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Full text of "Sémiologie des affections du système nerveux"

J.DEJERÎNE 



SEMIULOGIE 
DES AEFECTÏONS 

DU 

SYSTÈME NERVEUX 



Wà 



MASSOJN ET ΠEDITEURS 



UNIVERSITY OF 
TORONTO LIBRARY 

The 
Jason A.Hannah 

Collection 

in the History 

of Médical 

and Related 

Sciences 



Digitized by the Internet Archive 

in 2010 with funding from 

University of Ottawa 



http://www.archive.org/details/smiologiedesafOOdeje 



SKMIOLOGIE DES AFFECTIONS 



SYSTÈME NERVEUX 



si:miolo(.ii: di:s affkci io^s 



DU 



SYSTÈME NERVEUX 



.1. DK.IKIUNE 

Prolcsscui- ,U- Clinique ili's Maladies du Système Nerveux 

a l.i Karultc <Ie M>'dccinc de Paris 

Médecin de la Salpétiiéie 

Membre .le rAc.-i<leini.- de Médecine 



AVEC 5 6 O I- 1 C U R E S EN N (1 1 R ET EN COULEURS 
ET 3 PLANCHES II OU S- TEXTE EN COULEURS 




M \SS(^\ KT O. KHI'IKI I5S 

LllillAIKES UE L ACADÉMIE DE MÉDECINE 

17.0. lieu I KV AMI) SMN 1 Ol.r.MVIN, PARIS 
II) 14 



Tous droits de reproduction, de traduction et d'odaytatioti 
réservés pour tous pays. 



Copyright hy Masson et C" 
19''' 



INTRODUCTION 



Cri iiiirniif' csl une deuxième èihlidii de ma SniiKihxjie des Alléc- 
hons lin Si/slème nerveux parue en l'.KHI. Contjn'is itlurs ihins le 
Tiiiili' tic l'iitliiilu^ic fi(''ii(''i';ilc du l'ini'cs^i'iii' lidiicliiud. // esl rééililé 
inijonrd'lini isolénu'nl. 

Le dontiiine <les sciences médicales esl infinnneni nisle. Se nilld- 
clianl de près du de loin à toutes les branches de l'aclirile scu'nlifnjue, 
les con(iuètes en médecine sont sujettes à d'incessantes modilications. 
Seul cejiendant le territoire de l'obserralinn jini/irement dit paraUrait, 
a priori, deroir ronstiluer ijuelijne cliiise d'essenllellenienl fixe. La 
Sémiolkjùe, ijui n'est, en soninie, (jiie l'expusc des données j'oarnies par 
l'olmer ration, des rapports (jui existent entre les facullés sensorielles 
du médecin et les troubles objectifs présentés par lex malades, semble- 
rait deroir élre. de toutes les parties de la Médecine, celle ijui derriiil 
le plus rapidement se ronstiluer à l'élal définitif. A ce compte, ce 
lirre ne serait (ju une réimpression. Dans le fait, pour le mettre au 
courant de tous les proç/rès réalisés au cours de ces treize dernières 
années, il a été nécessaire de le modifier sur bien des points, de le 
compléter sur bien d'autres, en sorte iju'il se présente aujonrd'liui. 
suirant la formule habiluelle. ^ complètemeni reçu cl considéra- 
blement auijmenié ■'. 

C'est ijae tout d'abord la Sémioloipe proprement dite s'est accrue — 
je n'oserais pas dire qu'elle s'en soit toujours enrichie — d'une ijiian- 
tité de symptômes nouveaux dus à une observation plus allenlire el 
surtout peut-être plus nombreuse. Beaucoup d'affections du si/stème 
nerveux ayant une évolution exirèmemeni lente préseiilenl de ce fait 
nombre de symptômes à modifications jimiiressives. 

Bien des acquisitions de la Sémioloi/ie moderne ne résullenl. en 
somme, que de l'élévation un çirade de symptôme proprement dit. de 
transitions, d'aspects successifs d un même syniptihiieen roie decioislilu- 



M IM HOIll (TKlX. 

lion ilr/iiiilirr. Oui' l'un prcinic jidr rxc. initie des sunijilùnics d'ordre 
iinirnil nnninc la jnirnli/sic nn lu ntnlrnclure cl il ml <iinr de conceroir 
ijn'à clnUjHr dcfjrr dr jHirdhjsieon de cunlraclnre, (pi'à clnique ninscle 
ainsidrrc, /misse correspondre une si/nif)loni(Uolo(iie spéciale, mais 
d(inl l'nranhKie jninmi jitirahre discutable. Ptmr ma pari je me suis 
jnu l'ois deiuanitc si, à ce poinl de me el en dehors de (juehjues accjni- 
silioiis rrniincnl ntmcelles el précienses, la Scmioloqic des Al/'eclions 
lia sijslhne nerceu.r n'élail pas en, Irain de perdre, en précision el en 
clarté, nne rjrande partie de ce (jn'elle avait pu, an cours de ces 
dernières années, (pnincr dans l'abondance d'ane stpnpIomaloUxjie 
de délait. 

l'ins précienses i/ae celles ijui rèsnllenl de la dissection fuie des 
troubles nerrear, plus intéressantes (jiie cette poussière de symptiiines, 
nie paraissent être les coïKjnèles apportées par des méthodes nonrelles 
d'obsercatioii : c'est ainsi i/n'iine Séniioloi/ie due à l'inlerrenlion des 
nu'lhodes de laboratoire cl dont il m'a fallu tenir un larcje compte, 
s'est constituée à peu jirès entièrement iioiirelle. Aussi bien ai-je 
inirodnil dans ce lirre, pour ne citer ipi' an exemple, an chapitre 
spécial sar la Sémioloi/ie da liquide céphalo-racliidien. 

l'ais c'i'sl l'observai ion psyclioloi/ifiuc t/ui a pénétré dans le domaine 
des al\rclions onpiniijues da système nerveux. C'est à elle, en somme, 
ijite nous sommes rederahles de la conslilution de sijmlromes enlière- 
nienl nnareaax. lel. pour n'eU' citer (ju'an seul parlicalièreinenl 
important, celui de l'Apraxie. 

Par ailleurs, les faits ne prcnnenl leur râleur réelle que par leur 
ijronpement, par la siçinifcaiion qui s'attache à eux. Un symptôme 
ne saurait, aux yeux de l'obserralenr, être abslrail de son sens palho- 
ip'iiiijae. de sa râleur diaqnosliiine. On saisit dès lors, combien, non 
pas laiil dans sa matière même, que dans son arrauçicment, an traité 
de Sémioloi/ie doit se trouver modi/ié par l'intervention d'interpréta- 
tions neiires, par la création de paltioip'nics nonrelles. Tels symptômes, 
en enx-mémes constanls, prendront fipire tout autre, parce qu'ils 
.seront ijroupés, réunis par les liens d'une pathoijcnie iijnorée jusque- 
là. L'élude d'an symptôme ne comprend-elle pas en ejfet la connais- 
sance de ce que ion dénomme sa Valciii' sriiiiolo^iqnc'.' N( bien que 
la Séinioloiiie. m théorie peu siijeUe à rarialions, se trouve, dans le 



i.\ I iiiihi i-ri<i\. Ml 

ftlil, sitinc tuidrs Ifs rtupcs ilc Iti Srinirr itinlinilr. ihoiiitssiiiiI iIcs 
iiroiipciiinils clinitpn's IhriiK's juir la sinijilc nlisriraliiin, jmiiit'iniT 
iinirntlisiilitiiis ties xi/iillit'si's jiiillnuiriiKiiii's. .If jimulviti connnr rj-cmith' 
l(t Snniiildiiie ilcx nllrnilm niihnihnrrs ijiii. Inni (juc jiii'sviiUiul ilfx 
xniiK's )i()iiri'iiii.r. s'rsl Irniirrc siiilniil ciincluc iitir l nitrijin'ldli'ni 
(linnirc tant aux fdils imun'diix i/n'ù ri'iix ilcji'i amitiis cl cliissrs. 
Tellt'x encore loiilcx les ntainft'sldlions il'orthe Ihiiciioiniel ifiii. arec le 
niêineroijis, se préseiileiil lerèlues il' un liahll cnlicrcmenl neuf, jnirci' 
ijuon II sn loiren elles îles iihoiilIssinilsiHrers ifime cuinniiinenlleinle. 
jiitrce ijnnn n su les relier pur leur cnnse jnilliiiiicinijiie ijiii et'l 
l'i'inolion . 

he Inities ces iiioilifii'iiliniis siiliics iiur In Scicnre iieiiriilniiiijne cti'nn- 
fornies aux lois ijui réi/issenl l'éntlnlnin île Innies les sciences il nliser- 
ralion, j'ai été obliç/é île tenir le jilns iirnml cnmjjle. cherclianl ninsi ii 
iloiiner iliiiis ce lirre tinn pas senlemeni In nuilière de l'ohserrnlinn 
nenroloijiijiie. niiiis encore son Intelliiicnrc Celle-ci. jinr ml leurs. 
mil paru sonreni impossible n élnhlir si l'nn n'nrrirnil pus ii relier 
bien lies sijmptihnes iinx snhslriilnins iiniiUnniijncs ijiii les cnm- 
ininnlent. En Méilecine il funl penser pliysinlniiiijnenient. Or. ilnns le 
ilnminne île lu yenrnloijie, plii/sinlm/ie el iinalmnic se cnii/hndenl. 
Peiil-iUre n'esl-ce lii iju'nne période Ininsilnire el la l'Iijisinlnipe du 
sj/sième nerveux urrireru-l-elle nn jour à cnnstilner une science 
iiulnnome en relation plus arec l'Iiisloloijieijn'arec l'Ànatomie propre- 
ment dite. Mais nous somnie.s encore loin de celle cpoiiue et je ne puis 
m'enipèclier de constater i/ue. pour l'inslinil, el sans ipn'nn puisse 
préroir sa déchéance, IWnalnmie du si/slcme nerren.r à laijiiellc. 
aillé d'une précieuse et chère collaboralion, j'ai consacré la iiiiijenre 
partie de mon existence, domine lanjement la l'allioloçiie nerreiise. 
Seule elle permet de lu comprendre. Sans elle, des chapitres complc- 
temenl remaniés en cette édition, comme ceux ijui ont Irait à Imites les 
modalités des trnublcs de la motilité et de lu sensiliililé. srriiienl sim- 
plement nicnmpréhensihles. Ces chapitres — d'antres encore, — on les 
Iroarera illustrés de nombreuses fujines et planches anal' miijues iiou- 
relles, dont je puis, sans mndeslie. faire la Iniiiinrje. pnisijii'ils sont 
l'irurre de Madame liejerine el ijiie je sais la somme de Irarnil 
qu'elles lui ont cniïlé. 



â 



i.\Tiint>r("riox. 



QueUp tjiif soil l'rcolnlin» syntlirliijiK' de la Nf'Ufoloijie. il rù'ii eut 
jHis iiKiiiis vrai ijiie les inêniex raisons iiui reiiileiil possible la miillijili- 
i-(ilinii il l'in/ini lies siinijiliiiiirs. niiilliplienl iiiiasi les ii^tperls sons 
Ifsijiti'ls sr prrseiileiil 1rs iiiiiliiiles. SinrnvI l'âge île la lésion . sidranl 
son innile il'érol niion , siiinnil lu jtféjtoniléninrede l'alteiiile lésiiiniiellr 
ilans telle on telle fèijion. nu imiliule ili/fère coiisidérahlement d'un 
antre iilleinl exaiienienl de lu même njj'ei-lion (jne lui. Aniitnniiiine- 
iiienl. jnilhoiiéiiiijiienient . r'esl In même maladie. Il semble rejieiidiint 
ijne re ne soient pas les mêmes malades. Suivant leur point d'applira- 
lion. dis ritnses identiques donnent naissance à des symptômes objerti/s 
divers. De telle sorte ifiit' le proi/rès dn lï nue rlassification loijiquc des 
obserriilions ne penl i/nère se j'iiire que par une abondante doeiinien- 
tiition. faisant saisir tontes les Iriinsilionsel, arec tontes lesdijjérences. 
tontes les parentés. 

C'est donc de tonte In dnrnmriitntion rerneillie par moi an cours 
de ces treize dernières années, ijne se trouvera encore anijmenté le 
livre (/ne je publie anjonrd'bni. Il m'a paru i/iie c'était pour moi nii 
réritable devoir (jue de faire prof ter les médecins et les étudiants îles 
observations (jue fai pu faire à la Snlpèlrière, tant comme Médecin 
de cet hospice (pie comme Professeur de Cliniijue des Maladies dn 
Sijstcme nerveux, .l'ai pensé ijiie ceux qui liraient cet ourrarie feraient 
ainsi en iineliiue sorte une véritable économie d'expérience. 

Enrichi d'un matériel personnel, mis au courant de tons les fiits 
iiiiiiieiiiix iippoitês par la scienre contemporaire, rédii/é cependant 
m tenant ronliniiellement compte de ce que. si l'iinali/se est nn moyen, 
hi siintlii'se est le but reis lequel doit tendre tout esprit intelliijetit, ce 
Une irojirera, je l'espère, le même bon acciwil que son aiiié. Cet 
atrneil il le devra, à coup sûr, en partie à mes éditeurs, MM. Mas- 
son ri Cir. qui ont mis. à cette deuxième édition de ma Srinioloiiic dr-- 
AlVcclioiis (lu Sysiriiic ihm'vlmix, nn soin, une patience et un déroue- 
meiit an-dessus de tout éloye et dont je ne saurais trop les remercier. 

Avril l'.M'i. 

.1. iii;,ikiiim:. 



TABLE DES MATIÈRES 



IvTIKlIll'CTION V 

tliiAiMTnt: i'nt:Mtt:t<. Troidilfs itr /'iiih'llû/nicr. I 

Apoplexie câri'hiiilf I 

Kliiile cliiiiqni' I 

l':illio^'('iÈic- 5 

lli,i};iioslic . . . • 

V;il(>iir séiiiioliij;ii|iii' " 

Coma ît 

Étude cliiii<nic !• 

Iliaginoslic tlKU-i'ciUiel .... Il 

Patliotïénic Il 

Sémiologii- du coiiia I'.; 

Diasnoslic éiioldgiiiiii' IN 

Sommeil. . . , Il* 

Sommeil iioiiiial !'.• 

Soinineil iwllinlogiiinc i'I 

Insomnie '2"> 

Narcolepsic 24 

Valeur scmiolopique de la i]arci>lepsii' '25 

Maladie du soinnioil '20 

Sommeil liysléiiqne. - Lélliainie '2" 

Automatisme ambulatoire '2N 

Suggestion et xuggestihililé '2i' 

Hypnotisme ">l 

Valeur théi-apeuli(pie des inélliocles do suiiijostio]!. I.'liypnose. I.a pcr.-iuasion. "i 

Agiiosie Ô4 

.Xgnosie laclile (asléi-éognosir "''' 

Sa valeur sémiologique ">!' 

Agnosie visuelle ^'l' 

Agnosie auditive. Sui'dité psycliiqiir ■40 

Agnosie olfactive. Agnosie gustaliM' 41 

Àpraxie 41 

A. Apiaxic' idéaloiie . 4"> 

B. .\pra.\ie idéo-motricc '•"' 

C. Apraxie njotiice ''7 

Valeur anatomique des apraxies 4^ 

Valeur sémiologiquc des apraxies '•!! 

Amnésie •">•' 

Hypermnésie. i)aramnésies, ccinnésies ... 50 

Amnésie •"'"' 

Valeur scminlo^iqne des amnésies -'O 

tltt.vi'irnK 11. — Trouilles du laugaqe ''*^ 

.\rii.\su; *'^ 

llistoriipie '''■' 

Mode d'examen d'un apliasi(|ii<' '■' 

Aphasie motrice ou d'expression '** 

Aphasie motrice de liroca. Apliasie nioliice avec altération du langage 

intérieure '** 

Aphasie motrice pure, aphémie **- 

Aphasie motrice chez les polyglottes *" 

Aphasie ilinlonatioii !<.i 



•/•.■) B/./;' DES M.\riliHi:s. 

i/iliiisir snixonrllr ou de rom/m'liriisiiiii M.'i 

Dysli'xic S7 

Aphasie opliiiiic SS 

l'arapliasie SX 

A|ihasics scnsoi'iellos pures lit 

Cécil(5 verbale pure 'M 

Siirilité voi-linli' puiv ll."i 

Apliiisic totale <)7 

Aphasie elin les iiaorlicis yS 

Aiifres raeiél('s d'apliaxie i)',) 

Aimisio Oy 

Apliasies Iraiiscorlicalcs 101 

Aphasie amnésique 102 

E(al mental dei apliasù/iies Kli 

Zone du langage . . 1(17 

Aphasies pai' h'sion <li' l;i zriiir (hi l:iiit;aj;<' ; apliasies par lésions corlicali-.. Ht 

Aphasies pures IIÔ 

Psgckologie phi/sioluyir/ue du langage. - Langage infërienv Il."t 

Diagtiostie et ealeitr seniinlogiqne de l'aphasie . jl'J 

Kornies niotrii-es ll!i 

Aphasie senscuielli' \->o 

Apliasie liilale l'il 

Aphasies sensorielles pures I'22 

lits \I.TKRVT10tiS DE l.'ÉCRITCBI-: CHEZ LES II'IUSIIIL'ES. — pE l.'AGn.tPIIIE I '27) 

Elude clini<|ue 12") 

Diagnostic de l'agraphie 128 

État de l'écriture dans l'apliasie ukiIiIcc de Itroia l-'8 

Klat de l'écriture dans l'aphasie moliice pure lôtl 

Klat de l'écriture dans l'aphasie sensorielle 13(1 

État de l'écriture dans la cécité et la surdité verliales (lurcs \'i' 

Marche et éeolulinn des altérations de iéeriliirr ehez le< niihasit/aes . . . I."i7 

Eeriture en miroir 1Ô9 

Physiologie palhotugique et valeur s('niioloi/ir/ne de l'ai/rnphir lu!» 

Arfîuinents émis en faveur d'un centre lie r.i^rapliii' 1 tU 

Aryuinenls psycho-physiologiques \W 

Arguments expérimentaux, arguments i-liiiiipii'> Itl 

Arguments anatomo-pathologiqurs I i'2 

Arguments contraires à l'hypothèse diiii lenlie des images grapliii|ue> . . li'f 

DïSARTiiRiE. — Anmitiuiie 148 

Klude cliniipie 148 

Sémiologie de la dysarthrie IM 

Troubles de la parole dans latlaciue apoplecliqiu'. riir-ninrra^iie ri liiii- 

bolie cérébrales, la paralysie générale IM 

Dans la paralysie pseudo-bulbaire d'origine cérilirali'. la païahsir 

pseudo-bulbaire de l'enfance . I"i2 

Dans la paralysie labio-glosso-pharyngée. la sclérose hilérale aiiiyoïin- 

phique. la paralysie bulbaire familiale I")"> 

Dans les névrites toxiipies ou infectieuses, la foriiii' liulliaire de la syiin- 

goniyélie. les exsudais méningés de la base IMi 

Dans la paralysie bulbaire à marche aiguë l"iT 

Dans l'atrophie olivo-ponlo-cérébelleuse de Deieriiie el Aiidn- Thiuii.i-. 

la sclérose des cordons postérieurs I.h 

Dans la paralysie bulbaire asthénique, la injopalliie airopliiipie progres- 
sive. ..." I."i8 

Dans la sclérose en plaques, la maladie de l'rieiireicli, l'hérédii-alaxii' 

céréb-lleuse I"i!i 

D;ins la chorée, raihélosc ilmilile, h' paraiiiynclniiii^ llipli'X. I.i iii.ilailie 

lies tics, la paralysie agilaule, Ihysléiae Itid 

McrisME loi 

BÉU.HEME.Nr llj."l 



TMiii: i>i:s M,\rii:iti:s. ^i 

III. Tiouhlis ,!,■ 1,1 mohlil,' m; 

I. I'ahalïsiks 107 

A IWmiplnj,,- 108 

Kliiilo cliiii(|iii' ■100 

Péi'iodo lie [(ariilyslc ll.isi|ui' I0<( 

l'érioilc lie coiilracliii-c |""i 

r.onlnictiirc prdcocp. Oontiviclioii tardive oii pei-iiiaiionle .... 17." 

Mouvements associés, syncinésies IM 

Troubles observés du ciMé des iiioiubi'es sains \K> 

Hèllexes IX." 

Évolulion clinique de l'Iiéiniplégie IXi 

Conta-actuee héniiplégifine d'emblée, par iiiitalion ciirlicalc . . . . ls."i 

Complications et symplonies associés |x."i 

Troubles moteurs pré- et posl-liéniipléjïiipies ; In^mblcnienl. dvs- 

métrie, hémialaxie. hrinicliorée, iiémiatliétose 18."i 

Troubles de la seiisibilitc' ilans riiéiiiiplégie \m 

Troubles vaso-moteurs it lropliii|ues dans l'Iiéiuipléfrie l!MI 

Troubles de la parole et de l'intellipeuce lîlt 

.Anatomie et physiologie patholofri(|iics 19.") 

Système pyramidal ou sysléuie corlico-micli-DiiiédidlMire de la voie 

pédoniulaire IIKi 

l'.ontin^ent corlico-nurléaii'c el lilires aljerranles de l.i voie 

pédonculaire l'HI 

Coutin'ieid eortico-inédullaiie 20." 

Diagnostic el valeur sémiologique de rhéiiiipirf;ie . ivii 

|ila^:iioslic ilu siège de la lésion. Formes cliniques de l'Iiéimplégie. "JOt 
.\. Iléniiplégies par lésions cérébrales. Hémiplégie corticale, sous- 

corlicale, capsulaire 'iO» 

11. Iléuiiplégies par lésions du tronc encéphalique 208 

Syndromes cliniipies de ces hémiplégies 218 

a. Syndromes pédonculaires antérieia-s el postérieurs. Syn- 
dromes de Weber, de liencdict 218 

II. Syndromes pi-otubéraiitiels antérieurs et postérieurs. 

Type Millard-tiuhler; syndromes de Foville '220 

r . Syndrome bidbaire antérieur ou inlerolivaire; syn- 
dromes bulbaires rétTO-olivaires : syndromes d Avellis. 

de Schmidt, de Jackson, de Tapi.i. ele 220 

('., Hémiplégies homolatérales 230 

il. llénùplégie par lésion spinale 251 

E. Hémiplégie névritique 255 

F. Hémiplégie bilatérale ou diplegie 255 

Valeur causale de riiémiplégie 2.55 

1" Hémiplégie dans les maladies inléclieuses 235 

2" Hémiplégie dans les maladies diathésiipies et les intoxica- 
tions 25X 

'<' 4° Hémiplégie dans les allecliuiis du co'ur. d.ius la pleuiésie. 23',' 
5» go 70 Hémiplégie dans la sclérose eu plaques, le tabès, la 

paralysie générale 240 

8" Hémiplégies t'onctionnelles 2il 

9° Pseudo-hémiplégie par troubles de la sensibilité 24} 

lO" Paralysie psychique 244 

1 1" Association organo-psycliique dans riiémiplégie 245 

12° Hémiplégie suivant l'âge 245 

Hémiplégie cérébrale infantile 245 

Sémiologie de l'hémiplégie cérébrale infantile 255 

B. — llémi/ilnjie dissociée. — Monoplégies 255 

Monoplégies pures 255 

Iliagnoslie el valeur sémiologique 25ti 

Moniqdégies d'origine cérébrale 258 

l'etits signes île l'Iiénii/il^gie oigaiiii/iir 260 



TMii.i-: i>i:s MA I ii:ni:s. 

C. — l'tini/)léijics 'J6Ô 

Élude aïKilyliqiJC ilos (lillorenls iiuiilcs ili' |iiu:i|ili'-^ii' 204 

l'anipli^jtiir piir lésion du neurone p(''ilpliiiii|i]f Itàl 

Pai'apli'cie par lésion du neurone cenlr.il 200 

Parapléf^ic tlascpie peruianenle, l'amplé^jie lliiMpie passagère . . . 205 

l'araiiléj-'ie !;pasinodi(pie. Modes de déljul 267 

Syuiplùiues 201) 

l'ara|iléf;ie dissiiciée 27.') 

Sémiologie des paraplégies 276 

I. ParapU'ijifx par lésions du nnirone périphérique 277 

Paralysie ascendante aiguë ou maladie de Landry 27!) 

H. Paraplégies par lésions dn neurone ceniral 2H(I 

Paraplégies médullaires 2SII 

A. Variélés selon l'extension de la lésion 2SII 

11. V.u-ielés selon lelage 2SI 

I'.. Variélés en largeur. Hémiparaplégie. Synilroine ilc lirowu- 

Séiiuard 2S0 

Diagnostic et valeur causale de la para|iiégie dans les 

lésions de la moelle épiniére '2S7 

I" Paraplégie traumalique 287 

2» Paraplégie par Compression 2S7 

j" P.ii'a|ilégii' par niyélomalocie 'i89 

Paraplégie sypliilitique 2!)0 

A évolution lente et progressive 2!11 

A début brusque 2i)2 

i" Paraplégie par hématomyélie -'■•"> 

.y Paraplégies par syringomyélie et par lumiMus iiilia- 

médullaires 296 

0° Pap'aplégie par scléroses médullaires 298 

m. Varaplèfjie par lésion du neurone cortical 301 

Paraplégies cérébrales. Paraplégie cérébrale des vieillards . 301 

Paraplégie cérébrale infantile. Syndrome de Mttle ">0I 

Paraplégie spasmodique lamiliale "12 

IV. Paraplégies fonctionnelles .ÏIj 

Paraplégies neurasthénique, hystérique '>\o 

Basophobie 315 

Paraplégies rélle.xes, paraplégie chez les tabéliques 515 

Y. Paraplégies intermittentes et paralysies périodiques 316 

II. .\tR0PHIES MUSCDI.AIIIKS 317 

Uiagjiostic de l'atrophie musculaire. - Sémiologie des atrophies 

uiuscidaires 318 

A. — Atro/i/iies niusrulaires protopalliiipirx. imloiioinrs. par dyslro/iliic 

priniilier de la fihre striée 320 

Myopathie atrophique progressire 320 

Type facio-scapulo-huniéral (bandouzy-Dejerinei 52i 

Type scapulo-luunéral 329 

Paralysie pseudu-hypertrophique de Ducherjue 535 

I). - Atrophies niusrulaires de cause nerveuse ou ilndimpalhiqucs i.i8 

I. Atrophies musculaires myélopathiques -'-'O 

Diagnostic et valeur séiniologique di'S atrophies nuisculaiics 

myélopathiques à marche lente •'>'- 

Atrophie musculaire type Aran llinheiiue 3i2 

Diaguiislic et valeur séniiohigicpie îles alniplues musculaires 

myélopathiques ii marche rapide 354 

Paralysies spinales aiguës ^-la^ 

Poliomyélite aiguë '>^" 

llémaloinvélie 557 



TMH.i: 1)1: s .\iMn:iths. \i,i 

II. Alropliie!< mimitiltiii-es « Miio/k aitiilumii/iirii iiicom/ilrteiiiriil 
l'im-iilres : aU'ci|>liii" iiiiis<Mil;iiri' ili's lii'iiii|)li''(;ir|m's ; ili-s lus- 

toi'ii|iios; :ilro|ililos iiiiisctiUiiios |iiir iii'iljliiiris |ii'M'i[ili(''i'ii|iii's. . Til'i'i 

III. Alroi>ln<:i iiitisiiihiiirs iiriiitiiiin-x ."liT 

Kliido «■liiii(|iii' "()7 

Si'midlogir ilf t'tiliD/iliir iiiiixiuliiiic inriiliiiiif iiiiiliih'rulr ... TiT I 

.\lroi)liie iiiusiiilniic il.iiis \:i \\r\n\r, dilo ascoiiilaiile TiTTi 

Sciiiiolin/if lie l'dliiijiliir iiiiixinliiijf iiriiilitjiie bilalt'iali:. ijéiir- 

raUst'e ."" i 

.\lropliii's iiiusciilaiiTS iii'vriti(|ijcs liilaléialos d'<iri;.'iiii' li-ai]iii.i- 

liiHic ou par coiiipicssidn rj"."i 

.Mi-opliics imisciilaii-cs (;i'iu'rali<('i's, rolrvaiil cl'iilii' tu'-vrilr iiilrc- 

lieusc (111 l(ixi(pii' r.Tli 

A inanlii' rapide cl à iiiarilic sul)aif;uc :i7'.l 

A niari-lii' rliiniiiipic 'i:;! 

.Mnipliio 1,'pirus.' .'.T'.i 

Maladie de Mc.rvaii .".NI 

.itropliie musculaire type r.liarrnI-Slai ie TiXri 

Névrite iuterstitiello liypcrlropiiiqne de Dejerine el Sotla:- . . . TiXi 
Atrophies iiiii.sciiliiirrx iirniliiiiirx iisxnnrcs il des a/frrlioiis 

mitliillaiirx ON" 

AIrophie musciilaiie di's alavicpies TiNS 

Alrophie iinisculaire ihms la iiial.idie de l'rie<ii'eii-li Ti'M 

III, — TnouBLES UE L» UOORDIN.IÏKI.V l.l III. l.'t«lIII.1lllU ."'.'." 

A. — Iiicoonliiialiolis motiicfx. At.wii.^- "'.Ci 

I. Alaxies d'origine prii/iheiiiiiir ~i9â 

a) Lésion porlant à la luis sur le prolonnonicnt ceiilral l'I sur le 

prolonsemenl pi'ripliériipic du neurone rill.") 

Tabcs ."'.!."> 

Examen climcpie il'un alaxique '''■'' 

Ataxie des niemlircs inférieuis 'l'-'X 

Ataxie dos membres supérieurs '''■>'■< 

Ataxie du Irouc, de la lèle el de la lace 4(11 

Névrite interslilielle 'liyperlropliiipie el prnj;ressive de I en- 
fance M)i'jeruie et Sellas) -Kit 

b) Lésion du pi-oloiincmeiil péripliériipie ou du rameau scnsilil 

péripliérii|ui' du neurone 40."i 

Tabès péripliériipie ou iiervo-labes Dejeriiiei ou pseudo-labe- 

péripliériipie '«tl.i 

II. Alaxicx d'origine mixte W' 

a] Pseudo-tabos par lésions médullaires 1117 

b] Ataxie familiale héréditaire. - Maladie de Kriedreitli W' 

111. Ataxies d'origine centrale III 

a) Aiaxie cérébelleuse 111 

Syndrome cérébelleux 11" 

Titubation verti^'ineuse Il"' 

Dysmétrie Il'- 

Adiadococinésie l'-" 

Asviieri;ie cérébelleuse l-'' 

C.alalepsie cvrébelleuse -S-j:. 

lAH'alisalions .vrébelleuses '''.i"' 

b llérédo-ataxie ci'rébelleuse l'.;!' 

c] Ataxie Iabyrinlliii|ue l-i 

.\nalomie du nerf veslibulaire '•'-' 

Examen de l'appareil veslibulaire l'I 

Épreuves de liomber};, de Slein. du ttouiomèlre de Stein, 

du vertiy' provoi|ué ''■'- 



TAnt.r: diss M,\rii:iti:s. 

K|prL'(nes nvsNi^iiiiciiii's ',"1 

iNj'slas'iiiiis roUiloiiT, caliii'iqiic, g:ilviinic|iic 4">4 

Syinplùmos comimins aux li'siims cérobolleuses ol vpsli- 

biilaires 437 

SyiiipInNics ilillorenliols clans li's deux niri'diiiiis 45X 

(I \laxii' ilans k's airoclions du tcivi-aii 458 

(• Alaxie dans les lésions pi-DlnluTanlIpllcs 4ôi) 

/') Alaxie dans les enipoisonnenionls aifjiis 441 

Ataxie aiguë 441 

ij] Alaxie dans les névroses 442 

Astasie-abasic Vti 

Troubles de l'équiUhre (l:ins hi iiial.iiiie de l'ai-kiiison . . iii 

1>. - Vkuticks 445 

Vertige rolatoirc, (ralvaniipjc 445 

Physioloïîie normale et pnllioloj;i(|iir du nMiiiic 446 

Sémiologie du verlise 451 

1. Vevtigt'A froritjiiie i<cnsftrirlle ou pt'iipïi^-rique 452 

1. Verti^'C auriculaire. Vertige de Meniéie et étal vertit;ineijx. 452 

2. Vertige visuel 'i5i 

5. Vertige de l'ataxie locomotrice 454 

11. Vertiges d'origine rentrait' 454 

Vertige épileptiipii' 455 

Vi'rtigc au cours do lésions de l'enci'pliali' 455 

in. Vertigea dans les niatndies générnles 45S 

IV. Vertiges ré/Ie.res : stcnnaral. laryiig('' 4(iO 

V. Vertige iiévropathiqne 461 

VI. Vertige paralysant ou maladie de lierlicr 41)2 

". — GoNTEtACTio.xs sfuscL'i, V1HKS I' V r noi.ci(irnui;s 404 

A. — Tremblements 464 

Diagnostic des trendiicmenis 4G6 

Sémiologie des tremlilcuienis 469 

l» Tremblement pli;siokigi(|ue 469 

2» Tremblement névropatliique héréditaire. -Névrose tr('iuidaule. 469 

"1" Tremblement dans 4es névroses 4'l> 

4° Tremblement dans la maladie de Uasodow 472 

5" Tremblement dans la maladie de Parkinson 47/1 

6" Tremblement au cours des alfccticms organicpies du système 

nerveux 474 

7" Tremblement dans les intoxications 477 

S" Tremblemeul dans les maladies infectieuses 478 

11" Ti'i'Milileiueut proressiouiiol. mécanique 478 

I!. Allièlnse 479 

Alliélose double 481) 

Étiidi' cllidque : mouvemi'nls .itlK'Iosiciues. T-i';idilé musculaire. 

troubles intellectuels 480 

Alliétoses symptomaliques 484 

Diagnostic et valeur sénuiilo^jiqiie de l'atliétose 485 

Dysbasia lordotica progressi\.i 480 

V.. Cliorées 487 

Élude clini(|uc 487 

Sémiologie des chorées 489 

1° Cliorée de Sydenliam 4*<9 

2° l'.liorée gravidique 492 

."" Cliori'e hystérique 495 

4" Syndromes choréiformcs dans les in.'d.-iilies aiguës 494 

5° {'.borée chronique de lluntington ^4 

0" S\ndi-i -s choréifcu-mes dans les maladies rhrnuiques .... 490 

7» Dliorée électrique de Dnbini 490 



TAI1LI-: Dhs M.rillBKS. xv 

II. Spasmes <07 

Tdiliodlis , VM 

S|wisiih's Icincliiinnols 50-") 

K. - Tics •. sn'i 

S.'iiiiipli>-io (les tics 5(17 

K. Myoclonies "lOK 

Païaïuyoolomis miilliplex ôd!) 

Cliorée électii<|iic ilo Itorgeron 511 

Cliorée librillaire île Mdi-vari. . 5|'2 

(;. — Coiiliattiire 5i:. 

Dia^noslic do la conlnictupo. 515 

Kliologie et valeur scinidiogiqiie 515 

1° Coiitracliires d'ori^iine musculaire 510 

Pseuiio-conlraclure par myosclérose 517 

Maladie de Volkmann 519 

1- Contractures d'origine périiiliérique 520 

."• Contractures par lésion des voies pyramidales 520 

Pliysioloftie patholotsique de la contracture spasniodique . . 521 
ïhi'orit-s liistologiques et anatouio-pliysiologiques de la con- 
tracture 522 

i° Contractures dans les irritations méningées 526 

5" Contractures dans les maladies inl'eclicuses et toxiques. . . . 527 

Tétanos 527 

Formes cliniques 530 

Rage 552 

Empoisonnement par la strycliniiie 552 

Tétanie 552 

Forme bénigne, moyenne, grave 555 

Valeur sémiologique et palliogénie de la tétanie ,558 

G' Contractures dans les névroses. — Contractures fonctionnelles. 540 

Contracture parkinsonnienne 540 

Contracture hystérique .541 

II. — Convulsions 550 

Étude clinique : convulsion tonique; convulsion clonique; troubles 

consécutifs 550 

Eliologie 555 

Patliogéuic 554 

Diagnostic et valeur sémiologique 555 

1° Épilepsie généralisée. — Mal comilial 555 

2° Épilepsie partielle. Épilepsie Bravais-.Iacksonienne 556 

5" Convulsions épileptiformes ,558 

4» Eclampsie 560 

5" Convulsions dans tes névroses. Crise hystérique 561 

6° Convulsions de l'enfance 562 

I. — Myolnnies 565 

Maladie de Tbomsen 564 

J. - Catalepsie 566 

Catatonie .567 

Uésistance à la fatigue chez lenfanl 568 

K. — Hypotonie ,568 

I,. — Myolonie congénitale 571 

Cn.vpiTiiE IV. — Sémiologie de la topographie ties paralysies et des airopliies muscu- 
laires envisagée au point de rue de leur localisation anatoiniquc . . 574 

A. — Topographie périphérique 574 

1 . Xerfs crâniens 575 

yert masticateur 575 

Nerf facial 576 

IiEjERiNE. — Sémiologie. h 



XVI TMIII-: /;/;■>• MAriIiBES. 

Séiiiiol(i(;io cl viilciir (Uiit;iii)sli(iii(' di' la panilysii' faciale î)85 

l'aialysie faciain péripliériqiip, niicléaiie et iiiriamicléaire . . . 5S3 

Paralysie faciale d'origine cenirale ou supranucléairc 5S4 

Nerf plosso-pliaryniïien 587 

Nerf pnciiiii(if;aslri(iiie 587 

Nerf «pillai TiSO 

Neif liypofildssc 590 

11. Snfs xpiiitiiir 594 

Nerf pliréiiiiiiie 594 

Nerf circoiillexe 5'J5 

Paralysie du graml nerf lliiiiacic|ue postérieur, paralysie du t;rniid 

dentelé 595 

Nerf radial 597 

Paraivsie des luusrles de rabdonieii 599 

Nerf crural 004 

Nerf obturateur B04 

Nerf sciatiquo 004 

Paralysies du plexus brachial 007 

Paralysies du plexus lombaire et du plexus sacré 007 

II. — Topnqrnphie riuticulaire 607 

Serfs sj,iiimi.r 008 

Paralysies radiculaires du plexus brachial 008 

Paralysie radiculaire totale 610 

Paralysie radiculaire inférieure (type Klumpke) 610 

Paralysie radiculaire supérieure (type Duchenne-Erb) 612 

liadiculites et arrachement des racines à leur implantation luédul- 

laire 012 

Valeur sémiologique et diagnostique 021 

Paralysies radiculaires du plexus lombaire et du plexus sacré . . . 624 

Sciatique radiculaire totale 026 

Sciatiquo radiculaire dissociée 6r>5 

C. — T/ipogra/'hie iiiéduUaire 055 

1). — Tiijiographic cérébrale 641 

Cini'iTiiE V. — Sémiologie de la main, du pied, du faciès, de ialliiude, de ta marclie 

et des déviations vertébrales IJ4i 

A. — Sémiologie de la main 044 

I. Modifications dans la conformation, l'attitude ou le mouvement de la 

main relevant d'un trouble dans les fonctions musculaires 044 

1° Atrophie des petits muscles de la main, type Ai'au Duclieiine . 645 

Valeur sémiologique du type Aran Ducheune 646 

Dans les all'ections médullaires 646 

Dans les lésions périphériques 648 

2" Type antihrachial par paralysie ou atrophie des extenseurs du 

poi^iuet et des doigts 651 

ô" Grilfe cubitale 653 

4" Main de singe 655 

5" Main de prédicateur 056 

6" Attitudes complexes 657 

II. Modiiications dans les attitudes et les mouveiuoiits de la main par 

lésion des os, des articulations et de la jieau 600 

Acromégalie 660 

Panaris analgésique de Morvaii 662 

Maladie de Itayiiaud 002 

II. — Sémiologie du pied 002 

1. Modilicalions de l'allilude et le mouvement du pied dues aux lésions 

de l'appareil moteur 665 

1" Par paralysie ou atrophie des muscles propres du pied. . . . 663 

2" Par contracture 666 

Leur valeur sémiologique 667 

a] Myopathies 667 



TMii.i-: ///.-.s MAriÈni:s. xvn 

b, AllVi-licins iiu'Jiillaiios. — l'olioiiiyi'lilcs (iliS 

<■) S.'vrilcs «71 

tl) Allcclions CLTébriili'S 0"."i 

11. Tioubles li()|)lii(|iies du pioil (i"() 

('.. — Sniiioloijie du facirs (177 

II. — Alliludc. — Marche yxi 

K — Déviations verti'bralfs OXy 

CiiAi'iiiii; VI. — Sémiologie îles réaclioiis inccaiiiiiiies et l'Iictrii/iies des nerfs et des 

muselés (ji.lX 

.\. — E.ceitabilité mécanique des nerfs moteurs et des muscles (litS 

U. — Excitabilité électrique des nerfs moteurs et des muscles 700 

Exploration des nerfs moteurs et des muscles avec les couranis fara- 

diques ;»•> 

Exploration des nerfs et des muscles avec les courants galvaniques. . 71)8 

Réaction de dégénérescence 711 

Uèaclion niyotoniquo 71" 

Réaction neurotoniquo 719 

Réaction inyasiliénique 710 

Réactions électriques dans la niyopatliie alropliiqiie |irot;ressive . . 71'.l 

Résistance électrique du corps 721 

CiiM'iriiK Vil. - Troubles de la sensibilité 722 

\. — • TllOUlII.KS SCDJKCTIKS DK I.\ SENSlBII.lTh 724 

Sensations anormales, llysesthésies 724 

Acropareslliésie 72(5 

Douleur 727 

1» Névralgie 727 

2° Méralgie parestliésique 720 

3° Mélalarsalgie 7ôl 

4" Radiculalgie 732 

5° Douleurs des polynévrites 73") 

l)° Douleurs fulgurantes 73i 

7° Douleurs du tronc. Rachialgie 755 

8> Céphalalgie 750 

Valeur sémiologique • . 737 

0" Migraine • 740 

10° Douleurs viscérales 742 

11° Algies centrales ou psychiques 745 

Akinesia alsera 746 

Phénomènes sensitifs cutanés dans les all'ections viscérales 747 

lî. — ÎRnmLKS OnjUCTIFS DK I.A SENSICII.rTK 752 

Méthodes d'exploration. — Nature et signilication des troubles de la 

sensibilité objective 752 

I. Les sensibilités superficielles 752 

Sensibilité tactile 752 

Le seuil c.xtcnsif ou les cercles de la sensation. Discriniinalion tac- 
tile 754 

Localisation d'une impression tactile. — Sens du lieu 755 

Sensibilité deuloureuse 758 

Sensibilité thermique 760 

Sensibilité électrique cutanée et musculaire 7()3 

il. Les sensibilités profondes 7t'>4 

Mode d'examen do la sensation du mouvement. Sens des attitudes seg- 

mentaires 765 

Sensibilité à la pression. — Notion du poids. — Baresthésie 767 

Sensibilité osseuse. — Sensibilité vibratoire 76S 

III. Sens slérc'ognostique 771 

Sa valeur sémiologique 775 

Nature et signilication des troubles de la sensibilité objective 777 

Aneslhcsie totale, partielle ou dissociée 777 

Ilypercsthésie 782 

Parestbésie 785 



TAiii.i-: DLs M.\rii:j/i-:s. 

Troubles tlej sensiliilUés visamles TSi» 

Anostlipsies viscérales dans le labes, les lésions iiirilullairis lians- 

viM-ses, les lésions de la nueue de cliyvai 7.S!l 

VllI. — Sijiidroiiies sensitifs "Oi 

Valeur séniiolopriqne des dillerenls syndromes sensitifs d'après leur réparli- 

lion topofirapliique el leur groupement qualitatif 7!I5 

Orifîines, trajet et terminaison de la voie sensitive 795 

Premier neurone sensilif. Les fibres radiculaires postérieures 704 

Deuxièmes neurones sensitifs 795 

Coiitiiigeiil médullaiie : [° Voies sensitives secondaires pour le tronc 
encépliali(ine — fibres antéro-lalérales ascendantes; — 2° Voies sensi- 
tives secondaires jiour le cervelet — faisceau cérébelleux direct, fais- 
ceau de Gowers 796 

Contingent bulbaire, Corps nsliforme et voies sensitives secondaires 
bulbaires pour le cervelet; Iluban de Reil médian et voies sensitives 
secondaires pour le tronc encépbalique : Voie bulbo-thalaniique, — 

voies sensitives secondaires du trijumeau 799 

Troisième neurone sensitif : neurone thalamo-cortical 802 

Les voies sensitives préposées aux différents modes de la sensibilité : dou- 
leur, température, tact, notion de lieu, sens stéréognostique, sens des 

altitudes, sensibilité osseuse 803 

Leur trajet dans les nerfs périphériques cutanés, sympathiques et pro- 
fonds 805 

Leur trajet dans la moelle, 806 

Dans le tronc encéphalique 812 

Dans le thalamus 814 

Centres sensitifs corticaux 815 

Syndrome sensitif périphérique 810 

Topographie nerveuse périphérique 816 

Caractères des troubles sensitifs périphériques : 1" lésiims des nerfs sensi- 
tifs cutanés 810 

2" Lésions des troncs nerveux mixtes et des plexus 817 

Valeur sémiologique de ces troubles sensitifs 818 

Syndrome radiculaire 820 

Topographie radiculaire 820 

Zones radiculaires du tégument cutané 821 

Territoire cutané des branches postérieures des nerfs rachidiens. . . . 82i 

Territoire cutané des branches antérieures des nerfs rachidiens 825 

\. Zone radiculaire cervico-crànienne 8"il 

Zone trigéminale 831 

Les territoires péripliériciues cutanés, iuu([ueux cl endo-cràuiens. 

Les champs radiculaires. Les zones nucléaires 831 

Zone cervico-nuchale ou cervicale supérieure .... 839 

Zone ccrvico-brachiale el triangle interscapulaire 8i2 

II. Zone radiculaire dorso-lombaire **'iO 

Zone dorsale S40 

Zone lombaire 8:>1 

111. Zone radiculaire lombo-sacrée î*57 

Triangle interfessier 857 

Zone ischiatique S'58 

Zone périnéale ou génito-fessière S64 

Caractères des anesthésies radiculaires SG6 

Leur valeur sémiologique 867 

Paralysies radiculaires 869 

Du plexus brachial 869 

Des plexus lombaire et sacré 872 

Tabès 877 

Maladie de Friedieich 882 

Uadiculites 884 

Topographie radiculaire des lésions de la moelle 886 



I 



TMll.l-: lii:- MAIII lti:>:. wx 

Syiiihoiiies mnliilliiin-s 8Sti 

Topo^îrjpliie modiillaiie K8ti 

Hi'miunosthésie opinalc. Sjiiiliijnios ilo l!i'o\Mi-Soi|ti:iiil 880 

Topogi'aphie paraplésiiiue 8'J7 

(Caractères des troubles sensitili intîihillaires 902 

Dissociations iiiéiliillaires 90"> 

Syiiilroiiie des liliros radiciilaires longues du cordon postérieur 90!J 

Ui^siiriiilioM ^u injjnniyOliquo ilU-i 

Syndrome de lirown-Séipiard ÎMI8 

Syiiilrome céicOral '.lOU 

Toponrapliie cérébrale 009 

Caractères généraux des anesthésies cérébrales 912 

Séuiiolope des anesthésies cérébrales 915 

A. Hé niani'sthésie corticale 915 

Syndrome scnsilif cortical 91,") 

li. Iléuiianeslhésie sous-corticale ou supra-capsulaire 918 

('. . Iléniiauestliésie centrale 918 

l>. Syndrome tlialamique 922 

E. Ilémianesthésie par lésions du pédoncule cérébral, de la piolubéiance 

et du bulbe 92Ô 

Hémianestliésie allcrno 925 

Aneslliésic psychique 927 

De l'anesthésie segmentai ic 952 

: IX. — Sémiologie des rrfl<-xcs 910 

1. — L'acte réflexe et l'arc réllexe. Arc réllexe simple ou spinal, arc réllexe 

cérébral 941 

A. — Réilexes tendineux el périostes 9-i2 

Étude des principaux réflexes tendineux. Localisations de leurs centres. 947 

Kéllexes périostes et osseux 9i8 

Inversion des réflexes 950 

11. — liéllexes cutanés 954 

Des membres 955 

De la face et du tronc 957 

II. — Valeur M'iiii,iloi;ii|iie des modillcations des réilexes 958 

I' Mn.liii. ;iihiM-; des réflexes dans les affections générales 958 

■i M."iii,r:iii,ins des réflexes dans les affections organiques du sys- 
tème neiveux 9,59 

Altérations de l'arc spinal réllexe 900 

1 " Dans les névrites 960 

2° Dans les lésions du système radiculaire postérieur 962 

5° Dans les lésions des cellules ganglionnaires spinales. . . . 965 

Altérations des arcs réflexes secondaires 960 

Dans les lésions Iransverses totales de la moelle 971 

Dans les lésions transverses incomplètes, les foyers de scléroses 
circonscrits ou disséminés, la myélite anmdaire. les com- 
pressions médullaires 972 

Dans les lésions de la région sus-protubérauliclle, du bulbe 

et du cervelet 974 

Dans les all'ections cérébiales • ■ • ■ 97 i 

Réflexes de défense 978 

5» Modifications des réilexes dans les all'eclioiis fonctionnelles du 

système nei-veux 980 

X. - Ti'oublcs visti'raux d'origine nerveuse 9*** 

A. — l'niuhles respiratoires d'origine nerveuse Jî^* 

I. Troubles respiratoires dans les maladies organiques du système nerveux. 984 

•fnmhle^ larxn^ès dans le tabès 987 

l'hi' iii'^ hirwigés sans troubles apparents 988 

l'Ii.'i lènes l;nyngés avec troubles paréti(iue?, avec troubles iiarah 



tupie 



989 



Troubles respiratoires dans les névrites 992 

11. Troubles respiratoires dans les névroses 994 



iMii.i: i)i:s .\i.\Tii:!u-:s. 

1!. — Tioulilcs lirailtitoircs 'JU'J 

I. Trouilles cardiaques Vlil'J 

1° l'alpiUilions 1000 

Diagiioslic cl valeur séiiiiologiquc lOO'J 

i° Anniiie de poitrine lOOli 

ô° Tacliycardie lOOi 

Tachycardie paroxystique essentielle 100") 

Tachycardie symploniati(|uo lOOG 

i° lîradycar<lie 1007 

Uradycardie d'origine nerveuse 1008 

Conséquences do la bradycardic sur le système nerveux. . . 1010 

,y Arythmie lOil 

U» Syncope 1011 

7° Troubles cardiaques dans les névroses 1012 

11. Tiouhles vasculaires 1012 

iléhiniTagies . 101". 

Triiidjles vaso-moteurs 1014 

1" Maladie de Raynaud 1010 

Diagnostic et valeur sémiologique 1019 

2" Erythromélalgie lOl'J 

d° Œdème 1021 

(EJèmes secondaires à dos all'ectioiis organiques du système 

nerveux 1021 

Syndromes d'oedèmes dits essentiels 1022 

o) Œdème hystérique 1022 

h) Œdème aigu circonscrit. (Edènie angioneurotique. Maladie 

de Quiucke I02i 

ej Trophœdcme chronique 1020 

Diagnostic du tro]ihœdéme chronique 1050 

Adipose douloureuse. Maladie de Dercum 1031 

Maladie de Recklinghausen 1034 

C. — Troubles digestifs d'origine nerveuse 1034 

1° Troubles digestifs dans les affections organiques du système nerveux. 1035 

2" Manifestations fonctionnelles dans l'appareil digestif 1039 

ni Troubles de l'appétit. Anorexie mentale 1039 

b] Manifestations fonctionnelles digestivcs proprement dites . . 1043 
L'entéro-colite muco-membraneusc, manifestation fonclion- 

nelle 1043 

Cl Manifestations digestives hystériques diverses 1040 

D. — Troubles winaires 1047 

I. liein 1047 

Mddilications do l'urine liées à une lésion organique du svslèmc 

nnvcMx " . . . 1047 

l.iuosune 1047 

Aliruminuric 1048 

l'oiyurie 1048 

Crises rénales des tabélicpics 1049 

Modifications de l'urine dans les maladies foiictioiuiellcs du système 

nerveux 1049 

l'oljurie 1049 

Anurie hystérique 1050 

II. Tiiiubles de la miction 1051 

Troubles urinaires dans les allections organiques du système nerveux. 1052 

Troubles urinaires dans les névroses 1050 

Troubles urinaires qui traduisent un désordre mental 1058 

E. — Troubles génitaux KIliO 

Troubles génitaux dans les affections organicpu'S du système neivcux. HKiO 

Troubles des fonctions génitales dans les névroses 1002 

r. — Fièvre nerveuse 1004 

1° Fièvre nerveuse dans les maladies organiques lOOU 



7I/.7./.- /</> MATH: Il i: S. 



XXI 



l.ésiims iiill.niiiiiiili'ircs 

Lésions iiiriMnii|iii'S mi IniNilivcs 

I.(''siiiiis il'orifîiiK! Iiixi(|iit' 

'2" Kirvrc luM'vciiso thiiis les ni'Miisi's 

Kii'MC liysli'>i'ii|iii' 

Firviv clioz 1rs iii'iir:i~llii'-iii(|iM's ; (l.iiis hi iiKihjilic de II:iS('(lii«, 

la i-hiiivo, rri:il il.' mal riiili'|ili!|iif 

('luriTHK \1. — Trni(hlfs tfo/tliii/iirs d'ofiijinp iirrt'riist' 

A. — Tioiihicx I ro/ili ii/iifx niliiulnirrs et ossetw 

Trouilles lro|iliii|iies aillciilaires 

Arlhiopalliies labéti(|iies el artlii'opalliles syniigoiiiyéliques . . . 
Arlhi'opalliies au cours de diverses alfeclions de la moelle épiiiièii', 

(les nerl's péripliéricpies el du cerveau 

Ilydiops ai'liculoiiiin iiiteÈinillens 

Trouilles Irupliiipies oss<mi\ 

II. — Tioubtrs li(>iihi<jiies ruiaiirx 

Trouilles li-opliiques ciilanés dans li's alleclimis orf;aniques du sysiènie 



1° Troubles Iruplnipics de la penn d'urisine névriliipje 

(ilossy skiii 

lelilyose 

Décubilus aigu 

Seléroderniie 

2» Zona 

> lléiniatropliie l'aciale progressive 

i° )lal perforant planlaire 

5" Mal perroraiit buccal 

ti° Mal perforani palmaire 

7" Maladie de llupuytreu 

Troubles Irophiques culanés dans les névroses 

Ti'ouliles séeréloires 

Sueur 

Larmes 

CiiAPiTitr \II. — Troubles des sens spfk'îniis 

I. — Oiiie 

Valeur sémioloyique des Iroubles de l'andilion 

II. — Odoial 

Valeur sémiologique des troubles de l'olfaction 

III. — Goiil 

Valeur sémiologique des truubles de la gustation 

IV. — Appareil de la vision 

.\ . — Troubles foticliontiels fie la risioii daii^ les iierroses 

Hystérie 

Amblyopie 

Amaurose 

l'iétrécissement du champ visuel 

Troidiles de la musculature intrinsèque de l'œil 

Symptômes pnpillaires de Ibystéric 

Phénomènes hystériques des muscles extrinsèques de l'œil. . . . 
B. — Troubles oculaires dans les nlfeclions organiques du système nerven.r. 

I. Troubles de la sensibilité 

Aneslliésie et tioubles Irophiques de la cornée. — Kératite neuro- 
paralytique 

11. ïn.ubles de la motililé 

Troubles moteurs extrinsècpies 

a] Paralysie et contracture de l'orbiculaire des païqiières. . . . 

ft' Plose (blepharoptose) 

c) Clignement 

Troubles moteurs intrinsèques 

a] Paralysie verticale du regard 



IDl'Hi 
I0(i7 
lOli'.l 

iino 

10711 

i(i7ri 
107:1 
1 ()■.•> 
io7:i 

10711 

IIWl 
10.S1 
lOH.'i 
lO'.ll 

JOUI 
1001 
1092 
1002 
1095 
lOOi 
1097 
liOl 
1100 

nos 

1 109 
1 109 
IIIO 
1112 
1112 
Illi 
Ill.'i 

iiir> 

III8 
1 120 
112-. 
1127 
1128 
IIÔO 
IIÔO 
IIÔO 
1 1,-|0 
ll.-I 
lir.i 
ii.iri 

1 1.-v. 
11. V» 

I1.-.C. 
ir.c. 

IIÔO 
1l.'i7 
1 1.'77 
Iiri7 

iir.s 
Iiri9 
1 1.->9 
1139 



Wll 



TAIU.I-: Di:S MATIfiIlKS. 



b) Klal (les niiisi-li'S oculi)-iiiolcurs dans riioiiiiiilrsic 1 1 iO 

Aii:iloiiii(i (les nei-ls inoIcMirs fie l'œil 1 1 Kl 

l'iilii'iicrphalilo li(imorra};i(|ue de Wei-iiickc 1 liô 

()|ilil;dni(>|iir't;ie externe CdiitïC'iiilale ol familiale lli't 

li|ililalinii|iir't;io exlrinsé(|uc nui-léaii'e à niaixlie clironiiiui'. . Il ',', 

tl|ililaliiHi|ilcj,'ios et paralysies de cause liasilaire 1 1 Hi 

Paralysie des muscles externes de IVil dans les dilIéiLiilos 

alleclions du système nerveux 1147 

Conlraclures des muscles des yeux ll.M) 

Déviation ceiijuguce de la lêtc el des yeux II,M 

Nysla^nius ll.Vi 

Kioplitalmie 1154 

Réti'écissement de la feule |ial|iél]rale. CMii|ililalniie. Svudnmie 

de Cl. Cernardlliirner '. . . . liriO 

III. Sémiolnpie de la pn|illle ll.")X 

lléllexe HMIseusuel II.V.I 

lliauiélre puiidlaire relalif IIMI 

lliamélie pupillairc absolu Illill 

Triiuliles des lonclioMS puiiillairos lliiO 

(I Trouilles sensoriels 11(10 

Ir. Troubles pupillaires par lésions des centres de réilexion. Sigiii' 

d'Ar-vIl-llolierIson IlOI 

Valeur séioiolot;i(|ue du sijjne d'Arfîyll-Uobertson. . . . IHW 
CI Modillcalions pupillaires par lésion du segment moteur de 

l'arc réilcxe 1164 

d) Modilications pupillaires par lésions du grand synipalliique 

cervical ou de ses noyaux d'origine 1IO."i 

e] Réaction pupillaire béniianopsique Il()7 

Ilippus 11(111 

Macropsie. Micropsie IKi'.l 

IV. Séiniidogie du fond de l'œil 1170 

A. Stase papillaire 1171 

B. Lésions du fond de l'œil dans la paralysie générale, les bles- 

sures de la moelle épiniére, la myélite aiguë disséminée, le 

tabès, la sclérose en plaque, la maladie de Friedreicli ... 1171 

Idiolie familiale amaurotiipie (maladie de 'fay-Saclis. . . 1177) 

Névrite rétro-bulbaire 1174 

C. Névrites optiques associées. 1175 

V. Valeur séniiologique des troubles visuels résullant des lésions inlra- 

cràniennes du système optique et pouvant par conséquent préexis- 
ter à toute niodilication oplifalmoscopique. Termes diverses d'bé- 

mianopsie. Symptômes associés Il7."i 

Hémianopsies homonymes 1177 

Ilémianopsies basales 1 1X0 

Hémianopsies intermédiaires ou par lésion des centres oplii|ues 

primaires IIS! 

Hémianopsies sous-corlicalcs et corlicales II.SI 

Cécité corticale IIS-j 

Cécité psychique Il!<4 

(aLviMicE XIII. — Sviiiiolofiie du liquide cvjikah-nicliidien 11X5 

i. — Élude iihysique IIHd 

II. — Étude chi(ni(pic IIX'.I 

III. — Étude cylologique IllIO 

Valeur séniiologique de la cytologie du liquide céiibalo-r.icliidien 
dans les élats innanimatoires des méninges : 

Méningites, méningisme, réactions méningées latentes Ilïl'i 

IV. — Étude niicrobiologique Il'.((l 

V. — Ét((de biulogi(|ue : toxicité, perméabilité, agglutinincs, précipitiiies . . II1I7 

lir'actioii de Wassermanu W'M 

Conclusinns. Illl'.l 

Index alpliabéliiiue l'iUl 



TABLE EXPLICATIVE DES FIGURES D'ANATOMIE 
CONTENUES DANS LE VOLUME 



La îO)ie du Iniiriuqi- li;;. 1 |i. lOS 

Ses connexions imi |i,ii'liculii'r du pUrdurlic avec la zoni' \isiii'lle ■;iMUM:ilr ilniilr cl cau- 
clii' cl :ivi'c la zono motrice dos deux Cùlés (11:. .' |i. III 

Les ziiiirs sciisiliies, motrices et sensorielles (/es- pirrx i:rlrnir ri inlrrue du rerrrnii dr 
l'homme li^. TiTet ÔXp. l'JJ 

Localisation!^ motrices du rcrrrau de fhnmmc li^'. ">!) p. lOli 

Les centres moteurs corticaux lic l'oranf/ li^. tit |i. 1911 

Lu ione corticale motrice clir: le cliimpanic lig. ilol l'ip. I'.I7 

La voie pcdouculaire : ses contingents cortico-médullaircs et cortico- 
nnclcaircs lifr. {"> p. '.'01 

Le tronc encéphalique, l'émergence des nerfs crùuiens. l'oui/lc jwnlo-cérébelleu.r, tu face 
inférieure du ccrrelet et l'espace opto-pédonculnirc li^:. 4i ]). '207 

Lésions anfilouti(/ucs des si/ndronies : 
PtDoxci LAii'.ts A.\r£uii:uns. 
IIéiniplos;ieavecpar;ilysieallei'nedelaIII'"pairo (syndiuniiMk'NWbor) li^'. .Vin p. '2l!l 
Avec déviation conjuguée de la tète et des yeux lif;. h7)b ji. 'il'.) 

PKDOXCUI-AniES POSTÉniECnS. 

Iléniiancstliésie avec paralysie allorno cl.' l,i IIP- paire et mouvements clioréo-alliélo- 
siques Ii{;. 54 p. 'i'20 

PuOTCDÉnAXIIELS ASTÉRIEDBS. 

Hémiplégie sans paralysie alterne lifC. 4.") p. '2011 

llémiplé(;ie avec paralysie pseudo-bulbaire lit;, ôl p. 2I"i 

lléiniplé^'ie avec paralysie aUcnie des Vh i-l VII" paires — Ivpe 

Millard-Gubler '. . li-. .V. p. '2'2I 

l'ROTUDtBASTlELS AXTtlUEUBS ET POSTÉBO-IXTEIINE. 

Hémiplégie et hémianestliésie croisées sans paralysies allerncs. . . lig. 46 p. '210 
Hémiplégie avec paralysie associée du regard — type l'oville — . . lig. T)?» p. '2'24 
Hémiplégie avec déviation conjuguée de la télc et des yeux. . . . lig. 57 /< p. 2'24 
Hémiplégie et bémianeslliésie croisées avec paralysie alterne des Yl' et Vil' paires et 
paralysie associée du regard — lype Millard-Oubler-Koville . . . lig. ."lO p '22'2 

PnOTCDÉRAXTltlS POSTÉBO-LATÉBAIX. 

Hémianestliésie à type syringomyéliipie avec paralysie alterne de la V" paire et mou- 
vi'iiieiils clioréo-alhétosiques lig. 48 p. 212 

llémi.inislliésie à type syringomyélicpie avec hémiparésie, paralysie alterne de la 

V- paire et niouvemeuls clioréo-atliétosirpies lig. 47 |i. 211 

6»« 



XXIV r.\ni.r: rxfi.irAnn: r>i:s FfnniFs d'Axatomif. 

PmiTUUlIllAMItl.S l'UsTt.KIKDllS. 

Héniiaiicstliésie croisée à type syrinsomyéliiiue avec paralysie alterne dos V'. VI' ol Vil' 
paires et paralysie associée du regard — type Foville t\^. "jS p. 225 

llémiaiiestliésie croisée avec p^iralysie alterne des V-, Vl*. Vil", VIII", X". XI° puires, 
paralysie associée du reftnrd — l\pr l'dville li;;. 'l'I \<. '.'17 

Iln.riAïuKs ANTÉnn-i\TF.iiM;s. 
Hémiplégie avec paridysie idlenie île l:i Ml" paii'e el liciiiinnestliésie des sensibililés 

prolbiides lig. 40 |i. ilTi 

Diplégie et aiiestliésie des quatre nieiulires iiUéressanl suri oui le 
sens des attitudes segmcntaires avec paralysie de la Ml |i:iirr. . li^. Ml [i. 227 

Itui.DMnr.s AXTKnn-iMF.nxE kt HtTno-oi.iVAmE. 

Hémiplégie cl hémiaiicstliésic croisées avec paralysie alterne glosso-pliaryngo-laryngo- 
vélo-palatine — syndrome d'Avcllis — el liémianeslliésie trigémiiiale: troubles syni- 
palliiques oculo-pupillaires et liéuiliisynergie cérélielleiise (lype liabinski-Nagcolle, 
type C.estan-Clienais) fig. 50 p. 214 

lin.iiAnius nÉTiio-OLivAiiuîs. 

llémiaiiestliésie croisée à dissociation syringo-myélique avec paralysie alterne trigé- 
minale, pharyngo-laryngo-vélo-palaline — syndrome d'Avellis — , liéniiasynergie céré- 
belleuse et troubles oculo-pupillaires fig. 60a p. 22S 

llémianostliésie croisée à dissociation syringo-myélique avec paralysie alterne du tri- 
jumeau et du vago-spinal — syndroine d'Avcllis et de la branche externe du spinal — 
syndrome de ,Iackson — liéniiasynergie cérébelleuse sans troubles oculo-pupil- 
laires .' tig. 00 6 p. 228 

l.rx riiio: (iculoi/i/rrx, fit piirtinilicr les luiirx ilrs mnttirm iils ilr litiriiilltr du rcqnrtl. 

lig 212 p. 420 

C.mslilulion ruinriihuir r/r» p/i'.nis. Ileliilioii.^ rsixhnil mire 1rs srgmnils iiH'iliilliiim: 
1rs émcnjeini'x des iirrfs rtuliridaircs, 1rs rorps des vprtrhrrs ri trnm tipnjthysrs rpi- 
iicuscx fig. 20s p. 015 



l.iitiirrralioii iiidiriilin'rr ri /iriiplirriijiic drs iiiuKrlrs ihi < 



lig. 20!) il 2S0 p. 010 à O: 



lig. :>so 

lig. ."SS 


p. Si'.l 

p. »:,:, 


lig. iOI 


p. S05 


.l'oi.lnrlliK 


KifOlilUl'HlK 


MIICUI.AIIIE. 


i'i nrmiKniiorE 



Muscles de la région antérieure de la tête, du cou, du trône el 

des membres supérieurs — couches supcriicielle et prolciude. 20'.lp.010 270p. (il7 

Muscles de la région postérieure de la lète, de la nuque, du 

Irone et des membres supérieurs, couches superlicii'lle el 

proibndc 271 p. OIS 272 p. OUI 

Muscles de la région antérieure du cnu (couche prolnnile . 

Muscles' endo-lhoraciques et endo-abdominauN 27rip.020 

Muscles de la région postérieure de la nuque, du lidnc el des 

lombes (couche profondi- 27 i p. 021 

Muscles de la face latérale du cdii, ihi Ireiic cl du jneuiliie 

supérieur 27."i p. 022 270 p. 02") 

Muscles de la région interne du iiicnibre supérieur 277 p. 024 277p.02i 

Muscles de la main (couche supeilicielli') 27Xp.020 27Xp.020 

Muscles de la main (couche prolomle 27!) p. 027 279 p. 027 

Muscb'S de la région antérieure du HM'inOrc iiilV'i-irui- i-imicIic 

siipei'licielle) 2S0p.02S 2SII p (12S 

Muscles de la région aniérieure du ninnliiv iiiliTieur cnuclie 

profonde 2Slp. i;2!l 281 p. 02!) 

Muscles de la région |iiisléi-ieure du niciiilire iiilëriiMir (couche 

superficielle 2S2p.0r,0 2S2p. 0.10 



TMii.i: rxi'i.KWTin-: des rininrs rr.w.irnMii:. 



Tdl'.ir.lHi.llu; TIM'IICIUI'IIIK 

iiAUi<:ui.AiiiE. l'riiiii'iit^iiiqcE. 



giiri-s. Ficiiros 



Muscles de la région posli'i-ieiire ihi niemlire inféi'iom" uouelu' 

pi-(>f()ii(ie; issii. (iôi «xr.p.oôi 

Muscles (le la région exiei'iie du iiiembri' infL'i'ioiii- 'iStp.<iô"2 'i84p. C.'-J 

Muscles do la légion inlonii' lUi ineniliic inlëriour . ..... \isr) p. Oriâ 285 p. Onô 

Musc!, 'S de la plante du pied (couches supeclieielle el pmConde . 'JS6 p. (r>4 280 p. <iô4 

Muscli'S de la couche superhcielle de la lace anléi'ieure du cocps. Ô80 p. 8i!t 

Muscles de la couche supeclieielle di' la lace posléiicure du lorps. .'88 p. X:>7, 

Muscles du périnée iOlp. 8t!."> 

l,rs roloiiiies nioln'ce.i sym/iulliitiues de lu moelle rereitiilr, iliirsiile el xaiir'e. Coiiiie.) iniis des 
seymeiils iiirdidltiires arec le xysli'iiie sijmpalhiqiie n/lereiil îles eixcèiex. lig. ôô" p. 7."iO 

Le /iiemiei- iieiii'itiie xeiisilif il l'oriijinr ilii riiiiliiii/eiil inriliilliiiie des mies seiisilircs seeoii- 
iliiires. 

Premiee neurone sensitif : son origine dans les cellules des gnnijlions eérêUro-raehidiens ; 
— les tones riidirulaires de la tôle, du Ironc et des membres Irihntaires de ses nerfs 
srnsitifs pi'riphériijucs : — la constitution du cordon postérieur par ses /ihrrs rudi- 
eulaires postérieures, leur ordonnance aux différentes hauteurs de la moelle: — les 
zones mijctes de fihres radiculaires et de fibres endogénis du cordon jtostérienr de In 
moelle. 

Origine du iimlingenl iiiéilullnirr de/: deii.ririiies neiiinnes sriisilifs : 1" mies srnsitiies 
secondaires pour le tronc cneéplialiiiue : le faisceau antéru-latéral ascendant et ses 
segments postérieur [fala, pi et antérieur (fala, a); 2" roirs sensitives secondaires pour 
le cerrelet : le faisceau de Gowers (/'VJi et le faisceau céréhclleu.r direct (Fcd). — 
Origine de la i-nie bullm-lhalamiiine planche hors texte lig. T^Ki p. 800 

/,<• premier neurone scnsilif cl rnrii/inc des voies srnsi/ircs serondiiiies du cordon iintéro- 
latéral de la moelle. 

Mode de pe'nétration des racines pnsféricurcs dans la moelle, llranilics ascendantes et 
descendantes ; fibres radiculaires courtes, mogennes et longues. Constitution des cor- 
dons postérieurs par les différentes fibres radiculaires postérieures. Le faisceau mixte 
de fibres radiculaires et endogènes du cordon postérieur : zone cornu-roninii.t.turale, 
virgule de Sdiullze. faisceau de Ilorhc, trinngle médian de Iwmbanll et Phi- 
lippe ' j.lanchc hors leMe li-. Tillli .\ ].. 808 

Trajet ijue suivent les roirs préposées aux différenls modes de sensibilités superficielles et 
priifonites — Douleur, teuipéralurc, tact et sens de localisation; sens de discrimination 
tactile, perception stéréognostique ; pression tactile, pi'ession douloureuse, notion de poids, 
de vihration (sensihilité osseuse); sensibilités profondes conscientes (notion déposition, 
sens des attitudes segnientaires. des mouvements actifs et passifs imprimés aux muscles, 
os. articulations) et inconscientes i tonus musculaire, coordination, équilibre dynamique et 
statique, etc.) : 

1° ll\xs i.E rRF.«u:u xtcnosE sensiiik. — Xerfs cutanés ou superticiels, nerfs profonds, nerfs 
sympathiques; libres radiculaires courtes, moyennes et longues; cordon postérieur 
de la moelle planche hors texte fig. 506 B p. 808 

2° Dass les deuxièmes neiroxes sessitefs. 

fl) Trajet médullaire. — Cordon antéro-laléral de la uKielIr. . . tig. Titm V, p. 808 

b] Trajet bulbaire. — Voie de la formation réticuh'O gi-ise rélro-olivaire. voie de 

la formation réticulée blanche interolivaire; voie bulbo-thalamique. voies 

sensitives secondaires trigéminales; voies cérébelleuses bulbaires du corps 

restiforme fig. 307 a p. 809 

c Tr.i.jet bulbo-ponlin. — liuhan de lieil niéilian. voies sensitives secondaires 
Irigéminales. ci>rps reslifoiiue (ig. 307 '» p. 810 

d) Tr.i.jet ponto-pédonculaire. — Ruban de Ucil iiiédiaii et formation réticube adja- 
cente <le la calotte pédonculaire lig. .307 c p. 811 



XXVI v.ift/./; E.ypi./cATn-r: des rfnrni:<; D'axatomif. 

(■; ïiajcl sousIlialaniiiiLio cl lli,iliiiiiii|iic. — lii'^icm du niliiiii île Ueil iLiiiiliaii, 
noyau interne du thalamus li^'. 507 d p. 812 

T)" Davs I.I-: TnoisiÉME XEoiinxr. sexsitir. — Nourmir' lliiilanin-cni-|ic.il. . . lig. 7)07 d p. .S12 

4" l.iu:.\i.isATii>x SKXSITIVE ME i.'kciiuce i;i:iir.[inAi.E i:t i.e xelho.ve ciurto- 

TIULAMinUE lif;. :,li7 (/ p. XI2 

L'inncrration ratlictilaiie rt /ii'iiplirriiiitr ilii siiiicletit: — os. /iriioxlc. iirliniUilitiiis tic In li'te, 
du Iroiic el des membres : 

'HH'ln.riM'Illl: TOl'dliH.M'lllE 

HMiicri.Aim:. l'huM'uiJuniE. 

l'ianclio hors texte. Figures. Figures. 

Face anléiieurc j6,Sp.ï<I0 5f)8p. 816 

l''ace poslorieurc ÔO'.lp. Slti ,"00 p. 810 

l'ace latérale du i riliie 309'" p. 816 

I.'iiiiieiiiilioii radiiiiliiirr et prn'j)lirii<jiir ilex Iri/idiiriilx ciilniirs du nujix liiiiiitiiii : 

TOI'dCIUI'lIlE T(li'0(iIt,Vl'HrE 

inDICUI.AIItK. l'ÉKII'HÉniQUE. 

Figures. Figui'es. 

Face antéi'ieure du oni'ps, ô7'2 p.82'2et38.">p. 848 j7r)p.82r> 

Face posléiieii 1-e du corps 374 p. 828el 387 p. S52 .j7."i p. 8211 

Tète el cou : innervation cutauée 578 p. 837 576 p. 832 

Ttite et cou : cavités endo-crànienne et naso- 

buccale ."77 p. 853 

Tèle et cou : superposition des topographies 

sensitives, nucléaires et périphériques . . . 579 p. 858 570 p. 8.58 

Face latérale du corps 580 p. 8i0 581 el 382 p. 841 

Face latérale du tronc et face interne du membre 

supérieur 585 p. 845 5X4 p. 855 

Face interne du membre inférieur 589 p. 855 390 p. 855 

Plante du pied 591 p. 859 392 p. 859 

Organes génitaux externes de riKimme . . . . 593 p. 860 et 595 p. 861 594 p. 860 et 396 p. 860 

Périnée de riionime 597 p. 802 .598 p. 862 

Périnée de la femme 599 p. 865 lllOp. 805 

Les syndromes de llroini-Srijuard, leurs différenles iiiodalités. 

a) Suivant l'extension en largeur de la lésion d'un même 

segment médullaire lig. 448, 4i8 bU, 449 p. 888 

/') .Suivant la hauteur à hupielle siège une sec-lion médulhiii-e partielle et de même 
étendue hg. 450, 451 p. 889 

Les centres médullaires el bulbo-prolubiranliels des prhui/inii.r n'-flcxes: réflexes eutanés el 
muqueux; réflexes tendineux et périostes lig. 550 p. 952 et 955 

Les voies conductrices de lu vision, uppareil visuel central nu intra-ccribral el appareil 
visuel périphérique lig. 504 |i. 1170 



Errata : 

Page 07. lig. 514, au lieu de : malade de la lig. 49, lire : malade de la lig. 80. 

Page 817, ligne 57, au lieu de : anesthie cutanée, lire : anesthésie eulanéc. 

Page 966, ligne 21, au lieu île : portant sur l'ase rélleie simple, lire : arc rollexe simple. 



SÉMIOLOdIE IIU SYSTÈME NERVEUX 



aiAi'iiiii'; I'i;k.\iiei{ 
TROUBLES DE L'INTELLIGENCE 

Apoploxic. — (Imna. — Soiiiiiicil. — liisoinnii'. — .\aicoli'|i'-ii'. — Jiiihidit; du .soiiiiiii'il. 

— Soiiiiiicil liyslùriquo. — Autoiiiatismc amliulatoire. — Suf^gestion cl suggeslibilili;. 

— llypiiolisiiie. — Persuiision. — • Asiinsio. — Apraxic. — • Aimiésii;. 

APOPLEXIE CÉRÉBRALE 

Étude clinique. — Sous le iii»m d'uiKipIcriv {xz-.-'/.r,y.\x. x-z-'hr,nzv.-i . 
abatiroi. K's aiiiicns (lésij^naiciit iiii yi'(iii|)(^ de sviiiplôiiies rciiiariiiiables 
par leur iiileiisili' : perte subite de la couuaissauee. du mouveuKMit et de 
la scnsibiliti''. Lorsque les auto|»sit;s (iémontrèrent daus ces cas l'existence 
de lésions c r'rébralcs, le mot api)|)lexie peiilit sa signification purement 
syniploinatique pour désigner surtout les altérations anatonii(|ues. Si bien 
(jue Rocboux (ISl }), convaincu que les synipt"niesapoplectii|ues n'appar- 
tenaient qu'à l'iiénioiragie céréln'ale, identifia le mol ap(q)le\i(' ii j'idi'c 
de cette lésion. 

Ainsi détournée de son véritable sens, lapiqdexie dexint bieniol 
synonyme de toute hémorragie pareuchymateuse, et on (i('cri\il une 
apoplexie de la moelle épinière, du poumon, du rein, de la raie. 

Mais l'observation ne tarda pas à montrer (|ne rajioplexie céri'-brale 
peut se produire en dehors de l'hémorragie. Actnellement on s'accoide 
à lui restituer son sens clinique originel, et on délinit l'apoplexie : 
l'abolition brusque et simultanée de toultss les Jonctions (■(■rébraics. 
intelligence, sensibilité, motilité volontaire, sans moiiificalion cssciilicllc 
de la respii'ation et de la circulation. 

I^a cara<'téristi(|ue des synipirnucs de 1 apoplexie csl la linis(|ueiic di' 
leur invasion. Ils se manifestent sous l'orme d'allaiiue. X.'alUKjHc. Vichis 
ajxiplfctiijiir, peut surprendre l'individu en pleiiu' santé au milieu de 
ses occupations habiluelles, ou peinlani le sonnueil. Lt^s synqitômes 
ac(|uièrent d'emblée ou |)rogressivement et rapidement leur niaxinniin 
d'intensité. Hautres l'ois l'attaque est précédéf^ de. nianifostalions mor- 
bides variables en rapport avec la nature de la cause : ce soûl les 
prodromes. 

DtiiiiuNK. — Séiniolotric. 1 



•) si-:mii)I.i)i;il' un sysrf:ME ,\Eiiri;r\. 

\ cùlr (le cctU' rdiliic .'i ili'ljnl liiils(|U(', de lii';iii('<ni|i la \t\uii \'iv- 
(juciili', il \ M (■r|i('ii(lanl lien dVii disliiiLincr iiiic à iiuirclic iiriKjresKirc 
— iiKinircscciil (ijxipir.nj des An^l.iis — cl dans la(|ii('il(' les s\iii|)lôni(!s 
u'alKiiilissiMil au ((iiiia Icniiiiial (|ira|pi(''s un rc'itaiii iiom!)r(' tU; jours, 
'iô dans un cas de iiroadixMil. Dans celle a|i(i|)le\ie à inai'chc progressive 
le déliul se liaduil (rordinairc |iar un senliincnl (rall'ailiIisscMnent 
l'encrai, de la cépiiali'C, des vouiisscuicnls, un cnj^ourdissenicnt, une 
t'aililesse d'ini liras (iii d'une jainlie, des liouhles de la |)ai'oie. I,(i jour 
incnie. on le lemleniain, a|i|iaiail inie li('niiplé^i(> acconipaj^iiée souvent 
d"li(''niiaucslli('--ic, puis se inauiresie une Icndaucc au sommeil, de. la 
sonuiolence cnlrecoupée de n-vcils cl eiiliii peu à peu le coma s'élablil et 
le malade succomhe après a\(Mr préseuli' ou non des convulsions. La 
moit pcul ne survenir (pie dix, vinj^l Jours cl uu>me davantage après 
le délinl des accidenis. I'',n somme l'apoplexie dite progressive ne se 
disliuguc de l'apoplexie commune (|ue par l'apparition tardive du coma. 
I.a rcgnlarilc'' de sa progi'(!ssiou n"est du reste pas ccmsiante, et peut 
(■'ti'c parfois iulerrom|ine pai' des péiiodes intercalaires de lucidité faisant 
liieutot suite au coma. 

Lorsque l'apoplexie esl piécédée de piddr(nues ou jienl ohservei' : des 
vertiges, éhlouissements, 'linlenuMits, iioui-donuemeuis d'oi-eille; une 
sensation d'engourdissement, de foniinillemenl, de pesanteur des 
membres, nue iucerlitnde générale ou partielle du monvcMnent; de 
l'emliarias de la par(d(^ ou bien une aphasie |)assagère: de la raideui' ou 
du Iremlilement de certains muscles, des convulsions unilatérales, de la 
coutraclmc. La face est pâle, livide, on Lien ronge, lurgescenle, avec 
injection des conjonclives. l'Ius raremenl. c'esl un(^ douleur de tète 
instantanée, nue diflicidlé de l'idi'alinii, de l'anxiéli'', lui all'aiidissemenl 
lniis(pie de la UK'miiire: d'autres l'ois ce sont des IrouLles digestifs: 
nanst''cs, vomissemi'iils, ('missions alvines involontaires. Parfois l'apo- 
pl('xi(^ déimie par une s(''rie de pelites alla(pies, se suivant à iulei'valles 
rap|irocliés pour alidulir linalemeul à nue grande et forte alhupie 
ultime. 

On (l(''cril li'cis l'oiines piincipales de I allaipie : I" l'alhopie cotnpl(''le 
on grande aibopie: 'i" l'alla(pie simple ciimaleiise: ô" l'alhopic simple 
pai'alvrupie. .lanrai siirhud en xiie ici la descriplidu de la gi'ande 
alhupie. 

Le plus sduveiil l'icliis esl inslaulatK''. SuliilemenI le malade pei'd cou- 
naissance. S'il esl sur|n'is dehoul il l(mil)e cionuie luie masse, comme 
l'(Mi(lrii\('', (III Lien il cliancelie c(miiue un liomiiie i\ re, s'aiVaisse et tombe 
sans ciiiiiiaissaiice. Les fondions ((''rébrales : iulelligence, sensibilité, 
iiKililili'' Mildiilaiic, son! aliidies. Le malade ne voit, n'entend et ne com- 
prend rien, cl Imsipi'il sorl ull('rieuremeul de cet étal il n'a conservé 
aucun souvenir de ce (pii s'esl pass(''. .Ni la pande ni les excitalions 
anti'cs, (pielli^s (pi'elles soi(;nt, ne parvieiiiUMit à susciler aucun monve- 
meiil Mddiitaire; la |ierle (l(! connaissance est doue absolue. 

Dans d'aulres cas les fonclions psyclii(pies son! moins atteintes, l'iu- 



riinl /;//•;> /,!■: I.IMmj.K.IS.Wt: ;i 

conscience <'sl iiidiiis c(iin|ilèle. les exeil.ilidiis |iéri|)iiéii(|nes (léteiriiinenl 
(les réiicliinis (|ni (lénuleiil une |ierce|ili(Mi vji^iie. I.e iiuihide. lorscju'oii 
le jiiiice rdiiriiH'iil. n|'iiii;ice. rlicnlie à se icldiinicr ilans s.iii lit, esi|iiisse 
un Midinciiieiil (le (l('rrnsc: on eiiciii-c il |i,ii\icnl .'i liivr l:i l;in<;ne si (ni 
le lui (leni;iii(le ;i |ilusi(Miiv ri'|ii iscs. |i;ii|v Irs nirnies cundiliinis, il lui 
;iiii\e ;ui--i ilr liiire enlendiv une sdilr de lirednnillenieni ininl(dli;;iide. 

I.;i inntiiili' \()lonl;iire esl iini'anlie cimnne la si'iisijpiiili'' dans l'athNine 
(ra|)0|ile\ie C(nn|)lète. Les nieinhres snni dans l'i'lal de ir's(dnli(Mi, el, 
cinunn' en laison des lésions e(''iél)rales i|ni délerniinenl ordinaiicinenl 
l'apoplexie, il eoexisle le plnssinivenl delà paralysie.il impolie de saxoir 
(lilïérencier chez le malade ces deux élals dn sysième mnscnlairc. 

liOS memlnes. lors(pron les soulève, relomlient snr le lit sons rinlliience 
de la pesantenr. mais la lésolnliini mnsciilaire se distiiij;ne alors de la 
paralysie. I,e ineml)ii' paialysé relomlie en elVet lonrdemeiil, comme nii 
corjis ineile ohéissanl anx lois de la pesanleiif, tandis (pie le inemlire en 
irsidnlion l(nnlie pins lenteineni el cela i;i;iee à la i(''sislance de la loiii- 
cit(!' innscnlaiic. l/allitnde prise sponlani'inenl |iai- les inemln-es coii- 
firine celle distinelimi : la janilie |)aralys(!'e est droite, iinmohile, alors 
que laiitre esl l('-j;('renienl lli''(liie el parfois devieni le si(''ge de iinnive- 
inents antinnatiipies. 

I-a |iliysi(nioinie esl inerte, sans exjnession, l^eil liagard et fixe, les 
pupilles dilal(''es, es |ianpi('res reinu'es on larj;ement ouvertes. Les traits 
sont an'aiss(''s. .Mais s il existe une lii''mipl(''j;ie, les traits sont moins 
all'aissés d'iiii C("dé. le Iront pins lidi'. la jone moins llasque, alors ipio 
(le lantre rMô la jone esl gonlli'-e à clnnpie ex|>iration : selon rexpi('ssi(ni 
eonsacri'e, le malade " fume la pipe ». 

An conr- de l'i'lal apoplecli(pie. il n'esl pas [ivs rare de ((nislaler une 
déviation de la lèle el des \eii\ (pii soiil (lirii:('s dn même ei'ih'. I.a ti'le 
par exemple seia loiniK'c dn e('ili' ilroil el les yenx iej^ar(ler(Mil dn même 
côté — di'vidtioii coiijiuiiti-ede la h'-li' ri îles neu.rA'A' syinpt(Jine. (Iéc(niverl 
par Vnlpian en I(Sr)4, el rapproche pai- cel auteur tles mouvements de 
rotatiim (pie \\\\\ oliserve chez les animaux ii la sniti; de h-sions enci-pha- 
liqiies. étudié ensnile par ,I.-L. l'revost (jSliS). Landonzv (187(i et hST'J), 
(h-asset (i<S7!t), Wernicke (188i)). liard (1904) a une pii\si(do-ie patlm- 
lo<;i(|n(? encore très discutée. I.e plus souvent la déviation se fait du côté 
de la lésiini ei''r(''lMale, eesl-à-dire dn côl('' opjiosé à la paralysie, peut- 
être en raison de la diminution ih; toiiicit('' dans les muscles du (•(■|lé 
|)aralysé. On dit alors (jue le malade ief;ai'de sa lésion. Taiit(Jt et pins 
rarement la di'viation se fait du côté paralysé, le malade se détournant, 
pour ainsi dire, d(! sa lésion céridnale : on constate alors nn étal spasiiuj- 
diqiie des innseles du cou et on admet, dans ce cas, ipie la lésion est 
de iiatiiie irritalive. .le reviendrai dn reste plus loin sur celle (piestioii. 
(Voy. p. '2'2.~) et Scf/i/o/rK/Ze de ht vision.) 

Qnel(|uefois, apri's l'ictus, on voit des Ireinhlements lihrillaires de cer- 
tains muscles, des sec(msses ((mviilsiNcs, île la raideur. Un hien c'est une 
atta(|iie convnlsixe ('■pileplil'o^-me on (■lior(''ifin-me (rini ci'ili' dn cmps. 



4 SKMIdl.DinE DU SYSTÈME NEKVEU.X. 

Certains l'élh-xos sont al)olis, il'aiilios soiil (oiiscMvés. La plupart des 
rédexes cutanés (plantain!, cicniaslcMicn. ahdoniinal. niauielonnaire) 
n\'xistcul plus, ou Iticui ils peuvcul pi'isisicr du cùlé non jiaralysé. Du 
côté do la paialysii' le réflexe cutané plantaire est k; plus souvent inverti. 
Les réflexes tendineux |)envenl être abolis, plus souvent ils per- 
sistent et pai'l'ois iruMue sont exagérés (voy. Sénu'olo(jk' des réjlext's). Le 
l'éllexe de la déf^lulitiou est tantôt facile, tantôt gêné ou impossible. Il 
arrive alors que les boissons versées dans la bouche sont rejetées par le 
nez ou s'introduisent dans les voies aériennes. 

Les fonctions i'es|)iratoires persistent avec (|uelqnes luodilicalions. 
Tantôt les respirations sont plus rares et plus [irofondes avec vibration 
sonore du voile du palais paralvsé, la res|)iration est alors stertoreuse, 
ronflante. Tantôt les mouvements respiratoires sont plus fréquents, 
superliciels, convulsil's. inéguliers; el on peut alors voir apparaître des 
svin|ilômes d'aspbvxie. l'ai fois on c(mslat(> le type respiratoire de (^lieyne- 
Stokes. 

La ciiculation jiiésente aussi quel(|ues uiodilications. .\\\ déiint le pouls 
est petit, filiforme, irréguliei' : le cœur a des battements analogues et 
alors la mort lïst immédiate. Si le malade survit, le |)ouls se l'elève et se 
régularise. Souvent plein, battant à 60, 70. il subit des variations 
parallèles à celles de la fièvre lorsque cette dernière survient. L'état de 
la circulation veineuse et capillaire dépend de l'état de la respiration. 
Si celle-ci est régulière et suffisante, le visage est |)àle. Si elle est incom- 
plète, superlicielle. les sym|)tômes d'asphyxie apparaissent : la face se 
luniélie, devient rouge bleuâtre, les veines superficielles se gonflent, les 
yeux sinjectent. 

Les fonctions digestives sont souvent troul)lées. A la suite de l'ictus 
les vomissements sont fréquents, et peuvent grâce à l'insensibilité de 1» 
glotte et du pharynx engendi'er de dangereux accès de suilocation. La 
paralysie du voile du palais trouble la déglutition; il en résulte de grandes 
ditficultés poui' l'alimentation. L'intestin peut être le siège d'une para- 
lysie (pii s(! traduit par nue constipation absolue, ou bien le sphincter 
perd sa tonicité et laisse échapper les matières. L'excrétion urinaire 
involontaire n'est pas rare au début dans les cas graves. Plus tard les 
urines s'accumulent par suite de la paralysie vésicale et le malade urine 
par regorgement. On ol)serve parfois de la glycosurie et de l'albuminurie 
transitoires. 

Tous les auteurs, Trousseau en particulier, ont insisté sur l'état lébrilc' 
qui accom|)agnc ou suit de près les apoplexies d'une certaine gravité. 
Charcot a établi ([U(! les manifestations thermiques passaient par trois 
phases. La première phase, syncopale, est caractérisée par un<! tempéra- 
tiu'e hypouormale, .")() degrés, avec pâleur de la face, pouls ralenti et 
dm-. Puis, tempéi'ature et pouls se relèvent dès le pi'emier jour, et, 
durant une |)hase intermédiaire, stationnaiie, l'une et l'auli'e ne s'écar- 
tent pas sensiblement île la normale. Kidin, selon la nature de la cause,, 
tantôt la ''uéiisoii Mirvi"id, lantôf l'issue est fatale : d,nis ce dernier cas 



morinrs iii: i-i.xi ii i icicyric. 5 

(III assislc à une iiNCcii>i(Pii cvliciiic Ai' la ti'iii|)(''ialuif, 10. H (li'j,'r(''s, 
avec ;u"('éli''ial ion du poiils. l'iU, Mil: aiciMiTarKiii îles iiKiiivcmcnls 
r(>s|iiral(iii'('s, i(l, (!(l; cl ras|iliy\ic' cinKliiil laiiidcincnt à la moil. 

Chez rapoplccliqnc la niilrilitm iii'iil iillVir des alli'-ralinns iiiiildiidcs, 
ol on si{,'nal(> assez soiivciil des ('iiiiitidiis vésiciilcnscs, Imllciisi's, ou 
ôntliéiiialeiisos. lu tiduldc li(i|tlii(|in' (|iir n\'sl pas laii" csl l'cscliaie 
fcssiôri' h mari'lic rapiilc nu (h'riihiliis (iciiliis. 1 Voy. Troubles troiiliif/iies 
(Ions rhthnipléijic. 1 

l,a luarclic cl TcvcdulidU de l'aiHiplcxic siiul xaiiahics. Il csl larc (|uc 
Ja iiioil soil suliiU'. Mais souvent elle survieni rapidcincnl, (luelques 
homes, un ou (|uclques jours après l'allaque. Elle csl annoncée par une 
a^fiiavalioii pro^iicssivc, des Iruniiles respii;iloircs cl (irculaloires, et 
riiypiMtliciuiie rapide. 

Si le malade suivit à l'alhupie. les lacullcs abolies réapparaissent 
progressivement, la scnsiliililé dMliind, puis la moliliié. Celle mareho 
vers la ^uciison peut être inlerrompue par une rcchule ra|)ide ou pro- 
gressive, capalilc d'em|)orter li» malade. 

Si le malade écliajipc déliuitivemcnt à la moit, ou bien c'est la fruéiison 
progressive, lente, complète; ou liien il persiste des désordres intéres- 
sanl soit la motilité. soil rinlelligence. Kn elVet il peut j)ersister une 
hémiplégie plus ou moins prononcée, entraînant rimpotence du sujet, 
ou de rapliasi(\ F,t, si les i'acullés psychicpies récupèrent souvent leur 
inlégiilc première, il arrive Iréipicniment aussi qu'elles conservent une 
atteinte plus ou nuiius marquée. Souvent le malade présente une dimi- 
nution de la mémoire, de la \oliiiil('. de laplilude au travail: il est 
inaclif, s'attendrit et pleure racilemenl ; et quelquelbis il s'achemine 
vers le gâtisme. Entin le malade après sa guéiison relative reste toujours 
sous le coup de rechutes. A chacune l'amélioration est plus incom|ilète, 
(H |)res(jue toujours elles dcvicnncul miMielIcs. souvent même la prc- 
mièr(\ 

Pathogénie. — l'dur e\pli(iuer le méianisuie du syndrome a|io- 
plexie, on invoque l'intervention de divers éléments : Vonriiiie. I hupe- 
rémie. la compression céréhrale, les oscilldlions de pression du li(jui(le 
céplialo-riirliidien . 

Certains auteurs l'uni inlervcnir la compression directe des éléments 
nerveux par la lésion; d'autres l'anémie consécutive à la conq)ression 
du l'over hémorragique. Ces deux hypothèses ne sauraient expliiiuer 
l'apoplexie (pii survient en des cas où le foyer hémorragique est peu 
volumineux: de plus, certains petits foyers provo(iuent parfois un ictus 
]dus grave (pie les grands. 

H'apirs .Meiidel. I'ap(qdcxic de l'Iii'morragic sérail due à l'anémie cor- 
licale produite jiar l'ahaissemcnl de la piv~si(ni arli'iielle. c(iiisé(pience 
de la rupture vasciilaire. 

I-a rin-orie du choc liéniorragi(pie de Duret s'appuie sur quelques faits 
expérimentaux. La U;sioii hémorragique aurait pour ellet immédiat de 



c. siMHuociK iii' si's/T-'.i/ff M-:itn-:i\. 

(li'Iciiiiiiiri- iiiic ;iii;;iii('iilali(iii siiliilc de l;i |iic>sioii ilii li(|iii(li' i(''|]lial(i- 
lacliidicii ilaiis le l'i'ànc. Ce li(|iii(li'. (■iiTii|iiiiiiaiil alors la siiiiacc (Mili('r(' 
(les ct'iilit's iicrvciix, [■('lliicrail vci's le iiiill»' ol les cim'iis leslirorriies el 
|)r()\(K|iieiail eiiliii iiiie iniilraclioii réilexe des vaisseaux de l'encéphale. 
(Jiiaiil à l'eiidiolie d'iidiralc elle e(iiidiiirail aux mêmes eons(''(|iieii(es, en 
|ii'ovo(|iianl vers reiic(''|)liale mie as|iiialiiMi liiiis(|iii'. c.r rtirua. du li(|iiide 
eé|)lial(i-raeliidieii. 

I.a llii'iiiir de riuliiliilioii de l)r(i\vu-Sé(|uai'd esl i^V'uéialemeul 
adii|)lée, ?uais son iniM-anisme csl iricuuuu. La lésiim d'uue |)aflie du 
svstèiiu' nei'veux prevuiiueiail uii Iniiilile foueliouuel violeul des centres 
nerveux se inauifeslanl jtai- la suspension sul)it{! de Taclivité pliysioloifique 
de ces ceiilies. C.'esl une sorle d"épnis(>meul fonctionnel soudain. 

Sleiii ai I i\c à une conclusion aualoi;ue. Se basant sur rexpérimeiilaliou, 
il dit ipie le saui; s"éeliap|)ant sous uue])ression de 15(1 à '200 millimètres 
dans un tissu dont la tension n'est iju'à S ou 10 millimèlies, il s'ensuit 
un \(''iilai)lc choc lraniiiarK|iii' ipii sns|)end les ronclions c(''ii''iirales. 

Diagnostic de l'apoplexie. — L'apoplexie est une perle suhite 
lie counaissaiice de cause essenlicdleuient cérébrale, mais toute perte de 
connaissance d'origine cérébrale ne doit pas être conf'onihu' avec l'apo- 
plexie. Klle nCst appelée ainsi que si elle esl subite. Si elle esl graduelle, 
(■"est le i())n(i : si elle esl subite sans lésion cérébrale Ironltlaut maté- 
riellemenl les cellules, mais ))ar trouble l'onctionnel du cerveau, c'est 
Vapofdexie nm'cusc des anciens (hystéi'i(|nc ou jiar impression morale) 
(|ue i'nsajic a fait rayer du cadre de l'apoplexie |)roprement dile: si elle 
résulte d'une aclion n'-llexe par irritalion laryngée, c'esl Viclus 

L'apo|ilexie peut être courondue avec tous les svndromes caractérisés 
par la perle subile de la connaissance et du uiouvenient. 

La .v(//i(0/;e s'en rap|iroclie, dans le cas où l'aiioplexie s'accompagne dès 
1(> début de troubles circulaloires et respiratoires : pouls petit, irréguliei', 
inspirations rares et inégales, pâleur de la face. Mais jamais dans 
l'apoplexie on n'obsei've l'allaiblissemenl dn cn'iii' el de la respiration 
comme dans la syncope. 

Dans Vdspliyxii' on sera renseigné jiar li's idiiiinémoralifs, el à leur 
défaut par la cyanose et le refroidissement des exirémilés. Ilaus (|ne!(|ues 
cas d'asithyxie pai' gaz mépliiti(pn>s, l'action esl si rapide (pie la cyanose 
n'a pas le temps de se produire, el la face est souvent pâle comine dans 
l'apoplexie: mais la cause est patente et l'erreur impossible. 

l'cpilcpsic, i\in suspcMidant subit(;meut les fondions psvclii(pies et 
seusitives cinidiiil an coma, ne saurait toiilcrois cire confoiuliie avec 
l'apoplexie en raison de l'évolulion de ralta(|ne, el dn relonr ra|)ide de 
l'intégrité loncli(nin(dle. De même dans le rfiiiijc OpUrpliquc avec chute 
hrusipie, les facnllés revi(MUienl rapidenieiil. Cerlaines diflicullés de 
diagnostic p(Mirraienl i-ésullei' de rv (pie l'apoplexie |)enl êlic précédée 
de mouvements eonvulsifs. el du l'ail ipic certains épilepli((iies sont 



rnouni.h'f; di-: iinii:i.i iiii-.wci:. -, 

Mijcis ;i (les ;ill,i(|iu's a|Hi|)l('(lir(iiiiics sjiiis ciinvulsiciiis. I.ii (■iPiiii.iisMincc 
(les ;iiil(''C(''(li'iil.> prciiil ici uin' i:i;iiiili' iiii|i(Ml;iiiii'. 

\.'(ii)oi>i<'jif iiiisifii(iiic. (|iii iiVsi i{iriiii(' rdi'iiic iiii Miiiiiiii'ii ii\sir'ii(|iic 

so Ciiracir'iisaiil par le di'-liul lu nsi|iic. scdisliiijiiic de lapopli-xic vi'rilalilo 
pai' l'rlal iialmcl ilc la face, du poiil-, de |;i icspiialiiiii ; ralisi'iicr d'hypo- 
llicrmif iiiiliaic: les aiiIrcrdciilN liysl(''ii(|n('s: l'alisriin' lialiiliicllc d'Iir-iiii- 
pli'^ic. Tduli'rnis rii('iiiipli'^ii' |iciil apparailic ail iiKiinnil dcracrr^, mais 
on ne rniislalc pas d (ndiiiairc la paialvsii' ilii laiial a\rc (■(inlorsiim 
de la lioiichc. haiis l'apopIcNir liy-lri i(pii' un iciicuiiliv (piclipicfois iiiii' 
riyidilt' des iiii'miImcs, jiciu'i-aiisi'c mi liMalis(''c aii\ incinhifs inlV-iaciirs 
ou il un seul. Les paiipièics pi-r'scnicnl d'indiiiaiic une -en le de viliraliou 
(raiilanl plus accnsiT (pi'dii clnTclic à (iiivrir 1rs yiix. ipii iinivcr^cnl en 
haiil cl en dedans. |laii'~ piesipie Ions les cas il e\is|e du |i isniiis. Pailois 
an coins dn soinnieil, le malade e\(>cii|e des iiMiii\{>menls sp(''<-iaii\ rare 
(!<• cercle, sjilnlalioil. elc.. cl on peu! conslalei' rexislence des zones 
liysloro^i-nes dont la pression déleiinine nne allacpie ipii met lin au 
sonuneil. I.e soinmeil liysléri(pie à (K'Iiul Ijinsipic esl heanconp |)lns l'ri'- 
(pienl chez la l'emnie cl dans la jennessi': ra|iople\ie esl lare dans 
ci's ((indition-. 

Hans (piehpies <-as. il esl vrai, l'apoplexie d'iidiiale peni ne pas 
s accoinpaL;ner d li(''niipl(''i;ie. — ((jHijilr.ric dile srrciisc. ln'l)lorr(l(/ie 
iiiriiiiKjcc en nappe, ixndlijsic gcnri-dlc .sr/croxe en plaijucx, — mais il 
l'xislt' toujours los syuiptùmcs antériiMirs on concomilaiits de ces allee- 
lions, ipii mettront sur la voie dn diaj;iioslic. 

\. ii-iii!< Idfi/iKir osseutitd on talKdiipic esl aussi [[\u' perle snhile de 
connaissance. .Mais le délinl |iar nue seiisalion de clialouilh'iiienl au 
larynx provo(|naiil nne lonx spasniodiipn' cl le leloor instantané du 
malade ii la connaissance, le l'eront aist'ment distinguer de rapoplcxic. 

\.'ciiii)r)isiniiiciii('iil par les narcotiqm's, l'ivicsse alcooli(pie, rétliéi'isa- 
lion, le clilond'orme, produisant la perte de connaissance, le coma, la 
rr'soliilion, de- accidents paialytitpies <iu convnisils, onVeiil une cerlaino 
analogie avec rajioplexie. Les iiarlicnlariti's de cliaipie genre d'enipoison- 
ueinent, iodeur de riialeine. ranalvse des anh''ci''ilenls snlïiseiil poiu' 
assurer le diagnostic. 

Sémiologie de l'apoplexie. — l.'aihupie apoplecliipie |)ent sni-- 
veuir comme premier phénomène morlndi' (lie/ un individu en étal de 
lionne santé apparente, on an contraire die/ nnsnjel avant d(''j;i piM-senté 
les signes d'une malailie. 

Itans ce dernier cas, si Ton a conslalé des doiileiirs de léle, vertiges, 
trouilles de la \iie. alla(|nes antérieures d'épilepsie |iaili(dle, vomisse- 
ments, etc.. on lapportera I a|ii)|ilexie ;i une hniiciir ccirbrale. 

Kst-idie survenue (liez un individu airect('' anpaiavant de désordivs 
nienlanx. tronhies ocnlo-|iu|)illaires, tremldement, emliarras de la parole, 
etc., il \ aura lieu d<^ raltrihuer à la parahisic (/ciuTiile. 

l/oltserve-t-on (diez un malade alteiiddéjà de |iara(ilégie spasmodiijiie. 



8 ^i.Mioidiiii: m s)sii:mi-: xi-:iu'iirx. 

liciiililciiiciil iiilciilioiiiicl, ii\sl;i,mmis. rti-., rllc (l(''|iciiili;i de la sch'rosc 
fil i)l(ifiiies. 

S'il s"ii^il (l'iiiisiijcl |ilus (III moins (l'ilriNalii''. cl dont riiriiioconlioiilde 
railiuiniiic. il sera vraiscniMaldc i|ii(' rapoplcxic est d'oriiiine urémique. 
('."est VaimjAc.ilc sririiRi' (Ics-aiicicns ailleurs, don! lacaiise rôsidiM'aitdans 
r(rd(''iii(> (■(■'ii'iiial avi'c (■■paiiciuMiii'iil voniriculaire ra|iidoni(!nl pinduit. 

Si on a|i|iiiMid i|iu' ra|io|il('cliqii(' a habité dos n'iiions palustres et a 
soiill'eil de lièvres inlei'niiltentes ; si Faltaiiiiea été piéeédée delVissonset 
s"acconipa<;iie d'une forte l'Iévation de lempéraliire, on pensera à la forme 
apoplecliipie de la fii-vn' jHihisIrc. el relVel eiiialirdu sulfate de quinine 
\ieudia ((uilirmer le diajiuoslie. 

H'anlre pari l'apoiilexie a eoiistiliK' clie/ le malade le |preinier épisode 
appaicnl de IV'vidulioii moiliide. du ne sera aiilorisé à diai^aiostiquer 
la i(H)iirsli(iii ou Wiiu'iiiif (■vrcbriilc. ipiaulaul (|ue 1 alla(pie aura été de 
eoiirte durée. 

l'Itrniurriujie tnciiiiii/t'c pourra être incriminée si on a alfaire à un 
alcoolisé clirouicpic ou à un paralytique [général; et dans ce cas des mou- 
vements couviilsil's mai(piés accompagnent souvent la chute. 

i.e diagnostic le plus diflicile est celui qui consiste à distinguer les 
deux atVections ijui jii'oduisenl le plus soiivimiI lajioplexie : Vliéinorragie 
cOrébrcde el le raiiiollixKcnicnl. 

Le l'amollisseinenl donne parfois naissance à uik^ apoplexie plus pas- 
sagère et moins complèle; les paralysies présentent ([uelques oscillations: 
la niairhe de la lempérature n'a pas révoliilioii (lu'oii ohserve dans 
riiémorragie ; mais il n'y a là rien d'ahs(du. 

Si le rainollisseinent est consécutif à rathéroine el à la throndjose, on 
(diservera plus volontiers des prodromes : vertiges avec quelquefois perte 
miMneutanée de la connaissance, aphasie et parésies transitoires, four- 
millements des membres, el on constate chez le sujet les dill'érents signes 
de rathéiome. Le ramollissement par embolie n'a pas de prodromes, mais 
il s'observe surtout chez des sujets jeunes, souvent à antécédents rhuma- 
tismaux et chez lesquels on constate l'existence de lésions valvulaires, le 
rétrécisseineni initial en particulier. L'hémorragie cérébrale coïncide 
souvent avec riiyperlnqpliie du cieiir chez les arlério-scléreiix avec ou 
sans iii''phiile interstitielle apparente, la tension artérielle est augmentée. 

L"ap(q)lexie |iar aririili' siiphilili/juc amenant la thrombose, se com- 
[lorleia commecelledne au rainollissement iscliémi(|ue, mais sera recon- 
nue |)ar les anlécédeiils |ialli<d()gi(pies. Le plus souvent il s'agil de sujets 
jeunes. Toiitelois, ici aussi, il sera parfois fort diflicile de disliugiier le 
ramollissement par arlf'rile d'avec l'hémorragie par riipliue d'un ané- 
\risiiie iiitra-cérébral. 

(Juaiit à \'(i}i()plexie à ninrchr proçjvi'ssii^e des nuU'uis anglais, elle n'a 
jusqu'ici él(' rencontrée ipie dans l'Iiémonagie cérébrale. Kile est pour 
ItroadbenI la conséipieiice d'une rii|)tiir(> vasciilaire dont récoiilement ne 
pourrait se l'aire qiir Iriilcnii'iii ci progressivemeiil, sans rupture de 
libres ou d(''cliiriirc du lissii iieiveiix, sans compression violente de la 



riinriti i:s nr: i i\ ii:i i n.iwti-:. 9 

siilislaiici' (t'irliralc. I.c saiij: s iiilillicrail peu à pi'ii en dissociaiil |iiiiir 
ainsi (lire les liliii's de la caiisiilc l'xlcnit', (|ui (•(iiiiinc mi le sait est la 
rt'i^ion (ii'i s'iiiiscrvi' le plus sonvcnl riK'iiKiiiajiic (•('■n'-liralt' — (li'iuliiu, 
iîdiicliai'ii. (Miaicdl. — il i-sl jihis ipic piolialilc i|ii(' rôcdiiloiiu'iil li'iil ilii 
saii^ icK'vc d'uii aiilic iiu-canisiiic : car, (liiiic |)arl, IIumikii raj;ic dans la 
(•a|)Siil(' l'xlci'uc ne se liadiiil ipic lirs laieniciit par uni' apojdi'xic à 
niaichi' pi'ojji'cssivc l'j, danlrc pari, celte dernière peut se rencontrer dans 
(les cas on le foyer sièp- dans une autre réj^ion. (l'est dans le |irocessus 
vascnlaire (|ue Ton doit clierclicr la cause de la pioLiression h^ile des 
accidents, et peut-être s"a;;il-i! de la rupture d'iui lnnl |>i'lil xaisscau. 
n"aiitre part, |)ourcei|ui concerne l'Iiéinorraj^ie ciMiMiraic, il \ a ioujours 
lieu de tenii' compte de la |iression avec la(|U('llc le san;: l'ail irru|ilion 
<lans la snlistance nerveuse — raptns sanguin des anciens. (Tcsl de ce 
côté ipi'il y a lien de chercher la cause de ce l'ail, (|u"à lésions vascn- 
laires d'intensité é^ale correspondenl souvent des loyers liénuji-ragiques 
de (linieiisiiins tiès vaiiahles. 



I,e cdiiiii est un ('lai de --oiniiolcnci'. d asscuipissenient proToiid, carac- 
térisé par la perle pins nu nmiiis iiiin|ili''l(' de I intelliui'nce. de la sensi- 
hilité et de la niotilile. 

I.e malade alteiid de l'oiiia ('si conclK' dans |r diMiiliilus dorsal : son 
<'orps (d)(''it aux hjis ilc la pcsanleiu' cl a nue lendance à glisser selon 
l'inclinaison du lit. I.e faciès exprime pai l'ois le calme cl le repos; 
d'autics fois l'aspect du visage présente les traits de la Stupeur. I.a fac(; 
dans son ensend)le est le |dns souvent rouge, vullneuse, turgescente, cl 
heauconp plus rarement il existe de la pâleur. 

Les paupières sont demi-closes, les yeux paraissent saillants, humides, 
lixes; les pupilles sont dilatées et paresseuses, leurs réllexes disparaissenl 
ménu' dans (pielqui's <as. et elles deviennent alors innnohiles et insen- 
sihlesanx alternatives de lumière et d'oliscurité. Les nmscles de la face 
s(Mit dans le relàcliemenl : mais s'il existe de la paralysie on constate des 
(lévialiijus unilatéiales. Les membres sont en étal de résolnlion, el il 
n'existe souvent pas de |iaralysie à ]tropremenl parler. S'il existe de l'hé- 
miph'gie, on la distinguera suivant les règles (|ui ont été énoncées pour 
le un"'me cas à propos de l'apoplexie. Parfois un ohserve des raideurs nnis- 
cnlaires, de vi'rilaldes contrartmes limitées à un inemlire, à la moitié 
du C(n'|)s, ou euc(n-e g(''néralis(''es ; de hm'hic il se iiiodnil aussi, dans 
certains cas, des plii''nomènes convnisirs donl l'importance est considé- 
l'ahle poin' le diagnostic. 

La seiisihiliti' générale el spéciale est en général absente, liien ipit; 
parfois le malaile réagiss<' |)lns ou moins sons l'inlluence des excitations 
douloureuses : le |(incemeiit des mendires peut pi'ovofpier soit des mou- 



10 sf:Miiii.iii,ii-: nr sysrhMi; mîkvkux. 

vciiiciils irllcxcs, soil îles |iai(ilrs indisliiiilcs, mais sans (|ii"il y ail eu 
^'('■néial |t('iC('|)li()ii. 

I.i's rdiicliiins v('ji(''laliv('s soiil rcialivciiiciil iiKicriiiics, cl cVsl là un 
lies caraclèi'es (lu coma: hmlci'ois elles se l'csserilciil dans une ccilaiiic 
iiK'Siiie (lu (Icsordre du loiiclioniiemenl e(j|-(>liial. 

Les liallcmcnl-- du cuMir conserveiil ou |ieu s'en laul leurs caiaclèi'cs 
iiiirmaiix. I.c |hiuIs csI (riialiiliide lent, plciii cl mmi. s'il n'csl pas alh'n'- 
|iar la maladie causale, auquel cas il pcul se meulrer rii''(|ueul, pelil. dui', 
ilT(''j^ulier. 

I.a cesiiiialidu es! suuncuI |iiijroud(''meid iulliieuet'c pai' l'cMai coiualeux. 
ilaliiiuellemeiil elle esl leule et iiidloude, (|uel()uer(iis aec('d('r('e. K'aulres 
(dis elle dc\ieul sieiloreiise: el dans les cas f;r'aves aii|)arai( lui rouelins 
intense i{ui lient laulôl sim|)lennMit à la vihialion du voile du palais 
par(''si(!', lanh'il à la si'cii'liim d'un li(]uide vis(pi(Mix qui obstrue le |)Iiaivnx 
el le lai-vu\ cl anive à la houelie eu hâve mousseuse ; ou peiM aussi 
(discrvci- le ivllime de Clieyne et Stokes. 

