(navigation image)
Home American Libraries | Canadian Libraries | Universal Library | Community Texts | Project Gutenberg | Children's Library | Biodiversity Heritage Library | Additional Collections
Search: Advanced Search
Anonymous User (login or join us)
Upload
See other formats

Full text of "Journal de la Société des Américanistes de Paris"

i\ 



JOURNAL 



S0GI£:TE DES AMERrCANlSTES 



DE PARIS 



NOUVELl.E SEKIE — TOME XV 



AU SIEGE I)K LA SOCIRTE 
01, BLt IiE Bvrron, 61 



192:) 



JOURNAL 

SOGIETK I)i:S AMKHICANISTKS 

dp: fa his 



SOMMMRK 1)1' TOMK XV 

I.isto (lev Membros <le \a ^l'»cltl^ dt"* \mcriL.mi>-les tie P.ins . \ 

llenrV Vi«.'naud par Ilt>nii (^oidici I 

The name -^ (miana i- , b> the lte\ Jnine^ W'llhariiv )9 

Thf Ai;:otikin afliniiv ni \ui-ok and Wivoi kinship terms, by K. Sapir. 37 

In in.imisiTil judiciaire de 1534 njihuatl-espapnoi, par ie H"" Capilan. . . 7"' 
l-Uii'tle sur (k'ux carten dOrom-e l-ine de \5'M el 1530. par Ie L'-coloiiel 

I,;iukI'm?< ,■•■■■ ^'-i 

!.es M.'tkii dii Jdpura^ par Ie P. G. Taste vin^ ,1*9 

l,e!*pftrn^lyphesdel.a Pedrera, rtoCaquclafColg mbie^ par Ie P. CTaBlevJii ' liYJ 
Ij f.ttnillc hnt'uistique takaiia .suite\ par (i. de Creqiii-Montfort et 

P. H'vet :..,. 1:2! 

I. orff viT ne dii ( Lhiriqiii et de -Colombie, par H. Arsandauv el P. Rivet.- U»'.t 
I. infevrerie prt'vo'ntnhieuiie des Antilles, des (luvunes et du Venezuela, 

d.iiis se> rapports avec IVtrft-vre r i e et l.i nietallurgie den ^utrea ie}?u>»s 

aincric.iinc;:, par P. Hivet \K\ 

I^o(■ulIlenl^ sur quelques Luij^ue-; peu coniiues de rAmazone. par Curt 

Nmiucndaju et K. If. liu Vjllc Beiites . . . : ai.") 

^'ole^ sur ies (^hactas d apre? Ich joiirnaux de voyage de R^gisdu Koullet 

, 1V>0- 1732). par Vlarc de V'lllier*.. ._ '. . . . . *J2.1 

Acles de Li Society iiiovecnbre l9'^'i-juin l9-23i 'iSi 

\ccP>l<.t:.e. Manut-IVu-fiitcBallivianiP. Hivetj ; EduardScler P. Hivet:. 1279 

MeUniTes ft fuMjvelles americani^ten ' '2SQ 



Hibiinf,'rnj)hie ameritaiiisle. par P. Hivet 3.^3 



l.ei < tjmiiiunicalioiia coin.-eriianl la redaction el Ies demandes d'adhetiioa 
i la Snci^l^ doivent f^tre adressces a M. Ie D' Hivet, secretaire ffeneral, an sie^p 
.Ie id Soiirtf. H). rue do Huflon. I^aris, Ies cutisalions a Monsieur Ie Marquis 
<ie I >e(|ui-M..ntf.>rt. treaone;-, l(i6, boulevard Bine;iu, Neuillv-sur-Seine (Seine '. 
r omplp de chfijup> po^taux \" 507 30. 



AboDoement d'ao an : 30 francs 

Prix de cha<inc tome : 30 fra'tici a roxeeplion du tnino XI fn"* lerie) dont 
I'' [irix ol de fW) francsl. 

I.e l'<dfrjculc I du tome III fii"' berie) est opuise ; Ie fascicule 2 dn tome XI 
ill"' sfiio n'-jht pas vendu isol^meiil. 





















^^K^^^^^^^^kI 








M, M,, \ |(,\\l h 







HENRY VIGNAUD 



U mort d'Henry. Vighaud, le samedi -de septembre dernier, a privA 
la Soci^W des Am^ncanisles de Paris d'un President aim*, dont la 
science ilait universellemeot admir^e, lant en France qu'4 I'^lranger ; il 
avait conserve, juaqu'ii I'Sge de 92 ans, loutes ses faouIUs inlellectuelles, 
aifisi ^ue sa puissance de travail. 

Comme il me le disait jadis, Vignaud navait pas dans Ics veines une 
seule goult'e de sang anglo-saxon ; son arritre-grand-pAre, Pierre, n^ 4 
Nlmes, avait ipowii Marguerite Fomisa, n^e i Aries ; ils passferenl k la 
Louisiane t 1« 6n du xvMi' siecle avec leur Ills Jean, n^ lui-m«me k Aries, 
paroisse de Saint-Louis ; celui-ci ^pousa H la Nouvelle-Orl^ons, le 4 mars 
1793, Mariane-D^ir^e FouQur, n*e k Marsenie, fiUe de Joseph FotguE 
et d'Anne-Cicile Maisow, tous les deux de cetle ville; les sept enfants de 
Jean naquirent tous 6 la NouvcUe-Orlians ; du second, Jean-Lucien, n^ 
le li oovembre 1801, mort le i juillel 1850, marie a Cli5inence Gode- 
noi, de la Nouvelle-Orleans, naquirent six gari;ons et filles, dont I'ain^ 
eUil Dotre ami Jean-lUliodore, connu depuis soixante ams sous le prcnom 
de Henri ou Henry, qui avait change son second prinom qu'il trouvait 
ridicule. 

Henry Vignaud naquit 4 la Nouvelle-Orleans, le 27 novembre 1830, 
mais il passa I" plus grande partie de sa vie en France, oil il ipousji, J. 
Paris, Louise Comte, qui lui a survecu ; il n'a jwa laiss* d'enfants-efloute 
sa famille amiricaine est reslie aux Etals-Unis. 



D'abord professeur de langue franijaise dans les ^coles publiques de sa 
ville natale, de 18.')2 k 1856, Vignaud se lan(;a dans le journalisme et 
coUabora 11 difl^rentes publications, au Courrier en particulier, jusqu'ii ce 
quil creit en 1857, dans la ville de Thibodeaux, dans le t'omt^ deX« 
Fourche (Louisiane), le journal hebdomadaire appeli I'Union de U 

SoewfW del AmArieanislfi de PMrit. 1 



2 SOi:lt:Te I1E» AMfiRlCANISIES UE PAKIS 

Fonrrhe (jn il ccinlinua jusquen ISHO, ('■poque & laquelle il fit parailre S 
la N..u\,'lii'-(lrU":iii>, uiio leviir lieljilohiadairi:, la llenatsaanre louiniaiiaiie, 
,ir-^iii,- (lis |h.|uil.ilii.n>, franco-ain.'ricaiiies, qui conlribua puissamiiient k 
loxpansi..!! ,1.- 1.1 laii-iu- rran.,-aisi- dans le pavs ; I'art dranialique avail 
Littiiv Vif;iiaiiii .11 riieim- Icmps <|ur le j..urnalisme ; il ocrivit deux dranies 
en ciiK| ailev ivprvsenles ii la Nouvello-Orleans sur le TheSlre fran«;ais 
il.. colli' ville : Jniir Crfi/; en IS."!, el la VieHles.se Jes Mnusqlielaires, 
le 2:1 UKii IN:i:l . ees deux pieces sunt reslees inediles. 

l)e ;;r.ive-. .veiieinenls devaient chanj;er le cours de la paisilile el 
laborieu^e exi^-leiRe de Vignaud. On ne saurait oublier la terrible crise 
i|ui nieiKHM luiiile des fttats-I'nis d'Amerii|ue, en separant les Ktats du 
Sud Jes Ivl.ils du Nord. l,a guerre eclala brutale, terrible, entre les Etats 
du Nurd .1 du Sud des Ktats-I'nis : nalurellement, Vignaud prit le parti 
de ses coiiipatrioles. el en juin 1861, il fut nommfi capiUiine dans le 
r>- r>;,'iiiient (!.■ la Louislane, niais, en avril 1862, il fut fait prisonnier ii 
hi NouvelleOrleans. Toutefois, il reussit ii s'l'vader peu de temps apri!S 
,iNec del depeches el des Icllres el 4 gn'gner la Ccindmission des Ktats 
confederes ,i I'aris, qui allail deveuir pour lui une seconde patrie qu'il 
ne devait iilus (]uiller quune fois, pour aller chereher aux Ktats-Unis 
lade de . retonslrucliim " necessaire k oeuxqui avaient pris part A la 
L^uerre ci\ ile et qui desiraienl reei»u\ rer leurs droits de citoyens. 



\ Pans, \'if,'iiaud reprit sa plume de jounialiste ; entre en 18C3, k la 
Oniini^siuM .des I'.lals cunfederes, il _v resla jusqu'.*! I'annee suivanlc, 
etiiU Lh,ir_-.- iiriiicip ilenienl de la Presse ; celle mfnie annte commeni;ait 
^,1 c')ll.il)or;itH)n au Mpinurtai Dtplninatu^ue ^ avec la revue lies thf^fttres 

t - i,4^s cours ie prise aux t-ltaU-Tnis M^moml dipiomatigtif, 20 dec. 1863, 

J- iiur« I'M. I, I ainl 1SS4, :. Kv. cl i juillel 18C5). 

\;a I , Ucjur,.j;Bnl, feinmc du general ccmfe.li'Ti; {Ibiil., 3 avril IHIiil. 

;'.i.y , 1 5..|)t ISfii;. 



- [.,■ M iii>rTii' i^lecloral am Klats-'ius Wr'mona/ diplvmntiqtie, 1876, 3 

trt.i :■■- 

I..I tli-.Mit' It la [irahqiie lies Ass.-mljlei -^ i-niiis(itiiaiilfs am Mats-tnis [M^inu- 
-:jl ./.;,/'. in i/r/ur, ( H : 'J , 1 articles . 

- !..■ siiili-i^-i. unii.i-si-l cl le I'micipe rep.ililiraiii Ml':,:;,;.,! ./i/;|i.....i(i7Ur . 

— I i. Iiro.tdr llriiaturalisation '.W<'inoria( i/./fomadyur. - arlK-les, 18741. 

— la l'liiloso|.liii' i-'isitivc et U refiirmc sociale }Ui,t,irUl ,Ii[,l,i,„HUqiie\. 

— 1,1 relati viti- ilf la louiia issa nee [Sii-muri*L difii'inttliqite . 

— 1.3 uiuLiilys ini-laptivsiijijes ilaiiH I'l'^cole revoliilioiinaire \M^tttii, tal (itj)loma- 

./'"■■ 

1, allusion lie liKalitr humaine .M^m'irtal dtplijmit,</iip) . 

— La liji du I'ro^reii U^'norinl dipUjm^tiyuei. 

-- I., I i.liilosoidiie positi\t'it M l.ittre (.W^morial <lipL>ma[i<jtie i. 



llfc;>M\ AII.AAI II 








- ; 


UM 




K 3 






<] 


ill! 


a 






3 

< 
z 


- o 

- fe - 


o 
? 


(. r B 


" > f = s ^ 


u 


° • = 


a i i ~ "■ 


a: 


>r r s 


! 1= t:? 


u 




"i^il 




* : 


--i- 




!- 


2 iJI 



S'i 

a E 



-1B- 



.s s 



5 — 



Hi 
- ■'I 

N 



■-Si 
■ 3 i 5^- 






5 S S| 

"I i-i» 



■ 



i' 



i S S J ; 

■ i ; o - S 

B : = « = 5 

•J • 3 Q ►• c - 



4 r- ° 

2^» 



K 



■i>»- E 



IH 



■Sot"" 

° s ° a <; 






i HOCI^£*DES AM£RICAM8TE8 OE PARIS 

qu'il r^igea jusqu'en 1892 ; plus tard, il devint cidministrateur et 
co-proprietaine de ce p^riodique esttme, auquel il donna un grand oombre 
d'articles, sur le Droit constitution nel et international, sur la Fhilosopbie 
et ia Heligion. Son activite lui perracltait en m^me temps d'etre le cor- 
respondant parisien de VEsiafette de la Nouvelle-Orldans, du Cosmopoli- 
tan, jouraal hebdomadaire de Londres, en meme temps que de Vlndex^ 
organe du Gouvernement confed^r^ dans la ca pi tale de I'AngleteiTe ; en 
outre, il etait redacleur pour la politique ^tfaogere au journal quotidien, 
VEcho de ParU^. 

Ea 1869, attache k Tagence diplomatique de Roumanie k Paris, il 
occupa ce poste pendant plus de dix ans. Pendant la p^riode si difficile 
de 187i, Vigiiaud fut le secretaire particulier de M. Washbubne, ce 
tninistre des Etals-Unis qui a merite la reconnaissance des Parisiens, 
pour SOD attrtude lors du si^^e de la capitale par les AUemands. En 1872, 
Vignaud est attache ofBciellement k la commission ^am^ricaine des 
reclamations de V Alabama, envoy^ par le Gouvernement des Etats^'^ 
Unis k Paris et en Suisse ; en 1873, il est Commissaire honoraire des 
}^taLs-L'nis ii rExposition uoiverselle de Vienne, et deux ans plus tard il 
est delegu^ des Etats-Unis k la Conference iiiternutionale du Metre, k 

P^15. _ 

Enlin, le 14 decembrc. 1875. Vignaud etait nomm^ k Paris, second 
secretaire de la I Ration des Ktals-Unis, dont il devint premier secretaire 
en 1882, fonctions qu'il exej^a jusqu'au 7 mai 1909. On voulut alors le 
nominer ministre plenipotentiaire dans une republique de I'^nierique du 
Sud. \'ignaud d^lina cette olTre k cause de son age. Pour remplacer la 
pension que les Etats-Unis naccordent pas k ses anciens agents, la col<>- 
nie am^ncaine de Paris, a laquelle il avail rendu tant de services, spon- • 
tanement Im coastitua une rente viag^re de 10.000 francs ; le gouverne- 
ment americain lui atlribua le titre de Conseiller honoraire de I'Ambas- 
sode De 1905 k 1909, Vignaud, nombre de fols, avatt ete — Charg e & -- 
d' Affaires . 

Travailleur acharne, on le voyait pendant des nuits entieres, penche 
jusqu^ I aube sur son bureau, s'usant k la tAche quolidtenne de I'Ambas- 
sade ! En verite. il en etait I'ftme ; aussi, lors de la visite, k Paris, du 
President Roosevelt, ce dernier put-ii s'ecrier : « Mr. Vignaud, you may 
say, I am Ihe Embassy. " 

I - l..a conf(^rencp de llonn el Is quetilioo du Filioque iL't'cho, 11 »ept. i881i). ^jj 

— Huv, Uic Kr*-nch Budgtrl is prepared ind voted [Conaulmr RrportB of the UnUrd 

>lMl"M, >Urch, 18»8|. 

- Nationality lu France. How the l|w affect* Americao (^itiieni (New York 7 ri- 

huri". Aup. fi, !M>*8 . 



HKNBT Vir.NAUD 



Vignaud rempla^, en 1fl08, (lotre commun ami, le D' E.-T. Hamt, 
comme President de la Societe des Am^ricanistes. Libre, dans un milieu 
favorable k ses travaux, Vignaud, k ses rares heures de loisir, poursuivit 
sans relScfae ses etudes historiques relatives k I'Am^rique, dont lea prin- 
cipales se rapportenl & ToscASELti et Colomb, k- Chhistopre Colonb lui- 
ro^me, ^ Americ Vespucf,. 



Paolo tial Pozzo Toscanelli, astronome florenlin, nurait adrefise, le 
25 juio 147i. k un chanoine de Lisbonne, Fernam Martins, une letlre 
qui! aumit comniuniqu^e ensuite £t Colomb, qui aurait d^termin^ celui-ci 
k chercher \es Indes par i'ouest ; cette letlre, si elle '^tait.Rj^lhentique, 
ferait, dit-on. de son auieur I'initiateur de. la d^couverte de TAm^rique. 
Des 1 900, Vignaud publiait un m«^moire avant « pour objet de montrer que 
cetle piece est apocryphe et qu'elle a ^t^ fabriqu^e pour confirmer I'as- 
serUon de Colombo que son premier \oya^e aurait eu pour but le passage 
aux Indes par I'ouest et non, comme on le disait ouvertemenl, la 
recherche de cSrtaines lies surlesquelles il avaitrecueilli des indications ^^. 
Ge menioire de V'ignaud, d^velopp6 dans un volume de 319 pages, paru 
en 19'0!, chez Leroux, fut le p4iint de depart dune longue et arciente 
controverse, k LaqUelle prirent part un gi-and nombre de savants et dont 
Gustavo I'ziELLi a donn^ la bibliographie en 1905 '. 

1. — M-^moire lur I'lutheDticil^ de la letlre tie Toscanelli du 25 juin l47i adi-css^ 
(l'ih)ord III Purtugain Kernam Marlins el plus lard i Christoplie Colomb, pai- Henrv 
Kxlrail du llnnxple rfntiti tiu Congr^a international dtt A nitric an inter, 



I en 



CD iejilembre 1900 . — Pr6c6d(^ d'unc R^ponae a roes critiques (l^ettres ^ 
MM, G Liielli, Hermann Wat.'ner el L. Gallols). — Parift, Ernest Leroui, 1902, iii-8, 
pp. iL-.ii -^' ift. n. ch, 

S«;onde tdilion du Memnire lu en 1900 au Conffr** ilea Amirieanintes, avec I'addition des 
[n.j» IcUm indiquM* , cclle Uc Uiielli ml une r«p*in»« k sa bmchure : TotcsnelU, Colombo 
e U J*pp«sJ* del Pilniu \ cftlc dc Hermann W»(ni«r rrfphqu* it un anicle de 'ui dins la 
'.■olUngu£Ken gelehrifn Antigen, [tprlin, 1905 : coHc de Gultoi* r<^p<»nd k un article de* 
\ '!t"ui*.» de G4<fgr»phie du li mt\'% 1902. 

— Gintavo Liiclli — Toscanelli, Qjlniiitxi e la leg^g^erida del Pilota. — Fireoxe, 
VI. Rrcci. {•^■1. m-«. pp. 38. ^ 

KtLraLlii dilU fliriif* gtoyrtfic^ i/iiVaoa, Anno IX. — Fancictilo I. — 1903. 

— ■ Toicaneth and Columbus The l>elLer and Chart of Toscanelli o« the rwite to 
tlip Injjit^ b\ way of the NN'esl. London, Sandca, (90*2, in-8, pp. xii-365. 

\ tmoii inpliii^ du hvre iuninl avec dc nombreui chanKonieJits el 4cti augmentationa. 



SOtilfirt; HES AMftRlCANISTES l)E PARIS 



II fiiut bien avouer qui', pour la grande mosse du public, I'histoire He 
r.oU.nilt tUail renfenn^e dans I'ouvrage populaire de Washington Irving, 
[.am en !818. ^l surtout dans I'ouvrage de Roselly de Lorgl'Es, qui 

/ 

— U t^ure el la t:arte Toscanelii sur la Houte deB Indes par TOuest, adress^s 
eii I »Ti 8u Porlu-aii Kernain Mirlins ct traosmise plus tard k Cbristophe Colomb. 
Kiudi- LMitjque sur raulhentlcit6 et la valeur de ces documents et sur les sources des 
rUvs losnioprapluiiu.'s de Colomh, suivie des divers texles de la letlre de 1474 avec 
Ir.vluiiions, aiinnlnlions ct f.ic-simiU'. par Henri Vignaud... Paris. Ernesl Leroui, 
i'.^H, tn-8, pp. \vt5-3(9. -i pi. horslexte. 

F,.rtn<? le Torrif Will <iu Hecaeil de Xoyagtn el de Documents public eouB la direc- 

!inn dc MM CM Silipfrr *;l Hfiiri Cordicr. 

iletir^ Vi^:iiaiul. - [j U'ltre de ToQcanelM. du il* juiti 1 47V, 8ur Ifl route des Indes 
j,,ir I'Due^l. Imdiicljnn frnnvaise foitt sur la piiotoi;rapliie et les transcriplions du 
U\U- lain, de la i:olombine, donuees par M. Marrisse et par la fiaccolla Colombiana, 
;i -(-nmpflcn^s de nolen crilnjues, historiquoB et gt^opraphiques. — Tirage h part de 
rApi-^nJi.r A Hii volume : La Lrltre et la Carte de To»canelli, elc. — ' Paria, Ernest 
l.croui, 1901. in-B. pp. 22. 

Tirade i bO ciempUircs non mi* d«u* le commeri<. 

— * La Carl* v el Mapa de Toscauelli sobre la ruta de las Indias por el oesle 
onv iado en HT4 Traducida dc rrances y anoioda por Juan B. Eiisenat. Madrid, 
s d. 1^-2'. in-18. 

Tradiirhon ciactc du pn'Ci^clent. main «vcc suppremion tie toules lea notes el piAces ju»- 
lilicilive* 

— ■ loscanelli and Culumbus. teller lu ProresBor llermaon W-aguer. Nnc York 
ll-r^h!, tu. ue karis. 27 juillet 1902. 

Hi-p"in'(- k une l.llrc parliculierc du profe^^eur aUemand cxposant 8C« critiques iur la 

— ThV Columbian Tradition on llu- Discovery of America and of the part played 
1 1,, rem b\ the Astronomer Toscanelii. A Memoir addreased lothe Profeesftr ilermann 
W,,».n-r nf the Liiiversitv of (if.llinjren and Carlo trrera of Bologna by Henry 
V,..iiau.| Oitord at the Clarendon Prehs. 1920, in-8, pp. 62. 

— .Sutfs on Ihe So-calleM Second Letter of ToBcaiielli, Suppospd lo Have Been 
A-l !n-ssei] Lo Chrisloplier Columbus, and Its Bearing on the lliatory of the So-called 
i- ,,^1 [.,uer — V.s Jolin H. Shi pley . in-fi, pp, cb, :iOr.-3-2n. 

Hr-unnicJ fi'im llic TranMriinni of the liilcmulional Conjrrefta of American lain, 1902, 
-- Tf.^raiieili ami CnhiinttuH — Lettern lo sir Clements R. Markham,. . , President 
hQN,Tl i.foi:raphi< al Sotietv, etc., and tn C. Haymond Beazley, M. A. With an 
I'ilr'i^iiii-|nr\ Note and Lhr Hibho^raphy of this (Controversy. London, Sands & Co", 
■l>ii, .l,-K, pp. ,tl, 

I.« pri-t-mf r^ tic re* letlre* est en ri^ponar k un arliclf dc Sir ClementB Markham, paru 
l1*ii^ 1.- l.itTtry Supplement Ju TimeM dc Londref. du '. nov. 1(K)3. La •ceonde vise un 
iiUch-dr Beazlcv, public dan* \r ''^aardian de Londr««. du 19 no*. IMlt 

— To^-r-anelli a rtd Columbus — A Letter from Sir Clements R. Markham. . . , Pre- 
V, it-iii i.r the HovbI (iioj(raphic»l Society... an<l a Reply from Mr. Henry 
\ r^n»')'\ London, ■>»hiU Si Co', 190;{, in-H, pp. 40, 

Hbhovriphif pp. S, 6 



IIKMIV Vlfi.NAl n ' 

attnbuait la dScouverte de lAmerique par le navigaleur geiiois ii une 
inspiration divine et qui fuUtwi-Re, en IS93, cest-a-diio pvn de nxiis 
npri'S les fetes du Cenlenaire de Iluclva, en oct<d)ro IS!I2, par la rcnie 
regenle dEspo(?nc, de Iransmeltre sa demande diiitri)iluclinn de la cause 
do boatilication de Colomb coninie le postulateur altitri' do cette cause : 
on salt que le projet echoua, k cause des rela.tibns de Ihoinme provulen- 
tiel avec Bealrii Enriquez de Arana, mere de Fernand Couuili '. 

Sans ebranler les bases m^mes de I'edilice sacro-saint i-lcve par la 
legende et la ilevotion colombiennes, Henrv IIariiissk avail ueanEUoins 
projete un peu de luniiere sur quelques points obscurs de la vie du navi- 
UHteur. ii laide de documents qu'il a insi^nis, en 188f, dans les deux 
volumes intitules : Chriilnplie Colomh, mm Oriqine. sa Vie. se< Voi/ages, 
3S Familte i-l sea Descendanls, qui font partie du fleciieil de Voi/aijes el de 
DnrumenO que j'ai public avec le rej?rette (Carles Scliefcr. 

La l^genJe de Cliristoplie Colomb ravonnail done dans un ciel presquc 
sans nuages, lorsque, en septembre I'JOO, a la douzienie session du Con- 
^res inlerniitional des Ainerieanistes, tehu a I'aris, les declarations de 
deui savanis etran^ers, iconoclastcs qui osaient porter la lumii-re dans 
une " nebuleuse > histoire, eelnlerent comme un coup de tonnerre. 

— |j Route lies Indi's el l.'~ In.lnnlioiis ,|iie Tosrsnelli aurail fournies ii Colomb. 
I.cllre au D' Jule» Mee», Ip (.mid, .pii iMuri.i inUreiner ie D' Sopluis Ilu^jr, de 
l>^.^-J-i.^ i..r Ilpnry \\f;»:w\ l':iiis, Kni.'sl I.iT.iui, IWI3. in-S. ii|i. :r, 

En lite HiblLOfrapliic il.- U I '.ml tm wr^c Suilc 

— I J lelln- de To»caiiol!i .< I liiislnplif ('."Iciinh I'l 1,1 route vers les liiile^. I'ar le 
l> Jule, ^(ee^ S.,r. ru.j llrl.,r r„;,.j . Ilul . XWll, l!)(i:i. |.p, 15K-f;6). 

— Bililinifriri. riella |...lenii.M rc.iuernei.Li- l>:inlo Tosmnelli e f'.rislnf.iro ( .jIoiiiIk. 
orik-inili Idll, ron,unir,.(inni di I i.m/^.lc; d,- la ll(is» e ill Enrico Vlsiiauil al ( lolifresso 
.|e([li AnuTicaiiuli Icuul.i a l':irijri ri.-l ^illrni lire del i'MKI — Satck. eoiiipilalo da 
hnrn o S.^rnau,! |.ri,n.. Sci;rr I a i hi del 1 \iiiliaMiala de(;li Slah I mil » Panni Ira- 

lolUi roll lnlio<liiiione e afviiiiile Ji GiiiUw, i:,iilli, - Nnpoli .\, Toeeo-.SalvicLU_ 
VM'i. in-«, |i|i. J6 

tUU-.llfi .lull AUi dfl V |•,.|,^•re".. I .e. .urnllen lUli.iie, 1 li. in Nnp.ili del li a 11 Aprdc 

IWt — Volumr T* — Seiiunc I V 'Si nnea, , pp 1:9-511, 

Ediiinnr di ^.,1,1 cenlr,dii-.-i roine di cm dieci in carta a mano di I'lptni Miliani <li 
[■aliriani^ 

- Gmlairi I iielli — In ,\lemoii,i di Paolo dal Pii/,(o To^conejli — Kslrallo dnll,i 
Miscellaiui slonr,, delta Valdesa ,, Ann, .Will, f,i.ic, il, - Delia >ei,, ii, iii 

Cl.leinorei-ilinn, Giovannelli e i:ar|,ite!li, I'JIO, iii-«, i.p. 11. 

1 1, anrienne et la nouvelle cani|iapne pimr U canonisation de liliri6lo[ihe Coloinh, 
P«r M llenrv Vignsod Joiirn S„r. Ajtifr', P:irit. N S , VI, fasc, I el >. 1909, 

PP4I"-** . ; - 

— L ancienne el la llOu^elle rampaifne pour la lanoniiation de l.liristoplic Colomli 
par llenij N'ljfaaud, Pre»i,leill de la SoeuHtj dfs Aniericanistes, — K\tr;ul du Jour- 
ml Ir U .Surii'lc d'i AracnrjniWc, Je /'aril, ^ou^ello ai-ric, lotne VI, 190'J. — \a 
iir^e de la -.K-iete, I'd, rue de liulTon, \W>. in-S, |ip M. 



8 SOCltrt DE8 AMftmCAMSTE* DE PAIIIS 

M. Manuel Goi^.alct. de la Rosa, de Lima i, avan9ait enlre autres 
faiU : « On a vieilli tout expris Colomb, pour pouvoir expliquer ses 
voyages imaginaires et autres legendes ; il «ait n* ii G4nes el point ii 
Savone, en U51. probablement le 23 juillet, jour de la Saint-Ghris- 
tophe ... — « Christophe Colomb a quilts G^nes.ssins avoir itudii 4 
rUniversit^ de Pavie, en scplembre UTo ; il a pris' service dans la flotte 
que son pavsenvoja, sous les ordres de Spinota et Negri, au secours do 
la colonie ^noise de Chio ... — « Au retour et en route pour I'Angle- 
teire. les Ginois furent attaciues par le pirate-amiral Coulon sur la c6te 
de Portugal, et Colomb put sVchapper a Lisbonne oil il se lixa. » — 
« Oilomb prit part k la conspiration de la ninison de Bragance contre le roi 
Jean 11 ef fut oblige de fuir en Espagne .i — etc. Gonialei de la Rosa, 
d'autre^rl, altaquail rauthenticite des lettres attributes ii Toscanelli et 
declarait qu'il prouverait : .. que ni I'astromimie, ni la prelendae corres- 
pondance de Colomb avec des aslronomes, n'ont eu aucune part dans la 
d^couverte de I'Amerfqiie ... .\u m^me Congres, Henrv Vignaud soute- 
nait, cximme nous lavons vu, egalement que la fameuse lettre de Tosca- 
nelli ^tait apocryphe. Gonzalez de la Ro.sa, ligi et malade, ne put conti- 
nuer ses travaui et relourna dans son pa.vs: mais ce Congris flit le point 
de depart des recherches de Vignaud, dont le.s theories ont ^li d^velop- 
pees dune maniere definitive dans trois gros volumes : F.tudet critiques, 
1905. el Hittnirr critique de la ijrtnde entrepriae de Christophe Colomb, 
2 vol.. Pans, I9H'. 

1. L* solutioQ de touB le» probl^mes relaliN A Ctirislophe Colooib et. en particu- 
!ier, de cclui del orifrinea ou dci pretendua iaspiraleurs de U t)6couTerlc du Nou- 
Teiu Monde, p*r M. GoDzalei de la Rosa... (M6moire extrail du Compte rendu du 
Congret mlrriMttonil df% Am^ric»f\iatet lenu en aeptembre 1900). PaPlB, Ernest 
Lcratxi, 1905, in-«, pp. 22. 

1. filudM mtiquca Bur la tie de Colomb avartt sea d^couvertes. - Lea oriffines 
de aa rimille — Lch deux Colombo. a«8 pr^tenduB parents. — l.a vraie dale de aa 
naiBAanjrc, — l.e8 eludes el tea premieres campajfnea quit aurail faitea. — Son arri- 
»^e PD Portugal ellecorabatnavaldcliTO. — Son voyage au Nc>r<i . — Son etablia- 
Kmeol en Portujfal — Son mariage. — Sa famille poitugaiae. Par Henry Vignaud. 
Pina. H. Weller, 1905. in-8. pp. xvi-543. 

.*irh^»e d imprimer Ic 30 Janvier IWrt, lur lea preaaea de t^h. (>Jlin. Imprimcur 4 Mayenne. 

Tiraire 4 bW eiemplajret, donl : 

MC Mr papier .MTa (\elin anflait). 
55 — du Japon, nuniitrol^i He 1 4 15 
35 — de HoUande, numirol^ de :b 4 50 

Noucei : Voora .Sor Am , N. 3., II, 1905, par Gabriel Marcel, pp. 151-153. - Jourrul dti 
Saraaii, aoOl 1911. pp. 33' 346. par Henri Cordiei 

— £ludeB Bur la vie de Colomb. — Deuxi^me Boiie. — Hisloire de la grande 
enlrepriae de Chnatophe Colomb. Comment ii aurait cooi,u el form6 son projet. ^ 
Sa peiaenLalion a diff^rentea j'oura. — Son acceptation finale. — Sa miae en eaecu- 



HENRY VlfiNALD __ -- "^ 

Ni Colomb, ni ses deux premiers biographes, son Bis Fernand et Las 
Casas, a'ont donn^ la date de la naissaoce du Navigateur, qui a cepen- 
dant une imporlance capitale pour d^lerihiner le temps donn£ k des 
Eludes ou k des recherches pr^paratoires au grand vojrage de U92 ^ 

Les dates les plus difT^rentes ont ^t^ donnees pour la naissance de 
ChristopheCoiomb : 1430, hvpolh6se de Navarrete ; 1433-4, Caslelar ; 
1435. Washington Irving el Roselly de Lorgues ; 4436, t437, 1441, 

tion. — Sop y^riuble c*p«ctere. P«r Heory Vtgn»ud... Tome premier, 1476-1490. 
Pim. H. Welter, I9)i, io-8», pp. nxiir-730 -(- 1 p. n. ch. 

Kdte-ri dtmprimer le !i octobre IMO, lur les preues d« Ch. Coli«, Imprimeur A 

Tome deaxieme, 4491-1493. P«ris, Hf WeUer, If!!, iD-8, pp. xit-703 + 1 p. d. ch 

Achevi d'imprirnpr I« 11 m«n 1911 ■■ 

TiriEje k i*0 exempUirts, donl : 
Xn aur |»«pier Alfa (v^lin Kn^kia). 

15 — du JapOD, numiroti« de 1 A ft. 

)i — d« HoUande, ouiniroUi d« 1« 4 M, 

Noli^i yonrn Sc<. Am, XI, 1. IMl, pp. I»5-1»1. par P Rivet. — ^oBrMl de« SawniJ, 
«oM 1911, pp. 131-3W, pv Henri Cordier. 

— Henry Vignaud. — Cbroooiogie documentaire de )■ vie de Christophe Colomb, 
jusqucD 1493. A»ec r^fArence au texte de dob l^tudea et de nos Nouvelle* filudei 
cntique*. Tira^ h pari h 25 exempUires de TAppendice 1 i c© dernier ouvra^. 
Pitts, H. WeHer, iWt, io-S. pp. 29. 

NoUoe : JoarmMl dta S*v*nU. aoOt 191 1, pp. M7-i*l, par Heari Cordier. 

— Lj raaiftoo d'Alhe et le« ArchJTea ColombieoDes, itcc un Appendice sor les 
miDUftcriU que po«9^ait Feroand Colomb et ua tableau g^nialoffique, par M. Heory 
VigoBud . . EiLrtit du Journtl de U SociiU det AnUricMnislea de Paris, tome 1", 
nucn^ro 3. — Au ni*^ de la Sociil^.'fil, rue de BulTon, 1904, gr. io-S, pp. !7, i tab. 

— L« MaisoD dAll>e et Ie» ArcluTes ColombicAoes, par M. Heory Vignaud, rice- 
pr^BideDl de la Sociit^ de« AraAricaoiBtes {Joarn. Soc. Am4r. Paru, N. S., I, 3, 
1W4, pp. 273-287,1. 

[^ tableau g^o^alofique renrerme pluaieurt erreura. 

— ' Columbua io tbe light of Modem Criticiam. An open Letter to the Hon- 
WbiUsUw Reid. Pan«, Fob. 1904 {/Vna York Tribune, U nov. 1904). 

Retd «iait ia dir«:t«ur da la TrtbaM • Get article qui metlait en luoii^re les erreura de la 
l.^if«id« oolombioDQe fit une prmode aensatioo. 11 ful reprodutt dana la plupart dea joumaux 
■ menc«in>, nuia arec d« fro* tilrea, varies k linfloi, qui eo d^naluraiepl le aeoA el d'o«^ il 
Mmbiail r^iuller qua ton objel ^tail de monlrer, dana Colomb, un charlatan doot la ^loire 
liLail imra^nL^. • J'at eu d« la p«ine 4 ria^ir coolre celle rfccheuae inapreasioo. (Vi^aud;. 

1, \ CriLicaL Study of the Tarioui date* aasigoed to the Birth of Chriatophcr 
ColombuB The R(ial Date 1451. With a Bibliography of the quesUoa by Henry 
Vig-naud , . I-ondon, Henry Steven*, 1903, in-16, pp. xii-121. 

— Proof Ibil Columbui waa bom in !45! : A New Document by Henry Vignaud. 
Reprinted from tKe American Hitlorical ftevmc. Vol. XII, n* 2, January-4907, in-8, 
pp. ch. f70-279. 

— Sophui Ruge el ae« Tue» aur Colomb, par M. Henry Vi^aud {Journ. .Soc. 
Am&r. Ptrii, N, S., HI, 1 , 190fi, pp. 7-14). 



10 snOiTt DES AMtBir.AMSTKS I)B-PAB1S 

1442, 1444. 1445, 1446. 1447, 1448, 1449. 1430, 1451, et enHri USB! 
Kn 1903, Vignaud 'avail lix(5 cetle date ii 1 4.">1. dapros un document de . 
1470; mais depuis lurs. M. I'i^o .\ssereto a eu la chance de dicouvrir 
parnu les archives notahalc!! de Genes, une deposition, datee du 23 aoilt 
1479 de Colomli, de passaije dans sa ville natale, mais alors etabli 4 Li»- 
bonne, dans laquelle il declare qu'il est alors ige de 27 ans ; le document 
a ete publie par M. .\ssereto, dans le Gicrnale storico e lettemrio delU 
Ligunx, janvier-fevrier 1904; les documents de 1470 et de 1479 pcr- 
mellent d afTirmcr qu'il est ne 4 G^nes entre le 20 aout 1431 et le 
01 oitobre de la meme annee. Les documents de la liaccolla Colombiana 
.1 ceux qui ont ete n-unis par Vignaud lui-m4me prouvent que « son pere 
etnil noiiienico Colombo, tinserand. et sa me^e, Su.sanna Fontanarosa. II 
n V pul ni nobles ni marms dans sa famille, donl lous les membres elaient 
iirtivjiis. II ncL;iil ,ip|iarente ni avoc les Ojlombo, nobles de Cuccaro, ni 
Livec les deux anuraux surrionimi-s Colombo. II ne rei,-ut aucune instruction 
universitaire cl no n.ivlgua pas etant jeune ; en 1172, il etait encore 
Usseraud k Sa\ one ; son sdjour en Itidie est constati* pour la derniere fois 
ell aoilt 1 iTil .' . 

Quelle elait la veritable patrie de Oilomb ? Ktait-il Corse commc le 
vouJait I'abb^ CASAB1A^CA '? 

1 . Le Berceiu de Christoplie Coloml* et la Corse, par l"nl)b<^ Casahianca. 2* Ticaire 
de ^TnT-Tenljiiand-des-Ternps. Pans, rlianoine tionoraire de Fr^jus. — Eltrait de 
la Rrrw du Monde rslholiqur des 1" jiiiliet et !•' aodt I8H9]. Deulieme 6<lition. — 
P.nj. H. Waller, MDCCCXC, in-S. pp. 46+ in. 

— Henrv Vipnaud. - Tolumhua a Sp.ininril and' a .lew. {/t/nerira/i hiitoricMl 
BfTifir. New York, avhl {'.'13,. — I.es tli4'»i-s nouvelles .5iir loriftine de Christophe 
Colomb, E§pa((noi: Juif! l.orse ! ' R'rue cnliqnr ilh:fl et ilr lill^raliire, ("'.mai 
I 'J I 3 . i 

NuliCt ph^ll \ Joorn Im.'r.X. f.nc 1.H1.1. pp M.1-301); 

— Le* Tiieses iiou\ files "iiir rorlgiiw df Clirihtophe (^^olnmh, EBpa^iiol ! Juif! 
Cnr'.r ' par Heorv \ipnaiid, Kilrait du if IK de la Ftevue crilii/ue d'higloire et de lU- 
,'..rj/„rf. _ I'.ni. Krnesl l.eroin. 191.1. in-8. pp. 1''. 

— C fil 1 irticle pr^ri^dcnt, dcvrKippi^ Pi iu(rmi-nt^ dunf parlip relative i la vieiUe th^ge 
i|uf IV.lr.ml, *t4tl Omp. qu un r.-diclpiip itii .Merritrp de FrMnit. M H Schoen, nXTor^a dc 
Ifli' r<vi\rp • \'iftnaad . 

- La nuevai TesiB Soljre e! Origen de Oihtoval Colon F.flpaflol ! Judio 1 Corse ! 
hi l.ojo illuitrMjo, t.ArBcm, 15aoutel I" sept. 1913'i, 
i; pil unc pirpllpnlp traduclmn dc I'arlirle ri-dcs«iJB dup It un littf^rateur v^ni/uilien lr*B 
dul iiitu* M Ip D' Santiago A s ala II a fait plus dp tiipn que roriKinal, car il a'adpeasa a un 
^jlut rrand nnmbrp .Ip Ipclpiir* * intereaaant a la (^uCBtlon " 'Vjjcnaud) 

— *Tne true r>jlumliiis. Tlie Tarts versus I.epend, \ew York Tribune, Mara 2, 
1013 

— C p<t ^n articlp qn a p<iur objpt dp rpmettrp (.k)lomh i aa vi^Hlalile place, en montranl 
qur cp qu il a fait repllempnt cP qu'il a vnulu fairp pt qiip cela eat plua k ann lionnetir ((ue ce 
qu il * pit imapnc avoir Tait J ai fait le depart entre la Ipifrnde pt I'liiatoire elj'ai inontr^ que 
Ip rnlr.mh dp I hialoirp pal plua ttrand que celui dp la IpRpnde. - [\'i^aud . 



HEWBT VIGNALD W 

EUit-il Juif ? Etait-il Eftpagnol? ainsi que le pr^tendait te lettr^ espa- 
jfnol, Garcia de la Rief^, qui n ayant decouvert des pieces 6tabUssanl 
qu'il y avait au xv* siecle, ii Pontevedra, en GaHce, une famille juive 
portant le nom de Colon, s'est persuade ^ue cette famille ^tail celle du 
D«couvreur de I'Am^rique. L'id^e que le grand G^oois ^tait espagnol 
entlamma tous left esprits dans la Peninsula Hispanique, ainsi que dans 
rAm^rique espagnole, et il s'ensuivit'un deluge d'articles et de brochures 
celebrant cette etonnanle decouverte ». Vignaud lit voir, dans un article 
de lo Bevue critique, que cettp these singuli^^re est uniquement basee sur 
ties homonvmies et sur rig-norance des documents itiiliens relatifs h la 
famille de Colomb, 

Jusqu'k la lin de sa vie, \'ig'naud a r^uni les documents 6 I'appui de 
ses ihtoriea ,el encore/ en 1921^ il condensait en un petit volume ' les 
r^sultaLs de ses recherches : Preuves que Colomb^avsit des indications 
sur 1 ilp qui! a decouverte; preuves que spn objet, en 1 i92, ^.tait la 
recherche de cette lie ; preuves all^gu^es (jue I'objet de lexpedition de 
1 492 Hm\. le passage aux Indes par I'ouest. 



\.Q dernier ^^rand ouvrage de \'ignaud a dt^ consocrt^ au voyageur 
flnrenlin Amenc \ espuce, qui a ravi ii ('olomb 1 honneur de donner son 
nom au Nouveau Monde. Ddji, en 10)1 et en 1912. Vij^naud avait dcrit 
sur \ espuce deux articles, dans le Journal de la Societe (Jcs America- 
ni$lfs de Paris ' ; en 1917 ''b**, il public, dans le liecutH des Voy&gta, un 

1 I p \ rai l.linstnphe Olomli el la legende. — La date Cxacte de la naisftancc du 
granH Gi^nui« — Sa raniillr — Les indications qu'il avail, — ToHcaneiU, pr^tendu 
Jiiitiflieur de U lU^-olJvprtp do rAmenqut'. — [/objfl vi^rilaMe de I'entreprifte de 
1 k^yl. pi'r MiMirv \ienau(i ' - Pans, AuRuslc Picard, 1921, iii-16, pp. 230. 

— la TraHilion ( olnnibi^nnr rt In D^^couve^te dc IWrn^rique, Letlres ^ M. le 
pnjlr»''j"iir t^arlo Knfr«,dt' I I nivfrBil^ dp Bo-loffnp, et aux Mfmbres de I'AeBd^mie 
■ifs Inirnplinn* f{ Hclli'i- Let tres, pflr VI . Henry \'iffnaud . . . — Kslrait du Journal 
'i' U s^^,*i^ d'-t An^^riraniilet Hr f'ariM, nouvelle s^ric. t, XII, 1920, pp. 171-180. — 
An '^iPfc,-.- J,- U Socipt6, 6t, rue de BufTnn. 1920, in-R. pp. 179. 

— 1 i iraditinn rolombienne et la df^couverte dn lAinirique. Lettres h M. le pro- 
fei»-ui f;»rln l^rrrra, dc V( nivprsit^ de holiifiTie, vl k I'Acadeniie des Inscriptions et 
IVlK's-l.rttres, p.«r M. Ilrnry Vipnaud, . , Journ Soc. .Am/r.. XII, 1920, pp. 171-180). 

i \ mi^nc Ve'^pNce, Si's vnyajfes et ses decouverte 9 devant la critique, par Henry 
\i;?R.V.i ( Journ. S,jr . df* .^m>rn- , Vlll. fa<ir. I et II, pp. 75-115). 

,*imiTic ^'I'spure. — Ses vny«((eK et sen d^couvertes devant la critique, '[Mir 
HtMiry ^ it;n»ULl — Eilrail du Juurn.\l de la Soct^lt del Am^t^ictniitn de Parts, 

unu-rWr ^pnr, lomp VlII, iyil, p|>. •j:)-5l. — .\u Bit-jfe de la Soci^t^, 61, rue de Buf- 
ron. .!9I1, gr. u^-H, .pp. i2. 

— Anipnc \>Bpiice. — L'ftttribution de *on nom au Nouveau Mnnde, p«r Henrv 
^ len^ii.i J7;„rn. .S"o^, Am.. IX, fair, II, 1912. pp. 239-->99i. 



\ 



i2 SOCTtTft DF8 AMfimCANISTES DE PARIS 

volume definitif n pour lequel les deux m^moires pr^c^denls ont ^U 
entierement refondus et consid^rablemenl^augmenWs ; il comprend, outre 
les relations authentiques de Vespuce et celles qui sent contest^es, une 
bibliographie critique qui montre I'histoire des fluctuations de ropiDion 
sur la valeur de Vespuce et son tpuvre, depuis les calomnies dont il a ^t^ 
1 objet par Las Casas et piar Schonet^, jusqu'ft sn complete rehabilitation 
par rerudiLion moderne » (Vignaud). En 1916. I'Acad^mie des Inscrip- 
tions et Rplles-l^ttres a recompense I'ouvrage de V'ignaud par le prix 
Loubat. 



La Societe des Americanisles de Paris fut I'objet des constantes preoc- 
cupations de Vigpaud ; il en tjefmit le but en 19H ' ; le Journal dela 
Societe renferme. non seulemeniJi^ travaux speciaux de son President, 
comme le memoire sur Us Erpeditioynr^s Scandinaves en Amerique "^ ; 
cAm sur la dt'couverte du Pacifique et la question de I'Atlantide ^. mais 
aussi une foule de comptes rendus <i"ouvrages ' et des notices n^crolo- 

— Ami^ric \ espuce — L attribution de son nom su Nouveau Mondp, par 
M. Henry X'lpnfliiH, president Je la Sociil^. — Exlrait dii Journal tie Ia .SociVM del 
,1 '/iTurayiiiifi Jf Pint, nouvelle s^rro, lome IX. 1912, p. 2.19-29y. — Au ftiege de la 
■^■i.,-ii-U-, 61, ru*^ df BufTnn, 1912, gr. iii-B, 

3 Au A merit. \'espucc. 1 ir, 1-1', li. Si Bioftraphie. — Sa Vie. — "Ses Voyages. — Ses 
1 k'Tom erlt^s. — 1, attribulioD de sun nom & I' Amerique. — Ses relations authentiques 
et cunlptlcf*. par Heurv Vignaud ... - Academic des loscriptions el Belles-Lettres 
Pni Ixjubal , 1916. — Pans, Ernest Leroui, 1917, in-8, pp. ii-421. 

Firme le lome XXIII du Recaril de I'oyagci tt de' Doc amenta . . . public sous la direction 
■Af MM Srhffcrcl II 0>rdifr. 

I I, \ni>''nriniBme el la Soci^l^ des Am^ricanittes. — Discour* de reotr^e de 
VI \ ig'Tisud, president de la Soci^tc [Journ. Soc. dei Am^r., XI, fasc. I, 1914, 

— Henrs \ignaud — L'Am^ncaDiame et la Soci6li des Ain^ricanistes de PHri!i_. 

- Fiiscours de rt-ntr^f Au President, Stance du 4 noTembre 1913, — Extrail du 

J'lurrtil d- ia S'n-i^l^ d^t .\mtric*ni»(ei de PrtU, Douvelle ft^rie, tonie XI, 1914. 
j.p i-Mii. 1-20 — Au sirgp de la S<k\Mv. &1, rue de BuffoQ, 1914, in-8, pp. 28. 

— l.es fclipeditiona de& Scaadinaves en .\m6riqiie dcvant la criliqde. L'n nouveau 
flu I (i nc u me Dt Par M Heury \'ignflud . , '_ Journ. .Sfw, dea Am^r. , t. VII. fane. I et 

li. DID, pp. M-iiy . 

— I.ps Ki p<Mili()[iB lira Scandinaves eti .Vmerique dev«nl la cntique^ In nou- 
*c^u faux ilo<-umenl, par SI. Menry Vignaud. President tie la Sori^li, — Extrait du 
J'jin-r^;ai d-- U .S.,^,>>/^ dct A mi^ricMnttlei de Parti, nouvelle s«^rie. I. Vil, 191(1, — Au' 
-.ri;e '1p la Sociel^, 6t, rue de BuITon, 1910. gr. in-K, pp. 3V. 

T. l.e qiialniMnp neiitenaire He la dfVouverle du Pacifique Journ. de /a Siw. dex 
A-.iT . \. 1913 , 

— l.a qii^-stioo de lAllflnlide Ibid., X. 1913,. 

( N }ii'-r siir riiuinas A, Ji>yC(*, South AmricHti .irrhaeulofiy Unurn. Soc. del 



HBNRT VIGNAL'D 



Vi 



giques sur quelques savants disUngu^ *, en particulier sur Henry Her- 
risse ■ ; il disait de I'^tude biographique qu'il a consacr^ k ce dernier : 



— Notice sur : H. VeraMu el P. Rivet. — Cthno^phie aDcieone de I'^quateur 
Journ. S<x. det Am*r., X, f»sc. I, 1»13, pp. 237-239). 

— Notice sur : Jij6n y CamaDo. El Tesoro de iLscbimbia Quito. — Ecuador 
^Joiirn. Soc. det Am^ric, X. fasc. I, 1913, pp. 239-240). 

— Notice ftur : Col. George Earl Church, Aborigines of South America, 1912 
{Joarn. Soc. Amir., X, fasc. II, 1913, pp. 624-5). 

— Notice sur : Henri Cordier, — Melanges a.m^ricalos. 1913 [Journ. Soc. Am^r., 

X, fasc. II. 1913, pp. er.T-Mo;. 

— Notice aur : Hiram Biagham. — Vilcoa, the lasl luca Capital, 1912 (Journ. 

Sot. dn Ani^r.. X, fasc. 1, 19U, pp. 241-2). 

— Noilice sur : Louis Salembicr. — Pierre d'Ailly et la D^cou.Terte de TAm^nque. 
Pans, 19)2 I Journ. de U Soc. dn Am^r., X, fasc. 11, 1913, pp. 659-660). 

— Notice Bur : Fortuoio de Almeida. — La d^ouTerte de I'Am^rtque. Pierre 
d'.Viily etChnitophc Colopib 'Journ. de /a Soc. det Am^r., X, fasc. II, 1913, p. 66f). 

— Notice aur : Gilbert Chinard. — LWm^rique et le reve eiotique dans la liU^- 
rature frangaifte au xvii' et au xviii* ait-cle, 1913 {Journ. Soc. Am^r., X, fasc. II, 
pp. 6*3-5f>i , 

— NatTcesnr r Pierre Dentn. — La Sierra de la Lumbrera, 1913 {Journ. d^ U Soc. 
dft .Am>ric., X. faac. 11, 1913, pp. 672-3'. 

— Notice aur : William H. Babcock. — Early Norse N'isits to North America. 
1913 Journ. Soc. det Am^r.. XI, faac. 1, 1914, pp. 335-337). 

— Noiic* bur : Joacbim Beusaude. — L'aalrooomie nautique au Portugal a 
I'epoquc des grande* d^couvertes [Journ. Soc. Am^r., XI, faac. I, 1914, pp. 341-342). 

-- NoLjcp iur : Rodolfo R. Schuller. — Acerca del ■■ Vbiario Geoeral •• de Alouao 
de S^nla Crui, 1912 [Journ. Soc. Am^r.^ Xi, tmac. I, ('.M4, pp. 33»-340]. 

Notice ftur : Carta* de. Bolivar, 1799 k 1822 [Journ. Soc. Am^r., XI, faftc. I, 
19U, pp. 3iV-34S . 

~ Noljce lur . Th. Simart. — Le cn'puacule d'une t6g«ndc. Quelquea notes but 
!e* ripporti eotre ToacaDelli et Cbriatophe Colomb (Journ. Soc. Amir., XI. fesc. I, 
19U, pp ,155-357\ 

— Notice sur ; Joaquim Beaaaude. — Histoire de la Bcieoce nautique portugaisi^-, 
Geneve, 19i7 Joarn. Soc. det Am^r., XI^ iyi9, pp. 650-651). 

1 . \dolpbe- Francois- Alphonae Bandelier Journ. Soc. det Am4r., XI, faac. I, 
I9U, pp. 24«-i4« . 

— Alfred Ru**ell Wallace (Journ. Soc. det .\fntfr., XI, fasc. I, 1914, pp. 251-253j. 

- Alexauder Francis Chamberlain (Journ. Soc. det Amir., XI, 1919, pp. 624-5). 

— James Gordon Bennett Journ. Soc. det Anilr,, XI, 1919, pp. 63i-335|. 

- Sir ClemenU Markham Journ. Soc. det Am4r.,J.\, 1919, pp. 637-638). 

— Frederic Ward Putnam ^Journ. Soc. det Amir., XI, 1919, pp. 643-644). 

— Wiiham K. Van.lerbilt Journ. Soc. Am^r.,W\, 1920. pp. 238-239). 

i Henry HarrisAe Journ. Soc. det Amir., VIII, faac. I et M, pp. 287-8). 

— Henry Hamase. — Etude biographique et morale avec la Bibliograpbie critique 
iJe sei ecnta, par Henry Vigiiaud, President de la Soci^t6 dei .\m^ricaniates. Paris, 
Ch. Chadenit, !9l2, in-8, pp. 83. 



li SitClKTt: UE8 AMtKn:ASl8TK8 DK I'AHIS 

Je crois avoir pcint Harrisse tres exactement dans cette ^tude qui m'a 
vaju de nombreuses lettres de ft'-licitation et j'ai dit de lui deschoses que 
persniirw ne conriaissait. car jai ete et je suis reste, sou ami,4)ien qu il, 
eiil cesso d'etre le mien. Oh y trouvera une hihliographie exacte de ses 
ecrits, qui comprennent 94 numeros, avec des indications cuneuses con- 
nues de moi seul >'. 

Le dernier article que donna Vig-naud fut consacr^ au Probleme du' 
P'eapUnienl initial de rAme'rique et dc I'oritjine ethnit/ue de sa population 
indigene, « On est autorjs^ ii conclure, disait-il, en terminanl, qu'excepte 
dans leur origine premiere, les Indiens du Nouveau Monde ne doivent 
rien k I'Ancieji. qui ne les a connus tjue pour les d^lruire. » \'ignaud 
revenait ainsi k ses etudes de d^but dans I'anthropolog-ie, en 1860, en 
1912 et 1918 '. 

SipnaloGs en dernier lieu la preface que mil VigTiaud en tete du Manuel 
d' archeologie amcricaine 6cv\i par le malheureux Beuchat. en 1913 '•. 

Cette long^e enumt^ration d'ouvrag-es considerables ne r.enfernie pas la 
liste complete des travaux auxquels Vig'naud a consacre s;i laborieuse 
eiistence. 

Vignaud a taisse un certain nombre de tf^vaux restes manuscrits et 
inedits, dent il a lui-m^me dress^ la liste : 

\° l.e^ Precurseurs de Barth^lemt/ Diaz et de Christnphe Coiomb. 
Notices critiques par ordre chronologique sur tous les voyages duns 

1 Atlnntique, legendaires ou v^ritobles, qui ont pr^cedt* et prepare la 
decouverte de la route des hides iii 1 i87 et celle du Nouveau-Monde en 
U92. 

.. Ol ouvra^e qui m'a occupt- p^ndaiil dea ann^es et quej'aidil abandoiiner ° 
parre qu ri a eU con?u Bur un plan Irop vasle fomie 11 volumes ou cartons el 
10 petiU. 



{ L'e i online de IHomme. (Juetre dans )e Courritr dt i* Loutttane, Nouvelle- 
Orleaos, wpt. 1860). 

- Le Ne^fre aui £ui»-L'ni5 Journ. Soc . det A ni^ricanistes, IX, I9ii). 

— Li quealion de lanliquite de riiomme ani^ricaiD, par 11. Vignaud {Journ. 
So<^.Am.. X, fiK. 1, 1913, pp. 15-23). 

— Notice sur : Warnng-ton Dawson. — Le n^gre aux ttsts-LBift. — Pi-^face de 
H Paul .\diiii. Or in-8, pp. 3. 

— Le probleme du peupiemenl initial de i'Am^nque el de I'origine Hhnique de sa 
population mdigine, par Henry Vignaud. , — Eilrail du Journal de la Soci^U de» 
ArnAn(Anutet de Paru, nouvellp B^rie, t. XIV, 1922, p. 1-63. — Au si^e de la 
Society, 61, rue de BuIIod, 1922, gr. in-8. pp. 63, 

"2, Henry Viguiud. — Pr^Tice auUanuel d'Arch^ologie amtVicaiqe, par M. B«u- 
chat. — P«n», .VuguBte Picard, 1913, in-8, pp. 8, 



HlliNRY VIGNACI) 



15 



« II se divise en q^atre parties ; : 

K'Antiquite jusqu'a I'ftre chretienne. 
* I,e Moven Age de Tan I*"" a I'aii I4l5. 

I.es enlreprises des Porlugais, 1415-1473. 
1^8 grandes deeouverterf du w" siccle. 

■ l.a premiere partie est terminee. Les autres sont en partie redigees, en par- 
tie en notes classics chronologiquenient. 

« Ne pouvant reprendre cet ouvrage eiilierement pour b meltre a peiiit, je 
me propose d'en faire un resume en laissant de cole la partie critique ". 

Get ouvrngp elait di-ja aiinonce comme en preparation en i902 Uans le 
Mtrnuire sur I'Aulhen/icilP de la lettrc de ToscanelU et au faux titre de la 
Leltre et Is carte de ToscanelU,' litOl, avec le contenu du volume en 
preparation. 

2° (Jataloffue critifjue des Mappernondes anciennes, vieux globes et 
autres cartes montrant la progression des coiinaissances geographiques 
depuis les temps les plus recules jusqu'^ Mercator el plus j>articuliere- 
ment la suite des decouvertt'S dans TAtlanlique jusqu'a rextreniite nu'ii- 
dionale de i'Afrique et aux c6tes orientales de rAmeri(|ne. 

■ Ouvrape entrepris sur de grandes proportions dont la parlie cnrisacr6e a 
i Wnliquite et au Mtiven Age — Temps primitifs, fin du xv* sierle — est entiere- 
ment-U-rminee^---4<H) notices environ. Reste ii faire le .Tvi''siecle pourlequel un 
t,'rand nombre de nnles soul reunies. — 4 cartons — volumes in-4, plus plii- 
sieur^ pelits cartons de notes. » 

3° I^ vrai Colonih. — Un vol. de feuillets ui-8, forniera un volume 
in-iS. termine. ^ 

I M es ou\ rages s[)etjiau \ hur Colomb ri el;uil jias ii l.i iiuiiee du ^ruTKl publiL', 
1 ai rt-sunii' J.iris cc \*nliiine loulcfl mes llieises, ■■ 

I* Pierre Alvarez Cabral et ses prectirseurs. Ilistoirc de la di'couverlc 
du Hresi! 1 ii7-1 TiOO Tennint- ; fonuera un vol. in-1 S. 

"' La Irttrc ih i'.idfinili annonf^.iiit sa derouverle . l-^tutlc cnticjuc sur 
le Teite de Simancas et .sur tons les autres testes coniiusdt! ci-ttt! let! [•(■, 

Uuvrage terminc- fornierait un vol 

6° Articles divers : 

1. — LeilrfU ii rfies critiques : Version franvaisc de ina leltre 
a Markham, a Wagner el i Ueid ( T/ie/'Vaut/^ publiee en ungluis. 

2. — Letlres .i Errera, 12 septeinbre 1906 (dans cupie de lettres 
vol. llt()."-G;. 

.i, — Leltre a A. Kugues, 6 dec. 1906 (copie de lettres 190;)-(i;. 
i. — Curiimcnt Je /is mes livres sur Colomb. 
'.). — The Mural Character of Columbus . 

6. — Article en anylals sur la Diplomatic Historv de Harrisse. 
7° /.rx suiircei de LasCasas. 



16 SOCltT^ DK» AVtRlCANlSTCS DK PARIS 

Article montrant que c'esl probablemenl Luis Colon qui communiqua k l^as 
Cas-^les pieces altribu^es a Toscanelli. 

Ces s«pl articles en un carton in-4. • 

8* Ouvrages ^riU il y a plus de 25 ans sans valeur : 

i ., — Histoire de ia formation de VUnion Ame'ricaine. 121iasses r^i- 

Ecrit de jeunesse. Insuffisant. 

2. — Histoire chronologique de la decouverte dea diverses parties de 
r Amerique. 

13 paquets liasses. Ecrit dejeunesse. InsufOsant. 

3. — Ecrits diotrs sur la constitution am^ricaine. 4 liasses. 

4. — Ecrits sur divers sujets d'Histoire naturelle, de Philosophic el 
autres. 

6 liass^s. InsuHisanls. 



Viguaud faisait partie d'un grand ' nombre de Soci^t^s sa-vant^s : 
Soci^t^ des Am6ricaniste« de Paris (189R)'dont il ^tait devenu president 
ic +* decembr e i90H k la mort du regrctW D' Hamy. — i896, Antiqua- 
rian Society de Worcester, Mass., U. S. A. — 1898, Soci^t^ de G^ogra- 
phie de Pans. — 1902, Soci^t^ g^ographique de Lima. — 1906, Ameri- 
caD Historical Association, Washington. — 1908, Hakluyt Society, Lon- 
don. — 1909, Maine Historical Society, U.S. A. — 191o'Comit^France- 
Ara^rique. — 1910, Inslitut Fran^ais d'Anthropologie. — Enfin en 1918, 
il avait et^ Domm6 correspondanl de I'lnstitut (Acad^mie des Inscriptions 
et B€lle3-LettreR). — D'autre part, il avail 6t^ fait docleur en droit, le 
6 mai 1909, par la Tulasne University de la Nouveile Orleans. 

De nombreuaes d^orationa avaient r^compens*^ les services que 
Vigiiaud avait rendus h des gouvernements strangers : France : OfGcier 
de riostructioa Publique, 21 mai 1901 ; Li^gion d'Honneur, 1874, Che- 
valier ; 1884, Officier ; 1889, 13 juillet. Commandeur ; 1909,11 mai. 
Grand OfFicier. — Grand (^lommandeur d'lsabelle la Catholique. — 
Grand Croix du Dragon d'Annam ^1905). — Officier de I'Etoile de Rou- 
manie {1869). — Ordre du Christ du Portugal, etc., etc. 

D«s medailles et des t^moignages honorifiques avaTi^ reconnu ses 
mantes acicotifiques : 1867, M^daille de bronie pour concours ^ TEx- 
position Universelle de 186"/ — 1875. M^daille d'Honneur comme 
[)elftgue des Etats-Unis & la 4* Conference internationale du M^tre tenue 
a Pans en 1873. — 1905. Service de Sevres re^u du Gouvemement de 
la H^publique k litre de Pr^sidenLde la Commission d'arbitrage «ntre la 
France et Haiti. — 1907. M^aille d'argent donn^ par la Soci6l6 



IIK.NhV VIi..\ALl> 



n 



lliijpanique de New York. — 1913. Grundt; Meduillir durgeiil liccci- 
nee par la Societe Hispanique de New York. — VM'\. Prix Loubut 
decfrne por I'Acadijmie des Inscriptions et Belles-Lelties pour lea Eludes 
(Iritiquex $ur U Vie de Colomh. — 1916. Prix I^ubiit dt'ceriu' p;u- 
la memo Academie ]K>ur Americ Ve»fmcc. 

ApK's avoir pris sa retraile, Vignaud s titait retire coinpleteinent it la 
niaison de campagne qu'il avail achelee. 2. rue de la Mairie, ;i Itoj^^iieux. 
pres Paris. II avail epouse en 1879, une franvaise, Louise Ooinlc, qui 
avec sa steur, sa niece et son neven, I'entoura de soins jusqu k son der- 
nier jour. Vivant heureux et tranquille au milieu de su inagnitiquc biblio- 
theque, achetee depuis sa mort par I'LJniversite de iHTThigan, N'ignaud 
continuait ses recherches, infaiigable, inlassable, a I abri des inlirmites 
qui accompagnent ordinaireincnl un Sge avance i il ue se servait nienie 
pas de lunettes), cliene robuste, detiniit les ans et I;i tempeLe qu'un vul- 
gairp accident brisa en un instant. Vignaud lit dans sou appurtement 
une chute dans laquelle il se brisa le col du femur ; quel([ues jours plu^ 
tard il expirait, le iC septembre 1922, ;i 1 Age de 92 ans. Un uini, son com- 
patrTote. Tuj adressales derniers adieux au cimetiere paisible de la petite 
ville qu il avait adnntee. 

Hknhi Cordier. 



>kt<ieU dt^ {mfrLTtnist't Je H.^rn 



THE NAME ' GUIANA ' 

By the Rev. James WILLIAMS, 



The country situated towards tlie Xorlh-Easl of South America, 
bounded bv the Orinoco, the natural channel called the (.^aciquiari. the 
Rio Negro, the Amazon, and the Ocean has been called an island ' ; 
and to this island has been given the name ' Guiana '. 

This English spelling * Guiana * ; Spanish ' Guayuna ' ; and French 
' Guvane " represent, doubtless, the European attempt to perpetuate the 
sound of wme word or words of one of the aboriginal languages of the 
South American continent. 

Father Strickland states that ' The name of a country called Guavana 
is often met with in documents and maps from the 15th century, 
when the countrv was first discovered, down to the present day - ; 
but on another page this wTiter agrees better with Humboldt ^,-for here 
he aaya Guayana was discovered in the lOth century. The name 
' Guiana ' became known to Englishmen on the publication in London, 
in 1596, ofSir Walter Raleigh's book. ' The Discoverie of the Large, 
Rich, and Bevvtifvl Empyre of Gviana ' *. De Laet mentions that the 
name ' Guayana ' was in his dav the name usually given to this 
co'untr)' ^. 

1, ' Brrait TrtmfnsJtl, InttituCo hulorico p ijeognphim ftraulifro. ' Rio de 
Jin^^po, iQd SenM. Vo!. V!, 1850, pp. 200-273 : " Iieia^:\o Geographic* HiMtu- 
rvci do Bio Brmnro dm AnericM Portuguese, ComposU pelo Bacberel Franciico 
XjTier Ribeiro de S^mpaio, a^tvcJo Ouvidor dn Capitanin de S. Jos^ do Rio Negro. 
S*« p ?O0 : " t • , Guyana uma verdadeira ilha . Pela parte do naacente e 
Dorl^ ■ hmahm o mar. Ao ruI Ibe fif* o rio Amaionaa : polo poenle o Ne gro e 
Caciquiari, aieiido e»te ulttmo o que communica o Negro'com o Orinoco, que em 
parte fecKa o lado do poente, e em parte o do norte. 

2 O-ocumenti »nd M*p% on the BoijhdAry Quettion btlwftn Venezuela mnd Briti^ 
fJoayaJU /■rem the Capurhw Archiret in Rome. Wilh a Brief Summary of the Que»- 
lioB by the Rev, Jo*eph Strickland S. J. ' Ronif . I»9fi, p. vii. p. i. 

3. ' Voyage »ar B^giont ^qatnojriAUa llumlfolil el Uoiiplaiid, U,G6'J. 

4. ' L'Oytpoe «t rAmAion4 : QaetUon Br4*Htenne el Frani;»i»e. Par Joa()uim 
Ga«'tafto da SUra. De Rio Grande do-Sul. ' 2 vols. Pari*, IWl, Sec I. *G7, 

5. • \orrt (J'iur t^u Ih^icripttonU Indu*' OccidenUttt l.ibri XVIII. Aiilliore 



•2U SWItHK DKS AMKHUAMSTKS ht I'ABlS 

It IS, however, well-known that the name * Caribana " was for years 
applied to the country we call Guiana. Vasco Nuftez de Balboa in 1513 
mentions the ' Punta He Caribana ' ; the cape to the east of the Gulf of 
L'raba or Uarien ^Estado del Cauca, Colombia) still bears the name '. In 
Fetcr Martyr (151ti; the name is applied to a larget" extent of country - : 
— •' Thev save that the vnyuersal lande of the East region of the goulfe 
from the corner iherof reachynge into Ihe sea, and from the'extreame 
or vtter moste mouthe of the same receauynge the waters of the sea 
whiche faule into it, euen vnto * Os Draconis * and ' Faria ', is by one 
general! name cauled ' (Uribana ', of the ' Garibes ' or Canibales whiche 
aTC fnunde in euery regyon in this tracte. " Oviedo in 152G tells of the 
men-eaters who live to the east of the Punta de Caribana. We read in a 
modern writer ' th;U : — '" les Caribes ayaht- traverse I'Orenoque et 

loanne de Laet AQlxfr)!. Ao. 1633. S«'e [>. 62d : " Nos uoiversuni liunc ler- 
r«rum trarlum iiule ."i ' Par.t ' fjuara suporiori libroaljsoluimus usque ad ' Pariam ' de 
i|ua se.juoDti flgt-mus, uoiiiiiit' liodie maxime roceplo afipcllabimtit* ' Guajanam ', 
vt'l ul iiontrli qucHjue app^Uarrconsuevil, ' Oram Barbai-ain. 

I ■ '.o/cfdon de lot Stages y l)etcubrimieiilo$ que h'icieron por mar loa Eapa- 
nnlct det'ie llne-t del Siylu X V, .. ' For I'on Martin Kenian-lez dc Navarrete. Vol. Ill, 
.Wa.lnd, i8t9. Sec l^llcr to the King b_v Vasco Nutlerde Balboa, dated Santa Maria 
.lei .\uliguj. Danen, Jan. 20, 151.'? (pp, 358-375), p. 370 : " asimismo estoB indioa del 

lljnbana lienen Ijicii oicrescido mil vect-H In muerte, porque c» muy mala genie 

L-^to dl^, Seftor, t-n cuaoto A la punta de Caribana faat* veinle leguati la lierra 
(Icnlro ■ 

i ■ The firtl Threr Fnglah Hook* on Americi. ' By Richard EdcD. Edited by 
tduan^ Ar!>er, UiriDiDgliaiu, 1885, p. 180. 

* /j^ ori>e novo iMcadei ' Oceanee Decadis. P. Marlyris Augli Medici. 
' , . iij lllusln oppjdo cariK-lantc 4?ui cier cOplulo quod uuljfariter <iicilur AlcaU 
^lt.:Tj esi nonifi SouObri-, An. ITjUJ. ' Tcrtiae DccadiB, Liber Decimua. fo. i : 
■ (Int-nlalem smut reginnem inqumnl a prolenlo cornu m mare no labio uenieole» 
man* aquas siiscipuMitf ud uh'|z os dracoiUR & periam geoerali uocabulo caribaoain 
jip^.^lliri l^rrani uniuersam ; quia canbfefl sic apprllaloa a rejjione caritwni in 
uniuer-so traclu illo ri'piTiBiitur . ' 

' hjrtrtifi or llfrcil d''^ hie* nouui'Ufmet trouuem en la gr»nd mer Otrane 

.fuel premiciL'mf nt en latin par Pierre Marlyr de MillaD,...' Paris. ' Lan do 

^rac^ Mil i^inq c* lrei)lt;-<ieui , See fo. 128 : " Dit-nl oullro toute la re(fion de Vraba 

de fiuis It^ aein orit'nial lustjj a la gueulle du drajfO & I'aria eslre appelloo Carit>aaa, 

i. lefl Cjinbi aiioir de la leur nncn'oe racf. 

■ Uuurdo d'- la Aa('jr^( hytlarm '/c /jj Indi.iK. ' ' Suninrio de la natural y general 

isLon* de lag India'^. '\oe escriuio G^valu Fern^dez <ie Ouiedo aliaA de Laldea *' 

H" «cjh"n en la cilxlad deTole<iua. xv . diBH del rues de llebrero. de M. 1). XXVj 
»rios ■ Sef fo ij " & u'sto* (]ur -^m frfcboroa biui-ii dsdc el dicho (folplio d 
Yijilij. Q pun la ^ llain.'i '\v < jriliana, n la p.-iclc del Icumile, & es tamhien cosla alia 
■\ comr cari.it; huiDana. . 

i. J. ' ila --ilvp >LT |.. ly Nut*' ♦ . [, V'17, n" lijii-'.'. 



TIIK VAMK « r.lJIA.NA .1 U|^ 21 

envjjhi ta Guyone^ la Guyane prit le iiom de Pays lies (jarihes ou Cnri- 
bana. " This Da Silva also says that : — "la denomination de Guyane 
(Guiana) n'a ^te introduite qu'en 1596, par Walter Ralegh. " That ; — 

G<!rard Mercator, en 1569 ; Ortelius, en |."70. 71, 72. 7.1, 7t. 79, 81, 
8i.87, 92; De Bry, en 1592 et 1591; Planciiis, en l.".9l ; Michael 
Mercatop, en 1595; Van Lan^ren, en i595 ; ne donnatent a la Guyane 
que le nom de Carihana. " '* Et encore apres Halegh, le nom de Cari- 
bana ou pays des Caribes, a continue k etre en usa^e pendant longtenips. 
tantot pour la totalife de la Guyane, tantut pour sa partie septentrio- 
nale, tantot pour sa partie m^ridionale, tantot pour ses coto« -s^ule- 
ment. " Thevet in 1558 speaks of the : -^ " Canibales, lequel pais di^ise 
les pais du Roy d'Espa^e d'auec'ceax de Portugal " '. 

Sir Robert H. Schomburgk,' the explorer of British Guiana, can only 
make the following tentative suggestion as to the origin of the name : 
— " The oarliest Dutch settlers called it ' Guiana '.. or the Wild Coast. 
It is said to have received its name from a small river, a tributarv of 
the Orinoco. " -. Schomburgk evidently refers to the river called the 
' Waini ' or ' Guainia '. on the very excellent map of British Guiana 
conlpiled from his own maps on a scale of .seven miles to an inch, and 
engraved in 1S75. A larger river of the same name which llo'ws into the 
.Amazon in spett and accentuated ' Guainia ' by the \'enezuelan geogra- 
pher Codazzl 3. 

Mr. J Rodway, a well-known author of British Guiana, discussing 
the name in a paper published in 1901 ', had before him the statement 
of an .\rawak Indian, who said the name came from a tribe called 
' .\kayuanas', who, ip a remote past, dwelt between the Orinoco and 
the .\mazon. Mr. Hod way idcntilies the name of this tribe with the 

■ Akaiwanna Falls, on the Es8e(|uibo River, and thinks it is probably 
ciimpounded of the Arawnk words, ' Akuya', a lish, and ' Wina '. 

w ater ; but does not think it c.nn be the source tjf the name ' GuiaoaA 

There are, it is true, .Arnwak names on the Esse(|uil)o, as. for instance ■, 

1 I. ■'I SingrUrili-z dr U FrAnri- Antarctigiy^,.. . ' Par F. Andrv 'IheiH-l, ['.irif. 
i:.5S, «.i' pp. 119. 121 . ' 

? A ll-icrif>lu,n r,f HriliAh Cuitnt ' lly R. II. Schomtiiirffk. London, IS40, p. I. 

.3 ■ H^tumen <i' la (.'■ngrafia Jr Venezuela por .\ffuslin (;o<la/.li. ' Psris. 18il. 
p 61 * 

♦ , Buli.nin of Ihe American (ieographical Society ', vol. XX.Wi, n" 7. Julv. 1901 
Ne» ^ork. Set. pp. .196 WS ; ■■ The nirer.,\„ne, „f llnliih ^■u,Jn,. Rv' J.mes 
Hodx.y. y. I.. S. '■. 

5 ' Joonul Roj.l <;eo((rsphicil Society ', vol . VI London. 1836. pp. 224-284: 

■ lUp-irl of ./I FipeJUion inio the Inlerior of BrUi>h Uujr/./ia, in IS3S-6' l)v 11. H. 
Scboraburifk Sei- p. Ui : •■ Ttie T»'|uiare nITiet of the Tw»»inl<ie Mounlain^ derives 



22 SOCltrt DE8 A!H£B1CA>ISTE9 DK PARIS 

\ Cumuti ', bt'vond ttu' Akaiwanua Falls ; at fhe sume lime we may 
remember that in the Makusi lanjfunge, a Cnrib dialect, * kaiwaiina 
signifies ■ planet . Mr. Rotiwav, identifying the ' uni ' of river names 
like ' Mazaruni ' and ' Cuvuni ' with tKe Arawak word for wateiP, 
" uniabo '. rv-adily adopts Schomburgk's sug-g-estion, anil says ' : — 
"■• In its simplest form, ' uni ' is found in the Hiver ' Wini ", or ' Wina ', 
spelt tin Spanish chrtrts Guayni, or (luinnia. It is hardly necessary to 
gu beyond this for the identitic-alion of the- name Guiana, but it may he 
slated that a softening of the ■ G * will assist, no doubt the original 
word was pronounced ' W'iana '. '" The spelling- here. ' Guiania ' must 
!>e a mispnnt for ' Guamia *, A recently published Ife^kJ says : — 
• The name Guvana is said lo mean flooded country. ". In a discussion 
on the aboriginal words meaning- * water ', the Venezuelan Scholar, 
Anstides Hojas. savs ■' : — " Unu, une, uma, ueni, ini, uni, weni, oni, 
wmi. wune, ina, son radicales de diferentes naciones ; pero de un 
misnio origen. ' lie instances the names of 36 rivers in the neighbourhood 
of the (Orinoco having this termination including three tr-ibutariea of the 
Guamia, but he does not include this last named riVer in his list, Rojas 
continues * : — " Como hemos dicho, los Quechuas tienen por radical 
(tel agija et vocabtn ' Cnu ', v los Aymares, nacion de los Andes 
ppruFino^, dicen ' I'nia ', mj^ntras que los Sarabecos, PoiconeCAB y 
Moxds (licen ■ I ne n ' I'ni . Esto nos priieba que tribus desprendidaB 
dil declive oriental de los Andes poruanos. en su curso h&cia el Norte y 
en sns correria^ pi>r las llanuras del Amaionas y del Orinoco, fueron 
imponiendo una radicjl, que, desj)ues de haber sufrido muchas variantes. 
'.c conserva hoi. h ppsar de la accion de los siglos. " ( ^, ^) . 

Vir Hodw.iy, in the same paper, says of the HiVer Essequibo that : 
— ■ ' In its upper reaches it is called * Sipu '. which means rock or 

pile of tar^e granite t)Oulder« so placed aft IfT" 
by tlu- Amwak liutia iis, and by lliis name 

', By Harry A, IraDck, London, 1921, 

[. t^■♦ . 

3 ■ F.iiudiot Inrli'/'nai ' Por ArisljdPB RojaB. Claracas, 1878, p. 12*. 

i. A Hujjs <,,■'■ 11', Ir 'S . p. 120 

'■ ■ 't ocALrUri', ijp 1.1 l.enrjrn ii^neiAl dr lotlo el I'erv ll.-imadit Iftit/iia (Jrjuichua, 
n -Jfl Inn. I'lnip^e^lo Por el Padrv Ijiejfo Goni;;aiei Holguin de la Compania de 
lesub l[jipr«*5o L*n la Ciudad de \oh Reyea. Afto M.IHJ.VIII, " Agua . Vnu, 

t ■ V'j^-kbulari'j d^ la Lemjua. .\ym.ir3 Ct»iripue»to [>or el P. Ludovico Borlonio 
'^ J PuMlcaHu dr iiufvo ^x,r Juho Platzinann. ,' I-^ipiig, IH'Jy, [»- 27 : •' Agua, 
\ ma JU>- -tncMial ^^ork wa<i publi»hed In 1612. 



jnbb. 


i-e r 


uni 


f 


from 


» rrmn 


rk 


able pi 


mLie 


a w 


.Ue 


' i 


utr. 


called ( 


.-.M 


jniCKjlit 


,irf more 


rol 


■nn 


loni; 


V tiioi«r 






J. Hl 


,d^>i 




sei 


' P 


21 nole 


; 


, I. 3r 


■ \V. 


,rki 


"7 


V 


•jrU\ 


from 


1'. 


ilayon, 



THE NAME « GUIANA 



23 



stone. " '. The reference here is tp the Arawak word ' siba '■, a rock or 
stone-. This word is found in print ;as long ago as ISH, when Peter 
Martyr refers to its use on the island of Hajti ■' : — " ab eaqz mar- 
moreos calculos & quos cibas vocant & tabellas quasda flaiias ex auri- 
chalco (quBi ^aninos appelUt) habuisse dicut. " But it does not appear 
that the inhabitants of the banks of the Upper Essequibo were .\rawaks. 
A. MS. of 1624 says of the Essequibo' : — •' EUe est habitee de 
Caribei et Arvuakas. Les Caribes babitent le haut de la riviere et les 
autrts le bas. " De Laet. in 1633, says ' that the Caribs inhabited the 
banks of the Essequibo beyond the falls and almost to its sources. Cou- 
dreau, a modern French explorer, mentions " at the sources of the Esse- 
quibo the streams ' Yaore ' and ' Tchipe Ou4 '. He also says : — 
" Voici C8 fameax rio Sipo qui fait tant ri\er les bojines gens de Boa 
Vista. " Probably he learnt the name ' Sipo ' from the Boa Vista people, 
but obtained the name ' Tchipe Oua ' from the Aborigines themselves. 
Captain Whiffen names on his map this part of the Essequibo thus : — 
" Chip \Va ^Essequibo R.)^ " '. Travelling from Eupukari on the 
Rupunuoi River, in « northerly direction to the Karakara River, one 
meets with a delTghtful little stream, whose waters are refreshingly 
cool both as a beverage and as a bath, and it bears the name of 
■ Chipe-wjlj ', Aublet lulls u.s * that ' (^hipa ' was the Carib name for 
the ' Icica decandral ', a burseraceous tree, which Littre, in his diclio- 
narv. spells ' Chibou ". 1 venture to suggest that ' Sipu '. the name of 
the I'pper Ess^^quibo. represents not the .\ruwak ' siba ', a stone, but 
ihe C^nb ' (]hipn ' (or, ' Chipa), the resinous tree. 



1 J Rodway B.-e p. 21 note ♦). p. .198 . 

2. ■ Bibhotlii'que Linguistlque Amcricajne ', vol, VIII. I'aritt. 1882. See p. 152 
.\riwak \'ocjbiilary . " Sili.i, t-in .Sleiii. " 

3 ■ P Marlvns aiik,'li mediolanenfcia oin'ra I.o^atio babyloiiica. Occetni 

tecja .^nno Milleasimo quin^entebsiiuu. ij. mTsf vt'io .\prili. ' Set' fJi-f. 1, 

lib I, f f r. . ■ . 

♦ , ' Bnlisli Mus«iim Sloaoc MS. 179" B ' Mjnutcrtt dun Journ.tl liil voyage flit 
p^r Ift Prret ilr FannlUt cnroyt*! par Mrt. in IJtrerleurn de la ilompaynie (let Indea 
'j^i-idenUlet p^njr rititer It cuite de (iuitnt, •' See f°. 28 ' Kii(jvebe '. 

5 Dt; l.jet >ee p. iy noU-!)i. p. 6*8 : " AJ ri()«a fluvii (i. c. Essequibo. J. \V.) 

bab:L.aQL prirau .\rwaccsp Supra bos iucoliuit alii liarbari, quos voi-aill Wacce- 

wiiSDift, (!flnbr* (Ienii|ue .lt'|fuiil supra Caijiraclas & pene ad lluvii fo[lle8 

6, ' jLa l-'r^nce t^'fuirtariaie ', Par ilenri A nalule; (^oudroau. Two Volb, Pari*, 

i8a:-6 Si-f 11, 34ti. 

:. r/if .V<i/-|A.\l>il.Am«3o/u ', By Capl. WhilTen. London, 1915. 

>i • llutotm del PUnl^M de U Gui*iie fVa/icota* '. Par .M. (Jean Raptifite Christ.) 

KuMe Aublel Four N'ols, Paris, 1775 See I,. 146. 



■2i ftuClhTTt DKS AMtRICAMSTI-^S OE PABIS 

Mr. Hodwiiy had sutf^'esteci in 1887 " Peter Martyr's Havlian wonl 

• -uanin ". which also occurs in the qmitalion J^iven above, as : — ** a 
pis-^ibio diTivalion of the word (luiaaa. 

The earlie<it mention of the name ' Guayana as the name of this 
countrv. appears to occur in connection with the year 1532, and with an 
oflioer • nlcavde '; of Antonio Sedefto, w'Kose name was Johau Gofi- 
^■aiei de Sosa. In that year Die^o de Oniaz, the first European whose 
travels up the Orinoco have been recorded, amiably desirinf^ the death 
of this Gon^-alez. sent hiin alone into the interiorto explore the country '. 
A> (Innviilez returned siifely he was sent again, and, this lime he went 
vvith Iwentv companions In a few days' time they reached the pro- 
vince-, of Cioavana '. Caulin, writing in Hrtt*, says * that this party soon 
discovered the Province of Guayana. where the Guayanos received them 
as friends, and some of these Indians accompanied them when, after 

i, ■ Timphri , Jnumal of the Roy:'! Agriculturnl iud Commei-cial Society of British 

Ginnni. Geijr)fetnwn. Demt'rarR. SeeJunc, iH8T. p. 76. 

i. liitiori^ <,ener^l 1/ Stlural d^ Un Iniiiai' .... ' Pnr el C«pil«D Gonialo Fem«Dde« 
•\r Oviniov \'iUie3 Eiiilion of Amador (ie lot* Rio»). Four Vols. Madrid, 185I-1S55, 
Soe n. lilO lib \\i\. rap. I, : " K alii descnrgri [i . e. Antonio Seilefto. J. W.) siis 
nji^i'-. e do^'> [WIT nIcayJe a un Johan Goncalei de So»« con treynta ^ cinco 
}.nnil,r^>s. . " " 

■I'rimiTa pMrl* !>' U* \-iliriat htalortaUn de l*t (lonqMStmM dt lierrMfirme en U* 
In-liit ikcidenlikitx. Pnr cl Padre Fray Pedro Simon, Erf Cuenca. !627. See 2nd 
Nutw-ia, '•!. iiv, p. 1 1 2 : '■ y el Ordka con desseos de despachar de«ta vida al luan 
(in.i.-ftlez, . acci.rdn de embiar al luan Gone*'*'' «olo la tierra adentro,.... " Also 
fip \\\ . |i 117 " Knlrc tan to que pas&aua esto en cl exercito, andaua luan Gon- 
rilei a quien aiiia emlnadn cl Go ur mad or dosdc la fortale^a a penetrar, y informarse 
•ie li lii-rra |ieri vnnamlo enlre los liidios ; y auiendo ftubjdo miiy arriba, — 

3. Pe^lni Sim'Mi set' Note 2 . ind Noticia, cap stii, p. 122 ; " MenoH que la 
pnrn^'in rclni-o .1 luan (luni^ali'i cflta entrada, pareciendole, que pueti en aqut'lU W 

• uifl \A<< Inrn, \eni)o solo, mcjoc Ie surediera en esta con veynte compaAeros :y 
i-.*i roil (ntjii-* 'Oiirian'-as s<i [uirtm lucifo rt>[i pHoh la lierrs adentro, por donde las 
_-'iias Im lleufluan. \- a pords lims dicnm roii las Prouincias, de- las ricaa noticiaft^— 

i ■ IlLitoriA ' ^orij-(ir.-tf)hir3 \.iturnl y EiAtKjfUr.a de !n SuetsH Andalurii '. Por el 
M II I' fr Antonio (:,.iiImi. Madrid, ITTV, S.'e lib. 11, cap. v, p. 141 " None 
r.-M ;■, I -ilp [.ensarairnio al GDVurnador Ordaz. mas [Xirfjuc loa Indios no aospe- 
'.iiJist 11 roi,ardia, iia'-iptidosi; drssrn l<*ndidn Irali'i d<* inviar delante al Capltan Juan 
Goiif d.!! con vt'inlr lionnbres, que d p^icos diaa descuhrieron la Provincia de 
'jii*\ mi, donde fueron renbidofl aiiiigablemente de los GuayAnos, que tambien les 
jj'^fjv i>\ PTon dp mu< hu mBlalolage, y salieron algiinos » acompanarlo* quando dieron 
la l>ii>d[a al Piieldo df i^-^roao. PasailoH veiiitc diaa, ifue dila(('t en ida y buejta, 
l|pj'. f[ Juan r;r,(ii.d(>i crMi la nolicia del tralo, y buen recibimiento de loB IndlOtt 
(iua \ flriJi-. con (u^ ftrcilnPFon i^rart conmielo a si el fioberoador, rbmo los demis del 



J THK >A«E « GIUNA » 25 

twenty days, they returned back to the Governor Ordaz. and both he 
and his soldiers were cheered by their success. Herrera. in 1601 >, 
stites distinctly that ' GuayAna ' is the name in the lanffuage of the 
Indians. A Spanish MS., believed to be by Herrera, gives rn one place 
the spelling ' Guayama ' -. The petition of Diego Hernaades de Serpa, 
dated July 29. 1549, for the governorship of this country conUins the 
words 3 ; ■' la provinciaicpie dizen de guayapa ". Tavera-Acosta nar- 
rates an incident, witbd&l, however, giving Wa authority for it, to the 
efTect that when the natives first saw Juan Gonzalez and his twenty 
companions * a little beiew the mouth of the Caroni River, they exclai- 
me^l ' Uavano ', ' Uayano ' ; a word which, he says, is Carib for * pale ', 
' strange '. ' hurtful'. In 1535 Alonsode Herrera, the next after Ordaz 
to travel up the Orinoco, was attacked by an Arawak chiefs, who had 

1. "HistoriM General de loi IlefltoM de toM CttifiUnoi en tat J»U» i Tierrt Firine 

dei Msr (icTMno e*crita por Anlotlio de Herrera ' (Herrera Tonle«il!»R). Four 

Vols, Madnd, I el 11, tWl : 111 et IV, *615. See end of 11, p. 18 ',' Detcripcion de 
l*s ImJist (>cident»Ut '* : " l-a jfouemacion de Serpa, que Uam» la niieva Anda- 
loiij, V en lenpui de Indio* la Guaykna, cooforme a loa terminos aenalador«8 dea<le 
[■ ilia MarpariU hasta el rio Maranon, trecienta* leguaa al Ori,ente, y qtras. tantas 
Vorle Sur la lierra adeotro, en que »e incluyeo lo» Indies Oma({»ie8 y Omif^aa, con 
lis prouinciis de! Dorado 

See *Ho Bee. IV, itfe. s, pp. Hl-H : D*c. V, lib. ii, xap. i, p^ 33, Afto de i-^t : 
" coo cnodiCion que bojui^do Diego de OrdAa. o quaJquiera olro Gouernador para 
la cnnqui^U de la (Jiiaj Ana,... " D*c. V, lib. vii, enp. i, p. IW. Afto de 4534 :, " des- 
lo« lndio« luuieroD auiiw), que la lierra de Giiayana quedaua atrsH, y que Trm» ade- 
lante efttam la Prouincia de Mela,,.. " Dec, V, lib ix, cap, vi. p, 265. 

2 Hritiah Museum Add, MSS. 13.96V, r»4*: " \omenclatcra 1) Todot Lot Lugtrti, 
Patriot, l'..khnt Ruit y'tUi Bajut. & a, que teponen en La deucriprion de L* hiatoria 
c/' /ji IndiA.i Oci;it{^nlAlt^ ". F* 55 : " (iuayama, o, Terpa isic. J. W.), o, nueva 
.\ndaluciJ e* ppo»irn;ia entre la Margarita y el Hio Maranoii. " F" 60 : " Nueva 
*inr!sluria o, Sf-rpa, n, (^uayana e» prouincia entre la Margarita y el do Mara- 
nnn. 

,1 R nil ah Mii»eum .\dd, MSS. .16.31*. f' rtfc, (,opy of MS. in Archive General de 
Y[iilii<( PttronjiLo. SimancaB. Kstante 1. Cajoo 1. Legmjo 1 18 : " diegO lieruandes 
le iHTpi dLg~o qup en Is coala de lierra firme en esla mar del norte esla per 
rle»culirir p p>oblir y rreduiir a veMro real aeruigio la provincia que dizen de 
pTj»vina que cnnfina d< la vna parle Con el rrio de vriapari e de la otra el rrio do 

mjlaranoQ e viene-a dar en la coala de ta vala de la trinidad " 29 de Julio di' 

Ij49 F* 65 ' roarafion ',. 

*. ■ f-:mflSur . PurH. Ta vera- Acoala , Ciudad-BoUvar, 1907, See p. 278 : " Cuaudo 
kjs iDdi>f«DBB vjeron por primera vei 4 Juan Gouialei y i sua 20 compaHeroa cas- 
lellaaos. un poco mis abajo de la co«Qu«ncia del Caroni, eiclamaron : ' liayano 
' Liyino '. Ipt.prrog»<lo* afcrca (It- la eiikleiKria lie puebloa y de riquezas [mr aqnel- 
l:ia inme^iiaclonM. im'»Io renpondiao al pnnc)p4o como admirados :' ' liayano ' , 
' UayaDo '. Y eate vocabljO caribe quier* decir cxlrafio, pAlido, que bace datlo. " 

5, Pe<lpo Simon «^s» p, *4 Note l\ 3rd Nolicia, cap. xxiii, ^p. ^Ifi ; Auiendo copiu- 



26 SOatTt DBS AM£RICANI8TB8 de pabis 

obtained for the purpose the'asaistanoe of 2.000 ' Guayanos '. or ' Indios 
de la Provineia de Guayana. ' ^ 

Mr. Hodway has brought to light and givt-n in English a passage 
fronva Spanish MS., dated circa 1544, in which the following words 
occur : — •■ The River Orinoco is large, and it is said has its source in 
the territories of Quayena, and from information received from the 
Anaacas, the Province of Quayena is good territory and populated with 
native Indians who are very good people. " '. Juan de Castellanos has 
an Elegv - : — • ■ A la mucrte de Diego de Ordas, donde se cuenla la 
^rran enlrdda que hizo por el rio de I'yapuri. y las cosas en ella suce- 
didas. " One verse is as follows : 

' " Yo, Seftor Juan Gqnralez, tengo gyia 
■' De saber por enlero la pujania 
" De la tierra qut- dizen de Guayana. 
'■ Su8 silios, poblacionec y lemplania, 

Pedro Simon ^ gives the name ' Guayani " ; the wdTd ' Guayanos ' ; 
and he has the expression. ' Prouincia de los Indios Guaianas '. 
■ Carvajal, in I6i8, says ^ that the ' yndios guayanos' are" most 

4=^tt,.j4o.^ Arr^i»4-e 5«» iftleato* con algunoa de los principales pro»»05, y libres, y la 
tn^-a que para ljt>erlarlo9 lenia dida de yr!.e a pedir fauor a los Indios de la Provineia 

de 'lasvins duo que para eslo aiiia int'neslf!' jQlar alguiiaapie^asde oro, eu cha- 

-t-uaU^. V otras jovas, part con esto comprar el fauor que pretendia de los 
Uuavano* .. No *e hiro miicho de roffur el Caiique pa^ra recebir el presente, y 
sipctjido roD cl, hizo Uamar liieg-o a su ffontf do gu^rra, que serian haaU dos mil 
I laiitlulp?!, ¥ mandandoies tomar las arm«H,... 

1 ■ Ttmehn ■ se^ p. '^4 note 1), June, isyr., vnl. IX, p. 1 : " Some'Spaniah 
.{younti of (,uianM " Hy J. Hodway, see (> . \i. 

■2 ■ FiihlioUca At- Auture.-. KB|.Qnolea ' Por U. Fkienaventura Carlos Aribau. 
Madrid, Sepunda Kdicion. I. IV. ' EU'jia* ih- Varonen iluatret de Intiiat, Por Juiiii 
de Cn-^tflUnos . Elev'lfl IX, f,. 82. Orinliially puhliHlird in ir.HD, 

.1 Pedro Simon si-f p. 24 note 2', 7th Noticia, tap.' ixi, p. 666 : " y en cuya 
marten rjuarenla leg-uny arnba de 5us bfiran, h la vanda del Oeslc, csla planlada l;i 
ciudad de Santo Th'.niP, en la Prnuincia 'If \os Indios Guaioims. 

i Rf-Ueion lift l)<-f,jbrimi>'nin dfl Hio Apiirf ItAnla nil in;fre»o.en fl Orinoco, por 
Y'l- Jacioln (It- l.arvaj^l, del Orden de pretlicudores, .fiehnente eoplflda del matiu- 
s-^nto fflijl.>-„T8fn i|iie !ie guards pn f! Archivo Municipal de Leoo, y por primera vez 
!m|jreSA. L-cou, 1892 See pp. 30fi and 3t)8 : '" Passe en sileiicip en- la liata que 

atras e he'-ho de Us vndicaa nagione** la iiai^ion de los yndios guayanos, y aasi 

dip-j Iq pr/nipro quf son amit^iasiinos de espafloles, v lieneu su pueblo y uluienda 

'!oi le^iJ's ili^ilante de la i^iudad de {juay.ina : son muy valienU's, cossa que me 

a ' ' nsjdado mucho por rer la buena doetnna, horden V buen estilo con que prO- 
Cr-leri .-slos N ndius j^uayanos, y con yndicai;iun de buenoa xpianoft y lea lea a nm licy 



THE NAME II GU1A.1A » ,27 

friendly with the Spaniards, are valiant men, good Christians, and loyal 
to the king, and he thinks the reason for finding more of these qualities 
in these people than in the rest of the Carib Indians must be because 
they live near the city of Guayana, *hile the others live high up the 
river. 

Gumilla says ' that the ' Guayana ' nation is on terms-of friendship 
and alliance with the very bad ■ Cariba ' nation ; and that the ' gua- 
yana ' language is derived from the Carib. 

Thus from 1532 to LSSS we find mentioned a country called 
Guayana ' (accented sometimes on the last syllable, srtnetimes on the . 
penultimatel, and a people called ' Guayanos ', and the conclusion has 
been drawn that these people gave their name to the country. Hum- 
boldt accepts this conclusiott, and says » :_ " Les Indiens Guayanos, 
de« le ivi" si^cle, ont donn^ leur nom k toute cette vaste province ..." 
Codazzi says the same '. Michelena y Hojas says ' : — " Es de e»ta 
parte que deriva el nombre que Ueva da ' Guayana ' porloi indigenas 
que habitaban entre el Caroni y la Sierra de Ymataoa, Uamados 
' Guayanos . ' Col. G. E. Chiirch ^ support* with Ihe weight, of his 
great authority the same opinion. And we have Dr. J. Hampden Porter 

savin); ' : — " There are Guayanos, after whom ' the Large, Rich, 

and Bewtifull Empire of Guiana ' — so called by Sir Walter Raleigh 
— "was" IM rnt?a, r. .~ : 

■. s«ftor. como fieleb p^ra con Iob eBpaftolcB y Un afectos »ayQB, ACQiones que lugeii 
en e«lo* ymiios y nscioo guayana mas que en los dema* yndios cariues, por eslar 
p-stos situados muv el no arrilia de Orinoco, y aqucHoB iiu conjuntos a la 
t i u,a V a 13 a , 

\ ■ Kl Orinoco Iluiirado, y DafenJido.... ' Eacrita por el Padre Joseph Gumilla, 
de la Compaftia de Jeans. Sejfunda Iniprrasion, Heviala, y Aumeotada por su 
m.smo auLor, y dividida en dos Partvs. Madrid, M.DCCXLV.. See 1, 177 : " Los. 

In.ln.s lie ia Nanoii Guayana, " etc. .\nd II, 38 : " Do la lengua ' Carlva ' nacen 

!■ Guavina.,.. " etc. 

2 Htimi-oldl lep p. 10. note 3), 11,669. 

3 ("o^laiii ».&«p. it note 3), p. 60' : ■' Estt' paiaei el mas impooonte y roajestuotb; " 
asi lomo a; el mas ^ande y deaiurto de^^ \'eneiuela. Eb la palria del gran iago fabu- 
Inso le Panma, de la uludad auntuof^ dpi Dorado, ea la tierra que di6 nombre i 
tndo 1=1 vaslo terrilorio jje las (juayanas por los indlgenas que habitaban entre el 
C-aroniy la aierra Imataca,... " , . ' 

i, ' Ei-pior^cion Ofiruni por In prtmert c«z drmde el Norte de la Am^ricM del Sur 
ti'"npr'- por noi,. . ' Por K. Miclielona y R6jas , Bruselas, 1867. Seep. 206, 

5 ' EDcyctofkifdia BnlBniiica , Eleventh Edition, 1910. Se« the article' Guiana', 
h> the Hun Arctiihald Graeme Bell. 

6, ' yeneiurt!\ By N, Veloz Goiticoa '. Washington, 1904 (Bglh CoDgr©88, 

^^A NL'-^sion lloijft*' t.f ReprcBcniatives. Doc. N» liS. Part, 3. Jntemational Bureau 
uf the \merican HepublicB.) See p. *i, ' /VaiiM BtceM ', By Dr. J. Hampdftn 
PorUT 



28 SOr.lCTft OF.S AJiemCA.MSTES DE PARIS 

(,.,u,lreau, writing nf an aboriginal tribe in French Guiana, savs ' : — 
•' Leur m>m de Roucouvennes leur a ete donni par les premiers colons de 
1:, Guyane ; celui de oJa.vanas, ou Gouayanas, par lequel ils se d^signent 
pux-memes, semblc nous donner lorigine du nom de Guyane. " 

Ternau-c-Comp.ins found a MS. in the Bibliothcquo royale, from whicli 
he quotes the foUowins -- : - " Thevet, dans la relation de son voyage, 
mpporte qaavanl eu occasion dinterroger un prisonnier qu avaient fait 
les Indlens Tapouvas qui habitaient vers lembouchure de TAmazone, 
cfhii-c, lui parla de la province de Guyana comme dun pays tres-nche. 
et lui dil que pOur sV rendre il fallait remonter la riviire de Kourou. 

M. de Goejehas th\ following criticism of Coudreau ^ : •' Coudreau 
fut le premier k ^mAtre Ihypothese que les Oyanis (o« Ouayanas) 
auraient demeure prt/ de la cote et que le nom Guyane ou Gouayana 
ne serail autre que/te nom de celle tribu. Cette hypothec ne s'appuie 
que sur la ressemblance des noma, elle est d^pourvue de touU autre 
base ■ .Apparently M. de Goeje, like Mr. Rodway, has somewhat 
iiverlooked the testimony of tire Spanish historians. 

It may he impossible now to determine whether the ' Ouayanas of 
these French writers are the same as the ' Guayanos ' of the Spaniards ; 
whether the tribe nt French Guiana is connected with the tribe of the 
Orinod ; but that aborigines called ' Guayanos ' or ' Guayanas ', belong- 
ing to theCarib mee. dwell on the banks of the Orinoco is surely 
iM-vond doubl. Schomburgk calls attention to the movements 9f tribes 
in former days ' ; - '■ While ascending the Rupununi last March, 1 saw 
,il one of the setllemenU a Garib, who' told me he had lately come with 
others from the Lower Marowini, and entered the Corenlyne to join their 
relations at the Rupununi. and that they had left their craft at the place 

where the path leads from the Corentyne to the Essequibo The 

anliquilv .of this path re'ndered it very interesting to me The 

Cinbs, those scourges to the less valiant tribes, settled from Surinam 
along Ihe Hupunuqi. and by means of another much frequented path 
held inlercourse with the Caribs of the Caroni and the Orinoco ". And 

.... I .:__■._ C Q C 



again 



.\ndres Miguel had visited the mountains in a S. S. E. 



I ■ Henn Toudna.!. Chr-. not Inji'nt ' I»87-I8»l^ Parin, 189:1, Sop p. Sr.fi, 
J ■ Volir' h,il-,nqar tur U f.iiyinr frtn<:titr. par H Tcrnnuj-Compans '. Paris, 
\^'\^ Set- p. tr. 

1. klii.lrt L,n,jufl„iun f:>rjuU,. p.r i:. II. <lc GtR-je '. .\mslerdani, 1910. Sec 

p. 'i*''. 

i Journal 11. (,e„Krapliical Society '. vol, XV, pp. 1-104 : '■ Journal (,f an Ei/u-- 

J,l,un fr,,m f'lrara la th.- I'fifr I'.or^nhjixr , anil frtim thrnrr {o Dfiiyram "By 

Sir n 11 S^lioinburk'k. ^'-e pp. Of.-7, and vol, X, p. IKS, 



THE SAME fl tif lASA '1 29 

dif;ection, wliich. he described as extensive and inhulnted by u nation 
called Aroaki. If this be founded in fact, it would be a remarkable 
instance of the distribution of tribes, as there could be no doubt that the 
Arawaaks, who at present inhabit the coast regions of Berbice, Deme- 
rara; and Essequibo, wandered from the South to the North. Baroii. 
Humboldt, in his enumeration of the Indian r.tces who inhabit the former 
province of New Andalusia, observes that the Pariag-otos, or Parias, 
formerly occupied the coasts of Berbice and Essequibo.' They have advanc- 
ed, therefore, further west, while the Arawaaks, from the south and 
the Guaraounos or Warraus from the W. S. \V. , now occupy their place. 
The few Garibs who at present inhabit British (luayana say that their 
ancestors came from the Orinoco. 

It may be. as indeed often happened, that one tribe wiis known by 
two names; and that ' ,Ouayanos ' was a name used to designate that 
Indian tribe of the Carib race otherwise known as Pariagotos. liumboldl 
savs,' ; — ' Lcs prt)vinceR de la Nouvcllc-Andalousie et dc Barcelonc, 
comprises sous le nom de ' govierno de Cumona . offrent, dans leur 
population actuelle. plus de quatorze tribus : dans la Nouvelle-Andalou- 
sie, ce sont des Chaymas. des Guaiqueries, des Pariagotos, des Quaquas. 

des Aruacas, des Caribes et des Guaraunos " He tells us about 

the*e P^ nago t os - ; — ' Les Pariagotos ou Parias. On croit que- les ter- 
minaisons en " golo ", comme dans Pariagoto. . .^ . indiquent une origine 
curibe. Toutes ces peuplades (a I'exception desHrurugotos du RTo Caura) 
occiipoient jadis les pays qui- ont ^t^ si longlemps sous la domination 
ciribe^ s^ivoir. les c6tes de Berbice et ci'Esquibo,^ la pcninsule de Paria, 
les plnines de Piritu et la Parime. C'est par ce dernier nom qu"on 
Jesignc. d.ins les missions, le terrain peu connu entre les sources du 
Cujutii, du Carorii, el du Mao. bes Indiens Parias se sont fondus en parlie 
as ec le5 (^ha\'mas de Cumana ; d autres ont ct^ (ixes par les capucinsarago- 
iiois dans les missions de Caroni, par exemple. h Cupupuy et Alta Gracia, 
oil I'nn p.irle encore leur langue, qui paroit temr le milieu entre le tama- 
naque et le cantx'. Mais le nom de I'arias ou Pariagotos n est-il qu'un 
nom purement geographique ? Les l^spagnoU (jui fretiuentoient ces cotes 
depuis Kur premier clablissemeiit' a Tilu de Cubagua el a Macarapana. 
onl-iU f.ul passer le nom du promontoire de Paria h la tribu qui Ihahi- 
toit '^ On a later page Humboldt says ^ : — '' Les sites les plus pilto- 
rt'squrs -.e trouvcnt pres des chutes du (^rony el dans cette'chaine de 
monta^'ncs, de ^-"O toises d^ liaut, qui separe les afluens de I'Orenoque 

I llunilH.l.ll MT j,, I'J nolc ;i, : I. WJ. 



'30 fOdtTt. DES AMEK1CAM8TES DK PARIS 

de ceun du Cuvuni. C est la que sont placees la ' Villa de Upala ', qui est 

le chef-lieu dcs missions. Santa Maria et Cupapui Les ^limens 

donl se compose la population actuelle »ont les Irois races d'Indiens 

Guayanos, Caribes et Guaycas " II is true a short note says ' : — 

" Outre les Caribes, les Guayanos et les Guaycas, it y a aussi, dans les 
missions de Garony. des Indiens Fariagotos, Guaraunos et Aruacas. " 
The ' Renuncia delos tlK. Padres de la Compabia y primera Fundacion 
de Missiones en Guayana, por los RH. Padres Missioneros Cappuchino$ 
de Cathalufta ', dated September 9. 1682 says '■ : —" Por quanto en la 
Qudad de Guayana estan dos Pueblos de Yndios de la nacion de Paria- 
gotos. Yndios que se ban reduoido de los que vivian en aquellos contor- 

nos " Carvajal, as we have seen already (see p. 26, note 'i), says 

that in 16i8 the ' Yndios guayanos ' : — " tienen su pueblo y uiuienda 
dos le^as disUnle de la fiudad de Guayana i" In a list of the Capuchin 
Missions, dated October 13, 1816 ^ the aborigines of the Mission ' de la 
Pnrisim* Concepcion de Caroni ' are described .as ' Guayanos 6 Paria- 
golos' ; and those of the Missions of ' S Josi deCajJapuy ' and of ' N. P. S. 
Frsncisoo de Altagracia ' as ' Guayanos '. The Dutch Commandeur, Esse- 
quibc, writes uncler date of January 15, 1685 ' that : — " The French in 
the Banma come and fetch them (i.e. hammocks. J. W.) even as far up in 

1. Humboldt, 11, 610. 

2. S*ricliUnd («« p. 19 note 2) ; p. I. 

3. Id., p. 70: 

' SUtu» of the C*puchin UiiaioDS ', October 13, 1816. 

Tilalo*. 

Mi««io4a d« : 

la Punsica* Concepcion de Caroni 

S«qU Mint de Yacuario 

S Jo*^ de C«p*pLiy 

N P.S Franciaco de AlUgracia 

S. Uifiieldel Palmar 

U DiTina Paitora del Yaruario 

S, AnLoniD de Huicsatono 

N S. de Dolores de Puedpa 

S , Mi^el de Unata 

N S de Belen de Tunieremo 

8.147 

♦ Urtlisk GutAnA Bouft'Jartj. ArLUration with Iht^ Unittd SUlet of Venezuela. 

.App</i^ur to the C«M l.ondon, 1898, (Tbere are seven Appendicei). See App. 

I. p, 188, LI' 101 Commandeur, Ksaequibo, to tbe Dutch West India Compaoy. 
JaQuan 15, 1685 : • De France inde Barima komenae oocke tot boven in Cajoeoe 
aDjaelen. enrle hehheo aldaer de huijien van de Pariacotlen Terbrandl, deaeWe Ter- 
jaegl, dcse haeien de maraen uytde boomen 



dacionea. 


Nacion de Indiof. 


Eaiatentea. 


iTSi 


Guayanos 6 Paria^to* 


. 9i6 


1730 


Guayanos y Panacayos 


6«1 


1733 


Guayanos 


1,168 


17.3* 


GuaynnoH 


754 


173t 


Guayanos y Caribes 


1 OlS 




1737 


Guayanos 


833 


1765 


Guayanos 


955 


1769 


Guayanos y GuSycas 


412 


1779 


Aruacas y Guayanos 


751 


1788 


Guayanos 


632 



THE NASIF « GUIANA 



31 



ihe Guvuni, and have barned there the houses of the Pariacots, and have 

driven them awav, the latter collect Uie balsam from the trees 

The Savannah up the Cuyuni River was known as the PariacotSaVannah. 
Codazzi says ' : — " Lt»s ' GuayanoS ' habitaban entre Angostura, 
Yuruari y la sierra imataqa, precisamente en donde se fundaron las , 
misioncs de los capuchinos calalanes Uamadas del Caroni. Son los que 
han dado el ntv^bre k la Guayana. EUos con los Caribes, Guaicas, Arua- 
cas, Barinagotos v Ariaagotos forman actualmente la poblacion del can- 
ton Upata " Ang-ostura, of course, is now called ' Ciudad Bolivar'; 

it was formerlv called ' Santo Thom^ de la Nueva Guayana \ 

Rojas tells us that lh« ' Mariches ', a Venezuelan tribe» who lived in 
the neighbourhood of Caracas, held a district called ' Guayana ^ '. Zayas, 
a Cuban writer 3, gives ' Guayana ' as the name of a Boriqu^n (Puerlo- 
ricot cacique. And Azara tells of a tribe of this name in the South * : 
— " Goavanas. On ne doit pas confondre cette nation avec dilT^rentes 
hordes de giiaranys sauvages auxquelles lea habitants du Paraguay 
dounent le m^me nom. EUe habile au milieu des hois situtfs k I'orientde 
ILrugiiav, depuis la riviere Guairay, vers lo nord : eUe habite aussi la 
partie des bois qui sont k I'orient du Parang, beaucoup au-dessus de la 
bourgade del Corpus. EUe a un langage particulier, different de tous fes 
autres : leur son dc voix est ^leve, aigu et discordant. Leur taille ne le 
c^e point a lespagriolp, et elle est bien proportionn^e, quoiqu'ils soient 
un peu trop niaigres. Cette nation dilT^fe de toiites celles que je connais, 
en ce qiie sa couleur est "visiblement plus claire : en outre, quelques-uns 

de ces sauvages ont les yeux bleua^ et I'air plus gai et plus fier lis 

ont des arcs exLraordinaires, longs quelqucfois de sept pieds et demi, et 
des Arches de cinq et demi 

Coudreau, who thinks that Guiana derives iIh name fiKim the Ouaya- 
oas, or Roucouvcnne tribe, tells us also how this tribe obtained its name, 
he sav-^ ^ : " I^s Moucouyennes, qui s'appellent eux-m^mes Ouayanas, 
du nom d'uu grand arbre de tcurs for^ts "So far as I have no ti c ed 



he dn<es not tell us what we should like to know, that is, the nature and 



2 Hojift (aee p, 2:* aoiSaS", p. W ; p. 50 : " Los Maricbeii luvieron uii witio 
iUmaiJo ' (ju.aY»na ' .,..'". 

3. ' Lexicogrtfi* AntilUna ', por Alfredo Zayas y Alfonso. Habana, 1914. S<*<; 
[I im . " Guayana. Carique de la lula dc [loriqiien, al cual, cod todos sus iiidiOH 
empleaba Juaa Honcc de Le6ti, trabajandn en su provecho, a orillas del rio Toa. 

♦ . ' \'oy»get dans CAm^rique m^ridionale. (>or Don K6lix <ic Aiara '. Paris, 

Four Vo49, 1809. ^EkJitioD of C. A. Walckenaar). See 11. p. 75-77. 

■.. i:o-iHirLMu M.-C |.. 2M D"U' It, p. sr>ii. 



:\i sodtm DES AMKHMAMSCES UK I'AlllS 

^name of Ihis Iree. A tree of Ihe same ii;imc, l>ul nol upjiareiill> llie !.umc 
tr6*,UmenlioneAbj- P«'ter Martyr inl5l6 ', he says : " Arboreos natiuos 
fraclus babeut Dariepnenses muUiformes & uarion'i saponim ad usum 
. humanu salubres : e quibus est consiliu prafstanliores describere. 
Guaianam colunl arborem : qua- fructum parit cilrorum generi quo» uulg ' 
linione* appellal f> similem saporc aero dulci commixto. 

Varnhagen, the historian of Braiil, held that the great nation called 

• Tupi ' or ' Guarani ', a» it spread itself over that country, and thence 
into regions beyond, took various names, and that one of these was 
■ Guaya ', or ' Guay4-na ', from which are derived the names ' Guaiazes ' 
and ■ Guaianaies ' : and that the name ' Gaiano ' cime from the' 

• Guaiuiiies ' (misprint for ' Guaianaies ' .' J. W.), who dwell on the 
banks of the Orinoco. Varnhagen rays - that ' Guaya-n4 ' means ' gente 
eslimnda '. ' the illustrious people ' ; being derived from ' guaya ', 
people, and ■ n4 ', esteemed (' misotros or estimados '). As an alterna- 
tive he gives ' guay '. and ' ana ' people. He also says : " Os senhores 
da CapiUnia de S. Vicente chamavamse a si uns ' Guaianiis ' 

N. P. Rojas asserU that the Guayanos„i3»(«re a Guarani tribe '. 

Von Martius thinks the name probably reyresents the Tupi ' cua- 
apyaba ■, which, he interprets as ' men crowned with feathers * '. 
*■ There 18 a Guarani word ■ guAg ', ornament ; and ' agiul ', feather head- 
dress ^. 

I, Peler M.rtTr itee p. » iiole 3). Di-c. i, lib. «. 

2 ' Historit Grrtl do BrtzW . por Fraocisco Adolfo lie Varnhagen. Rio d)! Jiuu'iio. 
1 t«3+ ; II, 18jT. See I. M-ldO : ■' K nAo ft6 falavam dialeclos idt'nticos, como uiii 

^n\ *e ilenomioaratn a si qua&i sempre do meamo mode : ' TupiiiambA ' Paiece 

po,. que ■ Topinambi ' ae chamara n primilivo Ironco nacioiial, donde »« Unhum 
jeparado lodoa aqjjellea ramos, garfoa c eagallioa, que a|x-Iar de ae produiircm em 

lerras dijUnles daa em que ae liaviam plaiiUdo, iiflo mudavam de uome Oulias 

^ntt »e dav.ra aimullaneameote ci uome de (fente eslimada, iato t. ' Guaj-4 ' ou 
' GuaN-a-ni ' 'donde veiu ■ GuBiaie<( " e " (iuaiaoateH ' 

■' • Liuiva, irt"^* • °^' esliniado. noaotflron oa eatimadoa : ou K*"*?', ^ *"'"' g ente . 

[ki* GuBiauaie'v ^mlc. J \V : viainho« an Onnoco veiu Guiana. ' 

3 Rojas aee p. 22 note ^ . p. 98 ; " Loa (lariat*. Garacaraa, Carinaa fueroii Inbus 
dc la grin nacion de los Guaraulea. lo roiamo que lo» Guayaiios. " 

♦ . ■ B^Urige -.ur Etkno^jrAphU find Spnchtnkundf Amerihai Zuinat Drazilirng ' , 
.00 Dr. Carl Kriedrich Plid. von Marliua. Tvio vols, l-eipiig, 1861. See I. p. 197 ; 
■ ,j ■ Gua\anas, Guayanaipa. \uu dieaem Stainni — oder ,lloi-den -- namen, dcr 
aber auch 2> Grade audllch.bei S. \ icenle, jfegollen haben 8oll."j ", wir dder Name 
der Und»ehafl Guyana abKideUel. Nach der mir mitKetllcilten Kljrmologie ware daa 
Wort verdorben aus Gna-apyaba, mil Fcdern bekranile Mfinner. " " " " Varnliageii, 
J/ul. 7'/- il; llr^^d. I, IfKl. ■ 

.^ ' 1 ric u H'nuhiiUruj tU U l.rnijua (iuarani ', por c1 Padre Antonio Kuii (de Moii- 
lova. J W.,. Madnd, 163'J. See f 128 ; •' G«sg. Diica, galaa, ajorcas, inanillaa, J 



THE NAVE « OUIAK* » 



33 



The word ' uayano ', which we find in Tavera-Acosta, may be con- 
nected with the Guarani word ' gua ', sUin, painting ' -, and might 
signifv the painted people. Oviedo refers ' to some Aborigines who were 
known as ' Los Pintados ', the painted people. 

I would venture to suggest that perhaps the name ' Guayana is 
' Kuwii-ana ' : and signifies ' the people by the Moriche palm-trees '. The 
word ' ana ' is a Guarani word signiFyiog a relition (' pariente ') ' ; it 
IS the termination of such names as ' Schiriana ' ; ' Yekuana ' : ' \>ba- 
rana ' ; and ' Wapisiana '. The editors of ' Storm van's Gravesande * ' 
say : " Similarly the ' Guaypes ' or people coming from the River 
Uaupes are more commonly known as WapLsanas, ' ana ' signifying 
' springing from ' ". In the language of the Makusi Indians of Guiana, a 
Carib tribe, the palm-tree ' Mauritia llexuosa ' is called ' kuw4i '. Cou- 
drean gives ' couaye ' as its name in the Ouayana or Roucouyenne lan- 
guage. .\ublet mentions a palm as * : " Irf grand ' Ouai ' des CaraTbes '. 
Im Thurn gives ' ' Awarakina ' meaning ' from the Awarapalm ', as the 
name of an Arawak family ; which shews that the Aborigines made up 
this kind of name. Anyone who has seen the ' moriche {' leta or 
' munti ') palms ' Mauritia fiexuosa ')" grow in their native wilds will 
remember bow prominent a feature of the landscape they constitute ; and 
they abound in the country where the Guayanos or I'ariagotos lived on 
the banks of the Ormoco. Im Thurn remarks ■ : " These level plains 
are made beautiful by groups and forests tof a;ta pilms (■ Mauritia 

fleiuosa ) , and Colonel Godaui writes of the ' morichales , 

fi e groups of these trees), as one of the features of the savannahs of 
the Caronl ». 

lodo orMlo " F- 19 : " 2 Agfin. c. d. n. jtbello y gulou, que h» de ser. Plu- 

mari?« de plumtB chicai, 4 »e ponen por la cabeca como faja " Cf. f» 263 : 

Partgixai. rio de coronas diiP al rio de Paraguay 

1. Hull de Monloya tee p. 32 nole 5i. ¥• 127 : ■' Cms. l.ula, raya atraueaada, 
nijnrba. piQtura ... 

i O'ledo ae« p, 2* noU- 2). 11, p. 2M1 (lib, Jiiv, cip. i) : " EaUndo el gober- 
nidor Hien^nimo Dortal ^ au genie en un pueblo que llaman de lot ' Pinladoa , 
por^.ip ttsi lo indan alli todo« tos indioa ^ indiaa 

3. Huiz de MoQtova aee p. .1-2 note 5). !• 34 : " 2 An*, m. Paneote. .... 

i, ■ Slorm vao's Grareaande. 7"Ae fiije of Hrittih Guiana Compiled from hit On- 
p.%lrhn . Hakluyl S.>riely. Kdiled by Sir C. A. Harrit and J. A. J. de Villiera. Lon- 
don, 1911 . Two Tolt. See note in yoI. 1. p. 17S. 

;. .Vublel ,»ee p. 23 Dole 8). See II, 975 ; " I^ Grand ' Ouai ' det Caraibet ■ 
Ptimi bumiliAi. 

6. ' Among tht IndiAnt of Gut*n* ', by E. K. im Thurn. l.ondon, 1883. p. 179. 

:. Id., p 33, 

8. f.j>d«iii see p. 21 aole 3 , p. 70 : " .V la opuesla ribcra, es decir, en la dc la 
Sa^M* d€4 Antncmuit dt Ptrit. 3 



34 SOI.ItTt DCS AMtmCAMSTM DE PARIS 

It isriglil, perhaps, in conclusion, to point outthat the late I'rof. Samuel 
A-. Lafone Quevedo has the following note on the word ' Guan4 ' ' : 
" It is curious how general this name is throughout the region. As 
' Guayaii.i ' and ■ Ghana ' we tind it all over South Brazil and the Uru- 
guay Republic, and thev all have interlinguistic afliinities. " y 

I The^vnirel' e ', turned upside down, is the phonetic sign for the sound 
nf the voirel in the French word * Je '■ 

Guavan«. el aspect© de las sabanaa da A conocer que pertenecen al aiatetna deMa 
Parfma. en todo diferenle de la aerrania de Caricas y de M6rida. X«'npo<^o ^" 
i^uaies a las del Caroui, que aunque hacen parte del sisteraa de la aerrania de 
Imaljca que es una ramiRcacion de la Parjnu, aon, Bin embarKO, de un aspecto 
lolalmenle distinlo Las del Caronl aon maa frescaa y de mejores pa»toa, reuniendo 
las venlajas de tener entremeiclados lerreuoa tau feraies como los raUeade Aragua; 
E»lin en una Itanura qtie s« e)e»a 500 varaa aotM* et eiie! del mar : M penpectiva 
es pintoresca v cambia k cada paao por los varioa cerros aiftladoa, cotinas, bosque- 

cillos, rios. moricbales y sabanas limpias y abUrvdanlea de agiSa 

1. Th^ Orfgt Chtnct Confederacy '. Buenoa Aires. 1914, p. 8. 



THE ALGONKIN AFFINITY OF YUROK 
AND WIYOT KINSHIP TEHMS 



E SAPIR. 



INTHODUr-TION 



In his sludv of the kinship systems of California ' Kroeber includes 
an account of the Yurok system. ' In discussing its general features^ he 
remarks ; 

" The Yurok system stands quite apart front any other yet recorded in 
California. TheTai lure to distinguish. IxHweeu grandpMivnts, grandchildren, 
uncles, aunts, nephews, and nieces according to their niide or female 
U+veag^^ aeMw* ^'^^ti-atwdifWFv aft^r acquaintance with the kinship reckon- 
intrs of the other Californians. (Civilized influences cannot he thought of 
ill this connection, for if there is any trihe ifnhe stale that preserved 
the substance of its old life intact until recently it is the remote Yurok. 

" Separation of relatives in the male and female line is slj* frequently 
accompanie<l by a development of trui; reciprocal eipression in Califor- 
nia, in the Croat Basin region, and in the Southwest that the two phe- 
nnmeaa must be taken in connection, .\s might he anticipated, the 
Yurok evince little feeling for reciprocity, not only in the kinship classes 
just menlioneil but in the other group which, lends itself readily to reci- 
pmcal formulation, the relatives by marriage. This is the more remar- 
kable because in the Oregon region, as instanced by the Takelma and the 
Chinook, s\steins of California-Plateau-Southwestern type seem again 
tii prevail U is necessary to look as far as the Coast Salish, or the 
tnhes of the eastern United States, before terminologies of the general 
plan of the Yurok one are again encountered. As the Yurok arc Algonkin, 
the interesting problem is raised \\ hether it is possible that they have 

1 K. 1. Kroeber, Odi/jrnta Kimhtp SiUenti, I'liivemily of Californi* Publjrations 
in ^m«no.ii AnJunolouy infl Elinolopy. vol, IS, pp. 330-396, 1917. 

• 1^ til , pp 3:«-376. \ 



:i8 s(K:i*rre dfs AHftRinsisTEs dk Paris 

broujjhl the outlines of an ancient system with them from this presumable 
eastern source of origin, and succeeded in maintaining the same for an 
undoubtedly long period in an entirely different cultural setting. " 

Further on in his paper ' Kroeber classifies the Califomian kinship sys- 
tems treateil by him Into three groups : a southern group, consisting of 
\(ohave and l.uiseho ; a northwe-stern group, consisting^ so far as he 
knew, of Yurok alone ; and a large central group, comprising by far the 
greater numlwr of kinship systems in the state. Of the second of these 
groups he remarks : 

.. The northwest Californian type, if Yurok may be regarded as indi- 
cative of such a one and is not merely representative of its own particu- 
' lanl\ , disregards the distinction of cross and parallel relatives and reveals 
Mrluallv no impulse toward^ reciprocal expression. The Yurok, to put it 
dilTerentlv, come much nearer ourselves and the majority of Plains 
Indians than lo any central or south California people in thinking in 
nearlv everv instance of the set of llie denoted relative and only rarely of 
the intermedrile one. 

The facts brought forward by Kroeber raise a most interesting ques- 
iion If, as I sllemptcd Ui prove several years ago, '•' Yurok and Wiyot 
.ire oullving members of the Algonkin linguistic stock, it becomes a 
tiscumtiug p-okleni Lo ascertain whether or not the kinship systems of 
lhe*e tribes are com|iarjiile, stniclurally and linguistically , with the sys- 
tems of the .Mgonkiu languages in the natrrow sense of the word_. It is 
hjrdiv lo be expected that tribes' so remote in geographic and cultural 
respecU as llie i'acilic "and Plains- .\tlantic groups of Algonkin peoples 
should eihibit any very close parallelism in kinship terminology, nor 
would the lai k of such paralklism necessarily militate against the cor- 
rectnevsof th* genetic linguistic hypothesis. Positive evidence, however, 
tending to connect the two groups of kinship systems would constitute 
«.elcome colli. rmatjiry evidence for this hypothesis. 

Since KroernTS ^'u^ok data have been published, K. W. Gifford has"" 
collected another .set of ^'urok kinship terms. This set corroborates 
Kroeber * in nearl\ evf rv case, besides suplenienting it on several points. 
nilTerences will be noted as they occur. .\ set of Wiyot terms has also 
been obtained by GifTord. A study of Kroeber s Yurok material and of 
tlilTord's nianu.'K-npl Yurok and Wiyot data, kindly put at my disposal 
bv the coUect/ir, has still further convinced nrte of the .\lgonkin relation- 



a- ..-/ . pp .178. 319. 

E -^Bpir, /f i»oi inj YurA, Algonkin Latit^ii^gfi in Califtyrntj, Americap .\nthropO' 
i; N - , vol \V, 191^, pp. 6l7-f46. 



TOE A LOOMS IN dfriMTV (IF VUBOK ASD WIVOT KI^SI1IP TEllMS 3!l 

ship of Wivol and Yurok. Not only are general similiirities of kinship 
Ivpe apparent, as Kroebers remarks would lead us to surmise, but many 
of the specific terms themselves are so similar as to lejve little doubt of 
their genetic relationship. Incidentally, the new data corroborate a num-- 
ber of phonetic laws suggested in i«T previous paper. " ' 

I shall present the specific linguistic comparis<ms first, then a brief 
comparison between the Yurok, Wiyot. and .\lgonkin kinship systems. 

1. COXPARISO.^ BETWEEN VIKOK, WIVOT, AND AL0ONKI> 
KINSHIP TERMS " 

1 W. VI Jar ■• mv father. " -da: probably coiisisU of stem -da- and suf- 
lixea -.-; cf. W. -Jar and Y. lac below in- 2). yi- is first person singu- 
lar possessive. 

\ O'f .tf ^ pp (i3y-6i6,' 
J .Mjbr^Yialions . 

\V. - \Vi\cil rifl. = tlelnvoie 

■, iir, --. ^■u^ll G. V. (iros Venire 

Kick, — Kickapoo 

M»l. = .Malerilp 

Mic. - . Micmac 

Mont. =• Mon*B(fnnis 

M,n Micn.ili Nal. tz Nalick 

\r l,ra|mhi. 0). = Ojihwn 

Bl — niackfwit Pen. — Penohscol 

NI^ \k-iMikui ^.nirces ,ire as fullows : 

;,,.,, s 1, r,Ue. Di.ltc^f:.!:" J'hi ljr,i:^ .ifiCii. Mi ,ee his " 1. isle <le« iioms 

1l- I'ireiiti'. [ip. 6bV e";! ,. 

K , W Jniiei, Algm^nu'i /"ui . H.ne.u o[ ,\,i,enc«n F.lhndOKy, Hullolin W, 
,: : 1 , i^l I. i-p 7"! .-k:3 ;«iwm, 

K ■k..p-... «■ Jone.. A'irijftv J:/)m<Hefio.; .V,.l»<, .\nienran .\nlhrop<.U>(;i»l, N. S.. 
■.-n ; i' n2-3r, ^ee ■' Terms of Helslnjniahip, " pp. :l.13-:rt5 _ 

i, r',v, I B,sh..p Baraga, .4 Tnn,r,l,.al and Prarhml Guimma, oj III, OlchipM-, Languagr, 
. ,-,' ,,e pp Tj-''\ . alin /uilim in .4 liulunidry o/ Ihr Ollhifar Unfii.^r, 187H. 

;„,],. Mre tl I. Hniilnn aiul .\ S .\nllii>n>. .■( I.rndpi-Kngliih Dulionjry, IR8« 
;r. ,«!.;> Lninii .lialccl ; .^nlli..iiia 3ii|iplemenl,iry fcirimnre Munsi ; K. Sipir. 
Ms . , al.iiUr'. ulitj.ine.1 in 1911 al Su Nali.jns Flesi-ine. Ontario «cror<iiii|{ I" Michel- 
s..,, ,.,u,rr I n.mi or llnalacliliRO dialed M> own rornis are qiioled a« Del. ;S1 . 
ii-c ,r :«<j [Hl«->ire forma Ihat (fo back U) /.ciaber^er are aUci taken from Trum- 
r..;il * .S.]n,* DKll^^iary 

N.tick J II TrumbnII, .Vulif* Duliona:>. Ilnrenn ill .\merican Eth.lolofc'V. Bulle- 
;,n 15. 1903. 

Peoobscol. Abenaki. Malecile, Wicmac and MonlaRnais : F. G. Speck. Kinship Tirms 
j^'.V Fj«ily aiW amc^i If^ Sorllxaarrn Al^mkmn. .\inerican Anlhropolopat, N. S. 
1?:^. pp in-lfil . E Sapir, MS vn.-ahiilarirl of Abenaki. Malecile, Micmar, Monla- 



\40 SOCIET* OES AHfiHirjlXlSTF.S nE PARIS 

Y. Kr'' I M •■ father " , vocativei: K<-/p/-(Vi perhaps better -tolo-c) •' his 

father ; ' Y. G\4ol '■ father '(vocativei. -A; occur, frequently in Y'urok 

a« kinship suflW ; it is probahlv diminutive and i>erhap8 comparable to 

\V. -f ol-dac. ur- in some forms «-) is third person possessive. Y. M 

-I0lo- is probablv reduplicated from 'lo~. 

\lm. n-d^an '■" i«v father; ■' \U\.'n-dnJad.\\g«nkin '«-, •«- is lirst 
uervon singular possfssi-xe. Abn. -dadan is obviously n-duplicaled from 
- .;*,. which prob..hlvcont,,inssufiiscd -n{sv W, -darhAaw and Algon 
kin forms for ■ dau-hter, ' n' Z. Alijonkiu reduplicated '-lala- cor- « 
responds to Y. /,>;. it is lemptin- to connect wi^h these AViyot, Yurok. 
nnd Ahenaki-Malcc.to forms also Creen-olld'V.i\ '• my father. " vocative 
,:'o:ia Mont: HTjia -u./ . an .Uifonkin '^s'/d- being made to correspond 
to W. -d,!-. r.reeandMonl,-!.iv,-;.r are suffiTcd elements, as indicaded 
.not onlv l.v viii-ative -olla but by analojjous- forms for '■ niother, " see 
n" :i It is'prac-tnally c'erlain, liow.-vcr, that (:ree-Mnntaxnais -o/'fl- is 
.levelopeii from Al^'onkm '-o'M- ; cf. Fox «-osa. Kick. ti-JOa, Oj. n-ass. 
Del S n-u-r ;.(!. Nat. (inxx/j, Mic. n-uU'. Atgonkian V'ja-U- is implied 
not onh in Cree-Monl.ignais but in \r. ii-eisa-rui vocative n-«.v(j), G. V. 
.!-ii'ii-mi, m AlKonkiii terms 'n-o-iMnr ; with analogous suffix is Ar 
,Tinl (',. \ n-t!-no "'my mother. " Another example of Cree /( corres- 
p-mdmg to AtifoTikiTi -f IS Cree -ulli- " to go, " cf , Fox -usn-. Oj. -osie-.) 

2_ W .: J'.lr " m\ .son " < -dnn NV. ; and n interchange constantly). 
Kroehf-r, m his Wivot vocabulary, - gives ddr. Jan- as " father,; son. 
Though nol corroborated bv CiifTords data, this may be quite.correct and 
would be parallel ,in lU reciprocal significance, to \\ . yij-okar " mother, 

jn.ii. ol. limed lO 1911 il pierreMlle, Riviere du l.oiip. t.«couiln, Poinle Illeue re«- 
p*ctivt.l\, quiQled as i.^., 

Bljckroot ; C C f hIeDi.eck. paBiini in Hixwn of SubiUilmi in BUuifiM, A PrtU- 
m.ii'r'iirui, WrhandelinircadrtKoninlilijke Akailemin v.n \V«len«cbflppcn te Am»--_ 
ijrdim, AT*MjinK rj-llcikuJide, N B , d«l XIV, n" (, l«i:i; and in Somt Gmr^l 
.<!«.;. ,-;■' flikt/n-: >^irfiobfr, aO>filrU^lwn (o Aluon^uian I,mi'Milia, ibid., iWcl Xl\ . 
u- i HU-. I' 'Wis^lp'. Vk SkiiI Lift ol Ikt Bljckjxl Indium. SiilhropoloRical Pa(iei-» 
nflh- Am,r,^|., MuseiiH o' N.lMral III. lory, vol. VII, lUll," lloUlioii.lop " on 
pf U-IO . tj, ipuf. S.a, "■.»' Ki'jlirmihir Tirm! .\nUT,c»[i ,\iO lini|«doi;i»l, N. S., ISi5, 

Arjpiho .ndCroii Venlrt- .K 1.. Kr.ioliiT. 77» .Iriipaho. Hulkdin of the .American 
M ,srum of S.lural Hi.lorv, vol Will. I'JOi. |.|.. '.1, H) ; A t jfho Oialrd I , Univei'iiilv 
.r I ^difnrnia Puhlical ii.n« in Anicncan .\rcli(ieolog\ and Kllillolo(fy, vol. XII, IVlii, 
,,,, -!-l3.*, 

I KTO*-hpTi foi-iBTi ftre indicated liv Kr, ; (jifTord a l)v iG 

J 1. niv,T^ilv of ' iahfurnia I'utdicatioiia in Amt-rican Arclia«olo(fy «nd Ethnology, 
-r,l [\, 191 1, [ip UI6-Vi3 



THE ALGOSKIH AFFINITT OP TIBOK A:«D WIYOT itlNSHIP TEKMS .il 

daughter' in* 3). W. -dar, -dan- is doubtless lo be analy.ed into -da- 

/see n" 1.) an"d suffixed -r, -n-. X 

Y. (Gl nf-lac-' my child " (vocative). Probably to be analyicd into-/a- 
and diminutives, postvocalic form of -a: (nee n«. 1). It may thus be mor- 
phologically identical with conceptually reciprocal Wiyot -Sac " father 

Crce u-ldn-is •• my daughter ; " Mont, n-dan-c; Kick, tie- lin-eh-a, voca- 
tive ne-iaha: Oj. nin-ddn-isi : Del. {S) n-dan-^i ; Nat. nut-laun-fs\ lU. 
ni-tinna ; .\r. na-lint, vocative na-ti; G. V. na-lan. Cree -ij, Mont. -c. 
I)j -is!. Del. -jfl, and Nat. -(s are forms of Algonkin diminutive suflix 
•Vj;- ; thi^ element occurs fretjueBtly in Algookin kinship terms. AI)?on- 
kin '-ta -n " ilaughler " is doubtless analyzable into '-la- and suffixed 
-n- as in \V. din- " son "). This is directly sugfrested by vocative -Idha. 
-la of Kickupon and Ara|)aKo. which implies an old stem-/d- i-ha is voca- 
li\-e, cf- Kicknpoo vocatives ni-gwihi ami n-ddlii from nt-g%tn-^a " my son 
ami n-.\-i-«-nn-a " my (grandchild "). Proto-.M^onkin •-/an- must be 
presumed to have orixinally meant " child " (probably as reciprocal to 
■ father ' and to have become specialized in its significance either to 
■ son " VVivuli or ' daujfhter " (Aljfonkin proper), while in Yurok 
Hs close reTative -la-c preserved a more primary ponetic signilicance. 



NoTF. TO .V*" 1 A.Nn 2. It is impossible to fail to recogniio that nf 
1 and 2 are. in origin, identical terms. The stem 'la- oriffinally seenvs to 
have denoted both '■ father " and " child " (perhaps, with strict -recipro- 
cilv. ■' man's child "|. The following table presents its history ; 
Hare stem ; Kick -td-ha " daughter. 
Wilh -< suflix : W. -doc" father: ",Y. -lai " child. " 
With -«i suflix : W. -dan •' son ; " .\lgonkin -Ian- "daughter. " 
Reduplicnted : \ lot ■' father; " Abn . -daJa-n "father. " 

3, W ri-d-oka-r " mv mother, daughter. " Stem probably -oka- with 
intervocalic, -d- and «unixed -r cf. -dar in n'S). (In his grammatical 
sketch uf Wivot. Kroeber does not explicitly refer lo intervocalic -if- after 
possessive prefixes before vowels. %^it it is implied in haluv/i^* boat , 
ru-J-a^lru^ " m\ boat. " ku-d-aluu-i " your lioat. " It occurs so frequently 
as app-arent stem initial in Wiyot kinship terms that it can hardly be con- 
gidrred other than a prefixed or intervocalic element. In other words, it 
would be identical with .\lgonkin -(- employed under preoiaely parallel 
circumstances, e. g. (^ree ni-t-. n-l-. Fox nt-t-, Oj. ni-nd-, Abn. n-d-. Bl. 
r.i-t- ,-ti-'. GifTord gives yidukutk for " my niece (eodearing) ; 
perhaps this is only n phonetic variant (yi-(i-«jfeti'ji-) of yi'-<i-a4a- " mother, 



i2 stxiitr*; nES amkbica.mstes^ dk paris 

daughter ' .with diminutive suffix -uit^^^LKr^eher, in his Wivot vocabu- 
lary, gives iwalc for " mother ; " perhaps this is abstracted from aform 
yi-d-ogxi'a-lck). It seems possible that -oka- became labialized to -okwit-, 
-utu; -(o)ftffl- (i-sounds irequentlv become labialized to fcj-sounds after 

0, u in America). , 

Y. iKr) kok " mother " ivocativej, u-kok-oc i perhaps helieT-hko-c) 
'■ his mother, " tve-li-eko" his mother ; " Y. (G) kok " mother " (voca- 
tive", tv-is-tko ■' my mother " (reference!, ii-kok-oc is probably more enjear- 
ino" in lone than we-ls-eko. kok [-koka-] is reduplicated from 'ko- ; cf. lot 
-lotiy in n* 1. -iko- of uf-ls-eio seems to correspond to'W. -oiij-. -Is- 
mav be an intervocalic element analogous to Wiyot -d- and Algonkin -i- 
see above) . Y. -Is- may be assibilated from original -(- (Yurok inter- 
change between / andfiis exemplified in qoxt-o " one month " ; qoxti-emoi 
'■ one f.nlhom ; ' Ixm-o " four months " : tsoon-amoi " four fathoms ). 

Cree rn-kd-ui\ '' mv mother, " vocative n-ega ; Mont, n^qa-^vf ; Fox 
n/j-i-' stem -gi- : Kick, nt-gt-a, vocative n-agy-f ; 0]nin-gd " my mother, 
i-«i-n ■' his mother, " vocative nin-ge; Ottawa ' ni'r, -ga-ihi" niymother, 
^^fa-iln-^.-an " his mother ;' Del. ^uia " mamma, mother, " DeK (S)j»li'. 
Ci'ka' g' <CT\-g- " my mother, " Munsi^«-fci (i. e. gixk) " my mother. 
;'aiv!.« i. e. ga'o-Lf-'i' " mother: " Nat. ni^-ka-i" my mother ; ' Pen, «/'- 
g,i--\-j-i: \fte :w-ir-u: Bt. iii-ksi-sta \-ksi- regularly assibilaled from '-ki-: 
W'usler jfives as plural ni-ksoslak " my motherand her sisters ") ; .\r. nemg 
•■ mv mother. " G. W rtHna 'these forms go back to 'nf-ki-^'a' : -k- regularly 
disappears and .\lgonkin w, as always, becomes «). vocative Ar. nag 

<.\lponkin 'nt-ka- ; cf. Oeei. These, forms point to three distinct but 
related stems in Algonkio ; '-ka- or *-ka- (Ojibwa, Ottawa, Natick, .\ra- 
paho , often with-ii^ suffix (Cree, Mnntagnais, Munsi, Penobscot) ; *-i;- 

Fiii. Kickapoo, Ojibwn. Micmac, Blackfoot), with -w- suffix in .Ara- 
pahoand Gros Ventre ; and reduplicated '-kita- (Delaware-Munsi). Voca- 
tive 'n-ihi. 'n-tki-^' Cree, Kickapoo") is probably merely rhetorically 
ipHi^lhened 'iif-ka,'nf-ki- " my mother ; " on the other hand, it may repre- 
sent 3 fourth stem form, '-ika- [-i'ki-'j, comparable to Yurok -fko fsee 
cibo\e . Presumahlv '-kn- and *-kt- originally varied in some manner ana- 
logous to Oj, nm-gd " mv mother, " ki-gd " thy mother, " o-gi-n " his 
mother ; .\r n-fi-, na- a ,\l(,'nnkin "mi-ii-, 'tii-k'a- ). — Gomparmg Algon- 
kin with \\\\o\ and "^'urok forms, we iind that .Mgonkin *-ka--, *-ka- 

e ^. l)j riiii-gd currosponds, on the whole, to W. \i-d-cka-r : Algonkin 
'ib-ji/'-, with diminutive suffix (e. g. Nat. ntit-ka-s], to W . yi-d-oka-tc[k\ : 



I r)lt«un forms arc snmelimes Ifivpn bv Marn(rn. 

- 1 ii*p : Tor the .Mponkin prototyp<' of Cree f, KuK ti, Oj . /, \i- ^ ' 



THE ALGONKIN AFFINITY OF YUHOK AND WIYOT KINSHIf TKRMS 43 

At^orikin '-kik-a(e. g. Del. gik-a') to Y. kok {-koko) ;-perhaps also Algon- 
k\n*'tkii' to Y. TU-tS'-eko. Algonkin *-hi- forms and forms with -w- suflix 
s«m to find no analogues in California. 

-i. W. yi-d-ulcih "" my child'". In his Wiyot vocabulary Kroeber gives 
tsik, tcik, tsak " child. " These forms are probably variants of GilTord-s 
-«/ni and related 16 it as Kroeber's g[u>)a-tc " mother " is related to Gif- 
ford's -«ka-r (see n" 3). It may he tliat in l>oth cases Kroeber obtained 
genuine absolute forms parallel to Gifford's -u- forms with possessive 
prefix. Presumablv uUik is to be analyzed into -ntci-k ; for-i-sufiix, cf. 
n** 19, 27. ■ 

Cree n-t-oj-im '" mv (man's) brothers son ; '" Mont, n-f-oc-^m " my 
nephew. "" n-t-oc-^m-sqiu-m " my niece '' 'literally, " my nephew-female ") ; 
Oj . ni-riJ-v/'int ' ' my (man's) lirother's son, " ni-nd-6j-im-ikwe-m 
" mv man's: brother's daughter " (literally. " my nephew-female '"), . 
ni-n-J-x'ij-itn'iiS *' mv, (woman's) sister's son, doughter ; " Pen. n-d-u's 
'• m\ daughter, " n-d-oi;i'im-is " my (man's) brother's 'daughter, 
' womaas sister's daughter " ; Abn. n-d-os " tf\y daughter, " n-d-o'-i'm-i's 
" m\ woman's niece ; " Mai. n-d-os " my daughter, " n-d-a^-i'm-ii 
" iny ymHTi'i?^) sister's daughter, [woman's) brother's daughter ; '* Mic. 
ti-t'US " my daughter. ' These forms pciint to Algonkin *ne-t-o's " my 
daughter "' possibly originally '' my child ") ; with possessive suffix, ne~t- 
--rm " my nephew, niece " (often specialized dialectlcally : man's'parallel 
nephew, parallel nephew lt niece, parallel niece, .woman's niece, cross- 
niece , lU reslrictinii to females in Kiistern Algonkin dialects is doubtles 
se€nnil,ir\-, as uidicited by Oee and (>jihwa cognates. 

" 'A' Kr ud,V(--r " girl. " -r is probably suffixed as in yi'-c/fl-/ (n°. 2) 
^nd yi-.i-.'ka-r n" . 'i . 

',.ree .iu'd:i-<. a^idsi-ss- '' child. ' n-t-awdsi-m-is '* my child ' (-m- is 
posgessiv.-^ I'en. i2wxs-ri '" '.lltlc child, " n-d'awq:{-im ' '' my si.ster's 

son ' inalf speaking), '■ my hrother's son " female speaking) ; Abn. (S 
at^M-j ' ch id : .Nlil S u'a j(j "chilti, " also I from Speck's data) n-t-^wa\-?ni 
'■ \n\ ulsters >(U: imale sp'-gking,, ' my brother's son " (female 
speakinu' . Mif S midji-wa d j-r U '' child ; " Ar. hanax-a'd-hi'p '' boy." 
'ianux- ■^. 'hauiis- . These forn 3 pninl in Algonkin *awa's{i)-'wa'si!)-, as 
absolute a!\\ i\s with diminutive -sse- . Probably related to this 'wasi- 
is incorporaU'd "-u;- ■-^7^;-■ " ohild " : Oee -os- (e. g. peyak-os-dn " an 
only child. ktK-oi-cu- '" she has a child, she K pregnant ') ; Oj. -o'nj-, 
-onj- p. ■^. nin man^-oni-e '' 1 have no children, " nin nij-dnj-e *' I have 
two chtidren " , 



4i SOart-E DE« A»ltmC*M»TE8 DK PARIS 

Note to n". i a>d 5. Speck remarks in regSfd to Penobscot n-d-u's 
nnd its Kustern Alyonkin eoRriaton : " Posgiblv'a worn-down form of 
n-d-uii'is- • m.v crtalure. ' (".f. ii-J-atf^srs ' my child. ' " This etymology 
,l.«s not stem unplausibli-, but the ronlraclion would have to be consi- 
lU-red of Rreal a^e — not Eastern Alffonkin merely or even Algonkin (in 
lis nnrrow sensed, but prolo -Algonkin. Wiyot walrr-r " girl '' : yi-d,utct-k 
■■ mv child " wrresponds remarkably to Algonkin 'lalu-a-J " child " : 
'ni-l'-o-s " my daughter. " 'nf-l-o's nn " my nephew, niece. " There is 
onlv one hitch, phonologically speaking, and that is perhaps not insuper- 
able. In these .\lgonkm languages that have nasal consonant groups (e. 
g. OjibwH. Delaware, Natick, I'enobscot-Abenaki) Algonkin '(a)wa-s- 
appcar* with ii;i.siilized s i Pen. n-d-au'(f:;^-H!> " my cross-nephow, " n-d- 
,r..-.is-rs '■ my child, " Abn. aO!-is " child, " to which corresponds Oj. 
incorporated -<>ii/-. .\lgonkin 'ruLZ-o-i, however, always appears with unna- 
,.iliiMl s ■ Oj. nm-J-oi-im. Pen. n-d-us, Abn. n-d-os. The validity of Specks 
proposed etymology depends, at last analysis, on whether or notOj. -i5n;- 
■' child ' is related to Oj. -dj-im '' nephew,' niece. 

fi. Vur. jKri n-oukcu " my child ; " Yur. (G) n-ooksa " my child " (ad- 
dress If -cu, -ifl i» a nuflixed element, it may be possible to connect -ouk-, 
oii ttilh Vur. iGi ue-io '• my-dead child, sibling. " In other words, th^ 
simple stem <'~oki>- would be best preserved intheterm for the deceased 
kin Thiii seem- very iloubtful, however, and -ko of ne-kgmay be connect- 
ed ralhtr with koll h'Lt in Waternian's toll noukcu " dead my-child, 
inv deceased'ni'phew . 

Oce nj-ti)i-ii " my son ; " Mojit. tt^yuis ; Fn» ru-gwu-' , vocative tie- 
;'i. r' : Kick, m-t^w'-^-a " ni\ son. brother's son, " vocative tir-gu'thi ; Oj. 
tnn-firui ; Del. i/uij ' son ' (i. e. iuiO;, Del. (Si f«'iO-oi6 " my son ; 
Mdl no■gl.■u^ : Mfc n-tjiiii ; Bl n-okth-ia\ " my child " perhaps to be 
un(lerBti>o.d as Tu-''-kc'-i) i .\r. ne-'t " my son " Ivioealive ; < *n^~ku'l\ cf. 
i:n- a. n° -1 These forms point to .\lgonkin '-kwisi-. weakened in som^^ 
diale.ct5 to '-ir^rss- whence luhialiied -ku'tt-ii'. -koii-]. It is quite pro- 
haMe Ihnl -ss- is diminutive (Bucli forms as Cree ui-kos-is, Del. ^tii'$-a6 
w Duld then be double diminulives. common enough in Algonkin) and that 
the simple stem '-iiii- appears, as vocative, in I'"ox arid Kickapoo {'gu-ihi 
la fiirmed frnni -fui- -ts -loha from t^-n; see n° 2). Bl. n-dk<^s may cor- 
responii (;lo-.elN to Yur. n-iwi-' jj). proto-.\lgonkin *n-o'kiin-, *n~<iku'i-yoT: 
morrlikeU. It may be merely labialized from •fit'-jhiv-i( (cf. '^&\ .nd^^unm) . 

Ou ^ ur. ,Kr, ru-rm^iL'uhcc " my b<jy, son. 

\,tl j/KiH,] tikiiiK-> ■' boy ; "' Narragansett ' miicktjiia-cbuck-s " bov, 

1 Namtrinwtl formn are (juoleti bv Tnimbult from Hofrer Williams' ' ' Key, 



THE ALGOWKIH APRWITT OF TUROK AND WIYOT KINSHIP TEBMS 45 

' num-muchqud-cbtuk-s " my sod, " Hum-muck-iese " rriy son. In phonetic 
orthography these forms are : mikka-tcak-s ; makkwa- teaks ^ nx-makkv.'J' - 
teaks, n^-ftfaik-i-s. This last form is identical with Mohegan noi-makk-is 
" my son. " ' These forms point to Algonkin *makkiva' ; cf. Yur. 

-mtgwa-. ^ \^ 

7. Yur, (G' ne-gnemetn " son " f reference). \i -gnemem can be analyzed as 
-f-nanem with prefixed -g-, -k- (cf. m-k-tsiim " my nephew ; " further 
Tu-mi-k-tsum " my deceased nephew, " ne-tm-ke-kts-fu *' my dead grand- 
mother "\. -neman would correspond to 

Nat. wun-TUJumon-uh " his son, " nun-naumon " my son ; '■ Pen. 
n-e-mm "son, " n-CTtort-rm-rj *' brother's son " (male speaking), 
" Ulster's son " (female speaking), " spouse's nephew ; " Abn. n-amun 
" son, " B-dmttfi-cm-rj " sibling's son " (female speaking). How Pen. 
-i-mm and Abn. -amun are to be reconciled with Nat. -naumon (read 
probably -na-mon) is not altogether clear, though there can be no doubt 
thai all these forms are clo.sely related. Perhaps n-emoH and n-amun arc 
really n-nfmm and n-namun or reformed from these originals, Algonkin 
•-«^ mtm, Qs compared with Yurok -g-netHem, may be due to dissimilution 
from '-nil mom. 

8. Yur ;Gi m-m^hi " daughter '' (reference) ; Yur. (Kr) «m« " girl" 
:e. g. uKinoyek-e-ume " sUy-in-girl "). 

Del. amem-cns ;i.e. aflwm-«i9) " child, " Del. (S) iimi'm-tn(/)9 " child. 
Del. -irrfl corresponds to Oj. diminutive -ens, nasalized form of -[i)ss- . 
.\lgQnkin 'ami -m- would be related to Yurok -mehi precisely as Algonkin 
'laiiHj ;j- see n". 6) is related to Wiyot u^ata-r . 

9. W, yi-hlci>-U '' rav grandfather, spouse's g-randfather, " yi-biuo-x 
■' mv gT-andpar^nt's brother, great-greodfather ; " Kroeber gives hil co- 
icJuj '' grandfather. " -U:, -tck- of these forms is diminutive ; for -er cf. 
n*^ 2,3,5. -X of -hilco-x moy be a compounded form of -dux " sibling 
(q* 111, 

Yu.r, [Kv ) ne-piti-oc (perhaps better construed as -pitso-c in view of \V. 
-bilco-tc) " my grandfather, " ne~me-pets-cu " my dead grandfather ; ,"' -(o)c 
16 diniLnalive. Yur. ((ij ne-plts '' my ^andTather, grandparent's brother, 
great- grandfather. " It is [>ossible that Yur. -piti is to be analysed into 
-pi-ts. with diminutive -ts icf. ~ku-ts, n" 10 ; ~rame-ls^ n" 21 : -weyi-ts, 

{ See V. G. Speck, NoUt on tbt X4o6tgan andNUnlic Induins. Anlhroputog'ical Papers 
of the \menc*n Mui^utn of Vtlural Hi<ilori,-, to! . iti, l»01>, p. 194. 



ifi SOCIKTE DE9 AJIEKICAM9TE8 DK PARIS 

11" 18,, -pi-ts-oc bein^ doublv diminutive lilie -iii-ts-oc- If so, it must 
havcbeen re-formed 6n the analogy of -*«-/s " grandmother, " from an 
oMer '-pilso--as proved by both Wiyot -bitcd- and Algonkin '-mice--. 
Proto-Algonkin >to) - or >/« - " grandfather, ' it is barely possible, 
mav be preserved also in Yur. (Kr; nt-pct-ts " my father, " u-fxi-ls " his 
father. ' Yur. (G) tu-pce-ls " father" (reference), -Is being diminutive ; 
Yur . -pce-ls. -pd-ls might go back to an old 'pltco-ts ' ' little grandfather. " 
Cree ni-muso-m- "my grandf^ither : " Mont. n)-tnKu-m ; Fox m-mtc6-m-es ■, 
Kick. M-mff«-'a. m-mtco-m-A-a " my grandfather, " vocative ne-mtc" ; Oj. 
m-mUho-m-iss " my grandfather ; " Del. mm:homa{i. e. miari>-m-<«) 'i grand- 
father ; " Pen. ru-tTW-su-m-is " my grandfather; "Ahn. n-maho-m,m-mou- 
m ; Mai. n^mo'/«-m-« : Ar. na4<kf-M(;ia) ; G.V. na-htsei-p. In Penobscot 
and Maleclte" grandfather " is also used for " stepfather. " Closely 
related forms are sometimes used for •' paler:nal uncle " : Oj. ni-mtshd-me ; 
and ■■ fither-in-law" : Kick, nt-mad-nt-a. These forms point to Algonkin 
■^«taJ - ; long -<r- seems vouched for by Fox and Kickapoo, .also by -i- 
and -n- of Arapaho and Gros Ventre (Algonkin K-vowels regularly deve- 
lop to i-vowels in .\rapaho-(".ros Ventre and Cheyenne '), and corresponds 
to -<>-(loag8nd open) of Wiyot bilco-. -m- and '-iss- are possessive and 
diminutive sufTix respectively: 'mao-m-(Jss-j. For Wiyot-Yurok p,h : 
.^itgonkin m. see Saptr, iV ryot and Yurok, Algonkin Language of California, 
p. 640, and cf. d* 1 5. 

10. \V, ii-d-oJtorUk ■■ my grandmother, spouse's grandmother. yi-d- 
cie-.x-- my' grandparent s sister, great-grandmother:" Kroebcr gives 
.'.^u-k-fr '■ grandmother. ' -kk is diminutive, as usual (cf. further yi-ga- 
l^^PlBthers brother, ' yi-djuwUk '; nephew ", ; -x " sibling " as in n" > 
'.1 : -fr as in n' 9, This loaves -oko- as stem, absolute form perhaps in 
Krueber -s ^(>-(fi;r icf. n° 4 ; -oko- possibly occurs also compounded in 
\i-j-<jk-gds '■ grandchild. 

Yur Kr ru-kuls-« " my grandmother, " ni-mt-ke-kls-ru " my dead^ 
f;randm,.lher : Yur. (ii ne-kuts " grandmother, grandparent's .sister, 
great-Jrandmolher- tn: is diminutive ; -kuti is, all probability, coinpo- 
s.ed uf -ku- and d,muiulive -n. 01 the two diminutive suflixes, -Is and -(o,c, 
as«l in "lurok kinship terms. -Is is evidently an ohler eU-meiit, corrcs- 
pondinj; to Algonkin '-si- : -of is used more freely and amalgamates 
less closph' \\ith the stem. 

I Th.i IS eolv onp of • numlier ol ilislinclivc ln.il.i that Aropaho and Cheyenne 
iiiTC in common I ho(»- lo sliow in a future article that Arapalio and Cheyenne are, 
ID .11 proi.ibil.ly, not t»o major dirisions of Alfonkin hut meml<ers ot a tingle 

m.ij.or di^ isinn , 



,TWK ALG0^K1^ AFFIMTT OF VLBOK A^D « ITOT KI^SlllP TEHMS »/ 

Cree n-oijhi-m '• mv grsndmolher ; "Mont, n-ajii-m ; KicU. n-oko-meh-a 
•' mv grandmother, ■' vocative n-O'ko; Oj. n-ofci-m-m, vocative n-oio ; 
Del. uAH-m 'misprint foroiu- ?) " grandmother : "Nat. oku-mm-es-. Pen. 
n-o'ki-m-ii •• mv grandmother ; " Aim. n-oh-m-)s ; Mai. n-o'fa-m-« ; Mic. 
n-o^o-m-iu : Ar. n-ti-ha-ha : G. V. B-i<-/>'. In Penobscot, Abenaki, 
Malecite, and Micmac " grandmother "is also used for " stepmother. ' 
Closely related terms are used in many Algonkin dialects tor " pater- 
nal aunt " : Mont, n-aju-m-uc ; Nat. oku-mm-es ; Pen. n-o'h-m ; Abn. 
n-oh-m : Mai. n-o'h-m. Also for " paternal uncle " : Cree n-okku-m-is : 
Mont, n-ocju-m-ui. And •• mother-in-law" : Kick, n-i'h-m-a. All these 
forms point to Algonkin '-nkko- (or *-o'fo-), with possessive and diminu- 
tive suffiies; '-olio-m-iiSJ-. ArapahoB-^t-te-andGros Ventre n-ii-/)' go back 
io'n-oio-ml- : -i- disappears (cf. n" 3) and resulting contracted -o- deve- 
lops to -ti-. -it- (cf. .n° 9i ; Ar. -hi is probably diminutive. 

II. W. yt-dux ■' my sibling,' maternal half-sibling, step-sibling; 
second cousin, fi.urth cousin ; " Kroeber gives this term as ddk " bro- 
Lher, sister. " It is not clear wheter yi-dux is to be so analy/.ed or as 
,1-J.Bji- with intervocaUc -d- ; cf. yi-biuo-x and yi-d-oko-x (n" 9,10,, m 
which u of -ux may have contracted with preceding o. 

T*en. n-t&A4'i-rm-rj ** my, younger brother, younger sister ; .\bn. fii'- 
doinn ■■ my older brother. " Algonkm '-toi-^iira'- " sibling-female, sister " 
IS found 111 : Nat. wu-luk-stju-ch, ue-luk-islxju-oh " her sister " i -oh is obvia- 
tive' ; Del. v,i-ig-och<ju-all " her sister " (i. e. K-t-lg-oxkw-a! ; stem -/,?-< 
-!ok- -oxku- 15 ■' woman, female, ' cf. uxka'iu " woman; ' -al is 
obviative . Pen. and .\bn. -dokan- may be analyzed into -dok- (cf. Del. 
-(<■■ and sufficed -an- cf. Algonkin '-/a-ii-, --n" 2 ; -im- and -ii are 
re.^pectiveU pns.sessive and diminutive suflix. Abn. nid- and Nat. utel- 

-..*■(- and Del. ui/- mav possibly point to composition of radical -ok- 
wilh i.r(-" together with " cf. n° 29 , Abn, iiid- being then contrac- 
ted from 'ru-ii'id- : I'en n-dokati- . however, seems lu offer difficulties, 
unles'! it is aisunieil that it is contracted from older nid-. Algonkin *-tok- 

perhaps better '-!-ok seems to have meant Ylginally " sibling " without 
(listinclion of s<'X nr age cf, W'iyot -dux. dok' ; it gained such distinc- 
tion.« bv means of qualifying sufli.xed elements. 

12 ^'ur. Kr ii-eihk/-ni '• younger brother, younger sister: small, 
ru-fi^r^-n " mv \ounger brother, younger sister ; ' \ ur. G; n-eiki-u 
'• m\ \ounger sibling ' address,, -ni is clearly a suffixed element ; cf. 

1 ■ Si-jling mc»nft '' b, other or !>i-,U;( '. 



48 SOCitT* DES AMfiRlCANlSTF.S Df PABIS 

perhaps W. vol -r,-r- (n- 2,3,r,,9;fftY and Al^onkib -«- in"' 1,2,11,12). 
ts- is puzzling ; it is barely possible that /j-«Afo- 4s compounded of Isi- 
(stem of Isili, n° 131 and -tihke-. ~~ - _ _ 

Fox n-Via-n-a '■ mv friend ; " Kick, tt-j'ia " intimate term of address, 
between men ; "Oj. n-ikd-n-isi " my friend, brother, " u-ikd-n-iss-an " my 
friend, brother. " These terms point to Al((onkin '-ikia- (or •-I'ia-) ; for 
sufflxed -B- cf. n<" 1, 2, 11 ; -isi- is diminutive. It is difficult not to 
connect with these also Mic. n-Ici g'ni-m " my younfier brother; " lU 
analysis is puiiliog. aside from possessive -m, but -tcrgfn)'- may perhaps 
be explained as -u-ip-ru-, -nt- being equivalent to Oj. -n- of -ikd-n-iss; 
-, g>- to Oj. -ikd- and Fox-Kick. -Via, and -Ic- unexplained ; possibly 
n-u- <'ni- 1- before i-vowel. 



13 Yur (Kr) tsits, IciU (vocative) " younger brother, younger sister, " 
v-UoiC'X ■' mv younger br/ilher, younger sister; " Yur. (G) Icitc " very 
votmtf-^ibling " laddress). Yur. Isits, Icitc probably consists of radical (Ji-, 
'la- and dTmTnutiv«^-ji^ -fco-lir-o: is a double diminutive, like -iic/j-cv: 

Cree m si-m " my younger brother, younget eister ; " Mont, ni-ci-m 
■ mv vounger brother, younger sister ; brother, «i»ter (iiJ^eneral|^ " Fox 
n/-ji-iM' " my younger brother, younger sister, " u-ri-m-afi " his youTlg-^^ 
er brolher, vounger sister ; " Kick. «-ei-m<J-'a ; Oj. ni-sM-me ; Del. 
c'lxnmui " younger brother, younger sister " (i.e. jtrt-im-uO ; Algonkin j, 
Si appears in Delaware partly as x, partly as 9), Del. (S) f>-«-'0-m-»e 
■ mv vounger brother, younger sister ; "Nat. u«-«»-m-ujj-oA " his young- 
er brother, younger sister ; ' Mohegan ' n-ghoj-um " my younger brother, 
vounger sister" (i.e. n-xis-av.) : Aba. iii -Ui-m-is , Mil. n-o'sr-m-is ; 
HI. «i j/j-'j "'■ my vounger brother, younger sister " (female speaking), 
a-ysii ■ her vounger brother, younger sister, " Wissler ni-jj(iJ-<J "younger 
brothers and sisters "; female speaking). Here doubtless belong also Ar — 
nu-U-iu-hda " my younger brother, younger sister, " G. V. n^-hd-h-f 
<.Algonkin 'ni-si-mi-is-, closely parallel to Natick ; for Ar.-G. V. 
ixi- <.\lgonkin '-u- see .\r -hei-, n« 22). There are clearly two distinct 
,\lgoDkian prototypes ; '-ji-m- i,*-ji-m-, -V-m-) (Cree, Mootagnais, Fox, 
Kick.ipon. Iljibwa, Natick, Abenaki, Malecite, Arapaho, Gros Ventre) ; 
and '-n II-, '-iiJi. v. ilh or without possessive -m- (Delaware, Mohegan, 
F!lackfo«t). Kilher may be followed by diminutive -«ij- (Natick, Abenaki, 
Malecite, ."Lrapaho, Gros Ventre ; Delaware). In all probability Algonkin 
■jrii-, '-itlJ- consuls, like Yurok iiils, of radical 'si- and diminutive 

! Froni Trumbull 



THE ALG(J^&iN AKFIKITT OK YpROK A>D WIVOT KIKSHIP TEH SI 8 . i9 

-iS-. This diminutive formation must be extremely old, perhaps prpto- 
Algonkin, for it is followed by possessive -m- {"-ss^fm), whereas ordina- 
rily diminuLive -ss- is preceded by possessive -m- (*-/H-^i-). In Delaware 
~Xi'fi-r^^^ the relative ages of the two diminutive sufHxes is clearly indi- 
cated byi their position. ^■ 

TT.^ur, iKr.) tie-mil[s)-oc '* my older brother ; " Viqiir. {Gj ne-mit 
" my older brother^l' jaddress). 

