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DEBUT 
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LE NEGATIF ORIGINAL 
DE CET OUVRAGE A ETE 
REPRODUIT D'APRES LES 
SPECIFICATIONS DU ALA 
MICROFILM NORMS ET 

EST CONSERVE A LA 
BIBLIOTHEQUE GENERALE 
DE L'UNIVERSITE 
D'OTTAWA 

THE ORIGINAL NEGATIVE 
OF THIS WORK WAS \ 

REPRODUCED ACCORDING 
TO ALA MICROF ILM NORMS 

SPECIFICATION AND IS 
KEPT AT THE GENERAL 
LIBRARY OF THE 
UNIVERSITY OF OTTAWA 



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CETTE MICROCOPIE 






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REFLETE CELLE 



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DE L'ORIGINAL DONT 
NOUS DISPOSIONS 



THEOUAUTY 

OF THIS MICROCQPY 

ISFAITHFULTO 

THE ORIGINAL COPY 

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«r en chef: 
RENJÇ MENARD 



de l'Université d'Ottawa 



Administrateur: 

FE GAGNON 



r?u# économique* 

: La guerre, sous forme de nationalisme outrancier sec ue 

àû* i^f SL^ ^S!LÎ Ue «* devenue «** lutte étonomi- 

.« A.i 52 » ct «>eUement en Amérique comme en Europe 
en Asie comme en Afrique, par llnférence d'une muMtude 
inconcevable de bairièi*starifaires, d'impôt» douaniers !T 
quotes-parts et de restriction» »ur l'échange. touTéUbfi» 
dan» intention de détruire autant que DoXe le mal uT 
ver»euement reconnu, parait-il, tfécnai^mutuel en w - 

^Jt^T ^ 1 * 9 ™*™"* ^ égoï»te chimère de vo - 
loir jendre toujou . Mb» qu'on achète a donné un résul. it 

ÎTiïSSLX**"! J* dlmlnution ** P»» en plu» sérTe\ se 
de» importation» et des exportation». 

^^î^ ^ de une dea cauacs du cb *<» »etuel 
«ni ÏL« existe peut-être pas un paya »ur la «urface du glo.* 
qui n'ait pas élevé Bes tarifs depuis les deux ou trois de - 
nieras anriées; quelques-uns 50%. d'autres 100 pour cer t. 

I**** « ue certains ont même atteint le chiffre inouïe 
••w pour cent. 

•ant^^l 2 Ue dmns ï ««"elques cas les importations re 
sont permise» que sou» licence quand toutefoi» elles ne soit 
pas totalement prohibées. 

iii^!^' 1 ??!* **? hMard » D * n < 1 <>nner définitivement ce 
««S^ 8 ^^S! 1 *'- * >cle de la * civ4u »tion occidental., 
produit d un siècle d'efforts, pour nous enliser p>us pi ofon - 
dément dans un protectionnisme mesquin et servile qu 

J ï?w„\f e J our ' a la mentablement failli dans sa tentative d J 
réhabilitation du désastre actuel? 

." est tout à fait incompréhensible que des homme; 
dEtat, suffisamment doués de sens commun, persistent 
poursuivre, malgré l'accablante évidence de son avortement 
une politique entraînant un changement si radical dans h 
commerce mondial, avilissant l'état de vie de milliers d 
personnes, et enfin augmentant l'intensité de la crise ci 
fermant les frontières. \ 

Maintenant que cette stupide extermination du corn 
merce international es? en bonne voie de réalisation qu'ar 
rive-t-il? De tous côtés, nous constatons l'existence d'une 
très grave débâcle dans l'industrie, la faillite constante d'un 
nombre incalculable de maisons de commerce, et par le fa: 
même une augmentation sensible du chômage. 

Ces nouvelles calamités dans un temps de crise comme 
celui-ci ne sont certainement pas de nature à créer un 
retour de confiance parmi les populations. 

D'ailleurs le fait "que le commerce international est 
tombé de 42 pour cent entre 1W8 et 1931. semble suffisam- 
ment prouver que les ressources protectionnistes loin d'spla- 
nir toutes les difficultés ont au contraire donné un bien 
piètre résultat. 

Si cette présente politique nationaliste continue au point 
de détruire tout commerce International, plusieurs millions 
d'Européens se trouveront dans la nécessité absolue d'émi- 
grer ou de crever de faim. 

Le contre-coup dune telle catastrophe se ferait sentir 
jusque dans ce pays. 

Oui. cette politique de maison fermée a misérablement 
échoué et elle continue de nous pousser plus profondément 
au fond de l'abîme. Alors n'aurions -nous pas raison de de- 
mander un changement ? 

* P»«l MAJOR 



I FANTAISIE. 



Séparation ! ! 



VacaneesîVaeances! 



• i.Mi doux pour nous, 
étudiants! Dans une xemainr 
exactement, le 23, commence 
ront les vacances Pour les pen- 
sionnaires, c'est le repos après 
Quatre mois de travail... ardu 
CVst aussi le plaisir de vivre 
durant deux semaines, la vie fa- 
pilial&, tU revoir les patents 



Ions le.s boni ami*. C'est 
aussi la joie de célébrer dans sa 
paroisse les fêles les plus glo j 
rieuses du monde chrétien. . . i 

Loin de nous la pensée de vp! 
nir troubler ces joies légitimes. 
Mais pourtant, ii ne faudrait 
pas oublier «le revenir le 9 jan 
vier. Ce n'est que raisonnable! 

Donc, bonnes v-scances, repo- 
sez-vous, amuse/ vous, puis re- 
venez-nous frai* et dispos le i» 
janvier I 



Le souvenir des tristes heure», 
des Mutions perdues et surtout 
de l'effondrement de merveil- 
leux châteaux 'an Espagne, qui 
précédèrent notre séparation, me 
cause, ce soir, une intense mé- 
lancolie. 

Je me rappelle Us douces soi- 
rées Moulées en sa compagnie et 
celle Vfe joueur camarades. La 
présence souvent turbulente de 
mes amis, leurs conversations 
par trop masculines, n'assom- 
brirent en aucune manière nos 
restions si cordiales. 
I Jolie dans son étemelle robe 
brune qui lui seyait à merveille, 
sa popularité auprès de mes 
compagnons augmentait de jour 
tin jour, et ils ne tarissaient pas 
d'éloges sur son compte. 

Jalouse? Pas du tout. C'était 
(e moindre de ses soucis de me 
voir évoluer innocemment dans 
certaines occasions particulières. 
Ln un mot ■. elle était exquise. . . 
Souvent, je la revois, par de 
froides soirées d'hiver, m'ac- 
compagnant dans mes excursions 
<n skis, le nez au vent, lés joues 
rosées, la tête, enflammée, son 
souffle chaud formant au con- 
tect de l'air glacé une buée qui 
me caret soit les lèvres. 

Jamais elle ne m'avait fauss' 
compagnie depuis cinq ans et 
»otre union était soutenue par 
ne passion très forte . . . 
L'abus de nos fréquentes pro- 
ie nades agit a la longue sur 
ii santé. Nos réunions cher des 
mis s'espacèrent, et, petit à 
lit, je fus réduit à ne goûter 
■-.< admirable» quai it en qu'an 
"'ir.s de tête-à-tête d'» plu* »«- 
'nies. 
Combien de fats, j'ai vécu des 
nés de romans sentimentaux, 
ottt avec e'Ie dans un immeii- 
fauleuil, étourdi par *oh par- 
mi suave, encore p.'us extasié 
vont ses lignes gracieuses. 
■i"f-d'wuvre de beauté pi as ti- 
nt, rehaussant sa taille élan- 
ée.,jsi mime qu'elle pouvait te- 
"ir entre mes deux doigts. 
Grisé par l'haleine embaumét- 
dégageant de chacune de ses 
pirations, secoué par Us bat- 
ments affolés d» mou coeur, 
■ râblé par les sueurs froides 
r riant sur mon front prêt à 
later, un abattement nerveux 
'emparait de tout mon être. 
Chaque lendemain amenait un 
tard dans mes . occupations 
umalières. Sur consultation 
m savant médecin notre se- 
rai ion définitive fut décré 



'tam^TfJiï TTtSLSSfflSt es JOttrs s'accumulent, et- * 
«ÏÏfîJïïîiii ' Ire ; da " e ' M™ ****** là. un peu ébahis 

tMrS ^ P i , d ? nt ûous ne nous *«*><»« compte qu'à H 
tant où nous jetons un regard en arrière 

TlUÏÏlSS^:^ ." méUmor Phose, et. comm 

"La neige, fourrure blanche. 
Ourle le rebord des toits: 
aie poudre chaque branche 
De la perruque des bois." v 

L'étudiant Toit enfin Tenir la Noël! Noël! l* 

•hfî^ 6 ' 5" I e8 aimé * qut a^nont impatiemmt^ 
absent; enfin, la détente après la tension des ê> 
diennes et absorbantes 

Noël! fête de l'humble et du miséreux co^ r ?^ 
grands de la terre. Tous les coeurs sont joyeux!!* 
en sa masure oublie sa misère, le riche dans sa 1^ 
meure s'abandonne à une douce quiétude L'J- 
repos et à la joie. figures 

^Encore quelques heures et l'on pour* £j£ 

Un * minute encor . ***»*. et cette a-^ 
Commencée arec tous, arec vous terni 

Ne sera plus qu'un souvenir. .' ùjp : 9 

Minuit: voilà, son glas que la pendule » on *Pf" 

Bile s'en est allée en un lieu d'où per* Jnce , Le 

Ne peut la faire revenir." ou * les 

Adieu, vieil An avec tes joies et tes misè e f. Al "" 

Neuf, avec toutes tes promesses d 0tta ' 

Etudiants et lecteurs. "La Rotonde" vous > UUlU V 

aes meilleurs voeux de bonheur. Que Noël vo' € reve * 

plus douce*4«ies, et que la Nouvelle Année v H trait 

plus heureuse prospérité. 



dé- 

j.-r. d. 



L'Université 

à la Radio 



Par l'entremise de son pré- 
skient, M. A. R. Demers 
(classe 1906). la Ci e Liée J. 
O. Lambert, Chimiste-manu- 
facturier, a gracieusement of- 
fert au R. P. Recteur de l'U- 
niversité, de se faire enten- 
dre au poste CKAC jeudi le j 
29 décembre prochain a 8 
heures. Que les anciens 
soient aux écoutes pour rece- 
voir le message de l'Aima 
Mater. 



La nouvelle m'accable.' Désa- 
busé, je la cnntemple une ier- 



m'ère fo\s avec des serrements 
'de coeur incontrôlables. . . C'est 
l'instant suprême... je quit- 
te. . ., tous feux éteints. . ., celle 
que j'avais tant aimée... Fur- 
tivement. . . tournant la tête. . . 
dans un ultime, effort de volon- 
té. . . je glisse, damr un tiroir. . . 
VA VIPE déjà froide,. . 

Depuis je. fume la cigaret- 
te. . . 

Marcel. OUIMET. 



CIick le phac&nacien. 

— "Monsieur, donnez moi 
pour vingt sous "d'huile de cas- 
tor" et dix sous de "peinture 
d'idiote." 

— Est-ce pour une bronchite, 
mon enfant T 

—Non, m'aieu, c'eat pour un 
élève. 



Abonnements 

Pour la modique somme de 
cinquante sous, vous pourrez re- 
cevoir notre journal d'ici au 
terme de l'année universitaire. 

Remplissez et faitea-nous par- 
venir au plus tôt la formule 
d'abonnement que vous trouve- 
rez sur une autre page, 

Ce sera là le plus sûr moyen 
de faire vivre une oeuvre chère 
à tous les étudiants de notre 
Université et la meilleure occa- 
sion d'encourager un bon mou- 
vement, susceptible de dévelop- 
per des talents littéraires chez 
les jeunes. 

L'Administration 

■♦ 

Les mercredis de la 
faculté des Arts 



Jusqua présent, nos cours 
ont porté sur la littérature et 
l'histoire. Mercredi dernier, le 
30 novembre, le R. P. H. St- 
Denis, CM. T., professeur à l'U- 
niversité, nous donnait une ma- 
gistrale étude sur une question 
de biologie fort intéressante: 
"L'évolution de l'évolutionnis- 
me". 

A l'a lumière de la philoso- 
phie, il sut rendre clair à u.04 
intelligences ce problème si 
compliqué. 







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la maman*, «nm, ut m 



TON A VMSlVMtt" AU JUNIORAT Nouvelle Association de * Ancien» 



Ami, y- penses-tu, quand Je te vois hésitant /devant ton 
travail? Serala-tu de cette catégorie des élevée qui eon* 
médiocres, même dans leurs liées? Médiocres à dlx-huR 
ans, à vingt ans ! An i si tu aa^peasé occuper un jour avec 
homeur un rang dans la société, as-tu song é à rte —nr nser 
un peu tes parents des sacrifices au^ls s'imposent peux toir 
Si tu as rêvé d'être plus tard l'orgueil et ton "Aima Mater", 
cross qull faille te prépares dès ■sentenunt! 

Le travail ! c'est pénible, c'est éretasant, c'est affreux, 
me dlrae-tu. Non I Cela est faua pour ceux qui ont un idéal 
a atteindre. Car, vois-tu, chaque heure de trandl est an pas 
\ea fui, et lui, c'est le bonheur! Sols donc un vaillant 
marcheur, un "bûcheur" comme on dit, et quand l'oisiveté 
viendra te glisser a l'oreille ces petits mots doux: "Css* 
assez, repose-toi !" avant defarréter, lève vite tes regards 
sur Celui-là qui est pendu au bols, pense a ce que tu dois 
être demain, et tu verras comme le travail est moins pé- 
nible. _, ^ _ 

Car demain tu devras être plus qu'un bon vivant! Fai- 
sant partie de l'élite de ton pays, tu devras être un propaga- 
teur d'idées, d'idées généreuses et fécondes, d'idées qui sou- 
lèvent et entraînent. Bn un mot, tu devras être un homme 

d'action. . 

* Tu devras exercer un apostolat. Or l'apostolat n'est pas 
synonyme de plaisir, mets-toi bien cela dans la tg*e. Sou- 
viens-toi du récit de rBvanglle: Jésus se choisit un Jour des 
apôtres et leur dit: "Quittes tout et suivez-moi!" Quitter 
tout! c'est la grande parole que les jeunes gens deiiotre race 
ne comprendront plus demain, s*ila l'entendent mal mainte- 
Comment adopteront-ils cette règle de vie si Jamais, 
- baftes du collège, ils n'ont voulu se renoncer, renoncer 
aresse, à leur mollesse, à leur égolsme, à l'appétit î or- 
du jeu, des distractions, des lectures frivoles, de leur 
caractère; s'ils n'ont jamais voulu sortir d'eux-mé- 
si chaque soir ils retournent à leur lit pas plus ri- 
vertu que lorsqu'ils l'ont quitté le matin, 
rappelle-toi que nous ressemblons un peu aux ar- 
r forêt: maint» sauvageons poussent en nous, 
16 INFINIMSIIT CHERS Nous devons, toute 

s- tu pensé, être les bâcherons de notre âme, 
-nônder, couper, déraciner, et sur cette oeuvre 
faire une reconstruction. Travail pénible, qui 
r ensemble le sang de notre coeur et les lar- 
.*. Mais songe que, tandis que ce grand vide se 
si tu veux correspondre aux grâces de O 
-5 le matin dans ton coeur et auquel tu pen- 
)eu dans la journée, aux heures difficiles, 
dis-je, t'appuyer sur Celui-là qui est Lu- 
I, Vie; tu rempliras ce vide par quelque 
infiniment plus précieux qui donnera des 
2. fit alors , tu pourras quitter ton "Aima 
nflance. La Société et l'Eglise te recevront 
:ar. de ces hommes-là, vois-tu, elles n'en ont 

RE ET CKTJCE SUMMA VIRTUTIST 

Adolphe BRUNKT. 

gault, Gérard Nogue, Joffre 
Oravel, Gaston Robinson, Mau 
rice Demsy, Georges Thuot, 
Gérarcfljéeuyer, Rolland Bour- 
geois, Marcel Ijacoureière, RR. 
PP. Veilleux et Lizée, Pier 
re Lafrance, Rainéau Gravel et 
Victor Radoux. 

Dans les "serai- final es", G. 
Robinson croise le fer avec M. 
Demay. Le résultat est de 8 
vietorres et 3 défaites pour G. 
Robinson. 

Puis le fe. P. A. Veilleux s'en- 
gage contre V. Radoux; 8 vic- 
toires et 4 défaites en faveur 
du P. mer- Veilleux. 

Quant aux "finales" entre 
G. Robinson et notre vigilant 
Père Econome, espérons d 's voir 
sous peu une belle températu- 
re ponr bâcler l'affaire qui sera 
certes très chaude étant donnée 
Ua force égale de ces fameux 
tennismen. 

b) — Liste des concurrents 
dans le "double." 

Robinson G. et Léeuyer G. va 
Lacourcière M. et Nogue G. 

RR. PP. Veilleux et Brunet 
A. vs Radoux V. et Soucy M. 

Lafrance P. et Demay M. v 
RR. PP. Guy 0. et-Liaée A. 

Gravai' J. et Tétranit G. vs 
Legault P.-M. et Gravel R. 

Vainqueurs <le la 2eme série 
on semi-finales: : ~t^> 

Robinson G. et Léeiryer &. 

11 yietoires 8 défaites. 
Lafrance P. et Demay 1C 

11 victoires 2 défaites. 

Bt finalement donc Lafran- 
ce et son compagnon reçoivent 
le titre pompeux de champions 
dn collège gagnant deux dans 
trois. 

Nos félicitations les plus sin- 
cères à ces deux habiles jou 
eure 

Lf. m -"<Hue.ueur. 



LA STB-CATH»BIrlîl 

Poursuivi par ses livres, l'stuvt 
diant épreuve parfois le besosel 
de suspendre ses labeurs... Voi- M 
là pourquoi chaque inetitotion ( 
a ses fêtes. Si, chaque année, 



L'Hon. Dr J.-L. Okeboi, jf*Wsnt. 



Graveibourg 

Dès le seuil de l'année sco- 
laire, il importait de rétablir 
les diverses organisations spor- 
tives. 

COMITE DES JEUX 

L' Association Athlétique tint 
sa première réunion, vers la fin 
de septembre sous La compéten 
te direction du R. P. O. Guy, 
p _.0. M. I., préposé à la charge 
onéreuse de préfet de discipli- 
ne à la place du R. P. O. Para- 
dis, O. M. I. f fonction partagée 
par ses deux assistants : le R. P. 
A. Lisée, O. M. I. et M. l'abbé 
Hubert, {tommes servis blés et 
^""îres dévoués. 

Contrairement aux années 
précédentes, le Père Directeur 
suggéra de ne faire aucune élec- 
tion proprement dite des mem- 
bres du Comité <les Jeux for- 
mé comme suit: Président: 
Pierre Lafrance; Secrétaire 
Joa. Van Eslande; Conseillers: 
Edgar Bouvier, Victor Radoux, 
t Emérilde Ross. 

Tournoi de Tennis 
Le 1er octobre, l'Association 
Athlétique organise on tournoi 
de tennis pour les élèves, et au- 
qnel prennent part quelques 
Pères. 
Afin de récompenser les hen- 
gagnants, Je P. Préfet fi- 
xa nue- légère obole que chaque 
concurrent devait verser pour 
avoir droit au concours. 

Dès neuf heures, le 2 octo- 
bre, s'engageaient les hostili- 
HSs. La force des joueurs pro- 
wntionneV le mieux possible, 
jaro+èà* par élimination, 
liste, des eoncurrente 
•simple"; P.-K Le- 



elle tes célèbre avec solennité 
et entrain, c'est sans doute pour 
honorer celui a qui l'encens est 
dû, mais aussi pour satisfaire 
ce besoin inné du repos après 
l 'activité. 

Le Junior* t as sa dérobe est 
rien à cette néoessité. Les jour- 
nées des vingt-quatre et vingt- 
cinq novembre l'attestent 

Jeudi, le vingt-quatre su soir, 
veille de la Ste-Catherine, une 
soirée intime groupait toute la] 
communauté dans notre salle 
accoutumée des conférences. 
Notre xélé Supérieur, le R. P. 
Martel O. M. I. présidait la ré- 
union de famille» D'autres Pè- 
re* professeurs l'accompa- 
gnaient. Le R. P. Poupart de 
l'Université rehaussait de sa 
présence l'éclat de L'assemblée. 
Figuraient aussi dans l'assis 
tance de nombreux Frères eon- 
vers. 

Le programme servi était des 
mieux appropriés. Une brève al- 
locution sur "la Ste-Catherine" 
et une conférence sur la "Mu- 
sique et la Poésie" furent pro- 
noncées. Des élèves de deuxiè- 
me présentèrent une "Scène 
bretonne" et quelques déclama- 
tions. Enfin, "Le Pauvre et la 
Miche de Pain" de Th. Botrei 
et une seènette canadienne fu- 
rent interprétées par un groupe 
d'élfcves des classes supérieu- 
res. Le tout, entremêlé de mu- 
sique, de choeurs et de chan- 
sons, charma le juvénile audi- 
toire. "O Canada" exécuté par 
l'Harmonie de Marenod, vint 
clore la soirée. On remit au 
lendemain le prolongement de 
la fête. 

Une heureuse coïncidence -de- 
vait suspend?,» -tic* j/îaitfirSTla 
clôture de nos Quarante-Heu- 
res. Le matin même de la Ste- 
Catherine se déroulait dans no- 
tre chapelle cette cérémonie, si 
chère au coeur de l'aspirant 
missionnaire. Loin de nous cal- 
mer, cette heure de recueille- 
ment attisa notre joie. 

Enfin, 1 heure souhaitée de 
-TapTès-midi sonna. Un goûter 
à la "tire de cher nous" et à 
tontes sortes de friandises nous 
convia au réfectoire. Il ▼» sans 
dire aucun élève ne manquait 
à l'appel. Le R. P. Supérieur, 
d'abord absent, ne tarda pas à 
paraître. Des vivats eonores et 
applaudissements sans fin Tac, 
cueillirent. Nous tenions à la 
présence de notre Papa; sans 
iui. la fête eût été sombre. 

Comme la veille, un program- 
me, essentiellement comique, 
avait été préparé. Il compre- 
nait des déclamations et des 
discours d'sllure déridée, des 
chansons et des "réels" à la ca- 
nadienne Ainsi durant une 

heure et demie, nous mêlâmes 
l'esprit à la tire. Le jour tou- 
chait à sa fin; une récréation 
combla le reste du temps ; puis, 
ce fut la bénédiction solennel- 
le du St-Sacrement, PAngelus. 
Que pouvait-on imaginer de 
plus digne de ls ssmte du jour? 
. .et des écoliers qui la fêtaient 
sataè patriotisme f. . . 

Si, k cette heure avancée, la 
pensée du travail chargeait de 
nouveau les fronts, ïh fête n'en 
avait pas été moins charmante 
et reposante. Dn haut de son 
tréne glorieux, Ste Catherine 
bénissait les futurs missionnai- 
res qui venaient de la célébrer 
d'une manière si modeste, mais, 
d'autre part, si digne. 

Roger Larivière. 

■ " ■ e- ' 
Avis impartant 
Celui qui abuse du liquide ne 
reste ' pas longtemps solide. 



11 



Mardi, le a décembre, plu- 
aieura centaines cranciens éle- 
vas de l'Université d'Ottawa 

„_i réunis pour participe 
la fondation d'une nouveUt ee- 
gjBÙsatîesi d'anciens qui sera 
connue sous le nom d" 'Associa- 
tion régionale bilingue des an- 
ciens éxèv** de l'Université". 

Ce grand ralliement des an- 
ciens de langue française com- 
me de langue anglaise s été 
marqué par un banquet au ré» 
fectoire de l'Université. Le R. 
P. O. Marchand, O.M.I., rec- 
teur, présidait. H était entou- 
ré, à la table d'honneur, par le 
B. P. A. Lajeunease, O.M.I., M. 
T. P. Poran, C. R., M. W. L. 
Scott, C. R., M. Séraphin Ma 
ri on; l'hon. docteur J. L. Oaav 
bot. M. Arthur Cluffe, J'éche- 



vin A. A. Knard, ï'échevia M. 
Mercisr, le ©r J.-L. Coupai, M. 
F. P. Cosgwve, le major T. L. 
McEvoy et B. J. Oameron 

Après le Wnquet on procéda 
à l'élection des membres du 
eonseiL Président honoraire, le 
M. P. a Mseefcaud, O.M.I., rec- 
teur; vice-président honoraire, 
M. T. P. Foran, C. R.; prési- 
dent, l'hon. Dr J.-L. Chabot; 
1er vise-président, le major T. 
L. McEvoy; 2eme f vice prés* 
dent, M. Philiaa Thibault; se- 
crétaires, M. l'sbbé P. fi. Bra- 
dley et L. 4 Pouliot; trésorier, 
A. Cluffe; directeurs, E. Cua- 
ningham, W. Hayden, le major 
A. A. Pinard, et R. St-Denis. 
Le R. P. H. QtrDenis, O.M..L, 
remplira les fonctions de cha- 
pelain. 



JADIS 



ILYA46AH» 
1817.— Le club de rugby du 
Collège est champion du Ca- 
nada. DanS les 15 parties, les 
élèves lent 233 contre 34 des 
adversaires. — Le R. P. A. No- 
lin, O.M.I., est directeur de la 
Société des Débets Anglais. — 
Le R. P. C.-P. Marsan, OM.L, 
est directeur de la Société de 
Minéralogie. R. Paradis et J: 
Paradis donnent des conféren- 
ces devant les membres de la 
Société.— Le R. P. J. Filiâtre, O. 
If. I., est directeur de l'Acadé- 
mie St-Thomas. — Jos. Mnason 
est vice-président de l'Associa- 
tion Athlétique et président du 
Club de Raquette — - R. Paradis 
et A. Ouimet sont respective- 
ment trésorier et bibliothécaire 
de la Salle de Lecture. 

IL Y A 40 ANS 
1802. — Ordination sacerdotale 
de l'abbé A. Myrand et du R. 
P.^E^^jTii; QMJ. A. Car- 
rière est entré au Séminaire 
d'Ottawa. — A. Charron suit 
un cours spécial en chimie sous 
la direction du docteur Valade, 
analyste du Gouvernement: — 
Le R. P. N. Nillès, O. M. I., est 
directeur de l'Académie St-Tho- 
mas. L Raymond en est le se- 
crétaire ' — Joa. Vincent donne 
une conférence sur Christophe 
Colomb. — Le docteur Chabot, 
récemment gradué du McOill 
Médical School, est. nommé mé- 
decin de 1 ' Association Athléti- 
que. — L'hon. Sir John Thomp- 
son, doyen de la Faculté de 
Droit de l'Université d'Ottawa, 
est nommé Premier Ministre du 
Canada. J.-J. Curran, un gra- 
dué de 1859 et aussi membre de 
notre Faculté de Droit, est ap- 
pelé au poste de Solliciteur-Gé- 
néral. — Débats Français: di- 
recteur: R; P. A. Antoine, O. M. 
L; préaident, L. Raymond; vi- 
ce-président. J Vincent; secré- 
taire. M. Plamondon ; conseil- 
lers: M. Gagnen, A. Leduc et J. 
Tassé. 

IL Y A 36 AH S 
1807 — Noa joueurs sont cham- 
pions du Canada, au Rugby. Ile 
ont défait les clubs McGill, Ot- 
tawa, Montréal et Harailton 
(Tigers). 

IL Y A 30 ANS 
1902 — La Société Dramatique 
représente "Le Gondolier de la 
Mort". — Notre club de rugbH 



vreau. Le 12 décembre, débat i 
"Peut -on donner le titre de dé- 
couvreurs aux explorateurs ve- 
nus au Canada avant Jscques* 
Certierî" Affirmative : R. Guin- 
don. Négative: R. Bélisle. "A 
qui de vona-nous 4k> plus, à Car- 
tier ou à Champkûnt'r Affir- 
mative: T« Deseharapa. Néga- 
tive : W. Lebel. 

ILYA20AWS 



Québec. 

IL Y A 26 AM8 

1W7 -M. l'aobé Prud'homme 
donne, au Rneaell House, un 
banquet h nos joueurs de rugby, 
champions de l'Union Intercol- 
légiale. — Débats Français: Di- 
recteur, R. P. Ai. Normandin, O. 
M. I.; président Eugène Cour- 
tois ; vice-préeidtnt, Marina La- 
chaîne; secrétaire- trésorier, Al- 
bert Conillsrd; cons^Hem: Ar- 
thur Courtois et Wiffrid Gau 



1W2— Déaals Pianeais: Di- 
recteur, B» P. A. Normandin, 
O.M.I., président, A. Harris; 
vice-président, J. La belle ; se- 
crétaire-archiviste, H. Courtoia; 
secrétaire-correspondant, M. J. 
Sauvé; trésorier, L.-J. de ls Du- 
rantaye ; conseillers : P h . Dubois, 
J.-M. Perron et H. Gauthier. 
Débat: '"La langue française 
va-t-elle subsister au Canada". 
Affirmative: C. Glande et R. 
Banvtte. Négative: L. de la 
Dura&taye et J. Sauvé., PhiJ, 
CornelKer présidait le débat et 
Perron, Labelle, Viau et Dubois 
fiiwiiaienlJa» jngea.. "Parle- 
ment modèle" : A. Harris, pre- 
mier ministre; Ph. Dubois, chef 
de l'opposition; Phil. Cornel- 
lier, seul indépendant. 

n. y a io ÊÊm 

1922— Fondation de la Socié- 
té Ste-Cécile. Directeur: R. P, 
J. Grave?, O.M.I. ; assistent-di- 
recteur, M. J. Beaulieu; préai- 
dent, Albert St- Aubin; vice-pré- 
sident, Armand Rainville ; se- 
crétaire, Roland Sabourin ; con- 
seillers i Albert Courvilk, Léo 
Devine, Edouard Gosselin. ^- 3 
décembre, concert par Albert 
CornelKer. — 17 décembre, M. 
Paul -G. Ouimet donne un ma- 
gnifique concert devant les éle- 
vés dans la rotonde de l'Uni- 
versité. 

IL Y A 5 AM S 

1927: Association Athlétique; 
président, J. Berthiaume; vice- 
président, B. Devine; conseil- 
lers: R. Léger, M. Lefebvre. 
Equipe de Tennis qui remporta 
le championnat de l'est du Ca- 
nada: Charles Connolry, Sdwin 
Connolly, Gaston Poutre, Rlséar 
Danis, Roger Lalonde, John Ne- 
ville, Jérôme Paradis. Comité 
de la Ste Catherine: Directeur, 
R. P. Poupart ; président, Char- 
les Quenneville; vice-président, 
L. Ohoquette; trésorier, J. Ne- 
viHle ; sec-arch., A. Plouf fe ; con- 
seillers: Demers, Chantai, Ca- 
ron, Cadieux. Oonreutum de la 



/ 



est champion deTa ligue de classe d'Immatriculation de 

1906. Etaient présents, les RR. 
PP. Lamourcux, Gravel, Jac- 
ques, Poulet, les abbés Glaude, 
Deschampa, Guindon Delisw le 
Dr LeBel le Dr Lafond, MM. 
Caron, Beauchamp, Bigras. Las 
Débats rranoais, le 10 Bovem- 
bre, jouent "L'Accusé*', au 
Théâtre Ruesell. Les personna- 
ges: R. Pelletier, R. Clément, R. 
Poutrév U. Bouleau, P Spénard, 
J. Rerthianme, R. Boylè, (4 
Poutre et 9. Monetta,V 



i«ti'o 



'Préparons - JV#ea/'* 
a. se la ttiillll êm 



«s rvi 



rOstaaa 



l^psaaotaurs: 



r,Jaaa- 



«teralres: 



Géras€ Cha- 



YVas 



Uss annoi 



t* W 



débats 



français 






r 



Mardi, le 22 novembre, Rémi 
illette a présidé la sixième sé- 
inee hebdomadaire de la socié- 
des Débats Français. 
Adressant d'abord la plus 
rdiale bienvenue au R. P. R. 
moureux, O. M. I., invité 
'honneur, le président présen- 
e ensuite les quatre orateurs de 
l soirée. Marcel Ouimet et 
laymond Sylvestre, tenants de 
'affirmative; Paul Major et 1 
iui Fréchette, défenseurs de 
la négative, discutent le sujet 
iui vaut: "Par son présent sys- 
tme d'éducation l 'enseigne- 
ent bilingue, en Ontario, at- 
teint son apogée." 

Le premier orateur, M. Oui- 
met, ouvre le débat avec Un fer- 
me courage.' "Démontrer, dit- 
il, que notre système d'éduca- 
tion atteint actuellement au 
majcim*im de perfection, sem- 
ble peu facile". L'orateur fait 
*ouer cependant tous les res- 
sorts. H' montre que les trans- 
formations marquées survenues 
dans l'enseignement bilingue 
depuis l'abrogation du règle- 
ment XVII, permettent d'affir- 
mer que notre système d'éduca- 
tion a fait de grands progrès". 
M. Paul Major reprend la dis- 
cussion. Il fait ressortir tous les 
désavantages de la mise en pra- 
tique du présent système d'en- 
seignement dans les écoles pri- 
maires. Il signale deux lacu- 
nes. Dans les premières années 
<de ce cours, la classe se fait 
Surtout en anglais et seconde- 
ment l'élève * nVpas de texte 
^français pour l 'étude de la géo- 
graphie et de l'histoire. 
L 'affirmative, avec R. Sylves- 
e, complètent la démonstra- 
on de sa thèse. Le dernier 
rateur de la droite affirme que 



Iatrve dans les conditions pré- 
sentes • 
La Émis urina prit fm 

Fréchette. Cedui-ci 
ineenvéaienta de notre 
d 'éducation aeanel Dana Isa 
"High Senools", le programme 
de français es quatrième année 
ne peut donner la préparation 
ii é e osBi iiro pour «af Hifn ■asum 
avec facilité l'étude des lettres. 
En troisième année, las élèves 
apprennent l'histoire du Cana- 
da aune la langue anglaise. Bn 
général, il rente toujours que les 
programmes sont surcharges et 
ne tiennent aucun compte de la 
religion et de la race des indi- 
vidus. 

Les juges, Léo Landreville et 
M a rcel Carter, donnèrent m 
palme à la négative et procla- 
mèrent R. Fréchette le meilleur 
orateur de le soirée. 

Sur l'invitation du préaident, 
le R. P. Lamourcux adresse la 
parole à* rasaemUae. Il félicite 
les quatre orateurs peur la cou- 
rage qu ils ont su montrer dans 
le discussion d'un si complexe 
problème. "Je doute, dit-il, que 
notre système d'éducation bitin- 
gue soit à son apogée, maie il 
faut se souvenir qu'une organi- 
sation n'atteint pas ls perfec- 
tion dès- ses débuts. Avoir des 
écoles qui donnent avant tout 
'une mentante française, voilà le 
but visé par ' nos éducateurs. 
Pour apprécier sainement cette 
question des écoles, il importe 
de ne pas gober les affirmations 
gratuites des prétendus amis de 
la bonne cause, ni de baser ses 
jugements sur la constatation 
d 'un fait partie ulw»r. En défi- 
nitive, il. faut exiger un con- 
trôle sévère de la réalité pour 
arriver a l'un iqu e véri té". 
. SECTION JUNIOR 

Le 2 décembre, sous la prési- 
dence de Albsn Marion, on. dia- 
~cûta lia question suivante : Car- 
tier fit-il plus pour le Canada 
que McDonald î" Jean Woods 
et Auguste Vincent défendirent 
l'affirmative tandis que Joffre 
Ribout et Paul Valiquettc sou- 
tinrent la négative. Les pra-' 
roiers remportèrent la palme et 
Auguste Vincent fut jugé le 
meilleur orateur. 

Lionel! Demers donna une 
conférence sur "Les ressources 
naturelles du* Canada". Antoi- 
ne Sirsrd et Henri Lafrenière 

récitèrent des déclamations. 

» 



- 

Ourottiq^e Tu ****** MftOfS ffar*„„ 



Philosophât]! 



du 



le 

répond aux besoins du Cana- 



programme d'étude qu'il propo 
se à l'élève. "Les résultats 
dit-il, nous permettent de le 



[rue tteint une perfection re 



Débato anglais 

Continuant toujours ses ac- 
tivités, ls Société des débats 
anglais de l'Université nous 
présentait, le premier décembre 
dernier, une intéressante dis- 
cussion. 

Il s'agissait de résoudre le 
problème suivant : 

"Les insurrections des ban 
dits organisés, aux Etats-Unis 
sont les résultats d'une admi 
«istration défectueuse de la 
justice plutôt que de protec 
tion politique." ■ 

L'affirmative était défendue 
par Charles Daiiey et James 
Harrington tandis que Milton 
Cannon et James Veale soute 
naient la thèse opposée. 

Les tenants de la droite ci 
taient le 18ème amendement du 
statut légal des Etats-Unis com 
me le cas type d'une adminis- 
tration défectueuse de la jus- 
tTee. Daiiey dénonce de norn^ 



A la dernière 'réunion 
"Séminaire", la question 
se à l'étude fut celle de la Pro- 
videnee. Le conférencier du jour 
a été Qérmrd Charette. 

Des attributs de Dieu, la 
Providence est celui qui subit 
m pins de dénégations, de mau- 
vaises iaaerprétatione. 

Dana son travail, M. Charet- 
te s*ef força de traiter W ques- 
tion au complet, en la divisant 
comme suit: place de la Pro- 
vidence dans la Théodieée; dé- 
finition ; f aussii epuii o us et ré- 
futations ; enfin, . économie 0e 
la Provideaee. -^ 

Dans la Théodieée, nous 
prouvons d'abord l'existence 
de Dieu; nous étudions sa na- 
ture; et ses rapports avec les 
créatures. Dans cette troisiè- 
me partie est compris l'attri- 
but de la Providence qui se dé- 
finit: conception que Dieu a 
de l'ordre, et l'exécution de cet 
loir l'ordre; et d'un attribut: 
but -est la résultante de deux 
opérations immanentes de Dieu : 
son intelligence et sa volonté 
— our Lui font concevoir et vou- 
loir l'ordre; et d'un attribut- 
sa toute-puiasanee — par la- 
quelle Il exécute tout ce qu'D 
conçoit. 

Ali sujet de la Providence, 
il se présente une foule de faus- 
ses opinions que nous pouvons 
grouper sous ces trois rubri- 
ques : fatalisme, pessimisme, 
déisme. L'objection la plus gé- 
nérale est celle-ei: Dieu, être 
parfait, offenserait sa perfec- 
tion en s 'occupant en particu- 
lier de tous les êtres qui peu- 
plent h monde. A cette objec- 
tion nous pouvons répondre 
que Dieu, qui crée des êtres 
pour une fin, ne peut offenser 
sa perfection en veillant à ce 
qu'ile atteignent cette fin- 
Enfin, comme le dit M. Cha- 
rette, le travsil n 'aurait pas été 
complet sans quelques notions 
sur l'économie de la Providen- 
ee, qui est l'ensemble des lois 
sur lesquelles se bssent ls sa- 
ge ordonnance et le gp;a/erne- 
ment de Dieu sur le monde. Et 
encore ici, il faut ..résoudre 
quelques objections. "Com- 
ment Dieu peut-il' permettre le 
mal physique? On peut répon 
dre que, si Dieu permet le 
mal physique, ce n'est que 
"par accident" et toujours en 
vue d'un bien moral. "Com- 
ment Dieu peut-il s'occuper de 
tous les êtres en particulier?" 
Suit un développement où le 
conférencier explique l'admi- 
rable usage que Dieu fait des 
causes secondes. 

Et M. Charette termine en 
nous montrant l'utilité prati- 
que de l'étude de Dieu. 

..P. C. 
s • 

Excellente définition 

Un professeur de .belles-let- 
tres pose cette question à un 
de ses élèves qui n'écrit qu'en 
périphrases : 

— "Mais enfin, qu'est-ce que 
c'est qu'une périphrase f" 

— "C'est le cycle eirconlocu- 
toire d'une sonorité orale com- 



Te sais mon gara, qn'jei bien vécu. 
Mais anand j'taae p'tit, sal'pnv marreûx, 
De mon parante je n'ai rien qu'eu 
Que dee pria' d'oreiUss H de «a 'veux. 

J'ai pas cemm'toé, passé quinx'ens, 
A écouter parler les "Pères". 
Jet eu 's assis que 'q 'fois su'l'aane 
Que pour apprendr' le "Notre-Pere". 



. portant un atome d'idéalité 
breux crimes qui illustrent bieif 4>«' da «*«* une profondeur ver 



sa thèse en condamnant l'in- 
compétence du système judi- 
ciaire de la République voisine. 
Les avocats de la gauche sou- 
système d'éducation bilingue tiennent brillamment que. 1» 

protection politique est la sour- 



dien-français d'Ofîfario, par le ce de tous ces sbus commis par 



les "gangsters". Pour étayer 
leur thèse, ils citent l'exemple 
ries jugea qui, aux Etats-Unis, 



constater. Il suit de là que nous sont nommés su bon vouloir du 
-srons lé droit d'sffirtner que gouverneur de l'Etat, lui-même 



re système d 'éducation bi- élto par le peuple. La protec- 



tion politique est donc partout 



baie. 






A'c't 'heure, j'ssia ce qu'on appelle 
Gagner sa vie. }'*i bien peiné, 
Comm'ma patience et ma "taruelle" 
M'ont vslu d'I'argent, j'm'sas marié 

Tornon ! déjà quarazit'einq ans 

Depuia qu'j'al pria, pour compagnie, , 

IVfemm' aans pareiH'; ta maman. 

Ce^ c'été l'meilleur coup d'ma vie! 

Ecout' mon^gars c'que j'vais te dire : 
Quand tu t'prendraa un'oraature, 
T aiasr'li. ai tu n'veux pas pStic, 
Ces eatins, fort 's su Ta peinture. 

Pie si tu veux pas te maudire,. 
Pais paa connu 'ces jeunes étourdis 
Qui sans un'eop et sans av'nir 
S 'marient D 'voir ea, ça m 'choqu ', saudi* : 



4 



^ 
^ 



-i 









Jt'assur', U vie c 'pas assez drôle, 
Pour aller a'mettr' dans ta miaère. 
Icitt', faut qu'tu remplis»' ton raie; 
Et ça e'ast Ptravail, la prière. 



'X Ousela' 






la Société des Conférences 



L'hon. J.-H. RAUrvTLLE 

. Le 27 novembre dernier/ l'U- 
niversité d'Ottawa en même 
temps que la Société des confé- 
rences était honorée de la visi- 
te de M. J.-H. Rainville, comme 
conférencier. 

.., M. Rainville fut prétenté par 
M. Louis Coté, député d'Otta- 
wa à Toronto. En quelques 
mots, il traça la brillante car- 
rière du conférencier, aneien 
président de la Commission du 
Port de Montréal, nommé sé-| 
nateur depuis deux mois. 

Après cette présentation. M. 
le Sénateur Rainvilfe commença 
sa conférence. U parla de "La 
race canadienne française dan? 
vingt-cinq ans". Soucieux de 
notre avenir économique, le eon- 
féaencier, après avoir fait une 
synthèse de nos luttes laborieu- 
ses du passé, énuméra ses rai* 
sons de croire en notre survie 
en tant que groupe ethnique 
mais il ne craignit pas non plus 
de faire part à son auditoire des 
craintes qu'il entretenait A 
notre égard dans le domaine in- 
dustriel. En d'autres termes, 
l'étude du passé, m réflexion 
sur le présent nous permettront 
d'obtenir une a sses claire vision 
de l'avenir. Pour notre survi- 
vance économique, il nous faut 
résolument nous tourner ypm 
l'industrie et le commerce afin 
de nous en emparer. Orâce à 
eux, nous serons en mesure de 
sauvegarder tout ce oui nous 
est cher. C'est ainsi, dit-il. en 
terminant, que nous devien- 
rl.rrn>«j nvîtn's cher nous *»t, oue 



nous pourrons accomplir toutes 
nos destinées. 

Un auditoire choisi et nom- ' 
breux avait tenu k se rendre à 
l'invitation de la Société pour 
sntendfe parler monsieur Rain- 
ville .qui eat l'une des figures 
les plus sympathiques et les 
plus marquantes du Carfada 
français. 

LE R. P. A. LEDUC, O.P. 

Le R. P. Augustin Leduc, o.p., 
Consulteur de la Sacrée Congre- • 
gation Orientale, a prononcé le v 
^décembre après-midi, sous les-', 
auspices de la Société des Con- 
férences de l'Université d'Otta- 
wa, une conférence intitulée t 
"En terre orientale". Le révé- 
rend Père conférencier a traité 
d'une façon très eïaire et dé- 
taillée un sujet qui nous est 
trop peu connu: l'Eglise orien- 
tale. Il a étudié l'Eglise orien- 
tale en elle-même, en en mon- 
trant les cinq principaux grou- 
pes et leurs subdivisions et en 
r.ous donnant des chiffres pré- 
cis sur le nombre des fidèles de 
chacun de ses groupes. Puis il 
a établi des comparaisons entre 
UEglise orfentale et l'Eglise la- 
tine. "■>■■** •'** **■*«*••«*.•. 

L'éminent conférencier a été 
présenté par le R. P. Donat 
Poulet, OM.T.. supérieur du 
Seolasticat St- Joseph. 

Cette conférence a été agré- 
mentée par un ioli pr». gamine 
musical. M. Eugène Leduc, 
professeur et artiste bien connu 
exéenta plusieurs chants. îl 
était accompagné au piano par 
Mî> Trènp Thibault. 



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• 



en honneur. De plus les crimi- 
nels sont trop protégea par les 
avocat* criminalistes qui en im- 
posent aux juges. 

Cecil Ryan, Frank Kealey et 
Edmond Benoit, juges du débat, 
décidèrent en faveur de la né- 
gative. 

Francis Benoit, John Larbse, 
Richard Farreil, commenta- 
teurs, s'acquittèrent de leur tâ- 
che avec honneur. 



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LA ROTONDE, OTTAWA, L* l > DKCEMBM W» 

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— « 

Nouvelles 

Ballon au panier 

La saison du rugby terminée, 
le gouret vivant encore d'espé- 
rance, le ballon au panier est 
maintenant à l'honneur à J'Upi- 
versité. En effet, trois équipes 
(senior, intermédiaire et 
''Bantani") représenteront le 
grenat et gris dans différentes 
ligues. 

Dans la ligue Interseolasti- 
que nous aurons une équipe 
Senior, dirigée par Henry 
Stveetnam, un fils de l'Oncle 
Sam. Le elub Intermédiaire, 
sous la conduite de Francis Be- 
noit, fera partte de la ligue In- 
termédiaire de la- Cité. La peti- 
te cour aura, elle aussi, un club 
dans la section " Jiantam" de la 
ligne Interscolastîqtie. 'Jera-I 
Paul BonuevîHe en sera le ca- 
pitaine. 
; La campagne de ces trois 
clubs s'ouvrira sous peu, et 
nous profitons de l'occasion 
pour leur souhaiter de nom- 
breuses victoires. 



f 



T^ 



Sportives 

Alignement du Collège : Mar- 
coux, Harrington, Sweetnara 
(capitaine) Heurrigan, Mit- 
chell, Collins, Crain, Veale. 

LIGUE IKTEBMKDIAreE 

CoUege 28 ~ St-Patrice 63 
Mercredi le 7, nos gara s'ame- 
nèrent sur Pes bords du Canal 
Rideau avec l'intention bien 
arrêtée de Sortir- victorieux du 
combat qu'il» allaient livrer au 
St-Patrice. C'était l'ouverture 
de la ligue Intermédiaire et nos|| 
joueurs roulaient commencer 
leur campagne de ballon au 
panier par une victoire. Mal- 
heureusement, le sort ne les fa- 
vorisa pas et ils revinrent au 
Collège avec un air un peu pi- 
teux \après une défaite de 63 à 
28. Malgré le pointage élevé, 
nos joueurs donnèrent dujfil a 
retordre aux vainqueurs et 
nous promirent une* victoire 
éclatante lorsque le Collège St- 
Patrice viendra nous rendre vi- 
site. 



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BENCONTRE AMICALE 
Collège 40 — Banque Royale 16 

Jeudi dernier, le premier dé- 
cembre, notre club senior inau- 
gurait sa saison de ballon au 
panier en infligeant une écra- 
sante défaite de 40 à 16 A l'équi- 
pe de la Banque Royale. La par- 
tie fut fort intéressante en dé- 
pit du pointage élevé. Tous les 
joueurs se sont dépensés sans 
compter pour faire pencher la 
balance d'un côté ou de l'autre. 

Dès le commencement des 
hostilités et jusqu'à la fin, le 
ballon n'a cessé de faire, des 
promenades forcées d'un bout à 
l'autre du gymnase; ce n'était 
que courses et que passes. Au 
premier repos, le collège avait 
un avantage marqué et à la re- 
prit du jeu, il n'était pas dou- 
teux qne notre équipe sortirait 
victorieuse du conflit. A nous, 
Ùm premiers sourires de "Dame 
Victoire"! 

''La Banque Royale" a mon- 
tré une ténacité et un esprit 
sportif qui hri font 
malgré sa défaite. Elle ne se 
tint pour battue que lorsque le 
gong annonça la fin de la par- 
ne. ■*■ 

Composition des équipes • 
TJsiversJté: Corridan, E. Be- 
noit, Cannon, P. Benoit (capi- 
taine), Veale, Sweetnam. Mar- 
coux. Sylvestre, Horrigan. 
Mitchen. 

Banque Royale: J. Cherry. 
Pnndi ville. Boumer. Day, L. 
Lafranee. * 

ArWtre: Albert Beausoleil 

Chronométreur: James Har- 
rington. 

uooe nrrââiôoLAaTiûUE 

OoUèga 33 — Ecole de Com- 
merce 32 

Nos porte-couleurs ont suc- 
corner devant ceux de r'Ecole 
<}c .Commerce dans une partie 
de ballon au panier qui eut lieu 
le 1 décembre. Ce fut une af- 
faire serrée, comme le pointage 
l'indique, 32 à 29 en faveur des 
fins neiers. Ces derniers pri- 
rent une avaria* de 17 «VIO-Abus 
la première demi* et les savants 
ne purent reprendre le terrain 
perdu. Nos joueurs perdirent 
la nremière partie de la ligue! 
— -mais îurèrent de prendre leur 
revanche. 



LIGUE BANTAM 
Collège 32 — Lisgar 12 
Dans un match de ballon au 
panier, qui eut lieu le 7, notre] 
club "Bantam" de la ligue in- 
terscolastique a remporté une 
victoire sur le Lisgar par un 
pointage de 32 à 12. Bravo, les 
jeunes ! Vous êtes dignes de la 
louange de Corneille : 
"Ils sont jeunes il est vrai, mais 

aux ftmes bien nées 
La valeur n'attend pas le nom- 
bre des années.' ' 
Nous souhaitons à- nos jeu- 
nes amis, étoiles de demain, de 
continuer dans la voie! du suc- 
cès et de se couvrir de gloire 
en remportant un championnat 

a notre Collège. 

» ;-**& 



GOURET 



Aurons nous cette année une 

équipe de gouret dans la ligue 

TntercollégialeT Entrevu à son 

retour de Toronto, où il avait 

assisté à une assemblée de cette 

figue, le 26 novembre dernier, 

le R. Pr-A. Cary. O.ÀHL a ré- 
honneur pondl| qu > n nWit rien d , Qjffi 

ciel à déclarer à ce sujet; mais 
qu'il était très probable que 
nous aurions notre équipe. 



Bibliothèque 

clés élèves 



Chers élèves, anciens et ac- 
tueis niver«ité d'Otta- 

wa, désirée- vous 'faire des 
étrennes à votre" Al nia Ma- 
ter? '* 

Voua avez peut-être sur les 
rayons de vos bibliothèques 
robunes qui se couvrent 
de .poussière. Pourquoi ne 
pas les faire ressusciter de 
leur léthargie et nous en fai- 
re eadeauf 

Tout envoi «dressé au B. P. 
R. La vigne, sera reeu avec 
reconnsissance. 



Etudes Sociales 
« à FUniversité 



Le Cercle des Etudes Sociales 
a tenu sa réunion bimensuelle, 
mardi le 6, dans une des salles 
du Musée. M. l'abbé H. Lé gros, 
^ ^professeur a l'Université, svait 
été chargé du cours. Il parla 
du but de l'Action Catholiaue. 

A cette réunie»;' 1'A.C.J.C., 
était représentée Jde même que 
les Syndicçts Catholiques Na-r 
tionaux. Nous avons remarqué 
la présence de M. Henri Quévil 
l'on et de M. Maurice Doran, 
reepectivement vice-président et 
agent d'affaires des S.C.N. Leur 
aumônier, le R. "P. L. Gratton, 
O.M.I., les accompagnait. 



Débat publie 

Le Conseil des Débats Fràji 
i.ais se réunissait dernièrement 



Edwin 



SKI 

Connolly 



it 



(les 



nous fi 
part qu'il aura sous peu 
choses intéressantes à nous faK 
re connaître au sujet du ski. 
: J.-Y.B. 

COMMANDEMENTS 

d'un Rédacteur en chef 

à ses collaborateurs.. 

A ton journal tu enverras 
Articles et 'renseignements.. 

TTn.eôté de feuille emploieras 
Mais l'autre doit Tester en 

blanc 

Une marge tu laisseras 
Pour qu'on corrige aisément. 

Chiffres, noms propres, écriras 
En majuscules, Nettement. 

I.es nouvelles tu transmettras 
Au plus vite quand c'est pres- 
sant. 



Cëfo 4es Anciens , 

LETTBE DU DIKSCTZU* 

I tien cher ami, 

Permottes-moi de vous rappe* 
1er le renouvellement de votre 
contribution pour 1933-1934. 
Une prompte réponse, apprecuy 
ble à prix d'argent, serait très 
favorablement accueillie par 
votre 

Tout dévoué. 

R. Legault, O.M.I.. 

i Directeur. 

FELICITATIONS 

"La Rotonde'' est heureuse 
de présenter ses félicitations: 
au chanoine J. Gascon, '87, cu- 
ré de St-Eugène. nommé Vicai- 
re Forain de l'arrondissement 
No 4; au docteur J.-C. Chabot, 
'89, élu président du collège 'des 
médecins et chirurgiens d'Onta- 
rio; à M. Aurélien Bélanger, 
'97, élu par acclamation prési- 
dent de l'association St-Jean- 
Baptiate d'Ottawa, à M. Adé- 
lard Charfrand, '09, élu par ac- 
clamation représentant du* quar- 
tier By à la commission des 
écoles séparées d'Ottawa; a M. 
Ferdinand Larose, '09, nommé 
directeur des laboureurs de la 
province d'Ontario; à M. A. De- 
niers, !09, élu maire dé Ste-An- 
ne-de-Bellèvue ; à M. Joseph La- 
pensée, '16, * nommé inspecteur 
des écoles pour Glengarry ; à 
MM. Georges Gouiu, '10. des 
Trois-Bivière*, et Jean Geneat, 
*18, d'Ottawa, nommés conseil- 
lers du Roi au Québec; à MM. 
Lionel.. Choquette et Henri 
Proulx, *29, appelés au barreau 
d'Ontario; à M. Léopold Bi- 
eher, '23, élu président de la 
section St-Charles de r'aasoeia- 
tion St -Jean- Baptiste d'Otta- 
wa; à M. Augustin Potvin, '18, 
élu président de la section Stc 
Famille de l'association St- 
Jean -Baptiste d'Ottawa; à M 
Emile Maheu, '28, nommé comp- 



*Le lf ioi 
Sacré-Coeur d'Ottawa, 
A. Moriaaet, O.M.1 
mariage de MUe Leur 
mieux avec F. Germain K »rot^ 
'23. 

Le 30 juillet, en l'église { 
Louhr-de-Franec, Montr. 
l'abbé Henri Oaboury », 
mariage de Mlle Lan; 
geon avec Pierre-Ange 
J 18. 

Le 22 Octobre, eu l'égUer 
Sacré-Coeur d'Ottawa. M^^H 
gneur Félï 

évoque d'Alexandrie, a béni la 
mariage de Mlle Lucienne BrflW 
lé avec Lionel Chcvrier, '24. 

DEUILS 

Ont été éprouvés par la mort j 
de leur père: M. Edouard Lan« 
gelier, M. Royal Choque-tté,' 
MM. Ëdouanl et Hector Monet- 
te; MSfT Hector et Conrad 
Lemieux ; -M: Léonard Bissen ; 
MM. Falconio, Lionel. Hector et 
Ifeni Choquette; MM. Marcel 
et Fernand Bonrbonmiis. — De; 
leur mère: MM. AJexis et Ro- 
dolphe Brûlé; Le R. P. J. Oé- 
dieux, 0. M. I. et MM. Louis et 
Roch Cadieux: M. A. Arvieaia: 
MM Lionel et Lomer Lafond. — 
De- leur soeur: MM. Emile, 
Pierre et Arthur Rocque: M. 
1 Abbé T. Deschampe— De leur 
frère: MM. Hector. Aimé. Eu- 
gène et Henri Valût ; M. Gusta- 
ve Smith. 




en vue de choisir le sujet de la 
discussion publique qui aura 
lieu le 23 avril prochain, aul 
Théâtre Capitol*. * . j . 

"L. formation d'an dirtrfW X *™L "«"?** '» ^^^.^ 



Oe ion vrai nom tu signeras 
'"u* avoir peur aucunemè 



i 



vF 



«■le d'Abonnenent 
i "U Rotonde" 






Nom 

rease 



J'Inclue la somme de 




•— • •• 



••...............,, 



as 



fédéral serait-elle* avantageu 
set'' sera la question i discu- 
ter. MM. Adalbert Laframboi- 
se et Paul Morvan seront pour 
l'affirmative; MM. Gérard Ca- 
ron et Rémi Millette prendront 
la négative. > -'.. ' ., 

L'actualité de la question et 
l 'heureux choix des orateurs ne 
manqueront certainement pat 
d'intéresser ceux qui voudront 
bien assister à ee débat. 

"Washington Cinb" 
de FUniversité » 

Le 26 novembre dernier, no- 
tre "Washinitton Club" don- 
nait, à l'hôtel Alexandre, son 
banquet annuel à l'occasion du 
"ThanksgivingDay" des Etats- 
Unis < 

Au-delà d'une vingtaine de 
nos confrères américains étaient 
présents. Parmi les invités 
d'honneur on renia rouait, le R. 
P. O. Marchand. O.M.I.. rec- 
teur » les RR. PP. H Morisseaa 
et P Pelletier, du Juniorat ; le 
R P. R. Lavhrne, de l'Untw- 
site: Hector^Monette, président 
des Débats Français; Eugène 
Dorion, président des Débats 
Anglais et Bddy Barnabe, pré- 
sident de l'Association Athléti- 
que. 

Plusieurs discour*: furent pro- 
noncés. Charles Dailev parla 
sur le "Thanks-GîviW : Wil- 
liam O'Shea répondit à lia santé 
du Pape. Eugène Dorion du Ca- 
nada et John Corridan de l 'Ai- 
ma Mater. 

Le conseil du Club Washing- 
ton se compose des officiers sui- 
vants: président honoraire. R. 
P. G. Marchand. O.M.I.-reeteur: 
vice-président honoraire. R. P. 
A. Cary. O.M.L : directeur. R. 
P. R. Sénécal, O.M.I.^préaide 

James Veale ; vice-bg-ésidenl 
MiltoR Cannon; iecré__ 
tley 'Poster ; conseillers. 
Biron et John Corridan* 




Québec ; au Docteur J.-M. Roua-, 
sel, '2.1, nommé assistant méde- 
cin-légiste pour Québec; à M. 
Narcisse Laeottrsière, '30, élu 
président de la société des étè- 
ves aux Hautes Etudes Com- 
n.-?rciales ; i M. Hugues Lapoin- 
te, *J1, élu secrétaire de l'asso- 
ejation des étudiants en, Droit 
de l'Université Laval ; aux 
échevins A. Bélanger, A. Pinard 
et R. Mercier et an commissai- 
re d'école J.-R. Lachaîne ; à Ro- 
bert Gauthier, président du 
club LaSalle de Windsor ; à R. 
Bélisle, échevin de la ville de 
CornwaJl«. 

Nous souhaitons les pins heu- 
reux succès aux doteurs Horace 
Viau, '24. J.-M. Bitgras, »26. c t 
Telmond Dufour, '24. établis à 
Ottawa; aux avocats Lionel 
Choquette '29, (à Ottawa) et 
Henri ^Proulx, *29. (à L'Ori- 
«o«.U. 

NOS TCNI8SAHT8 DE 19» 

Parmi les finissants de 1932. 
MM. T. Deneault. H. Obude, H. 
Oodbout, J.-E. Martin. S. 
Owens, J. Richard, R. a Rouleau, 
«ont entrés au Grand Séminai- 
re ; MM. C. Berthiaume, H. La 
pointe, L. Lalonde. A. de G. 
Taché ont commencé l'étude du 
Droit; MM. B. Auger, J.-M. 
Chaput, B. Fortier, G. Leolerc 
choisirent la médecine"; MM. 
D. Broussesu. E. Baxter. H. 
Clément. L. Byrne, B. Géiinas, 
O. MÀtte. L. McCarthy. H Me 
Closky, N. OT>onneH, W. 0'- 
Meara, (T. Prpulx, V. Walker 
étudient la Pédagogie: M. B. 
Mynn. les Beaux-Arts; MM» S. 
Charet, R. Maheu sont aux Hau- 
tes Etudes Commerciales : M. P. 
Marion étudie le génie électri- 
que et M. A. Quévillon suit les 
eoum du Collège .McDonald. 
MARIAGES 
juillet, à ta basilique 
M. l'abbé A. Secours 
lé mariage de Mlle 
!**▼ avec M. Philippe 



HP. 
On recommande au pieux 
souvenir des Anciens : Jfi.. Sé- 
raphin Choquette *92, dSe%^ 
dé à Ottawa, le 4 août, igé 
de 68 ans; M. Lucien Vali- 
quette '22„ décédé à Ottawa 
le 19 septembre, i l'âge de 
26 ans; M. Ernest Valin '91, 
décédé à Montréal, le 29 no* 
vembre; M. Wilfr^l Bour- 
bonnais, '18, déoédéà Otta- 
wa, le 4 décembre, âgé de 42 
ans. 



A tous cea anciens. "LA 
ROTONDE" offre ses plus sin- 
cères sympathies. 



Çà et là 



Le R. P. Binet, O.M.I., an- 
cien professeur i l'Université, 1 
vient d'être nommé curé de la 
paroisse <IeSt- Albert;. Alberta. 

M. l'abbé Ebéar Danis, 
re A Crysler, noua fit le plaisir 
d'une visite. 

Grâce au R. 1\ R*. Lavigae, 
O.M.I.. un magnifique radio est 
maintenant installé dans la 
le de récréation des grands. 
Plusieurs "hauts parleurs" àW 
tribuent la musique dans diver- 
ses salles a voisinantes. 

lie 4 décembre, devant les 
membres de la Société des Con- 
férences de l'Université, le R. P. 
A.Leduc, O.P.. donnait une 
causerie sur 'L'Eglise orienta- 
& +., A cette occasion, le pro- 
fesseur Eugène Leduc fit en- 
tendre plusieurs morceaux de 
chant. jt 

1m 8 décembre, fête de l'Im- 
maculée-Conception. patronne 
des Obîats et de l'Université, 
tous les professeurs prirent le 
dîner au réfectoire des élèves. 
Adalbert Laframboi?e et Wil- 
liam O'Shea adressèrent des pa- 
roles de bienvenue, auxquelles 
répondît le R. P. Recteur. 

Le R. P. D. Poulet, QM.1.. 7 

été nommé supérieur du Sco- 

l lastieat St-Jcseph 11 succède 

au R. P. A» Desnoyers. O.M.Î.. 

aasistsnt du Supérieur Généra» 

des Oblats. * 

» ■ - . 

Ordre embarrassant 
Demain le lever aura lieu 
a 6 heures. Personne ne doit 
lever avant otite heure." 



journal sw-arorstm 



"PrijMiron+Nims 



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LE 



I»- 







Hédactear est chef: 
RENE MENâR» 



je l'Université d'Ottowa 



miLirri gag-non 



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OTTAWA. LE Z* PGCPaW Hg 



Na« 



Qèamàmét efcealatfcxi: 



.^^SHagAct a 
d'un "mac"- 



+ »* 



t \UX. DÉBATS 

FRANÇAIS 

Le 9 décembre, quatre huma- 
nistes réveillent le souvenir d'«- 
ne dispute littéraire' dont le/s 



avec itfl 
twm d'un < *aage J ^ r proiiVi 
nrt^vi^tk»* ne pei* ao mw1Bm9 
supplantée à cause de son 
loppement intellectuel a van 
littérature et en pailoeophit 

La négative sort victorl 
de la lutte, et A. Lafram 
gagne le tirre^de meilleur] 
teur. 

J B 
SECTION JUNIOR 

Lundi, le 19 décembre, la 
tioa junior des Débats Fran 
tint Ba séance bi-mensueUe i 
la présidence de Roland Pûrj 
ÎM question au programme é 
la suivante: "La part 
Canada a prise à la 



III llltl 1IM ANNEE 

I , 



LA VEILIJÎ DE 

Noël 1872 

VN 9O0YBN1» Wt VMHCUH 
COLLEGE 



qu< 
Qra( 



(Traduction d'un atSWe daJ. K- 
Foorn, etouse lSTI. paru 
♦H>rl" de décembre lM9-> 



dans' te 



x.».- 



Yingt ««« * »** é*** 1 ** ei 

ce «>ir, songeant «si jour* eu 

notre chère Vnwerttté d'Oifwa 

. était VhumUe collège St-Joseph, 

G^ lui^Te^^néf^ i'é^ « ^^ £^' 
Lagaache, représentée Confrères, et ^^T^^. 
Roland Quesnel et Henri il ? >< *» •^ *»£" £1 . 
bord, gagna la victoire suri ** *« iT^Î, î. ?£Â Tt«T2 
droite, défendue par René Cfl **• <"«** *»*• *^*iSS 
riere et Alfred Leclerc RoiJ *"«?J"* eew *^l # K 
ûn#*n*l *w ^-^-— - i -*" lja rt à l'événement que je wt 

^uhaiU de la Société deft^DébaU ^^ f e^£^^± 
Français 



Ottawa, le 25 décembre IW2. ; 

M. le Rédacteur, 

H me fait grandement plaisir de saisir l'occasion 
qui m'est offerte comme Président de la Société des 
Débats Français, de transmettre mes souhaits par l en- 
tremise de "La Rotonde", organe officiel de notre. So- 
ciété. , 

Les voeux que Je formule de tout coeur à vous, dé- 
met professeurs, et A vous, ehers confrères, sont ceux 
d'une bonne et heureuse année. 

'Voilà peut-être une vieille formule qui se rencontre 
sur les lèvres de tous, mai* Il me semble que c'est en- 
core la plus expressive dans sa simplicité. 

Ne contient-elle pas tout ce qu'un homme £* f£ 
sirer le Bonheur? J'en comprends toute la portée^ et 
c^'aveTsincérité que Je vous la répète à tous et i 
chacun: Bonne et Heureuse Année. 

Hector MONETTE, 

Président. 






* 



Souhaite de la Société de» Conférences 



M. le Rédacteur, 



Ottawa. 15 décembre 1W2 



'«S'appuyer sur l'obstacle et s'élancer plus loin". Ce 
ver. d\ SSSrtlne seralt-U la nouvelle ^ devise; £ te So- 
ciété des Débats français de ™*™rsM&Ot*wrtJ£ 
moment où une crise sans précédent dans » ™»J*£ 
é£V la monde et ^nace d'ébr^r^ D ^menU 
de* •« solides institutions, la Société ^s^ats frân 
cals «on satisfaite de vivre, s'entête à progresser, voua 

quVf onS^'La Rotonde". ^^«^J^Se^ S u - 
vivante et susceptible de resserrer les Usas «*»«»•**. 

dlanîs actuels. S anciens et ^'^^SSi^S^ 
de la Société des Conférences est peureux <*»*** ■» 
première occasion qui Idl soit offerte p^iJJJ *£ 
autorités universitaires et *™*Ï^J*j£^ l £ 
chaleureuses féUcitations; cette initta^ve M™***. 
Probatlon et l'encouragement *£FJSZm£*£ * 
costar les progrès de notre université, chàteau-fort de ia 
pensée catholique en terre ontarlenne. 

Séraphin MARION, I 



4U cUl'et phiiieun d'entre en,r 
dorment de leur dernier som- 
meil. Je ne parlerai pas de l im- 
posant édifiée d'aujourd'hui; le 
collège était alors bien humble 
comparé à l'Université actuelle. 
Essayons de reconstituer le* 

heux. ! ' 

L'aile ouest, la parité centra- 
le où sont maintenant les par* 
loirs, et même Valonge à Voile 
tS t, ^existaient pas. Le Frère 
l'ç&ney tenait ^— bouUque de 
iaiUeur près de Ventrée vrmci- 
pale, ce qui ™duw*tmia 
grandeur du parlotr. -JT&vent u- 
re qui noue occupe ee déroula 
dans Voile en . face de, U rue 
Cumberland et de VégUse SU 
Joseph. L'infirmerie, le réfec- 
toire, la chaufferie et la cumne 
de la bonne Soeur Jieblanc oc- 
cupaient le ree-de-chaueoée. Au 
deuxième se trouvaient la cha- 
pelle, la salie d'assemblée, les 
appartements du Père Tabaret, 
le bureau de l'économe (le R. P. 
Mourait) ainsi qu'une autre 
(fronde salle. Au troisième étage 
J il y avait la salle d'étude. Nous 
n'en avions qu'une alors, qui H 
l'occasion servaM de théâtre. Le 
Père Chaborel gardait l'étude 
tout en copiant de la musique, 
tandis que son oeil perçant se 
promenait au-dessus des tètes 
des élèves. Au quatrième te 
trouvaient les chambres des Pi- 
res; enfin du dernier nous avions 

le dortoir. - „ , . , 

Le Père Adélard Paford, alors 
frère, avait charge du dortoir. 
Afin de mieux voue faire com- 
prendre la sUuasion, je tiens à 
voue dire que le couloir du ree- 
de-ehauseée qui passas* près des 
fournaises, ta u d uiea it è la cui- 
sina et de lé aboutissent dans la 
oour o* un vieua cheval et quel- 
ques paekee "monta i e nt la aar 

voue aveu- dit pins 
«s aasHs «te 



* „ a. l<m nous somsses heureux d'adresser au R. 

pression de notre jpjus cordiale gratitude pour ie 

^^^f\^^°t^^^ •te^^P-uaseT^ 
rM&nt notre eourage et nous £»*£* £££ ^ 
Jours plus avant dans la voie «* ^-^ï stssîTSfno. e* 
Nos remerciements nous les stressons £^V^ mc45#mDiv 
laborsteurs et i *«. »~ te^ 

^&ÏÏ^^T& ^-r^cs^e^m" 
4MP le» nusges épais que des soucis nombreux, fê *£*« 

sîon vos fibres les plus esebées vibrent tem jaav» à &* *?* + 
l'accord divin; .que votre volonté desseare fenae dans le bien, 

protection constante, que dans la mute qn ^ 2«~^_ k ^ 
courir U dirige vos pas. écarta les J^^*^^™ 7^ 
eultés prévienne les orages, féconde vos eflorts et vous lasse 
•Ï&K^^ >- rcaes^a^v»«toey>uter 

Ta paix et le bonheur promis "aux 1 






LA 1XDACTIOK 



Noël 1872. 'ToûT'ïè' monde étéil 
au lit à finit heures ce soir-lè. 
A onze heures les élèves se te 
vèrent pour aller à la messe de 
minuit. Tous à partir du Supé- 
rieur jusqu'au dernier Frère 
convers, à partir du plus vieux- 
jusqu'à* plus jeune élève, de- 
vaient assister à cette célébra- 
tion. Même le frère Cooney pous- 
sa les verrous de son échoppe et 
se dirigea vers la chapelle, peu- 



dont qus le Frère allemand, qui 
prenait sain des fournaises et de 
la cour était à sa place dans la 
ne/. H y avait cependant deux 
absents; deux prétendus mata- 
des — Vnn Aise Molette, de 

Montréal; l'autre ** 

n'est pas besoin de le nommer, 
puisqu'il a depuis longtemps 
quitté le collège et on ne pour' 

"mite à la paielT 



Souhaits de F Association des Anciens 
élèves canadiens-français 



•■■ 



— 



- 



St-Jean, le 26 décembre 1991. 

ient à notre AIAIA MATBR. et U*V"*» d « £££ 
le ressens comme Mon d'autre», sons doute, te toM«n 
^e^nTunter a«c tous les «er ? "^,t^^ 
avec !es professeurs, dans un sentiment de "***ȣ 
ssnee fUlale et de présenter à tous mes sounatto pour 

""^rSz-mol donc, cher ■»•*•«£ *£$% * 
mosmtaHté de TOtre Journal pour, d'abord, féliciter les 
éte^actuete de leur bonne tenue, chaque Iota que j al 
ïaToEEu* de Tenir en contact arec eu*. Je teur 
£un2?eTEua, pmx. bonheur et suce*, dan. leurs étu- 

"** AUX ancien.. Je .outalte »nté et «»»^dans te 
terrible épreuve que nous traversons en m >"£%$■ * 
» ceux de mon temps, en particulier. <uw »n. i= 
donne une fraternelle poignée de main. nm ^ aal „ 
Au Révérend Père Becteur. à tous les l™*""""™ 
et enSn à tous ceux, qui de.loln ou de prés. «™»%g 
"former la belle Jeunesse dont Je «^ *»,"«'• J *?S 
'expression de mon admiration et me. menteurs voeux 

de Tec y *mrrtercte^enU. ,« vous *.*&« 
mJZVt te Vlacuur, mus voeux les m«Ule«rx, pour 

et votre f mttle. ^ saboord., Ml>. 

éT président. 



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à*âsà^^±*ïi'- 3 *&à*êL ■. ï+ÊtioZ. JsWÊÊstTsSVstfaWsmm^Êltmfyi ' ' ï -v^_J_ MA 



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LA ROTONDS, OTTAWA. 1* 1» 



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Souhaite de ¥ Àaseciaiio« régionale 
de» Anciens élèves 



Ottawa, le 15 décembre 1932. 
Monsieur le Rédacteur, 

Gomme président 4e l'AseocÉatton régionale des An- 
ciens, de l'Université d'Ottawa, je me fais un agréable 
devoir de souhaiter aux fact e u r s de "La EVHoncie" une 
année à la fols Joyeuse et prospère. 

fondée pour répondre & une idée de cohésion et 
d'harmonie, notre association espère bientôt réunir dans 
la poursuite d'un même but, les anciens de notre région, 
puis ee Joindre aux autres groupes déjà constitués ou A 
constituer. 

Hotre Aima Mater, plus encore que les autres univer- 
sités canadiennes, a besoin de cet appui de tous ceux 
qui loi doivent leur éducation. 

Aussi notre nouvelle Association est-elle fière d'of- 
frir l'hommage de sa plus vive gratitude au Rév. Père 
Recteur et à tous ceux qui lui ont donné leur concours 
dans cette belle et promettante entreprise. 

Veufflei agréer, M. le Rédacteur, avec mes meilleurs 
voeux pour l'année nouvelle, l'assurance de ma oonsldé- . 
ration la pins distinguée 

J. L. CHAfcOT, M.A, MJ>., F.A.CB., CF. 

Président. 



C&tnme ils dépendent à Èro- 
firanerie, la xhœur change . Je 

se. En quelques instant» nos 
deux malades sont au Ut et selon 
toute apparence, dorment pro- 
fondément.. 



=—= 



la wmfmm, otTAWA. le n 



Souhaite de la Société des Débats 
_ Anglais 



7 



— — — — — . 

ISth, 1932. 

ItÀs my permission and my pleasure upon this, the 
dawn oX a new year, to extend to ail our Freuch confrè- 
res greeUngs and good wishes through the officiai French 
newspaper of the University "La Rotonde". At the out- 
set may I express, in a few words, my appréciation and 
my sincère thanks to those reaponslble for this edurtesy 
to me. 

Upon the advent of another year we look forward 
upon many andertankings with the hrightest hopes and, 
not without cause, with ooneiderab-e confidence. As 
worthy atudenU it is our purpoee to repeat what has 
been accomplished in the past and, if posible. with a 
greater degree of success. Although it is true that the 
past takes care of îtoelf yet, before It too has gone into 
oblivion I think we wouid do well to note some of the 
achlevements of our French students during the past 
year. In doing so it will be possible f or me to mention 
only several of the more noteworthy aceomplishments. 
Both the Prise Debate and the more récent annual 
play reflected the deep interest which the public takes 
in the efforts put forth to accomplish thèse successes. 
Then again the capturing of the Archbishop Villeneuve 
Trophy in the Inter-University compétition once more 
attested the cr«iit due our French représentatives. Upon 
such achlevements as thèse may I be permltted to ex* 
tend to you, our French fellow students, my hearty 
congratulations and also my wlsh that success may 
ttend your every effort during this year Just as it has 

Eugène 1 DORION, 
Président. 



during the past. 







LA VEILLE DE 
NOËL 1872 

<suite de la première paje) 



roM plus lut demander un comp- 
te rendu des événements de cel- 
le nuit-là — . Ces deux élèves en 
question étaient à l'infirmerie. 
Naturellement, Is son de la clo- 
che les éveilla; le bruit des cen- 
taines de pas les secoua. Ils ti- 
rèrent pmrti de leur insomnie eu 
complotant. 

C'était em milieu de la nuit. 
On ne vouait que quelques lu- 
mtèies par -ci par Ad, c'était un 
tempe tdéal pour faire un voya- 
ge d'exploration dans te coUèa.e. 
Qui peut las en Marner? Les 
ffaitpont ont toujours Hé et se' 
i ont toujours curieux. Leur plan 

■ esé^vUe organisé et vite mis a 
exécution. 11$ quittent l'infir- 
merie, s'avancent avec précau- 
tion, et font un court arrêt de- 
vant les fournaises pour écouter 
le ehont de l Mt Adeste" venant 
de la chapelle au-dessus de leur* 
tétas. Ensuite il$ passent succès- 
twement au réfectoire^ à la oui- 
sine, et finaientent ils arrivent 

dame la petite saur. Là, exposés 



nos deux charitables garçons 
réussirent à faire entrer de for- 
ci le pauvre animal dans la -eu i- 
tine. fuii, sens l'impulsion sans 
doute de quelque démon, Us 
l'entraînèrent jusque * dans le 
corridor des fournaises, et fina- 
lement ils atteignirent l'infirme- 
ne. Là, le veau, commençant à 
***** l'effet de la chaleur té- 
moigna l'irrésistible désir de 
gambader et de célébrer "en 
veau" la veiùe de Noël. Ceci 
n'était pas dans le programme, 
nais que pouvaient faire deux 
élèves avec le pauvre 



blanc" sur les brast 

L'un d'eux suggéra de le 
monter à l'éloge supérieur. Hop! 
ei» hftut ! Mais arrivés au pre- 
mier étage, ils se voient en grand 
danger d'< (repris. Alors ils trot- 
rient leur proie au deuxième, 
purs ou troisième et enfin au 
quatrième étage tes voilà au 
dortoir. Heureusement la porte 
n'est pas fermée à dé, et Us font 
entrer le veau. Alee trouve une 
corde autour de lamaVe du pau- 
vre Jim Bums, et attache le venu 
sa pied du ht du Père Fmfard. 
Avec urne partie du ridaam bleu 
et blanc qui entoure le Ht et la 



Voilà poser le p r em ier acte été 
cette comédie. Le second fut 
plm tapagvuw: J'essaierai de le 
raconter aussi brièvenumt et 
aussi cl a ir em e n t que possible. 
Sans doute B y a nombre de dé- 
tails depuis longtemps oubliés. 
Comme toutlci-bàs do%l finir, 
la messe de minuit eut aussi se 
fin. Vers une heure et demie tes" 
elèves se rendaient au dortoir. 
A deux heures tout U momie est 
an Ht et ternies ses l u mi è res sont 
éteintes excepté celle de la "cel- 
tulo'{ du frère Fafard ou» de- 
vait lire ou prier. Comnuf si 
s'apprêtait à fermer son livre et 
se mettre em Ut, te veau lassos 
un beuglement qui retentit par 
tout le dortoir. "Bemk! Èaumt 
Bawh!" Çn silence Me mort rè- 
gne dans la salle et Us plus har 
dis retiennent leur haleine. Un 
second beuglement jette la ter- 
reur. "Bilencet" crie le frère. 
"Boum!" répond U veau. A ee 
moment tout la monde est assis 
dans son lit et s'il eût fait clair 
Von aurait pu voir la stupeur 
peinte sur tous Hes visages. Le 
[frère est sur les nerfs. Il crie: 
]u Je jsous c onna i s ; je reconnais 
bien celui qui fait le veau". 
"Batohf Bawh!" répondit le 
veau. "Vous ailes vous /aire 
mettre à la porte", crie le frè- 
re. "Bawhl ha! ha!" beugle le 
veau. C'en était trop! Un hur- 
lement général se fait entendre 
par tout le dortoir et réveille le 
l'ère Tabaret qui ee trouvait 
troie étapes plus bas. fendant 
ee temps-là, d'uni manière ou 
d'une autre, le veau réussit à sel 
détacher et d'un bond U s'en- 
fonce dans les rideaux appor- 
tant avec lui rideau, corde, bar- 
re de fer, etc... Affolé U se met 
à sauter dans les allées et par- 
dessus les lits. Aussitôt quaran- 
te gamins en robe de nuit lui\ 
donnent la chasse. Les garçons 
Icncenl des hourras, le veau sue, 
souffle et beugle. Le diable rè- 
gne en ma'itre pendant une di, 
zaine de minutes. Enfin on rvmyh 
tôt à captiver la pauvre bête. Ce 
n'est pas tout, U fallait le des- 
cendre. Le frère, la lampe en 
main, bat la marche; une ving- 
1aine d'élèves — en blanc — sui- 
vent en escortant le veau. Ima- 
Qines'vous cette procession, à 
deux heures, par un matin d'hi- 
ver, descendant l'escalier du col- 
lège! Les ecclésiastiques enten- 
dant le vacarme, en bonnet de 
nuit, viennent mettre le nez à 
leur porte pour voir défiler le 
cortègre fantastique et tapageur. 
A l'étage du parloir, on rencon- 
tre U pauvre cher Père Taba- 
ret. Je n'oublierai jamais l'ex- 
pression de sa figure. Comme 
('exigeait la gravité des circons- 
tances U gardait un sUance sé- 
vère et mêlé d'étonnement. 8a 
figure ressemblait à un ciel 



ïhaugements Sapant .lion. Notre 
fUsièt collège s'est , agrandi pour 
devenir l'une des principales 
universités du continent. Beau- 
dès étudiants d'alors re- 
encore le courant de la 
rie; les uns à une. rame, les au- 
tres àWautre. Quelques une sont 
t em tb éê par-dessus %ord et ont 
été empo r tés par le courant, et 
sont aujourd'hui oublias. Vus 
vmgtatns au plus sont encore 
vivants; at si quelques-uns d'en- 
tre eux Usant ces lignes, éks m 
rappelleront probablement beau- 
coup d'autres souvenirs de no- 
irs chère Aima Mater. Le flWJ^i 
et sympathique coeur du Père 
Tabaret est depuis retourné en 
centres; le Père Fafard est dans 
une tombe de martyr dans le 
Nord-Ouest; le Frère Cooney 
dort dans le -silence d'une fosse 
bénite; James Bums — devenu 
plus tard prêtre, dont la corde 
servit à attacher le veau — est 
depuis longtemps retourné au 
s^tiaHrandT'to, vîxrpsoJjisteur* 



Us 4 U fois eU souvenir* 
tes et plaisants, celui qui 
cm Hgnms sa* * rappelle 
noms et leurs figures. Si 
<ju*un doute de l'authenticité 
ee récit ftsU à la hâte, U ne m 
qu'un tésnmn qui n'a sûremei 
pas perân la souve*o*tf de 
le merveSBsmse nuit; le 
Chaborel pasU rendre té\ 
ge de tout esta. 



desjiou représentant <lu"quar- 
à &y à la commission des 
foi séparées d'Ottawa; à M. 
itfpand La rose, '09, nommé 
or tf>s* laboureurs de la 



M: 



an 



Wilfrid D. St-Cyr 



FtaaMar 



Ouvrage garanti. 



A JULIEN, 



DOMINION 






«U 



do pne An«n€T*L - 
dieux, O. M. I. et MM. Louis et 
Roch Cadieux: M. A. Arviaais: 
MM Lionel et Lomer Lafond.— 
De -leur soeur: MM. Emile, 



ce d'Ontario: à M. A. De- Pierre et Arthur Rocque: M. 



'09, élu maire de Ste-An- 
'Bellèvue; à M. Joseph La- 
B, '16, nommé inspecteur 
eoje* pour Glengarry; à 
Georges Gouin, '10. des 
^Rivières, et Jean Gênent, 
l'Ottawa, .nommés conseil- 
la Roi au Québec; à MM. 
•I Choquette et Henri 
Ix, '29, appelés au barres n 
tario; à M. "Léopold Ri- 
i '23, éln président de la 
on St-Charles de l'associe-' 
St- Jean-Baptiste d'Otta- 
à M. Augustin Potvin, '18, 
président de la section Sté- 
rile de l'association St- 
Baptiste d'Ottawa; à M. 



l 'Abbé T. Desehamps.— De leur 
frère: MM. Hector, Aimé, Eu- 
gène et Henri Valin ; M. Gusta- 
ve Smith. 



*. I. F. 

On recommande au pieux 
souvenir des Apciens : M. 8e- 
.raphin Choquette '92, déeé- 
L dé à Ottawa, le 4 août, âgé 
de 68 ans; M, Lucien Vali- 
quette^22, décédé à Ottawa 
le 19 septembre, à l'âge de 
26 ans ; M. Ernest Valin '91, ; 
décédé à Montréal, Te 29 no-, 
vembre; M. Wilfrid Bour- 
bonnais, '18, décédé à Otta- 
wa, le 4 décembre, âgé de 42 



• — — -»- rv fswwvv anunotT i "~~~ ~ - - - . ••--.<••« « m *. c«v» 
^''avaient-Ut pas un "éléphant] d'orage au soleil couchant Ul 

kl*»-.*" L f a. m /-.««*. /Vf.... J- T • 



% 7 L1 » ; "S^^i^ïi'tfè oeaw 
ni tneir heart. «* 

• «Prl ? ditor »— ld «« a*ve flouriahed in the columns 
of La Rotonde", ideas that we trust will be read and 
meditated by philosophera and firat fbrmers, by sports 
and aocial scientlsts; ideas that will surely graapto- 
gether harmonioualy ail the students, gradiiateT and 
undergraduates, of the University of Ottawa 
-Jg .*?**■ °"* r 5? one «uggestlon and that la- it's 
£££? £ïï* •J* 1 ** W I»!** that weilds the ln- 

+kT1JÏÏ? fTT may proTe ttw be » t ot champions in 

Think naught a trif le 
Though it smali may appear: 
Small sands make mountains, 
Moments make the year. 
This u but the humble tribute of admimtinn **** 
congratulation for you by an olir ^ffing" Se 

Ind r^ïi^ *"• MUir "« "***- ^e beat orsueeexs 
and good luck in your scholarly undertaking. mmxc9S 

Let once more, on behalf of the o. U. A. A con- 
gratulate you and. wlsh you a Happy New Year. 

Eddie BARNABE, 

Président. 









» 



aur intim^mAmi^, A*--L ITJ~m l *..'*"*' *** *n*e*re te m* et fa 

w!£ TéUctSL i^Lfe tMt , de t0iUHe *• "rveWont, 
yj!.??? * ir<WM ^r^ «•• àeux héros couvrent le veau 

grumem. Fm dé eemp a osion,] bmik 



sans 



que Claude Lorraine aimait à 
peùutre. *>es nuages noirs de 
colère obscurcissaient son large 
front : pendant que sous set pau- 
pières touffues deux yeux lan- 
çaient des rayons d'une gaité in- 
eontrouMe. IncapabU de garder 
la gravité que commandait les 
mmustemees, il tourna les ta- 
tous et rentra dans sa chambre. 
C'en était fait du sommeil 
pour cette nuit-là. U lendemain 
•* rétention, à la table ni mê- 
me jusqu'au coucher en parla 
as l'aventure dé veau. On es- 
toya eU découvrir Us farceurs; 
msns il nu sembla qu'on trouvait 
* tour st bon, qu'on me poussa 
pas l enquête plus loin. C'est 
<««** que fut fêtés la vaille «V 
ee #oét 1BZ2 dan* U t**»* ooU^ 
9*. Oepnis u temps beaucoup de 



'Waahiiigto] 



Dea/Editor, ° ttaW *' Decembcr *«*. 1W2. 

In a spirit of sincère and hearty aood-win «^ «»* 

t,u— . ^^ ojesaecl mrthday of our Inf»nt in M 

where can we fiftd that oeaiw nn* *uL*ïï î£+. Ktn * : 

Joy. Happtneas and Love beirlnning of a llfe of 

lp ^« and Joy of heart they knew 
fitoenherd folk and wlse men too; 

With you this bleoaed <^tma#tio>. 

James VEALE. 
;:#": Président, 



/ 



L 



y 




Devise: "Préparons - Nous!' 

tjsgmm em la Héritât am 

t>éwAts Praseais 

en nJulvmmmt sTOSimma 
Rédaction 



Rédacteur en duel 
Réoaggff adjoint: 
R éi ameu ra. f¥*a*olt Cmvnun. Mnn- 




Propos littéraires: Jean 
Chrani m m aaosicaie: Gérard Cha- 
msm 

AdUçrUém sporUvt»: T> 




Gérants de droolation: 
tfav 



***- 




\UX DÉBATS 

FRANÇAIS 



Le t déeetnbrV, quatre huma- 
nistes réveillent le souvenir d'u- 
ne dispute littéraire dont les 
échos retentissent encore à nos 
oreilles. "La vogue de Maria 
Caapdelaine est-elle justifiée 
par sa valeur intrinsèque f" 

Le premier orateur de l 'affir- 
mative, Roger BeilefeuiUe, lit 
ressortir 1a valeur psychologi- 
que de Maria Chapdelaine. 
/'C'est avant tout, dit-il, une 
oeuvre réaliste par la, composi- 
tion et évocatriee par les senti- 
ments qu'elle communique aux 
lecteurs." % 

la\ négative, avec Félix Le- 
clec, contenue la discussion. Il 
montre que des circonstances fa- 
vorables plutôt que le mérite de 
,l 'oeuvre ont facilité cette rapide 
diffusion du roman. En second 
lieu, la scène où nous promène 
Louis Hémon ne peut satisfaire 
l'oeil du lecteur averti et con- 
naisseur. 

Lionel Desjardina, de* la droi- 
te, complète la thèse de son col- 
lègue par une série de preuves 
décisives. Il explique le carac- 
tère symbolique de Maria Chap 
delaine prenant soin de montrer 
la présence de ce symbole dans 
le drame touchant qui se dé- 
roule dans un déeer bien cana- 
dien. 

Le débat prend fin avec le 
discours de Robert Benoît Le 
dernier avocat de la gauche 
s'attaque surtout aux personna- 
ges du roman. La peinture de* 
caractères est souvent trop exa- 
gérée et en consé>fieuee la vo- 
gue de Maria Chapdelaine ne 
saurait être justifiée par le mé- 
rite de l'oeuvre eUe-méme. 

Le verdict des juges favorise 
la négative et R. BeUefeuilie re 
ftoït le prix destiné an meilleur 
orateur. 



La£ramfot*e doux la < négative^ 
étaient aux 

Léo LandrevUle débute. XI bu- 
se sa thèse sur la définition du 
terme "civilisation". Après une 
analyee comparée de l'état de 1a 
morale ebes les utopies d'Occi- 
dent et ceux d'Orient, l'orateur 
conclut à Ja anpérionté de la 
morale des Orientaux. 

Jean-Paul Desloges répond a 
sou adversaire eu affirma* t que 
le Christian istae, sauvegarde de 
notre société, ne peut céder sa 
place à la débile religion pan- 
théiste en honneur dans les pays 
«i "Orient. 

Le deuxième orateur de l'af 
firssative, Albert Chamberland, 
s'occupe du point de vue social 
et intellectuel. 

Il nous fait un tableau bref 
et précis de l'avancement de 
1 industrie, de la culture des 
sciences «t des arts chez les Obi 
nois et tes Japonais. . 

Adâlbert Laframboise, dans 
son style imagé et avec la préci- 
sion d'un "sage", prouve que 
notas civilisation ne peut être 
supplantée i cause de son déve- 
loppement intellectuel avancé en 
littérature et en philosophie. 

La négative sort victorieuse 
de la lutte, et A. Laframboise 
gagne le titre*de meilleur ora- 
teur. 