La di'i^lulitioii se l'ail d'ordinaire assez dillieilemeut el il arrive (|ue les 
lioissons iulrodiiiles dans la houelie i'is(|uenl de passer dans le larviix et 
de (l(''lermiuei- des pli(''M()ni(''iies de sulîoeation. 

(JnanI aux spliiueteis v(''sical et anal ils pcMiveiit être paralysés, et 
alors il existe de l'incontinence des urines et des matières; dans d'auti-es 
cas c'est la conlivK lilit('' de la vessie el du i-eelum qui est ahidie. cl la 
r(''tenli(in d uiine el des A'-ees en est la cons(!'(iuenee. 

Aulrel'ois poui' (exprimer les vari('t(''S du coma d'après l'intensité crois- 
saule des plicnomènes, on dislinuuait l'assoupissement, la somnolence, le 
sDpor, le calapliore. le coma proprement dit, le coma somnolenlum et le 
carns. AcInellemenI on dislinj^ne simplement trois vai'iélés : \" \(^ coma 
li-(jcr. dans leipiel les racull(''s soiil alxdies, mais les excitations fortes 
ami'uenl un r(''\eil incomplel ne pidv()(|uanl (pie quelques paroles Ijalliu- 
tiées. iiicolH''reiilcs; la douleur est perçue oblusément et se ti'aduit par 
des |dainles cl des monvements réflexes; 2" le coma profond , qui a servi 
(le ty|ie à la descriplioii (pie j'ai l'aile plus liaiil ; ô" le cnrus, def;ré maxi- 
mum dii coma : riiiseiisiliililc. l'iiiei lie iiilelleeluelle et musculaire, les 
Ironlde^ respiraloires el circulatoires sont exti'èmes, les réflexes complc'- 
leinenl alidis; cl il cxisie |)arfois une liypertliermie, parfois une hypo- 
llicrmie Iri's accusées. 

1. in\asion du coma esl l)riis(pie ou j^radiielle. La marche peul (ire pro- 
jii'cssive. ciinliiiue ou iiilermillenle avec rémission. La durée peul osciller 
(le quehpies heures à (piaire. ciiii| (ni six jours. La lerminaisoii peul se 
faire par rchiiir coniplii on incomplel à l'('ial niirmal ou par la inorl. Le 
coma peu! caraii(''riscr des maladies ipii ne sont |ias nioiieUcs par clles- 
nn'Mues, et d iiis lcs(|n(dl(^s il se produit par acc('s. 

Le eo;/i« l'/'r/// esl un assemhla;i(' pai-adoxal de dépi'cssion cl d'cxcilaiioii 
psvchi(pies. d'aceahlemciil el de di'dirc. de sommeil (i de \eille. Le ma- 
lade a Icv \cii\ rcriii(''s. mais les iiinre au moindre appel : il dorl. mais il 
s'a;^ile cl parle. 



//,•"/ /,//.s /)/;■ i:i.\ri-:i.i.i(iK.\i i:. n 

Diagnostic différentiel. - l.'tiiiOjiUwir \\'rs\ |i;is sxiiiimxihc dr 
coiiia. Kllf le pii'irilc : cllf (■>! rdiislilin'v |i;ir licliis. c'cst-à-dii'c par l.i 
pci'lc linis(|ii(' (li'> riiiiclioii^- (/'H'iMalrs. \|in's uni' jm'i iode lirs (•mute, 
(•■(•si le (•(iiiia (|ni cii (•nI la Miilc (|iiaii(l icllr aliolilioii |ii'rsisli'. 

I.c (■(j;;(fMl(iil (■■Itc (lisliiit^iK^ (lu ainniiifil. le ((iiiia iillrc les caracItTr^ 
olijcdils (lu ^(iiiiiiit'il. mais c'est mi Sdiiimeil iiKiiliidc. c'est-à-diic Idiiid. 
jndloiid, ((ml'miiel. Toiite s(dlicilali(iii ext('i'iemc est impiiissaidcà (('•veil- 
ler les ra(((ll(''s aliolies : ((iiiscieiici', seiisihilit.'. m(>tilil(''; tandis (|(ie dans 
le S()mn[eil simple le i(''veil est l'acile cl irnd aiissit(")t an sujet ces (((('■mes 
racnlt(''s (|ni pai'aissaienl sn<|iciidiics. loiileliiis il |iii(([iait (''li'e diUicile 
(le disliii<;(iiM^ (l(( C(m(a l(',L;ei- le s(iiiin(eil pidlonil des s((în(ei((''s, Av^ chk- 

valesceiils de maladies i;!.-!^"-. Mais ce siu cil penl hiiijnnrs cliv inler- 

l'(i[((p(( par des e\cilali(ins loiic^ : cl alors, un cnnslalc an réveil (pie les 
rucnlt('S S(M[t intactes, sanl' mie cerlaine lenlenr des cnnceptidiis. H ail- 
leurs les svinpt(nnes ant(''rienrs un cimcdinitanis sont dillV^cents cl il n \ 
a ni steilor ni pnnls (('•[•('■liial. 

l/alla(pie de soiiiiiieil Itiixln-iiiin- pdinrail |)ivler à la conriision. I.a 
eonnaissaiicedes ant('^cédenls, le mode de (h'Ind de l'attaque niettent (li'jà 
sur la voie. De pins il n'est pas laïc (|n'il existe dans les cas (riiysl(''(ie 
(les zones dites livst(''idj;(''nes, dont la compcession siillit à l'aire cesser le 
son(meil. dn (((oins m()in('nlan('i[(ent. K[(lhi pendant la {\\\\w de ralta(pie 
(ie sommeil on observe divers pli(''nomènes repr(!'senlant des p('ri(Mles 
al)r(^jj(''es de ratta(pie l[\sl(''ri(pie (|ni, survenant de tenips à antre, pri''- 
ciseiit le diaf^Kostic (voy. Apoph'.r'u' hyxlrrii/iw. p. '29). 

Mans la IrtUaniic liijulcv'uini- le diajiiioslic repose sur I alisence plus 
constante et jihis absolue des (•('•llexes. de sierlor: la respiralion esl 
pres(pie ((impli'lemeul snsp(Mi(lne. le pouls presipie inseiisihli' : enlin il 
a existé auparavant des synipti'niies liysl(''riipies. 

\.e sommeil luii))i<)li(/iic e-l un sommeil le plus soiiveiil |iid\oipie. Il 
esl interrompu pai' la suj^^^estion. 

Dans la .v(//(';o/*(' la respiratii I le pouls i'oiil ih^raul (dmpli'lemeiit. 

\.'(ixj)liy.ric iù'^iU' |)ar embolie (Ui par tl(rou(bose p((lmonaire. celle (jiie 
l'on observe au ('(uu^s des sténoses laryn;:ées, se caractérisent par leurs 
causes faciles à reconnaître en j^éuéral, la teinte violacée de la lace, le 
tiraj;e, robscurit(^ respiratoire à raiiscultation. 

l.'nspliy.rie Inile des cardiopatbies ;'( la péi iode d'asystolie avec som- 
meil invincible, surtout dans l'iusnilisance tricnspidiemie. n'esl (pTuiie 
l'orme de C(i(na compli(j((ée d'asplivxie. 

Pathogénie. — I.a ualiire du processus ipii produit le coma esl lr("'s 
variée suivani les causes diverses dmil il es| l'expression, l'insienrs de 
ces causes ont cependaut des modes d'aclimi communs. 

Les unes s'opposent aux pl[éuoiU(^u(>s d'échange et d'oxydation indis- 
pensables an ronctionneiuenl des cellules de la corticalilé cérébrale, soit 
par compression exercée direclemeni ou indirectement sur elles, soit |)ar 
obslacle à l'appoit des matériaux néc(;ssaires leiracemenl du calibre des 



1-.' SÉMIOI.OCIh: DU srsTh'ME yEliVLrX. 

vaisseaux), ('"csl ainsi qii'ajiissenl iioiiibic d allcctions (•('■ri'hralcs : rpan- 
ilicnicnts (ir(i<lni(iï<lii'n.i. vciitricnlairfs, (l'dùiiif, tumeurs, ciiiKicstion 
pnssirc. \'A rex|i(''riiii('iitali(iii pcriiu'l de (léinoiilrcr la réalité île ces iné- 
caiiisiiies, sdit |)ar la lijialiirc (l(;s carotides et des verléhrales (Riown-Sé- 
«luardl, soit |>ar la c<)iii|ii'essi(iii des cacolides (Yiilpian). 

l/actioii dune lempéralurc renlvale auoriiiaU^ en plus (ui (>n moins et 
dépassant les limites d'excitaliiMlf' des centres nerveux, est déinoiitiée à 
la l'ois par les faits cliniipies et par les laits expf'iimentaux. 

Certaines causes aj^'issent sur les cellules nerveuses par leur nature 
loxi(pie ipii reconnaît soit une ori;;iiie externe (poisons venus du dehors), 
soit uneoiijiine interne |)ar réientiou des déchets (nréinie) ou par vicia- 
tion des échanj;es (de cause mici'ohienne ou non), ou par addition de 
nouvelles snlistances (microhieunes). Tous. ces faits d'intoxication sont 
facilement reproduits par l'expérimentation. 

L'action du xliorl; on de l inhibition des contres sensitivo-moteurs ])ar 
nue lésion limitée, est la seule théorie satisfaisante pour nu grand 
nombre de comas liés aux lésions céiébralcs rapidement produites. 

l.'livpollièse d'une excilalion du centre du sommeil est iiisiinisamment 
établie. 

Sémiologie du coma. — Le coma apparail au cours d'im grand 
noTiibrc d'all'ections iutéiessanl le cerveau et ses enveloppes, ainsi qu'au 
cours de certaines névroses. Il peut être la conséquence de diverses 
intoxications exoçjènes ou endnyènes, et il fait partie du tableau sympto- 
mati(|ue des divei'ses maladies infectieuses. Je passerai en revue chacune de 
ces causes on indicpiant les élémentsnécessaires pour établir le diagnostic. 

Les lésions li-auiuatiques du crâne produisent le coma, soit qu'il y ait 
fracture et c(niipression par un fragment osseux, soit qu'il y ail hémor- 
ingie: la contractui'e accompagne souvent le coma dans ces cas. Les 
commémoratifs, les plaies de la tète, conduisent facilement au dia- 
gnostic: de plus, on pourra songer à la compression du cerveau s'il 
existe de la dé]uession plutôt que de l'agitation; à la contusion du cci- 
veau, s'il existe de l'agitation avec dissémination des contractures; à une 
fracture avec enfoncement, si la contracture est localisée. Les tumeurs *](' 
la boite crânienne sont aussi une cause de coma. 

La plupart des altérations des méninges peuvent s'accompagner de 
coma : les méninç/ites, sim])le et tuberculeuse, la méningite séreuse, la 
paclnimcningile. V hémorragie méningée. 

Dans la méningite aiguë le coma fait suite à la période d'excitation 
I lièvre, délii'e, cc'phalalgie, photophobie, agitation, convulsions, myosis) 
et caractérise la deuxième période dite comateuse. Parfois il est |irécoce 
et constitue presipie toute la svm|it<)malologie : forme comateuse de la 
nK'ningite aiguë. 

Dans la méningite cérrbro-spiuiile, aux signes jir(''C{''denls s ajoutent 
l'tqùsthotonos cervical et les conditions ('pidémi(pies. 

Dans la méningite tuberculeuse, le coma ne manque prcs(pu' jamais. 



iiinriiihs m: i:i\ ii:n laESCi:. 13 

l.cs noiuIiriMix syiii|il('niit's (|ni If inrcrdciil (prodromes, vomissemoiils, 
vi'utrc cil liatciiii, Iroiililcs ociilaiics. soiiinolciicc, cris, coiiviilsioiis, 
lii'vic. ('(cl le l'iToiil aisL'iiiciit riillaclicr à sa cause. Il a|i|iai"iil à la 
pciiuilc tciiiiiiialc; mais il se montre soiivciil ])ar inlermilleiice dans la 
période dile dOscillalion de la méiiiiij;ile. l'ail'ois, c'esl an déhni (in'il se 
monirc sous rorme d aiiallciucut cl de somnolence, syinph'mies aii\i|uels 
iiilliet cl llarllie/ doimcnl une grande valeur dia^iiosli(|ne. Avant d'èlie 
complet cl dclinitil, le coma es! soineiil eulreconp('' |)ar des |((''iiodcs 
dexcitatioii avec convulsions, la perle de connaissance peisistaul. (Juel- 
(|iiet'ois il est le symplùme dominant de la nialadie, la pt'iiiiilc d'exci- 
tation étant é<iniilée et méconnue. 

Le coma est encore la terminaison liahituelle île la niriiiiKiilc sni-nsc. 
Il se produit lentement et |)rogressivemeiit. Dans celte l'orme la morl est 
lalale si ou ne décom|)rime pas le cerveau par la crànicclomie. 

I,e coma (ivcr con tract 11 rc. chez un enlanl, chez un alcooliipie ou chez 
un sujet ayant eu aiit(''rieuremenl des crises épileptit'oi'ines ou apo|)lecti- 
l'ormes, indicpie l'Itciiiorracjic mcningcc. Incomplet au dél)ul et inter- 
rompu de temps en temps par des convulsions, il est piof;ressif, inter- 
mittent, puis linalement il est continu jus(|u'à la terminaison fatale, 
tjuand riiémorrafiie a ('-té creinhlée très ahondante, le coma sinstalle 
rapidement sans convulsions et dure insipià la mort, procédant à la 
manièrt! de l'apoplexie. Dans (piehjues cas rares, le sujet peut soi-lir pro- 
visoirement du coma jusqu'au retour d'accMdents semblables, (pii une 
{'ois ou l'antre se teiniinent i)ar la mort. 

Parmi les a/f'ections cércl>r(th's (|ui causent le plus souvent le coma, 
l'hémorragie, puis le ramollissenumt viennent en |)remière ligne; il l'aiit 
citer ensuite la commotion, la congestion, rcedème du cerveau, les 
encéphalites, les tumeurs du cerveau. 

Le conni de Vliciiiorragie ccrcbrale ih'bute |par I a|)oplexie, (pii est plus 
ou moins profonde suivant la gravité du cas. La face est congestionnée, 
exceptionnellement et passagèrement pâle. Le |iouls a le caractèn» du 
pouls cérébral : au début, il |ieut être passagèrement |)elit et dé|)ressibl(!. 
La température est d'abord hyponormale, puis normale et s'élève vit(> 
dans les cas rapidement mortels. On constatt^ de plus, des signes 
d'hémij)légii^ L'amélioration est possibh; : an bout de (|uel(|ues heures à 
([uelipies jours, le sujet reprend ses sens, mais souvent av(!c, une atteinte 
plus ou moins profonde des facultés. Dans ces cas la durée du coma 
n'excède guère deux ou trois jours. .Vu delii, les accidents s'aggravent, il 
se produit des complications d'bypostase pulmonaire, d'asthénie car- 
dia(|uect de troubles respiratoires bulbaires suivis de mort, souvent av(!c 
le type respii'atoire de (llieyne et di' Stokcs. Il existe 1res souvent nue 
véritable difliculti'' à diagnosti(|ner le coma par liciiiorra(jic de celui i|ui 
l'ésulte de la tliroiiibosc ou de Veiiiltolu'. 

La coexistence de contracture et de coma chez nu homme âgé, athéro- 
mateux ou cardia(|ue, l'eia présumer une iH'inorvatjie vcntriculairc. De 
petites hémorragies successives, rapprochées ;i (pichpies heures ou 



U ShWIKil.iii.li: DU S) siA'Mi; .XEIIIEUX. 

(|n(<l(|ii('s jours (l"inl('iviilli'. lU' (hMciiirmcnl sdincnl {|im' des perles de 
(■(Hinaissaiici' passagères prises pour des indices de eoiii;esli(Mi r(''réi)ral(', 
el se leriiiineiil enliii par iiti élal conialeux, pcMsislaiil, i lel. 

l.e (■ a du nniKillisscinenl frirbral peut alleeler les iiii'iiies appa- 

reiiees de Tortue el de durée ipie celui de riK'nioiragie. (juaud il s'agit de; 
llMoMil)ose alliérouialeuse. il existe? parfois nue période de simples ver- 
liges avec engourdisseuieut ou paiésie niouieutaïu'c des uieiubres d'un 
colé, |)i'écédaul des accès |)assagers de coma. I, arlOrile siiplillitiiiiic sera 
révélée par la coruiaissaiice des autécédeids du sujet. 

\.'eiid>olie produit aussi le coma l)rus(|uemeut, sans vertiges ni accès 
picMiiimitoires: la coustalatiou de lésions cardiaques ou aorti(|ues indi- 
ipiera la cause des accidents. L'oiiholic (/raisscusc ihi cerveau dans le cas 
(le Iraumatisnies osseux chez des sujets dont le trou de Potal n'est pas 
fermé, est aussi une; cause de coma. Ce dernier survient alors vers le 
quatrième ou le cin(|uièine jour après le traumatisme. 

La llirombosc des sinux el îles iwincs ajj'évcnlrn peut être cause de 
coma, ipii s'installe ra|)idemeut el com|ilèlemenl, ou hieu il est piécédé 
parfois d'li(''niiplégie, de monoplégie, d'(''|iilepsii' jacksonnienne, alors 
(pie la coagulation, u'oljlil(''rant encoi'e (pie certaines veines, ne gène la 
circulation (pi'en des départements limités des zones motrices, iiienti'it la 
lliromliose se propage, se complète et, en trois ou quatre jours, après 
une période de somindence, d'ohniihilation pi'ogressive, le coma airive à 
être très profond, (liiez un malade atteint de cachexie jiar cancer, tulier- 
culose, cliloidse, c'esl le diagnostic de l'all'ection dont il est atteint (pii 
fera présumer la nature de la lésion prodnctiice du coma. 

l.es tiiinrurs : exostoses, gliomes, sarcomes, gommes, hydatides, gros 
tul)(Mcules comprimant le cerveau à la périphérie! ou à rinlérieur. — 
pourront produire le coma. Souvent cet état ne s'étahlira d'une manière 
permanente qu'api('s une série de crises épilcpli/hrmcs. Chacune d'elles 
sera suivie d'une période comateuse passagère. En outre, la douleur de 
tète localisée, le vertige, les vomissements à caractère cérébral, les trou- 
Ides oculaires, l'œdème papillaire empêcheront toute erreur. Parfois, 
ajiW's lUK! ahstiiice prolongée de signes, le coma dû à une tumeur s'accn- 
scra lirnsipiement. l.e diagnostic se fera alors par éliminalion et ne 
pourra gnc're être al'tirmi' avec certitude, en raison de la similitude sym|i- 
tomatiqu(! avec celle de l'apoplexie jiar hémorragie. Ici l'examen du 
■ fond de r(eil sera un ('h'^inenl iiii|)ortant de diagnostic. Le coma ultime, 
mortel, des tumeurs se reconnaîtra plus facilement par lescomméinoralifs. 
Les caillots non résorbés, résultant d'hémorragie on de choc; violent, 
pouironl se comporter comme les tumeurs. Mais il y aura une période 
antérieure bien caractéi'isée : apoplexie, hémiplégie, traumatisme. 

C(îrlains cas de manie aiguë se l(!i'niinent par un délire violent suivi 
de coma, dont la cause siwait un processus (reiic(''plialile liypcr(''niiqiie et 
cAsiidative avec dia|)édèse dans les fascia lyinphali(|ues. 

Un processus analogue av(!c lésions liémorragi(pies pimcliforines serait 
la cause du coma (frippal précéih' de délire (Linbiinger). 



I niirni i:s iii: i i.\ i i:i i ii.t:.\(i: i:, 

[.'ciirciiliiillli' ili's inliiltes cl celle, iiiiiiiis nire. des eiil';iii|s pi (idniscril le 
ctiiiiii apics une |icrii>ile (rcxcitalioii vidieiile. délire, coiiMilsidiis. (liiez 
les ciifaiils, la j^iiérisoii rclalivc csl |i(issihlc, mais avec des c(ins(''(|iieiices 
à Idilf^ue êchr'aiice. 

Les (il/rrs du i-rrrfdii . le |dns miii\ciiI du-, aii\ (ish'iles Inlieiciilciiscs 
(In iiiclii'i-. se leiiiiiiicnl lialiiliiclleiiicnl pai' le cniiia après une p(''rii)dc 
lalcutc plus (III iiiiiiiis huiuiie. cl le c(nua csl eu Lii''ii(''ral pi('ci''d('' d Cxci- 
lalioii et de cdiivulsioiis épiicpliiuriiies. 

Dans le C(uus de la pdriiliisif ijcncralf se pruiliiisciil des alla(|ucs apu- 
lileclilornies sni\ ics de cniiia. (".eini-ci csl de (•(iiirle diui'c. les s\ niph'iiucs 
concdinilauls (Ireinldcincnl, pnndc, di'lirc sp(''ciali rcruiil le diaj^iKislie, 
de la cause. Ile ces l'ails ou peu! rapproclicr le c(una passaj^cr p(isl-a|)(i- 
plecli(|ne de la srlrrcsc eu pUuiui'n. 

Le coma \r,\v cuwicatidn ci'réhrdlr csl In's rare. Sa causé esl snil une 
cuui;esli()U active par nue iui|ircssi(ui iiKualc. suit le surmenage ( cri'bral 
ou un exci's de talilc clic/ un siijcl pi(''dis|i(isr' jiar la pliMliinc, soil iiu 
ahns d'alcool ou un coup de clialciir. 

1.0 C(una l'ccimnail (piclipicl'ois pour cause un cpaïudicnicnl séreux 
sous-ai'aclinoïdieii cl ventiicnlairc. Il siir\iciil alois dans le nidl ilc 
B)i<ilil. dont riedcmc dispaiait snhileiiienl, cl se distinj^ne du i-(iiiin uri'- 
iniqiic par ralisencc d accidents épileplirornies initiaux. Si répaiicliciiiciil 
se lait l)rns(|ucinenl, c'est Vapoplcrlc scrcuse des anciens. 

Le coma est une des mauircstations de \' insolation. H se pioduit lirns- 
(|uemenl on après une coiule phase de malaise cl d'excitation (délire, 
convulsions). La teiiipératnrc du lorps peut allcindre i'I" et i-."". Le 
diai;nostic est l'acilc l'u raison des coiidilioiis spéciales de la prodncliou 
des accidents : soldais eu iiuirclic jiar une lempi'raturc excessive; clianl- 
t'eurs, ouvriers ex|)osés aux liantes tenipératnrcs. 

Un froid intense et prolongé peut |Uovoquer le coma. Ll, dans certains 
cas, le froid associe son action à celle de l'alcoid. 

Parmi les m'-vroscs, Vrpilepsie est celle i|iii diuiiie le plus siunciit lieu 
au coiua. Il fait partie de la crise dépilepsie, survient après les convul- 
sions cl csl le Ivpc du coma stertoreux. Les traits du malailc sont 
détignrés jiar nue liouftissure Ideuàli'e et récumc sanguinolente ipii 
*"écliappe des lèvi'cs est caracléristi(|ne. (les signes le dislingnei'oul du 
coma apo|tlecti(|ue par lésion céréi)rale et s'ajouteront à la connaissance 
dos trouilles (|ni oui précédé l'attaque (aiu'a, cri initial) et dos symptômes 
(jni liHit accompagui'O (pâleur do la l'ace, moi'snro do la lauguo. llcxioii 
du pmice tiaus la main, convulsions toniques puis cloniques. etc.). Il ne 
sera pas superlln de s'entoin'or do rcnseiguemenls précis sur les anli'ci'- 
dents i)onr distinguer le coma (''pilepti(|ue essentiel de celui ipii i-si 
du à une tumeur, à iini^ paclivnu'niugilo, à un ancien caillol iiilra- 
céréliial, ;i nue plaipu' do méningite localisée, à l'urémie, à l'intoxication 
saturnine <iu al»sintlii([ue, à réclainpsieet à riioliiiinlliiaso chez les enlants. 

On admet ipie l'cpiiisentcnt nerrciix pont être la cause d'états coma- 
teux qui se produisent après les accès violents et prolongés dagilalion 



16 sf:Mioi.ni;iE nu systIcmi-: XEnviax 

(lus à la manie aiffur.siw ildiriinii Ircnicns. La (•iiiiiiaissaiiii'dc l'rliologie 
assui'cra lo (liajiiioslic. 

(Tesl aux ciimas par cause ucrvciisc {vi'jU'.re) (|u du |icul rallaclier 
relui (|ui apjtaiail clicz les eulaiils ii l'occasiou de la ilcnliliou ou (l(! vers 
iutesliuaux. — causes auxiiiielles il faut loujouis souyer daus le l)as-à;;(', 
el chez les adultes à l'occasiou du lieiiia. Une lliéra|)eidi(|ue iuiuiédiale 
a|)|)i'o|)iiée douuera f'acilenieut la ('lel' du diaf^uoslic. car les accidents 
disparaissent aussilôl après l'issue des parasites. 

Le couia par iulo.vicalioii {Vofujinc e.ilcvnc est caraclérisé pai' soiiélio- 
logie et par les syui|ilùrnes piopr'es à cliacuu des eiiipoisouuenieuls qui le 
précèdenl. Mopiitin d(''leriniue d'euililéi! la tiuidanceiiivincibleausouinieil, 
rétrécit la pupille el l'ait pâlir la l'ace, i^es solanées dilatent les pupilles, 
congt'sli(uineul la l'ace, anièuent la sécliei'esse d(^ la gorge et un délire 
expansif, gai, cpii précède le coma. Les chfniipi(jiion>< produisent, avant 
le coma, des symptômes digestifs grav(!S. Le coma dû à ïoxijde de car- 
bone (;st accom|)agué de la rougeur des nui(|ueuses et de la face, de la 
coloialion rutilante du sang veineux, de la petitesse du pouls. Le coma 
(le Venci'plidUipalliic xalurninc est précédé le plus souvent par des crises 
épileptifoirnes et par des signes antérieurs de saturnisme (coliques, liseré 
gingival). \a^ coma alcoolique profond, stertoreux, peut simulei' l'apo- 
plexie ou le coma urémique. Il est parfois occasionné par un refroidis- 
sement l)rus(pie pendant l'ivresse, et survient souvent après un délire 
furieux. L'haleine a l'odeui' caractéristique d'aldéhyde, de même que le 
contenu stomacal expulsé spontanément ou retiré à l'aide de la sonde. Le 
coma de Veiupoisoimcnwnl iiliospliaTc est précédé de délire: celui de 
renqpoisouueiiiciil par la xlriichuliic es! précédé de convulsions à type 
t(''lani(|ue. 

Deux formes (rauto-intoxicalion piovcKpieiil souv(Mit le coma : Viircinic 
et le (liahclc. 

L(! coma urémique ressemble beaucouji au coma épileptique. Il s'éta- 
blit rarement d'embh'îe, et succède le plus souvent à une crise épilejjli- 
forme, av(>c ou sans délire. Le diagnostic se base sur la constatation de 
l'albumine daus l'urine, sur rhyperli(q)hie cardiaque, le bruit de galo|), 
la présence des œdèmes; le dosage de l'urée dans l'urine et dans le sang, 
l'hyiiollieriiiie, la respiiation de Cheyne et Stokes pourront coulirnuM' le 
diagnostic. Le coma urémicpie |ieul être dû ;i uui> néphrite scarlatineuse; 
il faudra donc iccherclier la des(|uamation ou les aniécédents de l'érup- 
tion. Il resleia toujours une diflicullé de diagnostic entre le coma uré- 
mi(pie e( le coma de l'hi'niorragie cérébrale, parce que l'urémie peut se 
(■ompli(|uei- d'hémoi ragie cérébrale et ipie, sans lésion cérébrale ap])a- 
rcMite. le coma ur(''mi((ue peut s'accompagnei' (rhéiuipl(''gie. 

Le cdiiKi (t label ùi ue ■,[\)\)iiin\\ généralement chez des diabéli(|ues avéii''s; 
mais il peut éclater comme premier synqitôme appai'ent d'un diabc'te 
jusque-là mécouiui. (Jueh|uefois il si> j)roduit d'emblée sans symptômes 
priMurseui's. (lénéralemenl il est précédé de prodromes : gène respira- 
toire, embarras gastii(|ue, dépression des forces, odeur acétonique de 



TU'irtujcs />/•; I i.\i/-:LLiiit:.\CE. i? 

lli.ilfini'. (liiiiiiiuliiin ;m(iiin;ili' ilc la j^lyosiiric. Puis il (li'lmlc. inrctMlt' 
iiniiK^lialciiiciil de i('|iiiaial;;ic IVoillali' vive, lioiililcs de la viu', (lvs|iiirf 
inlciisc l'I s<miii()lt'iuc tpii \a cioissaiil. I.cpduls laililil, s'arn'lrii- à I 1(1. 
lit), la tt'm|HMalurc s"al)aissi'. I.a iikiiI surviciil en i;vii(Tal an boni de 
six à (iiiaiantc-linit heures. Oiilre les cai^aelères du déltiil, il y aura |i(iiir 
ariiriiUT le iliaf;iiiistif : la jjlycitsiiiie el Iddi'iir de llialeiiie; |iiiis la iKilinii 
des aiiléeédeiils : t;iii};ivile, éni|ili(iiis. riiidinles, aiilliiax. |Md\uiie. 
IKilydiiisie, |i()ly|dia|j;ie. 

À cel (trdre (le causes du rdiaa. mi |iriil i ,ill;irlier celui (|ui apjparail 
('(iiniiie coni|ilicaliiiii de ceilaiues (ij]'fi-li(iiis slaiiKicalcs, la dilalalidu 
surtout, ediiséculixe du mm au caiicei'. (l'esl le cnuia dyspe|ili(|ue, daus 

la |iallitifii'iiie du(iutd ou l'ail iuleixi'uir l'acide ':; nw liul\ lique ic( e 

|)(iui' le dialiète du reslei. 

l>e uièiiie le coiiiti lH'p(ili(jnc el le comti canccreii.r. La nature du svn- 
dninie sera recunnue précisénienl par la eoiiiiaissanee des eitndilinns an 
milieu desijnelles il est survenu, car ici il s'ajail hiujours de malades en 
traitement depuis longtemps. 

Les maladies iu/'i'c lie uses peuvent produire deux l'ornios de eonia : 
1" le eonia vigil ([ui ap|)artieiil surtout à la (ièvre typhoïde et plus lare- 
nieiit au typhus, lièvres éruplives. ('Mysipèle. s(>|ptieéinie. ictère grave: 
"2" lo coma profond avec innnohilité et insensiliiliti'' complètes du sujet. 
(pii est dans le décubitus dorsal, les traits sans expression, le re,i;nrd 
atone, perdu daus l'espace. Ici l'expression de slu|)enr. le facie-- pâle. 
sont très dilléieids du l'acies conjjestionné du coma épile[iti(]ue un apo- 
plectii|ue. Ce taldeau peut s'obsei'ver daus presi]ue tontes h^s maladies 
iid'eelieuses : fièvres éyuplires, ti/pltns. ilathiènenlérie, jiestf. (•nisijicle 
(jrnve. septicémie, pneumonie. 

l,e diafinoslie est en giMiéral facilité par la connaissance des svniptômes 
antérieurs ou concomitants, par les conditions étiologiqnes de contagion, 
d'épidémicité. Les diflicullés résultent de l'absence normale des |trinei- 
paux sviuptômes i éruption, lièvre, etc., pneumonie latente des vieillards 
et des débilitési. 

Dans les varioles malignes, le coma profond ap|iarait souvent <lès la 
période d'invasion; il n'est pas moditié par l'éruptiou qui est incotM|ilèle 
et peu saillante. Souvent il ne se montre que pendant l'éruption, qui est 
alors diflicile et fruste. La mort avant la sujipuration est fré(|uenle ilaus 
ces cas. La forme du coma vigil est |)lnscom|)alible avec laguérisou. l'eu- 
dant la suppuration, le coma peut survenir pour la première fois ou 
continner, et la mort survient entre le, 10" et le 14'' jour. 

Dans la scarlatine, le coma peut survenir pendant l'ascension ther- 
mique i|ui est alors exccssiv(>; il alterne souvent avec des convulsions. Il 
peut s'atténuer qnand apparaît l'éruption. Souvent celle-ci est incomplète. 
Généralement il s(> teiinino par la ukmI. Il peut apparaître [lendanl la 
convalescence et rclevei' alors de l'niémie. 

Le coma est rare dans la r<m(jeole et il peut être lié à une broncho- 
pneumonie; il est plus rare encore dans la fièvre oarlienne grave. 

lltjtniNi;. — Séiniolotrie. - 



18 sËMiui.nciic tir sY>i i:m/-: .\hia'i:rx. 

I.i' ciiiiKi (le la /ii-rrc liipltoïdc se ili'claïc |i,iil'((is \(•|■'^ la lin du prcniici' 
s('|ili'iiain'. Mirldiil dans le cours Au sccinid, rarcinciil dans les iircmicrs 
j(inis cl sculcnicnl dans des cas rapidcniciil mortels. Uaiis le liijiliiis le 
coma rem|dace II' délire à la lia dans li>s cas mortels. 

I.e l'oma caractérise les l'ormes graves de la l'irrrr j<niiic. de la pcslc <i 
hiilidiis |ien(lant la deuxième péi'iode. ainsi (|ne la loiine de irarlion 
danjieiense dn choléra avec liy|iei'lluMinie. 

Itans Ions CCS cas le diajinostic s'aiipnieia siu' les symplônies anh'riems 
on concomitaiils. la conlajiion. l'iideclion, I épidi'niicilé. 

I.e coma de la lubercido.se niiliairc à l'orme lyplioïde el sans nii'nin- 
j;ile se dislin;.;nera de ceini de la dotlilcncnlcric snrioni |iar le li'ac('' 
tliermi(|ne: de celui de la incniin/ile iKhcrciileiisc \>;{v \r^ s\ niiilùmes si 
caractéiisrK|nes de celle deinière alVeelion. 

Il existe nue l'orme comateuse de la /icrre pahulceniic. Le c(una a)i|)a- 
rail soit après l'accès et il ponriait simnler le sommeil n''paralenr. soit 
pendant Inii des trois stades : frisson, chalenr. snenr. il pent guérir; 
mais, s'il n'est pas traité, le '2' on le ."»'' accès emporte le malade. Il res- 
semble an conni apoplecli(pie on épilejitifpu'. On basera \c dia^nosticsnr 
riiv|)erlbermie, la méyalospb'iiie, la connaissance d'antécédents palustres 
clic/ le malade, Tiixamen dn san;^. 

haus \' Icicrc fjraiH', le coma est nu syinplome régulier de la denxièuu' 
|i('Tii)de. Il succède aux convulsions et an (b'iire et commence par une 
sln|iein' (|ui, graduellement, ari'ivc au coma le ]dns profond. Liclère et 
la (lonleur liépati(|ne mettront sui' la voie dn diaj;nostic. 

Dans les pncninonics <ir,\\i^»,\c: coma succède au délire on est piimitif; 
il peut s'établii- dès les ])remiers jours jusqu'à la moit, durant de deux à 
sept jours. La j.;nérisoii est exceptionnelle. Celte forme appartient surtout 
aux eid'anls el aux vieillards. De même, cbez ces deux ordres de malades, 
la lironcho-piu'umonic jisrudo-lobairc peut se terminer par un état 
comateux. 

Le conni dn rliiniKilisiiw arin'nlaire ai^n est |iiéc(''(lé de délire vicdeni, 
de lluxioii arliciilaiie caractérisli(|ne, cl d In perlliermie (''umine. Il est 
ainsi dun diajinostic facile. 

Diagnostic él^iologique. — Kn présence d'un malade plonjzé 
dans le cinna. il faut, poni' arriver an dia!.!nos|ic (''liidoui(pie. l'aire 
inleivenir de nnndtrenx éléments. 

(In devra loul d'alKud se rensei;;ner avec précision sur les sympl("imes 
ipii oui iinm(''(lialemenl pii'cr'di'' le coma, et sur les conditions dans 
les(iuelles est sni venu le d(''sordre nmrhide : le sujet (''lait auparavant 
en bonne santé' ou en Irailement pour une malailie. ihnil on lixera la 
nainre, soil d'après les riMisei^riemenls, soil d après nu examen 
innni'di.il, exemple : la mi'nin^ile luljercnleuse. 

l'nis il lanl reclierclier rapidement l'existence d'nn on de deux 
symph'inii's ea|)ilaux. permettant de rattacliei' anssiléd le coma soit à 
nne iiiiihulic iiifciiioisc | lièvre, éruption), soil à nue iiuihulic crrrbrale 



Tiiiii i;i,i:s h/: 1. 1.\ I i:i.i ii,i:.\c{-:. ly 

I |iaiiil\sii's, <'(iiili;iclui('si, >(iil ;i uni' iiihi.iirdliini irN.imcii des iii'mi's, 
ixliMir (les \(tiriiss('tiit'iils cl ilc rii.ilriiii'i. Mr iiniiii' l.'i ciiiisliihiliim d'um' 
tcsion (In crfinc. il'liiir nllrralian des li''L;nnirnls ii'ilriiici. ili'^ niii(|ii('iiM's 
llisi'l'i' j;ili;^iv.il I. (Ir> xiscrirs uillrilioii (ardiiKiiic. Ii('|iali(|iic. |iiiliiiii- 
ll<'lil'(>). I alli'i'.'ilioii des |iii|iilli's ipii siinl {iniirl irui'nii's lii{iillMii nu dilalôcs 
(hrlIadiMii'i. I cxanii'n du Imid de In'il. un liiiuldc i'i's{iii'aliiii'i' in'S|ii- 
raliiMl de Cliru I Slokcsi. nii'llninl sur la xnic ilu dia^iinslir. 

Dans la dircriinu des [('(diriclics, un dr\ia Iimijiiuis |in'ndii' en (anisi- 

iIcM-alinn la indi Ii' /'rc(jiiriicc des maladies, sns(i'|il ililrs d'iMic mises 

on cause seinu IViue cl les condilions du malade. \\t\^\ clie/ leid'anl. le 
cniiia |iassa};er iera snnj^ci' à ré(lam|isie i(li(i|)allii(|ne pai fnis lii'e à la prt'- 
seiice dludmiiillies: landis (jne le <-nma persislaid fera snn^^er ;i ICncé- 
|dialile, à la ménin^ile lubereideuse. Cdie/ le vieillard, on reclierelieia le 
l'amnllissemenl ei''iélnal. la |iueumiMiie, rui('mie. (diez l'ailnlte. le di'diut 
a|io|dei'li(|ne du enina fera snnuer imnK'dialemenl à riiémin-rai;ie cén''- 
lirale un méniiij;(''e. 

Après avoir ainsi limih' les icelierelies à l'ini des |irinci|)au\ ;^r(in|M's 
élioi(>|^i(|nes. nu arri\e |irn;;i'essi\('m<Md ;i lixer le dia^nnslie en analvsanl 
avec snin Inus les svmjih'imes (dijeelils. 

IJ. avaid de se iiroiioncci', |iai' exem|de pour un cnma dial)éli(|ue. nn''- 
mi(|in', é|iile|i(i(|ne, il laiil envisager celle ivservc (|ne. idiez les malades 
de cel mdre. le c(nua peut èlri' le i-ésullal dune, lésion liémorraiii(|ne: el 
(|ue, d'aidre pail, chez ces mêmes malades, le c(mia peni èlre aecom- 
|)aj;né de paralysie sans ipi'il \ ail di' l(''si(m ciMidirale desiniclivc. 



Sommeil normal. - Tuule cellule de r<n;;anisnic a besoin de 
repos api'ès ipTidle a t'onclioniié. Or, la cellule nerveuse, par la ninllipli- 
cité et la variété des ada|ilations cl des associations pliysiologirpies anx- 
(pielles elle se |irèle. a besoin, elb^ aussi, d'une jiériode réparatrice, (letle 
période, cesl le sommeil. Si loin (|u"oii descende dans la cliaine des ani- 
maux inlV'rienis. on retrouve ce repos du syslème nerveux. 

Ce ipii carach'rise le sommeil dans respèce Immaine, où je l'envisagerai 
senlemenl, c'est la rarél'aclion progressive des impressions venues de 
l'exlérienr, c'est une diminution des fonctions psycdiiques (U c'est l'abo- 
litiou des monvemeiUs voloulaires. Après avoir liavaillé tonte la journée, 
les cidlnles nerveuses se reposeul (juaiid vient la miit. (l'est en ellet le 
mimieul du silence, de l'obscurité, du miuiniuiii d(!s excitations senso- 
rielles en nu ujot, (jui convient le mieux à leur rejios. Taulôl le sommeil 
survient i)rus(pieineut, c est ce ipii arrivi; cbcz les enfants ou après une 
grande l'aligne iulellecluelle on pbysiquc eiicz certains sujets. Tantôt et 
le plus l'réquenuuenl, le sommt'il s'établit |)rogi'essivemenl i>l régulière- 
ment. amKMiré par la lonideur des paupières su|)érienres, pai' le tiraille- 
nuMil des muscles soiis-bvoidiens. jiar la torjii'ur c ■ndirale el les 



20 si^MKii.iicit: Dr sysiEMi; M:nn;u.\. 

Iii'iillciiii'iils : les (ir^ancs des sens siis|i('ii(li'iil leur ;uiivil('', les liiilliicina- 
liiiiis li\|iii;i;i(ij;i{iii('s de iiaillai'^cr se iiiiiniCosloul, la xic Ai' relation 
s'ed'aee. (leilaiiis s'eiuloi'iiieiil silTil rdiielK's, daiilies ne (Inrnieiil 
t|ii"a|)rès un eerlain repos préalable; les uns oui ini sommeil lourd, 
inseusilile à toute exeilaliini du d(dn)rs, les antres (ml le sonnneil léger 
et se réveillent ;i la moindie inipressinn sens(nielle. Ce sont là autant de 
variations individuelles el où l'IiéiédiU' ne |iai'ait jouer aucun i('de. 

I.ors(prun indi\idn esl endinini, (|n»d est létat de ses oi-ganes et 
cmnnienl réagit-il aux exeitalions diverses? Tout d'alimd !(» cerveau est-il 
*incinié ou livpeiémié? La ipieslion n'est pas nouv(dle el les anciens 
pensaient déjà à inie ( imipressioii du cerveau par une acciunulation 

sanguine dans le crfine. Dnrli; 'u lS6ô, puis llaniniond el Sainsun 

remari|uèreul au cdulraii-e la pâleur du cerveau. Cl. Bernard, étudiant 
les aneslliési(|ues, \il (pie les Irouhles de la respiration produits 
auienaieid une congeslidii du cerveau, puis que, lorsque l'auesthésie 
a|)|)araissail. le cerveau dcxeuail pâle. Mosso (1.S91) a constaté (|ue pen- 
dant le sommeil la ié|délion vascnlaire cér('l)rale diminue. 

François Franck chez nue adulte, Langlet et Salatht' chez les enlaiils ont 
reconnu le même plK'uomène. Si l'on inscrit le pouls du cerveau pen- 
dant des luiures c(msécutives, on constale (pi'au lieu de présenler de 
fortes ondulations comme pendant l'étal de veille, il devient régulier et 
nnifornie (Mosso). Celle dimiruilion de vasculaiisalion du cei'veau pen- 
dant le sommeil est d'ailleurs, comme l'a l'ail remarquer Mathias Duval, 
en rajiporl avec mie loi de physiologie générale : un organe au repos 
renrerme moins de sang ([ue lorsqu'il travaille. Pick (18!)!)) a attiré 
l'attention sur ("e fait que, chez les épileptiques, les attaques nocturnes 
(•oïnci(l(!nt avec le moment où le sommeil est le plus ]irofond et il est 
dis|)osé à regardé l'anémie cérébrale du sommeil comme l'avorisant 
l'apparition de ces attaques. 

11 est ce|)en(lant plus que ])robable que la théorie de la contraction 
vascnlaire ne sul'lit pas à elle seule pour expliquer le sommeil el (|ue ce 
dernier i((l('V(! surtout d'une intoxication de la cellule nerveuse. L"(''lat de 
veille prolongét^ amène peu à peu un étal d'asphyxi(> cellidaire el |)artant 
mie circulalion moindre (J. Soiiry). 

l'eudaul le sommeil, la réceptiviti' du cerveau ])our les impressimis 
extéritsnres est loin d'être annihih'e. Une excitation siiflisante peut ame- 
ner nue mo(liticali(m du degré du sommeil ou de l'altiliKliî du sujet; 
elle peu! (Mre l'occasion d"un rêve; plus énergiipie elle peut provo(jner 
le i('\eil. La volonté elle-même ne perd pas tons ses droits, el chacun 
sail (pi'il peut s'('veiller à telle ou telle heure, s'il a fait un elfort de 
\(d(iulc suflisamment intense. Les exemples d'actes cérébraux conscients, 
d'attention et de mémoire an cours du sommeil, ne sont pas Iri's rares. 
Mais (Ml général il n'y là qu'une révivisciMice assez faible de ces facultés. 
On sait, en elfet,avec quelle facilité et avec (juelle ra|ii(lité s'évanouit le 
souvenir des imagcis d'un lève! 

I.ongel oppose à la vue, (pii s'endorl la premi(''re el ne se réveille pas 



rnnriujcs di-: i:i.\r/:i i.i(ii:xcr;. îi 

iiisljiiil.iiK'iiM'iil. rdiiii' (|iii, ('iKliPiiiiii' hi (Ici'iiiiTC, se i(''\('illi' l.i pii'- 
iiiit'ir. 

Li' Miniiiii'il i''l;ilili, riniiiiinc t-~t (■(iiii|p,iralil(' ,'i un ;iiiiiiial (Ii''{iiiiii'mi 
(riu''iiiis|)lu'res(i''rr'liraii\. li l'st caipalpli'dc ((iiclinn's tii(iii\ciiinils ivllcxi's. 
mais, sur Tôlat des n''llc\cs |pi(i|ircni('iil dits, les opinions (iivtMi;t'iil. 
I.t'siiiis li's (lisciil t'xaj;(''ir's iMalliias Hinal, licrlini, 1rs aiilics, diininiU's 
mi aliolis (.Nnci, Wallcr, liosciiiiacli i. i;\|i('iiini'iit,ilrincnl. Miisso a 
«•oiislali' la pcisislancc des irlU-xcs vasd-inolcnrs, (|iii sniil loulclois 
ralentis. Il a noIé (jnii loccasion d'une cxcitalion iiéiiphéritinc. le san^ 
ai'lhii' dans le (Civean anémié pcndanl le sommeil : c'esl par ce méca- 
nisme (|n"il renirerail en activité et (pie le sommeil ccssciail. 

Les paupières sont closes, les i;l(dies ocuiaiics ref;ai-(leul en haut et en 
dedans pour les uns, en haut et en deliors poui' les autres. I.a sécrétion 
lacrymale est pres(iue sup|)rimée : d'où sc'clieresse de la coiiiée, d'oi'i 
prolialilenu'nt la sensation de picolcmenls aux veux, qui |)récède le som- 
iiieil I Kerj,'!'!- et Ltewy). La pupille est resserrée, ainsi (|ue l'itulana l'avait 
déjà constaté. Le luyosis du sommeil ne tiendrait pas à un spasme iln 
sphincter iricn ll'lolkei, mais à une paralysie des libres neivenses vaso- 
constriclives de l'ii'is, paralysie ipii serait d'(iri}.Mne centi'ale iltuliiaire, 
d'après l!eri;er et Liinvy). .Mafhias Duval, considérant avec SchitV (jue la 
pupille est un véritable esthésiomètre, et que son resserrement marque 
l'absence de toute sensation. <'on(lut ipi'eile doit èti'e r(''tn''ci(^ dans le 
sommeil sans rêves et sans dnnle pins nu moins dilahM' dans le cas 
contraire. 

Depuis (ialien, on s'accorde à reconnailrr (pic dans le sdiiimeil le 
pouls est ralenti. François- l'ranck ('valne ce ralentissement à 1 .">. Il note 
de plus (pie l'impulsion sysloliipie du rieur est moins énergique, que le 
(licrotisme s'atténue on dis|)arait et ([ue le retard du |)onls sur le cœur 
s'exa^'ère notablement. De même, la pression artérielle baisse de '2 à 
ô centimètres de mercure : pour iirnsli et Fayerweatlier, (die se relè- 
verait avant le réveil et le minimum di^ tension C(urespondrait au 
maximum de prol'ondeiu' du sommeil. A la superficie du corps, les vais- 
seaux sauijuins sont dilatés : les téj.;umeiits et les nuiipieiises rou<;issent, 
la sécrétion sudorale est activée. 

La respiration se ralentit également et, d'après Mosso. devient presque 
exclusivement thoraciqne. Elle tend à prendre le type périodique, l'inspi- 
ration (b'venant plus longue (|ne l'expiration. Pellenkotrer et Voit ont 
constaté que le volume d'oxygène absorbé est supérieui' à celui de l'acide 
carboniipie exhalé: aussi la production de chaleur animale est-elle 
moimlre. Toutes les sécrétions, sauf la sudorale. diminuent. L'assi- 
milation augmente, tandis que la désassimilation décioit. 

La production d'urée baisse. Houchard a trouvé dans riirine du jour 
un poison narcotisant et dans l'urine de la nuit un poison convulsivant, 
ces deux poisons étant antagonistes. .Vu total, les urines du sommeil 
ont une toxicité moindre que celles de la veille. Les muscles lisses se 
laissent facilement relâcher, les léservoirs deviennent plus tolérants. La 



r,' ^i:mioi.i)i;ii-: nr systhMi; .xfcnri-yx. 

l(Mii|it''riihii(' ci'iilialr s'aliaissc (de .Maiiacéiiu'). l/a|i|M''lil du SDinnicil. 
(■(iiiniic (lisail l.aM''i;ii('. n'a pas (\r localisalidii. ("."csl un licsniii i;(''ii(''ial. 
On a parl('' de i rnlii's du soiniiicil, mais leur cxislciici' csl loni an moins 
liy|Hdli(''li(pi('. 

l'cnl-on li'iin\('r pcndanl le snmincil ini rlal analiimi(pi(' sp(''rial dn 
svslcnn' nciNciiN cl en parliculicf des ccllnles. I.n IS'.II, l,(''pinc se 
demaiidail si ces (diMnenls ne siiMssaient pas nue snile de r(''liaclion. 
Malliias Dnval a l'ail jdncr inj^énienseincnl ini iMc à la léliaclion des 
e\lrémil(''s |)ridnplasmi(pies — dcndiiles — des iiennmes el à la suppres- 
sion de lenrs relaliniis enlie en\. I) anire pari, axcc la UM'^llindi' de (i(d^i 
nn a pn cdiislaler des aspeels \arialdes de la (■ellnle iierxense snivani 
(prclle (''lai! à l'i'Mal de i epes (in ;i I i''la[ de rnnelidniu'mi'nl. 

.Mais en semme il n \ a pas. ap|)u\i''e sur des faits snriisainnu'iil posi- 
lil's, de lli(''(Mie anal(imii-plivsi(d(ij;i(|ue dn semmcil. Ces! enenre, 
d'anlre pari, nne (jneslinn cpie de savoir s'il l'aiil envisager le sommeil 
comme nn (''lai m'^ualil', idmme r(''snllanl de la c(_'ssalion de ccrlaiiies 
l'oiictiims. ou si au conliaiic il l'anl en l'aiie une roiiclion v(''U('lative 
autonome. Claparcde le regarde comme « nue ronclioii de ([(''l'ensc, un 
iustincl (pii a pour but. en frappant lanimal d'iucriic. de l'empèciier 
(1(> parvenii' au slade d'épuisemcnl ». Le sommeil, d'après Claparède, 
est nne reacruni de d(''sinléresscincnt pour la situation présente. « (le 
n'esl pas. dit-il, parce que nous sommes intoxiqués (pie nous dormons, 
mais nous dormons pour ne pas l'être. » Ces vues quelque peu finalistes 
sont intéressantes, mais ne nous éclaircul |ias sur le mécanisme intime 
(lu sonuneil. 

Quoi (pi'il eu soit, une (l(uni'''e reste positive, c est (pi il ne peut v avoir 
de sommeil (pi'aulant qu'il y a abolition des f(jnclions de conscience. 
Celles-ci dépendent élroitcnu'nt de rantoniatisrne psychologique. Fonc- 
tions de conscience et f(mctions ant(uuati(pies sont évidenuiient soumises, 
comme toutes les fonctions de l'organisme, à des conditions anatomiques 
et plivsi(dogi(|nes, el d'autre part I(m6 les plK'Uoiuènesde la vie organique 
ont lui icleulissemeni sur les foncli(ms psvcliiques autonnUiques capa- 
bles de ré'seiller à leur loin' les fonclions de C(mscience. C'est dans ces 
proposilions (pi il l'anl. à mon sens, cliercliei' la clef de hniles les 
alleinles patliido^ifpies (|ne peni pn''seider le sommeil. 

Sommeil pathologique. — Le sonnneil piMd i''lre Ironlilé par 
divers iii(''canisnies el I on conçoit lli(''oii(pieme!d (pi'il evisle des Iroidiles 
tlu sommeil par all(''raliiins analomi(pu's des centres nerveux, par anto- 
ou liéléro-inliivicalKin de ci's ceiiires. par troubles circulatoires, etc. 
D'autre pari. Ions les ap| ids de ranlomalisme psychologique en rapport 
ou non eux-mêmes avec des a|ip(ds de la vie organiipie peuvent 
alleindic le sonnneil. dans sa production, dans sa durée, dans ses 
(|nalités. 

Je néludierai ici (|ue les ius(nnuies et les divers sommeiK palludo- 
gi(|ues ]iroprenient dits. 



rnonii.hs ni- i:i.\ri:i.i i(,i:\ci\ n 

Insomnie. — l.uixinc le sinnini'il i'>l (liiniiiiir' iiuImIiIc ni dm 

sii|)|iriiii(''. (Ml ilil (|ii'il \ ;i iiisoiiiiiii' |i;iiii('llc (Hi lnhilc. (iii liicii ciiCdic 

l'diir I iiisiiiiiiiir l'iiiiiiiic |iiiiii le ^(iiMiiicil iKitiiiiii. il v ,1 une ({iicslioii 
individiiclli' (liiiil il laiil Iciiir cumiilc : |ii)ur iiiic iik'iir' ciii'-i' l'I dans îles 
coiulilidiis idniliiincs Ici siijcl ;uii;i do riiisoimiic, .-duis ({u'iiii aiilic ne 
prôseiiliMii ([lie |M'ii (III |ias di' lioiililcs du sdiiiiiicil. I.cs lails (iii l'iiii a 

ronstali'' la diiniiiulidn iirogrcssivc du snii il ii pi'ii |iivs au iu(''mc ùjie 

fiuv les asccndaiils et les dcscciidaiils ddixciil-ils l'Irc ac(('|il(''s sans 
CdiilcstalidU ".' V a-l-il on non une insuninic lii'n'dilaiii'? (l'csl là une 
(|uesli(iu encore iiiccilaiiie. 

On |Miil iani;cr li"~ laiiso Ai' riiisoiiiuii' dans les trois j;rdU|ies siii- 
\aiils : dii liii'ii clic i(d(''\c d une alh-ralidii drf,'aiii(|ue on rdiu'liduiudle 
du svsièine iici\cii\. dii liicii elle csj sviii|itoiiiali(|iie d'une alVeelidU 
\ise(''rale on d un ('lai m'iiiTal d\sc|a^illuc, ou cnlin elle ri'Mille d'une 
inlecliou ou d nue iiiloxicatioii. 

Los alVeelioiis (■('■n'Iiiales douioiirenses ou accoin|ia^U(''cs de Iroiildcs 
vascMilaires notables eugeudreul rinsonmie: telles les niéniii^iles aijiuës, 
les tiinieui-s céiélirales. la paralysie fii'iiérale et surtout la syphilis eéré- 
liiale, où rinsoinuic. jointe à la c(''piial(''c, aci|uicil nue \aleiir M'iiiiolo- 
<ii(|U(> iiuportaule. 

Dans la plupart des alïeetious mentales, en partirulicr dan^ les alla- 
(|iics de inanité aigui', rinsonmie est de r(';,de et tenace. Uaiis l'hystérie, 
rinsoiuuie s'observe assez souvent et dans la neurasthénie on sail coui- 
bien elle est pail'ois dillicile à eonibaltre. On la rencontre égalciiicnl 1 liez 
les obséd(''s. et (du^z les pliobiqui^s (die n'est pas jare. Il cxisie du reste 
une phobie de l'insomnie, les sujets qui en sont atlciiils iic doinicut pas, 
parce ipiils ont |)eur de ne pouvoir dormii'. D'une manicje j^énérale, 
loiit ce (pii entretient l'aclivih'' psyidiique dans nu certain état de tension 
est une cause d'iiisoiiiuie. (]'csl du reste un fait d'obM'ixaliou banale 
([lie la eoneenlralioii de l'espiil sur une idi'c ciiipiM-lii' ou rclarih" le 
sommeil. 

Dans le doniaiiie de la seii^ibilili' ^('■ii(''rale les causes d iii^omnie sont 
fréipientcs. tel est le cas |iour les j^rauds traiimalismcs. les plaies, le 
zona, les panai'is. Je citerai encore les uévral^des de divers oi'dies, rpii 
s'exaspî'rent souv('ut an lit [lendant la unit, par la raison (|iie l'attention 
du sujet est moins distraite ipie dans la jouiik'c. Tontes les di'mangeai- 
sons (>l les prurits, le prurit nerveux et eu parlicnlier le prurit anal 
s'exaspi-rent au lit. Certaines douleurs, en pai'ticulier Facropaiesthésie, 
ne survenant (pie la nuit, sont eiH'orc nne cause d'iusomuie. 1/hvperes- 
tiiésie de certaines sensibilités spéciales, de rou'ie en particuliei', joue 
encore un n'de important dans la pi'ivatiou du somundl. (!ertains sujets 
sont tourmentés pai' des bourdonnements d'oreilles, par de-^ hiiiils divers 
rendant le sommeil impossible. 

DilTi'i'eutes maladies, parmi les(piellcs les cii'ihoses !iépali(pies, 
riiypertro|)iiie cardia(pu' avec palpitations chez lesiK'vropathes.rasyslolie, 



■.>.'i ^hMioi.iii;!/-: nr s)si /-.'Ml-: xi-:i:rFi\ 

coiiiplciil Miuvciit riiisiiiiiiiic ;iii ihhiiIh'i' de leurs iiiMiiircshilioiis ; (l;nis 
cette (leniièic nièine. l'insoiniiie est luirlois le si^ii;il-syiii|)lôiiie de ht 
dise. La iié|)liiile iiiterslilielle \mv hi |i(illiakiii'ie oii la polviirie (|ii"elle 
déleriiiiiie est éj^aleiiienl une cause IV(''(|iieMle d'iiiseinnie. Il en (>sl de 
iiiéiiie |i(iiir la i^dviiiie neiveiisc. l/aiiliiilisiiie, sons le couvcil de la 
jimille, du diahèle nu de rcdiésih'. rail(''i'i()-sclér()se, causeni encore 
raliseuce du sommeil. 

Les al(('Talions (jualilalives ou (|uantilalives du sau^ ducs a une liirec- 
lidu nu ;'i luie inloxicalion, sont aussi l'réi|ncnHui>nl la source d'une 
insemuie |ilus on moins |Udii(Mici'c. Un sail (|U(d n'de im|i(irlaiil joue 
l'insomuie comme sij;ne de d(''l)ul d'une licvie ly|dioïde ou d'uiK^ f;i'ippe, 
et coiuLieu il esl rié(|uent de complec l'ahsence de sommeil au rang des 
svni|)lômes du rluimalismc articulaire aigu ou de rérysipMe, suitoul 
lors(|ue celui-ci gagne le cuii' chevelu. Kniin dans |)res(|ue loules les 
intoxications aiguës le sommeil l'ait dél'aul, 

(diacnn enliu connail l'inlluence du car('', du IIk''. du taliac sm- la pio- 
diicliou de l'insomnie. 

Comme pour le s(uiuneil uoiinal, on a leclierclié dans l'insomnie 
l'cxisleuce de uu)ditications histologi(iues des cellules corticales du cer- 
veau. .Vgostini el Landierto Haddi ont déciàt en 1898 des modifications 
liistologifjues de ces cellules-, mais ces altérations n'ont lien de spécilique 
et se icnconlrent dans nondire dalVections où l"ins(Mmiie l'ait com|dcle- 
nicnt défaut. 

Narcolepsie. — (le terme lui emplovi'' pour la |iremière l'ois par 
Gclineau (18<S1 ) pour di'signer une « névrose lare, caractéiisée par nn 
Lesoin subit. irrésistiLle de dcninir. ordinairement de courte durée, se 
produisant à des intervalles plus ou moins rapprochés et ohligeant le 
sujet à tomher on à s'étendie pour lui (d)éir ». 

l/iuvasion du sommeil est plus ou moins hrutale, précédée de courba- 
(urcs, de sensation de constriction céphalique. Les paupières sont 
loni'd(>s, les yeux sont le siège de légers |)icoteinents. La marche est 
pénible el incertaine, i'iestpie constanunent. en somme, il y a avant que 
le malade r!'(\i- au sommeil nue période prodromiqne. Mais celle-ci peut 
être plus ou moins courte el parfois être assez réduite |)onr prendre le 
malade an milieu de ses occupations, sans qu'il ait le temps de se pro- 
téger conlri' les accideids anx<piels peut l'exposer un sommeil profond. 
Lors(pie le uuilade a succombi' au sommeil, la résolution musculaire est 
.généralement complète. Les membres soulevés retombent inertes; les 
traits soid affaissés et même, d'après Féré, les muscles de la face pour- 
raient être parésiés et les joues vibrei' à cha([ue respiration. Parfois au 
lieu d'être en état de résolution les muscles sont au conlraiie en état de 
conteidiou pins ou moins nniripiée. 

Les sensibilités générale (>t spéciales son! idduses cl seules des excita- 
tions inicnsives el r(''pi''l(''es peuvent s(ulii' les malades poui' (piebpies 
instants de leur lorpeiu' dans hnjnelle ils reloudteul pres(|ue immé- 



Titncni i:^ iii: i imici.i.h.icm i:. •a, 

iliulcniiiil. I.i's liiiirtitiii> :;i'iicr.ili's de l'(i|i;,iiiisnic siiiit liilciilics. I.;i 
l«-m|nT;iliii(' ivsto ct'iicml.uil iiunniilc. 

I'('iiii;iiil le snininoil li's f'oiiflidiis iiilrllcitiicllcs m' Irinnciil il.itis iiii 
rlal v;iii.ilik'. Taiiiril l'iiicimscit'iicf l'st al)S(iluc. Taiitol ccitaiiis proi-ossus 
|isycliiinii's (■Irmciilaiics [n'isistciil, se liadiiisaiit par îles «jesles et des 
paiiili's roiiruses cl (iiii'l(]iicri)is par du soinnaiiiliiilisiui'. Il (--I iMiliii des 
malades (huit la l'itiisciciici' veille el «pii soiil au ii'veil capaldes de 
laeoiilei- ce (|ui s'esl passé dnraiil leur sdiiiiiu'il. 

La duiée de ralta(pie varie eiilre (pudipu's se<()ndes el pliisieuis 
heures el, suivant la duit'c <le la crise, le réveil est hiusipie ou pid^M-essif. 
La durée de Talhupu' esl à peu |)rès c(inslaul(> pour joutes les ciises d'un 
uiùnie iuala<le. 

Les circousl.uiics ipii ilé-leiMiinenl or( asioniiclieinciil la crisi' soûl 
extrènienieut varialdes suivant les sujets, mais oui élé ipiehpii'l'ois trou- 
vées assez (i\es pour un sujet donné. 

Valeur sémiologique. — La iKUTulcpsic esscnlielh' ou iiliopn- 
tliiqiw ne parait devoir persister dans les cadres nosoloj;ii|ues ipi à titre 
de dénomination daltenle, donnant une étiquette provisoiieà des cas tels 
ipie ceux (le Macm'mac (IS'.til). de Se/.ary et de Montet (malade de mou 
service (le la Salpètri(M'e i lilOS). Cette nai'colepsie dite essentielle a inn' 
évolution cliroirKjue. Elle comprouiel la \ie sociale du malade et jient 
devenir le point de di'|iarl de tronhles p>ycliiipies. Il n'y a i;énéralemeul 
pas de narcolepsic sans causes. Mais ces causes sont des |)Ius varialiles. 
Les tuiiit'urs cércbi-alcs (^Salmon, .lanel. Socea, Gorvin, lii^lielli. l'rau- 
ceschi, Raymond, Sandre, etc..) l'occasionneraient assez rréipiemnienl. 
La narcole|)sie se produisant dans ces cas n"a aucune valeur de loca- 
lisation. I>ans la polieiiri'plialiU' supérieure aif/uë. la poliniréplialile 
supihieiire subaifjuë ou clironique (Mauthncr, (lohlzieher), Vencéplialilc 
p(ir(iliiliijiit>{Vtnv). la narcolepsic se trouve signalée. Mais c"est surtout dans 
rencéplialile i)rovo(piée pai" le trypanosama fpinibiense. dans la iiialtulie 
(lu soiiiiiieil (les nègres, que la narcolejtsie se trouve avec une Irécpience 
saisissante. A celle-ci je consaei'erai un paragraphe spécial. Dans la 
inénimjite tuberculeuse (Lesage et .Vhramii, on a signalé des attaques de 
smnnolence ipii semblent pouvoir se conf'ondie avec la uaicolepsie. 

h'autre part des crises de sommeil ])aroxyslique peuvent survenir au 
cours des inluxicatiuus les plus variées, que celles-ci soient auto on 
liél('Mii-toxi(pi(>s. Le chloral, ro|)ium, l'alcool, le haschich, le chloro- 

jor l'éllier peuvent chez des prédisposés provoquer des allaqnes de 

sommeil précédées, accompagnées ou suivies d'hallucinations j)lus ou 
moins groupées en un état onirique. Ce ne sont pas là des narcolepsies 
pures, vraies, spontanées. Chez les ohi'ses, les dialiétiqnes. les uréiniipies. 
les niyx(edémateux, chez les sujets atteints d'insuffisance hépatique, on 
peut rencontrer des atta(pies de sommeil i(lenti(pies eu somme aux crises 
de la narcolepsic. 

Dans les infections (jt'iK-rales, des attaipies de narcolepsic peuvent sui- 



21; shMini.oi.it: 1)1 s)-srj-:.Mi-: .\i:iivi:!:\. 

venir sdil an cdins de leur l'Vdliilion. sdil ciiiisécnlivi'ini'nl. I a uiipiM', en 
(iiiili<'nlii'r dans des (''|iidrmi('s anciennes illiiniéianins, l.e|pe((| de la (llo- 
lure. lî. I.(mi;ueli. csl rall'iTli(jM ipii le [dil^ lialiilnellenicnl ^e Iniine en 
lan-e. Il ex| d'anlre |iail uni' allrclidii lare cl mal c(innne, la iimifi. 
MaiscMiiilahlcnicMl riniiie (•éi('lir(i-s|)inale ilc la j^ri|i|M' ilirann ) dans la 
•-\ Mi|i|innalni(ij^ie de huiuello la narc(ile|isie lieiil la première |ilace(Tran- 
jcn. Ilanmieischlag, l'iiesler, l'anidieimei', iialiii^i'r el lîaiict). 

Kidin la nai'ccdepsie penl l'aire |iarlie inléf^ranle de la v\iii|i|(imiilidii^ie 
ili's iicrro-^cs. li\sl('Tie cl (''|iilc|isic i IV'réi. I,a calale|isic cl la ir'lliarL;ie de 
rhv|in()se |M'ii\cnl m(''mc, dans nnc cerlaiiie mi'sinc, l'hc assimih'cs à la 
nare()l('|isic. 

Maladie du sommeil. — La nuihidii- du soiiniwU — lr\|ian(is(imiase 
linmaine — dne an Ifiiptuiosaini' iidiiihiciisc esl nne alleclion limilée dans 
son e\|iansi(in à I .\rrii|ne el s|M''(iidcmenl à r.\i'ii(|ne nccidcnlale el cen- 
Irale. l'ille sévil siniiml le loiii; des Meuves el se |irri))aj.;e |)rinci|ialenienl 
par rinjermédiaiic d nn ni(Misli(|uc. la (ilassina /Kilpalis. I'',lle alleini de 
(ir('Téicncc la laci' iMiiic. mais les l'jir(i|H''eiis sinil liiin di' |iii''senler à 
-~iiM l'ndniil une imminiih' alisidne i l'alricL-Maiisiin, i)iil|iin et Todd. 
Urnmpl i. 

I.V'voInliiMi i\r la maladie rcconnail Iniis p(''iiiides (pic pri'ccde nne 
IK'riode (1 inenlialinn el d invasion. Celle-ci dure rail de I m il à \ inizl jniirs. 
i,a pi'eniièi'c péi'iode se caraclérisc par inic lièvre irit'Liniièic de 58 à 
i(l (ie;,frés, cnnpée de jiériodes d'apvrexic. par nne raildes>e f^c'iK'rale, pai' 
nne sensihililé (îxa<;érée à la donieni-, par des pi'riodcs d'exeilalinn eéré- 
lira!<' |)assagère. Insomnie, c(''plial(''c. cxanlhèmcs. pruril, adénopalliies 
en parlieiilier cervicales, caiaclérisenl cncm'c celle première période. 

A la deuxième période on oliserve lie I acicnlnalimi des si;;nes |)ré- 

cimIcmIs, (In IreinMemciil, de l'apalliie el cnlin de la sonniolence, snr- 
vciianl (jn non sons l'orine d'accès, de crises de narcidcpsie (pii. an l'nr 
el à mesure de rév(dnliou. se ra|iproclicnl les unes des aiilres. l'ji 
^('•iK'ral. ces accès de narcidcpsie soni |)récédés par dill(''renls pliiMio- 
mèues. à savoir : un plosis liilali'ral parfois exh'èinenieni accusé, et inie 
i-i'pliali'c IVonlale. l.e plosis pri'cèile l'allaipie de sommeil el dis|iarail 
avec elle, mais à lui'sure (pie l'allcclioil (''Vidiic, celle inlirmillence du 
plo^i-- diiiiiiiiic el la cliiile des paupières peiil alors persisler dans l'iiiler- 
valle des accès. 

\ la lioisième pi'iiode, la somiudeuce esl conliiiue. l.e malade ne scui 
plu-- de sa lorpeiir. Il ne niau^ie ni ne lioil ipic (piaiid on \'\ force. Les 
pli('Mi(unènes nerveux au^menlenl. (In penl conslalci- des accè-- déliranls. 
des ccMivnisions épilepliformes ^généralisées ou à Ivpc jacksimien. Il v a 
dn li'cmhleinenl innscnlaii'e j;ériéralisé; la mairlie el la pai'ole sonI 
iinpossildes; raniaif;iisseinenl ik'vieni exlri'mc cl la mnri siii'vieni dans 
nn temps variaMe: la durée hdale de la maladie penl Tire de (piidipics 
semaines ;i noniliic de mois. 

On a déci'il des foiiiies de |;i Irvpaiiosmiiiase ;i complicalioiis iiervenses 



Ti.oiin i:s /)/•; / i.\ ii:i i lu- \ci:. -n 

|iaiiiciilii'rcs : roiiiir iiii'diilhiii c ,i\cc ii.ir.-iph'uic i Mailiii cl (iiiilliiiii). iKniic 
{•(''IvI)1-mI(' iM.iilin ri ji.nii'). Idiinc (■('i('lin>-s|iiii;ilc I .N.ili.-iii-l.jiiTicr cl 
Si'zarxi. riii-iiic a\ci' cniiv iiUiiuis i licx i, Idniic (l(''liianl(', IdiMic calalcii- 
li(|iif (l!i'\ I. 

I.'a^vill |iallHi;^riif 1(1111111 ili'|Ulis II'- ivcliciclii"^ lie (la>l('llaiii ( l!llirn. 
(ir-jà {'iilri'vu par Hiillaii rii l!l(l|. m' Iniinc dans le saii^ cl dans le sur 
i;anj;li(iniiaili' a\r<- une assez ;;iandr lacilili''. ;i la dciixiciiic |ii''i-indi' Ai' la 
nialadii". pins diriicilciiiciil à son didml. du le icIriMnc dans le lii|niil(' 
(■('■pliald-iacllidicil (pii pi/'scnlc en niiMiii^ Icnips imi' l\ niplincx Insc s(Mi\cnl 
rnarcpK'c. 

I.c rrrliijf iitinihisaiil ne pcid rire cdnrdndn a\('c la maladif dn sinn- 

Mieil. C.Vsl I maladie caiaelérisi'e pai' des accès de paiH'sics ninincn- 

laïK'CS. s'aec(im|iaunanl de I rnuliles \ isn<'ls cl i\r dmilenis verl(''ln'alcs à 
in'adialidiis, sans (pic rinlclli^cncc ni la said('' uiMicralc soient allciidcs. 
Il V a Irois Ivpes piincipaux de pliNsionomic du malade : le lype de l'en- 
dormi, le l\pe dn recncillcmenl cl le l\pc de l'axcniile ivre. (Voir S('iiii(i- 
loil'ic (lu rciiif/c. I 

Sommeil hystérique. Léthargie. — .\nil)idise l'ai(' dil (pie 
c'csl un " sommeil pai' le(pi(d les lacnlh's cl puissances de l'ànie soni 
cnscNclies. en s(Mle (pi'il scnildc (pic l'on soil nnul ". ITcndlci-, lîonliics. 
Kspanel se sonI occnpi's de rii\sl(''iie cimialensc. l'Ins i{'ecmmcnl C.liaccol. 
l'ilres. ll(dio\c. Achaid. llaiHlIord. .^leiiicr. (.illcs de la Tonivlle mil 
(''Indic' l'alhKpie de sommeil li\s|iii(pic. 

ilarcincnl les alla(|nes de sommeil livsli'riipie conslilnenl la prcini('Te 
maiiircslalioii de la ik'M'osc; d'indinaiie (dics lermincnl nue on pln- 
siciirs alhnpics conMilsiNcs. Ni l'ài^e ni le ^e\e niml d'iH[liieiicc. Taiili'd 
lirMS(piemenl le ^njel csl plcne^i'' dans le sommeil. Ianl('d il cxisle une 
aura pr(''moiiiloii c. lue fins cndcnini. le malade a la l'ace soil pâle, soil 
c(dor(''e, les iims( les. en pailiciilicr les mas.scMers, sont (■()iilraclnr(''s. les 
veux soiil con\nls(''s cl rcconveils pai' les pau|)i('ros fpii piH'senlenl des 
lialleniciils rajiides. I.a rcspiralion e^l calme. siipei!ici(dle. laiili'il ralenlie. 
Iant("d acc(''l(''r(!'(', laiih'd all'cclani le l\pc (dieyne cl S|(d\es. comme dans 
lin cas d'Acliai'd. I,e pouls liai i é^nliiTcmcnl . hapirs Cdiarcid la liMiipi'- 
laliirc ne (!(''passe jamais .")(S","). On peiil coiislaler- l'exisloncc^ d'une anes- 
lii(''sie sensilivo-scnsorielle i;(''ii(''i-alis(''('. Cependanl la pei'cepliim n'esl pas 
aliolie, car par la [iression des zones diles hysh'rogèiies on peiil lappider 

niie cris i (pndipicfois amener le n'vcil. <>n peiil rappider à ce 

propos riiishiirc dn malade de rrendier ipii cnlendail les pr(''paralirs de 
niorl se l'aire aiiloiir de lui. sans piaivoir '^orlir de son (''lai. 1, aliinen- 
lalioii du snjcl doil prcsipic Ion jours id rc |nali(pi(''e arlilicicllemenl, cl 
si la l(''lliarj;ie se pr(doiii;e. le l,;ii\ de riiii'c diminiic. le --ujct iuai;;ril. 

Cerlaiiies allaip;c> de s(Miinieil m, ni Inusipies cl ((uirlcs. psciido-syn- 
cojiales; d'aiili'cs se proloniiciil pendaiil plusieurs licuics. (piidipielois 
ni(''ine r('dal de mal dure des semaines (d des mois, l'arini les allaques 
à (■■V(dulioii rapide, il laiil sii^nalcr cidles (pii (li'djiilcnl par un vi''iilalile 



2s si.M/di.iiciii-: nr svsti-.wie .\i-:iiri;n\. 

iclust'l (liii'Oiil liiiis ou (|ii;ilic jdms : elles iiiéiilenl le nom A'aiiopJcxie 
Itijsli'rùiiw t\iu' Deliove leur ,i iloiiin' en hSSCi, e| on( été étudiées snitonl 
\t;n AeliMid (IScSTi. (lénéialemenl la lerniinaison île ralla(|ne île soiunieil 
se lail |iai' une crise eon\ulsi\e ou par le [lassaue à un autre aeeiilenl de 
la iK'vrose. Laniliinzy eite des cas de mort. I ne attaijne de sommeil 
liystéiiiiue i|ui s'est présentée sous la foiine di^ léthargie, par exemple, 
peut ré'cidi\er sons la foiine narcoi(>pti(pie ou la forme a|)opleclique. (le 
sont là dailleuis autant de translormalioiis de l'hystérie convulsive. 

Kxiste-l-il une léthargie proprement dih', c'esl-à-dire inie variédé de 
sommeil conlinn et pridongé, (|ui ne soil pas à mettre sur le compte de 
rh\st(''rie? Ces! ce ipi'on a admis |)enilant longtemps, et ou a l'ait de la 
léthargie inie enlih'' moihide. Anjourd'hui (jue lliyslérie nionosynij)to- 
matique et que le poivmorphisme de la n(''vrose sont bien coinuis. il 
semiile assez ilil'licile d'admettre l'exisli'nce de la léthaigie eu dehois 
de riiystérie. 

Le diagnostic du s eil hysti'riipie est parfois des pins délicats. On 

écartera la syncope \ raie, qui d'ailleurs peut suivenii' chez les hystériques 
et icudre ainsi la dilft'renciation plus couqjlexe. Il fandi'a aussi envisager 
la possihilili' d'un coma, en particulier du coma uréniique, dans lequel 
on peut voir connue dans l'hyslérie des attitudes catalepto'ides (lirissaud). 
i,e sonuneil hypuotiipie ne sera pas toujours facile à dépister. La stupeur 
mi'lauioliqiie à l'orme dépressive se jugera par l'évolution. La narcolepsie, 
ainsi qu'on vient de le voir, peut être d'origine hystérique, et la dilVé- 
reiKîiation eulic le sommeil hystérique et la narcolepsie, bien que tentée 
par l'armentier. me paraît bien difficile à étal)lir. On devra aussi, sons 
peine d'erreur des |>lns graves, distinguer la léthargie hystérique de la 
mort réelle qu'elle simule parfois à s'y méprendre. On ne compte plus 
actuellement le nombre d(; léthargi(pies qui ont été ainsi ensevelis. Une 
petite incision artériidle sera, dans quelques cas, un moven auquel on 
devra avoir recours, lorsqu'on n'aura |iu se prononcer |)ar aucun antre 
procédé. 

L'importance que re\ét le sonnneil hystérique eu médecine légale est 
iuMuenst!. I^a possibilité du viol dans cet état et sans que la malade en ait 
conscience esl aujourd liui établie. 



AUTOMATISME AMBULATOIRE 

\j'(niloiii(ilisiiii' (iiiihiihihiire est encore \\w forme que peu! revêtir le 
somnambulisme hysti'rique. .le ferai de suite remarquer qui^ cette variété 
simule à s'y mépiendre Vanlonmlisme comilial ambulaloirc, aussi 
coiifondi'ai-jc les deux descriptions en une seule. Les malades font des 
fugues, ils ont une tendance à la déamhniation et aux voyages : ce sont 
de véritables dromomancs. La fugue peut dui'er quelques heures ou plu- 
sieurs jours; au l'etour à l'état normal, ce qui s'est passé pendant le 
voyage esl elfacé du souvenir du sujet el jiar riiypiuise on peut très sou- 



riiiiriiiiîs iii-: i:i.\rh:i.i iciwci:. rj 

veiil lui lairo i:u(iiit('i' tous les détails de s;i l'ii;:iir, les ciidniils où 
il est jiassé, etc. l'ciidaiil les iiiarciies, les arti's de la vie nrdiiiairc 
s'i'xocnli'iil iioiiiialciiicnt; ccpiMidaiil on rcmarciuc [lailois un air lia;;aid 
et conrt'iilir assez s|ié(ial. Itaii'iiiciil au cours de ci'l auloinalismc aiuliu- 
latoire, les malades exéenleul des actes ré|iiélieiisildes. I,i' déhui est 
t|ueli|uetois préci'dé d'une auia rt Taccès souvent se termine |iar d(îs 
crises convulsives. Mais le lait n'est pas constant. Les faits d'é|(ile|)sie 
|)rocursive et d'hystérie anihulatoiie ne se com|ilent plus aujourd'hui. 
.Vprès Chareot. Kéré. .1. Voisin, .lanel et i'ilres ont étiulié le sujet. Ilé^is 
(1895) a l'ésumé les caiactères dilVérenliels de la iuj;ue niorliide dans la 
t'(die. l'épilepsie, riiystérie. la neurasthénie. Pour Zéri (IcS'.ir)), la dro- 
momanie serait un phénonii'ue psyehasthénii|ue. l'.hez renlanl, C.euek 
Sinierka (l>Sil7) a l'apporté un cas intéressant dantomatisme andin- 
latoiie. U'après Sai)razés et de Hatz l 18117). on pourrait même voir lan- 
lc)matisnie ambulatoire dans la cysticercose de rencépliale. 

du peut avec Géliin (18!lii résnmei- ainsi les caractères des diverses 
varii'tés d'automatisme ainhnlaloiic : à la luffue épilepti(pie appar- 
tiennent la soudaineli'. l'anhimalisnie. les impulsions aveu<;les, l'incons- 
cience, l'absence de but. l'aumésie complète: à la fui;ue bysléricpie, le 
détei'minisme inconscient, mais rellétaiil une idée antérieure, la cohé- 
rence, la logique des actes et la lixité du but dans la eovirse malj,'ré 
rantomatisme apparent, enfin l'amnésie habituellement moins absolue 
(jiuMlans l'épilepsie: à la i'ugne neurasthénicjue ap|iariiennent la cons- 
cience complète de l'idée, de la mise en marche, de la i'ugne, et le sou- 
venir complet de tons ses détails. Je lais de fortes réserves sur l'exis- 
tence de cette dernière l'orme que je n'ai jamais oltservée chez aucun 
neurasthénique. Géhin conclut à l'irresponsabilité de tous ces individus 
durant leurs fugues, à quelque classe morbide (pi'ils appartiennent. 

11 me reste encore à signaler l'opinion de Francotte •, ISUT). ipii tend à 
faire admettre l'existence du somnambulisme alcoolique, c'est-à-dire 
d'un état provoqué i)ar l'alcool, où le sujet agit d'une façon apparem- 
ment normale, mais sans en avoir conscience, ou du moins sans en 
garder le souvenir. I.e somnambulisme alcoolique ne s'observe habituel- 
lement que chez les psychopathes héréditaires. Les actes commis doivent 
alors bénéficier de l'irresponsabilité, à moins qu'il ne s'agisse d'une 
ivresse voulue, ])r(''m(''(lil(''e. 



SUGGESTION ET SUGGESTIBILITÉ HYPNOTISME - PERSUASION 

iïuivant la définition de IJernlieim, la suggestion n'est autic chose 
que « l'acte par lequel une idée est intioduite dans le cerveau et acceptée 
par lui «. Une telle définition me |tarail. d'une part, trop extensive, et, 
d'autre jiart, ui- teuii- aucun comple des ilonnées psychologiques ipii 
permettent de dissocier daii> une nicnlalilé dune jiarl, les phénumènes 



30 si-:mioi.(ii,ii-: Dr s).^ti:mi-: .\/:/ii-/:r.\. 

(le lauloiiiiilisiiii'. cl ({'.'iiilrc |i;ii'l. ceux de l:i ((iiisciciici' iiicIImiiI cm 
jeu les lanilli's |is\(lii(|iirs sii|M'riiiir('s. 

,1c ili'lliiirai ildiic l;i Mi;:iic>li(ni en ilis;iiil (|iic c'csl ImcIc par lci|iicl 
une iilcc C--1 inlnulnilc i\:i\\>~ le ceiNcaii cl Mcce|il(''e |iai' Ini. sinis ijii'il ij 
ait jxirlii-ijiiiliiiii it cfltc (iccci)l(ilion de phrniiiitétiex de consciciici'. La 
siiiificslion, >i 1 lin iiiélèi'c. est coiistilncc par l'inlrodiiclion (l'une idée 
dans le ccivcan d'nn >njel cl |)ar radinissiiin inrahmldirc de celle idci; 
pal- ce snjci. 

La snii{;eslioii sadii'ssc donc et ne sadressi' (|n'ii 1 anliiniatisinc ccré- 
liral, et se l'eia d'autant mieux et d'autant plus aisénicul que celui-ei 
sera plus dcj;a^é des actions cxci'cées par- la conscience |Psvcli(doj;i(|ne 
su|iérienrc. 

La xii(i<icslibiHli''. (pii exprime le (k'ijir ili' rcccplii'ili- il' ini sujet à 
l'actiim siKjfirstlrc. scia donc d'autant |>ins maripiéc (|ue le sujet en 
expérience sera |ilns ou nniins privé de ses facultés de conscience, (|ue 
son contrôle intellectuel seia, d'une Façon contini^ente et accidcnlelle ou 
d'une lacou (puisi-permanente, plus ou moins diminué. 

Toute iili'c admise sans contrôle inlellectuol pr(''alahle étant donc — et 
par dt'liuilion — une suggestion, — il en résulte claii'cinent que tout 
iniii\idu. à îles degrés divers, est suggestihie. L'éducation n'est, eu 
sounuc. i|u'ime longue suggestion d'autant plus facilement admise jjar 
l'enfant, que celui-ci ayant moins d'éléments de comparaison, et, |)ar 
(•onsé(|uenl. de jugement, a nécessairement un contrôle intellectuel très 
réduil. 

Les individus diiiil la personnalité est plus accusée l't ilonl l'esprit 
crili(|ne esl forim'' seronl. au contraire. |peaucon|) |ilus n'fraclaires à la 
suggestion. 

l'our un mciiie individu, son degré de suggestiliilité peut varier sui- 
vanl deux ordres de conditions Iden difîérents. L'un affère à la per- 
sonnalité de celui qui piatiipie l'action suggestive, l'autre se rapporte 
aux conditions psyclioiogi(|ues momentanées dans lesquelles ]>eut se 
Iroiiver le sujet ipii reçoit la suggestion. 

\.' (ni toril r ipi un individu esl capalile d'exercer sur un aiiti-c n cx|irime, 
en somme, (pu; le degi'é de l'aclion suggestive que celui-là peut avoir sur 
celui-ci. L'eidaid admettra une suggesliou venue de ses parents ou d'une 
grandi; personne, qu'il n'admettra pas sans contrôle si elle lui vient d'un 
de ses petits camarades. L'élève acceptera une suggestion du maître et 
non celle d'un aulre l'Iève. 

A vrai diie ici le phr^nomène par lequel un sujel s'intègre, en dclioi's 
de tout contrôle intellectuel, une idée suggérée par une personnalité 

l'trangère. est déjà pins c |ile\e. cl un aulre élémenl intervient, à 

savoir la confiance. C'est parce (pi'ou a conlianee que la suggesliou 
esl admise, mais la conlianee est un plii'uomçne du subconscient et 
n'enlève pas à radmission de l'idée pro|)os('H' ce caractère « involontaire » 
(pii caiaclérise et définit à mon sens la suggestion. 

Tous les individus (''tant à des degrés divers, et siiivanl la pers(mnalité 



1 /l'iiin i:> lu: iisifii k.emi-: si 

(le ci'hii (|iii Mln;:rri'. plus iiii iimiiis Mi^;^('>|ililcs. un ciiiiciiil <|M(' la sii;^- 
^osliliilih' lie coilsliliic pas un iilMaKiinrnc |i>\ili(i|(iL;if|n(' |ialli(ilii;^i(|iir 
l'I (|n('. par (•(iiisi'tpiciil. dlr iir saniail sri\ir de hase à des classili- 
catiiiiis n(iMiliPi;iipi('s. 

Il n'en est pt'iil-(''li(' pas lunl à l'ail de mmmiic si, paiini les j'aclrurs ilr 
la siii;i;i'slilpilil(''. du s i'II lappoilc ii (('mn ipii (li^priidi'iil {\{-^ l'IaK psNclin- 
logi(|ii('s pai'liciilii'is dans l('S(pii'ls son! snsci'plililcs dr se nicllii'. un 
d'cMcc mis. k's sujcls siii' li'S(|n('ls sCxci'iu^ la siif^j^cslinn. 

l/t''lal ps\idi<d(i<;i(pi(' iiailicnlicr ipii conslilnc h-s nicillciucs cnndilions 
de sn^yi'sliliilili- csl. à cnnii si'ir, i^'alisi'' dans V Inijiuoxi'. 

Hypnotisme. — \.'lnij)n<ilisiiif (in sniinitcll iirariK/iir csl \ii'n\ 
(■(innnc le inuiidi'. I.cs li^ypliriis. les lli''l)i('nx. les (irccs. ji's ruiniaiiis 
iiKMilioiiiiiMil di's piali(|n('s suj;|;('sli\('s dcslini'cs à l'ia|)p('|- liniai^inaliuM 
do leurs concilovcns. 

PiMidaiil les (lidisades, la snperslilioii lé^iia en iiiaiiresse ahsolne, el 
depuis celte épu(|iie les yiiér'isdiis iniiacnlenses, les piix'ès de sorcellerie, 
les cures nia^iiéli(|iies nldieiiiient un succès de cnrinsilé mélangée de 
teriTui' el un lelenlisseineut (|ui snnl iniu d'èlre éleiuls de nos jours. 
Kii I77!l. MesuH'r avec ses liaijuets uuiij:néli(|ues lauc(\ la dociriue du 
inaguétisuie animal. Deleuze. lierlraud. le géuiMal iNoizel essaveni de 
coidiuuei- C(^s prali(|ues. .Malgré le l'apporl de llusson. r.\cad(''niie reste 
l'ernu-e à la (piestion du luagiiélisuie animal, l/alil»' I aria, eu l.S|.">. 
tenta d'inlroduire dans la science rinllnence de la suggesliou, nuiis il 
resta incompi'is. (le n'est r(''elieini'nl (|n'eii Isil. (pie Jiraid. par sou livic 
siu' la neurliypu(dogie lit sortir riiypuotisnn' du Ilot des pratiques néhu- 
lenses et des insanités cluuiéri(|ues. au milieu des(juelles il ris((nail l'oit 
de somlirer. Il clierclia à ap])li(pu'r l'liy|)n()tisiue aux malades, ipiil 
cndormail par diverses uiani|iulatious. Kn France, il faut arriver juscprà 
.\zam jionr voir, eu ISOd. lintroduction du liraidisuie dans la litl(''ra- 
liire el dans la prali(pie mt''dicale. Mais la queslicm n'a pas enc(H-e pris 
loul son essor, l'esprit est trop concentré sur le mode de j(i()dneli(ni du 
sommeil. C'est alors qu'en ISGO, Liébeaull fait paraître son livre inti- 
tulé : Du siiiiuiicil cl (les (idis (malddiics considi'vés snrloitl au jjoini de 
rue (If ructidn du mural sur le pliiisic/uc. Ce livre niarqiu'. dans l'his- 
toire de riiypnolisme. la premii're étude sui' la su;^gesliou \(>rliale 
comme iniluence thérajx'utique. 

Pour Cliar("ot et son l'ciile, riiy|iindisnie était un ('dat patlndogiipie ne 
se rencontrant pas en deliois de l'hystérie iM qui ('lail cai'act(''risé par 
trois périodes : la calal('|)sie, la léthargie et le somiiandnilisme, périodes 
par les(pielles on faisait |)asser successivement h; sujet à l'aide de cer- 
tains piocédés. La cataltqisie pouvait être produite |)ar une lumière vive, 
un Iniiil intense, (Ml simplement |iai l'ouvei-tuit' des yeux chez l'individu. 

l/hypuose est donc un état psycliologicpie dans le(|U(d la suggestihilili'' 
(ïst accrue au iiiaximiiin parsuggeslion. I.a suggestion elle-même consiste 
ici à éteindre chez un sujet, en dehors de sa participation V(donlaire à 



3> SÈMKil.iK.IE DU sysTl'CME KKJtrEI'X. 

ce pliriioint'iic. loulcs les riuiillrs iisyclioloj^'unics sii|i('iit'iii('s di- la pci'- 
sislancc (lesiiiicllcs lésiilli'iail lo iiiaiiilitMi (11111 coiilnili' iiilcllccliicl. 
Ici la mise en lilicrlé de raiiloiiialisiiie j)sycli(ili>,i;ii|iic sur i('i|ii('l seul 
|)(iiirnnit s'exercer' les aclioiis suggestives secondaires est iiicuiisciciile. 

Il n'eu es! pins de nn''nie dans la suggestion à l'/'lat de veille, oii c'est 
Miliinlairrnicnl piinr ainsi dire (|1U! le sujet s'abstrait de sa persoiuialilc 
|i(inr rece\oii- cl acce|der la suggestion étraugèi'c. il fait en quehjue 
s(irte nu acte d(" lui |ir(''alalile. Il renonce à la discussion el au contrôle 
des ariiriuali(nis de tiiiil nrdre (|ni consécntivenieut lui seront faites. Il se 
niel en xnuuie dans ini l'Ial 1res analogue à celui de la rêverie où l'au- 
toniatisnie |)svcliologi(|ue i|ue ne Ciènenl plus les lonctions de conscience 
laisse nu libre cours ;uix associaticnis d'idées les plus héléro< dites. 

I,e propre (>n sonune de la suggestion, qu'elle s'ellectue dans l'hypnose 
(lu (pi'elie se produise à l'étal de veille, c'est de se faire sui' une lueidalité 
inin raisounante. éleiide là par action suggestive, éteinte ici pai' action 
\()lontaire. Mais entre la suggestion édncatrice subie d'une fa(,'on incons- 
cieninient involontaire paice (pie avec la confiance sont intervenus, 
iuliibiteurs des fonctions de conscience, des éléments provenant dn sub- 
cdiiscient, et la suggestion dans l'hypnose où l'inhibition dn conscient est 
eile-iuénie d'origine suggestive, il n'y a en soiunie pas de dillérences 
(pialitalives. Le propre de la suggestion, de (|iiel(]ne façon (pi'elle se 
prati(pie. c Cst de ne s'adresser (ju'à lautoniatisine psychologique, de 
ne pouvoir se faire (|u'autant que cet antoniatisnie psychologiipie est 
libéré de tout coiili'(')le exercé par les fonctions psychiques supérieures. 

Les diverses formes et les divers degrés de la suggestibilité sont-ils 
susceptildes de servir de caracléristi(pies de l'état mental des sujets 
atteints de psycboïKîvroses? Il est bien évident tout d'abord que le neu- 
rastliéni(pie ibnit le contrôle intellectuel se trouve, par délînilion, sin- 
gnli('reinenl atfaibli, sera extrêmement suggestibic. Mais chez lui la sug- 
gcstii(ilil(' ne tiendra pas seulement à la diminution de son contrôle 
iutellectuel. inaisencoreà la puissance d'action exercée sur lui |)ar toutes 
les idées renfermant en elles-mêmes un facteur émotif. Le neurasthé- 
nique n'acceptera une suggestion (pi'autant que celle-ci comportera par 
elle-mêineun facteur émotif. Il admettra sans contrôle une notion patho- 
logiipie (pii lui sera suggérée; il admettra aussi sans contrôh; tidle ou 
l(dle notion réconfortanti^ qui pourra lui être proposée. Chez lui la sug- 
gestion se fait à la faveur de l'éinotion cl il ii admettrait jtas une sug- 
gestion illogi(piesi c(dle-ci était de l'ordre |iiireinenl idéatoire. Ile |dns 
le nenrasthéni(pie jirésenle nue suggestibilité inini(''diate et chez lui. il 
est inutile de recourir à l'iiypnose ou aux procédés divers utilisés dans 
la prali(pic de la suggestion à l'état de veille. 

A iiicn considérei' les choses, l'hystérique est beaucoup moins sugges- 
tililc (pie l(! neurasthénique. Mais chez lui il n'est nul besoin pour (pi'une 
i(l(''e puisse être snggér(''e (pi'eile comporte par elIc-mêiiK; (hrs éléments 
émotifs. L'hysléii(|ne admet tout, ou rien. Kl ciiez lui l'liy|in()se à tout 
ses degr(''s peu! être la cdiiditiiiii pr('alabie el iH'cessaire à la iiraTupie de 



ri!Oii!i.i> m: i:i.\ri:i liclwcI:. ;t:i 

lii suggcsl'uiii. Pour rii\st(''iii|ii(' il ii'fsl piiiiil (i"iiir'CM|iii iiiciil |i;ir cllcs- 
iiH'iiic une valeur sii^'iicslivc piopic. Si |»iir riiyimosc, par les indcédrs 
lie la siii4|;i'slioii à l'olal di' vcilli', les l'oiiclidiis ilc consiicticc oui clirz 
lui (lispani, il adiiii'llra aussi liicri la jiliis raliiiiiiit'llc (|iii' la |ilii> iljo- 
i;i(|iif on la pins iiivraiscniltlahlc des sngj:i'sli(ins. (Icltc sn;i;;csliliilil('' (^i 
(|ni'l(pi(' sorte i^vni'ialc appartient à l'liystéri(pie (-(MMine elle appartient à 
l'entant. Kt il ne landiait pas eroire (pie celte sn^|;('stihilit«'' très sjtéciale 
(■(Mistilne un earaetère spéeili(pie de riiystéi'i(|ne. pas plus (pi'il ne lan- 
drail ptMiser (pie I(M1s les liysléii(|nes soient an nième dei;r('' liypnolisal)le> 
et sufij^('stii)les. Il e>l en elVel des inalail('> (pii. |pr(''sentanl des acci- 
dents li\st(''ri(pies iieK, -.dul ccpiMiilaiil enliiTi'ini'nl relielles à tonic 
sn>i<;esli(ni. 

.Ins(|n'(in peni allei' le pon\oir d'inie siii^ueslion"/ I.a sn^j^cslion se 
Ixniie-t-elle an domaine de rid(''e, on liieii penl-cllc s rNcncc ju'-ipic 
dans le (hnnaine de l'action, (l'est là nne ipieslion (pii an point de\nc 
nu'(lico-l(''j;al a une grosse iniportaïu'c. Si la |)()ssiljilit('' du vi(d peinlani 
lY'tat soinnandudiipn'ou dansdes (''tats seconds est aujourd'hui i;(''n(''rale- 
nient admise, l'opinion est loin d'(Mre aussi nnaiiimo en ce cpii (■(uicerne 
le vol (Ui le crime proprement dit. Ou ,i reproclu' aux faits positifs d't^'tre 
des faits expi'rimentanx, ([(''tre des ci'imes « de laboratoire " cl parlant 
de ne pas (!'tre absolument d(!'nioustratit's. Il est (''vident cpie si |)ouranienei 
laconvielion de ceux(pii (loulent encore de la ])0ssil)ilit('' de tels actes, il 
tant exp(''rimenlalement produire un ciime r(''el, cette (l('Mnonstration ne 
sera jamais faite. 

Ouanl à moi j(> crois (pie chez certains indi\i(ln> — je ne (li> pa-- clic/ 
tons, car ils sont heuicusenieiit fort rares — on peut par la suggestion. 
soil |)en(laiit l'hypnose, soit |)liis rarement à lélat de veille, on peut, 
(lis-je (k'Irnire toute espèce de liberté, de |)ersouiialit('', de volonh'-. en 
faire par eonstVpKMit de vtMitables automates, ob(''issant falalemcnt et 
aveiigh'Miient à l'oidre donut'' et cela daii^ n'inipinte (picl domaine. 

"Valeur thérapeutique des méhodes de suggestion. La 
persuasion. — Les a|iplicalions de la thcrapculiipie sug;;estivc iiuin- 
gni^'e |)ar Li(!'l)ault cl (l(''velo|»p(''e par Hernheim ont clé envisagi'cs par 
iKuubre (ranteurs, Milne-Braniwell, lîiM^literew, Dumontpallier, X. Forci, 
(tbersteiner. I'ieni;a, Ilirt, Altschnl. lunillon, (iingeol. elc... Leiii- 
valeur demande à ('Ire discnh'e. 

l'ai' \'liiij)itosi' — cl d a|ii('s les hvpiKdogiies — l'action du mi'decin 
sciail tonte puissante. Il pourrait à son gié retrancher ou ajouter an 
psychisme du malade les notions qui lui semblent inutiles mi dange- 
reuses. L'action suggestive ne se bornerait pas à la su|)pression des 
accidents soiiiati(]iies divers |)ri'sent(''s |)ar les sujets, mais ponrrail 
encore ('Ire nue action p(''dagogi(iue. Un pourrait, dans le sommeil 
hypnoliipie faire l'(''(lneatioii de r(!'motivit(^, r(Mlucation de la vol(mt('. 
analyser et modilier les r(''actions psyeliologi(|ues de cha(|ue individu. 

.V mon sens, en dehors des graves problèmes d'ordre moral ou social 

llEjEdiNK. — SéminJOKie. "' 



3i si-:Miiii.n(iii-: du système .\eiii'eu.\: 

s()iili'V(''s par rii\|imilisiii(\ l(> plus ^ra\i' iii(i)M\(''nit'iil de l;i iiK-tliodc c'csl 
(le faire eliez les malades Iriliicdlioii <lc leur (iiiliiiinilisnir. 

.l'en dirai aiitiiiil de lu sik/iicsHoii à frhil de rcillc. Si celle-ei ii'iiii- 
|iressi(iiiiie |iii> aiilaiil le malade elle ii en a pas iiiniiis pour ri'siillal 
dall'aiMir an lieu de l'exallei', sou pouvoir erirupie. 

La pcrsiKisiiin esl une mi''lliode |)syeliolh('rapi(pie loiili' dini'reule et 
qui éeliappe emu|)lèlemeul aux objeelioiis (|ue soulève la suggeslion. Si 
tdie tient compte des pliéuomi'ues du sid)eons('ieiit, dune l'aeon immé- 
diate et dirrele elle demande la jiartieipation des fonctions psyehologiipies 
siip(Ticiircs du iiKilade au(piel elle s'adresse;. C'est ici <iue « l'idée inti'o- 
diiile dans li' iiMNcau du malade » est « acceptée » par lui. Mais cette 
acceptation est couscienle cl raisonui'c. Dans le r(')le du médecin ipii 
« persuade " loul es! rappel, recueil, direction, rien et à aneun degré 
n'est suggoliiHi. lonle conception, toute idée émise \)av le médecin doit 
être acceptée par le sujel, ne se heurter ni à ses convictions, ni à ses 
sentiments, l.e psychoIlK'rapenle ne doit dcMnandei- à son malade qu'une 
chose, à savoir de s'ell'orcer de léllécliir et de comprendre. La persnasioii 
loin d'agii' comme la suggestion dans le sens de la restriction de la per- 
sonnaliti', tend au contraire à développer cette personnalité, à accroili-e 
res[)rit crili(pie du malade el à lui peimettre de faire, en quelque sorte 
par lui-mém,'. liliérc de loides les actions frénatriees (pi'ont pu exercer 
chez lui nnc inan\aisi' hygiène morale, des attitudes jtsychiqnes on 
jiiivsiqnes vicieuses. 



Ij'di/nosic esl un Irouhle de la rccomiaissance. La reconnaissance est 
ce phénomène psycliologi((ue qui nous permet, par l'usage de l'un ou 
l'autre de nos sens, d'identilier un objet que nous observons actuel- 
lement, avec un objet anti'rieurement observé et dont nous avons enre- 
gistré le souvenir sous forme d'image mentale. 

A chacun de in)s sens ri'pondent des images mentales spécialisées 
susceptibles d'être directement et immédiatement évoquées par les 
e.vcitations sensorielles parties du sens correspondant. Mais il n'y a pas 
d'images mentales résultant d'une excitation sensorielle simple. Toute 
image menlah; répond à la combinaison d'un certain nombre d'exci- 
talions sensorielles. V\u'. image mentale tactile est, par exemple, 
constituée |)ar la synthèse d'un certain nombre de sensations d'ordre 
physiipic ou d'ordre kinétique. l'ne image visuelle se forme par la 
superposition d'un grand nombre de sensations concernant respective- 
ment la forme, la couleur, le relief, etc.. de l'objet enregistré dans la 
mémoire. De même, ime image auditive se formera par des excitations 
sensoi'ielles diverses, portant sur la hauteur l'intensité (,'l le timbre 
d'un son. Si bien qu'on peni diie (pie. de nn''me (pi'en géométrie, un lieu 
de l'espace esl (hUerinim'! par nn certain nombi'c de droites ou de points. 



/7,''/r/.7,/;s ///•; i. 1x11:1.1. n.hxct:. 35 

de inèmc riiiia^e niciitalc csl. |)s.ycli(p|ii},'i(|ii(Mnt'iil. le lieu de reiicmilre 
d'un cerlaiii iioinlire d"<'X(ilali(ms sensoiii-lles. Mais, de même (in'eii 
<;t''oiiiétrie. il siit'lira de la modilicaliDii d'iiii |i(iiiit iiii (riiiie droite poiir 
ijiie le lien de respace varie, de même en psycliolo^ie, il snllira ((ne les 
excitations sensorielles ne soient |ioiiit id(Mitic|nes à celles ijiii antéi-ieu- 
renient ont permis la l'onslitnlion d'nne imajic mentale, ponr (pie celle 
image mentale ne soit pas évotpiée, ponr (pie, en daiilres termes, la 
l'oconnaissance n'ait pas lieu, i.e prolih-me de la reconnaissance apparaît 
d'autre part, cliez l'adulte, comme inliniinent complexe, par suite des 
ndations (pie riinn^c, enre^isli'ée dans la mémoire, allecte avec le mol 
(pii en est le symbole et par suite aussi de ce lait (|ue la |)lnpart des 
évocations d'olijet s'accompagnent de l'iinage visuelle de cet oiijet. Mais 
ce serait à mon sens une erreur, (pie de l'aire intervenir riiiiaj,'e visneih^ 
coinine un intermédiaire nécessaire à la reconnaissance et parlant (]iie 
de créer des troubles agnosi(]ues correspondants. Dans le l'ait, il me 
parait ipie la série des ojiérations psvcliolo;;i(|ues esl la suivante : 
excitations sensorieli(^s c(Mnbin(''es, partant d nu sens déterminé, réveil 

de l'image mentale et du I (■oiresp(mdaiits el cnlin évocation visindle. 

Si l'on admettait (|u'il en soit aulremenl. on serait obligé de su|)|)oser 
(pie les relations pliysiologi(pies et |)artaiit aiiatomiijues sont dilléreiiles 
chez l'aveugle de ce (jnelles sont chez le voyant. 11 est plus rationnel de 
pens(M- (pie chez l'aveugle une opération supplémentaire ne peut avoir 
lien, pliit("d que de croire (pie des voies d'association, luicessaires chez 
le voyant, puissent, sans inconvénient, être supprimées chez l'aveugle. 

.l'admets donc (ju'au point de viu; de la reconnaissance et de l'agnosie 
il exist(> une autonomie sensorielle. I,e probl('me de l'agnosie n'en reste 
pas moins complexe, riche d interprétations variées et de nombreuses 
synonymies. 

D'eiisembU', et (piel ipie soil le mode (l'agnosie envisagé — agnosie 
laclilc, visuelle ou auditive, les aguosies oUaclives et gnslalives n'ayanl 
point encore d'existence clinique — on peut concevoir divers m(''ca- 
nisines de la non reconnaissance des objets par l'un ou l'autre des sens. 

On peut d'abord penser (pie l'agnosie peut résulter dune modilicalioii 
pathologique des sensibilités périphériques telle, que ['apport SL-nsoriel 
qualitativement, quantitativement — ou, et c'est là le terme important 
— synergiquement, soit insunisanl. 

On peut encore sup|)oser ipie les excitations sensorielles restant 
intacles, ne parviennent plus par rujiliirc des roies (rassoeinlii))!. h la 
corlicalilé cérébrale. 

On peut enfin imaginer (pie ce soient les iniofies mentales, elles-mêmes, 
(|ui se trouvent plus ou moins altérées par un processus pathologi(|iie, 
et (pie d(,'s lors l'ideiitilicatioii devienne impossible. 

Vax d'autres termes il est possible de concevoir des trouldesagnosi(|nes 
pai' troubles sensoriels simples, aguosies sensorielles, par ruptures 
(I association, aguosies idéo-sensorielhïs, el enfin par atteintes des 
images mentales elles-mêmes, (i(/nosies iiléatoires, pour a(lo|iler \i\h- 



36 SiïMKil.OiilE nr s )■> ÏÀ'.lf f .va; ft l'ATA. 

iioincncliiliiiT sii|)Oiiii)s;tl)lc à celle (|iii ("^1 eiii|il(i\(''e |imii' le^ ili\erses 
iiiaiiirt'stalii)iis de l'ajjiaxie. 

l'iali(nieiiicMl ces Miiiili\isi(iiis ne siihsiNleiil pas, parce (|ue la perte 
lies iiiia<;('s nienlaies ne se rencdiilre (|iie dans des états déiiieidiels où 
d'autres l'acleiirs. Iel> (|ue liiiipossihilité de lalteiitioii, iiilervieiiiieiit 
poui' leur ])art el reiideiil par coiiséquenl inipossilde, la description 
d'une agiiosie en ipielciuc^ sorte aiitoiioine. 

Kn ce (jui conccitie. d'anire part, la riipliire des voies d'association, 
ou conçoit (|ne cliniquiMnenl elle amène à des trouMes de la sensibilité 
péripliériqne. l/inlerprél;ilion de l'cixcilation sensorielle constitue, en 
ell'et. lin pliénoinène à localisation céi'éhrale corticale, et toute impossi- 
bilité de recomiaissance d'une excitation sensorielle, iju'elle soit d'ori- 
gine péri|)liérique ou d'origine centrale sera dans le fait (jualifiée de 
trouble de la sciiaihilité. C'est dire qu'à mon sens il ne saurait exister 
de troui)les agnosiques sans troubles Tde la sensibilil('' par iiisuflisance 
quantitati\e on (|ualilative. 

Agnosie tactile (asiéréognosie). — On désigne sous le nom d'agnosie 
tactile \'impo.s!iihilil('',])ar li's doiinc'cs lanctiqiws et plnjsiques que fournit 
la paljudioii. tic lu rccdiiiKiissaiirc d'utijets antérieurement connus par 
le sujet. 

Il est bien (''videnl (pie ne reiitreni pas dans l'agnosie taelile les faits 
où l'agnosie tactile n est (|ne partie (■onstituanle d'une agnosie générale, 
due elle-même à des troubles inlelleclnels. On ne considérera pas 
non plus comme agnosiqne un sujet qui ne « reconnaît » jias un objet 
par lui antérieurement peu ou mal connu. Ne sera pas davantage 
regardi- comme agnosiqne, un individu qui ne sait pas reconnaître un 
objet parce ijuil ne peut pas le palper, (l'est dire en d'autres termes que 
l'on doit éliminer des agnosies proprement dites, les non reconnais- 
sances résultant de trouliles nwutaux (états démentiels, paralysie 
générale, etc.), celles résultant d'une éducation insuffisante (hémi- 
plégie cérébrale iid'antilc, non reconnaissance d'objets ignorés anté- 
rieurement), celles cunn dues à \'inipossiltitilé de la palpation ,|iara- 
lysies et contractures de la niain de causes diverses, siillisamment 
prononcées pour empêcher toute palpalion). 

Inversement l'observateur, dans la recherche de l'agnosie tactile, 
devra se mettre en garde contre les snblerluges employés par certains 
malades poui' riM'onnailre les objets (ju'on leni' présente. Il faut s'assurer 
ijue le sujet qui palpi' un objet a bien conservé, comme on le lui a 
demandé, les yeux fei-més et (|ne. d'anire pari, il n'a pas entendu 
d(';noinmer l'objet (pi'il examine. 

Kniin nue troisième cause d'erivuir, pcml n'suller de ce fait que des 
malades, expérimentalement avertis de leur impuissance à la reconnais- 
sance ou simplement négligents, ii" palpent pas eoii\enahlemeul les 
objets qu'on leur met dans la main. 

Toutes les interprélatinns erronées étani l'Iimini'es, les malades (|iii se 



I i:iiriii.i-:s ht: i:i.\ri:i-i iciwri-:. 37 

Iniinriil il;m> l'iiii|iossil)ilik'' de rcconiKilh-r les \('ii\ Iciiik-s, cmi les pal- 
|iiiiii l'iinvciiiililciiiciil, (les ()l)jt'ls (pTils (■(Ditiaixsciil liicii, sont allciiils 
tViuiiiosli- liii-lilf \rair. (Icllcci csl le plus soiivciil iiiiiluli'-riilc. Kilo irsiillc 
;i iMiiii si'iis li'uii Irinilili' roiiNlaiil des si'iisiliilili's ]i(''ri]ili(''ii(|ui's sii|ii'ili- 
cicllrs cl indloiiilrs. Les lidiililcs iiiolcurs peuvent dans une certaine 
iiic--iirc iiilcivcnir dans sa produclion, mais senleniciil en laiil (pic 
nnidilicalenrs du jeu des diilV'rents nuides de la sensiliiiiti' cni eu d'autres 
U'i'ines en fièiiant plus on moins la |ialpation de l'olijel. Je ne connais 
pas, en eliniiine, de cas où nn examen snlfisammenl approfondi des sen- 
sil)ilités snperiiciidles et inolondes (reclierehe des ccicles de Wehei', sens 
des attitudes scfiinentaires. etc.), nait décelé chez les af;riosi(pies un 
tidulde plus ou moins uiar(pié des sensil)ililés pt'iiplK'riipics. 

(Ju(d(pu's auteuis oui soutenu l'opinion ([ue I agnosie tactile rele\anl 
de troujjjes d'association inlra-ccnticale. ne pouvait pas être expliipiée 
par les troubles légers de la sensibililé existant dans ces cas. (Ir l'exa- 
men de nond)roux cas d'aynosie laclile m'a moiihé que c'était là une 
eri'ciii. .1 ai en ellet constaté, an ciMii s de ccilaiues polvnévrites, de cer- 
laines 1 adiculites. de certains lahes. inie agnosie tactile coniplcte et 
pi'odnile pai' des houilles de la scusibilili'' au moins aussi faillies, (pie 
dans les (|nel(|ues cas (|ui on! été lapportés connue cxem|des d'agnosic 
laclile relevant de tronliles d'association intracorficale. L'existence d(> 
celle l"orm(> d'aj^iiosie tactile ne sera diMuonlrée. cpie l(U's(pie l'on 
en aina rapporl('' des exemples clic/ îles iiidixidus ne pri''seiilaiil 
aucun Iroiilile de la sensiiiilih'' pi''riplii''ri(pii' et avant une iulclli;;euce 
iiilacle. 