Del. ni-tnat " my brothcT^lBfinton's assistant, Rev. A. S. Anthony, 
remarks : " usedalso as friendly salutatioaJ>etween distant relatives") ; 
Ndt. ut-'mat-vh " hisbrother, " nee-tnat " my brotfier^'--fXrumbull believes 
thLs term to express the-'' relation of brother to brpther "). ^~^-~^~^_ 

in, Yur. (Kr) ne-pin-oc " my olderstster ; " Yur. (ii) ne-pin '* my older 
siiler ;;iddress). Possibly aiialyzabie into -pt-n ; for suffixed -n cf. W. 
-r n-;2..T.5,9,10, andAlgonkin -n- ^n" 1,2,1 1,12). 

Crev.'nt'tnu " my older sister, " o-miss-a " his older sister ; " Mont. 
ni-mH ; Kick, ne-mih-aa ; Oj. ni-miss-^ \ Del. wis (i.e. mrt) "' elder sis- 
ter, " Del. ;S) ni-mi'b " my older sister ; '" Nat. num-miss~is " my sister ; 
Pen. nJ-mJi-fi " my older sister ; " Abn. tu-m^s'-is ; Mai. tU-m^'-i's ; . 
Mic. lU-tKJs ; Ar. rtd-bi-' ; tj. V. ni-by-''. Al^onkin *-miss~ {*-nuss-) is doubt- 
less analj-zable into *-tni- and diminutive -ss- ; non-diminutivized *-tm- 
~™ra"-^iibabiy Trnfy apparently preserved in Anipaho and Gros Ventre. 
Al^onkin *-mi- is related to ^ urok -fn-n precisely as *- mico- '* grandfa- 
ther " iD" 9) is related to Yur. -frits, \V. -bitco-. 

16. \V. •n-bS,yi-bi-lia-r " my lirst cousin, third cousin '\vocative} ; for 
nun-vocative yi-d-ih-bi see n" 17. -r presumably as in n"" 2,3,5,9,10. 
Besides -bi (jitTurd reports vocative ah/ '. ab^ cul " cousin, let us go. " 

^ ur. Kr ru-pa " mv brother, male cousin, or more distant male 
rfUlne " mail speakiiigj ; Yur. (G) w-^w' " my (man'-i) brother " (refer- 
ence,. 

Nat. nijr-l-o-mfki-s " mv brother, sister, wee-l-ompa-ssu '' his (her'' frientl. 
brother, sisttr (Trumbull remark§ that this term probably ''exprufised 
Lhe relation... of brother or sister, used by either sex of either sex 'i; 
.\bQ m-^^h'SO " luy brother ' ^woman speaking), '' my sister " (man 
sp^-akinj^, ' Trumbull furtherquotes Kasles for Abn. ni-d-^ *'moufrere. 
s-eu un etraoger que j aime comme mon frere. " Note further: Nat. ri^-t- 

1 Spt-ck s clymologv of this- Abenaki Icrm as " my niaii ^reflexive) '.can liaiillv 

be correoA, as it appheslobolh sexes. 



% 



50 sociErt; bEs amiI:bican(.stes de pabis 

omf) " my friend ; " Narragansett (quoted from lioger Williams) ni-t-op \ 
Moliegan ' nl-d-ainb " my friend. *' AM these forms seem to have preiixed 
u.-i-t- ■' together "with nrt- <*ne-ijjit-,c[. i\° 29. For -^of Nat. -mnpa-s bx\6. 
for -su, -so cf. Pen. ni -tst'kc-s-u, Abn. nr-tsaka-so " my sister " (woman 
speakinj;.. This sullix seems to be a reciprocal element. Natick-Abenaki 
-ompa- doubtless only secondarily labialized from '-attipa-), '-amps.'- are 
nasalized fortns of Algonkin *-apa-, -apt'-. For Algonkin *-ap»'- (*-apa-), 
Wiyot absolute ah^ : Yurok -pa', Wiyot -U^ cf. n"* 5,8. - 

il. Yur. (Kr) lu-lai '' mv brother, male cousin, or more distant 
male - relative " (woman speaking) ; Kroeber quotes also Waterman's Ut, 
but without precisely defining it. Yur. (G) ne-lai *' my (woman's) 
brother ' (reference), ne-Ut '' ray__(wonian's) sister '" (reference). Yur. 
-iai and -let are clearly related terms r-^ niay be analyred as -/«-/, oon- 
trmcted perhaps from '-lai-t. With this Yurok -/ (apparently feminine in 
connotation"] may perhaps be compared Wiyot -/ in yi-d-oka-t " mother- 
in-law " luf. yi-d-oka-s " father-in-law '").„ 

W. yi-d-ili'h^ " my fir»1, third cousin " (reference) ; corresponds to 
ri-b^, ah^ (address), seen" 16. FerhapR -ili-bf \^ compounded of two 
sibling stems, *-\li- (cf. Yur. -lai) and -W (cf. Yur. -pa)- BulW. -Hi- may 
denote companionship (ste wHi-. n" 29), -ili-H meaning " mutual cou- 
sin, ' in which case it does not belong here. 

Pen, n-d-alnu-m " my (woman's) brother, mate cousin ;" Mftl. n-d~ 
yVmu-m. -m is possessive. It is quite likely that -alnu-m should b6 further 
analyzed into -(jZ-fl-jiffl. with suffixed -«- (cf. n** 1,2,11,12 in Atgookin) ; 
-num may be identical with Micraac -rum of n-tci'^-n^m (n* 12). 
Penobscot- Malecite n-d-al- is apparently identioal in form with Wiyot 
si-d-tlt' i<i*ah' ?), in meaning with Yurok -lai. Note that Algunkin *~ai- 
correspondi to Yurok -lat, -le- precisely as does Algonkin '-d^-, '-apt.'-, 
Wiyot a-U to Yurok -pa' (see ii° 16). Two other Algonkian terms riiay 
belonjf hi^re ; Bl. no-inn-d ** my male cross-cousin " (woman speaking) *V" 
in which -inn- may correspond to Penobscot -a/- (Algonkian /-generally 
ap[>ears as n tn Blackfoot) or may be assimilated from -<f/-fl * ; and Nat. 
u'te-t-abtii-ob " her brother, sister, " ne~t-at " my sister " (Nat. ni-t-ut 
would correspond to Pefi. n-d-al- \\ ith /-/ interchange occurring fre-. 
quentlv^ but disturbingly, in Algonkin.. 

1 Set Spe^rl, ih<d . 

± Krcwb.T '^rilp'i "female, " hul tliisis a hlijiof iho i>€n . 

3 From ^-'pier. '|uolinp .Slnrjtan 

* B1 w^ - Ppmi and )An\ n-J- ib not prumi iiinff , The ]>ro|>er Blackfool cor- 

rcipoiident (6 ni-l-, ni-li- 



THK ALGO.NKIN AFFINITY OF YL'ROK AND WIVOT KinSIIIC TEHMS .'It 

18. Yur. (Kr) ne-weyi-ts^ '* my sister; female cousin, or more- distant 
female relative '' {man speaking) ; Yur. (G) ne-utyi-ts " my (man's)" sis- 
ter " (reference), -is is diminutive. ^ ~^^-~ 

Gree n-t-awe-ma-w *' my sister " (male speaking'), *' my brother 
(female speaking) ; Kick. ru-i-awa-nUl-" " my brother '" (female spea- 
king) ; Oj. m-nd-aiue-ttia " my sister" (male si>eaking), " my brother '" 
(female speaking). These forms seem to be verbal in structure ; 
*nf-... -m-d'wa '* I — ■ him (her) " like Fox ne-wdpa-m-Swa " I see him 
(her). "' It seems possible that transitive suftix -m-' (with animate 
object) is ultimately identical with possessive -m- of nouns ; this is 
indicated by such forms as Ojibwa ni-nd-odssi-ma '.' he is my father, 
properly " 1 have him as father. " Wgonkin *m-t-atOt-m-au'a propeily, 
then, means " I (male) have her as sister, I (female) have him as 
brother, " leaving *-awi'- " sibling of opposite sex " as stem. *-au'x- 
msy be contracted from some such form as *-atviyi- (cf. Yur. -weyi-) ; 
for Algonkin •-ati/t- : Yurok -weyi- cf. n" 5, 8, 16, 17. 

19. W. yi-djo-k " my mother's brother, mother's male cousin ; 
yi-dju-l " my mother's sister, mother's female cousin ; " yi-djuu-tck 
" my nephew " (endearing). Theee three terms undoubtedly l>cIong 
together ; -djo-, -dju[u)- is " mother's sibling, "reciprocally " nephew. " 
-i of -djo-k occurs also in yi-bau-k " father's sister, father's female 
cousin " and yi-d-ercna-k ** child's parent~in-luw " (n* 27) ; -/ of- dju-l 
I can find no parallels for in Wiyot, but it is suggestively similar to -/ 
of Yurok 'tul " aunt " (probable analysis -tu-l)^ see n" 20 ; -tck ts 
diminutive. (For uncle-nephew reciprocity in Wiyot cf. also yt-ga-tck 
" my father's brother, father's male cousin " : yi-gC'U " my nephew, 
cousin'* son, also yi-ga-s •' my daughler-in-law " (originally 
'' niece " ?i. 

Yur. Kr) m-isim-x " my uncle; " Yur. (G) ne-tiim " my uncle. 
attfp-falher. " Kroeber analyses as nf-ls-im-oc (cf., for -/;-, n* 3), but 
there seem* no warrant for this, as -tsim- can hardly be disconnected 
from its reciprocal m-k-lium [0) '' my nephew, step- son ; " ne-kep^tsttm — 
kr' '' my daughter -in-law. " -hp~tsutn is clearly compounded o{ -ke{^ 
and 'tium '" nephew, niece " ; cf. Yur. (Kr) tu-ktp-eu " ray grandchild, " 
Yur. [Gi m-kep " my daughtt'r-in-law. " -tsim and (-i) -tsum are pro- 
bable nnlv Becondarilv paIaLaliie<I and labialized from *-tsatn ; cf. 
m-nu'li.ame-yoL " niy dead uncle. " There is nothing in Yurok, so far as 
I know, to show that -m of -tsim, -tsum, -isam is suftixed, but com- 
parivjn with Wiyot -dju- and Algonkin forms (see below) makes this 
at lea^t poHBible. For Yurok -tsiwin, which may be related-, see n* 22. 



52 SOCIf'TE tiKS AMKIllilAMSTF.» DE PARIS 

Cree ni-si-ss " my materQal uncle. ' ul»u " my father-in-law ; " Mont. 
;i.)-<:i-i " my falher-in-law ; " Fox wci-sa-** ** my tnaiernal uncle ; 
Kick, ru-ti-fia-"' , vocative ne-c't-fk \ Oj. ni-ji-ibi : l>el. scbiess (i. e. W'-O) 
" an uncle : " Nat. wu-ssi-ss-€S (i. e. w2-si-ss-is\ '* his uncle ; " Pen. 
ny-^a-'s-i's '* my maternal uncle ; " Abn. n-^a-^s-i's ; Ar. wd-n ; G. V. 
ni-s'. Thi'se forms point to Algonkin *-si-ss- [*-:^i'SS-, *-/i-w-), possibly 
*'sa-ss- [*'^a-ss'} ; -ss- is diminutive ; double diminutives occur in NaUck, 
Penobsoot. and Abenaki. Algonkin *-«- i*-^i-, T-/V-) seems to occur 
without diifiinutive suflix in Arapaho and (Iros Ventre (this may be 
nnlv apparent, however, 4>niinutive -hi", -C possibly contracting with 
-a- to -a). ' ■ O 

20. Vi3r. (Kr) tu-tul-oc '' my aunt ; " Yur. (G) tu-tul " ray aunt, 
step-m4)ther. " There ls nothini^ iti Yurak, sn fur as I know, to sug- 
gest tliaL -/«/ is aiialyzable into -/u-/, but comparison with Algoiikin 
forms see below r and with Wiyot -dju-l " mother's sister, " in which 
-/ is cle;trlv suffixed, makes this seem not unlikely. Cf. also -n of ^ 
'tshi'in n" 22i-and -/>m« (n" 2i;. 

Cree n-to-s-is " my maternal aunt ; Mont, n-tu-i " n»y maternal 
aunt, rnaternal uncle ; '" Oj. ni-no-sh^, m-nv/t-sl)/ " my maternal aunt, 
.*Lep-niother '. ' Mic. ni-h-s " my maternal aunt. " These terms point 
oleaHv to Al^ookin '-loss- or *-lvje-is~, -in which -ss- is diminutive. 
EijMefa A lgonkin i wgttWly appear* as Ojibwa n, frequently as Cree- 
MonLaf^nais ( !■ or Algonkin *-!<>• " maiternal aunt " : Yurok -tu~l *' aunt 
see m_v tViwt and Yurok, Atgonkin Languages of California, p. 642 (Micmac 
-i3-s, weaLened from -lu-s, is related to Ojibwa -no-sh-t Cree -/o-j-, 
Yurok -tu-l, precisely as original Algonkin */io/ti// " arrow is related to 
Ujibwa anun, Cree atit-s, Yurok bordu — Y'urok r is regularly developed 
from /. cf, 11° 21). — Undoubtedly derived from Algonkin *ni-lo'SS- 
" niv maternal aunt '' is il« reciprocal 'rti-h-kwa-, *ni~li-kiL.>a' " my 
nephew niece) " : Cree n-tikuMi-t-im " my '^male ») sister's son, my 

female'si bmlher's son, "' vocative n-tikiua ; Kick, tu-negwd-^' *' my 
wster s son, " vocative ne-tugwa l^Oj. ni-ningwa-n-iis " my (male's) sis^ 
Ler s S4>n,mv (female'.s) brother's son ; " Del. lunk, lunku-s " nephew, 
longa-cksiis i; e. ior^a-x^i^) " nephew ; " Mai- n^lok-n-i'S " my sister's 
aon ' male or female speakiug), *' my (female's) sister's daughter, 
m¥ (male\;. brothers daughter ; "" Mic. n^luk-s " rtiy nephew " (son 
of brother or sister, used by either sex) ; Ar. ttd-Had^ .(read -Od'd-Ott) 
" inv male's; sisters son, mv (female's) brother's son, '* G. \ . n^-t'^~t 

\\-.'lj. V. fi)rmH "nd-iaa-td <^*ni-leku'a-U \ cf. Cree -tikiua-t-im and, 
for <JtU', n' t> . It is far from accidental that Cree /, Ojibwa «, and 



THE ALGONKIN AKFINITV OF.VUHOK AMD WIYOT KINSHIP TERMS 53 

Micniac I of these forms for " nephew (niece)" are identical with cor- 
responding consonants in forms for " maternal aunt. ** a, o of Del. 
lunku-, Umga-, Mai. -lok--, and Mic. -luk- probably doe^ not, directly 
represent Proto-AIgonkin *-/o-, but is secondarily labialized from 
weakened T-liku>a- as indicated by Gree, Kickapoo, Ojibwa^ and Ara- 
paho-Gros Venti^ reflexes, *' Nephew *' further develops to" son-in- 
law " in closely related forms : Cree n-tikwa-t-im ; Kick, ne-nengwa-n-a ; 
Oj. ni-ningtua-n- ; Ar. na-ftdox (read -SaVx) ; G. V. na-taos (Ar.-G.V. 
forms <i*nd-lao-i<^ *ru-tekwa-s). For -«- in above forms for '* nephew " 
and " son-in-law " see n" 1, 2, 11, 12, 17 ; whether Cree and Ara- 
paho-Gros Ventre -/- ^s related (assimilated to preceeding^ /, or from 
older / ajsimilated to preceding /) is not clear. Cree -rm is possessive ; 
diminutive suffixes will be easily recognized. — Related to Algonkin 
*-lo-ii' " maternal aunt " and *-U-ktiXi~ '* nephew " may, less probably, 
b« another set of forms for '* son-in-law " which point to Algonkin 
*ni-l-aU>-su-- : Pen. n-d-alo-Tu-k'^ " my son-in-law ; " Mai. n-d-lo-s'u-k'^; 
Mic. n-d-lo-iu-k, feminine derivative n-t-lu-sw-ask^^ '* my son-in-law- 
woman, my daughter-in-law. " Possibly Ar. na-bdo-x and G. V. na-tao-s 
given above really belong here : *ni-t-alo-svj-'^ *nf-t-ato-sw- dissimilated 
to *n/-t-a'o-sw-. 

21. Yur^ iKil rtfT-ram^-H " my niece ; " Yur. (G) ytt-ratnt-ts " my 
niece, step-daughter. ' -/j is diminutive. Yurok r regularly goes back 
to / ; hence -rame- represents older *-tarm-. 

Cree ni-stim " my (male's r sister's daughter, my (^female's) brother's 
daughter ; niv daughter-in-law ; ■" Fox nc-cemi-s-' " ray niece ; "Kick. 
m-cxm\-' ■' mj fiister's daughter, '! vocative ne-cemi ; Oj. ni-shimi-ss " my 
males sister's daughter, my (female's'i brother's -daug'hter, " ni-ssim 
mv daughter-in-law ; " Del. chutnm 'i. e. xum) '* my daughter-in-° 
In w : Nat. ku-sbim " thy daughter-in-law ; " Pen. n-s^m *' my daughter- 
in-law ; " Abn. n-jsni ; Mat. n3-^»m ; Mic, n-s^m " my niece; " Ar. 
fidn-i^hi-' " ray ^male's: sister's daughter, my (female's) brotheFs 
dau^ghter ; mv daughler-in-Iaw ; " G. \^ nad-fiih-y^ '" dit. " Neglecting 
Cree. these forms readily reconstruct to Algonkin *-ssimi- " niece ; 
dau^hter-in-Law ; whether Cree -stim is developed from this *-isimi-0T 
represents an older Algonkin *-stim\-, simplified to *-ssbni- in other 
djalectS, is unclear. It would be easier to reconcile ^-sthni- with 
"^'uro^ -rame-, '-larru-. There are other cases of Cree-Montagnais it 
corresponding to ss of other dialects, e. g. Cree ni-sU'S '' mv older 
brother ; " Mont. n>-iU-< ; Fox nt-ie-sd-* ; Kick. n<-te-6d-a ; Oj. ni-ssaU , 
Dei. Si V'xa-n't)^ : Pen. n-^-^-ri ; Mai. nt-ht-x^i'S ; Mic. n-si~i ; Bl. 



.Hi SOCltre DE.H AMeniCAMSTKS &K PARIS 

rn-'s'a) •■mv Miwle's) older brother; " Ar. nad-sii-hm "my older 
brtilher ; ' G. V. mm-Oa-haA. - U is remarkable that in both these 
groups of words Arapaho'and Gros Ventre have nia-, not na-, as 
prouimunal prelix. If this is interpreted, as seems almost unavoidable, 
as iiii'ii-, we may reconstruct as Alffonkin prototype for Cree j/ : Oj « 
not St nor ss. Iiut ' ss : '-'islmi- " niece, " '-'ssa- •' older brother. ""This is 
perhaps confirmed hy Blackfoot 's in iii-' iU\ - my (male's) older bro- 
thiT " There is another very interesting phonological problem that 
follows. Mav not Aluonkln 'ss represent an older kss<kls or ks, 
•.'ssnni- •■ nieco ' not directly corresponding to Yur. '-tatnt- but rather 
to -hium '■ nephew, ' labiallied from '-hs/m \ see n° 19 ? If this holds, 
Yunik -turn ■■ uncle. " -klsum •' nephew, " and -rame-ls " niece, " also 
/sf'nii of -iip-isum " daughter-in-law, " may iiH prove to be radically 
connected. .\lj{onkin jj : Yurok * -|- sibilant is apparently confirmed by 
the .M.'Diikiii forms for ■• three, " which also contain this problematic 
■;i Ciee Mj.'u- ; Fox nriu'- ; Oj. uissv.'- ; Del. nax- ; Nat. nishw ; Abn. 
njj - ; .\r. nns- ; ('■. V. iiaO-i — Algonkin *ii<'«a^ : Yurok mijrfc-, 
WivolriK - >n>u'-, proto-.\lgonkin 'naksw- or 'nlksw-.) 

'12. Yur. Kr' ni-isiM-in ' my mother-in-law ; " Yur. (G) ne-lseurin 
" inv ni'jlher-iii-lj\\ . " Krocber analyzes this term into -/i-iu^'w, hut it 
n nnt fasT tn^jirnTT what ground. Much more plauiible seems its ana- 
U.sis nitn -/jii.i-n <*-/!imj-n ih and w frequently Interchange in Yurok), 
-'if:. J- -'.icu-i- . ''Sunn- *-li^m-] being identical with -tsim, -Isatiu- 
■■ uncle ' sef n' 19 . -i would then remain as feminine-forming ele- 
ment analogous to -/ of Yurok -lul and Wiyot -dju-l (see n" 20 and 
\'J : cf, -n of -tsni-i n° '2i . Indeed -n may be identical with- -/, being 
]K'rh,in.-, nas.ally a.ssiniilaled to '-Isinii-. An original Yurok '-Isami-n 
or '-i'dm:-l would be rt-hitcd to -tsamr- " uncle" very much as is 
^^'l^ut 'dju-l " mulher'a sist(*r " to -{ijo-k " mitther's brother. " (If 
W'li'il -J/ii- IS contracted hom '-djau-. '-djau'c-, Yurok Isiwi-n may 
■iclu.illv iic iil'iilical with NViyot -dju-l). Its original meaning would 
then ha%p l>t>*ii ■ aunt, ' more prohahly " paternal aunt, " -lul being 
n,-i'^n.illv contineil to '' maternal aunt; " cf. its Algonkin cognates, 
[I* 20 . srcon(lanl\, as HI .M^onkm (see belowi, '' molher-in-la'w. 

i'sre. r.:-;iku-i " ni\ paternal aunt, mother-in-law ; '' Mont. ni-co^u~s 
■ m\ mother in-l.iw ; ' Kick, nf-b€g-w~tl}-a '■ my paternal aunt J"" Gj. 
i!i';-j/^i' j< ■ ni\ p.ilern.il aunt, " double diminutive nin-sigo-s-iss " my 
nioth'T in la\'. ' . Pen n-:^fgu'-us ' my mother-in-law; "Abn. n-^fgw-us^ 
r.'J:nt:H-; ' ni\ niother-in-law " ; Mai. Tj-pgu^us " my niother-in-law ; " 
Mic n-.','ft':^ -.'; " iiiv paternal aunt, " u-tsogw-ii'dj-t'tc '' my mother-in- 



TME AI.nONRlN AFFINITY OF TOBOE AND WIVOT Kl.NSHIP TERMS 



55 



law. " These foTjris point to AJgonkin 'sikw-fss- {'-^ikw-iss-) " paternnl 
aunt ; " -iis- is dihiinutive. " Mother-in-law " is clearly the secondarj 
meaning, as shown b^^ijjie striking fact that in both Ojibwa and Mic- 
mac it is the simple dimintWi^ve that means " paternal aunt, " while the 
double (derived) diminutive nieam^ " mother-in-law. " (Cf; also Ar. na-hei, 
G. v. na-hci " my paternal aunt," diminutive Ar. na-hei-ha, G. V. 
na-hei-hd " my mother-in-law. ^'''^rl-G. V. -hei- is probably derived 
from Algonkin '-slkwi- through '-ha*a-, '-ha-- : for Algonkin j > Ar,- 
G, V. h before e, cf. diminutile -hd- ^'^ssi- and -ha-bd- " younger 
sibling "■< '-st-mi-, n° 13.) A^onkin 'sikw^a^lii to be analyzed 
into 'sf-Jrw- (or 'sa-ku'-] and is.alJnost certainly based :on^lgonkin 'si- 
ior*-j4-) " maternal uncle " (n»\^9) ; formally s^feing, '-sl-kw- 
■' paternal aunt " seems to be related uK^Ji-JI- " materh^ uncle '' as is 
'-li-kuf " nephew" to '-h-ss- " maternaT^jmt " (n° 20). The different 
dialectic sibilant reflexes in 'si- and 'si-kuj- (K^k. c : e ; Oj. ; : .(n)j ; 
Ar.-G.V. c, i : h) are probably conditioned by IfiKj^ialic dilTerence 
between i and its weakened form i (the history and ib|luence of the 
Algonkin " pepet '' vowel, i, is complex and crucial to an understand- 
lOg of Algonkin phonology) ; cf. Fox animate -cin- : inanimate -sen- 
(e. g, pagT-dn-u' " bird lights, " pagi-sen<i/ " it fell "), Oj. -shin : -ssin 
•t. g. mnpangi-ihin'' I fall, " pangi-ssin " it falls "), in Algonkin terms 
'-j'in- I'-c ia-) ; 'sin- . — According to our analysis, Algonkin 
'-if-ku^'/js-' " paternal aunt, mother-in-law " is related to Yurok -Isiwi-n 
'• mother-in-law " not directly but only insofar as both, originally 
signifying '■ paternal aunt, '' are derivatives of cognate terms for 
" maternall uncle. " .\s hypothelically in Yurok, so demon.strably in 
Mveral .Algonkin dialects, '■ paternal aunt " has entirely given way 
to ■ moUier-in-lav. " iMonlagnais ; Penobscot, Abenaki, Malecite). 

23. \V, y\-d-alinap " my daughter's husband, child's spouse's brother, 
sibling's daughter's husband. " .Kropber gives iuetitrakw ^' son-in-law, 
perhaps lobe understood as w-elitraktv " his son-in-law. " Gilford's -/i- 
18 prnlwablv misheard for -itf ; -kw, as is clear frohl comparison with 
Yurok, is suffixed, leaving as stem : -etiera-, -atsera- <i-flstna-^ -atstna- 
Wiyol -r-<-n-, as usual) . Probably related to yi-d-ats (see n" 2i). 

Yur, i' Kr nf-uru'uk-oc ' ' my son-in-law ; " Yur. (G) ne-tsneu " my son-in- 
law. " GilTord's -isneuiB probably misheard for -Isnt'uk, which must be 
aualvied as -Isne'u-k, probably labialiied from -tsru'e-kw (cf. 'Wiyot 
u.-ttstTa-)aL'y -isne'u-k is clearly related to -tsne'o i-lsna) and -lsni~n. see 
n° 2i There seems to be mo -^orrant for Kroeber's analysis into 
-b-n^'uk-. ■Ls-ru'o. -ts-mn. 'Wiyot w-eHera-knj and Algonkin forms (see 



',(,' S0i;l6l* UKS AJUSRir.AMSTES DF. PARIS 

twlow, suggest strongly thai Yurok -lsiieu-k/-lsno'o {■Isiia}, and -t'sni-n 
are secondary developments of a primary/'^/ji>«-. '-/s/Ha-, that refers 
somewhat inclusively to kinship by marriage. 

Ilj. ni nl-jin-iji " my father-in-law, " «;W a-;'(ni-miflm " I am -son- 
in-law in a family : " Nat. uni-ssm-um " he is the son-in-law of, 
pish km u'a-san-um-nkqueh " thou shalt he my son-in-law, " wa-sin-um- 
ukqii-uhr (participle: ■■ a son-in-law ; " Narragansett ' n-o-sin-tm-uci 
■■ he is my son-inlaw ; " Pen. n-^il'-ho-s " my Cather-in-law ; " Abn. 
n-Jji-l-osi'-l-<-l-h-'': •' my falher-in-lavv, " wa-iil-mi-'t " son-in-law ; " 
Mai. n-^i l-ho-s-- my falher-in-law ;' ' Mic. ,i-lcil-lc " my father-in-law ; " 
.\r M-ciM " my father-in-law ; " G. V. n/sit " my father-in-law. " 
These forms point to .\lgonkin •-.(./-, '-si'l- ('-;i7-, *-<''•/-) •" father-in- 
law, regularly with diminutive suffix -«i- (Algonkin / has become 
Ar.-G V. /, 6, as usual) ; and derivative 'o-sil-em- •' to be a son-in- 
law " properly " to have a falher-in-law "). Abenaki vM-xi'l-mi-'t 
and Natick wa-s^-um-uh)u-lche seem to be participles frpm possessive 
o...-m- verbs ; cf. such Cree forms as we~kosis-im-it " the son, being 
the son, " intransitive participle based on o-kosis-a " his son. 
Penobscot, .\benaki, and Malecite -has is explained by Speck .as 
denoting " a mild degree of scorn. " It is quite likely that Algonkin 
'-ill- is primarily not so much a noun stem denoting " father-in-law " 
»s «fi eW verb st e m mdic«ling the reciprocal relation of father-in-law 
to son-in-law cf. Oj. (^jini- above) or even the more general notion 
of kinship bv affinity or marriage into .inother family ; see note fol- 
lowing n* 2i . 

2i. W. yi-J-als ■' woman's brother-in-law, sister-in-law ; wife's 
female cousin, woman's fem.ile cousin's husband, husband's cousin, 
male cousin's wife. " It seems difficult to disconnect this term from W 
\-i-d-^ifra-kw '■ son-m-law, " particularly in view of Yurok -tstia and 
-!sni-n below. GifTord writes that in his notes he has yidals " spouse k 
sK^ter, woman's brother's wife " but yidals's " man's brother's wtfe, 
woman '! sister's husband, " and seems unable to decide whether this 
ditTereiice is real or due to misunderstanding. Perhaps we are to 
understand v/-tf-flfj", ^^ith long i due tn assimilation from •-fl/itt, *-alsr 
cf Yurok forms below . 

Yur. Kr ni-linin " mv sister-in-law, " ni-tsrw'o '" my (woman's) 
broLher-in-law ; " Y'ur. Gi tie-lsnin " my sister-in-law, husband's bro- 
tht.-r s wife. " nf-lfna " mv iwoman'sl brother-in-law. " Kroeber's 

1 Qunli^d h_v Tru.iilinll from Roger \Villi«m». 



THE AI/10^K1S• AFFIMTV OF VimOK AMD WITOT KI^8H1P TERMS 



S7 



-Ism'o and GifTord's -Isna may possibly be reconciled as -Ism'. There is 
no doubt that Yurok -Isna' and -Isnin are closely related terms. Presu- 
mablv -/jnm is to be analyzed as -tsni-n, with feminine -n suflix as in 
-tsiwi'-n (see n« 22) ; this '-n may be assimilated, because of preceding 
n, from -/ (of. Yur. -lu-l, n' 20 ; W.- -dju-l, n- 19). 

Note to »-. 23 and 2t. There is little doubt that t,he forms listed in 
n" 23 and 21 point t<? a single stem (Wiyot- Yurok '-Ism-, Algonkln 
•-ji7-) that refers to kinship by marriage or to marriage into an alien 
familv. This seems to be corroborated by certain Algonkin verb forms : 
Nat. 'nSrsttn-lam " 1 marry, " wu-sun-tamwitn " bridegroom, one who 
marries ; " Narragansett ' iuu-ssin-tan " he goes a-wooing, " wu-ssen-eli- 
cck •• thev make a match: " Pen. n-daj-^il-dam-in " 1 marry into such 
and such a family. " TheM formftn -torn-, -ikm- are probafcly related to 
Oj. o-fmidam '■ to be son-in-law in a family " (see n° 23). 

25. W.yi-dck'i-r "my (man's) brother-in-law, wife's male cousin, 
my (man's) female cousin's husband. " For sufHxed -r, cf. n<" 2, 3, 5. 

Cree n-ldJdu-s " my (woman's) sister-in-law ; " Oj- nin-ddngw-e " my 
(woman's) sister-in-law ; " Del. wacbtamjuall " his brother-in-law, " i. e. 
w-ojclarjcu^l ; Nat. k-adunuj-s " thy cousin ; " Pen. n-adar^'"' " my 
(man's) brother-in-law, my (woman's) sister-in-law ; '"Abn. nadK' 
" dit ; " Mai. nJ-dak'" " my wife's brother, my (man's) brother's 
wife : ■■ Mic. ni-dak" " my (man's) brother-in-law, my (man's) bro- 
ther's wife. ' These forms point to Algonkin '-ta'kkuf- or '-tdr,kw-, pro- 
bably meaning primarily " sibling-in-law of same sex as speaker. 
(Connected with these forms is perhaps also Ar. na-y<f, G. V. na-yaf" my 
maDS) brother -in-law, ' which, if read -yif' , would reconstruct 
to '-laku.-, perhaps '-lakw-.] On Oj. -ddngw- is based also Oj . nin- 
Jingo-shr " mv (womon's) maternal uncle's daughter, paternal aunt's 
daughter : " -six. like -j of Cree n-ldkku-s above, is diminutive. 

2fi. Yur. (Kr) ne-iri " my (man's) brother-in-law ; " Yur. (G) ru-tri 
■■ mv I man's- brother-in-law, wife's sister's husband. 

(2re€ n-ista-w " mv (man's) brother-in-law, " wisld-w-a " his brother- 
in-law ; " Oj . n-ila " my (man's) brother-in-law," w-ita-n " his bro- 
Iher-m-law, " n-ila-g " my (man's) krothers-in-law ; " Del. n-ila-u-s " my 
sisler-in-law, brother's wife ; '' Bl. (Wissler) n-lsld-mmo^w-ai " husbands 
of father's and mother's sisters ; my (man's) sister's husband ; " Ar. 

i . Quot«<i by Trumbull from Roger williams. 



58 SOClire DKS AlltBICANISTES DE PABIS 

n-iUOH ■' mv woman's) sisler-in-law ; " G. V. n-atou. Here probably 
belong also Pen. n-i'Uu-s " my wife's sister's husband ; "Mai. n-i''tcu-s 
• niv wife's sister's husband ; " Mic. n-ilcu-s " my husband's bro- 
thers wife. " In these forms 'Ids assibilated after i from '; < J( ; u is 
cimlracled from au (cf. Delaware and Arapaho-Gros Ventre cognates) ; 
-J, as in Delaware n-itau-s, is diminutive. Algonkin '-istaw- is probably 
analvzable into '-isla-w- (cf. Cree nilim^u- " sibling in-law of opposite 
sex "i, as indicated by Blackfoot and certain Ojibwa forms (Oj. obvia- 
tive -i/iinand plural -ita-g, however, may be merely analogically remo- 
deled after n-ila. which may be regularly derived from 'n-islaw ; this 
explanation is supported by diminutive -ildw-iis, see below). Algonkin 
'■isla-iii-i seems to have meant primarily " man's brother-in-law ; wife's 
sisters husband, " precisely like Yurok -Ui. This is indicated by Cree, 
Ojibwa, Blackfoot, and Penobacot-Malecite. In Delaware, Arapaho- 
Gros Nentre. and Micmac, however, it seems to have taken on corre- 
lative feminine significance : " woman's sister-in-law ; husband's bro- 
ther's wife. " Based on '-ij/au*- is also Oj. n-ild-ur-iss " my (man's) 
maternal uncle's son. paternal aunt's son. " — For Algonkin st '. 
\N'iyoL-'^'urok ;, see Sapir, op. cit., pp. 645, 646. 

27. \V_ -a-diiaiak '■ my chdd's spouse's parent. '' -dtre- is regularly 
developert from -dtm-. 

i'ree n-iindwa ■' mv child's spouse's parent, " plur. n-Httdw-ok ', Oj. 
titn-Jiruidwa '' mv child's spouse's parent, " plur. nin~dinddw-cg. -wa, -tv- 
is d.iubtless sufrned, as in -istau.'- (see n" 261, leaving as Algonkin 
stem '-(flla- or, na.salized, *-tinla''. 

'2X W. bakvji'' spouse " (endearing). If this term be presumed to 
ha\f on^in^iliv meant only " wife, " it may be equated with 

.\l)fonkin 'iii/hrc -u/-, 'hfikwi^r-, '-fiku'f , '-iskwa" woman " : Cree 
rsiuv-Ti . Morit (Sapir ichui-u ; Fox i'kwd^u.* ; Oj, ikuM: Ottawa ' akwi ; 
l>el c-tx^ueu 1, e, oxkwi-u), Del. (S;. uxkwd-tt ; Nat, squda-s, rshqua ; Pen. 
-tjirunf. -iskv-t 'in compounds) ; Abn. -eskwa (in compounds) ; Mai. -ijA"" 
m compounds! . Mic. -ask'^ (in compounds) ; Ar. hisei, in compounds 
-did e. g. ha'uih-ait: " chief woman ") ; G. V. hi<ii ; Cheyenne ' hu (dissi- 
milated from ' bebt-C'htse K'hiikwi). Without u;-suf(ix, Algonkin 'likwf- 
is in some dialects used for " wife " ; Mont. n~t-3cque-m " my wife" 
,-m IS possessive; ; Ar, nd-l-dce^ " my wife ; " G. V. nA-t-ifi&& ; in 

1 Quoted by Barapa, 

2 Quoled from R Hetter, Sktkh oj tht Cix^tnnt Grammar, Memoiraor the American 
Anthropolo^icii .\fl5ocialiOD, vol . 1, pp V43-478. 



THE Af/;oNKm affinity of wrok and wiyoT KI^SHIP tE»Ms 59 

others ior^^ man's sister " : Kick. n£-t-e'hvd-m-' " my (man's) sister ; 
probably also Mic. n-kwe-dji'tc " my (man's) sister" [-djitc is double 
tiiminutive ; absolute -kwt- : suffixed -askxv is puzzlinf]^) ; Ar. nd-t-ase 
'• mv sister. " Prolwibly related is *-iskwa, *'iskwi' *' co-wife " : Cree 
w-iskwa " her co-wife; " Kick. ishm-"f " intimate term of address 
between women " (Kick, iskwa- : -e'kwd- '* man's sister, " Fox I'Atitf-ti'- 
" woman " is again puzzling). — It. is not likely that a of Ottawa aku^i, 
Mic. -ask"^ directly corresponds to Wiyot a of kaktui. V^'\\ oi hahvi is 
perhaps developed from *bdskwi, analogously to Wiyot mati '* wood 
from *tiiijti (seeSapir, op. n'/., pp". 645, 646;. 

29. W. yi-vjewa-t " ttiy wife ; " probably also compounded Jtn wili- 
uAta " co-wife. " i\ assume that u/ili- denotes ** with, together. 
This is borne out by comparison with Algonkin *wit{i)- '' in company 
with, '" dialecticaHy assibilated, before i and t', to unU^-i)- ; Cree wit-, 
iLnUh- ■' accompanirnent, to do something together with ; " Oj. wid-, 
v.'ilj-, u-idji- " with ; " Del.'tw/-, tuitsch- "" with, '' witschi " with, 
at the sariie time ; " Nat. we{e)t-, u^eah- " with, " wtecbe " with, in 
company with. " For Wiyot / : Algonkin (, see Supir, op- cit., pp. 641, 
642- Kroeber records whca-l " his wife, " perhaps contracted from 
'li-uiWii-i icf analogous Algonkin forms below). As Wiyot stem for 
'^ wife " mav he posited -^viwa-. 

.\lgonkin '^ui U'ifl - " wife " : Cree n-nwl''' my wife, " unu^a " his 
wife ; ' Fi'x u-iu.'a " my wife. " u-witu-An' " his wife ; " Kick. 
n-tUKj ■■ my wife ; " Oj. wiw-an " his wife ; " Nurragansett ' tto-'wekiv 
" ray wife, " utJ-wo " a wife ; " Del. i^Zeisbergerj luiw-all " his wife. 
.\ccondinp to Michclson ■' For n-iwa and analogous forms are contrac- 
ted from 'lU-wlwn icf. Narraganselt no-weiu.>o). This seems to be 
corruborateii by .\lffODkin verbal derivatives from wiw-, e. g. : Cree 
u^u'-i-u, ■ he has a wife ; " Fox ttwiw-i- " to murry " (on analysis see 
MicbeUon, Journal of the WaBhington Academy of Sciences, vol. IV, 
1914, p. 4t)i; ; Oj. mn wiw-i-kawa " 1 give him a wife, " nin wiw~i-ma 
■' I take her tu wife ' ; Del. (Zeisberger) unwu •' he is married, '" — 
.\lffonktn 'ui U' ai- '' wife " is clearly based on '-urt'-, which, as 'COUn 
stem, occurs, with diminutive suffix, in Oj. ni-uii-sh " my ■wife, 
<.i':-z^-ih-an '' his wifg. " Algonkin 'wi- occurs also as verb stem in 
Inference to marriage, e. g. Ar, ni-b- " to marry " <; Algonkin *ut'-m- . 
Here u/idoubLedly belongs also Kroeber's Wiyot wisi-^, i. e,, " married 
woman, " wisf-pelci " married man. 

1 . (Juoted by Trumbull from Ro^er \VilIi«ma. 

■2 .KmencFin .^nthropologial, N, S , vol, XIU, pp. 171, i7-^ 



60 



SOCrCre DBS AMiBlCASISTES DE plsIS 



M). Yur fO m-t>"'," "^i' "''^'^ " (mfsrence, ; perhaps analyzable as 
n-epr-u, wrlh -u- suflix lef.' ru-eihke-u, n° 12 ; ru-par-m " my falher-iD- 
huv ; '■ «-*>/««•' my grandchild;" nt-nu-pels-eu " my ^d^ grand- 
father ; " nf-m-lu-kti-<u '■ my liead grandmother"). 

Mal'si ipW ■' woman, " plural ,.■ pidj-ik' ; Mic. (S) ibit' " woman, " 
plurjl 'i'bidj-ik\ Speck gives also Mic. n-t-ebid-em " my wife "{-mi is 
pus-sessive . ' 

Tlie*e thirly-one comparative entries of kinship terms undoubtedly 
cdulaiu more than one error, more than one misunderstanding, but it is 
olivious that if half of them eventually prove valid, we shall still have 
to recogniie a most surprising degree of linguistic concordance between 
the kinship systems of the Algonkin-speaking tribes east of the 
Rock.es and those of their remote congeners in northwestern California. 
Frum a purely linguistic sUndpoint, then, our investigation has proved 
mn*l encouraging It remains to be seen how the kinship systems of 
the two separated areas compare as such, that is, in their conceptual 
outlines Two kinship terms may be identical or obviously but variants 
of a single prototype and connote, for all dhot, very different relational 
coDCepU. .\gain, two kinship systems may be conceptually parallel but 
unrelated in their actual terminologies. 

11. Comparison Between Ylsok, Witot, atid Ai-goskis 

Klf*SHIP SYSTEMS 

Radically as the Yurok and Wiyot kinship systems dilTer from tlie 
generality of Californian systems, it is clear at the out.set that they 
offer no inconsiderable divergences among themselves. The difficulty 
of amvmg at a reconstructed, historically inferred, system for the 
prota-.\lgookin period is greatly increased by the fact that on a number 
of points the Algonkin dialects also dilfer widely among themselves, so 
that It n not always possible to speak confidently of the properly 
."tlgonkm features. No doubt the various Algonkin tribes modified their 
inherited kinship system, now under the stress of internal causes, socio- 
logical or ptychological, now as influenced by contact with the kinship 
• vstems or associated social features of alien tribes. Such dialectic 
developments must also have taken place at the remoter period of diffe- 
rentiation of proto-Algonkin into Yurok, Wiyot, and Algonkin proper. 
In spite of the ijiherent difficulties of the Usk, it may eventually be pos- 
sible to wjjjlfout some of the primary kinship features ol the whole 
gTonp^«*^iipose of others as secondary developments. A refined and 
delaiiw itudv of the whole course of change, from the oldest and most 



THL iLGO.NEIS AfFlSlT* OF TUBOK AMI WIIOT KISSHIP TKBSIS 61 

fundanipntal features down to the most recent dialectic or regional 
ramifications, is a task for an Algonkin specialist. 1 shall not attempt it, 
the more so as it inevitably leads to a far-reaching distributional study, 
such as lies beyond the scope of this paper. 

The ling-uistic entries of the first part of our study do not suffice for 
a comparative survey of kinship systems within the enlarged Algonkin 
group. This is due to the fact that not all terms have ascertainable 
cognates. It will therefore be necessary to rearrange and add to the 
Wiyot, Yurok, and Algonkin terms already given, so that the relations 
between the kinship systems as such may be apprehended more readily. 
In the following table linguistic relationship is not considered ; the 
entries are made solely with a. view to their conceptual equivalence. 
As representatives of .\lgonkin proper I have chosen Cree (Montagnais), 
Ojibwa, Penobscot (Abenaki), and .\rapaho. The Wiyot and Yurok 
forTOS are GitTord s, unless they are otherwise credited. A row of dots 
indicates that an equivalent for the term is definitely known to be 
wanting. The lack of an entry merely indicates that data are wanting. 



62 



SOClfiTfc l"i:S AMERICAMSTES DE PAIIIS 






i! 1 



3 $ -5 E 






■- « ** S " 

^*; ^ -^ "i 



V « « 

E " S -^ 



• < 



o o 
c p e 



8 
■o 






H. 



?.! 



11 L 



a ^ c o 
H ^ II II 






II ?. -i 



iJ3 



i 5 E J. S 1 



H" 



- . - -si = :S 2 . ; 



>£ i £ t«> « ■ 



I ' ■- I 



o 3; o - 
E 5 g i. 



y 



-* »rt tC 



TIE AI.r,{iNSI> AFFlWnY OP TLBOK AND WIYOT K1N8HI1' TKBMS 



63 






s ?■ 



c s c c c 



£ s 



i 'a -S ■•? 



a n ^ 

.. .; o 

:- = 5 



e: a c a c - 






J'S i 
-- :s r * 



J! "c ^ 



II II Ih II ' 



^ -S 5 ■: * 



— "* •< wi 

^- - -1 • i i 



C C B z 



II I 



i i 



5±C =-n ?*«*• •>«00>>C 



f] ; 



»* Si S ri r^ fi 






Al 



SOUETt Dtt AlUtHUAMSTES l)E PABI8 



s 
S 5 



= S -,* 



it II 



> ■- ■- '« ;< 



■ 1 



S 5 s 



li II II 



a - 

II II 



1 .1 



8.1 



^ 3 
a 3 ■ 

7-V 



. * ? ? 



? r S ! « 



'« C; O If C I' 

a 5 = = e 3 a 



= - i S 



= '• S '3 i i S E £ B 5 I I i 



$ U 5 3 5 



THE ALWJ.Mil.N AHUKITT OK yi.RlIK A.NU WIVOT KIXSHll- TK«)IS 



65 



S i = 



* .2 



S-? s ' a » 



■2 J 

T5 T) 'J "^ 



CO a o ._ ^ 

li ;i I ^s 3 1 2 • 






' J 



SocUti d« ^ Miners ««(«< J« Pjru. 



66 



SOatTt PK« AMtHICAKWTM DK P4KIS 



s s s 




THE ALGONKIN AKFINITY OF VI-ROK AND WIVOT KINSHIP TKHMH 67 



NOTES TO TABLE 



1. Properly a form derived from baby- talk. The more formal term 
employed ia Penobscot, Abenaki, and Malecite is said by Speck to denote 
■' my generator '* {Pen. nt-mi'iqr^gU'Js). 

2. Speck gives the same term for great-uncle as for greal-grandfalher 
(see no. 10), the same term for great-aunt ns for great-grandmother (see 
no. tl). The etymology ( " great-my-grandfather, "" great-my-grand- 
mother ') suggests that these terms refer primarily to the great-grand- 
parent class. In Wiyot also, it will be observed, the classof grandparents 
sibling is identified with that of great-graodparent, though here it is 
more likely that the primary application is to the former class. In Yurok 
both classes are merged with the grandparent class. 

3. Lacombe remarks (Diciionnaire, p. 66i) : " Vov the ascending line 
there are no further degrees of kinship than my grandfather^mj^^/andmother . 
One may, however, afso say : my deceased father, my ^^Mosed grandfather, 
for my ancestors. " . - 

4. I.e.," my grandfather in sequence.'' " my grandnttxjther in .sequence. ' 
Equivalent forms in attiskdtch{i) are also used in Cree. \ 

5. Baraga defines this term not only as " great-<j^randchi)dy '* but as 
" a string tied to another, in order to lengthen it. " Presumably, the 
kinship usage is a metaphorical application of the lattt-r. 

(i. Literftltv, *' great-my-grandchild. "" Parallel to ii^'S-ll. 

7. I. e., •' man's sisters son, ^^'oman*s brother's son. 

8. The.se set;ond terms are used m an cndciirnig sense. 

9. I.e.,'' man's sisters daughter, woman s brother's daughter. 

10. GifTord remarks: " My four Wiyot informants insisted thi't no 
terms were used for step-parents or stop-children. They declared that 
individuals standing in such relation to each other were not regarded as 
relatives. 

i i . According to whether the speaker is a man or woman. 

12. According to Speck, the literal meaning of this term is " one 
whom I wrap up and protect. 

13. Denotes also '' maternal half-sibling. " For " paternal half-sibling " 
;inother term is used : yi-gutsiviltin. 

14. Gree ni-tchiwdm (voc. m-lchi-wa] means not otdy properly '' my 
I male's) brother, " but also *' my male friend, comrade "' ;used only by 
males) : iiv this latter sense is employed also n-itchds [w-itchds-a "his 



OS " ' s(K;ii;if. iii:s awkiiicamsiks bk pabis 

' ' - ■ ■*# ^ <- ' 

co.u.adc ■). iii-tMw^miskwnL' an,\ m-lisdmshim ai-c,of course, coiniwilils 

of m4chiwdin»nA ni-/«(in respeelivelv anil isiwew " woman, V With Cfee 
ni-/«an, conip.iw IKlaware m-lis " mv liieiid, companion. '\Ojibwa 
n-Uji'is clearly cognate with Penobscot <i-idii-e (Abn. n-i:J;Vav Mai. 
HS'tt?^' . Mic. n-ilii/iv " my (male's! brother. ■ but does not mean 
"•brother" in its proper sense ; Baraga translates it " iny comrade, 
friend, equal " (used only by male to male). EiJuivaTenl is n-idjihwesi 
" mv 'male's) male friend, comrade. " Wso' n-idjikiwi ani ■n-ikiniss 
mea'ji ',' mV (male's) male comrade, friend " as well as " my (male's)- 
brother. -'That Pen. n-i-iljie atso is used in a .wider .sense ('• male ' 
j3o-equnl of male "i is indicated by ils use for •' my wife's sister's 
husband " (n" 57). ojibwa. n-id/i, n-idfikiwi, n-idjikiwcsi and'Penobscot 
n-idiji-f are evidently compounded with {wydjii) '•' in company With." 
Tliese, terms are clearly, not kinship 'terms in origin. . ;& . 

lo. Not used for " my (female's) sister " properly Speaking, for which 
there /seems to be no precise Ojibwa equivalent, -but fot " my (female's) 
fenialf friend, companion. " It is merely a seco'ndary usi; of nin-ddngwe 
' ■■ my Ifeniale.s') sister-in-law" sec n'S't) ; cf. also its diminutive form 
nj;i'-ii)n^i)S<w ;' my (femak's) -female'cross-cousin " (see n" il). • ' ., 
i(i, Krocber siiys : " ^There is another. word for • younger sister or' 
perhaps ' sister, ' ruilase. " This term clearly means " my woma.n " (Wjn, 
-ii«/ and is analogous to" Pox tu-l-f'kwam'. Kick, ne.-t-e'ktvdm', Mic. ' 
H-k.r'Jjj-lc'- my male's) siker. " U is quite likely that Arapaho has 
lernis for '" man's brpllier, '' " woman's brother, " and "' woman's., 
sister, ' but 1 have no available "data. Note that Penobscot and Mal«cite 
nJ-Jvheniinum,-' my (male's; sister "alsd denote simply ")my woman. " 
17, Without reference to sex of possessor or to whether linking parent 
.tnd parents sibling .-'ire of the siiine se,x or not , 

(8, Kroel)ersl,\les that " cduslns, even of remote degrees of kinship, 
are called 'brothers and sisters. ' "He does not make it clear, however, 
wfielher this statement applies to all cousins, as in,Yurok,*or only to 
parallel cousins, as in.Cree and Ojibwa. The .\rapaho lerminology for 
the uncle and nejihewclasscs suggests- strongly that only parallel cou- 
sins may be lerpied siblings. ' . " 

ly, " parallel ' cousins are such as are related through parents of like 
^ex ' ■ falljer's brother's child " or " mother's sister's child ") ; " cross " 
cousins, through parents of opposite Siex (" father's sister's child " or 
■' motii'er's, brother's child ), 

,ail. Oh p. ,1170 of his Dictioimaire iWombe gives' " nitchds, mon cou- 
sin, incio cainarade_, mon comjiagnon de parehte, " adding that it can be 
used "Illy by inch. .Under ." cousin " Uacombe stales ; 'i pour issu de 



TIIK Al.r.ONKIS AKKIMTV "K VI tlOK A>D WIVOT KISSIIII' JKRMS I'O 

criusiii gerniiiin, les lionimes clissjiil aux hommes, nion cousin, nistdids : , 
son cousin, u'u/c/msj." These Ivinis aTe .clearly idepliciJ. Presumably 
n-jslch(isi>- more proper, as i't is evirlenlly a diminutive liased on 'ii-isliiw 
•" mv finan's) hi'oUier in-law " iseen°.>l), precisely - as n-itiihus is a 
lliniinulive l):iscil on n-//fm (see n'" 5")i 06). Similarly, n-I'Mhis [n° U) 
Is based, on H-/(iW/(S '■ mv (woman's) sister-in-law " (see 'n° iil). Paral- 
lel Ojibwa e\ idei\ce establishes these etymologies beyond cavil ■: n-ildmis 
< nild ; itin-ilnitgoshe C'lin'liing'^'' ; "'-"'"""I" < '"'-"'"'• The develop- 
ment of / of dec terms for siblingin-law to tc in derivative terms for 
cross cousin is remarkable, Cf. also Pen. n-i'lcui In" "7), undoubtedly., 
cognate with Oee n-i(j)/i'AiJi. 

^1. Na-dir,<'inis, as Speck himself points out, is a diminutive based- 
on na-d:ir,t'' " mv sibling-iji-law of my sex " !nos. 53.;)l) ; 
na-dxr)i'''i>i'kii'e \s ua-ihr^'Ui compounded wrth -ifktrf " woman,"; 
tui-d2T,k"- si-'s is a double diminutive a! na-dxT,k''' . Speck does not indicate 
anv distinction between parallel and cross cousins. It seems likely, by 
analogv with C.ree and Ojibwa, that where doublets are given, the 
sibling terms (n-iJ/ic, n-/«'fo'jtt) refer to parallel cousins, tbederivalives 
of nii-ijr,k" to cross cousins. Corresponding doublets are given by Speck 
for Maleette : n-^iiwr, na-dagwus (mans male cousin ; iii'-lsekes, 
n/-Jai"'jiJ (woman's female cousin). 

22. .\pparenllv onlv as endearing vocative. 

2'J. These terms are merely nominal derivatives in -gan fi"om verlis 
denoting cohabitation or marriage. 

2i. Explained by , Spi'ck as indicating " he or she wlio lives with 
me. '■' ** ■ 

2.". Ciillord remarks that this term is said to mean " my man. 

26. These terms merely mean " my man, male. 

27. GitTord remarks that this term is said to ntean '' my woman. 

28. Those terms merely mean " my woman. " 

29. Gilford states that " a co-wife is addressed or referred to by a 
sister term'' ; presumably n** 30, 31,33). 

30- Cree has two other terms of the co-sjyouse class, which I am not 
including in the table because of the lack of comparable terms in the 
ofher languages ; iii-kusdk " my co-husbanil " and ii-l-dyiin " my co- 
spouse. " The former is used by a man of another with whom he has 
the same wife or to whom he has loaned his own wife ; n-t-dyiin may be 
used bva woman or man to indicate another woman or man with whom 
lie or his spouse has relations (LacomfeS renders '' mon concurrent, ma 
concurrente "). 

111. Compounded of n" "vl lOee nahdk-an-. Ojibwa nailiif-/in-\ and 
rishi'C-, -ii-u'A ■■'woman. 



7fl iUattt DE8 AJI^mCAXISTES DE PABI8 

32. Giltord remarks that no terms are applied to the " wife's sister s 
husband " or to the " husbilnd's brother's wife. " 

33 Evideiitl> closi.lv related to or identical with or (jc'fcru " woman » 
si.ster, female cousin ""(nos. 33 ; i3, U). Presuipably this term means 
properly " woman s female companion, co-equal. 

34. N-dodmisk"' is compounded of n-dodtm and -isk'" " woman. _ 
This Penobscot term has Algonkin cognates. In UZree n-lolcm is denned 
bv Lacnmlx' as " mon parent, mon allie. ' lii Kickapoo ne-tolima is used 
for ■■ niv brother, my sister, ' apparently a term for sibling, like Wiyot 
vi-J-ii.v,"without reference to sex(of possessor or possessed) or seniority. 
Evidonfly the Penobscot (and Malecite) use of the term is specialiied 
from that of " kinsman. 

3-;. Kor the Wiv.il Gilford remarks : '> The Wiyot do not regard the 
spouse of an uncle or auiil as a relative and therefor? apply no term of 
relationship. The sumo holds for the reciprocal relation, spouse's nephew- 
niece. ■■ 1-or the Yun.U he stales : ■; As in Wiyot, no terms are applied 
to these rilutives by marriage, nor do they in turn apply any to their 
s|.ouses- nephews and nieces. Yurok living wiMi the Hupa sometimes 
follow I lupa usage and designate re'lalivesof this class as siblings-in-law." 

:tf.. Gilford states Ih^it Wiyot " terms af allinity were discontinued 
following thedeidb of the connecting relative." Evidently there is no 
Wivot term parallel to Yurok m-lsker. 

The tahU' suggests a great many problems which can hardly be solved 
uithout considering the possible influence on Wiyot of neiglibourinp 
Califonnnn tribes and the almost certairf inlluence of alien tribes east of 
llip liockies on a number of the properly Algonkin peoples. My purpose 
h re is tlie very restricted one of pointing out that a number of Yurok or 
'1 uTOk-WiyolJiinship features that appejr isolated in California are close- 
K or iipproxniiately paralleled by what seem to be fundamental Plains- 
.Atlantic .\li;unkiii fiiilures. 

1. All three groups show some evidence of parent-child reciprocity 
: Wiyot 1 : I ; li : .I ; YuCik 1 ^voc] : 3 [cf, Wiyot 1 1 ; Abn. ) : Algon- 
kin ;i cf. W Ivcit ii. In Yurok and Algoffkin this uncommon type of reci- 
procity, or rather a survival ofMt, is limited to the father-son relation. 
Wivrit exilnts reciprocity both for father-son and, even more purely, for 
moLher-ilaughtcr, 

2. In view of the presence iu these languages of so uncommon a feature 
as pareot-Lhllil reciprocity, the complete absence in all three of grand- 
parent-grandchild reciprocity (see fi, 1. 12), so typically abundant in the 
Great Basin, the Southwest, California, and Oregon, is highly notewoiihy. 



THE ALGONHII AWINITT OP VURO» AMD WITOT KINSHIP TEWIS 71 

3. All three groups agree in making no distinction between maternal 
and paternal grandparents and, correlatively, between the grandchild 
through the son and through the daughter. Farther, in no case is the 
grandson distinguished from the granddaughter. 

4. At first sight it seems that Wiyot and Algonkin proper contrast 
with Yurok in the uncle class. Yurok has a single term for uncle (15,16) 
and a single term for aunt (17,18), whereas Wivot and all the Algon- 
kin dialects distinguish between the maternal and the paternal uncle 
and the maternal and the paternal aunt. A closer study of the facts, 
however, leads to the inference thai the differentiation in Wiyot and 
.\lgonl4in is probably not a fundamental one biit is due to independent 
secondary developments, possibly under foreign influence, within these 
twagroups. First of all, the four Wiyot terms for uncle-aunt are not, 
each of them, specific and distinct. The term for " father's brother" 
(-gatik) is clearly related to its part-reciprocal -gau " nephew, " as are 
-djo-k " mother's brother " and -dju-l " mother's sister" to the alter- 
native form for " nephew " {-djuutck). Curiously enough, it is the 
term for " father's brother " which is the secondary one, for 
-ga-tck is clearly nothing but a diminutive in -Ick of a stem -ga- 
that seems to apply primarily to the younger generation {-ga-u 
" nephew" ; -gas " daughter-in-law " [•'i2]). Furthermore, the two 
terms for " mother's sibling " (16,17; are not radically distinct, but are 
based on a single stem -dju-. On the basis of the internal Wiyot evidence 
alone, therefore, it is difficult to avoid the hypothesis that Wiyot origi- 
nally had iut two terms for the cl.iss, one for the uncle {-djo-k or '-dju-, 
with special reference to the maternal uncle), the other for the aunt 
{-bau-k, with special reference to the paternal aunt). The other two 
terms are of secondary origin. In any event Wiyot does not possess the 
typical Califomian four-term system, but looks as though it had effected 
a compromise between such a system and the two-term Yurok system. 

The Algonkin facts are roughly parallel to the Wiyot ones. There is 
evidently no primary Algonkin term for " father's brother. The Cree 
term is merely a diminutive of " grandmother " (7) ; the Ojibwa term 
is closely related to that for " grandfather " (6); the Gros Ventre 
identify the paternal uncle with the father (.is the maternal aunt with 
the mother) ; while the Penobscot have a term without wide-spread 
cognates, perhaps a descriptive term compounded with the common ele- 
ment (u/)i'<i;- " together with. " There is a distinctive term in all Algon- 
kin dialects for the maternal uncle. There is probably a primary Algon- 
kin term for the maternal aunt (*-i)-«-), preserved, e. g., in Cree and 
Ojibwa, but the most common terra for the paternal aunt {'-si-gw-iss-), 



li SOr[KTK IIES AMiiRirAMSTKS DE PAIIIS 

BS wc huve already seen, isa derivative of the term for Ih* maternal uncle 
the Penobscot term for " fathers sister " is merely a form of tljat for 
" (jrandmollier "). In other words, it looks as though the primary 
Al^'onkin system was a two-term one, including one for the uncle 
(witli special reference, as in Wiyot, to the maternal uncleK the other 
for the aunt with special reference t<i the maternal aunt). As regards 
etymology, we may note once again that the Algonkin term for " mother s 
brother " is.rclat<?d to the Yurok teriii for " uncle "and the V^iyot terms 
for '■ mother's siblings, " while the. Algonkin (Cree-Ojibwa) term for 
" mother's sister " is probably cognate to the Yurok term for " aunt. 

;>. Wiyot and Yurok agree in liaving respectively undifferentiated 
terms for ' nephew " and " niece, '' which are distinguished from each 
other as such 19-21 ; 22-21). I believe, however, that Kroeber is .not 
quite correct in deiiwng to Yurok reciprocity of the uncle-nephew class. 
The term for '■ ne|ihew, " -k-lsim, can hardly be disconnected from that 
for ■• uncle, " -Isim. -Isame-. It is possible also that the term for" niece, 
-niiiK-a, is also related to -isanu- (see 1, 19, 21), but this is less prolrable. 
In anv case the reciprocity is linguistically obscure ; it is a linguistic 
surviviil rather than an actual descriptive fact. 

In Wiyot there can be no doubt that the terms for " nephew " are 
ndatecl to terms of the uncle class. .\s we have already seen, -gau 
'■ nephew " corresjKmds to -git-ich *' father's brother, " a diminutive 
formation ; the other term for " nephew, " 'djuu-tck, isan analogous dimi- 
nutive formation based on -djn-. the stem of the terms for " mothers 
brolhei' " and " mother's sister. " Of the two equivalent terms for 
■ niece, " one, -ukiilk, which 1 have ventured to sujigest is to be 
interpreted as -ukwa-lck, may be a'diniinutive formation from the stem 
-oka- " mother, daughter " (2,5) ; the other, -ja/iJaj, is a distinctive term, 

possibly descriptive. 

In .\lgonkin proper a distinction is normally made neiween parallel 
nephews 'and nieces) and cross nephews (and nieces). If we examine 
the terms carefully, we see almost at once that the relationships of the 
parallel nephew class M'.t, 20. 22, 23j are, without exception, properly 
terms, or derivati\es of terms, of the child class (see 3, 4, and 5 [l*en.ji. 
Moreover, the .Vlgcinkin dialects dilTer considerably in the exact choice 
of terms. This seems to indicate that there were no primary .\lgonkin 
terms ri>r " parallel nephew " and '" parallel niece, " but that an 
origiiidl two-term system (" nephew " and " niece ") was overlaid at 
various times by a more complex system that neces.-Iarily followed in the 
wake of the secondary four-term system for the uncle class, the dilTerent 
dialects n,'ilurall\ choosing term> out of the child class that did not 



THE AU.flNKIN .FKINITT OF VIROK AND WITOT KISSHIP TRIIJIS 



73 



always agree. It is entirely different whitli the cross nephews and 
nieces. The Algonkin dialects consistently distinguish the cross nephew 
(21) from the cro.ss niece (2i) and give unimpeachable testimony lor 
the existence in primitive Algonkin of terms for these relationships 
C-Uk-Mi-, '-Ifkwa-le- " cross nephew " and *-«««- or '-'ssim- " cross 
niece ") I have already tried to show tliat the former of these terms is 
reciprocally related to the Algonkin term for •' mother's sister " (origi- 
hally ■' aunt " in general ?) and that the latter, like its linguistic cognate 
in Yurok [-ranu-, cf. also -k-lium) is perhaps remotely connected with 
the term for " mother's brother " (originally ' uncle " in general '!). The 
linguistic evidence within Algonkin proper for an original two-term sys- 
tem for the nephew class (" nephew, " later specialized to " cross 
nephew ; " ' niece, " later specialized to cross niece ") is thus by no 
means bad. p'undamentally, then, primitive Algonkin would seem to 
agree with Wiyot and Yurok in: 1, ri^'idly distinguishing sex in the 
nephew class ; 2, recognizing only two primary terms in the class ; 3, 
reciprocity, no longer immediately obvious in Yurok and Algonkin, 
between " nephew " and the uncle class (possibly also between " hiece ' 
and the old term for " uncle "). If there is an absolutely distinctive 
proto-.\lgooktn term for the nephew class, it is the term for " niece 
that survives in Yurok -rame-ls " niece " and Algonkin '-aim-, Cree 
-slim " cross-niece. 

G. Leaving aside Wiyot, which has a simplilied sibling system (one 
term) that is rare and perhaps unparalleled in .\[nerica, we find that the 
treatmentof the sibling class (29-3.1) is strangely analogous iri Yurok and 
Algonkin. In both groups the terms for sibling fall into two distinct 
classes. Jn the first class (29-31; regard is primarily hod to the'relalive 
ages of the siblings, in the second class 32-33) to the sexes of the 
siblings (both of person related and of person related to). Further, within 
the first class of terms, the sex of the person related is distinguished if 
senior, not distinguished if junior In other wor(K, Yuiok and Algonkin 
■ proper have perfectly analogous terms for '" older brother, ' " older 
sister, " and " younger sibling; " further, specific terms for " brother ' 
(of male and female respectively) and for " sister " (of male and female 
respectively). The distribution of these latter terms is not, to be sure, 
entirely analogous in Yurok and Algonkin. In Yurok there are distinctive 
terms for " man's brother. " " man's sister, "and a stem (-/fli, -It-) for 
" woman's sibling " (specialized to -k-t " woman's sister "), while in 
Cree (less clearly in Ojibwa) the cross-sex system is used (" man's brother " 
and " woman's sister " [32, 33] : " woman's brother " and " man's 
sister" [3i,3.M;. However, for these terras the Algonkin dialects, as 



7i SOOtrt Dm AMfiRIRAMSTCS BE PIRIS 

indicaUd in the tal.le (32-3R), are not altogether in accord. There seem 
to l>e two terms that are likely to be primary Algonkin words : a stem 
•-««/£■- to indicate the cross sibling (3*,3S [Cree, OjibwaJ, cf. Yurok 
-uxyi-ls " man's sister ") ; and B term found in Eastern Algonkin dialects 
(e. g. 34 [Pen. -a/-»-um]„cLO(urak -lai, -le-i) to indicate, specifically, 
the woman's brother. TKe terms for "' man's brother " and " woman's 
sister " probably denote throughout simply " companion, person of 
same status (in sex and generation). " This is manifestly true of th« 
Algonkin Urms (32,33) and is made very probable for Yurok. -Da (32) 
b.y iU linguistic relationship to Wiyot -bi, ail " cousin" (36; see also 
I, 16). 

There are other similarities revealed by the table, e. g. the identity of 
the " wife's brother ' and the " man's sister's husband " (53) ; Turther, 
the classing of the " man's sister-in-law " with the " woman's brother- 
in-law " (55,56 ; Yurok -Isnin, -(jrifl).But it is well in a confessedly pre- 
liminary studvlike the present one not to insist on doubtful or unspeci- 
fic points of similarity. Considering the geographical and cultural break 
between the Wiyot and Yurok of northwestern California and the main 
bodv of .\lgonkin tribes, no one, 1 belie\e, could hope to find a greater 
linguistic and terminological resemblance between llie kinship terms of 
these two groups of tribes, granted that they are linguistically related, 
than we have actually found in the course of our study. 



Sof.ii \t I'l-. Ami kiCAMsTi 1 m F.vki'-. ui;;. 




MiDaKtit jodiciaire aafautl-espagnol de 1534. 



Si'iJilt-. lihS'AMI Hli,ANi--I IS !)K 1'aKI--, I92i 



Pi ASeilE II 

















MiDucrit jadiciairc iuhiutl-«>|MifBol de IS34 



WN MANUSCRIT JIJDIGIAIRE DE 1534 
N All UATL-ESPAGNOL, 

Par le D' CAPITAN. 



[PUnche I-Il) 



Le manuscrit que je presente el que j'dtudie ici avail iti adress^, il y a 
quelque 30 una, k lAeademie des Inscriptions par son propriilaire 
M. Kalt, arlisle peintre & Aull (Somme). II lavail Irouve par Kasard au 
milieu de vieux papiers de famille. Le professeur Hamy Tavait re?u plus 
tard du propri^Uire et s'elail charge de I'iludier. Apnea sa morl, j'en 
oblins communication. M. Kall.etanl morl k son tour, je pus acquirir le 
document de sa veuve el I'^tudief 4 loisir ; le lexte espagnol extr*- 
memenl difficile k lire a Hi decSiffre par M. Morel.Fatio, professeur 
au College de France. Nous I'avons traduit ensemble. G'esi ce lexte 
que je vais reproduire ici avec sa traduotion, en laccompagnantde 
quelques commenlaires . \ 

Le» manuscrits mexicains de I'^poque de la conquite ne, sont pas 
eitr4memenl rares, le musee d'ethnographie de Berlin en pqsstde une belle 
s^rie, rapportie jadis par Humboldt. Le mus^e national de Mexico en 
renfermeun certain nombre et il en exisle dans bien des musses et biblio- 
theques. Ces manuscrits peuvenl se diviser en sacr^s ou hiiratiques, elT" 
cadastraux, en judiciaires ou enfin en livres de compte. lis portent une 
s^rie de figures se rapportant au sujet dont ils parlent. II arrive parfois 
que quelques courtes l^gendes ^clairent le texte hi^roglyphiqUB, mais il 
est extr^mement rare de Irouver un manuscrit porlant un texte explicatif 
en espagnol permeltant de savoir en detail ce qu'il repr^sente. Tel est 
pourtant le cas pour ce manuscrit. 

Forra^ d'une bande de papier indigene d'agave assez grossier, il 
mesure 75 cm. sur 23. Une des faces est divis^e en deux par une ligne ver- 
^icale occupant le milieu du manuscrit dans loute sa hauteur. Chaeun 
des corapartimenls ainsi constilu^ renferme une s^rie de figures simples 
et K r^p^tant, repr^sentant des objets ou des tMes humaines ou d'uii- 
maux (PUncht I). 



jO SOllKTl!: I»KS AWftRri AMSTKS UK PAniS 

Si Ion e\;irnine d'ahord la coloime de droile on y voit en haul deux 
carrts, au-dt's<ious deux tetes pleurunt et une bourse, au-dessous la figu- 
ration de 20 justaucorps uipilli) do deux types, les uns simples, les 
aulres ornt's avec epaulettes ejfalement de deux formes et de 5 pieces 
dVtolfps carrcRS presentant dtrs urnemeiils varies. Kn dessoiis, trois nota- 
tions de quatre cents chacune f lOt) etant fijfure par un ovale surmonte 
de ia li^'ute eii forme Je plume) et de trois signes de 20 (ovale surmonte 
(lu dr.ipeau I. 

Plus b.(s. cinii rank's tie six tetes d'oiseaux, cliaque rang precede du 
si^'iii' 20 : pais une tij^ure repr^sentant soit un serpent enroule, soit un 
j)oissoii ? et devant, le signe 20. 

Au-dess'»us encore", deux rangs de six tetes d'ltiseau a hec recourbe 
prrctMl.-cliiicun du sigiie de iOO. Flnlin, lout a fail au has de la page, un 
grunl rercle avec cercle c(U»centrique indus renfermant des signes 
citurht's liguiant lean. 

La colotiiie (le gauche presente de haut en bas les figures suivantes : 
(iiKj teles tie pelits lapiiis 'conejillos) Ires slylisees comme on les Irouve , 
1 i'pr)''seiitees dans les manuscrits hitTati<jues ; trois-sicges en forme d'x ; 
20 Carres portarit en haut et en bas une bordure orn^e de traits obli(|ues, 
et ptmvaul represetiler des jupons fenaguas) ; quatre tetes d'oiseaux; 
illx Carres du meme type fju'au-dessus ; cinq tetes d'oiseaux ; dix carr«'s 
tdujours du meme type ; deux rangs de cinq tetes d'oiseaux ; deux de 
quatre ; un dp quatre teles de lapins; un de quatre t^tes {I'oiseaux ,pre- 
cedi' du sigoe 20 ; un rang de deuX tetes de lapin et une d'oiseau ; un 
lie ({uatre tetes d'oiseaux, enlin unvlernier rang de six letes d'oiseaux ; 
([uatre avec le bee recourbe el deux, d'un type a gros bee un peu 
tlifTerent. 

Tel est le texte nahuatl. Son interprelatiop est tout a fait impossible. 
( )ii ne |>eut tiire qu'une seule chose : c'esl qu'il sagit evidenunenl \k d'une 
nia/ia dp Irihiitos. Les divers tributs sonl varies et il est facile, ainsi (ju'on 
I'a vu, den determiner le nombre et la nature. It s'ogissait en somme de 
deux e.sclaves, I'un male, fautrc femelle, dune !)ourse d'or, de vetenients. 
>\c pieces d etolfes en forme de manias, de chemises et de jupons, de 
sieges, de la[nns et d'oiseaux. Enlin tout a fait en bas, un embleme d'eau 
intlique soit une ville, soit une localiti- pres de I'eau ou enlouree ileau. 
Lt en elTet ces textes n'etaieiit pas autre chose <|ue des mementos, des 
iiointioifs numeriques d'objets representes plus ou moins schemati(]ue- 
luent el dont la sipnilication etait connue. Pieces de recevenrs ou 
pieces d'audiences, elles n'avaient pas d'autre but que de rememorer aux 
magistrals ties lietails prt'-cis donl ils n'auratenl pu se souvenir. Souvent 
fduiiiios [»ar les interesses qui, par exemple, dans un proces les reniel- 



t.\ MAMSCKIT JLUICUIRE UE 1531 .NAllLATL-tSCAfiiVOL 77 

taient ;iux juges, loisqu'elles soDlsans autre explicafioii, leur si);nilication 
nous echappe. Or c'esl ce qui arrive le plus souvent. I,c precis jugi, le 
memento ne servait plus krien et quelquefois sommairement nnnot^, il 
restait dans les archives ou £tait perdu. 

Or, p;ir une tres rare ct trfes' heureuse circonstance, notre piece a fait 
partied'un proces importantelconstituaitune base d'accusation grave. I.c 
resume dela deposition paraphrasant et expliquant la notation des hiern- 
jflyphes nahualla ^te soigneusement transcrit en espagnol au rerao du 
texte mexicain ; bien plus, le jugement a ete formule en haut de la bande 
de papier. Cost en elTet ce que pn5sente_l£ revers de notre manuscrit que 
nous devons ehercher maintenant i d&hiffrer, i traduire, puis k expli- 
quer. 

Le revers du manuscrit presente done d'abord, occupant presque la 
nioitie inferieure de la bande (35 cm. de hauteur) un texte en Venture 
espagnole cursive du xvi" siecle, texteA>nt il manque plusieurs parties de 
lignes effaceesou impossibles i dechilVrcr {Planche II). La lecture en est 
done particulierement difficile. 

Ce texte peut se lire ainsi : 



En veynle y ilos dia» de Ilenero de mil y quis y Ireynta y q<ro a/loi 

1 Seiior Hernandez Salmeron 

2 

3 ... rreytdnr y dixeron lo siyuiente 

i moitraron por estapinlura 

5 dixeron i( te davan cada dia sey» gaitinaa q 

6 niucho y nuts q den a »u mujer 

7 .■ treynta — 

8 , quaranta cargas de mayz 

y tj le a [via^ dado at corriyedor tret colchas (/ran 

10 den matolros doslotdoa de aqualro hrafas cada 

11 uno niaj aeys pares de naguat y camisas tres pa 

1 2 res rricas y tres de las otras notales mas otros tres 

13 lasditlos de a dos br&Qas cada uno mas dos inA 

\ 4 teles y tres manias de yndios mas tres sillas 

15 de caderas mas una esctava q se le maa 

16 otro esclavo q le cura el oavallo ma \s] un gar 

17 niel deoroqdioeste cacii{ alcorregidor porque 

1 8 le snllase q le tenia de cabefa en el (epoporq te 

1 9 avi'a ydo la dicha esclava par qse la bus [c] o et 



78 ».., SOCltT* DBS *»«i1llCAmSTE», ^E PARIS , 

■20.yatoJo[do]declartroKpor-Unguade _ , 

_ 2\ ' , ... V .^. !•...,. i .'!......••■•• ■'•;■ .°'. . i .......... r • ^ 

■ 22 ! .{ ..:^.-. :..... :..■■'■ S ■ ■■■ . ' ■ '-.[^'-'-iiX- ■•■ ■■: ....:..,. 

■ ' 23 ;.- .• ^. ..■...:...,,.. \" :...... . ._....■ ■.■ v ■ ■/■■■'■■■ ...'....-. 

■ ; 24 de toioUtpa dixeniqe*iVerdadfaelo3de»lJallio ■ 

'25 if .A4n d«</o al dichd martin de herrio lo deausn ,, . /«n( le han 
26 uu/o ofar alg-uiias_ ■vosas.de las faspdichat y Ji£ri\ a hit de 
21. lotolapales fia. llcvado algur{as piantas y camysas , • ' ' 

■ 2S quandv Jan' eiti-i/juloy ({asies' ia verdad'todn 

29 lo qual-jurn y decliiro p° de mplirta-. » . .- ....",.....■... 

36 7\'dixlron y decUraron lot dithits yndiot. . . . . . .'. . .,! .'. . 

M El dicHo p° de'Moitnapbrjn*^ de lot^dithos sehores _ • ^ , 
, "32 fue'.con:cierloa yndior dt'Matlaou a tasa del dlcho merlin 

33 de Berrio par dos lot di^oa yndios. . . '. . .' 4- ■ • - 

3i diieron gue auian traydo a casa deldicho herrio por<\ la' .' 

35 otra gvedoeh lololapa e Iraxo ios dichoa dot •'•'., 

36 ....'. . gue les disn el dicho .'. . . . . (j/ueje avii da&o la . ' • : ' 

37 ...... del dichn berrio '•'."'. ' -^ -■■ , 

.38 :'. .r, .que ios.dichos yndios - ^- ' ■:', 

39 : ... el dieho Martin de Berrio- dice (\es ve'rdad, let de 

40, .'. ' -. .-.-.■.■ ,.\... ..... .., f — : . 

41 ^ . his dichoa yn-dio,s"dice q . . . till lea boluyo 

i2 yr a la carcel ai djcho berri» ^ 

Enfin a la partic superieure du feuiUft' en unc belle ecriturp Jort 
ornee de (lorilures et i'ailleurs tres diflicile ik lire avec de nombreuses 
abrevlatmns, I'arret tres net dorit void le lexte : ^ ■,.''. 

\ hespiiea de lo ausodiclw en veynte. i/uatro ' - , ; 

2 dias de.henern los dichoa aenores . -^ 

:i ..... dcnxa eoydores nxandaron despedir 

4 del dicho corregimienlo a'l diclto luya de^ herrio '■ 

.'i loquat I/O aionzo alvarez^notifi((ue tal . '"■ '.. ^~ 

6 dia a.l dicho .Martin de berrio . ' : ~ 

7 ■ endez.- * •' , ' . *. 

Le premier texte pent se traduire litleralement i ■ ~ - 

, i< Le 22 Janvier L'i3i .?.... Sehof- Hernando Salnieron . ^. .\^ 

coiTe;^idor ont dit ce ({ui/iiuit . . . montrerent parcette piinlurG . . . dirent 
qu'ils lui donnaieat t-naque j()ur 6 p&ufes ..:'... beaucbup. et t'n outre 

qu on donnp k sa femrne . Irente . <._ 

40 charges de ma'is . . . qu'ils aVaient' donrie au corregldor 



UK MAKUSCBIT JUUICUIBK DE i53i NAHUATL-ESPAGNOL 79 

3 couvertui^.es grandes ep plus deux aulres dais de grandeur die 4 brasses . 
cbecune.; item six paifes de jupes el chemises, 3 paire* riches et 3 autres 
non'telles et deplus autres 3 ...... . taaclillot de la dimension de 2 brasses 

cbaciin.; itein.2'manteaax'et au'ssi 3 mantes d'lndienis en outre 3 chaises 
k dossiers ou selles ; item une esclave,.d(> plus un autre esclave qui lui 
soigiie son cheval ; item ung bourse pleine d'bf que donna ce cacique au 
cprregidor potir qu'il le mtt'en liberte parce qu'il letenaitde t*te dans le 
carcan parcelqu'il lui avait laisse-6chappei'° la dite esclavte f>arce qu'ou 

I'avail richerchfc. ... el lout c«la onl declare par interprfete 

de Totolopa ont <]il que c'est Verity que ceux d'Atlatlao lui onl donn^ 

au dit Marlin tie Berrio lo deauso. . . : parce qu'ils I'onl vu don- 

■ ner quelques choses .des susdites el parce 'que i ceux de Totolopa il leur a 
' enleve quelques mantes el chemises quand ils. donnelH-iflribut et que 
t»ne est la v6ril^ loutes lesquelles choses jura et d^clara Pedro de Molina 
ce que direnl et diclar^rent les dits Indiens 

Le dit Pedro de Molina par ordre des dits seigneurs alia avec cer- 
tains Indiens d'Atlatlao ii la ipaison du dil Martin ; les dils Indiens 
dirent qu'il» av^ient apporti k la case du dit Berrio parce que I'aulre 

rests 6 Yololopa et apporia les dits deux que le susdiL leur 

dit qu'il avail donn^ la du dil Berrio que les 

dits Indiens.^ le dil Marlin de Berrio dit que c'est vAril^ le.s 

de les dits Indiens onl dit que lei 

leap a rendu ' aller^ la prison au dit Berrio <>. 

Bien que ce texte .soil incomplet, il permel n^anmoins de i-econstiluer , 
le procos. Des indigenes des deux villages d'Atlatlao et de Tololapan ' 
ayant ^t^ en bulte aux exactions d'un corregidor nomm^ Luis de Berrio 
d^posArenl oonlre lui une plainte. lis formulferent leurs doleances devant 
le tribunal mais eurenl le soin de noler, sur la feuille dc'papier d'agavu 
que nous studious, lo sujet et le Dombre des griefs qu'ils avaient conlre 
le oorregidor en. les notanl d'une iiiani^re abr^g^e (mastrtron por esta 
pin/ura, dil le texte espagnol). 

Ces griefs etaient inultiples, le dit corregidor se faisait donnor 
par les habitants d'Awallao des cadeaux en nature. Ce sunt ceux 



1 . Je ii'ai pu ideotificr la premiere de ces'localit^s AttatUo [all, eau ; tlaoli, mais ; 
mais au bord de I'eaii), Le nom pourrail indiquer un village, sltuti aux envjrons 
Avs (Amflfipas (jar^ins suspenduff sur le lae de Xochimitco, noii loin de Mexico) oi^^ 
aiijoiird'luii«ncore il exisle (les plantatiuiis de superbes mais wi bord de i'enu. 

(^uaiit il Tolulapan [lolotin^ poule mexicaiae ; afi, eau ; pan, dans : dans I'eau 
des poii.les,, il existaildeux'locaRtijs de ce nom dans t'ancieu Mexique doull'iiDc dans 
la /.apot(M]ue. 11 est probable qu'il ne s'agi^ pas ici de ce village, mais plus vraisem- 
IjlablerneiU de lautrequi iHalt sUu6 aux environs de Mexico. 



KO SOClfire DE8 AN^KICAMSTKS DK I'AKIS 

pi'obahiemeDtque schematiquement monlre la cotoimede ilroite die noire 
manuscrit et dont le texte espagnol donne la monenclature. Qe lextc 
ecrit sur le verso du papier remis par les Indiens hu tribunal a du etre 
redi^ par un greffier dudil InKtinai. Le procfes etanl grave puisquil 
s'agissait d'un fonclionnaire, il elait en effet necessaire de bien fixer les 
poinU en litige. 

I^es cadcauxque s'etait faitoclroyer lecorregiilor pitrles ^ensd'Allallao 
elaient nombreux : d'aborddes victuailles, poules et lapins frequemment 
repetes [cada dia, dit le texte, tandis que \e texte indien indique ;> signes 
de 6 unites animales precede tantol du di^nominateur 20 tanidtdu chifTre 
400) ; des vfitements : chemises et jupons, des oouvertures, (|es man- 
teaux parfois orn^s, des pieces d'etoITes, des sieges niejne et tous en 
nombre. Mais il y avail davantage encore :lecorregidor s elait fait donner 
une esclave et un esclave pour soigner son cheval. Bien plus, comme I'es- 
clave sVtait ^chappee et n'avait pas pu etre retrouv^e. le corregidor 
avail fait metlre le cacique an carcan el celui-ci avail dfl lui donner 
une bourse pleine d'or pour Hre delivre. Tous ces mefaits denonces.par 
les gens d'j\llatlao onl 6te confirmes par ceux de Tololapau qui ont vu 
cem d*Atlallao donner « quelques cboses des susdites » a Martin de 
Berrio. D'ailleurs, eux aussi onl eu k se plaindre du corregidor : ils 
raccusent de leur avoir cnlevi quelques mantes el chemises des Iribiits 
qu'ils apportaienl comme paiement d'impdts. \ 

Tous ces fails semblenl avoir &i& e'Xpos^s par an certain Pfedro de Molina 
qui, au nom des Indiens, jure que « es verdad ». 

Le reste du texte presente de nombreux manques mais on pent nean- 
moLns cornprendre que lesjuges ordoun^rent une enquSte. « El'dicho F^ 
de Molina por m**" de los dichos aeflqres fue eon cieriot indioa de AlUllao 
a caia del dirho Martin de Berrio'yK P" de Molina se rendit done au domji^^ 
cile de Martin de Berrio, car les Indiens afHrmaient lui aVoir souvent 
apporU chez lui ce quil r^clamait deux. Ici encore des lacune« du texte, 
puis eniin I'aveu du coupable : « et dieho Martin de Berrio dice que es 
verdad ». 

Les jujjes aprtis deliberation condamnerent de Berrio €V en haul de 
noire manuscril, nous avons en une autre ecriture le jugement netlemenl 
formule dont voici la traduction : ^ 

a Apres ce qui a ete dit ci-dessus,ie24* jour dudit nioisde Janvier, les- 

dits seigneurs et juges ont ordonn^ de dessaisir de I'emploi de 

«orregidor le dit Louis de Berrio, ce que moi Alonzo Alvares j'ai nolifie 
ce jour au dit Martin de Berrio » 

Tel est ce petit document, int^ressant en ce quil ponstilue lout d'abord 
un specimen fort rare d'un double texte, I'un nahuall trfea rudimenlairo 



UN MANLSCRIT JUDlCIAlRB 0E 153i NiHUiTL-ESPieNOL Si 

compost d'images, Gguralious simples destinies & indiquer I'esp^ceet le 
nombre des objets en litige dans le proems, et Tautre en espegnol r^u- 
mant certainement tnutes les espllcations orales foumies par les Indiens 
et par suite paraphrasant les images du texte nahuatl. L'histoire du 
proces ainsi soigneusement ^tablie mpntre un coin curieux des rapports 
sociaux qui ezislaient peu de temps apr^s la cohquSte entre les Espa- 
gQoIs el les indigenes. Les exactions elaient naturellement frequentes de 
la part d«s premiers et bien rarement le coupable puni, comme il Ta 
6li dans noire cas. Haisoa de plus pour noler ce petit fait de biologie 
sociale au milieu du xvi' siecle, au Mexique. 



^ 



SmU14 det AmiricMnirte$ dt Paris. 



A\:i lUcWIsDr. III. i'AHIS, 192^ 



Pl.ANCHI III 



/ 




Carte d'Oronce Fine. 



ETUDE 

SUR 

DEUX CARTES D'ORONCE FINE 
DE 1531 ET 1530, 

Par le L'-Colonel LANGLOIS. 



(PUnchc III). 



Ces cartes ne sont pas absolument inconnues, Tune d'elles se trouve 
daos le Fac-simile Atlas de Nordenskiald, ct elles ont fait touten les 
deux le sujet dune parlie de la these latine de doctoral k hi Kaculte des 
lettres de M. Gallois. Je suis redevable ^ eet Eminent savant ^le beau- 
coup de renseigliements qu'on trouver^t dans la suite. 

Je oe sals aucune ^tude qui traite ,de ces cartes au point de vue spe- 
cial de I'Am^rique; c'est ce qui in'a porte & presenter celle-ci. 

Ces deux cartes furent ^ditees une quarantaine d'ann^es au plus apres 
la decouverte de Ct^lomb. Noas ne pouvonSj dans- ces conditions, qu 'ad- 
mirer la rapidile avec laquelle Fine a pu rassembler ses documeats, faire 
ses croquis, puis ses planches et tirer ses ^preuves. 

En lescompanint aux cartes ant^rieures, on constate qu'elles marquent 
un important ppogr^s, en particulier sur cette carte de 1507 oii Walsee- 
mutler porta poui;la premiere fois le nom a America >». 

En d6pit de la deformation due au svst^me de projection, elles donnent 
une image dej4 ^vocatrice de la r^alit^. 

Lauteur — Oronce Fine naquit a Brian^on vers 1491 (111). En 1516, il 
enseignait les m^th^matiques k Paris et, comme le constate M. Gallois, la 
geographic 6tait alors un appendice de la cosmographie. Aifssi Fine vint- 
il d la g^ographie. 

L'ere des grandes decouvertes etait alors ouverte. Les cartes anciennes 
ne pouvaient plus saccorder avec les portulaus et les itin^raires des 
marins et des decouvreurs. On tenia pendant une periode, un travail* 
d'ajusteraent, mais les essais ne menaient qu'i des impossihilit^s. La 
g^ographie empiriquedut faire place k des oeuvresplus r^listes. 



gi ioatrt DEI AUtRiCANisTra de PARta 

L'imprimerie de son c6U prenait alors un magniBque essor el per- 
metUit dijk de vulyariser les dicouvertes par des tirages de cartes d«j» g^ 

importanU. Waldseemuller parle de son « milliime ». "^ 

Pris daosce mouvement, Fine ful, en 1525, I'auteur d'une carte de 
France qui tranchait neltement sur ce qu'on avail fait jusqa'alora. 

U avail iU choisi comme proviseur d'un collie d'^tudiants dauphi- 
noia i rUnivereili de Paris, par un de ses conciloyens fondateur de cette 
institution. Ce posle sans doute, et la publication de sa carle, firenl 
remarquer Fine par le Roi Fmnjois 1", qui le nomma « lecteur math^- 
maticien du roy en rUniversile de Paris » (III) el le fit entrer dans le 
pelil c^nacle de savoDls qui devinl le College de France. 

Quoiqu'ii propremenl parler il fat plut6t un mathAmaticien, il n'inter- 
rempit jamais ses Iravaux g^ographiques. II jouissail d'une veritable • 
cel^brite. Lea grands seigneur.i, les ainbassadeurs, les elrangers de pas- 
sage le visitaient. II acquit de grandes connaissances qui lui permirenl 
d'elargir le cercle de ses ceuyres. 

Fine mourut en 1555, pauvre et charge de famille apr^ une vie con- 
sacr^ au travail. 

Le$ .Vappemondes. — Fine, apres avoir fait sa c^rte de France, des- 
sina deux mappemondes qui font plus sp^cialemenl I'objet de la presente 
Atude. 

11 employs un systtme de projeclion dit cordiforme. L'une des mappe- 
mondes est unicordiforme, I'autre bi^iordiforme. 11 p'est pas I'inventeur 
de ce syst^me. M. Gallois dans son ouvrage sur les g^ographes alle- 
maods de la ReuSissance (II) en a expos* la gen*»e. Un g^ographe de 
Nuremberg, Werner, I'avail d«j«i employ* en 1514. II le tenait d'un 
mulbematicien de Vienne, Stabius. En 1511, Bernard de Sylva avail 
dessin* une mappemonde dans ce mode, qu'on allribue i Plolimie. 

Quelle qu'en soil la valour au point de vue purement math^matique, 

on ne peul que constaler qu'il entraine pour certaines regions du deaain 

des deformations considerables . 

Le$ Prideceueurt — En d^pit de la brievetd de la p^riode qui s^pare 
la decouverte de li92 de I'elaboralion des cartes de Fine, nous connais- 
son.s aujourd'hui un nonftbre considerable de carles ou porlulans fails 
dans cette periode, ou les nouveaux pays sont dessines, en lolaliieou non. 

Les documents geographiques dont on usait alors etaient soil des por- 
tulans ou cartes marines (du type de la carte marine portugaise, des 
l>ortulans de J. de la Cosa 'ou de Ribero), soil des mappemondes, de 
simples cartes ou des globes. 

.\ vrai dire, les geographes devaient se trouver singulierement embar- 
ra.sses au milieu de documents sVdifferenls, dans eel eiat chaolique que 



trtOK 8UK DEIIXTJIHTKS d'oBONCE FINK UK 1531 «T 153(i 85 

depeint Leiewel c< deux syslftmes de construclion de carles se sont 
trouvds en presence. L'un, nouveau de la Renaissance des leltres, res^ 
suscite la geographie d^cripie gruco-romaine, I'aiitre ayanl son existence 
depuis plusieurs sieoles, encore jeune, plein de vigueur, enrichi d'in- 
nombrables connaissnnces. Lc 1" soutenu par la crdduliti des savants 
th^oriciens et philologues, I'aulre par la plus intime conscience des hydro- 
graphes et ntiarins experiment's. Ces modes marchent un certain temps 
separement, ensuite se heurtent et s'embrouillent Hciproquement. » 

1^8 renseignements des dicouvreurs«aient fragmentaircs, parfois con- 
tradictoires et laissaient sur les mappemondes d'immenses^olutions de 
continuite. Enfin certains grands problAmes etaient encore 4 risoudre. 

On constate, par suite de cet 'tat de choses, en ce qui concerne 
rAm'rique, trois types de traces : ^ 

a) les terres nouvelles sonl figuries comme des iles de dimensions 
variables, l-'Ara^rique du Sud est gen'ralement considerable, tandis que 
I'Amerique du Nord d'passe- souvent k peine la taille de I'ile voisine de 
Cvpangu. 

A) Les deux Am^riques se prdsentent, en gros (sous reserve des 
erreurs de dimensions pour TAmirigjiedu Nord), sous un aspect qui 
se rapprrtohe de la rialit* ; mais ellos sont s^parees par un d^troit dans 
rAmerique oentrale. 

c) L'Am^rigue du Nord est soudie k I'Asie, ce qui pnrait lui donner 
une dimension normale. 

Les cartes de Fine, nous le verrons, marquent un progris riel quoi- 
qu'ellesse ressentent de I'influence du 3' type (voir le croquis). 

Lea Sources. — Fine n'a pas naturellement cr'* une Amirique de 
toutes pieces nouvelle. II a pris parmi les ^'ographes contemporains ce 
qui lui paraissait le plus exact. II a cherdj* k combiner les traces, les 
noma avec certains renseignements nouveiux de voyageurs. Celte ter- 
minologie permet souvent de retracer les s«nirces qu'il utilisa. 

II est incontestable que I'auteur auquel' il a lc plus emprunte, c'est Ife 
moine Francois (Franciscus Monachus). ^Avec de nombreux noms de 
pa>8..oa'3e villes, il lui prit malheureusement aussi I'erreur considerable 
de la soudure des deux continents asiatique et americain. 

L'cBUvre capitale du moine Franifois semble avoir ete un globe aujour- 
d'hui perdu, qu'il offrit vers 1528 k I'archeveque Carondelet qui vivait 
alors k Malines. Fine eut peut-itre I'occasion d'etudier ce globe, en tons 
cas, il connutia reproduction qu'en fit le moine vers 1526 dans un opus- 
cule. C'est dans cet ouvrage qui semble se trouver « la 1" expression 
cartographique de la liaison entre I'Asie et I'Amerique) (XIV). Toutefois, 
dans le croquis attribu.* i> Bartholome Colomb. date de 1506, d'un 



tniDE SOBBKOX CiBTES d'ORONCB FINK DB 1531 BT 1536 87' 

dessin daiUeura as»ei flou, commesur la carle portugaise de 1501 on dis- 
tingue un rattachemeiit des deux continents (XIV). 

Le moine Francois cite sea propres sources, qui parcontrecouppeuvent 
etre considirtes comme celles de Fine : Maximilien Transvlvain, 
(auquci il reproche prtcis^meot d'avoir iipari Culuana (le Meiiquc) du 
royaume dli grand Khan), Jean de Mondeville, Oderic de Pordenone qui 
visita la Chine apr*s Marco Polo, les lettres de Cortex el I'ilin^raire du 
Magellan. 

On ne saurait reprocher au ntioine d'avoir cru, comme Colomb, que les 
terres nouvellement ddcouverles apparlenaient 4 TAsie el de confondre 
les terres eiplories par Cortex avec la Chine de Marco Polo, Temistillan 
(Tenochlitlan) avec Quinsay. C'^tait 1* un probleme trop diflicile 4 
r^soudre avec les donn^es de I'ipoque et ropinioncouranle qu'il n> avail 
\k quun seul et mSme continent, simplement pricidi par des ties. 

Fine exploita ^galement I'oeuvre- du g^ographe allemand Schoener. II 
est tr*s difBcile de distinguer les reactions r^ciproques de ces deux auleurs 
contemporains. II semble bien qu'ils aienl pris I'un sur I'autre mainls 
renseignements : nous le consUterons par exenipledans la question de la 
soudure des continents. Dans les premiers globes de Schrener, les conli- 
nenU sont traits ii la maniire de Waldseemuller Undis que dans un globe 
post^rieur k l.'!31, les continents sonl soud^s. II avail ^crit dailleurs : 
11 AmericVespuce, naviguant le long des cMes de I'lnde superieure, d'Es- 
pagne vers I'Ouest, pensa que cetle partie qui eslliee k I'lnde supirieiire, 
etait une ile qu'il nomma de son propre nom. Mais mainlenant d'autres 
hydrographes plus ricemment ont trouvique ce pays (Ani^rique du Sud) 
et les autres au deli, formaient un continent, qui est I'Asie et alteignil 
ainsi les Moluques dans I'lnde supirieure. >. (II-XIV). 

En fait, il s'^tablit, 4 I'Spoque, une confusion qui dura longtemps. 
Buaohe ^rivait en 1775 : <i On a dout« jusqu'en 1 725 si I'Asie n'^tait pas 
jointe k I'Amirique, ce ful pour felaircir ce fait que le capitaine Beering 
fit son premier voyage, a (IV). A vrai dire, des 1538 Mercator et en 
15i0, lauteur dU Ptol6m^e de BJle avaient s*par« les deux continents. 
Le d^lroit d'Anian n'^tait qu'une hypothAse, il est vrai. 

Fine a pu oonnaitre sans doule, direolement ou par I'intermAdiaire des 
auteo'T. pr^cltia : le globe de Behaim, le globe dit Lenox, le globe de 
Laon, le trao^ de Maggioloet la Salade, la carte de De la Salle, les carles 
portugaises de 1501-02, dont nous trouveroos des traces inconteslables. 

II sut loutefois rectiBer oertaines erreurs de ces documents et il fut, par 
exemple, I'un des premiers h supprinier le d^troit imaginaire qui s^parsit 
encore les deux Amiriques dansla carte du moine Francois. 

Us curlea de Fine. — Ses deux cartes de I'Am^rique sont idenliques sous 



gjj SllCIKIK DK8 ISlilllCJNISTES UK PARIS 

reserve des deformations dues k la (ilaee oi. le Nouveau Continent se 
ttouve dans le dessin. par rapport aux points origines des projections. 
Nous eludierons plus specialement la mappemonde uni-cordiforme ou 
I'Amerique est n.ieus en place (I), elle est dun seul morceau ct a.ns. 
plus Facilement decliilTrnble. 

1.1 region arctique Est priisenle un aspect remarquablement exact dans 
son dess"in gen.Tal, sinon dnns Ics Iqcalisations math^matiques. On y dis- 
tingue une ile, qui est le Groenlaiid, et dautres, qui se trouvent i I'emplace- 
ment de la T.rre de Baffin. Hour la partie qui s*tend plus Ji Test. Fine 
semhle imbu de la nianiere des geographes anciens de la Scandinavie qui 
reliaient le Groenland et la Norvego par une longue ligne de terres 
Iwreales. 

1j partie arctique Ouest est exclusivementfantaisisle. L'auteur y cache 
mal une ignorance fort excusable sous de nombreuses inscriptions « deser- 

tum ». 

Le I-abradoractuel porte le nonide .. Baccalear ... Baccalear estun nom 
qiion trouve frequemment 4 partir de 1505 sous les formes: Bocalhas, 
Bacalar, Baccalauras, etc. (cartes de Huysch portulan d"Egerton, trac^de 
Kuntsman IV, planisphere de Mantoue etc.). tantAt c'esl une ile, tantit 
une region continenlale. 

Dans sa 4' lettf-e de 1524 Cortez fait allusion a une ile des morues 
iBacalaos). 

II nest pas question de Terre-Neuve, quoiqu'en 1504 Reinel I'eiit 
dej^ portee sur une carle (XII). 

Au sud de la riSgion de Baccalear, Fine inscrivit <. Terra francesca 
nuper luslrata ». Celle annotation montre que Fine connaissait I'exp^di- 
tion fran(,aiso toute recenle de Verra/.ano qui explora cette region vers 
1523 pour le compte du roi de France. L'annotalion de Fine est une 
chuse nouvelle. On la relrouvera frequemment dans les ceuvies posl^- 
rieures, U est curifeUx de voir sur le globe de "Bailly la m^me terre d^sb- 
gnee sous le nom de Verrasana. La forme en angle droit que fait _Ja_ 
region de Baccalear avec la cAte Est des Ktats-Unis actuels se voit d6j4 
sur" le porlulai) de Magiollo de i")26, la carte deH. de Verraiano de 
1528, le Irace deKunlsmad, la-planisphere de Mantoue et sur le globe du 
Moine Fi-an(;oi«. On la retrouve aussi sur le globe de Schoener qui , est 
presque de la mcme annee, mais selon I'opinion de M. Gallois, dans 
I'espece, Schoener aurait copi^ Fine. 

La Floride et les .\ntllles sont ii peu prAs en place et Ion retrouve- la 
trace du moine Franijois dans le nom llispaniola Ci/pangu. L'erreur de 
Colombn etait pas encore dissip^e. 

I,a cote Ouest ile TAmi^rlque du Noril se confond avec les pays asia- 



trUPK Sim DEUX Ci«TE9 p'oBOSCE KIMK DE 1531 ET 1536^ 



»9 



tiques. Nous avons moatri d'ou vienl cette coDception de Fine. Elle 
I'entraine k milanger dans la partie commune, el m^meparfois forlement 
vers I'Esl, des noms asialiques avec des noms nouveaux nettcment umi- 
ricains. Par exemplc, k placer Messigo (Mexique ?) (situi cependanl 
presque correclement par le moine Francois) h I'Ouesl du Koyaume de 

Mangi. / ' / n 

Miingi.cestlenomdonne par Marco Polo i. la Chine meridionale (VII). 
Nous Usons encore : Gampestria BergI, donl la forme abregie est Bergi 
du Moine : o'est Bargu du m4me Marco Polo (XI) ; Tangu est sans doute 
leTangit de la carle do Moine el le Tagul du globe de Laon. 

En 1531, lAmirique centrale el le Mexique Alaient en partie explo- 
re par les EspagnoU, aussi les noms y sonl-ils plus abondanls el sauf 
I'orienUtion ginirale, U carle esl plus exacle. Vers I'embouchure du 
Rio Panuco on Hi « Taiuacho » qu'on trouvechez le moine el aur le globe 
de Roberlde Bailly. Esl-ce une d^formalion du mol « Tamoachan >> que 
ciU Sahagun i VI) it propos d'Indiens qui habilaienl pr&is^menl dans 
cette r^ion ? 

Le long de la c6le Quest, nous vovons Ckiluacana qui sur le globe du 
moine voisine avec I'lnde supirieure. Nous savons par la 1" leltre de 
Corlei que les terres soumises au prince de Tenochlillan s'appelaienl 
Culua on Cnloaoan. Calco est sans doute le Chalco de I'exp^dition San- 
doval. 

Le Yucatan ;esl encore dessin^ comme une ile. Cortex el les Espagnols 
envoyis par I'ui n'avaienl sans doute pas encore fait passer en Europe le 
risultat de leurs recherches. L'erreur dura encore un certain temps. 

Fine semble «tre, nous I'avons dil, un des premiers, sinon le premier 
parmi les gtogtaphes de I'^poque k faire diaparaitre la ligende du myste- 
j-ieux d^troit entre les deux Oceans. Le moine Franifois, auquel Fine a 
Unt emprunU, I'avait conserve sur sa carle. II avail cependanl connu 
I'expidition de Balboa, mais il n'en avail peut-Alre pas d«m«14 loute 
I'importance. On sail que longlemps Cortez recbercha, ou fit rechercheT 
ce passage entre les deux mers, que Verraiano semble I'avoir voulu pla- 
cer pfusau nord. Fine eut-il des renseignemenls spiciaux, lul-il avec plus 
d'esprit critique I'hisloire de Balboa, rien ne nous I'indique. Ge qui esl 
certain, c'est qu'il dessina le rivage du PaoiOque sans solution de con- 
tinuiW de I'Amirique du Nord au dilroil de Magellan. 

II pla?a dans I'acluel Costa Rica, le mot u Parias ». C'esl un nom qui 
traine indteis dans les carles, variant^e place presque chex chaque auteur. 
On le voit d«ja sur la carle de G. Il^scb de 1515 o Paria seu Priscilia » 
c'est au Brisil cette foia et en I'occurrence il semble provenir de la rela- 
tion du pr«mi,er voyage 4eVespuoe. WaldseemuUer, en 1516, I'avait plac^ 



90 SOatTt DES AMftBICAMSTES BE PARIS 

vers ies.Guyones. Ce fut une Ugende tenace, car en 1758, le P. Gumilla 
appelle encore une partie de cette m^me cfite, la c6le des Farias (V). 

Ilrabe, quop peut lire, le long de I'Eqnateur vient de la carle du 
moine Fran9ois, qui le place d'ailleurs plus au Nord. - 

L'Amerique du Sud est bi\ptis(5e America. En cela, Fine n'a fait que 
suivre k coutume quon rencontre pour la premiere lois sur la carte de 
1507 de WaldseemuUcr, le baptiseur de I'Amerique (X). Pendant long- 
temps ce nom fut alTectc; plus specialement S la partie sud du Nouveau 

Monde. = 

Plus au Sud, Fine a port6 Brasilia etl'ou trouve une autre fois ce nom 
sur cette meme carte dans la Terre Australe. Le mot Brasil, est la dfei- 
gnation d'une terre mysterieuse qu'on retrouve dans la geographic de la 
llenaissance sans site bien determine. Cette fois.il semble qu'on ait enfin 
assimiie le nom au reel Bresil. 

On reconnait linOuence du moine Francois dans Iti villa de Catigora 
situee paf. Fme quelque part dans I'actueUe R^publique d'Equateur pri 
cisement 14 oil le moine I'avait placee.' 

La l^gende « Gigantum regio » dans les regions loinUines de 1' Ar- 
gentine rappelle les recits de Magellan qui ont permis 4 Fine de ter- 
miner I'Amerique du Sud dune fa(,on relativement exacte. 

Mais ils Te pousserent a reproduire lui aussi une fantastique Terre Aus- 
trale quon voit dija chez le nioine et sur certains globes de Scho-ner. tl 
est int^ressant de ponstater que dans oes derniers, on trouve le nom Bra- 
silie, et M. Gallois estime qu'en I'occurrence Finel'a pris 4 Schoener. Ce 
qui nous dectle une fois de plus I'enchevStrcment des oeuvres de ces 
geographes. 

Le nom « ^atalis regio » se trouve sur la Salade, qui date de la fin du 
x\< si^cle. Sur le globe de Behaim on voit, prSs de Ceylan, une India 
Patalis. 

.\u total, SI I'Amerique de Fine presente certaines erreurs tr6» excu- 
sables pour I'^poque, elle marque un progrfes considerable ; progrAs qui 
fut recounu de son temps mSme, puisque ses cartes seryirentde modules 
a nombre de g^ographes et en particulier k la sirie des globes k laquelle 
appartient le globe dor^'. Si Ion veut bien envisager les difficultis de 

1, Parnii lea ceuvres g6op-aphiques lea plus connufts qui porleut le plus I'em- 
premla de Fine, jo cilerai 1« sine dej globei : dcri, de Nancy, de boia, etc. Harriase 
retrace leur origine k lasuvre dea Verraiani el k I'^cole dieppoiae. Je pense qu'ila 
aool beaucoup plua de I'^cole de Fine et on peut dire_ qu'eo particulier le globe dari 
eal une copie peu heureuae do Fine. En eiTot, on peut Jtre auipria k premiAro yue 
de la (ante que commel Fine en inclinanl conaidirahlement I'Amerique Cenlrale aur 
r^qualeur, juaqu'k faire couper cette ligne par dea proaqp'llea, m&me peu satllantes, 



tTUDE SIB DEUX CARTES d'oROnCE TISE DB 1531 ET 1536 91 

tduUs gorteset rambiance de son ipqque, on -ne peut que conclure que 
ce savant a droit ii une estime toute parti<puliere et k une place foK hono- 
rable dans I'histoire de rAmiricanismei 

de la cote. Celle incliuaison esl peu app^reote p"' Suite de la deformation, qui d'ai.- 
Unra est probablemenl la cause initiale de I'crrcur. Or, si I'on eiaiuine le globe 
dori dans celte meme r^gioa, on y r«trouve e»actement ces traits qui donnent it 
I'Am^riquc une forme eo is tr^s caract«ri»liq«e. Cette physionomio s'eipliquc 
si I'oD se rend compte que Tauteur a copie servileroent Fine sans chercher h 
raltraper ce d«faul dU au systime de projectio« et i 'a position de I'Amerique 
sur la raappemonde de Fine. 

Le faitapparatteo restitusnt les deui cartes par rapport aui lignes aslronomiques, 
m^ridiens elparallAles. 

Fine et I'aiileurdu globe dor^ont la mente origine des miridiensaui ilea Canaries, 
mais Fine les compte de loueat vers Test de ICe" I0«. Undis que I'auteur du globe 
4ori les compte del'est vers I'ouestde 15° en 15°- En rilabliasanl uoo masure com- 
mune on sspercokque les localisations concordent sbsolument sur les deui des- 



stnat 



Ainsi la cMe ou«»l de I'Amirique du Nord entre Ic Cancer et I'fiquateur se lienl 
dans les deui cas entre 230» et 210« de Rne, 150" et I30*du(tlobe qui correspondent 
etaclement entre elles ; que la presqu'ile de f i<*intecla de Fine, qui coupe I'Equa- 
teur k cheral sur le SJO* de Fine; alors que ss correspondante du globe dor6. qui 
coupe igalement I'Equaleur est sur lel30», qui estle230°de Fine; la c6te de Colua- 
cana est comprise entre cette pr6cidente presqu'ile et une autre qui traverse la 
lignc enlrc 250° el 2<iO<i puis la recoupe vers 2*i5°. la c6te correspondante du globe 
est comprise entre 11 2" et 100" qui sonl exademeiit les memes mesures que 250* et 
264* de Fine. La ligne penetre dans le continent vers Darien par 255' chei Fine et 
par 85* sur le globe, CKaleraent correspondantes. On pourrait continuer ces compa- 
raisons svec le meme resultat. 

Lo globe dorti dans son ensemble marque une recherche dans le dessin plus que 
dans le fond, certains details eminent i luidonrier une dale de fabrication post^- 
rieure i la carte de Fine. On nest pSs Ir^g d'accord sur celte dale qui oscille de 
1530 h 15+5. Je crois en tout cas qu'il est post^rieur a 1531 et qu'il a pris dana Fine 
1530 et 15*5 la structure gin^rale de son dessin. 



&2 



,_^-— *«OCrES 6 . DES AMf.RICAMSTKS DE PARIS / 



Erretirs do site. — Le d^veloppemenl de la planisphere ^e Fine et sa 
projection selon le syst^me de Mercator, perinettent de faire mieux res- 
sortir aux yeux les erreurs de site qu'a commises I'auteor. On constate 
;~i pi^miere vue qu'elles portent plus particulierement sup les longitudes^ 
tandis que les latitudes, sont presque exactes . 




II semble que la suppression du Pacilique Nord ait amen^ Fine k repor- 
ter fortement I'Am^rique vers I'Ouest et I'Asie vers I'Est, ceci ayant 
comme consequence de coucher I'Am^rique Cenlrale sur I'^quateur. " 



ANNEXE 

LtaE»DE8 DSS DEUX MAPrKIIOMlES 

1' Mappemonde bi-cordiforme : 

Lecteur nous t'offrons une description da globe terrestre d'apris les 
renseignements les plus r^cents des gtographes et des hydrographes, en 
conservint la proportion entre le centre et I'Equateur d'une part et to 
parall^les de I'autre. Elle est dessin^e en forme de coeur humain double 
dont la parlie gauche repr^sentc le monde bor^l, la partie droite le 
monde austral. 

Done re(ois lib^ral^ment ce petit present, et rends grdce ^ Christian 
Wechel, grSce k la faveur et la g^n^rosit^ duquel nous te le conimuni- 
quons. Adieu, mois de juillet 1531 : 

2" Mappemonde uni-cordiforme : 

Voici environ 15 ans que j'ai pour la premiJ^re fois dessin^^ cette map- 
pemonde en forme de cceur humain, je I'ai faite pour le tris chritien et 
tr^s puissant Roy de France, Francois I*', mon tres biyiveillant protec- 
teur. Comme elle plut k ce roy savant en histpire et egalement dans les 
choses g^ographiques, ainsi qu'ft d'autres, m£me strangers, j^ai d^sir^ le 
communiquer k tous les amis des math^raatiques. Apr^s des emp^cbe- 
ments, je me suis decide k la publier k mes risques et perils.. Aussiapres 
I'avoir corrigee et augmentie d'apres de nombreuses observations des 
hydrograpbes recents, nous te I'ofTrons, lecteur studieux, ainsi qu'ft tous 
les hommes de bonne volont^... Adieu. Parist 

Les originnux de ces.mappeniondes se trouvent : Unicordiforme, aux 
archives des Affaires Etrrfngftres ; Bicordiforme, dans IVdition fraufaise 
du Novus Orbls de Grynueus. L'^cole normale possede une^ition de cet^ 
ouvrage. 

BIBLIOGRAPHIE 

1 Gallois. De Oronlio Fioaeo Gallico geographo. Leroux, 1890. 
II. — Lfes G^ographes de la Renaissance. Paris, Leroux, 1890. 
HI. Un geographe dauphinois. — Recueil des travaux de I'lnstitut de 

Gtegraphie alpine, t. VI, 1918, p. 1. 
IV. Buache. M^moire sur les pays de I'Asie et de I'Amerique. Paris, 
1775. 

V. Guinilla. Histoire naturelle, civile et geographique de I'Or^noque. 

Avignon, 1758. 

VI. Sahagun. Histoire g^nerale des choses de ia Nouvelle-Espagne, " 

trad, Jourdannet. Paris. 



94 
VII, 

VIll.' 
IX. 

■ X. 
XI. 



-/%! 



XIII. 

xiy. 



80Ct£T£ DE8 ASiAniCAMSTBa DE PARIS 

d'Avezac. Sur un elobe terrestre trouv^ k Laba. Bull, de la Soc. 

deGeogr.,'t. XX, oov.-d^c, 1860. 
■ Nopden&kiold. Fac-simile. Atlas. 
Lelewel. Geographic du Moven-Age. 
WaldseemuUer. Atlas par Wagner. Innsbruck. 
Harrisse. La ■'cartographie Verraxanienne, Revue de G^ogTupbie, 
I. XXXIX, juiU.-d«ic.. 1896, p. 324. 
— Evolution cortographique de Terre-Neuve, 1900. Sle- 
^r ■ — vena, Chadenat. Paris, 

History of the discovery of North America. 
E. L. Stevenson. Terrestrial and celestial globes, 2 vol. Yale Uni- 
versity Press. 1921. * 



Nomenclature des deux cartes de fINE. 

Les Qoms tires des portulans portugais [carte marina, Cantino, Cane- 

rio (loOI-1502) sont marques * 

d" des lettres de Corlez •* 

d" 4fi Marco ou de Golomb ■ *** 



Cdte Ett de CAmeriqut du Sad 



Carte de 1531 



C SCru 

S Juliani 

Cans nor * 

R S Sebasr ♦ 

C S Marie 

R loret 

Se S Thome • 

R S Lucie • 

Mods Pasqualis * 

Baroa&a * 

R Brasii • 

Monte Fregoso* 

K real * 

CAiNIEJ^LCS 

Maria de gr • 
C S Crucis • 
S Michael > 
C Uocho • 



Carte de 1536 

Stretio de Magallan 
C S Cmoi 
P S iuliani 

HeGIO GlGAMTUM 

C de S Mathia 
Tres Punctas 
Terra Bassa 

Terra de los Fumos 

Cananor * 

U S Sebast • 

C S Alonio • 

C S Marie 

Bbabilia 

H lorata 

Se S Thome * 

R S Lucia • 

C Frio 

R Caoatisa 



trUDi 



E sua otvi cAiiTn tfokoncB hub de 1531 et 1S36 95 



Garte 


dft4|3t 


Carte de tS3( 
MOs Pasqualis * 
Barossa • 


■ \ 
\ 




RBrasU* 




• Porlo real* 


■ \ 




Monte fregosso * 






RUeal* 






Maria de gti • 






C S Cnicis • 






S Michael* 






Sftocho* 






ClNIBALES 




Cotk Nord de 


VAmiriqae du Sud 


R Grand 


* I S Pauli 


P de aaulo (Seado) • 


Plata 


Arbalecta 




R Grandis • 


R Dulce • 


\ 


P Santo (Seado) • 


Angla 


\ 


Arbaleda 


Pariona 


- 


R Dulcis 


Vallia famosa 




Caribes 


Cdegrt 




Angla 


SMartba 




Pariona 


Urabe 




CuaTANA 


Sinus Urabe 




Valiis famosa 


Fuma Dariena 




C de gracia 
S Martha 
Albafragana 
Urabe 
Sinus Urabe 




Cdle Oue$l dt I'Amirique du Sud 


Mare magellanicum 


Cattigora 


Caltigora 




Insule Gemas 


1 ^emas 




- 




Cdte du ( 


iolfe du Mexique 


Angla 




Dariena 


Moriona 




Furna 


Arifes 




Palmaria 


Parmas ••• 




Pabias ••• 



96 



aoatrt du AiltaicuiisTEs di pmu 



CarUde1531 



Carte de 1536 



P de Gra 

Yacatana - •• ^'■ 

Eans de Hicera* 

Teniscumala 

C S Anlo 

R de Grisa 

Oalralea 

S Andr^ 

R de Qualo 

R de Alvarado •• 

1 de Sacrificios ** 

StuUIa 

Almeria 

S Pelro 

ProviDcia de "S Michuelis 

Calco" 

Criatical 

Suaca 

Tascaltical *• 

Teflor 

Maicsi ••• 

TemisUUn *• 

Gatay vel culinan •♦• 

Cambulu •** 

Caoau •*• 

R Alciu ••• 

TillOUT ••» 

Lop ••• 

Caniuo 

Sacar •** 

Cicicol 

R de Palma • 

R Afbaledas 

P de Areticos 

Campestria *•• 

Betyi ••• 

R de S Spit 

TtHRA Florida 



Agia 

Moriona 

Arifes 

P de Gratia • 

Temacimatan 

Finis de Lugretas 

I lucatana ** 

C S Anlo 

R de GriaaJva •• 

S Andrea 

i CozumeU *| < 

CANIBXi.ES 

R de Caico ** 

R de Alvarado •♦ 

1 de Sacrificios ** 

Cempoal •• 

Tascaltical •• 

Casivaro 

Suaca 

Cuistical 

TeHor 

Seuila 

S. Pe Almeria 

Gicacula 

Gulua •• 

Caux) 



Tematitan •• 

Amcel vel S Michael P •* 

Rio Panuco •• 

Tahacho 

Gatav ••* 

Cambalu ••• 

Camipo 

Sue* ••• 

Cansu *•• 

Lop ••• 

R de Palma • 



trVDK BUB DEUX CABTES b'OllO^CE FINE DE 1531 ET 1536 97 

Carte de 1331 ' CarU>lcl530 

H Arbale&ar 
P de Keata 
, C Baxo • 

R de S Spiritui 

I Marrur (Coste del mar uuano] ? • 

TEURi Floijida 



Ca»loaca 
Ciuula •• 
Railina 
Tebeq 
MA^8l ••• 
R Daobe 
Tuciteftca ' 
Tebe^ 
Masamale 
Messi^o ** 
Zoito ••» 
Quia nu ••• 
BAiBi ••• 



Domiaica 
Spai^ola * 
Jamaica • 
Bbrique * 
Cuba 



Bucalar 
Groenland 



Cdle Quest de I'Amerit/u^ CentraLe 

pAKiAa 

Coluacana 

Tuchiutecla 

Cusula *• 

Tepeaca 

BailiDa 

Masamalcho 

R Daobe 

Messigo ** 

Makgi ••• 

Zoifou •*• 

Quia 

I Gelolo vel Siboli 

AnlUlrt 

Granada ^ 

S Lucie 

Dominica 

S Cr^lcis 
~Ga4alupa • 
«Serana'* 
^Zipan^a nlic Hispaniola 

Habacea 

Cuba 

C()lc Eit de CAmerique du .\ord 

Terra France&ca super lu^rala 

Baccalear^^fpo -_ . 

Los Cortes 

G Rasci 

Groenland 

Hyperborei 



SoeUU dn Afn^ricMnitU$ de Ptrit. 



LES MAKU DU JAPURA, 

PAK LE P. C. TASTEVIN, S. Sp. 



Entre "Iv Japurfi au Sud, le Rio "Negro et le Curicuriary au Nord, U oix 
tea demi^res cartes situent encore les Meppuri et les ManAo, tl n'jf a 
que des Indiens Maku. 

A I'enconLre des Maku du Tiqui^ et du Caiary ou Uaup^s, ces Indiens 
vivent dans une compute ind^pendance. 

lis se parta^ent en deux groupes : k I'ouest, les Bravos ou' sauvages, 
^ Test, les MansoB ou apprivols^s. Aux premiers on donne aussi parfois 
"le nom de c< Guariba » o'u« Singes hurleurs.», en raison,dit-on, de la cou- 
leur de leurs polls qui seraient blonds. 

1. Les Maku-Guariba. 

Du cdt^ du JapuHi, personne jusqu'ici n'a pu entrer en relation amicale 
aveo les Guariba. lis ne sesent encore jnanifestes aux civilises que par' des 
meurtres, des vols, des rapts et des incendies. 

Le premier essai de colonisation du Japuri commence vers 1895. C'est ' 
vers cette ^poque que Manuel Francisco de Macedo GurupA^ dont parle 
le I> Koch-Griinberg, ayanl fait de mauvaises affaires au Javary, vint 
k nouveau tenter la fortune au Japur^, et s'^tablit a Igualdade, sur le 
bord meridional dun bayou du Japur6, en amont de la bouche du Pur6. 
Sur son parcours en amont de I'Auati-parand, il n'avait rencontr^ que 
(fuelquea mauvaises huttes, k Floresta, k Alta mira,'& S. Antonio do 
Mameloca, sur le bajou de I'Andxio, oii un certain Raymundo Castanha 
avail group^ une vingtaine de families Mtranha, Uitoto, et Upaira, et k 
lembouchure du Pur*, oil Gere Id o Bentes travaillait depuis 1892. 

Cette invasion venait porter atteinte aux int^r^tsdes Mak6 qui, depuis 
In disparition des Yuri, des Pac^, des Xomana, des Goeruna, etc... exploi- 
taient seuls la veritable mine d'oeufs que les tortues d£pose.nt chaque 
ann^e, d'octobre k fevrier, sur les plages du JapurA. Aussi essay^rent-its 
de se debarrasser de leurs concurrents encore peu nombreux : de.lii, les 
divers attentats dont parle le D' Koch-Griinberg . 



100 S(>i;i^S UE8 AJIISUK.XMSTK5 DE PAK18 

Dans luiie de leuii atlaques conlre un etablissement situ* i la sortie 
du bovou « Mameloca .., ils enleverenl deux femmes civilisies apres avoir 
brule la niaison. Jusqu'a cejour, le proprietaire n'apas encore osi retour- 
ner sur ce terrain qu'il a lou* k d'aulres plus courageux. 

En 1910, un nouveau mouvement bien plus important que le premier 
se nroduisil vers lesfor^tscaoulchoutiires du Japuri. Les nouveaux venus 
SI- repandirent cgalement sur les deux rives, sans crainte des Maku, ou 
plut6l la « sacra auri fames » fut plus forte que la peur. 

Les Maku-Guariba essoyerent de riagir. En 1910, ils soriirent du lac 
Guariba (carte de Crevaux : 70«S0', long. O.) dans un canol d'feorce d'ara- 
jiari, (lent on Irouva I'arbre encore fralchement Scorch*, passirent siir 
I'autre rive, oil ils accoslerenl sur la c6le du Tayasuen amont d'lguol- 
dade, pillirent une pauvre hutte dont le proprietaire «tait en train de 
recueillir du caoulehouc, et s'enfoncerent dans la for*t. En rentrant chei 
lui, lu victime du pillage Irouva les deux poign^s de son hamac coupees, 
sa provision de rlz et de haricots repandue 4 terre, ainsi que son sel et 
son Sucre ; son fusil avail *t6 jete iireauetil le retrouva plusUrd. U cou- 
rut ti Igualdade lant pour averlir son patron et demander sa proleclion 
que pour renouveler ses provisions. II y arriva en mime temps que 
d'aulres « seringueiros », qui ramenaient sur une oiviAre le cadavre 
d un camarade assassin^ par les Maku. 

On organisa imm^diatement une expedition de repr^sailles. Les traces 
des pillards se dirigeaient vers Test. Une vingtaioe d'faommes s'embar- 
querent sous la conduite d'Kliiis Martins, suocesseur de GurupA qui venait 
dc mourir. lis entierent dans ligarapi preto de S. iosi (riviira noire de 
S. Joseph;, immediatementen avalde I'archipeldu Cumani (islasMamori 
de Crcvauxl, qu'il ne faul pa.s eonfondre avec I'ile du Cumaru, en aval 
du Jrtuanii, face au bayou Mameloca. Cette belle riviire vient direc- 
tement du nord et d^bouche sur la rive gauche du Japurd. lis accosterent 
k la rive gauche ei s'enfoncerent dans la forAt k la recherche des traces 
des Maku. Des le soir du premier jour, ils trouvifent une piste qui se diri- 
geait vers Test. Us suivirent cette piste pendant quatre jours de marche 
rapide et silencieuse, et rencontrerent au bout une malocit, village 
indien. situee au bord d'unc rivifere ayant de .^0 k 100 m. de large. La 
maloca .se couiposait de deux grands carbets, entour^s de quinze t&piris 
ou peLiteshuttes. Dans chaque hutte, se Irouvaient de nombreux bamacs 
roises les uris au-dessus des autres depuis le milieu jusqu'6 Textr^mite 
superieure des poteaux. Tout autour de la maloca, il y avait de grandes 
plantations de manioc, de bananes el d'ananas el un grand pupunhal 
(palmier OuiUelma excelia). L'exislence des deux carbets semble indi- 
quoi la presence de deux clans reuuis. On sail que le carbet eat la maison 



MARI': BU JAPfBA 



101 



oiinmune oil I'pn »e reunit, de jour, pour causer et Iravailler et, de iiuit, 
pour danser. Les pillards n'eUient pas encore de retour. II n'y avail pas. 
un seul homme dans la'maloca. L'expedition entoura sileiicieuseinent l8g ' 
villajfe et fit feu sur les nombreuses femmes nues qui so balan^'aient dans 
les haiiiacs, QU tressaient assises a lene, pu cuisaient des fruits ou des 
racines, sans.se doutcr du pirU qui planait sur elles. CeUes qui lie toni- 
birent pas sous les prerniferes balles s'enfuircnt dans la foretr+iuand rien 
plus ne bougea. on oompla les victimes. Trente femmes gisaienf dans 
leur sang. Le « seringueiro » etait cruellement venge. Pas encore assez, 
senible-t-il : on incendia les deux carbets, les quinze huttes, on ralla les 
vivres, et on emmena une enfant, 

.\u retour, on trouva le grand canot en niieites, ainsi que les rames. 
Les Maku avaient suivi l'expedition, nials ils venaieni trop tard. 

Force fut aux civilisi!s de retourner vers I'ouest, ii travers la foret, pour 
se rapprocher de chereux. .\rrivis sur les bords du UaynH (Crevaux : Ttt" 
10', long. 0., faces I'ile du Miriti qui estl'ilede Ma^n.l) ', ilsy trouvi-renl 
une vieille pirogue qui avail appartenu '.\ un Indien civilise qui faisait partie 
de lexpedition. Deux hommesy embarquerenl el s'en furent !> Iguablade 
chercher line meiUeure embarcation pourramener leurs camarades. 

.\cette meme^poque, Rosendo de Souza, propiielaire de Mnniuri (islas 
Eneare de Grevaux : 71° 10' long. O.), eiitrepiit egalement une expiiiilion 
dans I'igarapidu Qualipiiru (.\culipuru de Crevaux), niais il n'eul pas le 
triste courage d'Elias Martins. 11 rencontra un senlier Ires suivi des 
Maku, k un jour de la rive gauche du Japur^, et ellraye du nombre des 
Indiens que ces traces decelaient, ilramena paisiblement sa petite troupe. 
Les Makii ne lont jamais attaque. 

En cette ni^me annee 1910, un Colombien du nom de Benito Calden'in 
s'eUit ^tabli sur la rive gauche du Japuri, sur le bord dun etang long 
et litroil qui communique avec I'igarape S. ChristuvSo, face a la falaise 
du Macupiri, un peu en amonl de lentree du bayou HOa-Bda (Crevaux : 
6it° 20). En son absence, les Makii briserent son canot, ouvrirent ses 
malles et repandirent k terre ses provisions. Avec I'aide de quelques 
compatriotes, il alia k la recherche de la maloca, y trouva deux femmes, 
I'une vieille et I'autre jeune ; il lua la premiere et emmena la seconde 
quil ceda a on oamarade. Celui-ci, k quelque temps de li, eut une discus- 
sion avec ses. amis, el gifla I'un d'entre eux ; « Tu me lepaiems", lui d:t 
I'autre. En elTet, un jour qu'un Bresilien se rendail chei cet homine,_il-ne 



1. On appelle aujourH'hiii lies (lu Miriti, celles 4;ue Crevatix ih'nominf Isl.ns 
Apiian,c'e8t-i-tlire lies rondes, biea qii'ellea sotent allongecs. N'aurail-oii pas In siii- 
aon maouscrit Apuan pour AvDao? 



102 toatit DBS AHtoicAKiwra de paris 

trouva que son cadavre, ligot* k un poteau de la case et saign^ k blanc. 
U M4lm .'«Uit enfuie el raconU plus UnWa seine quil est aisi de se 
repr&entar. EUe servit d'esclave pendant quatre'ans ohez trois « serin- 
gneiros .. mariis, qui «• U pasa*renl de Tun ii lautre, quand un beau 
joor elle s« fit enlever par un cabocle avec lequel elle vit dans I'igarapi 
de Cai«4ra, afHuent de droiU da SoUmOes ( Amaione). Calderon ^tail venu 
du Cumapi, peu en amont de I'Auati-paranA, k la recherche de urin- 
gaa, for*ls caoulchoutiires, pour le comple dun patron colombien 
Ires violent, le D' Jaramil, et Ton prttend quil avail brills pendant son 
exploration quelques huttes des Maku. Ceux-oi, par consequent, n'avaient 
qu'exerci des reprisailles. 

On a aussi trouv^ des pistes de Maku et des abris de bivouac au bord du 
lac de S. Pedro qui dibouche dans le bayou de Svmpathiu (Crevaux : 
parani miri de Pirajaouara) par69«50' long. 0. , el !• tii" lal. S. On les a vus 
encore i Vista Alegre, sur la rive gauche, en aval de I'ile du Cumaru chei 
un cerUin Lopes. C«lui-ci, qui *tait absent, les surprit dans s« case, en train 
de d^foocer sea malles et d'en vider le contenu. A la vue du proprii^Uire, 
ils prirent la fuile. Lopes, qui itailaccompagni, se lanvai leur poursuite, 
et s'emparad'unvieillard quil garda prisonnier. L« Makii savait quelques 
mots de portugais, ce qui prouve que ces Indiens ne sont pas si strangers 
k la civilisation qu'on pourrait le croire. Le crojanl dijii apprivoise et 
satisCait de son sort, dont il ne se plaignait jamais, Lopes emmena un 
jour lecaptif comme pilots dans son canot. En chemln, ils rencontrerent 
une bande de loutres. qui, suivant I'usage, se dressirent mena(;ante8 
conlre les vovageurs. Le vieux Makii demanda k Lopes d'en tuer. Lopes 
SY refusa el continua de ramer de I'avant. Alors le vieux matois, qui 
avail voulu simplement que son gardien dechargeil son fusil, n'ayant pu 
y parvenir, se dressasoudain, resolu quand rnSme a rialiser sa vengeance. 
Dun coup de rame, il fendil le cr4ne de Lopes. Celui-ci, aveugl* par le 
sang, eut encore la force de saisir son coutelas, de se retourner contre le 
trailreet deluiassener un coup. L'indien tomba a I'eau, eton n'en entendit 
plus parler. EUil-il morl ou s'ilait-il enfui k la nage? Myslire, qui sur 
le coup, interessait fort peule bless* dont la Measure ilail fort grave, et 
qui. Tannic sui^nte, en 1919, abandonna cetle plage inhospilaliire. 

En 1913, lesGuaribaont diSbarqu* au lac du.Mapari, en aval de la falaise 
du Macupiri. Ils ont pilU° la maison d'un Indien KawiSana, et se sont 
rendus par terre a TAuati-paran* oil ils ont tu* ou eulev^ deux femmes 
civitisces sur Ics-bords du lac Curimatd. 

Eq 1915, les Makii s'en prirent aux <• seringneiros • du bayou du BOa- 
Bfla qui acoompagne le Japuri du 69* 20' au 68° 31' de la carte de Crevaux. 
I^ 1 1 decembre_de cetle ann^, dans une seule cabane, ils pillerent pour 



LE8 MAKI': bU JAPini. 



103 



plus de deux mille francs de marehandises rfcemment achel.5e« pour la 
ricolte du caoutohouo. En rentrant chei eux, le» « seringueiros » Irou- 
vferenl leur pAtrole r^pandu a terre, ainai que le Sucre et la farine de 
manioc ; les malles ^talent dAfonoees, les itoffes non taill^es avaient iii 
volees, de m«me que les clous ettous les outils en fer. Les habiU furenl 
retrouves dans la for*t,-i>endus aux arbusles et dejk hors dusage. Le 
caoutchouc aussi avait Hi vole, sans dottte, pour etre vendu au Hio Negro. 
Quelques jours apres, nouvelle expedition dans une autre baraque. En 
mars, enlin, deux autres seringueiros trouvenl leurs malles ouvertes dans 
la for^l. Les civilises voulurent Varlemehter : ils diSpos^rent dans le 
senlier suivi par les Indiens des allumettes, des peignes, des miroirs, de 
la rassade, dont les sauvages sont friands, Les jours suivants, ils trouvaient 
en place de leur cadeau des chausses-lrappes de paxiuba ilriartea venln- 
cosa). C'eiait done la guerre que voulaient les Maku, Le chef des serin- 
gueirns du Bfla-Bfia, partant du lac de BOa-Vista, qui se jelte dans le 
BOa-Bna, k la hauteur de I'Acunaui (Crevaux : lag. Tacunari, 68»-53'). se 
mit ii leur recherche : il rencontra cinq champs de manioc, de bananiers, 
de pupunhas, etc... appartenant aux Makii, mais pas eux. 

L'annee suivante, Mtld, ils se presentercnt en nniiibre, une cgntailie 
dit-on, dans une c;il>ane Jra bords du Bcla-Visla. Le proprietaire de la 
baraque eUiit assis »ur le plaiichcr de pariuha ; il avnit nelt(ni5 son fusil, 
et se preparait igraisser son revolver, quand, soudain, il vit devant lui ce 
bataillon d'hommes nus, I'arc bus, qui s'l-Uiient arri-tes pour le regar- 
der. I'ris (le peur, il se jeta k I'oau, et se mit en denieure de traverser 
le lac. Les Indiens samoncelerent sur la rive, et se mirent & se moquer 
til' lui, el il lui envover des lleclifs ipii loutes le manquaient. 11 etait elair 
qu'ilsne chercliaieiil qua s'aniusei-, Liie des Heches pourtant le blessa au 
bras. .\vec beauwiu|> de peine, Francisco Barbosa, c'etait son nom,_ 
atteigiiit 1 ile du lac et s'arreta pour regardi-r les Maku, quand il eut la 
surprise de s'entendre interpeller en portugais ; " Qu'a-t-il cet- imbecile 
a nous pegarder comme ccla ? ». Alors il revint ii lui, et s'aper<;ut qu'll 
avail encore son revolver a la main. Quanta eux, ils prirent ses trois 
carabines et, sous ses veux, les jetercnt dans le lac, puis ils se retirerent, 
en p.issant paV la cabane dun autre seriilgueiro, et par le senticr des 
arbres k caoutchouc, sans faire aucun autre mal. 

II semble que le moment etait propice pour faire la paix. Malheureu- 
sement le patron de Bfla-Vista s'alarma, et enlreprit une nouvelle expe- 
dition! Cette fois, il rencontra la maloca, mais les Indiens ctaient absents. 
11 les poursuivit et les trouva oamptSs on plcine foret sous leurs tapiris 
de voyage. On tua un hommc et une fenime, on coupa les hamacs et Ton 
rameiia un garijon de sept ans qui grimpait dans un arbre pour se cacher. 



(01 SOCltrt DES AMftRlCANISTES DE PARIS 

Les aulres Indiens s'enfuirent. Au retour, le.i expeditionnaires passirent 
par Ja maloca. Elle eUit situee sur uii nmucnt de I'iffarapi qui forme le 
lac de BS«- Vista, et qui s'appelle ausSrigarape de BOa-Vista. Coiiime 
celle de 1910. elle elait compos^e de deux carbels el de quinie tapiris, et 
en plus, de deux pelites cases coniques oil il v avail un hamac el des 
epluchures de fruits. La maloca HmI nouvelle. les pupunha donnaient 
leur premier regime et avaient environ Irois aiis. I,es seringueiros incen- 
dierent la maloca. briserent lous les vases, coU|)erenl les arbres fruitiers 
et fauchereiil le manioc. I.'un d'eiitre eux voulait ineme Cucr le petit 
Indien. 
. 11 V avail dans la maloca de grandes provisions de piracuhi, farine 
de poisson, conservee dans des paniers, de j^rands fours k farine (enormes 
poeles a frirel en argilc. et d'enormes jarres il caisiima'. Tout fut delruil. 
Notre civilisation y elait represenlf'e par de vieux coutelas et 
des allumettes ; les arbres avaient M abatlus avec des baches en fer : 
ce qui confirme ce que nous avons dit sur les relations de ces Indiens 
avec les civilises du Uto Negro, soil direclemenl, soil par I'inlei-- 
medi.aire daulres Indiens. Mais il semble bicn que les relations voient 
directes, et le vieux Maku de Vista .\legre dpqijait meme le nora du 
Kariwa i BlancVqur leur servail ile correspondant. D'ailleurs, [tosendo de 
Souza. donl jii parle plus haul, ma assuri que Gurup4, dans »on expe- 
dition de 1904 dont parle le I)' Kocli-Griinberg {Zwei Jahre unler den 
Indianern, t. II, p. .'iir.-:ilH:. avail vu che/. eux uu four en fer et des 
poules. II parait aussi que leur caci(|ue k celle ipoque ^tait le flls d'un 
Blanc, qui, liesigne pour faire parlie de I'expedilion conlre le Paraguay, 
aurait pr<'rere senfuirchez les Guariba (Wariwa). 

En 1917, les Makii se pr^sentcrent de null, sans *tre pressentis, pr^s 
d unecabane, situ^esur la rive gauche du Bfia-Bfla, ^ la hauteur deSanla- 
Fe ibarranco .\uaras de Crevaux, par 6S' iO' de long.) ; ilsy creusirent 
uae sepulture d'enfanl. On suppose que, cherchant a reprcndre le pettt^ 
Indien quon leur avail souslrail, el ne le relrouvant pas, jls avaient 
voulu sassurerquil netait pas enterr* la. L'entanl dtait ^leviS sur la rive 
droile du JapurS par une famille de I'.^cunaui qui 's'esl retiree depuis au 
Sulimt^es. 

Knlin. le 5 mai 1920. les Guariba vinrent atlaqueren masse une maison 
du lac de Bila-Visla, celle pri''cisement dc I'homme qui avail void le petit 
I'arcjon. Kn tSte, savani,ail le cacique, la tele orni'e dune couroiiiie de 
plumes, le corps point en rouge comine tous ses compagnons d'armes, 
une lorche allumee k la main, pour incendier la cabane. La chaumit;re 

t. Ikjuillir i\f m«nif>c reriiifnlef . 



LK» MARf DU JAPUBA '"S 

^tnitoccupee par une famill» composte du pire, de la mfere, d'une jeune 
filleet d'un ji'une homme de quinze ans, et par un c^libaUire d'une tren- 
taine d'annees. Le pirc de famille lomba inimidiatement, traverse du 
(lane gauche au flanc droit par une flAche empoisonn^e. Le cilibataire, 
arme do son fusil, se difcndil comine un lion : il tua d'abord le cacique 
qui 8'avan(;ait vers luien courant comme pour lui arraeher son arme des 
mains ; puis il dechargea sur les autres sa carabine charg^e de douze balles. 
Mais il etait hlesse au bras dune tlAche empnisonnie. Heureuscment 
pour le rfste des chriSti 'ns, les Maku ne s'aper«urent pas de cetle bles- 
sure, car I'homme ^tait relranche derriere le parapet de la hutte. lis 
prirent tous la fuite. De leur c6t^, les eivili«4s^embarquerent dans leur 
canot pour se retirer i I'Acunaui. Le pere de ramille ejcpira en entrant 
dans le canot ; le celibataire ne tarda pas ii le suivre dans la mort, nrtis 
il eut le temps de raconter qu'il avait blesse au moins hull Indiens. Le 
lendemain, une expiSdition se rendit sur les lieu% : on relrouva quatre 
cadavres et des traces de sang jusque tres loin dans la forM, mais on ne 
continua p.is la poursuite. Des gens de l)on sens pasairent par \k et con- 
seillerent aux seringueiros de quitter la rive gauche du BSa-BOa el de se 
retirer k I'Acunaui, oif ils sont restes jusqu'ii ce jour. Je posside par 
devers moi un arc et des Heches abandonnes par les fuyards : celles-ci ont 
ceci de remarquable qu'elfes n'ont pas de plumes it leur extremity poste- 
rieure. La poinle est en paxiuba de la grosseur de I'inde;! k la base, el 
line comme une aiguille k I'extr^miti supiSrieure : cetle poinle est trempie 
dans la glu du curare, et sa blessure est mortelle. 

s Depuis cette expedition si malheureuse pour les deux partis, les Makij- 
Guariba ne se sont plus montrds sur le JapurA. 



2. Les Makd mansoB.^ 

La patrie des Makii mansoj ou apprivoises s'^lend des sources du 
Cumapi, affluent du Japura (Crevaui : 67« 10' long. 0.) aui sources de 
lAlegna ou .\rirahA (67° W long. 0.), adluent du Rio Negro, sans 
aucune communication avec le Japura, en d^pit des nombreuses cartes 
qui font ici communiquer les deux plus grands yifiuents de gauche de 
lAmaione. lis habitent plus particulierement la rive gauche du Jurubaxy, 
tributaire du Rio Negro. Depuis quatre ou cinq ans, une querelle de 
famille les a soind^s en deux : Mawfed, ayant s^duit Bandyu la femme de 
As, se s^para du groupe principal el fut accompagh^ dans sa relraite par 
Hiib marina Keridn, ainai que par Marug el Bmilio. 11 vinl s'<StabIir pris 
du bavou du Mutum (Grevaux : 68" W] h deux heures dans finUrieur des 



. « 



^ 



106 ; i '\^j. soa*Tfi dbs AiiAiu6fNilrae» de paris . '; 

l^rres, etjconsentit mAmri^ fc , avoir uii pie^-ft-terre sui* lea bords dii 
Japur&j' k Vaibri d'une famille chr^tienne d'lndienn' Coca ma, juste /fc 
Tentrdiefdu u.paran& »f. Voici qu«lques rhesures prisifssur ces hohunei.: 

, " Taille. '^ Tourde poi trine. ; ; 



Hob ' 1-35 ' 1-05 

Mawfed /. i-GO 0"95' 

UnHig ' l-^^a . 0-98 

Emilio • ; '1"70 ■ .0-98. 



'^ Lea femmes Ataient 'plii3 petltesSjCeridp , qui, est toute tnenue, ne^doit 
pas avoir plus de 1- 45. Les types sont loin de se ressoinbler ': M6b est 
tr^s brun, il a les chei^ux raides et noirs, c'est le tvpe de rindicn au 
teint foTic^ ; les trois autres hommes^ont les dreve^ix pi us" 'sou pies et la 
baSbe ^st francKemett^ chdtain, "ei mfeme ch&tain clair, presq^ue b^tfude, 

- ^chez Emilio. Li§u^s polls sont rar£S, comme en g^n^c^t dans 'la>i^ce 

mdieime^ et,-ilaJi*en:-ont gu^re que sur la levre aup^rieure. \ 

• Le groupe principalest au Jurubaxy. En 1920, jlen ai rencontr'^ trois 

^ "families sur le Ihc du Marahan, un peu en aval de r.\iiati-puran^ : ce lac 
est la lag-une ou vient expirer I'igarapfe dfe Marahnn dont les sources ne " 
sont distantes de celles du J.urubaiCy que de six k dix heures de marche, 
k tri^vers des for^ts mar^cag^euses de palmiers. 11 debo^che dans le 
JapuTH par 67" .50' ; Crevaux ne I'a pas indiqu^ sur sa carte. Les trois 
flhpmmes s'appelaient As, W6b et Araw^s^. As etait .precis^mcnt celui 
dont on avait voU 1^ femme, et qui a jur^i dit-on, de bqucanerson rival. 
lis ont pass6 qufelques mois au Mfffahan, mais n'ont voulu se souinettre 

. ^' auciiri travail suivi ; puis il.s sontr&tourn^s an Jurubaxy. jjies cheveux 
de As ^taieot ch&tains, et sa. moustache blonde. II, connaissait le Rio 
Negro et y avait appris le <* heeng^tu o, langue'tupy^dunord, qu'il parlait 
l)ien. - ' . '' . ■ 

Cette ann^e-ci, j'ai reocontrfe au Marahan un Colombien qui v^nait du 
Jurubaxy. Les Makii 1 avaient aocompagn^, transportant tous ses b.igages, . 
dont deux grandes malles, une macbine k coudfe et une grunde r&pe'de 
manioc. ^la mirent un mois a, franchirune dis^tance qui demande comrau- 
nement quatre jours. Il« faisaifent parfois.des journ^es d'uUe heure et, 
d'autres fois, ne consentaient m^me pas k se leVer durant le jour. lis sont 
extr^mement paresseux. Par ailleufs^ ils sont- passionn^s pour la chasse 
^^^^et quand ils rencontrent une piste^ ils laohenttout pour courir derriere 

. le gibier. ■ " . ' ., 

/ 1. Btyou. ",-,-, ' . 



, LIS MAWt DU japurA 107 

J'avais tooii de grands espoirs sur la conqu£te religieus^ des Maku du 
Mutum. lis m'ont prtffondement d£9u. L'annte derniire, Bandyu, la 
femme adulWre, est ipBrte. Marug s'est imm^diatement enipar^ de la fiUe 
qui est sa nifece, et qui n'a que huit o'ns ; il vit marilalement avec elle ; 
quant k Mawed, il a jetison divolu sur la fiUe d'Hflb qui n'a encore que 
six ou'sept ans. J'ai voulu briser ces liaisons indteentes, en cbargeant la 
famille Cocama de garder aupres d'elle ces pauvrea enfants d^ji corrom- 
piies ; raais je. viens d'apprendre qu'ilsont r^ussii tromper lasurVeillance 
, des Chretiens, et qu'ils pnt pris une direction inconnue. 

Ces Maku soi-disant civilises sont-ils vraiment dislincts dei" Maki-Gua- 
riba? Un vieux mul4lre du Part, tr6s intelligent, et habitant le Japura 
depuis ISty), rnari^ dans une famille de Colombiens chez qui Crevaux 
s'est log-i lanuit du 6 au 7 juillet. prdtend que c'est une Seule et m4me 
tribu, et que, dans un passe encore rapprochi, les Maku mansos parlici- 
paient aux rapines des Guariba. l^ur Taf on de proceder dans le pillag* (Stait 
iara^me ; auparani tie rAmamu(68"' 13' long.loiiilssontun jourapparus, 
ilsont defonci les malles, iparpill* le riz, les haricots, le Sucre, d^plie 
les pieces d'^toffe qu'ils ont laissees ^tendues au grand soleil, vol^ les 
cordes, les clous, tous les putils en fer, et comme ceux de BAa Vista, ils 
se sontmbquis du proprietaire qui, it leur vue,s'etait enfui dansun canot, 
ef lui ont lane* des Heches avec I'intention I'vidente.de le manquer et de 
lui faire siinplement peur. ll'n'y a pas encore dix ans qu'ils soot apparus 
^galement au Bom futuro (68° 07' long.) avec des intentions ^videmment 
hostiles, au po^l que le propriiStaire a abancloimi! son terrain, pieferant 
aller vivre en pa'x ailleurs. 

Si I'on s'en rapporte au t^moignage des Makti munsos, il faut nier 
toute relation commune entre les deux clans ; mais cela vi^nt pour une 
grande part de ce qu'ils sont au courant deS m^faits des Guariba et de 
I'inimiti^ queleur ont d^clarde les Blancs. Une pareille parente n'est dvU _ 
den)ment pas avouable. Ce qui est certain, c'est qu'ils ne se plaignent 
d'aucune attaque de leur part. Or, entre tribus indiennes voisines, et 
^trangeres Tune^a I'autre, co serait un cas peut-etre unique. 

Les Maku du Jurubaxi traitent les- GuanAa de NadSb. et s'appellent , 
eux-memes Nadopa : c'est du moins ainsi qu'ils disent aujourd'hui. Mais 
avant la grande guerre, ils se donnaient le noni de N&d^bd ou Nad^hs 
que i'ai recueiUi de leur propre bouche. 11 me semble done que cette ,, 
alteration de nom qu'ils ont invenlee pour se dilT^rencier des Sauvages 
est purement artificielle. NaJiipa esi aussi la traduction qu'ils m'ont 
foumie des mots «- gens » et <• Makti » ; car suivant un usage assez , 
general chez les Indieiis, le mot « horame')> suffit ii distioguer la tribu 
k laquelle on appartient de tout le restede I'humanit^. - 



i08 80CI|5t4 DE9 AMiiRICANISTES DE PABIS 

Les Nadiipa sont d'excellents vanniers : tout en causant, As m'a fail 
en quehjues heures un tres joli panier d'assez Belles dimensions et de 
forme tres ^l^ante. Le fond est carre et le contour est rond. Le f»niir 
est muni d'uneanse .igalemeiit tress^eet tris solide. Une marantesauvage, 
larumS, en a fourni la matiere : une partie des tiges est peinte en noir 
fence. Avec ces quelques tiges noires, As a dessini sur le fond une croix 
de Saint-Andre qui se reproduit quatre fois sur le pourtour exterieur, en 
relation avec les quatre cotds du fond. A I'interieur.ces mimes tiges noires 
dessinent un tres grand nombre de losanges k lignes larges qui s'entre- 
croisent agr^ableinent avec d'autres losanges a lignes plus etroites : le 
tout est dun goiit tres reussi. 

L'arme la plus remarquable des Nadopa est une sarbacane d'un genre 
tout special. On dirait un canon de fusil, long de 2 metres, et forme de 
deux tubes de palmier (maraji ou yupali) introduits I'un dans I'autre, 
etroilemeiit reunjs par de la resine ifanani, et parfaitement stanches. 
Le tube interieur depasse dun centimetre du c6te de rembouehure. II 
n'v a aucun pciijit de mire. Les projectiles sont les mimes que chei les 
autrcs Indiens : de petites fl^hes en bois de palmier, enduites de curare 
U la pointe, et munies k la base d'une toulT^ de capock de»uniaAum«. 

Les Maku ne sont pas entiferement refracliires k I'agriculture, mais 
ils se contentent de pen. Les Maku mansos, pour le moins, n'ont que de tr^s 
petits champs. On na jamais pu obtenir d'eux un travail suivi et durable 
dans fes plantations des civilises. Us donnent volontiers de temps en 
temps un jour de service, mais le meilfeur service qu'on peuten attendre, 
c'est le tressage des feuilles de palmier pour la couverture des maisons, 
les divers travaux de vaonerie et la chasse. Si Ton semontretrop exigeant, 
si on leur fait des impositions, de quelque nature qu'elles soient, ils 
reprennent le cllemin de la forfit. 

Sous certains rapports, les Guariba se monlrent supirieurs aux Makii 
du Junibaii. Ce\ix-ci, en e(ret„n'ont plus de carbetset ne vi vent que sous— 
des abris provisoires et mal commodes. Cela tient sans doute k leur petit 
nombre. 

Les champs des Guariba sont nombreiix et assei itendus, mais comme 
ils servent h I'alimentation de nombreuses families, ils ne m^ritent silre- 
ment pas. dans le concept des gens civilises, le nom. de grandes plan- 
tations. 

VoiU les quelques donn^es que j'ai pu recueillir sur les myst^rieux 
Makii pendant les trois voyages que j'ai faits au Japurk, de juillet 1920 
k mars 1922. J'espere qu'elles satisferont dans une certaine mesure-la 
curiosity des specialistes et qu'elles leur permettront d'attendre que Ton 
puisse leur apporter les resultats dun contact direct avec les Guariba. 



LES PETROGLYPHES DE LA PEDRERA, 
RIO CAQUETA (GOLOMBIE), 

PARLE P. G.TASTEVIN, S. Sp. 



Quand, le 26 jiiinl879, Crevaux franohit les derniers rapides du Japurd, 
xm peu en amdnt de la frontiire brfsilienne, par 72« de long. 0. el 
!• Iff de lat. S., il ne put voir sur sa droite, dans la petite baie que 
forme le fleuve, en aval d^ila-quebrada de la Pedrer*, deux bancs de 
rochers couverts de pitroglyphes : les hautes eaux les recouvraient entie- 
rtment, et par dessus les rochers qui sommeillaient sous elles, elles for- 
maient des tourbillons rapides k grande circonference, que le grand voja- 
^ur aura soigneusement &vit^8. ^ 

J'ai eu roecBsioo de m'y rendre, au mois de Kvrier 1922, et je vais 
consigner dans les lignes suivantes ce que j'ai vu d'int^ressanl. 

Tout d'abord, le pays n'est plus si disert qu'en 1879. Au pied du 
rapide, du c6li d'aval, se dresse, sur la rive droite, la modesle douane 
colombienne, maison proprette, aux alentours bien entretenus et plantes 
d'arbres fruitiers, oil reside le fonctioonaire qui fiscalise I'entree et la 
soKie des marchandises en territoire colombien. C'est un personnage 
tr*s important : le premier titulaire de la charge ful, en effet, un giai- 
ral. C'est en ce point, qu'en 1910, trois canonnieres piruviehnes livr6renj^ 
un combat dteisif aux soldats colombiens commandos par deux gin^i^ux, 
et imposirent k la Colombie la demobilisation de ce territoire sur lequel 
le P^rou a des pretentions. La residence du chef de poste est construite 
en torchis, blanchie i la chaux et couverte de feuilles de palmiers. A sa 
droite, en regardant le fleuve, s'elive un pilotis, la maison en planches 
de palmiers et en bambou du second employ^ ; k gauche, une autre 
maison de mime style, mais plus basse, sert de caravansirail pour les 
raresVoyageurs qui surgissent dans ces parages. Le siol, bien sarcle, est 
convert de rochesqui aSleurent et de nombreux debris de vases de tcrre, 
Jerniers vestiges d'habitations prehistoriques. Un sentier, assez bien 



110 toatrt sn AMtMCAiiMTn de mrii 

entreUou, conduit, derriire la maison, k la petite riviire qui diverse ses 
eaui cristallines, en amonl de la douane et des pierres k p^troglyphes. 
Elle coule sur un Ut de quartz saccharin, et forme, au point ot aboutit le 
sentier, une bruyante cascade de deux mitres de haut sur cinq de large, 
qui est I'un des plus grands charmes de ce site pittoresque. C'est U et 
surtout dans la petite riviire qui dibouchs en face de la douane, sur la 
rive gauche, et qui porte sur la carte de Grevaux le nom d'Igarapi ouassi 
{igarapi asii, grande riviire, en laogue tupy), c'est Ik, dis-je, que, depuis 
des temps immimoriaux, lea populations de Teffi et de Cai«&r^, sur le 
SoUmnes, se sont toujours fournies de pierTes k aiguiser. L'lgarapi asu 
coule au pied aVne chalne de collines boisies, qui, avec leurs 200 metres 
d'altitude, fc^nt dans cepays de plaines interminables et monotones, un 
effet siiperbe. De tout temps, les brisiliens leur ont donne le nom.de 
« Ser^ do Jupati » ; sur la carte de Grevaux, elles portent le nom de 
« Temuentiro », oil je crois reconnailre le mot anldru qui signifie 
« rapides » en langue Upiira ou Jauna ; les Colombiens, qui sont tous 
des nouveaux venus, I'appellent simplement « Sierra de la Pedrera ». 
. J'ai poussi mon excursion jusqu'aux seconds rapides, qui portent 
aujourd'hui le nom du giniral Cordoba, un des compagnons de Bolivar. 
Grevaux leur donne le nom de « Sihare », qui, en Gueretd, signifie 
II rapides «. Pendant tout le xiX« sifecle, quand les habitants du SolimOes 
allaient chercher au Cauinarl des Indiens Itfiranha (Mirafia) pour leur 
service, ce furent les Gueretii qui leur servirent ici de passeurs. Us habi- 
taient la (Wtite rivitre de la rive droite qui porle sur la carte de Grevaux 
le nom de « Yanaiti », et que' les Colombiens appellent « Quebradona ». 
Aujourd'hui les Cueretu ont disparu : il n'en existe plus qu'un seul, qui 
demeure avec d'autres Indiens, k I'embouchure du Garrapato, un peu en 
ainont de I'empUcement de S. JoSo db Principe. 

.\u pied du rapide, sur la rive droite, se dresse sur les hauteurs, au 
centre dune prairie mal defrich^e, la ferme de Puerto Cordoba : c'est le 
point d'attache avec la civilisation des aventureux chercheurs de gomine_ 
qui exploitent le travail des Indiens Yukuna et Matapi sur le haut 
Miriti-paran4, alHuent de la rive gauche du I jiquetA, que Grevaux a pris 
pour un simple bras du grand fleuve, comme le don^k penser son qua- 
Uficatif de « parang ». ' ■ 

lei, j'ai fait la rencontre peu banale d'un jeune homme, fils d'un 
Golombien et dune indienne Karihona, qui avait fait ses Mudes k Fri- 
bourg, en Suisse, pendant la guerre. 11 parlait fort bien le fran^ais. Ce 
fils de Caraibe ne semblait pas du tout regrelter la civilisation euro- 
p^enne ; il vivait dans la tribu de sa mere, dans le haut Yari, et avait 
^pous^, selon les lois de la'^ftature, une gentille Karihona, aux traits rigu- 



LM rtnUMLTMH Bl U KBUU 



111 



lien et fins, su toint toU, qui lui rend«it la «ie heureuM. Je lui Uimai 
un livre frantais pour qu'il puisse cultiver notre Ungue, du papier et un 
crayon pour me recueillir quelqnes notes titr lea u» et eoatumes, lea 
l^endes et lea cro;ancee de ses oompatriotes. 

Da haul de Puerto Ojrdoba, on jouit d'un auperbe panorama aur le 
fleuve en amont, el «ur lea cOllines du Jupati en aval. Le rapide lui- 
mime-est beaueoup plus beau que oelui de^la Pedrera : il eat abaolu- 
ment infranchiaaable k la moniie et tr»a dangereuz k la deacente. On 
d<barque lea marchandiaes au pied du rapide, et par un aentier trea court, 
on lea porte de I'autre e6U de la « cachoeira », ou on lea rembarque k 
noUveau. 

Deux heures plus haut, k mi-chemin du Miriti-paranA, U oil Crevaux 
s'hibereea, le 25 juin 1879, chei des indiens Cueretu, s'est fotmie aujour- 
d'hui une colonie agricole, oi, sous la direction de quelques Colpmbiens, 
des Indiena de toutes tribus produisent le manioc dont out besoin ks 
« seringueros », du Miriti. On voit U des Witoto, des Mira&a, des 
Karihdna, des Yukuna. 

Les Karihdna sonl peu nombreux ; mieux que les autres, ils risistenl 
k I'esclavage auquel leurs frires de race ont d4 se soumettre sous peine 
d'exlermination. Us formenl encore deux villages ind^pendants, I'un sur 
le Yaruhe et I'autre sur le Yawiya, deux affluents de la rive gauche du 
Kufiare (Cunyary), tributaire de gauche du Yari. C'est par chez eux que 
passe ritiniraire qui conduit de la Pedrera k Bogoti, quand on tient, par 
Sconoroie, k ne pas emprunter la voie de I'Amaione et de I'Atlantique. 
C'est un voyage p^nible qui dure prfes de soixanle jours, en pays sauvage 
et desert. Du Yaruhe, un « varadouro >>, sentier, conduit en un jour et 
demi au haut Apapori ou Macaya. On remonte alors le Macaya, et Ton 
arrive, en trois jours et demi, au Macayari, petit aQUient de gauche du 
Macaya. Du Macayari, un sentier conduit aux borda du Uaupis qu'il faut 
remonter encore pendant huit jours pour atteindre le premier village civi- 
lisi, Calamar, De Calamar, on va en cinq jours k S. Martin. Je tiens 
ces renseignements de D. l^s Mejia, le m^tis Karihona, dont je parlais_ 
plus haut, qui venait de faire ce voyage en sens inverse. 



Mais il est temps den venir ii nos p^troglyphes. lis s'^talent sur deux 
orands rochers bruns rougeitres, de poudingues feuilleties, qui se font 
face I'un k I'autre, inclines comme deux pupitres de classe k un angle de 
30 i 40 degris. C'est un endroit de rive pour bivouaquer apr*s avoir fran- 
chi le premier rapide. En temps de d^crue, les eaux, ici, sont calmes, et 



112 SOCIETY 1)E» AMBKICANISTES DE PARIS 

dortnenl enlre les deux bancs de roches : les canoU s'y trouvenl cnliereiiient 
h I'abri ; le rocher, lisge, vcrni et patin^ par les eadx, offre anx Voyageurs 
un litdoucemeot inclih<; qui invite au repos , le panorama est superbe; le 
bruit monotone du rapide bcrce harmonieusement les rAves. Combien de 
voyageon ont dft g'attarder en cc^ lieu pour y goilter un repos bien m^riU ; 
combien de tribus dans le cours des ig-es s'y sont arr«t£es pour extraire 
des pierres pour leurs baches et des cailloijx pour leurs ripes tk manioc ; 
combien y sont venues bivouaquer et y faire une saisoii de piche 1 Car 
les eaux-sont fertiles en poissons : au pied du rapide, on bit en 4W des 
piches miracnleuses (d'aoiit a Kvrier), el dans les remous tranquilles 




Fig. 1. 

qui prec^ent la barriire dr rocs, les tortues aimcnt k venir prendre I'air 
et la lumiere. D'ailleurs, au pied mime du rapide, U oil est aujourd*bui 
la douaoe, il y ent autrefois un village indien : les noinbreux restes de 
poteries en sont un indice Evident. Quoi d'itonnant que, dans leurs loisirs, 
les Indiens se soient amua^, suivant leur usage, k graver des dessins sur 
ces roches qn'on dirait failes tout expris ? 

J'ai essay^ d'en relever quelques-uns avec toute la fid^lit^ possible. 
Mais mon travail est loin d'etre parfait. Tel qu'il est, je le livre k I'Mude 
des sp^ialistes, en supposant, ce que j'ignore, que ces p^troglyphes ne 
leur sont pas encore tombes sous les yeux. A premiere vue, ces dessins 
soot r^pandus sur la pierre dans le plus grand d^sordre : il m'a ^t^ 
impossible de savoir par quel bout commencer, de sorte que je me suis 
r^floln k les relever au hasard. Je n'ai pas tout relev^ : certains caract^res 
m'oDl paru trop effaces pour que je puisse en donner une id^ exacte. Je 
laisse done beaucoup k glaaer pour un voyagtiur qui Viendrait ensuite, 
arm^ d'une bonne machine photographique. La plupart des dessins sont 
bien form^ : les traits ont un bon centimetre de large et un demi-centi- 
m^tre de profondeur. Les deux bancs de rochers sont plac^ en travers 



LEs rtnQGLnuEs OE l4 pcdheka 



U3 



ilu lleuve, dans une bate tranquille : I'un fait face au loJeil levant, et 
I'autre au soleil couchant . lis oot environ dix mitres de long, trois de 
surface plane, etenlre les deux s'^tendait, le jour ou j'y suis alle, le 
25 f^vrier 1922, une nappe d'eau de cinq a.six mitres de laij^e. Cetteeau 
devait sans doute recnuvrir d'autres dessins, visibles au fort de la seche- 
resse, de novembre k Janvier. 