J. B. 
8BCTI0N JUKIOR 

Lundi, le 19 décembre, la sec- 
tion junior des Débats Français 
tint sa séance bimensuelle sons 
la présidence de Roland Pureell. 
La question au-programme était 
la suivante: "La part que le 
Canada a prise à la Grande 
Guerre, lui a-t-elle bénéficié t" 

La gauche, représentée par 
Roland Quesnel et Henri Du- 
bord, gagna la victoire sur la 
droite, défendue par René Car 
rière et Alfred Leclerc, Roland 
Quesnel fut décîsré le meilleur 
orateur du débat. Les juges 
étaient Jseques Bonnesu et An- 
dré. Chevrier. 

Carme! Lauzon donna une in- 
téressante conférence sur "Le 
Radio". Les déclamateurs de la 
séance furent H. Jasmin, H. Le- 
clerc et J. C. Régimbald. 

R.P. 

e ■ 






Clxi^itMjiie 
IMiilosophique 



COLLÈGE MATHIEU 



Et un enflait était mort 



Au aaost de décembre, notre 
"Bemmaire" a le plaisir d'en- 
tendre trois conféreneea, dont 
deux en anglais, par Ekhrin 
Connotty et Michael Devme, et 
nue en français par François 
Chevrier. 

La conférence de E. Çonnolly 
a beu le 4 décembre. Il étudie 
la 'question de "La concordance 
$e l'action divine et de la li- 
berté humaine", en exposant les 
trois opinions les plus eouran- 
tes: de l'école de Molma, celle 
de Bannez, et la théorie Cajeta- 
no-Thomistique. . La" première 
opinion est la moins acceptée 
tandis que sur les deux autres, 
"doêtores scmduntur". 

Le 11 j décembre, François 
Chevrier présente le second tra- 
vail du mois, sur le "Sceptieis 
me". Le conférencier divise la 
question en deux parties: le dou- 
ie universel, et le doute de Des 
car 



'afosu. 



Le 13 décembre, le -sujet du 
[débat se posait comme suit : "La 
civilisation orientale est appelée 
à supplanter la civilisation oc 
eidentale. ' ' Cataire philosophes 
Léo LandreviUe et Alb. Cham 
berland pour l'affirma tive. 
Jean Paul D é r oge s et Adalbert 



Le doute universel est absur- 
de' et se réfute facilement.. Le 
doute cartésien, malgré* les in- 
tentions dogmatiques de son au- 
teur est aussi universel, et, par 
conséquent, aussi dangereux que 

le premier. 

*" • •• 

Le travail de M. Devine, une 
page de l'histoire de la philo- 
sophie anglaise, est intitulé: "I- 
déalisme et Néo- Réalisme ". En 
ÎS75, un philosophe anglais, 
Bradîev, reprend la vieille thé- 
brie de l'idéalisme, déjà discutée 
entre Aristote et Platon dans la 
Grèce antique. 

Cette théorie ne manqua "pas 
de soulever beaucoup d'objec- 
tions. C'est ce qui explique la 
réaction réaliste qiji se fit sentir 
vers 1900 sous la direction de 
James et de Perrv. 



rtousemant dédié par l'i 

oui i 

aodormi dam la Baigneur à 
l'aube du f déceaedyre 1»«. h 
rêne am il 



D n avait que quinze ans; Û n'était qu'à l'aurore 
De .rage ou notre eoeur regarde l'avenir; 
D est mort; mais pour nous il est présent eue 
Puisse en nos eeenrs jamais son image ternit : 

Uérald était son nom, et son front était noble ; 
Au fond de ses yeux noirs, pleins de limpidité', 
L'on voysit <!e son eoeur l'aversion pour l 'ignoble 
Sa foi simple en son Dieu, son humble charité, 

n n'avait que quinze" ans, et pour le sacrifice, 
Non fime sans souillure étaitrè, s'offrir; 
Mais, avant que Satan ce beau lis ne flétrisse 
Marie est descendue ici-bas Je cueillir. 



A ratb-cTe du jour où 2a Vierge lEarie 
Wî i n »•* P*«***vêe eu -sa conception, 
Oérald rendit à Dieu les armes de sa 
m en sa volonté mit sa consolation. 



vie, 



Jésus, pour présenter à sa Mère sans taches 
Un bijou sans pareil A. l'aube de 



'ce jour, 
Et d emporter eette âme A l'éternel 



Ordonna aux anges de couper si 



séjour. 



Gérai d, ton souvenir présent à nos mémoires 
S'effacera-t-il donc dans un futur prochain T 
ITomme de ce monde passent les vaines gloires, 
L oubli t enlèverait à nos coeurs dès demamf 






Souvenons-nous de lui, nous qui restons sur terre, 
Prions poux, le repos de ee f roro parti, * 

Car il nous a promis l'aide de sa prière, 
Et d'être auprès de Dieu notre fidèle appui. 

■* 
Ahl puissions-nous toujours, te prendre pour modèle, 
Etj^ivre comme tôî sous la loi de Jésns j 
Afin qu' ; étanl resté» à l'Eglise -fidèles; 
Nous puissions te rejoindre au séjour des Erus. ê 

E. BELAMOEE. 



SOCIÉTÉ DES 
CONFÉRENQ 



44 En Terre Canadienne". 

La séance du 11 décembre fut 
rehaussée par la présence de 8. 
E. Mgr A. Cassulô, délégué 
apostolique. . Deux pièces de 
Chopin furent brillamment exé- 
cutées au début, par Mlle Ma rie - 
Paule Lefort, pianiste. 

Le R P. B. Mailloux, O.P., 
Régent des études au Couvent 
des RR. PP. Dominicains, en 
trois points bien choisis, nous 
présente le conférencier. Il ré- 
sume sa vie en trois dates: aa 
naissance, son ordination, sa vie 
montante; trois noms: Baie St- 
Paul, sa paroisse natale, Québec, 
sa vie de jeune homme, Ottawa, 
A l'Université; et enfin trois 
amours: l'Eglise, sa famille re- 
ligieuse, la terre canadienne. 

Le conférencier, le R. P. Geo. 
Simard, O.M.I., après avoir re- 
mercié le R. P. Mailloux, débute 
en nous racontant l'histoire de 
la conférence. Avec sa bonhom- 
mie habituelle, il nous fait re- 
marquer que le titre indique un 
sujet fort étendu en ces ' trois 
petits mots "En terre canadien- 
ne' : "C'est du génie latin , 
dit-il. Puis it expose son sujet 
comme suit: les langues et les 
races dans i Eglise, point de vue 
religieux ; la langue et la race 
dans l'Eglise du Canada en 
rapport avec 1 % Etat, point de 
vue politique; la langue" et la 
race dans 1 Eglise et avec la 
pays, point de vue ethnique. 
"Les trois Unités", fait-il re 
marquer ^en souriant. 

Peur terminer la s éa n t e» iagr 



hoiree a 



l'Université 



Le dimanche, 11 décembre, la 
Société des Débats Français 
présente à un très nombreux 
auditoire ss deuxième soirée de 
f s mille. 

L 'orchestre de l'Université, 
dirigée par le R. P. A. Paquet-' 
te, O.M.I., interprète avec brio 
des pièces d'Isenmann, de Gou- 
nod et de Ve**di. 

Dans une instinctive confé- 
rence, Raoul Gauthier fait voir 
la valeur probante des miracles 
accomplis à Lourdes. 

Paul-Emile Rolland, Lionel 
Croteau et Roiand Carrier don- 
nent avec Buccèe*"des déclama- 
tions bien choisies. 

L'extrait de "l'Aiglon", où le 
Duc (A. Perrier) reproche la 
trahison de Marmont (R. Ga 
gner) et où Flambeau (J.-P 
Desloges) étale son patriotis 
me, est longuement applaudi 
des auditeurs. 

Des artistes viennent à leur 
tour apporter le précieux con- 
cours de leurs ta'ents. M. Oscar 
Barrette, accompagné par M. 
Wjlfrid Charette, chante "Les 
Mamans", "Etre jolie, être bel- 
le", "Les Vieilles de Ches» 
nous", et "Va des loups, Mu- 
guette'\ M. Henri Davidson, 
violoniste, joue plusieurs pièces, 
de son répertoire, accompagné 
par M. le professeur Emile Ri- 
chard. 



Cassulo nous raconte quelques 
imprffcajpn» de son voyage à 
Rome où Sa Sainteté Pie XI 
accorda une médaille d'argent à 
son effigie pour récompenser la 
Société des Conférences de TU 
niversitê d'Ottawa. 

On se sépara après une béné 
diction de 8. B. le délégué. 



NOUVELLES 

"Habemu8 Pontificem": Mgr 
A. ^lelanson, cet élu de Dieu, 
homme remarquable par sa pié- 
té, doctrine et action. S 'étant 
dépensé sans eômpter pour la 
jeunesse acéjistc «radienne, il 
ne manquera pas d'être pour 
notre institution un père et un 
guide. Quittant son héroïque 
patrie à la veille de reconquérir 
tous ses droits, semeur infatiga- 
ble, il jettera à pleines mains la 
note optimiste " et combat tive 
dans les rangs de notre jfiBBffe 
se ''càn'acliénne-franeaise. "Dans 
son diocèse neuf, en souffrance, 
son entraînant exemple susci- 
tera, eapérons-Ié'^rle nombreuses 
vocations sacerdotales. "Ad 

multos et faustissimos annosl* 

- e*. e ♦ 

Grand côTïEé- vendredi der- 
nier lors an passj&ge de Mgr J. 
Guy, O.ty.T., frère de notre ai- 
mable préfet de discipline, de 
retour de la Ville-Lumière. ,Sa 
conférence nous intéressa vive- 
ment. Mgr fit pre*uvé d'une 
touchante condescendance en 
daignant prendre le dîner avec 
les élèves avant son départ. 
C'est la première fois qu'un 
évêque — ancien recteur du col- 
Jège — s'asseyait à notre table. 

La communauté des RR. PP. 
Oblats de M. 1., province mani- 
ions i ne, étsit en Resse, dès le 
début de novembre, à l'occasion 
de la célébration du 25iêmc an- 
niversaire de prêtrise de son 
distingué Provincial, le R. P. J. 
Magnan. 0.M.I Nos eollégiens 
émeut i eoeur-de souligner cet 
important événement de la vie 
sacerdotale de leur ancien di- 
recteur .en lui présentant com- 
me gerbe de fête une jolie 
adresse. / /^ 

* ^-^e , . * 

Régnent au collège non seule- 
ment une vie sportive intense à 
en juger par nos rapports, mais 
également une vie littéraire 
très active. En effet eut lien 
en novembre l'ouverture de 
l'Académie St-Pierre et du cer- 
cle Lacombe. On procéda aux 
élections et à la distribution des] 
travaux. Chaque groupe tint 
jusqu'à date doua intéreasantes 



réunions. Nul doute que nos 
dévoués directeurs : les RR. PP* 
Piédalue et 3f ondor, O.M.I., mè- 
neront à bonne fin ces deux ex- 
cellejitflL.moyens de formation 
intellectuelle êf* oratoire. 

Le chroniqueur. 



.• — ■ 



AU JUNIORAT 

' _______ 

Mercredi, le 7 décembre, le 
Juniorat du Sacr^-Goeur célé- 
brait Marie-Inwnaculée, patron- 
ne des Oblats». A-nette occasion, 
deux pièces sont jouées; l'une 
et t'autre remportent un succès 
bien mérité.. Les parents, bien- 
faiteurs et amis, venus en foule 
à chacune des trois représenta- 
tions, apportèrent îeujps" encou- 
ragements auxr^aTrecteurs et 
aux partisans de la fête. 

\ * * •' 
LeaU7 et 18 décembre, le Ju- 
niorat était honoré de la visite 
de S. E. Mgr A. Turquetil, O. 
M. L Nous demeurons toujours 
très sensibles aux marques d'at- 
tention que nous témoignent 
Son Excellence. 

* * . e 4 

Un concours littéraire et ora- 
toire, organisé parmi les junio- 
ristes du cours d'Immatricula- 
tion, couronne, le 18 décembre- 
la première série des séances ré- 
gulières de notre Académie. Le 
second semestre nous en réserve 
un autre, p'/us sérieux sans dou- 
te, pour les élèves du Cours «les 
Artaj Nos félicitations h P. 
Henri chou et M. Crépeau, heu- 
i eu» gagnants du premier con- 
cours. 

* * » 

Le 18 décembre, les Junior is-' 
tes rencontrent leurs frères aî- 
nés, les- Scolastiques, dans une 
joute de hockey Grâce à leur 
jeux d'ensemble, ces derniers 
remportent la victoire. Leurs 
adversaires estiment qu'avec un 
peu plus de pratique, ils pour- 
ront prochainement les vaincre; 

* m e 

Au R. F.doré, O.M.I., retenu 
à l'hôpital à la suite d'une sé- 
rieuse opération, nous souhai- 
tons an ptesspt rétahlieetment» 



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Nouvelles 



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Ballon au panier 

UGUE INTERMEDIAIRE 
Ooflege, *8-Di*«ouds, » 
• Mercredi »« 14. If Collège!*- 
cavait 1* viaite du club Dia 
monda". La força;, égale des. 
deux équipe» en présente fit de 
la partie une affaire chaudement 
contestée. Le premier quart se 
termina arec un pointage égal. 
A la reprise des hostilités 'le jeu 
devint de plus en plus captivant. 
Nos porte^couleur manquèrent 
quelque peu de précision daus 
leurs lancera vers la fin de Ja- 
partie *tors que les • ' Diamouds 
avaient une avance de quatre 
points. La cloche annonça la fin 
de la- partie et la victoire du 
club visiteur. Espérons que no- 
tre club chassera la guigne qui 
les poursuit depuis quelque 
temps et saura regagner le ter- 
rain perdu. 

UGUE"BANTAM" 

Collège, »— Ecole de 
Commerce, 8 
Le~14, notre club "Bantam ' 
de" la ligue interscolastiqueTeB- 
dait visite à l'Ecole de Commer- 
ce et lui poussa une prune de 
29 à 7. Les commerçants, s'at: 
tendaient bien avoir raison de 
nos jeunes ambitieux. Mal leu 



rie de parties avec les étoile» 4e 
l'Université Harvard au début 
de janvier. Le gérant d affai- 
res du Varsity, Bmery Labeiie, 
est actuellement en pourparlers 
avec les directeurs du Harvard 
afin d'obtenir des garanties suf- 
fisante». Si l'affaire se conclût, 
m première partie aura lieu le 
4 janvier, Lé R. F. A. Cary, 
O M." lu est actuellement à fai- 
re le choix de ses joueurs et la 
composition du club sera con- 
nue sous peu. 

SKI 



Cette année encore ■ l'uni ver- 
si té sera représentée aux Con- 
cours Infcereollégiaux Internat io- 
naux de «ports d'hiver tenus du- 
rant les vacances àe Noël au- Lac 
Placide. . 

Notre équipe se compose de 
John Currie, membre de la dé- 
légation olympique du Canada 
pour 1932; de Lucien Lafleur, 
l'un des meilleurs sauteurs en 



,jmpagnait 

1e talent qu'on lui connaît 

Avant la pièce de résistance 
de la soirée, Mareel Ouimet dît 
quelques mo» de Molière, et de 
ià comédie u.ui allait être repré- 
sentée et demande l'indulgence 
du public pour les quelques 
changements apportas <*»». In- 
terprétation des rôles difficiles 
de cette comédie. 

UNB COMEDIE 

"Le Médecin malgré lui" est 
.sans contredit de » haute corné 
cfie. C'est l'une des plu» excel- 
lentes farces de Molière. Les 
mots d'esprit et les situations 
hilarante» y abondent. Le» élè- 
ve» ont sut rendre avec un suc- 
cès remarquable le» différent» 
caractère» de la pièce. Deux de» 
rôles- féminin» ont été remplis à 
merveille par Yvon Beaulne e* 
Gabriel Roy, qui s'étaient effé- 
minés pour la circonstance. Le 
rôle de la nourrice fut avanta- 
geusement transformé en celui 
d'un domestique sélé. La. pièce 
n'a pour ainsi dire qu'un seul 
rôle principal, celui de Sgana- 
reile,' interprété avec grand ta- 



tràfe 



Mariaft, 

décembre, 



F. T Oornelner, O. M. X.— 
M. Séraphin Mario» 

L'élément intellectuel de no- 
tre GariUlc semble bienTépon- 
dre aux vue» de notre Univer. 
siste régulièrement à ses cours 
etnon de» moins cultivées as 
siste régulièrement à ssc cours 
d'extension. - . 

Le 7 décembre dernier, le K. 
P. P Comellier, 0. M. I., B. A., 
D Ph., T>. Th„ professeur de 
philosophie à l'Univereité, rece- 
vait les applaudissements una- 
nimes de l'assistance à l'occa- 
sion d'une intéressante conie- 
rence sur la physico-philosophie 
intitulée: "La «cienee avant 

Einstein," ISL. [il 

Le conférencier, ou plutôt le 
professeur, débote en nous rap- 
pelant la vogue sensationnelle 
dont a joui le grand Einstein 
que l'on a osé qualifié de "puis- 
sant reconstructeur de la scien- 
ce moderte." 

Pour rendre à chacun son du, 
il étudie l'évolution de ls scien- 
ce avant l'apparition du livre 



skis de l'est du pays, et second jw* ITrXïInd'riviue Toute <* * vftnt *^PP* ri * 1 °V l "T 
dans l W €hanipio«nat.^an^ **** ^JS^^Ft ?«-* «" 1& "****• * 



rio l'an dernier; d'E^win Con- 
nolly, champion actuel intercol- 
légial international dans la des- 
cente d'un mille; de Bob Sur- 
de fantaisie, troi 



uv> j-w».— -^-. — ■ — lecs, paw_- — . - 

en prit, car nos cadets animés sîème du dernier concours, e 
d 'un couf âge combatif peu ordi- - 
naire et conduits par Jean-Paul 
Bonneville ne firent qu'une bou- 
chée de leurs adversaires. C 'est 
la deuxième victoire consécutive 
, et nous en prédisons de nouvel- 
Njcs qui mèneront nos amis au 
Championnat. ■ 

CLASSE "MIDGET" 
Collège, lo-Lisgar, 1» 
Le "Liagar Collegiate" a tri- 
omphé de l'Université d'Ottawa 
par un pointage de 19 à 15 dans 
une partie de ballon an panier 
qui eut lieu le 15. Jacques 
Beauchemin se distingua pour 
notre collège en comptant huit 
point». Malgré toute la bonne 
volonté, de no» joueurs, ils du- 
rent s'ayouer vaincus mais seu- 
lement après Avoir dépensé tou- 
tes leurs énergies pour faire 
tourner la victoire de leur côté. 
♦ 



la pièce tourne autour 



Brymn Borfce/ un skieur avec 
beaucoup d^avenir. Avec une 
telle équipe l'Université devrait 
au moins décrocher un ou deux 
championnats. "La Rotonde'.' et 
tous le» étudiants sont heureux 
de lui souhaiter tout le succès 

nossible 

Jean- Yves BOULA Y. 

e ■ 

«UE MÉDECIN 
MALGRÉ LUI" 



GOURET 



Prcmédical, 0— Petit 
Séminaire, S 
Le 14, les étudiant» du cours 
prémédical chaussaient leurs pa- 
tins pour une visite traditionnel- 
le au Petit Séminaire d'Ottawa 
dans le but bien arrêté d'affir- 
mer leur supériorité au goure*. 
Malheureusement pour nos fu- 
turs médecin» la supériorité 
s'affirma plutôt du coté des Sé- 
minaristes. Sous la conduite du 
Grand Chef Léo Laf rance et de 
l'instructeur Georges Lewis, les 
disciples d'Esculape durent eux- 
mêmes avaler les amères pilules 
qu'ils pensaient bien faire pren- 
dre aux Séminaristes. Les deux 
points du Petit Séminaire furent 
faits dans la première période 
et le reste de la partie n'appor- 
ta aucun changement. Nos mé- 
decins manquèrent de.très belles 
chances de compter et à plu- 
sieurs reprises ils arrivèrent 
.seuls devant les buts sans pou- 
voir faire pénétrer la rondelle 
dan» les filets. Le gardien de 
but de» universitaires fit sou- 
vent des prodiges. On peut dire 
que sans lui le pointage aurait 
été beaucoup plus élevé. L'équi- 
pe des médecins était ainsi com- 
posée ; gardien de but : P.-E. Du 
puis f défenses: J. Dorion et P. 
K. Rolland ; avants, M. Dupont, 
h. Lai rance, P. Morvan et J.-Y. 
Bouiay. 

NOUVELLE 
INTERESSANTE 
L'équipe de gouret de l'Uni 



irinp»* 



La Société des débats fran- 
çais a remporté encore cette an- 
née de vifs succès dans sa gran- 
de soirée annuelle. Les élèves 
ont interprété avec beaucoup de 
talent la célèbre comédie de Mo- 
lière: "Le médecin malgré lui" 
ainsi que la charmante opérette 
"La Leçon de Chant". Ils ont 
été chaleureusement applaudis 
par un auditoire nombreux et 
appréciateur. A la première re- 
présentation, vendredi aoir, le 
16 décembre, Son Excellence 
Mgr Forbes, archevêque d'Ot- 
tawa et chancelier de l'Univer- 
sité, ainsi que plusieurs mem- 
bres du clergé rehaussaient de 
leur présence l'éclat .de la soi- 
rée. On remarquait aux places 
d'honneur Mgr J. LebeaurP. D., 
Chancelier du .dioeè»e, M. le 
Chanoine J.-A. MyrSnd, curé de 
Ste-Anne, le Bév. Père G. Mar- 
chand, O. M. L, recteur dej 
l'Université, des .représentante 
des communautés religieuses, 
des membres du clergé séculier 
et des KR: PP. Oblats desdif fé- 
rentes maisons d'Ottawa et de 
Hull. Samedi soir, Mgr Turque- 
lil, 0. M. L, .i yêquc de Chur- 
chill, Baie d'Huoson. et plu- 
sieurs autres distingués nerso/i- 
nages étaient p«6»elits. 

La Société de» Débats Fran^ 
çai» de notre institution ensei- 
gne particulièrement l'an ora- 
toire i ses membres, mais elle 
sait aussi, grâce à la direction 
artistique de M. Léonard Beaul- 
ne, les initier à l'art dramatique. 
E41e le 'fait d'une façon admira 
Me, et chaque année, elle dévoi- 
U au public canadien- français 
des talent» remarquables. 
UNE OPERETTE 
"La leçon de chant" fut exé- 
cutée par deux brillant» artis- 
te». Félix Leelerc remplissait le 
rôle de Toeato, espagnol, pro. ma 
fssseur de chant, et Charles Au- 1 ro 7 



de ce 
personnage. C'est un fsgotîer 
qui est fait médecin malgré lui 
pour servir la vengeance de sa 
femme, Martine. Il est conduit 
de force auprès de Géronte, dont 
la fille, Lucinde, est subitement 
devenue muette. Le paeudomé- 
decin finit par prendre son rô- 
le au sérieux et est même en 
train de s'accumuler une fortu- 
ne. H apprend en. secret que la 
fille de Géronte feint la mala- 
die »f iu de retarder un maria- 
ge imposé par son père. Par une 
ruse de Sganatejje, Léandre, 
amant.de Lucinde, se rend au- 
près de la malade qui recouvre 
l'usage de la parole. Géronte 
accorde la main de »a fille à 
Léandre. Sganarelle, flatté par 
ses succès apparent», se promet 
de persévérer dan» sa nouvelle 
profession. -w 

LES PERSONNAGES 
Géronte, Edgar Guay ; Lucin- 
de, Yvon Beaulne ; Léandre, Gé 
rard Charette; Sganarelle, Léo 
Landreville ; Martine, Gabriel 
Roy; M. Robert, Louis Couil- 
lard ; Valère, Félix Ijeclere ; Lu- 
cas, Alban Marion; Jacquelin, 
Léonard Roussel ; Thibault, 



1905. 

Deux chemins différents ame- 
nèrent le» savant» à ce terme 
de la relativité : le» grands élé- 
ment», c'est-à-dire les corps 
célestes, et les infiniments pe- 
tits, le» atomes et le» molécu- 
le». 

Ptolémée considérait les étoi- 
les comme des luminaires fixés 
sur un globe solide à l'intérienr 
duquel/ se trouvait la terre. Le 
mouvement de la terre, affirmé 
plus tard par Galilée, causa 
d'abord un véritable scandale. 
Ce dernier, à l'aide du télesco- 
pe, soupçonna bientôt le réel 
mouvement de la terre autour 
du soleil et Newton, par sa loi 
de gravitation, armit confirmer 
cette opinion. Alors on fut ame- 
né à discuter sur la nature et 
la vitesse de la lumière que 
Newton semblait avoir ignoré. 
Roemer estime cette vitesse "à 
190,000 milles à W seconde, 
calcul assez précis. Les opi- 
nions, aussi nombreuses que chi- 
mériques, lurent alort émises- at 
même expérimentées. Un point 



Hrièwmeut iV non» reporte » 
la Renaissance. Ce mouvement. • 
littéraire, transplanté de l'Italla 
en France, dut »on insuccès i la 
non*-identité des mentalités de 
ces deux pays- l*è CUssicumie. 
an contraire, sera lsr areffe de 
cette mentalité italienne, ce 
aéra une littérature nouvelle 
dans fe» cadrés ancien», ee sera 
l'humanisme avec plu» de con- 
naiesanees humaines. 

Qu'est-ce que le Claasfeismet 
Ktymologiquement, 4 ' cuaaiei 
signifie des citoyens de premiè- 
re 'classe, jouissant de certains 
revenus. De là ridée de supé- 
riorité. 

Au commencement d-. XV lie 

siècle, on appelait classique, un 
auteur ancien déjà conaaoré par 
l'admiration de» gens de lettre» 
et qui faisait autorité dan» se* • 
genre. En 1084, l'Académie dé- 
finit écrivain classique: "un 
auteur ancien fort approuvé et , 
oui fait autorité dans 1% ma- 
tière qu'il traite." En 1885, 
classique est un auteur ancien 
qui est devenu modèle dan» une 
langue quelconque Ce qui sup- 
pose conformité aux règle». Bte-, 
te-Beuve, Brunetière et d'au- 
tres donnèrent tour à tour de» 
définition» pin» on moin» com- 
potes. Fugnet en donne 
nne définition très lapidai- 
re; " Celui qui exprime des 
idée» de tout le monde dans le 
langage de quelques uns. 

Quelle en serait la définition 
juste, complète? Elle est encore 
à trouver. 

Le conférencier explique en- 
suite le» élément» essentiel» 
d'un classicisW idéal, élément» 
qui se rencontrent dan», quel- 
ques-un»-dW grands écrivains, 
comme pascal, Boasuet, et d'au- 
tres. 

,11 faut l'équilibre parfait des 
facultés, la perfection de la 
langue dan» laquelle l'écrivain 
s'exprime, l'indépendance na- 
tionale, le plein développement 
de» genre» littéraires, l'impor- 
tance des intérêts, et par dessus 
tout l'indispensable flamme, le 
génie. 

M .Marion termine en établis- 
sant »tue la physionomie carac- 
téristique de l'époque c'est l'n- 



u'Kinci 
Stf 4 ^ 
ïe4«"Bomn; Perrin, Jean-Yves] noeud du problème réside en- 



inexplicable : ïes vitesses nei nité dans tous les domsihes. soit 
s'ajoutent pas pour la lumière, religieux, politique ou littéral- 
Crest alors, en 1915, qu'Einrtein 



apparaît et nous 



u 



Bigras. 

L'orchestre de l'Université, 
dirigée par le R. P. R. Paquette, 
O M. I. f exécute dan» le» en- 
tr 'actes un excellent programme 
musical. 

M. Hector Monette, président 

de la Société, a remercié de. leur 

présence les nombreux auditeurs 

et plu»* particulièrement Mgr 

P'erbes et Mgr Tnrquet il. 




eus 



re. 



Son Ex. Mgr G. Forbes, ar- 
chevêque- d'Ottawa et chance- 
lier de l'Université, ainsi que 
son Exe. Mgr Turquetil, O.M.I., 
vicaire apostolique de la Baie 
d'Hudson, nous ont fait l'hon- 
neur d'assister à la représenta- 
tion du "Médecin malgré lui'*. 
; * • - ♦ s. ■. 

Le R P. t. Dania, O.M.I., e»t 
venu de Toronto passer les Fê- 
tes à l'Université. 

£ * - ■ ■'■ -T" . 

Le 27 décembre; le R^P. O. 
Vsyefc 03Ï.L, professeur à l'u- 
niversité, fêtait dans rintimitc, 
le vingt-çinquiètoe anniversaire 
de son ordination sacerdotaje. 
's s » 

Durant le» vacances de Noël, 
la plupart des Pères profes- 
seurs sont allés exercer le mi- 
nistère dans les différentes pa- 
du diocèse. 



tièreraent dans la relativité du 
temps." 

Les infiniments petit» 
aussi, étsient srrivés à ce terme 
de la relativité. Làvoisier et 
Dalton avaient introduit la thé- 
orie atomique. C'est alors que 
l'on soumet les atomes à U 
question pour leur arracher le 
secret de leur énergie et de leur 
constitution. Electricité, (ré- 
cemment découverte,), chaleur, 
rayon X, voilà les instruments 
de torture. L 'inertie de ls ma- 
tière trouva cependant des ad- 
versaires et l'électricité, positi- 
vé et négative, devait être la 
solution du problème. Mais 
qu'est-ce que l 'électricité t Mys- 
tère. R 'après Einstein, la seule 
réponse à donner c'est la rela- 
tivité de la valeur de no» expé- 
riences. 

Ce plvvuicien allemand eut le 
mérite d'enchaîner les théories 
existantes et d'en codifier le» 
rgles. Le véritable père de la 
relativité est Descartes, avec 
son mouvement relatif. 

Le temps confirmerat-il cette 
affirmation ou la re jettera -t il? 
Qui vivra verra. I^e 25 janvier 
prochain, un autre cour» nous 
sera donné sur la doctrine de la 
relativité.' • 



Robert BAR8ALOU. 

• » 



Études Sociales 

à l'Université 



\ 




.En attendant, revenons des 
voûtes éthérées et dirigeons- 
nous vers d'autres voûtes uon| 



JOURifAL Bl-BUENSURL 



'Préparons-Nous 



tt 




Là Rotonde 



. 



Rédacteur en chef: 
RENE MEN A R D 



de l'Université d'Ottawa 



Administrateur: 
rHUlPTE GAGNON 






lg ' M* IL — u. 



21 



ac, jk 



ag ac ac ic ie ' ag a g : 



Volasse I 



OTTAWA, LE 15 JANVIER 4t33 



SSBM 



No 9 



MAL AN... BON AN?... 



. Au cercle des Etudes Socia- 
les de l'Université, M. l'abbé H. 
Le^ros a donné, le 20 décembre, 
sa troisième conférence devant 
les représentants de l'A.CJ.C, 
•t des "Syndicats Catholiques 
Nationaux' '. 

La causerie de Monsieur Le* 
gros portait sur "L'Action Ca- 
tholique". Le. conférencier pas- 
sa en revue nos divers moyens 
d'actions-, bons journaux, bi- 
bliothèques, conférences de St- 
Vincent de Psul et association» 
de jeunesse. 

Le R. P, directeur du Cercle, 
après avoir adressé des remer- 
ciements chaleureux et des fé- 
licitations sincères à Monsieur 
l'abbé Legros fit la synthèse des 
travaux fournis pendant le pre- 
mier semestre. Avant de ter- 
miner.» il exprima les souhaits 
hait» de nouvel an aux .membres 
du cercle. Il les invita tons à 
assister à lâ r prochaine réunion 
qui aura lieu 1e dix-sept jan- 
vier dans la salle académique 
de l 'Université. Le R. P. B»r»- 
bé, O.M.T., trsiters d* "Rôle 
aocial de la Charité ". 

Roger Beaulne. 



Le curieux qui relirait le» journaux et les revues de -janvier 
i932, pourYait-il, considérant l'état actuel des clioses, juatifier 
l'optimisme que manifestaient, alors no» .penseurs: journaliste», 
économistes, homme» cVEtat ou religieux 1 Vers quoi tournerait- 
il sa pensée, devant cette caricature qui représentait 1931 comme 
un grand et triste Vieillard armée d'une faux mortelle cédant 
place à un joyeux cupidoh, 1932, le» braa chargés d'une* corne 
d abondance T 

^ Pour ne* pas dire- qu'on se leurrait d'un bonheur imaginaire, 
il faudrait qu'aujourd'hui nous eussions moins à l'esprit Ja 
préoccupstion de notre avenir, à nos coeurs, le sentiment moins 
pressant de notre misère. Or, est-ce bien le casî Pouvons-nous 
dire que notre condition s'est améliorée î 

De prime abord, il semble aue non, ^'avoue qu'une revue 
superficielle des évenemente politiques et religieux ne nous dit 
pas que nous ayons fait du progrès; j 'admet» que les dettes pu- 
bliques ne diminuent pas, que les trésors d'Etat sont légers, que 
les taxes s'élèvent, qu'une foule d'industries sont en souffrance 
parmi lesquelles figure au premier rang l'agriculture. 

• Faudrait-il croire pour tout cela que le» pièces d'or du cupi- 
don n'étaient que de la fausse monnaie 1 Je ne le pense pa», en 
dépit de cette déclaration de M. H. H. Stevens, ministre du Com- 
merce: -"'Contrairement à l'attente, la dépression mondiale ne 
s'est pas allégée en 1932." 

Peut-être qu'on oublie trop facilement que des causes aussi 
profonde» que celle» signalée» par Sa Sainteté Pie XI comme le» 
source» de no» mm» et qui s'appellent "l'amour immodéré du 
lucre, l'athéisme, le nationalisme outré", ne sont pa» de petits vi- 
ces dont le» nations et les hommes se corrigent bien facilement. Il 
faut du temps. Rien n'est ai difficile à l'homme que d'être boa; 
c'est l'enfant vicieux dont PascaLa dit: "qu'il cherche le repos 
en combattant les obstacles et "si une fois il las «uraonte ih»<cn 
crée, car le repos lui devient insupportable. " ■ 

KoQg devons espérer, comme -tfous la. recommandent Nos Sei- 
gneurs les Evêques et notre Pèse eommuii le Pape. S'il est vrai 
que la conférence impériale »'à pas donàé.Ueu à crier victoire, 
n'a-t-elle pas fait quelque chose pour briseV cet excès de ustiona- 
liame économique que M. Eadraa Minville »MfuaU lt u*n» 1 Ac- 
tualité Economique" août-«eptembre 1932, comme étant 1 une, de» 
causes principale» de U erise actuelle t Si les 6,290 famiUee qui 
de mai 1931 à juillet 1932 se sont placéea sur des terres neuves 
Am^m les régions de colonisait ion comme le Saguenay, la Matape 
dia Rimouski, l'Abitibi, le Témiscouata, lé Téiniscamintue, et sur 
les 'terres des vieux comtés de Beauce, Dorchester, St-Maurice, 
Lotbinière, non» laiasent encore voir des chômeurs dans nos villes, 
elles en ont soustrait du moins quarante mille qui ne sont plus à 
la charge de ï'Btat. C'est un fait à considérer et de nature à 
nous réjouir, un mouvement si bien lancé ne peut que prendre 

QuaDt U aux dépensas folles et à la soif du^ïuere, la -crise y 
remédie ton» les jours. Chacun apprend forcément à l'*»le de 
la misère comme il feut modérer ses déairs et fréquenter d autres 
sentiers que ceux de l'intempérance sous toute» »es formes. 

Il est plus triste de constater ce dont a souffert 1 Eglise et 
le Pape. Dans sa réponse aux voeux du Sacrée Collège, notre 
SainfrPère mentionne trois pays où le catholicisme souffre per 
aécution: Bapagne, Mexique, Russie. Ma4s n'oublions pas pour 
cela les principales causes de joie que lui a procurée cette même 
année 1932: rapprochement de l'Italie du Samt-Siège, Congre» 
Eucharistique de Dublin, développement continu des missions, 
extension de l'action catholique dans tout l'univers, et nous pour- 
rions ajouter, pour ce qui regarde notre pays 1 accroissement de 
piété. Les églises se remplissent, les acte» de dévotion et de péni- 
tence publique se font plus nombreux. La nouvelle du Pape qui 
nous annonce encore l'année sainte pour le 19ème centenaire^ de 
la Rédemption, de l'Ascension et de la Fondation de l'Eglise n'est 
que bien réjouissante. Voilà certes un nombre incalculable de 

rtoes qui va pleuvoir et n 'est-ce pas le plu» grand avantage dan» 
relèvement mondial t 
lia prière et le» moyens indiqués par le Pape rétabliront 
bientôt le monde sur ses bases. Comme le disait assez récemment 
le Père Lery, S.J., le Pspe ne parle jamais pour ne rien dire 
"alors même qu'il ne définit rien, qu'il ne parle pas ex-cathedra, 
il parle toujours, nous pouvons le eroire, avec une assistance spé- 
ciale dans 1-Esprit-Ssint". Aussi beaucoup d'hommes, même 
parmi ceux qui ne partagent pas notre foi, ont confiance en lui. 
Toute une presse protestante ou areligieuse reproduit fidè- 
lement ses moindre» paroles et s'incline avec déférence devant ses 
conseil*. Qu'on continue done de l 'entendre. 



*œ»«!?**e" 




"Pro Chrùto Begs' 



Sous la Rotonde... 



Bonjour, Georges. Tu eu pat- 
te dé bonnet vacancet/é^^foëll 
—Oui, Luc, assez Jf&nnet/nter- 
cit Ça toujours bien ckangè\le 
mal de plaie. 

—Comment, à vingt ans, par- 
ler de V changer le mal de pla- 
ce"? Voilà un optimisme qui 
promet. 

— riens, te voilà t 
quiet de l'avenir. 

—Oui, oui de l'avenir. As-tu 
lu l'article d'Adolphe Brunet 
dans "La Rotonde" du 15 dé- 
cembre t 

— Qui! Belle théorie, mais ça 
ne change rien à la réalité. 

— Pour n'être demain qu'un 
"bon vivant" j'admets; mais il 
ne doit pas en être ainsi du fu- 
tur propagateur d'idéet géné- 
reuses et fécondes, d'idées qw 
soutiennent et entraînent. 

— Veux-tu donc faire de moi 
un Apôtre de VKvangHet 

—Pas précisément! Je vou- 
drais néanmoins faire de toi 
l'homme d'action que réclame le 
Père des Catholiques. Eh! rien 
de plus facile: sois un jeune 
homme conscient des réalités à 
venir. Elles changeront la va- 
leur des réalités préàentes; elles 
te dévoileront que le "prépa- 
rons-nous" n'est plut une for- 
mule vide; elles te convain- 
cront que Vavemr dépend tout 
entier du présent. L'étude ne 
se^a plus un mal à changer de 
place mais le moment où te fa- 
çonne l'homme de demain. "La 
vie est peut-être une loterie, di- 
sait R. de Fiers, mais à laquelle 
on a pris plus ou moins de bil- 
lets ; c'est au Collège qu'on en 
prend une bonne part". 

— Mais à quoi bon se creuser 
la tête avec l'avenir t Que nous 
réserve i-Uf Nous l'ignorons, et 
alors!.,. 
— Et alors? 

— Et alors, tout aussi bien 
vaut d'après moi vivre au jour 
le jour, 
—Nous ignorons oe que l'ave- 



nir nous réserve, soit, mais nous ton caractère btttngu*. 



Allocution prononcée à la Radio par le 
R, P.^Reeteur de PUniversité d'Ottawa 

JEUDI LE 29 DECEMBRE 1932 AU POSTE CKAC, 
LA PRESSE, MONTREAL. 

Mesdames, Messieurs, 

C'est grâce à la bienveillance de la Compagnie J. O. Lam- 
bert et à celle de son distingué- président, M. J. R. Demers 
que j'ai le privilège de m'adresser à un aussi vaste auditoire. 

Ma première parole aéra une parole de vive gratitude 
pour cette marque de courtoisie à l'endroit de l'Université 
d'Ottawa. I 

Je veux aussi profiter de cette occasion, puisque nous 
sommes au 'déclin de l'année, pour remercier tous ceux qui 
nous -ont honorés de leur confiance les parent» qui ont cru 
sage de nous confier l'éducation de leurs fil», les ami» qui 
nous ont manifesté un Intérêt soutenu, les journaux pour la 
bienveillante publicité donnée à nos activités académiques. 

Dans quelques heures ce sera l'an nouveau et réchange 
dé» souhait». A notre' vénéré Chancelier, au corps profes- 
soral, à tous nos ancien», aux étudiants actuels: bonne, heu- 
reuse et sainte année. Aux universités soeurs, à toutes lee 
maison» d'enseignement du Canada. l'Université d'Ottawa 
souhaite de nouveaux progrès dan» le» travaux de recherche, 
U diffusion de la science et la formation de l'élite cana- 
dienne. 

Pour ceux qui ne sont pas encore familiers avec l'oeuvre 
d'enseignement secondaire et supérieur de la Capitale du 
Canada, je veux dire quelques mot» de son histoire, de ses 
activité» et de se» espérance». 

Le» origine» de l'Université d'Ottawa se confondent avec 
celles de la capitale canadienne. En 1»48, Ottawa n'était 
encore qu'un modeste bourg, connu sou» le nom de Bytown. 
Mgr Qulgues, O.M.I.. y avait été désigné comme premier évè- 
que. Avec une vue bien nette de l'avenir, le nouvel évèque 
voulut assurer à la jeunesse du district qu'on venait de lui 
confier une éducation appropriée à sa mission et aux exi- 
gences, d'un peuple encore jeune mal» résolument entré dan» 
la voie du progrès. 

Pour la future capitale d'un pays habité par deux gran- 
de» races ayant des droit» égaux dans tous le» domaine», il 
fallait une maison d'enseignement véritablement bilingue, 
à la minorité catholique il fallait une institution de premier 
ordre, en mesure de donner à nos coreligionnaire» l'instruc- 
tion nécessaire à la défense de leur» droits et à la diffusion 
de la vraie doctrine. Mgr Guignes résolut de pourvoir à ces 
nécessité» et pour assurer l'exécution de son projet il le con- 
fia à se» frère» en religion, les MUsionnalres Oblats de Marie 
Immaculée. Le Père Joseph-Henri Tabaret fut le principal 
organisateur et l'animateur de l'oeuvre naissante. 

Cet éducateur pensait comme son évèque qu'aux futurs 
hommes d'Eglise, à ceux qui demain seraient peut-être appe- 
lé» à «léger dan» le» conseils de la nation ou qui au moins en 
constitueraient l'élite n fallait une éducation appropriée. D 
croyait justement que dan» la Capitale on devait donner l'ex- 
emple à tout le pays, du respect de» droits et de» tradttioas. 
de la «mipiéhenaioiL mutuelle sans laquelle la paix et le peu* 
n»» ne sauraient exister. C'est animé» de ces haute» pen- 
sée» que lee fondateur» voulurent imprimer à leur oeuvre 



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hVA,e*0 



ÉCONOMIQUES 



REMÈDE AU 

CHÔMAGE 



"Les dettes 
internationalçs" 



I Par cet froides nuits hiverna- 
les, que! est celui qui peut se 
défendre 4*un sentiment oe pi- 
tié et de commisération pour 
tous ces miséreux sans le sau 
et sans travail, repousses de 
porte en perte, expulsés de tous 
les refuge*, découragés, transis, 
hallucinés au point d'envier les 
repris de justice qui, du moins*, 
dorment dans une cellule bien 
chauffée, à l'abri des intempé- 
ries de nos hivers canadiens, 
couchée aur-wn grabat plus con- 
fortable que' la terre gelée d'une 
entrée de cour. 

Infortunés retours du* Front 
qui avez baigné de vos sueurs 
et souvent de votre sang les 
plaines des Flandres, est-ce là 
toute votre récompense î For- 
cés, par un gouvernement im- 
prévoyant, de quitter leurs po- 
sitions pour aller défendre la 
France en danger, ils sont reve- 
nus, ces héros méconnus de 
^Armistice, éclopés, perclus de 
rhumatismes, pour trouver,] 
dans les bureaux, leurs places 
prises par de trop gentilles 
employées. * 

Pour, quelques snnées l'obten- 
tion d'une occupation tempo- 
raire les empêcha de crever de 
faim, mais, depuis le début de 
oe marasme, où nous nous en- 
gloutissons de plus en plus, ils 
traînent les pavés, sans aucun 
espoir de jours meilleurs. 

Cest avec l'amertume dans 
l'âme que ces désabusés de la 
vie voient. sortir des boréaux 
la longue procession de ces tou- 
rtes jeunes filles qui se pava- 
nent devant eux, affichent leur 
chapeau dernier cri, leur man- 
teau ultraehie et une kyrielle 
de fanfreluches toutes plus dis- 
. pendïeuses les unes que les an- 
tres. Le salaire mensuel suffit k 
peine à satisfaire cette soif inal- 
térable de luxe. 

Mesdemoiselles, avez- vous ja- 
mais songé au meilleur emploi 
que ferait de vos quatre-vingts 
ou quatre-vingt-dix dollars par 
mois un père de six; en sept en- 
fante t Pourquoi ne laisseriez» 
voua pas de eité vos ambitions 
exagérées f Pourquoi ne eéde- 
riez-vous pas votre place à ceux 
qui ne sont pas favorisés par 
la fortune f Vous qui avez un 
foyer, pensez un peu à ceux 
qui n'en ont pas. Réfléchisses à 
toutes les calamités dont vous 
êtes la cause, dont la principale 
est le manque d'emploi des pè- 
res de famille. Contribuez à la 
juste* distribution du travail en 
réduisant au minimum celui des 
femmes. 



L'on s'imaginait, y a treise 
ans, que le monde ne souffrirait 
plue de troubles -politiques. H 
semblerait aujourd'hui que les 
choses en sont toujmre atl mê- 
me point, la dépression moudia- Pourquoi ne pas s'enrôler tout 



On en a déjà vus faire du a** 

le iiHilflril. Ton esUal pour se 
réaliser U suscitera peut-être 
lien des ennuis. n 

—IsoU, j 'avoue- q uel ' iu f l u en^ 
ce ne puisse «lier loi»; mais *'» 
aurait-il pas moyen de .coopérer 
pour s'entr'aider à àien vtvref 
Pourquoi n'avoir pas chee nous, 
par urne franche amStiè, un eyn 
dicat d'initiative pour seMmu- 
ler à l'Action: s'ouvrir jf*\com 
meree pour mieux servir lH$u f 



le et là rivalité grandissante des 
nations amènent chaque jour 
dea frictions qui menacent quel- 
quefois d'avoir de mauvais ré- 
sultat* 

Depuis quelque temps, le pro- 
blème le plus épineux est bien le 
paiement des dettes dues aux 
Etats-Unis. Les Européens, 
grandement affectée par la cri- 
se, demandent un sursis h leurs 
riches créditeurs. lié préaident 
Hoover, le 31 juillet 1931, ac- 
cordait bien un moratoire ac- 
cueilli en Europe avec un sou- 
pir de soulagement; cependant 
if. Hoover, appuyé ou peut-être 
mieux poussé par M. Koonevelt 
et tout le Congrès, refuse de 
remettre le paiement des dettes 
dues le '15 décembre. 

Cette attitude c o m p 1 i q u e 
énormément la situation actuel- 
le ; les débiteurs des Etats-Unis, 
s'ils doivent payer, exigeront à 
leur tour, la Grande-Bretagne 
surtout, que leurs psys débiteurs 
les paient eux-mêmes; ces der- 
niers, pour rembourser, sans 
faire trop de sacrifices, exige- 
ront que l'Allemagne paie les 
réparations, ce qu'elle ne fera 
probablement pas. 

La Grande-Bretagne et la 
France, principaux débiteurs, 
voudraient, et ils sont approu- 
vés par les autres, qu'on recon- 
sidère toute la question. Si les 
Etats-Un Ï8 refusent — et cela , 
semble fort possible — il y aura qu'il 
une guerre tarifaire plus achar 
née et peut-être plus qu'une 
guerre tarifaire. 

M. Roosevelt a raison lors- 
qu'il, dit qu'il ne peut pas avoir 
de "sentiment" dans les affai- 
res; mais il se trompe peut- 
être en cro yan t que son attitude 
est la plus sage dans las cir- 
constances; car il court le ris- 
que, non seulement de ne pas 
être, payé, mais encore de se 
créer des embarras considéra- 
bles, la guerre même, peut-être. 
La guerre, on en parle un peu 
partout; en Europe, on accuse 
les Etats-Unis de la préparer 
par leurs exigences. 

Nous laissons à de plus com- 
pétents le plaisir de prédire si 
oui ou non il y aura vraiment 
une guerre; nous nous conten- 
tons de craindre, et nous sou- 
haitons que le monde trouve an 
plus tôt une solution plus avan- 
tageuse à ses maux. 

Beaulne. 



de suite dans la grande armée 
de Pie XI qui maigri ses enne- 
mis rétablira le Règne Universel 
du Christ Roif 

—Maie enfin, cette grande 
armée de Pie- XI t. 



Allocution prononcée à h* BadRo par le 
R. P. Recteur de llJnivereité d'Ottawa 

(Smiie de U 1ère) 

Lee débuts furent modestes, mais les progrès constants. 
Delà ea 1866 le Collège tf sjons l t rantatsM t^Otta*». à |a-< 
quelle» en 188», le Pape Xeon XHI accordait lerprivilêges et 
le Wx* d'Université Poattflcale. . _ 

Les épreuves ne masquèrent pas. La plus terrible tut 
celle de 1*03 alors qu'un violent incendie vint anéantir le 
travail des 50 premières année*. Les courage» ne furent pas 
abattus et on se remit vaMtemment à la iiiHanutnictlon mais 
il fallut près de 30 ans pour reconstruire, sur un plan plus 
imposant, les édifices qui sont aujourd'hui un des ornements 
de la capitale. Cette épreuve peut expliquer le développe- 
ment moins rapide de l'oeuvre universitaire. 

Toutefois l'Université compte aujourd'hui plus de 1,000 
élèves dont près de la moitié sont Inscrite, aux facultés pen- 
dant que les autres s'adonnent aux études rl es alquee secon- 



— A 'tu -tu pas entendu parler Claire*. Lee collèges ou académies lui sont affiliés et le gou- 



de cette grande organisation ca 
tholiquè* en Italie qui unit tou- 
tes les classes de la société et 
dont le 'chef est le Papef N'as- 
tu pas entendu parier de ce 
merveilleux petit pays, la Bel- 
gique, qui' a si lien su se plier 
aux directives pontificales et 
grouper la jeunesse déboute 
condition, estudiantine (JJS.C.) 
[et ouvrière (J.OXJ.) pour réali- 
aer le **Pax Ghristi in regnum 
Christi'1 N'as-tu pas entendu 
parler aussi, dans notre cher 
Canada 4 e l'association de la 
Jeunesse Ouvrière Catholique, 
de la Jeunesse Ouvrière fémini- 
ne, de la Ligue dee Retraitants 
des Trois'-Rivières , . . Et qui 
sait si bientôt on ne parlera pa* 
d'une association de la Jeunesse 
étudiante catholique. . . Il n'en 
tient qu'à nous. Voilà- -quelques 
bataillons de la grande armée de 
Pie XI. 

^-Vraiment mon Luc, tu 
m'ouvres les yeux sur une récit 
té et des possibilités que je n'ai 
pas souvent envisagées. 

— Tu comprends un peu la 
force de l'avenir bien compris 
sus le présent-, tu voie aussi 
y a lieu pour nous étu- 
diants de faire quelque chose 
pour le Pape. D'autant plu* 
que cette Action Catholique est 
"un droit et un devoir quj dé- 
coule de notre titre mime 4e 
chrétien" comme le disait Mgr 
Villeneuve à son clergé. Je suis 
content de tes bonnes disposi- 
tions. J'ai pour principe ik me 
ranger toujours du bon côté. 
Bonjour. Une autre fois je te 
parlerai plus au long de cette 
grande organisation par laquelle 
' le Pape veut régénérer le mon- 
de. 

Qidier PLAISA NCE. 

EN GARDE! 



Sous la Rotonde... 



(suite de ls iière psgr) 



Mesdemoiselles, songez au ri- 
dicule de votre position. Nous 
vous savons très intelligentes 
et nous vous apprécions com- 
me telles, mais, de grâce, au n waorons pas que dans l'état 
lieu de prendre la place de <*f ** ** * "<>** appelle, il ré 
l'homme vises plutôt à gagner <™*f <** n0H * &* convictions 
son respect et son admiration.! ^iffâtuees, des hommes zélés 
PaT tous les charmes de vu- q***.oUleront le prêtre dans 
tre esprit et de votre coeur at- 
tirez celui que vous désires fai- 
re votre éternel compagnon. Ne 
vous laisses pas entraîner par 
toutes ces chimères électorales, 
ces succès théâtraux, ces ambi- 
tions professionnelles, et vous 
aurez là le plus sûr moyen d'ob- 
tenir un bonheur bien mérité, 
au lieu de glorioles éphémères. 



Ajax 



A r examen 

L'examinateur: "Est-ce que 
ma question vous embarrasse f * 

"Non, reprend timide nient le 
récipiendaire, c'est plutôt la ré- 
ponse." 



- sa 
tâche ardue de sauveur d*ames: 
c'est la volonté de Pie XI. Si 
donc l'avenir n'offre plus aucun 
dont* sur r* point, comprends- 
tu l'importance d'agir dès" au- 
jourd'hui, comprends-tu que 
l'homme d M< Action" comme 
l'apôtre ne* s'improvise past 
Comprends-tu que son champ 
d'action doit être le CoOège^que 
là non seulement U doit n'y 
scandaliser pe rso nne, mais qu'il 
doit par la fréquentation régu- 
lière dee sacrements devenir ira 
oentre d'influence et de rayon- 

— Tu as de la verve aujour- 
Vhui. Penses-tu aller loin avec 



<• 



Un mal qui répand la ter- 
reur" le Socialisme "puisqu'il 
tant rappeler par son nom" pa- 
raît s 'implanter dans tous les 
rangs de la société. 

Qu'on- affiche nu proclame ee 
mot de "Socialisme", nous 
voyons dix têtes, auréolées de 
rouge, s accrocher, pour sinsi 
dire 



vernttnent d'Ontario lui a confié, U y a cinq ans, l'Ecole 
Norniale Wlingue qu'il soutient et où doivent se préparer tous 
les maîtres de nos écoles franco-ontariennes. 

Théologie, philosophie, droit canonique, langues ancien- 
nes et modernes, mathématiques, sciences pédagogiques, na- 
turelles et expérimentales forment le cycle des études. Les 
programmes se recommandent par leur adaptation aux né- 
cessités locales et modernes et surtout par le choix donné 
aux étudiants plus avancés des sujets d'étude pins en har- 
monie avec leurs dispositions d'esprit et la carrière qnlle 
désirent embrasser. > -*~ _ 

L'étude de l'anglais y est spécialement soigné. Dans cet 
enseignement approfondi de la langue seconde pour les étu- 
diants de langue française, les directeurs n'ont pas pour but 
le simple point de Vue utilitaire, encore moins la désaffec- 
tion de nos traditions ou la satisfaction, d'une manie ou d'un 
caprice d'arrivistes, mais Us voient un élément important de 
culture intellectuelle. Ils croient que si les langues ancien- 
nes conservent la primauté dans la formation cl*aak»ue, 
l'étude d'une langue moderne y Joue aussi un rôle de pre- 
mière importance. Ils constatent tuf. partonj ailleurs les 
esprits vraiment cultivés possèdent U connaissance d'au 
moins une langue moderne et ils désirent que leurs étudiants 
soient non seulement familiers avec loutre langue officielle 
du pays mais encore quTls entrent en contact avec. sa riche 
littérature. 

Bn septembre dernier des cours nouveaux ont été insti- 
tués aux facultés de théologie et de philosophie conformé- 
ment aux exigences de la Constitution "Dens Sclentlarum 
Dominus" et d'après les programmes des universités romai- 
nes. " 

Une société dite "Société de* Conférences de l'Université 
d'Ottawa" amène dans U Capitale, députe plusieurs années, 
les conférenciers les plus éminents du paya- Une autre 
société, là Société Thomiste fondée par Son Excellence Mgr 
l'Archevêque de Québec, groupe dans un but professionnel 
tous les professeurs de l'enseignement supérieur du district 
d'Ottawa. Des cours publics sont donnés tous les mercredis 
soir sur la littérature française et anglaise, sur des questions 
d'histoire et les découvertes scientifiques modernes. Les 
Débats français et anglais permettent à nos étudiants de 
rencontrer ceux des autres universités. Un trophée présenté 
à la ligue lntenmiversitaire dea débats français, par Son Ex- 
cellence Mgr Villeneuve, O.MX, est resté l'an dernier aux 
mains des étudiants d'Ottawa. Une revue universitaire, "La 
Revue de l'Université d'Ottawa", en est à sa troisième année. 
SOe compte parmi aea collaborateurs des écrivains de marque 
dans le domaine o% la littérature, des sciences, des arts, de 

l'histoire, etc. 

Les jeux, surtout ceux de l'extérieur, occupent une place 
raisonnable à l'Université. Nos étudiante ont a leur disposi- 
tion un vaste terrain de jeux, et un spacieux gymnase. Même 
dans ce domaine ils se sont acquis une juste réputation. De- 
puis quelques mois nos élèves publient un journal bimen- 
suel "La Rotonde" qui va porter aux anciens les nouvelles de 
l'Aima Mater. 

TtoBss sont les principales activités d'une oeuvre qui 
compte plus de 80 ans d'existence. Elle a conscience d'avoir 
servi pour sa modeste part la grande cause de l'éducation. 
Nombreux sont ses anciens qui l'honorent au service , de 
l'Eglise et de la Patrie. Pour l'avenir elle veut rester fidèle à 
l'orientation que lui ont donnée aea fondateurs, poursuivre sa 



tu petits centres d'influence fis marche de l'horloge. 



grand Zt ^aboutit^à la^ ^uîe vers le "but qu'ils lui ont assigné et elle espère que de 
«^ mu «oouTua is.ruK p rocnftl||S compléments lui permettront d'étendre encore son 

Un jeune exalté disait un actk>n P° uT le **** grand *»«* de la Capitale et du Canada. 
jour: "Abattre les vieux partis 
et répandre le Socialisme, doc- 
trine du peuple par excellence: 
voilà une bonne affaire". Quel- 
le bonne affaire? Aujourd'hui, 
les vieux partis eont de vieilles 
horloges ou pendules à longue 
traîne, aux roues et aux aiguil- 
les de bois, au rouage simple, au 
mouvement régulier, au tic-tac 
sonore répandant autour de lui 
un calme serein. Et parce que 
tout èela n'est pas à la mode, 
devons-nous le mettre aux anti- 
quaires T — Qu'on ne fabrique 
pas une nouvelle horloge ! Poufj 
faire du nouveau, on nous pré- 
sentera un assemblage de mor- 
ceaux de ferraille où le tic-tac 
de bois sera remplace', par le 
grincement des roues métalli- 
que» et où le mouvement sera si 
compliqué qu'un rien arrêtera 



beau dire et beau faire, les 
vieilles horloges marchent 
mieux que les pendules" moder- 
nes» -&*f^4****&:- 

Seus quel drapeau allez-vous 
vou} protéger, jeunes Socialis- 
tes f Tôt ou tard, il vous fau- 
dra vous ranger près da la ban- 
nière du-fougueux socialiste, M. 
J..S. "Woodsworth, délégué de 
Staline, dieu de la Russie. Déjà 
* a fondé plus de cent cercles 



ra que ses principes étaient les 
mêmes qu^eenx du Communis- 
me. Est-ce que vous allez fon- 
der un nouveau cercle, pour fai- 
re chaîne avec ceux de Fouestî 
Vous réussirez, car la plupart 
des groupes sont des jeunes 
gens; les vieux t?"»nent -4 la 
vieille horloge. 



dans l'ouest de notre pays. I* J?ant qu'eue nous attaque, quel- 
chef de ce nouveau parti décSa- le que soit la fornij qu'elle 



l_ 



"Préparons . Nous!" 
Otmumn ae a* SaeMsé asm 

sMftass Français 

4m rVmsemtuM «MMéava 

Rédaction 



par e To s Urm ea am a h t am wr. Par 
protection t emp o r aire, les 




- ennaasrtu à la charité publique. 
Les jugea ae 
faveur de la négative et Levai 
Fortier fat oboiai coausw meil- 
leur orateur de là soirée. 

J. B 



steur adjoint: MmmI Ovan* 
Cberrtar.Jt* 




littéraires: Jwn 

musicale: Gérard Ctta- 

apOrUves: Yrea H— h y 

AdaainistrafJen 



de dreutatkxi: 



Après s'être fait la lutte pen- 
dant deux siècles, les races de 
notre paya se donnent justice et 
travaillent à doter le Canada 
d'un gouvernement jnate et 
équitable; allez-vous aujonrà'- 
hui abandonner le chemin que 
vos ancêtres ont si bien tracé 
pour aller vous blottir sous les 
griffes "doucereuses" du So- 
cialisme î Non. Il faut faire la 
guerre à. cette doctrine mainte- 



prendra. "Le socialisme, disait 
un grand journaliste, c'est la 
destruction de ee qui existe pré- 
sentement. Destruction complè- 
te et radicale". 

Amis, m étions- nous en 
et . . . " préparons-nous' '. 

Gérald Boutet, 



• 



DÉBATS 
FRANÇAIS 



première partie du pro- 
ue des Débats Français 
terminée par la séance du 
sesabre, présidée par Adal 
Laframboiae. 

secours directs aux chô- 

peuvent eosaprosaettre 

de l'Etat"... Ce pro- 

d'une ai grande actualité 

aux prises quatre rhéto- 

; Paul Aarjot et Laval 

pour l'affirmative, 8a- 

Leblanc et Roger Séguin 

la négative. 

premier orateur, P. Amy- 
ivait envisager la question 
moral, social et religieux, 
confiant dans ses propres 
il préfère invoquer en sa 
les témoignages de Lue. 
Apres quelques cita- 
tirées des oeuvres de cet 
liste de renom, il conclut 
jingrr des secours directs. 
Issnon Leblanc continue la 
ussion. Avec clarté, il dé- 
le le sens du libèle. Avec 
fiction, il expose ensuite ses 
ita. Les secours directs 
-peuvent pas compromettre 
air de l'Etat puisque le 
pernement procure ainsi un 
îum de bien-être aux ci- 
ls, sans avoir à eutrepren- 
les travaux coûteux et son- 
inutilés qui apportent des 
fiées surtout aux contrac- 
engagés par l'Etat. 

ival Portier, dernier avocat 
£ droite, présenta un solide 
fil. "Au point de vue pô- 
le, dit-il, le gouvernement 
_les secours directs se substi- 

Blindrvidu.et, par voie de 
quence, le chômage ang- 
le budget s'élève déme- 
eut, -les tatea assiègent les 
iétaires. Enfin, cette pô- 
le néfaste sème les germes 
_ paresse, de l'anarchie et 

1 communisme. An point de 
économique, le fermier et 
«striel surtaxés se voient 
jf l'obligation de déclarer 
«route." 

négative, avec Roger Sé- 
complète sa taise. Avec 
il démontre que les se 
irects constituent dans 
ps de crise la sauvegarde 



SCOLASTÎCAT 
NOTRE-DAME 



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Les imposantes fêtes de Noël 
^et du Nouvel An ont revêtu 
au Scolasticat Notre-Dame leur 
beauté et leur cachet de bon 
hear. 

Durant les quelques joues de 
vacances, qui précédèrent Noël, 
tous se dévouèrent pour donner 
à notre maison un aspect de fê- 
te, en décorant de banderolles 
les salles communes. 

La messe de minuit s'ouvre 
par une entrée solennelle de la 
communauté en surplis, et du 
R. P. Supérieur accompagné de 
diacre et sous-diacre, pendant 
que la chorale sous la direction 
du R. P. Aubin, O.M.I, exécute 
le cantique: "Silence ciel, silen- 
ce terre". Après le réveillon 
traditionnel, viaites aux crèches 
de l'Enfant Jésus, pendant les- 
quelles se chan t ent les cantiques 
de Noël. Cette belle jour- 
née se termine par une veillée à 
la crèche: les Frères exécutent 
des morceaux de Noël, entre au- 
tre "Jean Tombereau" du re- 
gretté Para Guertia. Le 26 dé- 
cembre ea l'honneur de Saint 
Etienne, premier diacre de 
l'Eglise, nous avons assisté à 
une soirée artistique en -l'hon- 
neur de nos théologiens qui se- 
ront ordonnés lecteurs et por- 
tiers en janvier. 

La S8 déeemhç», nous ave t* 
le bonheur d offrir à notre éco- 
nome, le R. P. Paul -Marie Ger 
main, O.M.I., nos voeux les plus 
sincères "multos et taostissi- 
mos annos'Và l'occasion de son 
lOème anniversaire d'ordina 
tion sacerdotale. Cette journée 
inoubliable pour lui et pour 
nous se termine par une soirée 
récréative. 

Le Si décembre, jour appelé 
"des voeux", noua rassemble 
pour noua permettre d'offrir à 
notre vénéré Supérieur, d* R. P. 
Uldérie- Robert, OM.L, noa 
voeux de "Bonne et Sainte An- 
née" et recevoir de sa main pa- 
ternelle, la bénédiction du Jour 
de l'An. 1933 venait de naître 
et déjà nous l'avions offert à 
Dieu au cours de la messe so- 
lennelle célébrée par notre dis- 
tingué Supérieur. Cette jour- 
née, féconde d'allégresse pour 
tous se termine par un grand 
euchre au cours duquel l'har- 
monie Robert sait égayer -et 
charmer les coeurs. Pour clore 
cette journée, une partie récréa- 
tive, chansons et déclamations, 
s'ajoutent à la partie de cartes. 

Le. tout serait incomplet, si 
nous* ne signalions le dévoue- 
ment du R. P. G. Sauvé, O.M.I. : 
grâce à un appareil cinémato- 
graphique il nous permet d'sp-j 
précier nos forêts, la chasse au 
Canada, de nous promener au 
pays d 'Evangélinc et d assister 
au grand drame acadien. 
- Ainsi se sont écoulées, dans la 
paix et la joie, les vacattees du 
jour de Tan au . Seolasticat No- 
tre-Dame. 

L. R. Jacques, O.M.I. 

♦ - 



Coin de» Anciens 



y, 



HYMNE À LA VIE 



Dans un concours de poésie, 
en Angleterre, le prix devait 
être remporté par celui qui fe- 
rait le plus beau poème sur les 
Noces da Cana. 

Dryden gagna le prix par ce 
seul . vers: 

Modeit water saw bar Ore- 
aW/i and blusned. 






hï^kzm 



. asa 



rioe 
sX P. J. JC Fasey, OsiX, 
tmmmJk lUfornaillà fsVswjtn 

et Taaiia Fas ey, à l 'occasion de 

la mort de leur saere. 

"• ' .• » 
On annonce les fiançâmes de 
Mlle Carmen Rioux, de Suer 
brooke, avec M, Y van Sabourin, 
avocat à St-Jean. 

IL Léon Couture '21. avocat 
à Hull, est l'heureux papa d'un 
f«s, J.-René-Serge, inMc 12 dé 

cembre dernier. 

• • • 

Le 28 décembre, les anciens 
de '26 se réunissaient à l'Uni 
versité dans le but de préparer 
leur conventum qui aura lieu 
les 24 et 25 mai prochain. 
Etaient présenta à la réunion 
Maurice Brunet, préaident; les 
RR. PP. L. Beneffer et R. Lavi- 
gne, 0JfX,'M. l'abbé A. Boyer, 
M Mi H. Mercier, G. Robert, J.- 
M. Bigraa, M. Laverdure, A. 

Alarie et J. Richard. 

• • • 

Le 8 janvier, un groupe d'an- 
ciens élèves faisant partie du 
conventum de Belles- Lettres de 
1923-34, ont tenu leur réunion 
traditionnelle da Jour des Rois 
à la demeure d'un de leurs con- 
frères, M. Maurice Patry. Ont 
assisté à la réunion : le R. P. «P. 
Grave!, O.M.I., préfet des Etu- 
des à l'Université et président 
d'honneur da conventum; MM. 
L. Lalande, R. Bédard, A. Pa- 
risien, E. Brault, L. Baril, M. 
Patry et C. Bruyère. 

Les mercredis de la 
faculté des Arts 



Le 21 décembre dernier, M. 
l'abbé F. Bradley, M.A., D.Ph., 
L.J.C., intéressait iuw public 
aussi nombreux que cultive par 
une conférence intitulée: "In- 
ternational Relations (1871- 
1Ô14). 

Au début, le conférencier ex- 
pliqua la carte d» l'Europe 
avant 1870, faisant voir les dif- 
férents groupements de pays. 
Brièvement, il résume l'unifica- 
tion de l'Allemagne et de l'Ita- 
lie. 

La triple alliance, composée 
de' l'Allemagne, de l 'Autriche 
et de 1 Italie, et la triple entente 
avec l'Angleterre, la France et 
la Russie, sont les faits saillants 
de l'époque. Quelques fois ce 
sont des alliances écrites, tel le 
cas de la France et de la Rus- 
sie, d'autres fois ee ne sont que 
de simples ententes verbales. 

L'Italie flotte entre la Fran- 
ce et les autres pays, mais, par 
une alliance secrète aveo la 
France, elle se liguera avec cet- 
te dernière à l 'éclosion de la 
guerre. - . 

Ces diverses ententes furent 
amenées par diférentes crises 
internationales: celle de l'Egyp- 
te, celle de l'Autriche, de la 
Bosnie et de l'Herzégovine, et 
celle du Maroc. 

Robert BARSALOU. 

Trois élèves se promènent en 
récréation: l'un d'eux dont la 
verve s'exerce volontiers et fi- 
nement aux dépens des autres' 
raille d'une manière un peu pi- 
quante. 

— "Iî a de l'esprit jusqu'au 
bout des ongles, dit un de ses 
compagnons." 

, — "Ditei plutôt, riposta l'au- 
tre, qu'il a des ongles jusqu'au 
bout de l'esprit." 
* ♦ 

Soliloqua 

Le vent fait rouler par terre 
le chapeau d'un ivrogne. 

Celui-ci s 'adressant à son 
couvre-chef : 

"Si je te ramasse je tombe 
et si je tombe tu ne me ramas- 
seras pas, donc je te laisse." 



s ii 



"Mémento borne trois pu! via es. . . ' 

Pourquoi dire en des vers tristes et douloureux 
Qu'au rêve de la vie lisse assoupie succombe , 
Que tout n'est ici-bas qoHin songe malheureux 7 
Oh, Non! La vie est vraie. Son but n 'est pas la tomb>. 

Ces mots: "Cendre tu es/ et cendre tu seras" 
N'étaient pas sihiasss i notre âme immortelle. 
L'action est ton but. Demain, tu trouveras 
Ton idéal moins loin sur la route éternelle. 

Ne mets pas ton espoir en l'avenir trompeur. 
Laisse le passé mort peu à peu disparaître, 
Agis dans le présent et secoue ta torpeur, 
Entends vibrer ton âme au dedans de tan êtr . 

Que ta vie soit sublime à l'exemple des grands," 
Et les sables du temps en garderont la trace 
Naufragé sur les bords des mornes océans, 
Ton frère imitera ta noble et sainte audace. 

Sois donc grand et actif, dans la tache à remplir, 
Kt que ton coeur soit fort même dans la souffrance. 
Toujours chercher le bien et toujours l'accomplir, 
C'est saisir le travail et la saine espérance. 

^ Jean" ROUTHIER. 



MAL AN . ^ . BON AN? . . . 



(Salie de I* lr«) 



Outre cette voix autorisée, ajoutons en terminant que nos 
hommes publics devraient aussi écouter les avis de nos économis- 
tes compétents. ,Le vieil adage "aide toi le ciel -t'aidera" vaut 
dans le domaine économique comme ailleurs. Que d'hommes 
dans l'administration d'un Etat comme le nôtre occupent des 
charges qui requerraient dos connaissances et un esprit social 
plus grand qu'ils en manifestent. L'Etat moderne peut se com- 
parer à une usine. 11 prospère ou dépérit par les mêmes causes 
qui font réussir ou échouer une entreprise industrielle. C'est 
beaucoup d'être bien outillé; mais encore faut-il être bien admi- 
nistré. Il faut que chaque individu soit employé selon ses forces 
et ses talents, qu'un pouvoir régulateur oblige tout le monde à 
faire sa besogne et à n'empêcher pas celle d 'autrui. Nous som- 
mes solidaires les uns des autres et les bêtises comme les cupi- 
dités de nos hommes publies nous font souvent payer cher les 
honneurs qu'on leur a faits de les hisser au pinacle de telle ou 
telle organisation, de tel ou tel rouage gouvernemental. Le jour 
où, l'on fera disparaître des hauts rangs de la société, ces para- 
sites, toujours prêts à dire "possum" quand ils devraient dire 
"non sum dignus", le jour où faisant taire l'esprit de parti Ton 
distribuera l'autorité aux pras dignes, la paix et la sécurité de 
l'ordre social seront bien prêts d'apparaître. » 

Car n'oublions pas que si autrefois les guerres étaient aes 
crises dans la vie des peuples, il existait encore à un moment un 
droit des gens, sur lequel, comme sur 1a foi des traités, on pou- 
vait se reposer pour s'occuper de nos affaires domestiques. De 
nos jours, une semblable liberté ne nous est pas donnée. , Qui 
cesse un moment de combattre et de se défendre, pour régler 
son ménage s'expose à perdre la bataille et à recevoir un coup 
mortel. La lutte universelle et sans trêve où le conflit des inté- 
rêts économiques, a engagé toutes les nations nous dit plus que 
jamais qu'il nous faut des chefs véritables, clairvoyants dans 
tous les domaines, spécialement dans le domaine économique et 
que dans cette mêlée pacifique de tous les peuples, plus brutale 
et plus féroce que toutes les guerres anciennes l'union doit se 
faire de toutes nos forces publiques et privées poqr mener le 
grand combat de la vie. 



\ 



Lionel Roussin. 



Oyez! Oyez! le banquet est annoncé 

H y a dans la vie des heures de pénible éloignement et 
de sollicitudes épuisantes. A leur rescousse, l'émotion gagne 
le coeur et l'on éprouve alors le besoin de renouer contact 
avec les êtres chers qui furent les guides ou les compagnons 
des projets d'adolescence. 

Le 9ième dîner annuel des Anciens Elèves 

de 

L'Université d'Ottawa (section de Montréal) 

an Qujskjn'S HOTEL, 

Mercredi, le 8 février 1933, 

<* à 7 hres 30 p.m. _ 

sera un de ees moments de bonheur qui peuvent cayer des 
années de solitude et de souffrance. Allôns-y nombreux et 
donnons libre cours à la réconfortante expansion de noa 
Ames rajeunies. Les divers groupes, des autres régions sont 
respectueusement invités à venir prendre part à nos agapes 
fraternelles. 

Ijc Comité de Montréal, 

Wilfrid SMlf H 
Georges LEONARD 
Artàur COURTOIS 



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Nouvelles Sportives 



Collège Mathieu, 



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Malgré, les conditions défavo- 
rables de la température, on tint 
pendant la semaine de Noël au 
Lac riacide, le Douzième von 
cours intercollégial - internatio 
nal de sports d'hiver. 

Heureusemenron trouva asses 
de neige sur le Mon* Tracy pour 
la «ourse ea-desceste sur «far 
qui eut lieu le 28 décembre. Le 
paroours était très dificile. La 
piste d'an mille et demi, à tra 
vers bois demandait une parfai 
te connaissance de certains trues 
des plus compliqués du ski. 

Brian Burke, de l'Université 
d'Ottawa, en se classant deuxiè- 
me, fut bien près de gagner la 
course. Il fit le parcours en 5 
minutes et 26 secondes. Edwin 
Connolly arriva sixième, Lucien 
Lafleur, dixième et John Cor- 
rie, douzième. Nos quatre skieurs 
remportèrent un grand succès 
dans cette course, en se mainte- 
nant parmi les douze premiers 
sur environ trente concurrents. 

Cependant, ce ne fut pas le 
seul événement dans lequel nos 
skieurs firent leur marque. Lu 
cien Iiafleur, qui s'est distingué 
l'an dernier dans le concours 
d'Ontario, exécuta deux sauts 
de 113 pieds chacun et se plaça 
ainsi en troisième ligne. 

L'événement le plus contesté 
fut peut-être celui du patin de 
fantaisie. Lyman Wakefield de 
Dartmouth, fat jugé premier et 
Bob Surtees de l'Université 
d'Ottawa, deuxième. Pour ee 
concours, la tâche des juges fut 
très difficile. Les figures de 
Wakefield furent remarq uables duel. 



«ar leur précision, leur grâce » et 
leur assurance, tsndis que celles 
de Surtees. tout en ntyaat pas 
la précision de Wakefield, 
avaient cependant dans le pati- 
nage libre un peu plus de va- 
riai. . 
Malheureusement la course (je 

18 kilomètres à travers campa 
gne et la course " slalom" ne 
purent avoir-lieu à cause des 
conditions atmosphériques. Nous 
avions pour cet événement trois 
bons concurrents : John Ourrie, 
un membre de l'équipe olympi- 
que du Canada, Bdwin Connol- 
ly, un ancien gagnant de course 
"slalom" et Brian Burke. L'é- 
quipe était dirigée par Léo Car 

mody. 

Les positions finales des uni- 
versités au concours internatio- 
nal furent comme suit: New- 
Hampshire, Dartmouth, Univer- 
sité d'Ottawa, McGill, Williams 
et Bowdoin. 

Le prochain concours inter- 
collégial aura lieu en février à 
LucerneroÙTios équipes sauront 
remporter de plus grandes et de 
plus nombreuses victoires. 



_ GOURET 

Notre club universitaire se 
rendit à Maniwaki le 1er jan- 
vier et joua une double partie 
avec l'équipe de l'endroit. Nos 
gas gagnèrent la première, par 
3 à et perdirent la deuxième, 
6 à 3. 

Le Varsity s'en fut ensuite à 
Gracefield, où il tapoeha le olub 
Joeal au pointage de 10 à 4. 
Fortier fit trois points et Ed. 
Cadieux, deux au cours dé ee 



il 



AU SÉMINAIRE 



AU CERCLE 0IONNE 

Ait^mblU du 144^0932 . 
Le Cercle Dionne des Jeunes 
Naturalistes, sous la direct** 
de M. l'abpé Hébert, ouvre ce 
soir la dernière séance de 1 an- 
née 1932. . . 

M. L.-Cn. Hurtibiee préside 
cette assemblée. 11 nous fait 
suivre le programme stUvant: 

Il y a d'abord lecture du pro- 
cès-verbal Uc la dernière ré- 
union. Il est accepté & l'unani- 
mité. 

M. V. Lalonde est le premier 
des conférenciers à faire enten- 
dre sa petite voix. Il nous fait 
la description du papillon et 
nous parle de ses différentes 
aortes. Son travail est court, 
mais il intéresse ses auditeurs 
surtout an de-nos visiteurs, M. 
Eug. Boyer, humaniste. 

M. Tierney est maintenant 
dans la 44 boîte "..U commence 
en nous parlant de son cher M. 
Bennett; puis entre de pleins 
pieds dans son sujet : les coléop- 
tères, leurs notes caractéristi- 
ques et leurs différentes sortes. 
Comme ce travail est intéres- 
sant et bien articulé il ne man- 
que pas d'être applaudi. 

La parole est laissée à notre 
directeur qui fait des remar- 
ques très a point; voici les prin- 
cipales: la bonne articulation 
dans la lecture des travaux et 
l'application à préparer sérieu- 
sement les conférences. La pro- 
chaine séance est fixée au mois 
de février. Il termine en nous 
faisant des souhaits pour nou9 
et pour le Cercle. 

Grâce à M. Tierney, la classe 
du vendredi matin, le 23, sera 
remplacée par un programme 
dont nous connaîtrons les gran- 
des lignes que dans quelques 

jours. 

* Ls.-Fh. Vincent. 

secrétaire. 



LE CERCLE EMARD 

Dimanche, le 11 décembre, les 
membres, du cercle Emard du 
Petit Séminaire se réunissaient 
pour leur quatrième débat fran- 
çais. On discuta ls question sui- 
vante: "Les Français n'au- 
raient jamais dû quitter Québec 
au lendemain de la conquête 
pour passer en France". 

Wilfrid Ouindon et Cyprien 
Bélanger occupaient pour l 'af- 
firmative, Adéodat Ranger et 
Léo-Paul Martel défendaient la 
négative. 

W. Guindon ouvre le feu, il 
développa sa thèse au point de 
vue national et religieux; il 
nous fit voir la possibilité pour 
nos pères de vivre sous le régi- 
me anglais. Son collègue, C. 
Bélanger, fait appel à notre 
amour pour le sol canadien et 
nous montre le beau champ 
d'action qui s'ouvrait pour nos 
pères dans la défense de la foi 
et de la langue française. 

Les orateurs de la négative, 
avec une égale éloquence, s'ef- 
forcent de nous prouver qu'il 
était impossible pour les Fran- 
çais, surtout pour les militaires, 
de vivre au Canada après 1760 
L.-P. Martel nous démontre 
avec preuves â l'appui que les 
soldats français quittèrent Qué- 
bec pour aller combattre pour 
leur mère-patrie. 

Après lès discours très inté- 
ressants dans les deux campsjil 
aurait été difficile de préclasser 
le vainqueur. Mais W. Guindon 
dans sa réplique sut jouer sm 
meilleurs atouts et remporter la 

palme. 

J. -David Ccefceil. 

secrétaire. 



Conseiller: Léo Rossignol. 

Afin de canaliser l'ardeur lit- 
téraire et oratoire de ses jeunes 
étudiants fougueux, l 'autorité 
du Petit Séminaire d'Ottawa, 
incarnée dans la personne de 
son supérieur, Mgr Joseph 
Charbonneau, P.A., V.G., a dé- 
cidé de fonder un cercle d'étu- 
des. 



LE qamCUE EMAED 

Les officiers Uns pour Vi 
né* -mm sons tes suivant» 
Inrtsauuut : Am&Ê ampsus. 
Vise-prea.. Cacmat CaeMl. 
Secrétaire t *Vl>t»pa Cor***. 



sa 



Fondé en octobre 1931, le 
cercle Emard choisissait ce nom 
pour honorer la mémoire du 
vénéré fondateur de notre insti- 
tution. Monsieur l'abbé Hector 
Legros, aujourd'hui professeur 
â l'Université d'Ottawa, fut 
chargé de veiller â l'organisa- 
tion de l'oeuvre. Notre devise : 
"Prier, Penser, Agir" semble 
être propre â remplir ls vie de 
tout bon chrétien. 

Se rappelant la parole de 
l'immortel Pie IX: "Le renou- 
veau social, c'est principale 
ment dans la formation de la 
jeunesse chrétienne que nous 
voulons le voir s'opérer", le but 
de notre cercle n'est autre que 
de collaborer â des études va- 
riées dans un but d'apostolat. 

Durant l 'année académique 
1931-32, chaque membre fut ap- 
pelé â donner devant ses con- 
frères un travail de littérature 
ou de sociologie tous forme de 
conférence. Cette année notre 
cercle subit de grandes trans- 
formations. D'abord Mgr J. 
Charbonneau devint lui-même 
directeur du cercle. Au lien de 
conférences, les membres doi- 
vent donner tous les quinze 
jours une séance de débats, tels 
que ceux qui s'organisent dans 
tous les collèges élastique*. Tous 
les élèves dm cours des arta font 
partie dc.ee cercle qui est en 
bonne vues de croissance. 
Las travaux dé jà . aceomplia, 



LE CERCLE MASSE 
Le cercle Msssé a tenu sa 
troisième séance de l'année, le 
29 novembre dernier. Comme 
on le voit ee Cercle, dont ML 
Brisebois est le directeur, ne 
manque pas d'activité. 

La séance était présidée par 
le Vke-Président du cercle, M. 
Parnell Tierney. 

Voici le programme que l'on 
a rempli: D'abord, M. l'abbé P. 
Desjardins nous a donné une 
causerie sur Napoléon 1er à Ste- 
Hélène. Il y eut aussi deux dé- 
clamations données par Vincent 
Lalonde et Gérard Larocque et 
lecture de deux travaux par Lio- 
nel Dupuis et Arthur Lauson. 
Guindon. 
e 



ÇA ET LÀ 



Une foule nombreuse d'élèves 
actuels et aneiens, de leurs pa- 
rents et amis, ont assisté â Noël 
à la messe de minuit dana la 
magnifique chapelle de l'Uni- 
versité. 

• • • 

Plus de 350 chômeurs catho- 
liques d'Ottawa étaient présents! 



Noa lignes de "Foea Bail" 

Chers amis lèeteura, encore 
un a rt i c l e sua notre vie spor- 
tive qui, nous l'espérons, vous 
intéressera. 

Que d'intérêt nous avons por- 
té aux jeux ces trois derniers 
mois, et que d'enthouaiaame! 
Ce ne serait pas mentir de vous 
dire, que depuis deux mois, tous 
les jours, nous avons employé 
nos récréations à nous disputer 
le championnat d'une ligue soit 
de balle-molle, de batte-au-camp 
et surtout de bsllon depuis que 
le "bonhomme Chinook" visite 
ïs province. Insistons surtout 
sur nos ligues de ballon 

Jamais ce jeu fut plus popu- 
laire au Collège. Pourquoi n'a- 
vait-on pas eneore osé sortir ce 
vieux ballofi qui H depuis dix 
ans, peut-être, gisait tout cou- 
vert de poussière dans l'armoi- 
re des jeux? 

"Ne serait-il paa permis de 
souffler ce "foot bail" et de le 
frapper â qui mieux raieux.^ se 
dit-on un beau jour! Au moins, 
il y aurait moyen de se réchauf- 
fer au lieu de,fajre la garde sur 
les trottoirs, et de passer ses ré- 
créations* à critiquer ses confrè- 
res et peut-être les autorités". 
Et bien, oui.— Vorm le ballon 
dans la cour. Dix, puis vingt, 
puis quarante, puis soixante-dix 
élèves frappent et refrappent ce 
pauvre ballon qui ne sait plus 
quelle direction prendre. — Mais, 
c'est am usant, qu'on se mit â 
dire. Pourquoi ne pas jouer <dè 
belles parties? Pourquoi ne. pas 
organiser de vraies ligues t — 
Aussitôt dit sussitÔt fait, et dés 
équipes furent formées chez les 
petits, les moyens et les grands. 
Et depuis un moisson se rue 
sur le vieux ballon, tous les 
jours. Et encore dans la neige, 
sur la glace et même dans la 
boue. Mais, c'est qu'il est inté- 
ressant ce jeu. Et il faut ter- 
miner nos ligues avant que le 
gouret invite â lui faire hon- 
neur. 

Quel club sera champion t 
Sera-ce chez les grands: le 
"Boucher", le "Mandin" on re 
" L'Heureux"; chez les moyens, 
le " Charbonneau 'V le "Mil 
chaud" ouïe "Lauzière"; chez 
les petits, le "Limseher", le 
"Prévost" ou le "Seemann"! 

Et bien, chers amis sportifs, 
nous surions aimé tous voir 
présents â ces fameuses parties 
de finales chez ces trois ligues. 
Cest alors que tous i auriez 
constaté l'intérêt, l'ardeur, l'en- 
thousiasme que nous mettions 
dans ce tournoi. 

Avec nous, vous auriez pu fé- 
liciter les clubs "Boucher", 
"Ohsrbonneau" et "Seemsnn", 
vainqueurs de leurs ligues. 

Ce n'est pas tout. De test trois 
clubs champions, il fallait sa- 
voir quel serait celui qui gagne- 
rait le championnat de tout le 
collège. On annonce la partie 
un dimanche après-midi. 

C'était par un temps humide. 
Le vent du sud, depuis près de 
deux semsines exhalait son ha- 

La! 



ae laissai* peu à peu vas 
peter faire place * un< bone, s 
quelle boue qnau4 an fit nonu^ 
"boue de Gravemourg' 
qu'importe, la partie était 
nonc il fallait la jouer. 
A 2 sfïlO, la cloche 
Costumés de pieds en cap, 
joueurs nn club "Chai 
ncau" et "Boucher" prenneu] 
rang dans" i 'arène. Pères et 
ves se sont assemblés pour ci 
celui-ci pour les grands, celui h 
pour les -moyens, un sutre poui 
son joueur favori, voire mêmj 
jusqu'au grand Préfet de \ _' 
pline qui crie . . . pour las de! 
côtés. 

Puis, l'arbitre s'avance, 
lennel, et "Bing" la cloche 
sonné et voilà le ballon en l 'i 
Frappe ici, frappe là, 
ne, crie l'un; couvre ton 
me, s'époumonne l'autre. — J 
tention à vos mains, vocifère 
gardien de but, affublé d'i 
tuqae noire et rouge, cigare 
la bouche (hélas éâtint)"— 'T 
crains rien, lui répond une 
f ense de six piedsr.— Et les ci 
des joueurs, les vociférai 
des spectateurs s'entrei 
au son de la cloche que l'afbîN 
a soin de faire vibrer en tem] 
opportun. Et v'ian: un cri, 
soupir, un gémissement. M. 
grosse défense", au nez 
furieux coup de ballon en pl< 
sur le museau. H saigne, on 
rait la mer rouge, des larm< 
involontaires baignent des yei 
qui n'ont pu svrrtir d'nn*e»i 
si imprévu. Un peu de neij 
pour arrêter le sarig, et on 
prend la partie. Quarante 
nutes s'écoulent sans ai 
point, quand tout à coup-, un- j 
général s'élève de toutes pal 
r, Vn point pour les granc 
Hourra! pour le "Boucher"! 
Encore quelques minutes et 
partie est à TOus*\—-Les moy< 
aiguillonnés, concentrent 
vain tous leurs efforts. Le cil 
"Boucher" l'emporte: 2 à 0. 
félicite tes gagnante, les 
enrs se serrent la main et 
se retirent joyeux. Les fav< 
ses du sort espèrent bientôt v< 
leurs portraits s'étaler dans 
saHe de récréation; comme 
venir de ces intéressantes ligi 
de "Foot Bail". Bientôt n< 
inaugurerons les ligues de 
ret, très en vogue dans l'< 
cansttien. 

— Ainsi, chers amis du 
nous nous amusons su 
de Gravelbourg ; tons, sauf 
ques rares exceptions, ou 
dsrins, nous profitons de 
récréations pour nous foi 
un caractère viril, et une ssi 
robuste, afin de pouvoir 
tard, savoir remplir dignenu 
la profession que Dieu at 
bien vou*u nous assigner.' 
L'avenir. 



"ONU0 BCIKNTIA» FfF OW» TjAWtmAST 

COLLÈGE BILINGUE 



Direct 



leine douce et caressante. Lai as vais pas 

leur chapelle du Musée, de l'U- 
niversité. Le réveillon qui suivit 
la messe fut présidé par le R. 
P, E. Faucher, OJMLI., et servi 
par les Frères eonvers et quel- 
ques élèves de l'Université. 
• • • 

Jeudi, le 29 décembre, le R. 
P. G. Marchand, O.M.I., recteur, 
prononce uns allocution à ls ra- 
dio par l'entremise du poste 

CKAC de Montréal. 

♦ • * 

A l'occasion de la nouvelle an- 
née, un bon nombre d'anciens 
élèves sont venus faire visite au 
reetenr et aux professeurs 4e 
l'^asrersété. 



Un nouveau maître vient 
siter son domaine. Il longe 
tremblant un pont au-d< 
d'un cours d'eau et dit au 
dinier: 

— Pourquoi n'svcz-vous 
mis là un garde-fou f 

— Ben dame ! Monsieur, je 
que voua viendi 



- - f •. .. . .'t,, 

d ' en trevi s des ré- > JtWui, 10 janvier, marque W 
snltate in t éressa n ts, LmtelU-| fin des vacances de Noti et la 
le volonté, la aen ri ssl rt é' réouvert** des 



Aawéllea Béfau«ev, M.A., UPh., I.P.A. 

Gaises du jour et du âwr 

Toutes lea branchas du cours primaire, commercial, 

collégial, universitaire. 

Préparation rapide at sûre des examens. 

Attention spéciale aux élèves faibles dana leurs 
études on en quelques matières. 



JQfJRNAL BI-afENSUE! 