.le ne saurais donc admettre l'existence d'une ai;nosie laclile due non 
à nn iiisuflisant apport sensoriel péripliéri(|ne, mais à nue alh'i atioii 
particuli(''ie au niveau du sensorium d'une fonction spécialisée d'idenli- 
licalioii laclile (Wernicke et Dulibers). Au reste, il est singnlièrenient 
démonstratif de \(nr les aj;uosies tactiles présenter dans leur inlensili'' 
e( dans leur l'volntion, nue topographie et une marche |)arall(des à 
celles des trouhles des sensibilités périphéri(ines. C'est dire, en d'autres 
termes (|ue, (jiiel qne soit le si('ge de la lésion organiipie, cause des 
troubles de la seiisiliililé, l'agnosie tactile reste identiipie à elle-même. 
(•11 ne saurait tenter de baser sur elle (piekpie localisation de lésion ipic 
ce soit. Klle peut |iermettre de reconnaître l'existence de troubles des 
seiisibilit(''s péripli(''rii|ues ipii, autrement, auraieni pn passer plus on 
moins inaperçus à un examen snperliciel. Mais sa valeur diagnosti(|ue de 
localisation est nulle. 

Hiii dit agnosie tactile dit im|iossibilité de l'identilication tactile des 
(dijels. Il va de soi que I agnosie tinichant de très près an mécanisme 
même de la connaissance, a prêté de la part des médecins et de la part 
des psychologues à un grand nombre d'études. Mais, j'ai liàti; d'ajouter 
i|iie ces études sont plus intéressantes pour le psychologue que pour le 
clinicien. Aussi n'insislerai-je jias sur la (piestion de savoir si, dans 
l'ideiitilicalion tactile, il faut ilislingiier (llolfniaun, Ciaparède et Mar- 



38 si-Mioi.Odii-: ni' sY>ri:.Mr: \i:rui:r\. 

kovii) uni' idoiti/icatioii sli-iv<i(/)inslifjue cl une idcidificatioii symbu- 
lii/iw. Par idciitilicalion sl(''r(''()i;ii()sli(|ii(Ml)ert'e])lion slrréogiiostique, sens 
de rcspacol. (ui ciiIcihI riilciililicalion de la roiiiic d'un objet, la eoncep- 
lioii du voliiiiie ri de la [dace (h'Iinie ipi'il iii(ii|ic dans l'espace. Par 
idenlilicati(ni svndi(ili(jiie. on enleiid la reconnaissance en qu(d(|iie sorte 
s\ntiiéli(|ne d'nn objet, dans sa valeur, dans sa signilicaliou cl en dehors 
des (|nalil(''s |iarticulièi'es qu'il peut présenter. 

PcalicpuMuenl. il est liieii cerlain. i|u'en (dini(|ne, <in seuls des objets 
usucds sont ci doiveni èlie olleils aux malades alin de voie s'ils les 
i-econnaissenl. l'identilii ation tactile ai)parait sans dissoeialions nettes 
possibles. A IVdal |di\siologi(iue la recoinuiissance de l'objet usuel se fait 
d'enddée et souvent grâce à une seule des sensations kinéticpies ou 
|)livsi(iues produites par l'objet examiné. Il n'y a donc; pas lieu à mon 
sens de distinguer, en clinique, un ti'oui)le agnosique. asyinbolique, 
d'une part, cl un liouble astéiéognosique, d'antre part. J'ai d'ailleurs 
toujours coinballu l'existence d'un soi-disant sens stéréognosliquc. .l'ai 
montré (|u il n'v avait en réalité qu'une /w'jcc/;/ /oh f/e l'espace, dneà l'asso- 
ciation de noiions qui nous sont fournies par les sensibilités superficielles 
et pr(d'ondes. Sur ce point, je partage les o])inions deliedlicb, de von Mo- 
nakow el de (iiaparède. Dans rexamen médical, il y a des sujets qui 
savent idenlilier des objets par la palpalion. Il y en a d'autres qui ne le 
peuvent pas. Ils son! alteiids d'agnosie tactile. Mais parmi les agnosiques, 
il me paraîlrail imprudent d'établir un certain nombre de classes. 

.le ne citerai que jiour mémoire, les subdivisions de l'agnosie (Wer- 
iiicke), eu (Kjnosie secoiidnire ou inlellectuelle. agnosie d'association 
— agnosie transcorticale de Claparède, agnosie d'association ou de con- 
ductibilité de Finkelnburg — et en agnosie jnnmaire ou sensorielle, 
celle-ci élan! elle-même dite agnosie primaire de collection s'il s'agit 
d'imperfection des sensations péripbéri(|ues, on agnosie pi'imaire d'éla- 
boration s'il s'agit de l'insufllsante association, de l'asynergie de sen- 
sations intrinsèquemenl normales — agnosie intracoiticale de Claparède, 
agnosie de réception de Verger. 

Je passerai aussi sur liulerprc'lalion de certains auteurs, qui ont 
considère'' l'agno-^ie tacliie eomnu! une aphasie tactile (1!)11). J'ai dit par 
ailleurs combien je trouvais impropre une telle dénomination appliquée 
aux troubles de la leconnaissance tactile. Un sujet (|ui ne l'ecomiaît pas 
les objets par la ])alpation et tpii partant ne peut les dc'uommer. ne peut 
ôlre ilit alleiiit d'aphasie tactile: c'est un sujet atteint d'agnosie tactile 
Ct c'csl parre (|u'il est agnosique (pi'il ne peut doinier le nom des objets. 
il est évident qu avant de pouvoir dcuoniiner lui objet (pie l'on pal|ie. il 
faut d'abord savoir ce {|u'esl cet objet. 

En somme, el à mon sens. // n C.risle pour le clinicien (/u'une seule 
agnosie tactile, consistant en l'impossihililé lirutale pour le malade de 
reconnaiire par la palpalion un objet ([ni lui est usuel. Cette agnosie 
est toujours due à un /rouble de la sensibilité. Sa valeur séuiiologiqne 
répond à une atteinte des voies delà sensibilité ijénérale depuis les 1er- 



riiOUlu.ks i)i; I. i.\ri:i.i.i(ii;.\( i:. m 

iiiiiiaisdii.y pnijihcriijKfx jusqu'à la curliiiiUlr. l.'tiiiniisif liniili- m- 
CdiiijHtrif (Itnii par cUc-iiinuc iiiicuiir râleur dr hiciili.tiiliini. 

Valeur sémiologique de lagnosie tactile. ir;i|ii('s les 

(•(ili>iil('T:iliiiii> ({II! luccrdi'ill. il rsl l'iicilc de iiiiii|ii cikIic poni'qiloi 
lagiKisic hictilc ne r(iiii|Miilr |i;ir i'IIc-um'iiic Miiniiic Milciir, (jiiaiil à la 
Idcalisalinii de la ir'sioii lidiil elle irlrvc. IJIi' |iciil. je le r(''|)èti'. C'[iv la 
fimséiiiii'iKT il mil' h'sidii (|ii('l((iii(|ii(' vii'j^raiil sur le Irajcl de la voie 
st'iisilixc. \:\\f s'cdisi'ivc |iar (■(iiis('i|ii('nl dans la nrrrilc prriplii''ri(/ui' (!l 
(Ml pailiciilitM' dans sa roiiiic sciisilirr. dans les rdiliculilcs un clic se 
pn'stMilc suivaiil iiiio lopo^raidiir ladiculairc. dans le Irihcx. ilans les 
compressions de la r(''i;i(tn eorvicalc de la nidellc. dans les lésions du 
faisceau seusitif dans son li'ajcl liidlMi-|ii iilnl)(''ianticl cl pédoncnlaire, 
dans les lésions de la rourhr (ipliqur. <Imiis le syndrome lliaUimifpie, et 
dans les lésions de la zane earlicdle seiisilire. Dans aiicnn de ees cas il 
ifexisle de dillérenee s\niploniali(|iie. l'aiiMosie laclile est toujours 
seiublalde à elle-inènie el ec siml les s\ui|ilèiues (]ui l'aeronipa^nent 
dans tel <ni (el cas, qui seuls pei nielleid la loealisaliiui de la lésion dont 
elle relève. 

Agnosie visuelle. — ^On éludie sous le uoui d'a^uosie visuelle, ce 
trouble que caracléiisc l'inipossiliililt' de l'idt'ulilicalion par la vue d'un 
aspect antérienieuient coiuiu. 

Lagnosie visu(dle jieut être bornée seuleiuen! à la eonipréheusion du 
langafje manuscrit ou imprimé — lettres, chilVres, uotalion musicale — 
la reconnaissance visuelle étant conservée intacte |)our tout ce qui est 
autre (jue les signes grapbiques du langage. Cette varii'lé d'agnosie 
visuelle est désignée sous le nom d' (de. rie ou de cécité verbale. iVoy. 
Aphasie sensorielle, p. 8').) 

A sou degré le |)lus léger, l'agnosie visuelle consiste en une simple 
sensation, pour le malade, de dilliculté de la recomiaissancc des clioses. 
Il a linipression détre étranger à son milieu. Il lecnnnail, mais diffici- 
lement, les objets (|ui l'entourent. En revanelie, il reconnaîtra aisément 
des aspects simples comme ceux de caraclères d'iinprimerie. I,a lecture 
sera facile. 

Haus (luclqiu's cii'eonslanees. il peut y avoir dissocialiou euti'e la 
recounaissauee de la l'orme el la reconuaissauee de la conli'ur des 
objets. 

.V des degrés plus niaripK's. les troubles de la reconnaissance visuelle 
s'étendent jus(|u aux objets simples (pii u(! sont pas rccuunns ou dont la 
reconnaissance est eriouéc. (îependaut le miUade est capable de recon- 
naître! isolément la forme, la couleur, la taille d'un objet (|u'on soumet à 
son examen. Meuv objets ditféreuts lui sont-ils simullanéinent soumis, 
il est susceptible de les distinguei' el de définir leuis dill'érences. 

Cécité psychique. — Cliez ceitains sujets enfin, lagnosie visuelle est 
totale, les malades smit atteints de eécih- psi/clii(jue complète et ne dis- 



H) -liMIOI.oi.ll-: Dl sYSTllMh: .VAV.'l'tV.V. 

Iin<^iii'iit plus les laiiulrrcs ('Iriiieiiliiircs (1(> ce (|iii les entoure. Entièi'c- 
iiUMit (l(''S(irioiili''s, lie rciiinnaissiiiil aucun olijrl. ils soiil iiicapalilcs de 
ï^e (liii<ior dans 1rs nirs cl inciiir dans lo.ur cliaiubrc. 

i/afinnsic visuelle par clle-nicnic peu! ollrir ccilaines dii'licnllés de 
diagnostic. Il ne 'andia pas la coni'ondie avec; les troubles démentiels 
qui einpèclienl la reconnaissance, soit par perte des imaj^es mentales 
visuelles antérieures, soit encore par im|)ossil)ilité d'éveiller l'attenlioii 
des malades. 

Les cas d'ai^iiosie visuelle vraiment caracl(''risée sont encoie peu nom- 
breux. .\nssi est-il fort diflicile d'établir pour ce symptôme une patho- 
pénie bien détinie. Il s'entend (juc nulle superposition ne peut être ici 
faite de l'at^uosie visuelle et de l'agnosie tactile. Celle-ci met en jeu, non 
pas un, mais plusieurs sens, sens du toucher proprement dit, sens mus- 
culaire, sens de la pression, sens des attitudes, etc., dont l'intégrité 
lespective est néc(>ssaire pour que la reconnaissance tactile puisse avoir 
lieu. IJue dans certains cas l'agnosie visuelle puisse tenir à des troubles 
périidiéri(|nes, la chose est vraisemblable. Encore faut-il savoir que 
nombre d'auleurs se refusent h considérer comme cas d'agnosie visuelle, 
ceiix où un liouble péii|ihérique de la vue permet à lui seul d'expliquer 
l'impossibililé île la recomiaissance. 

Il faudrait donc considérer l'agnosie visuelle, non pas comme due à un 
insuffisant apport sen.soriel, mais comme étant constituée par un trouble 
de l'association, soit entre les dill'érentes notions fouinies pai' le sens de 
la vue et dont la synthèse est nécessaire pour la reconnaissance, soil 
entre l'image mentale fournie par les excitations sensoiielles visuelles 
et les images mentales antérieurement enregistrées. 

Kncliniipie, sauf dans les affections à marche nécessairement piogres- 
sive, et sauf iiatnicllement la survenue de nouvelles lésions, l'agnosie 
visuelle a tendance à rétrocéder. Il se fait chez les malades une véritable 
rééducation. Ils apprennent à se réorienter, à connaître d'abord, puis à 
reconnaître les objets qui les entourent, si bien qu'ils peuvent parfois en 
arriver à une gui'iisun prali(|nement parfaite. 

Agnosie auditive. Surdité psychique. — Il existe une 
agnosie auililive s|)écialisée à la cduipiéheiisinii du langage parlé, c'est 
la surdilc verbale. Le sujet (|ui a ct)nser\('' intacte son audition, ne com- 
prend plus le sens des mots {|n'il entend. Ce sont pour lui des bruits sans 
signification aucune. Il lui semble eiilendie parler une langue étrangère. 
(\oy. Aphasie sciixoriclli'. p. Sli.i 

Les cas d'agnosie andilive \(''iilable siml aisément dénombrables, 
surtout si l'on élimine ceux où l'agnosie n'est en réalité due (ju'à une 
attention insuffisante. Le déficit de l'attention peut être lui-même de 
nature démenlielle, mais peut aussi se rencontrer chez des sujets atteints 
dans leurs voies auditives péiiplH'riqnes el (pji, ayant conservé une cer- 
laine mais infime acuité' auditive, uni penlu en (piehiue sorte l'habitude 
de se servir de leur orcilb». 



runi i!iE> iti: I iMi.i.i iiii:.\c/:. ;\ 

A l'inverse de re i|iii >e |)iu(iiiil dans raj^iiosie visuelle, il y a iieii de 
cas sidlisaiiiiiicnl jinsilils (m'i la siifditi' |)S\i'lii(|iie se soit aecoiiipajinéc 
de la |icrsislaiiee des iriia^<'s aiulilives aiieieiines. — Pour ee (|iii es( de 
Wniiitsif (jui eoiisliliie un liniihk' 1res |iarli(ulier iiilerniédiaire eiilre les 
ajiiiosies el les ajdiasies, il exisie des cas oi'i des sujets se troiivaieiil 
iiicapaldesde recoiiiiaitii' iiii air ([u'ils étaient siisce|)tilj|es de eliaiilei'. — 
Ihicoïc l'aiil-il tenir ((iniide de ee i'ail (|ne la snidilé |isyclii(|ne saeconi- 
pagiie siiiinllaiii'iiienl de sindité veiliale, si liien (|ue tontes les e\|)l(jra- 
tions (■ruii<]nes se liionent sinj^'iilièreinent coniproinises. 

Iîr(>r. sans anlmioiMie (■lini(|ne, sans |ialli(i^énie dénnie, ((in-^lilnaMl 
|iratii|nenienl nne M'iiialde raiclé. la snrdilc; psychique demande de 
nouvelles ('Indes. 

Agnosie olfactive. Agnosie gustative. — Ces agnosies sont 
pnrenienl llu''(ni(|nes el n'ont pas jnscpi'à piéseni d'existence clinique. 
Kilos se confondent dn moins avec l'anosmie et l'ajj;iicnsie. Kl ce n'est 
pas là dans l'histoire j,'én(''rale de l'ajinosie le lait le moins inléicssanl. 
il est en ell'et hieii eaiactéristi(|ne de voir (pie |)(pnr les appareils 
sensoriels simples, connne le j^ont el Iddoral, il n v a pas de din(''ien- 
tiation possihic entre le lionble sensoriel p(;'ri|ihéii(|ne et i'ai;nosie. 
Qnelle ditVérence y a-l-il donc entre le sujet (|ni, anosmiqne ne recon- 
naît pas une (ideur (|n'il a (('pendant s(mvcnt sentie et l'individu qui, 
par le palper, ne. i('((innail pas l'ohjel dont l'aspect lui est cependant 
eontumier? A mon sens, dans un cas comme dans l'autre, il s'agit de 
troubles sensoiiels p(!'ripliériques. Mais alors (|ue ilans le premier cas les 
excitations sensorielles sont simples el qu'il ne peut par conséquent y 
avoir de troubles de la sensibilité inapparents, dans le second au con- 
traire, les excitations sensorielles sont de naliu'e si diverses, que hnir jeu 
peut parfois être tronbh'' sans (pu' l'atteinte sensorielle puisse être objcn;- 
ti\('ment mise en valeur avec la ni{''me netteté. 



On délinil snus le iKim d'apraxic (de x privatif et r.pxl'.i action) un 
trouble niolenr d ()rii:ine psychi(|ne (huil la claire compréhension résulte 
à nu)n sens, pent-èlrc plus de ses Icrnics n(''gatifs que de ses ternies 
positifs. 

Prenons un ■^iiiel aiMpiel (in donne Idrdrc de se servir pour nu acte 
déterminé d'ini (dijcl ddonc'. Iles iikm anisnies exliènienienl divers |ionr- 
ront faire (pie l'ordic iccii ne pni^s èlrc ('Xi'cnh'c. 

.Si le malade se trouve être un (ij)li(i.si(jitc nciinoi-icl poni' leipicd les 
par(des é(pii\alent à dijssons dépourvus de tonte signification, il est bien 
évident (pie l'ordre n'étant pas compris, ne pourra |ias être exécuté. 

L ordre entendu pourra ne pas être ((niqiris jionr difl'érentes causes. 
Si le malade pr(''senle un dr/icit iulclh'ctiiel trop grand, s'il est inca|iabl(! 



42 si.Mlitl.di.lh' lill sysThME M: li m IJ .\' . 

(1(> 1,-1 iiiiiliiili'i' .'illciiliiiii : si riicdi'e il igiKiri' l;i iiiiliiir cl le riiudc diilili- 
s.ilidii (le rdlijrl (|ii'iiii lui |ir(''S('llli', il li"\ ;iui';i ii.ihiicllciiinil nulle 
exéculidii |)nssilil(' (le I .iclr ilciuaudr. Il |i((iiii'.i diuis d'iuilrcs cas se 
l'aire (|ueii(die palienl xiil nii (iiiiinsiiiiir cl (|u'ayaiil Itieii, dans les temps 
aiiléi'ieuis cdiiun l'objet dont nu lui |ir(i|i()se l'utilisation, il ne puisse 
])lus le recoiinailie actuelleiiieul. Les escilalious sensorielles, le plus 
iialiituidleuient parce (pi'isul'lisaulcs, ne ii'veiilent plus eu lui i(N images 
et les i-e|)r(''scnlatious mentales dont I association lui douue la claire 
uolidii d'un (dijel. (Voy. Agnasic.) 

l'ar ailleurs. a\anl conipi'is ['(ndre. ayant la re|)résentation uelte des 
(d)jels en cause, sachant (piels sont les inouvemenls à exécuter, le 
sujet ne pourra jias les (exécute)' parce i|u'il est ijaraliili(jue, ])arce qu'il 
esl atteint <\' incoordiiKitian niolrice, |iaice ipiil a du tri'iiihicniciil on 
de la vliofi'f. 

Si enfin, n'(''lMnt atteint ni de surdité verliale, ni de déticit iut( lleclnel 
trop maripié, ni d'apnosie, ni de trouljles moteurs par paralysie, incoor- 
dination ou tremlilemenl, si, connaissant les (d)jets, sachant à rpioi ils 
serveni, il esl ceiiendanl ineapahie d'exécuter correctement les incmve- 
rnenls coordonu(''s (pii répoiulent à leni' utilisation, on dira (ju'il est 
(ipraxi(iuc. .Xotoiis de suite, (pion peut être apraxiipie total ou que le 
trouhie peut ne porter ipie sur un memhre, voire sur (jnclques muscles 
senlemeul. 

l/apraxii! n'est donc ni nu hunhle sens(n'iel, ni un Ironhle moteiii- 
proprenuMil dit. 

Dans la série des ph(''noniènes |)liysiol()<j;i(|ues que suppose l'exécution 
d'un acte, à savoir : excitation sensorielle — représentation mentale de 
l'ohjet — représentation de l'acte à accomplir — l'éveil dans un centre 
idéo-moteur des images motrices coriespondanlesà cetacte — excitation 
j)artie de ce centre idéo-moteur et entin contraction luusculaire — les 
troubles des deux premiers termes — excitation sensorielle et re]iré- 
sentatiou mentale de l'cdijet, — les atteintes du dernier ternie, contrac- 
tion — ne conslituent pas de l'apraxie. Seules les atteintes des phéno- 
nn'-nes intermédiaires, d'ailleurs vraisemblablement intininient plus com- 
plexes (pie ne le suppose la théorie, r(''aliseiit Vapra.ric. 

Les pln''n(iini''nes inlerin(''diaires, voici, coninienl, d'a|ir("'s Liepinann 
il semble (|n on puisse eiuisauer leur évolution. 

I" l.'espiil. on sciixoriidii. conçoit d'abord synthéliipieinent l'acte 
à ac((nn|dir cl se le repii'sente comme s'il était accompli : puis il 
évoque, dans l'ordre indisjiensable à l'écoinjuiie des gestes, les représen- 
tations inental(!s des actes élémentaires nécessaires à la léalisation finale 
de la représentation directrice : l'ensemble ainsi compris des représen- 
tations partiidles dont la succession délinie tend à la représentation glo- 
bale, conslilue le plan ps\(liologi(|ue, ou iirojet iih'atoire, de l'acte à 
réaliseï'. 

2" Les re|)i(''senlalions lueiilales (''labori'es par le seusorinm sontlrans- 



tudiiu i:s iti-: ris ii:i i ihem i:. '.:( 

mises an nioluriinii (iciilic |)syili(i-iiioliMii' ou iili'o-iimlciin mi elles 
léveilleul les images iiniliices ((iiresiniiKlaiiles. ('.est ce iineii leriiies 
alisliaits 011 peut appeler le passafie de l'idée à la possiliililé inotriee. 

r>" l.e eeulre du meinluc à l'aire aj;ir déelanclic les excilatioiis motrices 
nécessaires à la production de l'acte clieiclié. (".'est en termes non moins 
alisliails ce (|ni constitue le passaj;e de la puissance à l'acte. 

{.'apra.vic sera dite idi-atoivc (l'icki. si les liouldes porli-nl sur le pre- 
mier des stades ainsi envisagés. 

I.'apraxie sera dite iilro-uiolriir. s\ la cniiccplioii des actes à aicoMi|ilir 
restant pleine l'I enlière il n'y a pas l'veil des iniai;es Ml(llri^e^ cin rcs- 
poudantes. 

L'aiiraxie enlin sera dén(Mnnu''e inoh-irc (Kleist), si le centre idéo- 
niotenr ne l'ournil pas des excitations moti'iees coordonnées aux imoffos 
idéo-motrices. 

Un exemple l'er.i plus clairenienl coniprendre la nalnic de ces dillé- 
rontes variétés d'apraxie. 

Soit un individu à ipii l'on a donné l'onire ou ipii s'csl proposé de 
soulever nu verre et de boire. Il sait «pi'il se trouve en présence il un 
récipient contenaid un litpiide destiné à satisfaire sa soit'. 

Mais il peut ne jdus savoir que pour boire il faudra qu'il premie le 
verre, (pi'il le porte jnscpi'à ses lèvres et qu'il l'incline progressivement. 
On diia alois ipi'il est atteint d'ap)-(ixii' iilcatoirc. 

Il pourra se l'aire (pie sachant (piels sont les monvenieuts à ace plie. 

avant. l'U cpielipie sorte, dressé son plan d'adion il ne sache plus cuni- 
nieul il Tant faire pour saisii' le verre, pour le simle\i'r,elc.. on dira 
alois (pi'il pi'ésente de Vapia.ric idéo-molr'uc. 

Kntin tout en sachant que jKiur prendre le vei're il lui faudra r(iiilra( tel- 
les muscles (|ni llécliisseut les doifits... il arrivera que dans la réalisation 
de l'acte l'exécution ne ré|)()iide jias à la conception. Un se trouvera en 
|»i'éseiice d'un sujet atteint iVapraxic nialricc. 

l'jivisajieons snccessiveiueiil ces trois formes d'apraxie. 

Al Apraxie idéatoire. — T l.'apr.ixie idi'aloiie icssortil ainnauxais 
fonctiouneineul du sensoiiniu lui-iuènie. Pour la constituer, il faut un 
trmihle îles fonctions psyclii(|nes lattentiou. ménioire, associati(Mi des 
idées, réilexion). t'ette apraxie, par sa cause, appartient donc à la patho- 
logie mentale: aussi ipielipies auteurs oiit-ils voulu ijipporter son oiigine 
à la dénienie (ici comprise an sens |isy(liiatri(ine exact d'all'aihlissenienl 
inlellectnid . foiilefois, dans l'euseinhle des Irouhles rattachés d'hahiinde 
eu Idoc à la démence. alVeclioii j;lohale el din'use.elie re|irésentei ail alors 
un l\pi' cliiii(|iie très spécial et netteiiieiil iiidiv idualisi', un (■lai (li'nicnliel 
touLà fait parcidiaire et systémaliipie. 

'l" C'est esseiitiidlenieiit lincapacilé. coiiséculive aux altérations 
lisvchiipies, d'étahlir un plan adéipiat au hut à poursuivre, ipii coiislitne 
l'apraxie idéatoire, ou, pour mieux préciser, c'est essentiellement 1 inca- 
pacité de mettre en ordre, sans hésitation, sans interversion el sans 



'i4 ^i.MKii.txjii-: LU s)srt:Mi; xhnfEUX. 

iMilili. liMiti' hi Miili' ilo ic|ir(''sciil;irKiiis |iarli('lles (|iril i'ani Iradnirc en 
ailo v,.(iiii(l.iiics |iiiiii .iliiiiilir :'i I Viili(''i-o rralisalion de la leprôsciilatidii 
dirt'cliici'. 

Aussi, rliiiii|iicnirul. pdiii I iili>ri\al('iii- i|ili \u<^v les Iroulilcs (rime 
inIcllijiOliCL' il'aïui's les seules i ('■acliuiis iiidliices et objectives, cel l'Ial 
|)sviiHi|)allM(iiie a|)|iaiail eiiiiiiiie un liiniiilr de la succession l(igi(|iie des 
divers actes parlieN. 

L"a|)ra\i(jiie idi''aliiiii' aii(|iiel un lail ailniiici- un Imt de :;a/. lanhM s'ai rètc 
an |ii'einier acie i il s arri'le api es (|ii'il a tourni' le r(diinet), tanlùt il saute 
ini acic lil iiii'srnle an lic( Iciiné l'allnmetle enllaminée\ ou il en saute 
deux (il piésenle an lire loujoins l'einié l'allumette encore à frotter); 
tantôt il intei\(Miil deux actes snccessil's (il souille ralhnnette avant 
(|n"il ail luneil son rohiueti; lautot eutin il accomplit, à l'exclusion des 
aniii'-.. lin seul ;i( le, interniédiaiiT ou terminal (il l'rotte exclusivement 
rallimicllr. un la jette aussitôt sans l'avoir enflammée). Kn ])rati[|U(\ 

l'impressi pii domine est celle d'erreurs, de distractions, mais qui se 

reproduisent |iour tout acte complique". D'ailleurs les lapsus liiig^uw, 
les Itiiisns laliiini, ainsi (pie tous les quiproquos de la motilité qui résul- 
tent monienlaiiémenl de la timidité ou de la j^ène, ne sont que des moda- 
lités i'onctionnelles ci Iraiisiloires de cette \ariétt'de I apraxie (Dromard 
et l'ascal). 

."t" 11 faut l)ieii reniai(pier liiiléi^rilé lialiituelle des fondions psvchiqiK^s 
supérieures (allectiv ile, i'acullé d'aiisliacliou, jugement), altérées plus ou 
moins dans les démences jilobales. 

Cependant, d'un autre point de vue, l'apraxie idéaloire extériorisera 
parfois, au début d'une encé|ilialopatliie, l'afl'aiblissement intelleclnel 
latent, inappréciable encore aux signes coutumiers; elle révélerait alors 
à l'observ a leur attentif l'extension du processus anatomique et l'imminente 
évolution vers la démence. I) ailleurs, entre les états d'apraxie idéatoire 
à frontii'res |)récises et les états démentiels vrais, tous les degrés 
s'encliaineiif en série continue, et les malades peuvent passer de l'apraxit; 
idéaloire l\ la d(''ni('iice par l'évolution même des lésions cérébrales. 

4" il snil d'un syndrome ainsi déterminé, (|u'il trouve en général sa 
justitical(in( dans iiii examen psvcliiatrique approfondi d(!s facultés 
|isyclii(|ne>. en pai lit niier de l'alleution, de la iiK'moire (apraxie amné- 
si(|ue de Maicuse) et de l'association des idées (apraxie associative de 
lionlioell'ei). 

h" il suit aussi (pi'il se manifeste d'une façon plus ou moins nelle 
suivant la plus ou moins grande complication psycliomotrice de lad" à 
réaliser : on conçoit qu'une altération des facultés psychi(|ues ait d'autant 
plus mati(!re à se manifester qu'on (bmiande un travail plus dt'lical et 
plus compli(|né'. Aussi l'apraxie idéaloire apparait-elle au maximum dans 
l'actualisation d'im projet idéatoire à représentations partielles multiples 

et rigoureu'-e ni encliaini'es ( faire allunn^r mie cigarelle en donnant au 

malade iln labac. du papier et une boite d'allumettesi. Au contraire elle 
est absenh' an\ cas on jade est cnnil, en particulier ipiand son jn'ojet 



rnnnn !■:< m: i:i\ri:ij larxir. v., 

l'sl rmii'ili |iai' un milrt' ilniiiii' ;iii iii;il;iili' il'.'iili's un piril ilc in'/. jiii;^nc/, 
Ifs iiiaiiis), tin'il ,'i<'('(nn|ilil ulois |ii'('si|n(' anliiin;ili(|Ui'Mii'nl. 

0" Il suit naliii'cllciiiiMil ({u'un t'Il'nrl (l'alIcnliiMi |icul iiiiiiiH'nianc'i il. 

sn|i|ii-iiiii'r iiarl'dis. mi Idiil an niniiis alli'iiiirr ra|ii-a\ii' iili'atoirc. 

7" Il siiil ciilin : d iiiir |iai I ({il niii' apraxii' iili'-atuirc allciiil sans 
(lisliiicliuii tdiis les I non voini'iils cuniiiliiint's, on (|n ils aicnl à se iiiddniic : 
(in conroil ([n'unc alli'i-alion |isyflii(|ni' ilciil (''Icndic ralaicnicnl ses cMcls 
// linisles (h'pdvteincuts umscitldii'cs. 

U'aiilri' part uni' apraxie iil(''al(iir(' cxchil, |iai' (li'liiiilidii, Imilc idéi' 
Idcalisalrici'. Kllc es! |i(ini' ainsi dire cxcliisivcincnl l'onclidn d a!l(''ialidns 
ps\clii(|n('s. (Ir les t'dnclions psvclii(|n('s r('|)i(''Si'iilanf le produit coinplt'xc 
(Ifs a(li\it(''s de pi'iccptidii cl dassdciatidii diss(''inin(''('s dans lont I ('iict''- 
plialc. ne pcnvciil icconiiailic de localisations, ni r(''j;ionalc, ni loiiaii'c. 
cl |)ossi'dcnt par conséi|ni'nl, dans riM-orcc (>t ses (h'piMidaiiccs. un 
snlisliafniii csscnticlliMncnt dill'iis ^Dupri". 

Ili Apraxie idéo-motrice. — l.ic|)iiianii dislinunc deux sdiis- 
varicti's dapraxic idiMi-niotricc. V.n cll'cl. d'apn's ccl auteur, les iinaijcs 
motrices ne seraient pas tontes des iinML;es ('■h'inenlaires susceplililes 
senlenieiit de se syiitliétiseï' snivani les ordres reçus. Il existerait dans 
les centres psvcho-inoleurs dnn ineinliii' des iinaj^es motrices, dt'jà pins 
cdinplexes, re|)ivseiitatives d'actes psvcliiqnemeiil simples, mais miis- 
culaii'cnuMit complexes, tels (|ue par exemple ceux de lever le liras, 
décarter les doigts... les associations seraient (h'trniles riiez les sujets 
qui sont atteints dans leur centre psvclio-moteni' lui-ni('nie et (|ui pn'sen- 
teril d(>s lors de Vajira.ric nirl<)-kin(''ti(jiic lapraxie coi licale de lleilliroiiiier 
— asymimiie motrice de Meynerli. 

Si seules sont lésées les voies d'assiicialioii entre les cenlres intellec- 
tuels et les centres psyclio-motcnis, ces mouvements simples, usuels, 
autoiualiques. restei'ont respeclivcmcnl coordoiHK's. Ou dira alors (pi'il 
s'aj^it d'apraxie idi-o-kini'tiquc. 

i, apraxique idéo-kiuétiipie. Iialiitnellement apraxiipie unilatéral ou 
l)arl'ois même seulemi'ut dun tout petit départenieul musculaire, a gardé 
loni à lait intacte rexécntion des mouvements simples (fermer la main, 
ouvrir les doigts), à condition toutel'ois ipTils s'aceoniplissent à titre 
automatique, cai' ils dépendent alois du s(>ul jeu régulier du mntorium 
intact. Il a perdu la faculté d'exécuter d'autres mouvements siin]iles. en 
apparence semlilaliles aux pi'éeédents (montrer h^ i»"iiin, montrer un 
chilfi'C avec les doigts), quaud ils révèlent un caract('re intentionnel et 
réfléchi, car ils nt'cessitent alors la coopération des centres psyclii(|ues 
et du centre moteur. Ecrire une lettre délermiuée. copier un trait ipiil 
a |irécédemmeiit tracé, sunt impossildes h l'apraxique, mais, au moment 
même, il pniiiia |•|■•ll■^^ir aiiloiiialiipiciiii'iil uni' aiilic lettre ou dessiner, 
par lialiitiide, nu aiilre Irait. 

\ |ilus forte raison rexéculidii d'arle- cdiiiplexes est manifestement 
ini|)dssil)le. Tantôt, malgré l'ordre eiilcudii. ou voit l'apraxiipie rester 



■,f-, fiEMiiiiMi.ir. hc .^ysr/iM!-: xf-:iin;iJx. 

iiiiiHiiliilr. avi'c iiii s:ius lirsilaliim ; laiilôl au cniilraiic il lail des iimmivc- 
iiiiMils. Cliacuii (it's n(.s|("> (■•li'iiiciilaiirs poiil dic racilcinciil proiluil, avec 
('■(•oiKuiiic, lincssi» l'I |pr('iisi(iii. mais cliaciiii xiciil ru lt'iii|)S iiiiipportiiu. 
(■(iiniiic |iar iiasaid. cl sans coricspoiidic en rien an hul pcnirsnivi. Ainsi. 
sni l'iiiilic (ralliiincr une liDnfiie, lanlùt rapcaxi(jne exécnle des mouve- 
ments sans liul ni si;^nili('alii)u (mouvements amori>lies) : il écarte les 
(loifits, ouMv la lionclie.ou lirandit la main; tantôt il exécute des mouve- 
ments plus (III nmiiis inteidioniiels, mais sans rappoiis avec le but cpril 
se propose; ri' vimiI alors des mouvements substitués, soit dans le dépar- 
Icmcnl niuscidaire à déclanclicr — lapraNiipic pi'cnd en main la bouyie 
au lien de l'allniner — soil dans Ion! anire d(''parlenieiil : il lait alors 
le simulacre dï'craser ([uebpie chose. 

Il apparaît enfui, dans la série des monvemeals, une invincible tendam'e 

il la reproduction des mè s iiionveinenls, — persévéï'ation — : en 

n'épouse aux ordres noiiveaiiv coinine aux nécessités nouvelles, ce soid des 
mouvements ancieiisel devenus aulomaticpiesquis'exéculeid et se répètent. 

l."apraxi(|ue mélo-kinéliipie, liabilindlemenl a|)raxi(|ue unilatéral ou 
parfois seulement diin lout petit département musculaire, a perdu la 
possibilité d'exécutei- di's mouvements simples plus on moins automa- 
tiipies isoufllcM'. fumeii. En cas d'actes cinnpiexes, au contraire, il l'aul 
dislinjfuei' : s'il s"a;.;it d'actes grossiers (remplir un verre, ouvrir une 
lettre), l'acte est |ilus ou moins ébauché, mais avec maladresse; chacun 
ili's mouvements simples ipù le constituent s'exécute avec dilhcullé. 
comme |Kmr la première lois, sans économie, sans tinesse et sans |iré- 
cision — rim|)iession (pii domine est celle d'une ataxie d'origine 
encéphaliipH'.S'il s'agit d'actes délicats {coudre (ui brodei'), l'actualisation 
du projet resti^ impossible. Il y a là d'ailleurs un élément diagnosti(pie 
imporlanl entre l'ataxie vraie et l'apraxie mélo-kinétique : la première 
parodie lout, actes délicats ou gi'ossiers; la seconde, pai' ses mouvements 
ataxifoi'mes, parodie les actes grossiers, mais les mouvements ([u'elh^ 
elVectiie dans les actes délicats, n'en rap]K'llenl jamais, d'aussi loiniiu'oii 
veuille y r'egarder, la ligne fondamentale. 

Onelh' que soit la variété d'apiaxie idéoinoliice, on comprend qu'un 
svndi'ome ainsi détei'miné, comporte l'intégrité des fonctions psychiipies: 
ceilain apraxiqne idéo-moteur l'ail iireiive, à l'examen, de fonctions 
intellectuelles assez persistaiiles |i(iiir (ju'il soit inq)Ossilde d'y troiivei' 
l'origine de son apraxie. 

On comprend aussi (pie ra|)ra\ie a]iparaisse à revéculioii d'actes 
simples aussi bien qu'à l'exécution d'actes très compliqués, et (prun 
eli'ort d'attention, à l'inverse de l'apraxie idéatoir(!,nela modifie iiuHimik^ii t. 

D'antre part, alors (jue l'aiiraxii; idéatoire est, par délinition, généra- 
lisi'-e, l'apraxie idéo-inolrice peut se localisera la moitié du corps, an 
bias (II! à la jambe, à ipichpies muscles senleineni . Tout dépend, en eflél, 
pour l'apravie i(léo-l<in(''ti(|ue, du nombre des eomiexions altérées, — 
pour 1 apraxie mélo-kinélicpie, de l'extension des b'^sioiis corticales (|ui 
inb'ressent les centres moteurs. 



riionii.i:s dk iimi:i i.n.bwci;. i? 

(".: Apraxie motrice. I,',i|ir;i\it' Iiiic \iiiic icsMnIil ;'i la 

irstilnlioii (IrriM-liicusc, au iiiv<'aii du inotoiiiiiii allrri'. des iinaj^cs kiiic^s- 
lhr'sii|U('s syiillit''li(|m's eu procossus analyli(|uos d'ium'ivalioii cipraxic 
diiinoi'valiiMi de KIcisI). (In \(iit (•(iiiildcii celle a|ira\ie, qui ius(|u";i 
|uésout se léduil au cas UMi(|ue de KleisI, par une exltéinili'- liiuelie à 
rapraxie inélo-kiiiéliquc, cl par laulrc aux paralysies. Klle atlai|uc 
jusiin'aux niouvenieuls les plus aut(Uiiati(pios (uiaiciicr. mâcher) et cidil, 
U(Mi plus c(unine l'apiaxie idéaloire avec la complication psvclio-moirice. 
mais a\ec la complication nuiscnlaire de l'acti' à ell'ccluer. A paît cette 
l'cniarcpie, elle compoile lonles les cnnsidc'ialions (pii s'appliquent à 
lapraxie mélo-kinélii|ue. 

('.'est pourquoi il me paraîtrait |)lus loj^iipie de lénnii' dans la classi- 
licalioii desapiaxies. iapiaxie nn'do-kini'tiipie el l'aïuaxie motrice, et de 
donner, d auti'c pari, à ra|iia\ie idé()-kinéti{|ue la pleine antonomii' 
qu'idle mérite. 

Il V aurait ainsi une ujirdxif de coiiccplion (idc'atoirei ; une (iiua.ric 
de Iraiisinission (idéo-moirice. idéo-kinétiquei ; une apraxie d'e.réeulitjn 
(apraxie mido-kinétlipie et apraxie motrice de Kloisl). 



VALEUR ANATOMIQUE ET SÉIVIIOLOGiaUE DES APRAXIES 

I. Valeur anatomique des apraxies. — Hans certains cas loul 
au moins. vérili(''s par l'autopsie iLiepmauui, la constatation du syn- 
drome apraxique a permis ipi'on assif^nàt. à ses altérations détermi- 
nantes, d'exactes localisations. On conçoit les données quappmie en 
pareil cas la méthode anatomo-cliui(iue au |>rolilènie important du méca- 
nisme céréhral. intermédiaire entre la icprésentalion corticale et la 
réalisation nenro-mnsculaire du mouvement intentionnel. On voudra 
bien supposer, pour la commodilé' du lan|j:af;e, (|u'il s'agit toujours d'une 
ajjraxie du liras. 

I" Apraxie motrice. — Il suit du sens exact assigné ci-dessus à 
Tapraxie d'innervation, (pi'elle extériorise à coup sur l'altération fine 
el dissociée du centie rolaiidi(|ue du hras. insiiflisanle à déterminer une 
paialvsi(> véiitahle. 

'2" Apraxie idéo-motrice mélo-kinétique. — Cette apraxie ressortit, 
connue la précédente, aux seules altérations superlicielles du centre 
cortical, croisées par rapport au hras apiaxique; 

."" Apraxie idéo-motrice idéo-kinétique. — Klle est due à l'interruption 
des multiples voies d'association qui du sensm'iuni épars dans la coiii- 
calilé des deux iK'iuisphères ajiporlent au motorium. localis(' pour un 
memhre donné, aux circonvolutions lolandiqiu's d'un seul hémis|dière, 
les représentations mentales chargées d'éveiller les images motrices 
correspondardes à l'acte à exécuter. 

D'après les autopsies de Liepmann. en ce (jui conceine Vaitraxie du 
bras droit, elle trouve sa cause dans des lésions de la suhstance blanche 



'is ^i:Mioiniiii-: hr s)'si i:.\ii: xtiu i:i\\ 

(le I liéiiiis|iliri'(' j^imcht.'. M;iis ces K'-^iuiis il iir l'iiiit |i;is les chcii-licr au 
voisinage iikmiic dos ceiilrrs |)>\(liii-tniilciii> mi. de |),ir la |)aialvsi(' 
([u'ciles (li''l(M'iiiiiuM'aioiit, rajiraxic >c tidiiNciail m'ccssaiiciiiciil iiias(|ii(!'t\ 

r.'esl plus ou arrioro, au soin du l(d)o |)aiiolal. du loho loinjxnal ol du 
lobe ()(;oi|)ilal ganeiios(lo rôle du lui»' rniulal roslo oncoio liv|)(illi(''li(|uo), 
(|u"il faut cliei'clKM' les foyors suscoptililes do d('lorniinor rapiaxio idéii- 
kiiK-ruiuo dn hi'as droit, pure ol sans paralysie: c'est plus particuliè- 
rement tonteibis an soin du l(di(' paiiiMal. on se trouvent en faisceau 
|)lns sorro les fibies ômanoos du sonsijriuin diil'ns, et converjïeant en 
éventail vers le luoloriutn circonscrit. 

l/apraxie ido()-kinoti(pn' du liras gauche |iout-oll(" porinollic do mémo 
de pensoi' à une lésion de la sulistanco Manche do 1 liémisphèic droit? Une 
telle lésion, dans le fait, n'a jamais encore été lencontréo, ol, d'antre jiarl, 
on a |>u (d)sorver do laiiraxio du bras gaucho on clinicpio, avec, à l'au- 
topsie, inti'grité du cerveau droit. 

Le plus souvent, celle api'axio dn bras gauche ap|iarait aloi's associée 
;» un trouble du bi'as droit, paralysie, ou a|)raxio mélo-kinétiquo, ou 
apraxie idéo-kiiiétiipn' du bras droit, .\natomiqnenient on conslalo les 
altérations du cerveau gancbe, énnmérées ci-dessus, (pii condilicnment 
ces li'oubles du ijras droit. 

Parfois cependant rapraxie dn bias gaucho osl ap|iariio cliuii|ii('iiionl 
isolée, sans altérations de l'IiiMiiisphèro ilidit. mais analoMii(|uemenl 
associée à des altérations étendues du coips calleux. 

Tous ces faits, un |)ou déc(nicertants, jieuvonl s'(^xpli(|uer provisoirement 
ainsi : c'est qu'il faut viaisoudilabiemont assigner à riiémisplioie gancbe nn 
rôle essentiellomeni jirépond(''raul. non pas dans la conception, ni'cessai- 
rem(Mit dilVuse ainsi (pi'on la pu \oir, mais dans la léalisatiou de tons 
les mouvements intentioimols: mouvements iidontiounols du côté droit, 
comme il va sans diio, on l hémisphère gauclH> intervient seul ; mais 
aussi mouvements intentionnels du ciité gaucho, où l'hémisplière gancbe 
intei'viendrait aussi. L(;s détails successifs du plan |isycbologi(|no 
auraient, en ell'et, pour la plupart du moins, avant l'actualisation uuiscu- 
laire, à passeï' pai' le centre cortical motoui' du cerveau gauche, où 
seraient (Miimagasinées (préférablemout au coutic cortical moteur dn 
cerveau droit) la ptnpai't des images kinestbési(pios (piils doivent indis- 
pensablement léveillei'. Pour le bias droit, le contre UKdour gavudie 
résoudrait inmiédiatomont on inuervati(ms unisculaiics l'image kinestbé- 
sique; pour le bras gaucho, il faudrait e\\ plus la IransmisHon de celte 
image kiuestbésique par les libres du cor|)s calleux, an centic moteur 
droit, soûl apl(î à la résoudre en innervations mnsculaiics. 

.\insi la fon(;tiou du cerveau gauche a|)parait pr(''p(mdérante non seiile- 
monl dans l'adaplation du langage à rid(''e, comme on le verra à 
|ii'ii|iiiv de l'aphasie, mais dans l'adaplalion dn nninvcoii'nl au but. Il y 
aurait danger toutefois à pons•^e|• trnp l'analogie : si la ré'gion do 
llroca, en ell'et, repr(''sente un ceulie on s emmagasineiil les composants 
moteni's dn langage articid(''. le centre ninh'nr gaucho repr(''son- 



Tiioii!i.i:s i>i-: i:i.MEi.i.ii.i:.\(t:. vi 

(l'r.iit un l'iMili'i' siiii|il('iiii'iil |ir<''|i<iii(li''r;inl. oi'i s'('iiiiii;i;:aNiii)'iil jiliis 
volmilii'i-^, mais saii?- cmIiih' Idiilcldis Ir icmIic iiKitciir droit, les 
iiria;^('s kiiii'sllii''si(|iit's. I.c ii'iilif iiidlcur ilruil coum'im- avcr le siilis- 
Iralnin |)sy(lii(|iii' ('ssciiticllcnit'iit (lilliis. ses rclalioris diioclcs, cl 
^ai'do il soi (|iiaii(l iiiT'iiii' un ('(M'Iain iiiiiiiliri> d'iiiiaj^cs kiiii'sllu''si(|ii(>s. 
m'ccssaircs aux iiniusfiiiciils |ilii> on iiiuiiis aiil(Miialii|iios du liras 
j^auclii'. Aussi, {|uaiiil l'iie rcssorlil xiil au\ li-siiiiis du ct'ivt'au gauche, 
sdit aux lésions du cdr|is calleux, l'apraxie ilii liia> gauche esl-elle 
toujours assez disciète, et les inouvenienis (|ui m'ivciiI à rulilisalioii 
des olijets ireniouler une pendule, ouvrir un liroii'. etc.). sont plus 
ou moins faciles, grâce aux ('vocations, visuelle, auditive, tactile, kinev- 
lliésiipie. ou coMiliinée. (pi'apporte avec soi l'objet. 

l" Apraxie idéatoire. — L'apraxie idéatoire n'est suscepliide. «yvc/or/. 
d'aucune localisation, car. ainsi ipi Un la \u ci-dessus, elle correspond à 
lies processus analomiipn's ou loinlidiiiielsi nécessairement aussi dill'us 
(|iie le sulislralum cortical des l'onclioiis psychiiiues. 

II. "Valeur sémiologique des apraxies. — On peut induire axec 
l'aciliti'. des considcialioiis ipii puTcdcnl. à i|uelle étiologie varialiie 
ressortissent les dillV'ii'iiles vaiiéli's d apiaxie: 

1" Apraxie idéo-motrice mélo-kinétique. — (lette apiaxie relève di' 
l'altt'ration snperllcielle. insiillisaute à provoipier la })aralysie, du centre 
du membre apraxicpie (à gauche eu cas dapraxie droite, à droite en cas 
d"a])ia\ie gauchei. On l'observe en particuliei- dans les processus lents: 
(ilrophicx srléreuse, atroplt'n' sriiilc. puniljisie (/t^itérale profirensive ; 

2" Apraxie idéo-motrice. idéo-kinétique. — Olte apraxie est due aux 
altéi'atidiis circonscrites de 1 li('Miii-.|ilicie gauche. Si la lésion siège au 
niveau de la région pariétale (lieu de conveigeiice des libres du scnsoriuni) 
il y aura apraxie droite et dans ce cas un certain degré dapraxie gauche 
indi(piera la partici|iation des fibres calleuses au processus destructeur 
(cas de Liepmann). L'apraxie gauche isolée se verra en cas de lésions 
localisées au corps calleux. L'apraxie idéo-motrice s'observe en particulier 
dans les foyers localisés d'isclièiiiie fonctionnelle (apraxie transitoire des 
artério-scléreuxi. ou plus souvent iValtéffilions deslructires (hémor- 
ragies, ramollissements, tumeurs): 

.1° Apraxie idéatoire. — (,ette ajiraxie dépend d'altérations nécessaire- 
ment t'Iendues. (hi l'oliserve en particulier dans les (roubles fonctionnels 
ili/fiis (conl'nsion mentale, démence précocei.ou dans \e^ altérations des- 
Irnctires en surface (démence paralytiipu', artério-scléreiise ou sénilei, 
(|ui s'altaijnent à liiitiniiti'' du ini'canisme intellectuel. 

Kn résumé, l'apraxie coiisislc essentiellement dans I incapacité de 
traduire eu mouvements le but proposé ou voulu. 

Dans la |irati(|ue. il est tout à fait exceptionnid qu'elle apparaisse au 
premier jilau : c'est au contraire un syndrome essentiellement discret 
ipi'il faut, jiour éviter ipi'il passe inaperçu, chercher systématiquemenl 
dans les états patliologiipies anx(|nids il (leul être associé. 11 faut, consé- 

I>kjkiiim;. — Sriniolouip. 4 



50 SI.Mlntni.ll-: l,r SVSTI.MI: MiHTEUX. 

(|ii('liiliiriil , |iiiic(''(l('|-, dans sa i ('clicrclii'. ;i rcxaiiicil svsl(''iiiali(|ll(> cl varié 
(II' la iiiiililili' Mil(iiilaii'<'. (III |i(iiii' mieux dire iiiloj)liiiiiii('il(>, au niveau 
(les iiiiilli|iles ([(''parleuieuis uuiseulaires ([ue ce sxniliiuiie |ieiil isiiN'uieiil 
(III eiincui reuiuieut all'celei' : inDUVCUiculs Iraiisilils ia\ee inaiiienieiil 
il (plijets), sponlanés ( roNjel ("laul l'uuiiii sans aiilic indicaliuii), e(i|ii(''s. 
uu exéeiilés sur coiniuandeiiieul : cl iiiiiineiiieiils iuliausilil's (sans 
inauieineni d'iiliielsi, s|i(nilani''s, (■(i|ii(''s, dii sur euiuniaiulcnieul — piinr 
iliaeini des(|uels il l'aiil siiccessiviMucnl exploicr les niouveinenls simples 
cl l('-> niiiii\eiiieuls (■(nii|di(|U(''s, les ni(iu\emeiils plus ou moins aiiluma- 
li(pies el les iniinvemenls r(''lli''eliis. les uiiiuvemeiils expressifs e| les 
UKiiivenieuls descriplirs. 

haiis l'eusemlde des l'ails ainsi recueillis, juin! à d'aiilres eiiiislala- 
litnis, laiih'il |)(isilives el lanh'd m'i^alives, nu peu! Irnu\er les ('d(''Uienls 
d un diai^iKislic exael eulre I apraxie M'rilalde el les l'Ials ipii la sinnilenl 
eu pallidlo^it! n('nrolo^i(pie ; |iaralysies. Iremhlemenls, umuveuienis 
alaxiipies, inouv(Mnenls choréiques, niduvemenls aliiétosiipies, par- 
apraxie par aynosie (ohjels ini'Cduiuis). |iarapraxie par aphasie senso- 
rielle (au eommandeineni), ou luiîme api'axie d ii;u(n'anee. 

Ihi \ peul trouver aussi les éliMuenls duu diai^nostie exael enli'C les 
(li\eises vari(''t(''s d'apraxie. idéatoire, iih'o-nmliiee, ou inolrice. On uou- 
Miera pas (oulel'ois (pi'on voit I'ié(jueuimenl en (diniijue coïncider l'apraxie 
id(''atoii'(' avec l'apraxie idéo-molri(;e : aux api-axies s'associent souvenl, 
(Ml ;;(''iicral, les a<4iiosies, les aphasies, ou les paralysies. On conçoit (pTen 
pareils cas le diajinostic en soil IViMpiennuenl dinicilc: En particulier 
(les associations niorhides coinuie cidies de lapiaxie avec l'aphasie on 
avec raj;nosie «lénérale, donnent aux malades une allure de diMuents, dont 
l'examen clini(|ue jxmiI ("'tre parfois des plus pénibles. Et ceci nous amène 
à concevoir que si. dans la clinirpie jouriialii're. l'apraxie est peu i'ré- 
(|uemnu'nt relev(''e. c Csl pent-èlre moins à cause de sa rareté inlrinsè(jue 
(|ue parce {|U(>, si souvent elle n'esl pas uK'ine recherchée, sonveul aussi 
il est à peu près impossible de la inellre en évidence. 



I.e lion fonclionnemeni de la mémoire e->l. ((niiine c(dni de loiiles les 
aiilres fouclions psychi(pies, lié à l'inh'^iile fonelioiiuelle el analouii(pie 
des centres ei'ri'dMaiix. Tous les troubles |)atliolofii(pies ipii oui le cerveau 
poui' siéi,re on (pii relentisseni indireclemeni sur lui peuxcnl donc eoiii- 
proniellre la ni(''iiiiiiie. 

Tout soUM'iiii' einnpiel esl uu plii''Uoiui''ue e(UU|ilexe (pii siip|)ose la 
peicepliou de I image, sa fixation, sa c(uisei\ation, son évocation (ui 
reprodiicliou. sa localisation dans le temps el dans l'espace. Perception, 
lixalioii. consei-vation répondent à des uH)dilicali(Uis particulières des ('dé- 
meiih neiveux : à attention éijale, idles soni d'anlani plus prt'cises el 
-laide-- iine les c(dlules du ('(wlex sonI dans nu iiieilleur t'Ial analiuno- 



rimi m i-:s m: i.i.mii i.iniwi i:. ;>i 

|)livsi(iloj;i(iii('. l.'i'Miciliiiii des iiiiii^cs se liiil p.ii Ir iii/'cniiisTiic des 
assdciiiliiins d'idi'c-., doiil Ir jeu i('i;iiliiM- l'i-idaiiir ; ;in;d(iiiiii|ii('iiii'iil. lin- 
t('jiril('' dfs ciiiiiii'\iiiiis iii'iM'iiM'> : |)sy( li(d(ij:i(|iii'iiirii|, \;\ (ici si^l;lll(•(' des 
riiculli's sii|ir'ii('ini's. iillcnliiiii cl V(diiiili''. I.a Idcalisididii dans le Icnips 
l'I l'espace inltMcssi" la |)crsiimialili'' cidicii' cl avec elle joui le cdiiseiisiis 
dviiainii|iie des ceiilivs nci \eii\. 

(Tesl cNchisiveiilciil pai' IV^Mnarinii Milunlaii c cl la liicaliv.iliiiii dans le 
li'in|is cl daiiv rcs|iacc (pie le- laiN de iiii'iiKiire appailieiiiieiil . eiiiiiiiii' 
leh. à la \ ie ciiiiscieiile. I''i\aliiin cl ciiiisci\alinii. hases de Li iiii'>iii(iirc, 
seul leiilcN oi-j;aiii(pies, el révoealieii des images, en se i('p(''laiil . en 
passant ^laduidleinenl il riiividoiitaiie, ;i I ineiinscienl, à I aiiliiinaliipic. 
Iransl'orine li' sdinenir cdiisi'ieiil en un ii''lle\e dmil les cdiiinii''iiiinalirs 
ii()\is fdiil déraiil el ipii n'a pins d'iiisldire ;i nos yeu\ : ces! ainsi ipie 
iiiMis marchdiis. que iiniis e\i'>ciil(nis les <j;'esle.s pi'ofessionmds, (|iie ikmis 
éei'ivdiis, (pie iiiuis paiLii--. ipie imiis jisdiis, sans iimis rendre eoinplc 
ipie. ce Inisanl, lums iililisiiiis des sinivcniis. I.a iiK^'inoire l'ii se peil'ec- 
lidiiiiaiil leiid à d(>veiiir iiic(niseieiilc, aiilnnialiipic. dinaniipie. 

On ((niipreiid aisT'inenl ipie les lidiildes de la inénioire sont daiilanl 
pins uia\es qu'ils pdileiil plii^ pidroiid(''iiiciil : {"('vocalidii. la localisalidii 
peuvent èlre lidiildi'es, sans ipic le xuiNciiii suil iiréiiiédialileineMl eoiii- 
pi'dinis. pnisi|iie par livpidlicse la lixalidii el la cdiisei'validii soni resiécs 
iionnales: mais il n'esl pas de Innihle de la lixalieii el de la einisciva- 
lion sans disparilien d(''liiiili\e de la iiii'iiidirc piuir Idiiles les iniaiics ipii 
n'diil l'di'' ni lixT'cs ni ciniseï \('es. el Idiile |)eile de ciniiiaissaiice. de 
ipiidi|iie nature iprellc sdit. s'aeediiipauiianl d'aliiditiini de la cdiiscieini' 
el de la pei'ccptiini. ciilraine hiie anini''sie incnralile de la période ciirres- 
IKiiidante. De iiicnie la perte di's sdineniis ipii lessnrtissenl à la inémoire 
dr^aniipie Irailnil en ^l'iu-ral une di''Sdr^aiiisatidii |)lus profonde des 
éir'inents iieivenx ipic cidlc des S(Mi\eiiirs coiiscieiils. Aussi, dans les 
aniiu'sies progressives, M'irinis-iidiis les souvenirs ciuiscicMils disjiarailic 
avant les souvenirs ori;ani(|nes. 

Toutes les niéinoires ne soûl pas idenliipies: laptitude à cminaf:asiner 
les souvenirs varie avee les individus, suivant leur eoiiditioii sociale, 
leur instruction et leur éducation, suivant leur nationalité, suivant leur 
race, suivant leur sexe, suivant leurs l'acultés, suivant enfin la nature 
des images, selon ipie les individus sont visiuds. auditifs ou moteius. Ce 
sont là tout autant d'idiMiiciils (hmt il importe de tenir compte dans 

l'examen clinique de la ini' ire. Pour être complet cet examen doit 

porter, d'après St'ulas. sur les souvenirs concernant les cdinlilidii'. 
personiKdles du malade son état civil, sa famille, son milicm domestique; 
et social, sur les xiiisenirs des faits anciens et récents qui ont pu Finté- 
ressci' pcrscmnellemciit. sur les sonviMiirs des notions générales el spé- 
ciales, (pie son âge. sim sexe, sa cdiidilion sociale ont |)u lui permettre 
d'acipiérir antérieurement, sur la mémoire verbale, sur les souvenirs des 
liiiliiludes inannidles, enliii sur la inémoire organiipie. 

Les trouldes de la mr'nidirc siuit de Irois soi'tes : (die peni s'exagérer. 



62 si-:mi(iio(,ii-: iir systcme x/-:iii i;u.\. 

elle |MMil ('Ire (liiiiimK'i' un alisciilc, riiliii siiii loiiclioiiiKiiiuMit ]iOiil alVec- 
Icr (lc> mIIiik's |i;ir;i(l()\;il('s. Il'ni'i l,i ilisliiictioii hal)ilii('li(' en liypci- 
iriiii'Mcs, (Ml liv|imim(''si('s, (IvsiiiiK'sics (iii aiinu'sics tH cii |paiaiim(''sies. 
Iti's |n rmirics t'I des dcniiiTcs je ne diiai (|m' (|ii('l(iii('s iikiIs, car elles ne 
|iri'seiileiil (•liiii(]iieiii('iil ni la rr(''((ni'iice, ii! I imporlant e des aiinK-sies. 

\.'liillH'riiini'sic peiil lire nin;:i''nitalr un ai-(|niM'. ( Jiniiénilale. (|naii(l 
elle est générale el pin le sur Itiule la Miénidiic, elle ne saurait inléiesser 
le clinicien, car elle n'ollVe rien de morliide; elle est alms l'apana^^c de 
i:i;uides intelligences et de cerveaux vi<i(inrenx: témoin V(?lpean et 
l'anecdote faniensc; di; sa composition latine iragcégation. Mais Thypcr- 
innésie eoni^énilale peut égalem(Mit être élective et spéciale et ne pas inté- 
resser la nH'moire enfièie : cerinins dél)iles. imbéciles, cr(''tins, idiots, 
inaptes à tonte élude suivie, retiennent cependant avec une facilité et une 
précision surprenantes, soit les airs de niusi(|ue, soit les chiffres, soit 
même certaines catéj^ories paradoxales de faits, comme les naissances el 
les eiilerremenls. Cidlivée, l'hypemniésie congé'uilale el spéciale peut 
ac(piérii' une valeui' sociale momeidaiii'e : tels les calculateurs connue 
Mondeux et Inaudi. 

l/ii\pernuiésie accpiise es| jonjonis morliide. Klle est assez diflicile à 
diagnosti(pirr; car. d Une pari, il n'csl |ias loujours possible de eonnailre 
1,1 puissance anit'rienre de la nn'moire, el, d'autre part, il se peut f|U(i 
l'exallation des facultés mnénioni(pies soit seulement apparente et tieiuie 
à l'exagération de la mémoire invohmtaire. fin jeu aulomati((ne des asso- 
ciations d'idées, joint à riuliiliition on à l'alfaililissement des facultés 
supérieiwes. Kn tous cas, a|)parente ou [•('•elle, l"liy|iermnésie, loujours 
transitoire, peut être générale el inh'resser la mémoire entière ou, au 
contraire, être partielle el porter, par exiMople, sur des langues jadis 
entendues ou pailées et oubliées depuis longtemps. Ces formes d'hyper- 
mnésie se rencontrent dans la période |irodromi((ue de certaines maladies 
infectienses et de ceilaines alfeclions cérébrales, telles (|ue la paialysie 
généi'ale, dans rexcitalion mania(|ne, dans les étals extatifpies, dans 
riiyslérie ou dans riiypaolisme. Elles apparaissent également sous l'in- 
lliu'nce des toxi([ues lels(|ne ropiiuiiel le bascliiscb, des aneslhési(|ueset 
des eli(»es émotifs : il est de notion courante que b^s individus en (langer 
de inorl, dans le cas de noyade en particulier, sont sujets à voir se 
dérouler sons leiir-^ veux, an nioinenl >nprènie, le lableau panorami(|iie 
lie leur vie enli('re. 

Les iHndiiuK'sies. perveisions de la ménioiic, nous rapprocbeid des 
anuiésies, car elles supposent déjà nn l'onclionnemenl défectueux de la 
ménniire et se renconlrent souvent associées ;i ranniési(! propr(Mnenl 
dite. Elles sont fré(pieminent cmiscienles et (piebpiefois coercibles. 
Dans la paramnésie négative ou de ceiiitude, b; tnalacb", loiit en se 
souvemnit. doute de la légitimili' el de la r(''alilé de ses sonvenii-s; la 
foi'me extrême de cette paramné>ie de eerlilmle se ivalise dans les états 
décrits sons le nom de, folie du doiile. Itan> la paramnésie positive, les 
fantaisies de linnigination soni au c(Milraire prises jiour des souvenirs 



rn'H iiii-> m I i.\i i:i I iiiixri-: r,:t 

rt''('ls; (III \ iCM'Ir r'i;;ilcliicill li'-- illll^ilMl^ ililcs île riiiissc ifC(i|iii;iissillin'. 
La |iai;iiiiiii'--ir |Hisili\r ^r i ('iicniilii' daii^ la |i^\ilia'^lli(''iiir, le-- (''laK 
Clilirilr-idlllii'l-. I li\--li'l il' ri I i''|iili'|isi('. 

Ll's fciiiiicsics M- iclii'iil |illl> ('Iroilniiciil l'iinirr aii\ aiiinr'sics. j-illr^ 
sont, (Ml cll'ct. lonjdiiis a-~S(ici('('s à (■cili' riiinic iraiiiin'-ic i|iic l'on (h'cril 
siiiis II- 11(1111 (le I ('■liii^raiic. I. (•(•iiiiK'vic, MMilalilc iclniir rii ariiiTc à iiiii' 
|(éi'i(i(li' aiiliTiciii (■ (le la vie. a '•(in ('\|ii('>sioii la |i|ii'- rra|i)iaiili' ilaii-~ Ir 
|Mu''riliMii(' iiiciilal (le llii|iii''. I,c |iiii''iilisiii(' es! cssciilicllciiicMl caiac- 
U'i'ist'' |iar li'>- rcldiiiv ii |,i \ic, ;iii\ lialiiliiilcs, aux j^m'ils cl aux iiolidiis 
lie rciiraiicc. a\i'c |ii'ili' ii(''liiiili\(' mi iii(iiii('iilaii(''(' ilr-- ac(|iiisili(iii^ 
illti'i'iriircs. ( lii (li>liiii;ii(' : le |Mii''iiliMii(' i(iiiriisioiiiii'l ({iii ii'l(''\c (riiiic 
loxi-iiircclioii (iii'im a sigiiaK'c dans les aiici's (M les Iiiiiumiiv citi'Ipi alr^ : 
le pii(''rilisiii(' liysl(''ri(|ii('; le |iiK''ri!ismt' (lôiiicnlici. i|iii se iriiciiiiliv 
|)riiici|ial('iii(Mil dans la diMnciicc séiiilc, dans la d(''in(Mi((' |iaialvli(|iic cl 
dans les dcnicnccs (ir^ani(|ncs: le |)ii(''i-ilisiiic cuiislilnlionncl, (|iii ic|iiiiid 
à un (''lai de (l(Miiiil('' iiicnlalc cl à un aricl du (l(''\('l(i|i|iciiiciit iiilcllcr- 
liicl. SciiU. les deux |in'iiiii'iN soiil curable--. 

Amnésie. - du eulciid |iai- aiuui'sic Imile |i('rlc, c(iiij:i''uilalc un ac- 
i|nisc. i\i' la iiiciiioirc. Quand la iiK'nioiit' ol siin|ilcint'nl diiniuiu'c cl 
all'aihiic. ou cin|p|(iic le Icrnu' àc dysiun(''si('. i.cs aiiHK'sics, cduiinc les 
siiuveuiis. sdiil des |)lu''ii(iin(''ncs l'di'l (■oin|ilexcs: aussi nCsI-il pas ('Idii- 
nanl (jne. jiour en pn''eis('r cl eu din'i'Tciicicr les caiaclcics cliniciues. uii 
ail mis eu nsaf^c loule nue lerniindld^ie dmil il iiiipdiie. avani linilc 
étude dcscriplive. de délerininer hiii'veincnl la siuiiilicatidii. 

Snivanl le slaiie du siuivenir (|ui esl trdulil(''. (iii jiailc d'aninoic de 
fixalidii, de conservalinu. d évdcalion cl miMiie de localisalidu, celle dci- 
ni('rt> l'enlraiil de pi('deitMice dans le groupe des paranini'sies de cci li- 
tude. (a'tle disliiiclidii. nu I a \n. a sou iruporlauce cliniipie. pnis(|iic. au 
conli'airc des deux aiilics. Innle ainn(''sie de lixalinn el de cdUM'ivaliiiii 
esl nécessaiieinenl cl de par sa di'tiuilion iTK'^me, incurahic. 

On peut disliu^uci- cuire les amn(''sies siiivaul le nombre el la naluic 
des smivenirs sur Icsipiids elles jiorlenl. l'iie amn(''sie est dile (/(hu-rtili'. 
quand elle embrasse indislinelemenl l'ensemble de tous les sonveniis de 
la vie enli(''re on d'une pi'-riodc délimtiée de la vie. Hans lo |)remi(M- cas ou 
peut avoii- alTairc soil à nue amui'sie eon<i(''nilale de lixalion, connue cbez 
les ididls.soità une nuuicsic ac(|uisc pai' deslruclidu des (''b'^neuts nobles, 
(•oniine dans la jnirdlijxir (ji-iirralc on dans la ilrniciii-c siuiilc. Ilans le 
second cas. l'amnésie ifénérale rcIcM' d'un Iroiililc limib'' de la lixalidii 
(unle l'i-vocaliou, et se rencdiilre dans l'/o/.v/c/vc. I c/y/Yc/As/c. le siiiiiiinni- 
hulixiii(\ le traiinKilisinc. I(>s inlo.riralioiis. les iii/'rc/inns. cl l insoUitioii. 
I/amuésie, (jn Clle lienne ;i d(>s lésions desliiiclivcs on à des plii''n(Hn(''nes 
d'iuliibilion roucliouuelle. |ieiil poiler Mir un i^roiipc plus mi iiidius 
sysléiuarK|ne de siiuvciiirs. el --e liiiiilcr ;i un nrdre parliciilicr de sensa- 
tions el de pei'ccplidus ou ;i une cal(''i;(uie (b'Ierminée d objcis. Sous l'iu- 
tluencedn snllnre de caibone. du tabac, de l'ivresse ou de lésimis oi'^ia- 



■A si:Mini.i)(:ii; iir systi'-.mi^ xehieux. 

iliqiios, les l'diilcnrs. les sniis, les iiDinhrcs. les (iL;iii-('s. 1rs lieux, les 
llimis |ir(i|Mi's. les I;iiil:ui's (''Ir.'iiijiri'cs |h'ii\i'iiI i'Iic |i.iss;ii;(''I('Iii('iiI (iii 
(léliMilivciiiciil iiiililii'"^ : nii dil ;iliii> (jnc r,iiiiii('>sir csl ikiiIIcIIc. \'j\\ 
nu M'iis. :'i (■<■ |i(iiiil lie \iii', I ;i|ii;i\ir. I ,is\ iiili(jrH'. r.-iiiiidsii', lu crTiU'' 
l'I la viiiilili' Ncrliali's. r,i|ilia>ii' iiKilrirr miiiI aiilaiil d aiiiiK'sics pai licllcs. 
Mais Irnr iiii|i(ii laiirc rliiiii|iir, Iciiis caiaclrfcs anal()iii()-pallHil(p;;i(|ii('s 
liMii- iiuTilciil iiiic |ila(i' il |iail ilaiis la S(''iiiii(l(>oi{\ (Icpciidanl, selon 
l'ilri's, il \ aiiiail lien di' dislinj^iicr ciilic rapliasic proproiiicnl dite cl 
rapliasu' aiiiiiL!si(|iK' : clic/ ra|iliasi(|Mc aiiiiii''si(|iic la parole serai! conser- 
vée, les mois reconnus, le laii^ai^c coiu|prisen(in sous Ions ses modes, mais 
il V aurail anuiésie verlialc d T'yocalion cl secondaiicmcnl aphasie, ('elle 
aphasie mérilerail donc d'clic dilc aphasie dysmnésiquc (révocalion. Mlle 
emprnnlcrail ti'ois l'ormcs cliuiipics : la première rcpomlrait an cas des 
polyiildlles qui pci'dcnl la i'acnllé de parlci' une on pinsicuis des lani^nes 
(|ii'ils oui aul(''rieurcm(Mil ap|)rises: la seconde scrail caraclérisée pnr 
nnc dislocal ion syntaxique du lanjiaj^e se Iraduisanl par le pai'Ioi' nègre: 
lu Iroisiènn' enfin consislerail en la jierle des subslanlifs. l'-u tous les cas, 
l'aphasie aninr'si(pie [-(''pondrait le |ilus siuivcnl à nnc h'-siou or^^anique. 
i\o\. Aiiliiisic (tiinii'sitjHc. p. lO'i.l 

li'aprcs leurs nntdcs d"appai'ili(m cl d'i'volutioii, les amnésies se dislin- 
uneul en rmigénitalcx, hnisquctt. périodiques, lentes et progressives. 
l'ongénitalc. connue chc/ Vidinl , I iitil/écile, le crétin, l'amnésie est plus 
on moins incnrahlc Urnsipic dans son invasion et sa disparition, 

connue dans les clifics éninli/'s cl les ti'fiuindl i-^nies, elle est en j;énéral 
temporaii'c, pouvaul piMsisler de (piehpics heures à (pichpies années, 
mais duraiil ordinaircmcnl de (piehjiics semaines à (juehpies mois: elle 
est par c(nis(''(picnt L;éu(''ialemcid curable. — Péi'iodi(pic, clic se pio- 
duit par accès plus on moins piolon^és, divise le cours de la xieendcux 
courants dislincls. doni I un au moins ne pénètre pas l'anlrc, cl aboutit 
ainsi an d(''donhleincnl de la persomnilih'', dont la possibilih'', com- 
mnni''nicul admise chez, h's liij>itri-i<jncs, a ch'' soutenue |iar Maxwell chez 
les éj/ileplif/nes. — l.cnle cl proL;icssi\e, comme dans la démence sénile, 
elle csl incurable cl aboulil nininalcmenl à l'aholilioii de Ions les sou- 
venirs. L'anniésie pi'()i:ressivc snil la loi de régression de l'iihol : ilans 
son travail (le (lésagi'é<;'ati(m menialc. elle \a de liuslalilc au slable, dn 
nouveau ;i rancien, dn couqilcxc an siuqilc. de l'abslrail au concret, du 
\idi)nlaircà l'anliimarnpie, du moins or;.;anis('' an mieux oi'i^anisé. C'est 
ainsi (pie le souxcnii' des lails r(''cenls dispaiail a\aiil celui des idéi^s, 
celui des idées a\anl celui des sculimenls, celui di's seiilimciils avant 
celui des all'eclions, celui des alVections avant celui des acies. A I éj^ard 
du langafie, ramnésie jjidgressive empoile succcssivemeul, suivant la 
même loi, les noms pi'opr(;s, les substanlils, les adjeclils, les verbes, les 
exclamations et les «jesles. i.a iii(''iiioire all'eclive cl moliice se moiilre 
ainsi pins peisislante ([ne la nK'inoire inhdlccluelle. 

I, 'amnésie csl dite Incnniiirc (piand elle |ii)rlc sur nnc pi''rio(lc nelle- 
inent délimitée. Quand elh; embrasse c\clnsivcmciil le sousciiir des (■'\(''- 



lit irni.i:-< de iixitiiii.fxii:. :,:, 

iii'iiii'iils lie loiil <ii'Ji'<' (|iii (iiil |iii |ini\iii|ii('r smi :i|i{i.'iiitinn. rniiiiiic 
cIkv Ic^ Iniiiiiiillisrs. |i;ir i'\('iii|ilc. elle csl dilc siilll>l<'. — !,(• plus siill- 
M'iil ci'iii'iiilaiil ci'lli' ainiicsii' ne if-lc pas siiiiplc. mais elle d/'lnrclc, 
an cimliaiii' clli'-iMr'iiic, pniir ainsi diic. soit en avant, sdit en aiiiric. Si, 
nntiv raciidfiil iniliai. raninésic pinlc sur les (''vr-nenicnl- ipii l'uni 
pirci'-dt' do |tliis un niuins pivs. cl le csl dite irtriHjviulc : cosl (''vidcni- 
nicnl nno aninosii' d't''\(icali(Mi. cui'aldc, par ciinsiMpiLMil. — (jnand, (intic 
laccidcnl initial. I ainiii'Nic iiil(''ic^si'. sur uni' |i(''iindo |dns un Miiiins 
lon^ni'. les ('■xôni'Mii'nls (|iii Idiil sui\i. clic c-l dilc (intrro^ifadf cl pcnl 
rcpondrc suil ;i un IkhiIiIi' d'iAinaliiin cin'aldc. sciil à ini Ininhic Ai' li\a- 
lidii incnraldc. ilaii-- une ainin'sii' aulci'ogi'adc. cimlinnc. i;(''ucra|c. 

|iiiilaul sur l'cn-cniliic des M>u\cnirs. le malade se Inmvc à clia(|ne 
momeiil \i\ic nue \ ic ImiidUi s niunclle dau^ un mnnilc liinjuuis nuu- 
\can : il ne peut se t'aniiliaris(M" nalniidlcmcul avec licn t\{' ce (pii l'en- 
luurc. d'(ui. en parlicniiei- pour lui, rimpnssihilitc de lixer dans smi 
es|)rit la reprcsenlalinn des lieux on il haliileel par ennséf|ncnl une déso- 
rientalioii iiiétiuclililc, une véiitaldc l()|Mi-ai;nusie ijui a éli' hien décrite 
par Ihiprc. — L'anincsic peut cnlin pmlcr à la fois snr les év(''nemenls 
aniciienrs et pnslcrienis à laccidcnl iuilial cl m(''i'itcr alors le inmi de 
rétro-antcrograile. 

Suivant ([ue U' li<inlde des racnlli's nmr'mnni(pies esl perçu ou non 
|)ar le malade, lainnésie esl dite consciente, ((mime dans la ucin-as- 
llicnic, la iiirlanrolii' et la st/philix cèrcbrale, ou inconsciente c(Mnnie 
dans la pnrahisic i/riirralc. \'é(nh-psh-, le lv<nnn(ilisme et la amfuKion 
mentait'. Hans Vliijsli'ric. il est des cas où !"annu''sic, ignorée du malade, 
méconnue pai- renlourai;e, esl \nie trouvaille de rc\ani(Mi nn'dical. 

Les amnésies cnlin, suivani la C(nniaissance ipic nous avons de ieiw 
snbstratnm anatinnii|nc, siiixaul la pathologie tjnc nous cioyons leur 
reconnaître, se dislriiiuenl en /oitrlIouncUcs et en orf/anifjitc.s. — Les 
amnésies fonctionnelles ue muiI pas nécessairement curables, car' le 
tronide fonctionnel piMil ne |)as s- ramener simplement, connue dans 
les amnésies (révocation cl de reproduction, à l'iiuitilisation des con- 
nexions élaldics entre les inniges, mais intéresser piiniitivement les cel- 
lules nerveuses clles-nnMues : tel semble cire le cas dans rénioti(m. la 
fatigne. les commotions cérébiales. les Iraumalisines, l'hystérie el l'épi- 
lepsie. Kssentielleni(>id pai'oxysti(|nes. d'invasion en gén(''ral soudaine, 
lesanniésies loncti(nnielles atteignent d'emblée t(nile leur intensité, puis 
a|)rès une période d'étal d'uuedurée Iri's variable, (dirent le plus souvent 
une régressi(m rapide, (piand elles ne disparaissent pas brusf|uemenl. 
Hans l'étiologie des anmésies l'oiulionnelles. on a fait j(mer un r(Me im- 
portant aux troubles de la initrilion et par conséquent de la circulation 
cérébrale, en particnlici- à l'ischémie, dont l'action a été invoquée 
]tonr expli(pier les amnésies fonclionnelles relevant des lûsions cérébrales, 
des hdumniiitmes. des iii(ilnitic>< in fret icn ses. des inloxicalions, des lié- 
iniirratiics. de la faliijuc. de la faim, de la xoifaX de la rlialciir. — Les 
anmésies ()rgani(ines sont des anmésies incurables répondant à des 



:,i-, <i:Mif)i iKiii-: nr sy<ii:mi-: m-:hi-i:c\. 

irisions (l('slMiili\i's lies liliics de ((iiincxidii ciilrc les (■cllulcs iicivciiscs, 
(Milles rclliilrs iii'i\('iis(';; (•ll('s-iiu''iii('s. ceiiiros dos iiiiiifics. Mlles se pré- 
scnlciil |)liil('il rniiiinc des dvsiimi'sics (|ii(' (((1111111' des îimiu'sics pf()|ire- 
liicill dilcs. T;iil|i'i| elles son! ;:(''ii('':;des, eiiiiiiiie d.-dis les ilriiiciicc's: 
taiihM elles Sdiil |i;ulielles, el reli'veiil ;d(ii's. en ^('lUMal. de /'oi/crs de 
^•(iinollixsi'nicul. I.clriiii esseiili(d des ;iimii''si(js (ir^ani(|ii('s esl leur iiicii- 
rabiliU'. leiii' |ierinniietice el leur |ir(ii;ressivil('. — Il esl à reiiiai(jii(!r (pie 
celle (lisliiuii(in des amiK'sies en rdiieliduiielles el en organicpies, poui' 
salislaisaiile qu'elle sdil à l'espril. ne laisse pas, dans la prali(|ue, 
que de préseiiler «pielques diflieiilh's : ceilaiiies ainiK'sies drgaiii(|ues 
somI susceplililes de r(''trd{éder dans les iiidis (pii siiivciil leur apparilidii, 
l(Mil cdiiiiMe une paraivsie dr^ani(|ue cdiiséeiilive à un icins : les lésions 
ii'dul (Idiic pas en siinpleineiil une aolion deslrueli\e sur les élémenls 
(prellcs diil direcleineiil inl(''ressés. mais encore un reteulisseiuenl dyiia- 
iiii(pie sui' les lerritoires céiéliraux avoisinants: ici donc ranin(''sie pri- 
mitive compinlail une associaliou de Iroubles ort:ani(pies el de Ironhles 
fonclioni\els donl le (h'paii esl cliiuipiement iinpossihle, aulreinenl que 
par révoliilion. De même des amnésies fonclidunelles. |)roydquées par 
les Ironhles de la circnlalion cérébiale on limprégnalion monienlanée 
des cellules par des poisons de lout ordre, sons l'influence des infections, 
des intoxications, dans le salurnisme. l'alcoolisme aii;n. le diabète el le 
mal de Brif^lit, peuvent, après des oscillalions, des rémissions el des re- 
cbnles, ab(nitii à la clironicilé. Dans ces cas, de la simple perturbation 
f'oiictioiuielle due à une acti(Ui nocive monienlanée, à la lésion définilive- 
menl {'tablie sous l'inlliience continue de celte action, comme de l'am- 
nésie ronctionnelle à 1 amnésie or;janique, il v a une gradalion insensible. 
Kn i)arti(ulier, le déinenl aleooli([iie esl passé, pour alionlir à son 
amnésie incni'able, par des épisodes d'amnésie curable de ses premières 
ivresses, cl il en est ainsi de pres([ue tontes les intoxications. De même, 
les émolions peuvent à la fois provoquer une amnésie fonctionnelle et, 
par les peiturbalions vasculaircs qu'elles entraînent, constituer des 
lésions ori;aiii(pies Lii'iK'ralrices éualement d"ainu(''sie. 

■Valeur sémiologique des amnésies. — Les distinctions symp- 
loiiiali(pies, cliuiiines et patboji(''iii(pies, (pie je viens d'énnméi'cr, ne sau- 
raient actiKdleincnl aboutir il une tlassitii'ation nosolopique satislaisante 
d(>s amnésies. D"ant;uit ipi'an point de vue sémiolo^unque, il iii";i paru ]>ré- 
i'érable d'aboider maintenant la description purement (dinique des types 
d'amnésie ([lie l'on peut observer en tenant essentiellemeul c(unpte de 
deux factcnrs capitaux an point de vue prati(jn(> : l'iinporlance s\mpto- 
niati(|nc relative (|ne revêt ramiiésic dans le tableau morbide; 1(!S rap- 
procliements (■lini(pies (primposent nalur(dlenieul les nécessités du 
diagnostic. 

Pour ce ipii a liai! aux pailiciilaiib'sde la iiK'inoire chez lidiol, Vlnihccilc 
c.l\e cixHin, je croisen avoir (hqà snriisamment indiqué les ti-aits essentiels. 

Les troubles mnésiqucs (pii apparaissent dans la fièvre lijphoKle. la 



TiiOliii i.s /)/■: i:ii\Ti-:i.i.iiii:.\( /■:. ;û 

niHijftilf. \;\ l'di i'ilr. le cliolrru. le h/iiliiis. lu pcsic. If rliiiiiinlisiiir. les 
rardioïKilliics, \;i rarlic.rii' inij.rn'ilriiiiilnisc. on i|iii siiiil <'oiiS(''(iilir>- ;'i 
\'i)i(nnli(ni . la s/nin(iiilnli(iii. la pciultiisonvi la siihmcrsiini. ii'ssoilisx-iil 
lit)|i iiKlirccliMiiriil di' la sfiiiidloj^ic du sysli'iiii' iicivcux |ii)iii (|iic je 
ci'dii' devoir m \ arièlcf cl du icsli", |iar leur sMii|i|oinalido;;i(' ri Icmi 
|iallio;^(''iii('. ils se ra|i|Pi'oclicnl do aiiiii(''sirs ^nM^ll•^iollllrll(•s ,■! i|iii'l- 
(|ii('l'ois de raïuiu'sic (■'pil{'|di(|ii('. 

Dans la uriiraxlhriiii', la psyrlinxlhi'uir cl la nirldiicolic. raniiicsic on 
|dnl(M la dvsnincsic cs| pins appaicnic i|nc n'cllc. Onand ciic l'xi'-lc clic 
porte principaliMnenl mit les lails n'ccnh on se liailnil par niii' cci-lainc 

dit'Iienilé à ti-on\cr li'> Is. I!n ce (pi'elie a de posilif, celle d\>nnicsie 

lient licanconp moins à nii liduidc rcid de la nu-nioiie (jnii une incapa- 
cité dn snjct de m' dt'laclicr de ses prcoccnpations nnirhides cl ;i nn cei - 
lain ralcntisseincnt îles associations d'idées cl des processns ])svclii(jnes 
en général. Il ne tant pas onhlior eidin i\[\c ces malades sont portés à 
s'analyser à l'excès et à s'exagérer par consé(pienl ienrs moindres dt'fail- 
lanees, en ce (jni tonelie leni' inémoiie comme en loiil le reste, car ils 
aiment ;i saisir tonle-^ les occasion> (|ni leiu- muiI (dVcrles de se mal 
juger et de se dé|iiccicr. 

Dans la di'iiiciirc précoce, les Irouhlcs de la mémoiie sont sccondaiii's 
aux lr<inl)les de l'aHectivilé et de la volonté qni. en snljslitnant le pm' 
aulomatisme aux associations volontaires, ciiti'ainent la non utilisation 
de la majorité des images mentales. Primitivement, les sonv(>nirs ne sont 
donc pas détruits, ils restent simplement innlilisés; niais celte inntilisa- 
lion, en se prolongeant, a pour eonsécjncncc leur dispaiition di'linilive. 

Des tr()ul)les de la mémoire ont été signalés dans le (/oUrf croplihil- 
tin([ue, dans la cliorée où ils s'associent, soit à nn étal d'iK'lii'Indc cl 
d'engourdissement, soit à une diminntion de l'altenlion et à une in(d)i- 
lité des idées, ([ui rendent dit'licilc et défectueuse la lixation des images. 
Ces deux atîections s'accompagncnl (pielrpict'ois de tout le laldean clini(pic 
de la conlusiou mentale. 

inexistence de li-onbles nientauv dans la iiKiUitlic de l'in-l.iiisoii est 
encore très discutée. Un peut y icncontrer nn étal d'obtusi(m et de tor- 
peur on de diminnticMi de la mémoire et de l'attention, qui, le cas échéant, 
alionlit à l'amnésie et à la démence. L;\ sclcrosc m plar/iies dans la majo- 
rité des cas ne donne lieu à aucun trouble de la mémoii'c: cependant la 
dirnimdion de la mémoire y a été signalée, associée à celle de la v(donl('' 
et aboutissant (juelquet'oisà un véiilable |Miérilisme mental. On a attribni- 
an lahi's une action très lente de dégradalion inicllecinelle, mais, dans 
les cas on les ti(mbl(;s mentaux deviennent manifestes, ce n'est pas le 
talies (pii en est cause et il faut toujmirs envisager la coexistence |)ossib!e 
d'une paralysie générale associée. L'all'aildissemcnl de la mém(ui-e. de 
l'inleiligence eu général est an contraire im des symptômes Idnilamen- 
taux de la rliorcc chronique d'Ihintiniiloii . 

Dans Vcncéplialitc <il(/iië ramn(''sie est fiérpienle. Les mcitiiigiles laissent 
souvent après elles une amnésie de leur p(''riode ib-liianle cl parmi les 



:.s ^iMinijir.ii'. nr sYsii.Mi-: m:i!\i-:i.\. 

ri'lii|iiiil> (|iii )ii'ii\i'iil |i('rsisli'i' ;i li'iir siiili'. dii cimsl.ilr rn''(|iii'iiiin('iil 
l;i iliiiiiiiiiliiin ili' hi iiirninii'c cl i\i' l'iiilrlli;i('ii( r. 

I.i's liniiciirs (('i-i'liritlfS cl les iilici-s tlii i-ciTriiii |ii'ii\cnl ciiiiiiiicr 
raiimcsic {iiii'iiii Iciiis sMn|iiriiiics. A rùlr i\f la (■iiiii|ii('ssiini cl des 
IriMiliics eiiiiilaliiircs, I iiilii\icali((ii nerveuse péiilDeale, diiiil les alieès 
cl siiildiil les Iniiicurs sont le loyer, jonecail un lole ini|torliinl dans la 
InddiieliiiM de celle anniésie. Non scnlenicnl les malades onl des IronMi^s 
de la niiMiMiirc. mais encore, d(''soiieidés. Ii(''l)(''l(''s, ralcnlis, ils |ienvenl 
|in'"-enler un l'Ial de eonl'nsion mcnlale lorpidc, dans le(|md la diniinn- 
lion un linliiliilioii des l'aculh's inleliccluellcs |ienl aller jiisi|n';'i simuler 
la d(''mcui'e. A la linciu' de leurs li'onliles inni'siqncs, ils IravcrsenI \'\v- 
i|ucmmciil des crises d aninésic mal systématisées, dillnses, iiicoliérontes, 
i|ui leur l'oiil K'vixre. an hasard des grondes dimaj^os mentales revivis- 
cciilcs. des pr^riodes ('■loigni''es cl (lis|iarales de lcui- vie. (Tesi dans les cas 
où le coips calleux es! iult'rcsst' par 1 aljcès on par la lumcur ipic lani- 
nésie, et avec idle la conlnsion meulale. paraisscnl eu uéuihal èlre les 
pins cnnsidéraldcs. 

Tout cdiiift. ipiclle (pi'en soil I (uiL;ine, s'accinupagne d'une amnésie 
conséenli\e de la p(''riode comaleuse. puis(pie lonle perte de connaissance 
alxdil la couscieiici' cl la lixalion des images. (Iclle amnésie totale et 
iinuuiahlc de la in'riode couuilcnse se comiili(pie le plus souvent d'une 
amuf'sie lélro-aiilerograde, en général de faillie amplitude. Klle esl nalu- 
rellcmenl de règle dans les ictus, f|u"ils relèvent d'une hémorragie on 
d'un ramollissemeul. l'.iilie la |)(''riode dont le souvenir est irréniédialile- 
luenl |)erdn et le reioni' ;i la pleine consei'vation des images, règne en 
général une zone inlcrnuMliaire d'amnésie dillusc où les souvenirs 
subsistent ou peut dire jiar ilols. 

Mais dans \c ■ raïudllissemcnl cérébral les Irouhles muésiques ne 
s'arrêtent pas à ceux que je viens de signaler. Dans mi cerveau prédes- 
tiné aux lésions de dégénérescence cellulaire par l'élat de son système 
vasculaire, les ictus plus ou moins brusques ne sont pas l'unique mode 
de m:nureslati(ui du ramollissement: ils peuvent au contraire être si 
h'gcrs (pi'ils passent ii:a|)erçus et les phénomènes morbides, dus aux 
progrès du rauiidlisscmeul. seud)!ent alors suivre une marche irrégu- 
lièrement progiessive. A cidi'' des signes physiques dont on Ironvera 
ailleurs la dcscripliou. il inqiorte de noter dans le ramollissemeul céré- 
bral pi'ogrcssir cl en parliculier chez les pupudo-biilbaii'es, des sym|p- 
lômes nicnlanx parmi lesipuds l'amnésie lient une |)lace importante, (.es 
malades maiurestenl une ('■molivilt' croissanle, qui chez les psendo-bnl- 
haii-cs n'es! pas siuqdemeid ap|parenle et ne tient pas exclusivement au 
rii'c et au pleuier spasinodiques. doni ils sont ric(piemnient aU'eclés. 
Ils soni sensibles à l'excès, onl la joie cl la Irislesse faciles et on les 
l'ail passer aisémeul de l'une à l'aulic. I ne diminniiou des facultés 
psy(dii(|nes, l'aile d'alfaililissemcul du jugcmcul cl de la xoloidé, 
s'iusialle progressivemenl. la UM'uioirc de même dimimie graduel- 
lement. Ils sont primilivemeul alfecl('s d'une auni(''sie i\e lixalion (jui 



■ri;iirnii:< m: i-i.\ii:ij.i(;i:.\ii:. 



|Miili' sur li's i''\(''Mciiicnls i(''ci'iils cl It's iiicilf. dini'- li' ih'MiiI iIc Iimii' 
ciiiiscii'iict' iU'IiK'llt', il l'iilii'icluT iiihissMlili'inciil li'iirs sdinciiiis d i'iil':iiicc 
l'I (le jcniiosso, l'i'()};r('ssiv('iiuMit cctlc ;iiniu''si(' iciikhiIc pins mi iiKiiiis 
a\aiil daii'- le |iasst'', rralisaill iiiiilicllciiiciil le lalili'aii i'liiii(|ii(' i\i- 
raiiiiu'sic li'iilr cl |iror;r'ossiv(', cni' si elle csl |inij;rcssi\c. clic csl laic- 
llicill en liicinc Icnips MJiiJiali' : ilcs m|imi|ics i\r sdiivcniis pins (in moins 
svstciiiiiliscs sniiiai^ciil an ciMiliairi' an inilicn des ruines (pii lcscn\i- 
roiinciil. Il csl donc nainrci <|nc ciic/. des nniladcs alleinis de li'sions eir- 
Çdiiseriles la nu'innire soit alVcclée de IriMiMes |)lus on moins svsiémalisés. 

I.'exislencc des sii^ncs plivsi(|nes pr(''cili''s cl rirr('';;nlarilé, les ea|irices 
de celle amnc'sic pro,L;ressivc. se r\ iront dans les cas diriicilcs à dilTéreiicier 
la dcnicnci' or;^anii|nc par li'sions eireoiiscrites d'avec la démein-e s(''nilc. 
I.'anMK'sic peni ni(''nic dans le lamidlissenicnt cérél)ral si' limiter an point 
de |)rcndre les earaclèies d'une amnésie pailiellc. rr'vi'dalriec de lésions 
netlcmcnt inconscriles : aunosic. lopo-aj^nosie. aphasie, pcile de la 
mémoire verlialc. perh' des souvenirs relatifs h \i'\:\\ civil, elc. (les 
anini''sii's partielles apparaissent i|iieli|nerois sons rorinc de vi'rilahles 
ictus auiui''sii|nes, équivalents |isvcliiqncs des leliis paralvln|ni's. qui 
sur|)rennenl le malade dans un iioii l'dal de sanU'' appareille cl an inilicn 
(le ses occupations. Ces icliis amuésiipies, (pic j aurai occasion de sijiiialcr 
ailleurs, sont d'un proiinslic pinson moins grave, suivant (|n"il peut s'agii' 
d'un lronl)l(> passager de rirrigalion e(''rélirale mi dune lésion déliiii- 
livo. Us sont sujets ;i r(''tiocéder. Mais dune manière générale, quant 
au retour à l'étal uoiiual, leur |)ronoslic devra cire n'-servé. cl cela 
d'antant (|ue les sym|ilùmes organiques de K'siims cilcoll'^c|•ilcs scronl 
pins nomlireiix cl |diis nets. 

I ne ainni''sic Iciilc cl progressive, qui garde longlcm|is les allures 
d une dysmnésic, ipii t'voluc le plus souvent sans i'i-coiijis, cl ipii relève 
d'aiiord de l'incapacité où sont les ecllnles nei'veus(!s de lixer des images 
iioiivcllcs. puis de la |)aressc généi'ale des évocations, enfin de la dispa- 
rition gradnelleuiciit déliuilive des images mentales anléricniement 
fixées, est un des symptômes caractéristiques de la dOiiiuncc sriiili', qui 
se dillérencie du rauiollissemeiil cérébral pai' la difVusion exirème et 
régulière des lé'sious, 1 aliseuci» consécutive de signes oi'gani(|nes et la 
nellelé des troubles alVcctils, intellectuels et volontaires — émotivité 
(''go'isfe, afl'aiblisscinenl inental et aboulie. C'est l'idiservation des dr-mcnts 
séiiilcs qui a jieriuis à liibol d'i''lablir la loi dite de régrcssiim: c'est 
donc dans celte maladie qn'ellc se vi'iilic le pins rigoureusement. An 
déliut. dans la dispai'ition des souvenirs r(''cciits. il v a reviviscence des 
souvenirs anciens et radotage; mais en inciiic leinps les souvenirs 
anciens ciiv-mèmes s'aflaiblissent cl disparaissent. Les malades oublient 
ce (|n ils ont fait la veille, ré|)èlent iulassablemeiil les nièincs ipicslions 
l'aille d'avoir conscrvi'' le souvenir i\f la ri'qioiisc. i;c savent plus m'i ils 
ont mis leurs all'aircs, elc. (jnniiic il> n ont qu'une conscience 1res rela- 
tive de leur aiiiin'sie cl ipi'ils ne s'en all'ecleiit pas, ils attribnenl à la 
inalveillance. an vol, la disparition des objets l'amiliers dont ils ne se 



tid ^iMiniiiiiii;- Dr svsi i:mi-: \i:i!ri:r.\. 

ra]i|i('lli'iil |iliis ic (|ii'il> oui l'iiil : r.iiiiiK'sic jUdj^ressixc csl ;iiiisi ;'i la 
l)as(' (lu (Irlire dr jtrcjitdicc (|iii a l'h' (Irtiil chez les vieillards. Sous Tiii- 
lliieiicede rafl'aililisseiiK'iil des raciilli's (^^^(lues el voloiilaircs, le malade 
peiil (■ciimiiellie des iiicoi-ii'clioiis |dns nu iiuiiiis graves dans son lan^a^c 
el dans ses ailes, el |)ai' snile de son anniésie, \\\'n conserver ancnn 
souvenir : c esj ainsi (|n"on a signalé dans la di'inence sénile un vaga- 
i)ondage anMit'>ii|ne où les riii;nes soni exécnlé(>s par le nnilade sans qu'il 
en garde aiii un ■-on\enir |iri'(is. C.t"^ l'ngnes ne sonI |ias lonjonrs volon- 
taires, car il ariixe aii\ malades de se perdre dans les laies, soit que 
leur ainnr"-i(' soil |iroi;res'<ivenienl anivi'e à ce poini (pi'ils ne recon- 
naissenl pinson ils sont, soil par snile d'nn irins anniésiqne (pii vient 
i)rusipienienl rompre la lenle ni(jnotonie de leur di''(lii''ance. Le nombre 
esl assez l'réipienl des diMnenls séniles (pii sonI recueillis ainsi dans la 
rne, di'sorii'nti's. ('garc's. ne sachant ni on ils sont, ni où ils hahileiil, 
ni même ([ni ils sont. V.w giMiéral, les icins amnésiipies sonI parliel- 
lement cnrahles el an houl de quehjues jours le malade reprend une 
ceilaine conscience de son ('lai civil, mais, à la laveur de l'ictus, l'état 
nn'nlal loni entier a subi une brusque dimiinilion. 

Dans la /«/)Y////.s/e (léncfalc lanmésie globale, dill'use el progressive, 
suil en ses lignes essenliidles la loi i\o régression. J)es ictus avec hénii- 
|)légie el aphasie pins on moins I lansitoires viennent fréquemment en 
|iréci|)ilei' la marche, ha concomilance des signes classiques — Ironliles 
pnpillaires, troubles de la parole, tremblement tibrillaire de la langue 
el des mains — el des signes nu'ntanx — euphorie ou tristesse absurdes, 

inslabilili'' de I hu ur, indill'érence, inconscience absolue de la gravité 

de la situation — vient , en géntMal, conlirmer le véritable caractère patho- 
géni(jue de ranniésie parahtique. Mais ramui'sie |ienl être le trouble 
initial : alors il importera de rechercher son caractère global, l'incons- 
cience où esl le malade de ses trouilles, l'indilïé'rence avec hujuelle il 
les subit on les constate, les mêmes oublis journaliers qui, dans la vie 
couranle, en même temps ipie l'anniésie, trahissent ralVaiblissemenf, si 
léger soil-il [larlois, des laculli's inlellectuelles et de l'aclivité pratique. 
Les fautes d'ortbogiaphe, les lettres oubliées, les mots sautés, sont, 
avant même l'appaiilion nelle des troubles proprement gra|diiques, un 
symplôine important de l'anniésie et de la déchéance paralytiques. A 
coté (le cette anniésie globale, dillnse, progressive de la paralysie géné- 
rale, on a signalé exc(>plionnellement une amnésie réiro-anlérograde à 
limites très jnécises dans le passi'', avant (h'bulé brns(|uement par ini 
ictus (pii y forme centre, el dans la(|nelle la conscrvalion relative des 
souvenirs antérieurs à une date (h'-terminée fait contraste avec la dispa- 
rition absolue des souvenirs |iost(''rienrs. Ici les autres signes de la |)ara- 
lysie générale doivent fonrinr les éh'ments du diagnoslic, car cette forme 
(l'anniésie réiro-anlérogradcesl ividlement alypi(|ue dans celle aHection. 
Les rémissions possibles de la paralvsie gi'iiérale s'acc(Miipagiieiil d'une 
amélioration dans le foiictiomiemeiil de la mi'moire, ami'dioralion ipii 
prouve (pie ramiK'sie paralyli(pie est à la fois organiipie el l'oiiclioinudle 



cl ijn'i'llc ('^l •-iis(i'|ililili' lie n''lr(ic(Ml('r |miiii' rc (|iii i cIi'nc ili-. 1 1 .uililcs 

(l\ii;imi(|iics. Mais celte aiiiéliinalioii, irlalive, |passa^(''re. e\cc|p|i( ri- 

Iciiiciil iKilalilc, lie va jamais jiis(|ii'à la ^iiéiisoii. 

|laii-> la sijiiliilis iri('hr<llc les l|-(illlilcs de la iiii''iii(iirc re\èlcill é^ale- 
iiii'iil la liiriiie d nue dysiimésie j^éiicralc et |ir(i|iiesNi\e, ohéissanl à la 
lui (le ré^ressidii. Mais trois éléiiKMils coiii|i()rleiit le dia^iioslic : dans la 
sv|diilis cciélirale, au coiilraire de la |iaialysie néiit''rale, ratteiilidii est 
siisee|itil)le. |iai' un elluil \idiiiitaire dniil le {laialv lii|iie esl iiiea|jalile. de 
vériliei' les eireiiis de la iin'iiKpire : le malade a ((iiisclenri' de xhi 
amnésie, de la i^i'iie ipiVlle lui eaU'^e. des (•(iiiM''i|iieMee> (in'elle |ieul 
a\(iir, il s'en alVeele. il s'en |dainl. il la signale au in(''deeiii. a\ee niie 
anxiété \arialile dans I iiilensili' des aiilres tidiililes meiilanx: eiiliii 
raniiiésie de la sxpliilis (•('■r(''liiale es|. eipuime danlies s\ iii|i|oiii|.s de 
celle alléclion. ra\iiialdeinenl iullnencée |iai' le Iraitemeiil. L'amnésie 
|ieiit ici, toul cipunuc dans la |iaral\sie ^(''iKTalc. n'élre pas lé^ulière- 
meiil |iro<;ressivo. mais procéder par à-coii|is à la snile dicliis coniics- 
lil's. et (le crises apoplectii'ormes ou épileplironnes. l'AcejilioniiellemenI, 
dans la svpliilis C(''iélirale se produisent les ictus amnési(|ues. (h'-ciits par 
l'oiiniier. (pii enlraineiil une perle liriisipie et complète de la mémoire, 
siijelle aii\ variations d'(''\(dnlion (pie j ai déjà si;;nalées. D'une manière 
générale, dans loiiles ses rormes. ramiK'sie de la svpliilis cérédirale 
s'améliore par le IraitemenI (pii devieiil ainsi un élément de dia^noslic. 

I,a confusion nicnlah' esl un sviuirome morhide complexe, (pii relève 
toujours d une intoxication on d une inrection, (''vidente ou inaperçue. 
,\u point de vue psyclii(pie elle se si^^nale (riiiie manière générale |)ar des 
pliénomènes diiiliiliition. de lorpeni' et (rolitusion intellectupllcis, de 
d(''sorieiitation et d héliétude. doiil le diaj.;nostic avec la démence est son- 
vent très délicat. .V la faveur de ce (rouille fondaniental de l'activité jisv- 
( liiipie. s'installe un étal de rêverie auloiiiali<|ue (pii, à la limite, revêt la 
l'orme du délire oniri((ue. di''ciil par Uéjiis, on le malade, dans l'ijino- 
rance du milieu (]ui 1 eiilonre. vil à l'i'tat de veille tontes les liizarreiies 
et toutes les liorreuis d nu \érilal)le cauchemar, ['lus (|ue tout autre 
svnipti'ime. 1 amnésie de la coidusion mentale contriline au premiei' ahord 
à l'aire ])eiiser à la démence, mais à l'examen cette amnc'sie n olVi'c rien 
ries amnésies démentielles, l'allé s'installe avec une liriis(|nerie relative, ne 
suit pas une évolution réjiulière, ac(niierl d"einl)lée une intensité (pie les 
amnésies par atraildissemenl ne connaissent pas an début et en oiitic 
(die est moins syslématifpie : I ('■v(K-atioii des souvenirs antérieins est for- 
leinent mais inégalemenl inliili(''('. la tixation est fortement, mais non 
radicalemeni compromise, car la répétition ou un heuieux hasard peut 
lui permettre de se réaliser. D'ailleurs la conscience du conl'us renlerme 
un in(''langi' de souvenirs arhilrairement conservés, paradoxalement iili- 
lis(''s cl ddulilis extravagants, portant sui- les choses les plus essentielles 
et les plus l'amilières. L'amnésie de tixation, contemiioi'aine de la conl'ii- 
sioii mentale, esl par bien di' ses caractères analogue à celle des tianina- 
lismes et des iK'v roses, (die (b'-borde nettement dans le passi'' et l'anuK'-sie 



11? siMinioiiiK itr .••)'sri:Mi: \i:ii\'/:i \. 

l'('V(''l ;iiMsi, :iii i-iiiii> ili' l'arcrs. les (-îiiMcIrirs d'iiiir ;iiiiii(''sir i(''ln)- 
aiili''ioi;r;i(li' de lixalimi cl (l'i^ocaliun. 

Il l'sl |iai- (•(Piisrfiui'iil ais('' de iiiiii|ii('niln' i\[\c la ^m'ilsiiii dr celle 
aimicsic n'csl jamais coihijIMc : le malade recouvre en général Imis les 
souvenirs anlérienrs il l'accès |ioiii' lcs(|iiels il v avait amni'sic d (''\oca- 
lidii mai--, des sdineiiirs de la iuM'iode de c(iiirii--i(Ui. il ne consei\e ipie 
ceux |iiiiir lesi|iiids la lixaliim. par un heureux hasard, s'esl o|ii'n'c. cl 
dniil l'amnésie, malgré lein' dale, éhiil nneamni'sie d'évocalioii : Ions les 
anlii's n'avani pas élé lixi'-s sont irréinédiahlement perdus. l'J ainsi la 
conrnsion mcnlale, ipii |ienl gnérir complclemenl (|nanl à ses anires 
svmpli'nnes, ne L;ni''iil jamais comiilèleinenl quant à lamnésie: les son- 
venirs de la pi'rindi' de conrnsion demenreni loniinu-s. an nniins parliel- 
li'inent. abolis. 

i, 'amnésie coiisiMidive à l'accès et consécntive à la gnérison est ])arti- 
cnlièremenl c(insidi'rahle dans les jimirlioses put-rpt-ralex, |)rincipalement 
dans les psvidioses post-éclamptiipies. De même ïinsolalioti se caractérise 
(pu'liinel'ois par nne confusion meidai(> amnésii|ne où des troubles mné- 
siipies intenses peuvent se prolonger pendant des années, sous la forme 
d'amnésie rétro-antérograde de lixalion <•! d't'vocalion, puis d'amnésie 
dilVnse. 

Dans la psiicluisr jiolijiu'rril'KjUf on maladie de Korsakidl'. comme dans 
Ion! idat de coidnsion menlale, l'olilnsiori intellecinidie, le délire liallnci- 
naloii'c on rainiii''sie. peineni indill'i'i'eniment occuper le jiremier plan 
du tableau i liniipie. (iepeinlant ici les troui)les mnésiques aci|aièrent une 
intensité |)articnlière qui donne à la maladie une physionomie originale. 
Ils se présentent sons la forme d'une amnésie actuelle et rétro-antéi'o- 
grade d'évocation cl de hxalion qui porti; iirincipalenund sur les événe- 
ments pn'senls : le malade ne ndient rien de ce qu'il voit, ni de ce qu'il 
eniciiil, il ne sail ni oii il csl . ni |)ourquoi il y est. ni le nom, ni la pro- 
fessiim des persmines qui l'entonrenl. De son passé, il conserve ((uelqucs 
souvenirs épars, mais d'une manient générah» il n'a plus sur son état 
civil, sur les |)rincipaux événements de sa vie on de la vie sociale à 
laipielle il a participé, ipie des noiimis confuses, incmnpiètes on nulles. 
A celle amni'sie intense el mal svsli''matisi''e, se surajoute un état mental 
pal licnlier l'ail irinciniscienie de la sitnalioii, d'abidition du sens cri- 
tique et d aiilomalisnie idéatoire, qui se manifesle par les réponses du 
malade : incapabh» de souvenirs cori'ects, il infabule à l'aide de |iseuilo- 
réminiscences anlomatiipies et de faux souvenirs imaginaires, il raconte 
a\cc complaisaiici' el miniilie reiuplin de sa soiii'c ini de sa nuit, alors 
qu'en r.''aliti'' il n Cn a gaiih' aucun soinenir. .\ la confabulation |)ro- 
voquée, peut même s"associ(;r une infabnialion spontaui'e qui manifeste 
sans |)rovocalion la désorientation, rainnésie, la confusion du malade. 
I.a psvcin)-polvnéviit(> esl longue à guérir et eiu'ore ne guérit-elle pres(|ue 
jamais complètenuMil : elle enl raine presque tmijours à sa suite un cer- 
tain degi'é de dimiiuition inlellecluelle. ipiaiid elle n'abontil pas fran- 
chement à la (lémiMnc. 



■n;nriiii:< ni: i.i\ti:i i nu.wrr. 



idilli's les iiild.rirdliiilis. i|ii'rll('s sdicnl |ii(i\iii|iii''rs |i,i|- le Idhdr. \'iil- 
cool. la illoriillillc. le lidscllisrli. Vcllu'r, Ir cliliiid/nniif. la liclhidinif. la 
ri<juv. {'(irsriiic. If iiirrcm'i'. le jil(inili. I o.iijilc mi jr siil/'iirr de ciiihniic. 

|i('ii\('iil aliiiiilir ;i îles iMaK île ciiiiriisidii an ^ii|iic. Il'mic inaiiirrt' \ii-\\v- 

rali'. Il'-- li)\i(|iic-.. (I aliiinl auciiN (rcNcilarmii. |iiiis de ili''|M-cs>i()ii. 
ciilraiiicnl par la iirdldiij^alidii de leur iisa^c. drv |■■|lislJl||■^ de riiMliisldii. 
i'riiiiili\('iiiciil. Il'-- lidiihlcs iiiiii'M(|ii('s muiI ihiiciiu'iiI Ioik lioiiiii'K, mais. 
i;railiudli'iii('iil. Min^ riidliii'iicr des inlnxiialiniis r\(ii^i''iii's. |iiiii^|ciii|is 
|)nil(mi;(''('s, ({iii cniiaiiii'iil |iii'^i|iii' Imiidiiis wyvl'^ clli'-. iiiir iiild\i<-alidii 
l'iuld^rnc li{''|iald-n''iialr, les idc^iiKiils iiidilcs. il'ahdi'd allcclrs dans Iriir 
dyiiarnisinc. Ihiissi'iil par {'■ire iiiali''ri(dli'iiii'iil all(''i'(''s, cl à raniii(''sii' 
rclalivcmeiil cnraldr drv inciiiicrs accrs. snccrdc iiisi'iisildciiiciil lani- 
\wsw |)i'i>iirt'ssiv('iiiriil iiiciiiable îles h'^sidiis (•lirdiii(|in's diss(''iiiiiii''('s. I.cs 
Iroiildcs mii(''sii|ui's de Idlroolixinc siinjilr. siiliaiiiii cl (diiiMiii|iir. sdnl 
une Ires iiollc ilciiMiiislrali(iii di' raclidii des |d\i(|iit's >iii' la iiK^iidiic. 

l.'ivirxsi-, (|iiaiid l'Ile allciiil une i^randr iiilnisil/'. csl siii\i(' d'niic 
dvsiiiiiésic siiii|)lc de la |i(''ridd(' (''hriciisc (|iii |icul aller de la |iai;iiiiii(''sir 
de Idcalisalidii cl i\o ccrliliidi'. a ramii(''sic cdiiiidclc cl lU-liiiilivc. Trcs 
soiiviMil celle aimn'sic l^c•^l i|iic Iciiipoiairc cl ridc\c alors de IV'iiiiise- 
iiieiil nerveux eiins(''cnlir à l'excilalinn. Onel(|iiei'()is raiiini'sic siinple se 
e(iiii|di(iiic d'iiiic ennilc aniiii'sic i/'trograde. (]"esl dans le, ['(nancs \crli- 
jjinenses cl excilo-nioiriees de ri\resse. ducs à raliS(jr|iliiHi de li(|ncnis 
à hases d'esspnees (|iie l'annu'sie allcinl snn niaxininm : a ce {miIiiI de 
vue il existe nii i'a|P|ii)rl l'inijl enlie les aecideiils ('iiilciiliiincs cl les 
anniésies dnes aux essences dnnl un cinniai! les |pr(ipri(''l(''s (''pilejdogcnes. 
\.'(il(()iilisiitc >!iib((i(jii se earaeh'risc essenli(dlenii'nl |iai' des accès de 
(■oMlnsioii mentale et de délire oMiricjne on le nialadi' (■■perdn \il nn 
canciieinar elhayant. I, amnésie y est eiinslanle : dnrant l'accès, il exisie 
une anniésie rétidjiiade dévncatinu des états antérieurs; aijrès iaeeès. 
les scnivenii's de la |)ériiide di'diiante ne sulisistenl (|u"iin|)arrailement cl 
sont (raulant |dns eiim|ir<uuis (jue la crise a él{' plus violente. Ivresse el 
ilélii'e oniri(|ne de lalcoolisnic suliainu sont assimilaldes à nue soile 
(Tétai second, durant leipicl le malade est snsceplihic de se li\rei- à des 
f'u;;nes, dont il ne i;ar(le (|u ini sonxcuir inccnuplcl. 