Tous ces dessins semblent itre tris anciens. Les sillons qui dessinent 
les figures, quoique en g^n^ral profondiment creus^s, sont, en certains 
endroits, presque ou mime entierement eifacis par Taction continue des 
eaux qui les recouvrent chaque annie, et qui, en cet endroit, remontent 
le courant avec une rapidity vertigineuse k I'ipoque de la erne. On y dis- 
liague des figures humaines k types tris varies. La plus parfaite semble 
itre celle de la fig. 2 c ; on y distingue |e nei, la bouche, les oreilles, les 
arcades sourciliires, et la coiffure ornie de symboles et pent-itre de 
plumes. Faut.-il y voir un masque dans le genre de ceux du Jurupary, 
chez les tribus Tukano ? En tous cas, il ne semhie pas que celte coilTure 
represente le chignon cher aux anciens Caraibes : elle est beaucoup trop 
developp^ pour cela. Par ailleurs, les Indiens de cesrigibus n'ayant pas 



-.-^ '••^.^ «. 




y^ 




I'habitude de porter de coiffure d'aucune sorte, il seml>lc que nous devions 
reconnaiire ici une piice de costume de ciremonie, soil un masque du 
Jurupary, soil quelque chose de plus ancien. 

La figure 7 a pousse le souci du detail jusqu'a dessiner les sourcils de 
Iceil droit, mais oublic d'indiquer les oreilles. 

En general, le nei nest repr^senti que par un simple trait vertical, 
excepts dans les fig. 2 c, 9 « et peut-itre 2 a (s'il faut v reconnaiire une 
lete humaine), ou le nei est marqu4 par deux lignis paralliles, qui se 
recourbent tant6t par en has pour dessiner les ailes du net, tantdt par en 
liaut pour, marquer les arcades sourciliires. 

SceUU del AmcricAniMttM de Purit. " 



\\i SDCIfrrK DES AMiimCASLSTES DE PARIS 

On Joit suns iloule leconnaitre Aks masques ou iles teles sljlisees dans 
les lift. 1 ^ el 1 h. el peul-etre uussi dans la (ig. 4i. 

Le eoips esl reprt^sente, en general, par un simple Irail droit, fig. I «, 
:l t, ■ /'. qui [larfDis se bilurque a I'cxtremile inferieure pour repre- 
senter les deux jainhes. lij;. I e, '^ l1. 




^ 




^ Fig. 3. 

l.e ventre se trnuve indique par un petit carre saillani dans la lig. i d. 
(Juanl au crochet de la lig. 7 a, devons-nous y reconnaitre le ventre ou un 
indice sexuel .' l.a nieme question se pose pour les lig. 3 a et 4 h, oil nous 
poumons voir le nombril aussi Ijien quun indice feniinin. Vu la hauteur 



/I<2o__^ 



t7^ 




oil cescerclessc Irouvent places, je crois pnurUinl qn'il faille y reconnaitre 
le nombril, tout siniplenu-nt. II faut en plus se nippeler <|Ue I'indien, 
quoiqu'il aille quelquefois absolument nu, iilTecle en jfeneral une Ires 
gran'cle [ludeur. et (|uil n>|iuj,Mie meme a nornmei les parlies sexuelles. 



LK8 P£TB0GLYFHR8 DE LA PKDHERA 



115 



Quaiid on lui en demande le nom dans sa lan^e, c'est, en general, tout 
bas qu'il les prononce, et souvent aprfes avoir jet^ tout autour de lui un 
regard furtif, pour se rendre coinpte que d'autres ne I'entendent pas. 11 
leur repugne surtout de prononcer le nom de I'organe f^minin, et il leur 
arrive meme de Irompor le questionneur plut6t que de vaincre leur 
pudique repugnance : cela ni'est encore arrive cette annee-ci, oil, pour 
voiter sa fraude, un indien Tukuna s'est contents d'ait<5rer I^gerement le 
nom du membre masculin. 11 est vrai qua d'autres epoques il a pu en 
fitre autrement, mais it faudrait I'etablir sur des preuves certaines. 




Fig. U. 

Je crois qu'il y a lieu de reconnaitre encore des figures humaines sly- 
lisees, des masques ou des figures de g(*nies dans les fig. 1 ^ et i h. 

L'artiste qui a dessine la figure 3 a a voulu selever jusqu'au tableau. 
Le dessin repr^sente, semble-t-il, un Indien dans sa position favorite, 
la position accroupie. 

11 faut aussi voir un tableau dans la fig. S b, oil nous croyons voir un 
serpent qui dtivore un singe, £t moins que ce ne soit une repr<Ssentation 
stellaire de Boyusu, le grand Serpent, gt^nie k ta fois homme et serpeot^__ 
Ills de la femme et dun boa gigantesque. 

Cela nous conduit aux fig. 2 tf, 9 f, 5 u et 5^, quirepresentent, je pense, 
le soleil rayonnant et la pleine lune. 

Faul-il voir des figures humaines stylisees dans les fig. 8 a, 9 a^ i c 
et 4 fl ■? II semble, en efTet, que l'artiste ait voulu reprtisenter des pendants 
d'oreille dans les trois premieres j des yeux "dans la premiere, avec 
un ornemenl symbolique sur la ttUe ; des jambes, avec peut-etre un 
membre nxasculin, dans les fig. 4 a et 8 tf ; et des parures de tete dans 
les fig. 4 a et 4 c 

1^ figure I /"semble etre la plus' dilHcile ^ interpreter. l>e nombre des 



I Hi 



NdCIKIC UKS AMKIIIUMSIKS UK PAIUS 



appendices inferieurs ne permet p»8 d'y reconnaltre une representation 
humaine, a moing qu'il ne s'agisse dun genie cotnme la sirene qu le cen- 
taure; c'est la seule qui reprdsente les bras el qui donne quelque dive- 
loppement qL la cage abdominale. 

A cote de ces representations d"etres vivanls. on jug^s tela, nous 
trouvons, dans les figures i h, if, i g, 3 *,-l a, 1 A, 1 f, 6 j et 6 t, des 
ornemeiits qui rtous rappellent ceux des roches graveesde la Station des 
Trois-Rivitres, dans I'ile de la Guadeloupe. , 




Hieu d'etonnuntk cela ; commea la Guadeloupe au temps de la conquete, 
nous trouvons ici des Ygneris ou Aruak et des Caratbes. Les Aruak 
sent representes par les Yukunadu Miriti-paran4, les Hass^, les Wainuma 
du Pure et du Yauaini, ainsi que par les Kawisana ou Kayuisanadu Ma- 
pari. I'^n Kuniba, dialecte du groupe arawak j>r^andin \ neri ou yewri 
si^nilie " les gens ■•, tout comme la racine <• kari » en Karai'be. La langue 



1. iiivtr (H. el Tasikviv ((^. ,. L^s langut^du Puriii, du Juriia et dti rigioni limilrophei, 
)° ly grtmpf jrau^k pre-andin. Anlhropos. St-Gabriel-Mftdliii(r, t. XIV'-XV, I9!9- 
rnn, \<. 8:i7-S90; l. XVI-XVJI, IOil-19S2, p. 298-32S. 



I.ia P^THOGl.VI'flES »K LA PKjJHflBA 



kuniba sappelle « yemri lukaru « ; le» KuSiCi-neri, Ids lOaici-iieri, les 
Cau-aeri, les Menukuri-neri, les Yuperi-neri, etc., du Haul Funis, sont 




rf\j 



les hommes-ptitiLs-oiseaux, leshommes-foumiis-ravagcuses, les humiiics- 
cigaoa (oiseau waturia),_ les hommes-jaguarft, los hommes-caciques- 




jaunes (oiseau), etc. . . Bien que la technique de hi reprt^sentiition de la 
figure humaine soit tres difT^n'nte ^ In Guadeloupe et ';ur les roches de l;i 



118 



S0C1*T1* DES AMtBICAMSTES t)E PARIS 



Pedrera, il nous seni done permis de rapprocher, par ces ornemente 
accessoires, Ics deun groupes de dessins, ex^cut^s par des frcres de race 
enlre lesquels la distance ct le temps onl creus^ un alnme. Quant aux 
Karihona (Karib), d'apres les renseignements qui me furent donnas par 



, w> 




un vieux Colombien, ils se distinguaient, vers 1S80, en Kurewahe da rio 
Canello, Umawa igrenouilles) <lii rio Cuemani. Karihma du yarx^SdhisAha 
plongeons), ya«a-/tuto (aijfles), KaihuSana (jaguars;, Rdhoru (canards). 
IVtr^trcyc'"' (Nauclenus bifurcatus), MaSiuriana (tapirs). Us occupaient 
toute la rive gauche du Caqueta, en amont tlu Miriti-parani- 

Dans les temps historiqucs, nous voyons la region de ces roches occu- . 




Fig, 10. 



[lee par les Kucretu efles Yaiina ou UpSira, du groupe Tukano, qui s'est 
enfonoe coniiiie un coin entre les .Vruak du Caqucli et ceux du Japur^. 
I'eut-elre ont-ils eu quelque part 'd la formaiticin de ces dessins : on con- 
nait aujourdhui leurs gouts artistiques dans la confection des masques du 
Juruparv, depuis que Koch-tjrijnberg les a si bien fait connaitre. Mais il 



LES PtTBOGLVPIlES DE LA PEDKEKA 



119 



somble bipn qu'ici nous ayons .iffaire a des gravures qui ont prrcedi' I'in- 
vasioii tukano, qvmiqui; certains masques, celui de la l\^. 4^, par 
exetnple. en fassent douter. 

J'ajouterai ici quel(|ues dessins que j'ai relev^s sur une porte du cara- 
vanserail de la Pedrora. Ms sont dus k un artiste Karih«)na et ^taieiit Ira-. 
ces au roucou. 



Atemi'i " ou ■■ ("tieiini 's le tainaiiuir. 



I.e piraruku [Sudii gigai) harponiK^, 
M matawari-imft ». 



N« 3 
Maiiui'i-iin.'i ■■, If t:ini; 




[kiKa >'. Ic pira-w.iwnka (ic la tansfiii' liipy. 



■ — T'-h^ 



llulari " saisiHSiinl uii "iacai|n 




12lB ,0 " . sncitirt B«»iiAMS«i<:.*M»rES dk-pabis. 



o 


:^ 


-?!' 






_ N" 8, ^-^^ 

^' I L *J— J Racari(pelil panier). 



On remarquera que le n" 1 a Hi mal interprite ^r mon informatfeur. 
Jl semble que Bous ayons ici plat6t la'tigure, d'un tapir que.celle ij'un 
tamanqir, II lui manque enjeffet la queue. En tout cas, il itait int^ressant 
de signaler !'interpr*tali<<n d'un indigfene. ^ V 

Dans le it" 2, la figuration dttpicheur (une t*te ronde et deux jambes 
sans corps) rappelle nos figures i g, I fc, 5 a et 5 e. 

Dans le n" B, le corps est reprfesenU par un. .'sample trail vertical, 
comme dans les petroglyphes des fig. i e, 3 c, 3d, la, 7 i et 8 a ; la dispo- 
sition tie I'abdomen rappelle celle de la fig. 3d; quant A la position des 
jambes, elle aiderait peut-etre i interpreter les Ogures 4 a, 8aet9a. 

Le bonnet qui requuvre la IHe d' « Itutari », le " MapiQguari >>'des 
Tupv, genie inalfaisant de la for^t, n" .'5. est tout i> filt remarquable. 
d'autant plus "que les Indiens ignorent, en g^n^ral, cette coiffure.. Je 
possede line t^te en-terfe cuitc, trouv^e k la Bouche du TeSi. qui 
porte le meme bonnet. * 



.^.V^AMILLE LINGUISTIQUE TAKANA. 

Par G. dk TlREQlJt-MONTFOHt vn^ P. HIVKT. 

■ ".,,■"■'' [Suite.] \ '*" 



III, _ Vor.VWLAlBE COMrARfc DES DlAM-XrKS TAKANA *. 



acconipagner 
s'ag'eoouiller 
aiguille 
aile 

aimer 

j'liime [Dieii; 



taxi' {K.,} taxitihte, taxitihY ( K.; 
huke (T,.') 
Hiokata (K.^) 
lururu (Tg) 
wuarasentay (Ar) 
,, etsukuixa (K.j) etsukue,(Kf^) 
\e-^iabay (Tj-T^) e-nnambai (Mj) 
IK, jtfcca { Kg) yapara (K^) 
imimnimbu (M,) eshurufba (T.,) 
me^xaimunenibaxda [J9ib^T(M.>) 
eantamu [yusu\ eyuhama (Tji 



1. 5 corppft[>ond a //; an)flnis doux, 9 h //r'anerlais dur, (^ est inlerrft(^«liaire 



IMltM' ./ 



ft r. 

A = Araona d'Armeiilia ; 

A) = Anona de Rohuchoii ; 

Ar » Aptsa de NortienakiSId-; 

C = Cama de.Nordenskiotd ; 

G = Ga^riu dc Teza ; 

K| = Ka,vmefto de Cardus ; ' 
Kavinefio d'Xrmenlia ; 
Kavlneno de Vordenskiold 
Kavineflf^du P. RxOsa* ; ' 
i Maropa de Heath ; \ 
MaropA de Cai-diiH ; x 

Maropa de Nordenskiold; 
Sapibokoiia de Hervis 



in uafoiK'-Qiie- 



T| =. Takana de VVeddell ; 
T. =■ Takani de Heatli ; 
T;) =a Takana de Cardiis ; 
Tj = Tbk»nt| d'Armentia; 
T., ^Bi Takana de Brintoo.; 
'Th = Takana d'.\rmeiitia 

vedo) ; , 
*r7 => Takana de Nordeiiski6ld -dialpcli' 

Idiamaj; 
T^ = Takniia de NordenskioH (dialoclp 
Tumupa&a) *; 
, Ti = Tiatioagua de Nordenskiold 
To ^= Toromuna i, 20-21;. 
Nous rappelonsque nous reproduisons atv^^ralemeiit tons les vncabulaires ci-des- 
itus indiquea, snuf les lexi<(ue8 Kavineno el Takana d'Armeiida (Ko et T,i\ oii notis 
avoas pris sftulemenl, h titre de cdmparaison, 1^, mots qui fif^urenl dan^, les atilres 
vr>cabulaires. 

' C'eaL par erreur quo nous avons 6crit jusqu'ici : P. B. Oso. 



122 foatrt des xjI^bicamstes dk Paris 

ainsi aida (Ko) xadia (K.) 

daxiisu (Tu) 
air kutxixi (K,) [cf. vent| 

xiktanaya (Kj) 
allaiter tucu (M,) 

aller pulia (Ar) pux, putihu (A) /jb(< (M,) /Xi/i (T.j- 

jtud (Kj-K,) me-kuo (Kj) 
je vais nU-puli (M,) «/>.u/i daema (T,) 

kua-ya-ikie (K|-KJ 
je ne vais pas ma-mi-puli (M,,) aimabe da etiia epuli-niabt (Tj) 

kua-ya-ma-ikie {K|-K() 
je suis alle |^ee matin] ma-putia \bthicixdu] (M.,) [aputdaya] da ema 

pulia (T,) [aputdaya] ikie-kua-ya (K,) 
j'irai fdemaini ' maita] me-puti epu (M,^) [muelaco] etna pa-puli 

' . ' ' (T,) 

[mrlaatya] kua-ya (K,) 

j'irai au ciel avec 15ieu] tme me-puti-epu [emhakuepala-xdu Dios next] 

(M,) 'emamu ebakuipata-su] eputijyusunti] (Tj) 

oil vas-lu ? piaxdti mi-puti (M,) kiepia mi ndae puti (T.,) 

ka-puli tio-mi (A,) 

riht mi-kua-ya (K,) cu-mi-ka-ya, ex^mi-kua-ya 

%a lata niaisaii el reviens xuyu-xe ' pueyu-xe camu bettaname] (M.,) ^ 

vitc ! (miiif elU-!U; puti-kii, [xasiapa-putda-ti-kie\ ('ly 

[mikie-elare diru-kue, \vidada eti-kui\ (K,) 
allnns' ar<fpi(K,) 

*'< (T.)' 
hIIcz, marchez ! xuyu-xe (Mj) , — 

me-ku-kU {l-^) nu-kua-kui {V^.^-Yk.,,] 
sen aller : 

je m'en 's^\s ehia-yo (T,,) 

je m'en vais, ami diuya. eperixi (K3) 

il s'en est alle dirua (K3) 

allons-nnus-en d'ici ! ie-x«)'tt (M^) ■ 

tne-f>utiti {T.() mel-diru (K,) 
allonj^'er {alargar) inaxaka-kue (K,J [cf. lacher] tarr (K.2) ^"'W 

allumer tuia-kuc (Kj) /u^ (IC,) mtru. /«ni, li/jK, nV- 

juna (T,.) 
allumetli' fii«i (Ar-Ti) 



LA FAMILLR UNGUISTIQLE TAKANA 



i23 



amande 



je m en vais, ami 
anaDfls 



animal 

aan^e 

appeler 

il est en train d'appeler 

ils sont en train d'appeler 

s'appeler 

comment t'appelles-tu ? 

comment s'appelle? 
apporter 
apporte ! 
apprecier 



appreodre 



rbre 



argent 

en arrifere 
a'asseolr 



mtiki (K;i) mUixe (Tg) 

einisu (S) enidu (T^) [cf. co^ur] 

yata e-ktmna (Ko) iata ekuana (K,;) ydlan&na 

(K<i) exiay (A) emaxugue {K>^) 
eperixe (M,) aparixe (T^) tperexi (Tq) epe- 

diiya, cperixi (K,) 

sagu (T,) tiyu (T,) 

atstt (Kj) 

niu (S) 

mora (S-Tj-K^-Kj) 

ivuali (Tj) igua (K^) 

httikui (Kj) 

iuhitikM (V.^) 

yayapakati (T^) 

ain-bani-mi (Mj) ai-mi'hani-me (T,) ffe baatti- 

tio-mi (A|) ai'hkanai-mi ' (K,) 
M;<r(Ar) 

beti (K,) beli-kae, bekuriK,^) 
alukiigui (Ar) 
tuisaramerexa (Kj) 
aekexxldenaxu, bixidaba (IC,) 
ibuneha (Tj) 
kabaritiakiu (K^) babexu (K,) babetsua (T,,l jra^a- 

betsuati (T,) 
xiKiiflM (K() adyanatsu, uatsu (Kj) daxasu (Tu) 
di« (M.-T,) flii (Ti-T,) afa»- (K() aiui (T,-A- 

Ki-K,) «*u> (Kj) [cf. boiB, feuille] 

*o«o(T,) , 

etuwiii (Ar) etaui-may (Ti) etununu (K,;) 
t>Mtrue (M,) pisalrui (T,) pitsalsue (T,) /BM/ri 

(Tj) /.i(a<ra (T,) p/w/ra (T,) 
maW (A,) 
i»>7o {T,-K,) 

/M^o (Kj) e/ii«w_(K2) eliheini, lia, tixe (Tq) 
animbolia (M,) ani'u/t (Tj) aniii/( (Tj) unibote- 



1, Faule d'impression probable pour : ai-bakaiit-mi. 



\ii- 



SOClftTK ItF.-i AMfiiniCAKISIKS DK PAftlS 



nssieils-loi I 

assielte 
attendre 



aucun 
aujourd'hui 



' en avant {adtlanle) ■ 
avec 



avpc mm 



viens avec moi : 
avec toi 



avec HOU9 



avec ^ ous 



avec (jui . 



J ai tue un ja<fuar| avec 

la fleche 
j ir.ii au cieliavec Dieu 



1. pfiidid — iiiiu SfiloKi 



/inyiU-k (Til itnyiVe-kii (T^) atiiule-ke (T,) miiiii- 
hite-xe (M.,) anihilf-kue (K|-K,) UnMu- 
hie (K,l' " 
Jepr (T,,) sepf (A) 
pexa (K,-ii.^) 
itiiilii (Ar) 
iiriatiigua (K.,)' 
rtua, vinelio 'T,.) 
peadiakuana ' (K.,) 
xedvt (M|-T.,) xeavt (T,) xeabe |C) 
«/;«« (Al 

rikievcka, riaddio (K.,) rikUbeka (K,) 
ifro (Kj) I'tniiK (K.,) 
umane, maru, beauu, ekenf (T,./ 
ikutnexugue (K.,) prfci (K.,) <*«« (T,, 
Isevt (K.,) 
/x^u (Gi 

,««*< (T,,) , 

ekia-lsac (R;-Kj) ea-lsnr (K,l 
ma-tuxf (T;) 
ema-mu (A) 
hibea-ke rma-nai (A,) 
mia-lsrve (K.-K.) 
mi-tuxe [T.^] 
mi-hat (A) 
miht-pexii (G) 
fiua«a-/5«r (K;-K.l 
tkuana-mxe (T,) 
rkuana-fuu (A) 

etebe-pc^u (CO 

mikuana-lsnt (K.,-K.) 

mikuananexe (T, i » 

mikitana-hae (A) 

ayra-Ueve (¥^) aira-lsnt (K.I ' 

aydeni-nexe iT,,) 

aydeni-hac ( A ' 

irwj/ matnanueniia iiiiba pixda-nexe (M.,1 pisa-nee 
ibba mamaiiu-xixi. (T.,) 

cf//^ me-putie-pu embakuepaca-xdu] Dios-nexe (M .) 
emaitiu tbakiirpaca-su epuH' yiisu-nee (T,) 



L« FAMILLK LIXGt;iSTly,Ui: TAKANA 



12.-; 



avec Dieu 

avoir : 

il y a 

il y ea a ici 

il y avail 

il y eut ^ 

il y aura 

il y a {ejla bahiendo) 

plaist^ au ciei qu'il y ail ! 

s'il y avail 

pli^l au ciel qu'il y eiit ! 

y a-l-il un Dieu"' 



Dioso-pe^u (G) 



iln 



'y a pas 



il n'y a pas d'li'ufs <le lorluc 



bambou 



banane 



rdtir une banane 
bandeau fronlul en plumes 
barbe 

barbelures de la Heche 

igarfio) 
bas 
en bas 



b^tunA pour faire 4e feu 
beitu 

licjiucuup 



eani (Mo-Tj-T^-A) eani (C) ania (K,-Kj; 

anh arttua (K,) 

eani-mam.{A) aniatia (T|) atiitia (It.) 

aniapuxia, anisabana, anifahiana (A) anUint {K.,) 

be mema eani (A) (anili (T() anibuh (K,) 

eanikuanani (A) 

panimemea (A) 

aniiania (A) eanisu (Tj) . 

be amiiame, anitere kuala (A) 

eani tola Dios (M.j) ania Dios (K,-K() agu'a yiisu 

iani (Tj) 
maika (Mj) 

aimabt (lyaj «iai«(T|,) oi'.vmifw (K,) ayaiiia{K^) 
ayhima dalika (K,) 
dtuvi (Ar) li^ri, dihui (Ti) Ai/i (T,;) 
m(ii iTj) mui (Tg) 
aouM (Ar) Oau (Ti) liou (C) 
naifl (T,-T,) ntua (Ti) mixfl (A) 
bondare (Kj-K,) bandore (K.,) 
kakuavilike bodaii (KJ 
id** (Ar-Ti) AefZw (Ti) 
ri!l/;(i. ^Jtu/u (Ai) rjt«/jd (Ti) (iieni (M,) cii/<- 

,^«ib (K.,) kieda (T-) Wa iT,,) hda (T„) ' 

emayepei (Ti) liara (T,.) 

»iia;br (K^) barndama (K.,) 

/«^ (Ar) 

evaai^u, emabu^u (S) »na;U (K.,) emakea (K.) 

eauani (T„) 

kuili-kalauni (Ti) 

f Jife, xuyaka (T,.) 

dakukuy (Ar) [ef. bon' 

xukentri (Kj) 

Mia (K,) fcf. bien; 

/w/a m< (T„) 

huakana (Ar-Ti) 

yukuida (Tj) usuada (K^) xukuada (T,,) 

(/rwxf (M|) 

niarada i'\\) 



*t 



(2f) snCIETii UR8 >!«KRICAM»TK» UE PAIIIS 



besace 


toromaiji (A) 


bicn 


saipiave (l^) xaiptave (A) 




ida (K.^) (cf. beaul 


jc me purtc Wen 


e»i (T«) 


^aipihi emt (Mj) saipiima (T^) 


> 


xilda (K,) 


blunc 


paOime (M,) /miami (S) pasatif {T,,) pasana (T,) 




' paxada (Kj) 


bleu 


sttvanU (M|) lauada (K^) 




damme (T,) 


boeuf 


a:«i« (Kj) 




/oro kakakamakis (K,) 


boire 


j:ai/(7<(M|) /ifliiiiV! (Tj) 




«M (T,) ,« (Kj) /</,■ (Tj) 


bois [pah) 


aiuJ(Ki-A-K5)«*i{T,) [cf. arbre, feuille] 


bois k bruler 


kuati (Kj-Kj-Ti) kuatii {T f) kitatimanu (A) Icf. 




feu) 




W-w (T,) 




iki (M,) [cf. arbre: 


il faut chercher du bois 


kuall kdmia-kui (K3) ~^ 


bois, foret 


tfc'fe (K,)«jror< (Tf,) exixe (T,) eiUru'(S) hayxin- 




tru (M,) «*<•*« (T,) 


je suis perdue dans la foret 


. emainaptvi ema aoiate,eieio{Af) 



boissoo a'xi'iti (K,) o'ji (K.^-Kj) eidi (A) a^vidi (T4) 

bon aida (Kj) joujn (Tj) io^'ija (Tj-T,) saida (T,) 

saymt, :(aymt (G) 

dakukuy (Ar) fcf. beau] ^ 

xundra (M,) ' 

paxo (Kj) 
bouche ekuiira (M,) eiuaia (S) akuairi (T.,) ektmtsa 

(K,-TJ >«<,/ (T,) 

^r4^, m^io (Ar) [cf. ItvresJ 

jAte (T,) [cf. face] " . 
bouilloire kSto (Tj) ■ 

bourse {bolsa'j iitira (K3) sitara (K.^) 

sors cette bourse ! • iildra kimi-kiu (K^) 

bras " embai (M,) ebbai (S) «A*<ii (T,) ebai (Tj) eWa^ 

(G) ^- (T,) Ml (T,) <*,- (K.;) (a ( Ar-Ti) 
l)ruler (arder) xixiya (KJ yuxu (K,) u(jtt (Tj) 

bruler [qtumar) oirocakiu (K^) turuisa (K.^) /I'w, /mm« (T^) 



LA FA1IILI.E LIKGUI8TIUCE TAKAKA 



127 



cabiai [Hydrochoerus Capy 
vara) 



seau fTiJ 

dudtutu (TJ tululu (A) 

huayii (Ar-Ti) 

xlmi (M|) r^iB (T,) kemi (K^) 

itah (Ti) [cf. sucrcj 

ika (C) ' ■ 

iiieyna (Tg) iila, sita (T,,) 

kuamha (\).kuambd (M,) kudbua (T,) yf-uaJa 

(T4-K,-K4) 
eSahapu (Ti) 

aw (T;) 

fmim (Kj) fmaJi (Kj) c/niub' (T^) 

inani iiiuva (Kj) 

.y(M,)yfc(T,-T,)r«(K,-K,),te{T„) 

uxd, uaxa (A) 

(■« (M,)iV« (Tj-TJ '^fiKfe, ittrie (K^) iida (T,.) 

A;.ii>/;a (A) [cf. ilj iumtkic, iuinegue (Kj) 

'*«ia (T() tueda (TJ 

:<*/« (A) 

yhe-kuana (Tj) rie-kuana (Ivj-Kj) 

udxa-^uanoATd (A) 
ceui-lk, celles-la {aquellos) iiu-kuona (T,J 

j:uma-iaa«<ixa(A)j)'nHM-«iiMmj(K»)i«(»K^u<(kj) 
ceux-lS, celles-14 (««) xida-kuana (T ,J 

vada-kuanaxa (A) 

eltikimuru, elikimuru (K.j) etigimuru (K/i eZ/mi/ 
(A-Ti-TJ fl/»«o (T.) 

kuitimaio (Ti-Ar) kuati-doreda (T.;) ' 

daytw/ (Ti) rfuAuo-,- (K,) dukue \\\) dukue C^-) 
dukey (Tj dihU (C) 

Wfe (T,) 

hatriittu (M,) tadwim (T„) 

fnsini deka [cJ], pisini epuiu ( 9 ) (K.,) 

okeda [Ki) ukeda {Ki) sinaJa (T„)' 

italru (M|) M/iu (T.,) saulsu (TJ 

rtiru-lsevf (K.j-KJ eliru-tieve '^ (K„) tliife iT,,, 
<■/«! (A) 



caoique 

calebasse, courj^e 
canne a sucre 



canot 

caoutchouc 

^oma 

le diable du caoutchouc 

celui-ci, celle-ci [estc] 

celui-1^, celle-l6 {{Ujml) 

celui-la, celle-U [ese) 

ceux-ci, celles-ci [estoi) . 



cendre 



cerf 



ciialeur 
chanter 



charbo 



1. I^ii-i ennanim^ ; kiiali-^nrtJii ,Ti;j. 

2. ti^Lt •= avec. 



128 
chaUii 



chef de villHgc 
chemin 



chemise de colon 
chemise d'ecorce 
chemise descendant jus- 

^\\. .jUX pieds 
thfrclier 



SOCIETK UKS AHtolCAniSTI!!) UK fARM 

hinlrilrime (M,) 
sinidtt (Tj) ' 

ckuakua (Ar) 
uieda (K,) 
iiiflri(T„) 
baba xiodi (A,) 

idixi (Ki-Ki) edihi^ (Kj) oiui (A) edidi (Tj) aJ/« 
. (T,) ■ 
«rte"(S) 
<?fc«oi» (Ar) 
rayloy (Ar) 
»wUil(*) (Ti)_ 



ue cherches-lu "i 



il Tiul chercher du bois 
cheveu 

chicha 



chieii 

tliienne 

chuchio \Gyueriuw si'.) 

eiol 

Uieu est au ciel 

j'ii-ai itu ciel 'avec Dieu 



masa-mahi (A) 
sarfli (K.;) 
iaku (T„) 

aiU-mi traxda (M,) 
aj-mi-Mrco (K,-K,) 
ai-tm-eiaku-ania (T,) 
/!•««/( kantha-kul (Kj) 

</fari( (Kj) «&iu (S) itowni (T,) ana eina (T,;) 
tiau'ina (T,) rfiKfiia (Tj) Minia {\r) etra (M,) 
/upari (K,-K.j-Ki) 
Ui (M,) 

firi (T.|) «i^i (T,;) ;cf. boissun | 
iiiawuawua (Ar) mua (Ti) ij-afcua (C) 
uii d\)utii{%] 
paku (M,) /mAk ^MJ) 
£a/»j (K.i-K,) U>a (K,) 
\puna-ulci il-) iapa-ipuna (K.,) 
pdku-inu (M.,) 
*ii<{K3)itt*(K.j-T,) 
^kiio, iara (T,.) 

tarepa (K,) iarf/M (K,) harepa, barrpago (K.) 
' etnbakuapaii (M,) euakurpana (S) evakuapaia 
(Tj) tbttkuapaia (TJ cvahupaia (G) 

*;«'_)ii^,('r2) *««/«» (T,) 

[0WS <ani] embakuepaia-xdu (M.,) ebakuepala-m 

tani] (T|) 
vuK me-puli-epu] emhakuepala-xdu [Dioi ntxi\ 
(M.,) 'fMiamu cbakuepaia-iu \tpuli yusu-nti\ 



LA FAHILLE LIAbU ISTIUL K TAJkA.XA 



12« 



qui crea| le ciel iet la 

lerrej ? 
cili 



clair 



elouer 
cobaye 
coca 
c<Bur 



collier 

collier de deiiU dti singe 
collier de graines 
Cchcasia Oiulmta 

commencement 

commencer 

comment? 

comment te porles-tu ? 



comment t'ap[)clles-lu? 



comment s'appeile? 

coniprendre 

je comprends 

je comprends ' ton idiome 



je ne comprends pas 
je ne comprends pas ton 
idiome J 



aisse hala iye embakuipaia eugua xuba (NL; 
[aiyam] ebahupaia altaida ye ytagua tut I'T, i 
yalukasaru (K,) 
exatisa (S) 
elua ekektitia (T„) 

ummkui (Ti) hutnila {.\r) wuim (T„'' i'/H/iK.,' 
- bini (Tj) 

kuarenu (S) kuareda (T,,) kuaiii (K.i ' 
vtkaJa (Kj) ■ 
bulsepi, sneda (T^) 
lata {T,-Ko) 
huamhutipi (M,) 
siri (K,) 
mauiumu (S) matsumu (T,) nuuumii (M,) faa- 

iimo i^.j) emofobo (\) 
mixu (Kj) enixu (Kj) cf. ame 
eft'toi (Ar) 
rpire (K.j) iw (T„) 
iiii' (Ar) • 
f.nosa (Ti) 
ita»i (Ti) 

inuay (T,) amw; (T„) 
rkatibuti (Kj) 
lihurukut (Kj) a/»V« {T„) 
*ii^a ((K.;) jrnAuai-a (T,.) 
an la mi (M,) 
xilda-miiU (K,) 
a-mi-sai piabt (T^) 
ain-hani-mi (M.;) 
tti-hkanai-mi (K,) 
fii-ffu' bani-me (T.^) 
cje-baani-t^o-mi (A,) 
Wte (Ar) 

*ieJa (K,) ,cf. penser: 
ikie-habt (K.) 

'mi-miinij me-tramhaxda (M.,) 
[miH-yana^ iku-babe (K,) ^cf., savoir 
[iniku-mimi'- ema-bahe (T3) cf. savoir 
bae-to-iku (k.) 

'na-mimi\ ma mr-lrambaxda (M») 
bat-ko-ikit tniki-yana^ (K,) 
hue-mabt-tma [mikU-mimi fT,) 



130 



SOCltrfi DKS AMfiBHiANIRTtS DE PARIS 



coniiiince : 

avoir condonce [confiar] 

conte 
corbeille 

ciirps 



colun 



cou 

coucher {acostar) 
se coucher 
coude 



court 
cbiiteau 
jf veux uii couteuuj 



couverture 

couvrir 
CTL-er : 
qui crea 



le ciel et la 



terre '. 
Dieu !c 



croilirf 
;.c|'Ocodiir ia^arto de a^ua'-. 
la^arto pmiado 
Uu_'ar!o gn:- 
(.'[■nire 



henekoe.{\ir^) 

anapaxidaxu (Ko) 

ku&tiabihi [\\:^ 

pitUbi (C) 

sututti (Ko) 

edmi (M,)mw» (Tj [cf. viande] 

tkuita [?^K.^K,) ekita (VT,-TJ ekuita (A) 

ekoita (Ki) [cf. hommej 
huapesa (Tg) guapcsa (Tg) huapis (T;) wuapHK 

(Ar) wuapi, htiapi (Ti) huapihi (C) 
etipl (Mi) W//W' (Tj) c(i>/w' {Sycpiti (K^) 
ewAxa (Tg) 
xaradiru'kue (KJ 
xaraiof (KJ 
^itfid (Ar)^<^/j« (Tg) 
isurumumu (K.>) 
ikuahi-kuahi (Ar) 

vandrundru (M,) xiidtidu (T^) xududu (Tj.) 
taxaxa (K^) ttagaxakut (K4) 
gunadama (K,J /it^ (Kj) yiwiw (T^) 
i«//7o (M,) AkhVo (K..) 
kuciTo [me-lrulambaxda] (M^) 

ibMf/ro \kiema-rsalda] (T.,) 
ttio^fl (T.) »;a_)'tfl (Kj) 
(jaffjfl (T.) apupaisa (K.^i 

a/ji«j /;a(fl ly embakuepaca euguaxuba] (M.) 

aiyani ebakitcpaca] altaida \ye yeaguatiel] {TJ 

ekaxda Dhs . tahata (M.^) 

)'U5;j )'fl; attasda (T.^) 
fflriKtf (K.,) hialiw (T:,) etsiatsia, tsialsia [1j 

xexaxe (M,; [cf, pleurfjri 
emayepei (Ti,, (ii7ri7 {T,j cwmu (K^j 
malusa (T-j 
/)//uJ» (Tj) "^ 

vanakuapa iT, ) 

cxcne/^jc (K;; fXi"Hf (Kj) xci, A^i/>w (Tj^) 
ffM-XU {S] 
eiidada (T,;) I cf jainbc 



LA FAMILLK l.iNGllSTlgUK TAKANA 



l.'tl 



cul iiiivesa (Ar-Ti) ^ 

emulu, dm (T„) 
danser kasamiti (K,,) 

iiritiri (M|-'l"|j-T.;) tmiliriliri {'!';) liri-liri (K3) 
. ewanuhanahy (Ar) 
de I'a, iunu (Kj) xa (K,) su (T,.) 

d^fequer dumi (K.;) [cf. tnerde' 

seea (Ti) 
je veux defequer domika hiiyi (K,! 

deja 5a) ainwia (K._>) ai«t'«a(Iv.|) 

fc. i«tt, &» (T,;) 
delivrer : 

delivre-nous I , mrekiAuti-hu (K^) 

demain uenau (A) 

mailapuila (Tj) ^cf. liier, 

nK/odia (Iv-Kj «m^/« (Ar) maila (M,) md^i/a 
(Tg) »M,-/a (T,) 
fj'rraij demaiii mai(a imt-puli ipu] (Mj) 

mrtaulya [kua-ya\ (K,) 

muelaio [ema-pdpuli] (T.,) 

rt« (Ivi-T,) ecu (S) «.! (T,) ^« (TJ /j^ (Ti) «« 
(Ar) cil (C) flte<T,) jlrif (M|) iln (T,) - 

AiA (M,,) isc (Ar-Ti) 

SM« (Ti) JU/& (T^) 

hilsake (Kj hite (K-j-TJ 

ijaia (S) ixaua (K.,) ica^ua (T^) i-aAia (<i) 

alhahuahua (K.,) 

karanafnta (K.,) 

mani-iidui'a ^K[) 

«<«/;;i(T,-A-A|)&J»£( (K,,-K,,) friiri(Si 

/laia *ua<ia (A) 

A'u/i mara fdut:[i A; 

z^e/( mara edutz} ^A) 

iaM /5W/H (A) 

axcw &iM/<i (A) 

;^i(j edut:^i, :^la lata \.\} 



dent 

dent incisive 

Dernmlomya sp '. 

descendre 

diable 

diable semblable k un 

homme 
diable m^chunt semblable 

a un homme 
le diable du caoutchouc 
Dieu 

dieu createur 
dieu du temps 
dieu du soleil et de I'annee 
dieu jaguar 
dieu de la sante 
dieu du inais 



1, C'est la larve d'uiu' gmiide nuiiiclie ; iuliu =i gii 



i;u 



!iiM:iArt: dks amkiiicamstks i>k p.iris 



(lieu du feu 


kuati edul^i (A) , 


dieu des maisons 


etesi edut^i (A) 


dieu des javalies 


ilari edutxi (A) , 


dieuquiprotigedescalmans <rf«>^i yama lAfl^Mjf/'ij (A) , 


dieu de la mort 


kapuari (A) 


autre divinite 


karariahua (A) 


'v a-t-ilj un Dieu ? 


lani] lata Dios (Mj) 




ania] Dios (K,) 




,agua] yusu [iani] (T3) 


[oil est] Dieu? 


[fn'a^u muni rani] lata Dins (Mj) 




Mpia] yusu^[iam] (Tj) 


Dieu ^esl au cielj 


Dios [am embakuepaia-xdul (Mj) 




ebakuepala-su earn (T,) 


Dieu le crea] 


tJtaxda] Dios [tahata] (M,) 




yusu '\ya atlaidia] (T3) 


[j aimej Dieu 


[me xaimuntmbaxda] Dios (iA^) 




[eamamu] yusu [eyubama] (Tj) 


[j'irai au cielj avec Dieu 


[ema me-puli-epu mhakuepaia-xdu] Dios-nexe ( M,) 




[tmamu thakuepata-su epuli] yusu-m/ (T.,) 


dire 


a<Ua(V^)epu[\)kutgakt(K^) 


<(ue dis-lu ? 


niempaya (Ar) 




■aile-mi kuesrda-tiiu (Mj} , 




exebuii xua (K|-K() 




liiia mi-epuani (Tj) 


doigl 


eimlukusapara (K,) emttixa (M,) enutsaxa (7^) 




tmdsUi (Ar) tmie (S) emme (T,) ^a (Tj) 




fcfl/<I (T;) 




:y (Ti) 


pouce 


ima-aitti (To) eme^uxa (M,] 


donner 


<M (T,-lVKj) <ia»M (M,) /M-fc (KJ ,. 


donne-moi I 


&mii (Ar) ' — 


dormir 


'Jauvi (T,) taui-laui (Ti) Ww (K,) /iiW (M,-Tj- 

T ■! 




usaU, usiki (Ar) 


doux idttke) 


vilame (S) 




fuaxixya (Kj) Wffliii /«wa (K,) ,,_ 


cinux iiliavt 


adehacu (Kj) elutsada, musada (T^) . 


du [dil] 


i« (K,) 


cau 


Ma (K,-K.;-T„-K() Aii, Jml (Ar) ;««, Jna (Ti) 




;a(rai' (T,) mAui (T,) ydui (T,) mm (Tj-TJ edve 




(T,)fttM(A) raw (S) vilH' (M,-M3)xi<Ai- (M,) 



LA FAMII.U: UNGllSTIyUR TAK^NA 



133 



t'clair 




xilixili (M,) 
tserulsaru (T^-T,;) 
ilapa (S). " ■ 
pupipupia (K,) 




ecorce 




emhili (M,) ebili (K,) tvili (Tj) biti (T;) 


(iH- 


&rire 




t«inif>«~(K,-K() 




^gar^ : 




■■= i' - ■ " 




je suis ^arte 


dans la foret 


" ema inapeviema aoiate f^eio (A,) 




e^aver (akgrai 


r) ■ ■ 


mekabaxeti (Kj) 




emplir 




xekesiaktu (K^),exeltuuxu [K.^) sexta (T„) 




enfaot 




exandna (M,) kanane-iidi |T„) [cf. garfoni 
tM>akui(lt) [cf. fiU] 




eiifer 


_ 


iyavaya eliki, linibuxu [K,^) ixamaelliii (^\.;' 




ennemi 




makei (Kj-K,) 




enseigner 




habe-kiia (T,") 
bavi-tia (K,) 




entendre 




(iaiatfla (Ar) yabaxa il',,] 
ixakakixu (K-j) 




entrer : 




;■• 




^les Guarayo 


sont enlres 


i ■ 




-dans mon ^ 


i-iHage] 


guarayos' buitassHsia kima-eUbi, (A,) 




^pine 




ajbiJu (Ar) fliuiVa (Ti) alHisa (A) afaii><» 


(K, 



Spouse 
mun Spouse 
estomac 



estomac plein 
^teindre 

^lernuemeDt 

^toiie 



K,) akila (Tg) akiJa (T,) . 
iinam (Ar-Ti) 

rave, tuatu (K.,) euani (TiJ thudni (K,) 
ki-evam (M,) 
ktma-eiudni (T.) 
inrti (Ti) 
arasaka (K.,) 
adc (Tg) fcf. ventre] 

rnosuffiD (T,) maeiumu ktialsa (T,-) cf. e<Eurj 
Smvi-io (Ti) 
likua-eve (K4) /itua (K.j) 
Imdiu (Tg) 
ia«i (Ar) en« (K,) 

"■«" (Te) 

buandvi (M,) buanavi (M.,) iii'anabi (S) 

«(« (Ar-Ti) 

alltixai {Tj) elubay (TJ rfuxai (T5-A)*riij:fl/ (T., 

/mruri (ICj-K,) piixaxi (K,-K,) /wrar/ iK,,) ■ 



i:U 



H.Vf.Tt 1>BS AMKBlKASlslFrs 1iR: PARIS 



"oiiest-il? . , ; fla« (K5I 'V- _ ' 

oil *l''i)ieM ? pia'uniuiti itiiir •lata _Dior iM.,) 

■ _ ' ■' kiefiia yiisu'^iani i'i' ,1' 

, Dieu est nu cii'l' \Dios\eani emhakuepaca-\iiii (M..) 

' ebalmepiuu-sn ffliii ( I',,) 

■ji- SU15 ijcT' -. , i-ma (K) tkia [M.."! 

■ i'et.ils ijrr' , ftna'inu cpiiufnane {\) . 

je suis ici l«/(ir,l- f»;fl .TlVj/l (A)' _ .' 

\'(-Ui\s ■esliir) ■■ can/ j/iaw (A) (7H<ij;i(7J-K,;) \ 

j,' fus :,-i/rtri- . . m«/.vK (a; anif/Hf (K,j 

qu'il soil ici! ((•s/rt/j xilyii l>a aiii. duvi pa ani i\) . 

li j'eussc iH-ii 'cV/jri anirrrcpti (\) 
puiss('-jp nvoif ele ici . if 



tart 



act? 



ui/u amrere kiiala (A) 



ctiinl inni ici o7ari lUiVc eniaianiu [.\) 



ebu-lsekwi |lv,) «m/i« (M,) /mAa (T.,) ibliii{i)bu. 
' _.-...... _ ehii :Tj ' '^ " 

/hieiki (K-j) . __ 

se fiicher kavaitiya (V-;] - . 

diiitiiiii (T,.) ^ ■ . ■ 

faim arakara IK.,) • ; 

kuvi-mami (Ti) [cf. eslomac ; 

a,ie-mamf ex,) ede-nianu, eiiiadiaxa, Jiadiaxa 
t |T|,) cf. oslomac, vicntre :. 

fuire aha (K,) Ita IT^) alam,aha,'a!i, puiT,^ , 

((lie lais-tu ? , ai-mi-xuya (K;) ■ ■", -. 

r.irinc lie iiiais emihdku (K;i) \ 

euln, exutu iT,j) 
fcmellp cinani (Ti) ' , 

fcmine , cimni {,\r-'X'\) cinini [C) 

an« (M|-\i,) a«M (S-G) <Jm) (T.) 
aptt/ia |T,\ 'puna (T^) epp'bia CTi'iepiina (T,,- 
K,-K,-A)'' ■' • _ ', 

(le la fenjme" tmain-ha (C) 

fenet're kuexixi (Kj) [of. vent, air] 

Tcr w)ro/£-(K,.) 

, ■ ptaina (M,) ■• 

fcrmcr. uri-kue iK^) pctie (VJ) Uri (Ti ,)' 



FAMH.I.E I.lNC.UIsrlQL'K TJKAM 



I :io 



r 



feu - ftiki (K,-K,;.K4: 

ci (Ar) . .• ■ 
, ' knhuoli (^i,) iuau (Mr^rS-^r l'"'>l.' ■'^r'^'' 

, • kiSi (Ar-Ti-'lVi's) kuali-iiueiia (A) o/;v ' 

(T,) i-ua//*-Oa)«/a,'ivia//-/'»cOfl ;T,j cf. hois iii, 

■ « brulep] 

feuille * , ■ akHihr]aki{T\akuixakiiK,; cf. .-^rliri', Imis 

ekena (M,i eyna (T,) eiiw ;T|-lVi 
(il ■ . editki ; K.,) 

mahi !'Ar) mahi (Ti) maa.ii ('1^ "'fl'"' '''ij 
fille < ekaki-epuna (T.l ebakua-cpuim (R.-Kri ebakii-tpu- 

,ja (A) ln';bdkua-pumi (M,; tbakvna 'K.' 
ma fille , oni-hakiia-piina (T,) ki-emltdkua '.M| 

fille. (oppose a garvon) ' puna-ve fM,) <•/)««" (TJ epunavt ;T., 
,.^ii(u (Tj) /)«//« (Tj) 

ehakuna K.-K.,) ebatiakua \) 
fils eAoina [K,;-Ki-T,.) 'H/M<-»a iM:ij frai-Ho G; 

CTia,(A) 
du fils' ebakua-.xa (K,! 

mon fils " ki-'em-biikua .M,^ kema-fiii-bami [T.) 

fils du chef c f/i/f (vl ^ 

(in . atnevaico \\'^) inaruma ( K..) 

finir ' ' * liria, lire iK.,] lirin-ke, liriii-kiif.iilil'n-kue, lil ii- 

'kM(K.) 

ape. pupe (TJ 
flectie /iiOfl (M,) pi'ia (T.,-lVT;-T,-'r,,i /);a lK.,-A|) 

(■»i«, ™(?j (Ar) draAi. f///fs (Ti) cwii'j/ (C) 
fieclie k poinle de ranfl 

brava salt (Ar) /ja(i ■ (T,,'i • 

fleche i poinle de bois de 

palmier pia (ArJ 

ligature. de la fleche mahi (Arj , cf. fil 

talon de la fleche ^atci (Ar) 

empennure eiaia (Ar) 

biiis ichonla] de la fleche kuaio (Ar) 
bois [gyturium) de la fleche ^^j^ (Arl 
[j'ai tu6 un jaguar] avec [etne mamanuemia imba\ pixda-nexe (M,,) 

la fl*!che pisa-nee \ihba manoanu-xixi] (T;,) 

fleur jaija (K.,) Saia (T,;) 

lerena (T,) 

). Ce mot semble Stre line erreur. \ 

2, Flecha dt lacuAra. . 



136 SOOitT* DKS AM^mCANISTO DE PABIS 

foie etdkua (Ar) elahia, xalakua (T„) 

fort ' kasada (K.,-Kj) 

tuidda (TJ UueJa (TJ tuhme (G) 

trelremi (M,) 
fournii (esp. del lepatse (K-.) («*" (T.) 

(Esnion sp.i mai'iia (Al 

fourmilior a«a (M,) 

guarayo, veisana (T,.* 
fuurniilit're pukikini (K..) 

fn'Te i'jf«iK (K,,) 

ffMfna ( Ar) 

^att ^Al *an (K;( 

uji (Iv.,) uit^fkiia ! Al 

lt)!lIO |T;'| 

Trrre aine nsi t,T,,i 

cadet Oa« iT,. i 

moil fri're aine Mri ')A^^ \ 

keim-imhi 'T, ; 
moil fn'Tft .fadet antri ^^M,) 

ktma-koti I.T,, r 
froiil hruada (T.,) hada (K.;-K() 

kiawne (Ar) tin«ii»io (M,) binahim, btnaJa, 
finada (T,/ 
a\oir frold ekini (Ar) 

inRavfU (Ti) 
j'ai froid ifldaW/j (^Kj) 

fronde /iVi'i/i (T;) viuviu (R,) 

troni «fe/i (K.;) 

ebauva (Ar) ipauva (Ti) . 

««fl(a (S) cmwui/a (M,) cina/i (T.,) entdla, ehia 

malhm l,T,j) 

fniil ^ ^ xaxa (T,,) 

ahii-kaka (K, i 



nif»s piireills out 
fuini--' 



fuillf !■ 



fui kima rdci-kiiana pnli-hiiatw ^A,i 

gitani (K-;i 

kuatiwoha, k&alhivha (Ti) 
«lia (Ar) 

hordu (T,) .vkJ« ('r|,1 
. hiilxi (An 
innaxnha ' K-.'t iiniasapn ( T,, ' 



^ 



LA KAHILLE I.IN6L'1ST|I,1LK TAKANA 



137 



fusaiole 
fuseau 

gai 

gar^oii 



{^enou 
glace 



gomme ^espece de) 
gorge 



goutter 



graisse 
prrand 



grande plage 

grand* mfere 

grand-pere 

se gratter 

gu^pe 

guerrier 

Gymrium saaluiroldi-s 

hamevon 

haut 
en haut 

herbe 



miisui (Ti) 
may (Ti) 

dada (K») taxaxa (T„) 
pureama {K^} 
beibixi (T,,) 

ebakuapi (K2-K,j eliaktiapiixi {K.) 
drexa-ve (M,) edeme (T.) 
kanane (T.,) 
toro (A) 

ekuibuSaSa (Ar) ekfiiyo (Ti) 
■ cmadaxa cua (T,,) 
eina [T^] 
hiy (K,) 
etikua (Ar) 
sramK (K,) 

CTiaa (T;) <na (Ar) ena (Ti) [cf. cou 
rt^i/w' (S) [cf. cou] 
nara, elsuixani (T,.) 
dudu (T,,) 
/w/a/fl (K-j) 

elseri (K.,) ?i<j' (Ar) ?/io (V,} 
arida (K.,-K.) aida (T„) ayda,pa aida [(,■} ayda 

(T„) " % 
haymi (M,) 
butsama (T„) 
imbihi hali (K.,) 

OTO fK() an« (K>-T„) [cf. feninie] 
*aA«(K,.-K.,-T,;)' 
eimviieuvi (.\r) 
Wya (M|) Wru (K.j) Wj iT,,) 
xamaxili-puxi (M,) kamakdiiaki (K,) 
Ai (Ti) rti«6« -fAri 
wio (K.,) 

/!«>■«« (Ti) «MAri (T,,) 
haroda ()\,^ bakibauda, bauda i'r„) 
ebarntke (K.^) bedkua (Ar) f^w^tc, ebakifsii 'T,, . 

evakue^ii (S) ebarogue (Kj) 
Mjfi (M,) 
nii/ja (T.^) nu/ia (K.,) [cf. prairie^ 

(JTCTK (Kj) 

narearao (K, ) 



138 SOCltrt DES AliiemCANISTES DE PARIS 



hier bieharfpa (Ko) 

siho (Ar) 
hantra (M,) . 

miilapuica (T,) maita, maita puica (Tj) 
jmon pere est mort] hier baunra [amanu.ki-tata\ (M^), 
yahare tibeine ' maxu-cim (K,) 
. muela \kia lata mama] puici (Tj) 
homme ndrisa (M3) drixa (M,) dexa (A-K^-Kj-Tj) 

dexa (Tj) deka (K.,-Kj) deha (T,-T|) iya (Ar) 
dexa (G) 
rcanji (S) r'eanei (G) 
fiaiVa (A) [ef. corps] 



de rhomme 






dexi-ha (C) 


honte 






visaia (K,) visu (K^) Indu, bidu-lada (Tj) 


ici 






reua (Kj) reva (Kj) 

iefiu (M,) 

upifa (T,) «/xa (T„) 


il y en a ici 






ania drihua (K3) 


idiome 






^■ana (Kj) 
mimi (Tj) 


ton idiome 






mi-ii-yana (Kj) 


■je comprends] ton.: 


idiome 


mi-mimi [me-trambaxda] (M^) 








mi-ki~yana [i-kif-babe] {K,} 








mi-kie-mimi [ema-babe] {T3) 


[je ne comprends 


pa 


is] ton 


mi-mimi [nia mt-lrambaxda] (M,) 



idiome [bae-ko-ihe] mi-ki-yana (K,) 

i bue-mabe-itiia] mUtu-mimi (T3) 
il, elle /ara (K4-K2) Wra (Kj) /(«da {T,-T,) (wie (M,) 

/Kff (M|) 

xuma (A) yutnekie (K,) 

.« (T3) 

W^ (M3) 

midia ? (K,) 
ile ilipupu (M|) fdapupu- (T,) afiiAi; (Tj) 

ils, elles /BMaw (M,) liim (K,-M.,) tueda-kuana (T,) 

lura-kuana (K,-Kj) 

xutna-kuanaxa (A) 

iiu-kuana (Tj) itiykuana (T,) 
deux iiima-kuana-xikie (K,) 

1. (i;«ii(ii = vile (Tb). 

2. edapuxu, tdapufm n bouquet d'arbres (Tu). 



jaguar 

[j'ai lue] un 
la, flechc] 
jamais 



jambe 



jaune 



. 139 

ibd (T,) 



jaguar 



de moi 
^ moi 
pour nioi 
avec moi 
c'est moi 
ce n'est pas 
jeune 



jour 

jupe courte 



Inc 

Itkcher iaft 
hit 

langue 



LA FAMILLE l-INGl ISTIQIE TAKAfi* 

imha (Ml) '«/» \^3^ '**" (^3) <*« (1" 
.,7;a(T„-K.;) ^Aa{T,) fa{K,) 

[avec etm mamaniamia] imba [pixda-ntxe ^ (Mj) 
' pisa-ntt\ ibha [mamame-xixi] (T,) 
ayxamakuita, ayxama (K.j) aixama (Kj) 
nikietsunu (Tj) mikuala (A) nikUtstmu hiamt (T,,) 
cxefupokuftna (Kji 
crmtiimare (K,j 
ttidida (l.,] itidada (T,) etidada (T,i J/i^ai/a 

(T;) AiK (Ti) (ia (M,) <//a (T,) riaa (S) 

d<.'(TJ 

liahuami (M,) 

/ynw (T,l fiiiinfl (Tj) 

sanasana (T^) 

;ii)7m,^mr {T.j) eama (T.,) yama (A) «na (T,,) 

ama {T,-Tg) hu (M,) /ma (M,; erne (M^) 
rto (Ti) >atia (K,) ikie (K,) ife, liiV era (KJ 

era (K.,) 
iiVma (f.-A) (kiu, ekikia (K,) ««, tkikia (KJ 
rma (T,-A) ;)V*.-i<a (K,) ikt (KJ 
hema-puxi (T^) kima-puy (A) «ii«-iJK (K.2-Ki) 
' ema-tiexc (T,) rma-nae (A) ekia-tsm (K.,-K('; 

ma-fe/x (M,) 

irjMiM* (M|) aicaisf (To) jcf. Rai^orii 

nanada (Kj) 

rtic ^/»arf (K^) 

letaia (K,) vekada (K.) 

(r/« (M|) (ri«(T,) iine (K,-S-G1 ;cmf (TJ 
des femmt's edumay (A,) 

r«« (K.,) — 

icMu (M|) 

rupia, dapiavi 'T.,) ^M/n'a, (fa/ua (T„) 

/y7 (K,)/.a<(M,-T,)/«v(T„l ', 

aibi-hiire (S) 
or) inaxttka-kiit (K;) akakasa. opai (K.,; /u/a lT,,'i 

ado (K5) 

pasana (T,) 

rana, ftina (Ar) oiwa (M|-T,-G) fjna (Ti-T-T,) 
eana (S-T,j) 

<;«(!« (M.,) fcf. os] 



no 



SOCICT^'DES AMtRIOtNISTES DE PARIS 



se laver 


eSami sekuali (Ar) 


lentement 


intmela(K^^K^) nimr sttida {^^ 


plus lentement 


inime dttxi {Ki) 


lettre 


tveneke (Kj) 


leur (pronom) 


Uu-htanasa (Tj) 




xuma-kuanaxa emetse (A) yuiim-kmm-xikie 




(K,) 


se lever 


niti (M|) enutsinexmelsi (T.,) neliiaraHoe (K,,) 


hvre 


(niba (Ar) [of. bouche] 




ekuaia-huM (S) [cf. bouche] 




rfefeTO ■ , 


lire 


kiriaka hisada (KJ 


lit 


arakue (Kj) 




(•/flM« (K.,) tabtxude (TJ 


loin 


huaOumi (M,) 




«Wa (Tj) uMto (T;) hWo, «(W« (TJ 


long 


xunoda (K,) 




Afli«i.(TJ_ 


louer [alabar) 


atsatigiie (KJ 




i«r«*fl/( (K,) 


lumiere 


t«Wa (K,-Ki) 




idetti kuare, kaitera (T„) 


lune 


*fl«jn (Mo) banH (M,) te/A' (K,-K,-Ti,) 




hadili (T,) Wi (T-A-K.) Wrfi (T,) bari 




{S)badi{\) 




bemkce (KJ 


main 


eme-luku (K^-K,) emme (T,) onj (Ar) ima 




(Mj) fl»wt (T,) dme (T,) emc (M,-T,-A) emi 




(S) emi (Ti) Am (T„) 


maintenant 


■ iakua{V.^)ihakua(Vu,) 








eavtaa, xeave, xecvevt \i^) 


mais 


exike (K,) ixiki (K,) mfe (K,) irii'^ (T,) W« 




(T3) dtiia (T,) A« (T5-TJ «« (M,) isyihe 




(M3) hVii (Ti) iiU (Ar) j(« (M,) /(/^ (C) 




^« (A) 


maison 


rtare (K„-KJ cttare (K,j) rtai (A-M,) rta« (M,) 




elae (S) rii (Ti) exiex (T.,j f//« (t,) «<• (T,) 




_^'ij»)rA-^-) 




sipo (Ar) 


grande maison 


etai-aymi (M3) 


petite maison 


Itai-nani (Mj) 



LA FAUILLE LINGUIBTIQUK TAKAKA 



141 



[vaj a Ui iiiaisun [et 
viens vile !] 



mal 
malade 

mile 

numeloD 

manger 



maDioc 

marcher 

marcbons I 
mari 

mon mari 
matio 

Ije suis allej ce matin 

mauvaia 

mensoDge 
menlir 



xuyu-xe pueyu-xt lamu henamme (Mj) 

miUt-ttare {diru-lme, viduda tti-kui] (K,) 

mikU-aie-m [puti-kU, xasiapa-puida-li-kie] (T,) 

Uama (Kj-K,) [cf. mauvais] 

madadave (T,) masadavt (A) [cf. manvais] 

duUUm. (Ar) 

B^rfnAi, Uma-neda (T,) luda, tudaxi (T„) 

naxiiya (Kj) 

pulai-mme (T,) 

deka (K,) J^xa (TJ 

sukusuku (Ti) 

soio (Ar) 

ulsmiitu (K,) K/jii^ (Tb;i 

konu-kome (Ti) 

ajfl (Kj) 

tdpi-iipi, iipi'Mpi(Kr) 

latiia (M,) 

tJuuiM (Tj) liwiitti, <iia (Tj) 

arahie (K|) 

ih- (Ar-Ti) Ab' (Ti) di (C) 

jtiuife (A-T,) kuavc (K,-K,) hwi-; (T,) 

*»«,; (T,) kdhue (M,) 
dfihu/ (K,) areasi (Tj) <u»fe, aixastiakuita (Kj) 

d6< (M,) (U«, epummcii (T„) 
wd-puti (Tg) 

MW, <!«»« (K,) MW (Tj) aw (Kj) 
fa'-afw (M|) kema-yivi (Tj) 
mi><a (M,) malaiu (Tj) [cf. demain] 
apuapu (K,) a/m-daya (T^) 
[na-putut] bdriiixdu (M,) afmtdaya [Iku-kua-ya]^ 

(K,) aputdayo [da etna putia] (T,) 
iikma (K,) xuiamo (K() 
nuidadau (T,) maddda (T,) madada, nimentadada 

(Tj) mastdra (Ar) »wud (M,) mw^a (G) 
puiaptUa (K,) ./>iuiV> (K^) 
Wu *ite (T„) 

pusiaxu (K^) * 

Ml«a (M,) [«fr4aflgue, idiome] 
hidumimi (Tj-T^) [cf. idiome] 



142 



SVCltri. UKS AMERICANISTES DE PAHIS 



merde 



mdre 



nia mere 

metal 

miel 

mien 

miroir 
moins 



mau-badi (A) 



more 

mots commen<;ant le 12 
juillet 1885 
.. le 10 aout pitsi-badi (A) 

aulres noms de mois bakua-badi (AJ 

tamani-badi (A) 
abdkua-badi (A) 
bakuapa-hadi (A) 
mato-badi (A) 
pixia-badi (A) 
sisama-badi (A) 
ata-taneti-badi (A) 
tiai-badi (A) 
pusa-badi (A) 

niois supplemenLaire ajoule 
tous lep trois ons 
moUusques : 

anodonte 

Helix sp, 

nion 

monde 

mould j^'nt' 



dumi (Ko-T^j '■' 

puikani (Ar) 

ktiaku (K^) 'ekuake (Kj) kmhd (K^) kuaba (Kj) , 
huara (T^) ^uara (T^) kiia (S) iwi (M^) 
• uaua-di (A) jbua (G) 
nan (Ar) 

ketna-kudra (To) jb'-;t«fl (M,) 
budrtiso {^r) fcf. or] 
^ufljra (K.^) uva^a-ma (Sj guasma (T^) 

^ma (T4) jbWftd CTW/i« (A) 

HatoiamatiH (Ti) 

tfmdit^ (Kj) ininugupixi {K^) 

pitive (T j 

Wi {K2) WW (S) badi (Tfi) [cf. lunc] 



uipa-badi (A 



Ti) 



inonlcr 
iiiort, defuiit 



viyavayii 

kuehe iM:,i 

ria yava \ \\ , } 

tiabaru (Ko) 

emina (M,) rwa/^i (T.,-T,,j 

jf/ra^iK.^i ^'(ra (K.) isuati (T,;) 

manti-.xixi (M,) ma«K-AJAV (G-T, 

'An einaxu ( K„i 



1|J tnan"^~hi 

iimanu {'\\). eman" 



LA FAUIIXe LINGUIsriQLE TAKANA 



143 



moudre • 

mouill^ 

mourir 

[mon p^re] est mort [hi^r] 

mousLique 



few (M,) 
vtrevere (Tj-Tj) 

trabida (T,) 

maxu (K]) manu (T^) maxoya {K^) 
\baunra]amanu [ki-tata]{M2)[muelaliialata] ma- 
ttoa [puiid] (Tj) [yaban libdtu] maxu-iitu (K,) 
ijodi (Kj) sani (Tj) 
dri {M,) di{T,) 
"««(Tb) 



naitre 


kuinava (KJ kumara(Kj) k 


laina (TJ 


oaxi^er 


ianmatU (K^) 




D^cessaire : 






il est D^cessaire 


totttc "buatadui (K,) 




nez 


;i!««-dm(T,)«,-^ftn(Tj)A«ii(Ti)4i»<,(Ti-M3)*ii«|-, 


- 


aim (Ar)- jaw (T,) Ivi 
(K,) ehi. Mam (TJ 


■(M,-T,.)«i- (S) <« 


noir 


tseve-da (K^) stbi-mi (M,) deve-na (T,-TJ 




eiUru (S) (cf. bois] 




noix du Par^ 


miiki (K3) fcf. amande] 




nom 


emUni (M,) e^m (Tj-Tj) »am (G) 




baiani (K,) iojbm, ebakani 


(K.) 


au nom {en el nombre) 


ebakani-xu (K,) 




nombril 


;5«n (IC,) jw (Ti) Isuxu-mutu (TJ 


noD 


aixiama (K,) ayxama (K.^) 


1 aymavt (TJ a^wia 




(Tj) mjwufl (T,) maa^ 


(T,) ™i« (M.-TJ 




www (Tg) mofe (M2-T3) 






cauma (Ar-Ti) cama (C) 




nAlre (pronom) 


ekuanakikie (Ko-KJ 
ekuadaxa emitse (A) 
ekuanasa (T,) 










elsea-sa (duel) (T„). 




de nos 


ekuanaxa (KJ 




nourriture 


oiAub (Kj) rtjKfa (K.,-K,) 
.««a (T.-A-Mj-TJ 






earakU (K,) earakie (K,J 


^ 




etemixi (T,J 






konU'kome (Ti) 






capi'tapi (Ar) ^cf. niangerj 




nous 


(fiuawa (Tj-Ti-Tj-Kj-Kj) ei«a<ia (Aj atamaiM,) 




efcmri (M.,) 






f/iM (duel) (To-Tj) 





Hi 



sucieie bi;!< am£hicam8tk8 ue vakis 



lit' nous 


dtiianasa (V^) ekuanaxa (K,) ekuadaxa (Aj 




ekuenaxa (K.) 


H nous 


ekuaiw (T,) ekuanara (K„-K,) ahuiBfl (A) 


pour nous 


ekuamua^puxi {Tj,) ekiiam-ixu (K.J-K,) ehuadaxar 




puy[\) 


nvec nous 


ekuana-nexe (Tj) ekiiatia-lstve (K.;-K() ekuaiia- 




Am(A) ■ 


nua}^e 


puxt (K,) 




M (Ti) 




budu (T„) 




ebakaai (K,) cf. nom. 


nuit 


»j«;j/!k (S) fiK(a (Ko-K,) /(3a (T.,) 4u^ (TJ 




apu«U{U,} • 


obscur 


a/iui/>u (K,) n/wKii (T„) apfxime (S) fcf. nuit. 




matin] 




Uixida (T„) 


Ochroma fiiscttloiia 


Mo« (Ti) 




biidi ^T; 




/w'Aa (T,,) 


ndonin't 


guanipuimt (S) /luiii (T,,) 


chose Ires odoriiule 


guammtda (To) 


ueil 


elii-drindru (T,,) eta-iundru (M,) elua-iiiru (S) 




Aa-tfiir« (Mj) ^a/wta (K,) <fto/a (Ar-Ti) to* 




(Ti) rtfaa (T,) rti«, /■» (T,) ;/<w (Tg) ;to (T,) 


(tuf 


to, (M,-T,) cxa (T„) ah> (K.,) 


ii'uf de lortue 


<ii//ia (K.,) 



ii'uf de lortue 


dallktt (K.,) 


il n'y a pas d'lL'ufs cfe lor- 




tue 


ayhinia dalika (K,) 


oiseau 


«^/i (K.,) opalivivi (K.) 




(ian (T,)" d,-a {T,-T„) 




buni (S) Wni (M,) [cf. perdrix] 


poule 


bttdlipa (M3) gttaripa (T^J 




(aiurt (K,y 


Pcntlopc sp. 


/WIM (Ti) 




«fe (Ti) 




tad; (T,) /«{,/ (K,l 


ai(^le lespt'Ce d') 


cuvi (A) 


loTO firw 


xurakua (T,,) 




i«^/M (A). 


pava pintada 


iii/^a (Kj) <<iiwin/< (TJ 



LA FAHILLI UiiaUIIITIQIJE TACAHA 



US 



perdrix 


Um{Kt)lmm{KrT,) L 


bocco, paazi {Crax »p.) 


turni (Ar-Ti) Omi (Ti) bmtiH (T,) 




"-A"-™ 


arara [M^cracerau macao) 


htahuimye (Ti) , 




«««(Ki) 


canard 


x»»&«(K.)«»(T,)»«.-(M,) 


# 


sit (Ti) [ef. poisaoDJ 


hato 


ai«MM(K,) 


sutcba 


hiinam (K,) 


cabeta stca 


Ultima (V^) 


gpatule {PlauUa) 


mapuiiri (K,) 


ombre 


.^-(K.) 




/flW^TO 


oncle 


xi«« (A) iuhi (Kj-K,), 


oncle (frire du pin) 


tataive, tauUU (T^) 


obcle ( frere de b mere) 


"""(T,).; 


oDf^e 


oiK/iA' (M,) imalUi (T,) mmaUri (T,) «i»- 




™r« (K,) . 


oQgle de la main . 


tm&i'Jr (Ar) imetiH (T,) onemlt (T„) imdtii (Ti) 


oag\e dtt pied 


/ibiMii^ (Ar) flMtfi' meliiii (T,) evalri-tiH (M,) 




A«fl*u(Ti) 


or 


iipirolikiiUdti (K,) 




/»«Sr4w (Ar) [cf. miUl] 


oreille 


iiahubutM (M,) ei»bAu (M,) ^foM (Ar) dU< 




(Ar-Ti) itoi (Ti) tiH (C) ur/uta (K,) ilaia (T,) 




ei/axfl (T,) cuiojca (T,) lyraha (T,) 


orl,eil 


ehttuii-sisi (Ar) 




eltuatri-rilTana (T.) 


OS 


</«« (Kj-T,) </ri (M|) <»ri»(T5) [cf. langue] 


oil 


UCXtt (K,) UCO (K,) A^tKttO. fa^, itf^. 




kuda (Tj) 


oil (vas-tuj? 


piaxrfii [mi-/)ii/ij (Mj) 




rekit imi-kua-ya] (K,) 




«<-[mi-fci-jij], OK>-[ini-i<«i-^] (K() 




kiel>ia [mi-ndae putt I (T3) 




ka-fiuli Isotini {\,) 


06 e»l-il ? 


aare (K,) 


oil [e»l DienJ ? 


^^n wufli eani tala Das (M„) 




ib'i^ ytuu iam] (T,l 



Soei^te t/u Aimdric»nUl9t d*" Paris. 



146 



palmier paiauu (CEnocarpus 

. Bataua) 
par 

pardonner 

parent 

mes parents [se sont en- 

fuisj 
parler 



parole 

passer ^ 

je vais Ktsser 
palate dofvce 



pauvre 

peau 
pccari 

peche 
penis 



SOCI^t l>E» AMtRICAfilSTES DE PARIS ^ ^^ 

$xee (K2> hibi (Mo-K,-KJ hehe (1^] /^, i (Ar)' e 
^ ihe (T2) eht (TJ ee (T.faa (T.) u (M,) ei (C) 
e&ni (1-i) i&ni (t^) ini, in[h)i (Ti) 
^ dia, edia,.etsekeiiia{1%) 

pakacagui {K^) pakaka (I^ ■ 

maw (A) maxtt {\i) « % ' . 

ademf, ilake [K^) adeiM" K,) 

piilsii, bittsti, xepuili {T|f^ 

nerekahake (Kjj* 

icenuba (T,) <* „ 

(i«fl,(K,2) ediu, ala (T,,) 

kima^idoi-kuamiiputi-buanal{A,) 

mimi (M|-^.J »(i(jils(T|j) 

ana - K.,) * 

iisa (T.J kisaralige (Kj) „ 

I'ana (Kj) laiia fK.,) 

TifiirtSL(jfe(K,,) 

kanukaxi (Kj) ° " 

^ kttK (Ti) .. * ^ 

Arariri (T,.) 

nerekatla (K-j-K,) 

icenuda (T„) * 

fW//i (T,) cw« (K._,) jcf. ,^corce1 „ * 

wuaifkera (T^) wualfjunt (T-) guabukere ('t^i 
guaburu (K,) «^ (Ti) 

(«6j (Kj) iHffl (G-K,-T,i) 

/>(J«i, />«! (Ar) 



peiiscr 

[HTche {ioEil on se sert pour 
le passage des rapides 
eii radeau 



I 111 [HTC 



hl-si, bessi i Tii 
ti (TJ 

edeba (K.2-Kj'i 
tupuaya (KJ 



cf. conij)rendi"e I /)j/»rt (Tj-A r 



aio (Ti) 

lata (S-G-T,-K,) laladi i \) lata, elatake (K.,1 

papa (M:„i 

r^A'tta (S) 

nabtia Ar) /r ]n"onoi»oH en s(>urilaiit' 

ki-lalii l.\l|) retna-lata (T,,) 



LA rANILLK LI.NOUIS TIOtJE TAKAHA HI 



(T,) 



du pere 




tata-xa (K.,) 


mon pdre 


[est mort hier J 


[haiinra amanu] ki-lata (M.^) 
yahare. libeint maxii-iim (K,) 
[mueta] kia lata [mihoa puiia 


pet 




huU [Tx) kuihi (K.,) 


petit 




mmama (k.,) 
aiaaia (K^) 
halav&i (M,) 
cidi (T„) likli (T,) 



peu : , 

peu de plage 


riapu mil (K.,^ 


un peu : 




pousse un peu ! 


niy-lu iaktii ( K ,) 


peuple 


driani^kuana (M,) eii-drani (Tj) 


peut* ,j 


baxida (K,,) muda, basida (ly,) iyuba, laxida iT„) 


pied 


ekititri (T.,) jAiia/i (T;) nilri iM,) eaitiii (T,) 




ekimlsi (K,) matsi (Tj-A-K^) ihuoISi i.Mj) 


^ 


ihiiasi (T,) ihiiasi (\\) ehdiiSi (An Mail (S) 


pierre 


/iwm (Ti-A-Kj-Kj-S) /hotu (T.,J (umo (TJ 




. /".mofT;) (iiHai(M,) 


- 


nUisaso (Ar) bus' (Ti) me/ (C) 


plage «. 


m^', f»KWfci (K,) »ii.v/>) [K^) enaxuliixiilu (T„) 


peu de plage 


rta/ni BKi (Kj) 


grande plage 


Ma!i/M ^/i (K;,) 


plaie 


ci/n' (Ar) 




pusua ( K,) 




i*/' (T„) 


pleine, enceinte 


kaiekanisaki, karekaui iyaki IK.,) 




Oeulpay (Ti) 




mahbt (TJ 


pleurer 


^.a (K2)/«(T,J/w:ya(K^; 




Isialsia (T.,) cf. crier. 




m//i* (Ar) 




xfxaxf (M,) fcf. crierj 


pleuvoir 


nrixu (It,) 


il pleut 


nahixuya (Ki) naitpuani (V..) nai (M.;) .mii/)«, 




mi//w/(j?v( (Tj() naixuya (K.^) 


pluie 


na/(M|-T,-T„-S-T,)mr>'(T;-Tg)««(K,) ;,m fXij 


plume 


emikua (M,; 




««- (T,-To) 




(ia(/ji (K,,l 



S?S' 



U8 



SUCltT^ I)E8 AH^HICAKIITKI UK PAiM 



plus, davuolage 

pliu vile 

plus lenteinent 

poison pQur la piehe 

icchcd) 
barbasco 

poisson 



ije desire] du poisson 



diak (Kj) aniiia (Kj) 
diage bidada (K^) 
initiu dugi (K,) 



(T.) 



esp. de poisson ? ' 
poitrine 



porte 

porter [llfvar) 

se porter : 

comment te porles-lu? 



pot de terre 



pou 

poudre pour lu coca {yista) 

poumon '. 

pousser 

pousse un peu 1 

prairie, 

prendre [tomar] 



iiumiinu (Kj) 

a/<fl (K,l Sate (T,) 

bakdri (K3I 

hiiika, huaka (Ar) 

seitva (Ar-Ti) 

sisi (S) sisi (M,) see (T,) 

we (A-K,,-K,) xabe (K,) 

sissi [xaiixa xa erne] (M,) 

[araiaraya] xahe (K,) 

Xfe [eu-rsata-bania] (T,) 

elHhaibuili (K3) 

iyakua (K.^) 

eilnlru (M,) ttridu (T,) rtWn (T^) li/ril' (S) 

esio (Ar) 
i-reuir (K,) j/cti'ai, elieidni (TJ ■ 
doxuie, uxtutu (K,) 
d«i« (TJ 

on ca mi (Mj) 

xilda-mi-kit (K,) 

a-mi-sai fnabe (T,) 

anarikaka (K,) 

.YU//U, xuluaxa {T^) xutii (A) 

ma/;' (T,) jn«(, m|fi (Ar) 

W (T,) Wa (K-i-TJ fc>a (M,) 

/rfrf (K.,) 

eidAu ( Ar) <Ja<j (Tj) tvaja (K.,) 

i/ttiVa (K,) ntonu, toapi (T„) 

»i<-j'(tt /a-iu/, {K3) 

nutsdni (T.^) 

Arm (Kj) 

m (Ar) iViVy (Ti) ifii^i (Ki) 

kemi (K^) [cf. recevoirj 



1. (^ poissoD, diseut les Indieiis, enlre dans raauH uu la vulve pendaot Ic bain. 
I.es Kavina le redoulenl beaucoup. 



LA FAMILLE UNUUISTIQIIE TAIAKA 



no 



pris 



priln iixlien 

'prison 

quand 

que 

qu'e»t-c«? 

que veux-tu ? 



que cherche*-ta ? 



que fais-tu ? 
que dis-tu ? 



quel 

quelle est ta trilyi ? 

quelque chose 

quelqu'un 

queue 



qui ! 
pour q\v? 



qui [cr&i le ciel et la lerre 



afttidama (K»} 

irema (M,) 

narise (Tj) nan, tiarivc, iiedu kilave (Tu) 

yanahm (A) 

apoda (tare (K,) 

laelsunu (T,) kiitsutiuxa (A) exasimui}L,-Ki) 

aitibu (Kj) ajwj, rfy (Tj) 

iytetibiu (M,) 

ai-im-kie-rsatda (T3) 

aile-mi-lrulatntaida (M2) 

ai-mi-xttyo (K,) fcf. que fais-tu ?] ai-mi-kut (K^) 

iylt-mi-mime (tij) [== que d\»-ta?\ 

aile-mi tra^da (M») 

m-mi-sarta (K|-Kj) 

tti-mi-tiaktt-ttnia (T,) 

ai-mi-xuya (K,)' 

aile-mi kuesrda erne (Mj) 

txAuH xua (K|-K() 

iliui mi-epuani (T^") 

mempaya (Ar) 

««k (Kj) ih^/A (T;,) 

io/^o mikt-iU (A,) 

bayakuanait (\i^) ayhiame (T„) 

txerakuatia (Kj)' 

aydehiame (Tg) 

Vm (K5) 

«a/i (Ti) 

f/ida, /uifl ('r„) 

AfljK (M,) fl^(i_ (K.;) fl/rfl (K-2-K() ayifni (T,) 

a^<m' (T,) ifeAra (A) aydenida (T^) 
ayde-puxi ('X^) aydenisa puxi (T„) 
ayra-xu (Kj) aira-xu (K,) 
ikexa-puy (A) 
aydeni-nexe (Tj) 
ayra-Ueve (K.^) aira-lsei'e (Kj) 
aydmi-ntu (A) 
? ««« [Ao/a /y embakutpaia eugua xuba] (Mj) 
aijiaBi [ebakucpala allaida ye yeagiia lui] (T^) 
akothekuii (Ti) 
rtari/ib' (K,) rtarwjri (T„) 
ifmi>« (K,) /t«mi (K,) 'cf. prendre) 



150 



SOCltTt DE8 AMtolCANISTES DE PABIS 



rein . ifH (Ar) • ' 

rebii, eptkahi (K.;) 
' murumurui (TJ 
remedes divprs des prftres eim kurituri, t^ahaxaikurikuri, kuana kfrikuri, 
indlens hahatsutu kurikiiri, ^ia idut:^i kurihiri, maha- 

cukt kurHuri, baha apetuke kurikuri, iutrait;ie- 
kua kurikuri, ekuai kurikuri, umaeveu edutii 
kurikuri, deve edut^i kurikuri, babautstkua 
kurikuri, liuialata kurikuri, waritata kurikuri, 
namo lata kurikuri, baha lata kurikuri, siru- 
piaMa kurikuri', kaxualata kurikuri, nariatala 
ki^tuL bayritata kurikuri, surilala kurikuri, 
snnayatata kurikuri, itsekuatata kurikuri, xu- 
liwari kurikuri, bi:^uaria kurikuri, bababuanapu 
kurikuri, baha txahia kurikuri (A) 
rnukdra (Kj) 

ktmilakoe (K,) kitma (Kj) xeulsu (T^) 
taiaeohugi (K,) ideyu (T,,) 
etlinuka (K,) 
xasiapali, siapati (Tj) 
xu)u-xe pueyu'xe camu bettanaine (Mj) 
mikii Hurt diru-kue,] vidada lii-kui (K,) 
•mikie ille-su puti-kie,] xasiapa-pulda-li-kie (Tj) 
riche xaktrrri (K^) nerekadama (Kj) ayxe mi eiii (T^) 

rien ayama (KJ ayxama(Kj) biame (TJ 

rire :^alakixo (K-i) 

idtbdli (T.,) xaiibali (M,) idehali (TJ 
esa (Ar) 

saya (K,) 

riviere exstpert, exeperi arida {K^) 

eaui (T,) ena (T,) 
numn (A) 
keri (K,) 
rio Inambari" yamiaka ; Ar) 

rio Beni dea-manii, dia-betii (A) [= riviere m41e] , 

rio Madera kara-manu (A) 

rio Madidi nalxhi (Kj) 

rompre lsa)>a (Ar) 

piieu (K^) 
karu (T„) 

t. Hernede employ^ par le jaguar pour rendre la vie & un homnie. Cc remade se 

met d»n« Ie« yj?ux. 



remede mythique ' 

r^jwndre 

rossusciter 



lit a ta maison el i revieiis 
vile I 



r6tir 

rotir une 1 
rouge 



sable 



saigner un arbre k caout- 
chouc (picar goma) : 
je suis en train de saigner 
il est en train de saigner 
saisir {agarrar) 

saison a^he 

saison des pluics 
Bale 



U FAHII.I.B l.iltaCliriQUE TAKiNA 

iakuavilike bodori (KJ 
pudtda, lacada (K,) 
uiumt (S) utrunU (M,) 
- -»/w>(Ti)' 
derena (T.^-Tj) 
elsili (Ar) esada (A) 
etiabake (Tj) 

upere, estpere (K,) espere (K,) 
m^i,- (Ar) ma (Ti) 
iiiiimd (Tg) 
xuluxulu (T|,) 



J SI 



sang 
sauter 



sayoir 

je n'en sais rien 
seigneur [seiwr) 
sein de femme 

sel 

serpent 
crotale 
sien 



lifne 



ikelikilikihua (Kj) 
liiraluliUlikihua (K3) 
<«aiu< (K4) ino (Kj-Tj) 
emilsua (Tj) 
murlvti (M,) 
ukixanaxona (iC) 
naimira (M|) 
asikada (K,) 

ariiia (T,) aJiiii. aJi a<ii (T,;) 
Idhnim (Ar) 

a«» (Kj-Tj) imi' (M.-T.) ammi' (T,) 
vtbaitoali (Ar) 
putiUim (K5) 
teR4, ImaUua (T«) 
»afe (Tg) few (K,) 
ema-mubai mavi (A) 
«*«flr,- (Kj-K,) <*«a)- (G) 
atiultimare (K,) a/^ixi; [a brefl T,) u/ju (TJ 
fl;r(((M|) ii<r« (T,) ?jAw)i (Ti) [cf. poilrine, 
banu (K,-T,-T,) bdnu (Tj) Mm; (M,) buani, (T,) 
iaxifj/w (K2) bairn (M,-T,-TJ 
sumbakua (U,) bakuadada (Tj) dada hakua (TJ 
/(uaAi^ (K^-Kj, luseda (T,) 
vikJu xmelse (A) 
HMa (Kj) «i (T,) 
uopaha (Ar) 



1 . 5ixa ortllana "f 



il • sifB< 
signal 
sieges : 
Aula sp. 
HiDge siHIeur 
sioge siffleur blanc 
Myalts sp. • 
sonir 



toatrt DO AMtalcAifisns ui pahs 



la plus jcojpe scrar (qnand 
o'est 1» frtre mti qui 
parle) 

soeur atn^e 

nu soeur alnie 

sorar cadette 

ma sceuT cadette 

soir 

soleil 



taliya (K,) 

tdirira (K,) JiVi (Kj) 

Uhua (T,) MMa (K,) bigua (T,) 
AffKfl (K3) fcto exiiru (T„) 
waltik) (A) 
rf*i (K,) liK (T„) 

dttttui (T,) ^aMa (A) " 



Aiiitdru (M|) kema-dudu (T.j] 

4»»» (To) 

M»a-(M,) 

kema-ldna (T,) 

/riwJhia(M,)/j««fc«»(Te) /ri«<fa(T,) [cf. jourj 

lAX/i (K,) ox//, ur/i (K4) iyelti{K,) isxtti (M,) t^c/i 
f A) Uttti (M,) lirti' (S) ««, em (Ti) «rai (Tj) 
ifrtrt (T,) idfji (T,) ito/ (T4) idetti (T,) i/fl»«i 
(T.) .-«/.• (T.) 

huiri (Ar) 



sortir 


isacar) 


kemi (Kj) [cf, prendre, recevoir] dira (Tj) 


son cette bourse ! 


iilira Umikit (K,) 


soaffrir {fadear) 


dadikot (K,) inmtidu (K,) 


(I 


(sufrir) 


nerekadaxuia (K4) u/uxo (Kj) xabi, luH (T,) 


se souvenir (acordttr) 


<»<<«af»< (K4) 


Sucre 




itib fTi) 






gtutxadake (K,) 


suer 




wroro (K,) wfuru (K,) rt««r,(Te) 


tabac 




Kffuirri (Tj) linu^o (T,) umaha (M,) ufiMxa (Kj) 
jautianu (Ti) savdro, lavaro (Ar) 


se taire 


a/a*fl(a (K,) abakataha (K^) 






mitana (T„) 


UDte 




nm« 'A-ICj-K,) 


UDtei 


patemelle 


«« (T,) 


tanle 


materoelle 


ii«n« (Te) 


tapir 




ahudnSa (M,) oi&uiiiii (K.,) a/»id<a (T,) aguada 

(T,) diu^ (K,) ihuadi (T,) 
idHii' (Ar-Tii 



Lk riMILLE LIHOL-nnQDE TAKANA 



183 



Utou {Dasypus gigas) 


saifttmi (Ti) 




tsuii (T.) 


termitiire 


• moltUi (Ti) 


terre 


mOi (K,-K|-S) rrifl mtii [W mat (Ar) viri 




(A) md (Ti) man (M,> nudi (T,) mdri (T,) 




I tugua (MiJ-m^M (T,) Hia (T,) eaui (T,) ««« (T,) 
^x,~o<fl(A)niM»(G) 


* 


[qui eria le ciel et] la terre? [a<ut bala iye mbalmepaia] eugua [xuba] (M,) 




\aiyam Aakuepala atlaido ye] ytagua [mi'\ (T,) 


Ute 


Itlubi (M,) tiuxa (M,-S) dm (T,) tiua (VA) 




*^ (T,) c;>i (Tj) iyuka (Kj-KO Aifa (Ar) 




Afa (Ti) 


tien 


m<*>iba (k,-K,) imMu! (K,) nUhda (T,) mi/l< 




•nw/«(A)fiiiti<«(KJ) 


tomber 


ouUam (Ar) f/toa (Ti) 




/oioi^a (K,) daxaxa (T,) 


ton 


i»Miii« iM,) mih, mUt (K,) 


too idiome 


miU-yana (K|) 


lonnerre - 


;i-«.(K,) 




rtiWiJm (Tj) rtn (M,) Hri (T„) 




;M»(Ar)iirf(Tij 




(aM<a (K3) 


tortue 


driti (M,) <jiU) (T^-iq) d««i (T„) diri (K,) 


toriae d'eau 


</a/i (T,) dat (Ti) oM-iii/i (K3) 


tortoe de forft 


rf<J/i- (K3) 


toujours 


daxa/miia (T,) 




terebaima (Kj^K,) 




xadiaiama {K^) 


tousser 


eohu < (Ar) 


tout 


Juria(K,-K,) 




fttuni (M,) * 




/>«««/» (T,-T,) 




kama (T.) 


trace 


<Ai<a/« (K,) [cf. pied] etixuJe (TJ 


trace de tortue 


datihuilii (Kj) 


travailler 


merexu (K,) 




mudumudu (Tj-T„) nramfru (M,) 




<f^A' (Ar) 


tribu 


fl/a(T|,-K,) |cf. parent! 


[quelle est] ta tribu? 


[io«^oj mi-W»^ (A,) 



i. Tout le mot est naMlis^. 



154 

tronc d'arbre 
trou 

tu 

tu {ws) 

de toi 
i toi 
pour toi 

avec toi 
tuer 



j'ai lue [unjagiia 
fliche 1 



user 

vache 

venir 

viens ! 
viens ici ! 
viens avec moi 
vent 



verity 
vert 



viande 



SOatTt DES AII«RIC*NI81TS DE PARIS 

tkui (K,) akiaydtt (T,) 

emage (K,) kani (K,) 

rara (T„) 

miha IK,) mikla (Tj) mitda (T3) milya (K,-A) 

miada (T,) mihut (M3) mive (M,) mi (M,) 
tu^ (T,) [of. il) 
miUa (Ar) 

mUiita (K,) wUuda (Tj) miik (A) 
mira (K,-K,) mUa (Ti-A) 
mikue-isH (K,) mike-puxi (Tj) mife-/>«iy (A) mi- 

kut-ixiu (KJ 
mialsevt (Kj-K;) mi'-wx* (T,) mi-fUK (A) 
(a^a-Zd^n ( Ar) 
. emanuani (T,) maf«fm< (M,) manuame (TJ 
>^ (K,) iyf*Hi<<Ki) Ueguana (T,) 
If avec la ow ma-manuemi-e [imta pixda nexe] (M,) 
/' l>ufl-)i« «W«] m«»<Mi«-A:i*i (T3) 
' ttahuihui (Ar) 
jmto (Ti) 

vira (K,) Wya (M,) Wa (T^) 
kumt (K,) £«»i*be (Kj) 
vaka (K,) [espagnol] 
" putia (Ar) apuiyu (M,) /w (T,-TJ) rt/ (K,) iegt 

(KJ 
vuHpi-kue (Kj)" 

kuhea-kt [tma-tuu\ (A,) 
Anil (T„) iAii (Mi-T^) wni (S) 
kutxixi {K,)'[cf. air] 
vutana (A) 

/j^ (M,l du (T,) tdde {'r,),edt (T,:) 

Omokj (T,) titme (G) 

ekarekani (K.j) 

putaamadia (KJ pusiama (Kj) 

i«;>ifl (M|) 

iina (T,) 

rtaua (Tj) 

sanada (K.,) 

(tomi'^ (Ar) einli (M,) j'ami (A) CT-ami (K,-K,j.) 

eami (T,) 
afda (T,) ayifl (T,) aica (TJ 



LA TAUlU.lt LINeLiaTIQUE TAKA^A 



155 



village^ 



hualon] (Ar) 

^si (M,) ekii (T,) edi {\) esiri (Kj) 

ixmtri (M,) exudi (Tj) txudt (TJ iiuii (T,) 

«•«•« (A) 

epu (K,-K,) </w (K,) 



[les Guarayos sonl entr6s 




dans] mon village 


[gmrayoi bubfassujia] kima-tUU (A,) 


vite 


belsuda, puda, lipeida, atmda, iu (TJ venida. 




bibadaiy^) 


[ va i la tnaison «t reviens] 


[xuyu-xe piuyu-xe lamu] bcnaname (M.,) 


vite ! 


[mikii elare diru-kue], vidada[eli-kui] (K,) 




[mikie tlle-su /mti-kie, xasiajMyputda-lli-kit'lil',} 


plus vite 


diag! hidada (}s.i) 


vivant 


elevivt (M,j 




eiUixa (T,) 




eide (Te) dsse (G) 




kanaxeti (Kj) 


voici [aqui es) 


hm-kint (Ar) 


voie lact^e 


ahuadadihi (K^) [lilt. : chemin du Upir] 


voir 


Mia (At) [of, ceil ] 




xamhali (M,) 




ha (T,-K,-TJ 


je vois 


ebaitia (T,) 


voler {avec des ailes) 


kuabtlsa [1^) ela IK.) 


il B'est envole {void, iefu/} 


budlAa (Ti) 


volar, derober 


Iri (M,) /«• (T^-T,) Hri (K,) 


voleur 


sipoSi (Ar) uipuxi (Tj) 




«W(K,) 


. 1 „\ 


'1. _ . _ . ^ ^^Y^ \ .»-L...4.J«a^#« «bL< a4 fM I \ *«4« irmt/tmmrtkM^ 


voire (pronom) 


miKiiantisti {^i 1^} minttadoxa emtise \.^ j miKuanaKt' 




kit (K.,-KJ mikuana xakt (KJ 




»w(K/icAiJduel) (Tj) 


vouloir 


«ai<( (Tj) hixadaba (Kj) Wxiia (K,) 


ne pas vouloir 


W«iia->Ha(K4) 


je veux 


U-nimc (Mg) 


je ne veux pas 


ma-fe-M/mt (M,) ; 


je veux d^fAquer 


liom/i) /w^ii tK,) 


je veux |un couleau] 


[i««7o] me-trutamiaxda (M,) 




[ib(A'r«] hixitdaba-ya (K,) 




liaAVo] /Kn/ia-rM/rfa (T,) 



156 



ioatrt on a]|£rica!<iste8 ok pahix 



je desire [du poisson" 
que veuvtu '■' 



de vous 
a vous 
pour vous 

avec vous 

vulve 



deux 

trois 

quatre 

cinq 



sept 
huit 



sissi] xanxtt xaeme (Mj) 

araiaraya [xaJx] (K,) 

; j«j eu-rsata-bania (Tj) 

aite-mi-lrutamimda (M.,) 

ai-mi-xuya (K,) [cf.guefais-tu?| ai-mi-hie {Ki) 

ai-mi-He-rsatda (Tj) 

iyte-mi-mimt (M3) 

mikuana (TrT,-K,) mkuaiulda (Tj) mihmha 

(A) ehumagt, mikuana (K,) m>idt« (M,) 
' nuibfc (M.,) 
tnttseda (duel) (T,) 

mikuanasa (T,) »it*i«»«i««k (Kj) miihwmijni (A) 
mikuana (T,) mikuana (A) mikuaiiarq (Kj-K,) 
mikuanasa-puxi {T^J mihiaHaxa-pity (A) mi^a- 

nd-Mu (K,) mikuana-ixiu (K,) 
m'ibaiu-naK (T,) mtkuana-hat (A) mikuana- 

Itoje (K,-K,) 
e^Am, <!^ii<» (A^^ fcf. femme] 
iiJi (Ti) 
«fcirfl(T„) 
n^nHna (Ar) 
prW (S) /imiWt* (M,) 
ptada (T^-T.-Tj-A) paida (T,) pea (TrVKr 

K2)/»«,fe(Kj)^(K3) 
MW, M/fl (Ar) bbeta (S) fc/a (M,-T,-Tj-T4-T,- 

Ki-VA) blla (K3) 
iam«j (M,) iimiJo (T„) kimiia (Ti-lC) fcmfaa 

(K3) himiia (Tj) fe/Hiia (S-T,) famM (K,-Kj)* 
p„li (M.-TJ />H^,' (T,-Ti-K„-Ks) pusi (S) 

/«,«• (T,-K,) p;/,- (K,) 
emerukuala (A) 

/Bcifcj (K.,-Ki-T() ^Hka (T,;-M,) /»-«/fci (S) 
/B'jifai (T|)/rfJ»*a (K3) 
}Oib)/a (T,) [cf. six : 
sukkula (S) Sukuta (M,) sukuta (T,) ^oibto (Tj) 

joik;a (K.,-K,) safaj/a (K._,)i'i(W/a (K.,) 
pakaluku IS) pakalko (K..,-K,) /M/ira/^u (K3) ■ 
kimisa-kalukn (S) kimiia-kalko (K.)) kimisa-kariiko 

(K3) 
pusukuluku (S) poskortiko {K■^) 
fatunka (K-.-K^) 



LA rAmiXE UNOUUTIUL'K TAIAiCA 



l.-iT 



dix 


am btUvt (A) [= deiix mainsj 




ttmka (S-M,-T,.T,-K,-K,) linha (KJ 


onze 


tmAorpia-pAbi (S) 


- • 


peiMnbtunka-hixa (M,) 




feaJa-bailama (T,) 






douxe 


lunka-pett-biela (S) 




taa-lunia-Uxa (M,) 




beta-bai-kttm (T,) 




pat-tunka-beta arakama (K,) Uut-irakam (K,,) 


treiie 


tmika-pea-kimisa (S) 




Jamiia-bai-lemu (T,) 




tunka-peada-arana (K,) kimsa-irakami (KJ 


qnatorze 


pusi-bai-Uam (T,; 


quioze 


pisika-hai-ltana (T,) 


seiu 


sHkuta-bai-leana (T,) 


VIDgt 


bbtta-lunka (S) bela-lmika (M|-T|-TJ veta-luuka 




(IC) bita-linka (K^) 


vingt-un 


bbeta-lunka-pa-pMi (S) btla-tunku-ptada (T,) 


treate 


kamUa-luHka (M,-T,,) kimisa-lunka IT,) 


qnannle 


puli-lunka {}A,-T^) pusi-lunka (K.) 


cimpuute 


piiika-tunka (M,) 


soixanU; 


iiubta-liinibi (M,) 


cent 


lunka-tunka (M,) 


mille 


lunka-tunka-lunka (M,) 




IV. — TexTta Taxaka. 




■) Texts Goariia. 




Faur Boiur •. 


Eic-^a Utia 


evakutpaca-iu anted mi, ibbuhala-xisi-ka-fa-pu-im 


Notre pire 


ciel -dans es lu, sanctiiie- ? -soit-en-v^i-ile 



-qutnt ■ 



mixe rvani, tte-he 
ton Dom, nous 



pc^« pa-pueyuka-ini mi reyno[rei-], 
avec vieunc-en-veritii Ion royaume. 



a-xixi-ka-pa-pu-ini -yuini 'J m/« 
faite- ? - soit-en- verite la volonte 



lerre-sur 



1 . Les roots Mitre crocbeU soiiL dea varinatet* iudiquees par Texs . 

2, VBrianle peu probable. 



158 



SfiaST* DE» *St4mCAl«18TE» UK KABIS 



nahupaia-iu balanxa. Eiama 


xfobt citu-7iu tia-xe 


ciel- 


■ au e^'alemeiit ? No_u» aujourti'hui jour-au donne 


eleia 


xaiia-puxi Eit-be 


xuia-xixi-kuana ittnuha-xe 


noire 


nourriture-pour. Nous 


pecheurs pardbnne 


ele-ia 


xula selaiii , tuevata 


ekama ett-xfi maxay-kuana 


notre 


p6che oublie , comine 


nous ' noft eunemis 


[maxai- 


■ ; riienubba-ia ; ekama tuairn 


a-xe ve-ka pa-r'axaxa 




pardonnons ; nous forts 


fais ne-pas que-nous-tombions 


para-] 


xuca-iii. iuUine[-leHu] 


xuhua iienume - kuana - X" 




pechi-dans, tout 


aussi miseres-les-dans 


ekama 


viaperu-xi . Amen. 




nous 


protege? Amen. 

AnMtria 


1. 



Ai^ Maria, Dioso-ia ^rasia sexed-xixi mi, eU-^a ekuay 
Salut Marie, Dieu-de grdce pleine toj, notre Seigneur 
Dioso mi-be pexu earn, anu- kiuina -r*uiu mi-be pebbi-be 
toi avec . est, femmes-parnii loi une 

sayme xuhua ef/u-ia mi-xe tseme - r'uiu lakuina-xixi 
bon auSRi est ton ventre-parmi n^ 

Santa Maria Dioso-ia kua ekama xuca*xixi -kuana 

Sainte Marie Dieu-de mere nous pecheurs 

xeabe.^ ece-jfi munu-cine-iu xuhua. Amen. 

aujourd'bui, notre morl-jour-au aussi. Amen. 



Dieu 

saymi, 
bonne 
Xesus . 
Jesus. 
tnamimia-xe 
defends 



Credo. 



Ei ca':;a Dioso tata 


ai-cuteme 


puxi 


evakuepaca-^d 


Je-crois men Dieu pere 


chose- toute 


pour 


ciel-du 


eubha-^a a-xixi. Ei 


ea-;a Xesu 


Kristo 


tu-^a evakua 


la-terre-de cr^ateur. Je-crois 


mon Jesus 


Christ 


son fils 



pehi-be eU-^a ekuay 

un notre seigneur 

'xati-ati^u virgen Santa 
«uvr^-par vierge Sainte 
xubiia ; neha-iaa Ponsio 
aussi ; soulTrit 
pu-issa ; euhba 
fut : terre 



xan-reanei - l-ixssa, Eipiritu SantO':^a 
homtne'Se-lit, Esprit Saint-de 

Maria-ia eseme-ru^u sakuinana-i:^a 
Marie-de ventre-parmi naquit 
Pilato-:^a ituti-atiiUy kru:^u-iH tata-xixi 
Ponce ' Pilate-de ordre-p;ir, croix-sur cloue 

na-tipa-^u ' bute-t-issa \ kimiia cine-^u 

centre-duns dcscendit ; trois|^it:me jour-au 



1. Peul-t-lre y a-t-il U ui»e faute de copie : ^wWu-^a tipa--u, terre-de ceolre-d«n» 
c cnmnrendrait :pii'ii:ii ([uf , ubh^ lu-tifhi-^u oii le pr^fixe na- est inexplicable. 



LA FAHILLE LIMOUMTIULK TAIAHA 



159 



eissu fu-usa, 
vivant fut , 
taltt-^a May 
pi^re-de bras 
r'uiui 
hommes 

Ei 
Je-crois 
SanU>-kuana-^a 
Sainls^des 



luliaua-yu-uia 
se leva 



cvakmpaia-^u 
ciel-au 



cuali-ssa, 
monta , 



aon 



mihuitM anibute-m ; 
droit est-aHsts ; 

asse-huma ' mauu-xixi-kuana 

vivanU morts 

ea-^a Es/nritu 
mon Esprit 

komunio 
communioD 



Sauto, 
Saint, 
Dio^o-va 
Dieu - ? 

xtttahia-ma^ali-xixi-kuarm ; cuteme r'eaita 
repentis ; tout homme 

metiana-ta-yu ; layme-kuana cani-taexe ilunivi 
se Itvera ; bons seront 

p€^u, ema^a-kuana xasitati-latxe itunivi 

avec, m^chaats ressusciteront 



tut epueryu, ' tbar'nbaruatxe 
il viendra Ljigerj 

xiilma /tinn-^a sati '. 
aussi leurs (?) actious. 
janla iglaia katolika, 
sainte i^^lise catholique, 
eiltnuha- ta-^a xuta-xi 
pardonnera p^cheurs 
eiise^-epu-la-yu. 
vivant-sera, ■ 
evahupaia-^u Dio^o 
ciel-dans Dieu 

i^Ma-Xtt euati-^u ' '. 
diable-du feu-dans . 



bj Texle Takana de Brinton (T^,) ^ 
Fater noiter. 



E-kuana-sa lata 

Notre p*re 

mt-kt ebani ; mi-ke 

ton nom ; ton 



evttkuapaca- su mi 

ciel - dans tu 

evahmpaia t-ktiana-sa 
ciel n6tre 



eani, ianapo'xixt pa-pu 
es, coanu soit 

pa-pu ; Mi-ke eitime 
soit ; ta volonte 



1. Le tezte de Teu donne, urns doutc par erreur, epiuyii, 

i. Tez* dit que sur le manuscrit--ce mot peut fie lire* : tijit- ou tin*- ; nooa adop- 
lons cette seconde lect,iire, qui correspoDd miciix k ride du Takana et «iU-vrve du 
Maropa. 

3. Texa dil que aur )e manutKrit la distiiiclion eulre ;' e\ i ii'est pas loujoura facilu 

II se peut qu'ici il rallail tire yaJi [jca/i'j, qui sl^uitie i^ni on Takana. 

4. II est certain qu'il y a U une faule de lecture ou de copie pour cmti-^ [ituxli-^ii ; 
■• Tett », dans les autres diaiectos lakana, se (tit en efTet ktuiti. 

5. Le texte de Brinton renferme certaineme'nt des feutes de transcription ou d'im- 
prefision. II en eat que nous n'avons pas hesite 4 corriger. L» premiere phrase du 
Piitrr est traoscrite : 

ecHamtsa taUt tvafuapadiuiu, mi canichanapajiji. 

I) est evident qu'il Taut lire tani au lieu decani. La roeme faute se retrouve k la (iu 
(lu Credo. 

M«'nie ronfusioli eulrc c et r, a^ravcc d'une confusion entre « et » dans le mot 
1* cung lit, sur cette tcrre, qui doit Stre interpr^ie yt caHU su. 

Tutlti-ji, nourriture, semble egalemeut avoir ete mal traoacril. II faudrait satis 
dcHJte mettre a la place de ce mol le root lemtji. 



<60 



toatlt DBS UltRiCiMWTliS DI rAIlt 



em pa-pu ye 
en-vinU soil cette 
vioKt. Amtn, Jftsus, 



taua-iu, 

te tr e s ur, 

Pamapa lint-iu 



evakuafaia-tu ifmani nimt 
ciel - au elle-est oomme 
t-huma-sa Mia . tuUfi 



notre corps noumtura 
xula-kmmi lamhaAt,, 



aiusi. Amen, Jasns.' Tous ' joura-dans 
xeave t-kuana-tia-ke. E-huuui-ia 

aujourtl'-faui nous-donne, Nos Eautes pardoanc, 

bata e-huuuda eiteniiha-ttia e-kuand-sa mmut-huma. 
U-hut i-noiu pardoDDons nos crianeiers. 

e-huimi daxaxa-mfxi mi xula-su, iiuuifm-ke 
nous faire-tomber toi faute-dans, aie-soin 

madaJa-kuana-ju. Amen, Xesus. 

mauvaises-choses-dans. Amen, Jisus. 



huaxa 
Gomme 

Ba 

Ne-pa« 

pamaptt 

tout^ 



Craio. 



Eama xd-eania lata Dios paiiiapa itjri eoakuapaia-su 

Je mis-crojant p^re Dieu tout criateur ciel-daos 

ye eau-su segua-me-xi ; xd-tania tata • Xtsakrislo 

cette terre-sur crteteur ; je-suis-croyant pire J^su»-Christ 

tu-sa evaJtm ptada Jala ; baUt-xi pu-ida Espiritu 

son fiU un en-virit^ ; confu (?) fut Esprit 

Santo-sa grasia - exe ', put^u ' etse-ui hiara Virfoi hiina-ida ; 

Saint-de ^rice-par ; par notre mire Viarge naquit ; 

iienuda-kuana viditia-ida Pilatosa eme-iu ; tala-xm pu-ida 

peines soufTrit Pilale-de main-dans; olou< fut 

krusu-su dapia manu-xixi pu-ida, Umbo-sU bule-ida ; 

croix-sor ; U mort fut , limbes-sux descendit ; 

manu-xixi-kuana duxu-su tultiana-ida kimiia ^ine-su ; seali-da^ 

morts d'entre se-leva Irois jour-au; monta 

evakuapala, me-sa lata pamapa axi bai mihttu tani, 

^iel, son p^re tout cr^teur bras droit ' est, . 

da-xatettia epueiia eidmi-kuana manu-xixi-kuana tUsaba puxi ; 
de-li il-revieodra vivants morts interroger pour; 

eama xei-eania Espiritu Santo-sa ^, santa igUsia iaIoUka-su, 
je suis-croyant Esprit Saint-en, sainte ^lise eatholique-dans, 



,_,i. Briiilon met le potol ei virgulc apr^s pml^u; la phraso est plus cooipr^henaibltt 
eu le pla^aat avsot, comme noua ravoasfait. 

2. 11 hudrait ici Sonto-tu, U y a sans doute une erreur de leetore oa d'impr«tsit>D . 



LA FAWLLE LlNCUIStlUUE TAKAXA' 



' 161 



Santo- kuana-sa '^ysaida xakti-kuana-sa xaditali, xuca-kuana-sa 
Saints-des ' ° bonnes'^ .oepyres-des' " r^uniqa, ^pteh^s-des 



ptrdon, e-kuana-sa ekkfl 



kilir 



eyde-yo 



pardon, notre ' corps ' en-v6rite . ' vivra 



. eidt ' ami. 
„ vivant .. il-esl. 



■■'Si, ■ 
Texts Takana'(T,,) 

Pater noiAr. 



pupebae-mave 
qui-ne-finit - pas 



Mi c-kuana-sa lata, 
Toi noire pere 
mi-ke ebani. Mi-ke 

ton nom. 'fa 
ibakuapaia-su htamt 

ciel-daas aussi. 

xeave -tkuana 
ai^ourd'hui nous* 
dtuana-ia " manu-tkinatiani-kuana 
DOS ^ dettes-ceux-qui^ont 
Ba ckuana daxa-xixi daxaxa-iiie-xi 

Ne-pas nous tombe faire-tomber 

htana-su ; pamapa madada-kuana-su eidt-ake 
dans : tout maux-dans- sauVe 



ehakuapSta-su eani 

ciel-dans es 
mitne eni 

Volonte ' en-verity ^ 
Paiiiapivxitu-su 
Tout-joiir-dans 
tia-it. Ekuana-'m 
dontte. Nos. 



mi. 

lu. 
pa-pu 
soil 



soit 



Padu-xixi 

B6ni 
iht edm-su, 

oetle lerre-dans, 



e-kuana-sa etemixi 

noire ■ nourrilure 
xnia-kuana perdona-ha-kct 
p^cb^s ^^^pardon-fais, 
" ptfdona- ek^ma^ tupu. 

pardonnant-noufl-sornmes comme . 
^aua-sa xabasasiati- 
dialj^'du trompeKes- 
ekuana. Amen. 
nous. Amen. 



Ave Kaha. 



Dios-ua mi kinata-ke, . Maria, grasia 

Dieu loi gapde, Marie, grdpe 

Dies mi-nexe eani-vt ; . pamapa 

Dieu toi-avec esUvraimeul ; louLes 

mi ..v^ (iodu-xixi-ve, veca mi-ke santo 

toi benie-vraimenl, uussi ■ Ion saint 

Xesus. Santa Maria, Diosu-sa kttara 

Jesus. Sainte Marie; Dieu-de m6re, 
xtdaxi-kuana hiasu, xeave, 

pecheura j>our, aujourd'hui, 

hora-su biame. Amen . 

heure-dans aussi. Amen. 

Soci^i dti AmiricmnUleii de P*ris. 



sexea-xixi-vey Sehof 

pleine-vrainienl, St^ig'neur 
eptitia-kuana hiasu 

fenimes par-dess.us 

ede~iu bakuina-xixi 
venire-dans ri<i 

biamimia-kt ektiatm, 

prie nous 

ekuana-sa nianu 

noire inorl 



162 



SOCltrr DES AMtmCANISTES DE PAKIS 



,* 



Credo 



Uiima 



pampii-haxi . xet-txania, ehakuopaia . the 

toul-puissant suis-crov^inl, ciel celte 

seguo-nuxi-ve : Xefu-Krista-ja ^ mesa ehakua jxada-ve, 

crt'aleur-vVaiinent ;; Jesiis-Ghrist-de 



'lata- Jios 



fils 



tkttanti 

nous 

p'uihn 

fut- ■ 
hiaiuf 
.aiissi 



gfifsia , ■ tia-xi-ve ; 

f,'r.;ice cclui-qui'-donnc-vraimenl 

Es'pirilii . Sanlo-sa ■ grusia-next, 

Ksprit" Sailil-de . ^■"■''^e-^^"' 



,iivanls 

• Saiut-*'n 

saints 
tf-kuanii-sd 
^lotrt' 



Ponsio Pilalo^ 

Ponce Pilale 

vujnu-xixi, 

niort, 

•kimiia ^inc-sii xailiaimli 

Irois jour-jtn passe 
■' (bukuafiara-su tsiia-lida, 
ciel-au monta, ' 

tn:l'me aniula-xixi-vt. 

4roil : assis-vraime'nl, 

. nuviu-xisi-huana xustisia 
morts justice. 



bakuimta-ida ; 
enfanta ; 

■' krfi^u-su , tata-xixi, 
eroix-dans - clou^, 

hilr-tiha, 

d.-si'iftdit. 

_ . iJe'-ltha: 

, vecut. 

bai 

bras' 

(uii'-kuana 



scin ms unique, 

lueda-ve lexe-xixi 

lui-vraimenl trouve 

ilse-ia kuara Virgen 

noire mere Vierge 

enu-su icenuda bidina-ida , 

main^dons peine " souCFrit, 

papa-x'ixi puiHa, infierno-su 

enterre fut, ' enfer-k 

pulsu manii-xixi-kuana duxusu 

morts" d'entrt 

lata pamapa haxi 

peie tout puissant 

Da-xentlia tpue-iia 

■Ue-lii il-revjendra 

iati-puxi. Eama Espiritu ■ 

faire-jiour. Je Esprit 



apres 

dioi 
dieu 



xei-htaina. ' Santa madre, 

suis-crovanf, sainte niwe 

, nuid gra'sjii^sa xayapakati, 

sa f;race-de participation 

ekila-sa eide-tica, emanu-tiia 

corps-df vivra. mourra 



igUiia kalolika-su,- 

eplise catholique-dans, 
xtica-kuana xadipati, 

" peches etFacenient, 
maxr puxi. Amen. 
ne-pas pour. Anien. 



d) Texte Kayineno (K,i. 



Pater Noster. 



E-kuana 
Nolr.- 

}iii-kiu' 
Imi 

ba'ff]a--\u 



lata 



barfpLi-. 



ama 



kakihidisiiili t 

niniaEuifnlt'iit 
vd-kut i-nime 
cl-au ta volontt' 

kiumdMikit rikif 

liulrr-ce-4iu-i-st jiujdUi-d'liui 



-huana-ke. 


mi-kur 




hakatii tnuy-pa-xu : 




, ton 




, nom „honore-suit ; 


■kiiana' 


kexa 




pa-eli ; yartd-xu 


nous 


piirnii 




viennt' ; - terre-daris 


pa-xu 


eakia 


\ie 


dittiu tvkaka 


s<»it 


accoini 


)Uf 


■ ; tout jour 


e-hiuna 


tia 


-h 


; e-kuana-tsnr 


nous 


<lunnu 


; nous-avec 



LA FASCILLE LIHOUiaTIQCE TAHANA 



I(i3 



kuxebatiake nerekaba-ya tumttuptt 


e-kuana nerekaha-kue ; 


nous-pa rdonnons coniine 


nous 


pardonne ; 


ekuaxa-xu pakaka-isa umc ekuana ; 


dutia-xa 


idama-kie 


?-dans toniber ne-pas nous; 


toul-do mil 


il-ce-qui-est 


nere-kdhuti-ktu f-ktiana. Amen Xesus. 






delivre nous. Amen Jesus. 






Ave Maria. 






Dios-na mi kisarati, Maria kasa-xa 


ekke ; Dios-na 


mia-tsrce 


Dieu toi , Marie gnice-de 


\ Dieu 


toi-itvec 


ania ; liutia epuna-kuana diake 


yuekie "- neri ; 


miekia 


est ; toutes feinojes au-dessus 


celle-la vrai ; 


ton 



ekarekani-xukie tiniaya-kib yukkie neri-xuxa Xesus. 



venire 
Dios uya ekua-kie 
Dieu , mere, 

iyakua, e-kudna 

.maintenant, notre 



Santa Maria 
Jesus. Sainte Marie 
ekkiiexa-kixuk-kue e-kuana xnca-ke-kuana ademe, 
nous pl'cbeurs pour, 

'^naxu' vie~xu dioiH.- Amen Xesus. 
moit aussi. Amen Jesus. 



Credo. 

Dios lata ulakie-kie exe-kue-ya iekia, 
Dieu pfere puissant je-crois moi, 

lata xesukrislo xuta-xa ebakua tiipidya 
pfere Jesus-Christ ills unique 

Espiritu Santo xakie mimekea-kuare ; ekua 
Ksprit Saint fut-coni,'U ; mere 



Saint 

kuinana-kuare ; 
n;it{uit ; 
krusu-xu 
croix-dans 
hnie-kuare ; 
^escendit ; 
kasiiali-kuare 

ressuscita ; 
lilakiekie idaeke 
pujjisant droite 
emaxH-kuana-tsefe 

morts - avec 



Ponsio Pilalo-xa eme-xu 

Ponce Pilate-de main-dans 



barepa iyana ' ana-kie ; 
ciel lerre crealeur ; 
e-kuana eknari diadt ; 
notre Seigneur aussi ; 
Maria-xa xaxuma eke 
Marie-de vierj^e 

ekuynamnli-kuare ; 
soulFrit ; 



tala-kuare 
fut-clouL' 
kimisa 
trois; 
harepa-xu 
ciel- 



xuca 
pec be 



maxu-axH 
mort 

veknka baret^ 
jours 

t^^ura-kuiire, 
monta, 
; luakieya 
; ajtri's 

bakara ; 
deinander ; 



papa-kuare ; 

fut-enterre ; 

ernaxH-kuana 

mofls 

lata 



liml'U'Xu 
limbes-aux 
kexa-kih 
parnii 



dios uya lata dutia 

pere dieu pere tout 

cli-nuka-bueki caca-knana 
il-vieiidra vivants 

Espiritu Sitnlo-xii exc-ene-ya ' 
l*'sprit Saint-dans , je-crois 



1. Kaulr 

2. Kdule 



impir-i-.iun |irnl),Tblo pniir 



\{H S(X:itTt DES AiltlllCANISTES BE PARK 

ikJde, Santa IgUsia katoUka-xe ; kasupodya-xu Sanlo-kmna-xalde, 

moi, Sainle Eglise catholique-dans ; -dans SainU-^ , 

xuia-kuana-xakie ncre-bakara, (kila-kuana Urea-kit kasilali-hakkU, 
peches- ? , corps perils resurrection, 

kaxaxtli Urehukkie ama-kir diadi. Amen. 
vie aussi. Amen. 



Note coinpMmentaire. 

Pendant I'impression d* ce travail, noJs avons re^u un important 
memoire de W. C. Farabee, qui renferme, entre autres documents, des 
vocabulaires de ijeux dialectes takana : le Tiatinajfua et le Mabenaro 
(14 bis, 158-161, 164). 

Les Mabenaro, qui sont signal^s pour la premiire fois, vivent dans 
I'inlerieur des forets, au nord du Madre de Dios, k environ 20 milles de 
Gamatana, point situe sur ce lleuve, en aval de I'embouchure du Tacua- 
timanu, par 69' de lonj^itude ouest. D'apres les distances indiqu^es, ils 
habitant environ vers 12" 15' de latitude,' c'est-i-dire aux sources des 
affluents m^ridionaux du Manuripi. 

Farabee donne aussi une courle liste de"mots atsah^aka (14 bit, 162), 
qui sont nettement takana, alnrs que cette langue itait classic jusqu'ici 
dans la familie pano. S'il n'y a pas eu erreur de la part du chercheur de 
caoutchouc dont Farabee re(;ut cette liste, il faudrait admettre que, ainsi 
que nous I'avons signale pour les .\rasa, au d^but de ce travail (t. XIII, 
y3), les Atsahuaka sont bilingues avec tendance 4 adopter comme 
langue de'relation le Takana. 

Signalons, en terminant, une petite erreur oommise par Farabee. Le 
savant americain classe le Takana dans la familie linguistique tupi. Rien 
ne justifie ce rapprochement, et c'est daas une toute autre direction qu'il 
faut chercher, comme nous esperons I'avoir d^moalr^, les aflinit^s du 
Takana. 



^ 



U* FAMIIXK LIXGLISTIQUK TAKANA !"•'• 



INDEX BIBLIOGRAPIIIQUE. 



1. Armentia (Nicoliis^. ynvei/aciikf del Madie de Piox. Biblioteca boli- 
viana de geografia e historia, I. l^ Paz, 1887. 

2. Armentia (Nicolas). Arte y vocabuUrio de la lengua Takana, 
manutcrito del R. P. Fr. — , con introduccion, nolas y apendices por 
Samuel A. Lafone Quevedo. Hevista del Museo de La Plata, t. X, 
(»02, p. 63-172. 

3. Abmektia (NicoUs). Arle y vocabuUrio de U leiujua Cavinefia, 
manutcrito del H. P. Fray — , ordenado con notas por Samuel 
A.: Lafone Quevedo. Revista del Museo de La Plata, t. .Mil, 190f), 
p. 1-120. 

3 bis. AnntesTiA (Nicolas). Examen para confesar a Ins Indios. 
Revista del Museo de La Plata, t. X, 1902, p. 297-311. 

4. Balbi (Adrien). Atlas ethnographiqiie Ju globe. Paris, 1826. 

5. Bribton (Daniel G.). The american Ilace. New York, 1891. 

6. B»tsiON {Daniel G.). Sladies in South American native languages. 
I. The Tacana group. Proceedings of the ameriran philosophical 
Society. Philadelphie, t. XXX, 1892, p. 45-59. 

7. Gabdi's (R. P. Fr. Jos4). Las misiones franciscanas enire los in/ieles 
de Bolivia. Barcelone, 1886. 

8. Ghandless (W.). Notes on the river Aifuiry, the principal afjluent 
of the river Purds. The Journal of the royal geographical Society. 
Londres, t. XXXVl, 1866, p. 119-128. 

9. Church (George Earl). The river Puris. The geographical 
Magaiine. Londres, t. IV, 1877, p. 95-99. 

10. Colonel I^bre's explorations in the region between the Beni aiid^ 
Madre de Dios rivers and the Purus. Proceedings of the royal geogra- 
phical Society. Londres, new monthly series, t. XI, 1889, p. 496-502. 

11. CRfojui-MoNTFORT (G. de) et Rivet (P.). Linguistique bolivienne. 
La langue f^pai!u ou .ipolista. Zeitschrifl fiir Ethnologic. Berlin, t. XLV, 
(913, p. 512-531, 

12. CaeQUi-MoNTFORT (G. de) et Rivet (P.). Linguistique bolivienne. 
I^s dialectes pano de Bolivie. Le Mus^on. Louvain, nouv. si^rie. t. XIV, 
1913, p. 19-78. 

13. Descripcidn de iai misiones de Apalobamba, pertenecientet al obis- 
pa Jo de La Paz, 1771, in-8«. 



l(;(j "" • son*-rt; des am(;hicji''i»'''F.» de pabis 

14, l)e^iri}irinn tht tcrrilnrin de Ua miiionei franciicanas de Apolo- 
hamki, pnr i,lro nomhre FronKra de Caupnlirnn. La Puz, 1905. 

14 l„s. Karaiiek (William Courtis). Indian tribes of eastern Peru 
: introduction l.v Louis John ,le Mii.iial). l'a|.cm of the Peabpdy Museum 
of ;,merican aicliacoloK.v and ethnology, Harvard University. Cambridge. 
I. X, l'J22. 

15. I'awcktt ;r. II. ). Further ej-jih/ratiunii in Bolivia : the river 
//r,r(/.. The Keographital Journal. Londres, t. XXXVU, 1911, p. 377- 

:t!)7 . 

16 I'iwcEir (P. 11. j. Bolivian exploration. 191:i-i9H. The geogra- 
phical Journal. Londres, I. XLV, 191.". p. 219-228. 

17. GKOKTKkK> 1'. Authertj. Ilischof ArmciUia 0. F. M. und die 
Erfiirsthiiiu/ de.i Hio Madre de l>io.t. .\nthropos. Salzburg, t. II, 1907, 
p. 7:iO-7:U. 

18. (iiii.i.AisiE ill.j. Ilecent erplnrations in Peru and Bolivia. The 
Scottish geo^'raphical Magazine. Kdinhurgh, t. VI, IS'JO, p. 234-24.'). 

19. IIasskk Uorge M. von). Las tribus sahajes de la reijion amazo- 
liirn ilel Peru. Boletin de la Sociedad geografiea de Lima, IS" annee, 
t. Wll, 190.%, p. 27-7:i. 

20. llEArn lulwin IL). Dialectji nf Bolivian Indians. A philological 
cnnlribiition from material ifathered during three years residence in the 
de/i.irlnient iij lieni. in Ihlivia. Kansas oitv Review of Sciance, and 
Industry, a lUDnthly Record of pro^'ress in Science, mechanic Arts and 
l.ilerature, I. VI, n" 12. avril lH8:t, p. 679-687. 

21. Heiiv.vs ; Lorenzo). Cataloyo de las lengMus de las naciones cono- 
ruias. II iiiiincraciiin, division, y clases de estas seyun la diversidad de 
siis idi'iinas i/ ilialertos. T. I ; I.eiiguas ij naciones americanas. Madrid, 
ISIHt. 

22. MiiiKMAM (Clements IL). The land of the Incas. The geographical 
Journal, l.onilres, t. XXXVl, 19111, p. 381-392. _ 

23. NoRDENsKioi.ij (Erlund). UeilrUge zur Kenntnis einiger Indianer- 
siamme itrs Jlio Madre de Dios-Gehieies. Ynier. Stockholm, 190.'i, p. 26,"- 
:U2. 

24. NuhuEMnKioi.il (Lrland). Indianer och llvita i iXordoatra Bolivia. 
Stocklu.lm, lllll. 

25. NoKDE.vsKiol.D (Erlandi. Forakningar och aventyr i Sydanierika 
i;)l:S-t9ll. Stockholm, 1915. 

26. ()Rinr,>v i .Mcide d'). Vinjage dans I'Ainerique meridionale, t. IV, 
1" partic. I'arls, 1839 : I.'IIomnie arju'ncain [de IWnierique rncridionale). 
rnn.^Kh're snus ses ntpjiorts f)hi/siolngit/nes e! nioraux. 

27. Oht(i> Jamcsi, Tlie .\ndes and the .\n\azons. or across the conti- 
iv'iil ijf Sijiith .Xnierica. 2" edition. New York, 1875. 



LA FAMILI.E LIKOUISTIQIE TAKAMA 167 

28. Reeves (E. A). .Vo(c on map of South Peru and Sorlh Bolivia. 
The geographical Journal. Londres, t. XXXVl, 1910, p. 3984rU. 

29. Belacion hislorica de lo$ misiones franciavanaa de Apolobamha, 
por olro nomhre Frontera dc Caupolicin. La Paz, 1903. 

30. lliVBT (P.). .Sar quelquea dialectes panos peu connus. .Journal de 
la Societe des Americanistes de Paris, nouv. s?rie, t. Vll, 1910, p. 2'2\- 
242. 

. 31. SrniLicH (German). La reijion peruana de loa bosques. CoIeccii'>n de 
leves, decretos, resoluciones i otros documenlos oflciales referentes al 
departamento de Loreto formada -de ordeii suprenta por el doctor Carlos 
Larrabure i Correa. Lima, t. XV, 1908, p. :)08-49.">. 

32. Teza iE.). Sar/t/i inediti di lingue amerirane. Appunti ljihliiigr,-i/irt. 
.\nnali delle Universita toscane. Parle prima. Scicnz.e noologiclie. 1. \. 
Pise, 1868, p. 117-14.1. 

33. Weddkll (H. a.). Voyage dans Ir nurd de In Uolivie et duns //•.<( 
parlies voixines du Perou. Paris^ 18.'13. 



Soi:n-.ii i.j^ Amirk AMSi i-^ UK Pakis, 1923. 




Objeti en or do Chinqpi ct dc Colombic. 



"Tmr- L Hoii.D7"Pini 



L'ORFEVRERIE DU CHIRIQUI 
ET DE COLOMBIE, 

PAR 

. H. ARSANDAOX et P. RIVET. 



[PUnche IV). 



Un heureux hasard ayant mis enire nos mains deux petites series d'ob- 
jeis en or du Chiriqui el de;Goloinbie, nous en avons profits pour appor- 
ter une nouvelle contribution 4 la question de I'orftvferie dans-le^nord 
el le nord-ouest de I'Amirique du Sud, donl nous avons d^jA aborde 
I'etude dans dea Iravaux anterieur s (6; 29). , 



I. Orf^vrerie du CniRiuui. 

La collection que nous avons ^tudi^e ne comprend que sept objels. 

Le premier est un grelot, qui, vu de profil, est pyriforme, tandis que, vu 
de face (c'est-^-dire perpendiculairement k la fente), il s"ivase sensi- 
blement au niveau de ion grand axe horizontal (pi. IV, fig. 2). 

Le second (pi. IV, fig. 1), d£j& figure par le Dr. E. Minard de Saint- 
Maurice (21). .semble repr^senter une grenouille dans le style que I'Da. 
retrouve sur des pieces dicriles par Holmes (14, i7, fig. 37, 38) et par 
MacGurdy (19, 202-203, lig. 344-^46) .11 ressemble ^galement beaucoup, 
par ses anlennes recourl)^s, k deux figurines que ce dernier savant inler- 
pr*te comme des atylisations de crocodiles (19, 199-200, fig. 331-332). 
Lothrop a figare aussi un objet presque exactement identique (18, pi. I). 
Comme la pluparl des objets du Chiriqui, noire figurine, porte, -4 la par- 
lie posUrieure, un anneau qui servail k le suspendre ou It le fixer. 

Le troisiime objet est une figurine humaine masculine (pi. IV, fig. 4), 
element munie d'un anneau de suspension post^rieur ; il rappelle beau- 
coup deux objets figures par MacCurdy (19, pi. XLIX, fig. e, !)■_ Le 
rapprochement est surtoiit frappanl avec celui de ces deux objels. qui, 
comme le n6tre, porle un pmement de t4te en torsade, que le savant 
.imericiiin rapproche du nkil des Indiens Tlinkit (19, 37). 



no SOCltTt OES AM^BlCAMSTfS DF PARIS 

Les quatre autr<!# objels provienncnl lous de Dolejira cl ont He offcrls 
au Nfusee d'Elhnographie du Troeadero par A. I.. Pinart. 

11 V a tout d'abord deux minces plaquettes dor, Tune carr^e, I'autre 
eircuiaire, porlaht deui trous de suspension et dont le centre a el6 repouss^ 
{pl. IV, fig. S, 7V Letroisieme est-une figuration trcs stylitic d'un oiseau, 
dont la tete se dctache en relief sur la plaque qui represente Ic corps do 
I'animal (pl. IV, (i;?. 3). U s'agit la d'un des motifs les plus communs de 
I'orfevrerie chiriqui. Le dernier objet, que I'invenleur lui-m*me a 
autrefois publie (25. 121, fig. 13), represenU un jaguaren un alliage d'or 
et de cuivre, plaque d'or (pl. IV, fig. B). Des pifeces analogues, sinon iden- 
tiques, en or ou en alliage d'or et de cuivre, ont ele deja figur^es par 
Bollaert, Holmes etMacCurdy (3, 32; 14, 45, fig. 34; la, 209, fig. 360, 
pl. XLVllI, lig. d). ' 



II nous a paru utile d'analyser ces ?epl objets, car, en cherchant dans 
la littiralure des renseignements precis sur fa ;m^t«llur gie de la region du 
Ctiriqut, dont I'arcMologie a Hi pourtant ^tudi^e avectant de soin, nous 
nous sommes aper(;us que nos connaissances reposaient sur des donn^es 
assei sommaires. M. MacCurdyTiiri^meme, nous a confirm^ qu'en elTet 
il avail et^ fait trfes peu d'analyses d' objets me talliques de cette region. 

L'existence du bronze dans la region du Chiriqui est uniquement attes- 
tee par ranal>se qualitative de six grelols. Holmes, k qui nous devons 
ce renseigneroent, ajoute que, paf leur couleur et par leur durete, ces 
brohies sont analogues aux bronzes europ^ens (14, 49-30, 52, fig. 41-42). 

Pourl'alliage decuivi-e et d'or, le mfime savant se contente de dire que 
I'on.trouve tous les intermddiaires entre le cuivre pur et rorpur(14, 52), 
mais il ne donne aucun dosage. Nous devons 4 MacCurdy U premiere et 
la seule analyse d'un objet de cette cat^gorie (49, 198). ' 

Quant k la presence de I'argenl dans les alliages, Holmes declare ()u'on 
n'en a jamais trouv^ plus de 6 "/o dans les objets exainines (14, 52), ce 
qui donne a penser que. de vraies analyses ont ^t^ faites, mais il n'en 
donne pas |e r^sultal d^taille. 

En resumi!, il a ete fait presqu'exclusivcment des cssais qualitatifs 
sur les objets metalliques du Cbiriqui et il n'a ^t^ public, k noire con- 
naissance, qu'une seule analyse quantitative. Malgre leur petit ndmb.re, 
nos propres analyses valent done la peine d'etre publiees. 

En ajoutant k ces analyses toutes les indications relev^es dans la litte- 
rature (y compris les analyses qualilatives), voici le tableau que nous 
avons pu et^blir ; - 



^ 



4 



i/oapfevfteniE du chiriqui ft dr colombie 
ANALYSES D'OBJETS DU CHIRIQUf. 

1. 0HJK1S A BASE Di; (J'lVBK. 



I>(.'»it;iialinfi de I'olijet 



Figurine 

AiguiUe 

6 grelots 

'»:, nea rly pure cop | w^rr 



+ 



171 



U. <3. flg. J» 

19, 191 

M, «-50. Of tl-iJ 



II. OBJrTB A BASE DOR. 



Designation de lobjet. 


Au. 


Ag, 


Cu. 


iUKrtrux. 






'+(•) 


. 


tr. . 


M, 43.44, «g. JO 






+ 


• 


+ 


i«. 4t. Og. 3« 






+ 


+ l'.l 


+ 

+ 


W, lot, Of. 3»J 
M. 194, JIB, Bg. J70 








• 


+ 
+ 


• 


+ 


M.t94.pl.XUX,Bg.g 




■ 


■ 


3, 35 




, 


+ 


. 


+ 


3, St-3J 




, 


+ 


- 


. 


J, Si 




Grtiol 


so.o 


lr.» 


M:0 


«, IM, ag. 317 




J«KU«P >Tr. n" l(StiOO;. 


22.1 


3.1 Id) 


74.5 


PI. IV, llg. 6 




Grelolfel 


dO.O 


23.0 


n.o 


PI. IV, .«g. » 




FiKurine^Jiumaine 


53.« 


3.0 


43.4 


PI. IV, «g. 4 




Figurine roomorphe 


M.D 


9.0 


43.1 


PI. IV, ag. 1 




PUqoe>circuraire iTr. n* 10M5) 


7.1.9 


3.7 irf, 


J J. 4 


PI. IV, 8g. S 




Plaque carrie (Tr. n' 1056P) 


93.3 


6.7(rfl 


» 


PI. IV, Sg. 7 




FiRurine ornithoniorphe [Tr. n* lOM'). 


94.4 


8.3 (rf 


• 










ji) I,a le^ende de la figure porte - n<«r/y pure 


<lold . 


mais dana le Ulte, il eat 




dilip. U; : it ii of redtiinhffold.tUghlly alloyed Apftarenlly 


with copper. Le mot ■ appa- 




reotlv « »emble iiidiquer qu'il n'y a pan eu d'Hiialj-se qualitative et que la compOMtion 




de I'objel a etc deduile de sen aspect eiterieur. 








'i, Petite quantit*. 








;r; Kn raison de la petite quantite de metal prelev^e 


(S ingr}, ee doaage indique 




seulemeot un ordrcdc prandeur. 








-.d) En raison de la petite quantity de metal prel 


evL-c, le dosage de Targent, dont la 




■presence a et^ par ailleum vfJrifiee qualitativemeDt 


n a paB de valeur abe:>(ue quaiiti- 




tative. ajaut ele oblenu par difference. 

... 









Ce Ubleau montre comhien nos connaissances sur la technique m^Ul- 
lurgique de lii region du Chiriqui manquent encpre de precision. 



172 "VI SOCltTE DIW ANtalCilNISTES DE PA«II1 

Relativement au bronie, nous devons nous en tcnir aux seules obser- 
vations de Holines, sans aucune indication precise sur la teneur en «tain 
de cet alliage. Nous n'avons en eitet pu nous procurer un seul objet de 
celle nature du Chiriqui, oil le cuivre el le bronze onf ili d'ailleurs tres 
peu employes, les orfevres leur preKrant i'alUage de cuivre et d'or. 

En ce qui concerne cet alliage, les huit analyses quantitatives que nous 
donnons confirment les conclusions de Holmes sur la grande variability 
des proportions de ces deux m^taux et sur le fait que la presence de Var- 
gent n'y est certainement pas intenlionnelle. D'ailleurs, les objets d'ar- 
genl soot inconnus au Chiriqui ; du moins, n'en est-il pas fait mention 
dans la litt^rature. . 

Le large emploi des alliages d'or nalif et de cuivre en toutes propor^ 
lions, I'ignorance de rargenl. la connaissance du placage, de la mise en 
couleur el du filigrane sont des ^Uments qui rattachent Stroitement la 
melallurgie du Chiriqui 4 I'induslrie colontibienne ' (6, 863). 

Par conlre, la connaissance da bronze, si elle est confirm^ quelque 
jour par des analyses quantitatives, crie un lien enlr* la m^tallurgie du 
Chiriqui et la m^tallurgie raexicaine, d'une pari, la metajlurgie du 
Perou, d'autre part. . 



II. Orf^vrerie colombienne. 

La colfeclion d'Anlioquia, donl M. de Brelte s a bien voulu nous con-. 
tier I'^tude, renferme djk objels, tons en or, qui sont pour 4a plupart des 
pieces de choix. 

Signalonslould'abordun hamivon(pl. IV, fig. 15), provenanide Anza, 
petit village de la rive occidenlale du Cauca. Six objets, semblables de 
forme el de matifere, ont Hi trouv^s 4 Andes, 4 Jerico, k Popayin ou 
dans d'aulres localiUs non pricisies du d^partement d'Anlioquia (26, 
pi. Ill, fig. liO; 39, lig. 84; 34, 1, pi. XXII, Bg. 8 ; 35, pi. XVI, 
fig. 22, pi. XIX, fig. 39 ; 5, 51). Ces tlwuvailles confirment le fait rap- 
port^ par -While, que Ton recueille assei souveql des hamefons d'or dans 
les tombes et dans les sables des rivieres des provinces nord-ouest de la 
Colombie(38, 2i7). 



1. Nous arans atlM I'aUention dans un Iravail anWrieur (1, 274), sur le hit que 
t'influence de.la civiUsatiop du Chiriqui »e paraissait setrc exercde ni trAa loin Di 
ti*9 forteraent daos la directioa du nord. Parmi les rates indices de la penetration 
de la technique du Chiriqui en .Vmdrique centrale, nous arons omia de signaler les 
rragmetils de feqille de cuivre' dor^. que Harlman a recu^illis dana le Cusia-Ric« 
cenlral. 4 Orosl (IS, pi. LXIir, 8g. 3-*). 



LOIlrtVIICRIi: DU CHIBIUUi KI' UE COLDNBIK 



t73 



Plus jiu sud, OD en a reaconlre igalement avec frequence i La Tolita el 
dans I'ile de la Tola, dans la province iquatorienne d'Esmeral'las (31, 
3i1 ; 10, 51, fig. 9) et, plus au nord, Pinarl signale des Irouvwlles sem- 
blables dansle dipartemenl de-Veragua (Panami)-, Aonloin de~S«nFran- 
cisco de la Monta&a, au conOuent din 'ribs GaUn et Santa Maria (MT^^-' 

Des hamefons dor ^talent ^galement en usage autrefois au Yucatan : 
lorsqiie les premiers Espagnols atteignirent ce pays, ils rencontrtrent, 
entre Vile de Coxumel'et la cAte, un canot, mont^ par des pAcheurs, 
dont lesligi>es£taientanniesd'hame«onsd°or(l, 4'dic.,chap. ill, 295), 
et Jaan de GrijaWa et ses compagnonii en traquerent vingt avec les 
Indiens de cette region ill, 299). Toutefois, jiuqu'ici, iln'en a pas iti , 
trouv^ un seal au cours de (nailles anshtolo^ues, tant au Yucatan 
qu'au Mexique - -. ^-^-^ ^ 

Les hamefons mitalliques sonl d'ailleurs rares en Amerique. Quire les 
objels que no)u signalons plus haul, on n'en a signals que quelques 
exempUires en cuivre : en pays tarask, k Jacona (23,291), au Cerro de 
MeUtes, pris Cempuallan (33, 11, 13, pi. VII, fig. 39), en Equateur, k 
Chiliotomo, pris Babahoyo (15, pi. XI, fig. i.i), au P^rou, V .\ocon (27, 111, 
pi. LXXXl, fig. 32-34); certoines Iribus de la cAle d u Chili usaient anssi 
dliamefons en cuivre (in kngOeU (12, 73), el, en eifel, on en a rencon- 
tre dessp^imens k Arica (34, 1, pi. XXV, tig. 20), ii Copiapo (20, 187, 
fig. 1 2 3), en' pays l i augo (17, 8 2)^dana les environs- d'Aiitofagasla el a 
hauUur de I'ileSanta Maria (16, 19). 

Nona ne menlionnons que pour m^moire le centre nord-amiricain du 
Wisconsin, complilement isol4 du precedent, et sans aucun rapporl avec 
lui (22, II, 222). 

Les nariguerMt ou omemeots de nez sont repr£sent6s dans la collec- 
tion de Brettes par quatre specimens ; I'un est un simple fil d'or recourbe 
(pi. IV, fig. 12). Les trois autres sonl essenliellement^wnstiluis parune 
pitee m^tallique prisenlant en son milieu une tehancrure de forme circu- 
laire pour I'iatroduction de la sous-cloisoa. Une de ces nari^ueras est Iris 
petite et a une form* Iriangulaire (pi. IV, fig. 9); la seconde porte de 
obaqne c&ti trois longs prolongemenls cylindro-coniques, comrae des 
dents de peigne (pl. IV, fig. 8) ; la troisiime est formie d'une lige m^tal- 
lique ividte^ ajour^ d'ouverlures triangulaires et lermin^ & ses deux 
extr^miUs par des boulons plats circulairas (pi. IV, fig, 10).ij: 

Nous ne reviendrons pas ici sur la repartition en Colombie et en Ame- 
rique de ces omements de net, que nous avons donnee dans des travaux 
anUrieurs (6, 528-829; =37, 295-298) ; nous menlionnerons seulemenl les 
trouvailles sigoalies dans des memoires posUrieurs ii ces publications, 
ou qui avaienl fohappe jusqo'ici Imos recherches : 4 n»rigaera» (3 en ' 



174 S0CI*t6 DE8 AUSlllCANISTES DE/PAHIS ' 

or, I en cuivre) du Gerro Gaira, dans la province de Santa Marta, en 
pays iimxia (7, 2-3), de nombreuses piece? en or d'Antioquiaij flgur^es 
par Seler(32, pi. V, lig. 1) et Farabee (9f I". <19. 121, 128, fig. 61, 
67, 68, "71), 4 autres en cuivre dore bu en cuivro, de CKilinlomo {4, 
258-259), Pueblo viejo et Boiiche (15, pi. IX, lig. 1 , pi. XI, fig. 1), tpus 
points situ^s dans la province equatorienne du Guayas. 

Nous ne ferons que mentionner une petite ligurine trouvee » Neira 
(pi. IV, fig. 17), qui correspond A uiie forme de repnSsentation animaleou: 
hiimaine, commune dans la rtgion (32, pi. VI, fig. 2), et qu'on retrouve 
en fcjuateuret enceptionnellement dans les Antilles (37, 213-216). Get 
objet porte, au revers, au point qui correspond k la tdte, un anneau de 
suspension. . 

Une autre piece H'appliq ue, i^galement munie d'un large anneau don t 
la surface extirieure porte trois cannelures paralleles, comme s'il ^tait 
form6 de la juxtaposition de qnatre anneaux, reprisente un oiseau tris. 
stylise, au large bee aplati comme un bee de canard (pi. IV, fig. 16). Le 
double ornement lateral qui figure les ailes est relii, de chaque c6t4, par 
une doable spirale 4 la queue largement ^taUe. La cr^te de I'oiseau. est' 
transform^ en un anneau. , 



La face ouvragte de cet objet est seule polie. Les rugosit^s que pr<- 
sante la face opposee sonl ^viderament dues au sable qui ^tait employ 4 
pour la conf e ction du moul e . 



Deux pieces de la collection de Bretles sont ornies de disques mobiles. 
La plus simple des deux est constitute par une mince plaque circulaire, 
sans anneau de s\ispension, om^ de points au repousse, dont le centre, 
fortement ombiliqu^ en c6ne ri!gulier, porte une barre transversale, 4 
laquelle sont appendues deux lamelles circulaires (pi. IV, fig. 14). 

Laseconile piece (pi. IV, lig. 13) n'est polie, comme I'ornement ornitllo- 
morphe d(!crit pins haut, que snr une face. EUe repr^sente egalement nn 
oisean dont le bee est recourb^ comme celui dun oiseau de proie. Ici, les ailes 
ne sont pas bifides et les pattes sont Qguries. L'oiseau tienl dans son bee 
et dans ses serres deux bnrres transversales avec disques mobiles : 4 pour 
la barre superieure, 3 pour la barre inf^rieure. La t^te est encadree d'un 
large ornement form^ de la combinaison de cinq spirales de dimensions 
varies. II exisle, au point qui correspond k la nuque de I'animal, un ■ 
anneau de suspension forme de deux anneaux. accol^. 

Notons que, sur les deux pieces que nous venons de d^erire, les disqnes 
mobiles oht ete susjiendus aux anneaux qui les supportent apres coulage 
de la piece principale. En elfet, I'orifice circulaire, dont iis sont perces 
pres de leur bord, est en reality une ichancrure ouverte, comme ceUe des 
mriguerat dont nous avons parl^ plus haut. On les iixait aux anneaux 



L'ORFftVRERili: DU CHIBIQUl BT DE COLOXBIE 



175 



en ^orUDt legiremenl I'une de I'aulre, par forcement, Ics <Ieux -exti^- 
mit<$s de I'^chancrure. 

La demifere piece de lacoUeclion de Brettes (pi. IV, fi». 11) est d*une 
forme tout U fait curicuse et. autant que nous sachions, nouvelle. Elle 
est constitu^ par deux tiges r^unies I'une k I'autre par quatre travcies 
lai^s et ^paisses, s^pardeK par trois espaces it peu pr^s carr^s. L'une 
de ces tiges porte quatre ornenients formes ehacun dune double spirale 
oppose, et la seconde quatre crochets mousses; recourbcs vers Ta&e de 
I'objet (vers le bas sur notre figurt^). II existe un anneau de- suspension 
derrUre t'ornement en spirale de chaque extr^mit^; L'un de ces anneaux 
porte une cannelure comme Tanneuu de suspension des ligurines orni- 
thomorphes; I'autre est nettement constitu6 par un HI metuUique enrouU 
en une spirale de deux tours et demi. ~~' ^ -■- ." 

Nous igQorons 1 'usage decet Grange objet.D'aprto sa forme, on pour- 
rait etre tentj d'y voir une boucle k quatre ardiUons repi^sentes par les 
crochets d^rits plus haut. Mais ne, serait-ce pas une interpretation 
europ^nne appliqu^e k un objet indien peut*Mre desttn^ k un tout autre 
usage? 



Le^ dix objets que nous venons d e decrire ont etd analyses; sur les 
deux pieces k disqucs niobilef, le' dosage a port^ k la foiu sur le corps 
m<Sme de I'objet et sur ces disques. 



Nous avons tout d'abord recherche si rorffevrerie si sp^ciale d*An- 
tioquia diIT<Srait par sa technique de I'orfevrerie cibca, qui, elle aus&i, 
a un facies tr6s particulier. 

Le tableau ci-contre donne les r^sultals de nos analyses auxquels 
nous avons joint les analyses ant^rieurement publi«es°d*objets d'Antio- 
quia. A litre de comparaison, nous 'avons r^uni dans un second tableau 
les analyses connues k ce jour d'objets provenant ccrtainement du pays 
cibca. , = 

La confrontation de ces deux tableaux ne r^v^le aucune dilTerence 
essentielle entre les deux industries. Les tribus d'Antioquia, comme les 
trtbusdu haut plateau de Bogota, utilisaient I'ornatifplusou moinsargen- 
tifere de leur pays (6,553, note), solt seul, soitassocie en proportion plus 
ou moins forte avec le cuivre. Les unes et les autres savaient mettre en 
couleur ces alliages k bas litre '. Nous avons vu plus haut que ce sont \k 

1. RemarquoQS que les trois .objets de la collection de Brettes, qui portent des 
traces maoifestes de mise en couleur, onl uiie composilioa entierement coin]>arable 
& cotle des oi^ k tO et 1*2 carats conimuo^nient employes en joaillerie et reconnus 
comme trcs aples a la niisc eu couleur. 



•t-7('> ' ' SOCIEfK OKS A«I««ICA!(ISIE» l»i; nABlS (,' 

■ .-jji^lvmL-iil If.s caraclefistiquM. osseiiliclles (]c loifevrcric du Cluriqui.-U 
Cli'irKJuj H[ la Colomhie constituent done line province m^tallurgiqw, 
riMuarquabicment liuinoKt-ne au (j^oint )ie vue technique, encore qi»e I'in- 
.ilustrie cil)ca, I'industric d"Antioquia et I'industrie du Chiriqui aicnt 
chacunc Icuf facics parliculicr etqu'une p(irsai'iae cxei-cee puissc presquc 
^toujour* diHerniiner, h son se'ul aspect, rori(;inc cxacte d'un objet prove- 
nanl d'une- de ces trois reifions ^ 

' Ainsique nous lavoiisdit" plus haul (p. 172, liole t), la techniqufe coloni- 
bieiine n'a<pa»peiiStrt- Iri-s avaiil en Amec>q>>e centrale. Du £6t^du Sud, 
au contraire, elle a vtendu son doniaine sur tout I'Kquateur el sur le 
lilior.il peru^ieu. Ce'sont.les puuples dc languo-Oibia qui en ont iH les 
propagaleurs a^issi bien vers le Sud ' qiie Vers le Nord (rdgion du Chiri--. - 
(|ui)l 11 ne semble pBS'cepeiidanl qu'ils en ftiei>t t'le les inventeurs. En 
elTet-, rarcheoloRie, la lin(^uistique et les temoignages des anciens 4!^urs 
-.'accordent k demontrcr que I'el'^menl essentiel de ce.tte Industrie, cest- 
ii-dire l'allia(;« dor natif et de cuivre, a 6.1A apporli sur le' haul plateau 
colombien par des tribus karib, venues du Veniiuela, el que le centre de 
dicouvertc de cet trlliage doit ii\-e place dans'l'arricre-pays guyanais (30). 

-. . ' . - ' . y. 

1 C(M?i monlre I'eili-i-mp iraporUnce <t<-lVluae conip«ree des teehniques, puiai|uc. • 
par cc moyen, il est permis J Clablir I'lmiK' cTorigliie d'industnes nolablement 
diTOrencicct. ilont 1« inorpliol<i(fic sculo n'aurait peul-etrr pas permis dc dimoii- 
Irer la parenle. 

2 On a la preuve liiigmslu[ue el la preuve artlidologiquc dc reilenaiou des Cibta 
fii Kqualeur'. Pour le liUoral' peruyien, on ne peut InToquer que des arguments 
iirchoologiques , mais il cl postible que quelque jour on arrive a demonlrer que les 
lanuues aulrefoja en usage dans cr,Ue region, el.non encore claaaiea, ap|iarliennenl 
files 8U8S1 i la fjinille linguUliquc Cibta. D'ailleurs, mfmo si cetle d*monalralion 
u'cUiljaman" faile, il serail loul nalurel d'admetlne que I'lnfluencc etiinograpliique 
des (.ilxa ail debordi le domaino oil sesl eiercAe leur inRuence tinguistique. 



\ 



L'OBFiVKKBIE DC rUlHIQUi ET llE (OLOMBIK 



i77 



•§ 



I 



11 



= '^ 



o-t'= 









If 



I 3 I 



s ^ 



SSi 



^ f « «p 

•■ ^ T o 
9 in . in >A 



St- '-^i « O I 



li 



£ - S !!-S 

jj" 3. 






-is 



■ / 



3 t .2 = 



'Is- 

3 "C " ■ 




£ a. a. a. ^ » 










g Q £ 



E£ 



]l; 



a 






O-Si 






178 



SOCltre BES amISkicaNistes pp PWIS^ 







t- 










s 










£ 










3 ' 


« 








o- ■ 


- g." -..--. 








b 










«■ <: 


1 - - . - 








u 






^^~ 


:~-^'.^; 


« 


s . 








1 


'- . _ 




^- ~*?fc 


" "~~ w "ii, 


-_. ... .. .._.^._ ■■ ■ ._ .. . :. _._ 










-!■-•-• ^M-Oi rt_» « 










X e-S ..Z -V 01 -• "" ■'5 --o 






fS 


X -^ 


























S 




S»»f-mSiOM-wr- 


6 




*^ 


, C 


r--*!^-* — oo>-<f<s , 






0} 




i^ tr -^ n cr> n ct e* 






.s 










A - .g- 




■ 














o 










T3 




_^- 






■g 


° ,' a. 
< 


^ (O 1?, o. In t- ^ •£\ w 






** M o p« (C — <o n «-< 
















Q 










g 




























' <S 




"'■■'""'■v. 


fij* " 




s 


5 


V. -!■ 5 » *..«~ S O «_ 








■ 


?< ^ S lo w !S iS « S 






5 






^ ■ - ';■ 




t 














V 




TS 










S 




c 






S 


C 

■ o 












m 


















^ 






j; 


E 
















-» 


* ;^ - »" 


■ i , , 






!i. 


«a .«■ ^ . 






j« 


f 


• -Z 2 = 


.00 




■ 


■ i 

c 


's:r'5--3-_|-5.ss- 


■ « ■ 






■ c 


-f 5 5 ■"- S -'«S 




!fe 




1 















'.^ 






^ 


W 


*? 






H *A p- - H a- H 'O ;t: 


l'" 



L'ORrtTBERie DU CaiKIQUi ET DE COLOMBIE 179 



INDEX BIBLIOGRAPHIQUE '. 

1. Anolkrius (Petrus Martyr). De orbt novo Petri Utrtyru AmjUrit... deradet 
octo... unnoUlioniliUS itlatlralHe luoqiie niton mtilaUe... inJutlria RieliHrdi 
Utkliiyti... PirisiU, apud G. Auvray, 15H, in-8°. 

[P i3 A] 

I. AnsANDAUl (H.) el Uivkt (P.). Contribution i fHude Je U mittllorgie mexietine. 

Journal de la SocUti de« Am^ricanialea de Paris, nouvelle sdrie, t,. XIII, 
1941, p. S61-280. 

3. BoLLABBT (William). AaliqaarUn, ethnological and other reiearchel in Neb Gra- 

nada, Bquador, Pen and Chile. Londres, i860, ia-S". 

(P. Angrnnd 671) 

4. BucHWALD (Olio -von) . Tolai e c m tt orianas. Phy a is. Buenos Air e s, t. HI^i91-7,- 

p. 250-262. 

6. Catitogo general delos objetoa enoiadoa pfir el gobierno de Colombia a la expo- 

sici6n kistorieo-americaiia de Madrid. Bogoti,. 1892. 
e. CniQUi-MoNTronr (G. de). Rivet (P.) el ABSim)AUj"(H.). Co/i/ri4u(ion 4 r«ade 
de i'arch^ogie et de la mitallurgie eolombiennet. Journal de la Soci^t^ des 
AmiricaniBlea de Paris, nouvell^ sJrie, t. XI,' 191i-l^l«, p. 525-5*1. . 

7. Cuervo M. (C). Informe aobre lot objeto* indigenaj recoffi doa por el Sellor don 

Carloa Borda y pretenUdot por tli la Acidemia nacional de hitloria. Bolelin 
de hiatoria y anligHedades. BAgoU, t. VI, 1909-1911, p. 1-8. 
g. Dahour (A.). Note lUf lin alliage de cuicre , d'argent el (for, fabriqiti par lea 
ancient peoples de VAmirique du Slid. Complex rendus hebdomadairea dea 
sAaocea de I'Acadiraiedes sciences. Paria,^867, 1. LXIV, p. 100-101. 

8. Farabeb (William Cttrlis). Ancient american gold. The Museum Journal. Phila- 

delphie, t. XI, 1920, p. 92-129. 
10. Farabee (William Cunis). A golden hoard from Ecuador. The Museum Journal. 
Philadelphie, t. Xll, 1921, p. 43-52. 

II, Gomara (Francisco Lopez ^de). Conquiata de Mijico. Segunda parte de la Cronica 

general de la» indiat. Biblioteca de aulores esptffioles desde la formaci6n del 
lenguaje basla nueslros dias, t. XXll : llistoriadoi-es primilivos de Indiaa, 
t. I. Madrid, 1852, p. 195-455. 

12. GoNZALEX DE Najera (Alouso). Detengafio y reparo de la guerra del reino de 

Chile. Coleceidn de documenlos in^itos para la hiatoria de Eapafla . Madr i d, 
I. XLVIII, 18M, io-8'. 

[Oa 162] 

13. Harthak (C. v.). .irchaeological reaearchet in Coita fiica. Stockholm, 1901, gr. 

in-8'. ' g^ 

^\o\. Pi 49) 
U. Hoi-uEs (William H.). Ancient art of the Province of Chiriqdi, Colombia, Sf^ 
annual Report of Ihe Bui-eau of Ethnology to the Secretary of Ihe Smithsonian 
Institution, 1884-1885. Washington, 1888, p. 3-187. 

1. Los coles ittdtquees pour certains ouvrages cil^s sonl cellos de la Bibliothdque 
nationale de Paria. 



I8U SUCIETt OLA AlitKICAMIITES OK I>AI|I8 

IS. JijAm » CaamaDo (J.) ArUftctot pithuUneat del Gutytt. Bolelin d« la Sociedid 
ecuatoriant de eitudio* hUMnoos amerieanos. Quito, I. I, l«l8,'p. *5J-t7». 

It, I.ATI MAK (Ricardo E.) El coutercio pneolombiMim en Chile I olrotpti— de Ami- 
rtcM. Santisf^ de Chile, i90V 

17. L.1TC1IA11 (Ricaido E.). !■<" ChtitgoM en let collude Chile (M^moire pfiaenW au 

Conxris scieolifique inlcrnadonal dc Buenos Aires, juillol J9I0). Santiago de 
Cliile, 1910 " 

18. I.OT11HOP (S. K ) The dtteoeery of gold m the gneet ofChirtqm. Indian n»le^ 

and monographa New Yorli, Museum of the amcncan Indian, Heye founda- 
tion, t VI, N* «, l«l«, p 23-36. 

19 Mac Cuhdy ibeor^ Grants A tlady of Chirtquten anilfififws. Memoirs of the 

I unnecticut Academy of arts add sqencea New Haven, I. Ill, 1911. 

[*• B »I0] 

20 Medina (Jos* Toribio). Lot tborijenet de Chile, ^nliago, 1882, in-4«. 

. [Ppn«)_ ^ 

21. MJnard OB SAi»T^¥OTininr(*7). Let poleriei den ttpuUureiindiennet^lii^hiiHqvi^ 

{^Mt-Unit ile'Colombie). Paris, 1888. . 

22. MoonaHEAD (Warren King). TA* «(oi»e *ge in North Ameriai. Boston et New 

York, 1910, S vol., in*. \ 

23. Pa80 y TnONCoso (Francisco del). Expoticiin hitUrico-xmeriemnm de Madrid 

ptrm I89i. S'eeciin de Mtxieo. CtMogo de U eoleteidn del SeHor pretbllefo 
don FrtMcaco PUnearle, formado con la .cofa&oracuin del dueho. Aiialas del 
Museo nacioual de Mexico, t. IV, 1897, p. 273-3S1. 



U. PiHAST (A. L.). IVoIiViaa de lot Indiot del DeptrUmenIa de Vermgut y voetbttU- 
riot de (aa lengiitt Gutym, Nortelio^Stbanero y Doretque. ColepciAn de lin- 
gulstica y etnografift amecicanaa. Sap Francisco, i. IV, 1882. 

25. PiNABT (Alphonse). Let tndient-de riM_ de_Ptn»aa^ tiae d 'etfanogrsphie, 

Paris, I. VI, 1887, p. 33-36, 117-I3S. ^^ ~ '" 

26. Posada AHAN09 (Andre). £»»ai ethnographique tar let eboriginct de CBUt 

d'Anlioquia, fn Colhinbie. M^nioires de la SociiK d'anthropologie de Paria, 
»■ siria, t. I, I873rtf. 201-231. 

27. Reiss (W.) et StCbbl (A.K Dat Todtenfeld von Ancon itt Peru. Bin Beilrag sur 

Kenntnitt Jer Kiillar and Induttrie det tnea-Beichet . Berlin, 3 vol., 188&-1887, 

ffr. in-fol. 

* [Pn'291) 

28. Restkbpo TinADO (F.rBPsto). Entayo elnogri/ico y argueoUgico de la prorincia de 

lot Quimbayat en et nuevo reino de Granada. BogotA, 1892.. 

29. Rivet (Paul). A^ole compUmentaire tor la aiitaUurgie tud-amtr ieaine. Journal drf 

la Soci*te des Amiricaniales.de Paria, ftou»elle.s*rie, t. XIII, 1981, p. 233- 
238. 
SO. Rivet (Paul). L'orftvrerie pricolombietlne det Anlittet, det Gliyanet el Ja Vtni- 
iu^la, dant tet rapportt avec I'orfivrerie det aulret rigiont amiricainet. Jour- 
nal de la Soci*l4 des Am^ricanistes de Paris, nouvelle 8#rie, t. XV, 1923, 
p. 183-213. 

31. SAviLua (Marshall H.). ilrcAasoiosrica/ reiearc^ei on <A« coaal of Btnuraldaf,- 

Ecuador. Vepliandlungen des XVI ioternationaleD Anierikanisten-Kongresses, 
Wieo,* bis 1* seplember 1908. Vienne et Leipiig, 1910, t. II, p. 33It^4S, 

"^ [fp-«3»f ; 

32. S«i.aii (iCdnard). Hie Quimbaya und ihre Nacbbarn. Gesammelte Abhandlun^en 

zur Sprach-und Atlerlhumskunde. Berlin, I. V, 1915, p. 83-76. 



L'onrtvimiii Du chuiqci kt be colombic 181 

SS, Stuuu. (Hermann). AU-Mexiko. AnUoUiguclu BeUrtge sar KallurgachUhlt 
uiner Biewohiur. Hanbunr •! Leipaig, l88S-i88>, i toL, in-4*. 

[Pd3**] 
14. Uhu {Uti). kullur and Iiututlrie tidtmirUanuclur Vtlker, nach den im 
BnUxe de» Muteunu fSr V8tk€rkunde lu Leipzig befiadtiehen Smauntangen 
mn A. Siabel. W. Heiu and B. Koppel. Berlin, t. I, I8W : Alle Zeil ; t. U, 
iStO : JVeuc ZeU, in-tol. 

[P803] 
35. Uribi Anqel (Uinuel). GeoggMfta general y compendia htMrteo del Ettado de 
Anlioquia en Colombia, Pans, 1885, in-8*. 

[Pk H«] ' 
M. UnicoKcuBA (Exequiel). Memoria aobre la» antig&edadet neo-granadinaa. Berlin, 
1854. - • 

jPk 70] 

S7. VaiwiAU (R.) et RiTiT (P.). Elhnographie ancienne de I'^quatear. Minioa du 
Service g^graphique de I'Arni^ po'ur Ja mesure d'un arc de m^ridien ^ua- 
torial en Amdrique du Sud sous le contr^le scientiGqne de I'Acad^mie des 
sciences, 18M-1906. Paris, t. yr, fasc. 1,1912. 

38. WiirrB (R. B.). Notet on the aboriginal racet of the north wetlern province* of 

South America . Tile Journal of tlie aniliropological Institute of Great liritain 
and Ireland. Londres, t. XIII, 1884, p. 240-256. 

39. WeioHT (Br.). Oeteription of a collection of gold ornamentt of^Lady~BfaiieJf. 

1885 [cit^ d'apHs Uhle (34, I, .15)]. 



PLAN'CHE IV. 



N» 1. — Chiriqui (Coll. du IV E. Menard de Stiot-Miurice), & gr. 9, 1/4. 

N» 8. — Chiriqui (Coll. de Zeltner), F»e« et proBl, 1/1. 

N« 3. - Dolei!. (Tr. N' 10567), 1/i. ■ 

N' *. — Chiriqui (CoU. HonUn«), » gr., 4, 1/1 . 

N« 5. — Doleg* (Tr.-N«-105M)r*r8^ 



ft' «. - Dolegi (Tr. N« 10«00), 2/3. 

N«1.-Doleg«(Tr.NM05«8),l/a. . „„ , 

N« 8. — Urnio (sur le rlo Penderi«co. amueul do rio Murri, tffliient da 1 Alralo, 

18S5m.) (Coll.de BrellM), SO gr. 8, 1/1. 
N» ». — Umo (Coll. de BreUee), 8 gr. 45, 1/1. 
K« 10. — San Andre* (eur le rlo Sen Andm, effluent orieiiul da Ceuce, 588 nrr) 

(Coll. de BrelUe), Mgr.8, 1/1. — , 

N« 11. — AguedM (rire gauche du rio Armat, affluent orienUl du Cauca, ISIO m.) 

(Coll. de Bretles), 27 gr. 5, 1/1. 
N- 18. — AntA (rive occidentale du Cau(a , 800 m.) (C«ll. de Breltea), 5 gr. 75, 1/1. 
N' 13. — Meira (aud d'Aalioquia, IMl m.) (Coll. de Brettes), Face ef profil, 

45 gr. 1,11. _ ^ 

N. 14. _ Neira (CoU. de Brettes), 8 gr. 55, 1/1. 
N» 15. — Am* (Coll. de Brettee), 3 gr. 8, 1/1. 
N* It. — Aguadas (Coll. de Brettes), 85 gr. 3, 1/1 . 
N» 17. — Neira (Coll. de Brettes), 2 gr. 3, S/1. 



L'ORFEVRERIE PRfiCOLOMBIENNE 

DES ANTILLES, DES GUYANES 

ET DU VENEZUELA. 

DANS SES RAPPORTS AVEC L'ORFfiVRERIE 

ET LA METALLURGIE 

DES AUTRES REGIONS AMfiRICAINES, 



PJLl 

P. RIVET. 



Lonque les premiers Espagnols abordirent au» Antilles ; explor^reiit 
les cAtes septeiitrionales de I'AnK^rique du Sud, le litlornl oriental d^ 
TAmirique centrale et Teitreinit^ m^ridionule de la Floride, ils trou- 
vferent partout ami maina dea iiidi gfenes des ornements en or. Malheu- 
reusement, aucun de ces objets n'est parvenu jusqu'ii nous et I'Dn n'en 
a exhumi aucun, h ma connaissance du moins, au cours des nombreuses 
fduilles qui ont ^t^ faites dans ces diverses regions, sauf en' Floride. La 
cupidity des conqu^rants a fait ici table rase de tous ces pr^cieux ves- 
tiges- du pass^ am^ricain. 