"Préparons-Nous 



•» 



iat 



Rotonde 



Rédacteur en chef: 
RENE MENARD 



de l'Université d'Ottawa 



Administrateur: 
PHILIPPE GAGNON 




OTTAWA» LE 1er FEVRIER lt» 



No ê 



XE VRAI, BONHEUR 



On noua écrit 



rne 



Pear lea eondutoas* s'adrasair au 

COLLÈGE BILINGUE 

*^PI s v^mv^V^ Ame i^mH^^^^am^^aH smV» 





Les temps de misère que noua traversons d * n T lûU « n i J'^; 

le-Ml, la croyance au bonheur; pour un trop grarjd nombre 

mot est même presque rayé du ^^^^rf; délà nos 

Devant ce pessimisme déprimant, qui assombrit déjànos 

auY rêves d'avorSrnîest-il pas grandement opportun de 

JSr en méditant, en compagnie des grands Penseurs, les 

iernelles vérités qui éclaireront notre route vers le vrat 

Bien que le bonheur parfait ne soit pas d'habitation terr 
,tre nouTpouvons tout de même dès Ici-bas goûter le vrai 
mhenr q\il réside dans la satisfaction de nos aspirations lé- 
Umes et la paix de la conscience. 
Où devons-nous chercher cette f^M^c^V^ 
t tous nar nature, éprouvons un Incessant besoin? Certes 
m cSS 'EfSliïr* extérieurs, mais bien plutôt dans notre 
Tfectlonnement moral et inteUectuel. _ 

Ces biens extérieurs, sources illusoires du horreur sont 
metoaiement: les richesses, las plaisirs, la gloire. Quel- 
^staXde reflexion nous convaincront de leur impuls- 
ée à étancher notre soif de bonheur. 
De nos Jours, comme autrefois d'ailleurs, il se rencontre 
[U anïté^aiv?aus qui placent le *^^*SS?£% 
Hfthesses L'y trouvent-ils? Assurément non. Sans cesse 
mtML^u!7^ d'amasser de plus en Pyjama . 
SrTdémrs nT sontsa^aits. Leur fortune augmente-t-eUe 

•«^ Rn outre U peur de perdre ces trésors apporte ena 
o^ V de n^eaufsoucls. de nouvelles «tudes. i jux- 

quels vient se mêler une autre y*»^'*" 9 **? dC " 
mort qui empoisonne toutes les Joies de leur vie 

oue nenser de cette course effrénée vers* cette autre pré- 

ceartrtiit ai vite les limites du plaisir honnête! Et les iaus 
2ÏÏÎ Se îavolupté font naître des remords qui hantent la 

Sλ2SStt 'M2£ ^T«SM«n ayant un dossier 

«mSS^Tde ToÛ^aî^r traîner dan. la fange: potins mor> 
'""S *£r'ne se troa«r«lt-U pa,. enfin, dan. la gloire. 

^'^de démarches, que d'Intrigues pour obtenir unemar- 
n»e d^nlatln^on! Si au moins sa possession apportait la 

S3asrJS=^«rsusB£ 

e«nt m^onnus. ils n'ont pour refuge que \**£»*£J^ k 
iÀkt. ManniAon oui du rang de simple soldat était parvenu a 
£ ^m5K * ïé^^-coM-Jam^t-U P« <^néantdes 
ï£iïS. humaines lorsqu'au soir d un de ^» Jg-Jj 
^ur7de triomphe, il s'écriait sous l'empire , dune tristesse 
ma remède* * i Quol donc, régner, ce n'est que cela! 
^A^n^Sinage d'expérience ne peut cependant prl- 
m^^ét^SS^^tSLl,-^ ni ^ rtches.es ni les 
P^irs ni les honneurs ne rendant *J»w** ^ureux. 
Après avoir plus que personne savourer le P™**** gl0lre ' 
Uavoualt que: 'Tout est vanité et tourment d eapriV a 

La vrai bonheur existe, tout de même, mais réside <*an»i* 
partte supérieure de notre être. La phuosophie *»*££*£* 
o^Tiornme n'est pas aenlement un amas de matl^ mais 
ïull est doué d'dne âme apiritueUe et *f™ ^ u f ^*?? «Si 
heur proviendra donc du d^loppement de ses ^g**: 
cSïïueTle distinguant des êtrea inférieurs qui 1 entourent 



— V" 
M. René Hénord, 

Directeur de "I* R* tonde", 
Ottawa, Ont. 



Bien cher ami et confrère, 

Les premiers numéros de "la 
Uttonde" ont fait sensation dans 
noire milieu et spécialement chez 
veux qui, six année durant ont 
uuisé aux mêmes sources que 
vous et dans V atmosphère d une 
mtme classe, la même formation 
classique. Unis par les liens de 
la pins étroite confraternité, dé- 
sireux toujours d'enregistrer 
quelques beaux gestes sçrtis dn 
coeur dé l'Aima Mater nous ap- 
plaudissons doubUment à la fon- 
dation de "h* Retonde": Nous 
vous en félicitons sincèrement 
et apportons nos modestes en- 
couragements dans une oeuvre 
d'apostolat et de lien d'une hau- 
te portée morale, intellectuelle 
<f patriotique. 




Une vie comme la nôtre, spi- 
rituelle et intellectuelle ne sau- 
rait s'enfermer dan* les cadres 
trop étroits, de l'égoisme; il lui 
faut répandre autour d'elle la 
surabondance d'une activité tou- 
te de force et de richesse. Cette 
propagation possède à son ser- 
vice deux puissants facteurs J W 
paroU et le journal "oeuvre de 
tanquête" ê* même temps 



.ntl 



(«aiU à la aeme pa«e> 



qu"' école de vie 

Votre journal atteindra tous 
ceux qui sont des nôtres par 
l'esprit et par le coeur. Il leur 
communiquera cette vie vigou- 
reuse et intense qui circule dans 
les artères de notre Université; 
H leur prodiguera cette richesse 
intellectuelle qui irradie du cer- 
veau d'une nation; il les tiendra 
au courant des faits qui gravi- 
tent autour de l'établissement, les 
unira tous entre eux et au cen- 
ire commun dans la confrater- 
nité la plus cordiale: alors, nous 
posséderons davantage ce "cor 
ttnum et anima una"'tdnt desvre 
et que "La Retonde" saura scel- 
Ur à chacune, de ses visites. 

Si vous continuée sur le ton 
des premiers numéros soyez as- 
sures du succès. Vous donnez la 
note juste: le sérieux uni à l'in- 
Uressant. toujours avec une te- 
nue littéraire propre à satisfaire 
les plus exigeants. Vous ie»ib?e^ 
rcunir Us qualités du bon jour- 
nal que Louis Veuillot, en figu- 
v oui ait "muni d'oncles et 
d'ailes." Les ongles rivent i 
l'idée due Von sent le besoin de 
ri pondre; Us préviennent aussi 
.contre toute épreuve, alors qu'il 
fout s'arebouter avec courage et 
ne jamais céder. Les aUes don 
r,ent l'essor vers le ciel, l'envo- 
Ue vers le vrai, le beau, le su- 
blime, l'idéal. 

' • Intende, prospère, procédé et 

régna" voMè mon souhait final. i 

Acceptez, a»#n cAer confrère, 

pour voue et tous ués dévoués^ 



DISCUSSION PUBLIQUE 

Sous la préeldence d'honaear de 

Son Excellence Monseigneur Guillaume Forbe* 

Chancelier de l'Uaivwrsité d'Ottawa. 

Salle Académique de lUnrversité 

Mercredi, le I février 

à t heures du soir 

Université de Montréal 

vs 

XTniTersité d'Ottawa 

Bl JET DU DBBAT 

rù a av» w--" Affirmative: Univeretté de . Môsteéel. 
Négative: Université d'Ottawa. 

„ • .a x. m — — » et S5 sens 

Ma d'entrée — — 




Société Thomiste 
de l'Université 

« 

Dimanche, le 22 janvier, la 
Société Thomiste de 1 universi- 
té a tenu la deuxième réunion 
de son année académique son» 
la préaidenee*d donneur de Son 
Ex. Mgr l'Arehevêque et do R. 
P Reetenr de lTitiversité et la 
présidence active du R. P. Geor- 
ges Simard, O. M. I. 

Le B. P. Philippe Cornellier, 
O M. I., donna nue conférence 
fort savante et fort goûtée sut 
"La Relativité d 'Einstein . 
L'assemblée, composée ô*ca seule 
membres,' comprenait les abW-s 
et les religieux des diverses 
Maisons d'enseignement de la 
région: Mgr Cbarbonnesu, Su- 
périeur du Séminaire et Vicairc- 
(fénéral, les messieurs du Sémi- 
naire, des Dominicains et des 
Oblate, des Pères de Msrie, du 
Saint-Esprit et du Tres-Saint- 
itédempteur. 



collaborateurs les meilleurs 
voeux de votre ami sincère. 



P. H, LAFONTA1NE, 
O. M. L, 

Seolasticat Notre-Dame, 
Richelieu, Qné. 



Etudes Sociales 

à l'Université 

Le Cercle des Etudes Sociafcs 
fle l'Uni vereité tenait, le 17 
janvier, sa première assemblée 
de l'année 1*33. ( 

Lé R P. P>H. nerabé, O. M. 
T , a continué la_ serfe des cour» 
ci parlant du "Rôle, aocisl de 

la charité". . . • ? 

L'Action Catholique ^exige la 
eharité, une charité qui s exer- 
ce sur des corps sociaux sussi 
bien que dans les cas particu- 
liers. La charité complète dans 
la société l'oeuvre de la justice. 
Elle concourt au bien commun, 
donne plus de cohésion à la so- 
ciété, réalisant aans l'unité dea 
esprits et dea coeurs le plan de 
(Dieu manifesté .par la 1m na- 
turelle et surtout l'Evangile. 

Travailler pour la classe ou- 
vrière, encourager le. journalis- 
me et l'enseignement catholique., 
entrer dans mus les mouve- 
ments que lancent nos cbefsi 
c'est marquer sa ehant* d un 
caractère vraiment social. 
I lie conférencier détermine en- 
suite ce, que doivent faire ri- 
ches et pauvres, et esquisse eu 
terminant le plan de }'* ct » on 
charitable, à' laquelle lJigUsa 
Vent livrée depuis ss fondation. 



■BRH5 




a^B^a^a^BPSS»^^ yH Z»&$\ ''.^'•ê 1 '. ^r^fc» tf ^^yfaJw^GHiffs W£&?Zi >' 

mÊk 

mÊÊBBt&mJlaw:, ^^EWsWmÊÊ 



-Jlm±ZA-X/. 



' 





Ami, y 
travail? » 

médiocres,* 

ans, à *ta< 
honneur il 
un peu te* 
SI tu as rv 

crois qirti 

Le trsf 
me diraa-t 
a attelncr 

▼en lui, I 
marcheur 
tiendra U 
assez, rep. 
sur Celul- 
être demi 
hible. 

Car 4 
sant par» 
teur d'idé 
lèvent et| 
d'action. 

• Tu dt 
synonyme 
viens-toi . 
apôtres e 
tout! 'as 
te corr.if- 
cà 



I 






s 
^ . 



w 



Gravai 
Des U 
laire, il _ 
les divei 
tives. 

L'As* 
sa piem' 
de septe 
te diree 
„0. M. fe 
onéreuse 
ne à la ] 
dis, 0. ( 
par se» a* 
A. Lisée, 
Hubert, 
très deve/ 
Contr. . 
précède 
suggérav 
, tïon prâ~ 
bres diC 
nié coH 
Pierrr 
Joâ; Va 
Edgar F 
Enn'i' 





LA «OtONBC, «NIAWA, «1er 



fa* 



"La politique canadienne e*t : 
supéiiuesa au vingtième sièele, 
à la politique américaine". Tel- 
le est la question .qui sera débat- 
tue devant nos amis de la capi- 
tale, en aotre Salle Académique/ 
le 8 février, à huit heures <k( 
soir. 

j Ceit là que nos brillants che- 
valiers François CEevrier et Oé- 
rard Chsrette, montés sur l'élé- 
gant palefroi de l'imagination, 
forant flotter devant nos yeux 
les panaches brodés d'une rhé- 
torique fleurie en se posant car- 
rément comme les défenseurs 
redoutables de l'affirmative. 

Deux étudiants de l'Univers 
site de Montréal se feront le* 
ardents avocats de la négative. 
Le même jour? Léo Lafrance 
et Maurice Dupont nos délégué » 
à l'Université Laval de Qué- 
bec, fouleront le aol historique 
de la cité de Champlain, et, 
comme autrefois, Bemosthene, 
du haut de l'Acropole, haran- 
guait les foules Athéniennes, 
eux, sur les hauteurs du Cej 
Diamant harangueront les fou 
les québécoises pour essayer de 
les convaincre /que la politique 
américaine est supérieure à la 
nôtre. 

L 'actualité du sujet et la ré- 
putation enviable que s'est ac- 
quise l'Université d'Ottawa, en 
ces derniers tempe- dans les dé- 
bats intoruniversitaires promet- 
tent de rendre ce débat des plus 
intéressants. Nous sommes fiers 
aujourd'hui de présenter à nos 
lecteurs nos quatre eeafrères 
qui ont la redoutable charge de 
soutenir la réputation de l'Ai- 
ma Mater et de défendre le tro- 
Îriiée glorieusement conquis par 
eurs prédécesseurs. 





Hais pour l'emporte pièce il 
faut toucher les coeurs. Ce do- 
maine sera gentillement exploré 
par Gérard Charette, de Bout- 
Qtpiget. Bien que philosophe re- 
marquable comme son ami 
Erançoia, Gérard saura surtout 
plaire à son auditoire en lui ins- 
pirant des sentiments convena- 
bles su sujet. Et cela est bien 
naturel, Gérard ayant subi l'in- 
fluence du milieu natal ... En 
citai, les jour» de sa tendre en- 
fane» se déroulèrent paisible- 
ment à la campagne dans le 
charme de la nature à l'orée des 
champs de blé; à cette camps- 
gne où l'été on est éveillé par le 
chant des petits oiseaux dont 
les douces mélodies épanchent 
l'âme dans la douceur des 
beaux rêves. Cette nature en- 
chanteresse eut une répercus- 
sion bienfaisante sur le tempé- 
rament de Gérard. Le doux ga- 
zouillis des fauvettes lui a don- 
né le goût de la musique et voi- 
ci qu'à î Université, il est assis- 
tant-maHre de chapelle et chro- 
niqueur musical à "La Roton- 
de". 

Soyez assurés, lecteurs, que 
mercredi prochain, Gérard sau- 
ra vous toucher; et, imitant Is 
Sirène de la fable il chantera 
sur tous les tons la politique 
canadienne pour lui faire rem- 
porter la victoire. 



Comme il fut impressionné 
vivement l«wq"'il entendit di. 
re qu'un gouvernement fanaû- 
isuie ne veillait pas qu'il se ser- 
vit du deux parler de France; 
du parler sse chantaient nos 
aïeales et mm mères peur en 
dormir lea petits enfants dans 
vies blancs berceaux et plan tard 
] pour calmer le chagrin des pc 
tits garçons-, de îa langue bénie 
où non» avons appris à .murmu- 
rer; sur les genoux de notre ma- 
man, nos premières paroles, nos 
premières prières. Oui, Léo fut 
impressionné à tel peint que non 
seulement de hantes peneses de 
no bles s e s 'isaprisaèrent en ca- 
ractères ineffaçables dans son 
âme, mais encore l'art de dire, 
le geste convaincant de l'ora- 
teur qu'il ehérieanif. No» com- 
patriotes de Québec en seront 
les heureux témoins. 




UAMniE 



8e connaître un ami, c'est posséder un frère, 
C'est un aimable îlot, une source d'amour 



Où •'abreuve le coeur altéré sous la jour. 

num** 



€sa sV sent loin; bien "loîii "de ce 



sévère. 



■ 



l'on en veut guetter l'agréable 

■^■t roee, l'amitié éast toujours être fraîche; 

Oar, en rose toujoaau, quand elle se dssaèche 

On la rejette loin, an n'en veut plus l'odeur. 

On dédaigne le fruit à la belle apparence 
Dent on sait le noyeau atteint du veau vengeur. 
Ainsi l'arbre du mal produit de ces trompeurs 
Avec lesquels il faut une grande prudence. 

Comme le lys tout blanc, symbole de pudeur, 
Fuit toujours et partout les herbes vénéneuses, 
Un coeur candide et pur fuit les langues trompeuses 
Par où l'on reconnaît l'ami ôTe l'enjôleur. 

Une aimable fourmi sut un jour détourner 
Un cailloux meurtrier d'une btanehe colombe; 
■—i^Ainsi dent l ^rVsis M *mnis toujours, jusqu'à la tombe 
Vont, la main dans la main, détournant tout danger. 

LOUIS DM LE VIS. 



François Chevrjer 
François Chevrier, de Hull, 
chroniqueur du "Séminaire" de 
philosophie à "La Rotonde", 
s'y connaît en fait de philoso- 
phie. Il est un logicien redou- 
table. Son argumentation soli- 
de, rendra certainement la ré- 
futation difficile. Le raisonne- 
ment tenace de François com- 
plété par des preuves cimentées 
à la logique gagnera la. confian- 
ce des auditeurs et partant sera 
un atout très importent pour le 
gain de sa csuse. 



A la cour: par une chaleur 
tropicale. 

Le juge, ahuri.—" liais «*. 
fin, que, demandes- vouât" 

Le demandeur,. . . en s'époas 
géant;— "Je voudra» bien être 
condamné aux frais.'! 



Vil: Ras. S» 12 



"ART TàMjORS" 



Pria 



•P*cU»x pour 
coMglean. 



W*,rue 







Léo iArrance 
Maintenant que vous dire de 
nos deux voyageurs inter-pro- 
vineiaux, de nos représentant? 
officiels à l'Université Laval de 
<«néaect Faisons un dernier 
effort, nous avons deux Démos- 
taènes à vous présenter Le 
ggrsnd Léo Larranee a apprit 
l'éloquence à Pembroke, -Ont, 
en écoutant des dieeours patrio- 
tique» en faveur de l'abolition 
du règlement XVH. Les fibres 
les plus intimes de son être vi- 
braient à la pensée que lui, Ca- 
nadien, ayant du sang français 
?uns fcs yeiaen, ne pouvait pas 
jouir de m Kuerté de sa foiil 
du sa langui demi eau propre 



e Dopon. 
On dit qu'aujourd'hui les 
idées qui prennent le plus dans 
le public, ce sont les idées nou- 
velles, les idées mouvementées. 
C'est la raison pour laquelle la 
Société des Débats Français a 
décidé, d 'envoyer Maurice Du- 
pont à Québec. 

Maurice est un peu nomade 
en idées et en pratique-, comme 
l'abeille il aime à voltiger de 
fleurs en fleurs. La nature 'le 
déposa le 2 février 1912 à Sain- 
te-Flore, comté de Saint-Mauri- 
ce, P.Q. En 1913, > un an et 
demi, les rives majestueuses du 
Saint-Maurice l'attirèrent à 
Grand 'Mère où se succédèrent 
les premiers ébats de sa jeu- 
nesse. N'étant pas satisfait du 
climat trifluvien, en 1924, il se 
dirigea dans 1 *Ontario-Nord, à 
Kapuskasing, pays neuf où les 
réformes_sont en vogue. Là 
phis que jamais, Msurice se 
trouvait dans son élément. "Au- 
tres temps, autres moeurs". 
C'est pourquoi v il n'est pas un 
traditionnaliste outrancier. En 
ce qui concerne sa foi et sa lan- 
gue il est irréductible dans Tes 
coutumes établies, mais en ce 
qui a traita la politique, il est 
toujours pour un changement 
I! a bien appris dans son his- 
toire que les régimes politiques 
ont changé avec les époques. 
C'est pourquoi il désir» un nou- 
veau système pour ses conci- 
toyens. H veut réformer la poli- 
tique canadienne en adoptant 
le système américain. C'est de- 
vant les citoyens de Québec que, 
Pour la première fois il mettra 
à jour ses idées nouvelles. On 
»« pense en pleine Chambre des 
Communes à l'entendre. C'est 
le type de député. E a un peu 
U verve de M. Mackenzie-King. 
tient le revers gauche de sa 
fcoxngote et de la main droite 
d pointe de l'index son adver- 
saire en lui lançant un regard 
£****• D saura soulever la 
fe*. Son "dmenura de Que- 
W-Sf «Wde Sir Wa 
frM Uunar en H7Î, fera éobo 



LE VRAI BONHEUR 



(suite de la Hère paie) 

Les 'conditions matérielles contribuent sans doute, dans une 
certaine mesure, à la félicité de l'Ame, comme la pluie et la 
beau temps augmentent la fertilité du aol, mata le vrai bon- 
heur eut avant tout un produit de la vie morale et intellec- 
tuelle. 

Nos facultés immatérielles ont des tendances et des be- 
soins. Tant qu'elles ne sont pas satisfaites par la présence 
des objets qui leur conviennent, nous éprouvons un ^«I frtffi. 
un certain vide; c'est ce qui cause la souffrance. Quand au 
contraire, les facultés supérieures de l'homme trouvent leur. 
objet propre, elles s'y unissent et oet objet, en les contentant, 
leur procure la paix et par suite le bonheur. Or notre 
intelligence ne sera satisfaite que dans la possession 
Jde la -vérité. C'est donc par l'amour intense de l'étude, par les 
travaux de l'esprit, et par l'acquisition constante du savoir 
que nous Jouirons d'un bonheur Ineffable. Rotre volonté, 
faculté soeur de l'intelligence, tend vers le bien et n'a de 
repos que lorsqu'elle nous le fait atteindre. En quoi se ré- 
sume ce bien? Dans l'accomplissement du devoir. Oet ac- 
complissement du devoir, avouons-le, ne nous sourit pas bon- 
jours, mais si, surmontant notre aversion, nous nous en ac- 
quittons fidèlement, nous éprouverons tout de suite la pals 
de la conscience et partant raustère mais réel bonheur. 

Le vrai bonheur est donc une réalité sur cette terre. 
Seulement 41 faudra toujours pour l'atteindre étouffer les 
voix éclatantes des Mens extérieurs, qui ne sauraient offrir 
une légitime satisfaction, et travailler à affermir la domina- 
tion discrète mais nécessaire de nos facultés spirituelles sur 
les puissances inférieures de notre nature. 

René MSKARD, 

Rédacteur en chef. 



dans nos annales politiques et 
sera le point de départ d'une 
ère nouvelle dans la vie cana- 
dienne. 

Nous espérons et souhaitons 
de tout coeur que nos chers re- 
présentante conserveront à l'U- 
niversité, ce magnifique trophée 
*ue S. E. Mgr Villeneuve s 
donné l'an dernier comme prix 
à l'Université gagnante, la nô- 
tre. Nos meilleurs voeux les ac- 
compagnent dans leur noble 
tâche. 

Lacien BIQUE. 



VOLEUR! 



"le temps c'est de l'ar- 
\ cet habile filon, c'est 1 "m- 



II n'est pas toujours facile de 
se défendre contre les voleurs. 

Le voleur le plus rusé, et aus- 
si d'ordinaire le plus heureux, 
celui qui réussit le mieux à nous 
subtiliser les sommes Isa plus 
considérables de ce métal pré- 
cieux dent on a dit avec raison 
que 
gant 
Moaciance. 

Le repos- suppose le travail: 
A ae devrait point le précéder. 
MsJheuTeuscment en trouve tou- 
jours quelque prétexte pour ne 
pas se mettre à l'oeuvre immé- 
diatement, et tous ces retards 
ne sont que de misérables con- 
cessions à l'ennemi juré de tout 
effort, l'inertie. 

On se 4it, parfois! «'Mais J 
u ai qu'un quart d'heure, 






demi-heure à moi" et on reste 
là en panne. — Trêve de con- 
sidérations inutiles I II faut alors 
se fixer un petit travail propor- 
tionné au temps dent on peut 
disposer et remonter le ressort. 
Dans un quart d'heure on peut 
au moins écrire un quart de pa- 
ge, analyser une phrase d'su- 
teur. 

L'homme le plus pressé est 
pr*riȎment celui qui ne fait 
lien. Il voit s'accumuler une 
montagne d'arrérages qui lui 
donne l'illusion d'avoir été très 
♦osupé, Alpkmue QBQ VLX. 

EXTRAITS DE JOURNAUX 
.."Il avait une jambe de 
bois et sa vieille mère à nour* 
rir." 

• • -"Ses forces diminuaient 
rapidement et il venait à peine 
de îaourir qu'il s'écria. . . " 

. .."Seullion est accusé 
d'avoir attaqué trois hommes, 
parmi lesquels un eonstable et 
sa femme." 

"Les hommes mariés se sui- 
cident pins sauvent que les cé- 
libataires." 

"Montés sur l'éeaaraud, ils 
virent glorieusement rouler leur 
têteàleurapieda." 

"C'est une cause, Messieurs, 
pour laquelle nous serions prêts 
à verser notre sang;... moi le 
▼otre et vous le mien." 

"Dieu seul a 4e émît de tuer 
*oo semblable." 



■We: ' 

tossmi d» tsBsssmt «m 
Débat» Français 



sdjotot: 



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itsur: 



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ms-ra*4 Gsl 



... 1 ■ .'. 1 




Débats 



français 







17 janvier, sous la prési- 
de M. Hector Manette, In 
des Débats Français re- 
son activité eoutumiè- 

L-Jaoques Garneau pré- 
l 'auditoire son confrère 

Terrien et le prie de trai- 
rimportante question scien- 
ce: "L'Aviation", 
conférencier dans un mo- 
début nous ouvre les ho- 
prometteurs. Avec clarté, 
once que les origines, les 
tppemenm, les principes, 
[té actuelle et même future 
viation feront l'objet de 
ivaiL 

Terrien dans l'histoire de 
m, distingue quatre pè- 
le période légendaire, il- 
en Grèce par l'exploit fu- 
d Icare,- la période héroï- 
lais ignorante qui se ter- 
à la fin du lâième siècle, 
cet intervalle, on assiste 
luyelles mais infruetueu- 
tatives d'envolée. Cepen- 
la Renaissance, .Léonard 
ci conçoit le plan détail- 
avion que l'industrie de 
trop rudimentaire, ne 
Réaliser; la période scien- 
qui couvre la fin du 
siècle. Un Anglais, Sir 
Cayley, échafaude des 
dont les développements 
par Pensud et Lilienthal 
t des espérances fondées 
Un seul problème se 
rs: construction du mo- 
is période in dus 
commence au XXième 
elle produit le moteur lé- 
frères Wright, au prix 
redoublés, construisent 
lier avion. Ainsi en 1909 
lème de l'aviation rece- 
solutien définitive, 
lors les développe 
■e se font plus attendre. 
rre de 1914 marque une 
De étape dans cette cour- 
perfection. De» amého 
notables s'opèrent dans 
la vitesse et l'efficacité 

>haat enfin m dernière 

de sa causerie, le confé- 

l'uaTité ne- 



sanma 

tuem» de 

dartrle, U einw, la 

tien et messe pour Isa 

lointaines. 

Notre aimable causeur envi- 
sage enfin les n rc dàgo» que 
l'avenir réserve à l'aviation, S 
termine par une 
être teintée de 

enfin faatifialae: "Advmuae 1» 
cas d'une autre guerre, l'svia- 
tion aera-t-il un élément bieav 
faitenr jm un agent de destruc- 
tion générale !" L'établissement 
de la ligne de démarcation 'en- 
tre les a v antag e s et les domma- 
ges qu'apportera l'aviation se- 
rait le sujet d'une autre- dis- 
iimnon. 

Jean Lorrain, en terme» élo- 
qnents, remercie son condisci- 
ple. 

J. B. 

%' ■ * 

Débats anglais 

C'est une question toute pal- 
pitante d'actualité que l'on dis- 
cute à "la réunion du 16 janvier. 
** W Canada doit- il adopter un 
projet d'assurance contre le 
chômage î" 

Le président, Hervé Marcoux, 
présente les orateurs de l'affir- 
mative : Eugène Dorion et Sa- 
muel MacDdugall, et de la néga- 
tive: Edwin Connolly et Origè- 
ne Dupuis. 

Au point de vue économique, 
opinent les avocats de' l 'affir- 
mative, l'assurance contre le 
chômage est très recommanda' 
ble et même nécessaire. }fous 
devrions donc souscrire^ à ee 
nouveau projet. 

La négative désavoue sembla- 
ble "utopie". Ce projet dment- 
ils, n'est pas reeommandsble en 
principe. De plus, ce serait là, 
Certainement contribuer à gre- 
ver d'impôts le contribuable, 
tout en causant le désarroi des 
finances. 

William Omea, Allan White 
et Gordon Watson, juges de la 
discussion, accordent la palme à 
la négative. Maurice Charbon- 
neau, Norman Denys, Sylvester 
Mitchell et Antonio D'BrcoIe 
font les commentaires d'usage. 

Le R, P. A. Cary, CT. M. I. t 
directeur, fait un pressant appel 
à la bonne volonté de tous les 
membres de la société, pour ai- 
der à la préparation de la séan- 
ce annuelle qui aura lieu le 18 
février prochain. 



OTTAWA, Ut h 




1$U 



1V1ACNIFIQUE 
CONCERT 

Un auditoire nombreux et 
sympathique eut l'agréable 
plaisir d'assister, mardi le 17 
janvier, dans la. Salle Acadé- 
mique de l'Université, à un très 
joli concert donné par les Pe- 
tits Chanteurs CéeiUens. 

I* programme, où figuraient 
des pièces non seulement nom- 
breuses mais des plus variées et 
des mieux choisies, fut exécuté 
svee un art et une perfection 
qui méritent à tous les jeunes 
artistes les plus chaleureuses fé- 
licitations: 

Au directeur du concert, M. 
Joseph Boaulien, renient la plus 
grande part du succès. Sous 
son habile direction, les voix 
s'harmonisent et expriment tour 
à tour les sons les plus doux et 
ter plus puissants, les] senti* 
ments les plus simples/ et les 
plus complexes. 

Les Petits Chanteurs et leur 
dévoué directeur ont lieu d'être 
fiers du succès qu'ils ont rem- 
porté et de in façon dont ils ont 

intéressé leurs' auditeurs. 

» 

Pensée caniculaire d'un jour- 
naliste; 

"Ceat bisarre. ai l'on veut 
conserver du poisson, il se gâ- 
te, et si l'on ne gâte pas ses 
abonnés, on ne les conserve 
pss." 



La Société des 

Conférences 

L» Société de» Conférences de 
rUmsuisitt à Ottawa reeevnit 
dimanche, le*15 janvier, M. 
Adrien Pouhot, professeur à 
l'Université Laval, qui donna 
une conférence sur "Une évo- 
lution n éces s air e dans notre en- 
seignement secondaire". 

Avant la causerie, l'auditoire 
applaudit à la* partie musicale 
confiée à Mlle Fernande Lamou- 
reux. Sur la harpe harmonieu- 
se ou sur le clavier d'ivoire, Mlle 
ksmoureux est toujours goûtée. 
L'artiste rendit su piano 4 * Jeux 
d'eau" de Pavai et '/Clair de 
lune" de Debussy. 

M. Adrien Pouliot, après 
avior examiné la situation ac- 
tuelle de l'enseignement secon- 
daire dans la province de Qué- 
bec, y voit la nécessité d'une 
évolution, en vue d'y effectuer 
un meilleur équilibre entre ïm 
fcienecs et les lettres. Ce qui 
ouvrirait ( à nos Bacheliers dm 
situations lucratives qui leur as, 
cureraient l'autorité sociale et 
la prépondérance économique. 

Il démontre clairement que le 
système actuel ne permet pas la 
formation d'une élite scientifi- 
que, économique, commerciale et 
industrjcjle^ pourtant si néces- 
saire à l'heure présente. . 

Il termine en disant que le 
Canadien français cultivé ne 
doit pas vivre en parfait étran- 1 
ger dans l 'univers qu'il habite 
omis que par son contact avec 
k» sciences et les lettre» il de- 
▼mnuo un homme d'idées et 
d 'action. 

Gérard CHARETTE. 

<s 



WOH SETKNME 



servi à l'a+teJ QVmTZ, 
Mercredi soir, 1» 8 février, * 
par ke Anciens Heves de ta région de 



f» amer sera sons la arésiooae» d» svmpataJqa» 
et très ponulafr» 

CHARLES QAUDET, avocat 
«t l'an 4» nos gradaé» d» îltl-ss. 



Veaea, amis, réjoalmoas-aoae, car si le souvenir traWt 

parfois «uelooe esté faible, la mémoire du coeur 

saura toujours, n'en admettre aueun. 

LE COMITE DK MONTRKAL 
WILJ-RLD 8MITH, 
GBOROEB L9QNARA 
. . . ARTHTJR COURTOT8. 



ME LANGUE FRANÇAISE 
RÉGION D'OTTAWA 



Collège Mathieu 



BANQUET, LE lt FEVRIER 1S33 

rf.r». 1 * * a " QB * t aaneel des Anciens Elèves de langue francafso 
d Ottawa, de Hull et des environs, aura lleo di m. notre aoiT le 
1» février, à rrjnlverstté d'Ottawa. ' W 

Le comité d'orgaaimtion compte sar «ne assistance aom- 
breuse, vu que les Andeos de langue française ne se sont pas 
rencontres depuis le S décembre 19J1. lors de l'inauguration 
de la chapelle. 

VoicJ.Je résumé d» programme Qui a été arrêté: 
«manche, le .1* février 1088 

6 h. 00 p.m— Réunion des Anciens dans la 

Rotonde — Inscription. 
S n. 80 p.m. — Bénédiction du Trè» Saint 
• Sacrement. 

7 h. 00 p.m.— Banquet: $1.00 par courait. ' 

Pss de discours. 

8 a. 00 p.m. — Soirée récréstlre. 



O banquet a été décidé par le comité exécutif sous la pré- 
sidence de M. le docteur N.-A. Saboarin. 

L'organisation en est fatte par mreomtté spécial, composé 
comme suit: 

»" T v£5! RBON ' *• BEATJFABlÀBr*, 

E. LAMBERT, I,. COUTURE. 



Le 14 janvier, 3ts élèves 
étaient henreux de fêter leur 
aneien supérieur, maintenant le 
provincial des Oblats, le R. P. 
M%gnjin, i roccasion de son 
vingt-cinquième anniversaire 
sacerdotal . Après la lecture 1 de 
l'adresse par Pierre Lafranee, 
nos acteurs jouèrent "Le Voya- 
A. Cary, Q. M. I./'é* d« M. Périchpn". Par leur 
naturel et leur entrain ils fi- 
rent de cette comédie un écla- 
tant succès. Le tout fut agré- 
menté par <Jes morceaux de f »n- 
fare. La séance se termina par 
une courte allocution du R. P 
Magnan. H féliciU les élèves^ 
les acteurs et les'musiciens, loua' 
les Pères pour leur belle oeuvre 
et enfin exhorta au sérieux, au 
travail et à la prière. 

* * * • 

Un congé! le 18 janvier, fête 
de St Pierre, patron de notre 
Collège. La journée fut très 
•occupée: grand 'messe le matin, 
joutes de gouret, parties de car- 
tes. La cloche de cinq heures 
nous rappela que nous n'étions 
pas an collège seulement pour 
des congés. Nous montions tous 
à l'étude, satisfaits de notre 
journée et décidés à travailler 
sérieusement pou», les examens 
de janvier. 

Edouard BOUCHER, 

Rhétorique. 



LES VACANCES 
DE NOËL 

Une animation inaccoutumée 
règne parmi les élèves. C'est le 
joyeux départ pour les Vacan- 
ces de $oël, jours de joie et de 
liberté! 

Avec quelle impatience at- 
tend-on la fête de Noël ! Enfin, 
le soir du 24 décembre est arri- 
ve. On se prépare pour m mes- 
se de Minuit. Qnse heures son- 
nent. L'auto gronde près de la 
porte. On y prend place. La 
nuit est magnifique,' les étoiles, 
par milliers, brûlent comme des 
diamants. Sous la blanche lu- 
mière de la lune, les voitures 



remplies de monde sillonnent 
tons les' chemins de la campa- 
gne et se dirigent vers l'église, 
ee puissant pôle attractif des 
âmes. Bientôt brisant le silen 
dp eettè nuit mémorable, la 
cloche de l'église fait entendre 
son timbre argentin pour invi- 
ter les populations à venir ado- 
rer le divin nouveau-né. 

# 

L'église toute resplendissante 
de lumière se remplit rapide- 
ment. Les premières notes du 
Minuit Ch rétien retentissent. 
I>s pieux fidèles à genoux sem- 
blent rendre hommage, comme 
jadia les bergers de Bethléem, 
au faible Enfant de la crèche. 
Cet immortel souvenir de Noël 
occupe tontes leurs pensées. 
Tout est simple mats imposant 
<lans cette humble église parois- 
siale. Les fidèles reçoivent tous 
la communion et après la messe 
retournent gaiement dans leurs 
foyers. Là. parents et amis 
s'assemblent par groupes pour 
prendre le traditionnel réveil- 
lon de Noël. 

Les jours s'écoulent avec une 
grande rapidité. L'année se 
termine dans la joie. Voici le 
jour de l'an; c'est le temps de 
la gaieté et de la réjouissance. 
Le matin, dans chaque famille, 
les enfants à genoux reçoivent 
la bénédiction paternelle. On 
commence la journée par une 
pieuse assistance à la messe; à 
l'issue de laquelle, ce sont des 
interminables poignées d e 
mains. 

C'est le jour £es visites et des 
souhaits. Des groupée joyeux 
en profitent pour aller souhai- 
ter la "Bonne Année" aux pa- 
rents et amis disséminés nn peu 
partout dans les différents vfl- 
Isges. C'est la joie, ls gaieté, 
les sincères accolades; c Y est le 
plaisir de revivre et de s'amu- 
ser; ce sont les prémices de 
l'Année Nouvelle qu'on vou- 
drait ee jour-là voir toujours 
durer. 

Les vacances hélas, sont près 
l de finir. Adieu les jours joyeux 



et libres, les fêtes et les veil- 
iee* Le devoir nous apparaît 
ferme et austère et il nous ap- 
pelle : il faut s'y rendre/X 



au Collège est 
joyense et triste à la fois. Joy- 
euse par la rencontre de nos 
condisciples et le désir de re- 
prendre nos études svee plus 
d'srdeur. Triste à cause des 
vacances terminées. Ls liberté 
fait place à une stricte discipli- 
ne, une agréable variété est 
remplacée par -une régularité 
des plus monotones. Mais l'es- 
prit du devoir l'emporte sur le 
sentiment. 

Les vacances ont passé com- 
me un rapide navire, laissant en 
arrière un sillon, le souvenir, 
mais que tes vagues de l'oubli 
viennent bientôt effacer. Com- 
me dernier vestige des vacan- 
ces, nous avons la fête de l'Epi- 
phanie. Elle nous rappelle la 
venue des Rois-Mages à Beth- 
léem pour adorer le nouveau 
Roi des Juifs. Cest une gran- 
de fête que l'église cifêbre le 
six janvier. 

Emilien Audette (Syntaxe), 
Collège Mathieu. 



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Librairie 

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GOURÈT 



uavx tsrmooiLMauhK 

L'Université fait maintenant 
partie de la ligne intercollégisle. 
Otie ligue se compose de l'Uni 
vereité Queen's, du OoUège. Mi- 
litaire de Kingston (R. M. C.) 
et de l'Uni versrté d'Ottawa La 
cednle des parties paraîtra dans 
lejprochain numéro. 
{Âg%et intermvrolês : 

UOUKB IHTBEMUKALE8 

Ligue des Arts.— Cette ligue 
nouveau genre est une ingé- 
nieuse idée de notre estimé 
préfet de discipline, le R. P. R- 
Lavigne, O. M. I. Klle se com- 
pose da trois équipes d'égale 
force: lé ^Prémédkal"; les 
"Philosophes" (7ème et 8ème 
formes); et les "Arts" (5ème 
et 6ème formes). 

Sur une glace superbe et avec 
un enthousiasme délirant, le 
''Prémédical" et les "Philoso- 
phes" inaugurent la série des 
combats. La première victoire 
reste aux mains des fils de 
Saint Thomas par un pointage 

detUL»..- .\ ,. 

La seconde partie en liste mit 
aux «risea les "Philosophes" et 
les ,f Arts". Ces dernière rem- 
portèrent 6 points contre 2 de 
leursadversaires. 

Dans les ligues "Majeure" et 
"Junior", pea de parties ont 
pu être jouées faute de glace. 

Mère Nature, de grâce, eu- 
voyez-nous du froid i 

Nos résolutions 

VoJEotci lancés pour de bon 
dans Tannée nouvelle. Il y a 
quelques semaines, 1933 nous 
est arrivé comme un gage ré- 
confortant de prospérité. Au 
milieu d'un gaité générale, d'un 
brouhaha de rires et de chan- 
sons où perçaient quelquefois 
de» notes aigres d'une flûte 
métallique ou d'un sifflet dis- 
cordant, au comble de la joie, 
noua avons sans regret tourné le 
dos à l'année écoulée et, pleins 
de confiance dans l'avenir, nous 
avons accueilli son successeur a 
bras ouverts. 

Remis un peu de notre excita- 
tion et revenu» au calme de nos 
occupations journalières, nous 
ne pouvons pas nous empêchés 
de faire une réfleetion: "Après 
tout 1932 fut une bien dure an- 
née!" De tout côté on lui re- 
proche d'avoir entretenu et mê- 
me accentué la crise. On est 
d'accord à l'envisager comme 
une année exceptionnellement 
mauvaise t Peut-être ; mais peut- 
être aussi l 'aurait-elle moins été 
ai chacun, l'an dernier, à pa- 
reille date, avait pria quelques 
bonnes résolutions et les avaient 
scrupuleusement observées. 

Si chacun, par exemple, dès le 
début de l'année, s'était lait un 
devoir d'accepter avec soumis- 
sion les petits revers et toutes 
les contrariétés, de conserver 
son sourire et son sang-froid 
après chaque petite épreuve ou 
eneeee de garder sur ses maux 
n i stt—t i. de Job, alors l'année 
1932 bien que dure, nous aurait 
semblé du moins plus supporta- 
ble, 

Encore aurait- il fallu rempla- 
cer par un travail ardu et con- 
tinu ee temps gaspillé a nous 
prendre en pitié et ainsi damier 



■sntsnsssssssjifcBM* 

Ballon au panier 

LIOUK JWPOMSDUiaM 

Nos savants surent infliger 
une défaite au "Britannia" 
pur un pointage de 24 à 20. 

La seconde partie tut mal- 
heureusement une défaite. Les 
Vétérans du "Y. M. C. A." ga- 
gnèrent par 30 à 25. 
Classement 

P. G. Moy. 
Diamond .... 3 1000 
Britannia ..... 2-2 .500 
U. d'Ottawa . . .: 12 ,333 
Vétérans .... } 3 »»£ 
LIOUB mrnUJCOLABTIQtrE 

Les "Midgets" du Glèbe Col- 
légiale ont triomphé des nôtres 
par un pointage de 38 à 19. 

La ligue est composée des 
équipes: "Glèbe", "Liegsr", 
"Commerce", "StCatrice" et 
' ' Unive rsité d'Ottawa" . 

ÇA ET LA 

Le U- janvier, M. l'abbé 
Alexandre Vaehoo, professeur 
de chimie à l'Université Laval 
de Québec, était d>j?assage à 

l'Université. 

• • • 

Le même jour, nous recevions 
ragréable visite du R. P. O. Par 
radis, O. M. I. Autrefois profes* 
seur et préfet de discipline à 
l'Université, puis professeur au 
Collège Mathieu de Gravel- 
bourg, le R. P. Paradis exerce 
maintenu le ministère à Ville 

Marie. 

• • • - 

M. Adrien Pouliot, professeur 
A l'université Laval de Québec 
était notre hôte à l'occasion 
d'une conférence qu'il donna en 
notre Salle Académique, le 15 
janvier, devant les membres de 
notre Société des Conférences. 



Un des plue graves pinfctaa* 
qui agite en eea tempe difficiles 
la penaée humaine, est certaine- 
ment celui dn désarmement 

Bientôt, en février 1933, s ou- 
vrira à Genève, une conférenee 
qui aura pour but de résoudre 
cette question d'une importance 
capitale pour l 'humanité. 

Evidemment, U n'y sera pas 
question de désarmement com- 
plet. Mais la Conférence déter- 
minera une sage limitation afin 
de prévenir, autant que possible, 
tout danger d'une autre guerre. 

Avec les puissants moyens 
que la science possède de nos 
jours, surtout avec Tes propres 
réalisés depuis la Grande Guer- 
re, il est probable qu'un autre 
conflit causerait des dégâts 
inouïs et que plus d'un peuple 
seraient anéantis. , 

Plug que jamais, il faut limi- 
ter les armements; il faut en 
venir à une entente sincère^ et 
loyale entre les nations. C'est 
une question de vie ou de mort 

Nous savons, en effeV. quels 
terribles engins de destruction 
Ton a fabriqués et l'on fabrique 
encore pour l'anéantissement de 
millions d'individus: canons de 
gros calibre, aéroplanes de gran- 
de rapidité, sorts-marins, gaz 
toxiques, électricité même. 

Si à la dernière guerre, tsnt 
de sang fut versé, qu'en sera-t- 
ll de la prochaine-, avec ces moy- 
ens incomparablement supé- 
rieurs! Pourquoi donc recourir 
à la force des armées, tandis 
qu'il existe toujours la possibi- 



Faeulté des Arts 



Le 11 janvier dernier, le R. P. 
H. SéiM-Benie, OJU, *■*£»; 
d'une manière fort pWoeoftfu- 
que, une question danthropoUK 
gie des plus intéressantes : 
"Quel est l'Age de l'homme! 
Noua croyons ne pas devoir ba- 
sarder de résumer un sujet ai 
compliqué. 

Le*cour* suivant, donné par 
Monsieur Séraphin Maroni por- 
te sur les "Bienfaits et méfaits 
de la doctrine classique". Le 
conférencier appuie surtout sur 
les méfaits, étant donné la tra- 
dition de ne parler que des bien- 
faits de cette doctrine. 

Celle-ci apportera à k litté- 
rature française une objectivité, 
une stabilité de l'esprit classi- 
que qui plie la matière aux lois 
de l'ordre; une noblesse qui 
tend à éliminer en nous tout ce 
qui est inférieur, aecidentet, 
bizarre pour faire place au na- 
turel, au supérieur; une grâce 
aristocratique faite de meaure 
et de sobriété de langage; une 
politesse eane exubérance A* 
gestes ni de voix; une émotion 
contenue et sobre. #Le classi- 
cisme, disait-on, c'est l'art d'ex- 
primer le plus en disant le 
moins". En un mot,' nul n'a 
mieux réussi que le classicisme 
dans la littérature psychologi- 
que. 

La brillante médaille du clas- 
sicisme ne fut pas sans avoir 
son revers. 



Jacques Buisson, en repos 
dans sa famille aux Trois-Riviè- 
res, depuis deux mois, était de 
passage à l'Université, ^a se- 
maine dernière. Il reviendra re- 
prendre ses cours en février. 

Le 18, MM. les abbés Hébert 
et J. Cadieux, professeurs au 
Petit Séminaire d'Ottawa, ont 

pris le dîner à l'Université. 

• • • 

Le 19, 8. E. Mgr A. Turquetil. 
O. M. I., vicaire apostolique de 
la Baie d'Hudson, et le R. P. 
Lefebvre, O. M. I., procureur 
du MacKenzie, sont de passage 

à l'Université. 

• • • 

Samedi, le 21, le R. P. Rec- 
teur annonçait -la nomination 
du R. P. L. Peruisset, O. M. I., 
de l'Université, au poste de Su- 
périeur du Seolasticat dea 

OblaU, à Rome. 

• • • 

Les autorites de 1* Université 
ont décidé de supprimer les exa- 
mens semestriels au cours des 
Arts. Les élèves ont reçu la nou- 
velle avee applaudissements. 



lité de eonf érenees, où des dipio- Le premier et le plus grand 



mates, des sages, discuteraient, 
a tète reposée, les problèmes en 
litige T On éviterait ainsi des 
guerres où le vainqueur se ferait 
autant ds tort que le vaincu*] 
L'éminent Ramsay MacDonald 
n'a-t-il pas dit: "War ia not a 
triumph, but a failu're, of Gov- 
ernment/' 

Vraiment une nouvelle guerre 
serait effroyable. En*' plus des 
nouveaux moyens de destruction 
à la portée des combattant*, le 
réseau des intérêts internatio- 
naux est tellement lié, que ce 
serait *'une guerre mondiale 
dans toute l'acceptation du ter- 
me", selon le mot de Foch. 

lis réduction des armements 
est donc d'une importance de 
premier ordre. 

C'est parce qu'ils se crai- 
gnent que les peuples s'arment 
les uns contre les autres. Or s'il 
était possible de substituer à 
cette crainte la confiance réci- 
proque^ le besoin d'armement 
serait diminué presque entière- 
ment. Il n'y a que la religion 
qui puisse opérer ee changement 
Voilà pourquoi le Saint-Père 
demande avee instance une plus 
grande charité dans les rapports 
internationaux, et déjà sa voix 
de vérité et de salut a trouvé 
plus d'un fidèle écho. 
Espérons que cette conférence 



de ses méfaits, ce fut le pega 
ni» me littéraire, dont les suites 
se font sentir encore aujourd'- 
hui en France. Les classiques 
se sont abreuvés de mythologie. 
Ils ont chanté dea dieux immo- 
raux, menteurs, fourbes accom- 
plis, à la seule exception de 
Diane. Boileau, en excluant la 
matière religieuse de Va littéra- 
ture, donnait la main aux pîrea 
ennemis du Christ. La grande 
idée du Dieu chrétien ne devait 
plus inspirer Mes grandes oeu- 
vres classiques. 



résolutions qui nous conduiront 
vers un succès assuré, et nous 
rendront sûrement la vie plus 
facile. De tout temps le silence 
n'a-t-il pas été le grand conso- 
lateur des- afflictions et le tra 
vail l'infaillible guérisseur des 
msuxf 

Puissent ees résolutions por- 
ter ses fruits surtout pour les 
finissants qui,' dans quelques 

, mois seulement auront à soute- 

à chaque jour son plein. rende- ni r des luttes certainement plus 
mAnt a 'AnAMri* £1* taiM n*nlu grandes que wfhw d 'aujourd'hui 

et où un travail assidu, un cou- 
rage à tonte épreuve et une ab- 
solue soumission devant les 
♦'"preuves seront les seuls gages 
de ee a nasss qu'ils attendent 
depuis si longtemps. 



Le classicisme introduisit en 
plus une indifférence pour l'his- 
toire de France, pour le passé 
français. On glorifiera plutôt 
Rome, Athènes, etc., Un spiri- 
tualisme exagéré, si -puissant 
qu'il excluera presque complète - 
ranet l'imagination et la sensi- 
bilité, (facultés maîtresses de 
l'art.), ressort des oeuvres clas- 
siques. Paul Claudel dira que 
le mal de notre littérature clas- 
sique, c'est la scission entre l 'in- 
telligence et les facultés infé- 
rieures. La poésie, surtout ly- 
rique, est presque oubliée, parce 
que les facultés maîtresses du 
poète sont rejetées sans pitié. 
"Le moi est haissable", disait- 
on; Malherbe dira: "Le poète 
n'est pas plus utile à l'Etat 



X>ETE, PW 11 
TON LtTHT 



Trop de jeunes littérateur» . 
s'imaginent s tort qu'il faille 
jouir d'une grande réputation j 
pour être lu. 

Comble ri de ees timides écri» 
vains possèdent une forte belle 
"plume" et l'ayant un jonc 
laissé courir sur le pspier, en» 
ferment bien vite au fond d'un 
tiroir un écrit qu'ils jugent in- 
digne de la publicité. Us rou- 
gissent presque d'avoir laissé 
vibrer trop bien les fibres les 
plus intimes de leur coeur, 
on cherche volontiers à mani- 
fester sa joie, pourquoi tant de 
louci de voiler ses peines! Le 
rire est pourtant souvent bien 
plus ridicule que les. larmes. 

' ' Les plus désespérés sont les 
chants les plus besux". 

Si les dente sont des perles, 
les larmes ne sont-cHes pas dea 
diamants! Pourquoi alors ea- 
cher un des plus beaux senti* 
ments humains; la douleur, 
quand on a 'efforce ayee tant de 
peine parfois à proroquer cef 
sutre : la joie. 

Dana le but d'encourager les* 
essais poétiques, pous ouvrons" 
très volontiers les colonnes de 
notre journal d'étudiante. AL 
Ions ! chers lecteurs et lectrices, 
répondez sans crainte à l'invita» 
tion que vous lance "La Roton- 
de". A 

Dana les huit prochains nu»l 
méroa de notre journal, noua 
publierons les meilleures poé- 
sies qui nous parviendront. Ce- 
pendant le peu d'espace qui 
nous est eoneédé ne peut per- 
mettre de publier des oeuvres 
de "longue haleine". Vingt à 
vingt-cinq vers tout au plus suf- 
firont. Le sonnet par exemple 
est déjà un genre très) pratique. 
On pourra signer d'un pseudo- 
nyme, mais' le nom et l'adresse 
de l'auteur doit accompagner 
l'envoi. 

"Vingt fois sur le métier 
mettez votre ouvrage". 

Mais ne tardes quand même 
pas à faire parvenir votre ar- 
ticle avant le cinq et le vingt 
de chaque mois. 

J. ROUTHIBR. 



du désarmement produira des qu'un joueur de quilles". Pour 
résultats efficaces, pour le plus le. classique l'enfant n'existe 

crrmnri hi*n rien individus nomme umm n»r il n'» r»»« 1. rmUstn 



ment d'énergie. Ce tesnpa perdu 
était ne» seulement enlevé au 
travail constructif, mais par 
son influence déprimante il 
constituait un handicap au tra* 
vail fécond. 

Fuisse 1938 voir se k réaliser 
r*ur nées Uw, «an sjftsiquss 



grand bien des individus comme 
de la société. 

Jean-Faul Lebrun 
» 

Il y a quelque temps, parais- 
sait dans un journal l'annonce 
suivante: ^ 

"Une machine à ^coudre, 
fonctionnement garanti, sera en- 
voyée franco, contre un man- 
dat-poste de $1.50.— Kcrire à 
X." 

Ceux qui ont écrit, et «1 pa- 
rait qu'ils sont nombreux, ont 
reçu en retour... une aiguille 
et du ru. 

Rappelons aussi l'annonce' de 
l'individu qui s'engageait à don- 
ner au reçu d'un mandat de 
une piastre, un moyen très sim 
pie d'écrire sans çlume et sans 
encre. A eeux qui' envoyaient 
leur argent notre homme adres- 
sait ees trois nwis: "Prenex un 
crayon 1" 



pas, car il n'a pas la raison, 
Hugo le découvrira plus tard. 

La langue classique manque 
de souplesse aisée, d'imgaina- 
tion dans les expressions, de ri- 
chesse, de couleur. 

Robert BARfiALOU. 
A un examen da latin 



Danaos «t dont f e- 



T/élève en est rendu à ce vers 
de Virgile: 

«4 
rentes." 

Timeo— Je crains. 

Danaos — Le» Danois 

Et— et. 

L'éUsVe embarr as sé balbutie 
«les paroles inintelligibles. 

"Voyons, dît le professeur 
.avec une bonté encourageante, 
qu'est-ce que "don* f émûtes"? 

— "Ce 'doit être quelque gran- 
de dame ea^pata.-' 



Coin des Anciens 

Les RR. PP. Patrick Phelan 
et Edward Killian, O. M. L, ont 
été nommes respectivement rec- 
teur et économe du Collège 8t- 
Patrice. Tous deux sont anoiena 

élèves de l'Université. 

• • e 

Le docteur J.-Hector Lapoin- 
te a été nommé de nouveau pré-; 
aident du bureau d'Hygiène 
d'OtUwa. 

eea 

M. l'avocat Osian Sauvé est 
l'un des directeurs du "Nord 
Ontarien", nouveau journal 
français publié i Timmins, Ont. 

• • • 

M. l'abbé J.-À. Carrière, cu-j 
ré de la paroisse de St-Rédemp! 
timr de HuH, a célébré, le M 
janvier, aea vingt-cinq ans de, 
cure dans cette paroisse. Cet sn~ 
ni versai re s Hé marqué par une! 
magnifique fête paroissiale 
• • s~ 

Nos félicitations à "Vfl-0 La- 
chalne qui a été élu dèrnièi 
ment commissaire 
Guelph, Ont 

• • • 
Roland Sabouria, André M< 

i in et Gaston Poutre sont vent 

faire visite à leurs 

pains. 

• • s 

Charlemagne Berthiaume, étnj 

iV^JW k l ^nivererté d( 
Montréal, est aussi venu 
voir. 

4 



d'éoolc 



anciens eoi 



Le fruit le plus redouté 
hissons c'est la n*aW 













•• 









JOtTEKAL m-MXNBUXL 



"Prépàrons'ffous 



» 



ABONNEMENT: M naos" 
Ut NUMERO: % mm 



La Rot o née 



Rédacteur en chef: 
RRNE MENUD 



de l'Université d'Ottawa 



Administrateur: 
PHILIPPE GA.GNON 



3S 



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SOC 



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OTTAWA, LE 15 FEVRIER lt» 



NOÏ 



DIVINE PROVIDENCE ET NOTRE | LE SNOBISME Au débat Interuni ver sitairé 



HISfODUE 



Au moment ou la France commençait & se rendre Indi- 
gne de son titre de «R* «taée de l'Eglise, Dieu voulut que le 
[Canada, son noble rejeton, relevât le titre sublime Qu'elle 
ïfusait de porter. Sur le vieux tronc déjà vermoulu, en effet, 
xnaaait une tige encore vierge, Jeune et vigoureuse, que 
„leu chérissait pour avoir présidé à sa naissance et à ses 
premiers ans, et qull réservait pour de grandes choses. 

Amputer la tige et la greffer, sur l'arbre géant d'Albion 

ivec la promesse de devenir un gran^axbre, fut le premier 

providentiel de cette époque. ~~~^ ^ 

Etonnée, la frêle greffe ne dût-elle pas répondre un peu 

comme autrefois U Vierge Marie à l'Ange: "Devenir un grand 

Urbre! . . . comment cela se fem-t-U?" En effet la sève 

jère qui dorénavant coulerait dans ses veines ne l'em- 

meralt-elle pas? Mais comme autrefois aussi à la 

rierge de Nasareth, U réponse ne se fit pas attendre: *fca 

ai du Très Haut vous couvrira de son ombre". 

Oui! cette promesse s'est réalisée, et l'histoire est là pour 

(l'attester, l&raculeusement la vertu divine infiltra dans les 

] veines du rameau canadien une sève saine et riche qui lui 

fit atteindre bien vite des proportions gigantesques, au grand 

étonnement de oenr qui voulaient l*empoisonnerV 

Après la décourageante bataille qui Hxait Ji Jamais notre 
destinée à l'Angleterre, notre nouvelle vie s'ouvrait sous les 
plus sombres auspices. Ecrasés, décimés et ruinés par la 
guerre, décapités par la chute du gouvernement qui les avait 
jusque-là régis, séparés violemment de la mère-patrie dont 
la fol, la langue, les traditions, les moeurs, les lois et les cou- 
tumes avalent tissé la trame de leur existence nationale, les 
canadiens" se voyaient soumis à une puissance étrangère, 

qu'ils avalent appris à redouter, et dont la religion, l'idiome, ^obi-me est devenu synonyme 
I les usages, les lois, étaient pour eux autant de menaces et de 
sujets d'appréhension. Que l'horizon était sombre pour nos 
pères! Quand ils le sondaient de leurs regards anxieux, Ils 
n'y voyaient poindre aucun rayon d'espoir. Pourraient-Ils 
sauver quelques épaves dans ce grand naufrage de la race 
française eh Amérique? Qu'allait)-*! advenir des od.OOO cana- 
diens dont les établissements s'échelonnaient sur les deux 
rives du Saint-Laurent? Y aurait-il un lendemain pour leur 
nationalité? Le présent était désolé efTïvenir sinistre. Mais 
la divine Providence veillait; Dieu qui n'avait pas abandonné 
les Israélites lors de leur sortie de l'Egypte, n'oublierait pas 
©avantage le nouveau peuple^ de son coeur ployant sous le 
Joug de l'oppresseur. Par une permission divine, le petit peu- 
ple canadien de 1760 possédait tous les éléments d'une natio- 
nalité: U avait une patrie à lui, n avait l'unité ethnique, l'uni- 
té linguistique, 11 ftvalC une histoire et des traditions, mais 
surtout il avait l'unité religieuse, l'unité de la vraie fol, et, 
avec elle, l'équlHbre social et la promesse de l'avenir. Notre 
nationalité avait cet instinct de l'espèce où persiste à Jamais 
la volonté de la vie. Cet instinct, cela va de sol, existe plus 
fort au coeur des races vigoureuses. Issues d'un passé plus 
"rtrU et desti nées par Pieu à un plus grand ave nir. Ici nous 
apparaît, âantss^haWêJ^TTOons, lë_daj|em pr oviden tiel 

Pendant 



Je me résigne à servir de ci- 
ble^. . Oser parler de snobisme ! 
Déjà nombre regards féminins 
sont prêts à nie foudroyer ! . . . 
BassureS'Vous, compagnes, ma 
plume tente simplement de stig- 
matiser les réelles victimes de 
cette tare qui se généralise trop 
chez les femmes. 

Impossible d 'encadrer dans 
une colonne de journal toutes 
les physionomies dea snobs mo- 
dernes. 11 faudrait: albums et 
artistes ... et ma plume est en- 
core si novice! 

Je me limiterai d'abord à un- 
calque du snob primitif. LtVgm- 
gletesre a donné naissance au 
personnage et au mot/ Commis 
Ide magasin qui, le dimanche 
faisait le gentleman, le snob 
s'habillait avec recherche, exa- 
gérait un peu le dernier cri de 
la mode et se promenait, affi- 
chant de grands .airs, dans les 
rues les mieux fréquentées de 
Londres. Son désir d'être re- 
marqué, l'importance donnée à 
sa mise et à ses manières, son 
manque de naturel, disaient ce 
qu'il était... et l'on riait des 
snobs .... 
D'où, d'après un auteur, le 



de vanité ridicule, d'affectation 
dans un genre quelconque, d'en- \ 
flure dans la situation, d'atta- 
chement manifeste dans tout ce 
qui peut flatter la vanité. 

Sans doute 'tous les snobs ne 
sont pas des Brummell se don- 
nant, dans sa folie, une fête ima- 
ginaire dans le grand salon de 
l'hôtel de Caen et annonçant 
dan&_ le vide, les - plus grands 
personnages connus au temps de 
sa vie à la cour de feu Georges 
III. Mais un peu d'observation, 
au cours de nos relations mon- 
daines, ne nous swt-îl pas Recou- 
vert ici, telle jeunex fille qui — 
tout en froissant ^élégamment 
une cigarette entré, deux doigts 
effilés à la Vénus — grimaçait 
une moue sur le profil de telle 
autre, d'ailleurs très bien, mais 
ayant le tort, ajoutait-on, de n 'a- 
voir pas reçu l'éducation du mê- 
me couvent, de son couvent à 
elle, la privilégiée : le plus ehic 
couvent, où l'on se pique plus 
d'éducation que d'instruction — 



d'une histoire faite d'épreuves. Pendant cenTlRïS et plus, 
au début de notre vie, les orages ont duré, courbant parfois 
les ijneB Jusqu'à terre, menaçant d'emporter le berceau de 
la Jeune race. Las esprits superficiels pourront ne compter, 
dans ce siècle et demi, que les retards et les déficits appa- . 

rente. De son point de vue éternel le bon Dieu préparait à, où tout atteint le "nec plus ul- 
notre petit peuple les vertus de sa destinée glorieuse. Que tra". à Dartir des éducatnees 
vienne un Jour l'étranger qui voudra courber les esprits sous 
une loi sacrilège, porter un coup droit à l'àme héréditaire: 
devant lui, 11 trouvera une race énergique, rendue d'acier par 
les labeurs et l'austère climat nordique. A ce» forces natu- 
relles, Dieu ajoute les forces supérieures et divines, forces de 
salut promises aux races croyantes qui n'ont point prévariqué. 
Et ainsi protégés et fortifiés, nos pères, sans prendre garde à 
la taille de l'assaillant, tranquillement, avec la forte habitude 
des volontés Inébranlables, décident de sauver leur àme et 
de continuer leur chemin. La lutte sera dure; c'est au milieu 
de difficultés innombrables que nos pères travailleront à la 
revendication de leurs droits tant religieux que civiques. 
Qulmporte, la divine Providence veille sur eux. Forts de U 
force même de Dieu, ils Iront de succès en succès. Soixante- 
dix ans avant l'émancipation de l'Irlande catholique, les 
canadiens français verront leur religion tolérée par U pro- 
testante Albion. Après quesejua e années de luttes ardues^ 
r Acte d> Quéfrec lésasatem a**» conteste le vieux drott ctvtt 

A <nsn» à la Beat» nés») 



' Le huit dernier, le musée' de 
l'Université, sur la rue Wilbrod 
était rempli de l'élite de la ca- 
pitale. Aûx-premiers rangs figu- 
raient son Px&Ucnce Mgr Guil- 
laume Forbes, Arch. d'Ottawa et 
chancelier de l'Université, le vi- 
ce-recteur de l'Université le Rév. 
Père Lajeunesse, les trois mem- 
bres distingués du jury, ITion. 
M. le sénateur Laçasse, M. Geor- 
ges Gonthier, auditeur général 
du Canada et le Rév. Père Paul 
Droesh, C. S. Sp., Supérieur du 
Collège St- Alexandre et un 
nombreux clergé. 

Le président de circonstance, 
M. l'avocat Philippe Dubois, ou- 
vrit la séance en termes heu- 
reux. Il remercia l'Université de 
l'honneur qu'elle lui a faite en 
le choisissant comme Président, 
puis il présenta les quatre ora- 
teurs non sans avoir souligné les 
divers points du règlement de ls 
ligue des débats et le sujet à dé- 
battre. 

Le premier orateur appelé à 
prendre la parole fut M. Gérard 
Oharette, premier avocat do 
l'affirmative: La politique 
américaine est supérieure au 
20ième siècle à la politique ca- 
| nadienne. - 

M. Charette établit un parral- 
lèle entre la politique intérieure 
américaine et la nôtre, au point 
de vue économique et moral. 
Se basant j&ut un solide princi- 
pe notre tribun prouve l'égoïs- 
me américain manifesté par son 
protectionisme outranCier. Au 
contraire la politique canadien- 
ne a adopté une politique idéa- 
le pour notre commerce en fai- 
sant une égale part au protec- 
tionisme et au libre échangisme. 
Il passe ensuite à la politique 
américaine développée avec une 
absence totale de rationalisation 
tandis qu'au Canada les gouver- 
nements ont su créer à l'exté- 
rieur du pays des débouchés 
commerciaux qu'ils ont su gar- 
der. Ces débouches ont encoura- 
gé l'agriculture et l'industrie. 



Le deuxième point fut le cô- 
té moral de la question. L'hom- 
me composé d'un corps et d'une 
âme ne doit pas chercher uni- 
quement la possession des biens . 
matériels, dit l'orateur, mais en- 
core les biens spirituels. Or les 
américains n'ont souci de ses 
biens. Voyez les méfaits du 
huxe, les^fléaux de la mauvaise 
littérature, des mauvais jour- 
naux, et du- cinéma corrupteur. 
D'où il conclut qu'ils mourront 
de la ruine de leurs moeurs. 

Le deuxième orateur à pren- 
dre la parole est monsieur Cour- 
noyer. Il est appelé à défendre la 
politique américaine. D'une 
voix claire, forte et sympathique 
il sut captiver son auditoire. 
Monsieur Cournoyer s'est ^fait 



onitte 



à la xième 



pas** 



partir 
jusqu'à la dernière de la der- 
nière catégorie des élèves, etc., 
etc. La pauvre snob !.. elle ne 
réalise pas que toute la virtuo- 
sité d'une violoniste n'est pas 
logée dans la caisse du violon.... 
et que le "high tone" de son 
couvent baisse, quand e'est sa 
triste personnalité qui doit le 
soutenir. 

14, une autre, étalant son lu- 
xe, fera fi d'une personne d'é- 
ducation^ mais hélas moins fa- 
vorisée de la fortune dont la de- 
meure est moins somptueuse : la 
position du père a beau être 
honorable, die n'est pas 
éblouissante de gains. 



Le R. P. Labouré, 

O. M. L, attendu 

à Ottawa 



Castes à la 



Le R. P. Théodore Labouré, 
O.M.I., supérieur général de ls 
Congrégation des Oblats de Ma- 
rie Immaculée, est en visité au 
Canada C 'est sa première vi- 
site au Canada depuis sa nomi- 
nation au poste de supérieur gé- 
néral, l'automne dernier. 

Pendant son séjour dans la 
Capitale, le Père Labouré visi- 
tera les différentes maisons O- 
blates. Il visitera aussi les su- 
res maisons canadiennes. Avant 
d'être élu supérieur général, le 
Père Labouré était provincial 
de la province oblàte du Texas, 
deuxième province de la com- 
«unsrtèAsax Etats Unia 



Manifestations en 
Fho n neu r du Fu P. 
Peruisset, O. M. I. 



La rotonde de notre universi- 
té, que M. Ménard appelle le 
forum, la place publique des 
élèves actuels et ls vallée du 
souvenir des anciens, a vu ces 
semaines récentes se réunir à 
tour de rôle et pour présenter 
leurs voeux, souhaiter bon voy- 
age et exprimer* l'espoir d'un 
retour au R. P. L. C. Peruisset, 
O. M. ï., professeur pendant 
trente ans à l'Université. Le Ré- 
vérend Père a été nommé supé- 
rieur du seolasticat internatio- 
nal des ôblats de Msrie Imma- 
culée à Rome. 

En effet le 31 janvier, à qua- 
tre heures et demie de l'après- 
midi, tous les.élèves étaient réu- 
nis dsns la rotonde pour fêter 
le Père Peruisset qui était ac- 
compagné du R. P. Recteur et 
des professeurs de la maison. A 
leur arrivée, George Lewis lut 
une adresse en français et Gor- 
don Watson en anglais au nom 
de leurs confrères. On manifes- 
ta le regret de voir partir l'un 
des nôtres, si dévoué à notre 
formation pour aller donner à 
d'autres le bénéfice de ses ex- 
emples de vrai prêtre et de 
vertu solide. Mais l'autorité a 
parlé, il faut s'y soumettre. On 
espère toutefois et on souhaite 
que le Révérend Père revienne 
parmi nous. 

Le Père Peruisset répond sux 
adresses en ^français et en 
anglais. Il est touché de la mar- 
que d'amitié des élèves et nous 
fait part de sa peine de quitter 
la chère université d'Ottawa. 
Plusieurs milliers de milles le 
sépareront 3e nous mais cela ne 
lui fera pas oublier l'Université 
d'Ottawa et le-bas à l'ombre 
pieuse du Père Spirituel de la 
Terre, il invoquera le Père 
Tout-puismaat du Ciel afin qu'il 
velue constamment sur s» oae# 
re Université d'Ottsw*, 



à la 



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LA ROTONDE, OTTAWA» UT 19 



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An débat Tnteruni vereitaire ! ,fce ***rc re * * **! 

Faculté des Arts 



Sons le préau ^|n Mona»tère 



»■ 



(suite et te Wn page) 



applaudir plusieurs fois pendant 
son discourt. Nous en donnons 
ii n court résumé. 

Monsieur Cournoyer débute 
en disant que le monde est in- 
juste envers les E.-U. Du mo- 
ment qu'on parjc d'eux on ne 
voit que du matérialisme pur, 
ce qui stt faux selon monsieur 
• rnoyor. Il s'appuie sur l*f 
formation intellectuelle des amé- 
ricains. Il n'y a pas un pays 
où on met plus de oonfiance 
dans 1 instruction. Les améri- 
cains y voient un devoir social 
et avec quelle générosité le gou- 
vernement n eueourage-t'-il pas 
les universités, foyers de sciences 
et de. tanière, les hôpitaux dont 
quelques-uns ont une renom- 
mée mondiale: N. Y. et Roches- 
ter. Le monde n'a-t-il pas jouit 
des travaux du célèbre Edison T 
Que ne fait-on pas l'autre côté 
de la frontière pour encourager 
les bibliothèques, objets de no- 
tre envie et pour l'enrichisse- 
ment des musées qui disent 
quelque chose de l'éclosion d'un 
art qui soit purement améri- 
cain ! Le patriotisme du peuple 
américain, ce qu'il a accompli 
pour l'éducation démontre asses 
clairement qu'il a le désir de 
a ivre et qiril devance le Ca 
nada. 



quent seulement lorsque leur* 
intérêts sont en jeu. De là, leur 
refus de participation à la 8o- 
ciétf des Nations. Le Canada 
fait Ja leçon aux E.-U. en en- 
trant dans la sociétéAs nations. 
Monsieur Chevrier termine en 
citant les paroles mémorables de 
Sir "Wilfrid Laurier qui disait : 
vingtième siècle sera là siè- 
cle du Canada, c'est a-dire qu'il 
lui apportera la prospérité, la 
paix et la gloire. ' ' 

Le dernier orateur fut mon- 
sieur Bernard Hogue qui s'excu- 
se d'abord d'être obligé de dire 
de dures vérités à son auditoi- 
re, des choses désagréables' à 
l'égard du Canada qui sont dues 
à l'imprévoyance rare de nos 
gouvernements. Il trouve au- 
jourd'hui. que le Canada est 
déaiquilibré, il craque, dit-il. 
- La première de nos nombreu- 
ses bêtises c'est ls rentrée des 
provinces de l'Ouest dans la 
Confédération. C'était un non 
sens et c 'est là la source de nos 
difficultés sans nombre. Le Ca- 
nada se débat dans ce dilemne 
de politique intérieure: l'ouest 
contre l'est, l'ouest veut de bas 



En politique internationale, le 
peuple américain est un peuple 
social ; on a critiqué sa politique 
protectioniste, est-ce qu'il doit 
permettre aux industries étran- 
gères de venir concurrencer les 
sienn e s . Ma is» si on considère la 
grandeur et la population de* 
Ktats-Unis, on en vient à la con- 
clusion que la république voisr- 
ne est la plus libre échangiste 
du. monde. Cette politique sage 
leur a valu la supériorité com- 
merciale an point que pendant 
la guerre ils ont prêté douxe 
milliards aux alliés ce qui n'est 
pas un fait qui prouve leur fai- 
blesse. On a critiqué Jejir atti- 
tude. Pourtant ee fut un geste 
très généreux et c'est avec cet 
argent qu'ils ont témoigné leur 
sympathie. On a dit que lé peu 
. pie américain était égoïste. Mais 
qne dites-vous du geste admira- 
ble de monsieur Hop ver lorsqu'il 
accorda ufi moratoire sur les 
dettes de guerre pour permettre 
aux nations créancières de sor- 
tir du gouffre où le monde s'en 
gloutit présentement alors 
qu'aux E.-TJ. des millions de 
chômeurs en détresse les mains 
levées vers le Capitol, deman- 
daient du pain. Est-ce un geste 
d'égoïsme cela? 

Du côté social le peuple amé 
ricain est supérieur su peuple 
canadien. Que voit-on au Cana- 
da? On entend parler que de 
luttes de race et de religion. Aux 
E.-U. les sectes religieuses se 
coudoient et ce peuple, fils de 
vieilles races, a gardé de leurs 
traditions tout ce qu'elles incar- 
naient de mieux en grandeurs et 
en libertés. Leur âme est restée 
vivante. Les E.-U. le seul pays 
qui a une idée dans son ber- 
cesu : ls liberté, il s'unit, et c'est 
cette unité nationale qui est la 
force inspiratrice^ du peuple 
américain. Il est confiant dans 
l'avenir et ee sera le triomphe 
de l'idée démocratique. 

8K le Canada suit l'exemple 
du peuple américain il pourra 
rivaliser avec les E.-U., pays' 
vers lequel les regards du mon- 
de entier se portent 

Ces deux discours furent sui- 
vis nar des solide violon -Ile 
M. Marcel Lafortune. Il était ac- 
compagne au piano par son frè- 
rc, Lucien. 

M. Chevrier reprend en fa- 
veur de la politique canadien- 
ne. Il compare la politique exté- 
rieure du Canada et dos E.-U. 
ta*' Etats-Unis s'appuient sur 
la doctrine Monroe qu'ils appli- 



tarif, l'JEst en veut d> hauts. De 
ce temps ici on parle même de 
sécession. 

L'agriculture est dans le ma 
rasme et quand 1 agriculture ne 
va pas, rien ne marche. Les cul- 
tivateurs lie peuvent pas vendre 
leurs produits et même ils ne 
peuvent pas vivre avec leur ter- 
re. 

On a placé l'industrie en pre 
mière place, nous avons voulu 
imiter las Etats-Unis. Pour gâ 
ter le tout, nous avons notre der-J 
nière conférence .impériale qui 
vient de mettre un mur de Chi- 
ne autour de l'Empire Britan- 
nique. Absurdité pour des paya 
disséminés, où le* intérêts sont 
divers. Le Canada ne peut pas 
ignorer le reste du monde et par 
cette politique néfaste nous nous" 
privons des produits étrangers 
dont nous avons besoin. Après 
cette conférence je me deman- 
de que vont aller faire nos dé- 
légués à la conférence mondia- 
le. "* 

*~be conseil privé i qui j'en 
veux surtout est une honte pour 
le Csnada, veut-on marquer par 
là l'incompétence de nos juges 
et un dernier vestige de eofcnis- 
lismet l - 

Notre participation à la guer" 
re a été «ne fohe, nons étions 
trop jeune» et le seul bien que 
nous en avons obtenu, c'est une 
dette de deux milliards et un 
morceau de sucre d orge. 

Le Canada est désiqui libre, i» 
a constamment imité les améri- 
cains et c 'est pour eels que l 'a- 
gricnlture et l'industrie ont 
changé de place. Nous n'avons 
pas d'unité national ni de dra- 
peau. 

C'est une triste originalité. 

Cinq minutes de réplique sont 
accordées à chaque orateur. 
Tous s'en tirent avec honneur. 

En attendant la décision des 
juges, les deux messieurs Lafor- 
tune reviennent au programme 
et ils sont très applaudis. Arri- 
ve ensuite le moment solennel de 
la soirée, ta verdict est rendu 
par l'hon. Sénateur Laçasse qui 
sait tenir un auditoire en sus- 
pens avant de donner 1* décision 
du jury. v 

Ciette décision accorde la pal- 
me à l'Université de Montréal, 
ta marge des points entre les 
deux camps n 'était pas très for- 
te ce qui rendit difficile la tâ- 
che de Messieurs les juges. 



e 26 janvier dernier, le R. 
li. Cornellier, 0. M. I., trai- 
foît, d'une façon aussi intéres- 
sante que savante, de "ta doc- 
trine de la relativité'' d'Bin.s 
tein. 

Cette théorie, dit-il, comprend 
deux parties bien distinctes: la 
relativité restreinte qui a pour 
objet la mesure des mouvements 
uniformes dont la lumière est 
l'exemple typique; puis la rela- 
tivité généralisée qui considère 
les mouvements variés dont In 
gravitation est le plus impor- 
tant. Apres avoir montré com- 
ment, avec des opérations ma 
thématiques, on obvie À l'im- 
précision de nos mesures de 
de temps et d'espace, les "re 
lativistes concluent à la néces- 
sité de faire passer toutes les 
lois de ls nature par Je crible 
des formules einsteiniennes pour 
leur donner une valeur scienti- 
fique." Sans cela il nous sersit 
impossible d'obtenir une con- 
naissance scientifique de 1 uni- 
vers qui en soit une véritable re- 
présentation, ta 8 mars pro- 
chain, le distingué conférencier 
nous exposera les "conséquences 
et les résultats de la relativité". 



à M. 1 abbé C. G. 



"O alaafcle «t 
de Dlsn." (Ie 



dosée »erv)U*» 
titatloa. III. X.f 



Que j'nîmerais, vieux cloître, après la journée dure 
Marcher sous ton préau en lisant un brttlaire 
Entendre mes pieds nu* résonner sur la pierre, 
Sentir sur mon corps las une robe de bure. 

Que J'aimerais encor voir soui ta voûte otocure 
Passer Us moines noirs murmurant leur prière; 
■coûter les oiseaux chanter dans le lierre. 
Qui couvre tes arceaux de ta verte ramure. ™ k 

J'aimerais voir passer sous ta voûte ogivale 
Les vieux bénédictins qui trament la sandale 
Entre les durs orie-Dleu de ta froide chapeliers. 

J'Irais tout grelottant me blottir dans ma stalle, 
Bt brisé de fatigue, à genoux sur la dalle 
Je remercierais Dieu d'une vie aussi belle. 

J. ROFTHIER. 



LA DIVINE PROVIDENCE ET NOTRE 

HISTOIRE 

Cauttt et la llère nage) 



H. DAGENA1S 

BAHBIKK 

M, ras Dftlkomai* 
Frti >f*e4*«> mut «4ndUMi. 



Au cours suivant, Jt. Marion 
nous parle du ' ' Romantisme ' '. 
Dans une première partie il- 
traitevdu Pré-Romantisme, pour 
traiter plus tard du Romantis- 
me lui-même. 

ta conférencier nous expose 
d'abord les obstacles au renou- 
vellement de la littérature fran- 
çaise: constirnti|Mi-W*rsrt4iisée 
dé la société deV'époque, tradi- 
tion de s'inspirer de l'antiquité 
preco-latine, puis les causes pré- 
disposantes de- rénovation : l'in- 
vasion des littératures septen- 
trionales, surtout anglaise et al- 
lemande, voyages dans les pays 
orientaux, ouvrant ainsi de nou- 
velles perspectives, exploitation 
des ruines d'Herculanum et de 
Pompée, enf» renaissance de la 
tradition nationale. 

M. Marion approche ensuite les 
différents ancêtres du Roman- 
tisme. D'abord J.-J. Rousseau, 
suisse, protestant, avec sa théo- 
rie an tien rétienne que la nature 
a fait l'homme bon et que la ci- 
vilisation le déprave. Comme lit- 
térateur,, il réagit contre la rai- 
son raisonnante, (souvent avec 
excès), il restaure le sentiment 
de la nature et le lyrisme. 

Bernardin de St-Pierre, dans 
&es "Etudes de la nature" dé- 
montre, que Dieu étant bon, le 
bon doit régner partout. Il i n> 
trodui* en littérature l'exotis- 
me: la peinture des pays loin- 
tains. II servira de pont entre 
Rousseau et Chateaubriand 
«me de Staël introduit la rela- 
tivité du beau et du goût. Chs 
teaubriand, le père du Roman 
tisme, démontrera que le Chris- 
tian «une t»t une source de véri- 
té et de beauté; ressuscitera le 
moyen-âge comme source d'ins 
piration féconde, 'restaurera îe 
sentiment religieux et esthéti- 
que. 

ta définition parfaite du Ro 
î-aantisme est encore à trouver. 
Romantisme égale poésie, poésie 
égale mystère. Négativement, le 
Romantisme est une réaction 
contre le classicisme, contre les 
règles classiques. Pour le roman- 
tique la règle est de s'adapter au 
public. 

^ ta point important dans le 
Komantisme est de distinguer 
entre le romantisme sain, i. e. 
dans la mesure où il réagit cou 
<re les défauts du * classicisme, 
comme Montalembert, Scott, La- 
eordaire, et le romantisme mal- 
sain, qui réagit contre les qua 
lités des classiques, en exigé 
ratn le rôle de l'imagination et 
J de la sensibilité comme Roussis u 



français qui pour nos ancêtres était un héritage ancestral, 
quelque chose de leur arne, et qui par-dessus tout, assurait la 
survivance de notre langue dans l'une des sphères les plus 
importantes de notre vie sociale. 

Tolérance de notre religion, restitution de nos lois civi- 
les, usages et coutumes, reconnaissance de la langue fran- 
çaise devant les tribunaux, voilà ce que nos pères avalent 
gagné à l'époque de 1774. SI l'on songe au formidable cou- 
rant de haines religieuses, de préjugés sociaux, d'antipathies 
nationales, de méfiances politiques qui! a fallu refouler, à 
notre faiblesse, à la taille des oppresseurs, l'intervention W 
Dieu est évidente. C'était un gain encore Insignifiant à re- 
garder simplement le bas degré que nous occupions dans 
l'échelle des libertés religieuses; mais * considérer que c'est 
le premier pas qui coûte le plus, ee gain prend de toutes 
autres proportions. Eh bien, l'Acte de Québec fut ce premier 
pas suivi par d'autres non moins glorieux, qui en un siècle à 
peine, nous ont acheminés vers "la don fédération. 
' G. BROUILLET. 



Comme définition positive gé- 
nérale le romantisme est l'aban- 
don à la spontanéité, à l'indivi- 
dualité traduite par l'activité 
de l'imagination et de la sensi- 
bilité. Son élément essentiel est 
le lyrisme. 



R. BARSALOU. 



LE SNOBISME 

(eafte ou U lire nef) 

II s'en est même vu dont le 
mépris «étendait jusqu'à cer- 
tains cours 4 'étude, parée que... 
(il y a encore "dea raisins trop 
verts) leur condition ne leur 
permettait pas de les suivre : 
on se contentait alors" de cours 
gratuits. . . plus à la portée de 
toutes les bourses et de toutes 
les intelligences... Sans comp- 
ter que lea aspirants les plus 
nombreux sont aujourd'hui pour 
les "cours du moindre effort"! 

ta vrai snobisme pourrait se 
définir à mon humble sénat état 
morbide de eelui qui suit à con- 
tre-coeur, contre sa nature, un 
mouvement mondain : social, in- 
tellectuel, sportif, etc., etc. L'on 
se tourmente pour a 'amuser — 
on se travaille, nouvelle gre- 
nouille de la fable, pour avoir 
1 air qVêtre ce que l'on est pas — 
on emprunte tous les goûts des 
autres, on finit par n'en avoir 
plus du tout r voilà le snobisme ! 
Combien en effet,. se condamnent 
uniquement pour suivre le cou- 
rant en moutons de Panurge, à 



des tortures qu ils n'endure- quemment cWeeuTdon 
raient pas par vertu!!! On as- 
siste à certains epectaeles; on 
écoute, non sans nausée, toute 
une série de conférences, parée 
que le chic s'y rend; on lit tel 
livre même mauvais, pour être 
à la page ; on brûle une cigaret- 
te parce que Madame de la so- 
ciété en fume : on croise le ge- 
nou droit sur le genou gauche 
parce que c'est de mode, dans 
tel salon réputé; on fréquente 
tel club, contre sa conscience, 
mais pour suivre son monde . . 

L'on prend même le pas dans 
la course aux chimères — l'on 
considère des velléités pour du 



génie — et l'on veut la gloire, 
la gloire d 'écrivain surtout ... et 
l'on se donne du mal pour ar- 
river.... à la gloire î. .. non 
... à 1 annonce de sa médiocri- 
té; on avait oublié "qu'écrire 
ee n'est pas avoir lu". 

D'autres se torturent pour 

1 obtention du " Bachot ' '. pas 
tant iiar amour de la culture, 
non — le vrai moteur, ici en- 
core, c'est la vanité qui suit le 
mouvement de Ja vogue, de len- 
gouement dans l 'intellectuel. 

tas snobs ont beau servir cer- 
taines causes: tel «mouvement 
généreux leur doit souvent son 

plus grand succès (ce sont 

des instruments de propeçande : 
qu'importe la qualité de l'huile 
qui alimente lea rouages, pour- 
vu <jue la machine marche bien !) 
je les trouve à plaindre, toute- 
fois, ce sont des malheureux di- 
gnes de pitié: ne te font -ils pas 
beaucoup/souffrir T 

Bu snobisme, on ne conclut 
pas au manque d'intelligence, 
ni d instruction même, mais 
peut-être à une circonvolution 

spéciale du cerveau — u 

faute en est, pour le moins, au 
manque de volonté — si ee n est 
pas, dans le cas, un effort su- 
prême de volonté que de subs- 
tituer la, volonté des autres à la 
sienne. 

En tous cas, le plus souvent 
la cause se trouve dans l'éduca- 
tion première^ Les pi<*s «as de 
rencontrent fré 

'enta ont été jetés, ~p~aV Ju* 
bresaut, dans Téblouissement 
d une société dont ils ignoraient 
péages. On peut faire don- 
ner 1 instruction à prix dor 
mais 1 éducation de 1 ambiance' 
familiale ne a'achète pas 

moment et ne soyons jamais des 
automates à > merci deîeon 
'entions: faisona-nous une per- 
sonnante: .y 0n8 dm ^* 

Uona saines, soyons 'înou°mè- 
»es et nous vaudrons ' peut 



L 




A l'AMMiation 
Mii^ioiiiuèire de 
Marie Immaculée 



A M ^4HHM Wl 



iviae 



Pripermu 
es la 



Nom/" 



ACTION 



th*r. 




Débats Anglais 

La séance du 26 janvier der- 
nier est présidée par Eddie Bar- 
labé. Il s'agit de discuter ïa 
m est ion suivante: ''Les hauts 
irifc actuels entre le Canada 
les Etats-Unis sont-ils pour 
tes deux psys, une cause de 
trospérité ou de dépression é- 
jonomiquet" 
Messieurs John Cor ri dan et 
lervé Marcoux soutiennent 
'affirmative pendant que Mes- 
sieurs Çeeil Byan et Franeis 
Ireanan défendent' la négative. 
Après une chaude discussion, 
leasieurs James Veale, Eddy 
[ogan et Edwin Connolly, ju- 
fes.de cette polémique, se pro- 
noncent pour l'affirmative. 

Les commentateurs furent 
îessieurs Daniel Collina. Hugh 

IcOUde et Spry. 

• • • 

ta 1$ février prochain, aura 



Mue Marie-Thérèse Àrcnam- 
bault, B.A., i>.Pk, a doué éi- 
suuaea», le février, à la tafift 
a ca d é mi que de 1 Université une 
intense «n te conférence devant 
les membres de rAasoeàssissf 
Missionnaire de Marie Immaern- 
kée. Mlle Archambault a parlé 
de l'apostolat et surtout de l'a- 
pestoiat missionnaire. Le R.P. 
A. Coron, O.M.I., a présenté la 
conférencière, et le R. P. O. 
Marchand, O.M.I., recteur de 
l'Université, a offert les remer- 
ciements. 

RETRAITE DES 

FINISSANTS 



IXlt. 2& . au J 31 janvier avait 
Ken la rerraiie annuelle des fi- 
nissants, .4rîa Maison du Sacré- 
Coeur, à Hull, dont le K P. 
Léopold Saint-George O.M.Ï. 
est le dévoué Supérieur. 

La retraite des élèves de lan- 
gue française était prêchée par 
le R. -P. Jean Louis Bergevin, 
ancien professeur de 1 Univer- 
sité, maintenant de le Maison 
du Gap de la Madeleine. Le 
prédicateur des finissants de 
langue anglaise fut le R. P. G a 
gnon, ^ 

La retraite se clôtura par un 
souper, auquel étaient présents 
le R. P. Marchand, les Pères: 
Saint-George, Bergevin, Ga- 
gnon et Sheffer. Plusieurs dis- 
cours furent prononcés à cette 
.occasion. 

M. George Lewis, au nom des 
retraitants de langue française 
adresse d'abord ses resserei- 
ments an Père Saint -George, 
pour as btenvaillante hospita- 
lité. H remercie ensuite le Père 
Recteur de s'être dérobé de ses 
oocnpationa et d'être venu 

endre le souper avee les fi- 



M. l'abbé Jeeeph-S. Turcotte, 
professeur de causât et 4e muai 
que sacras au Séminaire des 
Trois- Rivières et maître de cha- 
pelle de la cathédrale de cette 
ville, présentait dimanche le 29 
[janvier, à la Société des Confé- 
rences de rtJniyeraité, nue ma- 
gmtrale étude su* U Musique 
Sacrée, ta président de U So- 
ciété, M. Séraphin Marion, avait 
prié le B. P. Joseph Mamie, 
C.8.S.P., professeur su Collage 
Saint- Alexandre, de présenter le 
conférencier. 

M. l'abbé Turcotte traite d'a- 
bord dos sources de tout se qui 
sur cette terre, a pour nom mu- 
sique ou harmonie. La musique 
sacrée comme les autres provient 
de ces sources. 

ta deuxième point de sa een- 

Çence portait sur la musique 
rée proprement dite, qui 
edmprend trois grands genres: 
le plein chant, la polyphonie, et 
enfin la musique religieuse mo 
éerae. Après développements 
sur ces trois genres, le conféren- 
cier termine par cette phrase 
expressive: "Malgré les avertis- 
sements sévères du Pape, mal r 
gré les précisions don n ée s dans 
son Moi* proprio, le peuple 
chrétien n'a jusqu'ici répondu 
qne faiblement, 'hélas, à la di- 
rection donnée''. 
■ ' ta programme musical était 
confié au R. P. Paul, OMLCap., 
dont "la chorale mixte (Les 
Chanteurs de Saint-François), 

fui chaleureusement applaudie. 

i ■» 



A quoi ça sert 

travailler? 



a 



Aux Anciens de 
langue française de 
l'Université d'Ottawa 

Région «TOtlawa 

En raison de la réception en 
l'honneur do RévérendianTroe Père 
Général des Oblats de Marie Tmma- 
cuiée <|ui est fixée au 19 courant, la 

1 

réunion des Anciens de langue fran- 
çaise qui devait avoir lieu le même 
.jour est remise à plus taïd. 

Avis en sera donné. 

- LE COMITE. 



HM 



■ 



K'iété des debata anglais. La 
lucatia» du libellé est U sui- 
vante "Cette assemblée ap- 
>ronve lea activités dn Japon 
Mandchourie" Messieurs 
îu il la orne O'Saoa et Dalton 

Dasmei sootiendront ici 1 af 
irmative de cette question eon- 
re les représentants dn collège 
lishop. 

