base, en ce sens que depuU loiigtLmps -um final atone ne se 
proitoii^ait nî -um ni om ou -im, nuia o %xv\^ la moindre irice 
d*fW, Cl que les fonnations comme Cflf/<Vi, Pcir^n^ modclàcs 
cerciincmenT sur Hugôn^ ne doivent rien ï la désinence atone 
-um, qui nVxi^Tart plus dunît U htij^ue dtrpuïs des Hiêi:I«- IVu 
importe d'ailleuD : une: bl» Utij^o lîugMt, CàthCiiriân taîïtants, 
ils ont pu susciter Béria Bcrîdn*. Mais ce qui efil6\e A l'expli- 
caiiondeM-FOrsterh force qu'elle aur^t pu avoir, c'en sunout 
qu'elle considère le phOnomcne comme beaucoup plus r^"cnt 
çt >xmmc plui spècT.ilemcm français qu'il ne Vcsx K 

L'hypothisc de M. l'ôrjtcr fut combattue, i l'aide d'autres 
arguments, en iSSa, par M Homing * : « Il est ditHcile de corn- 



a. Ef noD pu &vji;j*fiir, ^iji n't tumnLIcmeDi jiAvau eiistd quv ton* b 
}, Vûy. encorv tur oct anîdc Ainr , IX, )]4- 




ÎÎ4 

prrnJrc, tlit-tl, puisque ^uît scoti comoK carbnémiique Jn 
fômifiin.commcm on a (orme par joilogic l£ir hi^J9\ Une 
âvuc explication, qui m'ot luggérét par M. Gfôbcr, mtrin 
Hu'<m t'y arrêta. Elle rcpov cur h tuppoutiuD ctif, i Téfic^tie 
où se formirciK lc& jccusiiijji Cj^''/t^rf. Evaia, lc5 dcrcd proncm- 
Client <l^ii le litin ccmicc on le Uit aujourd'hui en France, 
dÎDsi P^Jrâm^ Evàm, PUm et £n cxistvcnt d^i : de Ptlr^, 
Evàm on fîi i]c« AcniMiil\ k cc^ moi^i. ■ DAtiH itn^ tunc jcfïnte 
1 Tanivlc de M. Huruing, M. GrubcT jppti:c ïon ûpïmi^n uir li 
fiTonoacution du latin en Fran^ par des cxinnpics du xii*&ȣde % 
et justifie la Erani/ormation d^-am ca ixiit dans des mots sivaws 
par des eïirmplt^ commt Fri^iits {Brut de Munich^ % côté de 
Prtams dans Wace), TrMaW (Bcnceli), Vukain^ Liàcain ^ M^i 
coat cela n'explique pas les (onn<& latines en -an- (ju'on avait 
dèyà constatées depuis le eommcncemcnt du vi* siècle, et dont 
fa repf^Titaiion par lc$ formes françuscs en -am en si évi- 
dente. 

Un tnTail, d'ailleurs peu mûri, de M. K. Sitd (ISt hctUm 
yfrichiidathntm àtr htàmschfn Sprathe, rSSa ^) eut le mérite 
d'appeler Tattenllua sui un fait ijui n*avait pas cucofe été exa- 
mina par les savants qui s'étaient occupas du ph^nominc fran- 
çaU, Farlam (p. î6) de Tinfluencc exercée par les Langobards 
sur la bn^c dn Romzui leor^ ^jcts, il dît : c Probablement 
railoTtgcmcTit des thèmes en -0 et -«i remonte ^ la tt^nninaîson 



U Cdinc ri^Ofd pu i Thypodi^ dcH. FAc)t<r,qi:î luppMC Afr£d)vn 
Bnaum formés A Tépoque oO le nom. éuéi etifort Bt^ia, fc*. 

a. La CMntpla plus aftcicos ne proavcoi rien : fiUht /^ùht /miAtV«t oat 
Taccrat hébrru ftat m grrc; on ne poumit ill^nn que ICit^fitÂn k U 
rimcduu Ij pMsh^t^ itt XI* atclcmdoci si duuTJfpcMoa j 7drfcW(où k 

pOMrMitiNcavriïir prit If TdriBm du btîn pniir un ind^lÏMblc <OR«nt/mm- 
Itm) Cl fi-iifkj/itffr (niAJi on |>ccjt lire /tj^Jm, tfimluLiEÎI de jtaM), ^At 
nifciff asuniini en o montre l'iannoaaon Utlae conïctvéc- Voyet «ir n 
poici. ^ui m<^riicrjit une ^-lUiic fliTenilTc, Àami latU, p. aa. 

j. On pfui y joindra urJnAt, Avnimoiin. Àméritaiit, Ctrmàt, ïmntl», 
pmfiféint lyhât, fvJfiain, <K. Cci fbnndAiom aiutociqucs cibttAt i cdté de 
Tûnan en ^h (comnie Ai^lk^M., TÏuodii, CuTti^p i''"') c^bjmoicnc fan In 
étrangers i les Allcmifipds qui écrivent en ffMC«k ne manquent jt«èrc 
d'écrire ^mictf^n. Maîï ce\» n'a rkn 1 âirc avec U quviTtim qui nous occupe, 

4. Œ^fwfH, Xn, 118. 




gcrniiniquc en ^m dix u^oitif (^Rtrhirta, Her^nSy voy. BJuhme, 
Dif Sprocfx dtr lMngi.4. p. 2%) : les LangobirJs fonnaicm 
donc pour ks mots [latins] de U I" dMinaison le g^. sing, 
en iiffû Jnj, dwf jfjr, l'accuï. sing. en jfi/u«r le nom. plur. en 
ana (parkinfj). A cet fonnes répoitJt-rl A h 2' àécl}tM\u>n d&t 
^éii. sing. en onij (f^^/rtHiù), Atj^ (i^iMni), ohj (£Wiii;WviO> 
ftif^ (ij«f/ttw}, d» datifs en mw~, cm; çi dcï ibbn^ en ef^, unt. 
J'admets U provcDûBCC de ces formt's de ;;àiitîft pcrm-iniques, 
pir<r qiMî ce som sunoLif les noius l.ti]^»ti;irdM Ljtti ^uiveni ctac 
dfcIînai>on et que dinii les norm latim It ^i:nitïf Jontinc beau- 
coup; Hans cck on pourrait, ci) ccniMdérant <)tic U première 
déclinaison est rcli^^uie au second plan, sonj^er ^ des augmeo- 
raùfe en *m^, » Rien n'es: pliis conftK que imii ce mofYeJu, 
comme le Ëi rcnurqucr M. 5clluc^âTll1 li^ns le coinpie qu'il 
rendii du livre dt: M. Sittl ^ H :ijouci; : o Ln déclinaison germa- 
nique fubie {ei non pis seulement, comme le croit SitrI, U 
tccniinaî&on -ns du ginitU) fut transpoitce de noms gtmuniqucs 
k dc3 noms Ufins, mais non pis seulement djtns Tîtalic du Nonl, 
ailleurs austi, notamment en Errance, où les fonnes en en et -an 
se sont tout i fait accIiRiat^-es, Comme de èàthim (^cc, de hàctso) 
éuh sorti le fr. IwAn (par anjilojjic avec laîràne, nom, iàtrtt), 
ainsi de //%t»r, ace- de //ûfc, sortit le français Hién (ci ensuite 
i Aon rour Pitfr^ de Pierrts)^ et de m^c encore de Brrtjn 
du nom, S/rM le Êr. ^riiïif Btrtàift (voyex d*Arbois). Des 
iioiiM propres Taec. -iTin pava 1 quelques appellaii^ (c'tf%t 
ainsi que les dimînutîb de noms de femmes -Ua ei -iltia ont 
cti employ£s bien au delà de leur domaine primitif). Je ne 
cuD'^ois pasi comment Fûmcr a pu méconnaître le caractère 
Ifennaniqae de cet f(>TTnaiion« : Tinfluence anaUigique de la 
déclinaison lattnc -0, ^nis ne s'cAt fait îcntir que pour l'accen- 
niation. ■> Il semble bien résulter de ces li)^ne^, quoiqu'il ne i* 
d'vw pas expressément, que M. Schuchardt admet l'hypoihé^ 
de M. d*Arliois de Jubainvillc sur l'cûuence d'une décliraison 
fk^minine franquc en -il, -et, et non la formation romane 
d une declioatscm il, -an sur le modèle de U déclinaison mascu- 
line ■<*, -On; car dans ce cas on ne vxjît pas comment Bfrtéi^ 
modekti travers //i^i. sur lai r6o, aurait un caractère ^r* 
nunique >* 



33 6 <*- ^-^iLij 

Il résuluiT des cxinnplcs cités par M. Siid que h déclimUon 
cil 'il, -iiîi pour 1c& nomï niJâculins ' piini^sâit avoir cxî&l£ dans 
Icdialcac dc5 LangoKinJs comme dans ccUn dcï GoiEu vt des 
Bourgondionfi, et, danit b r^on conquij^c par Ict Lan^^abardi, 
avoir i^éahrè diiis k bngLigc des Romans ru conwct avec le* 
Gefmiliu. Depuis son premier travail, M. Sîttl, mîcux informe 
de ia nature du phénomène, en a rtiioi ' d'flutrç£ exemples dans 
Ici ûticicnï docutneti» de la Hauie-Italic : Cotisants (C. 1. L., 
Vrn, 5218, 1072), Fuitiîaiurn; /.«i^atif (document de 8îl), fcrr- 
hartis (A. Lrn^, i^ïX ^^'i' (Andfi^ de Bcr^amc), ^j-^ttuon 
(I. tcin^. i86),^ir^;«i'i(acEcde8î5)» nom. iur^?t^ (docuoicnt 
^'im^ien de 859), hrhano (doc. de ro84 *), scrivam^ scnnaatt 
(Riïclii^, C- fi). I! aiguille en oucre une dccliraiwjn srmW-iWc 
pour le mot ftminin amila : amitant, arniiaita (édir d'Aistulf, 
VIII' s.]*. IL joint Àccttc liste deï mots masculins en -âft^ParoHfj 
PauSidomr, wiotw, etc.). 

Toutefois crn Italie on ne Tvievaii ce double fan que daD^des 
textes latins d'une époque ancienne, ci Ton c'en trouvaiï plus 
de tracer dans la langue vivante^. Daa-î le domaine ladia au 
contraire, on a^ncontre avjourd'liui, sur divers points de as 
duitïainc si 6p.ir|iill^, itit phtrioitt^iit" qui ne pcm tirt sép:iié de 
celui que nous avons constata en Gaule. D^ 1^72, M. Ascoli, 
dans SCS adminhlcs Saggi faJim, avait rdcvi dnns h panic du 



I. Le nivi ^ihi ne f/ïL imï exccptûm. Pris lu >eii) mdi^iitiorËqvc 
d' •■ homme v^n^rabfi; », ptii>i ju «cnn p-irticulicr i' t oncle pJU<rncJ a, d iuit 
devenu niji^utl» et Val encore âvec ce scia en lulien et en UJIn. Cot c« 
[)ut lui a pemiift de s'jil]o~mdrc dux noniï tnA^culini d'orifpoc germanique 
qui av4kii£ un jcv'uuùf ea -%i<i^ Li noiioD du genre ptOdominan 4e plu» co 
plu» 4 produit l'ii. Sr'^^a^<>, d'où le bi, hrhanm {yay. plusjDÎaduaa ktvor» 
ei Dic^. U i, ï- V, ^^); le tium. Ul ^'^u;. ijuc die tKex (Joitc ie T^a) 
«Il auMi une icnutive d'iceommodcr la loraie an ^tre (lur le moJM* 
4'46hUj fn/u). Diei (tuivk pir Kûitlng) attribue A rmi:- fi. le moi (srfr, «u 
Kiu d' ■ oncle », d'apte Bord ; te mol pârall tr4> doutvuk, n n'a M relevé. 
que |c sache, dan» aucun tcxic rr»n(ali ou prvreaçd, 

3. Art»k-Ji^ kl, L^i^x"!^^^' I'' CiB'O» F' 1^^- 

}. Voycs La noie. 

4< C««uiBp1e4 lûfit kraltleurt peut \i plupin «mprwit4« i Dluhn^, M 

5 5«uf lurMfW ; mik fc mat sembla^l pouvoir »'e)i|liqocr pu le «nâuc 



Lits ACCI^SATIFS HN 'MX }J7 

£iDton dci GHsons sîtufc au sud Jes Alpes des plitrîeU ftmî- 
nius en -dw (Ka/ rfi Brfga^tia) ou en -r« (Ta/ Mcwldna) K En 
sigmlJHi CCI 11 a vcmiio .i1ln funicinEic dî c4i«>ticrniL- pJiii;tlf del 
gcncre fciTuninino », r^iitfur .ijouuii (p. J70] : « Si tocca 1 
Mio Ilk^^o (UI, dcUj probabilc sori^cnic dt (^ucsto otM>vo 
btiorc ^rammatica'c i> Malheureusement b troisième pamc 
dcï 5(^1 tintîni (Sfuigli irow/rViçtfi) n'a |*i* pani, non pliit 
qu'aucune dcf cinq autres qui devaient suivre b première, a 
ce n'eM <;uVii paï^aiu, comme aous te venons tout A rheiire, 
<jijc M. Ascoli CSC revenu A ccc inu^rcs*Hirït tujei, — En JS79, 
M. Th. Gannet retrouvaii fon loin de là, dan:t U vallée de 
GrcdcD, des pluriel» feminint eo -ans*t rcstrcinu <\ quelques 
noms de peTïX)une!ï (filminf femmes, /ians fïlle£, muians jeunets 
filles, omûtts grindWies, nr^'inans fiaucto), en regard de 
quelques pluriel» masculins en '<"ii (jions, tmOont)^ ei iJ remar- 
quée : V il ïcmble qu on air employa ici, ^Jdemmctit X cause 
du bej-oîn qu'on rei^diiuic d'avoir pour oes niottuui: JÉi:liruii;on 
panîculièrcmeni claire {d, auvii /m, pi. frêd/S), k suBtxe -crwnt^ 
Cl qu'on lui ait donne pour pendant un fera, -anfrii pour 
r<ndrc Jc plu ieU - et anciennement, sans aucun doute, aussi 
Ticcusatif, — reconnaissable. Quel rapport v a-l-il entre c«s 
formel c( l'arc, fr, -dm (tinlairt^ fkftiiîn)^} b Lauitur ne dit pa* 
ce qu'il entend par le » salfuc » -^tcrn, 11 revient A h question, 
en 1883, daoftM>n exccITcnic grammaire rciO'ro]n;ine, où i! cîtc 
de dilTfrentei paf Ciei du domaine ladin lo^ Ibrmcr^ plur. tîoujfu^ 
maltms, famni, iirmtm, fmns^ milans tanics, et même mram 
sœurs'; il signale lujssi le singulier, seul d£brîs d« l'ancien 
étJic de choses, qui a ^rvi^cu A ËiD&iedeln comme nom de lieu, 
NùSid*Du/iauH ^, er, rapprochant ces pluriels de plurSek macc jlias 



). Je ne [n'jirr£ic pa> Ici I l'ciupbt tout p^tlitullcr que le iJîilcciC de B-k- 
gaglla £ili de cenc icrmlTUlum : \t rcniari^Licrj! tnifE^mert (Jli? duji& Ifs Jriu 
pvivn en quntiun, iiu litu d'ém: rtsin-mte lux nomi d^ poTïonnci. dlc a 
gign^ k pluriel tic ttïu* In Twni» fihnmînt en j ci mjnic 4c plii»icLiri auire*- 

1. ]c ce ccHiienc pA* Ici uoi^ikint urjuto àt routeur (vui \a myeUc» 
Cl lc5con«innn. t^tln nom pii Irf iï'im[«ftaï«e. 

j, f>v G/nJwr M vt|4fd/l tLi&», tt79j, p. Sj, 

4. )e n« demie pas bt foroM* vxnitâ (-«viu, -mIj, ck.) ^c prtad celle 
tcnniaiboQ à^na Ici iJîvcr» pvicrs Udim. 

), Le moi fUiiUi petit hkn reiinSenur um anden /lAtta, nuit ft prirt iu»i 
vnlrdclVÉlkn-llmcpira.1t<LiuicaiqufrtidiiaHt, twi«UB, « petitt marmite », 
miw pr4s«ncv ti^icmcDi une icmtïnaisoii cuudie. 



J^S G. paku 

en -cru ittrïbuis également ï des noms de pcrsonitcs» 
ajouie : ï< Je tte regarde pu* comaïc t^m^nirc J'opînion 
FdTstcr, d'après laquelle sur -o -onem on aurait forme par 
kicmrnc un *:i -nncni. On ne peut ^idmcitrc ccmtnc ha«e 
«eus. la:, en -im f.iusscmcm accentuas parce que : i* îl s". 
4t TROU tout i\ t';iit populaire:;; 3*^ ce nVtc qu'en France qu' 
trouve Ttiu^e d'acceiuiicr dusseniem le htÏD. ToutHoîi 
ajoute avtx pr u Jclkc cC modestie, employant une phrase! ladln 
qui s'applique ^ un des exemples citcâ. qu'il Uî^âc U di5ehioa 
<]*nutres'. — En m^me temps que M. Canner, M. A&cûti 
^gnalait en iunelvnn lb!S plurieU de eioitiï Je perscnnes diaiauM 
maSfamu et de ^uel^Ltc^ imim daiiîmaitx fctiielie» : anéën 
(canes), ou du genre féminin : mulauns Cmttes), et m£tD 
de choses : itèdnuns {7.xc\\<i)^ aclauns (domaines *)> Ces fbrnu 
n'exi-*fa£erii pluïpour le«ingiiUcr, uii on a «implen^nt «et; cepeQ 
dant Qclscli connaît encore Kosta DHmiûUit^ « Notre D^ime, 
sans parler du Nma-Viwaun d'l^n»tcdcln *, M< AscoU oc donn 
c!ects£aii«aL)cunffexplicatîon, maixilyreconniisï^iiéx'idvniiiieii 
le n:émc plièiioniène qui ivii: étù %ignal^ trn françaU. pniscju 
ai^nale le mîlaTuis h^Sttna, devenu Imuuh, comme difïïrent 
coinoïc £t;mt au I^J. /nattaun{s) ce que l'iE. ^:ana est au ff 
puïiiin. DhoDS lour de suite que M. Meyer-J^Qbke» dans 
^r^mnniîrc (t. IT, ^ iS), '^'^ fénnis^jini les obseiYauons 
MM. Gartner ce A^coU, les a compl^li!eâ en remarquant qu 
Tancicn accusatif singulier est encore coDser\tï dans Te^pressi 
surselvanc fmh liumun (colique, pn^premeni mal de femme) 
n relèvTfnoiirre dan% d'à ncienne« chj ries laiînc^dc U Ri^ticd 
formes comme amitauts. Au rcïic, il auit et pEiênomt^nc jusque 
dans U Hantc-lialie, cttmt dans le Tessin andài (canes; -ai =a 
dRt, cf. mai ^ fnaniy notai (bcllevlïlles, de nura pour au ru s) 



a. Arthivk ghiSitJoffk*^ itaham, VII, 44^. 

). SuK'ant b cotijccturc très vTaiKmbUHc 4*: M- Ai^isH, li; met A^la »*«! 
aattci^ucleUi.jctôU. qui en laim p^ïvak^iK Jci dcun^'uirc). D'ibard utn 
doutû iJ;|oînt & ua moi fàminin (r^tj, i^ilh)^ il cil dcvcnn iùraStâM ta pre- 
lunt i Iliï kdI le KOI 4z v don^jbc «idJAccat •■ puti de > domiiTic >. 

4. Un documcnT 4k Tan 1 700 qiir M. Df k-uftirri vîwïi d* rtiinprimer daa 
les A»n, ^xnitiuncm (VIQ, 1)1 pftjr tîrrc : Cuorf mtmiJa'ntni 4iifMig4ltm 
/ JiTi ftréitHs itr Camelo a Noua Dû/iitauti. 




Us ACCCUTin EN -.*/V 33J 

en andcn mtUn^ifi ritwjn {Jkscapf ji 17) et fM^^rortr (ib. 700) ; il 
regJinlc ]<; mîl.iruÎK tmami (d'où £fUfiKir^ cornant: pnovL'ti;ini d'un 
Audn am^icur ; et il rcircuvc ccw sXittiûoxi )>kv\ coinpr^hcn- 
siblc dans J'it. mammufait ^^Uana tl marebeiâtta pour mtirr^ttsa '. 
En i88j, M. Walicniaihj d^ns *on irttfrcssant mûnoire sur 
les è1étiicnt5 francs <i^ï)^ U langue IÎ3n^:4ÎKC, ciu- quelques 
exemples des fc^rmo en -<u^, -anis^ -^ntm donii^ci J^ii^ 'àc% 
documencs latins 3i des noms gcraumiques, mais %^tis. se pro- 
noncer sur leur caraa^rc ci rn attribuant «impTcmmt os 
foTin« A une a influcucc romane >*. M. Mc>Yt>Lol>kc , dans 
son compte rendu de ce travail*, rcmari^uc que à^ fonnc» 
sembbbles se retrouvent dans le domaine du bourgondion*, 
du jjngobard', chc2 les Wisigoth^ d'Espignc*, et dans des 
cbancs akminntqucs de R^e'- Il rappelle encore leur exis- 
tence dons les diaiccics a^toromans et les signale pour la pre- 
mi^e fois dam le o fnnco^rovençal d dans un texte lyonnais 
publi6 dans la Rtfmûnia par M. Philipon*, Qpant â l'expli- 



1. U me lïoiplc ptLu prol>ab]c qu'il y a Li une couTu^bn ivcc fc nom 
téf^lont} narthettinjt t pour donner un féintaLii (!Ulina 1 niirfiw, on 1 
co^m^ u>1e itlitiplcnitmt U forme en -41. ïrf>li le moi rttatthisaiia qoL eiifUit 
BVce un auuv iciv. /^Atfd^d dûii tm ^is du Irin;!». 

^mti, iWij, p, $4. 

), litOalurUéll Jùr iltm, mtdrvn^Pbiî^it, lî$f,«ot 4H> 

rtinpmD^ daru In i^'w 5c^i/>n. l, UI), p» }r9^ Le «cal «itmpU f^niinîa 
ntltgân. Gfm^Jjitw înicTÎt tur ontin^fflctlrouféàVactmv. L«i UourgondionT, 
cousue ou fi >u plu» tuul, otJi m lvliIisic |4u>îcut> «ncruplo de nuit» 
BUftfullateu -dri, WicLcroanel t'explique peu dxinmcDi (U4 Tontine ie ^c* 

f . D'oprM Blkihmc, Dk Omt lijqf^Stpd^am, U, ja C «'«git que de tioim 
TODCoUo* prvpfc? et «ommujLS (lahitne, hifknit, strit^i^) ci Je nutm 
eonmaim ftniiniM (of^ittv, avrjjur) ; oa liouv* «uisî Ui plurïrlt XirAdufi, 
«crpmnr», dj faiw , amck«ia- 

é. Aui mmfikt cMf« p«r Dlct r«uieuf |otnl£U«anw(nu^,TdiaiHahiier, 

7, L'i«icvr Kiïvûie mu ctuno 4t SAmt-GsH pubijto pu WiRaum, qiM 
le a'a pd» 10U3 li nmln* 
». XonhtHui, xni. f6? n. t VU. te U ff/Mf « i< J&u«, i e^ii é^Jûi^m 



340 



o. Plus 



CiEÎcn du pUénamène, M. McycM.Qblctf s'cxpnmc iiofl 
■ Wa]tcin;ilh tt«r ïVxplî:]uc put tout ï fiii cbiremeiiT : if xwi 
li une inHucno: romarM:. ce qui c^i Juste peur U voydlc a et 
rKCcniuacion, inadh ^uc Vn ne peut dtrc 91K gcrmioiquc, Li 
resïricrion Je cts forme* lu doniaîne roman o-gcrmanii^uCj leur 
CKieaMEin ditn\ Ae\ xé^}tms où une influeficc litiÉnirc rU înid- 
tniKsiblc, parle contre l'opinion encore tris rip^uidue ^uî IcatJrc 

de l'ace. bi,ciiiTw(vo3r^Schiichardï)- ■ 

En 1888, M. Biinchi, d,ins ses întérctnnts articles ur b 
toponymie lojcanc ', monm cjuc h l1e:iion en *an a'^tail pas 
incoimiic mfme en Toscane, eommc Tuiciicnt des actes loltmdu 
VJi* si^rlc où on trouve Icï masculins Bar^tû BarMtûni , Fri^ 
frùhifii (il dt*? à ce propo^i TafUanU djtis une No^tUc de 
JuMinicn), ^/m Aluanis, Sumuc Suntuanis; îl jr rattache itfr* 
^fpbr (devenu harbano dam de± chines lucquolseï du vnr s.]. 
Comme féminins, H signale fiifiifjuii (ih.},//Âarîâ (ibO. etc., 
DÙ il volt un acitiomniodericm du ^crm. -an, qu'il ti'essjyc 
f ^lleurs pas d*c^pliqucr en luî-mâmi'. Il reconnih le pcodatit 
de cette déclinaison en a pour U d^lînabon en dai» âtvw 
pouriKV. Il ajoute <|ac les formes anciennes évaluent le npffo^ 
chemeni de -on^ -an avec *um,*am, a qui, même aaiu cela, 
senit en lui-mâme tEi^ouienable. d 

En 1S88 , M, SucKicr, dam Téiude sur le français ci le pco- 
vt^nça] qu'il a fournie au Grundriss dirigé par M. GrObcr 
Cp- 6s7), npporuni ropinîon Je celui-ci (admise pjrM. lïor- 
nïng], ilit : <( On se demande comment une forme lutine non 
comprise, Evam, Suphanum, a pu passer dam la langue popu- 
laire avec fontiion d'a;:cusatif : clic aurait dû, scmblc-t-it, y èire 
re^rd^ comme le châmc du mot: ou alors on dcrraic avoir au 



Facccul »ar Va vt b ttulc de l'ii, Oin» tA Gr*nnniiUri (vD)C£ |4iif lois), 
M. Heyer-LQbkc rcl^c diint le iu«mc icmc, p, îH6, 30, fiJfHfé^ BbwMM, 
I- Je ne »igDtik qu'en nurgc vue noie de M- NcLimuin, qui. dua un 
compte rcfidu ilff IVtlïiion â'Jiof àt M. F^^rtW^ {ÎJtfruturN., th^l)^ rtviCDt» 
liiil^pcnJamnicut de MM. CT^bcr cl ïlominK. et avc; les xalma b>po* 
ttiHes, t l'eKpïication d« Di«f. Lj fomutîon -«t*. -ith u»i| uviiiM ; il 
cïtc o^^HiN. pmtviri ; il aunît pu citer plutôt Jistft. fjcien (jtncicnnc fbrmc de 
jactnwt). K^aton; maK il Vipïi la de neinrcs cl non d'acdiutlfi Comme H ne 
tiCQl œiïipic ai dci forme» en -^t^iiii)^ 'Ja^fi) aeic^i^ci 4cpui» le VT* sî^e^ 
ni dct fbrmcï nfioroimnci. win vxptnition mir^ijuc ^v tiiu u^Ietuc^ 





IMS ACCUSATIFS KM 'JtS 



H» 



fnDivmatîf Huï, «i non ^tv, qui D^^ rwicmblc p« ^ une forma* 
lion savintc, D me semble donc <iq« riniïucTice du geriTuniquc 
«T plus admissible; elle se martfesie du vi' au x' sîtck dans 
dc5 fornics l.icinci comme ArrfradaiiiAr gcQ> de BcrUada , Bctiû'- 
nv dat. de Bcrta^ FaJtradnnem ace. de FajtraJa, ttù/iWàna, de 
même que pour Bn^t^ F<^ucn, ace, de Btf/vu FtmqMs^ les 
formes ^llcmjniics Bw^hm ruk<in onr mifubirahlcnienr ^t^ d^- 
sîv«, • L\iuîeur, on le voit, ne dît pas quelle était scloo tut b 
forme germanique de Taccnutif des noms {éminins en -a, et il 
partit croire que les n^cuMÛfs romans ont ité amplement 
rnodclfi sur les accusatifs masculins en -itn, dus eux-mêmes i 
rioflucncc allemande. 

M. Gr&ber n'accepta pas cette théorie, et tl mit on noce du 
passage c)-de!Uus de nouveaux arguments pour appvyer sa 
thèse d^uiie faruiAtlou ïa\4me de -mt, -ain d'apfbt le» ai:ciiNatifïi 
latins en -um, -a m. Il explique, et d'une laçon qui en soi est 
a»urcmcni pUu&ible, la différence de iraîiement entre Eva >■ 
f«* et Evam ;> Fvatn par la con:ionnc iïnale d^Evam, qui 
anirati l'a^xent. 1^ nifme rap|H)it eiiiie h leMuiiiaiHin nue 
(ou suivie d'j) ce U termÎDjûson en m, n se montre pour 
les noms maïCLilins : F^i^ju/j Fàiwn est h TalL. Fùlco Fùlcon 
ce qu'^tr EvAn eM i [-va Ëvam : F^ues Folfàn n*a pu w 
F moJelcr ^ur dcv noir% propres comme PÀUÎo Pûlltàncin, 

sonb de l'usa^; quant àUtro latrônem, « il n'est pu 
plus voisin des noms de personnes gennaniqucK masculins que 
£6ror sorArem, fr, m-ur ii^îr, ne Teii de Réna, U. Herit 
Bcrtain. ù Leii noms bibliques Estévmts -àn^ Ext -âin, plus 
anciens dans la langue que lei noms germaniques, ont dû servir 
dintermfdmrei eî de modtle* pour donner 1 ceiïx-ci dcu» cas, 
Fàtqufi Fohi^n, B/rU Bnlàin, Ô.uam \ b piniîiratson àxiv^ la 
langue populaire d'une forme casuclle empruntée au Utîn, on 
en a, d'aprOs M. Grober, un autre exemple dans les g^ti^ en 
-<*r, g^sit Fra^A>r, etc, (mais le phénomène tït trts dîtTéTcni : 
ces gfniiifs, dans le françaL^ ou le provençal, n'exUteiit que 
comme faisant partie de locutions où Ton o*a plus corucicnce 
de leur fonction de >>i^nitif ^; ils ne £onc d'ailleurs pas tous 

I- Aa«^ les a-t-on prîi Kjuvnn pour dct iâ]ça\U, a que nranucnt des 
fcnsci comiTïe fnfit futnwi {H. H Ht}, Utrtt ^ymnoun (£•/. Og.. VOy. 
GoddV<o) ; ««vwr notAmoKiU i ^^ ftgAfdé ccmmt te ooicfKifitir d*«<ifin. 



m 



H» 



o< 



i un temps 



te ^lïnitif pïi 



sa^'ants : plusieurs rctiiontent J 
-orii(ra) 6uit encore usité dans h hngue vivante', et c'«ï 
prokiblcmcrt fVxiçicnce tic frnx-li ijui a rng;ig<^ les clim:^ h 
cniprunur au Uiin quelques locutions où figuraicni des ginûib 
co -orum). L'explicntion du savant professeur do Sirosbourg 
ne rend toujours aucun compte des formes eti -^Hif, -^u/, -tman 
aiirtï^cs ilepiûs le vi' sî^ic; aussi n'i-i-cllc pas conv^incti 
M. SuchicTf, qui, dans la traduction française de son ouvrA^, 
<|u'il a revue, a conscnri son totte sans y joindre U note de 
M. Grôbcr. 

K. Stfliwan, dans « Gravimairede t ancien pat^tiis (2* ^,, 
1893, 341. 2\ iipris avoir mentionna les noms m»cuUns de 
la 3' did. quJ ont gard^ le*; deu!ï ci« iu btin et le f^tn. fufr 
j^nV, ajouie : «» It faut y join;lre les noms propres de feinin^rs 
ei le» dé:iî^n>ilioijï de personnes fàniinines qui, pai ariJu^^ir 
aux noms propres masculins, Ibrmcni \ l'aide du sutEiiic 
-tffn (-an;j) un oblique accentua Mjr h dernière (les seconds 
nuwî »Ti pînrtel), comme n, mhïj:- /?r^ (^^'^) — '^^- ^t^^fl, 
n. siftg, ikitt (lîeria) — obL Brriaia, n. siug, j>afj (l^iu) 
— obi. p^itain, n. sg. âiïff (amita) — obi. anlain^ * Djtns la 
remarque 3, après avoir eombaitu Thyporhèse qui voit dan^ ces 
fornieï des inicaiioni «vantts, il dii : n Dieï monin^ qu'une 
»mbljible flexion avec le suiT. -anan pour U lorm^tion de 
Tobliquc des noms de personne en -rt a ciisté dans le ktin fran- 
cique depuis le temps de Grégoire de Tours, p. ex. Brriba^ 
B^rihiiu4e, BfttÏHinon. Ce sovtl \\ ^vï il L*m nient le^ fnrmn, cîi^cï 
par analo^e avec Hago-Huso^icm, qui ont ycTsi de base au fran* 
çaÊs. 9 Saits parler de ijuelques erreurs de dt^totl, 00 ne 



^u il eu le gifnliir pluriel (KiyaouiFd y vorin «ncere un oonpannîf , a 
Dicr.bWn *ia#J Urimm <<:tt tlonn^ ti boriDr vxplkitian, hdtîlitt BUÎli tort, 
a oiue 4c /■»i»r') - on a*A Jji J'dboid q^ fnri iM^imur <^Liru, etc.) ; ilcs 
kxunàons comme ^vrof trKtnôr, li frtuJfm ancinur, ^ «a anMfj mt^au JV 
/Ibi wunwnr («oy. GoddVoy) rarn itlaU'Ttïcn^l modctan «I prooMmi 
^'on w le mdiit pluf compte Je h ^'ilcur àa mot. 

I, Tebicnt (dktflJ) nfftfjisr. (tai)iiiuvr, et les (Eàlhlfi qut eiitrc» iboa 

Uv^uJm, cu^M Dbochi. dam le m^iueïre que piî 6ii pbahiut.a moMrt 
«oinïvfn urd kçfctlïf «B -oru<nQ) t'Atil confcrvé vivaiu «n |iA]i«.IIa^ 
4 dciDï jU4^i.nc r wa gia Hi acc avec k» accuMiits çq -uiq. -an. «bfani» 



LES ACCUSATIFS tS -AÏS J4J 

iprcnd p;ts ce que vlcni f^irc ici k tul^xe wiffu, et comment 
il vc concilie Avec Ir^ sufïixt? -^arm dti n l.itîii frsnctt|iM '- 
L'essentiel, c'est qtic Scfiw.tn ne parjiît p.is admettre rcvUtcnoc 
d'une dcelinAison ^ermani^jc -a, -.f», qui aurait f*mi en 
roman, mais regarde -^ia comme formé sur Mjd'aprts le mcxltlc 
de -otif obijtjut- d'-c. Crit donc en «>mmc, \ peu de chose 
pris. Tcxplicanon de M. Torstcr. 

Eu 189Î, M, labW Devaux» dam son bel Essai juria hrt^ue 
vulgaire àii DaufbinJsepttntrio^nilùu wwyfr ^^^(p. jéi),consiatc 
d>n<; cette bngue une d^lin^soir fàmimnc de noms prc^ircs 
avec nom, en -d et ace, en -nn, nom. -i et icc. en -?« aprè* une 
piUatale : Kataliaa Kafalinan, Errwnher^i J:nKfnhfr)^int Bertngtyri 
Sfftngfyritif reconnaît ces anciens occuutifs dans des former 
livrées enciïrc au xvtf ^tdc : l^rsetdu, CluuJari^ ThiciXfiatny 
Phiïi^my MfWtfw, famm {\*m n'a ici ^uc lu valeur dn), « 
n>£me otiiourJ'hui (.ivcc ch.in|;cniem normal d'tfit en un) : 
CiwV/rrTBoif, TavfTtttftt, Jitniti. \\ si^imle en ouire de* forntex 
en -ant dans dc^ documents latin» ancien:» de U même région '. 
* Il ot tr^ probable, ditil, <îuc cette lieiion dirïvc de la linalc 
gGtîn:tnî<|uc -if'i. >> Mai^ il ne nous dit pat où est aites;^ ccilo 
finale gcrmanitj lie. 

Tout récciniTicn:, M. Mcyci-r.itbkc, ^ixn^ le t. Il de ^ Cntm- 
maircda hn^ua rimanes^ rappelant Icstîtmplcï l4iiu»(c]une3 
latines de la Gaule ^ de h K^itt:, de l'empire de^ Lanj-obanJE), 
français, fMnco-provem^atx rr r^tqurs de Toiiest, conclu: ainsi : 
t Cette floiion ne semble pai ;illcr plus loin A rouest 
(cependant it ne faut pas oublier le ^^ascon siù sian * ; mais on b 
retrouve au sud (suivent les exemples icssiuoîs ci milanais 
npponés plu* liauc) On n'a pas jusqn'i préwni signalé 



I . L\]n dcï cnumplct fonccme j» nom miscalln {tl^cni* ibrtfdltfjif), ce 
^ n'i hcn d'dQcnji^ djiii un icrrliobc boiir][QndJon. 

1. T II.S18. 

). L'outvariii * Jv ti France oticnuk ■; rtianc'cïi uftccncur : fi1ij>3rar3 
49% «KffflpUi conaui , d pr^cit^mmldn ptuA xncûnt, appjniOAncru a l'ount 

Jï tjGlEfk. 

4, Omits * fl*t, « oncTet <f untcf. • 4tM \a F^i 4e hS^wré (Lctpy «< 

EvnunC*. L4 Tonne nta, peur fûjun, monirt qu< l< béjouti ai^i tnii^ cç 
iDM CMunK J'itlficD ■ Elit pour Tanc. ^uU», <tjci|{ ça fttUiitui. 



J44 ^- PABJS 

ccnc flexion dans d'autres dom^ïincs ce sa rcstrktîcn i des 

CtTTiioircs liminoplics; du domaine germanique montre <iii'ïl 
s'agîi ici d'une iuiiiaiïon de U llcxron gcnnjnîc)uc -a. *An, sont 
l'inl^uciicc de b flexion ^^ -étiiSj qui e^LÎsuit dans k latin NeYij 
Kermis^ k germanique Karh Kfirhtr, cereimiuUon a eu *on 
l^oint dt- d^paa dans lirs noms propres cnif^ruini^s S l'jllc-mai^d 
ce cns(iiiG 1 ct£ mn&poru^c auK a[>pcltatils les pba proches voî- 
nns des noms propres- » U réfuie cnsLtttc Thypoth^ de 
M. Gr6ber, en foi^ani reuurqutr qu'Evim aurm donné Evém 
CûaiTiTL- Ai1im ;: di«uic ÀJâin, et i\n-Avtx ccrcc li^poditsc \& 
formes Udincs. ividcmmcni apparentées aux frân^ai^s, scraicot 
jnexplicoblc^ï. [/jtjtcur, comme on le voU, ne dit rien d'une 
(lédinai&Jii geruuTiit|ue tn -J, -an-, il n'cxiiïique p;ii comment 
la flc:xîuii^ennjiiiquec(i--i, -un, iutlucQCtrc pai l-i flexion Uiinc 
-o, -CD-, a pu donner une flexion romane en -tf,-ttit. Cl cda 
d^ le vr sîi>de< 

Dans le § iio, où î! tnee un ublean iùn ïnt^rev^^nt de 
IVvo!ucion entière de U décliniiMni rumane, M. Mc>Yr-Lûbke 
revient il la di^dinajson avec accusaciCs en -on, -trvi, et lui 
attribue une iinpomnce considérable pour rhUtoire de la 
dèclinoiimi «m Gai^li: et R^iie, Il \e dcriiuiuk- piiiJi{|uoi ditivce^ï 
deux dnniaîncs la d^dindium li deux cas à'csc maintenue plus 
ou moins loogEcmps, tandis qu'elle a disparu de trùs bonne 
hcnrc en Sardiigne et en l^pagne, où les conditions phoni- 
trqiic-^ l'uicnt L-^ in^niL-^. « On peut ctoîrc, tlii-il, qur prèci- 
s^cnt comme giuitt> giafttftic a iit maintenu par le gcrm. 
Nuitaû Ntttmut, i:oname ic ficrm. £ar4<f gardin-s « retrouve 
dans le fr. j"'t jardin^^ comme le gcnn. BfrOja Jknhun a 
ûnKné un nom. Eim Evmt(^ |8), de mfme la Mibsriiuiion de 
Av à lijcs a cxi rct^nlde par le fait qu'en fçcrmanîquc on avait 
en ret^ard Tun de l'autre ^ji-s et Jiti. Les acc> en -tur montrent 
Metiquelad^clin^iscn gcrmamijiK se refli-tc Janç b déclinaison 
romane : or pr^isémcnc U coïncidence géogrjpbiijuc entre 
la dicl. ^ -fljv et le ayst^me des deux cas esc sorprerunte. Les 
aec. en ^m manquent au provençal', et la flexion casuelle e&t 



■ 



I. Ma\% fari txi^féit n'ooi {anMli M doai le uppon de DOmitjjtif a 

NCCOWlif. 

a. Oàx n*«ci p» loai i Ctît euct, eomin* t« niontre A. 7>ioinaA lUm 
rartklc cil£ plu» loîa. 