C'est done presque exclusivement dans les r^cits des premiers chro- 
niqueurs et des missionnaires et voyageurs, qui ont parcouru ces regions 
pen de temp» aprto la conqu^te, qu'il faut ch^rher ft se documenter sur 
I'orftvrerie indigene. Heureusement ^nr nous, la preoccupation 
constante de la pliipart d'entre eux etant la recherche de for, les ren- 
seignements abondent dans leurs r^cits. 

Tous s'accordent tout d'abord sur un point, & savoir que les objets 
trouT^s en possession des Indiens nVtaient pas en or pur. Its sont una- 
nimes k affirmer qu'il s'agissait d'un or d'un bas titre'{50, I, i" d6c., 
Uv. 3, ch. XI, 104, liv. 4, ch. iii, 129 ; 5, l-dec, ch. viii, 77, 2~ d*c., 
ch. I, 108, 3" die., ch. IV, 212, ch. v. 230; 23, V, 548 ; 25, 161, 204, 
recto et verso ; 65, I, 134, nou' »■; 282, III, 1.1-16 ; 87, II, 393 ; 21, I, 
168 ; 30, LXII, 402, 43S, LXIII, 420, LXVI, 496; 24, 61 ; 35, 3, 10, 
12, 13, 14, 21). 



184 < BOCltrt DU AHtelUNiSTEa DB PARIS 

CerUins precisent davantage: Ralegh rapporte qn'un objet de cuivre 
de Guj-ane renferniait im tiers d'or ' (74, xii). Hareourt, qui explore la 
Guyane peu de temps apite liii, sigoale ^gafement qu'une des figuriiie»: 
qu'il Irouva aux mains des Yaos de I'Oyapock cootenait sensibUment 
la mime prbportion d'dr, le resle de I'alliage itant coastitu^ par du 
cuivre' (49, 39). 

Le cuivre et I'or paraiasent entrer seuls igalemeat dans la composi- 
tion d'un des rares objets de Floride qui soil parvenu jusqu'k nous ; 
d'apr^s I'essai qu'en a fait faire Le Baron, il S'agit d'un alliage k. 
H carats de ces deux m^taux, ce qui correspond i.une teneur en or de 
58,3»/. (61). ~ ' ^ . 

Ailleurs, notamment dans les Antilles el dans le nord de I'AmArique 
m^ridionale, on trouvail de I' a rg e nt associe, en qu a ntit y plus ou 
moins notable, 4 I'or et au cuivre. Ce r>enaeigneriien|, que nous devons. 
k Labal et 4 Oviedo (70, I, 183 ; 59, Jl, 21), est <?onrirm« par I'ana- 
lyse d'un fehantillon de Haiti, que Colomb fit faire en Espagne^ (73, 
vol. II, 6), dont voici le r^sultat : 

Au; 56,25 

Ag: 18,75 

Cu : 25,00 - 

Certains auteurs anciens et inodernes ont pensi que ces divers 
alliages ^taieht natureU. En rialit^, si I'argent, qu e certains renferment, 
proyient, selon toute vraisemblance, de I'or natif, il est certain que la 
presence du cuivre dans les proportions indiqudes ne peut s'expliquer de 
la mdnie fa<;on et ri^sulte d'une addition intentionnelle. Le t^moignage 
d'Oviedo est formel 4 cet igard ; il distingue soigneusement Tor, natif' 
de I'or travaillc recueilli chez les IndienS ; « No hablo aqui en el oro 
que se ha avido per rescates. 6 en la guerra, ni en lo que de su grado 6 
sin el ban dado los indios en eslas islas 6 en la Tierra-Firme ; porque 
esse tal oro ellos lo labrao i lo ^uelen mezclar con cob re 6 con plata, 
y lo abaxan, segund quieren, e assi es de diferentes quilates i valores. 
Mas hablo del oro virgen, en quien la mano mortal no ha tocado 6 
hecho essas mixluras » (70, 1, 183). Ailleurs, il ^rit eiicore : « Porque 
los indios acostumbran labrar oro de inuchas ^ 'diversas leyes, llaroaban 
los chripstianos en esta sazon tino & lo que era de veynte quilates^ de 
alii edelante, y i lo que' era de medio oro abaxo, que no le hallaban 

ley per las puntas y el toque, Uamaban ^uanin » (70, III, 17-18). 

Les Indiens de toutes ces regions faisaient done des alliages d'or 
natif, souvent argentifere, et de cuivre. Us les obtenaient d'apr6^ une 
technique probablement tr^s comparable k celle. sur laquelle Raleigh' a 
recueilli en Guyane, de la bouche du caciquc Topiawari, des rensei- 



L'oHFtVBinUK flltCOlXMiBIKIWI'. PE* AKTH-LB* 



185 



oyOMODO GVIANI 

RE AS SV AS IMAGINES 
fimURfiiloiK. 



AV- 



\ 




\ ixpdnuMiripMulufMiiJMnt.iiiu maiuMm Um.hm 
r froculinrUciMitMitMAHoA.&iHjiufMmimtm^iM 

fttJlfufi" VMnMbcmfaiUmdMJmm/piodmmU* lOttfrrimms^r- 

efixi*fiflUtfnm4aulutx(^ui>H^ 




L'oRFtvims i>ittCOL0iiiiEinis ou untuM 187 

gnements dune si remarqiuble precision : b I after asked the manner 
howe the Epunmei wtought thow plates of golde, and howe they coulde 
melt it out of the stone ; he tolde me that the most of the gold which 
they made id plates and images was not seuered from the stone, but 
that on the lake of Manoa, and in a multitude of others riuers they 
gathered it in graines of perfect golde and ii» peeces as bigg as small 
stones, and that they put it to a part of copper, otherwise they 
coulde not worke it, and that they vsed a great earthen potte with 
holes round about it, and when they had mingled the gold and copper 
together, they fastned canes to the holes, and so with the breath of 
men they increased the fire fill the me^tell ran, and then they cast it 
into moulds of stone and clay, and so make the plates and Images* » 
(74,96). 

Lea tribus dhei- lesquelles furent trouv^s des objets de cette nature 

appartiennent presque toutes & deux families linguistiquesjtiien cpn- 

nnea : la bmille karib et la famille arawak, et, dans leurs langues rea- 

'pectives, il ctiste deux mots pour designer pricis^ment ce m4tal,pai^ 

ticulier et seoondairement lea ornements fabriqil^s avec lui— 



Le premier est le mot gifonin ou guanl, qui appartient w^^di^^e 
arawak de Haiti, le Taino '■ 

I.«a Espagnols, conjme il est naturel puisque ce ful avec les indigines 
de Haiti qu'ils entrirent d'abord en contactr^do ptferent ce mo t et s en 
serviient pour designer I'or de has aloi, et par extenaion les objets 
fabriqu^s avec lui, m*me lorsqu'ils parlaient de tribus non-arawak '. 

Des Antilles, il passa en Espagne, oil no\J» le'voyons figurer dans plu- 
sieura lettres ou ordonnances royales des le d^but du xvi« siecle '. 11 a 
survtoi jusqu'k nos jouni dans rhispano-am^ricain des Antilles et de 
Colombie (72, H3 ; 32, 638-fi38), et I'Academie espagnole I'a adtnis 
dans son dictionnaire, sous la forme assez inexplicable de guuniti, avec le 
sens de u or de has aloi » . —. 

he second mot se retrouve dana leS dialectes karib des Antilles, des 
Guyanes et da V^n^zuela septentrional, dans trois dialectes arawak. 
I'Arawak de Guyane et de la Trinity et le WapiMna, dans un dialecte 
guarani, I'Oyampi, et dans la langue non class^e des Akokwa et des 
Nurag ', toutes Ungues parUes en Guyane : 

JtaraWi, m*tal special' Karalb des petites Antilles (xvii" s.) 

(37, 210-212) 
KdUikuU, m^tal sp<cial«> Karalb des petites Antilles (xvii* s.) 

(16, 106) 



188 SOatTJt DBS AMtalCANMTES DE PARK 

KaraUK, KulltMi, lames d'or k 

bas titra" ' 
Karaholi, omemeaU en ouivre -fin'- 



Karaib des petites Antilles (xvii* s.). 

(87, II, 393) 
Karaib des petites Antilles (svu* a.) 

[It, 446). 
Karaib des petites Antilles (xvifi* s.) 

(59,11.21-23) 
Karaib des petites Anlillles (xvii* s.) 

(13, !583) 
Region de Paris (xvi« s.) (21, 1, 

168) 

Karikurj, omements en or pour Rigtbns de Paris, Cumani^ Chiri- 
le nei, les oreilles^et la poi- bichi (xvi* s.) ^20, LXVI, 537) 



Karakoli, m^tal spteial. et orae- 
ment fait avee ce m^tal" 

Karakoli, omement en m^tal sp^' 
ciali' 

Karaholi, tnital sp^ial'^ 



trine 
Karikori, anneau de nee 
Karakuri, omements d'or 

Karhuriri, at k bas litre 
Karkuri, or 
Karkuri, or faux 

Kariikuri, or --.,. 

Karakori, ornement d'or 

Karukurn, or 

Karikuri, or 

Karikori, or 

Karukuri, laiton, or 

Korrokori, or 

Karakoli, plaque d'argent en forme 

de croissant, port^e par les 

chefs de famille 
Karakuli, or 
Kalkuri, or & bas titre 

Kardkoli, plaques en un m^tal sp^- 
• cial" 

Karakuli, babioles de cuivre 
Karak^i, colliers de verroterie 
Karekuri, or 



Region de Cumani (xvi* s.) (10, 4) 
Rl§gions de Cuman4, Piritu, Chaco- 
tpata (xvf s.) (69, II, 307, 309) 
Kumanagot (xvn' s.) (19, 201) 

Kdm«nagot (x»i t8.)494, JM) 

^yma-Kumanagot (xvii* s.) (85, 

35) 
Kafib des plaines de Maturin (xx* s.) 

{86,116J 

Indiens de I'Ordnoque" (xvi* s.) 

(69, U, 308) 
Karib de I'Orinoque (xviii' s.) (53, 

11, 463) 
Tamanak (xvin* a.) (53, II. 463) 
Mapoyo (xx- s.) (86, 104) 
Makusi (xix- s.) (81, 11, 519) 
Akawai (xix« s.) (3, 60) 
Indiens de Surinam (xvm* s.) (84, 

1, 403)" 

Upurui(xx«8.)(44, 96) 

Indiens de Cavenne (xvr s.) (36, 

96) ■ 

Galibi(xvii' s.)(71,67 68) 

Galibi(xvn« s.)(15, 396) 
Galibi(xvii«s.) (11, 349-380) 
Yayos (xvii* s.) (60, 583) 



L'lWftVllliHIK MtlVLOHUiroNIi UEI AMTIU.KS 



189 



Karrdmri, figuriues d'or Yayos (xvii* ».) (49, 39) 

Karakulii argent Bukuyen(xii« ».)(30, 2) 

KaraUli, or, .rsent Uayana (iix* s.) (31, 13) 

KarahiU, or, argent Aparai (iix* a.) t». 60) 

KaUurit. Kalkurey, Kallmri, or Arawak de Tnnidad (xvi« a.) (36, 

M, 45. 65. 78, 86) 

KarmJmlU, cuivre Aiawak de Guyane (xviiif a.) (30, 

' 133) 

KaHkuri, or Arawak de Guyane (xix* a.) (78, 

.219) e 

KaiUmri, or Wapiitoa (xx' a.) (38, 211) 

Kdrakun,m, argent Oya mpi (xix' s.) (27. 78) . 

Karabli, or, argent Akokwa (xvm' a.) (41. 2a»-»H ) 

KanMi, or, argent, cuivre Nurag (ivii* a.) (47, 98) 

Encore que ce mot ail aervi ou aerve i djaigner tantit I'br, largent, " 
ou exoeptioiinellement le cuivre, tanldt un omeinent en milal", il eat 
Evident que, primitivemenl, corame le mot gmiiln, il <tait appliqu^, 
cbmme.le »p4oifient nettemenl lea Pires du Puia, BrelSn^Cliarlevoiret 
Labat, au m^tal lui-ro4me et quo aon, emploi pour dteigner lea objeta 
fabriqnfa avec w m<it«l, puis k toules aortea de miSlaux, est ^econdaire. 

,Le mot kariMi est, aana contesle possible, d'origine karib'», sa pre- 
sence dana cinq dialecles non karib de la Guyane e t d e s Antill e g ^'expli- 
quant tres bien par un emprunl«. Cest le synonyme karib du mot 
arawak haitien guanln^'. 
- L'alliage dor nalif et cuivre «tail done couramihent employ* par 
les tribua arawak el karib des Antilles, des Guyanes et du V*n&uila. 

Par I'interm&liaire de ces Iribus, son usage s'est ripaiidu au sud jus' 
qu'4 TAmaWine, au nord jusqu'eu Floride. 

"'Son extension vera le and nous esl attest^e par le tirooignagf des 
premiers voyageurs qui onl paroouru I'Amaione. Nous savons^insj^jue- 
le< Indiens qui habitaient la province de Carari et Merari »ur les rives de 
« grand fleuve, avaient « algunas orejeras, chagualas y axwariM » et que 
celts province se divisait on deux r^ions dont I'une pprUit pr«cis«ment 
le Dom de Carkm^ (82, I, ^56, 291; 3 bi,, II, 160). D'autre part, 
AcuBa et le P6re Friti signalenl que cerUines Iribus riveraines de I'Ama- 
xone, enlre le no Coary et le Yurui (Curuzairis, Aiiuares, Ibanomaa, 
Yurimaguas"), recevaienl les lames dor rouge, dont elles se servaient 
«omme omemenU doreiUea et de nei, des Manaos, tribu arawak de TYuru- 
baxi (Urubaii), affluent de droiU du rio Negro el que ceux-ci se procu- 
raienl le pricieux mital chez les peuplades de Tlquiari (que Garcia iden- 



\. .. ^ , . 

\190 SOCltiT^ DR!I AH^Rir^MSIES DE PAHIS 

t\lie avec I'lijana, affluent de droitc du rio Negro' (55, X.XX, 209; 1,. 
130-13L 133; 40, 379-380), par coiiscqut'iil die/, des tribus ('•galemenl 
ariiwak . Karutana, Katapolitani, Siusi, etc. . .'''. 

L'iulroduction en I'loride dc I'alliage d'or iialif ct de cuivr^ par dc8 
migrations arawali et karjb parait aussi probable. / 

L'exisleiice d'une colonic arawak, venue de ('ul)a, dans la Klonde 
m^ridjonale a ete signalee par Kontaneda (23, \', 53t)-Ji3") el est 
aujoupd"hui admise par tons les ethnologues ^48, 1. "4. article Arawakan 
colony). ■ " ., 

L'existence dans la ineme region d'une coionie karib ne nie parait pas 
moins certaine. Hblmes^^a attire depuis longtenips ratlontion sur 1 in- 
fluente manifeste que la civilisation dcs Antilles "a excrete sur Taacienne 
ccramique de Floride (52); ct Brinton a reuni tout Un faisceau dc preuvcs 
linguistiques et ethnographiques attestant que cette inlluence ^tuil due 
en partie iides elements karib (IT, 92-1 101. Golschet enfin a montre qu|il 
existait en Timukua des mots inanife|,teincnl cmpriintSs au Karib ■^43, . 
iGG, 478). Je crois done qu'on n'est plus en droit de^rejeter comme de 
pures fantaisies les renseignements si, curieu.K et si precis que Bristok a 
fournis a de Rochefort sur les Karib de Floride. Suivanl cet informalcur, 
une Iribu karib vivail chez les Apalachiles ; il donne de (lombreux 
details sur !es coulumes de ces Indiens et cite_iui — rftrt a in nnmhre de 
mots de leur langue (7T, 367). Ces mots sent identiques aux mots cor- 
respondants du dialecte. karib des petites Antilles ; 



Karib de Floride 
(j'aprCK Bristok. 

ame de I'hoiiune akamboul 
-•imi banari 



Karib des peliles Antilles^-"'. 

acambouii. esprit (B) 
ihaomnah (B) 
hanarl, eamaracte^(tt^ 
oullaba (H) 
tloiilm (B) 
mdpoyif{K) 
tadmba (B) 
i/fo«flnif. (B) 
boullou (B) 

cacoiKs, babioles {l\) 
lomali (ii) 

Je rappellerai e'lliu nuc Rarcia tS^nale lexistence de Caribes enlre F*,an- 
t;acola et le Nouveau-Mexique flS, 330). Encore tjue les Espagnols aienl 



arc 




dlhuha 


ennemi 




eioutou 


esprit malin 


mabouya 


etanf^ 




tamiabo 


Heche 




allouani 


massue 




bout ton 


menues 


cufii^--; 




sites 




cakonnes 


ragout 




taumaly 



L^ltPfivnERIE PR£r:UL.OMBle;N^G DBH ANTILLES 191 

souvent employ^ ce terme de « Caribe » pour designer toute tribu gaer- 
riere, rebelle h leur dnmination, rindtcation est h retenir et k rapprocher 
dcs fails que je viens do signaler ; el, en definitive, je pense que Texis- 
tence d'une colonie karib en Floride ne saurait Hre mise en doute^''. 

Un dernier point reste k dlucider : doit-on attribucr la decoirvcrle de 
Talliage d'or natif et de cuivre anx tribus arawak et karib des Antilles ou 
-aux tribus apparenl^es dii continent sud-am£ricain 7 

Le fail x^iie ton n'a pas trouve, dans lea fouilles pratiquees dans K;s 
Antilles, le moindre objet d'or est une indication en faveur de Torj^^ine 
exolique des bijoux dont etaicnt orn^s les Indiens de ces iles au moment 
de l:t decouverle. Kn elFet, s'ils avaient ilA fabriqu^s sur place, ils 
auraient ete suffisammenl abondants pour qu'un certi^in nomhre ait pu 
lichapper k la eupidile dcs envahisseurs ; ila auraient fait partie du mobi- 
lier funeraire indig^HC ; du contraire, dans rhypothese de I'importalion, 
leur raret6 en aug^mentant la valeur, on conQoit que ces bijoux n'aient 
pas etc enlerr^s avec les morta auxquels ils appartenaient et se soient 
> tmnsmis par heritage comme des objets Ires precieux. Tous les bijoux 
existants restaient en possession des vivants, et c'est ce qui explique et 
que les Kspugnols aient cru k Tabondunce extreme de I'or dans ces regions . 
et que ceLte source de richesse, en apparence io^puisable, se soit si rapi- 
demt'nt larie. 

Les t^moignage s des anciens auieurs confirment pleinement celte 

hypothftse.' 

Seion les Peres du Puis et du Tertre, les Karib des petites Antilles ne 
fabriquaient pas eux-m#mes leurs j^raib/ietne se tea procuraient pas non 
plus k Haiti, chez les Taino. .Its les acqu^raieat, afflrmaient-ils, par 
^change chez leurs ennemis, los Allouagues de Guyane, dans la langue 
desquels on retrouve pr^cisementie mot karakoUsouh^U (orme kdrrukulli 
pour designer le cuivre. Le P^re du Tertre ne garantit pas I'exactitude 
absolue de ces details, mais il declare — el le Pifere Labat^mettla meme_ 
opinion -^ que les precieux omements venaient certainement du conti- 
nent (Cf. notes 9, M, 13). ^ — ■ 

Suivant de Rochefort 6galement, lea Karib des petites Antilles rap- 
portaient leurs karakaii des incursions annuelles qa'ils faisaient chez les 
Arrouagues de Guyane" {Cf. note 12). 

Balegh declare que non seulemenl les indig6aesjles Antilles, mais 
loutes les tribus du Venezuela se procuraient leurs plaques d'or en 
Guyane, et plus specialement chez les Epuremei'^ (74, 27, 96). 

Robert Harcourt, qui explora la Guyane en 1608, rapporte egalenient 
que les figurines en alliage d'or et de cuivre qu'il trouva aux niains des 
Yaos de I'Oyapock venaient de tribus installeesdansia region montagneuse 
de ta Guyane (Cf. note 2). ^ 



l»-i 



SUClil'l^: l>F.8 AUgHICAKISTES DE PARIS 



Mime aprcs la conquete, cVst dans Irs ilea ile la cdle ven^zu^lieniie 
et sur le continent que les commer^ains espa^ols aliaient chercher lea 




precieux guanines^ qu'ils revendaient aux Indiens de Haiti (24, 20-21, cf. 
note 7 ; 23, t, 38i», i23»). 



LORFiVIIKHIE PRltCOLUNKIENitE DES AUTrLLES 193 

Rappelons enfin que lea Indiens des rives de I'Amazone se procuraient 
les lames d'or qu'iU portaient aux oreilles et au nez obex le< tribus du 
haul no Negro (Cf. p. 189-I9U). 

Tout nous conduit done k-placer le centre de la d^couverte de Talliage 
d'or natif et de caivre, non pas dans les Antilles elles-m£mes, mais aur 
le continent sud-am4ricain, et plus exactement dans rarriire-pays guja- 
nais", encore si mal conou au point de vue arch^ologique, c'est-4-dire 
dans cette region ou la l^nde a place le plus souvent le Tameux « El 
Dorado » ; et sans doute, cette iable, qui a passionn^ les esprils pendant 
pliisieurs siecles, auscit^ tant de foUes et hcrolques entreprises, causd 
taut da d^astres et de sacrifices huinains, n'est-elle nee que parce qu'un 
jour, dans un coin perdu de Guyane, un obscur artisan karib oa aravrak 
a su rteliser, en unissant I'or natif et le cuivre, un alliage faiblement 
oxydable et susceptible d'ac(|u£rir par polissage un eclat parliculier. 

Quant k IVpoque h laquelle s'^tablit le commerce d'importation du 
continent sud-a~ro£ricain aux Antilles, je la crois relativement receiite, 
car si ce commerce remontait k une date tres anterieure k la dicouverte, 
I'industrie de Tor elle-m£me se serait ilablie dans les Antilles, ou les 
indigenes pouvaient en trouver toua les ^l^menits. ^^' 



Si Ion tereporte aux etudes que j'ai consacrees, en collaboration avec 
G. de Cr^ui-Montfort et H. Arstindaux, a la m^tallurgie colombienne 
(9 ; 28), la rcssemblance entre cette Industrie et la m^tallurgie des peu- 
plades arawak et karib des Antilles, et du nord-est de I'Ameriquc du 
Sud apparalt aussitAt : ici comme lii, I'^lement essentiel de I'orfevrerie 
est I'alliage de I'or nati( et du cuivre, en loutes proportions. ; la tumbaga.^', 
d'un usage si cburant parmi les tribus des valines de la ^agdalena, du 
Cauca et de la r^on du Chiriqui, n'est autre que le guanln des Arawak 
ou le karakoli des Karib. 

Dto lors, se pose la question suivante : la connaissance de^etn 
est-elle venue du haut plateau aux tribus de I'Or^noque, ou sont-ce des 
peuplades'dfe cette derniere region qui I'ont apportde dans la Cordillere 
co'ombienne? 

Cette derniere hypoChise est seule en accord avec ce que nous savons 
de rethnog^nie de ces contr^es. En effet, alors qu'aucun fait ne permet 
de supp^ser qu*& une ^poque quelcqnque, des peuplades 6ib£a aient p^n^ 
tr^ dans le territoire qui correspond aujourd'hui au V^n^zu^la et aux 
Guyanes, nous avons la preuye que des Karib ont en^ahi autrefois la 
Cordilliire des Andes ;, les t^moins de ces invasions sont les Motilones, 
qui.vivenl dans la sierra de Perija, & I'ouest de la lagune de MaracaTbo, 
Soeieli du Ain^rieanittfMtli Paris, 13 



.11)4' , S()i:IBrn DF» AMhiRICASISTKB l)K I'AHIS 

' ot Us peupl.tlcH i\e lOpoii el du Carare, aflluents d« droile .ie la Mag- 
(inlena. 

II est Irf's vraiseiiil)lal)l* quo ces poupla.les out apporte avcc elles la 
coiinaissanic de I'alliage do.- nalif et de, cuivre ; en elTct, Ie root, par 
liMlui-l olios designoicnt ccl alliage ou le» objoU fahriques avec lui, (igure 
dans les doscriplions quo los anciens clirouKiucurs nous oiil laissces de 
diveisos Irdius coloinbieiiiies. Dans une relation envojcB, en 1346, au 
n.i dKspagiie, Juan Pcrci de Tolosa cape<jr4e qu'Allinguer, dans son 
oxpoaition de Maracaibo k la vallee de IJpar, ii_traver» la sierra de 
I'erija, c'est-ii-dire k Iravers Ie pays habito pa'r les Molilones, renconlra 
lies Indiens qui .. Irataban algund oro, que eran aguillas y carcutis » (69, 
II, aaO). Cioza de Leon signalo que loR Indiens de la region de San 
Sobaslian, sur Irt golfo d'l'raba, possodaient, enlre aulres objels d'or, 

. lies caricuries 1 22, 361 ; cf. note 19, oil ee texle est reproduil), rt 
lo nienie ohioniqucur, parlant des Indiens de la riSgion de Gali, da>s 
riUat d'Anli(«]uia, ocrit : " Traon ellos y ollas abiertas las narices, y 
puostos en ollas unos ([ue llaman caricurii, que son i manera de clavos 
retorcidos do oro, tan gruesos como un dedo, y otros mas y algunos 

- monos » 1 22, 'ISO '. ■ 

Jc dois rappolor ici quo j ui doinoiilre que,- pour expli(|uef~cerlains i\i-' 
monis do la civilisation andine oijuatorionnc ot poruvilenne, il itait 
neoossairo d'adnicltrc 1 existence, dans ees regions, d'un substratum 
olliniquo formo patsies tribus priginaires dos vastcs plainos orieutales, 
el (|Uo ootle conclusitiii, imposeepiit I'analyse des fails archcologiques, a 
olo eonlirmee, au niojns partiellement, par la linguistique (92, fasc. 1, ' 

ain-2i2, 3H;28, ;;o!)-;;"«). 

I.o'i fails que jo viens d'exposer inontront que octte invasion orientale 
a eu lieu oj;alemont dans la region andine colombienne ; une 4tude 
approfondie de I'arcWologie de cc pays et notammcnt de son induslrie 
lithique fournirail, sans aucun doute. de nouvoaux arguments kl'appui de 
cetle idee ; dans eel ordre de faits, je me contentcrai de signaler ici qu'on 
a rencontre sur Ie haut plateau colombien des baches en pierre, k 
encochos et ii tranchant semi-circulaire, types d'oulils donl I'origine 
orienlale est aujpurd"liui dumontr^e. 

J'admets done comme ties, probable, sinon comnie certain, que les, 
Cilica out rc<;u de tribus karib limigreOs dans lu Cordillere la connais- 
• sance de I'or natif et du cuivre. 



Aux mai\is des peuplades tibca, la mctallurgie de I'or se perfectionna ; 
: est a elles quil faul Ires vraisemblablement attribuer la dicouvertc de 



l.'oitF^VftEIIIK FH^CULOMIIIbNMi: UlfS AM UJ.KS lH'-'l 

la technique si uurieuse ile la misc en^couleur de cet alliage. Oviedi> 
ulTirKie, en elFet, que ce procede eUit inconnu dans le^ Antilles ct n'etaiL 
en usa}^e que chez leij Indiens du continent (70, I, 289) ct Enciso et 
Goniara precisent que ces Indians utaient Ws tndiens de Santa Maria (39, 
fol. h III : 46, 20P). 

Je n'insisterui pas ici sur lus autres inventions dt's orfevres cibca (sou- 
dure, placage, ete. :.), dont j'ai fait lon^^uL-inent I'etudc dans des 
memoires ant^riebf|^(9 ; 28 ; 76). 

Parvenue sur le Aaut plateau culombien par la vole que j'ai essaye 
de determiner^^pa^eeaux mains des Cibca, qui lui donnerent un remar- 
quabie essor, rinduslriede ror ne resta pas canlonnee dans cette regionT"; 
EUe se re[gffidit vers le nord, ou elle ne depassa pas sensiblement 4a 
region de Fanaih^ Cliriili.;:^, 172), ethers le sihi^'hu elle se dilTusa sur 
un immense territoirecomprena'nt lEquateuret le littoral pcruvien. L'ap- 
cheot<^ie et la linguistiqued^nidntrent que-les agents de celte propa- 
gation furent des peuples de langue cib<^a (28, 569 -5"^) ; 9, 176). 

Mais« landis qu'en Colombie mdme, Tindustrie de I'or-se developpa, 
jusqu'a IVpoque de la conqu^te, dune fa^on absolument autbnome, k 
I'abri de toute action ext^rieure^ en Equateur et sup le littoral p(5ruvien, 
elle se modilia profondement, au cours des ages, sous I'influence d'une 
Industrie entierement distincte, nee sur le haul plateau peruano- bol ivien- 

Les nletallui^istcs de ce haut plateau cunnaissaient le cuiyre, le bronze 
etlai^nt; ils employaient aussi lor, mais ils ne I'alliaient pas au cuivr«,' 
cumme les orfevres cotombiens : ils I'utilisaient soil pur, sojt alli^ k I'ar- 
gent ; ils ignoraieqt le placage et la mise en couleur (28, 563-564). 

It semble que cette iuduslrie de I'or du haut plateau peruano-bolivien 
soil nee sur place '^i sans qu'on puisse, en I'^tat actuel de nos connais- 
sances, fixer -la date de son apparition. L'origine de I'induslrie de I'ar- 
gent est egalement difficile i pr^clser pour I'inslant^*. Quantk-I^ ndustrie 
du cuivre, sgs debuts Iremontent certainement k I'epoque tres ancienne 
oil les Avmara dominaient la region qui entoure'le lac Titicaca, puisque 
les crampons que 1 on a retrouv^s dans les murailles de Tiahuanaco sont 
eri cuivre pur ; bien (jue la date de I'apparition du bronze soil plus infeer- 
taine, il r^suUe des remarqunbles recherches de NordenskiOld que la 
decouverte du precieux alliage remonte au moins & Tepoque intermediaire 
entre la periode incasique et la p^riode de Tiahuanaco, sinon a la tin de 
cette periode (68). II semble done bien d^montr^, fa.I'heure actuelle, que 
.les Kicua re^uri^nt des Aymara qu'ils sabjugucreht la technique du cuivre 
et vraisemblablement du bronze,; muis ce fut ce peuple de conqiierants 
qui repandit rintlustrte mStallur^ique du haut plati^u peruano-bolivien 
dans tout le vaste domaine, oil il etendit son empire, c'est-u-dire la region 



\\H\ MUCrfiTE DE8 AH^RIJANISTKg OE PARIS 

aiidiiie argentine, Ic nord du Chili, la cdle p*nivienrie et, la. plus gtande 
partie de I'Gquateur (2S|, SGS-Stb). 

Dans ces deux derniires Tigiops, celle indu'^fie vint se superposer i> 
I'iudustrie colombienne qui y avait anWrieurement pinilri; il enrisulta 
une industrie mixtr, utilisant it la fois Je cuivre. Tor, I'itain, I'argent, 
cxccptionnellement le plomb, el les divers alliages dc. c«» m^taux, el 
en possession d'une technique complexe remaH|uablemeHt 4volu6e (92, 
fasc. 1 , 3iO-:U6 ; 28, 563-570). 

(Vest cette industrie inixte, que les Iraficants de la odle du Pacifique 
introUuisircnl, par voic maritime, toute constitute et i une ipoque tres 
tardive, au Mexique, oil elle n'avait pas encore eu le- temps de se gcnerali- 
serlursque les runquerants espagnols fireot leur apparition. Je ne revien- 
drai pas ici sur les raisons qui m'ont conduit k cette derniire conclusion, 
et pour lesquelles je crois que I'industrie des mitaux, au Mexique, ne doit 
pas son caractire mixte ii une double influence que la niitallurgie colom- 
bienne. puis la metallurgie p^ruvienne, auraient exerc^e successivement 
^s'ur ce pays (7 ; 8). Les memes considerations me font "^carter I'hypo- 
Ihise qui chercherait I'origine de Tindustrie mexicaine de Tor dans les 
Antilles. Je n'entends nullement par U soutenir qu'il n'y a pas eu de 
^reUtions entre les populations de eel archipel e;^ les Mexicains. Au cun- 
traire. nous retrouvons dans la civilisation de ces demiers des preuves 
manirestes de I'influence des peuples des Antilles ^, mais je cruis que 
cette influence a dH s'exercer k une ^poque anterieure a I'introduction — 
tardive k mon avis — de Tusage des ornemejits en or dans ces lies. 

Cc rapide i^sum^ des conclusions, auxquelles m'ont conduit les 
recherches que je poursuis depuis plusieurs ann6es, montre combien est 
complexe le probUme de I'origine et de la dilTusion de I'industrie des 
m^taux en Am^rique meridionale et centrale. 

En Amirique du Nord, au contraire, le problime parait tris simple. 

J'ai d^jk insists sur le fait que la civilisation des Antilles a exerce une 
influence certaine dans la FloridetfiSriHibnale, influence que confirmela 
decouverle d'objets en alliage dor natif et de cuivre dans cette r^on 
(Cf. p. ,18i, 190-191). 

D'autres trouvailles d'objets en or, d'ailleurs tris rares, faites en Flo- 
ride dgalement, ainsi qu'en G^orgie et dans I'Ohib (48, I, 495-496) 
indiquent une influence mexicaine ; ce sont des objets qui, du haul pla- 
teau de I'Anahuac, out p^n^tr^ par voie d'ichange plus ou moins loin 
vers le Nord-Est (8). 

II n'y a done pas eu. une industrie de I'or autonome en Am^rique du 
Nord. 

Par conlre, I'industrie du cuivre y (i certainemeni eu deux cealresindi- 



LOHrtVUERIK l-R^GOLOMBIENMl BgS ANTILLM <!'' 

pendants dans la region du Lac Sup^rieur dune part (84, II, 161-23 t,l, 
dans I'extrime Nor^fOoesl d'aulre part, oi 1^ indigenes trouvaienl cii 
abondan«« le cuivre nalif, qu'ild onl uniquemenl vtilis* ; de la premliro 
de c«» rtgions, elle s'esl i^pandue duns toute'la parlie*orienlaIe de 
rAmiriqne septentrionale, sans qu'on puisse entrevoir une liaison qucl- 
conque entre elle et I'indttstrie Sfd-amiricaine ou mexicaine. 

NOTES. 

1. « Then was likewise at the wme time i triall made uf an Image of Copper mad* 
in GiiuM, which helde a third part gold, beside* diuera Irialls made in the couiitrey, 
and by olhera in London h-{74. xii). 

i. »...!< chanced one day, that one of-them [lea Yaos de I'Oyapock] presented mee 
with a halfe Moone oC mettall, which held somwhat more then a third part Gold, the 
reste Copper : another also gaue mee a little Image of the same mellall ; and of »n 
other t bought a plate o( the aame (which liee called a spread Eagle) for an Aie. All 
which things they aasured mee were made in the high Countrey of Guiana, whicii 
they said did abound wil,h Images ot Gold, by them called Carrtaury « (49, 38). 

3. Humboldt (63, III, iio, note I) parte d'unc autre analyse faitc en Espagne, qui - 
aurail donn« : 63 d'or, It d'argent et t» de cuirre. II cite comme source lierren. 
C'est one erreur : la seule analyse qui ae troure dans Ic chroniqueur est celle dent 
^^oane lea r esullata. Dollae r t reproduiHerenseigoement errone de llumholdi, 
mais en^~ajootant^liiiejioovelle erreur; il indiqne en elTel une teneur dp » •'. de 
cu'iTre, au lieu de 19 (ll,.39)r 



t. Nona reproduisons, iititre de curioait2, l»^gca»ttrej^ repr*8entant lea orRrres 
guyaoais (p. 185), que Th. de Bry a compoate d'aprAa Urffctl~<lt Jt^legli (18, 
pi. XVU). 

i. ■ UeUl que[les Indiens de Haiti] llaman « giianln » de lo qual hahta emiiiado 
i los reyes hecho el ensaye, donde se hallfi que de Ireinta y dos partes las dlci y 
ocho eran de oro, y las seys de plaU, y las echo de cobre » (73, vol. II, l)). Herrera 
el Las Casss rspportent la m^me chose dans des termes identiques (50, 1; t'" dec, 
lir. 3, chap. IX, 100 ; 20, LXIII, 2«6). 

Coloihb sTsit d'abord cm comprendre que ce mot d^signait un e He des Antilles, 
erreur que t^s Cases rectifie ainai : « Este goOMtii no era 'isia segun yo crep siuo el 
oro bajo, que'segun los indios de la Espadola tenia un olor porque lo preciabsn 
mucbo, y k este tlamrban ^oimim » (65, I, 134; note 5). u Pienso que el almiranle no 
los eoleodia, 6 ellos referiao fibulaa, como lo que aqui dice que eotendia haber isla 
que llamaba Guanin. doade habia mucho oro, y no era sino que habia en alguna 
parte guanin mucho, y esto era .jifierta especie de oro bajo que lUnwaban guanin, 
que es algo morado, el cual cognoscen per el blor y eatimanlo eu mUcbo u (30, 
L-XII, *3H35). 

6. • Muehas veces sbian viato 4 los indios de la dicha prdvinaia [de Cuba] ester a 
la orilla de un rio doude ae ivan i labar, tener encima de unaa piedraa grandes 
atgnnos granos de oro, y con otraa piedraa, dindoles encima, les hacian guanines „ 
(23, .XI, M9). 

« El cacique [de la Jamalqne] traia al pescueco Unas joias de alanbre de una ysia 
que es en 'aqiietla comarca, que tte Unma « fiMni », que es muy Qno 6 tanto que 



^98 SOCIErft I)K» AMf;BH:AMSTKS DF PARIS 

[.ireco orr. »le ocho qiiilalcs. Iiera de cchiira de una llor dt- lih, Uman coiifo tin 
platto.. (73, vol. I, 2*i3). 

.. 1 guanini li [les Indians de-lluiti; porl'apo alio orrcoliif, fnceiidosi i fori, quaiidu 
sf)u piccioli : o bono di mclallo quasi'dt fiorino » (26, 129 verso), 

„ Tohollas qiiasdam flaua«i px auricffialc^, quas ^uuninoi apitellant [les Ihdietis 

de IladlJ .- i5, !'• d^pado, chap. n. 8ttj. Paul Gaffarel Iraduit crttc plirata : « dea 
roqutUes aux reflets fauvcs conime roriclialqiie, qn'iU appcllent jfKrtMifiei .> (6, 117), 
Cctle Iniduclion est manireslemenl fausse : tebflla^ est simplement une faulc d'im- 
pression poiir tabellas ; d'ailtours, dans I'index de I'^dition do 1587 (5), on lit : « gua- 
nini : tabulae ex aurichaico >>, el daas la liste dea luola imiien^qi^ se Irouvent dans 
Tedition dc 1S16 : « guanines : sunt bullae aureae pcctoraU's - ,4, fol. I vii recto). 
Gaffaiel auraiLdonc du traduire la phrnst* d'AnRhierd . ■■ ^^c pt-tites plaque* jaunes 
de laiLon^qu'ils appellenl guaniii ». « 

« 1 Les Indiensde Haiti; daban tambicn por precio ciertas liojas dc guanin, que era 
ciorla especif deoro bajo quf ellusoliun y Ionian por joyaa predo'tas, para ponerso 
colgadas de laa orojas ; pesaban, las que de mayor peso «Man, ()bra de medio peso 
6 de un ducado, > en lanto gradu t-ra eslimatlo ebto guaniii, la nllima luenga, 
dcstas genles por el valor que en el sentian, A por ulgtina virtud quo liaber en 61 
Creian, que acaccio valer aquellas hojas, que no pesaban biiio loque dig», enlre los 
misinos cspaAoIes, para ilallaS A U Inja di- algiin cacique y M*ftor de aquelloa, 
porque el acflor lea diese a cllos lo que prelendian, cien j mAs caslellanoa » (20, 
LXVI, 496^.. 

« Asi [les Indiens de Haiti] liaeiaii a una espt-cie de on> bajo que tenia la color que 
lirabn h color algo morada, que cllos llamaban ^Uiinin, por t>l olnr cognoscian aer 
fino y de ma>or eslima .. i20, I. XII, 402). - - 

.< Quiiii [dans des iles a Test do Haiti erano pezri di Guanin lanlo grandi, come la 
met.1 della poppo dclla Carauella " 25, 73 re<to;. [ Hensoigiiomt'iil donne J Colomb 
par deb Indiriis do Haiti,, 

.< Dahan lambicn ,les Indiens de Il.uli] por precio de la Doncella comprada Ipoiir 
le ma nape , nortas hojns do Guamn, que era vna cierta espeiio de Oro bajo, qne los 
nalurales de aquella Isla ohan, y tenmn por Joias de grande ebtimaciou, lab quales 
sc colt^aban de las orejas, coniocnicillos ; y la» que mas pesaban, tenian peso de seis 
Heales •' '90. 11. liv. 13, cb. tx, 427 . 

>• LteVabH uncaciipie do F*ni lo-Rico' en los pechos \\u guanin6 pie^a de oro de las 
({nc ftiiolen los indios principalea colgarsc al cuello'>» (70, I, 4fl01. 

« (if fiidiaiii Mc la coLo do Paria* portauano piu specchi al collo, I'lie i paMsati. e 
moltifuti'iini. cbe i' oro mnlio basso ^25,461 rcclo). 

« Ue oro habia poco [parmi lea Indians de la province de CiimanA^, y ese bajo 
comunmentc, en joyeles de hc^a delgada y algunas perlas, dispuestos en figura da 
ares, ranas y otros animalejos. Ivslos que llamaban ftniniWi, coQio raros y estimados, 
se cedijn con gran dificultad ; perosin ninguna las perlas... ; guanines que indicaban 
venirles de una prpvincia Uamada Cauchielo, que estaba al occidente A seis soles 6 
di«dedislancia » (65, in, 15-16). ^ 

rt ... Ad pecLoni bullas aureas appeadu'nl alii [Indians de ChiribichiJ, qnas appel- 
lant /euntnMi. >> (5, 8* d^adc, ch. viiii 571). 

t( [Les aoldala muting de DortalJ no hallaban aquel oro trAs que andal>an [k Tin- 
t^rieur du V6nezu6la, k la recherche du Meta.], aino.lloro y'quebranio y algund.pooo 
de guanin con todos sus trabaxog » (70, H, 251). - 

< [Ojeda et aescompagnons] hallaron [s»r la c6le du.V^n^xuela] oro, y to Ueuauan 



i/oRFCVREHIK PRtCOLOMBIENNI! DE» ANTILI.KS 



199 



en Gmninu, q er>n joyas arliabioMmenirr«Fr«<l»», «iiii<iue el oro «rii liaio .. (60, I, 
1" dec, liT.t, chap. Ill, iW). , „. j , , m i ii i 

„ Supo lambieii FranciMo Rolcian dellol [lea compagnona <lc Ojeda,, haber liallado 
Isur la cote do Vcntoicl. ] oio y Iraerlo en yw/i/wJ, que erau cierlaa joyaa. muy 
hien hechas y artinciadaa. oomo >e aupierari tabrar «n Caalilla, pue.lo que el oro era 
l.ajn d.' valor ..iM, I.XIII,*20V. ^-'' 

<■ Los natiiralaa [do Bahia-honda] ae proaenlaron de pai con una eapuerta de 
..ii.infaM V deoro que reiibi6Hojeda »(66, 111, 3B). ^ 

« Habi'tas eornm [lodiena de Caramaria, region de CarlhagtMiel bullaa peoloralea, 
aliaque nionilia, quae yooanl i]>ai (Mmml, repercre orichaico magid quain auro 
rnl.refacla caae. Proplerek eaae liia Coniinercia cum vafris peregrinia arbilraplur, 
qui a<l aoa mondia haoc oonfecla imprirlent ul purum ab eia adipibc.nlur pro Tdi 
li.elallo. Neque perpendorunl noalri rraudem, donee ad conllalioncm venlum est • 
B, 3" dec, cbap. v, 230). . . 

,( Colla incolae ;de la cote orieutale du Coata-Hioa | monilibua, quae appellant 
gi,.mlu!, aureis, in aquilas aut leonea vel aiiimulia huiuseemodi affahro efligiatia, 
oniant : sed aunim id mininie purum eaae oognouerunt » '5, 3' dec, chap, iv, 
•212). 

f ,. .Mciini [Indien-. do la tiMo du Cosla-Hi<-.i ... portauano vn' .\quila di Guanil « 
'is, -011 reclo). 

., (;oinmeroiaolur(les Indiena de la cfllc du Vcragua] iniiicem,yii<iniiiorii»i aui-eoruui. 
ei aJuerso eakulorum ulreoium atque huiusc-niodijrerum pcrmulalione •. t, 
3— die, cliap. i», 8(8). 

« Aqui i»ur la c6l« dos Mo^tqiiiloa] pareaciii cntie algunoa de lo» piincipalea aiguii 

juaai .. (66, I, S8*). 

DSnaTerBcitdoaejourde Colon chel lea Indiena de Cariai (cole des.Mosquiloa), 
il eatdit que ces lodiens bffraieiit cii ^cban ge .. aigulile di Guam, clie i oro aaaai 
Iwaao, i| qual portano appicato al ooUo... »; il eat pailc de .. giouani co' OiianUi, Jflic 
portainno al coUo ... et rapport* que lea Eapaguols descendus i terre dicouirireiil 
des aepolturea-avec .. la Bgura di oolui, die vi era scpoito, onialo di molia gioie, 
di Cruiar)i » (a5,20t recto et TOrso, M5 reclo, 206 recto). 

.. Tniyan (les Indiena do Yucatiui en face de life Coiumol] unos giianiius que ae 
ponen en raBi)reja» i unaa patailaa redondaa dt giumin, i dixeion que no lenian 
Giro oro algono sino aquello '■ (70, I, 507). 

.. ( Juan Ponce de Leon et aea compagnona aur la cAle de Floride] reacalarO cueroa 
y ^.lomiMi I. (SO, I, 1" d«c.,,liv. 9, cb. i, 303). 

« ... Ya ae raanifealaban [lea lodieiia de Floride] suinisoa y paclficoa para rea- 
cfllar ana. cueroa y guanirut, ya fleroa y valientes... •> (65, III. 52). 

■ 7. (c Scpidea que a Noa, ae ha ftoho rrelacion, que algunas peraonaa ain Ihener 

pan ello Nuealra Lioencia e Mandado ae an enlremetidu a descobrir e aacar mine- 
roa de oiertoa metales que ae dicen guamus, en laa variaa Islas e Tierra-Brme ; e lo 
an traydo e Iracn a vender a los yndioa de |a dicha Isia Ivapaftola e a otraa pai'tca, 

lo qual ea on Nuealro periuicio por lo qual Diapunemos e Ordenamoa e Man- 

damoa, que rienguna.ninalgunaa peraonaa non aeah oaados de buacar nin deaco- 

brir nin llevar a Tender a loa yn lioa de U dicha lala Eapanola. nin a otras partea, 
' loa dichoa fuaaiM/f-oin otroa' melalea, nin mineroa de laa dichaa lalas nin de otraa 
algunas de laa dichaa lalaa e Tierra-firme, ain thener |>ara ello Nuealra Licencia e 
Maiidado. ao pena, quel que lo contrario ficiere, por el miamo fecho ain otro, aea 
thenido e aya' perdido e pierda loa dicbpa guauitus e mineroa e metnlea e lodos ana 



300 loattt Dm an^hicanistes de park 

kieiici » (U, XXXI, 108-110) IQrdonraBce du roi el de U reine d'taptgne, Cre- 
■■de, 3 dteembre 1501). Cetleordonoencf d*t« reproduUe tiec quelqon nrientes 
eluaehuted'impnMion (fweimi, eu lien de gutxiiui) dene Is «• tirie de* Dku- 
mimla I'wUito (M, iO-il). EUe eelroure ausii dens Nenrrele («, II, W7-408). 

« En qiiento ■ lo que detia que Rodrigo de la baalida traemuchos /iwilMf e coiaa 

'de algodon que en eaa yala Talen . mucho mas que -aca e que lo detiamoa mandar 

conparlir para lo lomar e enviar alM, en es(o noa lo mandaremos prorear para que 

se lt$t eay » (14, M) [Lellrp du roi *t de la reine d'Eapagne au gouTemeur de 

Hani, Sarageaae, M mara IS03]. 

« Y en lo qoe desU de laa *e)-nle j nueve pieiaa de gtmjna que recivyalea j que 
Toa enrie a mandar ajr ae fundirian para »nc«r el oro que liene 4 ay ao loniaran a 
euTiar al my goTemador do la ysla espalipla, puea que alia valen mas cantidad que 
aea, en quanto a eato yie por la carta quel dicho my governador me eaeriTio abrexs, 
Tulo coma por clla due que loa ftumfnts el los avia feeho deiar alia en la yala j que 
enriaba i my cierlas piesas de cobre rico ; asy que tos debeys ynformar ly eataa 
veynte y noeve pieias q ue recivyalea aon de guiHyius 6 de cobrOi e aaTyda la ife rdad 
dello ynrormadme de lo ques, para que yo »o8 envle i mandar lo que bgaya » (SITlf ) 
[Ordre do la reine aux employia de la Caaa de contnlaclAn de.laa Indiaa, Madrid, 
M juillet 1503]. 

On poumit multiplier cea ciUliona. Cf. la Ejtculorio ni la cauu U Hcjlit.-tn 
date da 5 ttvricr 150* (J3, XXXIX, 61-W ; ^, II, 48e-43«), VAsiiato t tafiliibciin (w 
u thomi am Alphona DoxiJa para ir a (luabrir a iw Iniias, en date do 30 aep- 
tembrc 150V (23, XXXI, 458-271), la Real cUuItt pan (fu il Ccbfiaior it licha lib 
tspaHoU^ dtxt vndtr t rrugatar Im guanitus t otras cosas fttf itxaron-^i-Lfftm^fl-AlM— 
maia t otras fiersonas, sacanio d quinio^ en date du 28 Sep tembre 1504 (33, XXXI, '254- 
258). la Ural Mala al GaiernaJar it la hia Es/xMa, en date do 21 aeptembte t^5 (13, 
XXXI, 3 8 0-3H2). 



Toutefoia, le raot ptanin n'a du p4n^trer que plua tard d^a la langue courante^ 
car on ne le trouve paa encore dans le dictionnaira dfr^Ne brija de 1504, a l ora que l e 
mot caffM, egalerneot 4i'ortgine arawak,' y figure (M). Suivant Men4ndex Pidal,'ce 
mol est di'ji dana I'Milioa de U93, un an apr^ la d4couTerte du NouTeau-Monde ! 

(«3 wj 23). ..-:.■- 

8. Leti Akobwa Tivaient aur le baut Camopi et lea Nung sur le haul Approuague. 
Nous Savons qu'il parlaient la memo langue que lea Mercioua, lea Caranea, le* Piiioa, 
les Pirios, Pirioiis ou Pirius, les Pirionaux, les Magapaa, lea Moroux, lea Ifaranea, lea 
Coustumis, les Onaya, les TarrUpis ou TurMpia^ lea Palunka, les Aromagataa et les 
Amicouanes (47, 44-45, M-OI ; 43, 288), tribiis r4partiea dans lea I>aa*in8',de 
rOyapock el de I'Approuague (26, Alias, PL I), c>al-k-dire dont I'babitlt colneide 
sensiblement avec celui des Oyampi el des tme^illon, Malhe.ureuaement, de , la 
lant^ue qu'elles parlaient, on ne connait que deux mots : ftafofto/i, or, argent, cuivre, 
et mdiri, (lieu (41, 320-231 ; 47, 81 , 98). Ce deriiier ui6t ae retrouve, aous c4tte forme, 
chez plusieurs tribus guarani, les Tupinambi de la' r4gion de Rio de Janeiro, lea 
Guarani du Paraj^uay, les Manaze et lea Temb4 du baa Amax6ne, lea Tapirap4 de 
]'.\ra^aya, les Omagiia et les Kokama du baut AmazAne, et lea Cirtguaoo dea 
conlrerorts des Andes bolivieones. Les Tupinamb^ appelaienl auAl'-rf, Mjj-ra, mai-r 
certsins pei-soooages .de ieur th^gonie, hommes--dieua ou b4roa civiliaateura, 
s4>coDdaireinent certains sorciers et cnlin les 4trangera de race blanche (M, 53 
verso, 69 verso ; 61, 1 10, '^4, 235, 280 ; 34, 77-97). Le* Gnaraai du Paraguay 
(li^S)};naieiit les E-«pa^nols sous le nom de mbal (80, 2** pariie, tfS). En 'Cfiriguano, 



L'o«piTiini8 ntcnLomiEiniE pes ant'iixu 



201 



Mini • leiau da . rtolAim, di»bte, torciar, Tiijon, rtve », a-mi-y celui de « ior- 
ci«r . Ed Mwwie, mar-tH • c«lul de « dtable .. En T«raM, imI-m est I* nom d'un 
Mn<nM« BTthiqiw, k poaToir magiqae (M W., »l-t88). En Ttfinft. le Blue, 1« 
chr«tieaMtip|»l««Mni, !»»>(«), oo iMMi-ra (HWf, W). En Kok.m«, »wW, imi, 
(MT dMne le dUbia. En Oaugiu, awi * le double mm de « ditble » et de .« E>p«- 
gool, Blenc ., eomme en Tuphimba (7», 15«-iS7). LV finel da Tupintmb* reperail 
en conpoailion en Omegae : ^ureeno de U Crui none donne en effei pour le nom 
d-nn (rand lorcierde celte tribu le mot mrt^-t-liv f«, **>)• L'.Hern.nco i»» = m 
=/ 4= » dient de r«(le en Guerani (J, WO), !• forme fi, fv, Mx. fV' P^' «'«•••• 
qui dM(ne le « eotcieF^BMecin » ei Mcoadiirement le « pr«lre eelholiaue • dins 
U plaptrl da* dieleetes de celte hmille liognUUqne (1, iii), eonespond «Tidemmenl 
k b forma «m>, mbti dee dialeetee cilW ci-deHua. U en.eit de mtme du mot tet-ni- 
ifmm [i|^wa=ranMe] qui, en Emerillon, a le lent'de ■< mMecin » (27, Hi). Qn 
•erail dowi lekUi, an u bauot aur ee* biu, k oonaid«rer le mot mti-wi it l» hnguo 
daa Akokwa-ffurac comma gurani. Haia, on relioure -igalement ce radical avec 
dea aena li«a Tolaina dana' nn grand MBbre de dialactea karib et aiawak. Dan. le« 
premiera, teat la lorme k iniUale^ qui a prdvalu. dana l« secouda. In forma a 
iaitiale m : 



aw, aorcier (Trio, UpuruU KalMa).^;a. aordar (Cakea), pia-suii,, fia,, norcicr 
(Makuai),f«r.<i«», aorcier ( Akawoi-llakaai}, M"> «"«'" ("•"'' »*n«tu*Iien), piyat, 
aofCiar(Waika),^<a-<r, aoreieT (4ayma-K«Mnagot), ^-j., ^ui-<«, aorcier (Bakairi), 
pUmJI, aorcier (Tapanak), pululi, aoreiar (Aparai), pu-yt, aorcier (Wayana. 
Kanjoaa.Uailbi, Ruku jen, . Apabi, Trio). Hii-ji-ji, aorcier (Hlanikoto-bmAua), vid- 
li, aorcier (Nahukw*|. • 

iHi-aaU, dieu (Trio), il amff l«M. dieu (Tamannk), auri-rn, aorcier (Kanb de 1 Ori- 
noque), iM<af», aoreiar (Yatamaa), f-miH-H, mon ombre (ilianikbtS^Umiiia), 
fn-mcli-li, tme.a-aMtt-Ji, ombre (Trio), it-mori-ntpo, ombre (Rokuycn), ii-mm-ntln, 
ombre (Upunil), ti-m*^ ombi* (Galibi). 

iMMai aniMt [poor lee abrdriationa, cf. 2>, XIV, tS51 : ' 

■«lrl-ri, aorcier (*|),a>iH-/i, »i<fi-^i, aorcier(A,), mMi-ri, aorcier (A„-A|i)), wilri-Ji, 
mcli-H, malt-ri, mltt^, aorcier (A«), imJi-ni, aorcier [in), lu-tiuh-keri, aorcier (Aj,,), 
mti-ani, aorcier (Aji), aior»-«jf, aorcier (Aa), nuui-rf, aorcier (Ajs), «Mi-liM«ii, diou 
(Ajj.iMri-oaa-, aorcier (Ab). «>«"-«««/, aorcier, maihi-mmy. diable (A33), iMtr-futu, 
aorcier (Aft), aior«-rt, aoreiar (Ajo), .»i<l<-»Jt«, aorcier (A^), m<sri-im, man-Oma, mart- 
ini, mart.i[M, mutt *r», aiiira-i^lii, aiom-**, dieu (A^), maty, aorcier^(A4»J. 



faji-ri, Blattc(Ketitineri), pfy-vmiu, stranger (A|j), ^io-ri, eaprit dcs boia (Ago), 
Wn-Zi, eaprit dea boia (A„), pia-it, aorcier (A^-A,,). [Dana cea deui deroiera Jia- 
leeteai le mot eat certainement emprunM ricemment aui languea karibj. 

11 eat k remarquar qua' le mot karaiba, qui a, en Guarani, lea aena de «< rus^, 
habile, BUclieor, chrAtien, taomme Wane "(2, HJ), c'eat-k-dire qui eat' le doublet 
a^mantique de mai, payt, etc..., eat employ^ ftuaai par un certain oombre de tribua 
karib et arawak pour diaigner Hi Blanc, I'^tranger : 

DiaUcles kdrit : 

tfor^ia, i/ardi>ul.(Bakairi), karayua (Aparai), karaiud (Hakuai, Kriiana, Ipurokoto;, 
taiil^ (Wayaua). iidafti«(Tria, Upurai),ivniita(Nahukwk), ,: 



"202 1 - sotitrft DF.S AMfmicAmsTES db parts 

Dtalecies auiutth 

iuri,l» A,;-A„-A,,„ *..r,..- |A,,), *«./m.(A,,,, k,r,gu., (A^,,), h»«,fU'a, lamn lAj»), 
7mj torihi {A«',*Jr;Ni (A-ii , *ui.ir-o"'' A4I, *.>riua ;Ay. *' , u- , 

Kocl.-I.runtorg, qui . ..gn.le dc« re.Hon.bl.rf... d» cl ordre Bnlre "•''"'''. 
1 A,«nak ft lo Tup., |.en.e •\»>\ fnul le.. «ll.-.bufr it des cmprunl. IM. 9B6-J0»i 
(.elti- eiplic.l.on iwrail en pfTel .ufliro pftur les .■o..c..rda..iM q"".l a noloe. el .lu. 
„orlenl-l<.ul«s.u.des no,n. dohjels fnhr.queH. de planlea ou d'animiu. Pour 
Us de,.< eien.pl«., <iue ).- ..en. de dOnner, ll.ypolhe.e de l«mprunt wmbl. 
,no,ns . .mpoMr et peul-.^lr.. do.t-..n y voir ^utol, comme l'. .uggire de <.o.je 
«, 2 , de. ind.oe. dune par«nl« orig...ello de» tro.. fam.lle. .row,k, k.nb «t 

*"'!) . F.nl.t. lo... les afr.qi.el'. qu'.ls est.menl^lo plu., sonl le. ear.eoli., qu. «.l 
uuelque mela.l plus pur que 1 airi.n, el mom. noble q..e I'.rnenl ; .1 « celle propr.el* 
,|U .1 e.l ennemv de luule sorte donioie. et co.>...ue .0.. icial p.rmy la rougeur du 
Boucoi, el parmv la noirfeur d u lunippa. Cealce qui fail que le. S«uu»g«. ron l en 
gn-ade estime. li n'v « que le. Capilaine. ou leur.' enfan. qui en porlenl. 0« a ereu 
que ceU prouenail de lESpagnol, n..is les Sauuage. asseurenl du eonlralre, el 
disent quils les traictenl avec leuri enneroi.. qui aajppelenl Aloiiague., par le 
moven do quelques intelligeiiceB quils praliquent avee ceui de celle nat.on, qu. 
leul en tonl present en reconnoi.8ance de ceux quil. retoiuent. D« .(.uoir maln- 
lenant d'ou ees AloOagues les peuuent auoir, ils dfsent que le« Dieul qu'll. .dorent, 
qui ronlleur lelraite dans de. rochers sourcilleuii, el de. montagne. in.cceMlble., 
leur donnenl. pour le. obliger k porlir vn plus grand respect » leur souuer.inel*,eU- 
le. Bll.cher k leur seruice. S'il est vr.); ie men rapporle ; il peul Mire pourl.nl que 
le Diable peul bien abuser les foibles esprils de ces ignoran. p% eel .rl.Rcc. U 
Bgure de ces caracolis est se . nb lrble k^n eroissanl quils pendent k leur col ; .1. en 
onl d-.ulres quil. n.ellenl k leurs Oreille., el au milieu de leur nei. Ceui qui npn.t 
pasde ces riches alours, raeltenl dan. lei lrou.de lenrs^oreiUe ., de leur nei , et de 
leur le.re-d en bas, ou vne plume d'oyseau. ou vn (It de colon, 6u cnBn quelquef 
epinglcs i37, 2lO-3(2i, 

10. .. Cest ua melail qu'on a enunyi en France pour le eogno.«lre, el conlrefaire, 
mai. inulile.n.nl. no. Sauu.ge^ onl toi.joui'. diKern* 1. fraude; rargimi, I'or 
me.rae ne les louche p.. k K>n «g.rd : ce racl..l a c*t .du.nt.ge que la roii.lle, ny 
la verl de gri. ne I'.tlaque point, ny Ihulle, ny le rocou, ny Tordor. meamj. ne le 
ulil pa. Unl, quen p.M«nl la m.in des.u. rou. ne le netloyei, il. en font de. . 
eroi.Mn., quils pendent i leur cols : el ce.l U plu. riche d. leur bijou., il. en 
font des pailles large, comme le doigt quil. all.chentk leur ne. perc*. un homme 
qui • un calloucouli se croil rlche : pour uo callpuogeli »ou» aortei deux u.. 
eKl.ue, cetle^denr«e est rare, el pr*oieu.B cbei eu.. loule.le. eulre. ne leur sonl 
rien k I'^sgard de celle-cy a 16, 106). , ' ■ 

11, " Loroemeol duquel .1. font plu. de c«. K>nt le Otnalil, ou CMlhucaH, qur 
sOt cerUine. lames dun mMail. qui Ml nne wrtc dor de ba. «|oy, lequel a eetli 
propriete de nealre point .asceplible du verdel ny de la roOille. Cest « qili faij 
que les Sauvages lonl en grande o.lime, et qu'il ny a quo les CapiUine. uu leu.-. 
enfans qui en portent, 

« On a cru que ces Caraoolis proyeoolenl de I'lsle d Hispaniola.aulrement saint 
Doraingue : mais le. S.u«»e« ..seurenl l««ontrair«, el disenl quiil. les trailent 
.ueclcMrs ennemis, quils •ppeUent', AlloOagues, par le mojep de quelques inlel- 
ligfcps qn-ns praliquent parmy eeuj de celto Balion;j}ui leur en font present, en 



L'0Ry*V«EillK PRtCOLOMBlENMl DFJ). ANTILLES 203 

rccflnoiss.n<-<. .le re... .|uiU rop.ivefti^ rec.pfoquemM .leui. I>e «;.»olr <^^oa c^« 
Alloll.|fue» los [,r«i..L-nl, cent la <l.fflc..ll4 ; o«r ils <lise.il quo le> Dieui qu .Is .dorenl, 
lcsq..el> fonl If.ir retr..le <l.i.. Aro rocl.ers .ourc.ll«u«, et (Um (le. monlagne. 
inacce5.il.l<-9, le..r doonenl pour lea obl.(tcr I. porler plu. .rhflneur, el une plua 
grande reve.er.ee k leur aouveroinele. S'il esl vray ie m'en raporlo, .Lae peul faira 
pourlanl q.io le .l.al.le ahbse les foibles eaprila <le re« ignorana par <>«l arhfice. 
Quoy qu'.le.i ».i.l,".e«Oirofo(.>»onltrea.rdrespa.my eui, et.la lea apporlenl de la 

lerrc ferme. i j i 

.. Il y en a de il.versea (t.a.iilour», maia Irs pl..a ealimel n'onl pas plua de deui 
foiai la gr«..de..r ilu.. esc.i .rarKenl. lU nnl la forme d'on Croias.iil, el ila lea 
poMenl pe.id.n k le..r col, ench^aaeidanajiiu boia n lI7, 11, 393'. 

12. ..... Lea plus co..9i.lerablea, ArAm\t, laura orneniena, soul, de ccrla.nca 
grandea medaillea de lifl cuivre exlreriiimenl poly, aan» aucunc gtraVorej^qui oBl la ,' 
figure liun croiaaanl, ei aonl enchasaWe en quelqi.e boia solide el preciegs. lis lea , 
nominent Cjrja/i! en leiir lanj(ue>Ertea sonl de dilferenle grandeur, car ils en onl 

de si peliles, qu'ils les alUclTenU lours oieilles on forme de pendana, et d'ltttrcs 
qui sonl environ do la iargeur de la paurae de la main, Mquelles ils porlenl pen- 
dues au col, d'ou elles hatlenl sur leur poilrine. lis onl ies Caracolis en grande 
eslime, lanl (lar oe que leur maliere, qui nu contracle jaii.ais de roOillure, esl. *cla- 
lanlc corame lor ; qu'i. cause que cesl le butin le plus rare el le plus pris*. qu'ils 
remporlenl^e courses qu'ils font lous les ans, danalea terres des ArrouHguealeurs 
ennemis : Et que cesl la.livrde, ou le collier qui distingue lea'Capilaines el leurs^^ 

enfans, denlre les liommes du commqn.Ceus-lk aussi qui onl de-c«a-joyaus^en_laBl . 

unitel cas, .pi'en mouranl ila ne laiaaenl autre heritage » lours enfans, ou k leors . 
plus inlimcs amis ; El il y en a lei parmy eiia, qui garde encore un Caracolia de aon 
G r and Pcrc d obt .1 . . e se p are qi.'ana pi"" grandea rejouisaances » (77, 446).. Ces 
renseignemenU sunt copiis lilKralemoMl par Daviea l33. 25H1. 

13. ..'l.c caracoli esl lout euscmble le nom de la chose!:_ fl celui du m^lal <loot 

elle est compos^e. 

.< Ce mdUl vienl de la terre ferme, on pretend quo e'esl un melange d'argonl, de 
cuivre el dor Comme lea Indians de ces pals-l» onl ces m«taui treapura, le 
m^lan'^ qui en r*»uUo eal ai parfail qii« la couleur ne sen lernil' jamaia quelqoe 
long-lema qu'il demeure dans la mer ou dana la terre. Ma pensde esl que c'eal on 
me(al simple,' II est^aigre, graineuj el cassanl, el ceuv qui le veub-nt employer sonl 
obligei do le mflanger avec uu |>en dor pour l«f .-cndre plua doua et plus trai- 
table, . . ' 

.. Les Orfivrea Francois el .\nglois qui sonl aux" lalea onl fail quanlil* d'eipe- 
riencea pour imiler ce m^lal. On dit que ceiii qui en ool approch* le plus |ii^» Onl 
gard« celte proportion dans leui> alllaffe. Sur all partiea dargonl ils onl mis trois 
paiHiea de cuivre rouge puriB^ el'une d'or. On fail doa baguea, des bouclea, des 
(Kjign^s de cannea el autree ouTpagea de oe metal qui onl une grande beauts, 
quoiqin- salon mon goftl ell^aoll blen au desaous de celle du caraooli des Indiens 
qui parolt comme de I'argenl aurdor« logeremenl avec quelque chose d'eclatant 
comme s'il iloit un peu onflamm.^. 

.. I:.«a caracolis que l^s Sauvagea portent sonl faita comma dea croiaaana de gran- 
deur dWor^nlo seloh le lieu oil ils d'olvent aervir. lis en portent d'ordin^ire un » 
ehaque oeeille, dont la diaUnce d'une eome k I'autre eal d'eoviron deu» poucea et 
deml, une petite ohatne' avec un oroohM lelionl allach^ k roreille,au daffaut da 
ehalna ^cac toua n'en ont paa) on lea attache avec un 111 da oolton qui eat paaa* au 




204 nocxtrt des AMtmCANisTEa de paris 

centre du croiBUDt, doot I'^paisMur est comme celle d'une piece de quiDxe sole. lis 
en portent iin nulre de Is m^me grandeur alUcli6 It Tenlre-deux des narrinee qui 
leur bat «ur la bouche. Le dessoun d& la levre inferieure est encore perc£, et on y 
atta(^he un quatri&me caracolt qui est un tiers plus Krandqiie les precedens^ ct quF 
tqnfbe k moiti^ sous le menlon. Enfin ila en ont un cinqui^me qui a six k sepl 

uces d'ouTprture, qui est eocbass^ dans une petite planehe de bois noir cin- 

^ en croissant, qui leur tombe sur la poitrioe, ^tant aitachA avec une petite 

trde aucol»(S9, I1,S1-S3). 

14. « Its pendent k leurt oreilles de pelis caracolis..^ : ils paaaeal k Teotre^euK 
des narines une petite bague d'argent ou d'^tain, ils portent k leur col det caracolia 
grands comme la main, enchaasez dans du boia.,. : Get caracolis soil de {wtites 
pieces de mAtail, en forme de croissaiU, minces comme du papier, luiaans comme 
du cnivre hien poli, oii plAtAt comme de Tor, qui ne se roAillent ni oe temisaent 
jamais : lis Ijks tirent de i'Espagno^ el donnent quelquefoia tin K^re pour en 
avoir un, ils leseslimentplos qu'aucuo de leurs omement » (13, 583). 

i5. « Quantity de Ssunfeft TJarent k lui [Colomb], pbrUnI su col de petiter^larocs^ 
qu'ils nommoient Carocolu, «t qui avpient k pen pr^ la fiifure des haussecols de no* 
Onieiers. Ce nom de Caracolis Atoil prbpr^Aent celui du m^tal, dont ces lames^toient 
faites, ou pl&tbi d'une composition dem6Uul^6 For dominoit » (Sli 1, ifiB). 

16. LePJire SimoQconflrme indirectement P^net^ce-de ces omements clie» les 
lodiens de I'Or^noque.' 11 rappbrte en effet que Domingo de Vera, envoys p^ 
Antonio de Berrfo k la cour.d'Espagne pour y faire de la r^lame en faveur de la 
proTince de Guyane, oii Berrlo avail tondi la ville de San Tom* < acluellemcnl 
Guayana), ■ moslraba 6 vuellas de esto unas chagualillas, eerieulies yorejerasde 
oro... que todo lo habia llevadq de este Nuevo Reino para el efecto » (82; I. 363). 
Th^vet sigaale auRsi que lea sauva pes de rembouehure de POrAnoque avaipTi,t 
« anneaux larges comme boucles, et petis croisMns qu'ils pendent aux deux costex 
des nartnes, et k leurs ioufis » ($8, 121 recto). 



17. « Lcsbommes, et tes Ferames-onl coAtume de porter des peadaus, non seu- 
lemeol aux oreilles ; mais in4me Ji la levr^ basse, et k I'entre deux des narioe's 
ces peodans soot Tails d'vn ceriain metal qui ressemble au cuiuradiH^, et qui ne se 
temil iamais. I^shommes portent de plus, des plaques de ce mAnre metail ;^|arges 
comme la paume de la main, qu'ils appetlent Cardcoti, et qui balent sur leur poic- 
trine.. i7f, 67-68). 

lb. C'est egalement le sens que lui donne Vargas Uacfauca, mais saiis indiquer h 
quelles peuplades il allribue ces ornenvents : « Saleo los mis principales, donde la 
alcanxan cod varia plumeria y cai^ados de joyas de oro A su modo, como son cara- 
caries'eD las nariees... » (M, 1. 39), et dans la |iste desraots indjg^nes-qui-flgure-^ 
la fin de son ouvrage, se trouvfr la definition suitAnte : » Garacuri, es un sorlijdn de 
oro que los indios por gala cuelgan de las narlces » (M, 11^ S14). Seul de tons les 
informateDrs, Biet n'appliqiie pas ce mot b ud objet m^talUque. Je me crois aulorise 
k ne pas tenir cample de cctte exception, puisque Boyer et Pell^prat nous donnent, 
pour It ni£me dislecte, un sens con forme au sen's gdn^rsl note par tous les autres 
auleors. 

19. Je ne mentioone que pour m^moire I'Atymolo^ie de ce mot propos^e r^cem- 
ment par (^Wiener. Cetauteur fait d6river tarajb/i del'espagaolMr^fj-qui signifie 
« escargoL lima^on » (93, I, 51-52). En v^riie, on ne voit pas comment 11 pourrait 
eiister une relation quelconque entre deiix-mots de sens aUssi differenls. 

La pbrase suirsate relev^e dans Cieza de Le6n, oif les deiiit mols taricuri et caracol 



L'oRrtVKBRIE PRteOLOMBIENNE DE8 ANTIIXKS 205 

soiit juifpoiAs, dimonlre que les Espignob n'iUblisMient aucune confusU>n entre 
eui : I. Cuando loa eipasoles dabaiTMr'IoriiMfala^'dcstos indioa. . . hallaban gran 
cantidad de oro... en joyaa muy ricaa de campanaa, platos, joyeles, y un'oa que 
llamaD caricurirs, y otroa caracoles gnades de oro bien Boo, con que ae atapaban 
sua partea deahoneataa » (13, 361). II aeniil facile de multiplier ces eiemplea. .. 

Le niul iankoli a eu une moins bonne forlune que le-mot arawak giiiniin. II n'a pes 
surT^n dana rhiapano-aoiiricain et ne figure paa dans le diclionnaire de 1' Academic 
espagoole. TouteCois, on le trouve dans le dictionnaiie de Tolbauaen avec le sens de 
.< Halbgold der Indiancr » (M, I, 138) . 

' 20. Nous aavona en particuUer que lea ArrouagoeS avaient » alliance et sociAtA 
d'armes « avec lea Galibi (14, 132). 

*r. Zayas y Alfonso a d*j4 siguali celle synonymic dcs deux mots /Mom et iaro- 
t»ri IH, 143). 

22. Ralegh signale ^galemenl une province de CarrKurrina (74, iOO), que Scliom- 
burgk place enlrelesilarGrsacoimactConaraimasur la rive drpit'edubas Orenoque, 
i Test de Guayana. 

23. C'est sans deule k. ces tribus que Tlievet fail allusion dans s'a description 
de TAmaxone : > Ces Saunagea. . . est«ient dc haute stature. . . porUns aur I'eatomac 
Urges croissans de fin or : lea aulres grandes pieces luisantes de fin or bien poly, 
en forme de mirois ronds « (88, 123 verso). C'est «galement de cea Indiens que parle 
Martin de Saavedra y Guimtn dana sa relation du voyage, du Pari k Quito, du capi- 
laine Pedro Texeirt : o En la proviucia llamada Cah'sfaa, vecina a los Omsguaa, quc_ 
corre mas de 2D0 legt&a,'cs cierto hay oro y mucho ; colijese de que los indios Iraeo 
planchas de oro colgadas en las orejas y narices. a. Entre las demas planchas, halla- 
rnn una que trays un indio en las orejas pendiente de un hilo de oro muy fino y muy 
bien labrado, cuya labor no la pudo hacer sin6 quien supiese del arte de platero » 
^54, XIII, U3). " 

24. Humboldt atlire encore raltenlion sur le fait qu'un affluent de droile du rio 
Negro, un peu en aval du confluent du Uaupes, s'appelle Curicuri-ary, U donne k ce 
mot le sens de i< fleuve de I'or » (S3, II, 463). De fait, la tcrminaison -try a bien le 
sens de « fleuve » dans tout le domaine arawak du nord de TAmaxone (57, 11, 137 ; 
58, 33), mais iiiriiurrest un mot karuUna (dialeete arawak de la region), qui aignifie 
« perroquel " (58, 33). i 

25. B designe les mots de comparaison pris dana le dictionnaire du P. Breton (16), 
R ceui pris dans le dictionnaire de Rochefort (77, 571-583). J'indique les mots du 
psrler f^miain par la lettie f.^ 

26. 11 va de soi qu'oo ne saurait accepter lea conclusions '^ue de Rochefort a tiroes 
de ce'fait au aujeU de Torigine nord^am^ricaioe des Karib (77, 350-373). A I'heure 
aetuelle, une telle h% pothdae n*est plus k envisager, lea fecherches dea ethnologues 
modenies ayant d^montr^ que les Karib des Antilles sont venus d'Am^rique du Sud. 
L»cel0Die de Floride n'dtail qu'un ^Umenl avanc^ de cette population inaulaire. 

2*7. Rappelons toutefois que le P^re du Tertre accuse formellement deltochefort 
d'avoir plagi^ la premiere edition de sou « Histoire des Antilles », pahie en 1654 
(87, I, piAface). S'il en est ainai^tle t^moignage de de Rochefort n'ajouterait rien k 
celul du P6re du Tertre. ' 

28. Hervia classe, d'apr^s BuSching, les Epuremeo parmi les peuplades ksrib (51, 
I, 209). Suivsnt la tradition, ces Indians habitaient, sur les rives du lae Parima ou 
Parime, la fameuse ville de Manoa. II scmble que le lac Parima doit Stre identifie avec 
le petit lac Amucu, qui se trouve entre le Taciitu, afnueiit du rio BrancO et le Rupu- 



206 scHjfirt ij.:-* ASifcHif-AMsiiis in-; vah\s 

nuni, affluenlde I EsRequiho, (;'«st-a-clire on pays miikusi .;53, 11, (175-687 ..Le iiom de 
Parima esl paifois applKnie uu rio Branco el ft suji aniuenl rL'raricueia ; il ddsipnc 
6galeroent la chaine <it! ipniitagnes qui siipurc lij haul I raritiiura du haul Or6noque. 
P Enfin, un afnueiit Av piuclio <Iii has UraritMi^ra «.'.ip';K'llc I'aninc. 

29. Eh 15iO, If licinciado Rodrijjode Ki(fueiOJi. » jiislitia mayor de tj Isla KspaAola 
y repaitidorde iiuiioh », interdil t"ut<^ exp('*dilion a\aia pour but de 9if procurer par 
la force des esclave;,, dcs \ivres, dii helail, dei» peiles, des guanines, etc... sur la oote 
veit^iu^lieiinc.et daas les ilu^ adjacVot^'s. « I'eici'plion des l^rritoires habites par 
des Karib (23, 1, ."iSt;. 

30. " Han idoa la proMiice de Maracapana^ dp aqui , Santo Domingo] 6' SaD Juana 
rescatar perlas 6 guaninos c oclavos inuclia'i armadas... " {Rapport aiix Rois d'Efc- 
pagne dos c Oidores e OGciales reales » do Santo Domingo, eii date du 14 novembre 
1520) (23, 1, 42J1. 

* Le lexte dit, sans doiite par c*rreur, li San Juan. 

31. J'emploie le mot Gii>jiie dans sou sens primitif, c'esl-a-dire que je deaigne 
par li loute Timmense u-gion comprise .entre I'Orenoque et TAniazune. 

32. Ce mot n'efct pas d'ongine indicimp. II a et6 emprunle parl'Espagnol au Malais 
lambt^a, alliage de cuivre el de zinc (Fran^'ais : tombac; llalicn : totnbacco ; Portugais : 
tamha^iitt tambaca; Auglais : tombac ; Allemaiid el Suedois : tomback). 

33. La ressemblance enlre le mot karib karu^kori'cl le mot t]ui deaigne Tor ea 
Kl£ua iori me semble toute fortuite. 

34. peux points cependanl aontacluellemeutacquis : lad^couverte dece m^Laln'esl 
cerlainement-pas d'origine colombienne car les Cibca Tout ignore jusqu'k la conqu6to~ 
espagnole. D'aulre part, co melal il'6tail corinu en Am^riqne du Sud que dans le 
domaine incasique, ce qui prouvc que ce sont les Kicua qui en onl r^paudu lunago. 

~~Wyt s il ne s'ensiiit pas necessai r e riientrqu'Us en soient les. decoui'reurs, etl'arch^o* 
logie compar^e des di verses regions p^ruvienries conduit h envisager une autre hypo- 
Ihese. L'usage de I'argent dtail, en effet, beaucoup plus goneralisc ct qIus vane sur ■ 
la cole que sur le liaut plateau ; on peut doncbuppoaer que r"t;st*dHns la premiere 
de ces regions que cette induslKe est appariic ct que les Kicua I'onl simplement 
acquise des tribusdu littoral, lorsqu'ils les adjoignircnl a leur empire. 

35. Sans m etcndre ici sur cette question, je sigoalerai senlement, que, d'apres la 
r^pai'tition en Aint^riqne du jen de balle ^sans emploi des maius; et du grand tambour 
en bois, Texisleuce de cejeu el de eel, instrument au Mexique nc peut s'expliquer 
que par cmprunt h la civilisation des Antilles. 

Je rappelie pour m^moire que le Jeu de batles a etc signal^, en dehors du ^fexique 
et du Vuoalau, chez les Ciriguano, les Cane, lesCuripa, les Cikilu, les (iuarayii, leh 
Moxo,. les Paressi-Kabisi, les Iluari, les Otomak et les Indiens de Haiti, (^hez les 
Kavina, les Auelo, les Maynas el les Indieos de laGuyaae britauinque, le jeu exisle 
^galement, mais on n'en connait pas les regies (67, iUl-IOtj). 

Quant au grand tambour en bois, appele Upona^iU par les Nahuatl, tunkul par Jes 
Yukalek, tepanabai par les Iiidiens du Guatemala, il existe ou existait chex les Xibaro, 
les Tukano, les Wtt6to, les Kaverres, les Guipunavi, les Kara, les Indiens du Darien 
ct de Haiti (92, 17, note 1 ; 42, Ml, 123-124; 83, 15-16). 



t'oHF^VHKHit; pr£columhii£MM'; hbs AvriLi.Ks- ' :^07 

, INDl^X RIBLIOC.RAPHIQIJE '. 



1. Aci ^A .p. Chrihlovrtl (iui. \uevu tlp»cuhriinu'nto del fjran riu dc laa AmazonM. 
Cotrcci6n etc liliros ijiii' trolaii dc Ami'iica rarus d curiosos, t. 11. Madrid, 1H91, 

■.M-16. 1P8M] 

2. Ai>AM ^Lucien;. Mat^rtaux jtoiir servir h IHablissenicni ti'iinr yrammaire coinpar^e 
(Irx Jutiectfs df la fantitle Tiipi. Ililtliottiequu liii^uisliq^' am^riCaiiie, t. XVllI, 
Pans. 189fi, iii-S". l**' ^ 643 xvirt, 

3. Ai>AM (I^uci^nj. Orammairf dr I'Areawai. Journal de la Soci^le dcs Ainencanistes 
dt'(Huri«, iiouveiie s^^iie, t. 11, iyor>, p. U-8a, ioy--2*o. 

3 bti. Aguauo (Pedro dej'. Uislurta de .Venezuela, escrita en ij8l por Frjy — j 
pu^licada, bajo la inspecci6n— de^a— m enc i onada Ac a dgmia , por disposicidn del" 
gbbierTio del General Juan Vicente G6niez.^ Academia npciona] de la historia, 
Caracas, Imprenta nacional, 19i5, 2 vol. in-S". 

4. Anglbhius (Pelrus Martyr). De orbe novii> decades Petri Mariyrl* Anglerii. Cuin 
e/atdem Legntione liahytoaieae.^V.di(l\l Anlouius Nebrissenais. Compluti, impr. 
in coolubernio A. Guillelmi, 1516, iii-fol. ," [Hes. C "5" (2-3)j 

5. ANGLsnius (P*lrus Martyr). De orbe novo I^etri, Marty ris A^ffl^rii ..^ decades 
octo^. . annotatioaibusJllaslralae suoijue nithri rettUutae. . . indtialria Itjchardi 
Haktuvli. . . Parisiia, apud G. Auvray, 1587, in^". 

■ \ . [P*3 A] 

6. Anghieha (Pierre Martyr). De orbe novo. I.es liuil decades tindiiiles du latin, avec 
notes et coimmentsires, par PaQl~G~A~KFAiiEL: Hecueil de voyages et de documents 

~ |)our servir a t'bistoire tiv la g^ogrnphie, depuis Ic xiii' siccle jusqu'ft la fin du 
XVI* siocle, t, XXI. Paris, Leroux, 1907, in-4*'. '■ ^. 

[4<' G aoi '21): * 

7. AitRANDAUx ill.) et RivBT (P.). Contribution h' I'elude de la .miiailurgie mexiraine. 
Journal de la Soci6t4 des Amepiranistea de Paris, nonvelle s^rie, t. XUI, 1921, 
p; 261-280. * 

8. Absandaux (H.) et Rivet fP.}. Nnuvelle note aur la metallurrjie mexicaine. L'An- 
thropohjgie. Paris, I. XXXIII; 1923, p;fi3^8S. 

9. AnSANDAUi iH.) et Rivet (P.). L'orf^vrerie du Chiriqui et di Colombie. Journal de 
la Soci^t^ daa Am^rtcanistea de Paris, Douvelle aerie, t. XV, 1923, p. 169-182. 

to. Benzon( (Girolamo). La historia del Mondo Nuovo. Venetia, 156o, in-S". 

[F^35] ~ 

il. BiBT ;Antoina). Voyage de la France 4quinoxtale en lisle de Cayenne, entreftria 
par lea Francois en I'ann^e MDCLU. Paris, 1664, (n-4». 

[Lki> 788J 
13- BuLLAKRT (William). Antiguvian, ethnologi^Mand other researches in Mew Ora~ 
nada, Equador, Peru and Chile. Londres, 1860, in-8**. 

, [P. Angraiid 671] 
13. BoRDB (de la). Voyage qui contient o/je relation exacts de I'origine, maurs, eoii- 
lumes, religion, guerres et voyages dex Caraibes aauvaget des Isles Anlille* de 
CAm4rique, in : Hennepin (Louis). Voyage ou nouoelle d^couverte d'un tre$-grand 
pays dam VAmtrique, enlre le nouveau Mexique et la mer GUciaU. Amsterdam,, 
1704, in-12. [8° P. Angrand 989] 

1. Lefl cotcB indiqu^cssont, sauf indication sp^ciale, celles de la Bibliothique nationale 
de PariB." 



208 suci^rt DE8 am£kicamsti» de farm 

14. I)«uTOK (P. lacqucs). RtMion dt raUbliatmtnl det Fnnf oa depuit Vmn leSS 
en rule de Ij Mtrtinuiae, I'ane del AnIiUet de tAmirique, det maun det S*aatgn, 
de la utualion el det tiilrel linguUrilet de FitU. Paris, 1640, iB-8«. 

[R4i. Lk" w; 

15. Hovun iPaul). ViriltbU reUlion de lout' ee qui t'ttt ftU et putt au soyajrc que 
Montiear de Brelig ny fit i VAmfriqaeocddenUle. Paria, 1654, in-8». 

[Lk" 786] 

16. IlRnroN inaymODd). fl;c/ion«iM CaraiAe-franroii. Auierre, 1665, in-8«. 

(X 16662 (1)] 

17. Bni!iTOi (Daniel G.). Nolet on the FlorUUn penintuU, Ut titenry kitlory, IndUn 
tribti tnd anlif iiUin. PhiUdelphie, 1859, in-8*. 

[Soci^U de Gtegraphie, D 7 630i 

18. Buy (Theodore de). TtbiiUe el imtgiHet td ttptimmm el oc(a«am Americu ptr- 
iem. nimirrm pruno ad httlorutm Vinci Fdhri, dnnde ad deieriplianem Hinrtt 
Franeitei Draken, ae tandem ad iUuttralionem regionit Ocianae, perlinenttl. Iliato- 
ria AmertcaeaivenoTiorbia.FraDcrort-aiir-le-Mein, 1591-1634. Amenca'e.pan VIII, 

' 1599, in-fol. ["*•• G38*) 

19. Cakdekas Z. Cako (Gabriel de) [GoNxitii db Bahcia Cahbaludo r ZuSioa 
(Andi^all. Entayo cnn6l6gicB para la kittoria general de la Florida. Madrid, 
1723, iD-fol. [01656] ^ _ 

M. Cabas (Bartolom* de las). Haloria de lat Indiat. ColerciAn de documeuttfl ini- 
dilos para la hisloria de Espafla, por el Marques de la FuensanU del Valle y 
D. Jose Sancho Rayon, t. LXll-LXVl.' Madrid, 1875-1876, io-S«.- 



[Oa 16«1 

21. Chaw-evoij (Pierre-Francoia-Xavier de). Hitloire de title Btpagnole ou de 
atriJK>l.,-in-4». 

(Lk<» 187] 

22. CiEzA D> Le6i< (Pedro de). Crinica del Peru. Biblioleea de a i i torea eapaftolea 
desde la formacWn del lenguaje hasla nuealroa dias, I. XXXVI : Historiadores 
primitivos de lodias, t. 11. Madrid, 1853, p. 344-458. 

CoUcciin de doeamenlot inidilot relalivoi al deteabrimiento, eonqaitla y orga- 
nizaMn de lat aiitiguat potetionet etpaAolat de Amiriea y Oceania, tacadoi die lot 
Archioot del fleino, y mil) etpeclalmenle del de Indiat. Madrid, 18«4-I88i, 42 yol., 
in-8-. 101971] 

24. Coteceidn de documentot inidilot relativot at dftcubrimiento. conquitta y orga- 
nizaciin de lat anliguat potetionet etpaliolal de Ultramar. Madrid, 2* sirie, t. V, 
1890, iD-«.. • [01971] 

25. CoiOMBo (Fernando), lliilorie del S. D. — ; nelle qaali «' ha patlicolare, e tera 
relatione delta vita, e de' fatti deU Ammiraglio D. Chrittofoi^o Colombo, tao padre: 
e delta teoprimenio, ch' egli (eat detV Indie occidentali, detle .Hondo nuoco, bora 
pottedule dal Sereniu. Re catolico. Nuovamente di lingua apagnuola tcadotte nell' 
Italiana dal S. Alfonso Ulloa. Venelia, 1571, in-8«. 

[K.10714i 

26. CouniiaAi; (Henri A.). La Frfnce tquinoxiale. Paris, 2 vol. el un atlas, 1887, in-8". 

27. CooDHBAO (Henri). Vocabulairet mfthodiquet det languet Ouayana, Aparat, 
Oyampi, ^mirillon [fricMit d'une inlroducUon par Lucien Adah). Bibliothiqu* 
linf^uistique ani^ricainc, ^t. XV. Paris, 1892, in-8*. 

J [»• X 643 iv) 

28. CntQUi-MoNTFORT (O. Jc), HivET (P.) cl Absandaui (H.). ContribuUon 1 [dudede 



j/OBKEVRKHIfi PR£iX>tOUBII£Hne UUS ANTILLES 2(111 

Citt-eh^vloj/ie et de U miUUurgie colombienne$. Journal d« la Soci^l^ deit Ani^nca- 
nisteH do PariH, nouvelle ȣrie, I. XI, IVlVldlff, p. 525-591. 
39. CiiiQUi-MoNTPOKT (G. d.e) et Rivvt (P.). La frnmiHe lingaialiifue takan*. Joimial 
<1p U Soci^l^ dcs Am^ricBuistes de Parift, notivclle s^rie, t. XIII, 1921, p. 91-102, 
281-301 ; t. XIV, 1922, p. 141-182; t. XV, 1923, p. 121-167. 

30. Chbvauz (J.), SAttOf ^P.), Adam (L.). GramtnaireB el vpeahtilairet roucouyenne, 
arrouayue. piapoco et d'autret langun de la ruffian </ei iiuyann. Bibliotheque liii- 
(fuistique amcricaine, t. VIll. Paris, 1882, iii-8*. 

^ [8* X 643 VIII] 

31. Cnrz (Laiireano de la., \uevo de$cuhrimii'nlo del lito df Maia/i6n llamado de lat 
Amaiona$ heeho por la HeiigiAn de S. Francisco, aiio de I6{it, stendo mUtonero el 
Padre Fr. t.aureano de la Cruz y el Padre Fr, Juan de (Jiiincoce§, eaerito por la 
oLediencta de lot »uperiore» en Madrid, arto 'de ltio3, jtttr Fr. — , hijo de la Provin- 
cia de Quito, de la Orden drS. Franvtgeo, in : Coui'Tk ^Krancisco Maria). Varonet 
duttrea de la orden $erA/ica en el Ucuador de$de la fundaru'm de Quilo hatia nue*^ 
trot dias. 2< edition, Quito, 2 vol., IHS:*, t. 1, p. Ii6-i>u4. 

32 l^UBR^o (llufmo JoBc). ApUHlaciones vrilua^ %itire el lentjiiaje boifota'ui con fre- 
cuente referenda at de hi pat$e$ de lltupano-A nu-rici. ;>' iMlitioii. Paris, 1907, 111-8". 

8" X 13139] 

33. UamK!. iJohiil. The hitiory of the ilnnUnf-Islnndy. viz. Harhadof, SI. Cftntlo- 
fihers, St. Vincents, Marttnico, Domuuco^ ftarboiitfum, Monnerrat, V*Ti.t, .inlff/it, 
etc.. . in all XXVUl. Londrcn. 166(1, m-fol 

Ht>s. I't :} 

34. Hems iFerdiiiaiid;. L'ne fete br^silienne velvbree ,1 Hutien en i'-iod, sinvie dun 
fragment du XVI* siecln roulant *ur la th^yonie den uneiens peoples du ItrHil el 
den poitiet en tangue tupit/uc de Chri*iMain Valenle. I'iiris, 1850, iii'S". 

'~' ^ -i ■ S"Lk"»i36 

36. Diaz hbl Castillo (Beriuil). Verdadera hialoriu de Ins micegos de l;t conquista de 



la yueva-Espada. Biblioteca de aiiLores espafioJes ilc&ile lii foiinaciiHi (\v\ Irnj^uiijc 
hasta iiuestros dias, I. XXW'I : llisiorimlores primilivoii de |ndk<s. I. II. :Madritl, 
1853, p. l-3n. . ^ 
38. DrDi-Kv iRob^'l). The royaye of— , afterivurdx »lyle»f tUtrt of WunritU and Lei- 
cester and Duke of \orlhumberlani7, to the West Indies, / J.M (-/.jffj, narrated by 
t'.apt. Wyall, by hirmelf, and by Abram hnndall, master. KdiU'd liy (.ieorfji- 
K. Wiiriier, Works issued by the llaklnvl SjH-iely, 2' soi-ie. ii" 3. Loiitlrcs, iM'.ty, 
in-8". ' ' 

,Hes. G 2735,46 

37. I>u PuisiK. Malhias). Ilelalton de l'c»lablisseuienl d'vne colotue-franeois e datin /. i — 
(iardelorpe isle de lAmer'i'jite, et den tnaevrs des Savvayea. (^aeii, i6ri2. in-8°. 

'R.e_s._Lk'i_;>3-: -^ — 

38. KAHABtE(NViliinm Curtis.. The central Arawahs. University of Penii&ylvaiii;i,'riir 
University Museum, Aiilliropological Piililicalioii!*. Pliilatlelpliie, t. IX, I'JiH. 

39. Fernaxdei Dt Enciso (Martin). Suina de yeoyraphi:i r/ tnila de lod:is las.parfidas 
y prorincias ilel mundu : en especial de Ian indian : y trata largaittT-te del ;irte del 
marear : Juntainete^ con laenpera en roniAce : eon el reyimieto del nui y del nurte. 
Seville, 15iy, iu-fol. - ' ■ 

Wvs. G '.IK 

40. FnrTZ (Samuel). O diario do — , con inlroduc^Au e uolas tie Itodolfo liMuJA. 
iU'visla do Itistituto liisloricu o j;eo<;ra|)iiico hrasileiro. Hio <le Janeiro, t. l.X.V.M, 

lyn (1918;, p. 353-3^:. 

Snrieti den .Xmt'ricanifleK *le I'AriK. H • 



41. Fnciiimv'Aix ^ncnril. K.rploralion.1 /Va/iraises A i'ln/erieiir ./r (a Guijane pcn<hnllc, ■ 
; j^roW Vi/ar/ d,ikvlIlyiU-ck{i~Wlli^. Huifelin; dc gtiogiapliic liistori<iue: c(: ,,. 
' desrripliVc. Paris, l^ lX;;iaiU, p. 218-301, , ;:-; ,:, i-/ ; , :■ : 

*2, fiAO.K Jhomas . XoiirHk rirklton. I'billeniiit lea m>!/nr/es de — dans U nouvcHr - 
Kspa-inr. ,<« Jaerses m-anliires, rl ion rf lour tlant 111 pramnce ,le SicaraguHJusfiii'ii 
(a Haia/if- .\msloidani, 1721, 4 tomes CH 2 vBl. 

43. Gaisciiki .Mliorl S.i. Thr- 7l/iiwciia f.ini/uayi". Fioceedings of the americaii phi, 
l.i.soplilcal Socii'l.v. I'hil.iilolphust. XVIII, ltt»0,,p.-4(i:>;502. 

44. GiiKJt [C 11. lie', liijdragf lot :ilf\ KrhliagralJui: dcr. Suriaaarnische Indianen. 
Inli'iiiatioiiales .\rchiv liir lill(iW],'Ca))lii«.; Loyde, Suppli'niont au tome XVll, 19<)6. / 

45. G.iuE (C:. II. iie Ktiidra lingaUti'iiJ'-s .arajA™. ViM-haiidlirtgcn der koiiinklijke 
.\kademi.- vail Welouscliappeii In ArasieWlain, .XWi'elinj; Lellerkunde, nieiiwc 
lltH-ks, I. X, ii- ;i, Janvier I9III. 

i6. G"M.vii* ili-ancisco I .op e?, do . ;/l.<jvmia mcl.i.1-. I'rimera y ugund a parte tie la 
llistorui ijrnrrai de lat ladhs. Hililioleca de .atltnies i'»paftole« dcsile Is lormacioil- 
dej lonffiiaje liasl* niieslros dius, t. XXll :llislori»dorespriinitivos do Indies, t. I. 
Madn.l, 1852, p. ir,:,,-211t, ■ , ' 

47. GuiLi.Ef.Jean) el Bb.:ih>ii!l ¥ri<ai;oU. Journal du eoyaije qa'onl JaU^ Pirea 
— de la Compni/uie de Jesus, daus /a/Jo.va/re, Ian UlTl, in : AcOSa (P.Vhris- 
lophle d'j. HeUlinn de h rinere des Amazonea, liaduile par ten Mr. de GoiiBEn- 
vii.LE, de r.Kcademie lraln;oise. Paris, lti82, 4 tomes en 2 vol., t. IV, p, ^-178, 
in-12. , " '' 



[P39.terA] 

48. Handbook of amerlcan Indiana north of .l/exiro 1 edited by Frederick' Wehli 
II p.. |l..rea" "I an.eriean Ktliiioln gv, Bulletin 30. Washingt^, iW,-{')in, 

i vol, 

49. llutcoiin ^lioherl'. .1 relation of a roi/af/e to tivi ana, deacribinfj Iht elimat, 
imilu&tion. fertilitte, pruuuiona and eornmodUies oflliafcounlri/, containing teuen 
I'romneei, and other ainniories within that Territtiry : Toyether, with the man- 
nerf, cualonua, behaiiion, and dispositions of. the people. Londres, 1613, JD-*". 

;0» 22] 

50. l!Kiu(KiiA\.\iitonio de). lUstoria yeneral de lot hechos de'lds Castellanoa en las 
islas I iLerra firFne del Mar Oceano. Madrid, 4 vol.^ t. I et II, 1001, t. Ill el IV, 
11/15. . ' 

[Fol, 01 i08| 

51. Merv.vs (l.oicnzo . Ca/a/o./o de las leni/uas de las naciones eonocidat, y nuniera- 
ctd/i, ilictsiun. y clases de utas setjun la dieersidad de sus idioma* y dii 
.Madrid, IStW-lSO.^., 6 vol., in-4'. 

|X 1489-1494; 

52. Holmes iW. II.). Caribbean influence in the prehistoric art of Southern States. 
The smerican anthropologist. Washington, t. VI|, 189t, p. 71-79. 

53. HuMBOLtjr Alexandre del. Voyage aux riyions iquinoxialet du nouveaa continent 
fail en 1:99. ISOO, ISO!. ISOi, I SOS el IS04, par Al. de Humboldt el A. Bon- 
p/.-i((. Paris, 3 vol., 1SI14-1825, in-4'. ! 

:Ko1. P144J 

54. .liMKNKZ tiK i\ EseADA i Marcos). I'laye del Capitan I'edro Texeira agaaa arriba del 
no ilr lal .^mazonas ' I6.37-I63S). boletfn de la Sooiedud geo^r^Hca de Madrid, 
1. I\, IKH.l, p. -.W-iill ; t. Mil, 18S2, p. 192-218, 2IH-.-27a, 417-4*7 ; t. XXVI, 1889, . 
li. I..'.i-1'JJ. 



l/OKKKMII.KIK |'Hfc:i.i>LUMI)IE.NNE UES A^ITILLKS '2\\ 

55. JiH^NKZ DB LA EsPADA (MdrcoB). i\oli€taM aiil^nttcat del famoio rio Maranon >/ 
misaion »po9t6lica de la Compaflia de Jesus de la pronincia de Quito en los dilalAdc^ 
hotijaet de .fiicho rio. Kscribinlas pttr los afkns Ac 17:18 iiti misiotiero. di' la.iniMnii 
Compania y las ptiblicA por pritnera \ci. — . Boletin de la Socicdad g'(>ugi:ari<'n 
de Madrid, t. XXVl, 1889, p. iy4-i70, 397-430,1. XXVll, 1HS», p 47-il)l , 
t. XXVIII, 1S90, p. nr>-203, 383-^*; I. XXIX, l«yO, p 73-liy, 220-260; t. XX\, 
189*. p. lH-161, 193-235, 3S1-405 ; t. XXXI, 1891, p 22-77, 23r.-282 ; 1. XX\1I, 
1892, p. 113-143; t. XXXMl, 1892, p 24-72. 

55 bit. KiSftENSBnTH (Wilhelm). tieilrag zur Kenntms der Tapirape-Jndiauei 
Baessler-Arctiiv. Leipzig. Hcihii, t \ I, 1922. p. 30-81. 

56 KocH-Cini'NnEnG (Tbeodoi i Die Utaiuikuto-f'm.iua. Aiilliropus. ^j^-dnlincl- 
MiuUiiig, l.Jil, 1908, p. 83-l2i, 297-335, 952-98^. 

57. Kacii-(jK(!NBEB(i iTheodor . Zwei Juhre unterden Indianern. Hetsen in t\orduesl~ 
JtrAnlien 1903-1906. Borliii, 2 vol., 1909-1910. 

[4° Px f.l3 

58. Kocii-GnrNBino (Theodor). Ariuk-Spraehen NurdiveilhrauUens und der ntujrenz.- 
enden Gebiete. MiUenulT^en der aiiDiropologisclicu (ics(>IlbclMfl irr Wit'ii, L. XLl, 
1911. p. 33-153, 203-282. 

59. Labat (Jeao-Bapti&te). Nouveau toyaye aiix tnleti de iAtn^ru^Hf Panb, 172^. 
6 vol. U ^D 

60. L.AKT (lean de).L'histoire dv \uuveau Monde ou detcriptmn de^ Indet ocrtden- 
talet, comprenani dix-huicl Lturei. Leyde, lAil. 

[P. Anjrrand 90] 

61. I-E BiBON {i. Francis). Gold, oilier, and uUipr ornitntenli found in Flnrtda. 
Annual Report of Ihe Board of Regcnls or the Smillisoinan Institution for the year 
1882. WasbtngtoQ, 1884, p. 7»l-793. 

62. Lbby (lean de). HUtoi re U vn voyaye fatt en la lerre dv Bread, autremenl dit 
Amerique. [Genfeve], 1594, in-S", 

63. Leitrea idifiantea et cuneuaes, ^crttea dea muatona Hrangrrea, Nouvulle edition. 
Paris, t. VII, 1781. 

63 bia. MiNi.NDBZ Pidal (It ,. M.tnual elrmtrnlal dc gramdtica hulorica eapanvU 
3* idtlion. Madrid, 1914, in*8». 

64. MoOBiiiBAD (Warren King, The atone age in North Amerua. Boston et N'evi 
York, 2 vol., 1910. 

tt.*NA%'ARRETB (Maftiu Fernandez dcj. Cvteccion de los viajea y detcuhriniienlos que 
hicieron par mar loa Ea{>anotet deade /ine$ del aiglo XV. Madrid, 1825-1837, 5 vol., 
in,-4'. 

[4» 01 422j 

66. Nebrija (Antonio de). Vocahularius Anlhunii nebriatenaia. S^viire, 1506,'in-rot. 

[Kds. gX 15] 
66 bit. SiMvenDKiv UsKEL ^Cuit . Sagen der Tetnbi-Indianer [Para nnd .Varanhio . 
Zeitschrin fQr Ethnologic. Beflin. t. XlA'Il, 1915. p. 281-301. 

67. NoiiDEMSkioLD (Eiiand;. The chanyea tn the material cu Hurt ttf iwo Indian trtbea 
under the influence of new aurroundinga. Comparative elbuogriphical Studies, t. II, 
Giiteborg, 1920. 

68. NoRDBNUtidLD (ErUnd). The copper and bronze ages m South Ainertca ,witb two 
appeodiies by Axel Hultuhk.'*). Comparative ethnographical Studies, t. IV. 
GOlcborg, 1921. 

89. OviBDo r BaSos (Jtise ilej. Hiatoria de la eonquisla y pobiaaon de la provineiade 



212 S0CI&T£ deb AMtolCANISTES DE PARIS 

Venezuela (ilustrada cod notas y documenlos por el capiUo de narlo Ceaareo 
Kernindfiz Uurd). Madrid, 2 toI., 1885, in-8*. 

[8* 01 U80) 

70. OviEDov VALDH»{GonialoFernAndei de). HUloria general y naturMt de Ut IndiUB, 
isUi, y tierra-firnte del mar Oc^ano (public par Jos^ Amador de lo» Rids)'. Madrid, 
ImpreaU de la Heal Academia de la hialoria, 1851^1855, 4 vol. 

[Fol. P330B1 

71. Pellephat (Pierre). Hela/ion 4et misaio/it de$ PP. de la Compngnie de Vetoi dan$ 
let itlsB, ei dant la lerre feme de tAmeriqae miridtonale^ divitfe en den partiet : 
ar>ec vne inlrodvcHon k la langue den Galibu Sauuage* de la lerre ferme de VAme- 
rii/uf. Paris, 1655. 

I Bibtiotli^que de rUniversit^ de Paris, T H p m 66J 

72. Pk.hamdo (Esliljan). Diccionario provincial cati-razonado tie voceM cubanat. 
2' edition. Hahaiia, 1849. 

.73. ItaccotU di documenti e Uudi pubblicali dalla R. Comniitsione eolonibiana nel 
quarto cenienario dalta seoperta dwtt America. Rome.-Parte I, vul. I. 1892, toh H, 

1894, iii-fol. 

[P 878] 
74. r<ALKCH (W). The diaeovery of the large, rich and beavliful Empire of Guiana, 
with a relation of the great and golden city of iianoa {which the Spaniard$ call El 
Dorado), etc., performed in the year /59o. Edifei) with copious explaDalory 
iiotcs and a biojirapbical memoir^ by Robert 11. Schonibur^k, Works issued by 
the Hakluyt Society, I. III. Londres, 18*8, in-8». 



[H^8. G 2686] 
75. RiTET (P.). Let langueg guaraniea da Haut-Amazone. Journal de la Soctdt^ des 

Amtiricanistes de Paris, nouvelle s^rie; t. y|[I, 1910, p. 149-178. 
78. Ri%iiT (P.). S'ote compUmentaire $ur la mitallurgie tud-amifricaine. Journal de la 

Societe des Am^ricauistes de Paris, nouvelle serie, t. XIII, 1921, p. 233-238. - 

77. 'RocHBFonT (Cesar de]]. Ui$toire naturelU et morale de* lle$ AntilleB deSAme- 
riqtie. 2* Edition. Amslerdam, 1716, in-4*. 

[P. Angrand 447J 

78. HoDWAY [James}. Gitiana : British, Dutieh, and French. Londrea,, Leipzig, 1912, 
iv-H". 

[8» Pv 12] 

79. Rliz Ili.ANco iFr. Malias). Arte y tesoro dels tengua cunianagota. Edition fac- 
simile par Jill. Piatzmann. Leipzig, 1888. 

[8» X 4386] 

80. Hf.rz DE MoMOYA 1 P. Antonio.. VocaLiilario y fetoro de la leitgtta~ffiiaraiii, 6 mat 
bien tupi. Kii dos partes : 1. Vocabularia eapanul-guarani {6 tupi) ; II. Tetoro gua- 
r^ni <6 iupi'^-expaflol. Vienne el Paris. 1H76, in-8". 

[8* X 2!r.] 
81 SctioMBumiK [Richai-d). Heiten in Hrititch-Guiana in den Jahren 1840-'lHi4. 

Leipzig, 1848, 2 vol. 
83. Simon f Pe<lro). Noliciaa historiales de las conquittat de Tierra firme en lat Indian 
' occidentalet. Bopota. 5 voL, 188-'-lsy2, iii-B". 

rpc-ti7j 

83. Si>i.ANo(Jose). Voyage dant la Guyane «fi/)a^nfjl«(ti'aduit de I'espagnol surte niatiu- 
^crit iii^dit dc la liihlioth^qae d« M. Ternaiix-Compsns). Nouvelles Anna lea dea 
vovagps cl *ies sciences gcographiqncs. Paris, t. XCVlll, 1843, p. !)-47. 



L'ORrtVIIERIE mfa»LOJIBIIiIIHB DES AXTII.I.K8 



2i:i 



M Stmhah (J. G.)- StrnliK oft fine yan' apeilUion, »gtin$l the mnlleJ "fgru,'! 
of Surinam, in GuiMM, on lA. »iW cout of South Americt ; from Ihe yeu- « / / «, 
lo nn : ,lucid.ling the Hulory of ih,l country, and Hacribing U$ produrLon. 
«,. OMrfruw./.., Bird., FUh«, BepliU,, Trcn, Shrub,, Fruit,, .nd Root,; with 
.nMCcoanl of the Mian, of Guiana, andScgrca of Guiana, i- M.Uon. Londres, 

1813, 2 »ol., in-f. „ „,_, 

finstilut : Y 880**) 

85. T»u«T. (FninciMO d«). Artt, bocabulario, dottrina chn,liana y ca/reiinio dt la 
Unaua d, Cumana. tdMmti l«c-»imile par Jul. Pl«Um»i«n. Li-i|>iig, 1888. 
" [8' X 4386] 

M. Ta«i>a-Aco8ta (B.). Kn el ,ur{dUlKto, indlgena, de Venezuela) . Ciadad-Bo\i- 

T«r, 1901, iii-8'. , , c 

-»7. Tekim (Je.n.B.pli.te da). llUloire ginirale de, AnI.lle, habits, par Ir, fi-.in- 

eoit. Pari., 1667-1611, t Tot, in-*'. 

. [4» Lk" 12] 

n. THBvrr [Kairi). Le, lingtUriUz de ta trance aniareliqce. P.n», 1558, "■•*•— 

t». ToLHAusBN I Luis). Nuevo diccionario etpaiiol-aUmin y alemin-npaiiol. Ixipzig. 

1888-18S9, 2 »ol. ... , 

JO ToBQUiMADA (E. Juan de). Veinle i un libra, rUliaU, i monarehia Indiana, con el 

origen y guerra,, de lo, Indio, ocidentale,, de ,u, pobU<:onet, dncubrimienlo. 

congui,ta, conversion, y otra, CQ,a, maracUto,it, de la mama tierra. Madrid, 3 vol., 

nS3, io-fol. - 



[Ol 1086] 

M. Vaboas Maciiuca (Bernardo de). Milieu y dccripcUn de U, India,. Coleccidi. de 
li broa rj ro a 6 cu rio^na qii f '"Ij-n Ae A merica, I. VIU el IX. Madrid, 1892, in-8". 

92 VaBNEAi. (R.l el Rivet (P.). Ethnographic ancicnne de C f.quatenr. Mission du 
Service geographique de lArmde pour la ineaure d'un arc de m^ri.lien »|u»li>«al 
en Am^rique du Sud, sou. le contrftle scicntinque de lAqadimie Jes sciences, • 
■1899-1906. Paris, I. VI, fasc. 1, 1912, fasc. 2, 1922. 

«3. WiENE» (l.eo). Africa and the discoerry of America. Pliiladelphie, 1920-1922, 
3 vol., ili-8». 

U. Yanoueb (Manuel de|. Principio, y reyla, de U lengiia cumanitgola. Kdili"" fac- 
simile par Jul. Platzmann. Leipzif^, 1888. 

S" X «8« (11)1 

8S. Zavas V Altokso (Alfredo). I.exicografia tnlillana. Uiccionario de tocfs .i«a./a« 
por lo, aborigenet de lai Antilla, mayoret y de algimat.de la, menore, y conu- 
ileracionet acerca de m; tignificado y de ,a forniacidn. Ilahana, 1914, tn-8''7;^ 



DOCUMENTS SUR QUELQUES LANGUES 
PEU CONNUES DE LAMAZONE, 

PAR 

Curt NIHUENDAJU ot E. H. do VALLE BENTES. 



_L Ktuuba* 



(Rio JuruA;. 

Levnntado com a india Kuniba C'lrolina cm Mutii'ius. L)cc^ de i*.i2\. 

Curt Nimuemlaju. 

Nota. — Toutes les consonnes doivent elre prononct'cs isol^niciit : 
Ex. : homhro, tjhand ; algodfto, tfap/h}, mais sans pause enire eiles. 
a, f, /', ^, ^ sont des gutturales. 
X correspond k ch ollenland, dans tch. 



Lingua 


nit 


Uiihn da inflo 


snvata 


Bocc-i 


nami 


Periia 


ksilx' 


Bei(;o 


ispi 


JueDio 


inSi 


Dente 


ih'i 


Po 


iili 


Nariz 


uiiiri 


Peito 


sill 


Olho 


ihaU 


Costa 


H 


Orelha 


Sipi 


Polle 


imtii 


Cabeva 


iiii 


Siinjfue 


iirari 


Testa 


iiruli 


Osso 


■,hapi 


Gabcllo 


Sitt-si 


Agiia 


«:•>; 






Barba, bifjode 


,sal>(-lu 


l^arap^ 


arapha 


Sobrancelha 


Sap(-talx} 


Lago 


ipuha 


Hombro 


Ihand 


Fogo, lenha 


iili 


Bra9o 


tanu 


Chuva 


ini 


Cotovello 


MM 


Sol 


Ikati 


Mlo 


miil 


Lua 


ksirl 


Dedo da mflo 


miu-ii 


Estrella 


kalahiri 



1. Le Kuniba eSt nil (iialecle arawak du ^rnupe pr(i-an(liii. Cf. Hivkt (P.) el Taste- 
VI^ 'C:.). Lm tanyues du Piirui, du Jurui't et dt-a r^g'umn limilrophfia : I" Lp (/roupe 
arawak pr^-andin. Anllirnpo*. S'-Gabricl-Modliii^, t. XIV-XV, 1919-1920, p. 837- 
890, I. XVI-XVII. l«21-l<)-»-2, p. 39«-32;i. 



210 _ 


SOi:l£ll! DK* ANt 


niCANISTI'^ DE PAI 


ms 


Terrji, fltflo 


si<i 


Uollinbn 


atauvripil 


Pi'ilra 


iiilM 


Jacu 


tiilimli 


Casa 


pinii 


Mutuni 


hifki 
itiaxl 
SiiihM 


Caininho 


Ixilfm 


Ovo 


Hede 


Itii 


Jacari' 


Panella 


kaiipaimall 


Cobra 


imuni 


Machodo 


l/Uli 


Pcixe 


iima 


Canoa 


kanoa 


Pinnha 


umq 


Hemo 


saluhapi 


Suriiby 


kaiunari 


Arco 


iaHri-toi 


Arraia 


Piy<> , - 




h 1 'j ( 


PiramrVi 


wama 


Flecha ' 


kauri 






Anzol 


iiiniatht 


Arvope, ) 
Madura ) 


ahmma 


Chapcu 
Ralaio 


sah' 




piri 


Follia 


kasirirj 


(^uia 


pahi ■ 


Mallo 


iia 


Cacliirv 


kaiiri (?) 


Milho 


tisi 


llomem 


lexl 


■ Mandioca 


kandl 


Mulher 


selyi't 


Batata 


iparl 


Crian^a 


mturi 


Tabacp 


itri 






Algodfto ■ 


Daphf 


Pai 


. en'i 


Papai 
M-ii 


' pop" , 
mama 


Banana 


si^ni 


Pimenla 


kiii^M 


Tio 


kuku 


A<,aliy . 


peri 


I'ia 


Sapd 


Urucii 


apiiiri 


Av.'i 


sirti 


braoco ■ 


pairi 


Av.'i 


tuli 


' preto 


ksasirj 


'I'uxaua 


luUii (?) 


vermclhd 


senli 


Indip 


katukanf 


amaretlo 


pouri 


Christao 


inirf 


a»ul 


pureij 


Altna tie dt'fun 


to kamci 


pequeno 


mliri 


Macaco prepo 


cikuti 


quente 


ameri 


Gunrlha 


kina 


mdo 


lili 


OiH-a 


mhenukli 


aqui 


liiird 


Maracajji 


iunari 


e meu 


iti'tli 


Vcado 


siilerj 


e leu 


piid-n} 


Porco taya(,-u 


hiari 


6 daquelle 


ii«r<-nj'-r== 


Porco laitetii 


miriti 


~ ^ nosso 


wiai-ti} 


Anla 


iima 


comer 


mkapewi~ 


GaviSo real 


pogid 


bcber 


irapeu'd. 


Tucaiio 


tikani 


dorniir 


umkaceu^ 


Papagain » atakrii 


tern 


unerf 


Ar.iia verinelli 


n» piilfru 


iiao tern 


irawa 



DOCUMIiMTS SUR UDEI^UES LAHnUEIi PEt) CONM'ES DE I. AHAZONE 

tua mJlu ptf-miA 

a milo daqucllp i-miA 

nosHns mlloK wi/-miA 

vossas maos iid-mii 

as mSoa daquplles naierd-miii 



217 



e.u 


.<•/« 


tu 


piU 


aquelle . 


wori 


nos 


wiii 


minba mAo 


tttt-miti 



2. Tur4'. 

Recueilli sur le Kio Manicor^ d'un Indien Tur^ du Rio Marmpllos pa 
I'inf^nieur Euclydes Henrique do Valle Bentes. Manios, 1921. 

Zunge. kpiajt) Paw. : kaUka-ii Itew : kapaya 
Mund tiiard{u) 
Zahn ya{lj 
Auge lo{k) 
Kopf tiptt 
Hand umu 
Fuss iiAi 
WasseriiT := Re- 
gen 
Sonne aptuto - 



Chap. : yati-H Quit. : iyadi-le Itpn : v/ff 

Chap. : tuku-ti Paw. : /ufaVi Iten : to 

Chap. : u^-6' Qlit. : pai-ce Paw. : aiipe ci 

. Chap. : umi-li Item : uru 



Chap. : akum Quit. : ate Nap. : aftrfm 

Paw. : kam Iten : temo 

C hap. : h tiapuilo Qvir. : papuitio Nap. : mapiilio 



Monil 

Bool 

RuHer 

Jaguar 

Tapir 

Reh 

Schlange 

gut 
schlecht 

weiss 
(lu 

Chap. 



panmi 

urd 

wakara 

imi 

vi^imop 

krakau 



Iten : mapito 

Chap. ; panato Itkn ; pimm 

Paw, : panawti Itf.s : pann>o 

(^HAP. : kahua \\r.y : kahua 



Chap. : iimui Qnr ; imubi 
Chap, r iiiro Iten : yimo 
Paw. : kardka-j- Iten : karaka ■ 
u = boa boa 



Nap. : panato 



Paw. 



Iran - " 

ivcrft^ - 

ti'j'm -—lieinCnAP. : ahtiimo Qi;it. : ahuw "Sap. : abum 
~ Chapaclba Qlii. = Qi/nKMOOA Nap. ^ Napeca 
Paw. = Pavvlmwa. 



I, Ll' Tnni est uii dialed^ rapakura. Cf. CiiKyi'i-MoNTFoiiT ((j, de) et Kivet ,P.\ 
Lingtiutliffiie bnlirienne. I. a famiile Unguiitique V.apAkur.t. Joiirnat <io la S«xi»^lo ilt's 
Aniericanislcs dr Pai-is, iroiiv. Merie, t. X, 1913, p. 119-171. 



218 



sorii.1*' i>ES AM*mc*si»i>s kk Paris 



' i . -^^ Mura. 

■ t^fviiiilado' pell) ■ injfeniero Kuclvd'es Ileiiriqup do Valli" Bcnles. 
Maiiaos, 1921. . '• : 

. ' Miira do Autai- . Mura do Maiiicor/. 



Lin)^a 


hmihltml 






. Biicca 


hanecut 


ka-uh . . 


-. 


Dente 


haintlul 






.X;irii 


inetui 






blKo 


-, hantcusietul 


kd-att 




Drelha- 


haneapuf, apoi 


a'poae \ 




Cabcta 


hanapai, apaixi 


apalxi 




R.dsto ^ 




koan 




.•'Cabellb 


apatataix 


apaeld 




S<ibranvelha 


• neaoisttita 


"^ 




Pe^covo 


. anehul 




. , 


Bra?rt 


apixi 


apia 


, 


' Mao 


hancid , 


upa 




• Unhli . ■ 


apai 


, 




4>&ib'' 


atxtixe:. _^_ ,_ _ 


apai 




■ Pe ., ■ , 


hineai, arra 


apai 




■Cosla • 


hanirai ' 


■ ^ '^ . 




P.ejto 


, hanaluilalxi' 




Barriga 


cohari 






'. P^l'le . , 


,hanehui ,, \, ■ 






- OSso - " 


. haruhaixi 






■ Agua • 


'K¥ \ 


f ^. __.- 




Pogo, lenha; 


uai, huai 


Bai =- lenha 
fqai = fogd-^ 




Geu , 


berubl - 






Chova * 


• ipiimracuhi 






Vem chuva* 


' . ' ■ o 


buraacl pe 




.Sol 


uxi, huxi • 


uessi 




■ Lua 


f) iai-ai ■ 


k&~fy^a 




Estrella 


' kaiaixihiy kaihai ^ 


kaihen 




Oia , 


^^A 


uici 




;■ Noite . ', 




Hard. 




Terra, chap 


. keri, ui '': . 


' ^ 




Pedra 


; "liii '"' 


., 




' Ca»a 


: kdi ' \- 


kahaen- 




Pannq 




hofa' 




■3% 


•^ 


\ -r ■■ ■ -'^ 





DOCi;SII!»T» SL'R QBELVIKS LAKIURS ' PKf (.OJIM ES I)E LANiZONE 219 



Kole 


apixi 


P«nolta 


uhahai y 


Potc 




MacliRfiu 


lachi -■ 


" Canou 


uruai 


Kemo 


P^t* 


;Arco ^.^ ■•- 


of : 


Flecha ' , ^ 


pura-ai 


AdioI 


barihi 


Tervado 


trofal 


Arma de fogo 


huai 


Fariiiha 




Cachafa 




Homem 


ka-i 


Mulhcr 




Pae 




Mai 


ihaburahoi 


Avo 


>/w> • ) 


Filha 


ahirdxa 


P; II, n 


llir.™.' 


ruDo 


aixci 


Velho 


toahonahah 


Velha 




Branco 




Branco, vamos embora 


Preto 




Menino 




Menina 




Mo^o 




Mo<,a 




Deus 




Santo 


tuparae 


DefuDto 




Bicho 


Ubury 


Macaco 


dq)iai, dajahai 


Onija 


bou-ai 


AnU 


kahati ' 


Veado 


haitui -■ 


Jumenta 


irai 


PacB 




Culia 




TamahduA 





Mi = igafaba 
hirai , 

arUii 
pep 



petiftt 

hurt 

ituhua 

iruhlia 



irihui 

aul 

aul M 

mipdca 

uaihi 

uaihetf 

iaitiihija 

luhuai 

tupam 

kuaba 



haul 

kabatil 

maitli 

kaUn ' 
ati 
' idtthiii 



220 



SncltTtt DCS AMtRICAHISTES DE PARIS 



Talu 




ikttihi 


Mutum 


dapfui 




Peixe 


hatirichi 




Peixe miudo 


lauhuisi, tahuhuasi 




Pirapitinga 




kaepara 


Tambaqui 




martriss 


Pacii 




pacu 


Jacar^ 


uai 




Cobra 


tirat 




Arvore, pau 


hihi 




Matlo 


ui 


• 


Flor 


iobai 




Milho 


tiho-ahai 




Mandioca 


aufui 


mitchl 


Macachera 




subaifi 


Banana 




purahi 


Batata 


bai-ai 




MeUncia 




uatauifa 


Tabaco 


uitkhi 


' 


Ulfl 


huii 




Hni« 


tnunti 




frio 


aritahah 




quente 


aperahurih 


' 


bom 


baho 


baice = i bom 


ruiin 


habichara 


- babi-en = nSo presU 


surdo 


bahuxi 




pequeno 


kabalixi 




" fedendo 


uirahi 




gordo 


paiahaha 




bonito 


baha 




esta longe 




tahtthi 


novo 




unci 


vermelho , 


beehai 




^.^..iiji^ branco 


aoi 




yerdc 


awass^ 




amarello 




bees 


preto 


biupal 




comer , 


kauassai, iquaisiai 


kuofii 


b*ber ' 


_ ptilassa, pelixi 


plahifd 


dormir 


iatahauassai 




matar 


hahai 




ir pmliora 




abf. 



DOCUMENTS SUR QUKLgute LANGUElt' PEU CONNUEjl DE LAHAZOIfE .'^21 



ounnar 






^ 


cuia 






nilo 




' • ■. V' 




urikbi 


' 


•f ■ ■ 


Sim 




- 




ti - 






bom,dia 


iV^/- 






, kalian 






adeus 




. , 


■v 


, o^a 






tu 




paral 










if est 


jne voy 


■lie ipilturale 


acc6ntuee. 


Le tiret - marque 


un'e 


aspiration. 



Kopf 
Arm 
= Kntichen 


apa-JX 
api-yi 

rail 


Hangematte 
Axt 


apt 
yaSI 


Mood 


ka 


Stern 


will 



i. Vergleichende WSrterlute des Mdiomiuy vom Rio Marmellog 
and des Miira. 

Nach den Aufnahmen von Curt Nimuendaj^ Und EuclydeaiBentes : 

Malanauji Miira 

abhai . 
api-xi 

htou-haixi 

apixi 

tachi ^ ' ■ 

uiU = Tag 

kk-hia, kaiai 

iaiai-xihi 

o. Vergleichende Worterliste eines rii^i'-Dialektea vom dberen Rio 
Machado, Umpi vom oberen Rio Machado, Ti/rJ und Matanawf vom 
Rio Harmellog and Miira worn Rio Maicy. 

Aurgenommen von Curt Nimuendaju, 1922. 

Der Dialekt des Tupi, dessen wirklicher Stammesname nic fat m 
erfahren war, steht dem Apiaki sehrnahe, isl mit-ihm so gut wie ident- 
isch. Die Urupd hausten bis vor wenigen Jahren am Uio Urupfi, eiiieni 
linkeii NeBenflusse des oberen Machado und sind jetit auf drci bis 
vier Personen ausgestorben . Die Marmellos-dorde der Ttrd zahlt noch 
zwiilf Vollblutindianer, von denen vier nach dem Rio Manicor^ zu den 
Mjra und vier nach dem Posto ladigena do Maipy veraogen sind. Voii' 
den Malanauj, die von den Munduruku aus dem Gebiet des Rio Cas- 
tanha (Roosevelt) ' nach dem Marmellos vertrieben warden, leben noch 
funf Personen am uhteren Marmellos, von denen aber nur noch iwei 
ihre Sprache sprechen. AUe sind " civilisiert >i. Wilde Matanauy soUen 
noch- im Gebiet des Rio Castanha huusen. 



•m 



SOCltlt UtS AMEBlUlKlsriiB DK HAHIS 



■Ct, ~c 



J? 



■s S •_ 1= 






'rri T-j 



.^1- 



< ■?• .8-. 



i:t 



^^ g.?- g. 



? S ,? ,3 * S .S 



:xi 



^^ 



3 ' 



:2 <4 1^ 



=• 1 ■§ -g . 



3 









li 



5 5.^ a.f--s 



:g £ 



■g a,x..i 



- - i -5 i ._ X i - 
■Sis I I .'i" 2 -S -i' 

a £ a g,^ s.-£-^ a' 






■a § L 



jr^ ii^ a :_- 5 ;a * • 






M M 8 rs -^ A 






ol S.S g,| , s o| 



NOTKS suit LKS CHACTAS 

DAPHKS 

LKS J()[ HNAl'X 1)K VOVAC.K 
1)K IlK(;iS or UOILLKT 

(1729-1732) 
Le Baron MARC de VILLIERS. 



L'hisloire de la Louisiane franfiiiae s'esl loujours trouvee inlimemcot 
li^e B celle des Chaetns. Pour avoir i^te souvent passif. le Me de ccs 
Indiens, dans la protection des fronlieres orienlalcs de noire ancicnne 
colonic, H pourlanl (-le tr*s considerable. Par leur nonibre', la r^jiutation 
de leur valeur et surtout la situation de leur conlrce s^parant les nations 
sauvages tributaires de la Caroline, de la vallee du Mississipi '-', les 
Chactas se ttouvirent, plus d^Wie fois. les veritables arbitres du sort dc 
la Louisiane. 

A force de vanter leur propre courage, nos allies indiens inspiraient 
a leurs voisins une crainte salutaire, dont nous tirSnies grand profit. 
Pourlanl, si les Chactas parlaient de guerre k tout propos, Hs ne se 
meltaient en campagne, du moins de leur plein gre, que le plus rarement 
possible. Leur concours contre les Natchez, qu'ils d^testa ient, fut facile 
i obtenir, mais leur ardeur ^tait bien moindre quand on les incitait a 
attaquer quelque peu vigoureusement nos ennemis les Chicachas. 

Certes, lorsque nos troupes entr^rent en campagne, comme en 1736, 
les Chactas lea accompagnirent etmtme, sines cadeaux leur paraissaient 

1. Oo verra plus loin, que le nombre des terriers' chaclas dcvait di^passer Ic 
chilTrc de 2.!>00. 

2. Plas exactemeni, le terriioire des Chactas se trouvait limits k t'ouest el au 
nord-ouest par la riviere aux Perles, k Test par cellc de Tombigb^e et, au sud, 
approsimativcment, p&r tLne lignc suivHiil le parallcle de 31* 30 de latitude. 



suOisants, ces iDdieas allaient bien piller de temps ii autre un ou deux 
pelits villages chi<!achas, toutefois ces deux nations « ennemies » s aocom- 
modaient beaucoup mieux d'une paix armie, inlerrompue seulement, de 
part et d'autre par lenlivement de quelques scalps, prelev*s sur des 
chasseurs ' trop aventureux. On peut mime se demander si lea cheve- 
lures chicachas, apporties solennellement k la Nouvelle-Orlians, ^taient 
toujours bien autbenfiques ! 

Les premiers historiens de la Louisiane, Le Page du Hratz, Dumonl 
lie Montigny, puis, bien d'autres a Icur suite, onl peu Hatt^ le portrait 
du .. peuple brutal » des Chactus « plus exigeants que dcs ennemis u. 
I,e Pere Cbarlevoix s'csl encore monti-e pjus severe en adoptant, pour 
son comple, I'opinion d'un missionnaire qui ^crivait : « On n'avait pas 
encore vu, dans toule ' I'Amirique, des Sauvages plus insolents, plus 
degoiitants, plus importuns eVplus insatiables '. » 

Celte appreciation courante nous parait cependant non seulement 
exageree, mais encore fort injuste, mime en tenant compte que la 
severity de cek jugements resullail de la conduite hautaine des Chactas 
lors de nos guerres de 1730 et 1731 centre les Natchez, exp<!ditions 
pendant lesquellcs nos allies nous lirent comptendre, sans mcnagementiST^ 
qu'ils se savaient iodispensables et, par suite, se montrerent particulie- 
rement rapaces ; mais. que de peu ples civilises eussent agi de mime 
fcit;on ! Le.mauvais r^crutement des soldats, les maladresses inddniables 
de LoubcKV ou de Perrier de Salvert neti rent, il faut l e reconnaitre 
aussi, qu'aggraver souvent la tension de nos rapports avec les Chactas. 

Hvidemment, nos allies possedaient la plupart des d^fauts des Sau- 
vages americains, mais, s'ils etaient en efTet les Indiens de la Louisiane 
les plus exigeants, c'est que, de beaucoup les plus nombreux, ils n'ou- 
bliaient jamais, assez naturellement, de r^clamer un nohibre de presents 
proportioniie a leur population. 

Comme tuus les Indiens, les Chactas etaient passes maitr^^dans I'arl 
tie recevoir des deux mains, pourlaiit, bien que sans — cesse- 
niarchandises par les traiteurs anglais, nos allies nous resterent toil^oups^ 
fideles nienie quand les magasins de la Nouvelle-Orleans se trouvaient, 
coiniiie cela leur arrivait periodiquenient, fort demunis de presents et de 
marchandises de tratte. 

Dans les Derniires annees de ta Louisiane fran^aise, nous nous 
sommes longuemenl occupe des rapports qu'eut, plus tard, avec eux le 
gouverueur Kerlerec, a qui les Chactas decernerent, en f736. le litre 

I. Edilioii lie ITll. Vol. II, p. 4K3. 



NOTtS BUR LE8 CHACTAS 225 

Halteur, bien qu'uii peu long^, ^e- Tchakta youi&kty rnatuka anke 
achukemm traduit par : « te^toTdes Cha^tas, le plus Grand de ki race 
des Youlabaset le trds bon P^re '. BornoDS-nous ici k reproduire I'opi- 
nion de Kerl^rec. « Ce sontdes hommes r^S^chis et qui out plus de 
justes^e et de precision qu'on ne le pease, dans leurs raisonnements. 
Quand nous ne leur avons pas donn^ toutes les marchandises promises, 
ils disent i^ue c'est nous qui avons tons les torts puisque nous sommes 
les premiers Europeans qu'ils atent connus et qui les aient assujettis 
aux diff^rents besoins dont iU ne peuvent plus se passer ; ils ajoutenl 
que nous ne sommes pas attentifs, autant que TAnglais, k leur procurer 
abondammeot tout ce qui leur est .devenu nt^cessaire pour la traite... 
(ce que nous n'avons jamais ^tudi^ comnie eux et avec la m^nie 
attention)^. » *"* ^- 

Enfin, quand les— Franyais abandonrier e nt la Louisian e , les— Anglais> 
s'aperti'urent, que les'Chactas nous etaient di^meures fiddles. , . 

11 nous res le encore un mot a dire de la revolte des Natobez, souvent 
baptis^e du nom pompeux de Conspiration g^n^rate des Sauvages, 
puisque nombre d'auteurs ont pr^tendu que les Chactas faisaient partie- 
du complot, et que, sans la disparition de quelques-buchettes^-tousJes— 
posies de la Louisiane devaient ^tre altaqu^s le m^me jour, celui de la 
Nouvelle-Orleans, par les Chactas. 

" Or, s'il est VRsi~que tous leiR""indiens de la rive gauche du Mississipi 
furent tr^s activemeht Iravaitl^s en 1729 par des 6n>issaires anglais, 
n(^anmoins, malgr^ ses suites d^sastreuses, le soul^vement des Natchez 
ne fut qu'une revolte locale, pr^paree, craiute d'indiscr^tion, h I'insu de 
tous les autres sauvages. 

Seuls, d'ailleurs, les Natchez nous huissaient, et on vit les Yazous, 
m^me apres la destruction du fort Rosalie ^, h^siter beaucoup avant 
d'aller massacrer la petite garnison du fort Saint-Claude. Si le mou- 
vement sMiait generalise, t'oute la colonie se trouvait k la merci des 
Indiens et pourtant, les Chactas ne firent d'autres preparatifs de guerre 
que pour tomber en hftte sur les Natchez. 

II faut rel^guer parmt les legendes inyraisemblables, probablemenl 

1. Dans le chactas moderne, incomparable se dit alaha ; pkre, anki ct boo, 
achukma. Le mot youlakly paralt plus difOrile h identifier ; pourlaiit on retrouve dans 
les deux demi^res syliahes Nakni, liomme et, dans la prenii6re, sens doute le radical 
de YululU, traverser; re (|ui signiUait : les hommes qui ont traverse (la mer]. 

2. Derni^res ann4eB de U Louiuane fran^MMe, p. 65. Voir^galenieiil b I'index. 

3. Aiasi oomme en I'lioiiDeiir de la cbtnlesse de' Pontcharlrain. Les Natchez luas- 
saci^rent 338 frau^ais, dont 36 Temmos et 56 cnfants. 

SoeieU.det Amiricaititlet de fari*. 15 



22fi hiicieift DKS A>i]t«i(:Ajii»rK» ut: i'ahis 

I'histoire cnliiMe iles fanieuses buchelles, en lout cafc les souhlraclioim 
optSrees soil volontKiroineiit, par la Brus-PiquiS (U« Fajfe du PraU) soil 
en jouanl, parson pelil-lils i Dumonl dc Montignyl'. 

Nous aurons prochiiinenieiil I'occasion dv rcvenir sur cetle question ; 
disons simplemeni <|ui' ce ii'est pas rieiir, ni m^inc quelques buchelles, 
qu'il aurait fallu bruler pour emp^cher que los Chactas ne fussent d#j* en 
route le 28 noveuibre 172t»-'. D'ailleuis Higia de Roujlet, qui M Irouvail 
alors, avec le Phie Haudouin. ii Chicacho*. ne consUla aucun pr^pa- 
ralif belliqucux et, bien ([uun chef chacbis ait commence par lui 
reponilre « que les Fraiivais n'avaienl que ce .qu'iU m^ritaient », il 
u'eut pas grand'peinc ii obtenir leur concours centre les Natchez. 

A part quelques citat ions du Jo t irn i il du rap i taine de Lt igii er^ on 
d'une I^tire du Pdre Baudouin *, veritable rapport adress^ il I'Ordon- 
H-ileur Salmon, les documents que nous allons publier provieon^ot de 
trois documents rediges de 1729 it 1733 par Bigis du Roullet. Le pre- 
mier est intitule : Journal de voyage que j'ai fail dana la nation dea 
Tchactas I'annee 1'i'iil '■'. le second : Journal de Rigis du Hoallel {avril, 
/7.W) ", le troisieme : Extrait du Journal de voi/age, fait par le tieur 
IVijis du llriullel, officier des troupes entrelenues par Sa Mijetti dans 
la province el colonie de L'Alouiziane ' . — Et de ce qui a'eat patsi aux 
Tcliactaaei nnneo, 111!), 1? St)—f73l, llSi el 1133*. Ce dernier 
resume et relie Ijrievemenl les deux precedents. 

Plusieurs de ces documents ont deja ^te signal^s, notamment par 
M. Ileinricb dans son Histoire de la Louitiane sous la'Compagnie des 
hides, mais aucun d'enti'e eux, croyons-nous, n'a encore ^t6 public, 
sauf le tres somrnaire denoinbrement des Chactas de 1729. M.-R. Swan- 
ton, qui a reproduit cetle pi^cc dans une note de son bel ouvrage sur les 



I Du Pr«lj, vol. Ill, |i. 2r>3,rl Ijumonl, vol. II, p^ 166. 

2. I*ii villaf^es cliaclas de I'ett. les seuls vraimeot douUfu^, ie Irouvaiea 
lie '(tM) kilomt'lres tic la Nouvelle-Orldans. 

3. Journal de voyafje tjup J'ai fait -tiam-lit nalirm chaclas, par ordre c/e M. Pi^rrier, 
.i c'lininiTtrer <hi lijanvifr IlliO, Jttn<jii'au £3. mart de la trn*me annie (Arch. N»t. 
Cnlonies CM«. tol. 12, f"l01 a I3S). 

4. Datee du 23 oovembre 1732. .\rrli. Nat. C'oIontcK, (^"a vol. 14, f* 182el suivsnts. 
J. Arch. Nat. t^jloniei O^a, vol. 12, f*» 68 el suivants. 

Ii. .\rcli. llydro^rapltiques 67*, a" 14. . , 

7. Celle strange i>rtliof{ra|>lie, ({tie Tun reiicoitlre parfoiK dau» les ancieiwies cor* 
respundaiices, niontre que bieu des personnes seiiiblaiciit ignorer (jue la colonie avail 
ctf l>aplia6e <Ui nimi de Louis XIV I 

8. Arch. Nat. fo;(,/ii>>(:i»a, vol. IS, f-97-2U. 



MtTl^ SI H l-LS r.HA( IAS 



227 



Indieiis Creek ', a pulilu^ egaleineiit uii recensement beaucoiip [>liis 
complel, date de 1730, seulcment nous peiisons que I'auteur de ii; 
document n'estpas R^gis, rriais liien le capitaine de Lusser. 



Si Ion en croit Kcgis du Koullet, d aurait d'abord servi dix ans dans 
les dragons en qualile de lieutenant ; mais, pour clierclier k obtenir plus 
tot la croix de Saint-Louis et unc pension, il a du se vicillir et s'attribuer un 
avancement premature. Kn tout ean, il dcbarqua en Louisiane en 1721, 
et servit, sous les ordres de Diron, commc enscignc, au fort des Ali- 
bamous. Nous verrdns qu'il fit, de 1729 4 1733, plusieurs \oyages ou 
sejours chez les Chactas ; il comptait alors, k titre de sous-lieutcnanl, 
dans la compagnie de Lusser, en garnison i I^a Mobile. 

Le gouverneur Perrier le rappela a la Nouvelle-Orleans au mois de 
mars' 1733 ; malheureusemeirt pour lui, ^juand Du Houllet arriva, Uien-. 
ville, redevenu gouverneur, venait de d^barquer, et loules les rancunes 
des nombreux adversaires de Perrier s'amonceUrent centre son honime 
de coafiaDce. L'infortun^ Du Koullet, pour obtenir la-perniission-i<-de- 
rentrer en France faire soigner ses rhumatismes » sails avoir a alteudre, 
peut-gtre un an, I'arrivee de Par is d^in conge regulier, fut cbntraint 
de donner sa demission. ^ 

Uegis du Roullet lit preuve d'liabilet^ vis-ii^vj s des Indif ns , nia i s en 
moiitra sans doute moins envers se» compatriotes qui lui reprochaienl 
d'avoir un caractere emporte '-' et, en outre, de inanquer de civilite. Cc 
n'elait pas cependant I'opinion de toutes lei feinmes, puisque Hdgis 
attribue en bonne partie sa disgrAce « a ses assiduity envers M'"' de 
Cremont, k qui j'avais remarqui que cela pouvait faire plaisir. " Le 
mari, commissaire k La Mobile, porta plainte en elfet contre Kegis. 

Ce dernier sembarqua la KfanSe au mois de juin 1733, fut promu 
lieutenant I'anni'e suivante et capitaine qualre ans plus tacd, prnha- 
blemenl lors de son depart pour Cayenne. Du Roullet commandaitle 
poste de I'Oyapok quand il donna »a demission, en 17il, pour defendre 
ses interets dans une succession, revendiquee par le marquis -d'Arcy, " 
frere de sa femme. KiSgis raprit ensuite du service, retourna en Guyarie, 
mais ful«omm6 de donner sa d(Smission en 1766 ; il passa alors k la 
Martinique oil nous avons perdu sa trace. 

i. EmtIi/ hiMtory of the Creek Indians and their neighbors. Wa&h'mi^ioii, IQii 
(SoiithsoniaD IniUtutioii. Amcr. ElhDoKtgy. Bulletin "3;, p. 45iet4:»r(. 

%. Si c'est bieo Regit [f) (^ui coininantlait eii iiovembre 1"3.1 le fort dt's \ouuau!», 
le Pert U«u<louiu trace de lui an porti-ait fort peu Qalleur, 



an 



!>UULI'£ UbS AlltHICAM»TKS DE PARIS 



Le 21 aout 172!), Pen-ier chargca lUgin d'une duuble mission chei 
les Chaclas. II devait d'abofd dislribuer les prtsenU d'usage, qui 
arriverent fort i point, un mois seulemntit avant la rtvolle des Natchez ! 
puis ensuite faire une enqu^te sur les agissements dun nomme Tar- 
rascon k qui les Chactas reprochaient son avidity eil, nolamment d'itre 
forces de lui ceder une peau de chevreuil pour vin(ft balles ou quinte 
coups de poudre, trente pour un fusil, etc. Cette enquSte et surtoul les 
mesures k prendre eonlre ce traiteur itaient assez dilicates puisque 
Tarrascon ^tait I'agent commercial de Diron, le gouverneur de 
La Mobile . 

Les reclamations des Chaetas sembl a ien t fondees , etle mo jnent d au- 
lant plus mal cboisi pour exploiter les Indiens, que les imissaires 
anglais leur olfraient alors toutes sortes de marchandises k des prix bien 
plus moderfe. Est-il besoin d'ajouter que Diron ne pardonna jamais k 
Itiigisde lui a>oir fait perdre « de beaux bAi^fices », comma il luireprocha 
par 6crit ! 

Kaute de place, iious ne reproduirons du premier Journa l de vo ya ge de 
Regis du RouUet que la liste des chefs 4 qui il remit une couvcrture, 
el un denombrement tres aommaire des villages chactas, travail qu'il 
!f a t r uis ans plus tard. 



Alone Tchilo[l], village- du grand cbel. 



Mingo ' tchito, grand chef 
Capitane 
Oulatimataha 
Soulouche ou Mastabe 



Atakab^ mingo 
Pakanaoulacta 
Mingo tchito ouchi 
E' vachoumataha. 



Alache mingo 
Cbikacha oulakta 
Tascanangouchi 



Archichaa 



Bouktoukoulou 

Soulouche mastabi^ 
Sonakab^ Tachka 
Pacana oulacta 

Ayanabi ' 

Tachikcaoulakta 



1 . >• Paallako a combattu avec bcaucoup de valetir coatre les Natclier; il y « meme 
recu iin coup de fusil daos les reins ...il a dit au P^re Baudoiiin que toute la ^(ou- 
vellc-Orl^aDs avail ^l^ dans d'Atran^s alarmes au sujel de sa maladie... je recon- 
nais i CCS trails Ic ^c>nie de celte -nation; c'eat la pr^somption et la vanity mdnie. » 
I.ellrc illi f. 1.1! Cotit (ISjuillel 1730). Uttm Edifinnlet, 1837, VI, 309. 



Mingo Pousecouche 
OulatoukUl^ 



Asatchi oullou 
Alibamou mingo 



Opatchi mingo 



NOTK.S SUR LK8 CHACTAS 

Okeloustta 

Taskanangnuchi 

Conrha 

Taskanangouchi 
Tichou mingo 

Yte Tchipota 

Tachka iningu 

Chkanppa — 



2:>;» 



Mingo E'mitta 
Tachkn mingo nackfich 



-Tachka oumma 
Taskamangouchi 



OuUctacheo 



Fani .mingo Tchaa 
Mingo Pouscouche 



Tchikacha oulakla 



yacfiouba oubaouanya 



Oikelagana 



jOulabess<5seya (?) 
Moungoulacha mingo ■ 



mingo 
Mougouch icht'ibokn 



Patlaka ^ 
Capita n^ 
Mingo E'mitta 
Taskanangouchi Taboka 



Atkab^ oulakta, capitane 

1. Minqtt «if;nin«il clief. 



TaU 

^^iilakla-ben6jrt ___^ — —— ' ^ "" 

Yotiane 

Tchoukouaala 

Tchikachae 

Ogoula biss^nya 

Taskanangouchi 

Sonak ab^ mingo Taskanangouchi 

Mongoulacha mingo 

/CaatHcha 

Ouaatekelo 



•2'M) soi:ii;:Tfi rks am^ricasistk)* de pabis 

Ka/fefolaya .' ~ 

Taskanan<;ouchi Tabota , Soulouchfe mastab(i 

Abeka 

Tacbka oulakta Tichou mingo 

Houkfouka 

Opaymikko ' Taskanangoucfhi 

Atakabe oulakta 



I-e village du grand chef. ..:.... -400 guement 

Oukeloiissa (eau noirej 60 

Concha.... ' . . '. 200 

— jeiines gens) 30 

Tala ilatanier) ^. . 30 

Oskelagjina (cannes jaunes) 500 

Nachoubaouva 30 — -- — - — — 



^ ouannii .' ■. . 60 

Bouktouiouxy . . . . ■- . . ^^^ .^^ ^^ __20_ ^ - 

Chikatchac. '!..:v.^..:. ::~r ~7.7~. .... 150 
.Avanabe 30 



1610 guerriers. 



De retour ^ la NouveUe-Orleans Je l*"' noveii>bre 1728, Du Houllet ne 
duty faire({u'un court sejour puisqu'il avail deji rejoint le P6re Bau- 
iloiiin a Chikachot^ (juand arriva chcz les Chactas la nouvelle du mas- 
sacre des Franvais etablis aux Natchez. 

D ;d>ord quelque pcu inquiet, Regis du Roullet fut vite rassur^H 
dispositions de nosalli(5set bientot putecrire au g-ouverncur : « qu'aus- 
-siLut qu il eut parte de sa part au gouvecneur Tchaclas, ils avaient fait 
le cri de mort et sont partis, «u nombre de sept cents guerriers pour 
alLer donner sur les Natchez ». II ajoutait qu'un autre parti de cent 
cinijuiinte hommes allnit se rendre ti la riviere des Yazous pour couper 
la retraite den Natchez et les empecher d'aller vendre Icurs prisoohiers 
aux Chikacbijs. 

Seulement. comme cette lettre n'arriva que le 16 Janvier 4 la Nou- 
velle-Orlean.s. Perrier, d'autant plus inquiet de I'attitude qu'allaient 
adopter les Chactas qu'it etait sans nouvelles de son agent, avail fait 
partir le 12 Janvier le capitaine de Lusser pour op6rer une recoii- 
niiis.sance. 



N0TF8 IJIIR LEa CHACFAS 



231 



Get otecier, k qui nous devons un Jounbal Je voyage (oil inldressant, 
mit tant de hate 4 son expedition qu'il rejoignrfBu Roullet et le Pefe 
Baudouin le 25 Janvier. 

L.'ent^ousia9me <tes Chactas, nous I'avons Vu, ne dura gaire et nos 
relations avec eux devinrent bientAt difficiles. Du Roullet, mieux que 
beaucoup d'autres, semble avoir adopts la meilleure fa<;on d'agir avec 
ces Indiens en employant, au besoin, la maniere forte. Nous trouvons 
dans son troisidme Journal, k la date du 2 avriri730 : » Le discoilrs 
insolent du chef dcs Cannes .launes in'oT>ligea k lui presser la bouton- 
nicre de fa?on h lui faire d^sirer que ses paroles lui fussent rentr^es 
dans le ventre. 11 devint plus souple qu'un gant et. depuis ce temps, 
m'a toujours donn^ des preuves sinoeres de son altachement. » 



I.e deuxieme Journal de Bdgis du Roullet, malgreUsescenUsoixaule- 
grandes pages, n'cst pourtant que le carnet de route, fori detaille, d un 
officier topographe envoye en reconnaissance. Dans la premiere partie, 
I'auteur note minutieusement toutes les distances, decrit les bayous 
qu'il traversa (noms, directions, largeurs et profondeurs), mentionne 
la nature des gues et la position des villages, et enfin signulc IVtendue 
des marais et tons Us endroits difficiles ii franchir qu'il a rencontres 
sur sa route, de I.a Mobile & Boiikfouca, un des derniers villages 
Chactas de la region Nord-puest, situe dans la region des sources de la 
riviere aux Perles. 

La seconde partie decrit dans ses nioindres detail^ le cours de la 
riviere aux Perles. Les plus petites sinuosites sont relev^es a la bous- 
sole, parfois toutes les cent cinquante toises, et auciin br as ou affluent. 
gu^. rapide, banc de sable, ecore ou atterissage n'est oublie ! 

Ce luxe, de detaHs montre, malgre le mutisme de Regis, que le but de 
son exploration consistait h reconnaltre, au" point de vue militaire, si le 
c<)urs de la riviere aux Perles etait naviguable et pou.vait etre utilise par 
I'expedition projet^e contre les Chicachas, chez lesqueU-s'etaient' refu- 
gies les Natchez '. 

Dtis son retour, Du Roullet, qui etait un habile topographe, s'empressa 



1 . I. exploration de R^^^is mootra que la riviere aux Perles ne pouvait aucunement, 
surtout en remontant son cours, scrvir au ravitaillemeat d'une expedition. Sans de 
Fortes pluies, Bt^f^is a'aurait m^me pu la descendre qu'en faisanl plusieurs portageB. 



232 SOCIItrt DES AVfcRICANISTEil DE PARIS 

d'^tubliria carte de son itin^raire sous la forme de deux grands plans sur 
lesquels ne sont port^s que les points par oii il avail pass£. 

Cinq ans plus tard, quandon s« fut rendu compte en France qu'on ne 
pouvait Tester sur le veritable diSsastre qui avail termini la campagne de 
1736, contre les Chikachas, I'organisation d'une grande expedition fut 
decidee ', et, dans I'espoir dc d^couvrir un cliemin praticable pour Tartil- 
lerie, le geographe du Roi, Philippe Huache, fut charge de revoir tons 
les documentstrapportiSs par Kegis et d'etablir un plan, ti Iris grande 
^chelle, de ses itin^raires. 

Quatre cartes, se rapportanl a ces voyages, se trouvent conserv^es aux 
Archives Hvdrographiqttes. 

I. ^Carte du-chemm du fort de la Mobile au village dea Tcfutklas, levee 
par eslime en 1 732, le i4 juillel, par M. Regi» du Roullet, nfficier dans 
la Cnlonie (40ii' n» 39). 

II. Cette carte declassee, qui n'estqueJe complement de la pr^cedente, 
est intitulee : Carle du cours de la r'wiire aux Perles depuir Boukfouca 
j'usqu'A son embouchure qi^i est A la passe i Diori, vis A vis Visit tmx 
<)ie.i. levee par entime en 17,19, etc. (iOiO* n" 41). 

III. Carte dc la riviere aux Perles depuis son embouchure Juagu^A 
Hiiukfnucn, et du chentin qui eat depuis le for't de la Mobile Jusqii'au 
dlt lioufifouca. leve en 1139 pat: M. Begis du Boullel^capitaine comman- 
dant a Of/apoc, colonic de Cayenne (4040' n** i2)JLe,s fonctjops, de Rtfgis 
indiquent <|ue cette carte, qui r^unit.les deux prec^dentes, a eie dessinde 
eiitre 1738 et 1741. - 

IV. La derni^re porte comnie litre : Gartc du cours de [la riviire aux 
^Prrles^ tlepnis son embouchure, qui est au lac Ppntchartrainy juaquA 
lioukfouka ; levee en 1733 par M. tiSgis qui a estimi lea distances de sa 
routes et lea aira de vents'avec une boussole de 4 a 5 pouces. Cette carte 
a ele nhiuile d'apretcelle que Philippe Buache de t'Ac. des Sc. a dressi 
en decembre i7.i7 sur le Journal de M' B^gis. dont le^d^lail. conlitnf 
So ijrandes feuiltes au moins. A Paris, ce S5 aoCil 1750 (4040<^ n° 43). 
Cette carle qui coinprend egalement le chemin de I.a Mobile k Boukfouca, 
mesure 1 "■ 20 de long. 

Mnl",'re I'importance g^ographique du Journal de R^gis, soii principal 
inlerel reside dans ce qu'il conlient d'abord une liste tr^s^Mtaillee de 
tons les villages ch^ictiis et ensuile la traduction de pres de cent mots 
dilTerents. entrant dans la composition de nomsde rivieres oude villages, 

Ces listes formant un veritable petit lexique, nous avons' placd, entre 

^^. 

I. I.a prt'.|tapatiori 'le 'rex[>editM)n qui, rinnlt^ment, n'eul pas lieu fut tres. lenle ; 
deux alls s'rcoiih'.ifiil :ivaiil li- rassLMiihlemeul des troupes en I.ouisiane. 



J' 



HOTKl SBR LE8 CHACTAS 233 

' crochets — quand I'analo^e des racines nous a paru sufflsaqjinent 
«ablie — les mots correspondants dans In lan)(ue chactas, telle qu'elle 
^taitparl^e k la luTdu dernier siicle avec rorlhographe adoptee j>ar 
M. John R.~Swanton. ] 

Ce savant, bien Cennu par ses travaux sur les ladiens de la Louisiane 

el de la Floride, a publi* en 1915, apris I'avoir revu et mis aU point, Ic 

manuscrit d'un diclionnaire chactas redig« par M. Cyrus Byingtoi^ ', 

missionnaire protestant qui, de 1820 k 1850; fit de longs s^jours chei les 

• Chactas. 

Aucun lexte ancien, i^digidans cette langiie, n'ayant «li, sans doute, 
conserve, le dictionnaire de M. Byington, qui renferme, par centre, tons 
les mots et expressions n^cessaires pour IraJuire la Bible en entier, se 
prite d'autant moins h la recherche des termes archaiques que la langue 
chactas, compos^e priniitivement de plusieurs dialectes, a toujours eu 
tendance k s'unifier k mesur^ que diminuait la population dc ces Indiens 
et r^tendue de leur territoire. 

Le dialecte parU dans la partie de I'ouest a, d'apris M. Swanton, pre- 
valu et, par suite, iii surtout ^tudi£ par M. Byington. Or, R£gis a tra-. . 
duit un certain nombre de termes employ^ par les Chactas du Sud qui 
avaient, parait-il, un vocabulaire parfois assez different. 

Unsuite la notation des sons dilTere consid^rablement suivant quelle a 
iH enregistr^e en franfais ou en anglais ; ain si la .diphtongue ou, si 
employee parnos compatriotes, se retrouve difficilement dans un diction- 
naire chactais-am^ricain. x^^^ - 

Enfin nos ofticiers se servaient trfts souvent d'interprite, se souciaient 
fort peu de I'orthographe et inscrivaient parfois le m*me mot d'une fa^on 
tr^s dilKrente. H ne faudrait pourtant pas attacber trop d'imporlance k 
cette dernifere remarque puisque les dix-neuf seuls termes qui se 
retrouvent k la fois dans I'^num^i-ation de R^gis et dans le lexique de 
80 mots natchez, dialecte chactas, recueilli en 1707 par l e Pfere Gravier, 
pr^sentent la plus grande similitude. 

Nous allons donner le tableau de ces mots en faisapt observer que, 
n'ayant pas eu sous les yeux le' texte original de Gravier, nous le reprp- 
duisons d'apris M. Swanton ' qui a d& iciife certains mots de fa9on & 
les faire mieux coTncider avec la prononciation anglaise, ajouter une 
accentuation phon^tique et remplacer, probablement oua :par wa. 

1. A Dictionary of the choctaw tanguage^ par Cyrus Byington, public par 
MM. John R. Swanton et Henry S. Ilalbert. Washington, 1915. (Smitbsonian Inati- 
tution; Amer. Ethnology. Bulletin 46.) 

2. Indiant Tribtt of the Lower Mi»sit$ipi tattey and adjacent coaat of the gulf of 
Merieo, par U. John. R. Swanton. Washington, 1911. (SmithsQaian- Inst. Amer. 
Ethnology. Bulletin 43), p. 28. - 



2;u 



amifirli des AM£nir^Ni«TRs iik paris 





Gravier' 


l)u Iluiillet 


Byin{(ton 






()70)) 


il7:i2. 


vprs i8G0. 




Manger 


Apa 


Apa 


Apa 




Blanc 


Ala ■ , 


Rata 


Hata 




(^ypp^a 


Csnkolo 


Chancnulou 


Sha-kolo 




Arbre 


£tc 


Yl6 


Hi 


J 


Pied 


Eyii 


Vlli* 


lyi 




Lonjf 


Falaya' 


Falaya 


Kalaia , 




Hoilpc 


Ho'ma 


Ouiiia 


lUimina 




Coiiteau 'en ro- 


Ko'ncak * 


Conrhak 


Ku " shak (roat^aii) 




seaul 










TigreouCUat-tig:r,e 


Kow* 


Coue 


Koi 




Noir 


Lu'sa 


l.iiussa 


Lusa 




(iurs 


Nila' 


Nila 


Nila . 




Kail 


Oke 


Oke 


Oka 




Deux 


To'klu 


roncouloii 


Tu ■ klo 




(naiiH 


Tii'lo . 


Tchilou 


Chilo 




Mou<iti(iue 


Sapunto 


Sa[>ontak 


Isapuntak 




Chcval 


Su'ba 


Souba o 


Isuba 




Vache ,. 
1 {.J rue 


Wnka' 
Walonla' 




Wok 




Ouatonloula 


W'alonlak 




Terrp 


Yakni' -^ 


-Jakcni^ " 


Yakni 















Le motde conchak qui, jadis, deH.ignait .^ laJois-i 
et les couteaux fahriques avoc ses tiges, seuts instfuments employes 
;ivant le deharquement des Fr.anva's. a. par la suite, perdu, apr^s Tinlro- 
duction des couteaux en feft, sa signification metonymique. "^ 

JOUUNAL 

DK REGIS DU ROULLET 

(Avril 1732). 

'• Kn partant de I.a Mobile pour aller i» la nation'des Tchaktas, j'ai fait 
route au N . 0. Apres avoir marche un quart de lieue, j'ai paSse le bayou * 
de 1r Mannotte, ainsi nomme par les habitants parce qu'un bateau de ce 
noin y avail echuuo. II y a encore des restes de oe bateau et des pieces 
de canons en fer. Les Saiivages le nomment Bouk oupoulou [okpulo, 
mauvais] c'est-^-tllre If rnauvais bayou ; hil'endroit oil je I'ai pass^, il 
est tres etroit. sans profondeur avec fond de sable. 

Un quart de iieue plus loin, j'ai pass^ le bayou du Moulin^ nomin£ 
ainsi parce qu'au commencement de letabUssement de La Mobile on y 

1. Bouk ni^nifie bnyoii, terme Iretf iisit^ en I.ouiniane pourd^nif^ner un^ petite 

rivifT*" nt] tin ranal. 



NOTKS »IJB tES auCTAa 23S 

avait voulu faire un moulin dont on voit encon los vestiges. Ce, bayou 
peut avoir viogt picils de largeur et dix (l« profoadeiir ; leg Sauvngea le 
npmment Boifk ouaka apoukt {wak, vache ; hopohka, paitre] c'est-a-dirr 
le bayou oil lea vaohes pftturent. 

A use lieue de li, j'ai passe Boaknille [aiiili, raort] la bayou it mourir. 
C'est I'eiulroU oil les Cbaktas ae matschent, c'est-i-'diEese'verinillonnenl, 
avant d'amver & La Mobile. Ce bayou eat tres p«u de ohoae. . . 

Una lieue et damie plus loin, j'ai pasae la grande o^driere de La Mobile, 
au bord de laquelle peaae un tres beau bayou de la mime largeur que 
celui du Moulin, maia moins profond, fond de sable. Les Sauvages le 
nomment Bouk ouma [humnia^ rouge] c'est-£i-dire le bayou Rouge. Dans 
cei espace de chemin, j'ai fait cinq quarts de lieu£s ou N. N:- O. 

La grande o6driere peut avoir demi-quart de lieue de largeur. Ce 
passage est tr^s dangereux pour les c)ievaux : il est plein de grosses 
racinet, la terre y est tremblante et les chevaux s'enfoncent extraordi-' 
nairement dans les grandes pluies. Cet endroit est inonde, Ji" peine les 
Sauvages peuvent-ils passer ; les Tchactas m'ont dit qu'on pouvait 
r^viter ^n se d^lnurhaDt d'unejourn£e. • 

On pourrait, sans beaucoup de frais, rendre cette cedriere-praliquable— 
en faisant une levee avec des arbres, des fascines et un fosse pour faire . 
couler les eaux dans le bayou ; ce scrait fort utile. Apres avoir passe cette 
cedri^re, j'iii il6 eoucher k K»li [kali, fontainej c'est-i-dire 4 la Source, 
qui est k une lieue. Route au N. 0. 



Le 29, k une lieue de ma couchee, j'ai pass^ Bouk tchakale [chakalt, 
neuf J qui veut dire Us neuf bayous. . . 

A deux lieues plus loin , j'ai pass^ Boak liak an tchaba [tiak, sapin; '.' 
salbaah, arbre barrant une riviere] qui veut dire : le bayou oil un arbre 
de sapin sert de pont. . . Une lieue plus loin, j'ai pass^ Bouk ouclii 
Tapunta * [us/ti, enfant ou petit bras de riviere; tapa, divise en deux ; 
chipunta, petit] qui veut dire les deux petits bayoux jumeaux... Ce 
m^me jour, j'ai encore fait trois lieueg et couch^ k Quirila^ o i iha yll'n^ 



[Kinta, castor; />o/Ar, ressemblence ; iyi, pied) qui veut dire la rcs.sem- 
blance du pied de castor. A moiti^ chemin de ces trois lieues, j'ai passe 
Bouk Chicachoa ajouelta [aiowala, terrain de chasse] qui veut dire le 
bayou oil est le lieu de chasse d^s Chikachas. . . 

Quinta oubaylli^ est un bayou qui n'a que trois pieds de large ;.mai8 
il est dans un pays fort ^pais' en bois et en Cannes oil les chevaux ne 
passent que dans les plus grandes secheresses: La terre est tremblante 

1. Taponnta, uar la carte de Regie. 

3. Ce ipot eKt ecrit. plus loin, par Rdgis jiinfa. 



236 SOCieiK DBS AMKRICAMSTES DE PARIS 

et remplii' dc grosses rauines. . . l,e bas-fond de Quiiito oulia yllie pent 
avoir cent Iriises de largeur. . . 

he 311, j'ai etc couclier a Houk chinenulou 'shankolo, cyprf-sj c'c«t-l>- 
dire le bayou dii Cypres. Cellc joiirnee, je n'ai fait qu'unc licue, ayant elC 
oblige de faire reposor messoldats. . 

Le 1" mai, en partiint de ma couchee, j'ai pass* Buak oufoahe | Itofobi, 
profond ] qui en est ji une lieue ; ce nom veul dire bayou Creux . . . Aprcs 
avoir marche deuK lieues, j'ai passe Skalape, nom propre.,.^ el, unc 
lieue plus loin, Ballctia > athina [alaiya, se reposor?! qui veut dire lieu 
de cabanage ou de couchee. Get endroit est attenant au grand Conchak, 
au bout duquel il y a une mare d'eau. 

Aune lieue de la, j'ai passe Vie Ottklchaco Tchilou [Iti, bois; okchako, 
bleu ; chitJ}, grand) qui veut dire le gros bois bleu el cela parce que les 
Tehactas, pour dire bleu, disenl oo/cAaeo ; cependant, il yaut mieux 
dire le gros bois vert puisque les feuilles des arbres sont vertes eh tout 
temps et que c'est rapport 4 cette verdure que Ces Sauvages lui out 
donnele nom d'outchaco. C'est un bas-fond tris vaseux, d'un quart de lieue 
de large. . . J'ai^te coucher a Conchak oue chakehi [kuiuhac, roseau] qui 
est i» uue lieue ; ce nom veut dire petite c^nne "avec laquelle^leS^Sauvages 
se faisaient des couteaux avant qu'ils connussent les gens d'Europe. Six 
lieues NO, NOP, NO. 



Le 2. A deux lieues de 1&, j'ai trouv^ Bouk janache foiiiti^atcha » 
'yannaah, bison ,'foni, os ; hacha, rivifere] qui ve ut dir e le bayou aux 
ossements de bceufs. On ne passe pas ce bayou, sn le laisse k sa gauche. 
Son nom vient de ce que 'les Sauvages y ont lui jadis des boeufs dont on 
voit encore les ossemenls. De eel endroit ', j'ai £t£ faire halte k Kale ' hi 
Ichakale" bieha, jaillir ; chakali, neuf] c'est-ii-dire aux neuf sources qui 
eu sont a deux lieues ; route au nord. J'ai 6t^ coucher k Bouk kiU lou- 
kouU/ii. [Kitli, mortier ; tunklo, deux] qui veut dire le bayou des deux 
pilles (pilons) ou des deux mortiers. J'ai pass^ les bayous suivants : 

Tiak' ''oaille, le bayou de sapin de la vall^ tombante. 