\, dlconlisiiK' chriiiiliiiic se signale par inie anini'sic proi;rcssi\c ipii 
poi'le de préfé-rence sur les souvenirs intermédiaires aux sonveniis 
récents cl anciens, lucidii'rculc cl iri-égnlière d alliucs. celle anuu'sie 
intéresse les mois pins (pu' les id(''cs el peut allerncr avec la réapparition 
l)rus(|ne des souvenirs disparus. Idie didinle souvent par d(;s accidents 
|iarannii''si(pies : les soiiveuirs soûl inciMlaius cl mal localisés dans le 
lemps cl dans l'espace. Au diMiul. ces Iroiddes oui un caracicrc d\na- 
mi(pie cl li'iu- nature lonctiomiclle se ((udiruic par les heiucnx ell'els de la 
dii'te. Mais I adiim |)rolon;.;(''e dn lo\i(|ue liuil |)ai' entraîner des lésions 
(iri;ani(pies el une amm'sie i;é'nérale, proj^ressive. semhhdile ii celle des 
autres démenées, doiil le diayuosti<' se fait pas la notion étiolo[;i(|ne et 
les autres symptômes plivsi(|ues el meiilanx de l'alcoolisme clironi(jue. 



-i:Mini ûi.iK /,!_: S) sir mi: .\i:riri:u.\. 



.l'arrivi' Miii^i iiiix Inns l'iiriiirs il aiiiiir'sic (iniil la (•(iiiiiaissiiiiic iiii|i(iilc 
le plus au in'iirolii^'islc : Viiiiniraii- ImiuiKilKjiic. \ aimnsic Inisléiiijiic cl 
l'iimiirsii- (■iiilcpliiiuc. 

Il est |irali(|ii('in('iil iinpossihlc di" séparer les (Uinirsics traioiudii/iics 
lies ainM(''si('s coiiscciilivcs à ccilaiiics rniotidiix violeitlcs : cliiniiiioniciil 
l'I i''liiiliiL;ii|ii('ini'iil. l'Ilcs iilliriil dV'Iniili's aiialo^^ics. Les lésions du 
riàiii' cl de rciic(''|ihalc, IVailui'cs (lu liiMiKiriai^ies, (jiii s'accoiupafTuenl 
de conlusion ou i\r (■(llllprl■^'^illn, le-- trauiiialisnies du crâne (]iii ne pio- 
diiisenl pas de Icsimis, mais ijui pidYiiipicnl des accidents de eonimo- 
lioii ccrci)rale par ruplun^ de IV'(piilihre loiiclionnel, ne sont pas les seuls 
Iraunialisnies ipii coni|denl I "anuK'sic paiini leurs consé(|uences. Les 
Iraiinialisnies (pii poilciil sur des i/'^ions éloij^iK'es du crâne, entraînent 
('•lialeiucMl des liduidcs de la mcnioirc, à la production des(|n(ds il est 
indéniaMc (pic ['('Miolion morale causée par raccidenl a au moins con- 
couru. Ainsi, du Irannialisine cérébral yrave au choc moral |)roprement 
dit, en passant par le traumatisme léyer accompagné de léactionsaifectives 
intenses, il y a une Iransilion 1res sensilile et continue. Vainm'sie ihiio- 
lii'c pro|)rement dite porte sur les cii'constances (|ui ont provoqué l'émo- 
[ion, elle esl rarement immédiate et brustpie: le retour des souvenirs est 
possible (|uand il n'y a pas eu peilc de connaissance, et la yiiérison peut 
stHrectnei' pailois sons riniluencc d'une nouvelle éundion. Dans l'am- 
nésie lianniali(pie, les choses se passent en géné'ral de la manière sui- 
\aidc : le Iraïunatisme dont on vient de voir (jue la gravité avait une 
importance scciuulaire, est suivi d'une perle de connaissance dont la 
durée peut varier de quelques minutes à quelques jours. Le retour à la 
conscience s'accompagne d'une lacune dans les souvenirs. Cette amnésie 
|mmM éti'c simple et porter exi lusivement sur l'accident : elle est en 
général perinancnle. Mais le plus souvent cette amnésie se complique. 
Lanniésie ri'trograde dévocatiou et de reproduction portant sur les 
i'\éncmcnls anl(''rieuis de quidijucs instants à quelques jours à l'évé- 
ni'Micnl causal, (jnelquelois plus étendue, est si fréquente iiuelle esl, 
pour ainsi diic. de règle et constitue une d<>s caraclé'risticpies de l'am- 
nésie traumali(|ne. Klle est permanente ou temporaire et en ce cas sa 
dispai'ition s'opère liinstpicnient ou lenlemcnt. Ouehjuerois le retour à la 
conscience est suivi d'une |>ériode de vie aulomali(pie, |K'ndaid laqnidle 
l'amnésie riMrogi'ade est déjà décelable, où le malade se conduit correc- 
tement, mais dont il se léveilie pour ainsi dire au bout de ipielque t(>mps. 
sans en garder aucrrn souvenir : ainsi se constitueirt riiie amnésie rétro- 
gr-ade et nue arnni'sie antérograde d'évocation et de reproduction des 
soirveirirs imrui-dialement corrsécrrtifs à l'accident. A cette amnésie rétro 
cl antér'ograde d'évocalion et de reprodrrclion, s'associe (]uel(picfois rnie 
amnésie antéiogi'ade de iixaliorr et de conservaliorr, portarrt sur' les 
corrconritanls plus ou moins iirnuédials de i'accideirt, ipri peirt se pré- 
senier' à l'état de |)ur'eté et sans association d'aulies li'oirbles de la 
mémoire, mais (pii est rai(Mnt;rrt aussi is(dée. L'anniésie réti'ogiade et 
doublement antérograde aiirsi coirstituée esl habitrrellement lemporaiie: 



Titni'i!i.F< ht: iixi II i.i(ii:.\ri:. r,r, 

iii;ii> un ciiiiiin riiil saii> |iriiii' (|ur iK'ci'ssiiiri'iiifiil une l.ii uni' duil miIi- 
sislcr, (|iii |i(iiti' sur la |ii''ii(iilt' (jni itilricssc raiimr'sic siiiiplc cl ranmrsir 
aiitrrojiradf de lixaliiiii et de ((insci-validii. Onfliiiiclois an liaunialisnic 
siifciMli' une aniin'sic ('Icclivi' cl |iailicllc. en gcnciai (iiialdc. ipii poilr 
par cxiMMpIc sur les lunns propres, lc> lancines, le calcul, la luusiipie. j.c 
proudslic dcv auuii''sic> liauuiali(pics n'es! pas luui(Mns iuvarialdcnicul 
l'axoraMc : elles pi'incul eu elVel alxuitii' à la (L'uicncc. ('.'es! (|ne, un 
liieu le Iraunialisuic a v\r de ualurc ;i pruviupu-r des lési(ui^ cl une 
aniiK-sic urj;aui(pu's, ciunuie dan^ les plaies par halle-- de re\id\ei-. (ui 
(|U(' les nuidilical'uuis vasculaiics mil eu une acliou desirnclive sm- les 
élôments ii(d)lcs du cerveau, dr. (ui connail assez le rùlc (pie le> plK'uo- 
uièues vaso-uiulcurs joueul dans les cuiulions pour c(uuprcndre (pi(> clic/ 
les persoiiiu's iloiil la vascularisalion céréluale laisse à désirer, elles 
puissent avoii' les inèinos (•ousc(|iieiiccs ipie les Irauuialisnies craiiieus. 

i.anniésie dans ses Colonies les plus divi'rses joue un rôle très iinporlani 
dans le lahleau cliniipic de Vlnisléric. (Icrlaius auteurs ont voulu miciiic 
lui altiiltuer un rôle |)riiuordial dans la pallioj;ciiie des ai'cidculs livslc- 
riqucs, eu rap|iortaiit ces accidents ;i des idées lixes suhcouscientes, dont 
le caiaetcre esst'uliel est ])réciséuieiil d'être aninésicpies, sans ce|iendanl 
perdre tout contact, au contraire, avec la personnalité du malade. Km 
tout cas. une anuu'sie sini|de. |)ortant souvent sur des l'vénemenls 
iniportants, est un des pliéiioincnes les plus coininuiis de l'IiystiMie. Cette 
ainiiésie, iiidilTéiciile au inalade. échappe à reiiliMiraj^c et jtasse sonvciil 
inapenue. 

I.'liysléi'ie est le terrain d'('leclion des ainni''sies partielles, ronclion- 
nellcs, lti(tIoi;i(|ues, autoniatiiiues ou psychiipies, allaiil île ranestliésie 
au luutisuie. en passant par les paralysies et rastasie-ahasie. Toutes 
les aniiiésies partielles sont susceplihies d'être i,nié'ri(^s et (raj)par'ailre 
sous rinilueuce de la suj^gestion. 

Les crises liysléi'i(|ues se caractérisenl en «.féui'ial par la conseivalioii 
du souvenir des prodromes et de la chute cl parfois la iierle de celui de 
ralla(|ue couvulsive. La perte de mémoire ici est hien loin d'alleindie la 
réfïnlai'ité et l'intensité i|u'elle prend dans la crise épile|)tiipie. 

Les étals seconds hyslrriiiiics. dont une des foi-mes les plus Ivjiitjues 
est la fiKjue, Vauloiiuilisnic (iinbuhiloirc. se pi'oduisenl avec ou sans 
prodromes. Le malade entre dans une phase de vie où il perd presipie 
toujours eu totalité ou en partie le souvenir des événements aiitérieius. 
Néanmoins sa conduite reste correcte et n'emprunte sa sinjiulariti' 
(|u"aux hizarreries qu'enlraine (piehjuefois l'amnésie de la vi(> um-male 
antérieurement écoulée. Cet étal, qui est susceptihie de se |irolonj^er, se 
termine hi'usipiement : le malade se réveille stupéfait, d'autant plus slu- 
péfail s'il a fait une fugue et si ses pérégrinations l'ont transporté dans 
un pays inconnu. l.'ainiK'sie de l'état second est la règle. Ce|iendaut 
qiiehpies souvenirs é|)ars |ieuveut avoir été conservés et tous sont capahles 
de réapparaili'e dans la conscience sous riiifliieuce de l'hypnose. 

Au cours (le ces états seconds, Ki'àie à l'oiihli où il est de sa vie aiilé- 



r,i-, si:mi(ii.oi;ii-: di sysrf.ME yERi'tu.w 

riciiit'. Il' iiiiiIjmIc jm'iiI \i\ii' un vri'ilalilc drlirc, aiiiiU'sifiiic, doiil lii iii;iiii- 
lostalidii cliiiiiiiic la jiliis (inlinairc csl le iiiK'rilismc incnlal : on a inôiiic 
sijiiiaU' (les (ir-lircs plus siiijiiilins ciiconN où le malade scmhlt' levètir 
des |ii'i sdiiiialilés aiiccslralcs cl alavi(|iies et se eotii|i(Ml(' ((iiiiine |i()ii- 
\aiciil le laiic les lionimes des Iciiips ])réliistoii(|iies cl de la |iéiio(le 
tHialcniaire. Ces clals s(H'oih1s soiiI i'acilcs ;i produire par l'Iiypiiose. 

Si les étais seconds se réi)èlenl, il se produit nue l'orme damiiésie 
périodi(|iie. clia(|iie retoni' ;i la eonseieiiec normale eompoitant l'onliii 
des étals seeoinis anlérienis. i.c malade passe altei'nativemcnt de l'état 
prime, normal, où il i;;nore les étals seconds, à l'état second, où qnel(|ue- 
l'ois il i^'nore Télat prime, mais où son vent il en garde le sonvenir. 
iVinsi se consliluc un \('rilaide dédouldcmenl de la personnalité, dont 
les observations. 1res rares, on! l'ail grand liinit antrefois dans le monde 
scienti(if|ne. On a même signalé des cas où sni- les états seconds se grtîf- 
l'aient des états tierces, mais les observations tpii en ont été p\ibli(''es sont 
sujettes h caution. Les accès sont plus ou moins régnlicremenl pério- 
diques. (Jnelquefois b-s états seconds se reproduisent identiques les uns 
aux autres. Ici eiU'or(; l'amnésie n'est pas délinitive et sous rintluencc 
de l'Iiypnose. ont peut créer des étals seconds artiticiels où revit le sou- 
venir des états seconds antérieurs. 

Au di'donblenn'ut de la personnalité se raltacbe le xoimnniihiilismc 
u(ilui('l,i\(>nl la l'ornu^ la jdus fréquente est le noctambulisme. Le malade, 
un adolesc(Mil en général, vit durant son sommeil un lève pins on moins 
complexe, auquel il conforme ses démarcbes et ses paroles : tant qu'il 
est dans ses élals somnandiulicpies il est imlill'érent à <'e qui n'intéresse 
pas son rêve. Au réveil lanuiésie est complète. 

La siKif/csIioii h]ipiii)li(iue peut créer cbez les prédisposés, des états 
paiticuliers dont ils ne gardent au réveil aucun souvenir. L'amnésie 
!iypnoli(|ne est île sa nature tout à l'ail analogue à lamnésie hystérique 
cl s(Mnnambuli(pie. 

L'inconscience cl lamnésie c(M'rélaliv<^ sont les gros cai'actères des 
iirrideiils l'pilcptKfties, véritables ictus psycbi(iues. L'accès l'-pileptiipie, 
qucdle (|u"en soil la natni'c, entraine après lui une amnésie simple, totale, 
(•(uiqdèle, (pii constilue uni; lacune brusque et nette dans la vie menlale, 
et (pic rien ne |)eut venir corriger, (^ette amnésie succède en cH'et non 
seulement à la crise convidsive. dont elle peut épargner l'ania, et 
dont elle englobe (jnelipud'ois loiile la périoib^ prodroinique, mais encore 
à l(uis ses équivalents psvclii(|ues : vertiges, inqiulsions, élals crépuscu- 
laires avec délir(; hallucinatoire, l'ugut; procursive ou ambulaloiie, dont 
!<! diagnostic avi'c Taulomalismc ambulatoire livsléri(|Ut% se fait précisé- 
menl. non scmIciiumI par les caraclèics mêmes de l'amnésie, mais encore 
par l'analyse (les s\iii|i|(')iiics (pii oui pn''((''(l('' la crise, les prodromes : 
aura, céphalée, troubles de l'humeur. r(''gaicment, la confusion, l'hé- 
bétude, les ballucinalions lei'ribles de l'épilepticpie, la simplicité, la 
i)rièvelé, la brulaliti' de ses acics. Après la ci'ise, au lieu d"aninési(; 
simple, on jienl observer soil une amnésie; l'éli'ogradc, soit une amnésii; 



riioi/iiLh:s lit: i:i.\'rt:i.i.ioi-:.\CE ht 

(le liMiiir ;inlcni^iii(lc ijiii se r(''(liiil vi"iis('ml)liil)li'iiii'iil à l'aiiiur'sic 
sim|il(' (l'un (''l;il (•n'|msciilain' posl-paioxyslitinc (|iii passe iiiapciru de 
rt'iildiiraj^c. Mes accidciils ('{•iiiii(''si(|ii('s sont |Missilil('s a|)i'(''s racci's. 

Maxwell a admis dans {"(''pilepsii' ievislence de deux nonveiles formes 
d'amnésie (|iii sont loin d'èlre eneoic ^('néralemenl acrt'plées. Il a sii;nalé 
cliez les épilepli(|nes une amnésie |i(''iiodi(pie inlermillenle, analoffue à 
l'amnésie péiiodi(pie liysléri(pie. Mais il ne semlile pas avoir- eneoic snl'- 
lisammenl déinonli-é, à supposer la chose démonlialile, (pi'il |)iiisse 
exister nne mémoire propre aux (''lats ei'épnsenlaires, ponvani eonsliliii'r 
on eux nne véritable personnalil('' seconde. 1) anii'e pai'l, Maxwell a son- 
tenu ([n'après un écpiivalent épilepli(pie, le malade parait ^'^arder un sou- 
venir i'n^ilif et momentané des acii's commis durant la crise, pour en 
perdi'c toute notion nu instant apiès. A cetle l'oiinc paiticulièie d am- 
nésie, il a donn('' le nom d annii''sie retardée. ( tu conçoit aisémeid I im- 
|Kn'lance de cette anuK'sie retardée au point de vne inédico-l(''^al, puis(|iie 
la conservation |)assaiière des souvenirs cesserait d être un arfinmeiit 
conti'e la nature épileptiipie des actes incriminés. Mais l'existence même 
do celto amnésie retardée de .Max\v(dl est encore très disentée. En loul 
cas. l'épilopsie consciente et ninésicpie reste extiùmement rare, cl dans la 
pratique son existence doit soulever liien des réserves. Pour ma pail. sur 
un nomliic considérable d'épileptiipies i|iie j ai (diservés, il ne m a pas (''té' 
domié jns(pi'ici don ronconiror un seul exciiiple. 

Cf'pondant ïrpilcpsie larvée pont donner lieu à des crises psychi(pies, 
véritaltles états seconds avec eonfusi(m mentale hallucinatoire aignë, 
pour loscpieis l'anuiésie consécutive est do rèj^le, mais dont le souvenir 
peut cependant (juchpiefois être conservé. Do morne des |)syclioses con- 
scientes p(nivent suecéd(>r imnK'diatement aux acc('s épiloj)ti(pies, durer 
au niaxinuuu une semaine, se terminer hrus(piement et aboutir à une 
amnésie simple et môme (luobjuol'ois auléroj^rade. On peut voir eiicinv 
des états de confusions de nature épilopti(ine pouvant rester conscienis 
el mnésiques, et ne révéler leui' véritable palhogénie (pie par leur 
ananinésie el les circonstances (\c leur production. 

Dans Vriiilepsir partielle (Bravais-.lacksonieiiiiei par b'sion iirilalive de 
la corticalité niolrice — lumeiir, piaipie de m(''Min^ile. plaipies jaunes, 
etc. — la peile de connaissance el I amii(''sie au iV'veil sont de r(''gle. Le 
malade se soiivieiil du d(''lnil de sa ci i^e. iii(li(pi(' Ik's bien le plus souvent 
par quelle partie du corps ont coiiiiiieiic('' les moiiveiiieiits cloni(|uos : le 
pied, la main, la iiioili('' de la l'ace, paiTois le pouce on le |;ros orteil — 
signal syinpt('iine des Anj;lais — mais la perte do connaissaiic(! se produit 
immédiatement el le malade ne peiil (b'erire les phases nlt(''rienres de sa 
crise dont, lorsipiil revient à lui. il a perdu ton! --oiivenir. <hi voit cepen- 
dant des sujets ipii, lorsipie la crise esl l(''U(''re. conservent leur connais- 
sance dans certaines crises et la perdenl dans d'autres. Mais ce sont là 
des faits assez rares. 



ciiAi'iriii: Il 
TROUBLES DU LANGAGE 

Aplliivir. — |J^^;lllll|•|l^ \ iLiillii ir. — \liilis — l!r:;:ilcilliril . 

Los signes à l'aiiir (l('S(iiirls riioiiiiiii' (''cliaiigc ses idées avec ses sem- 
blables i)euveiit èlic alh-rés dans tidis ((indilions dill'éi'entes : 

I" l.orsqne iinlelligenec étanl jdiis ou moins lésée, l'élalioralion des 
idées ne se t'ait (jne d'une manière ineomplèle ou nulle. Troubles du laii- 
(jaçir par insiiflisanci' ou par dr/'aut d'idralioii. Sous l'intluenee d'une 
lésion matérielle, d une intoxication ou dune int'eelion de reneépliale, 
les fonetions de riiitelligence peuveni ('Ire supprimées ou très atl'aiblies, 
le malade ne possède plus d'idées abstraites ou eonerètes, il ne peut pai- 
conséquent ni comprendre ce (|u"on lui dit à haute voix ou par écrit, ni 
parler, ou ne le taire que d'une manière plus ou moins incomplète et 
imparfaite. Ce sont là des phénomènes d'observation banale dans Vapo- 
plcxle, dans le coiiki. dans les drinences. dans certains (''tats de slu- 
pcur. elc. 

'2" Lorsque l'intelligence étant inlacte. les centres préposés à la fonc- 
tion du langage sont lésés, ou lorsque leui's connexions avec certains 
appareils sensoriels ou mol(Mirs sont détruites : .lj)ltasle>> propreincvl 
dilrs. 

5" LorsqiK^ le fonctionnement des organes qui entrent en jeu dans It^ 
mécanisme de la parole aiticuléc — appareil bucco-pharyngo-laryngé — 
est altéré par un état paralyti(|ue. alr(qdiique. spasmodiqiie ou ala\i(|ue : 
Di/sarllirie. Aiiarlhric 

APHASIE 

L'Aphasie est la perle de la iiuhiioirr des signes au inoijeii des(juels 
riioinine civilisé érliam/e ses idées (irec ses semblables. Cette délinition 
est celle (|ui me parait la plus coid'orme aux doniiées de la clini(|ue et de 
la psychologie. 

Comme la faculli'' d'écliaugiT nos idées avec nos semblaiiles suppose 
deux actes : l'acte de comprendi'c ces idées et celui de les exprimer, on 
peut d'emblée diviser les aphasies eu deux grandes classes : les aphasies 
de compréhension ou aphasies sensorielles el les aphasies (rexpression 
ou aphasies nioiriees. 



1 



rii(iri:i.i;s ni- i.whm:!:. «y 

Historique. MmIi^k' le-- iccliciclics miiIim iriin-. ilr l!i)iiill;iU(l i IS'J")) 

cl (le lt;i\ (IS."(i|, (-"('sl ;i lliiici (|iii' irvicnl riKiiiiii'iii' ilaNdii- (li''ci)iiv('rl 
la localisalinii (le la laciilli' du laiii:;iL;('. Ui^ iSlil, ri |iai iim- >.(''ric do 
travaux cmiliiiiialirs, llioca clalilil (inc la U'siiiii ilc 1 aphasie sii'j^i' ilaiis 
la lioisièiiic ciicdiivoliitioii iVdiilali' j^aiiclic. \.'(ipln''niic ((iiisislail imi(|iie- 
iiiiMil |i(Mii- lui dans riiiipossiliiliU'- (rcxjiiimcr des iiciist'cs pai' la paiolc : 
lapliasic se lu-simiail à la pcilc du laiijiajic ailiciilé. 

1,1's dix aiiiK'cs (|iii suivirciil celle d(''C(iu\t'rle capilale. l'iireiil une 
pi'iiiide d'anaUse analiinii)-palli(doi;i(|ue cl cliniiine. \.n l'iance, Tions- 
scan. (diaicdl. limai, .laccund sdnliennenl la localisation de Iti'oca. con- 
sidéi'ée coninie lid|i exclusive par Peter et Vnljiian. Trousseau iail une 
étude clini(pie uiaiiistrale de l'aphasie. .\ ['(''Inde des alh'ialions de la 
pande ai'ticulée chez les aphasitpH^s, il ajoute celles de la lecture cl de 
récriture. Il note hicn ipie si les malades |iretcn(lcnl comprendre 
|)arf'aitenienl tiuit ce ipi'ils lisent, ils resleid toujours à la même page 
l't relisent sans cesse le (|u ils viennent de lire; de même ils sont inca- 
paiiles d'expi'imer l(>ni's idées par récriture ; ils écrivent aussi mal 
qu'ils parlent. Mais s'ils sont inca|iables d'c'crire spontanément, ils 
peuveni copier, l'onr Trousseau, l'amnésie exjdicpie toute celte synip- 
toinatoiojiie. A. de Menrvdistinjiue de laphasie vraiede lîroca ces tronhies 
de la parole oi'i le malade ]n()nonce les mots, mais les emploie hors de 
leur sens. A l'aphasie il oppose l'aphrasie. 

En .\nyleterre. l'étude de l'aphasie l'ut r(d)jet de iiomliieiix travaux 
(l'opham, llu;^lings .iackson). Oj,de (1867-1808) crée le nntt d'aj^raphie. 
Kn 180ri. liait la rj.;er rapporte l'observation d'une malade (pii, atteinte 
d'un tronhle particulier ilu laniiage, pioiionee une foule de nuits incohé- 
rents sans cependant être nw alii'iu'e i' ) mais il n'entrevoit pas cepen- 
dant la cause réelle de son état. (!. Liaslian 1 1(S()!I recomiait le |)remier 
les altérations de perception du sens auditif et montic ipiil ne s'agit 
|)as de surdité', mais d'un(> alti'ration de la coniprt'lieiisioii du langaf;e 
parlé (-i. 

Le malade ne compiend pas les mois piononc(''s devant lui. (l'entait là une 

1. a II y a l'ii ci> inoiiii'iil d.iiis mon si-ivicc mii' rciiiiiio >|iii ne jicul iinriiiiior aucun îles 
objels le? plus usuels; rllc ne i)eut uirnie dire son iiro|)re niini. Ouand on lui présente un 
objet, elle l'ait sij;ne c|u'clle le conuall et s'ell'orce de le nommer, mais n'y parvient jamais. 
Elle a conscience de son état et s'en aftlige. Cependant cetle femme pi-ononce une l'ouïe de 
mots incohérents, en les accouipai;nant de ftestes très expressifs, ipii prouvent que derrière 
cette incohérence, il y a des idées bien déterminées qu'elle veut exprimer. La i)erversion du 
lanpi^e a été un moment si grande chez celle femme (|u'on l'a crue sourde et aliénée. La 
question de la surdité a été facile à juger, mais il n'en a pas été de même de la question 
d'aliénation. La folie, comme on l'a dit. est une infortune qui s'is;nore elle-même: or, ce 
caractère essentiel mantpie chez noire malade, qui semble en elVel très bien apprérier son 
état. Elle ne st livre d'ailliHirs à au<-un acie ili'raisuiMiable. ■ Ainsi i|u'Mn le Miil.il sajjit ici 
d'un cas typi(|ue d'aphasie sensorielle. 

i. « Dans certains cas f;raves d'aphasie, il est expressénienl noté \\ap le malade ou ne sai- 
sissait pas du tout ou ne saisissait ([u'incomplèlement et avec difliculté la portée des mois 
lorsqu'on lui parlait, quoiqu'il comprit avec la plus {,'rande promptitude, par l'intermé- 
diaire de signes et de gestes. » Et plus loin. •• de ce i|ue le mot n'est pas compris en tant 
que mol, il ne faut pas s'attendre à ce i|u'il y ait de la snrdilé, le mot sera entendu comme 
un simple son ». 



711 S.I-:MlOI.O(ilK lilf sysi Ï:ME SKHVEUX. 

imlidii iiii|i(iil;iiilt' pour I"('>|)(m|ii(' cl (|iii lui suivie plus lard de la (h'cou- 
verlc de i'aiiliasic siMisorieilc. ITaprès la ualuic des troubles du langage 
articulé, les auteurs anglais disliiigucnl laiiliasie ataxicpic (aphasie de 
Broea) caractciisi'e par la peilc du langage parle el l'aphasie amueslique 
oi'i se uKuiilestent la paraphasie et la jaig(ina|)hasie. (îairdner (18()0| 
émet avec Trousseau cette loi : " Les aphasiipies écrivent aussi mal 
qu'ils ]tarlenl. et ceux (pii ne pcMivent pas du tout pai'Ier sont également 
incapables d'écrire ». il sépare les aphasies pai' trouhle d'idéation, d'un 
autre groupe d'aphasies laissant ridc-atiou intacte et où l'écriture est 
C(Mn])lètement indemne. Il constale. eulin. ((nunie Trousseau, la perte de 
la possiliililé de com|)rendrc les mots écrits. 

Avec Wernicke rl874) conunence une seconde période, période de 
synthèse. A l'aphasie motrice de Itroca, Wernicke oppose laphasie senso- 
rielle (aphasie amueslique des auteurs anglais). Wernicke admet deux 
centres du langage : l'un antérieur, frontal, centre de Rroca, centre de 
la jiarole articulée: l'autre postérieur, occupant la première circonvolu- 
tion temporale, centie des images auditives. Ce dernier est le plus impor- 
tant et sert de régulateur an premier. Ouand le centre auditif est détruit, 
le malade |)eul prononcer tons les mots, mais il les applique à tort et à 
travers, en dehors de leur véritable sens (paraphasie). Plus souvent, il 
crée des syllabes sans aucun sens et forge des mots de toutes pièces 
(jargona|)hasie). 

Kiissmaul I l(S76) dédoiddc l'aphasie sensorielle de Wciiiicki». Au type 
décrit par cet auteur, où les troubles auditifs pn'dominent, il donne le 
nom de surdité verbale. Si, au contraire, les tioubles de la lecture sont 
au |)remier plan, on se trouve en présence de la cécité verbale. Wernicke 
protesta toujours contre cette conception, et soutint que ces deux variétés 
cliniques ne sont (pie des phases d'évolution, des reliquats d'une seule 
forme, l'aphasie sensorielle. Enfin, en l(S8l. Exner crut pouvoir localiser 
les nmuvements de l'écriture dans un centre aulonome, qui occuperait 
le pied de la deuxième circonvolution frontale gauche. Cette même 
année, je rapportai une autopsie de cécité verbale avec lésion siégeant 
dans le pli courbe du côté gauciie. 

A cette é|)0(pie donc, quatre centres du langage se trouvent décrits par 
les auteurs : le centre de l'aphasie motrice ou de Hroca (i)ied de la troi- 
sième circonvolution fiontale gauche); le c((ntre de la surdité verbale 
on de Wernicke (jiarlie postérieure de la première circonvolution tem- 
porale gauche i : le cenire de la cécité verbale (pli courbe gauche); le 

centre de l'agraphii l'Kxner (pied de la deuxièiiie circonvolution 

frontale gauche). 

Quelles sont les relations de ces centres entre eux? Quelles sont les 
diverses vai'iélés d'aphasie? Quels en sont les caractères clini(pics? Celte 
œuvre de synthèse constitue la période actuelle, encore en évolulion. 

En l<S8i-l8iSr). Lichlheim. prenani en considération les connexions 
probables qui devaieid exisler culir les centres corticaux du langage et 
le reste de l'écorce cérébrah-. posa la (|ueslion sur un antre terrain et, à 



riKiriii.Fs nr iamiaui-: 71 

r.iidc d'im scIk'iii.i Itii'ii ((iiiiiii. l'Iiihlil lu |i(issiliiliU'' ilf si'|il viirii'lrs 
(l";i|)liasic. Kii |SSÔ-ISS(i. Ui-niickc. (l(-\clii|)|iaiil les iiUVs de l.iclilhciiii, 
divisa les aphasies cil ('(irticalcs, sdus-ciiilicalfs, Iraiisidilicali's cl de 
cDiidiicliliililc. Mans ce tra\ail, Weiiiicke ((iiiilïal rcxislence d'un eciili'i! 
jiiaidii(|iie. (>|iirii(in déjà siinlcmic |iai- l.iclillieiiii. i|iii avait l'ail reiiiar(|iii'r 
(|iic l'on |»enl cciire avec les den\ ln-nnsplièrcs. Maunau (thèse de SkwDil- 
zoir, ISS!) |ii(i<hunc la sulKndinalion des cenires. mais met an pii'- 
micr l'an^' le cenire nioleiir d'aiiiciilaliiiii (|ni serai! le eeiilre de l'orma- 
lion des incds. 

(Iharcid (It^Sri). iv|)renanl les idées émises an wiii' >ié(le ( 1 7 i!)') 

|iai' liarlicv. — sur les (jnalre modes spéciaux de la iné iicdes mois, — 

soutint une théorie, dévcdoppcc à plusieurs l'Cjii'isos |)ar ses élèves (lîallel. 
J'iciTc Marie, Urissaud. iiernard. I''éié, ltloc(|| cl (|ni repose suitoul sur 
raut(Mioinie des cenires. Ainsi (pie (!. iiasliau le faisait déjà reinaripier 
en iSod, les centres du hiii;^a^e soûl an inniilire de quatre : deux de 
icceplion ((Miïe. lecture), deux de |raiisinissi(m (parole ailiculée, écri- 
liirei. Pour Cliarcot, stdoii lely|ie |)syclii(pie de l'individu, type psychiipie 
déterminé par l'éducation, riiahitiidc. etc.. cl varialde par ciiiis('i|iieiil 
suivant cliarpie sujet, la lésion d'un cenire pourra ou non avoir nn 
retenlissement sur les autres. One la lésion trappe le cenire (pii chez tel 
iiidi\idu donné prend la pins grande part an lanjiage, et tout le lan- 
j^aj;»' sera troublé: (|u'(dle alleijiiie nu cenire secondaire, seul le mode 
de lan;.îa^e relevani de ce cenire sera lésé. Une même lésimi devia donc 
eiitrainer des syndromes cliniipies dilVéreuts. suivant (pr(dlc se |iroiiniia 
chez un moteur, un visuel, un audilil' ou nn ^ra|dii(pie. 

Dans une série de travaux cliniipies et anat(mio-pallioloi;i(pies j"ai 
étudié, de mon ciMé. les dillerentes formes de l'apliasie. En IS'.li, je 
mimtrai ipie l'hypidlièse d'un cenire i;ra|)lii(pio était incapable de nous 
rendre compte des troubles de l'écriture ipie l'on rcnconire ehez les 
a|)hasi(pies et (pi'il fallait regarder ces Ironbles comme relevant d'une 
altération du langage intérieur. La nicnie année, j'apportai des documents 
à l'étude de l'aphasie sensorielle et je montrai qu'une lésion isolée ilu |)li 
courbe se traduit par une cécité verbale avec aprapbii^ totale et para- 
|)liasie. En I89"2 j'ai immlré, tonjimrs par la méthode analonio-clini(|ne, 
qu'il existait deux espèces de cécité verbale à syiiipt(miatolof;ie et à loca- 
lisation différentes — la cécité verbale avec ai;raphie, variété d'aphasie 
sens(nielle et la cécité verbale |)nie avec inté;:ril('' de l'écriture — faeiles 
à distinjinei l'une de l'autre en (dinique.Eii ISIIÔ, j'ap|)ortai de nouveaux 
malérianx pour l'élude d(> l'aphasie iindiice sons-corticale, cl en 1898 
j'ai montré avee Sérieux (pie. dans ceitaiiis cas, la localisation de la 
snrdih'- verbale pure l'Iail coilicaie el (pie l;i h'sioii siéj^cail dans les deux 
hdies lemporaux. 

Dans mes travaux j ai loujoiirs poursuivi le iiiéiiic bnl : établir I inlime 
union et la subordination des cenires snixanl un ordre toujours le même 
(liez Ions les individus el créé par l'éducation; mmitrer l'impossibililé 
d'admeltre l'exisU'iice d'un cenire dit de l'écriture. Je nie suis enfin 



7.1 si-Miiiini.ii-: m ^v^TiMi: m-:isI'i:ijx. 

rll'nici' (le (l(Mi Irrr, ,'i l'iiiilc de lu iliiii(|iii' cl de rniiMlMiiiic |i;iIIi(pIo- 

-i(|iic, ({ii'il lalL'iil ili\iscr les a|ili;i->ics cm ^v\\\ ^riiiidcs cliiSM's siiivaiil 

i|m' le l.ui^aj^c iiilriiriir clail m ii allciiil . ('.elle riiaiiK'TC (l't'iivisiijici- 

les aphasies, a ('\(' sdiilciiiic cl (l(''\cli)|i|ii'c sur mes conseils ilaiis leurs 
llièses inaiii^iiralcs par mes ('Icncs {'.. Miiallié (IcS'.Iti) cl F. Iteiiiheiiii 
( l!l()l) ipii. avec mes aiilrcs ('Icm's ïlidriiasel lioiix ( I89()), ont appoilé des 
reelien lies cliniipies conliniialivcs de celle iiiaiiière d"eiivisaj;(M- l'apiiasi*'. 

Haiis lin liavail crilicpie. IVcniid (I.S'.)i: nia re\islciice di' ton! centre 

coilical roiiclii elleini'iil disliiicl : dans Iniilc aphasie il ne s'aj^irail (pic 

de h'-sion de l'aisccaii iiilia on sons-coilical, (iccii|ianl la zinie du lan^afje. 
A la pi''iip!i('Tie de celle zone clia(pic l'aisccaii esl isoh', indépendant des 
anircs laisceanx du lani>age. Une lésion ;i ce iii\eaM se liailnil |iai- une 
variT'h' pure d'aphasie. A mesure (pi^ni se lappidclie du centre de la 
zone, chaipie l'aisccaii se iiiel en lappoil avec les autres l'aisccianx et nn(! 
lésion alors cniraincra une aphasie complexe, ("etie ennreplion de Freund 
csl pn ICI lieu I li\ poIlK'liipic cl ne repose jnsipi' ici sur aucun l'ail cliniipie, 
Mir aucune anlopsic. 

Fulin. ('.. Ilaslian (iSiKS), tout eu c(mliiniant à admettre Fexislence de 
ipialrc ccnlrcs d'images du langage, reconnail que e(^s centres sont inti- 
luemenl nuis ciilre en\, cl cel aiileur l'ait jonei- an ccnlre aiidilif le rôle 
capital dans le uii''canisiiic du langage arlicuh''. 

Fn l'.HK). l'ierre Marie proposa une nouvelle conception de l'aphasie, 
l'oiir cel auleiir qui n'adiiicl pas l'cxislence des images du langage, il 
ny aurait dans r(''corcc aucun cetilre spécialisé poui- ces images et |)ai'- 
tanl la siu'dité cl l.i cécili' verhales ne seraient cpie la conséquence d'une 
diminnli(m de la capacilé inhdiectuelle pour les choses apprises par pro- 
cédé di(laclii|iie. L'aphasie s(!rait une. 1,'aphasiijue sensoriel ne serait 
ipriin snjel allcinl t\v cet aU'aihlissemi.'iil intellectu(d de nature spéciale 
cl l'aphasique de l'.roca scrail un apliasi(pie sensoi'iel ])ar lésion de la 
/onc de WernicKc. donhii'' d'un anarlhri(|ue. Fulin. se hasanl sur ce 
l'ail, l'oil rare ilii i('slc. (pi une li''sion de la troisième circonvolution fron- 
lale gauche a (■{(• conslalée à l'aulopsie de sujets qui ne présentaient |)as 
de Irouhles du langage, cel auteur admet (|uc la (■ircouv(duliou de Broca 
ne joue aucini lôle spécial dans la l'onction du langage, l'our l'ierre Marie, 
chez Fapliasi(pie iindenr. les Ironhh^s de la jiarole (piil désigne par V' 
terme d'aïuirlhrie. reh''veraieid de la li''sion d'un (pia(lrilat(''re — zou(! 
lenliculaire (pii coinprciid le sccli'iir niovcii de l'h(''misphèi'e y compris 
la corlicalih'' inoirici'. l.oixpic ce (piadrilal(''re serait seul lésé, la zone 
de WVrnickc clanl iiilacic. le malade scrail simplement un anai'thri(pie. 

(!es idi''cs de l'ierre Marie oui siiscil'- de nouveaux travaux dont les 
conclusions mil l'Ic conlraiics à sa docliine. Toiil d'ahord on ne voit pas 
commeul, si Fou n adinel pas |'c\is|ciice d'iui centre s|)écialisé |)oui' les 
images auditives du langage, on pcnl expli(jiier la paraphasie de Fapha- 
sie s<!ns(M'ielle. Au |ioinl de vue aii;i|(nuo-palh(dogi(pie enlin, et pour C(' 
(pii concerne la circonv(dulioii t\v llroca, de nouveaux l'ails étudiés, au 
coins de CCS dernicres aii!i(''cs avec lonle la rigueur désiralile — Deje- 



runfiu.rs nr i.axi; ici:. r: 

riiic. I..'iil;iiiii' cl Miii Miiiiiikiiw . I.i('|iiii.'iiiii. I.i('|iiii;iiiii ri Ihini^f I, Miiliailii. 
hrjci-iiH' l'I Tlhiiiias — mil iiiniiliv (|iii' l'cllc circiiiiMiliiliini laivail iiii'ii 
|),illir ilii ccnlic iDilical ilii l,inL;a;;i' ailiciilc' ciiiiiiiir cela clail ailiiii^ 
iiiS(|iral(Ms. cl la iiii''iiic (IimiioiinI laliiui a riicdic ('li'' lailc sur le \i\aiil 
jiar la cllil lir^iic ciaiiin-Ci'Ti'iirale. l!ei|ue l'ini ilixille Iniiiouis e| ee <|iie 
Fou (iiseiiteia eiirdie l(iii^leiii|is, i-'esl de sa\i)ii' si le ceiilre du laiij;a^e 
ai'licuK' esl l'I niilenieiil liuiili'' à la cireuuMduliuu de llruea nu si. ce 
(|lli |i(iui' iMui c>l plus (|iic [nolialdc. il u cMi|Mcle pas sin les ic^^iolis 
voisiues. iVux. /(inc du hnigtKjc, ]i. IdT.i 

On;inl au (|uadl-ilat('|-(' dans leipiid l'ieirc Maiii' place le si('n|. ,|,' 

raiiai'llliic. c'csl uuc féjiiiui Iclle ni \aslc, (jui ciMilieut des laisccauN 

ol lies iiiivauN ^;iis hdienieut ucnuiircux eu i(''alili'' c est le lici's moyen 
(le riK-niisplièrc (pi'unc localisalinu aussi éleudue ii'élail pas et ne 

piinvail pas èlrc une localisalion. Mu rcslc celle ipicslion esl aclnelle- 
uient rés(due depuis les iravanx de Mnic Dejerinc-Klurnpkc (I!)(I8) (pii a 
UKMiIré (pie le cap cl le pied de la ciicoiivolulion de liioca t'uiil pallie 
in(é};iaiile du ipiadiilalèic. duiil ilsoccupenl la |)arlie supérieure, aiili'- 
rieni'e el exleinc cl (pie [lailaul , les h'sidiis s(Mis-jac(>iil('s au cap el au pied 
int(''rcssenl le (pia(lrila((''re. 

.rajuulerai eucdre (|no, an c(iiiis de ces (leiiii('i-es années, un a |)ul)lié 
pinsionrs cas de lésions étendues de la zone Icnlienlaifo chez des droi- 
liei's el il avant déterminé aucun svm|)l(')mc d aphasie (Maliaim. '2 cas ; 
Jâepmauu, 'j cas; Mills el Spiller. I eas; V. Gelinclilen, I cas ; liedusclii 
(2 casl : (iordon il eas). lui d'auti'es lermes, les cas de li'sion di^ la zone 
lenlieulaii'e sans a|)liasie iapp(utés réeemmeul, sont (l('jà plus noiiilireux 
qne ceux faisant exei^pliou à la loi de liioea. 

Enlin il a été de nouveau (l(''nionlré (|ue rajtliasie de Bioca nV'Iail pas 
due à une h'sion simultanée de la région sensorielle el (I(î la léj^ion 
motrice du lanfiage el (jn'nne lésion de la région de llroea entraînait le 
jilns souvent à sa suite des troubles du langage intérieni' soit permanents, 
soit plus ou moins durables. Quant an terme danaiilirie propos('' pai' 
l'ieric Marie poiii' désigner les troubles du langage articulé dans l'apliasie 
motrice, il n'a pas été géui-ralement admis, car il prèle maliiTe à 
confusion. I.a dvsartliiie, l'anai^llirie sont des lermes (pii sont employ's 
p(mi- (b'signer des troubles de rarliciilali(iii dus ii la pai'ahsie, à I atro- 
phie, au spasme ou à l'alaxie des muscles (pii enlreul en jeu dans le 
mécanisme de la parole, troubles (|ui sont d'une nature al)S(duinent dilVé- 
rente de ceux (pii existent dans l'aphasie motrice. 

C'est là. en elfel, une loi (''lablie par Liouilland en 'IS'ià. eoniirniée et 
vériliée par tous ceux ([ni, neuroiogisles on cliniciens, ont étudié l'apha- 
sie. {\w Vajilifisifjiic iiiolcur nesl pas un (inarllirique. Trousseau insis- 
tait dé'jà sur cette distinction et, [larlant des paral\ti(pu^s qui ne peuvent 
piHmoncer claireuu-ut nue parole: •• ils bredouillent >■, disail-il; el il 
ajoutait : « (les pauvres gens répondent aux ipicstions pai- le mot propic, 
mais la paralysie des organes de la pai(de les enipi''clie d'arlienier nelte- 
uu'nt ». Trousseau ra|iproeiiail ces Iroubles de la par(de de ceux (jne l'on 



7'i f^hMiniDcii-: ni' sYsi /:mi:' aeiivi-.iw. 

iilisciNc (l;in> la paralysie lal)i(i-;;l(isso-lai-yiig(''t' (|ii(' Ihicliciiiic (l(''i ri\ail à 
(■('tic (■'iKiiine. |l('|inis Itoiiillaiid cl Tioiissi'aii, lims les aiitciiis sans ('\cc|i- 
lioii s(''|iai'('iil (riiiic mani('io al)soliit' l'a|)Iiasi(|ii(' iiiol('iiii|iii ne parle pas, 
bien (|ii'a\aiil eoiiseiM' iiilacls tous Ic^s moiiveiiuMils des muscles servant 
à l'articulation des nmls. et le dysarlliriquc, raiiarthiiijne qui |)arlcid 
|)liis lin moins mal. parfois ni(*!ine ne parl(!nl pas du tout, et chez les(|uels 
les trouilles de rni'ticnlalion des mots sont en raison directe de la |iara- 
lysie ou de ratropliie, et|iarTois du spasme ou de l'ataxiedeces mus(des. 

I.a doctrine ( lassi(|ue et ancienne de l'aphasie est donc aujourd'hui 
admise par linMiiense niajoril('' des ohservaleui'S. L'existence dans la cor- 
licalilc' ci'Mvhrale d'une zone dit(! de Rroca et d'une zone dite de Wcrnicke, 
ne soull're pas de discussion. Pour ce qui concerne l'aphasie motrice une 
seule modilicalion a v[i' faite à la docirinf! ancienne et cela à propos de 
rapliasi(î motrice pure. On admettait, il n'y a pas encor(; hien lon<itemps, 
(|uc dans cette l'orme ira|)hasi(!, (|ni a une alluie clini(|U(> si spt'ciale, la 
U'sion (''lait toujours soiis-jacenle à la lésion de liroca, ùk là la di'no- 
minalion d'aphasie motrice sous-corticale pai' laquelle on (h'^sijjriait aussi 
l'aphasie motrice pini'. Ainsi (|u'on le verra au cours de cet article, cette 
loi soull're des exceptions (|ui nu''iilent d'i^'lre prises en consid(Jralion. 

Quant à la localisation de l'aphasie sensorielle, elle apparaît aujonr- 
d'Iiui la même qu'anlrelois mais, pas plus qu'autrefois les limites n'en 
sont encoie absolumeid tranch(!'es, et il en est de même poni' celles de la 
région de Brocai'i. <hi ne jieul guère, en effet, demander en patlndogie 
humaine une limitation di's l(''sions telle (pie la pathologie exp(''rimental(^ 
peut seule la produire. 

Cet hisloricpie (pii tout d abord ne parait pas è'tre à sa |)lace dans 
un ouvrage de s(''miologie, est cependant indis|)ensable pour bien com- 
pr(Midre r('!tal actuel de la question encore si complexe de l'aphasie, et il 
me peiTuet de m'expli(iuei' sur la valeur de ce terme : rnphosic est la perte 
d'une (ni de plusieurs inodalilés du laufjaf/e, arec inkUjrih' des appareils 
de réeeplio)! au d'extériorisation des mots. Un sourd, un a\eugle, un 
paralyli(|ue ne sont ])as des aphasiques. !/aphasiqu(ï est ce malade qui. 
Jouissant de l'int(''grit('' de ses appareils, — phonateur, auditif ou visuel. 
— est incapable (rex|)rimer sa pens(ie et de comniuni(|ner avec ses scrn- 
blabl(!s pai' un ou plusieiu's des proc(!d(!'s ordinaires : parole articulée, 
lecture, écrituic, audition. En outre, l'aphasie suppose la conservation 
de rinl(dligenc('. In dr'nieni ({iii ne parle |)as, jiarce (pi'il n'a pas d'idées 

I. OiiC'l(|ucs ,Hili>ii|-s. en |i,-iÈ-liciiliei- V(in Jlrtiiaknw IdOit , riii]i|irL'iiiirMl r(i|)enMilc rolun- 
(li()iir il.iiis In zone di' ISroc.i. Pour NiessI von MevcmldrU l!lll . ic>t (i|icè(iiIc niiniil l:i iriùini' 
cunsliliiliun analoini(|U(' que le piod de la circdinukilidii do Itroia ol sccail Ir voritabli' 
centre d(i langag;e articulé. Ce sont là dos opinions <luo ,jo ne puis parlager, car, j'ai publié 
des cas d'apliasio motrice avec inlo<tnlé de cet opercule (1907). Maljaim a fait ofialoinont la 
même ciinslatation 1009 ot 1911;. I.'opei-ciile rolandi(|Uo est un centre moteur des iimscles 
de la l;:ii};iie. dos lèvres, etc. .Sa lésion se traduit par des troubles paralytiques — dysar- 
tlirie, anaribrio — tout comme la lésicm dos parties nioyonno ot siipériouro de la frontale 
ascendante so Irailiiit pai' do la paralysie dos iiioinbios. Or, los Iroulilos de la parnlo dans 
l'apbasie niotrio.' n'uni lI^'M à Miir .ivor ioii\ ipii loliAonI do la paiali^ii' dos (ir^iancs di' 
la plumai ion. 



Tit<irtsi.i-s nr LA.xaMJic. •• 7i 

à e\|ii iiiit'i'. iii'sl |),i> iMi M(p|i;isi()ii('. l,°alVaililiss('iiu'iil ilc I inlcllii^ciict' est 
(loue à si'|)iir('f i(im|)lt'lt'iii('iil di- l'a|iliiisii'. Kn (Icniii'n' analyse, lapliasic 
peut SI' drliiiii' : tant troiihlf des finirlioiis d'itii piiiiil qticlciiiiiiiii- ilc la 
zone du Idiif/açic ou des /ihifs (jiii la rcliciil (iii.r cciilrcs (jviii'ritux senso- 
riels ou niolctu's roisitis. 

Il sfiiiMc, (ra|)r('s ces (loiiiuV's, (iiic 1 aphasii' (•(iiisiiK'ri'i' d mic laroii 
^éiiéialc, ne se iralisc que lorsque la racnllé d'cxprimei' (Hi de coiu- 
prendre le iaii^a^e parlé ou éeril, e'est-à-dire le lai|i;a^e ((inrfiilidinirl, 
se trouve ('(tnipi-oniise. Oile tnauière de; concevoir l'aphasie jieut paraître 
iucouipli'le et ue coiiespoud pas à la délinilioii (|ue j'en ai donnée plus 
haut. puisqu'(dle ue tient pas compte des altérations qui peuvent se pro- 
duire dans le laufiajic dit iialurii. c'esl-à-dire la niiuii(|ne et les cris, ('e 
langajie naturel, ipitdipie iinparl'ail ipi'il soit, est ce|ieuilant un des nuxles 
d'ex|U'ession de la |)ens(''e humaine, car il appartient lui aussi à la facili- 
tas .v/(//((;/y/.cde Kaiit. Il est ('videul (|ue sous le nom ^éuc'riqne d'aphasie, 
ou devrait compreudro les altérations de tous les siiiu(;s au nuiyeu des- 
(|uels iu)us échauj^'cous nos idées les uus avec les autres et la mimi(ii»' 
est uu de ces sij^iies. (ju'il s'agisse de miini(iue énK)tiounelle. coiiveu- 
li(Uiuelle ou descriptive. .le ferai remarquer tcudelois (|ue les altérations 
du lanf,fa;ie naturel, les trouhles de la mimiqiu' eu pailiculicr. — 
iiininiii', pavaniimic. — ue se reueoulreut (|ue dans des cas d aphasie de 
nature tiès complexe, par le l'ait même ([u'cdles s'accompagnent d'un 
déticit très mari|ué de l'iultdlif^euce. Dans ra|)luisie motrice ou senso- 
rielle avec altération du lani^a^e intérieur, la mimi(jue — faciale et des 
gestes — est, eu ijéuéral. intacte ou fort j)eu touchée. 11 faut encore songer 
il ce fait que chez ces malades, en dehors de toute altération des facultés 
intellectuelles, des trouhles de la mimique peuvent exister du fait 
même ipi'ils peuvent être parfois atteints d'apraxie. (Voy. Apya.rir.) 
Lorscpi'il s'agit d'aphasies pures, la mimique est parfois encore i)lus 
expressive que dans les aphasies avec altération du langage intérieiu'. 
Le fait est surtout ne! dans l'aphasie motrice pure, ainsi que dans la 
cécité et la surdité verhale pures. 

ï]n résumé, si d'une manière générale, l'aphasie considérée sous ses 
différentes formes peut être délinie une altération de la facullas sir/na- 
Irix de Kant {asynibolie de Finkelhurg). il n'en est pas moins vrai 
qu'ei\ réalité, chez l'homme civilisé, elle se réduit pres(iue toujours à 
une |K'rte plus ou moins complète de la faculté de correspondre avec ses 
semhlahles au moyen du langage conventionnel, la parole et l'écriture. 
C'est à l'étude des altérations de ce langage conventionnel (|ue seiiinl 
consacrés les chapitres suivants et, si les termes d'aphasie motrice et 
sensorielle n'étaient pas consacrés par l'usage, il serait ]dus logiijue 
d'employer à leui- place ceux d'aphasie d'expression et (Vapliosir de 
compiehenxlon. 

Mode d'examen d un aphasique. — l/liisl(ui(pie préci'deiil montre 
comhien. avec le temps, la sémioti(|ue de l'aphasie s'est étendue et com- 
pli(|uée. .ladis l'étude de la paiide articulée résunuiit toute la (pu'stion. 



-,t\ ^i.MKiKiiiiK iir S) sti:mi:- .\i:i!i-i;i X 

Aiijniiid liiii, |iiiiir pniiMiir (•jili'^dtiscr l;i v;irit''l('' (TaiiliMsic (_'u présence 
lit' la(|uell(' (III se li(iii\e. il l'.iiil (■liidier >\sl<'Mii;ili(|neineiit et dans tontes 
leurs niddalités les diverses manières (pie |i(iss('(le riioiiiiiK! d'exprimer 
sa peiis('e. l'oiii' (Mre r(''elleiiieiil nliiisaliles. les oi)sei'\ations de malades 
doivent reiiseij^ner sur un ceilain iiomlire de points (|neje vais ici nieltie 
ni lnmi(''i'e. 

l.'iTi 1»; m: \.\ i'aium.i; doil poiier sur la parole spoiilaïu'e et sur la parole 
provo(|U(''e. Sj)i)iil{ini'tiH')U (pielle esl la richesse du vocalmlaire du 
malade? l'entil prononcer tons les mois du seulement (piehpies-nns? 
Ou l'era piuler ainsi suecessivemenl I examen sur les mots familiers 
iiiom. ài;e. dale, lieu de naissance du sujet, noms et âges de sa l'emme, 
de ses enl'anls. elc.i, sur les mois usuels, les mots spéciaux. Il l'aul faire 
trt's attention, eu iiilerro^eaiil le malade, de ne pas prononcer soi-même 
les iiKds ([Il il doil (■'inellre. l.e mieux sera de lui faire raconter l'histoire 
de s(ui aHeclion. On aura ainsi facilement des renseigiUMnents pivcis sur 
les mois (pi il a ;i sa disposilimi : lui notera si l'articulation de ces mots 
pré'sente un liduhie (pielcoiupie (scansion, liéi,'aiement), si le malade 
remplace, saute on interpose des lettres on des syllabes, si la phrase esl 
ou non iéi;ulii'renient conslruite (style ncf;re. style télégraphique); enfin 
on verra si le malade emploie bien le mot qu'il désire (absence de para- 
pliasiei cl s'il ne forge pas des mots incom|)iéliensibles (jargonaphasie). 

l'our la jxirole répétée, on suivra le même ordre d'examen et on noiera 
toules les mêmes variétés d'altérations (|ue pour la parole sponfaiii''e. 

l.e ilnnil présente assez souvent des diil'éreuces très nettes av(;c la 
parole articnh'e. hapliasiiine peut eoiiserv(!r l'air et les mots d'une 
chanson i'amilière, alors (|u"il lui esl impossible de répéter, sans les 
chauler, les inotsd(! sa chanson. Les aphasiques moteurs chantent parfois 
beaucoup mieux qu'ils ne jiarleut. Mais il y a union intime entre l'air et 
les mots, et le malade est incapable de chanter l'air en émettant d'autres 
mots ([lie ceux de la chanson. D'autres fois, non senlemeiil le malade esl 
incapable de chaiMer \n\f cliaiisou, mais nuMiie d'en fredonner I ail' 
iatuanic). 

1,'exameu de la IrcI lu'i' a lidi/lf vni.r si' fera d'après les mêmes prin- 
cipes (pie pour la pande spoiilaiu''c ou r(''pel(''e. Mais ici, il faudra en 
outre s attacher à reconnaiire m le malade c(niipreiid la valeur des mots 
(pi'il lit. 

Le malade comprend-il ce (|u"iiu lui (lif?A-t-il ou ikhi delà surdilc 
verlidlc''. l.e malade devra ex(''culer au coniman(l(>menl une s(''rie d actes 
simples, (lomier la main, lirer la laii;.;iie. pren(lr(^ nu obj(!l désigné, etc. 
Il esl iuilispeusahle. sdiis peine de commellre parfois de j;rosses erreurs, 
de répéter cl de varier les expi'rieiices. Sonveiil iiii malade es! fra|ipé par 
un mol d nue phrase, el devine du nièiiie coup loul le sens de la phrase, 
dont il n a, à pi(qu-eiiieiil pai Ici', ciimpi is ipi'uii seul mot. On devra donc 
modilier la (piestion. eu emplovaiil le même mol principal, de l'a(,'on à 
exiger une réponse dilféreiile. .Vinsi, apr('s avoir demaiKh' an malade: 
« Lles-vous mai'ié?» mi lui demandeia : « Oii, à (piel âge, avec (pii v(nis 



/■/.•"/ 7;/ /•> /)/ /1.V/..1 './■;. 7- 

('•l('s-\mis iiiiirit'- ? 1' 1*11 iccliciiliiT,! ('■^^mIciiiciiI --il r\i--lc dr l:i .iiinlilr 
musifdic. 

A rôli'' (le ci's Irnulilrv iiiaiiiri'slcs de l:i coiiipn'liriisidii de l;i |i;ii(ili'. il 
pt'ul t'visloi' (les troiihli's lulnils (pic nu-s (''Ii'M's IIkiiiims cl IIimi\ (iiiI ci: 
le inoiilo de bien incllrc en liiriiicrc. An milieu Ai' |phisiciiis >vll.ilics 
|>n)ll011C(''cs dcMiiil lui. le iu;il;idc doil i-cciuiuailre relies (jui ,i|i|i,irlicu- 
ncilt i) IIII (dijcl iiu'dii lui iiiiiiili'c. ({lie l'clli' s\llalie sdil la |j|'eiui(''i'e nu 
la dei'iiii'i'c du ikuu de I (dijel. nu la --vllalic iiilei'iU(''(liaii'e. 

I. "l'Inde de la Icchin' iiieiitalc e\ii;eia la ini'iue ^ri'if d'exeicieev. [,(• 
iiialaiie ne reeoiiiiail-il |dn-> les lellres n-cci/c lll/rnilr . les svllalics 
U/.vi///(;/'(Vi. ne ennipi'cnd-il plus les ninls \cci-ili' vrrlialc). les phrases. 
la nolinii niusicalo {cccilr nuisicdlc)''. I.'exi'cnlinii d'iiii ordre (Ioiiik'" par 
eeiil indiipiera (juc le malade a eonipris la valeni- des iikiIs placés dcvaiil 
lui. r.clle coniiiréluMisinii sV-lciid-clle senlenicnl aux mois familiers 
nsnels. s|)écianx? I,es n-siiKats sonl-ils les iih-iik^s avec i"iinpriiné cl avec 
le mannscril? Ici. comme pour I andilioii. il t'aiidra se rendre c(iiiiple si 
le malade ne comprend ^ii('r(> (pinn mu! de la phrase |)ivseiil(''e, cl si ce 
Il esl pas uràce à ce molil' ipi il devine le sens de celle phrase. I.e iikmuc 
ai'lilice ([ne celui indii(ni'' pr(''C('Mlemiueul pour la coiupi(''lieiisi(iu de la 
parole parlée, peinielira de ri-soiidrc la (|iiesli(iii. 

.\sscz sonvcnl. ilarrivc cpi nn aphasitpie semhie avoir coiiseï \(' iulades 
lonit's ses images visnidies. Il lit couramment, compreiid loiil. e\(''ciile 
Ions les ordres {h)nnés. (lependanl meiiie dans ces cas, il existe le pins 
sonvi'iil des lronl)les latents de la lecture iiiiaxcc mes l'h^ves. Mirallii'. 
Thomas el Roux, je me suis ellorci' de melire eu lniui(''re. l-ji cliaiii;eaul le 
sens d nnc (piestioii. tout en en conservant les lernies priiici|iaux, en 
écrivant le mol en lettres un svllalics sépan'os. horizonlalemenl on verli- 
calcment, on se rend coin|de ipie I aphasiipie (>sl t'rappi'' par reiisemhie, 
raspect généial dn mol. mais (pi'il esl incapable de le recomposer avec 
ses ('léments constilnants. Dans le même ordre de l'ails. tel aphasi(pie 
incapable de c(im|ireii(lre nnc phrase, deviiieia racilement les r('l)us. les 
emblèmes, les écritures conventionnidles. 

Après la lecture des mots et des lellres. on étndiera la Icetnre mentale 
des chillres el des nombres, ainsi ipie la maiii(''re donl s('X(''ciitent des 
o|>éralions sim|ples (rarithinéliiine. 

On reeherchera éj^alemeiit s il existe de Vapliiisii' (ipliiinc. Ireniid a 
(lésiiriié sons ce nom ce phénomi-ne cliiiif|iie oi'i. |iar la vue seule, le 
malade est incapable de diMiommei' un objet : (pi im antre sens vieuiie en 
aide à la vue. (pie le malade jinisse palper, t;(n'itei', tlairer l^dijct. iiniiK''- 
(liateiiieiit il eu prononce le nom . 

Ihi l'ail de riiémipléjiie droite i|ni esl si Iréipieiile chez l'aphaslipie 
moteur. V écri litre ci^l souvent dillicile ;i étudier: le malade fera alors 
lies essais de la main jiaiu lie. Sjjoiitaïu'meiit \e malade cherchera à 
écrire les mots familiers, nsiiids. spi'-cianx: il devra raconter Ihistoire de 
sa maladie, (ie. faisant, sanle-t-il des mois, einploie-l-il des mots les uns 
pour les autres (parapliasie eu ('ciivaul i. intercaie-l-il des lellres. des 



7s siùMKiKxiii-: DU srsri-:Mii nërvicux. 

.sjllalics, t(ir|;i'-l-il (1rs mois iii(niii|M(''lii'nsilil('s (j;irj;(Mi;i|pli;isic cii (''cri- 
vaiiD? Si le iiiahiilc ne |m'iiI l'iiirc |iai' les |)ni{'(''(l(''s (iidinaiics, on 
ossiiioia (le le l'aire ('ciirr à laide de (lilii's ai|)lial)(''li(|iies. 

Uérriliiri' siiiis illfirc de\ra eoiii|iorler la iiiéiiie s(''ii(' de reclierclies. 
L'examen sera comidi'h'' |iar la ciiiiic dn mamisciil el de rim|)r-im('. 
I/cci'itnre des lettres sei'a suivie de récrilni'e des (diilIVes et des noml)res, 
el d'essais de calcnls ([ni compoiteronl la même séiie d'(>xercices. En 
(iiitre il t'andia loiijonrs reelieiclier si les Ironides de {'(''ciiluie sont 
l)ien dns ii ntie alléralion dn lan}^af,'e itdéiienr, si en d antres leinies 
ce sont liien de vi'iilaldes Ironhles dn lan};aji(^ ('eril on s'ils ne iclèvenl 
pas de Vdpvd.ric. 

r.iilin, il est indispensaide de se rendre compte de la inémoiie et de 
l'intcdli^ence de son malade. On Ini fera réciter la liste des cliiflres, des 
mois, des joni's de la semaine, des faldes, des prières. On Ini demandera 
de raconter certains faits (in'ii doit connaître. On rechercliera aussi la 
ci'c'dO psi/cluiiiic. (lonimenl le malade évo(pie-t-il le souvenir visuel des 
pei-sonnes. des lails, des lieux ipii lui sont familiers ? Reeonnait-il les 
(djjels et l(;s p(>rsonnes? S'égaie-t-il dans les iiies? On complétera cet 
examen par l'c'tnde de la iiiiiiiique qui. selon (pi'elle sera plus ou moins 
atleiide. Iraliiia le degré d'ad'aissement intellectuel dn malade. On fera 
lonjdins enlin une étiule attentive des fonctions sensorielles : acuit('' 
auditive et visuelle, cliamp visuel, etc. 



Aphasie motrice ou d'expression. 

Dans l'aphasie moliice, la perte complète de la parcde ou la dimi- 
iMilion considéiaide du nomhre de mots (jue le malade |)eut (''inellre, 
constilue le syrnpiùme |)iédoniinant de la maladie. Suivant l'étal pré- 
senté par les autres modalités du lan;;Mj,T. c'est-à-dire selon (|ue le lan- 
j;ajit' iidérieur est altéré (ui non. on distingue deux variétés d'aphasie mo- 
tiice : laphasie iuoti'ic(> de l'ioca, el l'aphasie motric<> puie on aphémie. 

Aphasie motrice de Broca. Aphasie motrice avec altéra- 
tion du langage intérieur. — l."aphasi(pie moteur type lîi'oca, a 
jierdn la possihilili'' de traduire sa |»ensée par la pai'ole. Suivant les cas, 
le legistre vocal est plus ou moins profondément atteint, mais toujours 
la parole s|ionlanée du malade est altérée. Au degré le plus avancé, le 
malade ne peut ('■mettre (pi'nne sorte de grognement, plus ou moius 
articidi'. l ii sujet aphasi(pie depuis douze ans el (|ue j'ai étudié pendant 
|dusieurs années, n(; poussait (|ue d(!s cris gutturaux : « kri-, krr », un 
autre ne disait que « mon, mon, mou », elc. Parfois le malade jhhiI 
articule)' cci'tains sons, l(nijouis les juèmes. 'raid('it il s'agit de sons sans 
aucun sens : tanl('il le nnilade (''met un mot correctement pi'ononc('', mais 
le rép(''te indéliniment. D'aulrcs fois, les malades n'ont (ju'un seul mol à 
leui' disposition, le mol « (uii » ou « non », et ils les appliijueul judi- 



ilinriii i:s ne i axciaui:. tîi 

cii'Msciiii'iil. lui' ili' iiii'v Mi;il,i(lt's ilr l.i Salpi^^liièi'i', ;i|ili;isi(|ii(' iiiolrico 
tlcpiiis six iiii--. ne |iiiii\.'iil din' i|iii' " ddiii " |i(iiii uni cl » don » |i(Mir 
imii. r.ii (li'lim> (Ir ic^ iiinK, elle ne |ir(ircr,iil i|ii(' ili'> sons <,r|ittiii'au\. 
l'iii' .iiilii'. ;i|ili;i>i(|ii(' il('|iuis (jiialri' ans. ne i('|)(iii(lail à loiilt's les ([iics- 
lioiis (|nt' |iar le iiiiil « diic, dii'i' « a\i'c des iiiliiiialiiiris ;uissi justos 
([lie \arii''t's. une aiilic i(''|i(iiidail di'|iuis liiiit ans à Idiites les (iiicslinns 
|iai' <> iiKiuiiKiii " uni' aiili'i' cnliii. n|diasi(|ii(' d('|iiiis si>|it ans, n''|)(indait 
jiar « zaza ». l'arlois ces snji'ls (■incllcnl des surlcs de |iliias('s conrles : 
« Oh là. lii. mon hicn! » (.liez inii' de mes nialaiies rra|)|)t''i' d'aphasie 
nidliict' il V a onze ans. les seuls mots conservés élaienl « oh! non ». 
l'nc autre aiiliasi(|ue motrice depuis douz(! ans, l'épond à toutes les ques- 
tions (pion lui pose : « Ouécpié coco maman ». Souvent cest un juron 
(jue le malaiie a conservé à sa disposition, lin de mes malades <le Ricètre, 
j;aucliei', a|diasi(pie moleur avec liémiplé;i;ic gauche depuis onze ans. ne 
pouvait prononcer ipie « ladi » cl ce s. n. d. D. ». A des degrés moindres, 
le nuilade ne peut prononcei' que les noms |)ropres. les verhes : la 
phrase se réduit alors à ses mots essentiels. Les verhes sont à linlinitir 
(style nègre) ou même sont omis (style tt'légraphiquel. Enlin dans les 
cas li'ès légei's. le malade semhie parler comme nu individu sain, mais 
an milieu dune phrase il sarrète sur mi mot (|ui ne peut venir, fait 
cIVort et après avoir cherché finit ])ai' arriver à trouver ce mol et ;'i 
1 émelire avec peine. Lall'ection peut rester [(endaiit toute son évolution 
à un de ces degrés (jnelcotupies; ou hien elle passe successivement par 
ces diverses phases, soit en saggravant. soit en s'améliorant suivant (|ne 
la lésion elle-même s'accentue, s'atténue ou qu'il s'étahlit des snj)- 
pléances. 

L'intonation vaiic avec la richesse du vocalinlaire. Suivant que le 
malade aura |dus de mots à sa dis|)osilion. leur intonation sera plus |)ai'- 
t'aite et exprimera mieux les nuances de la pensée. Mais, chezlapiiasiipie 
moteur, type lîroca. l'intonation est |iarl'ois alli'rée. et le malaile pcul 
avoir perdu les modulations les jdus délicates de la voix. 

Le chant est, assez souvent, heaucoup mieux conservé (|ue la pande 
parlée. Kn chantant, le malade, non seulement conserve l'air de la chan- 
son, mais encore souvent il articule très nettement îles mots qu'il ne 
peut émettre en parlant.. l'ai ohservé longtemps à Dicétre un malade dont 
la paiule s|)ontanée se réduisait à quelques mots, et qui le soii' doun.iit 
des concerts à ses camarades d'hospice et chantait, sans diilicnllé. les 
romances de Mi(/uoii et de Si j't-l(ii.s roi. 

.Mais, chez ces malades, vcnl-nn Inir taire ii'citer comnu' une pièce de 
vers, la romance qu'ils \iennenl de ciianlcf. la chose devient déjà plus 
diriicile et chez certains d'entre eux. elle est impossihie. 

Hans la lecture à hante voix, dans la parole répi'ti-e. les troid)les sont 
le^ mêmes cpie dans la parole spontanée et existent au prorata des alté- 
rations de celle-ci. La lecture mentale est toujours altérée (ïioussean. 
(iairdner, Dejerine et Mirallié. Thomas et Koux). Au déhid de l'aU'ectioii, 
surtout — et la chose est loin d'être rare — lorsque l'aphasie de lîroca a 



Su sf:Mi(ii.(i(;ii-: orr srsn.ME \tiiii:i'x. 

MiciU'ili' ;'i une ;i|iliasii' liihilc. au ili'liiil de l'alli'clioii, dis-jc, le malailc csl 

le plus soiiM'iil iiuapaljlr de lire: mais il ne l'avoue ^'iière (|iie I'okh' un 

plus lard el loi's(|u"il esl ffuéri. Il iaiil doue reelieicliei' avec soin ce 

IlouMc et hiul uielli'e en (iii\ re |innr arrivni- à le d(''eelei-. I.i' malade pit-- 

leud lire comme ;i r(''lal noi mal. mais lorsqn on I ('Indie de pins pi'ès (ui 

\iiil (pi'il n'en es| pa^ ainsi, l'ai fois il devine un mol d'une phrase el le 

niouli'e li'ioniplialemenl . Le pins souveid il reconnail son uom, pai-l'ois 

s(m piénom, pins raiomeul le nom de sa l'emine et de ses enl'auls. .\près 

les mois l'amilieis, Vdicxic frappe les mois usuels (pie le malade peiil 

iffiuirer coinpièlemeiil on reeounailre eu plus ou moins j^iand uomlu'c . 

suivaul les cas: un mol reconnu peiil l'aire deviner le sens de la plu ase ; 

d'ordinaire, le malade lil. mais sans compreiiilre. el chez lui, comme 

s'il vovail ce mol pour la première l'ois, la \iie {\\\ imd n'(''\eille plus 

rid(''e corresptmdaiile. Kans les cas moins acceiiliiés, le malade comprend 

la leclnre, mais oiihlie pins on moins ra|)idenu'nl ce (ju'il vieiil de lire. 

Kniin el c'est là nn l'ail sur leipnd je ne saurais Iro]) insister car je l'ai 

obsLM'vé bien souvent aussi, l 'esl l'association tpii se fait mal. Le sujet 

reconnaît el comprend le sens de Ions les mots isolés, iln'a donc pas de 

f«Ci/^^ cécilé veihale à propremeiil parler, mais, le sens d'une phrase écrite, à 

• ^^^^. moins iju elle ne soil très courte — el encore le fait n'est pas constant 

' , i. — lui échappe complèlenienl. ('.'est l'association qui chez lui se fait mal 

'^'t'^^.. -on nt! se fail pas du tout. Il semble qu'il oublie le sens du mol qu'il 

^^fj[f' h"' vient de coniprendic ii mesure cpi'il cherche à déchilTriM' le mot suivant. 

C ,,V-- (lertains de ces malades enlin lisent en épelaiit les mots, lettre après 

lettre, mais sont éi;aleinenl incapables de retenir le sens d'une phrase. 

D'autres enlin ne com[)rennent que le dernier mol de la phrase écrite. 

Ces troubles de la lecture, pins ou moins prononcés au ilébnl de la 
maladie, jjenvent rester intenses indéliniment. Le plus souvenl ils 
s'atténuent et plus rapidement eu liénéral que les trouWes de la pande 
articulée, si bien (pie 1 alexi(> peut disparaître |ti'es(pie coinplèlemenl 
alors (pii' l'aphasie inollice persisie eiiciu'e. 

\ une p('iiode a\aiic(''e de l'an'eclion, ipiand r;i|)hasi(|ne s esl beaucoup 
amélioi'é, la leclnre semble parfaile, seuls persislenl des troubles latents 
sur les(piels j ai, avec mes ('lèves, alliri' lalliMition. L(> malade devine le 
sens (Inné pallie des phrases. pliil(j| ipi'il ne p('nèlre la composition de 
Ions les mois: il reconnail le dessin dn mol, mais ne le com|iren(l pins 
si ou r(''crit en lettres ou en syllabes S(''paiées verlicalemenl ou horizon- 
lalemenl (Thomas el HoiiM. Notons enlin (pie chez ces malades el à moins 
de complicaliou, il ii Vxislc jamais d'iK'mianopsie ni de r(''li(''cisseiiieul 
du champ visind. 

Pour la conversalioii coiiraiile. apr('s les premiers jours de débiil de 
la maladie, le malade comprend loiil ce ipi dn lui dil, el la compréhen- 
siou de la pande |iail(''e esl lonjonrs remanpiablemenl mieux conservi'e 
ipie la leclnre el la pande. (]ependaiil le l'oncliouuemenl des iiiui^'es 
auditives n Csl p.is .ibsoliiinenl paifail. Si on parle nn peu rapidement à ' 
ces malades, il arrive asM'/ sonveni (pi ils ni' saisissent pas compl(''le- 



ni l'I lin |iiriiiicr i(iil|i le sens ('<iiii|ili'l cl i'\,irl de l;i |ilii,i^i' |ii iiliiincc''C. 

Il l'M c^l ili' nir |iMs(|H on pniniMH r uni' |ilii;isr nn jiru |iMi;;nr. iliiini;i> 

ri lliin\ iMil rii rll'i'l |iinn\c |i;ir ri'\|ii''iirnrr snixanir ijnr Ir rnncliiill- 
ilcMit'Ml lies ini.i^i'^ ,inilili\r'- r-l alli'ii' il,in-~ r.ijiji.i-ir ninliiir ilr 
Urni'a. 

MniiliJiiil ;iii niMl.iiir un nlijrl. un i)J-nii(HiC(' (levant lui |iliisiciu s s\ I- 
lalics painii l('S(|ncllcs sr liinivc snil la |)reiiii('M-o syllalu' ilii iiiiin de 
rnliicl, siiil la (Ici'iiirrc, snil la syllaiic inli'rnii''(liair(', (|Uf le malade doil 
leediiiiailre. Cluv. les a|)liasi(|nes innlenis, ly|ie lîioca. la |iieini('re syllalie 
est assez smiveiil l'ecnnmie, niais la (leiiiière syllalie mi la sylluhe iiiler- 
médiaiie ne le soiil jamais. Tmileldis il ne saurai! èlre (|nosli(»n eliez ces 
malades de suiditi' seihale xi'iilalde. Il s"aj;il plnlôl d'une surdilé de 
|dirases iTlinmas el llnuM el le soiil là des Irmihles (|ui du l'esle s'alli'- 
nuenl assez ia|iidemenl. 

I.iiis(|u"avaul d"(Mi'e un aidia^ique de lliiica le sujel a élé |dusun moins 
un a|)liasi(|ue total, la surdilé veihale [leut, au début, être très marquée. 

L'rrrilun- spontanée el sous dictée s(tnt nulles on très altérées. La 
copie est par contre conservée, et le sujet transcrit l'imprimé en mamis- 
crit. (Vov. pins loin : Troubles de l'hi-ilure chez- les aphasiques.) 

V.w résnmi', el ("est là un point de première importance tant an point 
de vue cliuiijiie ipian point de vue tlié(iri(pie, si dans Tapliasic; motrice, 
Ivpe llroca, les troubles s((nl manifestement beaucoup plus accentués du 
(•(■(té (le la parole |)arlée el du langage écrit, loutex les modalités du lau- 
(jaqe soûl alleiules. Les variétés, suivant i'iiilensil('' de celte alt(''ralion, 
sont tri's nomlirenses; mais loujonrs nu rehouve celt(! loi : alti'ration de 
Ions les modes du lan^a^c avec pi(''d(imiiiance du ci')l('' de la |iande arli- 
cnlee. 

L'apliasie motrice type lîroca déliute le plus souvent brusquement à la 
suite dime atla(|ue d'apoplexie, d'autres l'ois, elle s'inslallc proj^ressive- 
menl. Souvent aussi, car c'est là ime évenlnalité (pii n'est pas rare, 
(die succède à nne aphasie totale (|ni s'esl lentement el gradnellemeni 
améliorée. La surdité verbale s"all(''nue el Unit par disparaître compl(''le- 
inent, la cécité verbale dimimie el peu à |ieu le snj(>l pn'senle les signes 
(le ra]tliasie motrice type liroca. 

Dans l'apliasie de liroca. après une péiiode d'étal lr('s vai'iable comme 
durée, ramélioration pent se produire. La cécité verbale s'atlénue, la 
parole s|)onlaii(''e revient aussi, mais plus lentement; si bien que chez 
les individus très améliorés, les troubles de la parole sont encore assez 
accentnés, alors que le malade comprend compl('lem(Mit ou à peu |)i'(''s, 
tonl ce (juil lil: mais cette lieureuse terminaison, assez i-are d'ailleurs, 
ne se produit Miuvenl ipiapr/'S de longues années )iendanl lesquelles U'. 
malade reste jilns ou moins alexi(|iie. Il l'aiil donc, dans l'élude de ces 
malades el pour porter nn jugement déthiitif, se baser non seulemenl 
sur un élal actuel pris parfois plnsi(Mirs années après le début de la 
maladie, alors (pie i'alfection esl en pleine voie d'amélioration, mais 
encore tenir compte autant (pie possible des étapes qui ont suivi le début. 
liiMKiioK. — Si'iiiiologie. ti 



sj si.Midi.Oliii: hi >vsii Mi: m:iui:i\ 

(tii ciiiuiiil, ir;iill('iii> s;iiis iiciiic. (|ii(' ilic/ hiiis les sujets IV'viiliirKiii do 

1"; 'lidr.ilidn ne Miil |i;is ;ilis()liiiii('iil pai'jilli'lc cl su|i('i-jKisal)l('. Du ri'sie, 

iriiiic iiianirir L;(''ii(''ralc cl ;'i iiileusih'' de Ic'sion (''î^alc, l(>s clianccs (Taiiié- 
lidialidii l'I |iailaiil de i;iUM-isoii soril d"aiilaiil |iliis ;:raiidrs (|ii(' l'iiidividii 
rs| |]|iis ji'iiiic. Knliii et sniloiil il y a lien de Iniir cipiiiidc de la faci- 
lili' i\f cniiiinMisatiiin. de sii|)[il('ancc par riirinis(dii'iv sain. (;"esl une 
(|iicsliiiii sur la(|U{dle je icviciidiai à (ii(i|)Os de I aphasie chez les gau- 
eiicrs. .rajouterai cnliii i\w l'aphasie iiioliice lype liioca pi'id se trans- 
former cil aphasie motrice pure. 

Aphasie motrice pure. Aphémie. — (Ihservée anatoTrii(pienieiil 
pai' (Iharcol, l'ilies cl nioi-uK'nic, j ai conlrihué ave<- l.iclilheiin à la dilIV'- 
rcucier cliniqueinenl de la forine pri'céilenlc. 

Les trouhles de la jiarolc sponlanée sont idcntifpiement les mêmes t|ue 
dausTaphasie motrice corticale: le plus souvent inèmeils sont très accen- 
tués, tout le vocahulaire fait défaut et le malade n a ipie quehiues syllabes 
à sa disposition. Mèmi's {roubles de la lecture à liaule \(MX et de la parole 
l'épétée. Dans le chani, l'articulation des mots est aussi impossible que 
dans la par(de parh'e. cl l'ail' musical ne \ieulen lieu eu aide à l'articu- 
lation du mot. ipii es! l(mjours aussi défectueuse. 

Mais s'il ne peut émettre les mots, le malade a conservé leurs images 
motrices d articulation. Il fait autant d'elforts d'expiration que le mot 
coiitieiil de syllabes (Dejerine). il serre la main autant de fois qu'il y a de 
syllabes on de lettres dans le mol (Lichtheim). Ou bien eiu'ori^ il indique, 
an moyc II de ses doigts et très rapidement, le noiulue de svilajies (pie 
coiilient le mot qu'il ne peut proiKuicer ('). Ce sont lii des pliéiiiunènes 

I. J ai ii!js('ivé |ioiulai)t des aiiiiL-es dans jiioii sorvicr. à la Sal|iiHiitTL', un ras des plus 
démoiisti-atirs à cet éftard (olis. VI de la lliése do F. Behkheim;. Il concerne une femme de 
vingl-neuf ans, droilière. alteinle d'aphasie motrice pure avec hémiplégie droite. C'était 
une l'cmnio jeune, intelligente et cullivéc, polyglolte, sachant le français, l'allemand, l'ilalieii 
et l'espagnol. L'aphasie motrice était totale, ahsolue. La malade n'avait conservé que le 
mol ■' oh 1 non » (pi'elle n'employait du reste (|ne dans son véritahle sens, c'est-à-dire lors- 
(|u'elle voulait dire non. Elle ne pouvait en ell'el le pri>ni>ncer dans d'antres conditions. 
L'aphasie était éfralemenl totale pour la répétition des mots, l'our le chant, elle ne pouvait 
prononcer un seul mot, mais fredonnait tons les airs. La lecture mcntah' était intacte chez 
elle et se faisait aussi vite (|ue chez une personne bien portante. Elle écrivait de la main 
gauche spontanément et sons dictée d'une manière facile et correcte et copiait en trans- 
crivant l'imprimé en niamiscrit [lig. S . Elle composail très vite les mots avec des 
cuhes alphahétiipu's, spontanément et sous dictée. La mimique de la face et des gesles 
étail remarquablement expressive. Cette femme indiquait avec les doigts, aussi vite (|u'un 
sujet normal et cultivé, le nombre de syllabes que contenaient les mots servant à désigner 
les objets qu'on lui montrait. Chez cette malade, la compréhension de la parole parlée dans 
chacune des langues étrangères qu'elle possédait, l'e.xécution des ordres les ])lus compli- 
(|ués élaient parfaites. L'intelligence étail intacte. Le début de l'affection avait eu lieu à 
l'âge de vingt-neuf ans. et pendant près d'un an les symptômes furent d'abord ceu.v de 
l'aphasie totale. L'aphasie motrice pure persista, avec ses mêmes caractères, jus(|u';'i la mort 
de la malade qui eut lieu à l'âge de Irente-neuf ans, c'est-à-dire pendant neuf ans. \ l'examen 
ilu cerveau dont l;i description nian'oscopiqne a élé publiée par' liiiissni [L'npluisif ilnns 
SCS rapports aver In (iéiiinice ri les résniues. Thèse in.ing. l'.iris. 19KI), on trouva dans 
l'hémisphère gauche une lésion corlicale occupant la région de liroca, l'insula et ro|i(ivuli' 
sylvien, c'est-à-dire toute la rirconvolulion d'enci'inle de la scissure de Sylvius, à re\rc|iiiou 
de la première temporale, (j'ite lésion sectionnail on avant et au-dessus des ganglions 



ritouiii.i-.s 1,1! i.A.\(,M,i;. 8S 

(|ni l'iiiil (li''r,'iiil dans l'apliasii' niiilrici' i-oi'I'k ali'. I.a iiiiiiiii{iir du iiialailc 
i'nI iiilaclc. Ii(''s (•\|M('>--i\r. cl I iiildiia liiiii i riiiaii| iialdi'iiiciil liii'ii ciin- 
M'IV ('■('. 

1. iiih'l^iili'' de la iiidinn du iii(d. cl jiar Miilc du laiiijdiic iiili'riciir, 
(•\|)li(|iu' ici la c(iii>ci\aliiiii paiTailc de IV'ciiliiii' s|Minlani''c cl sons 
dicici', aussi liicii avci- les ciilic> alplialudiqucs (|iic la |diiiiic à la niaiii. 
La Iccliirc mciilaic c>l |iaiTailc. iicifiiiah'. smis aucun Innililc iiii''nic 
lalt'iil. I. i''\(icaliini s|i(pnlaiicc des images aiidiiivcs se l'ail ciiininc clie/ 
riiidi\iilu sain. 

Km sdninic. dans celle varii'li' d aphasie niidiici'. le seul |di(''n(Pinènc 
niiirliiilc CDiiMsle dans rini|i(issi|pilili'' de I ailicnlali(]n des sons dans Ions 
Iciii's iniidcs. Mais lonles lesanlrcs niodaliir's dn laiijia^e scnd inlaclcs,(!l 
le laii;^aj;c iiilérieiir scxecidc ((nninc cliez l'individu sain. 

I.ajiliasic nioliicc pure pcnl s'hIiscinci- dans <lcn\ cnndilions. Ou liicn 
clic salliiMUC d"cuil)lc(\ un liicn elle sur\ ieni c(niMne sladc d'aniclioralion 
an cours (i"uuc'ajiliasic (|ui, daliiiid hdalc, s'est Uansfonuée eu aphasie de 
llnica puis se Icruiiue par une aphasie inoliicc pure, le laiifia^c inlcricnr 
reveuani (■(luiplcteincnl à ["('Mal n(ninal liicn ipie l'aphasie undiicc 
suhsisle. Olle deruièi'c (''vcnlualili'' ne me jiarail pas 1res rare cl, d'après 
les l'ails (pic j'ai rt'ceiuiueut oltseivés. ou peni allirnier (pic l'apiiasie 
iiitiliicc pure esl Joiu d'èlre toujours primitive. 

I.a localisation de la k'-siou dont rel(''vc l'aidiasie motrice |)uie, l'aplié- 
inic, c est-à-dire ra|)liasie motrice avec iiitt'-grilé du langage intérieur, 
iiapparail |)lus aussi eerlaine ([u'il y a (|uel(|ues années, l'endanl long- 
temps ou admit (jue dans l'aphasie uioli-iee pure celte lésion était toujours 
sous-corlicale à la région de llroca. ((ii'il s'agissait d'un isolement, d'une 
séparation de cette région de llroca ou des liln-es qui en partent, d'avec 
les ceiitivs moteurs de la régicm operculaire. c'est -à-dii'e des centics 
préposés aux muselés de la langue, des lèvres, du pharynx, du larvnx, 
(|ui entrent en jeu dans le mt''canisme du langage articulé, i.a division de 
I aphasie motrice en aphasii- de Hroca ou aphasie motrice corticale avec 
alléralion du langage inl(''ricnr cl en aphasie motrice pure on s(mis- 

«•(•nliaiix le si'f;iiiciit aiiU'riciir di' la ciiuroniic rayuniianti- cl son scgiiiiMil moyen ilaii.s 
l'rleiiiliii' anli^ro-postérieurc de l'iiisiila. L'oxaiiien en coupes sériées praliqné par mon 
inlei-iie l'élisslee. peiiuit de conslaler (|ne la lésion n'speolaif le corps strié et la capsule 
interne. Dans l'IiiMnispliére droit il existait une lésion du pli courbe et de l'écorie du 
fond de la scissure de Sylvins. En d'autres termes ici. bien qu'il y eut chez cette malade 
des lésions d'a|iliasie totale et ((uelle en eût présenté les symptômes au début de son 
alleeliou, le tableau clinique l'ut pendant ueul' ans celui de lapliasie motrice pure, c'est-à-dire 
avec iiUé^'rité du langage intérieur. iVoy. A. I'ki.(ssu:ii. Lnphasie motrice pure. Tliése 
inaug. Paris, 1U12.J Dans la tliése de mou élève I'. ISeumumm— I.'upliasie motrice, Paris, 1901 
— se trouve l'observation clini(iue et l'autopsie d'un cas semblable (obs. I). Ici aussi 
l'aphasie motrice pure avait été précédée d'iuie période d'aphasie totale, puis d'aphasie de 
Hroca. Dans ce deuxième cas, les lésions siégeaient dans la région de Broca et sectionnaient 
le segment moyen du pied de la couronne rayonnante dans l'étendue antéro-postérieure de 
lopercide sylvien. La lésion respectait les ganglions centrau.v et la capsule interne. L'hémis- 
phère droit était intact. 

Chez ces deux malades l'aphasie motrice existait à un degré l'xtréme — l'Ih's él;iienl 
presi(ue limettes — et resta telle pendant plusieurs années et ,jus(pi'i leur UKUt. Li'iir intel- 
ligence était ijarfaite. 



«4 si-:Mini.(ii,ii: ht svsu:me y Envieux. 

roilicali' avec iiih'^iilr de ce iii(''iii(' laii^zaj^c lui l()ilgl(!inj)S cliissiciiu;. 

AujiMud'Iiiii irllc ili\ isiipii hast'c sur I aiialdinic iialliologiqnc ne |i(;iit 
jiliis èlix' iiiaiiilcniic. car si dans l'a|iliasic nioli'icc. pure la lésion (!st 
souvent sous-coilic aie. clic ne l'csl |ias lonjoni's. ("est en se basant sur 
la elini(|ue seuleiniMil (|iic I Un doit donc désormais maintenir les deux 
variétés d'a|iliasic miiliicc. lime Tajdiasie de liroca et l'autre l'aphasie 
moliice pure ci c(da sans \onliiir Irancdier danse liaipK^ cas la (|uestion de 
la localisation de la h'sion. O (|ui dill'i'rencie el dilléreneieia toujours 
l'une di' l'anlre ces deii\ \arii''li''s d'aphasie c'est l'état du langage inté- 
l'iem-. (>!■. cl le l'ail csl di''iniMilr(''. si nue lésion de la région de lîroca lèse 
d iniliiiaire le langage inlériciir, (dic ne le lèse pas loujoni's ainsi (pie le 
iiinnlre le cas de l,adame-\iiii Mnnakow. 

Il'im aulre côli'' il laiil encore (''Ire piéxenu de ce fait, (-"est (pie chez un 
sujet atteint d'aphasie de llroca c'csi-à-dire d'aphasie motrice avec alté- 
ration du langage inlc''ricnr. le langage inlérieur peut dans certains cas 
levenir com|)lèlcnicnl a IClal normal bien (|ue le malade reste toujours 
aphasitpu". Celle opinion i|iic i'(''mels est basée sur l'observation clinirpie 
de <pialre sujets alleinis d'aphasie moliicc (pie j'ai étudiés et suivis [len- 
danl plusieuis années el doni deux onl ('■!('■ autopsiés. 

i.a syniptomalologie |ir(''sciil(''c par ces malades l'ut la suivante : lont 
d'abord aphasie lotale d'une (liii(''c variable d'un an à quelques mois, 
puis aphasie de lii'oca el enlin aphasie niotri(îe pure typique, schématiciue 
dirais-je volontiers, avec inh''grilé eonipl(''te du langage intérieur et de 
rintelligence. Oi', dans deux de ces cas, l'autopsie ayant été pratiquée on 
pnl constater (|ue la lésion n'était pas limitée à la sons-cortiealité et que 
la r('';^ion de Broca (dait altérée, mais il esl vrai sui' une pclile éleinha; 
dans l'un d'enlie eux. 

Aphasie chez les polyglottes. — (i'csi un lait d'observation déjà an- 
cienne (pie chez un sujet aphasiipic m(deur eoimaissant plusieurs 
langues, c'est la langue. apprise la pi-emière que le malade commence par 
pouvoir |)arler lorsque son élat s'améliore. C'est là une loi pour toutes 
les images du langage, comme du reste pour toutes les images de 
mémoire en général. Ainsi (pie l'a dit liibol : « Le nouveau meurt avant 
l'ancien ». Pitriis (1S!)5) a l'ait ressortir les caracl('res spéciaux de l'aphasie 
chez les polyglottes. I/aphasie jient l'iapper tout ou partie des langues 
parlées par le malade; c'est alors la langue doiil le malade se sert le |ilus 
ordinairement ipii esl lesjiectée, ipie ce soit on non la langue maternelle. 
Au degré maximum, il v a l'an (h'diiil piMle lotale de la l'acuité de ctnn- 
prendr(; (^t d(! parler loulcs les langues: 'ï' retour graduel de la faculté 
de comprendre la langue la plus ramilière: T)" retour de la faculté de par- 
ler cette langue: i" retour de la l'acuité de comprendre l'autre ou les 
autres langues (pie connaissait le sujet; 5" retour de la faculté de parler 
ces langues. I/(''V(dution |)eut ne pas parconrii' tontes ces étapes, et s ar- 
rêter à un degré ipi(dcon(pie. .Mais il i-ess(Ml de lonles les nbsei'valions 
publiées, ipie la langue la plus familii'rc au malade esl celle ipii esl la 
moins atteinte et qui réapparail la première. 



riiofni i:>! nr i.axcm:!:. sj 

Aphasie d'intonatiou. — Urissaiid ilS!l."ii a (li>liii;;ii(' lc> a|ili;isl(|ii('s 
iiMilciirs avant coiisorvi- riiilniialidii de iciin ipii l'iiiit iicnlnr. (■•I.ilili>~-~,iiil 
ainsi nnc nonvcili' vai^it'li'. i'a|iha>ii' d iiiloiialinii. I.Vxisli'iicc île rcllr 
vaiii'li' ne nii' parait |ias (lénKinliéc. Certains a|iliasi(|ni's de llnica 
navant ((insfi'Vt'' à lonr disposition (pi"ini imd on (|n"nnf intcrjcclion.onl 
|iaifois nnc intonation tcllcniont variée (|n"ils aiiivenl, aidi's |iai- nnr 
niinii(|ne très ex|)ressive. à se l'aire eoniprendre. (m-sI (|Mi' clic/ eux liii- 
lellii;cnee est i(Mnarc|naidenient inla<'te. Il en est de niènie dans lapliasie 
niotriee jinre (apliémiei on l"intellij;(Mi<-e e-l tonjours res|ie(li'e. Dans 
l'aphasie de iiroca, loisipie la céréin-alion est lente. lors(|n'il y a du défi- 
cit inttdlectnel. riiil(niation s'atVaildil on disjtarait. Klle disparait égale- 
nienl et la chose est aisée ;i coniprcndri'. I(n-.i|iie le malade ne joiiil pas 
(le rinléiirité motrice (h' son appareil pluinalciii'. Le p>eiidii-liidlpaire 
a pi'cdn liHile inl(inali(in. 



Aphasie sensorielle ou de compréhension. 

Hans l'aphasie motrice. Ic^ tnuddes o|i-,crves |ii iMlimiinenl dans le, 
dcnnaine dn langage parh'. la lc-i(ui frappe le centre des images 
motrices d'arlicnlalion. Ici. an ((Hilrairc, ce <enl les centres de réception 
tpii sonl li'sés et partant la cinnpii''liensi(Ui de la parole et de ri'ci'itnrc 
est altéiée. 

V a-t-il nne on des a|)hasies srnsoriello? A l'aphasie sensorielle de 
Wernicke. Kiissmanl snhstitna deux Inrmcs clini(|nes : la cécité verbale 
et la snrdité verbale, admi>e^ aussi par (diarcdl. Wernicke ne cessa de 
s'opposer à cette division. I.e-- l'Indcs cjiniipies cl anat(nno-palhologi(]nes 
ont démontré l'exactitnde de la conception de Wernicke. Il n'existe 
ipi'nne seule ajtliasie sensoiielle. comprenant à la fois des Ironblesde la 
compréhension de la parole iiailée et des troubles de la lecture. Ces lioubles 
peuvent être dès le début aussi prononcés l'un (]ne l'antre et persisti-r 
tels, la cécité verbale en parlicnliei, pendant toute la vie dn malade. Mais. 
(|ue la lésion frappe plus particnlièremenl les images auditives ou les 
images visuelles, l'altération des inniges les pins atteintes prendia le 
|iremiei' jjlan de la scène ciiniipie. toutefois dans ce cas. le dt'laul de 
fonctionnement des secondes n'en sera pas moins très net. an début du 
moins: jjlns lard, elles senddenml récupérer ])lns on moins intégrale- 
ment leurs fonctions, sans (|ue toutefois cette restauration soit rarement 
complète. C'est alors que l'on ania all'aire à la cécité verbale ou à la 
snrdité verbale de Wernicke: mais il ne s'agit alors (|ue déformes secon- 
daires, de reliquats d'une aphasie senfinielle primitive : c'est cette der- 
nièi-e (|ue je piendrai ((unine type dans ma description. 

I.'apinisie scnsori(dle peut débuter de i)Insienrs manières : à la suite 
d'une atlaciue d"a|)oplexie brnsipie ou bien sans peite de connaissance, 
le malade se met tout à coup ;i hredoniller et perd la faculté de com- 
prendre les mots lus on entendus, hantiefois. la maladie s'installe len- 



f^r, si;Mi()i.nt:it-: nr sysTi:Mi: .\i:iir/:r\. 

Iciiiciil, |ii()^r('ssiv('iii(Mil, cl If sMJcl en ;i ((iiiscu'iicc. lùiliii, rllc |i('iil se 
conslilucc en pliisiiMiis It'iiijis, |)ai' iill;i(|ii('s successives, (jiiui (\u il en 
soi! (lu iiKide de déliiit. r;i|tliasie sensorielle iiiie luis élalilie se cai'aclé- 
rise de la l'a(,'(»n siiivaiile : 

I,a siifdilr verbale esl le s\iii|iirp|iie(|ui IVa|i|ie lniil d abdid. I,e malade, 
dont lacnilé auditive esl uoirnaie, esl incapable de coinpicndi'e les mots 
pi'ononcés devant lui. Il ressemble à un individu tiansp(Ml(' dans un pays 
clranger. dont il neconi|U('nd pas la lanj^ue. Les mots IVappent son oroilU^ 
comine sons dill'érenciés, nuancés, nniis non cornine représentant des 
idées. Le malade a donc l'aspecl d'nn sonril lielle; la prolixité de son 
langage, rincobeiencc des mois (|u il ('met, le font aussi cousidéiei' comine 
alleini de courusion on (rali(';nalion mentale. Le degié de la surdilé ver- 
bale esl dailleurs lr('s variable, suivaid les cas. Hègb; g('néi-ale, lemalade 
l'cconnail son nom et se délourne d('s qu'on l'appelle; plus rarement il 
i-econuail son piénom, exeeptionnellemeni d'autres mots familiers (nom 
dt!sa femme et de ses enfauls). Les mots usuels jienvent èlie tous perdus, 
parfois certains sont conservés: enliu, la sni'dilé verbale peut èlre très 
légère, ne |)oi'ler (pie sur (|uel(|nes mots spéciaux ou mémo être 
absolumeiil lalenle : cesl alors fju'il faul la dépister, la reclierclier avec, 
soin sous peine de la laisser passer iiiapereue. Le malade comprend un 
mot de la plirase et, grâce à lui, en devine le reste; sa réponse est précise 
et juste: mais changez \"u\(h^ de la phrase en conservant le mot prin- 
cipal, la réponse du malade ne varie pas. Le plus souvent du reste, et, de 
par le fait des Iroubles du langage parlé ((iii existent dans l'aphasie sen- 
sorielle, ce n'est pas jiar la réponse verbale du malade (jue l'on peut se 
rendre compte du degré plus ou moins accusé de surdil('' verbale (jn'il 
présente, mais bien eu lui disant à haute voix dexéeuler tel ou tel acte : 
prendre une chaise el s'asseoir, se lever, marcher, prendre un objet 
queleoiKpie. elc. elc. — Chez les polyglottes, la surdité verbale p(;ul 
porter uiii(jiiemeul sur une langue. En général, c'est la langiK^ la plus 
faniili(''re au malade, celle dont il se sert le plus -qu'elle soit la langue 
naturelle ou d'acquisition plus récente — (jui disparaît la dernière, c'est 
celle aussi ipii réapparaît la première quand l'étal du malade s'améliore. 
Non seulement la surdilé verbale porte sur les mots, mais elle peut 
porter aussi sur les chilfres. Elle peut encore atteindre la notation musi- 
cale. Le malade ne reconnaît plus les airs jadis familiers el ne les dis- 
tingue plus l(ïs uns des autres — aiiinslc. 

La eéeilé verbale esl à la vision ce (pie la surdih' verliale esl ii l'andi- 
tion. I.e malade esl dans l'impossibilité de lire ; les mots écrits n ont p(Mir 
lui aucun sens. « il n'y voit (|ne du noir sur du blanc» — il est atteini 
iVdlc.iie. r.epenilaiil la foiicli(m visuelle est souvenl parfaite, l'héini- 
anopsie droile liieu (|iie rr(''(pient(; n'est en effet jias constante. Le malade 
reconnail le (■onlour. h; détail des lellres: il sera ca|iable de distinguer 
les nuances les jiliis délicates et les |)iiis indescriptibles de deux écri- 
tures, mais il ne comprend jias leur sens. Il voit le dessin, mais non l'idée 
qui s'y rattache; il ne peut passer du mol écrit à l'idée qu'il représente. 



t nul m i.s lu I I \',,i'./;, s; 

l'iiiir ^illl('ll^il(• (lu --v iii|i|i'iiiii', (III rctidiiM' ici Idiilc-- Ic^ iiii''iii('~. \iiiii''lt''s 
(liii" |i(Uir la siiiditi' M'fliiilc. Ii(''f;li'i;vii('r.ilc. le iiiiihidc i >■( luiii.iil smi miiii. 
iiiôiiic iilati" an iiiiliiMi t\v |iliisii'iiis aiilics iikiIs n'en ilillV'iaiil (|iic |iar 
(|iii'l(|ii('s Iclli'cs: lii'aii('iMi|i [iliis raiiMiiciil il iccdiinail son |iit''niiin cl 
(liicliliic-- mots l'aiiiilicrs. I.a cccilc vcriialc |teul cire Icllc. (|iic le iiialaiic 
lit' rcciMiiiail iiicinc pas iiuo seule li'llii' [cOrité lilléi(iU-): parfois, loni en 
les recoimaissanl. il est iiicapaltle de les asseiii hier en syllabes tasiillahii'). 
ni en mois ((rV/Vé i'('rliiile\. Dans les roi'iiics moins inlonses, le malade 
coinpiiMid eerlains mois cl devine, j;ràce ii cii\. le sens des phrases. Il 
l'anl aloi's a|>iioilei' un soin exliènie ;i rexanien du --ii.ji'l. pour luellic en 
limiièie ces li()nldes lalenls de la leclnic iiienlale. 

Ces Ironldes de la leclni'e porleni aussi liicn mit liiiipi inie (pie sur le 
inantisei'il. Tonle lellie, loni mol impfinu' ou iiianu--(iil. n eu reste pas 
moins incoin|)ris du malade. (Miand le malade peni éerirc un mol i je 
reviendrai pins loin sur rr-tat lie reeiiliire chez ces snjetsi. il es| inia- 
palde de se relire; ipiel (pie soit l'artiliee quil emploie, il ne peu! y 
arriver, l'.n suivant avec le (loi<it le trace des lettres, il n arri\e pas loii- 
jours à comprendre le sens du mol roriné: celle expérience ne rénssil 
cncllet (]iie chez les malades ipii. a\anl conservé lenr langage intérieni-, 
penvent écrire sponlanémcnl — crcili' rcrbalc pure. 

(Irdinairement, la cécilé vcrhaic ne poite (pie sur les lettres cl sur les 
mots. I.a iiK'moire des chitVres est relalivenient mieux conservée: le 
malade peut lire les chill'res. les dizaines, les centaines et l'aire quelques 
opérations simples dai ilhmétiiine, hien (jnen général ses aptitudes 
pour le calcul soieiil le plus souvent amoindries, ('e ifesl du reste (|ue 
dans la cécité verliale pure (pie la l'aculh' de calcnlei' est conservée. I,a 
cécilé vcrhale peut aussi porter sur la notation musicale : les notes ont 
perdu ton! sens pour le musicien (pii ainsi devient iiicapahlc de déchif- 
l'rer une seule ligne de iiiusi(pie — cécilé musicale. 

Par coulre. la com|iréliensi()n des emhlèmes est hien conserxée. In de 
mes malades incapalile de comprendre les lettres « H. V. » prononçait 
immédiatement « liepnhliipie l'iaïujaise » dès (|u'on les encadrait diui 
cartouche. Kiilin dans la l'orme /j(/cc. (le la cécité verbale, les malades 
ioiienl aux cartes, aux dominos, lisent les rébus, reconnaissent le langage 
chiliré et secret de lenr maison de commerce, etc. Ku résumé, ils n'ont 
perdu (pie la l'acuité de rap]iroclier du signe conveiilioniKd écrit ou 
impriini'', la valeur correspondan le comme id(''e dans le langage ordinaire. 

Dyslexie. - Iteiliii i iSNdi. Ilnins i iSS.Si dni désigné sons ce nom le 
ph(''iiom('ue sui\aiit : nu sujet ne pn'senle auciiii trouble du langage 
iulérienr, il parle couramment, éciit d'une manière irréprochable. Ouaiid 
il coinmenc(> ii lire, la lecture est facile et courante: jiuis au IkhiI de 
(inalre on ciiu] mois, le malade est incapable de comprendre le sens des 
niols(pii suivent. .\|irès qnebpies secondes de re])os. il peut reprendresa 
lecture et au bout de (piehpies mois l'alexie Iransiloire réai)parait. Il 
s'agit ici d'une fatigue rapide du centre des images visuelles des mots, par 



xs ^1 MKii.dtiii-: ni' >) >77 .1//; \i:i:n:i \. 

iscln'iiiii' riiiicliiPiiiicllr s;ins ;ill('M-.-ili(iii iiru;iiiii|uc (Soiiiiiicn, (l'iiiic soilr 
ilr l'iMiiiliraliiiii iiilci'iili I Icilli' (lu |ili c lu' il'icki. 

Aphasie optique. - licuinl (I8(S!I) a déciil clic/ les a|iliasi(|iu's 
sciiMii icis lia aiilrc lidiililc du lanfiafic (|U il a {léiioiiiiiK' (tjilidsic opiiqnc. 
I.c iiialado. (|ii:iiiil mi lui [Mcsçiilc un olijcl, tout on le l'ccounaissant 
— et eu sa<'haul par c(iiis('M|neut. (|uels eu son! les propriétés ou les 
usages — esl incapable il'en donner le uoin : mais s'il le palpe, le llaire, 
le goûte, iuiiuédiat(Mnenl il |)iouou(e ce nom. L'image visuelle de l'olijel 
est incapable de réveiller l'image motrice (rartieulaliou corres|)ondanl(;; 
au ciiulraire les mémoires tactile, olfaclive. gustalive, réveillent facile- 
ment celte image. 

A celle aphasie (iprKjiie se lie le plus souvent la crcilé pai/cliiijue. Le 
malade a pei'du les images comméuioi'atives des pei'sonues et des objets, 
il ne reconnaît plus rieu auloni' de lui. Il se trouve dans la situation d'un 

l'ulaiil ijui \iiil une |)eisomie n (d)jel jiour la piemière fois; nu lel 

malade en arrive alors à se perilre dans la rue. dans son apparlemeul. 

L'a|tbasie opti(|ue, la cécité psychique, ne font du resie pas partie 
intégrante de la symplomatologie de l'aphasie sensorielle et ne s'obser- 
vent ijiie larenienl en mi''ine temps (|ue celle dei'uière. 

l.ii parole ni)(iula)ir(' vi<[ loujoui's Iroubh'e chez l'aphasicpie sensoiiel, 
mais son état est tri's variabh' suivant les cas. Très raremeul le malade 
n'a à sa disposition (|ue quehpies mots et sa parole rap|)elle alors, à s'y 
mépiendre. celle de l'aphasicpie moteur, (l'est là un fait dont il ne m'a 
été doiuié jusipiici d'(d)seiver (pinn seul exemple avee \. Thomas et 
r(devaiil d'ime h'-sion du pli courbe. Dans ces cas du reste — et la chose 
(Hait très nette dans le mien — la lessembiance avec l'aphasique moteiw 
esl plus a|)pai-eide que réelle, car le sujet est jargonaphasique ou para- 
pliasi(|ue, |)onr les (pielques mois ipiil prononce lorsqu'on cherche à le 
faire parler. 

Règle géu(''rale, dans l'aphasie seiisoiielle les troubles du langage parlé 
sont très earactéristiipies et se piéseulenl sous foiine de paraphasic et 
de jarrpiiKiplinsii'. 

Paraphasie. — Les alh'ralions du langage arliciib' au\(|U(dles on 
a donné le nom de paraphasie. nu''ritent une descri|ition à part et ne 
se renconireni (|ue dans les ajthasies dites sensorielles. Le parapbasiipie 
est un malade (|ni parle mal, jifiree ipi'il prend indistinctement un nuit 
po'iH' un autre, et tandis (|iie l'aphasi(|n(^ moteur ne parle pas, ou ne pro- 
nonce (pi(! quehpies iiiols, le plus souvent toujours les mêmes, le para- 
pliasi(pie au contraire parle eu gi'uéral beaucou|) et esl d'ordinaire un lo- 
(juace, un verbeux. Chez I aphasi(|ne seusoi-ieLcn ell'et. les images motrices 
sont intactes, mais elles ne sont pins légies par le centre auditif, leni' 
l'égulateur normal. Les trimbles du langage; (|ui caractéiiseiil la para- 
phasie dans l'aphasie sensorielle peuvent, du reste, se; renconliei à un 



IH01JHI.ES DU I.ANdMilC. s'.i 

dci^rt' |ilii-- iiii miiiiiN accuse'- clic/, riidiiiinc sain ii la siiilc ilc la rali;;iio 
ccrchrali". de riiiatlciilioii mi ilc ri'iiinlidii. Mais dans ces dilIV'renls 
cas. c'csl InnI au |dns nn nu deu\ uinls (jui sniil |iinniinc(''s à 
IimI. 

La |iarapliasie [mmiI cire vcrlialc un liltcnilc. Haus le iiieniier cas, les 
mois soni oxaclenicnl pidiinncés, mais ein|diiyés indisliiiek'inenl, cCsl 
ainsi (jnc le malade dira « clia|iean ". \»n\v ■■ marteau » ; dans le second 
cas, le malade l'ait des fautes d'arlicnlaliou et fori^e. jionr ainsi diic. des 
motsnonveanx et sans aucune si^uiliealiou, an lieu de marteau |ioiu(lia- 
[teaii il dira jtar exemple >< la peau ». 

I>u reste, le jdus souvent dans l'aphasie sensoii(dle la paiapliasie \ei- 
Itale (>t littérale coexistent ensemlile,el le malade l'orme des phrases dans 
lesi|n(dies (juehpies mots correctement luoniuicés sont mélan^(''s avec 
dantics qui n'ont aucun sens. Il parle à laiile d'un jargon al)solumenl 
ininteliigilde — jaifiotuiphaitie des anh'urs anglais. D'autres l'ois ou 
constate la panvrelc'' des mois a\aul un sens piw'cis, la grande aiion- 
danee des interjectiiuis. la r(''p(''li(m l'r(''(|uentc des mêmes mots. 

Voici (|nel(pies exem|)les de parapiuisie obscnvés au cours de ces der- 
nières armées, chez des malades de mou service atteints d'ajthasie senso- 
rielle. 

11. Quel âge (ivcz-vaiis .' li. Dciihuh je vcrnii ce qu'on deviendrai. — 
l). Comment vous appele^eous .' W. Je. je. nuils. toiil. je n'ai pu rien 
fermer. — • D. Quel âge avei-rous .' \\. J'araix Iroia eent .^oi.vanle-trois, 
— I). A quel hôpital êtes-rous '.' W. .l'ai reperdu tout, tout, no>i du 
tout. On monti'e un lorgnon an malade, il le |irend, essaie de l'assujctlir 
sur son nez, Fenlève et le montre eu disant : Ali ! voilà une paire de 
tontaines. Une montre, il la prend, l'appliepie contre son oreille et la 
remet dans sa main eu disant : C'e.tt onquefron, non. si. onquefron. 
Quelques secondes après (Ui lui dit : C'est une montre. e{ il répond : Oui. 
e'est iinemonlron. (Ihez un autre malade, la paraphasie n'était pas moins 
prononcée : 1). Quand arez-rou.s ru roire fille pour la dernière fois '.' 
R. La dernière fois elle est (jaqnée en petit, il ij a dix-huit «?ix qu'elle 
s'est dégagée. — D. Qu'est-ee que fait votre fille? \{. Mais elle faisait 
toutes les grandes filles, toutes les grandes filles. Mon Dieu, mon 
Dieu! On montre un journal au malade et il demande ses cloches pour 
.«(('S cheveux, ses lunettes pour ses yeux. — D. Quel temps fait-il'.' Ce 
jour-là, il tombait de la neige. R. // tombe des roses. On lui présente mie 
montre. C'est unepuce, dit-il. l'ne boite d'allumettes, il prend la boîte, 
trotte une allumette en disant : Ça c'est une machine pour les pan- 
louches. Dans l'actt! de répéter les mots, la paraphasie était chez ce 
malade encore plus accentuée. — D. Paris est la capitale de la rrancc, 
U. La paix est un petit regrata. regrnta. Invité à chanter le refrain de 
la Marseillaise, il prononce sur nu air juste les paroles suivantes : // 
grand tafa en la fahrie. il était tant so dé voci Plus tard, ce malade 
ayant récupéré la faculté de lire, lisait à hante voix de la manière sui- 
vante un article de journal : Causons propose de rente par ma et de 



DO ^i-Mioi.Odii-: DU sys-ii:.\ii-: .\iiiin:irx. 

mes confrères sur les traileiiinils ini au /ilau ou cascu de les frais de la 
presse (le crausc si sanrenl. clc <• \(nii (luJi propos des ivvcla lions l'ailos 
pai' un lie mes l'onlVi'n's sni- les iii.nivais liailcnicnts indif^és aux (|{''l(Mnis 
ilans lr> prisons, se pose de noii\can dans la presse la (pieslion si sonveni 
déliallne, elc. » Chez ce malade coiiinie (diez le pi'(''cé(leiit, la pai'apliasie 
vei liaie sacconipagnail d nii ccilain dei;ié de parapliasie liltérale dans la 
par(de spontanée, mélange (pii elail iieaneonp pins aecentné dans laele 
de lire à haute voix, de n''|i(''ler les mois ou de chauler, et réalisait alors 
une véritaiile yV;r'/tiH«/;//«.s/('. 