LBS ACCUSATIFS EK -^/V 34) 

restreinte k 14'lîàg^ littéraire ou est mainicnuc par elle J'uqc 
bfon irufieiclle et comrairemcni A lusagc attesté par Les chartes 

S^sj), et le catiUn, qui nz pu iiv :ii)X£Î anciennement erunvâ 
ftits son d£v€U>|i|Kfinctit p^r 1;i iioucitm ècriie, ne la LOiiralt 
pjb du tout. Au contrjiire ce-i en R^tîe i^uc le type -ti -ait 
cïl le plus divcloppi i^xty. 5 iS), ci c'est le rtto-romaïi qat a 
conservé le phis longtemps U flexion à deux cij(, bien qu'il 3tt 
été le pla\ uidivrmcni éciic. o )c- n*:ti pa^ h trxnmmer ici eetti* 
ihdonc'; je Tii cîtfc seulement poLir montrer Timportance 
q\àc Icxplicntion des formes en question peut avoir pour route 
r^iiïïoire de la d^cUn^iiïOn romane, 

Ia: retond volume de M. MeyeT-LLlbl(e était imprimé^ nuis 
non encore publia, quand parut dans li Rontania ' l'excellent 
article d*A, Thomiu qui a été rocca5ion déterminante de celui-eî. 
Le îicre mUtnc de cet arûde indique l'opirlon de lauTenr ïur 
la question qui nous occupe : il regarde h dL^clin.tlson féminine 
en ain comme dorîginc germanique*. Son grand m^nte C5[ 
d'avoir révèle une exteiuton de h déclir-'iison en -ain qui juM^u i 
lui n'aviit pas éïé soupçonnée ^. Il a relevé un grand nombre 
de noniï di: pctiiei rivière* en ^in ou -tôt tjui-ieniouEeLU évi- 
demment à des accusAttb comme ceu& que nous étudions, bn 



1. Je doit Jfrc qu« je ne <oinpt<oJa p9h» trèt bien 1«4 raîu>nn«Tiienit «Je m<iii 
tfvanl nmî, l\ ii]ipi>jic jfcu ijuc Iv piovciMl P*ilé lic cuiiiuicn^^ J ix^rjjc U 
sWclinaiion i dçux c» d«t le xiri" ïiwk» qu* le cdutJn Tait fcrdgc màne 
«vnnr ; ]t oonnuid ci rjQglo-noriiiADd nous pr6c(iuni ju nord k pciilui 
naci t!e«etetiid«c1)0f«<. D'iutirpirt. «i tenHD-roniana«inMTv#rJL»urd 
AU [moins do dfbni de ccnr dfclimûcn, 11 pitàh JltTîcilG de T^lInbuCf l uac 
Inlliiencr grrmxnliquc, qui peur beaucoup de Tjïkotii ne pouvait jvoir eet 
cfTct i une époque tMdivc. Le probkiuc a rïsou Jic ol <cliii<t ; ominieni ïc 
ftiT'il qu'aux x*'Xi*kié<lM \i Gauk- ei la t<i!iiL' ]>otfMtf(it encore b ckcliruison 
à dctii Ci», qui j d^i diifuru de U Sjrdji^c. et med doaic de r&pgne, 
bien que In cceidiTUuu phnti^iû|un y uicne In m£mr«^ S'il y a eu influence 
geroMnl^DC, dlc n'i pu s'ciciccr qu'i ['Êpoqac nicfovîn^cunc, ci c'cfl 
jaitlrani (eut ce qu'il faci J U ih*»e de M. Meyer-Lûbke- 

>< Jjj MiMrrr ir rrt<iA'/f f f 11 di^/ruiûan /(^mtViu •Titievie ftmutwfor (Hom, , 
XXt, 4S9-Ϋ0 

t- Il s'jihtirot de juiuficr <cttc qulirtcation» renvoyant «o priMnt tniaîl 
qui i« trouTp, comme on le vtrtt, ne ^ itouilr i b ei^nduclon q^v )« 
GT07UI lion ccfuîne, 

4' Sauf pirM. A. Longncm, fomme l'indique A Tlioinaï<p, 490). 



^46 0. rAAB 

outre il en a sîanalf un ccnain nombre en -un qui apparticnncni 
à l.i ïi]^ion qu on est convenu d'appeler u fxaiico-provcûçalc » 
(SaôrC'Ct Loire» Ain, Rhône, hCTe). Enfîn il a^ubli roxittei>ce 
de la dédîiiatton en -on^ quoiqu'il Tècai sporadique, dans dec 
texk-Ji ancieuv appanaiant i la fégion occidentale du midi de 
la Ttiinizc '. 

Ce qui pr^cMc éraii imprima depuis assusc longtemps quand 
le dernier numéro de b Znti£hrift fur rmidnUchf Phihh^û m'a 
ap])(iTié un niitL:le de M. Paul Mardiot ïur 1c .Miiet '. 1/auieur 
comnicncc par constater que h déclinaison Hn^ue Hu^i est 
une assimilation de la d6clinai!^on germanique Hugo hàgon 1 h 
déclinaison purcnt-nt latine lâtnt laïrM cï r^fut** Topinion 
ciïiitraire de M. GrflWr. îl rcjujussc t);ilemerit piurr la dèd>* 
naiïon Berk Jkriain TSypothO^e de ce s,*tvaiit>. U attribue 1 
MMp Schuchirdi ci Suchtcr une afsenion qu'ils r ont jauiais 
exprct^^mcnt émtve, h «avoÎT que la dt'clii^aioon germanique 
aurait été ^Viiï Bérlan, d'o^ ItêrtiX Bcflàrt AOUït Tinfltiencc delà 
déclinaison masculine en -tw, et dit que cette hypoïh&si: esC 
acceptable, mais qu'il prifïrrc <• celle dont lid^ç mkTc a ét6 
exprimée par M. FAritcr d. M b recritie en cr qu'il prend pouf 
pwfït de diïpart non Peints Pftrum mai» faim hin^ntm. Votci 
son explicjiionT qui p^dic surcout par une chronologie ^ la fois 
vague et non justitiL^ : 

Aud^bui du gallo ronunO). 1onqu*<jii dluii itit{d)roh:(^a'n et qa*on cm 

rani<né i ^clu «tt^lînaiion un grand nambrv <1« nomt gcrmaniquci. i/'^ 
Ht*^ùti, Fpikv FuilaSn, ïu,> Oti dut l'ajfciLCVOit qu'un tïidti^cmcTiL il**ctctn 



I 



I. iMyit^ ic^utMEif iv BofW. dan« la llavic-Vicnne flimit» «Ju Poitou e1 
du Dmoukln): GrrAm. 9riar/. li^uï Girart lir J?0»3Ji/itirj. fc^nipus^ trrtglnilrr- 
mGnt d^At b m&mv Tv'gion; /^u/jq chvi Lv UitcOii MaruWun; Civfov, 

a. Vaumat^0t-én do namidefinnm(ZtitJiàr., t. XVIQ. p, a4l-347)- 
). Av«c dt bonnet nitûni îl tn doanr uae usti laibEc. c'en que -lin 
auTAÎi pnhjuit -uiih cl iton -iiin {\f. (î^c-Mui, p, ||0- ^1' Grûlei. <iim tane 
note» n'j pu de peine A loi refondre Dans Ict 9utr«i notc£ |oimti par 
M. Grôtter 4 l'^rikfc de M- hWchor, ci où ï\ dâfa^d ton ijittmt, H inuue 
tunoui «ur U fi;i ^ue PrFruj iVTrurn «it enir4 dam l«i Idngutt popuUim de 
la GauJc leuknicnt apris J1ntn>Juction du ditiitiaimme ^ matiocU rcnd-ïl 
pnobablr qu'il y sôJt entre avec ttort accutuif clMuqiiT» «fi rrgard des moti 
Mmbiibka où fin était tomUc dcpdia de» lUdesî 



LES ACCCSATîPS PN '.iW 347 

d*cc t'aJUition d'une flciîon n irinilcirn^t un nunûniûf en iccutitîl. A «ttc 
Jpûqixr Jonr, te cliwgcrncnï d'ac^^nE -àvik riddrtion Jv b Finjltc » AvJit ptil 
iLutt r«^Li Jo %itiçi% (uiLaiï b vjlcui d'une ikxion t^iurltc : l*c»ph éult 
lMbélt£flcen«i>p«niton,<ccimim, pjir un dAplaccmcnt d'accent tM'>ddtiioii 
d'une n, ï (ntt û'\ia aomuijuii un ^auuiij. Db lors, ^voî de luiptriuat 
<|u'oa ait Iranifort^ \t procéda àtt noms f roprvt ruKuUiit 4ui nomt |»Toprei 
lïntinu» Cl qu'on lii d;1 ^ aam, B&U^ ic£u». /iErr/J-n, comme on étult nom^ 
Hf^4>, Accu«^ Ht^H '^ PonttitareKïOM inmn loTmft (ur le modl'lt dei 
mmu pioprci iici nom» commun» (de (cmma) comaïc ni^nm normal. ttm'U 
am'tav, pHttit p'iti/jK Hn r^umé, au vt< tiMie, il y avnit unr Jeflfnaîfton 
En '-o, -^ qui «rtit «ï^mik d& nio(> gcnnjiiiù|un. ïurtoui itt noaa propic*. 
Sur le module di- (cite d^lin;>iion [fi^uMliiic, M t'en formi nnc lutrc féminine 
qui ne conipiïT, elle auui, prini!pijtcniciii que Jd iitiTni propro gcmiariiquc* 
tf 4Vtm. FiFc V TfttnîiiAii lu noinii/^Atif en 'ti, x l'icfuiatif en -lin. Le< 
Kribn Je* dîptdmc* Utiiu emploient aui càn oblîquci la forme en iintcn U 
luln^nr par une t^rmSnaîtnn Au rr* tit<-]f . datw 1a pi^rïode qui ra fnmpriv 
cntrt Udâte ^e^Sermcnia ci cdlc de 11:ulaltc. l'csE filtc pourcettccit^rie 
de mou U «cislon birn mneh^ dct moii i parkule -^ «« er de oem A 
con*OQTie autre que palitaJc -f Jn. On a eu d'un c6ié Mvmi, de \*mnrt 

J'id «poté daiit le* pipe* <^m pr6c^ent toutes les opinion*, 
si je ne niL" rmmpc, qui <jïk été éniîws ju^qi^'i ce jmir sur 
Toriginc lics accusatifs français en -ifi'rt ce ùc^ formes qui leur 
rssscmblcm dans les autres langues romanes* Cci ciposi 
a ùàt toucher let difBcult^ peu communes àe U question 
et les objections qu'utï [ïi^iit oppu^rr à cliaaine de» Miluïîuiii 
qui en ont 6t^ données. Je Uot5 avnucr qu'en l'écrivant ces 
(lifGculTis et CCS objections m'ont apparu avec une force nou- 
velle, et que, ly.mt commence ce travail avec une opinion irè* 
arrêtée sur le sujet, je !'ai vue peu \ peu »*ébrnnlei d^inï num 
esprit CI enSn se transformer compIâicimTii< Mon exposi^ *k 
ressent peut-être ça et lu de ces hisiutîODs. j'essaîenû dans la 
^-^ ^ — ■ — 

I. L'auEcar ijouie ; c Dkm In nom; proprei, le aaTiiiaiiir*vocattf iMt 
llMllfdleincDl bien plus employa que rocCiilAlif, ■ Ainil Fomsolie, ecnc 
aoerÙOT eu fon coirtettatik (Il mtxH fpllu éirr • ■ le nomlnjHf-vncjiU c%t 
bi<n pliji empli^W qued^nt Ic^ aomi commun», • ou mlcot : * Dani la 
notm de pcfontin. k nonTir^iiif-vocirlf ui bien plui empkiyé que dâm lc« 
nonu de choftu^ *)} nuit d'uitlvuiv J*amcur n'caplique pai «c ^*elt< 4 1 
fjiîrc tivee son lujet. 

t. Jt ovditcvtepaiid œiTciétcnniiutbn chronologique. 



348 G, PARIS 

deuxième partie de cette étude de justifier ropinion k lai^uelleje 
suis arrivé maintenant, en réunissant le plus complètement pos- 
sible les faits qui lui servent de base. 

Jediraî seulement tout de suite que le phénomène en question 
se présente déjà dans le latin vulgaire antérieurement i toutes 
influences germaniques, et que par conséquent il faut chercher 
à l'expliquer comme appartenant à l'évolution spontanée du 
Utin. 

Gaston Paris. 

(À suivre,^ 



NOTICE SUR UN MS. DE FRÉJUS 

(jOKIENANTr DKS TKAITÉS DH MCOEUNE V^.TËRIN.URE 



La iris pauvre bib]i:>thèque communil^ de Frâjus possid« 
neuf maTuiurrlu qui oni évé pour h pœmièfe fois décriL% pjir 
M. Vûhht Mbauis. dans le t. XIV (189c} du Caialù^iu général 
Ja ntanMcrils des Jiièiiotlféqa^ et l-raticf (pp. 409 21), Anïc- 
ricLïremtni une U*tc irts sommaire ci iris peu eiicce en avaic 
été insérée dan* XînvifitAtrc iommaire da rau. di^ BiN'wihêqutt 
de Frûncc de M. Robcri ^ Me trouviat en Proi'cncc i 11 fin dt 
mar* 1891, je m'arrC-ui i Frtjus pour y cxammcr deux des 
manui^cnt» décrie» par M> Alban^. L'un, L- n" i du eaulogne, 
eu un ïacTainenuin; '\-xx\\ Iccjuel ;i été copiée (fol. luj) Téplire 
provcn^le de U lïcc de Mtiit Éiîcnnc dont on povs^dc d'autres 
copies. Je consuiai <jue la transcription de cette ^picrCi donnée 
ant piges 4 1 ;-4 du Catck^ttr, âtjit peu exacte ' -, je me bomc 
à noter îcî qur le K,icrAmcni.iîre t\*CM jas, comme le dit 
M. Allunb, tout entier de la ^n du xn' sîMe, miîï t^u'ïl d £i£ 
*crii par des mains diverses à diïî^rcnïcs Coques du xiii* ûtclo, 
Q^ini ï la pitcc rehrivc 1 saint Ëûcruie, die a été in«kéc 
poscirieuietnent, comme [C Tavais conjcauri ' jvam d'ivoir 

I, Trôiihne Uidca\t (tSSa) p, ^4- Ce wtit 1» rc^ Je ai inT«nuin 
inSmrae que M, l'abW Altunb a pl^icei cntic pjrenihCïo k la lulie des ii« 
de wn catAÏogu*. Du rtittt en d«u> num^roiagn tcot égiJtnatnt tictiEi, loi 
KOft. eut-n^ct n'^iyant lamaii rr^n Je nunicïrM, ce <|ui ne lenJ pis lei 
tcchcrchn fadlcK, De mïmc pour J'mira eATALofuu que rcnrcraoc le même 
ToJume. 

ï. J^aviiii Je]!, fir eonj«ciure, rcetifii plij^ïcun des tjuctt dv <«tt« «Miiion 
dins tviixi cuniptc miJu 4a t. X]V< du CAtilgguc ^'6i^j1 (Arvrtf crrlîfw, 
16 niirf iH^i^p. âcti)^ 

). Dja» l'jiùdc c^id i b '.iott pr^c^lcnic- C'est 1 ion, |c TjI d^i dit [dus 
d'une fois ^ue Bjn«h ((;funlrrjj. p. 10) ïtii rtmonivr oaue pi*<« ta com- 
mciKciDenl du ur* wètJc^ Elle ne uwnî; ttt% taiéntixn jm xiil*. 



JJO t. MEVU 

VU le livre. L'icriiurc en pnralt itrc du commenccmctit du 

Le second des mss. ^uc je Jéslr^iâ voir est celui qui porte, 
ilunfi !e dialogue de M, Albirè^, le n^ ^. Ceit un pem livre eo 
ppîer (20 cetu. de liauïeiïr sur 14 de Urgmr) ^rit vers le 
oiilica oj dans Ift seconde moitié du xV si^ctc. L'icriiurc, 
jissex grosse et très lisible, est plutôt celle du nord ^ue cdle du 
midi de b France. U se puarnii donc que le copiste n :tii pas 
èiè proveiiçul^ d*;tjunt plu^ qu'on icncoiitri: i^h ci Ik, izn$ le 
manuscrit, de* ibrnica (ran^aîscs. H coniicnt des ouvrages ou 
opuscules qui voni cire indiquas succesâivemcnt \ 

l. — Triducrion prwençale du Uher mareieakit composé 
pour lenipcrcur Frédéric il pai Jordan Rous (Jimtaniu Rk/us, 
en italien OÎCTdcmf Fujfo ou Ros5o)\ On fiem voir sur cet 
ouvrage Tiraboschi, Sti^r.a ddia ht, itaiidna (éd. de Milin, 
1821*6}, IV, 317; Huilbtd-Brehollet, fntraducJim à rkhmre 
âîpiûmalMim ik tfmpertvr fràicru //. p, DXXXVlt. Le Liber 
mamcakU a ett imprimi i Pavie eo 1818. 11 a ^lè d^ k 
moyen âge tridnit en italien. On po«ède plujieurt niinutcriis > 
de cei vefhiijnn dont deux owi été iiupricnèes. Tune en 1492, 
TÎ54 et 156^ (Venue), l'autre en [561 (deux 6litionâ» Tuoc \ 
Venise, l'autre 1 ^o\o%m)-\w ^ramx^Mamul an tihraiu^ h>^^ 
Ru^us (JOHBANi.'s), cï Ic* Noii\k sîerûht d/gli urittm iiaiiani di 
Feterinatia, en :èie du ^coiui vcjluiTtc de la MastaUia di I^en^o 
Ritsio. publiiïc pir DcIprato\ pp- îo^î^. Les indic*tioiis don- 
nées par ZjRibnni, 1/ <.*pfrt. x'olgari a aampa Jfi sa'. XII / XI^, 
anîcles L1VKODI MASCAicuetRusiû, |>iraiueni être encièremenr 
de seconde inain. 



I. La ubk des deux ouvnga en hit^ue y\ÛRt^rv occupe les iroîs premjcn 
feuilltci du ^nlunic. Elle n'01 pat cumprbe dm» la pjginjuluc . 

a. ]] Y «, vcn U fin du ttaiti. uoc bcvnv de plusîcun feu^Uci* qui ot 
Indtqute diii» le citAloguc împHané, 

). Je di0a] «eulenicnt, parce ^u'J eu âicni tn gnad Jéuil, lenit. |1 4a 
Cacdoguc DIdK, vemede |ula i&S). Ilc«:dni^ de Trjoik, 1^96. 

4. ta MâiMkU Ji Urm^ Rmtia, volganztitatmo dd »eco(o XlVt «eno 
[KT b prêni vulu ICI lucc d« Pktiu Dclpntu; ai^gîununî l\ icato Uiûw prr 
<im<ii La^i StrHerL 1 vol. ^o-d>, Bolc^pc 1^67 (dios lacoUniMtedi «i^crr 
iMi^f/ 9 rvt éii pnmi in tetdi dt^ta Hngiui publicUi pcr cum dclU R. oont» 
ninHMM pei t«iti dï lingua n«lk provincie d*iriïcuUa)i 



^iJUnCB svx im us. dp. fiëjus ;it 

Quant aux versions françaises <!u mime irjiié, j'en pirlcral 
plus loin. Pr^ïcntcncnt )c cnnscrirAi le déhut et les dcmJirc3 
lignes de U traUuction provençale^ 

Jcrditn Roiit éf CsLhrU, ihavtiïifw Jr r^ffi/rr^Jcr Frairri^ 

Entre toUA Lu bcïtios que DiCLi s utiidja ci que ion jouuiicu^ i Vunvtl 
Uniugc, non es n^ngiinj plus nobli qu« cdvil, C4r par (fiO cl icn \y nobk 
li^jnimc» SD n taUtitt rcj's, touLCï. prinm et ta\-i1îcri. iruii ci omgnoguï 
dtl pobol- Hi pcr aîuo, il pToiif^h J'ii^iich <^ui uton Jo <avali cOTitînuamnUi 
G Rujiiriimt^ J ji|ucLk ijuï à [VifJrc ^c ljvjLiîj J^y itOti rvriLltA, ï ifuî SC 
dcb^lua en moTistr^T lo< prociiA c U iwblciU de lur «>r pcr deCcnifre lo 
pobol elt uushI publiui» bcu» JarJin RijUïdi; OUbiUn Givrer en U rtiArcs- 
CalciJ do 1 cni^rajor Hrrdvric. fnvpjubi, «n l'ifudldfi Di^» jmta b mycuxi' 
O^iniULp. iJirc c timar 4tïi:iJiiJt Uu3>U «tel Uij] pn^iTiJiJiblii»» c iiuu luli 
C3tni perfetidna AKJtci, mas lani irani en ijy ni dire eu u^riy. Kgon U 
oaicind pciju wngnoiïSAEUJ c cipcnapu» < jquo fi U prcguUra d'uo myca 
cir irnic qnt u <f«ltf<tu fo «»ia* ciotii, IS lo que i<u ^liray ftiooïtnny p«r 
ruijD» vciiij>iïv«i| c prtniiciuncn» Oîriy iJc |j nativîui c de la crcatJoa 4d 
tjvil, e >pfe4 coniy dcu citer prcK ny doiiut, c pLiin fân deii c«t«r gardât t 
endixuindi c Cùtt i\ poE conoîïscr U liciutJi (nV) c lis r.uao[i» del c^vJ e (luî» 
de KAi nuliuiîaf ruiurals, « accid^ntali, c r^^ennirni ilc Us me<lcoiiit i^ue 

Le dernier chipitre commence ainsi ; 

Qaant laj imoi trvi ttiura/iax. 

En iyità ivn pcrmyraniens tntro » -rj. \cn mçt «u U ru^n am&e Jbun 
d'uom iimhf cilli. rmov^lbni df» vcs In |orri, c aprci v}. jort lav:i li nalTn 
m viricauic puc>-i b c^^u^a' . 

En voici les dcmicrs mors (fol. btxj) : 

Iicm» X U scccj o scTÎM» de travcm en l'ongli fiy aqucit onguent prcn 
nmphora r ely, rirwli tKn. c d';iy«o lionh b uoca iro 4 .xv. Jf>r«, c Mn 

Riplifit. 

Hoc cgli [mentis Rvdiis tiiïtei cil ji brimât, 
Qgi bcne cLindirum dni cioIidnA^ oquoium i 
Diicti quitqu* ftgvnt; pjiict hec [iJbjJ pagina prvttm 
Ûuild] )utici sh|uc HEKci hic qtfoquc tuntia Joc«l *. 



I. Jif, « d« m#me plu* loin; Iç copïvtf a-til *t* mfluçnrf par le ft» 

I. Cn *Vfï ont d£ plua d'une toi% puMiét pliu ou Biohit JneorfCCTenu m , 
Voir ooumaicQlXd hidstakl* Jt Lffm^Rini», dl^ Dclpnio,!!, )i, ooie. 



Ï53 p. UEVEt 

8. — A la wire du iraitè de Jonjjn Rouj prend pUoc dins 
k tns. de FréjuK une ^ui» d'obsen-ations sur les chevaux 
appréciés seïon leur robe et selon leur origine. J'ai pris copie 
de Cctic sonc de pcùi triiii, qui lu'a paru mdrîtcr J'éire puïitU. 
On y Erouvcra h plupart du icrmcï par lesquels on disî^iaîi 
la loSe des chevaux. Os Eenn« soni généra Icmenc expliqua 
d'une fa^oiï :use/ vagtie Jani L"» diciiotiuaires, notamment dans 
ccuA de Rjynouard ci de M. Godefroy. On pouira uiilcntaii 
recourir en cercnins cas au mémoire de M . Ikchmcr, Dt c&îi>tîhtis 
eguorum, imprimé daiu les Rortêanischt SjitJUn, I, a^t cc ïuiv. 
je remarquerai en pa^isant que, dans les dictîOTinaires préciiéi, 
CCS icrmcs co quelque lorte ccchniqucs, ^ut le plus sourcni 
înierprèC4^s à l'aide d'exemples peu décisifs empruntas à des 
poèmes. Il eùi mieux valu dépouiller les traités spéciaux et 
certains dDcmiier:t% par exemple des munires dtt xtv* «lèdci-t 
du w' oi[) les adjectifs qui Joignent la couleur de b robe sont 
employa iï^'KC précision. Je sigr^alerai & cette occasion ircns 
documenta publiés par M. le ciianoirreChcvaliCT-, dantsonCiiûr 
lit Acu/wrin itiiivriijtus inùiih ^ur U Dtiu/ihiné * , miu^ les ît*' V 

(IÎ28), L(iïS7)ciLXCi3»8). 

L'appréciation des chevaux et mulets de divers pays, qui 
termine ce mcirceuit, esc auss;; digne d'attention. 

(Fol. Ix&|.) 5ff ty Je cojnotur ht hont pcU Jtts c^vaU t Jtii fap on j«r. 
(V«) I*d bajr « bon pd, cl liur ioîs (oït. 

Tel Mui bauiun <Ic .îil], pci ippclU on ir^Tai ■, c dû son bonis bïflUi. 
Pel bay tKuf amhi* ura ^t^lU >1 fmnt i. rs hïi" p*l, « (on Konii beitûi. 
Pcl negrc niavrcL, que nen j^i rcu bauuAn, deu caoer fcl, pcro boos 

pMS. 

Pcl c<|trc cRcllit Jtt lu pe tsqder bituaan un ^tic, «oni Vora c«riib. 
Pcl fcrraDi ton bonu bniûi, ma que jn avoS pe« t ton -AU d'npcrom. 
Pcl tatàni pomclUt es boa pcl, mu lo» pcs non tu ucp bon», 
Pd nègre IjrarT e$ bon pcl 



a. Od peut hHiter enirc frimai oi tmnai^ Je nVnicntlt ni Tun ni rature. 
QuiDt aux &Fievtuï hiu^ilt» de» quauv pictli, il y en a biFH <lci cumplc». 
Ainti âaat le ^ûcuincni ^ç tjïS tnJii^Lié plut luat ; * Pour Potoq 4e 
RouuiUcrïi, chevAl bajr, bjuchini dn quiTK piex^.. * (Ckâ ^ Jv. fcj^i smr 

leaij ïTelliiE hs framc. ■ (Uenirede ttï7; ■^'^■» P- t49<) 



voncK suit uv ut- H ièàjm jj; 

Pd roua lyvt loot foru> bc«tiu c dum cl'^p«TCOtH. 
rd tuoo<4i1 ïOri boniuk bcïirjt». mai [lun cf td |id^ 
Pd Aguu non «c bon pcl, c ^tn ivoU p». Not ippcLUm fd ogutu ^ujai 
u RiLUl bljJK c mJEâi ncgrc '. 
(Fol. tuij.) Dv CAitpFhii ynwn bcl4 cava1« t gno*- 
De Gdlidi ycuou ku» tavAl« c snn> i c Ati piim budd c non £> podcm 

De CAthilucfitin^ >^c»wn fort bûa^ civJst nua non ion ^rMiu. c ion nioE 
Ken hiiiîs. 
De K<xrg4 yn»OQ iroU civib, c aq pcti» tucb c priou» <4robu, c ad Itu 

D'Alvcil(i]lu c de VcUk atroul. 

De LombitTdU yrison grini ckvx\% e gro»s c fom e mot beo b«iiit, mii 

Oiiliri tr:iT, ^ uriluoc qui' d nom Anhi.i, yrSMQ los plus Icus fjvjUque 

£n AtimAiihi %arx loi pLut bcls p^lifrccs «fnblidon ^aetïm. 

En Oi^dnj 4ifCMt, nus jqudi d'OnKXrui ncci >y Idïuin fcirjr. 

De Candfu je&OTï laim-ifori aiD|t<t<>)c mula» que *iûn. 

De CALÏuluctihâ ycifon bom miih, inu no «mi uni gràns con aqucb ik 
Cttrdhj. 

En U ni de Andorra, ^^< ei Jel coliui de I^**, «jue miretu « CaiIu- 
luenha [ajkis milhoi^mUtqiictSan, TtuipcusmuU, etoncobrcbcn butit. 

3. — ht tniU C[t)i suit est, d*Jtprè& h rubrique initiale, une 
GOiii|dhtion faÎTe 1 l'aîJc de divers ouvngcs. Il me paraît évident 
que cette complUtiou a dû iirc rMIgie en langue ruigairc. soit 
en provençal, soit pcut-âtrc en français, in^i:: non en iatin. 
L'aventure arrivée à bfoir^ de Cba1on^ur-Sa6iac, <^ui cm contée 
dans le dernUf chapitre, n*cst ccruîiiciiicni pas iirée «J'un traité 
latin. Du reste, je i\ià point imiii ï'ouvrigc de pr^ : je tnc suis 
bomé à en transcrire le commencetnent et la Hn. 

(Fnl lui) v«) Apio a outra Ubft qttd t'tipprtU ampûtr lar n fMjVUf 

(FoL htiii) Tout lioma ^ ae«cr mege de u Unia, sy b<n \^ rcgicd^r U 
eun de h\ nuluiiili^ <juc ty coi^tenon en jqueit libre. Qiiî vol vber nj 



t- Sâfu cctic enfilicjdon on luriît «ru pâof 1 de^itier le xna J'c^^ai oa 
^fMiM, ft mhnc artc rnpiicjimn le mai reste obtcur. 



}}4 **' usYet 

M^oiicr df be^tin, M a MUÏwr de cjvjI» t de pibfrïnt ho de muU, c 

c toK ' liunlr^ j^ELf sisn bcU c cUn c ^ro^vï, c mcnar b m^n dînant, car 
mcFttf vcfta«kia alcarus bcsikt an los huclt cIjtï <\ jc noa vcïmi aii. 

Apni ly<JcTj lioîn uturiJmtuhi mayiwJbtH q^L- non Iw i/a cmp^ichjdjit 
dcbalU3nydGnona^£nlpc^CllnJnspllaf^GL'AïOD^uevcI)0(l J'AUiJLtnifnjliu 
quo an ^im Lntii f l*\ mjlMvIl» Jriwut ^ïmt, cir hiï An fitr niïura, c 

Aprri. gAtJe Ly ui dcni pcf ubcr icn Jnvcnt, r «y ivin 1|fc« (vo) de 
j[itilbii f, que tia toi pUn» u de trc$ ans, t sy lo clutit^on es gn»^ que iioo 
ycMA b àcnr, d (t« im nn^i. E ^y lu ^utillun ym fora, que nid agutf . et de 
.V. tPJr e t? deL cntlhor joiren» quv [idb»ca ctitr e dct m^lhor tctanio; c qiUM 
b ^Ullor os uut, CT vïvlh, < Ron pot on cognoyMcr Km jovcaL- 

Fia. — (Fol. bouiili) Cafii df i^fnur. 

S/t«It<onavAlb<>ioQpd(:rri:nliojvinbetihvfaia]lr, qncmin|Abea, 
Ciy lo Mgnar dd col im vn Tjn, v ton bctiÎA ciigtâïssuv • nellurerai e 
nullj laydi nulftmii Avm iton |>uyrï. 

ToU bciiu, Ju quâl-^u? pcl (^ue&yj, ^at Agi lu ongbi ^ pv variJAi itî 
cxKhtUs ïc OiML-Lla(?) d'jip-)jB c [Dortbn •. 

9 vobvcadretoabon cjvjl, qu^ac Tauru, CQ fierait ^;:rani TiurAS vcndm, 
çirde A qui lu bjîltuntï pci uvikiir, (^ ani vo »*c;Atdiel; « b 5cn de 
ChaJon en Bo'|;onh9» que tin mcrcii^i eâtha3an jJg» a li lifira Je Cluloo 
uc ton c bel civx\ pcr vc^idrc. u liei gentil lioniL- vole comprit lo uvil e 
metttdei lo. c dec ly coti^f c^ e iii^ Ib, de torne»; e Jo getklil borne raie 
cavilcif e «sijr^r lo uvjl.cdoiiicnsi^ucwAv^tuig pa topnn qacoiinta U 
vilU, ïion hi una i^r^n aygA que a iioni li $oi3j, 1» civi^or tnattX lo CAV«1 
pcr lo piJd. c bru^, c v^v de ifuri poUcr uiifirjt I'jvitj, c |><aM otra » lUl. 
Ar ve^-^que hiac bom puey« ttd vy^ eenirei t'eaen Ikicayrei que et prêt 
de mycgi kgj de U villa, c fonj cii U vcm de TH/^ipciy. e 3>t»ûi tboi 
t»orrnlf T^ mef cador (f if J e dotiupui eue ton civil perJm. 



I. Stf, oeir. te. 

>. Mot corrompu? corr- lurmj? 

}. GetiUw ou /IttiVifiM doit ^oc li pirtk «updKeure de U ienE> J< ne sua i| 
ce moi » qud^ae rapport tvet g^lff^a qixi^ en b^^rniH, tî^or'Jle « grOisc 
mlchoire * (Lc4py et lU^mond, Di<t. h^rnaii). 

4. J'i^LUC que je tic compnnd» pu : Txuriufiu poufrtlT te Tire nfroiiu, nui* 
oc ne MnJt pjj pfm cbir. 

j. I] n'y 4 jiucane louliif Je ce nom sur U rîvo- gau(^(' de fa Saône; m 
Mâifri poarraU tigmIïeT « tn bUij «^ imïi alon îl numqueti»! un dodi ck 



: 



KOTICE SUR Vn Hi, DB FHijUS |J5 

Qpj Tol fjtrdtx «00 cavil ho xin pde^ti ho amt» bntii d'calbniiiT, fuso 

B> qcc teft£ua 4of >i*:u EucnK l'und de r«utr4 Je quitrc p.nlfn», c en aynîiis 
lia bfstui giran te drrg:cn nul icmptbcifb cfiiiiyïjaiïiimjibnotiiy prra 

Li fin du ms, est occupée pnr le llxiaurui futap^mm J'Amaui 
de Villeneuve, paginé i part (Hvj)- LHisUw Uuéraln 
(XXVin, 97) ne ciic (jit'un ms. \i\\\\ de cet ouvrji^e, dont 
or connaît d'ailiuurs une version Irnn^^iK et anevcnîoD espa- 
gnole. 

Les ciract^es Unguisttques sont bien eetix du proven^l de 
pTOA'cncr. 11 me paraît superflu d'en fournir la preuve. J'aï pli» 
d'hèsiutîon en ce c^iiï concerne Tépoquc ^ Inqtiellc II convUiii 
de npporter h traduction dti premier traita et U nïdaciÏQn du 
dcfiûer. Le ms.^ ou Ta vu plus haut, u'est <]uâ de Jn tîn du 
XV* lîicic. Je conjccEurc, »ri« pouvoir appuyer mon tiuprussion 
de preuves dicisïvcs^ ^ue ces écrits ont été rédigée eu provcn^d 
ren les premières années du m^e siècle. 

Tradtictms fran^cists du traitd di Jordan Kot4S. — Le traité 
de Jordan Rous % éii traduit en fnn^is^ deux fois au tnoins, 
dts la (în du xiti* -M^cle. Je ne fxù% tel <fvie tign^Wr ces versions 
<{oï^ pour ftrc convcn^iblcmcnt apprécîcci, dcvraicni itrc com- 
pirées avec l'original btîn. Mais mon but est simplement de 
montrer que la version prD\'ciiçaIe consen^i^c dans Le ms. de 
Fréjus n'a pas été f;ilie d'après une version fnm^iiisc comme 
certains gallicismes pourraient le lairc croire, 

La plus ancienne des deux versions iran^aiscs de Jordan Rous 
appanient 1 la seconde moitié dn xui'^éck. Le ms. BîbL oat. 
2)34! (ancien Gaigni^rcs 82), ne parnlt pas postérieur k 1300 
environ. H en eibte une autre copie, tr^ rajeunie et cti le texte 
a subi iKen des modificacîoQS, dans le ms, fr. 12^7, du milieu du 
XV' sîtcle. Je cice le début de l'ouvrage d'épris le nis. 2J34I : 

tt mtiSrt et iû i9iert (sic) iiUHti (lîe) a rna^viwHir. 
Comc ce yjii ^ho%c «que cnlic touto k» boKs ^ volciit cir^cji' de Dku 



t je (ic ut« ?d <m j rciitif-fu^ que ce p^Ulpc Umàttln cil Lcuioun toit, 
lu moyen flce, àvu Ocuk r, au Jku Je t»ob< 



)S6 ^. uti&i 

et quJ raivni labjcid » humain ligRAge, iiuk bote ïott plus noble J'uo 
<hcvk], <ar, pat nbi li roy, lî prlrce mui ccncvui àa lasiitt (aV) povrei 
i;cLi>) et pvui ce, » l'utînit^ ' (Je (Cbi i{uî m ce v; dcUxcni pu iioblcce de 
courific «1 honeur de chevalerie ou de bs-ittiU», je ay duemU£ en ce livre ■ 
AUi^anes dioKï ded^evjl x\oo m^t^uidance cl Mjunilllté de mon m^n et ce 
qu'en ay aprît tn la mATechkticie d« l'cmpenour Hdrc. qa« je l'iy tout mit 
en cscnp ; c: î'enquerr<iy pti àtoUz ordic Je tçùii louto Ici dio»eï qû jpu- 
ticneni a elicvil, lui et u. Hgiiié«, bt cott hvre at d«vii«£ en -vj, paj^ie», La 
preaûcre pinie cji li cicicjon et U njt^wjti Joii pi>uhlu; U xcodJc est 
comment en doit prendre tf» donter le poulain ; U ïierce tt e« commeot lî 
pouUir» doït ant ^ardcc <t cnacignic^; U qauic m est commen; Vta dcdl 
Cûnnoi«ire la biauté n h fjfon dou c^n et tScn mrmhrei dou che\'jl; fi 
quinic partie esi dei enferroeiec naiureu qui jvkncnt au chcvjil ; U ïUîeMne ■ 
^ est dei tnedcdnn qui toai prcAiiblo contre toute» les enforneict dou 

La wcotiJe \crsioii c^ic coutume daa« le ms. BîW. nau Nouv. 
acq. lai, t$5). Le Utin ai pUcf en regard du français. Les 
deux textes sont de U mime main, ex cette main «tait italÈeonc. 
On TL'Conrslt k ptvjnikTt: vue U groue éo'iiure ronde usitée 
daij:s la livres du imtd ci du cctilitr de Tltulte au xni* aàèdc et 
au xiv. Je erob que Je ms* a du ^trc écHt entre tjoo et t^fO. 
La traducEÎon est fort littérale. On y remarque peu d'îialid- 
ntsmes. Le copii^Ee ^xv-^tî mieux le ft.inçtis que le latin, car la 
uanicrif tÎL>n du icxic original est souvent famive- 

Cna later ccDcn aniouJU i xinimo Corne eotre ce» «itrca bcsta ^ikca 
pontrfice evidcDter crc^taunuî hucnJDÎ dou touvriineTc^que apertcment sou- 



I, Mj. p. (ïi J^^Vïi^; corrige d'jjirtï le n«, nflj- 

3< ic tcKli; M pQurïuii iicsi d^ns 13E7 : > tom ce qui peult âpineaîf aa 

■ giosttrucnicai du chvv^, lequel livic i nii cxtrïïci de plusaoun lutm 

< ttvreSf docl le prenrùer Jiesi^ oompotf cl cïrdonn^ Kion ïpdcrM. IcmcocmI 
c Uvre cït sdon rintcncion Je mjbue Jourdain Ruf, chcvjtJfa et inaiMit 

< pwvtrncur de U maT^haudc de l'ârrpcr^ur Fedhc« ks autres IWtcs «ooi 
« Mlaalcïinicndoii[-,Jile pluuQun nuiaro. Ei four ce; tncepmeni Ihrre 
« dvRWRVECrav pjd droii ordre loutn \tt choses tn gencnl que fo«rrooi 
« ewrencdp|iCTiei]J[ ^ uni^ cIuiïvti lTigvjI, ci u tî|[ii^- Preiriici p4:irr»y de 

■ bnidiriié ei création du poulain; tecooiemctit comme l'en doibtptcndre 
• et doaKt le poldia... ■ 

y Ml. vjMmt. 