Conchak* nufoube*, le bayou profond qui est dans les petites Cannes. 

Conchak* ou soubaille [isuba, cheval ; illi, mourir] c'e»t-k-<iire les 
petites Cannes oil il est mort un cheval ; parce que il y a un grand trou 
plein d'eau au milieu, oil un cheval s'esl envas^ sans que les Sauvages 
pussent Ten tirer. 

t. Hattacha, sur la carte de Rt^gis. 

i. l.usstM- ecril ; Kanac/»e /oHnir/ij/zita, la riviere aux osde vaches. 

;{. Sm- sa carte, R6gis marque, ^ gauclie de sa route, un jjeu arant d'arriver a 
Kalo bi cliakalf^, un cours d'eau, <{u'il nomme A-baa ily anachei itenni. . 

4. Pour evitcr les repetitions, nous indiqueroils par une • leB rapprochements 
linfjiiistiqnes deji sipnnli's. 



NOTKS SL'H LliS CHACTAS 



237 



Bouk yle* acliiche [akshiah, racinej, le bayou aux ratines d'orbres. ' 

Bouh oulak ouj»krn^ * [oklak, prairie —et, sans doule.marais ;i/aAni, 
terre] le bayou oil la terre tremble. J'ai passe ensuite quatre eonchaks 
dont les Sauva^^ps ne m'ont pas donii^ les noins. 

Le .'I, j'ai 6le, ft Bak»tan6 apres avoir fait deux lieucs. . . J'ai passe les 
bayous suivants : 

Boo* oka atchokemafalaclo'oka, eau; achukmn,hon\ falaklo, fourche] 
le bayou de la fourche a l:i honue eau. . . 

Conchak opiUale [pokU, eroitre enseinblej qui veut dire, les petites 
Cannes oil il y a deux bnyuus jumeaux... . 

Bouk naehouba alchafii [nasboba, loup ; achafa, poursuivrej le bayou 
au loup. ' . ' 

' BouA y/e • anc[ani, fruit], le bayou i la (frained'arbre. .. *. • 

Bottk tchitoa *, c'est-S-dire le gros bayou. Ce dernier a trente pieds Je 
large et 20 de prufondeur, fond de sable et encore Ires haul qu'il faut 
descendre poury arriver; apr6s avoir pass^ ce bayou, on marche environ 
une demie-lieue dans les Cannes. Avant d'arriver ji Batakane, danis cet 
espace de chemin, on fait le tour du compas k quelque chose-prfe»,_taatJe_ 
chemin serpente. Batakan^ peut avoir 12 ^ fS toisesde large, les eaux 
hautes, beaueoup de profondeur, . . 

bakatani . . . Apres avoir traverse le bayou, on marche encore dans les 
Cannes un quart de lieue et le chemin serpe nte comme de I'autre cot^ ; 
ensuite, on entre dans la piniere. J'ai ^t^ coucher a SakU coulchouaka 
{ Saktiy bergc abrupte ; ? anchaha, peint] , aakle veut dire 6core, ^ et coat^. 
chouaka, barre de pltisieurs couleurs. .\vant d arriver it cet ^core, j'ai 
pass^ les bayous suivants ; 

Bouk ouchane ou lafu \o8han, loutre ; ? alanfa, empreinle], le bayou 
oil la loutre chie. 

Bouk oke * ouUou [yaualli, dess^ch^i, le bayou a I'eau ch^re ; il n'y en 
a point pendant les chaleurs. 

Bouk fala noce [fala, corbeau^; anochi, se repoSer], le bayou oil les 
comeilles dorment. 

Le 4. En partant de mon cabanage de I'^core en dessous de Conchak, 
j'ai fait route au Nord I'espace de trois lieues, et pass^ les bayous 
suivants ; 

Bouk tapunkcha^ [taipha, chaux ?], le bayou de la marne grise, 
Bouk ite * tchuie touba *, le bayou oil il y a un bois qui sert de chemin 
aux chevaux. 

1. D'apres Lusser : Ouctaay montalanya, \m prairie tremblaiile. Son Int^ipr^te He 
DoiDmail Duchc. 

2. Ecore d^signait', en Lx>uisiaiie, un cndroil escarp^. 



238 sociert uEs AMfciiiiJiMsrKii db imhis 

fiouktiak *\/te * iUbacha\llli,->cli.i, en mmivnii. laal), lelwxou nu sapiii 
peu garni de feuiUes '. ' 

Boak chankouloa *, le liavou du cvpri's. 

Bouk l.oukfeata [l.ukfi hala. ai({ilt' blaiic, !« bavou « Jh terre blanclif. 
De Ldukfeata, j'ai cte au village dps Youaiics • ((ui I'li est a Irois lieues. 
Avant dy aniver. j'ai pass^ Cmichak^ Ichil •, ouka, le rtos (chou?) des 
pelites Cannes. . . Ensuile, j'ai passe les bayous suivants : 

Bout /lai* i7/e •, le bayou de I'arbre de sapin morl. 

Bouk lale * ouaktche r<«H,'pierre ; Ktnchi. lancer], le haybu oil on 
jette la pierre. . . 

Bouk * tale * oka * Itenille [benili, assisj, Ic bayou oil la pierro est 
assise dans I'eau ... . ' ' 

Bouk oka * potala ' [patala, plat], le bayou de I'eau plate. . . 

Bout alcha bakalouc \kallo, fort], le bayou au pont fort. . . 

flout loksouche a alermu [? okchusa sive qui coule ; ] le bayou oil Ton 
cueille le Tamou real {?)... 

Tale' poaklaU, * le bayou des deux pierres jumelles. . . 

L«s Youanes est un yillajfe tchakla (^i^ j'ai etabli un poste en I'aniiee 
1729. 

Le 22. Apres avoir reiju la visile de plusieura chefs de la nation des 
Tchaktaa et mis e n e iat I c f ort deg Youanes, oil je laissai M. de Gham- 
bellan, officieret filsde M. I'errier, gouverneur de la province'*, et, avec 
lui, quatre Fraittais seulcment, j'ai pris ma route vers le village de Bouk- 
fouca, qui est celui oil je dois prendre des Sauvagcs pour venir avec njoi 
k la riviere aun Perles, qui nest qu'k cinq lieues de ce village, et laquellc 
je dois decouvrir. 

En partant des Yodanes ptiur Boukfouca, j'ai pris ma route vers le 
village de Chikaqhoe parce qu'il me fallail prendre en passant un Sau- 
vagede oe village pourfaire ma pirogue. Bref, j'ai pass6 la riviere des 
Youanes. . . J'ai passi trois bayous auxquels les Sauvages n'ont point 
donn* d'autre nom que Bauk ouchi*, c'est-ii-dire : pelits bayous ou fils 
de bayous. 

Ensuite, j'ai fait trois lieues au Nord. Dans cet espace de chemin, j'ai 
passi trois bayous que les Sauvages nomment : le premier, Joukflli-, le 
second Kapinapa [Haclif api; noyer ; ipa, manger j qui veut dire le bayou 

i. SiDS doule un suruom du C/iancou/ou, le Cyprus Chauve de la Louisiane (Taxo- 
dium dialichum), un des rares coiiifi-rcs qui perdeiit leurB feuiUea, 

2. Du RouUet a indiqut- hi traduction du noin des villages dans le tableau qui 
termine son Journal. 

3. Patafn. sur sa carle de Rt'^'iti. 

4. Chambellan etait fils de Madame Perrier. 



NOTtB SLR LkIS CHACTAS 



239 



oil r<Jn mange tie petittis iioix teikJros, el le lroisttMn(> " Yutchouhato,- 
duquel je ae rupporterai point lu siguifioution, iioii plus que celle du pre- 
mier, I'iuterprete n'arunt pu me le dire... L)e Boukouma, J'ai pusse 
jusqu'a Son Laoiie, qui est k deux lieues, et jV ai couche. 

A uiie lieue de Koukmima, un trouve deux chemins, c'&sl-u-dire une 
fourche, le chemin de guuche est celui des (Cannes Jaunes, et I'auire, 
celuide Cliikachue. 

Le 23t j'ai pass^ SoulaLalotic, qui est un tres grus huvou de 3o k 45 
pieds de large. . . de Soulaloiie k Cliicachot^ il y a trois lieues. . ., j'ai 
passe Bouk Chikenrhi [chilo, vautour ; Hischi^ plumes], le bayou aux 
plumes de Caronero ou vautour. . . \iui% Boak sapoiUak [/aapuntak, mous- 
tiquej le bayou aux MariBgo uip s . . . (3 lieue s ). — ^ -—^ 

Le 2i, j'ai sejourne aux Cbicacho^. 

Le 25, j^ai ^te coucher k Bouk bes Tchakko [Bisakchakihna^ mures de 
ronces] c'est-a-dire le bayou des murs («c) de? (Hoyvertes) '. Avant d'y 
arriver, j'ai pass^ Bouk oske tchitou ' loski, canne] le bayou des grosses 
Cannes et Bouk hok'tak * ^, le bayou dont I'eau est_sans Cours. . . (Deux 
lieues). . \ 



Le 26, j'ai traverse la riviere de Chikachoe. . . qui passe en>suite aux 
Youanes. Kile n'est pas naviguable en cet endroit et il y a ra^me une 
chute de pier r e ; eUe peut a v oi r ici 3 0-pieds-de large et est Irfes plalie'. . . 
J'ai march^ jusqu'au village de Nitache. 



Le 27, fait six lieiies au N.-O. et couchd au village de Oke* oullouZt 
village de I'eau cbere . . . Lcs Sauvages que j'avais avec mot n'ont pu m.e 
dire les noms 4es bayous que j'ai traverst^s. J'ai aussi pass^ le village de 
^isacha. 

Le 28. Apr6s avoir march^ trois lieues, je suis arrive k la cabane du 
chef de Boukfouca oil je devats prendre des Sauvages pour la riviere aux 
Perles. Ce village est celui de la nation des Tchactas dont les cabanes 
sont les plus eloign^es les unes des autres. Ce village est partag^ eo 
trois baraeaux duot chacun est k un quart de lieue les uns des autres et 
tous trois cnvironnt*s de bayous ; enlin ce village tient, en circonference, 
au moins vingt lieues ^. 

1. Noua avions d'abord pens^ & rctablir ain&i Le lexte : mitres (de muriers i sbie) 
vertes, mais, plos loio, B^gis traduit le nom du village de Bitacha par loures (de 
ronces) : Sur le carte, il ^rit BenAtehakko. 

2. Nous avons d^ja rapproch6 du mot modoroe oktak^ prairie, le termc de outak, 
prairie mouvaote. 

.1. 11 Les Chaktas.dit le P^re Baudouin dans la lettre que nous ^rons d^ja cit<^e, 
cumpleiit 42 villages de gem qui parlent entierement la meme langue... les. 
Sauvaires soot a^par^s en deux bandes que les Sauvages distinguent en appelant les 
uns'; Villages d'eii deci, et les aiitres, villages d>u deli le maraJs plat. -Ce n'est 
c'.epctidnnt paii un luarais qui sert de borne, mais un grand ruisseail qui s^pare tous 
It's \illages chaklas en deux parties prcsque ^galesvr-. » .' 



Hii toatrt OEil AUtHICAKISTES DE PARIS 

Jenai pas pluUM arrivi k ce vUlage que lesgnerfiers ct les considirfs 
me sunt venus trouver ahet.iem Chef oil j'ai eu un pourparler avec eux, 
et Icur ai demands dum\>nile »ur les lieax ou je travaillerai. k {aire ma 
pirogue, 4Unl expose aux courses Wquentes dcs Chikachas avep lesquels 
nous avions la )^erre. Les gens de Boukfouca m'onl ripondu qu'ils 
itaicnt pr«ls k fair? ee que je desirais d'eux, mois qu'ils me priaient de 
vouloir bien demander du monde aux villages voisins, ne pouyant pas me 
fournirce qu'il me faut rapport k leurs sentiences. Je leurai dit que j'aurai 
^^rdkleur representation. 

Le 29, j'ai Hi au village des Castachas avec le ToskouangoucHi de 
Boukfouca. Apres avoir parUau chef, il m'a promis de me donner des 
guerriers et de parler aux chefs des autres villages voisins pour qu'i ls 
fassent de m£me, car ils devaient se trouver k un jeu de pelote qui avail 
lieu le lendemain, mais pour «lre plus siir, j'ai 616 au jeu pour leur; 
parler moi-mfime. *■ 

De Boukfouca au Castachas, il y a deux lieues, route N. N. E. I* 
village de Castachas est un des plus beaux de la nation ; il est situe 
dans une grande plaine au milieu de laquelle se trouve un coteau du 
haul duquel on decouvre toutes les cabanes sauvages qui sonrplacies 
dans cette pl»ine. 

1 J .10, aprfes avoir parU aux chefs des villages voisins de Castachas, 
j'ai pris ma route vers le village du grand chef de I'Esl, qui en est k quatre 
lieuea. Avant d'y arriver, j'ai pass^ les villages^des Jachou e l d e Jachene 
.\tchoukima. Le premier est k une lieue de Carlachas, route k I'est.^e 
Jachou k Jachene Atchoukima, il j a une lieue et demie, route N. N. E. 
De Jachene au village de Coo i«ic) Tchitou, ou le grand village, ily a une 
lieue et demie; route k I'Est, 

Le 31 , je suis parti de CroucTchilou et j'ai f»sU au village d'Abika 
qui en est, k I'ouest, k une lieue et demie. D'Abika, j'ai ^t^ au Jachou, 
a une lieue et demie k I'ouest. 

Le 1" juin, j'ai pris ma route pour Boukfouca. . . revenant^par m 6 m e 
chemin ... 

Le 2, j'ai parl^ aux chefs de Boukfouca pour avoir des porteurs pour 
envover chercher les effets que j'avais laiss^s aux Youanes, que je n'avais 
pas voulu porter avec moi avant d'avoir parU aux chefs des nations de 
I'Gst et de I'Ouest pour qu'ils me donnassent du monde tant pour me 
gardcr en faisant faire ma pirogue que pour m'escorler en descendant la 
riviire aux Perles jusqu'k ce que fusse hors de risque de rencontrer des 
Chikachas et des Natchis, avec qui nous avons la guerre, afin d'^pargner 
des frais pour reporter mes effels aux Youafies sijs n'avais pu avoir dcs 
Sauvages pour les ratsons dont j'ai ci-devant fail mention. 



XOTEH sun tes CHACTAH 2H 

Le village des jacbou eat situi dans one gniade plaine qui est sur une 
hauteur. Lea Sauvages ont leur dteert dan^ cette plaine, et une grande 
partiede leora oabanes sobt autour de la plaine. La plaine dea.Jachou 
n'efit passi vaste que celle des Cartaohas, maia.elle peul avoir deux lieuea 
de circpnference pour It Oioina. f 

Le village de Jachene atchoukima est »itu4 sur un'e petite butle ou 
hauleur ; lea cabanes sont Iris ^loign^es Ics unes des aulres. \ 

U village de Crouclchitou, ou grand village, est situi daris une i>etite 
plaine entourie de coleaux tr*s Aleves oil presque toutes les cabanes 
sauvages sont bities, ei leurs deserts sont dans la plaine. 

Le 3, les porleurs demandis au village de Bouktouca, spnl partis pour 
les Youanes avec un sol dat charge de prendre garde que lea Sauvages n e 
prissent rien. . * 

l.e 15, les parteurs envoyis aux Youanes sont arrivfe avec raes elTcts. 

Le 18, je suis parti de Boukfouca ptiur me rendre k la riviire aux. 
Perlesqueles Sauvages norament iTc/ina/cAa ', qui veul dire ... {unblane) 
[hacha, rividre]. 

En.parlant de la cubane du chef j'ai fait Irois lieues N. 0., N. N. (). 
et S. S. 0. et je suis arrive k Sapalchituu qui est un petit hanieau du 
xillage de Boukfouca, lequel est silue sur une petite plaine oil les Sau- 
va gfs "nt fs' t "n petit fort He p ieux et oil ils se relirenl avec leurs 
families toutes les liuitspar rapport aux courses frequentes des Chikacfaas 
qui passent la riviere aupris de ce hameau qnand i1h viennent en parlie^ 
sur les Tcbaktas. 

Apres m'dlre- un peu repos6 k Sapatchitou, j'ai continue ma route et 
fait une lieue au S. S.O. et une lieue au N. O ; apriis quoi, je suis 
arrive ii l.n riviere oii, de suite, j'ai chcrche un cypres pour me faire une 
pirogue et. proche duquel il y eiit un terrain convenable pour y ppuvoir 
faire un petit fort de pieux, elant lout prcs du chemin oil les Chikachas 
passiMit la riviere, .\yanl trouve ce que je cherchais^ j'ai mis la main a 
l'<i;uvrc des le lendemuin el lini mon fort le troisieme jout ayaiil full 
travailler les quiiizo Sauvages que j'avais pour ma garde pour aider 
mes quatre soldats. 

Mnn fort fait, j'ai travaille a ma pirogue, laquelle a elf, fiuie le 
12 juillel. Ge m4me jour il m'est arrive quatre Sauvage|s du village des 
Jachou'et quatorze de'celui des Carlachas qui ^taient pour m'escorter. 

Lesquels j'ai fait partir le lendemain 13 pour cotoyer la riviere, apres 



t.'D'apr^ M. John Swaiitun, les liidiens appelaienl autrefoiH celle riviere Talcal- 
cUa el, plus rece^aiQDL, Ilactia lout cuurt. 

Seriate Je* Am^ricBniittt de I'nrU, 16 



-242 SOUl !*■ VE-, AMtllllAMMKB Bt ''*"'* 

leur avoir reooiiniiande <!.• venir m'avurlir s'lK .l^co.ivraicnl un parti <le 
Chikachas et <lc tir.-r .k.ux coups .Ic fusil sit.M ipi'ils m'apercevraienl, 
alin que je coniius p.ii cc signal <iiu' lotait .ux, quo si jc les voyais el 
quils ne lisseiil p..iiil cc signal y tiii-rais sui eux dc meinc que sur 

1 eiiiiemi. 

l,.-li juillul, |i; me mis en route pour la NouvcU.-Orleorw A I'en- 
droit de mon cinl)ai(|uemeii(, la nvuMC I'ouii- N N E et S S. : ellc 
pout avoir sept ,i hint loisi-s dc Lirj,'.- d neul de ppofondeur... une pluie 
<li/li-ux jours lit i-ioitie la rivici- d> tiuis pieds, sans cela jc n'aurais pu 
passcrii cause d< s jrbrrs lombes qui lra\eisaieiU la riviere ct pluMeurs 
autres endroils ou il s est forme des b.Uures ' <)ui -iont S decouvert, lei 
Ciiux elant liasscs 

Dcs lors, Ic lourn.il de lU-Kis ne contieut plus puere qu'anc descrip- 
tion tres detaillee. iiiais fort seclie, <lu couis de la riviere aux Pe.rles 

.. I.e 16 : Baxou sur la gauche et ecoie On pcut, ii cet endroit, 
faire un etalilissemeiit si on le desire et de la au hameau de Sapatcbitou, 
qui est du village de Boukfouka, il n\ a que six ou sept lieues au plus. 
1^1 riviere est plus large de beaucoup qu'Si i'endioil ou je me suis 
embarquiS... Je crois que ce bayou est TaskalamitaTT^Les arbreg qus, 
jai ele oblige dc couper pour me faire passage et qui Iraversent la 
ri viere s oul cause <|iie j e n ' a i fait que de petites journies quoique je 
desceude. 

I.e 48... un bavou, a droite dans une anee— qui est trei grand et 
, rapide. Je crois que ce bavou est Jackene oukouc, la riviAre est ensuike 
plus large que par le passe... 

1^ 20... S. S. K. I'KI toises, bature a gauche, laquelle j'ai nomnite 1» 
balure au cheval parcc que j'ai trouve un cheval qui appartenait au 
Soulier rouge des Chikacliae, S ce que m'a dit Mongoulaclia Mingo du 
meme village qui la recoiinu ii la inarque que ce cheval a k I'epaule et k 
la cuisse droite. J'ai fait faire une croix 4 un arbre pour marquer la 
bature... 

Xord, l.")0 toises, batures ii gauche bord^es de saules sur laquelle je me 
suis repose |iour laisser passer la grande chaleur de la joum^e, et 
comme j'avais cache ma pirogue dans les saules, el que le Saavage que 
j'avois aveo moi avail fait un petit feu pour fumer la pipe, jquatre 
Tchactas du village dc Houkfouca qui c6tnient la riviAre en m'esaorlanl, 
avant aper^u la fumee crurent que o'etait des Chikachas qui avaient 
allume ce feu, et n'apercevant ni homme ni pirogue, un d'exyx traversa 
la riviere el. quand il fut a quelque distance de nous, fit le cri du hibou, 

1. Ia; iiiol Itntlnrp si^'iiifip, »l.niis.cc r6cit, hanc de sal)le. 



yO r Kh M K LhS I IIAt.TA^ 



J'jii 



qui est le cri que les Samagi's foul .[uani'l ils approcheiit reiiiicmi. \oii- 
lanl dire par li qu'ils I'ont d^cnuvorl, el que oeui (ic lours, gi-m, <|ui 
soiit aussi.ii 1,1 dijcouverle coiiu.iisspiil sils sont loin les uiis des aulris 
Bref, je connus que cc cri c'-loil coliu dun liomme el noii d uu oiscju 
et, m'etant leve je demandai .lUX siiMiils st quelqu'un d'eux n'avail pai 
vonlu faire le hiboa el m'avant dit que iion, je m'adressai au Sauvaj,'c 
qui repondil de menie. Vojanl dmii' quo ce n'olait aucun de nios ifens, 
je (is embarquer mon monde Dans le monienl ou nous end>arquii>n'< ot 
que chacun prenail son fusd on lit enoorc ce memo cri el les Sauvagc 
qui le faisaient nous apur(,ureiit cuninie nous poussion". au largo el, 
s'elanl fait voir, nous reconnumes nos ens. Apres un moment d'ou- 
Irelienj je les envoyai ii la chasse ; ils merapporlerenl deux chevreuils... 
Jen (is boucaner un, car je n'avais plus que pour quatrc jours de 
vivres... ' . 

Le 23... j'aitue trois bteufs... Le 25... La riviere devitrtl Ires belle ; 
elle a une bonne portee de fusil a plomb. Le 27... La riviere est plalo 
el fort large. II n'y a que quatre pieds d'eau ; c'est k cot endroil que les 
Tcaktas passent ii gue pour aller aux Natchez ; la riviere a cent toises... 
La pluie e( la chasse in'ont fait faire de petites journees, n'ayant 
d'autres vivres que ceux du bout du fusil... 

Le 3 aoAt, nous trouvames, sur une bature, M. Thuinas, habitant de 
la Nouvelle-Orleang.vqui ^lait a l a chasse aux b<rufs et faisait des 
pirogues. \r 

Le 8... La riviere se partage en deux brarteh es : celle de gauche va 
passer i I'ancien village sauvage des Billoxy, a I'entree de laquelle 
branche il y a un cypres eclate qui est sur pied. L'on pre^nd la branchc 
qui est k droUe et, apres avoir ma^che environ une portoe de pislolet, 
elle se partage encore en deux ; il faut encore prendre celle qui est a 
droite dont le cours est ouest, deini quart de lieue ou environ. 

lA chaque conlluenl, Regis marquait de« points de repere en faisant 
des croix sur les arbres]. 

.\ I'entree de la riviere, se trouve I'ile aux Oies. J'ai ele-cotrcher-a- 
aux Coquilles oil j'ai trouve Tesson, voyageur, qui m'a donne des 
vivres. 

Le 9, j'ai entrepris de traverser le lac Pontchartrain mais le vent 
debout m'a force de coucher a la Pointe aux Herbes. Le 10, je me suis 
rendu au bas du bayou Saint-Jean sur les onze heures, et k la Nouvelle- 
Orleans sur les quatre heures. 

Je vais joindre, ci-aprfea, les noms des villages Tclxautas avec le nbmbre 
djs gutirriers, ou gens en etat de porter les armes, qui sont dans chaque 
village, aiasi que le noin des premiers chefs des villages, el ruxplicalion 
uu franfais des noms des villages . 



m 



IMJU^TK UKS AMtmCAMSTES UK FARM 



< 


■ r 


X 

H 

1 

c 
o 


il<3 1 ll. sIlH 1 


-0 ■ 


< 








M 


gg£ 2 |g gS'g . 1 g %f^ %. 


- 

i s 
ft 


-2 
'a 






<5 






P 

'a S 
1^ 




1 
1 

s 


5li ;. ■ ; ;i^-5, 
%l- : ■■ '■■ -^ ■■ 


ii 








i 

e e 
= s 




> 






.2 .s ? : : s ; y : 




§-. : 1.! 1' 

■9 ■ a 3 s .a 

■3 • r* S "^ 


■?' ir i^ III'--: 


a 
% 

5 

a 


■ 

£ 


51 


5 

c 
■ e 

= 






t 
\ 

1 

I. 

1 


ii 

-c - 


e 

ll 

14 


e 

« 

i 


1 
1 




- « 

: 

« 


,1 


i5 ' 








:2i 
J 

a 

i 

£ 

1 

3 


. a • 

; 4» 

ii \ 

S S 

.0, ■ 

■g ' — ' ; 

C 

in 
III-, 


-c 

j 





KaTH lull Vn CHACTAS 



21S 



-" 1 












I g-3 

u a! 1^ j 



. .= 3-S S. 
S IS '!s 



II 



O O tt. a. tt. I 



I s 



SSSSS 3SSS 



I 
3SSS3 I 



■I s 



*4^ 



i 
i s. 



I •■ 

§•2 
i S 

§J5 5 



» ll- 



I o 



a S -3 S ■ 

-i OZ-i 



■8 



= « S 
£ £ £ 

-SB 

U O O 

■3 y: z 



:« g 



< I- S. 



«,:;- 



i u u e 



,1 ,°- ■ 



I 



-3 

o. 



Ix 



o _» 



is ; " " 

-r a £ ;^ -^ 

.3 .3 o o 



■S s 

■s " ■ 
I ■« ^ ■ 






2lfi 



SOr.ll^.TV^ DES AMfRIUNUTEa .DK PARIS 



r 






S -S S: 



is S ?. 






o 
o 






a a 



E i i- s 



u 



* 5. "O 

be a a 



P * 



o 
£ 

H 

o 



g 1= 



il 

3| 



o 






§■ 



■f 



eg Q 



E 



." "^ 3 



3 
C 

O 



Is = 



Si -« C 






O !< St: 



NOTES 8i;r i.ks chactas 



^i7 




e 

u 












t: -fl -D -D "O ' 



& 

.S' 

.a 






a 



JJ^ 



£ 






o 



"^ 


s 


J 

S 


.■ t^ 










a' 


"• i 












K 




•,tZ ■ 










> 






is- 












^, 


3 
















£ 




























^^ 




. --■ 






















a. 


Q 


« 


: " " 


"3- w ■ e 
§ i :=■ -5 _•■ ■ 


H 


-i; 


3 ^ 


7>^ 


t. 


5 


5- -J 


In 



o 
o 

O 

a 
J 

Q 






■J > -J 



c a .2 

— S 

* .S « 

~ ^' »] 

•3 3 O 

Opt;; 



■5 n- , «fl 



—a- -u — CO n o % 



2iK 



lOCltTtt DE8 AMtRICAMSTES OR fARIg 















.- ~ ■ ■£"■' 
























. "<■ ■"■: .. 








- 'g . . 








■ , ^' 






•1^ 


■£■ ■ « 








■ •» ■§■' ' 






.» ■ - 


-i-lx--:- ; . 








§:■*■ ^ ■ — ■ 






■ B . -■ 








- • 






: o 


l-ll . 




< 




■5,^8 








1 J .2 








in. 








^ g= 


.■ ■■ :§ . 1 








i 




S 










3 




,• - 


- -s^s - 


. 






'a 




« 

•t! 


l.s. 






'it_ 








1 


1. ■ 






m <ff 








= » 






€■■ 








V V 








® 






«1 
11 


St 

'2 "^ 


& 


g T3 








a id 
.H.| 


$ • 


■ '^5 






\ 


= « 


■D 


- ? H 




- 




B -^ 


ll 


•T3 










»"__._ 




. 




V, 


•J. 






















e 














t» . ■ 














_• 




























> 




























n 














■c 














S^ 






J! 






■o* 






a 






Z 
















' o 










■5 a. 








^51 








b ^ -"S 








•4 9)-4 








■^ -^ k 





NOTEB «l!« l.f» CHACTAS 249 



NOTES des Ubleaux pages 246-247-218 et 219. 



1. Ateya indique unc i.We d« Uille imI dMoie el pent .igDiner long el court. 
CouU f*Uym nous sembk vouloir dire : lAamM dispen^ •a loio. 

%. . Yowmu est le nom d'uh ver lr*» noi«ible ui griin d«n« les Misons plu- 
Tieowt » Adair The Halory of the AnurUtn /ndiani.- Loodrei, 177*, p. »7. 

3. PottkU M rapproche beaucoup d'opoulaW el de ponkUbi, tradiiits par 
jumeaui. Cea Irola moU ac retrouvent dana paikat, enfant, el aurlbul dans 
poktt, crotlre eoaeroble. 

i. A pluaieurt reprises, le terme de gouU, qu'on relroave ^galement dans 
maugouUckv (ooa.amia soot Ul el dana BbUoapougoaU (leitrimilA des .illaBes 
amia) ae renconlPe, Unt dana le /ouroal de U,igi> que dana celui de Lusser^ tou- 
jours treduit par ami, pourtant aoua n'avona po, pe«l-4irc en checclianl mal, 
relrou»er ce mot de ffoula dans le chacUs moderne; 

Nous insistons sur ce point parce qoe le nom de Mongoolachas Stall celai 
d'one petite triba dublie sui le Miasiasipi, ma»sacr<e par jwt^gg-'"''" ''""■ 
et que ce nom de Mougoolachas a tti Iradoit de diverse* h?ons. Mr-Swanlon 
{/ndian. Tribn of thtLowrr Miumipi, p. «'») vbii dana ce mot une ddformalion 
de /mongoloifta, signiBant people. aituA de Tautre c6tu ou .. phratry .. qu'il f«ul, 
Sana doule, Iraduire -par auMiviaion de fribuTCe dernier sens, si on y ajottle one 
id«e d'alli.nce — tribu amie — se rapproChe le plus de celui incliqu« par 



Du Roullet. 



ju nouiiei. 

5. ficrit, dans le recenseraent de 1730, lie opehaqii6 [okchanki, bois vert;. 

6. .4ni(atemo/i pourrailsigniDerf/uil de terre. i 

7. Dapr^s M. David J. Bushucll {The Choctmi af haijou Lafoiitb Saittl-Tanuuiii 
ptrish, LouUiana. Wanblnglon, 1909. Smilbs. lust. Bulletin 48, page 8, les 
Chaclas toodernes appelleiit Oketok la noix provenanl du ooyer squamosa. 

8. Luaser reparlit ainsi la population des ChacUs ; 1875 dans I'Oucst, 
dans I'Esl, et IWilalJis sur In riviire de l.a Mobile (Tombigbde). 



995. 



A cettc liste de noms de lieux, ajouloos en quatre relev^s dans le 
Journal du capitaine de Lu»ser : 

/na/"aiic/o [Win«,chemin ; /a/ac/o, fourche] les deux cheinins. 

CfuHichoubachouloae [Chuliik, trou ; Hachounchouba, alligator] le 
trou du crocodile. 

Oklibya [Okli, glace], I'eau glace. 

lie' 'chouca [shukato, opossum] rat des bois. 

Quant an chillre r^el de la population des Chactas, il a toujours eti- 
trig incertain variant, suivant les auteura, dan^ la proportion de un ii 
cinq ! La grande (-lendue du lerritoire des Chactas, I'espaeemenf consi- 



2.10 SOC|£t£ DES AMtRICANIDTES DE PARIS 

derable qui s#parait leg cabanes d'un inline village rendait forciment 
tout calcul fort imprecis. Ainsi, nous trouvons, rienque pour la p^riode 
1739-1732, de« Evaluations fort diiTErenles >. 

1166 guerriers (Pere Baudouin) 1610, lors de son premier voyage, 
puis 2 628, h son dernier (Uigis du Roullet) 3 010 (De Lusser) 5 000, 
suivant I'interprete du Pin Baudouin, qui Irouve ce chifTre extrimement 
exagerE. 

On s'accordait mieux sur le nombre des villages chaktas qui oseille 
seuleinent cntre 42 (Pere Baudouin) at 52 (KerUrec). Dn Koullet en 
cite bien 53, mais il en riunit deuxet indique qu'un autre avftit iti 
abandonn^. 

I. Voir dans rou?r«gc, d<ji ciU, da H. Swaiiton sur les Indiens Creek (p. iit i 
455) yoe^iude sur la popuUtiOQ des Chactas, el, nohimraent le recensement de 
1730 qu'il attribue & R^gis du Roullet. 



ACTES DE LA SOCIETY:. 



SKANCK DU 7 NOVEMBRE 1922. 

(Assemblie ginirale) 

PR^ftlDKIfCE DB M. VsHNRAUf PR^SIDRNT. 

Le prorns-verbal dela derniire aeance est lu «t adopts. 
I^ correapondance inanuarrils comprend des letlrca d'eicuse do MM. de 
Kergorlay, Froidevaux, Marcoti. 

La correapondance imprimee comprend lea ouvragea suivanla : 
ActidtmU naciontlde cienciai. Miicelanea li" 5. Cdrdoba, 1922 ; — Aeade- 
mia niciontl de huloria. Docamenlot para la hiilorift. Qaiio, t. I, 1922; — 
Acta! dela Academia nacional de cieacias de CArdoba (Rep. Argenlina). Cor- 
doba, I. VII, 3' faac, 1922; — American AnthropolSgiilT^LancaMer, ' 
I.'XXIII, n't, oclobre-d^cembro 1921 ; Menaaha, t. XXIV, a' I, janvier-mars 
1922: ^- ■4meric«ii Joarnal of phye ical anthropologi/. Menaaha, I. V, 
n° I, ja.ivier-mare 1922 ; — The amen'can Mateum Journal. New York, I. XII, 
n" 7, novembre 1912 ; — .America o Muteam ofjtalural hiilory. Fifty-lliird ^ 
annua/ Beport for the year I9»1. New York, 1922 ; — Am^r'i/iie (a/inc. 
Paris, i-annte, n°6, juin 1922 ; —Analet de U Sociedad cienUfica argenlina. 
Buenos Airea, I. XCIII. faac. ,3-«, mars-juin 1922 ; t. XCIV, fasc. 1-2, juillet- 
aoAl 1922 ; — Anales del Muieo nacional de arqueologia, hislona y elnolo- ' 
,gla. M«xico, 4' epoque, t. I, janvier-avril 1922; — Annaes da Bibliotheca 
nacional dp Rio de Janeiro, t. XXXIX, 1917 (1921) ; — Annaei do primeiro 
Congreno hratileiro de geographia. Bio de Janeiro, t. IX, 1911 : — Annual 
Report of the board of regents of Ihe Smithtonian Institution for the year r 
ending June .tO, 1910. Washington, 1922: — Thirty-fifth annual Report of 
the Bureau of american ethnology to the Secretary of the Smithsonian Insti- \, 
tution, 1913-1914, Part II. Washington, 1921 ; — Annoario rfe estatistica 
municipal do Rio de Janeiro (distrito federal). Rio de Janeiro, t. Ill, 1912- 
1916 (1921); — Anthropological Papers of the american Museum of natural 
history. New York, I. XII, part IV-V, Indei, 1916: t. XVI, part VI-VII, 
1921 ; I. XVII, 1916, liidex ; t. XX, part II, 1922 ; t. XXIII. part IV, 1921 ; 
'. XXV, part II, 1922 ; t. XXVI. part II, 1921 : t. XXVIl. 1920: — Archiu far 
Anihropologie. Braunschweig, neue Folge, I. 1-XV ; — Archives suisses d'an- 
Ihropologie ginirale. Genfeve. t. IV, 1921-1922, n° 4 : — Archirio per I'an- 
Iropologia e la etnologia. Florence. I. L, 1920, fasc. 1-4; — Archicos de la 
Asociaci6n peruana para el progreso de la ciencia. Lima, t. I, faaci 2, 1921 ; 
- /Jae../er-/lrcAir. Berlin, 1. VI, faac. 4-6, 1922 : - Bi7i/o». Mexico, t. IV, 
1922, n" 180-185 ; — Boletim hihliographico da Bibliotheca nacional do Rio 
de Janeiro. .I" ahnie. n»' 1-2. janvier-juin 1920; — Bnlelim de eslali'lin, 



252 tOCltrt DKS AvitBICAMnTES DB PARIS 

municipal d* ciJ»de do Rio </« Jane.ro. Rio dfe Janeiro, n* 1, jaiivier-juillel 
1921 (192-2); - RaUUa de la AcadamU nacional de eitiwiat en Cunloba 
[Repiihlica Argeulina), I. XXV, hsc. 3. I9J2; I. XXVI, f«ic. 1, l»Jf; — 
BoleUa de la Academia nacitntl d* iitloria. Qoito, I. III. n" 7-8, «plembre- 
d«c«nil>re 1921 ; I. IV. n- 9, j.nvier-Wvrier 1922 ; - Boletta de la BiUtolera 
nacional del Ecuadof. Qoili), n« hop. .*rie, 24 mai 1922 ; - BoUUn de W real 
Sociedad geografica. Madrid, t. LXIII (1921-1922), 1" et.2' trime.lre. 1922 ; 
— Roletltide la Uniin pananuricana. Waahington, juillel-novembre 1922 ; — 
Boletln del Ceniro de eiludioi americanislat de SavilU, 8*»nii«e, 1921, n" 50- 
51 ; 9" ann^e, 1922, ii- 54-57, - Bolettn del Guerpo de ingenierot de minat 
del Peri. Uma, n- 102-103, 1921 ; - Bolettn del Inelilato de iaveetigaewnet 
hitUricat. Bueno. Aires, 1" annee, n- l-'i, jiiillel-ao4l 1922; - BoUlln del 
Muiea nacional de arqueologia, hiiloriag etnografU. Miiico, 4' nine, I. I, 
n" 3, septembre 1922; — Boletln Irimettral de ettadUtiat de la ciudad de 
AtoniUn, 7- annee, n» 28, oel.-decembre 1921 ; - Bollettino delU reale 
SocieU geografica iUliana. Rome, 5- sArie, I. XI, n" 3-6, mara-juin 1922 ; — 
BulUlin de la SociM de Geographic de Quibec, I. XV!, n" 3-4, mai-octobre 
1922;— Co/omiia. Paris, 2" annie, n" 17 el 18, mai-juin 1922; -^7*«rr«r« 
reoni'ao do Congresto scienlifico Ulino-americano.celebradana-cidadejtoJha. 



de Janeiro de 6 a 16 de agoslo de 1905. Belalorio geral. Rio de Janeiro 
I. II, livroB, 1908; t. Ill, livro C, 1910; t. VI, 1910 ; — Cottora t«n«o(ana. 
Caraca.. t. XIII, n" SS-W, niar.-j uin-t'922 rt. XIV, n".39-40,juillel-ao6t 1922 ; 

- Deiil,ch-mixikani,cheBundKhaa. Munich, S'a oniSe, n' 12,]niii 1922; ^ "" " e'- 
n" 1-4, juillet-oclobre 1922 ; — L'ifcAo Jii Mexigue. Paris, 2* annie' n" 17- 
», juillet-oclobre 1922 ; — FacuHad de filoaofta y letrat. Pablicacione$ del 
Inslitulo de inretligaciones hisloricas. Buenos Aires, n° XIV, 1922 ; — France- 
.Ameriqae. Paris, n'" 8*ric, 13' annee, n- I30,oclob.e }9ii; — France-Canada. 
Paris, !■"• s^rie, 13' annie, n° 126, juin 1922; - France-eutfUnis. Paris, 
!• annee, n" 40-42, juin-ao4i 1922 ; n*- M-i5. octobre-novembre 1922 ; — The 
geographical Review. New York, I. XII, n» 3, juillet 19-22, n- 4, octobre 1922; 

- La Giographie. Paris, I. XXXVlI, n" 5, mai 1922; I. XXXVIII, n~ 1-3, 
juin-oclobre 1922 ; — Hamanidadei. La PlaU, t. Ill, 1922 ; - Indian NoUt and 
.Vondgraphi. New, York, Museum of the american Indian, Heye foundblion, 
I. X. a' i, 1920; SiiissEB (Alanson). Two Le nape stone maikt from Pennsyl- 
vania and .\ew Jersey, 1920^; Two antler spoonrfrvn OntartoylOittTArnative 
copper celt from Ontario, I9i0 ; WATEa«AK IT.f-) el Corrm iGeraldine). 
Types of canoes on Paget sound, 1920; 0»ciiabd (William C). Sandal^ and 
other fabrics from Kentucky caves, 1920; Leechman (J. D.) et HAaamoTON 
(M. R.)- Siring records of the Northwest, 1921 ; Saviule (Marshall H.). A 
golden breastplate from Cazco, Peril, 1921 ; Skw-neb (Alanson). Material 
culture of the Menomini, 1921; Habbikoton (M. R.). Cherokee and earlier 
remains on upper Tennessee river, 1922; Boi.To:< (Reginald Pelham). /nrfiaii 
paths in the great metropolis, 1922 ; Nusbaum (Jesse L.). A basket-maker 
cave in Kane county, Utah (with NoUs 'on the artifacts, by A. V. Kiddk« 
and S. J. GuEBKsat.), 1922 ; -,- Inslitalo geoligico de Mexico. Bolelin li" 37. 



ACTES DB U DUCltTK 



25» 



Mixico, 1920 ; — Jthrbiich del ttidtuchm lUuuunu fur VMktrkunde su Uip- 
lig. t. I-VIII, 1906-1931 ; — Tht Journal of unericMn folk-lore. Uncaater el 
NewYork.l. XXXlV,n«I33,juillel-8*pUmbre 1921;'- IkeJoarntloflheroytl 
tnlhropologicMl liulitale ofGremt BriUin and Ireland. Undre., I. Lll, jiinvier- 
juin 192-2; — Katalog dea ethnographuehen ReichMmuieami. Leiden, I. XVJ, 
1922 : Celebei, I. SUd-Celabea, V p«rti«, par H. H. JuVimoij.; — Memoriat de 
la AeaJemia naciomlde hutoru. Quito. I, I, 1922 ; — Memoriat pretenladas *l 
XIX Congreto inleraacional de lot Aimricaaitlai, 11 Atan%blea en La I'az {lloli- 
ria), 15-tO diciembre de 1914. I. Kntrega. U Par,, 1915 ; — Memorian y 
HeviiU de la Sociedad cientlfica « Anlanio Altaie ». Mixico, I XI,, n" 2-6, 
janvier-jutn 1922 ; — Miition da Service giographique de I'armee pour la 
metart if on am de mdridiea iqaatoria l en Atnirique da Slid, IS99-i906. 
Paris, I. VI, fasc. 2, 1922; — Milteilungen aui dem jtidlitchen Mateam fir 
VMkerkande jd Uipiig^ t. I, fa»c. t, 1905: — Uitteilungen der anthropolo- 
gitcheiiGetelUc^ftin Wien, I. Lll, faac. 1-4, 1922 •, - //• Muiinn. Louvaiii, 
I. XXXIV (suite et fin), 1921 ; — The Mateam Journal. Philadelphia, t. XII, 
a' 4,d«cenibre 1921 ; t. XIII,fl- 1-2, mai-s-juin 1922; — The national geographic 
Magazine. Wathinglon, t. XLI, n*« 1-6. janviojuin 1922; — Natural hiilory. 
New Yorli,t. XX, n° 2, niare-avril 1920; t. XXII, n" 2r4, niara^aQitlJ 922 ; -^ 
Papert of the Peabody Mateam' of american archaeology and ethnology. 
Harvard Vnivertity. Cambridge, t. VIII, n« 3, 1922;-/)' /». Petermanm 
Milteilungen. Gol h 'a. 68' anu ^ej^mare^aoat 1922 ; — Phytit. Buenos Aires, 
n" 1-14,30 avril 1912-30 juillet 1917; t. V,n«20, 15 juillet 1922; — Primerareu- 
ni6n nacionatde la Sociedad argentina de cieiichit naluralei, 7 dcwiiit, 1916. 
Buenos Aires, 1918-1919; — Proceedings of the Academy of natural sciencei 
of Philadelphia, I. LXXlll, part III, 1921 ; — Proceeding) of the^ american 
antiquarian Society. Worcester, new Series, I. XXXI, 1921, part I ; — Pru- 
ceedingt of the american philosophical Society . Philadelphia, t. LX, 1921, n"3- 
4 ; — Proceedingt of the second pan american scientific Congress, Washing- 
ton, mnnday, decembfr i7, l9ti,to Saturday, January 8, 1916. Section I, 
Anthropology, vol. 1. Washington. 1917; — Publicaciones del Centra oficial 
de esiajtos americanislal de Seoilla. Hiblioleca colonial a mericana. t. Vll. 
Seville, 1922 ; — Puhlicaiioni of the Hispanic Society, of America. New York 
ell)'; — Raziin y Fe. Madrid, 22" annee, I. 63, fasc. 3-4, juillct-aout 1922; 
1.64. fasc. 1-3^ seplembre-novembre 1922;— llendiconli delta li. Ac ca- 
ilemia naziimale dei Lincei. Classe di scienze morali, sloriche e filologichr. 
Home, .V sirie, I. XXX, 1921-1922, fa8c.J:^12; t. XXXI, 1922, fasc. 1-4; — 
Beport of the Librarian of Congress and Report of the Superintendent of 
the Library building and grounds for the fiscal year ending June 30, I92t. 
Washington. 1921 ; — Revitia de geografia colonial y meraintil. Madrid, 
I. XIX, n"' 4-10, avril-octobre 1922; — Revista de la FacuUad de teiras y 
ciencias. Hnbana, t. XXXI, n" 3-4, 1921 ; — Revitia del Archivo general 
administratim. .Montevideo, t. Ill, 1887 ; t. I V, 1890 ; I. VIl-VIIl. 1918 ; t. IX, 
1919; I. X, 1920 ; — Revista do Inititalo hislorico e geographico do lirazil. 
Kio de Janeiro, t. I. 1839 (3' Adit., 1908; ; II, I84U (3' edit., 1910) ;■ Revista 



•iJl siKiitit DEs AMiimr.AsiiiiKS riE riRis 

IrimensHl Jc hislnria e geograjihia. ll\o <\e Janeiro, t. Ill, 1K4I i JV, 1H42; 
\-, I81:S ,:!• e,l,l.. 18S0) ; VI, ISW [■>' 83.1'., 1866) ; Vlll, 1846 (2" Wit, 1807) ; 
X, 18(8 ]i' e<lil., 1871) ;. XI, isW (reinip., 1891) ; XN, 1849 (i'edjt., 1873); 
Xlll. I8r)0 ;i-e(lil., lS7;ii ; Ilerisla do Insliliito hiitorico e geogrtphtro du 
ISrazil. Kio do Janeiro, L XV, I8,V2 (i' 6<lit., 1888); XVI, I85:i (2« edit., 
18',»1 ; XVII. 1851 'i'edil.. 1S95); Will,; 1855 rJ' edit., 1806) ; XIX, 1856 
■i- e,l!l.,.iyiiil) /llerisla Iri mensal ito Inslilulo hislarico, geogra'phico e ethno- 
qrnphiru ,/.. Ilnwl. Hin de Janeiro, t. XXIM, |8G0; XX1V,1861 ; X'XV, lt«2; 
XXVH, I8(>(; XXViy, rS6.=>: XXIX, 1886; XXX, 1867 ; XXXI, 1868; XXXHI, 
I87II; XXXIV, l,s7l*paFle.lI;'Xx''x*-, 1872; XXXVl, I87,S ; XXXIX, 1876; 
.\l.. 1877 ; XI.1,187K;5.I.II, 1879; XUlf, 188U, piirle I ; XLIV, 1881 ; Xl,,V,, 
188i ;_Xi.\i; IH8.t; Xi.VII. 1884; Xl.Vill, 1885 ; XI. IX, 1886 ; Nevisla tri- 
metisal ilo limUlulo hl.^ln^ico e geographico hrazileiro. Mio do Janeiro, I. L, 
1»S7 ; I.I, 1888; Lll, 1889; 17111, I89<J; LIV, 1891, parte I; l.V, ^892^rtVI, 
189;!: l.MI, 1894; I.VIIl, 1895; I.IX, 1896; LX, 1897; bXI, 1898 ; LXII, 
1899; l.XIII, 19i)(i; I.XIV, 1901; I.XV, 1902 ; I.XVI, 190:i; LXVII, 1904; 
I.XVIll. Iftii; I.XIX. 1906; LXX, 1907; LXXI, 1908; LXXII, 1909; LXXIII,, 
1.910, parlo II ; LXXIV, 1911; I.XXV, 1912; I.XXVI, 1913 ; I.XXVII, 19U; 
I.XXV.lll. lUl.'i; I.XXIX, 1916, pane I; LXXXV, 1919; LXXXVI, 1919; 
I.XXXNII, 1920; — llevUU do Museu paulUta. Sao Pa ulo, t. XI, 1919; 
'I. XII. 1920; ~ Hevue anthrupologigue. Paris, ;12" annie, n"' 5-8, mai-aoflt 
|i.)-)_>; _ l,a Heiiue dt la Corse. Paris, 3'anni?e,n° 16, juillel-aout 1922 ; — 
Hevue Ji: fAnierii/ue laline. Paris, 1" anpee, vol. II, n°' 7-8, juillet-aout 1922; 
vol. Ill, n"9-n, seplembre-novembre 1922 ; — Jievae d'elhnographie el de» 
IcadiUoiis impalaires. Pari», 3* annee, n" 10, 2" tri mestre 1922 ; ~- Hivisla dl — 
anlropotogia. Home, t. XXIV, 1920-1921 ; — Smithsonian /nstitution. 
Bureau of american ethnology. Ilalletin 73 el Bulletin 75. Washington, 

• 19J2; — Tr-anxactiom of Ike Connecticut Academy of arts and sciences.-:- 
New Haven, I. XXV, p. 347;408, juin 1922 ; — University of California , 
f'ulilicaliiiiis in amencan archaeology and ethnology . Berkeley, I. XVII, 
n" 3, 19 aoiil 192J; t. .XIV, 1918-1919, Index ; — .L'Universo. Florence,' 
:V annee. ii".* 5-9. niai-septeinbre 1922; — Veroffentlichungen.des stadtischen.. 
Museurtu fur Vulkerkunde zu Leipzig, tdsc. 1-6, 1907-1922; — Washington 
I'liiverfUy .Studies. S'-I.ouis, Humanistic scries, t, IX, n* t,^"OCtobre 1921, : 
n" •-', avril 1922 ; Scientific series, t. IX, n" 2, Janvier 1922'; r— Wurltem- 

• bergische Jahrbucher fiir Statistik and Landeskande. Stuttgart, 1914. I9J5, 
iai6, 1917-1918, 1919,1920 ; — Ymer. Slockholm, fasc. 2, 1922 ; — Zeitschrift 
der tieselltcha.ft fiir Krdkunde zu Berlin, 1922, n" 3-10; — Zeitschrift far, 
AtAno/ojie. Berlin, 1. LII-I.III, 1920-1921, fasc. 6. 

.^LSEDQ Y IlEBRKHA.iDionisio dc). DcMcripcion geografica de la Real Audita- 
cia de Quito. The Hispanic Society of .Anriericq, Madrid, 1915; — - Alvanado 
fLisandro). Historia de la ,Bevoluciuh federal en Venezuela. Caracas, I.il. y ' 
Tip. del Coniercio, 19(iy: (ilosario de voces indlgenas de Venezuela. Caracas, 
' lOil ; -~ ,\i'AHii:io (Francisco de). Naevos hallazgos de" representacionet . 
pUslicas en el \orte de la' Provincia de Santa Fe. Revista de Ja L'niversidad 



Al.rtH Dl. LA SOCliTt 253 

de Buenos Aires, I \I.I\, )<.«2, p i-30 , - Aucata (Pedrd Manuel). HiilorU 
del Esltdo Fulam Car»ca», I 1, 1920 , — A»b«ola (Jo-^e Maria) Htladws 
cienllfico:! Mexico, n" 1-2, 1922, — Bm»n (W. J. vani Zutd-Amenka 
S'-Gravenh,ige, Marlinus ^JijholT, 1920, — Banui!li«» (Adolph F.) 1 he i.il»ndi 
of.TiUcaca and knuli The Hispanic Societ) of ^morica. Sev, York. 1910, — 
BAnai* {F, \ ) Catalogue of mexican nuiotua belonging to Mrs Hoherl W. de 
horett -exhibited hy the ffitpanic Socitly of America, febiiiary jH to 
march 19, I'JII The Hifcp.tnic Sociely of America New Yoik, 1911," 
Afexican maiolita in the collection of the Uu/tanic Socie«v of America 
Ibidem. New ^ork, IHI5, — BoAa (Fran/i Iffport on an anthropometric 
investigation of the population of the Undid States. Journal of Ihc ailieri<-an 
stalislical Asuocialion, jmn 1922,1). 181-209; — Cai lboasi I G ' VJ // ((aiiia- 
chayall tfel Maseo preislorico dl Roma '(Ml ttornano) Arohivio per I Antro- 
pologia e la Elnologia Flqrence, I. L, 1920, p. 175-177 , Dell arte delta 
scrittura nelantico V«»ico. LaicienM pertulti. Milan. 29» ann*«, 1922,<). l.')7- 
160, 166-170; - Cenleiidtio da Independencia do^ Brant Acrlamafio t corAa- 
fSo dli PrmcipeV. Pedro, primeira imperador conttilulionaldo Hrasit; Astem- 
blea cpnstitainre e constiluifiodo Imperio « Fac-luniles » dos documentot do, 
.. Sehado da C^mara'" do Kio de Janeiro, e da correspondencia recibida pelo 
'« Senado da Ctmara » do'Aio de Janei^ Contribuiffio da Prefeilura do 
Dislrilo federal Rio Ue Janiiro, 5 vol , in-fol ; — Chbvantes oa SAf\iAH 
(FraoaiKol Crdniea de la .Voeta Espatia. The Hispanic Society of Ameri<-a 
Madrid, 1914. — CniiuB^A ). Guta dti colleofbes de areheoloqU classica 
Museu nacional do /lio de Janeiro (/V' ucfio). Rio do Janeiro, 1919. - 
Chouiiia»ii (11 J J B) fji ni/tede OniAec, /9*S.-IJvret souvenir n' 3 Qiii- 
bec, 1922 , — CaenU qae el Mmutro de Instruccion publica preienla at 
Congreso nacional en sut aisiones de 1932 Caracas, 1922 , — Diccionario his- 
torico, geographieo e elhnographico do Brasil., Inlroduc^So g*ral. Hio de 
Janeiro, 1922, 2 vol. , — EatlLLA r Qamo* fAlonso dej. La iraHcana (impres- 
sion fac-simile de I edition de 1578), The Hljipanic Society of America, 1(HI2- 
1903, 2 vol , — Ftc-timtie dos documentot do. « Senado da Camara -» da /'■<> 
de Janeiro exuteutas no Archive municipal {Janeiro a Agostn de mUg Bin 
de Jaiieiro, 1 vol.,iii-fol , — FlouaiaA ob Alxeida (Anlonioj. « Correnlei.phi- 
losnphicas » Rio de Janeiro, 1920 . — FrrinALaicE-kaLiY (Julial El Inca Gar- 
■ cilasso de la Vega Hispanic notes, and monographs, II Oiford Univer- 

■ sily t'reis, 1921 , — FLlltss, (Max). A Imperatrtt D.' Tereza Christina 
.Ifaria. Rio d» Janeiro. 1943 , — Flbioss (MaiJ at Magauia«s (Basilio de 
Quadras de historia patria. 3* idilion Rio da Janeiro, 1919; — (lAan* 
(Juart C.j A'ocioiiei de Ultratura. 2* edition. Bofota, 1921 , — GAaciLASkO ub 
LA Vbga OAras ^impression fac-simile de I'iditioa de 1626;. The Hispanic 

'Society of America. 190:i ; — Hunti^toh l^htr M) Catalogue of the- 

Library of Ferdinand Columbas reproduced m facsimile from the unique 

maiiuicript in the Columbine Library of Senile New York. The Hispanic 

Society of America, 1905, — /lUirocCKi/l publica en Venezuela Caracas, 

•■|U22> — JuoN 1 Cmiivo fj I ifoito y la independencia de America, tjuito. 



236 llOCltTt DE» A!i*im;A>l»TIMl DB PA»lll 

1922; — Kekisto!. (Ihywardi. C«rc««fo </« U Vej*; a crUiiil Mludg of hu 
life Kid umrlu. Ili.panic nolesand'nionographn. Peniniular »epie». New York, 
1922- — LauiIa (S. de). A'/'. Anlhropodut . de Uiramtr. Esludios. Buenoa- 
Aire.', t. XXlll, 1922, p. 33-36; - U Coirrii (RenA). LhahiUt da gorilla. 
Le Mouvemenl geographique. Bruielles, 25 juin 1922 ; HipmrlHioa giogn- 
phiqae eLrdU da r$ig»ne,: Ibid., 35" inn^e. ii» 31, 30 juillet 1922 ; Lorigine 
da Tiigana. Ibid., n" 29, 16 juillel 1922; Uqueilion da ditroiU. Ibid., 
n" 39, 24 septembre 1922, p. :A^.bU ; La boir flolUt de Jtn Mayen. Ibid., 
n' 4 1 , 8 oclobre 1922, p. .')46-548 ; — Lbuina (Vicente). Atla de lot EiUdot Um- 

, dosde Kenexoef*. Caracas, T»llere«de lito([niflade la Escuela de artet y bficioa, 
1916-1921 ; — Lmn (Simon). Sabre algunm deiciih'rimienlos referenlet a U 
nueva cirncii del lenguage. Caracas, 1922 ; — .Vaioara con moiaico de lurque- 
sarrDiclamenet i>ericiala. Me\ioo, I'.Hi; — Memoriague elMiniilrode Intlruc- 
cfuiiiiiiblica presenla al Comjreto naciunal. en tui tetionet de tSTSS. Caracas, 
1922;^ MKRi/ALDa DEI. CiKHEN (P. Ucniardo). Kttudio de la cottaeolombianadel 
I'aclficn. Bogota, ImpreiiUi del Eslado niavor general,. 1921 ; — NonDEnaitiou) 
(El-land). Six ant dexploration en Botivie. Paris, 1921 ; Indianer und VVeuse 
in Nordotlbratilien. Slutlgart, Slreckcr el Schroder, 1922 ; — Obrat comple- 
tat y corretpondencia cienllfica de h'lnrenlino Anieghino. Ijk Plata, t. Ill, 
1915; — I'auau (Lisimaco). Colnmhia en la inano. 2' Adiliop. Ilogota, 1921 ;-. 
,— PAiiiEa (William Uclnioiit,. I.'rugiiagant jif tu-day. Hispanic notes and 
nionograplis, Vll. l.ondres. New York, 1921 ;. Argentines of to-day. Ibid., V. 
Knenos .^ires,- 1920, 2 vol. ; — Pikhaxskv (.Arthur). /. Eine faltche 

• Krilik Max Vhle't ; II. Lin paar Vi'orle Jer Kritilf uher Stilbel und 
i'hU>'« Tiahuanaco <, \Teil Uhle). Berlin, 1913; — Ptee.neus de Souia 
(AntonioV. Notai tobre oS coj(ume» dot Indioi Nhamhigaarat. Sao Paulo. 
1920;— liecenseamenlo do Hio de Janeiro {Ditlrilo federal) realisado em 
it) de aetembra de 1906. Rio de Janeiro, 1907-1908, 2 vol. ;— Peed (Carlos S.). 
CalMugo proinmnal de las colecciones exislenles en U divitiiin de antropo- 
liHjia liasia el 'J de jnlifl de 1917. Mendoza, 1917; Catalago de lot ohjelot 
ihgresadiis a la divitiiin deanlropologla detde el 9 dejalio de 1917 batta el i) 
di jiiiiii de 1919. .Mendoza,' 1919; Dot intigniat lllicat enconlradiit enChile. 
I'hvsis. Husnos ,^ire«, I. V, 1921, p. 57-59; ^' IIivas Vicuna ( Kfanciaco). Lat 
guerrat de Holivar. I'rifHera guerra : t°S-l2-ISI i. Pormaci'in del alma vene- 
iofcina. Caraea«, 1921 ; — (teaLEuo. (Emllio). Vocabiilario de lot Chamles. 
Medellin, 1922; — Ik iz (JiiSAii (Enrique). Diserlaeiiin sobre la.inqaiaiiiiin en 
.\merica. Huenos' .^irea, 1921 ; — . StRBASj) (^Anloriip). Alijttnaspunlas de fle- 
c$at iieolilic.it de.lat inmediaciunet d'e'Pvderacim {Kntre Hlos). Prometen. 
Parana, niai l'Jii;'.\oticiat ar<iue^ilijgicai>;- Sohre an revipienle indlgena de 
Hernandarias ^'Hroiiincia de Entre Ittot]. Prftincleo, llcvisla del Centre 
Ei^tudiante!) universUarios. Parana,- i'* annee; .h" 11, 1922 ; Subre an 
nnevq procedimiento^de la t^cnica'alfarera' del liloral. Ibid., n" 16, 1922 ; — 
S)i«A- HeraarJino de).7oaiina .tlliiredca, a /jVimeiVa hernina da Independen- 
ci.i i/.j llrazil. Itohiav ,1922 ; — Stbvenson (Luther Edward). Horlolon thartt ; 
Iheir uriifin and iharactiSriHict wilhadetcfiplivelitt oflhuse beluiujing to the 



ACTE» DK LA SOCIBTt 257 

HUpanic Sacielg o/^ierir/i. Publiraliqns of the Hispanic Society of America, 
n" 8-2. New York, 191P, — Tavahkb db Uy«a i A.). /»» leccaM do Mord-eile. Rio de 
Janeiro, 1919; — Valdbs Valdes (Ismael). Confertncia: SanliaRO <le Chile, 
1922 ; - Vascombi (Pablo Alfonso). Ilialnria proftna de Israel, I. 1, 3" edition. 
.(Juito, 1921 ; — Vivisa de Streei. (E. du). Le Traiuaharien. An|;oulenie, 1922. 

M. Ed. Ci-AVE«y ollre 4 la bibliotheqae de la Soci^te : 

AvBqouBT (d"). Hisloria de la Revuluciim de ocluhre y cHinpaiU Hherladora 
(/e /Sif0-i2. Primera parte. Gua}ac|uil, 1920. ■ 

.M. Vio]«AiJD oTre a la hibliotheque de la Societe r 

Stbvbksos (Edward Luther^. Terrestrial and celestial i/loltes;' their hislary 
andconslraciion including a consideration o/ Ikeir values as aids in the study 
of geography and astronomy^e w Haven , 1 921 , 2 vol . , 

M. CnADB:<AT offre k la hibliotheque de la Society : 

Angband (I>.). Lettre sur les antiqaiUs de Tiahuanaco. 

1* CK HivET olfre a la hibliotheque de la Sociiti : 

France-Amerigue. I'aris, n» 4, n" 10-89; — France- lilats-L'nis. Paris, 
I'^ann^e, n** 1-4. ' .^ ', 

M. Alfredo Abaoon olfre a la hibliotheque de la Social* : 

Codex Fejerviry-Mayer, manuscrit mexieain pricolombiendts Free-puhlic 

Museums de Lirerpool (M liOtf), public en chromopholographie par Ic Due 
de Loubat. Paris, 1901^ , 

M. Augiiste Genin olfre & la bibliotfiique de la Societe : 

PaVAnBL (Antonio). Uonumenlos del arte mexic ano antiguo. Berlin, 1890, 
3 vol., in-fol.; — Dupaix. AntiquiUs mexicaines. Paris, 18.'U, 2 vol., in-fol ; 
— PsiiAnEL (Antonio). Sombres geogrificos de Mexico. Mexico, 1885 ; — 
Blblna (Eustaquio). Arte de la lengua Cahila. Mexico, 1890; — Rosa (.\gu8- 
Un de la). Estudio de la filosofla y rigueta de la lengua mexicana. Guadala- 
jara, 1889; — QuiBTASA (Agustin de). Arte de la leiigua Mixe. Oaiaca, 
1891 ; — QuiBot YoLcfecEL (Bernardino de Jesus). La eiiseOanza nahuatl. 
Mexico, 1889; — Ri>co» (Antonio del). Gramitica y vocabulario mexicanos, 
1595 ;reimpresi6h de 1885). Mexico, 1885; — Aibjabdbe (Marcelo). Cartilla 
hoasteca. Mexico, 1890; —El Murtdo americano. Paris, I. II, sept. I B'fi-ao At 
1877; — Gramitica- Je la lengua tapoteca. Mexico, 1886; — Basaileiqik 
(Diego). Arte del idiomt tarasco, atlo de 1714. Mexico, lliS6; — Estadlstica 
general de la Rep&blica mexicana. .Mexico, 3* annee, n° 3, 1887; 4« aaaie, 
n' 4, 1897 ; 5* annee, n° 5, 1890; 6' annie, n°6, 1892; 8" annde, u» 8, 1893; 
9* annee, a° 9, 1894 ; lO* annie, n* 10, 1896; — Boletin demografico de la 
Hepiblica mexicana. Mexico, 1" annee, n» I, 1897; 2" annee, n' 2, 1898; — 
Boletlu semistral de la Direccidn general de esladlstica de la Republica 
mexicana. .Mexico, n" 10, 1892 ; — Ceiiso general de la Repahliea mexicana. 
Mexico, 1897-1898; —Ano«rio M<a(J/j(i<-orfe U Republica mexicana. 1897. 
Mexico, 1898 ; — flo/e/f« de agricallura, minerta e industrias. Mixieo. 
1" annie, 1895, n" I, 5;2' annie, 1892-1893, n" 3, .i, 7, 11, 12; 3' annee, 
lS93-1894,n" 1, 2, 7;(f annie, 1897, n"6;— Informet y docamenlus relali- 

Soci^t^ tiat Americ»iialn d< Paris. ^^ , 



2,">8 vtutit DB-s A MtmrAmsin dl pabis 

vos dcnmeicomieriory exterior, aqrmillariiemdusiriu M6«ioo, n" 2, 4, 

.-., ItW., n<- 8,U. l->, lt>, 17, 188«, ii"' ii -J") 2H, 1887, n" 31,33, 3j. 1888, 

— Memnnn presenttdn al Congrtso de Ii I'ludn par a< SecrtUrw de EtUdo 
y del Dcyiatho de I omenta. ^tomi«<-nln, Indmlnt y Conereio de U lUpii- 
blua mexiCHRa Me^iu) rf«ccmb>e 1876-noveinbre 1877, 1877; d*cembre 
1877-dcLcinbre 1882, 3 vol, 1885, janvier 1883-juin 1885, t. I, 11,111, V, 
1H87 , — Vemnrla que preieni* al Congreio el Lie Manuel Ramtro Rabio, 
Secielann de bitado y del Despacho de Goberiiacion Meiico, 1" dicsmbre 
l88<-,«) juin 1886, 1887. — Aqencia mercaalil de la Heoublica mexicaiia. 
MemnnaestHdIslua M^x.cct 1,1890,1 II 1891 , I. HI, 189J , - JtfemorMrf* /« 
.Setrelti la de hacienda al Congreto de la Vmon Miwoo, 1885-1886 ( 1887), 1886- 
1887 1888', 1887-l888-(l8'.tO), 1888-1889 '1891), 1889-1890(1892); 1892-1893 
( 1 893), — 11l-to i-Emiliaiio) ^ftadtslira de la Hepublica mexuana Aneio ntim 
3 i la Memona Je hacienda del ano econAmicn de 1877 a 1878, t. III. MAxico. 
1880; — buBLAN (MiTOuel). //i/ar mg qnenl Miniiiro de hacienda pretenla al Co n- 
greso de loif-Ettadot Unidot mexicanos sabre el empriitito conlratado en 
Europade L.J 0500000. M^iico, 1888; — .tfemona que el Secretario de 
Justiciai Inslruccion piibtica presenta at Cangretode la Vnidn. Mixioo, 1871- 
1873 (1873); 1" Janvier 1878-15 septembre 1881 (1882) ; 16 septembpe 1481- 

i 15 septembre 1883 (1864); 1" avril 1887-30 novembre 18^ (1889); ^ 
Congreso nacioiiat de Inslruccton puhtica. Mexico, l'"s««8ion, 1889 (1889); 
■2' session, 1890-1891 (1891); — Memoria del Gobernador del-Ett*do^e~ 
Suevo Ledn. Monterrey, 2 vol., 1891, \89b; — Memoria del Gibernador del 

■ Eslado de Veracruz j./ai'^. Mexico, 1883; Jalapa, 1889; Xalapa,: 1895 ; — 
.Vemoria d^l Gobernador del Estadode Guanajuato. Guanajuato, 2 vol., 1883, 
188^; Morelia, 1896; — Memoria del Go^nador del Estado de Tlaxcala. 
Tlaxcala, 189-1; — .Memuria del Gobernador del Estado de Michoacan de 
Ocampo. Morelia, 1895; — Memoria del Gobernador del Eslado de Morelos. 
Cueraavaca, 1882 ; — Memoria del Gobernador del Estado de Mixica. Tola^a, 
189-1 ; — Memoria presgnlada par el ciudadano Secretario de gobiermt Licen- 
ciado Carlos Maria Gil al XV Congreso del Estado de Tamaulipas, Vibtoria, 
lS9l'; _ DiuES (.-Mfredo). Elementas de zoologta. Mexico, 1885 i — Caliloga 
de tut frulos. ralces y luhircttlosque se producen y expenden en el Estado 
de Michoacan de Ocampo. Morelia, 1893 ; — CoAa mexicana. Mexico, 1896 ; 

— CAdigo postal de las Eslados Unidos mexicanos. Mexico, J_884_; ^ Orde- 
nanza de aduanas marllimas y fronterizas de los Eslados Unidos mericarios, 
1 898 ; _ .Vo/iciaj sobre el movimiento marilimo de altura y de cabotaje Ktbido 
en los puerlos de la licpiiblica mexicana en el ano fiscal de iSS7 i iSSS. 
.Mexico, 1889 ; — Movimiento df transporles marttimosy terrestres, «/lJ> fiscal 
de 1 1193 A I S94. .Vlex^o; 18115 ; — Amonedaciones e introdacciones de metales 
precinios i las Casa! de moneda. arto fiscal de IS ST A /S ^5. Mexico, 1889; aHo 
fiscalde IK9.'ia I S94.>Ae%ico,\S'M; — Casas de moneda. Xoliciasdeacuilaciin 
e inlroduceion,de metales/en el ano fiscal de iSSi a /^S?. Mexico, 1883 ; — 
Informe que la Comisidn para el estudio de los medios mas adecaados. par* la 
deilnicciiin de la langosta rinde a la Secrelarta de Fontcnto. Mexico, 1883 ; — 



. " ''. ACTE8 IJt t.A SOf:i£TE 2il'J\ 

Letf Itinera y teifMe imimesto ti In mi/Wia. 'Mexico; 1802, 1894 ;. — ■ EIsen.w.wn 
(Krnsslo).. Ali/unas ohseroaciimes at ciidigo ile ininerla, Mexieo, ISOi; ~ /,i'^ 
vrginica de la Inslrucciiin /iiihUca. ("lUiulalajara, 188'J ; -^•Doiunieiilds relaliias 
a Uu obrat ilel piierlo de Veracruz. Veriicruy, 1882 ;— Hani feslaciiii que los 
representantes de Chiapas en el Contfrem itaciotiAl^hacen/ con motiDo del 
estado actual de las relaeionesy cuestiim detimiles entre Mexico y 'Guatemala. 
Mexico, 1881; — ' fnstrucciunes para ^i veri/icaciun de pesas y medidas. 
Mexico, 1896; — Imlrucciones y formSarios que da la Tesoreria general di: ' 
la Federaciin, para la co'niabilidad de las pagaduras del ejercilo y armada 
nacional. Mexico. 1887 ; — Memoria de los Irabajos ejecutajos par el Coiisyo 
superior de satubridad en el ailo de IS 95. Mi^xico, 18»7 ; — Apanlet hisliiri- 
cos del anliguo conveninde San Diego de Morelia. Morelia, 1895 ; — Leyes 
y reglamsntos sobre Inslruccidn primaria, preparaloria y profesianal, vigenles 
en el Ettada. Monterrey, 189i ; — KamIrez (Xgaacw).' Libra rudimeiijlal y 
prog resivo para la enseAanza primaria. Mexico, 1881; — Memoria del Secre- 
tario de la Junta central de agricuUura.' San Salvador,"^ 1884 ; — Vei.Kz'"' 
(Daniel ^.■}. Caniideraciones bigienicas relativaa a la vis t a del niiio en la' 
escueta. Mexico, 1889; 4- Ley reglamentaria de la Inttruccidn pi'iblica en- el 
t'slado. Cbihuahua, 1893; — Sish»a (Juslo). Compendia de histaria de la 

anliguedad. M e xico, 1880; ^Ibhreba (-Rafael). Iniciativa sobre disolacion- 

del vinculo del matrimono por causa de adulterio. Mexico, 1883; — Di'az 

(Aguslin). Indicador general de ferrocarrilei mexicana s. Mexico, 1888; 

fteviila latina-americana. M6xico, 12' annie; t. XV, n" 14," 30 ma i 189t); — 
llevista general de los progresos de las ciencias medicas en Europa y 'Ame- 
rica. Mexico, l",annie, n° 1, !5 avril 1886; — Boletin de la Sociedad- «}i/n- 
chei Oropeza ». Oriiaba, I. 1, 1884, n" I, 3, 4, 5. ^__^ 

Sur la propbsition du Conseil, M. Vebneal, est (fiomme President de la 
Sociili, en remplacemenl de M. Vignaud, deccde ;'M. G^itan, tice-presidcnt ; 
M. HivET, »ecr*laire general: M. o'IIarcoubt, secretaife general adjoint ; 
M. ViLLANUEVA, membre du Conseil. V ^ 

■ .: \" ■ / 

M. Vebtoau prononce ensuite le di.icours suivant, a I'occasion de la niorl 
de M. Vignaud : 

Depui's que nous n^nious sommes r^uiiis, la Society des .Americanisles de 
Paris a 6prouv6 la .perte la plus douloureuse qui pouvail Tatteindre : notre 
cber President, Henry Vignaud, est decedi le 1(5 septembre. 

11 y avail longtemps d4j4 que noiis n'avions pluslasalisraclion de voir Henry 
Vignaud parmi nous, car ce fut le 3 juin 1919 qu'il vint pour la derniere fois 
occuper le faxiteuil d'ou il dirigeail nos discussions avec une bieuveillance, une 
amenity qui lui avaient valu TalTeclioude tousles jneinbresde noire Sociele. Mais, 
si nous etions prives de sa presence, noire pens^e allait toujours vers lui. Nous 
ne pou'vions oublier ce bon vieiliard qui, avec une abnegation dont nous lui 
garJei-ons "une profonde reconnaissance, avail accepK^ la lourde liicbe de sauver 
du naufrage la SocleU des Americanisles de Paris au moment ou, elle elail 
menacee de sombrer. Tout autre aurait pu hisiler; Henry Vignaud n'eut pas 



2H0 SOUMI OLS AMEKK.AMsrhK Dk. TARIS 

un insUnt d'hcsitalioii. II a vu le devoir h rcmplir et ce fut un motif sufriianL 
pour Ic ddlenuiner k accepter tin poslc, ccrtainement tres honoriHque, mais 
qui, avuiit loul. rcclamnil un (^rand d^^ouemenl. Or, poured homme de bicn, 
qui, duraiit touLe son exihtence, a ele un modele de probile et de labour, m 
devoucr pour la science^n'ctail paa un -tarnfice. 

J'ctai'j a Matseille, ou j'avais a remplir la fonctioii de jurd d I'l'^xposition 
colonidlr, lursque s'csl produil Ic fulal evenemeiil. En apprenanl la tritte 
iinu%ellc, j"ai eprouvif une double peine : je perdais en Henry Vi^maud un ami 
<i qui j'avais voue une proronde aireclion.et, en secnnd lieu.jc me trouvais dantt 
1 iiiipoisibilito de liii rendre les derniers devoirs ei d'etre voire inlerprcle en 
rendaiit hommaf^p^i la menioire du cher dispani. M. Henri Cordicr, qui Tut le 
planner «.ccnitaire f^eneral dc iiotre Societe, elait d'aillcurs tout qualilid pour 
rt*tr.'it.'(*r. de\diit la loinbe dc notic IVeMdenl, la vie du f>avanl qui jouisbiiil de 
rcAliine de tous ceux qui Tavaicnt approchd Cotte vie, vous la connaiisse? el il 
cs{ prcsque superflu de vous la rappeler. 

Il^enr^ Vignaiid etait n& a la Nouvelle-Orlcanf;,' le 37 novembre 1830^ aa 
r.iniille etait orif;inaire de la Provence. En IStM)* lorgqn'cclala 1^ guerre de la 
Secession, il pnl nettcnienl parti pour les r'taLs du Sud, Avec son tempera- 
ment genereux, il n^ pouvail se contenter de manifester par la plume ou lu 
parole son int^ret pour la cause qu'il avail embrasftee : il a'enrAla dans Tarmde 
coufederale. Kn 1H6*2, quand fut prise la Nouvelle-Orl^ans, il r^ussit a s'6chap- 
per et vint se r^fu^ncr en France. 

Jusque-la, il is'etail dedie i, la litterature el au journalisme, el il devinl le 
principal redacteur du Memorial diplomal iff ue^ce-qm \m permit de reun i r de 
precieux documents sui- Cliristophe Colomb el la d^couverle de I^Am^rique.^ 
A dater de ce monienl, il nc devait cesser jusqu'a jon dernier jour de s'effor- 
fcr (le projeler de la iumiere sur des evenements qui avaienl ^t^ relates d'une 
rii^on souvent pen conforme a 1^ verite. 

Chercheur inraligable, poussaiit les scruputes jusqu'aux dernieres limites de 
ta conscience, il fouilla lea iirchiye8,'Con8ulla les ouvrag'es publics, qu'il passa 
au cribie de la critique, et, pour avoir loujours sous la main Jes documentit 
necessaires, il se constitu^ line riche bibliolheque, au milieu de laquelle il avail 
la joie, a Bagneux, de passer les dernieres ann4es de son existence. 

Kn IH73, l*uinnistie decretee par les Elats du Xord lut permit d'enlrer k I'am- 
bass^de des ELals-L'iits en quajil^ de deuxjeme secretaire. Sa ponctualite, son 
integrite, son ardeur au travail lui conquirent I'estime g^n^rale. M deviot pre- 
mier secretaire, puis fut charge d'affaires & I'ambassade. I^s serWces qu'il ren- 
dit dans ces divers posies sont inappr^ciables ; aussi, lorsqu'il prit sa retraile, 
en 1909, fut-il nnmme conseiller honoraire de I'ambassade, en mime temps 
que leGouvernenienl de la Republique fran^ise lui oclroyail la croix de (irand 
oflicier de la l^^gion d'honneur. 

Inutile (le VOU8 enumerer ses nombreuses . publications, en grande parlie' 
consacrSes a d^truirc tes l<^gendes qui s'^^laient crudes autour de Coldmb. Kn 
1911, il^faisail parailiv jeux forts volumes sur VHitloire de U grande enlre. 
{irise de / /J/.?, duna 'lc»quelH ilsiivtulr^ndense les r^sullalade ses longucs et 



ai:tkh Di: la sucihtis 



2()l 



laboriauBes'recheix'hes. Mais auparavanl, el depuis c-clle t'poque, il livra a l<i 
publicilAun jjrand nombre de savanlea eludes qui atlirerenl sur Itii ratleiUioii 
de rinstitul : a deux^ peppiws, TAcad^mie dcs Inacriplions ct Belles-Lellre^ 
lui dtfcerna de ilatleuscs rtcompensM. Kn 1920, celle AcaAdmie voulul lui don- 
ner un lemoijjnage de sa haute estime en le nommantcorrespondanl sans quil 
edi pos^ sa cnndidalure. 

Lm ann^es n'avaienl en Hen diminuc I'ardenr au Iravail de noire iminenl 
Presidenl ni son profond devouemenl h la Sociile (Jes American isles de Paris. 
Vous n'avM pas oublitS la louchanle lellrc qu'il m'adressa Ior8C|ue nous avons 
celibri le 25' anniverhaire de la Tondalion dc noire SocicH^. Ke jour ou, pour 
lui leinoigDer noire gralilude. nous ftomiDes allea lui |)orler nlQsvu'UX ill I'occa- 
sion de sa 9i\* annee, nous avons pu constaler une fois de plu8la""|^late ou^l ' 
nous avail rescrvde dans ses aiTections. II y a quelques niois, il nous adivssait 
pour noire Journal, le dernier jndmoire que nous publierons de lui. Mais, it ue 
cobsiderail pas sa Iftche coinme achevt'o el il avail encore I'espoir de meltru 
lademiere main a un ouvrage qu'il avail depui's lunglemps sur Ic chanticr. 

La mort est venue brulalemenlnous enlever le plus z6le, le plus devoue,'le 
plus sympathique. lb p^us aim6 des Tondaleurs de' la SocieViS des Am^ricani^les 
de Paris. Des ouvritfrs de la premiere ,heure, nous ne restons plus que scpl 
actuellemenl. I^s meiUeurs onl disparu, mais nous ne les oublierons pas. <le 
*Bero toujours un litre degloirc pour la Society d'ayoir eu a sa tele des bomnies 
comme Ernest Hamy el Henry Vignnud. 

Ell voire noni 6 -tous, j'atlresse un s ouvenir t'mu 6" la memoire d'Henry 
' Vignaud el I'expression de nbs plus sinc^res el plus alTeclueuses conHob-ances 
^ sa Tamille eplorie, qui le ch^rissail aulanl qu'8 1 la ch^r i sBaH l ui-m^me. — 

M. Andri Lafabgub prononce, au norh dc la municipalil^ de la Nouvelle- 
Orleans, rallbcution suivunle • ^ • 

Mes chers (^ollegues, 

C'est une mere qui vous demande un instant la p»!rmis^ion de se courber 
avec vous sur la tombe d'un'de ses fils les plus illuslres, G"est la LouisiaiiL\ 
anciciine terre de France, loule embaumiie du parfum de ses Grangers et de 
ses magnolias, comme Fa si bien dil ie po6le, qui vient rendre hommage aux 
grandes-qualit^d d'esprit et de cceur d'un enTant dont elle se plait k iuscrire If 
nom en caracteres ineflTai^ables sur les pages de sa belle bisloire. Car nious n'ou- 
blions pas que celui donl nous avous accompagne la depouille morlelle jusqu'a 
sa derniere demeure, il y a quelques semfiines 6 peine, lout en elant des votres, 
toul en ayanl v^cu presque toute sa vie de labeur inlegre et d*c\eniple iaspi- 
rdteur en terre de Prance, ^tait n6 sur les rives du vieux Meschaceb^, « le pere 
des tleuves *, & la Nouvelle-Orleans, m^tropole el fille ain^e de la douce et 
gracieus« Louisiane. 

Henry Vignaud, voire disttngtn* President, n'oubliatt jamais qu'il avail vu le 



2fi2 SOCftrt DES AMtBlCAMSTER IIB PARIS 

jour dans b ville d i Cpoissiint, dans une conlrie que carcsscnt con«tamment lea 
brises teitiperees d*s Iropiques el oil Munon, nous dil la Idgende, a l«iss«, en 
mourjini^ un peu, de sa grice et de son charmc imp^riasablc. 

A jusU tilfc celui qui preaida anx desthiiies de voire Socicl* pendant de al 
k.ugues auiites el avec une si haule compdienoe, ilail fier de sa ville nalnle. 
II s'asBociail de grand cipur 4 loules les manifestation* organiseea en Thonneur 
de ses coinpalrioles, mais son bon el fin visatre relletnit une joie plus intense, 
!, Uluminait d'un sourire plus cordial lorsqu'il s'agissail d'honorer ou d'accla- 
mer un de ses concilojcns de sa ch*re lA>uisiane. II suffisail d'annoncer k . 
lenlree de son hospilaliere dcmeure quo I'on elait de la Nouvelle-Orleans pout, 
que Ic vieillard illustrc el affable vinl a vous les deux mains lendues et vous fit 
senlir des>.debul que' vous etiei le bieuvenu. Four lout I.ouisianais, le 
numero 2 de la rue de U Mairie, a Dagurux, elail un petit coin du sol nalal 
transport en lerre de France, ou on evoquait avcc joie le souvenir de la Mere 
Palrie et de la grande vdle que jadis fonderent avec lanl d^ courage el de 
vaillance de cirur les enfauls des plus vieiUcs families de France. 

Henry Vignaud a\»il du resle v6cu assei longtemps en I,ouisiane pour dire 
penetrc de rinlluence uttachanle el poetique de celle regiondes filals-l'nis. II . 
ilevail souvenl s y reporter par le souvenir el rico nelui scmblail plus agreable, 
ii ilmqfle fois qu'il reiiuontiail des Louisianais, que do Icur parler avec emotion 
el affection de s,i ville nalale el des incidents qui avaie nl mai-gu^ sa j.eupe88e 
iirdeiile el cnergique.- En.palriole louisianais, il avail nieme fnilli payer Be sa 
vie son grand atlacbemenl a sa terre nalale el i la cause quelle ' defendil si 
h(--ro i(iu'e m cnt ?i ' I'ep '^l 'e o" les Sndi sles .clferchaieril a alTermir leur ind^- 
pendiince. On sail qu'atr mepris des plus grands dangers el avec eel esprit 
d'iniiialive individuelle el de haute conception Ai devoir qifi le caraclerisait, 
il n'avail pas liesite a cnlreprendre une iSche il la fois des plus difficiles et 
lies plus pcrillcuses. Son filal lui en sera toujnurs reconnaissanl el ses 
ronciloveiis n'oublicronl p^is les services efllcaces qu'il a rendus en cetle 

OCCilsilMl. 

Je ne me suis pas donne pounnissibii de retracer ici.ia vie ft Tojuvre de voire 
ilefiiiil Presideril.dont vousavei toys su apprecier la grandeur, la bont^ d'Sme 
(^t in profoiide erudition. D'aulres inlinimenl plus competents que moi out d6j6 
(Hi cl ecril t#ulcc qui pouvail metlre en relief el enchSsscr dans le sou venir la belle 
el Hiouhliahle ligured' Henry Vignnud.Je n'ai voulu en ccs-qiielques mots que 
r.iire ressorlir uu des Imils sailianls de la vie de mon regrelte et illusLre conci- 
lovou : son amour lout special pour |e pays qui s'honore de Tavoir vu naitre. 
(!esl dans^cet esprit, c'est parce que la Louisiane le pleure avec. vous que Son 
Kxcellence le flouverntur de mon Klat et le Maire de la Nouvelle-Orlians, que 
j'ai eu I'honneur de representer aux fun^railles de voire defunt President, 
m'onl prie de vous apporler ici, dans cette enceinte oil sa figure vous elail 
si familiere el si chere el oil il presidail a vos reunions avec lanl de bontd et 
^^ science, leurs condot^ances et I'expression 'de leur plus.vive aympathie. 

M. V'er^e.\l- decril en quetques mots la collection niexicaine que M. G^nin 
vicnl d'offrir au .Vlusee d'Kthnographie dli Trocadiro. 



ACTE8 DE LA SOClfiTe 263 

M. Ci-AiiiB rend comple sommairement de» travaux du Congres des Am^ri- 
c«ni»U»,de Rio, auquel il a asaisli comma delegue do la Soci^le. 

M. Rivrr exposeTes risultals de retudf qu'il a faile, en collaboration avec 
M.ArsaQdaux, de« objeU metalliques de la Collection Genin. 

Sont nommei meitibres titulaires k I'unaninnite : " 

L'lnslilul ethnologique de Bratislava, 'Mgr Manuel Maria I'olil Lasp, 
MM. \ictoi- Severe, Paulo .Io»i Pircs Broridao, Enrique 1). Tovar y H., le 
general Pascual Orlii Rubio, Augusto F. de Pulidb, Alberto de Villegas, Ocla- 
viano Couttoleiic, Hermann Beyer, Carlos Romero, I'abbe Canulo Flores. 



La seance est levee a 18 h^^res 15. 



SKANCE DU b DECKMliliK Ht22. 

Pheside.nck de M. \'bb>e.\l, phk.hidbivt: 



l.e prcices-verbal dc la derniere seance est lu el adoptti. 

M.M. .\rciniegas el Clavelin s'excu-ienl de ne pouvoir assistec a la seance. 

Le S e cn i laire g e n e r a l annonc e la-niort du Prolosseur Ed. aeler. membre 

d'hnnneur dela Sociile, survenue le 2;; iiovembre. Cetlc niort sera douloureu- 
sement ressenlie dans lous ies milieux scienlili«{ues ori-le-suvanl prufe..i8eur avait 
su, parson caraclere el sa science, s'allirer I'aireclion el le respect de tous. A 
I'unanimit^, la Soci6t6 prie son Presidenl d'cxprimer a M"" Seler ses profonds 
sonliments de condoleances. 

.M. Rivet annonce qu'il a refu I'avis qu'uiie subvention de 3000 fr. a 
ele accordee k la Societe pour rimpression de son Journal par la Caisse des 
recherches scientifiques. 

La correspondance maiiuscrile compreud des Ictlres de remerciement des 
meml>r«s recemnienl elus. 

La correspondance imprinice contprend les ouvruges suivants : 
American anlhropotogist. .Menasha, new series. I. XXIV, n" 2, avril-juin 
1922 ; — American Journal of archaeology. Concord. N. II. . t. X\\'I, n" 3, 
juillel-seplembre 1922 ; — Anales de la SocieJad cienlifica aryenlina. Buenos 
Aires, t. XCIV, fasc. 3-4,sept-oct. 1922 ; — Archiv /Hr Anlhropoloyie Braun- 
schwBig,neUQ Folge, I. XI.X, fasc. 1. 1922; — flii/o.i. Mexico, t. IV. n"' 186-- 
189, aoiJt-seplembre 1922; — Holelin de la Acadcmia nacionalde la hisloria. 
Caracas. 1 1" annee, n" 19, T avnl 1922 ; — Bolelin de la Union panamericana., 
Wasbington, ddcembre 1922 ; ^ Cultura venezolana. Caracas, 5' ann6e, n" 41, 
septembre 1922 ; — L'f:cho du Mexiqae. Paris, 1" aiinec, 1921 ; 2' annie, 
1922, n"' H-14, 16, 21 ; — France-Amirii/ae latine. Paris, n"" seria, 13' annee, 
n" 1.11, novembre 1922; — The Journal of american folk-lore. Laniailer et 



<; 



26i SOCiti* DBS A!i<:iii(;anistk.s de pakis 

Xcw Vofk, I. XXXV, n» 135, j»iivier-inar« 192i; — Memoriu i/ Hevitl* Je la 
Sociedad clenllfica - Anionic Ahale ». Me»ico, I. Xl.l, n" 1, juillel 1922; — 
Men el Coloniet: Paris, 24* annce, juin 1922 ; — ^Va^iiral hinlory. New York, ^ 
I. XXII, n» 5, sept.-octob. 1922; — Pelermannn Milleilangen. Goiha, / 
fi«' annee, seplembre 1022 ; — Phynit. Buenos Aires, t. Ill, n" 15, .11 dteemhre 

1917 ; _ Prn-eedings of Ihe American anli<iuaiian Socieli/. Worcester, new , 
series, I. XXXI, part 2, |921 |I922: ; — liaam i/ l-e. Madrid, I. 64, fasc. 4, /-< 
decembre 1922 ; — HevisU de (a Faciillad de Lelrai v Cieneiat. Habana, > - - 
I. XXXII, n" 1-2, janv.-juiii 1922 ; — Revue anlhropolaijiqiie. Paris, 32* annie. 
n"'9-IO,'8epteinbre-oclobre 1922; — La /leviie de la Corse. Paris, 3" annee, 

n° 17, sept-oct. 1922 ; — ttevae de FAnteriquc laline. Paris, t. I, n" 2-3, 
fevricr-mars 1922 ;.t*. Ill, n" 12, 1" decembre 1922 ; — LlJniverso. Florence, 
3' ann«c, n° 10, oclnbrer^H»22— 

/i/)il/i/ej siii.i/)(ico»-.!«Are e/ Ealado de I'nehla. Pueblo deZaraijoia, novembre 
1901 ; — Barbioa (Jos4 T.). KI Tlanepai/urlile, IK«« ; - Castm-u) (Ignacio H. 
del). Bibliografla de la imprenia de la Camam de dipaladot. 1913-1915. 
Mexico, 1918 ; — Gahcia (Demelrio S.). A'»/)afla en .Mexico. .M6xira, 1920: — 
Gniap6lllicaymililar[deEspaAa]. 1821 -. — Inauguraciundela Hihlioleca nacio- 
naldeMixico, abril i de IS84. Mexico, 18HJ ; — I.e Contk (Hene). Lagiogra- 
phie de •Tlitam. I,e Mouvemcni geographiquc. Kruielles, 35' annie,' n° 4B7 
12 novembre 1922, p 6i;i-622; L'imiqratio n des a lloqenei dam I'Empire alle- 
mand. La France nouvelle. Paris. 6- inaic , 1922, p. 340-.344 ; La colonitalion 
pruitienne en Palogne. Ibid., p. 313-310; — 1.s.in (.Nicolas). Nolai de las 
leccioMt orales en la Kicuela nacinnal de hihliol ecarios y archiveroi. Mexico, 

1918 ; Iluellas humanas impreias solfre ruca en el lerrilorio mexicano. Misico, 
i92\; Supercitenciai pr^colomhinas. La pinlnra al aje , de Uruapan [Michoa- 
can). America espaflola,' 1921, p. 332-339, 412-418 ; C«(ariiia rfe San Juan 
y ia^hiMDoblana. Mexico, 1922; El sanio desierlo de Cuajimalpad desieria 
de loi /eoncSSUexico, I92i; — /.lave de oro, paraabrir laspuerlas delcielo. La 
regla y ordeiiaciones de las monjas de la Inmaculada Concepciin de Nuesira 
Seilora U iladre de Dioi. Keimpreso en Mexico, 181."> ; — to t/ue deben saber y 
praclicar lot cati'ilicos mexicanos. Mexico, 1913 ; — .M'BN*(Ram6n).*.7AoinAr«</e 

. ElPedregaU de San Angel. TIalpan, D. B.-; — Momtoya Y-pLo» m (J. B.). — — 
Tiliribies y Sinufanaes. .Medellin, 1922 ; — Mohalks (Jos^ D.). El yepaeihaitl A 
yeriade/ zorriHo. Mexico, 1872 ; — ObbkoA!< (Luis Goniilei). /.e»preoor»ore» (/« 
la iWe/wm/cnci'a mexicana en elJiff/o.YV/. Paris, 1906; — OaTizRuaipfPascual). 
Ilitlorla de Michoacan. Morelia, 1920; — Palacios (Jose C,.). La Virgen de ■ 
ladias.Epora colonial, l400-IS!l.J.CaViacaa,l9\8:— Pe«alta (Santiago M.). 
Aniropoloyla. Aa lalLa mitilar argenlinat Buenos Air^s, 1922; — Rbviua 
(Manuel G.}. El lenyuaje popular y el eradilo. Mexico, 1921; — BiosAaCB* 
(Francisco R. de losi. Puebia de lo's Angeles y la orden dominicana-. Puebia, 
l91o! 2 vol. ; ^ RoDsiGiiiiz r Cos (Josi Maria). Carta abierta at Sr. doctor 
b. Luis E. Baiz o sea caeslidn de actualidad sobre el' sisiema objelivo. 
Mexico, I3S3; — Sal-j^-)!! Somossv (Josephl. Uidicaci6n de el oraculo salomor 
nico, para perminenle ctttio de el area santa.ytus mysterios. 16W). 



ACTBS UE LA SOCI^Tt 



26!i 



M. I.e \y Cawtvh pr^seiiteel oommenle I'n manmcrit judicixire inedit 
mexictin de liSt (cf. Jourml, I. XV, p. 75-81). 

M. le U' Felix Rbo«aui.t Tail une cominunicalion »ur £a Pathologie des 
tncieru Peruvient d'apret lei poleriti pricolombteniui. - - - 

II prexente i celte occasion des photographies in jdiles de poteriea p*ruviennca 
du Muaie de Madrid, repr««enUnt dea pathologiques, en parliculier des imlivi- 
dus.alleinla de ul*. 

Sonl priaenlda commo membrea tilulairea : 

MM. Alfred Methaux, parM.M. Lcvj-Bruhl el Rivel; 
Alfredo Ca8tki.ij»no», par MM. Capitan cl Hivel; 
C. Medina Ciiihitos, par MM. Posada el Rivel : 
E. M.\BTinitz Lopez, par MM. Posada el Rivet ; 
le Ct Henri Dehiau, par MM. Verneau et Kivel ; 
Uniberto Julio Paou, par MM. Capilan el Rivel ; . 

Iji seance esl/lev^tl 18 heurea.tO. 



SRANCE du 3 JANVIER 1923. 

PaKSinENCK DE M. CaPITAN*, VIOE-PB.ESinBnT. 



I.a procte-verbal de la pricMenle 8&ince esl la et adopte. 

1^ correspondance manuscrile cornprend une lellre d'eicuse de M. Verneau, 
et des leltres de remerciements des menibres receuiment ^lus. 
■ M. Rivel donne lecture de la lellre de remercieinenl que M'"" Seler .i 
envoy^e au Pr^ident de la Soci*t4, en reponae aui condoliances que celui-ci 
lul avail adress^es. 

II donne lecture de I'adresse que TAcadimie' nalionale d'hisloire de Bogota a 
envoyee au' President 6 roccAaion de la morl dc M. Henr y Vignaud^ Celte 
adresae a ili vot^e sur la proposition de .MM. Posada el Kivas. 

M. Rivet fait part k la SociW du don de 1.500 franca, fail par M. .Marcou, 
pour la reliure dea ouvragea de la Bibliolheque. La Soci^U vole des remer- 
ciements au g^nireux donateur. 

^. \a correspondance imprim6e comprend : 

Academia naclonal de citnciai. MUcehnea n'fi.Crtrdoba, 1922; — ..American 
anikropologitl. Menasha, new series, t. XXIV, n"3, juillel-septembrc 1922 ; — 
Analei de ta Stcrelaria de i-omonicaeionet y obratpublicat. Mexico, 2* serie, 
n' 5, novembre 1912, n° 6, dicembre 1912, n" 8, juin 1913 ', V sirie, I. I. 1919, 
t. Ill, 1921, I. IV, 1921 ; — Analetdel Maieo naeimal de arijaeologla, histo- 
ria y etnografla. M6(ico, 4* sArie, 't, I, mai-juin 1922; — Annual Report of 
the board «l Iratteet for the year 19H. Field Museum of natural history. Chi- 



266 SOCl«Tt DE» AM*WCANI»TM DK PAKIS 

naRo, Keport stpies, t. VI, W I, Janvier mi-. — Biblo: Mexico, t. IV, n-* 190- 
■^mi 9 16 23 sept. 1922 ; - 'Botetia d» U Actdemi* nactonal lie cuiicut «n ■ 
Cordoba (ttipMU^ argenlint), I. XXV, t»K. i, 1922; - liolellnde U Aca- 
demU ntctanal de hiiloria.Qailo, I. IV, n" 10-11, man-juin 1922; - Bokltn 
. de la StcreUrIa de comanictcionei y obru piiblicat. M*iicd, Steembn 
lOil ; —Boletin delaSociedadgeogrifieade La I'az, 30" annie, n» 55, Hvrier 
1922 ; — Bolellii de la SocMid geogrifica de Lima, t. XXXIX, l"et 2« Iri- 
meslres 1922 ; — BoUlIn de la UnUn panamericana. Wa.hington, Janvier 
iQi's ; — Baletln del Masto nacional de arqaeologia, hiiloria V einografla. 
Mexico, 4- »irie,l. 1. julllet-seplembre 1922; — Bofe/in trimeitrat de etUdietica 
de la Cittdad de Asuneidn, Repnblica del Paragaai/, 8' annie, n" 39-30, janv.- 
juin I9i2; — Balletint e t Mimoirei de la Sociili danlhropologie '^r ^*'"'*- '' 
serie, I. II, 1921 ; — Caftora venezolana. Caracas, 5* adnee, ii" 42, octobre 
1922; — Deulsch-mexikanitche Rundschau. Munich, 4" ann«e, n" 5^, dov.- 
d««mbre 1922; — ElDiario. Caport, 22 aoflt 1922 ; - V^choda Mexique. 
Paris, 2' annie, n° 22, 1" decembre 1922 ; — £'<Anoj. Mixico, V tine, 
t. [, n'< I, nov. l«22-janvier 1923 ; — France-Canada. Paris, n'" sirie, 
13' aonee, n» 132, diccmbre 1922; — France- AlaU-Uni>. Paris, 4« annie, 
n° 46; decembre 1922 ; — La Giographie, Paris, I. XXXVIII, n' 4, 
noverabre 1922 ;' — Humanidadea. La Plala, t. IV, 1922 ; - Memoria de la 
HeTrelarta de cnmunicacinnei y oir«j piblicas. eorreiponlienle al periodo- 
tr ansc nrrid n df <" /ffjnlin de i»1ia SO ^e junto de 1913. Mexico, 1920 ; - 
Ki Mexico antiguo.Mexxo. I. I, n~ 10-12; novembre 1922;— Proceedings of 
the american philosophical Society. Philadelphie,- !. t.X l, n° 1 , 1922 ; La — 
flaia, revisla inlernacioiial. Santiago de Chile, i"ann4e, n" l,mai 1922. 

lluKTrnGTOH (Archer M). Collection of spanisK documents manuscripts in the 
British Museum published in facsimile. New York, 1903 , — Informesde las 
depen'dencias de la Secretarla de comuiucaciones y obras piiblicat del 1 1 de 
abnl al 3 1 de mayo de 19i0 y durante el gobierno interim del C. Adolfo de 
la Huerta. Mesico, 1921 ; — La Contb (Reni). L organisation administrative , 
des colonies /ranfaites. Le Mouvetinent geographique. Bruxelles; 35" annie, 
n» 50, 10 dicembre 1922, p. 682-685; Population el commerce des, colonies 
franfiises.md.: a' 52. 24 dicembre 1922, p. 709-716 ; L'Organiiation admi- 
niilralive des co'onies frinfaises. Ibid.. 'n° 49, 3 decembre" 1922, p. 666-672 ; 
n«51, 17 decembre 1922 p. 691-698; — Memoria histdrlca, ticnica y admi- 
nistraliva dcUi obras det desagAe del Valle de Mixico. I 149-1900. Mexico, 
1902,2 vol. el I aflai ; — Nobubiskiold (Eriand). Deductions suggested by the 
geographical distribution nf some postcolumbitn words used by the Indians 
ofS. /Imenca. Comparalive ethnographical SCudies, t. V. Qoteborg, 1922; — 
Obrat del d'esague del Valle de ifixico, 1 album, ». I. n. d, ; — SrivgiisoM 
(Edward Luther). FacsiniUt of Portolan charU belonging to the Hispanic 
Society of America, with an mlroduction by — . Publications of the Hispanic 
Society of America, n" 104. New Yort, .1916. 

M. A. Mtruui oSre i la bibliothiquede U SocitU : 

Arte y diecionario qgaaehua-npaHol cqrrajHo y aamenlaJo por lot RB. 



ACTES OB LA SOCltrt 267 

PP. tiedenioriatas »l qae en 160S pnblic6ei Bvdo. P. Diego GonzAlezSde Hol^ 
jrtf/irt. Lima, 1901. 

M. L£vr-Biii;ii|., apres ua compte rendu sommaire du Congres des America- 
nisle^ de Rio de ^^nerio, raconte le voyage qu'il a fait en Am^rique du Sud a 
t ravers le Br^sil, la R^publique Argentine, le Paraguay, le Chili, le Perou et lu 
Bolivie. Celle communication est acco^mpaga^e de projections. 

Sont npmmia comme membres titutaires : 
MM. A. M^traux, A. Caslellanos, C. Medina Chirinos, K. Martinez Lopez, 
-Qt Henn Demiau, limberto J. Paoli. 

Sont present^s comme membres titulaires : 
MM. Adolfo de Hostos, par MM. Capitan el Rivet ; 
Kdouard Champion, par MM. Verneau et Rivet. 

La seance est levee k 18 heures 30. 



SKANGK DU 6 FKVHIFH <923: 

PKliKlOSNCE DE M. CaI'ITAN, VICEM'RESIDENT. 



Le proces-verbal de la derniere stance est lu et adopl^. 

La correspondance m.inuscrite comprend des leltres d'excuses de MM. \'er- 
neau et Le Gonte. 

La I'orrespondnnce imprimee comprend : 

The Academy of natural sciences of I'hilailelphia. Special I'ablicalinn, 
n' 1. Philadelphia, Itii'i ; — L'Amfrique laline. Paris, 4S" anniSe, n'"« serie, 
n" I, 7 Janvier 1913. n° J, U Janvier IW.t, n» Ji. it jaiivier 1923; — Analer 
lie la Sevrelaria tie comuuicaciones y ohras piihliras. .MeiicoT^* serie, n" 7, 
janvier-mars 1913; 3" sirie, I. I L' 19-20 ; — Anthropological Papers of the 

American SInseiim of natural history. New York, t. XXIII, part V-, 1922; 

Archil- fur Anihropo'ogie. Braunschnei;;. ii""' serie, t. XIX, fasc. 2-3, |1)23; 
— lioletjn de la Secrelarla de comunicacinnes y obras piiblicas. Mexico, 
seplcinbrc-novenihie 1921 ; — Boletin de la ( nion panamericaiia. Washington, 
revnci- 1923 4 — Roletin del Centra de esladios americanislaa de Sevilla, 
9- iinn.-c, n" ,")8-59, 1922; — Ilallelin de la Sociite de giographie de Quihec, 
I. X\l, ii».'), novembre-d^cemhre 1922 ; — Deultch-mexilanische Rundichtu. 
Munich, 3- annee, n" 4, octobre 1921 ; — L'f:cho du Mexique. Parii, 3' aaaee, 
n" 23, I" janv. 1923; — Field columtian Museum of natural history. Chicago, 
Anthropological series, I. VI, n" 4, 1917; I. XV', n» I, 181&, n*2, 1917, n'S, 1919; 
Ileport series, t. V, n» 5, 1920; — France-Ameriqn. fnit, a"" tint, 
14'annee, n" 133,janvier 1923 ; — Frtnce-6tati-bnii. Paril, 5* annte, n« 47, 
Janvier i923 ; — 7'Ae geographical Review. Ntw York, Janvier 1999 ; La 



268 • »Orl*Tt DE« AMEniCAmSTES DE PARIS 

Giographie. Paris, I. XXXVIl'l, n» S, JJcjenibie 1922 ; - r.litben. Meddc- 
Unden ulgivna av GeneialstaBens lilografiska Anslall. Slockholm, ri" l-S, 
nclobre-decembre 1922, n". 1, jaiivier 1923 ; — MeddeleUer nm GrSnIahil. 
CopenhaRue. t. Ml, 1952 ; Tillaeg til femle Heflc, 2. Udgave, 1922 ; — /.e 
.tfiueon. Loiivain, I. XXXV, cahiere 1-2. 1922 ; —Sataral hhlory. New York, 
t. XXII, ii» B,^ no'.-dcccmbre 1922 ; — Pelermaans Milleilangen. Gotha, 
68' annee, oclobre-novembre i»i^-,— Pfoceedin<ft7oftheAmeuc*nphik'o- 
phical Sociily.. Philadelphie. t. I.XI, n" 2-3, 1922 i — Rtvin y Ft. Madrid, 
t. LXV, fasc. 1-2. janvjer-fevrier I92.S ; -r- llevitta de U Univenidad. Teguci- 
galpa, IPannec, n«8, aout 1921 ; 12" annde, n" '2-4, Kvrier-avril 1922; — 
flet'iie anlfiropologique. Paris, 32' ann^e, n~ 11-12, nov.-d«c. 1922 ; — Hevue 
de lAneriquelaUne. Paris, 2' annde, t. IV, n» U, 1" fevrier 1923 ; — Hevue 
d'elhnojraphie el des Iradilioiu poputairet. Paris, 3" ann«e, n' 12, 4' Irimealre 
IW2 ; — Selaneoi, migmaoi tolnatlj'>J C^* Memager Micmacj. Uistigouche, 
P. Q., vol. II, n° 5, mai 1921, u"' 13-24. janv.-decembre 1922, n° 25, Janvier 
1923. 

.Alvabkz (Manuel Francisco). Larnhrat de argailectara en la Amirica lalina 
yen tos Esladot Ij'nidns de Amirica. Mexico, 1921 ; Lat fachadaf de lot edi- 
ficios y la helleza de las ciudadei. Mexico, 1921 ; — Brilhh Muieum Guide In 
Ike Maadslay Cnllection nf Maya tculptarea (calls and orig inals ) from Central 
America. Oxford I'niversily Press, 1923;— Bubn (Hafael <le). Conorimi««(oi 
nceanograficni de Inn primerns naeeganlea e>paHole$. Conferencia dada en San 
Sebastian con motivo J e l. IV Cenl ^nario de la vuelU al mundo par Juan Sebas- 
tiiiii del ("ano. Publicacinnes de la Sociedad de oceanojtra fla de Ouipiiicoa, 
seplembre 1922, 38 p., in-S" ; — Dalos robre lot puertoi de la Repiiblica en lot 
morales, Galfo de Mixico y Ociano pactpco. Mexico, 1909: — Giul v 
Pkhbira. .MinenlaciAn y oceanogra/la. Conferencia dada en Sau Sebastian con 
molivo del 1\' Centenario de la vuelta a\ mundo por Juan Sebastian del Cano. 
Publicaciones de la Sociedad de oceanografta de GuipAicoa, septembre 1922, 
19 p.. in-8° ; — Les iles Saint-Pierre el Miquelon. Eiposition coloniale deMar-, 
seille cie 1922. Sainl-Pierre, 111 p., in-8« ; — NoRu»N»Kl6Lb (Erland). Die BevSl- 
kerungsbewegung unler den Indianern in /lolivien. Petermaiins Milteilungen. 
Ciolha, t. LXIII, 1917, p. 1118-112.; — Pa.ili (Umberlo Julio), // m elalturgista 
spagnolo Atfaro Alonso Rarba da Vitt \ Lepe (1569-1663). Archivio di 
sloria della scienM. Home. t. Ill, 1922, p. l,.">n-168 ; — ScuiLLta (Rodoffo). 
lUiadrns caUurales de la Iluaxteca. Revista de revistas. Mexico, 24 d^embre 
192J, p. i\-i^;7.nr rprachtichen VerwandschafI der Maya Qu'itid mit den 
Carih-Arnac. Anlhropos, t. XIV-XV, 1919-1920. p. 4«5191 : The ethnological 
and linyuistic position of the Tacana Indians of Bolivia. American anthro- 
pologist, new series. I. X.VIV, 1922, p. 161-170; — Sk.itenac (J.). Ventre- 
p*'>l frignrifiyue de Saint- Pierre {iles Saint-Pierre et Miquelon). Saint-Pierre, 
l.'i p., in-8" ; — Wieser '.l.eo). Africa and the discovery of America. Phila- 
delphie, ,1920-1922, 3 vol. 

,M. F. H, HARRiso.'^oirre a la bibliotheque de la Soci^te : 

CnaiAT flsidor H,), Repressed emotions. Londres et New York, 1921. 



ACTES DC LA lOCltTt 269 

Monsieur Mapliiicl Mumsct olTre a la bibliotheque I'ouvragc auivant <(e son 
fils, lai pcndanl la gaem le ft oclobre 1915 : 

Mo^KBT (Paul-Louin). Lt Californie tt lei grandi de»erl» ainiriciiai. Paris, 
1922. 

M. Kivel aiionncc qu'il vieill de recevorr confirinalion du Ministere des 
AlFaires l-Urdngires, que les cent aboniieinenta aniiscrits par co dernier seroiil 
maintenus tntcgralemeiit pour I'annee 1923, 

M. Rivet fait part de Tintiircl qu'il y aurait pour la Soci^ti k adherer ii la 
Federation des Sciences naturollds ; cette proposition est adoptee i Tunanimite. 

II propose que la prochaine siance de la SdciiU soil uiie AssembUe g^ai- 
rale, cette assembliie slatulaire ji'ajrant pu avjoir lieu en Kvrier. 



M. le L'-Col. Lakglois fait eijsuite une communication sur Deux cartet 
dOroiice Fiiu de 1531 i 1536 (cf. Joprnal, t. XV, p. 81-97). 

\t. M^TiAUx relate d'une fafon fort inleressante le voj'age qu'il a fait dans la 
region de Mendoza (Republiquo Argentine). Cette communication est accom- 
pagnee'de Ires belles projections. 

Sont nommes meinbres titulaires ; 

MM. Adolfo de Hostos et Edouard Champion. 

M. llABaison, ancien gouverneur general des Philippines, piir MM. Reinburg 
et Rivet ; 



M. Emilio Obtiz ub /kvallos, par M.VI. de Cr6qui-Montrort et Rrvet. 
La seance est lev6e a 18h..30. 



SliANCE DU 6 MARS U>23. 

PsisiDBNCB DE M. CaPITAI«, VICB-PHU8IUKKT. 

(Assemblee ginirale) ~ 

I,e proces-verbal de la rlemiere seaoce esl lu et adopts. 

La correapondance manuscritvcomprend des lettres d'excuses de MM. V'er- 
neau et de Kergorlay. 

\-^ correspondance imprimie comprend : 

American Journsilofnrckneologff, Coacord, t. \XVl,n'* 4, octobre-decembre 
19'2*2 ; — L'Amirique Utine. Paris, 43* aonee, nouvelle i^rie, n° 4, 38 Janvier 
1923, n°5, 4 fevrier 1933, n" 6, U T^vrier 1933, nO. ISf^vrier 1933; -r Angles 
del Mateo de Li PlAia. Secciun antropologica, l-II, 1896-1997; Seccioo de 
arqueolof(ia, l-lll^ 1890-1893; ~ Anthropo*. S>-riabriel-M6dling. t. XVI- 
XVII, 1921-1933, fasc. 1-3; — BibliotecA de M$toria iwct^l. BogoU; t. IJ, 
1903.1. IV, 1905. l. XI, 1915, I. XII, 1917, t. XIII, 1914, t. XIV. 1914; 



270 sinitit uKs a«£hiuni!>tes de rAms 

-^ Hole II n (tela I'nwn panamericana VVjshington, mars IMS; — Uoletin 
del Insliliilii lie invsliijactones httldricas. Bupuoa Aires. 1" annic, n°" 3-4, 
sepl.-ocl I'.tii ; — Holelln del Maneo nacinnal d<- arqueoloyla, htsloria i/ 
einografia Xleiii-o, 1" seric, I. I, n" 4, oitobre I9'22 , — Bureau of american 
ethnolagii llullcttn 70. Wanliington, l!H2 ; - Conlrihutiont from Ihe 
Museum of Ihe Ameritan Indian, l/ei/e fuundalion. New York, t. VI, 1922 ; 

— Cullura ivjieziilana Caracas, 5'aiince, n" 43, novenibre 1922 ; — Dealtch- 
meiikamiehe Rundschau Munich, 3' aimee, n* 5, novenibre 1921 ; — L'Ecko 
da .Veiique. Pans, 3' annie, n*" 23, 1"' mars 1923 ; — France-Amerii/ue. Paris, 
n'" aerie, n« 134, 14' annie, Kvrier 1923 ; — France-iilats-UnU. Path, 
.V annie, n" 48, fevrier 1923; — ta G^ojrapAi'e. Paris, t. XXXIX, n" 1, Jan- 
vier 1923 ; — Geogritphische Zeiisvhrift. I^ifizif;, t, XXVIU, 1922 ; 1. XXlVi 
1923, fasc. 1 ; — ytimoiret el comptet rendu* de la Societi royalt da Canada. 
OlUwa. 3' aerie, t. XVI, 1922 ; — Mitleilangen der anlhropalogUchen^ 
Ceielhchafl in Wien. I. LII, 5" eiW tmc., 1922 ; — The Uutettm Journal. 
Philadelphie, seplcmbre 1922 ; — milural hiiUWy. New York, 1. XXIII, n' I, 
janv.-Wv. 1923 ; — Ha-.in y Fe. Madrid, I. 1.XV, n- 3, mtr* 1923 ; — Htporl 
of Ihe Canadian arctic Expedilion, 19 iS-iH. OlUvia, vol. VI, part B, 1922; 
vol. VII, part.A-H, J-L, 1919 1922; vol. Vlft, pari .\7C7E7G^I7™r»-ltt'22; 
vol. IX, part A-E, G-H, .M, 1919-192,1 ; vol. X, part C, 1920; vol. XII, 
1923 ; — ReviiLade qeoqrafia colonial\ i mercantil. Madrid, I. XIX, n" 11-12, 
novembre-decembre 1922 ; — Reviala del Mateo de La Plata. Buenos Aires, 
I. XIX, 1" partie, 1913; I. XX, 1913; t. XXIV, 2* p«rtie, 1919; -^ Hevuede 
[.\mirique latine. Paris, 2" annie, vol. IV, n» 15, 1" mars 1923 ; — Hevuede 
ttntlitat de tociologie. Bruiellet, t. I, n~ 1-3, juillet-novembre 1922 ; — 
Skrifter utgifna.-af'^ian^h^humanistiska iVetenakaps-Samfundet i Upptala, 
«i7'XXI, 1918-1922; — Univeriidad de La P.lata. .Bihlioteca cenlenaria. 
Buenos Aires, t. I-VI, 1911 ; — University of California Publication* in 
american archaeology and ethnology. Berkelfey," t. XVfll, 1922, p. 1-285; 

— L'i'niverso. Florence, 3" annie, n" 12, decembre 1922 ; — Zeiltchrift der 
Gesellschafl fir Frdkunde zu Berlin, 1923, n" 1-2 ; — Zeiltchrift fur 
Ethnologic. Berlin, t. LIV, 1922, fasc. 1-5. 

.MnsTEs DE Oca (Jose (i.). Vn colaborador de Hidalgo. Mexico, 1922 ; -^ 
U>R(K. B.). Thirty-lhird annual archaeological Report 192I-I92S. Toronto, 
19-22 ; -s- Ohtiz (Fernando). Historia de la arqueologla indocubana. -Cuba 
conlemporaiiea. llahana, t. XXX, n" 117-118, septembre-oclobre 1922; — 

— Webkb (Friedrich). Zur .\rchaologie Salvadort. Sonderdruck aus der 
Kealschrift Eduard Seler. Slullgart, 1922. 

.M. Rivet rend compLe de la stance du Conseil. T . 

La situation financiere reste inqui^lante et necessilera encore une limitstion 
du volume du tome ^V de notre u Journal n. La situation morale de la 
Soci^le est aussi bonne qu'it est possible de le d^irer. . 

Sur 1.1 proposition du Conseil,' sent nomm^s : membre du Conseil, M. le 
Lieul. -Colonel L/t.vGi.ois, membre d'honneur, M. le (j^n^ral Rondos. 

M. Kivct aniionce que la Commission des prix de la Soci6td de G^ographie 
a deccme la medaiile d'or. Bonaparte- Wyse au Jo^nal ^e la Soci^td. 



ACTia DK LI ROCltTt 871 

M. Rivet fail part de I'adheaion de la Society i la Federation de« SciencM 
naturellea; li demands que cinq mambrea aoiont d«sigiii-B pour y rcpreaenler 
la SociAt* MM. Marcou, Kivet, Capitan, I^nglon et Claveliii »jnt noinmia, 
a eel elTel,. 

M. UivBT annonce que M. Marcou vienl d'ftrepromu oflicier de 1 Iniilruclian 
publique, et lui adreaae lea chaleureuaea f^liciuiions de la Societi^. 

M. le Conimandanl Dbbiau fait \ine commuiiicBtion aur Les caracleres geni- 
raqx de* Unguet Zoque-Mixe. ■ _'^- 

M, Kivrr fail emuile line rnnimunication rtir La nUUUnrgie amiruaine 
(of ,/ourna/, t. XV, p. 183-213). # 

Sent Dommte inenibres litulairea : MM. Harrison et Kmilio Onliz de 
Zevatloa. 

Sent pr^senl6s comme membres titulairea : < 

MM, G. Katnauo, par M.M. de Villiera ?t Rivet; : ^ 

A. L, Karsaea, par MM. de Villiers et Rivet ;, 

A. Benitbs, par MM. Keon et Rivet ; 

M. B.icMiii, par MM. Clavelin el Bivet ; 

M. Mariano Cobnsjo, ministredu P^rou, par MM. Villanueva et llivel. 
La «^ance est le«6e & 18 faeures 45. 



SEANCK DU 10 AVRIL 1923. 

PRBSiPBNfip DB M.. Capitan, viCb-pbesidb^t. . 

La proems- verbal de la derniire stance est lu el adople. 

La .coirespondance maauacrile comprepd une lellre d'excuse-de ^. Verne a u. 

La correspondance imprimie comprend : 

LAmeriquelMtine. Paris, n''^ aerie, n" 10-13, 11, 18 et 25 mars, I" avril 
I9'i3 ; — Archivot de U Asociacidn peruana para, el progreso de la ciencia. 
Lima, I. 11, fasc. I, 192-2 ; — Biblos. Mexico, t. IV, n" 193-194, 30 sept, el 
7 oct. 1923; — Bolettn de -historia y antiguedades. Bogota, I4'annee, n" 160, 
tjicembre;i922 ; — BoleUn de industrial. Mexico, I. -I, 2« ^poque, 19-22, n- 1, 
Janvier, n" 3, mars.-n** 4-6, avril-juifj, n*** 7-9, juillet-seplembre ; — Boielln 
de la Rtal Sociadad j«0(/rrf/Jf«. Madrid, t. LXIll (1921-1922), 3« et 4« iri- 
mestree 1922; — BoUlinde la Unida panamericana.. Washipglon, avril 1^33; 
— Boletin del pelrateo. Mexico, t. XfV, o" 3, septembre 1922 ; — Bulletin de 
la Sociele de giagraphie de Quibec^ t. XVU, n* 1, janv.-fdv. 1923 ; — Bulle- 
tin de la Sociiti nsuchAleloiie de giographie. Neuchdlel, t- XXXI, 1922 ; — 
CuUara venezolana. Caracas, t. XV^ n* 44, d^cembre 1922 ; — Deuisch-mexi- 



272 SOCIETt DES AH£l(ICA»ISTSa. DE.rARIS 

kanische Rttadichaa. Munich, 4* annie, n" 7-8, janv.-Wvrier 1043 ; — f'ranw- 
Amirique liiine. I'aris, n'»" serie, |^nn<e, mar« 1923; — Fnnee-C»n»da. 
Paris, n""" tine, 13" ann*e, aeplembre 1922; — Fr»nce-6uiU-Lnit. Paria, 
4- annee, aeplembre 1922, 5« annee,.nian 1923; — La Giognphie. Paria, 
I. XXXIX, n" 2, Kvrier 1923; — IntUluto Varnhagen. Etiatutoi e Hegimenio 
interna. Hio de Janeiro ; — The Journal of ameriean folk-lore: Lancaster el ' 
Sew York, I. XXXIV, -n» 1,34, oclobre-dtecmbre 1921 ; — The Mfeam Jour- 
nal. Philadelphia, I. Xlll, n° 4, dccembre 1922; — If A. Petermaiuu Mitlei- 
liingen. Gotha, «8' annee, deceinbre 1922 ; — Proceedingi of the american 
philosophical Socieli/. Philadelphie, t. I.XI, n" 4, 1922 ; — /iasia y Fe. 
Madrid, t. 65, fa«c. 4, avril 1923 ; — Report on the j>rogrett and condition of 
the Lniled States national Museum fur' the year ertdtny juiu 30, t9SS. 
Washingloii, T9ii \ '— Revista de geografia colonial g mercaidil. Madrid, 
I. XX, n" 1, Janvier 1923 ; — Hevista de la Faculladde lelras y cieneiae. 
Habana, I. XXXIl, n" 3-4, 1922 ; — Revue anihropologique. Paria, 33* anoie, 
n"' 1-2, janvier-levrier 1923 ; — Revue de I'Amirique Utine, Paria, J' annie, 
t, IV, n° 16, 1" avril 1923 ; — Revue de rintlitut de sociologie. Bruxellea, 
3' ann^e, 1922-1923, 1. 11, n« 1, Janvier 1923; — Revue d'et hnqgraphie el des 
traditions populaires. Paria, 4' annie, n" 13, 1" Irimflajro 1923 ; - Revue 
hispanique. New York, I. I., o" 118, decenibre 1920; I. LI, n« 119, fevrier 

1921 ; t. nil, n* 123. octobre 1921 ; — Universidad naeional de Mixico. 
Facullad deallos eitadios-: 'Personal directivo; Instituciones que con la Facul- 
tad coadyuvan ; Proijrama general; Horario; Ley camlilutuia de la facullad; 
Plan de estudios e investigaciones ; Doctorado en derecho y en ciehcias 
sociales ; Estudios de metodologlas especiales y de direcloret e inspeetoref. 
Mexico, Editorial Cultura, 1923; — L'fjniverst. FloreD<^, 4* ann^e, n" 1-2, 
1923;— Vmfr. Stockholm, 1923, fasc. 1. 

B<iAS (Krani). Tales of Spanish provenience ofZulli. The Journal of american ' 

rolk--lore, t. XXXV, 1922, p. 62-98 ; — Conmemoract^n del Centenario del 

nacimienlu de Luis Pasteur en la Facaltad de medicina de -la Itniversidad 

^ central Jet Ecuador. Quito, Imprenta naeional ; ^ — Escomel (Edmundo). Las 

Icrmasde Yura. Lima, 1921 ; Leishmaniasis y blattomicoiis en Anuirica. Lima, 

1922 ; — Estatulos de la Sociedad geogrifUa de Quito. Quito, Imprenta naeio- 
nal, 1922 ; — Habcouet (Raoul d'). La ciramique de Cajamarquilla-Niverta. 
Journal de la Social* des .*m«ricaniale8 de Paris, t. XIV, 1982. p.107-118; — 
Jeastom (Gabriel). Micon-France et Micon-Amirique. Le Micoir dijonnaia el 
de Bourgogne. Dijon, 3* annie, n" 24, mai 1922, p. 770-774 ; ^ La Contb (R.'). 
Colonisation el Emigration allemandes en Amirique. Journal d^ la Soci^t^ des 
Americ)aii»t». de Paris, t. XIV, 1922, p. 83^105; — NoBP««s«i^in (Efland). La 
moustiquaire est-eHe indigeneen Amerique du Sud ? Journal dela Soci^t^ des 
Amcricanisles de Pari., I. XIV, 1922, p. n9-126 ; — Rivar (P.). Biblio- 
graphie amiricaniste. Journal de la Socieli des Amdricanistes de Paris, I. XIV, 
1922, p, 263-296 ; — Tavb«a-.Acosta (B.). Nuevos vocabularios de dialeclos 
indigenas de Vtneiuela. Journal de la Sociiili dea Amiricanistea de Paris, 
t. XIH,. 1921, p. 217-232, I. XIV, 1922, p, 65-82; — TtitiJjmes A.), Tahltan 



- A.QTKB DB LA SOUtl't 273 

, '- ^ . \ ' '' '' 

/a/p'«. The Journal of tnierican folk-lore,' 17X^X1 V, 1^31, p. -2*23-253; 335- 
35^; — Viu.uM (Marc de). Documents «onc«rnanf Vhuloitk desJrftliens de U 
region orUnt^U dt Ut LoaiuMAe. J'QUrnal de la ^oci^l^ des Am^ricanisles dk 
Ririrf, I. XIV, l«22. p. 137-140. 
M. Livr-BaUHL offre & la bibltolh^ue de JaSoci^te left'ouvrages suivanU,: 
I^TciiAM (Ricardo £.). Cogtumbret moriuorint de lot IndioM deChile y olras- 
par(ei de Amirien. S^Ha^t 1915; Una €ttaci6n paleoUUcitUn Taltal. San- 
liago, 1915 ;-L4i captu}id»d guerrera de lot Araucana*. Santiago, 1915 ; BibUo- ■ 
gra/ia chUeaa de Ut cieneiaa antropotdgieas . I'* et 3" serieit. Sianliago, 1915 ; 
L'lta metrdpoli prthUiArica en la Amirieadel Sur. {Santiago, 1915 ; Notei on 
some ancient Chilian skails and other remains. Santiago, 1903 ;' Uiversos 
tipo^ de insignia lilica haltados en territoriq chileno. Buenos Aires, 1910 ; El, 
comercio precohmbiano eh Chile i olros paises de. America. Sanlia^o, IDOf) ; 
LoM Changos de la costa^ de Chile. Saniiago, 1910: Los eleinentos indigena^ 
de la raza chilena. Santiago, 191'/; Confereneias.sobne antropolofflUt elSst>logia 
y argae'ologla. SaatU^o, 1915 

M. Rivet {ait pari da la visi'te quM'a re^ue de M. Lanctdt, qui fait partie , 
d« la mission cbarg^e' de recbercher daiis nos archive'* des documents sur lb. 
Canada. M. banct;^, lors desoivprochain voyage au Canada, a'promis de Tdire ^ 
conipleler les series de publicalions cauadie'nneD de la bibliolheque d$ Ta 
Social*. ' ' ! 

II donne lecture d'une lettre du Secretaire perpt^tuel de I'lastilut histbrique 
et scientilique de Rio de Janeiro, olTrant le9*doubles de la bibliolheque de cct' 
dtabUssement k la Soci^tA dea Am^ricanistes, a la condition que le transport 86it 
fait par voie diptomaMque. Une demande en ce hens a t^te adress^ au Mliiisterc 
deit Affaires blrangferes. '„ 

M. ViLLANUBVA fait uDe communication sur Itollraf-et Veietuiard de Pizarre.' 
(cf. Journal, t. XVI, 1924). 

Madame d'HAHCovar fail une communication sur la Valeur respeblive des 
nolations directes el des phonogrammes en matiere de folklore musicnl. 

Sunt tiomine'f membres tilulaires : MM.Ki>ndud, Kroebcr, Benttes. liuchim,- 

SoQt pr^setUes uomme membres tilulaires : 
M. W. DuBSBBEG, par M"" Pomes et le IV Rivet ; 
M. le Pn.f. G. }.. Sera, par MM. V'erneau et Rivet; 
M. Pio Ramo!*, paf MM. C. Nimuendaju et Rivet ; 
. comme membre correxpondaiit : 

M. Max Funiiiis, secrdlaire perp6tuel de^ V InsUtalo. hislorico f> geiKjraphico 
hrasileiro, par.MM. l^vy-Rruhl et Rivet. 



La seance ettllev^ a 18 h. 30. 

Sociele deg Amerieanules^de I'aris. 



^7i siicietS ues AMiiRicANisfEs m: PAIllS : 



- : 'SKANCK DU 8 MAI 1923. ; _ , , 

PKE3nn;N(;H Di: M. he \"m.1,IKRS D.I* TKBHACiE, ARCHlVlSTE-BlBi-lOTHECAlRE; ._'__-_ 

],c [jfoces-verha! <]e la deniicre seance est lu-et )(tJopte- 

!.a (((riosnoiKUnce !*fi;inLiscrite coinpreiid des lellres d'excuiie de, \IM. \ er- 

MEAL', ji^AfltAN et dc M"** BaHNETT. 

La corres(>*)ndancc impi imee comprend : : , 

Acles di- la SocUiescien'li /i'fue ilii Chili. Sanlinjjo de Chile, t. XXX^lll'-i' 

I ijo:i ; __ ,,1 meric;in—Atilftnypnlnfjist Menasha, ). \\l\', n" 4^ ocO>bre- _ 

decembre !9"i"J; -^ Aniericiii Jimrnal (>[ archae>ilu</y. Concdrd, t. XXVIl, 
n" 1, ian\ .-m.arE IU'23 ; — Anierique Litine/VuriR, 3' an nee, n" 2, niars-avril 
1923; — I/Amerique laline, P^ris, n":' s^rief 43'' .atinee. ij"tl4, 8 avril 19:23; 
11° 15, I J avril 19-23 ; n" Ki. •}'} avril 19-23 ; n"^ 17, '29 avrli 1923 ; — Annies tie- 
la Sociedad ciehtifita arf/inlifia. )^iienf|s Aires,-!. >\(M\', fasc, 5.-(j, tiov.-ddc. 
19-22 ; —Annual lieporlvf Ihe Academy of natural .tciencex of PhUadelpRia 

for the year ending not em her 30 y iif'^l. Philadelphie. i9"22-; Sibliiyleca— 

de hisloria naciomfl. Bogota, L XV!. 1917 ; t. XXI, 1918; t. XXV 1 11 et XXX, 
1920-1921 ; — /iihlos. Mexico, t. IV. n<" 195-'l9t), 14-21 octobre 19*22 ; — 
linleiin de la real Sociedad geo{fr^/irif^\\a&riil\ I. I, XIV, \" Irinieslre 1923; 

— Unlet inde la I'nidn panamericana. Washington, itiai 1923; — Bolelin'del 
Deparfamentode saluhridad piUtlica. Mexico, T epoque, t. I, n"" 7-12, juillel- 
decembre 1921 ; t. II, n*' 1-6, jSnviur-juin 1922 ; — Botetin del p^troleo. 
Mexico, t. XI\ , n" 4, octobre 1922 ; '— Bolelln minero. Mexico, t. XIV, 
n° 2, aout 19'22; —^Canada. Ministere des mines. Commission g^ologique. 
Memoire 42, Serie anthropologique. n''-l. Ottawa, 1915; M^moire 45, Serie 
anlhropologique, n" 3. Ottawa, 1915'; M^oire 75, Serie anthropologique, , 
n" 10. C)ltiiwa, 1917 ; — L'tcho du Mexiqne. Pariti, 3" aiiii^q, n" 26," 1" avril 
1923' — Frnnce-Am^rique . Paris, n'" serie, n" 1*27, 13* annee, juiltet 192"2; 

— France- E tats- IJnis. Paris, 5* annee, n" 50, avril 1923, -- The geographical 
R'fvieir. New Yorli^t, XIII, n" 2, avril 1923; — La Giographie. Paris, 
t. XXXIX, n" 3, mars i*A^\ n" 4, avril 1923 ; — Indian notes and mono- 
graphs. New York, Museum of (he american liidian, Heye foundation : 
tii^SOj : Guide to the Museum, First floor., 19'22 ; [n''(Jil j : Guide to the \fuseum. 
Second floor, 1922 ; [n" 32j ; Guide to the collections from the West Indies, 
1922 ; 'n" 33 ; Aims and objects ttf the Museum of the american Indian, 

p/Ieye foundation, 1922 ; n"" 34 : List of publications of the Museum df the 
American .hidian, Ileye foundation, '.i" edition, decembre 1922 ; n" 35 : 
Kmvons (.George T.). Jade in British Columbia and Alaska, and its use by the 
natives. 1923 ; — Library ofJ'.i>ngre.ts. Beporl of the librarian of Congress 
and Report of the supenntcndcnl of the library building and grounds for 
the fiscal i/t-ar ewlimj juiu; 'iO, l^i'J'J. Washington, 1922 ; — Mifleilungen 



*cri s III iji sudi-Tt; 2/ 1 

Jer anthropolou.^chcn Insdlsch^l •ri \\>a, I Mil t.«.c 1-2. l'»23 , -/At 
naliomil .,eo,,r^ph,< \l.-„, izma Washington, I WVVIll, .." 0, <lecen,brc 
^920 ■ t. M.ll, "•" l-« i'Ji-! , t XI III, »■■ 1-.I, J^Hv -M.,.8 192.-), - /'<-/'"» 
„/ Me Peabotly Musi-am of ain«>...in an fiacohi/y and ellmohqy. llarv^id 
Univenity Ca.nbn.lge I, \, mt ,- Proceeding'^ i,( the Academy of tularal 
science, of I'hUadelph,^ 1 1A\I\ 10 -2, - lla:,.n y I e Ma'f;'J. ' '>^\1. 
fasc; 1, mai 1923 — flei is(a rfe i/pw/r.i/'iaro/oni.i/ 1/ nienunlil Mdilnd, I \\ 
n«2, fivnei I'U') ,— «^i lie </e / .Imerii/ue (adnc I'jris, 2' aniitc t V, 
n" 17, 1" mHi l'J2J - Rettti dt I hiilmre des rthytons Pans, t IA\\\ , 
nm- — llevue de tliulilut de snuoliKjie Bruxclle. 'f^dnncc l'):2 192t, 
I II 11° -2, mar<i I'tiS, - Ikviie hisp,iniqi{e Ne« 'i ork Pjiis, I I I, n" 120, 
avrillO'l' I MI ""■■ 121 122 jmn i.mll'Ul -StnUft y /%o/.i lOisU 
menou,-,! Bc-iiot.. 1" ....... ..'2 rc^..o. 192 1 , - S, W-,=c-r.» Acs Irc^.' 

rtr Volk.konde B,.sd I \\l\ f..-c 1-2 l<t2-2 - / mver.ibj of IlUno.s 
Studies ;,. the ^ncal men, e. I .b,.n,. 1 \ n° 1, ii.d.- 1922 , - /- ' nuoo 
Florence, 4' a.i.i.--e, u" .1, ihmT^ IJ_.1. , 

Callekaki (0. v.). L'urchilellura neW aiilico Messico. La Scienia per lull.. 
M.Ian, 30^ a-nuee, n« f), I mars I'.BIi ', - Casti:.,lanos (Alficdo). La presencia 
del hombre fmil en el pampeano medio del Vallc de los Bearles {Sierras de 
Cordoba), noletin de'la Acaileniia de cicncias de Cftrdoba. • Buenos .A.res, 
t. XXV, 19-22, p 369-382 ; .Scire on inslrumenlo ilseii del pampeano medio del 
^rrm/o'calaiii (alrededores de /■..»pera n:a, Profincia de Sanle Fe). .Anales 
del iluseo (Kicional de histoiia nal..ral de Buenos .\i.es. La PlaU, I. XXXI, 
1922, p. 465-469; — Clavei.in (P.). Observatio ns microscopiqaes du cheveu 
chezles Indiens de lAmeriyne du Sod. l.-Anlhropolog""- P""'- '■ XXXll, 
192' p 481-48S — CoiiDiEH (llenrii. Henry Vignaud. Journal de la Soc.ei.; 
de/Am'^ricanisle's de Paris, n'" serie, I. XV,< 1923, p. 1-17 ; - Hori-MANx- 
Kkatm (K.). Volkskundliche Bibliographie fir das Jahr 1911).' Berh.. el 
l.eipiig, 1922 ; — I,BOLlZA«I6^ (Marliniano). La voz « parejeru » y las carreras 
de la lltada. Buenos .^ires, 1922 ; Cenlenario del Dr. Juan Francisco Seyui, 
una de los hombres del Parana. Bue.ios Aires, 1922 ; El Irovero gauchesco. 
Bueiios Aire.-, 1922 ; La reitaoraciihi del himno argenlino. Buenos .Aires 

I'.y2 ; El bibUografo Antonio /.inny Buenos Aires, 1922 ; Al««««-LAb» 

lardo). La premiere croisie're autour du globe. Madrid, tl mars 1922 ; — 
ToRRi» (Luis .Maria). Lusestudios geogrificosy elnognificos de A:ara. Buenos 
.Aires, 1923 ; — Tuva» i H. (i;nrique 1).). La voz del mundo en el cenlenario 
'iei /'eru (/.''?/). Lima, 1922. , '' 

M. .Absanuaux ollre k la bibliolheque de la Socicld : 

Darahskv (L.). Das Department 7'a//a/(CAi7e). Berlin, 1900; — Sk.mpi!I. el 
M.cHEUi. La industria del lalilre en Chile. Santiago de Chile, 1908. 

Le D' Kivel annonce que le priji Angrand a ele allribue a M. Kriand Noi- 
- denskiiild pour »es beaux Iravaux sur rami.-icaiiianie. 

i:.ie (lemande d'echange adre»s.'-e par la Sociele d'anthropologie de Hong.ie- 
est accoplee. "^j^_^ 



27t) ' SdCier* DBS AMtriCASISTES DE PAm» 

M.le Hev. P4re Koe fait une trt» inlAressante communication, accompa. 
gnee Je projections, sor Lei Muiioni da Hmt Uaupi$ {Colombie).^ 

Sonl nommcs membres tllulajres : MM. Due.berg, G L. Sera, Pio Ramos. 
Est nommi membrecorre«pondant : M.Mai FleiuM. 

Sonl presenles comma membrea lilulaifes par MM., le Colonel Lu^ Acevedo 
el le CaiStaine d'Eapinay : ^ 

Colonel L.-F. Acavaoo, Director de la Bwiuela militar de Bogoti ; __ 

BiBLloxECA DE LA EBCUaiA UIUTAa DB BOOVTA ; 

BlBLlOTEC.A DEL EIITADO HATOa BENEBAL DEL EjteciTO COLOHBIAIia ; 

(■eneral Pablo EmilioEacoaAa, Intendente general del Ej^rcilo colombiano ; 

DcHleurGuillermo Gonzalei BauN ; 

Colonel EphraJn Rojas Acevkoo, coinandante del Begimiento de Ingenieros 
.. Caldas » k Bogoli; 

Dooleur Gerardo A»«ubla,- Director del Miiaeo nacional de Bogota; 

Lieutenant-Colonel Jorge Mbbcado, Regimiento de Ingeaieros « Caldai » 
ii Bogot.*! ; 

Docleur Tomaa Rubda Vabgas, Director del Gimnaaio moderno de-Bogoti^— 

General Joae Dolores Monsalvb, Secrelario del Mioialerio de Obraa publicas 
dp Bogota ; , 

Capitaine i'naBBs Duban. Estado^Mayor General del Ejircito colombiano ; 

M. le D' Gabriel Maloa, par MM. A. Aragon et Veroea u ; . 

M. le mayor Aguatin MaacAoo, par MM. A. Poaada et Ri»et ; 

M. Jose Gabriel Cosio. par.MM. d'Harcoart et Rivet ; 

comme membre correspondent ; 

M. Manuel Sebbano v Sake, par MM. Nordenakiald et Rivet. 

I, a seiince est levee a 18 heures 4.1. 

SKANCE nV 5 JUIN 1923. 

PrKSIDENCE DK M. VbHNKAU, PBliSlDKNt. ^ 

l.e ni oces-verhal <ie la derniere seance esl lu et adopld. 

I.n correspondaiice imprim6e comprend : 

/. Amrnque laline. Paris, 43' finiiee, n"" s*rie, u" 18-21, 6, 13, 20. 27 mai 
l'Ji;j . n I'i. i juin 19:23 ; — liiblioleca. de hUloria nacionttl. BogoU, t. XX, 
1917 . — Bihlns. Me\icn, t. IV. n" 198, 4 novembre 1922 ; — Boleltn de U 
SociedAJ geo/jraficA de La Paz, n" 39, 1" trimeslre 1913 ; n*' 51-52, octobre 
tt(20 . — liulelhi de U /Won panamericana. Washington, juin 1923 ; — Bole- 
lin mensual del Departimenlo del trabajo. Mexico, Secrelarfa de Induslria, 
Cnmercio vTrabajo, 2'epoca, t. 1, n" 1-9, janv.-sept, 1922; — lioleiinminero. 
.Mexico, t, XIV. n*; 3, sepl. 1922; — HuUettn de la Sociite de gdographie de 



ACTKll DE I.A SOCltTE 277 

Quihec, I. XVII, 11° 2, mani-avril 1923; — fJeuUch-mexikanisihe Hundtchnii. 
Munich, ^'annie, n" (HO, ivril-mai 1923 ; — L'Hcho du Mexique. Parii, 
3« anriie, n" 27, 1" mai 1923 ; — Elhnni. Mexico, 2» ipoci, I. I, n° 2, fevricr- 
avril 1923 ; — f naee-Amiriqae Uline. Paria, n""s*rie, n" 137, 14* annee, mai 
1923^; —France-Canada. Paria, n"' »*rie, n° 136, 14" annie, avril 1923; ^ 
Franc^ilati-Uni: Paria, n« 51, 5* ann«e, mai 1923; — LaGiographie. Parii, 
t. XXXIX, n" 5, mai \9i3 ; — Geographitche Zeilichrifl. I^ipzig, I. 'XXIX, 
1923, fasc. 2 ; — Globen. Stockholm, 1923, n- 1-4, janv.-avril ; — Indian 
notei and monographi. New York, Museum of the american Indian, Heye 
foundation, vol. Ill, ji'>2, 1920 ; — Ineenlaire det Ihret el documenis relalift 
a rAniriqae, recmillU el Uguit i la Bibliolhique lialionale par M. Angrand. 

Paris, 1887 ; — U^mtoni^baisym a, t. XXXV, cahi c ra 3-4, 1922 ; Nataral 

hiilory. New York, t. XXIII, n« 2, mara-^vril 1923 ; — Aewifa de geografia 
coioniat y mercantil. Madrid, t. \X, n'-S, mare 1923; — /?eoi»taum>er«<«ria. 
Cuico, 11* annee, n» 38, aeptembre lfl22 ; — Revue anlhropotogiqae. Paris, 
33'ann*e, n" 3-4, mara-avril 1923; — Besae de VAmiriqne taline. Paris. 
2" annie, t. V, n" 18, 1" juin 1923 ; — Hendiconti delta B. Accademia nazio- 
nale dei Lineei. Ctatse di acieme morali,iloricke e filologiche. Rome, 5" sSrLe, 
t". XXXI, faac. 7-10, 1922 ; — Rendiconfo delte teasioni dellitnvTtccademifjlFtlv 
leieme deirltlilato di Bologna. Clatte di icienze moraU. Bologne, 2" serie, 
t. VI, 1921-1922 ; — Reperloria hitUrico. Medellin, 3" ann^, n" 1-7, nov. 
1919-ocl. 1920; 4« ann«e, n" 1-4, avrrir922, n" 9-12, d«c. 1922; — Thirly- 
foarlh annual Beport of the Bureau of american lithnolo( i y lo the Secrelarif 
of the Smithsonian iMtitaiion I91i-I9l3. Washington, 1922 ; — Fifli/- 
lixth Beport on the Peabody Muteun of american archaeology and elhn»- 
logy. Harvard Univenity, IBH-it. Cambridge, 1923; — L'Universn. Flo- 
pence, I. IV, n* 4, avril 1923 ; — Washington ' University Studies. Muniii- 
nistic serie*. ? U>uis, t. X, n* 1, octobre 1922 ; — Zeitschrifl der Gesell- 
schafl far Erdlcunde 10 Berlin, 1923, n" 3-4, 

Bbtei (Hermann). The so called « Aztec calendar slone ». The Hiilse of 
Mexico. Mexico, avril 1923, p. 10-13 ; — Castellano 1 Castho (A.). Lou auten- 
iicos, Vll. Biografla del D^ Manuel Sulpicio Borrego. Maracaib o, 1 923 ; — 
CiP«lANi(Lixlio). Bicerche sulla rotula umana. .Archivio per I'antropolngia e la 
etnologia. Florence, t. LI, 1921, fasc. 1-4 ; — Lehmann-Nitschb (R.). Et grupo 
tingOlstico « flel * de la pampa argentina. Revista del Museo de I,a Plola, 
t. XXVII. 1922, p. 10-85 ; — RAiiaicii (Santiago), h'lemenlos de graniilica 
guechua. Sucre, 1901 ; — SaaBANo (.Antonio). Etnografla argentina. Pueblos 
indlgenas de la Provincia de Entre Bios. Parana, 1923; — TAVtHA-.AcosTA (B.),. 
Las provincias orientates de Venezuela en la primera Bepiiblica. Caracas, 
1923; — Tesu.lo (Santiago de). Bestau^Sandn del Estado de Arauco. Kdiciuii 
facAJmilar. Biblioteca J. Jij<Vn y CaamaAo, Publicaci6n I. Quito, l^S."); — 
TaojiB8TTi (.Alfredo). Etemenii di glottologia [suite). R. .Accademia delle 
scienze delFlstituto ^di Bologna, Classe di science morali. Rologne, Nicola 
Zanichelli, 1923, v p. 'et p. 317-753, in-S". 

Lc (ijnenil C:mdidn Mariano da Sllva Rondon oiTre a la bibliolheque de la 
Sociele : 



278 SOCltT* DE« *MtBICA»l8TE» DE PABIS 

Cuinmiisiu de linhas lelegraphicas ettrattgic*> dt Malto-Grotao <o Amazo- 
nai. PublicafSon" 1-59, 61-63, 65-68, 74 ; — Miisio Rondoa. Apontamenlot 
mbre os Irabalhos realizadoa pela Commhsiode linhas lelegraphicai alrate- 
gicus de MalloGrosso ao Amazonas sob a dincfto de Coronet de engeaharia 
Candida Mariano da Silva Dondon de 1907 a /9/5. Rio de Janeiro, 1916; 
— RoNDON (General Candido). Conferencias realizadaa perante a^ Sociedade 
rural braaileira, na cidadede S. Panto, emS1:dfjuthode19S0; em CniabA 
a 15 de dezembro de 1919; e em Piracicaba ; — Maoaiiiafs (Ainilcar 
Hotelho de). tmpretsoes da Commissio /London. [Rio de Janeiro, 1921];— 
Bondon, s. I. n. d, 

M. Rivet annonce que le prochain Con^r^s de I'Astociation francaise pour 
ravancement dea gciences— ^e-tientl ra du 30 juill e t au 4 aout, S.B ordeaux; ii 
demande que deux meinbres de la Soci^td y soienl d^l^gu^s. M. le Colonel 
Perrier et M. Bezagu Bont d6signes a cet effet. 

\ - . . ! 

M. Mabcol" fait une communication sur Le aymbolisriie da sUge k dossier 
Chez les SuhuA [cL' Journal, t. XVI, 19.24). 

M. DE ViLLiF.Rs dontie lecture de eon etude sur Le voyage-du-Bire-^du-Ruyeti--^ 
Louisiane. 

M. Dkmiau Fait une communication sur Quelques similitudes entre le?tahuaU 
et les langues caucasiques. 



Soiit nommes membres titulaires : la Bibltoteca dS la Kscuela militar de 
Bogotci, la Bibljoleca del Ksiado mayor jreneral del ej^rcito colombiano, 
MM. Colonel L. F. Acevedo, General P. E. Escobar, W G. Gonzalez Brun, 
Colonpl E. Kojas Acevedo, D'' G. Arrubla, IJeut. -Colonel J. Mercado, 
D"^ T. Rueda \'argarf, ~Gcn^rul J. D. Monsalve, Capilaiiio Torres, Duran, 
0. Malda, J.-G. Goaio et A. Mercado. 

Est nomm^ meiiibre cbrrespondant : M. Serrano y Sant. 

Est presente comme membre titulaire : ' 

M. Emilio GuTi^BBEz db QuiNTAwiLLA. pflT MM. E. D. TovHr et d-Hap 

La nea'nce en{ lev^e ii 18 heures. 



NEGROLOGIK 



MANliLL VICliNTE BAM.IVIAN 

Manuel Vicente-B.T mvttin c- rit iiioi I . i 1^ Paz. h la suil e j'u ne-^akiureuse- 

iiialadie, ie 7 aoOt 1921. 

\^, ie ISjuiii 1818, a Arequipa (Perou), oii sa famille se trouvait en exil, 
Manuel Vicente Balliyiin vint, des son premier age, en Kurope et fit desolides 
iHudes en Angleterre el en France. Plus tard, i| servit desecrdlaire a son p6re 
Vicenle Ballivian y lloxas qui recueillait des documenls pour son Archivo 
ftoliviano. C'est en foujilant les hibliolheques d'Kspagne et d'Anglelerre qu'il. 
acquit sa remarquable 6rudUion historique et g^ographique bup rATn6rique du" 
Sud, en particujier sur loute la region andine bolivienne et peruvienne. De 
retour eii France ei'i 1867, nu son pere fut. peu apres nomm^ ministre de 



Rolivie. il frequents la haute socielf^ parisienne et Ie monde politique, et fut 
re^-u a la cour. Ce contact avuc les plus hau tes personnalites, pendant cette 



neriode brillanlede sa vie, dont lialliviSn avail conserve un souvenir profond 
coiitrihua pui?*animenl a la formation de son esprit. 11 resta en France pendnnl 
Inule la guerre de )870 el ne renlra dans sa palrie avec ses parents que 
luelquos ann^es plus tard. Malheurensemenl, pendiinl Ie? troubles politiques 
aui avaipnt igile la Molivie en leur absence, la niaison paternelle avail ete 
pill^e et les documentu recueillis avec tanl de patience avaient et6 d^truils, 
alnrs que seul Ie tome I de VArckivo boliviano avail paru. 

Noinini secretaire parliculier de son oncle, Ie President TomAs Frias, Bal- 
Iivian nccupa eel emploi de 187.j a 1876, annee ou il epousa M^^An gel a Otero . 
Successivement, il fut ensuite premier inlerprete du Minisl&re des affaires-^ 
^trang^res, in-ipecteur de ta province de Oniasuyos, professeur a TL-'nivcrsile 
de La Par. l".ii 1886, il fut charge de I'elude des limites enlre la Bolivie el Ie 
Pecou, pour laquelle il ctait remarquablemeol prepare par sa profond e con- 
iiaissance des archives. Kn 1803. il fut nomme sous-delegue national dans la 
region encore si nial connue du Madre de Dios et du Pnrus, et en !895,'pr6fet 
i)ii Beni ; enfin, en 1806, ii fut place a la tele de la Oficina de inmigracidn, 
entaJtslica y prnpagnnda geografica, dont Ie Boletfn est eonnu de lous les 
am^ricanisles, et lor.squ'en lOita^ fut cpe6 !e Ministere d'agricullure et des 
colonies, 6n.y annexa Ie service tpie dirigeail Balltvian el on Ie nomma secre- 
taire dV'lal d'agricullure et des colonies, fonction qu'il" occwpa peii^^nt 



280 BOCl^ft bEfl AMtniCAKISTeS DE PAKia 



qualre ans. Qblig^ ninrs pour cles rainons d« politique intirieure de ddnn«r m 
demission, il reprit la direction de VOficin* et U garda juaqu'A sa retraite, en 
decembre 1016. 

Pendant ces vingt ann^es de sa vie, Ballivl&n truvallla sans relAche k faire 
connaitre son pays irexlerieurel ft en inventorierles ricbeiMt etaussi k vjilga- 
risep parmi ses compalriotes les travaux Merita par de« savanU ilnngtn aur 
la Bolivie. Grfice a lui. les oeuvres de Brinlon, de Bandelier, de. Heath, de 
Markham et de tant d'autr«s savants furent traduitesen espagnol. C*eat 1 Itii. 
egalement que La Paz doit son Mus4e national. En'fin, comme President de la 
SociedAti ge6grificA~de La Paz pendant vingl-qiiatra aoSf de 1897 i sa mort^ 
il dirigea les travaux de cette institution avec un grand eeprit acientifique. 

Ballivian repr^senla son pays dans maitatcn ma nifesla lions scientifiques 
inlernaLiqnales, comme d^l6gu<^ au 4* Congris acientifique pan>am<ricain de 
Santiago de Chile, comme pr^ident du Comitd central bolivien de TExpoaition 
internattonale Panama-Pacifique, puis comme commissaii'e g^n^ral de Bolivie 
k celte exposition. Ce Tut lui encore qui prepare le Gon grfes dee Am^.ricanistes 
qui devail se reunir k La Paz en 1914, apris la session de Washington, projet 
que la guerre ne permit pas de r^aliser, et c'est k celte occasion qu*il organisa* 
avec le concours de A. Pusnansky. le M usee d'arch^ologie, d'ethnologie et de 
pr^histoire de La Paz. 

L'atTabilil^ de Ballivian 6tait £gale & son sav^ti r. Persoonel l emen t , j' ai eu 
souvenlrecours k lui pour pbtenir des renseignements 6u dee copiies de docu- 
ments sur les Indiens de Bolivie. Toujours, meme k la veille de sa mort, il 
repondit a mes demandes avec une cordiality touchante. Tous les voyageurs 
qui ont s^journ^ ou pass^ k La Paz ont pu appr^cier le charme de son accueil 
et la solidity de ses connaissances. Modeste et bienveillant, il aimak k rendre 
service et le faisait avec une bonne grAce parfaite. Notre Soci^t^^pe^d en lui un 
de ses amis les plus sinc^res et les plus fideles. Hlle s'associe de tout coeur aux 
re^^rets unanimes que la mort de Ballivian a provoqu^s parmi ees compatrioles. 



P. RiVBT. 

EDUAHD SELEIV 

La mort d'Eduard Seler, survenue le '23 novembtje 192*2, enl^ve k la science 
am^ricaniate I'un de ses plus ^minenls repr^sentants. Seler 6tait en efTet le 
maitre incovlest^ du mexicanisnie, anquel il avail consacr^ la pliii grande 
parLie de sa vie laborieuse, et avait public de remarquables travaux sur la 
pluparl des regions americalnes. 

Ne le ^ decembre 1819 a Crossen a/0., Seler fit ses etudes secondaires k 
Berlin ; il passa ensuile k FUniversit^ de Breslau puis k celle de Berlin. II 
s'occupa d'abofd de bolanique, de mineralogie et de pal6onto|ogie, mais son 



S..>iiii I'l-- Am.! i'i. \Msii--.- Ill- Pai<i:S: i^'r^i 



-^—- UtANi.iii-: \': 




fttcnoiJOGiti S^^ 



go&t nature) le fVrU bienlol vers ram^ncaniAme, oijciilation loule sponlan^e, 
qui lie fut d^termin^e par Taclinn d*aucuii maitre ; coinme i) le disait lui-meme 
volontiera, il fat en effete dans la Bp^ciahU qui devait rilluslrer, un aaioJi- 
dacle. Seler dibutu comme profeflwur au Gymnaae Doroth^e de Berlin [llu 
l«r oclobre 1876 au I*' avril 1879). Sa sant^ ^branlee 4'oblige8 k celle ^poque 
ft un repos rclalif ; jl vecut successivement dans sa ville natale, k Trieate el a 
Breslau, coiisacranl ses loisirs forces 6 I'^lude de la linguislique, noUnnmenl 
du sanhcrit el i la traduction du livre de de Nadaillac : Les premiers homines^ 
qui ful son premier grand travail. A Taulomne de 1884, il put reprendre la vie 
active et entra oomme aqsiliaire acientifique aa Mu^^c d*eihnpgniphie de Berlin^ 
od.il devait faire toule na corriAre. II y fot en effet ■ucce^sivemenl adjoinli 
directorial (l" avril I892-I" avril 1900), chef de section (19 juin_1903}, et 
directeur de sectidir(30 juin 1904). 



Le30aoflt 1887, Seler passa sa these de doclorat en philosophic A Leipzig 
sur le sujet suivant : Da$ Konjugaliottssygtem der Mayaaprschen, puis it fiit 
admis au droit d'enseigner D la* Faculty de philosophie de Berlin, le 27 juih 
1894, apres pr^sentatiou de son beau travail intitule : DU mexikanischen Bild- 
erhandachrif ten Alexander von Hamboldf* in der koniglicken Bibliothek 
za Berlin. Enfin, le 3 novembrc 1899, il fut nom m6 professeur de languea^ ■ 
d'elhnographie el d'arch^ologie am^Hoaines a la mem'e Faculty (Kondnlion du. 
due de Loubal). 

Comme tous les vrais elhnologues, Seler senlil trfes vile la n^cessitd d*alter 
^tudier sur place leit civilisations auxquelles il consacrail ses recherches ; 
c'est ainsi qg'i! fut amen^ k visiter peu S peu iout e I 'Ani^rique . Au co u rs dy 
divera s^jours au Mesique, de seplembre 1887 h mai 1888. de seplembre^ 1895 
k oclobre 1897, de Tautomrie 1902 au printemps 1903, de septembre 1904 a 
Hn Janvier 1905, d'ao6t 1906 k octobre 1907, il en explora patiemmeiit toutes 
les provinces el acquit sur le terrain celle profonde connaissance de la linguis- 
tique, de I'ethnographie el de I'arch^ologie qui apparail dans tous ses ecrils. 
En avril 1910, it se rendji ft Buenos Aires ft I'occasion du Congr^s des Ameri- 
canistesj qui se r^unissait cetle ann^e-lft dans la capiUle de la R^publique argen- 
tine ; il passa de 1ft ft Cdrdoba, Tucuman, l..a Quiaca el La Paz, visila Tia- 
huanaco, le lacTiticaca, Cuzco, Arequipa, Lima, Truxillo, etparPanama gugna 
le Mexique^ ou il devait prendre la direction de la Kscuela inlernactonal de 
iirqueologia y etnologta americanaSf qui venait d'^lre fondle (annee 1910- 
1911); line rentra en Allemagne qu'ft J'automne de 1911. 

Ces rapidcs indications roonlrent combien fut active |a vie de Seler. Je 
n'essaierai pas de dormer ici un aperpu meme somipaire de son ceuvre scien- 
lifique. Celle tcuvre considerable eat d'atlteurs connue de tous les ameri- 
caniites, 

Dans le volume-souvenir (qui n'a pii elre imprime qu'en 1922) que lui 
ofTrirenl, ft Toccasion de son 70* aoniversaire, ses Aleves, ses amis et ses admi- 



282 SOCll^Ti^ DEA AM£RIC4MS1EH DR PARIS 



raleura, figure le repertoire comptel deses publrontion«i, ulaMi par W. Lehmunn ; 
celle lisle ne comporlp pas moins He 2'i7 iuim6r»s Arrh^ologie, cthnogr.'iphife, 
jiiifjuistique, toule** les brdiiches du raniencanisme y sont repriwnlees et 8i le 
Mcxique occupe la place d'honiieur, les autres pa>s .imencains y ont tous plus 
nil nioins leur pape Je tie puis que renvo\er le ietleur h celte bibliogmphie 
;iyatildri me conleiitei ili cle rappeler bculcmeiil le litre de» truvre<t Ciipitales 
D'.'iilleurs, J^elef avail pns soirr de reetliler et de reuiiir uii grand nombre de 
scs arlicles dans uiie belK' publication qui e«t ddna la biblinlheque de tou8 lea 
iimdricanistes : Gesammelle Ahhandlanqen zur amerikani^chen Sprach- and 
Allerthtimshnnde yu.itro \t)lume» onl el6 imprimis av^int su mort, ce sont 
let* lomes I, II, III et \ Le tome IV, qui doit completer la •*ir\e, sera publiA, 
aaiis iiucuii doute, par M""" Seler, qui fut la collaboralrice conslanle de son 
inari, -^a compagne de voyage et qui est I'beritiere la plus direcle de sa pcnsee 
scienlilique. Ce dernier t nnip aera surtout.consacr6 aax mythes et a la reli- 
frioii des anciens Mexicains. 11 retiferniera les article:! suivants : I. Da» Well- 
hUd der .lUen Mexikaner ; '2. Entslehnnq iter Well and der Menschen, 
Gebarl von Sonne und Mnnd ; \\. Die erslen Menschen und die Sternenwelt ; 
i. l)er Uaaptmythus der mexikanischen Slamme und der Kullurheros von 
I nllan ; >. Die meiikanische Ilehhnsaye ; t>. Gutter des erslen Baches Saha- 
guns , "i. (iotler des driUen Ruches S'ahagnns ; S. Orle der Toten und^ 
I'nicrivett [Sahagan] ; 9. Nazca-Ornamentik. 



I-'aulorite de Seler etait uiiiverselle. Entoure d'uh egal pespect dans son 
prppre pays el a I'etranger. v.c ^frand, savant 6tail simple et modeste. Membre 
fif r.Acaiicriiie priftsienne des~s"cten"ces, menvbre d'honneur de toules les 



Tte i Acailcriiie primienne ue 

ffrandes tiocietes jC^peo^raphre et d'nnlhropolof^ie du monde entier, honorfi 
des [lihtiiictions les plus llntleuses, it etait reste accueillant et. bieriveillant 
pour lous ceux qui avaient recoups a son expfirieiice. Personnellemenl, je me 
suis adrtsse plusieurs fois a lui pour lui demander service ou conseil, el j'ai pu 
apprecicr aulant la ^I'lrele de sa science que la cordialfte el I'afTabilild avec 
laquelle il repoiidit chaque fois a mon appel. 

Notre Societe, qui compta Seler parmi ses premiers corresponds nts et qui 
I'avail nnmme meuihre d'honneur en 1910, ne saurail oublier que, le prix 
internalioiial d'ainerieanimne lui ayanl el^ decerne, Seler renon^a a la somme 
import.Tiite qui hu ^tail olFerte en faveurde la veuve d'dio savant am^ricaniste 
fran^ais mort preinal'jrement. (]e be! acte de desinteresscment et de bonl6 
<lnn[ie la mesure de la valeur morale de Seler. Plus et mieux qiie personne, il 
t^entait et compi'enait que, si le savant a une patrie, la science ne pent elre 
qu'iuternaliouale. Son patriolisnie clairvoyant ne I'emp^chait pas d'avoir uncf 
ame prorondement el noblemeut humaine. Aussi, lorsqu'apr^s I'atroce drame 
qui a ensaiiglanle le monde. j'ai seuli le besoin imperieux de la reprise imm6- 
diale des relations-. RcJentifiqueB inlernalionales, ai-je eu la joie de trouver, 
jiarmi les premieres lelLres qui repondirenl k mon appel, celle du grand 



I<£r.ROI.OGIE 



283 



mailre de ramdricanisme eii .Ulemagne Kile Mait empreinte do la plus hjulc, 
de la pljis sereine pens^e. Je la garde coniine un des louvenirs le< plus prccipu^ 
de cetle pdriode trouble oil les oprit't los [>lus nobles de Inus pays, enrorc 
alToles de Uiiil de souffiances eiidnree*, pardiss.iieiil iiicipjbloa de rcrrou\ei 
leur ^quilibre moral et la voie de leur idciil. 

Que M"' Seler sache que la Socicle de> Aiut;rir.iiii»lcs lout entiere - evl 
associee k son deuil et que la meniriirc de son man y restera enlouree iion 
seulementdu respect que Ton doit au s.ivaiil, mais de I'airestioii a laquellc a 
droit Ihomme qu'elle pleurc pour I'elevation et la uobloise de son caraclere 

I' HlUST 



HinMOGRMMIU' 



1. Die erslen Menschen und die prahistorischen Zeilen mit tjesonderer 
lierOcksichligung der Urhewohner Amerikas. Nach dem gleichnaminen 
Wcrke dca Marquis de Na<taillac herausgegeben von VV. Schhisser und 
Ed. Seler. Slultgarl, 188-4, xu-Si? p., in-8°. 

2. f)as Tonalamatl der Anbinschen Sammlan;) and die lerwandleii Kilen- 
derbUcher. Cnngres international des Americanistes, X'!!"" session,- Kcrlin, 
1888. Berlin, 1890, p. 521-735. ' "— 

3. Leu divinitis des qaatre points cardinaiix. Archives de la Sociele ame- 
ricaine de France. Paris,'3* serie, I. VII, 1«8«, p. :}(i-18. 6.'>-7:l. 

4. Archaotoguvhe l\oUze_n aas .\iexifid. Archives inlernatiou.Tles d'etlinftgra- 
phie. I.eide,!. 11, 1889, p. 108-lOS). ' ^ 

5. Der altmexikanische Federschmiick des Wiericr Uofmiiseums, Zeilsclirift 
fiir Klhnologie. Berlin, I. XXI,' 1889, Verh.mdlungen der berllner 
(leselisch.Tfl fiir .\nthropologie, Ethnologie und Urj^eschichte, p. (63)-^85). 

6. Caractere des inscriptions aztpqaeset maifas. Revue d'elhnOf;r.iphie. P.iris, 
t. Vlll, 1889, p. 1-113. 

7. Die soffenannten sakraten Gefasse der /,i^o/e/ren.- VeroiTenllicbun^'en atis 
dem konigiichen .Museum fiir VTdkerkunde. Berlin, t. 1, fasc. i, 1890, 
p. 18-2.I85. 

8. Hetigion und KuUas der' alten Mexikaner. Ausland, t. L.XUI, 189 X 
786, 814-817, I. LXIV, 1891, p. 81-85, 112-115. 776-780, 794-799, 8I4-8-20. 
820-R29, 861-869. 