Messieurs Peter MacDonald 
't Sawuel Mac 'Don gai 1 aoutien- 
Iroat la négative de cette thèse 

LanaaoxviUaweoatre lea repré 

itanta du CoUège Bisbop. 

m m • 

1^ 18 février /aura lieu au 
"Little Théâtre" la séance an- 
meUe. donnée par le* élèves du 
•ours anglais de notre Univer- 
sité. Une comédie en trois actes 
Croaaed Wires" de R~a. Puf- 
ly sera interprétée par les élè- 
rea sous la direction, de M. Har 
ry Hayes. Puissent nos amis de 
langue anglaise voir Tours ef- 
Forts couronnés de succès. 

Collège Mathieu 

Dernièrement les Grands du 
Collège ont infligé à un eluh de 
"a ville blanchissage en règle 
au pointage de 6 à 0. 

Les moyens suivirent Texem- 
le des Grands" et sortirent 
ainqueurs le même jour- cou- 
re les élèves du High Sehool 
ar 6 à 2. 



* tir 

f eu, à U salk aeadénùque le ^ Ç îim ^ Pui8 e ^ ao rèrt ^ r . 

gevin que M. Lewis s'adresse, 
il lui exprime sa gratitude d'a- 
voir répondu à l'invitation de 
prêcher la retraite. En termi- 
nant il formule des voeux pour 
le retour du Père Bergevin à 
l'Université, où il a laissé un 
si bon souvenir dane la jné- 
moire de tons. N'oublions pas 
que l'exorde de notre confrère 
George était en latin. \ 

•Eugène Dorion est pe porte 
parole dos élèves de langue an- 
glaise. A son tout, il exprime sa 
reconnaissance envers les Pères 
Saint-George, Gagnon et Ber- 
gevin. 

La première réponse, à . ces 
discours est celle du Supérieur 
de la Maison des Retraites. A- 
près avoir remercié Messieurs 
Lewis et Dorion de leurs bon- 
nes paroles, il dit que les élèves 
de l'Université connaissent 
l'importance des retraites fer- 
mées, puisque chaque année, un 
bon nombre d'eux viennent en 
faire. Pour ce qui est de la pré- 
sente retraite, il fait large la 
part de dévouement des prédi- 
cateurs. Iî termine son alîbcu- 
tion en disant que: "toujours 
len-portos; de la Maison du Sa- 
cré-Coeur et celles de soiucoeur 
seraient ouvertéa aux finisants. 
futurs professionnels et futur* 
prêtres. 

En peu de mots le Père Ga 
gnon exprime sa satisfaction au 
sujet de la retraite. Il conseille 
la persévérance dans les réso- 
lutions prises. 

Lç Père Bergevin prend enf 

la parole. Il adresse ses 

remerciments ,au Père Recteur 

pour soi invitation. Il attribue 

le succès de la retraite à Jésus 

Sot à Ma?ie. 
lie dessert de la soirée fut 
sans doute le discours du 1t. P. 
Maroaandj. dans an 1 



Dr L.-P. MANTHA 

(des Hôpitaux de Paris )v 
MKDB^INE 



Qui de nous, en ces temps de 
miaèrea sociales, n'a pas enten- 
dn cette réflexion : " A quoi ça 
sert de travailler V La. doctri- 
ne avilissante cachée sous cette 
maxime devrait indigner qui 
conque .-possède encore un tout 
petit peu- de noblesse d'âme. 
Hélas! trop souvent,' pris de tor- 
peur, nons sommes tentés de la 
répéter ; c 'est qu'elle est si com- 
mode! 

Seula les fainéants, me direz- 
vous, les gens d'esprit inculte et 
vulgaire, chantent ce refrain. 
Vous crovexf . . . Aujourd'hui, 
la même chanson, sons une for- 
me plus gracieuse peut-être, 
vokige même sur les lèvres de 
nos étudiants. C'est inquiétant. 
Certes un examen s'impose. 

Si le peuple aime à rebattre 
ce^ dicton, "A quoi ça sert tra- 
vailler'', il ne faut pas le con- 
damner à la légère. Souvent les 
circonstances semblent justifier 
son "dire. De nombreux faits 
militent en faveur d'une înter 
prêta tion plutôt bénigne de la 
sentence des blasés. J en citerai 
un. 

Récemment, je visitais une 
vieille tante domiciliée à Mont 
réal. Tous deux nous causions, 
lorsque parut, un adolescent 
qu'elle avait mandé la veille. 
Ses habits en haillons trahis 
saient sa condition de chômeur. 
Sur indication, il effectua quel- 
ques ouvrages de eonr. A la 
nuit tombante, sa bienfaitrice 
l'invite à revenir le lendem in 
continuer sa besogne inachevée. 
( Vlui-ei refuse. Stupéfaite, elle 
l'interpoge. Pour tonte réponse. 
eUe^otient ces mots: "A quoi 
-ça sert travailler? La ville est 
pour nous, lis sans-travail, une 
mère. De ses fonds, elle nous 
entretient, partant, elle défend 
à quiconque de gagner. Tout 
malheureux, sous 1/feseistance 



suite 



nsir que cçlui de Cicéron. H re- 
OMreie encore un fois les pré- 
dicateurs. Tl montre ensuite 
l'importance d'une telle retrai- 
te 'dans la vie d'un étudiant. 

Le départ s'effectua peu 
après le souper. 



pubJènue, encourt suppreesten 
de secours en moment qu'il re- 
çoit salaire, si minime soit-il, 
voire même insuffisant". 

Le. jeune homme parlait net. 

(Teui été ridicule pour lui de 
préférer la disette à une juste 
ration. Fallait-il lui pardonner 
son insouciance t. - . Evidem- 
ment, tous ne sauraient invo- 
quer à égal titre pareille, défen- 
se sans user de subterfuge. Aux 
chefs de saisir la leçon cachée 
sous l'écorce des mots et de 
mieux organiser l 'assistance pu- 
blique. Lea journaux catholi- 
ques, entre autres "Le Droit", 
d'Ottawa, ont fait à cet égard 
("excellentes suggestions. 

Si les chômeurs attitrés' peu- 
vent donner le change, il n'en 
est pas ainsi des étudiants "un 
peu fols ", qui, pour excuser 
leur nonchalance, âîTègnenr ~\9 " 
formule à la mode: "A quoi ça 
sert travaillert" 

Des notes trop -basses, le dé- 
goût de 1 étude des seienees et 
des lettres, et l insuceè* provo- 
quent sans doute < cette \ excuse 
Tout cela, ils 1 attribueront suit 
à la maladie, soit à une lacune 
dans leurs facultés. . . dans leur 
mémoire toujours, soit à la fui- 
te dn temps ou ménae à l'incom- 
pétence dos maîtres. L'es pré- 
textes fussent-ils des plus fon- 
dés, il serait encore ridicule de 
s'exprimer ainsi. Ainsi, ne ba- 
dinons pas; craignons l'illusion 
en matière si importante. 

Il est des étudiants à qui Dieu 
n'a pas ménagé ls fortune, et 
qui, pour cette seule raison, 
n'hésitent pas à se placer sous 
l 'égide des "flâneurs. Peu sou 
eieux des devoirs qui leur in 
eombent. ils paressent, oubliant 
qu'une fois entrés dans l'arène 
de la vie, ils seront ee qu'ils 
sont aujourd'hui: des parasites. 
rarement des étoiles. Combien 
d'avenirs à jamais ruinés par la 
négligence durant la 'formation 
classique? Y songeons-nons as 
sezt 

D'autre part, il se rencontre 
des élèves, moins riches peut- 
être, mais qui, semblables en 
cela aux abeille*, travaillent 
sans relâche. De fait, ils sont 
\la minorité. Us abhorrent le 
"A quoi oa sert travailler t" 
Pour eux, ils n 'est point de mor- 
t es-saisons. Sachant que le tra- 
vail est une habitude, ils • 'ef- 
forcent de la cou tracter aies le 
•allège ou l'université. Ceux-là, 
plus tard, fourniront plein reu- 
demoni, provoqueront 1 aôHnira- 



^r 

société 
apôtres 



tion. L'Eglise et lu 
trouveront en eux dos 
laïques ou prêtres, et même des 
sauveura. 

Voili, selon l 'enseignement 
de nos maîtres comment il faut 
vivra. Repousser lea non-sens, 
tel "A quoi ça sert travail- 
ler?" s'impose à nous, les jeu- 
nes. Souvenons-nous du mot de 
Laoordaire: "Quand on n'a pas 
travaillé jeune, on ne sait rien. 
on n'estrian, on ne peut riqj' . 
Louis /Veuillot disait enqpie:, 
"jours/ de travail, seuls jours 
où j'ai vécul" A bon enten- 
deur, saint! 

Boger LARIV1KRE. 
• ». — 



JADIS 






IL T A 45 ASft 

1888."— Socntè éét Bsn néf 
Anfêi. — Directeur, R. P. D.- 
N. Forget, O. M. I ; Préfet. A. 
Bédard; Assistants, A. Sabou- 
rin et C.-W. Wblsey ; secrétav 
re, W. Danis; trésorier, O. Car- 
rier ; sacristains, A. Plunhett et 
l^^Parltù^s; conseillers, W. 
Bourgeau, À. Byan, G. Constan- 
tineau et hy Valin. — CênseU 
de la Société Dramatique : MM. 
Paradis, _tarouix, Léonard et 
Landry. — Associmtion mtklétt- 
aue junivr: Président, N.-A. Sa- 
hourin; vice-président, -eF.-S. 
JBurns; secrétaire, G.-J. D'Or- 
shnnens; trésorier, D.-A. Bé- 
ùard; conseillers, W.-J. Cleary, 
O. Carrier, A. Byan, H. Pinard; 
gérante, W. Bourgeau et D. St- 
Pierre. 

IL Y A 40 ANS 

1B& — Sa Sainteté l-éon 
XIII fait cadeau à l'Université 
d* son portrait à l'huile. — l<a- 
soeiété dramatique joue "I/es 
Piètres Bouges". l.«e* person- 
nages: B. Jacques, A. Chevrier, 
.'. Philion. L. Raymond. G. et 
TV Peters, S. Choquette, G. Cs- 
ron, B Teesier, P. Queauel, H. 
Uiwiillon. . . 

Débat*' /rahonw : "Renan naé- ' % 
rite les honneurs du 'Panthéon *'. 
Affirmative: Jacques et Barret- 
te; négative: Plamondon et Lé- 
tourneau. "Le système aetWl 
d'éducation dans la Province 
-de Québec a besoin d'une réfor- 
me". Affinnattve: Raymond et 
îiétourneau; négative: Vincent 
et Leduc. — Pierre Bruuelle «t 
Thomas Tétroau étudient la mé- 
decine à Me6in. 








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OTTAWA, 14 U BTIIB i** 



Nouvelles Sportives 



GOURET 

Z<t£*é inttrcollégiale. — 'Lee 
étudiants recevront au rond 
Minto ou à l'Auditorium, lundi 
1 € 13, les Cadets do Kingston 
(B. M. C). Cette partie fera 
certainement époque dans nos 
annales sportives. Sôyes ■ pré- 
sents ceux qui' le pourront! 

Le 21, l'Université se rendra 
à Kingston pour affronter les 
élèves du collège militaire (R. 
M. C.) sur leur propre glace. 

Aucune décision n'a été prise 
jusqu'à maintenant quant aux 
autres parties qui auront lieu. 
La ligue «e compose de l'Uni- 
rersité* Queen, l'Université d'Ot- 
tawa, et du Collège Militaire de 
Kingston (R. M. C). 

Ligue interscolastique. — De- 
puis une semaine l'Université a 
une victoire et deux défaites h 
&on crédit. lie Collège infligea 
une défaite aux Irlandais du 
Collège St-Patrice par un poin- 
tage de 2 à 1. 

Malheureusement l'Université 
subit deux défaites consécutives 
contre le Lisgar Collegiate (4 à 
2) et contre le Collège St-Patri- 
ce qui sût prendre sa revanche 
par un pointage de 3 à 1. 

Ligues intermurales. — Les 
disciples de Saint Thomas mar- 
chent à grands pas vers le cham- 
pionnat, tandis que les Arts les 
suivent de près avec de vains ef- 
forts* pour prendre l'avantage. 
En ee qui concerne le Prémédi- 
cal je crois qu'ils sont plus aptes 
à manier le scalpel que le gou- 
re.t 

Classement 



LE SKI 



Manifestations en 
l'honneur du R. P. 
Pérui&8et,O.M.I. 

mm pa«s> 



«■ ai 



CA ET LA | ONNOUSEC&IT 



Philosophes . . 

Arts 

P remédies! . . 



J. G. P. N. Pts 
4 2 115 
3 1113 
3 12 2 



Dans la section senior, le ca- 
pitaine Gagné mène la parade 
avec un total de 7 pointa. Le se- 
cond en liste est le capitaine 
Besner ayant 6 points à son cré- 
dit ' _ 

Chez les Juniors nous voyons 
le capitaine Titley au premier 
rang avec* 8 points dans sa gous- 
se. Le capitaine Pilon le soit de 
tout près avec un total de 6 
pointe. Depuis que mère Nature 
est décidé à nous donner du 
froid, les parties se jouent avec 
entrain et régulièrement Espé- 
rons que cette Nature capricieu- 
se ne changera pas d'humeur 
pour quelque temps. 

- ! * 

Ballon au panier 

Les équipes scolastiques vont 
bon train. — Nos joueurs don- 
% Bèrent une taloche à l'école su- 
périeure de Nepean en la bat- 
tant par un pointage de 34 à 27. 
Sweetnam, petit-fils de l'Oncle 
Sam, fut le héros de la partie 
en comptant 14 points au crédit 
des grenats et gris. 

Le Collège 8t,Patriee essuya 
aussi une défaite de 30 à 20 aux 
mains de nos porte-couleurs. 
Maie il sût se venger quelques 
Jours plus tard en ramonant 
l'Université avec un pointage de 
5? à 25. 

Xct Midget. — Ils triomphent 
également de l'école de Nepean 
l« par un pointage de 21 à 11. No- 
tre groupe majeur sera certai- 
nement de première taille dans 
quelques années si nous en ju- 
geons par le talent de chacun de 
est joueurs midgets. 

Dans la ligue intermédiaire, 
une seule partie fat jouée par 
l'Université depuis une semai- 
as. On fut malheurenssinent 
fsÈmem aveo un pointage de K 
4 SI par la Bnianssa, 



■«* 



L'Université d'Ottawa sera 
représentée dans le concours qui 
aura lieu prochainement à Lu- 
cerne-en-Québec. Jacques Lan- 
dry, champion canadien, sera 
notre porte-couîèur comme il l'a 
toujours été. Avec le retour 
d'une température hivernale le 
huitième concours sportif inter- 
collégial international d'hiver 
qui se tient annuellement, de 
vrait remporter un succès sail- 
lant. 

Cette réunion internationale, 
bien qu'elle compte à peine huit 
années d'existence à travaillé 
énormément, non' . seulement 
dans le sens de l'encouragement 
au sport en général, mais encore 
dans celui du développement de 
la sympathie, de l'amitié, entre 
les Universités canadiennes et 
américaines. 

Deux concours ont lieu chaque 
hiver, le premier, au Lac Placi- 
de, autour de Noël, et le second, 
officiel celui-là, à un endroit 
convenu. Lu cerne -en-Québec fut 
tellement apprécié des étudiants 
l'sn dernier que de nouveau s'y 
tiendront les prochains concours 
des 17 et 18 février. On y verra 
des concurrents des collèges de 
Dartmouth, Bowdoin, St-Patrice 
ainsi que des Universités de To- 
ronto, McGill et Ottawa. 
^ Celle-ci dont les porte-couleurs 
ont fait si belle figure à Noël 
su Lac Placide, sera représentée 
f par la même équipe. On peut 
juger du haut calibre de nos 
équipes, en jetant un regard sur 
leurs succès passés. 

John Currie, champion de 
l'Est canadien en 1931, mem- 
bre de l'équipe olympique cana- 
dienne de 1932. Lucien Laf leur, 
qui s 'est classé successivement 
2ième au championnat ontarien 
de saut en 1932, et 3ième pour 
la coupe du Maréchal Foch, à la 
dernière Semaine Collégiale, au 
Lac Placide. ' — 



Brian Burke, vainqueur de la 
"Downhili Race", au Lac Pla- 
cide, Noël dernier. 

Bob Surtees, classé 3ième en 
J9&2 au concours international, 
intercollégial, et 2ième au Lac 
Placide. 

Edwin Connolly, présentement 
détenteur du Championnat de 
la " International Inter-Colle- 
giate Dowhill Ski Race", et an- 
cien vainqueur du Slalon. 

Le tempe nous apprendra les 
nouvelles promesses des nôtres. 
Nos porte-couleurs qui se sont 
entraînés sérieusement tout le 
mois dernier, espèrent faire fi- 
gure, et remporter de nouveaux 

lauriersr à leur Aima Mater. 

s 



Il se fait tard . . . 
Tout sommeille à la maison . . . 
"Dans le vague d'une demi- 
obscurité, seule à ma table d'é- 
criture, dans le mystère d'une 
silencieuse nuit, je veille, âme 
solitaire qu'un léger froissement 
fait sursauter. L'importun me 
réveille brusquement de ma lé- 
thargie; je reprends haleine et 
dana ma confiance naïve, de ma 
main j'efface les belles utopies 
qui tantôt ont charmé mon es- 
prit rêveur. Pourrais- je les voir 
se heurter aux banales réalités... 
Oui,. la vile réalité, on y revient 
toujours.... Je pense... j'ai cher- 
ché, je cherche encore... trouve 1 * 
rai-jet... 

■ Avec ce perpétuel écho d'un 
tic-tac qui dit: "Je passe, tu ne 
me verras plus' 1 , les heures len 
te ment se succèdent aux heures 
sans jamais me gâter du don 
des Muses. 

. . .L'horloge annonce un jour 
nouveau^ Je quitte U calepin 



Après, Je fréteur français de 
l'adresse demande au père de 
nous oDtenir uji congé; ce qui 
fut accordé immédiatement par 
le E. P. Recteur an milieu des 
applaudissements. Un vigou- 
reux V A R S 1 T Y éclate et 
tous se séparent. 

Le lendemain s, six heures du 
soir les Pères Oblata de la ré- 
gion sont conviés à un banquet 
à -l 'Université en l'honneur du 
B, P. Péruisset. Etaient pré- 
sents au banquet le R. P. Gilles 
Marchand, Recteur, lies RR. PP. 
Phelan, Recteur du Collège St. 
Patrice, et Sherry, les RR. PP. 
Poulet, supérieur du Scolaeti- 
cat; Martel, supérieur du Juni- 
ors^; Bonhomme, Curé et Lio- 
nel Schcffer, vicaire de Notre- 
Dame de Huil; Léopold St- 
George, directeur de la maison 
des retraites fermées à Notre- 
Dame de Hull; tous les Pères 
de l'Université, etc., etc. 

A la fin du banquet, le Père 
Marchand présente '*es~ voeux, 
exprime ses regrets et souhaite 
un bon voyage au PèTe Pérais- 
set. Puis il profite de la pre- 
mière- occasion qui lui est of- 
ferte pour saluer le nouveau 
recteur du Collège St-Patrice 
en la personne du R. P. Phelan, 
et lui offrir toute sa coopéra- 
tion. 

Le Père Péruisset ajoute 
quelques mots et les convives 
se rendent dans la rotonde où 
les attendent les Anciens. Leur 
arrivée est marquée par un tOn- 
n e r r e d 'applaudissements. 
L'hon Dr J. L. Chabot, prési- 
dent des Anciens, après avoir 
présenté ses voeux au nouveau 
supérieur, prie M. Louis Côté, 
C. R., député & Toronto, au nom 
des anciens de langue française 
et M. S. P. "Silver" Quilty, au 
nom de ceux de langue anglaise 
d'exprimer les sentiments de 
de tons les assistants. Puis il 
présente une bourse au Père Pé- 
ruisset comme témoignage d'af- 
fection et de reconnaissance. 

Les adresses marquent la re- 
connaissance et l'amitié profon- 
de des anciens au Père Péruis- 
set, leur professeur de "jadis. 
Aussi c 'est avec fierté et la plus 
grande sincérité qu'ils lui 
offrent leurs félicitations, l'ex- 
pression la plus affectueuse de 
leur amitié et leurs souhaits de 
bonheur et de bon voyage. 

* 'D'autres obligations sont 
venues prendre ls place de cel- 
les que j'avais, dit-il. B faut 
que je quitte la terre canadien- 
ne. Si j'avais été laissé à moi- 
même, je serais resté ici. J'o- 
béis. Quand j'ai prononce mes 
voeux, je me suis engagé à ser- 
vir. Que de noblesse n'y a-t-il 
pas dans le mot: servir. Depuis 
mes voeux, je ne m'appartiens 
plus. J'accepte vos félicitations 
et vos voeux. Est-ce une promo- 
tion? je dirai avec l'Ecclésiasti- 
que : les plus hauts placés sont 
les serviteurs des, serviteurs de 
Dieu".' 

~Le Pèra-Péruisset adresse ses 
derniers remerciements et dit 
quelle peine il éprouve à quitter 
son pays d'adoption. "Cest 
une séparation douloureuse, 
dit-il, mais je vous assure que 
là-bas, je servirai encore la ter- 
re canadienne.*" > r-- ; 



Monsieur René Ménard, 
LA ROTONDE, 

Ottawa. 



Char Monsieur, 



Le 21 janvier, commencement 
des examens au Court d'Imma- 
triculation. 

• • 

MM. Isa abbés Letang, curéi 
Témiscamingue, Hamelifl, vieai- \ Bravo! Je reçoit LA RO< 
re à RoeWand et le R. P. Jean- tpNDE du ter février, et je 
Marie Gauthier, O. M. I., mtf ittns voue avouer mon regret 
tre de chapelle à Maniwaki sokt de m'y être abonné trop tard; 
de -oassage à l'Université le VK je me suis privé d'un pUisir 

avantageux en ne lisant pat 



de passage 
janvier, 

Sont demeures a l'Université 
pendant quelques jours le R. P. 
Joachim, O. F. M., de Limoilou, 
Que., ainsi que M. Hiaragama 
du Japon, propriétaire de la 
vue si appréciée dans la Capi- 
tale, "Les vingt-six Msrtyrs du 

Japon". 

• • • 

Paul Buisson, étudiant à l'U- 
niversité, s'est absenté quelques 
jours pour assister aux funé- 
railles de son grand-père, l'Ho* 
norable Sénateur Jacques Bu- 
reau, aux Trois-Rivières. '> 
a a e 

Le 28, avec un grand soupir, 
les élèves voient la fin des exa- 
mens. On a trouvé les examens 

trop difficiles! r 

m • • 

Le même jour, le soir, nos 
finissants vont commencer leur 
retrsite de décision, à la maison 
des Retraites Fermées des RP. 
PF. Oblats, à Notre-Dame de 
Hull. lie R. P. Cary, préfet, de- 
mande auxélèves d'offrir leurs 
prières pour le succès de cette 
retraite, Leyprédicateur de lan- 
gue française est le R. P. Ber- 
gevin, O. M. I., du Cap-de-la- 
Madeleine, ancien professeur . à 
l'Université et le R. P. Gagnon 
prêche aux élèves de langue 

anglaise. 

„ • • • 

M. l'abbé Gust. Turcotte, maî- 



lee cinq première numéro». 

Votre petit journal est une 
notoriété. Allez-y fièrement et 
ouvrez l'angle, messieurs. LA 
ROTONDE en plein soleil! El» 
le peut affronter de tels ray- 
ons* 

Son~ apparition ne saurait;, 
inquiéter l'administration de 
certaines feuilles plus volumi- 
neuses: peut-être même la re» 
garderont-elles d'un oeil légè- 
rement moqueur? Mais Us ne 
seront pas durs leurs dédains 
jetés au vent. Vous n'aurez 
qu'à relever le gant: les petits 
souffles vtvaces, ranimants, 
font plus et mieux que le» 
grands souffles éteignotrs! 

Le "Préparons-Nous" qui 
guide aujourd'hui votre sym- 
bole d'office va s 'aguerrir ^et 
l'avenif nous fera voir, JOa- 
haitons-le, des "scouts" de LA 
ROTONDE marcher à la gran- 
de lutte en rythmant leurs pas 
comme des soldats à la victoi- 
re! Courage donc! 

René BEROERON, 
Propagandiste-Cojifér. 
Le Bon Cinéma National. 

Montréal, le 3 février 1933. 
+ 

C d'études Sociale» 
de l'Université 



Le 31 jsnvier dernier le R. P. 



tre de Chapelle au séminaire et L. Gratton, O. M. I., donnait au 
à la Cathédrale des Trois-Riviè- Cerclle d'études Sociales de l'U- 



res, a été te Conférencier haute- 
ment goûté par les membres de 
notre Société des Conférences 
en notre salle académique, le 29 
janvier desnier. Le sujet traité] 
par M. l'abbé Turcotte était 
"Musique sacrée". 

* • m 

Le 31, les élèves fêtent le R. 

f P. Péruisset, à l'occasion de son 

départ pour Rome et par son 

entremise obtiennent du R. P. 

Recteur un Congé. 
• • • 

Le 1er février, congé en Thon- 

neur du Père Péruisset, les fî- 



tes de leur retraite. Le soir," 
banquet ches les Pères en l 'hon- 
neur dn Père Péruisset et à 7.30 
heures ses anciens élèves vien- 
nent lui présenter leurs hom- 
mages et lui .souhaiter bon 

voyage. 

• - • • 

Le *, à 3.20 heures P. M., le 
Père Péruisset nous quitte pour 
l'Europe. L'accompagne à la 
gare le R. P. Recteur, les RR. 
PP. Boy on et Nillès, des repré- 
sentants des diverses commu- 
nautés religieuses et une délé- 
gation de jeunes filles du Cou 
vent de ls Congrégation Notre 
Dame où il était aumônier. 

Lucien B1GUE. 



niversité une conférence sur 
" L'intervention de l'Etat dans 
la Question Ouvrière". 

L'Etat est, après la famille, 
une société naturelle nécessaire 
dont la fin est de sauvegarder 
le lien commun: l'ordre publie, 
le respect de la justice et de la 
prospérité. Pie XI, après Léon 
XIII s'oppose à Vétatisrae et dé- 
finit clairement les droits et de- 
voirs de l'Etat. L'Etat doit pro- 
téger la propriété privée et éta- 
blir des conditions de travail 
favorables à la santé dé Yutet 
et du corps. 



niseants nous arrivent enchan- L'autorité de l'Etat est limi- 

iaa rtm lan* ratrmti. T.m. asv. M ' ». . ... 



tée par la loi morale et les 
droits essentiels de l'individu et 
de la famille. Tout ee qui para- 
lyse l'initiative privée, alors 
que celle-ci peut librement agir 
sans atteinte au bien général 
eat hors de son ressort. Il faut 
cependant savoir recourir à I T5- 
tat quand la chose s'impose ; et 
ne pas voir de 1 IStatiame dans 
toute intervention des Gouver- 
nements. 

Roger BEAULNE 

a— — 

Question d'actualité 
Pourquoi les Anglais appel- 
lent-ils "foot-ball" un jeu où 
le pied ne met presque jamais 
le nesî 



Lucien 

■ ♦ 



BIGUE. 



DANEUN CACHOT 

L'avocat à l'accusé: "Eh bien! 
quel système de défense prenez 
vouât" 

Laeeuaé: "L'couteau." 



et la plume.... je remets à de- 
main aae fois de plus.... 

X ». 



"ONU8 BOIENTIAE FIT «PUS LAKTTriAJC" 

COLLÈGE BILINGUE 

Dire***™-: AnréUea Bélanger, M.A., lj* |» A . 



du jour et du soir 

Toutes les branches du cours primaire, commercial 

collégial, universitaire. 

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Attention spéciale aux élèves faibles dans leurs 

études ou en quelques matières. 



Pour UsconôMtlons, «'adresser as 

COLLEGE BILINGUE 

H, me Blâeaa Tel: Ceilège, m. 



B. SUS 



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"• Sameai 



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JOURNAL m MENSUEL 



'Tré/nrons-Notts 



f$ 






ABONNEMENT 
LE NUMEEO 



8 »o*s 



Rotonde 



Rédacteur en chef: 
RENE M E.N A R I> 



de l'Université d'Ottawa 



Administrateur : 
PHILIPPE GAGNON 



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Volume I 



OTTAWA, LE 1er MARS IWt 



No t 



Thomas 



3Êawsifeste de les 
Jeune génération 

Quelques événements de notre vie nationale, tels que la 
composition du personnel des techniciens à la conférence im- 
périale et quelques nominations du fonctionarisme au Minis- 
tère du Revenu national et au service des douanes & Mont- 
réal,, ont ému l'opinion canadienne-française. Elle attend a 
bon droit une réaction énergique et immédiate. Nous voici, au 
moins, quelques-uns de la jeune génération, pour répondre 
a cet appel. La question dépasse de haut les intérêts ou la 
responsabilité d'un groupe ou d'un parti politique. C'est un 
régime trop prolongé, un malheureux état de choses trop 
ancien qu'il faut redresser. Voici au nom de quels sentiments 
et de quels principes, nous entendons le faire. 

Nous n'entend »ns pas rallumer de vieilles animosités. 
Nous croyons, au contraire, que le seul moyen de ne pas 
exacerber un nationalisme légitime, chez les Canadiens fran- 
çais, c'est de s'appliquer, de part et d'autre, au respect scru- 
puleux des droits de chacune des deux races et de leurs rai- 
sonnables susceptibilités. 

Le français est langue officielle du Canada autant que 
l'anglais. Ce qui n'empêche -point certaines publications fé- 
dérales d'être rédigées exclusivement en anglais; leur traduc- 
tion parait en retard et trop souvent ne parait même pas. 
Autre anomalie et non moins grave: la monnaie d'un .état bi- 
lingue est unilingue Nous protestons contre cet état de cho- 
ses, qui consacre la supériorité d'une race pour l'humiliation 
de l'autre. 

Nous demandons aujourd'hui ce que nous exigeons de- 
main. Ceux qui flairent le vent doivent savoir que nous ne 
prononçons pas des paroles en l'air: dans toutes les classes 
_ de la société canadienne-française on peut discerner un fré- 
missement d'indignation qui indique la volonté de prendre 
de plus en plus conscience de ses droits et de s'organiser pour 
les défendre. 

—n— 

* Nous sommes Canadiens français, nous constituons près 
du tiers de la population totale du Canada, les quatre-cin- 
quièmes de la province de Québec, près des Trois-quarts de 
celle de Montréal. Nous sommes plus de 700,000 repartis dans 
la Puissance en dehors du Québec. Nous vivons dans une 
Confédération, régime public qui a été constitué tel en 1867, 
précisément pour la sauvegarde de certains particularismes 
et de certains provincialismes. Le particularisme canadien- 
français a été même l'une des raisons déterminantes du fédé- 
ralisme canadien. Nous entendons que l'on ne dénature 
point cette pensée des Pères de la Confédération. Nous vou- 
lons que les nôtres soient équltablement représentés dans le 
fonctionarisme d'état. En certains services fédéraux, nous 
sommes déterminés à ne plus nous contenter des miettes 
qu'on nous a jusqu'ici abandonnées, des positions de subal- 
terne sous la conduite quelquefois d'un importé britannique. 
Nous payons notre part d'impôts; c'est notre droit d'exiger 
une représentation équitable dans tous les ministères fédé- 
raux.- Dans Montréal, troisième ville française de l'univers, 
nous ne souffrirons pas qu'on nous impose des majordomes 
d'une autre race, surtout lorsqu'ils: sont unilingues, servitude 
humiliante que ne souffrirait d'ailleurs aucune ville anglai- 
se de la Puissance. 

—ra- 
ce que nous demandons à Ottawa, nous le demandons 
également aux nôtres et à tous ceux qui pratiquent l'indus- 
trie et le commerce dans le Québec. 

Par l'annonce et autres procédés, l'industrie et le com- 
merce ont déformé la physionomie de la province entière. 
Succursales la plupart du temps d'immenses organisations 
américaines ou anglo-canadiennes, nos industries trouvent 
fastidieux d'opérer la traduction de leurs annonces; elles font 
bloc et semblent touloir impose^lcur langue au client, et fai- 
re oeuvre d'angllcisation lente mais sûre. Nous-mêmes, Cana- 
diens français, avons accéléré ce triste mouvement, par l'an- 
nonce du l'enseigne anglaise exclusive. Pour aguicher le tou- 



Le T. R. B. Labouré 
à l'Université 



Manifestation dm élèves.— 
Docteur en Droit — Messe 
solennelle —Grand Banquet. 




Révérendisstme P. Labouré 

Jeudi, le 16 février lés étu- 
diants de l'Université rece- 
vaient o/fiekiîeraent le Supé- 
rieur Général des 6blats de Ma- 
rie Immaculée, le Très Rév. 
Père T. Labouré./ Dans la roton- 
de magnifiquement décorée 
pour la circonstance, se déroula 
la cérémonie d'une solennité 
toute aecadémique. Les facultés 
étaient représentées. Les mem- 
bres du Sénat, les finissants du 
Cours des Art», les aspirantes 
bachelières du Collège Bruy- 
ère, avaient revêtu les toges 
traditionnelles. Le spectacle était 
imposant. 

Gérard Caron, présente au 
distingué visiteur l'adresse au 
nom des étudiants de langue 
anglaise. (En reproduire le tex- 
te, suggérerait un "commentaire 
approprié, et le temps et l'es- 
psee nous font défaut.) 

Son Excellence Mgr Guillau- 
me Porbes, Archevêque d'OtrJJ 
tawa en sa qualité de Chance- 
lier de l'Université, remet alors 
un diplôme de Docteur en 
Droit "Honoris Causa" au Pè- 
re Labouré. 

Le Supérieur Général prit 
alore la parole, remercia du 
du fond du coeur l'université 



L'Université célébrera Saint Thomas d'Aquin, pa- 
tron des philosophes. — Le programme. 

PREMIER JOXTR 

(LE DIMANCHE, 5 MARS, A 8 H. 15 P.M. DAN£ LA 
SALLE ACADEMIQUE) 

Soiré», organisé* par la* Philoaophaa du Court daa Art», 
■oui la praaîdanoa du Tria H^férmnà Para Raataur. 
\ PROGRAMME 

1 —Orchestre: 'fTannhauaer" Richafd Wagner 

2— Opening Speech: "The Science of Sciences". 

jamaa McCURDY, B.Ph. 

S.— Choeur: "Vers Toi, Thomas" -. Claude Goudimel 

LA CHORALE 

4.— -Conférence: é 

"Le Cardinal Mercier et le Néo-Thomisme". 

Jaaquaa BOUCHER 

5.— Orchestre: Ouverture (Poète et Paysan), Von Suppé 
6. — Lecture: 

"The Influence of the Doctrine and of the Sanctlty 
of St. Thomas". 

Gordon WATSON, B.Ph. 

7.— Déclamation: "Les plaintes du souffleur". 

* . Lia LANDREVILLE 

8.— Orchestre: "Raymoand" (ouverture) A. Thomas 

9— Allocution du Président. 

DEUXIEME JOUR 

(La hindi 6 mars, à 8 hauraa p-m., au Couvant Ridaau). 
Soirée, organisée par laa Philosophes du Collège Bruyère, soua la 
présidence d'honneur de. Son Exe Mgr. TurqueUl, O.M.I., 
Vloalre Apostolique *e.^„BaIe d'Hudaon. , 

l._Ouverture: "Le CM" Massenet 

Piano: Mlle. A. CHARBONNEAU, J. PELLETIER, M. FORTIER, 

F. PILON, F. ISABELLE, M. DEEVIL, 

M. COMTOIS, J. DU ROCHER. 

Violon: M. la profeeeeur A. TASSE, Mlle* Y. QRANT 

at J. LAROCQUE 

2.— Discours d'ouverture: . 

"Saint-Thomas, patron des écoles catholiques". 

Mil. Annette CHARBONNEAU 

3.— Chant: 

"Hymne à Saint-Thomas d'Aquin" M endelssohn 

Laa Collégienne» 

4. — Dissertation : 

"Preuve de l'existence de Dieu par le Mouvement". 

Mil* Jeanne PELLETIER 

5.— Duo: "Airs de Ballet" C. Saint-Saëns 

Piano: Mlle. A. CHARBONNEAU, J. PELLETIER, 

J. BOURQUE et G. BOURQUE 

Violon: M. la profeeeeur A. TASSE. Mlles Y. QRANT 

et J. LAROCQUE 

6. — Dissertation: 

"La philosophie, reine des sciences humaines". 

Mlle Madeleine DUGA8 

7.— Chant: "Benedicat vobis Dominus" H. Duparc 

Laa. Colle a iennee 

8— Allocution du Président. 



i 






TROISIEME JOUR 



* 



(La mardi 7 mmr». jour de la fata de 8t-Thomaa d'Aquin) 
A Th. ajn.: Meeea Pontificale. 

Célébrant: Son Excellence Mgr Turquetil, O.M.I. 
Prédicateur: Rév. Dr. Gerald B. Phelan 

Professeur à l'Institut Médiéval de Toronto. « 

Chorale: Les Scolastiques de la Compagnie de Marie. 
PROGRAMME 

Propre de la messe du jour Grégorien j 

Ordinaire: , 

"Messe en l'honneur de Ste-Mathilde" .... H. Cuypers 
(à S voix d'hommes) 



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-,-. H ,■• 




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A l'Offertoire: 

"In honorem Sànctl Thomae" /. Hagg, C.S.Sp 

(à 4 voix égnlea) 

Cantique Finale: "Vers Toi. Thomas" C. Qoudimel 

A S b. p.m. 

CONFERENCE dans la Salle Académique de l'Université, 

sous la présidence du Très Révérend Père Recteur. 

PROGRAMME 

Chant: "Jubilate Deo" J- *• Aiblinger 

La Chorale de» Soolaatiquee Oblata, tout la direction dn 
R. F. J. MARTEL, O.M.I. 
Présentation: 

R. P. Louis de la Broquerie Taché, C.S.Sp., D.J.C. 
Conférence: "La mission religieuse de l'Etat". 

N. B. Pour la aolrae du dJmanehe. 5 mare, laa parents daa 
élevée at laa anciens élevée sent epéeislement invitée. On peurra 
aa procurer daa certes d'entrée à l'Université. • 



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éèhaU tréMnçuÎH Cours ct'extension 



Sujstr "Les gouvernoiheiit» ne prennent pas les 

moyens nécessaires po*r enrayer au pays 

le fléau conukftnista". 

E: Lsnthler, À. Brenaet; Néf.: ••* Issis, L.-fc ©oMsas. 



The Latran. Treaty' 

M. L'ABBE BRADLKY 



Aff. 



Ïjo 7 février dernier, M. 
cel Ouimst présidait la séance 
hebdomadaire de la Société de» 
Débite ftrssçais. 

Le Débat 

M. TiaùÉHier ouvre le feu. Il 
noua donne d 'abord un aperçu 
sur I« consnunisme en général 
et ensuite sur le communisme au 
t'auada* Il MM nnnstr» qu'il 
progrès*» teujuun pare* que 
nos gouvernements ns prennent 
pas les moyens nécessaire* pour 
enrayer la» fléau. "*U ne s'agit 
pas, dit-il en terminant, de s a : 
iarraer, de crier inutilement au 
feu, ami» eimplemeat de veir 
elair et d'agir." 

Le premier orateur de 1» ajeu 
cbe, M. Gelinas, des» un plai- 
doyer court mais clair, joue sur 
le mot "nécessaire". "9& Isa 
gouvernements, dit-il, passai est 
tous les moyens compris par la 
mot "nécessaires", afin d'empe 
cher la propagande du oenunu 
nisme, ils seraient obligés de re 
courir à> des moyens défendus 
par ta constitutions". H nous 
fait connaître ensuite le» lois 
établies par le gouvernement à 
ee sujet et 1 application de ces 
lois. 

Dans l'intervalle, M. Benoît 
Pariseau nous donna une chro- 



nique de la semaine. 

La débat Wpreïj*- avee M. 
Brune», dnmier orateur de la 
droite. Dana nn plaidoyer elair 
et précjs, iT complète Ta thèse de 
son collègue et nous nxmtre com- 
ment te* gouvernement prend en 
apparence tous Des moyens et en 
réalité ne fait rien ou presque 
rien. Non bonus»» yi utii ss o s s, 
dit-il, ne préviennent pan le niai 
ils n'appliquent pas les remèdes 
nécessaires, ils parlent beaucoup, 
mais ils font peu. Notre avocat 
termine en noua exhortant à la 
confiance et à J espoir d'une 
guéris*» possjai*. 

Le dernier avocat de là gau 
eke, M. George Lewis, se borne 
à donner un aperçu, général du 
communisme en Russie. Céttei 
doctrine se résume ainsi: "Tout 
en commun". Les loin canadien 
nos- èWlonJLjn^ notre pays, les 
abominations que cette doctri 
se seedttit eues tes Soviets/* 

Cssanaontaircs — Décision 
■ Kn, attendant la dérision des 
juges, M. André Jean fait un 

i mm tniiiii il/tnill' du débat. 

Lan juges, M». Sylvestre et 
Qwvillon accordent la palme à 
l 'affirmative et proelament M. 
B ru net le meilleur orateur. 

R. G. 



Le S février dernier, le M. P. 
H. Brasney traitait une queetjsja 
d'histoire contemporaine' fort in- 
téressante: "TV Latra» Trea- 

M. L'ABBE BRADLET 



"Le Eom«ntam» M 

M SBBAPHW MARIOU 

Pis XI et Mussolini demeutc- 
ront à jasnnw. les auteurs Mé- 
morables de set accord. 

M. SERAPHIN MARION 
Le 15 février, M. Séraphin 
Marion donne son second cours 



Le Séminaire de 




Ë*hiU*Hi*phie 

Moule: ' 'L'Unité jleja FinJ)«rTxr»rV\ - 









L* "Séminaire", après un 
moi» de repos, a repris ses aet£ 
vite*. Dimanche, le 1$ lévrier, 
M. Phiiigpe Gagnon donnait uue 
conférence sur "L'Unité de la 

in Dernière". 

LA GÔNPERttNeK 

Tous le» êtres agissent en vue- 
d'une fin qui leur s été assi- 
gnée par Dieu. L'homme n'est 
pas exempt de cette nécessité. 

Si on le considère en tant 
qu'individu, on voit que mal- 
gré les éléments disparates qui 
le composent, il est ua dans si 
nature. O j 

Sa fin ultime devra donc aus- 
si être une : Ta fin doit refondre 
à la nature. 

Bb effet, il ae peut y avoir 
deux fins ultimes, parce que si 
l'homme, obtient une chose qui 
réalisa pleinement tous sas dé 
sirs, il ne peut rien déeiaer par 
surcroît. Par conséquent, il n'y 
a qu'une fin dernière pour 
l' homme considéré comme indi 



vidu . 

En est-il de môme pnur l'hu 
inanité? Oui parce que les scion 



Etats Pontificaux, pour nous 
faire voir le Pape, défenseur de 
l'Italie contre tan bwha*en> 

Le* pouvais tseesses* s» *ip* 
as "1T1 111 pas d' exciter l'envie 
des autres souverains, et, à, 
maintes rep ris es, en tenta; de ha? 
enlever ses Etais: en 1798, sous 
la i rpnhlinmi rnmsiss ■ n\ i&l% 
avec Ns»useen; «n 184$, pendant 
la guerre d'indépendance ita- 
liens* et en 1879 pendant l'uni- 
fication de l'Italie. Pie IX re- 
fuser» eters d accepter la "Loi 
des Garantis»" qui consacrait le 
vol/des biens pontificaux et en- 
levait au Pape "son indépendan- 
ce envers lé gouvernement ita 
lien. Ainsi le Souverain Ponti- 
fe se constituera prisonnier vo- 
lontaire du Va tican , Las» XI II. 
Pie X, Benoit XT s» ssmtnane 
ront dan» eette môme psbeimu 
du. "noa 

Sept ans après 1» pris» dos rê- 
nes du gouvernement italien 
par Mussolini, la question pen- 
dante Vatican-italienne sera ré- 
glée. Un traité' et ua concordat 
consacreront «raanord. La traité 
de La t ran, signé par 1» Cardinal 
Gaspari, an nom du Pape Pie 
XI, et par fienito Mussolini, au 



Le T. R. F. Laboiuré 
à rUweraité 

(suîte ae la imre page) 



.Comme préliminaires, lé con- 
féronsier reasante 4 l'osiein» de* sus "Le Bornant isme . Il pas 

s» d'aèord e» revue certasses dé 
finitions plus ou moins complé- 
ta» de estts doctrine, dans la 
meUleur* serait selle do Victor 
Hugo: "Le romantisme est la 
liberté dan» l'art". L'erreur de 
1» plupart des romantiques a été 
la méconnaissance du mot "li- 
berté", que l'on a trop souvent 
confondu avec ''Isasste''. 

Le romantisme est malsain en 
autant qu'il transgresse le» lois 
classiques réellement artistiques, 
sn autant qn/ii accorde un rôle 
trop cousidéraBle à 1 "imagination 
et à la sensibilité. Mais il B» 
laut pas pour ee!» proscrire est 
te doctrine d'un seul décret, ear 
le sain romantisme, c'est-à-dire 
le retour à la tradition constan 



d'Ottawa d» se gradé honnti- 
fiqu« et de eette touchante ac- 
ception. Il lama l'oeuvre de «n 
fils, dit son attachement à la 
jeunesse et se» grand intérêt 
pour les causa» saintes à lwlt^' 
cation chrétien»». 

Un V-â-B-S-I-T-Y tonltruamt 

et un moreeau d» fanfare ess- 

I turèrent cette belle cérémouie 

amas oiiV 1 ^ nn congé pour le 

samedi suivant. 

r Le 17 février. 



L» lendemain c'était 
antre macntfioue chapelle qn» 
s» déroulait un» autre eéréaasv 
nie d'un caractère différent. 
Splendeur, là- aussi, solennité, 
mais religieuse, obtate. Les 300 
et plu» OUata ds I» région s» 
réunisBsàeat aupré» àt leur Ps^ 
re Général pour célébrer le 107 
ième anniversaire de fappron*- 
tin^. des Régies de Leur Congré- 
gation. Provint i»nx sV 4 Pre- 
vincen, supérieurs^professours, 
missionnaires e«ré% scolasri- 
ques, frères convers, ils étaient 
326. Spectacle imposant, de vie, 
de fore», d'énergie apostoli^we. 



curé de grands bienfaits à notre 
littérature: renaissance de la 
poésie véritable, du sentiment 
de la nature; exotisme introduit 
par Chateaubriand; humanita- 
risme qui donne une large place 
au peuple en littérature; cultu 
re du sens national en retrou- 
vant le Moyen-Age; renouveau 
catholique avec le retour du 
sentiment religieux en poésie et 
nom du roi d'Italie, Victor- £n» ! l'exclusion du fatras mythologi- 



le retour a i* w»uuwa ««»«•««- , ^^ è ^j- ««2- 4»é r+ximir la 

te du gènes humain. iVaakatioa ^^^ à jSaJÏÏTsT n? 

de ren^SsMitt poétioue. a pro. <*oe»r ^^^.Jf^l^^ 

. r*^ * J ". • "... * -.x— *irpr »ur œ«x d sft-ea» »a eene- 



gnemeats de. la philosophie en 
prouvant qne la nature de 
l'homme fut toujours ee qu.'ellc 
est maintenant. Past>H>nséq,uent 
unité de nature et ùiri^ de fin 
dernière pour 1 humanité comme 
pour l'individu. 

M. Gagnoa termine en nous 
disant que c'est une consolation 
pour nous, chrétiens, que le» en- 
seignements de la philosophie et 
de la science soient les mêmes 
que les oroy anses ds notre reli 
gmn. 

DISCUSSION 

Après la lecture- du travail de 
M. (*. Magnan, il y eut disaus- 
siou à laquelle prirent part C 
Caron, Q. Charerte, À. Lafram 
boise, H. InVaneUe. La séance fut 
présidée psr le R. P. J. Hébert 
O.M.I., professeur d» philoso- 
phie. 



manuel II, reoonaait solennelle- 
ment le pouvoir teenporel du St- 
^iège- et régaTles reJatiosm ia- 
tematiossies l is t es deux pou- 
voirs, italien et pontifical. lie 
Concordat tonte de compenser la 
Saint -Siège de» perte» atesns» 
durant sa imiunetiatiae et régi 



ces viennent appuyer les ensei- le „ reMtWBB iatérionre» de l'K- 



î^lise et ds rstat en Jtalie. 



que. Mgr Camille Roy e osé di- 
re: "La poésie romanticrue est s 
fond essentiellement religieux". 
La conclusion qui r es s o rt de 
tout ceci, c'est que les oeuvres 
vraiment. beHea tiennent à ls 
fois du classicisme et du roman- 
tiame qui '** complètent l 'un et 
l 'autre. 

Robert BARSÀLOTJ. 



( >arr 1^ #le# 



Etude» 



L' 



février". 



r. G r a tt s n , evm.t 



\ 



Mardi, ls 14 février dernier, le manque de prêtres. L'ouvrier, 
à l'nfwssihlim régulière du Cér- connaissant mieux lame ou- 
cle d'Etudes Sociales de lTJni- 
veesité, le B. F. L. Gratton, 
O.M.I., donne une conférence 
au» Kapostolat de» l'ouvrier par 



M. 



Sariéié de* 



l 'L'histoire de la péninsule sud ontarienne" 

le Dr Sherweod Fox, président de l'Université 



a»* 



U 



, 1* Société des Conférence* d* 
l't T siversité d'Ottawa, suivant 
aa coutume, consacrait sa séan- 
ce du 12 février à deë orateur» 
de langue anglaise qui se sent 
expaùsaés en français, .('était 
celle ém dix réunions d» l'année 
que, dan» an esprit d» bilinguis- 
me intégral, on a convenu d'ap- 
peler la "Journée Anglo-Saxon- 
m>". 

M. Fox fut présenté par le 
maQpr Thomas- L. MaoEvoy., avo- 
cat à la Chambre des Communes 
et remercié par M. Sydney Coob. 
< 'oneeH National et des KW 
ehevehes Scientifiques. 

Ivs eeniércMcirr fit 1» géogrs 



1 ouvrier : s» ténacité, et le» qus- 
lités requises pour l'eneroer-. 

Il font remonter jusqu à Dieu 
pour trouver la sokrrien de la 
crise actuelle. Le Pfcpe deman- 
de instamment aux laïque» de 
faire de l'Action Catholique, et 
déclare que "les- apôtres immé- 
diats du monde ouvrier seront 
des ouvriers'. Cet apostolat 
laïque est rendu nécessaire par 



vrière, pourra plus facilement 
faire le bien parmi le» 



Il fait remarquer cependant 
eue l 'apôtre ouvrier «m peut 
exercer un apostolat fécond sans 
les qualités suivantes ;, la clair- 
voyance, la prudence, 1» dévoue- 
ment, l'amour de la justics, l'es- 
prit d'organisation, le sons pra- 
tique; qu'il doit encore connaî- 
tre certains principes essentiels 
sur lesquels se règle tout» bonne 
©enduite. 



R. B. 



phie et l'histoire de la péninsu- 
le "la xégfotr-la plus fertile du 
Canada"; parla du fraudai* 
dans Isa comtés d'Essex et d< 
Kent tout en montrant l'influ 
snee indéniable de la Presse 
dans la conservation ds no* 
droit» et de notre langue. 

Avant le causerie, M. Séra- 
phin Marion avait prié l'un de 
ses anciens confrères de classe 
à l 'Université, M. Emile Bou 
cher, populaire folkloriste. de 
chanter quelque» pièces de son 
répertoire. En remerciant M. 
Boucher, le président de la So- 
ciété 1 acclame comme celui qui 
a recueilli la succession du re- 
geetté Charles Marensed. 



MÈéhmim An y lai* 

ân^et: "Le principe de libre compétition parmi les 
producteurs a nui au progrès du monde entier". 

Aff.: Ck Waeeemv aV G< 



Nég.: JT. Larose. F. Crâne. 



" 



~ -- "~r 



tirer sur ceux d"iei-ba» 
diction du Saint Fère de M ass- 
uod. 

Le T. B> P. Ôénéral eétéhra 
le Sainte Masse. Apre» 1» Mas- 
se, drvsnt le St. Seerement e*- 
posé, il reapette à ee bataillon 
choisi de son armée e*lete, le 
seana du titre d'Oblat de Marie 
Immaculée. 

Puis, tons en rangs serré», 
renonvellèrent leurs voeux et 
promesses aux pieds de Jésus 
[et de la Vierge au Sourire. Ai 
entonnèrent d'une voix vibran- 
te et mâle, le Te Demm d'en* 
tien de grâces. L'officiant don- 
na la Bénédiction du Saint-Sa- 
crement. Le Magnificat tradi- 
tionnel chanté en procession, ra- 
mena les heureux Oblats â la 
Eotonde, où Vartiste photogra- 
phe les attendait. 

Journée de réjouissance, d» 
charité oblate . . que les fils de 
Mazened auraient von lu pro- 
longer longtemps encore. 

Banquet du 19 février. 

Un grand banque! a été of- 
fert en l'honneur du très K. P. 
Théodore Labeur é dans le ré* 
feetoire de» élèves. 

De» ailoe ntiens furent pro- 
noncées psr le &. P. 9. Mar- 
chand; O.M.I., recteur; le Trètf 
Honorable B. Bk Benne t, pre- 
mier nûnàetre eu Canada et la 
T. Il P. Lanenré. L'honora- 
ble Bonnet fit l'éloge de l'oeu- 
vre des missionnaires Oblats an 
Canada et de la plaee impor- 
tsatte qu'ils aceunent dans le 
domains de renseignement an 
paya 

Au nombre des convives on 
remarquait son Excellence le 
Délégué Apostolique, Mgr Guil- 
laume Forbea, chancelier de 
! T'iiiversit», le Ministre pléni- 
potentiaire d» Franee auHiana- 
de, glusieurs juges, des dépu- 
1 tés provinciaux et fédéraux et 
plusieurs dignitaires ecclésias- 
tiques et laïques. 



HL W. Brennan occupe la slè- les arguments de leurs adversai- 



ge présidentiel au débat \|bi 16 
février. Après avoir invité les 
orateurs de la soirée à prendre 
leur siège, le président annonce 
le libellé du débat. 

L'affirmative, soutenue par 
MAI. Gordon Watson et Daniel, 
toi lins fait valoir ses syllogis- 
me» et illustre par de nombreux 
exemples La thèse discutée. 
John Larose et Francis Crâne 
i ne parviennent **as à r tverscr 



res. 

1 1 restait à donner la décision 
du jury. MM. John Veale, H. 
Sweetnara' et G. HolKngirorrh 
s'acquittent de ee devoir et ren- 
dent un verdict unanime en fa- 
veur de l'affirmative. 

MUT. John Veale, 0. Aubin et 
6? Lussier furent Jes commen- 
tateurs. Ms surent plaire à fous 
par la diplomatie ou on leur 
connais KM. 



ATTENTION 

Ns ntansjue» t»» d'anné- 
es» le» nesenaeen mtméres 
de M L» Ro t o n de", car vous 
y savonrere» la» spivituaUoe 
h se g ynejhse» des erhaeigann 
m e s shee s ém n»rsann»l de 
1» r édae t ian et d» i'adsni- 
i.de nasse jansnal. 



LA RB1>A€TI4>N. 






L 



CA ET LA 



Dénal intcreol- 




•«irons - À'enai" 



Français 
rVuteereW »"OiU«a 




flnortfvee 
ananwisTTnAT 




loe M. P. JoeepaY entre*. O .) 
M. U neeiet de» Btnée» et 0»- 

recteur de lu •' des. Débats] 

Français nan» quittait eea joue» 
derniers penr un vtvyege d'affai- 
res. Il est remplacé à la Préfee 
ture par le R- P. J. Hébert, 
tandia »»e k B P Marna eut 
à la Direction de la Société de» 
Débats. 

Apre» qmeWus» jours à l'Hu 
)ùtal Oénéra^ M. Charles Daiy 
de îlestsn fini n' set est retaux- 
né cites se» p axent» Il souffrait 
ô» dépression ncrveaae. 
• • » 

11 y a quelque teams. Edward 
Poster, de Carthage, N.-T., sn 
trekième année du 'caurs dgs 
arta^ quittait 1 Université pomr 
entrer su service ds la marine 
Américaine. 

"Cro«*d Wire»" 



Pièce 



1» prwaiere'' 



Victoire des nétree sur 



Vtlleiie«ve 

Cardinal 



aV 
Koa 



carrière. 
l' Université. — 



)us apprenons avec joie que 
, Trê» Saint rète le Pape 
de nommer cardRnaf, le 13 

ier dernier. Son Ëxcelanee 
Rodrigue Villeneuve, Oblat 

laric Immaculée, archevêque 
uébec. A 

TiUsneasve a fait as» étu- 

Frèrss ds» Beeke 

au Mon» asint- 

de Montréal. U 

les Obl»to à 1 âge de 18 

se» études 



jt-Jos»pë d'Ottanm. 



Iprè» se» études théologiques. 

ExeeRence fut nommé pro 

sur à ce même seolastieat et 



La société des dénets sa- 
glai» de l'Université donnait, 
le 18 lévrier dernier au Lktle 
Théâtre, a» séance aaaneHe. On 
interpréta la comédie en 3 acte» 
de aULPnrdy "Croesed Wi- 
res". L'habile direction de 
notre directeur. M. H»rry Ha 
ye%, et ha talent dee acteur» an 
firent un anses» m'aassnteir* va- 
nu nombreux quitta 1» théâtre 
satisfait. 

MM. Peter Maadonald, Ray- 
mond Labarge et Dalten O'Don- 
Aéll dans les rôlea principaux 
ont retenu l'attention. 

La Rotonde est heureuse d 'of • 
ftrir ses plus sincères félicita- 
tâtSHi m.1* Société des Débats 
Anglais et à son Directeur dé- 
voilé. 

»f ^- 

AU JUNIORAT 

Tït. Lahauré 



Sous le distingué ,pa 
de Son Excellence Mgr Guillsu- 
sae JForeeav et est pcésemee de 
siwi\ dignitaires, l'Univer- 
sité d'Ottawa a remporté la pal- 
me dans la discussion annuelle 
de la Kgne intercoMégiafe. 

Le 16 février dernjffir Àja le 
salle académique, no» tribun», 
MM. DsJton OTJonnett et Wrt- 
liem X O'Shea, avocats de l'ai- 
rrrmative, i^mportniexit nnr brit 
lante victoire sur leur» adTersai- 
res, MM. Major Stephene et 
Bruce Mnnro du Conèfis »ehop. 
lie libellé du débat se lisait 
ainsi: ''Cette assemblée approu 
ve le» activité» du Japon en 
Mandehourie". 

Bn qualité d» président du 
jury, M. T. Phelsn felicit» les 
quatre orateurs pour le travail 
qu'ils t'étaient imposé afin de 
traiter avec maîtrise cette épU 
nêuae question sino-japonaise. 

Lee autres juges étaient MM. 
Oerald 8rms et le Dr C. T. Fink. 
L'avocat Art. Cfiïffe occupait 
Te siège présidentiel. 

Bb attendant la décision du 
jury, M. Ctuffe esquisse briève- 
ment* l'historique des débuta* i»- 
tercoffégiaux engrais qui' datent 
de 1900. Ces débats, nous dit- il, 
ont pour mit de familiariser nos 
jeunes étudiante d'Ontario et de . 
Québec, à l'usage de la parole 
pabiiaue. 

Il r e m ercie le» orateurs pour 
leur travail et les auditeurs pour 
1 intérêt avec leeuei 0» ont snâvi 
la discussion. 

r » 



riate «mértcain — mauvais calcul — nos route» se «ont cou- 
vertes de panneaux-réclames rédiges en mauvais anglais. Une 
emnasmgne se paarssaa ndiselscment posa* m. reirjancleattosi d» 
la province de t>sclier. rtotre reeolutlofi est de m aae e m d et «de 
lôuWB'nos frjrccf . 

Cette question de l'Industrie et du commerce pose un 

problème beaucoup plu» grave et de plus grande ampleur. 

Les Csm»ettevie-Fr»neal» seett en Uftin dt deventr ene» eu» 

un vnete pesjpee de proiétairea. ffosm diilisUliWW à nos pe*- 

Uque» et A ne» éeonnmlets» de redresser cette sttsaUon. Nos» 

iiisttVssTim potot ente It» se serve des i lt H e s e e» mtsreOe» 

ds sotie stsv t nce pour exnrrpremettre os nos» rsvlr notre 

pstrlmslne moral et nous tstpeser H stts dee eectsture». Neu» 

n'entendons porst non prss/osTI eost tedéflsSasesi «atWe à 

des capttsllote» étrangers ont essasrtent en dênnlttf e sstr» 

fonds nsttMisl et ls mi s d'oconc c as s dlfnse rrsneslae. de 

fialssjfi contre nos I ng enfesr » et nos tes trn s rten s «n vérlts- 

ble oetractsme et de ne noue itsu e er dsss ls vie écensnalque 

de notre psys que de» rôles de manoeuvre» et de deeneetlsses. 

rfsus rr' l gf iw on» potot ose tontes ces revendlcstloss esl- 

gent de hi genéietton actuelle un grand et goséiess effort. 

Ls lutte que nous entreprenons sers longue et elle nsers 

ensace ersbostrr que si etie este être persévérante. 

Non» ne serons respecté» dan» notre 
conquérons ls forée et ls dignité. Notre Jamsue 
tore ne seront efflcaeement défendues une si elle» fflP **!** 
sur un ensemble de. forces, une vte «^ ià? 

ordonnée. 

Nous faisons donc appel à la Jeunesse, à toute la Jeunesse 
de notre race: à la\ jeunesse universitaire, à la Jeunesse des 
collèges et des écoles; à la. Jeunesse ouvrièrsv à ls Jeunesse 
agricole, à ls Jeunesse pi e diM ii sss i HIr . Que dans ton» les ets- 
msuies de la vie nationale le souci s'éveille, srsent, de recon- 
quérir les positions perdues, de tsdie assjprsr l'avenir. C'est 
à un vaste labeur intellectuel, littéraire, artistique, -scientifi- 
que, économique, national que nous les Jeunes, sommes con- 
viés psr ses essnrnees de notre temps. Seareensns-nou» sus 
nous ne serons maîtres csssvssss que st nsus derenons di- 
gnes de l'être. 

X X X 

Le cuTte de tout ce qui est nôtre doit nous émouvoir, Par 
votre signature au bas de ce manifeste, voua saisissez rocca- 
sfon de prendre part à un excellent mouvement de régénéra- 
tion. Que esseutt s'empresse de répondre et par S prense 
rang dans la phalange de noa Joutât» p s trio t ea • 



JADIS 



BécoptUa as 

Le ^SuTorst du Sacré-Goeûr] 

célébrait ie 17 février dernier, le 

Que» années plus tard, il en[ I07em» asniverssire à^l'mn- 

ut le supérieur. Durant ces bation dea Règles des Oblats te 

grand jour coïncida avec la vi- 



ièros années, jusqu'à son 
tion à l'épiscopat, il ensei 
le Droit Canonique à l'JBco- 
lupérieure de Théologie de 
iversité d'Ottswa Mgr Til- 
uve est docteur en pniloeo- 
. en tbéologie et en droit ea- 
urue de l'Université. 



Le» Anciens 

an Qnef n s 



anoMn etare et ancien 

ifessnui des facultés de paiio> 

[hic et de théologie de notre 

versité. Son Excellence est 

lus de» nôtres. Et d» la 

par troée foè» honorée du 

nt-Si«ge doit nous causer «ne 

bien légitime. 

ommé evee.ua de Gravel 
irg sa W30, Mgr Villeneuve 
imssédistenTent fait remsr 
r par son habileté à manier 



af taire» d» son diosase. 

tdaat 9eave)sosrs; ne d 

SSSVtSSSSs ssnserver 

iml évêque, puisque us 



€e- 

it 
son 

an 



a tard, Rome l'appelait à os- 
er l'important siège d> Que- 
. Son BxceUence a sn dans 
Iceurt enpace de t«mpu qu il 
B a été donné de diriger 1 an- 
bienne capitale, se taire aimer 




apprécier de tout son clergé 
4e tous ses fidèles. Nous 
ns droit d affirmer que le rè- 
de Mgr Villeneuve, comme 
inevêque et primat de l'Bgli- 
«adieuDe, sera l'un des plus 
■ses et des plus fructueux que 
Québec ait connu. 
'Â Aussi, nous nous joignons à 
Bus les Oblate de Marie Imma- 
lée pour nous réjouir d* 1 
lonueur qui rejaillit sur leur 
ille. 

La Rotonde est heureuse d'of- 

r as» hommages au neuves»» 

ince de l'Eglise, et lui souhai- 

lougu« et fructueuse car- 

.Vivatr V 



site du Père Labouré. 

Ter» 4 heure» dé 1 après-midi, 
à 1» salle d'étude, use adresse 
fut lue au distingua visiteur, par 
M. Maxime Sarault. Le Supé- 
rieur général répondit à redres- 
se en termes choisis. 

Après eette céréxaonie, la 
comnxsnauté et les ésèves deseen 
dirent k la ehapeile pour la bé- 
nédiction du 9%-Sa«reaienL A € 
heures* est banquet suée' 
était servi su réfectoire. 

La fête se as iiaina par une 
séance dramatique et musicsle 
au s»n»-spl de régnée Sasré- 
Cbeur. * 

AVALEZ^A... 

M. Maurice ( Cbieï) "Dupont a 
déclaré que sa» nombreuses oc 
cupationa sociales ( ! ) l'avaient 
empêché de préparer une repli' 
que lors du mémorable débat de 
vendredi, le 17. 

X x x 

Pas encore de réponse pour le 
"petit" ddemne de Gérard Cba-j 
rette..... 

x X » X 

M. René Ménaid. notre popu- 
laire rédacteur rêve encore à son 



"parfwti benhêm 



Dieuèn*. 



1ITTLI 
Le Mardi 7 



T H. £ A T^SV* 

, à a.3e fart. a. ■ 



IL T A 36 ANS 
1$9£ — Mgr Dontenwill, 
eoadjuteur de New -Westminster, 
rend visite jà 1 Université. lies, 
adresses luiront présentées eu 
français par M. Lavergne et es 
anglais par John-T. Hssdey. 
Mgr Lange vin, d» St-Bosifsee, 
était préeest. A eette occasion 
le club dramatique je»a "Ri- 
chelieu". Les prineipauat se- 
Unr» étaient: Dojle, VarreU, 
l'ayment, Bonis, Belger, Att>in. 
McGkade et Mylea. -Ie.lP. 
II.- A. Cenetaniineans 0*. M. I . 
Micced» au IL P. J. McÔue»i»v 
O. M. L, su seate de recteur de 
l'Usi'vevsiaé. — ATéèeéa Froav 
çam. "Le femeier est plu» utile 
a son pays que le manufaetn- 
jHor*'. aitirnsative : |Sw-A. Fl- 
nsrd et L. Peysiest; négative: 
K. Richard et R. Lapointe. "Le 
Canada bénéficierait de l'an- 
nexion suc Etais-Unis*'. Ailir- 
mslive: B. Pinard et B. Pa- 
tkjer; négative-: A. Lapointe et 
W. Deran. 

tL T A 30 ANS 
l£0b\ — Joute de gouret en- 
tre les professeurs laïcs et les 
philosophes. Professeurs: Day, 
ifacDonald, Nagle, Keeley, Mc- 
' Millau, Oasey et Noîan (capt). 
Philosophes: Celtin. Pr. Vérorr- 
neasi, Meagher F. Stanton, Bbh a , 
ITalVingan et Macdonald (eapt.). 
T e» philosophes sont vainqueurs. 
— Le cluè Gamache de la Petite 
Cour remporte le championnat 
an gouret san» avoir perdu un« 
seuie partie de Uvsnss'n. Aligne- 
ment: Gamache, Labrosse, Bar- 
linquette, R. Valiquette, Létour- 

aeaU) Joron et St-€oorges s 

(à- suivre) 



truite é» I» ***£ psge» 



L.'excellence du cours d'étu 
des fait le «njet de plusieurs 
paragraphes. ^Les Anciens de 
Montréal sevent la mission 
qu'ils ont à -accomplir en ce 
sens: faire connaître à leurs 
concitoyens res avantages d iuiv 
instruction essentieHement bï- 
bague, scientifique autant qne 
littéraire. 



provinee voisine. H est grand 
tempe d ssleur», et il leuui 
lisujisjii eeiUsr-. 

L» soirée n 'sursit pas été 
comptete ai M. Ijéonard BeauU 
m auras avait régalé d 'une sui- 
te de pisses qu'il sut servir avec 
tout l'art qu'on lui connaît. Le 
Dr Démets, écbevm du quartier 
Mercier, y alla aussi de quelque» 
morceaux joyeux et choisie. 

Et l'on se sépara, bien déeû 
ans i revenir I an prochain . . 
si la crise n'a pas frappé trs> 
dur. 

Roger OU [MET, M. 



i 



Ensuite déniant devant nous 
les hommes célèbres de l'époque, 
dont le caractère se defin.it peut- 
être mieux encore grâce à plu- 
sieurs anecdotes dont il» sont les 
héros; MacDanald,- Laurier 
Ckasleau, kodorphe Lemieux, le 
Roi Edouard VII obtiennent sn 
grand suucè» et provoquant def 
sourire» attendrie: ls» grand» 
hommes placent toujours quand 
ils se rapprochent du oesuniie 
des nwctel»! 

Un vigoureux V-A-ll, lancé 
par les poitrine» de vingt ae» 
et un peu pruS. reçut une ré- 
ponse au raienti de la part dfes 
tnetru jeune». On se serait cru 
au Parlement, oà la cloche du 
Sénat semble marquer l'allure 
tranquille des Pères Conscrits, 



LES ANCIENS 



M. Boxuoud Léveauue, de 
Sturgeons Falls, actuertemenl 
en prenrière année de pharma- 
cie, k Toronto-, a été éîn prési- 
dent de sa clasee. Nos féjicrtfr- 
lions à notre confrère. 

M. Hector Gauthier, d'Otta- 
wa, a été semsié résscUur ds 
"Nouvel Ontario ", de Su(J»Urv. 
Née féhekst iono à ce- jeune je*m 
naliote. 

Le R. P. Arthur Biloileeu, 
missionnaire Otdat q»ù exerce le 
1 nvinstère à Albsny, dans fa ré- 
gion de la Baie James, était de 
passage à rUnversrté. Ls visi- 
te: du Père Biloileau intéri 



rranquiup uni x-nc» v^u^»»»», •- — - nA1% . « 

alors que celle de la Chambre . eaucoup d anc.ens, ses confre- 



égrène à une vitesse folle ses no- 
tes aigres et stridentes. 




Gala Dramatique 

National 



lu** patroaas* et 
W GomrnMt C int rer 
Concours éléminatoàre entre 



l'Caerarsué. le Groape B>aaU« ei 



Lea bèUets en vente par les élève» 
SVte *l. 10. tasc oomertoa, 



ANNONCEURS 

L Administra Unr s» fer» 
tonjeues set psOstr de esse 
faire sourvesse preenpte- 
naent le» tartfa sTan a sei eef 
de notre journal. 

L' ADWBNISTR ATION 



Gnose extraordinaire, persuu-. 
ne songea à parler de la erise. 
Seule la .diminution du nombre 
des convives témoignait diacre* 
temént de l'existence de cet état 
(-de dépression. Nous devions être 
au moins cent, et le Père Ls>| 
gault, nuquel revient tout le 
mérite de cette fête de famiHe, 
semblait satisfait: c'est l'essen- 
tiel. 

Le Très Rév»'rend Père Rec- 
teur fit une brève allocution et 
I <# !a des changemente apportés 
dans la ch»rte pontificale de 
I l ni versité. 11 touche ains» 
aux modifications de la loi d c 
ducation d'Ontario, qui, de- 
vra ieat rendre meilleus» justice 
à l'élément franeepbese »X la 



I 



v 

1 

' 



1 






es dy crasse. 

Paui-L. Beleourt a été asso- 
lé au Barreau d'Ontario et as- 
sermenté camene avocat et pro- 
cureur à Osgoode Hall, le H 
tlcrnier. Il fait déjà partie du 
Barrea» de la provinee de Qué- 
bec. Ne» félicitatioss et meil- 
leurs voeu» au nouvel avocet. 

No» sympathies à la famille 
DOré à 1 oecaeion de la mort da. 
W. Jérémie Doré, '*ss"i surve- 
nue à Ottsw» re 34 février. 

Nous arjpreneue avec regret 
la mort 'de W. Ewjle Delhale, 
s.irvenut au Saaatoriirm «le Len- 
don, Ont. A m famille nous of- 
iron» nos " sympathies. 

Ifos etts^cureuses félicitations 
à M. Rodrigne Bédard, heureux 
easssnt du débat Montrés** 

*-*■ *«- - - - 

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DEUX VICTOIRES DES 




Beau travail dea Carabins» — - Devine, Cowley 
Barnabe s'illustrent— Victoire sur Queens: 
4-1, et sur B. M. C.: 3 2. 



et 



Joute contre Queen 
Mardi, le 14 février notre 
équipe intercollégisle se rendait 
à Kingston pour inaugurer la 
ligue Intermédiaire. Le soir 
même, l'Université d'Ottawa 
croisait le bâton avec universi- 
té Queens. J^os porte-couleurs 
enfilèrent trois points dans le 
surtèmps sur des coups de 'Bill 
Cowley et de Peter Devine. Bill 
Cowley réussit deux points du- 
rant la bagane. 

Le duel se termina enfin par 
une victoire de 4 à 1 euiaveur 
de noH savants. 

Joute contre R. M. C. 
Mercredi, le 15 février, tou- 
jours à Kingston, l' Université 
d'Ottawa iouait une deuxième 
partie contre les Cadets du Col- 
lage militaire. 



Le R. M. C, débutant à vire 
allure, prit la haute main du- 
rant les deux premiere»periodes, 
et aux des coupa de Pop Irvin, 
enfila deux pointa. Mais vers la 
fin, notre Varsity roula avec 
avec d'entrain. Pete Devine se- 
coua la cage ennemie, en 6 '10"; 
puis, Barnabe, héros de nom- 
breux engagements, planta deux 
points rapides -et bâcla l'affaire. 

Le match se déroula devant 
une assistance enthousiaste- qui 
applaudit, fréquemment la vic- 
toire du Varsity. 

Alignements du Varsity 

Buts, F. Benoît} Défenses, E. 
Barnabe e\ T. McAndre^^cen- 
tre, Bill Cowley ; ailes^ P. Devi- 
ne et D. Cowley; sutwt: P. B. 
Stbrvan, A. Perrier, L. Fortier 
et W. Lafleur. 



Nos skieurs à Lucerne-en- 



L'Université se classe cinquième dans le Concours 
Annuel Intercollégial. 




Le* Anciens au 
Queen 9 s 

Le dinar des Anciens de Langue française à Mont- 
réal, le 8 février. 

Conférence de Maître Charles Gaudet. — Allocution du Père 

Recteur. — Au programme: Léonard Beaulne 

et le docteur Deniers. 

MONTREAL, 8 février, Hôtel heures les timides vagissements 

Queens. — "On m'a demandé de 
tous faire un discours. Le nom 



ne me piaf t pas plus qu 'à vous 
Pour vous, entendre un discours 
Veut dire que vous devez subir 
patiemment et. même silencieu- 
, sèment une opération à laquelle 
Tous aimeriez à vous soustraire. 
.... Je* crois que ce soir, ce que 
nous aimerions tous, ce serait de 
pratiquer l'art de flâner. Je 
voudrais profiter d'une réunion 
-de vieux amis pour donner en 
peu de mots une causerie qui 
nous permettrait de faire rentî- 
tre nos anciens souvenirs et -res- 
serrer les liens qui nous atta- 
chent au passé ... " 



Le huitième Concours lu ter - 
national Intercollégial des 
Sports' d'hiver eut lieu à Lu- 
cerne, les 17, 18 et 19 février, 
sous les auspices du Red Bird 
Ski Club (Je l'Université McGill 
de Montréal. Favorisés par une 
température idéale, les organisa- 
teurs obtinrent un vif succès. 

L'Université d.'Ottawa était 
encore une fois vaillamment re- 
présentée par Edwin Connolly, 
Brian Bûrke^John Currie, Lu- 
cien Lafleur, B. Surtées et Paul 
Major. Nos confrères décrochè- 
rent neuf points, ce qu,i les clas- 
sa cinquième dans la course 
pour le trophée Dartmouth. 

Edwin Connolly, champion in- 
tercollégial au tennis, fut se- 
cond dans le "mile downhilT ra- 
ce". Le parcours difficile de- 
mandait beaucoup d'habileté de 
la. part des concurrente. Et Con- 
nolly ne fut battu que de cinq 
secondes par Eddie Blood, du 
New-Hampshire, qui arriva pre- 
mier. 

Brian Burke, héros du Con- 
cours au Lac Placide, durant les 



vacances de Noël, ajouta de non- 
veaux lauriers à sa réputation 
de skieur accompli. Il se classa 
second dans la course de 18 ki- 
lomètre*. Encore une fois, "le 
Destin" s'acharnait h nos repré- 
sentants puisque Bur^e ne fut 
distancé à la ligne d'arrivée que 
par une seconde. B. Bail, de 
McGill, décrocha les honneurs 
de cette éereuve. 

Enfin, Bob Surtees, patineur 
de fantaisie, dut céder la pre- 
mière place, à Lyman Wake- 
field, de Dartmouth. Le style 
libre de Surtees était sans faute. 

Quoique les trois derniers 
membres >de notre équipe ne se 
soient pas distingués, ils firent 
cependant bonne figure. Là 
malchance frappa spécialement 
Lucien Lafleur et Jdhn Currie. 
Le premier cassa son ski dans le 
concours des sauts, cependant 
que "Red" s'écarta du parcours 
dans la course de 18 kilomètres; 

Somme toute, nos copains mé- 
ritent de chaleureuses félicita- 
tions, car ils représentèrent di- 
gnement l 'Université. 



Ces quelques phrases d'intro- 
duction, débitées d'une voix 
S rave et posée par un monsieur 
ont la physionomie s'était em- 
preinte de bonhomie souriante, 
firent dresser l'oreille aux plus 
gourmands qui dégustaient -de- 
puis sept heures trente un choix 
de mets susceptibles de conten- 
ter les palais capricieux de leurs 
ancêtres, Lullucue et ses com 
meneaux. 

Et Maître Charlea Gaudet, 
eonseil du Roi, avocat au Bar- 
reau de Montréal, qui préaidait 
6es agapes, ne désappointa per- 
sonne puisqu'il sut faire revi- 
vre aux yeux de tous, pendant 
une courte demi-heure, une 
tranche de vie collégiale du siè- 
ele dernier. 

Arrivé au Collège StnJoaeph 
en 1878, Me Gaudet ne devait 
en sortir que quatorze ans plus 
tard: preuve qu'en ces temps 
lointains, - les études s'eceom 
plissaient avec sérieux et aéré 
nité! D'ailleurs, tout semblait 
■'▼prêter: le parfum du bou- 
quet de 1 il as en face de l'église 
8t- Joseph, la simplicité de l'édi- 
fiée qui abritait les élèves, l'at- 
moap-hèreN^ligieuse de H cha- 
pelle érigée, grâce à l'initiative 
du Père Ffnm, la douceur dea 
fauteuils de la salle académique 
ou, parait-il, les parents et les 
meilleurs amis dea élèves ve- 
naient aouventea fois ae reposer 
et peut-être a 'endormi r 4 en 
•coulent pendant de longues 



d'artistes amateurs en herbe. 

Mais n'oublions pas que cette 
joie de vivre et de travailler (t) 
prenait sa source dans la disci- 
pline assez sévère d'alors qui 
était appliquée par "l 'état-ma- 
jor^ de la ' Compagnie dea 
Oblats. Et le conférencier passe 
en revues quelques-uns de ces 
vieux soldats, vétérans de la 
guerre d'Italie ou du désastre 
de 1870, qui savaient comman- 
der et instruire, le Père Chabo- 
rel, ancien fantassin, maître 
d J escrime de première force, 
surveillant des petits; le Père 
Balland, la terreur du collège* 
qui servait d'exemple au Père 
Filiâtre, professeur de philoso- 
phie morale, lorsque ce dernier 
campait le type de l'homme 
ours, au cour» de ses analyses 
psychologiques; ancien officier 
de cavalerie, le Père Balland 
était aussi fort en mathémati- 
ques qu'en littérature* et en 
musique. Puis c'est au tour du 
Père FilnnSNk personnage stu- 
dieux, intelligence d'élite, bon 
prédicateur et excellente plume 
à la pointe souvent acérée qui ne 
ménageait pas toujours ses con- 
frères: le Père Nolin fut une 
fois l'objet de son ironie, au 
beau milieu d'un sermon ... le 
tout, naturellement, dans les li- 
mites d'une charité bien chré- 
tienne . . . Enfin, la silhouette 
sympathique du fondateur du 
collège le Révérend Père Taba- 
ret, est esej^ssée en quelques 
coups de pinceau: intelligence, 
dignité, force de caractère, voilà 
ce qu'il était. .Et Monsieur Gau- 
det de faire allusion au sacrifice 
admirable de ces hommes éner- 
giques qui vinrent apporter le 
vrai verbe de France au milieu 
d 'une province Jingo. Il ne faut 
Jamais perdre de vue, en effet, 
l'origine essentiellement euro- 
péenne de l'Université d'Otta- 
wa, origine que les dirigeants 
actuels auront à coeur de se 
rappeler en conservant parmi 
eux les quelques Pères français 
qui ne sont pas disparue. ' 



Le débat Interuniver- 
sitaire de Québec 



Léo Lafrance et Maurice Dupont, nos porte-couleurs. 
— Leur défaite. — Le troiihée Villeneuve > 
à l'Université de Montréal. 

■ ' i 

Le manque d'espace dans nos i fait preuve de talent. Ceux qui 
colonnes nous a forcés à remet- les ont entendus s'accordent à 
tre à aujourd'hui, le résultat! dire que leurs discours étaient 



à la Mme 



du débat interunivemitaire à 
Québec. Nos lecteurs savent 
que nos représentants dans la 
[.cité de Champlain étaient Mau- 
rice Dupont et Léo Lafrance 
et n oua sommes heureux de 
vous ; dire qu'ils y ont 
fait belle figure. Us ne 
furent pas vaincus mais ils ar- 
rivèrent seconds comme disait 
l'honorable Taschereau. L'é- 
lite de la vieille Capitale a vou- 
lu de nouveau encourager la 
jeunesse étudiante et l'applau- 
dir. Cette soirée était sous la 
présidence d 'honneur de Son 
Excellence Mgr Villeneuve. 
L'Archevêque de Québec qui 
étant resté vivement attache à 
la capitale fédérale, était heu- 
reux de voir les jeunes étudi- 
ants de l'Université d'Ottawa 
se mesurer avec ceux de Qué- 
bec. Maurice Dupont et Léo 
Lafrance ont fait bonne figure, 
ce qui est tout à l'honneur de 
nos éducateurs, de ceux qui tra- 
vaillent ici à maintenir les 
droits de notre langue et à la 
faire rayonner. 

MM. Maurice Kieffer et 
Georges Pelletier, représen- 
tants de l'Uni vereité Laval 
ont montré certainement plus 
d'expérience de la tribune que 
nos amie Dupont et Lafrance. 
Cela s'explique un peu, les étu- 
diants de Qùè&ec étant plue 
avancés et en âge et en étu- 
des. Ils étaient plue libres dans 
leurs gestes, plus maîtres d'eux- 
mêmes. Ils ont parlé avec con- 
viction, avec chaleur et avec 
un art véritable. Ils ont sur- 
tout montré leur supériorité 
dans la réplique. Mais MM. 
Dupont et Lafrance ont certes 
1 i 



NonVeDe Victoi 
du Varsity 

Ottawa, 4; Queens, S. 

Ceux qui se sont rendus 
Minto Rink, mardi dernier 
21 février, ont pu admirer 
brillants joueurs, qui pour un 
seconde lois infligeaient 
défaite à Queens par un 
tage de 4 à 2. 

La joute fut rapide surtou 
À la 3iême période. L6$ gare ( 
Queens n'avaient rien .à m 
nager pour éviter un Wanchi 
sage qui s'annonçait. Au 
cette période commencée à 
ve allure,. mit*la foule sur le 
qui-vive. Bientôt un. point s' 
registrait pou* Quféna: p 
un second. Mais ce fut tout,] 
malgré la lutte superbe qu 
non adversaires livrèrent jm> 
qu'à la fin, nos hommes ren- 
dirent leurs ejfforts inutiles. 

-Tous nos équipiers méritent 
des filioitations aurtout le pe- 
tit Bill Cowley. Son jeu intel- 
ligent noua ravit. 



VI- 



plua documentés, plus travail- 
lés que ceux de leurs adver- 
saires. Ils avaient une cause 
difficilfctft ils l'ont défendue 
avec force. Lee Timbres du 
jury étaient: l'honorable L. A. 
Taschereau, premier ministre 
de la^province de Québec, les 
Honorables juges Barnier et 
Galipeault. 

Après avoir délibéré pen- 
dant une dizaine de minutes, 
M. Taschereau parle au nom 
des juges. "Lorsqu'il y a une 
besogne difficile à accomplir, 
dit le Premier Minitre, on me 
la confie toujours. Notre tra- 
vail, ce soir, était très difficile. 
Les discours que nous avons 
écoutés sont certainement très 
bons. Les quatre orateurs ont 
beaucoup de talent mais puis 
qu'il noue faut décider, nous 
accordons la palme à ceux de 
Québec, Nous sommes unani- 
mes. . . ce qui ne veut paa dire 
que nous ayone^ raison. Je féli- 
oite donc les vainqueurs, de mê- 
me que leurs confrères d'Otta- 
wa. Nos amis de la oapitale ne 
sont pas ce soir dea vaincus: 
nous leur accordons simplement 
le second prix!" (applaudiase- 
mente) 

s' 

L'Université de Montréal qui 
gagna le débat. i Ottawa et a 
Montréal, a donc remporté le 
magnifique trophée Enjeu du 
concours oratoire annuel en- 
tre les Universités Laval, de 
Montréal et d'Ottawa, ce tro- 
phée est un don de Son Excel- 
lence Mgr J.M.R. Villeneuve, 
archevêque de Québec. Il fui 
la rettompenre de nos succès 
oratoires... l'an dernier 



NOS ORATEURS 
AU COUVENT 
DU S^COEUR 

Vendredi, le 17, les Révéren- 
des Soeurs Grises de la Croix 
du Couvent de la rue Rideau, 
invitèrent les quatre représen- 
tants français de lTJniv< 
d'Ottawa dans le débat int 
universitaire à donner leurs dis- 1 
cours devant les élèves. 

Mademoiselle Fernande Pilon 
reçut les orateurs. Mademoiselle 
Madeleine Comtois, avec la gen- 
tillesse, qu'on lui Connaît, pla- 
çait lies invités. 

MM. Gérard Charette et Fran- 
çois Chevrier, avocats de l'affir- 
mative et MM. Léo Lafrance 
et Maurice Dupont de la néga- 
tive. M. Hector Monette, prési- 
dent de la Société des Débats 
Français occupait le fauteuil 
présidentiel. 

Mademoiselle Jeanne Pelletier 
souhaita la bienvenue aux in- 
vités. Le débat terminé, Made- 
moiselle Annetto Charbonneau 
les remercia et accorda spiritu- 
ellement la palme aux deux co- 
tés. 

Quelques élèves de l'Univer- 
sité assistaient. On remarquait 
entre autres, MM. Gérard Ca- 
ron, Adalbert Laframboiae, Léo 
Landreville et Georges Lewis. 



SYMPATHIES 

"La Rotonde" se fait l'in- 
terprête des sentiments 
sympathiques que tous les 
étudiants de l'Université 
éprouvent à l'égard de Lue 
Brault "SI", récemment ai- 
fUfé par lu mort de son 
père M. Joseph Brault, sur- 
venue à Windsor, le 15 fé- 
vrier dernier. 

LE REDACTEUR. 



Ht, ru* Dalhoirai* — Tel: R. 

UbrairieGodin 

Articfea d. OIbm* 

Articles R*ligi«ux 

Eno«dr«m«nti, 




Encouragez "La Rotonde" en Tachetant régulièrement 



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JOURNAL K-MRNStTuX 



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ABONMsflauVfT: se) 

LK NUMERO: S sous 



La Rotonde 



Rédacteur en chef: 
KBNB M EN ABD 



de l'Université d'Ottawa 

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Administrateur: 
PHILIPPE GAGNON 






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Volume I 



OTTAWA, LE 15 MARS IMS 



Nu I 



De Poptimisme à F utopie 



Vers, le milieu de Janvier dernier, l'une des propagandis- 
tes les plus en vue de la vieille province de Québec, faisait 
part A un auditoire de la Capitale des démarches entreprises 
en vue d'obtenir le suffrage féminin dans l'ancien Bas- 
Canada. 

Longuement applaudie par l'assistance de femmes d'af- 
faires, elle a sans doute réintégré aea pénates tr£s/ satisfaites 
de son accueil à Ottawa, et désireuse plus que Jamais de con- 
tinuer son apostolat chea nos' voisines. Attaquer notre dis- 
tinguée compatriote, il n'y faut pas songer à la suite) de aea 
succès. Condamner #u Idées très optimistes, encore moins. 
Emettre des opinions contraires à sa doctrine é g a li t a ir e de 
l'homme et de la femme est un crime de lèse-majesté. 

Eh! bien, Je commets ce délit. J'espère que mon au- 
dace ne me fermera pas tout accès à l'amitié al chère, quel- 
quefois réconfortante du sexe faible. Stimulé par mon ad- 
miration et le respect que Je témoigne à la femme. Je déplore 
sa chute du piédestal où l'avait élevée l'homme des Grands 
Siècles, et ne puis que mésestimer la suffragette ou la femme 
d'affaires perdues dans les nuages de l'utopie. 

Paix aux courageuses, obligées de gagner le pain quoti- 
dien, paix a toutes celles qui occupent des positions où la 
délicatesse féminine est nécessaire. Edifiés par leur sim- 
plicité, nous reconnaissons leur vertu et leur dévouement. Au 
contraire, soulevons-nous contre le travail de ces assoiffées 
du luxe ou de ces hallucinées a la poursuite d'un idéal dan- 
gereux pour le bon gouvernement du monde entier. 

Paix à la campagnarde dont l'abnégation est sublime. 
En 1914, l'Europe n'a- t-elle pas vu de ces femmes poussant la 
charrue et battant la blé, pendant qu'en première ligne de 
feu leurs maris ou leurs frères offraient leur vie en sacrifice? 
Grâce au travail ardu de la fermière, la terre conserva sa fé- 
condité, et dès le retour au bercail du glorieux poUu-culUvà- 
teur, d'abondants épis de blé se couchèrent sous sa faux. 

Dans les villes, 1017 volt l'envahissement des bureaux 
par la péronnelle à l'affût depuis longtemps. Voilà bientôt 
quinze ans que l'homme est frustré dans aea droits; n'est-il 
pas grandement temps que les filles d'Eve capitulent et lui 
remettent les moyens de vivre sans mendier? D'autant plus 
que nos "égales" ne sont pas faites pour la vie des affaires. 
Masculanisées, elles affectent des allures d'une liberté révol- 
tante, indices de la Jeune fille mal élevée, future épouse 
épouse marquée par les effets directs d'une civilisation pres- 
que romaine. C'est maintenant qu'il s'agit de prêcher le 
"retour au foyer des enfants prodigues" égarés par les moeurs 
lâches des grands centres, puisque le "retour à la terre" pro- 
gresse de plus en plus. 

Se dévouer à faire le bonheur des siens, a élever chré- 
tiennement aea enfants est un Idéal bien au-dessus de Fégols- 
me de remployée féminine. Développer son intelligence par 
des lectures agréables, aspirer par une conduite honorable au 
respect, à l'admiration, à l'amour de l'homme sont autant 
d'activités supérieures à la routine inévitable de la dactylo. 
Mesdames, votre place nest pas sur la tribune au milieu 
d'orateurs politiques; votre intervention d'ailleurs ne peut 
être que néfaste. Objets sacrés, n'exposez pas les ornements 
dont Dieu vous a parés aux invectives et aux lazzis d'une 
foule hostile, et encore moins aux critiques de la presse ac- 
tuelle. Rien ne vous empêche de seconder l'homme dans 
l'organisation, votre aide peut devenir précieuse, mais agissez 
dans l'ombre afin d'éviter les éclaboussures. 

Heureusement, le Canada est temporairement immunisé 
contre les avocates! Quel honneur de porter double robe, 
quelle élégance au Palais, surtout quelle éloquence dans les 
plaidoyers de fameux procès criminels, de misérables crimes 
passionnels, souillures indélébiles sur les trop Jolies bouches 
des procureurs féminins. 

Ambitions intellectuelles, ambitions législatives, ambi- 
tions gouvernementales... avant longtemps substitution du 
pantalon à la Jupe.... tout est dû à la compagne des descen- 
dants d'Adam... égalité, liberté, fraternité.... ces demoiselles 
veulent secouer le Joug infâme pour coiffer Sainte Catherine 
en masse; ainsi elles vivront seules et indépendantes totale- 
ment insensibles au véritable but de leur vie. 