L"exeniple le pins pur de parapliasie (|no j'ai icncoulré a Irait à un 
médecin des pins dislingn{''s, dont le nom restera attaché à la description 
dune allection nervonse et ipii l'id atteint daphasie sensorielle dans le 
cours de sa soixante-treiziènu' aniK'e (voy. |i. l(l(i). Lors(pie je le vis |)(inr 
la j)iemière l'ois — ipialre mois après le di'hut deson atla(|ue — la surdité 
verhale a\ail à peu près coniplèt(>menl disparu et le malade c(unprenait 
pres(pie toutes les (juestions qu'on lui |)osait à hante voix, l'ar contre, 
il présentait euccu'e une cécité verhale totale accompagnée d'hiMiiianopsie 
liumonynie droite, el la c''cit('' verhale élait si prononcée chez lui que 

— (diose 11 M I rare dans I esiièce — il ne reconnaissait pas même son 
nom imprimé on manuscrit, l'.nlin. ce collègue, (|ui se servait desa main 
droite |)our Ions les usages ordinaiics de la vie. était — sauf pour son 
nom (pi'il écrivait aussi hien tpi'avaiil d'être malade — coniplèleinent et 
totalement agra|ihique pour lécriture spontanée cl sous diclée, ne co- 
piait (pie d'une manii're très lente, très défeclneuse et transcrivait l'im- 
primé en imprimé, lia parapliasie (|ui exislail chez lui présentait ceci île 
spécial, c'est (pi'il ne forgeaitjamais un mot nouveau el que tous ceux 
qu'il employait, hien que ne correspondant pas du tout aux idées i|u'il 
voulait émettre, étaient très coi'reclement prononcés, connue le prouvent 
les phrases suivantes : D. .1 quelle époque arez-vous quille la marine '.' 
\\. Oh! il y a bien lonc/lemps depuis, si Je rous donuais ces émissions 
supérieures. Je suis bien ce que rous arez- à ni'épaneher, je ne puis 
pas le dire. Je ne puis refléter les demandes, c'cv/ impossible. — 
D. Combien nrez-vous d'enfanis'.' \\. Si vous me montrez- des émissions 
supérieures, je les prendrai les unes au.r autres. — I). Arez-vous essayé 
de lire? \\. Je ne cimprends pas facilement ce que vous me répondt'ez- 
à ça. — I). Quel temps fail-il.' \\. La dernière fois, ce seia la dernière 
fois, je ne sais pas au juste. — 1). I'Jle.'<-vous sorti'.' W. Aujourd'hui 
je me portais bien sauf que mon émission dernière était moins facile. 

— D. Qu'arez-vous manyé aujourd'hui'.' 11. J ai nianyé comme à l'or- 
dinaire, c'est tout ce que je peu.r faire. Lorsque je comprends cela va 
encore facilement si je ne coiiiprends pas. — II. ]'(ius /■nuu)iez--vous 
ici'.' It. J'ai eurie de rentrer chez- moi. Je smiqcais a ce que l'émission 
fût possible ciii'z mus jusqu'à l'infini. — U. Avez-vous essayé d'écrire'.' 
It. Qnanil j'aurai uionlré tnut le monde vis-à-vis de moi, peut-être 
arriverai-'e à parler inoi-mcme. — II. \'ims avez- fait une promenade 
aujourd'hui.' II. Ce matin, un peu tard, par suite d'une émissi(m 



ruoriii.i-:^ nr /..i.v». -.w./;. :n 

siiiiéririnf. II. Oii rifs-nitis /illf nuis iiriiiiiciirr .' I!. riijirlil jwn 

jKir là. 

l'ii joiif (|iic ji' lui ilriiiMiidais ilr smi iniiii' |iiiiir I ;iii;il ysci'. liii' r ('tail 
lin (liaiM'Iiiiiii' ^iit'i i di'iiiiis |iliisi(Mirs aiiiit'cs. il iiic i l'iMindil : // csl jini- 
Ixililc i/ii il n'i) aura rien du h>ul. Il n'ij a rien u i:niiii(lrc. CrjinKhnil 
l'csl (i crdindre ciir j'ai i'Ir liniqlcmps roinine cela. Mais mainleiKiiil 
il n'>i a rien. Ccprndinil je rtnidrai.'! siwoir .'<i celte fois il u'ij a rien n 
l'iii/itii. .le l'ai siihi II lin diyi'é 1res avancé quand c'est arrirr. Iri l.i 
|iai-a|iliasi(' ('-tait iviliiilr à loil [irii (lecliosc. et elle laisail drlaiil |Miiir li^ 
|iliras<'s iisiii'llcs. iiaiialcs de la \ ic. \c^ rnniiiil(". de indilcssc |iar ('\('iii|ilr. 
Ainsi (|iiand i'cnirais dans sa clianilnr ri lui disais : liiiiijinir. Ihiilcnr. 
contiiienl cela rii-t-il aHJdurd'Imi .' il me i(''|inii(hiil : l'as iiiiil. iiiri-ci, 
renillc:- picndrc la peine de eiiiis nssniir. (jininieiil .te iiarle niaihiiiie.' 
('."l'sl t|ir(Mi cIVi'l, cluv. CCS malades, sinivciil les Iroiibics du laiifj;age sont 
iiKiiiis acfi'iitii(''s pour les |»liiasos siiii|d('s. I>aiial(>s, oi-diiiaiies — conos- 
|toii(laiit à dos associations iTidccs clai)iics dc|)ais ion^'leinps — que lors- 
(|u"ils vciilcul cnicllic s|ioiilaiiciiiciit des idc(>s complexes. 

Du r(Sle. liien ipic. coiitiairemcnl à l'aphasiiinc moleiir, l'apliasiipie 
sensoriel parapliasi(pic soil un vciliciix, un pidlixc. pailani parfois avec 
mie rapidilé Icllc - cl (■'(■lail le cas pour le iiii''dcciii dont je \iciis i\f 
parler — (|udn a niic vérilalde dilticultc'' à le suivre, le noiiilirc ilc 
mots qu'il a à sa di'-pii>ilii)n csl beaucoup moins considcrahle (pi il ne le 
paraît de prime almid. O mhiI des périphrases, des mêmes mois (pii 
reviennent le plus scmuciiI. cl ou iiole en général le |)etit nomlire de 
suiistantirs <>mplo\(''s el des adjeclils (pialilicatils. la |ianvrelé des termes 
avaiil 1111 sens précis, rahondance des interjections. C'est là un l'ail doni 
on csl frappé ipiand avant fait sti''uo|ira|)liier le parler de ces malades, ou 
fait la récapitulation des mots i|u'ilsoiil à leur (lis|uisition. (juaiiil il existe 
de la jarj,^oua|diasie. il est naturellement impossilile de si^ livrer au mèmi' 
calcul, cliaipie mot l'orné étant ditférent du |irécédeiil. 

I.e parapliasi(|iie, le jarj;((napliasi(pie ont-ils conscience de la manière 
alisidumenl déléctiieuse et incompréliensible dont ils expriment leurs 
idées? i.orsijue la surdité verliale est très intense, il est évident ipi'ils ne 
s'entendent pas parler, mais lorsipi'idle est |ien ai ciisée, très lé;.;ère 
même, on se demande coinmeni iU ne se rendent ]ias compte des trou- 
illes (1(> leur langage. Je me suis souvent posé celte question, el cela siir- 
loiil à propos du médecin dont je viens de parler. Chez lui la surdité ver- 
liale était très faillie, il coniprenait liieii la plupart desijuestions ipron lui 
posait el exécutait ce (|ndii lui demandait de faire. En d'autres termes, 
ici il n'existait |ias un degré de siirilili' verhale snflisanl pour admettre 
que le malade ne s'eiileiidail pas caiiseï el -on inlelliifence était reinar- 
ipiahlemenl intuete. Et pourtant, pendaiil iiuil iiarlait avec sa voliiliilité 
haliitiielle. rien dans son altitude ou sa iniiiii(|ne n'indiipiait qu'il se ren- 
dait compte des troubles de son langaf;i'. .le connais un exemple analo;;ue 
an précédent el ayant trait à un jeune médecin fort distingué qui. à la 
suite d'unalicès du lolie temporal f;aiiclie d'origine oliqne — abcès évacué 



y.' s/.Mioi.di.ii; or S) sri.M/-: \i:i!r/:i\. 

|i;ir li(''|i;iii;iliiiii |ii(''M'iilr ilr lrMi|is i-n |i'iii|in de l;i ii;na|iliasic inlcr- 

iiiilli'iili'. Iri l'iiciiic le '-njcl n'a pas (■(iiiMii'iice (rafliculci' des mots 
iiicxacis. il csl an cnnliairc in'isnadr qu'il |iriiii(inc(' des mots jiislemenl 
ada|il(''s aux idrcs (|n'il vcnl cxiMinier. cl cCsl par son cnldui-ajic sovile- 
nicnl (|ii"il se rnid cinniili' (in'il ne se l'ail pins cinnpicndit'. Dans ['étal 
ailncl de mis conuaissanci's. il ne inc parait pas possil)l(> d'oxpliijiu'r 
d une nianirrc salislaisaiili' rc l'ail, assez pai'adoxal en apparence, de 
I apiiasiipie sensurii'l ipii. alleinl de snrdih'' \erliale liés lailile. ne s'eii- 
leiid pas parler. 

la /(r/ro/cyé/v'/cV est 1res déreeUieuse. I,e malade ne comprend pas loi's- 
(pidn Ini dit de répéter des mois ou s'il eomjirend pinson moins coni- 
pIMemenl la tpiesliou. il ailicnle les mois demauih's aussi mal (|ne s'il les 
prononçait s|i(intaui''mcnl. 

.l'ajonler.ii enlin (|ne dans l'apliasie sensorielle, les troubles de la 
parole dans l'acle de clutnlcr on de répéter les mots, sont les mêmes que 
pour la parole sponlané(\ Vax ellel et contraiiemenl à ce (]ne l'on observe 
assez, souvent cbez l'apliasitpie moteur, ici le chant ne vient pas en aide 
à rarlicnlaliou. Si l'air est conservi'', lailiculation des mots est tout 
aussi (lét'ecluiMise. el le malade présent(^ de la paraphasie et de la jargo- 
napliasie en elianl.inl ((imme en parlant. Cependant Mirailié a cité un 
cas iiii le rhanl lacililail l'arliculalion. Les jurons, par contre, sont 
comme (liez rapliasi(pie moteur le plus souvent nettement articulés. 

(lelle dislinclion des troubles du langage dans l'aphasie motrice 
el dans l'aphasie sensorielli' el snr la(|U(dle b^s auteurs anglais oui 
les premiers insisté, est d une impurtauce capitale dans l'étude des 
a|)hasies. 

Du fait de la cécih' veibale. la Icclurc a liautc vai.r est en gi'uéral 
impossible. Le malade regarde la page, la tourne parfois à 1 envers et 
ciiei-che à deviner le sens de quelques mots. S'il cheiche à piononcer 
qneb|ues phrases, son langage est aussi altéré el de la même manière 
(|ue lors(|u'i! parle sponlanémenl. 

La l('cl)irr des clii/frcs est son\enl assez bien conservi'e. luiremenl 
ce|)endanl le malade doimi' li' cliill're demand('': |ilns siiuNcn! il se sert de 
])éripbrases. 

\.' héiniandpxie liiiiiKiiiijiiw Itili'vnli' (Irtiite esl ini svnipl "imi' concomilanl 
de ra|ibasie sensorielle, sxniplùme assez l'récpienl. mais nullemeni 
conslanl. Klle indicpie seulemeni (pie la lésion a rus('' dans la prol'oudeur 
el a secliomié le faisceau visuel ou bien qu'il existe une deuxicMue lésion, 
an niveau de la scissure calcarine. Une lésion liiuitée à la corticalilé de 
la zone du langage, n'eniraine au contraire jamais d'hémianopsie. Celle 
alléiation du (diamp visuel est parfois assez difficile à éludier, car on 
ne peut se faire comprendre du malade: il faudra donc nseï- d'artifice 
poni le melire en relief. Klle ne gène d'ailleurs gU(''re le sujet (|ni 
V rem(''(lie par des moiivemenls incoiiscieiils de la tèle. Il e^l cependanl 
des malades (jui alliicnl l'allenlioii du m(''(le(in sin- leur vision, en 
poi'Iaiil la main sur leurs ven\. Celte hémianopsie peiil pai'fois èlre 



rnoi'ni.i:s ne i.AXdAci:. ■.•:! 

lin'ci'-drc il uiif lii'iiii.Mlirimiatiipsic (\i;ilt'r (\iiv. Sciiii<ito(iic ilr l'djiiKui-ll 
lie la vision). 

l'ar l'iintrc. Ir^ ;i|iliasi(nir< ^cii-idiifls jdiii^M'iil de I iiili'';;iiir' di- l,i 
niiililili' (ir IriMs ini'iiilu rs. ri Mii'iiii|ili\L;ir iii ('--1 un ^\ iii|il('iMir lAcrp- 
tiiiiiiH'l. 

h' inlvUiin'iifc l'sl |iii'si|iii' Idiijdiii's liiiiclii'i'. I';ii la |icrU' simiiilain'i' 
(le la c'(iin|ir(''lit'nsi(Hi de la paiidc parli'c cl de la ii'cturc. — siirdilt' cl 
cécité verbales, ■ — |iai les liouldes (juils picseiiteiit du C(j|é de la 
parole spoiilaiiéc cl Af reiiiliirc, — parapliasie et jai'yoiia|)liasie, 
aj;iapliie. — ei's malades se tiouvent séparés de tout comiiierce avec, 
leiiis sciuldaldes. I.allaihlissciiicnl inlelleeliiel ciiez eux esl en {général 
plus iiiarcpié que chez Taphasique iiioleiir. mais il peul |Kir('ois être 
nul. Ici étail le cas cliez le méd(>ciii dont je viens de parli r et chez 
d'antres malades que j'ai observés depuis, (le déficit intellectuel se 
habit dans la niimi(|ne (|ni est souvent moins expressive (|ue chez 
riiommesain; cependant d ordinaire, le sensoriel esl capable, par la 
mimi(|ue, de faire comprendre, pai'tiidleinent au moins, ses désirs et 
ses pensées. Il existe du reste, à cet éj^aid. des dilVérences très yi'andes 
selon les cas. 

Tel est létal cinnidi'xe d'un malade atteint d"apbasie sensorielle, (iette 
première période peut durer un tem|is variable, en rapport d'ailleurs 
avec le sièj;e de la lésion. Ouand c(die-ci détient toute la |iartie sensorielle 
de la zone du langage, l'état peut persister le même pendant toute la 
survie du malade: si le centre des images visu(dlesest seul déti'uit, l'api- 
dement la sur<lilé verbale disparait en grande j)arlie, le malade recom- 
mence à com|n'endre la plupart des mots et des phrases; on a alors 
afl'aire à la cécité verbale. Que la lésion ait frap|)é le centre des images 
auditives, la cécité verbale peut passer au second jdan: la foi'nie clinique 
est alors celle de la surdité verbale. II est du reste fort rare de voir per- 
sister à un degré accusé la surdité verbale. En général, et plus ou moins 
lapidement, il se produit de l'amélioration dans la compréhension de la 
paiole. Il n'en est ])as de même |ionr la cécité verbale qui, si elle diminue 
parfois, persiste souvent indéfiniment. En somme il n'existe qu'une seule 
aphasie sensorielle, compreiumt deux variétés d'évolution, la cécité ver- 
bale et la surdité verbale, r(diquats de la forme première. 

(Jue vont devenir ces malades? La guérison complète n'a encore januiis 
été démontrée; la cécité verbale et la surdité verbale peuvent s'améliorer. 
D'après les faits qu'il m'a été donné d'observer, c'est surtout la cécité 
verbale (|ni persiste au même degré, la surdité verbale s'atténuant de 
plus en |dus, sans toutefois jamais disparaître d'une manière absolument 
complète, (juant aux troubles de la parole et de l'écriture, ils persistent 
d'ordinaire indéfiniment. Le pronostic est donc plus grave qu(! pour 
l'aphasie de Broca, (|ui peut gnéiii' sans laisser de trace. Il faut aussi tenir 
compte de l'âge du malade. Chez l'enfant, le pronostic est beaucoup moins 
sombre (pie chez l'adulte, ici. en effet, les comjiensations fonctionnelles 
sont faciles, et d'autres zones de la corticalité emmagasinent à nouveau 



y, SI: M loi. 1)1. Il-: iir SYS II Ml-: xi:iii'i:r\. 

les iiii;ii;('s du l;in^;i^i' (l(''l^llill'^ |>;ii' la Irsioii. (■ri''aiil ainsi de nouveaux 
cCMllrt'S, soihlans la (lailic in)iMi)loj;ii(' de riii''niis|dii"'i{' dioil, soil dans la 
|iai'lio voisini' de la ('(irliculih' ^auclic. 

Aphasies sensorielles pures. — Cécité verbale pure. — J'ai 
sé|)ar('' de rajiliasic st-nsoriellt' de Wcrnickc cMc i'ornic cliiiiciuc et établi 
sa loialisalinii anat(inii<|ii(' en l<S9"2. AVyliie et Hediicli en ont lapporlé de 
ni>n\elles oliservalicMis suivies d'unln|isie. Ici, la zone du lanf;a^(' tout 
cnlièi-e est iidacte, et la ii'sion I.V. lij;. "2) a détruit les liliies >\\ù unissent 
le cenlre des images visuidles du langage, — pli conrlie, — au centre de 
la vision gén(''rale. Dans la eéeitc' verbale pure, le malade n'a peidn fpi'nnt^ 
des niodalilt's dn langage : la eonipréliension de la leclinc. 

La parole s|)ontanée, la j)ari)le répétée, le chant, la eumprc'liension de 
la parole ])arlée, s'exécutent connue à l'état normal: la lecture à liante 
\oi\ el la lecture mentale sont impossibles. Le malade voit U' mot écrit, 
en dislingue les li'aits, mais n'en reconnaît pas le sens. 11 voit les mots 
comme des dessins, mais sans pouvoir leur rattacher l'idée coi'respon- 
danle. La ((''cilé verliale occupe seule toute la scène clinique et entraine, 
onli-e la perle île la lecture mentale et à hante voix, des trouijles dans 
l'acle de copier ipii se l'ait |dus on moins diflicilement. l'ar contre, l'éci'i- 
lure s|ionlan(''(' cl siuis dictée s'exécutent normalement. Les lettres sont 
géuéraleuienl mi (leu plus grandes (|u'à l'état ordinaire, et, dn l'ait île 
l'hiMiiianopsie, les lignes sont inclinées vers la droite. Très prononcée 
d'oi-iliiiaire, la cécité verbale pure est le plus souvent lotale, littérale et 
verbale, ne respectant guère que le nom propre du malade et quelques 
antres raies mots familiers. KUe s'accom|iagne en gi'iKMal de ci'cilr 
inusicdle cl h; malade ne peut plus déchill'ier la musique. Lnlin il 
existe une liémianopsie homonyme latérale droite. 

Le malade atteint de cécité veibale pure |)eut arriver à lire en nsani 
d'un artifice : en suivant des doigts le tracé' de la letlie. Celte expi'rience 
qui ne n'-nssit jamais dans l'aphasie sensorielle vraie, ri'ussit au contraire 
toujours dans la cécili- verbale pure, où le malade peut par ce procédé 
lire l'arilement des phrases entières. C'est que la noiion du mot est ici 
inlacle, toules les images du langage sont conser\(''es; ce (jui ex|dique 
riidi''griti'' de la parole, de l'écriture spontanée et sons dictée el de la 
com|)ri'hension des mots eidendns. La conq)réhension des chill'res est 
conservée (Dejerinel. I.e malade peut l'aire toules les opérations 
d'arithmétique, conliairemenl au sensoriel vrai. L'intelligence et le 
langage intérieur sont toujours intacts el la mimique iinrl'aile. Dans 
tons les cas |»ul)liés jusqu'ici, on a observi'' riiémiano|)sie homonyme 
latérale dioile. 

Kn général, une l'ois iMablie. la cécib'' verbale jinre persiste indélini- 
menl sans s'amélioi'cr : j'ai cependanl observi'' un cas oi'i elle guérit (') 
complètement. 

I. Dans ces dernières aiiiii'cs, il m'a élé donné d'olisciMT, 
lie ct'Cité verbale pure tenniné par une tïiiérison coniplch 



lans 


,■, prnli 


1'"' l'I'i^'- 


\ un cns 


Il s 


■^-issui 


ii'uiic r 


mine dn 



I noi ni.hs iii /..i.V(..u;/.. \>'., 

Surdité verbale pure. — l);ms ci'Kc Ini me, l.i Miidili' \ci h.ilc csi luialc 
l'I alKdlimical scnililalilc à (l'Ilc (|im' Ion hIisitm' dans I aphasie senso- 
rielle ordinaire. Le malade m' i'oni|iiend rien de ee (|u'on lui <lil à liante 
\{>i\ cl ne pent ni ii''|M''ler le-- nioK. ni l'ciire sons dieli'e. I.a parole 
sponUuii'O est pari'aile. la leeliire ,'i liaiile \oi\ se lail iiminie à l'c'lal 
niirinai. la lectnre mentale; est intacte et e est dn reste le seul mo\en (|ne 
Idn ail d'entrer en eoinnimiication avee ces malades. Li'crilni'e spontam'-e 
ne pn'sente aiicnne alli-ration ainsi ipie récriture d'après copi'. Hans la 
snrditi' vei'liale pnre. la svmptomatolo|:ie se rédnit donc à la pi'ric de la 
compréhension de la |)arole parlée et de I écritnre sons diclc'e. 

delli' l'orme d'aphasie. ili''crile par Lichlheim, en iSSi. son-, le nom de 
aurdiit' rerlialf stiiia-corlioilr et poiii- hupicdle j ai proposi'' le terme de 
siD'dilc verbale pure, — car ici. comiiie dans la cécité veihale pnre, le 
huigajit' iiilé'rienr est intact. — esl en réalité assez rare. Illle apparaît 
(MH'oi'e moins eomnnnie lorsque l'on met à |)arl les cas dans li'scpiels il 
existai! des lésions de l'appareil andilit'. en parlicnlier du lahvriiitlie. 
h'sions ([iii, ainsi (|ne la imiitpié Ireiiml. penveiil doiiiii'i lien ii mie 
svmptomatoiouie des plus analojiiies. 

Il existe actuellement un certain iiomhri' d'olisersalinns de smilili'' 
veihale pure, dans les(|n(dles l'existence d'une h'sion de {appareil aiiditil' 
périphi'riipu' ne jieul être incriminée — cas de l.iclillieim ( IScSi-iSiST)), 
Pick llS'.l'i). Sérieux (iS'.irn. Ziehl i Isnti), Pick (I8!IS|. I.iepmanii (1S!»S). 
lîarrelt (lOlOi, llérard et Maillard 1 1910). De ces cas. ciii(| ont été suivis 
d'aiit(i|)sie. il savoir: le |)reinier cas de Pick et dans le(|iiel il existait une 
douille lésion des lohes temporaux — ramollissi'iiient — |)éu(''traut pro- 

moiide ifune siiixantaini- d'années, 1res inlellijîenle iH loii ciilii\i'e: la cécité verlKilt' apparut 
luiisi|ueiiient après plusiours lieurcs de coplialée violeiito. Je \is la malade le lendemain du 
début des accidents et le tableau clinique était celui de la cécité verbale pure, scliématique 
pour ainsi dire, .\loxie complète — cécité verbale et littérale — avec liéinianopsie homonyme 
latérale droite. Pas trace de surdité verbale. Intégrité parfaite de l'intelligence, de la parole 
et de l'écriture spontanée et sous dictée ainsi que du calcul. I.a copie était un peu défec- 
tueuse. Le langage intérieur était donc absolument intact el, à part sa cécité verbale qui 
l'empècliait de lire, celte dame continua à vacpior à ses occupations de femme du monde el 
do maîtresse de maison comme auparavant. .Vu bout de deux mois, les essais de rééducation 
commencèrent à doinier des résultats el la malade reconnut quelques lellrcs à condition 
cpielles fussent de grandes dimensions, 2 à 5 cenlimèlres. I.a rééducation se fit comme chez 
un enfant auquel ou apprend à lire. Puis peu à peu on put diminuer progressivement le 
diamètre des lettres et. cinq mois après le début de son alfectii>n. celle malade pouvait 
lire les petits caractères des . journaux ainsi cpie sa propre écriture, car elle avait été iieiulant 
tout ce laps de temps incapable de pouvoir relire les lellres fort bien tournées et très bien 
écrites ipielle envoyait à ses amis. Il est encore une autre parlicularité iuléressanle à 
signaler dans ce cas. llusicienne acconiplie et pianisie de premier ordre, celte dame avait 
été frappée de cécité musicale en mémo temps que de récité verbale. Elle ne put iieiidanl 
cinq mois déchiffrer une note quelconque el ne pouvait jouer du piano que de mémoire. 
l.ors(|ue la cécité verbale eut disparu, elle commema à reconuaiire quelques notes el en 
deux mois récupéra complèlemeiil la compréhension des portées de musique. Mais, chose 
curieuse, elle n'a jamais pu. ni alors ni depuis, déehill'rer la clef de /o et elle ne 
comprend que la clé de sol. r|u'elle déchiffre aussi bien qu'autrefois. Or, c'est par la 
clef de Sol que, comme cela se fait généralement, elle a appris la musique dès sa tendre 
enfance. .\ part cette parlicularité — cette cécité musicale pour la clé de fa — il ne reste 
actuellement chez cette malade ([u'une hémianopsie boinonyiue laléiale droite, car toute 
liace de cécité verbale a depuis longtemps disparu. 



9Ù SI.MIOLOOII-: Iir SYSThMF: A7;/.T/;V;.V. 

IdiKlt'iiii'iil (Ijiis la siilislaiicc lilaiiclic. le cas di' S(''iicii\ ilmil jai |M'ali(ni('' 
raiilopsif cl I Cxaiiu'ii liislnl(i;^i(|ue avec ce dcinier aiileur ( 1<S!*7), iiii 
Iroisii'iiic cas dû à Pick (I8'.)8) cl celui de Lie|iinaiin. Dans le cas (|iie j'ai 
public avec Sérieux, nous avons pu établir (jue la lésion de la surdilé 
verbnle pnre élail puicnienl c(irlicale. car il s'agissait d'une lésion 
cellulaire — • poliencéplialilt' (liioniipie — siégeant dans les deux lob(ïs 
temporaux, dans le centif» ccnlical de l'audition commune. Nous basard 

sur r(A(dnlion cliirH| le ralleelion et siu' la topographie de la N'sion. 

nous avons umulre (pie la surditi' verbale pnre pouvait probablement 
être considérée conime produite par l'allaiblissemeiit prngressif'du centic 
auditif commun. C'est cette manière de voir ipie Pick a adoptée (1(S!I(S) 
à propos d'un cas de surdité veibale pnre suivi d'autopsie et dans 
lequel — comme dans les laits précédents — la lésion siégeait dans la 
corticalitédes deux lobes tem[)(Maux. .l'ajouterai toutefois (|uedans le cas 
de sni-dité verbale pure rapporté par Liepmann |i898) et ayant duré 
ipiatorze mois, la corticalité temporale fut trouvée intacte des deux côtés 
et (pu' dans lu masse blanclie de rhémis]di("'re gaucbe, on trouva une 
vaste lésion hémorragique r('cente ayant séparé l'écorce avec les gan- 
glions centraux et sectionné toute la couronne rayonnante du lobe tem- 
poral, (le foyer par son étendue empêchait toute espèce de localisation 
précise, et en particulier celle de la lésion ancienne ayant déterminé la 
surdité verbale |)ure. Toutefois l'observation de Liepmann piouve que 
cette surdité verbale jinre ne relève pas toujours d'une lésion temporale 
bilatérale, et ([u'elle peut être la conséc|uence d'une lésion sons-C(n'- 
ticale (In lobe temporal, lésion dont la topographie reste encore à déler- 
niiuei'. Dans le cas de Bairett (lUlO) il existait sur chaque hémisphère 
un foyer de rannillissement, surtout sous-cortical, de la première cl 
de la deuxième circonvolutions temporales. Chez son malade il y avait, 
à gauche, une conservation suftîsanle de la perception des sons poui' 
pouvoir affirmer que la surdité verbale n'était pas de cause péi'iphé- 
ri(|ne, mais bien centrale. J'ajouterai enfin que, dans le cas de llérard et 
Maillard, la surdité ver])ale pure existait chez une malade dont la fonc- 
tion auditive était intacte. D'après Liepmann la surdité verbale pnre est 
persistante, à moins (pi'av(H- le temps il ne se fasse une suppléance par 
le lidie lempoial droit. 

Pour le diagnostic, il faut ('lablir (|ue la l'oiiclion auditive n'est pas 
touchée, car une lésion bilatérale du labyrinthe, des voies on des centres 
de l'audition peut produiie des troubles de la compréhension de la parole 
parlée. Ou a alors all'aire h mie |pseiido-surdité verbale par alTaiblissemeut 
de l'ouïe. Kn elTet, V. Iiez(dd a monti'é (jne l'absence totale de la gamme 
entre // cl 7" et (pie même un ail'aiblissement très considérable dans 
ri'teudue de celle j;aimne, suffit pour troubler la compréhension du 
langage parh''. Il l'aiil donc s'assurer par un examen que celle série de 
sons est pcirne avec une acuité suffisante. Il ne suffit donc pas, pour 
déclai'ci' l'audition parfaite, de se contenter de ce que le malade per(;oit 
des bruits divers — sonneries, sifllenients, battenienls de mains, etc. • — 



Tlinrni I - hl I I \i,.\i,K. '.17 

car si dans la i^aiiiiiic ilc \. liczdlil la scric des sons c-.! iiiMiriiNaiilr, le 
lanf;aj:(' pciil ni' |ias (Mic cinniiris i l,i('|iinanii|. l'iiiliii. d apirs ce dri inri 
anli'ur. DM |M'ul dislinj^iicr la siirdilt' vcrlialc imic davcc les lidiildcs de 
la r(iiii|iii'lii'iisiiin du laiiL:a;^r \\n\\c ii'icvani d iiiic alh'ralidn de rnuïc, 
|iai' II' lail i|iir dans la siiidili' vriliali' |niir il l'MsIi'iail liiiijiiiiis di's 
Irat't's (le |)aia|iliasit' l'I Av |iaia;;ia|diii'. (1 rsl là uni' i|ni'sliiin à ii'si'ivi'r. 
cardans le cas de lléranl cl Maillard la pandc arlicnli'i' clail nurniali'. 



Aphasie totale. 

Uans celle xarii'h' ira|ihasii'. i|ni csl iicnl-i'lre la plus IVéïinenle de 
toutes, la lésiiiii. an lien de |ii)rler sni niie pai lie de la zone du lanj^a^e, 
délrnit lunle celle /une : à lapliasic inolrice se joint alors laiiliasie sen- 
sorielle : il in'i une variiMi' cliniipie cuinplexe, Vriiilidsic Icilalc. Kidin le 
malade es! en ^^énéral atteint dliiMniiiir'jiie droite. 

I.a |iarole est i'oni|)li'ti'nient on presipie eoniplclenient ahidie. .Ni --pim- 
tanénient. ni en répétant, ni en lisant, le malade ne peut piiiiinmer 
aucun mol. La cécité verbale est tidale. de même ipie la siinlili' \eiliale. 
I.'a^rapliie est complète, aussi liien pour l'écriture spontani'c cl snns 
dictée i[ue d'apiès copie. La copie se fait le plus souvciU sei'vilenieni, 
comme un dessin, eu tiansciivant rim|ii'imé en impiimé et le mamiscrit 
eu inannsci'it: l'Iiémianopsie droite peut s obseiver, mais la chose est assez 
i-ari!. En d'autres termes, ici les trouilles du laiiiiai^e parlé sont ideidique- 
meul ciMix de lapliasie motrice associés à ceux de laphasie sensoiielle. 
Lutin, dans cette forme le déticit intellectuel est souvent plus manpii' 
que dans l'aphasie sensorielle ou motrice. 

.\ pro|M)sd'aphasie totale il y a lieu de faireunedisliuction imporlante. 
Heauconp de sujets atteints d'aphasie de lii'oca, sont, pendant les pre- 
miers temps qui suivent l'attaque, alleiuts de surdilé et de cécité veiliales 
à lui dej;ri'' plus ou moins accusé. Puis la surdité verhale disparait et la 
ci'cité verhale s'atténue. Il y a là une question d'inhiliilion, dacliim à 
distance exercée sur les centres sensoriels du lan;,'ai:e ])ai' la h'sion de 
la région de [iroca. 

Far aphasie totale il faut entendre une lésion qui jiorte à la fois sur 
la région de Broca et sur la région sensorielle du langage, cest-ii-dire 
sur toute la zone du langage, (l'est, je le répète, une forme d aphasie 
fréquemment observée, c'est peut-être même celle que l'on rencontre le 
plus souvent. Une fois établie, l'aphasie totale peut persister telle quelle 
indéfiniment. Le fait est assez rare. D'ordinaire il se produit, après i\n 
temps |ilus ou moins long — des mois ou des aiuiées — uni! améliora- 
tion de la sui'dité verbale pouvant aboutir dans certains cas à sa dispa- 
rition complète. Celte amélioration dans l'état de la compréhension de la 
parole parlée s'observe aussi dans l'ajdiasie sensorielle de Wernicke. 
C est nue loi générale du reste dans tout ce qui concerne la symptoma- 
tologie et l'évolution de l'aphasie, que ce sont les images du langage le 

DiJtHiXK. — Si''niiiil(if;ii'. 7 



w -i.Mini.niiii: /)/■ svsrf.Mi-: .\/;iivr;r.\-. 

plus Miiciriiiii'iiiciil ;i|i|iii>('s (|iii l'cviciiiu'iil les iiiciiiirics, l(irs(|ii(' se 
ilcssinc iiiic l('ii(l;iii((' il r;Mii(''li()iali()iMl('s syrii|»lôiiR's. Or ce sont des 
iiii,iL;t's aii(lili\i's du lan^afif i|iii soiil li's piciiiières inscrilcs dans le coi- 
vi'aii (k' rcnfaiil au(|ii(d on a|i|)i('nd à parler. 

I,(irsi|ne, avec le li>nips, laphasiiine total a récn|ii''i i' la coniiindiension 
de la |i.ir(de parliM'. divers modes d'(''\(dnlion nlh'rii'nrc |ii'n\eid s'(di- 
ser\er : 

I ■ ( In liicn l<' snjet ri!stera pendant Ir reste de ses jonrs nn a|diasii|ne 
nioleiir a\ec récité verbale et agrapliie cl c'esl là le cas le pins ordinaire; 

'2" On l)ien la cécilt" veiliale s'allénuera proj^ressivenienl cl ! aphasie 
totale se transfoi'niera peu ii pen en apliasie de Hroca cl celle dernière 
poni'ra soit peisister indélininient, soit sainéliorer, soit niètiie guérii': 

")" On bien, enfin et c'est lii nue éventnalité assez rai'ctnent oljservée, 
celle aphasie de Hroca fera |)lace avec le temps à l'apbasie motrice pure, 
c'est-à-dire (pie le malade j^nérira de tous ses symptômes sensoriels, 
recouvrera complètement l'intéjirité de son langage intérieur et ne gar- 
dera de ses anciens sym|itômes ipi'nne aphasie motrice. 

J'ai récenuuent (li)0<S) attiré l'attention sur ces faits de la trans- 
formation possible do. l'aphasie totale en aphasie de Broca et de 
l'aphasie de Broca en aphasie motrice pnre ou aphémie ; mais, je le 
ré|)ète, si la liansforniation de l'ajjhasie totale en aphasie de Broca 
s'observe très souvent, je crois par contre que la terminaison de l'aphasie 
de lîroca eu aphasie motrice pure est assez rare. Sur le nombre cousi- 
dt'-rabie d'aphasiques (|ue j'ai étudiés et auto]isiés depuis trente ans, je 
n'ai vu (pie ipiatre fois cette transformation et encore seulement an 
cours de ces (ierni(''r(>s années. 



Aphasie chez les gauchers. 

Chn les droitiers, c'est-à-dire chez l'immense majorité des individus, 
l'aphasie est produite par une lésion de l'hémisphère ganclie et c'est poiu' 
celle raison que laphasiquc inoleiu- est si souvent att(!int d'hémi|d(''gie 
di-oih'. l'.jiez les gauchers, c'est dans Ibémisplière di'oit que sont emma- 
gasinés les images motrices et sensorielles du langage (Pick, Touche), et 
(di(>z eux l'aphasie motiic(! s'accompagne d'ordinaire d'hémiplégie gauche. 
On a même cité des cas de droitiers chez lesquels la zone du langage 
siégeait dans l'hémisphère droit et où l'aphasie s'accompagnait d'hémi- 
]ilégie gauche. Ce sont là du reste des faits rares et dont seideinerd 
quelques exemjtles suivis d'autopsie ont été rapportés jusqu'ici (Oppen- 
hcini ilSSy). l'reohrashenski ({(SOâ). Senator (1904), Lewandowki 
(lui II. Kurt Mendel (lOl'i). Enlin. il est un certain n(nnbre de sujets 
(pii sont ambidextres cl chez les(piels une lésion de la région de Broca ou 
de Wernicke du C(')lé gauche peut ne pas se traduire par des synipli-imes 
d'aphasie. Ces faits, pour rares (|n'ils soient, ont été signalés depuis 
assez longtemps déjà et ont l'dé r'tndi(''s par Uoss, Wyllie, C. Bastian, 



Ti;ori:i rs nr i \.\(;m:i- w 

ll.ili'iii.iii, (iii\\i'i>. I!\ iiiiii l'ii iiiiiwi'll. (.iilliiT. IK Ii'ihIi'mI il |ii'iiiiM'i' i|iii' 
chez les iiiiiliidt'Nlrcs, la ri'^iim de ilidca ilrs dnix lN'iiiis|ilii'ii's a^^il daii^ 
la roiiclioii du laii^a^c arliciili' cl (|ii(' la ciiiiiiicii^alinn. la >M|i|draii(r 
d'iiiir de ft's rojiiiMi-. |iar ranlic, >(Mahlil l)('aii(iiii|) |diis racilciiiciil chc/ 
li's aiid>id('\li('s (|U(' chi'/. les di(Mlit'is ou les ^aiiclicrs |in(|)i('rii('Ml dil>. 

Tour iT ({iii (•(iiiiM'illc li'-^ ;:aiicli('rs. il \ a. je ciiiis, riicon c disliiic- 

linii à laiir (piaiit à la (|iu'sli(iii de Mi|i|)li''aiicc. J'ai |Mali(|iM'' raiilcÉ|i>ii' de 
deux siijels ^anidicrs alli'iids dapliasic avec liriiiiiiir'uic ;;aiii-|ic. jlaiis Ir 
premier eas. il s1i;:iss;iil d'iiii ill('tli(''. j^aiiclifr |iiiiii' Idus les Msa;^('s 

ordinaires dr la vie cl clicz lei|M(d uni' apliasii' Iiice c\li iMnenicnl 

iidense |iei-sis|;i ins(|n'ii la nairl. l'Va|i|>i'' à l'à^e de (|iiaranlr ans. il nnin- 

rnt à l'àj^c de eim|nanle-ein<| ans. .\ ranln|isi( Innixa nne \asle h'siun 

eorlien-capsnlaire de riiéniisplière di'oit diHrnisanl la ri'^ion ridaiidi(|nr 
el la ré,i;inn de Bnna el ari'ivanl jns(|n"an \fnlrieiilc iali'ral. 

llans le second cas, eoneernanl nne IcMniie <le (|naranle-iicnr ans. 
inlidiijicnle el eiilliv('e. l'aphasie de l'.roca, aecompaiint'e d li(''inipl(';;ie cl 
d'Iiéinianopsie ;îniU'hes. daliord 1res inlense s'arnidioia proj;ressiveinenl 
cl ijnalrcans après le déhnldesaeeidenls celle l'einnie. Ionien reslanl héini- 
pli'^i(pii' cl li(Mniano|isi(piedn colé ganclie. avail réenpi'i'é loides les l'onc- 
lions (\\i langage, senle l'i-ciilnre ('dail eneor<' alliuée. Celle malade 
était, eoinnn' dans le cas préei'dcnl. nne gan<dière lypi(|ne. A laiilopsie. 
riiiMnisphère droit pi'c'seidail nne ri'dnclion de près de la moitié de 
son vidnm(>. eonsé(pience irnn lamollisscment cortical el sous-cortical 
([ni en avait détrnit la moilit- |)oslérienre et (pii. fosanl en avant, avail 
lésé prolondéineid la snlislain-i? hianclie sons-jaci'nle à IVcorcc de la 
région postérienre i\[\ lolie Ironlal. 

Voici donc denx cas d'aphasie chez des ganchers dans les(|iiels rr'voln- 
tinu a été fort dill'érenle. Klat slationnaire jusipi'à la mori dans le jire- 
micr, guérison dans le second. A (|noi tient cette dilVérence cl poniMpioi 
chez le premier nnilade l'hémisphère gauche n'a-t-il pas. comme chez la 
deuxième, supph'é riiémisplière droit si profondément h'sé? J'estime 
(pi'il faut faire intervenir ici Tétat de la culture inlellectnelle. Le pre- 
mier malade était coniplètenu^nt illettré, tandis (pie l'autre était très 
cultivée. En elfel. (pioiiiue gauchère pour tous les usages ordinaires de 
la vie. elle écrivait de la main droite elde ce fait elle avait n:i hémisphère 
gauche préparé pour sup|)léer sou congénère. Ce n'est là évidennnent 
(pi'une hypothèse, mais elle nu; parait conforme aux données psvcliolo- 
gi(pies actuelles, et du reste j'ai observé depuis, clini((uemenl, deux cas 
tout à fait analogues de guérison d'aphasie de Broca a\ec hi'miplégie 
gauche, chez des gauchers écrivant de la main droite. 



Autres variétés d'aphasie. 

Amusie. - Aux Iroiiljles de la facidlé du langage correspondent des 
Iroidiles analogues de la faculté musicale : à l'aphasie correspond 



■^j.Midioaii-: 1)1 s)srhMi=: \hiu'i:r.\. 



ïmiilisii'. les triiiihic's du cIimiiI (HiI (''h' sii;ii;il(''s |i;ir hi |)lii|i;ii'l des 
Millriii -^ (|iii <ml ('liiilic' r;i|ili;i--ic. M;ii> r(''lii(lr ilc I ;llllll^i(' en (■llr-iii(''iii(' 
;i (•\r siiildiil l'aile en ci's (icniirrcs iiiiiii'cs |i:ii- Sirickcr, Kiiolihiiicli, 
Wiillasclii'k, liia/.icr, lllo((|, l'ililjjiicii. i'iolisl. 

Ile Idiis CCS liav;ui\ i(''siillciil les cdiiclusidiis suivanics : les images 
aiidilives iiiii-~icales sdiil de lieaiiedii|i les plus iiiiporlaiiles (lii'azi(;r) : 
la |dn|)ail des iiiiisieieiis ne cdiiconeiil iMléi"ieiii-eti)eiil la iiiiisi(|iu' que 
|iai- ees images. Les iiiiaucs nniliiees {iiiiii' le eliaiil el le jeu des iiishn- 
iiieiiN dllVeiil nue :;raiide iiii|idilaiiie. cdiiiiiie sidiil à le (h'Miidiiliei- ce 
lail \ lil^aire. i|iie s(jii\eiil un iiiiisicieii (|mi ne |)aivienl |ias à se renii''- 
niiiiei ini sunvenii' niHsM'al. \ ai'i'l\e en IVeddniianl dn en jdnani il un 
in--linnienl (lîldci|). An cduliaire les iniai^cs visuelles (lildcij), dans le 
lani;ai;e nnisical inli'rienr. ne penveni (dlVir d'inléirl (pic clicz les nuisi- 
cieiis e\erc(''s. Lnlin HldC(| a l'ail |-eniai(|ner (|n nn ne cdnnail pas ins(|n'ii 
pii''senl de ca^ pnis d ai;rapliie nnisicale. (In icniaripicra la Cdncdrdance 
parrailc enire le nii''canisine dn lan^^aue iiih''iieni- innsical el eeini dn 
lan^ai;(> inl(''iienr nnlinaiie. 

1. annisie peni si' iiidiilier en ini'iiie lenips i|ne I aphasie el pn^senlcr 
e\arlenienl les mr'ines caiacleies ipie celle aphasie. Mais I anilisie penI 
auNvi r\islei- en delidis de Idiil pliéniiniène dapliasie : un bien nii aplia- 
siipie penI n elle pas ainnsiipie — a|ihasi(pie nidieni' cnilical poiivanl 
chanler. — (les reinaiipies inipliipieiil ipie, si les cenlres musicaux siiiil 
plaii''s an \disina;^e des cenlies Cdiiespiindanls dn laiij.;a^(' dl'diuaiie, iK 
en sdiit cc|ieiidanl iniir'pcndanls. 

Aux ceidres du lauj;a|:e idiiespnndenl les luèiiics cenlres iiinsicaux. 
Aussi e\isle-l-il cliinijucinenl dans I ainnsie les mêmes variélés ipie I on 
di'-linune dans l'apliasie. lirazier a cilé de iimiilifeux l'ails de ces diverses 
\aiii''ir's. \. (niiiisifiiii' iiinlciu' i's[ incapaliie de chauler un air. \.n siirdili' 
//N/.v/'r^j/c esl caraclérisi'e par ce l'ail, ipie le malade ne reciinnail pas nu 
air idiii'' ilexanl lui. aliirs ipiil dis|inj.;ne le siiii de clia(|ne insirumeul. La 
rri-ilr iitiisiciilf es! la perle de la piissiliilili'' de déidiill'rer des uoles. 
l'aiTdis ces Iriinliles siml cdiiiliinr's euli'c eux. Dn resie, nous sommes 
ici en pri''seiice de phr'Udmèiies doiil l'éludi^ es! eiieon^ heaucoup ninins 
a\anci''e ipie celle de l'aphasie. Les l'ails d'amusie siiul rares, el les idiser- 
valions complèles en sonl exce|ilidunelles. 

.\ oùlé de ces amusies eoi-respiiiidanl an\ aphasies a\ec alli''ralidn dn 
langage intérieur, exislent d'aulrev varii'h's ipie rim reiiinnlre dans les 
aphasies pures. Les malades alleiiiK de d'cili'' \eiliale pure ipie j ai 
d|pM'i\r's pir'senlaienl aussi de l'alexie iniisicale pure, cai' l'un d'eux, 
incapaliie de ili''chill'rer une unie de niusiipie, chaidail liés bien el très 
jnsle. Il pnl en nulle, par I unie, apprendre el chauler les parliliiins de 
Si(/iiril el d'.l.s(v(H/((, |iaiues piisir^rienreinenl il l'appariliiin de sa c/'cili'' 
\erliale. Je i-a|ip(dlei'ai enciire ipidn ne ciinuail pas d'aLiraphie musicale 
pure, pas pins ipi on ne ciinnail de cas d a;.:rapliie pure. 

Kniin Charcdl a siLinali'' un l'ail d'amnsie nidirice iiis| rninenlale : nn 
junenr de Ironihimeipii a\ail cdiiseiM' inlacles Innlcs ses an Ires inr'in dires 



riioini /■--■ nr i wc \i.f. mi 

iiiiiliicc>N. ;i\;iil |i('rilii Ir Miini'iiir ilc^ iiioinciiiriiK in'Trss.-iiics au jni de 
I iiisiniiiiciil. Mou clrvo Mirallic a uIiscim' im iiiiiMcirii ilr Ihr'.'ilrc ria|i|H' 
l)rilS(|M('llli'lll. à --ou piipili'i', (I apliasii' x'MsiiiicIIc sans li(''illi)ili''^;ic. An 
liiinl lie i|ni'l(|nrs jnnis. il iii'i>i>lail niic suidili' M'i lialc a\i'i- ii'ciir' \i'i- 
liali' inciiin|i|('li'. iar;:nna|iliasii' Mrs ai-crnlnT'c cl a;^ia|iliii' Inlalc. Kn 
nuMMC li'injis II' inaladi' ni' ii'riinnaissail {las la |ilii|i.'ii'l ilrs milrs. il l'Iail 
iil('a|ialili' ilr Irnir son \ idliin. ilr sr scix ir ilc son aiclirl . cl ne [iiuisail 
ni ri'cdiiinici' lie nieniniii'. ni ili'iliilli rr. I. analnniir |iallniliii:ii|ni' t\r 
l aninsii' e^l enriPir iiicoiuuii'. Il rsl |ilns (|nr |iiiilialilr lunlernis, ijui' le-' 
iniajit's musicales siè^enl dans les incnics rc|^ious que celles i|ui cinics- 
|ioiidcnl an\ dill'crcnU's iiiiaiics du lanj;age ailicide. 

Aphasies transcorticales. Wciiiickc ad liai! rcxisicncc 

d anlics Naiii'li's d a|diasie. dites liansciu licalcs. 

I. aplidsif iiKilrice Irauscurlicdic clail cai-aclcris(''c |iai- ic lail i|ue. daus 
la |)ar(dc r(''|ir'li''c cl suiioul daus le cliani, railiculalinH des mois s c\(''- 
l'nlc licaM('i)n|i pins racilenieni cl |dus lilirenieul ipic dans la {lande s|iiin- 
lance. {."('crilnic s|iiiulaut''c esl 1res alli'n'c. landis que l'iMiilnic siius 
diclt'c esl iclali\enicnl ciiiiscim'c. 

I. (tiilidsir sciisaricllc transcorlicdli' |ii'cseiilail les caracici'cs siiiNanls : 
l.c malade ni' comprend pas la parole parlée cl présoide de la parapliasie 
dans la parole spoidani'e. mais il ri'pclc corrcclemcnl les nnds, chanle. 
écrit sons ilicli'c. 

Sous ce nom d'aphasie Iranscorlicale \\ einicivccomprcnail une variété 
particnlière dapliasie cai'aclérisi'e atialoiiiicpiement par le l'ail (|ne les 
ctMiti'i's nndenrs cl seiisilil's Aw lani.;ai;(' snnl iiilaels, ainsi (pu' leins 
coiinexious cuire eux cl a\ci' la pi' ri pi ii' rie. mais dans la(|uell(' ces centres 
sont sépan's du ceulic d'idéatiou. ( "est-à-dire dn reste, de récorce céré- 
lirale. Otte \ari(''té d'a|)liasio pour cel anteur était caracléi'isée priinipa- 
k'nienl par le lait de la conservatioii île la l'acuité de lépéter les mots. 

Si l'on l'ait abstraction de l'étal de l'écriluic {|ui ni; se rencontre j;uère 
avee les caractères i|ne lui assignait ^Vernil•ke, il esl certain cpie Ion 
observe ipieli[uel'()is — très rarement du leste — des sujets qui 
lépètenl plus ou moins l)ien — je dis inlenlionnellemenl plus ou moins 
bien — les mots mieux qu ils ne les prononcent spontaiiénient et d autres 
qui ré|ièlenl les mots sans les comprendie — forme iiutlricc et sriiyorii-llc 
(le l'aphasie dite Iranscorlicale. (le sont là des faits intéressants au point 
de vue clinique, mais ilonl riulcipri'laliou esl fort discnlahle cl l'ien ne 
prouve encore qu il existe une aphasie Iranscorlicale, liicalisalde aualo- 
miquemenl |iarlant. 

Dans rinlerpri'tation de ces faits il faut se iajq)eler que la fjicullé de 
ré|)éler les mots est, parmi les fonctions du langage une des plus stables, 
une des plus rr'sislanles: la conservation de la faculté de chauler cor- 
rectemcid chez beaucoup d'aphasiques motcins en est une preu\c. l'our 
ce qui concerne I aphasie transcorticale sensorielle, il existe piesqui; tou- 
jours, dans cette forme, mie difticulté extrême dn langage spontané, de 



lu-.i si-:.\iioi.O(iii-: hi S) sThMi-: M-.iirh'Ux. 

Icllr surir (|ii'il \ ;i |ir('S(|U(' Idiiidilis ;isscici;ili(Ui ;i\('c l';i|iliasi(' lijiiiscdr- 
lic;ili' iiioliicc. (Jiii)M|H il en snil r;i|ili:isi(|i:c traiisc()ilic;il scnsdiici cnI 
lin sujcl i|ui ii''|irlr riiiiiiiii' un |ii'ii(M|url le smi des iiuils sans en l'din- 
lirondfc le sens. — |ilii''ii(nii('ii(' (|ur I un a (i(''(iil aussi aiilicl'nis sons le 
llOin {ïrrliolillii'- cl sdii laiii;a;;i's|i(Milani''csl nul nii iiim'sciiIc iIcs lionlilcs 
('(iiisi(l(''raiilt's. 

(Jliaill à VdjilKtsic Iniiiscnrlicdlc nt<ilri<-i' clli' serai! cai acl('Tis('M' pai' 
la iacullo (le r(''|)i''l('i' les mois en les (■(im|)icnaiil l'I par la coiiscrvalioii de 
IV'criliin> sdiis (ru'l(''('. Un icsic. il ne landrail |ias s'iina^niicr que" la r(''|i('- 
liliiin des iikiIs suit iDiiioiiis (■(iriccic. il s'en l'aiil uirnic de lieauroiip. 
i'oiii- ma iiarl j'ai rlndi('' drs ccnlaincs d'a|iliasiqii('S cl il ne m'est arrivé 
i|n une l'ois, de reiieoiilier un sujet (|iii |ii(''s('iilàl iielliMiieiil les syiiiji- 
Iniiies de I ajiliasie dile Iranscoilicale molrico. Il s'abaissait d'une femme 
îv^w. d'une soixaulaiiie d'années, inlelligciile el enllivi'e. imiu liéiui|dé- 
•iiquc, (|ui, à la suite d'nii ictus léjier, dalaiil de huit joins. |ir('scnlail 
les svm|)lôiiies siiivanls : diminution considi'i'able de la parole spontanéi' 
el im|)ossihilit('' d (''ciirc siionlanément autre chose que son nom. Par 
contre, elle pouvait n'-pétei' correctement des phrases entières et éciivait 
sans fautes sous dictée. La coiniiréhension de la parole pariée était intacte, 
.le ne sis celte malade (|U une seule fois, à ma consultation de la Salpè- 
Irière. l'I, parlant, je ne pus suivre Ft-volution de son alVeclion. 

Du reste, et ce qui montre hien (|ue l'aphasie dite transcoiticah^ doit 
ètri! envisagée seulement au point de vueclinicpje, ce sont les nombreuses 
variétés de lésions renconliées à l'autopsie de ces malades. C'est ainsi 
qu'on a vu la variété inoirice succéder h des lésions légères de la région 
de lîroca ainsi qu'à des lésions de la région insulaire. ()uant ;'i la foi'ini! 
sensorielle idle a ('té constatée à la suite de i(''sioiis atro|iliiques du lolie 
teinpiu'a! on de foyers multiples de la partie postérieure de l'encéphale. 

lin lésnnié el pour finir ce qui a trait à la variété d'aphasie désignée par 
Wernicke sons le nom de transcorticale, je tiens à faire remarquer (pie 
jnsipi'ici on n'a jamais publié de cas de la forme motrice ou de la forme 
sensorielle repi'oduisanl tous les caractères que leur avait assignés théo- 
riipieinent Wernicke. Ce sont là des formes créées schémaliquemenl en 
se basant sur des hvpothèses et dont l'cvistcnce n'a|)parait pas comme 
lr('s vraisemblalile. 

Aphasie amnésique {Annn'xic vi-rbak'). — Les troubles de la 
iiK'MiHiire se renciinlrent dans certaines formes d'aphasie lors(pie r(''lat 
intellectu(d est pins on moins alVaibli : c'est l;i un fait de connaissance 
baiwde, mais ce n'est pas à ce trouble d'une nature particulière que cer- 
tains aut(Mirs oui diiini('' le iiuni d'aphasie amn(''si(pic ou (ramii(''sie 
verl)ale. 

Chez le sujcl alleiiil d'amnésie v(!rbale, le langage spontané n'est pas 
défectueux on ne pii'sente que de la pai'aphasi(> très légère sansjarg(m- 
a|)hasie. Ce qui es! Ironbli'' chez lui c'est [(''vocation du mol corres- 
p;indant a rid(''e ipi il \enl i'\|nimer el en |iarticnlii'r les mois se l'ap- 



Tii(iri:i />■ ///■ / i.Y'.i'./-;. 103 

|iiiil,inl ;iii\ iili''('s ciincii'li'--. Il Ikuim' (lil'licilcini'iil, smnciil iiiriiic |i;is 
lin liuil. lr-~ siilis|;iiiiirs. le-, iiiiiii> il (ilijris un ik' |iorsoiMii's, cl aliirs il 
iiM' lie |ii''ii|)lii;iscs |iiiiii' il(''Mj;ni'r a min inlrrlncillriir <|iii'llrs son! les 
(pialili's, les |)rii|ii'i(''l(''s di' rolijrl iiii dr la rlinsi' ilunl il ni' |irnl r'\ii(|ii('i 
l'I |iai'laiil |)i'oii()M<'('l' II' Moiii. l'airiiiilii', iinr fuis le iiiiil jnslc cl (•(ilTCS- 
|iiitiilaiil à rohjcl l'Iaiil ilil. il Ir ii'|iclc lies racilniiiMil . .l'ai ((hscrvi' pcn- 
ilanl |iliisiciiis iiinis nu mijcI allciiil de crcili' Nciliaic |iuic avec liiMnia- 
niipsic. (|ui [ni'scnlail ;i nn 1res liaiil dc^rc ces sYinpiiuncs. (JMeli|ne IVil 
I nlijel (|n on lui |iiévenlail il en iiidii|nail 1res cxaclenieni . ii l'aide de 
IHM'iphia -!■■- l'I de eiiin|iai aisiin^. Insaue li le^ |iiii|iiii''li''s. sans jamais |ion- 
Miir en dire le iiinn. l'ar eunlre nne Inis le niini de I iilijel |ifiinipncr' il le 
ir'|ii''lail : l'ar exemple, dn Ini miniliail nne Iiiiism' à lialiils. Il ilisail :.len 
ai une eimime cela, je sais à qnni cela scrl el il l'aisail le j^esle de biiisscr 
son M'Iemenl. (Jnel que IVil le mol ipic l'on piononçàl dcvaiil lui. il disait 
non. jusqu a ee que l'on |Mouonvàl le mol l)iiissc. Cl alors il disail : (lui 
ces! nne liiiisse. Ij les elinscs se passaient de même pinii' Ions les 
olqels qu'on Ini |Mr'seulail. Mais la iiossiliilili' de |irononccr le mol, inie 
l'ois ipi'on le Ini avail indiqui' à lianle \iii\, n'éhiil pas pei'sistanle. eai 
si apiès (pielqnes uiiuules un Ini nmnliail de nouveau un (liijel doul 
il a\ail ir'pT'ir' le nom au|iai;i\anl, il élail de nonv(>au iiica|)al)lc de le 
di'uommer. I,'inlellii;enii' l'Iail inlaele. le ealenl se l'aisail 1res i)icn. I,a 
(l'citi' veiliale l'Iail ahsolue — liltéiale el \ciliale — sauf pour sou nom 
cl l'cliii de son \illa;^c ualal. I. l'ciilui'c sponlancc cl sous (licli'c l'Iaienl 
normales, seule la copie élail lir'rcclnciise. Il parlait leutemeut mais l'aei- 
iemcul cl raeonlail très corrccleincnl tons les événements de sa \ic. 
IJdiu la palpalion des objets ne rendait pas plus l'acilc révocaliondu mol 
ioi'rcs|ioudaut. 11 n'y avail doue pas dapliasie opliipiei'i. 

(les deux cas sont les si'uls d'amni'sie Nciliale véritalilc qu il m ail 
l'Ii' donné jus([irici d"obsi'r\ei'. Il ne l'anl pas eiud'oudrc. en ell'el. I arnui'- 
sique verbal a\ec 1 apliasiipie miileur qui \ons dit. birsipi'on lui moidre 

I. Uécciiiiiicnl. dans la r.lientèle privée, j'ai observé un cas analogue. Mais ici il saisis- 
sait lie ci5cilé verbale avec agrapliic. Le siijst, lionirne cultivé, avail d'abord présenté des 
synip'.ônies d'apliasie sensorielle classique, cécilé et sui-dilé verbales, parapliasie, ayrapliie 
avec une liémianopsie homonyme droite. I.a parapliasie était pure, sans jargonajiliasie. Trois 
mois après le début des accidents, la parapli.isie ainsi ipie la surdité verbale avaient complè- 
tement disparu et le malade ne présentait plus ipi'une cécité verbale — littérale el verlialo 
— aussi intense qu'au premier jour, et une ajtrapliie complète pour l'écriture spontanée 
cl sous dictée, avec état servile de la copie. I. 'liémianopsie persistait avec les niémi's 
caractères. Cet état est encore stationnaire à l'heure .-icluelle. un an après le début de l'airec- 
liou. Cet houiuie, dont l'intellifience est parlaile, présente pour l'évocation des noms des 
objets les mêmes Iroubles que le malade précédeni el il se pl.-iiut beaucoup de cette incapa- 
cité. Sa conversation est très correcte, mais il ne peut prononcer le nom d'une persmiue de 
connaissance, parent ou ami. l'ourles noms d'objets, il faut l'aire une dislinction. selon ipi'il 
les prononce d.ius le courant d'une conversation ou bien au contraire lorsqu'on les lui montre 
et qu'on lui dit de les dénommer. Ilans le premier cas, il ne s'en tire pas trop mal. bien 
qu'il y ail des lacunes. Dans le second cas, il est incapable de dénommer par son nom ainun 
objet. Il en décrit la nainre, les propriétés, mais ne peut le déuoininer. Ici aussi lorsque le 
mot est proiiiiin-é devant lui à propos d'un ob;et (|u'on Ini montre, il peut répéter ce mot. 
mais il l'oiiblii' presque iuimédi.Mcinenl. Chez ce malade, comme chez le précédent, il n'v a 
pas d'aph.isie o|.li(|nr 



loi si:. Mil Ut II, u-: nr systi-mi-: .\i:iti''i;r\. 

un (ilijcl : .' je >;iis. iii.iis |m'ii\ pns le dire .. I,';itiiiu''si(|ii(' vcrliiil nCsl 
ni ;i|i|i:isi(|ni' nmlcni'. ni |i.'ir;i|)li;isii|n('. ni i<ir^(ina|iliasir|uc: il parle <'(M'- 
rcclcnicnl. niaiv ne Iroiixc |ia> le in(il ((nrcsiiondanl à rnlijcl (|n"on Ini 
ilciiiandc ilc (li''niinini('r. cl alors il le il(''lini( par ses propric'h's. Mn 
(I "aniccs Iciincs. il m' passe (liez Ini dinie manière perinanenle ee ipii 
se passe elie/ nous lnus paiTois loixpie. ni' ponvani reirouvcr le noin 
d "un (ihjel en nu uiiin piiipir. uinis clieiclinus il nnus l'aire ('(nuprendic 
par une diMiniliiiii. (!e ipii uinnlri' liien eneiire ipie elle/ rauiuési(|ue 
\eibal ce ne siud pas les iuia;^es nidlrices du laui;aL;e ipii snul en cause, 
(•"est (pi'il ri'pèle (irs l'acilenienl cl 1res ci)ii-ectcnicnl les mois c(nicrels 
(piil ne peul (''voquer sponlan(''meul. (l'csl à des lails de ce j;enre (jne le 
Icrmc A iijihdsic iiiiiiii-^iiiiir. iVn iiiiirsir ri'ilml/' doit seuleinent s'appli- 
ipier, cai' ici il u \ a pas à piopremcnl parlci' d'apliasie moliace on 
iTapliasie sensorielle. 

Il ne faut donc pas coni'onilre lapliasie anui(''siipie. lelle du nminscpie 
je la (dni|)ren(ls, avec des étals analogues (pie I on peul obseivor dans 
des circonslances \aiiahles. dans la sénilih'. dans les états d'épuise- 
ment j^rave. dans les Iranmalismes crâniens, tontes circonstances dans 
les(juelles lamiK'sic \erliale n Vsl (pi un syniph'mie coexislant avec des 
trouilles i;(''n(''ra lises des l'onctiniis cerélirales. (In peul voir aussi de l'ani- 
ni'sie verliale dans certains cas d aphasie motrice, sensorielle et dans 
ra|)hasie totale. tTcsi à celle (lerui(''re cat('';.;(irie de laits (pi'appartieniient 
les cas publiés par l'ilres 1 1!)(I8| sous le nom iVapliasir ininu'xique. Ilaiis 
le cas peisoiuud rapporté par ce! anleiir à I ajipni de sa llu'se. — cas non 
suivi daulopsie, — il s'agit d'une renuiie alteiuli^ d'aiiliasie motrice très 
améli(M'ée, « don! le \ocal)iilaire est assez l'iclie pour ipi elle puisse 
exprimer à peu piM's loni ce ipiVIle pense », mais ipii souvent est ari'élée 
au milieu d'une phrase par un mot qui lui manque, ou hieii (pii d aulres 
t'ois ne ]ieul d(''iiommer les objets (pi'on lui présente, loni en inilii|nanl 
bien par la paride la propriété (le ces olqets. Or, ces troubles de révoca- 
tion de cerlaiiis mois, \ariables suivani les jours, sont d'olisei'valion 
conslanle el banale dans laiihasie motrice ou sensorielle par lésion de 
la zone du lainage. Ils peuvent se rencontrer dans deux circonslances : 
on i)ien dès le (h''biil de l'alleclion, el il s'agit alors d'aphasie moirice ou 
sensorielle l(''gi''re : on. plus lard, dans le cas d'aphasie ninlrice on seiiso- 
lielle lr("'s pidiioiic(''eel au moineul où l'état du malade est nellemenl ann''- 
lioïc''. Ils u'onl, je le r(''p(''le. rien de caractérislitpie et ne soûl (pie I ex- 
pression d'un langage int(''ri ■ Iroiibh'' par suite de rall(''rali(iii d'une 

calégoi-je d'ima'^es visiudlc--. ainlilixes on molrices. 



État mental des aphasiques. 

.\iiisi ipie je I ai iiidi(|U('' |ir(''C(''(leiiiiuenl, on doit diviser d'une inani(''re 
LieiK'iale les aphasi(pies eu deiiv grandes idasses, selon (pie chez eux le 
langage intérieur est altéré on ([u au contraire il p(!rsist(î intact, — apha- 



ri:nriii.i:f< iir i .wcahi: 



sii's (Mlli's. ride ces (|imi\ cImssi's ki |ii('iiiièli' l'-^l iiiiiiiii|i,iriililriiiciil 
|i|lls tVr'(|ll(MMllU'lll iilivri \i'i' ijiK' l;i ili'ii\irnic. I! iiiiniriil ilc r.iiic hi 
lili'lric (lislinclioll liM-i|lli' I on mmiI (■liidirr (|iirl ol ICLiI ilr rinlclli- 
{icncc dit'/, ces iiiiil.ido. 

n('|Ulis l'orl l(iili;l('iii|i^ les Inmlilrs (II' riiilclliviniic mil ('■li' >it;ii.ili'^ 
chez li's ;i|ili;i'-i(|iii'N. ri Tiimism'.iii \ a l(iiii;iiriii('iil iii>i>li''. \l.iis ,'i ii'llc 
r'|i(M|iii' (III lie (■iiMii;ii--->,iil |i,i> !("- Inniirs |iui('^ de I apiiasii' — apliasic 
iiioliicc |iiiif. iM'iili' l'I ■~iii(lili> M'ilialrs |iiiics. Or, dans ces Ininirs. 
l'iiilclliLii'iifc csl Idiiiiinis inlacic. 

l'iMir ce i|lii ciMiccini' l'i'lal de riiili'llij;i'll(i' i lie/ If- -njrjs alIciiH- 
(l"a|ilia>i(' avec li''-.iiiii ilii laiiLiai;!' iiih'rii'iir — a|dia--ic lnlalc. aplia-ii' •^l'll- 
sorii'llc. aidiasii' dr I'.i'ik a - Ion-- li"- anlcnis cl (li'|ini> l(in,i:l('in|i- miiiI 
d"acc(ird |i(ini- dire i|nc clir/ i'n\ rinhdliiicncr ol Mrs snincnl Iiiik Ikt. 
Mais Ions aussi uni dil. Iiailani la i|ni'sli(in an |iiiinl de \\[r ini''dicii-|i'v;al. 
(|iril n'y a\ail lien d'ahsiiln. (|iic j'all'aildi'--cin('nl inlrllccliiid T'Iail lii's 
xariaidc d'un -njcl ;'i l'anlrc. cl i|nc miiivciiI le- rnnclinn- inlcllciinidlc- 
('■laicnl siiiiin nniinalcN vi' i{ni cciicndanl s'iilisci\c |iai lui- - en hinl 
cas il peine all(''ii''cs. (l'csl là r(i|iiiii(in de l!alcinaii, c Csl aussi cidie de 
(1. Maslian, c'c-l lelle (|ne j'ai Inninnr- piid'essi'c. <l c'csl c^aicincnl cidic 
à la(|licllc son! ai rivi''s de Mniilel cl l.nlinar l l'.KKil dans Icnis reclieii lie> 
l'ailcs sur des a|diasi(|iies de inim sei\ ire de la Sal|ièliiéie. cl j'iiissiii ilaiis 
un Iravail i-(''cciil ( llIKh. 

Ce dci^rc d'allcralioii csl très xariaide cl n'csl snninis à anciiiic iculc. 
parl'ois il csl plus accuse dans l'apliasie si'nsipritdic miic dans l'aphasie 
iiKtliicc. Mais, je le rcpèlc, ccl all'aililisscinenl iiihdlecliitd n'csl pas alisn- 
liiiiiciil (■(iiislanl. licaiicdiip (l'('di''iiieiiK du reslc ciilrcnl en liunc de 
coiiiple dans I apprccialioii (In racleiir inlidliL;eiice chez ces sniels. Iiinl 
(It'pt'iid (le l'i^'lciidnc id i\r i'iniciisili' de la h'^simi. de snn relenlisseincnl 
pins on moins j^raiid sur les i'('';:iiMis vdisincs. de I (''lai des vaisscanv. de 
la circiilalion cl de la roiiclion n'^iialc, siirhnil enliii de I ir^v du malade, 
car c'esl jtrincipaicmciil (liez le vieillard ipie l'un cDiisialc ce dclicil iiilcl- 
icclncl. <a' soiil là loni aiilanl de causes ipii pcii\eiil l'aire varier du loni 
au loiil les ronclioiis iuhdlccliiidli's (liez hd on hd aphasiipic. Ijiliii. 
lorsi|ne l'on (diidic l'i^dal de rinhdli^cncc de ces sniels. il lanl leiiir 
coiii|)le de leur cnlliire aiili'iicurc. Ilatis ses recherches siii" 1 idal des 
connaissances (liez les recrues, lîodenwald (l'dO")) a conslah' <les lacunes 
(In ineiiie ordre el parfois iii(''iiie plus prononcées (|ue celles (pie l'on reii- 
coiilrc (diez les apliasiipies. id C(da (liez des sujels (riiilellifi:eiicc iiio\ciiiie 
el n'avani (|nill('' r(''cole cpie de|inis ipiid(pies aniii'cs. Ol aiileur l'ail 
reinar(|ner que. dans la lith'ralnre psy(diia!rii|ue a( liiidie. on rei^ardc 
soiivenl comme pallioloj;itiues des d(''licils iiihdhM liuds heaiK mip iikmiis 
inliMiscs (pie (diez les j(^niies siddals donl il a étiidii' I Vdal inenlal. Kiiliii. 
il lie lanl pas oiihlier (pi'iiii aphasiipie |icnl dexenir d(''iiieiil. de iii(''mc 
(pinn (l(''inenl peiil devenir a|ihasi(pie. I. aphasie iiKdrice n csl pa> lirs 
rare en idlej dans la paraivsie fi(''iit''rale (d, ainsi ipie Idiil moiilré Si'iieux 
el.Iollidx. il e\isle une paraivsie gi'iiéralc à i'ornic d'aphasie sensorielle. 



m;-, srMifirnaii-: Dr st-//.i//-; .\f:iin:ix. 

Imi ii'MIiik'', I,-i (|iH'slioii (Idil (iic Ii-.iiicIk't (hiiis cliaiiiir eus sprcial, à 
l'aiilr il mil' olisi'iv.ilinii iiiiiiii liciiM' ilii malade. Ia's iiièiiics i-eiiiar(iues 
-'a|i|irn|iiriil aii\ i|iir>lioiis (rnnlrr iiiciliio-ln/al — all'airos (■l'iiiiiuciU^s. 
iiihM'dictidii. validili'' on luni d'un IrsIamrnI — ipii |irnvi'nl sr invsi'nlcr 
à |)ri){ii)s d'un malade alleini d'apliasii' muliice un sensiiiiidle. 

\insi i|ii'ori le voil. la plMparl des anleni> i|ni oui (''Indii'' l'aphasie 
Il mil |ias maiii|llé de eoiislaler. dans celle all'eeliiin, l'exislence liés IVé- 
i|nenle — mai^ non alisolmneiil ronslanle — d'im alVailiiisseineiil de 
rinleHiL;eiire, mais ils n'iiiil |ias eoiisiiir'n'' cel all'aildissemenl conmie la 
i-anse de l'aphasie. l'Insieins iiirMiie, el je suis dn iiomhre, (inl l'ail le 
laisomiemenl iiiNCise el mil \n dans la snppicssion des iniai^es dn lan- 
i^aj.;!' la cause de ce délicil iiilellecinel. Il siillil de .se représenlCL' (|uel 
doil èlre l'i'Mal nicidal d'un snjel (jui, alleini d'aphasie niolriee, osl |)i'ivé 
de la paidle pendant de Imij^iies aiini''es, si ce n'esl lonle sa vie. on de 
celui (|ui, alleiid d aphasie sensorielle el ne |)on\aiil enlier en coinniu- 
nicalion d'id/'es avec personne, vérilable ilole dans la sociélé, est 
condanini'' ii Irainer le resie de ses jours niie exislence malheureuse el 
inidile. 'l'i^onssean a (''mis à cel (''i^aid des (■onsid(''ralions dn plus grand 
inléi'èl. Quel doil ehe l'i'lal d àme ci nn snjel (|ni. u'avani pins d'images 
seusoriidies du langage, nayaiil plus par conséquenl de langage inté- 
rieur, pense avec des images d'ohjels, an lien de penser avec des images 
de mois, (pii ne |ienl |dus se tenir au courani de rien? Il v a là de (jnoi 
l'aire lléchir rinlelligenec la mieux conslitui'-e el cela tl'autant plus t'acile- 
nienl encore ipie ra]ihasir|ne, étant le jilus souvent un individu tigé, plus 
mi menus rmlemenl arlério-scléieux, paitant à cerv(>au plus ou moins 
insuriisammeni iiiigiu-, est dans les eondilions les plus i'avorahles pour 
l'aire de la déchéance cén'hrale, el, même dans ces conditions, je le 
n'pèle.ci' n'esl pas toujours le cas ('). Un resIe, ce (pii montre hien encm'c 
la d(''|ii'îidaiici' ipii exisie cuire la perle des images i\[\ langage el I ('lai de 



I. .\ r:i|i|illi lie ri'lli" iipiliidll. ji' l-.l|i|ioili'l-.li ici rMli^rl\;iliiill il'lin inrdirin i|lli' jili bc;lllC(ill|i 
riinmi l't i|iii lui .illcinl l|■;lpl^l^io ^riiMiiirlIc il;iiis li- r'imrs (U< s.i siiixinilr-IrciziL'nio iinnée. 

Clicz lui. \:l Slir.llh- miIj.iIc ,-|:iiI llrs l;illilr. lil.ri-. I;i vi-i-Ur vrl'lj.ilr r\:i\l .■.illipléle et absoluG 

c4 acc(iiiip:Éf;ii(r il |H.iriiaiiii|p>i'' lioiiiuinnir Lih r;ii.' ilioih'. Ci' iii.il.i.lr. ipii iip reconnaissait 
iiiù-me pas s(in nom nianiisci-il on inipiinié. élail atleint il'aniapliie Inl.ile. sauf pour sa 
signature, el copiait servilement cmnme un dessin les mois imprimés on manuscrits. 

Les trouilles fie la parole cimsislaient en parapliasie, la plus pure (pie j'aie jamais ren- 
contrée, et dont on finissait par comprendre le sens général lorsipi'on en avait l'Iialiilude 
voy. page !)((,. Chez ce eollègne, liomine d'une intelligence supérieure, ayant rempli des 
fondions imporlanles dans sa province, je n'ai jamais conslalé d'all'aililisseinenl inlelleclnel 
véritable. Il savait n-ès bien ce (pi'il \onlail, el m's acies et s:i condnile étaient toujonrs In^'s 

logiques. Pour se Taire conduire à Paris, il a\ail <lil à son confrère el ami. le \)' X le 

Mnrlaix. de l'.'unenei' o dans la gramle \illc pour Miir » le " linii gi'.and médecin )>. Iles- 
c.Midn à la maison des 1 léres Saiiil-.lcan-de-llien, j'allais le m:u- d.'iiv .m ln.i> tins par 

bien il siinn'r.iit de son él I me lil conipirodiv ipi'il ne vo\ail pa^ dr I,' ilié droite de 

ses cliamps visinds. Il se eompniiaii .nm ini Ihhi nnimal, -a\ail le iniir de la semaine, 

l'heure, ce ipi'il dépensait iiiinioliciinrnirnl. In jcnir ipic \r lui |iii'-cnvais une solution 
d'iodure de potassium 10 grammes poiu- lôU d'eau, il prit la plume cl cciImI sa formule à lui, 
I.") grammes pour lôd. Presque tous les jours il sorlail en voilure déeouverle el indiquait par- 
le geste les iiics oi'i il voulait passeï' el s'y retrouvait facilement; il connaissait en elVel tirs 



T/.'O/ 7,7. /;•-. /)/• /.l\(;.M,7;' liiT 

I iiili'lli^ciK c, (■ V>l (|iii'. I(ii's(|ii(' r,iiili;isi(|iii' iiiotciir uin'i il. — • li' l'.iil 
iiV'sl pas li('s laii'. - son iud'Hij^cncc icviciil loiil ciiliiir. .Ii' rdiiiiais 

dans la |iralii|m' priM-c iiliisiciiis ('\ciii|ili's d apliiisic h irr. ircuij^iiic 

spi'ciliipii' lin ;iiilir. surxciiiis cliiv Ai-'^ --iiji'ls ii'iiiics cl (|iii. une r(ii> 
lilli'ris, ciiil pn I l'pi riiiiii' (■iiiiipli'lriiiciil ili's (ii-ciip,iliciiiv l'xlucaill licaii- 
cdiip il iiilcllii^i'iii-c. 

h.iiiv II'-- iijilKisifs /)/()vs, c'csl-.'i-iliir iliins li'> ;iplia>ic-. ;i\ci' iiijc'j; lili' 
(lii laii^a^c iiili'i'iciir — aphasie mnliicc piiic (■(■(■ilc' vciliaic piiir. siii- 
ilito vorl)alt' pmc, riiili'lli^cnci' es! Iiinjuiiis iulaclr. 

Zone du langage. 

Par zonrdii hiugiUfc. j'ciilcinls (ctti' pnilicm île la cniiicalilc (■(•n'iiraic 
^aiiclii'. tluiil la lésion tlL't(>rniiii(' fies Iroiililcs du lani^a^^c. ri i|ui. occn- 
jianl la plus j;iandi' parlic de la ciicouvoluliou dVucciuli' de la scis- 
sure de Svivius. enipriinic -^es pallies coiislituaiiles aux circouNoiii- 
lions des Idlies IVoiilal. lenipoial cl paiiclal. l'Iaccc le Innj^ de la 
scissure de Svivius, idle déiiil une sniie de fer à (die\al luneii iii 
haut, et reçoit dans sa coiiiavili' la pai lie inriTieni'c de la /nue seusitivn- 
niolrice dij;. 1 1. 

mie comprend : 1' une parlie anli'iienre mi IVonlale. — la r(''i;iou de 
Itroca, ou centre des images nudrices daiticidalion. - cousliliit'e par 
la parlie posiérieurt' ou |)ieil de la ti'oisièiue circou\(duliou IVonlale 
gauelie. ropercnle IVonlal et la corlicalili' iniini'dialeiuenl \iiisine Map 
(le F. el pied de l-"j|. à l'exc lusinn de I opercule rcdandiipn' cl s'i'lend 
peut-èli'c euc(Me jusipià la parlie anli'rieurc d(! l'iiisula : "2" une jiarlie 
inférieure ou lenipoiale — la rc'^iou de Werniekc, ou centre dos images 
auditives des mots qui correspond à la partie postérieure des Di'emièreet 
deuxième circonvolutions temporales gauidies; ."" une partie postérieure, 
le centre des images visuelles des mois ipie jai coiitrilnii'' à localiser 
dans le pli courbe gauche: 

(liiez le droitier, tous ces centimes sont situés dans riiémisplière gauche; 
ils siègent à dioile (lie/ le gaucher. Mais toujours ils nappartiiMinent 
(pià un seul hémisphère. 

•J" l ne séi'ie de libres i-elient les ri'gions de la zone M\ langai^e. seil 

liien PiiHs. Il était toujours très soigné de sa personne. Il s'était li\i' iion\ mois de séj ■ 

à Palis. I.oiscine ce temps fut écoulé, il nie lit compiendie (|u'il parlait le siulendeinain. 
et me denuinila de lui lixer le cliillre de mes honoraires. Je lui répondis en liaii- 
i|u'entrc collègues on ne posait pas de pareilles i|uestions. Il se mit à sourire très aimable- 
ment et nous nous i|uiltàmcs. Le leiideiiiaiii dans raprés-midi, comme je descendais de ciiez 
moi, je le renconliai dans l'escalici' portant ilans ses bras une énorme poupée. (|u'il ap|ioi'- 
tait à ma lille alors iigée de ijuatre ans et qu'il lui offrit lui-même avec beaucoup de grâce 
et d'amabilité. .\cconipagné de sa domestii|ue, il s'élail fait conduire au « lion Marché » en 
indiquant lui-même le cheinin au cocher, s'était rendu au rayon des jouels d'enlaiils. avait 
acheté la poupée, puis était venu l'apporter chez moi. Il est incontestable que chez ce col- 
lègue l'ajiliasic sensorielle iiavail pas altéré l'intelligence d'une manière sensible, l'ai observé, 
depuis, plusii'urs cas d'aphasie de Bima iM d'aphasie sensorielle el dans lesquels éiialemenl 
je n'ai pas lonstalé di' délicit intellcctuil iieiienienl appréciable. 



ins si:\iini.i)i,ii-: ni' s) .sti.mi:- neihi-.ix. 

l'iilri' t'Ilcs. Miil a\('c les |i;irli('> |)liis (iii iiMiiiis Noisitics de hi cni licnlilr 
I l'it'liialc li(MiM(lal(''ial(' cl cidisrc. Los prciiiicics coiisliliicnl les lil)i('s 
|)i-(i|ir(>s ;i la zone dn laiif;a|;(' (li<i'. l* et ."), ce soiil les fihfcs coiirlcs d'asso- 
lidliiiii i{iii rcliciil (lcu\ (iicdiiMiliiliiiii^ Miisiiics. les fihi'fs d' (ixsdcidlioii 
iiili'd-carllidli's. i|ni (ii'('ii|m'|iI la ciiiiclie |M(iriMi(lc de IV'eoice cl le-, /Ihrcs 
laïKicnlicllcs (|iii en recniiv reiil l;i |M''ri|ilirTie. Les aiilres. plus Idii^iies 
oeciipenl la sidislaiice hiaiielie iiiiii dinr'ieiieii'e de I lii''iiiis|dière cl (Ma- 
Idisseiil ||'^ eiiiiiii'xidii^ de■^ ddlV'reides n'i^inns de la /(iiie du laiiiiaj^c 
eiilre (dies. Cl' ^iiiil le-^ /ihrfs iiiiii/cii lies (l'iisxDciiilioii el en |iaiiieiilier 




les libres dn j'tiisccdK liii>i/ilinli}idl xiiiirriciir ow di(iiii\ ipii nnissenl la 
région de llniea an pli emn-lie el à la i('';:ion de Weinn l\e. ll'anlres lilii'es. 
pins hniunes el pins pi'id<indénM'nl silni''es. enliinl dans la einislilnlinn 
de> l'aiseeanx din'(''ren(i(''s de la snlislanee Idain lie {iiiiirlifs sagilldlcs. 
/'disccdii (jccipi/d-l'ntiildl ): les inies appailieniicnl an /'«/.sTr«// lniif/ihi- 
diiidl iii/rriciir (((Mnhe sai;illale (\i\ l(d)e ()ecipitn-lcni|)(n'al) cl ndieni la 
i'é;^iiin \i>n(dle liiMUM'ale iii't:inn de la scissni'c ealearine, cnnens. hdinle 
lini;nah an pli e inrlie el à la n''Lii(iii de \Vei-ni(dïe: d'anires l'on! parlie 
dn l'disi-ciiii (icciiiil()-/'niiildl el l'Ialdissenl. s(MIs I (''|iendvnie Ncnlricn- 
laire. la eiinne\inn i\\\ lolie iieeipilal a\ee les hdies lenip(H-al el IVnMlal. 
I.e c()r|)s callenx, eidin. rcdiatd enlic en\ les licnnsplières, jonc nn rôle 
liés iinporlaiil dans les conneximis des dilléi'ciils ecMdres de la zone dn 
langage. Il ur l'anl pas nnhliei'. en ell'el, (|ne hîs niiin\erneids de la 
langue, des lé\ivv. elc. avani nni' |-epr(''senlaliiui ediMicale liilaliTale. la 



iRoviii.Ks Dr i.AiXa.iai:. 



l('';:iiiii (II' Hiiir;i l'^l. p.iihmt, l'il i;i|)|)(iil ii\('c les (li'ii\ (i|mt(|||c- niNiiidi- 
(|lli'N.ccillic-- iiiiilriM^ilc I a|i|i;iicil |iliii|i;ilrii|- : li\|i(it;lii>M'. iMciiil iiir(''iiriii . 
de. I.cs ccMlirs ((miiiiiiiis t|(> l'aiiilil iim cl Ac hi \isi(iii av.iiil de ini'iiic 




r^.î.— I-i's vdi.'s i-iiiuliu-liiccs ik- la visiiiii. appaicil visuel oi>iUi:il on inlia-c.Ti'Inal .■! appai.-il 
vi~nol |i(Miph.Tii|iii>. — l.a partie anlérieiirp (les liéinispiièies a été écartée aliii lie ineritJer le liajet 
(le la l.anilelelte iipticpie et du eliiasiua. — l.a région X. inili<iuée par un cercle lilane. représente la 
l...ali-alien ,1e la lési.ui dans la cécité verbale piire. I.a zone corticale visuelle est teinl.-e en ^ns 
d.~ .l.iiv .éi.v. Les moitiés droites iliacliées) des doux champs visuels correspondent à la l.andelette 
..|4ii|ii.- i::nM 11... — \il, avant mur. — C. cuneus. ^ Ce, Coi-ps calleux (bourrelet'. — C'/r. Ci/i. corps 

_■ I il. - .Mi I lie et interne. — (.'(//.scjjment réiro-lenlicnlaire de la cajisulc interne.— (.'.S;/?, couches 

-:uiM.il.-- du ^.-L'iiient postérieur de la couromie rayonnante. — h\. K'^, les troisièmes circonvolutions 
trontales franche et droite. — /V-, faisceau visuel croisé. — /"c/. laisceau visuel direct. — fin. laisceau 
^ isni'l ninciilaire. — Fm, forceps postérieur du c(U'ps calleux. — Fu, faisceau uncinatiis. — /«, tp. cir- 
convolutions anlérieurc's et postérieure de l'insnla. — A', scissure calcarine. — .VC, noyau caudé. — 
.Y/t. noyau riuige. — /', pied du pédoncule cérébral.— /'c. /''c. plis courbes Kauclic et droit. — /'«/. pul- 
\inar. — Qa. tubercnle i|iiadiijumeau antérieur.— Itiii. ruban de lieil médian. — S/w. substance 
perforée antéiieiiri'. — 7',. première circonvolution temporale. — T<//). piliei' postérieur du Irifone. 
— ir. A, .ne de Wernicke. ~ II. banilelette opliiiue. — .1 7/. cbiasma des nerfs optiques. 



Mil si:Mioijti;ii-: Dr s) sii.mi; NEit\i:i.\. 

iMif i'('|ii'(''S('Ml.'irn>ii ('(iiiiciilc liihih'i'.'ilc. cl ('iiiiiiiiiiiii(|ii;iiil l'iilic eux 
iiMi- riiilciini''(li;rn(' des liliirs ciillciisi's. |;i /(uic ilc Wcinickc vr lidinc 
|-i'liri' aux deux ccnli'cs — dniil cl i::iiiciic — i\{' lu InliclKili aiiilili\c 

uciicralc. lie inriiic (|iii' le pli cdiirl s| rcl'h' aux ilciix cciilri's - (Iriiil 

cl f^aiii'lic — lie la \i>iiMi ^^l'iii'ialc. Or le cciilrc i\f la rmicliiMi anilili\c 
ifciici'alc siliu' cil a\aiil ilii cciilrc ilc WcniicKc se i-aiiloiiiic dans la '■ir- 
(•(iiivoliiliipii leiii|i(iralc |iiiiriiiiilc cl la i(''j;iiiii leiii|i(Malc a\iiisinaiilc, 
laiiilis (|Mc le ceiilre de la vision yiMii'iale tniiivc sa leiiivscnhdioii coi- 
licalc dans ri'ciircc de la scissure calcaiine cl la ciulicalilc adjaccidc du 
cunciis cl dn ioliiilc lingual ('). Kniin de lonic la corlicalilé de la znne dn 
lanfiagc éniancnt des liiires de proieclioM (|ni sarnMenI |ires(|iie tontes 
dans le tlialainns un ijni |Mo\ciiaiil de rv j;anj;liiin ahonlisscnl à celle 
/nue. l.cs lihi'cs de la r(''j^iiMi de llnica passent par le sei^iiiciil aiiti'- 
ricnr de la (apsiiie inlenic et aliordcnt la |)artic antérieure dn llialannis. 
l.cs lilncs (le la lé^inii de W'crnickc passent pai- le sefjnicnt soiis-icnlicu- 
lairc de la capsule interne et abordeiil la parlie postéro-venfralc du 
llialanius cl le corps ^fenouilli'' interne (un en proviennent). I,es lihics du 
pli ciinrhe passent par le serment l'élro-lcuticnlairc de la capsule interne 
cl se rendent dans le pulvinar et la partie adjaceiilc du iioyan exteinc, 
ou en proviennent. Par sa lace profonde, la zone du langage présente des 
rapports importants avec le pied de la couronni^ rayonnante — La m//o/i 
(/(' Ih'oca correspond dans le sens ardéro-postérienr à la moitié aidéricurc 
du sillon marginal snpérieui- de riiisnla; elle ii'pond dans la proloniieur 
à la moitié antérieure du segment snpérieui' de la eouromie i-ayounante 
et appartient an secteur de riiémi sphère si tué en avant dn plan qui passe par 
la commissure antérieure, scetenr ipii conlieid le tiers aidérieindu eoi'ps 
strii'',lesegnu'nt antérieur de la cai)sule interne et la partie cmicspondanle 
dn pied de la eouromie lavonnanle. La réç/ioii de |['Vr(i/cA:r' all'ecte des rap- 
|)orts avec lessegmeids ndro-ct sons-lenticulaires de la eaiisule iiitei'uecl 
les segments postérieur et iid'érieur du pied de la conromie rayonnante. 
Sons-iacenlc au pli courbe, se trouve la couche sagittale du lobe occi- 
pilo-tcmporal. Les circonvolutions de rinsnla. l'idin. lapisseiit, ]iar 1 iu- 
Icriiir'diaiie de la ca|isule exicnie. la l'ace ex! crue, ci m \ exe dn pu la ni eu. 

I. L'existence d'un c<'nlre d'iMi.i^;cs n|iiic|i;.s des letlrcs et des mois, localisé dans le pli 
courbe, est admise par la majorih' di •^ ulisnvaleurs. l'our quelques auteurs cependant, ces 
images visuelles verbales sicgernieiil ^l.iw- l;i uième rérçion que la mémoire optique géné- 
l'ale — lobes occipitaux. Je ne coujprends pas très bien, je l'avoue, cette objection à l'oxis- 
lence d'un centre visuel verbal, car du moment que l'on admet un ceiilre auditif verbal 
indépendant du centre auditif commun, il n'y a i)as de raison psycliologiquo pour aduieltrc 
(pie les rlioses doivent se passer pour la vision autrement que pour l'audition. Pour les 
auteurs qui regardent comme douteuse l'existence d'un centre spécialisé pour les images 
visuelles du langage, la compréhension de la lecture se ferait de la manière suivante : les 
images visuelles des lettres emmagasinées dans le centre commun de la vision — lobes 
occipitaux — viendraient directement réveiller les images auditives correspondantes el 
c'est de celte manière que la notion du mot serait invoquée dans le langage intérieur. 

Les faits anatomo-clini(|ues ne sont pas en faveur de colle manière de voir. S'il n'existail 
pas de cenire visuel verbal, il serait impossible d'ex]iliiiupr toujours, par la surdité verbale 
seule, l'alexie et l'agraphie de l'aphasie sensorielle. Nombreux, en ell'el, sont les cas, dans 
lesquels, avec une surdité verbale très faible ou inéuie nulle, l'alexie et l'agraphie sont 
complètes et totales. On ne peut dans ces faits, pour expli(|uer l'alexie et l'agraphie, invo- 




(lu l.'l 



du pi, 



-es connexions de la zon 
courbe, avec la zone visuelle ^'énérale droite et ^aurli^ 
elavec la zone mntiioe dos deux côtés. La ziuie du lan^-a^'e 
est colorée en rouj,'e ainsi que les libres commissuralcs 
et d'association qui s'en détachent ou qui y arrivent. Le 
tiers antérieur de la figure teintée en gris foncé appartient 
à une coupe vertico-transversale et les deux tiers posté- 
rieurs à une coupe horizontale des deux hémisphères. La 
zone teintée en gris sur la face externe de l'hémisphère 
représenté figure 5 bis, indique le secteur hémisphérique 
enlevé pour pratiquer ces deux coupes. — Arc, faisceau 
arqué, réunissant le pli courbe et la première circonvo- 
lution temporale à la zone de Broca et h la zone mo 
C, cuneus. — Ce, corps calleux. — cff, lilms imIIch^:!'-, 
ascendantes gauche et droite. — cff^,i\hrr- r:iilrM^is i -Imh 

taies gauche et droite. — Cen, Cip, Ctrl, -..■;: ni- .ttÉhn 

capsule interne. — CSgt, tes ctnirltr"; •;rii(iUii[t'> du sr^muiil |iu-.b 




corlirnle du niemhre supérieur. — 
[ lis ii>ii\ circonvolutions frontalec 
i.ii\ < Il I tinvolutions troisièmes fron- 
in-li iM-met rétro-lenticulaire do la 
lo la couronne rayonnante. 



f',, première circonvoiulii'n ti<'Ti!,ilr. - Z-'^, circonvolution de Itroca.— Fa. F'ti, frontales ascendantes 
gauche et dioile. — A', Mi-vm,. (,ii,:iiine. — L,, prenïière circonvolution limhiquc — A'C, noyau 
caudé. — NL^, NL„, les sej^nuMils oxiorne et moyen du noyau lenticulaire. — Pc, Pc', plis courbes 
gauche et droit. — pcc, fibres commissurales reliant entre eux les deux plis courbes. — pcfy fibres 
reliant le pli courbe gauche à la zone motrice du côté opposé. — pcf^. libres reliant le pli courbe 
gauche ù ta troisième circonvolution frontale droite. — pco, fibres reliant le pli courbe gauche h la 
zone corticale visuelle (lu même côté. — /;co', fibres reliant le pli courbe gauche à la zone corticale 
visuelle du côté opposé et passant par le corps calleux. — pet, fibres reliant le pli courbe h ia 
première circonvolution temporale du côté correspondant. — ;;fi', libres reliant lo pli courbe h la 
première circonvolution temporale du côté opposé et passant par le corps calleux. — tel, fibres cal- 
leuses reliant les deux premières circonvolutions temporales gauche et droite. — T,, première cir- 
convolutiiuï tcmporab". — Th, couche optique. — VI, ventricule latéral. 



112 sr:Mi(ii.nnii- Dr s)-sti':.mi; yEUVEUX. 

Ces i';i|i|ini'K soiil il Miilaiil |iliis iiii|iiiil:iiits ii n'Icilir ipic : I " la vascii- 
larisalidii ilr la /niic du laii^a;^(' l'sl iii(l(''|i('iiilaiili' lic celle îles i^anii|ii)iis 
ceiilraiix: que la zone ilii laiii;ai;e recuil Ions ses vaisseaux de i'arlère 
svivieiiiie el de ses liiaïuhes : (|ne eliaciiiie des i-i'i^imis de eelle zone 
es| desservie en j;éin''ial |iai' une iiiaiiclie (|iii lui esl |ir(i|Me — arlère 
de !■' |Hiiir la ii'jiiiMi de Unira el le pli aiili'rieiir di' l'insnla : ailère 
du |ili ciiiiilie el du j;vi'iis su|iia-inai'^'inal pour le |di rouilie el la lii- 
eoiividuliou |iiisir'iieuie de I iiisnla : ailèie leui|)oiale iiosh'rieure pour la 
réi^iou de Weniirke ; '1" que les ailèies uoiiriiciéres qui se diMaidieul du 
réseau pie-inéiieu jtour plonger dans l épaisseur du tissu céiébi'al sont 
des artères lerruinales : les courtes ne dépassant pas les liniiles di' In 
substance f^rise corticale, les moijennes s'épuisant dans la substance 
Idanclie non dilléiencit'e. tandis que les longues convergent vers l'angle 
latéi'al du ventricule laliMal el de ses cornes, et atteignent les faisceaux 
eoiupails du pied de la eoiniiiiiie rayounaule et le faisceau compact des 
libres calleuses. 

Or la zone du langage peut être lésée en Inlalili' ou eu partie par une 
lésion soit corticale, soit sous-corlicale. soit centrale. — Dans les vastes 
rainollissenients consécutifs à l'oblitération du tronc de la sylvienne.elle 
est détinite en totalité ainsi que les noyaux giis centraux. Ces derniers 
sont respectés lorscpu? loblitération n'intéresse que le territoire cortical 
de la svlvieiuie, mais au-dessus d'eux, la lésion atteint en prol'ondeui' 
répendvme le long de l'angle externe du ventricule latihal el détiiiit 
la substance blanche non din'érenciée du centre ovale et. à un degré 
vaiiablt!, les faisceaux compacts de la couronne rayoïmante et des libies 
calleuses. Les lésions centrales, situées snr le trajet des artères lenliculo- 
striées et lenticulo-optiques. peuvent de même atteindre en hauteur 
l'angle externe du ventricule latéral et détrnire la substance blanche 
non dill'érenciée sous-jacentc à la totalité ou à une partie de la zone du 
langage, voire même disséquer l'axe blanc des circonvolutions, connue 
mon élève liernheim en a lapporté plusieurs exemples en 1901. 

Les troubles aphasiques observés dans ces cas seront variables suivant 
(|ue la région antérieure ou la région postérieure de la zone du langage 
aura été inti-i'essée. Ils relèvent, à mon avis, non pas de la lésion centrale, 
c'est-à-dire de la lésion du noyau lenticulaire ou de la capsule interne, 
mais bien de l'extension de la lésion centrale à la substance blanchi; 
sous-jacenle à la zone du langage. L'aphasie motrice ou sensorielle on 
totale apparaît ici au même titre que l'héniianopsie. lorsque la lésion 

i|iu'i' 1,1 disiiaiilion des iiiinj.'i's iiiiililives. |niisi|iio le siijel ne |iié>enle (|u'iin de^'ré très 
■■illéiuié lie surdité verbale cl (|u'il comprend, souvent pres(|ue aussi bien et ijarl'ois niènie aussi 
liieii ([uun sujet normal, toutes les questions qu'on lui pose à haute voix. Or, dans ces faits, 
le lobe temporal est intact et la lésion siège dans le pli courbe, ainsi que le prouvent de 
nombreux cas suivis d'autopsie. Le pli courbe enfin, ainsi que Je l'ai montré avec mon 
regretté élève Vialet (1805), est en connexion intime avec le centre cortical de la vision. 

Il est évident que, dans les cas dont je viens de parler, la cécité verbale el l'agraphie 
sont sous la dépendance non pas d'une altéralimi du centre auditif des mots, puisque ce 
dernier est ici intact, mais qu'elles relèvent de la lésimi du centre visuel verbal — pli 
courbe. 



moi /.7.t> /»r / i.V'..i',7-; in 

(■('lllrjilt' s'(''li'll(l ;m\ ('(iiiclics siij:ilt;ili'> du hilic iP(ri|ii|ii-lriii|iiii;il cl 
iillciiil le l'iiisciMii \isiicl. 

A <'ùli'' (le ci'N \;is|i's l('>iiiiiv (■(i|-|ic;ili's <iii rriili;ilcs i|iii iiili''ri'>--rMl l.i 
Idlalili- (le l;i Zdiic ilii l;m^;ij^r. (ui |ii'iil iili>ri\ri ili's h'-sioiis |p;irli('llcs 
liaiiihlili'ralioii de rmii' un l'aiiliv ili-~ lu amlir-- cni liialcs de la svl\ iciiiic. 
I,a li'sidii. [laiiiii^ l'cirl liiiiih'i'. |ifiil di'liuirc li"- .•iicniiMiliiliiiiis (■(■(pnc 
j;ris(' cl axe lilaiic — i\r la ii''i:iiiii aiilc'iii'iin' un ilc la ii''^;i(ni |iiisli''iifni r 
de la zone du laiij;a^('. allcindii' la siilislaiicf hlaiulii' iimi dillcrciicicL' ri 
sfclioiiiiiT (Ml un point géuiMalcuicid liniilc. les l'aisccanx cniniiacls de la 
ciini'ojnii' ravnnnanic et des Hhrcs calleuses. Taulùl la lésion de la 
sid)slauce Idaiiclie non dillércnciée ne dépasse pas la (•éj;i(iii iuiinédial<'- 
nu'ut sous-jaeente il la eoiiicalilé lésée; lanlol elle est i)eauc(iup plus 
('•leiulue el se luolnufic sous des circonvolulious pai lois lorl éloij;uées du 
lover corlieal, les is(daid du icsie de la (■(U'Iiealilé cérébrale. CCsl ainsi 
ipie Idn peni voii' nue lésion lies liiniU'c de la ii'sinn antérienic de la 
zone du laiii;age, l'user dans la siilistancc liiainlic non dilliTciiciée soiis- 
iaeeiile à la rireinivolntion d cnccinic de la ^lis^nrc de Sxlxin--. cl is(di'|- 
la réi;iou de WernicKe on le pli courbe du resli'dela ((niiealilé d'iébrale. 
I>e même ou pciil \oii do lésions du ^yriis siipra-iiiarpinal se prolonger 
en avaiil jiisipic sous I oi>einile ridandiipie el la r(''L:iou de ISiiiea. ou 
seclioiiiier dans la proroiideur le seginenl po>l('ricnr de la coiniiiinc 
rayoïiiiaiite el le faisceau \isuel. 

l'aulres l'ois encore, la lésion ciulicale n'esl pas apparente à la con- 
vexilé de riiéniispbère. Klle esl constituée par une lésion souvent t'oit 
petite qui occupe le lond d'un sillon Isillon préceiitral, sillon |)aiallèle. 
sillon intei-pariélal). on ipii intéresse la lèvre ()|)erciilaire de la scissure 
de Sylvius et s"éteiid soiiveiit aux circonvolutions antérieures ou |iostc- 
rieuivs de liiisnla sans intéresser les ganglions centraux. Cette ininiiue 
lésion corticale s'accompagne d une vaste lésion .sous-corticale soiis- 
jacente à la totalité, on à une partie de la zone du langage, lésion sons- 
corticale, ipii en dedans peut atteindre l'angle externe du ventricule 
latéral et (pii en dehors peut dissocier l'axe blanc d'une on de plusieurs 
circonvidiitions de la zone du langage. 

Ces vastes lésions sous-corticales, — ipi ClIes soient cons<''culi\es ii une 
lésion cenlrale ou à une atteinte corticale ininiiiie d'un t'oiui de sillon. 
— respectent les courtes libres d'association, les libres d'association iiitra- 
corlieales. les libres taiigeiitielles et permettent, parlant, des associations 
intcr-cmticales, bien ipi elles isolent plus ou moins coinplèteniciit la zone 
du langage du reste d<> la ciu'ticalité cérébrale. 

C'est sur la destruction plus on moins étendue eu liauteur, en |)r(d(m- 
deur el en largeur de celte zone du langage et de ses laisceaux blancs 
sons-jacents ; c'est sur le trajet plus mi moins éloigné du l'over primitil'. 
des dégénérescences dans 1 un cl l'anlrc liéniisplière : c'est sur riiitégrité 
relative de telle ou telle partie de la zone dn langage ou de la corlicalilé' 
adjacente el par laijiKdle la lésion peut jnsiin'à un certain degré être 
coinpeus(''(\ (pie doit pmter actnellemeiil l'étude des lésions de l'aphasie. 

Dejeuine. — Séiniolol'ie. 8 



ir, ><i:Mi()iO(iiE nu sysri:MH .\h:/tri:ix. 

Or, rinU'iisiU'' des lioiihlcs ;ipliasi(|iies cl leur (liii'(''c lie soiil |i;is toujours 
cl lu'ci'ssairciiu'iil piiipoi-lioiiiiellcs ii rextciisioii de la lésion. Tonici'ois, 
les Iroiililcs a|iliasi(|U('s passagers, cnraliles, s'oliservciil de préréreiiei! 
ilaiis les l('sions circoiisniles, siirtoiil loi's(|u"elles intéressent la région 
anléiieuie tie la zone du langage et lors(|u'elles surviennent dans le 
jeune iig(>, îi une époque on, du l'ait de la plasticité cérébrale, les compen- 
sations par l'Iit'inisplièrc! opposé sont pins faciles. Dans celte qneslion 
de (■onipensation, et lorsqu'il s'agit d'adultes, il faut encore faire entrer 
en ligue de compte le degré pins ou moins marqué dans rambidextérité 
lies sujets. Un ai)liasique niolcMir ambidextre, en ellel, — etj'aiétéàméme 
de conslater le fait, — guérira plus facileineiil qu'un individu exclusive- 
ment (Iroilici- et ganclier. Un gaucher cultivé et écrivant de la main 
ilniile puni r;i guérir (rime aphasie même totale, tandis qu'un gaucher 
illellic' pourra rester apliasi(|ue toute sa vie (voy. .Iphrisif chez les (/(iii- 
rluTs. y. !IS . 

(lu rompicud aisémeiit que,]iour l'étude actuelle des lésions de l'aphasie. 
lidiM'i \aiiou iuacroscopi(|ne ne saurait suffire; il est indispensable de 
loiijoiirs prati(|uer l'examen niici(>scopi(|ue en coupes sériées et colo- 
riées de loni l'héinisplière, s(Hiveut même des deux, seule méthode qui 
permet lie limiter nellcmciil les li'sions et de rt'sondre les jioints encore 
litigieux de la (|nesliou. 

Kii résuiiii'' la zone du langage peut donc être atteinte de deux façons 
ililVereuIrs ; I" ou bien la lésion détruit une partie de cette zone ou de 
ses lii)rcs iulriusèqnes ; '2" ou bien étant sous-corticale (die isole une 
pallie de celle zone de la c(uiicalité cérébrale voisine. 

Dans le |ii'eiuicr cas, — aphasies par lésions de la zone du langage; 
aphasies par lésions corticales, — un centre d'images sera perdu p(mr le 
malade; le plus souvent Um\ le langage int(''rieur sera atleinl et t(niles les 
modalil('s du langage seroiil alfectées. Mais le pliénomèite clinique domi- 
nant vaiiera avec le siège nièine de la lésion. La destruction de la région 
de liroca pniduil Itipliitsic miilrici- lijpe liroca ; la lésion du gyrus siijira- 
inarginal |iroduit Vdjihasic scnsnricUt' ; la cécité verbale relève de la 
destruction dn pli courbe: la snnlllr rerliale est due à une lésion de la 
partie |)ostérieiirc de la preiui(''rc temporale. Mais ce qui domine tout ici, 
et je ne saurais lro|) y insistei', c'est que, dans toute lésion de la zoiu^ du 
langage, qnid (|ne soit le si(''ge de celle lésion, tontes l(>s ino(lalil(''s du 
langage sont d'm'dinaire troublées. 

On peut donc |)oser c(mi!ne ri'gle générale (|uc le langage int(''rieiir 
est alli'i('' huiler les fois (pie la zone du langage est lésée. 

Pour les l(''siiius de la n'gion i\o liroca, il existe (|nel(|ues exceplions — 
Irt's rares du reste — à celle loi. Ou a sigiiah', en elVel, des cas de lésion 
de cett(! région dans lesipiels le langage iiiji'rieur élail intact, soit di's le 
di'but — aphasie nudrice pure d'emblée, coiuiue dans le cas de Ladanie 
el \ou Moiiakow. — soit apri'S un temps plus ou moins long, ainsi que 
j'ai été à même d'en ciuislaler des exemples, l'ar conire, dans tons les 
cas (le lésion corticale de la réj^ion sensorielle du langage — zone de 



/7f')r/;/£'s /)/• i.AMiAdi:. u:, 

Wci'iiickc cl |ili (•(iiiilif |nilili('s jiiMin'ici. le l;iiii;;ij:v iiil(''ii('iii ,i hm- 
imiis {'[{' lioiivt' alIt'K'. 

Aphasies pures. — l,()rs(|uc la li'"-iiiii >i('^(' fn drlnirs de ht /diir du 
laiij;;ii;i', il l'sl de ii''|il(' nar ciiiilic i|iii' le lanj^aj^c iiiltM'iciii' soil iiilacl. Ici 
nii cciilic d'imaj;cs du laiij;a^c — iiidliicos, aiidilixcs, visuelles — - cs| 
sc|tarc. istdc par la Icsion. d'avec si's cuiiiicxiiiiis |iliysiolii^i(|iies. ilan> 
Vaiilidsic iiioirirc iniri'. les Iroiiliies ne (Kiileiil (|iic sur le laiij^a^c parli'. 
Idiiics les aiilres mndalilés du laiijiajic élatil iiilacles, les lilires d'associa- 
lidii SDiis-jaceiiles an ceiilie de lîroca élaiil dcliuiles, ce deiiiier ne peut 
plus aclioilliei' les cciilics des iilDilNciiicnts Ai' la laiii^iic. des lèvres. 
clc, — iiperciiles Iroiilaiix. -- Dans la snrdilr vcrlxilc ///ne. laiih'd il 
s'a<,nt d'un allaililisseineni des ionctioiis du ccnli'c aiidilil' idiiininii par 
lésion lein|iorale liilaléralc (Dcjcrine cl Séricnx. l'ick. liarrclh. laiiirij, 
ciininic dans le cas de l.iepniaiin. la li'sion csl nnilali'ralc l'I suiis-cnili- 
cale. (]"csl dans des cas analdj^iics à celui ia|i|K)rlé par ce deiniei aiilenr. 
ipii' l'dH peu! ('iiiclhc I liypolliése (pic la snrdili' vcrlialc pure relève d nn 
anire iiii''caiii>iiie ipic dans les cas pr(''ci''denls. cl ipielle esl la consc- 
(]nence d'nne inleirnplion des lilires ipii ndicnl le cenirc ciininniii cl 
liilatcral de 1 andiliim an cenire des images andilives des mois. — si(''- 
gcanl dans la partie imslérienre des denx premières circonvidnlions lein- 
porales du cùlé gauche. Quant à la rcciti' vcrhale pure, elle esl la cuusé- 
(pience, ainsi ipic je I ai HU)nlr('', d'une h'^siim i\\\\ ih'lruil les (ilircs 
dassocialidu (pii rdienl le cenire cumniini de la vi--iiin - ccnlie liila- 
léral — avec le pli conrhe gauche, cenire des images vism^Hes ||e^ mois. 
Kn d'autres termes, dans la céciti' verbale pure, le cenire viMiel cuiiHnnu 
n'es! |ilus en l'clalioii avec la ZdMc du langage. 



PSYCHOLOGIE PHYSIOLOGIQUE DU LANGAGE LANGAGE INTÉRIEUR 

ite 1 élude cliniqueel anatnniii-palliidiigiipic pr(''ci''denle, on |ieul déduire 
le mécanisme du langage inli'ncnr cl I explication des diverses variétés 
tic ra])hasie. 

Langage iMiiiiiEuit. — Lors(|ue nous nous abandonnons au C(uus de nos 
réilcxious, loi'sipie eu d'autres tci'mes nous faisons nrte de penser, nous 
|iouvons le l'aire de deux manières (rès dillérenles. On bien nous pensons 
avec des images d'objets, ou bien nous |icnsons avec des images de mots 
et dans ce dei'nier cas nous caii'-oiis avec nous-mêmes, c'est-à-dire (pie 
nous pensons à l'aide de noire laii:;agc inlérieur. Les trois cciilres 
d'images du langage — auditives, molrices cl visuelles — eiilrenl eu jeu 
dans réiabfnalion. dans le fonctioiiiieiTienl de noire langage inleiieni . 
mais il un degré plus on moins pr(''p(Mi(l('ranl suivant (pi'il s'agit de tel on 
tel cenire d images. An premier plan appai'aisscnt les images auditives. 
Nous pensons donc, avec nos images auditives cl. en même temps (|iie 
nous entendons nettement les mois résonner dans noire l'or iidérieur. 
nous av(uis plus on moins conscience des mouvcniciiN ii(''cessaircs pour 



iiG sKMKii.ix.ii: hij sysri:Mi-: xeuieux. 

les iiroiioiiccr, liiiia;;!' .•iiiilili\c vciinnl i(''\i'illrr l'iiiiiii^i' iiioliicc ciiitcs- 
|i(iMilaiili'. 