9. [Htziiopochtli, Dieu de la guerre des Azteqites. Congres internaliotial des 
.Americanistes, \'III« session, Paris, ISUO. Paris, 1892, p. :t87-400. 

t . Dans cclte bibliogi'aphie| je n'ai pas fait figurer les articles qui onl {'.l^ r6im- 
prim^s dans les Gesmmmetle Abfiarnilunfjpn fcf. n' 72), trufluils ou reproduils, ni 
les comptes rendus critiques de livrps ou Lravaux americanistes. 



284 ■Viatlt DE» AHtntCANIBlEI DE PARIS 



10: Sur le mot « Anausc » Ibid., p. 5H6-.>87. 

it. Sur let petnttires k freaqae des AHciem paints lie Milla. Ibid , p-523^534 

12. AlUrHmer am Cohan in Gualemala, ihibeiomlere ahgetchnUlene Finger. 
Zeilschrifl far Bthnolof^ie. Berlin, t. XXIII, I8ur, Verhandliingen der 
berliner Gegellschaft fOr Anlhropolo^ie, Glhnologie und Urgcschichte, 

,. p. (8i!8)-(829). 

13. Neue Beitr&ge zur niexikaniiehen Chrotiologte. Ibid...( XXIV, 1892, 
p. (311)-(3I3). ^ 

14. Da* attmexikanische Wurfbrett • im modernen Gebrauch. Globus. 
Braunschweig. I. LXI, 1892, p, 97-90. 

15. Ij>s relieves die Santa Lacla de Cozumalhuapa {Dept*. Etcuinlh^ Bep^de 
Guatemala). El Centenario. Madrid, I. 11^1892, p. 241-252. 

16. PertiaiuMche Allerlumer (herausgegeben von der Verwaltung des' 
koniji^lichen Museums^-Fiii'-V olkerkuhdy tu B e rlin). Berlin, IS OS^in-foU — — 

17. Die m^xikanischen Bilderhandschriftejn^ Alexander von HuniboldCt in 
der konig lichen Ribliotkek zu herlin. Bei'lin, 1893, ift-fol. 

18. Gegensiande aus Guatemala (Lacanlan). Ze'tUchritt rOrKlhnologie. Berlin, 
L X\\', 1893, Verhandtiingen der berliner Gesellschaft far Anlhrop6l6gi£>t 
Elhnologie und Urg:e8chichle. p. (275)^(277). 

19. Mexiko und Miltelanierika auf der amerikan.-hist. Aasstellang in 
Madrid. Globus. Braunschweig, t. LXIll, 18937 P- 238-2427~ — — -— ^ — 

20. Die Ausitellung der kalhotiscken Missionen in Genua. .Archives inter- 
nationales d'ethiiogniphie. I>eide, t. VI. 1893, p. 62. 



21. _ Die gruxsea Sleinakulptaren dea Museo nacional de Mexico. Klhno- 
logisches NotizbhiU. Berlin, t. I, fuse, 1, 189(, p. 19-31 . 



22. Calchnq iH-ArchHolugie aus Depl. Cochinoca iProv. Jajuy). ZeiUchriTl 
fur Ethnologie. Berlin, 1. WVI, 1894, Verhandlungen ^der berliner 
GesellschaftfarAnlhmpologie, Hthnologie, und Urgeschichle, ^. (409)-(410). 

23. L'her arnerikanisvhe Stcinlieile und deren Schaflvng. Ibid., I. XXVII, 
1895, p. (.3.^7)-[358]. 

24^. Wandmalereien von Milla. Eine mexikanische liilderschrift in Fresko, 
nach eigenen. an Ort nnd Sletle aufgenommenen Zeichnungen herausge- 
geben und eriaulerl. Berlin, 1895, in-fol. 

25. Noch eiiimal das GefAiS voa <^ham4, Qaetzalcouatl und — Ka4 
Zeilschnfl fur Klhnologie. Berlin, t. XXVIII, 1896, p.=222-2ai. 

26. L'her seine Heisen in Mexiko jund Guatemala. N'erhandJungen der- 
C.esellschafL fiir Krdkundezu Berlin. 1897, p. 397-413. 

27. hine angehlick in Nordamerika gefundene Aztekenhandschrifl. Globun. 
Braunschweig, t. LXXH, 1897, -p. 33. 

28- All mexikanische Stndieii. Veroffentlichuhgen des koniglichen Museums 

fur Volkerkunde zu Berlin, t. VI, fasc'. 2-4, I8fl®, p. 29-224. 
29. Widerlegung der Theorie vom asialischen Vrsprung der zenlralanieri- 



li£CRUU>GIL 2ti3 



kMnitchen Kallaren. Globus. Braunschweig, t. LXXV, ,1899, p. 160-167. 
-30. Dmi Ton*n»mall der Aubimchm Sammlung. Eine allintxiktnuche Bild- 
erh*ndiahrift dei Bibliolhiqae nationale in Parii. Berlin, 1900, 145 p., 
in-fol. obi. 
H. Codex FejirvAry-Mayer. KUnttUmexikanuche Bilderhtndiehrifl det 
Free pttblic UuKunii in Liverpool. Berlin, 1901, vi-230p., in-4'>. 

32. Die alien Antiedlungen von Chaculi im Dittriht Nenton det Depar- 
lemenlet Huehueienango der Bepublik Gualemata. Berlin, 1901, iviii- 
2i3p„in-4». 

33. Codex Valicanut \r. 3773. Eine altmexikanitche Bildertchrift der 
Vatik. Bibl. Berlin, 1902, ri-3S6p., in-4°. 

34. On ancient mexican religious poetry. International Congress of Anieri- 
oanist^. Thirteenth session held in New York in 1S»02. New Yolk, 1905, 
p. 171-174— 

35. On (he present itale of our knowledge of mexican an/i central american 
hieroglyphic writing. Ibid., p. 157-170. 

3». Ueber dai Reliefbild einer mexikanitchen Todet-Gottheit. Zeitschrift 
far EUinolagie. Berlin, t. XXXIV, 1902, Verhandlungm der berliner 
GeseUechan fOr Anthropologie, lithDologie und Urgeschicble, p. (445)-(467). 

37. Slodien m den Rumen eon Yucatan. Corraspandenz-Blattder deutschen~ 
GesellachafI far Anthtopologie, £thnol6gie und Urgescbichte. Munich, 
t.XXXIV, 1B03, p. 114-116. . 

M. Las excavacionei en el tijio djt templo mayor ie Mixico. Anales del 
Mused nacional de Blinico, t. VII, 1903, p. 235^260. 



39. Codex^ Borgia. Bine altmexikanitche Bildertchrift der Bibliothek der 
Congregatio de Propaganda Fide. Berlin, 3 vol., 1904-1909, io-4°. * 

40. ArcAjofa</i<cAe Untertuchnngen in Costa Rica. Globus. Braqnsciiweig 
^-LjJtXXV, 1904, p. -233-239. ' 

41. Briefe das Finca ConiUncia San Andres Tuxtla. Zeitschrift fur Ethno- 
logic. Berlin, t.. XXXIX, 1907, p. 405-407. 

4J. Costumes el altributt des ditinitis du Mexique selnn le P. Sahagun. 

- Journal Je la Society des Amiricanistes de Pans, nouvelle serie t V 

1908, p. 164-220, 1. VI, 1909, p. 101-146. 



43, Meiikanische Wachtpuppen . Zeitschrift fur Klhnologie. Berlin t XL 
1908, p. 960-961., , _ ■ , ' 

44, Neuere Erwirbangen det amerik. Abtlg. Sig. Wyman. NA. Kupfer- 
Mchen and Wampums. Slg . //ermanm^ Amlliche Berichle, t. XXIX 1907- 
1908, p. 25S-263. ' W ' • 

45, Nea-EruxrbungenvonGoldschmucWund goldenen Amnlellen au's Ame- 
«/». Ibid., I. XXXI, 1909-1910, p. 58-66. 

46.' VorUge einer neu eingegangenen Sammlung von Goldallcrtumern aas . 
Cosia ftica. Zeitschrift for Klhnologie. Berlin, t. XU, p. 4(j3-Jft7. 



28(1 "" ; so<:ii;t6 hiis AMEKIGANiWKSDte Mills . :.-l^., ;i^ 

47 I lie Tierbilcler tier mej^ikanischen imd Muya-llanjiKhriflfn- i-i'^v)inil 
furKlhnoloKit' B<;rl"t7i|*XU; KHm, p. aWl-SJT/ 3fll-451,: *4-Sffi^;_XUij^ 
IllKI. p, ;tl-<(/; i42-2H7. -.. "• " >; ■V^'-:;,:: ;■ ' 

4S / i:lnr ptriiHiiiirhe V'si.ienjemilde.. Aclas<lcl XVlP-Cd itjCi^jW^ ilUcPtwbfejgV 
cli- AmeiuanisUs, Sesi.'.n dejjiicniis Aires, 17-23 ^dcjiniiiyuile JflfV: BuMUS- 
Aii-i's. HII2, |i iiW-iUll. ..._;__i.:_..:. ^;::^-i_:.;' ■■''^'"■^' .rf'^''*** 

49, Ji/i.se^- 1/ fines tie In investifjaci^ti arqtientuijica.en el Jeri^iiorin ded^ 
lirpiihlwit dv'Mexii'a y paiset colindaiiles-'ii}ii:uc\a inlerriacioiial de ariiuiH-? 
ln;;ia v clmilopiu am.Titanas, Ano escolar dd l<M0,iil91l, p. 20-20^ I i?:' 

50 hi siifnc niuhu cii uii altiir de Tikitt. Hesei'm de la sc{^'-uiida-'Kei>i6ii-':del^ 



WII ('..in.;rvso niUTii.n-ionai.dt' Arnericanisl.is ffecttiada en la ciudad dti 

M.M.r diu-tinle el m,-^ de sepllembl-e dc 1910, Mexico, 1912, p. :t97-39y. ' 

51: hin /triel :iu^ .l/cj-i/..;. ZeiUchrift fijr lilhmiloKie. Berlin, I. Xl.lll, 19J4^. 

p. :!ii)-:ii."i / 

52 Ht'richi liher i/t'/i iiiternalioiialen Arnerikaiiislen-Kungrexs in Itiieiios 
Aire! und Mej-ikv Ihid. p. 1 17-128. ' • 

53 /'/.7/i del licgrun liiiiif cifje.v iulernatioiialen anlhrupolinjisf-hen-i^ong-nesSM^— 
II.k!., 1. Xl.lV, IUl2,.ii. 407-409. - - 

54 liuhnanarii Siki- und Millel-Amenka, fasc. T), 1912, p. 77-79. 

— 5S — Siimlnriiq iif de^iifn of^t'o nxe-^'enliaacan frescoes and certain Mexican 

jiuHerij iihjt'cln. Inlenialioiial Coiiffreps of .Americanists, I'rpeeediiipii of Ihe 

.Will sessinn; l.nndnn, ifl'li. Londres, 1913, p. 194-202. 
56 I'vhei einige altere Sysi~efne inden Iluineii von (Ixmat, Ibid., p. 220-235. = 
57. tt.is Maniiscril mexicain -V". 'i'^ der Hihliolhetiue nationale de Paris.. 

.'^it/nn^'sberichte der k. preussisehen Akademic der W'isscnschaflen zu 

R.rliii. I'hii.-hisl. Ciasse, I. LlII, 1913, p. 1029-1050. 

58 '/.usiitzlieke Itenierkungen des Ilerausgebers. Zeilschrift" fiir I'.lhnolo^ie. 
liiilin, I. .\l.\l, 1914, p. 414-420. 

59 ihe alien Haulen run lloch6h im Slaale Campeche. Ihid., 1. XLVll, 1915, 
p. 21 19-2 7 (I 



BQ. lienbiichliiiKjen iind Slndien in den Ituinen von Falenque. .Abliandlungen 
ilcr k. [ireussischen .Akademie der W'issenschaflen zu Berlin, I'hil.-hiiitorische 
Dla— c. .N' .'i, 19l.'i. I2H p., in-4''. 

61. Ihe Ituinen ran L'xmal. Zeilschrifl fiir ICllinologie. Berlin, t. XLV'll, 
l',)l."^~^> 129-432. 

62. Ein itilfieruanisehes hesticbles Gewehe. ,lalirhuctt der k. preussischen 
KuiisUanimlmi-en Berlin, t. XXXVII.. 1915, p. 18J-201. 

63 ^Dic QiielzHleiiuiill-Fassaden yukatekischer ftauten. .Abhandiungen der k. 
[jreii?siscln;ii .\kadernie der \N jssenscbaflen, Ptiil.-hist. Ciasse,. N*" 2. Berlin, 
I'.ilii. S-, p 

64 .Mfiiiexikiniisehc Knochenrassel. ZeiUchrift fiir Kthnologie. Berlin, 
f. \l,\ 111, I9lli. p. ,392-402. , . . 



± 



;il*w:Hrit.oGiii' 



287 



66, Praiiarierle feinjeskn/tkrlwi lien Jii:!irorSia)iimeii:iles ■uiierefk^MP'imni 
iiitJ bei JenHlleuHnutohnipniles t)y)arlemenhs IcaMilei' Kiislevon/'i^ffT: 
BaoBsliif-Archiv.v Iterlirij.tAl, fast. N2, IUUV;j.. 82-8(5, ' 

67. IJie /(oini'n ijon /'icoi.at A\)iHaWdluiip 

Wisseasuliarienici; Itorlift, Pllil.-hisi, Classic \" 3, ltl|,7,JSjl;[)..^^^^^ ;l 

68 Ornainenle der j\'asca-Kiiltfir. Zeiisclirift fiir Kthnorogic. Berlin, L 1., 
Ii)l«, p.. mi-183: 

69. Tal villi Mejcihi. heutsch-nWikailisclie ltu»clsc-tiau. JIuiiicli, I. I, i'.H!>. 
N» I, p. (i-S, N» .'J, |i. 4-7. \ 

70. Kleinert iuexihanisclie I exU'XFr. llernarilinu i/f Saliiiijiiii . Ms Jlcai/.i 
de lahisloria, f. Ki iMiidriJ:. I. Heslatluiu/ iles Ktinii/s. -2. IJas h-Jieii in 

' Jer. I'ntcrweU. Dwulscii-inexikamscho Uundscliau. Munich, t. 1, N"' 3/i, 

I'.H'.i, p. :in-:ii: .1 • . ' ' . ;,' 

11. Iter Hinniiirsch iter S/iiinier iiAiUe HauplstaJt Ki'miij Mni-leziimiis fZur 
Kiiiineiiin;; iin (lie llnihecuug Mesikos Vor JOO Jahreri;. Illll^il.l■iel•lc Zciluiij;, 

1. c.i.iii, N-MHc, 2(1 i.ov. I'.MQ, p. »it>:t-ryi-4: ; :_.._^ ., 

72 Cexamniettc Abhnndluiuji'n zur' amerikanisfheil SpriiiW uiid Aller- 
Ihumsliunile. licMin.l vol., I 1, I9(l-i. xxvin-8fi2 p. ; I. ll, 



H()~ 



-L, 



III, l'.HIK, ixr-l-i'J 



10(11, .VV\M- 
Wfirt- uhd Sacltrc^istur,^^ iu 1. 1-111,1 



ltfl4, 37(1 p. ; I. V, J'.lj."), xiixvm-,')8,'i p. cl Indus TU p. 



f-J 



MELANGES ET NOUVELLES AMfiRICANISTES 



Recti fictlion. — Dans notre pecenle «lode sur la (Urtmique de Cajaman/ntlU- 
Niveria. nous avons declare (cf. Jnarnal, n"' sirie, I. XIV, 1922, p. 1 10), 
8ur la foi dea renseignenienls fournis par rAnlhropological Museum de Ber- 
keley (Californie), que celui-ci n'avail aucune pitee archiologique provenanl 
de Cajam.rquilla. L'njjelire reclificalive de M. le ProfeMeur Kroeber nous 
apprend an contraire que TAnlropological Museum posside environ cenl cm- 
quante vases et cinquante objeU divers provenant des fouilles ei^cutee. h Caja- 
marquilla en 1905 sous la direction du IV Uhle. 

^ K. dll. 



U SociiU de, AmiricuiUUi el U NouvelU-Orfi^ttt. - Dans un article de 
la LoaUUna Historical Society (yol. V. n» 3, jujllel 1922) consacrd am Iravaux 
historiques de noire collegue M. de Villiers, M'" Grace King, donl noire Jour- 
n.i. passe en revue (192 1. tome Xlll, p. 337) les principaux ouvrages, a bien 
voulu t&rler de noire SocMi dcs Amiricanisles donl elle rappelle rorgannalion 
et constate le diveloppenient incessant. 

En remercianl M'" King de tout ce qu'elle dil d'aimable sur notre savant 
colligue et sur notre Societe, rappelons que, si la Nouvellc-Orleans est rede- 
vable k notre Journal de la publication duJoorna/ inidilde Franquet de Chaville 
(l"B*rie, tome I, p. 98-143) el des nombreux articles consacris par M. de Villifrs 
a la Louisiane, par conire, nous noublions pas qiie la Nouvelle-OrWaus a 
doani le jour k deuxde nos niembres les pliis dislingu^s, M. Henry Vignaud, 
notre regretl* prisidenl, el M. Henri Cordier, tons deux membres de Tlnsli- 
lut. 



Vn PrtcurKttr franfiit de Colomb et de Vmco de Gama. — Dan. la Rene 
de CAmiriqae latine (Paris, t. I, 1922, p. 281-282), Marius Andri publie sur 
le navigateur dieppois Jean Cousin un inliressant article que noo. reprodui- 
sons lexluellement : 

M. Paul Grayer pose, dans VActipn franfaiie{l3 Janvier), line question qui, 
dil-il, pour insolubje qu'elle soil devenue, w'esl pas iiidilTerente k la gloire de 
la France. II convient done de rapgeler qu'elle se pose etdemeure posiee. La 

SocUU det AmericAnUtet de Perit. ■ Is 



^ 



2'JO aor.ltrt l)E» AMCRICAfiJplEM UK I'ARIS 

que^lion <-st : Ui." Kranfaia a-l-il ddoouverl rArhdnquc? Ce Ki-anpis serait le 
najigateur dic|)poi« Jean Cousin, qui, charge rf'nnc inisMOnH'«ploration de la 
cole dAfiiquc, en H8«, s'aventura on plein oicaii vcri I'oucul, ful eiilrainc 
par le grand couranl equalOPial et, au bout de dein mois, aurail atleinl une 
terrc inco'niiue pren de I'enibouchurc dun vasle fleuve. Cclte Icrre elail le 
Bresil, et le llcuvc celui des Ainaiones, II aurail eiiauile fail voile vers r.Afriquc 
et lourne le cap de Koiine-I'jipcrance. Ainsi, dans un leul-voyngo, il aurail pre- 
cede Colomli de neuTana et Vasco de Gania de quatre. 

Le hasard el sa bonne eloile I'avaienl-ila ainsi favorist ? Le fait en aoi n'n 
rien dimpossible. Mais, ce qui devient i^ellement curieul el assej Iroublaill, 
c'eit que, durant son voyage. Cousin avail eu sous »e« ordres, p<>ur conlre- 
niaitre, un Espagnol, nommi Vincenl Pinion, ou Pinion, qui ne cessa, durant 
lalraversee, de conlrecarrer aes prdjelt et Icnla mime de faire rtvolter I'iqui- 
page. A son relour, Coutin4e4j-adui»it devaot la juridiclion mari time et Pincon, 
declari indigoe de aervir deaormait aur lea vaisseaux dieppoia, aerail alo^ 
retoum^ en Eapagne. Or, Colomb fut accompagne, pendant sa navigation, par 
troia frerea Pinion, donl Ton Vincent- Yanei Pin<on, qui lui ful fort utile et, 
mainlea foif , redreasa sa route. Ce serail le mime hbmme que celui ijui aervit" 
sous lea ordrea de Gj)usin, el Colomb, en ce ca«, n'aurait pas complitemenl. 
ignore qu'un Francais I'avail pr^ced^ aur cea llot« inconnus. 

Dis I'essor de la renommie de Colomb, il y eul it Dieppe reclamation tor- 
melle en taveur de Jean Cousin. Lorsqu'en 1582, I'eicellent hislQrien poilevin 
H. I,. Voisin de la Popcliniere icrira son HUloire du mande, il y dtelarera : 
(I Noire Kran9«is, nial avise, na eu ni I esprit, ni la discrilion de prendre de 
jusles mesureS publiques pour I'assurance de ses desseins, oussi haulains et^ 
'.gdndreul que ceux .des autres, comme si c*6tait trop pen d'avoir commia une 
semblable faule touchanl les dicouverles des nolres en Afrique, ou les vais- 
seaul normands trafiquaienl avanl que les Porlugais y eussenl abordS >i . 

Dans son Histoire des navigaleurt normands, Uslancelin s'esl^it, au dibut— 
' du xn" siecle, le difenseur de Jean Cousin ; Louis Vilet, djna son IlisUiipe d^ 
Dieppe, a appocle des arguments en faveur de 4a mfime Ihese^ 

Sur presque loiis les vaisseaux dieppois qui partaienl pour un voyage au 
long cours, il Hail d'usage que Ion pril a bord soil un Espagnol, soil un Por- 
lugais, pour servir d'interprele ou de messager. Ainsi, rien nej!S-!Qp pose ici^a ce 
que Vincent-Yanez Pinzon se IrouvSl comme capiLaine en second aur le navire 
confii au commandeinenl de Jean Cousin, pour enlreprendre son grand voyage. 
De son cole, Eslanceliu fait remarquer que «' le lils de Colomb, dans la relation 
qu'il a dcrile du premier voyage de son pere, ne iiie pas que Pinzon ful con- 
sulU par lui dans loules les occasions difficiles, non comme marin, mais en 
faisant appel k sa science liydrograpKique ; peul-etre aussi i ses souvenirs. Ht 
toujours Pinzon conseillait a Colomb de cingler vers le sud-ouesl, dans I'espoir, 
qui sail ? de retrouver l^courant favorable dejii eprouvc par hli ». 

La seule solution de Tenigme serail de se reporter a la relation que Jean 
Cousin lit de son voyage el qui ful deposie par lui aux Archives de I'Amirauli 



""^ ^KLA^GeS Kl- NOIA'EI.LKS AMfHICAMSlCS 2!J1 

(la Dieppe. \laln«rureusement cen archives onl <ile brilleeu nii cours du l>om-biii' 
diemont que les Anglais lireiit »ubir k Dieppe en I60'i cl qui aiieunlil la villc' 

PC. 

/^ tignalure tie Cotonih. — Sous ce litre, le Supplcmciil lill^raire du Times 
du 17 mill lU'21t piibtie le curicux article suivunt '." 

^^-La signature de Christophe CoI(wnb.a toujours ele une 6nigme el I'lulerpr^- 
ialion defi lettres qu'il emplo^ait a pret6 k de nombreuse-t conjectures>r 

Sod £)ininence Manuel Lago y Gbnxalez,^v£que de Tuy, province de-Gdlice. ^ 
archevdque-^le^t. de Saint-Jacques de Compostelle, a "vomniuniqu^ recem- 
Tneiit k^ I' Academic d'hisloire espagnole I'ing^nieu^e interpri^Uition suivante qui 
Ve^Mnteressante et pourtait bien. ctre exacts. 

La signirture de Colomb, telle qu'on*l^trouve sti^U nombreux documcnis 
^t ecpile coname suit; . t. 'i ^ 

"' — s.,— ; 

" , ■ f - ■ : _ ^ — A — S — 
",■,•' ■ . ' ^" '" ''X- M .Y 

Xpo — ferens 
'' ' ■^" .'" ,' " ' 

D'aitl'euTD, le grand navigateur d^crit sa signature d'une fa^on precise qua^nd . 
il ordonae ft son fiU Diego : « Quand il .aura pris possession-de-mo n-hi^rUageT-^ 
il signera comme J'ai coufumede le Taire, ftsavotr, un X sous un S et un M avec 
un A au-dessus, au-dessus duquel de nouveau un S, puis un Y avec un S au- 

, deasuB ¥. — \ 

Ces abrdvations en iniliales doivent etre lues dans Tordre indiqu^. Par con- 
sequent, considerant que XS est Pabreviation de GhriatVMAS celle de Marias, 
et qu«|-YS pourrait bien signifier Uios; on lirait : Christos Marias Uios (Christ, 
Ills de Marie). ,- 

Colombo connatssait certainement la signification, de son nom Christophe, 
Porte-Christ, car il le traduisait en lalin en ^crivant Xpo ferens. 

D'^ulre part, sq. devotion a la Vterge Marie etatt Tervente et il voyait en elle 
le premier Christophoros.- ' . 

^ II croyart avoir re^u 111 mission de faire connaitre le Christ aux Indes ; il se 
pourrait done bien qu'il ait assemble toutes ces id^es et les ail exp rim^es dans 
sa signature. 

L'ne objection ft cetle interpretation — que' I'eveque de Tuy presente d'ail- 
leurs lui-mAme ~ est que Colomb peut ne paa avoir connu \& signification des 
lettres grecques. 

.\yant parcouru la Mediterrunee, il est vraisembtable quit la.connaissait. ' 

' M. Baciiim. 

Aatographes de Christophe Colomb. — On a decouvert recemmenl, dans une 
collection de 2f}.000 volumes anciens appartenanl ft la bibliotheque de la Hrown 
L'niversity, un manuscril autographe de Christophe Colomb, le seul de ce 
genre qui soil connu'. Ce munuscrit dormait depuia des siScle:^ dans un exem- 



i'M . tOUtrt. DE8 AMtUCANISTES OE PAMS 

plain de la ' Sphen mundi de ^crobuaco. C'ett una pilition qua Colomb 
RdrMsait en 1404 de I'lje d'Hiipaniola k Feniinand el Inbelle d'Eapagne. La 
mcme bibliothique conservait iiji una lelire iroportante de 1' "invenleiir" de 
rAmirique qui serail dalee de Rome, 1493 (?), el qui n'a pat moina de huitpagas 
(Mereure de /■Vance, I" avril 1943, p.- 285). ' 
^ • • P. R. 

Le /• ceiUenaire du retoar- de VtJcpi'diUon de M»gelUa. — Ce grand *v*ne- 
menl fiislorique a Hi ciUbri k Sainl-Sibaatieu, les S, 6 et 7 teptembre 1933, 
en prrsenFe du roi d'Espagne (ta Giognpkie, I. XXXVIII, 1933, p. 257).. 

■ P. R. ! 



Monument comntemitrttif dii mattacre det Piret de Bribaaftt LMUmtiit 
par let IroquoU. — Le lieu probable du martjrre des jiauitca misiionnairei, 
les Peres de BribceuT el Lalemanl, lute par I<s Iroquoia, en IfUSi k la miasion 
Sainl-lgniice, situte pres de la ville acluelle de Midland, coroU de Simcoe 
(Ontario), a Hi olTert en don par M. Charlea E. Newton, pour I'erection d'uu 
monument national comm^morant Tun des Episodes lee plus h^Eo^lquea de This- 
loire canadienne. 

Kn ce temps-la', la hai'ne des Iroquois el dea Hurona alleignail aon plua haul 
point, el une incursion des Iroquois eut pour r^sultat I'exlerminalion preaque 
■ complete de la tribu huronne. Presses de fuir, les htrolques misaionoairea 
d ^clarerent que le devoir d u. p're tre *tiiit de demeurer avec son peuple, el, 
accompagn^s de» cris^ ei des vociferations dea Iroquoia, ila furent Iratn^ k Ira- 
rers la forel et soiimis aux plus elTroyables tortuir' jusqu^ ee que la morl vtnt 
mettrtf uoaerifie k ieurs souffrancee '{HuUelin de la Sociiti de glhgraphie^de 
Ou^Aec, i. XVI, 192-J, p.3081. 

Leu vieux forls hurona. — l^e Service des pares nalionaux du Canada esl 
»lle laire des d-marches actives pour mettre en ilal de prjservalibn lea mine* 
du fort bali par les J^suites sur Viie Christian, k Tangle sud-ouesl de la bale . 
Geor^enne. Ces ruines sdntcelles de la deuxiime miasion forlifite de Sainte- 
.Mai-ie, elablie par les J^suites (1649-1650), et outre qu*elles aont lea demiera 
veatiges dun des plus anciens forU de pierre de I'Amirique du Nord, elles aont 
iat^ressantea du fait qu'elles furent l'<6nioiiia^'un des plus Iragiquaa Apisodea 
de pbistoire primitive du Canada. 

En tf}39, les missionnaires jesuitea au paya dea Hurona ^lirenl leur prvmiar 
fort de pierre sur la lerre ferme, non loin de Tendroil o6 se Irouve aujourd*hui 
Penelanguishene (Ontario), sur la riviire Wye, comme meaore de ptotaclioB 
conire les Iroquois. Its etablirenl dans ce^ fort lea quartiert g^n^raux.^e la ving- 
taine de missions qu'ils avaient fondles dana ce district pour deaaervir lea 
llurons. Par suite de la persecution iroquoise, lea J^suiles rartrenl ce fori, en 
1649, et so rendirent avec les Hurona k I'ile' Christian ou, avec Paida daa aau- 



lltLAIIOE« ET N0UVELLK8 AM^RICAMSITCS 2tllt 

vagM, ii« bilirenl lift autre fort de pierpe qui fu't connu sous le nom de Sainlc- 
Marie' II. U village huron qui •eleva autoup d'u fopt fut pititegi par des 
ptdoutM, de aorte qu'ilse trouvait it I'abri de toute atlaque eoudaine. 

Dans raulomne de 1649, quelque 8 000 llurans et envipon 50 missionnaires 
el leupt aides dupAit passer I'hiver arec des provisions tellement insuffisantes 
que, af*m la renue du ppintemps, la plupart des Hupons avaienl pipi He faiin 
et de ouladje. lis avaieot emmagasini du mals et du-poisson funri* poup I'hiver, 
maia leor apppoviaf(>oi*nienl ilait des plus insuffisanU. I^psque le printemps 
Vint enBn, il ne resUit plus que 300 Hurom en Hal de se joinHpe aux JAsuites 
poup enlreprandpe leup pinible voyage i Qu4bec. 
■ Le Servi?* des pares nationaux se propose de diblaye'p, dc dpainep et d'en- 
clore remplaoement des puines et d'y placer une plaque comniimorant le fail 
que la nalion buponne fit Ik » depniere el vaine resistance conipe les Iroquois. 
La natratioB des ivinemehU qui eupenl lieu an fort Sainte-Miiric II esl un des 
plus imoiivanls ehapitres que I'pn^ puisse voir dans rhistoire des premiers, 
temps du Canada ou dans les annales des missions religieuses (Bullelin de la 
SoeUU it gtogrtphit de Quibec, t. XVi, 1922, p. 31^1 1). 

Soateiu'n fnnfmii anCanarfa. — LeCanada8e»ouvient,el,lachosevauld'etre 
not^, de riches citoyens des I'jtaU-L'nis contribuent 4 ce culte de s souvenirs. 

Enll022, M. John H. Finley avail acquis i Brouage la margelle H'un puils 
du coiiVent des RAcollets. II en a fait don au convent. des Pranciscains de 
Ste Ann e de R i stigouch e (province de Quebec). Le puils fut reconstruil dans 
ce couveat el inaugur^ en j.uillet dernier. Le R. P. Pacifique, dmineiit anierica- 
niste, {voqua daivs son discours inaugural les origines du-Ganada, la-m^moirc 
de Champlain, la grandeur pagate de sa ville natale, Brouage, et le devoiie- 
ment des • Sauvagea >, ainsi qu'on nomnie les Indiens au Canada. 

L'-Colonel Lakoiois. 

■ En rhonneur de La Virendrye. — Au dernier Congres de la Soci^le hislo- 
rique du Minnesota, i Dulnth (28-29 juiliel.1932), M. T..W. Hugo a prisenle 
up travail sur les explnrateurs francais du Minnesota de (660 k 1743, insisle 
specialemeni sur le Sieur de La Virendrye, et propose de crier un-nou ve a i i 
cpmle qui porlera le nom de Verendrye county [RuUetin de la'-SocieU de 
giographU de Qaibec, I. XVI, 1924| p. 247-248). 

P. R. 

Franklin el let Germano-Amiritaina. — Au ivii" et au xviu* siecles, les 
.MIemands, fis^ t I'eiranger, ilaient complileraent perdus pour la mere-palrie, 
qui ne lirail aucun ava'ntage politique, aucun binifice iconomique de la pre- 
sence dans les colonies anglo-amiricaines de plusieurs centaines de mille d'enlre 
eux. Gn outre, lis n'^toienl pas Ir^ bien vus de leurs n6uveaisx compalriotes ; 
aussi, pour tehapper i cetle HifaVeur, beaucoup chang6rent-ila de nom, afin de 



2«ll SO(jftT6 DES AMtHICASISTEli l>E PARIS 

-s ^ 

se fairc prciulrc |i(.uV lies Aiiglaii doriKine. U» Neumann par eiemple se 
transforn>aicnl en Newman, les Schmidt en Smilh, le« Milllpr en M-'If^-Jfe 
On a meme pretendu, sans preuve serieuse dailleurs, (|u'Abraham LnJUpft- 
deaccndaild'iinc fanlille l.inlihorn, devenue Lincoln '. , 

Cc nesl pas i dire que, dcs cette *poque, certains (Icpmaiio-Amiricaina 
naienl pas rherche a sorlir de ceile situation effacec et quelque |>eu liumiliante. 
\er* 17.>(), quelques-uns d'entpc eux, membres du parlemcnt colonial de 
Pi-nnsylvaiiie, diposereiil line motion, demandant leKalitc des deui Ungues, 
antilaise et allemande dans ^admini^tratlon el dans la vie officielle. Celle tenta- 
tive neul iiu'cun succe., mais elle irriu I'element anglais. Benjamm I'ranlclin 
lui-mcme se plainnail des Allcmands dans une Ictlre adiessic, Ic » mai 1753, i 
- son ami Pierre Colliii-on : « Je partage completement, 4crivail-il, voire maniere 
71c voir au ■<ujel de la iiicessilt de mesures cat<^goriques centre les Allemandi. 
Je crains en effet que, par -uile de leur imprevoyance, de la n6lre ou de celle 
de'i deux peuples, de grands troubles ne seli-vent un jour pormi nous. Ceux 
qui viennenl ici sont en general les plus betes de leur nation. Soltise va sou- 
vent avec crcdulile extreme, quand friponnerie veiat en abuser ; sottise va en 
revanche avec defiance et aouppon, quand honnetete veut fa mettre sur le droll 
cherain. II n y a que pcu d' \nglais qui sachent Tallemand ; c'csl jwurquoi ils 
ne peuvent eiercer aucuiie inllueuce sur les Allemands, ni par les journaux, 
ni du haul de la chaire, et lis perdeiit ain.«i les a vantages quils devraient •>''<»'■■_ 
Ses propres-pjslcurs ont tres peu d'inlluence siir ce peuple qui, semble-t-il, se 
fail un plaisir d'abuser deux el de les rei-.voycr pour les motifs les plus futiles. 
Non habilues k la liberie, les Allemands ne savenl pas en faire un bon usage. 
IN ne se Irouvent sous lautorile d'aucune Kgli^e constituee. mais ils se com- 
p<irlent, il faul lavouer, vis-a-vis du gouvenieinent sdculier, avec asset de 
divouemenl, ce qui durera, esperons-le. Je me souviens de I'epoque oil ils 
refusaient mo.leslemenl de prendre part aui elections. Maintenant, au con- 
Iraire, lis _\ v lennenl en masse pour remporter la vicloire, sauf dans un ou deux 
comlei. I'armi les enfants de leux qui habilent la lampagne, peu savent I'an- 
glan, I.ea Allcmands foul veiiir beaucaup de livres d'Allemajne ; des six impri- 
merips qui sonl djns la province, deux sont completement allemaiidcs, deux 
mi-slleniand<«. mi-anglaises, deux enticremeiil anglaises ». ils entretiennenl un 
jO'irnal allemand. I.a moitic des aimoncos allcmandes sont imprimeea en alle- 
nidiiH et en anglais, bien qu'clant deslinees a la collectivite. Les plaques indi- 
catnce- dans les. rues portent des inscriptions dans les deux languea et, en 
mainls cndroits, en allemand seulemeul. Depuis ces derniers temps, lis com- 
mencent fi rediger dani leur piopre langue toules lenra cautions el autree 
pieces legales. C'est admis — bieii que tela ne devrail pai. I'clre i mon avis — 
par les Iribunaui, ou les affaires alleniandes augmenteni lellemeol en nombre, 
qu'il est neccBsaire d'y avoir conslamment des interpriles. Je crois mime qu'il 

I. ToSKSLAi. /.'ei/»iui<iii iill«iiuiufa horKTEurope. Farin, Arniand Colin, 1»«, p. M. 

5. La plus connue el la plua ancienoe cal celle de Chrislophe Saur. MeDiloiiite ; elle fut 
fondee en 1738. I.e M aoiit 1739, y paraissait le premier numero du Hoeh-Deuttch Penntyl- 
»jni«cfte Ce^-Ziirhi-Srhreiher. le doyen des journaux allemands d'Amirique. 



HgLANCES ET KOUVEI.I.M A«t»ICAMl»TE8 295 

sera necessaire dans quelquei aaniet d'inslaller des inlerpreles au sein de I'As- 
sembliSe coloniale pour permettre a Ja.jao1li* des legislatcurs de comprendre 
c.e que dit I'aulre. Bref, au ca« oil I'sii ne pourrait pka dilourner, comme voua 
le propnsez sagenienl, vers d'autres colonies, le lorrciil de rimmigralion, je 
trains que les Allemands ne nous d6pas>ent bleiit6t tellcment en nombre que, 
n\a\gri lous nos avanla(;es, nous ne soyons pas en itat de sauvegarder noire 
langue. Oui, nOlre gnurerneinent pourrait Sire mis en question • ». 

Sans doule Franklin ex«girait-il quelque peu el ne parlait-il que d'une 
colonic, la Peniisylvanie, maia il eiprimait lii une opinion assei ripandue dans 
les milieux anglais, meme parmi les iliments modir^s et noD pas seulemenl 
ihez les naliviitt, r^olumenl hosliles aui Pal»lim '. D'ailleurs, au moment 
nu il icrivait celte letlre, il elait sous limpresaion d'un 4chec aux elections 
le'tislalives, echectda A I'inlervenlion des ^lecleurs allemands conlre lui ; en 
outre, il ilail propriitaire <)'une des imprimeries complilement anglaises de la 
coloiiie. Depuis lors, il derail I'Mprimsr a pluaieurs reprises en des termes 
plus favorables pour ses compatrioles d'origine allemande. 

Si les .Allemands avaienl des ennemis, qui reussirenl ii leur faire imposer un. 
sermenl de fidilitj au roi de Grande- Brelagne et aux gouvernemenls colo- 
niaui, et qui proposerent mSme i plusieurs reprises, mais sans succAs, de 
limiler leur immigration, its avaient aussi des defenseurs. C'est ainsi que, le 
i Janvier 1738, le lieutenant-gouverneur de Pennaylvanie, George . Thoma.s, 
prutestail conlre une proposition de limiler rimmigralion, depesee devant le 
Conseil colonial par le parti i^nophobe des nativish : « Celte province, disail- 
il, est depuis bien des aan^es I'aaile des malheureux proteslants du Palatinat 
ft d'autres parties de rAllemat;ne. Et je crois etre pleinement juslifii k dire 
que la situation florissante de la province i I'heure acluelle est due en graiide 
partie au labeur de ces gens. S'ils devaient Sire decourages par quelque mesure 
cle venir ici, on peut sArenienl estimer que la valeur de nos lerres baisscrait el 
que nos progres vers le bien-Stre seraient beaucoup plus lents. Car ce n'esl pas 
seulcment In bonti du sol, mais aussi le nombre el le travail du peuple qui 
foiiL la pn^peril^ d'un pays ' ». 1.4 proposition fut repoussee ; en 175,1, celle de 
<^ollinsf>n, rami de FranLlin, n'eut pas plus de succes. 

II n'eit reste pas moins vrai que, vers 1750, la masse des Germano-Ameri- 
cains ttiit inferieore en civilisation aux Anglo-.\m6ricain» el q ue son assimila- 
tion s'en trouvail ce^ard6e. Le cri d'alarme de Franklin se justiHait. 

A la fin du iWii* aiecle, il n'en ilail plus de m«me^ l.e dAveloppemcnt de 
rinstruclion et plus encore les soulfrances endur^es en commun pend.-int la 
guerre de I'lnd^pendance avaienl tail oublier les differences d'origines des habi- 
tants des treize colonies, devenues l.es treize £tats. L'interruption presque cOm- 
pKle de rimmigralion alleinaade pendant trente ans, ainsi que la seconde 

I. Lettre traduita en aUemand par Rddolf Cnoif au : Drct Jthrhanderte dtvttelMn Lebtnt 
in AiMrikM. MrliQ, Dietrich Retmer, taoa, p. 173^171. 

3. Nom dnaoi k Lous les immifranU allemands au xvtit* siicle, sans distinction d'origine, 
dans les colonies any lo-amMcaiiies. 

3. Oonaa, op. eit. 



296 ftOCltrf DBS AyiRlCANinTES DE PABIS 

guerre de I'lnd^pendance conlre TAnglelerre (1813-1815). achev^rent Ttfuvre 
d'aHimilation '. 

Ren^ f<B CoNTB. 

Pablication de documenU $nr BoltvAr et Sacre, — he pouvoir ei^cutif 
veri^zuelieD a d^r^t^ la reunion el rimpressJon des documenU in^dits relalifs k 
I'aclion de Bolivar et' de Sucre dans la crialion de U Bolivie e( auK relations 
diplomatiques du Lib^rateur d'Amcrique avec le Chili et ]iueno» Aires. Un^r^dit 
de 15450 bolivares est pi^vu pour cette publication {Holetln de /« Uni^n p^fu- 
mtrictna, juin 1923. p. fU3}. 

P. R, 

Une description docigare en ij79^ — Tne det premidres'allusiont connues 
se rapportant au cigare se trouve dans uii ouvrage d'un in^decin de Zurich, 
Antoine Schneeberger. 

Get auleur, m^decio k la Cj^ur du roi de Pologne Sigismond Augusta, ^rtvit 
une s^riede petils Uvres en latin sur la medecine, dans Tun desquels se trouve 
le texte en question *. Public en 1582, eel opuscjdaj^ut termine k Gracovie 
le 12 aofit 1579, ainai que nous I'apprend la preface. f^ 

Schneeberger traite du cigare h propbs de la description, des diffi&rentes 
vapeurs narcotlques : 



« Aujourd'hut on voit presque tous les marins, qui revienuenldeslndesoudu 
Portugal, tenir dans la bouche de petils entonnoirs fails en feuilles de palme ou 
4e paille, 6 I'eKlrAmit A d es qiieU s onl^inaer^s des feuilles de tabac roulies^ 
coupes et s^h£es! lis Pallument avec du feu et le sucent avec la bouche 
entr'ouferle en aspirant la fum^e tant qu'ils peuvent. Jls pr^tendenl qu'ainsi 
la fatm et la soif sont apais^es, les forces renouveUes et Tesprit r^joui. lis 
assurent aussi que le cerveau en ressent un apaisement, gr&ce & une agr^able 
ivresse. Cette funi^ cependant n'enivre pas vite ni ne trouble le cerveau par 
des frissons, mais elle pin^tre ses circonvolutions soufl forme d'une vapeur 
d'odeur agreable >. 

Cede mention de Tusage du ci^ra en Europe semble bien £tre la plusancienne, 
car si F. M. Feldhaus {die Teckntk^ 1914} cile un bas-relief maya de Chiapas, 
les plus vieux texles relalifs au vieux monde qu'il a pu trouver datent de 1735 
(engl. seegart), et de 1809 (Brockhaus, Konv. Lex.de 1809). Voici ce que dil ce 
dernier auteur : - 

< II faut mentionaer ici une mnniere sp^iale de fumer Ic tabac, k savoir: le 
«■ cigarros •. Ce sont des feuilles rouleesen forme de c^lindre creux,de la largeur 

I. A noter U survivance en Penotylvanie jusqu'l no« jours d*un palois anglo-sllemand, le 
FennsyiotnU Daleh, qui t'est constitu^ au xviii* siicle. 

}. Medic»aantoram'''faeiU ptrmbUiam mdvenaa ■ oninu gtnerit artieuloriim dotoren 
enamerMtio, ab Anionic Sneebergero, Tigarino, Mtluetio eoa$cripto, ae ampliaaimo tiro 
B. D. Pttro Po»nanitae,^^ivi Sigitmandi Angntli Regit Sar ma tUe aapienttatimi et aogat- 
lisiimi protophgaieo, etc'. D. D. D. AUoa eiatdem aalorti Ub«tloa adianloa. . . Pamii c«ux-ci, 
tlgure coiui qui a pour litre ; L. inaeriplam Gemma ameihgtlun, tiue Aethyopa. IMS, p. 303. 



HtLAHGES ET NOUVELLSS AMtlllCliNWTE!) 297^ 

d'ua doigt «t que Ton •Hume k I'lin des bouU. L'eutre eit pris dan8 la bouche 
el on le fume ainsi. Cette fafon de fumer, qui est employee au liett de la pipe 
dana rAmtrique eapagnole, commence h «e ripandre dam noi rtgiona. II eat 
diiBcile de pf&iaer aiie tabac est ainsi plus agriable «u fumeur. C'est une 
question^de go&t », 

La mention de Schheeberger est done antirieure de 200 ana environ. 
(ScKuitiMrhehtt Archil! far Vtf/*er*onrf«. Bawl, t. XXIV, 1922, p. 114-115;. 

L'-Colonel LAMOuiis. 



Deux ctialurei en wtrnpam i U ealhidralt de Cktrtrt: — The Maieam 
JoariuU (Philadelpbie, t. XIII, 1922, p. 46) rapporte une trouvaille ihliressante. 
Dans Vili 1U2 1,, le Dr. Gordon, direcleur du Musie de Philadelpbie, qui voyageail 
en France en compagnie du Dr. Lteo Lefrain, decouvrit dans la crypte d e la 
csthidrsle de Chartres, dans les chapelles de Saint-Savinien el Sainl-Polentien, 
deux ceinlures en wampum, de provenance indubitablement indienne. I.a 
presence de ces objeta les surpril el ils cbercbirent a en retracer I'tiisloire. La 
voici : 

Ces ceinlures furent offertes en voeu ii N.-D. de Chartres paries Hurons et 
les Abenaquis, respectivement en 1674 et 1690. 

Las Hurons, k la suite de guerres malheiireuses avec les Iroquois, furent 
forces de se rifugier sous les murs de Quebec. Nos missionnaires les recueil- 
lirent et les 4lablir«nt dans un village qui fut conslroil sutour d'une tglise 
imiU e de la Santa Case d r4;iOretlo^d-oil son nom de Ix>retle. 

Parmi ces missionnaires se trou^ait le P. Bouvart, qui appartenait i une 
famille de Chartres. II entretenait sonvent see ouailteTile la Vierge, palrouoe 
de sa ciU natale. Sea ricits frappirent si bien I'esprit des Indiens qu'ils dM- 
rirenl se vouer k N.-D. da Chartres el msnifester leur foi par I'offrande d'un 
objet pricieux. Rien ne leur parut plus beau, dans leur pauvreti, qu'une cein- 
ture de perles. lis eomposirent une priire que le Pirt traduisit. II envoya 
wampum el traduction au"€hapitre de la cathMrale, oA ils arrivirent en 
1678. Le vceu est remarquable par sa ferveur el ss tristesse-: <> Sainte Vierge, 
combien grande est notre joie de savoir que, bien avanl noire naissance, la ville 
.de Chartres avail construit pour vous une Aglise ! Combien h cureux sonl 
les gens de Chartres et combien grand est leur m^rile d'etre vos premiers ser- 
vileurs ! H^las I c*est bien le contraire de nous, pauvres Hurons, qui avons eu 
le malbe^r d'etre lea demiers k Vous connailre et vous bonorer ! ». 
, Le Chapitre fut si salisfait de recevoir le present des Hurons qu'il d^ida 
de leur envoyeK un objet qui perpituit la mimoire de leur consicralion i 
N,-D. de Chartres. Ce fut une grande chemise (shirt) argents, remplie de 
reliques. Sur le devant, ^lait brodte une Vierge tenant son Fils, dans une grotle 
de for£t. C*esl Ik,' semble-t-il, le reflet d'une tradition des anciens druides, 
conserv^e k Chartres. 

L'histoire du wsmpum abenaquis Ml une consequence du vau des Hurons. 
I.es Abenaquis svaient toujours ili (idiles i noire cauae. IlshabilaienI I'Acadie, 



2<)S SOULTK DKS AMtRlCASIMES DE PABIS 

Pi, du clecliii lie nnUr [iuis-iiiu-c, lU ■if virenl hrvet cle passer ,in Canadii, ou 
lis se lixerpiit aulour ile Bccanrmir Certains il'entre imj\ «e Irouverent a 
Lnrelle en KiSO, quand arnva la cli(>mise cnM>^('e par Ic Chapilre (Ic-CliartrM 
.m\ Huron*. III. n'curenl dc c.-w iliMri-cui aussi voues a N -D. dfe ^^harlres 
pl ilenuiidereiil i i-Ire joints a la prii-re lomniiim-. Kn 1B9I, le Chapilrft recut 
U- %,i.ii des \bena(|iii8 i la VicrRe dc ChartreJ. En retour de quoi, d decida de 
Ipiir expedier, coniinc am Hurons, une petite chemise dar^ent plcin* de 
•cliques. Kn IfilW, sur les conscils du P. Higol les Abenaquis cnvojerent une 
lellrf dp rfniercipment et la domiime oeinluic de wampum. Elle comportail 
1 1 (HXl perle«, une perle par membre de la tribu I.e Ch.ipitre ne voulut pas 
.■•liecn riJ<te el leurenvo_\j une statue de la V ier};e en wjfent, r6pliqnc de la 
statue de la crypte de Chaftrcs. Kile parunt a KecHnLuur vers 17(13. 

, , I.ps deux ceintures de wampum, olTrandes des Indiens, venues de regions 
;ilors si loinlaines, SchappArent aux ravages des revolutions el des temps. 

I.e reliquaire envoye aux Hurons par lo Glmpiljo de Chaities7eittW«^cneore 
ilans IpRlise de Lorclte iprov.de (Quebec). II repr^sente la chemise de N.-D. de 
Chiirlres. II est en argent et porte sur une face le mysl^re de r.^nnoncialiofi 
el sur I'aHlre la Vierge portant son Fila. g'est bien la description quen donnc 

M, linrdou dans son. 4lude. II porte au revers I'inscription : « ChSmise de 
N.Mre-Uanie de ('.hartres, 1676 ><■ . 

I.e ifliquaire envoye aun .Abenaquis de Becancour est probablemeiil perdu.^ 
U a ilii disp'aiaitre dansl'incendie de I'eglise, en 1756, ou 1757- 

I/-C0l0ITel I.ANCLOIS. 



La participation dei Indiena nord-amirtcams- 
Sew York Herald, du 2.V d^cembre l'.t22, signale une entreprise intiress^nte 
qui prouve que les Indieiis parlicipent de plus en plus a la vie nationale. Sept 
Iribus indiennes (Osages, Chciokees, Creeks, Choctaos, Kaus, Seminolea el 
Chictasaus) onl forme une tampagnie de navigation au capital de i. IKK). 000 de 
dollars, I'. American Indian Steamship' Corporation n, donl les services riuni- 
ront lesgraiids ports americayis ,'di! r.Allantique. Parmi ces tribus, les Osages, 
enrichis par 1 exploitation du petrole et du gai nalurel dans leurs terras, 
auraienl depensi, pendant les huil dernieres annees, 18.000.000 de dollara 
pour leurseiploitations agricoles {Bulletin periodi</ue de la I'resse amencatne, 
du 16 decemhre I9'i7 au 6 Janvier 1923: Paris, .Miuislere des AHaires itran- 
t-eres, n° :f>9,,i5 Janvier lOi't, p. 9). 

. - -& P. R- 



Let rapportt arec les Inditni mrd-amiricaint. — Sous le litre : » Une loi 
honleuse ». la Seu: York Evening Pott, du 22 deccmbre 1922. donn« les ren- 
seignemenls suivanis sur le bill indien depose au ScSnat par lersinateur Bursum, 
el appuy* par le secretaire de I'lnlerieur Kail : • Beaucoup,d'Am«ric«iii« araient 
espiriqa'on a'aurail plua I plrler des acandales de nna rapports av»c In Indieni. 



MtLANfiES ET NOI.'VELI.fS AMtHICAMSTKB 



29!) 



CM parlirulier ilu vol de leurs lerrcs. Si ci'l espoir doil se rdallser, le Buraum bill 
doit ec-houer.On devrail appclcr cc bill : « IJne foi pour vole^^^^e^lo» <(g 
New-Mexico sous lea apparences dc relations amioales ». Par un traile *vec lea 
Pueblos, signe pendant la presidence du Lincoln, nousavonsgaranti la possession 
de se« terres a ce reste d'un pcuplc. Mainlenanl, quelques Americains veulent 
ces terres, et ils essaient de lei. prendre en ddpossedant les Pueblos par des moyelis 
que ies tnbunaui seront force* de ju^er legaux. Si un Indien a quelques droits 
qu'uu homme blanc influent au Coiijfres soit oblige de respecter, il aerait inti'- 
ressanl de les connailre. I.e traili- le plus precis et le plus solennel peul tou- 
jours elre viol6. II n'y a d'aulre protection pour 1 Indien quej'opinion 
publique. Le bill du sinateur Uursuni dei rait provoquer assei de protesta- 
tions aupr^ des membres du Congrfts pour que son vole soil impossible Nous 
deiTiandons !i nos lecleurs d'^crire ces lellres de protestation, non srulement 
pour le bien des Pueblos, mair pourJ'honneur national ». Le VV'orW du 
24ld&embre sassocie i ceTte protestation Hullflm periodiqae de la Pretse 
amiSricaine, da )6 decembrt I9i} an 6 jHiivier ItiS Pans, MiniAere des' 
Affaires etrangercs, li° 159, 25 Janvier IMJ. p Sj I)e leur cote, les sa%,inta 
americains «e sonl i^musde la menace que le liurtum mil faisait pe>er «ur les 
Pueblos. A I'exemple de M. Spinden, M. II; V Osbf rn president de rylrtieriLai*!^ 
Maseum, a envoye une geiT^reuse protestation en faveur de ces malheureux 
Indiens. .« qui de lous les Indiens miritent particulierement notre protection 
puisqu'ils nont jamais levc le bras contre les htats-l'ms et qu ils ont conserve 
leurs coutumes et leur civilisation, qui reste un des plus beaux monuments de 
la vie passeede I'Am^rique ». 11 plaid e^galcment I'llltgallli de ce bill, qui est en 
contradiction avec « la lellre et I'espril des accords pasaea avec les Indiens » 
[Xalaral hitlory, t; XXIII, p.98j. 

Ces protestations ont eu I'heureux r6sullal de faire ^chec k la propo.*ition di^- 
s^nateur Bursum, mais le senaleur Lenroot Vletil de depofler uii nouveau bill 
au S^nat, qui n'est pas moins menafant pour les Indiens Ce bill prevoit la 
creation d'une commission qui reglerait les dilTerends enlre les Pueblo« et leur.. 
voisiiis. Ce " Pueblos land board « serait compose du Secretaire de rinleneur, 
de rAttorney general et d'un troisieine membre.qui serait nommi par le Pre- 
sident. V'oici ce qu'Acrit k ce «ujet le jVeif Evening Pott du 2 mars. 192^*: " Lors 
He Techec du Bursuiii bill, on supposait qii'il ne, serait pas tent^ de nouyeaux ' 
raids ci»ntre les propn^L^s des Indiens Pueblos. II pVn a pas 6te"l 
mesure pire que le Bursum bill, pai^e qu'elle touche le.^ aulres tribus indiennes 
en meme temps que les Pueblos, vient d'etre yotie ik la tjhambre. Cetle loi 
permetlrait au Secretaire de I'interieur d'acheter les propriiies des tribus 
indiennes en payant individuelleraenl k leurs membres leur part de la valeur 
aotuelle de ces propriet^a. Par la consommalion de cet acle d'achat, I'lndien , 
cesserait d'etre sous la garde du gourernement. Le commissaire Burke (affaires 
indiennes] a prouvd que les Indiens, m^rae capables, ne savent pas garder leur 
argent, lis le d^pensent aussi vite qu'ils penven't. apr^ quoiy ils deVienne^it 
me,ndiants et vagabonds. Le bill propose mnltiplierait le'nombre de ces Indiens. 
1^ resiillat net serait la disparition de la proprieie dont ils jouissent et le paupe^ 



/ 



300 . SOCIETY -oes amAricanistes de parih 

risme de rnillicrs d'homme's roujfe« qui)g(^*tnainlenant les proUgift du gouver- 
nemen^deK l^U(»-Unis. Cela pourrait all^tT^r la Uche du Bureau indien mail 
aux d^pei^s des ^Uats dans lesqueU vivent les fndiens. II esl 4 disirer que le« 
vindiens ceWot d'etre en lutelle et deviennont leurs maUretf, mais effecluer 
\ru8quement ce changement serail User Tlndien et cr^erde aouvellea difficulU^ 
^-STitre I'homme blanc el lui. Ce bill devraitT^chouer aussi » {BolUUn piriodiqae 
/ de la Preate Ameriaine, da 18 fevrier aa i5 mars 192^. Premiere partie : 
Affaires inUrieares. Minlslere des Affaires elranyeres. Pari?, n» 163, 8-ft avril 
T923~pr9}. 

A La suite des reclamations de certained tribus indienues (Sioux) qui voudraiant 
leur pari des richesses exploil^es sur des domaines qui ont eU les leurs autrefois, 
le secretaire de riRl^r4eur,-M^-Work^ a nomni4 une Commission de plus de cent 
membres, cbar^ee de farre une enquete sur toutes les questions concernant les 
Indiens, de fa^on k proposer au gouvernement une politique indienne meilleure 
que eelle qu'il a pratiqu^e jusqu'ici {Ihid., n^ 171, 9 juiii 1933, p. 8). 

P. H. 



La prohibition de* cQulames indienne*. — La Sew York Tribune du 2*2 mars 
19^ publie a ce sujei rint^ressant article suivani : 

Le f ntessage a du ComiptssarreBurke du Bureau des affaires indiennes invi' 
lant tous 1^ Indiens k restreindre leurs danses et autr gs^utumes religieusee eat 
une des plus cruelles insultes que le Bureau indien Wans sa longutf' histoire 
d'in^u^lice ait jamais faites i la population indienne des £lala-(Jnis. Bien quit 
n'ait pas la forme d'un ordre direct, il renferme une menace d'actioh lAvire si 
les desirs du Commissaire ne sont'pas r^alis^fl dans un d^lai d'un an. 

Le commissaire Burke non seulement d^emande an^^diens de renoncer i 
leurs danses traditionnelles de I'dpoque de la moisson, mnSaussi dejeur contacrer 
moins de temps pendant lea aulretf saisons et de ne pas continuer celles que 
le tturveillant indien de la reserve d%sapprouve. 

En d'autres termes, non seulement le commissaire .Burke n^glige-totaleroent— 
ce fait que la plupart des danses et c^r^monies jouent un role plus important 
dans 1q vie religieuse et sociale des Indiens que I'Eglise chez les peuples chr^tient, 
TTiais encore il prend sur tut dedircce qui est bon et mauvaisdans ces c^r^monies 
et oblige le Bureau indien & priveries Indiens de leur libert^deculte. Sa premiere 
offense ne peut produire que de I'huniiliaiion ; la seconde est une violation 
directe du principe, qui a 6te une des bases de la pena^ am^ricaine. 

Trois coutumes en particulier semblenl gSner le Commissaire des aflEaires 
indiennes. La premiere est I'habitude de faire des dons k Toccasion de certaines 
danses. Pourquoi ne pas interdire-^olr^ habitude de faire des cadeaux au 
Jour de I'An? La seconde est la vieille coMlURa. depuis loM|IMnpi8 aba^oon^e, 
qui consiiitait en certaines mutilations corporelles. Le troisi&me est I'empfoilde 
reptiles venimeux comme les 8e^penl8 dans une dense des Hopi. 

II se trouve que la danae des serpents est I'apog^e des ceremonies dans 



MiLAKOBS ET ROUVELLES AHiRICANiSTES 301 

leiquelln l« lodiens Hopi appellent la pluie^ C'esl aussi Tapogte de leun rites 
religieux d'avant la moisaon. L'interdire parce que des serpenU i aonnette et 
d'autrea aerpeats non venimeux y aent mUi» aerail priver une (ribu indienne 
dune del -plus imporlantes cirimoniea de aa vie religieuae. Pourqiioi ne pas 
inlerdire certaioes parliculariUa d'aulres religions qiii pourraient tin disap- 
prouT<es par un ronclionnaire de Washingtoo ? 

La raison donn^ par le commisiaire Burke pour sa sollicitude est que ces 
coutumes nuisent au travail des Indiens. En fait, il n'y a guAre que lea gens 
Ig^ el les priti^ qui consacrent beaucoup de tempi i les preparer. Ceux qui 
y aaaiitent font en g^n^ral leur journ^ de travail avant d'y alter. 

Le.peuple des CtalirUnis a depouilli let Indieni des term qui leur revenaient 
de droit. Va-t-il maintenanl lea priver de-leurs cirimoniea religieuies et donner 
i un ronctionnaire de Wsshiuglon le droit et le pouvoir de leur interdire les 
traditions el Jei coulumei de leura ancetres ? 

M"' Lanouej'IN. 



Lei Nigni.dtM Ettlt-Unit — Les journaux amiricaina aignalent un exode des 
Noira du Sud vers le Nord. Cel exode serail si inquiitant que la Bourse du colon 
de Memphis (Tennessee) a demands au Congr6sd'amenderla loi de rinimigration, - 
de fafon i ce que plus de travailleurs europtens puisseni venir dans les regions 
cotonniires du sud . Pendant le dernier triinesIlw.-SO.OOO Noira auraient quitti 
pour le Nord les l^tats de Misaiasippi, Arkansas, Ueorgie, Alabama, Texas et Caro- 
line du'Sud. Les causes de ce mouvement semblent Un k un journaliste noir du 
.V»io York World, I.«ster A. Walton, les traitements injuales des BImics, Ic 
terrorisme et les lynchagei, I'impoisibiliti pour lei Negres de se aervir de leura 
droits politiquea, et surtoul rattrait des hauts salairea que des agents des indus- 
triels du Nord leur oflrenl. D'apris certains organes, il n'y a pat lieu de com- 
parer le mouvement r^ent des .Noira aux imigraliona imporlantes de 1917 el 
1UI8. Beaucoup des Noira , qui ilaient revenus dans le Sud aprea la guerre, dit 
le Mtnuftclartr't Hecord de Baltimore, constituent la majorili de ceui qui 
parteiil mainteiianl dans les fitalsdu Nord el du Moyen-Ouesl [Bttllelinpirto- 
du/at de U Preiie amiricMine, du 13 j*iaier ma f) fierier 1923. Premiere 
partie, Affurtt inUriearee. Paria, Minittiredes Aflaires itrangires, n° 16, 12- 
13 man 1923, p. 7). 

Le recensemenl de 1920 fail ressortir ce phimonime d'une fafOn frappanle. 
Alors que I'augmentatiou totale de la population nigra dans la derniire decade 
est de6,5 •/„ la population noire du Sud a au^menli seulement de 1,9 7. 
landis que dans le Nord elle augmeMait de 43,3 •/. et dans I'Ouest de 
55,1 v.. 

Cette augmeoUtion globalede6,5 •/., dans la derniire dteade conlre 11,2 "/« 
dans la dteade 1900-1910 est plus faible quelle n'a jamais iti. Comme les 
naiasances voot en diminuant depuis les Iroia derniires dicades, on peul se 
detnan^er quand raugmentation .deviendra nolle. ^ 

II ^ a ni Emigration qi immigration noire, la proportion est done basie 



302 SOCltTt DES AMfeRlCAMSI'ES Dp; fABlS 

exclusivcmenl sur les iiaissancei ol les deces, II senilile done bien etabli que la 
ftcondilii dc b rafC noire diminue. Quelle en est la cause ? 

Nous n'avons pas uiallieureusemcnt tons les elcmenU de la r^ponse. Les recen- 
semcnts anciens des naissanees parmi les Noirs. ne sont pas Ires exacts e^ les 
chilTies iiue nou-s possi'dons n'onl Irail qu'onx deinferes ann«e8. lis marquent 
ncllcmenl une diminution. On retrouvc hicn le nieme fait chez les Blancs, 
niais si la proportion des naissances chei hi Noirs, est i peu pres la menie que 
chei les Ulancs, cclle des dices est beaucoup plus forte, parfois double. I.a 
principals cause est sans doute leur entassement dans les villes. La proportion 
des naissances aui dccis en 1919 etait dins les villes dans la relation de 104 a 
IlK), dans les campagnes de 159 k 100. 

Ceci prouvequeles .Noirs ontaurtout besoin, au point dc vue de la preservation 
de leur race, d'un diveloppemenl d'hygiene publique. La luberculose pulmonaire 
y est deiix fois plmfriqueirte^pret^ il e s Blanca, dix foia plu s c hei les adoleacenls 
noirs que chei les adolescents blancs. La morlaliti infantile est un fliau. La 
malaria, la typholde, el le ver de talon r^gnent encore dans lea Etats du Sud, 
I'habiUt principal des Noirs. La syphilis fail aussi de grands ravaget, comme 
le montrent la grande proportion de reactions positives parmi lea femmes noires 
dans les materoitis et la mortality 4lev6e due » des affections conginilales chei 
les nouveaux-nis. Ceci peut eipliquer aussi la grande frequence dee affections 
chrooiques, specialement de» maladies de ccieur. Quoi qu'ilen soil, lea Noirs 
soullrent plus que des Blancs de maladies chroniques organiques. Enfin, il ne 
faut pas oublier les pertes dues i I'h omicide qui, parmi les hommea de 15 k 
35 ans, sont dix fois ilevees que parmi les Blancs. 

En 1920, la' population noire des Etats-Unis s'ilevait t 10. 163.013 Smes 
(.Imen'can yourna/ of phyiicM anlhropologif, I, V'l, 1923, p. 68-69). 

L'-Colonel Languus. 



Les lynchayes en Ameriqae. — D'apris le rapport de 1' " .Association pour 
le progres des Noirs », le nombre des lynchages de I'annee alteiiidrail 60, soil 
7 de moins que Ian dernier. l.e Texas vient au premier rang avec 16, puis la 
Georpie avec 1 1 (lialUtin periodique de ta Preate amiricaint, </u 16 dicembre 
I92i au 6 Janvier 1923, Mmislere des Affaires Mrjingires, Paris, n» 159, 
25 Janvier 1923, p. 8;. 

V. H. 



Fermes-ecoles pour indigenes. — Sous la direction des Secretarialsd'agricullure 
el d'educalion, il sera ilubli au Mexique sur les terrains publics appartenant 
aux agglomerations des fermes-ecoles pour indigenes. Chacune aura au mollis 
8 hectares de lerre el le Gouvernement federal la fournira de machines, d'outils 
et d'animaux. Les eleves recevront une instruction k la. fois primaire el agricple 
■ tiotclin de la Vnit'm panamericuna, '}u\n 1923, p. 625-626). 

P. R. 



MtLlN^ES ET KOL'VELLES AMfiBIUNlSTKS 303 

Civilisation des Mascogo el Kikapoo. — Le Minislere tie I'Inslruclion publiqOe 
du Mexique est parvtnu, upres dc grands el I<onf^s elTorU, a (^tendre son action 
d'^ducalion chez deiix Iribus in<Jieiines dc I'elat du Coahuila, Ics Mascogo el les 
Kikapoo, qui s'opposaient jusqu'ici a toutes tentalives dc civilisalion el se 
refusaienl' presque complelcinent a tout rupport avec les Blancs {Deulsch-mexi- 
kanische Bandschau, avril-inai 19*23, p. 1^]. 

P. R. 



Le prohleme indigene au Peroa. — Sous le tilre de Patrnnato de la raza 
indigena, il 'sest cr^e au Perou une associalion ayuni pour objet d'organiser 
dans loutela Republique la protoclion el la defense des Indiens et de favoriser 
parlous les moyens leur developpemenl inlellecluel et economique. J^e Comile 
central de cette association est pr&sid^ par Mgr. Kmilio Liss^n, archevgque dc 
Lima. Des comiUs departementaux et provinciauz seront fond^s dans toutes les 
regions ou leur creation sera reconnue ndce^saire [Holetln de la Union pan- 
americana, octobre 1922, p. 424). 

A la derniere session de cette association, Mgr. Emilio Lisson a presents un 
memoire qui doil ^Ire soumis a I'approbalion du Pouvoirex^cutif. II y declare 
qu'il est urgent de'remidier aux maux Iris graves donl soulfre actuellemerit 
la race indigene du P^rou et donl les consequences poiirraient devenir depio- . 



rabies pour toute la nation. Les principales reformes propos^ea, applicables 
pendant deux ans, sont les suivanles : 

1° Cr6nlion d'un tribunal del'lndien, compost d'autorit^s provinciales el 
cantonales, pour la defense de Tlndien, aulorit^s dislincles des sous-pr^fets et 
gouverneurs, qui, k Pavenir, n'auront plus de rela tions directes avec les indj- 
genes ; 

2^ Exemption pour I'lndien de tout iinp6t ou droit, les services religieux, la 
justice, les soins m^dicaux devanl lui elre adminislr^s de fa^on absolunient 
gratuite ; 

3** Organisation et perception par le Gouvernemenl de la quote impos^e 
aujourd'hui aux indigenes et volontairement pay^e par eux, le produit de 
ceLle contribution devant elre employ^ a enlretenir les magistrals, cures, m^de- 
cins et les personnes susceptibles de preter aux indigenes leurs services gra- 
tuits; - 

4" .Monopole d'Elal de la vente-de I'alcool aux indigenes ; 

y Application de cos dispositions k tous les Indiens vivanl en communautes. 

I>e probleme de la race aborigine se pose avec une gravile parlicuHere dans 
les provinces du Sud (departements de Cuzco et de Puno), ou des elements 
Kubversifs tendenl a entrainer les Indiens k la guerre civile. II est d'autant plus 
important de les adapter le plus I6t possible a la vie nationale (Bulletin perio- 
dique de la Presse sud-americaine et de la Presse mexicairie, du 2i aodt au 
30 sepLembre 1992, Paris, Minislere des Affaires ^tta.ngeres, n"87, 2 d^cembre 
1922, p. 8-9). 

P.R. 



.3tt| SOCItT* on AntMCANWTBI DE PAHII 

Lei muiioia eatholuittet en Btsfe-BoUtit. — C« ipiwioiw dipendent de» 
quatre collage* de Propaganda fide de I* Pat, Poloti, Tarija et TaraU. 

An college de La Pat appaHiennent lea fnistiona de Cavina* (2*> hab.], de 
Covendo (50 famillea, donl quelquea famillea yurakar et iimane) et de Santa- 
Ana. 

Du college de PolosI reMvent lea miaaioni de San Paacual de Boicovo, Santa 
Rosa de Cuevo et San Buenaventura de Ibo (au total 3.M0 hab., doht quelquea 
families indiennea). 

Le college de Tarija dirige lea miaaioni de Macbareti, Tarairl et Tigfiipa (au 
lq(al 1.795 hab.). ' 

t> collige de Tarata a i sa charge lea misaioiis guarayo de Ascencion 
(2.029 hab.), YaguarA (1.388 hab.), Urubichi (1.138 hab.), YoUA (598 hab.) 
et San Pablo (496 hab^^ t la mi a sion ynraltar de S a n Antonio. 



Gil outre, le Vicariat apoatolique du Benf dirige lea roiaiions de tumupasa, 
Ixiamas et San Jose '. 

P. R. 

Congrit itindieiu. — Au moii de mai dernier, a'eat tenu i X^hacay Huar- 
ruca un congres, qui dura trois jours. Compost de 800 Indiana de Neuqu^n, 
Chubut et Kio Negro, ce congres a adopts, entre autrea risolutiona, un voeu 
relatir i U modification de la loi iles coocessions gratuftea aux iinmigranta. II a 
re nolu ^g alemeiit d e eo opgrer ave r In Sofi*!** Pro Vni/ioa, de Buenos Aires 
(Boleltn de la llni6n panamericnia, octobro. 1922, p. 433). 



Ecolei pour enfantt indieiu. — En accord avec un projet appprouvi par le 
Conseil national d'^ducation, le gouvernement argentin a dicid^ de cr*er sept 
ecoles dans les territoires du Chaco et de Formosa, destinies aux enfants des 
tribuB indiennes noraades encore existantea. Beaucoup.de cea tribus vienneift 
travailler p^riodiquement, au moment de la, r^colte de la canne k sucre, et 
quetques-uoes restent meme & posts fixe dans les fermes et exploitationa agri- 
coles de ces territoires. I,ea Ecoles qu'on se propose d'^tablir sonL dee Acoles 
agricoles et iodustrieHes qui enseignemient un metier aiix indiginee el leur 
donneraient le moyen de vivre avec le produit de leur travail {Bolettn de /a 
Uni6n panM/nericauA, d^emb're 1922, p. 644-645). 

P. R. 

-,,. ■ \ 

L'indailrie da renne en AUika. — Depuis uoe'epique fort reculte, les 
peuples des r^ions arctiques de TAncien Monde pratiquent I'^levage du renne 
qui leur. rend d'inappr^ciables services, lent comma animal de trait qu'au 
point de vue de la nourriture, du vetement el d'une foule d'aulrea usages. 

Par contra, le renne americain (Caribou des • barren grounds • et Caribou 

1. Htpublu^dt Soluiia. MemarUdt gatrrM yeoloniMeiiit^ LaPu, 1991, p. 149-IM. 



MJ^ULNGbS ET NOUVELLEft AStEBICARlSTM 



305 



dea bois), qui se reacontre, dans TAmirique du Nord, des confins de TOccan 
glaci<il, terres polairea, Grofinland, jiisque vers le 45* dcgre de latitude, n'a 
jamais pu £li-e domestiqu^. ^ 

Rn 1892, les premiers reniies domesliques furenl introduits en Alaska et 
leievaife de ces animaux y a donn^ les meilleurs resuUals. 

On peut aujourd*hui, dano ce pays, ^valuer a 'iOO.OOO I6tes le nombre des 
rennes composant le troupeau, landis que lOU.OOO ont ^te abaltus pour la 
nourriture et )e v£temenl. 

Bien que transplanlee si recemmenl en Alaska, rindustrle du reune s'y 
montre dejii tres dilTerente de cc qu'elle e&t dans le Vieux Moode el les diver- 
gences a'accentuent de plus en plus. 

Au debiU, T^levage scinblait no devoir eire pratique que par les Esquimaux, 
mais p^u d peu tes Blaiirs be soul inttiresiies a la question, de telle sorle 
qu'actuellement, plus du quarl des renne'> domesliques de TAlavka est la pro- 
priele de ces derniers. 

Les ^leveurs Lnpons, qui etaicnt venus pour apprendre aux Hsquimaux la 
fa^on delever les renne§,.possedaient de^ meUiodes adaptees surlout aux con- 
ditioHij du nord de la Scanclinavie el qui,, d'aulrc part, rcposaienl sur de vieilles 
coulumes el des croyances superstilieuses. , 




Carte monlrant lea zones de I'Alaska oil le rennc a H& inlroduit (d'apr^s 
Geugr»phic»i, neview, t. XIII, 1933, p. 301).' 

Pour induslrialiiter eel ^levaj^e. il fallail adopter des methodes moderne**. et. 
dans ce but, le Biological Survey du r>eparlemenl de TAgricuHure des £lals- 

SocUle det AniKrieHnUtei de Paris. 30 



306 aocitre dbs Aii^Rit^KisTEa dk paris 

Unis a fondo, en 19S0, i UnaUtleol, aur'les rivM dtt Norton Sound, une »lii- 

iion d'aip^riMice. i it 

Les principea d'*levage du belail adoplts dana lea El»U da roueal dea htata- 
Unis »ont, en giain\, applicablea aux Iroupeauj de pennoa da PAtaaka. Au 
lieu de I'ilevage confine prsUque par las Lapona, I'elevage en liberW eat pre- 
ferable, 

A cauae dea habitudca dea E»quim«ui dune part, el auaai par auita de 
I'exiateoce de plua grands espacea de pJlurages naturala offrant dea prainea 
aaisonniAres, il }> a aiie tendance marquea vara riUbliaaamenl de * ranchea •> 
permanenU au lieu de I'induatrie qpniade des Upona dea montagnea. 

A lo suite d'une etude prAliminaire, ii a «« poaaihie d'evaluer i 100 i 
•200.000 nillea carria la auperficie dea piluragea uiiliaablea pouvant nourrir 
de 3 & 4 millions de TenoeaT ^ ' 

Lea piluragea ae riparliaaent en deux catigoriea prinoipalea : 1* lea *londue8 
colieres el las ilea avec ptlurages del* au voisinage des rivigea, pii I'on trouve 
du sel el qui sonl rolalivemenl depourvus d'insectea ; iC lea terraina de I'in- 
lerieuravec p4luragead«lesur les montagnes eipoaees aux venla. Lea meilleum 
lerraios de celle derniere catiSgoiie se rencoutrent entie la limito sup^euredes 
foreU (2.700 pieds) el la limile des neigei (6.000 pieda). 

AcUelleraent, comme le monlre la carle ci-cdnlre,"ler^4lurage8 udlises-SC" 
Irouvent presque exclusivemeiit sur la region c6licra. L'exlension de I'elevage 
a linterieur depeodra surlout de lam^lior alion des transporta. I.a ligne de 
cheniin de fer de Seward a Fairbanks est uil premier pas dana ce sens {Oeor/ra- 

phical Revieiv. I. XIII, 1023, p. 301-302). r_ [ \ 

M. Bachim. 

L'aeclimalalion da renne .-in Canada. — A la fin d'ac(obr« 1921; il a Hi 
dSbarque a Amadjuak, sur la Terre de Baffin, un troupeau de pres de 
600 rennes. noryegiens domeatiques. La lenlalive a ili faite par la « Hudson 
Bav reindeer Company », qui a l-intontion d'ttablir ainsi des dipAts de rennes 
en divers poinls du Canada septentrional et d'elever cos animaus pour la 
boucherie. Cel essai a ili pricidi da pluaieurs autrea, cour onnes de succes, 
en parLiculier I'inlroduction du renne faite par les Ktats-Unis dans le Yukon, 
en 1»'J8, el dans I'Alaska {RoUetUno Ml» rtale Socielk geogrtfica italiana, 
3' serie, t. XI, 19-22, p. 257). 

P. R. 

College litre des sciences sociales. Coars sur VAmirigue laline. — Le Col- 
lej;e des sciences sociales, que preside M. Jean Henneasy, a, dans son second 
semeslre, consacre lout une serie de conferences a TAmerique laline. 

Siit'cessiveinent, .\I. Capitan, professeur au College de France, y a 6tudie 
iAmi'rique precolombienne; M. Barbagelala, les tutles pour I'independance ; 
M. Zerejra-Fombona, I'idMogie politigae de I'Amdrigae laline; .M. Monla- 
rrogos, le Hresil ; M. Uonardo Pena, te Chili ; M. Alfonso Keyea, le Mexigue; 



MfLUlObS KT NOUVELLKS ASltBICANlSTES 3U7 

Ml Charles Leica, l'Uriigu»if ; M. Delenda, consul de France, Us relilioiin 
coinlwgrcuiU$ de U France avec VAmiriqae Uline ; M. Manuel Ugarle, U des- 
liAtelif continent amirictin. 

L'enMignement a Hi compleU celle ann^o par une sorle d'office doni le but 
eal d'itablir une liaison perinanente, d'une pari avec lea universilea el lea ela- 
bliHsements d'enseignemenl dea divers pays de I'Anierique laline, d'aulre pari 
avec lea chambres de commerce el les groupes commerciaux de cea paja. Grice 
a eel office, le Comile organisateur recevra volonliers de cea divers ilablisse- 
menls lea complea rendus de leurs principaux Iravaui et aussi loutes lea indi- 
cations, tous les renaeignemenla qu'il leur parailra utile de lui donner, de 
maniire i les communiquer ii son tour it aes audileurs el i ses ileves. I!n 
revanche, il leur enverra periodiqucment, non seulemenl uu conipte rendu dea 
travaui du college, mais encore de tout ce qui aura ele fail d'mteressaul en 
dehors mime de celui-ci, dans les divers milieux inlellecluels, industriels cl 
commerciaux. 

P. H. 

L'enieignement de t'americanisme en Allemagne. — Ddns les divcrscs 
universil^s allemaodes, plusieurs cours «ur les branches varices de I'anierica- 
nismeont^te faiU en 1921. 

A Berlin, le 1)^ K. PreusH a eludid la Religion des ancicns Mexicains, le 
!>' M. Schmidt les Peuples de lAmeriqu e du Sud, le D' W. I,ehmiinn les 
Systemes de calendrier de rAmerique centrale et los llelalion>< de I'Anierique 
pricolombienne avec I'ancien moiide ; i Leipzig, le l)' F. Krausc, rKlhno- 
graphic et I'Arch^ologie du Mexique et de TAm^rique centrale [Pelermanns 
,V.7(ei7onffen, 1921, p. 260-262). 

Ce remarquable elfort s'amplifie encore en 1922-23, si nous en jugeons par 
le nombre des cours ou conferences annonceS : 

A rUniversite de Berlin : 
Brandt (H.). S6damerika\ f^ndeskunde von SUd- mid Mitlelamerika ; 
l.ehmann (\V.). Sprachen MiUelamerikas. — Getchtchte Alt-.\merikas. — 

Volkerkunde- Fragen im Hahmen Amerikaa ; 

Mann. Soziate and geittUche KaUur von Latein- Amerika ; 

Preu88(K. Th.J. AUamerikanische KuUurvotker [Mexiko and Miitelamerika). 

A rU-niversite de Halle-Wittenberg : 
I>ang (A.). Kirchen und. Seklen in der Vereinigien Slaalen. 

A rUnivcrsile de llambourg : 
Schudel (B.). Mod. Kaltur Latein-Amerikat. 

A j'Universiti dc Leipzig : 
Kreiuse jF.). Die Enkimo. 

Kt je laisse de cute les cours purenient geographiques ou ^conomiques 
J'elermanns Hilteilamjen, 1922, p. 221-223). ' * 

Cependaul qu'en France ranthropologie n'a pas encore sa place marquee 

dans ['eiiseignemeiit orticiel de nos Uuiver^ites ! 

P. K. 



308 SOtlEl* PES AJiemCAMSTES DE PARIS 

ExpidUioM i la Terre Je Biffin. - Le D' Donald Macmillan, sp&i.liste 
des expedition, arctiquen, parti au cours de Yiii 1921 ppur la terre de Baffin, 
est arrive le 6 seplembrp 19i2 i Noj-lh Sydney, Nouvelle EcoBse, acconipagii< 
dea sepi hommea qui constituaient sa troupe. Le U' Macmillan >e serait avanc* 
plus avant dan» la baie de Baffin qu'aucui. de» exploniteurs precedent., aans 
cependant riussir a franchir les pasaee dc la Fury et dcTHecIa, lenUtive faile 
deja parle capilaine Parry. Ces passages sent ol.«truc» de glaces qui en rendenl 
la traversee absolument impossible. Les itudes lopographiques de la beie de 
Bjflin poorsuivies par I'eiploratcur onl r*Tele que les carles actuelles, bas«e« 
sur ies releves elTeclues par Luke Fox, il y a Iroissieclcs environ, sont inexacles. 

M. -Alfred Tremblay.eiploraleurdes regions |)o!aires, a quitte ricemment la 
baie il'Hudson pour poursuivre ses rechcrches dans la teri-e de Baffin et ses 
•eludes du pole magnelique. M. Trcmblatt qui pril parlaux expidilions du capi- 
Uine Bernier (1910-191 1. 191-2-19i:t), a rcussi deja ii alteindre Igloolik el Fury, 
el le delroil Hecla, regions qui n'avaienl pus ele visildes depuis la premiere 
explomlion qui en a M faile par sir K. W- Parry en l82i-23. M. K. Tremblay 
a parcouru a pied plus de quaire niillieis de m.lles el a cITeclue dimporUnls 
levers cartograpliiqucs. L'eiplorateur est. accompaguc de MM. A. Barbeau el 
C. Talbol. La baie d'lludsori sera suivie jusquju canal de Koi, puis les voya- 
geurs lougenml le cote nord-oucsl dc la terre de Baffin. La durdc approiima^ 
live de ce voyage est evaluce a deux ans {/..a Cemjraphie, I. XXXIX, p. 242). 

P. C. 

Expedition Sh-fHnsson. — M. Slefansson a ole rereuimeut ioforme que sa 
goijlelte Ted(h lioar qn'i! avail envoyce de Nome '.Alaska), en vuc de ravilail- 
ler les membres <lc- son expedition qui se Irouvenl actuellement dans Tile Wran- 
gell avail ele enl.-aince par les glaces, au large de la cole sibcrienne, dans une 
(lire'clmn'nor>l-„ue«l.Ce8 h .n.nies avaienlet* envoyis parM. Stefinsson i ses 
propis frais dans Ic- but de revendiquer celle ile pour lempirc brilaunique. Us 
sonl a(jHuelleinenl aboiidammeiil pourvus de -vivi-es el de ntunitions. Nianmoins 
M. Slefansson d, muure alarnie sur la situation de I'dquipage du Teddy Bear, 
.ompose de troi, Blancs el de plusieurs Kskimo (La Giographie. t. XXXIX, 

Expedition .4riii/idj«n. - L'n sans-fil refu, viS la station radiotiligraphique 
duSpitsberg.du capilaine Wisling, del-expedition norvegiennepolaired'Amund- 
seii a annonce que le Maud, qui avail quilte le Cap Hope, Alaska, le 26 juil- 
lel 'avail rencontre 1. glace aux environs de 70° Ut. N. Le 7, le navire ae trou- 
vail pres de lile ;lerald el le 22, il «Uil pris par les glaces par 70* 20' Ut. N. 
el 175° 25' Long. W. Le message annonce que lea voyageurs onl jeui d'uB beau 
temps, el que les recherehes Kiientifiques se poursuivenl favorablement. La %ie 
animals est rare dans oes ripom {La (Jeographie, I. XXXIX, -p. 242). Une 
dipeche de Nome Alaska), dat4e da 14 avril, annonce quAnnind«n est parU, 



HiLAHGES ET NOUVeLLBS ASltRlCAlilSTES 309 

le 13 avril, >u moyen dun traineau »tlel6 de chien«, i destination de Wain- 
Wright, d'ou il a'eiroreera, en join, degagnerle p6Ie nord, par la voie de« airs. 

, PR: 

Uapidition »oi»M de iaiilS au GrolnUnd'. - Parmi lea entrepriaes 
BcienUfiquea antirieurea i la guerre, donl lea risdltala ont iU publiea aeule- 
roent aprea le reloor de la paix, figure Texpidition auiase de 1912-13 ou 
Grodnland. 

L'eiptdilion Stait dirigSe par A. de Quervain et P. L. Mercanton. Tandis 
sue le premier Iraveraail VinUndiii enlre un point sitai aur la cAle occi- 
denUle, en face de Ifle Diaco, par 69» iV 30" de lal. N. et 50» 7' de long. 
W. Greenwi«h, et aboutiiisait aur la cftte orienUle par 66» lat. N. et 38" IC de 
long. W. Greenwich, le Mco nd reaUitdang I'ouest et ae coiiaacrait k dea 
recherchea de glaciologie et de mit^orologie ; if procidait en outre i dea «ude« 
anihropologiques et i des menaurationa aur lea Gakimo. 

Le 20 juin 1912, Quervain avec troia coinpagnona commencail aon raidj qui 
prenait fin le 29 juillet, lorsqu'il arrivait au nord-puest de I'ile .^ngmaaalik, 
•ur la cflte orientate. En trente-neuf itapea, il avail fail 645 kil., non paa en 
ligne droite, mais en suivanl une courbe. II franchiaaail la ligne, de demarca- 
tion entre lea deux ver«inla, k 425 kil. de la c6te ouest et 22 de la cote eat, 
par 2.500 mitrea d'allitude. 11 d<couvrait aur le veraant oriental, par 67° lat. 
N., un mas«if montagneux, haul de 2.000 mitrea en mo;)renne el culminant au 
Mont For e l i 3.4 4 m^lrea. 11 i iommait ce maaaif SchUxUerlund, en I'honneur 
de la palrie abaente. ^11 conslalail que la limite du nivi, qui n'eal que de 
1.000 rafetres ii I'ile Disko, alteint de 1.400 it 1.500 m Al re ; dana I'inten e ur 
du (iroenland. II r*8ulte lent de aes obaervationa que de celles du groupe 
de I'Duest que le plateau central eat en Ui le sidge d'une aire anlicyclonique, 
d'ou lea vents rayoonent tout autour. 

Pendant ce temps, le groupe de I'oueat, compoad du D' Mercanton elde deux 
metiorologistes, les D" Jost et Slolberg, itudiait le glacier central et deux rfe 
ses branches, le Sermek Kujadiek et I'fikip Sermia. II conslatait que leur 
epaisseur ^lait analogue 4 celle dea glaciers alpealrea, et que leurs vitessea dc 
glissemenl itaient l^gerement supArieures. l.'fikip Sermia, qui descend de la 
cole 610 jusqu'i la mer, jette 4 la mer de nombreux icebergs, provenanl du 
v^lage et de la rupture de la masse principale du glacier. 

.-VprAs le retour de I'eipidition en Europe, les D" Jost et Slolberg resterent en 
arriere; ils avaienl 6tabli aur Tile Disko, k Godbavn, une station m^tAorolo- 
giqueou ils aijouroirent depuia le mois d'octobre I9l2jusqu'i la fin de juin 
Itfl3. Ila iludiirent le rigimedes vents et procid^reul 4 des lancers de ballons- 
soadesj plusieurs dipassirent 20 kilometres el I'un atleignit m^me 39.500 mitres, 
ce qui conslitue le record du monde. .':^ 

, 1 . QcnRTAin (A. de) et M«iic»«To » (P. L.). KinlUtU KitttUltqaM dt tKipMUion luuse «a 
iroinUnd, (»/»-(»/.». Buel, Oeon; & <>, l»JO, xx-»0> p., in.*'. . 



310 SOCltTK 0E» AMtBlCASlliTliS Df PAIllS 

Au point lie viic anlhropplogique, rexpeililion suisse n'a pas fait <le (,'randei 
clScouverlcs; i\ osl vrai que lea EBkimo du GroSnIand commenceiit ^ ctre bien 

Hcne Lb Contk. 

Expidition de Lauge Koch au Groenlaad. — L'eipedition, apreadeux cenU 
jours d'arret, a quillc son quarlier KenSral du cap lloberston le 18 mars iy2l. 
Une parlie de ses itiembres a procido au lever cartographique des Icrres nouvelles 
voisines du fjord De Long, Ic point Ic plus septentrional atleinl par. Knud Ras- 
mussen et par I.auRB Koch lui-meme en 1917. Le 21 mai, le drapeau danois 
ful hissi au cap Bridgman, point Ic plus voisin du p61e atteint par les Oanois. 
Neuf biEufs musqu6a fureiit tuis dans oette region ou regne un brouillard pro- 
longe etoii sivissenl de frequenlea et scverea tempetea de neige. On dicouvrit, 
non loin de la, un rapport de rinforlun^ Myliut Ericksenqur peril dans, c etle 
region. Ijiuge Koch a piTi^iTBer que le soi-disani « canal » do Fcaiy ii'estjen-^ 
realile qu'une valUe reliant deux mers, occupAe par an lac de vastes dimensions, 
situoe ii deux cent nie-lres environ au-dessus de la mer. Us voyageurs, malgri 
lesditHcultesde la saison, ont atteint le Vildtland, oil Ra8mu8sen,-en 1912, avait 
trouv« une abbndance considerable de gibier. Le 3 juillet, les voyageurs 
felerent le deux-centieme anniversaire de I'arrivieau Grofinland d'Hans Egede. 
Malgrc toutes les difficult^s, M. Lauge Koch a^ jm remp lir le programme de 
Iravaux cartographiques qu'il s'ilail trace. L'expidilion se poursuil normale- 
menl (ta Giojra/)Aie,.t. XXXIX, p. 241). 

Exploration arrheologiqae au Groenland. — I'ne exp^d't'O" scjentifique 
danoise a iit dirigie par I'archiologue Dr. Paul Norlund dans la region des 
i^lablissementsanciens Ju sud du Groenland. Des fouilles onl 4ti pratiquies 
pres de I'ancieiine igllse d'Ikigait, point d atterriasage des navires noi-vegiens 
au moyen 4ge. Les corps exhumis ^taient simplemenl enlerris dans leurs 
volements du temps, par suite du manque de bois de dimenaions suriisaiiles 
pour la confection des cercueils. Ces costumes sont d'une grande valeur. lis 
remontent aux xiii- et xiV siiclcs. Dans le voisinage, se trouvaienl des croii, 
couvertes dinscriptions runiques. Les v^tements qu'on a trouvAs jusqu'4 
aujourd'hui ont «te conserves par le froid (les corps Ataienttres ptofond ^ment 
enlerris dans une partie du sol qui realait glac«e m^me en Ate) ; ils pourront 
done etre ramenAs et exposes au Muaie national de Copenhague {Pelermanns 
MitUilangen, 1922, p. 126, d'apris Neaepreasi. (Kreaz-)Zlg., 11 juin 1922). 

L' -Colonel Langlois. 

Voyage d'iladei chez let Algonkin. — A la date du 25 avril 1923, M. Tru- 
man Michelson m'annonce qu"il part dans quelques semaines pour aller Atudier 
pendant plusieurs mois diverses tribua du groupe Algonkin, y compris celles d< 
la peninsule du l^brador; 

•^ P. R. 

Fouillet rfai.' Ililal de iVeu' Vor*. — Arthur C. Parker, archtologue de 



HtLANGES ET NOUVBLLES AMtlllCiLNISTtS 31 1 

New York, I'mt occupy, pendaot une parlie de I'tli, it fouiller un cimetiere 
indien prihittorique li Vine Ville;, an bord du lac Canandtigua (New York). 
Ily a trouvJdas objeta amez rarea(tubes d'ardoita polie, pierret ornithomorphes, 
pieces d'ivoire foasile, etc.), qui semblent appartenir k une tres ancienne civi- 
lisation algonkin, oa qui peuvent Hn comparia a certains objets Irouves dans 
quelques mounds de I'Ohio (ytmerican tathropologisl, t. XXIV, 19*22, p. 394). 

R. tr'H. 

Kxphrttiea d» U edte nord-oattt det P.Utt-Unu ptr le If P. E. GodJard. 
— De 1807 i 1903, ^Sce k i'appui financier du Pr^ident Morris K'. Jeeup, le 
Profesaeur Franz Boas avail ex^cuti, sur les cotes nord-ouest am^ricaines el 
nord-est asiatiques, des recherches sysUmatiques en vue d'Atudier les trihus 
de cei regions. L'Hmaric an Muteam of ntlunl hislo n/ avail ainsi recu des 
collections considerables qui furent disposies, ainsi que des pieces ant^rieure- 
ment rAcueillies par le lieutenant George .T. Emmbns, Heber R. Bishop et 
dautres, dans le hall Jeiup North, Ptcific. Pliuy E. Goddard, qui avail 
recu mission de classer ces collections, a visits, avant de publier un Handbook 
sur les li-ibus du Nord'Queat am^ricain, de juin k septembre 1,9^2, la Colombia 
britanniqu* at I'Alaaka. II a MA aeeompagni pendant son voyage pur le 
D' C. F. Newcombe, de Vieloria, qui a itudi< pendant de longues ann^s l^s 
Indians de Itte Vancouver, puis par le lieutenant George T. £mmons, hieii 
connu par sea travaux sur les Tlinkit. Dans plusieurs villages indiens, notam- 
m e nt k Al e rt - Bay o t^ 'Sitka, la v ie4ndig6ne est en progr6s. Cinq cents metres 
environ de film ont ^t^ pris pour fixer les industries et les metiers locaux 

(.Va/orai Aistory, t. XXII, i922, p. 570). — " 

R. d'H. 

Recherchet sar let Bella Coola, — Harlan I. Smith, a pass^ I'^ti chei les 
Bella Coola (Colombie brilannique), oi il a continue ses recherches pour le 
Victoria Memorial Museum du Canada. . 

P. R. 

Voyage chel les Haida el Tlingit. — Le 8 juin 1922, le D' T. T. Waterman 
est rentr6 a Washington, de retour d'un voyage chez les Indiens Haida et 
Tlingit, oii il a poursuivi des recherches pour le compte du Bureau of ame- 
rican Ethnology, Ayant ainsi termini son travail pour cette institution, il 
s'est embarqui pour Cuba ofl il a accepts un poate de professeur. 

P. R. 

Remarquable poteaa-lolem Haida. — l« D' S. A. Barrett, direcieur du 
Public Museum de la ville de Milwaukee, s'est assure rteemment la propri^te , 
d'un poleta-totem Haida tout 6 Tail remarquable par sea sculptures.; il a ^t^ 
place devint la facade du bitiment du Musie; il mesure quarante-deux pieds 
de haul et estconsiderd comme Pun des plus beaux specimens connus de sculp- 
ture Haida (American anthnpologiit, t. XXIV, 1922, p. 394). 

H. d'H. 



312 ' gOCI&TK DES AllitllClNISTES DE I'ARIS 

Voyage en /dalifornie. — Jdhn P. Harringlon, elhnologue du liuretu of 
americt'n EtN^otogi/, est r«nli4 a^Washington le 6 juillet lOSSj^aprft* avoir 
pane de rrtic(i»ux hiois d'^tude chei lea tribus indienneii qui lubaistent encore 
en Californie, 

, - P. B. •. 

f.zpiditiani ches lei Stuk el let /ou)«.'^"''i»endanl la aaiaon derniire, 
Alanson Skinner, curator d'anthnipologie au Public Museum de la ville de 
Milwaukee, a faitdeui voyages i Oklahoma dans le but'de se procurer despieccs - 
ethnograpfaiques des Indiens Sauk et Iowa. Skipner, outre plusieura centaines 
de pages -de notei^ a pu reunir d'importanle'4 coUections. De ches lea lowa^ il 
a rapports une^«6rie de calumets de paix et de « bundles » sacris des soci^tis . 
t BulTalo Doctors I) et « Grizil y Bear Do ctors ». Chej les Sauk, il n'a pas 
r^uni moins de quatorze « bundles r de guerre des clans Wolf, Deer, Turkey el 
Bear-Potato. Ces « bundles iTrenferment beaucoup de beaux objets ancieos. 
Panriiles types nouveatixdev bundles » dc guerre, il faul en signaler un con- 
tenant deux peaux de loutres remplies de tabnc indigene;. A Tune des peaux, 
^taient attaches dix-huit scalps humains el a la ieconde l^uit. 

M. Skinner comple reprendre sea recherches ti Oklahoriia au cours de Phrver ^ 
(American an/Aropofojij/, t. XX|V, 1922, p. 39i-39;»). 

P. R. 

Etudes trchiolotiiq aei en Pe niuylvtnie. — John L. Bacr, conservateur 

d'archeoiogie americaineauMuseuin national, poursuiten Pennhylvanie I'^tude _ 
des sites aborieenes de la valine de Shenandoah. 

* -P. R. , 

Exploration du D^ J. W. Fewke» dans le Cotnrado. — I.«e.-l)''J. Waller 
Fewkes, chef du Bureau of american Elhnologif, a poHse Irois iiiois, VH6 der- 
nier, a Meita Verde (National Park, Colorado). II y a fouil)^ trdis ruinea ;. a 
I'une, prcB de « Far view house >, il a donn^ le tiom de » Pipe shrine house » en 
souvenir de la douzaine de pipes Irouv^es sur le seuil de la kiva centrale.-Dans 
la seconde, •< Far view tower *, silu^e k quelques.cenlaines de picds au nord 
p de «• Far view house », 11 a d^ouvert Irois kivas Hur \e c6t6' sud d'uoe tou^, 
circulaire. La troisieme mine a ^t^ app'el^e «• One clan house » ; elle consistait 
en one kiva circulaire entour^e de pieces qui durent hervir de 'cuisine, de 
magasio 4 grains, de chambre ik eoucher..; L exploration a permia de recileillir 
de nombreux objets int^resttanl la culture aborigcne i American anikropolo- 
qisi, t. XXIV, 1922, pf. 394). 

H. dH. 

Foaiiles dans la region de Piedra parada [Colo^adoj. ~~ Ces fouilles onl 
6le fdites sous les auspices- de TUniversit^ de Denv&i' el de la Soci^le historrque 
,et d'hisloire naturelle du Colorado. Ell^s continuaienl les travaux de I'ann^e 
pr^cedente. ». ^ ^ 

Diri^ees par J.-H. Jeancon, du StaJe Museum et Frant^k H. Roberta, de 
['Universile de Denver, elles ont p6rf6 sur quatre sites donl le grand puebtb du 



SitLAIl'On ET IfOUVELLtt . AIlflllUNISTKS SI'S 

pliUan de Piedra parada. De plus, d« reconnaisunccs fureitt «x^cuUe> jiux 
alentours. ■ .s ' 

!^> eoncluMona de la campagne de 1033 permeltent d'^tablir que'les cona'truc- 
leura des Edifices fouillis itaitnl <.n» prochea parent* de ceU'X qui^ da'na la val- 
\it de San Juan, Utireqt lea ruilies d'Aalec et du Chaco Canyon. La Ihtorie 
^mise par M. Jaah'con, qu'une civilitalion compUte a'ell diveloppte U depuh le 
Blade le plus bas au degrd m^rqu^ par i'Arection de maisons connnuneaf et par 
une clKmique lurfaitej »'est trouv^e connrm^e (ATicMn aalhropologiil, 

t. XXIV, 1922, p. 494-495). 

Ueut.-Col. L. 

MonofnenU pritervH. — Grftce aux efforts du Bureau d*Ethnologie, ain^ri- 
caine, le Pr^sideiil Harding a fait ifMiUre h pari des terrains desUpAis k la colo- 
nitaiion trois graupes de (ours pri5historiques dans le sud-ouestdu Colora'ao 
el le aud-est de TUUb. On lea d^sigue sous les noms de^Ruin Canyon* Holly 
CauyoQ, et Cool Spring ({ouse, sur la Canyon Mesa. On projette de les declu-' 
rer moauraents hisloriqbes {American anthropologist, t. XXIV, 192'2, p. 496). 

Lieut. -Col. L. 

InUress^niet decoavtrte* dans VArkansMM. — Une mission, dirig^e par U 
Mnttum of the American Indian, Htye foundation, a d^couvert au cours de 
I'ele, dans la region d'Ozark (Arkansas), des abris sous rochet, qui ont fourni 
une abk>adante collectioa de vanneries pr6liistoriqueSf de tissus, d'objets «n 
bois, ainsi que des pieces plus uourantes en pierre et en os. A remarquer pnrmi 
lea spiciroena les plus int^ressants deuK porle-enTants en roseau tisn^ et une 
houe ou herminetle avec sa lame de coquille encore attach^e au fhanche en 
bdis par sa corde primitive, et des bandea d'^corce. 

I..e8 recherche^, dirig^es par M. R. Harrington, avec I'aide de D. 'A. Cadzow 
et C. O. Turby-fill, ^eront poursuivies pendant I'hiver i Aniericen anMru/w- 
logStt, t. XXIV. 1922, p.- 393-394). 

R. d'H. 

P'ouiUe» tie la Marsh Pas^ {N.-E. de I'Aritonaj — Sous les auapices du 
Peabody Muiieum, ces fouilles out ^t^ dingoes nar Samuel Guernsey. Kllea 
.i^taienl la Kuite de la campagne-de 1921, porlant sur la ciMliaalion des Basket 
Makers. Ihie grande region de Ja basse valine du Chin l^e a el^ exploree. 
On a trouvd de nouveaux Kites et des documents intere^sants concernanl les 
anciens Pueblos des Cliff Dwellers (American anthropologist, t. XXIV, I92'i, 
p. 495). ' 

Lieut. -Col. L 

Pnebld Boniio Expedition. — Neil M. Judd, curator of american 
archaeology au U. S. Naliooal Mpseum, parti le t*"* mai 1922 pour New 
Mexico poury prendre la direction de la Pueblo Bonito Expedition, enlreprise 
par la Nationai geographic ^Society, eat rentri k Washington en septenibre 
apr^s avoir accompli un voyage del! plus int^refsants. 



3ii ' SOCI^t DBS AMtlllf:ANlSTES DE PARIS 

Environ 10 salles et 5 kivas oni 6te fouiilees au cours de ccltc campaf;n«. 
Les conriitions peophysiqiies. qui regnjiitnl d.insleChaco Canyon-a I'epoque ou 
les villages foiiilles ^taient habitus, on( fail I'objel dune etude approfondie. 

Dans le but de fixer I'a^e appfoximatif des puines, oil a coiipt- ou perfori 
les plus vieux arbrea vivanU du site, les souchos de pins ou lea Ironcp 
ensevelia dans les dep6ts de la valine et ineme les poulres de plafond trouv^es 
dans les ruines memes. Les resultaU ne aont pas encore publics, 

P. R. • 

Voyage de reconnaissance dans le Noaveau Mexique. — Earl H. Morris, 
accompagne de Charles L. Parnheimer de New York, fait acluellement une 
reconnaissance genirale de la region Navajo- Mountain du New Mexico [Ame- 
ncan anthropologist, t. XXIV, 192-2, p. 252). 

R. d'H. 



Etudes sur les Pu'ehlos. — Pendant le mois de juillel 1932, A. I. Ilallowell 
;i conllnu^ ses reclierches lin^'uistiques el elbnograpbiques ^ S^ Francis 
Abenaki, grace a I'aide genereuse.de MM.= (iedrges G. Heye et FrederiL-k 
S. Dickson, de New V(n"k. Vant-e C. McjCormick, de Harrisburff, F. H. tloff, 
de Cleveland, et de V Anthropological Society de Phtladelphie. 

P. R. 



fJchelle de communication dans les puehtos. — Les « Artecs ruins « du 
New Mexico ont livr^ d^ja bien des objets pr6cieux, mais on p'avait pu 
decnuvrir jusqu'ici I'appareil qui servait h monlef d'un litage de chambres k 

I'aiitre. : 



K. H. Morris, chef du service des recherches archfeologiques de la 
Sncieto A. H. Hunlinglon, pensait qne c'^taient des ^chelles composdes de deux 
perches jumei^es et entaillees. On avait d^bhye plus de_200 chambres sans en 
trouver trace. ■ 

liecemment, apres un travail de 23 heures, il a 6t6 assezheureuxpour d^terrer 
un certain nombre de morceaux de bois et de perches, dont le r^ajusiage riv^la 
le modele de cette 6chelle. EUe se compose de deux perches avec leur ^corce, 
de •2'^ 15 de long, de 0,06 de diamfelre a la base el 0,047 au sommel. 

Tout le long des perches se trouve une sdtie de liane relive par-de s br i n s 
d'osier. Les extr^mit^s des Echelons fetaient pass^es entre la perche et celte 
liane et altach6eB au-dessus des suiidits liens d'osier. Cette liane fitait d'un bois 
solide et ^lastique qui, en pressant sur les Echelons, les maintenait en place. 
Kile depassait les extremiL^s des perches, les deux brins ^talent lids entre 
les deux perches, empechant ainsi les monlants de s'icarter et formant une 
poignee en anse de seau qui permettait de remonler I'^chelle. L«8 Echelons, 
au nonrttJre de 5, elaienl en bois dur de 0",03 de diam^tre environ, passa- 
blement uses par le frotlement d"es pied* (Mataral hisloryy I. XXIlI, V923, 
p.' 91.). ',"",■ 

Lieut.-Col. L. 



MtLAHGES ET NCfUVELLES AUtltlCAIIIBTES 313 

Voi/age ilc M. Catkgtri aa-Mexiifue. — Notre collegue, M . Callegari, a Hi 
inviti par le minisUre da I'Instrucdon publique du Mezique a iludier les 
civiliMlion* anciennea du pays. Parti en Janvier, le aavant profeaseur eat rentr* 
en Europe en juin, 

II a visit* lc5 mines lea plus fameuses de la civiliaation nahua ; mais, faule 
de temps, il n'a pu voir, comme il en avail I'intention, les ruinea de Halenque 
el du Yucatan. 

M. Calle(,'ari a Hi accueilli de la fa?on la plus aimable par las savants ftiexi- 
cains qui «e aont efforc^s de lui faciliter aa liche. II pense faire plusieurs confe- 
rences publiques en Italia eur I'art el I'histoire du Mexique ancien et publier 
un livre d'impressions richemcnt illuslre. 

P. R. 

A Is recherche de VAllantide. — Ve Mercare de France du 1" avril 1923 
(p. 284) nous apprend que M. Mitchell Hedges vient de parlir pour le Mexique, 
oil il se propose d'organiser une expedition pour fouiller le fond de la mer des 
Caratbes, avec Tespoir de retrouVer des traces de I'ancienne Atlanlide et de 
decouvrir pcut-elre la preuve de I'origino commune des Aztftk el des Egyptiens. 
On-ourail, paratt-il, cru reconnaitre dans lea materiaux employes pour la cons- 
truction des pyrjmides un produit, qui n'existerait que dans I'AmAriquo 
du Sud . 

II n'ert faul pas davantage pour remettre en honneur la thiorie de I'origine 
egyptienne de la civilisation mexicaine. Les vieilles legendes reviennent ainsi 
p^riodiquement a la mode, et on se demande combien il faudra encore de 
d^convenues pour (lu'on y renonce d^Iinilivement ' 

. *P. R. 

Diclionnaire Tarahumara. — line grammaire et un dictionnaire de la 
langue Tarahijmara (Etatde Chihuahua, Mexique), composes par le Rev. Jos6 
Ferrero, onl 6te publieit, en 1920, par le& J^suites sous le litre : Peqoefia gra- 
mMica y diccionario de la lengua Tarahumara (Mexico, Imprenla^J. Aguilar 
Vera, 7' Ribera de San Cosme, 124, 232 p.). Le dictionnaire est espagnol- 
tarahumara. Les J^suites cherchent 6 publierla 2" partie : tarahumara-cspagnol. 
Les personnes dl^sireufles de se procurer cet ouvrage "^oivenl sadresser au 
Rev. Fr. Jos6 Mier y Ter^n, k .Sisoguichic, Chihuaha (Mexiquej. fc^tjirvrage- 
sera imprime des que les moyens le permellront^-^mericaTi anthropologist ^ 
1. XXIV. 1922, p. 195}. 

* "^ Ueul.-Col. L. 




Hecherches au Guatemala. — l.eD' Carl E. Gulhe est revenu au'mpis de mai 
I922du Guatf^malaou, pendant qualremois, it a continue lea fouilles-entreprises 
I'annee pr^c^dente il Tayasal, pris de Floras (Peten). De son coti, Robert 
Burkitt, du Musde de rUnivcNit^ de Philadelphie, voyage dans ce, pays oil il 
Sludie les langues, les coutumes et le folk-lore indigenes. 

R. d'H. 



316 SOC|£t£ DES AM£|IICAHI8TES de pabis 

Exploration de Santo-Domingo. — En 1919, fe D' W. L. Abboll a continue 
son exploration de Sanlo-Domingo; oulre les collections d'hisloire naturelle 
qu'il y a failes, il faul signaler une 8*rie imporianle d'objets archiologiques 
provenant de fouilles dans le district Samana. -. ^ 

Expidition holUndo-danoite am ,4n/i7fe». — L'ne expedition composie de 
savants hollandais et danois est partic en octobre 1922 dans lo but d'itudier an 
point de vue archtologique les Antilles hollandaises et lei Anlillea autrefois 
danoises. Les chefs de I'expeditiou sont le Dr. Gudmund Hafi de Copenhague 
et le Prof. J. P. B. de Joaselin de Jong de Leyde. 

K. R. 

Mcouverte arch^ologique en Colombie. — l-e« minei d'une grande^il* 
auraienl Hi d&»>uvertes en Colombie par I'expidition archiologique sud-am^- 
ricaine de Chicago. Le D' J. A. Mason, chef de I'expAdilion, annonce que les 
ruines sont situees dans la province de Magdalena, i 20 milles au sud de Santa 
Marta. II doit y avoir eu \k jadis une population tres abondante, car la r<gion 
est couverte d'emplacemenls de maisons. La contr^e eat Ires monlagneuse 
(A'adire. Londres, 30 seplembre 1922). 



P. R. 

iixjflur ation du haul Pu tmnayo. -^ Le 9 Janvier, est arriv*e,» Puerto Asls 

une mission anglaise qui se propose d'explorer le haul Putumayo. Le voyage 
s'est elTeclui depuis Iquitos dans une laitcha de SO.tonneaux. Ainsi se irouve 
demontree la facilite de la navigation du grand fleuve ; il semble qu'une voie 
d'e\portation pour la Colombie peut etre ouverte par le Putumayo vers 
r.'lmazone (Boletin de la Union panamericana, juin 1923, p. 607). 

P. R. 

Lea Indiens Coaiqaeres: — Nous extrayons des Monograflas do Rufino 
Gutiiirrei (Bogoli, 1. I, 1920, p. 153-156) les intiressanis renseignements sui- 
vants 8ur les Indiens Coaiqueres, encore si mal connus, de Altaquei- el ciivi- 
rons : 

X Veintilr^s vtvienda.s y una capilla ruinosa tiene este viejo caserfo, distante 
15 Icguas^mplelas de Barhacoas. Su nombre es el de un arbol que abunda 
Ven aquellos bosquei^. 

•< Hace poco la viruela'mat6 alll treinta y tres personas, porque careci^n- 
dose de virus vacuno, a uno de los principales vecinos se le ocurriA reempla- 
zarlo con el de la viruela. 

■ La familia indigena de los 0>aiqueres es muy interesante, y deberian estu- 
diarsjB con cuidado su idioma, origen, costumbres y organizaci6n. He<recogido 
algunos dalos sobre ella, y auxiliado por mi amigo don Horacio Galindo, 
caqueceflo que trajina aquetlas tierras. alcanc^ a formar un medio vocabulario 



UftLANOES ET ftUUVELLBft AMftRICANISTBS 



3i7 



del idioma. el cual pas^ a don Tomds Hidalgo, joven inUligcnle y esludioso 
que se habfa dedicado a hiicer inveatigacioncs sobre la etnografia de las Iribus 
que poblaron el sur del Cauca y el norle del Rcuador. De las comparaciones 
hechas por el, dedujo que la lengua coaiquer no liene afinidades con la quichua, 
ni con la que hablaban la naciiSn quillacinga y demas que poblaron los valles 
altoii '. Kn su aspeclo, costumbres y vestidos, se encuentra lodavfa mayor dife- 
rencia con los descendienles de los quillacingas, los caras, incas, elc, que en 
acenio, raiccs y construcci6n. 

« El varon coaiquer {acuamacaa$h, hombre) es alto, robuslo, bien confor- 
mado, de color bronceado, muy laborioso, de coslumbres severas y en exlremo 
celobo del honor de sus mujeres ; viste cami.sa y calzoncillos cortos y anchor, 
de lienzo bianco ; no usa rii;ina ni sombrero, y lleva la abundanle y negra 
cabellcra corl.id;i sobre la iiuca ; marcban por los caminos en Hla, silenciosa- 
mcnLe ; lo^ de mnyor edad enlienden casi todos el caslellano y seexpresan con 
dulr.ur.i. 

M Las inujercs [ashamba) son genemlmenle de mediana eslalura, dclgadas, 
moreiias, dc ojos negros, grandes y niuy bonilos, auuque poco expresivos; 
nariz pequeAa, bien confonnada ; cabellcra abUndante, piempre suelta y regu- 
"larnieEile cuidada ; vi^tcii solo una faja de bayela colorada, sin costura, que sc 
amarran en la cinlura y les cae hasta los tobillo(>, y un t*Ao//on-j esle -es -uoa- 
esi>ecie dc niaiito cuadrado de bayeta azul qud se anudan con una punU que 
pasa por sobrc el bombro derecho y olra por dcbnjo del brazo izquierdo ; de 
""mancra que los ofros dos cxtremos bajan casi hasla el suelo, cubridndoles el 
levanlado pecho, la espalda y el costado derecho. Por los caminos marchan la^ 
mujeres delras de los hombres en profundo silencio, con el paingult [,hijo; 
ten.iado a ta espalda y lejieiido niochilas de pita, induslria en que no hay otro 
pueblo que las igiiale. Ks raro que una mujerhable vl c;islellano. Son muy 
recatadas, de una Rdelidad asombrosa a sus maridos, de inanera que con difi- 
culiad podrfa mostia^rse una que hubiera dado enlre cxtranos molivo parsi 
dudar de las biienas costumbres de su raza. Guando se encuenlran en el 
camino con hombres desconocidos, huyen con ligereTia al bosque, si van 
mujeres solas ; se rccu'estan al lalud si las acompaflan varones de su Iribu. 

n Se casaii en edad temprana ; a los doce afios la indiu ya ha aido solicitada 
por un hambii {varoni, que tiene construfdo el rancho adonde ha de llevarla ; 
y despues devivir seis meses juntos, celebran el matrimonio catolico. Casi 
nuni^a se prolongs ni acorta el plazo de prueba, y por raroza dejan de casarse 
los que ban vivido bajo un mismo techo. Nunca mujer coaiquera que visitA 
rancho extraAo, o dej6 visiUir el propio, tuvo los halagos de los seis me^es de 
prueba, y mucho menos fue. Uevada al altar de la capitia de Altaquer. 

u En las efusiones de amor toma la iniciativa lacesposa, y lo hace empren- 
diendo can-era abierla del rancho o del lugar en que se encuentre, aunque baya 
mas genie; el marido corre detras; eaos juegos conslituyen sus mas intimas 
expansiones. 

^- . " , # 

1. On uil ai^ourflliui que le Kuaiker enl apparent^ au Cvlorutlu el au Kayipa et 
tipparlicnt 4 la ramille liiiKuitliquc Cibia (t. 11.). 



318 80Ci£t£ oes av£iih:akistcs de park 

« No »co»tumbraii sdornaree con dijej brillaiiUa, como cosi todos lot demaa 
iodios. \mi individuos de las familias maa calificadaa — da las que onlre elloa 
se consideran nobles -^ se pinUn rtyas con bija ' en la freni*, los pAmulos y 
la punta de la narii, y tal vei es esle el unico dislintivo que Uaan. 

« En esa Ipibo, que frecuentcs viajea c indagaciones con peraonas conocedo- 
ras me haren calcular de seiscienlos individuos, bo se ve uno solo que 
denuncia cruramiento con olras rasas, pues si tal eual se casa fuera de la 
familia, pasa a vivir a la banda derecha del rfo Guabo o Guisa. 

• Tiene su asienlo la naciin coaiquera en el valle del rio Vegas o GucI, que 
nace en el nevado de Chiles y va a junUrae al Guabo, pasi al frenle del pueblo 
de Ricaurlc, y en la banda izquierda de esle iiltimo rio, hasta frenle a Allaquer, 
es decir, hasU donde el Guabo pierde su nombre para lomar el de Giiiaa c ir 
a formar el Mira con «l Nulpe y el Chota. 

« Antes de recibir del Vegas un Iributo Un considerable como so^propio 
caudal, no cs vadeable el Guabo sino en los grandes veranos, y cso solo por 
algunos escasos punlos en que la escarpada orilla da acceso a las aguas. juntos 
los dos rios. no hay'paso sino pop maromas que los indios exlicnden de una 
roca a otra, o aseguran en los arbolea de la ribera ; y por esos puenlcs (pianl) 
de guadua o de bejuco ijuaiu/uereme), pasan con la conGanza de un equili- 
brisla. 



Cuando invade la banda derecha alguna de las cpideinias que con frecuen- 
cia la aiolan, los Coaiqucres cortan todps sus puenles y se aislan en absoluto 
A<-\ cjminn y de los caserios vecin os, hasta que se convencen de que el peligro 
ha desaparecido. Si por casualidad les resulta algun case de conlagio, dcjun al 
pacienle en un ranchp, al cuidado de los que hayan s ufr i do l a enfermedad. y 
todss las demas familias abandonan bs viviendas y «e alejan n la parte alU de 
la Cordillera. Kn ninguno de nueslros pueblos civiliiados se eslablece coil 
mavor- rigor el cordon sanitario, ni ninguno ha sido menos visiladd por las 
epideinias. 

. El valle del Gualxi es estrecho y el camino que une a Barbacoas con 
T.iiquenes- corre por diez Icguas a la orilla derecha del rio, desde la dcscmbo- 
caduia de la quehrada Cuasquesan hasta Altaquer ; y Como la banda izquicrj^i 
es muy empinada, desde cualquier punlo se ven las viviendas de los indios dise- 
minadas en la falda selvosa, a tan corla disUncia que distingue uno-ltrHlabi-- 
tantes de los ranches ocupadosen sus faenas.. 

c< AUi cullivan mail (pta) para proveer a las poblaciones do la otra banda, 
donde casi no se sieinbra. Socolan el bosque, riegan el grano, y despues con 
machetes derriban los arboles grandes, pero no queman, porque la hunicdad 
del ambicnley las constanlos lluvias no permiten tal operaciiin en esa region ; 
v no viielven a poner mano en la roia para desyarbar, cercar, vigilar, etc., 
hasta que ya denlro del laslrojo crecido rccolecUn a los ocho nncve mcses 
un grano pcqueno y (ino que vendcn a bajo precio. No hay loros, guacamayos, 
ardilias ni otros animaies que pcrsigan las sctnenteras. 

I. ArUculixle basUiile cijiiicicii, que beueiician los indioii y vendcn para cundimenlu. 



lifUlien IT dOUVILLEi AHtRlCANISTEk 



319 



« Sa cullivi Umbien caA* {pieniMi) |»r« h»o«r guanpo, que venden en el 
camiDO, yuca (yo) y pUtano (/>aU). Peroau ioduatria roia importante aa la cria 
de eerdoa {eayi), cuya graaa envaaan en Urroa de guada y llevan a vender 
haaU Barbacoaa, y laa gallinaa {mtmU) ; y en aemenleras de gramalole tanibito 
■nantienen alganaa vacaa {gatbtrabaufi). 

« El Coaiquer tiene odio profundo a loi peonea cargueroa, porque cree que a 
elloadebe todaa laa calamidadea que ha aufrido. Don . Salvador Moriano ha 
alcaniado Unto aicendiante aobre eatoa iadi«l, cuyo idioma hablan t\ y su 
aapoaa, que en las ipocaa de revuelta ha logrado formar con ellos un batall6n 
para defender loa principioa conaervadores, y lot hace t'rabajar en aua Ubranzaa 
de la banda derecha, pero aiempre aeparados de loa demas peonea, con quienes 
no Be junlao por nada. 

« ~ Eo Allaquer pernoctamos en un rancho que bicieron con S 16 <">' amigos 
don Luia y don Narciao Jaramillo, inapeclorea del camino, quienee no« hablan 
aconpaAado en el viaje deade Barbacoaa. Encontramoa el pueblo de iiesta, 
porque ae celebraba un ctmarico (regale) de los Coaiqueres, que dependen en ' 
lo eclesiastico y civil de San. Pablo'. 

« El Cura viiita una o dos vecea por aHo loa caaerioa que forman aus feligrc- 
aias, con el objeto de aetlmr fieatae en ellos, o aea de celebrar lodas las religio- 
aas aeAaladas so el calendarid desde la ultima visita. Asi, en cualquiera ^poca 
puede asistir uno en estoa rancherios, en el curso de una semana, a Corpus, 
Nochebuena, Semana Santa, Dfa de iaimas, etc. En este viaje no icabi el Cura 
de San Pablo mia Beataa que las de Nueatr a Seflora de las Lajas, Santa Barbara, 
San Rafael, San Sebastiin, Santa Rita y el Crucilijo. Algunas son pedidas por 
los indios o por vecinos devotos que ofrecen hac er los gastos ; y para las demas. 
el Cura designa con anticipacion, de acuerdo con el Comisario o Inspector de 
Policfa, los fiesteros o alfireces que deben. costear la misa cantada, el alum- 
brado y la pAlvora. 

« No solo para csto se mueve el Cura, pues celebra muchos matrimonies de 
ligero, algunos de ellos a indicaci6n de cualquiera- autoridad civil, bauliza, 
hace Unas pocas confesionea, recauda los diezmos y primicias, y^^^ecigua 
qutenes han muerto para hacerse pagar loa derechos correspon^dTentes por el 
entierro, aunque, por no baber cementerio, los cuerpos reposen en un fangal 
profano '. • ^ ^ r' 

« En el momento de entrar nosotros a la poblaci6n, destilaba, con direccion 
al tambo que hace las vecea de iglesia^ la procesi6n del camarico, correspon- 
diente a la fiesta de Nuestra SeAora de las Lajas. Casi todos los concurreiites . 
llevaban velas de cera de laurel o enijbiUi encendidos. Adelanle iba el fiestero 
con un pend6n, seguido por ocho indios que cargaban en una chacana (varas 
largas en forma de parihuela) media vaca y medio cerdo ; despue.s, otros con 

1. Este es el nombre del municipio y de la psrroquia, que tieiie por capital a Ricauiie. 

2. El de jusUcia advertir que ai actual Ciiri doctor Paz, virluONO J4>vcn, no lo hemos 
viato obrar de eaa miaera, y que no ae refleren a ^1 laa nottcias que dainos Robi:e lo que 
hacen muchoa Curas de pueblos de indioa, 11497. - 



320 80a£Tt DES AHtmCAKIHTeS DE PARIS 

doce aUdot de maix y doce tnzss (canaslos) con huevos, chontaruro, pUUnos, 
morocho (mazamorra opelo], ;,'uarapo. etc., y mas atras la chuama de rrlujere* j 
inuchachoB. EI alf^rec de la HchU da ademas al Cure $ 12 dc ocho d^imoSf en 
plata. La procesiAn iba animada por un bonibo, untambor, iamhorilea y jacot 
(flauUs decarrixo). Los principalea pernonajes estaban adornados con gorros, 
floret, Irapos y cinlas de colores vistosos 

« Kii las danzas que organizan los indios no Ionian parte las mujercs, X 
cuando se preseiilan en publio? ..van cubiisrtas con recato 

« Ijt otra media vaca, medio cerdo y una buena porci^n de las denias pro- 
visiones se consumen esa misma tarde por los indios en alegre reunion ». 

Souhailons que M . Tomas Hidalgo public rapidement les interettsanU docu- 
nienU auxquets fait allusion Rufino Guli^rres. 

L'Acad«mie d'hii^loire de Bogota, donl les membres font preuved'une si 
inielligente aqtiVit^, rendrail un grand service a la science en provoquanl celte 
publication, et si ceU lui etait possible, en suscitant des rech^rches approfon- 
dies sur cette cuiieuse tribu, avant qu'eile n~ait disparu. J'^mettrai le m^ine 
v(i:u k propos d'une tribu du versant amazonJen, les Sebondoy, dont la langue 
primitive, le Koce, ne sera bienlol plus qu'un souvenir el sur laquelle nous ne 
poss^doQs encore qu'uue documenlation insuffiiiante. 

F. R. 



Musiqueindienne. — Pour la premiere fois, la musiquc indienne a ligiir^ 
Jans UH concert public. Le 14 avril 19*23, nos aimables et savants collegues, 
M. et M"" d'Harcourt, onl pr^sente, au th^dtre du Vieux Colorabier, uii choix 
des chants qu'ils ont recueitlis en Kguateui, au P^rou, en Bolivie. et que 
M"™" d'Harcourl a harmonisds avec utie science musicale de la plus exquise 
delicatesse. Le public, d'abord un peu surpris par cei art, si particulier, a ele 
rapidement conquis parle charme penetrant de ces belles melodies, ou s'cpanche 
toute PAme indieHne, eta fait un maguifique succes aux excellents interpreles 
(le ces ceuvres. Ktvoici que paraissent chez los edilcurt* Ricordi et C'* de Milan 
les r)5 melodies harmonis^es par M^'d'Harcourt ' . Le recueilest preced6 d'une 
preface oil lauteur expose le r^suUat de ses Etudes sur la musique indiennej^ 
tlonl nos lecteurs out- eu la primeur (cf, Journal, t. XII, 1920, p. 21-53). Je 
n'insisterai done pas sur I'inleret »cienlifique de ce travailT^nnn-pitts-que sup le 
sens ppofond de la menlalitc indigene donl M""* d'Harcourt a fail preuve 
en donnant un accompagnement a ces prodaclions musicales populaires, sans 
en" alLerer le caractere original, mais bien au conlraire, en le rcnfor^anl si 
possible. J'ajouterai seulement que le texle des chansons en Kicua on en 
Aymara a el^ transcrit avec une grande exactitude et Iraduit avec precision en 
fran(;ais. Mais, ce que je veux signaler specialement, c'est t'clegiince de presen- 
tation du livre tnensie, qui est orne de motifs ddcoralifs empruntes a la civili- 

t. BEi:LAnT-ii'IlAH<»)imT (Marguerite). Melodies popuUiret indiennet. ^ifuateur, Piraa, 
BoUtit. Milan, G. Ricordi el C", t923, xiii-lS^ p., gr. ia-8*. 



H^LAIIueg KT NOUVELLE* A)i*BICAKl»TK» . 321 

salinn indienDC ou de reproductions d'objels archioloKiques se rapporlaut i 
I'arl musical |)r<colombieii. C'e»t I'auteur olle-meme qui a exicuU lea dea- 
ains qui encadrent sj jbliment lea pagea muaicalea. Tout eat done harmonicux 
dans celle belle oeuvre, el en uniaaant i no» filicitationa MM. Ricordi el C^, 
qui n'ont pas recuW devanl lea fraia de cetle edition de luxe, regrettona quit 
ne ae Boit paa trouv* en Prauce un ^dHeur asaez ami des aria pour accepter cle 

la rialiaer. n ■> 

r. n. 

Exptdition biologique dans le Htul-Perou. — Lejpedilion, organiaie par Ja 
Boytt Soeiety ^» Londrea (cf. yourn*/, 1. XIV, p. 24*) pour «udier la physio- 
logie de la vre aux hautea altiludea, a vica de longa moia a Cerro de Paaco, '4 
une hauteur qui d*paase de 300 metrea celle du Moiit-Blanc et aous una 
preaaion baroiti4trique.de 450 mm., c'eal-4-dire iuKrieure de pria de moilie a 
la preaaion hormale.. 

Le Bttlielin dt tOffice international d'hygiine riaume lea r^aultaU enregia- 
Ir^ par la raiaaion d'aprta le compte rendu qui en fut fait par M. Bancroff a la 
Clinical Socltty. A Cerro de Paaco, qui «t la troiaiime^ville du P«rou par 
ordre d'importance, on trouva, inAipendammenl de la population indigene, 
une autre population d'inginieura et d'employia dea mines de cuivrc qui a'of- 
{rirent, de bonne grJce, comme aujela d'experience. M. Bancroff decrit done 
lea effeta de la haute altitude aur les membrea de I'expidition, les habiUnta et 
lea indigenes. Chei lea premiers.aurtout, on nola du mal des monlagnes a divei-a 
d egr^a, des i p aomnies, H" r<tpiii«<iment mental, de la diminution des forces 
musculairea. trautre part, on constala dea modificalions de teint dues i des 
altirationa de composition du sang, des doigls en massue aana aaabciation de 
lesions 4>ulmonaires ou cardiaquea, quelquea modifications morphologiquea de 
la cage thoracique, une augmentation du nombre dea globules rougea (6 a 
8 millions chez les membrea de I'expedilion el jusqu'i 8 millions chez les halii- 
lants, avec accroissement correspondent du taux de I'himoglobinej. 

Dans I'ensemble, on peul conclure que la vie peul aubsisler a ces hauteurs 
dans dea conditions relativement satiafaisantes et aans troubles permanenta 
notables. Aucun membre de I'eipidition n'eut 4 aoulTrir dt ce sejour dans les 
Andes el, si les mineurs pr^senlent quelques disordres dans leur sante, ce n'esl 
maia , declare M. BancroB, avant la cinquanUine ' (Aa Giographie, 
t. XXXVIII, 192J, p. 3»7). 

NoavelU expidition de M. Farabee: — M. W. Curtis Farabee, de la aection 
am^ricaine du Musie de TUniveraiU de PJiiladelphie, parli le 4 fivrier pour 
le PArou, pour y faire dea recherchea archiologiquen, eat reotrA 4 Philadelphie, 
aa miasion accomplie. p r 

Let tainei de Tiahaanaco. — A la date dit 42 mai 1922, le Gouvemement 
SociiU de* AmericAnUlta de P*rit. .21 



322 »OCltT* DE8 *M««1CAM»IE» UK PAHH 

bolivi,M. se«l rendu .cquireardes ruine. de Ti.-,hi.anaco pour 1. sommede 450.000 

bolivares («ofe/ln de U Ifitidn piiiitner.c^ht, oclobre 1922, p. ■tJ»)- 

P. B. 

Fouille. cxecutie, pre, Je TalUl (Chili). - W American .Vu.eun, of natural 
hi.,loru vicl de senrichir d'une collection imporlan.e d objel. du, aux fouHle» 
e.ocuiees par M. Tommen pri, de Tallal, dan« l.s monlicule. de la .tone .iche 
,1c I»c6le ch.lienne. I.e» rou,lle.o..t permU didenlilier qualre couches .uperpo- 
^.escnrrcpondanl a de. epoques di.linctea. La premiire oqnlena.l dwoBjeU de 
I. penode coloniale espaffnole. Kn conlinuant plusprofondemenl le. recherche., 
o„ d,'couvril de, objet. au» forme, incaaiques el pr«-incM.que.. Enfin, une 
couche dernidre, la plu« mWrewante en l'e.p*ce, ne conUna.l, J cdli de corp. 
momiliea, que de. inatrumepUJle pierre. et ce. Corp.. fail p.rfaculier,.au lieu 
de se irouver dans la poaition habiluelle, c'esl-Mire accroupia, le. genoux lou- 
cha«t le jnenlon, eUient complelement Mehdu. ; leum cr»nM wnt tou. de 
forme illong^e, ce qui conBrme I'opinion geniralement admiM que le. c6le. 
peruv.enne, chilienne et brisilienne furtint primilivement habiUes par de. 
Iio.nme. dolichociphale. ne connai.sanl que les outil.de pierre, de coquille ou 
do. ;;Va(»r*; history, vol. XXII, 1922, p. 570). 

R._d_Hr. — ^ . 



\ DecoaverU d'un crine hamiin fo»ile en PaUgmie. - U . QooUdien ., 
*dans son numero du 1" mars 1923, public la d*p«cHe .uivanle de Bueoo. Aire. 
;en dale du 28 fivrier] : . Le midecin am^ricaj n Wolff a d«cguvert, en PaU- 
-onie, un cr*ne humain 4 Telat fos.ile. 1! remonierait ji la pAriode lerliaire et 
serail par consequent, beaucoup plus ancien que celui du Pithicauthrope 
Irouvei Java •. II coiivient nalurelleinent d'accueillir cetle nouvelle .emation- 
nellc soui toules reserves et dattendre confirmation el pr«uve.. 

PR. 

Noavelle expedition (fu Pire Marlln Gusinde i la. Terre de Feu. - Dans le 
dernier tome duyournai(t. XIV, p.244),j ai rendu compledes important, ri.ul- 
lals Ac la Iroisieme eipedilion du P4rc Martin Gusinde, accompagnd du ?hfe 
GuiUaume Koppers; chez les Yagan. Notre savant collfegue vienl-de reparlir » 
nouveau pour les regions meridionales du Chili. 11 a expos* dans les temies 
suivanls a un redacteur de La fni^n, journal de Punla .Arenas, le 9 fevrier 1923, 
I'obieclif de ceJteiqtHrtnemejeitjicdition : 

« Mi viajelielSepdrJbTijeto el.dar ■lernuno definilivo a los estjidios hechns 
anleriorraeoU TObSiWiaialrtiraias 4e_lo8-lndios queh^ilan en Canal Beagle, 
Tierr.i del Fde^'oy (JaBitef magirtlSnicos. Las conclusiones obtenidas el ario 
lilliino llamaron piderosamente la atenciiin en los cenlros cientilicos del pals 
y especialmenle en los del exlrangero. En visita de ello, el Minislerio de Ins- 
Iruccion puhlica me dio esU nueVacomisiAn, con entera libertad y tiempo ilinii- 
tado, pard liedicarme de preferencia al estudio de los indio. .Alacalufes. 



HtlANUES ET HOUVKLLBl AMtmCAIirOTgS 32.) 

« Mi propdnilo ss dirigirme primeramente al' canal Heagle i}»ra complel.ii- 
algunat obaarvaeionea aobre lo» indios Yaganes, Dciipuei ni« dirigiri a la Ula 
Grande a viaiUr a lot Onai que vivan en Ins inmediacinnes del lago Fagnano. 
Paiard ahi tigunas semaniia ealudiando cl idioma ona y priqcipaliAenle para 
conieguirseradmilidoenlaa ceremonial aecrelai que elloa llaman « Klokelen ». 
Son etUa ceremoniaa aatrictamenle' reserVadaa a los hombrea y persiguen cl fin 
da iniciar a loi jftvenes en loda la initologfa do la Iribu, creenciaa y Irajliciones 
antiguat, y en instrucciones para inapirar miedo a lai mujerct con el objelo de 
que no ae iiiblevan contra la volunlad d« los hombrea, como, aegiin sua Iradi- 
cionea, lo hiciaran anliguamanta. Haala hora nada ae conoce de eaUa ceremo- 
niaa. 

> Termiuadoel Irabajo anterior, regresari a Punta Arenas para organi/:ar la 
eipedicion a los indioa Alacalufes que viven en las cercanias del canal Smith 
llevando una vida ndmade. A pesar de haberse hecho algunaa publicacioiies 
tobre eata raia, en su mayor parte por misioneroa aaleaianos^ queda, sin 
embargo, macho por conocerte y Talla principalmente esludiar y observar su 
aociolcgia, railologia y religion, aonio lambien el idionia porque pudc con- 
aiaUren mi filtimo viajcque los Al.icalufes lienen dos diiileclos, Ian diferenlcs 
el uno del otro, que lo» Indioa que habitan en la parte aur no puedan cntendcrse 
con loi del norte. 

« La urgencia de eatoa eetudioa salU a la vjata, ya que ea muy reducido el 
numerq de estos indios .\lacalufes, principalmente da lo« ancianos que son lo» 
u n ico i qn " f""«"rvjtn las tradiciones legitimas dc la tribu. Y eata importancia 
es lanto mas graode por tratarse de uno de los pueblos mas aniiguos de la 
America del Sur, pues he podido comprobar que los Alacilufea son anleriores 
aun a los Yaganes y Onaa ». 

A hi daledul avril 1923, le P. Gusinde m'annoncequ'il ;i terminci ses travaiix 
chez le»i Y'agah, avec un-plein succes, elqn'il n'atlcnd que des conditions atmos- 
pheriques favorables pourse rendre chei les Una, 

P. 11. 



lilade piuchoanall/Ui/ue dei inylhes et eonlnnien fut'gieni. — M. Isailoi' 
11. Gonial, qui s'est principalement occupe de psychoanalyse dans ses ouvraf^es 
anlerieurs, vient de publier le r^suliat de ses etudes suivant la m6thode de 
Freud, dans un livre * dont un chapitre est entierement consacre a I'etird 
psycboaoalvtique des mylhes et coutumes des Iribus Yagan ct Ona de I'A 
pet fu6gien et de la Terre de Feu. 

Tout en faisant des reserves sur la methode employee par I'auteur et sur 
ses conclusions, il est int^reseant de signaler eel essai appliqu^ a des (ribus 
aud-am^ricaines qui comptent parmi les plus primitives du continent. 

P. Reinduhg. 



««T,(I«ad,>r H.). Bepreiaed emotiotu. Londrea el Neyv York. laSI, io-S*. 




;tJl SOCltTK DES AJIKRICANISTES DK PAB(8 

Receniemenl c/u GroinUnd. — Le I" Janvier 1921, a eu lieu un recenaement 
<le la |iopul3t!on du GroSnland; elle a'^levait a cellc date k 14.354 habitanta, 
doiil 148 Panoia el 14.206 Eskimo et in«ti». Kile «* ripartisiuil commd auit : 
sur la cote occidenlale, du cap Farvel k la bale Melville: 140 banoia el 13.441 
i:»kin)(i el melis; au nord de la bale Melville, 250 IJakimo polaires ; 
sur la cole orienlale, dans la rigion d'.Angmasalik, 8 Danois el 683 Eskimo. 

L'aviinl dernier recensijmeni, celui du 1" oclobre I911,4valuail la superHcie 
duliroenland danois 4 88.100 k.q. el sa popiilalion i 12.813 habilanla. Maia 
depuis cclU ipoque, le Danemark a annexi le Gro«aland indipendanl k la fin 
de 1916, annexion qui aiti reconnue d'abofd par les £uis-llnia (convenlion de 
Washinglon du 4 ocl<obre 1916), puis par les aulres puissances. I^ superficie- 
des possessions danoises a Hi aiosi porlie k 2 millions de k.q., maia la plus 
grande parlie esl occup^e par 1 infani/ii'», qui la rend inhabilab le. Celte annexion 
n'a augmenli la population de la colonic que de 250 Eskimo polaires. l.'accrois- 
semcnt de la population est done dfl pour la plus grande partie fl.291 unites) 4 
leicedenl de« naissances sur lea dicit, bien qu'il y ai^eii de nombrepx acci- 
dentsjnortels^armijes^akimo au cours de chasses au phoque entre 1914 el 

1921. 

La population Alanl trop k ritroit sdr la cole occidentale, le gouvernement 
<lanois a dicidi en 1922 de fonder de nouveaui fetablissements dlEaki jno dana 
la bale de Scoresby sur la cote sud-est, en y transplantanl des famillea habi- 
tant iusqu'ici les regions occidentales'. 

Rene Li CoNTE. 

Le progrh de I'emigralion tramocianiqae. — Depuis 1920, I'^migration 
vers les fttats-Unis a suivi une courbe ascendante continue. Dans le premier 
semeslrede 1920, on coinptait aux litaU-Unis 73.080 emigrants. Dana le second 
semeslre, leur nombre s'ilevait a 95.57iB, sur une ^migration Iransoc^anique 
tolalede 118.672 sujets, Dans le premier semeslre de 19itr 103.656 Emigrants 
elaient recenses sur le terriloire de I'Union. 

En raison de cet afflux conlinuel de populations diverses vers I'Aniirique du 
Nord, le gouvernement de Washington a dO prendre des mesures spteiales 
pour limiler I'imigration, des le second semeatre de 1921. Encore tout rdcem- 
inent, la commission demigralion de la Chambre americaine-a^pprouv< un 
projcl de loi, redui»anl le pourcenlage dea rcprisentanls de chaque nation 
venant demander asile a la terreamiricaine. 

L'emigratioB vers la Republique Argentine s'est developp^e sensiblemenl de 
1920 k 1922. En 1920, on compuil en .\rgentioe 28.035 ^migranU. Leur nombre 
s'^lcvail a 40.385 en 19-^1 < Aii Brisil, it y avail; en 1920, 8.593 Emigrants et, 
en 1921, on en eomplail 10.453. 

I. 'Emigration vers le Canada a peu varW de 1920 juaqu'audeuxiime semeslre 
de 1922. Elle a alteinl pendant celte piriode des totaui preaque quatre foia 
supirieurs k ceui de rimigration vers les paysde I'Amirique centrale. - 

L'imigration vers TL'ruguay esl peu active. 

(U Geojra/iA.e, t. XXXIX, 1923, p. 368). 

1. /,. G»..jr.v.*«, l-mo XXXVUl, 1911. p. IM. 



J 3r 

MtLANGES ET K011VEI.1.E8 ANeHICAMSTF.S ^ Ai.'> 

L'immignliim etpagnole en Amiriqae. — 11 y aurait une grande recrudes- 
cence de rimmigration espagnole en Amerique, notammenl vera Cuba, les 
I^:tat8-Unia, le Brtail el ['Argentine. Ce» ^mii,'ranta seraient pour la plupart dcs 
payaans. I.e gouvernement eapagnol cherche i enrayer ce mpuvenienl, mais 
beaucoup d'individus arrivonl a s'4chap|)cr, sans pa8sepor(>, par lea fronlierfs 
de France, de Portugal et de Gibrfiltar {llallelin periodiqae de la presse. sutl- 
junirictiiuel de U preite mexicaine du /"an 30 novembre i9i'i. Minisire 
dee Affaires ^trangeres, Paris, n°89, 9 fevrier 1923, p. i). 

P. R. 

Ae« lUlient en Amerique. — Kn 1911 , il y avail 5.563.000 Italiens i VHran- 
gef, dont 2.639.000 en Amerique du Sud. Ce chilfre d'emigrants n'a fail 
qu'augmeuter : dans la pdriode de 1909 Ji 1913. 1.600.000 Ilaliens sont parlis 
pour le Nouveau Monde, dont 70 "•,'„ pour les ftlats-Unis. Sous i'itifluence de Isj 
guerre, ce jnouvement^iminua jusqu'en 1918, puis i-cpnt pi'ogresstvement 
pendant l«»dei(X annees suivanles,jusqu'!i ce, qu'il fftt^enrayi par les limita- 
tioSa raises 4 remrgralioii aux ^lats^Unis. Le couranl d'imigration ilalien se 
fait surlout vers les l^:tats de New York, de Peimsylvanie el de New Jersey.-^Au 
Bresil, lea Ilaliens se portent prihcipalemenl vers I'fital de Sao Paulo; en 
Argentine, la colonie italienne est surlout iihportanle a Buenos Aires, puis a 
Santa Fe, k C6rdoba, 4 Mendoia et a Knlrerios. Eu Urug uay, plus de 6 ° „ de^ 
la population est d'origine italienne '. 

P. R. 



CompotUion etknique de U population du Canada, — L'ne r^cnle commu- 
nicalion du Gouvernement f^d^ral fail connSiXre^la composilion elhniq^e de l.i 
population canadienne en 1921. 

Les Anglais constituent 28,96 °/odu total ; les Irlandais 12,60 °/„, les Kcossuis 

13,36«/., les Frantais 27,91 %■ 

l..a population' d'origine franpaise a passe de 2.054.890 en 1911 k 2.452.7M2 
en 1921. Celle d'origine britanniqiie a passe, pendant la meme p^riode, de 
3.896.985 a 4.869.198 habitants. 

L'augmenlalion canadienne fran^aise est due presque exclusiveinent au surplus 
des naissances sur les dic^s, alors que les elements brilannique s se renforcent 
par rimmigration. 

La repartition par province de la race fran^aise s'^lablil comma suit : 

Quebec, 1.890.000 ; Ontario, 248.000; Nouveau-Brunswick, 121.000; Nou- 
velle-£cos8e, 56.619; lie du Prince £douard, 12.000 ; Manitoba, 40.638 ; Sas- 
katchewan, 42.152 ; Alberta, 31.000 ; Colombie brilannique, Il.OOO. 

M. N.KGOIAB, 
Conitul {^niral de France II Montreal. 

1. Ansoki (M. a.). La distribnfione gtogrMficM delle Itolonit d'/UIUni alt' etttro. L'll- 
luslraiiane coloniale . Milan, l** avHI 1913. 



326 SOlIl^nfi I»K8 AMftBICAMSIKS ttF PARI8 

Les ravages ilucanctrtUng U province tie Quebec. — Uc pourcenlase <*e» 
^cces par cancer daos la province de Quebec au^mcnte dans dea proportions 
inquietanles. CeBt la d'ailleurs un pheiiomene univereel. De I81I5 a 1809, ce 
pburcenUge etait dc ;W,1 "/, par an, da 1920 a 1921. il eat passe h 55,5 Va 
(Balletimh la Societe de giagraphie de Quebec, t. XXVII, 193, p. 132). 

P. R. 

La population dex colonies fran^mises d'Amirigue. — r,es chiffrei dei recen- 
sements de 1931 sont mainlen.iiU connu?. 

Saint-Pierre et Miquelon, qui comprend les trois* communes de Saint-Pierre, 
I'lIe-aux-Chiens et Miquelon, a 3.918 habilauls poor une superficie de 
*ijO km. c. environ. La population est on diminution de 291 unites depuis le 
recensaroent de 1911. Lo chef-lieu est Saint-Pierre. 

La Marliniqn^; pou"* M"« jtiiparficiflde 987 km. c. 82 hectares, a 224.439 habi- 
tants. EUe est divisee en deux arrondissements ; Nord, chef-lieu Forl-de- 
France : Sud, chef-lieu Saint-Pierpe, et subdivis^e en 9 cantons et 32 com- 
munes. Legouverneur reside Si Fort-de-Krance. 

I>a Guadeloupe, avec ses difpendances, a une superlicie totale de 1.780km. c, 
1 hectare. Elle se compose dc deux Ues jumeMes, sdparees par un d6troil sans 
profondeur, la Hivierd Sal^e : la Biisse-Terre et la Grande-Terre. 

\a colonic a pour chef-lieu la ville de la Bas8e-Terre.^telle-»e-div>8e-en Irois- 
•irrondissemenls : 

1" La Rasso-Terre, avec les Saintea, Saint-Barthelemy et la partie francaise 
cle Tile de Saifll-MaKin, qui en dependent ; 

•i** La Pointe-ii-Pitre. qui comprend la'tirande-Terre, la Grande-D^sirade el 
la Petite-Uesirade ; ' 

3" Marie-Galanle. 

Elle compte •2H.439 habitants et se subdivide en 13 cantons et 34 communes. 

La Gu\anp est la seulo colonic, conttnentale fran^aise dans le Nouveau- 
Monde. l-^lle a pour chef-lieu Cayenne. Sa superlicie est de 78.000 km. o. Au 
recensemenl du !•' juillet 1921, la population recens^e 8*6levait ft 33.283 habi- 
tants, (lonL 2. 368 indigenes; Cayenne a elle seule complait 10.146 habitants. Les 
indif^enes non recens^s etaient evalucB jofliciellemenl h 11.000, mais il semble 
hien quecelle estimation soil Irop faible: 22.000 serait un chi ffre plus vraisem- 
blable, d'apres des renseig'nernentR fournis a I'A^ence gdnemle de-* colonies.' 
On aurail done rjj.OOO habitants pour la colonic, y compria une population 
penale de 3.775 pcrsonnes. 

La (juvane estdivis6e au point de vue administrntif en 16 communes, dont 
une penilcntiaire : Saint-Laureiil du Maroni. 

R. L. C. 

Lt pnpulntion de 7'erre-I^euve. — D'apres le resultat du recensetnent de 
[Oil, la population dc I'ile serait de ;!38.I5! individus, dont 3.6'21 habilent le 
Labrador. La cite de Saint-Jean compte :i6. 937 Smes (/?u//e/m de U SociiW de 
gennr»nhie de Qiiihec, I. KVl. l9Ti. p. ie9). 

P. R. 



" _ . »ilANGE8 CT NOIIVEU.Eil A»!iRICANl»T«S 327 

■ ¥ - 

L immigration mux KUlt~Uni: — Pour Vmmie Icrminee .111 :J'> jmn (Oil, 
le nonibre des innDigrentt re«u» »u« ElaU-Unit avail eW de 805.2i«; soil le 
double de I'annie pr«c«denl«. Pap conlre, 247.718 |iereoiine» 6laieiit lelour- 
neea en Europs. , 

Parmi les arrivanU on complult : 

222.260 llaliens - 28 Mi Grew 

95.089 Polonais / 2.5.817 Roumains 

79.577 Anglais 23.818 Espagnols 

,. 40.884 Tcheco-Slovaques - 2:i.5:)6 Yougo-Slavcs- 

1-1 loi dimmigralion J.ohnson, qui est wilree en vigueur pour 1921-22, ne 
permet que les arrivies suivanles- (correspShdalii a 3 % des represenlanls de 
chaque nationalite fixes aux ^tats-Unis avant 1910] : , ' . . 

HolUndo ■...TTTTTT-, ». 60? 



Aulriche - '■_ TTWT 

Belgique 1.557 

Bulgarie 301 

Tcheco-Sloraquie 14 269 

Danemark S.fiU 

Fiuliode 3.890 

France 5.692 

Allemagne 68. 039 

Grtce 3.«86 

Hongrta 5,635 

UjM. ■ t-2 8< 

YC>ugoslavie 6.405 



Norvege , 12.112 , 

Palogne .1 : ■ 20.0t9 

(Jalicie del'Est .'.'... , 5.781 

Porliigal.. , '. .'■ / 2.269 

Roumanie... 7.414 

Russie el Sili^rie 34. 247 ^ 

l^spagne .-.-.-..-—-.. ^ — ^-66^ 

Suede 19.956" 

Suisse 3.745 

Royaorroe Uni.. , :. . 77.206 

Arni^nie 1 .'588. 



{AmericknJournsl of phyiicat anthropology, t. \^t7iD2S> p. l»7). i r— 
11 samble que cette loi ait eu le r6sultit de reslreindre a des prqportipns 
insurfisaales pour lea beaoins arluiali de I'industrie ani^ricaine ]e nombre dea 
immigrants. . • ^ . . ' 

Sur un gain net de 1 10.844 immigrants pour la derniere aii^e fiscale, 68 */« 
aont classes comme sans profession at il ne resle guere qu^ 35.000 travailleurs 
pour I'agriculture el Pindustrie am^ricaiues. .^,ussl la ?• Convention aiir^uello 
dea Industries a-t-elle adopts une resolution en raveurde.la revision de la loi ' 
Johnson. I^ Corporation da i'acier, le Belhleheni Steel , Corporation, le 
Vational Industrial Conference Board et le Secretaire du Travail Davis y 
seraient ^galement favorable*. Les revues techniques elles-memes font le pieces 
de la loi Johnson [Bulletin p4riodique de t* Pretu americaine\ du 10 oclohre 
an to fonembre l9Si. Premiere partie : A/fiirel intirieurei. Pari.*, Minis- 
lere des AiTaires ^trangerea, n" 153, 3 decembre 1922^ p. 12); ' ° , 

. ■ P. K. 

Ttax det mititncet tux £utt-Vnii en l!)iO. — Dans-les 23 IvInU et le 
district de Columbia, d'aprea le Bureau du cons, il y a eu, en 192Q, ,1 508.874 
naisaances pour una population de. 63.059.441 (calcul6e.au I" juillel 1920), 
population qui correspond a 59,8 */„ de la population totale dea Ktals-Unis.. 



■ 'J28 . ROClferfc DES AMAbICANISIFS I)E PARIS 

I I piopoitioii do-naissanccsest de -23,5/ lOOO-'poiir la population blanche, 
'coiUre2-i,:nann6e-prec^ente^ et 25, en lOlB. Cle'dernierchiirre eepnble etre le 
chil!rp noimjl puwqu'il precidait I'^pidemie d'lnfluenzael la f^uerre. 

,Eu 1020, Id plus hdute proportion 4es ndissances pour la populaliqn blanche 
est djiiis 1j Cdrulme seplentnonaJp : 31,7, ki'plun bas^e eii Californie : 18, 3. 
Pour ics jrens de couleur (nefTpe!», indiens, rhinois el japonaih), la, proportion 
la plus clevee e^t decieja,.') et 39,3 respecti\einent dans 1 Ivlai de Washington 
et 1j Califoinie Pui-. vienl U Caroline septentr on.ile. d\ec3l,3; les pin*, bosses 
propnitions >ont obser*i?el'(lans le Kan'*d«. 17 I) el le Kentucky (17,6) (.Ime- 
ncnn Journnt of physftdl Atitkropolog^ify i VI, 19-23,- p- 67-68}. 

L'-C*' Langlois. 



Ch^tnce^ tfe tlun^e tte vie eke z leu personnel de naissance etrangere aux 
fUati-Viifs - D une etude ppi'sent^e au J" Cou^'pcs nilernationai d'eugenique. 
il dpp.irdit que ce'sonfles sujets ru-^ses qui soul Ic plu-s fdvorises A New Yorit, 
lesL nicmbre* de ce groupe iont en nifijtirite Jgifs Clie/ les sujets mAleft do 
plus de 10 ans, les perspecliv^et) de vie sojit de 33 aw-, en niojdnfie, cliCJ 
le- femnicii de ^fi ' Ces chilTpes rorrespoud^nt i ceuv qui concenieiil le-i 
\moricaina nc-^ de parents amencdins 

Les pen>pe£tiie\ les plus- dj6f<)\orable8 appdrlienneiil dux descendants d'lr- 
tandai^, donties durees de kurvu* ne sont que de 3\) dn^ pour Ics hommes, et 
46 pour led fi'mmes ,°doiu> une dilK^jence de 14 afis pour les hommes eld* 
10 ans pour le> femiiies enlrc Husses et Irldudaib 

Les Itdtle^^ suivenl les Rut>scs de pres ^u-dcs'^us de Kt ans, les honimefi 
ont .^C ans d existence devant eux. les femmes j3. Puis Mcnnent les Anji^tats 
.i\ec respecti^rtient ^ et 33 ans Ce sdi4,t les hommes MIemands qui dis- 
puLenl aux IrUndais \q> plus basics conditibiis, avei* i9 ans ; par contre, les 
femmes ont une, sur\ le de 5i ans. 

U est inldressknt de remarquer que les eofants ^Iran^ers de moins de U) ans, 
aux Ktats-l'nis, o[il de mo'inir grandes perspectives que ceux de leurs com- 
palriole« iion ^mi^res. <->n ne s'explique pas. pourquoi les enfants an'glai's 
vivant dans TKl^t tie New York ox^ moins 'de,chances de vivre Vers leur 
3* annee que ceux qm vlvent en Angleterre ou au pays de (jalles. -On ^e s'ex- 
plique pas nan phis pourquui les Allemahds rn&les p«rdent deux ans de vie en 
vivant aux KlaU-l7nis. Les meilleures conditions ecOntfiniques, donl prolitent 
les ^trai>gei-s, ne sont done pas suTfis.intes pour coinpenser les difficultes d'ac- 
clifnalation [American Journal fl/' pkffSical, anthropology, t. VI, 1923, 

pT'-V)- : . ■' ;,;'.'■■ " -■- 

L^ -Colonel Langlocs. 

/^ calhnlicisme aux I^taln-f/nis. — Suivant le correspondanl de VOsnerva- 
/ore 3-6 fevrier 1923), il ya 25.000.000 de catholiques aux ^Uts-Unis a la fin 
de 1922. contre 15.(»00. il^y a 100 ans. On compte 17.000 ^diHces religiVuxV: 
ef^line!*, chapelles, cenlt^es de missions. IL v a en outre 15 On'iversit^s avec 



■tLAMGKH RT NODVELLEt) ASltRIUMSTES 



329 



IQ.WWiJieveK, 51 8«ininaire« avec 6.667 Aleves, 113 »eminaire« pour coiigrfga- 
tions rehgieuses avec 4.531 etudianta, 1 15 collegea avec 8.340 elevea rf et 
5.650 ileves $ , 1.554 icoles sup^rieures avec 129.843 *livea. Le» <cole» pri- 
mairea paroiasialea aoni au nombre de 5.690 avec 1 .698.032 enfaota {Razin 
•I Fe. I. l.XV, 1923. p. 395). 

P. R. 

U popuUlion de New York. — D'aprts le recensement de 1920, il y a i 
.New Yort 1. 164.834 .^miricains seulemenl corttre 4.294.629 itrangera, doni 
994.556 RuBse8^J02.893 Italiens, 637.744 Irlandaia, plus d'un demi-million d« 
Hongrois et plus d'lin demi-miMion d'Allemanda. 

P. R. 



U morUliU infantile k New York, selon tes races. 






Originedeg rteux pareols. ~^ 

IrUnde , 

f.tflbi-tlnis \ ...'.... 


Naissances. 


D4ci"« (par 


millei Ian). 




\ 1W6 

4.6*2 
37.590 


1917 

4.752 . 
37.555 
1.704 
85 


1916 


1917 


114.5 

105.3 

lOH.S 

97.5 


112.6 
110.9 
99.8 
105.9 






1.764 

«2 

29.011 

4«3 • 
10.613 ■ 
U3 
225 

t%i 

23.016 




France '. .\ . 

Ualie ..'.. 

SuMe... .,,... ..v.. . 




28.989 

:t67 

10.377 

■ ? 

246 

158 

24.099 


100.6 
99.4 
92.4 .- 
99.3 
93.3 
68.1 
75.3 


91.8 

72.3 
.74.6 

1 
65 
82.3 
63.6 








Boh^me ' 








Rustie, Folo^ne (majority Juifs).. 





^American JoartiMl of physical anthropology^ 1. VI,?1923, p. 90). 

Lieut . -Col.* LAHOEojsr 



La morlalM par labercatote a TVeio York. — Grice aui iinportantes 
meaures de preservation qui ont 6i6 prises, la prQpoKion des dec^s par tuber- 
culose a baisse dans les douse dernieresanneea (1916 k 1921) de plus de 50 "/«>, - 
cependant que la proportion g^n^rale dea d^e^a dimiuue dans la liignie periode 
de 1/3. La mortalili par tuberculosa chez lea enrants de moins de quinze ans, 
qui ^tait en 1910 de 1.200, est tombie i 625 en 1921, bieri que, pour cette derr 
ni^re aon^e, le nombre des naissances ait augments de 50 "/„ environ. Lamor^ 
talit^ pour 100.000 enfants est pass^e de 283 en 1898 k 103 en 1921 {Bolelln de 
Vni6n pattamericana. Washington, d6cembre 1922, p. 653). 

P. R. 



330 SOCI&t£ DF.S AMt^iCANISI-ES DE nBIH 

Les etrangeri dans la vitU He MixiCo. — D'apres la aUtiatique publics par 
le Vlinistere de I'Agricullure et du Commerce, il y a 24.668 etraDgeni Mexico, 
snit une augmenlalibn de 2.035 depuia le recensenKJni de 1910. lis ae dicom- 
pctMnt an 12.063 Eapagpoli, 3.652 Francaia, 2.382 Nord-Amiricains, 
1.311 SjriSns et Libanais, 1.223 Allemaods. Seule, la colonia fran^aise cotnpte 
plus de femmes que d'hommes (1.703 centre 9401. 

P. R. 

Aa commune de Sainl-Pierre. — I.a Commune de Sainl-Pierre avail ,4W aup- 
primee apr^s I'eruplion de la Monlagae Pel^e et remplac^e par un centre admi- 
nislratif, a la lite duquel ae trouvait une Commission oomm^e par le gouver- 
ncur de la Martinique, pui.' annei^e en 1910 k la cominune du Cabcl. Au 
mois de fevrier 1923, la commu ne de Saint>Pierre a eU reataur^e et es t rede- 
' venue commune de plein exercice. 

R. L. C. 

L'exode des Mennonilei . — L'exode des Mennonites continue (cf. Journal, 
t. .\l[l,-.p. 351). Quelques centaines de families ont acquia daa terrtina dana , 
ri-Ital du Nuevo Le6n pour y fonder une colonie semblable aux grandea 
colonies mennonites d6j& installeea dans le Chihuahua (DeoiacA^mearr/tanwcAe- 
Bundschaa, janv.-f«v. 1923, p. 10). 
V... P. R. 



Une nouvelle colonie iUemande «u Mexique. — - Soixanle-qninje famillei 
geripano-am^ricaines sontarriv6es dans TElal de Coahuila pour s'installerdanB 
les environs de SalLillo. Elles ont acquit 100.000 acres de terrain. C'est, la 
deuxieme colonie aHemande de T^tatde Coahuila. La premiere est form^e de 
colons veous d'AHefnagne at s'est d^velopp^e en peu de temps d'une facon 
remarquable [OenUch-memk^niacke Bandschaa, janv.-f^v. 1923, p. 10). 

P. R. 

/-a morfalile infantile an Mexique. — J'ai dej^ signals la f^ravil^ des statis- 
tiques coraparees de la natalite el de la mortalite infantile k Mexico (cf. Jour- , 
nal, t. XIV, p. 234).;Ln-'§tati9tiques revues des divers ^tats du Mexique au 
MinisLere de rAgricultiire ne sont malheureutemeiJt pas plus rassurantes. La 
natalile est ^^l^v^e, inais la mortality infantile fi^vU d'une maajfere lerrifiant^. 
Dans le village de Puente de Ixlla (t^tat de Morelos), sur 307 enfants, n^s de 
61 m^res — soil une moyenne de pr^s de 5 enfants par famitle — le nombre 
de-; survivanU s'6Uve d 156, celui des morts k 141, c*est-ft-dire i pr^ de 50 */o- 
Dans ce.s conditions et malgr^ une natality plus que satisfaisante, le nombre 
des enTdnts qui alteignent I'ftge adulle ne sufTit plus h Compenser calut dea 
adulles qui disparaissenl. et fatalemenl le pays se dSpeuple. Cette 6norme mor- 
talite iiifantiHe provient surtout de rignofance o6 se trouvent les parents des 
reglefi de rhygi^ne la plus eUmeicllaire [Bulletin piriodique de^la presse $nd- 



m£langeb et nouvelles AM^RICAMSTES 331 

^miricaine ei de U prejue mexicaine rfu /" an J/ Janvier 192^. Ministere 
des Affaires dtrangeres. Paris, n" 91, 31 mars 1923). II s'agtl \k cl'un phino- 
mene qui malheureusemcnt n'est pas limite au Mexique. Dans un grand nombre 
de republiqusB de TAm^nque latine, la mortalil^ infantile atteinl des propor- 
tions considerable!. Je n*ai pas de chiffres precis k fournir, mais je me souviens 
qu'en Equateur/nolamment dans les fainilles nombreuses, je pouvais presque 
k coup sOir devioerle nombre rdel des cnfanls en doublant celui des sunivants. 
J'ai fait bien des fois I'exp^rience avec niicces. 

P. R. ' 



Population de HaUi. — D'apres la statistique faile par le clcrgd, le 
I*'' Janvier 1923, la population de HaJti s'fileve ft 2 X)i^ 000 Sme*. 

P. R. 

Les regle$ de I' immigration en Amirique latine. — Au sujet des reglemenls 
des divers pays de TAm^rique latine relativement aux immigrants, la Pacific 
Sleam Navigation Company donne les precisions suivantes : 

Argentine : I^a pa^aagers doivent £tre munis d'un passeport visi par le con- 
sul argentin, d'un certiRcat de police de bonne vie et mceurs, de troii^t phqlo-. 
graphics. ■ __^_^_______ 

Br^til : Un cerlificat de vaccine est seul exif^^. 

Zone du canal de Panamk : Sont refuses les Turcs, les Nord« Africa ins d'ori- 
gine torque, le s Syr i en s , les Gi taneftr^les-Hindous et les Chinois. 

Chili : Sent refuses jea Gitanes, les Turcs, les Syriens, les Chinois, Jet Asia- 
tiques en general et les N^gres. , — ^- 

Colombie : Sont refuses les Chinois, les Syriens, les Gitanes, les Hindous, 
lea Turcs, les lilgypliens, les Xord-Africains et les Grecs. 

Cotta-Riea el Salvador : Ne peuvent entrer que les ^tran^ers possidant 
100.000 S; sont exclus les Chinois, les Turcs, les Syrjens, les Arabes el les 
Gitanes. 

tl^uateur : On exige un permis de d^barquement d^livrS par le consul equa- ' 
lorien au port d'einbarquement, et un certificat de vaccine : sont exclus leit 
Chinois, les Gilanes, les Syriens el les Turcs ; les religieux et religieuses 
doivent elre munis d'un permis special du gouvernement,. 

PiroQ : Sont refuses les Chinois et les Gitanes [Bulletin p4riodique 'de la 
pretse sad-am^ricaine ei de la pressemexicaine, du i"au 3 i decern hre U)2'J. 
Paris, Minislere des Affaires ^trang^res, n". 90. 1" mars 1923, p. 7). 



P. R. 



La population du Brisil. — La Direction eenerale de sfatistique du RrSsil 
vient de publier uoe plaquette donnanl le resultat synoplique des r^suttats du 
d^nombrement de la population effeclu^ le I"** septembre 1920. 