Konct sut UN 

gennïft tuppotiri nullum anîmit ^i 
equo nobUîuïp rd t^uod y^t i|^am 
prÙKÎpc». RulÎKt Cl nuigndtci jib -lUis, 

dom^filum itiicf nobili'ï, rmiîco! ci 
mliioies dectiiicr Jcv^ruî non pouct, 
Idcîrco, «i commodititcm îUoruni quî 
•quo ai«du« ccutuniur, quorum tpe* 
dflKtcr i^ui ad hcmorrm miUurc^m et 
bdkcuEn usïJium pt^t'iULctn nabï- 
liori tnimo delccuncur, quLsLm de 
Ipso «<tua, jatu opliiîûn<ni et moi 

Uil; iwii quul pouim pcr ocunia que 
dJcmctiuojEcnciipcrtlneniaabûliier 
iudâgarc; tc4 mère vrhuti, et fkio 
Ordinc, Kcundum qtjoij cvpiTTUï fkiJ 
qium pluno, dî li^it i u iJh J hcrcbâ , fc rc 
dcORinibuïritîoacs vct'iéicû%àcmoi\s- 
tnbo, To^ta qaoqiie cuju«dim imi- 
dsflmL lu hujuïTiiodi delecunùi, in- 
fraxiî'ptj oiuEiii Jcâcribcrr procu^jvi, 
undc diccndum en, primo Jecrtjiioae 
et e)uideracquiniii\nuLc;iccufidodc 
CJptJa:iccl cjui Jonurioûc, îciuu iIc 
cynodÎ4 et doctrini ; qturto de çogjii' 
tioec philfntudîni» cûrporiï, mcmbro- 
fum « Élftioniim (ÊKiis; qaimo d* 
tafifmtuiionc cpsJciu um niiiurjJi 
quani jccjdcouli; Ktio de mcdi^îiiît 
ac rctoediii prtUbatc tgniudi;i] vJLt^ 
dem port Incni [but ni dîcrrtdtim 



US. DE PItfcjtlS )$7 

mise* a Tj»}* de U lîgiUée htinuine, 
nulc btaïc Aoît plo» noble de <hcvjt, 
porcc qiTC pjt ctUii li prince, li di^ 
t-jtlcrct Ji icrjQt iij^ncurv iunt dcvikét 
dn luim. Cl pour ^ que lignorie 
entre noble»» viliïm ci mcocan ne 
pourroit cs^ic connciie at^nanmcni 
fon ptr te chcv«l, pour ce. au proiÏE 
d'Icrut qui aient ensemble auiduanu 
encni (yif ) de dicvnJ, de cclii ctpceiiu- 
ititfti qui SL' del t^L-Di 1 hcinmr dr chcv B' 
UriestipnoucKC^d^dcdcbauiUâ 
fttr courage pTin noble» j'u ardcné 
compiler aucune» <hoïC» dou die^il 
meinx«,*rlrtïiffrtpinioriftKcntemioQ 
Je mon eni^n^;; oon pas pour ce qiie 
|c puUie cncherquin mE;>tjlnicnt pr 
toute» «hoMs qui ipiriicitenE * lui et 
k %x ligni^, mes m'jhrrdr^ dihjau- 
mrai a la pure vcncf et pai <^ît 
f>fdrf,*rlflnc <t que j'ai «^uv^ plu- 
i<ari foîi» et dt'nionBlrerjk j bîcD prè» 
de fout ctiekriLii riî»oni virrîtabJc», 
amj pAT U piiere d'un tr^ me» amîi 
dcltrunt «d en ce» ^ho^ec. j'aJ procuré 
etcrire toutci cci clioseï dévoua ocHie» 
dont n est a dlrr ! ptcmleremf nt, de 
la crcation et de la nativité dûv che- 
vil ; ac<uud<mem, de U prise et de la 
domanon de ceiui; icrecmcni de II 
l^fde et de la doLtrine, quarTpfoît de 
U a>nr:oi»aocc de la biauié Jou eon 
cr ildmetiibretci de» £ici[ciii%dli:eba!. 
quintemeni de U maladie de «clul 
mdimo uni naiureOe] comme «cd< 
dcntete, »îiiement dn incdràNV a 
de» lemedei apafienent a U maladie 
de cdui tneecmei eu a dire. 



Paal MsïKit- 



LA BIBLE ITALIENNE AU MOYEN AGE 



IKTRODUCTION 

Apris Ic« bibles françaises, provcnv^lcs et caoUncs** Tordre 
de 003 travaux nous imène à nous occuper ài; U Bible JUlfennc. 

Ost ^jxie chose étrinj^e que fi^OfAiice où Ton tii loiouT" 
d'hti% m^mc dans les mîli^tn les plus ^rudïis, quant aux ori- 
gines de U Bible iulicnnc. C'est pouruni un siî)CI Jiinyjnr, 
La bnguc îulicnne r^and lur cette étude le ch.innc qui s'mi- 
ttche !i elle, Q^e dire df rhistoire relij^teusâ de Htihle, à 
laquelle ïl semble impossible qurPhlsEoirc dek Bible n'apporte 
pas tïuelqucscbiifa î Les sectes onc pullula sur le sol de I hJic. 
Comment ne pas se demander quel utage elles ont fait de 
TEo-iture siinte en Ungue vulgaire? Les Vtudois^ dont l« 
nord de Tlulic e^t Jtvona h paiTÎc, tic som-îls pour rien dans 
les cBbrts qui oni £[C laits pour donner au peuple itUica U 
Bible en SA UnËîue ? Lors m£me que nous ne recevrions pas une 
répon&e trbt ebire A cette question (car les versiotis de U 
Bible Ui^seIl1 rarement deviner le carjcttre religieux de ceux 
qui les onc faites), nous pouvons compter sur une riche mois- 
son de d^ails tmtressints et inftructi^. Nous serons, sans nul 
doute, îiitroduttï un peu plui avant, par tim de iiurtuf;critfl 
si^t(!:^ des tIJduclcur^, dei copistes ou des pro}tri^alie^r dans 
le secret de la vie inicUecTuelIc de plus d'une limillc italienne. 
Nous apprendrons surtout ii mieux connaître Plorencc et sa 
c!vî1î*^tion. 

A càii de toutes ces questions^ quî touchent uiiiquemctii 
rhistoire de l'Italie, il s'en pose une autre, d'un int^it plus 






LA BIBLE ITALlHX^e AU MOYEN AGE ]59 

j;c:néni). L'histoire des lîtiératurcs en !anj>uc vulgaire, (^nicu- 
lièromeru parmi lei; peuples hiîri5, a fnomrf^ emrc c« dtvcTfiCi 
ItiEcruiurcs, d^^truiccs ickiioiis. Un ^rsud nombre d'itruvrtfx 
d:»u la source prcmîtrc c^t latine n'ont pas été uréc^ in^m^dia^ 
tcfucoc de l'original latin et sont «implcmcnt la traduction en 
une langtic roinare d'une preirîère version ^ïic en une autre 
langue romane. C'cm au trésor de U tÈttin^urc française que 
riralie, la Provence et la Catalogne ont le pins laidement puLiiï. 
L'htstoiie de la Bible en provec^'^l et en citalan nous Ta mon- 
tré souvent. C'est Ainsi qu'il esc devenu impossible d'étudier 
lAoI^mcnt les littératures de» peuples de langues romanes. La 
curiosité que nous apportons k IVtude de la Bible italienne Qc 
aéra donc pa^ le seul niot>iIe de nos rechercher, L2 propaji^niion 
de la langue fnnçaiie et sa papuhrîit hors de i-rancc n'y som 
pas moins intéressées. 

Malgré tout cela, la Bible italienne du moyen âge n'a pas 
trouvé d'historien. Fn vain, dans son Hhhiu du K^veau TVr- 
fam^ni, M. Rcuss rappelait, sur la foi de )• Lamî', qu'à Flo- 
rence seulement on trouverait une quaranialne de manuscrits 
du Nouveau Te^Mmeni en iialien. Personne ne se souvenait 
des belles pages dans lei^quelles k P. Le Long a tracA le projet 
de norre ^tudc. Sans doute, les publiculoas consacrées daiu 
ce siècle A noire sujet ont ii^ oonabreuscs» mais la science a 
peu de chose k y trouver, A mesure qu'un érudit it.'ilien ren- 
eodsrraii sur son ch^^niin un ms. ou un ancien texte imprimé 
de qjdqtte partie de U Bible, il s'empressait d'en publier 
quelques pii>es, \ ii[rc de « rcxic de langue ^^ qu'il fût bon ou 
mauvjjs, ancien ou récent, et sans que personne s'inquiMt 
de comparer ces textes entre eux ni d'en rechercher l'oTiginc. 

Un seul homme a icnif Je faire rîn^cnuirc de toute celte 
richesse^ c'est M. le sénAieur Ncgroni, de Novarc. Avee k 
concours de U n Commission royale pour les textes de langue 
dans les provinces de rËmille 0, il a entrepi^s de publier la 
Bible italienne d'aprts un texte incunable, cl il a mb ci^ t£te 
de cette 6djtion une préface qui est do plus vtf intérùi. 
M- Xcgroni a recueilli, en grande partie dans la bibliographie 
de Zambrîni {If Optft wlgûti a siarufia), les tiires de nombreuses 
pLqucttes consacrées A notre suja par les Icttrfs lEaliens^ et les 



I* DfiruHsiemi jjVif<tljfw*, Flortiioc, 173Î, iafo)^, p^ jofiet «dv. 



}60 S< DERGEA 

bîblîaihëcaïres Je Florcacc, de Sienne, de Vcnîseet de Vîceaee 
lui OEiC fuurm le caialo^ue. plus ou moios complet, des iD'i. 
eonscrvis dans leurs dipôtî- Il a publié tou3 ces documents 
sans prûcention cl iï y a vu awcï chir pour pouvoir en rircr 
e|ueTqce« conclurions qui lont ju^tei lu fond. Il a bien lentî 
<iuc le plus grand nombre de ce* ni», reprèicntcm un seul et 
même texte, <^u\\ y i une vuljjacc iuliennc, et que ce toctc 
eounnt cst^ en i^nnJc pnnîc, le mCnie que nous retfo^ivons 
dans la deuxième Bible imprimée, dans celle qu'on attribue k 
Nicolis Jcn^on et quî est datée de Venise. le i"' octobre ï^?!. 
Panant de cette obscrvaiion, M. Negrom a cru pouvoir se 
borner à republicîr, sans noces ni varimtei, Il Bible de N. Jeiï- 
son. Il ne s'est pas demandé si c'était feîre œuvre de sctcikc 
que de se coincntcr d'une îniprcssiou du xV »éclc, aliéric Ct 
défigurée de bien des manières, pour faire connaître dc5 teztet 
beauiioup plu« inclen;;, lorsqu'on a à sa portée des mu. nom- 
breux et cxcelIcTîts. Il n'en cm pas moins vrai qtic M. Nogfonî 
a rendu un grand 3crvice À n05 éiudc&p U a tracé i d'iulFCS le 
pro^nimmc des irasaui i accomplir et il a fourni i ceux qui 
viendront aprési lui de» instruments de travittE tout apprêtés. 
Il s'agit aujourd'hui de nous rendre compte de tout ce qui est 
conservé, tant dans les mss» que dans les incunables, de Tan- 
cienne Diblc italienne. Une Ecïle recherche e^t avant tout une 
R'vne élis bibliothèques de TTealie. Je ne Piurais pas entreprise 
s^ns. demandei les con^tJls de mou vm M. L, Auvray, qui n'est 
paï un nouveau venu danâ l'éfuJc des lettres itillennea. ct« 
av.mc de Tachever, j'ai dû recourir plus d'une fois ù J'eJtpérieiicc 
de M, G^ Gov'iu- Les mcv. de notre Bibliothèque nationale 
meroun^LvTHiient un excellent point de départ. Nous pouédons 
A EUrîs une partie de la bibliothèque des r^h aragonais de 
Kaplcs, rapportée par Charles VIU C'est ainsi que la ^blîo* 
chèque n^rionale punèdc deux mss. de la Qîbic italienne, et 
l'un d'eux c^t la seule Bible complète qui ioh conservée. Cbiant 
aux bibliothèques d'Italie, un royn^e de quelques semaines 
aurait £té bien court pour les rechercher que j'avais ^ y faire, 
j'ii heuretBseineni pu profiter de Texiréine obli^^nce de 
M. P- Sibatier qui, pendant les séjoun qu'il a faits à Florence, 
a bien voulu parcourir pour mol une partie des ms5< de celte 
ville et m'orierter ainsi Jan^ mon enqu&te. Je n'ai pa* besoin 
de louer Taccueil gradeux que j*i: re^u i la Bibliothèque natîc* 



L\ KISLfi tTALISMKE XU »OVEK AGE ;<t 

Dilc de Florent» h. li Laurcnilconc, à U Mardana, ï Sienne 
et en li'autrcs Uclx, mais je ne siurab me refuser b siiisfic- 
tion de dire ce <{uc je dois nu conserx'^iteLir de U Bibliothèque 
Riccirdi^ M- S^ Morpiugct. Son cxpitli^tKc de la pjl^iigrj|>liie 
florentine, ».i connii^uiicc dii vieux toscan et &i {.imilLiriti 
arec U ^uéâlo^ie dc3 gruidcs t'amilies de la république m'ont 
guidé avec fureté dans des recherches dont Florenee éviîi le 
ceoirc, QjiaTu S M. P-inî Meyc^r, je n'en ^uîs phis A le remercier 
pour SCS fidèles conseils et pour ses amîcilci directions. 

Je ne me suis pas cru obligé d'épuiser mon sujet. It con^ienr 
de Uiaser madère aut travaux des uvmtt îtJilîerit, dont ces 
éludes Jcviaicni éirc \c p-itrimoine, a je ne peux ^uc ïouiia'ticr 
bon succès au travail que MgT Carini acIiËvc en ce mcmcnt sur 
te même sujet. |e demande ieulcmeot aux Iialîcm d'excuser 
Vînexpéncnce d'un fotfstkfê qui s' enhardi: i paHtr Je leur 
li[iératurc. Ce que j'ai déliré avant tout, c'eïii d*a)ouccr un noo- 

:au chapitre 1 TlimoiTc comparée de la Bible dans ks Uiijjues 
imef . Telle est La raison d'étie de ce travail. 



CHAPITRE \. — MANUSCRITS ET INCUNABLES 

a. BibUi fmnmmta* 

\\ ne saurait être quescîon d'ènmnérer en ce mnmcnt tfHM 
Ils msi, qui contiennent qudquc partie de U Biblt: en italien. 
Chacun d'entre eux sera mentiotiné \ l'cccuion des livres quUl 
contient. Il noua sjfHra de dire qu'aucun n'est probabTcmcnc 
antérieur an xiv* siècle. Kous nons bornemns, eti ce moment, 
i indiquer, en commenv^nt par les plus anciens, ceux de nos 
mfts. qui paraissent avoir Uk partie dWe Bible plus ou moins 
complète. 

Oc\ mss. sont, en général, beaucoup moins richement ornés 
que ceux de la Bible fran^ai:^. Noui trouvons \ï dés ft préKDt 
un fait drj*nc d'attention. 

I, Sii^jdVË LV.5. Ce ms. cit du xiv sitcle, il esc écrit sur 
papier. On y lit la Gcnésc, les vingt-tiuit premiers chapitres de 
r&ccde, les quatre livret des Roi^, k.'. quatorze premiers cha- 
pitres des Machabéc5> l'histoire de Samsoa et les douze pre- 
miers chapitres Je Tobic. Quoique plus ancien, il semble 



;é2 s. BEitG&n 

moics boD. dans les panics commuDcs, que l'autre ms. dt 
Sienne: dont nous parlerons bicmôu 

3. RiccAlEDl 1252, OtEc partie de Bible est écriic sur papier^ 
«l'tinc ècrilurr ^ii^uIcti^c du xiv* Mtclcr. Hlle ciimintrncc Jivcc 
rifcd élastique, que suit U S;tpiC]KC, ce elle Unît ivec l'Apte 
calypsc. Lei Prophitci y iont remplis d'iDieivcrsions (^u'il esc 
difficile de t!6brouil[cr. \jx iVjvmon en chapitres e*t, Jans le 
phi5 ^luiitl nombre des livrt^t, ciiiiërcnient dilTËteme de la 
cAtrc. L'orthographe cflt floïcntinc. 

j, SiEVïcK T- m. 4. Ceci e« ootre manieur ms. t[ comicni 
coût l'Arcien Tescamcnt. Il est tcrii sur papier^ il a i:té copié 
CDtre Le xiv* et le xv* ïiède. On reiturque, d.itis lo Proplièics, 
de nombreuses interver^oi^s. Dans les deux m&s. de Sienne, U 
Gencsc cîi divisée en une série do chapiires qui ne sont pis 
ceui d'Aujourd'hui. 

4. pAKt>, BlK.< KAT-, ITAL. I Cl 3. C'cst U *Culc RiWc COTH- 

pl^ic que nous connaissions- Ces deux volumes sont i:criu sur 
papier, d'une petite écmure penchée, anguleuse cr peu lisible, 
de U seconde moitié du xv* siècle. Le?H iriùxTc* de nocrc ms. 
o'oni îjmabêïé peintes et £oni restas eoblaDc. 

Le lexte dt- ce ms. est, en général, le m^t que celui de* 
nass. plus aiicîem, mais il est presque partout roiouché et 
corrompt. Dans les Uvre^i sapîcntiaux et daris qucl<)urs autres , 
tels que Judith, il dlirérc absotumcni des autres textes, loU 
mss. soit imprimés. Dar5 les tvingdcs, ce n'est parfois que 
d'afse:f lûïn qu'il rappelle le texte des bons mis. Noire ou. est 
pourvu d'un riche app:iKil de prolo^iies et de rubriques. Voïct, 
comme exemple, la rubrique du premier ch;pitre de la Genèse: 

(l)rKoniiDciin il libro dd Gmnis, libre primo d« h Hibfîi. (Chfim« n«| 
prifuo itioino jiUio eivù b luce ïpiincitJob Jille laicbic. it>p<IUi)Jo U htvt 
dl E tic tencbff noctc, Cjpttolo prinio : (N)cl chomindinscnto acù Jttio U 

Ce tystéonc de textes prèliminaircï^ n'est pus ancien dans 
tomes s(N panits- En dîei, oii uncontre, en tête du prolof^ne 
du lîvte de Jub, le nam de uiiil Thomas d'Aquîu : 

C^minoi unA cxfh3«idoiic amododk pr9lcfo àï ixtao ThôBUW d'Aqrino^ 
wprjt 11 Tfhmilijob: (S)C ûomentlle chose die D«ur»1meivte si gefieiana 

I. M». D. K. ) : Pwtii^iera^dktdûMnS, Thomas ^*ÂfU'»dtlrardim 



U SmU TTALIEKVb AU HOVKX AGE 3<| 

Nous rcmnrt^uonï:, dani 1» Ëpîtref de ïaïnt Piul, une siagu» 
lifrrc licunc 1 l'Éphrc aux Romains n'est reprèceaiée que par 
une prificc et |xir ua av^umcm. Li En du feuillet ûii elU 
aurait dû commcQOcr C5i en b!anc. 

S- MfJHE BiBLlOTjf toJB, [TAL. 5 Ct 4. NOOlSTOaS îci lC5 dcQlC 

derniers voIutti» d'ane Bibit; qui en a âii tri^. Le nis. com* 
meocc actuellement Avec le l" livre d'E.idnui. L'an ti Taucrc 
volume sont signes du copiste, Nicolaos de Ncmono, de 
Tordre Jes irtrre* prôchciin; le premier est diié dj 3» octot>rc 
1466, le Jeniter du i^ mar^ 1,^72 (ei non 14^2, amiLÎ qu:; 
M. Mdzzatinti a lu à tort). Le im> est en papier encarta de par- 
chemin. C'est en quelt^uc sorte U doublure du im. ^ue nous 
venons d'cx:iininer, avec Tf-pitrc atii Romains en plus, et cette 
èpîlre diffère du toite de^ mu. plits .ii)drn-%- A I1 lîn de U 
3iblc 5c trouve une Literprfmion des noms hébreux, suivie d*un 
cxtruc de Pjpiis rclitif aux six Igca de U vie et d'une table 
d« chapitre*. Noire mt, cm ^^'fit en une belle écriture rondCp 
qui permet de ïc rendre compte, mieuji que dân» le m*, précé- 
dent, de 1 onïio^rapbc du temps : il est vrai que cette ortho- 
graphe est piioyablc> Cck deux mss. ensemble constituent sans 
nu! doute Irt nrscc« d'une édition de la Bible, faite au xv* si^le, 
pcui-ttrc au royaume de Kaplcs. 

IwLa BiNtuif MalhcrtL -- Le^ deux premières éditions de ta 
BUilÉ JtaliciiDe om paru \ N'enite, s'il faut en croire Vimpraium^ 
àdeui mojs de disuncc, le r'aoûteilc i" octobre de 1471. 
U première cd date est cclie de Kicolô di Milherbi^ clic est 
sortie des presses de Wcndelin de Spire ^ 

Li ^ble est précédée d'ufie EpiaJa d< Ùc^ NicM di Malhrrhi 
Vfuto al Trteret^tnirtM ptoffavre Je ia mi^ti Uxt/îagia maatry} Ijtit- 
fffitht, di Vi^uim de sathto l'raricacc. Ccitc ipltrc est déclama- 
loire et vide. L'auteur d<^Ure avoir traducti? tuUc ttsU-» Jf fa 
Btbtia, Il dit avoir ccnsaciè un soin particulier aux psaumes et 
tes avoir commentée d'aprt« 3tainE Augustin, d'aprca le M^Ure 



I . On CB trouvfn b dtscripTÎon éinï le réceni atalogtje des iocLinatilei 
de 11 BiUiodïiqw ÏUurinc, p»r MM, Mirut et Dutone. 



3^4 S' UftOCR 

dei Senï*n:e4 et Rémi J'Auicerre, fcmatissimû Artthrosto giyiTr- 
tuindûci t^uni il iîinNÎismti n îauJabtU ordint: i!/ P^^n^Jr itnriore 
maestro MtcMf àa Boîni^na^ *ic l'ordine Ji carrvUfani. Dnns Je» 
Prov«;rbe5 ei dins le CaniÎE^ue des C:tniîq(jcs, il a suivi Nicolas 
de Lyre. Il pirle d'andemiet iraductionie u p:irtîe]Ie5 a et de 
leurs nombreuses erreurs, et il leur fcprocJic dVirc « apo- 
cryphes », parée que leui^ auicurs ne se sont pis oomm£s. Il 
signe : Don Nkr}!à di MathrTbi vn^rio, monacc di S, Bakd/tto di 
Tcrûint di Camtiiuîi^lr, fintimitranU ai pmrnir in Siirtfto Mathia di 
Mt.-'rîam. Suit la réponse en Utîii de îjàurmtius i^iirnaj, Aeciag^ 
rum minimuSt fX ^rdint tordi/eritm, ad Kicofanm de MaJirrbit 
vtrvjum, ^fâinis gioriosi Bfnfdicii^ mùnasitrii S. MicbâtUs de 
I^miJ alhiitein. Elle est datée : Ex ntUfgïir tuînorurn tlaikftratû, 
pridk tdui qitiittilh, 

ApiC:^ rÂpocilyp^e, qui est suivie de ^uclc^ucs vers d'actions 
de gTice* i Dieu, on lit les Rîtne di Hifrortym(* Squar^tiji/^ d$ 
AIrxandria. (ûmptHte a lauilr di ^Ufrfti vtflunti. Apriï avoÀr célé- 
bré les louanges deZcuxîs, de Patrhasiiis, de Polyel^ceet m^me 
de l'romhhcc, le panégyriste passe  Tdoge de l'imprimeurr 
Wcnjclin de Sptrc ; 

Sf die m tunî dj ^ucïlQ laiioro 
Ne porta laude qtiel SjiJra gît-niUe 
Di Vmdclin die n'ù foroni il'ûro. 

Je n'insisterai pjs sur le caractère de atte BîMe, <\m est, i 
ceruim endroits, m^lée Je globes. Son leste difTère eit général 
beaucoup de celui des mss.; par endroiu, au contraire, le 
teste imprime est aussi prts que possible de celui de^j mss> 

L\ Bittic Ac \. di Malherbi â joui d'un succès extraordinaire. 
Elle A éié, m dire dc^ bibliographes, réimprimée une vingtaioc 
de {ù^^\ on l'imprimait encore en 1367. Plus humble a été la 
fortune de la Bible de Jeiison- 

a. La BihU di Jertum. — Amant la Bible de Malherbi s'at^an- 
chit du texte des mss., autant U Bible de Jenson y est fidèle. 
Les mss. qu'elle suit sont mtoïc, en ^néral, les meilleurs, et 
elle se rapproche, le plus souvent, davantjgc du ms, F. lU. 4 
de Sienne que de ceuï de Pan^. Il n'en est pas partout de 
même. A certains endroits, le texte de Jenwn s'éloigne des 
mss^t et, dans les mêmes passages, il se rencontre d'une manière 
merveilleuse avec celui de Msîhcrbi. Le P. Le Long avait déjà 
remarqué cette ressemblance qui dc s'eiplique qu'ainsi : le plus 



I 



r^cnt Miitur a al^andonné Itf m*t, <iiri1 copîilt ikv moment ou 
r^dÎEion princqis c\i tombac cuire &» iiiaîus. Ccu exactement 
au verset 23 Ju chapiirc xii du second livre dc5 Machibècs que 
le texte imprima succède AÎn&i au irs> Maïs l'abandon du ms. 
nW p.-t^ dèlinhif Tour ?i tour, ^ partir df ee monnenr, le nu. 
et Fi^dîticn prîjiccps scrvcni de module au compositeur, et je 
pOktrtiU indiquer» cnitc les MAchabics et i'Apocnlypse, seize 
liteniJiîvM daiit \e% modèle suivii;. Quelt^uet-jnei d'entre 
d[tN(.unc^pmiiieiU à la fin d'un feuillet utj d'un cahlL-i de Vèéi- 
tion pfinccps, malt p,irrois le etungcment de module a'optre 
au milien d'une colonne ou mùmt d'une ligne, soit du module» 
son de h copie. 1j fin du tome I-' monTrc le même plièno* 
m^e : au coiiKnencemnil du p:^aU]Tie xMi, qûus retrouvons le 
m^nic saut d'une tradition dans une autre, k même abandon 
du ms. pour TMition prînccps. Aiosi nous constatons, pour 
i'ardier de Jeojon, le même fait qnl e^i connu pour celui de 
Guicmbcrg : un livre ausii volumineux que li Bible se com- 
oiençait en plusieurs eodrolts. Le trav^iil ^tait plus avance, aux 

Eremiers jouri d'a^iût l-}?', daut le premier volume que dans 
: sccùiid. Oa pouira appiécirr i\tis\ la rapidité du travail i\-àu% 
riicIicT dcjenson : les tjpoi^rapheï d'aujourd'hui ne lèvem pas 
toujours h lettre aus$i rapidcmcnï que les ouvriers véniticos de 
1471, C'est en deux mois, jour pour jour, si la date de l'èdirion 
de Jcuson est sïnctre, que U fin de la Bib!c (Ps. xviiKX ei H 
MAatM xti. 21-Apoc.) a iié composée et imprima. 

Oq comprend maînienini combien II était imprudent d« 
réimprimer, comme l'a fait M, Ni^groni, \ titre de u texte du 
bon siècle de la langue n, un texte incunable dan% lequel le 
Nouveau Tc£tameni est en grande partie l'oruvre d'ua mauvais 
traducteur du xv si^e. 

c- Lcrdrt des livra de la Bibît, 

La diïipOMtion g^nJiale de la Bible cm, dann les mss, ainsi 
que dans les éditions incunables, celle des Bibles moderato; 
mais, tanJis que le ms. Sienne F. III. 4 suit exactement, pour 
l'Ancien Testamt-nr, l'ordre des livre* de la Bible actuelle, ie* 
deux mM, de Paris placent Job apria le Psautier ' ce insèrent 



kne. B. N, op. z. ]c ne 1**1 iniuv^ Jj»ï ^i;uu mi, UÛa. 



)éé 5. BERGES 

rifistoirc de Suksdiic encre le livre àc Judith et celui dTstUcr. 
Ces singuUrit£i, qui ne %c retrouvent p3 <iaii« notre meilleur 
ras., ne sont probablement pas lacicnnes» Ucfdrc det livres du 
Nouveau Testament a plus d'imporiEiDce. Un seul ms,, Ricc, 
iiyy (xV siècle)» rcpruduîc l'ordre ordinaire sux m», du 
moyen igc : ÈvarigHej, Paui^ Actcs^ Épitra tathliquiSy A[<oca- 
typsf. I.d bible de Mallierbi, suivie parcelle de Jenson, nous 
montre l'ordre siiîvani : Év'inpjhi, Pouï, r.pUrfs futhoUifur^^ 
AiKs, Jpivalypsc. Cette disposiilon se rencontre Jitocï fréqLem- 
ment dans les mss, Utins, en t>;trtîculier dans les anciens xcxics 
espagnols; c*tic celle que l'on rem^irque dans le ms. de Gre- 
noble de b Biï>le v^udoise. Bnfîn Ic^ deux Hhl^s de Paris ci le 
DIS. Ricr. 12^1, qui csi un des meilleurs, denncni Tordre que 
volet, et qui parilt égAlemenr se retrouver en pauie dans \t 
ms. Sienne L \\ 9 : Éi<in^iUSt Èpiira {uiMuftieSt Patd, Aitfs, 
Apcicalypst. Cci ordre «r presque sans cieniplc dins les mss. 
bûn* ; le rapprochement dç plusieurs mss, de Éâmillcs diffé* 
rvntes permet de le croire ancien et peut-être e«-ce Tordre pri* 
mltîf des livres dans le Nouveau Testaineni italien. 

Nous aurons ï dous souvenir de cette observation lorsque 
nous discuteront r&ncicnncti de la Bible îulicnne, sp6dalcmcnt 
du Nouveau Teitament> En ce moment, nous devons commen- 
ter notre *iode par l'«3:T]en des textes de l'Anden Tesument, 
tels que nous les trouvons dan^ le» m^, et les incunables £nu<- 
Biiris ci dessus. 



M. — L'ANCTEN TESTAMENT 

CskIss. **- En deîioiG dVn essiî individuel» dont il f«ra 
p£Lf]é plus tard, nous n'ivon^s qu'une %cule verhîon du Penti- 
tcuqucn La Gcnt^e commence comme suit dans \cs deux rass. 
de SiennC' Le ms. de Paris et la Bible de Jenson donnent le 
tn£me texte, mais sans U rubrique initiale. 



us. iMË^KL. ^. Ul. 4. 

Incfaomlndi il libre pnmo as U bibi* < dcl vtchïo tcsutmeoto. Dirtmo in 
queUfl ctwinliKÛndâ éal prlncipto dd monJn c Jl lanc 1c dîme Jd «eechîo 
tCtt>iBcnto, c chonu Idio fcckC AdéincEvjphmODiMtrofddrtrcmiJfT, icjcui* 
i^iJo pot pcr b gira^n^one cbe â\ loro ukIc e jinmt de U kôt Je U ucta 



LA BIBLE ITAUESIME AU MOYEN XÙE 3IS7 

TrinôlAtfc c dcllî arkicIÏ c Je b icpo diiduid, dot ie* ni c de U i^Tori^ d^ 
buoni, Ltbro pnnu>- GlciKUi. 

Ncl prinâpio c rnjnf) dic 1 CDondo GbsK <ruto c imtc l*AhFt clio*c chc 
>sano,<nol Fîgliuolci dî Di«> Bpfo '\}wù PaiEi^e E i^umo Rgliuolona Sddlo 
appuloF^rcÎM THaîudc. i^r )o i\ink utile le <ho9C chcsioaofinc.caciiç* 
lui à iattù nulls- H ^ocLlû «h'e fmojnliErl tf ( ilti. Il qoile rrU lî tra Iwftf 
dctli uon^ini. E i^uciiA iuck tn icncbic rbprcaJc sctiçi taure il le t«iichre 
chonptcu D< b cbui TrinTtjJe «itinio aubbijmo Utitam^nxc 1 tiffkerc ciae 
imi 11» sustaofit )àcaotrc pcnonc^,. 

Nrl chomîvidjnifnto crc^ liHdlfi io £ktfi n !i tfrra. 'Hi b l«m m varu 
c KOU> c le icncbre cfâoo lopTJi j b ûccîi ddJo dbîuo, c to spiiïo dî Dio «n 
pûrtiîo (opTi ^rjojuc. f DLsft: UdiA : iti fitia 11 luclr. t f;tTT4 fu h lucric. < E 
idfo Tlddc cbe U luciccu buoiu, fj Jivbc U ludcdak tencbtc, tctfrclb U 
ludf d1 c II* tncfart noitr, * ûtio 4 tra 'I Tnpcro c U Runlna lo prim? 

*lri vprtti diwi- ÏJdkï : tb fatîo LE rcrnutncnifi in rïOi;ço dcH'ic-inc, ç ilivî- 
daniï c l'jqjc Jall'jcquc, ^c fitio è il (<rm4nKQtd. E IddJo J^îx l'acquc 
Lrquiti craiH) loito il fcruumcfito da qiirilc ch'mno dl lopn 11 famimcfito, 
p cbotf fu bno. ' E cl:ijm& Iddîo to fcmuirtnto dolo. H ûtùo 4 tn 1 vo^paro 
c U nutiîni \o ai wd]0(idi>- 

H ï'cat iQEiE>duii quc^uc dcsorjrc dans le ms. Paris 1| à U 
fin (le U Genève et au fommeEic«iTicnt de TExode. Ija verseu 
23 ;^ 3J fJti chaptrre l de Ti Gcn^^' fu;ini|iieni, et la lïn de ce 
cluptuc est rc^unicc; le commencement Je l'Exode esc para- 
phai: 

Fth ^E u oMdS : [ lîgliiuQ del «uO flsliuoTo Miaii» figTiucdo di Joftph 
Bxcoi, t : l>i poL cbcjAi'ûb fuc hnrito tn Egypio... 

La dtvUiOQ co chapitres que nous trouvoiu d-in-i Ic^ deujc 
flisf. dfi Sienne reproduit fius ou moins exaciemenï ccUc qui 
X rcDcnrlie dïinï les miti. btîna Jiilérleun au mîlira du 
xir siècle 

LivKKs DEt tois. Nou« avons Id deux Tersîon« atrisolument 
diiïêrciueï. L*i:tictïi liuà^ik cl du mCme caracicrc c^nc le plu» 
grand nombre i^% vcrsîoiu des livrci du S'out^au TcscamcDii 
nouâb trouvons dans le» ni&s. Sienne F. m. 4 et Pins t, ainsi 
qncdans la Bible de Jenson. La vcnion du ms. Sienne L V. J* 
au contraire, cm pamplitasc^eet cm moins exacte que la venl^n 
OfdituÎTc. A cause de ces défauts tnirtur*, il est pctmi* de 
la croire plus aode^ne. 



Ml, MWSKt 1. V. f . KV fiiniTUE F- t|1. 4' 

1 RrtTs, m, I. Samiic-l Uncjiîïlft îl f.indulb Simud ^mïnbtrftTi al 

KmvaaCiodlnan^idâHdyucicriJotc, Sinsnoïc né chç-^ptao dî ETiia, e b 

viUpjroUdi DionûTi cruinctiu pti> pacoU di Dio cra (hita. In ^ucUo 

lîoiïa oc' )U(^ dk, percha ancho i ILui Icnpo non en viiioac minUcni. 'b 

[non cr>]v^turiL-Tiiaaifi;«l:t^ * Ailivcniie intcr<rciinc uno Jt i:hc ChdtofUdm 

ihc Hcly u^rdoiG ict>;cva od ïU» ncl ïuo laxù, s gU dcdti raoi cnno 

fccio, t lllocdii suol p:rlavaxhittçj imentfbrati, <hc nun puifvma i^crc 

«ratio chnligimii, ïf <1lc dou ^«dtiva *h lucîii di Oîo prtnu ch« JuMC 

tZj fuLcrru in^iCsA ', Durtmvu Siuiucl î^pcttu. 1; Samuel tlujiuivj ntt ivi]pîi> 

ne la uu di Dio ovc era Tircha «il di Uio, ■ mSingoorcchum^Somud, 

Dio. *Ei Dia diUci]^ Simud, ci îl quolc «iÏMC : craboniî,.. "E Saïuvd 

Simucl riïpuotf CE Icvotaî... "Et rispose « ditM ; VarU, Sir^iort, 

Simud db)c : r^rli, Siagnoïc, b pcrà chc 1 tuo scrvo lachdu. 
s«rvo tuo le ode. 

Les ch'ipitrcs des Rois sont, dans lous (« mss., cent de U 

J'aidi^)^ dit que nous avcasdeiu vcr&ions<]i€£reDt«sdu livre 
de Juilîili. La vci^ioi) du ms. Sienne F. III. 4 est ltbri% ccUc drs 
deux jnss. de Paris ci de li Bible de Jciiâon c»i Ua^Talc. La 
version libre semble la plus andenni-. 

M3. iiiïNKt F. ni, ^t^ u». D^ V. rr, V 

Kc le pani di McdU ïiagnorcgiivi AJunqai; le tt Air^usjih de' Meiiï 

ttoo rc 4*tto pcr nomv Afaiiih, il motte «vea loaopostc ^ tuo imperto, 

m>tàc CTA motic pû»cme, c pcr tmu cd cglj bcJiiîtbû om dcii poiCQl»- 

pou4Qfa inctidniin^i^ maha >A tima^ h quaTf (ig^î «p[VllA Fgibanîi,,. 
*qul»tirc e loitom^Urc j^îcaTC a la 
4Ufl tldginorù..- 

Dan5 le ms. F. m. 4 de Sienne, 1c i*' livre d'Bsdras, ceux 
de Judith et d'Esther ont un f}'i;tènic :incien de ^hipiires. Ditu 
ce iiLS., les dup)ixc% m et iv de I H^dr^i^ iiuuqueiii, jùnù cjtie 
le livre de NiHi^mic. 

Jos. Le livre de Job, lui aussi, nous ofTrc deux venions dïSf- 
rentes^fLine asset libre, l'iuire littirjlc. Ici creore, Ucnductioa 
lîti^rale est un rcmanîemcnT de Tandenne tniducilcn libre. 



I. Oa rcnurquc id un tGon en vue d? l'ifrjiiiclur du non seas, proquc 
unîviTH:! ju mo>rti Age, qui provleni de li fiuic de copie da btki : £( «ton 



La UOLfi tTALlSKItS AD MOTSK ACB }é9 

Comme A t'ordiiuirc, i*6liiiûii de Jenson Ttprodiiît, en «i 
ûorn^c;inc les fautes, k texte du manuscrit de Ïmctwc, plus 
libreoQcm traduit ct> ccrtaiacmoni, plus ancicQ. 



us. soDiwit F- DI- 4- 

Unohuoinoerancl]:] mr> Ai Nau«, 
JJ muX huûtno ^xv* ncvx Jot, cd 
#rj ^ur^TO joh tHirrir dr^tio, lemrnrtc 

»EI qualc Job »ï Jïcfa Vivttv wtj in 
icitcTtiiK« pccbortc întrc nulîa chi- 
m«m c cîiiquc rnilU ptJa Ji buoi c 
dDi^u^ckciao itioi c di laolta gnnJc 

ivcvi acuc ^tiutjll mi^ti et trc 
Icnn^c- >H ciASchnoci di quc»ii ftctl« 
ftgMuoN ch'clU avcvj sr fjulcvi con^iia 
pdU àiite ICTù d luo df tic U «erù- 
maiu c nijndiVAuo c ^unuTano le 
loro trc icrcnc£fa>gliâ^v«-jao. clirLle 
fuiactio ii (ijuiJTko lu:u ^ maii' 
f[iA»«nA c b«icUCiiO cho lloro. ^ h 
con do fil chou Jic ncl itiondo 
p*mMi«[l dl dd chottviio, ruodxva 
loio Giob c: îUQiiiîduvJ laro, e Ile* 
v>n Joti p<r ivnpo ofcriva a Ddio ugri- 

fbcic che fccchirono i hliuoli mid 
die non bcncdiaona Iddio ncli quorl 
bxO' E choat bcievi Gîob ongni df- 

*M4 ^kliijao df, dioQ do sla co»dic 
vtrMwao i EVgluoIi di L>i<» V ftinsono 

Sittin. >A1 L)a^c diuc lo Sinfçnorc : 
Dcvidc vicx;i?ESaimin»poiccdJiac : 
U> o intorniâU b icm « irvlii in 
qLwllj di Sauj. 'D»3< Ici^itgnorc: 
Or noa ai choAiîdïnto lo ivnc mio 
Job.dic nwi t wUtcrrA>jiiiilCi4 Uuî. 
hiWffDO puritïtmo c Jntiiuimo e tte- 
mcnic liJdJo. il qiulc gli dlipl jcc e par- 
i«n dal naJt } * Rispow 5«lt»m ^ bm- 
(non c dbM ; Socc knijirao unie 



Uno liuomf) vn ndU icn4 4t Hoi. 
n quAk 4ve» Tioni« lobt et e» qu^llo 
huomfi puro cv iltHcoo ci icmentc 
Uio 'Cl pancnJ«5i di] railv. Et luiî 
wTiua ilul ïeac Agluuli et iri- lî;^luulc. 
<kt lue b potMMÎOnc tua àc vcctc 
nijlia pceore tt dî trc milij cimKh et 
Jl do^ucccnio paifl dl buol rt di lin- 
qnFcecic ^^ȍ c( ilL mulu gnadc 
fdmigTÎJ, El cra^urllo ^^a^jc ^nde 
m iti tutii qudlj d oiictiii;- * Ei anda* 
vfljio Li hgfiicli ïdûi G fdceiao «onvit» 
perkcivncl dUnoctniindiniicMa- 
inflvjtiotrc]cro»rocdïte,«<d&d)'dt« 
m<ingi4iuv[(i c:T bcvc»cro II duo co 
Uoro. «Ëicondo sia <osi chcïft giro 
Cm ^îv) |Uïïis3c lo di dd couviio. 
iii4Ddâra 1 Ilort>J(;b «C «antifiuva loro, 
CI kv^iiidtiii pcr ufopu ofTcrevj i Dto 
ucrifido pcr daschciiinoi. Dlûcv* : le 
vralti noa fonc pccuucro U fi^Iuoll 
RÛd tC bttiwdiccuao Idîo ne' cuori 
Turo. 0»i fa&cvd }vb o^pi di. 