La |ii(''i'Miiiii('iic(' (le rMiia;^(' aiidilivc dans le irit''canisiii(' du laii[;ag'(' 
iiilriiciir csl l'ai'ili' à ((inslalcr sur soi-inoriic. .Niius culcnduns, eu l'H'cI, 
iKili'c pLMisi'o, c'csl une \(''rilalil(' \nix iulôiiniir ({ni ri'lcnlil en nous 
l()rs(|ii(' le soir, dans le rccncillcnicnl ({iii [iircrdc le sonniicil, nous nous 
laissons allof îi nos iiensrcs. c rs| cncon' inic image audilivc (|ue nous 
cnli'udous avant de [lailcr à lianic voix, cVsl la niènic imago encore r|ui 
appaiail ijuand nous lisons ou ijuand nous (''i rivons. Celle ]iré(''minenee 
de limage auditive est faeile à comprendre, car c Vsl la |iremiére cré(''e 
l(ns(|ue renlanl a|ipreud à parler. 

Du l'osle, rexislence des images andilives es| demonlrée non seulement 
par roliservation intérieure (jue chacun peut l'aire sni' soi. niais encore 
par la pathologie mentale, ou, à chaque pas ainsi dire, s'allirme rexis- 
lence de ces images verbales du langage. Que sont, en eilel. chez les 
aliénés atteints de délii'e — de persécution ou autre — (|ue sont eu elTet. 
dis-je. les voix (|u"ils entendent, si ce ne sont jias des images auditives 
verbales? l/existence des images du langage est, en elTet, une des clefs 
de voûte de la pathologie mentale. 

Kn d'autres termes, notic langage iulérieui' s'ell'ectue à l'aide des 
images auditives et motrices et c est l'union intime de ces deux espèces 
d'images, qui constitue ce (pie l'on appelle la notion du mol. De même 
(pie nous pensons àlaide de nos images auditives et motrices, de même 
nous lisons en évoquant ces images — nous ne lisons pas eu ell'et direc- 
tement et l'image visuelle du mol vient réveillei' l'image auditive puis 
l'image motrice coirespondante. mms donnant ainsi la notion du mot.— 
Il en est de même enfin pour l'é'crilure et avant d'écrire un mot, nous 
l'enteiKhms résonner dans notre langage intérieur, (juaiit aux images 
visuelles, elles jouent un n'ile |)lns elTacé dans le mécanisme du langage 
intérieur on elles ont une action assiîz secondaire, elles sont en ell'et 
(Tordre moins ancien et partant moins empreintes dans la corticalité. La 
rormalion des images du langagecliez renfant se fait eu ellct dans l'ordre 
Miivanl : a images auditives, [i images motrices, y images visuelles. 

Le langage intérieur f'onctionne-l-il toujours de la même manière chez 
tous les individus? Les images auditives sont-elles toujours au premier 
plan? En d'autres termes, sommes-nous tous des auditivo-moteurs? 
(1. Bastian, Charcot, ont admis que chacun de nous me! plus spéciale- 
ment en jeu une variété d'images : de là la division des individus en : 
auditifs, visuels, moteurs d'articulation (>l moteurs graphiques. En 
d'autres teinics. du l'ail de r(''(lucation et de l'haliiliide. idiez chacun de 
lions prédominerail ciilrc pour le mécanisme du langage intérieur. 

(]ette conce|ilion ne me parait pas devoir être admise, du moins pour 
rimmense majorité des individus.. Nous pensons tous de la même niaui(''re. 
en iiK^ttant en jeu nos trois images du langage — auditives, motrices, 
visuelles — et ci; sont les images aiiditivo-motrices qui prennent toujours 
le [(remicr raiiir. l'ensoiis une clinsc ciiiicrètc et iininé(lial(Mni'iil nous 



rUiiriU !.>■ hl I A.\(.M.IC. 117 

rilli'ii(liiii> l("~ iriiils ii''si)iiiii'|- ;'i iiiili'c nrrillc. l'ii iiii'iiic lciii|is ijin' imus 
,i\iiiis Ni iiitlidii (les miMiM'iiiciils lu'ccssiiiii's pour les iiriiiiniiccr. 

la |ii('ii\c iniiiri'cli' |mmiI ciicorc T'In- (l(»iiii(''(' di' la maniric Miixanlc : 
l'rciKnis 1111 soi-disaiil Nisiici cl iiiclloiis-lc en l'ace diiii iiiiil de sa lanj;iie 
aiu|iiel il n'csl pas lialiiliié, cl on le \crra iiMiiU'dialeineiil ('pcler le mol 
(>l en évocpier les iiiiaiics aiidilixcs cl iiiolriics. l'uni- c(iniprcnili(> le innj 
il a mis en nsaj;t' Innies les imaf^cs iln lanj;a;ic. 

I.a cliniipic, d'aillcnrs. est en opposilion ciiinplèh' a\ec celle llu'oiic de 
la pi(''r'miiience de Ici un Ici ccnire du lanj;a<;(' elle/ les individus. Si la 
clidse cxislail. Ic^ s\ niphuiics des aphasies seraienl des pins variables 
suivani ipic I indiviiln allcinl '^ciail un siviicj. un andilildii un iiKiteiir. 
C'est ainsi (pinii inulcnr puiinail siippculcr --an^ lidp ^c Irniildes nue 
lésion dn cenlre andilil nn \isnel (ar. dans le |iieiiiicr cas, ses imajjes 
visuelles el inoliices seraienl siirii>anlcs pour siip|d(''cr à la peile des 
iiiiajies aiidilives cl dans le secoml cas. les iiiia;:i's moliices el andilives 
siiriiiaienl à compenser la perle des imaj^cs visiielliîs. Le diajiiioslic de 
l'aphasie serait donc des pins incerlains si. parlant du sym|)lôine. on 
anivail à c(inclm-e à la localisation de la lésion, sans savoir préalahle- 
iiienl — cl dans l'espèce la chose est iinpossihle — (pud est chez l'iiulividu 
iVappi' d aphasie, la mémoire d'imai,ros prc'doininaiite. sans savoir en 
d'autres ternies à (piel type ■ — visuel, auditil'. iiiotenc — appailieiil cet 
individu. Oi-, je le répète, les faiist liniipics sont absolument contraiies à 
cette théorie et les autopsies ilémontreiit (|u'un(! inèiiie lésion entraine 
toujours les mêmes syinplômcs el cela. (|iiel que soit le de^ié' d(^ cnihire 
présenté par le sujet. 

La thi''orie précédeiile n es! du rcsic (|ii une applicalimi an ian^a^e 
iiil(''ricnr de la doctrine des mémoires partielles — UK-moires partielles 
i|ui par leur association nous donnent la notion des idées. — Dans l'(''tii(le 
du lan^a^e intérieur, il faut l'aire eu ell'et une distinction complète entre, 
l'idée et le mot tpii sert à représenter cette idée. Or. l'idée que nous avons 
d'une chose n'est autre chose (pi'une association de plusieurs sensations 
passées à 1 état d'images. Lorsque nous [leiisons d'une manière alistraite, 
lors(pie nous nous représentons ineiilalementnn paysage, un monuinenl. 
un tableau, une ligure, etc., etc., nous ne faisons pas de langage inté- 
rieur, nous ne pensons pas avec des images de mots, mais bien avec des 
images d'objets, C'est ici cpie les mémoires partielles entrent en jeu les 
unes cl les autres, avec une intensih'' |ilus ou moins grande suivani ipie 
l'iiidividu a telle ou Itdie mémoire — visuelle, auditive, tactile, giistalive, 
oUaclive. etc.. — pins ou moins développée, mais dans ce cas il n'y a pas 
de langage iiit('iicnr. (l'est |)oiir n'avoir pas leiiii compte île ces deux 
modes de penser — |ieiiser avec des images d'objets el penser avec des 
images de mots — (|iie l'on est arrivé à diviser, au point de vue du lan- 
gage intérieur, les individus en visuels, andilifs, etc. Tel sujet — peintre 
ou littérateur — pourra avoir une mémoire visuelle générale très dcve- 
lojipée el parlant, il pourra évoquer nientaleineul et d'une façon très 
intensive des leprésenlalions de choses ou d'objets une seule fois apcr(;us 



118 SKMIOl.iii.li: 1)1 ^ysTHMIi XfHrEUX. 

— liavsMjii's. .iiiiiiiaiix, li;;iii('s liiiiiiaiiii's. de. — Si (■"esl un |i('iiilri' il 
pouri'a les ropioiliiiii' |iar le dessin a\('c mic grande cxacliliulc ou les 
(lécrirti pai'la plume si c CsL un lilh'Tateiii.el cepenilanl, dans son lan^affc 
iiilérieui, ce sujet no sera pas |»)ur cela nu visuel, mais bien ini audilivu- 
nudeuc comme les aulres individus. 

.lai. poni' ma part, étudi('' le lau^a^i' intéiieur che/, lui i^iand uomlire 
de jiersonni's appartenant à joutes les classes de la S()(ii''l(''. e| . jus(pi"ici, 
il ne ma pas encore éh' donri('' de rencontrer un sujet qui |)ensàt « en 
lisant sa pensée ». Tons ceux ipie jai (d)sei'vés pensaient avec leurs 
images anditivo-motrices, el dans le nombre, cependant, il s'en trouvait 
plus d'ini, arlistes peintres on antres el ipii. pour la mi^moire i;('ii(''i'ale, 
apparl(Miaienl à la caléj;oiie des visuels. 

liien i|ne les images visuelles des mots soieiil chez 1 individu d'ordre 
moins ancien (pn^ les images auditives el irnilrices, leur inlégiilé est 
cependani alisolnment iK'cessaire poui" le langage intérieur, qui ne peut 
i'onctionner normalemeni (pu' bnsipie ces trois centres d'images sont 
intacts. La lésion de l'un de ces cenires retentit à la l'ois sur tous les 
antres, avec prédominance des Iroubles sur le groupe d'images directe- 
ment lésées. Dans tous ces cas l'agiaphie existe toujours. En efl'et, la 
desiructiou de la région de liroca entraîne d'cndinaiie. outre la 
perle du langage articulé sous Ions ses modes, presque toujours des 
Iroubles latents de la leclure el de l'audition el l'agrapliie ('). La 
desirnction des images andilives a pour conséquence la surdité vei'bale 
avec tons ses corollaires: en outre la parole a perdu son régulateur, 
d'oi'i la paralysie ou la jargoiiapliasie. enfin la perle de la notion du mot 
exjdique la d'cilt'' veiitale el lagrajjhie. Si ce son! les images visn(>iles 
des mots (pii sont détruites — lésion du pli courbe — la cécité verbale 
et lagrapliie seront la conséquence de la desirnction de ces images, entlii 
le malade présentera de la parapbasie, plus légère en général que dans 
le cas |)i'écé(lent, et les symptômes de surdité verbale seront peu marqués. 
Les aphasies pures s'expliquenl lacilemenl. La noiion dn nml n'est pas 
troublée el parlant le langage intérieur esl intacl : l'agrapliie n'existe 
jamais. Les ti'onbles ne se manifestent que du côh' du ceuire ((ui esl 
privé de ses connexions avec la zone de langage. 

J'ai insisté à plusieurs reprises sur un l'ail en ap|)arence assez para- 
doxal, l'n malade atteint de surdité verbale complète reconnaît d'ordi- 
naiie son nom lorsqnil l'entend prononcei' : s'il s'agit de cécité verbale, 
il le dislingne an milieu d'auli'es mois et je n'ai observé jnsqn'ici qu'une 
exceplion a celle règle. Le méd(>cin atteint d'apbasie sensorielle doni j'ai 
rappiMlT' plus hanl l"(d»servalion ne reconnaissait pas son nom ecril en 
mamisriil on en impiimi'. L'agiaplii(pie par a|iliasie de Itroca (Ui pai- 

1. Les <>\ci'|jl ions à l:i loi (jénéralc qui vcul que. lois(|ue la zone de lii-oca esl tlélruite. le 
langage intérieur soit altéré sont très rares, liaremenl aussi, je n'en ai jusqu'ici oliscrvé que 
quatre exemples, on peut voir un sujet d'abord apliasique total, imis apliasique de Broca, récu- 
pérer complètement son langage inlérieui- loul en restant aphasique moteur, c'est-à-dire 
restant atteint d'apliasic motrice pure. 



iipliJisii' sciisniii'lli'. iiiiii Nriili'iiiciil |i{'iil cil f:(''ii(''i';il sijiiicr Irrs (•(iirci-li'- 
llli'ill iii,-ii-- il le r.iil |i;ii fuis ;i\i'c I;i laiiidilc' d'iiii '■iiirl niinii;il : rciiriKlaiil 
l'a|iiiiisii{ii(' iiiiili'iir III' |ir(iiiiMi('i' (l'uriliii.'iiii' ji.iv nncnv mhi iiinii i|n iiii 
auli'i' iiidl. i'.r i|iii [iiTsisli' If plus clicz r;i|ili;isii|iic . ce ^unl ii's iiii|iri's- 
sioiis 1rs plus aiiririiiics, les plus iiilciisrs, li's pins iiiliiiics, les plus |i('r- 
siiimclli's. les plus siiii\riil i(''pi''lc'TS. 1rs plus l'ami lirics. Les iliiaj^rs que 
le iiialailc iiii'l li' plus sdiincuI ru jeu, ipii soûl ulilis(''i's le plus rn''i|iii'iii- 
iiii'iil, Sdiil aussi les plus i'i''sislaiili's. (Ir il cliaipir iiislani Miiiis ('uli'mloiis 
pi'diKiiii'i'i' iiiilii' iiiiiii: Il l'ipifiiiiiirul iiiiiis II' \ii\(iiis T'iril ou le si<^uoiis; 
il es! l'Mi'pliiiiiiii'l au idiilraiii' ipir iiinis axons rin'i'asinii ilr Ir prn- 
iiiiuiTi'. \iiisi I iinai^r innirii'c il ailirnlariitii ilii iiniii iiriiprc ilisparail 
jiliis rai-ili'iiii'iil ipii' li's iiiiaLii's aiiiiili\i's l'I visiirllcs riirii'S|innilaiilrs, 
iliiaj^cs ipii siiiil plus ruiliMiiciil riiipiriiilrs dans rcconr n'irliiaic. 

Kiivisaj^i'i- iriiut' iiiaiiii'ic i^i'iuTalr. la plivsioliiyiL' palliolo<iiipii' des 
aphasies avec alléraliou du laiii;a};i' iiiliMiriir — à savoir I apliasii' ilr 
IJroca cl lapliasic sensoiielU» di' WiTiiicki' — se n'-sumo l'ii une (lerle 
lies images de mi'iuoire qui dans le lanj;age iiiléiieur nous douiieiil la 
iioliou du mol. e Csl-à-dire les images moliices d arliciilalioii, audilives, 
visuelles de le mol. Haiis l'aphasie de iiroea, il exisie une amnésie pour 
les images moliiies. dans l"a|thasie sinisorielle jiar lésion de la zone du 
langage, il exisie une amnésie des images audilives el xisnellcs. Par 
eoMire, dans les ajiliasies avec inli'-grili' du langage iiili'iieiir — aphasies 
pures — ces images soni inlacles. Le mol l'Ianl dans le langage inli'- 
rieur — comme dans le langage exiérieiir, du icsie — un ciiiiiplexiis 
ri'snllanl de rassociation de ciïs Irois images, il n'exisie pas dapliasic 
amnésiipie au sens propre du mol, car en ri'aliléchaipie variéli' iTaphasie 
est conslilnée par une amnésie |iarlielle. c'esl-ii-dire limilée à la perle 
(les images — moirici's ou sensoiielles — du langage. On ne ponirail 
donc (loiiiier le nom géiiéricpie daidiasie amiiési(|ue qu'à l'aphasie lolale. 
c"esl-ii-dire aux cas dans lesquels, loulela zone du langage avani disparu, 
le snicl n'a plus à sa disposilion aucune des images du langage. 



DIAGNOSTIC ET VALEUR SÉMIOLOGIQUE DE L APHASIE 

Le diagiioslic de I aphasie el de ses dilir'ienles l'ormes esl facile ;i é'Ia- 
i)lir. Pour les formes motrices, on se rappellera que chez l'aphasiipie 
niolenr les alli'ialions du langage arlicnli' ne sonl piiint la conséquence 
(l'un Ironhle dans le roiiclionnemenl des iirganes qui enlrenl enjeu dans 
l'acte de la parole, el, jiar conséqueiil, on ne le conrondia pas a\ec le 
ilysarlliriqitc ou VdiKiillirifjiw chez lequel les tronides de l'arlicnialion 
(les mois sonl la conséquence dune paralvsie, d'un s|iasme ou d'iiiii' 
alaxie de ces organes. {\o\. Dijsdrthric. ptirnli/sic iisruild-hulhaire el 
bulbaire, jmraltjsie Inbio-iildsso-lari/iKii'c. ) 

Noions eiiliii la possihililé — assez rare du reste — de la coexisleiicc 
chez un même sujet de l'aphasie motrice de Broca et de la dysarlhrie — 



l-.)|i Sh-Mlnl.iii.lH DU S) Srf-:.\IK SERVEUX. 

|i;ii' >vniln>Mi(' )isi'llilii-l)iill)aii(' Mii.-ijduli' ri di' la (lysarllilir. Ici riiciirc 
le (lia^iioslic sera facile ii l'aiic en Iciiaiil coiiiiilc, (riiiic pai'l, îles 
s\ iii|ilôliics (i(''|)i'ii(laiil (le la Icsinii de la icl;|(iii de llnica — alléia- 
lidiis du laii<;aj;(' iiilériciir el de IV'ciiliiie — cl d'aiilic |iarl, de la 
|iaial\sie des tllliscles de la lant:iie. des lé\res, etc., ddiil i(dè\e la 
dysarlliiie. 

I, aphasie iiailiice recnniiiie. il lesle à l'eclierclier si on esl en |)i(''sence 
d'une aphasie ninliice Ivpe liinca. i' esl-à-dire avec alléialioii du laii^^^aj;!' 
iiih'ricur nn d Uni' aphasie inohice pnre. (l'esl là un diai^niislie facile, 
car dans 1 aphasie inohice pnre le lani;a;:e iiili'rieMr est inlacl, el pai- 
laiil. le snjel acdnserM' la cnnipridicnsitin de la leclnrc! et pont écriie. 
On se rappidieia aussi, Inrsipi nn se li'onve en présence dnn cas d'aphasie 
nidh ice pnre. (pie celle fdiine n'es! pas l'orct'mt^nt el toujours priinilive 
el (pie parfdis (die esl le r(di(pial d'une aphasie (pii a d'ahord (''té t(dal(' et 
ijiii s'esl liansfdinK'e avec le leinps en aphasie de Broca, puis en aphasie 
inoirice pure. 

S'il (^sl li'('s facile en clini(pie de iccdunailre si l'dii a idl'aire à nue 
aphasie de Iti'oca ou à une aphasie nndiice pnre, il n'en est pas do iiiêinc, 
ainsi tpic .j<' 1 ai (h'ià l'ail reiuaiMpier, (juaiil à ce (pii concerne la locaiisa- 
li(Mi de la lésion dans l'un ou l'aiitie cas, el, dans ce domaine, on n(! 
peiil arriver (pi à des pi(d)ahilités, mais non à une certiliule ahsolue. On 
lie |)('nl |dus dire aujonrd'hni (pie l'aphasie de lîroca est coiislammenl 
pioduile pai' une lésion corticale de la répion de lîroca et que l'aphasie 
iiKdiice pure relève toujours d'une h'sidu sons-jacente à celte région, 
(le sont là des propositions vraies dans la plupart des cas, mais non dans 
Ions. |-'.n ell'el. — ainsi (pie j ai pu le cdiislaler dans deux cas suivis 
d'aiilopsie, — dans certains cas de l(''sidn sdiis-cdilicale de la réi^ion d(^ 
lîroca. le laiij^aiic inlérienr peiil élre all(''ri'' pendant un temps pins ou 
moins hnij,;. On doit donc aujourd'hui lorstpi'on est en présence d'un 
aphasiipie moteur s(> contentei" de i)orter nn diagnostic clinique (4 se 
horner à re( liercher si le langage intérieur esl altéré ou conservé. 

L'aphasie sensorielle |)ar h'sion de la zone de Wernicke (>sl d'un dia- 
gnoslic facile. An |)remier aliord. le malade l'ail 1 imjii'ession d un 
malade alleinl de siirdilé ou de confusion mentale, el souvent il semhie 
allein! à la fois de ces deux alléctions. (iependant ce malade n'est pas 
sourd, car il eiileiid el saisil la signification des moindres hrnits. Il n'est 
jtas davantage alleinl de d(''ineiic(' ou de confusion mentale, all'eclions 
av(H' lesipielh's on conl'ondail anlref(Ms l'aphasie sensoiielle. l'oiir peu 
ipie W\\\ examine ces sujels. il esl facile de \(nr (pie leur intelligence 
existe. (pioi(pi(' le pins souxeni diminiK'e, et (pie les Irouhles de la parole 
doiil ils sont alteinls ne soûl point produits jiar des conceptions déli- 
lanles ou un élal démenliel. (,ln(M(pi(' l'intelligence st)it en général allài- 
Idie. les idées d(! ces malades soni en ellel noi'inales, cl j'ai connu des 
;(phasi(pies sensoriids p(ni\aiil se lenii' an courant de leurs alTaires et les 
surveiller. Le médecin, dont | ai parli'. l'Iail (l(>s pins remarqnahles à 
cet (''uard. La sur(lit('' verhale. la ci'cili' vcihale sont également faciles 



;"i iccdiliijilir il.iii> r;i|ili;isi(' scrisdi-icllr, cl il ii'\ ;i |i;i~- lien d'iiisisliT i'i 
<tI l'i;;!!-.!. 

Avec l'a|ili;isi(' Ii'kc. I\|ic rnoci. le (li,i^iiii>lii- rsl l'.irili'. I.c plus 

Sduvcnl le si-usdiirl c^l un liH|ii;iit'. un nciIiimix, cl il ( ^-1 iilicinl lanh'il 
(le |i;ii-iiiiliasic vraie, tanlùl. cl c csj je cas le |iImv nidinaiic. Ai' jai-ima- 
|iliasi('. I,'apliasi(|nc niolcnr. an cnnliairc. n a <|uc {icii ilc imils à sa iIis|m)- 
siliiMi, en ^r-nt-ral, liinjunis les mêmes, clic/ Ini la sinilili' vcilialc l'ail 
(lél'anl — lii(Mi (|ne IV'Vdcalinn spnnlanée des imaj^es auditives soil alléréc 
(Thomas cl licuiM l't ipi'il ail paifois un peu de peine à eninpicndre 
(|naud (Ml Ini parle rapidemenl. — La cécilc \erhale esl l)eaue(iu|i inuins 
accus('c: enlin. pnin IV'ciilnre s|)onlan(''i> cl sons diclée. I'a^fa|iliie esl 
complèle, sauf |i(iur i|nel(|ues mois rainilieis cl siiiloul pour son pro|ire 
nom. L'aphasique sensiniel pivsenic hien. dn e('ili'' de Léciilure spontanée 
et sous dictée des lionldes analogues — iiiioiipic parfois ces malades 
soient, non agraphi(|ues à |ii()premeid paiiei'. mais l)ien jarj:ona;4ra- 
pliitpies — mais l'étal de la copie esl très dilViMcut dans les deux cas. Le 
sensoriel eu ell'el copie servileuient, l'imprimé en im|iriuié, le manuscrit 
en manuscrit. Cet (''tat de la copie a inie r('eMe importance diaL;riostii|ue 
dans les cas donlcu\. i\'o\. plus loin Mlvrdtidiis i\r l'rcrihur clic:- lis 
(iplidsliiiics.] 

Il peut arriver enlin — l'orl rarcmciil du leslc — (|iie rap|]asi(pic sen- 
soriel, au lien d'circ lui nciIjcux parapliasii|ue ou jar;^oiiapliasi(pie, tass(! 
rimpression d un a|)hasi(pie moteur et ne parle presipie pas dlejerincel 
Thomas, l!)0't| cl, dans ci's cas, le diagiioslie d'apiiasie totale se prc'seii- 
tera d'ahord à respi'it. Touterois, si le sujet est jai'g(mapliasi(pie pour les 
(luel(|uos mots ()u"il prononce, l'existence d une aphasie seusori(dle s(M"i 
très probable. Dans laphasie sensorielle enlin, la lésion siéjicant eu 
arrière des centres moteurs, il n'y a jias d"h(''miplégie, tandis que labsenctî 
de ce deinier s\iii|itôme esl tri's rare dans l'aphasie lidale. Ce sera dou<- 
un i''h''nicul fort imj)orlanl de diagnoslic. 

L'aphasie nu)trice, l'aphasie sensorielle, an lieu de survenir chez nu 
sujet normal ius(|ne-là. |)euvent apparaître chez des individus à inlclli- 
<;ence jilus ou moins allaiblie ou atteints de conceptions (lt''lirantes. Dans 
la paralysie jiéliérale, l'a|diasiedei>roca. l'aphasie de Wernieke ne sont pas 
des complications très rares et. ainsi (pie IHnl nionire S(''rien\ et .loll'roy, 
il existe une paialysic générale à rormc sensorielle. Le diagnostic chez 
les paralytiques géni'raux esl toujours facile à (■laldir du fait même des 
sym|it("imes de paralvsie générale concMunilanls. 

(JuanI an diagnostic de V aphasie oijI'kjuc, de la ci'cité ijsjiclii(]uc. pln''- 
nonii'Mies (pii accompagnenl parfois laphasie sensorielle, il est implicile- 
nieiit contenu dans la symptonuihdogie de ces (lill('r(Mils (''tais (pie j ai 
exposés pr(''ci''demment. 

L'aphasie totale — h'sioii de la zone du langag(' tout entière — est 
facile à lecounaitre. Les svinpt(")ines sont ceux de l'a|)hasie inoirice asso- 
ciés à ceux de l'aidiasie siMisorielle. à savoir : perle com|)lète de la ]iar(de 
sans paraphasie on jargonaphasie, snrdit('' el ((■■cité verbales lirs mai- 



\n SÉMintd(,ii-: nu système nerveux. 

(|iit''i's, ;i^r;i|iliii' |i(Mir ri'ci'iliMc s|iiiiil;iiir'(' cl sous (lich'c, cdiiie sci'vile 
(|iiim(l ciicdi r clli' csl |)(issil)l(' — cl cVsl Ij nue iLiiliiiihiiilé assez rai'(> 
('•laiil ddiiiM' II' Liraïul airiiiMisM'iiii'ii! ilc riiilcllii^ciici' (jiii cxisle eu 
uéuérai chez ces malades. — lai iinlrc rin''uii|iléi:ic dniile ici csl à peu 
près Cduslaule. 

I,('S aphasies sensorielles pures, — siirdilc rcrixilc jiurc. (-('cllr rcr- 
baie pure. — soid faciles à rccoiinailrc cl à dillV'rcucicr ilc l'apliasic 
s('us(ii'i(dlc par lésiou de la zinic du lanuaj^i'. 

Mans la surdité verhalc jinrr. (ii'i la svui|il(irual(do;.;ic csl i(''duilc à la 
|icrle de la couipivlicnsiini de la |)arulc paih'c cl de l'ccriturc sous diclce, 
le lauj;a;^t' iidcrieui' est iiilacl. Ou cliidi(;ra létal de l'oreille interne, car 
l'reuud a lunnlrt' ipic des lésions labyrinlliiqucs pouvaieiil se ti'aduire 
par de la suiilih' xcriiale sans surdih'' propreineiil dile. L'alisence de 
lésions de ce! appareil uuc l'ois conslali'c, le diaj^iioslic esl des plus 
sini|iles à élaldir. 

i.a i-i'clté verbale jutre. caracléiisée par Tintégrilé du langage inlé- 
ri(Mir. la cécilé verliale, l'Iiéniianopsie iiomouynie droile et la copie ser- 
vilc, csl (■■galenicul d'un diaguoslic facile. On ne la confondra pas avec la 
cécilé rcrbale avec (Kiraphie, relicjual dune apliasie sensorielle à locali- 
sation prédoiniuaul dans la ri'gion du pli courbe. Dans cette dernière 
variété le langage iiUériinn" est alléré, il existe ini certain degié de sur- 
diti' verliale, de la parapliasie ou de la jargonapliasie et de i'agrapliie 
pour l'iMiilnre sponlauée el sous dictée, tous pliénomènes qui l'ont 
couipièlemenl défaut dans la cécité verbale pure. Dans la cécilé verbale 
pure, en effet, la compréhension de la parole [larlée. la parole articulé(>, 
IV'crilui'cspontanéeelsousdictée, rintelligencesont absolument normales. 

Il me parait inutile d'insister longuement ici sur les causes possibles 
(le l'apliasie. Toute lésion, (|ui poiieia sur la zone du langage (ui sur ses 
connexions, donnera naissance à une (l(>s variétés d'aphasie. 

bes tranniatismes, les tumeurs cérébrales, les méningites comprime- 
ront la zone dn langage. Les lésions destructives relèvent le plus sou- 
vent d'nue all(''ration vasculaire. Le lainollissement, qn'il dépende d'une 
thrombose ou d une cndiolic par lésion cardiaque, comprend le plus 
grand noinbr(; des cas. L hénioiragie cérébrale est moins souvent incri- 
minée, car elle siège assez rarement dans la corticalilé. A côté se rangent 
toutes les maladies infectieuses : causes productrices d'artéi'ites on 
d'enibolies. ('irip|)e, pneumonie, variole, lièvre typho'i'de, actinomycose, 
Idetinoiragie cl surtout la syphilis. Mais dans tontes ces aU'ections, la 
variét('' dajiliasii" dé|)eud uniquement du siège de la lésion. La localisa- 
tion lie la lésion, et inin sa cause, règle toute la svmplomatologie. 

Des symptômes d'aphasie motrice ou sensorielle peuvent apparaître 
l)assagèremen( pour s'établir ensuite d'une manière pins ou moins délî- 
nitive. L'aphasie iiilennillenle est itien coninie chez les vieillards (Vul- 
pian), dans l'arlérite cérébrale syphilitique, dans les tumeurs el les 
méningites de la convexité. On l'éserve le nom d'aphasie Iraiisiloire aux 
symptômes aphasi(iues en général de courte durée, (jue l'on observe à la 



rn(ivi:i.i> nr i.wi.m.i-:. \n 

--nilc (riii(ii\i(;ili(iiis crin/rncs iiii ciuldi/riirs. I. ;i|iliasic |iassii;;i'ic ;i ('■li- 
en clli'l rciirdiili'i'r (lan■^ r('iii|iiiis(iiiiiriiii'iil |iai' la liclhiddiU'. I'(i|iiiiiii. le 
cliaiiMc iiiilii'ii. II' laliac. le |il(iiiili, le \riiiii des s('r|M'nls. Mans les cas 
(riiildxicaliiiii ('M(l(iL;riu' aiilii-iiil(i\i(arKMis ^ (iii iiliscixt' assez l'ré- 
(|iiciiiiiiciil (le I a|iliasic imiliicc un scii'-inicllc. ainsi. |iar cM'niiplc. dans 
le dialièlc et <laiis la i;iinllc. Klli' a r\c (■■;;al('nicid si|irial(''('. loii rarcincid 
lin rcsh'. dans la nii^iainc. rn iiailicnlicr dans la nM^i'ain(Mi|ililahni({U('. 
Mans i'nrcniic, cnlin. I aphasie inntiice on sensorielle n"esl pas très rai(!. 
.le nienlinniierai encore Taphasie p()sl-('pilepli(|ne. en pai'licnliei' dans les 
cas dV'pilejisie paitieile cliez les dioilieis el didiiilanl p.ir des convnlsions 
dans 1,1 nioilié droite de la Ixinclie ou de la l;ini.;ne. .le signalerai anssi 
l'aphasie passagère snivcnanl à la suite (rune (''niolinn : ici c'est l'hysli'fie 
(|ui est assez son\enl eu cause, (lu a encore si;^ual('' I aph.isie inlerniil- 
leule dans des cas dladuiinthiasis intestinale. 

\.'liijslt''ric peut aussi donner naissance à inie aphasie, roulel'ois on 
rencontre, chez ces malades, iiien plus souvent le ninlisuu' ([ue laphasie 
uiotrico véiilable. Dans ces cas, en outre, récriture est picsqne toujiuns 
conservée, et le malade ipii ne peut dire nu seul mot, parfois ne proférer 
,iucun son, écrit de\;uit vous son histoire avec la plus grande i'acilité. 
l'arl'ois le sujet ne peut (''ciire (pie dans certaines condilious. (l'est ainsi 
ipi'uiie de mes malades, totalement incapahie d'écrire avec nue plume 
lui in(d (pielcouque. même son projire n(un, l'ciivait très facilement el 
liés coireclenu'ut avec un craxon. (Juand l'auraphiii existe, elle se 
UH)ntre pour l(udes les vari(''l(''s d"i''criture, elle est totale, absolue; elle 
existe jiour lécrifure spiudauée, sous dictée et (i"a|)rès copie, (diez la 
femuie d'uu collègue, j'ai couslalé, après une période de nuilisme a\aul 
dnii' une douzaine de jours, des troul)li>s de la parole caractérisés |),u le 
fait (pie la malade ne ]>ouvail désigner les olijets i)ar leurs noms mais eu 
dénommait leurs propriétés et leurs usages. Il existait aussi chez elle de 
la paragraphie. Tous ces phénomèiies disparurent rapideiiieul par la 
suggestion ii l'état de veille. WCriiiike. Moliius ont signalé des cas 
d'aiihasie sensorielle livstériqiie, avec siirditi' et cécité verbales, para- 
phasie et paragraphie. Raymond ( liS!t9i a rappinli' deux cas de surdil(' 
verbale pure observés (diez des hyslériipies. 

I.e diagnostic de l'aphasie hystéiicpie est très important, car de lui 
dépendent le pronostic el hï IraiteiiuMit. H est du reste des plus faciles à 
établir, et les syiupt(")ines disparaissent facilement |)ar l'emploi de la 
méthode suggestive sous diverses formes. (Vov. Mutisiiif Inisiériquc.) 

DES ALTÉRATIONS DE L ÉCRITURE CHEZ LES APHASIQUES. 
DE LAGRAPHIE 

On désigne, sons le terme géiiéricpie il'agraphie, les troubles de récri- 
ture que l'on rencontre chez ces malades, (les troubles furent étudiés 
pour la ])remière fois par Marcé, en ISMi. Trousseau, auquel on doit des 
travaux si importants sur l'aphasie, s'occupa beaucoup des altérations 



ir, sr^vinroniF nu SJ's/vVi/f xi:i:vi:rx. 

(le IV'ciiliiic clic/ les ;i|ili;isi(|iics. Il iii(iiilr,i en oiilic. ainsi (|ii(' (iairiiiici-. 
(|ue les a|)]iasi(|ii('s inolciiis — les seuls i|iie Ton eoninit à celle é|to(|ii(' 

— écrivaitMil aussi mai (|n'ils |iarlai{>iil, pro|iosili()ii (|iic les recherches 
|)(isléi'ienres oui nioiitré èlre parfaileinenl exacte pour les ajjhasiipies 
miileiirs corlicaiix. (les liouhles fh; récriture lurent encore étudiés en 
I.SdC), par II. .Jackson, par Ogie en I8()7, ijui créa le mol agraphie et en 
hSCi'.l par ('.. Ilaslian. Depuis lors les alléralions de l'écriture chez les 
apliasi(|ues oui élé étudiées par un grand nombie d'aulenrs. Kxner. 
(iliaicol, l'ilres, Liciilheim. Wernicke, Dejerine. Byrom-Bramwell, Willie. 
Mirallié. ('.. lîaslian, \. Mouakow, C(dlins, elc 

Les alléralions de l'écrilure, Vat/rapliic. consliluenl un svniplùme 
liaiial de certaines l'ormes d'aphasie motrice el sensoi'ielle.Ilans ra|)hasie 
niolii(\', du l'ail de rhémi|)légie di'oilc! (|ui coexiste le pins souvent, 
r(''tiide de l'écrilnre de la main droite est souvent impossible. Lors((ue 
riiéiniplégie est très peu accusée, on aura soin d'étudier lélat de la moti- 
lité el de la sensibilité de la main et des doigts, avant de mettre sur le 
compte de lagraphie des Irouiiles de l'écriture tenant à l'hémiplégie ou à 
l'aneslhésie. On ne décrélera dmic agraphiipie tel ou lel apiiasi(jue moteur 
(■(■rivant défectueusement, ((ue loi^siiue le malade aura conservé une 
motilité et inic sensibilité de la main et des doigts sul'lisaules yiour cxé- 
cul(M- certains mouvements délicats, boulonner ses véhéments, coudre, 
Iricolei', elc. Ihi reste, cette distinction entre l'état de la main droite el 
celui de la main gauche chez l'aphasirpu» moleur n'a ])as grande impor- 
tance, car un sujet normal, même peu cullivé, apprend assez vile à l'élal 
normal à se servir de la main gauche pour écrire el, dans l'apbasie 
motrice avec hémiplégie droite, l'étude de 1 écriture de la nuiin gauciie, 

— surtout lors((ue l'on a ('■(bupié pendant c|uel(|ue temj)s le malade — est 
tout aussi probante que si, le sujel u étant pas hémiplégique, on pouvait 
élmiici' chez lui l'écrilure de la main droite. Eu ell'et, dans ragra})hie par 
aphasie motrice ou sensorielle, les Ironbles son! les mêmes, (jue le 
malade ('■crive a\cc Inné on I anire main. Je ne connais qu'une seule 
exception à celte r(^gle cl ay.int liai! à nu cas d'agraphie limitée à une 
seule nuùn, — agraphie de la main (linilc. — Ce cas a élé rapporté par 
Pitres en IS8i et j'y reviemliai pins loin. Dans l'aidiasie sensorielle, par 
contre. I iK'niiph'^gic l'ail (li''ranl cl I ('■crihirc de la main dioite esl d'une 
élude l'acilc. 

A\;nil (I ('■nnmi'^i'cf les dill'('Tcnls Ironbles i\r I ('■crilnic (pie Idn peni 
observer chez les aphasi(pies, je l'erai reniar(picr (pie dans l'élude i\u 
svmpt('ime agrajiliie il Tant, chez chaipic malade. (''Indiei' isolément les 
Irois modalilés de r(^ciilure — sponlaïK'c, s(nis iliclée el d'ajirès copie. 

— Il lanl. cnlin, n'acce|iter coinine exemple! d'écriture que ce qui a ('U' 
(■'Cl il |)ar le malade sous les veux de l'observateui^. Souvent eu ell'el les 
apbasiipics — les moleiirs surtout qui, comme nous allons le voir, ont 
conser\('' la l'acnllt' de copier — lorsqu'on leurdemande d'écrire (piehpie 
chose. \(ins app(M'lenl le lendemain, coiinne exemple d('^crilnrc spon- 
lanéc. la copie de ipichpies phrases d im li\ic on d un journal. l'Ins sou- 



Ti!ori;f.f:s ni' i aX'.mu:. i>:, 

M'iil ciicorc ils se Imil l'ciiic (|iu'liiui's [iliiiiscs |i;ii- un ciiniai aile île la 
salli', |)iiis les cniiiriil rm i l'clciiiciil. (Test l;i uni' |iarliciilaiili' iir-jà 
sijiiiali'O aiitn'l'iiis |iar II. .la( Umhi cl i|iii' j ai él(' à iiiùiiii' do r(iiislal('|- |ilii> 
il inic lui--. 

De (•(•> Iniis iiiodalili-- dr i'rt litiin'. 1rs plus muivciiI li'srcs sciiil Ircii- 









y -Il 









1 n 



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liifc siMUilaiiéi' et 1 ('■ciiliiic sniis diclri'. I.'ailc de cdiiicr ol en cllcl |)lii> 
froiiiuMiiiiient cunservi''. La cliosc t^st l'acile à couiiircmln'. cai' ccl adr 
si'M'Ciilt' souvent dinit' inaiiit'ic plus ou moins niétaiii(|U('. 

l/a^'iapliif ptnit porler sur toutes les modalités de l'éi rituie — spon- 
tanée, dietée, eopie — ou seulement sur l'une on laulie de ces variétés. 



lîfi si:mi()i.()(;/i-: nr s)-srÊMh' neuvki'X. 

Ihiiis II' |iicinicr c.is. clic c^l dilc Itilalc cl diiiis le sccoikI, pin'Iiclli'. iljiiis 
l'iiii ciniiiiic (l.iiis I .iiilrc cas, clic pciil cire coiiipIcU' on iiiC(Hii|ilclc. 

Taiih'il en elVel. (|iril s",Mi;isse de rccriliii'c spordanée, sous dicli'c dii de 
(•ii|iic. raL:iM|iliic csl Inlalc. le malade esl incapable d'éciire, IVil-ce un 
>cid Miiil : il ne liacc i|iic des Irails inliiiines on inconipréhensihles, ou 
plusieurs hi'ilons (Ui ronds de file e| s'arrèlc Ion! (''lonné. Tantôt il pent 
(''ciiic ini on plusicuis mois, ii(''U(''iMlcmenl lonjours les mêmes: le plus 
sonvcul ("esl son nom, son pi'(''uom, sa sij^nalurc, pai'l'ois sa profes- 
sion, son adicssc. ipi il ('■( lil sans ilisceriiemenl en réponse à toutes les 
demandes, (pTil s'agisse (r(''(rire spontanément ou sous dictée. Dans ces 
dillérenls cas cntin, les essais d^'criture sont très |)énil)|ps cl les malades 
V consacrcul ini lemps 1res lon^. Parfois, le malade (''cril lisiblement et 
(■(H'rcclcnicnl les deux on hois pi'cmiers mois dune phrase dictée, puis 
la falii^ue survenani, il se mel à l'crire plusieurs fois de suite son nom 
on son adresse. Connue ccriaiiis aphasiipies moteurs en parlant, ils ont 
(Ml ('crivanl l'iuloxicalion i\u cerveau par lui mol on pai' une svllahc. 
['arfois, ((unnic le malade de Marc('', ils ('■cri\cul la prenii(''rc syllabe 
des UKds seulemenl. (l'csl là lonlefois nfie parlicnlarilé (pi il ne ma pas 
('lé donné juscpiici d'observer. 

Ifautres fois, le malade n'es! pas a;4raplii(pie an sens |)roprc dn mol, il 
('■cril assez facilemcul, les lellrcs soid bien formées el parfaitement recon- 
uaissables, mais leur réunion ne cousiilne jdiis (|u'un asseml)iaf;e de 
caracl('rcs et de syllabes sans ancniie si^nilicalion. Dans ce cas, en 
d'autres termes, il existe de la pnrcKirapliic. Parfois enfin le malade écrit 
correelemenl non seulemenl les lettres mais aussi les mots. Cbaque mot 
a un sens correct, mais ils sont m(''lan^(''s de telle sorte que la phrase n'a 
aucun sens. Ici le malade pr(''senle de la parapliasie en écrivant. Cette 
forme est lr(''s rare, je n'eu ai observé jusqu'ici ipi'un seul exemple. 

Pins sonvcul on (diseivc un mélauj^'c de para^i'a|ihie el de |iai'apliasie 
(tif(. 4 et :>). 

Cerlains malades ont perdu la faculté d'écrire spontanément el sons 
dicli'e, mais pourront copier facilement en transcrivant l'inq^rimé en 
manuscrit, laudis (jne d'autres, agraphiqucs égalenienl, Iransciiront 
l'imprimé en imprimé. D'autres erdin, écriront comme à l'étal normal 
spouhuK'meul el sons dictée, mais ne copieront (pi'a\ec peine el liait 
pour trait, comme s'il s'agissait d'un dessin tecbni(pie, examinanl clia(pie 
jamliajic pour s'assurer de ICxaclilnde de lenr dessin. Ils repiddnisent 
rimprinn'' en inqn-iuK', la cnisive en cni'sive et s'ari'(''lcul iuslanta- 
ii(''ni('nl. sans in(''me linir la lellre conNnenc(''e. (I(''s ijn'on lenr relire le 
miiil(''le de devant les \en\. 

\\cc (les lididdes lr(''s inar(piés dans r(''crilnre des lellrcs, |)ail'ois tel 
malade écrira racilemeni les cliifl'res arabes, Iracera c(ureclemeut des 
liyures de f;éomélrie, dessinera plus ou moins exactement des objets de 
ménmire. Mais, du fait (pie ces sujets peuveni tracer plus pu moins cor- 
recleinent (les cliilVrcs sm- le papier, il ne s'ensnil pas qu'ils aient con- 
servé intéji'raleuienl la facnlh' de calcnler. l.'aj^i'aphiqne par aphasie 



ri!(ii'i!i.i:-s m I \.\i,M,i-: 



iiiiilricc fdilirjili' |)(Mil >(ni\riil riiiir en \ iiiclhiiil plii^ (ni iiniiiis di' 
li'iiiiis — (le |ii'lil('s (iiirialioiis (raiilliiiirlKiiii' — .Kldilicin (iii s(mi>Ii;i(- 
tioii d'un potit iiomlirc de cliillVcs. I,;i iiiiilli(ili(:ili(iii cl l;i dixisiiui scnil 
|mf conlit' bcaiicoiip plus i.iiciniMil rimscrvà's clioz ces iiialatlcs, cl cela 
se compiciKl. cai' il s"a^il (roiK-ialioiis cxijicaiil un clVoii ccrchial plus 




CdUsiilcialilc. riaiis l'aphasie scusoricllc ces Irduiiies soiil eiicdre plus 
acccnUiés. La faculté de calculci n'csl conservée irilégralenient que dans 
les cas d'aphasi(>s /»nrx, aphasie Minliice pure, cécité et surdité verbales 
pures — c"est-;i-dii-(> dans les cas oii le lau^aj:!' iuli'rieur est uoiinal cl 
parlant rintclligence intacte. 



i?s !>i:\iini tii.ii;- Dr m >t/M//;' .va'/.tat.v. 

(!(>> (lilltTciilcs varii'li's de Iroiilik's de rrcr-iliii'c ne sOliscivciil nas 
iiKlilVérciiiiiicnl clie/ tmis les a|iliiisi(|ii{'s iiiolciirs cl sciisdiicis. cl cii |iar- 
liciilicr dans lonics les \aii('l('s d'a|iliasic. Il existe à ce pdinl de vue dos 
|pai liciilarilt''s s|iéciales à eiiaeiiiie d'entre elles. Anssi |i(inr ('liidiei- le 
s\in|iiriine aj;ra|)liie et l'iahlir sa \alenr st''iniol(i<i'i(|ne, est-il ii('C('ssaire 
d ('Indier lélat de 1 éciitnie an conis des dilléicntes variélé.s dapliasic 
iri(diice el sensdiielle. .rajonleiai enlin que lagrapliie est lonjnnrs hila- 
Iridlc et i|ne l()rs(|n'nn malade ne ]ient éciiic avec sa inain droite, il ne 
le peni jias davantii^c avec la main gain'he. Il n'exisic jnsfpi'ici (|n"nne 
senle exceplion à cette rci;lc. c'est le cas de l'ilres dont j"ai priVédcm- 
rnent parlé. 

Diagnostic de l'agraphie. — ,1e ne m'étendrai pas snr les dillc- 
rcnls trnnldes de l'écrilnre, des pins lacilcs à distin^nei' de 1 agraphic, 
relevant de Ironihlcmcnts on dalaxic des membres, tels ([ne ceux que 
Ton reinonlie dans la scléiose en plaques, la maladie de Parkinson, les 
lrend)lemenls de causes diverses, l'ataxie des membres supérieurs, la 
cianipe des {'ciivains, etc. Dans ces ilillérenls cas la l'orme des lellres 
est plus ou moins nn)di(îée, l'écriture parlant ])lus ou moins illisible, 
mais il s'a^iit ici de troubles d'ordre purement moteur et le langage inté- 
rieur est loujonis iiarlaitenn'ut intact. Par contre, dans la paralysie géné- 
rale an\ tidubles de l'i^criture relevant du tremblement, c est-à-dire dune 
oiiuine pnreiiieiit mm''! aiiirpie. il peut s'en joindre d'antres d oi'igine psv- 
cbiipic. 

Les troubles de IV'i riluii', I auraphie. ([ne l'on conslale dans Vapraxie 
molrice ne doivent pas être conlondus avec ceux (jue l'on observe chez 
les aphasiques. Chez lapraxique, en ell'et, ces troubles sont la consé- 
quence (le l'apraxic, le sujet ne sachant plus se servir de sa main pour 
écrire. Lorsque l'apiaxie porte siw tous les mouvements et c'est le cas le 
plus oidinaire,il est facib; de voii' que les troubles de l'écriture sont la 
conséquence de l'apiaxie motrice, le sujet ne sachant plus se servir de 
sa main pour écrire, comme dans le cas de Hcilbronner (1906), enfin 
chez l'apraxiquc le langage intérieur est d'ordinaire intact. Mais il y a 
des cas d'apraxie dans lesquels l'inhabileté ne porte pas sur tous les 
monvemcnis. C'est ainsi que chez l'agraphique de Liepmann et Maas 
( 1907) il n'v avait pas d'apraxie pour les mouvements ordinaires du bras, 
tandis (ju'il y en avait pour d'autres. Dans ces cas. les auteurs font 
icmaïquer que c'est surtout à l'apraxie que sont dus les troubles de 
l'('H-riture, mais |ias nni(|ueMient, car chez leur malade le langage inté- 
rieur n'était pas conipl(''leMient intact. (Voy. Aprarie.) 

L'existence de l'agraphie une l'ois établie, il faut recoiuiaître à (|uelle 
vaiiété l'on a allaire et |(aiiant étudier les caractères qn'(dle présente 
dans les dilVérentes formes de l'aiihasie motrice et sensorielle. 

État de l'écriture dans l'aphasie de Broca. — Êcrihire sjKinlaiirc. Le 
n(ala(le écrit spontanément son nom, plus rarement son prénom, excep- 



I linllll /;■> /// / .LV',.1',7-;. I-M.l 

liiiiiiiclli'iiiciil ^iiii lirii (le ii.iissjiiicc. le iuum di- s,i rciriiiii' ri ilc si'S 
t'iil'anls, liit'l'. If iKiiii t'aiiiilii'i'. I'!l, cliosc i'ciii:ii'(|ii;ililc. il l'ciil smi nom 
tl'iiii liiiil. sans liosilcr. en si;;iialui'(', sans (inblicr le |i,ira|)lii': rc n'csl 
|ias |Mini' lui un asscnilila^c de li'llrcs. c'csl un (•iiililènic. nu dessin |ii'i- 
souucl, inliuic. ([u'il li'acc uiacliinalcinciil (ii;;. (i . Kn dcliois delà, le 
malade csl iMca|iai)lc de liadnire sa pensc'e par ri'eiihn'e. de laeoiiler 
riiisldii'c de s;i Mialadie. A nu de;^ié (ra;;ra|diie iimins a\aii((''. le malade 
jK'nl éeiire (jnehiues raix's mois, dos lamlieaux de [ilirases. Mais l'aplia- 
si(|ue molenr. lype Itioea, écril aussi mai (|n"il jiaile. el eeini (|ni es! 
ineapalde de parler esl égalenienl incapable d'i'i'iire (Tionsscan, Ciainlnen. 
[.'ccriluiT sons ilicire est all(''i'ée an prorata île réeritnic spunlani'e 

La copii' l'si ciinserM'e. Le mahule copie le inaniisciil en manusciil ri 
l'imprinK' en le lransci'i\ant en mannsciil. Il l'ail donc arle inlelli'cliicl. 

Hu. Ip. — l.illUllv il.- la main ilrollr. .-Iii-Z nu li.ilillin' d.- . iiniii.nilc .'l un ,ni>. inli'lli;;.Mll .•! .llItiM.-. 
Irapi»' d'aiilinsie de liiuca i-oiii|drte et Inlali- cimi nnn> anpaiavant el très peu amélioice depuis. 
Tiiiuides légers de la lecture mentale. Tnnl i.' i|ue pouvait ■■ciire le malade à eelte époque se lioi'iiail 
à sa si^'iialure qu'il traçait très correctement et à des essais d'écriture du mot « zouave », corps dans 
lequel il avait servi lonp;tenips comme sous-ol'ficier. L'écriture sous dictée était nulle et le malade 
no pouvait écrire aucun mot. Par contre, la copie était conservée et Je sujet Iransl'ormail limpriuié 
eu manuscrit ai;;, lij (Salpétriére. 1897). 



1- K.iiliin- .yifmiaiir 




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..pi., .lun article de jo 




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V' 



<»-t-t^t y 



«mois apivsle début des .iccidents, ce niahnli- avait ■.•■■c 
par.iie ■t de l'écritui'C spontanée, par contre, l'é-crilnre so 

llKjiiuvK. — Séiiiioloiiio. 



i\ié pii'v, pic complètement l'usatre de 
is riici.'-<- .(ait encore ti-ès altéré-e. 



i;ii) SI-: M 101 1)1,1 F. 1)1 s)sri:Mt: xkri'eiw. 

!• Errlliir,' s/iiiiildlirr. 










'^*^-*_ 




- Kcrillllr soll^ ili,-l.-v — (lii :i\\ii 
je vais liiiMilùl |.;hI,i .„ vMiMn. 
.•ii.lélinn-,. ,|,„. i,.,-,,lMn>|,„„l:, 



'li .MM"'"'' M"'"' '■ 



ii.l .1 hni le;i:icHil. Il lail t 

M. 11^ ,li.l.-,. ^'..q I,,., 0(l|i 



^ 



/ «i...!— </j(^^J, /'- >// 



cl (liez lui l'iiii;ii;(' (le la ledit' iiii|)i iiiirc l'M'ilIc I iiiiii;;i' visuelle de la 
li'Itre iiiaiMisciile eoriespoudante. Ces malades peiivenl souvent copier 
presijiic indéliiiinient et eoiiiiiie un individu sain de limprinK; en ina- 
nnseril. Kl, en voyant lenr écritnre, si on n't'tail prévenu (pie c'esl celle 
d'un apliiisi(pie type Hioca, il ne viendrait à l'idée de jiersonne que ces 
sujets soient incapahles d'écrire sponlanéineiit ou sous dich'-e (lig. 6 et 7). 

Ces alléialions de l'écriture sont assez dilTiciles à étudier chez ces 
malades, car le plus souvent ils sont atteints d'liéinipléi;ie droite et il faut 
les faire écrire à l'aide de la main gauche; mais (|iie l'on mette à leur 
disposition, au lieu d'un crayon, des cubes alpliahéti(pies, ils seront tout 
aussi incapahles de traduire leur pensée par ce nniyeii (l'erniud, Ugle, 
Lichtheini, Miiallié) (;t les trouhles de l'écriture seront iil('iiti(pieiiiciit les 
mêmes, (piels ipie soient les artifices que l'on ein|doiera. 

Dans l'aphasie motrice pure mi aphémie. l'éciiliire spontanée et sous 
dictée sont coiiservi'es. iresl là même l'i^i'inent de diagiKjstic le plus 
important pour arriver ii ri'inimaitre cette forme d'aphasie (tig. Setlll. Ici 
encore, la copie est intaclc ri le malade transcrit rimprimé en manuscrit. 

État de l'écriture dans l'aphasie sensorielle. — L'écv/'/^ucesl loiiioiirs 
liés alU'rée dans laidiasie de Wcrnicke. .Sun élude est facile à faire. 



77f'ir/.7/rs /</■ i..\m:,\i:i:. m 

ciir II" seiisdrit'l ur |iii''mmiIi'. |)iiiir ,iiii>i diii', j.iiii.iis d lii''iiii|ili';;ii' (liiiilc. 

Spimldiiviiii-itl le iii.ilailc ne |iriil il (ii'iliiiairc ('■ciirc (|ii(' di-- li;iiK 

iiiroi'iiirs. iiir;iiiln'i>, où un ne (lisliiij;ii(' imcniu' liace de li'lliv^ mi de 

Ki;.-. 7. — l'.iipie il'iiii iiilkli- il<' juin ikiI laito ;i l'aiili' di' U\ la ^miiiIu' par un lioiiinii' <li' quainnlr 

se|it uns, Inlc'lli^'imt et •iiltivi', allcinl ih'pnis Unis uns d'Iiéiiiipléiiiu droite avor uphasic molriic liés 
accusée. Afjrapliie eoinpI»'te pour récriture spuntanéc et sinis dictée, le luaiude ne pouvant écrire que 
son nom. 

iiinis. SiniM'iit rérritiirt' du iiinii |ifo|ii'r est ciiiisorviV', |dii^ liiiriiiriil 
cillr du lui'iioin et des iiiilii's iimls faiiiilicrs. l'^ii l'crivanl son iinin. le 
iiialadi' I (''ciil d'im Irait, sans lii'silrr, sans iinl)li(>r le paraplii'. Il donne 
sa signait ne iinniiie eiiilili'nie et m m iiunnie i'nseiid)le de lellics (fig. 10). 
(Idinnie I a|diasii|iie nioleur coilieal, dn l'esté, il est d'ailleurs ineapable 
d'éeiire isoiéinent aucuiuî des lellres (|ui eonijiosenl son nom; si on 



i:t.! SÉMIOLOUII-: DU s) STI.MH NERVEUX. 

rjiiii'lc i|ii;iii(l il r(''cril, il ;i de l;i |iciiii' ;'i r(^|)r('ii(lr(' cl soiivciil int'lï'rc 
l'iiirc (II' noiixc.'iii son miiii en l'iilicr. ('.clic sii;ii,ilinc — de iiiènic (jiic 
rlic/ r;i|ili;isi(|uc iiiiilcnr cm lical - ri;i|i|ic ciicdic |i;ir rcxlrôine l'cssciil- 
lil.iiicc ;i\cc la si;:iialiiic tiiiliiiairc ilii malade (lig. *.)), celle ([iiil avail 
a\ai\l smi all'ccliim. \'.\\ dclims du iimii |M(i|H'C, récrilure S|K)iilaiii''c esl 
aliidic: le Mijcl ne {iciil (''ciirc un scnl iriol : il est donc aj^ra|dii(|iic lolal. 
l'Ius laicmcnl le nialadc a de la jHirfKji'dphie, c'est-à-dire (jnil Iracc 
loiivcnalili'mcnl les Icllrcs et les asseniMe de lellc manière. (|ne son 

Fi^. S. — tcrilui-' >|i.itii.iM- .• <li' l;i main ;::iuili.'. iluv. une femme atleiiUe trapliasic inoU'icc [une avec 
liémipli'gic ilioil.-, llalad.' (iiiiii r.ilKervali.>n ,■-{. vr^mïif'K dans la note au bas de la page 82. 

l'cril lire est iiiciniipri'dicnsililc ( /V//v/oHr//)//f(.s-/(' e» Ocr'nHud) [{v^. \ et 5). 
Exce|)tioiiiielleineiit eiitin, l(> malade |iréseiUe, du côté de l'écriture spon- 
tanée, des troubles analoj^ues à ceux de la parole : les mots pris isolé- 
ment ont cliaciiii 1111 sens, mais ils sont assemblés de telle façon que la 
plirase est inintelligible {parapliasie en écrivant). Les sujets ijui pré- 
sentent de la parapliasie vraie, sans jargonaphasie, s'observent du reste 
rarement et, iiicnie dans ces cas. il est extrêmement rare qu'ils écrivent 
comme ils ])arleiit — c'est-à-dire (pi'ils présentent de la parapbasie en 
éci-ivanl. — En règle générale, c'est la ))aragrapbie on l'agrapliie que 
l'on rencontre eliez ces malades. La céciti'î verbale concoiiiitante empèclie 
d'ailleurs U\ sujet de rectifier son erreur. Klle explique aussi pounpioi les 
lettrtïs sont plus grandes ipie iiormalement. Le malade écrit comme 
lorsqu'on a un baiidi^an sur les veux. Règle générale, l'écrilure des 
cliill'res esl mieux conservée ipie celle des lettres et des mots. 

L'éo'î/M/r sow« (/i'c/éç est impo ssible. Le malade ne comprend pas les 
mots <|u'on lui dicte, puiscpi'il esl atteint de surdité verbale, et s'il croit 
avoir compris et essaie d'écrire, il ne Irace (|iie des traits inl'orines, ou 
son nom, ou des mots sans aiicini sens (II;;. !•). Donc, parallélisme com- 
[ilet avec l'écrilui'e spontanée. 

I>a copie est la même, qu'il s'agisse d un im[)rimé ou d'un maiiiisciil. 



moi ni i:^ m i .\Si,.\<,i:. 



TiiiijiiMis le lii;il;iilf iii|iii' sciv ilriiinil. IimII |iiiui' ll';iil. iniiiiiir un di'ssill, 
cxiicIciiK'iil (iiiiiini' iKiii'- iii|iici Iniis di-s lii(''i'iii;lyplu's (tu iln chiiitiis. Il 
li'iiiiscrit (loue li' iikiiiiimiII eu iiiiiiiiisci'il cl riiii|ii'iinr en iiii|ii'iiiii'' 



,j I -S i 5 e 






~ 5 =5 s "=. ' 



o 3 2 :ï = > w 






III ^ 1 



1 




^ >ii^' ^^ 








i ^^ ^ 



(lij;. 1(1 t'I 1 I |. Lorsiin'ciii lui ddiiiir ;'i ciiiiicr iIcn Icllics ijc ;^i;iii<l('^ (liiiicii- 



sKtiis, telles (|iie celles du lilic d iiii j 
(riili()rdles(|nclet(e de la letlre cl iidiii 
i.ii copie s'elVectne Ik's Iciileiuciil ri 
sieurs heures |)(Hir Irairr i|iicl(|iies 
sujet est iucapal)le d achever le iikiI ( 
esl aussi très diflicile, et tid iiialadi 



muai |)ar e\eiii|)le. il li-ace |)alT(li^ 
ili'iuleivalledes traits (lio. |(lct II). 
-iMiMMil le malade a hesiiiu de plii- 

MKils. Si 1(111 retire le luodèle. le 
(iiiiMieniM'. I.a cii|iie du uiMU iiropre 

i{ui écril eiiciire min iioiu spiiiila- 



i:;. sÈvioi.ocii-: Dr SVSTf.ME XEliVEUX. 

m'iiiciil ;i lic;iiirnii|i ili' |ii'iii(' :'i le cdpicr. Tel ('hiil le ciis ilii iiMMlcciii diiiil 
i"ai r;i|i|ioiir' riiivlniic |i|iis haiil imi liailaiil ili' hi |iaia|iliasi('. Il ne poiivail 

FiK. 10. — KUil Je IVcnluie ibiir. un ,a~ .lapliaM,' sommu i.-II,- iOIk. V.I .1.- la tUr^r .!,■ Mm.«i iii i. K.ritiii .■ 

lie la imin ilroile. (llk-ètre, ISill 
1* kn-ilKl-i' s/miilaNi'r. — Li- nial.ul.- m- pcvil ri-rivr i|nn son nom cl ^cln |in''i]iiiii i-l pas aiiliv .'Ihisi'. 




■2' Ècriliire sous (liclée : Taris esl un.' h.'llr mII,-. 

ô* Ki-rilitif i/'iijiivs ciiiih-.— làipii' il.' iiiaiiusci-il iiiinilMe). 






-^c j ye y' ^ "^ i>.-/^ ^^ (f^^ oc -^ '^^ ^ 

f* kcriluri- il'impiimi-. — \.i^ malail.- a .■..iiiiih-iic- |mi' .L^ssiiu-r l.'s l.'ltir^. |iui~ a .■ssayi- de Iransi-iiiv 

l'impriiné en ijcrilni'e cnrsivi- i-l iia pu lV■ll^^il. Il a jiiis une li.'iii.' cl ,lr p.iiii- .•\.tiiIit rc •jiil'- 

fonna;;.-. 

^~ , ^ <*'?/%, M EFIANCE ! 

KK K)^ I I>L, ^ i--*^ .' ai toujours eJliraé que, (jnaud on to de la poli- 

r V \ V^ i« .>' r' •-• Uque dm; Ira )oiirnai;x, fio d'iii, ctro aven, I» pansée, 

écrire ([iic son nom cl sa sij^naliiic l'Iail aussi ricltc (iiiavaiil sa inalaiiie. 
Or, iors(|u"oii lui donuail à cdiiicr son noiii d'après sa |ini|in' sittnaliirc. 



ruiil l:l /•>■ /Il /..t.V'. M '.'/;•. 



il nv ,'iirl\ail ({ii axcc iliriiriilli' cl ,'i idiKliliiiii d'avitir' iiii'('N>,'iiiiiii('iil le 
iiKiiIrli' (IcMinl lc-~ \cii\. Sun ikhii i|iril ('■ciixail ainsi, ilapirs coiiic, il 

FiK. H. i;i.|.i.' ilr iii.niu-..iil ri .linii.niM.' i>\,.,iil,.,. {ui- I,. iii,.,l,Tiii .•ill.'iiil irapli.-isi.. sriiMiiifllf ave- 
IKiliipliasii- cl liiMiiialKipsic ilioili' fl sans lii''iili|ili');ir. ilnlil j'ai lappiii-li- l'iiliscrvation (Vov. Mole <li! 

la p. lUtii. l'.Mitiin- tl,> la in .Iroilc, l.-i, r„iiiine .h.-/. ]>■ nialaili- pi vcr(icnl, la copie s'exéciitail 

il'n aiiii'ir ahscliinieiil servile l'I lii's (|iron i'i>iirait le nunléle de ilevanl ses yeux, le malade 

narli.'vall iiièiiie pas la lellie enmiiieiieée. Ile iiiiilaile ipii l'Iail a;;iapliii|iie absolu — sauf pour sa 
sitcnalnr.' .|uiVlail pail'ailc' — el i-lie/, lei|iiel la r.Vil.' v.-iliale l'Iail telle cpiil ne m-iiunaissîiit pas sou 
neniViMpiiiiié en iMaiins,Til inala.l,., .lis-Je. copiait s„n n..iii pies,,,,,. ,iu..vi mal ,,imI rnpiait les 

BULLETIN 



•"^ 1 




rccrivail sans sa\(iir liii irsic (|ur l'rlail le sii'ii. (Tcsl en pIVcI le sinil 
a|)liasi([ii(' sensoriel i|iii' j'ai nliseivi' iiis(|iiici. ipii ne reeminiii pas son 
iKini iiii|ii'iiné mi niaiiiisi'iil. 

Ol ('lai seixileile la iiipie ne se leneoiilre i|iie dans ra|iliasie seiisn- 

l'ig. 12. — Étals des divers modes de l'écrilnro chez un liomme lorl intelligent et ti'ès cultivé atteint 
de cëciié verbale pure. Observation et autopsie publiées dans mon travail sur les diirérentes variétés 
de Cécile verbale. (jWcm. lïï- lu Soc. cl,- liiiil., IS'.e, p. «5.) Ici, l'écrilnre spontanée el sons dictée se 
lonl ciPinine à l',-lal noiliial ; la copie s(Mlle est déleclueiis.- .-l n.' s'i'vc-cnli.' que leiiteirirol. 

!• H.nhir,- s,m„l.iwr : 










\M\ sÉMiot.O'.iE ni' sYsri.Mt: .\i:iiiEr.\'. 

2- Évrillirc sons dirh, : 




a 











3- Èirihne tl'aprrs m/iir h- maniisn-il. — 11,'Mi.iiqiici' I.- clMCi;:riii,.nl île loi iiii' iU'> k-Uic.s. 



TROfllI.KS DU I.AMiAOi:. 137 

!• Kiiiliiii- (rn/iri-s .../<;. il lin lui III, ■ — lli'iii:iri|ii.'i' iini.M .luiiiv Ui luriin- cI.'n li'llrrs l'sl iiiiil|ilMi'- 

ini-nl l'haiii,'!''» I.O'^ l<'tliv..v vtj.i i|>.'ir.''<". :iii\ iii^nir-^ li-lln'^ .hiii-. l'.'-ii illiiv »|Mrri^in<''<'. ><mis iliclr.- 

nu ir;i|iivs i-opic >li' iiKiniiM-iii, «..ni . ;ii iirl.^i i-lii|ui- : .,■ ^ drs U-ilivs ifiiii|.i mm.' .■! in.ii .!.• 

iM;il)nst'i-il. 

ricllt' cl (laii> r;i|ili;isi(' lolalc Sa ciiiislalarKm a imc ivcllc iiiiiiiirlancc au 
|M)iiil (le Mil' ihi ilia^iioslic. 

Dans Vapliiisic latalo les lioiilili's de l'ccriliirc siioiitaiiée cl sous dictcc 
sont les iiiciiics ([iicdaiis raphasic scnsoriclli'. I.a copie, en l'Ilct, s'cdccliic 
iliinc manicic scivilc. Dans celle l'ornie riiéniiidéiiic droite est de iv^le. 

Dans la cécité verbale pure, l'cc rilurc s|Miiitanée cl sons dictée s'exé- 

cnlenl coni à l'clal normal, à celle pclile dilléicncc jircs (|iic. conmic 

dans rapliasie seiisiniellc ordinaire. son\ciil les caracicro soiil plu^ 
^ros {[u'avant la maladie — les malades, en clli'l. ('crivenl en ^'énéral 
comme nous écrivons les yenx t'eiinés — cl (|ne du lait de riiémianopsie, 
souvent les lignes d'écriture ne soni pas tiacées hori/onlalement. niaisplns 
on moins obliipies en bas et à droite (fii;-. 121. La copie s'elleclue moins 
mécani(pienienl (jne dans !'a|iliasie sensorielle. Dans tons les cas (pi'il 
ma été donné d'observer, j'ai pu constatei' cpie. dans la cécité verbale 
pure, la cojiie se tait beaucoup moins servilement et plus i"ipid(>ment 
(|nedansra])liasie sensorielle oïd inaire. Le sujet ne transcrilpas l'imprimé 
en imprimé, bien (|ue son écriture ne soit pas la mème(|ue lorscpi'il écrit 
spontanément ou sous dictée (liji. 10 et M I. 

Dans la surdité verbale pure enlin. l'écriture sous dictée esl impos- 
sible et les autres modalil(''s de i'('ciilure — sponlaïK'C et d'après copie 
— s'cU'ectueut connue à l'étiil noiiuai. 

Marche et évolution des altérations de l'écriture chez les 
aphasiques — Dans i'apliasie iiiotiice avec altération du lan^sijic 
inl(''iieiu ou aphasie de iiroca. révolution de l'a^rapliie est subordonnée 
à celle de l'apliasic. Si celle deinière persiste, l'aiibasie scia |iernui- 
nente. Si les troubles de la pande parlée vont au contraire en dinii- 
nuanl, il en sei'a de même pinn- l'écriture. Si l'aphasie s'ainélioranl cl 
aboutissant à la j.niérison Ihéniipléjiie droite persiste — et c'est là un 
t'ait des |)lus friTinents, — le malade ne pourra plus jamais se servir de 
sa main droite |)our écrire, et il sera obligé d'apprendre à écrire de la 
main j;auche. .Mais, il ne pourra apprendre à éci'ire de cette main jiauciie 
ipie lorsqu'il coiuniencei'a à pouvoir jiarler. (l'est là un l'ait facile à 
constater lorsque l'on étudie, plusieurs années de suite, nu certain 
noml)ie d'aphasiques moteins corticaux atteints d'iiéiuiplégie droite. Tant 
(|ne le malade ne ciunniein'c pas à parler, les essais d'écriture spontanée 
et sous dictée sont infructueux et très pénibles et ils ne donnent quelques 



i::s SliMIOLOdIE DU SVsri:ME M:it\El'.\. 

ivsiill.ils ([lie liiiS(|U(' la pardlc ('Oiniiicncc à rcM'iiir. ("c ii csl i|ih' dans 
les rares cas oi'i Tapliasii' de liroca se IimiisIimiiic cii aphasie itioirice 
(nire, (■"esl-ii-diie lors(|ue le lani^aue inli'rieni' icvieni l\ l'étal normal, 
(|iie ['(''ei ilnie ii'|i,u ail. rapliasie iiidliice reslaiil |ieisislaiile. 

On penl |iii--i'r en loi Lîi'urTale. ipie les pingres de réci'ilnic se l'onl 
pai'allt'lenienl à ceux de la pai'ole el (pie l'a^raiiliic n(^ dispaiail (jiie 
l()i's(pie le laiiiia;^e aili(Mil('' esl re\eniià li'lal iiornial, c fsl dn moins ainsi 
([ne les ('hos(>s se passent d (ndinaire. Cependant, el j'ai déjà menlionné 
le l'ait |)réeé(ieinnienl. c es! là une lègle (pii n'esl |ias alisolne ainsi ([ue le 
monlrenl les cas de iîyrom-ISramwel (1808) et de Wernicke (19(1."), sur 
les(|uels je reviendrai plus loin el dans lesquels l'aphasie motrice ue duia 
que |)eu de lemps, tandis (pie raf;rapliic l'ut persistante. 

Le retour de l'écriliire spontanée et celui de récriture sous dictée se 
font ensemble; mais il i('sulle de mon expérienee personnelle, (|ue les 
|)i()f;rès de récrilure sous diclée s(uit plus lents que ceux de l'écriture 
spoiitaiiée. Il n'est pas rare de voir des aphasiques moteurs, guéris de 
leur ajdiasie el de leur agraphie depuis un temps plus ou moins long, 
éciire spontauémenl |dus l'acilemeiit (ju'ils n'écrivent sous dictée (lig. 6). 
C'est là un l'ait facile à com|ii('ndre, car, dans le premier cas, le malade 
peut choisir les mots qu'il veut écrire et il n'écrit que ceux-là. D'une ma- 
nière générale eiilin, il faut noter, chez l'aphasique moteur type liioca, 
en voie de guérison, la lenteur avec laquelle se font les essais d'écrituri? 
el la fatigue rapide que ces exercices déterminent cliez les malades. Mais, 
(>t je tiens à insister sur ce point, la guérison totale et délinilive de 
l'agiaphie. chez raphasiijiie moteur type Hroea, ayant récupéré conipli!- 
tenient l'usage de la parole, est un phénomène constant. Dans l'aphasie 
sensorielle, |iai' contre, les altérations de réci'itiu'e persistent en général 
iiidéliiiiment ou ne s'améliorent que d'une manière irisigniliaule, parti- 
cnlaril('' due à ce fait (|ue l'aphasie sensorielle peut s'améliorer, mais 
([ue la guérison complète n'a guère été jiis(|u'ici (d)servée. Dans la cécité 
verbale pure eiilin, les lr(nibles de la copie persistent aussi longtemps 
que la cécité verbale elle-même. La guérison de cette forme d'aphasie est 
très rare. Il m'a été cependanl donné d'en observei' un cas (voir p. 9il. 

il ne faut |ias oublier eiilin (pie l'agraphie ])(MiI ('die le premier symp- 
li'ime d'iiiie aphasie encore laleiile el (pii se (h'veloppera |iar la suite 
(Maliaim i. 

De tout ce (|uc je \ieiis de dire, il r(>siille donc que les troubles de 
ré<'i'ilur(ï s'observent t'i(''(pienimenl au cours des aphasies moti'iecs ou 
sensoii(dles: (pi'ils en soûl les compagnons conslauts dans les formes 
vulgaires, banales, avec alt(''ialioii du langage iut(''rieur: (ju'ils font 
défaut |iar ((lulic loisipie ce langage intérieur est intact, c'est-à-dire 
dans l'aphasie motrice jiitrc ou apli(''mie: dans les VMriél(''s piirrs de 
cécité el de sui'dit('' verbales (reslridion l'aile, bien enlendn, de l'acte de 
eopiei' pour la cécité verbale pure, el de l'éiiitnre sous dich'e pour la 
surdité verbale puici. F.n d'anlres ternies, il existe des Ironbles de ri'cii- 
lure toutes les fois (pie le Idiiijdiic Inlrrii-nr est altén''. 



I l!()l Itl.HS DU I A.M.M.h:. \V.\ 

Écriture en miroir. — l.'ri-ritinr m niiioir rniivisi.' (I.ins ce r.iji 
(|nc le malade écril. iioii plus ilr ;;aiiihi' m diuih', mais liicii ilr diditc à 
j:au(hi'. Ollc ('•crihin' s|P('ciilaiic ne cdii'-liluc pas iiiir xaiii'li' s|ii'iialc 
d'a;iia|diii' : l'Ilc icprésculc 1 r'ci dure iiisliiiclixc iniiiiiali' dr la main 
j;aiiclii' : clic ^c inoiili-c parlois chez ccilaiiis a|ilia--ii|iics lM''mi|il(''j;ii|iies 
li>rs(|irils comiiieiiceid à cci'irc a\cc la main i^aiiclic. mais c csl là mic 
|iarliciilai'ilc (|ni dis|iarail ra|iidciiieiil (lie/ l'iix. 

PHYSIOLOGIE PATHOLOGIQUE ET VALEUR SÉKIIOLOGIOUE DE LAGRAPHIE 

Dans l'i'lndc dn mt'canisiiu' snivani le(|iiel s'eiVccInc l'i'c lilnrc, il y a à 
(•(insidéier denv (luises : l'acte malériel des dni^ls cl i\i' la main liaïaid 
sni- le papier les liails des Icllrcs. cl l'idéi' de la Icllre à T'ciirc. l'oni- le 
mnnxcmcnl lui-même, les cellules de la ((ulicalilé ci'réhiale (pii |iir- 
sidenl au\ niunvemenls i;cuérau\ des dnij^ls cl de la main dn cùh' dtoil, 
sons rinllncuce de l'haliilnde el de la ii'jK'liliou de l'aclc de réciiluic, 
innlli|ilieul leurs cuiniexions, rendeni l'aclc mali'ricl plus facile, mi'ca- 
ui(pie. prcs(pie incouseieiil. Il en esl de même pour lims les mimxcmcids 
appris : joner du pianci. Iiieolei-. cxcculcr un acitî liahiliud (pitdcoucpie. 
De mènie (|ne |iar la ii'pclilidu d'un même nionvemenl. mi ouvrier arrive 
à exéenhM' l'acilcmerd nu acte di'lermiut'-, sans l'aligne el plus lapideineul 
(|U un individu iiuii exeicé. de um'-iuc laele répété de lécriture facilite les 
(■(uuiexions entic les ('(dlnles motrices du centre de la main et des doigts 
cl rend Taclp plus facile, plus rapide par sa ré|)élition mèuu'. 

Mais ce n"esl pas là ce que les auleius ipii admctieni rcxislencc d uu 
centre de rr'crihn-c mil cnm|iris sons ce nom. Pour eux il s aL;il d uu 
centre d IttKKjrs luiilriccs (iriipliliiiw.s. analogues à celles de la paiidc 
pailée, aux images auditives el aux images visuelles des mots. Vouv 
('■crii'e, on mettrait en j(Mi ces images moti'ices de la lettre cl i\\\ mol, 
images distinctes, spécialisées pour récriture, sorte de mémoiic de uiou- 
venienls de l'écriture, analogue à la mémoire de l'articulation des mots 
pour la parole parlée. 1,'agrapliie est l'aphasie de la main, une amnésie 
(les iuuiges graphitpies (Cliarcoli. iK'feudne par lieiuard. Hrissaud. Pitres 
(^t par (1. liastian i ISilS), cette théorie a été c(Hnhatlne |iar de nomhrenx 
auteurs — Wei'nicke, Kussmanl, [.ichtheim, llcierine. (iowers. liianchi, 
von Monakow — dans diU'érenls travaux. Pour moi rexisleuce des 
images graphiques ne saurait élre admise. Ainsi ipie la indi(pié Wer- 
nicke. on écrit en re|)rodnisanl sui' le papier les images visnidics des 
lettres el des mots, iuuiges (pii pour ctA auleiu' siègent dans le centre de 
la vision générale, — cenlre hilah'ral — tandis (pie pour moi. ces images 
visuelles des lettres el des mots c(uistitueul des images spécialisées dont 
le centre est dans le jili courhe. Pour |i(ui\oir ('■crirc spoulaiii''iuenl il 
faut |)Oiivoir l'voipier s|>(Uitan(''mi'nl ces images visuelles; ipie c(dles-ci 
soieiil alleiules direclemi'ul ou indircclement, l'agra|diic en esl la coiisé- 
ipicnce. Pmir (!'criic. il faut (pie la notion du mot soit intacte, que le 



iiii shMini.ni.ii; nr s)sti:me nerveux. 

I;ui^aj;(' iiiliTM'iii' ronclidiiiic ii(iiiiial(MTieiil; il faut (jnc laides les images 
(lu langagi' — iuiagcs donl liulé^tiU'' est iiidisponsaiilc à la iiolidii du 
mot cl au laugagc iiiléricur — soieul cous('l■v('•e^s. Kii d aulrcs Icrmcs. 
Idutc lésiou délniisanl un j^i(mi|)(' d'images du langage, entraineia fala- 
leuient ragi'a|diie: louie lésion i'es|ic('lant ces images, neiilfaineia 
jamais l'agi'a|diie. 

(iliiiiqiiemeiil, en (|iioi consisle I agiapliie? (leilaiiis aiilenis consi- 
ilèreiil eoiiime nmi agia|iirKnics les malailes chez lesquels d'autres clini- 
ciens voicnl des lioiililes de l'écriture. Cela tient à ce que, autrefois 
surtout, dans Imn nonil)i'e d'observations, le médecin se contentait de 
faire éciii'c an malade sou nom et lien de plus. Oi', ainsi que je l'ai 
indi(|né pins liant, la |)ln|iart des a|diasi(|ues moteurs ou sensoiiels son! 
d (U'dinaiic capaliles d'éerii'c leur n(nu. mais connue un emblème, un 
dessin intime, sans pouvoir le décomposer en ses éléments; en didiors de 
leur nom, ces malades ne peuvent en général tracer un seul inid. Ils 
sont donc agraphiqncîs. Ne sont pas agra|)liiques les malades qui peuvent 
spontanément, sous la surveillance du médecin, traduiic toutes leurs 
pensées par l'écriture. In malade (|ni éciil son nom cl rien (|ue son 
nom est agrapliique total. 

.le me pro[)ose d'exposer mainlenani les aignmenls(''mis pour et contre 
rcxislence d'un centre de l'agrapliie. 

Arguments émis en faveur d un centre de l'agraphie. — 

Déjà au siècle dernier (174!)) le [diilosoplie llartiey avait admis les 
images grapliicpies comme parties constilnantes du mot; mais ce n'est 
qu'en ISSI qu'Kxner crut |iouvoir localiser leur siège dans le pied de la 
deuxième circonvolution frontale gauche, par une méthode peu précise 
et sans aucune ohseivation |)ersonn(dle à l'appui. 

a) Arguments psycho-physiologiques. — Suivante. Basiian, (lliarcol. 
Hallet, jionr |ienser. chacun de nous met plus spécialement eu jt'u une 
variétés d'images : de là, la dassilication des sujets en auditifs, visuels, 
moteurs d'articulations, moteuis graphiques, (diez (diacnn de nous, du 
l'ait de l'hahitude, un centi'e pr(''dominerail pour le mi'canisme de la 
pensée. 

.le nie suis expli(pu'' ])lus haut sur cette théorie el j ai iudiipn'' les rai- 
smis pour lesquelles elle ne me paraissait pas pouNoir l'dre admise, car 
nous pensons tous de la même manière, en mettant eu jeu toutes nos 
images du langage;, les images auditivo-niotrices étant toujours au pre- 
mier rang; ce sont en effet les pirmières développées et partant les plus 
fortement emj)reintes dans la corticalité. Il n'existe pas d'images mo- 
trices gia|dii(pies dans le langage intérieni'. I.a manière dont lécritun^ 
s'apprend chez l'enfaid. montre en etfet d'une part qu'elle n'est autre 
chose qu'une transcii|(lion manuelle des images ojitiqnes des lettres et 
des mots, et d'autre part l'élude des altérations de l'écriture chez les 
aphasi(|ues |)rouve ipie l'agraphie s'ohserve toutes les l'eus t\\w le langage 
intérieur est altéit'. 



Tiniriu.iis iir / i.Y(,.i(,7;. i',i 

lu Arguments expérimentaux. — ("lie/. rii\>l(''iii(iM' li\|iiiiili^;ilili', d.ins 
la |K''i'iii(li' s(iiiiiiaiiiliulii|iii'. l'ii ('iiiii|it'iiii.'iiil le i'i';'iiii' ;iii iii\(<au de la 
tloiixii'iiic fninlali' ^aiitlic. mi |ii'iil iPiniiiiiic I a^ia|ilii(' sans apiiasic. 
Tiiul cela n fsl cpir dr la sii;:^('s|iiin ; un |ii'ii(inii'a tonl aussi liicn 
rafiiapliic cIkv un li\v|i'iii|iii' par coniiiicssiini d'un pnini (incIcoiMpii; 
du corps, p(iui\n (jnc le suict saclir ce (pic I ini allcnd de lui. 

C.ei'lains malades, unapalilcs i\<' lire un nnd. pcuxciil cunipicudre ce 
nn>l en suivant a\cc le dni^l le liaci' des lellrcs. .Mais celle exporieiu'c ne 
réussil i|Ufche/. les malades ipii (mU cnnserv»'' récriture spontanée, c Vsl-à- 
dire clic/. ceu\ (pii dut leur lani^ai^e intérieur intact- — aphasies pures 
— les autres, ci'iix chez (pii ce lanj^^affo est altéré, ne peuvent pas mieux 
lire avec le doij;t ipi avec la \iie seule, i^l le malade ipii ne |ieul (■'crir<' 
(pio (|uehpies mots s|)ontau(''nienl. - ^un nom entre autres — ne recon- 
naît en les sui\aul du doii;! cpic ces mumucs mois, et eiH'ore |)as 
constamment. 

cl Arguments cliniques. — i/ahsi^ice d'autopsie dans les faits sui- 
vants leur enlève mu' <;rande partie de leur valeur. 

Charcid ilSS.'i a rapporté le casd'nn j;énéral russe, a|ihasii|ue in(deur 
pour le l'ran(,">is e| pcun- l'allemand et cpii avait conservé la l'acuité de 
parler sa langue maternidle. .Vu l)ont d'un ceitain lein|)s, il lécnpéra 
é<;alement le français, mais ne put janniis reparler l'allemand. (]e malade 
i|ni avait une anesthésie légère de la main dioite, avec perte incomplèle 
de la notion de |)osiliou des doigts — était i)res([ue complètement agra- 
phiquepour l'écriture spontanée, écrivait plnsfa<'ilement (pioiqne incom- 
plètement sous dictée, et avait conservé la faculté de copier l'écriture 
cursive, mais ne pouvait Iransciire l'imprimé en manuscrit. — il s'agit 
ici d'une a|)hasie. motiice incomplètenu'nt guérie chez un |iolyglolte, et 
les troubles de l'écriture persistent les derniers, connue c'est la règle 
chez l'aphasique nioleur eu voie de gnérison. 

Le cas de Pitres (IS.S4). |iurement clini(|ue également, (piehpie inté- 
ressant (pi'il soit au point de vue sympt(niiati(pie. n'est pas plus démons- 
tratif (pie le précédent, en tant que prouvant l'existence d'un centre 
nudeur agraphicpie. \.o malade de Pitres, après avoir été aphasi(pie mo- 
lein-. resta agraphi(|ue de la main droite. He cette main, il ne jionvail 
tracer aucun mot spontanément on sous dictée, et lorsqu'il copiait un 
nmdèle, il co|)iail connue ciq>ie l'aphasicpie sensoriel, c est-à-dii'e servi- 
lement. Kn elVet, il transcrivait l'imprimé en imprimé, le manuscrit eu 
manuscrit, et n'achevait pas le mot connnencé si on lui retirait le modèle 
de devant les yi-ux. Il existait chez ce malade nue hémianopsie homo- 
nyme latérale droite, il écrivait très facilement et très correctement de la 
main gauche, ici il s'agit certainement, non pas comme l'a admis Pitres, 
d'un cas d'agra|>hie nmtrice. mais bien d'un cas d'agraphie sensorielle, 
(liiez ce malade agi'aphicpu' (le la main dioite seulement, il existait une 
interru]>tiou entre la zone motrice du luemhre supérieur de riiémisphère 
gauciie et le pli courbe gauche, tandis ipie les connexions, do ce pii 
couilie avec l'hiMnisphère droit, ('taieiit intactes. I,a copie servile et 



l'i.' >i:Mioi-i>i.ii-: 1)1 -) siiiMt: KEitri:r.\\ 

rcxislciiic (le I lii'iiiiiiiioiisic (h'iiionli'cnl il léviilciici' (|iii| s'a^il ici (riiiic 
aj;ia|)iii(' NCii^diicllc. 

(I) Arguments anatomo-pathologiques. — l/rlinlc de r.ij^iaiiliicsmso- 
licllc. (Iniil j'ai ciiiiliiliiM'' à ilriiMiiilirr rcxisiriicc, riKiiilrc que ! nii ne 
pciil a|i|iUMM- I li\|iiilli(''sc (le I cxislciici' (i un cciilic j:ra|ilii(|ii(' sur les 
(ilist'rvalioiis oii, à la ((''sioii i\c la ilciixiriiic ciiCdiiNdliirMiii IVdiilalc 
j^aiiclir. Najdiilail uni' Irsiim du pli (iinrlM' (cas de llciisclicii. j!S".M)). l)c 
iiuMiic la coincidiMicc d iiiic lésidii de la Ifoisicriic ciiToiivoliilidii IVonlalc 
j^auclic siiriil à ('\|di(|ii('r rafirapliic chez les malades de Nollmai;('l, Taiii- 
Itiirini el Mairlii. Iliilii el Cliairnl. 

Los lésions de di''licil — par Iniiiorraj^ic un raniidlisseinenl — loca- 
lis'cs an pied de la den xiènie circoiivolnlioii IVonlale ^auciie, sunl exlrè- 
nirnii'ul rares el je n en connais (pi'un seul exemple rajiporté jus(|u'iei, 
c t'sl le cas de llar '-nr le(|n(d je re\iendrai loni à I lieiire. Par contre, les 
oliservatioiis di' Ininenis sii'j^eanl dans le pied de celle circonvolution 
sont plus IVé(|uenles. mais, comme on le sait, il y a toujours lieu de l'aire 
des réserves sur les localisations céi-éhrales élaMies dans ces eas. Une 
tumeur refoule autoui' d'elle les éléments nerveux, et délermine des 
trcnddes circulatoiri^s dans les réfjions voisines. Hurney et Allen Starr 
(i8!l."t) ont puhlié une; ol)servati(m suivie d'autopsie, d'une tumeur ayant 
détruit la partie posiérienre de la deuxième l'rontale gauche, la partie 
adjacente de la première l'rontale et une partie de la moitié supéiieine de 
la ri-onlale ascenilanti'. Lk malade avait une douille névrite o|)li(pie e| de 
la loipeur ('(''lélirale. Il n'v avait pas d'aphasie ni dagrapliie el les autenis 
insistent sur raliseiice d'airraphie dans leni' cas, hien (|ue la tumeur 
occupât exactement le centre présumé des mouvements ûc réciilure. 
Kskridgei 18117) a ra|i|iorté un cas lie paragi'aphie avec troubles de l'épel- 
lation. svm|iirimes (pii <iispMrui'ent jiprès la ponction d'un kyste compri- 
mant le pieil de la deuxième Irontale gauclie. Iii, coiiiine il n v a pas en 
d"aulo|isie, il est dil'licile d'anirmer i|ue la lésion (''tait limil(''e à la 
deuxième frontale el que le kvste ne comjirimait pas la circonvolnlion de 
Itidca, hypothèse prohahle étant donnés les trouhles de lépellalion et les 
fautes commises dans la piouonciation de certains mots. Dans ce cas 
entin la co|Me était conservée et le malade li'anscrivail l'iiuprimé en 
manuscrit. Hvrom-liramvvell (l<S!lil) a publié deux observations avec 
autopsie concernant des lumeuis ayant (h'-truil le centre pi'élendu de 
récriture. l)ans le premier cas il n'y avait ancnn symptôme (|uelcon(|ue 
d'aphasie motrice ou sensorielle. Les facultés intellectuelles étaii'iil des 
plus reinar(juables el il n'existait aucun trouble (juidconcpie d(> l'écriture. 
A l'antopsii', on trouva une tumeur du volume d'un (enfile poule, avant 
complèlement détruit le tiers posl(''rieiir de la deuxième circonvolution 
l'rontale gauche el comprimant le pied de la première ainsi (|ue la partie 
adjaciinte de la l'rontale ascendante. La circonvolution de liroca était 
intacte. Dans le second cas de lîyrom-liramwell, le malade, après avoir 
eu |)lusieurs attaijnes épilepliformes suivies d'aphasie motrice, de cécité 
verbale el d'agraphie temporaires, présenta, pendant his six dernières 



riioi iii.i-.s i,r I i\'.. !'./■.■ l'iii 

si'iii.iiiics (le s,i \ic. (Il' la ci'cili'' M'ilialc cl de la;^ia|iirii' |M'isislaiil('s. Il 
l'xislail clii'/ lui un iMal iiilcllccllicl des plus \aiial)l('s, |)li(''ilniiirili'N 
(rcxcilalioii alli'iiiaiil a\i'r des l'Ials (Irinciilicis. A 1 aiil(i|i>,j(', on Iriiina 
lin ^lioinc ayani (li'linil la |iaitic |)(PSl(''ii('iM(' tic la ik'iixirinc Irniilali' 
j;aii(lit' avec iiih'j^rili' de la Iroisii'-inc. Dans riu'iiiis|ili('r(' droit il cxislail 
lies Irsidus j^iioinalciiscs de la iv^ioii Iciiiporu-occiiiilaic inovi'iinc. I,a 
pi'cniiôri' (ilisi'ivalioii de livi'iiin-ltiaiiiwi'll csl donc iii'llcincnl (dniraiic à 
riivpidlicsc de I "cxislcni I' diiii (cnii'C j^iaplilipic cl la sccinidc n a pas de 
valeur à ce poini de \ne. rai- ici il ne s"a;;il jias d aurapliie pure. i''laiil 
donnt'S ra|diasie inoirice passaj;èrc. la c(''(il('' verliale peiinaneiile el les 
lidiiidcs inlcllcctncls prcstMilés par le malade. 

(iordinicr ihSil!)) a rappoilc une (diser\ali(iii suivie d'anlop>ie (pi'ij 
considère ((Hiiine l'avoralile à 1 iiypollièsc d'Kxner. Illle c(Hiceiiie une 
l'cniine allcinle de iicvrilc opli(|iic el dune très légère pari'sie du liras 
droit, et (pii, ne prcsenlaiil aiicnn syiiiplônic dapliasic niolrice on seii- 
s(iri(dle. ne pouvait écrire ni avec la main droilc — elle ('tail droitièrc — 
ni a\ee la main jianidic. \ lantopsie. on tiwmva nue lumeiir sous-corti- 
calc avaul (N'Irnil la sniistancc Idanelic de la deuxième eirriinMdntion 
i'ronlalc, sV'Icndaiil en a\aiit justprii la |ioinlc IVonlale, en lias el eu 
dedans ius(|u à la corne rroiilale du ventricule latéral, en liant et en 
dedans jiis(pie dans la paitii' \cutrali' de la première circonvolution IVon- 
lale. .Vu niveau du |)ieil de la deuxième Iroiitalc, la liimenr avait détiuil 
récorcc el arilcurait la surface. I)aiis ce cas, il s'a;^it eu n'aliU' d une 
lumcnr du lidie frontal où la h'sioii est lio|i ('•tendue pour permettre une 
localisatittu. .rajouterai encore qnici. I aj^rapliic, pnrc au di'dmt. a (•[{' 
liieut("it suivie de torpeur cércliralc à nuu'clie projircssive el d'alaxie des 
inoinenKMils. |)hénoniènes (jiii ne sont pas rares, le picmicr surloul. 
dans le eus de lésion étendue du lolie frontal, .le ferai enliii reiuari|uer le 
|ieii de ('(mcordance, au point de vue du syiuplôiiie a^'raj)liie, entre les 
(diseï valions de Ityrom-nramwell el colle de (iordinicr. Dans les deux 
oliscrvations de lîvioin-Hraïuwcll — où la ii'sioii est limitée au pied de la 
d(Mixi(''ine frontale, — 1 agrapliie, k's troubles inlellectncls et Icmte esp('ce 
de s\m|)t(')ine d aphasie inotrice on sensorielle font défaut dans la pre- 
mière, tandis qu ils existenl dans la S(>coude. Dans le cas de Ciorilinier 
où la It'sion csl beaucoup plus ('tcudue, ragra|)hie existe d'abord à IV'tal 
is(dé, puis est suivie dalfaissement iutellectiiel projiressif. Dans le cas de 
Mac Ruriiev et Allen Stair ciilin. il ii Cxislail aiiciiii trouble de l^'criliire. 
l'oui' démontrer rexisteiice d un centre ^rapliiipic. il faudrait une 
observation dans laqindle pendani Imile la durée de la maladie la perte de 
l'écriture ail été le seul plii''iioiU(''ue cliniiine a|>préciable, c'est-à-dire sans 
aucune allération (|uelcoiM(ne de riulelliueiice, sans trace Mpiiareiile on 
latenle de troubles du ciMi' de la parole, de la lecliire el de 1 audition, el 
où l'autopsie montrai une N'^iim desliuclive localistV an pied de la 
(ieiixit'iuc circonvidniiou fidiilale. Or, un Ici cas avec aiilopsie (■ons(''cu- 
live n a pas encore été rapporté jusipiici. Kii elfct, la seule observation 
que nous possédons de lésion corticale, exaclement localisée au pied de 



]\\ Si:MI(tl.ni;li: Dr sysTKMl-: XERVEUX. 

\\\ (liMixiriiic ri'iMil;ilc i^.iiiclic. csl diii' ;i l'>;ir l ISTS). I.i' iikiIikIc (■Uiil il l;i 
lois ;i|)luisi(|ii(' Miiilciir cl ;iL;i;i|ihi(|iic: cl v\\ iiiciiR' Iciiips (juc lii parole 
icviiil rccriluic i|Mi ol « Iwi' iiioiiiciil l'image lidclc de in parole» (Bar). 
Si la hicalisalion (I'Faiici- l'Iail c\a(ic. n' malade aiirail dTi ]ii(''se[der le 
l\pe de raura|diie pure. V.\ celle iiliscrval ion de llar a selon moi d'aiilaill 
plus de \alciir (inVlic a (''lé puhrM'c à une (''poipie où la (pieslioii de 
l'exisleiice d Un cenlic ^laphicpie n'élail pas encore pos('e. 

.le tiens cncoi'c ii insisicr siii- ce l'ail, c es! (pion n'a jamais jiis(jn"à 

anjoiird'lnii publié, même clini(p cnl, de cas d'aj:;i'apliie isolée sans 

(|ne le lanjia^e inU'iienr l'ùl altéré, du a \n, coinine dans le cas lappoih'' 
par Maliaim (lOOi)), l'apliasie totale élic précédée par de Tagiapliie, ce 
ipii n a rien dabsolnmeid ('tonnanl, puiscpie celte modalité du langage 
('■laiil la dernière apprise, elle csl, selon une loi liien connue, la irioins 
ri''sislante. Dans le cas rappoit('' par Weiaiicke (•oiuiiie agraphie is(d(''e 
I l'.M).")). le langage inléiieur n'était pas intact ainsi que Weriiicke du reste 
l'a l'ait remaripier. tjuant aux cas d'agiapliie isolée par api'axie, il s'agit 
là de lididiles de la niolilité de la main dus à l'apraxie et, même ici, le 
langage inh'rieui- n'a pas ('■h' li(iuv('' inlaet dans Ions les cas. 

Arguments contraires à l'hypothèse d un centre des 
images graphiques. — Toules les l'ois (|ne le langage inlt'rieur <>st 
altéré, I agrapliie apparaît. Mes reclH'iches sur les trouldes de lécritiire 
chez les apliasi((ues uioteui'slypeBroi'a démonticnt aussi, après Trousseau, 
(iaiidner, (iowcrs, etc., l'existence de l'agrapliie chez ces malades. Cepen- 
danl. (]. Uasiian (IS!»S) admet que si la lésion du centre de lîroca peut 
enirainer l'agraphie, elle ne l'entiaini; pas lalalenienl dans tous les cas. 
Les exceptions à cette loi sont très rares('). Ce même auleui' admet ipi'il 
doit exister pour l'écriture lui centre d'images motrices graphiques, ana- 
logue à celui de Broca pour la par(de articulée, et (|ue si ce dernier 
centre existe, le centre de Tagiaphie (centre cliéiro-kinesfhésique) exister 
pour les mêmes raisons et ne saurait être mis en doute. Mais C. Bastian 
ne donne pas d'observation coin luante à l'ajipui de son opinion, et 
reconnaît du icste (piil n'existe pas une seule preuve absolue en faveur de 
ce centre graphiipie. lyesl plutôt par raisonnement, (pi'en se basant sur 
des faits clini(pi('s cl anatoino-palludogiipies. (pi'il (b'd'end l'existence de 
ce centre. 

La conciudance, le jiarallélisme îles troubles de la parole et de l'i'-cri- 
ture chez l'aphasie inoleui' type Broca sont d'ailleurs démontrés par de 
nombreux auleuis. Ti'ousseau, Gairdner, les signalent, et le fait a ('lé 
v('rilié de|iuis maintes et rnaint(>s fois; moi-même je l'ai très sou\eid 
constaté, dette règle toutefois n'est pas abs(due: dans des cas fort rares, 
du reste, l'agraidiie peut être moins acciisr'e (jue l'a])hasie; c'est là, 

I. Cas (le l.:i(lniiic fl vun Moiiako» . Iiiiiis iiios ilinix iihservatioiis |iiTsonnollcs suivies 
cr;iiitopsic dont j'ai drjà parlé, il y cul ilabdi-d aphasie lolale, puis aphasie de Broca et eiiliu 
aphasie motrice pure avec retour couiplel du lan;;aKe inlérieur el disparilion lolale de 
l'aiçi-apliio. Dans ces deux cas l'aphasie uioliice élail exiessive, c'étail presque du luulisnie. 



riioL'iii i:s nu i A.xaAni:. \',i> 

liiiilcriiis, nue iiailiciihu'ili' ijuil iii> m :i |i;i-^ l'iiiiin' l'I ' (Iiiiiik' iIc ((iiis- 
liilcr. An coiitiMii'c cl c'i'sl hi rt''L;l('. (■'(•^l I'ium'isi- ipii' Idn oIisitm'. cl 
r;i|ili;isi(|nc a dcjà r(''cii|ir'|-('' |ilii-- (iii iiniiiis ciiiii|ilclciiiciil la |iaicplc, les 
liniililcs (ic rccriliiic |)ci--iv|,iii| cncoïc à un dcun'' assez accns(''. .l'ai 
(ilisiM'vé pinsicnrs l'ois Ir l'ail, cl ll\i(>ni-lirani\vcll (IMISi en a lap- 
|KU'lc (Ml excni|)lc snivi danlopsie, cxenii)lc ilanlanl |ilns inli''ressanl 
i|n"ici la (Icnxicnie l'idnlale clail inlaclc dans tnnlc snn elciiilnc. la 
lésion II ayant di'liiiil (|ni' la circonvolnlion de lliuca cl la pailic 
antéricnie de l'insnia. (llic/. ce malade, i'a|diasic mnliicc élail, dn resic. 
1res ictère cl ne ilnia (|ne |icn de Icinps. tandis (|iic les alh'Ta- 
liiMis de rc<-iitni-e — aijra|diie et |iaiai;i'a|diie — (''talent tiès accusées et 
|iei'sislèienl li(n;;leni|is : il existait aussi dans ce cas nn h'^cr de;^n'' de 
cccitc verliale. 

(1. lîaslian ilS'.tSi admet la ciiiicordance paiTaite dn centre i;ra|dii(|nc 
et dn ceidre de jînica. Il v a là. selon moi. ime confnsion C(im|)lète. 
I, appareil \ocal est nn appareil spécialisé en \iie de la par(de: I é'criinre 
n Cst qn Une des l'ornies de inolilili' de la main, (hi ne |ient parler 
(|n'a\cc ^o\\ a|)pareil Inicco-pharyniio-laryn^é; on peni écrii'c (Werniciu'i 
avec le ronde, le pied, en |)atinaid, en nn mol avec nn point «inelconqne 
lin cor])s, ponrvn (piil soit snllisanimenl midiilc. VA il nv a pas de dillV'- 
rence entre ces diverses variétés d'(''crilure. ."^i I ('crilure a\ec la main est 
pins l'acilo, c est nne (jnestion d haliitnde et d'i^dncalion. (jn cm enseij^nc 
à nn enlanl à se servir d nn cravon attacln'' à son conde. il aiiivera à 
écrire tont anssi liien ipi avec la main. Si 1 allenlion est moins sou- 
leinie dans I (''critnre (nilinaire de la main dniite (pie dans celle de la 
main f;aiiclic. (pieslioii d lialiitiide encore. I, (''criliii'c de la main dioite 
n'cdl're donc rien de parlicnliei. sauf (jnidle csl remliie pins l'acile cl 
pins coiiraiite par la répétition inèiiie de laclc. 

Pierre .Marie llcSDTi admet ipie l'iiidividn (''dinini''. I(iis(|iril parle on 
(■■(■rit, ne |)asse jias |)ar tonte la série des opérations (|ne l'ail le délinlaiit: 
il ne décompose |iliis: peu à peu un des centres de réception devient 
piédoininant et c esl de celiii-l;i (pie lindividn se siMi de préférence on 
pres(pie exclnsivement. dette interprélation ne me parait pas conforme 
à la réalité. La série des opérations n'en existe ])as moins, mais elle 
esl latente dn fait même de la répétition de l'acte, de riiabitnde: en pré- 
sence d'un mot ipii ne lui esl pas lialiitnel. le prélendn visiitd s'arrête, 
ré|iellc cl (''vocjnc simnllaiir'inenl tontes les iina^a's dn mot; le soi-disant 
^fraphi(|ne s'arrête sur le mol peu familier. 1 écrit de |dnsienrs façons et 
jiij^c de par la vue quelle en esl la véritalile orthographe, l'ierre .Marie 
rejelte. du reste, rhypothèse d'un centre gra|)lii(|ne en se basant sur ce 
fait, ([ne l'écriture étant dans l'évolnlion de la race humaine nne ac(|iii- 
sition (le date inc(Mii|)aral)leinent ])lns récente que celle de la pai'ole arti- 
culée, il n a pn se former jiendant un laps de temps relativement anssi 
restreint nn centre |)onrles mouvements de récritni'e, tandis (|ue Tnsage 
de la |)arole articulée remontant aux premiers àf;es de riinmanilé, ce 
centre a ]>ii se dével()])per de|iins nn nomlii'e iiicalcnlahle de ;:(''n(''ralions. 

l),,jn.iNK. — S.'iiiioKit:!.-. III 



\\6 sHMiiii.iKiir: nu sysii-mi-: _\Eii]i:rx. 

Colle livpollirsc ('>l iiiLii'iiii'iisc, mais je ne puis I adiiicllic. car un ciil'anl 
ne |)arl('i'a jias si on ne lui a|i|iri'ii(l |ias à pailcr dii s il irnilciiii |ias 
[lariiM' autour di' lui. cl cela (|iiel (|ue soil le dej^rc (W civilisaliiiii de la 
laee à la(|iielle il a|)|)arli(uiiie, (|ii(d (jnc soit le degié do culture iuleliee- 
tuolle de ses géuoi'atours. Il éuiettra des sons avec dos inloiialiiuis varia- 
Itlos, mais il ne pourra jamais s'exprimer à laide de la pïuole. Ku reste, 
si riiv|)oth('so prôcodeuto était oxacle, les enlanls rrapp(''s de surdité 
dans le jeune à>;c ne devraient pas proseutor dos ti'duhles do la par(de. 
Or, dans ces comlilions ils deviemionl muels. (l'est là, ou ollel, inie clioso 
bien connue depuis loniilemps, ainsi (pie l'a lait remarquer Brissaud 
(I89(S|. Pour lont ce (|ui concerne le lan^aj^c, je ne saurais trop le 
répéter, il n'y a rien d iniu'', de pn'ToniK'' dans le cerveau; cosi iini- 
(luenuMit une (piestioii d'i'diicaliiui. 

Si les imajios jiraphi(|ues exislaienl, comment comprendre (pi'iin 
malade, incapable d'éorire s|)onlanéinont, puisse copier? T(mtes les 
modalités de l'écriiiiro devraient être abolies dans ce cas. L'aphasi(iuo 
sensoriel, on copiant, transcrit l'imprimé eu imprimé et le manuscrit eu 
manuscrit; il copie comiu(> un dessin et i'aitfouvie alors de motilité géné- 
rale. Mais il en est tout autreinont cliez l'aphasique moteur. Donnez-lui à 
copier une page imprimée, il la transcrit en manuscrit. 11 fait donc alors, 
avec un acte cérébral, les mémos mouvements que s'il écrivait 'pontaué- 
inent les mots mis devant lui. 

Les gauchers apprennent |)ar éducation à ('criro avec la main droite. 
En d'autres termes, chez eux le cerveau i'onctionue surtout par son 
hémisphère droit pour les usages ordinaires de la vie ainsi que pour le 
langage. Le centre des images motrices d'articulation de Broca est ;i 
droite, et il en est de même pour les images auditives et visuelles dos 
mots (Pick (1898), Touche (189fl). Mais, pour écrire, le gaucher utilise 
son hémisphère gauche, puis([u'il écrit avec la main droite. Que ce 
malade devienne apbasiq\ie moteur et hémiplégique gauche, la lésion 
aura détruit la corticalité droite. Les membres droits, innervés par le 
cerveau gauche, sont intacts pour tous les usages ordinaires de la vie, et 
cependant ce malade sera iiica|)al)le d'écrire avec ce bras droit, qui jouit 
d'ailleurs de toute sa motilité (Dejerine, Bernbeim, Parisot, Magnan). Il 
est vrai (pi'il ne s'agissait jusqu'ici que de faits cliiiiipies et que l'on u"a 
pratiqué encore aucune autopsie d'aphasie motrice chez un gaucher écii- 
vaiit de la main droite. Ici, les jiartisaus de l'existence d'un centre gra- 
phique pouvaient donc émetliH! l'hypothèse d'une double lésion : à savoir 
dans l'hémisphère droit une. lésion produisant l'héiniplégio gauche et 
i aphasie motrice, ol dans riiémisphèrt! gauche une altération du pied de 
la deuxième frontale f|ui ontrainorait l'agraiihie. 11 serait bizarre, cepen- 
dant, (|ue celle h'sidu is(d('o de la deuxième fronlalo gauche persistât ii 
n(; se montrer (pie chez les gauchers, doiil le iiombre est infaiimeut 
moins grand (|ne celui des droiliors, où on la recliorche en vain depuis 
vingt ans. 

J'ai ou loiil n'ccmmenl I (iccasion de coiislaler i|iie cette hypothèse 



THol'Itl ES un I ASCM.i:. l'û 

ni't.iil pas adiiiis^ililf. Clicz iiiir l'i'iiiiiif ;;aii(li(''n' |iuiir luii> les iisa^^cs 
(inliiiaiirs de la \ii'. tuais (jiii l'ci ivail di' la iiiaiii droile. (|iii i'nl allciiili' 
d'a|iliasi(> Idlalc avec li(Miiiaiiii|isir i^aiiclii' cl aj;i'a|)liic cl i|Mi si')i)iinia 
l(iiifilciii|is dans mon service de la Salpèliière, raiilii|i-'ie iiiuiilia I iiili' 
^'lilé de i'liéiiiis|)lièi-e j;aiiclu', les It-siniis ne sié^eaiil i|mc dans 1 licnii- 
s|dièi'e didil ivoy. \\. !)!l|. Or coUe l'eninie ijni jiailail avec son liiMni- 
splière (lidil |)nis(|u"elle élait ganclièi'c el (|ni devin! a|)liasi(|ne en MH'Mie 
lonips (|n'elle t'nl IVappi'e d'lH''nii|d(''j;ie j;anclie, celle rcninie, dis-jc. (|ni 
avail clé (■■dni|nr'e ;i ccriie de la inain droite, devini ajjra|iliii|ne à parlii 
du jour ciM elle lui a|diasii|nc. c'esl-à-dirc dès (|ne son ian^a^e inli'- 
rieui . doiil les imaj^cs claienl localisc'cs dans riicniis|)lièrc droil. des 
(|nc son lan^ap' inlcrienr. dis-je, I'nl alh'ié. 

On |)ent éciii'e an nioven de iiroct'dés 1res variables el avec nne parlie 
(|nelcon(|ne dn coi|)s, ponivn (|u"cllc soil sullisaninicnl niolùle. On écrit 
anjonrdlini de |dns en pins avec la machine à éciire.cl l'on se demamlc 
le rôle joné dans ce cas par le soi-disant centre graphique. Oj;l('. l'errond. 
i.iclitlieinu ont élndie le mi'canisnie de l'éci-ilnre on mettant entre les 
mains de leurs nmladcs des cnbes alplialiéti(|nes. Mon élèxc Mirallié a 
repi'is celte expérience dans mon service di; la Salpèliière, sni' un j^iand 
n(nnl)re de malades atteints dapliasie motrice avec agrapliie. S'il exis- 
tait un centic jirapliiijne, si les a|)liasi(jnes molenrs étaient aiiraplii(|ues 
parce que leur centre j;raplii(|iie est altéré, parce qu'ils ont |)erdn la 
mémoire des monvements nécessaires ])Our écrire, ils devraient pouvoir, 
à la manière d'nn lypojirapln; cpii compose un texte, composer des mots 
avec des cubes alpliabéli(|nes. Ici en elVet il ne s'agit pas de mouvements 
spécialisés pour l'écriture, mais bien de simples inouv(!ments de préhen- 
sion. Or, l'expérience échoue toujours el le malade, s il pouvait écrire 
(piebpies mots avec la plume, ne peut ('crire que ces mêmes mois à l'aide 
des cubes ou, s'il élait aj;raphique total, il l'esl également avec les cubes. 
Ce résultat est toujours négatif, et cela (|uel (|ne soit le degré de cul- 
ture intellecUielle dn sujet, ainsi (piejaipu le constater maintes fois 
dans la clientèle privée. 

Cette expérieuct; suflit à elle seule pour trancher dans le sens nc'gatif 
la (piestion de l'exislence d'un centre graphique et (h'-umnlre — ainsi que 
je l'ai toujours soutenu — (pu; dans l'agraphie liée à l'aphasie nmtrice, 
les troubles de l'écriture sont la consé(|ueuce dune altération dn langage 
intérieur. Le malade, en elfel, ne possède plus inlacles toutes ses images 
du langage, partaut il n'a plus la uotion complète du mot et ne |)eut en 
évoquer l'image optique correspondante, soit ])oui- la tracer sur le papier 
avec une plume, soit pour la reproduire avec des cubes alphabétiques. 
Dans l'aphasie sensoiielle avec altération du langage intérieur, le méca- 
nisme de l'agi'aphie est le même, l'.nliii. ipiand le pli conibe est altéri'. 
l'agraphie est alors la <(nisé(|uence direcle de la dcslrnc lion des images 
opli(pies. 

En résunu'. l'cdiscrxalion clini(|ne. l'analomic palli(dogi(pie et la psy- 
chologie uioiilrenl (pi il n'evisle pas un centre gîa|iiiiqiie spécialisé el 



iw ShMiol.nnii-: ni' sysTilME serveux. 

niilonoino, (|iii jotioiail pour ri-ciiliirc le rôle (|iu' joue lu rc'irion de Bi'ocu 
|i(Hii' le laiigai^c arliciih'-. L'i'lal de lécrilure s|)(nitaiié(' el sons dicléc esl 
siiliDidiiiiné il I ('lai du lanj^ajif iiiir'rii'iir. Je jiailc ici, bien onlendn, des 
cas da^raphie bilalérale. car dans les cas d aj;ra|)liie unilatérale très 
lares du reste, — ceini de l'ilres esl le seul que nous connaissions 
jusquici, — le lanf!;aj;e iutc'iieur est intact. Mais ici il ne s'aj;it jias 
daiiiMphie véritable, |)nis(|Me le malade pouvait écrire avec sa main 
iiaMcJH'. el — puis(|ne à IV'Ial normal on peut écrire avec les (|ualre 
mcnilires, avec un crayon enlic les dents, elc;., — on doit l'éserver le 
terme (ViK/nipliic à la perle de la l'acuité dexpi'imer sa pensée par l'écri- 
tni'c à l'aide des membres des deux côli's du corps. Or, cetle a<!rapbi(^ esl 
coMslanle dans toiiles les l'ormes d apliasie dans lesi|uelles le laii<^a^e 
inb'rieur esl alli''ré. 