3S2 »OCl*Tli DES AH<:MCANISTt'S DE PAWS 

Celle population s'eleve ii ;».«535.605 habitants (contre 10.1 12.000 en 1872) 
ainsi reparlis entre les Ktats : 

Diatrict federal (capitalc).-. 1.157.373 

Alagoaa •••■■ 972. 748 

Amazonas 363. loo 

Bahia . 3.334.46.'> 

Ceara 1.319.228 — _ 

Lspirito Santo 467 . 328 

Goyar, 'Til -919 

Maranhao 874.337 

.Matto Gmsso 246.612 

Mtnas Geraes .5.888.174 

Para.. 983 507 

Parahyba 961.106 

Parana. ,. :.,... 685.711 

Pernambuco 2. 1.54,8!i5 

Piauhy 609.003 

Rio de Janeiro..., 1.559.371 

Rio Grande do Norte .''.37-. 1.35 

Hio Grande do -Sul 2.182.713 

. N ' Strata Ca thaniia 668 . 743 

SaoPairio 4.592.188. 

Serg^pe 477.*I64 

TerriloJre dc V \ c.n - .. „ 92 . 379 

I.es capitales des f^tats presenlent les chillres depopulation suivaiita : 

Aracajii ' .7777: , -37.440 

Belem (Pari).. .!..!.; 236.702 

Bello Horiionte ....,, : 55.563 

Curityba 78.986 

Cuyaba . 33.678 

Fiorianopolis 41 .383 

Fortaleza 78.536 

Goyaz 21.223 

MaceiA 74J_66_ 

Manaos 75,704 

NaUl 30.696 

Niclherov 86.238 

Parahyba' 52.990 

Porlo Alegre '. 179.263 

Recife (Pernambuco) 238.843 

Sao Luiz (Maranhao) 52.929 

Sao Paulo 57i>.0.33 

S3o Salvador (Bahia) 283.442 

Thereiina 57. .MK) 

\'ictoria _ 21.866 



ll£LANOEa ET M>L'TELI.ES AM^IIICANISTU 333 

lA population ilu District tidinl, qui a ia capitale, Rio de Janeiro, se divise 
en urbaine : 790.823 habitants, et subiirbaine : 356.776, dont 13.033 dans les 
lies de la baie. 

On remarque qu'i Santa Catharina, les agglomerations fonnees par lea colo- 
nies allemandes de Blumenau, 72.213 habiUnts, et Joinville, 42.834 habilanla, 
soiit plus populeuses que la capilale de I'l^tat, Florianopolia ou Desteiro, qui 
n'en compte que 41 .338 {U Giogriphii, f. XXXVlll, 1022, p. 403-404). 

P. C. 

L'immigralian aa Britil. — Pendant le I" seinestre^e 1922, il eat arriv* ii 
Rio de Janeiro 13.453 immigranls et k Santos 11.980. Sur ce total, on compte 
12.097 Portugais, 5.020 lU liens, 2.603 Eepagnols et 1.243 Allemande ,Je sur- 
. plus etantconstitu^ par des Turcs, des Japonais, des'Arabes, des Fran^ia, dea 
Polonais, des Rouniains et des 'Anglais {Bolelin de la IJntnn pMnamericana^ 
mars 1922, p. 317). 

P. R. 



L'immigrtlion i Sio Paulo. — Pendant I'annie 1920, I'l'Ual de Saa Paulo a 
re?u 44.553 immigrants, dont 11.807 Brisiliens provenant d'aulres Etata. Les 
32.746 ^Irangeri se composenl, par ordre de frequence, de Porlugais, d'Espa- 
gnols, d'ltaliens, de Turcs et d'AllemanJs ( Boletln de la Uniin panamericana, 
aoul 1922). 

P. R . 



Population de VUrnguay. — La Direction g^n^rale de slatistique donne 
comme chiffre de la population de la R^publique, di la date du 31. d^cembre 
1922, 1 564 000 habitants, soit une augmentation d'environ 36 000 personnes 
pendant Tann^. 

P. R. 
^ . 

L' immigration chinoiae auPirou. — L'enlr^e des Chinois au P6rou est inter- 
dite par une convention pass^e entre les deux ]gouvernement8 : I'aecord Por- 
ras-Wu Ting Fang ; mais il parall que cet accord est en bien des cas inoperant et 
que des coolies chinois arrivent & p^neirer en lerritoire Peruvian sans passe- 
ports ou avec de faux paaseporls. Cette infiltration asialique semble inquii- 
lerl'opinion publiquequi i^lameJ'application stricte de la convention existanle. 
[Bulletin piriodique de la pretse iud-amiricaine et de la presse 'hiexi^ine du 
I" ao 30 ntuembre I9ii. Miniature dea aBaires itrangerea, Parii, n° 89, 
9 Kvrier 1923, p. 5). 

Conceitiont de lerret ineultes ea Bolivie. — Du 6 aoul 1919 au 6 aodi 1921 , 



334 SOCltTt DK» AM^HICANISTKII UK P*IH« 

il a dU accord* pr le gouvernemenl 177 concoions de UrrM inculle., r«pre- 
sentant 1.383.676 hccUres, ropartis ain« enlre les diver. deparUinciit« : ^— - 

h eg tar es 

Chuquisaca. 44.«62,5» 

Cochabamba I6.a73,98 

Tarija... «.087,13 

SantaCruz 373.611.57 



Beni. 



()65.«69,01 



Nord-ouest i^-^-^ 

Chaco..., *»00« 

Depuis lenlrse en viRueur de la loi du 26 oclobre 1905, el en coniprenanl 
dans le lolal les concesaioii»-Bitlerie_uj-_e» a cetle date qui ont ele ioacntea en 
conformitc avec S«tt| loi, le total des lerres incultes concidees »-4liva a 
13.288.069 hectares '. 

necensenieni chUie,, d.i /5 dicembre 1930. - La population du Gliili 
altelgnait a celte dale le chilTre de 3.754.723, soil un aceroissement annuel 
absolu de 1 2"/. depuis le recensement de 1907. Enlre" 1875 el-lSSSi-l-augmen— 
lalion annuelle avail Hi de l,l8'/.elde 1885 k 1907 de 1,21 •/.. I/excddenl 
des naissances sur les d^ces enlre 1907 el 1920 a Ut de 403.171 ; Pauginen- 
lation globale de la populalion ayanrete de 505.444, la dilKrcnce s'eipllque par 
ce fail que 5,6 °/o des naissances ne sunt pas dcclar^es a I'elal civil, l.'eicedenl 
de I'imniigralion siir I'emigration serail insignifiant ou nul. 

La populalion etrabgcre esl lombee de 134.521 ^115.763 personnes. La plus 
grande paKie de celte diminution incombe aox Peruviena (15.088t etroux Boh- 
viens ifi.Oll) de» provinces du \ord, annex^es par le Cbili a la siiile de la 
guerre du salpetre ; le rcsle provient des nations europAennes, ayanjt pris pari 
i la guerre g^nerale. Cesl ainsi que le nombre des .MIemands erf tomb* de 
10.724 en 1907 t, 8.551 en 1921 ; ils viennenl au Iroisieme rang Mes colonies 
europeennes, apres les Espagnols (24.775! el les Italians ( 1 1.5.35). ^ 

La populalion urbaine, c'est-i-dire cellc des localites de plus de_ I^^KLhab!x_ 
laiils, repreMnle 46.6 "/„ de la populaUon lolalo, centre 34,3 7„ «n-l«8^-el 
43 3 •/„ en 1907 ; les plus forts accroiseements ont eu lien dan« las partiet p<n- 
ph*rique«duChili, 4»avoirdan8lelerriloiredeMagellan(5,16«/»P»'-an)etdah» 
la prnvincc d•,^nlofaga»ta |4,0I "/.) ; vienncnt enmiU les province, de la Fron- 
(era fCaulin : 2,98 •/. ; Valdivia ; 3,73 -/o)- 11 y a eu diminution dans lee 
anciennes provinces minitres (.\tacama :— 1,87 '/o, Tarapaca el Coquimbo) ; 
les provinces agricoles du centre soht reslies'sUtionnaires. 80"/. de la popu- 
lation vivent dans les regions du centre enlre 32° et 41» lat. S. Par conlre, 
la PaUgonie otcidenlale (Ll,.iiquihue, Chiloi, Magellan) n'a que 185.500 hab; 
pour 261. OOO kq. La densile au kil. car. varie enlre 31,8 dans le nord de la 

1. Repti/jhca Jp HoUiin- Memona lie'ijuerrA y eolonizMCifm. La Paz, 1921, p.H«. 



MiLAMOBS ET N0UVELLE8 AlltRlCAMSTKS 335 

zoneagricole (Aconcajfua, VHlparaiao, Santiago) el 0,7 danfi la Patagonie occi- 
denlale, en passanlpar 17 dans \e cenlre de la rone agricole, 8,9 dans I'Arau- 
canie et la region de Valdivia, 1,8 dans la zone nionlagneuse (AUcama, 
Coquimbo), 1,6 dans le« provinces productrices de salpetre (Tarapaca, Anto- 
fagasta). 

DouEe villes d^passenl le chilTre de 20 000 hab. : Santiago : 507.000; Valpa- 
raiso : 182.000 : Concepcion : 65.000; Anioragasta : 51.000 ; Iquique : 37.000 ; 
Talca : 36.000'; Vina del Mar : 35.000; Chilian: 31.000; Temuco : 28.000; 
Valdivia : 27.000; Talcahuano : 22.000; Punta Aregas : 20.000. 

La BUperficie du Chili, d'apr^s les derniers calcals planim^triques, dafant 
de 1913, sarait de 750. 572 kq. aeulemenl, soit 6.794 kq. de moins que ne Tin- 

diquaient des calculs ant^rieurs ollicieU '. 

Jieu^ Le Cunte. 



i f Congres inlernational des Amiricanules. — Le21* Congres internalional 
des Americanistes, selon la decision prise en 1922 i Rio de Janeiro, se -tiendra 
en deux sessions, A La Haye, du 12 au 16 aout 1924, et a Gdteborg, du 20 au 
25 aout. Pour lous renseignjemenls, priere de s'adresser au D' D. Allters, 
Oldenbarnevelllaan, 61, La Hay« (Pays-Bas), pour la l'» session, & M. K. Nor- 
denskiold, Goteborg'a Museum, Gdteborg (Suede), pour la 2" session. 

P. R. " " 

3* SemAJne tTethnologie religieuse. — Du 6 au 14 septembre 1922, la 
3" Semaine d'elbnologte rehgieuse a ienu ses assises a Tilburg (Hollande). Kn 
dehors des questions d'ordre g6n^fal et de me thode quiy ont iie examinees, 
il y a a'signater, parmi les communications pr^sent^es interessant directemeiit 
ram^ricanisrae, des conferences sur la religion des Yagan, par le P. Guillaume 
Kop^rs (cf. JoornAly t. XIV, p. 244), sur les myst^res astrononiiques religieux 
en Am^rique Centrale,par le P. Dam. Kreichgauer, el sur la vie des tribus de 
TAlaska, par le P. Bernard. 
. Notons ^galemenl quele P. VV. Schmidt, directeur d'AnMroy?05, inslsla fort 
heureusemenC sur la h6cei&8it^ d'avoir dans chaque vicarial des missionnaires 
instruils en mali^re elbnologique, pour diriger les Iravaux et observations 
'scienlifiques de leurs coofrires de la region, el d'^tablir un contact"C Tit re ces 
chercheurs et le? savants europ^ens. 

11 a -616 d^crel^ que la revue Antkropos scr<iit desoroiais la revue orncietle 
de la Semaine d'elhnologie religieuse '. 

P. R. 

5" Congris intemMtional ]des sciences historiqaes. — Sur riniliative de la 
Royal historicAl Society de Londres, ies faistoriens beiges se sonl charges de 
1 'organisation du 5" Congr^s international des sciences hislorirques, qui s'est 

1_._Stbfti!k (Htn»). GcograpKiscfte Zeflschrifl, Leipzig, 5|l- ann^e, 193S, p. 410-412. 
S.^^DERO (Jos^ M.). Tercera Semina de elnologia religiota. RaxAa y Fe. HBdrid, t. IJCV, 
I92J, p. 137-157. ^ , 



336 »oairt. des aii£kicaxiste8 dK pari* 

t«nu i BnixelleB du 8 ou 15 avril 1923. Ce Con^i a comprii lei iiections 
Buivanles : 

I. Hisloira de I'Orient. -^ II. Hisloire |;recque et romaine. — III. Ktudei 
byiaDtinea. — IV. Hisloire du moyen ige. -~ V. Hialoire moderne el cohlem- 
poraine (y compria {'hisloire colortialej. — VI. Premiere lous-seclioil : Hisloire 
des religions; Deuxiinie sous-seclion : Hisloire eccl^siastiqne. — VII. His- 
'loire du d^l. — VIII. Hisloire tomomique. — IX. Hisloire de la civilisation, 
(philoaophie, sciences, conceplions poliliques et sociales, etc.) ; Sous-seclion . 
Hisloire de Teoseignement — X. PremiAre sous-section : Hisloire de fart; 
Deuxiime sous-seclion t .Archtologi; (y compris la Prihiitoire). — XI. M4thode 
hislorique et sciences auxiliaires de I'hisloire (y Gompria la g^ographie hislo- 
riqiie). — XII. Documenlalioo sur rhisl'oire du monde pendant la guerre. — 
XIII. Archives el publications de textes bisloriques. 

La cotisation, fii^e^trS O franca, doit di re ad re »» «e k M. Ch. T c r lindeny tr<- 
sorier du Congr^s, 61, avenue Legrand, ^Brvxelles. 

P. R. 

Congrit inleriulional de gtogrtpkit et ifethnologie. A'/* leMi'on, Le (Jaire, 
/ 925. ^ En verlu de la d(icision prise le 3U a vril 1922 par la Cominission exe- 
cutive du X" CongrAa international de giogmphie, siigeant— i^omcy— le-^ 
XI* Congres tiendra ses assises au Caire sous la denomination de Omgria inter- 
national de gtographie et d'elhaologie dans le courant de 1935, probable- 
menl vers le 10 mars, celle mime date cotncidant avec la oSlibration du Cio- 
quantenaire de la Sociit^ royale de g<ographie d'l-^ypte, fondfe par S. A. le 
kh^ive Ismail en 1875. 

On est prii d'adresser U>ules communications au Secretariat giniral, rue 
Cheikh Youssef, n<* 45, Le Caire. 

P. R. 



Congres interiuHional (fhitloire de> religioiu, Peru, i9i3. — Sur I'ini- 
tiative de la Soci^te Ernest Renan tl h I'occasion du cenlenaire du savant 
illustre dont elle porle le nom, un Congria international d' hialoire des reli- 
giona ae rhinin k Paria du 8 au 13 octobre 1933. 

Ce Congres aura un caractfere excluaivemenl acientifique. En seronl exclua 
leg exposes ou debals d'ordre confeaaionnel. 

Sea travaux comporleront des siancea gen^ralea et dea a^ancea de sections. 

En principe,- lea sections saivantea pourront dire organiaies : 

I. Methodea. Anthropologie, Ethnographie, Demographie religieuaes, Piycbo- 
logie religieuae. 

II. Religions prehialoriques. Religion dea non-civilisea ou demi-civiliaea : 
Africains, Oceaniena, Americaina, Amerique preoolombienne. 

III. Religions des peuplea de I'Orieat antique : £gyptiena, Assyro-Babylc- 
nieni>. Pheaiciena, etc. 



MtEANGt^S ET NOt'VBLLEfl AMtHiuNISTES '•^^'^ 

IV. Religions des Hibreux, Israelites el Juifs. Ex^gese tie TAncien TesU- 
inent. Uttirature talmudique el rabbinique. JudaSsme conlempopain. 

V. Religions de I'lnde et de la Perse. Manich^isme. Philosophies religieuses 
de I'Inde contemporaine. 

VI. Religions des Chinois, Japohais, Finnois. Reliigions de TAsie cenlrale. 

VII. Religions prihell^niquesdu bassln de la mer I'igee. Religions du monde 
grec et hellenislique. Religion des Romains. 

VIII. Ghristianisme antique. Ezegdse n^otestamentaire. ChristianiBme 
medieval (Occident et Orient). Scolastiqire. Droit canon. Iconographie el 
musique sacrees. ^ 

IX. Religions des Celles.^ies Germains, des Lello-Slaves et des Slaves. 

X. Nlam. Islam primilif, moderne el contemporain. Sectes de I'lslam. 

XI. Chrislianisme moderne et contemporain: I" Calholicismc ; 2" Kglises 
issues de laReforme; 3" Kglises-d'Grie nt; 4^* I'lglis c russc. r-r^ 

XII. Enseignement de I'hisloire des religions. 

I^ cotisation est fixee a uti minimum de 30 Trahcs (ce pri\ est reduit a 
20 francs pour les femmes des congressistes). 

Lesadherenlsrecevrontgratuitemenl les Comples rendus des seances et loutes 
publications qui pourront elre falles par le Gongres. 

Un est prie d'adresser les adhesions el toute"~eorrespondance relative aii 
Gongres a M. Alphandery, secretaire general, 104, rue de~la^Kaisanderie, a~" 
Paris (XVI«). 

I^s adherents voudront bien faire connaitre, le plus tot possible, Ja section 
a laquelle ils se proposent d'apporter^un concours actif. 

1^8 cotisations devront Hre adressees (aulant q ue possible par inandat- 
posle} ^ M"« Marguerire Hrunol, secretaire-tresoriere, 41, rue Gaj-I,ussac, 
Pari> 1 V*"), Gompte chfeques-poslaux ; Paris 'rli-lA. 

P. R. = 

Cenlro iniernacionat de Investiyaciones hisltirtcas aincrtcanas. — Comnie 
sijilea une decision prise par le 1" Gong^res d'histoire et de geographic hispano- 
amenciiines (Seville, 1914), ratifi^e par le '2' Gongres (Seville. I9'2l], il a ele 
cree a Madrid un « Centre international de reclierches historiques ameri- 
( allies ". Chaque nouvernement adherent devra partjciper aux fr ais generaux 
niir unc siilivenlion annuelle. 

. : P. R. 

CoiK/ri-s lie ifeoffraphie el d'histoire hispano-atnencames. — l.e 3*" Gongres 
se Lieiidra a Seville en 19*24, date de I'Kxposition hicpaiio-ainei-icaine, et le 4', 
a Buenos Aires, en I9"J6. 

P. R. ^ 

Society da folk-lore canadien. — La section de Quebec de la Societe da folk- 
lore American s'est constituee, le 3 mai I9i'i, en Society independante, sous 
le nom de SttcieU da folk-lore cttnadien. 

P. R. ' 

SociiU dtt AmiricitiiiUi de Parit. 33 



338 " JiOClSTK UBS AMEBICAKISIES UE PAHIB 

Ameriain A.ssoci»lion for Iht advancement o/ tcience. - A la .econde 
assembleeannuelle de la Division du Sud-Oue»l do YAmerian A,.ucisiwn for 
Ih, advancement of science, le.me a lUniveraite de fAriwiia, S Tacon, du 
•if, an 28 Janvier 19-22, onl cl.- prcenlees le» etudes suivantes d archeologie, 
d anthronologie el de sociologif americaineR : 

:. C. J. Sarle, Oi.co.*ry of lliree skeletons of the Hohokim race m loutkern 
"Arizona, a prehistoric desert people of the SonthwesI ; 

Hoberl I- . GWder, A prehistoric skull excavated near Tucson; ' 

W. ti. Leonard et A. K. OoUKlass. Orientation of prehistoric house outlines 
nea,r Bear Canyon, Tucson, Arizona : 
-Phebe Bogan, Yaqui ceremonial <{ance» ;■ 

Kilsfap L. Hewett, Native american artists ; 

Kenneth M: Chapman, Life forms in the pottery decoration of the Pueblo 
area ; 

Weslev Briidnold, Progress report in research in the Jemez region ; 

L. K. Bradv, Some archaenlnfjiral studies m the neighborhood of Flagstaff ;. 

li. E. Twifchell, I'liebln tan/l tenures in Sew Mexico and Arizona {Ame- 
nra/i jn/Aropo(offw(, I. XXIV, lil22, p. 251). 

R. d'H. 

38' Congres-annuel de f Academic des Sciences d Indiana. — A ce Congrts, 
qui sesl ienu les 7 el 8 decembre 1922 ii Indianopolis, lea communictiens 
suivant c s inUressanl I'amer i i-anisme oii Lite faites : Balcom (S. Frank). The 
palaeolithic st'one age in Indiana : Culberlson (Glenn). The archaeological 
survey of Jefferson county; Reagan {Albert B.).I. TJie^o athern Ule Indians of 
the Pine Hiver valley. Colorado; II. Indian funerals; III. Twinkling star ; 
Bi(?nev (Andrew J .!. Archaeology in Posey and Vanderhurg coantiet [American 
anMrt/w/ojij^ 1. XXIV, 1922', p.496). , • 

(hneralmeelin'gof thearchaeolngical Institute of America.— ha-H'riunion 
de V.irrhaeolo</ical Institute of America s'esl tenue a I'Universit* Yale, du 27 
au29decembie 1922. {.'amirican philological Associalum, Vam erican historical 
AssociHlioii ei la .Society' of biblical literature and. exegesis parlicipaienl 4 
cede rtiuiiion. Parmi Ics communications qui onl Hi failes, une seule inleresse 
I'amenca.iisnie, c'est unc ilude de noire collegue Sylvan us Griswold Morley, de 
rinstiluli.in Caincgie de Washington : History and chronology in ancient 

> .Middle .America. 

P. R. 

U .Music de llmlien americain, Fondation lleye. — Ce music, ouvert au 
public le 15 iioverabre 1922, est liruvre de M. lleye qui en est le promoleur et 
i aine. II a consaci't; vingl annees ii ce monument dedi6 aux recherches sur 
laiithropologie dcs Indicns d'.Amerique. 



MELANGES Ef NOIIVEI.LI.S A M ( f i A MSTtS 



:t:iy 



Plus dun million el dtmi d'echanlillons, doiil quelt)uc«-una fori rarcs, onl 
et« «xpo«<s au public. Les Iron elages du Musoe sont devonus insuirisdiit'- et il 
a fallu crier une reserve ouvcrle largement, II est vrai, k la diaposiliou de» 
^tudianla. 

Lea membres du conteil ont publie pins de 90 articles ou romniuTiica- 
tions, dont certains, comme « les AntiqulleB de Manabi, Kquateur » par- 
^M. HrSaville, sont fort importants. 

Quantite de fouilles ou de recherches ont etc enlrepnse» par le Prof. Saville 
sur la cote ouest de lAmerique du Sud et en .\incriquc <enlr,ilc, pjr 
M. Harrington aux fitats-l'nis memes, par F. W. JJodge aux famcuscs « Sept 
cites de Cibola »>. ' ■ j.^ 

Dans une brochure de propagande^ Ic comite cite 21 noms d'anlhropftlogislcs 
qui ont travailU sur lea tribus indiertnes et de nombreux ouvrages doiil cert.iiiis 
portent sur plusieurs annies. j 

Parmi lea personnes qui ont collabor^ a I'upuvre aoit par destraviux, soit par 
desdons, on relive les noms de : H. W. Hendricks,,!. B. Ford, promoteurje 
recherchea dans le sud, M. C. Keith, donateur d'une riche collection sur le 
CosU Rica, le general T. Coleman du Pon(, qui dota une exploration d«n» la 
rigion des Baatet makers, Mrs. M. A. Heye et Mr«. Th. Heye, A, M. Hunt- 
ington, qui a oDert le terrain sur lequel le Music a ete e difie et qui a inaugifre 
en 1919 la Sirie des « Indians notes and monographs d. 

C«s r6sultals importants sont dus i rinlclligcnce, b la lenacitd el aux hautes 
q ualil^s M-i(»nlinqii ea el d'nrganisalinn. de M. Heye el de ses collaboralcurs 
iWa/uraf Aijfory, t. XXm, p. 89). 



. Let expiditions de t « Univeriilti Muteam » de Philadelphie. — I,' Univer- 
sity Mateami une expedition en Alaska (Sholridge), une dans I'Amirique cen- 
tral* (Burkitt) et une troisieme au Perou (Farabee). M. Louia Shotridge est 
parti en mai 19*22 et compte poursuivre ses recherches pendant deux -ans. 
M. Farabee a deja envoye une grande collection representant le resullat de ses 
fouilles dans le Perou meridional, une imporlante serie de poleries de .Xazca et 
de tissua anciens [The Maseam Journal, t. XIII, 1922. p. 238, 239, 24j;. 

1'. it.- ' 

SociiU anlhrr>p:Uogiiiae de Saint-Louii. — Parmi les eludes presentees aux 
ricentes reunions de cetle Socidte, nous signalerons les travaux de 
W. K. Moorehead ; Exploring the Cahokia group o/ mounds, et de Clark 
Wissler : Time perspective in culture and race. 

.Au cours de Tann^e icoulie, la Society avail pris en main I'organisalion J uii 
comite el la collecle de fends pour une exploration du Missouri au point <!e 
vue archiologique. l.e CK R. J. Terry, ancien president de la Societe, a tie 
nomme directeur permanent du nouveau Comile (AniBrican Journal uf phi/- 
iifal anlhrupohnu.l. V, 1922, p. 283-28f:. 

, " -11. i.H. 



310 snCI^Tt DEH AUEItlCAMSTES DE PARIS 

loivn lUademi/ of science. — \ Id 36' assemblee annuelie de I'Academie 
dcs sciences du Iowa, Iciiue a la, Drake L'nncr^ity, i Des Moines, le 28 el le 
2!» airil 19i3. nnt cle presenles dciix memoircs d'archtologie amdncaine : The 
new Alhin iitscrilted lahlel, par Kllison Orb, et Decorative mxtkings on 
si,me fr.-igmeiils n/ Indian pollery frnm Milts counly, Iowa, por Paul R. Hima 
(.liJiericin anlhriipoUiqisl, t.XMV, l<Jii, p. 252;. 

K. i.H. 



F«,ulle des Ihutea htuJis de lUniversUil de Mexico. — Par decrel du 7 avrd 
l>)10, PorfirioDiay avail ciee a Mexico une Ecole nationale des Hautes Eludes. . 
Cetle Kcoleest devenue la Faculle des llaules EllWes de I'Universild nalionale 
<le Mexico. Le pro'^'ramm c d cs cours, qui y seronl professed en Itf2,3, fa ll-i-U-Pe_- 
parl imporlanle a 1 anieiicanisnie. Voici en elTel la lisle des cours c|ui Ipaileronl 
(le- -»tm7t5'"59~rappoi^lanra cetle science : 

Pablo (iiiNZ.ii.lv? Casasovv ; I. Phortelique eipeiirnenlale appliquee ii I'Espa- 
"iiol cl au\ laiigues indij-enes du Mexique ; M.Methodes pour I'elude des 
laiifrues iiuii^cnes, specialemenl niexicaines, du plateau central, j^ - =. 

Nicolas l.E.iN : .Anlhropolofjie el Klhnolojfic, specialemenl du Meiique, 

l.ui.« \ Azuiiz TiiKNi-: : Histoiie de I'Espagne el des rclalions-enlreH-Espagne-el^ — 
r.\nu*rique. . 

Ilcml.iiin IkvEH ; I. l.cS anciennes civilisations du Mexiqile ; II. Le soi-disaill 
'■Calendrier .\7.lck" ; III. Quelques codex pioluraux des aiiciens Mexicains. 

Ili.rpcio linNui KioiiKwA : llisloire latino-anieri caine, comme base a unconrs 
superit'ur de lillerature laliiio-americainc- 

P. K. 



.Scr/i/ni/iiCniK/rcsii mejcicann del nino. — Hans ce congres qui s'est rcuni a 
Mcsico en jaiivici' I'.t'i;!, Ics doilcurs Sola cl ('.. Quintanilla onl lu Uli memoirc 
iiililiilc : h.tlos fuivH et I'slndiit del cretimieill'i del nifio meiicano. 

P. U. 

rue ej-iin.iili'iii de lurl du (issai/c ,in M-xij/in'. fne exposition d'echan- 
tillons de I'art ilu li^saj^c mexicain a ele iii.iiiguiee daii'; le nouvel cdilice du 
Minislere de I'lnslruclioii qui vient d'etre ouv.-rl en pi-esence du President 
llbregoii. ("elle cxpo.silion donne un apers'o lout ii tail inleeessaiit et instructif 
Mir le developpemeiil cle cet art populaire .iilliqiie, rcnomme dans Je nioiide 
ciiliei". Kile niimtre lei progres de eel art depius les pcriodes les plus reculees 
jusquii lui!. jours. I.e Minislre cberche par colte exposition a I'aire revivre 
eel .irl >pecial (les ;iii(-ieiis Mexicains el ii te lepaiulre dans les classes popu- 
l.iiros. Oil apporlera dans i..^ ecolos mexicaiiics iiii soin particulicr a Penseigne- 
menl dc la technique du tissajze artisiique {iJeiihch-mexikainsche Jiunds- 
chau, sept. -Oct. I'.t'i2 . 

L'-C L. 



MtLAtSGESET NOUVEU.Iffl AH£ltlCANI8TE8 341 

Monameitis dtt Yuailan. — Le F.jaro, <lu .2i decembrc 1922, domic la 
d^peche suivanle de Mexico : 

Dcs personnalilis eminentes americaittei el meiii-aines vieiiiieiit do coiinli- 
tuer, i New York, un Inslitul archeolojtiiiue duYucalan, qui se propose I'etude 
de I'archedlogie de cette paiiinsule. Dcs Iravaux pieliminaires dexcavalion 
seronl entrepris pour faciliftr les explorations de I'lnstilul, el luie roule sera 
coiistruite eiitre le porl de Progreso el la loualilc de Cliiilieu llza. 

Dauire parl,lVlm«rican«n(Ar»/)u/<.yis(it. XXIV, l<t22, p ;)96; annonce la 
creation i Merida dune Sociite pour la prtservalion des nionumeiits du Yuca- 
tan, sous le litre de : Alociaciun conserrndora tie los moniimentos arqueolwjicns 

de Yucilan. ■ 

-^ PR. 

Repista del Centra de esludiosliisliiricm 1/ r/.'o;//vi/iV()s ila Ciiema. - Sous 
ce litre, parail depuis Janvier 1021 unf pulilicatioii cilili'c d.iM< la i-apitale de 
la province "de TAzuav (Republique de rKquatear;. I-e» cinq faMiculi-a >|ui 
nous sonl pai-venus jusqu'ici renrennenl d'mtere'-'anls ai-li.'les anlericanistcs. 
Oulre la Kevue, le Centre deludes de (jienca a commence d'editcr une "crie 
de Miinnires a part. Ceux qui soul parus a ce jour sonl : Cuenea de Tnitie- 
liamlht, par Julio Mato\kl[.e ; HI relralo del I.ilwrladitr. par Iv.cquiol M Mim u. : 
(In'i nic tx d ocumentad as del 3 d e u"riei»hi-'''di- iS'Jtl, pur tjctavio CoHPhiio 
Paiacjos ; Blasones y eslandarte de la ciitdad de Ciieiua, par KaTacl M. A«i- 
zAiiA ct lloMoralo Vkawri ; Oliftedo. par lleniigio- GHEsro Toi i al : La I ante — 
hamba de Ins Incas. par Tomiis Vega Torai.; fisladio hisUirico sohre lus 
Cana'is pohtadores de la aiitigua provincia del /Viuai/, pai: I'eilerico (iox/Ai.KZ 
SuABEZ (leo(lilion) ; Ajiunles de aii/neiddgla Cailar, par Jesiis Aiibiaga ; 
Miguel Moreno, par Bemigio CiiKsm Tohai. ; 6'on;.i/cs i'u.irc:, par Remi(;io 
Chesi'o I'oBAL ; i7 Fundador de Cueiica de America, par Alfonso M. Junvts. 

Tous nosA-<eux vonl h celle nouvelle institution scientitique equatorienne. 

V. R. ' 

Criklion dun Musie national d'histoire au Brisil. — |?ar\ddcret du Presi- 
dent de la Republique du Bresil,"!! est cree un iMusee national dliisloire charge 
Je recueJtlir, classer et exposer au public les objels d'imporliince historique, 
notamment ceux qui %e rapporlenlii I'histoire du Bresil, et de favoriser dcs 
cours, conferences et,-fete8 ^commemo^atives, el loutes publications ayant 
pour objet la conservation des souvenirs historiques et des traditions nalio- 
nales. ' % ^ ' ' . 

,- P. R. " ■ 

Inililulo Varnhagen. — Sous la prisidence de M;'Rocha Pombo, il s'estcri*, 
le Hnovembre 1922, une society appelAo « Inslilulo Varnhagen •>,, dont le si*ge 
est Pra^a 15 de Novembro, 101, 2", it Rio de Janeiro. I.o nouvel Inslitul a pour 
but essentiel de divelopper I'Hude de I'histoire nalionale el d"en repandre la 



:t42 * eocifrt DRs.AMShicANisrER uk PABia 

coiinais«iinci' par renseignemcnl. II s'eirorccr.i aussi tie resserrer les relations 
inlell«luelles du Hresil avec le Porl6g»' <"' IKspa^fnc, at entre lee pcuples 
• anieiiiains; il »e propose egalonienl diStablir uiio b]l>lio|;niphie melhodique ile 
I'hisloire du Hrt^sit. 

v. It. 

Inslilufo de inrestiyhviones -hisi^ricas.— La aeclion d'histoire tie la Faculte 
de "jihiioBopliie et lettrcs cle Buenos \ires, Iransformcc en Institut dc 
recherchrs hisloriques. par dt^oision de I'LIniversile, ej\- dtjle du 5 dccembre 
19-21, sous la direction denotre savant collogue, Kmili(> RaVignani, aura d^sor- 
mais uii organe officiel oii eUe fera cohnaiire la tAche quolidienne accomplie 
par 1 iti-itituLion scienlifiqiie argentine. Get orf,'ane a pour tilre : fioletin del 
Iii'itiltilo de investigaciones histuric/ts ; son prelnier numt^rtf porle la ijate de 
mil'et \iU'l. 

P. H. 



Le .\fusee de La Plata; Les frois t^poques.— En aout IHtiO, uii monsieur, 
avaiilBSt^usenieiiL connu a Muen<)S Aires dans le monde des alTjiires,- comme ■ 
diivcteiir Je deux compaynied d'assurances, et plus estim^ encore dans les 
(*ercles patnotiques pmir avi>ir fait parlie de la legion de volcntaire^ qui coni- 
ballil SI ginrieiisoment penda[itr~lTi~ji:TuMTe du Paraguay, s'acheminait, accom-: 
pdf;iit' de liois erifanls, dnnt laiiu; a\ait a peine quatorze ans, vers le bois de 
I'jieriim, tjui rtait alors luculte.' 

Apre- avoir fianclii Icrtres t*t ftxscs, lis arriverent a un nlarais situu pres du 
Ik-uve oil I'on a\ ail depose, a lejioque de Uosas, une grande qnantile de galets, 
du 'jrr,ivifr et de sable, pour cuinbler les b.is-fonds.. ^ 

Dans cat anioticellenienl de reinblais, le? enf^nts ne .tarderent pas a decouvrir 
de tiombreux cailloux brillanls ; opales, agalbes, coriialines etc., qu'ils pre- 
iiiiient (iaiis leur candide igiioiaiice pour des « veux petrities >• ; ils en firent la 
plus abond.inte provision possililc. 

l*-n revenant de la promenade, I'uine, qui avail deja monlre dans son enfance 
une inciinaliort marquee ponr un certain genre d'etude, proposa a ses frerea 
de ff^nder un mus6e. Les enfanls applaudirent a cette idee,. el leur pere promil 
son aide a la grande enlrepriae. II voulait ainsi encourager la vocation qu'il 
voyait se de5?»iner clairement chex son fils aini. 

(i'est ainsi que, par une belle jnurn^e daoilt de 186(), un enfant de 14 ans, 
I'Vancisco Josue Pascasio Moreno, avec rassenliment de son pere Don Francisco, 
en compagnie de ses freres Josue et Kduardo, posa la premiere pierre du 
Musee yniversellemeiil connu do La Plata, le plus important de I'Amerique du 
end. 

La premiers section du Musee, celle de mindralogie, acquit chaque dimanche 
grAce aux promenades a Palermo, nn plus grand d^veloppemonl. Toutd'abord 
les fnndateurs S';,serviretit de boites a cigares pour ranger leuM collections; 
iTi.ii'; ils diirent bientfit les reniplacer par d'a.utres plus grandes, qu'ils suspen- 



MfitANOEa ET WOUVELLE? AMfiBlCANISTKS 



343 



dirent en face dea fenetres du haul belvedere, de leur maison. I)es dons enri 
chirent bien vite le musee iiaissanl. Madame KJorencia Thoiiipson' de, l-ezicn, 
fit cadeau aux enCanU de beaux coqui]lai,'es de la cote d'Afiiquei, et Madame 
Maria ^^anchez de MandeviUe y ajouta une ast^rie ou eloile de nier qu!ene^ 
oblint d'un des odiciers fraiigais qui ramenerent les"restes de Napoleon, de 
Sainte-Helene en France. Ces cadeaux inaug urerenl la sect ion zooloyigue. l;e 
Iroisieme don, deux balles de mitraille recueiUieH sur lecharfTp de bataille 
de Waterloo, fut le debut de la section d'histoire. Tous les re^nes de 1.1 nature 
etaient dtiji reprAsenLes. De nouvelles decouvertes encouragerent les trois 
naluralistes a faire une visile au Docleur Burmeister, directeur, k celte epoque, 
du Mua6e national d'hisloire nalurelle. Get illustre savant !es re?ut avec nma- 
bilite et malpr^ s on &ge avanc6, alia voir le mus6e « Moreno »,. et contiiiua 
ses visiles, « ne vehant'jamais ie's mains vidcs «, ecrit^Ie fondateup. A partir de 
ce mrfment, les relations entre Burmeister el Moreno furent de plus en plus 
inlimes. Soumettant ses collections a I'examen du savant qili les classifiait 
patiemment, le jeune homme studieux a'empressail de noter dans son cata- 
logue loutes les observations du mailre. ^ 

Le ntiusie prospiJra, tes bottes furent remplacees par des etageres formees de 
caisaes vides tapiss^es. I']n 1870, par suite d"unchangement-de_do.miiute.,_Morerio_ 
transfdra son M usee a la fnaison de cannpagne de ses parents, oil il put disposer 
d'un pIuK gVand local. 11 se dedia complelemenl iiux etudes scientifiques, reali^a 
son p r emi er voyag e d' e xplopatio n-en-lS^l-autour du lac de Vitel, propriety de 
sa famille, d'oujl rapporta' une abondanle serie de fossiiss, dont quelques 
specimens restent interessants parmi les plus importanls du Musee do la PIffta. 
Au retour de cette exploration, il dut ajouter "diiux pieces a son mufiee pour y 
placer ?a nouvelle collec^oii. ' . 

Le fiucces obteuii, les eloges meril6s que lui d6cernerent Burmeister, Eguia et 
d'aulres savants lencouragereut a poursuivre' ses recheirhes. Don Francisco, 
qui appuyait la vocation de son file, resolut de fui olTrii- un nouveuu musee 
pour I'anniversaire de sa naissance. U fut construil sous la direction de 
larchitecle Von Arning et dispose int^rieuremept d'apres les indications du 
Docteur Burmeister. I/edifice fut lermin^ en novembre 187-J. Quelques jours 
itprea, Moreno, dej^ en relations avec le- Professeur Uupont, directcur du 
Mus^e dhistoire nalurelle de Bruxelles, recut la visile du jeune naluraliste 
Van Beneden, qui le mil en rapport avec le Docteur Paul Brpca. 

Van Beneden approuva vivemenl rinlentio^n de Moreno d'orienter ses 
recherches vers tea regions pe.u connues du pays, I'incita a explorer la Pata- 
gonie, il s'occuper des anciens babilants, pensant qu'il ferait des decouvertes 
interessantes qui viondraient s'ajouter aux vestiges qu'il possedait deja. Tenant 
comple de Topinion de Van Beneden, cedanl surlout aux impulsions^ irr^sistibles 
de sa vocation, Moreno' enlreprit son premier voyage vers le^ sud ; il arriya en 
avril 1873 h Carmen de Patagqnes, ou il put en un mois r^unir 60 cranes, 
moo si I ex el beaucoup d'aulres objels. Le.r^sullal de celte exploration fut 
publi6 par Broca dans la « Revue- d'Anthropologie «. Quatrefages, Topinard 
et Virchow s'y interesserent, 6crivipent k Moreno pour rencourager a poursuivre. 
ses recherches et lui proposer den (^changes. 



.tii SOr.l^T^ 1>R.H AMgRICAMRTKS DE PABIS 

Le second voyage eul un but a Id fois •icienlilique et patriotique, Moreno le 
r^alisa a bord de la goelelle « Hosales >> en cotiipa(;iiJe du Docteiir (Carlos \iorg, 
au moment oil left Chiliens comrnenvaienl a agiler la question dc fronlierL*. En 
raUoii du manque de ressourre'-, ceito exploraliou dut ><'arreler a Mahia- 
nianca ; elle fut, malgre tout, fecondc en resultals. 

Nous ne suivroiis pas rauducii-uA esploraleur duna ^es incessanls voyages 
eu Patagotiie et dans la Cordillcre. 

Apres* les explorations de 1873 et de 187*, il entreprit cell6 de 1873 au nOrd 
(Ic lii Patagonie avec le H;oiicours de la SocietfV seientilique argentine el du 
goTjvcrnement de la province de Buenos Aires. 

Francliissiint la ligne niililaire qui defeiidait la province contre les razriasdes 
Indians, il jirriva au Hio Negro, visit;i les Puelches ((jeunaken), les TehucJches 
f[ k's Miipuches {Ara»oans\-puis-r- eino i» tant le cours du Lim ay^-U— parvint an 
i';iin|)ement dc Savhueque a t^aleofu ; il voulut de la passer au Cliili, mai^ il 
dill .«e limiter it ;)(teindre le lac de Xahucl-liu.ipi et revenir a Buenps Aires 
'pour annoncer a temps I'inviision que pri-'pai-aieut les Itidiens exri!(''s p;ii' les 
liiH-aiigues de Nainuiiciiia el d'autr-fS clu'l's de Irilnis. v^ 

I*'ti lH7r) et en 1877, Moreno explora le stid de la Palagonie. II decrivil les resul- 
lals ohU'iius dans >i)n ouvragi' : « Via/e a In PadnjoniA austral ». 

{■Ill (871t, il relourna en Patagonie, liiais dans le nord, ilfuffatt priJionnier et^" 
iiindiMiiiie a niort pnr son ancien ami le tlief iiidien Sayhueque. Le rnusec de ].n 
Plalii ci^iiserve ooiriinc de prei'ieuscs reliques le* « bastos ■> qui lui servireiit pen- 
(hiiit sa fuilc, le « p(jncho >■ qu'il laissa trainer derriere lui pour elTacer I'em- 
[jreiiile de ses pas >ur le sable, et le drapeau argen tin qu'il lint cache sur sa 
polli'inc pfiidanl sa captivile, aliu de te souslraire aux prnfauations des Indiens 
>oule VL'S, 

Les explorations de Moreno daus la Cordillere dureretU viiigl-<|uatre ans ; il 
acquiL dinit^ une connaissaiice exactc. de con eniilrees, depuis le desert d'Atacaiiia 
jusqu'au delroit de Magellan ; il puLainsi represenler ellicacement I'Argentine 
pendant son connit tie limiLes a\ec le <-hili, et iiudiiiei' I'esprilde Tarbitcg. anglais 
a rendre uii verdict favorable ii la these argentine. 

Vax niai 1877, le Uocteui- Vicente (i.^uesada, minislre de rinlerieur de la 
province de Buenns Aires, presenla aux chainbres legislatives un-mumofre— on — 
il etait dit : ■ Si le Iresor public le pcrmeltait, on proppserail la creation d'un 
Musee d'antiquite? aou-ricaines pi)ur y conserver les curiosites arcbeologiques 
et anlliropologiques a decouvrir dans nos terriloires. encore inexplores, curiosiles 
qui sont les vestiges d'un passe oublie, dont les reliques clnsfTi'iiees scienlili- 
quemenl aideraienl a la solution de problemes compliques. Je fuis des vo;u\ 
pour que cetle institution, dont la base pourrait etre le Mus^e forme par 
Francisco P. Moreno, puisse etre creee. Ce que I'interet prive lit en faveur de 
la science pourrait etre continue et developpe par le pouvoir legislatif au profit 
de la culture publique ». . * 

Quand Moreno counut les intentions du gouvernement, 11 s'cmpressa d'offrir 
graluilement ses collections et deux mille volumes de sa bibliotheque. Le 
8 oclobre dp la nu-me annee, les chauibres decrcterent d'accepter le don, De 



M^LANGGK tT HOt'VELLES AMltRtrAMSTES 345 

ce fait, fuL fondd le Muff^e d'anthropologie el d'arche<)lof^ie de Buenos Aires. Lc 
13 Dovembrc suivant, lc Docleur Francisco P. Moreno en ^tait nomme 
dirccteur, chiirge de conserver les collections dans la propriety appartenant a 
sa fcimille, jusqu'a ce qu'il soil possible dc disposer d'un ediHce convenable pour 
les recevoir. 

Ell consequence du decret cuiisacrant la graiide inelropole du noitl ca[\itftlc 
federale, surgildii sol, le II) novembre IH82, la nouvelle villcde La Plata, capiUilu 
de ta province dc Ituenos Aircx. 

Pji-nii les institutions dcvant clrc transferceb <( La Plata, se trouvaille Musue 
d'hislpire naturelle que dirigeait Burmeister, mais on\decida de le Jaisser .'i 
Buenos Aires, craignant la deterioration dea collections par le transport. Kn 
echange, on delormiBa-le-iiH Hi.sf e rt du Mu s ce Moreno. 

Kn mai I88i, le DocteurCarIosd'Amico,alorsgouverneurde la province, char- 
^'ea le Hocteur Moreno de f.iire un projet de Mus^e decline a remplacer celui 
de Buenos Aires, federalise le 1 septembre de la meine annee. Ce dernier acle 
realist', le frouvernemenl de lu provincie decreta la foudalion du Musee de l,a 
Plain, el la construction dun editice propre a le recevoir. l/edifice, n pren'ioi- 
nionitnieiit scientifique du pays •> commedil le DocleurVarela Orti/., futconstruit 
sous la coiistanle surveillance de Moreno; Ton pent eh remarquer la douce 
hai-monie et I'lieureux ageuceiiienl qui correspondent exactenient el minutieuse- 
mciil ii son ohjel. 

(;e museeaie fut pas urie u;uvre de liasard ou de circonstance ; Moreno s'ins- 
pira pour le realisei- de I'experience de Flower et de Gaudry. 



I.'ideal de Moreno elaitcle former une institution anulojfuea la « Smithso- 
nian Institution .. de rAnieriqnc du Nord ; s'il ne parvint pas a I'accomplir, 
c'est qu'il ne put j;in);iis dispos.^r de foncis snflisants. 

Les savanlespuldii-at ions failfspin- lui et sescollaboraleurs dans les « Annales » 
el dans la « Hevue du .\!u-;Oe » prqu\ent qu'il lira toujuurs le meilleitr parii 
possible de ses t'essourees. " 

LeDorleur Moreno elendit son champ d'actionsur tput le lerriloiredela Repu- 
bliqu,e, il gmupa aulour de lui une pleiade de s.tvants : les antropoloffues Ten-, 
Kale et Lehmann-Nitsche, les paleontolof^ues Moth et Mercergt— ler 
Hauthal. Burckhardt el Schiller, le Mnguiste Lafone t^iievedo, Tarch^ologue 
Tones, les zoologues Bruch et Lahille, le botaniste Alboof. ies geographes 
Lange et Delachaux. Les explorations se succedaienl sans interruption. 
principalenient du cfile de la Gordillere. " 

Malheureusemenl, le Musee periclita ensuite senaiblement, pendant I'absence 
prolongee que dut faire Morenri comme representant de I'Argentine a Lohdres, 
pendant ses dissensions avec le Chili, dont il a etc parle plus haul. 

II est juste de signaler ici le horn de Rafael Galtani qui, sans etre un homme de 
science, fut un de ceux qui travaillerent le plus au progres du Mus^e, meme et 
surtout a I'epoque de sa decadence. Nomine secretaire, il fut exactemenl 
I'homme d'administration que pouvail desirer Moreno ; son activite infatigable 
el sa probile lui attirerenl la confiauce de son chef qui lui remeltait la direction 
pendant ses absences. Sur la base d'une administration scnipuleosement hon- 



3i() soci£t£ dea am£iiicanistks de^paris 

note et a force d'economies, il maintiot la marche chancelante du Mus^e 
avec une subvention d^risoire. ' 

La plus grave, desilludion fut r^servde a Moreno. Aprhs avoir acquis tant 
lie droits rla consideration et au respecl de toiis, une mesintelligence avec les 
fondateurs de rTniversit^ de La Plata le priva eh 1906 de la direction du 
Musee. Une convention entre le gouvernement et celui de In province convertit 
cii University natipnale tes divers instituts et dcoles d'enseignement eup^rieur 
que soutenait la province en y comprenanl le Mus^e converti en Faculty de 
sciences nalurelles et en y adjoignant une ^ole de chimie et pharmacie. 

Moreno ne voulut pas assisler k ce cbangemeni ; il se retira, la mort daoB 
t'Ame. Le Pouvoir executif national nomma le linguiste et arch^ologue Don 
Samuel A. Lafone Quevedo directeur du Mus^e. 

Quand Moreno tais«a son Mus^e au gouvernement, il renfermait, d'apres 
linvenlaire de 1902, lea collections suivantea : 

Anthropologic et Ethno«aphie 20.714 pieces 

Paleontologie 1.^,^ . 63.963 » 

Geologic .^sf: ::'':.'.'; 4o.36o >> ■ 

, Miniralogie 22.025 » 

Zoologie i * 49.032 » 

^ Botanique .''^v.... .. 4.500 .. 

200.r)94 » 

Le nouveau regime lit p^ricliter !e Musee qui entra4^03-ao e ph a ac doulou- 
reuse. Gependant, il dtail defendu de signaler celle dicadencje^ Le Oofiteur 
Hermann von Iherjng, directeurdu Mus^e de Sao Paulo, acaddmicieu honoraire 
de lln^lilut de La Plata, eul la franchise de dire que le Mus^e^retrogradait en 
donnant asile a la Faculte. Le conaeil academique consid^ra dans une reunion 
cette critique comme iliegaie el vota.le rappel i I'ordre, sans etudier le bien ou 
le ma! fonde de la question. II est bon de faire remarquer qu'aucun professeur, 
collaborateur au Mus^e, ne sanctionna celte decision. 

En reality. U chute devenait imminente ; des protestations s'eleverent et 
parvinrent jusqu'au foyer tranquille du vieux fondateur du Mus^e qui, voyant 
son (euvre presqua delruite, ses collections mises k locart et confondues^ oublia 
ses griefs, ae decida a intervonir, a Iravailler, a reprendre sa vie active de 
lutteur infatigable. Ce fut un speclable consolanl de voir le directeur du Mus^e 
en ouvrir les portes a dem ballants a son illustre fondateur. 

Le 8 octobre 1919, le Docteur Lafone Quevedo luiavait^rit : « J'aile plaiair 
de voutf accuser reception de voire leltre datee du 30 septembre dernier, et 
serai tres heureux de voire visite. Je vous allendrai vendredi ou satnedi pro- 
chain. Le DocLeur Luis Maria Torres qui est d6ja prdvenu vou» accompa- 
gnera. Vous savcz qu'en toute occasion j'ai proclame que vous etiez le fondateur 
du Musee ; jo vous donne la certitude de tenir compte de toutes vos obser* 
vations, sachant d'avaiice qu'ellcs seront fondles ». 

Les vieui compagiions de Moreno qui travaillaient encore au Mu§6e, les 
jeuiies qui connaissaienl i'hisloire de ses origines, tous enlin atlen<laienl fibri- 



MtLAHGIS ET KOUVELLEI JLH£IUCAMSTE8 



3i7 



lemeDL •on rttour. Malheureusemenl, Moreno ne put contribuer i la renaia- 
•ancs do aon Muaie ; quelquea joum aprta sa viaile, lo 32 novcmbre, on appril, 
avec alupeur, son dicea. Le frand lulteur tombalt au moment ou commencait 
k poindre Taurore qui devaililluminer la regeneration de »on oeuyre parts 
eonquete de son inddpendance . Le.7 octobre 19t9.Je Houvoir eiecutif national 
t\gnt le dicret s<parant le Mua6e de Tficole de chimie el pharmacie . Ce jour 
marque le cominencerpent de la Iroisifeme ^poqiie. 

La 18 juillet 1920, raourul le directeur Docteur Samuel A. Lafone Quevedo a 
I'ige avaoc^ <le 85 ans ; il itait auaai charge de meriles que d'anneea. Dans sa 
aoMion du 18 aoOt snivant, le Conaeil Sup«rieur de I'Uuiverail* «lut pour Ini 
auccider le Doctour tuia Maria Torres, chargi de section au Muaie, ^ 

Le Docteur Torrea collaborait au Mus«e depuis la fin da 1904, alors qu'il di- 
^ndait encore de la province de Buenos Aires'. Qirand lYlablissement Tut 
nationalist et converti en Facult* de sciences nalorelles et de teiencea chfmiques, 
le Docteur Torres continua i y etre attache comma profeaaeur adjoint. Sea 
premiers travaui furent des recherches archiologiqueaaur lea rives fluvialeV 
das terHtoii-es de I'Argontine et de I'Uruguay. II publia depuis 1897 plus de 
quarante ouvrages donl il recueillit lea iUnients au couHUe nombreusea eiplo^~ 
rations sur le territoire argehtin. 

On attendgit que le nouveau directeur esquisatt son programme, 11 ne tarda 
pas k le foire : « Je considire possible, dit le Docleur Torrea, d'alTronter avec 
succis la I4che ardue que J'on m'a confiiie, e o ralifiant le programme du 
fondaleur du Mus^e. J'ai Ja conviction que, par le savoiret le travail assidu de 
son personnel, le Museo doil recouvrer le haul prestig^^scientifique qu'il avail 
conquia et que, dirige dans la voie tracie par son fonaaleur, il contribuera 
edlcacement a la culture du pays et i aa bonne ripulalion. 11 faut done renoncer 
11 linnovatioft, conlinuer ce qui est commence en le developpani au profit du 
Mua^e ». 

Le Docteur Torres se rappolle cnmme un des plus heureux jours de aa vie 
celuioii, invilcchezlc General Mitre, il entra en relationavec le Docteur Moreno. 
Ce jour marqua le commencement d'une amitii qui n'a jamarirttt Milerroiupuc. 
. Quand le Docleur Moreno ful ^loign^ du Musee, le Docleur Torres conlinua 
a ciilliver celle amili6 ; aux confidences intimes, aux enseifjnements profilables 
decelhomme incomparable, il put se penelrer de la penaee qui donna vie au 
Musee. 

Se prevalant de ses nombreuses relatfons, exposant la justesse et la neceasile 
de sa demande, le Docteur Torres oblint que les charabrea ligislalives lui 
iiccordenl la somme deSOO.QQO piastre s pou r a grandissements et r^parationa 
vie I'edifice.. Kn raison des transformatiomt que Ton put faire avec cette somme, 
les sages provisions de Moreno commencerenl a se realiser; « Agrandir pour 
dislribuer syslematiquement toutea les collections ». En elTet, dana le plan de 
reparations, enlre une s^rie de rOformes par Icsquelles lee sections de rain^ 
ralo;(ie el d'anthropologie occupant maintenant un espace double de celui qut 
leur Olait reserve avaal. La section de paUontologie est augmentee d'une 
nouvellc salle pour les mastodonles. La section d'archeologie de TAm^rique 



3i8 soatrrt des American istes de paws - 

cenlrale a et^ tran8f6r6e dans une salle beaucoup pliis grande que la pr^c^dente. 
La section d'ethnographie passera & la bibliotheque actuelle, eit celle-ci aera- 
transffiree k ramphith^lre convert! pour cet bbjel en une splendide salle / 

pr^enlanl loules les commodit^s pouc les-lecteurs. 

L'activite se manifeHte par des explorations opporlunes sur^lout le lemtoire 
de la Republique. Le Docteur Lehmann-Nilsche 6tudie k Ju|Uy lea tfibus indi- 
genes du Nord, pendant queleDocteurCarette explore la Conlilldre&Mendoza'et 
que ringenieur Kantor visite Monte-Hermoso^ avec \b projel de remonterplus tard 




Lebusle dc Moreno hu Mufwe de La Plata. 

le Parana pour ^tudier ses ravins. Le direcleur meme du Mus^e a explore, en 
plusieurs voyages, une bonne partiede la Patagonie; plusieurs fois, ilaaccompa- 
gn6 les Docteurs Roth, Schiller el Carelte, seconds par I'aide Pablo Gaggero. 
Ces derat^res explorations ont fourni une collection de rocbes, de min^raux 
et de fossiles de plus de G.OOOexemplaires. 

Dans le bref ddlai d'uh an et demi, ont6t^ realis^esi-l explorations eur tout 
le territoire de la Republique. Un plan ^lendu de recherches g^ologiques, 
pal^oatologiqaes, zoologiques et anlhropologiqucs, dans la province de Buenos 
Aires, est k I'^lude. 

En meme temps, on continuera, sans repos, les explorations au Nord de Iq 
Patagonie qui donnent de si belles d^ouvertes en fossiles secondaires. 



M£LANe's8 CT ^0UVELL1!8 ASil:illCAl«18TI!S 349 

Lo Docteur Torres .desireyque la section d'anlhropologie, donl e4,^l»rg< le 
Docleur Lehmann-NiUche, redevienne comme autrefois la premi^ de son 
genre en Am6rique duSud. . ^ 

La liiUiolheque e«( robjet d'u"' ^organisation complete, en raison deirhora- % 
breunes acquisitions de livres etde revuet de valeur qui viennent d'6lre failes. 
Le Mus4e possede en ce moment 227 coUecliona completes de p^riodiques. 

Pour confirmer I'absolue identity de pens^e entre le fondateur du Mua«e el le 

direcleur actuel. le Docleur Torres a pris rinilialive d'une souscriplion, afin 

de faire ir'igir une statue au Docleur Moreno. Ceux qiii bienlM conlem^eront 

le busle du remarquable explorateur comprendronl que c'est mainlenanl que 

Moreno a (iris pleic'ie possession de son ojuvre, el que personne ne pourra 

Ten d^posscder une autre fois. ~ ^ 

V M. ns Barrio, 

SecreUriodel Museode La~PlaU. 

Primer Congreio de hisloria mtcional argentine. — Le premier Congres 
d'hisloire nalionale s'csl onverl k Buenos Aires le 29 juillel 1922, avec le 
concours do divers deUguis des gouvernemenls de provi nces, des biblio- 
thequos el He toules les personnes intiressies i la conservation des Archives 
natiunales, sous ics auspices de la Academia americana de la hisioria. 

P. K. 

Prix d'hittuire el d'archeologie amiricaine^. — l.c 20 avril, la Commission 
chargee de dei^erner ce pri« important a'esl reunie a la Bjbliolheque nalionale 
de Paris. Au 2'"" tour de scrulin, elle a ddsigne, a runanimilc, M. Krland Nor- 
denskiold comme laureal. L'truvre considerable de notre savaiil collegue est 
Irop connue dans notre Soci^le pour qu'>l soil besoin dinsister sur les rares 
merilps qui limposaient au choix du jury. J'ai la conviction que ce choix sera 
approuvc par k-s Aiiiiiicnnislcs du monde enlier el j'ai I'esiroir que la juste 
reiorapense i|ui vicnl d ctre altribuie a Nordenskiold, en renror\-anl encore 
iaulorile ilfml il jbuiI ilans les milieux scientiliques, lui pennellra lie i-ealiser, 

ilaii^ les niciliciire^ f. Iiliniis possibles, le projil dc C.ngres iiilcrnalional des 

.Xmoihiinislus de I'.l'il a (iijleborR. *" u 

Prix ll'iii,tp,irt(f-Wi/!e. — La Socii-lc de-Ueo(;raphie ^iitcorJc le prix Boiia- 
parle-Wvse ;inedaille d'or) an Journal de noire Soclele. Cellc recompense est 
pour nous le plus precieux des encouragements, car nous y vovons la 
prenve que I'etrorl que nous poursuivous sans relac-lie esl appreci^ dans les 
milieux scienliliques. Que le Conseil de la Sociele ilc ("ieoj;raphie veuille bien 
trouver ici I'expression de noire profonde gralilude. 

//iimmar/e a Juxe I'orihio Medina. — .Noire cmiueiil colleguc. le savant his- 



350 SOn^lH: DUI AMltlllCAMSIES DK PAHIS 

torieo Jorni Toribio Medina, a Hi iionimi doclour honorU causa de lUniver- 

fliU nationaie dc Meiico. 

> . P. R. 

'Hommagt a Ijorenza de Boturini. — Au moU de mai dernier, a 4le inau- 
gurie a Mixico une plaque commimoralive pour perpituer le gouvenir de 
Lorenio de Bolurini ; linscription porle les dates de la fondation par le savant 
italien du Musie d'aoliquitis historiques, de sa roise en accusation et He sa 
liUralton. C'eUit un hommage que le Mexique se devail de rendre k la 
mimoire d'un des savants qui a le plus contribui k l'6lude Ije son pass* et i 
la conservation de sesjouvj n i r a a rch^ologiqftes. j 

P. R. 

Ijn )irMme haflien— On a repr^sente r^eemment avec un grand sacc^s k 
Port-au-Prince un drame historique en vers de M. R. P. Gor«, intituU « Cao- 
nobo'. Ce nom est celui du dernier des caciques indiens que les Espagnols 
soumireni 5 Haiti {Bnlelln de la UnUapananuricana, juin 1923, p. M2). 

ptr: — 

i Jit f ontir* IheAlrAle en Gaar*"'- — Au jnois de dteembre 1922, on a 
represent* au Paraguay une piice du poite Barrios, intituUe « Amor y Ligri- 
mas » enliirement 6crite en Guarani^ L'oiuvre renfet me d es l a hle a u» de la vie 
de la campagne paraguayenne (Boletin de U Uniin panamericant, 1923, 

p. 422). 

P. R. 

Un arliite peintre indien. — L'Opinion (Paris, 16* annee, nouv; sirie, n" 5, 
13 juillet 1923) publie le portrait' en costume indigene d'un Indien, le « Loup 
solitaire », dont les tableaux ont r6|emment remport^ un grand succes.A New 
York. 

I PTR^ 

Expoiilion de peinlaret indiennea . — Dans le hall des Indiens du Sud-Ouest 
de Y American Maienm de New York, un peintre piruvien de. talent, M. Fran- 
cisco Gonzilez Gamarra expose une sSrie de dessins a la plume et d'aquarelles 
reppesenUnt des types indigenes, des vues de monuments de son pays et des 
reconstitutions de seines de Thisloire incasiqua. Son art est nettement influence 
par les motifs dicoratifs empruntis aux pieces archeologiques de la region. 11 
y a la une heureuse tentative d'art nettement sud-am6ricain, 4 laquelle on ne 
saurail trop apptaudir. 

P.R. 

Court des anliqnitit am^ricainet au College de France. — M. Capitan com- 
mencera soncours le samedi l"^ dAcembre, k 5 heures, a I'amphithe&tre n' 3 du 



MtLANGEK ET NOCVtXLBS AM^HICANISTES •<>''' 

College de France el le continue™ let mercredi el umedi i la meme heure. II 
dludiera, dans son cours du mercredi : 1° Ut dtrniim recherchei en trchiolo- 
gie mexictine ; V Let cvcUrutiquei Jei civillMtiiom de I'Amirique centr»le 
{rtpporU el diffirmcet), e£ dans ion coure du samedi : V»rl piravien «n«i/(ie. 

P.M. 

Prix~de rAcademie franftise. — I,Acad*niie fran^aise a dicerne son 
. Grand prix de la langue franpaise », de 10 000 fr., destine a peconnaitre Ics 
services rendus au dehors i la langu* franpaise, a I'UniversiU Laval de Quebec 
el Montreal, el une medaille dor 4 notre.savanl colligue el aini, M. Auguste 
Genin, dp'M.Jticn, i qui n ous tdreasons i cetle occasion oos plus chaleureUses 

f^lictlations. 

P. R. 

G««, SocUdad argentina de eiladios geogrificos. — Sous ce litre, ilsesl fondi, 
au mois davril dernier, i Buenos Aires, une SocielA, donl le but estde slimu- 
ler en Argentine lea dtudes de g^ographie ginerale el parliculiirement celles 
qui se rapporlent i la geographie argentine. I.'organede cetle Soci^U portera 
le litre de G«a, Anales de la Sociedad argentina de ^itudios geogrificos. 
Ladresse de la Soci6t4 est Peru, 208, a Buenos Aires. Le president est Madajne 
■ ~ -ea Moral e s, l e-»ecr^Uire,-M. Osvaldo Bugalld: 

P. R. 



Cinquanle-ieptiime Congre! det Socims savanlas de Paris el del departe- 
nunU. — Le cinquante-septiime Congres des Societis savantes de Paris et des 
departements' 80uvpira.6 Dijon, le mardi22 avril 1924, i 2 heures. Lesjournees 
des mardi 22, mercredi 23, jeudi 24 et venilredi 25 avril seront consacrees aux 
' Iravaux du Congres. M. le Ministre de I'lnstruclion publique et des Beaui-ArU 
presidera la stance g«n6rale de cloture, le samedi 26 avril, i 2 heures. 

Les maouscrils, entiirement termines, lisiblemenl^oritssur le recto etaccom- 
pagnis des dessins, cartes, croquis, etc., dcvronl etre adress^s, avant le 10 fcM-ier 
1924 au 2« Bureau de la Direction de lEnseignement supirieur. 11 ne pourra 
etre tenu compte des envois parvenus posterieuremenl h cetle date. 

En vue de la publication au Journal officiel des proces-verbaux des siance 
du Congres, uO r«9um6 succiqct de chaque communication devra eire joinl au 
manuscril. 

II est lain* aui congressistes loute latitude dans le choix des snjets Iraites, 
au'ils aianl ou non un lien avec le Programme dress* par le Comity des tra- 
vaui historiques et scientiHques. Toutelois I'inscriplion a I'qj-dre du jour du 
Congres des communications presentees sera subordonnie a I'approbation dudit 

Comite. 

Ces prescriptions ne restreignent pas le droits pour chaque cougressiste, de 
demander la parole sur les questions du programme. 

Les personnes disireuses de prendre part aux Iravaux du Congrc'S recevronl, 
sur demande adressie, avant le 15 mart, k M. le Ministre — i' Bureau de la 



352 »OCI*T* DES AHtmCAKISTES DE PAK1» 

Uirection <le Ii:n»eignemenl8upirieur,-^u..e carle de congre.8i.le donnaol 
acces dans les sallesdes stances. I _ , . . ^• 

Kn ce qui concerne le. reduction, que le> diverses Compagnie. de cheimnt 
dc fercon8enlaientautrefoi.,8urle. larif. normaux, aux delega6. de. SociMi. 
savanle. et qu'elle. .e .onl vue. obligee, dc .upprimer depui. les ho.liliWs, 
elle. seront Tobjel dune circulaire .|,«ciale dan. le ca. oCi il parailraitpoMlble 
aux Compaftnies de le. rilablir en vue duCongre. de Dijon. 

P. R. 

Mart de .«. Georget PruUt. f-^G- ProUt, S"' °'°'^ '] ; "P'''^"'''"!; "j^ ""'" 
./ourna/ depui. 1903, est decide le ISjuin lOiJ, dans sa BtV ainjie. CeHe^mort 
nrematuree causera dunanime. regreU parmi les membres de noire SocMi, 
qui. au cours dune collaboration de vingt an., avaient pu apprecier la haule 
conscience profeasionnelle el la parfaile courtoi.ie du disparu. Que la famille 
de M. G. Prolal veuille bien Irouver ici Icxpression de nos .incere. sentiment, 
cic condoleances. 



WW. 



y. 



BIBLIOGRAPHtE AMfiRICANlSTE', 



PAR 

P. HIVET, 



- ANTHROPOLOGIK. 



(Mniralit^s. 



Rbknett Bean .(Robert). The sitting height. American Journal of physical antbroiHi- 
lo^. MeiMsha, t. V, 1923, p. 349^00. 



Bhbnton (Helen). Climate tnd raeet «« fmctors influencing the weight of the newborn. 

Americaa Journal of physical anthropology. Menasha, \. V, 192J, p. 237-249. 
DiioN (Roland B.). The racial hittorg of man. Londres, Charles ScrlboerV Sons, 

1923, in-8'. J5 ah. 
DnACHSLsa (Julius). Democracy and a9$imilalion. New York, Mscmillan, 1920, 27S p. 
GiurpitiDA^boosm (V.). Seh4ma tTune cUaBifieation dea Hominidi* aclueU. Congres 

international d'anthropologie et d'arch^logie pr^historiques. Compte-rendu de la 

XIV* session, Geneve, 1912. Geneve, t. II, 1914, p. 437-445. 
— SaV oriffine delV uomo^ nuow teorie e documenti. Bologne, Zanichelit, 1921, 

xiii-264 p., 24 lirc«.'^. 
Grat (Horace). The relation of weight to cf^ett-girlh, atatare and stem-tength. Amr- 

ricao Journal of physical anthropology. Henashs, t. V, 1922, p. 251-257. ^ 

GnsGonv (William K.). The origin and evolution of the human dentition. Baltimore, 

Williams and Wilkins company, 1922, xtiii-548 p., ln-8*. 
Klaatsch (Herman). The eitolution and prog reat of mankind^ edited-and enlarged 

by Adolph HiiLBRON (translated by Joseph McCabb). londres, T.^Fischer Unwin, 

316 p., 25 sh. 
Lu.sciiAN (Felix von).V6lker, Raaaen^^Sprachen. Berlin, Weltrerlag, 1922. 

AmAriqae en f6n4ral. 

Hough (Walter). Report on the department of anthropology; Report on the progress 
and condition of the United States nations! Museum for the year ending June 30, 
1922. Washington, 1922. p. 39-48. 

Hnnuii^ (A.). Realea, danaSAaie arieniaU, de ta race qui a peupU fAmirique. Con- 
grAs international d'anthropologie et d'archdologie pr^historiqucs. Compte-rendu 
de la XIV* session, Geneve, 1912. Gendve, t. 11, 1914, p. 409-414. 

1. Lep auteurs sent pn6% de vouloir bien idreiser deux exemplaires de leurt trs' 
Tsux k la Soci^tidea Am4ricaniate$ de Paria, M, me -de Bu iron, parts (V*). 

Soeiil^ dea AmtiricaaiMbaa da Paris. m 



354 BOCliTi DIM AMtaiCAIIIBTH! DK PARIS ' 

K„,c«„..« (Walter). AmeriU. Ill«.lri.rle; V6lkerkunde, hcmuwl-e" '»", 

D' Gsorg Bu,c,,»N. StuUgTl, Strecker el .Schrftder, 1948, I I, p 5J-i27. 
L.ON (IvSlJsWaa"" rf'' i-""" «'»"-i..,.o. El Dem<S<T,la Mexico, 13 fevner 1916 
Mood.. (Rb» U.rPifeop.<*<.»Offy ; .» i/.<ro</«p(io» lo Ih, .Ivdy or«iWnl fv,dcnce. 

or rf.i«iK. UrbdM, Univenily of Illinois pres.. 1982, m-8», 7 $ SO. 
Ro,,UETT. Ri»ro (E.). AnlkropohgU {G.,U, d.' CoU^^-fi") Mu«u n.c.on.l do 1.0 

de J.neiro. Rio de J.D^irp, Typographia da Direclor.a gcr.l de Est.l..l.ca, 191o. 

•. 7t p., in-8°. , ' • 

SUL..VA-. (Louis B.). Tfce fr^utncy .«</ dutribation of tomt mnalonual Mral.oni 

-in «,„.rica« cr.inw. Anlhropologid Papers of the araer.can Museum of natural 

hislo.y. Nl-« York, I. XXIII, part 5, 1922, p. 803-248 



Amirlque dn Nord 



^ym.ra dtform,lion in North Ameria. Americao Journal of physical .nthrop9logy 

Menasha, I. V, 1922, p. WO. 
Boas (Erani) . Beporl on an tnlhiopomelrlc invatigmlion of Iht popuUtibn of the 
VniUd SUla. Journal of the amcrican statistical Aaao<ii«tiun Boelon, ju.n 1988, 
p. 181-209. 
— The growth of children ai influenced by emiraiumnM tnd herediUry eondiltoiu 

School and Society. New York, I. XVII, n« 489, 17 mars 1983, p. 305-308, 
BtRB (Clinton Sloddardl. Amtric,-. r^ce heriUge. New York. The nal.onal hi.lor.cal 

Society, 19^, 331 p., * * 21) c. 
Chicago Commiuion on rue relmUont. The Negro in Chicago , a tludy of race reiation, 

and a race rio(. Chicago, University of Chicago pieas, 1982, » $ 

Clark (Taliaferroi, S»D.«»Tn.c.Bn (Edgar) ef CoLi.»s (Selwyn D > Height, and 

wfightt oftchool children. Publ. health Reports. Washington, t XXXVIl, n» 20, 

mai 1922, p. 118.V1207. 

DA^ro.TH (C. H.) ct Tbottbr (MildreJ). The diatribation of body hair m white tiib- 

jecu. American Journal of physical anthropology. Menaaha, t V, 1988, p 259-a«5 

Dbacmslsr (Julius). Mlermarriaje inNew York city. New York, Columbia Univerwly, 

1921, 201 p., in-8', 2 g 25 
DiBLiN (Louis 1.). C>i,»,i(i(ali»e</uif!/o/'<*<»iffO."o/'</ierartafef.m"i(. .« the popu- 

Ulion of the United Slateih Scientittc Monthly. New York, janv 19 82, p 93-103 

Far {C. Luther). The new and old immigrant in the land ; a ttSdy of ameri^anita- 

lion and the rural churchy New York, Doran, 2 $ 50. 
Grant (J. C. Boileau). Some no(M on an EiW/no •(cefeton. American Journal of phy- 
sical anthropology. Menasha, t. V, 1942, p. 267-271, 
HnoLiinA (AleS). Phytical anthropology of the old Americane. American Journal of 

physical anthropology. Menasha, t. V, 1922, p. 97-142. ' 

— Anthropology of the old Americans. II. Stature. American Journal of physical 

anthropology. Menaaha, I. V, 1922, p. 209-235. 
JBNks (J. W.) el Laucb (W. J.). The immigration problem : a tludy of ameriean 
immigration eondiliont and ntedt. 5' edition, reiue et modlflie par -Rufua. 
D. Sm.tr, New York, Funk and Wagnalls, 1921, 655 p., in-8«. 
Laurkut (0.1. La durie de la oie en Californie. Bulletin de I'Acad^mie de m4decine. 
Paris, t. LXXXI, 1919, p. 835-840. 
~ Lector. La formatione etnagrafica delta nasio/ie americana. Tribuna cgloniale. 
Home, 1923, n" 10. • *' • 



HinLIOOHAPIIIB AMtKlCAMHrb 3.1." 

Meyfr (E Ch,^ Infant'morlalUy Ih New^'Vork crty. International health Board, 

Hoekfeller founr), BullHin lO.'New York, 1921^ 135 p , petit in-ft« 
Noicii (H. H ) Further t/ueuMion 6f the ■ blorul » Etkitno Amerienn anthropologist 
~ Menasha, new series, t. XXIV, 19?2, p 228-232. 
'pBjinL (Ra-ymond) Variation in the lale of infant moilality in th^ United ^tat^s hiiUh 

regtitration arfa Traivsarliona of lite \I annual moeting of the nm&r^ceii chi| 

hygiene AsAocialiop, 192Q ; 

— ' Biometrte dAta on infant mortality \n. the United States birth reyMralion area, 

t9^5-1iftS American Journal of livgirne, t. I, 192t, p. tl9-43tf. 
-r The mlality of the peoples of America ^meiican Journal of hygltfnc, t. I, 1921, 

p 592-674 ' 

Sadlkh Wni. S ) Race deeaden<ie Chicago, A C McClurg and C<>, 1922,421 p , in-12 
Stoddahi) Suit Clinton^ America n rare heritage f immigration^. \ew York, National 

-historical Socielv, 192:^,4 S 
SutiivAN (Louie jH ) The k hlond » Eskimo A qnettion of method American anthio 

pologiBt Menaslia, new seriQS, t XXIV, 1922, p 22')-328 
— ' Racial typcn in th** population of the L nttett States The amerienn Museum Journal 
' New \ork, I X\UI, 1918, p. 429-446 
Todd T Wingpte Cranial capacity and lin^ir dimentions, in White and A^t/ro 

A inenran Journal of physical anthropology Oenova, t VI, 1923^ p 07-194 
THOTTBn (Mildred^ et DAnponTH (C II. 7 he incidence ,ind hi'redily of facial hi/per- 

tnchoau m iLhUe toomen American Journal of physical anthropology Menasha, 

t"l V, 192a. p. 391-397 ' ' ' . 

WiLLoOGHBY (Charles L The Turner groi/p of eaithworths, Hamilton cohnly, 

^Ohio (witli notes on The akeletal remains hy Earnest A Hootos^ Papers of the 
°' Pea body Museum of amencan arcfineology and ethnology Harvard Imverait^^ 

Lamhndge, t VIII, ,n« 3, 1922, viii-132 p v 

AflQ^rlque centrale 

BClovv T V,'' (^ontribuctdn <a.l eatudio de la rriniolofjia i ontarricrnsc La I scui'l i 

costarricpiii>e, n" 8 tirage h part 16 p \^ 

FofSBi A Pedro S ) Dcmografla natiddnrefia 'wilh prefatc iJjNI I Aim* ^ui 

Salvador, 1921, 48 p , pet in 8° . ' : 

/^ Gahio ^Manuel) La poblaei^n del Valle de Teotihuar.in , el mcdm en tfiie ixp- h<i de%a 

rrollado , »u evoluciiin 4tniea y aneial , mictatiia^ ptra protunr »u mfjoramienlo 

por la DireccK^n de antropologia, oiendo direcloi dc ja^ inAeitignciones — 
. MEXICO, DirppLidu de talloresgriflcos, 1922, in-i", I I, vol 1 Ld pohhicion prrhi^~ 

pinica, < ii-363-xvt p , t I, vol 2 I a poblacton colonial, [> 16^-778 ^ xii p , 

I II La poblactdn contemporinea, 670 xxx p 
— Ei eelibaio y el desarrollo de la poblacion ea Sfextco. .iuihnosn Me«,ico, %" e[>oca, 

t. 1( n" 2, r^vriervaTril 1923, p. 66-70; ' t'-l 

Le6fi (Nicol&s). La antropologia fhica y la antropometrta en M4xico\ tVoMs hUtArica^. 

Anales del Museo nacional dcarqueologla, historic y etnografia. Mexico, 4* ^poque, 

t. I, l»22,^p. 99-136. ' • ; ' ' v. 

' , ;^Ocaiianza (Fernando). Himatplogie de I Inrlien da Plateau central mexicaift.^C6mnt.es\. 

rendus de la Soci^l6 de biologie. Paris, t. LXXXVIII, 19^ p. "HM-5S5. ': '; 

■-■ SiLiciio pAOan (Paul). Cohoeimiento &ntropol6gie6 d^ la» agrupacianeg' indigenas de 

.W^«ico. Ethnoa. Mexico; 2* sirie, (. I; n"*'!, noy. 1922-jaaTicr 1923, "p. 15-37. ' 



356 MH.ltlK DES AMKUICAMSIKS UE PAhlS 

UI..BE r Tnovcoso (Manuel). IlaulUJo. d, I;, impecMn in^di^ </t UMj«:<,eU, en el 
DMrilo Meral Jiiran/p /o. cincn i;i(imo» af.M. Memoiiai. v Hcvisla de la Socicd..! 
cienliOc. .. Anionic Ahalo ... Mi-xico, t. XXXIV, I914-1915 (I9n), ,.. 97-U3. 

Antilles. 

1)1 »oNT (Henri). Antroyolo^io y pLMogU com;«i-../. </f io« Negro. eicUvot (Ira.hio- 
tion a lespagDol par Israfl Casthli,am)»). Ilabana, 19J6, )02 p., iu-*'._^ 

KocKiiNc. (II. v.). Zur Anthropologic der Kojifweiclileile. Am'omischer- Aateiger, 
I. I.IV, i9a),p.54-60. . , „ . 

OiiTit iKeri.ando). Oriyen de lot Afro-eabahot. Cuba conlemporaiiea. Ilabana, 
juillol 1916. ^ ^ ^~^~^" "^^ ' 

Am^rique du Snd. 

Ulanco (Joa* Maria). Oof crineot aingiiUren. Esludios. Buenoa Airea, I. XII'l HeviSla 
de la Lniversidad nacional de Ccirdoba, *' annie, n» 9, 1917. • 

(■.ASTELLA>os (Altredo). Oiineoa singiiUrel. lUplict «l S««or Blanco. Heviata de 1« 
Lniversidad nacional de Cbrdoba, 4- annee, 1917, p. MS-SM^ 



— So6rf U orienla^iin fronta-glibelir de Ameghino. U Vol del Interior. C6rdoba, 
2 aeptcmbre 1917 ; RevisU de la Universidad nacional de Cirdoba, <• annee, 1917, 
p tRlt-195; Cultura, retiala del Centro Eatud ianles de derecho, 1" ann«e, n> 1, 
p. 83-91 ; Revisla del Cenlro Esludianlea de cieneias niedicaa, 4- annee, ii' 8, 



V. p. 38-45. . - , 

Clavblw (P.). Obterraliom microicopiques du chetxu ehei let Indient de VAmirique 

,hi Sod. LAnlliropologic. Paris, t. XXXIl, 1922, p. 481-485. 
Faiiabek (WiUtam Curlis). IndUn tribet of extern Peru (inlrodnclion by Louia John 

lie Mii-iiAu). Papers of Ihe Peiibody Museum of american arehaelogy and etlino- 

Ingy, Harvard University. Cambridge, I. X, 19«2, in-196 p. 
FnEN<^uEi,i.i(J.). Snhreon aitrigalo httmano del HMmpeano tuptrior de lot alrededoret 

,le Cordoba. llevisU de la Universidad nacional de C6rdoba, 6" ann6e, I. I, 1919, 

p. 43-57. 
IlAimis ;Begiu»ld G.). Kijffenic« in South America. Eugenical Js>w», I. VII, 1922, 

n»3, p. 17-42. -— 

LAuniA (S. de). El « Anthropodui » de Miramar. EstudiOa. Buenos Aires, t. XXIII, 

1922, p. 33-36. - , 

Los problemat de la >aM en Colombia. Biblioteca do .. Ciiltura .., I. II. BogoU, 1920, 

viii-368 p., in-8». 
Luna (Humberlo). Paidoiogia. El nilio del Cujco.^Revista universilaria. Cucco, 

2- annee, n- 7, decembrc 1913, p. 2-34 ; 3" ann^, n" 8, mars 1914, p. 12-57. 
^MiLicE (Albert'. Sur /a difeouverte d'un hontinien fottile dant le Brtail central. Aaso- 

cialion fnnQi<ise pour lavancemenl des sciences. Gompte rendu de la 45' session, 

Boneii, 1921. Paris, 1922, p. 950-953, 
Peiialta (Santiago >!.). Antropoloijla. La tatla militar argehlina ; ettndio hecho lohre 

35tS8 contcriplot, date 4891. Tesia para oplar el tllulo de doctor en BloaoHa y 

letras (Secciiin Historia). Buenos Aires, Talleres grlllcos del Inatituto geogr4fico 

mililar, 1922, 97 p., in-8". — - ' 

Po-sNANSKV' (Ardiur;. Mongoloid signs in tonie etlinie types of the andine ptaleau. 

Science, New York, new series, I. X1.III, 1910, p. 904-905. 



BIBLIOCIIAI>IIIK ASI^.KIUMSIK 



Xu 



l'ii.)««o (Jaaii Felixi. So/iiy In anligtlnhfl il'l Immhrr ni .lm''/-ii-.i. Kl 01)»itv«i1"i 

Hiobamba, 43, 27" I'l 2!) jaiivicr 1921 . 
RrBD (Carlos S.). IMiloya de lot abjelm imjrnadot .i l« ilUmiiii <le «n(co;.o/u</i.i 

.feic/e tt 9 <hjulio dt 4911 htult el 9 de jtttio de 1919, «"■ ll.lial ISSS. Musco 

eilucacional de .Mondoza. Mendoza, 1910, ^10 p , in fi'- 
HosKiL (Enrique). iiM Machigangat del Crahamba ; etindiot elnugrifirot. HomsI.i 

uiiiversitaria. Cuzco, &• aiin^c, 1916, n" 15, p. 39-48, n" 16, p 2-18. 
[louuA (Geor([e»). /.<■ dineloppement phyau/ue de /Vro/icr liuUrien. Biillcliii'. I't 

Miimoirrs de la SocWW d'anthropoloKie de Vam, T siiiie, I. II, 1»J1. p. 79-140. 
TBI 1.0 .Jiilio C.l. Kitudiot antropoligicoa en el deparlamrnlo dr .liicaWi. Aiiliivos ilf 

la Asociacibu peruana para el proyreso de la cirn.ia. Lima, I I, r'il, [>■ I J'-' '' 
VrOBAri Milciadf* Alcjo'i. Nola preltmimr noire el hitmhre foul dr Mir.im ii: l'h\ si^ 

Buenos Aires, t. V, 1922, p. 215-223. 
/.ABonowski (S.I. I.e Chili [Court d'elhnographie). Revue nnllii«poli.,'ii|ii.' Piiii-, 
'32' nnn*e, 1922, p. 137-150. '■ 



ARGHfiOLOGlE. 



Qiniralites. 



A. R. Hrllnijage el re«/a«r«/i»(i rff« ohjeli de enlleclion. Let iibjHs ./<■ boit. I.:i 

Naliire. Paris, n" 25.15, 2V mars 1923, p. 191-192.. 
PABHsn (Arthur C). Melhod in archaeologij. Tliirly-lliird aiinual arcliacological . 

Report 1921-22, beiuj; pail of Appcndii^to Ihe ne|>orl of llie .Minister of Ertuca- 

lioo, Onlario. Toronto, 1922, p. 55-61. 
The cleaning and letlorali'in of ilatemn exhibiU. Deparlmenl of scientiGc anl 

industrial researcli, Mis Majesty's stationery OITiee. Londres, II p., in-8». 
WiBSLsn (Cl.irkl. The new arehae-dogy. Tlie anicricau Museum' Jounial. New York. 

I. .Wll, 1917, p. 100-101. 

Am^rlque en giniral. 

lloi.MKs :W. II. \ Manterpiefes of aboriginal Aqterirun art. Art and Archaeolojry. 

Wasliinglon, t. I', n" 3, novembrc 1914. - ' 

Ilouon 'Walter), lieport on the department of anthropology. nc|»ort on Ihe pro{;res5 

aiul condition of the United Slates national Museum for llie year ending June 30, 

1922. Washington, 1922, p. 39-48. ' 

KiiicKeBRno (Waller). Antrriha. Illustrierte Volkerkun-le, Iieransgegeben von 

I)' Cieorg Busi:nAN. Slutlgart, Slrecker el Scbrilder, 1922, t. I, p. 52-427. 
I.ATciMM (Ricni'do E.l. Lo$ aninialeii dninitticos de la Am^rifi precolombian.t. Puhli- 

caciones del Museo-deelnologfa y antropologia de Chile. Santiago de Chile, t. Ill, 

n« I, 1922, p. 1-199. 
PuiM.ies (George Brinton). The componition of aome anrient brottze in the:dawnt>/ 

the art of melnllnrtfy. American anlhropologibt. Menasha, new series, t. XXIV, 

1922. p. I29-H:l. 



;j58 SOCICTB UES A««»1CAMISTE8 ue paiiis 

RiviT (P.). Lorfivrcrie prfcolombicnne dei AnlilUt , da Guyaiut el da VinizutU, 
,l,nt ,e,rapporl> Mac forfivrtrie el U mtlMurgie de, •atret rigiant tmiriaiinet. 
Journal de la Soci^lc de» Am^ricnisles de Pari. • side, I. XV, 1923, p. 183- 

213. > 

WiEMR (Leo). Africi, and Ihe diicmeru of Anuria. PhiUdelphie, Irmes and Son., 1. 1, 
1920. iixMOp.; t. II, 1922, xiii-287 p. ; t. Ill; 1922, iii-*02 p., in-8». 

- ■" ■ ■ ■ ■ ■ .^ ■ ■ ■ ' 

Ami§rlque duNord. - '^ 

Bahb (John Leonard . .4 prochlorite Unnerilone worltshop. American anlhropologi«t. 

Mrnasha, new series, I. XXIV, 1922, p. 438-440. 
BoiTOM (Heginald IVIiiaml. IndMn-ptlbt-mMi e greal metropolU. Indian note, and 

monographs. New Yorli, Museum of the ameiican Indian, Hejre foundation, l»22, 

1 vol. texle, 2H() p., 1 vol. cartes. 
Dixon Koland ».; el Stbtbon (John B.). Anahjiiiof pre-columbian pipe doUeh. Ame- 
rican anlhropologist. Mcnasha, new series, I. XXIV, 1922, p. 245-246. 
Kmmo.vs George T.). Jade in Rritith Colnmbist and Alaska, and itt me by the nalmea. 

Indian notes and monographs. .New York, Museum of the ameridan Indian, Heys 

foundalion, n° 35, 1923, 53 p. . _ ■ 

Kj-ploriUont and field-work „f the Smilhionian InslUulion in 1921. SMilhunian 

miscellaneous Collections. VWishinglon, t. l.XXII, n« 15, 1922, iv-129 p. 
KowkP. (Uerard ,. Archeological incesligalioiit. I. Cave exploration) in theOzark region. 

nf central Mitsoiir,; II. Cave expluratioiis in other alatei ; III. Exptoraliont along 

Ihe Mitsoori river blu/fs in Kansas and Nebraska ; IV. Aboriginal houMe moandf ; 

V. Arrhenlogical work in Hauiaii. Bureau of americiin Klhnolojy, bulleiin 76. 

Washington, 1922, 204 p. 
Chinnei-i George Bird . The medicine wheel. American anlliropolof^ist. Menaaha, 

new series, t. XXIV, l9-i2, p. 299. 
Guirfc 111 the Museum. Indian notes and monographs. New York, Museum of the 

american Indian, lleye foundation, (n" 30), First floor, in' 31), Second floor, 19*2, 

220 p. el 2:;l p. • < 

Il.uiioNrjTO> ;M. n.l. Cherokee and earlier remains on upper Tennessee riter. Indian 

noles and monographs. New York, Museum of the american Indian, Heye (ounda- 

Uun, 1922, 3JI p. -^ 

JiANcoN ;jcan .\llard;. Archaeological research in the northeastern San Juan basin 

of Colorado during the summer of t9il. Denver, The Stale historical and natural 

history Sociel) of Colorado and the University of Denver, 1922, 31 p., 2b pi. 
KaAiisj! (Fritii. .Soji^fanKdltaniiche Paliolilhen. Jahrbifch dcs slfidlischen Museums 

tlir V61kerknnd/zu Leipzig. I. VIII, 1918-1921 (1922), p. 85-86. 
I.ioHTUALL (W. 1)1. The Westmounl ™ stone-lined grate » race [an archaeologieml 

note). Memoires et Comples rendus de la Social* royale du Canada. Ottawa, 

3' sirie, t. XVI, 1922. Section II, p. 73-75. 
Mills (William C.). Exploration in the mound City group, Boss county, Ohio. American 

•nlhropologisl. Menasha, iri>w series, I. XXIV, 1922, p. 397-431. 
MooREHEAD (Wsrren K. . A lleporl on the archaeology of Maine; being a narratiee of 

explorations in that stale I9li-49i0, together with work at Lake Champlain <»/7. 

Department of archaeology. Phillips Academy, Andover, Mass. Andover, The 

.\ndover press. 1922. 272 p.. ill f<". 



RIBI.IOOIIAPIIIE AMtnlCAMSTK •»•'•' 

nonniB (Eirl H.). Further JUcoteriettl iKt Aztec ruin. The imeiican Musi-uu. Jouriml. 

New York, I. XVIH, HIS, p. Wg-StO. 
Nelson (Ethelyn G.)- Cmmp life in ATnr Mexico. The .merican Museum Journal N.f« 

York.t. XVII, 1»17, p. lOi-lU. 
Nii.sos ,N. C). ExraoMlion of the AUee rum. The nmeiicBn Museum Jouinal. Ne« 

Y<.rk,-l. XVII, 1917, p. e4-»9. 
\rw arcv..,i»,i» /o Muteum. ThiKy-lhird annual arrh.ieolo|;ic«l Re|.ort l'j2l-i-, liems 

pari of Appendix lo- the Reporl of the Mmisler of Educalion, Onlaiio Toionlo, 

I92S, p: 102123. 
■.Vw »ia(er.a(, Thirlv-lhird annual arrhaeological Heporl 1921 22, hen.g pari of 

Appendix lo Ihe Heporl of Ihe Minisl<T of Kducatioii, Ontario Toronto, 1922, 

p. 123-13*. ■ 
.Vo/« OB Slate aich Heolmjir«l «iir iie./« (fioni Ihe llepoilol Hie l.o.ni.ullee on Slate 

arch.ieolf)gic.l. surveys, national nseiriii C.i.iiio.l daik Wissler, cliairnian 

Amoricau anlhropololfisl. Menasha, new seriei, I WIV, I'lJJ p >.H-2iJ 
NusBAuM (lesse I.. I. .•! ba»kel-mHl.e, ciir m /. i-i. .n,„ili/. I l.ili «illi notei, on the 

ailifacls by A V. KruDRn and S I. (.iinv-^M liidi,.u noles au.l nionosuphs 

\e« York, Museum of the ameiiran ludiaii, 11cm foiiiiihlMni, 192J, lilp 
lluK HI. n.!. Hcrf;)ai/i( hurM in Oiilaim linil\ tluid oniual .mlIi le.ilojjical Hepoit 

l'JJI-l'J22, being part of .\ppendi\ lo llie Il.-|iort of ll.o Ministe. of l,,lur.illon, 

Onlario. Toronto, 1922, p. 38-«) - - 

P<i,KEn Arthur C.j. tite arcliM,ito<lu il li'^ln, ,/ ../ \m )'■'!■. Pail I New 'ioik 

Slate Museum Unlletin, n- 23j-21fi, juillet aoul I'l.'O \lban^, L'niversiU of the 

St a le of N'e<v York, I'.I2 - '| ITO -p , 142 pi 

1'r.Ai.oi.v (Ch.). Li'lit i.rcienl ile l« 7iie./<on ./e f /i„i;im. qlj, iair<- i 7 iv/i/on, .^e"- 

J,Tsn/ ilil.jls-lmf . Coheres nlle lioii.il a'.iulliiopolot'ie et d arclieologn, prehis- 

tori.|ues. l-.omple-riudu de la XIV- session, Geneve, 1'.1I2. (ieneve, I. II, 1014. 

i). ii:.-in. 

HoHii.TS Frank 11. H.). Hi-porl „n Ihe work »/ tUc l!)iiin-<m i„ Ihe Pie.lr:, panuh 

archaeoln,jic3l /ield. Tlu- University dt Denver Hiplletin, decembre 11122. 
S,.ioi»Bi5CH (Max). Indian hnhiuliom in Snstej- rMinlij. .Vf>r Jrrse;/. Oeologieal Sur- 
vey of \ew Jersey, Hullelin 13. Tuion UMl,' N. ,1.. I'Jl^.. 

Till, Caiai.ian nations i-viiK^ iilivNiu. Sum,- hislori. .in,! ,,ieftr»/o/iV liirs of (:an:iila. 
Tlie Canadian hisl.irlcal \s4o.-iat.on. .\nnu.d Heporl, I'.I22. littawa, p. r.2-6r.. 

WiLLoi oiiBv ^Charles I.:. . Ih,- Turner ,, roup nf rarlhinorks, llainillon roiinli/, 
(Mm >ilh notes on Htr ../,r/eM( iwi.ii">i.« by Karnesl A. ■lloor77S)^Papers of llie 
PeaBody Museum of amcrieau arehaeolo-y and ellnn>lo(ry, llnrvard University. 
Cambridge. I. Vlll, n' 3, 1922, viir-i32 p. 

\Vi«sii n [Clark . Pueblo Ilonilo'a$ made Imown hy Ihe llydc expedition. Natufal. 
hislorv. New York, I. .XXII, 1922, p. 3i3-:iS4. 

■^ .\'ol<s i.n .S7.i(e anhaenlogUal aurrelit. .\nierican .mlhropologisl. Menasha, new 
series, t. XXV, 1923, p. llO-iiC. 

Am^rique centrale. 

AuAr.oN (Alfredo;. Le» fastet nueqjes. LesmoHuments religienx. I.'Iteho du Mexique. 

Paris, 2' annlSe. n» 12, 1" ttvrier 1922, p. 7-». 
— Let fatiet tztetjuet. La coar de I'empereur Mocleznma. L'^cho du Mexique . 

Paris, 2- ann*e, n<> II, 1" Janvier 19221 p. 8-9. 



.ten SOClliTt DES AV^RICAMSTES IIE PA«I8 

AiiuKoi^ (Jo«i M«rf»). BxplicxcUn del umbolamo dt U dnorMcUn »rqaeoUgie* del 

lemi.lo ,le QmlznlcMll [U ciudrnJeln} de Teotiha*rtn. Ettudios eienUDcoi, 

n° 2. MCtico, 1922, 7 p. 
AiisAMMi\ '11.) el HiiKr jP.}. L'orftererie da Chiriqai el de Colombie. Jourul de la 

SocWlu de» AinSricmiisles <le Paris, n«"' sirie, I. XV, 1923, p; i6»-i82. 
l*KVEii (Hermaiiiij. La euntrxtveni& Men*-Oamio. El M^xica aiitiguo. MAiico, t. 1, 

19I9-I922, |i. i83-S»9. 

— tiobrr ana pla^iarta caa una deidad teotikuaetiia. Memorial y Reviata de la 
Socinlad oientifica .. Anlonin Aliale ». Mexico, I. XI-, t922, p. SM-U8. 

— El Uamado .. calenilario azteca » en la fyiitoria del P. Sthtgin. Memoriaa y 
RevlsU dp la Sociedail cientifica .. Anlonio Aliale ». M*itoo, I. ?L, l»2i, p. 6«»- 
67t. 

— The to called « Azlei- calendar alone » (ensliah version by OUkar Roumcek). The 
pulse oX Mexico, Mexico's monthly Review. Mexico, avril <923, p. 10-13. 

Bu)» (Frani). /;ax ram aa del for hig uero. Elhnos. Mexico, 8* «iri e , t^t,^nD, 

novembre I922-J8nvier 1923, p, 77-78. 
Calenilario mexkano alribaid^ hran Bernardino de Sahtgin. Boletin de la Biblio- 

teca iincionol ile Mexico, l^I, n" 5, avril-seplembre 1918, p. 189-S22. 
Cai.legaiii (G. v.). Oggelli if arte a'niiea metiieana nel Mateo dTtnUehiU di Torino. 

lialia-c-Messico. Rome, 1" nnnee, 1922, il"»-'lO, p. 30-32. 

— // bagnn presso i MesHtcani preeolombiani. Italia-e-Measico. Rome,- I't annte, 
1923, n" 9-10, p. :12. 



C.ottuini del Metnicani preeolombiani. Ilalia-e-Messico. Rblhe, l" ann^e, 1922, 
11" 9-10, |i. 29. 

— t.'archileUara nel Mesticit precolombiann. I-a scienza per tutli. Milan, S9« arfn^e, 
11" 23, I" diociiil.ic 1922, p. :n5-379. 

— ScuUani, hpiihiriii, oreficpri.i nel Metaico precoloinbiano. Dedalo, raftsefrna d*arle 
ilii rlla da v(.-o ojelti. Milan e% Rome, 3> annec, I. Ill, 1922-1923, p. 5il-S66. 

— L'archileliura iielTaktico Mettico. La Bcienze per tulti. Milan, 30» annte, 1923, 

p. M-n. ^, , 

Caupos HiiIhmi M.). Ligende de Chapaltepec ; ton hitloire. L'hcho du Mexique. 
Paii*, 1" aniu'c, ii' 3, 15 avril 1921, p. 9-ll!- 

CiEVAs jMaiiaiii) . Iliilori.i de la Igletia en Mfxico, t. I : Libro preliminar : Ellado 
ltd pais dc .inahuac antet de la etangeliiaeiAn ; Libro primero : Orlgenet_ de la 
lijlenia en ,\iieca Ktpalia, /5(/-/54*. Tlalpam, D. F.,lmprenta del Asilo ^ Palricio 
Siini », 1921, +93 p., io-i". 

(jiMMLSos (Byrrin). Cuicailco. Elhnos. Mexico, 2« a*rie, I. I, n" -t,-no»embw 
jmivici- 192:1, p. 90-94. 

I)a\/.ki. t'riieodor Williplm). .\mrenilanij de* eOlkerptgeholqijitehen Getetzet oom 
Miltjolilic-iiJtji'l.tirpn Puraltelitmat zur Deatang Don Mythen and llrSuchen int alien 
Mrxil.o. Kl Mtsico anlij.-uo. Mexico, I. I, 1919-1922, p. 275-282. 

— Sti'xiktt, t. i : TexlU'ii : GrandzQge der allniexikanitchen Geitteakuttar, BildleiL: 
.Mlmexilianische Rililernchrifien, 59 p., 67 pi. ; t. II : Texlteil : Kullur and 
I.eheti im alien Mexiltn, Kildleil : ilexikanitche Plaatih, 32 p., 76 pi. SchrirL---n-Reihe 
Kiilturuii ilpr Krde, Material zur Kullur- und Kunslgeschichle allor Volker, I. XI 
<'l XII. Ilagen i. %V. i-l DarinsLidt, Folk\van|,-Vcrlag G. M. B. II., 1922, in-t°. 

\M<t LozANO Ktiiiquc'. iLus reslon fdgiteit cui^lernariat y lat caltnraiarqueol6gicas del 
Vnlle <h Sh'-Ticij. Ktlinos. Mpxico, 2* s^rie, t. I. n" I, novpmhre 1922-janvier 1923. 



(IBUOGIArmB Alrt»ICAI«I»TE 3*' 

Din.LlK.HPr (E. P.)- WefcA.ii C.U MUe« .lie SUinuloU <Ur Af.,.i^er rf«r£ 
FnUchrift E<la.ij Seler, dargebrtchl wnno. U«barUil.g roA Ft«md«a. Scbtt- 
l«n> und Ver«hr«ni, l>«r.usg.g«ben von W.ll.r L««»h«. Slollgtrt, V«lig too 
StreckerandSchrider.lMJi p. 47-58, \. ' „ . ■>.'■ 

EcMEAOABAV (JoFge). Ci«liM<«>» ••W?". t* cUndritt. L ficho du Mwque. P.n«, 
I" inn**, n« 2, tS mirt 1»2I, p. ». i. ^ „ ., 

FuHMANN (Enntl. WMfco. t. III. Schriftea-Beifce Kulliiren d« Erde, Mitorwl «ir 
Kullar- and K«n.tg«Mhi<!hle .Iter ValUr/t, Xm.Jilg«> I- W- *'rl>«'*'''<''' 
Folkw.ng-Veri«gG. M. % H., i»M, 5» p., M pi., in-*'. .^ . 

Gaoiki (Crlo.). Lo. .toWjeBM i/« Coil* Hie.. San io»t de Co«U Bio, Jmp. Trejo 
Hno».,' tWl, in-lS. . . ^ ,- 

Gaukoo (Miguel). Batqutjo dt U gtognlU trqumUgia del EtUdo de CoJini.. 
An»le» delMu»eoD«cion.l de .niueologh.hiiilori. y elnogr.n». V*»ico, i" «pocpie, 

i(. I, l«U, p. J85-«-!8. .. ... 

Gamio (M.nuel). ItpoSIuidn del VttU de Teolihutntn ; el medio en que M he deu- 

rnlUdo; lu nolilciitil «Bi<:« » fociil; mieUtivu pan procurer lu mejoreniienlo, por 

U Direeci4n de •ntropologU, siendodireclor de Us in»e»tig«cione« — Meiico, 

DireceUin de Ullere* griflcM, mi, in-i', I. I, vol. i : Le potUcionprekUpinae. 

cii-MS-xii p. ; 1. 1, Tol. t : Lt'pobleciin colonUl, p. 34S-778 -(- iii p. ;,t. II : La 

pohl»a6it contemportnem, <70-isi p. 
- U vide RcziMiM rfoMntoel reinerfo de llactezumM It. Ethnos. M«iico, V sine, 

t. I, a* I, DOT. l82S-janTier 19S3, p. !*-15. 



Inlroduelum, lynlAeiii and concluMioni of Ike work « Tke popuUtion of Ike 
VeUtjl of TeolikuMcen «. SwreUria de tgriciiUura j tomento, Deparlmeot of anlhro- 
pology. M*ii~>, T.llarea grtflcoa de la nadttit . 1»M, ictik p. 
— Bl dltimo periodo euUurml de lipo tziecm. Ethnoa. M«lico, *■ ipoca, L I, a' S, 
MTrier-avril 1933, p. i-ai. 



— The importtnee of Mexicta ereheealogy. The Ailec Call. M«iico, t, 11, n» 17, 
mai tW3, p. »7-l01. 

— SapoeUun of TeOlikaecMi. The Atlec Call. Mjiico, t. II, o« 17, mai I9i3, p. 180- 
iJ3. 

— ta eittdiul de TeolUuitein.Hu! Altee Call. M*iico, t. II, n« 17, mai 1»S3, p. 167- 

172. 

GabcIa CiioAa (Antonio). Let Pyremidet : Le « SoUU » el fa .. Lune .. (luite). Wteho 
du Meiiciuc. ParTa, 3' ann^, n* 88, 1" juin 1983, p. 5-7. ^ 

GAnciA IcAioAicrrA (Joaquin). De la i/eafroccidn de inligOedrndee mexieentt mlribuidx 
a lot miaioneroi en generel, y perlicuUrmenle al Illnrn. Sr. D. Fr^Jutn-deimna^ 
rrega, primer obiipo y arzobitpo de UfxUo. NoUa de laa leccionoa oralea del Pro- 
feaor Dr. Nicolfa I.e<in en la Escuela nacional de bibliol^carioa y arebivei-os. 
.Mexico, Antigua Imprenla de Murgiiia, 1918, p. 13-50. 

Qimrs (Auguale). JVotei on lAe cfancM, niustcanif lonjt of tke tncieal and modern 
tiexicaiu. Annual, Report of the board of regents of the Smithsonian Instiliilion 
tor the year ending June 30, I9S0. Washington, 1988, p. 657-577. 

IIahcoubt (Raoul d'). La i>all*e de Teolikuacan. U Nature. Paris, 51' ann«e, n» 2iM, 
10 mars 1923, p. 145-150. 

HAnais (W. R.). ParenI Und$ of our Aigonquint and Huron: Thirty-third annual 
archaeological Report 1931-88, being part of Appendix to the Report of the Minis- 
ter of Education, OnUrio. Toronto, 1988, p. 41-5*. ' ''■ 

llBKniNO (Paul). El kombre prehiilAriro del Pedregal de San Angel. Cosmos semanal. 
M4xico, t. I, n" 15, 1918. 



S62 SOCltT* DE8 All«m<^*m8TE8 DE BABIS 

lUwETt (Edg>r L). New tteU it found in Monlagiia vtUey. El P«I«cio. S«nU Fe, 

I. I, n" *-5, I9U, p. 1. 
llUrogijiphtt. 1,'ftcho du Meiique. Paris. 1" «nn^, n» i, 15 iriai 19S1, p. 18. 
llo«K«cHEi.>iAHh (Werner von). FUcheniliirttellttmjen in aUmtxikaniKhen BiUtr- 
achriflen. Feslschrifl Ediiard Seler, dargebrachl lum 70. Geburtslag »on Freunden, 

Schillern und Vefehrern, herausgegcben von Waller I.ehmasn. Slullgart, Verlag 

von Slrecker und Schrfider- 1922; p. 187.20*. . 

IlouMEs (W H.). Motaik work, minor examplo. Art and Archaeology. Waahinglon, 

t. 1, n" 3, novembre i"914.'. 
— A Quirigua myaUry . Art and Archaeology. Wasliinglon, t. IV, 1916, p. 3il. 
llosTos (Adolfo de). ThretpoinlrtJ tlonr zemi or iduU from Ike Wetl Indiei : an 

tnlerprelalton. Arauncan anlhiopohjgisl. Menasha, new series, I. XXV, 19S3, p. 56- 

7i. _ 

lIvhE iGiorge fi.). Anlif/iiedad del IToJIibre rn cl ii.tlle de Mi'xii.u. El Mno.l.... Mexico, 

janv.-r^v. 1922, 29 |). (lexte en espagnol et en anglaisV' 
Jide ornamenln from Oixaca, fSonlhern Mrxieo. The amcrican Museum Journal. 

New York, t. X\'ll, 1917, p. 146-liS. . 
JovcE T. A.;. 8ri(i«A..Vi/«cum (iilide to (he M^tidnlai/ collrclion of Maya iculplttret 

Iraid and originals) from Cenlriil Amrriea. Printed by order Of the trustees. The 

Oxford University press, 192.1, '.ir. p., in-S", I «h., 6 d. 
KiiEiciiOAUEH (P.). Die 'Uleslen Zeugnisie mexiknnisrher fci/l'u':. FeA schrift EduanI 

Seler, darfebraclil zuul 70. ciebnrlslau von l-ieunden, Schillern und Verehrerii,- - 

herausge^eben von Waller 1.kh>i«nn. Stuttfjarl. \>rlag von Slreckerund Schri)<lcr, 

I92j, p. 27I-27H. 

I aliurmexiranisl.i de don Ailgnslii Cenin :i ml pa»n por U fnpilal de /•V.inri.i. Tncotiu'. 

Mexico, *i"'ann6c, n" 31, ni;ii 1923. . ^ 



I, a Dire,; inn ,le anlropoliu/i.i ij (.•!.< /Vll/ia.< dr Monle Mluifl. Kthnps. Mexico. >" I'poca, 

I. 1, n" 2, fevriiT-avril lyi.l. p. li7.HS, 

La pnblaciii/i del Valle de (laxara. Klhnos. Mc!\icii, i» opoca, I. 1, n" 2. fcvric-r-avi il 

1923, p. 78-«r, 
I.AVAENviM.E J.W. />''rO(/rT/''S arrltMlogiij iieif an Mexiifiir. I.a (ic«>gi;iphie. I'.ii-is, 
.1. XXXIV, 1920, p. 26S-2-(l. 
I.i^ Ci.EHC DK I.A llKn\F.»rK ilt. . /.CM fafteit azteiiueit. I'n ordre de eheralrrir .', i^poipip 

de; Mucle-.unia. I.'f.clio ilii Mc.\ii|uc. I'aris, 2" aiinec, n" It, 1" juilli-1 I'I22, 

p. 10-11. '. • 

— La pierre ilo told. I.Kcho du Mcxinue, Paris, 2- anniSc, n» 21, .1" novriulnc 
I9-;;, p. H. 

— La pierre du noleil ; anatyne sornmaire des gymbutef. l.'Kcho du .Mc\it|ue. Pnris. 
2- annee, W 22, 1" dirembre 1922, p.' 9-10. 

l.uiMANN (Waller,. Dat alle Slexiko, Ulustrierte 7.eitung. Leipzig, I. CI. IX, n» i090. 
- Kin lotleken-Klafiecjexanfi. .Fealschrifl Eduard Seler, darccbrachi -lum 70. 

(Vebiirtslaf,' von Freunden. Schillern und Verehrern, berausgegnben von Walter 

l.hUMANN, Stutl^rart, Vcrlag voo Strecker und Schrfider, 1922, p. 281-319; 
Irs merredlen de In roUec^ion iieiiin. Revue de FAm^rique latiiie. Paris, I. IV, 1923, 

p. I',i0-19l. 
L'-s pijrarnides du Soled et de la Lone. L'ficbo du M6xique. Paris, !'• aan^e, n" 1, 

ir, rrvrierl92l, p. (1. , , . - 

l.oNi, Hichard C. E. . Maya high :iumbert. Man. Londres, I. XXIII, 1923, p. 86^9. 
1.IMN15 Charles F.i. Whrre the tloiet come to life. Art and Archipologv. Washing- 
i"i,. I, IV. t«ir,. p. 2X1-29U, 



IIIBLIOCRIPHIE AMtKICAMSTK 363 

lUtcmn con mouico dt turguau. DieUnttiut perkitkt.^BoleUn del MuMO nacioaal 
de irqueologla, historia y etnograna. Uixico, 4« »*ne, t. I, l»iS, p. 3J-5S. 

Mini (Ramin). Lm eolnciin trquealtgUm dt Bolurini.' EjempltrtM daconocidot 
ixittenln en la Bibtiolect nacionml (luite). BoleliD de la Biblioleca iiacional de 
Uixico, t. XII, n* 5, aTril-aeplembre <9I8, p. 223-236. 

— El hombre dt .. El Pedrtgml » de San Aagtt. Conferencia auatenUda por su aulor 
en la Camera de Cupiico, lugar de loa ultimoa deaeubrimienUw paleo-arqiieol6gi- 
coa, ante los alumnoa del eurao de blatoria palria de la Escuela nacional prepara- 
loria, a cargo del Profesor NicoUs Rangel. Tlalpan, [1919], 13 p., in-*». 

— JViinw oritntteidn art/ueoligkM e hitlii-kt (telle en espagnol el en anglais). 
Mexico, 1922, 23 p. ( 

MlHDiira V Wi't^.z (l.unio) El derteko mexUuxo Mnlet de U eonquuU. ReTJala de 

la Unireraidad. Tegucigalpa, Honduraa, 12» annfc, n» *, 15 avril 1922, p. 240-253. 

MaNDiiisjii. (Miguel O. de). La eronologia mthom. SignipcMcUn ttlrondmkt 

del nimero #3. Analea del Muaeo nacional de arqiieologia, hiiloria y elnografla. 

M*itco, 4- a*rie, t. I, 192S, p. 2«5-279. 

— El ntovimienlo de (a Ifcrra conocirfo por *oa NAhoM. Lot cutlro eiclm ttlrond- 
mico-eronoUgicot. Analea del Muaeo nacional de arqueologia, hialoria yclno- 
gtaiU. M^iico, 4> a«ri«, I. I, 1922, p. 293-300. _^ ^^^^^- 

— The Ntkoan chronology. SignifietHon of 'number Ihirleen. Tlie Aziec CallT" 
M«iico, I, II, 1923, n- 14, p. 8-13, a' 16, p. 7-12, n« 17, p. 142-147 (ti-aductiou 
eapagnole), o« 14, p. 36-38, n> 16, p. 33-3S^ n» 17, p. 181-162. 

HoiiLar (Sylvanus G.). Archatologictl retemrcKTlllte ruint of Chicken llzt, KuraUn. 
Reporla upon the preaenl condition and future ne edaaf the acieiice of aiilhropo- 
logy, published by the Carnegie Institution, of Washington, I9f*, p. ei-»l. 

— Prehiitoric Quirigut, Ou unftnitkei'iilg. El Palacio. Santa Fe, t. I, «• 3, 1914, 
p. 1-3. 

NoUblet niinttrqaeoldgicMt en Teziutlin,' Etlxdo de PaebU. Bolelln del Museo 
nacional de arqueologia, historia y elnografla. Milico, 4' »*rie, t. I, 1923, p. IS. 

Oani RuBio (Pascual). Hitlorit de Uichotctn. Morelia, Tip. comercial, 1920, 43 p., 
in-8«, ' « , 

PALiCios (Enrique Juin). HueytUepfll. Anales del Museo nacioiial de arqueologia, 
historia y elnografla. M«iico, 4- sirie, t. I, 1922, p. 179-192. 

— Lt AiAicara preciatt del Muteo y un nuevo tibro del mrgueilogtr-SavUle, Analf^s 
del Museo nacional de arqueologia, historia y etnografla. Mexico, 4* s*rie, I. I, 
1922, p. 301-303. 

— Ptgihit de U kixlorit de Mexico. I, tLt grtn ciudtd ttgrtdi de Teolihuactn ; 
//. ia piedrt del ctlendtrio merictao Sn tinibolumo: III. El deteubrimienlo dr 
Amtrict y fa exptntidn del genio Itlino. Miiico, 1924, 64 p, oon numirotces, 
in-fol. (Del .. Albumhisl4rico meiicano .., Ed. Salr. Betancofirt y A. Sodi). 

— The alone of Ike tun tnd the firti chtpler of the hittory of Mexico (lranalale<l 
by Tred. Stasb). Uniiersity of Chicago Press, 1981, 77 p., in-8«. 

Palacios (Enrique Ju4n) et MkuDiiASAL (Miguel 0. de). El lemplo de Quelztleomll en 
Teolikumcmn. Significtciinhiiliriea del moniinirnto. Monografiaa del Museo nacio- 
nal de arqueologia. M6xico, 1921, iit-27 p. 

PAao » Tnoncoao (Francisco del), hot librot de Anihatc. Notaa de laa leeciones 
oralea del Profesor Dr. Nicolis -Lein en la Escuela nacional de bibliotecarioa y 
archireroa. Mexico. Anligua Imprenta de Murguia, 1918, p. 50-S5. 



3(}i SOCI^t: DE8 AMtBICASHSIEIi DE H*»l» 

PeSamkl (Aiilo.iio). Nezahaaleoyoll. Trxcutzinijo, drmnire da rui /.<»'(». I.'ficlio du 

Mexl.|ui-. Hans, 2- ann<'-e, ii" 17, l"jmllol t'iii, p. (t-9. 
Baulin jl..). La iMtkoloiiie el la m«/<Tinr prf-rulombitiinn cliez In ancinin .Wexi- 

M.nf. Gaiello liH.Jonmljii^aes sciences miS<lic»li'8 de Bordeaux, 10 el ii sof- 

trmbre 1942. ' ( , u • 

BEUNi.ii.1T iKchx' Larl mexicnin rfwanl h midecine. LX'niver» mMlcal. Pans, 

iOf aonce, n* 6, 25 julii 1914, p. 5-8,* 
BicniBDS (Cou.lantino J.). ZooUlrfu M(« lot Zapotoo.. Memorias y BevisU de la 

Sociedad cienimca .. Anlonio Alzale ... M*iico. I. XXXV, 1914-IM6 (1920-1921), 

p. 387-33-. . . . 

Rots (Ralph L.i. A nmv Maya hiMlorical narrafire. American anlhropologisl . 

Menasha, new »eries^- XXlV, 1 9 22, p. t4- «0. 



Savilui (Marshall II.). Tanjuoii mojaic art in tneienl Mexico. Conlribiilions from 

the Museum of the amoiican Indian, Heye foundation. New York, t. VI, 1922, 

xviil-110 p. " 

Sai.ra (Eduavd). Die alien Bewohiur von ilexiko and Anahumc. Jahrbucli <|es stadl^ 

ischen Musenms tiir Vfilkerkunde-iu Leipii|r, t. VI, I913-19U (I9i;i), p. 37. 
Si!i.B« (CUcilie). ArchAoloijuche StreifiBge in dan ttiiinen .on Kiitalan, Millelame- 

rika. Jahibuch des sWdlisohen Museums fTir Vulkerkunde lu Leipzig, t. VI, 11)13- 

I9U (1915), p. 6*. 
S«Llm-S*CHS (Caeciliel. /l(fc.rtam«r det Kanlon Tuxllaim Slaale Vei-aeniz. fcal- 

schrift Eduanl Selcr, dargebracbt. luro 70. G eburtstag »on Freunden, Schillern 

uod Verehrern, hei-ausgcgeben von Walter I.bum»»n. Stull(-art, Verlag von 

Slrecker uod Scbrinlor, 1922, p. 5*3-556. 



Spinden (Herbert J.). A chapter of ancient amarican hit/nri/. Tlic amcrican Museum 
Journal. New York, t. XIV. I91i, p. 18-31. 

— Ancient i/old art in the n'le Wttrld. The amcrican Museum Journal. New York, 
- t. XV, 1915, p. 306-313. 

Staub (W.). Begleiluxirt ziir lluaxlekentammtung im hiitoritchan A/uieum in Hern. 

Jahresberichl Ober die elUnographische Sammlung in Bern, 1920, DeilagS.-Uarnc, 

K. J. Wyss Erlicn. 1921, in-16'. 
Talaya (A). Une cilf rieille de i/uaranle liteleii dfcontfrle au Mexitjue. L'6cho du 

Meiique. Paris. 3» annce, n" 27, 1" mai 1923, p. 15. 
TEBMEn {Franz). iVeiie arch&ologiitche Forachiingen in Gua(cniaia.— Deutseh-moxilHi — 

uische Rundschau. Munich, 3* annce, n" 4, octobre 1921, p. 5-6. 

— Der Verkehr ini altmexikaniachen Volk>leben. Keslschrlft Eduard Sclcr, dargc- 
hrachl mm 70. Geburlstag von Freunden, SchUlern und Verehrern, liei-au6|K-gc- 
ben von Waller Lehmams. Slullgarl, Verlag von Slrecker und SchrMer, 1922, 
1>. 5r,7-5«8. . ? ■■ . 

The tenen and Kventy wonder* of the loortd are in Mexico. The Altec Call. Mexico, 

I. II, n° 17. mai 1923, pi 1-53. _^ 

Velasquez (Primo Feliciano). t'odipe-^chiinalpopoca. Memorias y Revista- de la Socie- 

ilad cientirica « Anlonio Alzale ... M^iico, I. XI., 1922, p. 179-218. 
AValteh (Paul A. F. . tiily built upon pity by prehiatoric Mayax. Kl Palacio. S.intii 

Fe. I. II. n' I, 1914, p. 1. 
\V*siiiNGTo.N (llcnry S. . The Jadet of middle America. Procceilinps of llu' national 

Acaleaiv of sciences of tbc Unilc'J Slates of America. Washiu);toii. I. VIII, 1933, 

p. 319-326. 
Wkheh ^Frio.lrichi. ^/ur Arrh^olotiie .Salvailura. Feslschrifl Kdiianl Si-ler. durjrc- 



IIIIILIOURAPHIK ASI^HICANISTL 



365 



braclit luni 70. CcburtstHg von Freandeii.ScliOlcrn and Vereliruui, her.ii.gegrlicii 
von Waller Lciimahii. Slultgirl, Verlaj Ton Strecker uod Sclirftder, lOti, p. 619- 



644. 

AntlUes. 



FiwiiEs (J . Waller). A prthaloric Ulunil culture are* of America. Tliirly-fourili annua! 

Report of Uie Burean of american ethnology to Ibe Secretary of the Smithaoniin 

Inalilulion t»l2rl(li3. Waahlnglon, i922, p. 35-2S1. 
FaoiDKVAUx (Henri). Let grnuret rupettrn de U Gutdtloupc et hurt tutcan. 

France-Amerique. Paris, nouv. »«rie, 13" ann*e, IW*, p. *»4-t9«. 
Guu/e to the Colteclmntfrom the Weil India. Indian aulea and monograpliH. New 

York, Museuni of the american Indian, Heye foundation, (n» 32), 1M8, 3S p. 
Obtu (Fernando). IIMorit de U tr^ueologU indocuUni. Cuba contempgr^nea. 

Habana, I. XXX, n" 117-118, aeplembre-oclobre IMS (liragc k part, 109 p., 

Sancui dk Fubstb V PcLiai (Eajtenio). Cil*a monHmeafaf. EtlttamrU y epigrtfU ! 
I. I. Habana, ImprenlaSalana y CI', 191ft, 670 p., in-4«. 



Amirlgae du Sud. 

i ' ■ ' 

AMBiiiiiNo (Curios). Lot nuctuit hmlUtflot di Mirtmmr [Hetuaien). Phyaia. BuenoB 

Aires, t. Ill, 191", p. 454. 
Aparicio (Francisco de). Kuevot htlUzgot de repret rnlacionet pUtlicu en el nortc de 

It protincim de San(« Fe. RcvisU de la Uniiersidad de Buenos Airea, 19' ann*e, 

t. XUX-L, n* (51, j«n»ier juin 1922, p. 5-30. 
Abbaiidaoi (II.) el BivET (P.). L'orfHrerie da Uhiriqui el de Colombie. Joumll de.la 

Social* de» Am^ricanisles do Paris, n"" %ir\c, I. XV, 1923, p. 109-182. 
BinGHAM (Hiram). RetulUdot de lot conlinutdot ettudioi en fa hitlorU de Mtchu 

Piechu. Revisla universitaria. Cuxco, 4« ann6e, 1915, n" 12, p. 37-.50. 

— /nca Und. Eiplortliont in Ihe higklandt of I'eru. Boston et New-York. 
Houghton, Mimin, & C", 1922, 365 p. ; Londres, ConsUble, 1922, ivi-390 p., in-B", 
24 sh. 

BoMAN (Eric). Una momitde Iti Stiinat Grandes {Puna deJujuy) {Resumen). Physis 
Buehos Aires, I. Ill, 1917, p. 418-419. > 

BauMKG (Enrique). Ettudiot mohogri/ieot del deparlamento de Lambayeque. 
Fasciculo I : Lambayeque. Chiclayo, Libreria e Iraprenta de Dioniaio Mendoia, 
1922, « p., in-4". 

Camacho, (Jo»« M.). llieaca. Boletin de la Sociedad geogrtfica de La Pai, 29* ann^e, 
n« 53-54, septembre 1921, p. 29-147. 

Castbllamos (Alfredo). .SoAre iin intlrumento Ateo del pampeano medio del arroya 
Caluli {alrrdedoret de Etperanta, Procineiade SanCi ft). Analea del lluaeo nacio- 
nal de histOria natural de Buenos Aires. La Plata, I. XXXI, 1922, p, 4«5-4«9. 

— La pretencin del hombre fitil en el pampeana medio del Vatle de lot Beartet 
{Sierrat de Cdrdoba). Boletfn de la Academta nacional de cienciaa de C6rdoba. 
Buenos Aires, t. XXV, 1922, p. 369-382. ■ , 

Costo (P^lix). ContrihuciAn al ettudiode laprehittoria peruana. Rerisla uniyeraita- 

ria. Coico, 4" ann«e, 1915, o» 13, p. 25-49. _ , 

CoBio (Joa6 Gabriel). Apuntet para la hitlariadel€ui'e6.'VMviata universitaria. Cuzco, 

7- anote, 1918, u~ 24-211, p. 3-73. 



.364 socitT* on mniOkMlTiB de paiis 

Cosio {iati Ctbriel). Bl Cuum pnhupiiuco i eolonut {Canlribucidn m m AiXoru) 
(PrMogo del doctor don Fortuuto L. IIuwiha, con un •poodice aobra 1* Vi<l» 
y eJtlumbm dt lot nmlanle; por P»blo ioti OkicaIh (1790)). CuKO, Imp. « El 
Trabajo », IttS, Ti-t6 p., in-4«. 

— El bmrrio inetua dt CcoUcunptU {Smn CratiUl). Bevista vnivenitaria. Cuico, 
I0< inn^e, IWl, n- :i5, p. 18-M. 

— EUudiot trtjueoligieoi ; StUpunea-Ccoriluiiti/rtchina i Toronloy, mlot HiMliri- 
At. RcTisU unireniiUria. Cuieo, i'l* •nofe, l*2i, n< 37, p. 3-10. 

Cossio V PEL PoMAii (F.). Hitlorim crlliem dt U pintun en El Catev. Tenis para opUr 

el grado de doctor en (^loaoHa, bistoria y letnt, Univeraidad del Cuico. Coaco, 

Lib. Imp. II. G. Roiaa, l«tt, 2S8 p. 
CuwFoaD (M. D. C). fleai yn anrf eolor in mncient ftbricn. The american Muaeum 
■ Journal. New York. t. XVI, 1016, p. 4I«-43I. 
DaaaNEoarri (Salvador). NoliciM $obrt j/icununtm Mr^aeoUi/'Koi en U cutnem del rio 

Sen Juen JVayo, proeincU de Jujuy. Phjraia. Buenoa-Airea, t. V, »• JO, IS joillet 

ins, p. 33«. 
*;/ hombre prthuldrico en Bolicit. Boletin de la Diracci6D oa'cioual de eaUdlslica 

y eatudioa geogrlBcoa. La Pat, 2« i^rie, n" 13-IS, 101*, p. H-K. 
FAaiBBi (William Curlia). Indian Iribet of emilern Peru (introductio n by Lou ia John 

de Mii.aAU). Papers o( the Peabody Muaeum of american aircHaeoIogy .and elbno- 
. logy, Harvard Univeraity. Cambridge, I. X, I0S2, xn-itt p. , 

Fniuts Coaneno (tulio). HitlorUde lot Andet. PraeedeneU y lengam de lot eborigenet. 

M«rida, Tip. Bl Uipii, l»S!2. ^^ 

— Origenet oeneioUnoB. Tiempot prehutdrieot. Culture venezblana. Caracaa, t, XV, 
194S, p. M1-M6. ^ 

FijiianAifK (Ernst). Peru, t. J : D^ Beich der Ink*. Teitleil : SpraeA'e itn<f Kallur im 
Stleiten Peru. Bildteil : Kernmik, Weberei una MonumentMlbau, 60 p., 96 pi.; 
Peru, I. II : Kertmik der Chunu, 24 p., 100 pi. Schriftcn-Reihe Kulturen der Etde, 
Material inr Kultur- i(nd Kunstgeachicbte aller Volker, t. I, II. Hagen i. W. el 
DarmsUdt, Falkwang.4rerlag G. li. B. H.,l9i2. in-4'. . 

GarcIa (J. Uriel). El Cazco inctico. Reviata universitaria. Cuico, 10* ann*e, 1921, 
n- 35, p. 108-124. 

— L* eiudad de lot Incu ; ettudiot mrqueoligico*. Cuxco. Librerla e imprenta 
II. G. Roias, 1922, ij-257 p., in-i-. L^ 

Giisacii (Alberto A.). El Cusco, Meca del luritmo de U Amtriem del.Sur. Reviata 

liniversilaria. Cuxco, 1,0* aan^e, 1921, n* 35, p. 3-17. 
GuKHRBHO (Nestor). Elnografia del altiplmno andino. Conferencfa leidii en la Sociedad 

geogrifica. La Paz, Imp. artiatica, 18 mai 1918, iv-44 p., in-4*. 
Harms (H.). Uebertiehl der bieher in Mltperainitchen Griborn gefundenen PfUneen- 

rette, Featscl^rift Eduard Seler, dargebracht sum 70. Geburtatag von Freuoden, 

Schnlem und Verehrern, herauagegeben von Walter Lbhmann. Stuttgart, Verlag 

von Streckerund Schrflder, 1924, p. 1J7-186. 
llARTH-TeRRi (D.). tnemhuan. Buinee en el enlle de Caliete, Informacionea y memorias 

de la Sociedad de ingenieroa del Peril. LiaUr I. XXIV, 1922, p. t7-67. 

— ColccaAuasi. Auinaa en et ealle de Cnllele. Infbrmacionea y memorias de la Socie- 
dad de ingenieroa del PerA. Lima, t. XXIII, 1*21, p. M7-42S. 

HRDLiiaA (Alei). El hombre mnliguo del Cutco (Traduiiido del Bulletin n* 66 del 
Bureau of american Ethnology de Washington). Boletlq de la Direccidn de 
eatadlstica y estudios geogrtflc6». La Pas, 2* a^rie, n" 22-34, oclobre-d^eembre 
1919, p. 8-20. 



IIVLI061UPHIB ▲MtaiCANfSTi: • 367 

JoYCB (T. A.}. The « paceA* » of tneient Peru. The Journal of the royal anthropo- 
logical Institute of Great Rnlain and Ireland, Londres, t. UI, 4922, p. 141-U9. 

Khausi (Fritz). Schleiergewebe mm AU'Peru. Jahrbuch de« atldtischea Muteums fQr 
Vdlkerkunde su Uipzig, t. VllI, i9l8-1921 (1M2}, p. .36 37. 

Laid R. (Guillormo). £/ CcoriemnehM (/nd'Ariaii). MonogrmfU erqaeoldgU*. Reviata 
univeraitaria. Cuxco, U>« aiin^, 1921, n* 35, p. 76-107. 

LojnrtA (Franciaco A ). El oriffen de'Uit flripus. El Cbmereio. Lima, 22 mars 1923. 

Loubna (Antonio). L» medtctnM y l» ir^puuctdn incanai. Reviata uniTersitMia. Cuzco 
9* ann^e, 1920, a* 32, p. 35-M. 

— Apunte$ /kara un entudto tie mrqa^oloffU regional. Reviata universitaria. Cuzco, 
10< annee, 1921, n* 35, p. 27-36. 

Maldonado ^Angel et Ediiardo). OontrtbneiAn ml ealudiode tot prod actoa eegeulea, 
que we ancuenlran tn loi « re$lo$ He cocmm » preeolombtnot de Tambo Ing». Archi- 
vos de la Aaociacf6n peruana -para el progreso de la clenqia. Lima, t. t, 1921, 
p. 11MS0. 

Martinbx (Renig^o T.). El Tavmntuiiffu. Reviata de la Universidad nacional de Gdr- 
doba, 4* annto. 1917, n* 3. 

MoNTovA T FLi6naz (J: B^). Tilirtbiea y SinufahmeM. Repertorio biat6ricq M^elKn 
4' aou^e. a«* »4. aoAi 1922, P.S35-594. 

— CUindroa de impreBtdn. Reperlorio bistbrico. MedelHn-,-2"— atin^CT— li**— f4-l-5- — 
juin 1919, p. 630^2. 

llofti^A (Uartio de). Hiaiorim de lot Ineaa, reyea del Peri (Anotaciones y concordan- 

c ia a co n lag Crdnica a de I ndiaa— pog-HoracioH. Uhtbaoa; Piografla del P. Morua 

pbr Carlos A. Rombho). Colecclon de libros y docurnentos referentes a la histo- 
ria de Peni, 2« a^ritf, t. I V. Lima, ImprenU y L ibreria S a nm a r ti y C a .. 1922, 
zi-253 p., in-8«. 
NoRDENsKidLD (Erland). Ethnographiaehe and arehiologiaehe Fortchungen in Silda- 
meriea. Jahrbuch des atldtiachen Museums fQr Vdlkerkunde zu Leipzig, t. VIM, 
1918-1921 (1922), p. 105-106. 

— Six am d'exploraiion en Bolivie. Asaociation fran<;aise pour ravancemenC des 
salences. Compte-rendu de la 45" Kession, Rouen, 1921. Paris, 1922, p. 104-115. 

PosNANSKv (Arthur). Uria plaqaeta emigrada de la Pajai-mama. Boletinde laSociedad 
geogHifica de La Paz, 29* ann^e^ a'» 53-54, septembre 1921, p. 211-213. 

— Templog y vivienda* prehiapAnica$. Anales del Museo nacional de Boliyia. La Paz, 

1. 1, 1920, p. e-88. : . . I 

PnauBS (Thooiior). ErgebnUae einer archSologiachen and ethnologiBchen Fornchungs- 
rciw in Kolumbien f913-f9. Jahrb4ph des sUdtischcn Museums ror^dlkerkiinde 
lu Leipzig, t. VlII, 1918-1921 (1922), p.' 92. 
PnoARo (Jutn Filix). Traditionet de Parahi. La fortalexa de Cacha, Pucariloma. 
^ El TelAgrafo. Guayaquil, 20 juin 1918. 

— /.« tola de Macaj'i, ettudio prehiaUrico. El Observador. Riobamba, 4 juillet 
1918. 

— Un baluarte $ubterrineo en Macaji. El Observador. Riobamba, 12 juillet 1918. 
-^ Otra tola en Macaji : gran eementario en laa eeroaniaa de Biobamba. El Observa- 
dor. Riobamba, i" aoftt 1918. 

— Uonamenloa ineaieo$ da Palmira. La fortaieia de Atapo. El Palla-pucarA. El 
Ingapirea de Galte. El Observador. Riobamba, 8 aout 1918. 

— Monameatoa pr«kiat6ricoM en Ouano. Batatua* de pied^a. Una poblacidn sepultada 
por un catMeliamo vok&nico. *ff/ gran cemenlerio prehialArieo de Elin-pata. Et 
Observarlor; RiolMmba, 3 oclobre 1918. 



35JJ sOCltrt UES A11SEICA>I»1B» DE fABIS 

Pho*»o (Ja.n Fel«). U virgen dM Dio, CAi-iorajo l,Tr,dicionc ,mrah,«). Hio- 
Umb., IniprenUde «E10b«erv.dpr», IWa, Mp. ^. ,. I. 

_ £1 wHe de C«A. : <ridfcio«. fadi,»«. i. "■•d" ^ /".AmI/w. n.c,6 m C«<:A.. 
El Tel«itr«fo. GiMytquil, S« >'» •»**■ , . , .. i., r- _,:„ 

_ fil /Imo. Sr. Gon,iU, Suirei y U HMarU del Rtino dc QuUo. hi Cmcrcio. 

Quito, i3 iuia 1918. ^ « « ■ < jaib 

- Sl^P v,|.Ko » to»r»ii«>loy(. KU.WriM*. El Comercio. Qoilo.J* juinl»)». 

_ A<:l»./id.d« • S*,ri., C«r.. y D..cA.«£«. U N»"feWn. Qttilo, 29 jui» IMS- 

- to. ./i(<«iIM m(« d. Ooi/C L. Mall.n.. Montevideo, 26 eoftt «918. 

_ BepMrJco'nlf. rep.™, fl Sr. Jijin y C..»..flo » I. HMorU, de »'''•«■'■•''"''» 
,/.; //mo. Sr. GoMifc!! Siiir«j .cercd* /a co..ipe/en««, •inarid.J y honrtdti det 
P v,|«co. El Ob«err«dor. Biobtmbe, 89 ao4l 1918. 

- '/l,p.ro. cnlr. reparo.. Comee/««ia»^te. dW K V ,/.«« par. .Kr,i.r /a //«- 
loria del Btino de Quito. El ObserTador. Biobamba, 5 seplembre 1918. 

- //»/» rty,. « QaUoJ.Hubo Shyri,:- Hubo OuehiceU, .• Mplia a/ Sr. Jyon y 
Caama/Io. El Obaerrador. Riobamba, 9 oclobre 1918. ' 

_ Det'nu de la HittorU del Reino de Quilopor don Jotquin San/acrui, •7"«''^» 
ckiUno. Comentorio,. El Ob«,r».dor. Hiobamha, 19, H. M, M el 48 ju.llet 1921 . 

- El P. VelMco y /a. Iradieionei f nile/lal.. El Ob«er»ador. Riobamba, » mare 

1922 ' 

R.ED (Carlo. S.|. CalAlojo d. /or oi/e/o. i«jrreaado. a /. d«i.i*« de •""•<'/«''''»" 

dJe el » de ;«/» d7«»l7 /».<a i/ »dey„«. d. «9/9, n- 4132 ./ «MJ. »lo«o 

educacional de Mendoia. Meodoia, 1919, 30 p., iD-8'. 
lltKu r o (n obertol. Arte g ni/ieo y pn*lirf> ■*» lo« Primilaioii y /«• Cfcilea. Acles dc la 

So^iW* acieotifique do CaUL Santiago de Chile, t. XXXI, 1921 (1923), p. 99-135. 
Si.... (Pe^egrino). ta. pUdrM. de Leirm, a iAmediaeione. de San/a^/J. BoleUn de 

hialoria y aniigttedadea. Bogott, I. XIV, 1922, p. 81-83. ,.. • 

S»»Ti Ckui (Joaqoln). to. indlgenMtdel Peri y BoUoio. ReviaU chllena de hi.loria y 

»eO|rr.fia. Santiago de Chile, t. XLI, 1922, p. 338-381. 
S»v.u.. (Marahall H.). A golden breutplale from Cuzeo, Peru. Indian ■«>»«••"'' 

monographs. New York, Muaeum of (he american Indian, Heyo foondation, tVil, 

ScHMioT (Max). Die Anflnge der Bodenkultor in Sidamerila. Zeitechrift (ftrEthnolo- 
gie. Berlin, I. LIV, 1922, p. 113-122. . , ., - 

S.».T (RodoHo). m hombre lerdmrio y lo. htlUxgot de Miruntr. Revi.U de filoaoHa. 
Buenoa Airee, T aonie, 1921, p. 1. , r t \ 

SeaaiNo (Antonio). Alguna obtervmcionet tobre la c«//ora de ta. Teju. La L,apiUI. 
BOMrio, 14t*Trierl»22. ■ 

_ NotieUl mrqueoligicu tobre on recipienle-indlgent de tfarnandariM (Proeuieia 
de Entre Rio$). Prometeo, reviaU menaual del « Cenlro Eatudiantea onivoraila- 
rios ». Parani, I" ann*e, n» IV join 1922, p. 8-3. - • 

_ Algunai panUi de fleehmt neolUicet de In inmediaeione. de FederteiAn {Entre 
Rloi). Prometeo, reTista menanal del « Centre Eatudiantea univereiUrioa ». Parand, 
1" aon«e, n« 13, mai 1922. , o_ i 

— 5oire un luieeo proeedimienlo en U Uenicm mlftrert del Mortl. Prometeo, 
reriaU menaual del « Centro Eatudiantea uniTeraiUrios •. Patent, 1" ann««, n» 16, 

1922. . ■ J , 

— ^rfoeolo^la de ta. Teju (Prooincia de Smntn ft). Renala unirorailana del 
Liloral. Paran*, n' 12, 1922 [Tlrage k part : Baenoa Airoa, 1923, »* p., 21 pi., 

in*]. 



lUBLIUGKAPHlE AMfcRICAMSTi; 3i)H 

SthiinA Y SiiLitiiA ^B.). A'rqucftlof/ia itraguaya^ HuvisU hihtinjioa, pulihcacidii- del 
Aivlino \ Musco hiHt^nco iiacioikal, Mdiitr^vidco, I. ,X, n»_28, jaii\M'r-inars \9ii. 

Srn>. La cQiicieocta nattwut. Rcvis^ del Centro de esturliob IiistiSricob y gfOjfijinco*. 
df (.".uenca, t. I, 192!, p. 73-96. , , , \ ' 

St NDT ''Uorcn/o) La htstoria J« /on ffnatule* Uf/fis Jel .tlitfiUiw boUitJiio y la reCi- 
cton i/iie pueilffi tenei- con-la fundsic'um y ilestrurcum tlt'l primer Tihatiitaci} y c»m 
U eri^tencta de'loa i/r^mies innmifenn ^.rlijitoH th f'Udma^ Boletin de la Socit*(ind 
IjeogrAtica de La Par, 29" aiint'-p, n"^ S'JjfJj, sej>l<Miibi-t.> !i*21, |>. iV.t-ir»i». 

T»sTE\iN [Cj Les pHro^Ufplvet df La Pedrer.i,- nio i'.afjuel.i- fKtilumine\ Joiini.d de 
la Sucr^U-des Amoricaiiistcs do Paris, jr"' seri«,a. XV, l*»it, j>. lOll-liO. 

Ti I in Julio C..). E^luJtin .ifilropulfitjfcitt pit rl ,tf'[i.trlamcnlo ih \nc.iih. Arcliivo!. de 
l.i A-.ot;i<»cioii peruana p.ira el pruf^rcso de ij ciein-iii. Li»ii.i, I. I,'"192l, p.^l.tl- 

— I'l I'htttortf /'erii, liitiM-'Amonc.i Nfw.Tork, a\ i il 19*4-', ['■ - *** -'^- 

TiiKiiKsi, PiiiN^E'sSiN \o^ Hv^Eiis ktiiH/t'^ < :nlrhaqiiifni\niii'n ffsUcliiJift ' Kdtiaid 
Seler, dargebrachl zum TO. CiehiirlsLi^ idii Krt'uiidt'n. Stdn-tli-tiruini Verehi'oni, 
liernus}>egpbpn von Waller LKini4>N.-Stntlnprl, Verlajj-voii Strocker uiiil St:lir«>d<;r, 
I9i2, p. 5fi9-:iH1. . ' ■' 

TnidiKs Luis Mdna . Ar<fiie<>ln'/U lie h priiin<iila >> in Him pt in iitrta fh lliieiios 1rrr<' 
ReYi^ta del Miisende U Plala. nueiin> \iir^, I. .V.VVI, t'.*i2, |>. 'tl'\-\i:ii. 

TuiUiLsiLHis MaiHa , Caiibia ^^\\. 0- , IUvh.n^m K. el MdiiNvm il) L. V MdvihU th' 
historia de la nvilnacuin anjenltnn, t, I . rvtnpin pi-fhitltii'n'os Flueitos A».eV 
1917, .-109 p. '" . '- -'' 

Thia'^a (Miguel,. La cioiltzncidn I'htltch.t Ho};nL.i, Lsi'uCl.i lipof;fr.ilic» saletiaiia, \V2Z, 
xxiv-22i p., in-8". 

Uiii.B ,.Mhx) FnndAmfpto* rlnici}$ y dnjiieohnjia ile Aru-n y I'acn.i. 1' V'diimii. (Jiuto, 
Imprrnta de la ['iii\eraid(td cendal, 192:!,'',M) p., J1 pi., iti-'^". 

— Influenciat niayas en fl Alio Eviiador. HulrLiii (It* la \eadoiiiiJ naciuiiai de hibln- 
ria. Quito, t. IV, 1922, p. 20:i-2tO ; I. \ . 19,'J, p. l-l* 

L'HTtAdA ^lloraciu 11 . El Peru. Hocelut hittonrtu , rstmlnf-* ni ifin'oloqtcoH, Iradtcuf 

nalet ^ hutldricu-cnttcos. l-imu, i'.as.t eililoia K. Hi)sa\ , 2 voj . J'.'l*-rJ19, in-i' 

t, I fPrologo del Or. Javier Phai>o , wiii-.tiii p . t. II ^I'mln^-o del r)r. Mniiatio 

II. (^ni)SFJo^, xi\-35i p 

Kl fjen-Uo tncairo, »u organizacftn, ^i/i i/ nij-> Molfhii dr la Stu-icdad ^eoyi.i- 

licade Lima, t. X.WVI, 1920, p. 2».(-332. — ^— 

VjAxahcel (Luis E.). Efitudioa de anjiieulo'jia national. Ti;ifiunnai-u, (tlLintaUamlttt, 

Citzco, central mefjalilico». Revis*,a uiii\ei-siliii-iii. (lu^ico, 10'' aiiiiee, 1921, ii" 3'i, 

p. 37-3it. 
Vir.SATi (Milciades Alejo). La arqueotecnia de SecucUen. I'liysis. liiienos Airfes, I. \'l, 

1922, p. 59-69. , 

V/ashi?<gton (Henry SA Nephrite celt from Bahia,, Brazil. The piui-.uiiei-iain ^'OoIot 

gisl, t. XXXVIl, 1922. p. 198-202 (Papers from the peopliy>ieaI Laboraloi v. 

Carnegie Institute of Washington, n" 418). 
WnPTB (Juan H.). Di^rlacidn lo6re las inJigenat de Ofcidente. Repei-lorio lii'sloiico. 

Medeilin, 2« aimAe, n°» 14-15, juin 1919; p. 585-:ift9. 
VViESSB (Carlos). Ui$toriadel PerO-prehiips'taicn^de(\'\cuda a los Colcjfi««» ile seguiidit 

enspnanzA' y Escuelas especiales. 2' ediLion, revue ct augnienl«>e. Lima, Lihreiia 

francesa cienlldca E. Rosay, 1920, 162 p., in-8». 



Socieli (i«i .\inericaniile» de-Paris. 



370 



sui:iKTt UKS *.MliBir.ANl»TKS UE PAUIS 

ETHNOGHAPllIE. 



Oeneralitis. 

IlKTii Karl. ItrUyion und Miijin hfi ilen yalurvdlkeni: ein religiomgetchichtlicher 

Heilray zur Fragr nach ihn Wnfanij^-n iler lleligio,,. I.eipiig, B. G. Teubner, i9U, 

JI-23S p., I11-8'. 
C.iuw.v (.\. . Piri'linnhienl. — Paraijis dOKulenl. Uo Mus^on.Louy.io, I. XXXV, 

IMS. p.2|.')-239. 

C.ATiiHBis 'Vicloi'. l>k- F.inheit deg silltichcn llewiifztsems iler Mmacheit, euw tthiio- 

,ira,,hi,chfVnk-n,ichnag. Freiburg J. llr.. Herder, 1914, 3 voK, I.I, in-694 p. : 

I. II, i\-lir>3 p.;.l. Ill, viii-592 p., in-8". ^ , 

lioTSMoiiTii Moses B.i. Evolucmn de lui ,i,lendari,» y la manera di; perffcchnarlos. 

niilelin de la uRiiiii panamericana. Wiiishiiigtoii, diccmbre 192-2, p. 512-602. 
IlESCAMPSiPaul . Com'meiil les rondihiiris ,hri'- drB S:,iivages influenceni Itur naMit^. 

Revue do I'lnslilut de socioliiKic. Uruselles, 3" annec, 1922-1923, t. I, n" 2,1. 

septemhre Ht22, p. 173-193. - _ , — y^ ^ ^-^- 

F..A!F,n James G,-vr^-v . Tin- ;/nldeii l,<,iig}i, :i slu^lij in magic and religion. Abridged 

ediliou. I.oiidres, M.icmillaii aii'lO', IiiihIc-.I, 1922, xiv-">C p., iii-8°, 18 sh. 

.«. l,oiidrmi--Maiinillanand Co., limited, 1920, Jli-309 p., 



— L'-sorigine^ dr h'f\niitt>! el d'l rl^n ha<luelioii frantais& 

PA^u^;|. Auiiales du Musee (niimi-l, Hihlidlieque deludes, t. XXX. Paris, Paul 

Uculliner, 102-2. 191 p., in S". ,j 

Gkn.iki' Arnold von . Religiwis, mirnrs rlphjeiidci : ensaia d'elhnographie et de lin- 

'/uisliqw. :>■' s^rie- i'ans, Mercure de Kraiue, 191*. 218 p., pet. in-8". 
Goi.DK>wKisKH .\, .\.= . Earlg rii'ilization, /m intro/tiiction Iti anthropology. New 

York, Altrcrt ». Knopf, 1'.I22, i2H p. 
LowiE iltiherl II, . Tlif aiunculil' in p.ilriliiieal Iribes, Amoriran anthropolofc'ist. 

Menash?, new ^.-lies, 1. X.XIV, 1922. p. 9 i-!l"i . . 

Mn\rHs^rs r.r ItAi.i.oi'r lie . Elhnographie iif-inif/uc et volcanigue oil l ei, trenihle- 

m.'/i/s de'ti-rre el let f.,7<;.iii.« dans la religion, la morale, la mylhologir el le folklore 

de tiAia lei peoples. Parisylldcjuard (Ihampion, 1922, in-8". 
Fun ss K. Th. . Die obepk tioltheil hei den .S'llurvolkern. Zeitsclu-ift (Or Etiinologie. , 

Boilin, I. 1,IV, 19?7rp 123 129. 
liosh ill. J.;. Celeslialanil terrestrial orientation of tile dead. The Journal of tlie royal 

anlliropological Inslilulc of (ileal Itrilain and Ireland. Londres, t. LII, 1922, 

p. I2VU0. , = ■ 

S.:hmti.t (F. W.t, Die AhirenditiKj i;om Kvoliitionisinus iind die llinwendang zum Ilis- 

torizisnios ill der .ioierikamslik. Antliropos. St-Gabriel-Miidling, t. XVI-.KVll, 

1921-1922, p. M;-r,l!i. 
Smith .J. Hussel , lloinan yeoi/raplig. Fliiladelphie, The John C. Winston Company, 

1922. 2 vol., in-K", I. I ; Peoples and countries, vi-35i-lfi p. ; t. II : Begiong and 

trade, vin-i3»-3S p. ' ' 

Si'F.si.F. Lewis -< -Ui introduction lo nuithology. New York, Moffat, Yard & C", 
- 1'.12I. 
ViiKKvsni .Mfr-ei! . Das genossensrftaflliclie lierneinuesen der Naturi'dlker . Fcst- 



(iim-imiHAi'iHi; amkbicamstk 



:ni 



sclirifl-Kdiiar<i Seier, dargnhracht turn 70. ^;el»ll^lsta^' von Freuiideii, Sctniloni nnii 
Verclirern, heraiis^'egebcn von Wiiller I.khmann. StlittgJirt, Vcrlag von Slreckei 
und Schroder, 1922, p. r.8!>-&17. 

Ameriqueden general. 

liiFEH fDocleur). Le surcier . L'Cnivers mo<!k'al. Paris, 10'' aniit-e, 25 fevrier 191*, 

Fhirderici (GeorgL (Jber die Hehandlung tier KriegsgefHttfjenen durch die Inaianer 

Amerikas. Kestsclirift Ediiard Seler, dargebrachl /.um 70. GylmrlsLag von Kr«'uii- 

den, Scliiiiern uiid Verehrern, herauSgegehun von Waller Leiimann-. Sluttgarl. 

VV-rlag von Strecker iind Schrodei-, 1922, p. '^'J-liH. ' ^~' 

Gllbkh (A!). Indianermarchrn. ViyniK!, Hikola-\'erlag, l'J2l, iOii p. 
Jos?tBLiN DK Jong 'J, P. B. del. Ite Couvatie. Mededeelingen dei- koninklijke Akn.ie- 

mie van WetejiBcIiappcn, Afderling l.ellerkiindc. Amslerdam, serie B, t. LI\ . 

n" 4, 1922, p. .S3-84. 
Horoii (Waller). Report on the department of anthropology. Report dii tlie progie>-; 

and condilion of llie Uiijted Stales nalioiial .Vliiseum for llie year fndtiiR June 3t), 

1922. Washington, 1922, p. ;i9-4S. ' ' — — 

— Racial groups and ftijnres in the nuliirnl hislory builflini/ of the United Sl^lei 

naliunfil Mu$eii/n. Annual Heporl of tlio Ivoard of rpgeiiU bf Ihe Smithsuinan 

liislihilioii for llie yewi- ending JAme-itO, 1921). Washington, 1922, p. 011-656. 

hiucKEBEBG (Walter, i. Amerika. liUisliicrle Vulkerkunde. liei-ausgcgeben von 

i)r. Georg Buschan. Stultgait; Strpcker et Sclirodor, I't-^^jf-t^l . p. 5 2 -427. ' — 

Lbwin (L.I. Die Pfeilyifte. Leipzig, Veriag von Joliann Ambrosius liarth, 1923. 
Iakw^enthai. (Jplini. .yeentolling. KeststHiiifl KduanI Seier, daigebrachl «uni 70. 

Gebutt.sLag von Frcuiideli, Scliiiiern iin<t \'.erehrcrn, licrausgegeben von Waller 

Lrhmann. Stull+jart, Veriag von Slrecker und Schroder, 1922, p, 345-361. 
Mf.au iCharle.s \V. . Indian mtixic. Natural history. New York, t. XX, 1920, p. 2(t9- 

211. 
Pri.ii, (Waller;. Die KinderiVfige, ihre Farnien und ihre Verhreilung. t'in Ueilrnj 

zur Verbreitungnfragc von Kalturgulern. Arcldv fiir Anlhropolojfie. Braiinscli\\e]g, 



• Folge, I. XIX, fasc. 4, t92:t, p. 185-223. ^ 



^AFfORD ( 



. (Wiltiain E.). Daturas (jJ the old world and nety : :tn arcounl of their, narco- 
tic profivrties and their u.-"' in oracular and initiator;/ rfremonica. .\nnual Heporl 
of the board of regents of the Sinilhsontaii hislilulion for Llie year ending juno 30, 
1920. Washington, 1922. p. 5:i7-?.67. 

ScHOtPBB 'Karl). Die Daraiellung dea Indianer$^durch europAiscke Kunttler ini L^tufe 
der Zeit. Jahvbueli des slftdliachen Museums ftfr Volkerkunde zu Leipzig, t. VIII, 
1918-1921 il922j, p. 111-112. 

S.yow (AlpheuB Henry), i/uestion of ahomjinrs in the taw and practice of nation$, 
including a collection of authorities and documents written at the ref/iiesl qf\the 
Department of Stale. New York, (i. P. Pulnams Sons, 1921. v-376 p., in-K", 2d sli. 

UViiNOBR (H.i. Indtaner Kunst. Miinchen, O. C. Reclit, 1922, 5i p. 

Wkl'lb (K.). Der Kopf als Trophae und Kultgegenstand. Jahrbucli des sladli^chell 
Museums fur V<.lkorkiinde zu Leipzig, t. VII, 1915-1.917 19181, p. 6«-70. 

WitNER (Leo). Africa and the discovery nf AmericA. rhiladelphic, limes and Sous, 
I. I, 192fV»ix-29() p.; t. U, i»22^\xti-2«7 p.; t. Ill, 192^, xxi-J02 p., in S'\ 

WissLBH \Cl»rk). Aboriijinal maize culture as a typical culture-complex. Jlie amen- 
cuLi Jouinil of sociology. Chieagq;, t. XX-I,.iyi6, ii" 5. 



;)7i " SIICIEIE IlKS AMKKICAMSIKS DK PAlilS 

Amirfque du Nord. - " ' :i'i ; I-i 

Ai.ivi l.i-i>iiliiiiil), IKilii'th. Eine elhnningisch^richh wissenschaftli clif licit ^chlilnn . 
l-,sl~.:nifi Kduaiil Stli-r, doiijohioclil /.iiiii 70 Cidmilslflg von FreuncK-it, Scliillcrn 
,uia Verclneiii Jirf»N5Kegel)«i/voh Waltor l.KiiMA>N. Sliill+-arl,A'iTl*g von Sli^ckcr 

.1111(1 SdiWidiM-, ll>2i, |i. 27-45. %,, . ,., : . 

Ai.Ai V .Iciiii I'aulj. I n^pimtletle h tIecaiiverU <le lAinfriillie {*' voyar^ de Llira- 

liiiilir l.nlmnh . Kiancc-Anii'M-i(|iic. l.'aris, (lunvHIe simIc, 14' aiinee, 1923, p. (6-17. 
Al EX.Mii 1. .llaillfv ISiirr'. .Vort/, americnn mylholmji/. The Mythology of all race's, 

t. X. lioslnn, Nfai-VITall JoiR's Co., lyitV, gi'. in-M". ^ ^ 7^ ; '' 

Haiii.r (llirheil. 11.'. lite :linnrslic luf :if oil amoni/ the soiijheiii, aliorigines. 

Aim-iicaii Bii!liro|,olo('i»l.M<''i»slia, "c»" series. I. XXIV, l!»22, p. 171-182. 
IlKsroi.T ;Uulh I'liU.iiii. /■/,, rUion i/i I'hint riitiiirr. American anlhropologisl. • 

Meiiasha. ne« seriL's. I. XXlV„ia2;, p. l-M. 
Ukui ILI.ON (Jacqiiclinfj . Li-i eijlisea niyrn et lesniipuni lie la rare noire am Klalt-Unit. 

l.a llevue hebilomadaire, Paris, 30' aiiliec, h» 41, 8 oclobrc 192.1, p. 216-232. . 
Hit lu (Julian W.!. Aiuontj uitlinowq EsUmn. An accoiint-i>f-Uweliie-ifitarjLiuUmat£— 

r.-l!,(ioni inlh (Vic iirimilive Eikimu of the ice-bound llaf/ln l.anil, wiih a dncrip- 

tion of their iraijs of lirinij , hunlini), .ciiflonK,anil lielieft. l.ondres.Seeley Service 

and C" l.lii.'. 11)23, 288 p . ; 21 hI i, 



Boas iFrair/ . 7'.i/'-M of spani/th provenience from /.iTni. The Journal ofamericaii fotk- 
lorc.l.anca»lor cl New Y&k, I. XXXV, 1922, -p.ja;a8_ 



BoiiiAssA. Iloir the Heaver Inilikns re>jaineil summer. Tbirly-lhird annual archaeo- 
loRical Report 1921-22, being part of Appendix to the Report of theMiiiister of Edu- 
cntion, Ontario. Toronto, 1922, p. lOO-UM. 

RiiKnEip (Jean de). Durial ceremnniet of the llurons. Thi'rty-lWrd annual archaeolo- 
gical llenort 1921^22, being part of .\ppendix to the Report of tlie Miniater of 
Education, Ontario. Toronto, 1922, |>. 62-74. 

Ill uT (Mrs;. \V. (".;. The [iaptisl Ox. The Journal ofamerican folk-Jore. Lancaster et 
Nc^v York. 1. X\XlV,194it, p. 397-398. 

Hi siivri 1. l)avi<l 1.'. .Some netcethnotof/ic data from Luiiiana. Journal of the Washing- 
u Academy of sciences. Waahinglon, n" 13, ig-juillet 1922, p. 30.3-307. 

N I John \\'. ;. Ten'a texts and tale*. Fuhliciitions of the american ethnological 
Society. Leydeii, 1. VI, 1914. 

(.oi.i.iv. U. N.i. I'uelilo Indian maize hreeilimj. The Journal of heredity. Wasliiogtoji 
1. V, 191 i, p. 2:-.;i-26S. 

Cinwtonn M.n. C.j. Museum documents and modern costume (with an introduci 
bv Clark Wissi.rp;. The american Museum Journal. -New York, t. XVU" 

• p. 280-297. . . " 

Cl siiiNc. (Frank Hamilton!, Kewkbs (J. Waltiir) el Pahsoks (Elsie Clews). Contribu- 
tions to llopi nist^nj. American anthropologist. .Menasha, new series, I. XXI\% 
19-22, p. 253-298. ' , , ' ' ' - 

Daw Georges], l.a foi jur^e : Hude sociotogique du prbbleine du coittral ; la formar 
lion du lien conlracl.iel. Bibliotbeque de philosophic contemporainc. Travanx de 
I'Aiiuee 50ciologi'|ue. Paris, Felix Alcan, 1922, 379 p., in-&°, 17 fr. 50. =-^=~ 

Den^mobe (Frances). Sorthern L'te music. Rureau of americairKthnology, Bulletin 7.1. 
Washinglon. 1922, 213 p. 

Ihi.uv 'Biis'iell;. t-'orcfalliers of the red Indian. Nineleeuth ceiitury and afier. 
l.oiidi>s cL Ni'\^ V<jrk, fcvrier 1923. 




• ■ BIDLIOnRAeillK AMKHICANISTK , •"■' 

nini:« (B. B.). In ifpli/ to Fnlhi^.Moricr. ABU'iican aiilhi-opolouM. Moinsliii, iii"« 

series, I. XXV, I9i3, p. 109. 
DiiciiiDHsois (IVre,. f'.hfl If* Enquhnauj- tin Mjr/trmif ^flunath ^lUt'nlriuniti. Les 

Miuioiis ciill>alii|iies. Pjris el I.yoii, I. 1., I!>l«, p. 186-18'J. ISU-MI, 20!l-'>tO, 

221-223, 235-237, 84C-2W, 259-26a 
KvMO>s (Geoi'ge T.;. Thr loAa/e fcome of tho f:htlkal. Tlio ainiMican,Mii!.oiim Journal. 

Ni!w York, I. XVI, I9ie, |). 45l-i«l. 
— Jtdt in BriUih Columbtj and Alaska, and i<« me l-y Ihr iialini-t. Iiiijiaii noles I 

inoiiographs. New York, Museum of Iho aiiicricHn [udiaii, lloye foundalion, n' 3r», 

1923, 53 p. 
EiiicKSFK (Epliraini Eclwanl;. The pti/chological anil ethical atpnlt of Miitrum group 

life, .Tile University of t^icnffo press, 1 $ 50. 
Exploraliont and field -work of the fimtthmnian Imlitution in 1921. Sinithsoiiiaii 

miscellaneous Collertions. Wasliington, t. I.XXII, il° IS, 1922, 128 p. 
Far-abeb (W.illiBm Gurlis). Recent diacoMry of aneirnl wampum Mis. Tile Museum 

Journal. Philadelphie, t XIII, 1922, |i. 4«-54. 
Fiwiies;j. Waller;, fire uxirihiji of the llopi Indiana. Annual Heporl of llie Ijoard 

of regents of llie Smilhsonian Inslitnlion for the year enilinj; June 30, I920. 

Wasbingtoa, 1922, p. 589-610. 
Flkhinu (H. M.). Ancient talrt from many lands. A collecluin of folk utonci iwilli. 

an introductiou by II. 1. Ki.ituaE). LouJrcs, Beiin Hrolhers, 190 [>., 111-8". 
FuitiiMANN lEriislf. Tltnkit und llaida Indianenlantnie drr Westknutr von \ord.inte- 

rtka. Kulluche Kunsl und Mtjthen des Kaltnrkreites. Scliriftcii-lleilif Kultiir.-ii iJer 

Erde, Mnlerial lur Kullur- unj Kunstg^scliichle allerViilker, I. XXII. lla^^t-11 1. 

W. el Darmsladl, Folkwang-Verlag O. .M. B. 11., 1922, il p., CI pi -i". . 

GARRirrT (Robert Max). A sure way toeat^ch mostfuitoes. The Jo'urnal of american folk- 
lore. Uncasler el New York, t. XXXIV, 1981, p. 399. ^ 
Gathor.ns-HardV (G. MX A recent journey io'ttorthern Labrador. Tbe^tceo^rruphical 

Journal. LondreB,'l. LIX, 1922, p.. 153-169. 
GiAKFEniti (Paul-Louis de). De Voriyine d^s modes franco-nniiricnihes de 1793. rmiii-t'- 

^lals-Unis. Paris, 5* aiinee, 1923, li" 47, p. 4-Ii. , , ~ 

GippoRD (Edward Winslow). tlalifornian kinship lerminoloyie's. University of Cali- 
fornia Publications in american arbhaeology and ethnology. Berkeley, t. XVIll, 

1922, p. 1-285." ^ ' ^ 

GiLHORB (Melvin R.}. Some coinnjents on « aborig&xal tobacros ". .\meTican anllii'n|H»- 

logisl, .Menaaha, new series, t. XXIV, 1922, pj 480-481. 
GoDTiAitD (Pliny E.). Indian ceremonies of the long ago; a revival by the Arikara of 

North Dakota of sonie^of their ancient, disused rites. NaLiirat history. New York, 

I. XXII, 1922, p. 558-564. 
Gui.-LD iM. K.). Tivo legends of the Mojave-.\packe, told by t^aplain Jim {Iloo^mt-a- 

go-che, « nose-tied-up ») of that trilte. The Journal of american folk -lore. Lancaster 

It New York, t. XXXI V, 1921, p. 319-320. 
Ghaham tSlepheni. Tramping with a poet in the' Itockies. l.ondres, Macmillan and C, 

1922, 111-280 p., in-8°. 
GRiNNKLLf George Bird). /'af/i/»^-s*ar..The Journal of american folk-lore. Lancaster el. 

New York, t. XXXIV, 1921, p. 308-315. ■ ,> 

Guidfi^o the Museum. Indian notes and mono}fi'a[)hs. New York, Museum of tho 

'american Indian, Heye foundation, ^n" 30), First floor ; |n" 3i),.Second floor, 1922, 

220 p. et 251 p. 



37t SOClfrrt JIF.S AMftmCANISTEIi DK PABIS ■: 

Haiit iWllliam 0.;. Sonif oLnerralidnt reijiiMnil the carmiat, Pufilicallom of the ■ 
Louisiana historical Socicl.y. X«vv Orleaiis, I. X, 1917 (lom), p: 1 1'4. 

IUi.TM»».(Cail). Tmlilwiial hrli''f conr'ernu)<J Ihe griier.al''>n-<>f II" Ppo""'" {B'll'l- . 
phis eirijliiiana, L.j. Tli.' .luuinal. of aliiericaii folk-loro; l.ancosler el New Yor k, , 
t. XXXIV, 1921, p. 32l-:li:i. '■' ' "1 

HtTT 'GuilmimilW .4rA(ii*o iil<iiiililrii</,ler i Eiirasien oi/ Amerika; en elhnugrafi$k 
■s/wJiV. Copeiihague, 1914. 

Mench (Alchc5on l..).(:omm<iixal tomjmxUion of hMMit in Ihe A. B. F. The Jour- 
nal of american folk-lore. I.niieaslci- d New York, I. XXXI V, 1981, p. 3S6-389. 

lloinii I'Walter). T/i*? //o/x M«fians. Cedar Bapids, IcTwa, 1915. 

Mou'oiiToN Fiederick). The Iraililinnal origin anil the naming of Iht Senecn nation- 
American anthropoiof;ist. Menasha, liew series, t. XXIV, 1922, p. 31-43. 

Indian uiilchcraft . Th e Jui irira l i.f a i ni'dcan folk - lore: .Lancaster et N ew— York,-^^ 
I, X.XXIV, 1921, p. 3nn-«13. 