' Mj uno â(, ooDtibilt (osâdjcvcDc^ 
&7T0 I HgluoZi di Dio C itetMTD dliunci 
a] Sceoo:c, fuvî iiiicoti ïn itj loit» 
Satlun- >A1 LfiMlc Jine Jo Scj^norc : 
Dond« v^all^ tJ qujlt; ^ij^onJcntc 
dift« : Ùt imomeUd la icm ci «niii 
in qtidlj. *E: dite 4 Itui : Or non il 
tu consîdïriiici lo srrro mio Job, <hc 
[njiic £ ucuEio udia icniïinjilc tlluî, 
huonio pufû ce liificui et tcnicnic 
ldiactpirtcn(d(i}ijdal niAlcMAliqujIc 
respuoM&uhjQcidiic Nonindjinto 
cerne Idki Job. "Or Don li \u aa^pf 



370 S- BBK<;ett 

Job IJJJo^'UiniiiÉ. S<ngnorc,orrwl]'ii ditu lui e U catt sua c tucu b i»b«- 

iu griilLtcr c lli chj±u nud c lutu la imâa sni lnii>nio, rt l'cpcrr de le 

mïlin>'uttuimtorDt>iiilorng,cL'optrc mJnî nue il bc ncdcctc, e ii pniAOlionc 

dcilt m*ii[iutj jibciicJcïif, clla po** suJtctoduu in trrraM'Mt i^mdi 

Kxion? SUA t cretduEa In tcruf «SMa uno poco ]a mAuo toi cc iocc4 Ofçni 

jsi«niJc uniMKholiinariomjciioLha cosa di'clli pCM?Jc, se rc li faex^ 

on^i diofti ch'dti puikiJc, ic non bvncdiccrùic.DiKcadaiMjuGloScijnorc 

ndUfacdAciIbu vtfilTiLiïdliu bcnc- 2. Sailian : Bcco,o^f <iua cbXIÏ i 

dicïcra. AUoia dîstt lo bîiii^ni a ocllff nidci luc ua, cnt ïn lui no«i 

S^;(Ei4Lti : Bnlio, cc^uî co»j tlic c^N iiii.%vt;rL- Li tiuiuj. Et piLtii^iî S^tlun di 

i ne i« mani lue iicncï d4ic, ma ne b h iocria Jei Sc^gnorf . >■ > 
pcryont »lij no lie mciun: tu c ut» Ib 
tocchAfC, All^A ti p;irtl Saiiam di li 
ùwUdd Sln^iorc.^w 

XLLi. "t> lo Sii^gntiTV b^ncdÉïAv b XU "IJ Scgnora bciMdào fntotc 

cbe xid priiuipli? luo, c Siitc uïi^o ci:imciiTo, ce lAfic softoallol^tiMtor- 
alljî Kiîij^41pcclioTi:cv|><idi^ind1; e dûbi niLgUjî*! de pooic ccscimlliA 
mnicfaîadï hao\ e mille Juoi, 'led cammdlidniilTigiaghiiibuoiettnUk 
rbbc irCUT ftgikoli e ïic figlïudc, ''E asin<. "cJ cbbc hcï» fijluoJJ c rre 
chîdiïi6 lo nomcdcH'uiM Dicm, « la (i^tuok, ■•!] iiom« dl lunt Dîe, c 
tioim dclJïU'IiuTiJ^Ooij. v li^ ijumi' '1 noriicJc U icu>iidiCiui<,e 'Loumc 
de [alcrçdChorTDutbhr>^cnc^(Onci 4c la icfçi Omeio di £tUd, ■iNoo 
tnavitc fcuTnIac cttwl belle ia :uiu forono irovjtc fcminc bdt il tocn* lo 
Il terra chom* te figlîuok di Vtob» « lîgludf ^ job in tucD h icrra, et 
dledeloro luIoTDpjjccla rtdiiiJn tri dicdc loro il pidrc tuo U heicdlUDe 
li loro frjtvllr <* V;veitC Uiob doppo trs li Lratclîi bro- ■* Mvecb* job dopo 
^ucstc diuK LLlîitjo «iiiiï» < vilUc i qucVi fricclLi x.iX. Aini. A vîJe 
«UOJ A^EiuoIi iti lïno a Ia guarti gi^ hgtciolà tuai |e li li^lucJi do' tuoi) 
nerxiJonc, c moKL> t ici^io c pLcdo lîgluoli m fmo a lU qutij gcncnclone^ 
di ai, ia»mi c buoni tita. et morfo vccchio cl pcao di di. 

Djtis le m3. de Sienne, te livre de Job e)t dm»t en 23 cha* 

K'tf€f, au li^ de 42 qti'^a irauvc dïDs les Eextes Litin» depuis 
époque de laini Louh. 

Nous ne iiotis .irr^terans pas, pour le momcnir ï Ncude du 
l*3aQtîeT> S^> deniAfïdf i être êtudîA à part. 

UvhEs de Salouon. Les livres upiciithux sont, comme on 
le uit, i peu pr^ h seule panic de TAocien Testament qui aîc 
eu, che): les Vimiof^, l'honncrur <l'ijnc version en bugue vul- 
gjire. ki de mcme, les livrer de Salomon sont, en debcm du 
l^sautier, lei settls It^Tc» de l'AiicicR Testament qai aient ét£ 
eopîËs JL p^Lft. Les Proverbi^s se Ijienr, eu elTct, din» le tm. Migl. 



I 



Contr. nï'J>/', B. 3.173 (de s, Maric-NouvcUc), les Pruwrbes 
Cl TEccl^sùstc dtiùs. U m&. cL XL, n^ 47 de la Sibliotb^uc 
nariciulc di: Florence, tvH pctîi v*ïl«mtî de poche, écrit d'une 
jolie friture iul!cnnc du xiv lièck. Cci deux mx^. ont bcati* 
coup souffert de Tosafic. Les versions reproduites dani Tun et 
dans Tiutre ne concordenr> ni avec celle des bibles de Paris, ni 
avec le texte du m*, de Sienne, que sjîc, comme ï l'ordinAifc, 
U bible de Jcnson. tl faut donc que le livre des Proverbes ait 
joui d'une gmnde popuUrit^, pour nvoir itè traduit quatre fois 
en italien. 

T,a vefMon liu ms. de Sienne, qui est ausii celle de la Bible 
de Jenson, a ceci ic particulier^ que le dernier chapitre, qui 
comprend ks paroles du roi Lpemuel et l'éloge de la l'cmmc 
vertueuMï, est allongé par un ccmmenuîre très étendu. 



Qiiettc iona k pAubolc Je S^i- 
mE>iw figliaulô dcl re Divii rr dlvul, 
*ça dire MpicApa t discipnaii >per 
iiueadcrc piroU d« t* pruiS^n^» 
«ni^vjit ram*C3ifimcoiû de U 
dotttitii r \â gtuitKis, giuJkiû eà 
<^Uïio, <pcrït6 dic a' fAiidulli ih 
dûnitQ^tuçU c s' giDvani vdtn^b... 

XXX].'Qpitiidiomincia$At*inonc 
à fTJ<hoTdaniehomr îua midtï rîtiicn' 
gcè t cbiUlicliû, c didc ; Qucite >ono 

dwmc b sui Eiudn ]d indcMEf ïn6> La 
Rudne, fiO (^ toSpiritû unio..., 

NACLU». ODur. sorpit. B. |. t?) 

Qjienc )ono k p«iauU d't Stlirnooe 
figluolo di Dâviï lo rai dli<irjd , 
'pcTiicnArc upicnsû c( di>ciplj»i >ct 
ciiet[ii}Jrr^ pdriuk di tivcre et pcr 
ikc^ac^cTJic dowtrinx pci upcrc juv^ 
11114 et gudjclijmcncnio et dincturi, 
*^)çt^ ch? «Ui finti i<4 doDJU avt- 
dimefito «I ilH gjuvtnî scmcsîi d 
«atcodiiDcato.... 



Pjirjbote di S^Unionc âjçluob JI 
DjyIJ re d'jitrid, 'le quAli lono 1 
supefc upicndj et divipUni ^ct id 
înmdfre pirok di prudencia et 
anuoErimcnio dî Jatiiicu <t Ad 
SnfïfrnJrrc hiHjcijl *! ;udici*> «t C£]ui- 
TJidc, *atdû cdv liJ daiu sociUitidc 
de liigci^ffnoA lliparvalictilligiovjtni 
iu iaio KJcndi ci inuUctto.... 



MAGUA», CL. XU C, 47- 

[Pjrabok) di SiUmone iiglîuoto dî 
David re di Ocruialtm, 'ta apirarf 
upcrrct inuiairamciito, ^ id inier>- 
dcrc piTDk picnc di prud^n^ii ^J 1 
riccvcrc corrcftlmcoio.-. (U tulle eu 
ilii*iblc>- 



Oa peut voir, par ces quelques extraits, que le teate des 



37^ *■ BERGER 

cduidu ms. de Sienne ctdcU BîWcdc Jcnson. Il ^niidlScUe 
d'en liîrc autant des deux venions contenues dans les mss, de 
Florence. La version du ms* MdgL XL 47 k^x en ctl'cc une tra- 
duction libre, ei cdlt; du ras - de Siint(>M.i rie Nouvel le est en 
parrîe une juraphrase. 

De THcdcsuMc nous avons trois versions. Celle du nu. de 
Senne F, ilL 4, que suit l'édition de Jcnson, est libre; la 
traduction du ms^M.t^l. XI.. 47 est quelque peu paraphrasa (le 
commencement de rEccï^ixiiu manque dans ce mi,)^ la ver- 
sion des deux mss. de Paris est Lîtiénilc» 

SItWE F. m, 4. », W, ITAL. j, 

PiTole Jette de \o Ecletuisiet quii- J*Arolc de HfeItiUil« figjuoto £ 

tîOTUlorc %l^ucld dcl rt DivU rc di David ic Ji Jcnujlciu- 'Vuiiii de h 

GicTUfiiIctn^ «Vinitate vana, diu« il Tanîtjde. diK« Ëcd«satl«i, vanlude 

dîspjutorc, vanJû i voiA, c egni de le T«iûEtU!, cl lacvc le cox xaa 

eho» ni niente.-. VAûJtà'.* 

Je nedtcTd que la un du ms. Magl. XL. 47 : 

XUr ''Finv d^agii« F^rolji t di fivelluc queiio ^, e &gne liuomo ff vcngA 
ad uilrc- Tctni mcuci Donicncdio ir ïcttï Î >U9j ogniiindttiiealî, c qucïio t 
Ognt liuomo. **E d6c ke lî fiiri, fvï Db p<»nArc ^ judido p«r ogn« «rroiv 
e d'ognc broc e d'oi^ne miJe <li< lÏA. 

Four b fin de l'Ancien Tesumcni, nous n'avons, autant quTl 
Setnble, qu'une seule traduction, ï part Icc vidantes de 
d£taiL Je n'y în^ij^e pa«, pour ne pas prolonger cet ei^roen. 
Dans toute la lïn de TAncien Tcscaincnl, la division en dia- 
pitres esE i peu pr^, dans tous les mis., celle de la Vulj>;itc 
actuelle. Dans les mss, de Faris on trouve, oi^lto au tciic de 
Barucli eî des petits Proph^ies, un grand nombre de petites 
gloser îmerprètanTes, qui M>ni Mna intérêt. 

Nous &avon« ici ù -pràicni que ïcs plj5 anciennes de nos 
versions de TAncien Tcstiment étaient libres, et qu elles ont 
iîé faites sur un texte oft éwi marquée une ancienne dispo- 
sition dci cliapitTcs. Il nous £uit ftudicr ce texte de plus pris, 

Jt a circul6 «ians le nord de Tludic, ju&qu un peu apr^ le 
milieu dtixni* siècle, une famille de textes très reconnaUsables et 
qui avaient, autant qu'on en peut juger, un syscème de chapitres 
maloguc. Ces tcxto sont caractérisés par un certain nomb«v de 



. 



ix BiatE italiesjse au motrx AGE 3;î 

leçons qui ne se rcnconcrcut jnnuiâ ailïcurs*. Or queIqu<«*uDes 
de cc« leçons ont passé dans nos textes : 

El. xMiv, ïS : J//rti Iti ium Chraino MoyiTs. — liwiic jéJulï^uc quïne 
Moyiwcho'l Si ngnort (Sienne i-. UI- 4; d- B. N. !)■ 

S'CM,, Ml, 4t, fin : ^r prjtnpiis mriï aniimfrnr — Se c-glîno obwrvaruiiio 
l mi«t (honundAmcEUl (Sienne K III. 4 r^ H. M. i). 

>R,« xnr, aS : nmi Arud. — Il Dlo tl'J).nicI (H. K. 2). 

A rnoms doac qu'il soit prouvé que Ttis^gc de riticicn 
Kxte Utin ^'csi coniLnué plus longtemps qtic nous 11c croyons» 
nous devons penser que l'Ancien Testiment a ë[6 rraduic dans 
le Liofii i!c riulk\ vers ïe milieu Jti xiu* *iùc1e ou peu après. 

Nous aUons voir qu on a ÎM entrer dans cette traduction une 
version du t'sauticr, iiis probablement iiUricurç^ ei dont k 
caractère et l'origine soni touc ditlérents. 

m. — LE PSAUTIER 

Nous possédons cinq mss. et deux lexces imprimés du 
Psautier lOK-in. plus uoîs copies des Psaumes p6nitcntiaijx et 
deu3i ITISÏ. d'an Pïjuiîct d'un autre omettre, dont fe dialecte 
eti v6nmcn- Tol:^ ce* tcxtci, les v^tiùiens ejicepE^, rcpré- 
scnient des états difii-rcnts d'une ni£ine iradDCiion. Je vdis les 
ènunièrer en les classant d'après leurs aSrit^s ; 

I. rinrcncc, ms. PaUtU ^. poriisunt du xjva lïMr, Puotîrr ivr« lei 
CAntîquet- PrifACC : • David fu pddrt ^i Silamotie,., ■ 
3. Rlblc, SicniMT F. 111. 4. Pijurïrr uni pr^fiicn» ivcf 1» Cjmlfiuci, 

3. BiWc de JcnïoTi. Htiiutkr tans Je« CUntîqiKtp Prif*c« : ■ lji»cnjQ 
Davkl figlIuolnUi Jc«c , ëvichJli giA pcraliro icmpo 1 Roma.,. u 

4. 8îblc de MtiJherb]. Prdjico : ■ lo u> cucr atqiariiE chc pcnsano.,. fq 
uL gufu d pulrciio.^, Eocndo fo a Roma. . I^iunJo Tlivid lïgluol dt 
JcM«-, * Le «Hunienc^nient d» Puoniei dîfiîrcKuldc U Bible dcjciuoci, 

). Kbk^B.N ^L ). PuiJiJcriticInCindquci- Pr^fiïB : h DiviJ Agtîuolo 
ijîJoM..- EiKido X^ a Konu*,. ■ 

é. Bible, B, N. il. 1. M^me Kitcquc Ir pt^cfdL-nt. 

7, LuRAlicaoe xxvii, ), puriIiMnt du xv* sUdc. Puuticr nec ki Ciit- 
tique», sjfu préficefl. 

B. Mordrai \t. I, (7. tViut;cr en dblceie vMiicn, ivte OTiii^dCs et uni 



374 ^' K>T"<^K 

10. M^l, XL. 41' xîv* liËdt. Puumo p^nltcniiaui, avec Cimlques, 
», Mjiftl. KXSVII. 47 De t\6$. MmcxwK. 



a* Le Psaulier tùscan^ 

Le Psautier <iue repréienront presque lou* nostcxi» n'est, 
en gruitJc punÏL% |)as [raJuii itu UiJti, itiïîs du Fraii^^kis, J'en 
donnerai kt preuve en rapprochant du tcxicde nospUi» ;iiicjcns 
mss. celui des meilleurs mss. de b Bible fraii<4ise '. Je souligne^ 
dans Tun ce l'^uirc icxic, lu& additions \ U Vulgavc^ les inexoc^ 
ûtiidt?« cl les interversions. 



tîEVNE F, llï. |. 

non ond^> iidclioiisiglîodc' m^lviL^î c 
nnn iitcttc ne \n vi» de" pe^hiton p 
uonicJcitcln Juicttlu Ji pistolcii^jj. 

Noïlto Singnorc c in ^asUo pcDac ri \\ 
dUbnonc. <Bsinif chorai4> t'arbolo 
pUilUlo *\ Ijlu il cliono Jcli'aquj» 
ctic dira 'û UmXXO tMO tYCl C«llpO \\%Ci, c 
U vuj fû^lji non 4 Wfr J . c i:i:iâ die 
Uriiarù tn prospfrth\. *E gh nfahvgi 
Htffl tamitio lii tak ma^ikra.taà KdtAtma 
ildKmitUpolvareche'Ivciiloifftoifi 
k itrta. ^£l pGTù non Ti»ucitCT«iJrLo lî 
nulvagt ne\ àî dri giudioo, ndï pcc- 
tlulOi^ ckJ (hoii>lglio àc' itluïiï. ^11 
pRdi& A diOTLâ«duio cl Singnorc lu 
m do' pnsii , c U ^ de' pcccluiori 
ptritM'. 



Bi^iefir» ^r/ lî hon» ^uî a'db pu 
^U ïOnACîE dcï fcloi», et qui n'CïEUI 
pji en b voie dn pc^chcrCin^ f^ ^ui n« 
i\a ^A% c» U cltiûcfc Je iJCMîlUriLC, 
' M<ï u voloDtfr ^j eu la loi de Mat£r« 
Scingncur,a cti U loi J'ïtdui pcntcra 
par jnur vt par nuit. >Etil*«nciotneU 
fiLE i|ui cït pkntci dclu k (ItocvcoKHi 
dci cvet, c|tii donavra «on fmit «n too 
icnipi, L-t u fucUIc tic <harni pM, vt 
tout ce que il fera vni Im^ /oq m 
fvoipait^. * Lifiha at UtutU mk m leU 
mat\frt, mt-s nuiî come ii pouldrr que 
]j vcni iùxr àr la trwrt. ■& por<c IK 
Tc«^aT^fori mie 1j I«|«i «o JugvrHeni, 
ne Icï pc^ljcùo <ru coatcil Jet juU^. 
Por ce j conneû Noïirc Sdret U voie 
des justes. Cl U voie des fcloiu pcnu. 



t. L'iîui du tcite du Ps*utI1^r françtU est tcUemci» confus, que \'a\ dû 
ptctiJrr nvs ncniple^ tout A leur d»is deux m«, 5i j'en il u^ Je m^mr 
pour le pLiuticr iulien. c'en uAÎquenvnt parce que me» noBes n'étilcnt pu 
ïvinpkm, lU't» Ir^ tcxici comcniu ilins les Bibles iattenncscoiiconWm tou> 
parTjiucuent mire cui. 

3, Vifiinics dci manuuritï, non cemprH Id Psautiers T^StIca« ct cflut 

de Hallxeibf, ct Uns Jes «jhantes orthqgrjpFuqucs : [ il ^uak u^m V ttfi : 



LA BIBLE TTAL[EKKE AU MOÏEK AGE 37S 

Je o*iosisterai pas sur la ressemblance de ces deux textes. Si 
Ton veut en juger, que Ton compare notre teste au Psautier dit 
de Moutebourg, qui est pourtant la source première d'où est 
sorti le texte français que nous citons. Mais il suffîra de faire 
remarquer que les mots / malvagi mn saranno dî taie maniera 
ne sont nullement la traduction de : Non sic impii, non sic, maïs 
du français : « Lî félon ne seront mie en tele manière- » La 
suite de notre examen confirmera cette observation. 

Remarquons en effet la manière dont sont rendus les premiers 
mocs du Psaume xtiv, Eructavit cor nieum verhum bonum ; 

MS. PALAT- 2. N. B. FB. 899, 

*I1 mio cuore manda fuori p<r h 'Mon cucr a roulé booe parole, £t 

hocca buona parob, dico io le mie tit a dire mon cuer a rais fors par ma 

parole al re. La lîngua mia è coitu bouche bone paraît, ge dî mes oevrcs au 

penna allô iscrivano cbe scrive losio : roi. Ma langue est comr ïi chalemeaua 

iTu sse' bello in lua forma dinançl a' a Tcscrivain escrîvant tost «/ r'jrjf/^rwff/. 

figimoli [degli uomini], gratia t sparta 7";/ ei beaus de forme devant loi les 

a' tuoi labbn^ perciû l'I Idio bencdetio filz des homes, grâce est Câpanduc en 

sempre. * Tu sst' potentissimo : ciagnîti les lèvres, porce t*a Dex beoeT pardu- 

laspada tua sopra la tua coscJa-... rablemeni. ^Tu qjii ts 1res poisson^, 

ceing toî de t^esp^e sûr ta cuisse.,. 

Le texte français que nous venons de citer ne correspond pas 
absolument au texte italien. Celui-ci se retrouverait plutôt, pour 
les premiers mots du moins, dans le manuscrit 2035 de 
l'Arsenal ; 

Mes cuers a mis fors par la bouce bonne parolLc.. 

Voyons encore les premiers mots du Psaume u, QuidgJorîaris 
in malitia, qui polens es in iniqiiitate ? 



Jenson. — â^îi impii : Jens- — digli empi : Pal. — 2 fu : B- N. 3. Jcns, — 
/lit : B. N, I. — tjutlla : Laur, Pal, B. N. i, 5 — ntUa sua îtggie : Jcns. — 
3 wl siio tfmporah' : B, N. i. j — acqite : Jens. —4 di terra : Laur.B. N, ï. j 
— gîi impii : Jens. — -ritriofe : Jens. ^ $ Et inpfrà : Laur. PaL — Et impercià: 
B. N. I, î — reiurgiaranrio : Laur. — restii^i-ranno : B. N. i, j — gli impii : 
Jens. — dei giidido : B. H. i. j — 6 om. e : Laur. B. N. 1. 3. Jens, — Prr- 
cià (Jx : Pal. 2. 



pottrmc n fjr nxalt^ «Li Tua lingua fîpcrqiioi es U^ohuni a/a-t iitt^alxl^ 

pcnM luiio Of î^i)^ utiîlîji eJ è Titio «Tu Liuffuc pctiu toute jai iajuuLcc, 

oom' uQo rauio d âirc cote rie ce tu Ivïi utchcric cammc nuoir b»ca 

InghiUincvoli. )Tu amutl niaîlELi plCi trencliant. >Ta iniAH milice plus que 

die bcnc et /u^f^ifj iilîqLiiuJi piU chc dcl^ùacrci^, te d /ur/ir iniquilc pluA 

dtiitmrji ^LiTiialinaujtri'ccfaTlaJïcc qui: j piiïct Irauté. 'O tu tanpuc nl- 

inolte pAfcIc dj Bafc cdJcre âlifut.^,. chcrrrs^, tu imûs boutes pir^let 4c 

Noui voyons que l'fUmcnt fnnçaîi ent iri^ fore liin» nom 
Psaïuicr, Il ifcn va pw de mime de toutes Iti parties du livre, 
mais prenons un dernier exemple dans le Ps, cxxxvi : 



lonb /f ^rtq~ pt«ag«rcmo qu^ndo d 
r'iairûtvtmodi tt.Syoa. ' \'oi>ipjiif.:iîiiii> 
i nonti orghitik ui ukt ^A'^rii-i?» tn 

vano/mî k£0^iViWi diceina parole 
d! cançonc- Coloro chc cci mcnivinu 
pmi JitM/io d Hrt0J ; DiE<cï iicllc Câfi- 
çoni 1^ Son. «^ nif/ rttfttnJfirrynù : 
Comc cdntervmo il cjnto dcl SÏRnorc 
In tcfrasHcfUÎ tS'b dinirPLidicr^ te, 
fl GcruMlem, la raU dç%in tid data 
1d dlmtnilciaçit, * La mU lingui l'ip- 
pîccbi al micpsTatc, Vîo non mi rî^rda 
dî le Cl fin noiA nwv^ JcruuIcTtk ncl 
ûominciaincntodi mialctitls, ^SÏ^fiM^, 
%\Kt {% mcnie] di ngiïaoH âï Bdon ck\ 
df d« Gccuukm, chc JIboho : Jpic- 
tilatda, apkatkUla m fiao j* fanJj- 
nïDti. 'FigliuolidiBimbrUoEiiaiiiiKn, 
bcaio dil lit rrErïbuîri gui JjfidOTit; MU 
t! quile rctribaitti i nnoi. *ïkilo dti 
trrri Cl pcrocicri lUi picira I mol 
lurghoU. 



Jl, K. TH. 899. 

^oi^^^ïKffjwurlofueveidc A«by- 
Idînc «I plorasmf 4 p^<^ quant i>oa nos 
rccordaanin tk toi, ti Sytm- • \bf 
ftenJùtruî tioi in^irumcai Jv <hanNr 
Cl uvi ^^ /tuHrtit en fri icric, tCU 
qiù no» mcncrcQt tu lifUniso^ nû> 
dciuindercni Waet (uroJcs de cbdoie* 
inmt-.> et à\ qui oot mcnocvat mx 
iUitrmi : Channs noi IfkTTgct Jet 
dianâ>n$ de Sjon- *Ei nej nifp^ 
ilimn : Omimcni fhjint«nint HM b 
chancoQ Soïirc S«î^dr «a «itrugcc 
tciTC?)Oiu GerLiafeni.flgei'aoUle, 
nu dcîitK wll dcnfc 1 oublbtuc- ' Hâ 
Un)>UG jlier^ 1 int'h jo^» w ^ nr 
RKi GcTuukm dcvoiu ci comtnon- 
cemcnc de nti liù:^^. >5/n. remenhrt 
Eoi 4ci ÛU Ëdom <l jcirdd juj^vAicnt, . , . 
11 dieni : ViJici, vJdki 01 ccl Jeiî 30 
fonde m«iu^ *0 lu lilEc de Bihy^oînc, 
lu v^ milcâr^. Cil »q1e bcneoU qui te 
reodri te iruil ^uc tu na n fut. "CU 
icn tïTie^it qui tendra to enùai et 
li-s huftcra j In,., pvrrt. 



&iuf un seuU les inou fouti^n^^ ^nt cKactement Icï mûmes 
diQ» Tune et Vsmrt version. L^ âddliîoDS iditfSym^th'fTûtta^ 
prtsi in cayxvHdiir, dteeano a toi\ e ^ rîtpondnm, ne lAÎstcnt 
place à jueuo doute. 



tX BIVU tTALrKXXE AU UOVCf \aB 37? 

Voici encore une re^temblince entre les Psiuciers fraoçaîs et 
italiens : No« 3eux meilleuts mss. îuJkn^ comprcD! plus Ae 
i{o pMumcK; le 1115. ?-A, 2, 1c plus aodcn, cd i 175, ci celui 
ic Sienne en x iSo. Ce aystimc de nuisiroiaûoti, qui provient 
éc ce <)iic le Ps, cxvm cm compté comme vingt-Jeux pmimeSr 
e^t pt<;s<]ue sans exemple (!an« tes m^t, Utîiis, mais il vu u^uct 
dAns W tndaciïont ^Ân^al^bC^. 1^ plu.s ^aiid nombre des iliss. 
iffnnçab, en cfîct^ comptent de 171 1 174 ps4umc3. 

Le PsAuticr tiilîcn a donc iti inJuk, en partie sur le bttn, 
en panic «»t le frin;ak, m b pin du IVançats n'eit pis U 
moindre. 

Je montrerai plus tml comment Icï Psiumcs péniKniiaux^ 
tels qu'on les a quelquefois copiés à part, sont une paraphrase 
du m£mc texte. 

b, i> Psautier vé^ritim. 

I.cPwuïierv6mik'Ti dlfîïïrc absolumenE du prècéiicn:. G^mme 
je l'ai dit, il nouï est par^rnu dau^ Jeux uuuuscrits : 

Maiôuiil d, I. It S7, xit* ificlc, û^ 4'ua monofïnniini; qui peui w 
Iir« Gi>EtftH/irf Jrr.iV- 

VicciKc 1. 10, 5. dil^ de 14^7 CI signé dt/râk Laçirv 4a yinatU rvoriN), 
WUudbn f« Kmmi. 

J« diM» en doi^ucr quelques exiraîts. Je fuîs le maoo&crît de 
Venise qui cm le plus ancien : 

|Bmia< In bomo Ïiï cjuilc n}uin è inJjdo la \o oarselo dl milToiL et In U 
VLi di pccù»di>n non i >u-io, nO in U <jricp 3c Ij pcsiîlciKii non i »oiuJo. 
«Ma in b lirçe dd Sc^norv h viîtuniâ «tu vt in h «oj k-çc poiwrj \o dl e 
Id no(«. »& «nb comc kfcn'ï pbiiudi3 ipprttfo cl dc»carrnic du U squv, 
l() j^ittlc djifà la VI fructn nd icnp^ «>. c b fogfU de i^ueJta non dcvhigcrl , 
et lutte et <Atclu^unc COK dt'cl fari ppoap c r â nno. «Non futil i mklviiiï, nul 
Giid, nu corne polvcrt ki quale buu d vt^io de U ficj de U tvm. ^ P-i 1m- 
pcvpb IK» Irrtniid ium li milv^îi ikI çadîtio» d4 K pç<(i(don in lo con- 
liglkT de1i)u»t.'Pïrc1i^loSegTUNeMlivîJi de lî fu^ti, dtrsfarà lo indutc de ii 

Ps- xuf: 'Sptnno JLfuo» la cor uïotioDdpArolji, ioSiec teopcrr niE^a 
tore. L^nû Icuputb petvdel icritorc clic ktïvc velo^cmcntc. «Spoctow 
de kwwM »pra> fi fifEliuli de li liomlnï, difTuu c b trralia En li bbri toi ei 



t. Cdeiplét^d'Aprbkn^ie Viceo<6. 
Z. Vlcencc, pviaut : ttro. 



37^ s*'1iiiieik 

pote ncUunumcntc . - . 

CUxvi : SoprA li tluniini J« Babïlonîft ïn ^uçUo logi> Ktjcstcmo ci pUn* 
(eucTïia, nicnirc c hc nui w rccf^nU^«tfemo de ii, Syon. • In U uJÎbI in mc{0 
iJc qucllo AUApcmlcuenio là org^ai noim. iPcrchi in gucllc 1oieo I doDiAn- 
diiDO nriL II qi3AU mefurûQo nul preil pora^ de canine, ei M quaL mcntroQO 
nui ; Ci/iuic jTOEio J tvi de II unncî de Syatt. «PCEchd luodo uoicrtruo lo 
cancico àt\ Se^ore în lu u*rr» fomiien? ^S« ïo Mr6 4^nmt«gaik> et û, 
Jbcfusaltiiti, lia iido i damoitcginçi la dcxura mia. 'Apo;i*c b tta^u 
mil aie miL* iiuivcllc vc io non me Arrcord^râ de :!« m ^o noa itweerO 
iiim^i Jlicmulciit ÎJilo pri;ic!plo de U raîi Iclifù. 'Scï itcordcvolc, Sti^norc, 
dcli lïoh dcEdûn In In Jj d^JheruiiiUni, ïi (]uali dicooc t Pcufu^tivc, dctmi- 
(llivc lalîna jI fundimcnii^ Sa i|ii<IU. 'FJoli di; lUb^o» nsbcu» bcjbia chdlo 
che mnbucri i ïi In rytriSuÇïorit loa la *iujk- TU mnbDlïû a aot. «Bcito 
quelle diG iff^îrl <i ktitk lî pî(dli loi i U picdf^., 

La lingue de ce morceau n'est pas Tancien v^uitien, c'e&t 
(lu tosciii copié i Venise. Cctic irailiiaioii JlfltrcpotmJiif csstra- 
lidlcmcoi de la uaduction ordinaire des Psaumes, maigre 
<]uclqu» ressemblances qui 5ont fvmbabkmvni ducs ^ I u^agc 
courant. 

IV- " LES fiVAXGILES 

a. LiJ Etangiiej loscam* 

A Texception de quelques textes dissidents, très peu répandus 
et dont nous ne parlerons pas en ce moment, il n'a eiîsté au 
moyen dge qu'une seule traduciîon des T^vaEigilcs en icalicn. 
Les mss. en sont nombreux : nous n en avon» pourunt qu'un 
petit nombre qui contiennent Le texie complet des quAtr« 
SvangUes, Ce sont les suïviiits : 

RîcciTdiu» 17^2. Seconde moib^delit Bible. xiv«ni^]c. 

Msrf linfl I. k. j. Sonvnii T<?tumcnt, l^niurc boloiulsc du xtv< tiède 

Liureoticnnc XXVII, \. DcI'aq is9S. 

HlccJrdiiru ^2^0. Sûi^vcau TnUmenc. ïV* ùeclc. 

B. K. II. 4- Bibk àitU *k i47«- 

B- N. Tt 3. R-blt X" ^tfclf. 

Il fut d'abord y joindre Ic5 manuKiits suivioca : 

Riccirdbni TS^K-^Ur Marihlm. Conicncncenieni dit iit«n(dr. 
Hi^lUk, XL 41. EiiriJiT Jci Emi^lcf. %tv* ^ick. 
lEkcudbiu 17S;- Ëviingilci (1o^ vi^^xv* «lècle. 



LA »L>LR tTALIDCïlR AU UOVR AGE 379 

Nous nngeroQs h la auttc de ces neuf mss. huit n;u. de 
THarmonie di*s Évan>iilcs, ditt Quatuor m uiuttt \ et «pt mas, 
«tes Ëpitrcs et ËvjngiJes Ocs dlm^inchcf et i&tc^', sûît «q tout 
vinfït-cinq iii^.,uns parler des Hv^af^iles t;Iosé£ par fra Stnioitc 
di Oscîa > cl de quclqutA ICX1C3 liivcrgcnis que nous aiamme- 
rons i p^rt. 

Le Nouv»u T«suineni commence, dans le m£. Rïccirdi 
1252, \^r iiiKT Eubrii^Lic 4UÎ rapjicllc celle quir nous jvinis trou- 
vée ca cctc de la CïL^niac : 

Q^il li oomtncb lo mumenui nuovo, cf perd « deao nuôvo fwrd kc tb 
Tckld truu fi'iltrc coiïc ci d'jilirc figure kc ni^n Ta 11 nuovo. Ht prîmo <iu1 
apfcu> dirfmo d«' iinrf pvingelkiî, c\cé le' vangi^Hi, L-t vrgulTjindo k p^aole 
canoiûkc cc le pi»to]« dcl bcJto »rii;To Taolo apoiiclt» dj ]iioû Crlito * (' (WJ 
dcllî J^lt 4ï1]j ipo^irili Ft ilfâ iîn« Ji ^uc^io librr ilir<-mr> dclU Poc:ilip^ 6\ 

11 convieoi Je domicr quelques exiraits àcs Evangiles d'iprès 
le m^me ms. Nous y joindrons quelques varbntcs cboinca 
àxns les autre» m^. et, pour TonUon doininicile, nou£ met- 
irons en regard le texte du ms, Rjcc, iijo, iju! se rapprocKe 
parfois d.-tvamage de U tradition ordinaire. 

M«, RiccAtoi 12p. Ma. RiccAiEDi ujo. 

K4ms-> v:: 'P.itltc Qwirokc »)«'« P>ujrc DOoEro bqaak »c* in cicio, 
în ttio, d[A tJomifîcaTO W nome itio. ^a v-iriHficiTo iln^mftiïn. '"HrrvmgA 



I, Rie*- tn6(ij7i)m7^9(Kiv< \Uôe); Lmir. XXVH, S (mI.) : Sïcnnc 
L V, 9(/^.)l Rîcc, i}}4(u\''-&v>s.) e< i}0i4 (kl); Mag). Ciim' -^.I.IV,^ 
(XV" s.), — M*|tï^ Cortt. j, Cl 17 J CfinXiv*», — liaduction Jttf^rtnic)- 

1. PjL j (ïiv* \-)i Ricc ai Si (ùJ.); ^afl* Om*, ,î K \. i7*(xv* i.)« 
I. IV.9 (k/.); Kicc. t4a>(L/,}ï Ljur. Athb. i3S0(xvet.)î Kicc. ]6s7(i4iO)^ 

3. Mjgh Cmv- 5. E. i,i)j6;Liar.Aïbb- ui et 7jû. 

4, JVcris partout Critto. C»t Ij l«uk orttïOgnphc que j« iroiivi' iI:itia la 
ms», CAioc- M**- ani' Mare. I. 1); Ckritto ne se lîK^uc danik m»> 8. N. 
4i qiai al ritcnt. 

$. fitfvj^f/ïUuf.XXVU, Ji it^uaUti't^u. 1)04- I74J* B. N, a. 4; 
rf ^taïf ^n' ; Mall^crbî. JCiC^on. 

€. Avr£Ha :Mjrc I, 3. B. S\ï.4. M^t. XL. 41 (2^). RltC. tn^- ^^B^ 
Ow. i. C> Î.171 : w^ : Jent. ; t^^wirt d mi '. Ricc- 13114 : /*«!■' tmirt 
«i r. f, Sicnûe P. lU- 4 (Ps.); ^ a w, <«. i Pil i (Pi.); /mw. ew. ; 
B. N, j et j et Uui. XXVII, \ <pj.>. /i t*'w nnfd ; M»lh- 

7. iJdniM; E,N, 3. 4' 



Il votonti iMt ndU icin liccotne « «i£oni«iiicieIo«intfrn.''Pui«QOt^ 

In cdo'' "Il pAnc ncïïtri) h>^ïa lulIc iro coilJkutJ JA uol ogEXi» "i:i pci- 

U (atUQtJC' d^i a iifioi o^^î. l'cE dond innoii<lcbiii noitri,(i corne noî 

TCCin»aoipcrdaaiaiitô^a'ru»rUidcbi' dore («j. : IikUw) oulcrc nol adle 

toril, ■>«! noaci mciuuc' celle len- tcnutlaoî, m^ libcrj nt^ d jit aidle. 
uiîdni ', RU iirrankÎKki '^ d4 ogiû 

gic^fAlmontuOIî/cto, oIlorj'iitiAQdâCnïcoduodu' suoi iisccpoll, 'di«uja 



I. Corn* if. ia f. cotl iia /. in t. : K-icc 17*7; tiawuelhi in r-rai'abi« 
i- : Magt. XI, 41 (?*->; it i. ftoï«' ^/^ ^ rfïir rLaurXXXIl, j (Pt); >'<<««# 
iH t. tt m U t lAm. XXVU, 3 ; e^m' tîk i i» f. a>ii tia in f . -. Sivnotf 1. V, 9. 

Ricc- iîtn, ïjS;. Jç(ii,;i»fiJ£rtj(u:B. N. î, Liur, XXVU, 1 ctlaPwiikn 
B.N. I, Uur XXVII, y Sfenrc F. UJ.4,Pal. a ci MitgLXL. 41; «lï^i»» 

}, Aj /Aj ; Û. N. I (P»0; £MJt«uo./a ; !Ucc. tf)8. 

4. Djrnf/u:Ria. tjê;, 

(, PvfMsi- SïCTiti^F- m. 4:/Wïarf"Paï. ai 0^ î fdzc. 17S7, 

6. Lit^amj : Lour. XXVU, ) ; JiiaeftMmo i Ri«c. 1787 ^ àimiftiattw : RiM. 

7. ^ cobro cbr ânrtif /rsi4ito in tofi : Migl. XL, 44 ï lUcc 17S7 ofoute : cèi 
t^mJotUi nay. 

f^. CtJH./'N-'ff ilcsPuuclcTïRa.A.B.M. iciLAur. XXVn. f;<ioi*J«mr#a 
^i^orf ; Sienne P. III, -; ; viJu^-rn ; 0. N. 1, 4- l^CC. nf6, Magl. XL. 41 
0^.). JciiT- ; inJu^ifrc, ^Mé ma U ri^iymeikrt ti'ojtf indatti ; Ri^. 1767; 
mthKtannaifidtrf. Uur XWU, l;*^iTi/r£friMjJrdr/T hiu. 1104^ SMAM 
I.V.O. 