Dieu merci, Québec voit clair et refuse le suffrage fé- 
minin. 

N'a-t-il pas devant les yeux l'intrusion de Vénus au Par- 
lement Britannique et Canadien. Mesdemoiselles, l'homme 
est-il vraiment un centre d'attraction si puissant, au point 
d'attirer à chaque nouvelle campagne électorale un nombre 
considérable de suffragettes presque aéchées, contentes da 



Parmi les monuments anti- 
ques des temps païens, il n'y en 
a pas qui soit plus intéressant 
que le grand amphithéâtre de 
Rome. Tout le prodigieux et le 
grandiose que raconte son his- 
toire attirent de plus en. plus 
l'oeil affiné des antiquaires. 

Les tempêtes du XVIIe sic 
cle l'ont laissé aussi gigantes- 
que dans ses ruines qu'il était 
resplendissant dans toute sa 
beauté. L 'immensité et la ma- 
jesté de son dessin nous disent 
la perfection de l'art i cette épo- 
que. Erigé sur le site des vi- 
viers, dans le jardin de Néron, 
il dominait les sdpt collines qui 
l'entourent Sa richesse et sa 
magnificence éclipsaient les 
splendeurs éblouissantes de la 
maison dorée de Néron. Quatre 
ordres d'architecture lui don- 
naient un caractère d'universa- 
lité. Martial dit même qu'il 
était plus prodigieux que les py- 
ramides de Memphia et les tra- 
vaux de Babylone. 



Une noble raine , J^£ fête» ^de Saint 

I honuMH remportent 
un plein succès 



A l'Université 



- Au Collège Bruyère 
du Père Rousaeau. 



Conférence 



Mais quel fut l'architecte du 
Cohséef La réponse à cette 
question comporte aussi celle du 
premier martyr. Après dix-sept 
siècles d'ardentes recherches, oh 
retrouva dans les catacombes de 
Ste- Agnes. une tombe de martyr 
qui portait l'inscription: "Qau- 
dentibus, rarchitecte du Coli- 
sée." Les ouvriers au nombre 
de 40,000 étaient des Juifs vain- 
cus, dont plusieurs furent en- 
voyés en Egypte pour travailler 
aux carrières de marbre. Ainsi, 
les murs de oe monument natio- 
nal furent cimentés avec les lar- 
mes d'un peuple tombé. Sa for- 
me éliptique était de 564 pieds 
de longueur par 467 de largeur. 
Bâti sur quatre-vingts arches 
immenses, il s'élevait jusqu'à 
une hauteur de 180 pieds. Le 
contour encerclait un espace de 
six acres. Soixante à quatre- 
vingts rangées de sièges en mar- 
bre, garnis de coussins, don- 
naient place à 150,000 person- 
nes. Les entrées au nombre de 
soixante-quatre, les passages et 
les escaliers étaient construits 
de telle sorte que chacun ae ren- 
dait i sa place sans trouble ni 
confusion. La première rangée 
était à l'abri des bêtes féroces 
par un parapet en or et en 
bronze sculpté, une palissade en 
fer et un canal. Quand la pluie 
et le soleil incommodaient les 
assistants, plusieurs centaines 
d'hommes vêtus en matelote 
couvraient l'arène avec une toile 
tissée d'or et de soie. L'air était 
rafraîchi par des milliers de pe- 
tits tubes qui répandaient en 
gouttes aromatiques une rosée 
de parfum délicieux. • 

Bn-deesous se trouvait un 
mécanisme d'une nature très 
compliquée qui donnait à l'arè- 
ne les aspects les plus divers. 
Des passages souterrains ser- 
vaient dé refuge pour les bêtes, 
ou, aa besoin, devenaient dea 



Des fêtes solennelles en l'hon- 
neur de St Thomas d'Aquin ae 
sont déroulées chez notre jeunes- 
se universitaire à l'occasion de 
la fête du Saint Docteur, son 
patron. Ce fut ' dimanche soir 
le 5 mars, que commencèrent 
les fêtes au musée de l'Univer- 
sité. Le B. P. Recteur présidait 
Trois philosophes ont présenté 
avec talent des travaux philoso- 
phiques. 

A L'UNIVERSITE: FETE 
DES ETUDIANTS 

H. James McGurdy, traite dé 
la philosophie comme étant la 
science des sciences et M. Gor- 
don Watson, de l'influence de 
la doctrine et de la sainteté 
de St Thomas. L'éloquence des 



LE GALA 
DRAMATIQUE 

La Société des Débats fran 
çaia de l'Université, La Rampe 
et le Groupe Beaulne ont été 
chaleureusement applaudis mar- 
di soir le 7 mars, au concours na- 
tional du gala dramatique or- 
ganisé par le Gouverneur Géné- 
ral du Canada. La Société des 
Débats f rançaie rendit avec suc- 
cès "Le Médecin malgré lui", de 
Molière. ^L Léo Landreville fut 
particulièrement brillant. MM. 
J. P. Desloges, Yvon Beaulne, 
Gérard Charette, Félix Leclair et Une entrevue avec le R. P. 
Alban Marion, très appréciés. Thivierge, bibliothécaire de 11T- 



orateurs et la solidité de leurs 
travaux furent très appréciées. 

M. Jacques Boucher, chroni- 
queur à "La Rotonde", fut le 
conférencier de la circonstance. 
Il a montré comment le cardinal 
Mercier a introduit le Thomis- 
me dans les sciences. Avec ces 
derniers, dit l'orateur, la philo- 
sophie s'engagea dans une direc- 
tion scientifique* Notre ami 
Jacques s'est distingué par la 
profondeur de son travail, par 
son éloquence académique et aa 
parfaite diction. Il a lait hon- 
neur à notre journal et nous 
sommes fiers de lui. 

M. Léo Landreville a été cha- 
leureusement applaudi dans ses 
deux déclamations: Les Plain- 
tes du Souffleur et "L'aima- 
ble voleur". 

L'orchestre de l'Université, di- 
rigé par le R. P. Arthur Paquet- 
te O. M. I n a exécuté d'une ma- 
nière artistique des pièces clas- 
siques de son répertoire. La cho- 
rale des élèves dirigée par le R. 
P. J. Martel, O. M. I., fut égale- 
ment goûtée et applaudie dans 
des chanta appropriés à la cir- 
constance. 



(suite à la Se page) 

e 

Réorganisation de 
la bibliothèque 



Les acteurs de La Rampe in- 
terprétaient "La Belle de Ha- 
gueaau", comédie de Jean Va- 
riot. Les riches costumes d'une 
grande fidélité historique ainsi 
que la mise en scène contribuè- 
rent aux brillants' succès du 
groupe. . 

La pièce en vers de Botrel 
"La Paimpolaise", interprétée 
par le Groupe Beaulne fut très 
bien réussie si on considère la 
difficulté l rendre les longs mo- 
nologues qui la caractérisent. 

L'unique juge, M. Henri Le- 
tondal. accorde la palme à La 



niversité, nous a livré quelqu* 
renseignements concernant la 
réorganisation de la bibliothèque 
en train de s'accomplir. 

Elle aura pour but de donner 
aux élèves du cours des Arts un 
accès plus facile aux livres, re- 
vues et journaux. A cette fin, 
un local attenant à la bibliothè- 
que est à s'aménager pour servir 
de salle de lecture. Il renferme- 
ra les ouvrages de foa^en rela- 
tion avec les diverses matières 
de classe ainsi que dictionnaires 
et encyclopédies. Cette section 
compte déjà plus d'un millier de 



Rampe parce qu 'il constate plus volumes choisis. De sorte que la 
de rythme et d 'action générale »- ,, ~ *• i->**""~ -»«»vii— *» wi«m* 



dans oe groupe que dans les 
deux autres. Il trouve que les 
acteurs de M. Beaulne dans la 
"Paimpolaise" ont parte trop 
vite, peut-^tre savaient-ils trop 
bien leur rôle. . . Quant à notre 
pièce de Molière, M. Letondal 
dit qu'il faut l'étudier sous les 
grands maîtres des conservatoi- 
res français pour la jouer selon 
la tradition classique. 

Si nos acteura n'eurent pas 
les avantages de la soirée, du 
mains leur diction fut haute- 



salle de lecture servira en même 
temps de bibliothèque de con- 
sultation. 

" j Les règlements que nécessite- 
ra ce remaniement seront pu- 
bliés en temptfopportun. 

Le bibliothécaire, dont le bu- 
reau donne sur la salle, veut 
bien sfe mettre à la disposition 
des élèves pour tout renseigne- 
ment concernant lectures et tra- 
vaux. Tous les élèves, les mem- 
bres des sociétés des Débats en 
particulier, apprécieront cette 
nouvelle organisation qui a pour 



nient appréciée, s'est quelque but de faciliter le contact avec. 

Isa livras et poriodiu.ucs, 



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LA — 1WM, VttAWA, 1* UAMS 1 W 



LA ftOTONDl. OTTAWA I S MAMIM 






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LA BONNE ENTENTE 



Jeanne entente» %>ei de 



antl latteur, n'a entendu ce 



abat- 






I 

m 

I 



Tï 



:«'■■ 







Mrtir de la bouche de quelque orateur? 

Nws voudrions aujourd'hui vous dire ce ouest cette 
ton»* entente, d'où elle vie* queltflnoyens ; prendre pour 
lubtentr et les avantage****** aWus procurerait 

La bonne entente est un «oawrement d^nà a 
Ire lea préjugés qui entêtent eut» ke ^g****** 
Àngjo : riradlen», les deux peuplée fondateurs de nejte 
pays mouvement reus-si de noeiesse et qui s'efforce de jre- 
concilier ces deux emmenas et de les établir dans une par- 
faite Égalité de drolta» , wm _ 

La mouvement prit naissance aux heurs* tronfcaantes 
vdt M Grande Guerre, vers 1915. Des hommes émlnents, las- 
sés de voir se perpétuer et se développer entre les deux grands 
groupes ethniques du Canada une division désastreuse, re- 
parurent de commencer une campagne de discours et de nieu- 
m an as ie but de pénétrer l'opinion publique de cette idée 
dm meiOear accord entre Canadien». LlL*— 1 

Parmi les apôtres de cette bonne entente, il causions de 
sagnalar le» Maure, lea Hawaa, les Moriey ont, prenant lait 
et cause pour les Canadiens français, entreprirent de fai- 
re tomber les préjugés que leurs compatriotes Angln-Saxons 
entretiennent trop souvent à l'égard des nôtres. 

Le mouvement donne bientôt nahnaare à une associa- 
tion, la "ITntty League", composée d'Anglo - Canadiens, a 
l'eneeption d'un seul feu l'honorable sénateur N. A, pdeemrt. 
Les membres de cette ligue, s'engagent à travailler, par la 
parole et par la plume à la conciliation des deux races. Au- 
jourd'hui, plusieurs dune locaux de bonne entente font écho 
à ce mouvement. C'est pour un fait, grâce à l'influence de la 
"Unity Léague" et au sentiment pacifique provoqué dans le 
peuple par les horreur» de la guerre mie noua devons In vol- 
te-face de le premier ministre d'Ontario, Ferguson, qui remisa 
le fameux règlement XVII, lequel paralysait nos activités sco- 
laires depuis une dizaine d'années., 

. Nous osons donc affirmer que ce mouvement présente 
de très grands avantages pour le pays en général, sans toute- 
fois nous bereer de nrtuston qu'il ne comporte aucun dan- 
ger pour nous, Canadiens français. 

't* nous avons la moindre notion de l'Histoire de notre 
pays, un fait, nous saute aux yeux dés la première page et 
nous poursuit jusqu'à la dernière, c'est que, depuis 1760, le 
meilleur de nos énergies a été absorbé par des luttes de race 
absolument stériles. SI, au lieu de nous quereller ainsi, nous 
nous étions développés normalement, notre civilisation serait 
certainement égale à celle de nos voisins du. Sud. Nous au- 
rions donc peaucoup à gagner par la bonne entente, car, une 
fol installée cnes-nous, elle ferait disparaître comme par en- 
chantement ces querelles fratleides qui paralysent nos ac- 
vités nationales depuis près de deux siècles. 

Sans doute nous ne pouvons pas dire à quelle époque 
exacte l'entente partante sera réalisée: nous ne pouvons pas 
dire non prùs Jusqu'où elle s'étendra dans le détail de nos 
relations. Mais il est un fait que tous doivent admettre, c'est 
que la bonne entente ne peut exister véritablement que 
le Jour où tous les. habitants du Canada, sans exception, re- 
connaîtront las trois principes suivants: survivance inévi- 
table dès deux races, parfaite égalité devant la toi, néces- 
sité absolue de concessions mutuelles. _ 
Quand tous les habitants du Canada, Anglais et Fran- 
çais, seront convaincus que les deux races fixées sur noire 
sol depuis déjà deux siècles, doivent y rester, alors pour- 
quoi se quereller? L'Anglo - Canadien cessera de nous con- 
sidérer comme une anomalie, une race de déracinés. H sor- 
tira de ce cauchemar redoutable pour lui, de se voir an four 
dominer par Rome, autorité spirituelle des Canadiens ea- 



a "est le respect de ses eentdnie<- 
al de sea tradition*. 

A la eaamste dm Cessai wn* 
le gTsad incident du joai 
l'ouverture fut la présentation 
du bill Boulanger demandant la 
monnaie bilingue. Le député de 
Bellechasm parla avec convie 
tien, périme même avec colère: 
"Je m'adresse, dit-il, mm pas 
aux imbécïfct. ni aux ignorants, 
ni aux fanatiques, mais à ceux 
qui savent leur Histoire, qui 



De Foptimfeme a Futopîé 



(saunes la eue 



nous Canadiens français, dans 
le développement de ce pays,' 



justesse de m demande 
hasant sur l'histoire et sur les 
garanties de l'Acte dé l'Ameri 
qua Britannique du Nord, ajou- 
ta "Le gouverneur général lui- 
même affirma î an passé, à 1TJ 



"vi* e«P»«r leur dernier «min. «u «lr. dune .«>*»«♦«• 

masculine? . . 

A qui recourront, Quand teurs ini 



seront menacés,. 
bachelières, anse- 

1 nt «-éducatif ? Je bus la demande. 
^SZÎÏÏ*"; '"JJZTZsm bon. Qu'on expédie au front 

Habitudes a 



SKuLS^ £Se 



•avant quelle part sous eûmes, «,* du,m* ou du fusil, à ^^""» *"* TScasSe 
..m» rwrtu.ni fr^oaU dana Snnn te maître. Les tranchées boueuses, la pluie uceMum 



is oevemppeme., ae ce w des shrapnells, la vision ^^^\^^^ ^^r 
puis il prouva le nécessité et m axmde des" cadavres humâtes aurait têt ^f*J efroWlr leur 

ttdew a nous supplanter dans sous n* donmtoes. 

Des résultats identiques seraient obtenus^ occasion du 

recrutement de volontaires J*"^^££~tS ammde 
ces dames ne ventent eue des positions f aettea, soucieuses ae 
rT paTtoaUgner leurs Jolies mains, ni de bri ser leu r ongiea 
sa\an?ment aminés à de pauvres ^}^SSS:^ 



îeTcXmisaions de la Radio ou d?^^^^^^^ 
i la Commande* dm Liqueurs* Certes, non postes rêceptet 



niverane d'Ottawa, ïcradeae ri- exemple, elle décrètent leurs drol£ tej e g** n * t 
site à cette institution, la néces- 
sité du bilinguisme iatégral dans 
ce pays pour obtenir Ta bonne 
entente. 

Dès sue M.' boulanger eût 
fiai, aa député conservateur M. 
Semas! Gebeil proposa l 'ajour- 
nement de la motion, il gagaa 
malheureusement m cause, il est 
à aster sue Weedsvrsrtk %fc ses 
I eraaiers-uais votèrent contre 1 ' 
jouraeanent du bill, vote qui leur 
valut les apamudiatemeaU du 
groupe libérai. 

Aux pessiamtes oui trai- 
teront la proposition de "Bit* 
mast-né'', vu que déjà, plut 



te socmtas 



journaux obligera le' geuver 
neznent à Se prononcer à ee 
sujet. La ■ es saie biliague est 
nue question- de vie ou de mort 
pour le parti con s erv a teur dans 
Québec 'Uar la proviaee toute 
entière s'intéreose à la ques- 
tion. La jennesse a affirmé sa 
velouté dans le *• Manifeste de 
la jeune aènératjoxt : * ' si Qué- 
bee est digne, elle s'enaoorien- 
dra aux prochaines élections. 
La Session est dose intéres- 
sante cette année : elle est aus- 
si trèa orsgease «ar ae grands 
problèmes sont au programme, 
entre autre la oanâliaatien du 
St-Luusuut, -problème d'intérêt 
vital qui soulèvera des résia- 
tanle» et dm luttes. Seuésoua 
que ceux qui sont au pouvoir 
résoudront avantageaaement la 
question. Je terntrae en leur sou- 
haitant lu sagesse de Minerve, 
tholiques. Le Canadien français dormira paisible ment, sans j ** tous me permettez de mêler 
crainte de m voir truster de ses droits nationaux. 

L'existence des deux races reconnue, leur parfaite éga- 
lité devant la loi sera observée. Sans dente, certaine nous 
disent, même parmi nos compatriotes, qu'elle existe cette 
éganté de droits. Oui, elle existe sur le papier, mais les trop 
fréquentes injustices commises à notre endroit démontrent 
cette affirmation. 

Chaque peuple a ses traditions, ses aspirations particu- 
lières. Or, deux peuples différents venant en contact ne 
peuvent maintenir la bonne entente sans mettre de l'eau 
dans leur vin, sans faire des concessions. Nous avons chacun 
nos torts; un peu de bonne volonté de part et d'autre suffi- 
rait à faire raccord. 

H est donc juste de dire que la véritable, bonne entente, 
*- telle que nous venons de la dépeindre, supprimerait ces lut- 
tes odieuses, et qu'elle nous apporterait, si jamais nous y par- 
venons, de très grands avan ta g ea . 

Iums, avec un esprit réeneraent national, nous pour- 
rions alors stimulés par une saine émulation, avancer dans 
le chemin de la sécurité et du progrès. Avec Mortey nous 
pourrions dire: "Vnny in diversity". Robert BAK^âLOTT 



nous envoient asses souvent leurs lamentables éJucubrations 

dites avec des voix chantantes et Huettcs. Sont-ce là les 

points de départ de leurs m^tentiom? JJousaeons 

le «meède, l'oeeaaion d'entendre de nmgnKlmn 

des artistes de l'Onéra qui se déatt*ecessent luiur i assis i ni 

questions fénvhrlsies. 

Que U femme garde donc sa place dans 
h-ruanme ra^mirnra davantage U est triste de uabr des Jeu- 
nes mies héatter entre un idéal, dont Clam nç-nt >J~J**- 
tataes et le mariage encore pius douteux à la s uite de I énon- 
cé de mwsoimsteue eateaurtaues. <Çr*ellui *f"*°f^J*~* 
ambitions d'atteindre dos sommets «Nierséa jàtaam «»£ 
telles de Hautes situations dans M ^^J^^ 1 ^*! ?" 
tation d'un comté au Parlement.— leur ltttéxmrUé »W 
les empêcherait de résister aux heures ardues de m.sm de 

d'un msis s'est écoule depuis! bureau. ^^ v -. . 

la présentation répomiooa sue L'homme eèdeia-t-il à leues mnttljaei rsyreae ntatien 

la campagne active de nos I Peut-être y aaralt-n* des soeurs et des ar 



sTI tes obligeait à m soumettre aux 

te femme russe depuis l'assassinat du Taar... 

1 avenir le dira.... 

lsaxoel 



OUIMKT 



uu peu de mythologie f r esqu e 
à aotre politisa* eamauienBe. 
Panl Girard . 

Le» îëïes de 

Saint Thomas.- 

a> Mre pas») 



AU PARLEMENT crétaire raccompagnait. Me ftu. 



La ■i . o ùoa bat 
de aombreux i 
tiré ratlention du publie 
la osÛiae parlementaire 

Que d'ambitioaa se remuent 
et se combattent à la chambre 
dos co mmu nes : 1er couleurs m* 
me des édifiée* sont remplis de 
If osas Amai, je ne uni* oublier 
nue arène qui s'y déroulait lors 
on janvier der- 
duae an-wwrri- 
t vers la gale- 
q«mnd, à 



de 1 osrreHuve, 
nier. Je 

dor me 
rie dm 



tant que c'était quelque député. 

i je 1 examinai. Je reconnus Àr- 

son plein et i msnd Larergne. Bevétu d'un pa- 

at at- ictot norr, un eemturon fléché 

rtn j toi atrrant 4a taille, il passait 

lentement^ affichant avec or- 

gneil aa nationalité. 

/ o 

an de voir paaaer œ géant. 
anx jaonbea brisées, qui a avan- 
çait' qu'avec peine mais dont te 
front était fièrement roleré, et! 
qui portait lo eemturon fmtfcé 
emblème de noire race, c'était 
uersnt mm yeux tout une doc- 
trine et tout au peuple qui s'al- 
f>rmait, e était une force qui 
ussnuk car auelle est la mnigo» 
tm as-i de la vitalité >'■ >- peuple ai oe 



moi, dua 



AU COLCEGE BRUYERE 
Le lendemain soir, la célébra- 
tion ae,. continuait au Collège 
Bruyère, affilié à l'Université. 
Une intér rata aie séanse philoso- 
phique était doonée>-oar lea 
élèves du collège. Son Excelknoe 
Mgr Turquetil, O. M. I., était 1« 
président d'honneur. Des tra- 
vaux ont été présentés par trois 
étudiante» du Collège, qui sui- 
vent les cours de philosophie à 
l Tnivon.it é. Mlle Annettc Char 
bonneau a prononcé le diaeourë 
d'ouverture ca parlant de "St- 
Thomaa d'Aquiu, patron dos é- 
colcs cathol iques, ' ' 

llÎQe Jeanne Pelletier présen- 
ta ane dissertai ioa sur ' ' la preu 
ve de l'existence de Dieu par le 
mouvement ", et Mlle Madeleine 
Dugaa démontra avec évidence 
que la ■Philosophie est la reine 
des sciences humaines." Débit, 
fond et forme tout était parfait. 
Ces trois discours ont intéressv 
vivement l'auditoire de même 
que las intermèdes musicaux. 
Pour clore la séance, Mgr Tur- 
quetil, invité à adresser Is para 
le parla de I apostolat de la fem- 
me, démontrant comment llina- 
K-tioj» jaouvait lai savoir. 



MBSSK PONT1F1GALB 
Mardi, le 7, fut la dernière 
journée eu 1 soaueur de St Tba- 
mas. Son Kxedlenee Mgr Tur- 
qoetil, chaste une messe soatifi- 
eale à l'Université. A la tribune 
la eaursle des seolastiques des): 
Pères de Maris exécute avec 
maîtrise m même eu l'honneur 
de Ste Mataitde de H. GuypereT 
Le R. P. Recteur sgâuait com- 
me prêtre assistant de Mousei- 
gneur^JLe sermon fut prononcé 
par M. 1 abbé Passas à l r Insti- 
tut Médiévsl s Toronto. 

8. E. M. Arsène Henry et 
son snouse avaient pris place 
dans des fauteuils à lavant 
nef. 

• Bans tssBMtaace, on remar 
qaait un grouse des différentes 
communautés religieuses de 1s 
région. 
CONFERENT* IHJ PRB! 

ROUSSEAU 
Pour clore lea fêtes en l'hon 
neur de St Thomas, le R.P. Rons- 
[ seau. O. M. I., donna une con- 
férence "La mission reiigieu 
se de l'Etat . 

Le R. P. Maeeaand, recteur, 
présidait. Le ehsat fut exoen- 
té par la ehorale des Seolasti- 
ques ©blats dirigée par le R. P. 
J. Martel, O. M. 1. 

Le R. P. G. Simard. O. M. I., 
doyen de U faculté de Théonv 
gie, a remef cié ensuite tous ceux 
qui ont pris part aux fêtes soit 
comme acteurs ou spectstenrs. 
Ainsi ae terminait le magnifi- 
que triduum on l'honneur du 
grand Docteur. Tous conservent 
de ces trois jours si bien rempli* 
ose gerbe de précieux souvenirs. 



phée tut même pr e s qu e isslisée. 
Par. une co mbin a imu m sea niqns 
d'une babueté ineroysbU, "subi- 
tement le sol s 'snir ouvrait en 
de muhiplm nadrism d'eu vor- 
taient dm arbres qui m reeou- 
vrajaat d'an foudiagn de verdu- 
re et de pa ss m a i d'or eu guise 
d'imitation du fameux jardin 
des Heaacrides. La moindre de- 
f eetuosùé dans la représentât io a 
était considérée comme une in- 
jure s ressaursnr et, aumitot, 



Une double ruine 

- <sn*orue bnére pane ) 

aqueducs inondant l'arène pour 
les jeux nautiques. Apparais- 
sait ensuite une flotte de vais- 
seaux armés qui devait rendre 
lissage d'un combat naval et 
ensuite tomber en pièces pour 
reproduire toutes. lea horreurs 
d'un naufrage. Les, «ria déses- 
pérés de cetje^saurgaiâoa vivante 
qui se noyait causait chez les as- 
sistants des rime et des applau- 
disssmants sa faveur du direc- 
teur des scène*. U fable d'Or- 



Quant aux amusements, les 
plus communs étaient les com- 
bats entre les gladiateurs et les 
bêtes. Quelquefois, les specta- 
teurs et même TempereUr eni- 
vra du sang qui coulait, se Tan- 
çaient dans I arène pour com- 
battre. On estime à 100,000, le 
nombre des gladiateurs qui tom- 
bèrent dans ces murs. 

Dans ce groupe de bestiaires, 
on voyait dm chrétiens. Leur 
nom de criminels les obligeait à 
se défendre sans armes. Des en- 
fants, des vieillards, ih% nobles 
et des gens du penple ont ferti- 
nsé de leur sang le sol on l'B- 
gîise a grandi. Tontes ces scènes 
d animosité et d'nerreur, Lord 
Ir ji i 's n s au lés résumer en e* 
belles et touchantes ligues : 
*'L4 devant moi menrsnt git le 

g n uriateu r ' 
'S'ap-psyant sur as main. Sa 

virHe figure 
'Se résigne à la mort et brave 

la torture. 
<v 8a tête s'affaissent tombe' et 

trahit sou coeur. 
"De son flâne cuir ouvert, rou- 
ge et beauté route, 
"Son sang lentement coule' et 

sVteend goutte k goutte. 
**Conime la pTôie annonee un 

orage d'été. 
A * Auteur ù»i bientôt rou4e st 

tourne) arène: 
*'ïl expire, et T'éeao ne s'est, ans 

arrêté, 
"S>e cent «ris aeelament le 

vsinqueur sur la scène". 



— "Pourquoi fermes- voua les 
>eux Lorsque *uas «buntes^' , 

—••Farce que je meute si 

haut, que eola me donne le vor- 
«m»*' 



t. 



tânn, comme 1 évolution «V**!* 
patte du ceevet 

Il reste la preuve embryolo- 
gique. L'embryon porte en lui 



rue 



" Préparons - If oust'* 
OrtssM Se m aesaHé ses 

Débuta Français 
se nmfvorsué sXHtaau 

UBDACTION 

on chef 



l'hérédité orientés dans une dt- k "g***- ?5r^^ 



adjoint: alsrssl Oasmet 
Franoota Cnovrlsr, 
raat Spinls g o a Jsea-rnat 

rsal Cavare. 
meurs: GsrarS Ch a rS tis , 
Jean, nassl Mlltstts» Jac- 



ib%ji" 

acnt une fois de plm raison sa 
giand CoraaiUe.^Aux âmes 
bien nées la valeur n attend pua 



: Lneks 
aporttves: Oeorsss Los si. 

AnsowirmATiON 

astrateur: Patapao Gssaoa. 
Arcass Porrler. 
des snnonoes: nasal Gan- 
te otrculstton. BeUad Os- 



on donnée sans cependant 
constituer un être complet. Hae- 
ckel tenta en vain d'écrire Vbis- 
toirc de la création en déduisant 
lea êtres vivants, qui ne se dé- 
duisent pas mais se constatent. 
Le transformisme restreint 
ne nie pas Dieu, main prouve 
au contraire, que Dieu se sert 
des causes secondes pour agir. 
Gérard Cbarette. 

Une nouvelle filiale 

Le vigoureux essor mission- 
naire imprimé 'par l'énergique 
Pie XI, notre Père très aimé, 
poursuit eon élan de façon pro- 
digieuse. Les vocations religieu- 
ses et sacerdotales surgissent en 
une telle abondance depuis qua 



» MMM +ta»oo«o 



^I^^^^^I^IHK 



ne dédaigne pa* 
fois le nombre dm années qui, 
ose-t-elle espérer, impuissant à 
ralentir 1 élan do sa jeunesse en- 
thousiaste, muttfpHera eb^ nom- 
bre incalculable ses mariera et 
enrichira notre obère et belle 
Congrégation d'bonunes de 
science et de vertus selon Tar- 
dent désir du Vicaire de Jésus- 
Christ glorieusement régnant. 
Notre Saint Pète, le Pape Pie 

XI. 

Paul OOTJDBJtAXTLT, 
O. M. I. 

AU JUNIORAT 



Anciens de Laape îrançaise 
de rUwicrsRè (TOttiia 

KIGION D^OTTA vTÀ 

Banquet, le 19 aan 1933 



I h. 

T 4 b. 



% 



fces jours derniers, lm élèvm 
du Juniorat du Sacré- Coeur 
avaient l'insigne faveur d'en- 
, tendre Son Excellence Mgr Tur- 
tre ou cinq ans qu elles renver- Ticainr ApostoUqu€ de la 

sent les plus optimistes calculs h d . Hud80n j^ ^ptivante 
des recruteurs d apôtres. Cette 



transformisme 



os temps modernes souf- 
nt beaucoup dos doctrines 
ies. Le monde est imprégné 
socialisme, de communisme 
d'athénms ; un grand nombre 
philosophes acceptent en 
cugles: le darwinisme, Vi v0 ~ 
tionniame et le tranaformilçtte. 
11 y a cependant une dif fo- 
nce entre 1 evolutionisme et le 
anaformiame. L evolutionisme 
. à expliquer tout l'univers 
uia l'origine par un change- 
it continu. Le transformisme 
'applique plutôt aux êtme vi- 
tfl et date du XIXe siècle 
oc^smarek. 

marck admet la génération 
utanéc, il estime que la vie 
développe ensuite graduellc- 
nt Les déiates, avec Gcof- 
oy St-Hilaire, soutrennent 
c le besoinJ^és-i ; oi , gane. St- 
ilaire est Ksneêtrc de la, loi 
mitiqné. Bn 1859 Darwin 
t son livre sur 1"' Origine 
espèces," m explique la 
anaformation Aês espèces par 
'sélection naturelle' ' au lieu 
l'expliquer plutôt par l'ac- 
ion du milieu et l'adaptation 
es organes comme le faisait 
jamarck. Sm disciples les plus 
ougueux, Huxley, Haeckel, 
entraînèrent a l'athéisme et 
u matérialisme. 
La' classification présente 
ux catégories: les types d'or- 
nisation et les types formels, 
ar espèce il faut entendre Ven- 
ble des individus qui se res- 
blent, permettent de distin- 
er. et qui ont le pouvoir illi- 
ité de se reproduire. 
Trois preuves sopt apportées -J 
euve tirée, de l'anatomie xiom- 
aréer forme extérieure tirée 
? un animal, en faisant la dis- 
inction entre ressemblance et 
«rente. La preuve est tirée de la 
al^ontologîe qui traite de l'étu- 
!e des êtres animaux et végé- 
taux oui ont vécu sur la terre 
I et dans learmers depuis le com- 
I laencement jusqu 'à ' nos jours. 
gKerire l'histoire delà vie à la 
fjsurface du globe, -voilà son but. 
.Cependant les documents ne se 
rapportent qu'eux jpartiea.' du- 
res, "fossiles" .Les parties mol 



recruàescence d'esprit mission 
imire a été la cause de la fonda- 
îion du Soolastieat Nqtr^Dsme 
de Richelieu. 

A l'automne de 1929, les 
Oblata firent le choix d'un ter- 
rain; quatre mois plus tard 
commençaient les travaux d'ex- 
cavation. Maintenant, à l'ouest 



causerie de révoqua des glaces 
nous permit de faire un voyage 
peu coûteux, peu dangereux et 
très instructif , au pays des Bs- 

Suimaux. Noua allions à bord du 
Thérèse", visiter les postes 
missionnaires disséminés le long 
des côtes septentrionales de ls 
grande Bais. 

La mission «qui piqua 'davan- 
tage notre curiosité fut celle du 
Sacré-Coeur, fondée à Pond 's 
Inlet dans lâ-terre de Bail in, au' 
7&ème degré de lstitude nord. 
Sur ee champ d'action, lea BK. 
PP. Oirard et Baron, O.M.I. tra- 



1 h. 
I h. 



Voici le fiigiaiBM dSisJllé de osoto 

• o».-- Croa*emeat des Anciens «sa» ls Rotosos 
lsserloems. , 

M 9 m — Bénédiction <« Très BSIat aucromoat. 

15 m caossr d'aoclsn», de 5 • vols, exécuter» «m» ; 
la direction do M. Palliss Tamault, Jos , 
morceaux suivants: 
1 — Par os Domino. ' v 

2 — O Bon© Josu, à quatre voix (Palsatrlas). 
S— Ave Msrla. A quatre voix (BeKJona). 
4 — Masse Joseph, à qsstro voix. 
h — Tsntsm Mrgo, à trois roix (Plol). 
C — LsnsSto Domtnsm. 
té ».m— Banquet — PAS DB DIBCO<Daa9. 
a, p ss— Soirée récréative: sorties de cartes, Se billard, 
4e tennis, etc. ' 

N.B.— Prière d'apporter des Jeux de certes < 
et TOtre . . . pipe. 
. proRT»muft« *• msslqae et des réenaHoma 
O CANADA ! 
1— Orchestre de Ifr ssuslcless. dirl«és par U «. P. A. Pasuotte. 

O.M.I. 

s> Poète st Paysan (Vsa Suppo). 

b) Il bacio (le baiser). 

I — Bxtralts do Cyrano Guignol par M. Omsr Rcssud ; 

S — Vieilles ehansons cansdiennee, psr M. Mm. Boueaer. ténor 

4 Récitations psr M. Lionel Canouette' - 

5 — Orchestre: a) Tssnhsuaer (R. Wasuer) 

• b) Fête de Serine (A. Fétrtmoult) 

I — Monologue psr M. Léonard Bosuwe 

7 — t^ee membres de la Chorale des Anciens. 



du village de BicheHeu, au bord 

de la belle rivière de ee nom, se 

dresse une maison imposante 

par ses dimensions, austère dans 

ies lignes, sobre dans ses décors. 

C'est le Seolasticat des Pères m 

Oblats de Richelieu.' Sans être vaillent avec zèle pour faire bril- 

lnxueuse, la maison ne laisse pas i er l'étendard du Christ-Roi jus- 



DIBU SAUVB LE ROI ! 
fr Noas snaaaitoas à tooa la pès» cordisie 
000 g M l I* " ♦♦ 



de répondre aux commodités 
modernes et sux exigences de 
l'hygiène? Toutes ses pièces, sans 



qu'aux extrémités de la terre 

Rappeler que les missionnaires 

de Pond s Inlet esercent leur 



excepter les cent cellules des ministère neuf mois durant, 



frères seolastiques, jouissent de 
lumière et d'espace. Une partie 
de lf aile droite forme le Noviciat 
des frères convers inauguré le 
21 novembre 1980 avec dix no- 
vices: aujourd'hui ee nombre 
est porte à quarante. 

Le R. P. Uldéric Robert, 0. 
M. I., ancien recteur de l'Uni- 
versité, devint à ls fois supé- 
rieur du Seolasticat Notre-Da- 
me et modérateur des seolasti-. 
ques et des novices convers. 

Les seolastiques progressè- 
rent en nombre comme suit: en 
1930, ils étaient vingt, en 1931, 
quarante-cinq, en 1932, quatre- 
vingt-un. Les Pères du person- 
nel sont au nombre de sept dont 
cinq professeurs: Les RR. PP. 
I:. Robert, supérieur, À. Bé- 
tournay, maître des novices. J. 
("Gendron, P.-M. Germain, A. Au- 
bin, G. Sauvé et A. Guay. 

Les coutumes et programmes 
scolaires furent depuis la fon- 
dation, ceux du^eoJasticat d'Ot- 
tawa: ainsi donc dès la premiè- 
re année plusieurs candidate re- 
eurent de l 'Université le trtre de 
bachelier en philosophie et en 
juin dernier, une conquête de 
vingt-cinq grades au moins fut 
enregistrée dont plusieurs 
cences et trois doctorats. 

Le Seolastieat Notre-Dame de 
Richelieu ne donne» pas rensei- 
gnement complet de la théologie, 
rosis, la première année seule- 
ment après quoi les Seolastiques 
vont finir leurs &«dee k Otta- 
wa. 

Certains changement* furent 

apportés au cours de philoso- 

}-phic en septembre dernier r deux 

nouvelles matières apparurent 



sur un champ de neige et de 



Depuis leur retour A«ê vacan- 
ces, les Junioristes ont déployé 
une activité quotidienne dans les 
joutes de hockey. Il y a à-peine 
une semaine7 leurs confrères de 
l'Université sont venue les ren- 
contrer deux fois. La première 
partie se termina en faveur des 
Junioristes par un résultat de 
5 il Dans la seconde, chaque 
équipe compta trois points. 
L'avenir nous réserve d'autres 



glace, ajouter les quatre- vingt-] luttes non moins mtéresssntcs. 



douse jours de nuit de cette sai 
son pendant laquelle le thermo- 
mètre marque plus d'une fois 
cinquante degrés sous zéro, 
n'est-ce .pas dire que ©es deux 
vaillants missionnaires écrivent 
là-bas lune des plus belles na- 
ges dans les Annales mission- 
naires de notre pays! 

Nous avons constata, au cours 
de cette excursion, la ferveur 
marquée des nouveaux convertis 
à l'égard de notre sainte reli- 
gion, ferveur qui ferait rougir 
plus d'un chrétien de noa cen- 
tres catholiques. Nous aurions 
aimé poursuivre davantage no- 
tre étude de la tribu esquimau- 
de, mais il nous à fallu suspen- 
dre notre marche et revenir à la 
réalité. Son Excellence termine 
exhortant chacun à se préparer 
par la prière, 1 étude et les petits 
sacrifices quotidiens à la vie 
missionnaire. 

Une autre visite qui honora 
beaucoup le Juniorat du £acré- 
Coeur fut celle de Son Excel 
lence Mgr Villeneuve, O.M.I. 
Archevêque de Québec. Malgré 
son court séjour dans la Capita- 
le, son Excellence ne voulut pas 
repartir sans venir saluer les Pè- 
res et les élèves de notre mai- 
son. Mercredi, le 25 janvier, il 
officia dans notre chapelle. De 
si hautes marques d'estime en 
faveur des vocations religieuses 
et sacerdotales nous touchent 
sensiblement, et nous espérons 
qu'à sa prochaine visite, son 
Excellence aura le loisir de nous 
adresser la parole. 



Armand f URCOTTR 

CI**** gréf orien «i 

potyphonie claeskrue 

io conférence du B, P. Conrad 
~Zëïour, (T. M. /., d*vsu* Us 
r membres de la "Sckola Canio 
mm" de Montréal. 



nous occupons dans l'industrie 
uniquement à la protection dont 
bénéficient, à notre détriment, 
noa concitoyens de langue an- 
glaise. Certes, il faut lutter 
contre les injustices dont nous 
souffrons fréquemment msis il 
importe surtout d'acquérir ls 
'sons industriel" que possède 
les Anglo-Saxons. Pour cela, il 
faut qne noa jeunes gens- étu- 
dient davantage afin d'assurer 
l'avancement des nôtres dans le 
domaine industriel. 

Q. O^ 

SCOLASTICAT "'*■ 
NOTRE-DAME 



Le B. P. Conrad Latour, o.m.i. 
directeur de l'Ecole de Musique 
sacrée de notre université, a don- 
né le 23 février dernier une in- 
téressante conférence devant les 
membres de la Seuls Cantorum 
à la aalle du Gésu. Le R. P. 
Latour avait choisi comme sujet 
"le chant grégorien et la poly- 
phbnie classique". C'est le vi- 
ce président de ls Schola Canto- 
rum, M. Frédéric Pelletier, qui 
l'a présenté, et le directeur de la 
Schola Cantorum, M. J.-N. 
Charbonneau, qui l'a remercié. 
La conférence a été coupée par 
une audition de chants d'église 
rendus par la chorale de Saint- 
Jean -Baptiste sous la direction 
de M. Germain Lefeb'vre; M. 
Raoul Paquet était au piano 
d'accompagnement. 

SOCIETE DES 
CONFERENCES 



■ , un silence de plus d'un mois,.no 
Jes "la musculature , ne furent 1^ p r0 g ran , mc aans le but de U re galle académique ouvrait 
étudiées qne dans les temps, -j} crm ettre aux frères de pren : toutes grandes ses portes pour 
modernes. Donc documents in-V^ire- le grade universitaire de accueillir de nouveau ses bons 
complets. 

Depuis ies origines jusqu^aux 
moments actuels, on soutient 
avoir trouvé un intermédiaire 
entre le reptile et l'oiseau, obte- 
nu par transformation. On dis 



Dimanche, le 26 février, M. 
Augustin Prigon, directeur gé- 
néral de l'enseignement techni- 
que dans, Québec, donnait une 
conférence su rie Canadien fran- 
Dhnanche le-6 février, a pro d eay -otO-'industrae^ M. Amodee 

Buteau présenta le conférencier. 
Le trio Romberg fit les frais de 
la musique à l'ouverture de la 



Son BxceBenee Mgr Turque- 
til est venue conférer, le 5 fé- 
vrier, les ordres mineurs d'os- 
tîariat et de leetorat aux théolo- 
giens. 

I.e 16 février, ont été ouverts 
un Grand Congrès d 'Histoire de 
ls Congrégstion des Oblats de 
Marie Immaculée et uae Exposi- 
tion Missionnaire. 

Le Congrès durs trois jours! 
les 16-17-18 février; l'Exposi- 
tion, environ 10 jours. 

A ls première séance d'étude, 
le Frère Labrèche présenta un 
travail sur VUltr amont anitmê 
de Mgr de Maxenod. "Le Vf 
après-midi, le Frère Manger 
montra La Mission Providen- 
tielle de Mgr de Maaenod. 

Le 18, à la séance de clôture, 
le R. P. Laurent Tremblay, du 
Juniorat de Chambly, offrit un 
travail révélateur sur ( *'Af^r dé 
Mazenod tt tes Missions", m 
s'attachent s l'esprit mission- 
naire de notre Fondateur. 

En plus de ces séances de IV 
près-midi, les 16 et 17 au soir 
eurent lieu des séances récréati- 
ves et musicales, toutes emprein- 
tes d'esprit oblat et missionnai- 
re. 

Pour l'Exposition, on signale 
avec bonheur une miniature de 
l'Université. 



Bschelier-ès-Arts. Se joignirent amis. Les académiciens montré 
donc à la philosophie et ,à lfti-rent. le plus vif intérêt aux ques- 
phyaiqne, l'histoire de la litté-Kions discutées. Nous souhaitons 
rature française et la psyeholo- que cette ardeur dans la con- 



gie expérimentale. \ 

Voilà brièvement ce qu'est la 
ite en paléontologie ces muta- nouvelle filiale de l'Université 
qui n'altèrent que Pexté- d Ottawa, à Richelieu. Elle est 
'apparence, l'ornementa- 1 jeune encore, mais les lauriers 



quête du* savoir, devienne de 
plus en plue intense et nous for- 
mulons les meilleurs voeux de 
succès eoaji^e^urnnncnient de 



séance. M. Henri Davidson, Ar- 
thur et Emile Richard ont été 
fort goûtés clans "Oh! quand je 
dois", de Listx, et Bourrée d* 

Boch. 

M. Frigon,,dans sa conférence 
a mis mb auditeurs en garde con- 
tre la tendance que noua avons, 
nous, Canadiens français, à at- 
tribuer U rang subalterne que 



G. M,, OJf.1. 



AVIS 



A cesse Se c*rcoaat*»e«B« ha- 
préraes, -La mxoade" se »«* 
obligée o> réassure lailifml» 
meai la aaasaaallou des basera- 
paies da seesonael de la ré- 
dectioa aai devait casaasescer 
MJovnl'aaL tel aa'amaoaeé 
le SermSrr aenaérov 

im jssVaacvsu^a. 

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LA MMPOMPI/ OTTAWA. II MAM lftt 



L'Université d'Ottawa enlève le championnat IntercoBégial 

Le Ckrovenimir général et plusieurs hauts dignitaires! Ballon au pani 
assistent à la joute. — L'alignement. 



Samedi, le 4 aux*, avait lieu ma période. 



la fameuse partie qui devait dé- 
cider du Championnat intercol- 
légial. L'équipe des Cadets du 
- Collège Militaire de Kingston 
rendait visite a la nôtre pour la 
dernière joute de la ligue. 

12L et demie précises, «on 
Son Exe. le Gouverneur Géné- 
ral accompagné dé son secrétai- 
re, AL A.-P. Lascelles, fit son en- 
trée pendant que rawàstanoe se 
découvrait devant le premier ci* 
toyen du Canada. Sir George 
Periey, Sir William Ciarke, 
Haut-Commissaire Anglais SU 
Canada, son secrétaire, M. J.-G. 
Lerougetel,, ainsi que les Briga- 
diers généraux MacNaughton, 
Eikins, commandant du R.M.C., 
et MacBrien, commandant de la 
gendarmerie à cheval, rehaus- 
saient de leur présence la partie 
qui s'annonçait très intéressan- 
te à cause de son importance. 

A la suite de l'"0 Canada", 
joué par la fanfare de l*Univer- 
aité sous la direction experte du 
Rév. Père Paquette, O.M.I., 
Lord Bessborough se rendit 
sur la glace afin de 'serrer la 
main des joueurs alignés de- 
vant la loge vice-royale. Ensuite 
le Général MacBrien mit la ron- 
delle au jeu. 

La bagarre allait enfin com- 
mencer. 

Les deux équipes débutèrent 
à une allure modérée et le capi- 
taine Pete Devine donna l'avan- 
tage à son club au bout de 9'32 " 
de jeu. Puis ee fut au tour de 
Bill Cowley d'en fsire autant 
deux minutes après. C'est alors 
que les Cadets piqués au vif en- 
filèrent un point par l'intermé- 
diaire de Joe "Pop" Inrin, l'as 
de l'équipe de Kingston, 35 se- 
condes avant la fin .de la pre- 
mière session. 

Dorant l 'intermission l'on 
pouvait admirer l'air confiant 
de tous les partisans de l'Uni- 
versité, mais la partie n'était 
pas terminée e|. nous réservait 
encore des surprises. 

En effet dès le début du se- 
cond engagement H. Peck éga- 
lisa le pointage par un brillant 
effort. Toutefois le petit Bill 
Cowley ee fâcha et secoua la ca- 
fte deux fois de suite, cependant 
que Bernatchex, populaire avant 
ém soldats, remettait le R. M. 
C. dans la course quatre minu- 
tes -avant le terme de la deuxiè- 
fi 1 — i 



Enfin le troisième engage 
ment souleva l'enthousiasme des 
partisans des deux équipes. 
Echauffés, les joueur» se livré 
rent à quelques brutalités et les 
punitions encourrues furent né 
fastes de part et d'autre. 

La cloche n'était pas aussitôt 
sonnée que "Pop" Irvin enfi- 
lait son- second point de l 'après- 
midi et Kelly son coéquipier mit 
le R. M. C. en avant pour la 
première fois de la partie. Nos 
chances semblaient baisser mais 
"Gus" Kiefl n'avait pas dit 
son dernier mot puisqu'à son 
tour il égalisa le pointage à 5-5. 
L'Université avait l'air satisfai- 
te, car un pointage égal lui don- 
nait le Championnat, mais Bill 
Cowley secoua encore deux fois 
le filet pour nous donner la vic- 
toire au milieu dse applaudisse- 
ments chaleureux de l'assistan- 
ce. Il ne faut pas passer sous si- 
lence* le jeu sensationnel de ee 
dernier et de tous ses coéqui- 
piers, surtout Eddie Barnabe 
quj souleva l 'enthousiasme de 
la foule par ses coupa précis et 
l'aide précieuse qu'il apporta 
dans l'enregistrement de trois 
pointe de ses copains. Au gar- 
dien de buts nous ne pouvons 
rien reprocher. Espérons que 
"Ray" continuera son' bon tra- 
vail. 

L'Université est sortie victo- 
rieuse de «es quatre engagement» 
de la ligue intercollégiale et de- 
vra maintenant détailler contre 
les champions de la section "est" 
de la Province de Québec * 

"La Rotonde" félicite donc 
l'équipe et, lui souhaite de bril- 
lants succès dans un avenir très 
prochain, et espère qu'elle an- 
nexera de nouveaux lauriers à 
sa couronne. 

Alignement de» équipes: 

R M C • 

P. B. White, J.-S. Irvin, 
W.-R. MacBrien, "Hen" Peck, 
8.-S. Blanchard; P.-E. Kelly; 
substituts; J.-H. Ready, P.-E. 
Bernatchex, H. Mouette, J. La- 
montagne, J.-H.-R. Gagnon, P.- 
J. Cornish. Gérant, T.-F. Ger- 
ley. 

UmVERSITE D'OTTAWA: 
R. Labarge, E. Barnabe, T. Mc- 
Andrew, Dan. Cowley, Bill Cow- 
ley, P. Devine (Capt.) ; substi- 
tuts: A. Kiefl, A. Perrier, L. 
Fortier, P. Benoit, P.-H. Cré- 
pean. Gérant, Emery Labelle. 



er 



Certes notre équipe de la li 
gue intermédiaire a dû voir le 
jour sous une mauvaise étoile, 
esr depuis quelque temps elle 
n'enregistre que des défaites. Le 
22 février les Vétérans ga 
gnaient contre l'Université par 
35 à 25 ; et le 1er mars le Dia 
raond sortait vainqueur par un 
résultat de 33 à 29. 

Nous ne pouvons blâmer les 
membres de l'équipe, étant don- 
né ls supériorité physique de 
leurs adversaires' en général, 
puisque les joueurs des clubs 
adverses sont tous au-dessus de 
la moyenne grandeur; d'ailleurs 
les résultats indiquent assez 
bien que nos porte-couleurs li- 
vrent des combats acharnés. 
CHEZ LES MIDGETS 

Le Collegiate Glèbe s'est assu- 
ré le championnat interscolasti- 
que en prenant là ' mesure des 
nôtres samedi dernier. 

A nos jeunes enthousiastes 
nous souhaitons meilleur succès 
pour l'an prochain et nul doute 
que leur persévérance sera ré- 
compensée. 

s 

LIGUES INTERMURALES 
DE HOCKEY 

Les philosophes ont remporté 
le championnat dans la ligue des 
Arts. Sous l'habile direction de 
leur pilote, M. Philippe Gagnon, 
administrateur de "La Roton- 
de", ils ont glissé deux défaites 
humiliantes aux docteurs "in po- 
tentia" ainsi qu'aux porte-cou- 
leurs des classes de Belles-Let- 
tres et de Rhétorique. 

Chez les seniors, notre ami 
Roland Gagné, de la péninsule 
sud-ontsrienne, a réussi à dé- 
crocher, avec son club, les hon- 
neurs de la ligue_ 
■ s 

•"• Etude Sociales 



Banquet de la Si- f a ^ rien » nou * dit-on, s ceux 
Patrice 



C'est demain qu'aura lieu te 
49ème banquet annuel de la 
St-Patriee, organisé par Isa étu- 
diants de langue anglaise de 
l 'Université. Le festin sera sous 
la présidence d'honneur de Son 
Excellence Mgr Forbes, chance 
lier de l'Université. 

Tout dernièrement avaient lieu 
les élections du comité d'organi- 
sation de nette fête. En voici 
leurs résultats: Président, M. 
Delton ODonneU; vice-prési- 
dent, M. Gène Dorion ; secrétai- 
re-trésorier, M. Francis Benoît; 
conseillers. MM. Clyde Currie et 
Peter Devins. Depuis leur 
choix, les membres de ee comité 
se sont mes à la préparation d'un, 
menu succulent pour le banquet 
et à l'élaboration d 'un program- 
me das plus intenses» *■ pour le 



Mît G. Dorfcm, CWe Currie, 
Hueja MoQisds si Hector Mo~ 
ftstte porteront ls parole. 

Tons eaeomptent an fsead 
MM»*»*»»!»*. Ans 



U m* cède* Wséssau 



des années précédentes. 

La Rotonde" souhaite à nos 
confrères de langue anglaise la 
réussite de leur banquet. 

■♦ j^> . 

Débats angfhig 

Lundi, le 6 mars, sous la pré- 
sidence de Ceeil Ryan, la Société 
des Débats anglais tenait sa sé- 
ance hebdomadaire. Le sujet 
traité était: "Notre salut écono- 
mique réside dans la technocra- 
tie.*' 

Les avocats de l'affirmative, 
MM. J. 0. Aubin et H. K. Mc- 
Glade définirent, la technocratie 
et expliquèrent clairement le but 
du système. 

La négative, représentée par 
MM. C. Curry et J. Sprye, ap- 
porta tous les argumenta possi- 
bles contre ls technocratie. 

Michael Devine, président du 
jury , donna la palme à le né- 
•feifve. Las deux autres jugés 
striant MM. J, Lsross stG. 



Mardi, le 3 mars dernier, à 
rassemblée régulière du Cercle 
d'Etudes Sociales de l'Universi- 
té, le R. P. L. Scheffer, G.M.I., 
aumônier de la J. O. C, à Hull, 
parla de là "Jeunesse Ouvrière 
Catholique". Le conférencier a 
montré comment, par sa nature, 
ses méthodes, et son organisa- 
tion, la Jeunesse Ouvrière est 
appelée à répandre le véritable 
idéal chrétien dans les rangs de 
la jeunesse travailleuse. 

Le succès si rapide du mouve- 
ment jociste vient de sa nature 
même: La J. O. C. veut être à 
la fois une école de formation, 
un service pour la jeunesse et 
un corps représentatif pour la 
défense des jeunes ouvriers. 

Pour atteindre son but, ls. 
J. O. C. veut que l'ouvrier aime 
son milieu, et pour cela elle tra- 
vaille à l'assainir; elle veut l'a- 
postolat de l'ouvrier par l'on;* 
vrier. 

Fortement organisée, elle a su 
faire f aee à tous les besoins des 
jeunes ouvriers. Journaux, ser- 
vice d'épargne, camp de vacan- 
ces, aide aux chômeurs, cours' du 
soir tout lui sert. 

Fort de l'appui d'autorités ci- 
viles et ecclésiastiques, le mou- 
vement jociste gagne rapide- 
ment le monde. 

R. B. 

LE* ANCIENS 

Nos plus sincères sympathies 
au Dr Albert Gauthier et à son 
frère Adslbert, pour la mort de 
leur père. 

X*svwU*raas 
Sous le eoup de l'excitation 
un servant de taWe s 'écrie: 
"Malheur! j'ai cassé uns as- 



Concouro National 
de ski 



Edwm Cennolly se classe 2ème 

dans le "Slalom". — Currie 

et Burke te distinguent. 

Edwin Connolly, notre cham- 
pion skieur a réussi à décrocher 
la deuxième place dans le ' ' Sla- 
lom", tenu à l 'occasion des 
championnats nationaux. 

John Currie et Brian Burke, 
deux autres skieurs de réputa- 
tion internationale, brillèrent 
d'un vif éclat dans la course de 
18 kilomètres. 



CA ET LA 



Le 26 février, M. Ai 
Frigon, directeur de Vi 
ment technique de la 
dé Québec, donnait au Musée 
l'Université une conférence 
le sujet suivant: "Les 
diens français et l'Industrie." 

Le 27,' démonstration en 1' 
neur de M. Samuel Genest, 
notre gymnase. ''Tons les 
des écoles séparées de ls 
assistent. 



LE SKI 



siette 

fr « tog] s l| e dg 



i«en\ " 



•i^sns* vérité. 



ROLLAND FARLEY, CHAM 
» PION JUNIOR DE LA VIL- 
LE. — LE GLEBE.COLLE- 
GIATE REMPORTE DE 
TROPHEE SOUTftAM. — 
L'UNIVERSITE EST DIS- 
QUALIFIEE. # 

Samedi dernier, l'Université s 
vu un autre de ses skieurs rem- 
porter le championnat junior de 
sauts en skis de la région d'Ot- 
tawa. En effet Rolland Farley 
a suivi les traces des Dnjmis, des 
Roussel et des Landry et s'est 
classé premier avec de magnifi- 
ques sauts de 105 et 98 pieds 
respectivement. A notre jeune 
skieur d'avenir, "La Rotonde" 
souhaite de nouveaux lauriers 
dans les concours des années 
prochaines. 

Les représentants de l'Uni- 
versité d'Ottawa ont joué de 
malchance À Camp, Fortune 
dans ls course pour le Trophée 
Southam lorsque l'un des mem- 
bres de l'équipe interscolastique 
s'égara dans les bois de Kings- 
mere et ne fut retrouvé sain et 
sauf que vers huit heures et de- 
mie dans la soirée. Heureuse- 
ment ee pauvre Georges Addy 
s'en tiij* avec un petit énerve- 
ment, grâce à l'accueil empres- 
sé de fermiers de la région. Les 
autres membres de l'équipe 
étaient Charles Woods, Eddy 
Ryan et Bill Brennan. 

Il ne faut pas oublier Jacques 
Landry dans les prouesses en 
skis des deux dernières semaines, 
puisqu'il s'est classé très bien 
dans les concours Internatio- 
naux, nationaux et civiques. 
J E 

Cours détention 

R. P. S. PELLETIER, O.M.I. 
"La croyance à l'immortalité 
de l'âmé chez les anciens", voilà 
le sujet de l'intéressante cause- 
rie que donnait le R. P. S. Pel- 
letier, OJf.I„ mercredi, le 22 
février dernier. Il nous démon- 
tra la croyance à se dogme chez 
les Egyptiens les Chaldéens les 
Assyriens et les Hébreux. Tous 
ces peuples prouvaient leur foi 
à une certaine survivance après 
la mort par. leurs cultes et céré- 
monies funèbres. 

M. SERAPHIN MARION 
Le mercredi suivant, 1er mars, 
M. Séraphin Max ion vient noua 
parler du "Réalisme, du Natu- 
ralisme et des précurseurs du 
Parnasse". En. réponse à une 
lettre d'une demoiselle, il dé- 
montre par des textes d'hommes 
autorisés, la droiture d'esprit 
chez Chateaubriand," le père du 
Romantisme. Il se lance ensuite 
dans l'étude du Réalisme, qui se 
confond a peu près avec le Na- 
turalisme. Cette doctrine, tri- 
omphe de la science sur l 'imagi- 
nation et U sensibilité en Httérs- 
ture, s'occupe surtout du corps 
et semble oublier l'âme. "Fai- 
sons et disons vrai", dira le rés- 
nste, sans crainte de mutiler la 



Le même jour, le R. P. 
don, O.M.I<thrNovicist de Vî 
le La Salle, à Montréal, 
son obédience pour l'Unir* 
té d'Ottawa. 

. ♦ 




••. s 

m 



■H 



OTTAWA, LE 1er AVRIL 1933 



No 11 



NOTRE R4?LE 



Débats Fi 



*.*. 



Le 34 février 

MM. Raymond Laberge 
Louis Tarley devaient prouve 
en dépit des opinions de 
Louis HàVbeek et Emile Mon* 
te, que "De privilège d'nne édi 
cation classique devrait s' 
dre â tons". 

La négative montre que cett 
proposition est impossible pareil 
qu'un trop grand nombre d'in- 
dividus ont â peine es qu'il faut] 
pour faire des études élémentai- 
res, qu'en outre si jamais elle st] 
réalisait l'uniformité sur cti 
point engendrait le désordre, 
deuxième avocat de la droite f ai-1 
tant remarquer qu'il ne s'agit) 
pas de as voir si l'éducation _ 
s'étendre à tous mais bien si elle] 
devrait, fait pencher la victoire I 
du côté de l'affirmaative. Après] 
les commentaires de E. Matte, 
les jugea, MM. Jean -Paul 
brun et Gabriel Roy, se pronon- 1 
cent en faveur de if M. Labargej 
et Farley. Ce dernier est choii 
comme meilleur orateur de 
soirée. 

Le 21 février. 

Mardi, le 21 février, M. PauV 
Emile Roland, présenté psr MV 
A. A. Quévillon, donnait une 
causerie mtéressante sur Colbert 

Ijo conférencier nous fait sui- 
vre la vie du grand ministre da 
Louis XIV, depuis sa formation 
jusqu'au jour où il atteint 1s 
plénitude de son dévelc,; . . jt 
intellectuel. M. Roland étudie 
ensuite le Colbertisme et s'atta- f 
che à en démontrer les effets t 
bienfaisants pour la France. Il \ 
termine en donnant une ébau- I 
che des difficultés rencontrées 
j>ar le protégé de Mazarin. 

M. Jean Racine remercie le I 
conférencier au nom ds l'audi- [ 
toire. 

INCENDIE A t 

L'UNIVERSITE 

Le 6 mars dernier vers une I 
heure et demie de l'après-midi, 
le feu se déclare dans la eave de j 
la boutique, à l'endroit où l'on | 
met en ballots les déchets de 
papier. Cinq ou six ballots ont j 
été endommagés. On ne connaît | 
pas les causes du feu. C'est M. 
Ovila'Legautt, ingénieur des J 
fournaises, qui sonna l'alarme. 
Les pompiers arrivés, privent en- V 
virom unr demi-heure i mahri- i 
aer rincendie. Il n'y eut paa 
d'Incidents extraordinaires, ai 
ce n'est que Raymond "Jokum"- 1 
Sylvestre, de St-Joaeaim, Ont, 
s'en tira avec une douche d'eau 
froide qui provenait d'un boyau 
en psssant près d'une fenêtre 
de la eave. Il en fut quitte pour 
se changer d'habit 

Les dommages ne «ont pan con- 
sidérables et les assurances 
TWat en partie les pertes. 






Quel é^dlant ne s'est pas laissé ^P***, *?^ 3 <* nt **: 
« nVfoLa^ll était un "homme de demain"? Q^n» P*» 

^ a c^te ?dée: «eu commun cllcné usé Jusqu'à la cor- 

sM'on veut. Quel ardent rhétortden, quel grave pWlo - 

ae s'est arrêté uS Instant po,ur scruter le sens profond de 

mots: un "homme de demain"? 

n w4* «* vu» de collège sans s'apercevoir que les éduca- 
.urs o£ £um f&e ^fcoUège un noviciat de la vie: u ne 
XmV pas un caractère. U ne renfordt pas sa votont* u ne 
icu^Tpai son lntemgence. Quel homme pour demain! 

Oui ouel homme pour demain, quand on •ny'fWjea 
,,*££ 2. risques que la vie publique nationale et Intema- 
lonale actuelle nous fait prévoir pour 1 avenir? 

r Demain comme, aujourd'hui, les Idées d<>mlncroiit le 
jmor^ref ce s^SaV les idées que se feront les campagnes 
tanUsociales et antireligieuses qui nous Inquiètent déjà. 

Ces idées, notre culture devra être suffisante pour nous 
en immuniser, pour que nous puissions en préserver nos corn- 
patriotes. 

Bt la tache ne sera pas iexile, si nous «o^^^^Jf 
fauteurs de désordre utiliseront tous les moyens ^eur ma- 
UceeTla science pourront leur fournir pour Introduire ces 
fausses théories chez le peuple. 

Il ne faut pas perdre de vue qu'on a mis dans les mains 
du peuple un InsTrument très moderne, mais très dangereux 
fe s^ff?W universel. Sous ce régime, les peuples peuvent 
étabUi -les gouvernements, comme Ils peuvent les abattre 
£ D^sedent unTîorce qui, bien canalisée, peut accomplir 
Sf treTbeSes choses; mali, si elle est mal guidée, malheur....! 
D'où l'importance pour l'élite de demain de diriger les 
peup'cs dans le droit chemin! 

Parmi nous, les uns embrasseront le sacerdoce, les autres, 
le laïcat. Aux deux groupes Incombent des devoirs religieux 
et sociaux que l'avenir augmentera encore. . 

Le prêtre Jusqu'ici n'a pas failli a la tâche Le prêtre 
de demain n'aura qu'à se maintenir dans les positions con- 
quise * devra, en autant qu'il le pourra, étouffer les ^dées 
qu'essayeront d'Implanter chez le peuple les i**&*"r* 
les communistes. Mais surtout, encore plus qu aujourdhui 
s'il le peut, U cherchera a s'attacher à la jeunesse. La réside 
cette force qui peut endiguer les fausses Idées, les fausses 
théories. 

Fixer les devoirs des professionnels de demain, est tache 
assez délicate. H faut toucher du doigt certaines plaies. Ne 
voyons-nous pas, en effet, certains professionnels de nos 
tours qui affectent de l'Indifférence pour les oeuvres religieu- 
ses et sociales, quand Us n'usent pas de leur ^fluence pour 
en diminuer le prestige? Evidemment, cet état de chose ne 
devra pas exister, demain. Le Pape ne veut-Il pas en -effet, 
que se forme une classe aussi dévouée que les prêtres aux 
choses sociales et religieuses qu'on nommera le laïcat ca- 
tholique? 

Non seulement U ne devra plus exister de ces divisions 
dont ont profité les ennemis du christianisme, mais, au con- 
traire, les laïques devront compléter l'oeuvre du prêtre en 
le soutenant de leurs encouragements, ds leurs richesses, et 
en répandant la "bonne parole" là où le prêtre ne sera pas 
admis! / 



BUlet _ 

Poisson d'Avril 



Fête de ta St-&atriee 



La lutte sera dure! Elle en vaut la peine! Voilà notre 
rôle de demain. 

Que ceux qui veulent l'entreprendre se piéparent dès 
aujourd'hui. Qu'ils Cultivent leur intelligence, qu'ils s'em- 
preignent des plus sures doctrines, qu'ils se forment des con- 
vlcUonsl Qu'ils entraînent leur volonté, et le meilleur moyen 
de le faire (il est à la portée .de tous) c'est le travail, et en- 
core le travail. Qu'ils se forment un caractère, qu'ils appren- 
nent à comprendre le sens du mot: devoir! Qu'ils soient des 
forts! 

Voilà leur rôle présent pour m préparer à leur rôle de 
demain. 



Qui peut se vanter de n'a- 
voir pas été un jour l'inno- 
cente victime du "poisson d'a- 
vril"? Qui au moins n'a pas 
été témoin d'une de ces mys- 
tifications plus ou moins mé- 
morables?... 

Par exemple, la célèbre 
aventure survenue, il y a déjà 
quelques années, à un ancien 
du nom de "PUt". Vous la ra- 
conter serait peut-être indis- 
cret... cruel même... enfin, al- 
lons-y l... Voici l'affaire en rac- 
courci. 

Un compagnon de chambre 
de "Pitt", de concert avec te 
Père *, succomba à l'irrésisti- 
ble tentation de faire "courir 
le poisson" à son confrère, n 
réussit à ravir. 

Mettant quelques vulgaires 
sardines dans une boite à ci- 
gares, il adresse le tout à un 
ami domicilié au No ? avenue 
Collège, Ottcma. La précieuse 
boite est ensuite confiée au 
perfide Zére X. 

A midi, avant d'entrer au 
réfectoire, le Père arrête 
"Pitt" et avec un grand sé- 
rieux ^informe auprès de no- 
tre copain du prix que pour- 
rait coûter l'envoi de ce colis 
postal. «v _ 

"Mais, lui dit "Pitt" avec une 
entière spontanéité, c'est pour 
mon ami Jean.... U demeure 
tout près d'ici. Avec votre per- 
mission, je cours, le diner fi- 
ni, le lui porter moi-même." 
Et le Père d'acquiescer avec un 
malin plaisir. 

Au dinèr, "Pitt" cherche en 
vain un camarade pour l'ac- 
compagner dans sa course. 
Tous ses amis, mis au courant 
de l'histoire, refusent sous dif- 
férents prétextes. 

Notre "Pitt" part donc seul. 
Avec son plus gracieux souri- 
re, il remet le paquet au des- 
tinataire et veut se retirer.... 
Après force invitations de la 
part de la famille, avertie de 
l'aventure, notre ami entre 
bravement. Pour mieux savou- 
rer sa. déconvenue, on ouvre 
devant lui la boite à cigares et 
on lui présente... des sardines. 
"Poisson d'avril! Poisson d'a- 

vmr 

Sous une avalanche de rires 
et de gais propos, "Pitt" re- 
tourne au Collège la figure 
longue, jurant, mais un peu 
tard, qu'on ne l'y prendrait 
plus! 

Dans la cou* de l'Université, 
ses camarades l'attendent, 
l'applaudissent bruyamment, 
le harcèlent da franches ta- 
quineries. 

D'un pas lent, portant bas 
l'oreille, mais lançant à la dé- 
robée des regards foudroyants 
vers les railleurs, "PttV' rentre 
impertubable... mais grande- 
mont vexé. 



Grand banquet. — M. P W*n, orateur de dreonstan- 
ce. — Plusieurs toasts vibrants, 



^ 



La fête organisée à l'Univer- 
sité * Koccaaion^de la St-Pa- 
trice remporta un grand succès. 
Un banquet fut donné au ré- 
fectoire des éjèves auquel as- 
sistaient le B. P. Recteur, M. 
Phelan, président de la Com- 



point qu'il fit de cette concrée 
le pays le plus catholique du 
monde, ce qui relève la fierté 
de ses habitants. 

M. Clyde Curry répond à la 
santé du Canada. < En termes 
appropriés, û pafftr de l'idéal 

m w 1 o_:_ J.. nnmirann 11 



mission des Ecoles séparées, des IrUndiiis du Dom^mon 11 
tous les Pères de l*Undversit6, affirme que les fils de 1 lrtan- 



les EB. PP. Morisseau et L> P. 
Pelletier du Juniorat, Leblanc 
du Scolasticat, et MM. les pro- 
fesseurs Hayes, Arvisais et 

Lambert. 

Le président du banquet M. 
Dalton O'Donnell portait les 
toasts. Il sut s 'acquitter de .sa 
tâche avec honneur. M. Eugène 
Dorion fut invité à répondre au 
toasts porté en l'honneur de la 
fête. Il fait la biographie de St. 
Patrke. Né en Bretagne de pa- 
rents romains, capturé à sei- 
ze ans e* amené en Irlande, il 
commence à réaliser sa missi- 
on etese prépare à son aposto- 



de travaillent avec succès à 
la formation deh nation cana- 
dienne. 

Le toast porté à l'Aima Ma- 
ter reçut sa réponse de M. Wil- 
liam O'Shea. Orateur vibrant, 
il se montre fier de Universi- 
té et déclare que daneestte uni- 
versité- même où l'on enseigne 
le vraie phUosopnie, la vraie 
théologie et les sciences, les Ir- 
landais sont heureux d'avoir 
contribué à cet épanouissement 
de la vérité. 

M Hector Monette répond au 
toast de "Bonne Entente. 
"C'est un devoir, dit-il, non seu- 



On etose prépare à son apoeto- lem|lflllt d » e xprimer, mais de ré- 
lat, devient évêque, organise le ^ mutue i consente- 
royaume, et Tuniffëation de! ! £_ -— 



l 'Irlande à l'Eglise, a un tel 



(suite à la 2e page) 



Agapes de» Anciens 

Banquet annuel de r Association Régionale: 
260 convives assistent. 



• '-- 



• 



Dimanche, 19 niarsr Six 
res du soir. La Rotonde de 
l'Université renvoie les échos 
des exclamations enthousiastes 
de camarades d'antan qui 
échangent de franches et vigou- 
reuses poignées de mains. La 
gaieté règne sur tous les visa- 
ges de ceux qui reviennent au 
bercail revivre les heures si 
douces du potache; tous ont 
mis de côté leurs soucis maté- 
riels et s 'abandonnent sans ar- 
rière pensée à renouveler les 
amitiés d'autrefois. Tout en 
causant, ils se succèdent pour 
inscrire dans île Livre d'Or des 
Anciens des noms qui figu- 
raient jadis "sur les registres 
des classes d'au delà un demi- 
siècle. 

L'on s'achemine ensuite vers 
la magnifique chapelle bien 
différente au point de vue du 
style du temple superbe d'a- 
vant 1903, et encore plus de la 
modest e pet ite chapelle tempo- 
raire a*'il y 's quelques* années. 
Des contemporains du Père Ta- 
baret s'agenouillent aux côtés 
d Hl anciens" plus récents pour 



«r- ' 

demander au 



_gneur d'ac- 
rder de nombreuses bénédic- 
tidns à l'assemblée. Dans le 
choeur, Son Excellence Monsei- 
gneuVCta^D; 018 ; O.M.I., offi- 
cie à îà^Bénediction du. Très 
Saint Sacrement, assisté du R, 
P. J. Bonhomme, O.M.I., curé 
de Notre-Dame de Hull; et de 
M. l'abbé R. Glande, curé de 
Gatineau Mills. Au jubé, la 
choralte des anciens, sous la di- 
rection de M. Philiss Thibault, 
exécute avec maestria plusieurs 
morceaux. 

A la sortie de la chapelle, 
nouvelles rencontres. De nou- 






VrançoU. OHKVRIHL 



sourit de son bon sourire, en- 
soleillé comme avril, expressif 
de bienvenue et de serviabilité, 
affable et cordial que chacun 

Unanet it sans rancuna U Maxime S ARAVLT. 



veau réunis, dans la Rotonde, le 
R. P. Raoul Legault, O.M.I., 
âme dirigeante de l'association, 
procède à l'appel par ordre de 
promotions. De 1871 à 1933, 
tous passent en revue 1 la suite 
de M. le docteur Chevner, 
doyen de la reunion et père de 
notre député au Parlement; et 
de M. A.-T. Charron, assistant 

îousmmistre de ^'Agriculture, 

président de l'sssocistion des 
anciens élèves ne langue fran- 
çaise de la région. 

Au réfectoire des étudiants, 
un menu succulent digne du 
plus fin gastronome, attend ces 
messieurs, et pendant une heu- 
re les V-A-R se succèdent anx 
V-A-OEt, tandis qn e 1ot deux 

(suite à la le pegst " 



















î^-'v-. ■;■ 



WMinJSf. 






; ; '-H 



■v 






LA ROTONDE, OTTAWA, le* ATE1L 1*4 



LA sMHP O an M, 

■i 



WA, le* AtsUe, lit» 



Fête de la 

(Balte «ehUre 



mont l'union entre~nollB7 fceer 
langues Anglaise et française, 
estimées et respectées par cha- 
cun, constituent cette unifies 
tion dans le chemin de la vie.'' 
T* préaident invite ensuite 
M. Phelan, président de la Com- 
mission des Ecoles Séparées 



le. 



syn< 
vieni? 



L'Ai 
sa pren 
de sept : 

1 te dire* 

.0. M. 
on ère u» I 
ne à laj 
dis, O. 
par ses 
A. Lieé< 
H. 

Très déve 
Contn 

précède? 

suggéra 

tion pi 

bres di 

nié co| 

Pierre . 

Joa. Vi 

Edgar 

Eraérildj 



Le 1« 

^Athléi 

de tenni: 

quel pr. 

Pareil. 

Afin.. 

•ma une 
• • - 1 
-avoir 
Dès 
ilw\ sfi 

I '... ÏM 

portioi 



d'Ottawa, à porter la p 
M. Phelan fait d'abord des 
m en taire* aur la carrière dé 
Patrice puis il fait l'éloge 
sa race, le peuple irland 
"Les Français et les Irlan 
loyaux à la même Eglise se trou- 
vent parallèles, dit-il. Autrefois 
l'Irlande se battait à côté des 
Français; leur amitié qui, de- 
puis ce moment, a toujours 
grandi, s'est continuée au Ca- 
nada. S'aimer mutuellement et 
se supporter les uns les autres, 
n 'est-ce pas la bonne entente f ' ' 
Il fit ensuite une digression sur 
lu politique actuelle de son 
pays. 

Le R. P. Recteur dit quelques 
mots pour clore le banquet. Il 
remercie les orateurs et souli- 
gne le fait que les Canadiene- 
franeais ont ^eu parfois des dif- 
ficultés avec les Irlandais. Tout 
de même il faut s'efforcer de 
s 'entendre » dans 1* plus grand 
intérêt dea deuxfparties. 

Le comité exécutif était for- 
mé 4 du R. P./Kecteur, directeur 
honoraire, €u R.T. Soheffer, 
0. 1L.X. directeur, de ..DtUfln 
O'Donnell, président, Eugène 
Dorion, viee-président, F r a ncis 
Benois, secrétaire-trésorier, Pe- 
ter Devine et CSyde Curry, eon-^ 

seillers. 

• > 

Agapes des . . . 

(suite de la 1ère- pat e) 

cent cinquante convives resas- 
sent lies bons vieux souvenirs. 
"Toutes les tables sont des ta- 
bles d'honneur*', et, ce soir-là, 
la mémo égalité existe comme 
aux temps assez lointains pour 
quelques-uns de leurs études 
soit commerciales soit classi- 
ques. Evêques, sous-ministres, 
députés, échevins, etc., tous 
font honneur à l'abondance de 
vietuailleBv"' 

Après dîner, durant i»ne 
courte récréation, les conversa- 
tions se continuent ; des parties 
de billard et de cartes soulè- 
vent de vieilles rivalités. Bn- 
fin, pour terminer royalement 
cette soirée un programme des 
plus intéressants attendait les 
anciens. MM. Emile Boucher, 
et Jean-Paul Labelle, exécutè- 
rent quelques chansons accom- 
pagnés au piano respectivement 
par MM. Paul Larose et Emile 
Richard. Le choeur des an- 
ciens se fit entendre dans quel- 
ques chanta profanes et l'or- 
chestre sous l'experte direction 
du Révérend Père Paquette, 
O.M.I., rendit plusieurs ex- 
traits. Enfin, MM. Léonard 
Beaulne et Lionel Choquette 
délectèrent l'auditoire par leurs 
monologuas choisis. 

Certes, ce fut une fête qui 
fera époque dans les annales de 
l'Université et comme le disait 
Monsieur Charron, dans sa 
courts allocution, lea anciens 
sont venus apporter leur grati- 
tude à l'Université pour le bon 
accueil qu'ils avaient déjà reçu. 
Nous regrettons le manque 
d'espace pour publier la spiri- 
tuelle improvisation du Prési- 
dent de l'association. Que- l'on 
nous permette seulement de 
souhaiter la perpétuation d> 

eette fête annuelle. 

♦ v 

Par «ne journée de pluie 
Pendant quoi mois itf a l'plns 
Jl a tant jifo qu'on ne ssit pins 

•Mm; 



La 28 février, sous la prési- 
dence (de Raoul Gauthier, Con- 
rad Lamisux at Jean Noël af- 
firmaient, en dépit des dires de 
Lionel Ooteau et de Roland 
Patenaude que "la conférence 
impériale fut un succès" 

L'affirmation, dam lin expo- 
sé lumineux, met en relief les 
.avantages matériels et le tri- 
omphe moral remportés à la 
conférence économique de 1932 
par Wȍ ministres canadiens. 

La >«e**.^ -e dénonce, sans pi- 
tié, les accords iotra-impériaux. 
Elle y voit une manifestation 
de l'impérialisme égoiste de 
l'An^MseiT* JBile ne m a nque 
pas de dénoncer les violations 
flagrantes du traité économi- 
que, notamment au sujet de, 
1 huile et dn bois russe. 

Les juges, Wilfrid Laflenr 
et Louis Harbeck, s^ç ;«dnon- 
cent en faveur dé Taî négative 
et proclament Lionel Crdtcsu 
meilleur orateur. 

Jean-Paul Lebrun fait d'in- 
téressants commentaires sur le 
débat. v 

■»■■ JB 



Mais c'que j 
S'il e* 



« est qu au 



rut 



ACTIVITÉS 



A I.IBK 



Débats français 



Un autre livre 

de Rumilly 



VIRGILE, POETE 
NATIONAL 



A la Société 

de Conférence» 

Dimanche, le 12 mars, le Rev. 
PtU P.-B. Farley, C. S. V., Su- 
périeur du Séminaire de Juli- 
ette paria de "l'Education Ca- 
tholique". Le R. P. Léopold 
Saint-Georges, O, M. ï., présen- 
ta le conférencier. 

Le R. P. Farley s'est attaché 
à 'démontrer que l'éducation ca- 
tholique se propose d'abord là 
formation du caractère à la lu- 
mière des principes religieux! 
C'est pourquoi elle s'attache 
plutôt à l'éducation qu'à 1 ins- 
truction. 

Pour l'ouverture de la derni- 
ère séance de l'année académi- 
que, la Société avait invité Mes- 
demoiselles Jeanne Pelletier et 
Annetfe Charbonneau, pianis- 
tes, Yvette Grant et Jacqueline 
Laroeque et Monsieur Albert 
Tassé, violonistes. Le quintette 
rendit avec un art pur et sub- 
til à la fois l'ouverture du 
"Cid" de Maasenet. + 

G C. 

Séminaire de 

Philosophie 

Dimanche, le 12 mars, avait 
lieu la conférence de M. Ce- 
saire Lé vaque sur 1'" Objet de 
la Béatitude". 

"Cet objet, nous dit le con- 
férencier, c'est le bonheur par- 
fait de l'homme, la satief acti- 
on de tous ses désirs, sa fin ul- 
time. Pour les uns, c'est l'en- 
semble des choses créées ; pour 
les autres, -c'est Dieu. Or, lea 
biens eréés ne peuvent pas 
constituer l'objet de la béati- 
tude an raison de leur contin- 
gence. Donc, cet objet doit re- 
poser en Dieu." 

Plusieurs étudiants phtloeo 
phea prirent part à l 'intéressan- 
te discussion qui suivit la con- 
férence. 

A. J. 

a» 

Coure d ' exteneiefa 



Durant la dernière quinzai- 
ne, deux cours furent donnés 
& m Faculté des Arts. 

Le 8 mars, le R. P. Ph. Cor 
neUier, O. M. I., terminait son 
étude sur la relativité, par une 
conférence intitulée: "Consé- 
ojfencc et résultats de la rela- 
tivité." 
X* aaerereji avalant » je iô 



Cetti qui ont lu le "Sir W*V 
frid Laurier" de Rumilly oui 
été fnsppés- par le eonei d*esec- 
titude et la recherche des aour- 
eea pour lesquels 1 auteur a don- 
né tous ses soins. Et on peut 
être étonné de voir avec quelle 
vérité et queUe justesse l'écri- 
vain exposait des faits d'ordre 
politique purement canadien, ai 
on ignore que Rumilly français 
d'origine ou de corps est d'âme 
toute canadienne par adoption 

C'est encore ls même recher 
che scrupuleuse qu'il apporte 
dans son nouveau livre que 
•vient de publier Ernest Flam- 
marion de Paris " Sainte- Anne- 
de-#eaupré", et que l'auteur 
offre gracieusement à Mgr Vil 
leneuve, archevêque de Québec. 
Nombreux sont les livres écrits 
sur le sujet- mais pas un seul 
peut-être n'a été composé avec 
un tel souei de faire aimer et 
respecter" ee* sanctuaire, "le 
plus beau de l'Amérique du 
Nord." Si c'est un français qui 
raconte à ses compatriotes ee 
qu'il a tu là-bas sur ce coin de 
la Nouvelle-Bretagne,' c'est un 
canadien qui se montre fier 
d'appartenir de toute son âme à 
ce pays où il aime tant à de- 
meurer, vjfest avec cette idée 
qu'il faut lire " Sainte-Anné-de- 
Beaupré** si on ne relit pas être 
surpris d'avoir devant les yeux 
les impressions de ce canadien 
trop français ou de ce français 
qui se permet d'être trop cana- 
dien. 

Ne dirait-on paa en lisant ces 
lignes dans lesquelles Rumilly 
met toute son âme un patriote 
du tempe de Crémszieî C'est 
toujours le vieux refrain qui 
revient : France ! Canada, Cana- 
da, France. Il y a des pages 
si belles qu'en tes lisant on sent 
l'émotion nous serrer la gorge 
telles sont celles on ir raconte 
l'incendie de la Basilique. D'au 
très sont pleines de fierté si 
éprouvée dans sa foi et il est kii 
aussi plein d 'orgueil de pouvoir 
mettre dans ses lignes la répon 
se que firent lea Canadiens de 
vant les coups du sort: "Nous 
rebâtirons plus granq* et plus 
beau." L'auteur termine son li- 
vre par quelques miracles sans 
oublier de mentionner fc plus 
grand miracle canadien, celui 
du parfer françaia qu'A attri- 
bue avec le R. P. Bélanger, à 
"la bonne Ste Anne". Et ses 
derniers mots sont eeux d'un 
croyant touché par la grandeur 
et la simplicité du spectacle 
d'une procession le jour de k 
fête de notre patronne nationa- 
le 

J. Ro othier. 

DB8 AILB8 

Avee-yous remarqué qu 'il en 
est du journal comme de trois 
ou quatre objets matériels dont 
on dit qu'ils se déploient t 

La langue française nous dit 
que les voiles du navire se dé 
ploient; elle nous dit que les ai- 
lea dea oiseaux se déploient ; el- 
le nons dit enfin que le drapeau 
se déploie. 

Le vrai journal, en dttet, est 
comme l'oiseau qui don tendre 
toujours à s'élever /davantage 
vers la lumière. Le journal est 
comme le voile du navire, car il 
doit tendre sans cesse à élargir 
le cercle de ses conquêtes. Le 
journal est surtout comme le 
drapeau. 




mars, M. Séraphin Karion con- 
tinue son étude des divers mou- 
vements Littéraires eu Frasée. 
en traitant d* Parnasse." 



fin^noète National est celui 
les, gloires de ses at 
beautés de son pays, la 
Rse^et la fécondité de saj 
dans le bqt d'inspirer à 
ses concitoyens un amour pro- 
fond et ardent dé leur pays. 
Or, Virgile, dans ses poèmes, a 
chanté les gloires, la richesse et 
ls beauté de son pays. Donc, 
il est un poète national. 

Virgile aimait avant tout une 
exfatenoe simple et tranquille ; 
aussi préférait-il les belles 'cam- 
pagnes paisibles de l 'Italie Mé- 
ridionale, à la grande Rome 
turbulente et agitée. Selon cer- 
tains auteurs, le. grand poète 
était fils de petit fermier et pas- 
sa* les p r e mi ère s années* de sa 
jeunesse dans les douces eam 
pagnes, sous les bois ombrageux 
et sur les bords des frais ruis- 
seaux. M conserva dans toute 
leur fraîcheur lea souvenirs de 
ses premières années, et pendant 
toute sa vie il garda un amour 
passionné de la vie rustique. 
Rien d'étonnant donc si *ette 
sympathie de la nature lui ait 
inspiré lea Bucoliques et les Gé- 
orgiques. 

Dans les Bucoliques, Virgile 
a ru et a peint la nature avec 
l'oeil d'un artiste habile à dis- 
cerner les nuances les plus fi- 
nes comme à noter les couleurs 
.'as plus chaudes. Dans ee po- 
ème il a décrit les prairies ver- 
doyantes du Mincio, les forêts 
au riant feuillage et lés mon- 
tagnes d'azur qui répandent 
majestueusement leurs ombres 
dans . les Vallée» lointaines. 

Après avoir peint et eélébré 
les beautés de son pays, le po- 
ète va maintenant nous décrire 
les occupations de eeux qui ha- 
bitent ces magnifiques contrées 
Les Géorgiques sont les poèmes 
de l'agriculture italienne. Vir- 
gile a divisé son poème en qua- 
tre chants, où il traite succes- 
sivement de l'agriculture en gé- 
nérai ; de l'arboriculture et sur- 
tout de la viticulture; de l'éle- 
vage des bestiaux et en dernier 
lieu de l'apiculture. L'oeuvre a 
dans son ensemble une couleur 
bien nationale; c'est le poè- 
me de l'Italie rustique, de eet- 
te Italie*- dont Virgile a fait 
l'éloge inspirée danj ses Buco- 
liques. Le grand poète noua pré- 
senta le fermier, le laboureur 
italien avec ses occupations et 
sa religion grave et méticuleuse. 
On voit la grande vertu du pay- 
ssn, son opiniâtreté au tra- 
vail et sa patience in fat iguable ; 
on voit aussi la vie familiale du 
cultivateur, avec ses plaisirs 
austères et seê fêtes champê- 
tres. Partout l'on voit la paix 
la douée tranquillité et le bien- 
être. 

Une tradition veut que les 
Qéorgiquee aient été entreprises 
par Virgile, sur le conseil de 
Mécène, afin de -faire renaître 
en Italie le goût et l'amour de 
l 'agriculture. 

Virgile, fatigué du genre bu- 
colique et didactique;" ne lance 
dans la poésie épique. Il voulait 
donner à Rome une épopée na- 
tionale, et même religieuse, qui 
put rivaliser svec Tflliade 
d'Homère. 

« A l'exemple d'Homère et de 
Virgile, les poètes français alle- 
mands et espagnols eut tous 
travaillé è la production d'une 
épopée nationale pousjenr pa- 
ys, C'est d'ailleurs, très natu 
rel que chacun ait son épopée, 
puisque celle-ci est une oeuvre 
patriotique. 

C'est ainsi qu'en France, ils 
ont eu leur Virgile, Ronsard vou. 
lut eompeser un oeuvre réelle- 
ment grandiose et imposante en 
s'inspirent de i'Bnéide de Vir- 
gile. U Franeiade, bien am'in 



défauts, peut panse* pour 
véritable épopée nationale. 

Noue aussi, canadiens, nons 
avons eu notre poète national. 
Pourquoi ne l'aurions-nous pasf 
Nos poètes, pour chanter les 
gloires de nos héros, n'ont que 
l'embarras da choix. Que 4e 
guerriers! Qss d'hommes d'é- 
tats ! Que dn Saints Missionnai- 
res ! Que . oie religieuses, tous 
martyrs de leur devoir et de 
leur foi, ont ajouté une page 
glorieuse à rbistoire d'un peu- 
ple héroïque. Je dis héroïque 
parce que ce peuple canadien- 
français a supporté sans bron- 
cher et sans faillir les attaquée 
et les persécutions incessantes 
des ennemis de sa foi et de sa 
langue. 

Louis Fréchette, s'est inspi- 
ré, dans sa "Légende, d'un peu- 
ple", de la nation canadienne, 
jalouse de sauvegarder sa lan- 
gue et ses traditions religieuses. 
Cet autre Virgile notre poète 
national, Louis Fréchetie, dé- 
montre dans son oeuvre, que 
tout en restant fidèles à l'An- 
gleterre les canadiens, nos an- 
cêtres, ont su veiller à la sur- 
vivance française et catholique 
su Canada. -A noua canadiens 
de l 'Ouest de suivre le sentier 
tracé par noa illustres aïeux. 
J. VAN E8LAUDE. 
Collège Mathieu. 



L 




)evise: "Pr#per#S)t - ifons/ 




UNE NECESSITE 



De nos jours, la terre est 
devenue si petite, on en fait B 
tour en si peu de temps, avec 
tant de confort et d 'agrément, 
qu'une partie de rhumanaté n'a 
plus de demeure fixé. Avouons- 
le, ces conditions de vie nouvel- 
les dont nous sommes fiers, par- 
ce qu'en elies-mémee elles 
aocusent un progrès, favori- 
sant . grandement la diffusion 
de l'erreur comme de la vérité. 
A preuve, l'incrédulité et le 
matérialisme le pli* grossier, 
envahissent le monde. 

Le remède à opposer à ces 
maux, c'est l'action catholique 
que PieXI féfinit la collabora^ 
tion dis laïques à l'oeuvre du 
clergé, l'union des forces catho- 
liques organisées pour l'affir- 
mation, la diffusion, la réalisa • 
tion et la défense des principes 
catholiques dans la vie indivi- 
duelle, familiale, sociale. 

"Inataurare omnia io.Chris- 
to", tout restaurer dans le 
Christ, tel est le but de l'action 
catholique. **-"•" 

Selon PieXI, combattre In ci- 
vil isation inti i liiOliainn , repla- 
cer le Christ «nos la aoeiété, ré- 
tablir le principe de l'autorité 
humaine comme représentant 
celle de Dieu sont des échelons 
qui nous conduiront nécessai- 
rement su but. 

Aux esprits eultivés M amis 
dea idées saines d'entreprendre 
cette tâche opportune entre tou- 
tes en notre siècle d'athéisme, 
de donner à Dieu la première 
place, Di#u avant l'homme, a- 
vant le père de famille, avant 
l'état, avant la patrie. 