James 'George Wharlon. The nmeriran Imlian tjitettion. The Christian Science 
Monilor. Boslou, t. XV, n" 116. 13 avril I9S3, p. 1« ; n« 120, IR avril'1923, p'. 16; - 
n",138, 9 mai 1923, p. Hi: n" lii. 111 mai 1923, p.- 16; n» 150, 23 tnai .1923, p. 16. 

Jenve>4s Iliamondl. Ilopper ahjeels of (he Citpper Klkinioa. A rep1y"lo_ Mr. Cailzow. 
.American !iNlhn.polti(;i,l. Mciwislij, new .series, I. XXIV, 1922, p. 89-92. 

Knosp ^Gaston). La mnntpte ihx Indiens tie l'Am4rigue ila Xortl. En c. yclop6die de In _ 
mu.sii|uc et nictioiinairc du Conservaloire, 1" parlie : Ilistoire de la musiquo, 
r,' volume. Paris, Delagrave, 1923, i;r.in.»», p. 3333.33311.' ' 

l\oi u iLautrc'. Ethniuiraphieal ol^serr.ititmn frvm the miilhern ctaat of M'aHhington 
land. .Vi -ican anlhropoloj;isl. Monasha. new series, t. XXIV, 1922, p. 484-487. * 

KiiAifiK (Ilritf'. Fine aidti'np Sperrnalileiider im Lei nzii/er Musenm fiir Volkerknnde. 

•lahrliuch des stiidiisihcii Museum.? fiir Vftlkerkunde ixt Leipzig, t. VI. 1913-1914 

M9i;i , p. 49-r.o. 

— Die Prarie-hidianer im ^pi'^ijet ihri-r Kriegfiihriini/. Jatirh\ich des sllidtischeii 
M.iynims f«r Volkerkuu.le /u l.cipjis. 1. VIII, 1918-1921 ;i922,; p. 85. 

'/;,> l^iilliir der Porhlfi-lndianer narh t'rspning ttnd Fnhricktung. Jahrbuch des v 

sisdlischon Musenmf rnV Volkerknnde 7u Leipzig, I., Vlll, 1918-1921 («22|7^ 

!'■ "'■ '. ■ • ■ . ■ , ' 
/j„. li^Uijion iter I'uelAi'-Iodiriner. Jatirliuch des stildtisclicn Museums fiir V(VIk- 

e.kuiidc lu Leipzig, I. VIM, 1918-1921 !1922., p. 103-105. 

— hip Kiiltiir der kalifarnisrhen lndi.-tner tn ihrer liedeut'jng fiil^die Klhnnlogie 
iiini dte nordanirrikanixrhe ViZlherknndr. Festschrift Kduard Seler, dargebrachl 
711111 70. Geburtstag von KreuiHten. Schiilern unil Verehrern, herausgegeben von 
\V idler I.ritMANjiv Stiillgart, Verlag von Strecker.iind Schroder, 1922, p. 267- 
271). • . f. 

Kni*:BF.u (A. L.l. Klemenisj'l riillure in native California. Univer_sky of California 
Piiljlications in' auH^in^frhacology and ethnology. Berkeley, 1. XIII, n" 8, 
21 iioveiiilire 1922, p. 2".'.t-32H. . ' * 

— lliinkel designs ',f the .Minitiiin Indiant of Catifurnia. Anthropological Papers of 
llic aiiiericnn Musciini (if natural history. New York, t. XX, part 11)^ 1922, p. 149- 
183. • , ' ' 

-. .\i),erican roltnre anil the northiresl coatt . Ann-rican anthropologist. Menasha, 

new series, I. XXV, 1923, [1. 1-20. 
I.AiiM.Aw 'G. K.\. Ojibira mijHif and lalen '^iiite). Thrrty-third annuaKrchaeological 

Report 19et-22, lii-ing part of .\ppendii£ to the Report of the Minister of Educa- 

lioii. Oiil.nio, Tor.inlo, 1922. p. 81-99. 



HlllMOGRA)'iiIf<: AU^.HIt^ANISTK ^'i^ 

Lrkciiman (J. I).}. Itihlinffrafthy of the authrojiolfujij of the Paget Sound Indiant. 
Washington histoncai Qiiiirlerly. Sentlie, t. \I, I0'20, {i. 200>273. 

I.KKrtiMAN (J. D.l el 'HAiuuNrtTON M. R.). Strtfif/ record* nf the Norlhiveil, Iiuljan 
notes am) inonn|irrHphs Now York, MiisRuin of the amnncnn [ndian, Heye founda- 
tion, 1921. «4 p. 

LowKM. .pANcoAi»T ChalmciH . Last dance of th.> I'lciirix. Tht? american Museum 

. Joumal. New York, t. XVIII, liUS, [>. 30H Mi. 

I.OWIK Robert H.) The rotitjnm of the flrow Uidinn^ Anlhrupological Papers of 
the nmcncnn Museum of natural history. N'ew York, t. XXV, pari II, 1922, 
p. ^09-444. 

— The material riilliire of (he Crow Indians. Anthr(>polo<,'icHl Pupers of the ainertca^i 
Museum of natural h istory. Mew Yark, t. XXI, part III, 1922. p. 201-270. . 

— Crow Indian art. \nthrpppl9gicBl' Papers of the american Museum of- natural 
history. New York, t. XXI, par,t IV, 1922, p. 271-322. 

Macliod (William Christie). The family hunting territory aridU.enApe political org*' 
nizntion. American anthropologist. Mcnasha, new series, t. XXIV, 1922, p. 448- 

4«.t. ''■■:'.■■ 

Malo.vr ^James H.). The ChicltHBaw nation. Memphis, A- H^ Taylor Co;, 1922, !i68 p., 

28 75. • ; ^ 

Martin (George Fox). The quaver and thfi c,reole. Publicatibns~or~£lTe~LouiiMina Eistori- 

cal Sotiety. New OHeflns. t. VII, (913-1914, (1915), p. 113. . . 

Massicotte (E. 7.".). La vie de» chantiert. M^moires et Comptes ronclup de la Soctel^ 

""ovale du Canada. Ottawa, 3' sArie, C:X"V|,-1922, section I, p.. 17^37. 

Mki.anv.on iCIaudo). L^gendes liir Perc4. Memoires el Comptes'Jrendus de la Soci6le 

royale du Canada. Ottawa. 3" tiprie, t. XVI, 19227"Heclion I, p. H. '1-1 20. \ 

MoM.vKT ' Paul Lpuis), La Californie et leg grands dt^ncrls ,Hm4riaiins. Notettet Hudes 

1 Pff^face de. Gmtoii Ronnikh). Paris, Ubrairie generaJe de renseignemenl, 1922, 

246 p., Jn-16. . "■ * 

Montandon i'G.I. IJne detcpnte chei let Indient llavnzonpat iJii rio Color.iiio. Lte Glohe. 

Geneve, t.LXl, 1922, p. 12 lli. 
Moont: (John Robert). -4 MiHuoiiri variant of n The false lover voin hack d. The 

Joiinial of american folk lore. Lancaster t*t New York, t. XXXIV, 1921, p. 395- 

MoHicE [A, G.). PrpjuWire or'^iinguistic shortcoming? American— an thropal 

Menasha, new series, I. XXIV, 1922, p. 38!i-390. 
MuNN 'Henry Toke) 7'Ai? economic life of the liaf/in Island Eskimo. The'geographical 

Journal. Londres. t. LIX. 1922, p. 269-273. 
NippGEM (J.i. Au milit^u des Esquimaua: blonds. La G6ographie. Paris, t. XXXIV, 
. 1920, p. 268-270. 

— La chanxe d la baleine chfz les Indians Makah. L'Kthnographie. Paris, nouv. s^fjc;, 
n" 6, IS decembre 1922, p. 59,64. ' *"" 

One iR. B.). The fluronx. Tliirty-third ahiiual archaeological Report 1921-22, being 
part of Appendix to the Report of the .Minister of Kdueation, Ontario. Toronto, 
1922. p. 8-23. 

— Algonquin' s-uhtribes and clans in Ontario. Thirty-third annual archaeological 
Report l{l21-22, bein)f part ol Appendix to the Report of the Minister of Education, 
Ontario. Toronto, 1922, p. 24-31. i ■ ■ 

— The masks'or false faces of our Ontario Indians. Thirty-third annual archiaeolo- 
g-ical Hepoil 1921-22, being part of Appendix to th& Hepnrt of the Minister of Edu-' 
cation, Ontario. Toronlo. 1922. p. 3->-37. 



:^^C so(.if:rt ues am^iucanistes de I'AHIS^ 

I'Aiioirni (hrideiiok KileiiV Ancient IndUn hulorUl Iraditim. New York, Oiford 

I jiitriMh |>irss, I'J2>, i $. 
I'tiiKiii \illiiii C. I If raiiflilulion vf Ifie l-'ivr Va/ionj. Np« ^orkSUlo Mii<eum> 

j:>illcliii IH>. Mliant, ItllG. 
I'Aiisovs ,Klsic Clews'. .4 narralivr of Ihr Ten» of Am'tk, AU$ka. Aiillliopos. 

';pGalMiel-\li..iliiis, I. XVI. XVII, I(I21-IW2, p. 51-71. 

— ii<- hliuhl aufilfn B.ium. Zeilschrifl fiir Etiinolugie. Berlin, I. LIY, ItSi, 
p. '1-29 

— \\mtrrnnil tuminfr ilanre term in Zulli in 491 S. University of Ctlirornia 
I'liljliiations III niiiericmi anhacoIo(fj- and clliiiolojry. Berkeley, I. XVII, n' 3, 
I'l .loiil r"2i, |i. 171-ilC 

— TliP Hop, buffalo ilance. Man. l-ondres, t. \XII1, 1923, p. 21-26. 

— fipi/d .1/ Still' Ana, Srii- Mexico The scie.nliflc Mimlbly. New York, I. XVI, 1923, 
|i 178-183. 

PdisoxK KMe ClfW,', Pit. American Indian life. Ne» York, Oxford Univeriiily 

|.ri-s», n. W. Ilnehscii, 1922. *28 p., pel. in-4», 10 }. 
Ha»»is>en iKnud). [>en II riinle Kktpedittontil Melvillr-Bugtrn og GrinUndt Nord- 

ki/tl IV. Etkiinoernet v.indi ingaveje i .Vordgriinland. Geograflsk Tid«krift. 

Copinliaifue, t XXIV, 1018, p. 230-232. 

— Tra ijli Eteliiincu alia liaia d, lliidton. I.a Terra e la ViU Rome, 1922, 
n- 8 

— //I del Jleiin.it dcr Polarmeiischen Leipzig, Brnckhaiis, 1922. 

ItK\(.AN \Iljerl B .Medicine toni/s of George Farmer. American aolhropologist 

Mensslm. iu-« «<>ri<-«. I. XXIV, 1922, p. 3)2-3«9. 
Ueicii^hd .Gladys A.). Literary tsrpes^and^dtttemuiatton of mytht. The Journal of 

amenqaii folk-lpiD. Lancaster et New York, t. XXXIV, 1921, p. 269-307. 

— The complexity of rhyllini in decorative, art'. American aullirupolugi^l. 
Menaslia. new seiics, I. XXIV, 1922, p. 183-208. 

Rir.iiKT Klieiinc). Lcs lisqaimaiix. de I'Alatka ^tuile). Bulletin de la Society royale de 
^L'ojtraphio d'Auvers, 1. XI.I, 1921, p. 103-153, 197-245; i. XI.II, 1922, p. 5-60. 

HiitDEi.L (W. R. . The gad tale of an Indian wife. Journal of criminal^law and cri^mi- 
iiolofry. (;hica(,'0, mai 1922. 

IloBtMrs JIi'lcii II. . iVeic phanea in the tludy of primitive music. American anlhropo- 
lo^-isl. MiMWsha, newsoiies, t. XXIV, 1922, p. 144-160. 

Rollins (P. .\. . 7 he cuicboy : his characlerixticSy his equipment and hit part in the 
Jcvlapmcnl iif llie WctLtlew York, Scrihner's Sons, 1922, XLV-3Ji3_p^^iLSJ8, 

Srn*yi>r fP. \V.). Dip .MUtainine Xordamerikas.' Kcstsclirift Ediiard Seler, darge- 
brachl zuin TO. tifljurtsta^ v.\i Freniiden, Schiilern uikI Verelirern,berauBgegeben 
von Waiter Lehmann. Slullj,'ar\ Vi-rlag von Streckfr nnd SchrOder, 1922, p. 471- 

^"-- \ \ 

Sciint:! I nil ^F.i. f.'nifr Intlutnern ^ iih .MUsnarif/ebtet. Freiburf,', E. Guenthdr, 19S2,. 

Ii8 p. 
Ski.iiku Henrh. Aes centres nociauT dans /'-s regions ruralef aiix iiCita-Unis. Institut 

d'liistoire, do geo^Mapliie et (I'6conoiiiie uihaine de la Ville He Paris. La Vie urbaine. 

Paris, Frnest Leroiix, 4« aiinee,' 11*22, p. 1-8. 
Shothidge ([.OLiisi. Lunii otter-man. The Museum Journal. Philadclphie, t. XllI, 

1922, p. "»-59. ■ ' 

Skisxeii Alan'-nn;. Plains Cree tales. The S'mrnn] of amiTican folk-lore. Lancaster et 

New York, I. XXIX. liHtl, p. 341-.H07. ' 



% ' BIBLIOr.RAPIIIE AySBICANISTK 377 

SniNNiiri (Alansoii). Mmltrial cullurt of I he Menumwi. Indian nulfs an<l mon<iKf»pl'«- 
New York, Mnsenni of the american Indian, lleyc foundAlion, l'J2l, 4"8 p. 

Speck (K. C). Bird lorr of the northern IndUnt. Public I.ecluics of llie Unnj^sity 
of Pcnnsylrailia I'acully, I. VII, 1940, p. 349-380. . 

— The origin of the belief that tnakea tvoMow their young for protection. Copeia. 
New York, n- 9S, 1921, p. ni-5t. 

— /n'l/ians iiflhr'astrrn ihorr of Maryland. Baltimore, Eastern shore Sociely, 192J, 
15 p. 

Spibh (Leslies A tuggetted origin for gentile organization. American anthropologist. 

Menasha, new series, t. XXIV, 1922, p. 487-489. 
SpiNDEN (Herbert J.) et Cunris (Edward S.;. Heprodttrliont in daolone of photographs 

from the American Soalhioegl. The american Museum Journal. New York, t. XVII, 

1917, p. 11-.-C22. 
Stcpa^sso;* (Vilhjalmur). Ilanten of the great S'orth. Ne» York, llarcourt, Brace and 

Co., 1922. . : 

SwA-o-ON (John R.). Early hittory of the Creek Indiana and their neighbort. Bureau 

of american Ethnology, Bulletin 73.'Washington, 1922, 492 p. 

— New light on the early hiatory of the Siomn peopfes. Jou'fnal of the Washinglon . 
.Academy of sciences, t. XIII, 1923, p. 33-43. 

Tallbv CThomas W.). Segro folk rhyniea, u)i$e and otherwise. New. York, The Mac- 
millan Com|iany, 1922, iiv-348 p.j in-8». ^ — — 

Teit (James A.). Tahllan tales. The Journal of american folk-lore^ Lancaster el 
New' York, 1. XXXII, 19l4, p. 198-250 ; I. XXXIV, 1921, p. 2.23-253, 335-356. 
— Kaska tale s . The J ourna l of american-tolk.lore.-JLancaater et New York, t. XXX, 



1917, p. 427-473. 

— Two Plains Cree tales. The Journal of ameptcan^foli 
Yorji, t. XXXIV, 1921, p. 320-321. ' 

Thompson (Stith). The Indian legend of Hiawatha. Publications of the modern lan- 
guage Association, (.XXXVII, 1922, p. 128-140. ^ 

Thomson (William i.). Art of the (lafiadian //if/ians. Thirty-tliird annual archaeolor 
gical Report- 1921-22, being part of Appendix to the Report of tlie Mirtister of 
Education, Ontario. Toronto, 1922, p. 75-83. 

TowNSitEWD (R. B.]. A tenderfoot in Colorado. Loiidres, J. Lane, xin-282 p., 10 shrtVM. 

TuBQiiETiL (A.). Croquis esquimaux. /.^chasse aux phoqiies. Petiles Annates de Marie 
immaculic. Paris, 28' annee, n» 3, mors 1923, p. 68-72. / . 

Wallis (Wilson D.). Medicines used by the Micmae Indians. American anlhroj^olo- 
-gisl. Menashk, new series, t. XXIV, 1922, p. 24-30. / 

WiLuuuGHBv (Charles C). Feather mantles of California . American anthropologist. 
Menasha, new series, t. XXIV, 1922; p. 432-437. / 

WissLKB (Clark). Sun datice of the Plains Indians. General introduction. Anthro- 
pological Papers of the american Museum of natural history. New York,/t. XVI, 
1921, p. v,ix. / 

— North american Indians of the plaint. American Museum of natura'l history, 
llandiKMjk series, n" 1, 2' edition. New York, 1920. ,/ 

The story of the crooked knife. Natural history. New York, t. XXIII, 1923, 

p. 159-161. / 

— .4 suggested study of costumes. The american Museum Journal, New York, t. XVI, 
1916, p. 465-467 / 

— American Indian saddles. The amerjcan^ Museum Journal, New York J t. .XVI, 1916, 
p 496-499. / 

■ / 

/ 



*t7K ROCI^i DRS AVtRICANISlGS HE PARIS 

Am^riqne central e. 

An*-* iKlfef^'o). Lo-* Cntculecoa actuates. Annies tlt-l Muspo nacional de Aiqiipolo^ia, 

liiflonn y etnof^rafhi. Mexico, i* ipoquv, t. I, 1922, p 137-iri4 
Alkxani.eh (M-irilfy Btirr) .^Lal'in amertcan mytholntjy. The Mvlhologv of all races, 

( XI nosUm, Marsliall holies Co., 1920, xvi-42i p., pr. in-8». 
An (Dr.) Ljg artrs pupnUrrit fit Mexico. Mexico, l*iil>licaciones de Id Secrefaria de 

iiiduslna y goinercia. Kiiilonal » CuMiira -., 1922, I. I, 297 p., (. II, 295 p., in-4*. 
Uahhi-r vKdwin Atlee' \fexiran ntatoUea in I he collection of the flutpanic Society of 

AniericH Piibliratiotifl of Ihc llmiiamr Society of America, ii» 92. New York, 191?, 

m p , II1-8", 1 $ riO 
Bakhocr I I J ot llnooKx [\W. S.) The Sapo mountains and theSkmbu \ alley ; a htolo- 

ijical reconnaissance in southeastern Panama. The geotjiaphical Review. New ^ork, 

t. XIM, 1923, p. 2U-222. 
BKYEti (Hermann). Itevista de dos publicaciones elnogrAficas mexicana* recientei. J£.\ 

Mi^xico antiguo. M6x>ieoft. I, 1919-1922, p, 27^0-274. 
" Bhinokao (Aug.). llistoirede la mission mprave A la c6tt des Mosquitot (Nicaragua), 

de 1849 A 19H . Sh-asbourg, Imprimerie centrale CX Hiller, 1922, IVl^p., i»-8^ 

Cai LKOAiit (G. v.). h tlamachayatl del Muaeo prffistoricodi Homa {Call. Romano). 

Arcliivio per rantropologia e' la etnologia. Florence, I, L, 1920, p. 17r(-177. 
t'-AiocA (Lauro G.). hxposicidn de motijma de Ins bases, del Conffresn die misioneros 
"" tfiie se celcbrara en la Capital de la BepuRica. L'thiios. Mexico, 2" serie, -t. I, n» 1. 

iim-ciubre 1922-janvier 1"923, p. 63-72. ■ , ' 1' ' 

Gamacho (Ramiro). Algunos .itpectos sociales de h ririlizacidn espafiola en Mt^jico. 

Hazo'n V Fe.'Madrid, t. LXV. 1923, p. 21-37. 
('.AHnoso(F.|. Em terras do Mexico. Traballios'da Sociedadc portiiguesa de antliropolo- 

"gia e ethiioK)gia. Porto, I. I, 1919, 3r> p. 
Dp lluichol'fndianen in Mexico. De Aarde en haar Volkeii, I. LVII, fasc^. 
CkbaixorNovklo (Roque J^). La tejo^ra. Ensayo de comedia regiuntU, haxadnen las 

cosiliimbres ysiiperaficiones teotihuarnnas. Kthnos. Mexico, 2" ^pocajl. I, n" 2, fevrier- 

avril 1923, p. 49-65. ^ ■ \ 

CoHKY (Herbert). Adventuring down the west coast of Mexico. The national geographic 

Magazine. Waabinglon, t. »L11, 1922, p. 449-50.1. ■ — -. 

— Along the old ipanish road in Mexico. Life aniong the people of Xayarit and 
Jalisco, tiro of the richest states of the^soulhern Repablic. The national geographic 
Magazine. Washington, t. XUM, 1923, p. 225-2^1. 

CoHT^s (Antonio). Laarqaitcclura en Mexico. Iglcsias. Obra formada bajola direcctdm- 

dc Genaro GARciA. Mexico, 1914. 
(^AHiu (Manuel). Algunas sugestiones a tos in is ion ems indianist-'n*. Ethnos. Mi^xico, 
■1* s^rie, t. I, n" I, noveinbre 1922-janvier 1923, p. 59-63, 
/ — La poblacidn del Valle de Teolihuacan ; el medio en que se ha desarrollado ; su evn- 
lucidn itnica t/ social; iniciativaa para procurar st/ mejoramienlo^ por la nirecci6n 
dc aotropotogla, siendo director de las invesligacionps — . Mexico, DirecciAn 
de talleres graficos. 1922, in-i", t: I, vol. 1 : La poblacidn prehispAnica, t:ii-362- 
XVI p. ; t. I, viol. 2 : La poblacidn colonial, p. 363-778 + xii p. ; t. II : La poblacidn 
contemporAnea, 670-xxx p.' 

— Introduclion, syntheiis and conrlusiontnf {heivorkj< The popnhtion of the Valley 



llini.lDr.RAPIIlI! A«*RIC»NI8TE 3'" 

of Tentihuaean ... Sccrelarfi. do »(fricullun y foinpata, Dcjinrtmcnl of aiilhropoloKy. 
Meiico, Talleri-» grnficoncle la iiaiioii, 1«22, i"iii p. \ 

— Ex,Msilmn of TfulihtnLcan. Tin- .\7lpc Call Mexico, I. Ij, ii" 17, inai 1923, p, ISO- 

Gaii. lA CuiiAs lAiilonioi. I.e> racet 7111 iiriipli-iil It Mrxique. L'Kcho <iu Moiique. 

I'mis, 2> aniHSe, n" Ifi, I" join 1042, p. «-7. 
Ot-si-) Auifuslc'. .Vo/M on the ilsnrft, mime anil mniji of the anrieni anil modern 

Mej-iran,. Annual Hoport of 111.' lioaiH of regents of llic SinilhBonian Inslilution 

foi tbe vear omlinK June 30, J^iO. Washinglon. )?22, [.. firi-J-ftl?. 
(miuw M EuKCino). /„i i-orina iK-riiacii/a. Elhuos. Mdiico, 2« serie, I. I, n» 1, 

novomhrr 19'22-jaiivier 1923, p. 8<-8S. 
tJoMzAi Ez OBnbOii> I Luis /.a« ra/lM </p Wj-iro. l.ryfndM y micedtdo: M*«ieo, M. l-ebn 

S«nclic2 Edil , m-i. in-tO. 
GiTiitRREZ C.Kil (Carlos. lUni'ionrro. Mexico modcrno. M^iieo, 2" anneo, n* I, 

1" aofil 1922. 
TfAjLi«,.u (Pio). El, marge df la ijrande hittoirt. Let proceMtiont d'aulrefoit i Mexico. 

t'&ho du Wexicpie. Paris, 2' annte. n» 19. !•' seplembre 1922, p. 4-5. 
JiMt^fB RiiEDA (J.>. Arf'llUectiira rolnnial de Mexico. El iBgeniero. Lima, I. II, n° 8, 

1" mars 1921, p. 81-89. ■ _ 

Lahor inexiranitU de dim Aiiffusto tienin a til paSo porta capi/a/-t(e-W'»»c«J'riGolDr_ 

Mexico, 6' aniiee, 11° 31, riiai 19i3. 
La pnhlarUn del Vnllede Oax.ica. Elhnos. MAlico, 2"iipoca, I. 1, n»2, f^vricr-avril i«23, 

p. 78-n y : — ■ ■ - , ^ ■ _■ 

Lai fiiilfitlriaH indlgrnti y la e.erimica-. leoliliiiacana. Ellmos. Meiico, 2' wirie, I. I, 

n» 1, novembre 1922-jaiivier 192.'l, p. 52-54. - ^— ^ 

l.p.DON l.uis Caslillo). ;.e chocoUl. I.'liclio dn Mexique. Paris, 2" annee, n" 18, 

l-'aoiU 1922, p. ll-13;n'' 19. I"seplembre.l922, p. 14-15. 
1,1!6n (Nicolas).. Siipei-viveneiat prernlombinas. La pinlura al aje, de UrMltan _ 

(.V/icAoacan). America espaflola, 1921, p, 3.12-339, 412-418. 

— Una excurrinii al Ktladi, de Mixiip. Bolelln del Musea nacional de arqueologia, 
historia y etnogrnfla. Mexico, 4* s^rie, t. I, 1922, p. 22-25. ^ 

l.uTi (O.). '/)!<■ I reUiwahner am hthmiit von Panami. Festschrift Eduanl Selcr, dar- 
(tebrachlzum 70. GebiirlstaR von Freunden, Schijiern und Verehrerit? herausge(.c- 
ben von Waller I.bhmann. Stultgarl. Verla|? von. Slreclier u nd Schroder, 1922, 
p. 363-378. 

— Hie. i'rhewnhne'r ran Panama. .labrbucb des stiidlischen Museums fur Volkcr- 
kunde ju Leipzig, t. Vlllf 1918-1921 (19221, p. 106-107. 

Martinkj Giia<;ida (Manual. Las velas lehaanlepecanat. Elhnos. Mexico, 2' epoca, I. I, 

n° 2, fevrier-avril 1923, p. 23-^27. 
Mason (J. Aldcn'. The- Papaijo mii/ralion legend. The Journal ofaraerican folk-lore. 

Lancaster el New York, 1. XXXIV, 1921, p. 254-268, 
Ni'iSez V Do.MiNGuEz '.lose de J.). /I'f rpfcoso. Mexico, 1917, 87 p. 
Ois Capliuci (Jose JI-). Una encomienda de Indian consliliilda met/ianle cpn/ra/o ." 

Ifumauidades. La Plala, t. IV, 1922, p. 67-76. ' 

Pai.aijios (Jose a.]. I.atirgen de Indias. Epoca colonial I4O0-IS2S. Culiacan, Tip. de 

Faustino Diaz Sues., 1" septembre 1918, 123 p. 
Paksons (Elsie Clews), ed. American Indian life. New York, Oxfonl University 

press, B. W. Huebsch, 1922, lOJ. 
RA»inp;z DE Aou.LAB iFemando). Oaxaca. He tut hitloriat y de tut Uyendu. tUlico. 

Andri^s Hol.ise bijo, cdil, 1922, inl2. . 



380 spCl6T<; DES AMimCAIISTES BE CAIII8 

BeaDAiipit G»i.ci» f rf.)- Ma"""' * "ocina yacttea. FirmuUt ptra condimenlaijiM 
plains mit atiialei ile (a penlmuU. Miriila, Imprenla mercantil, 1917, 3 vol., 

iil-H". 
Ronnno DETiiiniinos (Manuel), AW? ro/o/iiaJ.JI<Slico, 1916. 
Sappbb (Karl). Ileheriirn Chunkier and <lie geMige VeranUgunij derKekchi-lndUner. 

Feslschrin Eduarrf Scler, Hargcbrachl lum 7U. Geliurlslag von Fieunden, SchOlcrn 

und Verehrern, herausgegeben von Waller Uhhanm. Stuttgart, Vtrlag von 

Slrecker und Schroder, 1922, p. Wl-i40. 
ScuuLLEH IRodolto). Tipat indigenu de Ut HaatKM. Juevcs de EiceUior. Mexico,- 

n» 16, 28 seplembre 1922, p. 4. 

— ■• r^rra incigniU » fn /a Haixleca potosi'na. Bevista de rcviatas. M<Siico, 
13- ann*e, n° 653, 12 novembre 1922, p. 30-32. 

— Cuidros caUaraia de la Huaxleca, Reviala de revistas. Mexico, 2* d*cembre 

1922, p. 44-45, 

— A travH de la Haatleca. Revista de revisUs. MtSlico, H fevrier 1923, p. 30-32. 

— Unler den Huaxteea-lndianera in Mextko. llluatrierle Zeilung. Uipiig, t. CLX, 

1923, p. .107, 316-317. 

SuLen-SicHs (Cacilie). Bin romanlitchct I.md der nrmn We/(. lUxislrierle Zeilung. 

Leipiiif, I. CLIX, n« 4090. 
Siipl'LvKD*(Luist;.). PoUgraflay cotliimbret(Siluetat y eottnmkret mexkanu): San 

Jos^, Editorial Borraae hermauos, 1922. 
The teeen and mie'aly wondert of the world are in Mexico. Thc-Aitee-Gall— ll<^«icOr^ 

I. II, n- 17, msi 1923, p. 1-53. 
TiioKPSoK (Wallace). The mexican mind. A tludy of national psychology. Roatoo, 



Antilles. 

.VtirRno (Gaa;»ar). Consideracionet tobre la muiica popular ci/hana. Revista de la 

HaculUd de lelras y cienciaa. Ilabana, t. XXXII, 1922, p. 33-49. 
Bar.irwrTii (M. W. ). Some religioin culls in Jam.ttca. American Journal of psjrchplogy, 

Janvier 1923. 
Guide to Ihe collecliona fromjthe Wetl Indict. Indian notes and monographs. New 

York, Museum of the aiherican Indian, Ileye foundation, (n" 32); 1922, 38 pji 
JoHjisTON (Harry). Haili.Uc home of twin repablict The national geographic Magazine. 

Washington, I. XXXVIIl, 1920, p. 483-496. 

Oktiz (Fernando). Los cabitdos afro-cubanot. Reviala bimeslre ciibana. Hahana,. 

I. XVI, n»l, 1921. 
— Hampa afro-cubana. Lot Negros trujoa {apunte$ para un e»ludio de einologia 

criminal). 2* Mition. Habana, 1916, 550 p. 
P»,iso.is (Elsie Clevfs). Die Flucht auf den Baum. Zeitschrift filr Ethnologic. Berlin, 

t. LIV, 1922, p. 1-29. 
RocBB V MoNTEAai)i.o (Rafael), ia policia y tut mitleriot en Cii/ja. Habana, 1914,414 p., 

in-4°. ' 

Amirtque do Sud. ,' b 

Adahs (Aleiander A.). The plateau peopla of South America; an eslay in ethnic 

psychology . Londrea el NewYork, 1915. / \ ° 

Albi:quebqiik (fteveriano Godofrido d'j . Relalorio dot tervi(;ot executados pAi Cnmpot- 



lUKLtOGKAPHIK AMEKICAMSTt:: 



:m 



.\oros th Serra <ht Xorle. Commissao de liiihas telegru|ihicas e^lralegicas »ir MaU<i 

(iruHKono Amazonas, l^ublicagSo n" 37. Hio de Jaiieii'o, [19i6j, p. 135-147. 
Ai.KXANDRii Hartley Han). Latin ainerican nujthology. The Mylliology of all laces, 

t. XI. B«slon, Marshall Jones Co., 1920, xvi-42i p., gr. in-8». 
Alvamado l.isaiidro). Noticia $obre lot Cariben de los tUnot df lUrrelona, Cultura 

M-iit'/olana. Caracasj t. XVI, 1921, p. 225-250. 
ANrxE (Guslav). IHo 0rasiUeimammltimj VW/m^r aii« der ertten Ilalfte (/m l9Jahr- 

hunderi* Milleilungeh uusdem Museum filr V'olkerkuride in Hambur}^, VII. lleiliefl 

ziiiii Jalirhurh dcr hamburgisclien wissenschaft lichen Anslallon, t. XXXVIJI, 1920. 

Ilainboiirf;, 1022, 19 p.. 6 pi., gr. in-8*. 
\ni,ii:r»As (A.I. Uaza de hronce. La Paz, Gonialet y Medina, editores, 1M19, 373 p., 

in-S". 
AsEN-sio (Fray F.Htebaii de). Memorial de la fundacidn de ta Prortncia de Santa Fe deJ 

Xuevo R<'iin> de Granad-i, del ^rden de San Francisco I550-lo8o, Archive histo- 

rico ibcro-americann, 1921. 
Bauhman:* iCarlus J .) . Dejiaftamenlo de Lambayet/ue. Monografia hratArico-t/eoyrafifa. 

Lima, Imp. Torres A^niirre, 1921, x-447 p., in-8". ' 

Bahon (Pedro). Vida indiijena ilJaup^s). Eco de Oriente. Viliuvicencio, 7' artn^e, 

ii» 601, 29 cclobre 1922 ; 11° 693, 5 novcmbre 1922. 
Ubck (RoIIo 11.). Hecolteclions uf travel in Peru. Nrflural hislor\ . New York, t. XL\, 

1919, p. 18.1-191. 
B^c:LAnD-DilAiH:oL'HT (M""= Margneule). MHvdiet popiilaires indienne*. iiffuateur, 

P4rou, Bfdivie. Milau,'G. Ricordi & C, 1923, itiii-127 p., gr.-in--85, 12 fr. 
BoLtNOEi) (Ester). Med tUla Sif bland Indianerna (Avec le petit Sif parmi \cs Indians). 

Stockholm, 1921. 
Boi iptnFR (fnistnyl. IndJAntT oe.it Ire Vi/a^Indions et tiois HIancs). Slockliolni, 1921. 
BoiiGATRf.LO (MaggioriDo). / popoli delta Patdyonia meridionale e Terra del Fuoro. 

I. 1 Tehiielci; 11. Gli Alacalafft ; /// Gli Ona La Term c la Vita. Home, 1922, 

p. 93-98, 125-129, 154-161. 
HoiiJA (Juan de). Ouerra de lot Ptjaos. Bolctiii de historia \ antigiledades. Bogota, 

t. XfV. 1922, p. 113-115, 129-104 
Brazilian tale$, translated from the portugiiese with an introduction by Isaac Golu- 

BEiiG. Boston, The Four Seas company, 1921, 149 p., in-8". 
HusTAHVNTE ( Pcrfecto P.). tJirdn de hintori,t Lcyendas, Iradiciones regionaleay rela- 

toK hi»t6ricni. Buenos' Aires, Talleres gralicos J. Cn)vetlo y M. Carrio, 1922, 280 p , 

in-8". 
CoKen [B. E.K Primitive fhhery methodt in Uke TUtcacA. Nsturkl history .^uw 

York, t. XXIII, 1923, p, 25-31. 
CoopKR Clark J.). Fiihiny in the bay of Hio de Janeiro. Maii. Lohdies, I. X.XIII, 

1923, p. 17-18. 
Cuiuat (Isadbr It.). IiepreM$ed emotiont. Luu<)res, Geoigeb Allen tind Unwin J^td., et 

New York, Brentano's, 1921, 214 p., l^-8^ 
CoiiYN (Alfredo). Lo* Indios Lenguas, sua co$tuinbre§ y fu iJio/na con eonipendio de 

gramatica y oocabulario. Annies ile la Socicdad cientffica arf^ulinn. Bueuos .\ires, 

t. XCin, 1922, p. 221-282. 
Cosio (P^lix). La propiedad colectiva del ayllu. He\ista iiiu\erbilatia. Cuzco, 

5'annee, 1916, u» 17, p. 10-42. 
— La Univertidad del (luzco ante el prQbtema indidfna. BcvisLd universitaria. 

Cuzco, lO' aniiec, 1921, n" 35, p. 5,1-59. 



;<82 SO«:lKl* DKS AMKBICANISIES UE PAlllS 

Cosio (Kolix). La ».i.i.i« .o.U/ Je /. (Jnic^r,iJa,l del Cu^co. HevM. u..i.er.iUria. 

CuMO, ll'anii(Sp, 19^2, n«36,p. 3-U. . „ ., „ ■. 

COS.O (Jo»4 Gabriel), t. m«.ica i,.c««:.; la oAr. rfe i>a««/ ^Jom« RobU.. Re»..Ui 

univcrsiUria. C.uico, t" annee, 191S, n»i2, p. 31-35. 
_ B( (.uico /.rekitpinico i colonial [Conlrib„ci6n a lu ;iM(or.a) (pr61op> del doctor 

don Forlunato I.. HbUbkba, con uu apcn.lirc soLre la VWa i cMdmiirM de lo, n,lu- 

ra/«, por Pablo Jo^ 0«,c»m (1790)). Cuico, Imp. .. El Trabajo .., 1918, vi-9« p.. 

CoTsio'v DKL l>o«».. (K.). tf«(o,-.a crUic<, J. (a ;..««.ra en El Cuzco. Te.l. para oplar 

el grado do doctor en niosotia, hialoria y lelias, lUivcrsid.d del CoKO. Cuico, 

Lib. Im|>. H. U. Hojas, 1922, 258 p. 
Ci.™.i > UK AuAujo V,A»A (Ernesto da). Da, artti planiica, no Uraitl em geral o na c,dt,le 
' do Hm dc Janeiro em paiUaaUr. KevisLi do Inslitnlo historico e sreographicobrasi- 

leiro. liio de Janeiro, I. 1.XXV11I, paitc i, 1915 (1916., p. r.0.-.-608. 
Davaios (Juai. Carlos). -Sa«a-(^)«-.IOBO de Manuel Oaivei). Buenos Aire., Socied.d 

cooperaliva e<lilorial limilada, 19111, 190 p., iii-H*. 
Dkvuoii.k el IlBiNBumi. Notes d'anlhropolagie guyaaaae. l.'n mttrumenl de mutique 

des Indu-na iUroaanet. Bulletins el Meinoires de la Sociitc d'anlhropologie de 

Paris, 7' s6rie, I. II, 1921, p. -6--;8. 
UUrio de la leijiinda cMa paslorai '/lie hizo dt •» ar'/utdtoceti, el lluttriumo hellor 

don ToriLio Alfonso de iloyrocejo. arzobapo de Lot liei/es unite). RevisH del 

Archivo nacioual del Peru. Lima, I. 1, 1920, p. 401-419 ; I. II, 1921, p. 37-78. 
Diccionaria hMorico, ijeagraphico e elhnographic'o do Uraail [Commemoralwo do pii- 

,ne,ro Cenlenario da Independencm). Inlroduefio geral. Instiluto historico e geo- 

grapkico i>rasiliMro. Rio dc Janei ro, Imprensa nacioual, l»Ji, 2 vol., t. 1, Mii-169i p. ; 

1. II, 7*8 p., iu-i". 
DvorriC. M). .Sil«i/ highwayi of the jungle : being the record of an admnturou( 

jonrneii acrots Pern to the Amazon, l^nilres, Chapman 8c Doild, Ltd., 1922,' 320 p., 

in-8", 25 sh. 
Epitome dela conqnitla del JVuewi Item,, de Granada. Boletin de historia y antigvie- 

dades. Bogota, t. XIII, 1920-1921, p. 3+5-361. 
Esckac'iolleT.unav jAITonso d). Ima grande Jornada tcienti/ica : a viagem de Aeipa 

e Penna ptlo norte da Bahia, Mul do Piaahy, e de norte a ml de (;oy(i:._Kevista do 

.MuMiu pjulisla. Sao Paulo, t. XI, 1919, p. 495-530. 
Kahauki! (William Curtis). Indian tnbet afeaatern Peru (introduction by Louis John 

lU' Mil MM ). Papers of the Peabodv MMsium of amrrican archaeology and ctlino- 

loj;). Harvard University. Cambridge, I. X, 1922, iiiv-19ti p. 
hamiEs CoBuEKo (Tulio). Historia de lot Andet. Procedencia y lengoa de lot abori- 

genes. Mcrida, Tip. «. El Lipii », 1921, vi-172 p., 2 bs. 
FuBBKiiiA E SiLvA (Octsvio Fclix). Ejeplorai^Sn e lee.\ntamento do Kio Jamary, relotorio 

apresenlad<)cml9iraQSnr.TenenteCoroiiel,chefedaCoraini8sao,pelo 2» Tencule 
— Commissfto dt* linhas lelegraphicas estrategicas de MaWo-Grosso ao Amazonas, 

Publicafao H" 57. Rio de- Janeiro, 1920, 27 p., in-4». 
FnEiTAS t Aftonso A. del. Tradi^oea e reminiscencias pauliitanaa. Sao Paulo, Ed. Mon- 

teiro Lobato, 11121^ . - ^ 

Galvez (Jos^). I'na Lima iftte se va [cronicaa evocativat). 1' scrie. BiblioVeca Evforion, 

I. VI. Ciudad de los Reyes del Peru, Editorial Evforion,1921, iii-263 p., in-4". 
Gonzalez ^Joaijuin V.). Mia montaiiM. 3' edition. Buenos Aires, Librerla • La Facul- 
tad ,i, Juan lloldan, 1914, 309 p., iu-8°. 



BlBLIOGRikPIIIE iiMfllKUlNISTIi 



383 



(ioNZAUU i>«L SoLiB (Msrio). Del nnrte argenluio. Cbnlribuiioa al folk-^n jujeno: 

Tucuman, Prebisch y Violplto, (Mi, 139 p., in-»«. 
Ghbnon (P.). Piedru bnant ; ettadios hi»l6nco$'. CArdoba, )92i, 24 p. (lirage » part 

"de la Revista de la Uiiiveraidad de Cdrdoba). 
GuEVAHA (Toinas). Halorit dt U juslu-U tnuctiu. 'Santiago de Chile, Sociedad 

Impreiita i Litograna » llniTOrso », 1922, n« p., iil-8». 
lUncotiHT ( Haoul et Marguerite d'}. La mutiqae inditnne chei let anriens ctvilaft 
J'Aintni/ue. Kncyolojiedie de la Musiqiie el Dictionnaire du Con8cr\aloire, 
1" parlie : Ilisloire de l» muaiqiie, 5' volume. Pans, Delagrave, 4923, gr iii-8", 
p. 3337-3311. 
IIbhhiha (Jenait> E.,. LeyenJu y Irndtcionet dr Loreto. Primera serie roii 3S Icyendas. 

Hiblioteca loretaua. Iquilus, Imprenta « El Orrenle », 1918, 11-330 p., m-8*. 
HonTA BaIidosa (Nicolau Rueiioi. F-Xfilara^So e levmntttmento dos rny% Anary e Mache- 
dmho, relalorio apr«»entaiIo ao Enmo. Siir. Coronel Caiidido Mariano da Silva 
Hondoii, chffc da CommiBHlo, pel« CapiHo de engenharia — , ajudanle da 
Commiasfio. Commissao de liahas telegmphicas eatrategiiras de Matto-Grosso ao 
Araaionas, Piiblica?»o n'is, Riode Joiieirp, [1922), 57 p., io-8'.. , / 

litfonnseioiui tobre el anligao Peru : I. Deelartcidnde lot ^aipifam»\pt a Vtcade 
Cmilro : Jl. Reltciin dr. teinret 'ndiot que iireieron a Titpf^ Yupanqui y Huayna ' 
Cipac ; III. Infdrmaciin tobre idolatrial en //uaeho ; IV. ■laformaeionei al Viereij 
Toledo : V. Retaci6n de Hernando Pizarro acerca de la drnquUla (Crinicat de IS33 
■ a 4573). (Anotaciones y concordancias con las Criinicgs de-lndias-por— Horatio— 
H. U«t«aoa). ColecciAn de libroa y documentos referentes a la bistoria dc^ Peru. 
2- serie, t.- 111. Limn Imprenia y Librerta Sanmarli y Ca., 1920, Xil-I8i pi, in-8°, 
'. informacionci ttubr e e ncoin fi nd e ros y-eneomiendaa. VUUa fecha por inandado de su 
Hagetlad e de lot Selioret Coinitariot del tu eontejo por lAigo Ortis de Zuiliga, : 
cisilailor para etlo nombrado del repartimKnto de Indios—eneo mendado en Gome i — 
Ariai DavUa, vecino de llttanuco, ante Diego AfiiAo: Ternero, etcribano (suite). 
BevisU del Archive nacioiial del Peru. Lima, t. I, 1920, p. 373-400; t. II, 1921, 
p. 1-36, 203-230. 
jAGiiAniBE (Domingos). Poisons et rem^det det aauraget de VAmirique. L'Uiiivers 

medical. Paris, 10" ann^e, 25 mars 1914, p. 1(>-H. -«'r 

Karsten (Rafaell. The religion of IKe Jibaro Indians. Boielln de la Academia pacio- 

nal deliistoria. Quito, t. IV, 1922, p. 309-330. 
KiErrER (Philippe). Une visile i la Cordilltre des Andes [Pfrou). La lerre, la /lore, (<!» 
Aominfi. Les Miaaions catholiquea. Pariaet Lyon, t. XLIX, 1917, p. 185-188, 199- 
-201, 211-214, 223-225,236-237, 246-249, 258-26)1, 270-27.1, 283-285, 295-297, 307,309, 

319-321,331-334,345-347,358-359,367-368. 
Kbcu-GHCNBERG (Thcodor). Die V&Lkergruppieruhg zwitchen Bio Braneo, Orinoco, 
Bio Negro and Yapufi. Keatschrift Eduard Seler, dargebracht lum 70. Gebui'lstag 
^*^ Freunden, Schlilern and Verchrcrn, herauagegeben von Walter Lehmann. 

Stuttgf rt, Verlag von Strecl^er unci Schroder, 1922, p. 203-266. 
KoppehS- .(P. W.). Die Feuerlandreisen von Gusinde- Koppert zu Anfnng i9i2. 
Anthropos. S'-Gabriel-MSdling, I. XVI-XVIl, 1921-1922, p. 520-524. ' .- 

— La Migion et^ litre lupr^me chez let Yagans {Iribu fa^giennei. Eludes. Paris, 
20 octobre 1922. • . , ; ; . 

Laval (Ram6u A.). Conlet populaires da Chili {^aite). Revue d'ethnographie et des 
traditions populaires. Paris, .T annie, 1922, p. 350-357; 4- annie, 19aS, p. 203-210, 
280-282. 

— Caentot poptiUres' en Chile recogidos de la tradiciOn o/a/. Revisla chilena de 
histoiia y googiafia. Santiago de Chile, t. XL1V,"1Q22, p. 374-414. 



38i . Suei^T^ M:» AUltltlCAMSTKS UK PAltlH ' 

Lavahmk (William J.)- Atnony the Cahoclot of the Rio-Negrs*. Natural lii»tory. New 
York, t. XXII, 1922, p. 360-371. ^^ 

l.^coiNTs (Paul). La culture el fa preparation tlu manioc en Amaionte. Revue de - 
botanique appliqu^e ot H'agricuHure coloniale. Paris, 1933, p. 331-337. 

!.ucA-(M. A. C). Mi$nionenel Caqitetk. 11 Masuja. Home, n*> 1, 1023. ^ 

Lt s\ B. (Geryasio). Manual del herbotario 6 lot remedio* caceroi, Recopilaci&n y reeetat^ 
I. 1. Arequipa, Encua(lcriiaci6n y Tipografia Cuadro» y Medina, 1940, 85 p. 

;klAAT (J. ler). SeheUen ait Venezuela {tuite). De Aai^de en haar Volken, t. Lyil, 
fate- 1,2. 

nACiiADO (Josd E.). Caneionero popular venezolano. Cnntarea y Corrida*^ Galerone$y 
(rlo»a», con nariat notait g'eojrA/icas, histAricait y liny Si$tiea$t para expliear o aclarar 
el texto, y un Buplemento mutieal, 3* ddilion augmentfe et corrig<Se. Caracas, 
Libreria espaHoIa, L. Puig Rob y Parra .\linenar sucesores, 1032, 192 p., in-8*. 

MagalhXes (Amilcar Armando Bdtelho de). Relalorio apre$enlado ao Sr. Coronel 
Candida Mariano da Siha Rondan^ ehefe da Coinmig$ao braaileira pelo CapiUo — , 
ajiidante da expedi^ao. ExpedicSo scicntifica Roosevelt-n'ondoa. Afinexo a** 5. Rio 
dc Janeiro, 1916, 192 p., in^^ ^- Z ^- ^^ ~. 

— ImpresMoea da CommiM$iq Rondon. [Rio de Janeiro, jlOSI], 320-vi p., iD-i6. 
MaoauiAes (Uasilio de). Bntre oa BorAroa (traduccflo do Cap; ^ VII da obra v Untcr 

den NaturvdlkerB Zentral-Braailiens » do Dr. Karl Ton den Stbinbn). Revista do 

Instituto bistorico e geographico brasileiro. Rio de Janeiro^ t. LXXVlU, parte 2, 

1915 (1916), p. 389-490. ' 

May^r^pb Zvvzn (Dorta). El indiyen peruana a loa cien aAoa de rtpAblica libre e 

independiente, editado por — pai^ et.(^eiitenario nteional. LimB^lmprenta~peniaoa~' 

de E. Z. Caaanova, 1921, iv-162 p^fo-4*.~ " 

Mbad (Charles W.). Tapieea, a fSniliar fowl of unfamiliar origin. Natural history. 

Mkans (P. A.). Brevea apuntea aqbre la aociologia campeaire del Peri. Mercurio 
peruano. Lima, 5« annie, vol. VII, 1924, p. 41-S5. ■ 1 ■ 

Mercad^ (Salva). Lea mifaUa de la « chieha » de mala au Pirou. Revue derAm^rique 
latiae. Paris, t. V, 1923, p. 70-71. * 

MeaizALDE DEL Carmen (P. Bernardo). Eatudio de la eoata eolombiana del Pacifieo. 
RogoLa, Imprenta del Eslado Mayor general, 1921, 348 p., in-S". 

Miaa§o Rondon. Apontantentoa aobre oa trabalhoa realizada^ pela CoinmissSo de linha* 
lelegraphicaa ealraleyieaa de Matlo -Groato ao Ainasona^f aob a direc^Mo dp Coronel 
de engenharia Canditio Mariano da Silva Rondon de §907 a i9tS. (Publicados em 
arligos do Jorna) do Commerciodo Rio de Janeiro em 1915}. Riode Janeiro, Typ. 
ilo Jornaldo Commercio, de Rodriguez Si C, 1916, 463 p., in-8*. 

MoNTr 'Adriana de), Cuatro cartas intere aantei, tre* de tllm$ $Qbre medieina eaaera, 
Rcvista chileDa de historia y geografia. Santiago de Chile, t. XLI, 1022, p. 290-397. 

NiHUtiNDAjt': (Curl). Bruchatadte aua Religion und Oberlieferung der iipiia-Indianer. 
BeitrSye zur Kenntnia der Indianerat&mme dea Xtngi-Gebietn, Zenlralbtaailien 
[tuite). Anlliropos, S*-Gabrie]-H6dling. I. XVI-XVII, 1921-1922, p. 367-406. 

NonDBNSKioLD (Erland). Etknographiaehe und arehiologiache Foraehungen in S3d- 
amerika. Jahrbuchdes sllidtischen Huseuroa fUr Vdlkerkunde zu Leipzig, t. VIII, 
1918-1921 (1922), p. 103-106.- 

— Six ant d'exploration en Bolivie. Association fran^aise pour ravancement dcs 
scionces. Compte rendu de la 45* session, Rouen, 1921. Paris, 1022, p. 104-115. 

— Indianer und Weiaae in Nonioatbotioien . Stullgart, Strecker et SchrOder, 1922, 
viii-223 p., in-8*. 



■IM.IOGIAPHII AatalCAHISTB 385 

NouimsifiLD (ErUod). AUiehllichti und unMbmhllieha Zthnetehwinen bei dm 
himtrnSMtrntriku. Feitschrin Eduanl Seler, dargebncbt lum 70. GeburUUg 
TOD Freuadea, Scholera und Verehraro, herausgegeban von Walter Lbhmahn. 
Stnttg«rt,VerlagTonStnickerundSohi«der, <92S, p. 3T9>3M. 

— DtiucUoiit tttggttUd by Iht gngnphiat dulribulmn of lome poit-eolambum 
uordi utd by Ihe IiuHmiu of S. AmericM. Comparative ethnograpbieat St'iidieii, 
t. V. Gateborg, Elanden Boktrjrckeri Aktiebolag, <V22, xiii-IK p., in-8*. 

— rraunuajen aut den Anden, mit Bildem von Hialmar Eldh. Stuttgart, VerUg 
von Strecker uud ScbrSder, iU2, W p., in-8°. 

JVolea dt voytge d*un miuionnmirt en AmMaonie. O Miuionarib. TolK, S* ano^, n* 4, 

juiUat I9tt, p. W-43. 
Omiii (Clemsnte). CtrlitU de la tejedor* proeineitn*. Revista cultural del Jardin 

looligico de Buenos Airea, » tiria, 18* annte, <(22, p. 309-iU. 
Ow>6llai (Paator). Lot Vtnyoce. EttudUa tobre una ^orma de gobierno y tdminUlrM- 

cUn loctl. Reviata univeraiUria, Cuico, «• naaie, l«l»; n* 87, p. »-iO, a' 29, 

p. 4t^ ' (• snnte, i920, n* 31, p. '32-42, n* 32, p. 7S-83. 
Paucio (LiIU Vlbar). El mylla de Qqueroi (Paueartemio). Revista universitaria. Cuico, 

14' ann«e, n> 38, septembre 1922, p. 3-26. 
PqncB, »B Lb6n (Francisco). Formu det-irrendnmienlo de lerrenoa de cultivo en el 

depvUmento del Cazco, i el prablema de (a dUtribaciAn. Revista universitaria. 

Cuico, «• ann«e, 1917, n* 21, p. 40-49, n* 22, p. 14-22 ; 7' snn«e, 1918, n* 23, 

p.4049. . ', 

Possns (Eduardo). Un tnligm eronitU.. Archivo bislorial. Haniialea, n< 35, 

dieembre 1921, p. 308-311. ^ 7 ^ TT" 

Pnsuss (K. Tbeodorl. Ergebniue einer archtologaehen und HhnoUtgUeken Por^ 

tchung$reiu in Kolumbien tSIS-lStS. Jahrbucb des stldtischen Muacuma tOr. 

Vaikerknnde su Leipiig, t. VIII, 1918^1^81 (19*2), p. 92. 

— : Fortehangtreue su den Kig»b»-lndianmrn der Sierra Nevada.de Santa Marta in 

Kolumbien. Beobachtangm, Textaufnahmen und lingaitlitche Sludien (utile). - 

Antbtopos. S'-Gabriel-Htdlinit, t. XVI-XVII, 1921-1922, p. 4S9-480, 737-764. 

— Flutmythed der Uitolo und ihre BrkUiung. Festschrift Eduard Seler, darge-' 
braclit sum 70. Gebuhstag von Freunden, Schttlern und Verebrem, bcrausgegeben , 
von Walter LksMAHN. Stuttgart, Verlag von Strecker und Schrider, 1922, p. 38S- 
400. 

PitpAAo t Juan Fclii). Ilisloria de (a religiin, uto$ y coalumbra de loi Puruhaet, tegAn 
el P. Juan Pal Ualdonado, eura de San Andrit. El Observador. Riobamba, 29 mars, . 
1" et.2 avrill^lO. 

rrarficione* de Cacha. La familia real Duehicela. El Comercio-J}uilo 

1918. 

— i.a familia real Duehicela: El actual taciqtte de Cacha, don Franciteo Javier 
Loeato Duehicela. El Tel^rato. Guaya<)uil, 24 juin 1918. 

— Loi illimot DuchicelaM : don Franciteo Mayancela Duehicela Carrillo, heredero 
Ugitimo del caciirazgo de Caeha. El Teligrato. Guayaquil, 3S juin 1918. 

— ElpeniU'uno Duehicela, Padre Juan G. Lovalo, religioto redentoritla, ifue dimi- 
(itf el caeieazgo de Cacha en favor de so hermano Franciteo Javier, actual cacique 
de Caeha. El Teligrafo. Guayaquil, 6 juillet 1918. , 

— Lof eacj^aes Duehieelat de Caeha soil de familia real, tcgin documentot y la Ira- 
dicUn de Gaeha y de Yaruqula. Btplica al Sr. Jydn y CaamaHo. El ObservadDr. 
Riobambs, 5 septembre 1918. 

SocUU di^Amiricanitlet de Parts. » 



. 386 toatit DU AMMlcuntrBl db hmi» 

Rbed (Cirln S.). CtUtogo de lot objetot iitgit$tdat t I* dmMUn Je MnlnpologU 
dttdtel9 de Julio de 1 817 halm el 9 de Julio rf« /»»»,»- If »« iJ ««5S. Muieo 
educacional de Mendoia. Mcndou, i9<(, 30 p., ia-8*.. 

RojAs (J. C). Hiaione del Venezuelt {ael Ctnni). II Muuja. Roma, n« I, 1923. 

RoMEiia (C«rlo^ A.). r«icii<i**ii«/>« (t« praeht del nulrimonio enire iM Indioi). Inca, 
revista trimeslrial de eitudios aatn>pal6gl«». Lima, I. I, ltt3, p. 83-9i. 

Romhox (Cahdldo Mariano da Silva). Conferencit na/iudaa pelo eoronel '—, eKefe dm 
CammUilo not rfiai 5, 7 e 9 de oalubro de I9IS no rAea<ro Phenix do Bio de 
Janeiro e referfntee a Inbalhot execuladot tob lua eheflapela Expidifio leienlificm 
ltoo$erell-RondonepelaCommiuSo leUgraphica. CommaMoieUBbaaUlegnpUma 
estralegicas de Halto Grosso ao. Amazooaa. Rio de Janeiro, Typ. do Jomal do 
Commercio, de Rodriguca & C, 1916, lvi-260 p., in-8». 

— nelalorio apreeenUdo a Direelorio geral dm lelegraphot e a Divitio de engen- 
karia do Departamento da guerra pelo lenente-eoronel —. 2* Tolume : Con- 
•(rowao ;• <i>07^ fJ/O^^oUHnUall p de l i p h a a lelegraph i c a a w i lraUi gtdasjJe 
Malta Groaao ao Amaionas, Publica?«o n' 39. Rio de Janeiro, [I9I9J, 139 p.,. 
in-*'. 

— Conferenciat realizadat em 1910 no Bio de Janeiro e em S. Paulo. Comniia- 
aso de iinhaa telegraphicaa estrategicas de Mallo Groaao ao Amaibnaa, Publica- 
580 n» 68. Rio de Janeiro, 1928, 11! p., gr. io-8». 

RosELL l;Enrique). Loi Maehigatigai del Urubajnba ; ettudiot einogrtficot. Reviata nqi- 
versitaria. Cuico, 5* ann*e, 1916, n» 15, p. 39-48, n" 16, p. 2-18. • ' 

Rossi (Vi<;ente). El gaiicho. R(o de la. PlaU, 1921. 

RoTB (Walter E.). The central Arawaki : Dr. Both' t rejoinder. American anthropo- 
logisl. Menasha, new seriea. t. XXIV, 19 28, p. 98-93. 

BovEBBTo (G.). Nella penitoli Valdez {Patagonia tellentriohale). Una » loberia ». La 
Terra e la Vita. Rome, 1922, fasc. 9. ' 



Sarmiexto (Domingo Faustino). Facundo; 6 civititaeiAn y barbarie en lae pampae 
argenlinat. Buenos Aires, 1915. 

SciiatDT (Max). Da> Uaut im Xingi-Qoellgebiet. Festschrift Eduard Seler, darge-; 
braclil lum 70. Geburlatag von Freunden, SchOlern und Verehrero, herausgegeben 
von Waller Lehma;<n. Stuttgart, Verlag von Strecker und Schroder, 1922, p. 4*1- 

470. ; . 

ScuuLLBR (Rudolph). The ethnological and linguitlic position of the Takana Indiana 
of Bolivia. American anthropologist. Menasha, new series, I. XXIV, 1922, p. 161- 
170. ' ' 

SEBnANO (Antonio). Etnografia argentina. PueUoe indlgenaa de la Proeineia^de^ntre^ 
Riot. Editado por el Museo popular de ParaoA, 1923. 

SouiA (Antonio Pyreneus de). Notat aotre ps eottumei dot India* Nhambiquarat. 
Revista do Muaeu paullsta. S«o Paulo, I. XII, 1920,- p. 389-*IO. 

Explora<;io do rio Paranatinga e tea lecantamento topographieo bent eomo o dot 

rioi^.-Manoel e Tetlet Piret, relatorio apreaentado ao ehefe da CommittBo coronet 
Candida Mariano da Silva Bondon /lelo 1° lenenle — , I9IS-I9I6. Cqmmisslo de 
linhas telegraphicss estrategicas de Matto Groaso ao Amaxonas^_Pi^licacBO n* 3*. 
Rio de Janeiro, 1916, »85 p., in-8». 

Spinsbn (Herber'rj.). Travel notet in wettern Venezuela. The americaD Museum 
Journal. New York, t, XVII, 1917, p. 14-23. 

Stradei,!.! (E.). O liaro do Payi (liiiie): O MisSiohario. TelTi, !• annte, n« 1, Janvier 
1922, p. 18-20, n« 4, juUlel 1922, p. 79-80, n« 6, novembre 1982, p. 117-180; 



■iwioouraiB Mitaiumtn 387 

3« ■anie, a< i, j*nTi«r-f*Tij^ I»t3, p. i8-t0, at, nan 1M3, p. 3M0, n«3, nui itU, 
p. W40 ; n* i, JdiUat IMS, p. 77-M. 
TASnTW (C). Dmiu U fortt tmtsonimM. Cha Im «iii8M * figure tarUlt. Lu Hii- 
steu ntbolique*. L7011, t. UV, 1(23, p. 574-S75, 5<«-5g7. 

— U» tljour <J« tnu -mminm ehti let Induia « Muru ». O HiMionario. trtlt, 
3* Mate, n* t, j«nTi«i^UTrifr 1 W3, p. B-il, n* S, man 1M3, p. SS-24, a«3, mai l«t3, 
p. 30-31. 

— Lm Mtki 411 Japuci. Journal de la SocMM dea Amiricanialaa de Paria, n*"* a^rie, 
X. XV, 1S!3, p. t»-i08. 

Tsiaaian (Maurice). Let ealbnUt de FAtUnUque. Colonia. Paria, 1122, p. 24D-2S1 . 
Ddaohdo (Eurique). Uniformei miiilam uaatfof en fa ArgenUxm detde el nglo XVI 

huU niHttnu <i<a>. Buenoa Airea, 4922, ii-28f( p. "^ 

USA (Horacio H.)..£( Peri. Boceiot AuMricoi; ettadm erqaeoUgieo; IrtdUio- 

nafeT? hUUriohcrUieot. Lima, Caaa editora E. Roaay, 2 Tol., ltlVI9i», ia-4* : 

t. I (PrAlogp d<l ly Jarier Pajmo), imii-3«5 p. ; t. II (Pr6loga del D* Mariano 
. H. CoMiaio), 'tn-3S4 p. - 

VALDai ■» u Tonna (Carloa). Bcolaeiin de <as eomunidtdet indlgenmt en el Pert. 

Biblioteea ETtorion, t. V. Ciudad de loa Reyea del PerA, Editorial ETforion, <«21. 
VALDiiiN (Hermilio). Bt liflema neniojo en aiin(n> folk-lore. ReTiata de paiquiatria 

J diaciplioaa conexaa. Lima, t. II, 1920, p. 26-47, 

— Aeeremde lot orlgrnet de U midicinM peruana., Caiaue, reriata trimestrial de 
HiatorUde la medicina peruana. Lima,!, i; n* i,.mara 1922, p. 7-21. 

VauiiiM iHermilio) at Maldonado (Angel). La obtlelricU en el folK-lore- peraano- 
Renata de paiquiatria y diaciplinas conexaa. Lima, t. IV, 1922, p. '1-16. 

— Lot mitot midieot perutnot. Reriata de paiquiatria y diaciplinas conexaa. Lima, 
t. IV, 1»2», p. 73-86. --- 

Wi^ianAiiui (Auguato). Bl ortettlo de Im nunanuhe. Archivoa de la 'Asociaci6n 
peruana para el progreao'de la ciencia. Lima,.l. II, 1932, p. 19-20. 

ZABoaowaai (S.). Le Chili {Court d'elhnogrmphie). Rerue anthropologique. Paris, 
32* ann«e, 1922, p. 137-lSO. 

ZIbatx (Juan Julio) et Pakua Uhquiio (Arlslidei). Hittoria i arqueologU aaeional. 
Reviata universiuria. Cuico, 9* annte, 1920, n' 32, p. 84-101. 



LINGUISTIQUE. 



GMniraUti*. 

Gaiooiaa (Ant.). Phoniltgue eomperie det rteet. Herue anthropologique. Paris, 

32* annie, 1922, p. 190-197. 
SoMuan (P.). eoneeilo de meUl not nomet propriety de pooot e^peiset. Revista do 

Muaeu panliaU. Sio Paulo, t. XII, 1920, p. t39-4S0. 
TaoManri (Alfredo). Elemenli di glotlologit. 2* partie. R. Accademia delle science. 
■ dell'IatiUito di Bologna, Claaae di acienae morati. Bologne, Nicola Zanichelli, 1923, 

Tp. elp. 317-75S, inr8«. 



_J88 SOCltrt DM AMtalCANISTU DC »AHM 

Amiriqne en g<ii<ral. 

•Gakcido (A.) el ZnALLOs (E. S.). El idiom* jmpoHtt y b< mfiaUmdet con Unguu Mtnt- 
ricaiuf. ReTista de derccho, liiatoria y letnt. Buenos Aim, t. LXXIII, eept. 1121. 

Kricumbo (Wilier). Amerikm. Illutlrierte VMkeriiinde, herautgegeben Ton 
I. D'Georg buunM. Slultgerl, Sireeker el SehrS<ter, IKi, t. I, p. S2-427. 

WiEiiin (Leo). Afriem and the ditcovery of Ameriet.- Pbiladelphie, InnM It Sons, 
1. 1, 1920, 11I-290 p. ; t. II, 1922, xxii-i»7 p. ; I. Ill, 1922, <ki-t<M p., iii-«'.- 

An^iriqoe dn Hord. 

Chaphin (John W:). Ten's lexU ltd ittf. Publicelions of the emerieu elbnologi- 
. cal Society. Uyde, i. VI, 1914. 

GiPFOBD (Edwsrd Winslow). CtUfornimtt kinthip Urminologiti. Unireriily of Cslifor- 
" dla Pnblicilions in ameriean archaeology sad ethnology, Berkeley, I. XVIII, 1922, 

p. 1-285. 
GiLMOHc (UelTin R.). M^ttng of the word Dtkett. American anibtopologisl. 

Henasba, new series, I. XXLV, 1922, p. 242-245. . ^ 

Lihiiann-IIaupt (C. V.). Zur Herkunft da AlphibeU. Zeilschrift der deulschen 

morgehUndischen Gesellschafl. Leiptig, I. LXXIII, 1919, p. 51-79. 
Maheiii (Arlhor). fcn pnkttim dt linguittique : In pmrUn muuetai «l to ptrkr 

frtneo-antdien. U^moires el Comples rendus de la SocUU raysIe^O-Canada^ 

Ottawa, 3* a«rie, I. XVI, 1922, section I, p. 75-90. 
SAPin(E.). AlAaiasAan'toM. American antbropologisl. Menasha;new series, t. XXIV, 

— , The Algonkin a/pninfaf^jirok and Wiyol kiiuhip terna. Journal de la Soci^M 
des AmericaniBies de Paris, n'"« serie, I. XV, 192 3, p , 36-74 . 



Uhlenbbck [C. C). Le emfaclire pauif du'verbe traiuiUf oa du verbe d'melion dans 
cerlkinet Imnlguea de CAmtrique du Nord. Bevue internalionale des £ludes bssques. 
Paris, San Sebaatiin, IC* ann«e, t. XIII. i;22, p. 399-419. \ 

Amirlqne centrale. 

AniN (Elfego). Lot CuieaUeoe aetualet. Anales del Museo nacional de arqueologla, 

liisloria y etnografla. Mexico, 4* epoque, 1. 1, 1922, p. 137-154. 
Angulo V Havo (Jaime de). Lot tonidot n^eU* en 2afl tengaa* indtgenat de Mexico, 

Etbnos. Il^i'co, 2" s4rie, t. I, n" 1, novembre 1922-]anvier 1923,^r55^;58: 
Arrsola (Jos6 Maria). Jerogii/icot de apeilidot e$p»holea; esludio de inlerpretacidn 

presentado a la Sociedad mexicana de gcografia y esladfslica. Estudios cientilicos, 

n> I. Mexico, 1922, 39 p. 
BecEHRA (Marcos E.). Que q'uiere deeir et nombre de Chiapu .* {Eetudio etimoldgieo i 

geroglifico). Memorias y Revista de la Sociedad cientlOca « Anionio Alxate ». 

Mexico, t. XL, 1932, p. 343-361. ■ - 

■Capitan (L.). Un manutcrit judiciaire de 1334 nahuall-etpagnol. Journal de la Soci^t^ 

des Amiricanistes de Paris, n**" B«rie, t. XV, 1923, p. 75-81. 
Castillo (Ricardo del). Los Uamadoa mexieanitmot de la Aeademia. EUudiot tixieo- 

grificbs. Mexico, Imprenta franco-mexi<^na, 1917,* in-8". 
Fehrbro (ReT.' Jose). Pequeha gramitica y diccionario de la tengua tarah'umara, Mifixico, 

Imprenta dirigida por J, Aguilar Vera, 7* Ritlera de San Coaroe, 124, 1920, 232 p. 



■nuocwAFant iiMtaiCAiiuTE 389 

Gwio (Muuel). t* poblMcUn dtl VMe d» Ttotthaum ; (I mulio «i qttt M A* d—k- 
rrolUdo ; ni moltcidn ilnicM g wru/; IniculiMi pan proeunr fu mejorunitnlo, 
por !• Direcciia de intropologi*,<|iiendo Director da Ui iDTeatigaeione* — 
Hteioo, Direcckknde lallem RrAflcoi, 1»», iD-4*; t. I, toI. 1 : t» poblteUn pn. 
hupinia, cii-3«S-xn p.; t. I, rol. ! : JLa pobUMn coUhumI, p. SO-TTS+xii p. ; 
t. II : L» pobUeidn eontempcriiuM, 670-nx p. 

GokiUb Caimota (Pablo). Un eutnio m mectcano. El Hteico antiguo. llixico,.t„ I, 
l«i»-l»SS, p. MI-307. 

LaHuaK (Waller). Bin ToUtken-KUgtgeutng. Feataehrift Eduard Seler, darge- 
bncbt inm 70. GeburtataK von Freundea, SdbOlem und Verehrem, berauigegeben 
TOD Walter LaanAim. Stuttgart, VerlagTonSlrecker und SehrSder, <(22, p. 281- 

m. ' ' 

LoaaaxiB (Th.). l>ber JVaya-ATamen und Natxutatndung yactlekiteher PfUnztn. . 

Feataobrift Eduard Seler, dargebiacht mm 7(K Geburlata^Too Frean3en, SchBiem 

und Verehrem, berauagageben Ton Walter I^hmanh. Stuttgart, Verlag Ton Strec- 

kai und Schr6der, 1922, p. 321-343. , 
LoTi(0.). i)»e I/feHiiw>/ii i«r un hlhinutvok Ptnmmi. Feataehrift Eduard Seler, dar- 

gebncht lum 70. Geburlatag von Freunden, Scbdlem nod Verehrern, herauagege- 

ban ran Walter LnMAim. Stuttgart, .Verlag Ton Stracker und Schrdder, lt22, 

p. 3«3-378. 
RaB«i.o (Ceeilio A.). Notions dt Ungui nahutll. L,'£chodu Heiique. Paria, 3* annfe, 

n» 23, 1" janT. 1983, p.. 34, n- 25, I" mara 1923, p. IS, n« 27, 1" mai 1923, p. 15. 
Toao (Alfonao). Manatcrifot enjengua mezieaiM exiMaiUn en la StAtioteea naciona/ 
~ de Mtxieo. Ethnoa. Mizico, 2* i^rie, t. I, n* 1, noTombre 19S2-janrier 1923, 

p. 72-77. ' —^ ^ 

< ■ AntUlm. 

Dwioo (Juan H.'), Et hahU popttUrtltmH del* lUenlare cubtnt. Hibana, Imprenta 
El Siglo XX, 1915, 63 p., in-4-. 



Hoirroai-(Artaro). Madificeciones poputaree det idhma cutetlano en CubM. HAbaoa, 

Imprenta de Cuba pedag6gica, 1916, 240 p., in-4*. 
Ortix (Fernando). ' ffiftoria de U orqueotogla indocubone, Cuba contamporAnea.. 

Il4bana, t. XXX, n*< 117-118, aeptembre-octobre 1922 (tirage k part, 109 p., in-8°). 
RAHoa T D^Aiin(F«lii). CrUica d«/!/ola;<a euiana. Hibana, 1919. 
Suiaai (CoDStantino), VoeaAalarjo ciiAano; suplementb a Ui M* edieiAn deldieeionM- 

rio de U Beet Acodemio de U lenguo. H&bana, Libreria Cerrantea de Ricardo 

Veloao, 1921, XXZ-S76 p., in-8*. 

Amiriqua da Snd. 

ALBUQUBnQua.(SeTeriano Godofredo d'). Relmlorio do* tervi^oeexecvladot em Cmmpot- 
Novoi de Serre do Norte, Commiasao de linhaa telegraphieaa eslialegicaa de Matto 
GroBso ao Amazonaa, PublicacSo n* 37. Riode Janeiro, [19^8], p. 135-147. 

A MiBsAo SALaaiANA. NofOet de emteeumo em lingua' BorAro [Colonia S. Cora^So). 
Cuyab«, Calbte & fllho, 1919, 139 p., petit in-8*. 

BAnaANCA (J. S.). Bneayo de elaaifieaeiAny etimologia de lot nombret geogrifieot 
peruana* (Kiehua y^Aimara). Boletin de la Sociedad geogrAflca de Lima, t. XXXIX, 
•92S, p. 28-51. 

Baiudoa (Joad Dartd). Blementot de gramAtiea de la lengua kethua. 2* edition. La 
Paz, Gonxalei j Medina, libreroa editorea, 1919, x-248 p,, in-18. 



390 soatrt D»4irt«fc«iii»TE» de »a«i» 

Co«« (Alfredo), lo. Indh. i^UM», ,u. co.lvmbre. » M "''''»;."» ""1*™!^*" 
grMnMicM y .o«i«J«-.o. A«.lMd« I. Sociedtdcienliac .rgctin.. Bueoof A.«., 
t XCIII, 1922, p. 2M-S82. 

Cosio (Jorf Cbriel). Rimoloffta ?««*» * 1« »«» « »•««*• "• Mercono p«rii.Bo. 
Lima, 1919. _ ,. „.. 

_ to. dramai 7UmA(im. 1/k« P.«ccjr. BeTisU univenlUiu. Co«», 5- innee. 

1916, b* 17, p. 2-9. . V I 1 

C«»QU..Mo«TPO,,T (G. de) et Bit.t (P.). I. r^milU lu,gui,lique to*... («.te) J«.rn.l 

de 1. Soci«<S des Aiii*ric.ni.te. de Pari., n-" .Arie, I. XV, 1923, p. «•-««• 
FABiKa (William CurUs). lndi»nlrib,t of tmttrn Ptru (introduction bjr LooiaJobn 
. de M11.BAO). Papera of thoPeabody Museum of american arcbaeolog; and elhno- 

logy, Harvard University. Cambridge, t. X, 19«2,ii»-l«« p. 
Faaaas CoBDMo (Tulio). ffutoria rfe toi Andes. Proe«<«n«. yfcnjiiarfeio. .iorljreiiea. 

H«rida, Tip. » El Upii ». 1921, vi-ITS p., 2 bs. ^ „ „ . 

FuHanAHB (Ernst). Pen,. 1. 1 : D« fleici dar Jnkm. Teilteil : Sprm^he undKuUurtn, 

tlletltn Peru. Bildtoil : ^eramiA, Webrrei and Monumenlttbrna. Scbriflen-Heiho 

Kulluren der Erde, llatWial lor KuUup- and Konatgeschichte aller Valker, t. 1. 

Hageni. W. «l DarmaUdl, Folkvrang-Verlag, G. M. B. H., 1922, 00 p., 96 pi., 

Jn-4«. 
Ga»c1a (Juan Antonio). Grtmilica aymara aoire la bmtt d* una ediMn anliffu. 
2« AdiUon. U Pas, Imprenta j Litografla arlistica, Socabtya n" M, 1917, iv.-25«- 

liO-viii p., in-**. » 1. \ 
Ga«6ia (Bodolpho). pbxiomrio'dt brMikirunun (PecoJiarK/adef-pernaeitBeanai) 

Bevista do Instituto bistorico e geographico breaileiro. Bio de Janeiro, t. LXXVI,^ 

pane 1, 1913 (1915), p. S33-947. 
UailJuan W.). Diiquuiciona filoUg ictnabnU lengut juaranf. CoMeutea, 191S. 
IlaanaRA (Fortuuato L.). Nombrei indtgenat i Ucnicta dt-jifiunu nptcixt boUnicmt 

exponUiuM en el deptrUmenIo Jet Catco. BevisU iiniver siu r is. Cusco, 5* a nn<e, 

1918, n> 15, P.19-S8, n- 16, p. *i-*8, u« 17, p. 43-52, 

— Bottnica eInoUgict. RevisU universitaria . Cuico, 8" ann^e, 1919, n» 29, p. S-31. 

— Conlriiueiiin a (a flora del deparlamenlo del Caieo. BevisU univeraiUria. Cuico, 
8« >nn*e, 1919, n- 28, p. 3-98; 9« annie, 1920, n' 31, p. 3-22. 

— Variedadei de las priacipatei pltnlat alimenticiat indlgeiua eullhadat en el 
dirparfainenlo. Revista universitaria. CMico,10'ann*e, 1921, n«3J, p. *0-5?. 

_ Conlribuciin a (a flora del departamnio del Cuico. Primera parte. 2* Adtlion. 
Universidad del Cuico. Cuico, Imprenta de El Trabajo, 28 juillel 1921, 2*3 p., 

in-*'. ^ 

HoRTA BAaaoiA (Nicolau Bueno). Explora(Mo e tevntamento dot riot AnMryeMaeht- 

dinbo, relslorio apresentado ao Eimo. Snr. corond Candido Mariano da Silva 

Rondon, chefe da CommissSo, pelo capiUo de engenharia — , ajudante da Comis- 

s«o. Commissao de linhaa telegraphicas estrategicas de Matto Groaao ao Amatonas, 

Publicac&o Q' 48. Rio de Janeiro, [1922], 57 p., in-8*. 
Iu6s T CaabaSo (J.). La vot eahari en el drama OllanU. RevisU del Centra deestu- 

dios bisl^ricos y geogr&ficos deCuenca, t. I, 1921, p. 351-352, 
KacH-GaCMBiBO (Theodor). Die VUktrgruppierang %wiaehea RUt Branca, Orinoco, Rio 

Hegn and Yapurt. Festscbrift Eduaid Seler, dargebraebt >um 70. GeburUUg von 

Frennden, Scbolem uod Verehrern, herana^egeben von Waller LiaiuiiH. Stuttgart, 

Verlag von Strecker und Scbrftdek, 1922, p. 20S-2M. 
Laa<iiiAa6ii (Maitiniano). Lm eai ' pare/era » y las earrsraa de U ttlMd*. BuenM 

Aires, Tsller«s S. A. Caaa Jacobo Penaar, LkU. 1922, 21 p. 



MBLIOOMIlin AMtRIClNUTB 3^* 

Lm-akn-Hauw (C. F.). Zur Ha-kunft dtt. Alpf»btU. Z«llKbriB 4ep deutwhen 

motgeoUqdiKhea G«sellich.fl. Leiptlg, t. LXXIII, I9«, p. 51-79. 
L.Hiiw»-?ii«c«« (BO. Bl jriipo ling»UUco .. /W » ■/« '• ptmp* «-g«nlm,. Bemla 

del Hussq de La PliU. Buenos Airee, I. XXVII, iSJi, p. 40-85. 
Lnos B. (GniUvo). SemiiUfc. o eimyo de ItxicognfU «ii«Iopm.|. (iwifciiiMh). Ou.- 

yequil. Imp. del Colegio o.cionil ViceDle Bocafuerte, l»H, 52 p., iii-8» [lirege i 

Mrt de la « RevUla del Coleipo nacional Vicente Rocaroerle », n" 1]. 
LoBATo (Padre Juan G.). HalorU agnd: DiatpK ruraiciina y.Aua runncunapK 

MUMi yaAiiapuA V"P«"i - , C. S. S. R. qaiUeuhc: Turnhout (BelKiquo), 

EatablecimienlM Brepola, S. K., lip6grafo8 ponliflciales, (19211, 195 p., in-8«. 
Mabtim.1 (Benigno T.). Ekmento, de cUuifictMn y ubieuiin de Uu tribui del rh de 

U PUU,enelgeriodo cotonM ISI6-t8IO, Beriata de la Universidad nacional de 

CArdoba, 6- ann«e, 1919, n~ 9-10. ' ■ S ^ 

Medina (Martin). JVomim i«</<ffena«. Boletln de hiatoria y antigOedades. BogolJ,^ 

I. Kill, 1920-1921, p. 373-374; Arcbivohistorial. Maniialea, n« ,35, dScembre 1921, 

p. 325-335. ; ^= 

Merualde DEI. Cabmem (P. Beroapdo). Eiludio de It coitt cohmbUna del Ptclfieo. 

BogoU, ImprenU del Estado mayor general, 1921, 248 p., in-8'. 
NiioEMDAjli (Cart) et Bekies (E. H. do Valle). DaeumenU tar qaelquet Ungues pea 

connaet de TAiMlone. Journal do la SoaiM des Amiricaniates de Paria, nquv. 

B4rio, t. XV, 1923, p. 215-2*2. 
NoeDExaBiflLD (Erland). fleductioni taggetted by the geognphktl dUlributum aftome 

pott-columbitn toordi ated by Ihe Indimiu of S. Amcpfca, Com parative elRnogra- 

pbical Studiea, I. V.Gdteborg, Elanlers Boktryckeri AkUebolag, 1922, iiii-176 p., 

iq-8». / 

P.«rni.r«i.i.i.r.AmA (G.). ExperimeniMlphone lUehe Unlenuchungen. Art. 3 : Ueber 

iweiphonetiiclu Eneheiaungen im Guiyaki. Zeitachrift lOr Hngeboreneoapracben. 

Berlin, I. XI, fate. 3, 1921. _,^ ,-- 

Pbbuss (K. Th.). Fortchangtreiu tu den KigRba-lndianern derNierptSethU de Sanla 

Afarta in Kolambltn. Beobtchlangen, Texl*u'fniiLhmeji-AHld:^inguMUKt StttdUn 

{.aUej. Anthropoa, S'-Gabriel-M6dling, I. XVI-XVII, 19*1-1922, p. *59-«0, 737-764. 
BivEi (P.) et Tabievim (C). Lei Ungaii da Purit, da Jurat el det rtgioM limi- 

IrophtM. I' : Le groape trawtk prt-mndin {taile). Antbropos, S'-Gabriel-M8dling, 

t. XVI-XVII, 1981-1922, p. 298-325, 819-828. ^ 

RoBLEDo (Einilio). Vocaiulario de lot GAamiea. Bepertorio bislAjico. Me'dellln, 

4- ann^e, d°- 5-8, aoAt 1922, p. 603-607. 
RAdbiguez (Mariano C). Graimllica de la leRgrua quechat. NoYlsima ediciAn notable- 

mente correglda y enriquecida cop muchaa Voces j ejercicios de apKcacMn^wic^ 

tica para cada re^Ia. Cuzco, Lib. e Imp. H. G. Bozas, 1921, 130 p., in-4'. 
RosELL (Enrique). Lot Mmhigtngat del Urabambt; eHadiot elnogrificot. BeviaU 

universilaria. Cuico, 5' annSe, 1916," n» 15, p. 39-48, n" 16, p. 2-18. 
Santa Cbui (Joaquin). Lot indtgentt del Peri y BolivU. Beriala chilena de bistoria 

y geografla. Santiago de Chile, t. XLI, 1922, p. 338-381. 
ScBoraincAa* Jesocrttto* caaitjreJlon San JutnpM eteribiteetn Quiehutmmn CMelU- 

nomtnt* Uiikrucetn. QutcAua, b< uio Coch*b*mbino. Propiedad de la Sociedad 
biblica americana, (Nuera York), a. d.-, 75p., pet. in-8*. 
SouSA (Antonio Pyreneua de). Not— tobre <u cotlamas doa Indiot Nhunbiqatrmt. 

RerisU do Huseu paulisU. 9io Paulo, t. XII, 1920, p. 389-410. 
BxplortfMc do rio PtrtHMtUtgrn e tea leBtnUmento topcgrtphieo bem eomo a dot 

rial S. MaAoel a rcUet J>irM, relttorio tprtunltdo ao citefe da Conutiisla coronat 



392 toatrt des ^ji*ricani8te» de ?a«i» 

CanWirfo MMrUno rf. S.Im Rondon pelo /• tenente -. »9M-«9/«. Coinn.i.rto de 

linha^ lelegr.phk« eslntegic. dc M.llo Gro..o ao Am.ion.., Publicn^o n« 3*. 

Rio de Jineiro, 1916, 185 p., in-8'. ..... ,. «■„ •,„„ 

Tamo Yata.iv (Pindaro). Die OrUnanxon Br.«7««. linrf </« TupuprKhe. Mltteilon- 

Ben des deulsch-sOdimerikanUcU™ InsliluU. Slullgart el Berlin, 1»18, faac. l-«. 
T.«:r»u.k(C.).^ Unao,g».rnny,oV,n. P. Riquo Gonfalw.. Reviata doInaUluto 

hiatorico e (teographico do Rio Grande do Sul, IMI. 
VALarniiKLA (Fr. P. Armeogol). C»o»ario elwiolilaico rfe nomirea * Aom»«», animata, 

nlanfif, rioa, y luc/arei, y dt toailoi rncorporaJoi «i «l te«ffiiv« ""'ff*'. "*<""f- 

j7<-na (/« C*ite, y de a/yiln o(ro pall amariMno. Santiago de Chile, ImprenU oni- 

verailaria.l. 1, i9l«,500p.;t. II,l9i»,483p.,in-8«. ' 

ViiQuai (Honoralol. El qaichui en nue>tro fcnjiiaje popuUr. Heriala del Ceolro oe 

eatudioa hiaWricoa y geosjriBcoa de Cuenca, i. I, 19S1, p. 875-S79, 370-37* ; t. II, 

1921, p. 89-96. * 

HISTOIRE. 



AcEvEDO (Pablo Blanco). CtnienaWo de U independeneit, informe aotre la fteht de 

ce/r6racitfn. Monlevideo, 1928,271 p. 
Ac(a de milalacMn del Conuja deEttido de U RepMie»de VenezaeU. Boletinde 

la Aeademia nacional de la hiatoria. Caracaa, ll- anniier n'^9rr-arriM««— 

p. 777-78*. 
Acuerdoe del CMIdo. Reviata del Archivo general adminiatrativo, 4 Coleccidn de 

documentos para servir al ealudiu de la RepAbliea oriental del Uruguay. Montevi- 
deo, t. XI, 1922, 29* p. 
AouADo (Pedro de). HalorU de SanU MtrU, conprAIogo, notaa y comontarioa de 

J«r<Snimo Rfcaan. Madrid, 2 vol., 1916-1917, in-*", 30 peaetas. 
.Vlamo Ibarba (Carios). U eonalilulion de BoUvar pour U lUpuUique qui parte ton 

nom. Geneve, Imprimerie du Commerce, 1922. 
AlcAjah (Cayetano). Uittoria del correo en Amtria {nota y documenUu para lu 

etladio). Madrid, 1920, 3*7 p. 
Alcoce (F. J.). A hittoric monument on Hudton bty. The Canadian hiatorical 

Association, Annual Report, 1922. Ottawa, p. *7-81. 
Aldao (Carlos \.}t Un aspecto de Im tida co/oniAi en el tiglo XVllI. Reviata de dere- 

cho, hiatoria y letras. Buenoa Airea, t. LXXIII, sept. 1922. 

ALiOLAOUiane (Angel de|. El pretapaetlo de ingreioe y gattot del alio iS9t de lot 

reino! de Caililla y lot ingretot procedenlet do- lat Indiat. Reviata de geografia 

colonial y mercantil. Madrid, t. XX, 1923,. p. 5*-63. 
Alvabk (Alejandro). La diplomacia de Chile durante la emaneipaciAn y (a Soeiedad 

inlernacional americana. Biblioteca de ciencjas poUlicas y socialea, 11. Madrid, 

JJ916;. 

AaoMATBOOi (Miguel Luis). La dieladura de O'Higgint. Santiago, 191*. 

Amisiraoui Solab (Domingo). La trata de Negrot en Chile. Revfata cbilena de 

bisloria y geografia. Santiago de Chile, t. XLIV, 1922, p. 2S-*0. 
Andebsok (Charles Loflus Grant). Old Panama and Cattilla del oro. Boston, 191*. 
ANDi«.(Marius). La veritable hiitoire de Chrittophe Colomb. La Revue universclle. 

Paris, )5 novi^mbre 1922, p. *33-*52. 



BUUOOHAHIIE AUtlllCAHBTI '" 

ANDi.i (Ifariut). U /•.o* Mna on ChrMoph, Colomb A U ConUdie-FrMnf/uu. 
ReTue de rAmirique Uline. Pwii. I. Ill, 1»», p. 197.^11^. ; 

A»T.ou«o (id-), t. ind.pende^ dd BrM. EI Mando ibArico. P.n., »• 1, »»». 

AhmIImP. Doming.), ffl c.pW« Cri-im. de AUgU : CrjM *»*«"'««» »^™.*- 
can de nuyor^g-, gue otorg, .< cpiUn Hieronymo de AU^, ""^'"^''J 

<n> Sellor. Bevista del Arehi.o ucioMl del Pert. Lime, I. 11, l«l. p. "'"•"• 

- UreeoluMndeHuinueode IBIi : Breeey eaUnlic, rel«:i6ndelodolo,uc«l>do 
en U ««.fac«» 9ue eeMU en U ctudtd de Le6n de Huiniico el rfierfo xm,ntdo, d, 
febrero de ««li, fcriU por don Pedro Angel de tedi. Re»i.U del Arcjjro aacio- 
ml del ^rt. Urn., I. II, tMl, p. »»-3M. ,,, ^ i\f.w 

- U Jur, d. U independ,ncin^»^. ^eUo . l i hre . del d.perUn«nto de UmM. 
Adhlhin de to. pueilo. libret del depirUmenIo de Lint' • ta ««M» d' <• .«f«pe«- 
deneU del Peri, y eita que « teemtoron «<i Jo. poeilo. prinaptlee de adn doc- 
trine. RevUU del ArchWo national del Pert. Uma, I. II. IMl, p. 389^7. 

AwooMAW"^")- tepri"* Mexico per Corli, (t3 eoitlSU). L-echodo lleiiq«e. 
Parit,S-ann*e, nM8,I"apau»S2rp. •■*. , „. ,. «„•,„*, 

- y* /WW. de rindipendenee mexUeine, Jot Kmrle Moreloe y Pevdn. LEcho du 
Heiique. Paria, »• ann«e, n« 1», 1" seplombre «SS, p. M. __ ' " 

Arao.0 Jo«i. (A. G.). O BretU e a Franf. no uculo XVI {unTdpaHo de hiuoru 
diplameUce do Breed coloniel). RerUU do Inatitnlo hiatorico e geograpbico br|ai- 
leiro. Rio de Janeiro, t. LXXVII. i»14 (I9H- 19H). p. t»l-M7. 

A.o«.DM.(Alcidea). ffiatoria de BolitU. Le fondecidnde J. BepilWica. Blblioteca 
Aracucbo. Madrid, EdiloriarAmirica. _. . - ' 

- HitiorU aenerel de BoUeU {tSOS-ISil)- ^ Pai, Am* hermanoa, »tW p., in-8^ 
A«I.AOA (Rafael M.). El eelenderle eueneeno. BeTialadelCenlreaMatodioa hi.t6ricoa 

ymogrtflcoadeCoenca. I. i, 19SI, p. «^. ... .f.^ 

- El coroMl ilfcyanrfro Verge. Ilechoce. He»i.la del Cenlro de ealudio. hiaWflco. 
T geogrtBco. de Coenca, 1. 1, 1921, p. 97-115. „.„,., 

A«..t.u.TK. (Eogene L.). flielory or Long blend. Brooklyn DaUy Eagle. Brooklyn, 
1914 (The Eagle Library, n« 18«) j, ... .. ■ 

Abrkoa (Jeais). Preflero ter to cetleril ReTiata del Centro de ealudioa biat4ncoa 

y geogrtflcoa de Cuenca, t. 1, 19Si, p. 177-18*. 
-Articdlo de carta rfe San LaU del t» de Kpliembrt de ISil comunieendojLpai^ 
Uniienla del generel don Joe* Kigml Cerrere. Reviala chilena de hialoria y geogra- 
tta. Sanliago de ChU'e, t. XL,'i9il, p. 238-!M. 

AbtWako V Da GaldAcako (Gerraaio). ffiatorta d«» comercio eon fo. Indiet durenU 
el dominio d« la. itnilriai. Barcelona, 1917, 350 p. 

AsTOOiLLO (Remigio). Fiindaiione. de lee potineiee del Ecaedor. RoriaU del Cen- 
lro de ealudioa hiaMricoa y geogriBcoaHo Cueoea, 1. 11, 1981, p. 76-83. 

Aimar (Francia J.). Dieoaterle da Canada en ten 1000! Bulletin de la Soci«U de 
g«ographiedeQu«bec, t. XVI, 1922, p.»8-3(H. ' _ 

— Le rtgimenl de Cerignen. M«moirea el Complea rendna de la SocijU roynle du 
Canada. Otiawa, 3" airie, I. XVI, 1922, aecllon I, p. 129-lM. 

Auo* Da AaAooH (Marlhe). Le femme mexieeine pendent U guerre de Vindipendence. 
Vteho du Meiiquf. Paria, t" annte, n« 8, 27 aeplembre 1921, p. 5-6. 



391 ROGltrt DCS AHtMCAItnTES DB PAU8 

AuTtDO (J. Luoio de). Algttiu docununloi notw p*n a hiUoru </• raUttfMtlo p«r 

q.m6<ic.u. com urn pr«f.cio dfl - .Revi.ta do Instilulo hi.lorico • g«>g"- 

phico br.«leiro. Hio de Jinwro, t. LXXVIII, parte I. 1»»5 (J»l»), p. «85-32». 
B. ». A. /I ifumrto centtntrio dtUt prima circamatoiifmone del globo. U P»rota e 

il Libra. Milan. 1022, n> II. . 

B.iBi4»-VEa«T»« (J. F. L. de). HolUad-Americ: An hutarial tceouni of thipputg 

and otiier reUliont between HolUni uul North ilmerica. Amalerd.m, B. Hod- 

thakker, I9S2, 62p.,in-4*. 
BANcaorr (Hubert Howe). Uittory of Mexia, ; being a popaUr hitory of the •»«;«'■» 

people from the earUeil primitive eioiUtnlion to the pretent time. New York, The 

Bancron Co., 1914, in-12'. 
Ba»ata (Manuel). A jornadt de Fnneiteo CtUeirt 4e CuteUo Braaeo. Fundafio da 

cidade de BeUm, etludio crUico-hialorico. Nourelle iditioo BeWm do Part, Typ. 

d> lirraria Oillel, de Torres & Comp., 1916, 6b p. 
Babbaoilata {Hugo D.)^Pielun eh a el Surre . Kotet en marge de VhUloire d'Am4riqtte, 

RevM del' AmSriquelaline. Paris, t. Ill, 19*8, p. 257-260. 

— Bibtiografta bolieariUa. Cultura venezolana. Caracas, 5« taaie, n« 43, ooTcmbre 
1922, p. H3-I15. _ * ,. .-..., 

— Para U hittoria de Amtrica (ton una aemblanza del aotor por Francisco GabcU 
Caldkb6i<). 6ibUoteca latiao-americana. Paris, Buenos Aires, 1922, 192 p., in-8*, 
3 pesetas,. 

— HapoUonetT AmiriqueeapagnoU. Pari*, itISt. 

Bab»ei«o (R. p. Agustino F.). Kl doctor Franeiaco Hernindez y «ii oira « ife anO- 

quUalibtu Notae Hitpaniae ». Sociedad espaBola de antropologia, etnogralla y 

prehisloria, AcUs y Memorial. Madrid, t. I, 1922, Actas, p. 57-58, 
Bahhi!«a (Ismc J.). Quito eotonulTlSigli'XVIll, comienioa del aiglo XIX. Memorias 

de la Academia nacional de historia. Quito, t, I, 19 22, 165 p. 
Barrios t Toledo (Francisco de los). Obiapado de Santa MarU. Carla de don — , 

obitpo de Santa MarU, para donde $ati6 detde San Licar en ^ de nooiembre de 

ism, llegado en S de fehrero de 1553. Boletlo de historia y aniigaedades. Bogoli, 

II- ann«e, a' 160, d«cembre 1922, p. 201-206: 
Barbos Abaha (Diego). Don loet Miguel Carrera. Uncaptiulo para lu biografla. 

ReTisIa chilens de historia y geogratla. Santiago de Chile, t, XL, 1921, p. 209-226. 
Batres Jaubeoui (Antonio). La Amtrica central ante la Autoria. Guatemala, 1916. 
Baoche Alcade (Manuel et Joaquin). Une eengeance d'intargi. L'6cho du Meiique, 

Paris, I" ann^, n'TS, 27 seplembre 1921, p. t. 
Bayle (C). Cdlin'HalUnoJ Colin etpahol .' Ras6n y Fe. Madrld,a. I . XV , 1923, 

p. 158-173. 
Bavo (Giro). Examen de prdcerea americano* (loa liberladorea). Madrid, 1916. 
Belleoarde (Danl*s). La mcitU franfaite de Saint-Domingue k la aeilU de la Bieolu- 

tion. ReTue de I'Amirique latine. Paris, t. IV, 1923, p. 104-114. 
BeltrIn y R6ipid« (Ricardo). Coleccidn de laa memorial o relacionet que etcribieron 

lot Virreyei del Peri acerca del etlado en que dejaban laa cowu geoeralea del Reini. 

Tome I. Antecedenlei hitliricrti y bibliogrifieot. El memorial de D. Franeiaco de 

ToMo y laa relaciona del marquia de Salinaa, del marquit de Monleaclaraa y del 

principe de . Baqailache. Biblioteea de histori* hispano-americana. Madrid, 

Imprenta del isilo de hu«rfaoos del S. C de Jes&s, Juan Bravo, 3, 1921, 304 p., 

in-4*j 15 pesetas. 
— La poUlica etpahola en laa Jndiaa (redificacionea hiaUricaa). Raia espaltola. 

Madrid, juillet 1921. 



MBUOaiAFHIK AMtalCMUTC 9<''> 

Bn-TiUii r Rteisi (Bicrdo). Ctnln-AmMet : mlaeUtt hiiUrUt. Marcurio. Htrcs- 

loaa, Kplembn iMI. 
BvtiiTuin (Diego Jorf). Dm Jatt Uigml Ctrnn. IWtuU ohilen* da UalorU y g«»- 

grada. SantuRo da Chile, t. XL, 1921 , p. !M-3tt. 
BiHATiim(Joa« Maria). Aeiaeiiiii jiuhtct eieorami dm —tbtde /a circa/ </« Jhn- 

tlou. RerisUdiileDa da hialoria y geogratta. Santiago de Cliile, t. XL, tm,p. il6- 

123. 
BaaTACcHi ((k>aimo). Ma^allaiiica. L'UniTerao.s Plorenea, *• aim*e, l«S, p. 107-H*. 
BaRTLiHO (Hana). Ettttdio loire tl palo de U CordUUn dt lot Aada tftclutdo for 

SAnMtrttneaian. Santiago de Cliile, 1917. 
BaTiuquji. (Cloris). LinAaj gerMtt rfa eaotuffe do dirtUo bruilein. ReTiata do Ina- 

lituto hiaiorico e geographico braaileirp. Bio de Janeiro, t. LXXVI, parte II, IM3 

(19UJ, p. »*2-5ri6. 
Biioiu (Jdi« Juan). Sobn'l* findaeiiH de Montnideo. ReriaU hiaWcica, pi«I>Iica- 

ci4ii del Arehiro y Muaeo hialArieo naeiosal. Monlerideo, I. X, b» S», janvier- 

mara 1928. ■ " *— 

Blahco (RantAn Alfonio). Ctinptllt de Ttrgui (««M). Callora Teneiolana. Caraeaa, 

S< anate, n* 41, aeptembre 1922i p. 213-220. 
BL.Ai<ca^FoHaoNA (R.). El eohjauUdor eiptllel del $iglo XVl.Biukyo de iitlerpreU^ 
' ci6n. Madrid, EdilorUI Mundo UUno, 1922, irSM p., in-S', • pcMtaa. 
— iVo<aa a laa « CerUt de Botletr ». 3 vol. : t. I, Paria, 1913 ; t. II, Madrid, 1921 ; 

i. Ill, Madrid, 1922. 
Buimuai V DaujADO Aouiiera (Anionib). F«b»anoo oa M AOALLAiiaa : DtKripcUitde 

Ua coital ieade Buen* Btpennia k Legquiot; — Gwia dc MaraA^ : Aewabrimianto 

del etirecha dt MegtlUnet ; — AmAniho • : Detcr^Un de pup del Jmpin, f\Mi- 

cadoa por acuerde de la JunU directlTa de la Re al Sodedad geogrifica, por a« 

Bibllotecario perp^Uio — . Madrid, 1921, 221 p., ia-t*'. ° 

BoleHnee dtl ejitcito liberUdorde VeMtaeU,^8l3-t8U. BoleUn de la Academla 

naclonal de la hiatoria. Caraeaa, II* annie, n» 19, " aTril 1922, p. 70^093. ^, 
Boklinet del tjinUa liberledar de Oriente, 1813-ISlt. B6|aUn de ''la Andemia 

oacional dela historia. Caraeaa, 11* annte, n* 19, 7 arril 1922, p. 753-768. 
Boletinet del ejircUo «• de Oriente, I8H. BoleUn de la Aeademia oacional dela hia- 

toria. Caraeaa, ll< annie, n* 19, 7 avril 1922, p. 7t8-771. 
BolItar. CerUt de — , l8ii-l8iS-l8iT. Notaa de R. BliANCO-FoiiaoHA. Biblioteca 

Ayicucho, t. LXII. Madrid, Editorial America, 1922, Ti-SlO p., in-4>. 
BoUeerel Home. Rerae de TAmMque latine. Paris, t. IV, 1923^ p. 384-365. 
Boltaar y el Papa. Ceft* el Sumo Ponltfiee. Repertorio bistArico. Hedelllu, 2* ann<e, 

n" 18-17, aoM 1919, p. 701-702. 
BoniLLA (Manuel C). Epopey* de U liberUd, ISSO-lSH. RemiaiteencUt hUtiricei 

de U IndtpendencU del Peri, I. I : Sefiembre a dkiembre de ASM. Biblibleea ^ 

patria, t. 1. Lima.-lmpranta americana, 1931, 381 p., in-8*, 
BoROSs DO Canto (Joa4) at SAHToa Paaaoao (Manoel dop). Rrle^lo dm teonleeimentoe 

mats noteveu da guerre promima pateedm na ehtrada e confoiala doe ule poeoa daa~ 

JfiiiSci orienltet do Rio Uruguay. RevisU do Inatilnto bialorioo e geographiao 

brasileiro. Rio de laneiro, t. LXXVII, 1914 (1915-1918), p. 51-67. 
BoMA (Juan de). Gaerra de lot Pijaot. BoleUn de hiatona y aatigOedhdaa. Bogoli, 

t. XIV, 1922, p. 113-115, 129-164. 
Borrador de un maitifietto de don Jott Miguel Carrera. Reriala chilam de hialoria y 

geograiU. Santiago de Chile, t. XL. 1921,^. 245-268. 



396 80CI«T« DM AUtWCANISTrt DE PA«I« 

BoucH.Krii.1.. (\. dcj. V^ coloni.»tear /lr.«c.. .11 XVII- •itefe. PUrreBo^turJ, 
BttuehenUle La Rcriie hebdomadaire. Paris, 23 aeplembre I92J, p. *7*-*r«. , 

BoumimauBt (J. B.). El UberUdor. Repertorlo hUMrico. Medellln, 4« Mode^ n"^ »-«, 
ao6t IMS, p. 608-613. • . o *. 

— Bl General Sanfanrfar. Repertorio hisMrico. Medelltn, 4- annie, n" »-«, aoflt 

1922, p. 613. 
B«A»D.»™«GM (C). fli« BruUienr*hrl,n dtr Jmhre H99 und «M0. ZeiUchrift de. 

deutaeben Vertina fBr Wisaennchaft und Kuoat in Slo Paolo, I. II, 1921, p. 73-83. 
BaBNA (Lui. de U}i>"Con<iauladoret y citiliiarforM da Afteijo. El Maestro. M«xico, 

■janvier-f^vr^er 1922. 
B11C1.11.0 (Enrique). EtludioB moHogrifico, del depuUmmto de Lmmbtyeqm. 

Chiclayo, Libreria e ImprenU de Dioniaio Mendoia, 1922, in-*' : Fascloolo I : Lulf 

Aayejut, 4t p. ; Fasc. II : 0/moa, 53 p. ; rase. Ill : JaVanca, 75 p. ^ 

""BuE!. (Rafael de). Conocimienloi ofaitogrifieai de tea prlmenu ntvegtnUe aspa/lofc., - 

eonferencia dada en San SebasUta con moUTO del IV centenario de la raelu al 

mundo per Joan ScbasUin del Cano. PublicacijMea^de U Sociedad de oceanograna 

de Guipiizcoa, aeptembre 1922, 38 p., in-8*. P=-'^ 
BuKNHAK DoKBAB (Louise). A ttudg of - moiurchktl » lendeiteiet in Ihe Uniltd SUlet, 

from I77S to 1801. Uoivereily of Illinois Studies in the social sciences. Urbana, 

t. X, 1922, p. 1-164. 
BuaTAMAirra (C^aar MonUro de). i«a dfbutM de (a chiliMMlion deni k temtotre de 

lUruguey. Bulletin de la Soci«t« de gtographie comnierciale du Ha»re, 

38«ann^, I921,p. 1-18. £ -^ 

BoTLia (John Wealey). Hulorie churcket in Mexico ; uiM some o/(A«ir kgend: Now 

Yorli, The Abindgon press, 1*15, in-8». 

— Hiitery of the methodUt epieeoptl ckanh in Mexico. New York, The methodist 
book Concern, 1918, in-12*. 

Cabkai. Tixo (Jorge), ^a ai^eneia de It iVoaiiinia RecopilteiAn. Boletl n del Inst ituto 
de investigacionea hiatAricas. Buenos Aires, 1" ano«e. n» S, aoiil 1»*4, p. 41-54 ; 
n» 5-6, n0T.-d«c. 1922, p. 169-171. 

Cadatid Risnapo (Tomis). Prcfcinc/ia. Bepfftorio hist6rieo. Medellio, 4« ann«e, 
n~ 5-8, ao6t 1922, p. 595-602. 

— Un lacerdoU pricer y ttbio. Repertorio hist6rico. Medellin, 3' annte, n- 1-2, 
noTembre 1919, p. 50.61. 

— La laza de Bolivar. Repertori^ histdrico. Medellin, 3' snn«e, n" 3-4, dieembre 1919, 
p. J35-138. 

— £1 irfeal de Eipeha en Amirict. Repertorio bisUtrico. Medellln, 4« ann«e, n" 9-12 
d^cembre 1922, p. 657-679. r 

Campbeli. Stdabt (Sir). Le Cenada el tempire. Bulletin de la &>cidU de gtegraphie 

de Quebec, t. XVII, 1923, p. 90-100. 
Ca>pos (Ruben M.I. Ligende de Chapullepec ; ion hieloire. L'Echo du Heiique. 

Paris, 1" annfe, n« 3, 15 avril 1921, p. 9-11. 
Canteb, hijo (Juan), La format-iAn del primer triamviralo. Boletin del Instituto de 

investigaciones hiaUSrlcaa. Buenos Aires, 1" annie, n' 1, jaillet 1922, p. 7-20. 

— La asamblea de abril de ISli. Boletln del Instituto de inTeatigaciones histiricaa. 
Buenos Aires, 1" ann«e. n» 2, ao(it 1922, p. 53-77. 

— .Valai sabre dot impmot. Boletln del Instituto de inrestigaciones hislAricas. 

Buenos Aires, i" nnn«e, n' 2, ao6H922, p. 84-87. 
-- Loiprimerot prrmpuettot del aiglo XIX, en el Rio dela PUIa[t80S-)8t I). Boletln 

del Instituto de investigaciones biBt6ricaa. Buenos Aires, t'*ann6e, 1922, p. 120-127. 



" • MBLIOaiAPHIE AMtMOUIwn 31 

Cu<n< hijo (Juin). Notu tobrt I* tdieiinprbwipt rf« b HUloriM dt U$ IndlM* y 
con^aitta </• Uimxo, por Upet dt Gimmn. BoleUn del losUtalo d« ioTMIigteio- 
nm htoMricH. Bueoo* AicM, i" tnate, IMI, p. l!8-i3I. 

Cafitau (Pierre). L'origine tor— dt Chrittopht Colomb. U Heroe habdonia^ite. 
Pari!, 30* •oBte, n> 41, 8 oetobre IMi, p. S37-U7. 

— Une ^ni^/m huloriqut. Chralophe Colomb Cent tl Frmnftit. Le Revue de 1* , 
Cone. Pane, 3* annte, o* 16, juillet-ao&t l«U, p. llt-IS. . . 

CA«Bb (Rbmulo D.). CaUn y it ratltlltno. N6aalma. Buenoe Airea, XVI« ano<a, 
n* 158, juin l»t2. 

— HUlorU dt U hatoriogroftt trgtiUinm. Lot hUtonignfot trmdilot y erUieot. 
Hnmanidadas. La Piala, t. IV, iM3, p. 07-114. 

CARBONaiL (Diego). Rtflaioiut hMinemt y eoimplot dt erWct. Rio de Jaoeiro. 
Typsgraphia do Aanuario do Bratil (Almanaii Laenmert), tf SS, 301 p. 

CAMiaiu (Jo«* Miguel). PUnptrtU ntoajautt dtChilt. RerUla diilena de hlstoria 
ygeograRa. SanUagodeCliile, t. XL, i»M, p. 178-183. . 

Cartaa dt don FiUm dt Abtg* a don Bemtrdino Rbitdni*. ReTiala ebileua do hiatoria 
y geografta. SabliagoTIo Chile, I. XLi, i**i, p. M-M. I ~ 

Cartet dt nriot penon^/tt at gtntnt Ctrrtn. ReriaU chilena de liiatoria ygeografla. 
SantUgo de CItile, t. XL, 1921, p. 183-208. 

Carlai mtditu dt D. JoU Manutt ntttrtpii. Repertorio hiatArieo. MedelUn, 3* annM, 
n" 34, dicembre i»l», p. «1-1S«. 

CuTiLLA SoUa (Manuel). Bltmmlot dt liUloria dt YaeaUn, M<ijda de YoeaUn, 
Tall. I. Pluma y Upii », 1»18, in-8«. 

CAano a AuiaiDA (Eduardo de). IiutaUrio dot documtnlbirttalaotaoBraiiitatlenUt— 
ho Animo dt marinha t uUramar (•utle]. Annaea da BiblioUwca naeiooai'do Rid 
de Janeiro, I. XXXIX (1917), t»31, p. l-«53. 

CAiia (Emllien). Coup ifgil aur CkitloifjtUa giograplUe dt CAmtriqatltUnt. Ani<- 
rique laline. Paria, 3< aonie, 1932, p. i4-<5. 

CnfTADo T ANCBonenA (Joa*). El tiajt dt Mtga l la n t t ; p tteedtn in y Miia«B«nciaa . 
Rerisla de geografia colonial y mercanlil. Madrid, I. XIX, 1923, p. 317-319. 

Ctnttntrio da Indtptndtneia do Bratil. Conlrifcuiflo da PrtftUurado Pittrito ftdt- 
rat. Rio do Janeiro, 1982, 5 Tol., in-fol. ; I. I : Atxliamtfto t eorotflo do Prineipt 
D. Ptdro, priinriro imptrador eontlUtliioiial do Bratil. « Fae-iimilti » doa docu- 
mtnlot do « Senadn da Lamara » do Bio dt Jantiro, 88 fol. ; k II : ileclaiiu(la e 
coro4;Ia dt D. Ptdro I. ••Fac-iimiltl • da torrtipondtntia rtetbida ptio » Staado 
da Camara » do Bio dt Janeiro : AdhttMo dat protineiaa do Norit, 199 fol. ; t. Ill : 
/4w(anu(lo • conttfto dt D. Ptdro I. « fM-aimilea » da eorixipondmcia rtetbida 
pulo n Senado da Camara » do Aio dt Janeiro : Actot do governo t adhtaMo dat 
pratinclat do Sut, 244 fol. ; I. IV : Accianufto t coro<;lo de B^Ptdro I. » Fae- 
zimHet » da corretpondtacia rtetbida pelo « Senado ■da Camara * do Bio di 
Jantiro : AdhetSo dat protinelai etnlraet, 118 fol. ; t. V : Auemblta contlUuinle t 
contlitui(»o do Imptrio. « Faofunilra » da eorretpondeneia ret^ida ptia « Senado 
da Camera >> do Aia dt Jantiro ; Adhetio daa proeineiai, 149 fol. 

Cenlepario do « Fi'ca » (8 de Janeiro df tStt). ConlribttifMo da.Cidade do Bio dt 
Jineiro. « Fae-timite » de documentot do ■« Stnado da Camara x do Bio dt Janeiro 
(Janeiro a agoito de tSSS) [dotttetBu do Arckivo do DiitrUo fkdtrti). Rio de 
Janeiro, 1922, 187 tol., in-fol. 

CaKTino (Fraociaco). Epitlotario de lot gtnfratet Ferri g Pai. Reviata de deiecho, 
bialoria y letraa. Buenoa Airea, t. LXXIll, aept. 1922. 



i '398 , lOCrtii DB mtMCWMTEi Ot-MKIS < 

CuHHLU {OitrlttLyon).'inltr-*Hurictn acfiiaintoiKc^.' a»w«ne»,Teiiii.^l" Aiiliod, 

IMS, t? Mitioa, i«17. 
CiupiuH\:Urlea 'fidwird). The fiandi/ig of tptnUh CmtiftrhU. }iew York, 1916. 
'CuBUn^.). Dtr deultche Vriprung da Nmmeiu AmtrUu. New York, Charlei 

puH^tion company, 1922, 200 p., I $90. 
CHOlfmAiiii (F. Xi«et>).,LM Unulintt <U (• LouuiMne (d'aprit Htiotse HuIm Cwut). 
, BMtAia de It S^citti de,g«ographie d« Qii4bec, t. XVI, 1922, p.'281-294. 
Ck'raloplu Catomb,' rhamnu ^i tutetU lottit aiu rmce.'L'ictio iu Meiique. Paria, 
' £• innte, n* 20, i" oclobre 1922ip.*!-S. 

Colteeiin de°3ocu'mtitl<ft iiftporUnlM reUUffi't U IftpiHtia dt Et S*lv*dor, ediUda 

ppr diaposicita dtiClfiniatetio de RelacioDea-eiteriorer a lDatrueci6n pibliea y 

bajo <u direecMn, coo et-fin de conlribuira la compiUeiAs de la bistoria del paii 

y de preseniar el bomenaje < del gobierno en el Centenario de la indepeodeiicia 

patria, el 15 de/^ptiembre'de 1921. Sta Salrador, Imprenta uciooal, 1921, 

", 2«4p., in-SV -■ _ V,^ 

QotxMn de puUiemeiom TtieUrictt de lM'BibtioUeadtl.Qongn$o (lyelUma -(Publi- 

' caii^n dirigidt porjdon Roberto Lkviluh)- GtthernMciin de Tueamini Pmpelm de 

goterntdoret em^el ejiip XVI, Ootamenlm,det Arthao de IndUt, II* parte. Madrid, 

(92U, 494 p. ; XiadifncUi de LMk, CorrtipoitdenaM de pretidenU y oidoret, DoeO' 

mental di Archkithde Indue, 4. I (prAlogo de J. de la Riu Aofiuio]. Madrid, 

ImprenU de Jiian.fueyo, 1922, uiiv-SSO p., ia-8*. 

Coixxina'de Qa^ R^cci (Raoul). Fer'mnd Colomb el let « Hillorie ». La ReTue de 

la CorM. Pari^i* annte, 1922, p. 78-80. 
ComTTANT (Oncar). Vne ptgint de U virfa de BoUctr. CunaraTenetolaaa. Oaracai, 
$• innie, 0*48, npTembrel922,° p. ll&.^2e. 
..Gopia del doeume^lp del nMcimienio de TUiribl. < Heperiorio bis^ricd. MedolUo, 
' 4<ad«te, I1-1-4, atrU192S,p. S26-S21. ■ . . • "" 

CoKDKnb Palaciob [O.]. ReeolueiAnde'octubrtyc*mpetUlibert*dorede i.8tO~iSi^'por 
, tTAiAecovri [Cemflo^Deetriige) . Kensla del GenteD de eatudioa hiatAricos y ^wgr4- 
' .flcoB de"Cuetioi,l. I,i921, p. 159-163. , . . " 4^ , ,,:■•■ 

--— Vide de AbSiAn Qelderin, Revi^te del Cestrode eatudioeliiatteicor y geogrtficos 
. deCue.nea, t. I,'|921, p. 19i-220.- \ 

CoRiiBA V,v^ArifiKr\6e% EhtAyo dk hatortA cahniet; don BeUmtar de Arvida. Aaalea 
de la Acidemia d^flsoloiia y letraa. Bueqoe Aires, t. Ih, 1914. 
> CouBaXo(JBiqie); A<expedi^Uo-de Pedro .4ft«re« (Ubnt es* femilU dck MMrehioni. 
■. Seara iW(Ta;'ii» 8^ 15 Myrier 1922. ','■.', ■ . . : 

' — .'A eatpedi^ de'' Pedro Alveret Cebrmt e 6 'deteobrimenio do Breiil. Usbonne, 
1928, 32B p. ' ' . . ' 

Cpsio (Jos^ Gebriei)^ B} ,dreme Olleatmy, Revista uiiiTeraitarta-. Guzco,' 5* aaa6e» 
19i«, u" 15, p. 2-l«. ;' - ■ -' 

' — Ktlnce '^GarciUto de U Vega.^ReViatB^bDiVersitaria.' Quaco, 5* annte^ 1916, n* 15, 
'. >■' 29-36,' • ' ■ -, . ', ',: 

■ — £t Cuxco- prehupAnko i coloniml (Conlribaeidn' M am hielarie] [Prdlogo del Doc- 
^tor doD Fortunato C Hb^rbiu, coq ud ap^ndioe aobre U Vide i eottumbree de lot 
'iialar«fer,'<par Pablo«Joa» OmcAbi !1790)j. Cinco, Imp. <• El Trabajo >. 1918, . 
Ti.;9« p., uii4?., • , 

-^ ApQntea part U'fiiftoriM del Catco. Re?ista uaireniiUria. Cuico,'7* aonte, 1918, 
1,-. 0"»4.25,-p. »^73.- ..', . 

— Una'eat^pana hitUriem. La Maria' Angola, RelrisU uaiTerftitaria. Cjuco, 9« aoatei 
1920, 4«3'S,.p, 49-56.; 



iiBuooiApaiE AniMCAinsn 399 

Canpo TouL (Remigio). Eiteomiendtt dt C'umc*, <igr/o XVI. ReTitta del Ceniro de 
ntudlos bUMricos j geogrifioM de Cueuca, I. It, I9J1, p. tS-^. 

CuiTAS (Blariano). CtrUa y oirof docummUa de Hernin CorUf, notb inunwiXe detcu- 
burlM en el Arehao geiuret de Indiu. Sirille, Tip. de F. Dtai de LeAn y C*, 1*15, 

— HitlorU de U IgletU en Mtxieo. Tlalpam, D. F., Imprenta del isilo « Petncio 
Sam n; 1.1,11)21,4*3 p., in-^ : l>l>ro preliminar : Estedo delpmUde Anehaec 

■ mntet de tu evengeliiteUii! libro primero : Ortgenet de la IgleeU en Nueae Etptlit, 
1Sti-l5i8 ; I. 11, ttiS, !>28 p., in-4> : libro 1 : Contolidteitn y ectieidtdet de let 
iiulilacionet fandmdormi, t54t-fS7i ; libro S : Lot elemenloe regentdoret, /S72- 
ISOO ; libro 3 : Prutot etpeeitlee de U IgletU en el tigh XVI. 

CimiuRoaAMa Graham |R. B.). Le eonqatte de It Noaiielle-Grenede (traduction par 
G. jBAN-AuaRT). Revue de I'Amirique latine. Paria, t. Ill, 1922, p. S8»-»)3. 

Uabt (Henry Plauefa^). Polilict in LouitUna in <7Z4. The Louiaiana hittorieal Quar- 
terly. Ne* Orleaoa.t. V, 1»2«, p. 248-31S. 

DitvALosT LIM6M. LeprUneracenlurit. CaaM< geogrtfleme, poUlieu y teanimku 
que hen delenidoel progreto monl y mMterUl del Pert en et primer tigh de n 
vide independiente, t. I. Liini, Libreria e Imprenta Gil, OM, UO p., in-4*.- 

DAtiu (Vicente). A pr6ii6$Uo de una carU de^Jaen Vieenle Goniilez nbre dtnAndrti 
Bella. Callora TeneioUna. Cancaa, t. XIV, il»J2; p. 278-S80: C~ ; 

— Im eomunerM deUeridt. Culture veneiolina. Caracas, t. XIV, lt22, p. 281-2M; 
t. XV^ tW2, p. 78-85, 30t-310 ; t. X VI, 192 1, p. IM-iU. 

'— Priceret grenedinot. Comandanle JoequinTorret. Roletin.de biatoria y aatigQe- 

dades. Rogoli, 14* aiin<e, n' 160, dicembre 1922, p. 247. 
Dilviu Gabibi (J. Ignacio). flocomcntoi MdUoiy may raroi, que pueden eertir pmrt 
' U hitlorim de U perroqiiU de OcolUn. Guadalajara, Tip. y Lit. Lorcto y Ancira 
Co., 'tSIS, in-16». 

— eipefuc/lo cacJcai^odeCocolian. Guadalajara, Imp., Lit. y Enc. J. H. IgulBir, 
1918, in-8». ' - \ 

— Le perraquia de OeotlAn, eatudio preaentado a la Academia mezicana de la 
bisloria. Guadalajara, Tip. y LiU de J. M. Ig<liniz, 1918, ij|-8«. 

DasTBuoa (Camilo). CueeMn hiiUriee ; la er.lrevitlei de Boltx»r y Sen llerUn en Guaya- 
quil. Guayaquil, 1918. r 

— Biogrefle del Genera/ don i*n de Febree Cordero, prieer di la indepen drnr i a de 
^ Guayaquil y benemirito de^la emancipaeiAn amerieana. Guayaquil, Imprenta 

municipal, 1920, in-8». » ' 

— Dolia Manuela Saeni. Culture renewlana. Cancaa, t. XV, 1922, p. 42-58. 
Oieeionario hiatorico, geographieo e ethnographieo do Braail {eommemorativo do 

primelro eenlenario da Independencia). Intmdueflfi' geral. Inatitulo bistorico e 
geographieo bnaileiro. Rio de Janeiro, Imprenea naeional, 1922, 2 toI., t. I, 
TI11-H91 p. ; t. 11, 748 p., in-4''. ' 
Doeamenlnt bolivianot. ArcbiTohislorial. Maniialea, n* 38, dieembre 1921, p. 321-325. - 
DocumentoaintdUoa relntionadoeeon loatueeeo^delCuxeo deloi alioade 181 it 181 4^ 
en forma de Intimonio aaWnlico, de laa piezat que tirtieron para juttifiear la 
relaeiAn hech* ante la Cordna de BapalU for el Hegenle de la Audiencia de Lima 
don Manuel Pardo. Rerista universitaria. Cuico, 3' annte, '1914, o* 10, 48 p. 
Documental para a Aijloria do Braail e etpecialneiMi a do Ceara. CoUecfio Studart. 
ForUleia, Aaaii Beiem, 1921, 238 p. . 

~ Doeumenlot y relaeionee tobre la accidnde armat del 21 de abril de 18SSt eontribuci6n 



iOO toatrt on AtrtaicAHiSTn if run " . 

« uo Centonario par U Sociedid d« Mtudin bht4rieot « Pidre VeU«o ». Quito, 

Tip. de la Prenaa calAliea, IMI. 
Eldmiwi (Zoelh Skinner). Hatory ofCmUfomI*. San Franciaeo, 19l»i S »ol. 
[Encinai (Diego de)]. Libra [#•, «•, S; y *•] it prmi$imu$, eedaUi, fpUaloM dt 

ordenan;a<, ini truceionn y cartaf, libndmM y deMpthmJu en difefinlt$-titmpo$ par 
■ tut MtgaUdit lot SeHom Heya aUUcot don Fernando y doiia yiaiefc^-Bolelln 

del Institute de inrestigacionea hiet6ricaa. Buenos Airea, i" annte, n» I, juillet IMS, 

p. 26-30; n» 2, aoAt 1922, p. 81-M; n- 3-4, lepl.-oct. I»82, p. 1»S-U»; n" i-«, 

nov.-dte. 1922, p. 18S-201 ; n" 7-8, mara-avril 1923, p. 244-255. 
eKoiELHAHOT (Charles Anlhon);). The miuioM *nd mittienarim of CtlifomU. San 

Pmncisco, 1908-1915, 4 »ol. . ' 

EmiiiDMi (Crescente). HUlorU de Chile ; Bojtgji^to deMendou, < 557-<M» . Santiago, 

1914. ' ■■r—-.-'''— — ='.---~..-. .... . _ . .., ,-. ^. ,„,..„_,.,....^ :..., ^ 

-^ UUtorit d» CHUe ; DannU lotgobiernot de Garcia Htm6n, Merto dm U Faenlry 
' jMreqaemedm. Santiago, 1914, 2 toI. 
— Hi.teriadeCAifc;fraiic«<»deV«fayri,*Se<-<4«3. Santiago, 1915. 
EseBAOHOLU DoniA (Luii GasUo d") . A lignifiafgo dm obn de Anehitlm na kUlarIt 
do Brail. ReTista do Institttto hiatorico e geograpbieo braaileiro. flio de Janeiro, 
I. LXXVI, parte I, 1913 (1915), p. 589-605. 
"• — Un coop d'mil lur Fhiiloirt da BrHU. ReTista do Institute hiatorico e geographieo ' 
braaileiro. Rio de Janeiro, t. LXXVI, parte 1, 1913 (1915), p. «07-«32.- 



EscuoRoi-Le Taukat (Affonao d"). Frei Gasparifa Ifadre deDeut. RenaU dojnatituto 
hiatorico e geograpbieo bnaileiro. Bio de Janeiro, t LXXVII, 1914(1915-1916), 
p. 4 1 9- 495; 



EsQoiTBL OBBaoAii (Toribio). I'nfiaencia de BeptKt y lof BtUdoe Vnidot wire Jfteico ; 
cRMyoa de sociologlt Aiipano-american*. Madrid, Caa^« di t . C a llej a, Imp . M a rll n 
de los Heros, 1918, in-12*. 

EarfvAsn (NicoUs). Retumen de hittoria de Amtricm. N"" Mition. Paria, 1915. 

Etanb (Charles). 0*tkt of tllegimnee in eotoniti New England. Proceedings of the 
american antiquarian Society. Worcester, new series, I. XXXI, 1921 (1922), 
p. 377-438. 

ExpedienU en que Mateo Bodrlgaet, fcino de Tenerife, tolicila de Su M^feetad que 
eonfirme la donaeidn que It hito at Gobernador de Cartagena dt la poteMn dt la 
barraiicat laguna y eUnaga^ que detcubriA para entrar en tt rio^Grandt dt la 
Magdalene ein log rietgot y peligrot que antet >e experimentaban. B oletin do hialoria 
y auUgiiedades. BogoU, t. XIII, 1920-1921, p. 382-391. 

Eiouaasui) (Aleiandre Olirier). The buccaneers of America. New York, 1914. 

ETuouinns (Bernardino). Laa miaionmdel Cerro de la Sal: InformaiUK dada anUel 
general Dn. Alonnde la Cueea Atewia, Corregidot y Juttieia mayor de la Pnnincia 
de Tarma y Chinehaytoeha y >u juritdiccUn, por an Magetlad, a pedimenlo del 
M. fl. P. Predicador Fray Rodrigo Vaiatil del orden del Senor San Franeiaeo, 
tabre inquirir el mejor eamino que u I'upiere para la entrada al Cerro de la Sal 
y monuna de lot Ande$,.ante Jotepkdf Raxaa, eicribano de ill Magattd. ReriaU 
del Archive nacional del PerA. Lima, t. It, 1921, p. 391-410. 

• F. R. La'parl de la France dant la formation de tAmtrique. FrancttsCuta-Unia. Paria, 

4* inofe, 1922, p. 277-278. 
Fabo (Fray Pedro). Hittoria general de la Orden de Agiutiaoa Keeoletot. Hadrid, t. V, 
ImprenU del iailo de hnirbnos del S. C. de JesOa , 1918, inii-530 p. ;'t. VI, 
Imprenta de Gabriel L«pei del Haro, i919,'458 p., in-4*. 
Faienda ^ioai Vieira). Aniiqualhat t memorial do Rio de Janeiro. Reriata do Inatitnto 
historico e geographieo braaileiro. Rio de Janeiro, t. LXXXVI, 1919(1921),p. 5-463. 



/bibi 



/bIBUUGRAPRIB AMtelCAMSTE 101 

Fsatift GoRDUio (Luis). La/SuniUa de SMnttnder. Boletio de faislorii y aatigQedadet. 

BogoU, L XIII. 1990-1921, p. U9-4S4. 
— Lm frne MtribaSd* a CarUnlV, RtetifieaciAn hi$t6rie*.Cu\iuTm veDeiolaoa. Caracas, 

i* aaato, o* 41, septembn 1932, p.' 23S-840. 
FauA T Gnus (Guillermo). L» .imprenU federal dt Wi//iam P. Gruwold y John 

SAarptf, 48f8-fS20.htvi%U Ghtleoade hiatoria y. geograna. Santiago de Chile, 

i XL, 193:1, p. 404-457 ; t. XLI, 1M2, p. 145-173. 
FutNlHpn DBL Castillo (P.). Doeuthento* par* U hUlorU de CotU Rie*. HeTista 

de CosURica. .Saa Jo8«, t. ill, 1921-1933, p. 351-360. 
FaaiiAMOBi Gu^npu (Bicardo). Ifn gentUhomme piraU^ Revue de rAra^rique^fUn^^ 

Paria,t. IV^*9f3, p. 151-158. ^ 

FiouBiRBDO (Bljndio de). Um erro am hUtorU do Bratil. Reviata do Instituto historioo 
■ ' e - g eo g y at ^lfe^ faraaileiF Ot Rio d e J a nwro^- 1. LXXXVH ^ 1^20 ' (^933 l ) , ' p ; 81-5 «830^^ 
Flbiuss (Max). HUtoria adminUlralitm do Braait. Rio de Janeiro, Impreosa 

nacioiiai, 1923, ii-358 p., .in-8* (Sepa.^ta do Diecionario A^forico, geogr§^hi^o « 

ethnographieo do Bra»U). . ■ ./ ' f ' 

pLKiuss (Max) et MaoaluAbs (Basilio de). Qaadroa de hUtoria p^tria (para^^ uso daa 

esoolas). !i* Mition. Rio de Janeiro, Imprensa nacional, 1919, xiv-l$4 p.,. inrS*. 
Folwbll (William Waits). A hUtory.of lUin'neaota. Saint Paul, The Hinneaota- 

historical Society, 1. 1. 1921, xix-533 p. 



FoNSBCA (Quirino da). A arquiteclura naoat na epoca de Fernio de MagalhSea. • 
ConrerencU feiU na AaaociacSo dos arqueologos Portugueses em 22 de maio de 
1921, na sesaKo comemorativa do' i" centenario da expedi^io do Fem&o de 
Magalhaes. Liabonne, 1923, 34 p., in-4*. , ^__,. 

FragmeiUo dean diarh eaerito por Carrera^ que egmprende desde el f^ de _ 
Julio haeta el 23 deagoeto de I8f9. Revista chilena de bisttfria y geograna. San- 
Uago de Chile, t. XL, 1921, p. 241-3U. 

Fbancia (Felipe). Orlgene* del Gran MarUcal de ^yaeircAo.^^letln de la Dibliotec* 
nacional del Ecuador. Quito, n" hors s^rie, 24 mai 1922, p. 1-19. 

Frased (George C.}* El vado de lot Padree; the ttory of the old Vie ford of the 
Colorado river, ero*$ed in 1776 by the apaniih father*, Eeeaiante and Dominguez^ 
and nearly a century later by the mormon pioneer, Hamblin ; long a route of 
marauding Indiana. Natural history. J^em York, t. XXIll, 1933, p. 344-357, 

Fbaidbvaux (Henri). Evolution dee id4et de Chrtaiophe Colomb tur lea terree dicou- 
terte»par tui en 149$. U G^graphie. Paris, t. XXXVIII, 1922, p, 447-452^ 



Fugger-Zeitungen. Ungedruckte Briefe an da* Hau* Fugger aua den Jahren 

l5tfA-f70S=(herausgegeben too Victor Klarwill). Vienne, Leipzig, Munich, Rikola 

Verlsg, 1923, xxvtii-294 p., in-S*. 
FuRT (Jorge H.). Un eAdiee de L* Argentina, de Buy Dims de GuzmAn. Boletfn 

del Instituto de investi^ciones bist^ricas. Ruenos Aires, 1** annde, h"* 5-6, nov.- 

dfe..l933, p. 180-182. 
Gabbibl (Ralph Henry). The evolution .of Long hland. A ttory of land and sea. Yale 

historical Publications. Miscellany IX.'New Haven, Yale University pl^sa; Londres, 
Oxford University press, Humphrey Milford, 1921, 19(> p., in-8*. 
Gachot (Edoaard). Burnot Aires ef MoRfevw/eo en 9806 {doeamenl* inidit*). Revue 

de rAm^rique latine. Paris, 3« ann^e, t. V, 1923, p. 101-117. 
GALRRKATn fC. R.)< Tht expedition ofCeloron, Ohio archaeological and hiatorical 

Quarterly. Columbus, octobre 1920,' p. 331-334. 
. Galoamis (Lots). Baladio de U hiaioria de CAiTe. 3* Edition. SaaUago, 19l4. 

Soeiiti daa Amirieaniet** da Paria. M 



402 SO<l|£r^ I>ES AMMtMAMS»S DE PARIS 

tuifr ((.ifoi^fj UinUntc i ill'* Iff oltl QmiiL'i lt«'viiH>il and eiil.tiged. Quebec, The 
leh'^TB^tli pi lilting ( oinjiaii}, ^9i^, Ut |i 

(lAMio ^M Miiicl Ld pohtatitui tli'l I illi lit' rcotihuarAn , el mei/io,en que Me ha deta^ 
1 1 ollaiio, fu I'rotut um < inu t y j«m / if . intt titiraM />.ir.i procnrar »u inejor»mteniof 
|Hir la l>ueccioiul<> \i)lio|>ol<>g'i i, si* ni)u I)ircilor Jt* Ian iiivesligaLione^ — Mexico, 
hiiCLLioii ill ttillei(>s ^rnificMts, t*tli. 111 l" t I, vol I Li poblm lAn prehttpintca^ 
( ii-tfij \%i p ; I i, vol i La itobiacwn mlonial, p 3Gt<778 -j- xii p. , t. II . La 
jnililmon iimlrmpoi,iHea, <>70-xxx p 

— KjTpofition of Teotilttiicm T\w \xloc (lall Mevicu, I II, n" 17, mai 1021, p JM- 

(i4'v«<MiN\ > JiJoN W diM ihujeiii* de It Minjiwsi ilc i^landaf etpota tlel (iran 
Maiui il tie ii/Hiitho Itolelm tU' la Hitilioluct iiaciortal dri Kcua<lor. Quito, 
ii< liiHSMiif, 2i mil l*)i>, p 20-J4 

/*/ lurminln iii^jtat th J-njnno»i. Ilolcliii tie l.i Vcadomia iiacional dc histona 
QiiiUi. I. V, Vt*2, p r.« tt>l 

— iVo/aj hinhfriciiti. Holetl u di' lii Aciulcnii.i iincioiml dc liisloria. Quito, t. V , <9 3a, , 

p. ;nu-;i8K 

— hocumontos rcferentos « /a h:>l:ilh ilf Ibarra, con h narracidtt hhtt'triea de la 
rumpaii.! tie Pnslu. (Jiiito, Tiillcrt's rip(>};rufu-us iiacionalcH, 402lt, xxi-87 p., ih-8». 

- Lo^ .iinorfs de Sucre. Itolfliiidu l:i UiUlioli>c:) luicioiiul del Eci^ailor. Quito, ti'hara 

SL'iic, Si miii 1922, p. 2j-:»(i. *' 

IIamza (It. P. Fr. Mail-clino). .\titnn;/r:ifia tie las mmiine$ vivas de Affiigtinoti 

lifvolelus [Cantletarios) en tlotomhi.i, .«<//» .V17/-.V.V. Bogo la, Imprenta de San 

nemardo, I. 111. H>2!, iii-S". 
(JAiiAV (Bias . /i/ coMiMHwrno tie In* mhitmex. La Conipafiit de Jetiis en el Paraguay 

{\wMogo dt' Xilvano M<>s<>ui:iiia). Asuncion, Lil>reria l.a Mundial, 1931, 118 p., 

in-l2». ■ --. ..^ 

(■AitcKii ReJAiiANO (Jos^ MiirliO. La I'alsdta-de liombomi. Boletin de liistoria y aiiii- 

(jiieda.lcs. Hoj^'ola, t. XIV, l'.»22-ltl2.J, p. :i8-«l. " 
tiAKciA [IkMiielrio S.). E»pann en Mcxtt-o. Mexico, 1920. 
(.iAii.JA (Ck-njiro). /Jo/1 Jtian de Pnhfox tj Menthza, ohUpo de Pueblm y 0*ma, viti- 

l,nlor If rirrei/ tie la \ueoa /Cxpnfi.i. Mexico, Libr. Bouret, 1918, in-8*. 

— Murrhnt. Atuilrx del Miinpu iKicionnI de arqiicologfa,)iistoria y elnogfrafla. Mexico, 
\- M-rie, t. I, l'.»22, p. |y:i-llW. * 

liAiiciA iJiilin (U'siir),' Maria al /rarAf de nuesira histaria. Rcpertorio hialurico. 

Mr.it'liiii, i- nniHv, 11." n.-IT, aoiU 1919, p, 703-716. 

— Ituti^ir.t. Ri'p.'il«irio historiro. Medellin, 2* annde, n» 18, oclobre 1919, p. 763- 

~06. ^^ . 

(iAiuri ^ Lriel J.j. Lq Sctiidaii de loa Incnt ; e$lmlin» an/ueologieo*. Cuzco, LibreHa e 

impienl.-i 11. G. Itu/as, 1922, ix-257 p., iii-V*. ''i d 
(Ivitri* Ci HAS . Aiiloiito), Le Mrxit/ue intl^pendanf. l/^ciio du M£xii|uti. Paris, 

i'^innre. ii" S. riT scptoiulnv 1921, p. 7-11. 
(iMniA li<ii>i>v JVil.). Ln literahir.i (lomiftican.i. Hrvue'lirspaniqiie. Now York, Paris, 

I. XXWII. \'.*U\. p. 6I-M»j. 

— liiiiliis ■lniiiiii'n-:mim. .Iitw Si'n'icz -/>• Cit-ereg. CiiUiii'ii veiiezulaiiii. Curaciis. t. XIV, 

(.M...A H..M-.II. ^Crsiii. /.,, /,,,/.-,//;, .Ir .l,/:„-,/fhn. H tie tlui,;,ihre d,- ISH.WoXcim do 
luHloii;. > iMili-iiedii'li-... lio;;..!;,. I. \II|. |'.i:Hl-iy2l, ,,. .C.M-WHt. 

Gaii. I i SvM. ,.ln :NifnI-.S . HI .trflnr: .{.■.' M.iri^r.il ./,- A,f.„Ufhn. Huletill (If llistoriu 
V ..Hilt;iM !:Mif-. It,.-..|ii. 1. \i\ . Iy;;-.'-l't..M. p. Il-m. . ,, 



BIBLIOORAPHIB AMArICANISTE 103 

Gahnbau (Frailfois Xavier). Hintoin tlu Canndm. 5'Milioii, revue, snnoU^e et publi<^c, 
■vec une latroduction et den appendiceH, par soa petit-Alt Hector Gabnbav. Paris, 
Fdlii Mean, 1920, t. II, xif.748 p. 

Gn(Juaa W.). HiitorU de laprovinvia de S%n Lu'a. Buenos Aires, 1916, 2 vol. 

Gi^BriCB (^Iberto A). £/ C'u=co : iVeca del iuritmo de UAmirteudel Sur. Revista 
universitaria. Cuxco, 10* annto, 1921, n« 35, p. 3-17. -''^ 

Gil Fouhtoul (J.). La eon*tiluei6n 6oltviana. Cultnra venesolana. Caracas, t. XIII, 
1922, p. 24-29. 

GoiNAGA (Jos4 Manuel). Lm entrevi§U de Guayaquil. Reperlorio hist^rico. Medellfn, 
3* ano^e, n«* 1-2, novembre 1919, p. 17*30; u" 3-(, dtScembre 1919, p. 123-134. 

Golden {F.A.).Bering'» voyage*: an aeeoanl of the effitrtM of the Hu$$Una to determine > 
the relation of Ania and America ii. I: The logbook* and official ^ report* 
of the firtt and tecoiul e^peditiona^ tlta-llZO and y7d3-/74i, with a chart 
of the second voyage, by Captain E. P. Bbrtholp.\ Publications of the Ameri- 
Mn);^raphiciilSocii^ty,tt6k<^r4ihsfei>^B, ft*l;NfeW^^^^ x-^71 p. i 

Gomb?isobo (Josd L.}. -Reeolueidn de mayo. Revist^ hisktrica, publJcacidn-d^^rchivo^ 
y MuMo htst4rico.nacional,-ftloateTideo, t. X^ n« 28, janvier-mars 1922. 

GdMBz Bariiibntos (E.). Blaaonea de MedelUn. Reperlorio histdrico. MedelUn, 2* 
ann^, n*« 14-15, juin 1919, p. 583-585. 

— Brevet eon*ideracioneB iobrela Naeva Granada, detpuH de Boyaca. Rcperturio hist<>- 
Vico. MedelUn, 3* annde, n«* 16-17, aofit 1019, p. 683-700. 

— En tlcenlenario de Zea. Reperlorio hist^rico. MedelUn, 4*ann£e, n*»» 9-12, d^cembre 
1922, p. 770-773. 



G6mbi db Orqzco (Fed^rico). El desierto de lot Leoneg. Anales del Museo nacional de 

arqueol<^fa, hisloria y elnologia. Mexico, 4" serie, (. 1, 1922, p. 280-292. 
— La fmpreaa de don Hernando Cortia, Ethnos. Mexico, 2° s^rie, I. I, n* 1, nov, 

1922-Janvier 1923, p. 78-81. — 

GohzAlcs (Bloy G.). .La» enaenadaa de la hiatoria. CuUura venezolona. Caracas, 

5« ann^. n- 43, novembre 1923, p. 161-165. " : ; 

GoNtiLBi (Luis FeUpe). Hiatoria de la iaftaeneia extranjera en el detenvoloimienlo 

edutaeianal y eienttfieo de Coata Rica, San Joa6, 1921, ih-S**. 
Go.<(ziLBS ObumAn (Luis). Cuauhtemoc. Rio de Janerio, Grande Uvraria edUora 

Leila Ribeiro, 1922. 
GomiLsz Piwa (M. A.). Laa vtctimaa de Simaiio, drama hiatdrico aohre loa primeroa 
, aeanleeimientoa realizadoa en la Beal Audieneia yPreaideneta de Qui/o, en favOrde 

la emancipaeiAn de Amiriea. Quito, Impreota de Herder y Cia, Friburgo de Bris- 

gpvia, f923, ix-149 p. 
Grauani (Paul), Chrialophe Colomb ettaCoru. La Revue de to Corsei-Pari s, 3*ann *e , 

1922, p. 40-49, 71-77. 
GrbmAn (P.). Nolieia de un teaaro de afchivo ; un ilbttm Ulerario. Bolelin del Iqstituto 
' (le ioveatifraciones hist6ricas. Buenos Aires, i'* annte, 1922, p. llti-120. 
-r- Una ea/ioM eoleeeidn de 960 cartaa de Belg^ano, Bolelin del Instituto de inv^s- 

tigacionea hislAncas. Buenos ^ires, l** ano6e, n** 5-6, nov. - dte. 1922, p. 

172-180. ^; ■;*■■■.-■■ 

Grillo (Max), HolguIn y Caro (Hefnaado) et PCrbz (Carlos M.). ManiaerUoa de 
Jiminez de Quetada. BoleUn de hiatoria y anligOedades. Bogota. 14* ann^, n* 160, 
dteembre 11^12, p.-210-212. 

Gkouchv (Hariacal). Proyeetopara la orj^Auacitin de la guerra en Sud-Am4riea y 
su propueata para venir a Chile. Revista ebilena de historiit y geografla. San- 
tiago de Chile, t. XL, 1921, p. 227-232. 



404 ■ SOCItTt DBS AHtHICAKISTEl DR Mllll 

UnouLi (Lionel): Lt nauunet ifune rare. Coiifirences prononc<a k VVuimnitt 
Uval', MonMtl, i9l8-l91«. ModMiI, Bibliolbique de rAction fnn«<iM, l«i», 
3S4 p. 

— Lendtmtiiu Je eonquttt. Coura d'hUtoira du Canada k rUnireniM da Montreal, 
i>l9-l9i0. MoDti^al, Bibliolhique dc rAction fran^aiaa, I9i0, 135 p. 

— Vm rtmincipttion {I" piriode). Coura d'bialoire du Canada k rUniraraiU de 
Hontrial, 1930-21. Montreal, Biblialh^ue de I'AcUon francajae, i9St, 308 p. 

GupDO Lavalie (Ricardo). Bl general don Tomit Guido y el puo de tot Andee. La 

PlaU, I9t7. 
GutLAlNK (Louis). Un tiicle d'hutoire politique. Revue de I'Ain^rique latine. Paria, 

t. (11, 192:, p. 15-30. 
UuiKASSi UoBAN (Alfredo). General Trinidad tlortn, 4 196 a IHSi. Ettttdtit hiatiricol 

y biogrifico*. Arequipa, t. I, 1918. 
Gutierrez (Rufuio). Monograflai. Bibliotrca de bisloria nacionalt t. XXVlll et XXX. 

BogoU, Imprenta nacional, 1. 1, 192U, i.»viii-USp.; t. II, 1921, Tii-31S p. 
IIapkbmbvbb (J. B.). eoinnureto bratileiro na aeganda metade do tecalo 1H. Reviata 

trimensal do Inatituto do Cearii. Fortaleia-Ceari, I. XXXV, 1922, p. 33t-34S. 
Hahh (Ed). Geitlige Einmrkungen der Enldeckung Amerikat anf Buropa.- Feal- 

tichrift Eduard Seler, dargebracht zum 70. Geburtstag Von Preundeq, ScbQlern 

und Verehrern, herausgegeben von WalterXaHMANN. Stuttgart, VerlagTon Strec* ' 

ker und SchrSder, 1922, p. U7-1SS. 
Hallak (M". W. T). Slave dayt in Canada: Reprinted from The e»nadian^ejiiireh»— 

man. Toronto, [1919], 15 p. 
ilARBiaoi* (Fairfax). The Virginiant on the Ohio and the Miuiatippi in~i74t. The 

t oaiaiana hiaturical Qua i le r ly -New^rleana, I. V, 1922, p. 3I4-.132. 
llAsaNcLEVBR . (Adolf). Zum eriiten Kolonitationtwrtuch Frankreicht in KaSxada . 

[lotO-ISiS). Weltwirtscliaftlichea Archiv. lena, t.^Afit l, 1922, p. 557-570. 
HBNAD(Jesus M.), GtrrifinRBz(Ruflno) et Grillo (Maximiliano). Etarehivo del general 

Sanlander. Boletin de hiatoria y antigaedades. BogoU, t. XIV, 1922-1923, p. 10-42. 
HiRBDiA (Joa£ FiKi). D. Ledn de Fehret Cordero, gobernador y comaiu/aiife miij- 

Ur de Biobamba independiente, Boletin de la Academia nacional de hiatoria. Quito, 

I. IV, 1922, p. 2*1-289. 
IIkrtx (Henri). Le Canada aux Iroia vieagee. Revue de rAmirique latine. Pari8,1. IV, 

1923, p. 115-120. 
HiGciNS (Charles M.). Brooklyn and Gowaniii in hiatory. Kings county hiatorioal 

Society Magazine, aoAl 1916. # ■ 

llosKins (Halfurd Lancaster). Guide to tatin-ameri£an hiatory. Bostpn, D. C. Heath 

& Co., 1922, x-121 p., in-8". , 

HowAv (Judge F. \V.). The raiton d'etre of forte Yale ^nd Hope. H^moireaet 

Comptes rendus de la Soci«l« royale du Canada. OlUvra, 3- s^rie, t. XVI, 1922, 

section II, p 49-04. 

— Letters relating to the ueond voyage of the Columbia. Quarterly of the Oregon 
historical Society. Portland, juin 1923, p. 132-132. 

— Caplaint Gray an-l Kendrick: Me AarrcM leUera-Waahinflonhiatorical Quarterly. 
Seattle, octobre 1921, p. 243-271. 

— Early day* of the maritime fur-trade on the northwett oaasf. The Canadian hiato- 
rical Ruview. Toronto, t. IV, 1923, p. 20-44. 

HuGMis (Anne Eugenia). The beginninga of apaniah tettlememl in thi El Pmao diatrul. 
University of California Publications in hiatory. Berkeley, I. I, n* 3, 1914. 



BltUOelArUIE AMtalCAmSTC 



405 



Hmtt VmniL (A.). P«««iii» p—l uul pntml. New York, Dodd, MMd *bi1 company, 
IWI, xiT-MS p.,'iii-tt'. ' 

loD^iiii (Jua B.)v SJ Mcurfo <fc armw'iMcioiMln, monognflM hiildritt (focumciiteda 
• UaUrMiM. PtrU, lt«xico, Ubreria de la Vda. de Cb. Boaral, ItXO, 3« p.. in-8*. 

— Lot haiorUJom de litUeo, epitome bUitiogrtfim. Hteieo, OTicina impreaora de. 
la SaereUria de hacienda,, Departamenio de eomunicacionea, <918, 114 p., in-4*. 

iLUnaAmNBT (Rogelio). Aelumcidn, del geaenl Rtftel UrdutetM, en lot principtlee 
•ucau polUicaeoeurrUoe en Columhim.dannle el a*a 18iS. htria i Ciudad. Mara- 
caibo, 3<ann4e, n<7a, U oclebra Ittt, p. l-tS. 

— UrdMnelA, PedilU i U « ZafliAa Jwoeh* : Palria i Ciudad.. Maracaibo, 3* annte, 
ifli, U oclobra Its, p. <7-2l. 

liiforaueUn de lot tertuiu de Aloneo G6met, Mcine de Popayin, em que te prueU 
eiluM eon el edeUnUdo BeUlciter en in nnf villa y pmeifleteian de Quito ij en el 
deeeabrimiento^e lee pr ovinci— de QaUUcingn, Poptytr, Sentimgo de CuaymgaU, 
proeinei* de Ptilo, de Certtgo y pobluUn.de <a ciudtd de CaJt, eon otrot mtrilM 
de imporlencU. Bolelln de hiatoria y antigOedadea. BogoU, t. XIII, (DtO-ltil, 
p. 374-Mi. ^ 

laifiiTa (Tom*»). Bmgnflm del brigedier general don Jot* Miguel Ctrrtn. ReTiala 
chilena de hialoriay geofrraNa. Santiago de Chile, I. XL, i9tl, p. S-'l. 

hiaAnai (Antonio Joei de). Hittorin ertlien del ttetinmlo comelido en U penona del 
CranJIariKaldeityaefieAo. BiUioleeaAyacucho,!. XXI.Madrid,[l»<7],'7peaetasM._ 

Defentm de l» ViMtoria erUiea del atetinalo comelido en la penona del Gran 

Uariieal de Ayaeacho (con prtlogo y notaa de Alfredo FLonaa t CiAMASo). San- 
tiago de Chile. ImprenU uniVer aiUria, I9M, xt-Hi p., inilS*. 

J. G.'C Eleaeado de armaa dal Casta. Re«iala univeraitaria. Cuwo, 10* ann^, IMi, 
n« 3S, p. (3-64. 

JanuiLLO (Carloa A.). Canfertniia dieladapor—, el 7 de ayotfci de I M2, en Concep. 
ei6n. Repertorio hial«rieo. Medellin, 4« annie, n" «-li, d^cembre 4923, p. 7S0-7M. 

Jaiukillo V. (Aiireliano). El general Piar, RepertoriohialArico. Medellin, 3' ann<e, 
n* 5, jariTier itiO, p. It1-1«3. 

JaAinoii (Gabriel). **:on-Franee el Mteon-Amirijue. Le Miroir dijonnais et de 
Bourgogne. Dijon, 3* annto, u* 24, mai 1922, p. 770-774. 

JiNNBv (Charles Francis). The fortunate ialand of Slonhegan. Proceedings of (he 
american antiquarian Society. Worcester, new series, t. XXXI, 1921 (1922), 
p. 299-358. 

Janras (Alfonso M.). Oo» Gil Ramlrea IMealot, fandador de Cuenea. Reviata del 
Cenlrode es\udioa hiat«ricos y geogriloos de Cuenca, 1. 1, 1921, p. 321 -2U, 289- 
333 it. II, 1921, p. 37.7S. 

JmAn t CaauaSo |J.), Qailo y la mdepeadeneia de Amtrica, diacurvi leido en la eetUa 

"- tolemna eelebrada\ por la Aeademia nacionaf <fe kittoria, en laeala capitular del 
eoneento de San Aguattnt el 29 de mayo de 1922, en conmemoraeiAn del I cenlena- 
rie d« <a AalaUa de Pichincha. Quito, Impteala de la UniTirsidad central, 1922, 
85 p., in-8«. ,, 

— ^Diemne pnmuaciamMlo ife <a eiadad de Quito y demie puebloa del Sur din 
Colombiat por el eual le eonsliluye el Ecuador en Eelado toberano, libre e inie- 
pendiente, alio i#c #830. Publicalo, iluatrado con numerosos documentos eipUca- 
tiree, — . Aeademia oadonal de hiatoria. Documentos para la historia. Quito, 1. 1, 
l9lt,xt-S3-diiij p. 

— DittrlaeiH acerca del etlablecimiento de la Vnuertidad de, Sanio romia y del 



4U6 SOCllh-t DBS AHCRICAMSTBS IW PARIS 

tieal Coltffio de Sia Ftrnando. Bolekin de !■ Academia niicional de hisloria. 
Quito, I. V, 1922, p. *-78. 

Jimenez Auraiz (F.). Elgenerml Trinidad Morin. Cultura reaezolana. Caradas, I. XVI, 
1923^ p. 284-397. 

Jimenez de Qubsai>a (G.). IndtemcioneB pmr* el butn gobierno. Boletin de htatoria y 
.aiiti^iiedades. BogoU, 14*aiin^e. n» 162, avril 1923, p. 345-361. 

Johnson ()da Amanda). The Michigan fur trade. Lansing, Michigan historical 
Cpmmission, 1919, »t-S01 p. 

JuD^N (Katharine B.). The Brilith tide of the rrtloralion of fort Aaloria. Quarterly 
of \he Oregon historical Society. Ponlaod, t. \X, p. S43-3M. 305-330. 

Kayser (OlaO- Socheinmat daa Vinlandproblem. Geographische Zeitschrift. Leip- 
zig, 28- ann6e, 1922, p. 190-19*. 

Kellogg (l^uise P\ie\^9,)^M. Journal of a britiah officer during ihe americmn Revo- 
lution. Aiississippi Valley historical ReTiew. Cedar Hapids, juin 1920, p. 51-58. ; 

Keniston {Hayward): Garcila*o- de la V e ga,'a e riti e ai at a dy of hi$ tif e and v aorka^— 
Hispanic notes and naonographs; essays, studies, and brief biographies, issued by 
the Hispanic Society of America. Peninsular series. New York, 1922, x-509 p., 
in-12«,3$50. 

Kbnney (James F.). A britiah aeeret aervice report on Canada^ 17H . The Canadian 
historical Review. Toronto, t. 1» 1920, p. 48-54. 

Walter Batter's journal of an expedition along the north ahore of lake Ontario, 

1779. The Canadian historical Review. Toronto, t. I, 1920, p . 381-391. 



KiNziG (Joseph). Der grotae Sehwarzroek. P. Peter Johannet de Smet S. /., 180t- 

1873. Freiburg, Herder, 1922, vii-245 p., in-8». 
Kitxiwoeh (Alexandre Max). Retenha hi$torica da eidade de S. SebastiHo do Rio de 

Janeiro desde sua funda^Ao at^ a abdiea^&o de D. Pedro I. Revista do Inslituto 

hifttoricoe geographic© brasileiro. Rio de Janeiro, t. LXXVI, 1913 (191.^), parte I, 

p. 147-271. 
KouLEfl (Hermann). Zur Geachichte und Entwieklung dea Deul$ehumt in Mexiko. 

Deulsch-mexikanische Rundschau. Munich, 3«anuee, n" 3, septenabre 1921, p. 1-4; 

no 4, octobre 1921, p. 2-4 ; n" 5, novembre 1921, p. 1-3. 
La Caze (Pierre). Le$ amitiis franco-amiricainea au XiX* aitcle, Le g^ntral Humbert; 

an artisan fran^ais de Vind^pendance am^ricaine. France-Etats-Unis. Paris, 

4« ann6e, 1922, p. 273-27S. 
Lamas (Jos^ Benito] ! Docamentos histdrteoa. I. Uttimos momento$ de don Juan Joai 

y don Luis Carrera ; II. Ultimos momentot del general don Jo»4 Miguel Carrera. 

Revista chilena de historia y geograHa. Santiago de Chile, t. XL,-i92^lT- p. 79 - 93. 

Lambing (Rev./A. A.]. Celoron't Journal. Ohio archaeological and historical Quarterly. 

Columbus, octobre 1920, p. 335-396. 
Landon (Fi^.). Canada'spart in freeing the tUpe. Ontario historical Society, Papers 
' and Records. Toronto, t. XVH, p. 74-84. 
— The fugitive slare in Canada. University Magasine. Ilontrdal, I. XVI!), n* 2, 

p. 270-279. 
Laiu (Oruno). La Guadeloupe physique, ^onomigue, agricole, commereialey finan- 

eiire, politique et sociale, De la dicouverte k noa jours (1492-1900). Paris, Nou- 

velle librairie univeraelle, 1921, 352 p., in-8*. 
Larco HsnREnA (Alberto). Annies de Cabildo. Ciadad de Trujillo. Extractoa tornados 

(/f/uac(a«. Lima, SanmartiyCa., in-8* '. Aetna de loa aho$ /55d-/5fi0, [1920], 79 p.; 

AcU del 3 teliembre de /555, s. d., 21 p. ; Aetaa de lo$ aHo$ 1S66-1571, [1917], 



tlBLIOCRAPIIIE AMtmCANIilTE 



407 



M p. ; iletai de thai 4S9S-ie04, [1917], M p.; AcUi </« (oi thai l60alGli, 
ri»l8], SI p. ; Aclat de lot «io« leii-ISiS, [1917], 58 p. ; Actat dc tot ahot /«««- 
y«37, [J»»]i 65 p ; AclM de lot miiot ieSB-iaSS, [1917], fi» p. ; /tc/.ii rfe lot anot 
l6SS-ieiH, [1913], 62 p. ; Tpiijillo, Inipronta Jacobs : Actat del 8 ile mayo de ISSa 
nll^defebrerode 1871, I9i9,3i p.; Aelatdel tide magode 467 Sal fde fehrero 
de list, 1918, 35 p. ; Aclu del /• de rnern de 1701 at 20 de noviembre de I'il, 
[1913], 73 p. ; Truiillo, ImpreiiU' comerdnl : Actat del it de diciembre dc I7il at 
» de mmrto de 1737, 11)14, 58 p, ; Limo, Saiiiniirti y Ca. : Adas de tot anot <7.!r7- 
I75S, [19S0], 81 p ; Aclat de lot ahot 1777-1787, [1920], W p. ; Aelat del 8 de 
octabn da 179* «J 17 de tetiembre de iSOi, «. <1., 67 p. ; Trujillo, Iniprpnla 
Jacobs : Aelat del iS de junto de 1809 iil 10 de abril de ISli, [1907], 80 p.J Aelat 
dell7deabrilde I8litt iO de mayo de 1811, 1914, \i p. ; Aclat del H dejiitiodc 
ISISmI 31 deagoiiode ISiO, », d.,59 p.; Limn, S«ilinarli y Ca. : Aclat detde el 
e deenero de I8il hatia el il de marzo de tSiS, %'. <1., 72 p. ; Trujillo, Imprcnta 
comercial : Aclat detde el 6 de diciemltre de 1823 liatia el S de norirmbre de ISi9, 
1911, 7« p. ; Lima, Sanmarli y Ca. : Aclat de lot anot de I8i9-I8:>i, [1920], 6.-i p. 

LiHROor (P. A.). Sanluaria de Xaetira Seliora del Vatle, volumea lorcero : Docur 
menlot del arelUvo de Indiai para la hiiloria del Tiieuman, 1. 1 : 1391-1700. Buenos 
Aires, L. J. Rosso y Cla., Impresores, 1923, iiv-432 p., in-8". ^ 

Labsoh (Laurence M.)- Did John Scolnm tUil Labrador and \e}V found land in or 
about H7ei Scandinavian Studies, t. VII, n° 3, p, 81-89. 

Lat imitianet de Sonora y Arizona, comprendifndo laerdn ica lilntada j^ Favoret 
cetettialet » y la « Rrlacidn diaria de la enlrada at Soroette •< par el padre Eatebio 
Franciaeo Kino (Kane], Pnblicaaiones del Ai-chiyp funeral de la naci6n, Estados 
Unidos mexicanos, Secretaria de gobernacion. Director, Rafael Lopci. Mexico, 
Editorial c. Cultura >i, 1913-1922. ■ . 

— Frankliiiel let Germano-Americaint. Journal *le la Societe des Americanistes dc 



Paris, nouv. sine, I. XV, 1923, p. 293.296. 

La Soctiri iustorique pe Mostbkai.. Let orif/inet de Montreal. Menioires de la 

Sociil<S historique de Montreal. Mantr6al, Adj. Menard, II* livraison, 1917, 3B* p. 
Latokrb (German). De romo vetaban par la moralidad en lat eotoniat la* leyet de 

Indiat. Boletlodel Cenli-o de estudios .americanistas de Sevilla, 9" aiui^c, 1922, 

n~ 58-59, p. 1-7. 
LAUTRrfcnB(£mtlff. Eludes sur Chittoire du people, ;icudien : Bazillij et Aiiln'ay [1632- 

1630], K^iae d: I'liisloire des colonies fraotaisei. Patis, 1922,2" somestre, p. 75 

107. 

— FAude tur Chittoire da people aeadien. Revue de t'bisloire descolonic-a fr a ny a ises . — 
Paris, 1922, p. 157-212. 

— La tragidie rf'un people : Hittoire du fteupte aeadien de tet nrigineg .-i no5 jours. 
Paris, folitions Bossaril, 1923, I. I, ivi-518 p.; t. II, 597 p., in-S", M fr. 

Lavsadio [Marquei de).. Relai;ao do y- .Revisia do Instilulo liislorico o geogra- 
phico brasileiro. Ilio de Janeiro, I. LXXVI, 1913 (1915), parte I, p. 285-360. 

Lea (Alice), id. Some unpublislied tetters of Sir Jolin Franklin, Sir John liichardton, 
and others. Annual Report and Transaction n" 17 of the Women's Canadian histo- 
rical Society of Toronto, 1917-1918, p. 12-.16. 

Le cheealier de La Virendrye. I,e Canada fran^ais. Quebec, t. Ill, 1919-20, p. 276- 
277. • 

Lb CotrrB (Ren6). Coloniaalton el Emigration allemandesen Amirique, avant 1843. 
Bulletin de la Soci^ti! de (^graphic de Quebec, t. XVII, 1923, p. 80-89, 164- 
176. 



408 toatrt on Aiitiiic*»i»T«8 db mws 

Ucum (Vi^enU). OmpWU rfe Bomtoni. CuUura TenewUna. Caracas, t. XIII, IMi, 
p. llt-lSS. 

— Vn crttko mttiUr de BoUrar. CuUura Tanmolana. Caracal, I. XV, IMS, p. I- 

LcB Baown (Vera). AiigUi-iputuh rtlaliaiu in Anuria in toe cloiing yetn of -ike 
eolonial era. Tlie hiipanic americaa hialorieal Reiiew. Waahinglon, I. V, n« 3- 
aoAt «»i2. 

L»iui«ii«« (Martinlano). U p*lrii de Montagudo. Re»i«ta dela UniTeraidad 
nacional dc Cdrdoba, *• annte, l«)7, p. SSI-MT. 

— t« reftauraeiilii </e/ Wmno argeiUino. Buenos Aires, Taileros S. A. Caaa Jacobo 
Peuser, Ltda., lOiS, 57 p., in-4*. 

Lsmeui (Bodolphe). Lea Klours dt Clustoin. A propvf dt Louiibourg e« d'un tiv^t 
rttent. ll«moiras at Comptaa nndua do h'SoeiiM rojale dii Canada. Ottawa, 
3' sirie, I. XVI, IM», aeclion I, p. 1«-I«T. 

La tiai-Too »E CAmata{C<^)^mtaindt Da Gaay Troaia. UCoruirt. Paris, Plon -_ 
Nourrit et O", Ha, ixviii-388 p., iii-8'. 

Imtm (NicoIM). ta«A«AKo«eca«p4Wi<!aa</e»f«s*o;«opa«a<foy/>r««»ls.N«l»8d«tos 
leeciones oralea del Peofesor Dr. — en la Esouela nacional da HMfoteeaifos y 
archiTeros. M6iieo, Antigua Imprenta de Margnia, 1918, p. 5&-71. 

— El uiUo dnitrlo dt Cutjimtlpt 6 dtmrto if ioa I^eeiMS ; iiolaa hhUriiu y dn- 
criptle— para uw de lot vuiunlet a ette lagtr eoleeciontd— for el Dr. '— 
H«sico, Imp. Manuel Uon Sancbei, Sues.. IMS, Up. '_ 

LaiiN SiUMi (Jo8«). Carii^er de U retolacUn amerfcana. 3» «diUon. Buenos Alfe»r^ 

IMT. 
Lei Belgf fondtleort de New York. Journal de Gand, iSt Uvrier iM3. 
Let Doyeget de Lm Virendrye. Bulletin de^ la S<M:i«ti de g<ographie de Quebec, 

I. XVII, l»a, p. 185-188. 
Letter wrillen by briliih officer reklipe to Ike bolUe o/TVei» Orleaiu. "Publicatioua ot 

Ibe Louisiana historical Society. New Orleans, t. IX, Itl6 (ISli), p: 7«. 
Letlret in'MUet du goinernear d'Argeiuon. Bulletin des rechercfaes hislQriques. 

L«yi«; t. XXVII, n» 10, p. »8.3M ; n» H, p. *K-339. 
Levcni (Ricanlo). L* polUiem eeandmica de Eipaltt en AnUrie* y la reeolncMn de 
.' (S<9. Buenos Aires, I9U. 

— Entayo kietirico tobre U revoluciAn de meyo y U