9. NtlliltnUHcw.Rlic. i%o^. 1749 SIcnocFn 111 4 (P^)- t-Jiat. XXVU, j 
(Ps,). Milh- ; Hf^/^ tmmf/rtnr ■ Marc, L 1: in irtiiaitant : li. N. : . a. 4- R*tc- 
17^7. Jtn*. ; Kl flU L : Hul, ï- 

f^AT^tfï ;M4g]. XL 41 ; /'ifw:J>dNfi; Ri<c i n^; '^'«^«J ■ IIîcpc* 'Ï04. itf6. 
1749. Sienne K, 111. 4. 1. V. 9. Jcns. ; Hbrratâ ; B. S. ). 4; 'A^mvf : M^lti. : 
lipfA-nd : B. K. 1 {?%.). PiL 1 (a.)- '>'>^'> '•'^ ' ^'"^ XXVU, j : mi^f W 
Ww* ; Riee. ij»;, 

II. £i enada q/yvnuv, cic B. S. 3. 4 («VïP^ataAi); tS apnaa/tdou : Malb. 
Jent, Rkt. 17871*1). 

1^2^^; B. N. ï;iP;J^v':Skl»lc1 V. 9; Bd/^^E. S. 4- M^- 
Itai.; &Âfm ; Uar. XXVU, %i Htifagi^ ; ftkc. ilfO; iWMc'v ^ Hicc, 
1^; BjfJïJ»^'! : Rkc. 17&7; BfUmidx : Mj|{1. Ct-rf. 5, C. j. 17). 
14. O», ». N. a, 4, 



LA BIBLE iTALitKKC AtT MOVXN ACE j8j 

jUoro : AudMG ncl futdlc» Il «quilc si i contro « vol, ci lncni:uncii(c ircncr- 
rc^c ratifia ' Icgita c "1 pul^dro' mller, r\ itdogk'tdi n mfnarcîi a nimc, 
<& )« alcuno dirl avoî alcuna cou» JJtc Le U Signorc i bikogoa di quc3Ù\ 
et tn^nEani'nic Uum i \oi. 'Mj cjtir^Tn ruaa « fairio jgriù kc l'blcnpiotf 
^udlo k'£ Jccio pcr 1o frdcid Jiccnilo<: (Dite alla û^tuold d'iSyon: EccoW 
ts luo vlcfîe a^c mimucGû. idt^a copra Islna e 'I pûlcdn AgKiob ddla 
soggio^bdU^^ ^Mi «nJ^nJo i iïï^«poiî fv<cro fcoondo U comaad5 loro 
Cfiiio*» 7«tracnjiio]'j)inac1 poln1ro,crpuoierr>iopn«Hi>l«vcttirTi«ni4lon> 
ctfcccro aeJcix di topn. *Ma inohc lurhc <li^tc)c^o' k x^iîmi^nrj loro pec 
(mit, :rnr)lâ via, td* thù xjgUvjino fami Lfjllvïri pi iîÉ^icrdcullf' perla via. 
tMik le lurbc le quali j^ndt^ano ÎRiiaoçt ci quclk kc Kf^uJUvanu' i^ridayano 
difcndo ! Pacfl ulvi<% iSgtuolo dl DavJd, brncdecto ( cjodït bc vtccc oel 
Doiuc Jd ^f nofc. Fac<I uU^ ncU' alic co>c**1 

Ltc, TV, Il : Uoo huomo cbtit'i due fîglooli, "« disse lo pîù ^ovaiic di 
quctlî " : Pidrc, daminl h parK mb dclla notira suïumia'^ <>Et non dopo 



I. Uau ia/tûia : Magl. Cenv. S. C. j. 17). 

nonitJrtU nuth hvtinw : Rkc. ijiM' 
j, JMvdffa t'pfvn itu : Ri^t *î<4l "'^ HiiVw ; Rite, ijK;. 
4- Dittntt i &. N. 1. 4 . ^ûfrtc/ij ai^îiuJe lii fatù : Maiff . Cum'. 5. C. |. 

'75- 

\. ^irruulo : ttkc. t^^o. Laur. XXVII» 3 . fri{);Vki // ioo fiie^iwio tt^lufntt : 
Itkc, ia;o. Ldur XXVIÏ, y ; f^^^ r^M>fu^t^7< : Miih ; si ^ttnctio jighuda 
drW aiina Joniata. RIcc. 17S7; foiir. Jtli' nttita tîotmiU : Rkt^ I Ï04, Sîcnac 

LV.9. 

6. <M0A : Maïc I. j. B. N. J-Lonkt^cptraphraxdaui Rîu> IJ04. 

7. Sparitro : Klu. 1350. Laur. XXVU, j, 

6. Gtikvanc : Ricc. la^a ip4> 17S7 (jtitfrvm), MagI, Oiv. 5. C v iTfi 
Ljtir. XXVll, 3; ijiûnM'anfs : Ricc. 17S7, Glose d^ns Ricc- 1^04' 

9. Anutavano Ht dittro : Rîu. ayO^ Laui. XXVII. } ; vtniano 4i Jifin : 
Rkc, I7B7. 

\C.Stihv<i . I^LC. I)(J4 C^'O- NUlti. Cl Jcii». C^'Op Ovinnà tUfytiwîù éi 
0<n^f ttci SsJuttort tùhaui : Ricc. 17B7. 

irtii tr/f* : Ricc 1304; ÎJ^t»3f<, '* ^rA'.** jihc, in ciêlû : Ricc. I787, 
%t.AkwÊab.fiiih'M€\ Rîoc- ufo, i;f4' Ul^- ^^^ XX^1I. j; i^vum»//. 

ij. ilr^^f Rkc. la^Op in-i-Laur. XXViUf, UN. I. 4-Malh. 

l4.I«^Ja^i<«iWltwJbtf JiftfffJofhr ftxitbiaHV^ Ricciis^- 1)34, I5ï6< 
i749.I-aiu-XXVII. ): faj>. viû itff i^f^? cbr r/ri fttiu:Tcna.;Ai/.^£«ivrn/il4 
rbimmiàxdn : B, N. a; id/. d. birwàiiadt cbt mi Uraa : B. N. 4; b/ «Mb 
rf*<«fcBJff«^:Ricc. i7a7^1«^.ifrita.ckmaj^da:MJh- — £'//ttdr* 



jflï s, ftKRCF.A 

maÎTi die nghunb rjftc 1c pinl dcllc cote kk* \o flit ^ovin^ ligluold «i 

ftiiJonc milji^iJiiiiHnilo* Inn uno juctc aSuagi \ rt li Jiitruttc ti MuUt^u6* 

ciooc, vcnnc graadc fimc m t^uclU picmncu^i cl dit iruxmliu;îû «d avcic 
bito^nd*. '^Et andû' JiijiK) di qiidlli cicudini dî^uvILi provinda» «t quclii la 
iTii»;' nclti vilb mu pjïccrc lî puru> ■*£( diBÎJcnvj coMuî* «l'capcfu to 
vcnirc luo ddlo rîntincntv di qucllo"'kt mangijtvm^ Xï poixi» d tiffuao 
liaomo non )(lc tii;d4Yj, <î|>l ri(kiriic> ïii ii^ iiicJcsimo «l JiMC : Qp^liiti luar- 
ccnnm'' lein>:iuddpiJrciniOr«t)boadftnodipAne,ctka muoioqvtdidiue. 
■^LcvcrOEiii" et iindnuïtiv il pid^c mlo, ci dlrà x IIul : Pidrc. io te pccuuo 
iiicclott disan^ dd ctc, ■«cigiAaon tonad<giLû d'cïsiîrv Madivo tao figloo- 
îo. J'*' i mme yi cconic i um> de' luoi incrccmui '*. " Et Icrosan <t rc^ot aï 



(fri f/jVùtf : Rma. la^O. i|5l- 1 }S^ L>iu<* XX\% ) : tf ^If br d/v^ in 
ih^j/iin-TU ; Malh,- /l (tadu tmi ff£t i B, N. 3; cT fl/«lM Oùldi : Jtta^ i 4l 
fiartkhro la 'vba . Hûx, 1787. 

K ÏMh tue prti ^uatc f. : & N. >. 4; fV #Ur, etc. J»».; .'iHi Ci fWVt 
Jci^s. ; fD/rr ^ juf <3:ije h KÎcc, iïSC ;i!r'î«au: Rio. 15U- 1)1^ ^1^- C-^^r. 
XXVII, j. 

3. Oui. Riûc. i3fQ. l})4- US^> t749-LJur. XXVlI,(;percfrrfltfPidb:B,S*. 
3. 4. Milh. 

j, /n fcnfd'jff >tfu ; Itik^C- I3W- MW' ^Ut. XXVII, ;; in p. W. I 
KJcc. 1745^; ■" iang^fVfu : B^ N. 3. 4; fl/ ^uj/Jjttf tf^ww- M^lh- 

4 ^V VI MM^và : Ricc. 17^7; Om. <ïCtCrj, 

i. CmyàJat Ricc. i>p. i|f4. 1)56. 1749. 17S7. Ldur.XXVU, j;/ittar! 
B, K. 2. 4. 

6. Girrifin ,pi p-itu : Ricc 1787 ; UnU thûrittùx chi la fimt t/'ira ^miA*- 
jiBi ; jci».;/tNKf ittiit^Huire : lUcc, iifo. iH^<o Hwyiwnrdtfwrv^on*: 
L^ur. XXVll, }; «J dHiqpUTrr : Ricc, i}{6. 

7. Bi ptr «^mfitrt U tiJaiinj itaila fatme pmim f^r fvOt Je: Jtta*lti pmo- 
Joltf jrdraoM T hicc tip. L:itir, XXVU, 3 ; ^^ ûih:;^) d tiart: RiùC. t}S4. 

8. V«hl«: Ricc- lajo. 1^4. ij^i. 1749, 17S7. Laur. XXVJI, 3. B. N. 
3' 4- 

^ (Mf^fiiw»wdliifiA»'Ar4.d*Kvf4ryd ijcni. 
10, IVi^funî.RHX. IM4> >M^' i749;<'i^"Mn<MHnJ(itfAK^.-Ri<x. 
U}IX Uur. XXVU, )^ Jf fri^lr ('f^J, Jffnf,; j/i^flMA t HjUh.ïdiilb'j/ifâUr 

M. Xfàinferd.' B, S. j; fitamnt^ttmt : 3. K. 4 ; 0Pb£< <p iiv^ MyAb Jrw« ; 
Jcos. 

t}. Jkftf/aa«Mf acoadij 4^€ wioH çnaSi iuoi fytwii $ mtcmnri rRkc. 
t}(6i ma /«MMir M^itmiiï <4'4 un «A f wffli' nMrrûmrfiidi : Rkf^ t]34- 



U »]OLB ITAUEKïCS AU UOVCK ACE jtj 

fÊÛn wa El ««mdJo ancor« Jî iungha \ vidïlo il pidrc tuo «t û m^ndor- 
dij 4t ncns^ contre a tïm, ri ^'orrcniln il fmJrv cadde SDpj:^ la ifAXo ild tuo 
lti^|[io](i et JivJdL bi^io liî pjuc*. " El iditK il fîiilaoli» al p«dri; : Podrc. îo 
fk; «Kcaitn In cclo ci dlnonçl a oc, glA non «aou «fegnacTc^ïcn; kîanuto ;uo 
fif^bokii. "AlZiM'4 dJnc il padrt n[!î »L>oi miobtri* : Ronii-Edi tcsio ^ Je 
v^mmu ptimsLc'ct l-c^trttHo, ctdJct!i nno «ucT^o fivlla tuiiniinoL et hmc* 
(ctdi tt cïifimcnia [icH^aoï picdl, ■<ci iTiJjtc ci utàJcU- le viidïo Uigru- 
Mio', Cl nunikiamo et faccUmo illcf^rcçj *. "ptrù kc fiucsia mïo iigluoloçr* 
mono titii nau^-iUTo, ci rra pcrjjto ci à^o niwvikW. Hc comindiron» a 
ritlejjrare " « i mingi^uc- ■•Eïî'iilwo tigluolo" if en ndunipOn ciquaudo 
vcitnviJ jpronr^ » ectax" cictL udia litin^gmâc*! uiibuMlio**, ■■EtcUli 
uiLîio qucïLo fUCmo et ^uau> irïujtijpho coif granttt'^ if kijiuCï uim ih^ 
tcrA et âûtaxndoïlo ke oûu qu«u icœ^ "Ex cJli It distc : L« luo frjucllo 
il t ionunj> c 'I padre iiio Tâc ncevuto' 3 ci le Uûdto b vltcllc bgniudlo <*. 



j. EiMtiKiJiofi ÙAKiJh: fîjcc< uta USA. itlé< IT'I?. Liur. XXVI]» 

3- J«nf^; ilarrr^iiû U ci si pptA iaf»a ii totio ft ^OiMtû i Rlfê. 1717. 

f. fwbHiL leuinJaJjr a una Ji Unit nurmutâti : RIcc t g 16 ; ma Jdw/» de. i 
fcoc, ijsfl. 

4' Sivri : Ricc. 111a ijt4- in^- 17^7- B> N. 3. 4<I<n3. 

î, TmIo mrbo// r B. N- 3. »kc. 17S7 C/iwrt); I. rK'jJ* ■ fl, N. 4; eHe^Uï 
Milfa- ;djiifAfrlAj«p<f r(V4ff : Klt^ i3^o. I^ur XX\1T, i;î«û»tfdiiM/r nviiff; 

6- /Ï/Vi flo^ pij/irtm/p ,' JcQïH .ptttK'fiik : Ricc. 17S7. 

;. £ arnati • Ri«. lï^a Laur. \XVII, J. ; * **'Jittl# r Rî«, IJJ^- 

8. Cnujo: lUcc. 1)^0. 1114- nS^- 1^'^- XXVti, ); JpÊiifr4Jja: Mdh. : 

9. Cunvj'fo : RJ£C^ 7JS0. N0f^ ; lUoc. :n4> ■t^'iV' î Itîcc. iiJ^; «ui^tf w 
^iW : Jcni; fJ^tfdmû : Ricf. 1787, 

10. ji ^dr'Ht^t' : Ricc^ iiS4- n)^î "*~ U ftrt gtam p^i '. Jcss.i Woi. ^ 
vdfia^giarf : Ri«. 1787. 

tl, AUie^ilf. m.*gùy4 : Jttar, JVd *1 /> iw^nw ; lUoc 1787. 

lA. Ff fvuirr f t/jmJ^ rtnuiiti ^ B. N- >. |,- tt fumio de fu ^ ciita • Jcn». 

I S , £f fdiitf fJIi Mj f rdriir ^^ /W /oMt^ : ILkc Uf Ol Lwf. KXVI1, ) ; fdrAii* 
foMa ilUfinrmftto: Rjfic, 1(^6; fd siMfaaiattrtilnMatri : Rloc- t74<j; coiNkin 
kMft/.*t^iiilfv*ftHi{: Ri^^- 1767. Aiji'i^^bfiiû<i«/ob»np ; MtLh ; Il e^d 
t( Avfl /lf^ j«srrifnfi»rr : J«iu. : fo^j^M ^ B. N. 4ï irtm^tiU^ ucrmmt^t 
Hiu, ni4< 

14, Omit putoui. 

I). JEk. /îtftfVDlnRnlr: fi, U. S. |. 

lé, Cf nuitf : RIcc. t;s4- 1 jftf; f ntx» «tAwOi ; fdu- — JVnrflTiflf Av riw 
ntksdm Rkc i)56;jhmrUi*Jrù;tnldJ«M rlMfiv i Rî«<. 17(7. 



3^4 ^' BERCER 

**Ei indcgnsEû lo lijjluob «i non vole* ritwnar« la cu«. Mlorx luclo fiufi 
kïpadrc 1 Uui ctcombdollc a pf^ghart', "Etdli lîipDOK n di»c al padrc 
suo : Bcco ■ k'iot'ov KfTÎto coUniî jiam c '1 cocnitiLfiLnffuK) tuo non Atf ind- 
pikwiu \ c( ^urtiniij no amii Jnti (ïujc uiiu u(>rccii>, il qpilc io culli Asiid 
mici lo niAngU»c- ^Mi Lonuio quesio tua ti^ltiolo, d qtji1« 1 djvonio U 
|uae< sua luiuiiou mente', ta gl'kl uk1h> la ^Itdlo Ingrusiio- i*£i allovi 
dïiw lo podre t Llut t Figlaob, tenprc lu sac' mcco a mctc le mie eue tûAO 
Tuc- >'NÛ vknl a* mjii^Urr tt i gZiudcr^s pçià kc qudto iuo^«lk> <n 

JUAN I, t : Hzl tuii]iu<.ûuijcntu* crj îl Fi|{lijulu (lî Dîû* c *l Fïsluolo 
lU Dio era apo Uio et Mio crd il flgluûlo éi UU. *(Jyeiii cra nd cocnn^ 
cljtniimto" apo Dîo. iTucic 1c a>&e aooo fdcic pcr luS a ncuni cou i Uctt 
Mn^A lui. QpcIU cotk k'4 £utB >pcf lui'< tta ^t«, et li vïti en Itife delB 
uonibi iGi h luct ndlctcnebrv [Iuocïtcp c II« tcnebrt] no lia cmpRaûDû. 
'Knc uno huomo mandato Jâ Dio, il qiult av<a oomt Gîovaanî» *Qmî 
venue in lotimuiilu j^^îù L'dlî jciidr^ïc tAiiiLotiîo Jcl lunjc, itd<!>K' tuciî 
Cndettcro pcr lui- *S'on critcIU luac, n» pcr mporUrc lotiaonjo dd lucne. 
lEUi en» U lucic \crj£Le, la qailc illumina og^ï liuomo hé rlenc ia ^cMo 
mondd. i^Nd mondo er« , e 'J monde ti t hao pcr lui, e '] mondo nûa 
coDotie. ■'KcUi 1U3 ftnipij ^me* vennc rt IJ suoî no Ile ritcvKicnj- ''Ma 
al<tuaatî k« ticfTcctono lui. diedc i lioro fcidauJc d'ti&cTe Tactî figloolî di 
Dio> J ^œlofu kc «tcdunv ucluoici; ^uo. ]i quil[ ncii wuotuii Ji'i uuguï a£ 
di volonb dicAtae nd dî rolcoitâ d'u^^o, ma »(>no noiti'^ d* Uio, <'E\ ]a 

U A Imtfiikân :IUc(. 1154. i|ï6. 
a, Tu tfj : Jtm. 

j. GiUrMMraiH^ïKMC njo. ifU- lïT^- 1749^ i^ST-IJttr.XXVII. ;, 

& ComVMkd :1Ucc. 1^4^: r^3rivn»nirf : Rkc- ijM: fio^amia i Ricc, 
1787; Cl fcm-iinm -. 8. H. 3. 4Ï «mvimti a éttn fin ; Rkc. l3fO. Lâur. 
XXVII. y, m ^f li tMcùiv : Jftti. 

7. fërtWÊtvihet m. t Rj<c. 1250. Ldur. XXIH, | i jCwjblf ri ^m-iftf d 
m. : Jtnt^ifar not^tgb. : RicCv i)f-|. i}^^. 

S. Nfî^r^i^ ; Rioc. tsj^ 1)04. Uur. XXVD. ). S^cuse. L V. 9. B. 
K. 1. 4; Srn^ffv : Malh. 

9. VrrhtJ .- B- M, I- 4, JCDl. (partout)* 

to. Prùidféa : comme plut luiit. 

II. /« Ji« 1 ilÎM. t)04. tisâ< t-tur- XXVII, f, Uirc, I. 3. ^cooc 
LV. 9. S. S\ r 4- Uatti- }cm- 

touif^ki^ l li6; bMuciOM : ft N. ï. 4; Anv : JciU- 
1^ r^ (pjtfïoui} - IUk. 1350 if(6. JratH 
14. iiVillk^. w>o.in6 tAut XXV]I,|, Mjtfcl.ï. B.H. 3. «.Je», 



U DULt IT.U.IEKNC At7 MOYEN AGE ^Sj 

(ïiroU* » c l4ctJ c^mc c: jbîiâ c9Li aoi\ ?i vclenio b ^bdi nu, il came 
groiia d'uoeiao iogencr^ca ■ dj hidrv, pî«i>D dt gritii t1 dî vtridi 

b. Ori^fK àts i-vait^iïes toscans, 

il nous impone <J« rechercher les indications <jiit le icxie 
iuticn des Hvïiigilt^i nou^ Jonne lur «on ori^^tne^ 

T-r^ |-.v3T);ji[c% ïoiit divisés, <}atiï Iir ms. Rîcc;irdi lîjl, i?n 
chapitres plus nombreux que ccuk de 11 Vxit^ace et qui en dif- 
(ïreni abiolumcQï. Il en est de même dans le mi. de la Liuren- 
ticimeet dans le ms, Riccirdi i};8. Ce tysEéme nous rjmèac 
irès probablement ^ une épcKjuc qui ne peur (irc de bcjuconp 
po5ièncurc au milieu du xiii' sifrcle. La iuduction> sous touicâ 
scï t'onne^, est plus ou moins lîctérakt et pourtant, d-ins les 
rcccn^jonï les plus nncicnncs, on y irouve des libertés singu- 
lières. Les rubriques sont du m£mc auteur ou du même édi- 
teur auquel nous dcvoni celles de l'Ancien Testament. Mais 
nous avons autre cbose ù fiire remarquer au lecteur. 

La tradiiCtion des moii : In prhicipio erJt P^erbum^ AV/ ctmm- 
ciaÈmu!i}€ra il Fîgiiuolûtii Diu, iufBi pji dlc-nifiDe A Jilirer Tat* 
leniion. Ccst une gloîe milOc au tcîtcc, et cctie glose se ren- 
contre également dans d'auircs langues romanes. 

En 1395, en Picardie, Guian Desmoulins traduit : a Au 
commenchetnem fu II Fîeui o, mab la vctAii^n ivaliennr parait 
amirieurc àcclle du chanoine d'Aîrc, 

Noos nous rapprochons de Tlcalic avec les Bibles v-iudoisn, 
oj nouï lisons (manuscrit de Carpeniras) : o Lo f'ilh era il 
comcnçameni. a Telle cm également rcxprcwïon employée par 
le manuscrit provcn^il de Paris (fr. 2^2^) et, ï un autre 
endroit, par le Nouveau Testament provençal et Lyon; les 
versions catalanes traduisent i peu prts de m^e ». 

Un seul nis. donne ici, mot pour nioE, la m^me traduction 
que h Bible italienne, c'est le dernier découvert des mss. pro- 
vençaiix de la Bible, B. X. fr. ëaéiS dans lequel rÉvaogtk 



f. B Ib F^tu^ Si Oi^ i Ricc, laja in^- L^W. XXYU, j; /; wrbo : 
S. N, a. 4, Jcuj- 

|, DfFnnigoiêtt: lUc. iifo. 1^6. laut^ XXVU, ). 8. K. 1. 4- 
4- AmmEi, XVllL ^|00 et XIX, ï)?. 
f. AmmuIi. XtX, uh 



j8é %. kkitcia 

selon saint Jean commence ainsi : n E» le comcmâmcn cra lo 
Filh de Dieu c loHIhdc Dicucrjiam Dicur » 

Le Icaour n'a pa£ m.mqLi^, sans doute, de rciiurqtier U siD> 
^ulîirc irailucrion tîu mut fJnutnrKi filh ïhr.nâ : /wW m/w (ou 
Wlwct), figiinolti tli Dticiiî! Le lïianusunî pro^^n^jl que nous 
venons de Citer traduit de même : » S:ilva noâ^ filh Je David! ■ 
La ïïible vaudol&e s'inspire de h ni^me tr:idicioii en rradmsini 
«npcudifTcTcitimrn: : u Dî^mi al filli ilr David: l-'ay nos wlf' ! » 

Lc^ Lvangiles ii'ilicns forment si bien ramîllc j%ec Ie>divei^ 
textes provcii;auxi que eVst tour à tour dam eliaeun de ccax*eî 
i^ue nouï devcins chercher les pauIUles det sîngulini^ de 
nocfc versiiin. C'est au ms. de Lyon qLc nous nous nJr<s»>n» 
puur explique! U tuduebon étrange du nom de Didynie, ijui 
îuit k surnom de saint Thomas ' : 

Jt.\*(, w» lâ : Thomas, /m" ^/ib'ft-r Dàivmus. — ïhjnu », tf fMJb t Jetta 
incrj^utv. — M», de Lyoo : ■ Tûirus, que «& ûiit tto cmtna *. 

II'., XX, 24 : CV JiVï'ar Db/rVfJfrH — Didimp, iwl înOr^i^Hlo. — L^^Ott ; 
« toquilfl C4 Jlix no crcicnu ». — B. M^ fr. 343$ : v mcAïrcMcu. k 

/^ , xjn. 2 . Diiljmus. — iJicrfJflJt^. — Lvûn ; « no «ircecut «. — A ce» 
tjivijrs citJioiEi, h 9il>le vjudoit? tnJuit ir duHwï »> 

Ec gfn£ral, notre version a pour base le Di^mt- texte laiin 
qui ^caîi en usage au Midi de la France et pinîculi^rcnient en 
langucdoc, jusqu'apris ïc milieu du xiii* niclc : 

ftiAtn,, sxw, 37- Vulgiïe : /iiffi/A — Indien ■ il t*i^. — Bible vàcdc^ 
(fiun im MuJ mi. Uun) : * h solclli. ■ 

HAIC, VI, ï • p^limTioditJabfû tdi Maria. — fttfifilnitH M^riMt aticienûv* 
\Tnkmi, IciHA itEaudA)»} op^Ktioli et niàriiliûiiiiui^. 

Lt?C, B. )J - tit^Jesr^hd JUtr/d ff njdrjfr^r/ibwunl md^^JuarfA ri Marié. 
— El trot }i/>ffA tt Maria miranta ; D, N> 119^3, etc.; cf. L>tm, B. ïî. fr. 
^35 et hib\e ^^udoifc. 

/K, xvm, 38 ; CÏK AiMi/w mrrilo'rfif «tvrrtfsrï — Q^id trp> nit nMï 
TciLtct l*Bgued<Ki«ni. B. N, fr. 1435 *t ttbl* viuiloH». 

<— Vulgv« Dmi'V, ^uiJ/atlum tsi, etc. — U kfoo : pA/J^-iSBi u, qid 



X Je pmi^ kl mes duiïoas dsu h m». B. N. 4* n'en Èrmx pi> Je plai 
y B. K. a i ]r««af0. 



U BiaLB ITALIEVNE Al3 MOVKX ACS 187 

de celle Je U BJble viudolie : ■ Cd couibsd Cul* 

C'en est riisez pour lïxer notre jugement- La tracltictîon i»* 
lien ne des Lvangil» a uns doute àié fiitc, A ceTtaîns cndniÏEi, 
sous ï'inllucncc d'un tente provcnçi»^» patctit de celui C[ui a àxc 
tnJuù ^gilctreni en c-icaUo, miH plus ancien cr plui nppro- 
elle df la sotircc comimme de lotis Its rcïirs provençaux- 
bficorc pourraiE-îl &c faire que noire tradiicieuf lii eu sous les 
ytux ou danï la mémoire plusieurs coxrei provenk;^ux. En tous 
eu, le traducteur parlait le pfoven^l et éun accoutumé A cette 
langue. 

e. £11 ^uatrf Evangiia vcnisiftis. 

Le mi. Marciina I, ît. j, c^ax coniî^Di le fcmar^iuble tcsiie 
doni il nous faut parler, eti CLricuz ï iou« ^_^ard&. 

Cc£C dans imc prison quM a ^c^ <opî6. A la fin du ms., 
nouï liions la note que voîci : 

Anuci D<inijui ntillc^n^j nckuiiciîmu KXAj^niu uudi>, jndîcioue vcuva, 
die v^itaimo ofuvo menfit &eTGTnt>rii, in civiUie Vcnebanim, in f^r&ïrc que 
nomiiuiur Schiavj, anicdku vjagclii ci UmciKtim b»ic Vjrj{fnU Mjric 
«npkufurructpfrniFDoflnLniciim de Zalianit de Tcrgcito. Ueo gTACii» (puis 
fttclqucs motï ciTi^ OAd pciîcîotitm domlny... 

La Schùnta était une dei trente-nccf prisons de Venise, on 
des trop c^I(bres/r>;{i. GUcitaîi Mtuée d^ins le Palais des Doges, 
au dcU du Pont des Soupirs, non loin du quii des EscUvons, 
Une ancienne description nous U peine en un mot : Rtcnn^ 
k\lfanto sairsii tu^f dnIT antUm^, C'est dans ce cachot obscur 
<|ue le Trirtuin Dojiiirnîco de Zulîam a copié les Evangiles 
pour abroger les heures de sa captivité et sans doute pour 
obtenir quelques douceurs de U ginirosiié d'un grand sei' 
gneur. En tous cas notre prisonnier n'était pi^ écrivain ni 
peintre de *con état, car son éciîture n'est pai celle d'un copiste 
et k? peintures du manuscrit sont içrossîtrcs et s^ns art. 
C'était un prisonnier d'État, U appartenait 1 une famille noble 
de Triesic- A la suite des Évangiles le pauvre capdf a copié un 



t, \'<i^^ F, loomto, S pffTli t^ i pi0«h, Venisu, iB76,iD-iS, 



î88 î- M1(IGI>R 

poilue iulicu ca riio;iTiciir de h Vic-rge pour le psrdon de ses 
péchés : c'csi le Lamailum i^afae Firghtis'. 

La version des Ëv;tngilcs qu'a copiic Domciico de' Zulunî 
n'csT pa* absolument complcrc, clic n'a pourtant pas beaucoup 
de licuoci. Le comniciiLrciiîern du quarritmc Ev^ingile n'est pas 
reproduit. Cette traduction Julienne est lïi^ de tomes piike^ de 
U Bible française du xiir sttcle. On va le voir : 



un- MAKCLWA t- rr. |. 

KATTii.k VI, 9 - O i*aix nonro de 

ddo^ lo TU nome lU uniiIàcliiiJo, 

t04 voloniAdc tiji fjta m cUin tt rn 
«cm if cûmo dU è £iia In dclo, 
"Mlritr, ionjL a ruy da tivtr Je dic 
in dy\ ^'ci a aoy perdons \y noi\n 
p«chndi, 4f ooRiQ wyy prrJoncitii:! u 
<olcxo dK n'i olToo, *^B noa rnvnar 
n\ty in i«nai;ion, jn /i a dir ch Di» «i 
(fc^ïa t^npcrtar chr miy tîat'nf mefViJt in 
tffitfsaiian^^i^M dcISvTj dd malcCmi, : 
dcn lilc), Aracti. *^mffl if tstU ahrelant 
M ^«nfo liuif^o iTtinitf d riiV : Ofo f? ftJi^^ 
Bu alUa jMftt ni J> t^wJ/, W (»' fJfc è 
utifo jj^ faàe • Amen dieu tvins, (O n 
aJIttnqutîaJlcda ; h udicoVrrdxta- 



m^ ». H. Ir. I99. 
No$trc PcTC ^uî Cl d ckl« ton non 
loiisïtidte. '^Ton r^n? \iegikc- Ta 
rolcntfs ïOJtfcic CQ icrrc corne de CM 
cl dch '<Ji'Y, donc nos hui Doctfc 
fttvr de «hiKun Î9r, "ci no» pardooc 
not p^h3u» coninic ntt% pardoooni 1 
(di qui uœ mdTont. ''El ne dos 
maïn<^ mk en tempuciMi, rftsi^Jirf, 
at mtf'-i mir fUf Hff rrïrwr hvii/ m 
tmif4ii/iiv^ iiirt di'llvT^ nc^ «Je mal. 
Amen. AfOfH tdaJ duunf ci ttJroit 
comr : et snltfrt. Âiltcn tn Tfivi^plb, 
eu \l ttt turil : Ammàme* Jiec Vtintt 
tors tit^ a dire : Ge wfi ai Kfrt^rmtmi. 



Ces quelqt:e5 li^încs suffiraîi-nï A ntjus éclairer, itiah notre 
Uxie mtritc que nous le fassions mieux cormatire- 



MJimi.tXX, i:EnqudlcnfH>apro- 
lûmondo â Ybcrvoltm et \^nr\c 1 Rei- 
phige fl lo momc Olivcio. jloit^ 
nindit Yhwù Crino ^\. de iy luoy 
dindpoly, 'digiiiJoacNy : Aodii aIo 
chutclEo che * contra voy» çûismtit 
M Jhma<ûfin, h littat i apchJo qui 



Qiiiai II sproucliîeivn( t Jcrui^lcm 
et \1nrcnt % Bcihfagc au noot d'Oti- 
vere, lot» ciwc^ Jhcua A}, ée k> 
decipJtt, 'diiinî aels ■ Aie* ei ebii- 
id ijul at «outre 10», a nJ d JiVr oTi^ 
frt Jirwakm , f jf'fï ti^lf in Mdfwl 
fAwffi a?j diipivtut h, et Ion dcnuto- 



I, Svtk travftil det prisonniers pour h cope dcï nuntisenti, voy«r Jtf^. 
dr b 5w, dis Anliq^ àt Fr.^ \. UH, p. i ; P- Mejer, BdL yix> ^'le. Uxiit/rani., 
ItSS, p, 7i et Eorntmia, XXIU. iSj ci ^34, 

a- Compiiret M^lLierln :/ii f^TiJ Cir'jfâ, c(c, 



Uk BmlE iTlU&X^iE AU MOYEN AGE J89 

ii4r/ta rhiitfifi M Jnprvieia^ Ht Von du ^muTii tn>ui-«foU «ot nno »iu»« 

pftfcntc vu^ Eiû^cfd uiiii A'vKuii. lig^Jj loj^ n J^ |x:Ujij c lî, Dntoycic U ^ 

Cl u» polcdro fon Icr^ Ucili^^U c l'imenci (a X moi. «Ettcucuns v<m 

EiicEidii qijj dj ray. >H k At]fuiw j juitiditjmcuiM;choK.(il[cïifuc1iSirti 

viy lyn ditL> Algutu COM, (£ « a iir co 1 bcsoing ei drmunicnAiit il Jet 

jtaJeuiwi-vdiTm'da^iM^heloSignvt le», •!(« fu tout fctqucccfuïi jcm* 

co'>tTcK>fjnj . L* dtmanTCnvntc vUy 1« pli ^uî fu dïi par [c prophct^' ^arn -. 

lii\Cfi. < Qumo fu luto fjto thc j^u > Diicï 1 U (iltc ilc SyuLi : Voie ci Km 

ch'd tjuc Jdt'mpEiilii (û chc la Jjlca toi ^ui tif vicni d<bon«rc^ Wânji (or 

pci lo (^iu|itii:i4 tii^AjjJa )D)i£ j I41 une Jinovc. ^U Jctiilc «Lrui 1W11I 

fioladf S\<>n ^ Vc' quA lu torcloqufll li çomtae JlMSti^ toc conuiidi. ^er 

le v<nc Je bona vogl:i, fri:inJo»ubï iiiiciicrcnt V amène ce le pobia n 

unaïKDj. ^Ly-liiwipol/antlandofcm: miïbcnUvurvçn^tncnf Kurç <1 Hwpt 

«ochcVEicsu Crino l> i:oni3(id<i. :ti Jhtîum 5çoti Jcicutc. 'Uûc ftuni 

amena l'itcnt c to poUo e nietcii te ptic Je l^t iorb« cmndiptnt Icn vm- 

KK vntiiiicmc ur» l'atmj c Teic teiii4:Ti£ct) b voie, li iiulic itcrKliuiciti 

VliHÛ Lriitd ^eJc^ dciovta, 'Uiut |cf rJtiude(.i/bf<it eiC!ticr»t£M>ieiueD 

grande [unîda ik le lurbr dciiieadl le Uvole. *Ix«ioibciqut iita^cni dcrant 

Me robe en U vtd, c ly ojirl n^onUv^ et cmprèi crioient dnaui Ouana lu 

lUVï Ty ^borc et ubvi ly r^iniy r ly fiUdc Dd^iJ. dl KQt bencou qaî ^cni 

geijva en h m, «E k turbc ehi; el nori <!c Noilre Seigneur! O^nna 

jdiiJiif4 dcun4iiïi ri aprtud crLdj- l'ubJaMfn'ifHf ^w^ Sirr.^ b^j|fw 

VJAO «d oïta vote Jîgando . OunnA, fu nw idvtvf Oïinoa en haui I 
dolo de Djvjdp qiiclu' M beni^f^to 
lo quii vcnne en la noeiic Je lo Noiiro 
Segnoft f^nwj tu& aUntantu n lUr 
nm4 ; Métùr, te kprfga €hc tu me utivy. 
Ouiinj inolcu! 

Je ne reproddU pA\ le iciic fr^inçaÎK de Ii p:4rab<)!e Je renfint 
proJiguc. On le irouven din» 1c livre sur Lt Bille Jrcnituse au 

me, XV, u : Un hama m fp^uit iwtrvi A\ flnly, "elloplir ^veric d^iw 
a M pire : Pjfc, d^nic h ui\t parte de !o choit^iJa ' che me tocha £ lo pare 
panl la lUicuiciA rd^ a^netaj la ma far u. ''Et dcniro brieiT tçrmcne, tu<e 
«ose aseoiblÂdc invcmbrï, Lo ptu fovcne fyo aadé fuor4 de lo pacM in 
lutine euiitudc, eipend£ 1A tuia la MUiiunincb, vîv^ndo Ijinriai^nicnire 
<ùn It ptthêiriJte f<mtne» '^Ët Aprctto ^o (he cEto «vc tuto spcr>Judo, cl fo 
grande Aune la qeeb coutndi, la queli Aida comen^ elb ad 4va Jcf^^b. 
'^Hï etlo anJâ «I i*apin^ ' con une Je ly ^itidlny de quvia cooinii, et «Mo 



1. SduimnEv, — Bible franf^Jse : • d«l diatel ■. Le Uiduetcur &'± p*» 
compris te niot, qui vient de ufiuU tt qui i^i^nifie U Ttcïieise agricole. 



390 ^- BERCER 

lo fturiiiï a 11 3CU trîlli pcr v^rj^r ly porçi. ««El dTo i5csïni^ «dîiuplir 1o 
k> CCI]» f^ ^ raJire cbc ly por^i minft^'AOO. cl ncnuiio h*wK ^l'udc d<v3. 
*^Vj dio pcnUEiJo Cl ti mcdmio d!uc : O, uml xtcvitry dmio abundaruU 
de paac In ta cïkiM de mlo parCi et ïo perîacho qua â\ Utae, -^o me panifc^ 
tk quA et jndiire' i mîa pirt^, « li dire' : Pan. fo ^ [iKhâd^i dtnmçl di DIo 
a ilcndr>fi dji\\ "-lo non Mn miga dc^^no de ruer JpdiJo uhd» tni Cunt 
i^ Cftmo t tiv do ly tf^fnti nHrviK^iKÙ "Kt dio ïc llevj c vcnr di M pire. 
Q>)4ndo <II<i cri ^ncora \ot\ç\j 90 pire b vctc e ft^ tiïoyoio « miKricdrdU, <v 
R a Jir fik'f avr /•itîntU di luy, et Hlo force Iych:iii1 «ûvn To c<i1h> n lo hdni. 
*^£n qvclU fuda ly Jl:4c la fyo : lâ ^ pccado dcrunçi da DSo C Jcwnçl dj ty, 
né lo oû son mïgî de^no dt eurr apclaJo co ^- **En qucb fiidJ Jitie lo 
pire «ly 3V0Î scrç^û : Aduxf qui foitd^/^û ^^lortf voiîmcaa et lo vcnldc. 
«[ ly ciE'd Finc^llo In 1^ vu mine t-i b c^lç-imomi In ly sixri pc}', *>ct totf lo 
vidcio în^aMd4> ït riil^îd^» et man^cmolo ci fitcno jçriadc fnU>. **[mpc^ 
(A ch^ qiifsm nin fiv) tn quai m Diorf» ci é rcvivudn, et ctld cra prrdiuia 
et £ rctrovido. Et luti foncnfAno a minfii. 