Partout 1 action eatholieme 
s'impose impérieusement. Ls 
mal est moins dans les moeurs 
que dans V ignorance de 1 '15v an- 
gile. A la demande dn Pape, 
nous, les jeunes, préparons 
noua à l'apostolat. L'étude de 
la doctrine catholique est pour 
notre âge la plus belle forme 
d'action catholique. , 

Médérie H0NTPBT1T. 



lou '._. 
cttvttes BportlvM 

APS S1IW 1 E ATIOW 

îir : r k gyye 
SMMSl Fui 1er. 
it des annonce*: Baoal Oaa>- 

de circulation: gifaaa G»- 

>ZANAM ET 

LES JEUNES 

Avec la résurrection de l'a- 
>o8tol8t laïque, il importe uo 
ixer nos regarda sur ces qu él- 
ues champions afin d'appren- 
re nous-mêmes à mieux dirig- 
er nos forces. 
Psrmi ceux du siècle dernier, 
rédéric Osanam resplendit 
'un eekt particnHer et attire 
urtout notre attention par son 
imour du travail intellectuel et 
ion dévouement pour lea jeunes 
Lyonnais d'origine, dès son 
'eune âge, il promit à Dieu de 
Hvouer ses jours au service de la 
■vérité et de la chsrité. Aussi of- 

rfrs-t-il à nos amis laïques et 
même à tous les éducateurs, un 
' . bel exemple de dévouement au 
■*rès des jeunes. 

"11 fut, avant tout, l'apôtre 
e la jeunesse" dit René Dé- 
èque. 
En effet, il_voyait en» elle une 
Jfcève généreuse qui, dépensée 
gfoour le bien, serait capable de 
convertir tout le m onde 'et pré- 
parer à la société une généra- 
Bion saine et toute nouvelle. 
A 27 ans, l'étudiant lyonnais 
-JEaort Vainqueur du concours des 
-•lettres avec le titre de doc- 
■ 




•<WÏèt* e^ se» tenant quelques seulement" 



SL'R IJ5 BOULBVABD 

Deux aveugles oemandent 
1 a umô n e Une dasae passe par 

là et jette un louis d'or dans la 
main d'un aveugle. 

Premier aveugle è l.nutr* : 
"Connais-tu cette dame ont 
vient de nous secourir) ' 

Deuxième aveugle; "De vue 



teur. A cette occasion M. Fan- 

Jriel, profeeeeur de littérature 

étrangère à la Sorbonne, de 

'mande et obtient que le jeune 

couronné le renaplacât dès l'eu- 

fgverture du cours. 
Pendant douze années conse- 
il- cutives, Ozanam illustre cette 
«Jiaire par ses connaissances 
classiques très étendues. En 
v!841, il accepte, sur les instances 
: du Père Gratry, la chaire de 
rhétorique an Collège Stanis- 
las où il professe dix-nuit mois. 
Le jeune maître comprit, dès 
Jle premier contact arec cette 
^jeunesse, qu'il lui f aillait s 'in; 
sinuer en son âme pour agir 
^ensuite sur son intelligence et 
Bsa volonté. Il devait en même 
j£temps et lui ouvrir les trésor* 
gde son intelligence et lui pro- 
diguer les tendresses de son 
jffieocnr. 

Noua 1 entendons redire à ses 
garnis qu'après Dieu la jeunesse 
ftient la psemière place dans 
ion eoeur. Ainsi, quelle bonté 
n classe : "On at pouvait res- 
ter 1 on Rte m ps insensible à cette 
expression de bonté, transmise 
du coeur à travers un masque 
.un non lourd ntaia qui n'était 
pas sans distinction," dira un 
Me ses anciens élèves. "Volon- 
,ticrs, même, se li* mit-il à cette 
franche gaieté d'esprit qui dé 
ftlasse des études susteres, avee 
Lfnn rire ai franc et ai naturel* 
une nmiaanterie ai ag r éable- et 
ivement tournée, que, c'é 
a eharane de le anrpcèndre 
sot aboa d ss i jograb," 



- Cette même charité _ 
iestait quand on allait le 
sulter. De boit à dix henreadu 
matin, Ozanam se tassait à la 
disposition de ses élèves. Il les 
recevait avec grâce, a 'entrete- 
nant avec eux de ee qui les con- 
cernai! comme s jÎ n'avait rien 
autre chose à penser et à faire. 
Aussi ses disciples U payaient 
de retour :" Je n'ai jamais con- 
nu maître plus aimé, écrit un 
anufcu; la jeunesse allait à loi 
par d'inévitables sympathies." 
Rendu ainsi maître des coeurs, 
le> professeur pouvait ensuite 
exercer son ministère avec au- 
torité^ exigeait de ses élèves 
respect et confiance : "Je me 
propose de vous traiter en hom- 
me, «i je trouve ici des hom- 
mes", furent ses premières pa- 
roles aux rhétorieieus du Sta- 
nislas. Un tel. maître pouvait 
infuser dans l'intelligence de 
ses jeunes auditeurs vote doc- 
trine sérieuse capable és> îai*e 
impression sur touterlnT'vie. 

Ses cours à la Sorbonne fu- 
rent de vraies leçons d'apolor 
gétique. Il s'appliqua à réfu- 
ter certaine préjugés du temps 

On accuse le catholicisme 
d 'obscurantisme : Osdanam mon- 
trera qu'il inonde £e monde de 
ses flota de lumière. On regar- 
de la -religion comme l'ennemie 
de la liberté : il démontrera que 
toutes les libertés modernes ont 
leur source dans l 'K vangile. On 
la tient responsable des plaies 
sociales d 'sujourd nui : il prou- 
vera qu'elles résultent de l'a- 
bandon de l'idéal évangélique 
et qu'elles se guériront, par > la 
restauration du règne de la cha- 
rité. Du vaste plan qu'fi s'é- 
tait tracé et ^u'il intitulait 
"L'Histoire littéraire des temp^ 
barbares", il ne peut exécuter 
aue des fragments: "Civiliss- 
tion chrétienne au 5e siècle" 
où il montre le christianisme 
sauvant du mode antique tout 
ee qui mérite d'être eonserré; 
les "Etudes Germaniques" on 
l 'étude- dea peuples germains 
avant leur transformation reli- 
gieuse jusqu'à diarlemagne ; 
* ' La civilisation chrétienne 
chez lea Francs", qui. est l'a- 
pothéose de l 'Eglise catholique : 
"Je ne ssjs, s'éerie Mgr Bau- 
dr illard, au centenaire 1913, si 
nulle psirt arfleura' elle a été cé- 
lébrée avec autant d'abondance, 
de forée et do'' conviction". ; 

Enfin, ajoutons: Les poètes 
on la pensée apologétique se dé- 
clare et prédomine toujours. 

Sous le souffle purificateur 
d'une si saine doctrine, les jeu- 
nos intelligences s'ouvraient na- 
turellement, les volontés ne pou- 
vsient se nous trai r e à l 'acte de 
foi spontanée. 

Un jour, Oxanom trouW,à 
son. adresse le billet suivant: 
"Ce que n'avaient pu faire 
nombre de sermons, vous l'a- 
vez fait en une fois: vons m's- 
vez fait chrétien." "Il o te fen 
sacré, s'écrie Sarcey. A l'écou- 
ter on se sent venir les larmes 
aux yeux". Ernest Renan écri-4 
ra lui aussi: "Je ne sors ja- 
mais de sa leçon sons être plus 
fort, plus décidé au grand, plus 
courageux et plus allègre à la 
éonqùètr^dê~l nv»fcuT7^ "^ 

De ses disciples, nommons en- 
"core BT. Caro, plus tard profes- 
seur de philosophie à la Sor- 
bonne et membre de l'Acadé- 
mie franenise-, le eoTOTBal La 
vigerie qui emporta de lni le 
meilleur souvenir jusque dans 
les- déserts africains et beaucoup 
d 'autres encore. 

Apôtres laïques, votre dé 
vouement à vous aussi, produi- 
ra de semblables fruits si, com- 
me Ozanam, vous aissex la vé- 
rité et prodigues voa fttlents 
et voa énergiee au service de la 
charité et de la vMU. 

Frère Paul-Bmilo- MeuUa 



eWqaijHE 




POUR RBRE 



Tout le monde $ur le pont 
et les voUes au vent, oreiUes 
ouverte*! La tcnlbêU, gni **- 
lève, wwier é'ememUr mm 
un flot écumemx Vetenémrà de 
laff$a*tê. Hctrc veto érw*m 4e 
Toger-bontempê * donné Ueu 
à bien dm "on-eUT que fe 
veut vmlwtm é€ lu rotonde. 

C tr i aA n m #sms— d Ion ovo- 
vtt coeur* — ont ptmr le mot 
"coUèçe" de* épUhète* creute* 
comme une prison; et, d'aprèi 
eux le mat "coBégien" renfer- 
me ton* le* adjectifs honora- 
ble*.... mat* plutôt à distance. 
Vraiment le monde ne connaît 
ni U* beauté* do* haute* étu- 
de*, ni le* grande* joie* de la 
vie de coUéoe. Défendon*-nou* 
en disant le* belles choee* que 
non* a p pr e no n s et oui feront 
de nous de* sages. 

Depuis le* jour* de. l'Empire 
Romain, la civilisation a été 
ton chemin: le* langues grec- 
que et latine ont trouvé moyen 
de mourir; mai* U est resté 
de* cendres^ refroidies qu'il 
nous faut réchauffer.... en no- 
tre mémoire. Et n'a-t-on pat 
été jusqu'à mettre de cette 
poussière antique dons nô* 
langues modernes? 

Badinage à part, U n'est rien 
ou presque rien, qu'on nous 
enseigne qui n'ait son -utilité 
présente: l'anglais est un puis- 
sant exercice de mâchoire 
comme préparation aux futu- 
re* prises de bec. L'étude du 
français permet de construire 
un vers de treize pieds qui es- 
saye de rimer avec un autre 
de onze, tandis que les virgu- 
le* courent éperdue* d traver* 
le* phrase* mal faite*. L'algè- 
bre nous aide à trouver le* in- 
connus (x?) du "BachUr, et 
nous sert d'introduction au 
chinois que nos arrière-petits- 
fils apprendront dans cent ans. 
La chimie nous montre com- 
ment on peut trouver un riche, 
précipité d'eau claire dans un 
verre de lait au déjeûner. La 
minéralogie nous mène à la 
découverte des minéraux qui 
entrent dans la composition 
du bifteck: La géométrie nous 
permet de calculer à quel an- 
gle *ont les pointes qu'on nous 
pousse, et la relation des côtés 
de certaines figures allongées. 
Enfin V astronomie t Ah! voilà 
la science par excellence pour 
ceux qui vivent dans les étoi- 
les. Seule la zoologie est un 
fiasco complet pour le temps 
présent, car on ne rejoint ja- 
mais de viandes qu'on y étu- 
die. A propos du "footbair, If 
faudrait un journal spécial 
pour en discuter la situation 
actuelle; en *omme qu'U suffi- 
se de dire que c'est le plus fer- 
tile pour la culture de* enflu- 
res, égratignures, coupures, 
cassures et toute* sortes de 
"hures" imaginable*. 



LE GESTE DE LAF0NTA1NE 



Trente-sept éclata comme un coup de tonnerre, 
rit trembler noa oonxrenux ot songer r Angleterre 
n fallait A tout prix éviter le retour 
De oea brusques réveil» de la fierté de race 
Aussitôt Albion nous sourit, nous embrasse 
Et prêche l'Union en nous parlant d'amour. 

Amour d'occasion! Boa bras sont une cangue 
Qui doit sous bref délai étrangler notre langue. 
"Paa de français en Chambre, a décrété le roi' 
LafonUine se sort de la langue Interdite 
Pour loger un protêt contre la loi maudite. 
Et son geste remplit tous nos maîtres d'effroi 

L'Orateur, étonné qu'un honorable membre 
Brave les règlements reconnus par la Chambre, 
Lui défend aussitôt de* parler en français. 
Lafontaine frémit mats demeure rebelle 
Et toujours dans sa langue 11 poursuit de plus belle 
Remportant ce Jour-la son plus brillant succès. 

Le noble Lafontaine est un modèle à suivre, 
Dans nos coeurs, jeunes gens, son exemple doit vivre; 
Et al de notre tempe, nos droits sont écrasés, 
Défende*- les ces droits, luttes avec courage 
Bt contre unenneml, qui prodigue l'outrage, 
!*oursuivez les sillons de vos pères épuisés. 



m 



G D. 



La parole publique -Saviea^voûs que 



Que ce petit échappé serve 
à désabuser bon nombre qui, 
n'ayant que vingt-cinq lettres, 
dix chiffres et peu de cervelle, 
se font du collège une "idée 
noire comme rtntérieur de la 
caverne de Scylla. 

Conclusion pratiqué: toutes 
cee balivernes et ces fiasco* 
réunis forment pourtant de* 
esprits puissamment outillés 
pour le travail de l'avenir, et 
qui vont briller dans les cours 
de droit, de médecine ou de 
polytechnique des autres uni- 
versités; pour continuer plus 
tard le* tradition* d'honneur 
dan* le* plu* hautes charges 
de l'Etat que U* aines de l'Ai- 
ma Mater occupent aujour- 
dhui avec be au éù mp de tact at 
détalent. 

***** COVMV1LLÈ. 



Quel art difficile .que celui de 
la parole publique! Il faut 
plaire, il faut émouvoir. Plaire 
seulement, ce n'est' pas assez, et 
ce n'est pourtant pas déjà si fa' 
cile, émouvoir, c'est la réelle 
éloquence, le sommet de l'art. 

La timidité est le premier 
obstacle à vaincre. Kn.faee de 
la foule, quel est le jeune ora-j 
teur qui n'a jamais ressenti cet- 
te pour instinctive qui secoue 
tout l'organisme T cet hypnotis- 
me des regards scrutateurs qui 
se concentrent sur s* personnel 
Le eoeur bat follement, les nerfs 
se montent, les muscles involon- 
taires résgissent, la volonté perd 
son assurance, la voix ne retrou- 
ve plus les notes qu'il lui faut: 
tout se désorganise. C'est un 
supplices-intérieur, e'est une 
émotion personnelle qui absorbe 
à son profit l'émotion que de- 
vrait produire l'idée exprimée. 
< 'clui qui ne met point d'âme 
dans son discours est peut-être 
celui qui sent le plus vivement. 
C'est précisément parce qu'il 
ressent trop les bouleversements 
intérieure de sa sensibilité, qu'il 
ne lui reste ° plus rien pour 
l'autre émotion. Or, l'auditeur 
n'a que faire de cette émotion - 
là, on plutôt de cette commotion. 
H exige qu'elle ne paraisse 
point, il suppose qu 'elle n 'existe 
pas, e'est exclusivement l'émo- 
tion de l'idée qu'il lui faut. 

9i l'orateur est d'abord par 
venu à maîtriser sa sensibilité, 
s'il est calme, s'il est à l'aise 
aussitôt il s t tire à lui toute la 
sympathie. Alors, et alors seu- 
lement, il est prêt à agir avee 
efficacité. Donc, du calme, de 
laesurance: c'est la moitié du 
succès. L'auditoire se sent main- 
tenant en contact, non plus avec 
une sensibilité affolée, mais svec 
une intelligence maîtresse d'elle- 
même. Que cette intelligence 
parle avec clarté pour faire en- 
trer ses rayons jusqu'au fond 
dea âmes, ensuite qu'elle s'ani- 
me, qu'elle vibre, qu'elle se 
passionne, et chacun de ses mou- 
vements trouvera -«percussion 
dans l'âme de li. xliteur. 

Mais comment vaincre la timi- 
dité—A force d'énergie— Tingt 
et trente fois par îour if"~taut 
s* nspxsasntsr la timidité comme 
chose absolument folle, nuisible 
et ridieule. A force d'énergie. 
il faut apprendre à sortir de 

soi. 

Oscar DUVAL. 

* 



Dans le monde il y a 36.000. 
000 automobiles. * 



f>ans les 27 maisons sf- 
f iliées à Laval ou à Mont- 
réal, on comptait 681 finis- 
sants en juin dernier. Sur 
ce nombre 350 ont embras- 
sé le sacerdoce et 281 sont 
alliés dans le monde, dont 
73 ont choisi la médecine 
et 54 le droit. 

Lea peuples anciens étaient 
de grands constructeurs: les 
Assyriens si les Babyloniens 
bâtissaient des ponts et ersu- 
saient dos canaux; les Egyp- 
tiens édifiaient des pyramides ; 
les Romains oonstriilsakiut des 
chemins, dot ponts, de* aque- 
ducs et des ssins. 

^La somme totale due psr 
différents pays aux Btata- 
Unis le 15 décembre der- 
nier était de fl24.9S4.421. 



Durant les quatre 
de U 'Grande Chaerr* ", 
31.386.000 hommes ont 
combattu. 

La langue anglaise compte 
piJus de mots dsns son vocabu- 
laire que la langue française: 
200 000~mots - en anglais *4 
50.000 moU en français. 

I^e coût total du nouvel 
édifice de l'Université de 
Montréal (rue Maplewood; 
s'élèvera à environ 7 mil- 
lions de dollars. 

Las cinq plus importante re- 
cords de vitesse sont détenus 
par l'Angleterre: aéroplane, an- 
tomobile, motocyclette, ynteh- 
à-moteur et chemin de far. 

La prohibition a été né- 
faste au peuple américain, 
puisque la mise en force de 
ce règlement, de 1920 i 
tm, a eoûté $370.360.561». 

La population totale du globe 
était en 1931 de deux milliards. 



PJUUHJ 

A l'entrée de la salle d'exa 
non, plusieurs formules d algè- 
bre, de géométrie, de trigono- 
métrie ot anaai un nombre ©on 

siderable de dates. 



Paul Doumer fut 
sine par le Susse Gorgou 
loff ; MeeXinley, ancien pré- 
sident des aHata Unes fut 
tue par 1* Slave Gsolsosx et 
le maire Oersaaa, de Chica- 
go, par lllalaM ^fiS* 

EN CORRECTTONtfELT .E 
— ."Prévenu, ^n ne parle pas 
à la justice ,les mains dans ses 
poches. 

—"Voyons, mon président, je 
suis ici pour lés avoir mises dan* 
las poches dea autres, Où vou- 
lssvvom* orna j» les fourre alors V ' 



'IN 



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LtnOVKBSlW WgST EBH 
EST VAINQUEUR 

Samedi le 11, nos champions 
S* rendaient à London, Ont^ 
afin de jouer contre 1 Univer- 
sité Western la partie décisive 
pour le Championnat Intereol- 

ttgial. 

L'Université McGill avait re- 
logé de rencontrer l'équipe à 
cause d'examens en prépara- 
tion, et les nôtres se rendirent 
à l'invitation des champions de 
l'ouest. A la suite de l'attitu- 
de^ peu sportive de la direction 
du club Shamrock d'Ottawa, 
deux.de nos joueurs, les frères 
Cowley, furent empêchés de 
faire le voyage, et notre club 
affaibli fut défait au pointage 

de6à1 ' - , i. v 

Les joueurs revinrent absolu- 
ment enchantés de leur voyage 
mais un peu déconfits de leur 
défaite. 



/ i 



VICTOIBE SUE LU. 
DE MONTREAL 



du 
et 



Profitant de l'excursion 
19 dernier entre Ottawa 
Montréal, le club intermédiaire 
s'est rendu dans cette ville 
pour rencontrer l'équipe de 
l'Université de la, Métropole. 
Ottawa décrocha les honneurs 
après une exhibition brillante 
au pointage de 4 à 3. 



SKI 



Ces dernières semaines, com 
me les conditions* atmosphéri- 
ques étaient particulièrement 
propices, de nombreux Von- ~rȎu#e, 



ÇA ET LA 

Le 17 mars, S. E. Mgr Char- 
lebo», vicaira apostolique du 
Keewatin, arrivait à l'Univer- 
sité, pour y passer quelques 

jours. "\ 

v Le môme jour, grand congé 
eu l'honneu r de 8a int Patrice. 

A l'occasion d'une joute de 
hockey entre* notre équipe et 
celle de l'Université de Mon- 
tréal, le 18 mars, quelques élè- 
ves eurent la bonne fortune 
d'aller saluer leur parants et 
amis à Montréal. Entre #utr«» 
on notait Jean Noël, Jean-Paul 
Marîon, F*ul Girard, lierre 
LeCavelier, Roland Marchildon. 
Osa Pednault, Fernand Laças- 
se et son frère Hubert, Paul-E- 
mile Duranseau, Lionel Lam- 
bert et Jacques Lé™illé. 

M. Henri Légaré est aile les 
reconduire à la Pare. 

be 19, banquet de» anciens 
de langue francawe de la ré- 
gira 'Ottawa et de Hull. Mgr 
Charlebois est présent,. On 
compte 248 convives. , 

Le 20, le R. P. A./facques 
O/M . I. se rend au|JohÛtes 
Shawindgan, P. a. P°V * ***" 
sher u ne retraite. ; 

JADIS 

IL TA 25 ANS 
Ï908. - M.ï'abbé Carrière 
prend charge de la Prisse du 
Très-Saint-Rédempteur de Hun. 
- Débats Fronças: Ont parta- 
cipé aux débafe de février: MM. 
A St-Jaoquea, B. Courtois, E. 
Deajardins, C. Coupai M. lia- 
chaîne, T. Côté, W. Gauvreau, 



Un ancien honoré 
par la France 
et par le Pape 




O. Julien, S. Coupai R. Gain 
ptrtieuiièwmevtUoA J. Labelle 0. Sauvé/. 



eurent &eu. Parmi les Cottillard. 



coure 

s&eiUeurs skieurs _-da-4a — villa 
John Currie, Brian Burke, Ro- 
land Farley et Jean Terrien ont 
fait bonne figure tant dans les 
sauts que dans les courses. 
+ T 

Parlons mieux 



NT 



Thériault 



et A'- 



■ 






Dernièrement, M. le Ministre 
de France au Canada, S. Exe. 
M. Arsène Henry apprenait à 
M. Séraphin Marion que la 
France^ lui avait décerné une 
médaille de vermeil. Cette mé- 
daille, est accordée pour ser- 
vicessrendus àja langue fran- 
çaise «r- Canada. 

Dimanche, le 12 mars, M. Ma- 
rion recevait également des 
mains du Père Recteur une mé- 
daille du Pape, transmise par 
Son Exe. Mgr Anc^r^a Cassulo, 
délégué apostolique au Canada. 

A. M. MaTlbn/'La Rotonde" 
est heureuse d'offrir ses plus 

sincères félicitations. 

* 

Le R. P. H. St-Denis 
élu Vive-Président 



TEAM: équipe 



GOAL: but. 
NET: filet 
BACK-STOP: grillage. 
RRESSINO ROOM: chambre 

des joueurs. • 

ALL STAR 

d'as. $> 
OOAOH : pilote. 
FORWARD: avant 
LINE-UP : alignement. 
SCORER: compteur. 
REFEREE: arbitre. 
SWEATER: chandail. 
PAD : jambière. 
PUCK : rondelle. 
HOCKEY : bâton. 
GAMEr joute. 
SCHEDULE: programme des 

parties. 
INTERMISSION: intervalle de 

repos. 
FAÏR-PLAYt jeu flanc. 
TO DODGE : esquiver. 
GHECK: arrêt. 
'TUS: partie égale. , 

SCORE : état de la partie. 
SOCIETE Vf? PARLER 
FRANCAISAU CANADA 







^Um Soirée 
Canadienne" 

avsc 

Lac Trovtarioars «a la 

Gatinean 

A la Salle Atméê mif n 
êm 11J»lv«r»*tS 4*Ottaw» 

La mardi 4. avril 1W1, 

à fia, M 

B4U*. S0 mm» 

■ ■ a» . 



_YA.20ApS 
1913 ~- Le club dramatique 
de l'Université joue "Julnis 
Caesar" au Théâtre BunelL; 
M. Cotonnier, professeur d elo- 
cution donne dos- leçons a la 
Société des Débats Français. 
IL Y A 10 ANS 
1928. — Débats Français: 
'l* seconde partie de la domi- 
nation anglaise a-t-elie été plus 
favorable aux Canadiens fran- 
çais que la première". Affirma- 
tive: A. Hébert et JR, Ouimet; 
négative: M. Brune* et A. 
Kemp. "Lequel des deux systè- 
mes libre-échange ou protection 
favorise k plus le développe- 
ment matériel du Canada' . 
Affirmative: A. -Uousineau et 
J.-M. Bigras; négative: C. La- 
france, et M. Bélanger. "Le 
succès de "Maria Chapdelaine" 
est-il justifié par la valeur in- 
trinsèque de ce livre "r Affir- 
mative : J.-C. Daoust et E. Guin- 
don ; négative : Marcel Bélanger 
et ' Maurice Bélanger. "Le Car 
Dada doit-il participer aux guer- 
res de l'empire". Affirmative: 
G. Létourneau et L. Danis; né- 
gative: P. Lanoue et B. Ledue. 
IL Y A 5 ANS 
1928 — Visite de Mgr Don- 
tenwill O. M. I., supérieur gé- 
néral dea Oblata, Des adresses 
de bienvenue ont été lues par 
Jean Berthiaume et Franck 
Devine. — - Débats François: 
"L'ivrognerie est plus préjudi- 
ciable à la société que le mau- 
vais livre". Président: John 
Neville; affirmative: H. Clé- 
ment et R. Maheu ; négative : A. 

Taché et H. Choquette. 

» . 

Un professeur interroge un 
jeune élève sur la grammaire. 

— "Aimer: quel temps est- 
cet" -* 

— "Maman dit que c'est du 
temps perdu". 



Le 14 mars dernier, avait 
lieu l'élection des officiers au 
club des Art» et des Lettres 
d'Ottawa. Le résultat de l'élec- 
tion donnait au Père St-Denn 
la charge de Vice-Président du 
comité exécutif de cette société. 
"La Rotonde" félieite chaleu- 
reusement le Révérend Père. 



CotU&e 

Enthousiaste réception 
• Récemment, le collège Ma- 
thieu avait l'honneur de rece- 
voir Son Excellence Mgr A. Me- 
lanaon, nouvel évêque de Gra- 
velbourg. 

Au banquet de réception, le 
R. P. Recteur souhaita à Son 
Excellence la plus cordiale 
bienvenue. Monseigneur dans 
sa réponse, fit l'éloge des 
Oblats, ces. bâtisseurs de diocè- 
ses, ces Créateurs d'énergie, ces 
vaillants apôtres-éducateur». 

En l'honneur du * nouveau 
pasteur, les élèves représentè- 
rent une pièce très intéressante 
rendue avec maîtrise. Monsei- 
gneur ne ménagea pas ses chau- 
des félicitations aux acteurs. 
'Vous nous ave* donné, dit-îl, 
une bette leçon de fierté, d'en- 
durance et d'héroïsme". Il tra- 
ça à ses ehers collégiens un 
programme de vie qui peut se 
résumer en ces quatre mots: 
idéal, volonté, travail, piété. 

Assistaient à ces magnifi- 
ques fêtes : Son Excellence Mgr 
J. Guy, O.M.I., le R. P. Ma- 
gnan, O.M.I., provincial, Mgr 
Grandbois, Mgr Maillard, M. R. 
Denis et M l'abbé Beaudoux, 
respectivement préaident et se- 
crétaire de l'A.C.F. et un grand 
nombre de prêtres et de laïcs. 

LA ST-THOMAS 

Conformément au déair du 
ÏVipe Pie XI dans son Enoyx*- 
que "Studiorum Ducem", le 7 
mars, fête de Saint Thomas 
était jour chômé. Impossible 
de mous "saler" ce congé, qui 
est sinon de droit divin, en tout 
cas ecclésiastique.' 
\ La fêtç se passa daias l'inti- 



mité: grancLUnease ohaatée par 
le R. P. Heeteur, aermon de cir- 
oristance par un Pèro Ptofea- 
aar. Il prit pour thème: "J5t 
Thomas d'Aquin, modèle ao> 
aorapli de la jeunesse étudiante 
catholique". La bénédiction du 
T^ S. Sacrement termina la 
fête. 

JJne jolie séance récréative 
avairété organisée la veHfe du 
7 mars au séminaire Masenod, 
en l'honneur . du Prince dea 
Etudiants. Il y eut du beau 
chant et M. l'abué Gauthier 
donna un excellent travail sur 
la sainteté de St Thomas. 



LE CHRONIQUEUR. 

Un de nos lecteurs nous a 
posé la question suivante qui, 
actuellement, intrigue fort tous 
ceux qui s'occupent d'avioultu» 
re: " Pourquoi, en Mésopota- 
mie, les poules ne pondent-elles 
past" 

Après de longues et pénibles 
recherches nous en sommes ve- 
nus à conclure que cela dépen- 
dait de la nature du paye:—» 
c'est que, la poule de Mésopo- 
tamie regarde le Tigre... si 

l'Eophrate (l'oeuf rate). 

■ ■ ■■ a . - - ■ ' 

Dea produits de la terre lé 
plus prifé c'est le tabac. 



R. I. P. 

Nous xeoommandons an 
pieux souvenir des An- 
ciens l'âme 4s Homère 
Fauteux, '86, deoédé à 
Montréal b 9 mars der- 
nier, à l'âge de 62 ans. 



Nos sympathies an Dr 
A.-D. Muot à r occasion de 
la mort 4m sa mère. 



PESSIMISME 

AMITIE— 
Mon Dieu, délivrez-moi. de 
mes ennemis ; quant à mes amis, 
je m'en charge! 

. (Voltaire). 

Ceux qu'on nomme amis sont 

ceux par qui l'on n'a pas à 

craindre d'être assassiné; mais 

qui laisseraient faire les assas- 



bilingUi 



(Scrrice éi U TesSOe CbaSle"/ 
Ho 1 






sins 



(Madame de Deffand; 
AMOUR 
Qu'amour cause des troubles 
au cerveau le plus sain. 

(Rotrou) 
Amour est fertile de miel, 
Amour est fertile de fiel., 

(Belleau; 
Si on juge de l'amour par la 
plupart "de ses effets, il ressem- 
bla plus à la haine qu'à l'ami- 



tié. 



(La Rochefoucauld) 
DIOGENE. 

-♦- 



Le père de François lit le 
bulletin de son fila: 

— Mon enfant, ces notes sont 
exécrables .... 

Le petit François avec indul- 
gence: 

— Ce n'est pas moi qui suis 
chargé de les donner... 

Trop fort 

En vacances nous étions al- 
las visiter une mine de mica en 
compagnie .d'un confrère an- 
glais. ^^O 

A son retour quelqu'un lui 
demande ce qu'il a dans sa po- 
che. 

''J'emporte l'espèce humai- 
ns" (le spécimen). 



■ 


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HORIZONTALEMENT 

1-TwelTe mon4h6. 

6— -Ta BMve. 

S— Un abri. 

10— Un grand Intendant de U Nou- 
velle-France. 
ÎJ— San QoS. 
IS— Table ou baatia troué dont on as 

sert pour laver la vaiaseUe. 
1 S MjmÊ t. 

16 — Un des quatre points ** **M*»»* 
18— A tree, 

10— Une conjonction. 
30— Manière d'être. 

à R5 




26— The «bief «fflaaf af a faeetty 

le a aeftase e 
as— a taw. 

31— Arme pour lancer des flèches 
32— Adjectif peaaeastf. 



VKKTICAUBtENT 

1— The barsa er fa i smil af béer. 

S— Mesure tjrpogrmphkrue. *«* 



38— Ka«al Bavta. 
36— A «Stlaaa af _ 

38— Une prépcattko. 

3S— Contre» myatérteuae des Inde» 

interdtta aux awdjantsm. 
41— Porta d'éekjsa 
41 O s f >taJc du monde enreoen. 
44— A 



4— Un songe. 
8— Pan of a 
6— A oaflor. 

7 — Pronom personnel . 

S H é cit d'aventurée im>|tnatrea. 

»— Largo plaat. 

11— An eaaperer of the eld Bmm 
14— Pluriel de No 7. 
17— Plante dont on fuma la feuille. 
lS-Skxte d'arbre. 
21— Dais. 

2S— Kapusksslng (Abrav.) 
2S-^le asand. 
26— Aller S l'aventura. 
27-*ParUa du dlacours. 
2s_»bBvde-fDle. 
30— Situation Incommode e mbai ra a 

aante 
32— A saaal aatt-farred 

w*th oaaaB atea ai. 



r ass ac 



t ■ in=3t 



— ^«- ——*-■■ "-g=" 



■*■ - -■- -**- 



JOURNAL M-MKNSUKL 



"Préparûns*Noas 



$9 



ABOWHWIKNT. M 
US WCWUMO: 9 



La Rotonde 



Rédacteur en chef: 
RENE M EN A RD 



de l'Université d'Ottawa 



PHILIPPE GAGNON 




Volume I 



OTTAWA, IJ5 15 AVWL ltS* 



I MU l * 



Rt'Hurrcxit 



% 



Beau ciel Immense et pur, soleil majestueux, 

Vous, vifs st lumineux voyageurs de l'espace, 

Plaines, mers et forêts, hôtes mélodieux 

Des landes et des bo*s, fleurs ehefs-d'oeuvre de grâce, 

Et toi, le pins parfait de la création, 

Homme, que le Seigneur * «ait à son image, 

Tous ensemble, chantes la résurrection 

Du Sauveur mort pour tous dans l'affront et l'outrage. 



FANTAISIE 

Voix des érables 



Un groupe de coïUgUnt part 
"l$s sucres". A la caba- 



« > 



Jésus ne fut Jamais vaincu par le tombeau: 
—"Le troisième Jour ouvrira ma paupière, 
Avait-il dit, voyant approcher le bourreau, 
Et je serai vainqueur du sépulcre de pierre.' 

Avant que le soleil eût blanchi l'horizon, 
Au Jour dit par Jésus, le sépulcre était vide. 
Le Sauveur avait fui malgré la garnison, 
Déposant le hnceuU et le suaire humide. 



%j 



• 



• 



Chantons r Alléluia! unis aux séraphins. 
Louons le Rédempteur de sa noble victoire. 
Et préparons nos coeurs par de* concerts divins 
A renaître et revivre au*- séjour de la gloire. 

J. F. 

Société des 
Nations 




•^ ****** 

m f l eu ré d'Italie 



sa Ia 



(Aaarj 



EZ "LA ROTONDE" JEN L'ACHETANT RÉGUIJÈIIEMEN; 



La Société- des Nations, chargée de régjer -les différends 
entre les pays civilisés, siège actuellement A Ottièft. r>es 
problèmes complexes lui sont soumis. r*^*rt»IAMaMl 
la plus ardue est de déterminer son attitude à 1 égard du 

JaP pi'usieurs fois, durant les! siècles précédents on essaya 
malheureusement sans succès, d'instituer un tribunal inter- 
national Enfin au lendemain de la Grande Guerre, sous 
l'influence du trop fameux président des Etats-Unis > WUson. 
la Société des Nations vit le Jour. Héritière heureuse des idées 
nouvelles de Bonne Entente de la Quadruple Alliance et de la 
triple entente dont les intérêts tendaient, nous le savons^ à 
dei buts bien différents, elle est la Cour Supérieure des peu- 
ples du monde entier. C'est à son tribunal de Genève que 
les instances en justice se plaident et queles nations ^sont 
supposée accepter la juridiction dans la réglementation «des 

difficultés pendantes. .. 

D'excellents résultats surgirent de ces réunions des dé- 
légués du monde entier: plusieurs interventions de > pWX .rè- 
glements de questions économiques et financières, Umn»*un 
des armements, etc ... mais dernièrement échec déplora- 
ble dans la tentative de régler le conflit sino-japonais, quand 
le Japon se retira mécontent des conditions de paix que lui 
proposait la Société des Nations. , ^ _. ^ 

Quels furent les résultats de toutes ces laborieuses et 
justes ententes? Au moment où leurs fruits sont PMWtt 
mûrs, les nattons froissées ont la faculté de se retirer et ainsi 
par là condamner les pouvoirs de la Société. .„,. A „ 

Evidemment, les calculs des diplomates les plus avlséj 
s'égarent devant cette pure et simple constatation, n leur 
faut admettre qu'avec les seuls moyens humains fleurs «lan- 
ces de succès sont très minces. Mais quel est le diplomate 
sérieux qui aurait assez de grandeur d'ame pour «^crlfier 
aux avantages de l'humanité les intérêts** sa patrie? Escla- 
ve d'une. partialité honteuse, U s'efforcera, au «> ntr 5"*; 
d'élever continuellement des obstacles à la réalisation d'une 

1 universelle engendrée par la Société des Nattons. . 

Quels moyens obligeraient les peuples à reconnaître sua 
ité? Les ententes souvent fragiles peu vent être gara^- 



pour 

ne chacun m procure bottes et 
salopettes, puis. . . houpt Ut ban- 
de saute sur U troineau, en rou- 
ic\pour ramasser l'eau d'érable. 

Chemin faisant, les vieux re- 
frains de chez-nous se mêlent au 
zéphir du printemps et vont en 
cadence avec le galop du che- 
val. 

Arrivé au milieu de Vérablièrt, 
chacun *'prend son bord" et de 
chaudière en chaudière ramasse 
cette belle eau aux reflets cris-\ 
iollins qui deviendra dans quel- 
ques heures le bon sirop doré. 

Pour la "cueillette", tous ne 
montrent pas la même activité. 
Ainsi le gourmand Gaston cher- 
che les chaudières pleines, le pra- 
tique Ouilaume reste le plus près 
possible du traîneau pour ne pas 
perdre sa pipe et le poète Paul 
se laisse bercer par la nature en- 
chanteresse. Soudain, '/Jos" lr 
chaHier annonce que le réservoir 
est plein. "C'est bien, lui crient 
les gais lurons, vas le vider. Nous 
t'attendrons ici!" Et chacun 
s'assoie tant bien, que mal su* 
une vieille souche ou un tronc 
d'arbre mousseux en écoutant 
le bruit argentin des gouttes 
d'eau tombant du flanc des éra- 
bles dans les chaudières mainte- 
nant vides. 

Voici le moment où nous par- 
le la forêt, La musique rythmée 
des gouttelettes forme un petit 
orchestre qui pleure sur l'hiver 
et chante sur le printemps'. 

Aux âmes en peine r les érables 
semblent dire : "Silence!. . . 
voyez comment pleurent les éra- 
bles! Ecoutez le gémissement de 
nos branches qui souffrent! Re- 
gardez la belle neige qui nous 
couvrait de son manteau blanc 
fondre à nos pieds! Hier nous 
étions dépouillés de nos feuilles, 
aujourd'hui on perce notre flanc 
pour y faire couler notre sang. 
Ah! souvenez-vous que vous 
n'êtes pas les' seuls à être meur- 
tris! S% vous pleurez, nous pleu- 
rons. Si vous gémissez, nous gé- 
missons." 

Mais pour lés coeurs gais Us 
gouttes laissent tomber ces mots : 
"Chantes avec nous le retour du 
printemps! Voyet les derniers 
flocons de neige s'anéantir, sur 
nos racines pour permettre à la 
douce et blanche hépatique d'an- 
noncer les marguerites! Ecoutez 
i'oiseau qui revient chanter sur 
nos branches encore nues! Re- 
merciez le soleil qui fait jaillir 
de nos fiance la sève du bonheur! 
NonX non, ne pleurez pas sur 
nous; dans quelques semaines 
nous révélerons U manteau de 
l'espérance! Aujourd'hui c'est 
le plus doux de nous-même qui se 
donne, prenes-le^demain H sera 
trop tard. Vous qui mettez notre 
feuille dans vos chants et sur 
vos drapeaux, butes notre dou- 




Mesdames W Messieurs 

DISCUSSION PUBLIQUE 

Soaa la présidence d'honneur de 

Son Excellence Monseigneur Guillaume Forbea 

Chancelier de l'Université d'Ottawa. 

An Théâtre Capitol - Dimanche, 23 Avril 

à 8 hewes dn soir 

Sujet du Débat: "La formation d'un district 
fédéral serait-elle avantageuse?" ' 

Affirma tire: A. Laframboise, P. Morran. 

Négative: O. Caron, R. Millette. 

Les membres du clergé et le public sont cordialement 

invités. 



ttébat universitaire 



Dimanche, le 23 avril, les ci- 
toyens de la capitale auront 
l'avantage d'aasiater à un dé- 
bat publie entre les étudiants 
de l'Université d'Ottawa. La 
qi/stàon qui sera discutée à 
cette joute oratoire intéressera 
tout particulièrement la popu- 
lation d'Ottawa et de Hull. "La 
formation d'un district fédéral 
serait-elle avantageuse!" 

La Société des débats fran- 
çais a loué pour la circonstance, 
le théâtre Capitol sur la rue 
Bank. Tous les partisans et mê- 
me les adversaires de la forma- 
tion d'un district fédéral sont 
cordialement invités. L'entrée 
est gratuite... pôèr les por- 
teurs de cartes d'invitation. 

Bien que l'esprit de nos dé- 
battants se nourrisse quotidi- 
ennement à la table... de la 
sagesse, ils n'ont cependant pas 
,1a prétention de trancher la 
question en litige aussi parfai- 
tement que le feraient les sages 
dont ils étudient les doctrines. 
Leur unique ambition est de 
oous faire passer d'agréables 
momenta en dissertant sur une 
question pleine d'actualité. 

La lutte promet d'être chau- 
de. L'affirmative sera défen- 
dre par Adalbert Laframboise 
et Paul Morvan, la négative par 
Gérard Caron et Rémi Millette) 

ADÀLBEfcT LAF&AMBOimS 

"The éléments so mixed in 

bim, 
1 That nature might stand up 



9U-\ 
. I 



Thia vu a iran" (Shakes- 
peare) 

C'est Adalbert Laframboise 
qui ouvrira le feu. Né à Little 
Palis N. Y., le 5 juk» 1911^*3. 
ne fut pas longtemps sans re- 
venir aux paya des ancêtres 
et aujourd'hui il compte parmi 
les citoyens les plus distingués 
de Hawkesbury, Ont. 

Spirituel comme pas un, boa 
comme dix, imaginatif comme 
une maison aux mille fenêtres, 
"DelberJ" a le grand défaut 
d'être court de taiUe et le dé- 
plorable vice de. -4 commencer 
à bedonner. Quand on lui re- 
proche sa petitesse, il nous ré- 
torque : "Je suis petit mais Na- 
poléon n'était pas grand lui 
non plus!" Sans effort, 4< T>al- 
bert" est parvenu à se tailler 
pour lui tout seul une !**& 
place dans la vie de ehancus* de 
nous. Sans lui, la classe de 38 
ne serait pas ce qu'eUe est. 

Orateur plein de véhémence, 
(ai vous l'entendic* au réfec- 
toire dans ses discours enflam- 
mée!), il parvient malgré l'ex- 
iguité de sa corpulence, à se 
hisser jusqu'aux Sublimes sphè- 
res de l'éloquence. Soyea an 
Capitol, Mesdames et Messieurs, 
ai tous voules voir s'envoler 
votre esprit dams les régions 
mystérieuses de l'imagination. 

GMLAKD CUtOH. 
"A lion among ladiéa is a 
mos t dradfnl thing." . 

!.ia«as*Mfli-P^>- 



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IA .UrTONM, «TTAW^ISATIMI. 



,3*araMWm» 



Débtti univvrMitairv 



(Bulle te la ira najcj 

<S»akespeare) 

"Voir Naples et uioûrir", «li- 
sait un iour un orgueilleux, 
si&i» moi, je voua dit: *"Voy«B 
r*aiacourt et vive» ponr tou^ 
jour»." 

Le 5 uiai 19 J 1, pendant un 
terrible orage électrique; au 
milieu du fracas du tonnerre et 
«lu feu des éclairs, le clocher 
«le la petite église de Paineourt, 
«las* la péninsule sad-ontari- 
ènu*. annonçait de sa voix so- 
nore et hautaine, l'arrivée du» 
illustre nouveau-**. "Qa est-ee 
qu'il y a,i l'église f"se (Jeman- 
tlaient Tes braves paroissiens. 
"f'est monsieur Salomon Ca- 
rou qui vient de faire baptiser 
hou "petit dernier", "impos- 
sible ! il va faire quelque chose 
d extraordinaire ce petit-là, se 
faire baptiser par un temps pa- 
rril !" Les événements ont don- 
né raiaoa aax prophéties deà 
commères. L'enviable popula- 
rité de Gérard à IToivereété 
lai a valu le surnom de "beau 
©as". Cela dit tout. Ses .fré- 
quente» et charmantes reneon- 
trea avec la gent féminine lui 
ool il— né une exquise gentilles 
ie que tous admirent et estiment 
D'un talent universel, il se niait 
plue particulièrement dans Vé- 
tude des sciences. La seule ehe- 

^~je cfoîà, 'qui "peut humecter 
son esprit, c'est l'astronomie. 
C'est un fervent des théories 
de Kepiter et d'Einstein. Son 
procédé favori, est "W« mul- 
tiply by four". Bien que "Beau 
ttps" réside la plupart du temps 
dans les hauteurs de ia contem- 
plation, il daigne parfois des- 
cendre de^sa tour d Ivoire pour 
s'engager dans une amicale dis- 
cussion avec ses confrères. Son 
débat est fini depuis longtemps 
et il nous promet des révéla- 
tions sensationnelles contre la 
formation d 'ira district fédéral 
au Csnsda. 

J PÀTJL MOBVAH. 

"He was indeed the glass 
where in the noble youth dnl 
dres» themseWec. ' ' 

(Shakespeare) 

Le fils favori de Tharso eat 
avec nous depuis le jour où c'é- 
tait la façon de porter des pan- 
talons "Kaielrers" pour aller 
à l'école. En dépit di son haut 
rang de phuoéopue, Paul porte 
encore quelquefois anx jour» 
ensoleillés, ses glorieux panta- 
lon* "Knickers". C'est alors 
qu'on l'appelle "Paul le ma- 
* gniftque". Sous un extérieur jo- 
vial, Paul est pourtant d'un ca- 
ractère sérieux qui le conduira 
sans doute à quelques décou- 
vertes étonnantes dans le mon- 
de de la ehimie, où il se plaît en 
tout premier lieu. Sa dévotion 
pour oette étude est notoire et 
si on plaçait bout h bout les 
heures qu'il a passées dsns le 
laboratoire elles seraient posi- 
tivement . . . calculables. 

Orateur distingué, il parle 
toujours avec emphase et par- 
fois svec emportement. Chu a 
hésite 
nerU 

à craindre qu'il tombe dans une 
extase oratoire, ojan* une hys- 
térie d éloquence. La crise a 
été prévu»» et tous les élèves du 
Cours prémédical ont promis 
d assister au débat. aï» sas d'ac- 
cident, ils s'empresseront de 
prodiguer leurs soins attentifs. 
Les bistouris sont près pour la 
saignée. "Paul, ne fait pas de 
fohes, il ne faut pas que tu met- 
tes le feu "su théâtre par la 
flsmrae de ton verbe ! 
Rfthfl MiLLBTTK 

Venu an monde dans la flo- 
rissante région, de l'Orignal. 
Ont. «Usai n'est pas un homme 



tur c'est uir orateur vibrant et 
chaleureux/ Engagé en quelque 
dénonciation vigoureuse, avec 
un vrai génie pour l'argumen- 
tatùo», il est toujours capable 
d'arrêter la fausseté ou... la 
vérité dans un argument qui 
force radhessan du- l'esprit. Il 
parvient à gagner usa point en 
paiaaat abondamment dans sa» 
magasin mental d'amusantes 
anecdotes, de copieuses statis- 



Soirée canadîeiniie 
à rUaiivermité 

lies joyeux 'Troubadours de 
la Gatineau" donnaient, a» 4 
avrifj une soirée récréative à 
la salle Académique de I Uni- 
versité. Ces artistes, interprè- 
tes de la bonne ohanmon canav 
-.dienne-trançaine furent vive/ 
ment et languesaant applaudi». 
Ce quatuor de Troubadour» 
comprenait MAL Théo Lano 
tôt, Edmond Massé, Edgar Bé- 
dard et "Phil" Charron, * vec 




avsus. *m 



tiques et de probantes citations, «aruei ™*TL?*£* 
Repais plusieurs jour», il é- M. ^orgn^um« P aW 
crit: "Malheur aux partisans 
du district fédéral 1" Noua »- 
vons bien hâte de le voir pour- 
fendre ses adversaires. 

Nous attendons beaucoup de 
nos quatre amis et leur souhai- 
tons le plus vif sueeèa. 

Lucien BIGUE 



i 



RÉSULTATS 

fin ftÉftin Arti»t*nue 

tena à l*TJnJversHé 

««i 5 au t avril, 1W3. 



pw&wwwkv* - - 
"ftstonr Sa Posa**' de 
P. Laeass: sacatffrs*: "Street 
Scène te Q s sSt t " éa A. La w. 
AQVAHMÊAM 
Hou as ta As - "Woods** -f 
de A. Law; Itsatisaw: "Hou- 
- sa as* Gavdem: et "Win ter 
Scène" de A " Law. 
PA8TKL 
Pats: "Midi dans les Rocheu- 

ses" de J. A. Allie . Me»- 

lions: "Au Labrador" de E. 
Gamacas. "L* Moulin des 
Seisaasira" da C- Hay. 
uscmm-im-cmMSB 

Prix: "Samuel Genest" de J. 
P. Binet; Mentions: ' Wind 
Blowii" as R. -Surtees, et 
"La Voix des Fées" de P. 
Laçasse. 

prsAiJf 

PrtX: "Consumât uni Bat" de 

» H. fcrattoa; asss*ioa>: La 

Posrautte" de If. Laesapelle. 

ORAYOtf 
Plia: "Lew Ajrea" de R. Sar- 
teee; Mentions: "A if le ra- 
pacs" de H. Grattoir et "Mes 
Dsvsars asst faits" de L. 
Rasy. • 

Asx heureux gagnants et à 
tous essz qoi est participé as 
concours, le jury souhaite de 
perfectionner leur art et de 
rapporter un Jour des asesèa 
SU — sa pias grands. 

UB JVKY. 



avec un -yoût toujours exquis, 
les Tronbadours surent se mon- 
trer de charmants boute-en- 
train. Leurs taients se mani- 
festèrent tasMât par une jovia- 
lité eommunieative, tantôt par 
une sensibilité qui peut s'at- 
tendrir aux doux émois, et s'a> 
menaiser ensuite en délicats 
murmures. Un autre grand mé- 
rite, east d'avoir sa faire sai- 
sir la fort*é )eçs*a morale dans 
des chansonnettes comme ' ' Mon* 
petit Dernier''; "L* messe de 
minuit ". "Le Golf '. 

Trois élèves de l'Université, 
Aeban Marion, Jean Paul Ris- 
son et Yves Bipras ont saisi 
fait g o û ter dans lewrs récitati- 
ons la |*aiasl saine de la vie de 
"Onez-nous". 



■— 



Etudes social 



Dernièrement, le Cercle des 
Etudes Sociales de l'Université 
tenait ixne de ses réunions bP 
mensuelles dans notre Salle À- 
eadémiqne. Vu auditoire d'é- 
lite s'était empressé de venir en- 
tendre le R. P. L. Scbeffer.p. 
M. I.. assistant aumônier des 
Syndicats Catbohques Natio- 
naux du diocèse. Le conféren- 
cier traita du "Rôle de la fa- 
mille chrétienne." 

R. B. 
■ » 

AU TRIBUNAL 
—"Je vous jure, monsieur le 
président, que mon mari m 's 
rouée de coups". 
—"Lui, un manchot T'*^ 
— "Justement, il me battait 
"à bras raccourcis". 



Li€B Société de* 
Alliions 



ff 



y . 



(suite ds la 1ère 



. - 



ties par ia force armée, mais telle Intervention entraînerait 
des complication* dangereuses. Or, sous tous les aspects, le 
problème ae résout d'une façon peu satisfaisante. En effet, 
ce qui manque surtout pour une entente solide et durable 
c'est l'autorité morale. Cette autorité, le Saint-Père seul 
pourrait l'apporter, car des hauteurs du Vatican, son regard 
domine le monde entier. Esprit universellement renseigné, 
tous les peutrtes sont ses enfants, et ne peuvent nue recon- 
naître son impartialité absolue. Avec cet arbitre souverain 
et ses décisions sans appel, le monde marcherait dans des 
voies plus sur es sans le danger de s'égarer au premier carre- 
four. Leibnitz l'a reconnu lui-même. 

Les problèmes proposés à la Société des Nations sons la 
haute présidence da Pape seraient résolus avec plus de sa- 
gesse et de modération. 

Espérons voir sans cesse augmenter linfTuenee Mental- 
, santé de la religion et l'humanité se remettre bientôt en 
L !Jul vTl * p%r } KK l i »areh* vers ses nobles des ti née s Entourée du respect uni- 
«preaent ^debat, car ,1 est ssjnèj, la Société des Nations demeurerait un des progrès im- 
portants de l'esprit humain du XXème siècle. 
Jean-Pau* LEBRUN. . 



je sfAe rendis dernièrement dans un grand théâtre loea 
pour assister à un concert. Dès les premiers accords 
plutôt les premiers sons je fus f^rrtaraient déçu. J espd 
dBtendre de la véritable musique at Pon nous servait 
"Hm" A ouir ce tintamarre, ces aeeards hybrides» Je réa- 
lliaTmais trop tara\ caa»Wen d'audstlrans musicale» j'avais 
manqué durant ma^Jeuns»*. Jusqu^aaws je m'étais imagi- 
né orne pour entendre de la musique il fbUlait écouter un bon 
chastfeur ou un bon instrumentiste. Mats un coup de pseq 
dons* a un chien ou t» eafllou lancé dans un mauvais chau- 
dron m'auraient donaè an concert tout aaaai relevé que tesui 

que j'écoutais. * 

Pendant une heure, qui me parut un siècle, on noua dam^ 
na du "jazz" tant et plus et emeore. Ce n'était que "Fax- 
trot" "Turkey-troT, le tous daas mi rythme assommant à 
un tel point que j'en avais le tympan tout meurtri. Enfin 
on s'arrêta de **)a*mer'\ Apparut alors à l'avant-aeène une 
jeune ftHe Têtue a l'irlandaise et portant une harpe. Me 
nous chanta quelque» perles du folklore de son pays et de 
vieilles ballades du terroir. Elle chantait à rsrh*; efle me 
plut beaucoup. Mais cela ne semblait pas intéresser la ma 
jorité de l'auditoire. Les premières notes furent le -ngnal 
d'un brouhaha générai. Chacun ae lerait et allait i 
lasser croyant à un intermède. * 

Puis le tapage de l'orchestre reprit de plus belle, la rage 
des joueurs semblait forcenée si bteta que Je n'y pus tenir. Je 
quittai la salle de fort mauvaise humeur. 

Arrivé chez moi, je cru» pouvoir me consoler un peu à. ia 
radio, mais là encore on "jazaait". Pour comble de malh*oru\ 
j'entendis une maîtresse pièce du grand Blaet dont on avuit 
modifié le rythme et que l'ara rendait en Fox-Trot C'en 
était assez pour faire sursauter l'auteur dans sa tombe: 
Certes, si l'infortuné Bizet avait au que ses pièces devaient 
être mutilées et interprétées de cette façon il n'aurai^ jamais 
composé et ne se serait pas astreint à tant de misères pour 
le seul plaisir de voir le fruit de son labeur traité de la so ' 

de soir-la, après ma double déceptlo m . Je me pria à 
fléchir. Avec les défenseurs des dogmes musicaux, qui saut 
en même temps les gardiens de la bonne, de la belle, de 
vrate musique; Je résolus~de décrire à quel point le "J 
est sans art et de mauvais goût, combien il est préjudiciable 
en ce qu'il entraîne et surchauffe les sens au détriment dé 
l'esprit. 

J'avais constaté avec évidence, et non pour la première 
fois» comment tout ce qui n'est pas* Jazz, fut-ce le morceau 
de musique le plus simple, le plus joli au monde, laisse insen- 
sible la majorité peut-être de nos contemporains. "Comment, 
me disais- je, expliquer cette frénésie du jazz? Répond -il à 
quelque aspiration de l'âme? Est-il l'expression . t de quelque 
sentiment humain rente ine xprimé par sa musique jusqu'en 
ce vingtième siècle?" 

Une réponse affirmative à ces questions m'aurait récon- 
cilié avec la musique dont tant de gens font leurs délices. 
Je n'en trouvai pas. 

Si Beaumarchais revenait parmi noua, il trouverait sans 
aucun doute fort à propos la plaisanterie qu'il faisait au su- 
jet d'un genre de musique qui dépasse pourtant de cent cou- 
dées ce que les "jazzers" peuvent Imaginer de mieux dan 
leur idéal (ai toutefois ils en ont) : "Ce qui ne vaut pas la 
peine d'être dit, on le chante." .« 

Jusqu'en ces derniers temps, ceux qui composèrent de 
la musique le firent en tâchant d'exprimer plus parfaite- 
ment, c'est-à-dire avec plus de nuances qu'en comporte le 
simple langage ou même la poésie, les sentiments humains. 
Cette finesse, cette déucatesse, cette ftnxe d'expression qui 
caractérise la vraie musique n'est certainement pas l'apanage 
de ' notre détestable "Jazz". S'est-il même Jamais préoccupé 
d'exprimer quelque sentiment? Peut-être, mais très rarement 
et d'une façon brutale comme les sentiments inavouables 
qu'il tentait de traduire. 

D serait vraiment étonnant' qu'une musique imaginée 
par des gens sans culture, voire même sans civilisation, à la 
fin de rythmer les danses les plus lascives fut susceptible de 
plaire â un homme qui ne prétend pas abdiquer toute intelli- 
gence et toute moralité. En fait, beaucoup ne se rendent pas 
compte (et le danger eat d'autant plus grand) de tout ce 
qu'il y a de dégradant dans cette musique. A. supposer 
qu'elle perde parfois son Immoralité, elle reste pourtant vi- 
da et tout à fait susceptible de faire le vtdtrehex ceux qui 
l'apprécient sérieusement. — 

Cent un fait d'expérience quotdttienne. On en a vu . . . 
ou on en voit ... j'en connais qui se sont émus iusqu'aux liâ- 
mes à l'audition de certains "fox-trot**. Vn examen très fa- 
cile à faire permet de constater clairement chez ceux-là l'ab- 
sence totale de goût dans le beau, habituellement une intel- 
ligence douteuse, trop souvent uns inquiétante déformation 
morale. 

De grâce, laissons le "Jazz" aux nègres et aux Tireurs! 
si nos faibles capacités nous interdisent l'anpréciatrve d'au- 
tre musique, cachons du moins notre grande honte. 
Faut BOUCBEst. 



ITarvise: 



L pourvoir à l'instruction. 4s 

2ga. enfanta. 

m C'est ainai qu'en actaave 

loin,- par ma coup d'wsauee 
qnsxpnque seul le sèfia ap m t s 
ttsjsw nalat, Mgr Guignas, au 
[prix de saerilices incaucumbsi», 
' f rV#**«troier - iïtust" ouvre Tes portes cl*un collège, 
. mna* B t« construction de bois, 



dm ta «M lae i dsa 

Débats Français 
ds l'UnlsertUé d'Ottawa 

RUVaCTMHV 



en chef 
adjoint 



Jsaa-Pasl 



Mares* QU a n i W 
Cn s f ff s j 

D esl st— . 



[ ChrcsUfnisurs : Garasd 



Bsgsr Béantes. 

r NgwarlMâ' S>*9CSSB> nÉSSSi 

Administrateur: FnT~ 



-Pa*i ■■■b u 

' Gérant des annonces: 



Gsan— 
rssrier «S 

tassa Gas>- 



TOApfeon*: Rides» fS7 

0. LECLAK Lanitée 

Wbotosate - Pork Paekers - Bn gréa 



98*. ras (Jferensp 



Otto***, Oat 



L'Umveraté. 

d'Ottawa 

l* voyageur qui gravit *» 
pic escarpé sent parfois le be- 
soin de s arrêter un moment 
r dans son aaeenaitn. Jetant se» 
regards sur le che-nin partej- 
ru, il aime à revivre les diffi- 
cultés qu'il vient de rainere et 
s'assurer qu'il est toujoura 
clans la bonne voie. Je veux a 
"Fêzemple dis TaTpîaîstê, ^ ts*tf 
vre^Mir le souvenir la maiehe 
ascensionnelle de notre Univer- 
sité, cnumérer lea abstaeles qui 
encombraient sa mute r faire 
voir son esprit d'initiative, son 
dévouement, ao» bérs^ame, et 
combien méritoires furent ses 
travaux au aerviee de î*Bghse 
et de la race française^ 

I^s Misaionnairea OWaU de 
Marie Iinmaculée arrivèrent à 
Bytown en 1844 pour y fonder 
d'abord des pnrusiae» et A»rigor 
des missions dans les chantiers, 
ce qui était un début de premiè- 
re importance. 

Leur oeuvre semblait ineonv 
plète aux yeux de Mgr Gan- 
gues, O.MJ., pêeniier évêque 
d'Ottawa, qui caressait depuis 
longtemps le désir de doter la 
région d'un collège d'éducation 
supérieure, afin de pourvoir le 
diocèse nouvellement fondé de 
prêtres pieux et savant» et de 
fournir à la -société des citoyens 
préparés à remplir chrétienne- 
ment leurs devoir» dans les dif- 
férente» earriere» sociales. Jus- 
que là il ne se trouvait sur 
l'une et l'autre rive de l'Ouï a-, 
sis que des éeoles élémentaires. 
L'on comptait bien des collèges 
classiques à Montréal et à 
Kingston, mais le coût élevé de 
la pension et lea frai» de vsya 
ges étaient un obstacle sérieux 



pour les familles de la ré&**, 

dont ia modicTté de fortune ne améliorer a u^^eeurs 



modeste. construction de bois, 
située dan» le jaruin «V» .l'été- 
ché. C'était la réalisation' de 
ses désirs, le grain de -sénevé et 
remVryon de Fimpoaante Uni- 
versité actuelle. 

Bn 1863, entre eu seene 
l'homme de Dieu, le père et v4- 
rrtaWe fondateur de lTJmversir 
té qui depuis cinq ans était 
connue saus le nom de "Collège 
de Bytown". C'était le Révé- 
rend Père Josepa-Henri Taba- 
ret, O.M.I., dont lia vie s'identi- 
fia dès lors avec celle du jiollè* 

ce. 

Né dans le midi de la Pranee, 
le jeune Tabaret compléta son 
éducation pour entrer dans la 

Comirégat*«« <**» -*?•■••• dt 
Marie-Tmmaculée ou à l'exem- 
ple de Mgr de Mazenod, fonda- 
teur de lit nouvelle eongréga- 
tion il fortifia seu cataetère 
déjà trempé dan» le» principes 
[chrétiens de sa famille. Ses 
hautes qualité» d'édueuiewr et 
de meneur d'hommes rirent 
une juste impression sur ses su- 
périeurs qui l'envoyèrent au 
Canada p eu r asda r . Mm Gui- 
gne» dan» son neutre. 

En 185Ûy il aborde pour la 
première fois la terre canadien- 
ne. Ordonné prêtre, il exerce 1» 
romistère pendant deux ou troai 
ans avant de prendre la diTee : 
tit» du. Collège de Bytownqui 
îaumgiirait juatemetit son nou- 
veau local à l'angle des rues 
tel et de l'Eglise. 

Lsj population de la ville 
augmentait remarquablement. 
Mgr Guigues crut qu'il était 
temps drabandemaer ce local, 
deVtSUU plbla *«te "Acadé- 
mie de La Salîe", dirigée maïa- 
tenaat par les Frères des Eco- 
les Cnrétieane», et transporta le 
Collège dans un édifice plus 
vaste faisant face à la rue Wil- 
brsd. 

L aceroisaoment rapide si 
constant de naare Université 
s'est accompli après des années 
de sacrifices et de labeur. Mal- 
gré ton» les obstacles qui entra- 
vaient sa route, l'oeuvre pro- 
gressait toujoura, si bien ou en 
18»îâ, il fut possible d'ajouter 
une aik y à droite de l'édifice, 
smr 1* rue Cumberland. 

En 1866, le Parlement Cana- 
dien accordait au Collège de 
Bytown une obarte universitai- 
re lui 'permettant de conférer 
des grades reconnu» officielle- 
ment dans l'Empire. Cette okar- 
te civile était le couronnement 
de l'oeuvre si chère à Mgr Gui- 
gues. > . 

De 1867 à 18^3, le Père Taba- 
ret élabora un nouveau plan 
d'étude qu'il mit grand bous i 
de» années 



ment parallèle des lettres et 
de» ratteaunm feheleumte» V long 
du cours. 

! Le progrès matériel ae cédait 
eu rien au sueeè» de» cours d •- 
tude. L'on vit bientôt (1*75) 
slriger un» aUe gauehe (me 
Walfcr; et enfin unr*srteisièm* 
(18f34) en arrière de Tedifrce 
prmeipai. Plim tard, on ajouta 
deux étage» à cet édifiée qui eu 
comptait déjà trois. 

Le Père Taauret, eevnme ton» 
le» éemeateur» d'exi>eTie»»e, 
favorisait *• exereke» sportifs. 
Grâce sm «leveuemeut d'un an- 
cien élève, il s'assurait l'aumée 
ftuivante, (1886) un magnifique 
terrain pour de» jeux ataseti- 
«ucs. 

L'année 188» voyait s'étein- 
dre le f^adateux et le père de 
VUmveiuàté- Cette mort plon- 
gea non seulement l'institution 
dans une profonde douleur, 
mais aussi la congrégation de» 
Oblat» et tout le diocèse d'Ot- 
tawa*- 



iVe># jmmwêé* mrti*te* 

Premier concouis et expwjtion des Beaux Art». - 
Du uéritaUrM fatits chuft-d'ouTaTre. — Projet 
d'uui saamiitrn d'artJntmt, 



Kli*f»m 






Dn 5 au 8 avril avait lien, à 
iTJniveraitav le p»*w ni « r «°°' 
cour» annuel des Beaux Arts. 
A cette oeeaaian plu» de qua- 
jkre-vingts peintures et dessins 
d'élèves furent expeues au pu- 
blie dans une de» salles de la 
bâtisse de» Arts, rue WsDer. 
Le» très nombreux vîsiûîurs, 
parents et amis des élèves, ont 
témoigné un bien^eirlawt inté- 
rêt è parcourir "autre galerie 
d'art et ont rendu des témoi 
gnages flajiteurs de ITiabileté 
parfois rentarqnabte de no» jeu- 
nes artistes. , ; 

Ceite première exposition a 
été organisée sous la direction 
du R. P. *• Gendnm, 0. M. 1 



.. I . 
■principal du Cours, dlmmstn 
Le aoceès du Père Tabaret àjWatio^àJ^mTersftéjt^ du K. 
accomplir son oewvro » l'ejn- 
contre des difficultés d 'une san- 
té précaire,, d'un manque d'aide 



P. G. Champagne, O. M. T. pro- 
fesseur au juniorat cW Saer< 



et d'argent, s'expèique eu deux 
mots: H* aimait son oenvre et il 
avait foi en Dwu. 

L'éducateur mfatdgubW - ne 
vécut pa» aa»e» longtemps pour 
lAoi» Sa Sainteté Léon XIII 
élever, en 1869, son oeuvre au 
rantf d'université catholique 
avec droit d'ajouter au cours 
des arts et au cours commer- 
cial, ios faculté» de théologie, 
de philosophie et de droit ca- 

'non; ' 

En î»00, àtt* mala^nreuae 
entre toutes. Voeuvre matériel- 
le du Père Tabaret fut réduite 
en cendres par un incendie ra- 
vageur qui conta w vie à deux 
professeur». Ou safjstait à la 
destruction d'une oeuvre de 



gbeur. Le but de ce concours 
artistique était d'encourager 
lea élèves i cultiver les Beaux- 
Arts et de diriger leur» talent» 
dan» la bonne direction. 

L'exposition était surtout re- 
marquable du fait. que la plu- 
part cVj^s élèves n'ayant ja- 
saois suivi de cour» régulier 
en peinture et en dessin ont 
montré une habileté hors de, 



ficus", "Calme" et "Chez 
Nauo" de Orattoa ; Uc tour de 
Pêche" et "Venise" de- Imeas- 
ae; "Samuel Gcneat" et "R 
P. Cary, O. M. I ." -i*- B»a«t; 
"Poursuite" et 'Roi des Fo- 
rêt»" de Laehapelle; te» .S»»» 
portraila de Surtees; "Winter 
Scène in Québec", 'tlousc in 
the Woods" et "Oîd Farm 
House" de Lav; " Crépuscule " 
de Plaraondon. < 

Ceux qui ont pris part 1 » l'ei- 
pofwtion et dont le* oeuvres 
montrent beaucoup d'aptitudes 
sont : Boïand Car rie r t Jean- 
Paul Rinet, Pierre, lyangevio, 
Louis Baby, Jean- Yves Bigras, 
Anthony Law, Fernaad Laças- 
se, Roland Purueth Lucien Lt- 
dere, Maurice Fortin, I^»ui» 
• Gampoau, Hmo Thibeanlt, De- 
nis Ménard, Henri Gratton, Ba- 
gène Gamacae, Bertrand Pfo- 
mondon, Noël Laehapette, Wil- 
dor Thér»ux, Jean-Mare Atti», 
Jaequea Lefebvre, Cyr Boy, Gé- 
rard Latour, Mauriee Chagnon, 
Robert Surteea, Gustave Gui- 
bord, Jean Latour, JfeaavJae- 
ques Gainaesu et Emile Msjor. 
Cette révélation de tafeuts 
trop peu connim même à l'Uni- 
versité est due aux dévoué» «**• 






montré une uaonexe nwn u^, y Crai « ... «« 

rordinaire. Mention spéciale} gwiiMteur» d» *° nt .^*** 1 



doit être faite dea oenvT e» de 
Henri Gratton, Fernand Laeaa- 
»», Jean-Paul Binet, Noël Ia- 
chapelle, Robert Surtees et An- 
thony Law. a*A 
Lea taMeaux suivants ont «e 
spécialement remarqués: "Con- 
sumafcum est", "fiector Magnr- 



noua offrons lès plu» ch»l«u : 

reuBe» fèsMftattoaa. 

"La Rotonde" souhaite que 
nos* artistes se forment en wne 
assiciation pour réunir leurs 
effort» et s» perf eetmnner dans 

lenrart - j^souTHiaa 



cinquante anuée» de labeur per- 
sévérant. L'oeuvre* morale de- 
vait toutefois survivre. 

LT Diversité aimit cepemuant 
renaître de se» cendres. De» 
1906, sou» le rectorat d» R. 
Père 'Bmery, 'au vit alors s'éle- 
ver u* !*«• ruines de l'ancien 
collège, le corps principal de 
Ké^kfice aetueh L'aile droite 
fut construite sur 1 avenue Lau- 
rier, en 1914). Quelques année» 
plus tard, sou» le rectorat du R. 
P. Marcotte, a 'élevait l-'afte du 
centre, me Walkr. Vers la mê- 
me époque ou aeuetaune école 
où se loge actuellement le cour» 
des Art». Cet édifiée fut agran- 
di et améliore peu après. 

Le R. P. Gilles Marchand, 
recteur actuel de A'Unirersrté, 
a fait construire m nouvelle 



L«a service» qu'elle rend à la 
race françaiao sont incontesta- 
bles étant-*a~a»ole université 
canadienne française de l'Onta- 
rio. Ici* les jeune» QnUnens 
ont puisé une instruction ap- 
propriée aux besoins de leur 
province. 

La mission \ de notre Univer- 
sité U'a pas éê stérile. Elle s 



suivi à la Ict/re la devise de 
fondateur qui était: '•Fermer 
des prêtres et donner une élite 
à la société". >• 

Le meumne dWpaee non» 
oblige à passer sous silence 
bien de» nom» iîiuatre» , et des- 
faits héroïques, qui démontre- 
raient l'action souverainement 
éducatricc de l'Oblat. Non» 
avons dû nous restreindre à ae 



niveraité d'Ottawa depuis ^1*26. 
H agissait comme secrétaire du 
préfet des Etudes. A Rome il 
sera se<rétaire-arckrviftte de la 
Congrégation des Oblats de Ma- 
rie Immaculée. Le R. Frère quit- 
te avec regret le pays natal »t 
sa chère Université, mais il est 
cependant heureux d'aller ser- 
vir sa Congrégatiou dans 1» > "- 
te Bternelk. 

"La\ Bûtonda" le félicite de 
tout coeur, lui souhaite un bon 
voyage, et le remereie des 
grands services qu'il a rendus 
à l'administration du journal 
des étudiante de 1 Université. 



5 eontral] donner qu'un bien incomplet 
am» a gau^ue «.» ™+ v Lnercu de tout.ee qui a ete fait 

•hui «tu «M -^.tiq- «»'»- TTS.L»<« I» fondation d- 



détruisait ea rien . le désir de 

. ■ 



renaeigne- 





Un épicier confiseur, peu 
farré sur rortaespapae, sua- 
Peudait à la vitrine de son 

échoppe, cette affiche en oa- 
r»ctère» écrit» de sa main : 

"VINS FEINTS BT FRUITS 
QU'ON FIT." 



Attrapa*» 

Des enfants voyant paaseî! 
«ne vieille femme qoi condni* 
sait dot nue», lui dirent: 

— Bonjour, la mère aux âaest 



itki. B2S7 



OTTAWA 1R0N WORKS Limited 



Ofû 

Flrs 

06 Nelson 



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Iran as* Brmise Work. MmI Stalra. 
Grilla. Uatss. fcroa ssd Wk« Fencea. 

Ottawa. Ont 







Tel: R. M* 



LAPOINTE F1SH MARKET 



>A!W> nsj POIBUOWU 
L. Lapofnts. pfs». 



de sur le» terrains de jeux de 
rUnivcrsité. 

Si l'on considère le* faible» 
ressources financières qui sou- 
tinrent cette grande institution 
et la privation dan» laqueike 
elle se trouve de toute subven- 
tion du gouvernement, l'on no 
peut s'empêcher de voir partout 
et toujours l'action de la Pro- 
vidence. 

Grâce à cette divine interven- 
tion non» fjpmmes certains que 
dan» un avenir rapproché notre 
Université prendra un essor fi- 
nal vers «a parfaite maturité 
par l'établissement de plusieurs 
facultés universitaires. 
' Quel» ont été le» fruit» .du cet 
quatre- vu^rt-cinq année» dfa- 
poetolat? Seuls peuvent rénoar 
dre ceux qui sont eu mesure 
d'apprécier pleinement l'influ- 
enee profond* et réelle qae pro- 
jette bien lV>in autour d'elle 
rétablsmemeut d'urne maison 
d'éducation chrétienne et na- 
tionale. ' ''• 
Le seul fait d'avoir donné à 
l'Eglisa deux archevêques, dix 
évêqao», de» e«»tain«s de prê- 
tres séculiers et nombre de re- 
ligieux m o n tr i ; hèen que l'U»>- 
Tenrit* d'Ottawa ,f»t une pépi 
nière de voeatiojf*| 
il 



de grand depuis la fondation de- 
notre collège. 

Puisse l'Université inculquer 
longtemps encore à la jeunesse 
canadienne l'amour de Dieu et 
de la patrie, et perpétuer ftaj 
saintes et belle» traditions de 

l'Eglise. ^_ 

sttîf ARD 




Le Frère Carrier 
k Rome 



: 



Le Révérend Frère Barthélé- 
my Carrier 0. M. L secrétaire 
de la préfecture dos-, études à 
rU-niversité a reçu, le 4 avril 
dernier, son ohédienee pour 

Rome. 

Le Frère Carrier est ûe le iO 
février 1962, à St Martin- de 
Beanee, diocèse de Québec. A- 
près trois aja9 d'études classi- 
ques an Collège de Lév» il en- 
tre comme ffrère eonvers, au 
Novicat des Oblato à Ville lia 
Salle, près de Montréal. Quel 
ques mois plus tard, il est trans- 
féré au Noviciat de Huuson, r? 
H. où il passe deux ans. Il est 
appelé ensuite à la maison obhr- 
t . tv de r^rttstmrr N. T.dy fit 
religieuses om stage dé deux ans. Le frère 
Car-rier eat au Canada et a 1 U- 



La province d'Ontario comp- 
te cinq journaux hebdomadai- 
re» de langue frajsçaioe: le 
<l Moniteur "de Hawkeabury; 
Te** Nouvel Ontario" de Sudbu- 
ry; la "Feuille d-Brahle"" i« 
Técumséh ; "V A venir' ■• de 
I Cbrowstî; et 1* ' 4 Ne^d-Onta- 
rien• , de Timmins. 
* • • 
Il y a actuellement en 
Europe 13* -langue* par- 
lées. 

• • • 
Le plus grand théâtre du 

monde est le ' ' Music Hall* 



de la cité du Radio à New 
York: il- peut contenir 6» 
20© persounes. 

* 9 * 

Abraham Lincoln devait 
être prateetipniste. •*>•' 
eonrai» pas grand chose, 
disait-il, de la question du 
tarif, mais je sais que lors- 
que nous -schetons des rail» 
d 'un paya -é^aoger, noua 
avons des rails et l'étran- 
ger a uotre argent; usa 
lorsque 7 nuuu aeu*t»oo «mu 
rails cher nous, uuuu avouf 



at i arauai. 




►# 



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Grave j 
Des «J 

laire, il 
les divea» 
tives. 

L'Ame 
«a premi'j 
de sept en' 
te direi 
1*_.0. M. I, 
onéreuse 
ne à la 
Jv dis, 0. « 
; V-Sjar sesdt 

A\ca*v; 

L Hubert. , 

très déVox 

Contn 

précédent 

*u«g«ra de 

tion propi 

hres du 

nié comi 

Pierre L a j 

Jo* Van « 

Edgar Rom 

• Kmérilde 

r T< 

Le 1er . 
Athlétique 
de tennis 
quai 
Père». 

Afin de 
WH 

?'*urre*t 

Avoir droit 

*>*■ oeuf 

; •>•*■<,« 

* f.a force 



M'OHI 



HOCKE V 

L'UNIVERSITE VICTORt- 
EUSE. 

L'é,quiec de hockey de ltJni- 
versité a remporté, ces jours der- 
niers, une belle victoire sur la 
"Sélection de la ligue Indépen- 
dante " dans un match-bénéfice 
qui eut lieu au salon Minto. De 
nombreux spectateurs ont as- 
sisté à cette intéressante par- 
tie. *t 

Le Varsity l'emporta au poin- 
tage de 7 à 3, prenant avantage 
de leurs ennemis du début jus- 
qu'à la fin du combat. Le jeu 
d'ensemble de notre club rem- 
porta' ferle -jeu trop individu- 
el des^joueurs de la "Sélec- 
tion." 

Les frères Cowley et Amby 
Kiefl du Varsity contribuèrent 
grandement à la victoire de 
leur équipe. Jos Verdun et John 
Lacelle de la "Sélection" bril- 
lèrent d'un vif éclat durant 
toute la durée de la joute. 
UNIVERSITE: Labarge, Bar- 
nabe et D. Cowley : Bill ; P. 
Devine et Kiefl ; MeAfidrew, 
Perrier, Morvan. 
SELECTION DE L'BtfDEPEN. 
DANTE : J. Lacelle, Verdoiï et 
"W. Lavigne; Lafontaine, A. 
Cholette et E. Séguin; Pot vin, 
Larkin, Beauchamp, Rattey. 

ARBITRE : M. E. Goderre. 



* j Débats français 



Off. R. «« Ré*. Sh. 5781 

W. S. Chartrand, D.D.S. 

Dentiste 

9 hres — « hres 

127 ro* RMms — Ottawa. 



■ 



Tel: R. 582» 

P. D'Aoust & Cie 

Epiciers en grès. 

Il, me * ara • vh»w» 



. 



Le 1-k mais, aous'la préa>den- 
ee de M. Albert Chamberland/ 
Roland Gagnier, Jean-Paul Ma- 
rion, Roger Beaulne et Jean 
Poirier discutèrent le problème 
suivant: "Il est plus avanta- 
geux, jijiabiter les petites que 
les grandes villes." 

Les quatre orateurs envisa- 
gèrent la question aux points de 
vue moral, social et économi- 
que. Les nombreux arguments 
apportés par les débattants ba- 
lançaient bien la discussion, 
bien que les conclusions tirées 
furent '* diamétralement oppo- 
sées. Les juges Roger, Séguin et 
Paul Girard accordèrent la pal- 
me à Jean Paud Marion et Ro- 
land- Gagnier ; ce dernier fut 
choisi comme meilleur orateur 
de la soirée. 

Jean Paul Poului et Jean, 
Terrien firent respectivement, 
avec habileté, la chronique et 
les commentaires. , 

Le 21 mars, sous la présiden- 
ce de M. Hector Monette, Ro- 
drigue Farley, présenté par Ar- 
thur Besner, donnait une soli- 
de causerie sur les mises au 
poînrde l'Ebcyclique "Qua- 
dragesimo Anno". .„,-.... 

Le conférencier traita des 
rapports qui rattachent étroite- 
ment l'Encyclique de Pie XI à 
celle de Léon XIII, "Rerum 
Novarum", et termina son tra- 
vail en exposant les particula- 
rités de l'Encyclique. 

Jean Noël remercia son con- 
frère et Roger Séguin fit la 
chronique des événements de la 
semaine. 

J. 3. 

Le coût total de la Grande 
Guerre est de $250,000,000,000. 

A y - 



Débats anglais 

Lundi, le 3 mars, la société 
des Débats Anglais de l'Uni- 
versité tenait sa séance régu- 
lière squs la présidence de Wil- 
liam O'Sbea. La question au 
programme était: f< Le retour 
à la terre est la solution de la 
présente dépression". L'affir- 
mative était défendue par Ke- 
vin Shea et John Veale, et la 
négative était réprésentée par 
Albert White, et Pendleton Po- 
wer. 

Les juges, Emery Labelle, 
Henri Marcoux et Francis Hal- 
pin furent unanimes en accor- 
dant la palme à la négative. 

Après les spirituels commen- 
taires de Osias Aubin, Edwin 
Connolly, Oérald Faparty, Da- 
niel ColUns et de. Jphn Boyle, 
le R. P. A. Cary leva la séance. 
' P. B. 
— ♦ 

CA ET LA 



Tel: Sher. 5411 

Dr J.-L. Lalonde 

Médecin cUmrfien. 



187 BlTd 



Hall. 



: Sher. 1881 

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J. Noël Beauchamp 



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Service d'Ambulance 

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7W liniirsM. Ottawa, Sa. 2887 
lfl, Netre-Danw, MB. 8k. 2*82 



Tel: Sher. «881 



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17V me St- Laurent — Hall. 



Swift Canadian Co. 

. , Limited 

OTTAWA, Ont 



TA: Sher. 8882 



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Dry Sweet 

Gmger Aie 



L« 5 avril, le R. P. J. Martel, 
O. M. I., se qend à l'Hôpital Gé- 
néral pour y subir une opéra- 
tion. Il est maintenant en bonne 
voie ^e-j-étàblissement. 



présidence des Etudiant* en 
médecine de l'Université de 
Montréal, et M. Paul Rochon, 
étudiant aux Hautes Etude* 
Commerciales, élu vice-prési- 
dent de la 8ociété des Débats 
de l'Université de Montréal. 

Cours d'extension 

Mercredi, le 22 mars, dans 
on cours fort savant et soli- 
dement documenté le R. P. H. 
St-Denis, 0. M. I. expose "Quel- 
ques problèmes d'Anthropolo- 
gie 

Le 29 mars, Monsieur l'abbé 
p. H. Bradley traite, avec une 
haute tenue littéraire, une ques- 
tion* de littérature anglaise, 
"Apostles' Creed in Shakçs- 

-4 

Un passant donne un sou à 

!«■ pauvre. 

—Merci, moti bon monsieur, 
dit le mendiant. Dieu vous le 
rendra là-haut". 

Et le monsieur avec bonhom- 



R. I. P. 



mie 



— "Ohfqu'il ne se presse pas.' 



aux prit 

lé^ d'Armel Tanné, 23, 
décédé à Olarenoe Oreek, 
U 90 mars, à llfft <U S7 

"LaRûtonde" offre ses 
plus sinoàrea sympathies: 
An notaire Edouard Jean- 
notte pour In mort da sa 
soeur; 

Au R. F. S. Latmttnpa, 
0. M. t fowt U mort de sa 
soeur, reiifiauae de la Pro- 
vidence; 

A Hector si Lucien Bel- 
lemarre pour la mort de 
leur père; 

Au R. P. E. Tbivierge, 
0. M. L pour U mort de 
son oousin, Armand Taaaé ; 

Aux RE. PP. Philippe 
et Lionel Bcheffer, 0. M. 
L pour la mort de lewr 

A Albert et Marc-Au- 
rèle Fortin, pour U mort 
de leur père. 

laaaaaaaaBaaBaaaaaaajgaaaaaaagasss 



JOURNAL M HUWHlJ 



JrréfMTons-Noas 



» 



ABONNSBOeNT: Se 
LE NUMERO: % 



Rotonde 



Rédacteur en chef: 
RENE MENARD 



de l'Université d'Ottawa 



Administra tesir : 
PHILIPPE GAG NON 







\ r ' -» V ^ g ^ g ^^ "?■*" Jg " aE - ' "=«g" =>g asr 1 jx j^kj . a fe a i e , ac ac 1 -a s ty' ai zzax 



falnme I 



OTTAWA, LE 1er MAI lt3S 



gJs, 



No Û 



os orateurs ovationnés au Capitol 



L'A. CJ.C 






en 



st. 



JUî JL P. P. Seheff er, 0. M. 
L, a passé quelques jours dans 
sa famille à l^oeeasion de la 
mort de son père. 

Ont visité l'Ai nia Mater : KM. 
les abbéa Joseph Labelle 
de Eardly, Roméo Guindon de 
Hawkesbury, Rodrigue Glaude 
et Osias Carrière de Gatineau 
Mills, L. Ç. Raymond d'Ayl- 
mer, Cimon de Moonbeam, Mes- 
sieurs Eugène Courtois de Mon- 
tréal, Charlemagne Charron et 
François Lemieux de Sudbury, 
Ferdinand Larose de Planta- 
genet, Lucien Champagne, Lo- 
renzo Cadieux, Alfred Lapier- 
re et Sylvio Charest de Buck- 
ingham, Henri Proulx de l'Ori- 
gnal, Capt. Réginald Girard de 
Kingston, Dr. Conrad Ranger 
de Wingdade N. Y., Charlema- 
gne Berthiaume de Hawkesbu- 

La plupart des élèves .sont 
partis mercredi, le 12 avril, s 
pour passer les vacances de Pâ- 
ques dans leur famille. 

Marcel Ouimetf le dévoué ré- 
dacteur adjoint 3e "La Roton- 
de" est retenu chez lui par la 
maladie. Nous lui souhaitons 
un prompt rétablissement. 

Nos chaleureuses félicitations 
à deux anciens: M. Real Lan- 
thier, EJJ.M., qui a été élu à la 



t Mots 



bilingiii 




s 



1ULLET 



BOaUZONT 

l— Otttt mais non bouilli. 

«-Fasv «flnHy. 

S-Ntiroéro (A**-.). 
10— rttaoaal frisa an (Tlnml) 
%%~ La charpente animale 
«4-4me 



117— Noie ds la gamme 
>1S— -Tae aaaan. 
iao— Article Indafkat 
t»— Condiment. 
M Baart atary . 



Canada Packcrs 



Umlted 



Tés: Sh. MH 



Huit 



1 à 3 pm. 
7 à 8.30 pjn. 

Dr J. R 

Médecin 
15. rat LanseTin 



Tel: Sh. 3806 



Bélisle 



- HaU. 



36— ^souleva, haussa. 

-Vaaaffiaas (CallaaJ. 
38— Poil du ohevaL 
31- A iriiilu 
33— Ta aVeay. 



Tél:8h,M« - «éa. Sh. fVJW 

ROBERT BEDDING CO. 

Gérant. Ç. Ohampasn< 
Mana<aci«riera de Matelas et 



1 



d'CKc^laler. 



ltf , ne Mantcalm 




\ HaU, Que. 



Tel: Sh. sse» 



E.-A. Beaudoin 

Mreeiear ie raaéraUlea. 

Embaumeur— Ambulance 



NBlrd Saeré-Coear — 



vmmTKAiÉMaun 



et a 

5— Tae fessait ef a 

t Pronom qu'on 

ses à forme personnelle. 
7— A 




Demandes la* Lfcf aean 

Blackburn'» 

aassl 

Orange Kitt 



(Aaaar.). 

38— Groupea de trois. 
30— Oonjonctton très commune. 
38— Province oanadt en o e (Abrer.) 
40— Adjectif posseailf (Famin.).- 
(43 N o m d'un naraonnasa 

se, héros d'un opéra fameux. 
33-Ta tas» a laessa ta 



8— Penaer, imaciner. toi 
11— Tae 

13— A «a aaasaat. 
18— Conjonction «ifnlfUot l'endroit, 

le lieu. 
18— DhecUon montrée' aar la boue* 

sole. 
17-AUention. sseoam soin. 
18— Tae 

(Aaae.). 
21-A n a tt a i a l (Aaaej. 
23— A aelai ef ta* 



au des 




tsaa. 

38— Terminus ou 

vaisseaux oritateaM 
svandi lacs. 

37— Mont d'un célèbre ex-président 
des ■tat^-Unia <Initialea>. 

38— Un état de la Nouvelle- Angle- 
terre (Abr.). 



m isosr , lftfs^fsj^fa#ra 



! 'i 




Père, voudries-vous nous seconder; nous voulons faire un 
tngrès pour fêter le drapeau du Sacré-Coeur et nous concerter 
les moyens d'affirmer mieux encore nos convictions patrio- 
(ues et religieuses.'' ** 

Cette phrase, tombée providentiellement de la bouche d'un 
1ère de philosophie au Collège Sainte-Marie, de Montréal, dé- 
lancha un mouvement depuis longtemps désiré. L'union de la 
►unesse était d'une' nécessité immédiate, tas élèves des bon* 
tercs Jésuites, M. Joseph Versailles en tête, organisèrent un 
mgrès qui réunit les délégués des différents collèges et sociétés 
fcimilii mu ii fnursiniiii de la province. L'assemblée nomma une 
commission chargée de préparer un plan de constitution. 

Au deuxième congrès, tenu les 25, 26, 27 juin^ de l 'année 
ft ligne de conduite et le but de la nouvelle société, appelée dès 
lors r Association Catholique d€ la Jeunesse Canadienne-Françai 
ft, furent tracés. 

Pour bien comprendre cette magnifique organisation, il faut 
Lèe familiariser avec son programme et ses aspirations. 

Certaines gens considèrent les acéjistes comme des saints ou 
den efféminés. Ce sont— de fausses idées. Certes les acéjistes 
'.me sont pas, pour la majorité, de ces machines à prière qui se 
meurtrissent les genoux sur les prie-Dieu. Des mauvais pen- 
chants, ils en ont Comme tous leurs congénères. Ils ne croient 
pas non plus qu'eux seuls forment l'élite. Jeunes gens ni plus 
Ktelligents, ni plus sages malheureusement que leurs confrères, 
S aspirent À devenir meilleurs, à monter plus haut toujours. plus 
baut ; ils cherchent à se dégager du monstre de la sensualité qui 
t ravage sensiblement la jeunesse contemporaine. Ces jeunes sont 
Trmplis d Idéal religieux, et veulent la paix du Christ par le 
Christ. Voilà ce que sont les acéjistes. 

Pour parvenir à son noble but, le membre de l'A. C. J. C. doit 
anivre une ligne 'de conduite tracée judicieusement par les fon- 
dateurs de son asBOciatiton, une admirable trilogie: "Piété r Etu- 
Je, Action". 

Piété d'abord. C'est le premier but et certes le "sine qua 
on" du tout, h 'acéjiste doit avoir la piété du coeur qui se trà- 
iuit par l'état de grâce et la piété de l'esprit qui n'est rien autre 
Jue le sens catholique. Le camarade doit non seulement tra- 
vailler au règne du Christ dans le monde, mais il doit aussi l'éta- 
blir en lui-même. Les fondateurs ont compris la faiblesse des 
jeunes et pour qu'ils vivent en état de grâce, ils ont suggéré à 
jjjeurs adeptes des moyens infaillibles: la communion par roule- 
ment, la retraite fermée annuelle, l'adoration nocturne. Le sens 
Catholique pour l 'acéjiste comme pour tout chrétien, c'est l'amour 
■e notre sainte Eglise et de l'observance de ses lois. Voilà^ce que 
Bn statuts de l'A. C. J. C. exigent de ses membres. « 

.Etude ensuite. "L'Etude, disait Louis Veuillot, c'est' le soc 
tàui-déf riche, c*est la semence qui féconde, c'est la_pluie qui déve- 
loppe et le soleil qui mûrit. Elle fortifie ce qui existe, elle re- 
nouvelle ce qui s'épuise, elle crée ce qui n'est pas". Aux assem- 
Kées régulières des cercles qu'étudie-t-on? De tout. La reli- 
gion, les sciences, la politique, la sociologie sont les sujets de con- 
férence présentée par un membre. 

Action enfin. ^Ti'acéjwte joint à la préparation intellectuel- 
^m\ a" -la formation morale, une certaine initiation à l'action, il 



CONTE OU... 

REALITE ? 



Le diable . a» jour, voyant que 
lie hommes songeaient 4 se re- 
mettre au travail, trembla de 
voir son empire s'écrouler. 