DYSARTHRIE. - ANARTHRIE 

La dysarllirie dillère essenliellemenl de l'apiiasie motrice. Dans cetle 
dei'nièie, la perte du lanjiajfe articulé relève d une lésion de la réf;ion de 
liroca ou des (ibres sous-jaeerites à cette dernière. Dans la dysarthrie, au 
contraire, la zone de ['."oca ainsi que ses libres allérentes et clférentes 
sont iulacles : la diriicullé de parler, purement mécanique, est la consé- 
(|uence des Irouiiles de la molilité des muscles de l'appareil plionattHu-, 
l,a dvsarllirie, dii'licullé de l'articulation des mots, ne se rapporte donc 
(piau ianj;aL;e parlé el ne peut prètei' à confusion qu'avec lapliasie 
moiricc. Klle dillère complèlement de cetle dernière par ce fait que 
ralli^ialion du lan^aj^e i|ui la caractérise est la consé(|uence d'une para- 
l\>ie. d'une aliopbie, d'un spasme on d'une ataxie des nuiscles de la 
|dionalion — lanj^iie, lèvres, voile du palais — troubles qui fonl loujoni's 
di'l'aut (liez rapliasi(pie moleiir. 

Le dysarlbri(|ue est un sujet (|ui prononciï plus ou moins mal Ions les 
mots et dont L' langage esl plus ou moins incomprébensible selon le 
d(^gré et l'inlensilé de ses troubles paralytiques. Lorsijue ces derniers 
sont 1res accentués, la dysarllirie prend le nom d'anartlirie. Il s'agit alors 
d'un \éiitable mutisnie, aucun mot ne peut plus être |)rononcé. Seuls les 
sons lai viigi's son! encore perceptibles mais plus ou moins iiiodili(''s dans 
leur liaiilenr, leur liinbre el leur intensité. Il n'existe aucune analogie, 
aucun rappori entre l'apliaslipie iinilnn' el raiiarlliri(|ue. 

Le |iremier, l'apliasitpie nioleur, 1res rarenient inuel.a à sa disposition 
ilrii\ ou Irois mois, en général toujours les mêmes, (|u'il prononce le 
plus souvent 1res correcteinenl, [larfois en scandant on en s'arrélani sur 
une svllabe, comme reniant (|ui commence à ap|irendre à parler. Kl ces 
(piel(|nes mois ipril a à sa dis|)osilion son! les seuls, il n'en peut pro- 
noncer d aiilres, el lorsqu'on lexcile à parler, à ié|iondre h une (|uesli(m 
on à dénommei- un objet, conscient de son impuissance, il vous dit sou- 
M'iil el d'un ail- plus ou moins navré : <( peux pas ». Par contre — el c'est 
là nue e\eiilualilé qui n'est |)as très rare — ce môme malade, qui ne 



Tinirniics DU i..\.\(!Mii:. \V) 

|)(Mil priiiidiict'i' i|iit' (|ii('li|ii('s mois. (-Iiaiil(>i';i lii's coi rcilriiii'iii cl Mir 
lin airjiisic les cliaiisoiis ou les incloilics (|ii"il avail a|i|iriscs aiilrclois. 
loiil cil r-laiil inca|ial)lc de les ri'cilcr au lieu de les ciiaiilei-. .lai (disei\('' 
ce l'ail un ;;iaiid iioinlire de luis cl je ii ai pas licsoiii d iiisisler mit --nii 
iiii|iorlaiice. car il iiioiilrc une l'ois de plus, si cela l'Iait iK'cessaire, ([iie 
ra|diasi(nie iiiolcur u'esl jias un d\sailliii(|nc. 

(.liez le dysarlliri(|iie. ricii de M'iiildalde. Tous les mois soûl |Mdiioiiii's 
pins ou moins mal et le sujel ne cliaiile pas iuicu\ (|U il ne |iaile. l'aiaK- 
liques. spasmodicpies ou alaxiipics des oij^aiies de la plionalioii, le il\sai- 
lliiiipie comme raiiai'llii'ii|ue ne |ieiiveiil plus parler, l-jifiii tdiez ces 
malades ilysailliriqnes ou anailliriipics, (ui Irou.e loiiioiiis. lorstpi'il 
sapit d(! dysarlhi'ie |)aral\tii|iie on alropliiipie. on trouve lonjoiiis, dis-je. 
onire la pai'alysie |ilns on moins complèlc des organes de la plionalioii. 
de la paralysie de la langue, du \oile du palais, de rorliicnlaire des 
lèvics. des conslrictonrs du piiaryiix. plieiumiènes (|iii ne se reucoulreiil 
jamais chez rapliasique moteur, iai d'anlics leiiues, raplKisi(pie ne 
sait jilus parler tandis que ranartliri(|ue ne |ienl plus parler. 

Chez le dysarthrique, comme dans l'aphasie motrice pure, la iiolion 
du mot l'st inlacte. le langage iiil(''rieiir n'est pas troiiiilé. La compr(''iieii- 
sion de la lecture et de la parole parl/'c. les fniiclioiis de r(''ciilure s'ell'ec- 
tiient comme à l'état normal. 

I.'a|)|)aieil phonateur compiend la niiisciilalure du larynx, (pii es! 
essentiellement |iré|)osce à la i'ormation du son. et celle du pharynx, de 
la langue, des lèvres, des joues et du voile du palais. Les muscles de ces 
régions reçoivent leur innervation de l'liy|)oglosse, du facial, ilii glosso- 
phaiyngien et du spinal. Ces nerl's ont leurs noyaux cellulaires dans la 
colonne grise du i)ulhe. Ces noyaux bulhaires sont en connexion avec 
l'opercule rolandiqiie — centre cortical des mouvements du facial iiilé- 
rieiir. de l'hypoglosse, du nerf masticateur et des muscles phonateurs 
(voy. lig. ."i" il i'Ji. — Ces connexions s'étahlissenl par les lilires de 
projection de l'opercule qui traversent le centre ovale, j)assenl par le 
genou de la ca|)sule interne, puis descendent dans le segment interne 
du pied du pédoncule cérébral pour s'entre-croiser plus bas et se ter- 
miner par des arborisations autour des cellules des noyaux précédents. 
.Vinsi que l'a inonlré la physiologie expérimentale, — llorslcy et lieevor, 
— les centres moteurs de l'opercule rolaudique ont une action bilatérale 
pour les mouvements de la langue, des masticateurs et des muscles 
phonateurs; mais, pour ce ([iii concerne le facial inférieur, l'inllucncc 
est surtout croisée. 

.l'ajouterai enfin que (irunbanm et Sherrington 1 190.")) ont montré cpie. 
chez les singes anthropoïdes — chimpanzé, gorille, orang — ces centres 
moteurs ne siègent que dans la partie anti'rieure de cet opercule, c'csl- 
à-dire seulement dans l'extrémiti'' inférieure de la circonvolution froiilale 
ascendante, et ([ue, pour la bilatéralité de leur action, les choses se lias- 
sent comme dans les expériences de llorsley et Beevor. Grunbaiini et 
Sherrington ont monln'' en outre que. clic/ les singes aulhropoides. les 



i:>o sKMiiiLOiiiE iiu SYsrf;Mi; yh'inr.iw. 

circonvoliilions (|ui (•(nii'siioiulciit ;'i l;i iri^imi ilr Hrdcji clicz l'homme, 
soul compIMciiiciil iii('xcil;ilil(>s (li^. il cl 'l'Ji. 

1.1' sysli'ini' iicrvciiN iiinlnir de r;i|p|i,ii('il |ili(inalcni' es! donc compose 
(le deux neiii'oiics : I iiii iirin-<iiir <i/icrciil(>-l>iilhairt', et '2" un ut'iirouc 
hiilbd-iniisitildiif. cCsI-à-dirc un neurone élemlu des celluh's de cliiuine 
noyau hulliaire aux lihres mus('ulaii-es de cet appaicil. One l'un de ces 
neurones soit d(''trnil dans nue parlie (|U(dcoU(|ne de son trajet, la dysar- 
Ihiie en sera la consé(|neuce. (lelle dernière pouira doue s'observer : 
I" à la suite de lésions corticales ou sons-corticales de la partie antérieure 
de l'opercule rolandifine ; ti" ii la suite de h'sioiis du centre ovale, du 
fieiion de la capsule interne, du faisceau interne du pédoncule cérébral 
ou des libres de ci' faisceau s'arborisant autour des noyaux bulbaires. 
Hans ces dilféreids cas. la dysarthrie sera la conséquence d'iuie lésion 
portant s\ir le nenioiie opeicnlolnilbaire : .">" à la suite de lésions des 
noyaux bulbaiics, des libres cpii en partent, des racines des nerfs corres- 
pondants ou des muscles eux-mêmes, — dysarthrie par lésion du neurone 
bulho-inusculaire. .le ferai lemai'quer enfin que la dysaithrie est la con- 
sé(|uence suitout de lésions bilatérales de l'un ou l'autre des neurones 
|iréc(''dents. l'étant dcuinée la représentation corticale bilatéiale de la plu- 
pail des miiuvemenls nécessaires à la phonation, on conçoit qu'une dysar- 
llirie inar(pir'e et |iersistante s'observe surtout dans le cas de lésions 
bilatérales du neurone oper("uio-bull)aii(' et (pi'il en soit de même pour 
les lésions du neurone bnlbo-mnsculaiie. dont les lésions doivent, elles 
aussi, être bilaléiales, pour produire des Irouides marqués et jiersislanis 
(le rarlicnlation et de la phonation. 

La difficulté de l'aitieulation porte surtout sur les "consonnes; les 
voyelles, sons simples, sont mieux conservées. vSuivant que la paralysie 
frappera de préférence les lèvres, le voile du palais ou la langue, la 
diffîcnilé d'émission se montrera surtout })0ur les labiales, les pala- 
tines, les dentales. Le caractèie de cette dysarthrie variera aussi, sui- 
vant qu'il s'agira d'une |)aralysie simple ou d'iui spasme, auquel cas la 
parole prendra un caractère scande et explosif ou d'incooidination. Le 
tremblement des muscles donnera naissance à un bredonillement. plus 
ou moins |)rononcé suivant les cas. 

D'après Oppenheiin cl Mme Vogi, j-rcund el Mme Vogl (1911), il 
(existe une variété de p/irahjsic bulbaire, congénitale et infantile, accom- 
pagnée d(! contractuie des muscles de la langue, de la face et des mem- 
bres, avec dysarthiie, dys|)hagie. trismus. mouvements alhétoïdes, sans 
troubles pai'alytiqnes ni seusilils, sans perversion de l'intelligence et 
conditiouii(''e |)ar inie alro|diii' avec ('lai marbré du corps strié (noyau 
ca\idé et putameui. 

'foui récenuneiil (IIM'.'i S. A. K. W'ilxiii a d(''ciil, sous It; nom de f/cr/c- 
iirf(ili<iii li'iiliiiildirc iircii/rcs.-iiiu' associi'c il une hépatite intersiitielle 
ii'idulain'. une alVecjion i'amiliale di'signée par (ïowers (ISSiS), sous le 
nom de chorrc li'ldiioïdr. et cai'actérisc'e par du h'cmbleuKMit et de la 
rigidité musculaire bilatéraux, de la dysphagie. de la dysarthrie abou 



I ItiirilLKS DU I.A.\i:.\iU-: Inl 

li^s;llll ;'i iMiriil liiii'. s.iiis |);ir;ilvsii' vi-aic, --miis Inmlilcs de l,i M'iisiliilili' 
et icl('\;iiil (l'iiiif li'siiiii liiliili'ialc ilii iinx.in Iriiliciilaifi'. Hl'S laits sem- 
Malili's a\aitMil >-\i- l'iialcmciil drcrils \r.w llnmcii (hSillI) cl OniicrcHl 
(ISildl. Haiis les cas i a|p|Kiil(''s par 0|ii)ciiliciiii. I'il'IIikI el Miik' Vii;;!. 
S. A. K. Uilsdii. la sviii|i|(iiiial(ilii;>ii' iursi'iili'c |iar les malades sci'ail duc 
iini(Hiciiicii( à la lésion Iciiliciilaiic sans iiariici|)alii)ii aucune des lilire- 
de la capsule inlcrne. (le soid là. du lesle. di's l'ails don! la cnidiinialioii 
ncccssile de unuvclles recliei clie>. d'anlaid pins (pic dans des cas ;i 
s\inpl(iinal(d(ii:ic scnihlaldc a ceux de S.A.k. Wilson. V(dscli( I !> I 1 ). 
I''lcisclicr i|!)|"J). ne sijiiialenl pas de h'-idus des novaii\ ienlii'n- 
laircs. 

Sémiologie de ladysarthrie. — .le rcclieiriKiai ipieis soni les earaclèics 
de la dvsarlliiie dans li's diverses all'cclions mi elle se pj'cscntc. en '^wm- 
panl cidlcs-ci. anlanl (pic possilde. suivant le si(.'gc de la l(''siiin. 

A la suite (rune nllniiiie apo))h-rli<iiU', — en dehors des ca> d aphasie. 
Iiieii entendu. — la pai(de paiTois est loilcnicnt alt(''r(''e : le malade a 
delà peine à arlicnler un son: la langue csl lourde, pâteuse, larlicu- 
lation des mots n'est \\;\^ nelle, tranche: (dlc est sourde, dit'licilc. ])('nil)le 
|tour le malade, l'eu à peu la pande l'cvient. rarticulation s"am(''liore : 
mais, nuMuc clie/. le vieil li(''miph'j;iipie. il existe parfois une certaine 
dil'ticull('' de rarlicnlalidii des mots. 11 peut hien tenir une conversation, 
mais cerlaiiics jialatines seronl sourdes. nasillai-d(>s: farticulation se t'ait 
avec ell'(Mt coiist^ml du malade, "iinvenl m("'me elle ne retrouve jamais 
sa ncltcl('' (rauli'cl'ois. 

(".es trouhles dysarlliriipies apparaissent à \'(-M de puicli'' surloul dans 
le cas iVhcinorntqii' ou iVriiihalic ci'rébrfik's. .Mais au cours il un ramol- 
lissement par thromhose la (piestion est beaucoupplus complexe. L'art(''rio- 
scl(!'rose c('ri'hrale domine de lieauc()ii|i la lésion locale; tout le fonction- 
iienient c(''r('hral est tronlili'': rid(''ati(in est alt(''rée et à la dysarthrie vient 
souvent se in('ler un (h'ticit intidlectncd jjIus ou moins prononcé. I.e 
vieillard alteini de ramollissement célébrai a non seulement de la dit'li- 
cnlté il e\|iriiner ses idées à l'aide de la parole, mais ayant une C(''r(''hra- 
lion lenle. parfois il n'a pins d'idées à ex|)riiner. 

Les trouldes de lan|.;ar;e occupent une (dace impinlante dans la syinplo- 
inatolojjie de la parohjsie (jch)ùi-(ile. L'aphasie peut se montrer chez le 
paiulvliipie général (["oville. Legronx, ilanot, .Magnan. Bail. Kiissinanl) : 
le |)lus souvent, elle revêt la i'orine de l'aphasie motrice. Elle peut appa- 
rnitre Soit dès le déliut. soit à une période avanc(''e de la maladie. L'hési- 
tation de la parole peu! n''-iilter aussi de l'airaiblissemenl delà mémoire 
(Verrierl. Le malade a une cxlrème diflicnlté à trouver le mot (jui traduit 
sa pensée: il àiionne. remplace le mot (pi'il ne Iroiive jias par « chose. 
machine «. omet un mol ou le remplace par un aiilre; souvent il oublie 
l'idée, ne sait plus ci! (pi'il veut dire I Verrier) : les troubles de la parole 
rel('veiit alors d'un trouble de rintelligence. — In troisii'me groupe 
romprend les troubles dysarthriipies proprement dits, trouldes qui ont 
une importance de |)reinier ordre dans le diagnostic de la paralysie 



ir.2 ^i: M 10 Lui, II-: i,r systimi-: M:f;r/:i\\\ 

lii'uéi;\U\ ('.!• sijiiic |i(Mil ;i|i|i;ii;iilrc tirs le drliiil de lu iiialiidic; il (•voiuc 
coiniiie les aulres syiiiplôiiics cl \;i s:iiis icssi' r\\ s"iio^tavaiil. Ce lioiiMc 
est spécial à la paralysie Mé||,-.|aie cl se iliUcrcncie iieKeiiieiil des aiilics 
variétés de dysailliiie. Cesl une soile di' Icinps d^incl, i\,' siis|iensi()ii on 
d'elloi-l (liésilalioii de la |)ai()ie) avaiil la pniiiiiiicialKni de cei'Iaiiis iinils 
ou de ecilaincs syllabes, en parliciilicr avec les l.diiales (Ma|^iiaii cl 

S('iiciixi. Au déhul. il exisli' un 
lé^cr aircl, ini Taux pas inleianil- 
lenl. uni' h(''silaliiin, un accroc de 
la |»aroieà peiueappiéciahie : plus 
lard, l'eiuharras es! plus uuu'(pi('' 
(achoppeiiieid de s\ Mahcs), puis 
le sujet haihutie. Iiredouille: les 
mois siinl Miiilil('s, icduits à une 
ou dcn\ >\llaiies; euliu. ce ne 
soid plus ipii' des Sous i;ulluiau\ 
loul à l'ail iniul(dli};il)!cs par 
suite de l'aj^gravaliou des trou- 
bles uioleius propceiuent dits. 
— Ireuil)lerneul de la laui,nn', 
des lèvres, — des troubles de 
ciKudiuatiou et île I allaiblissi»- 
uieut psychifpielauuiésie fiéuéia- 
lisi'e. a|diasie uioirice, surdili' 
verbale). — Dans cerlaius cas, 
le nudisme peut l'Ire coin])lel. 
Ces tidubles dysartliriipies scml 
d abord iulermitteuls, passa^xMS, 
apparaissant à de rares iuler- 
" \alles: les émotions, la l'aliguc, 
les exagèrerd; peu à peu ils 
devietmenl plus rri'ipicnls, puis cuiilinus, et picinieid une impintanee 
de premier ordre dans le tableau clinique. 

Cliez les polvgloltes, ainsi (|ue j'ai été à niénn' de le cunstab'r, Icsli'cm- 
bles (Ksarlbiiipies peuvent, tout au début de la paralysie géni'rale. l'air'c 
encoie délaul loisque le malade s(^ sert de sa langue maternelle, tandis 
qu'ils (existent (b'jà loisiju'il parle la langue |)lus récemment acquise. 

La jiardljisic psciiiln-hiilhiiifc (rav'Kj'nu' n'iTÙrnlr (Lépiue) présente 
aussi la dvsartbiie |iarmi ses svmpti'uues piinnudiaux. I,a jiaralysie de 
tout I appareil |dional(Mii- e\pli(pie la ra|iidilé d ap|iariti(m et rimpitrlaucc 
de ce symptôme. La prononciation des labiales, des dentales et des 
linguales est dérectueuse; les gutturales suilont sont mal arlicub'cs, et 
l'émission des syllabes f/o, (/a. est impossible. I.a voix est éloullée et à 
timbre nasomié. l'onrémelti'e ses mots, le malade est (d)ligéà un véritable 
ellort, d'où le caractère semi-ex]dosir du langage, i/etlort soulenu est 
impossibb;. cl si les premièr((s syllabes sont leconmiissables, la lin de la 




runri;i.i> hi I wdAi.i 



(ilir.isi' l'sl iiiiiiiii|ii('licnsili|i'. \iis^i le iiiahnlc |i,irli'-l-il en |ilir;iscs 

(■(iiii-li's. rri'M|M('mtii('nl iiilciiniiii s. mihiiiiIomcs cl s.iiis mihi inhiiia- 

lidii. Oiiailil la |iiiial\>ic ili' I a|i|iaicil |ill(Mialciir csl cniiiiilrlc, il \ a 
iiii|i(issiliilil('- iilisdiiic (rai'liciilci' un -on; le iiialailc iiV'micI i|uimi 
;;r(ij;ni'in('nl sans caraiiri c. iniii- 
l<-lli^ilil(-. 

Clic/. CCS malades ciiliii, les 
li'diililcsdc l'ailiciilalion des miils 
s'a('('(iin|ia<;iiciil Idiiioiiis d'un 
dej;ri'' |ilns on moins accnsT' de 
dvs|dia^ic, de |iaial\sh' du \dile 
du palais, de salivalion. i,c l'acics 
a (|neii|ue (dmse de s|it''cial, la 
liouclie csl cnlr'onvcilc. les sil- 
lons iiaso-i;i''niens cllaccs ( lij;'. !.". 
1 i. !.">). Sduvcnl. eidiu. les 
lruultl(>s (ivsaillni((Uc-> )ii(''ddMii- 
uent d nu ciilé. landis ({uc. dans 
les ixiralijslcs l>iilliiii)cs i-inics. 
ils soiil é^aux des deux (■(ih's. 

Chez les (iseudd-liulhaii-es. on 
o|pser\e 1res soummiI des accès de 
lire cl de |deuier s|iasnid(li(|ucs 
I Helclici'cw, lirissaud) in(ii(|iianl 
une cnidlivih'' exagérée, rons('- 
(|ueMce du délicit irilellecinel ([ni 
existe conslaniuienl chez ci's ma- 
lades (li^. ](■) cl 17). (tn |Mml du 
reste oiiservef des accès aiialo- 
fiiies, (Ml dehors de tonle |iaia- 
Ivsic |)seudd-hull)aii e. chez des 
hcini|iléi;i(|uesdiichezdesail(''iio- 
scléreiix à iiilelli^feiice allaihiie. 

i.a paralysie pseudd-hnlhaire 
dori^niie céréhrale est t'acile ;i 
recdiiiiailre. I. absence d alidphie 
niusciilaire et de Ireiiihleineiits 
lihriilaires la (lin'ércncic des pa- 
l'aiysies hulhaii'CS vraies par h'- 

sions nucléaires ou radicuiaires. Il existe, du reste, en générai, chez les 
pseudd-hulliaires, un certain (ieifri' d'h(''ini|ih'';;ie bilatérale plus on moins 
spasmddii|ue, une dé'inarche spéciale — déniarche à petits pas (voy. l'a- 
lapli'ijic). — cl un délicit intellectuel, pins on moins accusé, tdus phcMio- 
iiiènes (pii font (bdant dans les paralysies i)ulbaires doriiiine nucléaire 
ou radiculaire. 

hans la /larahisif iiscinln-hnlbairc de l'riifdiil on peut observer deux 




( in(|H:iMii liiir^ iiiis. A Inutopsie, an i-orist;il:i l'exis- 

Icriii- .1.' \r ^ corticales bilntérales, oonipi-enniil 

I [i|ii-iiiilc riciiilnl et lol.indique et rcnionluni en 
s'altéimant, jusqu'à l,i pai-tic moyenne de In région 
rolandique de ch.iquc coté. Dans les derniers mois 
(le s.i vie, ce malade présenta des symptômes (flié- 
inipl.-ie bilatérale et des convM^i..n^ épilepli- 
Imi,,,.-. I.a lésion ici, exclusivenieril .hi 1 1, mI-, .'ImiI 
.■,,11-liliiée pai- un processus d'en.-. |ili.ilil.' iiilri^ti 
II, -Ile i.ev.imen de chaque lieiuisplu-re.de la pi-o- 

I 'iMu. I du l.ull.e. pialiipié à l'aide de coupes 

iiiici[i~copiipies séiii'es, lie dénola l'cvislence d'au- 
cun,- 1,-siriii, s,. il en loyer, soit lacunaii-e (liicOti-e. 
isai,. nlis,-n:iiion et autopsie publiées dans la Thèse 
,1,- C.Mii (iil.s. \IV, p. lia), Dex par-ilijsies pseii'ln- 
hiilhiiirrs. l'aiis. UHIU. 



<i:mioj.ogie du systjImi; nehveiw 



v;U'i(''l(' 



|iu' ri''l(''iiuMil pai'ah tique nu rélriiicnt si)asiuii(li(|uo sonl 
suiloni (il cause. Ces doux variétés 
siuil (lu rcslc r('li(''('s l'une à l'autre 
par (les loriiics de transition. La 
liiruie |)aralyli(|ue |i(iil s'observer, 
({U(ii(|ue rareuieul, dans \ ln'niij)lé<jie 
iii/inilllc (loiil/lc ((l|i|ieulieiiu) : elle 
|i(iil ui("'iue relever de l(!'si(ins corti- 
cales coupx'ni la les (Fioucliaud) (Ijii.lt)) . 
la (Ksarlhrie, la dys|)ha<;ie sont, se- 
liiu les cas. variaifles d'intensité. On 
a \u la lauj^ue èlre c(ini|)l(''leiuenl pa- 
rahsi'e lîarlow, llal|dieu. Taussig). 
La iiiolilih' (les uieiiiiires est |dus ou 
luoius alleinle selon la localisation 
(les lésions, l'arl'ois il existe en même 
leMips (le ralh(''lose ou des mouve- 
ments athélosi(|ues. (\oy. Ilcmlplrçiic 
iiifdnlilc i'I AIIk'Iosc.) Dans la l'orme 
S|)asmo(ii(iue, l'élément |iai'alyli(|nc 
ne joiH' ([u'un faillie i'("ile dans le mé- 
canisme (le la (lvsHrthri(^ ([ui ici est 
surtout d'ordre spasnm(lif|ue. Celte 
vari(''t('' de dvsarihrie esl i'ré(|nemmeul ol)serv(''e chez les sujels alleinls de 




ifi. l.'i. — Pnialysie pseiulii-lnillKiiie ooriji.' 
nilale avec trf's li^gère hémiplégie sp.-ismn 
(liqiio (lu côte gaHcho, clio/. uno enCanl t\< 
Uvm- ans (Salp(-lrit're, 1898]. Observaticir 
imt.lif.- dans la Tlièso de Comte, Des para 
liis:rs /isniilii-bulliaires fOlis. IX. |i. (ilj 

l'aiis. 1:1110. 





i 




Kig. lii. ïig. 17. 

Pig. IC. fllT. — Kin; H pli'iirifl- spasiii(ulii|Cif-s chez une l'ciiinn' de cinqnaiile-dcilx ans alloinU- d. 

paralysie psoiido-bulliaiie (ïalpi-lri.i v, l'ilic, . 

sijii(lri)iii(' (If L'Illc. L:\ parole est scandée, explosive. Le lacies, surloiil 



iliiiis !<■ ildiiminc du riici.il iiilV'iiciir, |iivsciiti' un iM.il >|i;iMiniili(|iir i|ii,in(l 
le sujet |iiiil('. I.i)is(|ii(' les iiiiisti(;ili'iii-- --cnil pri-. cl li' Iji'iI n'csl |i;is livs 
r.iii', on iKMil (ihsfivcr (lu liisiiiu-. i\ii\. SiiikIkiiiic de Lilllr.) 

I.a Idcalisalioii ili' la lésion dans clhKinc cas de paralysie psemlo-linl- 
haire. esl sonveid liés délicate h ctalilif. I.a i'ornie ((ntieale — lésion 
oporeulaiic Itilatérale — est d'un diagnostic très dit'Iieile. Hans nn eas 
(pie j'ai oiisei'vé. rexistence de convulsions épileplil'ornn's me lit recon- 
nailre la natinc coiticale de iMlIVction (li^. Iii. I.e pins souvcnl, du 




rig. IS. Ii;.. 1'.'. 

Ki;;. 18 et 19. — Ces ligures repri!senteiit un cas de paralysie laiiio-giosso-laryngée chez une femme 
lie quarante-deux ans. — Dans la figure de gauche représentant la face au repos, le faciès pleurard 
est très net. Dans la ligure do droile, la uialadc est représentée quand elle rit — rire transversal 
illicèlre, 1893). 

reste, la paralysie psendo-linlliiiire rel("'ve de lt''sions sons-cortieales. 
(•a|)snliiires, |)i-otnl)éranlie!les on linlijaires. 

Tandis (pie le pseudo-linlliaire voit le pins sonveiit ses troubles dysar- 
tliri(pies apitaiaitie lirnsipieiuenl par nn ictus et saggraver de nu'mepai 
;i-coups. (lie/ le Inilhaii'c r)-(ii. — jiarahjsie lahio-glossa-pliaruiK/rc de 
Ihiclienne. on jiurdli/sic bulhdire iiuclrairc (tig. 1<S et 19:, — les in(''ines 
trouilles dvsartliritpies existent. (diiii(|uenieiil semblables, mais leur évo- 
lution esl lente, eoiitinue et progressive. La paralysie de la langue est 
d'ordiniiire le |neinier sym|)t(')me de la maladie. Les tronldesde la [iroiion- 
ciation a])piuaisseiil donc dt's le début. La langue est einbarrassée, pares- 
seuse et la jiarole ('paisse. I.a vov(dle (, les consonnes r, /, .v. (/, k. d, t. 
disparaissent. La paralysie des Ii'mi's ne larde pas à se montrei': alors 
disparaissent les voyelles o. ((. les c(jnsonnes p. h. m, n, r. /'. v. Le son 
de \'a est le dernier à dis|)araitre. La paralysie du voile du palais cl du 
|)li;iryiix vient encore ajouter à la difliculté de l'émission des sons el 
donn(> à la yoi\ nn timbre nasonné. Kniiii. le larynx se jjieiul à son lonr: 
tons les muscles du larvnx sont envahis jiai- la paralysie el l'alropliie. 



\;,i\ <ï:mioloi,ii-: du sv^ri.Mf .\Hiiri:ix. 

I ;iiiai llii il' ilcsii'iil ('(iiii|il('l(> cl le malade csl alisdiiiiiiciil iii('a|ialil(' de 
linilV'icr lin -.du i|iirlriiiii|iii'. Ici I alni|iliic ilcs muscles paralyses exisic 
toujiMirs, laiiiiis i|irelle l'ail ilcfaiil dans la paralysie psend(i-lMill)aire 
d'(iri;^iiie c(''i'éiirale. I.cs muscles en yoie d'alinpliie sinil le siège de 
conli'acliims liltiillaiics lies iielles. 

I.a paralysie lahio-iilosso-Iaryii^i'e di' Itiiclicnne (de Houl();;iie) peni 
siiliseiyer dans deux coudilioiis. Ou Ineii elle es! piiniitiye ol apparail 

chez un sniel jus(pie-là itieii por- 
lanl. nu liieu ellecsl secondaire el 
se (li'yiddppe au cours de la srirrosc 
Idli'i'alc (uinjoIrupliKinc lors(|ue les 
noyaux liulhaires sonl enyaliis par 
la lésion. C.'esl du resie la lerminai- 
-'im lialiilnelle de celle dernière 
alVcclion. La forme |)i'iiniliyo. n'es!, 
ainsi <Iuo je lai montré il y a déjà 
loufjtemps, (pi'nne sclérose latérale 
aniyi)lropliif|ue à di'diiil Imlliaire. 

dette dysartliiie avec atro|)liie 
uuisculair(ï est é;^alement constante 
dans la jiardhjsic Inillxtirc faiiii- 
lialf. illollinanu, lieriiliardl, iieniak, 
i'azio, I, mille) : mais dans cette der- 
nière all'ection il y a en ouIlc pa- 
ralysie du facial suiiérieur et des 
symptômes d'ophllialmoplégic, eu 
particulier du ptosis des paupièi'cs, 
symptômes (|ui font toujours défaut 
dans la pai'ahsie laliio-i;losso-la- 
ryugée de Uuclieiuie. 

.le n'ai jamais jnsiprici oliscryé 
de dysarllirie dans la pdlioini/i'Ulc 
clironiqiie de ladulle. Dans la 
fornw iii/'inililc de celte alléclion — Werduifi;, Hidlniann — VVerdnif^- a 
conslalé rc'xislence de f|iiel(|ues Iroiihles hiilhaires. i\'oy. Alropliics iiiiin- 
ciildircx iiun'l()j)dlhi(jui's. ) 

(lelte dysaitlirie se renconti'c éf;alemcnt dans certains cas de névrites 
loxiqucx on infectieuses avec lésion des nerfs linlliaires. Ici, du reste, le 
facial siipi-rieur pai'ticipe. en général, ;i la lésion, ainsi que les muscles 
des yeux el les releveurs des paupières (lig. '•JOi. Le plus si^uvenl, enlin, 
les malades présentent de la pai'alysi(! alropliii|iie des memhres. I,a 
gni'rison, dans ces cas, est du leste la règle. 

Dans Vdlropiiie nutsculdive lijpc Cliarcol-Marlc la paralysie Imlbaire 
peut s'olisei'V('r lAovama, li)li), mais c'est là une i''\eiilualili'' lout à 
l'ail exceplionnelle. 

Dans la l'orme hidlidirc de la si/riiii/(iiiiiji'lii' — forme assez r'are du 



I 




1^-. ■.>(!. - l'.ii-.ilvM.' hull.Min- |M.- ii.-vrilo |H:-ii|,h. 
ri(iuc ;ivet: |):trtici|ialion du faoi;iI supérii'ii 
datant d'un ail, cliuz une fiMunin âf;ôo de qii; 
i-ante et un ans. — Alroiilii./ iiiiiMulaire In 
marquée a \''T i.'arh.in .1.- .li'i^iriii rvcrii,'.-. Aim 
lioration pni^i'i-^vnr ,ilniii(iv.,nii ■ -n.i'isn 

pi-osque riii]l|il.lr. Ml, Il \ I .m ln|i-i.'. iiil.-;;l'il 
df- lin>:,iiv Ihi||.;,,,v. .AaillllM'v |,;,l' la liirlIlO.I 



d.- \i"l I., - imI. 

I.-I..,|. ,..;,, .Urn.fu 
fanal ,S,il|irl,i.-,v. I 



hllirs ,1,- 

'■Il Il'- 



.■s dal 



ruoi ni.r^ ni /.i.v»..i'./ . 157 

icsh' — (III |pt'iil ulisi'iM'i (|r> s\iii|ili'iiiics iiliis on iiiipiii-< x'iiilil.ililcs ;i 
ciMix (le iii |i.ir.il\sic liiilluiii c. iii.iis il csisli- .iloi- ilrv IkhiIiIcs lirs 
iii,ir(|iit''s (le la scnsiliililt' de Li l'aie — iluiiiaiiii' ilii li ijiiiiii'aii il Ir pins 
sinivciil a\('c ilissiirialioii s\ riii|:iiiii\i''li(|iii'. — Il cxislr en milir ilr^ 
|p|it''ii(iinriii's ()i-iilii-|iii|iillaii r-- — nivnsis, n'tri'iisM'ini'iil ilc la Iriilr 
|ial|i(''lnalt'. ('■iiii|illlaliiiii'. [laifiiis mais l'nil laicini'iil a\ri- sijiiic d'Al-^vil 
liiilici'Isiiii — llaiis la s\iii|M,,|||\|'.|j|, les s\in|iiriinrs linlliairi's sonl assez 
sniivi'iil niiilair'iaiix. 

lU'S c.rsuildls //((•/( /i((/('N ilr la liasr. le |iln> miiivciiI d iirii;ini' >\|p|ii- 
lili(|iii', |i('n\riil l'iniiii' ilninirr lii'ii ;i ilr la iKsarlIiric cl à des Ininlilrs 
|iara!vtiiincs ri alni|iliii|nr> |iliis un innins analogues ;i rni\ i\f la 
|iaralvsii' biilliuirc. l'aiis drii\ cas i|iril m'a rir dniiiii'' d dlisciNci . 
la fiiiéi'isoii a ctc oldcnnc à I aide dn II ailemcnl s|)(''cili(|nc. 

On asijiiialé oiicdrc des cas de |iai'alysic liulhaire dus à la rimiijressioii 
du hiilbe. pai' des aiiéviisiiies du Ifom: basilaiie cl des \cilél)iales. Les 
sym|)triiiies |iiédi>iiiiiieiil d'ordinaire diin cùt(' el s'acciim|)ai;Meiil laiilùl 
d'h(''mi|iléi^ie double, lanlôl (riiémipléyie allenic. 

Il me lesle ciiliii à mriilioiiiier \n fxo'dlijsie hitlhfiiif a iiKirclic (ii(jiii\ 
due lanli'il à une pulicint'jilKililc iii/'ériciirc (il(/iii'. \nulù\ e\ le |iliissoiisciil 
à inie licinorrrKjir. on ;i une rinixilii'. ou i'i une llinntilxisp du Iroiic basi- 
laire ou des verlébrales — cl dans ces cas le début |ieut clie loudrovanl 

— tantôt ciilin ;i une cxlension aux noyaux liulbaires de la lésion de la 
ixiralj/sie infaiililc. — |iiilioin\élile aii;u("'. La lésion des novaux bul- 
baires, dfins cette alleclion. s'observe siirlonl dans les tonnes (''pidé- 
iiii(|ues de la jtaralysie infardilc, i|iii diUèieiil de la l'orme s|ioiadii|ue par 
la dill'usioii |)lus iirande des symjdi'imcs. Dans tous ces cas, le début esl 
[lins on moins foudroyant, avec on sans ictus, et l(>s svinptômes bnlliaires 

— dvsarllii ie.dyspbajiie. pai'alysie d(> la moitié intérieure de la l'ace, el(^. 

— sont porli's dendili'c à leur niaximum dinlensilé. Mais (piaiid la 
poliencépbalite on la poliomyélite ne sont jias en cause et lorsipi'il 
s'ajjit de loyers d liémorraj^ie nu de ramollisscmeiil. les svin|iti'imes 
sont, en ^éiK'-ral. usyini'triques et les troiddcs paralyti(|ues |)ri'domineiil 
d'un côté. Un constate aussi rcxistence de la lacliycardie, d'une dyspiu'c 
tivs maTipiée, souveni avec le jdiénomèiu' de (ibeyne et Sinkes. La 
^dycosurie est assez souvent observée. La mort est nue terminaison I'k'- 
(pienle de laU'ection. I.oi'sipie le malade snrvit, en général il ne jiri''- 
seiile pas dalropliie des miisiles paralysés, saut' dans les cas de polieii- 
céplialite on de polioinyrdile, on bien encore, lorsipie les noyaux ou leurs 
libres radicnlaii'cs sont détiMiils ])ar le l'oyer de ramidliss(>nienl ou d lié- 
niorragie.Loi;s(pie la pidiencéplialileesl à la fois supérieure el inférieure, 
les muscles des yeux et le facial supérieur participent à la paralvsie. 

Dans les lésions du ccrrelet et en particulier dans laU'eclion (|ue j'ai 
décrite avec .Vndré Thomas sons le nom d'atrophie nlivo-ponto-ci-rébel- 
letise (1900). caractérisée anatorniijiiement par 1 airophic de l'écoice dn 
cervelet, des olives bulbaires el de la siibslance ^rise de la protnbi'rance. 
il existe des troubles de naliire spasinodiipic dans rarliculation des 



K.s smiiDi.oiiiE 1)1' sYsrrMr: M:rt\-i:rx. 

iiiiils. I,;i |),ii(il(' l'sl sciiii(l(''(' (■(iiiiliic (hiiis hi scIi'tii'^c en |ilii(|ii('s. iii;iis 
|iliis lente (|iie (l;iiis celle dcniièi'c iilVeelidii. 

I>,ni> la srii'nisc dis corilons jioshhirKrs. on |m'||I \i)ii- ii l'une (|nel- 
eiiniiue lie ses |)érioiles survenir des jieeidenls de paralysie laljio-^losso- 
larviifiée. Toutefois e'esl l;i nue évenlualilé assez rare, el, le pins son- 
\eiit. les svinptùiiies ipie Idu idpser\e du i(Mt'' des lUM'ls Indhaiics chez 
les lahéliqiies sont lirnilés au ddiuaine des uerls lar\n<;és — paralysie 
larviif;ée des (aiiéliques. 

La paralysie des intiscli's lenuciirs des ciii-dis l'ocales i plioualeurs) chez 
ces malades eiitraiue une dilliculh'' de 1 arlicuialiou des unds : la \(d\ esl 
sourde, voilée, aplunie. Si la paralysie esl uuilalérale. la voix prend un 
caraclère hiloual. Dans le lahcs du resie, les muscles laryngés destinés à 
la foncliou respiraloiio et en parlicnlier les dilalaleurs de la (jlotle sont 
lieaucoup plus souvent atrophiés el paralysés que les muscles constric- 
teurs. (Vov. Troubles respiratoires d'ori<iine nerveuse.) 

A côté de la paralysie laliio-f^losso-larynpée se placent les troubles 
dvsartliriqucs qui résultent de la paialysie uni- on bilatérale de 17/!//jo- 
illosse: le malade ne peut plus prononcer les /. n. seli el ([uelipnd'ois 
même les lettres /.■, y, rit, r. La j)aralysie Idlali'rale de ces nerfs peni 
em|)èclier le malade de se faire comprendic. 

La iHiralijsie hulhaire asilicuifjuc ou si/inlraNie d lùii-Giililjhiiu com- 
prend, dans sa svmptomatologie. la paralysie de la langue, du voile 
du palais, du pharynx et du larynx. Les troubles de la parcde existeront 
donc ici. Mais ils présentent un caractère un peu spécial. .Vprès une 
période de repos, le malade parle en aiticulant nettement, mais s'il 
cdiiliiiue, la fatigue arrive vile, raiiieulalion est moins nette et la phrase 
se lermine en un brcdouilleinenl inintelligible. Un peu de repos ramène 
la netteté de rarticulalion. Il existe en ontic ici une paralysie du facial 
sujiéi'ienr et inférieur, ainsi (|ne des muscles des veux et du ptosis 
(lig. 21 el'i'i). 

dette paralysie oculaire peut être totale et réaliser le tableau de roplilal- 
m(q)légie externe complète. D'autres fois, la paralysie des muscles 
moteurs des globes oculaires est moins intense;, mais le ptosis est toujours 
1res accusé. Mais ici encore, après une période de repos, la paralysie 
diminue d'intensité. On constate, en outre, toujours chez ces sujets, de 
la faiblesse des muscles d(\s membres et du tronc. Dans cette affection 
l'atrophie musculaire fait défaid et il existe fréipieminent des rémis- 
sions el même des améliorations. La paralysie bulbaire aslhénique sera 
facilement reconnue d'apiès les caractères précédents, ainsi que par les 
d'actions électricjues (jue l'on y rencontre, cai'actérisées par un épuise- 
nieid rapide de la coidractilité muscidaire — réarlion tuyaulhénique — 
épnisiiment tout à fait analogue à celui ([ne l'on (d)serve chez ces malades 
à l'occasion des mouvements volontaires. {\oy. SéiuioliKjie de l'élut élec- 
trique des nerfs et des muscles.) 

Dans la uiyopatliie atropliique iiroi/ressire. lorsipie la face participe au 
processus — faciès nti/Ojialliique, — ou observe, quand l'atrophie de 



I i:ii! m h: s iif i.AM.M.i:. i'''.' 

rorliiciilaiiv ilt- Icvics rsl ;iii'i\.v :i un .crl.-iiii dc-iV'dc (lr\clii|i|ii'iiiciil. 
(les li'onhli's thms la |ir(iii(iiiciiiliiiii .les lalii.ilr-. du |ii'iil (cpi'iniaiil.daiis 
CLirlains cas. ulisciviM- chc/. CCS iiialadi's delà dv'-ai lliric lies iiroiioiiccc 
l(iisi|iic, cil |ilii> ilii l'acu's iiiyo|ialhi(|iic. il c\i-lc — iiailicnlaiilc Iml 
laio (lu icvlc cl ddiil i.aiidoii/.y cl iimi a\iMis ia|i|mrlc iiii cxciii|dc en 
ISSC — une ali<.|diic des inuscles de la langue. llutVniaiin (18'.IX| a 
nnuilit- (|iie. dans la m\ci|ialiiie alin|plii(|iie |U(if.n'essive. le lacies iii\n|ia- 
llii({ui' |iuii\ail s'accoiii|ia,-ncr de |iaral\sie liulliaii f : mais je le iv|icle 




liK. il. l-i|^-22. 

21 el iî. — Ka^ies ilain un cas de p.ni'alysie hulbaire asUiénique, clatanl de qualie ans, chez une 
femme de einquanle-neur ans. — Reman|uei- l'élévation des sourcils par contraction des muscles 
Ironlaux. pour remédier au ptosis. Opiilalmoplégie externe totale. X droite la malade est représentée 
pendant quille rit — rire transversal — (Salpètriére, 1867i. Diagnostic confirmé par l'autopsie. 
Voy. .1. l)EJF.ni>K et \\mi Tno«.is : un cas de paralysie bulbaire astliénique suivi d'autopsie, flci'iie ]\'ch- 
rnliiiji(ini\ IIKII, p. 3. 



ce Sdiit là (les i'ails exce|ili(Uiiieis. Par cuulie. chez les iii\(i|iallii(|ucs 
alleiiits (le inijolotiic celle évciitnalilt'' n'est pas très rare. 

Uaiis cerlains cas de nidlinlic de Tlitiinscii, où les muscles de la lace el 
delà lanj^iie suiil alleinls. il peiil exisler des liquides de rarliciilalioii 
des mots el de la leiileiir de la |iari)le. 

Kaiis la sch'rosc en /ihu/ites tiii cdiislale lialiilutdlenieiit dans I ailicii- 
larnin des iiiuls îles liiuildes m'i diuniiic lïdt^'inenl spasiiKiditjne. Toiil 
l'appaieil phonateur es|, eu ellel. en t'Mat ou en iinminenee de contrac- 
ture, et, pour parler, le iiialaile est ohligé de faire des eilorts plus ou 
moins violents. Aussi la parole esl-elle scaïuK'C et lente, le malade 
reprenant haleine pour (''mettre chaque mot ([u"il est obligé de (h'com- 
poser en syilahes. Le (h'-hit |)rend ainsi un caractère de monotonie tout 
spécial. Pendant que le malade parle, les muscles de la face se contrac- 



h.ii s/:miiii.()(,ii-: du syst/cme isebvevx. 

Iciil (l'iiiic l'iicdii ('\;iii(''i'i''(' cl parfois iiiôiiic il cxislc des iiHiinciiiciils 
iiSMiiii'-. ili's iiii'inliii"-. 1,1 lin (le la |iiiias(' csl ('iimm' il iiiic façon ltriis(|iic, 
c\|il(isi\c. ciiiniiii' ^i le Mijcl clail au IkmiI i\{' snii clliiil. (les [roubles de 
la |iai-olc \(Mil trordiiiiiire m s'acceuluaul ;i mesure i|ue pro^cesse la 
uialadie: uiais parfois ils peu\eul piésenlei' des leuips d'arrèl suivis 
d ai;L:ia\alious i)rus(pies. Ces (roubles il\sai(liri(pies de la sclérose en 
plai|ues doiveni ("'Ire dilférericiés des pliénonièiies apliasi(|ues que pour- 
rail parfois pi'odiiire luic pl,u|ui' de sclérose sié^eanl siu' la zone du 
lanj;aj;c ou sur ses radialioii-^. 

Très \oisins de la dx^ailliric de la sciéi'osc en pla(|ues sont les troubles 
de la par(de (pie Icmi (djserve <laus la maladie de Friedreich. La jiarole 
e>l lenle. pilleuse, inéj^alc; certains mots sont pronoiifés plus vile que 
d'aulres. I. arlicnlalion est indistincte et un peu scandée. En outre, la 
voix est assez nettenu'ul bilonale; il existe des iliiférences de tonalité 
dans les diverses syllabes d'un niènie mot ou dans deux mots consécutifs. 
Ces lroubl(>sdvsartliri(|ues sont jji'éeoces et constants; ils vonlen s'acceu- 
luaul cl peuvent s'accompagner, mais le fait n'es! pas constant, à une 
péiiiide plus ou moins avancée de la maladie, d'un d(''iicit inlellectnel 
plus ou moins prononcé. 

Uaiis Vhèrédo-ata.ric réi'éhelleiise, les lioubles de la parole s(mt fri'- 
(|ueuls cl parfois assez piécoces. La parole plutôt lente est précipilc'e par 
miMueuts, parole exjtlosive. ('ertaines lettres, princi|)alement les labiales. 
les paialiues sont dillicilement articulées, beancouj) [ilus que les mots 
p(dysyllaiti(|ues (San<;('r-liro\vu). La |inrole est monolone, plus ou moins 
sourde, les mots sont prononcés d'une manière saccadée, moins lontefois 
(|ue dans la sclérose en pla(|m's. 

Lii folie nmsculaii'e du clioréKiiic, en frap|)anl les muscles d(> la face, 
des lèvres, du larvnx. de la langue, entraîne des lroul)les variés de la 
parole. Pour parler, l'enfant prolite des moments de calme, et s'interrompt 
brus(piemenl dès t|u'apparaît une contraction; aussi la parole est-elle 
saccadée, liésitante, pour se précipiter an nmiiulre répit; les syllabes, mal 
arliiulées, tendent à se confondre, la voix est nasonnée. Assez sonvenlun 
long intervalle conjte en deux une phrase on un mot. Parfois le discoms 
est interrompu jiar des bruits convnisifs ou par nne toux sèche. Le chant 
es! im|iossible. ou saccadé et haché comme la parole. 

Huns Vaihélose double, la parole est alléré(\ i^es malades parlent avec 
elfoiT. les nmts sont scandés. (Voy. Atliélose doithle.) 

Dans le pnranniorloniis innUiplex de Friedreich, les contrariions des 
muscles (h' l"a|)pareil phonateur enti'ainent deslidubles de la parcdedont 
elles interrompent brus(|uenu'nt le débit. 

La iiKilailir lies lien esl cai'actérisée, oulre des mouvements incoor- 
douiiés, par des Iroubles spéciaux du côh'' du larvnx. Au milieu de ses 
conv\ilsi(ms cloni(iues, le malade pousse un cri imirliculé, bref, instan- 
tané. Puis le son devient ailicnlé el le mot (pie le malade va |)ro- 
nonci-r, nud vaiiable. prendi'a, dans certains cas, le caractère de l'écho 
— écbolalie : — le snjel répi'te involontairement le deinier mol de la 



I itiicr.i.i^ l'i I i\', ii,i . ICI 

{ilii';i'~>' lin hi {ilii;i~-(' riiliric |ii'iiiiiiiii'('i' (I('\:imI lui. Il ii'|ii'lr li'> iiiiils 
;i\i'r loni' l'I i':i|Milili''. An ili'linl ili' r.'illi'riiiin ri {i.ii un l'ilncl viiiliMil 
lit' 1,1 MiliMili'. Il' snji'l |ii'iil iiiiinii'nl.iin'iiii'nl > .ilisli'iiii ilc r(''|)('lcr iiii 
iiiiil; iiiai> liii'illol il ■~('i;i \;iiiiiii. (Irllr iiii|iiiUiiin à liiiil i ('■pi'-lcr PsI 
Icllr. i|lli' Ir ^iljfl ii'|ii''li' ili'> iiiiils il iiiir |;iil;^lir i''(i:ili;;i'i r jil(iimilC(''s 
(Icvaiil lui l'I i|n'il III' iiiiii|iri'iiil |ia-~. lail |ilii> iMiacir'iisliijLic ciicoif. Ii'> 
lllala^l(•^ inlt'rniiii|ii'iil Iriii^ iliMiiiiis |i:ii (1rs iikiIs (irdiiiaircs. nii 
tiliscriio. ai riiin|ia^iir's ilr ciiiix iijsidiis de |;i [-.ne. ('elle (■ii|iiiilalic csl 

|ialll(ij^ll llii|iir. Iliril lir |ii'lll lailc iilislai-jc à ce caiaclric irnlisci'llili''; 

ni les nhjni j;aliitii>. m 1rs iiirnaccs, sanl' |iaiTois. cl |ionr i|nrl(|n('s m-,- 
lanls. la volonlr d alailr. Viiy. Maladie dfs //cs.i 

l.i's lidiililcs (le la |iaiiilc. dans la iKirah/sir (Kjilanlc. sniil vaiiahlcs 
suivani ii's cas. H'nrdiiiaii c. la |iaiiilc csl Iciilc, saccadrc. Iiirvc cl 
Ircinldanlc ; (lonc cliaiinc svllalic, le malade csl idiliiii'' de faire cUdiI. 
ce ijui iciid le dcliil ciilfec(in|ié. I.a \cpi\ csl l'aildc. ('■Icinlc cl iiasonm'c. 
Ces Ironidos dysai'liir'i(|iies ndcvcnl du Ircnililcniciil de la lanjiui 
(lleman^i'. \Vesl|dial). des cnnlcs vncaies (Mnllcii. cl de la iij.;idilé des 
ninsck's, qui (»1)imssoiiI mal cl leiilemenl à ididic iIoiiih'. 

l,7(//f.7('r/V, qui pi'lll sininler I a|diasic, |ieiil |iii''scnlci- aussi îles 
hituliles d\sailhliques \aiii''s. en delmis du li('';;aicmcul. sur lequel je 
levii'iidiai. Le liredouillenieul csl assez l'iiMiuenl : le malade |iicci|pi|c 
ses mois cl Cdiiroud Innlcs les syllalics eu nu lau^a;j;e cnuriis cl ininlelli- 
•;il)le: mais celle alliTalinii du laii^afic ne pnile pas Imijiniis indisline- 
ieiiieut sur huiles les phrases: ceilaiiics denlic elles sniil |)i(Hi(iiieées 
iiiirccleincnl cl cnlicmi'lccs d aniies qui smil inci>in|iiélieusibles. C.ei- 
laiiis liysléiiqucs nul une iinininicialinii saccadi'c. en(iecou|)ée de 
spasmes pliaiynjics, rcssciiihlaul, eu rexajicranl. à la manière de jtariei 
de ('(M'iaiiis clioi't'iqucs (Kciidu). Il'aulres fuis, la paiidc est lente, mniio- 
l(m{\ seand(''e coinnu' cidle do la selénise eu plaipies (Sdiiqiies). Tous ces 
Iniuldcs sétaltlisseiil lirusquemeul, à la suite d'une éiuotiuu. et atlei- 
i;u(Mil (rcmldcc leur maximum. Ils relèvent de liuiiblos fouclinruiels de 
l'appareil plinnaleiir cl de ses annexes. Ils dillèri'ul donc des Irmiblcs de. 
railiculatidii des muts décrits jiar l'ilies chez les hystériques et dont 
la cause diiil être recher( liée dans des spasmes des muscles de la respi- 
raliiiii cl en parliiiilicr des innsclcs inspiratciiis. 



IVIUTISME 

l,e mulismc csl I impns^iliiii'. i| arliiiilcr cl d l'ineUre un sim. 1^,. iuu(d 
est ineapalile de parler, iihmiic à \iii\ liasse: il ne |ieul clim liiiter. I.e 
mutisme réalise donc la perle alisoinc de la voix. 

Les causes cl le HM'canismc en sont extrèmeiuenl variabh-s. Pour 
apprendre à parler, l'ciifaiil répète les |)aroles (juil a entendues el 
s elVorce de rcpiiMluiie les mouvcmeiils des lèvres (|u on lui eMsei{,'iie- 
l'oiir apprendre à parler à s,,ii hélié. la mère le tient en face d'elle et 

llMimM. - SMininlM.ir. 11 



-iMiDini.u-: /Il <ysri:Mi: M-snrEiw. 



n-pi'lc sans cr»!' le iik'^iiic iikiI. i'II Ir (Ii''((iiii|mi>;iiiI i'Ii scn '-vII.iIm'v ((jnsli- 
llianlOS t'I rli rr;i|i|i;llll ,'i l;i luis I .lllilil inii cl l;i \ iir (Ir sdil ciir.nil. I. Vil lu ni 
<|lli cilteild Ir '•lin ilr Li \iii\ ilr v;i inrir s cssalr ,'i î(''|)i''lcr ni iiiiilaiil le 
iiioiiveiiiiMil (le M's Irvrcs. Il ,iiii\i' ainsi à i''iiii'lli(' il'alioiil (lr> sons 
simples, puis de pins {'n plii~- i(iiiiple\es. I.e lenlie de I aiiililiuii r^l dinii' 
dans le laM^aj;(; le premier diAidoppé : il resie hiiiionrs le plus iniporlanl 

cl serl <le régnlai'isaleiir aii\ aiilrcs cenircs. I.'aiidilinn csl il ■ indis- 

pensaljle pour a|ipi'eiidre à parler. I.a snrdili' eiiiii;(Miilalc ciilraine le 
millisiiM' : r'esl la siirili-mnliir'. cl il en csj de iiii'iiic lorsipic |,'i sm-dilT' 
siirx ieni dans le jeune ;'ii;e. 

lue persiMiîie qui a sii parler peiil devenir iniielle de pliisiciiis 
manièi'es dillÏTenlcs. La perle enmplèle des images du laiij;a^e enli'aine 
le mutisme, (pii p(MM n élre ainsi ipie le ilei;ri' le plus aceeiihK' de Vaplid- 
sic iiioiriir. I.a (hjsarllnir arrisi'e à snn plus hanl dei;ié esl encore une 
aulrc varii'dr' de innlisine. par perle de roniiiininrnienl des organes de la 
phoualion. Mais le mulisme peul cncoi'e relever d nu lionble pnrlanl siii 
des roiu'tiims diui ordre plus élevé. Le malade ne parle pins pjiice ipi il 
ne sait plus se servir de ses or;^anes niali'riellenienl iulaels (ninlisme 
livsléri(iue) on parce ipiil na pins d idées ;'i exprimer (all'aildissemi'ul 
(le riutellij;enee), ou liieii encore parce ipic sous I iiilluence d'un Irouhle 
dé'liraut il ne veut jilus parler lalii'ualinn inenlale). Il ne landrail pas 
croiic d'aill('urs ipie eliacuue de ces deux dernières cair'i;i)iics soil lon- 
joiirs uelliMneul limiléc. sans rapport a\ec ses voisines. An conirairc, 
assez sonveul ces causes peuveni s eutrt'méler : à une aphasie motrice 
s"allicra parfois mi didicil inleliecluel eonsidérahie; le paralyliipie général 
est à la l'ois un alii'Ui'' cl un dvsarlhriipie. t'es cadres sinil donc nn 
peu llK''ori(|ues et utiles senieineul pour pn''ciser les l'ails. Mais en cli- 
uitpie on aura all'aire soinent à des cas mixtes. e| ce sera au inédi'ciu de 
dépistei' ce (|ui relève du IrouMe moteur de ( e ipii appartient à rrrre allé- 
raliorr de la zorre drr larr;^aj;i> orr à nue dimirmlion de riulelli^eiiee. 

.le rre rrr'oecrrper'ai pas ici drr rrrrrtisrire l'elevanl d rrrre aphasie moliice 
très prononcée orr dime ariarllrrie cmrrplèle, ce sciait in'exposer- iuirti- 
leinenl à des réédites. Ile même, je rre m'ai'ivteiai ,i;nère au mrrtisnre 
simulé. Si son existence ne saurait l'Iic mise en dorrie. cl si dans cer- 
taines conditions (soldat, pr-isoirnior'), orr doit y sorrj^cr'. son (■tude ne pn''- 
seiitc aiicnrr car-aclèrH! spécial rrréritairt de fixer' l'atterri ion. 

La surdi-rrrritilé ir'est pas srnilement la condilioir des eidairls ipii 
iraissent sorrr-ds; elle est également la conséqnerrcc! falale de la perle de 
Loiiie dairs les piemièr'rïs anrrées de la vie. Il esl sorrveirt très difiicile de 
dir'e si la sur'dilé est corig(''iritaieou acquise. Toirterrf'arrlipri devient sour'd 
par' alTectiorr (|rrelcoriipie de rorcrile avarrt l'àj^c de Inrit arrs, devient en 
rrrèrrre terrrps iruiel; après cel âge, le iirrrlisrrre est moirrs de rè;;le. La 
plirpart des cas dr; srrr-di-rrrntiti'. S srri' 10, d'apirs Ladreitde Lacharrièic. 
sont ainsi ac(pris. La srri'di-rrruliti' couf/énilalc esl sorrverrt Iréwi-ili taire ; mais 
il n'v a là r'ien de fatal : des sorirds-mirets peirveirl avoir des enfarris 
prrrissani d nrre arrditiorr (larlaite. l.'intlrreiice i\r la i imsaniiriirrili'' serait 



;/.■!</ /;/./■;> iiC i.a.\i.A(.i: 



iiiciiii>> iiiipiH'hiiili' (|ii iiii III' I ;i ;i\:iii('i'. I.;i ^iirili-iiiiilili' ih-ifuisi' n'i'iiiiii;iil 

|ii>iir cniM' Il m les les (t/l'rili»iix priiiiitivt'x i\c Idivill lili' niiiiiiii'ii^c ilii 

iiiMiri'i-^Mini. Icmics les iiiaiddirs infi'rtlfiisrs |ii)ii\,'iiil ili''li'iiiiiMcr drs 
iiliK"^ (iiiii^'iilf. uri'illiiiis. sciirl.iliiii', lirvir lypliuïilci, Imilcs lo (ijl'ci- 
lioiis ci'n'-hrfilrx i'iiin|ii'iiii;iiil on iliMinisMiil Ir^ irnlii's iiiiililil^ i iiii'iiiii- 
i;ili' sy|)liililii|iif, hilicniilcii-i' mi ilr Imilr ;iiiln' r.in-,.. Iinm'in citi- 
Itnili', lii''liii(n';i;^i(' ri'ii'luiili'i. I.,i Minh-iiiiil ilc riiii-.'iiit;ili' i i'lr\ri-,iil mi 
ili' la liiili-r-Miiiilioii lin lis-.li iiiiiijiii'iiN i|iii riii|ilil ;i l;i ii;iiv-.;iii(',' 1,1 
caissf (In |vm|iaii. on ilii iiiiii-ilc\clii|i|i('iiiriil ilcs (cnlir^ ,ii(iii~.lii|iicv. 
Mais il es! lion (le l'aiii' uiisrisci- i|iif raiialmnir |i,illiii|ii^:i(|iir nTi'hiali' 
(Ir la sunli-imilili' es! ciiinii' juin il'i'lrc laili'. 

I.i' sulinl-lilili'l t'ii has àur l'sl ilisliail. son \isa;:r r>l van- i'\|iirsviiiii. 
il ne l'ail atli'iiliiili à ririi : an Iniiit lii's \iii\. îles |ia--. il ne l'ail aiicnii 
ui->li'. Si irl riil'aiil i'--l un iilinl, la ili''ilii''aiirr inlrllriliii'lli' s'ariiniic: 
inlcHi;,;i'nl, an iiinliairc. il s inli'ii'-->" à ce i{n il \imI. s'.mnisi' a\n- m's 
jiinfjs. ri |iiciiil plaisir .'i ci' i|ui I rnldini'. |)r\i'iiii ailnllr. s'il n'a pas 
l'h'' i''(liii|iii''. il SI' riiininn'li' laiiniiii' nii Innnnii' iiniinal, N^iiliin il ini rsl 
iiii|Missiliii' ili' i'oiii|ii'i'nilii' la parnlc dos anln'- l'I il i'\pi inn'i- --l's pinpio-^ 
pciisi''i's par la parole, ('.vilains il l'nlii' rii\ prinrnl nii'iiir >~ l'Irvci an- 
(li'ssns (le la innM'iinr lir-- nnlix iilii--. La pliipai'l ri'pi'iiilaiil nr prinrnl 
Uiièrc ncciipcr ijni' ilr-- l'inplni-- iihmIi'sIi'-. Le snnnl-niiii'l min i''iln(jni' nr 
l'ail iirilinairi>ni(Mil cnlciulii' annin smi. paiTnis il l'inri nn -inipli' i^rn- 
i;ni'iii('iil. I.e siiuiil-nuu'l l'duipn'. an innliaii i'. |iai Ir s;ins l'iilrnilri' ir 
(|u'il dil. Il lil sur les lèMe- de --un inli'ilnciiji'nr les paroles pinniineée-- : 
par liniitation dos nioineinenls il n'^pèie le-, mots ipi'il n'eiilenil 
il ailleurs pas. mais ipi'il \oil l'Tiiis el ipi'on lui ap|irenil à l'irire. Le 
suiird-inni'l ain-i l'dnipii' peiil doue parler. HM'iiie 1res liieii. mais s;i 
pando osl irordinaire lenle. el il nn iléliit un |ien inonolone. 

(dioz los «//('((es. le mnlisine es! rroi|iioinnienl oliseiM'. Ions les alii'- 
iiislos so soiil (ri)n\os an\ prises avoo cos malades ijui « roslenl enrernii's 
dans im siloiico nbslinodo plnsieui's ;iniioos sans laisser pi'ni'li-er leseerel 
de lonrs pensées ■• (f'ineli. Mais lonli's les vaiir-li-s d'aliénation inenlale 
Il enlrainont jias i'';.:ali'inenl le iniili--nie. Morel a liiiMi i^xpoM' I l'Ial de 
la ipieslidii el je lui eniprnnterai les reiisoimiemenl-- snivanis : <■ (l'esl 
dans les délires ;;i''néralist''s ipie le nintisme i^sl le pliis l'i-i'ipienl : rhez les 
maniafpios le inntisine est rare, landis ipie le-- mi'laneoliipie-- pii^senlenl 
d'iMilinaii'e un mnlisine de litujiiie diiri'e, en même temps ipi'ils ron- 
servent une imniobililé alisoliie. Dans le di'lire des né|;alioiis. le relus de 
|iarler est |ires(|ne eonstani : mais le mnlisine est rarement total, el par- 
lois le nialade éinel ipielipies ili'iii'^aliniis. Le paralvliqne |:éiii''ial arrive 
à la période de di'pression. et en ileliors des Irniihles de dvsarllirit'. peut 
ohserver un muti-nie :ilis<iln, alisolimient analoune à eelni des 
alié'iiés ». 

Les idifils préseiilenl de-- tronhles du laiij;aye ipii axaient scixi ;i 
Ksipiiro! d<' liase à sa elassiliealioii : dans nue (iremière i lasse se i^ronpeul 
les malades ipii mit lonservi' ipu'lipies mois d peiiNml i''metlri' de eonries 



<i:mI(ii.iii,ii, i,i: s) >ii:mi: a'A'/.tavv, 



|ilir;iscs: l;i (icilMi'ltir (■iiiii|iirii(l icli\ (|ni ne |i('n\('iil l'iiicllic ijik' i\{'<. 
^(Ml-^ iii,iilinil('^ : rlic/ li's idiols i\i' hi l^(li■^i(■lll^ ciih^i^oiii'. I cxincssiiiii 
xcrliiilc csl lolalciiiciil iihiilii'; le iimlisiiic csl al)M)lii. 

1,1' iinilixmr li]i!flcri<ii(c (•(insliliic la iiiodalih' ilc^ IkmiIiIcs de |,i |i,ii(i|i' 
la plus riri|ii('lll(' dans celle aU'ecliiin. I,'e\isleiiee du iiiiilivnie se relioine 
dans les ailleurs les plus aiicieiis i\(iii . dans Ih'Tddnlr, I liishiin' du lils 
de ('.n''sns^ (lliaipie épiM|ne :i l'iMniii des lails releiilissanls de mutisme 
guéris snliilenieid el i(de\anl di' riivsh'ne. mais il laul aiii\ei- aii\ Ira- 
\an\ ii'eenls (i{e\illind, (Jiarrid. (Mirla/, .Naliei) pniir \(iir la (|n('slicin 
uelli'mi'iij pcisi'c el l'Indii'e seienlili(|nemenl. I,e mnlisme livsl(''fi(pie 
s'idiseive aussi liieii elle/ l'Iiduiuie i|ue ilie/ la l'eunue (Nalierl. Iiarenienl 
il a]i])arail sans cause appaieule. l'I il survienl le plus suineul apié-- une 
r'in(di()U iiu à la snili' d'une allaipie livs|i''i'i(pie. reniplacaid ou uun uni' 
aulre iiianireslaliciu de la ui'Miise. Tauirij mmi didiul esl liinsi|ue el la 
lualailie alleiid d euddi'c siiu niaxiuuuu: nu bien le miilisme s idaldil 
^^l'adnellenu'ni. pi'éci'di'' par une phase de lii^'^jaienieiil . nu par une pi''riiMle 
daplinnie dans laqnidle le malade pciil eneiMe causer, iiiaiv ,'i \oi\ liasse 
icllucinileineni). Beaucnnp pins raremeul le nnilisnie s l'Iahlil après une 
maladie inl'eeliense (lièvre hplioïde . un liaiimalisme. un une li'siiiii 
locale dn lai\ii\. Hèuie générale, il Trappe les livsli'riiiiies de viuiil à 
([nai'anie ans. I.e laldeau cliniipie \arie sui\ au! les cas. Avec nue iii|i''!.iiili'' 
parl'aile de la luusculainre de laiipareil pliimaleiir. IliNsir'riipie mue! 
pri''senle le |ilus liaiil ilegri' du mulisiuc. Taudis ipic le siiurd-innel peiil 
pousser des ciis, le innel livsli''ri(pie es! incapalile de prori''rei aucun son, 
arliculé (in non : il esl mnel el aplioiie. Il esl ineajiaMe de cliiiclioler. 
C'esl lapliasie nnilrice ponssi'-e à son i'\lri''uie liinile. Mais lonle la svriip- 
loinatol();:ie se résmue en ce Iroiible iiiulenr: 1 inlelli;^ence esl parfaile: 
il u'v a pas Irace de smililc ni de ci'ciji'' \erl)ales: la ininiiipie Iradnil 
loiilcs les pensi'es du malade, ipii s empresse de lépondre liés correc- 
leincid par ri'crilni'e à loides les ipieslioiis (pi im lui pose. Ce l\pe 
classi(pie pr(''senle des variétés : l.e inniisnie peiil iic pas l'Ire absolu el 
le malade prononce une ou plusieurs syllabes, toujours les mêmes, 
l/afiiapliie peid aussi exister ((diareol. I.épiue): mais alors elle Trappe 
Imdes les modalités de I écrilni'e et le malade csl aussi incapable de 
copier (pu' décrire spoiilaucmeiil i l.i'piiiei. .1 ai cdiseiM'' dans nn cas nue 
anomalie assez curieuse. I ne de mes ni.dades alleinte de mnlisme Insli'- 
riipic. incapable d é'crirc la plume à la main. i''cri\ail Iri's bien a\e( nn 
ci'avou el lie piil (''('lire asec une plume ipie lorsipielle l'nl L:iii''rie de 
siiii mnlismi'. l'ailîn I agrapliie pont se leriuiiier par nue phase de para- 
pliasie en écri\ant (Ballet et Sollier). .\iiisi i|ii(' je l'ai iiidi(pi('' )diis 
liaiil. Weslphal. .Moliius. lîayinoiid oui sigiiah' des cas daphasie senso- 
rielle livstériiiue (voy. Aiiliasic). Itautres l'ois le malade peut articuler 
tous les sous, mais ne peut les (''mettre à haute voi\. l.e iniilisme peut 
durer ipielques heures seulemeiil ou ipielipies mois on plusieurs aniK'cs. 
J'ai Iraiti' cl L;ni''ri une malade muclle de|iiiis six ;ins. à la snile d'une 
(''iiudion. l'ail'ois il esl inlermittenl : nue malade de \lendel pousail 



I liin'iu h:< iir /..i.V'7 K,/;. uiâ 

juiiliT cil' >i\ ;'i iiiMil' lii'iiic> ilii iii;iliii. I.c |tliiM(islic ol liciiiii cl le 
iiiiili>iii<' iiliiiiilil II' {ilii-- MiiiM'iil ;'i l;i uiHTisnii. suit l)i'iisi|iifMirnl. -n|m)ii- 
liiiii'iiii'iil. 1111 il l;i siiilt' il iiiii' l'inolicin mi iliiiii' ci'iso liysli''i'ii|iii'. un 
liioii il (iis|i;ir;ij| |iii(j;n'ssi\riiii'iil. Il |i;ivsr ;i|iii'< -.iiiivcnl |)iir une piiiisc 
il ;i|)lii)iiii' im ili' lir^iLiciiii'iil. I fv n'i'iili\i"r >iiiil rn'MjiKMites. Itiii'cnii'iil 
II' iiiiilisiiii' l'sl mil' iiianiri'sliiliiMi iiiiiiiiis\iii|)li)iiiarM|iR> ili> I liysli'i'ic; ji- 
|iliis souM'iil il csl a(i-(mip;ij:iu'' ilr^ ^li;;iiiali'< ili- la iii'x iiisi'. )iiTiiii'llaiil ilr 
II' ra|i|ioi'l('r à sa vi-i'italilc laiisr ri ilr ili'jmii'r la siiiiulaliiiii. Siiixaiil 
li's cas, I examen larjniiiisi'iiitii|iic a liiinnc les iciiscijiiKMiii'iiis les |ilii> 
iiinlratlictiiires; aussi les ailleurs ciiiisidèienl-ils raneclinii connue lie 
cause locale ou île cause ceiihale. Miivanl (]u il \ a on non lésion 
laivii^ée. Coniiiie |ioui' lonle-. le-- aiilii"» nianireslalions de la nr'vntse, 
c'e^l la lln-oiie cenliale i|iii seule |ii'iil e\|>lii|iier Imites les liizaireries 
lie la svmplomaloloj^ie, et à celle inaiiireslalion |isycliii|iie ne |m'iiI coii- 
M'iiic ijii'iiii tiaileinenl |isyeliolliéra|iii|ue ipii ii'ussit tmijunis. 



BÉGAIEMENT 

i.e li(''^aieineiil e^j nu \\,r ,],■ jii i niniii'l.il hili île-- liniK. à |\|ir iili''i;U- 
liéremeiit iiileiiiiilleiil. |iriiici|ialemeiil caiacleiisr' pac la ri'|ii''liliiiii cmi- 
Milsivc il une même syllaiie et I arn'l conviilsir ile\aiit lelle un telle aulre. 
airèl ayant plutôt lieu an coimiiencement îles phrases : à ce> ileiix s\in|i- 
lôines s'ajoulenl des moiivemeiils conviilsils dans les muscles de la l'ace 
et des meiiiiires. se pioduisaiil au iiioment des diriicullés de laiij^a^e. et 
un ton de \oi\ des plus |ii'niMes. siMolilalile à relui il'iin nialeur à Imul 
illialeine ((iiiillaiiiiiei. 

l'eaucoiip plus tVéïpieiil i lie/ les snjiis du sexe inasculiii. le lii'iiaie- 
iiient apparaît jnesipie liiii|iuiis ihiiis I eurance. \eis liois à si\ ans, 
auunieiite i;railupl!eiiieiil. atleiiil sdn maNimniii vers ipiin/e à lieiileans 
cl tend ensuite à diminuer a\er 1 à;^e. ioiite inlliieiire pli\siipic mi morale 
aiii;iiiente le l)t''i;aieiiieiil. Aussi ce xicede |)i-oiioncialioii eslil essi^ntiel- 
lement iiUeiiuillent. Tel indixidu i|ui peut réciter cm reclemenl à haute 
voix, dans hi suliimle du caliiiiet nu en présence de personnes amies, 
hr'uaieia d nue manière e\ci'ssi\e en compagnie d'élraiiiiers ou sous 
I infliienci' dniie l'iiioliiiii. Aussi rinleiisili'' du hr';:aieiiieiil varie-l-elle 
d'illi jour à raiilre. l'eiiilanl Ir rliaiil. le plus sinnent le hi'Liaieiiii'Ml 
disparail. 

La cause du hr'i:aii'mi'ul de lieamoiip la plus rri'i|ueiile siiiuii 1 iiiiiipie. 
ces! VrDitttioii. Il se diAeliippe surloiit hriisiiiiemeiit à la suite d'une 
cmoliiin |iliis ou moins violente, tantôt lentement et peu à peu. Il sohserve 
SOI tout chez les lién-dilaires, chez les tarés ni''vropalhii|iies. Parfois il se 
luonlre isolé chez le sujet ipii en est alteinl. souvent il saccomitagne 
ilaiilres vices de conrormalion ou de s|if;iiiales phvsiipies de di''jii''n(''res- 
I encc. (Il particulier de phohies. Ile ces phohies la plus t'ri'ipienle est la 
plmliie \erliale ' (lIieiA iii i. iaracli''risi'i' |i;i|- un sciilimenl d aiiLloisse iioil 



-i:\iii Ut )i,u: hv S) srr.ME M:i:]'i:f'x 



scillciiu'ill liir^(|lir le ■'lljrl dnil |irnniiiici'i' ci'ii.ii lis moK. mnis l'iiriiiv 
il l:i IICMM'C sciilr il.i\(iir .'i le-, iikiiiiiiiiit. 

1,1' lM''L:;iirliicill |irill l'Iir Mrs iircilsi' cl |iliis (in llliiills Ini.iri'. I.i's 
hiilllilc- ilr l;i |il'iilliiMri;iliiiii |iorlrlil sur les Icllirs prises ill(li\ iiliirllr- 
iiiciil. siii' 1rs (liMiTriilcs s\ll;ili('s des innls un ju'ii loii^s cl sur les iikiN 
i|iii rniii|i<isciil hi |ilir;is('. I,r iiialailc ne jiciil (''iiiclln' un sini ipi en \r 
r.iisiuil a(C(iiii|iMi;ni'r il inir (■(iiisuiiiic. |irrs(|iii' loiiiiinrs l;i iiumiii' !//('' |Minr 
(I. ///c.vN |i(Mli- .vi on rn les ,is|iir;inl . un rncorc en 1rs n'in^L'inl jiliisiiMirs 
lois. |.;i |i;iinlr l'sl li'iilr. I r.i in.inlc : Ir m, il aile s aiii'ic sur écriai m 's s\ lia lu 's 
lin innls. les allniiL;e. |iiinr re|iarlir I nlislaelc rranelii. I> aiilres l'ois, il ne 
s a;^il (jiic il nne sinijile lii'silal mii sur cerlaiiis innls. j, T'innliini. la ralii;ne. 
c\aj:èrciil le lM''L;aicnienl . Il cs| en nuire le plus snineni inlennilleiil el 
jiaiTnis ilis|iar,ii| cerlaiiis jniiis |iniir revenir erisiiile. l'ailin le lir';jaie- 
ineiil esl hinjonis aeeniniiauni'' île Irouliles de la res|iiraliiiii l(!lier\iiM. 
[lailoissi |ii iniiinei''es (|iie le malade s en rend inlii|ile. I.e lièune ne penl 
liiiiirsniv re an delà d un eerlain lenips. nne iiuiversal uni un une leiinre 
sans l'Ire nldit:!' de s arièlej- par snile d nne lali^ne. paiTins e\eessi\e. 
dans la riiiielinii respiraloi re. I ne luis (''lalili. le l)(''|;aieiiienl pcul |)ersisle|- 

peiidanl des is e| des anni'es. Il peiil (lispHraitre spnn[aM(''ni('nt mais 

le l'ail esl rare, i'in j4(''ii(''ral, il (liminne d'inlensili'' avec I a^e sauf clie/ les 
siijels ipii s'arilijiClll Irop parlicMlièreineiil de leinTdal. haiis ce dernier 
cas il lend an cniilfuifc ;i ani;mcnler ((dici\in . 

I.e h('i/(iiriiiciil liiisU'rItjiir esl rare. O ii es| pas ii prnpreiiiciil parler 
ini l)i''|iaiL'iiiciil car il ndllrc pas les caraclères du li(''j;aicinenl nrdinaiic 
(l'.liervin). Il apparail liiiisipiciiiciil. ;i la siiilc d une (''iiiiilinn. d un Iran- 
malismc nn du surniiMia^L'. it'cmliir'c il allcinl son ma\iiiiniii: pins raic- 
ini'iil il s'inslalic pr(|f;r('ssivemcnl . l'aiTnis enliii il pir^ecdc le mnlisnie 
liysl(''ri(|M(' lin lui sneccde. l'^n liii-iiii''me il lia rien d alisnlnmenl li\e. 
mais l'i'apiic siirlnnl par son enscmlilc de caraclères el esl facile à rccini- 
iiailrc ipiand nne l'ois mi I a oIiscim''. 

Il es| siiincnl inniicncr' ravnralilemcnl par une (''inolion. nn Irannia- 
lismc (d dispaiail alors aussi Iniisipicmcnl (|n il esl apparu. Su pallio- 
jicnic esl disciilei'. Ilallel incrimine pliilôl les coiilraclioiis des muscles 
lie ra|i|iareil pliimaleiir laiidis i|ne (lliarcol r\ l'.lialierl le coiisidi'ienl 
c/immc iiiie vaiii'lé de lapliasie livsléiiipie. 

.1 ai nicnlioniK'' prr'cr'deinmeiil le li/'^iaicmeiil apparaiss.nil an didnil di 
la jKirdhisic (jr/n'idlc . pour l'aire snih' liienlnl an liredonil leineiil . 



(ii\rni;i III 
TROUBLES DE LA MOTILITE 

I. — l'lM,ll>MC^ ; ll.'lMI|.lr^lr. — W |,l,-l,.. - l':ir,l|il(';:lr. — llrl,M|,;,l :.|,lrïir. _ 

l'ji"il\si<"- iiih'iriiilli'iil<'-. 

II. \lrii|iliii'^ iiiii-c iil.iiii'^ : \li H|ilijr^ il'iuii;!!!!' iiiMi|i.illiii|ur. A I rii|iliii'> il'uriLiiiit^ 
lil\i'lii|ialllli|llr. All('|illii'> (l'dliLliur IH'V I illqlli'. 

III. ïnmblcs (le la fOdiiliiialicni cl ilc IimiiiiIiIhv : \la\ir. — Vciii;:i'. 

I\. (loiilraclioiis inusciilaircs |ialh(il(ij;ii|!i('s : Tniiililciiiciil^. AlhiMosc. - (Iki- 
r('i>s. S|iasiii('>. Tics. Myoclonii"-. (Imili ailiiic^. (;iiiiviil--i()iis. — 

M\.i|(ii]ii'-. — I alali-|i-ir. -- ll\|iHl,iiiir. ^haluiiic cdiiuciiilalr. 

Ail ciMiis (1rs .iIIitIkiiis lin v\s|riiii' iiri\i'll\ la iiinlilili'' |irul r'll( 
alliM'i''!' (laiiN ili's ciinililiiMis (li\(■|■'^l-^. laiili'il il ^'al:il de fjdidlijsii' ili 
caiisr iiiL;aiii(|iii' mi liiiii riiiniii'llc. lanh'il i\ atrojiliic iinisciitdirc. |t aiili'cs 
roi> la iiiiililili' l'sl inlailc ni laiil i{ii ('iicruir de la (•(inli-acli(iM do 
imis(d('s. mais Irs iiKunciiiciils ne s (^l'iiilriil plus avec pi iMisidii - 
alaxii' (hjiimniiiiic cl sldl'Kjuc. 

D'aiili'cs l'ois, ciiliii. il ii rvislr ni paraivsio. ni iiiciKinliiialiini. niais 
des rdutvoctiiins iiiKSi-iildin-s dniirnidlcs. pdlliohif/itiiu's vicnnciil Irini- 
Idcr II' jrii ri I lianiinnii' des iiiiiii\i'iiiriils. 



I. — PARALYSIES! 

hans son an rplioii la plus L^i'iK'rali'. Ii' Iciiiir de /«(/'«///.s/c ir.xzx/.jt:/. 
didicn indiipic I aholilion d iiiir roiiilion nioliicc. sciisilivc, sensorielle, 
\aso-iiiiiliice. elc. Applii|iii'' à la iiiolirih', il désigne raliolilion on \;< 
diniiiiuiion de la ///o/r/ciVc' des innseles striés el des muselés lisses. Uans 
le |nemier cas. c'est la moirieité volontaire qui est plus on moins sii|i- 
piiuiée: dans le second, c'est la motrieilé d ordre ri'llexe. 

Toute paralysie motrice peut l'clevei de deii\ sorles de causes. Klle 
peut élre la coiis(''([nence d une lésion mal(''rielle du neurone niotenr. — 
paralysie motrice de cause orfiddifjiie. — on siii\eiiii par snite de 
h'oiililes piiremenl d\iiaiiii(pies dans le ronclioiineinenl de ce neiiroue. 
iuliiliition. inlliiences d ariel. elc. (','csl la paraKsie motrice de nalun 
fiinclifldiicUc. ilile siiic iiialciiii. symptrinie cominnn dans certaines 
n(''\roses, en |iniiiciilier dans rii\sl(''rie. 

la paralysie motrice, ipi elle soil de cause oi|^aui([ue ou l'oiictiounelle. 
peiil cire ,i;(''uéralisi'e à loiis les iniisclcs du corps ou localisée à un pins 
(III mollis ^rand nom In c d en Ire cii\. 1 rés t'r(''(pieninieiil . elle occti|ie nnc 



ilis <i:\iii>i.(i<;iE DU S) si i:\if-: xEiti Br\. 

seule moilii' ilii emiis. — licniijitrf/ic: - - elle peul jiiissi ir()i-eii|ier (|U Un 
iiieiiilire iiii seiilemeiil eeihiins ^iciupes rmisciihiires, — ni(ninph'<i}c. 
An lieu de Ire liniilée il un seul eùli' du e()i|)s sous l'oirue d liéuiiplégie (lu 
(If inon(>|»lé)^ie. \;\ |iariilysie peul (peeii|ier à l;i lois l(»s deux luoiliés du 
eoi-|is, — liriiilj)lr(/ic hilalrvdU' nu diplcf/ii'. Klle peul sii'-j^cr djuis les 
iiieinbres iideiieurs seuleinenl ou daus les (|uiilie iiieiiihies; elle porte 
alors le nniii de piiriiplriiic. Eniwi une li(''iiii]d(''yii' |m'iiI coïiieider avec 
lUie para|il(\i;ie. 

Ji'-luilierai suecessiveuieni les dilItTeiile- rmiiies de païahsies — liiMui- 
]p|(''f.'ie. iiiouopir';;ie. paiapl(''L;ii' — l'I li'ur \aleur s(Miii(doi;i(|iie. 



A. Hémiplégie. 

L lieiui)di';:ie es! ini >\ii(li(iiiie consliliié pai' la perle pliiN ou niuius 
.■iiniplèle de la uiolilili" \oloulaire daus une uioilié du corps. Celle liénii- 
pléjfic peul (■liiii(|uenieid pr(''senler dixeises vari(''lés, laul au point de vue 
lie rinleusili'' ipie de l'étendue el de la topographie de la paralysie, (le 
sont là autant de loruies (diuiques (pie j aurai à (h'-erire. 

(ioiiini:' toute )iaralysie. riiiMnipli'gie peul (Hre de cause iiriiaiii(jiir 
(Ml l'onclioinicllr. (leile derni(''|'e sera (''lndi(''e el di'crile à propos du 
dia;^iioslic. 

l/liéllliph'i^ie or;^aui(pie ich'xc loiijoiirs. ■~oil d une li''>ioii des neurones 
iihdeurs corticaux, soit des lihres (pii partant de c(>s iiciiroiics (dusliluent 
par leui' réunion le Faisceau dit pi/rainiddl. (le dernier |ieiit èlre atleinl 
dans iriiuporte ipnd point de son trajet depuis la corlicalil('' inoirice — 
cellules pvraniidales — oii il prend naissance el ipii lui serl de ceiilrc 
li'opliicpie, jns(|n à rexlri'iuilé inférieure de la iinadle ('pinii're. I, liiMiii- 
[ilétiie orj;ani(|iie, considérée d'une luauière ;;éiii''rale. coiii)»reud donc 
deux varii'lés. riiéiiiipli''gie d'origine cinrpli<ili<iiiL' et l'Iiéniiplégie dVni- 
gine incdiillairc, la preinii're incoinparalilenieiit plus l'réipieiite (pie la 
seconde. Ilans rimnieuse niajoiih' des cas, riiéniiplégie ddrigine eiic(''- 
pliali(pie frappe le ('('dé du cor|)S opposé à rii(''niispli(''re malade; eu d aii- 
Ircs termes, l'Iiéiniplégie est pres(pie tonjouis croisi'c par rajiporl à la 
lésion dont (die relève. Civile loi, (■ons(''(pience de renlre-croisemeut des 
faisceaux pvraniidaiix, ne sinill're (pi'iin nombre livs minime (re\cep|i(nis. 
signalées dahord |)ar Morgagni. ipii, pmir les e\pli(pier, invoipiail di'jii 
raliscn(;e de cet entit^croisement. Du reste, il importe de faire remaripier 
(pièces faits (riiémiplégie d ircci c sim\ fort raies el (|ue. paiiiii le lr(''s 
petit noniiire de cas ipii eu ont (''t('' rapporl("-. loii-~ ne soni pav à I aliri 
(le la critique. 

?>a paralysie peu! ne pas Irapper loille une mnirK' du corp^. elle peu! 
être limitée à nn membre ou à certains gr()llpe•^ miisciilaires el nc Iradiiire 
al(MS par une nuinoph'tjif pure, — hrarhifilc. cninili'. /'iicinlc. liiif/iiiilc. 
(les monopl(''gies peuvent s'associer entre idies, ainsi pour la mnnoplégie 
hracfiiii-ffiii'tli'. Assez souveiil, du rcsle. une moiiiiple;jie pure ou asso- 



I Itdl l:l /■;> liH I I M(ll II I I l:\ M'J 

(iic ili'liiitc |i:ir les N\ iii|i|i'iiiii'-. (l'uni' li(''iiii|ilct;ir iird i ii.iii i' ilmil l'Ilc il r-»! 
^iliii-- i|ili' Ir irlii|iMl. |.;i m(iii(>|il(''j;ii' di'S iiicinliirs jn'ill clli'-iiii'liir l'Ili' 
liiiiilcc iliiii|iii'iiirill. nu |il'i''iliiuiiiii'i' lie lir:iui'iiu{i il;iii> li' si'^iiii'iil |i(''i'i- 
|illi'l'ii|ll(' (II' l'CS llii'iiiliic> imiiKijiU'tiii' ilf 1(1 iniiiii . (hi Jiiril - - niiiun- 

jilctjii'x ilissociics. 

Tiiiiilis i|iii' ihuis riii'iui(ili';iii' iliirij^iur i'ii(('|ili;ilii|in' l;i |i;iialysi(! sii'-^r 
ihius le cùir- ilii ciiii)-. o|i|i(isr' ;i hi li-siiiu. |i,ir riiiilii' iliiiis I lH''mi)il(''i;i<' 
(I (U'ii;iu(' uir'diillaiic licniijilriiii' siiiiidlr l;i |i:ir,il\Mi' sii''i;r ilii 

iiit'iui' ii'ilt' : c'csl iMic |i;ii;il\si(' (liri'ijc. 

Étude clinique ('). I.lii'iui|iii\i;ii' m' nuisliluc île Lu nu \,iiiiililc 
■-ui\,iiil lr> (IIS. Taillùl cllr s'iiislallr liriisi|ui'iiirul, ,'i ;;iaiiil riaca--. |iai- 
iillr altai|ur a)i(i|ili'crK|Mi'. a\rc nu sau> |irilr ilr cnilliaiss^uiii'. I.r lualailc 
rulrc ireiiililiT ilans la |ii''iinilc (IV'Ial. Il'aiilro lois, au rinilraiir, 
rall'i'clinii > auiiniii r ;i plii^ nu iiiimiis Imij^iif l'flK'auci', |iar ilrs |)ai'(''sii's 
|iassa;;i''i('s, ili's linulilc-- ilc la scusibilili' sni)je(rni' i roiuiiiillt iiiciih. 
l'miiiluiisscuii'ul. rr'|ilialaluii'. a|iliasii' IraiisiUurc. di"- lrnulili"~ Ar la 
iiii'iiioiri'. (les \(Mlij,'i'si. Imis Nvuipiruiii's liadiiisaiil I i'\i>l('iu r d uni' 
li'siim ci'irliiaii' en Miic d i'\nlulinu. I'ui^ |ii'U à peu, li's l'ni ri's diiiii- 
iiiicnl dans nnc luoilié du cniiis l'I 1 lu'iiiipU'^ic s accuse. Kiilie les deux 
lypos exlrènies. un peu! imaginer Ions les iiilei'int'diaires. .le eileiai 
eiieui'e les cas nù riii''iiii|iir'j;ie sV'lalilil pai' peliles allaipies de |iaial\sie, 
caractérisés clianiii par la |)aralvsie d'un se;;uieiil du inips. l'ailnis 
eiilin la paralysie es| pn''(('dée pendani un leiiips plii^ nu iiiiiiiis lou;; 
par des allaques d l'pilepsie parliellc siéjjeant dans le nu les nieinlires 
ipii seront pins lard pai'alysi-s. D'autres l'ois, enliii. riii''iiii|iir';.^ie es| ,'i 
nianlie régnlièix'ineut et lenle/nent proj^ressixe. (Juid ipie snil smi iiinde 
de ili'diul. nue l'nis eoiislilur'e. rh(''uiipli'j;ie pii''seute d ahnrd nue pre- 
iiiièie pi''rinile dile de jiiirdhjnic Ihisqiic. n lai|nelle l'eia suite plus lard 
une p(''|-inde dite île ((iiil inrl iirc . 

Période de paralysie flasque. \ii didinl. la païaUsic i's| Hasipie: si 
elle frappe lonle la iimitii' du eoips. lace el uienilncs, elle esl totale: 
partielle, si la l'ace, ce ipii i's| Idji rare, on I nu dos nieinijros est res- 
pecti'. Cniuiilèle. quand jnnle inniilile \idniilaire a disparu, elle esl. 
an enulraire. iiiinniplèle quand lejle innlilili' vnlnulaiic esl seulenienl 
diiuinuee. 

Si le malade esl dans le emn.i. il esl laeile eu ,U(''ll(''ral de reennuaiire 
«pie! esl le crdé paralysi''. j,e soulèxeinenl de la jniie à eliaipie nioiiM'iueul 
d expiration ili' malade t'uiiie la pipei. la elinti' biiisque el lourde des 
memlires atleiuts, lorsqn'un les snu|è\e el ensuite qu'on les aliandoune à 
l'iix-mèmes, peiiuettronl racilemeiil di' i cconnaitre quel est le côlé frappi'. 
• In peu! constater à celle |iériode raneslln'-sie de la corni'e du coti' para- 
lysé. Onanl à la dT^xialion conjngnéi' de la l(''li' et des \en\. — plii'>- 
noniène qui du reste n'est pas très riéqueul. — elle se produit el c'est 

I. Ji- |)r.'Hili:ii i-i>mine l\|)c di' iiMli' (||■^^c■l■i|llilln rii.iiii|ilrf;ii' "r,u.niil<|iio p:ir li-sion PU loyer 
■ Ipi -i^-iMi'iit pn-irrii'iir ili- l.i i-.i|i-iilo inicnii'. 



Kl. >i:\l!iil 111,11. /,/■ >)>/■/ 1// M RVhlW- 

le civ Ir |ilus iirdiii.-iii T. laiih'il ilti n'ih'' vain, cl I ini d'il aldi ■- (|iii' |i 
iiial.'idi' ir^ardc sa l(--i<Mi. laidi'd cl licaii((iii|i plus rarciiicnl du c('d(' ilc la 
|iaial\-.ic. l\n\. SrniiiiliKjif <lc I (tiiiKOi-il de la ris/iiii.\ 
l.'lii'iiii|il(\l;ic (iMiiidclc |ii(''sciilc Ic^ caiaclcii's siii\aiiK : 
l.a lace cs| |)aial\s('c. la ciuiiinissiirç (lc> lc\ ces cs| lii(''c(lii ci'ih' sain 
cl siii lin [ilaii |diiv ('dcM' (]iic du coh' in;il;idc : du ciih' |iaral\sc. les ièvi'os 
sdiil cnir iinxcilc-.. ddiniaiil à Idrilicc hnccal ras|iccl d un piiinl dVxcla- 
nialinii ((!liaicidi. l.a jniic |ia laivsi'c csl alVaissi'c, sans rides. s(iiil('V(''e ;i 
cliai|ne ininiveniciil cspiialdiic. Les |ilis nip|iiian\ de la l'ace son! cfj'accs. 
niiiiii-. acccnines du eùli'' |paral\sé. I.'as\ nudiic de la l'ace s'accuse enciire 
ila\anlaL;c i|iiaiid le niulade parle nii lil. Le malade ne |ienl sil'ller. Vue 
dan-' la ca\ilé Imccale. la lan,L;ne n( cniie sa |i(isilioii iinmiale: si lesnjel 
\enl la lircr Ikms de la IxMiclie, (Ml \ilil la |)niiile se d(''\ici- vers le cole 
|iaralvsé par aclion du j;L'ui(i-f.;losse du ciih'' sain. Le Vdile dn palais pciil 
(■■Ire alVaiss('' dans sa inoilié para|vs(''e: la Inelle csl dt'v i(''e du cùl(''saiu. 
rniiles ces paraKsics ciilraiueiil des Irnnides de la inaslicaliini, de la 
deiilnlilidn cl de la plnnialion. d inlcnsili'' \aiialile sui\aul les cas. Les 
aliuieiils s'acciiiniilcnl pai r(ns dans I espace L;iu^iv()-laljial du crili'' para- 
l\si'' dii s'i''C(Milcnl en pailie par la i (niiniissure laljiale jiai-alvsce. (jui 
LiMc assez sdiivcnl passade à nue salivalinii c(nilinnelle cl plus en nniins 
alidiidaule. 

On a [(nij:leni|is admis ipic le facial iiiri''rii'ur seul élail pris dans l'In''- 
nii|)lé;i'ie : Iclle Tdail anlrerdis la rèi:le. cl nu admellail ipie le facial 
supérieur ne pcMivail T'Ire iuh''ress('' (pic dans des cas e\ceplidune|s. fai 
r(''alil(''. le facial sup(''ricnr esl hnijoiirs alleini . l'uiiliese cl Mills. \liralli('', 
admelleiil. el seliiii iiidi a\ec raisiiii, (pic la parahsie du facial sup(''rieur 
csl la i(\L:le dans rii(''inipl(''^ie, (lelle paralysie du facial supérieur esl 
Idiipiiirs lieauidiip nidiiis accenlui''e (pic celle dn facial iul'(''rieur el 
lieailcdiip iiidins pr(iu(inc(''e (pie dans la paraKsie faciale péripli(''ri(pie. 
l'die csl surlonl nelle les puirs (pii siiivenl iiiini(''dialeineul I alla(|ue 
(riiénii|il(''gie (li<.t. 'i." . Celte iiil(''t;ril('' r(dali\e dn facial supérieur chez 
rii(''Uii|ilé^i(|n(' lieul à l'aeli(ni s\neri;i(|ne des nerfs laciaii\ supérieurs 
(les deux ciMés. Les rides du Irunl smil ini peu ell'ac(''es dn ('("ilé paralys(''. 
le sdurcil vnil sa cdurlie s"all(''nucr. laudis ipie sa (pieiic se rapproclie 
du r(di((i'd drliilaire. La feule palp(''l)ral(' ('oniparce à celle du côté uppdS('' 
es| sdUNcul plus (in\erle ilii:. '.'."i, el eida par suite de la paralysie de 
r(H'iiicnlaire. l'Ius lard, celte feule pal|)(''l)rale esl an cdiiliaire un peu 
plus élroile (pic c(dle dn c('de sain, ce ipii lieiidrait peur .Miralli('' à une 
dimiiinridn de Innicilé i\\\ relexenr palpéliral. .Mais ce fait peiil leiiir 
aussi à nu Iclici' (le,L;re de cdiilraclure (le r((rl)iculaire dépeudani de la 
l(''si()n eiiC(''pliali(pie. Les nidincmenls dn sniircil. él(''vatidii. aliaissemeut. 
se l'ont moins facilemeni (pie f\\[ ((dé uppusi''. Le sdiircil Iraiiie. s'avance 
par saccades, sd II ( liainp d excursion esl moi us (''lendii (pi à I cl al iidinial. 
La Idiiicilé du sdurcilicr esl diminuée, ce (pie l'en peni cdiislalcr en 
disani an malade de fermer (''ncrL:i(piemeul les \eu\: nu ('■proiae alors 
nidiiis de r(''si-,|aiice il r(de\er la panpii're i\\\ (•('d('' pai'al\si'' il.e.ucndre 



inuriii.rs iii: /. i mihii.iii . i:i 

IS.'iNi. Sdiivcnl Mii^si riicclil^icHi ivnli'-i' de Id'il ilc ce iiii''iim' i-ùlr csl 
iiil|iiiNsiMr (lirvilliiiili. Cfllf |i;ii ,il\>.i(' ilil r.-ici.il Ml|MTiclli r-l ilii iv^li- 
|i;Hl'oi-, |iiinr ainsi tlirc, lali'iilc; il l'aiil la ri'i'liciclicr ri la iiicllic ni 

lAiilciicc. l'.lii' iir ria|i|ii' |ias riilisri\alciir c c la |iaial\^ir (In l'acial 

inlV'iiriir. cl r^l liini(iin-~ licanr(iii|i iiiiiiii- |ir nn^c (|ni' irllc-ci ; elle 

(■si tiiii{iiiii -< iiiliniiiirnl iiioiii- ar(riiliii'T (|nc ilan-. la paialwir Ijicialc 
|M'ri|ill('ri(ini'. et. à vi' |iiiinl ili' \ui-. I ind'-iilc iclalixc ilii laiial Ml|ii''- 
lii'iir cinisi'iM' Idiilc -<a va- 
leur |Miin- le (liajilliislic (Ir 
la |iiHalvNi(' raciale il uri- 
;^iiieei''i(''lil'ale. i \ (iv. S,->ni<i- 
loi/ir (le lu jKirdhjsii- fii- 
rialr.t 

All\ liiciiilirc-- ^ii|i('Tieni 
cl iiiiV-rieiii . la iiinlilili'' \ii- 
liMilaire a c(iiii|ilèleineiil 
ili''|iaiii. T(iii< les iii()n\c- 
incnK ■-uni ali(ili>. le liiav 
e--l accidi' le lon^: iln (-(np^. 
la janilie ('■ji'ndiic claii^ Ir 
lil. I.e malade ne |ienl re 
muer se- mendiics |iara- 
ly-i's ijii en le- |ii'enaMl a\ee 
-es niendire- \alides. cai'. 
il Mlle nianièic ^l'iiiTalc. 
-iiiile\es. il- rclimilienl 
d'une si'iile [lii'ec. eominc 
nue ma—e. I.e- iiinside- „,■,■■ . , .. •■ • •• , , 

li^. '2a. — IViralysn' laciak' jîauclie a orifîine cérébrale, cluv 
scilll lla-i|lie- cl sâll- ciili- mo' IViiinie de vin^t-sepi ans alteinte d'hémipléiiie paiulir 

-i-lanee |iarliellli,''lc. •'";"•■ -' ■>i>^"^"'-f"'Y'"'- '■'■>"oIW»<- - insuffisance mi- 

' ti-ale. — l):iMS celle pliuld^'i-apliic pi'ise le cinquième jmir 

Le- muscles du Inini- .le riiéniipl.'.L.'ie. on vnil très nellemem (pie le racial supi- 

, ■ ,; • , • lienre^l i,:inil\sé l.ieil uauchcest.en eQel. jihis lai-fïniiieiil 

sillll lllhlllllieill in(illlS|)ara- ,„„,,,,,,'„. ,„,, ,„,„i .1 le sourcil paucl.e plus élevé 

lysés que les iiiiiscles des •■ lu r.n.. .,,,„ - nièi-e. i8î);). 

iiieiiil)it's. lîcevor ( 1!I()!I| a 

coiislah'' leur all'aililissc'uieiil du ci'di' |iaral\si' dan- ceilains cas d liiMiii- 
|di''i;ie. all'ail)liss(Miieii( i|iii n exislail |ia- daii- les iiiouvomh.miIs liila- 
liM-aiix. Les iuiisc|{>s du inn. du du- cl de ralidiiineii nul cdilscrM' leur 
iul(''|;riir' ruiiclioiiiielle. I.e -leiiin-cli'ide-maslnïdieii csl liiujdiirs iiilacl. 
I.e Miahide |ieul exécnler hms le- mnineineiil- de- mii-i le- pircédciils. 
Ici l'ucoie il s ai;il de mn-ele- ,'i riiiiclinns -\ nerL;ii|nes. ('.e|ieildaiil. 
celli' inir'i.iiir' e-l |)lii- a|i|ian'nle ipie ri'idle. plus ndalive i|iralisidne. 
I.a puissance iiiiiliice de ces mu-cli'- esl diniinnee. leur clianip 
d exieusiiiii moins éleiidn. Si l'uii iiiesiiri' par cM'mple le deini-piMi- 
iiièlre liuM'acique i\[[ fi'\[i' ln'mipir'jiiipie ii la lin d une iiispirulinii 
loi'céc. id an maxiiniin d une expiralinii Idici'e. el -i I on c(im|iare les 
dimeii-iou- olilenne- axer celle du ci'dé sain, on -apercoil ipie le ci'ili'- 




-I Minint.li: II/- s) SI I Ml-: ,V/;/;17s7',V. 



iiiahiilr > i'>l iiiiiin-- liiliih' cl s Vsl iniiiiis i'(''li(''(i (|ii(' li' (■ùl('' sain. Sdii 
(•Ii:iin|i (rcMiiisidii csl donc (liiiiimic. Mais celle pailicnliMilc ne s'observe 
(|iic ilaiis les iiiouveiiieiils respiialoiies forcr's. |iarlaiil e(Veclii(''s à ]'aide 
(les iiiiiscics n'S|iii-aloires auxiliaires. I)aiis la res|iirali()ii oniiiiair(\ ainsi 
(|uc I a iiionlié l'I^gei' (l(S!)(S| dans des reclieiilies lailes dans mon service 
à la Sal|M''lrièrc, l'aniplilnde rcspiraloirc de la caj^c llioiaci(|ne esl éfj;alc 
(ll•^ deux c('il(''s. ("e nCsl (|ne cliez des snjels atteints (riM''niiplégie depnis 
I eidancc ({uc l'un Iioum' une diniinulion de raiiipliliide respiratoire 
(hi crilc paral\s(''. |)n criti' des iiius(des masticateurs, on peut oliserver 
un lertain dej^ré de parésie (Miiidlié et (iendron, lilOd). l'onr ce (|ni 
ciincerne enlin les niiis(des dn larvnx, Taclion hilatérale dn ccnlif cor- 
licai larvnj^é expliijiie ponripioi dans riiémi|)léj;ie il n'y a pas ^énérale- 
mcnl de Ironldes vocaux. Il existe cependant des cas dans lesipieis la 
|)aialysie vocale accoinpaf;ne lliémipléj^ie (Lewin. (larel, Dejerine, Hrvson, 
lîon/io, Delavan), mais ce sont là des laits exceptionnellement rares. 
I.V'tal des mus(des des veux dans riH''mipli''i.'ie sera (''tndi('' à part. (Vo\. 
SriiiiiikHi'u' lie Ut risiiiii.] 

Le taldean précédent esl (einl de I liemipl(''^ie lidale. ahsolue. D antres 
l'ois, la paralysie est moins iidense. cl dès le déhui on peut constatei' (pie 
le nieniliie supérieur esl pins paialysi' i|ue le meinhre inléiiein- el (pie. 
dans l'un el I autre de c(>s memhres, la paralysie est d'antant plus pro- 
uiiuci'c (pie hui examine d(^s innseies pins (doignés de la racine de ces 
inemlpres. It'aiilres luis, euliii. rii(''mipléi;ie esl lr('s l'ailde, c'est une lu'iiii- 

l.es spliinclers s(uil peu ou pas loiudics. La vessie esl (r(U'diuaire 
iiidenine: ce|ieiidaul il l'aiil t(Ui jours soucier à une r(''tenlioii d'urine pos- 
silde. La couslipali(m es| l'réi|iieiite. 

I,'(''lat des i('llexes tendineux peut ("'Ire lr('s variahie selon le cas. Assez 
siiuM'ul loul au délinl et pendant la p(''riodc apoplecli(pie ils peuvent 
('•Ire al)(dis nu li(''s diminu(''s Aw ci'ili'' paralxsi''. iVov. S,'iiii(ilii(iic r/p.v 
rr/lr.rrs.i 

\ celle piirioile. on peut oliserver des cdiil idcl iii'fs el des coiiriilxidiix 
partiidles précoces, ipii serveul sui'loiil au diai;iioslic causal. Les pre- 
iiiii"'res indi(pieiit souvent une iiioiidatioii \eiitriculaire par le l'over 
liémorrajjiipie. les secondes nue lésion cortico-ménin;^ee. 

Cette preiiii(''ie période dliéniiph'^ie llasipiednre (le(pi(d(pies semaines 
à plusieurs mois (de un à trois en inoxenuei. l'art'ois (die conslitne ;i elle 
seule toute la maladie; la paralysie reste llas(pie : c'est excepti(miiel 
( llducliaid 1 : ou encore la motilité revient pidi;ressiveiiient. el lonte trace 
de paralvsie disparait. l'Ius souxeni arrive la sec( mile phase on de coni rac- 
lure. La paralysie, de généralis(''(^ à loul un cole. se localise; le luemlire 
inrérii^nr r(''cup('re proj^ressiveiueiil le mouveiuenl. la face reprend ses 
caiacléres plus ou moins normanx, le liras, au conhaire. s'ami''liore peu. 
sauf du c(')li'' des moiivemenls de l'i-paiile. Ii(''ule L;i''n(''rale. cliez rii(''mi- 
pl(''<iii|Ue par li''si(ui lULiauiipie. le memlire sup(''rienr esl lieanconp |ilus 
toilclK' ipic le memlire iiilei ieiir. el il es| liaiial de voir des Ii('-mip!i''- 



Il!illl!l.i:< /'/•' I A \l"l II III I"- 

i;ii|iu'- iiiK irils (Idiil II' tllt'lllliiv vii|MTiriir ne jiuiil il ;Hirli niiM-iiiriil cl 

<|iii |.fu\('iil iii.iirlMT. r.iitiii. j.' If iV'|M'lr. (hiii- riu'iiii|.ir'-ic. I;i |.af:ily>ir 
r>l l(.uj..ms ir;Hil;ilil \\\w- accuse. i|iir Inii r\;miinr dc^ milMlrv |.|ii- 
l'Ioi^iiK's (le la laciiu- des iiu'imIiic^. 

Période de contracture. I.a cnnlia. Iiiiv iLm- I hiMiM|ili'i;ic |m'iiI rln- 
jiiTfoce iMi l'inlirr. 

(Uintinihin- jitrauf. — An lieu drlic llas(|ii(^. Ii'^ iiilin-- |pai al\-(-s 

sniil plus (111 iiMiiiis liui- 

(les. Ci'llc liuidik' |in''- 
ciicc |iriil M' mmilrcr l'ii 
iiit'-mc li'iii|i'- (|iii' riK'iiii- 
|il(''^ic. cniilidiliin- 

iitilidli-. iMi lie siil- 

\riiiii|ii(' iilnsiciiis jours 
a|ll(■^. I. iuli'usilc' (le celle 
<(iutraclure esl \aiialili' 
cl l'ou [leul eu i)l)ser\ei 
tiMis les liejiivs. (lepui- 
la l'oriiie li'jière. M|)|iri'- 
cialile seulenicul l'u iin- 
juiuianl aux uieiulnc^ 
ili's uanncMieiils |iassir^. 
ius(|u"à la loi-nic iiileiise 
|ir()(luisaul le uii''ine 
eiiauj;enieul ilallilude 
des iiiemiu-es que eidui 
(|ue 1 on (titseixc dans la 
couliacture lardive.lielle 

, , ■ • 1 Kit;. 2i. — Conlracluie du facial iuKricur finiicho chez uiif 

eilUliaclUIC précoce M ( si femme de vingt-huit ans, atteinte depuis Hois an< dliémiplégie 

du lesle pas ri('(|Uein- gauih.- ave<- e.intraotuio (Saliiènièiv. ISOT). 

ineul (diservt'-e. Loi--- 

ipi elle appaiail eu luèuie lenips ipie la paiaKsie. elle ('--1 due il I e\cita- 
lion (les lilires ueivcuses pa> la lésion: lius(|U (die ne se Uiontfo (jue 
i|utdi|ues joins après, elle résnile vriiiseiuhlaldemenl d'iui cerlaiu 
dcLiré d irrilation inllainnialoire dt'veloppi'e par celle dernière. 1) aulics 
lois, eidiu, elle r(dè\e d'une inoudaliou \enlriculaire cl. dans ce 
cas. la coulraclnic est sdiiveiil liilatiTale cl a|iparail d euildée eu 
iiiènie temps (|ne l'altaipie d'apoplexie. (Juelle que soi! s<in inlensilé. 
retle coutractnre pr(''coce est en général passaf;ère; dans cei'laiiis cas 
cependant idie per<i-~le e| .se transfiuiue alors en coulrai-|ure pernia- 
nenle. 

Coiilniflinc Uirilirc <iii pcvmaiienli'. — A mesure (jne hi inolililt'- 
revienl, le malade s'aperçoit (|iio ses inenihres sont raides. difliciles à 
unmvoir; (Faboi'd transiloires, ces raideurs s(miI en s'accentnani : les 
ri'dlexes lendinenx s'exagèrent. Le sujet esl en ilat de conl raclure lnlcnd- 
et la couliaclni-e permauenle est proche. 




Minl.ni.n-: hl S)>l/ MI-: M.ltihlX. 



Il rsl ii'|ii'ii(l,iiil lies (•;!>. joli ijiic-- ;'i l;i \(''iil(''. (i;iii>< l('si|iic|s les incni- 
liic-- |i;niil\'M'-- ivsiriil n,i>(|iic^ |irii(hiiil uni' iHTiddc ilr lcin|is inil(''l('r- 
iiiiiii'r. I.rs ii'IlcM's IcuiliiiriiN muiI .ildr^ liiiiiii.iii\ on ;i jii'inr |iliis ;ii'ciis(''s 
i|iif ilii i('il(' «-Min. I,c ^l'^iw il(S (iilrijs l'^l hnihil niirMi;il. hiiilc'il inviTli. 
Twin- l'i.iliinski ij'.IIINi. un iilisciv('i:iil ers liiils (|;nis rciliiins riis ilc 
Innicni^ ilc l;i iiiilir;ilil('' niiiliicc. i'i>ni|ii'ini;uil |iln^ ipi Viles nr (li'liinscnl 
l;i siilisliMiic nriMMiM' --(ins-iiiccnlc . ('. rsl l:'i du itnIc \[\ir i|n('sli(in 

l'nniri' ;'i I i''lnilc. 

lue lois i|n"rllc s'ol 
l'Ijihlir. i;i ciniliailnic 
|iri in.nii'nic |ici--is|c in- 
il(''liniinciil cl II' n rsl 
i|ni' il;inv ilrs r,i> Irrs 
r\cc|irninnr|s ri ijiinl l.i 
|i;i||iiil;(''iiii' iiiins l'cliMp- 
|ii'. i|n'iMi |ii'nl 1,1 \iiir 
iliiiiiniH'i' ilinlrnsili'. 
Tnlllciois. Inis(|nr li's 
innscics riinirjiihiio 
\ irnni'iil :i l'Ii r :illi'iiils 
iralni|)liii' Miiii'i|iir'i'. lin 
pciil \(iir 1,1 rinili'jirlin r 
s'iinirnilrr. 