•iEi Tnltto lû fiolû mi^ il cra fuûTH 1 lo ampo, et quinda c!!o vtfit et 
elld Apioiimi a U chiu, cllo oUf 1d corao ci U ïJmpbonlâ, ''Ei ello cUmi 
un de ly ^en;enu ei lo demanda chj m queuta. '3 El lo ïcrçptire lydîuc : To 
fnrc kc vcj|;nud(\ tt lû pire ï tvortf? lo vîdclJo cbc en încnuio, pcr li ilc- 
grcp fhi; cUo 1':! rr^ijclii ej ulvo. ''f-n qiirlli f^ida iv4 quccm oltra 
mafOr fyo ic"^C dc»dc|;no, Jt ce £^ éc farr irm-a rùfrtvJo r> piMk fS M 
aaniftài, c non volcvn mîgacncnr cnrro. AUon entliopjirect locomençi 4 
prendre. ''Ht cUo rcspondindo dttsc a M pore : W qui tmti uiitl die lo l'fr 
tt-rx'ïdi} et no trespiiiv^ itrirjitime ly luoy comindamcitrl. ei ta no lae éar^ 
iinchanK un chavrodo *i minfif COn ty nticy imixi, **Mi aprowi 99 cbc 
questo in Tmlo. fhe .1 vmtjJit r dcvor^dn 11 uu nitiind» can le pechidritr» 
[^ imuio,] CE tu ly ai morto lo viddlo cngruodo. i^Ei ello ly dï»c ; Fyo, lu 
es luio ïcmpo mn my, et luic le mie coie xc toe- "BIo convrpiivi &t (csti 
et alcgrc^», iinpcr;f> che qucuwy cri stido morio et * rcvîifttJo, elle era per- 
dudi> et 6 mrovjdo. 

J'ai h peine besoin de dire <]uc Te prisoDnier de la Sfhiava 
n'est pas le tradocceur, miiîft simplement le copi&tc de no» Ëv^n- 
gUe:£. Le m%. (^aî cm signé de lui n ot p^ un m»< d'jtiiear* 



V. — LES ACTES DES APOTRi^S TRADUITS PAH 
DOMEKICO CAVAUl^ 



Void un phénomène vraiment inattendu, et i\ui renverse I4 
reUtlon que nout avanv objen'ée encre lesifxies ïtilîens etpro- 
V'CQÇJux. Ce i]uc noua iroii\ûns Dtdn[cnant, c'c^i un texte 



tX BIfiLK ITAUCNNII AC lMOYCK AOK ÏÇf 

TiuJois trutluit de ritaltcn. et emprunii [xir les Viudoifi du 
PîiJfTiont i la ver*îon d'un Jomiïiicnlo de Pise. 

Tiaîs TiUTiuscrÎE^ de la Bible (Rlcc. ï2$0. B. N, 2, 4), sar» 
pirlcr de quelque) àixtTcs rcxtcs (Malbcrbi et jcnson) qui s'cq 
fapproJiei[ plus ou moins, coniîcnnent une Traduction de.-; 
Actes iXcs .ladites qui est pr^cW^t' d'un prologue dam lequel 
(du n^o\u^ d'^pr^ le pîax ancien ic% in?s«.) le indiiaeiu at 
nommf. 

da PJu. Jcir Dtilfnc ile'fiJif praiicjtorl, icnicuo En i^lgirc. 

V;>]cnJo i piticion« «1 per divcitlonc d\ cenc (jîvoct Trcraonc nare 1 
coiuurx: cl J (huro volgirc Li ^mno llbro Jceriui dcel'^ppu&^lL-- do J 
inundcrfl ctiv, pQifchtf] l« pirolc f<ritt« la ^nmittiA l^or 11 piïitonci «rovi;- 
ïdirç 1 modo di fuiuiî et PCdrlc j x'^lptv» pïr Li piv;fuudi tldlc bcuicutîe 
Joro et per U oioliiplicc ^i^nificMÏort: « iTtE^niïAnc dctli Sinu Scriuunit 
niuta in dcitî in.> En pchJii tuii|^lit l'ijrJiric Jcllc parole et plû chiA»iucntc 
ciF[r]Tc(i]crv JQ volgirc U M-DicniiA c Icj 'nicndjmnilo di tioia Lues c dclîe 
pjiulc dd dctco libro. Alcoiu ftwh pon^ da mmc pcr mc^la (KprWmcrc 
afcEjiu porola del dcitij libro et p^rcli^ U Jftio llbto pvta div«nc mancric «t 
pitoc moire »turir<... 

Suit une tjibicdc }2 chapitres : k traduction csi divisée àgjt- 
lemenicn ^1 cbnpltrcs. 

1-e fKTe Dominique de Pi« cïï Wcn connu sous !e nom Je 
Ditiiiriiicii Cjvjkn, Il trtiïi oiigÎEiaîre de Vîfupivino, enirc 
Pise ei Knipoli, el mniirut en 1 342. ]! est auteur de nombreux 
ouvmiïcf, et en paniculier du 5/W4rét> *fe!h frx/*\ il est plus 
connu encore comme rroducrcurdcs Vleîde* snnm. Ce n'en pas 
le momciii de parler de lui^ On vcna, par les premïen mots de 
la induction dcï Actes, que CjvjIcj, BdUe \ !»on principe* a 
donné une piraphraAe pre^qu^^ autint quutM? version. J ai 
nurqué par le caractère lulique ce qui tst de la paraphrase, on 
pluEù: ce qui n'eu pas dans le Utiii, 

LoprÎBio iifnaoac,iiàH»tmtcf^,iùciil€cmfiU$,oJ€0^h,d\ tuite quelle 
crv l^imli ThciO incomincîfi ) Otr? f a diir 'in tino a quc4 A r d fori- 
Ter* ch'qc^ coauDdando «jd'jpMtoli, It qualî cIcMC pcr Jipînco uoio ^i»- 



Cthwa. et lc> luLCtira dt£* pu U. Chcrjlier, 



J93 $' BULCsa 

a^stoli s âmo>xtii vivo, tii in twiii itiMiûm i^m, dopo b iua im^ajOûc 
prr ^ù tWf* jpirvL' lom prr it/atit* Jf <juarj[n]ra âl *l pçr ttiolti arjEomenii 
fl if^m gii aitifiçtS dt iJ CE parl6 loro dd rçgno Jî Dio, *t Su cap9 di ^uarantit 
ià afftrtaJi' hrti^wimh nuir^iaivin.* fT ;>rtndfnLio jlf imo c^tioc^ llom. com>Tuià 
lora efaç iic}[i f^i p;i.Ttiuo»o Ji JcnJuTcm, nm aipctu^AOno b promca^ooe 
drT Padrc, U quAlc ivcjkriD udln prr tua boocha, dtf ih Sptrilo AinU <:'«vi9 lArtt 
pTvmttK cbt l Padft manàtrfhht Ufto 'tri nome toc. ^Che GiovMnnî Jùv : fo 
baiteoo inn arqua, cna vol ntvft b:LitcnaH, rift tarujii nf nffnJati, per bplfito 
ssan dopo non molli df. ^fy ^nn/i furùk witaJo, li^apmUii * fvui graitri 

rblituirc tf r^wuurf Ifl rç(no 4l'IiJi«l. ^A' quA^i clU Hypnose < Jû* /mTr« 

Nous ivom consufé antrcfo», après ilcnrog tt apr^s 
M. Kcitss', que dans deux des inss. vdudois, djns ceux de 
GrcQoblc et de Cflmt>ridji;£, U version vaudclsc du livre dçs 
Actet ctc tnterrompje au niîli^^u du cIupÎTrc vvi. o La m- 
ductîOTi i\m lui iuccèdc, disicîii-noiis, «t sjns vilcur; ce n'est 
probablement ^a'un essai malcDConcreuxde combler une lacune 
de quelques feuillets dans un numiscrit mutilé, o II faut 
reformer ce jugctncnt : la t<:<:oiîi!c moitié du livre dei Actes est 
rrjduiie moi pour itiot, dans na> dt'ux ui;muwMts s'^tud^iv, sur 
le cexie ttjlien de frii Domcnico. Qu'on en juge : 



H%. VAUPOit CE c;p>^:oufl. 
x^it, tf •: E prrceni lui racncrcn 
lui A a^ëdU fvnArM %wif n iicfti Ario* 

p^, ^r f^ri If .hfti'UTV In tth Mort. . , . 

"Adoiia PiLuI K Icvc al nuf ^ lor 

O tq^riari t ïi omcf ithenlcoo, j9 Cù9st^ 
ditant U xsntrijMl t U vtfSUe HtJi^ yovç 
di'dl poiiL^t 103 H »upcriticiQs f «rw. 

9 Utrttt Umf4/i t ^JoUl ' Ârwfl Jîn. 
■*Liqu^ yo anrunt \x%eax atrober un 
auut que tri tobrcacripc : ^fnwJ a 
FiH/tar 4kl Dla niM] coinobiù. Dont 
V^ d>f aquci Dio non conornu ci 



El prcDdmdoto il fio meQVOBO i 

pga, frrtbf ti ri olvitM 2ii fX* 
«Kffc.,.. "AHort I^iule d kvô in 
vrtw dl l«o et dtt«e : 

Sjfiwi f hui:8itaî «tcncil. amiUt* 
nfJMVM ' h { vKifi f9:ti 1 1 vMfi anJl, 
vciîKtîo chC il tMW> »<Dc WfCri*tï™ 

effmûtii ft dVrrrri lf*^i e j'Jolî f 
iTiWrj iTri. «iLJ quaU jindjmd(t kt vcg- 
Scndo iM\ûl* uno «han cbe v*cn 
Mpra9CTkn> ^df/f(iff ifi ' Qoitto è r^fiarr 
âç}\a iJio rjiiii coooïôoiol Oii-'f w^ 



9. Uscat : etntiJfraah, avec )a abIîti «ts, 
|. Usn ; rrpnif, avec fes autres iftl». 



LA «RLE ITALIF-MN'E AD UOXKH AGE J^J 

aquvi qu« yo prcJico a vol-... >*OUt pt4Éf tit quetm \à\c non .^anMcîuu 

luqijit iti luit lo niuiki c {0 qa'cs crt i(i)^uc]Io d/k) vi pttJka.... '*DLoto 

lui. <^««iii tf^acrr dd ni e àt U lerrt, qiulr f^cv il maDdo e c<i6 <h« La cuo 

nur ULiLld co icmpic Cibriu per obri si cGriicTx^ ciïrndo cgU ugnoïc ^1 

Jciuafu><ieaionT«qLier;o(o)tiv4(n«nt ctcln « «Jd^i vrn, n^a ibîtainiompU 

niJinud c tton lu boogiu tTalctiiu (iblic^iî per umjuo iiMj>itt;rio^ *<ct 

voiira i^rc AV/VAif, rut md^vfrvn^ d noii richjcd« f ulu> manuak e di fiullû 

Ooiipi vin c &piiiKJui\ '^ fcy f J>rniu/f lioïKO rrj«j/iWï inpotaU JC bîhotao, 

lOU cOWr H praàvis mi home tt>U U X'^i «gh d) vlu t ipintionc Jl diigni 

l:uiiiiiii nu^Hfif f ^ti £uiiC<>Kioa. r CO»«. ''^< f<«G ff f>r»i*isi J<1 pvim^ 

f4ji « cncerur Uio e ccnoiMcr f^ divrnj luo|thi c dit^tnc ibîudûni 

açwitùi ohi€$ a pet ivcutun poyccn topn 1j f-tccu JcIU tcrcii, et ù JjiiJfiEi 

atrobjr lui, \vni m cli'd non (ii long t itmpi q luoghi ddic Eora âbjfaiicni. 

Jt tlustun Jr not. 'K^-it JV/ /si * ni '^iT itffict tutti 9, C£crcir< Mb < ij 

lui noi i*n c vivcm. coA^ii^om]! .-^an^tojf fvr ^ufst* epen W fora* lo 

mottrjn Jcrccoalcun» JdUoïiiïuvii pouîjnio travarc, nï^ni di'r^li con 

amie, «JifcQi che iim tcn la toi genc- >id Ja lungî di eïjKuna dî iToi> =^cr- 

riciofi. *<DDnca eucnt ^ b »ji gcac- ci^ chc î lluî W ^ Itii «ivi^nto «t si 

iwii Jc\tiii r;>mi tfiij/ dic (iv> UL'MU UJïiJno «.klti ntMiri ' jiiiitUi (>ocii. 
'^JC4Mch'cl ^:i (cmNini 3 nuuo cti- dLCvndo<hcnDLu0nouj3flCE)CT.iu>jac- 
ulluntcni d^or o d'jiuiu u>u cntilli^ ■^E^xiido dui^uc Ji siu gcnc^riiiioiic 
fiîu ptr mdfi d'orne « pvr Cfîgifig ' irlntifU f « jm nMigiau^. tvxt dr1> 
d'oiDC... bûmo fiur^ Il jfti^fi' <lic crcd^Jino «k 

Jiiiaaa iït'cg^U (il (iratle a nutia t£Ol- 
turii d*i>:u u d'j^]£tCTilo ItLt d'ak'i i^iïu 
tooipjid, f-xrji pet mjinc o pcr ingcgrio 

Le inMcau que nou.t ^xiyonif c» tout «itt^^rcnr Jl- l'imifrc que 
rouï nous faisons d'crdindre de l'œuvre lîtEérairc et rcli^icuïe 
des Vaudds. Un « barbet » sai>propriant sans scrupule li 
vcrsjon J'un donïmicjin, n'csi-cc pis une cLow éinngc cl 
inacccrtdnc? [1 me s<,mblc, lu cootiaîrc. que rien ncït plut 
taudoû ^ue eeb. Les VaudoÎE prenaient leur bien où Us le 
trouvak-ot; pcrionrc n*a janutï^ eu une plus gianJe ptii&^ince 
d'iCkioinmotijlLCLi. Je vuis km bîeu ce deiuî-leilii^, fvf^uc ou 
luinistR du « petit troupeau, ii qui ne savait pas le Utin mm 
qui écrivait le provtmçal et qui lisait ritalîcn, sentouram de 



|, U« ; vMt'ff *^^ M auirc* m^i. 



594 ^' KUGBR 

toutes lc« rrAcluctîons de In Diblc qui <!uî«nt ^ si fK)rr6:. Entre 
Spolétc où iwtt iembÎÈ>t-il, le cenuc ût leur acttvïï* mi^sfon- 
niiîrt", lc% vïll^c-s Jt Pj^acrul et ccllck du D^iiiphutc oii èuïtfnr 
lounpbccs fonça, et le midi Je UE-r^ncc qui ^uit leur cltJmpiJc 
misaion, ces pTiJiwicurî infatigables dc%'aîcni <Strc gens de 
loutc^s InngiEcs ce di: toutes rr^ourci^s. Du rcstc\ k con&uiacion 
qur nou^ venons île Eîirc ne sera pA<b înLiclle aun philologues. 
Lllc prouvcn une fois de plus que le dulcccc v^iudots àtm bien, 
entrer \ù quator^a^n^tf ei le ^Ltin^LL-mc m^c, folui dc^ vallées 
du Pitïinonc, de cette frciuiOfc des lingues dont le pnireDÇdl e«i 
U liir^Lic CE oi\ ritalicn est 1 b pofti.^ 

Mais quelle êuit U maiiitrc de trAviilIer de Tra Domcnicoet 
qocllc est l'œu^Tc qu'il â kxic'tf A h considérer de pr^, » 
i^eneion est moios une p^imphnse i^u'une ^lu*e continue. Le 
IfaJticieuT juxupiist: yntw eevse Va ludnciion deb)èe :iu mot 
propre; en cnniçint ^Jinplemcnt Ic^ mot) ajoutff lu texte, on 
obtiendrait n^scx ùcîlcmeiït une version à peu près lînénlc* 
Celle versioo primitive ne se retrouverait-elle pas parmi celte 
que UEiun avi>n«? J^ti J^h dit que iciiienS ont au miûnK que1quei& 
Ifloïcs, nuis dan5 une seule je n'en trouve presque aucune, et 
H j'en juge par un court e^itrait, ees ^to^cs sont de même naïun: 
que les petites |>lo5Cf qu on voit dons presque loutes les parties 
dtr randeniic Bible ît-ilicnnc. Nûiiï p:inons du ms. Rîc* 
cardi 1252, 

L^ nis, où ce texte est conserva contient en géotnl des textes 
bons CI anciens. Celte traduction du livre det Actes eit proba* 
HtdicnT celle qui ér^îr en circulation avant Domenico Cavolca. 

En voici les premières lignes : 

Il [nima wimonc lû k<U o (m. : à) Hicofjlo, JI ilkk le [c)otc kc Vhc^ 
comifidoatjrcc intfgnirc, 'infini al Ji kc itcicndrcte in fido, fvx k'flU talta 
m cvh, ajm^aàia^o tlU ^ooiolî li quaU av» iJircii pcr tipirîio tonto, <a' 
t^mOM iimaïlrA «é mcdvfimo vivo tlopo b tita pinkin« « ptr moJtl ar9hi>mcnil 
pcr [cnipo dl qiur^rïtL di jpjircnio \t>ro e |UTlanda Jcl nffto ai IXo, >c 
imnçirt cc-n ctw bfo, fûnunJîndo l<c nnn il pïrrUstTo dl Jirrii«!em. mj 
iUpCLi4tKro 11 piomcuicHic Jd P^dfc, lo quak, Ji:>C4 toro, voî întcndcitc 

ndlo SpLrko soncio ticn dopo ntohi dl-... 

I^ niOme ^-ention, gloifc d'une autie iiuniirc, se trouve dias 
le minutait Scroxj:i 10 de h Laurcntienne (^iv* nâcle). Je n'en 
donnerai qufï les premiers mots : 



LA IIIU! 1TAUi^f«>it: KV UOYKU AGB }9J 

tûpTfmoni&o)^i'fdiwii^i>r irrnion«ti>fecî, oTlK0fil9,di tulle quc!lc cote 
ri ofVTi le quilî totiÛLiuC) Jhciù di fdrc vt ^uaq^iurc 'En linu in ijudlû dlc 

1et-4£iO în cîcio et navuta^..^ 

fc dit ntaïnicn«nt que rorE^iTLil q» :t ^los^ Cavales fuît très 
rapprocHdes teites itviii^ «Jani lu mUi de U tr^incc, ci je- te 
prouve par TéidJc du unie Uitn sousjaccni. 

On j pu rniï.irqLcr tout X Thcurc (xvii, 27) (jiiL*]t|iic% ituïI^ 
que nous abolis m-irqu^ Jii Signç qui distingue les gloses : hj 
inéuci tutti a ^tnûTe Idki. Un ïecteur h^ibUuc;^ d l'IiisioiTc de la 
Vulgaa- nir ptut uunquer de rccomialrf*." ici utic leçon du hiin ; 
ïhdit }Â}iftini/jU3 quaatrc Deum^ Ic^oii tr^ rare. De qusirc Qiss. 
qui lont conscrv^c^ un est cai:tlan ci un autre liuguedotfîen. 
On comptctid mieux encore le lien tjui mvx le texte italien au 
latin, tju.ind on '«.■fcponmu ms, Rkc. 1231, dont nous venons 
de pirter, où on ISl : Et diedeti (ucti it cîfuassom tJh. 

Voici, dans la induction de Cavalci, d'.iutrcs k-çons qui 
portent la marque de leur oniïînc : 

V. }6. Rlor. )3p : It ijvuh u àicta inret ufuj gjanâi rma '. >— R\<c. il(f) ? 
/f </kM r iHM/riti^ tCrt^fr^ tm^fOn /4tto, — aii^uem m^tuàin : kf<ïn ciipij^nolc 
(I rnèridbnjle, 

VI, lo Ricc. 1110: OniV'^*** "*" p^i^^U rtthU** ptr rd^iMé* — Qttum 
fr^ von pifivnl rrmtrrf l'rtitifU : tt'^rn eïp^nol» ei ni^riJJOri^iui ri ui>C 
rcnion pTO\'cnçilc. 

iCEX, (1- Ricc ijjn : ^f^artio cbr prr sitma ntalt ii folttaise ri/venitvfi^ 
f wf/t) pe/vlf ftfiffit>. i<i MrAj T mv. Unftiudocicn» vt unions provcn^at^. 

juii, 2S. Rtcc^ I ïs^ - ^t Paulo ritpuiïîe : E io »imi mtui in qHtsta ih'Slitwlt. 
— < <n tqtJeiMdiiUI > : B. N, (r. 141) (et un nu Uti^tx^JocUu), 

txvm. 19. Riec, ii%o : m prt ^ampAr/ dfl prritoio Ma mvrf<, ^ )fà tl 
animal ttiMiri d aot^ Jîhu artm : mtf ^ ldiij(Uodociciu. 

Ces dtaiîons doivent nous suflîrc, 

VI. - LES ÉPmtes ET L'APOCALYPSE 
a. Saint Paul, 

Les ^plcrcs d« siinc l^^ul sont conservées dans treize ni£s.p 
sans parler dci textes împnm^-s< Neuf au moin^ï di; cof nits. con- 
tiennent un« même induction. En visSci h Ii%re : 



t. Scioni 10 : h fKd£r JKnv iwJ t-Jv /■ «A'irntf f /««ijU mAnJrp, 



3^6 s. btiJi-Rft 

Lmit. Siroul to{xii'* itCYrc)^ 

SknncLV. 4(1^-)- 

MiKÎmi 1. it, 1 (xu« il^fle, [U-i4e <la Ronulru ci d» Cortnihicnt). 

Ricv- i6i8(Xiv»xv' ïj^c). 

Ui«, ii5U(iv< tiËclc). 

Rlff. 1)11 (id.). 

Hicc. i)S2(fdO. 

Bkc, 1627 <l^n Jii KV<«16c1cV 

Une autre imJuciion, proclic parcnic Jr tvllc^i^ est coDFcnuc 
daiis un ïtui manuscrit : 

Ricf. ia(a(xiv*iî«d«J. 

Les niamiscriK suivants coniicnncnt Jes textes plus ou moîm 
diflîÎTcnts Jcs piciiiicr^ ; 

H. N. >ï, 4 (de 147J)- 
B. Kif. X (XV* litclc). 

Voîci qucIqul^s passai^!! éa t^ic oniîn.iîfe, sous ses dctnc 
forme î : 



ItOtf..j, I : PjuIo' MivodïObio, 
frlamawi apoïtolo e Kevtnto pcr pre- 

Jiwrc iJ v.iDgclîo di Dio. 'lu quak 
tglï dinanfi at-cj inpromtfWï pcr 11 
saol pjoiçti rjdliTMJTtEc SbHiiturc. Oc 

ï fario j lluldd iciticJl Qtvft Ktonda 
\3 camn^ »il qiialt si ivt pirdtfïunj» 
fi^tuola dJ Diu iiclU vîniiic aoû^idd 

miurrctiioiic Je nieni Ji Vhcï()Oiïtu 

vcmo grjiiiA c kippoiEolco c ubbidifc 
iJU fHc in !ulte fc gionie pvr lo luo 
noitic , *[d In quâli voi aicK klfiinad 
di CTîna nfi$iro «ignore- ■ Rt f|Uf«iû 
4ico â TUtii Tùï kc ircw j RomJ Jnni^i 



Rc^K,. i, I : PjoIû «pooiolo e icrvo 
dî ïhtnu Chito» kijmato aposiolo 
hcicvcTAiD j frcdkarc A vjngklo ii 
Dio, 'dinui^t promeuo «vea 3' undl 
pcr U suol profint dcIIc S<ticiufe, 
id«] luo FigTiiolo, il qualc nacqu« in 
lui ïc^jn^Tu trjiznc Jcl scitic di l>4vîiJi 
«il quslc Jinarii;! c ordinito figloolo 
<fî Dl0> KCOliJl> Eo fpi:ilO ^(t MbCIt- 

ficimcnto ddb murdikme de' mont 
di Vlïciù Ciiïto Doiiro ugnorc. <|<r 
taqi;jikmrv«nimogTitïic«poflolico 
ad uUdïre aIU fcdc în lucic le f{v:iiii 
pcr Jo Domt tao, 'Ad qnilc voi licic 
lianulldi ^1iciL:CrJMuupïiriJ»ign<JfV, 
"3 TuCTi quvlli ke isono ^mûi in Konut 
di Ditk. kiflniilî ïanai. *Gradi m 4 



T. PjTtJij : Ricc, T617. Sirvxcî lO: Pttgtofû : Rkc. lïfllij fînv^ : Sfçiinc 



LA BlkLE ITALiexiCB 

di Dio ti ch'iAmU] uaeti. *A vol «îa 
^rb et pacc Ja D\o Pjdfc nmmj ci 
J«] ùgnor? nOTiro Vhn{j Ciîvti>, -« 

'*Kc iu non abbo itfgoRru Jî pre- 
di^rc \o VMngctLO, kc fU virludc di 
Dici sia cou ulutc i OKriï liuamn kc 
ertidc, âl jciuJco m primix c at if'^^* 
ticipcrqudlocicrumcnîi: t mamfoii 
\a gïiunib di Dii> di Icdft fin Me, 
ïccondo diV û^rîtio û IL mio gîu&iu 
vive pcUyi ieàv]. 

viji, }i - AdunqLic chc dLcercnio 
iprcuo di qucti« co»e^ Se idio £ pvr 
nol, chï ujJ coniTo jt nnoi? ^'Clic 
quqcii (he ctiandi<^ al ioo proplo 
tîgiDolo non pftdunfr. chc c^ti nul 
tJcaïcpcrtmcinoi>nioiirc,ûcinicnmi 
d pcriionFi a iioî tJtic le noitcc pet- 
cham? Cicno ii fvce. 'Chï A<chuacrA 

Jdio sE g1i gîuïiîiici. "El cbî è <|ucgli 
UiE^Vkvtà 1 uj[jd4uud(c? Clic Vhciù 
Critto du fu niorto «i ]>>] fu^uciiû» U 
qvalc ^ iUrni dalU mino dïrïtu dl 
Diû, f^uegli sf pmga a Di9 f c non. 

i^Adunquccliîuldîfaniridiirimo- 
n dj Cnfto? Sirlc irtbubtiore o in- 
^fioâà o |icr*ccuibiic u U^nc o midi- 
uie o fiericoloovcra coltelto, chc cd 
pifU Jil i^uojninrc^ «"Oii: c^ti £ Krli- 
Ip nd Alicrio : McsiScr l>ûmtri;cdJO> 
pcr le iDiui d^ >uimo mort) ti lUnio 
spnatti »K^nJo cbff lU ^ott dal 
macdio. ''Nb in lutte qucat cnie no4 
si vincTina pcr Jinor* di colui chccnoi 
arth, ^"Chf io «ono cîcrtu ni^ che 
mci:* n»î chc vîtt, nd fil" ing«li ndli 
prifidpif tieUc vimjdî. ndï quL'Ik cote 
(l>c tono orj ai quelle che vemnoo. 
ne foricxi mié altcua ni> profc^ndc^ r 
nuir aJifi crcfltart poiri aoi pirt^rc 
djila chiHil di Dro» h quale ^ ïn Gttù 
Cri»u> noiKro ^j^ore* 

Htoitutm, I, T ^ Per mdic fuite c 



AU MOYGV ACR 



W 



ytiCkCi Cf Uto^. 

'*Peaiû k'b acrn rcr^hugnu iJ rjii» 
jtido, perd ke gl't vert^ dî Dîo m 
ulvxiit^fic [a] ognc crcdcnie, ^ïrimi it 
giude^vi po«cia al greco. '^PerôkclU 
giuiiiiii di Dio inn tua ii t manïfmi 
dj r«dc in foJv, »( oconi« 4 i^fK'Fo : Il 
lEÎUbloitûo vive pet U fcilc. 

viii, )i 1 Dunqac Itc dir«nio a 
qkJcïtc coic/ Se Idio i non nc\, U 4 
cancru j nnuj? t'QudlJ, Ilquiitea] uio 
propio figluulo non p«rdocA, ma pcr 
wkû ihjî il dicJc a iimriîc. ct>Qie 
iltrcul non pcrdonô i nnoi tuciQ te 
ncaucotfbc? ^lOdoi c'acuscrl iacoa- 
tro lUi dtai di Dio?l^<ci)d6flquaIe 
siuïiîâu^ i*Ki t le Ktndtncl? Ctiuo 
\hnù , il quale fu toorw ^er noi ma 
rliuJtù, luquolc it t d^ï diitcta dl 
Uio, U quilc prirga Jdio pvr noi. 



i^Dutique Lî nixedlpanlri dAÎrAmnre 

Cl ildtj c-JrîEi diCfiHorTriboliEÎane, 
uii|pjK(a.»attianien(o. huK, pcrJcDlo 
o eollieUo? Non. «Hl c<ome t? tcn-^a 
le nnoi pci le xmo tnatt\Bc»iï d 'ognl 
tcnpo, Aipccuti ïJamo pcr uccid«rc 
if iiome f COTTe dd nucdio. >f Pc* mœ 
quoM pcntcutîoiii viiuvoio pir eolui 
Il quak iniO nw. 'Tertio k'îu wn') 
cerio L« od morte tti viu, oé jugicli 
n* principaiî nt poJeiiidi mï vinudî. 
né co*e prT9catî ai kc debono vcnirv, 
n* farKÇi "(n^ aïicïn] nc^ prTdrjndîU 
ne alria cmivn ci p^nea partirc daU* 
anirw Jj I>to. la qiulc (nu : dalla 
morte.'- U qoolc^ 6 in no» pcr Vbcïù 
CrSstû nonro tigrorc- 

IfftanvjK, 1, I : Per molit guii« o 



39^ ^- bergci 

p«r nwitl modi In qu* dkiro Idb pcr moliJ moJL Sn qoA illctro liio 

pAflti agll nosiri padrt per gll prnfini, pirlû x' noatr) ittdri pcr II sunl pmA^, 

maondiKiso'inqumiii'âG puhio ma oncovÎBalounifatc'JD «jDenîdte 

A DOÎ pu k> Plgluulo.il qudcï ppuaru it: pjrluta a imul pci le Fi(Eluob Mll^ 

ordioaiDche uid Iscredi; d; luiu L< j1 tjmk A« pofto et oiidinuo kc Mîa 

CO»c, c pa lo quale feu i Kchull, <U hcrtdc ^i luctc le cote, pcf lo qiak 

qiMlc Fif^lLiolo ai Dia, con dû tix dli fece t iccdli» «il quâlc Figt«obdI 

oooa che «i» »prt:ndatt Jdlj B^Dn'j dcl Db can àà «h «m be sIa ^Icndore 

Cgii puru Lulid futijjj dcllii viitù iMii Miiintaia^ tJlî porta culh piroU dclU 

tntlt le cou, ttc^vndt) pur^n^rjotic de* viitb iu4 [ikIo k ook, tACcwiufe pur- 

peocliïiEî. 4Ï flcdc ilta diritiii fianc p,1miio»c de' puccjiii, ta ficic « h 

iJcIU mocfUiic irv cicld^^.. ditictu pirte dclli mMaiA ïn cido-.'. 

Les II1S5. napoliuîns, B. N. 2 et 4, conùctincnt udc troi&iènic 
recensiou de notre ccxrc, tu:ûs postérieure et à certains endroits 
foncmcat retouchée cl un p<u g!o&èc. ïl y a dans le ms, B, N. 
3 une singulière lacune : le* prtfaccs de TEptirc aux Rom aï as 
sont copiées .\ leur place, in^is elles sont suivies d'ut^ Madc» 
qui repràscii»; TEpUre elle-même. Cest donc uniquement 
d'après le ms. 4*]uc nous donnerons des extraits de ïa recension 
riApolJtaiiK de TËpUrc aux Romaîus. Noua h^ prenonv p»Knii 
les passages qui diti'^rcni le plus des textes anciens ; 

EloM- I, I : riUjb ïciva dl Jciù Chrîii? dû jimiuo aposiidOi scgnpto. ùol 
UfatatOf ir lo ovmgeliû di Dto... 

VIII, ) I : Chc adutiA^uc JIlctciiuj it qucsw? Se Idiv i per noi, <hi Stttri 
eomra dk noif iHl qudc, nV^ /Jjo, ccumdi(> sUo kuo propno l^^gluotd aoa 
perdonA. nu pcr lucil noE Uicdc tglï. pcr qtul niodi:» ci:iaindio a coa cgJl 
non à dont ogni cOM^ "Qiiaf# bcri quillo cl qu^le accuKii cooEro allî tlNli 
di Dio? Idio t quillo U (juik g^uAtîâcu. "Q^iJe £ qulllo il quale condonpoa? 
Chfltlo Jata tl qudc é moKo, mj ifsd ii qkui« rcsurr^u, il quilc Mdc «fia 
dcAlfJL* fhii^ til Uio ilifUttf de DIlJl, D qu^c iiïtcrpcllj, i^ûil J^ tttUrpoat pcT Dol. 
*^Chi i4iunqu« w|vr«a nol dalla cariia di DiA ï Thbul Jdone o angutria o 
rcrx^itMioDc ù dmc o ikcccsvtà o pcriculo ogladîo, tif^ t«7^J[>?i,.. 

N'oLiH pouvons paiement n-ins dtfRcuU^ raj^rter h la même 
ort^nc le cexic fragmenc^re qui cftt conseiA'tï dan5 Ica dix 
feuillets du tns. MI. 51 de Sienne. D*apris le savant bibliothé- 
caire» M. Doaati> le ms. est de la fin du xiv* sj^e : 



1, La iotrcK frUîa k trouve également daru le las. Rïcc ijej (uAim-i 
aw,9). 



LA »in.E TTAUESKC W «fOITEN ACE )99 

Ilon-, ]| I : P>u1o icrvîtorc ilî flioft Crïsia chbnaMO appoMolo ïCorcfiM 
idcucfcmùcivo npKdicrc l')Tjng«lio(di)cli Dîo, 'lo qui1« druiifi ivta 
iikpiofiic»6 Dc Je Scrîptgre ail luil pa te propbctc aiw^ >dd Hlglucfo luo 

Filgluuioiiî Dio îni kntUdc xoiiiJo toifnrhoikUuaiîÛMtiotic^evninc 
de 11 rcwrre^iiïne de H mont ai Jheiù Cnwt iv^rofra iJngnore.,.. 

vtit, 1 1 : Ducnijuc chc didr6 iprcM « qucMC «ose? Se Dio tCi) V^r noi, 
cU t coAtn noi ? ('Qjwlli àtt Dm* non p^rctd al propîo luo Figlooio, mj pfr 
luui Doî lo dîc^ 4 morirCk comc non qoc pcr ûq aàfti <loa]c a nnoS tunï k 
rnKiv pcvcilJ en Uni? *>(7ii iKhuftirl dinxitrl « Dio înconm [lî] ilc^tî ii>oi? 
Dio i qudJocbc V* îuuiTu:!, *<Kî i chi E oc«u)«Dni> CrUlo tAlvjtcvc fgo 
mona pcr no\ ma ii rliiudrA, \a qualc è de la Jrvin d DIa, dil r>on ptcgi 
Dio pcr crpï. i^Dumquc <hi nort dipuiïri de \' «more di Cn«o, iHbidâûoiic 
ud nni^Hi a pcniKutTf» ii fanio u gnudïiadr u prrkulo u£hi4d)o?..., 

Let trois Ephrcs qui sont en partie coii«fvte dans le ms. 
de Sienne M>nc rangées Jjns un orJrc siDgiilicr : PhilippIenSt 
Bpti^ÎL'HS, Romains. Ce tloîi ^tre |>our nous une raîsan de plus 
tlcr nous en défier. 

Le plus grjnd nombre des mss. (Rkc, il^o et jon groupe) 
n'ont pif de préCiceï ni d'arguments en rêie des Epierez de 
salniP.tul. OciJKa:idc]isuunLT^Lniï, Iticc. ilslclSieniicTA'.^t 
onc en iiw dçs Koin^ûns un argument : 

LikiCïade' RoiUJni ïf cri (ti duc popoli (Jt, lAp).... 

Les nus. les plus récen», Kic.:. 1627, B, N. 24, suivis par 
Millierbi ci Jc-n>on, mcLieni en tétc dc^ Romains Ic:^ indues 
prologues qui ont £té gin^rnlcment en tirage, en lulie comme 
oîlkurs^ ju»<}u'uu milieu du xiti< siècle : 

Pnnu li doironiii el perc}i< .„.r Romani Km quegli cTir eredrcTcriv^.- La 
CAfEionc ddb pistoiU,,.. Kom^iti [toa] in uai dctic |7«ni di YtAiU. .. (Hicf. 

Dans un seul m;., tllcc. t2;i, li division des clupin^s 
dilïïrc de eellc de U Vulgaïc : Rom.-LÏn^, 2$ chipitrc^ ; I Corin- 
thiens, 37; U Corinthiefis, i;; Galites, ij, erc. Ce ïjsi^ine 
semble ^cre un compromis entre l'jincicnnc division ci U nou* 
vellc. Nous ivonâ d^jA pu rcmirqucr lUIeors !e m^-mc cauci^fc- 



U Jeiuoii oam U (• Je ee> piCfjKOi B. N. ï omet U 1* ti U 4' et n^i 
Cdlheb }<; lât^iam éMthtutt ; B^ >â' ^omci 11 i* ei ran U j*en 



400 5. Bntcai 

Si l'on peut en conclure quelque chose, cVst que notre vcraïoa 
des lipîtres de Sfliri Paul> telle que nous l'avons consci^'ir, 
eemblL' nOiit nmener ù rè|)oqu£ oà VùnzJtnr\Q ^tlicion iulknne 
Je la BlHe csvjyau de ï'ai:conm]oJer avix rinv^Mon in i»tcï 
parisien*, c cst-A-dîrc pca aprcs le intlieu du sur siMc. 

Q^ant au texte btm qui a servi de b&ïe ^ cette vcnion, nous 
ne uunons le rechercher avec trop de solo. Noufi irouvonî 
d'iSnrd d:4m ce îcxxc de% te^on^i îtitlL-nnc-*., mais le plu% j^rand 
nombre de ccllcs-ct ac reiKorttrciii igakmem au lud de la 
France^ ci une au inoins de dos le^om est purement lan^Euc- 
docicrnc : 

I coD , El. 16- Kkc ia;3 : Pcr6 ke onobbc Q (cnto dd Signorc, te lo 

jplriî" Jd Sigaore nu Elu aituoirii (cf. Rkc. ujo)? — Kin i^rUm DomM 

II u>K,. vut. ïS, Riu. iljvï ; iî nintfu fraîc Luc» (t^ B, N, aj). — fr^ 
J/m ii0j/r jmr Lif^^MW t Mitu Icfon ne k Itouvo qLic iLin» â nu». Ungtictloctcnv 
et ÔM» U vtnlon prcrvov^' C"^'"' ^'^ Lyon). 

Gal.| Vt7- Ric(. laïOiNoa eoruemiic a aiutio di cclorodwvvl coEiTor- 
une d'ilm léde <^ Hkc, iijz. B. K, 3-4)^ ** Nfmini anstnsfrins : niu, 
îulieoi, «u. 

Cui.) I. 19. Ricc, I Jp : Ir»i^f6 c'alluj pM^tui- kl'3lii[<im.i^m pkriiradùiir 
Jtflli Jïi'ïnilâ CiirpOrïl menti: (:s B. K, a,'|}- — Ihn-rvm fituituJiHfr» dtviiiWii 
itit^MlUTt cttrpûraiitrr : tcKtci bngiieJi-xicni. cic., et version pro\«n^le {ras- 
■ic LAX'n), 

/^-, m. 8. Hicc la^i: Hi wka p^trula ntin «kj ddb vtvfin bocci («> Fkc- 

D^o. B. N. 3,4)- — Scft ^Ttetstiit : TcxUe c;it;iTins, bn^uedocieru, i»lieiu,Vl«. 

h iiM., n, 6. Rj«. li^j : Ld tcALÎtnunjo dcl qu^c >] £ u?i^fcmHli> odiî 
«uoj utnpî (^ B. H. a.4). ^ Cotffinmttit^ tat : iciic» lugwMlNkEi», f(j- 
lleni. ctC' 

/P., v^ 1:, Rjcc- lafi r PdUf »i v9j^loai> nuriurc îaCfîitofv; B. N-ï^). 
Ce oDDtmciu tr letftïuvc dan» lei vcrïîunï piuwnçile (B. N. fi* I4if) ci 

CeslegoDS sont presque toutes au»i bien juliennes que Ua- 
gucdocicnncr^. U en esc pourtant une, I ccr>» vin» t-S, qui porte 
d'uTif manière si accentua le ochei du raîdi dt U France, 
qitVlle sLinït iiéublircefili, quelavenûiu italienne des Ephrcï 
de saint Paul a itubi Tiniluencc de5 textes, ïoii latins, soit pro- 
vcn<;auï. du tniJÎ de la France. 



]. CaI. Tt^^ 1*4 M. t Si t^kn gtmaM'é In Kffitù. 



LA BtBLË ITALIEHKË AU MOYEN AGE 4OI 

Ce résultat concorde avec tout ce que nous avons déjà 
observé, 

b- Lis Êpitrts catiioliques. 