Il réunit donc son grand con- 
!£# g< fit: (i Mes ehert suppôts, 
l'heure est grave! Les hommes 
que nous croyions tenir dans la 
par eue. et la volupté ont l'in- 
tention, parait-il, de travailler 
pour gagner leur pain. Non pat 
qu'ils s'embêtent à ne rien faire, 
tiais s'ils ne se résignent pas à 
peiner de nouveau, ils s'exposent 
à mourir de faim. Cherchons 
donc ensemble dans nos cerveaurf nous. 
'rôtis quelque nébuleuse solution 
pour faire triompher la pares- 
se." 



Environ 2000 auditeurs assistent. ' — La négative 

remporte la palme. — 1ère médaille à Gérard 

Caron et la 2ème à Adalbert Laframboiee.— 

Hector Monette au fauteuil présidentiel. 



Dimanche, le 23 avril, au Ca- 
pitol, devant un auditoire aus- 



si nombreux que distingué, la lies applaudissements prolongés 



Tous, des lutifers jusqu'aux 
lutins, se creusèrent les ménin- 
ges pendant un mois entier, mais 
en vain! 

A la fin, Satan bondit sur son 
trône et de sa voix caverneuse 



Société des Débats Français 
présentait avec un succès mar- 
qué sa 46ième discussion publi- 
que annuelle; Cette joute, impa- 
tiemment attendue de la popu- 
lation française d'Ottawa, a su 
répéter avantageusement les 
succès passés de ces séances pu- 
bliques "eTniontrer une fois de 
plus que la Société des Débats 
Français sait faire justice à sa 
vieille devise: "Préparons- 



discours, leur attirèrent dès le 
début la sympathie générale. 



- doit et re en une certaine mesure un apôtre, encourager les orga- 
. nwations religieuses et patriotiques, seconder les pétitions pour 
l'observance des lois de la morale et des droits de la race». 

Un quart de siècle s'est écoulé depuis la fondation^ de l'A. 
Sfc. J. C. En jetant un regard rétrospectif pouvons-nous dire 
«Qu'elle a atteint son but! Répondons sans hésiter par un vigou- 
_j»ux oui. Il existe aujourd'hui 150 cercles acéjistes disséminés 
^ans sept des provinces du Canada. Cette société a groupé ujo^ 
'bataillon de jeunes Canadiens français et lea a préparé à une vie 
efficacement militante. Et comme preuve de son oeuvre bien- 
Baitrice, serait-il nécessaire d'apporter l'approbation de deux 
Brands Papes, l'hommage de deux délégués apostoliques et de 
Krente-sept témoignages épiscopaux. Bt comme le disait le Dr 
#.-P. Boy de Québec: "L'A. C. J. CI Elle a jeté dans la vie 
générale des milliers de jeunes gens dont elle avait haussé le 
îur, stimulé l'intelligence, élargi l'idéal; l'A. C. J. C. a pré 
^ depuis 26 ans de vrais chrétiens et d'utiles citoyens 



s'écria: "Eurêka! Eurêka! les 
hommes seront payés pour ne 
rien faire!" 

Depuis ce jour les secours di- 
rects fonctionnent et fonction- 
nent à merveille!! 

Let propriétaires et les gens 
qui travaillent sont taxés de 
toute part et l'argent qu'ils se 
voient soustraire s'en va nour- 
rir les paresseux. 

En Angleterre, si on offre à 
quelqu'un de travailler dansâtes 
rues, il se fâche tout rouge et 
glapit : "Messieurs je suis "col- 
ict-blanc fy , et non décrotteur de 
rites* D'ailleurs, tel que je suis 
lày je suis satisfait. J 'ai par se- 
maine un dollar de plus qu'au 
temps où je travaillais." 

A, Montréal, un écJtevin s'éton- 
ne de voir que les rues, d'ordi- 
naire reluisantes, sont devenues 
des bourbiers. — Au conseil de 
ville on lui répond: "Mon cher 
monsieur, allée vous-même net- 
toyer les rues; personne ne veut 
plus y travailler!" Ma foi! bien 
fou celui qui accepterait du tra- 
vail quand il est sûr d'être nour- 
ri, logé, chauffé, habillé et en- 
core plus . . . payé. 

Quel scandale! Quelle criante 
tw justice £ l'égard de ceu*-qui 
travaillent! En un mot comme 

à 



Les orateurs, Adalbert La- 
framboise et Paul Morvan- avo- 
cats de l'affirmative et Gérard 
Caron et Rémi M illette, de la 
négative, furent hautement ap- 
préciés par la forme agréable 
de leurs plaidoièries et l 'excel- 
lence de leur diction. L'aisance 
remarquable avec laquelle Us 
évoluaient, ej la chaleur de leur 



et répétés de l'auditoire au 
cours de la discussion dénotent 
assez bien que le public d 'Ot- 
tawa ~et de* Huit sait 'apprécier 
les jeunes talents dont la mar- 
que se dessine déjà favorable^ 
ment. _, 

Hector Monette. président de 
la Société des Débats Français 
prononça l'allocution de bien- 
venue. Il termina en invitant 
A. Lafraniboiae à exposer sa 
thèse. 
ADALBERT LAFRAMBOISE. 

M. Laframboise envisage la 



question au point & vue poli- 
tique et national : -"-%u district 
fédéral- dit-ïï", est avantageux, 
nécessaire même en raison des 
exigences d'une capitale et sur- 
tout d 'une capitale fédérale. De 
plus, sa création placerait à l'a- 

( suite à la 2e page) 



ADOLF HITLER 



Elle 



it se glorifier d'avoir accompli avec un bel élan des taches qui 
ni la recommamlent à te bienveillance et à 



it honneur et qui 

detoue.'- 



L. A. U 



en mille, quel encouragement 
la paresse, mère de tous les vi- 
ces! Pour un malheureux qui, 
de bonne foi. peut profiter des 
secours <"rects, dix mécréants se 
disputent l'honneur de s'y vau- 
trert 

"Et personne n'oserait protes- 
ter Ht 

Jean Pau' MABIOK. 



— 
_ 

L'abandon de l'idée républicaine par le peuple allemand 

et son ardent désir du militarisme dévoilent un grand tableau 

où la figure de Hitler s'agite sinistrement. 

Adolf Hitler, le dictateur de l'Allemagne est maintenant 
"une épé> de Damoclès" que tout l'univers voit suspendue 
sur les quelques lambeaux d'une ancienne République. 

On le reconnaît à son apparence démagogue. Haute taillte, 
démarche hautaine, épaules carrées comme celles d'un fier 
sicambre, tête recouverte de cheveux lisses et abondants, figure 
un peu longue, bouche aux lèvres mince», nez droit sous lequel 
pousse une moustache nettement originale, large front, sourcils 
renfrognés, tout lui donne un aspect sévère et dominateur. 

De simple député, ce grand teuton est devenu le dictateur 
de sa patrie. Comment a-t-il pu atteindre ainsi les sommets de 
la gloire t Tout simplement par son éloquence. . 

Le chef nazi est avant tout orateur populaire. Il possède 
l'art de l'élocution à un tel point que les auditoires les plus 
hostiles fléchissent en peu de temps devant lui. Grand tribun, 
il n'écrit pas ses discours. Après avoir pensé longuement, il 
cherche pour son esprit, un appui, un marche pied; puis il 
s'élanee "au-capitol*. La foule remuée par sa voix forte et 
menaçante^ par ses yeux d'aigle noir, et sa stature altière 
s'emporte, s'exalte, et devant cet auditoire en délire le "Sicam- 
bre" décore son éternel EGO. Romantique, assoiffé des hon- 
neurs, il garde une fière confiance en lui-même, ce qui est un 
grand facteur de son influence en Europe. 

En dix ans cet homme admirablement doué a parfait eue ^ , 

oeuvre immena?. , " .. " .. 

— A la-suite-de la-grande f^aat, rallemand fut complète- 
ment abattu et son orgueil impitoyablement écrasé. Ruinés, . 
découragés, les ex-sujets de Guillaume H se retirèrent bien 
malgré eux au delà du Rhin, et c'est quelques années plue tard %■#«* 
que l'on vit s'élever sur Ber.su accablé l'agitateur à la chemise 

brune. 

Dès ses premiers discours , Adolf Hitler traita de haute 
politique, dénonça lee traités de Versailles et de Brest-Litovsk 
comme étant défavoreblea à son peuple, étudia les origines de 
la guerre pour enfin accepter la défaite de l'Allemagne comme 
le châtiment mérité par u ne, trop longue léthargie. . . 

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L'Associa 
sa première 
de septembn 
te direetion 
•0. M. L, pi 
onéreuse de 
»e i J a place 
<*»> Q. M. L 
par ses deux 
A. Liséc, O. 
Hubert, fcom 
ttes' dévoués. 

Contraires 
précédentes, I 
suggéra de ne 
tion propremt 
hres fjji Coi 
Jjé comme 
Pierre Lofri» 
^■Ë Van Eidaé 
gdjpw Bouvier] 
BmeriMe Rom. 

? Tournoi 

L " 1er Octobj 
Athlétique orgj 
^Hennis pour 

g** Prennent 
Père*. 






Vf 



_, Afin de « 

>*** (r»«nanta, 
*«»»e légère c 
I !yi uue "t dei 

m ^§S r droi * au 
___rJ_P*« nenf hei 
•giflas Nu 
! ' I a forée des' 

i -' ■■■ ionués fe mi/ 

-■'•-■* *-gM, pflr 



•=.'.irJ 







•nwfcwA, 



No* Âctirifét 



Le Société dos Débek Fran- 
çais visas d inscrire, dans ses 
anisska Ipetoriques, le compte 
rendu de se* triomphes rempor- 
tée an «on de l'année académi- 
que M24& 

Lm soeveaux lauriers en/sne 
dépose bmnblcment parmi ersrx 
que noa prédécesseur* ont se gs- 
gner, me sont pas, A la vérité, les 
moins enviables. Digne» freik 
d'un labeur manifesté, sans re- 
1 fiche, ém premier au dernier 
jour de sas ectivté*, ils témoigne- 
ront de k sagesse aoministrative 
du directeur, du eonaeil et de 
tous ka membres de 1s Soeiété 
des Débats Français 

Son premier geste fut 
de martre. Malgré la 
dangereuse créée par la dépres- 
sion financière, notre organisa- 
tion s fait preuve d'une géné- 
reuse and ■ ce en commençant la 



»qirée fwt s— r tuan k . Le pu*** 

goûta chas l'un l'éloquence aca- 
démie;*», eues l'antre l'éloquen 
ee parlementaire. Si dans l'ordre 
chronologique, le débat public 
«tôt le programme de noa acti- 
vités, dans l'ordre du mérite il 
prend une première plsce, sinon 
la «Bière. 




J» 



LÀ 



OTTAWA, lm MAS -BS 



Voilà demi le simn dos faits 
et gestes de U Société dos Dé- 
bats Francs* pour i*snnés 1932- 
33. Sans dente il reste incom- 
plet: nous passons sons silence 
l'oeuvres .des nombreux sous^ 
tiBmitsi d'organisation pour les 
séances publiques, les arenrssa 
et la bibliothèque. L'énuméra- 
tion on serait f satkiïsase. 

Cependant cette vus et cette 
inspection rapide dea principaux 
uaSonTfvénements, noue prouve» ample- 
ment qu'on n'a pas eu peur 

d'agir. ■ 

Ja cques BOU CHEE. 

Tribune libre 



bri de toute violation les droits 
de la minorité canadienne-frsn- 
esise 



publication d'nn jonmal littérai- 
re ©t sportif. Si la "Botonde", 

comme toute oeuvre à ses dé>M. le Bédaeteur, 

buta, n'est pas immunisée des 

périodes d'assoupissements; elle 

contient, néanmoins, des germes 

de vie qui, fortifiés, produiront, 

comme le grain de aénevé, de 

grands et merveilleux résultats. 
Mais la Société n'a pas limité 

son action i ce premier sucées; 

elle Va complétée par «es entre - 

prises intra et extramnrales 
Elle a convoqué, cette année, 

dix-sopt séances privées repar- 
ties en quatre conférences et 

trefse débats. Les sujets de dis- 
cussion ont permis aux membres 
non s e ul ement de se familiariser 
avec la parole publique, mais 
encore d embrasser , rapprocher 
et comparer des idées profondes 
en histoire, en économie sociale 
et politique, en sesenee et 
littérature. -. •- - . 

Four provoquer ■ une féconde 
émulation psmri les débattants, 
elle a même accordé aux meil- 
luers d'entre eux des volumes 
eomme prix de leur» efforts in- 
tellectuels. 

Ce moyen a porté ses fruits Si 
l'on ferme fl» yeux sur une 
foule do détails, mus avons rai- 
son de croira 400 dans l'ensem- 
ble, l 'exécution du programme 
n'est pas sans mériter notre sa- 
tisfaction. 



A l'extérieur la Société des 
Débats a joué un rôle digne de 
son pesait *" 

Son eomi té s organisé des 
soirées intimes qui à doux re- 
prises ont réuni, dans la salle 
du Musée, k sympathique pu- 
blic des deux villes. 

"Le médecin malgré lui" 
qu'elle a représenté le 16 et 17 
décembre s également illustré 
son nom dans les cercle* artisti- 
que*. Son succès lui valut de ré- 
péter sa pièce au grand concours 
dramatique organisé par notre 
Gouverneur-Général. 

Enfin avec les deux grandes 
joutes oratoire* inter-nniversi- 
taire et universitaire se termine 
son vaste programme. 

Le 8 février, quatre de nos 
meilleurs orateurs ont discuté 
contre des étudiants de L'uni- 
versité de Montréal «t de Québec 
la valeur comparative des sys- 
tèmes politiques canadien .et 
américain. Le su jet ne manquait 
pas d'ampleur. Nos représen- 
tants exécutèrent leur tache avec 
sang-froid. Si le succès n'a pas 
atteint leura espérance», du 
moins une fois de plus, ils ont 
contribué à réaffermir les liens 
qui doivent nous rattacher étroi- 
tement snx étudiants dea Uni- 
versité* canadiennes. 

Le 23 avril, quatre "de noa phi- 
losophes discutèrent les avan- 
tages et les désavantages d'un 
district fédéral. L'élite dea deux 
.villes s'était rendue dans le spe- 
•ieux Capitol pour applaudir 
M* détaàmts Im 



Permettes-moi de vous offrir 
mes plus vives félicitations pour 
l'heureuse initiative que vous 
ave» eue, vous et vos confrères, 
en pnbHsnt '*La Botondé". Le 
petit journal sera le lien néces- 
saire dans notre grande famill* 
étudiante de 1UJd"0. Son ton 
jeune et gai nous fers du bien 
à noua les vieux. 

Ceci dit, j'en viens à l'objet 
de ma lettre ; Ne sentit-il pas 
temps d'avoir en français, un 
chant de collège adopté spéci- 
alement aux fêtes et réceptions 
de l'Université f A n'en pas 
douter votre réponse sers, com- 
me celle de bien d'autres, af- 
firmative. 

Voici donc ee que je suggère : 
pourquoi "La Rotonde" n 'in- 
viterait-elle pas à un concours 
les élèves anciens et actuels, les 
professeurs morne pour ls com- 
position des mots et de la mu- 
sique d'nn chant de collège ? 
Les essuie devraient être sou- 
mis à un jury d'ici deux mon 
ou pins selon que l'on décides* . 
L'occasion est belle pour, nos 
jeunes poètes v et nos musiciens. 

Si l'on me demande mon 
goût, je sans heureux de dire 
que j'aimerais un chant d'un 
ton un peu militaire, clairon- 
nant. 

Respectueusement soumis, 

Je demeure, votre bien dé- 
voué, 

R. GLAUDE, Ptre, 
» "^ 'T 



îtoé Orateurs ^ on éreu*es, et nécessiterait 

«ivatiosnlsé* •.*!«■" l ' tT0àe de n0tre t*^* 
OVaUOUUC* . *j _ ouvrière qui est en majo- 

(Sufte se m ire sac -J 6 canadienne française.' % 

U VERDICT. 

L'Hsmorable juge Angers se^ 

fit l'interprète de ses collègues 

du jurr M. l'abbé L. C. Bsy- 

mond, et M. J. A. Bradetts. M. 

P pour rendre le verdict de U 
josts omtsire. H félicits tout 
d'sbsrd ls Société des DébsU 
Français de l'Université pour| 
le beau travail qu'elle accom- 
plit. En outre de fournir aux 
élèves l'occasion d'étudier les 
problèmes du jour et de leur 
inculquer le goût du verbe fran- 
rsître an publie. Pois, IL k 
juge Angers annonce la déci- 
sion du jury . Messieurs Gérard 
Caron et Rémi MUlette, défen- 
seurs de la négative, ont rem- 
porté la palme du débat 

LES asTflvsTT.TjBa _ 

Les nmdailles, offertes par 

l 'Association Canadienne-fran- 
çaise d'Education d'Ontario, 
ont été décernées aux deux 
meilleurs orateurs. Gérard (X- 
ron a mérité la première mé- 
daille» et Adalbert Laframboise 
la deuxième. Grfcce a ls généro- 
sité de M. Bradette tes perdant 
reçoivent chacun cinq dollars. 

ItHttÔàL. 



Gérard Csrsn fut k premier 
oratonr de k négative. D'une 
voix grave et vibrante, il af- 
firma que k formation d'un 
district fédéral.serait sMsavsn- 
tageuse au point de vue politi- 
que et social. Il manquerait le 
bat do tout état qui, en plus de 
sauvegarder les droits naturels, 
doit à sa population ls protec- 
tion des droits positifs et re- 
connus psr l'esprit et k lettre 
des traités et l'unirait aux re- 
lations entres les différentes 
classes de k société. £* perte 
du droit de vote su municipal, 
su provincial et an fédéral se* 
mit une conséqnenee nécessaire 
d'une telle formation, 

PAUL MOstV AU . 
Paul Morvan* reprend le dé- 
bat pour l 'affirmative. ' * Ls for- 
mation d'un district fédéral, 
dit-il, est an sujet qui jusqu'ici 
à excité autant de méfiance que 
d Intérêt. La principale objec- 
tion posée est celle qui préco- 



nise son danger pour les indus- 
tries. Maie il ne faut pas croire 
que l 'industrie est incompati- 
ble avec la formation d'un dis- 
trict fédéral. On réserverait une 
sone spéciale où pourraient s*é- 
tabttr les manufactures. De 
plue, les villes d'Ottawa et de 
Hull deviendraient un centre 
classique, eélèbre par sa vie ar- 
tistique et littéraire." 




Rémi Millette clôt k discus- 
sion par un plaidoyer vibrant' 
parsemé de quelques traits pi- 
quants et spirituels. "Ls cré- 
ation d'un district fédéral, dit- 
il, sursit pour effet de faire 
disparaître nos industries e» 



Un excellent programme mu- 
sical agrémenta la séance. Les 
Petits Chanteurs CécUiens ont 
exécuté avec talent- sous k di- 
rection du professeur Joseph 
Beauneu, des chansons de leur 
répertoire. Ls fanfare de l'Uni- 
versité, dirigée par le R» P. Ar- 
thur Psquette, 0. M. L, rendit 
aussi plusieurs belles pièces de 
musique. 

J.P.D. 



Derniers cour» de 
la faculté des Arts 

Après une saison f ructuesmt, 
les cours d'extension de la *V 
culte des AttB do l'Université* 
d'Ottaws son» 1 'snn.ee sesdami- 
que 1932-3» _sont maintenant 
terminés. 

M. Sérapmm Marion a coaaïu 
son étude sur k litérature fran- 1 
oaise depuis k Moyen- Age jus- 
qu'à nés jonw en traitant, le 5 
avril dernier, du *' Symbolisme" 
et le 19, dm "Boules contempo- 
raines et k poésie pure." 

^ R. B. 

Débaft Français 

A cette dix septième assem- 
blée, sous ls préeidsnec de Hec- 
tor Mouette, k Soeiaté dos Dé- 
bats Français terminait son pro- 
gramme de l'snnoe aeadémiqo* 
1932-33. 

Quatre philosophe* de pre- 
mière année discutaient k 
question suivante: M Foeh pos- 
sédait à un plus haut degré 
que Napoléon les- qualités re- . 
quises, i. a, intelligence, volon- 
té, grandeur è'âme, pour être 
grand général. 

Raoul Gauthier après avoir 
précisé le sans de k question 
s réfuté le discours de son ad- 
versaire en montrant i son tour 
que Nspoléon jouissait de plus 
grandes qualités; physiques, mo- 
rales et intellectuelles que k 
Maréchal Fosh. 

Marcel Carter compléta k 
thèse eV l'sffirmative, il dé- 
montrs les imperfections du 
système Napoléonien surtout 



L 




Préparons - No%$t'' 
on m Beesisé ém 



rvmrmmm eTOtmw» 
M» ACTION 
en ansf r 



adjoint: Marcel 

fransaii C^evrmr, 




B 8portives: O t mg m 
ADWlNlST&ATlOJt 

sur: rhmspe Ghmo. 

«t 



Géo- 



des annonces: 
it de circulation: 



V© Qiristo-Rege 



'Le gouvernement provincial 
d'Ontario adonne annuellement 
$2,000,000 à l'Université de 
Toronto. 1 



Election à la 
Société de Débats 

Mardi, k 9 mai, auront lieu 
dan* k salle académique, les 
élections de l 'exécutif de la So- 
ciété des Débats Français, Sec- 
tion Senior, pour l'année 1933- 

Ont droit de vote les étudiants 
de k quatrième à la huitième 
forme inclusivement. 

Le* charges (à remplir sont 
celles de nresidentj vice-prési- 
dent, secrétaire-archiviste, secré- 
taire-trésorier, secrétaire-corres- 
pondant et de deux conseillers. 

Lès propositions à ces diffé 
rentes charges doivent lire re- 
mises au Directeur de la Soeiété 
jusqu'au samedi le 6 mai. 




En 3922, le Mussolini allemand n'a au Reichatag que dou.se 
députés. Il fait la guer r e aux Socialistes et Communistes tout 
en ne ménageant pas aes traits pour les descendants de k 
maison de David. Après dix années de luttes acharnées, ses 
nazis et lui occupent les trois cinquièmes du Parlement et en 
mars 1933, Hitler remporte une victoire complète. Bn quelques 
semaines il se fait adjuger k dictature. 

Il sursit pu bien svant aujourd'hui, avec ses deux millions 
d'anciens combattants, marcher sur Berlin à l'instar de 
Mussolini mais "jg. ne joue plus k rôle d'un démagogue 
bruyant, dit-il, mon influence est devenue un grand facteur 
pour le bien on pour le mal. Le moindre faux pss précipiterait 
l'Europe dans un affreux holocauste de sang et de destruction." 

Ces paroles renferment une triste vérité; en effet, aussitôt 
que l'Allemagne courba la tête sous l'empire des chemises 
brunes, le premier ministre d'Angleterre entra en pourparlers 
avec Mussolini au sujet d'un plan de paix. De plus, Monsieur 
Robert Latnbel écrivait dans ; 'L'ILLUSTRATION^ de Paris, 
an sujet de la poignée de main échangée entre Hitler et son 
Président k 13 mars dernier, ces mots qui nous portent à 
réfléchir: cette poignée de main "apparaît eomme k symbole 
de l'Allemagne nouvelle, dont l'inquiétante et irrésistible 
évolution assombrit l'svenir de l'Europe." 

Le dieu Mars se réveillera-t-il dans le vieux continent 
maintenant que A dolf Hitler est maître de son pays t . . . 

Les lauriers que le fier dictateur a conquis, peuvent faner 
avant dix autres années; un allemand gouverne par l'instinct. 
Il subit les influences des régions froides de la mer du Nord 
et des immenses plaines humides de k Sibérie. Hitler s étudié 
le caractère de son peuple, il a eonspria ses exigences. Mais 
"à travers leur illuminisme, écrit "Le Droit", les idées de 
Hitler demeurent d'une troublante incertitude". Le chef "*«\ 
avec tous, ses pouvoirs a promis de relever l'Allemagne en 
quatre ans. O promesse ! . , . Ce nNeet certes pss de k manière 
dont il s'y prend. Cet homme qui an lendemain de son grand 
triomphe s'exprime ainsi: ."Il f sut s'occuper seulement 
d'empêcher, par tous las moyens, les gens de mourir do faim," 
vient d'ordonner le boycottage de tons les marchands juifs. On 
craint maintenant pour k vie ds ces gens à qui on reproche 
surtout leur succès commercial. "L'Allemagne, écrit un grand 
[nomme d'état sngkas, pssse psr une crise de férocité." Le 
boycottage en est une première preuve. Cette persécution 
contre les Juifs "relèvera" peut-être sur l'univers les bsyon- 
nettes et les canons. 

Voilà jusqu'où nous numera Adolf HHler, l'idole du peuple 

isnique. H passera sur l'Allemagne comme passent M 
n*i**fm i en laissantvaeTrière lui ans trace de feu. > f 

CkraWBÔTJTlT / v 



classe vient de finir. lies 

uds corridors qui semblaient 

>rmis gémissent sous les ta- 

pressée et impitoyables des 

Kes. Le flot vivant s vite fait 

; de a 'écouler par k vaste sortie 

pour se répsndi^sur ls cour. 

lentement le cafcé est revenu. 

Bsla Rotonde, su pied du 

Hfee escalier, deux étudiants 

rttnrdés sont en colloque ami 



sobres, dévalant à T>sr fentrtsl 

k long de rescslier. } 

^-C'est cm roman tout pur,] La swmeJaaos d'un 
tal Irtusf nes r soB p«*re è 

Bpsssnt, n'est-ce pool Jelnar dan* nos foyrg nu poussent 
continue; "Donc, Maurice cal è déplorer Vtxist+mé aefaefc en- 
tête et moi en èjasee, nous al- sas casse-tête que Von a baptisés 

dm nom barbare de "Jigsaw 
PuèxU". /k se sont mfiUrh 
partout; dans Us hôpitaux. Us 
^chambres en sont garnies; à 
l'Université, Us sont la marotte 
des heures 4e récréation. Fout- 
être U critiqua mmli c iaua e eU 
têt reconstitutions da chefs- 
d'œuvre m'expû+e-t-cUe à ta 
vengeamee da ses es ta f sacs, 
mais afin de rendre an imapprâ 
ciable service à l'humanité dé- 
chue dm piédestal où l'avait été- 
vie l'inteUigence, j'apporte mon 
humbU opinion è l'attaqua da 
ces héros du jour. 

Lêmr vague im d ee er iptihte a 
oagné les gens de tous rangs et 
de toute condition de fortune. 
Lee repas, le sommeil n'offrent 
même pas d'obstacle à cette ra- 
ge. Dame toutes las massons, è 
U m aill ée, nous noyons U papa, 
Voir sévère t k pipe emlre les 
dents, à U recherche de U batte 
ou de la tête d*ume personne 
populaire. Lé maman l'aide . .. 
enfin U silence est interrompu, 
le cheval blanc de Napoléon a 
rénouvrê l'un de ses ergots. Le 
père grogne.de satisfaction, 
mire sourit de joie, tels les ému- 
Us des c a n n ibales qui admi- 
raient, U y m mm sa, l'éUgmnce 
ai l'adresse des gestes. à dé- 
ployer dans U lancement du fa 
maux yo-yo. 



Sssb nié? 



Ions hardiment comme les qua- 
tre chevaliers de l'apocalypse. 
■ Laekf de notre "Alitmsa" ré- 
pond à tous les mots de 1 
si bien qu'après cinq minutes 
de esmpagne, nous t ombons en 
pleine Capoue. Après svoir fait 
main-basse sur quantité de bon 
nos choses, k banquet commen- 
ça pour no se terminer que fort 
avant dans k nuit. Malheureu- 
sement au imot de retraite, le 
thermomètre de notre enthou- 
siasme baissa coxnadérablement : 
les conquêtes n 'ont-elles pas tou- 
jours un lendemain™... Ma i s 
Maurice veillait; une proclama- 
tion pathétique lui livre les res- 
tes de notre courage et l'ascen- 
sion périlleuse commence. 

Au t r ois ième , un bruit de 
porte faillit nous jeter à la ren- 
verse... Ls plsce n'était plus te- 
nable, il fallait rétrograder: c'é- 
tait k déroute, k déroute à 
quatre pattes. 

—Oui c'est bien U qu'on vous 
reconnaît! 

— Chut! "Blottis dans un 
coin obscur, nous attendions, 
tremblants, l'oreille tendue, îft 
bourrasque,., qui no venait pas 
An bout d'un quart d'heure, 
nous constations que nous 
avions eu affaire". 
'— f ' -V 



lé\ nuit, sur la terre, Une ses su n aTwu vetTes, 
Ans deux, s'allument des myrlaitr* d'éteUes. 
La mature s'endort bercée par les soupirs 
Des zéphyrs. 

La reine des nuits, comme «n marbre précieux 
Gravite lentement, Illuminant les deux, 
Prsaaènt sur k flot un blanc rayon de flamme 
Qui l'enflamma. 

Ecoutant k brise dent te nocturne chant 
Emplit d'une extase les heures du couchant 
L'oiseau s'est e n do rmi , bercé par le murmure 
De rean pure. 

Dana la nuit sereine, en sent planer sur k terre 

Des parfums eniyranU l'ivresse et k mystère. 

Le silence des choses et la voix du torrent 

Soupirant. _____ 

Lionel DXJFUI8. 






r 



/lux nêwmiciens 



né* 



I cal 

de bons amis: par leur tempé- 
dana la campagne de Russie. \ TmVkf . ni différent ik ee eomplè- 
Le dernier orateur, Arcade 1 ^t . pftr ie Ur bon _eoeur, ik sej 
Perrier, donna ans vue d'en- , comprennent» 
semble des exploits, des eeu- 1 .43^,^3 est en verve ee soir; 
Très magistrales de l'empereur L TOe ma in dana sa poche, il ne 



dea Français. 

Sa attendant k décision du 
>ry Florin Major fit les 
fraie du commentaire. Les Ju- 
ges accordèrent k palme à l'af- 
firsw-ti ve et Marcel Carter fut 
<*** ^""«k l^f^.eeataw- 

é) 

Concert annuel 



tarit pas d'éloquence. Luc, 



ce 

grsnd garçon... sérieux, écoute 

^^pe plus de compassion que de 

nr son fécond interlocuteur. 




Les élèves de M. H. Laplsine, 
professeur de violon dans les 
écoles séparées d'Ottaws et su 
conservatoire canadien, ont don- 
né un intéressant concert à k 
salle académique de l 'Universi- 
té mardi soir, k 25. 

Le succès remporté prouve 
bien ce que l'on peut obtenir 
avec des jeunes talents placés 
sous une habile direetion eoronie 
celle de M. Laplsine. 

Si les jeunes qui figuraient en 
publie pour la première fois 
montrèrent un aplomb et un na- 
turel étonnants, on remarqua 
cher, les élèves de deuxième ter- 
me l'énorme progrès accompli 
depuis un an. 

Le petit Orchestre Sympboni- 
que, qui Se compose , d'anciens 
élèves des écoles d'Ottewa, s 
contribué à k deuxième partie 
du programme. L'assistance ap- 
précia beaucoup le* belles piè- 
e«: "Death of Aea", "March 
of the Fsys", etc. 

A juste titre le directeur doit 
être "fier" de tous ses élèves et 
en particulier des solistes: ls 
charmante petite Jeannine Lsn- 
thier et MU* C. Breton; MM. G. 
McDonoufh, L. Castin et G. 
Charron. — — - 




- ■ 





— A un courant d'air!! 

Son osa fut vite réglé. D'un 
rÎTLÎS 8 _l_^T?JI!!!î !*«-*. «*« eseakdone les quel- 
ques cinquante* marches qui 
nous restsient, et dix minutes 
plus tard Morphee nous accueil- 
lait grondease avec sa mater- 
nette bienveillance. 

— Pss mal, mon vieux renard, 
pour un boa coup c'en est un... 

Mais quel pourcentage de sé- 
rieux et de réflexion y as-tu 
.mis? 

— Bh quoi ! on dirait que tu 
n'as jamais goûté cela, toi, les 
aventures * 

-r-De plus en plus romanes- 
que, Georges, voyons, tu sais 
eomme moi, combien j'aime le 
rire, la bonne plaisanterie, la 
musique, et souvent même ■ le 
jeu bruyant; mais je ne conçois 
pas moins qu'on expose ainsi, 
pour le sport de k chose, répu- 
tation, avenir, bonheur, sans 
parler de mille petits désagré- 
ments qu'il ne fait jamais bon 
d 'encaisser ! 

— Mais, tu es sien lugubre 
tout à conpf 

— N'ai-j© pas raison î Je ne 
puis m 'empêcher de voir sous le 
comique bien réel de ces situa^ 
tions, la vérité qui crie plus 
fort.... Toi-même, mon cher, ne 
violentes-tu pas quelquefois ta 
conscience par simple gloriole? 
Si tu 4e veux, reprends tes actes 
un à un : Tu verras que tu n 'as 
rien à reprocher aux pauvre* 
moutons de Panurge. 

— C 'est peut-être "vrai ; mais, 
c'est plus fort que moi, et auprès 
tout, on % n's qu'une vfc! ~\ 

— Justement, on n's qu'une 
vie, et ce serait folié de la gâ 



m— Une benne, mon vieux, oui 
I Une bonne! 

Tiens, mais on ne t'a ja 
vu d'aussi bonne humeur: 
re un tour, je gage! Pau- 
toi, on ne réussira guère h te 
,tre un peu de plomb dans 
«ête. 
SUQue veux-tu, on s'amuse! 
advienne que pourra!... Moi, tu 
p sais, l'odeur de k poudre m'a 
toujours grisé :«un expkit m 'est- 
il offert, je me lance tête. bais- 
sée sans la perdre cependant; 
| SA reste, voici le fait: juge par 
toi même. Hier matin, après k 
déjeuner Maurice m'abordait 
avec son air de grande» circons- 
tances. D'instinct nous ga- 
i gnions un petit coin tranquille, 
! simulant tous deux une grande 
erbubérance et une parfaite 
tranquillité d'âme... 
IÏ — Quel type ce Maurice: un 
___rveau constructeur de Napo- 
n et du front... tant qu'on en 



AVIS 



Les anciens qui change- 
ront de do mici le, sont priés 
de communiquer, au plus ^ 
têt possible, leur nouvelle 
• àrt wmt , au R P Legault. 
Directeur àa l'Association 
des anciens Smves de 



Dis plutôt un hypnotiseur 
Hi a le don de nous faire pen- 
t/mr eomme lui, pour ma part, je 
'échappe jamais. 

Hélas ! . .Y>t k proposr- 
tiont 

- Génkk comme toujours: 
fjbrofiter de l'absence du 8ur- 
■veillant de dortoir, pour faire 
Éjfee descente à la cuisine." 
Ë-r-Quoi ! Encore lés pieds dans 

plats! Pourtant... 
E— Pas les pieds, mon cher, 
is les mains . . . d 'ailleurs voi- 
le fait tel qu'enregistré en 
te dans mon journal, écoute: 
inuit, c'est l'heure des cri- 
Quatre ombres gigantea- 
coulent silencieusement sur 
parquet qui frémit sous le, 
ids des responsabilités. D'un 
ferme nous franchissons le 



A la portée de toutes les cour- 
sât, ûs exercent cependant la 
patience souvent peu cultivée de 
certains individus; Us distraient 
det préoccupations journalières, 
désennuient, et ■ même réussis- 
sent è garder Us enfants d k 
maison, mais leur effet est dé 
plermhle an- di min uant la loqua 
cité dm team sexe, si toutefois k 
chose est pessibU, et c'est ainsi 
que lot maisons me commerce 
spéculent sur U verbe délicieux 
des filles d'Eve en augmentant 
leur champs da publicité. 

La* médaUU m demx côtés, et 
loin d'être d'une nécessité abso- 
lue pour U développement de 
l'intelligence, Us occasionnent 
en plus une perte de tempe re 
(jrettable, heures précieuses qui 
pourraient s'employer à toute 
autre chose, t . 

Enfin, puisque même U beau- 
té est éphémère, espérons qu'il 
en sera ainsi de ce Jeu d'icono- 
claste. Nous mettons en garde 
ceux qui ne se sont pas encore 
inities à ce véritable métier de 
construction et les prions d'em- 
ployer leurs heures de loisir au 
développement d'une véritable 
culture intellectuelle. 

J. R. PURCELL. 

— , — a> 

QU'EN PENSEZ- VOUS ? 

— Ta mère m'a dit qu'elle con- 
sentait â ton mariage avec Ger- 
maine. 

— Comment le sais-tu î 
— Elle m'a dit que c'était aus- 
si bien pour toi de la prendre 
que d e ne rien avoir. 
g. * ■ ' . ' ■ " * 



= 



Le mande fut, dit-on, créé 
Puis l'homme y (ut placé 
Quant à la femme elle y vint 
Ordre fut donné de vivre m o d er sta. 
Biais par malheur ils allèrent 
Et furent mis a la porte 
lis connurent ainsi le 
Alors conimence pour eux une vte platét 
Les enfants vinrent allegretto, 
Et depuis ce temps-là, tout va 
Les uns peur k sala» 
Les autres pour le duo. 
Et tout k choeur répond au mot 
Si la vie pour nous est m a nt eau. 
Bien que k plus souvent eue soit agNate> 
D faut suivre la mesure conspirite, 
S'en servir plutôt à ruémgk " 

Pour se retrouver tonjours à tempo, 
Eviter en soupirs te fertisshno, 
Et dans te legate aller pianissimo. 
Quitter k liaison quand on dit staeato 
Et sans aucun regret le faire een mie. 
Ayant ainsi vécu, vi v* , 
Usas serons prêts pour te 
Et après une pose plus ou moins 
Le jour où las trompettes sonnèrent 
Chacun se lèvera meli-mel* 
Pour ressusciter glerioss. 



- 



■ 
1 



1 



-*~-, 



PESSIMISME 

Autorité. 

L'aimable siècle en 1 
dit à l'homme: 

Soyons frères— ou je t'sssom 

me. . 

_ LEBRUN. 

(lOUvet nement . 

L'âne se plaint en son patois. 
Le meunier n'en a cure. 

LAFONTAïNB. 

Justice. 

J 'si pour nu>i ls justice, et je 
perds mon procès. 

MOLIERE. 



La raison du plue fort est 
toujours la meilleure. 

LAFONTAÏNB. 
. 
rolitùjme. . 

I41 politique èst-cHe autre eho. 
se que l'art de mentir à prepesî 
VOLTAIRE. 

La politique est pour beau- 
coup l'art de se faire des res- 
sources sans- mise de fonds. 
E. DESCHANEL. 

Oui, "tout va pour k mieux 
dans k meilleur des mondes". 
DIOGENE. 
l'optinûste. 



■ r 



- 



• 






mil du dortoir et, 
immense symphonie s laquelle 
eT%it part tous les instruments 
| des dormeurs, eeqse d'ir- 
spn concert- Noos voils 



aurais-tu si vite oublié ce que 
nous disions l'autre jour i*o su- 
jet de 1" 'Avenir", des obliga- 
tions de k vie étudiante, de no- 
tre devoir social et catholique, 
du Pape qui veut faire de nous 
tous, des soldats forts et "con- 
quérants." 

—C'est vrai, Luc. il ne faut 
pss discuter les volontés si clai- 
res du bon Dieu et de son re- 
présentant. Encore une fois, je 
reconnais que je ne suis, qu'un 
mouton incorrigible, un "bon à 



Hé*. 



Tel: Râdeaa SUS7 ^ 

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• 



cher ou de la perdre... et puis, gj^ qu 'ji guinra de canaliser 



rien 



>)■ 



t„ —Allons, n'exagérons rien: 
agir de k sorte, â moins qu'une 
grande malice ae s'y mêle, c'est 
prouver simplement que Ton 
Oossede en soi un trésor d'éner 



pour faire des merveilles dans 
le bien. 

— Tes paroles me font v grai*d 
bien, Luc-, ne manque pas, si 
tu le veux, de me rappeler sou- 
vent mon idéal, aussi bien que 
mon devoir pour que j'agisse 
tous les jours de ma vie en 
"homme et en chrétien ". 

— Sois sans inquiétude, mon 
vieux, ta bonne volonté te vaut 
un brillant succès. Bientôt, 
d'ailleurs, nous reparlerons de 
tout cela. Tu m'attendras enco- 
re sous k Rotonde. Au revoir' 
Didier PLAISANCE. 

• 

L'Université Columbia de 

New York, est k berceau de k 

nouvelle théo L'_Aw_.«_t* M 



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■ 






M 



LA BOfOMMC, OTTAWA. l«r MAI 1 Ml 



SPORT 



Fête sportive chez 
les Petits 



t3 



8 



Sou» la direction du R. P. R. 
fénécal, O.M.I., lea élèves de la 
Motion des Petits ont en l'occa 
•ion de se faire valoir dans une 
soirée sportive, dimanche soir, 
le 9 avril, dans le gymnase de 
I Université. Nous , n'hésitons 
pas à dire que c'est la plus in té 
ressant concours jamais tenu 
dans les locaux spacieux à la 
disposition des athlètes. Un 
programme Varié consistant de 
courses, sauts en hauteur et en 
longueur, concours de toutes 
aortes. 

Noua avons beaucoup d'espé- 
rance en l'avenir des petits 
après avoir vu à l'oeuvre! 
ces futures étoiles de la piste, 
du saut, etc., d'autant plus 
qu'ils sont sous l'habile direc- 
tion du Père Sénéeal. 

Pour clore la soirée, il y eut 
un match de lotte entre le 
"Masked Marvel" et M. Lefeb- 
vre. Ce dernier terrassa son ad- 
versaire^en prenant les deux 
dernières chutes. 
- Félicitations, et remerciements 
au Père Sénécal et à ses petits 



Magnifique réception du 
Sénateur Lawrence Wilson 
l'Université 



a 



Collation 



ition du grade de Docteur en Droit au vieux phi 
lanthrope. — Don de $25.000 à l'institution. 



athlètes. 



-»-*- 



Mercredi soir, le 26 avril, 
l'Université d 'Ottawa recevait 
dons ses murs l'Honorable Séna- 
teur Lawrence A. Wilson. Une 
ovation grandiose au vieux 
philanthrope a procuré aux invi- 
tés quatre heures d'un véritable 
enchantement. Devant l'élite bi- 
lingue de la capitale, le grade de 
Docteur en Droit fut conféré à 
l'honorable sénateur. Le R. P. 
Gilles Marchand, recteur, prési- 
dait la soirée. La présentation, 
du héros de la fête fut réservée 
à son ami intime le R. P. Latour, 
C, S. V., provincial. 

Des orateurs distingués 
payèrent aussi leur tribut d'ad- 
miration envers leur vieil * ami 
"Larry": le très hon. Arthur 
Meighen, leader du gouverne- 
ment au Sénat; l'hon. R.-J. Ma- 
\ nion, ministre des chemins de 
Fer et Canaux; l'hon. Charles 
Stewart; l'hon. James Malcolm ; 
R-a White. M.P, Cameron 
Mclniosh, M. P., Louis Dubois, 
Si. P., Sénateur King, le maire 
J.sJ. Allen et Madame Léon 
Mercier-Gouin. Monsieur Wil- 



• 



W 



' 



Discours d'Adieu 

~*™*w ZokuZ. i~7 "7 r l wu tacailie, petit-fils, et le ba- 

se réunissaient dernièrement 
afin de choisir des candidats qui 
devront présenter les discours 
d'adieux à la Collation des Gra- 
de» le 18 ioin au soir; au thé- 
âtre Capitol. Philippe Gagnojn, 
administrateur/ de "La Roton- 
de", fera le idiscours en fran- 
çais et James 'McCurdy en an- 
glais. "La Rotonde" félicite 
cordialement ces deux confrè- 
res à l 'honneur. 

Débats Anglais 



/..„.**- 









RE» 



Lundi, le 10 avril, la Société 
des Débats anglais- de 1 Univer- 
sité d'Ottawa en séance réguliè- 
re traita la question suivante: 
"Les chaînes de magasins sont 
nuisibles à la Société". 
: Sous la présidence de Gordon 
Watson, Richard Farrell et Syl- 
vester Mitchell défendirent l'af- 
firmative, tandis que John Boylc 
et Augustino d'Ercole représen- 
tèrent la négative. 

Les juges Kevin Shea ;, Frank 
Jordan; Frank Halpin furent 
unanimes en accordant la palme 
a l'affirmative. 

Après les intéressants com- 
mentaires de Daniel Collins; 
Gerald Foçarty ; William O'Shea 
et de Loyd Labonne le Révérend 
Père Cary leva la séance. 
P. B. 



VU: 9h«r. 5411 

- 

î>r J,L Lalonde 

Médecin cl 



ttT Mrtf g*. 



baronne John-V. Ysn 
Eyssenhaedf, fille et gendre du 
sénateur, accompagnaient leur 
illustre parent. 

On remarquait de hauts per- 
sonnages dans l'assistance en- 
thousiaste. La Chambre Haute 






LE RECTÇUR 
SERA HONORE 

Le R. P. Gilles Mar- 
chand, Recteur, recevra le 
titre honorifique de Doc- 
teur en Droit à l'Universi- 
té de Toronto, le 26 mai. 

L'honorable H. A. Bru- 
ce, lieutenant^gouverneur 
d 'Ontario, Sir J o s i a h 
Stamp. éminent économis- 
te et financier, George F. 
Rogers, -directeur de l'en- 
seignement en Ontario, 
ainsi que H. P. JVhiddeu, 
chancellier de l 'Université 
McMaster. recevrout égale- 
ment le titre de Docteur 
en Droit à Toronto. 

"La Rotonde" féliciie 
chaleureusement le Père 
Recteur, pour l 'honneur 
«qu'il ' attire sur l'Univer- 
sité toute entière. 



et la Chambre Basse paient bien 
représentées: Mesaieuc»'* les sé- 
nateurs Laçasse, King, Maloney ; 
M. le aén. Smith et Mme Smith, 
Mesdames R.-J. Manion, Henrr 
Uéland et E.-R.-E. Chevrief, 
l'hon. P. Heenan, l'hon. P.-J.-A. 
Cardin, M. le Séna. Hardy et 
madame Hardy; M. le Sén. 
Canner et Mime Ganner ; 
M. le sén. et Mme Cas- 
grain, M. G. Gonthier, Auditeur- 
thier, M. Hanson, président de 
la Commission des Chemins de 
fer. et Mme Hanson; le colonel 
Laf lèche et Mme Laf lèche ; M. \e. 
juge ConetanAineau ; MM. les 
juges Gartier, Camion, Duff, 
Howard, Jean Ncjl et Messieurs 
les députés: Bradette, Hurtubi- 
se, Bertrand. Bouchard. Ferland, 
Fontaine, Doughty, Ahearn, 
Sanderson, "Séguin, Bothwéll, 
Chevrier, Gobeil, Sparkie, Aïc- 
Intosh, McPhee, Beaubien, Mc- 
Laren, Blair, Rhéaume, Desro- 
chers, Mgr Lebeau, L.-C. Ray- 
mond, R.-P. Gonthier, C. S. V., 
etc., M. Maurice Ollivier, LL. D. 
et Madame Ollivier, M. Henri 
Ijetondal et -sa belle-soeur, Ma* 
demoiselle- Jacqueline Désaul 
niers, de Montréal, Mesdemoi- 
selles Parents, d'Ottawa, Anne- 
Marie Gendron, de Québec, etc. 

: -De- grands artisiea. .partici- 
paient au programme musical: 
Léon Chariier, baryton, maî- 
tre de cérémonies, l'orchestre 
russe de Montréal "The Wan 
derers", Mlle Léonide Létour- 
neau, de Montréal, Alex Madeff 
Jack T^fidêrstrachon, LuciÙe 
. Turner. de Montréal; Madame 
Molmêîf, de Montréal, Pal 
Marrozza, de Montréal, et l'or- 
chestre de l'Université, sous l'ha- 
bile d irection du Rév. Père Ar- 
thur Paquettey O. M. L 

La soirée se termina- par le 
discours du sénateur Wilson. 
"Si je gratifie l'Université d'Ot- 
tawa &»'un tel don, disait-il, c'est 
que j'ai compris que cette uni- 
versité, bastion du bilinguisme 
dans Ontario, veut rendre et 
rendra au pays des hommes vrai- 
ment supérieurs." 

g. a 



Gauthier * Ge 

Mraatenrs oe Funéraillee 
Servie* d'AmbtiUnee 

sa» st-nari*, ottm r. m 

m Si-wt , otuwa. sa. wt 

Ml, N^re-DMM, HaB, 9fc. MM 




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VU: Sh. MM 



Hmll 




R. I. P. 

Symp a thi es à M. Hora- 
ce Leblanc '06 à l 'occasion' 
de la mort de son père. 



aura 



Débats Public 
Anglais 

Dimanche prochain le 7 mai. 

ira lieu au théâtre Avalon. le. 
débat- public annuel de la So» 
ciété des Débats Anglais de 
l'Université. Le sujet de la dis- 
cussion sera le suivant: "La 
meilleure solution au problème 
ferroviaire canadien, serait la 
formation d'une seule compa- 
gnie à fonds privés." 

Les orateurs sont Eugène Do- 
riQn et John Corridan poux 
l'affirmative et Eddie Connol 
lv et Ceeil Ryan pour la néga- 

Le président d'office sera, se- 
lon toute probabilité, Eraery 
Labelle. Lea juges de ce débat 
n ont pas encore été nommés. 



JEné&urage* nos Annonceur 



CA Et LA 



Le 12, le R. P. Recteur va à 
la rencontre de Son Kminenoe 
le cardinal Jean-Marie-Rodrigue 
Villeneuve, O.M.I., à New-York. 
Le cardinal Villeneuve revient 
de la Ville Eternelle où il a re- 
çu le chapeau rouge. Son Emi- 
nenee est un ancien professeur 
de l'Université. 

I* 17, les étudiants revien- 
nent frais et dispos après lea 
congés de Pâques. 

Tm ancien, M. Léopold Ri- 
cher, courriériste au "Droit" 
vient de publier un intéressant 
volume intitulé "Marché de 
Dupes". Nos félicitations à' cet- 
te plume canadienne. 



N:nr. vm 


J. Woél BtaactuHAp 

Aveeai 


st m Pinitj>li - m*. Qai, 




oM.rn.ttm Ma. sa. fin 


W. g. Chiurtrand, D.D J. 


t hres — S hre» 


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1 à S pjn TU: S*. MM 


7 à SJtpjn. 


Dr J. R. Bétiife 


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Tel: Sh. MU 



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ROBERT BEDDING CO. 



Oérunt. R. <** 



liOTRE FORMATION CXASSIQUE 
ET CATtïOEIQUE 



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7— awvren*nt, «xtrftontmalre 

1 1 —Pronom pwaonnel . 

13-MéUI précieux. 

14-ratt »r 

17— Bm 

o# cwrtaia manimali. 

la— A bmé m m aMM«te. 

30— Nom de femme. 

21— Terme oonventtonnrt pour -si te 
reste". 

»-Quatre. , 

a*— Note nuMleate. 



W — . 



:ïf— Bouche de roi— u. 

|aa— t» 

131— Bien nourri. 
S»— Sorte de botte qui •ert à mettre, 
à porter, à conserver un objet. 
M— A ferm et the nrk -U W. 



» fr »ète prorençel autour de "NË- 
reâUe". 

48— Toucb*. traniportd 

tmit m 



ViaiHHI—IlKT 



a- Te éxtet. 

«-Célèbre ex-président 

Unis (Xnttlstes). 
4 -Une des trois Amérique! 

(AbréV.). 
»— Ons sf the Battent Ssséss fit 

tas Unlsn (Abkr.) 
é-N«4iensJ Ceeh Bsl 
a-The Uffhest posai. 
a— Premier nom en abrégé d'w 

politicien amérioam célèbre. 
10 — Nom d'homme (Abr.). 
11— Ensem ble des choses existantes 
U — Province nsindlsfiits 
»»— Ask Mmer (Aa*r.)." 
lé— Flrat cmsM sf » 



sf ra san t yanrs. 

17— Moment d'arrêt pendant 

marche, un voyage 
lS-i^tan praftr 

relietiaée 
ie-A 



Il appert que la Jeunesse de notre siècle, bien que capable 
_re de généreux dévouements et d'enthousiasmes pio- 
fènds, marche de plus en plu»-à rencontre de ce que les peu- 
ples sont en droit d'attendre d'elle. 

Tout s'est comme matérialisé sous la poussée formidable 
nouvelle situation économique. Il est trop vrai, malheu- 
reusement, que l'esprit menace de sombrer pitoyablement 
dans la matière. Qu'on observe ce qui se- passe et on consta- 
tera avec angoisse que la civilisation moderne est en train 
d'atrophier, en quelque sorte, notre génie latin. De plus en 
plus on ne recherche pour la jeunesse qu'un enseignement 
utilitaire, se souciant bien plus de l'individu que de la per- 
sonne humaine. On court vers les spécialités pour 'gagner" 
rphis vite, comme disent les Américains. On abandonne la 
culture générale complète: lettres, arts, sciences, philosophie. 
"Avec le système qui nous donne à foison des phénomènes 
sans tète, c'est le bras, l'oeil, que décorent les diplômes que le 
premier venu peut ramasser à ld porte des Universités ultra- 
modernes. Ces diplômes, "made in U S. A." vous arrivent, 
* francs de port, avec le premier cours que vous prenez en 
abonnement." Et ces gens, surtout dans le monde des affal- 
I rea, s'entendent à ne Juger les hommes que par leurs carnets 
de banque. C'est le renversement de la hiérarchie des valeurs 
sociales et, par suite, la course à l'abrutissement, au manque 
dldéal; c'est la large voie qui mène à légoisme sociar et In- 
dividuel, source de guerres et de dissentions profondes. 

I Déjà se manifestent çhez^ nous des symptômes de cette 
crise peu désirable. Cette soif des plaisirs qui hante nos jeu- 
nes gens, cette apathie pour le travail intellectuel et les cho- 
de l'esprit, cette insubordination, cette rébellion contre 
torité, voilà autant de signes avant-coureurs de la tem- 
pête qui nous menace. La situation n'est pas désespérée." U 
est encore temps de refaire nos positions, mais il ne faut pas 
dormir, U faut faire son devoir. ^ 

' Nous, étudiants de l'Université d'Ottawa, oui avons le 
bonheur de Jouir, dans ces cadres de science et de lumière, 
de cette instruction classique et catholique, rentrons en nous- 
mêmes pendant* quelques Instants, méditons sur la beauté et 
la grandeur de nos études et après, J'en suis sûr, nous vou- 
drons plus que Jamais faire notre devoir quotidien en travail- 
lant pour notre formation, pour l'amour de la science et non 
pour l'amour d'un diplôme. Le but du cours classique, dosé 
de sciences, c'est de former une élite d'hommes qui sachent 
apprendre et qui pensent. "La fréquentation des auteurs an- 
ciens et des manuels contemporains ne fera certes pas, de 
chaque étudiant, un des plus grands savants; ce n'est pas la 
conquête de la science pour la science qui entre dans les 
plans des études classiques, mais bien la capacité de pouvoir 
orner sûrement son esprit des connaissances qui viennent à 
sa portée. Par les retours, les reploiements qu'imposent au 
Jugement les textes anciens, les cerveaux s'assouplissent au 



a 



Deuil 
l'Université 




RICHARD FARRKLL ' 

Le 13 *avril, à l'Hôpital 
Général, notre confrère 
Richard Farrell succom- 
bait, à l'âge de dix-neuf 
ans, à une violente atta- 
que de pneumonie. 

••Disk" Farrell, origi- 
naire de Springfield, était 
à l'Université depuis sep- 
tembre dernier. 
Son caractère, doux et so- 
ciable, son application i* 
ses études et son habileté 
dans les sports l'avaient 
rendu très populaire par- 
mi tous les étudiants et 
très estimé de tous ses maî- 
tres. D laisse un grand vi- 
de dans nos rangs. 

Un service funèbre fut 
chanté dans la chapelle de. 
l'Université par le fc^ P. 
A. Gary, O. ML I., en pré- 
sence du père du défunt, 
des professeurs et de .tous 
les élèves. 

La dépouille mortelle de 
notre regretté ami fut 
tranportée à la gare dans 
l'après midi, accompagnée 
de l'imposant cortège des 
professeurs et de huit 
cents élèves. La fanfare de 
l 'Université rendit des 
marches funèbres qui im- 
pressionnèrent vivement 
les auditeurs. 

Le R. P. J. A. Lajeunes- 
se, vice-recteur accompa- 
gne le corps de notre, con- 
frère jusqu'à Springfield 
où aura lieu le service et 
la sépulture. 

Qu'il repose en paix. 



Résultats des Elections à la 
Société des Débats 

Président Rémi Miilette 

Vice-Président Paul Morvan 

Secrétaire -Archiviste ..... Jean Terrien 
Secrétaire-Correspondant . . Yves Boulay 
Secrétaire-Trésorier. . . Jean-Paul Poulin 

lier Conseiller Raymond Sylvestre 

2ème Conseiller ^ . . Pierre Harbeck 



■ 






LES JEUNES-CANADA 

. -. — «— — 









point de pouvoir lire même dans les langues qu'ils n'ont ; ^ R p # Poulet 
jamais apprises. Cela ne signifie pas que les études classi- ^^ *V * sJLVHW* 



SS- Adjwtit <Mmonrtn*tf. 

J0— KUto-Uni» (Abr). 

«-lettre troqua. 

JJ— Une àtm formas du v«r%e fait* 

IT-S?**? ** * rre «rtooree à"ea*i 




Vm autre lettre grecque 



-- 



41-wna wiww^ w. 

O-Loutotame (Abr.)7 



MSM 




mies créent des polyglottes. Non, les feux de la Pentecôte ne 
sont point du ressort des préfectures. Mais, n'empêche que 
par l'habitude apprise de la consultation des textes, l'élève 
qui "fait" sérieusement "ses études" acquiert la- singulière 
facilité de lire dans la pensée d'autrui. Prodige très appré- 
ciable. — " * 

Les études classiques, couronnées de lettres, de sciences 
et de philosophie, enseignent à penser justement, rapidement, 
sûrement; elles serviront de clef pour toutes les portes mys- 
térieuses de l'Intelligence; passant de l'une a l'une, elles don- 
neront comme leur fruit naturel "cette aisance 3»ns U jeu 
des conclusions, le mécanisme des causes et des effets, le ^ens 
du licite et de l'Illicite, du faux et du vrai; elles se rattachent 
a toutes les manifestations de l'activité supérieure humaine. 

Notre cours classique est dosé de sciences: Les meilleurs 
pédagogues ont prouvé que, pour la formation supérieure 
d'un élève, il doit y avoir dans? notre cours classique une forte 
dose de sciences- Notre prestige naflonal et catholique est 
Hé aux progrès de nos classes Instruites dans le domaine 
scientifique; il Importe donc que notre culture soit moins 
unilatérale et plus à la page. C'est ce que les fondateurs de 
l'Université d'Ottawa ont compris, c'est ce que leurs succes- 
seurs suivent avec tant de succès et c'est pourquoi nous avons 
jpe cours idéal lettrés-sciences qui distribue les sciences sur 

six années du cours des lettres en, admettant les mathé- 

(suite a la 2e page) 



8t fêté par 
ses confrères 



UNE JOLIE REUNION AU 

SœLASTlCAT; ST-JOSEPH. 

PRESENTATION. 

RICHES CADEAUX 



Le R.P. Donat Poulet, O. M. 
I , Supérieur du Scolasticat 
Saint-Joseph, a été lé 27 av:il 
le'héreft d'une fort jolie fête. 
Celle-ci lui fut faite sous forme 
de présentation, par ses con- 
frères de classe de l'Université, 
rtous anciens élèves du cours 
iraneaw, de 1D05 à 1912, et 
membres du conventum de 1908, 
l^our le fpliciter de son élévation 
au Supérjorat. du Scolasticat, en 
succe^ion de Son Eminence le 
cardinal R.-M. Villeneuve, O. 
M. I:, primat de l'Eglise cana- 
dienne. » 



Pendant longtemps on s'est laissé dire que les canadiens 
français n'étalent Dons que pour faire des discours patrio- 
tiques & la St-J^an -Baptiste, puis se reposer en attendant 
l'année suivante. X*a jeunesse canadienne-française peut 
maintenant faire mentir des assertions du genre, puisqu'elle 
a lancé un mouvement en vue de secouer le patriotisme "en- 
dormi des classes dirigeantes. 

En effet, c'est à Montréal, U y à perne six mois que se 
fondait les "Jeunes-Canada", à la suite de certains Incidents 
de notre vie nationale, qui ont soulevé l'indignation géné- 
rale, Association de jeunesse dévouée entièrement aux Inté- 
rêts de notre race et de notre pays, elle a pris pour" de- 
vise: "Pas de politique de parti; les intérêts du pays avant 
ceux des individus". Leur moyen d'action n'est pas la force, 
comme chez les fascistes et les nazis, mats la parole et la 
plume. 

Bien que Jeune encore, cette société a déjà commencé 
vaillamment sa lutte par des campagnes de presse, par la 
rédaction du "Manifeste de la jeune génération" et par des 
ralliements populaires. 

Dans une première assemblée- tenue, à Montréal, le 19 
décembre dernier. MM. Armand Lavergne, Dollard Danse- 
reau. Paul Dumas et Bernard Hogue, établissaient clairement 
nos droits constitutionnels, naturels et historiques. Non con- 
tents de ce premier succès, les Jeunes Canada organisèrent 
une deuxième réunion, où l'on exposa un vaste programme 
de restauration économique. On prêche surtout le retour à 
la terre, l'organisation de l'agriculture et l'instauration de la 
petite Industrie. A cette assemblée, MM. Esdras Mlnvllle. 
Edouard Montpetlt, Pierre Dansereau. Jacques Vadeboncoeur, 
Pierre Dagenais et Bernard Hogue portent la parole. Pour 
faire suite à ces deux manifestations, on organisa le 21 avril 
dernier, une assemblée de protestation contre l'attitude de 
certains des nôtres, lors de l'assemblée antl-hltlérienne. or- 
ganisée par les Juifs de Montréal. MM. Gilbert Manseau. 
Pierre Dagenais, René Monette et André Laurendeau traitent 
la question juive au point dé vue constitutionnel, social et 
politique. • ... .* 

C'est «plus quebeau de voir notre jeunesse universitaire 
s'intéresser aux problèmes qui devraient préoccuper nos 
hommes politiques et nos hommes publics- Un tel mouve- 
ment ne saurait nous laisser froids, nous de l'Université 
d'Ottawa, bastion de la langue française en Ontario. Il est 
de notre devoir de seconder nos frères de Montréal et de 
prêter notre concours dans leur entreprise si méritoire. Es- 
pérons qu'à Ottawa, nous aurons avant longtemps, notre fi- 
liale des "Jeunes-Canada." Nos voeux à l'égard de cette 
association sont ceux de .succès et réussite, à leurs fonda- 
teurs et membres, courage et persévérance. 



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(suite à la Se page) 



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1A timn«M, OTTAWA, 15 MAI ltt3 



LA BOTONDE, OTTAWA. 1* MAI lftftl 



NAUFRAGE 



"Nstre sum «ut Pinr^" un grand navire 
"Rêvant de rivages lointaine". 

La tempête a brisé la cfcafee de l'amarre 
Et le fragile esquif empstté par le vent 
A ployé sa mat»» et bon**» «vant 

Sans même qu'un pilote aitçu suuur la uajrre. 

Les voiles sont earauées ; pe^ponne ne î<* pare 

La carène gémit connue être vivant, 

Et par les ais uuu>âuu l'es» entre « souvent 
Que la quille ébraulée peu i peu se sépare. 

Un peu plus il s'enionee et penche sur tribord. 
Dans l'attente tragique on se tait à «on bord. 
Une onde bouillonnante emplit toute la cale. i - 



Conférences 

nussiologiques 

Les conférence»^ missioiogi- 
qties, inaugurées l'an dernier à 
l'Université par le R. *\ *: 
<feu*ul, 0. M. L, «««« ûui 
fteinnieur de Missmtogie au 
Collbje de le Piêaeganuu, à 
Eome, furent îeprisss, dirraM la 
nuaaiae du 2 avril, grâce au 
Ksesvs très -apprécié du IL P. 
Kmery (Champagne, des Pères 
Blancs d'Afrique. -> 

Le Révérend Père donna ses 



NOTRE FORMATION CLASSIQUE 
ET CATHOLIQUE 

(suite de la" lsw P*f «" 



— î— 



Soudain fl coule' a fond en touchant un récif. 
Et ts iw tss a ps sur la mer redeveune étaie 
O. 3fk*W éoar. le. déuris de I 'esquif . 






On vc*i flotter épars 



comme "UN DBS MOYENS DS MtVKLOl 
BON". Ce système, le meilleur qu i nuit au Canada, 
Armons-le sans crainte. set «lui qui se jnttque en 
a voyous maintenant paria beuche d'un grand général 
a été son résultat. 

Le Général Castelnaa «Usait après la «Mm, devant 
élèves de son Aima Mater: "Aies confMa ee dy 
française; aile a produit,, sans mate, des smtt 
mais eue a produit aussi la pienilère armée du monde, 
armées n'existent pas sans cadre. Or, vous le savez, nos i 

très largement dans la source poli 



ont dû puiser largement. 
J misas Ta~ S^Ae^We et abondante de n-***»" *»fial»" ; Soyons il 

« mf * w,m ? r^^ZTÏ- 9* E™. h^u^. de Jouir de wtte éducation. Ayons-en 



"Prëparof - ITousf 9 * 
as lek sssaHé dat 
étais Français 

tuSinueli SXMtews 

as» ACTION 

«a chef: B— é Minant 
adjoint: Bfarssl Qssajrt 



Gérard CmU i i, 
E*»l SUUette, Jm- 



j.BOUTHlfiE. 



lP<>bat anmwet de U* 
Société de» Uébdis ' 



Vif Succès au ïhéâtre Avaloxi 

— : — j 

mai, Wme«^a«bienpablké>seiteyeBfi 
cela de s'emparer de 



Dimanche soir, le 7 
Société des Débats Anglais de 
r Université donnait son 33ème 
débat oublie annuel. Un nom- 
breux auditoire s'était rendu 
au théâtre Avalon pour applau- 
dir noajwnfrères de langue an-J 
glaise. Les quatre orateurs, Eu- 
gène Dorion, John Corridan, 
Edwin Oonnollyet Ceoii Byan, 
présentèrent avec une- grande 
éloquence, de aolides discaursf 
et firent honneur à la devise de 
leur Société: 

44 To beaver'fi eare ail Laurels 

fare." 

Emery Labeile présidait le 
débat avec habileté -et ûusine- 
tion. Les membres du jury, le 
"magistrat Glenn Strike et MM. 
*; les députés Davies et Shaver, 
* accordèrent la palme à l 'affir- 
mative et annoncèrent que Jônn 
Corridan et Cecil Ryan avaient 
i mérité les deux médailles of- 
fertes pour cette discussion pu- 
- blique. 

-Le sujet.de la discussion 
était le suivant: "La meilleure 
solution au problème actuel des 
Chemins de fer canadiens est 
la formation d'un seul réseau 
avec une administration privée." 
Eugène Dorion, premier ora- 
teur de l'affirmative soutint] 
que le Canaan n'a pas une po- 
pulation suffisante pour avoir 
deux réseaux ferroviaires. Con- 
sidérant sa population, le Cana- 
da possède le plus grand nom 
bre de milles de voies ferrées 
de tous les pays civilisés. Avec 
ur seul réseau, on ne doit pas 
craindre le monopole puisqu'il 
resterait encore toœrac momi 
de compétition l 'avion, le bateau 
et le camion. 

John Corridan, deuxième ora- 
teur de l'aff ii m ativ e, prouve 
que la possession d'un seul ré- 
seau devrait appartenir à un 
particulier. Par là les dépenses 
sersîent de beaucoup réduites. 
La majeure partie,. de sa thèse 
démontre que llDtaf n'est pas 
obligé de venir en aide directe - 



et pour 

tous les moyens qui se prfeeo- 

tent. 

Dans la négative, Edwin Con- 
nolly a recours à l'argument du 
monopole qu'un seul roseau ap- 
porterait neeessairessout. 84 
l'agglomération fut re jetée par 
les doux Chambres du gouverne- 
ment canadien, c'est que ces 
hommes cqmpétents y ont., vu 
de graves désavantages pour les 
citoyens canadiens. 

L'entreprise privée, pour Ce- 
ci] Ryan, apporterait l'ineffica» 
cité, parce que l'on agirait eu 
egante. Sou* le contrôle paru-j 
culier, nous verrions le " stan- 
dard* ' baisser, il y aurait mau- 
vaise distribution dés chemins 
de fer. De plus ce qui serait 
presque inévitable c'est qu'on 
serait sans cesse menacé par ce 
fléau terrible qu'on appelle 
grève. 

La fanfare de l'Université si 
habilement dirigée par le E. P. 
Arthur Paquette, O.M.I., exé- 
cuta pendant la soirée plusieurs 
pièces de son répertoire. 

Gérard Charette. 

* 

Société Thomiste 
de FUmversité 

Dans la Salle Académique de 

l'Université, la Société thomis- 
te se réunit pour la troi s iè m e 
fois cette année sous la prési- 
dence du R. E. Georges Simardjy^^jj 
O.M.I. Le E. E. Istedsnee, O. 
r., donne une brillante et so- 
lide conférence sur la définition 
du droit. 

Les Messieurs du Séminaire et 
ta Religieux, professeurs dans 
les diverses Maisons d'enseigne- 
ment de la région d'Ottawa 
composaient l'auditoire. . 
O — 

^The Ontario 

Saf ety Leagoe" 



démique de l'Université, les 23", 
27 st 30 avril. 

Les sujets dos quatre eouié- 
icnces étaient du plus haut in- 
térêt. Ainsi, dimanche, le 23 
avril, le conféreneier exposa les 
^Croyances Beligifcuscs des 
JSoirs", leur existence et leur 
objet; mardi, le 25 auril, A «on- 
ssusa le même sujet, en parlant 
de l'origine et de pratique du 
culte; jeudi le 27 avril, il traita 
des Ressources de l'âme indigè- 
ne", de sa vie morsle et de ses 
caractéristiques ; .enfin, le di- 
msuene, le 90 avril, il parla de 
V" Adaptation du Misoionnai- 
wt", quand à ss néeessité, a 
1 étude de la langue et des cou- 
tumes, su nationalisas** \ et à 
l'euseignement, 

La culture littéraire du confé- 
rencier, ainsi que sa eoau?ééenee 
remarquable eu matière ethno- 
logique et son expérience mis- 
sionnaire au Navrsjuro. firent 
de 1 ensemble de ses conférences 
un travail très intéressant. En 
IBU1Î, chaque conférence était 
aeoompafrnée d'un film docu- 
mentaire. 4 . 
+ 



r 



■ Bpoctlm: G 

AnimrrsTKA 



O ss fi w Lnns. 

m 

Ossuss. 
nssr sff 



des annonces: 
de cli'oalattoD : 



Gs- 



BJE CARDINAL 
MERCIER 



TRIBUNE LIBRE 



+- 




Lundi dernier, sous les aus- 
pices de la "Ontario Saf ety 
League" KM. MeHugfe et Lio- 
nel Choquotte adressaient la pa- 
role aux étudiants de l'Univer- 
sité. Db donnèrent des conseils 
de prudence aux piétons, sux'ey- 
diutes et aux sui u sa oh i l i stes . 



lui: Sa. usas 

ROBERT BEDDWG C0. 



MS7W 



Clérsst. R. 



lut, ru* 




MuU, 4)uê. 



To the Editor, 
"La Rotonde", Ottawa.— 
Sir: As a writer for many 
yomrs through the press, may 
I pay tribut e to Senator Lorry 
Wilson, for his innumerable 
and magnifie eut beauests for 
the advancement of éducation 
and in the cause of affUcted 
humanity. This earthiit Ufe 
does not consist of the abun- 
dance of vast riches which 
causes us to miss the real 
value of Itvtng, untu we reali- 
se that there is a way to 
God. We are not likely to es- 
cape front the things which 
point to the using and pilering 
up of that in which -no real 
satisfaction is to be found. 

300 years ago Dean Swift, of 
Dublin, preached the shortett 
and most famous s e r mo n on 
He that giveth to the 
poor, lendeth to the Lord." 300 
peurs luter tn Canada, we sec 
Lawrence WUson, oarrying out 
on the same prindples advô- 
oated by the famous "Dean", 
in lending to the Lord. 

The cittoens of Canada, in 
ail walks of Ufe irrespective of 
nationality or creed should 
unité in prayers that God, in 
His Mercy, may spore Senator 
L. Wilson, manu suore years 
o/ this Ufe to enable htm to 
carry on nia work according 
to the teachings of ChrisUan- 
Uy. 
Not what mat his Station, 

of what was his Creed, 
EnacUug the part of the true 

friend in need. 
Ever readjt and wUUng wtth 

gifts of good cheer, 
To briug bock m smile, to 
banish a tear. 

Charles F. FRVJN, 
200 Daly, Ave, Ottawa 
18, 4.^33 



nous d'Ottawa, de loulr 

ft^y» elle nous ontilra 

rlsfrraqur «et la marque d'un esprit supértenr. 

tlon Idéale rour tout Jeune n omme oui suai 

cernent sa rVglon et sa. patrie est bien la formation catti 

lique qui met le. dernier vernis a l'esprit classique en le tat«j 

sant reluire de tout son éclat. ^ 

Oui. l'éducation eattiolkine est la fonnatlûn Idéale 
elle nous nous efforçons, dans -cette unlreraUé, de se 
Dieu en nous attschant, quot qull en ooûte, aux JjfWtud 
de piété qui nous sont Inspirées; à servir notre famille en lui 
spportant de multiples témoignages d'amour du travallet 
respect de la duwipline; à servir notre patrie, en nous pré- 
parant par le sacrifice quotidien de nos t****™* W** 
mes holocaustes qu'elle peut ez%er un Jour de nette •'oenu 
générosité. A l'ombre du Saim\ Autel, les Maîtres de cette 
Université Inclinent nos coeurs vers la a^nesontté, par excm 
pie de leur pur désintéressesaent qui force restasse, et 
l'exemple de leur profond et actif dévouement qui 
l'affection. * 

Ce en quoi nos ^^*^^fSLSL\\ ^uSsonuVfa -x««' déclarait ^ C'est la plus 
dans la formation du caractère. La fornuttlon ea^oMque latt £^ f . ni ^ a ^ ^ # _^ , 

l'homme de caractère, llaunme qui a une volonté f orte et 
suivie, allant droit an but, malgré des dangers et les épreu- 
ves malgré ses passions; llsomme qui lutte avec courage coo-j 
tre les épreuves inséparables de toute existence et se tient 
en garde contre ls prospérité qui énerve; l'hom me q ui i 
doute et fuit les délices de Capone. ou les vainqueurs m 
s'amollissent. Cet homme ne sera pas un roseau que 
moindre souffle fsit piler, une girouette qui tournera h 
les vents, ce sera un roc de granit contre lequel les vagues, 
furieuses et impuissantes, viendront se briser. Voilà ce que 
donne la formation catholique an Jeune homme qui est asseï 
sage de se laisser guider par ses maîtres ecclésiastiques 

Nous sommes formés dans une ssmnspnère de psété st 
de vertu dans le but de devenir des hommes. Soyons en fie» 
et heureux car nous, les jeunes, nous serons les dirigeanti 
de demain; nous serons les chefs de la science, ses chefs de 
l'industrie, les chefs de HStat; nous tous, en un mot, nous 
aurons charge d'âmes; comme les Saint Jean Baptiste de 
la Salle, les O'Connell, les Garcia sforeno, les Laurier, noufl 




eaplieation des choses que son 
esprit curieux appelait vaine- 
ment depuis des mois. Cepen- 
dant la proscription du thomis- 
me dans renseignement créait 
une situation embarrsssnte ; le 
courageux séminariste ne pou- 
vsit faire état de ses idées mé- 
diévales ni dans ses réponses 
su professeur ni dans les sé- 
ances d'examens. Serait-ce la 
raison pourquoi il ne se serait 
pas toujours maintenu, lui, le 
futur prince des philosophes 
belges, su premier rang de cet- 
te humble classe de philosophie f 
Il n 'en gardait pss moins un 
amour sincère pour les études 
philosophiques. Trois fois tom- 
ba sur lui l 'honneur d 'être choi- 
si comme champion pour soute- 
nir, contre un condisciple, dans 
des sésnees publiques des thè- 
ses portant sur un point de\loc< 
trins philosophique. L'ardeur 
apportée dans cta luttes d'i- 
dées faisait pressentir au Car- 
, dinal Deschamps une brillante 
carrière de penseur et d'hom- 
me d'action. 

En 1870 Désiré Mercier est au 
Grand -Bémin aire où nous le 
trouvons lancé dans la théolo- 
gie. Son esprit garde les 'mê- 
mes exigences de rigueur et de 
netteté dans ls pensée. Or les 
manuels en usage ne contiea- 
nent que des développements 
écoutés et accusent l'absence 
fende igure de ce temps." d'une synthèse fortement coor- 
L'éloge ne parait pas exagéré f^ née *** Propositions qui le 



L L' 

ffi onfrnjt , exprimer sa profon- 

l admiration pour ls Cardi- 

Mereier, 1 illustre sfsrérhsl 

h, qui s'y connaissait en 




■buieonque à parcouru les dî- 
nes phases de la carrière sin- 
Bpièrement fournie du grand 
ue de Malines. 
'histoire de sa vie où se- re- 
e à la fois la grandeur de 
tellectuel, ls vaillance du pâ- 
te, et surtout la sainteté de 
l'apôtre, est imprégnée des plus 
hautes vertus chrétiennes: ou- 
bli et don de soi-même au ser- 
vice de la vérité éternelle et an 



déroulent au cours des divers 
traités. Son intelligence devait 
se tourner d'instinct vers la 
Somme de Saint Thonyis. Har- 
die était l'entreprise. Comment 
s'assimiler les doct ri nes.du Doc- 
teur de l'Ecole, lui qtfi 'notait 
pas initié à la terminologie sco- 
•lastique. L'oeuvre récente d'un 
Jésuite devait lui apporter des 
lumières nécessaires et le fami- 
liariser d'une manière défini- 



ensemble de qualités dans le 
même homme méritait et jus- 
tifiait cet éloge: "C'est ls 
plus grande figure de "ce 

devrons' êtee^TïonuWde caractère que rien ne rebuterxF temps 1 > 

que rien ne àêoouragera. Ctonformons-nous rellgieuseuuSuul Je n ai pas 4a prétention de 
aux directives de nos pères, et nous pourrons servir avec dérouler devant vos yeux tou- 
toutc la noblesse qu'exige notre formation, avec une âme tee les hautes vertus et les oeu- 
grande et forte, un beau et noble caractère, nous serons^dsl gs bienfaisantes du Cardinal 
vaillants chrétiens. ^»cier. 

M —«_♦- ««..e .•.«.. „.•* mm,, ramwiprv J e vous présenterai en Mr*r- 

Soyons sans crainte, nous n avons qua nous rappeler ^^ „,*» *«;„.»„«„♦ -^t 

les s^utaires effets des conseils de notre clergé dans nosl j» J» *^^ mra f m ! ; n n t o ^ 

luttes nationales. Son enseignement d'hier qui 4< rivalt notjs^ 

jeunesse asm traditions de llfcuse et de la race" a sauvé 

notre peuple des totempéries passagères; son enseignement 

d'aujourd'hui, devant les nuages menaçants du semrttsme 

et du communisme établit eneore chec nous M cet esprit d'or* 

dte et de fol qui aujourd'hui, demain comme hier" sera lef 

rempart nécessaire au saint de la patrie. I 

L'état -major qui devra servir de rempart, qui devrs I 
protéger de sa peau nos Institutions sacrées, c'est la Jeu-- en prépare déjà le philosophe de 
nesse d'aujourd'hui, tout paiiscunerement la Jeunesse qul| âge mur Avant d atteindre 
reçoit m formation classique et catholique. 1* plénitude de son developpe- 

Profttons de cette formation, écoutons la voix de nos : ment intellectuel le jeune hora- 
prétres, "préparoiis-nouS" oui, vous le mot, préparons- nous , me devait franchir trois étapes 
aux luttes de demain en taisant le devoir de chaque jourkdeeiKives, chacune desquelles 



profit de l'humanité. Un tel *BM avec la philosophie au 

moyen-age. u 

Suivant la coutume, le grand 
séminaire devait être le couron- 
nement de ses études. La Pro- 



Avee Tannée lftTÎ se termine 
ss carrière d 'étudiant. Licencié 
en théologie, il était destiné à 
l'enseignement. U avait mis 
neuf ann é es de labeur intense 
pour donner ce relief à ss phy- 
sionomie intelleetuelle que deux 
traits saillants caractérisent. 

Le jeune prêtre est d'abord 
penseur et philosophe par na- 
ture: son esprit garde une in- 
clination invincible pour les 
idées profondes. Humain il l'é- 
tait an même degré que ses con- 
frères, mais plus que ceux-là, 
il se nourrissait, suivant l 'ex- 
pression d 'un contemporain, des 
transcend en taux . 

L'autre note caractéristique, 
qui Bsarque sa jeunesse d'étu- 
diant, découle de la première. 
Son âme cherche à s'imprégner 
de la Vérité, "cette divinité 
spéciale du penseur". Or cette 
vérité, Saint Thomas n'en a-t- 
il pss réalisé la pins lumineuse 
synthèse f Nous avons, la l'en- 
plication de ses préférences 
marquées pour le thomisme, 
seule doctrine à ses yeux capa- 
ble de fournir les véritables so- 
lutions à tous les problèmes que 
se posent les esprits inquiots 
de ses contemporains. 

Bref il était penseur et tho- 
miste. Pas un thomiste qui se 
cantons jalousement dans des 
positions acquises, qui se con- 
tente d'une défensive hautaine 
mais un thomiste conquérant, 
un -'thomiste qui^se préoccupe 
avant tout de fournir aux es- 
prits sincères les solutions cher- 
chées; un thomiste* qui craint 
d'autant moins de corriger le 
maître sur des points de détail 
qu'il tient plus rigoureusement 
aux principes fondaraentauxjde 
la doctrine. 

Dans cet état d'esprit l'abbé 
Mercier possédai les outils né- 
cessaires pour produire une ré- 
novation de la seolastique*. 
__ — _ — (a suivre^ — — - 



Bienvenue à San Emînènce le Cardinal 

Villeneuve Primat de l'Eglise 

Canadienne 



Ls grsnde voix du Pspe, illustre Cardinal 
Vient de se faire entendre k Québec, la fidèle : - 
"Je te donne pour chef, pays sacerdotal, 
"Une âme grande et forte, un coeur brûlant de sèle 
"Un oblai, un apôtre, un père et un docteur. . . 
"Ce jeune prince enfin, qui, là-bas dans m plaine 
"Béaaauffs les épis au oeatset de son coeur. . u . 
"Reçois, ô vieux Québec, sous la pourpre romaine, 
"Le digne successeur de tas plus grands prélats. 
"A ses charmes, tes fils ne résisteront pas". 

* A. 

Sous vos pss d 'outre-mer, l'Eglise canadienne 
Entendit les vivats des peuples éblouis. . . 
L'Eclat de votre nom dans Rome, la chrétienne, 
8 'est reflété partout sur les fronts jéjouis. 

Ce soir, tous les fervents de notre^iîadémie 
Ecoutante leurs désirs veulen^oa% acclamer. 
Et vous dire l'honneur qu i|M# tfeÇpus aimer. 
O primat de l'Eglise en la cÇere&pfctrjë... 

îs^ *' un I 

Nos souhaits sont l'aveu de 1 amou'f^ilial. 
Il a paru le jour de votre bienvenue, 
P o u r chanter votre nom, orgueil national. 
■ Nos accords sont joyeux et notre âme est émue. 

Le voile des années couvrira cette fête 
Mais à lire les mots de l'histoire d'un jour 
Les jeunes, après nous, pris d 'une voix secrète, 
Les réalisant encore, envieront son retour. . . 
Qu 'un immense vivsf vous chante et vous acclame î 
Sur les ailes au ven^ que l'écho en touLnj&»_ 



i 

1 



losophe, qui découvre d'instinct 
Enlumineuse doctrine de l'An 
[de l'Ecole, s'y attache avec 
Hité et* dévoue aa_ vie en- 
à la faire pénétrer dans 
tous les domaines du savoir hu- 
n. 
E*a jeunesse de Désiré JHerei- 




sans faiblesse et sans forfanterie, 
à la bonne place- 



le front haut et le coeux 



BIGUE 



Jacques BOUCHER. 

♦ 



THfpho^ 



BOUCHER FRÈRES 

Marebsnesac Bots 
Gvswoc — Issslss — Pss >ter Sissncrart 



Umil. P. Q. 



0. LECLADt Linritée 

Wks4ssasi - Pork Paelwrs - Es «ras 



Outssfs, Osa. 



-- 



OTTAWA RON WORKS 



En grammaire: — Noms abs- 
traits et noms concrets : — Sau- 
veteur fait sauvetage; donc 
sauveur, muvsgs. 




1404* 



Or sn m s n t a l Iros saé 

rttm hh uj w, amis. 




usa, ausi fMafas, 
sut Wuu 



Ottawa, Q*t 



marque une ascension de plus 
en plus prononcée : le Petit Sé- 
aunaire, le Grand Séminaire et 
l'Université de Louvain. 
wéjà au Petit Séminaire se 
dessinait la physionomie du 
penseur. Avecune faculté na- 
tive de pénétration qui le pré' 
disposait à creuser les problè- 
mes métaphysiques, son esprit 
avait un impérieux besoin d'I- 
dées nettes et d'exposés logi- 
quement déduits. Soucieux de 
saisir la- vérité philosophique 
peurs que dans les incohéren- 
tes et incomplètes théories du 
positivisme- de Descartes et dn 
traditionalisme de Lamennais, 
le jeune séminariste eut recours 
au manuel du Père Tongiorgi 
|H devait lui révéler la philo- 
Khie de l'Euele. Ce n'était 
B encore le contact avec le 
(miame pur, mais l'oeuvre de 
giorgi exposait la doctrine 
Saint Thomss avec sssss d* 
té et d'ampleur pour que 
Mercier y reconnût la 
raisonnable et solide 



▼idence en avait décidé autre- 
ment pour Désiré Mercier. En 
1871, le chanoine Du Rousseau, 
prévoyant l'ascendant d'auto- 
rité et de bonté *qne le jeune ab- 
bé' exercerait sur les élèves, a- 
vait obtenu de se l'associer 
comme professeur suppléant. Ce 
stage momentané avait suffi ce- 
pendant pour révéler à ses su- 
périeurs son extraordinaire fa- 
cilité d'assimilation et les dons 
de son esprit pénétrant. 

La période d'enseignement 
écoulée l'abbé Mercier, au lits 
de regarder son pieux et stu- 
dieux ssile, par l'effet d'une dé- 
cision de ses maîtres, dut s'a- 
cheminer vers Louvain, afin d 'y 
parfaire sa formation intellec- 
tuelle. 

En arrivant dans cette capi- 
tale du savoir qui possédait l'U- 
niversité catholique la mieux 
organisée de l'Europe, le jeune 
Mercier pouvait espérer trou- 
ver cette fois un enseignement 
philosophique uniforme, offici- 
ellement distribué et capable de 
servir de base sure à la théolo- 
gie, dont U venait d'approfon- 
dir les aperçus. Ses légitimes 
espérances furent déçues. Au 
moment de son inscription les 
théories spirittSalistes et onto- 
logistes, sujets vitaux des pro- 
grammes de philosophie, venai- 
ent de subir les justes condam- 
nations du St. Siège. En consé- 
quence l'enseignement, peu sûr 
de lui-même, oscillait entre di- 
verses tendances, sans pouvoir 
présenter un corps de doctrine 
homogène et fortenvïiit unies. 
Pour la ticisième si et pour 
de bon i^si»*» Mercier se re- 
plonge dsis l'étude du TLo 
misms afin d'obtenir la k?u- 
tion définitive des problèmes 
inscrits su programme des étu- 
des. 



Le R. P. Poulet 
■—est fêté par 

ses confrères 

(Suite de la Ire pags) ' 



Jette à d'autres pays ces accents pleins de flammes 

Vivez Evêques oblsts! Guidez les missionnaires; 
Qu'on les entende encore au plus lointain des cieux. 

Faites tou jour s bril le r partout avec l'éclat; — • ■ — 

Comme vos devanciers, ces héros légendaires. 

La croix du Cardinal et celle de 1 oblat. -^- — 



._— 



Vives puissants docteurs! pour la saine doctrine, 
Jlt que la vérité dont vous êtes gardiens, 
Pour l'Eglise du Christ éclaire et illumine ! 
Qu'elle soit le flambeau d'un peuple très chrétien. 

, , . - 

Vives, Père an coeur d'or! Vives pour vos fidèiest 
Au feu de votre foi, qu'ils trouvent réconfort I 
Soyes un guide sage à leurs pauvres nacelles, 



Que de vagues d'azur les, portent jusqu'au port! 
Vivat! Vivat! Vivat! Vivat! 

Jean-Jacques TREMBLAT. 



La fête s'est déroulée dans 
; 'atmosphère de calme et de par- 
faite intimité du Scolasticat 
Saint-Joseph. Il y eut d'abord 
souper, auquel assistèrent pres- 
que tous les anciens confrères 
du R. P. Supérieur. La joyeuse 
réunion offrit ensuite, au R. P. 
Poulet, en gage d'attachement 
et d'amitié, une riche serviette 
en cuir et un non moins riche 
écritoire en onyx. 

La fête fut présidée par M. 
l'abbé Roméo Guindon, curé de 
Saint- Alphonse de Hawnkesbu- 
ry, qui prononça une très inté- 
ressante allocution de circons- 
tance et fit les présentations au 
nom des assistants. En termes 
choisis, il rendit un bel hom- 
mage aux qualités remarquables 
du héros -de la fête. 

' D 'autres courtes allocutions 
furent prononcées par les RR- 
PP. G. Marchand, O. M. 1., Rec- 
teur 4e l 'Université, J. A. Ls- 
jeuneese, O. M. I., Vice-Rect 
Rerfé Lamoureux, O. M. I.» prin- 
cipal de l'Ecole Normale de 
^Université d'Ottawa, M. l'ab- 
bé Rodrigue Glande, curé de Ga- 
^ineau, le Dr W: LeBel, M. J. 
Clément Beauchamp, traduc- 
teur parlementaire, et. le R. P- 
Poulet, lui-inéuie. 

Le RV P. Alexandre La jeû- 
nasse, O. M. L, Vice-Recteur de 
I Université, donns des rémi- 
niscences du temps passé, et rap 
pela l'esprit de solidarité des 
élèves de la classe du R. P. Pou- 
let. Il rappela également que 
cette classe avait eu la première, 
l'idée de faire des conventums 
parmi les élèves de l'Uni veraité. 
M. l'abbé Rodrigue Qlsede, 



étiré de Gstineau, et le docteur 
Willie LeBel, après avoir offert 
leurs hommages au R. P. Poulet, 
félicitèrent le »! P. Gilles. Mar- 
chand, O. M. I., Recteur de l'U- 
ui verni t é, peur-le titre honori- 
fique qu'il reçoit de l'Université 
de Toronto, et pour le prolonge- 
ment ^de son terme d'office 
comme Recteur de notre grande 
institution d'enseignement -se- 
condaire. 

Le R. P. feené J^amoureux, 
principal de l'Ecole Normale de 
l'Université d'Ottawa, et M. 
Clément Beauchamp. traducteur 
parlementaire, pàrwrenî de la 
nécessité des réunions de ce 
genre, qui permettent aux an- 
ciens de se rapprocher et de re- 
nouer les liens d'amitié qui sont 
portés à se détendre, avec le 
temps. Ils ont fait justement re- 
marquer, que le succès du R. P. 
Poulet rejaillissait sûr l'Univer- 
sité d'Ottawa7 le Juniorat du 



fête et une liste des anciens su- 
périeûrs du Scolasticat Saint» 
Joseph. 



"UNE PAGE 

D'HISTOIRE" 

Il y a 'quelques jours les élè- 
ves du cours français au couvent 
de" la Congrégation de Notre- 
Dame ont interprété avec talent 
une pièce qui célèbre la persé- 
\«'rance vertueuse d'une jeune 
femme en dépit des avances 
d'un sultan très entreprensnt. 

lies jeunes artistes réussirent 
à donner un cachet tout orien- 
tal à la représentation et tous 
les auditeurs surent louer les 
efforts par de fréquente et cha- 
leureux applaudissements. 

Mesdemoiselles Lucille Blsis, 
Claire Fortier, Marie Brunet et 
Carmen Letellier étaient les 




princBpalesvjnterprètes et s'ae- 
Sacré-Coeur, sur la communauté I quittèrent aVec grâce de leurs 
des Oblsts de Marie-Immaculée rôles difficiles. 
et sur tous ,ses confrères, qui 
s'en réjoissent particulièrement. 
Lorsque le R. P. Pouiet se le- 
yé -pour répondre à ce concert 
de louanges, il fut ovationné et 

I assistaaoe chanta avec vigueur : 

II a gagné ses épaulettes". 
Visiblement émU d'une mar- 
que aussi chaleureuse, d'affec- 
tion de la part de ses confrères, 
il répondit toutefois avec bon- 
heur et remercia ses amis de 
l'heureuse pensée qu'ils avaient 
eue à sou endroit. 