Les Hpitres catholiques sont parvenues ^ nous, en dehors des 
incunables, dans neuf manuscrits : 

Ricc^ [350, [as^, 1^1, 1538, 1658. 
Liur. Sirozïj 10- 
Sienne LV. 9. 
B. N. il. 2.4- 

Voici le commencement de TEpître de saint Jacques, d'après 
le manuscrit Ricc, 1250 : 

Jicopo apoatûlo' servo dJ Dio e del nostro signorc Yhesù Cristo a!le 
dodke schtattc che sono in dipersione, salme'. 'Ogne «iJIcgrcua pensate, 
frdti mieii, quando c^dret^ nclle virie' lenuTioni, '[sapiendo che 'I prova- 
mcnto] dclLa vosira fede adopera paiieniji, ^Ma JU paiientia abbia opeia per- 
feita, a ci6 che voi siaïe pcrfetii e înteri, Sn nulU cosa vegnenù raeno- ^ Ma ïsc 
alcuno di voï à bïsogno di sapientia, diminda a Dïu, il quale b d࣠abbonde- 
volem^me a tutti et no lia rinprovcri, esari dau a Llui. *Ma dimandila In 
fede, nietiie dubitando, perciù ch« qucgli che dubita ^ è «imiglame airoDda 
dcl mare, Laquale â(i) mossa dal vet^to et menau in tomo ^. 7 Adunque non 
sî pËDsi qud cotale huomo che riceva cosa dal Sîgaore. "Huomo dî doppio 
animoQon è pcrmaaevole ^ iû luiie k sue vie.... 

On reconnaît facilement ici» comme dans la plus grande 
partie de la Bible italienne, deux recensions. La plus ancienne 
est, comme à Tordinaire, la plus incorrecte. Le célèbre passage 
des trois témoins » montre des différences beaucoup plus 
profondes, et qui se ramènent à des textes latms différents, mais 



1. Aposioh omis par Ricc- i^ii. 1658, Strozzi. Sienne. B. N. 2. 4- 

a. Chi sono sparlt, li manda ioïuU : B. N. a. 4. Ricc. 1321, i6;8, Stroul 
(ipartiU). Sienne. 

). Frati miei, abiate per grartde ail^refa : B. N. 2. 4- Rîcc. 13ZI. 1658. 
Strowi ; ogtu alUgre^^a^frattUi mûi\ (tviaUpcr grartde alU^rtfça : Sienne. 

4. Gradi : Ricc. 1^21. 

5, Quanâo rît ûra, addition de B. K. 2. 4> eiC- 

6, Moisa H et in torno onïis dans B. N. 2, 4, etc. 

7, Coiliiiilt : B. N. 2. 4, etc. 



4oi s. BERGER 

ici les mss. sont groupés un peu autrement. Je fats suivre l*uii 
et l'autre texte de ses autorités : 

MS. RICCAVDI laSO. MS. KiCCARDI I^ai. 

I Jean, v, 8 : Ché' tre sono che I Jean» v, 7 ; Perô chc tre sono 

tUnno tcstlmonaïua m C«rT3>, lo 5pi- queg^ che âànuo testîmoiuiua di 

riio Talqua e '] sangue, et questî tre Crîsto En ddo, i[ Padre « Uh ParoU 

sono unamcdeaïmacosa. 'Etre sono e llo Spirito, « qucsie ire co»e sono 

qucgli che dAnoo testimonaïua ) En pure uiu. 'El tre sono quelle che 

ddoi loPadrce'I Figluoloelo S[»rïto dânno lestimoiUEiuiii terra, lo spirito. 

MOto^ et questi ire sono una cou. Taqua et lo sangue, et queaie tre sono 

una cosa (=r R]cc. 16^8), 

Quut très tant pH ttstinumium iant Ceci est à peu près k lexic posté- 

in terra, spiritus aqm et sanguiSt et H rieur ordinaire des laùos. La leçon 

traunumsunt. t Et trrs junt qui ttiti- espagnole &uc rrffl esi si rare que 

moniuiH dant in etio, PaUr et fUius tt nous ne pouvons penser à elle eo cet 

SpirUm lanctus, tl ht très unum junt : endroit- 
texte méridional copié d^ns le ms. 
BodI. auct^ E. infr. i. 

Le mfime texte, avec Verbum, est 
cdui des ins&. languedocinis et de 
TWûdulfe, Le tnot FiUus est très rare 
dans les mss. 

Ici encore la leçon des mss. Ricc. 1250 paraît être la plus 
ancienne, et Tautre n'est probablement qu'une accommodation 
au texte courant des mss. latins postérieurs. Le texte le plus 
ancien semble avoir ses attaches dans le midi de la France, En 
eifet, la version italienne reproduit, aussi exactement qu'aucun 
texte latin, les leçons du Nouveau Testament provençal de 
Lyon : 

Qïiar 1res so que dono lesiimoni en terra, esperitx aîga e sann, et aquesri 
très so u. Etres soque tcstimoni dono cl cel^ le Paire el Fil el Esperitz sanh, 
et nqucsti très so u- 

Sur de nombreuses centaines de manuscrits, cette forme de 
texte ne s'est trouvée que dans un seul ms. latin et dans la 
version provençale. Ceci est suffisamment ckir. 

Cest donc vers le midi de la France qu'il nous faut, une fois 
de plus, tourner les yeux. 

I. Ptrèc}ié:iAA\i.]çn'%.\pcrci6çIje \ Sienne. Ricc. il^l. 

3. Cioi \ RJcc. 1252 {bii). 

3. Teilimotm (fiii) : Sienncj Ricc. laja. 



La llBLfi ITAUiXVIt AU MOV£K AÛB 



403 



UApoCllypse %e trouve dans dix nus.; neuf contienne m ft 
tette iraditionnct, ci le Jixî^ntc un tcïtc ik jun, par lequ^^I noui 
commencerons notre cxamcnr Les vt^a. 4utcitcûrdiaiirc^m : 

Ricc^ lïSO, iiii. 15)8. i6s^> Marciajit L îi- x. Sienne LV, 9- B. K. 
il ï, 4 Pal. A, 

Le texte A part îc troavc dans le ms. lUccirdl IJ49 (xv 
si^jlr). Ce tnic rous rappelle dis le premier coup J'cl-H une 
vcnton oiuUnc, contenue en p;irticulkT dans k ma. B. N. csp. 
4S6, du XIV" ûècle, p^o^'tffllnt dv Murmoutier l'C qui i £lé 
d^mirqué par Libii (yoxr Ronuinia^ XIX, J07) : 



lott iquiîls qui tÎTcn piâdcminm ■ ?n 
I, t : Aqittsia o /a mtvJkftù) Je jhe- 



Omu àki Vattf^tAr, tunl ccted 
chc voglioDo pÎAioumciMC vlvciia 
(nrj. : vcQJrc) in Vbcsù CnUg yaSt^ 
nsduno pcrwoiçiciw.... 

1D CrUl% Uqual Dca d:>iu 1 cl |wr bqt^ak IM(3 Udie pcr l]ire tui^/rtà' 

fer M^or nunifcïianicnE 1 »o) /^^im sucy/'o/iy/iqiictlcccscdxcon'enne 

a^utdfft coin ^uc fownvii uae ïtcr la^to ^tcre ùiic, « ^wiJi) lingrââcU» 

feto, « »i|fiiî^C4 4JW imncient pcr lo pcr Tjjigido ïuo « Giuvuiiiî >ua m£- 

nu âtii^! a loa KruTJehJC. 'lûquAl v«riic. 'il ^oile /r' (fviiniofi^^a JiU 

/«B Lutîntoni a U p«nule de Dcu <t 4 |tjjoU 4\ Dit c Ybcib Cri»to /« iHftt 

Jhcsu CfiK «* frtWï Jrt rtur^ qiit *l vîH, ^,#f|* £5« <hc egU viééx. * 0**ic aven- 

•Bcou^rrain jquelquilig c quL ou ki Xiâsxio JcdluycbetegGccoJcIepArota 

pindiff d'agoma proplicirlJi- -. de qari\2 ^roTi-V)- - 

*Vo foliin vostn IriM e pervoncr vIo Gîuvjumi v^tro rriHllt>. ippar* 

« canpiiya ta bSbuUcïc ci en ngni cl tkipanic « Mupaaf^ in u^bub^ ianc e 

«n paciendji en Jhcra Criai, c mat en în lenKftio < \a upicn^d d^u VIicïù 

hufii il:i qui et apaUilc P ainitn fvr b Cniro, i.ono ul«ro în unj jmoli chD il 

pjinubcîeDcu < pcr b tuûmoni Je chUma Pdlmc^perlU pjtrok JlJJIo e 

JÎKW Cri«. "lû fuy cr cipcm hun p*r ïfttiinrtii3a^ Ji Criito, "io (ftti] 

i)îi;DKn|p, G cî >pr^ riii uiïji cnii veu in dpLiîlo uni domeclclu, e uJl Jopo 

dit ifompj "que dcyx mi. - . , me umt grande boce ii trnobd ' <cha 

Ces deux cextetsofl'. si pirfaîtcmcni îdci!iiiqije«> qu'il ai trH 






404 i. KEROE& 

difficile de dire Icï^ucl est lîré de rauiTc. Nous avons fDOntré' 
t:\ai: rApoc.ilyfsc câiil.mc ilcftnd.du cnoini en tjucIqucmeMire, 
de lancicnnc induction fr.ii^;iisc. La Bibk fninÇi^isc paraîi éga- 
lement tùnxr qucli^ue place dans les origines de noire veriSon. 
Je citerai seulcmciil ici quelques mois du ms. 3. N. fï. f^^p 
en icndini te lecteur .incnEifiudouMciquifcndlcmoi^fffiiYpf 
dans les trois icxi«, au venet 9 : 

ce que ![ oûnvcndn ^uc il Mii loui fer, ci le iciicfid envoient p*r ion «uifflc 
Johan *Dn «rjiut, 'qui pana u'imoing t la parolr Hira et a Jlictucrtit- . „ 

*Jcihaa juMJC froc» ci parconnicn d a^upatii en wt tribuliiioa» a d 
Toi«]ni(fct m piricnc<?ri m ]h»ucrtit, fui en Mile qui est apr 1er Path^mosi..,. 

La version ordinaire de l'Apocalypse, celle qui figure dans 
les bibles complétei c( dan* te plus grand nombre des m»,, z 
110 caracEcrc dilK^rcnc, miis nous la verrons tout 1 l'heure se 
mélanger avec celle-ci : 

NS. 3UCC&U»! t^t^ 

t/ApochalUïl ' dL Grcib CriiiD , Ja qpate dleJe ^ Util lâh paùaaoa^ [a 
fÂrc] ^ a' wr\'î luoi queik cho»chc bïsognâ chc lûiao fatic avjcdo» A iiipâficbfr 

nundjiiJo jki ['atif^L'lo \)io il Ktvo luo Giovinr;!. 'i\ e^iaIc loTïn-unc rvndr 
aEU puob Ji IJÎE} et il tcïiimonio dî GÏClù Cn&to in qucitc ccfc chc \idc. 
1 Dcxtu «jucgll i^lic Ic^e cl quegli che 9&t le pjrole tit qumi profetU, 

■ lo Giovanni i>a:c]Io i^wro et pancAïk'c* ncllc rribulaiioni c( nul regno *i 
ndU paûcmid» In Gitfsù CrMci, '^fui In uïij ia[)b, ]a ijujIc t Uiiuiuia 

Ojmnie on le voir, l'ancienne rraduciïon de rApcaîyj»»e, 
qui fait panic de la Bible italienne, n'a rien de commun avec 
la version, en pnrtie ûr^ du françiîi, que nous âsons csimînic 



I. R^ianùi, XIX, %2Q, 

a. Ricc, i3;S t LAp«aUssi-, Rkt, tfjS. Mm. ; VAp9CÊUpti\ Mdh. t 
ApoaxBfii M m/dêtimu ; )ais. : Ajvaiyfai dji nv. ; KJcc- la^a : L'Àpoca* 
nrpini;Siemic : ApoeaUm^ E». N.a : r-^^"^; B. N. 4 : i4/WAb/ft'r ; Pal, $: 
la ntrialiem Apa^t^ti. 

f. M» t fein^. 

6, ?4/aKM ;Rlcc. lijâ, 5<uc. Sienne i PaimaM : ?ià 6-^P*i^moi i B. K. 
»-4- 




LA BIBLE IT\UËXXE AU MOTEV AGE 4O5 

tojt i Ilicurc'. Mxis quels indices ;roui>x)nf-iK>uï dim ctitt 
ancienne version sur son origine? 

D^ les pTE;niîi?tN venL'Ls, naus trou^oiu une tr^Juaiou 
curieuse du moi tfrha pr\>phctiic /hU^W : 

R y a U un doublet, et ce doublet se reironavc dans les ver* 
sions provençales et vaudoises : a Iùs po^aulas de la propliecia 
d'iquett libre. » 

Au verset prtk^^cni, in quetu cmt ke vidr n'est pas la ir^duc- 
tioD th[£rilc de ^r«JA'tf'ri^uf viàrf, d cette cîrconlocuiion se 
trouve dans h Bit>Ie voudoise : « en iquelas ccsas bficals el 
vec 1 et iïini le Nouveau Teft^meor de Lyon : « en a^ue^tai 
c;iui» i]ii;iht][jeq[lj]^ \i^ a 

Bientôt aprH au v, 13, nous constatons une ressemblance 
avec tes versions du midi de b France qui ne peut fttre Tortuite. 

Simkm tiiio iM^jn/in — Tow le* m», i HmiclUnifal I^^iuoLi JriL P'^ffim, 

C'est k « FiTh de la Vcr|;c » des verrons prûven^ale (B, N. 
fr. 2435), vaudobc et catalane et de pluncurs trjductions frin- 
çahesf. 

Ces quelque* >ndice.v n'établirent pa« une provenance cer» 
tiinc, ili ne ïuffi.icn: pai i prouver que riincîenne Ajxxalypsc 
îtalienoc ait ^ti^ traduite sur Je provcn<jl, mais on ne peut y 
méconnaître Tindice d'une influïnce de rentes provençaux. 

CVst aîntî que, pour ti>uieï loï p>nîr« du Nouveau Testa< 
mentr nous ne pouvons nous sousiritfc 1 cette conclusion l Te 
traducteur eM accoutumé ou E^uf^a^e religieux du midi de 11 
France, il a sous les yeux h mcme Bible latine qui étST: usitée 



t. Je nctlis rifndomfUngedcadoat vcrûonsquiï'eatopérfdAasIcn», 
Pal. 6^ oocnnv on 1« vrrn J)nt ]t\ notei ci-titavi, 

16^8. PjI, 6; /o/MniiLT /jfiH«ld^/riKi: IL N. 4> 

), Ajfoamd. XVJII, 400- — Nooï rctrou^oiti J0 T-i^hdt U Vtr^^ tbof te 
m*, véoirim, Marc. I. i<Luc, xxi>ï!>qi^?^^ * cetfnJcoît ïe françii*, sur 
lequel oc micoiEraduSt.ik* k FD dcliomc > . CcMc ciproiiioji titài Jcnï, 
AU xivt tiKti^H p»«te àxxn l'iiMgt fourini de li Jj»j^uc iialimne- Je ne np- 
pdk que pif an mot le mn iLr irvtU de li version itllcmiadc {Codtx Tffif»^ 
eic). 



4o6 f. nci.GUa 

danî ce pays « sa mémoire «t pleine *ies venîoiu provençales 
(ïe [à Bible, H ij san» oui Joute, vécu darin Je.'i p:iy« de bngue 

va. - DE L'USAGE DE LA BI3LE ITAUEHNE 
a. Ecrivains et TraducUun. 

Korre ^tude ne scraii pas complète sî nous ne noiu deman- 
liions pas quel a éti Tusagc religieux de la Bible italienne. Ici 
les df)cumcntî nbotïdtnt, mais pour U seule vîlfe de Rorcnce^ 
Lj Ribliotlicquc; Riccirdi, rcunie peGtlant plusieurs générations 
par une famille amie des lettres, nous introduit dans les moeurs 
intimes des Florciiiins, La DlHioihèque paUiîne des grands- 
ducs, la bibliothèque Magliabccchi.cnnchie de; irisors des cou- 
vcDis supprimée, h Laurcnctennc et la collcciion Maru*;clU 
aiojienc Ic^urs informatiom; l celles <]ue roarmiTteni eu abon- 
dance les maiiuïcrits des Riccâfdi. Ce n'cit pas par bavard que 
nous rcn^o titrons ainsi, à tous les insunts de noire travail, k 
nctn de Itorcnce. C'est \ cette pairie des lettres qn'il appartient 
de nous livrer le secret de l.i vie îiitéraire de fltalie, dam x«t 
Mpports avec la religion- D'iulfeit \\Wcs nous r^crvent sans 
doute des ^tj^ments pricicux d'instruction, mais nous ne trou\^- 
roDK pa& ^lleurs la Bible italienne si intimcmeni mil^ À la cul- 
ture drt leirres et i la vie de famille. 

Ce qui rr:tppe !e plus, Iorsqu*on passe CD revue les nom» des 
copistes de la Bible italienne, c'est le fin^ ilcvé qu'ils occupent 
dans la société florentine* Ce ne sont pas, le plus souvent, des 
ouvriers payts de leur peine, maïs des fîls de Emilie. C'est 
pourquoi les bepiux m^nuscriis » de lettre bolonaise » sont rarc^ 
à Florence; mïus ii'eii trouverons i^uère que cinq, sur trente- 
huit manuscrits de h Bible, et nn des cinq paraît toît à Bologne. 
QU'itrc seulement sur les ircnic-liuît (et l'un semble t^rc bolo- 
nais) ont des miniamres. Le plus grand nombre, vingt-huit, 
sont sur papier, ci le retour asscK fréquent d'an même lili* 
granc ^ nous montre que nos manuscrits sont restés au lieu de 



I. fdj rcl«ré,dae»lca3d bibUfîialîcQQMsurpAFÎer.coaMfTbuinorc-Dcc, 
3t fîignacs diff^mik icaîf \t cor de ctune y apfBralc j ibb, cl une Ibli a 
Sienne. 



Lk mUI n-AUKKKIi \U UnY£»d AC.K ^07 

leur origine* Une jeulc foU nous trouvons («ommc souvent 
dans lef textes frjLnçait) le Hbriire en trun de com|>ter avec scn 
ouvrier'. A h fmdu mAnuscric RJcejirdi 12)0^ qui csi un Koa* 
veau Tc&tamcnt du xv* ^icclc dicori danâ le style tmdïtioiinel» 
avec fîtimcn^s violets .tux Inicùks rouges, noui vcyov^s une note 
où oa peut lire : Ltrier^^ a ptrtna a^urrf e n^ssi ji'jritf 344, pcr 

Ceux de nos ^ciîvdim dont nous savoiu Ici mmw ;tppir* 
tiennent en g^n^rai ^ cette nclic ce puUsanie bûurgcoUîe qui 
étaù b noblesse de Morence. Le m$. de TH^rinonie des Évdn- 
gilet, Ricc. IJ5$, pofw 1 l;i fin cette note : 

Spiitc Gbnniï ilc S^nia Je l'Iorcolîi ^oiciiUiit Situ-tJ Miuî^li Floiailîuî* 
hune Utirvin KtJpxi tiK Lij<. Ui|'?.,md. x«,diex«febr. Tid,<lic cimliprini'. 

Le ms. Rlcc< 1657 eomoacncc par ces mots, qui indiquent 
le contenu, U d*îc et le 00m de ri*;nvain : 

Qucni fooo i »aii vin^cïï difpMti di larina xn volstfc ««ooti^o l'ordiiie 
iJdU diïcu fît Ftonu. c incombcUnp allj prlnu dommiu dcirivento. E 
lono ii naan^ dl niL' K«ri dî ter Vitûno icFranctii dji Hicn^ ConÙDdAlî 
a dr primo dS ^ugno mocce^. . tttd. Ii|. 

Keri di ser VHano* de* Franchi c«t cité pir Buonaccorso 
Pitti, dans vi LhronîqiKr, h V^n i ,| 10, 1t fui ^Hf irr, c'cii*V>dire 
membre de h Sci^TCuiic, en 1420. II n'a copié que la douce 
premiers feuilieu : le re&tc du m£. e$t d'une autre in:ûn. 

A la 6n du manjscrit A^hburnham ujo de U T^urcniienne, 
i^ui coniïeni les Év;tngîlc% a les l;piiTCï des dimmchct, on 
rrouve un nom qui eit celui de la Ciniillc bien connue des 
Serrait : 

FInLio per me .^blo dl IViiuluio S Kidiol6 Su-rragli. 4 df ,x. d! ktraio 
a. cioc<*< Uhiii|>,« Uudc eb)Tomictbomaîpot«ffiielddîo«ieïb &ni noc- 
tlaima nudrr. 



a. D*j^à9kcAku1florcritiii. cctU4lA^4oîi{trclBc tfT^. Sm-Jdiarfta-il- 
l'cidcuso Avût âé jcticeé par T\ate^t «n l }>:- 

). Scr lijpii^c A Florence oc^Airc ou priuc, et 000 ni^rwar (omiiM k 
Venise. 



4o8 9. BeMElE 

Les Hplifci dcsaîur PjuI, accompagnera d'uo apocrj^phe sur 
h mort cl les mînclcsJcl'apôïfc (Rîcc. itfi;. fiQ Ju xv* siècle j, 
st^nt signées d'uji priirc ; btrrp:a pcr OUn-anm Chtini prcu. Le 
même Ciatmi a copia, en T466, h <iescTiptio«i At% églî&es de 
Rome et k ^uldc de Florcrco à Jfntulcni, suivis Jcs srpc 
P&jumvs de piniicncc. danî le ms. M.igl. XXXVII, 47* 

Le nom d'un des Toriuquïnci (c*eïi te nom anekn de U 
célèbre fAtnille ùt% TomniMioni) se rencontre dins Je manuscrit 
Pal. j, couiTiitf le noctï d'un traduciciii. CeM à la suice des 
Épîircs de saint Jérôme. <îui sont copito avant TÉpUrc de «mi 
Jacques. L une de ces cpltrcs porte le nom d'un frère prêcheur : 

prcdkatorii pcr ffttlit«J< dî <\\\ non tàt i^nmitlcïU' 

VEpisioh fonsit!iWrh a urw infermo «t suivie de cette rtote : 

La wpiascHpu psToiu vt;l^fîïiic Kkholfi de Ghîno Ton^jquiiKt- 

Niivlaus Ghîni de TontaqMiiris si^a en 1542 dans les con- 
seils de U Seigneurie. Il fut enïerré i Sa ime- Marie Nouvelle, le 
^octobre i}$4^ 

Voici encore itn traducteur tosc:in e: un puristCt mais il esi 
anonyme. Cew TaLittiir qui a mît en lôie da mt. Rico. 1 j87^ 
du X]\* liècle (ou du xiV an xV), la prcf>icc suivante ; 

l*nc|[lio oukoE hjdmodjcquc^totibr^dcVLLQjcllvtdftrcffjrtfvorrl tnscii- 
vcrc, dï^itiiarJLdifomctvircil p.ir]j.i;jlîni;u«ecoailocbc iru^j bcrino, a 
no riovad^ niutanJi>« pvr^ ihc ^tcioh ^il^lu <i pic^olû iriicolo COirt itjno h^\ 
h : ^ pr^pla, la utiptUtm. ci dioi^f ùtlc Jli^litfitj « pi^olc cl ill^bc, iiino 
moLto Ad viri4r« h «^TvntÎA pîû flie aliri non £rrJ<-t ponendo^le o Icrgji- 
dûncic. T.\ »t>Ei tiM^UCmi. 10 ^oh ^raniiiijcj iJ vul^Uuccfart* n34MrîcbDl 
Il rhcMli^gii et Bpo^Sîinnff dr" i;iriii dnttoïl; pcrrt xddunque vi JLtitmO t«l 
qucat'? 4icci6 clic IIa r^ijcd non >ia pcrJuia, 

Anche perdit 1.1 SrtijTiTun iii moht lunglv yarta noço « m>ndutiJav| 
parole c\v! ^î )i di^bbuno tniciiJcrc et huppliiv pcr »)u(3rf T^ioii, cl pcrclif 
j\u\ non M mjravi^lj r( non cfrda clic lU muuu la lut^BUnfiJt deS ïçwo 
<fU(iTiiio tupp)ir«nio didiiiTcremo jkhuni pirob cbc sarA ncCG&vJA et dic 
vl >^ initrndc, v ergota 1JI ^iio t ^itdlj ciii^leparoU o pinoUit xd'tdictfi 
lorovtij qurllu thti tu t\v\ icoo, c qudlA «hc f». 

In ira]gjrcç(4ndo scguitCEtiiuj uon tgmune p^iUre iwdiûiiD, pctfi die t il 



r- iWj^p/-y/x,-i-*ïj;(i jûiftfwf.i-IX, p, i«9eti. XJIL p. jj»i. 



tA DiBLS rrAUi»x& av moïck agc 409 

plù in:cn> e II ^ù apcito comoacmcnw dï tum Vula, c îl pîù pîaccrotc c U 
più Mlcodevolf de ongnî lingui. Conûncûiniû adJun^ee ^ itomc de U una 
TxviU il viagcliu Ji incttcrc ïaiito M^lieo. il iju^lc coiiiirh:;^ ûho^i ij vxio : 

(igliuûlo tii Dtvid .. , 

La verrou îles £v.iiigilci i^u'an nonce cetic pMice est tout 
ntnpIcnicDt U mtoc <iue nous coiia«i»oaf Sica, oiaIs r^ou- 
chét presque à cUi<)i>o moi ce ir^ louricmcni glos^. J'en a\ 
doùni <3aQS l« norrt quVn a eues plus haut de nDmhreav 
extraits, je me borne donc ï en ir^iascnrc icï quelque» mou, 
prît daiu le passage le plus d^figori : 

rtAV, If I : Nd pnfid^, cioA rticmilmcntc iiunçî id luKt k COU. «n, 
iiEjnftj, pcrô Jic tcmptc fu cl £ c; Mti, çt Kin^'c Tudufi |(CTicfjU\ sciitptc 
j>i genen ïo Vcito, ooè tl FljjJiuolo di Dtc» gmcrJto et prodoito nclLi irwnw 
cticnu c divIiM ce i:oncepmo pcr moâo dl sjplniU ci norhU unoroM, «i chc 
è Ml«t3Ptifi<o «t subi Witiilc, pcrCt die Diu 4 ocm innuilA (dk. .- inpunita) f% 

Ce giimutias ne £ûc gu^re honneur ûu « parler tosf^n » 
qu\ttrecie le traJucicur, 

La trnduciioïi Jlt UCenèi^c, pjir Romigi dcRicci, e« au con- 
traire une œuvre d'un réel iaiéTii, et \-ériubIemeni âorentlnc. 

Le ms. Rrccjrdi lé^j comiiience \^ï un livre de raison qtil 
cnniicni quc^u» p*igcs des compter de la grande maison de 
cummmce do Rica. Ce livre de compte» est duii des années 
11^3 1 Ij6; et 11 esi s^é d*Ardingû dl Chorso de' Rkci. 
rnrit:lii dri ortivrLS lîtrératres ou des ir.ivaux de ca^'^v du lîls 
d'Ardingu, il est demeuré loii^icmps dans la limitle de» Kicci» 
car il recevait en 143^ la signature d'un neveu du traducteur 
de 11 Gen^e : AtémgK'' ai Zarkèi Jr^Rûd^ ci plus tard celle de 
raiflire'jïeiit-fîK de ce neveu : Dt Oitiliarsc ili (jifV.^rmi di Ghi' 
lietrtc d' Ardtftgt.i di Zancèî itAfJirtfo Jî Cctso ^yiCUa {ïo\. 1). 
C'eu sur ce vieux registre de la maison paternelle que le jeune 
Romi^ a écrit, îi pailir de 1)^9, ses e^^ï Je traJt:ciion ou 
de copie, orn^s de dessins naï^ï et ctifantiiiN. 

Les <vuvrcï italicuncs de Koiuigi de' Kicci comprcnnctii la 
Genèse, de* prmerbei exiratU de Salomon et d'auireu auietirt, 
la l^cndr dt lai^firije et une nou^-eUe traduite de Pftrjr*^Lic. Le 
[eunc écrivain q'jvjIi (us une grande connaissance dtr U liuiira-' 
ture italienne, car le lexic de Pétrarque i^u'i! a pris la peine de 



4tO 5. IffiRGEK 

traduire en îtilien n'evr fx^ ^uete; fftoi»; <^»c h tniuctien en 
luiîïï de ht iruuvcîlc ili" ^rTif/i[/^ tic BocCitce. Te jeune Rucki tliitrc 
Tchït ritilicn de Boccpcc'. 11 ïcntt curieux de comp^ver Li 
tr:tdactioD h l'oiif^inal, 
La irntJocrion iv U Cenisc»! prtfcéd^c d'une priEacc - 

Son cîcfK) di? Ile uiic totK dii^Lngiiiall et nobUc il puo J[l volcrc rîJD' 
cîOTQ Ji lutjiH; ift votgharv $ofliciecii«iucn<c îl primo Vtbto dcliA Hbid^.^ 

Elle est signée ei signée à h ûu. 

J'ATflinj^liO, i{iXÇito S primo dJ iniui^io THCNUiLiMviiif*. 

On ^'a voir, par 1» premiers mots de la Certése, que cette 
rraducEion ru hht av^rc »iin. 4]o*elIr !ictiihlr fnlie de prcmîire 
main et ne parnU pas dépendre des înductton» anitricare*. 

Kd prin^ipio crc^Udioffif. : crcdûindco) il dclo t h icrr^i. 'UalU tan 
tsj T^na Cl votA, c lie icncLirc crjiu urpTA b fjCAb dclL' ubbu, c la ïplritû dd 
Sm^iore cra nicnro topr'i^l'-uiue. ' Ditsc Iddko : SU Caiu U Lude, c fitu [t\ 
b luck- 'H viddc Udïo h \txk tlic fuie batin4, c devise h lucic iUJ2c 
tcticbr«, ^eippctTè Lludodicmv Il« t«nobra nccia. l^fiitodA maânat lia 

*Diic EdJio t Sia ImtiO bl benctuflcaio nd mcro dcir^quc («(j, .- ddl'j^M 
nd njcuj Jc[ Ji^iie), c divise J'jquc dall'iqDc. ^Ë fcdc IJJlo il fcmuniciitDi 
< diwM l'aqae «li'cniao sotio il remumcnio du quelle «b'eniio «opn 1 fer- 
nunimcnTO, e cuf fu fAUCi, *Vocgio fu D fanutmcmo ddo, c 6tlo i Ua >em 

Quelque bien qjc Tôt) puisse penser de cette iraductkui, 
rincorrcction du maiiuscrii autographe que nous av-ons entre 
les mains douï l-ii^^e un gr.ind doute ivr L'onijïiïaliié de Ticuvrc 
du jeune Rt>inigi. En outre, Romîgî lui-niime ne ie vanic peu 
d'aïKrccliûïc qued'd^'oîr^^fn/'rij/c^, <;'e5t-A-dirccop«^l3Gcn6>c. 
Il faudra que quelque Florcorin écrive tin joor ce modeste 
chapicre de Thisioire lîctéraire de Florence. Il est probable que 
notre éciîvain eu mon jeune, car ce^l 1 «et nc\TUK qu*a éti 
lat%5£ le livre qui conccnaît aeï cuits littéraires. 



I. Jc4olt «tu remarque, comine beaucoup d'uiuvi et oORime un gnnd 
nombre de corrcd>«Ut à U «dcncc et » diroïKniait àc M. S^ Morpurgo. 



t.^ iinn itaukmm: au iêCirv^ Ace 



411 



b. Maiftitïi dfpîiii, Psaumts âc la Phitam H Evan^éJiairts. 



^H Gr^cc A\ix crfsors que conscncm les bibliottib^uci 3c Flo- 

^^ rcncc, il csi possible tic connaîirc tn quelque mantére l'usage 
que Ici FbTca!în« ont fait «le U Bibles et àt savoir dans qpel 
tTiilien lis av;iicrnt couTiirnede Ln pincer. 

Ce n'e&i pas» d'or<]]niirc, par Ici ^ros volumes qui conticnreD: 
tous ks UvTC5 saints, que la Bible piïn^trc dans l'imimîtc de 
ccuK qui n'ont pas fait d'^Uct^ Au moyen hgc> U Bible com- 
plète en Iaii|;uc vulf^aire ^MÎt un objet de ^rând luxe; lo livres 
noU% choisis selon le goût d'un chacun, d'un prix abordable 
et d'un formait modeste, trouvaieni pluï facilement l'cnir^x' des 
tuaîfions et le chemin des cœurs. Florence est partie uliC reniai 1 
riche en ce gcntc de volumes. Maïs ceux dont le ciraa^rc est 
le plus personnel sont pcut-ftrc les livres oii U Bible eat dt-cou- 
p^ EuivAni les besoins du culte ou à l'inicnEion de h leccufc et 
de h prière. Or ces livres de pH&t qui M>nt eu m^nie temps 
de% livres bibliques, sont Si pni piCs tiHji, k FloTcn«, lîr^ 
pour le rcxic biblique» de la ^rindc version courante, qui est 
u viniïble Vulgatc italienne. Il est vrai qu"en enirani dans 
l'unue quondicii, lei: textes bibliques £e Mint d'ordinuiie char- 
ge» de gloses et de |viraphra^j, qui le^ rendent parfois presque 
méconnaissables. 

C'est ainsi que nous avons quatre a:5S. des Psaumes de la 
pfiiiictice (tf. p, J74)- Aucun de ces reires ne rc?=«mblr aux 
autres, cr pc^njnt tous ressemblent ï leur original eomniun. 
lis sont, en dfct» ccruinemenE ctupniiit^a au texte ordinaire, 
mois iU sont profondément tfanston»^. Que Ton veuille bien 
comparer au Psaume a, tel qu*il se lit dans le ms. Pal, ï, te 
texte suivant, qui est emprunte au manuscrit Marucclli C. joo 
(xv* siècle). Ce n'est prcjque plun un psaume, c*cst une prière ; 



<Stgnoie,od1t4niUoraTlof)e«1mïo 
grido vcngh4 t ne;, 'Non Tdgcrc U 
fiudi tua ilii [»c. 111 <)uiiJunque ai ur6 
trîbuUtiJindiinaiJ tnç h luoorcûclûCi 
ta ^Lutiinqnc df ia iî ct^mf tô aIî me 
Mrtio, *Per ciù chV Rïonii mîd *oro 
vfrmtl mcno ïmto comc il iutTUvo, 



|IV> KARUCStlJ c. 100. 

'$tnf-tiùrt, odi \i mb ariitMe et 
ven|:hj JÎDJUfi A ac cl mlo tiuaidlc 

pricgo, * Non vogli loire da mme la 
[UA beninfEEkid ficcii. icclùnti U luoE 
oceofhi aUi nùn prïoghi. in ijuiluni^ue 
die di iHbuljitioncioti chiAincioc, oJl 
nii conpîitUmcntc *i lo«o. ■ Perd che 




412 5. EEKCCR 

c tie mk d(u iûùo turbatt ci corne ï Ji otîd ioiu> Tattiti mtc» corat 
ATic. Me lorio pcicouo ctconic fîeno fngliucllc siicoiuacmoicttfarcoRat 
ti itf:<0 il cuorvmio, pcr âadi'io di> couinjc^i, iPcr^ouo konodlntbitô 
meniîcii dî mAii^ie il pwe nox come£ci»ctD«iiDrt tnlo ( J^rcauto 
*P4r ci^ d 10 lanto pianto v Ihraenu- «ido, fvrô cb'ïo 6 dîntcnticiio S m*» 
lotnî, «lie non nû woo rinuK !c aon irârc luntiopanC' *Et pe<6ù oOtistlO 
l'ocu c lU pcllf- 'lo lonoiaito limile pUnto et luncG[ti]tonil, che noa è 

corne u^cclkt di notre ndU rsigionc- pdEc.^EtfonùetûioUuriocxïfiiefel- 
'Ilj irc|£hlal et fiTU>Mjno coiuc juucrj Ijvjno ri corne aiccoveggi«,coa)e tocri 
(olLuru in su) l«l«i. ci coicllc, *«t c^mc pa«cn loliivia 

pcrU Iccti'.., 

A vraï dire, les Psaumes ont été écrits pour servir à b prière 
CI cctïc adapiitioïi va bien i ïon bui. 

Tous les Psatiûcri juliens sont suivis de CaniîqGci, liris de 
rCcrimrc sainic et de h liturgie, qni en font un véritable 
manuel Je dévotion. Ce sont Reniement l«s huh caniiqucs 
«le TAnck-ii Testament, le hfagni/kait le cantique de Siméon, 
le Tf Deuta, le symbole QuUntrujuff Toraisoii domiDÎcale, le 
Crcii' piWofit ou lyniholc des apôtres, le Cri'dl? w*îjffijrf ou sym- 
bole de Xkie ce le cantique des an^cs. Le Psautier formiii airtsi 
coircTie un bréviaire pour Védificarion dcmewîqijc. 

C*»l enct^re un livre d*uvigc, et t^ut a eu u» grand sacc^ 
que l'Harmonie fvanj^jifîique, le Qu^J/vt?/ i>i unum que scj)! tnâs. 
florcniins noiks cnt conservé (v. p. }79)- Ce texte n'en pat 
setifenienr iiti arnngetnrnr de rMÏMoirr évanf^élic^ue, r;tît du 
reste iVix soin ec avec m^chodc, sur la bise de la ver^tcu ordi- 
naire; cVsi aussi plus ou moins une paraphrase. NouscnavoDi 
donri^ atscz d' exemples ù propos des Évangiles pour pouvoàr 
renoncer A en donner des cxiraîts'. It conviendra pluiài de 
citer quelques lignes d^me .imrc Harmonie évnngélf<]ue> celle 
que conserve le m5. de Siinte -Marie -Nouvelle, Ma^l. Ccntf* 
snpftr. C. J. 175 (xiv^ sîMe) : 

]ii ijLidfu Lcniporilc jpituiiidoïl Cri^o in Gcruulem t vctilï»: ii Bce- 
i>nii nci mt^uift ni:inJ^ dvio de lî moi 4iftcivpoli andare :i une e»tvllo ch~4 



3. L'Harmonie t^vjng'^h^ue caïucrvCc Jïnt noi 7 nM. en liiviste en aji 
v<?nft- 




LA BIBLE ITAUeKVe AU IHOVEX ACft 



4'ï 



htaïuih ir piété, Piawnfs àt la P/nitfiur ri Examgitùdtu^ 



Grîcc mx u^rs qac coDscr%-cnt les Ubtioiht^ucï Jc Flo- 
rence, il CM po^iblc de conn;tUrc ci quc^ue minière rnsii^ 
qii« Ut Florentms oui ixM de li Bible et de sav*oîr dins quel 
milieu îU avïtieiu coutuiiiede h pl^er. 

Ccn'cst pis, J'i>rdijiAtrt, pjr les ^ros voluiiici qui contiennent 
:oûS les livres sûinis. que Ja Btblc pinciic dans rinïiriKc de 
ceux qui n'ont pas fjit d'études. Au niovcn Age» U Bible com- 
f>ldi.' tu l.in>iut vul^iire tuît tin objet de grand luxe; les livres 
lîûUSr cboisiv scion le gcût d*tin cliiicun, é'nw prix abord;ib1c 
Cl d'LQ li>rmjt modcâie, trouvAJcm plu) facilement l'cniràe des 
maisons ci le chemin des coeurs. Florence est paniculicreineut 
riche en ce genre de volinnc*. Maïs ceux doni le cir:ict£ie est 
le pUiï perMïonel sodi pc\ji-fi(re les livre* «ij \x Riblcest d^ou* 
p6c suivint les besoins du culte ou h E'irticntion de U lecture et 
de la pri£rc. Or ces livres de piété, qui sont en m(me temps 
des livrer biWiqocs, *oni i peu pr^s tous, A Florence, lîaVs, 
pour le texte bibdiquc, de Li {^rjiLdc ^'crsion courante» qui OM 
b v^ritdble VulfÇ^tte iialicune. Il est ^xii qu'en enintni djim 
Tuso^iïc quotidien, les Ecxics bibliques se sont d'ordinaire clur^ 
gis de gio^s ei de panlpIlrx^ei, qui les rendent p:ufoii presque 
niccoEiuaissablcs. 

C'est ainsi que nous avons quAtrc mss. des Fsaumes de U 
pinirence (v. p, 374), Aucun de ces texccK ne ressemble aux 
juifi-s, Il iHïurtani ïous reiisembleni i leur otibïinal commun- 
lis ïont, en cfTcL ccnatnement empruntés au lextc ordinaire, 
mais ils sont profondément transformés. Que l'on veuille bien 
compirer lu Psiume ci, tel qu'il se lit dans le ms. PaU 3, le 
texte suivniii, qui c\\ empruiité xxx matiuurrîi Miiniccllï C 300 
(xv* siécie). Ce n'est presque pIuA un psaume, c'est une prière : 



■Sîf>nor«, otlj U mn oratione e 1 uao 
Rrîdo vaij(lu « Lie. iNuo vuljfcie fa 
bff 14 tiUL di nie, in qudUuatqvo ai »r6 
trtbul jtp iiKlûii4 4tl Rie le f u«orccchic 
in qujlunqw 41 io ii chUmcrA odi me 

vcQuU meno tMio oonK i\ fuinmo. 