Un riche programme-souvenir 
aux couleurs de l'Université 
(grenat et gris) avait été pré- 
paré pour la circonstance. Ce 
programme comportait en plus 
d'une liste des confrères de 
classe du R, P. Poulet, une no- 
tice! biographique du héros de ls 



Plusieurs membres du clergé 
i chaussaient de leur présence 
l'auditoire très distingué qui 
avait fait salle comble à cette 
occasion. 

Nos félicitations aux organi- 
satrices de cette intéressante soi- 
rée. 

s . ' ■ ; 

GOUVERNEMENT : — 

Ceux qui veulent gouverner 
aiment la république; ceux qui 
veulent être gouverné n'aiment 
que la monarchie' 

J. Jou^ert. 
e — 

Il y a trois acies de gouverne- 
ment: éclairer, soutenir, com- 
battre: éclairer les aveugles, 
soutenir les faibles, combattre 
les ennemis. 



Lacordairc 



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LA ROTONDE. OTTAWA. II MAI 1M» 



SPORT 



BASEBALL 



f 



Avee le printemps «t revenu 
le "baseball". 

Deux ligue» ont -été consti- 
tuée*. \* première qui se. com- 
pose des équipes suivantes: 

Le» "Philosophes", compre- 
nant en majorité de» étoiles de 
la ligife de la cité. 

Le» "Prémédicaux", futur* 
médecins ylu* aptes à manier 
bistouris et microscopes que, le 
bâton. 

Les "Américains" englobant 
tousses fils de notre ami On- 
cle Sam. 

"AU Atars" composé en ma- 
jeure partie des étoiles du cours 
d'Immatriculation. 

La deuxième ligue est for- 
mée des équipes: " Canadiens "J 



Soirée des Frères 
d'Amies 



bâton. 

Les différents camps se* pré- 
parent avec "méthode- pour l 'ou- 
verture de la saison qui ne 
tardera pas sans doute. Tous 
sont désireux de se délasser les 
jambes à parcourir le fameux 
losange, où se dérouleront sans 
nul doute des incidents mémo- 



rables. 



SOFT-BALL 



Le deux mai, grâce à l'orga- 
nisation effective de Monsieur 
Wilf rid Cbarett*, la soirée du 
cercle d'escrimé de l'O. J. O., 
obtint un véritable succès. 

I> trop courte causerie de M. 
Fulgence Charpentier et la leçon 
d'escrime du Maître d'armes A. 
Fouquault; les quelques chan- 
sons de M. Emile Boucher, -^ac- 
compagné par son épouse, ainsi 
que les chanteurs de St. Fran- 
çois du P. Paul, O.M.Cap., in- 
téressèrent vivement l'auditoire. 
MM. M. La fort une, W. Charret- 
te, A. Tassé et M. L. Beaulne 
s'étaient aussi joints aux autres 
artistes 

Il serait superflu d'ajouter, 
dm éloges trop modestes à ceux* 
déjà reçus La présence de l'au- 
ditoire choisi qui avait envahi la 



et "Giaata*' qui comprennent- $«"e Académique de l'Uni ver- 
lés moins habile» à manier le «^ « ijd* déjà assez sur 1 ap- 
préciation de leur valeur. 

Son, .Excellence le ministre de 
IVance et Mme Arsène-Henry 



-présidaient. On remarquait en 
outre M. ie chanoine Morand, 
MM. J. Bradette, Lv Dubois, dê-j 
pûtes, leHomte et la , comtesse 
Jean de la Grèze,'M. Louvigny 
de Montighy et Mademoiselle de 
Mttntigny, les RR. PP. St-Denis 
O. M. L, Euchariste et Fortu- 
ne, O.M.Cap., et une foule 
d'autres personnalité influantes 
de la> capitale. 



M. H. Lapoiote 
Président 

Lea élection» annuelles à la 
Faculté de Droit de l'Uni verai- 
tô Laval ont donné la victoire à 
M. Hugues Lapointe, élève de 
deuxième année à Laval. 

Le nouveau président de la 
Faculté de Droit jouit d'une 
belle popularité auprès de ses 
camarades de l'Université. In- 
tinieraent fié à tous les mouve- 
ments lancés par les étudiants, 
il s'est acquis l'estime de la 
gent étudiante depuis son 'ad- 
mission à Laval.. -i 

Hugues Lapointe s'est révélé 
excellent orateur, hèmme cour-- 
tois et d'une distinction qui fait 
honneur aux siens. Il a été élu 
l'année dernière secrétaire de 
fia FacuTtc de..<Ûpit, membre 
de l'Association Athlétique et 
directeur de la page de sport, 
au "Béret", organe des Etu- 
diants. 

Au couds de ses études clas- 
siques à l'Université d'Ottawa, 
il eût à défendre nos couleurs 
contre. l'Université de Mon- 
tréal, dans un grand débat ora- 
toire, et il obtint alors un suc- 
cès jqui devait le mettre en évi- 
dence parmi ses confrères. 

A notre ancien confrère, no- 
tr«» journal' offre 1 ses plu» sin- 
cères' félicitations et ses voeux 
d'un fruci ueux terme à la di- 
rection de la Faculté de Droit. 



c >»Ammi» » exécution, et l'Université 

Société llSlOrique {fmU désignée pour a'acowper 



Ce sport à la mode /depuis 
pi usieurar années- est^en ' pl e in e 1 "MM. I . L af o r tu ne , M. Re»aud,| 



I 

- ■ 



• 4 - 






Gravi 

Dès 
ïaire, . 
les divi 

ti vea. 

L'AsseeJ^ 

**■ r niiijl 

de «eptembS 

Je direetio \ 

-° M. I., ^ 

. onéreuse 'd,^ 

neàlapiacl 

d *> °- K ljt 

P*r ses denxS 

A. Liaée, O. Û 

££%£ * or & 
""es dévoué*. I 

Confrairen % 
précédentes * J 
\u«géra de nei 
♦«on proprem.J 
01 T 8 <*«_Com.l 
w . e eomme M 

g* Va„ toltl 

^raérilde Bo«a J 

Tournoi i 

a*kfx . r octoh»! 
Athleliq„ e or»,. \ 

d * tennis pou ? - 

Pères. 

Afi » de récom 
*** ffaffnantji. . 
*■ *** légère •* 
"""•urrent «j era 
avoir droite ^ 
Dès neuf he UI J 

'a force deai 
Pnrtionnée J e mii 

° d*»s 



«e 



vigueur cette année sur nos ter- 
rains de jeux. Grand nombre 
de SporUmen se sont inscrits 
dans les deux classes afin de 
pouvoir jouer à leur goût et de 
profiter ainsi du beau soleil de 
mai. Les deux sections, senior 
et junior, sont composées d'a- 
mateurs seulement et jusqu'ici 
nous semble-t-il aucune étoile 
n'a été découverte depuis le 
commencement des pratiques. 

La section junior se compose 
des équipes "Wolves", "Dia- 
monds' r , et "Q. A. S." Le.s 
parties seront fort intéressan- 
tes si on en juge par l'entrain 
qui caractérise les * pratiques 
journalières de chaque équipe. 

Nous pourrons juger avant 
longtemps de la force de cha- 
que équipe par Je résultat des 
parties.. car la ligue s'ouvre le 

W . 

UN ANCIEN 

A LA RADIO 

Monsieur D. O'Grady, M. A. 
Ph.D., ancien élève de l'Univer- 
sité .d'Ottawa, a donné, vendre 
di, le 5 mai, du poste radiopho- 
nique ^GN, une desjnomnre.uses 
conférences que les membres des 
facultés des diverses Universités 
américaines se sont proposé^ de 
fournir au public. 

Représentant de l'Université 
Notre-Dame. South Bend, Mon- 
sieur O'Grady est non seulement 
un ancien de notre Aima fylater 
mais il est encore un résident 
d 'Ottawa. 

Auteur de plusieurs ouvrages 
philosophiques, correspondant 
di notre revue, M. O'Grady a 
déjà illustré son nom dans le 
monde des penseurs. 



dans la capitale 

UNE HEUREUSE INITIA 
TIVE DE L'UNIVERSITE 
LA NOUVELLE SOCIETE 
EST EN VOIE D'ORGANI- 
SATIOK 

A l'instar de Montréal, de 
Québec et des Trois-Riviôrtev 
Ottawa aura bientôt une Socié- 
té historique. 

Déjà, l'an passé le projet, 
soumis aux; autorités de l'Uni- 
versité, avait été accueilli très 
favorablement. Le. soixaitte- 
«iuinwéme anniversaire de la So- 
ciété historique de Montréal, en 
stimulant les énergies, a fait 
penché la balance dans le sens de 
la fondation immédiate. 

Dans une lettre dlL.ll avril 
dernier, le R. P. Marchand, 
Recteur de l'Université, expo 
sait à son Excellence Mgr le 
Chancelier la nature de cette 
fondation et lui demandait de 
l'entreprendre sans plus de re- 
tard. Avec sa compréhension ha- 
bituelle, des oeuvres utiles, Son 
Excellence répondait en de^à 
me» qu'il convient de citer in- 
tégralement : "Je serais des pi 
heureux que ce 



g ra * .'- 1 t i k * *ag '»*! 



lu chose avec les personne» 
pétente». J'approuve donc 
ode voua vooidrez bien faire 
rct égard. Révérend Père 
teur, et je voua souhaite 
succès". 

La Société historique d'Otta* 
wa, due à Initiative de l'UnU 
versité, est en train de a'organi^ 
ser. Elle évoluera librement e^ 
(, autant que possible, sur le plad 
de ses soeurs aînées, demeurantl 
en relations avec la grande ina» 
titution 'd'enseignement" de U] 
Capitale Ses membre» compren- 
dront des eeclésiastiqnes-et des 
laïques et ses officiers serontj 
choisis par le scru*»n 

11 est clair que la présence a 
Ottawa d» archives nationales 
offre aux chercheurs des xes« 
sources incomparables. Ln Mé» 
tropole, qui se plaint de ne pat 
jouir {Tes mêmes avantages, n< 
pourra! .sju^oins pas reproche 
aux Outaouais de ne pas vou- 
loir exploiter leurs richesses. 

-♦ 



'Préparonè-Noas 



Je l'Université d'Ottawa 



OTTAWA, Le 1er JUIN lttt 



E CARDINAL VILLENEUVE À L'UNIVERSITÉ 

e 



Un orateur doit donner uns; 
conférence. 

Avant son discours, il invite 
un de ses amis à prendre une] 
tasse de café. 

— ''Merci, dit ce dernier, 1 
projet fut mià^ café m'empêche de dormir" 



— — 



■ . ..'.ii'n't* 



SS! 



Belcourt, Leduc 
et G-enest 

Avocats «t Avoués 

Ottawa, Ont. 



11. Deniers, P. Deschamps, A. 
Fortin, et U. Gour étaient- les 

escrimeurs au programme. 

» ■■ » - 

ORDINATIONS 

Le 21 mai, Son Emiuence le 
Cardinal Villeneuve O. M. I.. fe- 
ra les ordinations dans la cha- 
pelle de l'Université. A cette oc- 
casion, cinq anciens élèves se-. 
ront faits prêtres: les Frères 
Paul Dufour, Charlemagne Per- 
ron. Raoul Yobt, Donat Marti- 
neau et l Arthur Brerfult, tous du 
►Scolastieaf Saint -Joseph des 
Oblats de Marie Immaculée. Le 
lendemain, /e3^, ils célébreront 
leur première messe aux endroits 
suivants : F, Dufour . jcbez îes 
Adoratrices fdû Précieux Sang ; 
P. Perr6n au Juniorat du Sacré- 
Coeur; F. Yott à la Maison- 
Mère des Soeurs Grises ; F, Mar- 
ti neau chez les Sœurs dé la 
Sainte-Famille du Juniorat du 
Sacré-Coeur; F. Breault dans la 
chapelle de l'Université. — In- 
vitation cordiale aux confrères 
et aniis. 

RECTEUR POUR* 

TROIS ANS 

•-ï — 

Le personnel, les élèves et 
lès amis de l'Université d'Ot- 
tawa apprennent avec plaisir 
que le Rev. Père Gilles Mar- 
chand, O.M.T., vient d'être nom- 
mé recteur pour un autre ter- 
nie de trois ans. La nouvelle nous 
fut transmise il y a près d'un 
mois par le R. P. Provincial. 

Nous proiitons de cette oc- 
casion pour lui redire notre sa- 
sitfaction, notre gratitude *yt 
notre p\us entière soumission. 

Puisse le Très IJnm rende 
très fructueux ce nouveau trien- 
nat potir le pïsis grand progr'-s 
;e l'institutior pour l'aven ta- 
de l'institution, pour l'avauta- 
Dar réperch»'r.t pour le bien 
de l'EgJise et du pays. 



Le 23 avril, le R; P. Emery 
Champagne, des Pères Blauc.s 
d'Afrique commence une série, 
de conférences missiologiques à 
la Salle Académique de l'Uri- 
versité: S. Exe. Mgr A. Cassuîo, 
délégué apostolique, préside et 
adressera parole. 

Le 27, M. Séraphin Marion, 
ane^n élève- -der-i-^Untversité, 
docteur es Lettres de la Sor- 
bonne, soutient avec suocès une 
thèse à l'Université de Mon- 
tréal pour l'obtention du doc- 
torat es Lettres de cette Uni- 
versité. 

Le R. P. £ Pbirier,-0. M. 1., 
du Scolasticat St-Joseph d'Ot- 
tawa, reçoit sonwbédience le, 4 
mai pour l 'Université. Il agira 
comme assistant procureur. N»v 
tre journal est heureux d'of- 
frir au Révérend Pè,re\es raeil- 
feires félicitations. \ T 



Mots croisés bilingu 



' IScffVloé deU FMriOe fKtwM*} — 

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ISS 



M. Jean Serge I^efbrt, un 
cien, fait une conférejnee à Jté-| 
cole des Beaux-arts de Montré- 
al sur l'architecture de « nos 
vieilles éirli^es. Nos félicitations. 



Tel: Rideau 142 



Rés: Rid. 5043 -J 



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L. Laipoliite. prop. 



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1 à 3 p m Tel: Sh. 3SS6 

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Tel: Sher. 5411 

Dr J. L. Lalonde 

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Tel: Slter. 1SS7 

J. Noël Beauchainp 

Avocat 
St m* Prlncip«j« — Hall, Q«é. 



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^»-#- 



Vét: Sh. 94M 



Hall 



30 



93 



S7 



HORIZOTALEBfENT 

%— Lo plus sympathique ministre 

du cabinet fédéral actuel. 
7— Avenir. 
S— One of Uw aiala arateaMIes» 

©f ttie hunum body 
U— Officier autrefois chargé de la 

carde du trésor auprès des rois 

de Franco. 
15— PanNaaU proaoun. 
ll^Ifat yeanf . 
lfr— Aa aaeient nOIwmy syaleai «f 

Canada. 
17— Un '-Ut de l'est des Etats-Unis. 

AbréO. 
It Mi. 

la— Pronom personnel. 
31— Exclamation manifestant la 

surprise. 
32— Net ont. 

23— Mesure typographique. 
34— A membtr of a famoaa CaSaoUc 

Society. 
as— The name of a n»n (AbbrevJ. 
28 — Post-scriptum. 
29 — Rote de 1* gamine musicale. 
30— Even— poctieal fona. 
22— A ooUecttea of notable aaytafs, 

Uterary fOaSp, anecdote*, oto. 
34— Termlna&on. 

3S— Le Père de la Nouvelle France. 
36— Déesse de la chasse. 
3» Musical Instrument, 
40— Anciens monarques de la Rus- 
sie et des Balkans. 



VamnCALEMkNT 

1— Coffre de bis pur pétrU: «t 

rcr le pain: 
2— Transpira. 

2— FrotceUve ooreHn* for Hm 
I» battlc. 

4—Orand compositeur italien 
siècle dernier. K 

5— The name of a 

fi - A point or the 

S— Un breuvage. 
10— To aok. 

12-BacheUer-os-Leareo. 
12 — The vapor or aoaotoj 

capes when aw eth l ng U barnolT 
1S— Petit ras. 




ir ar x «' a rr 



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ABONNEMENT: 54 ssua 
LE NUMERO: S 




1 



Administra te ar: 
PHILirPE GAONON 



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r- ^ ^ "■* »*" JE: a ^ agl aE ag ~^ 3K 



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Son Emlnence le Cardinal VILLENEUVE 



18— The amcnlar.- ' 

20— Article défini. 

26— The name of a famoaa BrKha 

Lord who took part an maaf 

international dralinf ha reeeat 

years. 
27— Titre appliqué aux femmes dt 

grande distinction. 
28— Paieneas (oid fona). 
2»— Petite Tille de Belgique, sur 1» 

Meuse. 
31— National Hockey AasiiisHta 
33— Notaire public. 
34— A. f mit. 

2S— Aa laaecl. ! 

37— A UnKreraHy faoaHy ( 

SOLUTION DU PBOBLEME No t 



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m 






LA RECEPTION 

Lundi, le 22, peu après quatre 
heures, les étudiante se réuni- 
jent dans la rotonde pour ren- 
dre leurs hommages à Son Im- 
minence le Cardinal Rodrigue 
Villeneuve, O. M. L, à l'ôoca- 
'sion de ss première visite à 
t' Université. 

Aux accents joyeux de la fan- 
fare, aux acclamations enthou- 
siastes des élèves, Son Eminen- 
ce, revêtue de la pourpre cardi- 
nalice, fit son entrée sous la cou- 
pole, accompagnée du T. R. P. 
Jteeteur, du R. P. Viee-recteur, 
des membres du Conseil d'ad- 
ministration, des doyens et des 
[professeurs des différentes fa- 
cultés, d'un groupe de finis- 
sants de la Faculté des Arts 
ainsi qne Les collégiennes du 
Collège Bruyère. Tous portai- 
ent toge, épi toge et béret. 

Son Bminence prit place sur 
le somptueusement dé- 
tux couleurs pontifioales, 
lltees let universitaires. 



A la suite de l'hymne natio- 
nal chanté avec entrain par les 
assistants, deux adresses furent 
lues, l'une en français par Léo 
Lafrance et l'autre en anglais 
par William O'Shea. 

Répondant à ces deux adres- 
ses, le Cardinal Villeneuve se 
dit £res ému et grandement ho- 
noré de la réception dont il 
était l'objet de la part des étu- 
diants de l'Université pour la- 
quelle il garde un si profond 
souvenir. Durant les trente an- 
nées qu'il a passées. à l'Univer- 
sité il s appris à comprendre et 
à aimer les jeunes étudiants et 
aussi à apprécier le dévoue- 
ment des Pères Oblats qui de- 
puis quatre-vingts ans ne ces- 
sent de travailler pour les in- 
térêts de la jeune génération. 

Il rendit hommage à l'oeu- 
vre des institutions catholiques 
d'enseignement et dit que l'har- 
monie ai évidente parmi les étu- 
diants deê deux grandes races 
à l 'Université d 'Ottawa., était 



La cigarette 

C'êtt ptui-ètre de ta témérité 
que d'essayer de dire du bien de 
la cigarette, aprèt qu'on en a 
dtt tant de mal. Pourtant, un 
mot de douceur, — je dirai de 
sympathie, — me semble pres- 
que de la justice à l'égard de 
cette pauvre petite victime, sr\ 
délicate, si -graeiïuse, qui, pour 
le bon plaisir de V humanité, se 
consume sans cesse et toujours 
H tient prête pourrie nouveaux 
sacrifices. 

Voyons, sans préjugés, brûler 
une cigarette pour obliger un 
ami, manière de faire comme les 
autres, histoire de se distrai- 
re. . . quel mal f même par ha- 
bitude, est-ce un crime f Ça don- 
ne une contenance quelconque 
de tenir entre ses lèvres ce petit 
rie* tout blanc qui vous enve- 
loppe d'un nuage de bonne sen- 
teur et qui vous fait cligner de 
l'oeil gentiment. De ces fines 
IH'res, arrondies en cercle, 
s'échappent des spirales oleu 
tendre qui montent en s' élargis- 
sant en éventail tandis que la 
pensée s'envole sur ces aéropla- 
nes de fumée... N'est-ce pas 
gracieux? 

De quoi se mêlent c*s vieux 
législateurs quand ils font des 
lois contre l'amie de à jeune&f 
Est-ce que des papas ont donné 
leurs votes à ces messieurs pour 
restreindre la liberté de leurs 
fils? 

O vous autres, les vieux, vous 
ne vous imaginez pas tout ce que 
ces flots de petits nuages, pleins 
d'arôme, contiennent de Ûouces 
rêveries, de joyeuses pensées, de 
iinâres soupirs vers l'avenir! 
Lorsqu'on voit ces cercles légers 
mante} doucement puis s'éva- 
r.ouir/ef disparaître comme les 
images de nos jeunes et belles 
illusions, oh! alors nous compre- 
nons la vie. . . 

Mignonne cigarette, combien 
tu berces d'illusions. . . tu en- 
dors de chagrins... tu enchan- 
tes de réalités tristes... Tu e**\ 
pour ceux qui subissent ton 
charme, l'amie chère et bonne 
qui verse la joie calme et te rê- 
ve doucereux dans l'âme; et 
alors l'esprit se détend. U coeur, 
se repose, c'est presque du bon- 
heur. 

Hélas, triste illusion que ce 
tableau d'imagination, le jplus 
ïïgeç souffle dissipe toutes ces 
. images devant le tableau des ra- 
vages que fait l'usage immodéré 
de la cigarette. . 

L 'expérience nous "UH^J*** 
1rs -jm-i dans kÊfijAnx com- 
me dans les aseMrrwes jeunes 
gène- qui ont le teint livide, les 
joues vieiUiei, le corps amaigri, 
tout en eux annonce une poitri 



LES ELEVES A L'ETUDE 



S9 



_i_ 



L'IDEAL 



M •: 





" ■■ ; ■;. — 

Oh! le beau spectacle que celui,, (les élèves à l'étude t 
Spectacle qui fait surgir dans nos coeurs des sentiments de 
regret et d'espérance: de regret, puisque nous n'avons pas 
toujours su profiter, comme eux, de nos heures d'étude; d'es- 
pérance, car demain ces étudiants seront des hommes capa- 
bles de combattre avec vaillance et énergie pour. l'Eglise et la 
patrie. ■ - : ~ — : 

L'étude cîiwt la Jeunesse actuelle est plus qu'une simple 
passion; elle est en quelque sorte l'essence même de sa vie. 
Jamais guerrier, à la conquête des royaumes, «e déploya plus 
de zèle et d'ardeur, que les étudiants de nos Jours n'en met- 
tent à se bien instruire. Avec un plaisir esthétique ils pui- 
sent abondamment aux sources délicieuses du latin et du 
grec. Les mathématiques, jadis abstraites, ont pour eux des 
attraits et des charmes, qui manquent aux romans. Us ne 
se contentent pas d'une étude superficielle; avec Rabelais 
ils veulent "rompre l'os et sûgcer la substantif ique mouelle". . 

Leurs facultés intellectuelles concentrées sur un livre 
sont aussi insensibles aux distractions extérieures que cel les 
du savant abimé dans son. sujet favori. TUT cherchent iélu«lf 
comme le voyageur des déserts cherche l'oasis, et ne la quit- 
tent qu'à contre-coeur. 

Ils n'ont point conscience du temps, tellement ils se 
plaisent à orner leur intelligence de connaissances pour l'ave- 
nir. L'heure passe avec la rapidité d'un courant Impétueux. 
Pour eux l'étude et le bonheur sont Inséparables. , 

Oui, spectacle vraiment digne de notre contemplation' et 
de notre admiration ! . , 

* I 

Bon! les élèves sont a l'étude depuis dix minutes. J'en J 
Hbls qui n'ont pas encore songé à ouvrir leurs livres. Ils m'ont 
tout l'air de penser à rien très profondément. 

Tout près de mol, quelqu'un fait du latin. Ses cinq doigts 
tachés d'encre passent et repassent à travers sa chevelure 
en désordre; l'oeil voyage, du texte au- lexique, énorme dic- 
tionnaire à colonnes serrées et formidables. En attendant le 
sens, le traducteur se ronge les onèles, tambourine de ses 
doigts fiévreux, se mord les lèvres, fait d'affreuses contor- 
sions faciales: point de résultat! Ah ! quelle vilaine langue ! 

Mon voisin pioche un problème d'algèbre. Le crayon en- 
tre les dents, il regarde les chiffres sans les voir, songeant à 
l'admonition du professeur; U pose solidement les deux pieds 
sur les barreaux de sa chaise, se fixe les coudes sur le pupitre, 
se prend la tête à deux mains, revient à la charge, griffonne 
rageusement deux longues pages: — problème insoluble ! 
"Idem" pour le numéro suivant. — "Dire qu'il y a des gens., 
qui aiment les mathématiques !" 

Jetant brusquement son algèbre de côté, avec une pré- 
caution et une tendresse Infinies, il sort un livre de lecture. 
Puissance enchanteresse de la littérature ! Voici, maintenant, 
que sa figure assombrie s'éclaire d'un vaste sourire! 

J'aperçois mon "latin" de tout à rheure dans l'immobi- 
lité absolue. Est-il en extase devant le choeur des neuf mu- 
ses, ou bien ravi par la musique du "divin" Virgile ? Point du 
tout: 11 savoure les pages toutes canadiennes de "Jacques. et. 

Marie". 

Pour quelques-uns, Hétude n'offre point de soucis; elle 
passe trop rapidement'. — Virgile^dlrait: 

"Tempus «rat quo prima mortalibus aegrls 
"Inclplt et dono divum gratisslma serpit." T£- 

La fin de l'étude approche; les regards vers l'horloge se'i 
multiplient; les distractions suivent une progression géo- 
métrique ascendante; les pupitres s'ouvrent et se referment; 
les chaises remuent et gémissent; les pied* grincent sur le 
plancher; la cloche se fait attendre. 

Clang ! clang ! clang ! Enfin, c'est U fin ! Les ujrres 
rentrent pêle-mêle dans le capharnaum; a peine un dernier w 
regard jeté sur une page plus intéressante. 



(suite à la Se pa«*» 



(«oit»! A la «aralfe™ aaffa) 




"Allons nous distraire et nous reposer' 

ont dormi. fe „ 

rertarej rendu ue 



disant ceux qui 



MB. 






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Les recommandations an 
cours d'immatriculation 

Le» recommandations du Lewer School nour les élè. 
▼en des première et deuxième format seront 
publiées 



Première forme 
~1À— 







R.v 








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■:'• 



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Bélanger, Maurice — Cet. 
Grain. Angl. Comp. Angl.: Bou- 
dreenlt Marcel — Cet ^ram. 
Pr. Grain. Angl. Comp.^Fr. 
'Camp. Angl. ; Campeau Louis— 
Cat Comp. Fr. Qram, Angl.; 
Chagnca Maurice — Latin, Gr. 
Fr. Comp. Fr. «rai». Angl.; 
Closson Jean — Cat ; Cyr Lau- 
rier — Algèbre; Gagne» Gé- 
rard — Cat.. Latin, Comp. Fr. 
Algèbre; Gnibord Gustave — 
Cat. Latin, Gram. Fr.; Hubert 
Jean — Cat. Latin; Lamothe 
Fernand — Latin, Algèbre: 
Lauzon Jean-Paul — Cat La- 
tin, Gram. Fr. Comp. Fr. Algè- 
bre ; Lemieux Paul — Cat. La- 
tin, Comp. Fr.; Ménard Dénia 

— Cat. ; Ménard Robert — Cat. 
'Algèbre; Pratte Jean-Louia — 
Cat Latin, Gram. Fr. Comp. 
Fr. Gram. Ang*. Comp. Angl. 
Algèbre ; Rouleau Roger — Cat. 
Latin, Gram. Fr. Comp. Fr. 

Angl. Comp. Angl. Al- 
gèbre; Teerier Roland — Cat 
Latin, Gram. Fr. Gram. Angl.; 
Thibault Ehno — Cat. ; Thomas 
Georges — Cat. Latin, Gram. 
'Angl. Comp. Angl. Algèbre. 

Bigué Rodolphe — Cat. La " 
tin; Biais Jaeqnes — Latin. 
Gram. Angl. Comp. Angl.; Bru- 
nette Lionel ; — Bot. Geog.j 
Charbonneau Albert — Cat. La- 
tin, Gram. Fr. Comp. Fr. Gram. 
Angl. Comp. Angl. Geog. Arit; 
Couture Luc-^Latin, Bot. Géo. ; 
Demers Fernando — Latin, 
Gram. Fr. ; Des jardins Jules — 
Cat, Latin, Hist. Géog. ; Dubois 
)Jean Louis - — Gram. Angi.; 
Dnlnde Jean — Latin; Duro- 

- oher Gérard — Gram- Angl. 
Comp. Angl. ; Gagner Gérald — 
Cat. Latm, Bot.; Jobin Victor 
' — Géog. ; Labellè Yv on— Arit ; 
Laçasse Hubert "— Cat. Latin, 
Comp. Fr. Gram. Angl. Comp.[ 
Angi Hist. Bot. Géog.; Lelon- 
de Aàriea — ■ Comp. Fr. Hist. 
Géog.; Lamoureux Lucien — 
Hist.; Landry Maurice — La- 
tin; Latrémouille Jean — Arit.; 
Leduc Claude — Gram. Angl.; 
Legria Ernest — Cat. Latin, 
Comp. Fr. Gram. Angl. Comp. 
Angr. Hist. Bot. Géog. Aritb.; 
Mageau Urgel — Latin; Me- 
rissette Picard — Cal'.- Latin, 
Gram. Fr. Comp. Fr. Gram. 
'Angl. Hist. Bot. Géog. Aritb. 
Algèbre; Osborne Alfred— Cat. 
Latin, Arith. Algèbre ; Pelletier 



Arhh. Algèbre; Grarefle Ar 
mud — Qram. Angl. ; Letcllier 
Roger— Comptabilité. PVaraud 
Bernard — Gram. Angl. Comp. 
Angft ; Prévost Ernest — Comp. 
Fr. Gram. Angl. Comp. Angi.; 
Boehon Robert — r Gram. Angl. 
Angl. Comp. Angl. Comptabili- 
té. • ;- 
1D 
JBellehnmeur Jaeones — - 
Gram. Fr. Comp. Fr.; Boulay 
Jacques — Latin, Hist. Comp- 
tabilité; Bourgon Bernard — 
Latin, Comp. Fr. Qram. Angl. 
Comp. Angl. Hist. Géog. Comp- 
tabilité, Arith.; D'Aoust Théo- 
dore — Gram. Fr. Comp. Fr. 
Comptabilité; Des jardins Er- 
neat — 1 Latin; Dubois Edmond 
— Geog. Arith.; Ertiard Edou- 
ard — Gram. Angl. ; Gagner 
Roger — Latin, Hist. ; Gau- 
thier Alban — Latin» Gram. Fr. 



aaire Ldéne — Gram. AngL 

Comp. Angl. ; Bigras Jean-Yves 

— Géom;lBimon Raymond — ■ 
Coampw *Y; Bommer Jean - 
Cat; Buisson Jïaul — Cii. La- 
tin, Hist. ;< Cadieux Jean — La- 
tin,. Gruau. Angl. Comp. Angl.: 
Charbonneau Luoien -4 Cat. 
Latin, Gram, Fr. Qram. AngL 
Camp. AngL Hist. Zoologie, Al- 
gèbre. ; Charrier «milie» — La- 
tin ; Couture Jean— Cat. Qram. 
Fr. ; Deetaunebauh Jean — 
Gram. Angt Comp. AngL Zoo- 
logie ; Farter Rofland — Wéoni. : 
Isabelle Yvon — Cat. Qram. Fr. 
Comp. Fr.; Langevin Pierre — 
Coaup. Fr.; Iiatrémouflle Louis 

— Cat. Hist. Géom.; Paquette 
Laurent — Cat. Oram. Angl. 
Comp. Angi. Zoologie; Pelle- 
tier Louia — Gram. AngL; Ra- 
by Louis — Cat. Gram. Fr. 
Comp. Tr. Hist. Zoologie; Re- 
naud André — Cat. Gram. Fr. 
Hist. Zoologie, Algèbre, Géam.; 
Rrnf ret Jean — Qram. Fr. 
Comp. Fr. Gram. Angi. 
Comp. Angl. ; Rochelcau Ko 



ananm» Haie — - lmtia\ 
W^lJmZ James - Cat 
French; Woiuey Jo**«J» ' 
Latin, French, Phytic, «te». 



Comp. FT. Gram. Angi. Comp. 
Angl. Hist; Grenon WiHrid — 
Géog.; Guilbert Gaétan — La- 
tin, Comptabilité: Boule Gérard 
— Comptabilité; Lambert Lionel 
—Latin. Gram. Fr. Gram. Angl. 
Comp, Angl. ; Leblanc Alf reéV- 
AritoV A%èbre; Leveillé Jac 
ques — Latin. Gram. Fr. Comp. 
Fr. Gram. Angl. Hist. Compta- 
bilité. Aritb. Algèbre; Lozier 
Lionel — Latin. Hist. Géog.; 
Morin Roger — Gram. Fr.; Pi- 
lon Raymond — Latin. Gram. 
Angl, Comp. Angl. Hist. Géog. 
Comptabilité, Arith. Algèbre.; 
Raymond Jean-Marie — Comp 
tabilité, Arith. ~~ 1 r *Ç Z 

■M 

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2F 

CaaJvVoff Niciry Beehv 

keepiag, Sténo.; Mahoney Ken- 
neth — Cat. ; Mahoney Merh n 
— Ragl. Gram. Engl. Casef*.; 
Ptny Frank — Cat Beehkee- 



lums *»en — Latin, Hist ; Veev : 
tin Léon — Comp. Angl. ; Fré> * 
bette Lucien — Sténo.; Gauv 
drea» Gérard — . Gram. P* 
Comp. Wr y Comptabilité ; Geda* 
Aurèle — Gram. Angl. Paya; 



troisième Forme 

3A 
Beauebemin Jacques — f by 
sique; Bélanger Charles-Henri 
— Gram. Angl. Comp. Angl. 
Hist Pbyaique, Algèbre, Géam. ; 
Boult Reynald — Cat. Grée. 
Gram. Angi Camp. Anei. Mit; 
Carrier Roland — Cat Grase. 
Fr. Camp. Fr. Géam.; Char- 
trand Léo-Paul — Hist; Oay 
Gérard — Pays. Géom.; I**- 
croix Gérard — Gram. Angl. 
Comp. Angl. Hist; Leblanc 
Martel — Conp. Fr. ; Marchand 
Rosaire — Comp. Fr. Phy». Al- 



gèbre; Patry Bmne — &*•}£ MUa» George 
dolphe - Gram. Angl. Comp .^^ py fymp. Fr. Hmt » 



Algèbre, Géom.; Lacroix 
rice — Qram. Fr. Comp. Wk< 
Comp. AmrJ. Comptabilité, Sté» 
no. Algèbre, Géom. ; Lafortune 
Kauriee — Qram. Angl. Sténo. { 
Lavergac Ddmère — Compta* 
bilïté, Bien». ; Marcil Lucien — 
Cat, Gram. Fr. Comp. Fr. Graaa. 
Angt Camp Angl. Hist Camp- 
tabilité, Sténa; Manon Rhéal 
— Cat. Latin, Gram. Fr. Camp» 
Lftr^ Ceaaav Aaa^. Hiat Compta- 
bilité, 'SRaaa,; Naah Joaep# — 
Cat. Comp. Fr. Gram. Angl.i 
Saranrt Lucien — Comp. Fr. ; 
.Sirard Antoine — Graaa. *r. 
Phys. ; Taaaf Paul — Comp. 
Apgi 

as 

Cadieux Joba — Freneh, Hint; 



Angl. Zoologie ; Saint-Denis 
Jacques — Latin. Gram. Fr. ; 
Thibault René — . Cat Latin. 
Gram. Fr. Comp. Fr. Gram. 
AngJ. Comp. Angt. Hist. Zoo- 
logie, Algèbre, Géom. Wbekn 
John — Cat Latin, Gram. Fr. 
Comp. "Fr. Gram. Angl'. Comp. 
Angl. Hiat. Zoologie, Algèbre, 

Ai 



Beaupré Léonard — Freneh ; 
Dorion Orioffe — Cat Latin. 
Engl. Gram. Engl. Comp. 
Freneh. Algebra; Hogan Fran- 
cis — Cat. Latin. Engl. Gram. 
Engl. Comp. French. Algebra; 
Ivanski Willie — Cai. Freneh. 
Geog.; Kennedy Joseph — 1 
Freneh; Law Stuart -*- Art; 
Manor Harry — French ; Mc- 
Andrew Clarence — Engl. 
Gram. Engl. Comp. French; 
MeCarthy James — Cat Latin, 
BngL Gram. Engl. Comp. 
French. Hist. Georg. 
IF 
Bucciarcili Ernest — French. 
Bookkeeping; Dewan Dominic 
— Latin. French ; Fr iend Geor- 
ge — Engl. Gram. Engl. Comp. 
French. Bookkeeping. 

Deuxième Forma 

2A 

Aubry Bernard — Fr. Comp. 

Géom.; Baraaloa Jean-Paul -r- 

Algèbre, Géom. Cat.; Bimdeao 



Baetien Roland — Latin, 
Comptabilité, Sténo. Algèbre, 
Géom.; Brousseau Roland — - 
Sténo.; Charron Roland — Cat; 
Cbâtillon Clsurie — Coma. Fr. 
Comp. Angl. ; Cléroux René — 
Comp. Fr. Comptabilité; De- 
mers Marcel — Comp. Angl. 
Sténo. Algèbre, Géom.; Girard 
Claude — Cat. Latin, Comp. 
Fr. Algèbre; Lalonde Archi- 
bakî — Latin, Comp. Fr. Comp. 
Angl. Sténo. ; Larivièrc Roger 
— Cat. ; Latoor Adolphe — Ckt. 
Larin, Comp. Fr. Comptabilité, 
Algèbre^, Géom.; Lateur Jean 
Comptabilité, Géom f La vio- 
lette Roger — Cat Lat. Comp. 
Fri ; Lepage Jules: — Cat. Latin, 
Comp. Fr. ; Levaaaeur Edgar — 
Latin, Sténo. : Reny Willie — 
Sténo. 



fin 

Paya. Algèbre, Geane.; 
Aurèle — Cat. Latin, Oraaa. 
AagJ. Caaaa, An^L Kat Algn^ 
bre , Qéarn; Bégmabalâ Jeaa- 
Charlea — Gram. Aagt Camp. 
Angl. Hiat.; Renaad Donat ~w 
Phya; Innanna Fernana — 
Grecr 

Beaaine Tean — Cat. Grée. 
Latia, Qram. Fr. Gaasp. FT 



SD 



Gérard — Latin, Gram. Aagl. Louis — Cat. Comp.'Fr. Hmt; 



Arith.; Poitevin Louis — Arit. 
Algèbre; Prôvoat Charles- Au- 
guste — Cat Latin, Gram. Fr. 
Comp. Fr. Gram. Angl. Comp. 
Angl. Hfet. Bot. Géog. Arith. 
Algèbre ; Ranger Jérôme— Cat. ; 
Séguin Gérard — Cat Latin, 
Hiat. Bot; Thervien Lucien -— 
Cat. Latin, Gram. Fr. Comp. 
Fr. Gram. Angl. Comp. Angl. 
Bot. Géog. Aritb. Algèbre. 

Barbeau Antonio — Gram. 
Fr. Comp. Fr. ; Boucher Jean — 
Gram. Fh Comp Fr ; Boult 
François — Gram. Fr. Compta- 
bilité, BrauH Jean — Gram. 
Angl. Comp. Angl.; Deajardins 
Aurèle — Comptabilité; 
lauriers — Latia, Graar. Fr, 
Comp. Fr. f^ara. Angl. Comp. 
Angl. Algèbter Emond Charles 
— Algèbre; Fort ier Charles — 
Algèbre; Gagné Rosaire, — Xa 



Brunean Jean — Cat. Comp. 
Angt Hiat.; Cnartrand Red- 
mond — Cat. Comp. Anei 
Comp. Pr. Hiat. Algèbre; 
Havelie Paul ~ Cat. Comp. 
fr. ; Consinean Georges — 
Cat Comp. Fr. ; Edmond, Hec- 
tor --, Cat Comp. Fr Comp 
AngL H«t; Latonr Gérard — 
Cat.Çomp. Fr. Comp. Angt.- 
Malouin Léonard — Cat 
^»»P Fr. Comp. Angr Hiat. 
Géom.; Ménard Jean Paul — 
Géom,; O'Grady Emmett — 

Hiat; Cadieux «Jean — ' La- 
Fr. ^^ 

FfT^atp. Angl 




Bellehumeur Henri ^tr jCài. 
Latin, Gram. ' Fr. 'Comp. Fr. 
Comptabilité, Sténo. Algèbre; 
Blaekbura Alfred — Cat. ; Cha- 
pnt Willie — Gram. Angî. Pby- 
sio. Comptabilité, Aîgèbre; Da- 
owrt Paul-Emile — Gram. Fr. 
Comp. Fr. Sténo. ; Demers Con- 
rad -— Gram. Angl. Comptabi- 
lité; Dostaler Alfred — Latm, 
Sténo. ; Labelle Philippe — 
Gram. AngTTÎorap. Angl. Comp- 
tabilité; Laçasse Fernand — 
Comp. Fr. Gram. Ang*. CompJ 
Angl. Physk). ; LafranCe Emile 
— Cat. Gram. Fr. Comp. Fr: 
Lanetôt Léo — Latin, Gram. 
Fr. Comp. Fr. Comptabilité, 
Sténographie, Algèbre; Lane- 
tôt René — Latin, Comp. 
tabilité, Sténo. Algèbre; Laroc- 
ouc Maurice — Cat; Larouche 
Fernand — Cat. Latin, Sténo. 
Algèbre ; Lapine " Bernard — 
Gram. Angl. Pnjsio. Comptabi- 
lité; Major Armand — "Urara. 
Angl. Comp. AngJ. Sténo. 
Géom.; Marion Orwald — La- 
tin, Gram. AngL. Comp. Angl 
Comptabilité, Sténo, Algèbre; 
Géom.; Miron Maurice — Algè- 
bre; Pépin Marcel — Gram. 
Aagl. Comptabilité, Sténo. Al- 
gèbre, Géom. ; Poirier Léo-Paul 
— - Latin, Gram. Fr. Comp. Fr. 
Angl. Comp. Angl. Phy- 
aio. Comptabilité, Sténo, Algè- 
bre". 



Gram. Angl. Comp. Aagl. Hiat.; 

Blam Rodolphe — Hiat; Bar- 

deleaa Jean— Cat Graaa. Angi. 

Comp. Angl. ; Bourbonnais 

Marcel ^- Qram. Fr.; Eaaond 

Krneat — Latin, Gram Fr. 

Comp. Fr. Qram. Angl. Camp. 

AngJ. Hist.; Jasmin Herbert— 

Gram. Aagl ffiat. ; Lacroix An- *^t A ntanra FT, 

dré — tial. Comp. Fr.; 

the Joffre — Gram. Fr. Camp. 

Fr. Gram. Angi. Ceam Amrj. 

Hiat; Leelere Horace — Qram. 

Fr. Comp. Fr. Gram. Angi, 

Comp. Angl. Legria Antoine — 

Latin, Gram. Fr. Coaup. Fr 

Gram. AngL Comp. Angî. Hiat. 

Géom.; MareaUdon Round — 

Cat. Latin, Qram, Fr. Comp. 

Fr. Qram. Angi. Camp. Aagl. 

Hist,; Roeoue George» — Camp. 

Fr. Gram. Aagl. Comp. Angl.; 

Talbot Armand -x- Comp. Fr. 

Gram Angk Camp. Aagl. Hiat. ; 

Taaaé Jean-Cbarles — Gram. 

Jhr. Qram. Angi. : Tittley Jean 

— Latin, Gram. Fr. Camp. Vr. 

Hiat r ^~ 



Sarteea R o b ert — Latin» Aigu- 



Coata Cyril aWg). Qram 

Engl. Camp. Km; BeJliam. 




ao 



Aboussafy Léo — Algèbre, 
Géom. ; Angers Marc — Latin; 
Baril Paul—— Gram. Angl. 
ml/?-;' Beaulieu Jean- 

Zoologie ; Bé- 



Bergeron\ Olivier -- Cat. Phy- 
sio. Algebïa, Geom. ; CuAin Pa- 
trick — Engl. Comp; Doyle Ja- 
mm — Cat. Latia. Engl. 
Comp. Freneh, History, Geom.; 



Cémineaa Emile —Cat. Grée. 
Hist ; Crépeaa Marcel — Grec, 
Latin Phys. Algèbre, Géom.; 
Dicaire Bruno — Cat. Grec, La- 
tin. Gram. Fr. Comp. Fr. Gram 
Angl. Comp. Angl. Hist. Pbys. 
Géom.; Forget Joseph — Cat' 
Latin, Gram. Angl. Comp. Angt 
Hist; Guay Guetave j— Hist.; 
Henrichon Guy — Cat. Grec, 
Latin, Comp a Fr. Gram. Angl. 
Hist. Phys. ; LeguerrW Julea— 
Grec, Latin, Gram. Fr. Comp. 
Fr. Gram. Ang?. Comp. Angl. 
Hiat. Pays.; Lysight Viatenr — 
Gr. Lat.; Marcotte Sagène — 
Cat. Grec, Latm, Gram, Fr. 
Comp. ^r. Gram. Aagl. Cbmp. 
Angl. Hist. Phys. Algèbre. 
Géom. ; Marconx Maurice —La- 
tm, Gram. Angt; Merimette 
Gaston — Cat. Grec, Latia, 
Gram. FT. Conap. ' Fr. Gram 
Anal Comp. Aagl. Hwrt. Phya. 
Géom. ; Paria Noël — * Qree. La- 
tin, Gram. Fr. ; PïJen Orner — 
Latin. Qram. Angt Hiat.; Pei- 
ner Albert — Latin; Racine 
André — Hiat.; Romoeaa Geor- 
ges — Hiat.; Verville JoHre— 
Cet Grec. Latin, Gram Fr 
Comp. Fr. Pkys. Algèbre! 
(ieom. — 

3D 



Anard Laeien — Qram Fr 
Comp. Fr.; Champagne Jean- 
Loais — Cat Gram. Fr. Comp. 

Comp. Angl. Wmî Compta- -~l^n la âmnmere pmpr) 



Addy 
teara Lat Aatemra FT. 
Fr. Aatenra AngL Caaaj 
Hiat Caumie; Angara André — 
Gram Or. Aatenre Or. Gram 
Lat Aatenra Lai. Aatenre Fr.? 
Banee F dm mi — Cat; Baav 
neaa Jaeanea — Cat. Gram. Gr. 
Aatenra G. Aatenra Lat Gram 
mp. Fr. An- 
teure Angt Camp. AngL Hiat 
Caumie, Algèbre Géam: Caam 
Roger -^Ceanp. Ang*.; Omûa- 
mrd Loma — Cat Aatenra Lai. 
Cainue; Damanenel Jean Cat 
Camp. Fr.; Hart Fnmnppe — • 
Cm Coma. Angi; LeteJber Ar- 
mand — Cat Gram. Lat. Aav 
renre Lat. Camp. Angl Hiat. 
Cainue; Lorrain Paul — Cai, 
Gram Lat. Aatenra Lat Comp. 
Angl. Aatenra Angl. Hiat. Ch^ 
Algèbre. Géam; Major 
Ma oriee —Ont. ; O Grady FTaav 
«m — Cai, Aatenre Angi. Camp. 
Angi; Faanetie Aleâde — Cai, 
Auteurs Fr. Camp. FT. Cmmie? 
Picard Roger — Cat Chimie, 
Algèbre; B s cb an Maurice — 
Cat. Aatenre Angl Comp. AngL 
Ckinùe; Roeane Calixte — Cai. 
Chhnie, Algèbre. Géom.; Roc 
que Galibert ~ Camp. Angl.; 
1 Léonard — Cat An- 
tenra Lat Gram. Lat. Aatenra 
FT. Comp. Fr. Auteurs Angl. 
Comp. Angî. Hist. Chimie. Al- 
gèbre, Géom. ; Sylvestre Gérard 
~ Comfc Angl. Chhnie; Vin- 
cent Auguete — Cat. Hist. Chi- 
mie; Woods Jean — .Comp. 
Angl. 

m 

Bertrand Jean-Jaeonea . — 
Cat. Auteurs Lat. Auteurs Fr. 
Auteurs AngH. Comp. Angf. 
Hist.; Besner Valori — Cat. 
Hist. Algèbre; Bigné Léo — k 
Hiat; Brassard Antoine — Aa- 
tenre Fr.; Chevrier Albert — 
Cat Gram Lat. Auteure Lat 
Anteure Fr. Camp. Fr. Auteurs 
Angl.. Comp, Aagl. Hiat. ; Dee- 
chenes Lou» — Cat. Hist. ; l>ea- 
jardiaa Jean-Paul —Hiat. ; Dtm- 
roaiere Ménard — Cat. Autenra 
Ijat Anteure Fr, Hrt. Chimie; 
Gagné LucicB — Auteura Fl. 
Comp. Fr. Hiat. ; Gareau Etieav 
je — Cat. Gram Gr. Auteurs 
Gr. Gram. Lat Auteurs Lat An- 
teure Fr. Comp. Fr. Anteure 
Aagl, Comp. Angt Hiat. Chi- 
mie, Algèbre, Géom.; Gratton 
Henri — Cat Gram Gr. An- 
teure Gr. Qram Lat Auteura 
Fr. Anteure Anal. Comp. AagL 



de 



Tu 

non» 



fatal, fleur au gatva, mat T9nv - Viens 
Mûrie les regardé s'éloigner le 
coamr ramml d» aamma Haramt 
Of temps riroqnoia préparait 
jdana l'ombre un affreux pro- 
JftTr fflaaanar , aue" ▼nna-Marm eu 

fépaatfce partant le^ f en et laPgtr de l'ennemi de nos droit) 
aamr. afaâr Dfeu arme iwuise- m| • *;Et pour la ******* françaiaq 



•oyer 
fpaannV noua'. 
vaincu ITroqnoU etl 
k* patan 
^1 




aw. Jeanne cTAre mr Canaan. 






DoSand ar ii v a - au Leng-«anft F chef ■ 
I ht yrejuie r jonr ÛV mm II reH- jaaan'n 
va et fbrtfrfm tant bien am> ma* 
un vieux iert aaandanne naa< [ 
laauvagas. Et là dans es sain *te 

aayr* «** 1Mrw 1P UfÉ *'**** 

l 'menue ftrfV, I»> brava* attanv 

1 dirent! l'ennemi aV pied! larma*. 
Qneftfaes Hurena e* Aljgoanaiaa 

j) vinrent a» joindre un nombre 
(leaFrançam. 

Béent* an aperçut sua "'0*~ 
tannai* treàv caanr Î^tx-Frrréa. 
A la va» des vmagaa paVIe^ ce» 
dernier» poiaaarren* mua «ri de 
guerre et ***** * *» *^ g»g» 
atotréa ae saagr Imannsaac smr 
le fort en hurlant et vociférant. 

Dollard était prêt. Les Fran 
«bis an premier amant ans b*i- 
tares atettent deux chefs sau- 
vages éf*pluaieuua combattsr.U. 
'ab Iroquois deviennent plus f é- 
toeee, les nôtres prient avec ar- 
deur. Aux fmeneu mdeenaea r4- 



ai ta 
si 



ESi 



Céimm dn 



aàn-ani *MTJ?T. 



YiBeateai^c m 

aaav lare paav) 




anànma aa»4aav en- 
nvee 
ai 
Adana 
dm ftaaeamn, )wlb 
de vingt aiaq an»- 
^ouvelle-France, menae' 
an naa 



**. Le is mh a t anea einn 

\ L'ennemi véanâi aV moitié, *- 
taanc aver f a r e a s . La pauma 
gariat «raneame ntnnaa anav 

jom. . . « 4 Jhaaan>» ananF' Fn- 

tigaae an m battre "m te 



un frappant exemple de la 
pain, ne l'unité et de l'harmo- 
nie une le Saint Fera le Pape 
tlésure tant voir parmi les na- 
tions de l'univers. 

L'imposante eérémsaii se ter 
mina par Le «aaan an V 
national. 

LEJS ORDDCATIOlfS. 

"FJae eérémoaie saleanane «t 
inamesaiannaaie m dér ouft i it âV 
manene la 21, dan» la eaauette 
chapelle a> ITJarvemité. San 
amnnenee- éfirvn i. 1» prétrme 
vingt et un Iffml as jHanaa G â t a »» 
et an reliareus Trapnmnt- et 
.cenfèrari des ordres maj e ur» et 
ma» 1 UcmVa n it autres **- 
dinande. Ch fut réellemen* 



Kant 
eux et ailleurs un 



On Cm* nanj a nta pm i eatmldérer le poamfa «nnadlen- 
aoua ma napect apaataatane. Le nommre an racatlona 
religieuses et le zèle évaugiMani de nos lamntannslim aux 
qnntre catas mr ramértaua JmitHfcat amplement noire anuun- 

admettxa ane e'eat au 
une des rares manlfestattoDa a* r action ram a na a rn ae du peu- 
uH inanatlrTi frinrnls 

n'ont pas cherché A lamtr cmea 
Comme nr aamnt lé ccnv - 
_ français, m Lueken a n maic r, **»€»- 
dami dan atèalea. Sa amt atenv orguefllenx déf enaeury n^nam 
tradition et d'un idéal, arrmaa «t fldèlas, et ils ont pris da la> 
deux usa: ke an de m datenalve rte-t-taT «es autres, maie 
aaaai, ananunr. Je» gxajuii oagnaaneux, la p& de M tnirtdflé via* 
à-vls d'eux-mêmes". Ha ont péché par Oétsnt tfe eette enn- 
flBaatc qui permet à> un pcanftr earame i us nudtvhtn de ternir 
un rôle ef ftenua dan» la direetnaa de» affaires tfu paya. 

Les iianwiniii lnnomaTables de talent et d'é ner gie j/t w 
1 possédait, le peuple canadien -français *ty*« tohme.es inaeifaa»» 
ou plutôt, 11 nWen est sanl ane pour h» a**e d éfenae ae sa» 
droats. Sa puissance d'aatnm, il nfa pas su toujours l'emv- 
plopar à se conquérir urne place ue premier ordre, mais il s'ont 
roneontr trop souvent d'un, rôle/ s iLUis at an i e . Le Caanamn ftsun- 
çai» a cultivé pendant das sateses ht flânante de rMént; II ne 
l'a pas mise assez an service d'eue action agissante . 

Cet état de chose, m. Laden lanantar f» bien snanV ci ■» 

remène évident,^ Je pals-me pernaetire ce gualiflcattf, « 

[naumrmdlauc avec ia»ia»ae. "Je crois, dit-U, que l'heure 

venue pour le Caaada-franaaia ae J aner ma ira» grand 

[non seulement au Canada, mais dan » anetc V Améti t/m. 1 

: ft faut, Canadiens, ajae quitUnt àa peaJtlan arnaatsgaav 1 

prenies la position d'amdégeanis. Cela sarnifie %xfn faut 

le» eanadlens- français m fainfflarlaant d'anord arec kes 

sa» a» siècle et qu'an Ben rTétre uiuaujsawi»- ne» najsaam. 

prêtres, des professeurs, de» magistrats et des a vocal e, ma nav 

rteruern» «»— a a n aana» «Tmirelraa. Car, dana 



*> 



km aajjanmnunat 
Bnnenve ne anpaamlentj 
■■■ma ni ne auaraae m» 
rnx palaia de Vermines 
Mât Lsuia 3UV. Lu m> 
réànâm A m aaaanmre 
[acceptèrent le sacrifice 
jeune homm e qm offrit à 
ux son -saag pour la pairie 
Hirire à EWam, coeur 



: 




ruatje sacrifiée subrJme^ 

frotégea notre humble 

f berceau. 

b^pam pnaale aagaard'hui 
Kaatiier le front haut 
fc me 1 maint Dollard, aauneur 
(au la Patrie." 
I» 2a' avril, Dollnrd avec sas 
[braves pâmait ane veillée 
dans la chapelle ans Je- 
avant de se donner tôt 
te pour se» frères r 
Ces jeunes héros,, d-ms 
i canne béni de la maison de 
inma, prsmentaient déjà les 
limes moment» à traverser. 
la rayaient leurs beaux rêvés 
vâmrt ans sombrer vlars 
immense abime de la mort et 
>namnt Dieu de leur donner la 
orae de quitter leur» ehers pa- 
nant, de résister aux suppiiea- 
ian» de leurs amis et de s 'offrir 
Dut entier, corps et âme. pour 
aamt de la Nouvelle-France. 
Le matin ils reçoivent l'T3u 
tie, le Pain des farta, et 
comme un seul bornai i 
do se tenir au po»':e: 
noua engageons par ser- 

r-aolennel à ne pas denaa- 
jjuartier et à combattre 
aaau'au dernier souffle de vie. ' - 
Aussitôt après la messe, ncs. 




pavs de encan: amma amt ecnm 
aatres guerriers arrivaient à la 
rescousse. Les murages repren- 
nent courage et ricannent «lu 
beau > massacre qulfe vont ac- 
complir. La* Fraacaia sont 
épuises: leurs gorge» sèches as 
cessent de demander à Dàrav la 
force de tenir encore quelque 
tempo. Epouvantés par le noro- 
is» oNeS nouveaux assaillants, 
las traî t r e s algonquins et hu- 
rans, sauf leurs chefs, quittent 
Dollard et vont* T unir anar Iro- 
quois, pour leur dévoiler le pe- 
tit nombre ans aWaseura. Cer- 
ne '•de- tous côté, le jeune héros 
tente un suprême effort, m e»*- 
plit de poudre la gueule d'un 
mousqueton et le Ibnce p***- 
de&aua la palissade. Far malheur 
dm branches etnpcchèren* le 
; projectile ÔV passer et celui-ci 
i retombant parmi le peloton de 
braves, tue pluaieurn solda*?. 
L'ennemi, profitant de cette ca- 
tastrophe, pratique une brèche 
où il put se faufiler dans le 
fort. Dollard est seul avec deux 
compagnons. Lea Iroquois, l'é 
eume à la bouche, se ruent sur 
eux. Les canadiens frappent 
[ d'estJoeet de taille. Bcraaépar le 
nombre , Dollard reçoi t un cou p 
de hache et meurt comme un hé- 
ros : à genoux,- l 'épée levée »J- 
ciei. © aiât., r tcm. juaqe'wi 
bout! 

Dollard, comme au Lainf> 
Sauf! sois aujourd'hui près de 
noua pour soutenir aotre aVay 
peau qui chancelle : 
"Quitte à jamais rimmortelle 

[tranchée 

" Reviens Doliaixl combattre 

[jnaan'an bout 



SanVnmam^ m^mb c5 1**** *» !>**• ■«*• •*» ■ «■ '" ! clW AmérftiBe plus qunaieurs, h» nnissamee c'est l'eaprU 
^STÏ. r^rJ^^^W**^*^»*^ «* 3 am'rtaprtt mattre de fargent. Je crois, ajoute-t-il, 
derent ae wtournar cam» »mr r^_-^»_ ^-* JL _^ m. +-~~ — — »,. ^ «fMt» i> fe«n«tt 



(étus dans de frêles_4sml)*»rca- / 'Renouvelant ta sublime 



ions se dirigeaient vers le lieu 



&épop»'*e, 



c 



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SCw«t 



Ottawa, Oat 



témoin dans la Capitale, tant 
par réelai donné 4 cette grande 
fête religieuse que par le grand- 
nombre die» erdïaaaan. 

Ave» la présence du nouveau 
Prnme de l'B«jpe_ta cérémo- 
nie avait revêtu Tnf éclat par- 
tienfier. La pompe que l'Eglise 
cath^naane déploie sa pareiMe 
circoastanee rendait encore 
'anar impressionnante cette ce> 
rémonie d'erôïnation'. 

Son Eininence, accompagnée 
de ses assistants, et suivie des 
ordinandS, se rendit processi- 
»nneBement du parloir aux ac- 
cents dn chant pontifical: "Tu 
es Petrua" exécuté "a capella" 
par les Junioristes sous la dir 
dection du B. P. R Verville, 
Ot ST. I. 

Le Cardinal portait la w Ca- 
pa Magna", ornement cardina- 
lice porté uniquement awx 
grandes cérémonies. 

Pour les ordânations, Son B- 
minence avait comme assistants 
le Très R P. €r. Marchand, 0. 
M. I., recteur de l'Université, 
et le R. P. D. Poulet, O. M. l r 
supérieur du Scolasticst. 
1 Parmi les nouveaux prêtres 
il y avait les RE. PP. Bernard 
Rainville, Paul Dufour, Qanam 
magne Perron, Eugène Nadeau, 
Paul Yott, Jacques Gilbert, Do- 
nat Martineau, Sylvio Duchar 
me, Jean-Baptiste Furent, Char- 
les Garant, Dorins Lafrenière, 
Roméo Girard, TJbald DeLong- 
ehamps, Victorien Cossette, Ca- 
lixte Beaupré, PaukAimé Ma- 
rin, Gérald Jalbest, Jean- Paul 
Brouiîlette, Robert Houde, 
Marc Lacroix, Arthur Breault, 
O. M. I., et un Trappiste*' k 
I R. P. Marie-Araène Biais, de 
'■ la Trappe d 'Oka» un ancien élè- 
' ve de l'Universi>é,. dent la. î*- 
mille demeure à Ottawa. 

On remarquait à la cérémo- 
nie des- repréâentancs das dài- 
fér entes maison» Oblafies d'Ot- 
tawa et de Hall, des autre» 
communautés religieuse» et de» 
membres dm clergé séculier. Il 
y avait aussi un grand nombre 
de parente des orvrinands. 

Après la cérémonie, Son Emi- 
neucc se rendit proeessionndl- 
lement-au parloir de ITJniver- 
sité. Ella était accompagnée de 
se» assistants et dos orefinands. 
Qe fut une fête religieuse in- 
oubliable pouf tous ttàaÉ' cjaiL 
eurent ' unnheu) «l'y ./-ssister. 



que si la 
nacfa rengtt dnns ce sens, sH oriesatc 1* Jeuneme rer» 1» ca»e- 
quete ces affafrea, H est capable nom a ta » e» a rn t oTy taire Iot- 
tune» mais' encore fTélarglr son rayonnement, non sealement 
dlmpressionncr se» »ht-à-ri», maa» A peut» Fcn sais pcraaav. 
ae, apporter dan» ralfairisme américainv aujauronail en 
désarrot, une métnwtfe, une doctrine, un ban sans, une tradi- 
tion qui n'e xistent «rite part aHlcurx B y m dans la Cana da- 
français des leawui ' ccs d'esprit, des ressources d'imagination» 
et CTenergle ejrH suffit oTeneourager, ae relâcher un peu pou» 
qu'eues fassent dn bien, non seulement au Canada, mais A 

r naa s ila ue tante aiattère.'* 

H serait heyuate, sana donte, d'amuscer eue le» CanaUiema 
frantata ignoraient totalement cet état de chose. Wsesa» 
plutôt cju'im ne le conaprennaent pa» assern Un mouvement s» 
desaine aujourd hui chez les nôtres dans 'le sens de cette 
orientation que noua trace Monsieur L> Rosnier. Le Jeune Ca- 
nasta sernWe aroir un sentiment plus juste de sa présente si- 
tuation que le» générations qui l'ont précédé, et ce senti- 
ment se traduit par Fintéret croissant que les ieunes portent 
à l'étude des questions d'ordre économique. Puisse, ce sen- 
timent se généraliser davantage, se développer, et finalement^ 
déemnenar no monvemant qui noua permette à l'avenir de 
jouer notre rôle dans l'affairisme américain. 

^ «P« Mm MmW% 



1 



S ^ 



il 



Soirée patriotique em 
l'honiêctër de iPotturit 

Intéreasante soirée à laquelle assistent de nombreux 

amis de la Société des Débats Français 

de l'Université. 



r 






' 






""vÊKÈËÈP'' 



' 



■ / 



j 1 

1 ■ 



La Société des Débats Fran- 
çais de l'Université d'Ottawa 
a donné mardi soir, à la salle 
académique, une intéressante 
soirée patriotique en^Vbonneur 
de Dollard des Ormeaux, bé*os 
du Long Sault. Un public non^ 
breux et appréciateur était pré- 
sent. 

Un excellent programme a» 
mnaique et 4« récitations a. été 
rendu. Le clou de la soirée fut 
un éloquent discours patrioti- 
que prononcé par un élève, Lu- 
cien Bigué. Cette soirée publi- 
que a remporté us* vif succès. 

Dans son vibrant discours pa- 
triotique intitulé "Si Dollard 
revoaaàt ' ', Laeien B%aé a fmt 
revivre la mémoire et l'cnenaaW 
de Dollard des Ormeaux- 
"L'exemple du béros du Long 
Saurt, ait t*ereteue, neaa isrvr- 
«e à «cmnaâtre notre pays, à 
l'aimer et à nous dévouer pour 

lui". 

LE PROaBAJOO. 

Le programma de Je soirée 
était le suivsnt : 
Orchestre . . . - » v ' 

"Tasco de Oama (Ouverture 









Déclamation . . Fragment d , ma 
ensecar» prononcé en Ven- 
dée par l'a. juge Routbie». 
L. Roussel. 
fCbarale . ."Les Soirées om 
Québec. ;'. . . ..et Oagnom, 
Discours , ."Si Dollard reve- 
nait" .... Laeien Bigué- 
Cberale. **La Patrie". P. Gau- 
thier* 
Orehestre . ' ' Morning. Noon 
and Nigbt in Vienna (Ouver- 
ture) , . . . . -Von Suppé. 
Dialogue. La S|enirnelle du 

Vatican. 
Ije Zouave. . Félix Leelere, 
Colonel Charette . G. Cha- , 

.retU. 

Chorale . . * 'Hymne à la nuit 1 * 




Orchestre . ."Fête de S éviJlo^ 
(fan Musse)' .... Terme» 

Le R. P. Artamr Paume tte, * 
M. I., directeur de l'orchestre 
ae l' Pntf e imté, avait groupé 
pour la circonstance plusieurs. 
■iiimiiiiaa bien connus d'Otta- 
vea, tons maStres sur leurs ksK 
truments respectim, et mH 
rendu de benêt aisée s de 







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"^^r. 



LA ROTONDE, OTTAWA, 1er |CTN 1»« 



spoiti 




Gala athlétique 

Voici le* résultats des épreu- 
ves auxquelles ont participe le 
24 mai, les «lèves de la Petite 
Cour de l'Université, sous ls 
direction du R. P. Séné cal, pré- 
fète— 

LU JUVENTLLEB. 

50 verges :— Jer, Bigras J. 
Tj 2e, Hubert J.; 3e, Gauthi 
er A. 

76 verges.— 1er, Bigras J. 
T.; 2e, Dulude J.; 3e, Hubert 
J. 

440 verges : — 1er, Hubert 
J. ; 2e, Bigras J. Y. ; 3e, Laças- 
se H. 

Celai* : — 1er, Laçasse H. ; Du- 
lude J., Brunette L., Lalonde 
André ; 2e, Rochon R., Larivi- 
ère R., Hubert J., Bigras J. Y. 

Sauts en longueurs: — 1er. 
Poitevin L«. ; <Se, Bigras J. Y.; 
3e, Hubert J. 

Sauts sprès course:-»- 1er, 
Dulude J. ; 2e, Laçasse H.; 3e, 
Hubert J 

Lancé du poids: — 1er, Si- 
rard A.; 2e, Lacaeae H.; 3e. 
Gauthier A. 

Lancée de la balle: Laçasse. 

LES JUNIORS 
WO verges H- 1er, Poirier L.- 
p.,-2e, Papcrrière M.; 3e, Ro- 
Cheleau R. 

220 verges : — 1er. Poirier L.- 
P. ; 2e, -Laperrière M., 3e, Ry- 
an R. 



200 verges:— 1er, Pilon H. 

400* — 1er, Degrosseillior 0. ; 
2e, Ijacroix G. 

RELAIS:— 1er, Lamothe J.; 
DeGroseilliers A.; Provost ('.- 
A.; Losier B. ; 2e, Palette L.; 
Lacroix 0. ; Boqrgon B. ; Ga- 
gner G. 

Sauts en longueur :— 1er, Pi- 
lon H . 3e, Losier B.; 3e,. La- 
croix M: \ 

Sauta en hauteur :— yer, La- 
mothe J. ; 2e, DeGrossèllier 0. ; 

BeTPffiMrB. > ,: 

,Sûut après course : — 1er, Lo- 
sier B.; 2e, filon H.; 3e, De- 
Grossèllier O.' 

Lancée du poids: — 1er, Lo- 
zîer B. ; 2e, Latrémouille D.; 
3e. Coutu ( 

Lancée de la balle (Base 
Bail) :— Côté Victor. 

LE CLASSEMENT. 
Juvéniles. 

Bigras J. Y 12 Pts. 

Hubert J....... 10 PU. 

Dulude J 9 Pts. 

Laçasse H 8 Pts. 

Poitevin Le. . , 6 Pts. 

Larivière R '. 4 

Brunette L • 3 

Sirard A 3 

Gauthier A. 2 

Lalonde André. ..... 2 

Rochon R 2 

Juniors. 

Poirier L.-P. . . 13Pts. 

Bonne ville J.-P . . 12 Pts. 

LapeVrière M. ...... . 10 Pts. 

Côté V..... 9 Pts. 

Ryan R 6 Pts. 

Roeheleau M- ... .. ,,y\ê'V t a. 

Ménard J.-P 



Pts. 
PU. 
PU. 
PU. 
PU. 
PU. 



4 PU. 
4 PU. 
3-Pts. 
1 PU. 






440 verges:— 1er,* Côté V.; 

RELAIS:— 1er, Lafrenière 
2e, Laperrière M. ; 3*», Ryan R. 
G. H. ; Poirier L. P.; Côté V.; 
Roebelieu R. ; 2e," Laperrière 
M. : Ryan R. ; Barsalou J.-P. ; 
Ménard J. P. 

Saufs en longueur : — 1er, Cô- 
té V., Bonncville J.-P; 2e, La- 
perrière M. : 3e, Barsalou J.-P. 

Sauts en hauteur: — Bonne 
ville J.-P.; 2e, Ménard. J. P., 
Ryan. (ex aequo) ; 3e, Barsa- 
lou J.-P. _ -, s 

Sauts après course : — - . 1er, 
Bonneville J.-P. ; 2e, Poirier L.- 

P. .'#• 

Lancée du poujl :— 1er, Bon- 
neville J.-P.; 2e, Poirier L.-P; 
3e, Legris Ant. 

Lancée de la balle : — Bonne- 
ville J.-P. 

LBS MAJEURS 

100 verges : — 1er, Degrosseil- 
lier O. ; 2e, Lacroix G. ; 3e, Pi- 
lon H. 



Barsalou J.-P 

Lafrenière G. -H 

Legris A 

Majeurs. 

DeOrosselliers 12 Pts. 

Lozier , B . . . . 11 PU. 

Pilota H... .10 PU. 

Lacroix G .......*-. . 6 PU. 

Lamothe. J 6 

Provost C. A .... — 4 

Paquette L 2 

Bourgon B 



Ça et là 



Le 10 mai, le R. P. L Pigeon, 
O. M. L, assistant-procureur, 
partait pour un voyage de re- 
pos. 

• • • 

Le R. P. Aiide Bfîand, O. M. 
L, succède à Mgr J. Bonhomme, 
vicaire apostolique du Basuto- 
land, comme curé de la paroisse 

Notre-Dame de Hull. 

• • • 

Nos visiteurs : Sort "fixe. Mgr 
Turquetil, O. M. I. ; Son Exe. 
Mgr Lajeunesse, O. M..I,; le 
R. P. Bâchant, O. M. I., de Lo- 
wellMass.;le R. P. Plourde, 
O. M. I., de Winnipeg^ le R. P. 
Couture, S. J., de Sault Ste- 
Marie, Ont.; M., l'abbé Cimon, 
de Moonbeam, Ont.; le R. P. 
Beaupré, O. M. L, de Montré* 
al; M l'abbé Leduc, de Claren- 
ce (Veek. ^ 

Conventum de la 
classe 1919 - 1926 



PU. 
PU. 
PU. 
Pts. 
Pts. 
PUJ 



■ 



■ » ■ » i [ 



Dr J.-L. Lalonde 

cl 



ut ahi m-j 




....... 

* »if • • • • 

~~Oagn*r G . . U • • 2 

•-Coutu C... 1 

Juge £i départ— R. P. Hé- 
bert; jugés à l'arrivée — Les 
Pères Royal, Rajotte, Morvan 
et M. Descharaps; chronomé- 
treurs — Les Pères Cornellier 
et Morisseau. 

lies prix seront remis aux 
vainqueurs la semaine prochai- 
ne. 






Base-Bail 



Dimanche le'21 mai. l'Univer- 
sité, par 11 à 1, triomphe de 
l'équipe de "Eastview". Les 
vainqueurs: E. Dorion, rece- 
veur ; A. Kiefl, lanceur ; P. De- 
vine, 1er but; ||t. Sweetnam, 
2ème but; T. McAndrew, 3ème 
but ; E. Barnabe, arrêt ; A. Be- 
noit, W. Lafleur, H. Marcoux, 
champs. 

Dans la ligué majeure inter*- 
murale les •'Philosophes" et 
les "AU Stars" se disputent 
la première place. Les "Amé- 
ricains" sont en deuxième li- 
gne et le "Prémédical" en der- 
nière place. 

Les "Canadiens" sont en tê- 
te de la ligue mineure et les 

"Grants" suivent de près. 
-»♦■ 



Soft-Bail 



Position des équipes: les 
SUrs", les "T.N.T.", les "In- 
[ einvibles" et les "C.D.C." 
_ Chez les p Jus jeunes» les "Dia- 
mond*" sont les premiers, puis 
vient "QJV.S." et enfin les 
"Wolves". 



Tel: Rideau Ut 



■•Va ■ aMU< <f^^# w 



1AP0«TE F1SH MARKET 



MARCHAND MB FOMONfl 
I* T4»olate, proy. 



9$*> n* *«•* 



Les 24 et 25 mai derniers ré- 
i,nissaient autour de leur Aima 
Mater las élèves de la classe 
1919-26. Tous les "anciens" o i* 
grandement apprécié ces qu*l- 
qnês heures où ils ont vé^u la 
vie d ant an. Au dîner du 21, 
donné dans le réfectoire des étu- 
diants, onze faisaient acte de 
présence. L'accueil des RR. PP 
Préfets et des élèves fut des plus 
chaleureux. Dans Iliprès-inic 
une quinaaine se rendaient à 
"lar Éttanche" pour une petite 
fête intime. Le R. P. Legault, 
f6rt de l'appui des RR. PP. L« 
jeunesse et Dubé, reo^ plissa 't la 
charge du cuisinier. Inutile de 
d:re que les anciens furent ser- 
vis "en princes"/ Le lendemain 
midi, le 25, une vingtai?ie p«r- 
tageaient les agapes avec les 
RR. PP., au réfectoire de la 
communauté. Après* quoi, une 
photographie fut prise. 

Le nouveau conseil élu per les 
membres présents f ne • compose 
comme suit ;JPrési<ient honorai- 
re . R. I*. H. Dubé, O.M.ÇTPrési- 
deji^: -Maurice Brunet,^ Yice- 
Pfésident : R. P. Scheffer ÛC 
M. L, Secrétaire: P. P. Lav-pn.» 
O. M. 'L, Ass.-Secrétaire^ JÎ. 
P. A. Guindon O. M. I. 

Quelques résolutions a furent 
adoptées à la réunion des mem- 
bres; 1 — Faire chanter ur»e 
messe de Requiem pour le repos 
de l'âme du R. P. Guertin O. 
M. I. ancien professeur le la 
classe 2.— Nouvelle réunion pro- 
jetée pourTannée 1938. 

Noms des membres présent*; 

Prêtres-vicaires: MM. les ab- 
bés Henri Laverdières, Maxir..e 
Tewwer, Lucien Beaudoin. Al- 
fred Boyer; le R. P. Lionel 
Scheffer, O. M. I. 

Prêtres-professeurB à l'Uni- 
versité : les RR. PP. A. Guindon 
O. M. L, et R. Lavigne O. M. 1 

Avocate: MM. Raymond Ray- 
mond, Jean Richard, Franc in 
Le mieux, Roger Ouimet. 

Fonctionnaires civils : Léo 
Poirier, Alfred Alarie, Hector 
Mercier. 

Notaire: Gérald Robert. 

Médecin: Jean-Marie Bigras. 

Professeurs: Maurice Brun H, 
J.-Albert St-Georges. 

Gérant: Gérard Corbière. 

Les anciens tiennent à remer- 
cier très cordialement, par l 'in- 
termédiaire de la "Rotonde" les 
autorités de 1 Université -pour 
!à franche et eOrdiale hosp'taV- 
té dont ils furent l'objet durnnt 
ces deux jours de joie et, de 
Lonheur. 



Le B. P. Lejeune, 
O.M.I., est décoré 

Le R. p. I^ouis LcJeune O. 
M. L, du Juniorat du Sacré- 
Coeur, a été honoré de façon in- 
signe par Sa Sainteté le Pape 
Pie XI. A la demande de Son 
Eminence le Cardinal Rodrigue 
Villeneuve, il a été décoré do 
la médaille "Pro Ecelesia et 
Pontifice". 

,11 reçut la médaillée le di- 
plôme officiel des mains de Son 
Eminence. "Nous avons voulu, 
dit Son Eminence, récompen- 
ser ce vaillant et dévoué apô- 
tre, de son travail pour l'Egli- 
se e*-ia Patrie, et récompenser 
en même temps le Juniorat qui 
l'a abrité pendant 33 ans. 

Le Père LeJeune est l 'auteur 
du Dictionnaire Historique en 
deux volumes, publié récem- 
ment. 

Le R. P. Morice, 
O.MJ. 



U. 



coor» 



if 

» de la at pats) 



Le 12 mai dernier, l'Uni ver- 
sité"de la Saskatchewan confé- 
rait an R. P. Adrien-Gabriel 
Morice, O. M. L, le degré hono- 
raire de docteur en droit. Ce 
savant Oblat, ancien mission- 
naire des tribus indiennes, est 
universellement connu par se* 
travaux sur l'histoire religieux 
se du Nord-Ouest canadien, sur 
l'anthropologie et la philologie. 

- Ri I. P. •■ 



Nos sympathies au Dtr- Des- 
rosiers de Sudbury à l 'occasion 
de U mort de sa mère. 

Nos sympathies à M. Rodol- 
phe-Rheai^mc de Hull, CTUètte- 
ment affligé par la mort de sa 
mère. 

FANTAISIE 



La cigarette 

(suite de la le page) 



ne empoisonnée par Vu$age trop 
fréquent de cette amie perverse; 
on dit même que les hôpitaux et 
les hospice* cachent des centai- 
nes d'intelligences amoindries, 
de volontés sans ressorts, de sen- 
sibilités ,. énervées. Cet jeunes 
yens rêvaient à l'avenir à tra- 
vers des bouffées bleues tandis 
que l'empoisonneuse injectait 
son venin dans leuts poitrines 
pleines de vie. Aujourd'hui leur 
tour. . . demain le vôtre peut- 
être. Oh! la vilaine cigarette. 

"Un jour viendra qui n'est 
pas loin, 

"Que ce qu'elle répand sera 
votre ruine". 

Jeunesse aux fortes intelligen- 
ce», aux coeurs^_largement ou- 
verts à la vie; phalange d'âmes 
nouvelles et pleines d'espéran- 
ces, n'allez pas vieillir à vingt 
ans. 

Jacques MARTINKAU. 

♦ ' 

Dans le monde, les gens qui 
nous déplaisent tiennent deux 
fois plus de place que Isa au- 
tres. 



Hiat. Chimie, Algèbre, 
lïamel Adrien — Cat. Aut 
Or, Gram. Lat. Auteurs 
Autew» Vr. Comp. Fr. 
Chimie, At%èbre. Géom.; 
bonté Ircnée — Auteurs Fr 
casse Gaétan — Auteurs 
Camp. Angl ; Laroc^ue 
André— Cat. Auteurs Fr. C 
Fr. Auteurs Angl. Comp 
Hist. Chimie. Algèbre. 
Lepage Paul — Cat. Au 
Lat. Hist.; Mageau Aurèle 
Auteurs Angl. Comp. 
Hist.; Fharand Paul — 
Chimie ; Quesnel Roland — 
mie ; Tourigny Clément — 
Gram. Gr. Auteurs Gr. Q\ 
Lat. Auteurs Lat. Auteurs 
Comp. Fr. Auteurs Angfr, Co 
Angf. Hist. Chimie, Aîgè 
Géom.; Voyer Gérard — 
40 

Dubord Henri — Oat. Gr 
Lat. Auteurs I* t. Auteurs 
Comp. Fr. Cbimie. Géom. ; 
clerc Alfred — Comptai) 
Algèbre; Paria Paul — Co 
tabilité, Sténo.; Ribout Jo 
— Gram. Lat. Auteurs Lat. 
teurs Fr. Comp. Fr. Aut 
Angl. Comp- Angl, Chimie, 
fret Maurice — Gram. 
Comp. Fr. Chimie; Valiqu 
Paul — Gram. Lat. Auteurs 
Auteurs Fr. Comp. Fr. Corn 
bilité, Sténo. Algèbre. 

4D 

Casselman " Hubert — E 
Authors, Engi. Consp. 
Geom. ; Lcfeuvre Frank 
Fren. Authors. Fren. Co 
Hist. Algebra; Luasier Ge< 
ges — Engl. Comp. Hist.; 
tenaude Vincent — C ne rais 
Geora. ; Burke Raymond — K 

Comp. 

a — 

Première Messe 
d'un ancien élè 1 



Le R. P. jLrthur Breault, 
M. T., originaire de Teeu 
Ont., s chanté sa première 
»e à la chapelle de d'tlnive 
té A 7 h. 30 le 22 mai. 

Le R. P. Arcade Guindon. 
M. L, professeur à l'Univers 
a prononcé le sermon. Le R. I 
Raoul Legault. O.M.I., aussi ai 
l'Université était le prêtre al 
sistant. 

Le B. P. Luc Bengïet, .C.S.CJ 
curé de sainte-Anne de Détroit! 
et le R. P. René Lavigne, 
M. I., professeur k lTJuiversit 
étaient le diacre et sous-di 
ère. 

M. Médéric Breault, grand 
père du jeune prêtre, Mme 
seph Breault sa mère, ainsi q 
ses deux frères et plusieurs s»{ 

très assistaient. 
» 

Nous ne sommes que d'hier} 
nous ne pouvons pas dire 
nous emplissons le monde. 

gag ggaww ■■ ' ■ ■ •- 



E. R. E. Chevrier 



oat, m.p. 



OUawa, Os4. 



TOMplMMMt: gber. mw909 



M. 



r** Bt-Jaeqaea 



BOUCHER FRÈRES 

MarohADds d a Bois 
O^roc — InaaUx — Papier Stsatkraft 



H«li. P. Q 



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Tél. Sk. Mtt 



ROBERT BEDDWG 00. 



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"V, 



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^ 



JOURNAL Bl-MENfUtf PARAISSANT 

LE lit CT Lf 1IM CHAQUE! MOIS 

D'OCTOBRE AJUÉN 



SOCIÉTÉ DES DÉBATS FRANÇAIS 
DS l*UN IVEBSiTÉ D'OTTAWA 



Abonnement: 60 «oub 
lie BUBwfro: 5 «ou» 



JDtascteor: Marcel Oolmet B*d»cteor en chef: Robert BarM&Mi 

Admlnlstratcor: K*oul CUnthler 



Rédaction et Administration; 
l'ntvmtté d'Ottawa. 



éé 



VA TON CHEMiN 



La publication de "La Rotonde" pour une deuxième année 
est une heureuse nouvelle. Commencée grâce à V enthousiasme 
de la jeunesse elle pouvait bien, aux yeux des plus anciensi 
n'avoir qu'une existence éphémère' Mais encore une fois les 
pessimistes ont eu tort ei ils auront tort longtemps si l'on juge 
l'avenir de "La Rotonde" par l'entrain que manifestent ses 
nouveaux directeurs. Us te proposent çlut que de continuer 
lesillon déjà tracé par leurs devanciers; ils ont de nouveaux 
projets, ils nous oncen\ des *.."- '2^2 . *lle$. 1 
seront donc intéressés à ce qu'auront à leur dire ceux qui les 
ont remplacés sous la rotonde. Let étudiants d'aujourd'huij 
donneront une plus active collaboration et as sur e r o n t- une. vie-\ 
intense au journal universitaire. La direction de VUniversité 
renouvelle à tous ses encouragemenit et set voeux de succès. 

G. MARCHAND, O.M.I., recteur. 



Par message Le pw»ni«r Rédacteur en Chef 



"Le Cardinal ViUeneu- 
ve, O.M.I., archevêque de 
Québec, trèa sensible aux 
hommages des chère an- 
ciens de lf Université d'Ot- 
tawa, agrée avec joie leuV 
communication et bénit de 
grand coeur la famine bi- 
lingue qui prolonge l'in- 
fluence et l'amour de l'Ai- 
ma Mater hors ses murs." 

Les Anciens, par l'entre- 
mise de "La Rotonde", 
^tiennent a. dire à Son Emi-. 
nence combien ils lui sont 
reconnaissants pour cette 
bénédiction et ce gage de 
succès. ; ' 








B. r. s. Gravel, O.M.I. 

Notre Ancien Directeur 

Noos avons appris avec une certaine surprise mêlée de re- 
gret que le R. P. Joseph Gravel, O. M. I., quittait la Société des 
Débats français et la direction de "la Rotonde" pour se dé- 
vouer dans une autre sphère. 

■Le départ de notre habile et dévoué directeur sera certaine- 
ment un vide difficile à combler. Car quiconque a travaillé 
sous sa direction a pu apprécier à leur juste vsleur les hautes 
qualités du "Père de La Rotonde'. Je die le 4, Père", car à 
pereoane plus qu'à lui ne revient ce titre. En effet, c'est à lui 
que nous devons l'idée d'un journal à l'Université. Nous lui 
devons également la diffusion du plan que chaque élève doit 
coopérer à son développement. C'est encore au R. P. Gravel 
que revient le mérite d'avoir organisé le premier bureau de di- 
rection et celui de rédaction. En un mot, "La Rotonde" lui 
doit la vie. Et, avouons-le candidement, quand nos énergies 
encore neuves et nos jeunes courages menaçaient de sombrer, c'est 
au directeur que nous avions recours. Toujours il avait un 
bon mot, une parole encourageante, et nos pas d'apprentis jour- 
nalistes se rafermissaient. 

Nous ne pourrons donc jamais trop remercier le R. P. Gravel 
pour tout le bien qu'il a fait à notre journal. Sous son heureuse 
initiative "La Rotonde" est née, par ses sages conseils et sa 
prndente direction elle a progressé, son souvenir nous aklera à la 
nttintenir. Aussi, en reorereiant son ancien directeur, "La 
Rotonde" lui souhaite toutes les consolations possibles dans son 
nouveau domaine. L'activité du R. P. Gravel nous était un 
stimulant, ses succès noua réjouiront, ear en quelque endroit qn'il 
soit un homme d 'action et de dévouement ne manque jamais de 
réussir et de faire du bien. 

Paul BOUCHER, 



Et nous démarrons 



Oyez ! Oyez ! Clercs de la Fa • 
culte et autres! Et vous tous 
écoliers prêtez l'oreille à ce que 
vous mande par ma plume "La 
Rotonde" et ses officiers. ' 

Après quelques convocations 
des anciens rédacteurs- et admi- 
nistrateurs, après quelques ap- 
pels aux âmes et plumes de bon- 
ne volonté, nous voici en mar- 
che pour une nouvelle année. 

Nous vous présentons d'abord 
les nouveaux chefs. 

En tête, notre censeur. Un 
mot seulement pour qui ne con- 
naît pas le R. P. Henri Moris- 
seau, O.M.I. Ses suggestions et 
ses propositions "nous laissent 
entrevoir un avenir tout sou- 
riant. Lç nouveau Directeur, 
M. Oujmet, était hier le bras 
droit de notre estimé camara- 
de René Ménard. C'est dire 
qu'il va faire... lever la pous- 
sière. Puis, pour compléter la 
direction, Rémi Millette, le pe- 
tit R£mi, le grand homme pas 
du tant écrasé par la charge de 
président de la Société des Dé- 
bats, qu'on s'avisa de nommer 
aviseur. Attention!.... "on a 
souvent besoin d'un pins pe- 
tit..." 

Robert Barsalou, Puce de 
son petit nom-Pulice nomme— 
qui a le titre de Rédacteur en 
chef, s>st adjoint Jacques Bou- 
eher et J. L. Gagnon pour me- 
ner à bonne fin tous nos pro- 
jets. J. J. Garneau, président 
du Cerclé S. C. de l'A.C.J.C, 
n'a pas cru déchoir en accep^ 
tant le poste de secrétaire. 

Vous aurez encore le plaisir 
de lire la belle prose de nos ré- 
dacteura-i MM. P. Major, JLJP. 
Rolland, M. Piché, L; Guibord, 
L. Tarte, A. Legriaet nombre 
d'autres. 

Vous vous réjouirez des ca* 
ricatures de G. Beaudry qui 
veut bien illustrer notre petit 
journal. J. Jtouthier et G. Bou- 
tet vous tiendront des propos 
littéraires tout comme par le 
passé. En tait de chroniques, 



Il y a un an, "La Rotonde", 
conçue dans les cerveaux opti- 
mistes de quelques étudiants de 
langue française *de l'Universi- 
té d'Ottawa, faisait ses pre- 
miers pas. Cette année, nom- 
breux sont ceux qui sont venus 
apporter v leur généreux con- 
cours à" *\1K poignée de v bra- 
,**«•■& qui a tenu. Vétérans ei re- 
crues fraternisent aujourd'hui 
comme de vieux copains et sou- 
tiennent de v tous letrr8 efforts 
l'oeuvre encore neuve, regret- 
tant le départ malheureux mais 
inévitable de certains fonda- 
teurs, appelés vers des études 
spécialisées dans d'autres Uni- 
versités. 

De ceux-là, René Ménard, an- 
cien rédacteur en chef et main- 
tenant étudiant en notariat à 
l 'Université de Montréal, a lais- 
sé tant à la rédaction qu'à D'ad- 
ministration de notre modeste 



(Suite à la rare 58) 



René Ménard 



Message du Président ¥ 



,-.-.,:. 



Rémi Millette 



NOS ORATEURS 

Le choix des ora- 
teurs pour les débats 
inter-universitaires a 
été fait, hier soir, à 
la suite du concours 
éliminatoire. Iront à 
Montréal, MM. Mar- 
cel Ouimet et Jacques 
Boucher. Resteront 
à Ottawa, MM. Rémi 
Millette et Paul Emi 
le Morr an. 

Prendront part au 
débat public:— MM 
Robert Barsalou, Lo 
remo Label, Raoul 
Fréchette, Paul «mi- 
le Rolland. 



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Depuis un mois déjà nos ca- 
rabins «sont revenus des vacan- 
ces. .L'énergie pour les études 
s'était un peu émoussée, et il 
a fallu pour plusieurs un effort 
de courage pour descendre de 
l'étagère l^s vieux bouquins qui 
renvoient au temps de Platon 
et d'Aristote, ou qui réveillent 
les mânes de Virgile. 

Toutefois, cet engourdisse- 
ment des esprits ne dura pas, et 
même, chose digne de remar- 
que, une activité fébrile a ré- 
gné à l'Université en ces der- 
niers quinze jours La cause T 
La voici : 

Il s'agissait de réorganiser le 
conseil qui présidera aux desti- 
nées de l'organe officiel des 
étudiants, faire revivre "La 
Rotonde" si heureusem e n t 
insugurée par nos amis l'an 
dernier. 

D'aucuns, assistant à toutes 
les réunions des comités et des 
sous-comités, se seraient crus 
sous le régime soviétique. Soye* 
sans crainte, personne n'agita 
le drapeau rouge ni n*entonna 
la Sème Internationale. Tous les 
pourparlers et tous les concilia- 
bules n'eurent aucun effet né- 
faste. Mais résultat pratique : la 
formation d'une organisation 
forte, dévouée et courageuse 
qui prend en main le sort de 
noire petit journal aniversitai- 
re. 

Oui, lecteurs, c'est "La Ro- 
tonde" qui vient vous retrou- 
ver au eoin du feu pour vous 
parler de votre vieille "Aima 
Mater". Salut à vous tous col- 
légiens d'autrefois, aujourd'hui 
pâtres, missionnaires, profes- 
sionnels éminenU, dlscip 1 e a 
d'Eocuflape ou de Thémis. Paie- 

»»■■ («utte à la an» at> . 



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