MS. MASeOLU C- ]MX 

'Séo^sdre, odi U mU orjitcinc er 
venghft diiiui(l a cic d mi^ humUe 
prîfgo. * >te vogli tonc li mme tt 
lUA bniiiignîi fdiata. iucIiÊha L1 tuai 
Ofccfhî alU miei prkghi, ivt quituoqvc 
die dl irlbubiîciae io tt chliancroe, odî 
mi Oïtipiuiuncfitv cf io«to. 'fcr^chc 



41^ «' Ki^ank 

tr à Rijutihio A II ncnn pari amiii. ma ïn lo i«nipo nQvdo ' u in lo iTÎgfU* 
mcmo d<l xt Fîol c lo )inJc à pirU pcr U b<Klij dd k> FloI, gL qtuil «to acod- 
stituiv CTHc*d« Id ui^Wrr^L\ prr In quai r1f> 1 erpà H nwidn. «tll qiul^ fOnço 
SÎA <hc >]A ïpicndor de la jclorùt t^tenul c iÎA TiKum Je b «ub&iukcû de Ù\<t, 
e cûn ça ib <h'c-l lia fortadoT àc li nanti pcchJI, cl Ucic ds U dcim pirie 
dclinuLcniio igudo lucgo ccebo..» 

Fol. î9 vû (Luc, KV. ïij : Paria «1 vingeUfia mittr Saa Li>^ « cho 
juIpUMiauJu OîMv U iUi} Jï^ipuU cb dihc qu^U (6c) |u;oU : El fo uoi 
Aada un hom to quai il j\o<3 -ij. so hOïx. <>Ei un dsi d^ al p<irc, 
Sio ta cl plû covcnï : P^drc, d'imc U porcioa ^c h iu»undA b <i*ul 
lu me coatien^ Ht Ho ti U au U luftancia saj^ '^E tion puainta nxM 
4fi ïb;anJ<> cl ^o (ovcdc ayjtulo o^iî ccoi, do it K «icspartï c H jjmU in 
uni Tcgiofi fnolEo Ittiga, (Oè In longe p^tc, c U tf dtiiju U nttianfia soi 
vîvanJo do !u5uriiïxan)CTitc. ''EibiALidjcloconsumadoofiu ûou, d »« rcne 
una grindixima Tjck; in ^^uf 1j rvgion et do si csmtnçjva iv<t (itac^ 'iQ Ho 
Aj ADdif C aconi^uc (qli uqo tico hona de qucU iq^o c sd nnandi in U viU 
toa âjd cTic dcvMc piKcr H u> ^orcy. '*K 1o çt>vtti9 (f dciiravi de inpîr 1o 
VfiDDv 10 de qud-c CCE3C IcqiuU ii miftnAva li percy et cb non FTodc voJcvi 
d*r- 'îR do if ft> fevînn Invrr» d* *!, c il comtnçx i dfr : O mber nsfo, 
quanti mrrccnjfiî ii^în cixa de rnJo fU/Ci l' li tboodA cl p«Q. c îo si perisco 
dâ ramr, ^*lo ^i rnt Icrtrô e U andrrO dal parc mto diomilo ; Padrc, )A «i ft 
pcodo in <iclo c ia Lo conspcto xq. *>la m^n son d«r|:no de ckt ctiniado to 
Aoïo- In te pricgo ctie lu dicbî £itr de mi tl eomo tu rc^t i un to «Inlmo nxr- 
ccnjitio. "El dû li »c leva sui^o c i( rciic al pue ». Siindo aneon ek> da 
longl, d tapifciiEo vcicc^ve conpitbn de lai ecanicnça acom ct «fart- 
er ti ba»r lo «0 iîolo lu^o d colo. '■£ ^1 lo ûch (6o t«) conmc 4 dïr : 
Padic. îo<ïpc^Juic ddo t in Ioio<Dnspciu, ïonooMn plfi dcgiwdc vver 
d>ni4dotofiiï1^>'I: dlgaododole parole, d pidrv^»cali lervt t Ûibit aadv 
dcprvMTilcf dilruï «dur la vridu votîmeiiu,^ beU > e dilntla nctEtiU ïa 
ûoto , c ditfè dir l'Arido in b man lod, ;o« in dcdo, c dibJdo calfir de 
Qv^ C de cdU^iiii, '^H dlbj^ «hJat a tuctr un vcddo. cl raiot di^b abta e 
lEUfdo. açb chc nui mangcma c l>evcaio liiegramratt. '«liiTvifd chvqutKo 
fiûo fiu icn muiEu e mu' duif ttvïuiîud?» clu^f cm pci^c io al rfri^Uifat 
Ëi in qucflto meç» cil fi:»nicnça a man^r. 

'»R rdim 5o Tinta if era In Ici campo, c if^ndo eupRBhnaïufo do 
A caia, do »J ildf moltî ïTreincnu, <ot tnuxacomî c meaî caaeni lOMrt. 
**Eli> si duna uno de 1ï «oo xrvy c ïf 11 dumvub dic îen quclo. *?£ 
lo Kf^ to II ti dix Ad çLo 1 D To fodeto if & ve|Enudo c 1 C9 parc af 1 
hïo akldrr lo Riinr vcddo chVlo avrv, Inpcr^ft eb'do TA nftudo «dfia e 
Mfvo. ^'Abùtndo do aidîdo le parole, do tt to laâiptêic e son voleva intar 
hidiau-'>RlflïLTcspfiLr3&op;ireeïr hdUc: Bl^coundanldiTfi icrv[j]d<i 
diocûQuadafactidtfh'iotioniirûiiFlnui, nfcaAtroQliifvvkiidi'io manque 
nucon li miEramiti. l'Madapuû :Fir quevtdto fiol idrrooiSob «ubstandj 
•M con le ptearixc « mo' di'al 4 re^rtudii, ta t( \\ X' ht9 akidcr lo itilor ^«Mo 



dor 



Uk WLiî rrxuDîVE .\c moyen aoe 41 > 

elle M Abi abudo- i^EI parc ^ ti dîK ^ Vio\ mio, tu c' Acnrcr cou raao mî c 
tvu G û£pA oosa ctiC A cnî4 »f ( toa^ **lnp«rç6 non a pra motrcr de étvct 

[«1 (csusitado, d Icn pcni> cl « «et cuado. 

L4 Bible italienne A<1-dle été de qu«U]ue eœploî dons le 
culiv? 

ËvMcinment non, si on parle des oflkcs publics. Miiâ ions 
c» m». d'Allure liturgique sentent dç prcs l'Ëglisç. L'ciccmplc 
que oou« allons donner n'nc p^t, cette fois, emprunté k Flo* 
rcnccj miis i Femreou h qiieltjue ville voisine. 

Le 015, MiLTciJoa cl. L ît. i est écrit d'une écmun: bclon^iûc 
du XIV* siècle. C e^t un Nouveau Testament incomplet, cul est 
suivi d'un calen^Iner en italien où sont mcniionnH les s^LÎnts 
ApoUiniire, Viial « Agricob, et où le nom t!ii ifuttt paire 

MKTfi^Liet SA tnn^Utîon 50nc m^irqu^ en rouge. Notre minu- 
t A di>tK ^t£ écrit dins un couvent de dominïaïns ou de 
ominîcaines de h province de Ravennc, Il x éii donnée au 
x\T sâècle, 1 la cliartrcu?* de Venise, maïs gn voit, par les notes 
qui sont sur scï mjrgcs, que de i}6% X 1414 il ippancnait au 
couvent de Saint-André de Femre. Dans ce tm., qui représente 
U vxmiion ordinaire, les leçons sont iiiirqu^ en ir^rge, Je 
m^me cjue les jours où elfes doivent ùrre lues, d'une tcri:orc du 
XIV siècle- fcut-Ctrc sen-aic-il S h lecture publique» au réfec- 
toire de Saint An J ré de Kemre, peut-être tel autre des mss, 
que nouji senons de voir a-t-il été destiné ^ un usage analogue- 
Dé mtnie, Tuu des plus an^iïcns niss. du Psautier an^Io-ttor- 
mondi, le Piauiier dit de Momcbourg. ponc de» acccnu 
toniques destinés à la lecture ^ hauie voix. N'ouf pouvons donc 
OXvîre qu'en Italie con^nie ailk-urs, U Bible en langue vulgaire 
i servi quelquefiû^ h ht lecture publique dans les couventt. 

Beaucoup de nos mu. 6occDiina ne sont pa« précisément dca 
Bibles, m^s des recueils d'extnits où des lecteurs curieux 
copiaiertt ^ cAié de quelques livres de la Bible choisis p^r eux, 
les oijvragc-t qui leur plaisaient le plus. Un lesparcnur.-int» noL)% 
feuîHettcrion», en quelque soTtCt U bibliothèque a'li|jicusc des 
Florentins au m^"* et au xv* sîècle. La lAble des idss. qui ter- 
inÎDc notre tnviil suffira A cet objet 



4r6 



5> SHICKIl 



De ce qui procède resson l^imige, a^te? nerre et îrèi \ivinii, 
J'tinc société catholique, dam I>Lqticllc la Bible italienne j u 
place au soicih Nous n'tvions pas remarqua qu>o hilîc aucune 
djhnfion jît jamais ^é prîtc contre l'osagc de b Bibl« en Utigue 
viil^^îrc. Deux ïats, ^u tiiilïeii dii x\i* sïède, nou^ voyons 
17n{^uiMtion examiner nos manuaeriti, et c'e^it pour les autori- 
ser. H e^t vrai que le fait môme de cette autorUation atteste 
une liberté ugcmcDt rcmptrfc, li s'a^^ir d'abord de U KMe» 
Sdeonc r. TH. 4, sui «ommcncrment de laqticDe nous lîsont ces 
mots : 

CûoccJitur Ucvrua Icecndi htinc codiccm cotifntrîln» ^dacmLtJtb Beau* 
Vifglnii !iu|(B locî ctbni » âu<tcirîiiic Sii^ctaf Romanic Eftk^c Utqukl- 

Hgo (met Au^unitiui Srneniic, ordini« miœratu, comnibsamu. 

Quatre moin aprè:(, vn autre cominmjiirc de MnquUitîon per- 
met.^ un SalviaEÎdc 1 [orcnccVusa^d'unc.iutrc Bible italienne, 
i^ui semMc D'avoir pas vtè une traduction Ittièfile, et qui 1 bîi 
partie de la cclleciion Hamllton (n' 86) : 

Si «inudc ILctatM i\ magnifiûon^or GiuT-an-Binb^a SjIiuU genùtbomo 
licrneniino di potcr tenc-rc «1 f(g«r« quetia pute 1^1^] U^n Bîbia wlgin da 
wcro olîîib dcLU Rijiu4iu u^vcratlv InquÎAÎiîmic iTaionj in RonUt aej 
pAhuD de ci Smio Omiio, a «Il sS de luplio .MULVIItt, 

P> Tb^mu ^e Scotii Viglo^jiciuU, orJ, prcJ,, ucn>e thoo)o£>ic rvofes- 
tor, f nmmkuriui gcncnJiï tarictJV Romain jv Inquiiilicnâl ■ , 

Au moyen :1ge, noii^ ne con^iaions en Itilîc auciin ciimen 
semblable, aucune .ipprobatîon de U Bible ni aucune défcrse- 
Nous savons seulemeni (et ce fait mirite d'être rck-vé) que 
trois de nos traducteurs i^caient dc£ dominiciiiu*. Quant aux 



t. Bladcnc, GiCtnak ^tarico dtUit UitaalurA it^lt^nti, L X il^tfU Ûsc. }. 
Lemi. a M acIiciA par M. QpâriLch, b i\ tnii iSil^. Cet dcDi pitOKSont k 
pcnJjni Ju viu accoiJ*! A L bîbic uuljnc, Egcnon ijaC» |ar le frire "Qar 
nird, inquisiteur (/îcnujfli'fl, XIX, 309). 

2. \\ Liut iijuuEci jux nonu Je; Cavjilci ci ik FfMric de Vcnîtc cdn Jb 
donkjnioin lira Harllïolomvo d« M^J^nt, inquîiÎMw àt VcrtXTe^ 4pii\^ttx TfS^ 
ïiecle, il Irodtih lo PuLimci ivn tuiiimciit>i<fra(Quéiif> i> 1» p- 807 ci t- 11» 



V^LtiJuU des Alj>ct, ik %ont {TOur ;ûii£Î dîrc sur li lîsîirc <lu 
iomainc de h Bible iulïenuc, mm ïU la connaissent ce ils 

vcDt l'adapter X icur langue ex ï leurs besoins. 

Ceci pouT l'iiï^igr de U Bible, tnm que diron^uotis de son 
origine } 

Je ne parlerai pas id d'un lïiec grand nombre de rc^rsions 
de moindri- importance, ijlm il toutes le^ èpot^ue^et djx\s toutes 
les parties éc l*[ij]ic, depuis U Skiïc jusqu'i'i Venise v Ces 
œuvrer mineures n'ont eu qu'un succii restreint. Li question 
est peur nous de 5.nvoir, ï'il se peut, d^ns quel iniltcu eït n^ 
h grande version qui a rempli Mtalie au xtv< et au xv* sit-clc* 

Tant que b Bible italienne, dans set m&f. Les plut ancîent, 
n^aura pas ét^ soumise ï un c^imcn philoîogiijLje approfoncE, il 
ne sera pas possible de rien dire de dclinitit ^u^nt à ses origines 
et surtout 1 sa date. Pour le moTnent» nous eroj-onç, d aprà les 
iitdtces que nous donne Tètude du rciie latin s^ur lequel la cra* 
duction a tié faite, que I.1 lïîbk entière a ^t^ traduite djiu le 
nord de ritalic, vers le milieu du Siu' siècle ou peu après, Nous 
ce pouvons i&irmcj qu'elle ail éti traduite en entier par un 
seiil écrivain ni par un nii^nic groupe Je trnditaeiirs, L'iilenrîrà 
de ïEvIc dt> prifact-v de VArcier ei du Kouve.iu TciUment 
tcfidratt plutôt X hM'n le contraire, car ceï pri^faccï marquent 
déji une ^^dinon d'un texte donné, ci L auteur de la préface de h 
Gendse avait la tr.i duction do quairi^icÊMauj^ile sous les )cui. 
Le tr»lucteurdc TAncien Te^tament a englobe dans son ccuvk 
une %'cr3ion du Psautier, plus ancienne, dans laquelle s'aflînner 
h une date irfrs ancienne, rirflucncc bien connue de ta littéra- 
ture française Mir les ariLicrs tcxics italiens. L'usage que le 
traducteur ou le compilateur a fait d'une version ant^^ricure des 
Psauraei, doit nous enj^ager d ne pis iusister sur Tuniti^ primi- 
tive de la Bible. 



I. Je n^ai pu eu l'olxjuioa àt oienciaoncr U utt cuiicuit tsloK iidlicnnc 
du IV dupitrc iTc laini Mue, ûine lu xtui tlfrck tôt te taiz gtK a ^ruc 
ea ktnei g:nx^LJci (V, Jî Cîovanri, Prvpti£itttSort, iBSi, I. p^ )iS),oc4i fins 
qite TApoc^lj^e. jocoin|iign^ d'uai; glose IÎK« dt \icobi Je L^ ?t trjb- 
duÎBC for frsU Federico 4i Vciiqpi. doroïnicaïr (Praf., t8k», I, p. i iq cl 
1884,11, p. 3iSo;(r(«H £e Vktftïce, 1. A. t : ef. /.tmbrini, m]. \^ et ^r tvuj- 
conp dWtncs ic^im mol» lukpoitJi^ti, J'^unU pu dtcr j-uiil tc^ Ëvtogilci 
KCompfpH d'une ||ose oA U cir fait illutJon ) on v^tï de Ddnie (F- A 
HuFO, /Vi)f>, 1S69, 1,p» jaj; 1871, ti, p, J7a «t 1^4, 1, p. 17), 



4lS s. 3KRCER 

Quant au Nouveau Tcstantni, il paraît être soiti tout CBttcr 
d'une m^c pîtime, <1« la p1um« d'un homme qui connii£sail 
parfiiu-nient la Imcjuc provençale et qui avait le >Jocv«u 
Ti'Mamciii provençal sous les yeux ou dans la tnémoïrc. Hem- 
toup des k^;om «iu latin auxquelles le iraJuacur s'ituchc soni 
de «Iles qui vtaicfit en cours, au comircncemcni dti xiir (ii^lc, 
ixns le l.aïigct'doc- Parfoli le ic^tc itrilien n*cir |kis !a traduo 
iu>t] dtj laiitir iLuis du leiitc: provcu;^al ou vaudois. Ctd esc un 
Ciitncquh et doai l'iLUponancc est considérable, 

Kq effet, la lan^juc prûVi:ni,,ik fnndtil les Alpeit, encore 
aujourd'hui, sur un ïc^ul p(.uiu» dans leï vallées viudoiïcï et 
autour d'elles. CVst au commcncemeni du xm' siècle que nous 
voyons ks Vaudols ac répandre dans le nord de l'Italie, et la 
rupture des « pauvres lombards » avec les « ultramontaîns v, 
c'est-^diro avec let; « pauvres de L^-on », date ie isiS. C'e^t 
d5% ee rt-inps que les v gianvres lombards o, ayant rompu Les 
aiiachcs quî Les rcicnaient à b France, ont dû sentir te besinn 
d'une Bible italienne. On ne jaunit trop dire combien n iti 
ardente, au xnr slùcle, la propagande vaudoi^e dans le nord de 
rr^alie. Ces dttciples de Vxidiiv, iiclti%maiiques euxMiiihncs et 
dcvetm» purement îtaïican, ont eu certainement entre Ici inaîna 
une rerstou italienne du Nouveau Tesiamcm : sans ccla^ Ua 
n'auraient pas M les Vaudois. Or, nous avons une venîon du 
Kouveau Tcsianirn! fjite par un lioinme dont la Provence trait 
la patrie spirituelle (patrie d'adoption, saiis doute), et auquel 
Je français n'itait probablement pas étranger. Son lan.içi^e reli- 
gieux est celui des Vaudoîs des momagnes< Ce traduaeur n^ 
scrjii-il pj5 un Vaudois? 

Que Ton ne s'étonne pas de voir une version d'origine sus- 
pecte, bien v-tiedeTËglise eErép.induedansles milieux les mieux 
pensants. Telle était b prtidencc des Vaudoîs, surtout dans les 
origines, que nous ne pouvons trouver itrangc de voir une 
ttuvrc qui iman^t d'eux s'introdaire peu h peu dans tous les 
mt^ndes et bîtt (le mot nVst pas trop ton) la conquête d« 
lltaUe. 

Ij BîMe italienne est paftaitemeat ortljodoxc, et clic Ta cer- 
tainement toujours ^ti. Citait le propre de la seeic vaudoisc de 
ne pas Ctre hÀétique, sinon tout au plus sur quelques points 
de morale. Au Te>te, quelle eit, au moyen igc, la version de 
U Bible qu'on puisse dire liêrétîquc? Il eït donc Ton pos&iMe 



LA M&LH ITALrOVH AU MOYEK ACE ^f) 

que ritalic M reçu le Nouveau Tcsumcnc en Langue vulga'iM 
des ruJÎDs dc$ \^Aiidois. 

Satruel Bmctu. 



BIBUOGRAÏ>HlE 

Bmi (G0> l' r^ '^'Ifi^ RorciKC, 1S47, ûi-^ (pv «on«V 
BoKti CB..P.). r^r^^dtMufA tJrgU Afii 4^h A^hli Ai fia D. CàiMC». 
UHiu, i$Bj, b-i6 (d'jpris IMit dcHoftacc, 1769. — T, CCCGXXXVm 

Bktuciii {G.). L'JpiKAUa*, ISïioIc, t£Ui, in-&>, 

Cmivi (J,). /* WfriflB^ i/iLt Btbtna in voigJiiY ifaliano. S. Picr d'Arciu, 

189^, JO'13- 

Ccmost CF.)h ^'^ iigti JpisihU, c^. d^ /rd D. Onsàu. MîUd <iS.|7), 
in'i6 

De AM:£Li^(F0'û?4/m>^^>MrJu/Jb/MUfi^iH JîN.^. C. C. Roi»;, 1B46, 
TTï-fto (l^vang, tt fip, ile la umi.i ne Ulnte), 

Okl Rc (C). Lï ^f^la il S. Pëub apatth itiaitdata a f h^i lEffM, Fb- 

Faotani (PO- / /"lîw*»", FIorciiM. iS6S.iii-l6. 

— JfW»Fm/pnii;MtTjrj(/f AïFfAiiH.U !.. ifl6ï. p. |S0), 

Ferkato CP }< i^ f^'^i''^ ^' ctHtîti. Vcalic, i^6«, ïa-4« (/w f« «>(;« éi 

Faediam (F.). Il tihffJfirEaUsêaïU. Napl», iS;i, îaS**. 

GiDTAXMt (\\ m)- Ni;/ Prvfmgnutort. i8d), 1, p. ) iB (glofc vdlieni» 4c 

MAiClx). 
L. CI-)- fîp<"H^ rf* S. ^Aî'o 5^ïL™*om^ Senne. iRsj, ïtj-ia, 
Lt LOïïC(J.)' BtVvtiias itura, r I. Paris, i;aj, m-foL, p. jj), 
MAMum (G.)' /ift» i/J -^ ToUj i- Jj rciftiiifi/fl. Florence, tAp, In-t3, 
Mac>o(F. 01)- Nrl PfO^u/w, 1869, ], f^ p)(Mdli}i| J vn); 1871, it, 

p, 173 (Maac, i-it)^ tft74> )> p^ >7 (Jviai, Kvm-xii)< A ]un> TuMin, 1874. 
MtoCA <A.> M^ iVs^^fiutoiv» ]3$i>J, pu ii9<ApQàl. glooés); if^ it. 

p, ^ (l'J.); i8»7. 1. (^ 6i OTobic). 



410 s. BHHGER 

KSOROMI CO' -^ Si^iai^i^rr. Il \d. în-Ss Bdlognc, 1SS1-1887 (d/J. 

Jl <^rf niAf . « rET/# M primi ift/ili tlffh Ungva , fKihbl. ftr mra drllA R. Comhw. 

pe' tfttiiii îiiif^ua ntîk prvfitKU iUirEmiIûi). 

PFWtni (P.) Fpiitdn mr^liai M S. Jdiofjir. VrnHc, |SS9, lo-S^, 
PCûClALl (G.). Si^ia Ji Tti^ia t sfnniiiù/te étlla Stttv€ Rigina. UvourOG» 

1799. 4fi-««. 

— U iHUr^ Ji S, Pûifh aiCakli. Wirone, 1661, ïn-^. 

ToTi {A ^, AuUa tnjforf^owritfd ft/lk Utura diS. Paalo agU BfittnL Slcnn^ 
1870, iii-ii(/ïfiriB?^, 

TvRRWt (C). Lï Ffisxtik rfj 5iin /-;iv;w r i capitnii \tt 1 iv 4ti Vangtlj 
ii Son Cini4int~. Bologne. iS6|, in-t6ï /' ii'^^o 4flU iMrntiiU^ii^i M Jfrtmta 
tttCaatko Jf' CaniL'i. Hûln^tic, tA6}, In-lâ (S»IU rf/<«rfiitfldii^/rrNr//, ifti/r. 
XXX e XXXll), 

'^ La EpistoU di S. Jacopa. \iTiyiK, ififiy» In-ia, 

Vaxhucci <M,)> ^-t;<^^^' ^i' Ti-j^»' <i^ Tohcb. Milan, i&«t, îa^S». 

l^^an'^^andif^ é^U Am dq^ti Jpottoii iifia D. Caifika. Florence, î8)7, 
in*», 
Zambrivi (P.). Sfrtadi ctf^aitti fi^i Ja £ÛrJm tUJF^MÛAiîÀ.lmàiii, iSSi, 

^ Shri^ dfila rfi'ia EUer {SCiita M tair. lett-t dùp. XLIU). Bohfftt, 1864. 
In- 16. 

— U offrr ^^ari a ifampu dn uccli XIIl 1 X/y^ Bologne, 1S66, tn^i 
V CJîi-, 1878 et tS94 (ivtx i^^uJÎLC)* 

— Muf^ItaaAi di fïûte, imola, lK;<)t io-l>, p. 171 (Jo*>- 



DESCRIPTION DES MANUSCRITS 



Ftof<nct. Bihlioihéqa< Laurcntknnc. 

Pun. XXVII, C. \- FtAmER ET lïV&VGiLlS 

Rcljurc ftvcc dsaîne c( coins jux flrmct des M^icii. — tSû** Mr ito. 
in ^- ^'icï- Pjpicr (£1107. : lUomCt cLxhe, cctf 1 niiKorr^y )3 J j| \X 
dam le Puuiîcr» 3 «ol. de 4; À s: 1- ddns les Êvui^leSv Thrts courtnU ; 
^aincï;iubrîquo;lnIti^«njtigtn^^Fd- 1 :llntfiTfwJr U0M0-..Cjniiqucfr. 
Rn du I" n». : Chon^uiP J W «Jlff* in i:i3lghtrt^ eïc, (ïV* tiick), — 71 (>• 

fit strilto nà $S9S (Biindid. l. V, oaH. 1). 



LA BIBLE ITALIEKÏJE fiV MOYEN AGE 431 

Plut. XXVII, c. 8. Haruomie ëvasgëliqvb 

Reliure des Médicîs, avec chaîne. — 260°^"* sur 190- ; i ff. Parchemin. 2 col. 
de )4 à ;7 1- Rubriques; récUmts ; initiales rouf^; ont înitîde eu couleur. 
Écriture iulienne paraisunc du xiv siècle. — FoL 1 : iTUXjminciaTiù i van-- 
gdi in vàigaTt.., Nel ptindpio era Jo Figluoh..^ Mutilé. Fin : ... tulhdtttra 
parité] (Matth-, xxvn, 64)- Lacune avant le f. 41 (Baûditii, i. V, col. 7). 

Stroui, lo. Parties du Nouveau Testament 

Adc. no j8. — 290°"° sur 125. 64 fT. Papier (fiLlgr. : 3 clefs, un A, un 
sautoir). 2 col. de )4 ^ l^ '■ Rubriques en partie non peintes. Grosse écriture 
îiallenne du xiv< au xv? siècle. — Fol. 1 : Incomincia la piitota di anto 
Jmapû... {J)acopû serve di Dio... Après les Épltres caihotiques, rËplire aux 
Ronuios, sans titre, I et II Cor., et Gal., interrompu A n» i3, au milieu 
d'une page. 4^ : Qui (amincia il libro d/ffU AHi... Lo prima mio parhanato tt 
sermoru... Mutilé au:i mots : fJ ai preti (Act., xv, 2). (Bandini, Suppl., t. U» 
p. 310). 

ASHBUHNHAU, [2;0. ËPITRES ET ÉVAHG1L£S 

Reliure veau vert. — ae^^-û sur 19?. ijô ff. Papier, ji I.l. — Fol, 1, table. 
4 : (^y noiru iia dd Noitro Signiorf..^ Qui tHcomificiatto U piitoU e Oe le^iûni 
eiangUU... {FyattiH supiatt ch'/gli è cramai.,. Fin : ... r7 rtgw di Die. 
Dtùgrùtias amen. Signé de Agniolo SerragU, 146( (voy. p. 401). 

Fîortnct. Bibliothèque MaructUi. 

C. 300. Psaumes ûe la pénjtence, etc. 

140*" sur 110. Jïï ff. Papier (filigr. invisible). 21 i 22 I.l. Rubriques; 
n^damcs, xv* wécle. — Fol. ^ (il manque 12 ff. en léie) : ... sa m[a] adope^ 
roue... 23 : Finito il tractatodi moltt cose teoJogiche. W" : Qui p<mgo i srpte salmi 
penilentiali in voigare. Ps. i" : Dcmuw Dio, ntltuofur^e non mi riprenden.., 
32 : Qui pongo i7 caUndario (saints locaux : Gimiguano, Brancatio, Zanobî, 
BrocolOf Romolo, Ruffello, Donato, Puteto, MinUtOt Friano, Ghimento, 
Zeno, Firenze). Comput d;iié de 1}&2. 97 : Qui pongbo ii tibro fiesolano (p.p. 
G.-T. Gargani [cf. Zambrini, c. 607J et par O. Hartwig, Quelkrt 11. Fonch. ç. 
âtteiLGeub. d.Sf. Fiareit^. Halle, 1&75 ss-)- îJ4 " Q"esta i la piitola che scrxsu 
Unlulo a* saaati>ndi Roma e Pitaio a Claudia... Nel tempo d'Octûviano... [27 : 
Qui ponghû la diipulatîone cfx f/ce S. Pîttro tl S. PmIo a Roma chon Simone 
nuigho,.. Santo Paohetendo a Roma... Fin : lo Marcello diicepolo delf appostolo 
S. Pia-oqueite coie vidi et à îKripte. Dâo gracias- A'iitH. (cf. R.-A. Lipsîus, Acta 
Pétri, 1S91, p 43). (Fantaoi, Borghini, (863, p. 48S). 



42i 



£, BE9LGEA 



Fl(*rcnrt. Bihiictijéqtte ttationdé. 

Ct, XXXVU. c. ^7. Po&cmf^i DE tA vtstiTJNia, rrc. 

Attc. fl« D. 47, GfltiJc ■ Hi£ îAff ni Jbnwr^T Ai Btfûi^i. — I40°>" «^^^ 
Kl) . 101 C écrits. PjpIcT^ — Pd^ 1, ibie évt Igtba ik Rome (en t^c, use 
nooe PU cn>'on : CiJiM, ii*Ut dftM» H PjM*^ ' ^mj-n'ati^toiri «It TVrrd tomtê. 
dutqgr, uSi)- ^ ; iMr (vqfffi' f /rf4krj|pÂ> ab& ^^ il AiM (Jcscriptkni de 
Kot&c)- 14 r» : (Aicalf io«> If iWii^nii/ fb tem miUf ihftit 44 Vahm o/Al ià 

^ /> ptngfittilitiTni iUitû Ttrra MiKta.^. 97 : E puilm ^«ÂAmCÀdii pbV^>- 
ft. !• r Sinçwrt no» mi tifrti*in$ ntt iac/urcrf^.. lOJ : IJ vtU ^<'U ^Jh* 
Ybni Cfittc Jhêt inta U trvtt... jn'tifjihn. ^mrn. 

Cl. XL. c 41 t £rrkArn du Ëvat^gilc PtAuxu Di la vftKntKCï, ne. 

Ane. 11*667. — aiî'^wrui- isï ff- PapîerCfiligi, :ccrf, 4p{«t 6chcl}«, 
etc.). Rubriitun: r^chmn. xiitïié^le. — FoL 1 (jinoien) : ^.. fiMtfî^iui... 
Ëximiii divcn ^cj^Ëvânjcil». 14^ Pauion, «n vcn itiKcni, |7, frA^mcaî (Ton 
trairf de motjlc. 4J ^. Limcnwilon turU Pasion : Pian£rt4 £aiie... 4S w, 
U Vrngvantv <lu Christ ; tfil U»*pù H Tihfwit (cf, TiKtivncbrf. ft- -qlwr* 
ï* àJ., \}. 47:)... i^\^ ; Pfl/iY uaiîro ilipoito... tj) firmv ^hmmaianjrJti» ti i^„ 
6f » suite àa xrûtù de moiMlc 99 : Exf^ù'U HA^r Ji lïtiW J> f^i^rfk. tôt : /nr. 
tihci MWitani. Lo tuauftiruùitneiiio ^i lar^^vthJine dt nh Jirt^.. m6: Qmtii 
iono S uttt laïmi pnutnâah dhfnsti mi i^en. CmI iWMifiiiyiJ Ja gltM (»ic), 
A^ntiV Mf IV juiiiit rdo. Staurt. nom ni rifrtndtrw m (ad/ïvpi.,. 119 ^i TV 
/VufiT tft Cantii]ucs. 

iioruf; lorfi^, loi ff, ParcliCRiIn. ifi II. Lcnrcortift auto]. 1. ficritufc 
ItUlennc du xiv> »i6;l«. — 1 : Qui iii<vuneùmi U \Pftnrbiii] Sa^mont... 
7Î {74 ** tet ta Wiac) : Or i-U ^ ^W/ci tiV^o.,. (Ecci^, :, 9). fia : ... e 

De» Écola iwï lie Florciiïc. — j^u*» mir aïo, Aj ff, Pjpîer (fit(g , imf 
tonifie crtl^e), jg i4o|,|, Kut»fiquc3, Ëfriiurc p«tal»tni dnxrN* Utdc. — 
Fol, 1 ■ Inamiiwia H prcinghj i^pra d iolunt.., OnHl fit f^t 4i ^la-mmr... 
V* ; table, 4 - *"frt qufilù hu^mo. . Canii-^ueï. Fin : Soft^ Maria 6n ptr Mr\ 
**«« (L. Gemile, Oif*;., 1889, p, 

P*t.. ï. ÊvAJiciLn Dts ninciïtCH» tT rfrrta 
i^-*ur w î6lf-Pard>cmïïi. j col. de iSi^i l R«bfîq«>- xiv^dtde. 



LA filBLE ITALIENNE AU MOYEN AGE 423 

gni nti soU (Luc, xxi, 35)..' Fin : ...Vuorno mm ipartUca (Matth., xix, Q» 
(Genïile, p. 4). 

Pal. 5. Éfttrés de saint Jacques, etc- 

a2o™i^ sur lîî- IIS ff- Parchemin, 55 i 37 1.1. Rubriques; ri^clamesï 
initiales bieues et rouges. Xiv* siècle. — Fol. i : litcomincia una epiitola che 
mandat S. Gieronimo âoctûre a Ddemelriaât, Se iofossi... 28 v° tQaesta rpiitoh 
vnigari^ il venerabUe maestro Çanobi âdV ordine di frafi pr/dicalori f>er ulUitaàe 
di chi non iae gramaticfta. Qutsia h una epiitola comoiatoria di S. Gtroninw... a 
utw iuffTfno.., Aâvegna chf cfrtiisimamtnte,., 43 : La soprascripta phtoia vuJga- 
riçoe NkhoiA de Ghino Toria^uinci. V° : Incomituiaii la piitola di S. Jacopo 
apostoJo in vulgare. Jacopo servo di Dio. . ij : Quato è uno sernume cU ftu 
5. BirnaTào. i&uorao che Ranima ralîonaU... 50 ; DfUe infermitaâi deï corpo... 
51 V**, sorte de catéchisme : Qutiti tono i setti dont ddh Spiritu ianclo... S 7 vo. 
Le Credo commenté- 63, priùre. 64, épître de saini J^me à Ru$ticu$ sur li 
vie monastique- 79 v^, épiire ù Eustochium sur l'amour de la virginitë 
(Geniile, p. 5)- 

Pal. 6. Apocalypse, etc- 

290mm SUT 215. 167 ff. Papier (filig. ; couronne surmomée d'un R et d'une 
croix; étmie; griffon; gril), xivs siècle- — Fol, i, sermon sur Gal., V, 2S 
(sur La disciplina dd ipiriluaJi).,. iJO vo ; IncomiaciaVApocaîipiidiS. Johanni... 
La reuelaticne Jpocalipsi.., 167, traité de la Simonie, mutilé (Geniile, p. 6). 

COSVENTI SOPPBES5I, B- }. l^y PROVERBES 

De s. Maria Novella. — 21$^"* sur 150. Parchemin- 1 col. de J7 à 42 1. 
Initiales rougeç. xiv« tîùde- — Fo!. i : Jl tenpo du Salamoru... V" : QuesU 
sonote paranie di Salamcne... 44 v° : Chibene averà ^uatdati H chotnandamenti di 
satita ecrrsia et de li evangdii aerariuo choronali. Amen. Suit une teceiie mÉdi- 
catc. La suite est un autre m^., ^ur papier (Le Long), 

Cofjv, SOPPR. C. î. 175. Cantique des Cantiques 
ET Harmonie ëvancéiique 

De S. Maria Novella. -^ 305 çur 130. 171 ff. Papier (filig. : grenade), 
a col. de 31 i 5ï 1. Fin du xiv siûcle. — Mutilé- Fol. 4(Cant., lï, 2) : Corne 
io gil^îio naide in Ira lespine... 9 vo : Seqwntia santi egtiangdli seconda Matteo. 
Lu Ubro dello ptinntiido dijhesù Cristo.., Fin : ... r piûntavi îehiume erhe. 

Conv, SOPPR, F, %. 178- Évangiles et ÉprrRES des dimanches 

De Vallombrow- Queito libro i di/ra Curtio Btildovini. — aSs™™ sut 205. 
no ff., numérotés anciennement, Pai^er (fiLigr. : fleur entre deux feuilles). 
30 à 34 1. Fm du xv^ siècle. Manque le commencemem. Fîd : E quelgli 
diàrano ftitto... 

CoNv. SOPPR. 1, IV. 9. Harmos'ie évangéltque, etc. 
De S. MarcO} n^ 727- En téie^ un blason : « laillé d'or ei de sable, A une 
bande de l'un en l'autre, accompagnée de deui croissants de même d (Sala ?). 




424 *■ iKWïjai 

id9 A ;jl> IniiîdloblcuactKiuitci. Rabriquci- av*mCJc. — Tibic. ^ X'rf 
prûtipic jvfT ri Fî^luêîa di Dh:.. tin: ... « uyhi'infJi» i»o mir^hfiti. Aim^. La 

1e to/^^ ^^ ^it^^^ lalniv fât vu 1 ;S^ p4i Giovgù» Gvcd, AwUcs itinacdid 

n'> Ji;>H. Lit ;ki'tW« iff' \. 5. GinA CmjJu, fJ jf mN Ji'wibu A' ddW m inta 
iM tull'^tart dé nwwr S*9 ?i^rû ta G4/ruaim (d. ktm»nhi, XIX, ;iO)... ïnlt 



H* tltO. NOUWC TCTTAKCSIT 

D* U T>ÎH1cih6iiue fAmodo di Sji>g;illa (n« 90), — Hi*" *nr 3^5. 
iSS fî- J <cl àt \a k 41 l. Pjpitr {^X%t^ in^M.). lnî;Ut«« Utucs et 
FOu^n,Rv«cfîUmtiitïvii>1cis Rubriqnrï: ikmoourjnti. rftbmn. iv* ttêde . 

rfrjim. Quii-i li iûtaiticlmii^ i ujnti tiUigfih^.. M4tUt if fjbiui- ntUi [ayiimr .. 

rX/cvdJfj JJ idnfiD ^Mmuu^ rtut^^/jfij, bt yvo/' ^ ^ Mnfa fnfimdttà n ai 
Mnft) ^<^^^^{v7t tir ffrii/tD^ iCK<!frrif il li ntcClt ititUiHù, DicçntûUA Awwm 

[Si>Tii>. Dtl Ke>. 

4ni3»** «UF 390. tSo 0. Papier- 3 ool- de ;i i ^4 1. Rubrique ; p r e aii tun 
llgrrc* de ch^qtic ïrre en uiimk: r^Umci; litro «ouran» iov|EC«. kiv* 
tlôclc- — FoL I ï Qui ir ftfwr'itf 111 iV Vlt^ if/tb fkiUiiutifh^ Ji Sai^mtmg, C^. 

nti jArv. Qtd lé ^ «wyi'aib tJ^-^Ufiti in wighirrr te jMieiurijM ttmf^J^^t^ 
rvât)fifhiia tt afmMh tl iiwwa f«i JlràKÙ Iuii9 U UitdtBiKÙf hmwo i'h va^^tan, 
Afnir (ÏMrixnl). 

390»* ur 32\ Eiiff, Papier (âUfr. in<.)- H 1- ^^ 1^>Ài«'v ptrihdn: Ju 
MV* au X\'« fciiïlf . — Fol 1 : ynfc. .V*//^mf//»>o»tn tf Ft^hM^f «T/itib/.,. MdiiU 
aprb les fnou ; Tu n^' «r^»' «A»'^. '^ mi (JLMt, x^. 17). ^ : L^^oidc 4c 
novfntkMdf bCmilHlprtitJE-;.. «r mllat^jim^ditMntSittvan^^,,. 
n lUàJr f (tf^/m^d ^tilt idnf UJnrid CKÛ Vi (-JirjM Cr/iM. £irJ/dt#vJiwnAï il <flrjd 
Cr^M.-^ 71 v", oniiûti oampotdr Jt^t vpf Pjrclridcbcralx, 7J, |unptir4ic 
de ror«ii»oit ^omînicilti (mutjl^)» 74 t*. pHiLiiuff 3c U p^ûcncc, co Uiiq. 
77 va : Qiii\U fi^l'iîtt truu^li^ uu^iJ /t.'UfTv^na ruAvr JI&i«mAi,., 5i. f r /-lorr h 
fàrti. I r ( (milrc nïi.. Xv< XVj* li^lc) : Ejxâtcté di mnarrFr. f^Hntrai «3 fr9m 
t'HitmUoJ^ti Av\-isi/>U... iio, correspondance de PwJ er de Sdnèqoe. f 3* : 
Prvwr^Ji/ntgCfOMfov