\ l:i l'an'. !a ronlr.'ic- 
Inir rsl larrinrnl iilisri- 
M'i'. I,ins(|n rlli' m' |ii-ii- 
iluil. la iir'\ialinn îles 
Irails >i' lail en sens 

li^'. 2;i. - i;.inlr;i.-lniv ,lii r.i,i;il ■.iip.Ti.iii .1 ml. 11.111 , li,/ un ilIXCrM' (Ic CI' (|u'('llc 

!3™mIiVll!;l!,Mrd,'Ui"n'''M,s!AH'u,onZ'''!ii'^ ''l'i'l '■' !■' l'irnii^Tr |.('- 

lysic et U cmtnirlure .•n.p.-cli,.iil loi.t v.> mI, I,,- ,„;,l,,.l.. i-j,,,],. ,1,. rilCM I i nic" ic 

in.UTho en niu.-li.-inl. lnl.'!,'ril.' il.- la scn-il.ilil. — .■ii.ral,- ,1 ~|..-- . , . ' . 

.■ialP. Ail .I.'l.iil il.- r:,llii,|M... ;,|il,.-,si.. „„.lr .|i,, .lin a |.Iiim.-m, , Hlj;. 'J M ; IcS I l'a 1 1 S 

n]..i< .Hi.-.-ii.-. is'.ci ,^11, il lii'i'.s (In crilc |iai-a- 

Ivsc, cl à nii cxanM'n 
Mi|icili(icl un |iiini rail ciiiirc cire en |iii''sence iriiiic hf-niipli'f/ic illlcrnc. 
Tics e\cc|iliiunielleincnl le laci.il sujii'iieni' |iai-|ici|ii' il'nne manière 
inaii|ni''c à la cnnli'aehin' (tip. "J'n. 

Les innseles i|e la lan;;ne. iln |ili;ii\ii\. les iiinsclcs miislicalenis. les 
ninseles ilii liiiiic. r'eli;i|i|)eiil à la ciinliaeline. (In sail iln lesle i|ni'. Naiil' 
dans (les cas il liicalis.ilinn s|)('ci,-ile, la jiaialvsic de ci's iMilseles à rmic- 

lioiis svii('ij;ii|iies cl i|ni iiailani oui nue i e|iii'seiilali iiilicalc liilalé- 

lalc, est |)eii accnsi'c dans !'li(''ini|ili''j^ie. 

la emiliacliire laiili\e [laiail en j^i'iitTal de la sixiènK! sciiiaiiU! an tnii- 
sicnic niiiis a|ircs rallai|ne de riiériii|ili''^ie : |iaiTiiis, mais 1res raremenl. 

Iiean(iiii|i |ilns h'il. an \ iiii;lièmc iniii-. enii • dans nnc iiliservalimi 

de Vnl|ii.iii — cl |icnl. sni\anl les cas, ehe |dns mi niniiis |ininuneée 




I ii'jriiLf- l'i; / 1 MOI ii.i 1 1 . 



V.Vw vrliil.lil Inil.'m.'iil l'I |.n(j;iv>-si\i'iiiciil. cl ~-nii i iiicm c i-i .nninii. 

(•.■•(• |i;ii' rii\a^t'i;ilioii il. -s irllcxcs Iciiiliiiciix iIiikiIc |i,ir,il\M' i(\;ii;,i .ilidii 
.lu irllfxc |i;il(>lhiirr l'I ..l.'-iTiiiiicn. h .'■|il.!,ili.iii .Ir l;i loliilr, li ('|M.I;ili.iii 

V|lill-|ll(lï(l.' (Ifl.-I pLlIll.' 'In |lil'.l Il V ,||| |,|.'ll. .'I.M. C- lllh'lKMIH'lll's 

;i eux seuls iii(!i(|u.'iil ili',|.-i H'"' '•' ii'H'''! i^ il'' ''-•I 'in,- ni'''' 'l''ii~- '""1'' I'' 

l;i iiioili.' ili' l;i m. d'il.' .'iiiniiT.' .luiv-i hiiilc au .nh' |iar,il\s.v haii-> 

ccilaiiis cas. I.'s .■liiisi'-~ 
|)i'ii\i'iil .'Il r.'sl.'i- là. l'I 
il M l'sl |(as liv- laii' .1. 
n'iiiiiiilirr ilrs iiiiliviilii- 
clir/ li'si|iii'ls I rNaiii'ia- 

li li-> ii'Ili'M'- Irn- 

iliiirii\ l'sl II' st'ul s\iii|i- 

lôiiii' |iar li'(|ii('l SI' Ira- 

iliiil. soi! mil" lii''mi|ili\i;ii' 

aiii'ii'nni' ri uiH'iii'. siiil 

uni' lii''iui|iir'i:ir li'^^i'ii' 

cl |iersisluuli'. I.ms- 

i|u'olle reste hm me à re 

ilejrn''. la eoulrarlnre ili-- 

liéiui|iléi;ii|Ui's ne ^ iin- 

|iiisi' |ias il la \ ne. car 

elle ne |ii'iiiliiil |ias il'al- 

lilniles \ieieuses îles 

lueiuliies. elle iloil l'Iie 

leeliei elii''!', e'esl une 

iiillliaeliiie htloilc. V.Wc 

es! aujiMieuli'e |iar les 

iMUolidUs morales, les 

nionveinenls vulonlaiies liiis(|u"ils s.uil |iossil)les, — el i|uiiii|iie allaililis 

ils sonl en général possibles pour le nienilne inréiienr — par eeilaines 

snlislanies au;;nienlant la réileelivilé île la moelle .'pinièie. - iioi\ 

\omiipie el slrvelniine (Kouquiei'. Cliaieoli. 

I.e plus souveni, celle conlracluic lalenle l'ail place pi'ii à peu à la 
cuntiacture iH'nmtiHtnlc, el ci'tlc dernière, ipii alleinl -mi maximum 
ilinlensilé au nienilne su[)éi'ienr. entiaine ii sa suile la proiluelion il alli- 
liides viei.Mises. A cel i''j4ar(l. ou peut disliu^uer deux l\pes piincipanx : 
7'i//«' ordinaire ou de flexion : lépaiile est plus i''le\i'e que du ci'ili' sain. 
le liras est aecoli' au corps eu addueliou l'orir-e avec lolalimi en dedans. 
I avaiil-hras en llexion nioveuiie sur le luas. la main eu proualion el 
légèremeul flécliie. Les doi;:ts s(nil en lleximi el leur allitude varie avec 
le de<;ré de llexion de la main. Celle dernière l'iaul d'ordinaire lies pen 
lli'cliic. la llexion des iloij;ls esl snrioul prononci'e dans leurs deuxième 
l'I Iroisiènie pliulauges ili;:. -.'(ii. Olle allilude des doigis — qui n'e-l du 
ri'sk' (|u'iine exagéralion de leur allilude plnsiologique lorsque la 
main esj an repos — tieid à la cnnlraclure des muscles IK-elhisseurs 




i:r, <i':\iini,ii(,ir nr s)">// u/; .\i:inEi \ 

>ii|i('ilirirl cl iiidldiiil (In (Iriiioiilir r.icilciiiciil (In ivslc. en l;iis:iiil 
■ vi'iiilri il 1,1 iii.'iiii ilr- iiHiiiM'iiiciils |i;i>sil's. (|ii(' les Hrcliissciii's 
^iiiil sriil- en (■,iii--r iri. car (Hi |icill. a vnloiilc. chez rii(''llli|il('-|:i(]ili' 




iil ll■^ (Icii'.'ls cl;ui> lli.-iiiipU-ii' avrr liiil.li- 
^,u.-onli;,irr. ivlrv.v |,:issiv,.ni™t (lig. 28). 

Dans <•,■ .IrniiiT (-.■is. lu cniUnuluiv .l.-s lïr'chis'^.Miis -u|.,m lirlul .-1 |.i<iI..m,I ([(•hTminc une llcxioii 

.•..mplrlc lies (\(ii!,'l-. 

cdiiliacliiic. r.-iirc \aiicr rallilinic iIcn (li)iL;l>. Ku cHcl, si |iar une llcxidii 
lorccc tic la main on \iciil à ivlàclicr les llccliissciiis. dii voil les doi^ls 

sçlciidrc ((i^. 'J7l. 
laiidis iin'aii ciiii- 
li aiicsi.jiarroxtoii- 
siiiii (le la iiuiiii. 
(Ml viciil à loiidro 
ces iiinsclcs, on voil 
les deux (loiiiii'rcs 
[ilialaiigcs se placer 
en llexidli r(iic(''e, la 
preiiiièic icsiaiil en 
exleiisioii plus on 
MKiiiis inoiionctM' 
ilifi. '28): rVsl ce 
|)luMiom(Mic qu'on a 

d(';si^iu'' siiiis le i i de sifpir tic lit çjrijfc mècaniqui'. Tel osl le ly|io 

ordiiiniic de la cdiilracluie an nieinhi'c siipéi'lciir. Parfois, mais beau- 
ciinj) |iliis laicnieiil. la main esl en llexion |ii(iiioiicée snr r.-ivanl-liras, 
cl les diiiM|s llcchis en |ininj: rcn lemeiil l'einK' snr la {lainni' de la main. 




Y\-^. i<.t M.r.iliiv -ii|„ 



TitDi m i-> iii-: I I \iiiiii.iri: 



l!i'aiii-iiii|i |ilii^ i;\\{' i'^i \r l\|ii' i\ r.iiciisidii un I .j \,inl -lii;i'~ rsl en 
l'Nli'ilsidii Mir Ir liiii^. la iii.'iiii {'laiil |iIiin un inuinv nccliic cl \r^ (iiii;^|s 
ri'riili's I lij;. •![)). Ijilii' CCS (I, 'UN l\|ics. il |iciil c\is|ci il ailleurs Imis les 

iiili'rriii'diaircs. Uaiis ces ilill'iTenli's ili'lm nialimis. h's ivenicnls aclil's 

suiil Irès iH'nililes cl 1res liinili's. 

Tandis ijnc les iliiliMcnls sc;^inen|s dn nienilire sn|iiTieiir simi i|;uis 
une allilnde de lli'\iun. an niiNnlirc lul'ci ii'ni . |iar cunlre. ils s, ml en 
e\leusi(in. la jandie cl la iiiissc suni eu liiini' druile. cl le jiicd seid 
pirsonle nn ci'ilain deL;ii' d'i'i|ninisnie. |ircsi|ne |un juins |ieancuii|i uiuins 
pniuoner' dans riieini|di''t:ii' de ladnlle. ipic cidni ipie l'un rcncuiili'c 
dans rii(''uii|d(''L;ii' ciM idiiale i nia ni île i \ u\ . lij^ . (i."i cl li(i i. Mans i|uel(|ues cas. 
un idiserxc un ceilain {|e;:ii' de llexiun (danlaire di's urleiN. |,c |\|ic eu 
jJcxidii daus le uieniliie inli'i ii'ii r, llcNiiui pins un niuius |ii(uiuucei' de 
la jauiiie sui- la iiiissc i'| de celle ili'iniére sur le li.issin. es| liés |-nv 

cl ue se \uil ;:uère i| ne clic/ îles malades cunlincs au Ni de|iiiis lun:^leui|ps. 
\u uieiiilu'e iniV'iieni'. la |iaial\sie cl la cuni i aciiiic s. ml d urdinaiie 
un peu niuius aeecnlni'cs (ju an ineinlMe s|||ii'.|iciii . liènje ^éniTali'. luul 
h(''nii|déei(|ne ai ii\i'' ii la pi'i imle de cuiilracinie pcnl niarcliei'. La jauilic 
est eu e\lensiun sur la cnissc. je |iicil esj en \ai ils r'i|nin. Kii iiiai(diaul, 
le malade ne MimIiiI ni le i;cnuii. ni le i(iii-ile-|iied : luiil li' iiiimim'uicuI 
se passe dans rarlicnlaliun de la IkiikIic. I.c ineinliic. lelal i\einenl li-u|i 
l(nij; du lail de ri''ipiinisnjc. puisipie la llcxiuii des seMmenK ne se piu- 
duil plus, ne pi'iil cl le pu et e en axani ipi eu di^ciivaul un are île citcIi'. — 
le malade maiche en lauchaiil (Tuddi, le pied rasaiil \r sul par sa 

l'ai-e anli'ru-e\leri I s;i puiiili'. i.c malade marclic, eu suniuii'. euiinne 

un auipnli' de cuisse innui d nu appareil. 

Ce inude de (h'uiaiclic csl di' lieancunp li' plus urdinairc. mais i| nesl 
|Kisabs(ilnineul conslaiil. 
cl. eliozIeslhMnipli'^iipH's 
avec é(iiiinisnie nianiiH'. 
la il(''lHarclie csl suuncuI 
aulre. Ici le malade ne 
fauche pas, mais marclie 
il pctils pas. en avauiaiil 
leillcnieul la jauihe pa- 
l'alyst'C. duni le pied, 
rniilaul le soi pai s.i 
|Miinlc. appuie sur le sul 
par sa parlie anliMieurc. 
le lalon ne liuu'liaiit terre 
(|ne secondaire ni. lan- ,;,. .rinMiiipic^i;!,. ,iiuii,- avec ™i.ira.-u>iu .launt .!■■ .|im"'.- 

dis que riléinipléuiliue ■■"- l,.z „„ l„.i,ii,„>âgo .li> cinquanlo-qualnMins. iv.i,; ai.lw,- 

. ! , -l'iM.. uiMi.iTi |i..|Rlant cimi ans (nirrliv. 188X). 

ipu lauclie. marelle eu 

avaneaiil un pied après ranlie. par luiilie. clic/ riiéniipléi;i(|ne avec 
é(|ninisuie niar([né ilii;.^"0 , le pied ilii lueiulprc sain ne ilépasse pas 
celui du ineiulire jiai'alysé, cl clia(|ue luis ipie ce dernier ani\e sur le 

lii.li i;i\i:. — s,'.||iiri|oi;ii'. 1-J 




-i:mii'I.iii;ii /;/' >i s// .1//. \i:i;n:r.\. 




Mil. le iii,'i|,'i{|(' |ii('ii(l ilii ciih' |i,ii;il\si'' l;i |iii^ili(iii IkiiicIkm'. |iin'> ;i\;iiic(' le 
l'ii'il lin ii'ili' saiii. (>l !■(■ ili'iiiiiT Iniiclic le s, il ;i ii'ih' iln pi (■■(■(■•(Iciii cl siiiis 
Ir (li''|i;i->^ri . Iji d^iiilii'v Iciiiirv. ici. Mii'illi|il(\ui(|iic cii iiiai'cliaiil l:ii>sc 

loujoiiis le |iii'(l (In ci'ilc 
sain en aii icrc ihi |iic(l 
(In cnl('' iiaialvM'. l'ailiii, 
SI I '('■i|niiiisinc cdïnciilc 
avec une IIcmiiii |iliinlaii(' 
lies (Midis ili-. r.l I. la 
inaiclic |ienl ('Ire rendne 
c(iiii|il('leineiil iiii|i(issi- 
lile. Celle (leini('Te (h'IVn- 
inalidii esj (In resie lieaii- 
(■i)n|i |)lns rare dans I Ik'- 
ini|di''L;ie de l'adiille (|ne 
dans rii(''iiiipl(''ui(' iidaii- 
hle. 

Icllee^l ralliliideindi- 
naire des ineiiilires dans 

np™évroH,,,.o,.|'„.„.i„„.„...,i, , , :„ ,1 :„.„u'|,i,.,„. ,„. I" r(Hilractn ro poriiia- 

;n.-i- ,-iiiiIi;mI(iiv .iiii^iiii ,ir iiiiv ;in- ,i;h ,ii. . isiir, iiciile (k's I ICI iii|d(''^ic[ues . 

Les aiilres formes soni 

lieanc(in|) |ilns rares: c'esl ainsi iiiidn |icnl rencdiilrer (li^. 7)2 1 une ilexioil 

e\cessiv('(le ra\anl-liras Mir le liras acc(iiii|ia-n(''i' d'inie lle\i(in de la main 

el des (Idi-js; d'anlres 

Inis. an ((iiilraire. avec 

une llevinii iii(i(l(''ri''e de 

l'aNanl-liras sur le liras 

il e\is|e nue lle\i(ill cdin- 

{d('le el à aii.ule (Irnil de 

la main sur l'avanl-hras. 

les ddij^ls reslanl en ('dal 

d"e\lensi(in. Ici encdic. 

(In ri'sle. lin dlilieni la 

llexiim des ddiizis en rele- 

\anl la main. I.a reriiie- 

Inre cdni|il('le de la main 

e.sl L'"al(MMenl assez raie 

^,, , , riK..V2-i; r;iilHi M llrxi„l,r\,(;;riV..-illMll.'llllirf->ii|..Tlr„i 

idji'. 'lU). r\ dans ce cas , h, „„„,,. ,ii„.„„,,i,.,i,. ,i,,ui.. ^h.t M|,iN,Mr ,|;iI;m,i ,i.- i,.., 
— dn lail des adli('reiices -"-■ ■i- '"""• ■'■■ -'^- i'"" ■'">■ »^'"^ '■■■ ''^'^ •' 

, , . 1 . "■••'"l"'- '""' ri--"l--l .■.:.lc.Mn,l „n iiilra.hdr ,-, 

i|lil se sdlil (le\eld|i|iees ilmou \ p-i.- : \r .un. nie de riKÎinisplici-e Kancli. 

— le ciian-emeiii de |mi- ,;;;,';■ ^'i';";";:,;;;. ''i;,!;' tt v''!'!™^ 




lie|)aseiij^éiiérair;illilM(le 

des(ioi^(s.(|lii rosleni rorlemenl lli'chiv. cl l'un |ieiil dire (|ne le malade lail 

liinjdnrs le pdiiii;. ipiidlc (|iie ^dil la pd^ilidii (|nc I dii impri à ^a main. 



riiui-ni i:s i>i: i.a mui ii.ni.. iv." 

i;i'> ;iUihi(li'-~ \i(i('i|si'>. Iiicii (|lir li\c^. |irii\i'iil. ,iiii--i (|iir jr \ii'il- ili 
l'iilili(|iKM . l'Ile iiiii(lilii'('s |i,ii 1rs iiiiiiivnnrnN |i,i--sirs, mais sr i'c|ii'(iiliii- 
sciil iiiimcdiali'ini'iil aiiirs. Iliiiis les ca'^ ,iiiiii'ii>. les iiKUivcrMcnls |iassi|v 
ne |M'ii\('iil |iliis les l'aiii' (lis|iaiaili(' coiiiiili'lciiiciil : iiiciicllcl l;i cuiili ;ir- 
liii-(' ii't'sl plus seule en cause, mais il s'est |ii<i(luil. du l'ail ilr riiniiinlii- 
lisalioii (les lueinlires el par suile aussi de ra|i|iaiilii>ii dr Imnldes In, 
|)lii(|ues. des adlH'renei's des s\n(i\iali's ailieidaires el leudiueiiscs cl 
|ii'ul-èlie iiii'Uie nii leilaiii de:;i('' de K'hacliiMi des muscles eiiulracluiés. 
joules alléialiolis cuuenuianl à mainleuii ces di''rni'mali(iiis daus uni' 
allilude li\e cl |ieiuiauenle i liu. •">'• el Tili. 

Weniicke el Mauii oui l'hidit' la lo|ii-^ia|iliie de la paiaKsii' dans l'Ii,'.- 
un|ilé;:ie. l'our ces anieuis I li(''mi|d(''^ie ria|i(ie iiou |ias des imisrlcs 
isolés, mais des H|'()U|)es muscidaiies. des mi''caMisines lunsrulaiies. Les 
dilVi'reuls miMixemeiils du iiiiiii;iiiiii de [l'iiaide suni à |i|.u |i|-,'.s aussi 
alleilils les uns ijne les aidres. mais ils n,' suul jamais complèh-nienl 
aliolis. l,"adducliou du liras esl le mim\enienl le mieux couseivi' de I aili- 
culaliou de ré|iaule. Au coude, la jiaialysie IVapiM' égaleiueul les llécliis- 
si'uis cl les c\lcnscuis. la sU|iinalion es! plus alleiule (|ue la pronalioii. 
Les mou\cmciils du poi^ucl cl îles doi^ls soûl presque complèlemeul 

aliolis. surloul l'oppositiou du pouce cl les uvemeuls de lali'ralilc. 

Iles mouM'iucnIs ireiisemiile ilii Lias, ii'spius alleiuls soûl rt'li'xaliou du 
liias cl la ndalion en dehors. An mcudire interieni. les inusidcs ipu 
dans le [iremiei- Iciups de la marche ajiisseiil couuue allon;:eurs soni 
in lacis nu pres(|ue intacis lexleiiseuisde la cuisse, exleiiseurs de la jainlic 
exIcMisenrs du pied) : les muscles ipii ai;issoiil dans le (l(>uxiènie leinps de 
la niaichc coiiimi' raccoiircisscius i ni''chissenrs di' la cuisse. Iléchisscuis 
di' la jaudie. Iir'chisseurs du jiiedi oui leur aclioii loujonis diminiir'c. 
parfois aliolie. Ile ces recliendies. il résnilerail l'ii oiilre I cxplii alion du 
l'ail (jue la paralysie va en auuiueiilaul de la laciiic des niemlircs \crs 
leur exlréinili'. 

Je ne crois pas ci'peudanl ipic les i h oses se passenl n'ellemeiil ainsi ipic 
rindicjiient Weniicke el Mann, cl ipii' daus riiémiplé^ie cerlains muscles 
soieiil paralysés, tandis ipic d'aulres soûl inlacis ou ii peu pri's. .le crois, 
au coulraire. (|ue dans la liés j^iande majorilé des cas, tous les nuiscles 
des niemliics parlicipciil iFune iiuantilé égale à la paralysie el que, ainsi 
que l'a indiqnt' lleiing, les muscles soûl paraivsé's proportiomieilemeul à 
Icui- l'orce normale. (. l'sl un l'ail liieu coiuiu (jue. au memlire supt'-rienr 
comme an meinhie iiiri''rienr. cerlains nuiscles l'empoi'lenl comme \iilimic 
el, parlanl. lomini' loi ce sur leurs antagonisles. Au luemhrc siipiiieui. 
les adducteurs el les lolalenis en dedans i\\\ liras reiuporleiil sur les 
rolalenrs eu dcliors: il eu esl de nir'iue pour les llécliisseurs de lavanl- 
liras el |iour les llécliisseurs de la main el des doigts cpii. Ions, soûl el 
de lieauctiu|i plus vigoureux ipic les extenseurs antagonistes. .\u lueiubre 
inrérieiii-. les muscles de la ii'i^ion aniérieure de la cuisse oui une puis- 
sauce plus grande ipie ceux de la région postérieure, tandis i|irà la jambe 
c'est le coulraire. les lli'iliisscurs des orleiN cl du pied — muscles (pii 



-I Minini.ii: hij sY<ri:Mi-: M:iivi:r.\. 



sniilrvciil le ciiiiis il.iiis l;i iiiiiiclic - l'hiiil iKilahlcrmMil pins l'orls (|iii' 
11-- i'nIi'iisciiis roi rcs|ii)n(hiiils. Ile cclli' (liir(''i<'iice de (l(''V('l((|)|)cm('iil, cl 
|iai'l;iiil (II' |)iiissiiiii(' (les m(iii|ii'> iini--i-iil;iif('s |)|(''ci''(I(miIs, (li''ci)iii(Mil 
iiallll'cllcilicul les loiiclioiis ilc |iii''lii'iisiiMi jiniii' les iiicinliics sii|M''ii('iiis. 
lie sliilioii (Iclxiiil l'I ilr ni.u clu' |i(iin' les inciiihi'cs iiilV'iicilis, rniirruins 
cxijiOaill (les iiuisclcs |ilii> |iMi---~,iiiK ipn' ii'ii\ ({ni mmiI iK'irssaiirs |iiiiii' 
i'\(''ciil('|- li's aiiii'i's iriiiinciiiriils. INiiii' iikii. |i' le n'iirlc, dans riii''Mii|ili''- 
.L;i('. il y a (I oiiiinairc une iliininnlimi de Joiic ({ni {mm'Ic ('^alcincni --ni- 
ions les miisclcs cl . si I ,in'ailiiis-.cnicnl niiiscnlairc jiarail {dns niai({n('' 
dans ccrlains dVnlic cnx. ce n Csl lii ({u une a|i{)arciic(', cl la {ini{poi lion 
(jni c\islc dans icni' l'Ial t\r roicc i-cs{iccli\c jiar ia|){i<Hi à celles iU' 
leurs anla^diiislcs. ol la ni('inc ({n à I (dal nin mal. J'ajonlcrai cidin (|ne 
réreiunienl Itnndonin cl liancais i liMI ) ('Indianl Télal de la niolilili'' chez 

les licitli|ilé;,ri(|ncs à l'aide dim dxnain ('lie de Icnr invcnlinn sind 

arrivés an\ iniMncs ((inclnvions. (Tcsl là. dn ii'sic. une ({ncsiion sin- 
la({n(dlc je rexiendrai cncoïc {dns loin, à {iro{)os de la |il)ysiol();4'ic 
{>allHdo^i({nc de la c(niliachn-e des li(''nii{di'L;i({ncs. {\i\\ . SéinioUHjlc de 
lu i(i)ili(i(iiirr. I 

I. (dal des Inrccs i\\\ vii\r lii''nii{d(''i;i ({ne csl lii''s \analdc snixani les cas. 
Dans les li(''ini{)l('';;ics coni|)l(''lcs. les nicniljrcs |iaial\s('s soni inca|ial)lcs 
d exerce l' la pins l(''ji(''re jircssion --in- le dvnainoiiK'Ire : dans les li(''nii|d(\L;ies 
inconipicles. les muscles {tcnvcnl avoir con servi' une lion ne |iailie de leur 
énergie, jraillcnrs la l'orce de {iiession incsini'c par le dv iiainoinèlre ne 
dnunc {las la incsnrc exadc de I ini{ioleiice ronclionnellc des ninscics 
(iaralys(''s. Alors ({ne la l'orce iniiscnlaire c-l encore snriisanle cl i{nc le 
malade peni cxi''(nler ({iichpics nioineinenls ('d(''inenlaires. il csl incapalile 
iraccmnpiii' avec adresse cl {ir(''cisiiiii un innnvemeni Milonlairc compli- 
({iii'', n'exij^canl anciui (lé{iloieiiiciil de l'orce (condre. Iricoler. cnlilcr une 
ai^nillei. Dans riM'mi{d(\>^ie en cll'el. cl c'csl là une loi i;(''n('i aie. Icsmoii- 
\euienls sdul (l'aulanl jilus paral\s(''s qii ils son! ilavaula^e spécialis(''s. 

I.a uu)lililc passive es! aussi 1res iliiniinK'c. Quand on veut iiiqnimcr 
\[\\ niouveuicill aux inemlires {iaralvs(''s. on (''proiiM' une n'^sislance {dus 
ou moins prononci''e. an {irorala de la coniracinre. (iellc ri'sislancc se 
relrouv(! (|uel ipic soil le inoincinenl ipic l'on clicrclie il l'aire ex(''cnlei' 
;'i rai'ticuiation. La coniracinre l'ra{(pe donc Ions les niusclcs de celle join- 
lure, t;l les alliindes vicieuses re|)r(''seideiil la icsnllanle de l'aclion 
opposée des anla^ouisles, (Icpeudaul. même ii la |i(''riode de conli aciinc. 
le tonus musculaire peut èlrç diminué. Raliinski. en cU'el. a monlii'' ipie 
dn côté paralvsi' le ndàciiemcnl inusculaire csl pins complel ipu' du ci'di' 
sain. Ce relàcliemenl (I(>s muscles se maniresic par la {iossii)ilili'' de l'aire 
exécuter aux memlires {)aralvs(''s ccrlains mmivemeids passifs d iiiie 
('tendue plus j^iande ijuaux memlires sains, en parlimlier les inonvc- 
ments (le lleximi de ravaiil-hras cl dn liras, ileilhronnei- 'l!)()'n a l'ail 
ol»server ipie dans le d/'cnliilns dorsal la cuisse paLaIvséc jiarail 
plus lari;e. comme aplatie, jiar snilc d'iiiie dimiiiulion dn lomis iniiscn- 
laire. 



riKiViii.r^ hi 1. 1 Mm II m:. isi 

Mouvements associés. I.i"~ iiifiiiliic-^ ('iiiili'at'liii('"~. [iliis un nmiii-. 

iii(;i|i;il)l('-. (ri'\(''nilcr un iiininririciil xm^ I inniii'iici' ilc la miIoiiIc. |icii- 
M'iil |in'Sfiil('r (les iiMiiivciiiciiK iiiMildiilaiir-. à rciccasidii de iikmivciiiciiIs 
Mpluiilaiii's lin passifs ilc- iiiii--(lr-- ilii ^■^\\i• (i|i|Mis(''. (ic sonl {{'■s si/nfini'sii-s 
on iiiuiii'fiiiciils iissocirs i.laccoiiil . \ iil{iiaii. Ivxrici', l'ilii's, (laiimsi. 

Ces iiiiiiivi'iiii'iils assoric's Sdiil a|i(iai('iil> suihiiil dans le cas de cnii- 
IracIniT iniid(''i-(''('. S'ils |i('n\cnl T'Iii' |iiii\ nipH's |i;ii drs innnxrnicnN 
passiCs id{' lliMi/ii. lU SI' |iriiiliiisi>nl le pln^ sdnvcnl ijiiand \r nialadi' l'ail 
clloi'l aM'c so incniliics sanis. le ninn\rnii'nl asMini' ipir I nn icciicrclic 
le [dus soiivcnl (dii-z rii('Miii|di''L;ii|nr rs| le snivani :(lnilil an malade de 
M-rrcr I'iiiIimmciiI nn nhjcl aviM s;i main saine e| (in \(iil alni^ (jne la main 
|iaralysi''e se l'ernie (''ijalemenl . I. asscieialinn se |ii'iidinl d aliind dans le 
membre s\ni(''lli(|ne. pnis dans | .mlie mendire (laiaKsi'. eidin rellnrl 
peill se jfélU'raliser el hms les inns<|esdes mendiies el de la l'aee se enn- 
li'aelei'. I, am|dihldi' du monvemenl assoen'' esl l'n i'a|i|iin'l avec lelle dn 
miinxenM'nl xidnnlaire: elle esl Inniinns |)lns uraiide aii\ nn^ndncs snne- 
liems i|n an\ mendncs inliTiiMiis. hnne l'aeon LiéniTale, le niendiic 
snpi'lienr |iaial\si'' sVdèxe l'n niass,' ,1 mii' l'acun saeeadi'e. i.e ennile 
s'écarle dn liime. el se polie en avani en mi'ine lemps (pu' l'epaide s'('dè\e : 
ravanl-liias se llécliil da\anla,i.;e snr le liras. ,1 les dni(<;s cxa^i'renl lein 
Mexitin dans la paume de la main. Os svneini'sies piMivenl même p( nier SI n- 
les appareils de la \ie (iruaiiiipie. ('. esl ainsi (pi en disaiil à nn liiMiiipIt''- 
uiipio de fermer ('■iierj;i(piemeiil la main du ei'ih' sain, en xnil paiiiiis les 
miiS(des lisses de la |i('an du menilire siipi''rieur. paial\s('' el e(iiilraelmi''. 
Iradnire leur (■(iidraclinli jiar l^'i-eclinii des Idllienles pileii\ leliairde 

'!'■'• 

(In peiil du resje dliseivcr des iiKiiivemenls ass(i(i(''s dn memlire sain 
liirsipidn l'ail exéciilci' (jindipies m(iii\emeiils an iiiemjjre malade. Ilaiis 
riiéiniplt''^iL' de l'enfance le lail esl à peu pi('s cdiislanl. l'nnr liien eon- 
slaler le pht'-mimène il l'anl I t'dndiei elie/ I eiifanl li(''mipli''jii(|ue, lorsipie 
rall'(»cti<in n'esl pas Irop ancienne el ipiaiid I li(''mi|il(''j.;ie [("('"laiil pas Irnp 
accusée, (pielipies nKinveiiM^nls sonl possildes dans la main paraKsi'e. 
Lorsipie dans ces condilioiis on dil à l'enlaiil de l'ermer l'orlemeiil la 
main paral\s(''e. on voit la main saine se |'(i|iner à sun lonr el le meniliic 
inférieur sain se mellre en exleiisidii. 

Tdiis les iiidii\emenls ass(ici(''s sonl. dn resle. pins mariinr's idie/ les 
jeinies snjels. cl on paiiicnlier chez les enl'anls. — Ils ne sonl. en ell'el. 
ipie I exagéralion d'un pliénoinène nornial à cel àj^c de la \ie. 

Los nionvemenls associés — siiiiciii('-sics(h' ^'nl|lian — a|ipaiiieiiiieiil en 
propi-e il rii('ini|ilof;io or;.;aiii(pie. ils ii'exislenl pas dans riiéiniplé^ie 
fonclionnelle. hystéri(|ne. I)e l'élude de ces di\eis nioii\oinon(s associés 
on a donc lin'- au poinl de \no (liniipie un jzraiid noinbro do sifjnos, dont 
rinipoiiancc esl Irlande aussi liien pour roconiiailro roxisloiico d'iiémi- 
pléuies It'^éres. ipie pour dinérencier l'IiiMiiipléuie or^aiiiijne de riii''iiii- 
plt'i^ie fdiielionnelle. 

Les nidUM'inenls assdcies dn memlire iiiri''iieiii paralxsi'' mil l'Ii'- 



-/ MiiiKii.ii: nr S) sii-Mi: M:i;ii:rx. 



rliiilii'v m ili'l.iil |i;ii' H.iliin^ki ( I SUT 1 : T (Jiiaiiil ;i>siN mit ini siri^c Milli- 
•-;iiiiiiiriil ('IrM' |i(iiii- (|iir li'^ j.iiiilii'v snii'iil |iriichinU's ri (|ii(' li's picils ne 
li'|iiisciil |i;is MIT II' Mil, le iii^ihiilr liil|ill iiir ^ill\ lll^llllM•('^ sii|i(''i'ii'ill'S itli 
iiicMiM'iiii'iil ('iiiTLiMiiir (sciiii- les iii,iiii> ^i\('c l'orci'). hi jjiiiilic ilii i-ùh'' 
|i;ii ,il\>(' ('\(''iiili' lin iii(Mi\riiicMl ircNlriisiiiii mit Ni (■|li■^s(■. hiililis (|iii' la 
laiiilii' lin n'ilr sain irslc iniiiiiiliili' : iiiniiM'iiii'nl lirNlcnsioii ilc la jainlic 
liaialsM'i': '_'" r^liMiiin sur un pian Innizdnlal n'^islanl. dans Ir il('>(iil)ilns 
ilnisal. les liras rr(iis(''s sur la |iipilrin('. si le inalailc l'ail un rllnrl |iinn' se 
iiicllri' snr smi si'anl : ilii n'ili'' |iaral\S(''. la i-iiissc cxi'inli' un iiioiiM'iiirnl 
(II' llcxiiMi sur le liassin. ri le laliin se iliMaclir (In sul. landis (|nc (In ci'ili'' 
(i|>|iiPS('' le nii'iiilirc inIV'ricnr rcsir innnoliilc. un liicn la llc\i(in dr la cnissc 
cl le siMil(''\cni('nl i\n lalon ira|i|iaraisscnl (pic lardivcinciil cl sniil liicn 
iiKiiiiv inanpK's (|iic dans le incnilirc allciiil de |iaral\sie. I.e iimmiic 
niiinvcnienl ass()(i('' se re|ir(Hiiiil, ipiand. a|ir('s sV'Ire mis sni' snn s(''anl. 
It'v liras lonjiinrs (■r(iis(''s sur la iinilrine. le malade |Mirlc le Inmc en 
arri(''re |i(inr rc|ii'endre la posilinn |irimili\e : ce mninemenl ass(i(i('' de 
jlc.rinit rdiiiliiiicr ili- 1(1 cuisse cl du Iciiiii- csl de licanc(in{i le pins l'acile à 
rcclierclier. cl le plus imp(H'laMl : ."" le malade csl (■Icinlii sur un I il. dans 
le di'eniiilns ddisal. les bras cr(MS(''s. les cuisses lli'eliics siii' le liassin, la 
lace posh'rien rc des ^cimmin rcposanl snr le pied du lil, les pimlics pen- 
daiilcs: il l'ail ell'ori pdiir se niellrc sur son s(''anl : du (■('>!('■ sain, la cnissc 
resic imiiKiliilc, du ci'd('' malade, la cuisse se ll('>( liil sur le liassin cl la 
jamlic s (''Icnd sur la cuisse: ainsi un ohscrve en ini''iiic Iciiips les iimii- 
venienls assueii's de llcxiun de la cnissc cl d c\lensiim de la janilie. Ile 
ces lll(_)UV('lll('nls, celui de llcxinn de la cuisse csl le plus cdiiimun. 

SlrÛlU|iell a d(''cril sons le nom de iihciKiiiictic ilii jaiiiliicr (iii/crici/r 
nu sii;ne analoi^iic. l,ors(pic l'on dil à rii(''inipl(''jii(pic de ll(''cliir snr la 
cuisse sa janilie paral\si''e. ce moincmenl s'aceompai^nc d nue conliacli(ni 
f\\\ iainlii(>r aiili''rieiir ciilraiiianl la l]e\i(iii dorsale cl raddnclion du pied : 
le plii''iioiii(''iie cs| encore pins ne! ipiaiid on oppose nui' ri''sislaiicc au 
mouvemenl 

(irassel l IDdôi a moiilri' ipie rii(''iuipl('';;i(|ue, {(usipiil n Csl pas Irop 
paraiysi''. peu! souievei-aii-dcssus du pian du liteliaciiii desdeux iueiulir"s 
iuri'iieuis, mais (pi il ne pciil ('"lever les deuN enseiulilc. Si on dil au 
malade de sonle\er son inemlire paralvsi' cl de le lenii' eu I air, il \ arrive 
racilciiieiil : mais si, à ce momcnl-là, ou sonlc\c le niemiMC sain, le 
memlire paralvsi' lelomlie. 

IlooMT I |!KIS| a l'ail i'('inar(pi('r (pic, si on commande ii un lii'inipir'tii- 
(pic d ('lever la jamlic saine an-dcssiis dn lil. on coiislalc lii's iicllemeni 
ipic le lalon de lapimlic malade exerce une pression snr le lil ('(hiiiiic 
ponrpreiiiire nii poiiil d appui. Ile même lors(piil clicr(dic à i''le\ci' la 
iainlie malade, ipi'il \ ri'nssisse ou non, on seul lonjours sur le lil la c(mi- 
lre-pi'essi(jii du ci'ili' sain. 1. esl |;i nu plK'nonK'nc ipii apparlieiil eu propre 
à I li(''mipl(''i;ie or;jaiiiipic. lîaïmisic ilîMI'.h a siuiiah' une parlicnlarile de 
même ordre. In licinipli'',L:i(pic clan! coiicIk' sur le dos les jamiies l'car- 
léos. si on lui dil de rail ICI 1er sou m en dire sain à c'ili' de celui dn mcmlirc 



I 



I r.oriii i:< m i i i/n/// /// , is:; 

|i.'il':il\>i'' Idiil cil i'iii{ii''rli;iiil Ir iiiiiincnicnl <|i' vc iiiikIihic. dii \(iil le 
Il ICI II lire |i.'ii'al\s('' m' r;i|i|ii'i)i'lici' ilii iiii'iiiliii' ><iiii. .\i'i i i I '.i I (I i .1 l.iil 1 11 11:11 - 

i|m'c i|Mi', dans rin''iiii|ili''^ic (ir^.iiii(|ii(;, lui>(|iii' le iiLiliidc claiil ilil I 

lli'cliil II' lidiii- en ;i\aiil. un xnil Ir iiii'iii lui' ilii in\i' li(''iiii|il('';:i(|iii' --c 
llfiliii AU ;;('ii(iil. I,iil^i|iic Ir iii.iLiilc l'Iaiil dan-- le il(''(iii)iliis (iiil^al . un 
>uill('\t' |ias.sivi'illi'iil l'I liMir à hiiir ji'-- ilciiv iiiciiilii rs iiirt'iii'iii--. nii \iiil 
i|iii' (In ('0(1'' paralvM' la {aiiiln' llccliil an ni\i'aii du ^cimn cl ic^lc ilinilc 
du ciMt'' sain. Ces pailicniaiih's s'iiiiscrxciil ciicz riii''ini|dcgi(|iic cunliac- 
Iniv 1)11 iiiiii. An inciiilM<' sii|ii''iiciir S(in(|ncs ilitdTl a di'nil •sini-> le 
iKiin de iilicniiiiirnr ilfs ilitKjls le |dH''inMiiciic siiixaiil : I(iim|iic I Ih'iiii- 
|)l(''i;i(|lli' \ciil sdiilcvcr sdn liia^- |iaia I\m' (iii \ciil \r> (liii;:ls ^l'Iciidrc id 
s'i'carlcr par cmiliai linii Ar^ iiih'nissciiN. i\(i\. l'flils sKjacs dr fliriiti- 
l>lr<lie. p. ■J(in. I 

Troubles observés du côté des membres sains. iiniwii-Si'ipiaid 

le piiMiiicr >i^;nala la paii'sic des incinliics sains dans I licniipii'gic. l'ilrcs 
iniiiilra : ({lie la |ii'i'lc de lorec i'>l pi'iipiii'liiiiiii(dleiiieiil pins i^iaiide dans 
le ineinhre iniV'iienr (pie daii-^ le incnilii c vupi'iicni- cmiespinidant ; (pie 
cel all'aihlissenienl des iiiciiiIm-cs du ciih' uppiivi- à | lii'>inipli''^ic c^l d'an- 
lanl plus iiiar(pii'' (pic 1 lu''iiiipl(''!^ie c-^l pln> i(''ccnlc. l'I ipie peu ;i pen il 
(liniiline : eiiliii (pie ei'l alVailili>--eiiieiil inii-~(iilaii-e ne ■» aeeniiipa^ne pas 
en •.;(''n(''ial de lidiilde-^ appi V'cialdev daii-- le^ lnneli(in> de iiii)|ilil(''. I)ij;iial 
a insi>lt'' -.iir le^ xaiialinn^ aeeidi'ilhdlev île cet ('■(al de> lnrees soli'^ l'iii- 
llnenee de eaiiM's di\ei--es iiiniine-~ mi jneiinniies. 

Les inenilire-- du ei'ip' -.aiii peinenl pre-^eiiler un eerlaiii deun'' de paili- 
ei pal il ni à I elat spavniiiilii|ne. \\ e^lplia I. |le|Ciine. I)i;:nal mil nii-- en leliel' 
la lr(''pidaliiiii r^pilepliMile dn pied dn ei'ili' --ain: Uris^aiid. l'ilres \ mil 
Cdlistali'' I e\a^eialimi du iidlexe inlnlien: I aiire. I evaui'ialimi dn rellexe 
radial : en lin. lri'-< eMeplimiiudlenienl. la eiinlraelnre peni ensaliir le ni h'' 
sain (llalldpcan, lirissand. l'ilrcs. Hiuiiali. Xidniis (jiie. d'iiiie laenn ;;i''iir'- 
ralc. ces Irnnldcs dn cnli' --aiii --mil Imijniirs lieanemip iniiins iiiai(|ii(''> cl 
licaiicnnp iiiiiin> li-i'ipienls an inenilne ^npi'rienripi an nieniiire inri-rieiir. 
hails ce dernier nieinlne la eiinlraelnre penI nir^ine parlnis l'dre assez 
prnnonci'e : iiiai-~ e e-l la nue i'\ eninali le Iml rare. 

(!cs trnnlilo de la iiKililili' dn ciMi' sain r(d(''\iMil. pnnr l'ilrcs, d une 
dr'uV'iK'rcscencc liilah'ialc des l'aisccaux pyramidaux sons rinlliieiK-cdimc 
l(''siim (•(■'ivliralc nnilalérale. d(''j;(''n(''rescciice liilal(''raic (|iii tioiidrail à 
I ciroilcssc des cnnncxidiis ipii i(dicnl enire eux le'~ deux i'aisccaiix iindciirs 
cl à rirn'î^iihirih' de dislrilinlidii des l'aisecanx pyramidaux. L'cxislciice 
dans la iiiiudlc r'pinière d un laiseean pvrainidal lionioIaU'rnl \\\uvn[oi\', 
llcjei iiie cl TlnniiaM. ipii dcMCiid dans le ei'ili' lidnioldj;ne de la nidclle sans 
(K'-ciissalimi. snl'lil ;t expliipier re\i--lenee i\r^ Ironldcs r(de\i''s dn 1 l'ili'' sain. 

Réflexes. — Les ndlcxc^ lendincnx smil diiniiinr's mi aludis. à la 
pi-ridde de paralysie llaMpie. 

I.drs(|irils smil aliidi'. — cl la eliic-c csj rareineni idiservi'c — ils 
rcparaisseni loni an diliiil de la p^M'iode spasmiidiipie. cl leur irappari- 
iion ainKMicc riinininciiec de la e(Hili'aetiirc. 



I.iir>(|iir hi itiiiliarliiic ol rdii-liliii'c. les i('llc\('s Iciidiiiciix Minl lirs 
cxiij^i'Tr's. I.;i |>ci'(il>'-iciii lin Icinldii Kilillicii |ii'i)(liii| le s(hiI('\('Iii(MiI 
linis(|iic l'I (Mi('r^i(|iif lin pinl i|iii rrlniiilii' rnsiiili' ioiiidcnu'iil ; |i,iiioi> 
iiir'iiio iinr seule |iernis>iiHi esl suivie île ileiu nu Irdis seeoiisses, d'iMie 

l'Ii.iiielie (le ln'|M(l;ilii)n ilii mine. I,;i |ieirn-<-i(iii ilii lenilon ilAeliille 

enliiiine l'exlen-ion iln pieil. I.a |ieiinssiini ilii lenilnn iiiliilieii du cùlé 
-;iMi ili'Ieiiniiie dn ei'ili'' paiMlysi^ une riinl lael ion des addilêleurs: <-'('Sl 
le l'éMexe ennl ni-laléial de i'ieiie Marie, la |ieieiissiini des leildniis des 
ladianx esl suivie d'une lle\iini de I a\aul-liias sur le hra^. I.a |iei'CUSsi(Hi 
du leudnn dn liiie|is idend le Ina^. l'ai iele\aiil hi nsi|ni'uieul la puiille dn 
pied ci en le niainleiiaiil dans rcl ('l,-!!. le pied esl :{•/]{(' d'iMie série de 
sceiiiissrs : i''rs| |,. iliinnsini plnaioinène du pied, on Iri'pidation (''pile|)- 

liude. l.e phi'a eue analiii:ne ,'i la main i|iie lini nldii'iil eu relevaiM la 

laee palmaiie de eelle deiniéie l plir'iiiiinèue de la main) esl Iieaiieoup 
plus laiemeul idiseivi''. \\\\ alpaissaul In usipirnienl la lolnle. on 
idiser\e scnneiil aussi luie s(''iie irnseinalious ascrudanles el ileseeu- 
ilaiiles de eel us i I n'^piila I iiin . phrMMMuèlle de la nilnlei. l\(]V. Itr/lcxcs 
lf)i(liii(-ll.r. 

Les n'Ilexes rulaiii's pi ii\eul siilnr les iiir'iues mndiliialious. \ la 
pi'riode de llaceidile. le iidleve alidinuiua I peu! elle aliidi ( liiisen liaeli i : il 
réparai! alors à la pr^rimie de eoiilraelure. 

Mais en Lii'iiina! les n''lle\es (:ulau(''s smil ennserM's. l.e rt-jh\xc ciildiK- 
lihniliiirr r-^\ d'ordiiiaiiT e\aL:i''ré: il es| surloul mnditir' dans sa ibl'Hie. 

l.e elialiinille ni de la piaule i\[\ pied, le L;ral|enienl a\er la |ioiiilc d'une 

l'piuiile iir^lermiiie une //e./7'(y(( ilaisiilc du ;;riis orleil. el ipielipiel'ois des 
autres (oleils. an lieu du iiiini\eiueul iiornial de lle\iiiii phnilaire. l'a' 
sigillé il oui nous de\iins la iounaiss;inre à llahiiiski ( | S!I.S i a nue grande 
\alein- pour le diaj:nos|ie des |i''sions i\r |;i \iiie pyramidale. Il peu! par- 
l'ois être conslali'' ipndipies uiiniiles après lallaipie d lii'iuipli'iiie. iVoy. 
Si'tnioUxju' (les ri'llc.rrs. 

l/é[u(le des modilieal ions drs ridleves leiidinenx el eulaur's a douui'' 
naissance à un lerlaiii iiondne de sit;nes diai;uiis||(|nes de I hr'Uiipir'jiie. 
ipie j'iMmlierai plus loui. 

Évolution clinique de l'hémiplégie. — Ij inlensilé de la (oii- 
Iraelnre peni l'dre exjreme. Les arlienlalious soûl imimdjilisées. loul 

nionve ni esl impossible el le malade esl eonlini' au lil. 1> autres l'ois 

elle esl il peine marquée: elle es| dite alors laleule el ne s'auuouee 
v;nére ipie pal nue •j.rwi' dans les mim\emenls el I e\aL;i''ratiou des 
n'dleM's. Ijilie les deu\ exllémes. Iiiiis li's in lermiMliaires soûl pos- 
sibles. 

U ordinaire, après a\oir i''li'' lé'jière an ilidnii. la eoulrailure auL:nieule 
jusipia un eerlaiii dej^ré, permctiaul la marche, et persiste ainsi iinli'li- 
nimeiil. iui'irmilè' ioni|iatil)le avec la vie. Kxceplionnellcmeul. elle peut 
ri'troer'der el les membres paralysi's i-evienueni à une troisième prniode 
caracti-risée par de la llaeeidili''. avec perle des r/'lleves. (lelle llaecidili'' 



I nul l:l / - /'/ / I MnTII.I I r. is: 

Il l'^l rii rien (iiiiiitiil ^ililc :i irllc ili' l,i |iii'iiiii''i r |M''riii(li' : il s',|oj| \,\ 
il une aiiiv(»li-(i|iliii', cl >i l,i conli .icliirc dispMi.nl , i'i--l (|n il n'v ,i |ilii^ ilc 
miisclcs sur li'si|iii'ls l'Ilc piiisM' imilcr '-<iii acliuii. liiiliii l;iiil iiiiil ii'\ 
:i |i;i- ir.iiii\ii|iii|iirK' l;i ( iiiiliviclilili' l'irclriiiiic ilc^ iiiiim-|c> ii-»|i' 
ll(ini!;ilf : l'ii |i;il licllIiiT il \\\ a |i.i^ ilr n'.iclion ilr ili''i;i''ii(''lr>cciicc. 
(\(»y. Sciiiidlofiic (■li'ctri(iii(' (1rs nerfs <i îles iiiiisilcs.\ 

Telles soiil les vai'iélés (réviiliiliini i|ne |iri''vi nie rii(''ini|il('7ie inlciise. 
mais rii(''iiii|ili'.L;ie esl loin île se iiKinlrt'r Innionis ii\ee îles (■;iiaelèi es 
aussi |iroiiiiniés an ili'linl el. sans |iailer îles |iaialvsies |iailielles ileiniili'e 

— in(Jii(ii>lrf/irs — i|iii seiiiiil l'Imliées phis luin. cm nliscixe sninciil ilrs 
t'ormes iriiilensili'' iiiuveiiiie dii léj^èie. ees ileinirii's ne ((iiisislaiil i(n Cn 
une lé^èi'e ilillVTenee île la rour enire les mciiiJHes de-, dciix cùii'^ iln 
eorps, piinvanl ne iliner que i|neli|nes jnnis (in (|neli|nes liciiies cl niciiic 
Miiiins eiieiiic. — /(<'/« //y/eV//V Iraiisilniic. 

(ies ln'Mniiiléi;ies lép''res, i|ni siinl |iliiliil ilcs ln'iuijKirvsirs. |icii\ciil 
éelia|i|ier à nii exaincn sii|iiTli(iel. Siinxcnj. en l'Ilel. elles ne se iiiani- 
l'eslenl i|ne |iar une t^èue li'iière dans |,i (h'inairlie. un |ien d'inhaiiileli'' 
dans eerlaiiis uiiinvcinenls didiiaK des (|(iij;K — nindrc. Ii(inliniiiei' nu 
vèleinenl. l'ci iie. elr. (!'i'sl dans res ras aussi i|u"il l'anl s assiirci- d almnl 
si le sujel es| dinilier un Lianelier. l!es| dans ces eas enfin ijne I Un 
devra reelieielier le sii/iii' de la jiid/inlion de llaliniski, de inèiiie (|ne la 
|ilupai1 des anli'i's pelils sij^m's (|in |M-eiiuenl dans (-('s eas seuleineni 
leur inipiii'Iauee el i|iii sennil elndii's plus luin. 

Contracture hémiplégique d'emblée, par irritation corticale. — Si 
dans riiiiineiise luajinili' des eas la eoiiliailure n'apparail du ei'ilé liiMiii- 
pléj;ié ijll après une piTimle de paraivsie llasipie. il peu! arii\ei- eepen- 
ilaiil que la euulraelnii' si' niiinlii' d l'inlili'e. .lai dr'jii inenlinnne la 
possiliilllé de celle conliacliiie dans les cas d iniiudaliiiu \enl licnlaire. 
Dans daiilies cas le pioccssiis cs| dilliicnl, ilsa^iil aliiis d'une lesidn 
corlieale: mais la lésiim esl pliilid iK' iialnie iiiilalive que deslniclive 

— plaques de méuiufïo-eueéphalilc de iialnrc s\ pliiliiique ou aiilie, iiilil- 
Iralidii i^liiimalense. elc: — el la cnnlraeliire |ieul eimsiiluer à elle 
seule. |H'Uilaiil iiii temps pins un inoiiis hiiig. Imile la svuipliiiual(iloL;ic. la 
paralysie mulricc élaiil très lailile nu presque nulle. J'ai eiiiislalé nw eci- 
laiu nniulire de ces faits où il existait, en même temps f(u une cnnliaclnn' 
plus ou miiiiis iuleuse. des svmpti'imes d épilepsie partielle. Dans ces cas. 
I iiilerveuliiMi eliiiur^ieale peut diiiiner parl'ois d c\cellcn|s residlals cl 
diminuer cousidi''ialilement I inleusih' de hi ciniliaclnre. ainsi ipic j'ai 
('■II'' à inèiiie de le eonslaler. 

Complications et symptômes associés. — Les IkjhIiIis d,. 
la motilitt'' que je viens lie di''criie cniist il lient essentiel le me ni la SMiiptn- 
lliat()lii;:ie de 1 li(''iiiijiléf;ie. Mais le s\ndniine peut c(Hnpi cndiv en (Ullre 
il autres symplouies secondaires. 

i" ÏP.oriîI.KS MOTF.riis l'iiK-HKMll'lM.iijri s. — \\aiil ijuc la paiaNsie ne 
s installe, nu au nioment miMiie où elle se pnidnil. penxeni appaiaitie 



-7 . !//('/ '",//; ///■ sr-/7 .1// M l;lLi X. 



(les iiiiiMilsidiis |i,iilirlli's cl lie l,i cinil i .irliin' |ir(''c(jcc, s\ iii|i|('miics diiiil 
i :ii iiiiliiiiii' |i|iis li.'iiil l.i M^iiiliciiliiiii. 

l'iilTdi^. rii 'iiMiili'Liii' l'sl |irt''ct''(l(''f'. |irii(l;ml un (iii (lcii\ iiMii>. i\r iikhi- 
rrmi'nh iiirdiiiiilii i ri's di's iiii'mhri's. — li(''iiiicli(M(''i', h(''iiMlr('iiilil('in('iil . 
— (Il' |M'ii (le (liii(''c. cl i|iii (lis|iar;iissciil (|ii;iii(l l;i |)ai;ilysic ,ini\c. h'aii- 
li'cs l'ois ce soiil des ci'iscs [Vi'pilciixic jKirlii'llc. 

'2" Tiiouni.Ks Miiii;iiis iiisi-iii;miim.i;(.:i.ii i>. — Les InniMcs iniilciirs |i(isl- 
lir'iiii|drL;i(|iii's siinl IVimiiiciiIs cl liicii ((iiiiiiis. Ils se iiirsoiilciil mmis des 
;i^|icrls l|•c^ \;uii''s, ii.iiTdis i\ lliiili(|iics cl i(''i;iilici's, siliiuhnilnn Ircni- 
Idciiiciil. |i;iii(iis iir(''L;iilicrs. (ir'sordiiniK's. se i;i|i|ii'iieli:inl di' l.'i (lii)ii''e 
cl de r;il;i\ic. Tdiis l'siyciil. |)iMir se |inid iiiic, une li(''iiii|d(''L;lc cl nue 
eiiiili;ielll|-e |icii .leecnl iii'cs. 

I, c\islence de ces Irnnidcs niidi'nrs |i()sl-licini|d(''^i(|nes csl cdiinuc 
dcjinis lnMi;lcMi|is. Itéjà. en 1 iST)."», Ti:ivcrs {liddiiiil nii eus d'li(''iiii|d('';^ie 
;i\ee nMinvcniciils s|msm(i(lif|nes eli(ii(''iriiiMies. Iji |S7k Weir .Mihdicii 
siiiiiiiic I lii'iiiicliiiri'i' i)<)sl-li('iiiiiili'(iiiiii('. I liriiiirliitréc siiinjilomdlKjnc. 
(iliiireol I einnic. en |.S7."i. id liaviiiiiiid In déeiil djins s;i llièse inaiii:;!!- 
rale. Inliiidnilc par llainniiind en JSTI, la e(iiinaissaiiec ^U' \'(illii''to><(' (il 
de lapides |inii:iés. Iji iNTfi. C.liareol I éliiiiie dans Mi(Mni|iii''i;ie id la 
ia|)|iro(die de rii(''iniclidr(''e posl-li(''mi|il(''ni(|lie. liienh'd un reennnnl 
i Cxislenee d'anlies Irmildes niideuis snivenani après rii(''nnpli''i:ie. 
('.Iiareol diMiil nn Irriiililciiiciil analogue à ((dni de la paraKsie aL;ilanle : 
liavniond iiliser\e des cas sininlani le IrcnihU'iiicril de la sidi'idse en 
plaipies. (iiassel ('Indie ini nionscnienl in\(donlaire (pii se rappiii(die 
lieaili iinp de l'dld.rif. 

\ ei'jjt'' de ces rmines l\pes. il exisie enenre des \ari(dés (dini(pies pins 
eiiuiplexes. I n inr>nie malade peni pr(''senler à la l'ois des niitnvenienls 
in\(diinlaires. i lidréiriinnes, el [\\\ lii'inldenienl \()litionn(d. analogne à 
eeini de la si Iimiim' en phnpies: nn anire aura nn lreMll)letn(Mll exisianl 
à la l'dis an ri'pns i parkinsoniein el pendani les Midn\enieiils (sel(''rosi(jne). 
''n anra alnrs riiez le niTMiie malade A{'[\\ l\ pes dill'éienls associés. 
|) anires l'dis, le honlde inoleur se ra|ipr(Hdie pai' cei'tains eai'aLdères des 
lypes cdmiiis el s en i Idiune par ilanlres, sans se eonl'oiidi'e en l'éalilé 
a\ee anenn dVnx : ce snnl des formes intermédiaires on de Iransilion. 
l'.nlin. dii a niènie (djsei\('' des lails (diniipies où des li'onldes molenrs se 
sneei''daieiil. nn Ivpe disparaissani jionr l'aire place à nn unli'c (l'onrnieri. 
\n^^i. acinidicnienl. lanl-il cdosidérer ces Iriinbles molcnrs posl-lii''mi- 
|di''L:iipii's eiinnnc cdn^lilnanl nn ^rnnpc ( liniipie. dans Icrpud on pcnl 
ponr la l'acilili'' de la di'scri[)lion dislin^ner pinsicnrs Ivpcs. 

lail inipdrianl. les lr(ndilcs molenis. — rii(''miala\ic el I li(''mi(dioi(''c 
rwiir aiilres, — s'accompauneid assez sonsenl d'li(''niiaiies||i('>sie. I.(dle 
liennanesllii''sie |ieul persister ind(''lininienl on an eonli'aire s'alléinier el 
disparallre avec le lenips. 

al Tremblement. Le IrendilenienI pdstdi(''mipl(''^i(pie esl rare. 

Lindii'' par .laeeond, I ernid. (!liarcii|. Ilavnidnd. il pi'nl sininler le Irem- 
idemenl delà paral\-ie ,ii;ilanle. ^e ninnlrer an repos el s'aeeonipai^ner 



Ti;iin:} I < hi I I Muni iri . is7 

ili' -•('ii>;iliciii (Ir (li.'ili'iii ri ilc I .illihiili' sninir'c ilc la iiial.iilic ili' l'ai kiiiMiii 
((jr;iss('l I. l'Iii-- >iMi\rii|. il iia|i|iaiail (|ii à roccaviiiii ilr> iiiiiiiviiirii!-- 
Vii|(iiihiiir> ri '^iliilllr le 1 1 l'iiilili'lili'iil de la mIitusc ni {ila(|ll('S (Hi'i'lllli'llil 
.'1 Kniiaii^M'. I!ln(i| ri Maiiiirs,,,, Mnidrll. (Vu\. Sniiinhiiili- <l,'s hrtiihlr- 
iiiciils. } 

1)1 Dysmétrie. — Dans rii(''iiii|p|('';ii(' lir^ l('';:iii'. rnisir. \iiili ('■■TlKiiiias 
a sijiiiaii' I li'lOi un iroiihlo |pai'liciilii'r ilc la iiinlilili'. caiailc'i i-i' par la 
<lijsiurlnc ili'-- iiiiuiM'iiH'iiN i|lii il(''|iass('nl Ir liiil à alli'iii(lii'. Cclli' iUmiic- 
liic. i|iii ne iliiil pas rlic rdiirniiiliii' a\rr la lUsini'liic par lésion iimi'- 
ht'llcilsc. en illlVéïc par cr lail iprcllc n'a pas la liiMis(|iii'iii' ipir I cm 
iilisiTVc ilaiis Cl' (li'rnirr las. (llnv rii(''iiiipir'i;i(pii' Iriisli' li's iiiinncini'iils 
il\siiu''lrii|iii's sdiil an iiMilraiii' r\(''cnli''s Icnlcniriil. i\ii\. Iliisinrliic. 
p. îitl.i 

Cl Hémiataxie, - Ici. il s'a^il de Irmildcs de la cnurdiiialiini des 
iiiiin\cini'nls xidnnlaircs. de la main cl des (IimmIs en parlicnjier. scm- 
liiaiiles à cen\ ipic l'im oiiserve dans le lalics Inisipic les memlires supi'^- 
rieiH's snnl emaliis, mais nallei;^nanl pas i\\\ minus d après num 

expérience pcrsnniielle nii dei^ri' aussi inlense (|ue dans la seliM-nse 
des ciirdims pMsIi'rienrs liés avanci'c. (loiilrairemciil an\ Irmililes 
lUdiein's ipie je vais meiiliimner plus Inin. riir'iiiiala\ie pnsl-lHMnipli'- 
^iijiic ne cimsisie pas en nii imiinemenl aiinrmal siiraioiili' an ininive- 
meiil \i)linilaire. mais en un Ininlde du miiincmenl Milinitaire Ini- 
inème el qui en allère la rmce de direcliim cl la pn^cisinn : ces! un 
Iriiulile de la ciioniinaliim. 

Ilaus Iniis les cas (rin'inialaxie pcisl-lii''mi|)li''i;iipie i|iril ma idi' dminé 
d"ol)S('rvei-. il evislail une alU^ralinn des st'iisilpilili's snpei'licielles el piij- 
idiides, avec perle iln sens sli'i'i'ouniisliipH'. Les Ironhies de la sensi- 
liililé priironde — perle du sens des alliluiles — me paraisseni èlrc 
iiidispensaldes pnur la prodnclinn du syiidi'diiu' alaxie dans ces cas, 
alaxie ipii est 1res aii;;nienli''e par I occlusiiiii des veux.- cl i|ni du resie 
se renconlre liinjimrs à un dej^n'' pliis nu nmins acciisi' dans I liiMiiia- 
uesllu'sie (le cause crTidirale. \ip\. Ilrinidiirallirsic ] 

ill Hémichorée. — I. li(''micll(Mi''e apparail irnrdinaire ipiand. apiès la 
pliyse preiuièrc de paralysie, le Miinivenieiil cnmmeuce à ii venir dans les 
uiCMihn-s. Elle esl caiacli'risL'i' pai' des mouvemcnls iuvidniitaires, irn''- 
;;iiliei's. nccupanl les mains el le plus snnveni loiile ir-leudue du 
membre. Ces monvemenls exisleni i|nand le memliie esl au repos; ils 
soiil exa^i'ii's |iar les niouveinenis voloniaires, ipie leur pir'selice vieni 
ciilravcr. I.e sdiiimt'il seul les fail cesser. D'abord peu iuleiises an dr^bii!. 
ils auniueiileriL pi'ogressiveiuenl d'aniplilude. h'ordiiiaire ils persislenl 
jusipi'à la uioi'l. Dans un cas cependaiil. observi' clie/ une renime }\>^rc. 
je les ai vus s'alléuuer <'l liuir |iar disparailre presipie cdinplèleiuenl. 
Ces niouvemeiils i'es|)eclenl d'di'dinaiie la l'ace. Très rareiiieni l'IièMiii- 
cbdréi; pn''cède l'allaipie (riii'niipli'uie. Un verra par la suite ipie l'IiiMiii- 
i-liorr'c cdinnie riii'mialaxie l'iinl parlie du Siiinlruiiir llidhnniijiii'. 

ei Hémiathétose. Les monvemeuls allndosiijnes snnl liiuil(''s aux 



^rMioi.niiii: Di' sv<ti:mi. .\/:in uw. 



(•\ln'iiii|(''s, n |;i iiijiiii ri :iii [licd du colr |i;ir;il \m'. IU niiisi^lciil (lii:. ."(."i 

rii iiiiiiiM' Mis iindloiilaiics, Icrils ri rx.ii/i'rrs, dr llr\inii r| dVvIriisidii. 

d'.ilidiiilidii rt d'jiddliclioil (1rs d(iii;ls. des nrlrils, du pdi^iirl rl du ciui- 
dr-|Mrd. jl.iiis im c.is d'li(''iiii|di\L^ir r('n'lM;ili' inr.iiilijr (|iir j'ai (iljsrisr. 





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Fiï. .--,. — M.im ,lii liiahi.l..' MIriiil (lli.-n.ia I.i~ cilr |.:ir liriiiipir;;!.' .-.■ivl.ial.' iiiLiiihIr, ivimvm'mI.' 

il:iir- |j |i;;iMV liï. — Eli lU.-lil.- I.'H1|.~ .|M.' ilr. „■..■ iilv .Ir IIOMCIII cl i|V\l .-IIMOM illl cnial il> iL'^ 

■l"i-l- .-1 (ill piiifTIiet. il '■\l~\r l.-i a,- innu,,. m- (Ir ,,i „i m I i.Mi ct .i.' s,i |,iii;i I ii.ll . — CcMle |ill..l,. 

Kra|ilii.-in-laMl:.lnVM.<l pris.- :iii iiinni.'iil .liiii n.'inriH rv, ,.s.ir ,1.- |ii-,.iiali..ii. |.n,l,> à un d.;;i.' 

'•■l. (|1W l.-i m.-iiii a Milii 1 ■.ilali.iii .■. Irl, ,■! ,|ih' ^:i I; |ialiii:niv paraît vUv >lli !.• pn.liili'^.-- 

111. 'ill (Ir la larr ,loi-.:il.- ,W lin aiil -iiia v 



iU iirvislairiil (| laii^ 1rs iiiii^rlrs iidrinssriix des liiailis rl des |iirds. 

l'aiTois ils irssriiildriil à des arirs \ (jjniilairrs, plus soinrni vi' soiil drs 

iiidinriiiniK di' rriilalidii. des lurinriils t\i' tcnlariilrs dr iioiilpr. Os 

iiii)ii\riuriiK siinl |iriiiiaiiriils : ils r\is|riil ail !'r|)(is. Ir |diis --(iii\ciil 1rs 
iiiDiivriiiriils \idiinlairrs 1rs rva;^ri ciil . paiTdis criicmlaiil ils 1rs alh'iuirnl 
mai-- r'r-.| la iiiir lirs larr 'r\cr|iliiiii. Ils aili;iii(>lll('iil d iiilriisilr h crt- 



imniiiis 1,1 / 1 Minnirf:. isy 

l.iiiis juins, à ccrliiincs licm-cs siiiis (ju'itii |ini>>(' en dire la liiisim. Les 
i'-iiiiiliiiiis Il's uuj;iiit'iitLMil liiiiiums. l'arl'iMs hm'hic iK ii cvislcnl |ii('si|U(' 
|i:iv |insi|iii' ralli'iiliiMi ilii "•iijrl csl dislrailt'. I.r viniiirifil ciiliaiiic |iii'm|Ui' 
IdiijiMiiv li'iir ili--|iai iliiMi. Ij'^ iiiiiiiM'iHi'liK ;;riiriil --iiii;iili("'n'iii('iil le 
iiialaili' i|iii. Il' |)lii-- siiinciil. |)imii' les ('iii|ii''i'lii'i'. iiiaiiilii'iil la main nialaili- 
a\i'r la main vainc. on li\i> la main malade dans nnc |i()siliim vai'iahlc sni- 
\anl li's snjcls cl dans la(|ncllc I iiilcnsili' des mi>n\emenls s alh'nnenl. 

Parfois a|)|)aiaissenl des spasmes uilermilienK, -m le de i unit aelni c 
|iassa^ère. ({ui fi\e. |iendaiil un eeilain lemps. la main un le pied d.ins la 
piisilimi r(ir<'ée ipie li'in a ilmnii' ratlndnvi'. Il n e>-| p.is r.iie enlin d dli- 
seivei- nn eerlain de;;i(' d li\ pei Impliii' univcnlaiii' dans li's meiidire^ 
;illeiids. 

I.a lace pcnl cire alleinici le ci'ili' piiiaK^e c--l le --Vr'^v iindinncl île 
uiimaccs essenliidlcmcnl \ai ialdes. didonnanl à i liaipie ni-lani la pli\-.ii]- 
nomie du palieid. .V->se/ siuncnl du ies|e I ^l'iiiiiliini'e cl riii''miallii''lii--e 
coexisicul. lc-> miinvcmenls allndosiiiiies cxi^Linl an\ e\l i iMuili'-- — main 
cl pied — li's mouNcmculs rlmi iMipies siéi;eaiil dans la laiine de> inem- 
liics — inouvciiicvis rh<ivrii-iillicl<ixi(iiicx. l'iaus I lu'mipli'^ie de l'adullc 
les munvemcnls alli(''liisi(|iics ^kiiI e\cc|iliiinucls : ils suni an cmiliaiic 
eomimm-- dan-- I lir'uiipir';;ie ini'anlile. Ilaus riirMni|di\uie ciTiduale inlan- 
lilc hilaléialc. nu pcnl nhscrxec des mnincmeuN allii''liisiipie>~ di-^ deu\ 
cùli''s. (Vov. Allicidsc r\ lli-iiiijilfiiic ici-i'lii-(ilc iii/'diililc. \ 

i.'hcmialiiétosc ne secail ipi nue xaiiidi' de riu'micli(in''e ((lliaieul. 
l'icniliardl. Gowci's). I'!lle pci'sisie lommeelle indiMinimciil : les cas de 
j:uér'is(in i(;()\vei-si snni exccpliiinucllemenl larcs. 

(}ue!le cs| la lévinn d nii icIcm'iiI ces liiinldc^ iiiiilcniv'.' (pii'l rsl smii 
sièjicV l'Insicuis llii'niics mil rlr iMiiiscs. (lliarcnl. ve liasMiil mii- la cmii- 
cideiicf rrc(|uenle clic/. I adullc. de I iK'miaiiC'-llM'vic cl de ces IkiiiIiIc-- 
moleiirs. avail admi'^ d;ius la capsule iiilcine. en a\aiil cl en delmiN du 
l'iiisci-an sensilIT. l'exisleiice de faisceaux dmil la ir'simi di'lci luiiiciail 
riiiMuicliiHcc cl rinMnialhélnse. liammoud. (inweis. \iillinaL;id mil smi- 
leiiii ipic ces miiuM'inenls i''laienl dus à l'alliTalinu de la pallie pnslé- 
rieiire de la cmiclie npliipic. I.'cxislcnce d'une Incalisalimi spi'ciale dans 
la produclitm de i es mmiM'ineuls es! eneni-c disculée. Pour Kaliiercl l'ick 
(|S7!M les lUDUM'ineiiK piisldiémiplt''gi(|nes relèvenl de l'iitilalidii des 
liliies |i\ramidales sur nn poiiii ipielcnucpie de leni liajel. du cmlex à 
leur leiininaisoii. I.a dcsli-ucliou du faisceau p\iamidal enlraine la para- 
lysie, son iri-ilalimi. la si'iie des mmnemenls involmilaires. Récemmenl 
M"" Yii^l cl (tppciilieim il'.llh mil l'ail jouer un ii'de im[)(nlanl aux 
lésions des noyaux leulienlaire cl <audé dans la palliogénie de i'aihélose. 
Les lésions lin pédoncule céréljcllenx snpi'M-ienr peuv(>ul aussi produire 
des mouvements climéo-atlK'Iosiiiues. 

Troubles de la sensibilité dans l'hémiplégie. - l.'a|iparili les 

Irnnldes paralvliques peni èlre précédée el comme amiouci''e par des 
trouldes de la st>nsil)ililé subjective, qui peuvent apparaitie paiibis \(m<i- 
temps avant I lii''iuipir'i;ic. Ces Ironldes seiisilifs pir'-liéiuipl(''i.'i(pies. ipii 



l'.iii >i:Miiii.(ii:ii: m ^)-sr/:Mi: M.iin.rx. 

lir siiill |iii^ lli's IJIIC-- illl |■(■-^l(■. ciillsislclll rll (irs scii^,-||iiill-- ili' l'iuilliii I- 
Iciiiriil. irriindiirili^-'i'liii'ill . |i;iliiiiv hr-, iir^nililcs ri cniiiiKir.-ihli'^ ii ( rllrs 
(le roiij:l('T: (|ucl(|iicl'ois. il s'ii^il ilr donlriirs \i;iics (|;iiis les iiiiiscIrN. 
les ;irli('ulfili(iiis oii sur Ir liiijcl des iumIs iI'Vt(''). Les riiiiniiillciiii'iils miiiI 
(rnriliii;iiri' l'iilitlilii-- ;i\i'c CMiciTliiilidii : 1rs iliiiilciiis smil csMMilirlIr- 

ni |iiini\\slii|iic^. I,'liriiii|il('jiic (■(insli|iii''('. (iii |m'iiI rncdic nlivrrvcr 

ilr^ (loiiliMiis. lies rdiiniiillciiicills, (\f^ sciisaliuiis i\f lin'iliirc (laii> lr> 
iiiciiiliK's |i;ir;ilvsés. ainsi (|ii(' des liiiiililcs lirs iiiai(|ni''s de la sciisijiijijr 
(ilijccli\c. Ilaiis le Sijii(li(iiiii' llKildiinijuc i cxislcnii' de i r> diiiilrnis es! la 
r('i;l('. (V(pv. Ili'-iiii(iiicsl/ii''sic il orlf/hic (■(■i-vlinilc] 

Troubles vaso-moteurs et trophiques dans l'hémiplégie. — Ici. il \ a 
lieu de laiiv uni' disliiiclioii siiisaid (|ii(' le snjel a l'Ii'' IVappi'' uni' Idis 
^(111 di'\clii|i|i('in('nl r(iiii|drl"iiiciil arlii'\('' lii'iiii|il(\uii' de l'adiillc — (iii 
Miivanl (|iril a ('h' allciiil dans sdii lias l'i^c. son ridaiicr nn snii add- 
Icscciicc. liciiii|di\L;i(' iMlaidilc. Iii''iiii|d(''i;i(' des adolcvcrnK i \n\ . |i. -J 'i,"i |. 

ll(-niiiilc<jic (!<■ fdiliillc. — les pallies d(''(di\rs di's iiiciidiics parai \si''s. 
la main cl le picil. pir'^cillciil une cdliiralioii loiiiic \ iiilac(''c. siirloiil 
accnsi''(' liirsipic I allrcliiin cs| aiiciciiiic: la prcssirin l'ail lli^parail|■c celle 
leiiile cl laisse a '^a place une cidiiraliiiii il iiii lilaiic livide. I.a Iciiipr'ia- 
liire csl aliaissi'c, la main es| rniidc cl siiliil riidliiciicc de la leiiipr'raiiirc 
amliiaiile. La (inirlie spli\i;iiiii,m apliiipie de la radiale dn eiili'' paralvsi'' 
cs| mniiis rdc\ l'c ipie du c "iir^ sain i.iiiain |. Apres injcclidii de pilocarpiiie 
du ci'ili'' paralxsi''. lin ctinslale I c\a,ur'raliiin de la Idncliiin siidorale cl une 
ani:nienlaliiiii de l'iinipliliide du punis (l'arlidii. l'.MIIh. 

\ lilrc e\ceptiiiini(d un peni \iiir le ^rand s\ nipalhiipic pailicipcr à 
riii''mipir',uie (Xollma^el. Secdi^niullei'. Vulpiain. La lempr'raliirc s'rdcve 
du crili' paralvsr: la l'enle palpr'lirale esl réiréeie, la pupille esl en niMisis 
mais réa^il liicn-.lc uldlie iicidairc esl enldiicr' smis I diliile cl parail pins 
polit; sur la l'ace cl l'iireille du ei'ili'' paraivsi'' la lenipi''i'alnre esl pins 
élevée (pie dn ei'ili'' sain : la narine c^l r(''|i r^cie : les glandes de ce ci'ili'' de 
la l'ace sécrcleni pins alidiidamnienl ipie du ci'ilé sain. Ç.r snnl là {\\\ resie 
(les faits ipii relè\enl d une liicalisalinn spr^-iale de la li''>idii cansale — 
lésion linlliaire — cl ipic l'un n'idiserve pas dans riM''niipl(''L;ie par li''sidn 
liémispliériipie. 

Sons rinlliience des Iriinlilcs cirenlaliiires cl de la pnsiliim iir^clixc. un 
voit assez sonvenl apparaître I ledèine niallénlaiie el I leilèiiie des mains, 
(lel (l'ilème. préeoec, esl il'alioi'd passager el ilisparail par le déenliihis; 
jieii à peu il devieiil pcrmaiienl (llg. ri'ii. l'arl'iiis, smis rinllneme des 
Iriiiililes lidphiipH's. rii'dcme {\\\v cl viiilaci'' l'ail place à l'iedèmc nidii. 
La peau penI s'amincir et la main prendre l'aspecl de la iiiaiii dite 
viicciileiile h.illicri el (iarilier). .Mais ce sdiil là des l'ails assez rares. 
Uaii-- les liémipir'i,'ies anciennes un idiscrvc cdiislammenl. i\\\ ci'ili'' 
des mcmlires paraUsi's, imc aiiunicnlalidn d l'^paisseiir de la iunclie 
liiaisseiise sdiis-cnlanr'c. — \ilipdsc sdiis-cnlance des lii''mipir';:iipies 
( Laiiddii/) I. 

Les iiiililes sdiil dr'rdrmi''s. leur creissaiici' es| irn''L;iilièi'e. ils smil 



Ti;i>Li!ii> Kl I \ Miiin III 



l'.ii 



i''|p;Ms>i> cl >liii'-- li;iii'-\i'i>;ilriin'iil : Ifiir cvl i l'iiiiU' li\ |M'ilrii|iliii''c m- 
n'i-omlii- cil lier lie |ici I iii|iicl . 

I,,i |ic;iii iiiiil iMUiii ic ilcN iin'iiilirc^ |i;ii;ilvsi>-. c--l une |Moie l.iiile .'i l'iii- 
reelinii il ,iii\ liiiillile^ lic- 
|iliii|lle-- : iMiiiiliiiil'^ riii'uueii 
Icil-e-.. |iii^lilcMhilioll>. de. ; 
^iiii^rènc (les cxtiriiiilés |i;ii.i 
lyséos. l'Iiis riv(|iu'iil('s et |ilie 
iiii|HiilaMl('s son! les cscIimio : 
eellcs-ci se iiiimlriMil de inéle- 
iciiiiMii\|iiiiiilsiii'i Ic'^ nieinlires 
|iiii;il\si''s viiiil en eniil.iel ;i\e<- 
le lit. ;iii\ |iiiinK île |irc->--iiin 
lin eiii|is. (le^ cveliine^ |icii\enl 
.•||i|i;irailic :'i ilen\ /•|iiii|iie> lié- 
ili>liiutes. 

I.'eseli.iic |in'eiiee. dffiihil )is 
dCdlii:'. relève silllinil ile- 
Iniuhlos lrii|iliii|iies. Tics i;i|ii- 
ileiiiciil après r;ill,ii|ue, ilè> le 
•J 111! V jour, apiiarail sni- le 
eeiilie île la ft-ssi' du (('ilé para- 
Ksi' une |ilai|Me imx (liciiialeiise 
mal liiiiili'c i|iii ili-paiail à la 
pi'cssiiin: liienli'il eellc taelie 
preml une leinlc eeiTiyinoliipic 
\iiilel siiinliic. à eonluurs luTs, 
la pression ne la tail pins ili-- ^'- "■' - Œ''^''"- 'i'" 'i-. '^' "'"'" ^i»;' ""^- "•""'■^' -i- 

' ' ••inqiiante-sopl ans. allointe depuis deux ans il hciiii- 

paiailre: ciiliii. a|iics la inp- i.i.;^!,- ,ii-,iii.> :i\,'.- aph^si,- iSaiia-iri;..-. l'.m: . 

tnie il'iiiie bulle, apparaît les- 

iTiare sèche, eilloui'éo de son sillini il l'Hiniiialinn. l.ii nièiiie Iciiip-. la 
leinpératnrc s'élève, indice de l'c-lal inreilieii\. l.e plus smnenl. la iihmI 
est la conséipieiice de celte cimiplicalinn. A la pcrimle nlliinc. clie/ I lie- 
iiiipléj;ii|ne cunliné an lit depuis loiijiteni|i'- cl cacliecti(|ne. mi \iiil 
ap|iaiaitrc aii\ points de pression Isacrinn. eundc. laloin des CM-liare-- 
ii lAidutiiin lente, mais qui -^inivcnl -muiI le poiiil île iir'parl irinrecliuii^ 
rapidenieiil mortelles. 

Alioiiliic iiiuxcuhiirc. — Signalée par linmliei :; . Imiil. l'alnipliic 
musculaire des liémiplégiques est anjonnl lini liicn cnnnne. (.elle alid- 

|diie s"oliserve rré(|nenmienl lliji. ârn et, si on \ciil i cLiarilcr ciinimc 

\érital)le atrophie musculaire 1 amaij;i'isscmenl des innseles paraivsc-. 
on peut dire que loule lu'iniplégie saceoiupajiiie d"alriqdiie musculaire. 
Celle ntriipliie peut siuvenii- dans deux conditions, l'iveoce. elle apparaît 
dans les jiicinières semaines ipii suivent lallaqiu', mais elle peut èlre lai- 
dive. .Vn ineinlne supérieur, elle frappe les petits musides des mains. 
T'Uiinence lliiMiar cl li\ pnlIiiNiar. inleiii>scu\ : pri''coce. elle évolue lapi- 




l'.i-j shwii ii.ihiih: iiii sysiCMi: m:hvi:ux. 

ili'iiii'iil l'I j;;ii:iii' l(-~ iiiiisili's ilc r;i\:iiil-lir;is ; |Mrili\r, ci' (|iii csl le eus 
iiiiliiiiiiiv. elle l'Miluc Iciili'iiinil. ih'liiilc |i;ir le rdiiil jiIkIiicIciii'iIii |Mnirc, 

i|ili ilis|i;n';iil ri Ijiissc m .1111 le Iwird 
i'\l('iiic (lu iMi'iiiicr iii(''liii;ii)iirii cl 
rii\,iliil |iro^r('ssi\('iiii'iil les juilrcs 
iiiii^rlr^ (le l;i iiifiiii. (jui se (h^'oniic 
l'ii iiiiiiii (le sinnc, ;i\ec ^rill'c cuhi- 
l.ilr. |l;iiis (les eus loil l'.ircs — je n'en 
;ii l'ciii-diiln' iiis(ni ici (in'iiii cxcniplc 
— I ;ilr(i|i|iic |)r(''(liiiiiiii:iiil de lie;iuc(iii|i 
Mil' les muscles lir'cliisselirs de l;i 
iii.iin cl des d(ii;:ls. (iii peid idisci'\ci' 
uni' .'illiliidc de Li nuiiii. i';i|)|ic[aill 
cidie dilc H de |,n'dic;deiir " ' li^,^ 5<i). 
Il :iiilrcs l'iiis. I ;iiii\(ili'ii{diie se iikiiiIic 
.'1 l;i ceiidnii' se;i|Mil.iirc : dans le d(d- 
Idïde sniliinl, le siis id sons-sea|iii- 
lanc. I.c linnc esl |ires(|iie hinjoiirs 
rcs|iecli'. I.c ini'iiihre inlei-jeiir est 
lieancoiip |dns laiciiicid aUeinI i|iie 
le ineiiilirc sii|ii'i iciir. el dans e(!ilaiiis 
cas I alni|diic musculaire poiil être 
lièsacccnhK'c danscedei'nier (lig. 55). 
l,(Ms(|u elle csl liés (n-(ni(.)iicée on 
jicid ciinslalcr une disparition pins on 
miiiiis cemplclc de la coniracinre dans 
les mendiics |)aial\s(''s. Aux membres 
inlV'iicnis. un obser\e lui bien lalrn- 
pliie des nnisclcs de la i(''i;ion anléi'u- 
cxlciiic ili' la jandte, un bien TalfO- 
|diic des nins( les de la ceinture (Ui 
'!'ni!!|i'i''r'.m'-!'MrM7'n,V!n^^^^^^ liassiu I l'essicrs el parlie snpéricnre 

de la cuisse). Ces aniv()|r()pbies sont 
im nnn acciMnpa.uU(''cs de duuleiirs. I. e\anien des muscles a, dans 
ceilains cas, inunlré la n''aclion de (li''Li(''n(''iescence, c'csl là une pai'licn- 
larilc liés rareuieid idpseiM'c ; le plus suuxenl. luixpie l'atrophie esl 
accenlui'c, un cmislale uni' dimiuidinn simple de I excilabilité l'aradi(pie 
et i^alvaniipie. (iliiiiipiemi'ul, les l'ails soûl dispurales: dïspai'atL's aussi 
sonl les l(''sious IrnuM'csii I auliipsie : ( .liarc(d , llall()|ieau. Pitres, J^eydeii, 
lirissand (Mil si;;nal('' des N'siims des c(d'lules des cdiues aidi'rieiiros de 
la moidle; l!(»n(liard. liurnil. Itejerine, Maiincscu uni signalé l'int('^grité 
(le ces ((dlules: dans les cas ipie j'ai (diser\(''s. il n'existait d'autres 
li'sidus (pie c(dles de la ni''\rile p(''ripliériipie ; liabiiiski, Quineke, Kisen- 
Idlii, llmulieriiii id lldlli. Miiialdw, Joll'roy et .\(liard. I)arks( bewitidi 
Il (iiil pu. dans leurs cas, relever aucune lésion ceiilrale (mi p(''ripliéri(iiie. 
l'iiiir fiille^ de la Tiiiii(dle. raiindlrupliie des li(''niipl(''gi(|nes r(d(''\e de 




iiiiii iii.i:> m: i i Moriim. im 

r,iilliiilc ((mcdinihiiilc <•! sdiis-jiiccnlc : |i;is (l'ailliiilc, |i;is (r;ilnii)liic. 

('.l'Ile iiilcr|iii''liili(Mi s'ii|)iili(|iii' iiciil-ètic à un ci'rliiiii noiiiliic di' ciis. 

iii:iis l'ci'l.'iiticiiii'iil |i;iv ii |;i 

j:iaiiili' majdrili . Il ^rinlilc 

iiii|i(issililc lie raiij.;!'!' Ions 

li's l'ails siiiis la iin"'nii' i anse. 

I.cs nn^. |ihi-- IVriiiicnls. 

li'irvi'nl de la \\v\ lilc |M''ii- 

|ih('iii|nf. ii)ns(''(|ut'n((' \ lai- 

scnii.lahic il.' rallail.lissr- 

niciil lin iimiMiir Iroplii.inr 

lies (•('Unies (les cornes anli' 

rieni'cs de la nioi'lle : le-» 

anli'cs. ('\ce|ilionn('ls. rcii'- 

venl il'nMc c iun|iliiali()n. 

ralro|ilii.' lie i c- ceilnles. cl 

consliinciil nncaMiMilrii|iliic 

d'orij^inc sjiiiialc clic/' les 

li(''ini|)lt''j;i(|iics. 

I/arièl de dd'veloppenieni 
des lissns nnisciilairc cl 
osseux dans Vhrmijth'ijic rr- 
irbralc inf(nililc' sera di'eiil 
plus loin (voy. |i. ^lih). 

Arlhropallih's. — Les a il i- 
iiilalions des meuilires para- 
lyses |ien\ent aussi ('■Ire le 
sii'ffc de lidnldes lidpliiipies. 
Kludi(!'s par Scotl Alison, 
liro\vn-S(''f(naiii. (diareot. ces arliu'opalliies sont piécoces : (dlcs a|i|ia- 
laissenl du l.'r au 7>{)' jour api es l'apoplexie. F.lles pri-douiinenl aux 
meniljres s'.ipi'iienis et IVappent |)ar ordre de rrc'ipieiiee le poii;ncl. le 
coude, les aiiiculations des doigts, le genou, le pied. L'articulation 
malade est rouge, empâtée, ced(''niateuse : sa température est angineut('e: 
(die est (ioiilonrense sponta;iénienl. et à la pression la douleur est aiguë : 
le malade accuse des tiraillements, des crampes, irradiés dans les 
muscles périarticulaires. Ces artliropatliies à inarclie ia|pide. Ii(''s rare- 
uieiit observées du icste, ont été longtemps confondues avec les artliro- 
patliies rlmmatismales aiguës, qu elles siniulent. Précoces ou tardives, 
elles iii(li(pient un état général grave et entiainent un pronostic très 
soinlire. l'arlois l'artlirite revél une allure snliaiguë, latente : les dou- 
leurs sont peu intenses et s'accusent seulemenl à la pression ou à la 
suite de niouvenients hrusques. Klles passent sdiivcnl inaperçues. KnIin 
les artliropatliies des hémiplégiques peuvent sinmlcr le rliumatisnie 
clironi(pie; elles fra|)pent surtout l'épanle. puis la li:in(lie. Les autop- 
sies révèlent l'existence de svnovites. La sviioviale est rouge, épaissie, 

llunuM. — Sriiiiolii'.'ic. 15 




i,:;. ji'i.— Défoiiiialiiin de la riuin rap|>,-l.iiit lallilude de la 
main dite de prédicateur, dan^ un cas d'lit'*raiplégie droite 
avec atrophie des muscles de la réî,'ion antéro-interne 
de l'avantbr.is et de la uiain et intéftrité relative des 
muscles radiaux. I.a malade, àsiéc de soixante-sept ans. 
était atteinte d'hémiplégie depuis huit ans (Salpètrière. 

v.mi. 



l'.i'i ■-i.Midinaii: i,r s)-sti:mi: Miiii'h'L'x. 

('(■('llvilHiliiUli' : l'Ile rnniii' iiii Ikmiiii'IcI liirL:cMcnl. \iiil;ii-('' aiiloiir des 
suiTjiccs (liiirlliniili^ilc^. I.i' li(|iiiil(' rsl |ii'ii ;ili(iiiil;iiil. sriiililirinciix. Les 
(•ai'liliii^t's cl liL;;iiiii'iils ',1111! pi'ii cullaiiiiiii's. |i;uT()is ils sont iiirnisli''s 
(["uralc (le sdiidc (Sn>ll Alison): les ^.liiics Iciidinciisos |)arli<-i))ciil au 
processus iiillaiiiinali)ire. La |)alli(i};énie de ces ailliropaliiies n'est pas élu- 
cidée. Le lrauiua(isni(> (Iliizii;). riruiii(d)ilisalioii proldUfji'e ne sautaient 
expii(piei' tous les cas. Ave(- lir()\vn-Sé(juai(l et (lliaicot, «u les considèi'e 
(■(innue des tr()ul)les trophiques siins la dopcMidaticc des lésions (('Téhiales ; 
il Tant aussi l'aii'c jouoi", dans les IVir mes aiguës, un rôle à 1 infection, 
rôle (pie la (dini(pie et raualonii(^ patliologi(|ue s'accordeni à dénionlrec. 

Hepuis !oiij;lenips. on a rcconini rexist(!nce des ccclii/nKiscs rincera les 
dans les h'-sioiis du cerveau. (Mi les a sii;ualées surtout sur le poumon, 
la plèvre, le péiicarde. l'estomac cl I inleslin. l'illes ne sont pas un plié- 
nomèiie précoce, contemporain de lallaipie. mais leur époque d a|ipari- 
lion est tardive; (dles manquent (piaini la mort survient 1res i'a|)idenient 
iCliai'cot). Meunier a étudié les (rouhles de l'appareil rcspiialoire d'orijiine 
nerveuse. Non seuleineni dans le poumon du côlé paralysé on Ironxc des 
Irmibles vaso-moteurs : congestion, iMleclicin, iH'niurraLiii's : mais cCst 
encore de ce cnli''(|ue se localiseid les inrecliims. l.c^ all'cclioiis ai;;nes du 
poumon clic/ les liémi|dé|:i(pies allei^neiil lnii|om's le cn|é paralysé 
I Hosenliaclii. l.e Iroidde lr-oplii(pie pulmonaiic ci(''e un luciis iiiinniis 
rcsisiciill.r pour les miciidies cl l'axoi'ise I (''closion de la piienmunie. de la 
phtisie, de la ;^anj;rèue |mlmonaire (Meunier). D'ailleuis, en ansciillani 
avec soin les li(''ini|déi;i(pies, ou constate souvenl du vùlc paraivsi'' uni' 
dimiindion du murmure vésicnlaire, el, s'il e\isli' de la hronchile 
cliioMiipie. mil' ('\a^(''ialioii des plii'uomèni's de ce côté. 

Troubles de la parole et de l'intelligence. — Avec riH'miplé'j^ie 
ilniili'. nii voil MMiM'iil coïncider I aphasie lol.ilc on l'aiihasie de Hroca 
ipii. ihe/, les i;aiichi'is. aii'ompai;iienl an conliaire I hémipléj^ie j;auclie. 
I,'a|diasie sensiiiielle esl liraiicoiip plus rare. Les snjels alleinis d lii''ini- 
plégie gauche ou dinilc peinenl presenli'i-, snivani le su'<j,r occupT' |)ar 
Lt lésion, des Irouhles de larliculalion des mois, (hsarihrie ou anaiilirie, 
passagers ou permanenls. Olle dvsarihrie esl snnveul peu acceuluée, 
pai'i'ois elle est très pronou( l'e cl simule la paralysie lahio-glosso-laryiigée 
— - ixunlijsie psf'U(lu-btilli(tiri\ — (\oy. Aplutsjc r\ Dijxarlhrir.) 

L'rlat 'nilelk'clncl îles iM'iuiplégiipics est très variable. La diniinulion 
di> la vivacité de l'inlellii^enci'. la perle de la mémoire peuvent conslilner 
nu des prodromes importants de l'hémiplégie. Après l'alta(|ue, l'inicdli- 
lii'iice peul rest(>r absolumeul intacte, le l'ail semble plus l'réipient dans 
riir'inipli''gii' ;^auclii'. Mais, el surloul lorsqu'il s'agil de sujels âgés, le 
plus --iiuM'iil il e\is|e un ili'licil iiilelleiiiiel. La iiii''moiii' esl plus ou 
moins diminur'e: si les lails anciens peisislciil dans le souvenir, les laits 
actuels ne s(ml plus eiiiiiiaL;asiiii's : le caraclère devient coléreux, capri- 
cieux, volonlaiic, mobile: rhéuiipl('gi(|iie jiassi' l'acilemenl de la colère à 
la joie, pleure el rit spasmodi(piemenl. Il relonibe en enfance. Parfois 
s'aiiinleiil de M'rilabli's Iroiibles menlaiix. di'lire. Iialliicinalions, uK'lan- 



rnorinis iii i \ motii m:. r.i.s 

i-alii'. A 1:1 (li'rilii''l'i' liiTindr. l'iiili'IliLicllcc IdiiiIic (•(iiil|pli''lfliii'iil ri li- 
iiial.iil" ilcviciil ;i;ili'ii\. 



Anatomie et physiologie pathologiques. — I, li(iiii|ilr;^i 
l'cconiiail |)(iiii' cmiisi' I.i '~ii|i|ii'i'~>siiiii iIcs riuiilidiis ilii prciiiii'i' iiiMiniii 

Ml 




is. 37. — Zones sensitivo-niolrices de l^i face exti'nn' ilii cerveau île riiomme. Les l'étions moli'ices — eir- 
i-onvoliition frontale ascondanl'e et pied de la deuxième circonvolution frontale — sont teintées en ^ris 
foncé, ainsi que le centre cortical de l'audition comniunc. Les régions sen^itives — circonvolution parié- 
tale ascendante — (S) sont teintées en gris clair. — MS, zone motrice du membre supérieur. — Ml, zone mo- 
trice du mcrabre inférieur. — K. zone de la face, du pharynx, du larynx et des masticateurs.— D, centre de 
la déviation conjuguée île la lête et des yenv. — S, zone sen«ilive. — .\c, centre cortical de l'audition. 
MI. 




i;.'. r>S. — Zone motrice el sensorielle de la face interne du cerveau de Ihnmnie. — Ml, ceiilre du incml 
mférieiir. — V, centre cortical de la vision. — 0, centre cortical de l'olfaction (corne d'.Viumon). 



<i:\iiniiu;ii. hi: ^)>77 1//; M:i;]i:r\. 



iniilciii (Il système pyramidal : son iiii;;iiic ihins l;i curliciilili'' (('n'Iiialf. 
Miil Irajrl (l;iiis |i' jiinl ilii |i('mI(iii(|iI(\ s;i l('iiiiiii;ii-MMi soil il,-iiis lc> iiiiv;iii\ 

7*^ - is é^tiL^to 







Fit;. 3'J. — l.oiMlisalioiis ujolrii-es du cerveau de l'huinra.- Hpuiv . ..iisliuile en se biis:ml mu- les résiil 
lais ohlenus pni- lexrilalion (liiecte de l'écoi'ce par All.-n Mari. Ivcii. lloisley, NanciéJe, (:hi|iaull. i-tr 




Ki'^'. l!l. — l.fs cenlres niciteurs eoiiicaux de l'iM-an 



ijru^ d'a|.i.'< ll^rsl.y cl Beevor (18<.IO:i. 



(Ir l:i (•.iliilli' |irMl(iiiiiilii-|iii!ilii-liiilli;iin'. ^iiil il;ilis 1,1 cnriic ;iiilriinir(' dr 
l;i iiiiiellr. |iciiii('l dr (li''si;:ii('r ce svslriiic >oii^ le ikiiii Ac sjislcinc cDiiico- 
titiclro-ini'thilldiic ilc lu raie ftédiiiHulairc. S;iii^ vuiiliiii' ciilriT dans Ions 
les dtUails aiial()iMi(|iii>s cl |)liysiid<i,uii|iii's, il csl iiiilis|i('nsal)l(^ d'iiidii|iMT 
dans ses {jrandi's ligiios le Irajrl de v[' iicmoiic iiiulrnr, Irl qu'il n''siillr 
des Iravanx les |)lus récents. 



riiiii i:i I ■- hi. I I Mdiii.iri-:. 



ri'iid.nil liiiiL;lrMi|is mi ,'iiliiiil (|ii(' le s\sI(''Iim' |i\ r.iiniihil pii'iiail si's 
/inus et vagin 
Orteils ,■' .'Sillon central 

Cou de pied "-, ,.''>-Uj*- ^ .Abdome 

Genou. 
Hanche 




Paupière ,' Fermeture 

Ouverture 

Cordes 
"'"f^ vocales 



Sillon central 
Mastication 



Sillon central Anus^ct vagin 
Sillon calloso '\ ___~i: .Sillor, 




Kij. il fl 12. — l.:i M\w coclioalc molric .ln'/. le .liirniiiin/i'. ira|irt-> iM'unh^ium fl Shcninglon (l'.ilM 

Dii^iiirs (kiiis ["(''coicc des dciiv circdiiNoliilidiis rol;iiidi((U('s — froiil;il( 
cl |iari(''l.-ili' ;i--i'i'ihI;iii|i'. — Anjoiiid'liiii il ol (''liilili |i;ir les li;i\;iii\ di 



198 SI: M 10 1.0(1 II-: hU SYSTKMI-: NKRVKUX. 

(in'iiili.-iiiin cl Slicriin;;l(ui ( l'.KH cl l!l(ir>M|iii' Im (■ircoiivolnlion fionlalc 
iisccnii.iiitc iiiiisi (juc la lr\rr cDiic^iioïKlaiilc du sillon de llolando seules 
(Idiiiii'iil naissance au svslènie ni(denr el (|ne la eireonvolnlinn paiiélale 
ascendanle n'a rien à \(iir avec la MKPlilih'. Les eenlirs innleni'S — larvnx, 
lani;ne. laci'. a\anl-lnas, liras, ('■|ianle. nieinlire inlV'i'ienr sniil ('clie- 

liiiiiii''^ sur la Ironlale ascendanle sncecssivenieni el de bas en liaid 
jnsi|nc sni- la l'ace inlernc de rii(''niis|dière (lii;. il el VI). Knlin les 
l(''si(ins desirnclives de la Irunlale ascendanle ehe/ le sinj^e anlln'(i|M)ïde. 
([('■ierniinenl une (lé^(''néresceiiee secendaire du l'aiscean |i\ ramidal eroisi". 
direci el linniolaléi'al. 

Les cylindraxes issns des cellnles |)j'i'aniidales de la circonvolnliou 
Ircinlalc ascendante ennver^ciil vers la capsule inleine donl ils oecn- 
|ienl Innl le se^rnenl poslérienr (MI lenlicnl(p-(i|ili(|ne - dn ^enon à la 
r(''iiion rélr(denlicnlaire exclnsiveinenl. 

Ils ne cniislilneni |>as à enx senls le segnieni poslérieur de la ca|isnle 
inlernc, mais \ snnt nuMaiifiés avec les lihrcs IhalfiiHO-corlirali's qni 
siiradieiil dans le seelenr moyen de l'hémisphère et avec les libres 
corlico-llicil(imi(iues el curlico-prolubcranlielles de ce même seelenr 
Dejerine). Les (ilires corlieo-llialamiques s'arrèlent dans le noyau 
externe du llialannis, les lilires cortico-prolnltéranlielles intimement 
in(''laii^i''es aux lilires dn svstème |ivramidal, descendent dans l'étaj^fe 
inlërienr du pédoncule el lélagc antérieur (]n pont, concourent à former 
avec (dles la voie pcdoncidairc el s'arrêtent dans les rmyaux ponti(pies 
isidislauce grise de l'élai^t^ antérieur du pont). 

hans ce Irajcl descendant, le système m(denr al)and(unie aux noyaux 
des nerfs moteurs crâniens — ' novaux situés dans la cahdte pédoncnlo- 
ponlo-hulliaire — la plus <;rande partie de sou eontini;('nt de liliics C(m-- 
tieo-inicléaii'es. lanilis (|ne le contingent des lilires c(ulic(i-nir'dullaii-es 
descend dans la pyramide anlérienre du linllie. 

Les lilires du systènu' moteur ocrupenl, dans leur passage à Iravers 
le segment poslérieur de la capsule interne, une situation d'antani 
plus ant(''riein-e (|u'(dles proviennent de segnn'nis plus inférieurs de 
la circou\(dution frontale ascendante, plus voisine de la scissuic de 
S\l\ins (l)ejerinei: les lilires deslini'es à la tète — contingent cortico- 
niKdi'aire — se gron|ieiil snrlunl an niveau fin genou et dans hi partie 
ailjacente du segment posU'nenr de la capsule interne, le long de sa face 
lenticulaire (.M. el Mme Iteierinei : les lilires eoitico-niédnllaires du membre 
inlV'iienr occnpenl la parlie la pins leciiN'e du segment postérieur, c(dles 
dn memlire sup(''rieur la pailie moveinie. Dans le jiied du pédoncule le 
système p\ramidal si'dale sni les '{■ W" internes, les fibres coi'lico- 
inieléaires occnpeul surloul la pallie interne du pied et sa couche 
profonde, landis (|ue les libres ci)rlicii-ini''dull;iires s'assembleni plus 
compacles dans ses ">'" el i'' ciinpiiènies inlernes : on i-ompi'eud aisémeni 
(pie les lésions ((iii inléressenl celle r(''gi(in on seelionnenl la parlie pos- 
lt''rieiire du segment |i(isl(''i'ieur de la capsule inleine. enlrainenl \nw d(''g(''- 
uérescence lu 'an coup plus inlense de la pvrainide (pie cidlcs ipii alleiguenl 



I mil m i:< m i \ Mm ii ni: \w 

les rc'^idiis liclics en lihics ((Mlicd-iiiicir'iiiics. (Jimiil ;iii ")' cxli'inf ilii 
pit'd. il livic |tassa^(> an (aisccau de ïiirck, t'aisccaii (■(nlic()-|iii>liilH''i aiilii'l 
venu de la |iai lie iiioyi'iitii' <iM liilic lciii|i()rai cl ijiii se Icrniini' dan^ la 
|iaili(' sii|i,'i(i-|Misl{''f()-('\l('riir de l'iMa^ic aiili'i-iciir du |)(iril (llcjcrinci. 

Contingent cortico-nucléaire. — l'iii se délacliaiil de la voit; iiimIoiicu- 
lairc aux diJlV'ii'iilcs liaiilciirs du Irciiic ciicéplialiiiiic, les (ihrcs coiiico- 
iiiicit'aiics rdiiiu'iil dans leur ciiscnilile le svstt'inc de (iliri's (|ii(' 
Mme Iti'ji'iirii' cl iinii ( l'.KtOi avons dcsij^nées sons le nom de /ihrcg ahcr- 
ranlcs <lr la rair jwildiiciildirc. (ics (ilires alundcni la cahdic, siiicoi- 
ixn'cnl dauN le l'iilian de Kcil nii'dian, y |irciHicnl un liajcl dcs( cndaiil 
sonvcnl loi I lon^, pnis s'cnliccroiscnl inconi|)lèlcnicnl an niveau du 
raplic cl se rcndcnl pai- lr> lilircs aicifonncs inlenclieniccs de la calollc 
en Irlande pailic anx novanv niolcnis crâniens dn côté opposé, en pi'lilc 
pallie anx noyanx lioinolalcranx. l/cnlrecroisenient ne se l'ail pas en 
lascicnlcs ((Miipacls. mais par pclils <;r()npes de lilires dans lonte la liaii- 
lenr de la calollc cl. |i(mr chacun des iiovanx inoleiiis cianicns, dans le 
|ilan de ce novan. Les lilircs les plus lonj^iu^s cl les pins inléiienrcs 
sassemlilcnl dans le liiilhe snrlonl le long de langle antcru-inlernc de 
la concile inlei-(di\aire. puis elles sadossent à la lace poslcrienrc de la 
voie pyramidale, c'csi-à-dire anx lilncs cortico-médnllaires pyramidales 
(CoN, l'y, lig. 47)) el |)arlicipenl ;i lenr décnssalion (xPy); elles con- 
liennenl une jiarlie des libres destinées an noyan iid'éricnr dn spinal cl 
anx noyanx des mnselcs rolatenrs et llé'cliissenrs de la Icte. — fihrt's 
nirtir<i-ct'j)li(ilo(iijre>< (M. (>l Mme Dejerinc). 

Je |)eiise avec Mme Di^jerinc (pic les lilircscoilico-niuléaires destinées 
aux noyanx des III'', \ 1' cl (pinnc paiiic de celles ipii se rendenl an 
noyan de la XI"' luiire — /ihirs lorlicd-dciilot/nn'f: cl fibrex covlico-ci'pha- 
loijUrfs — se détaclient de la voie |)édonciilaire an voisinage dn sillon 
|iédimciilo-pidtul)éraiitiel (lig. '(-51 el suivent snrlonl le trajet des tilnes 
alicrranles pédoiicnlaires |iropremenl diles (l'apd) — pes lemniscus jtro- 
l'ond (PLp) el pcs leiniiisnts supcf/icicl (l'Is); (]ne celles deslinées an 
noyan molenr du trijumeau. — /ilircs co>liro-lri(/(hinual('s niolfice!; — 
aux noyaux de riiy|ioglossc cl au novan antérienr dn vago-spinal — fibirs 
corlira-iiurli'aires de VhijjxKjldssi' fl du vfKjo-spinal — se détaclient de la 
voie |)édoncnlaiie an niveau de la |)artie supérieure et moyenne dn p(nit 
cl suivent snilont le trajet des libres alicrraiiles ponlines (l'ap); (inecelles 
dn lacial — /ibres cortic()-ni(ch'(tircs facialets — et une partie (1(î cellc's 
de l'hypoglosse se délaclicnl de la voie- pcdoncnlairc à la |)artii^ iiile- 
rienrc du pont et suivent, de prélerence, le trajet des lihrcs aheiraiites 
décrilcs par Mmi^ llei(M inc el .liimentié (1909) sous le nom de lihi-es el 
laisccanx alicrranis lMilhn-pnilnli(Tanli(ds (fabp) (')• 

1. Ce sci:iil :illcr Iriip Idiii i|iii' île dire (lue les libres alieiTuiiles liulhii-|)r(ilul)i'raiilielles lie 
coiitieiineiil (|iie des libres eciiiico-iiucléaires faciales, que les //es Iciiniisctts ne conliemioiil 
ipie di^s libres coi-llco-oculogyres. Dés 1000 nous avons iusislé, Mme Dejerine el moi, sur les 
innombrables variations iiulividuelles du système des libres aberranles ue la voie pédnncu- 
lairc et la vicariance des diltérenls •.-roupes de libres aberrantes. 

15* 



200 siiMKiriKiii-: ni' ni'nvA.'.w/t .m-:hi'i:i'.\. 

LÉGENDE DE LA FIGURE -43. 

Les contingents cortico-médullaire e', cortico-nucléaire de la voie pédonculaire. (I,*- 
conlint;.-nl corlii-o-lilédnllaile (CoM, .-si i-uliuv en nise. le contiiigi-iil turlico-nucli-iiiie (Co.N) en ruunc- 
la substance rétici'Ire ■SU) do la calotte en jaune elles noyaux des nerl's crâniens inoleuis en oiangù. i 

Le scliéina l'ait alislraclion du continj,""nl cortico-protubérantiel de la voie pédonculuiio et du sys- 
ttine des vo'cs ci'rélii'llcnses de la cahute. 

Aq, aqueduc de Sylv us; l'a, segment antérieur. Ci (p), genou, Cip, segment postérieur, CirI, seg- 
meni rétrolonlicu'aire delà capsule interne; CoM, système cortico-médullaire (rose/: C.oN, sysl6mo 
cortico-nucléaire Iroug") de la voie péiloiiculairc VI'; Flp, faisceau longitudinal postérieur; FPoa. Kl'op, 
libres protuhérantiolles aniéricurcs cl postérieures; F l'yc, faisceau pyramidal croisé; F l'yd, faisceau 
pyramidal direct; f IVh, lilui's pyrnruidales bomolatérales; fah, libres aberrantes bulbaires; fap. 
nbres aberrantes ponlines; falip, libres aberrantes biilbo-protnbérantielles; lastb. libres aberrantes 
sous-ibalamiqucs ou pedoncn'aires supérieures; fcnc, l'end, libres cortico-nucléaires cervicales 
croisées et directes; Ln, locus niger; Ni;, noyau caudé; NC, queue du noyau caudé. — KCp, noyaux 
des cordons poslérieurs (noyaux de Goll et de liurdach); NLI, KL'i. IVI.3, les trois segments du noyau 
lenticulaire; Np, noyaux pontiques; PLp, pes lemmiscus profimd; PLs. pes lemmiscus superliiMcl ou 
fibres alierrantes pedoncul<iires;n, li, c, les trois modes suivant lesquels les libres aberranles pédon- 
culaires peuvent abordt-r le noyau de la III' paire; Pul, pulvinar; (ia, Op, tubercules quadjijujueaux 
antérieur etpostéiieu ; lig Uni, régicm du ruban de lleil médian ; Hm, ruban de Heil médian ; Sgc. 
substance grise centrale sous-épendymaiie; SU. formation réticulée, colorée en jaune; Tb, tbala- 
nius; Vi, quatrième ventricule; VP, voie pédonculaire; III, IV, noyaux et fibres radiculaires du 
nu)(LMir oculaire counuon el du palbélique; Vm, noyau et fibres radiculaires de la partie niotrice 
du tniumeau (maslicaleui-) ; VII, IX, XI, XII. noyaux et fibres radiculaires du facial (VII), du glosso- 
pliarjngien (IXi, du spinal (XI), du grand bypugloïse (XII) ; Xa, noyau antérieur du vago-spinal ; X-XI, 
libics radiculaires du vago-spinal. 

Le tronc encéphalique et ses grandes divisions : pédoncule cérébral P, protubérance Po, bulbe lî, 
sont vus en projecti n sagittale et dans leur continuation avec la capsule interne (Cia, Ci (g) Cip. 
CirI) el le thalamus iTh) d'une part, la moelle cervicale M d'autre part. Son étage antérieur contient la 
voie pêilonculairr (VP). el comprend de haut en bas, le pied du pédoncule qui fait suite au genou Ci (g) 
et au segment postérieur (Cip) de la capsule interne, réloge anle'rieur de ta prolubèrnnce avec ses 
noyaux pontiques (Np) et ses libres protubérantielles antérieures (FPoa) et postéiieures (FPop) et 
la pyramide atilerieure du bulbe (Py) : son étage postérieur ou région de la calolle est séparé en 
haut du pied du pédoncule par le locus niger (Ln), plus bas il s'adosse aux fibres protubérantielles 
postérieures (FPopi et à la pyramide du bulbe (Py). La calotte est essentiellement constituée : 
V |i:m iinr -uli-Lince giise, la jormolion réticulée (SR) — rolnri^e en jaune — qui s'élend de la 
réi^i.iii ~Mii- i.[di.]iii- (KsTb) au cordon latéral de la moelle et .ntiii.ui Ir- noyaux des nerfs crâniens 
iiKiiiiM- . i.inr.'^ »'n orangé — disjiosés en deux colonnes Inn-idnlindes ; la colonne antérieure 
conipiciiil kMi">au moteur du tiijume.iii Vini, !•■ noyau du lacml i\lli le noyau ambigu ou noyau anté- 
rieur du vago-spuial (Xa); la robninr i.n-l. r Min ■■ i mnpl'end les noyaux des III et IV* paires, le noyau 
de la VI* paire, le long noy;ni ilc riniin-lM^^i. .\ih rt le long noyau inférieur ou noyau de la branche 
exteine du spinal; 2' par des fibres lnMuiiiii!iii;il.-s dont une jiartie se groupe en faisceaux plus oil 
moins compacts pour former \e inisceini tungiludinol postérieur (Flp) et le ruban deHeil médian (Rm). 
Le ruhnn de Reil médian représente une importante voie sensitive qui se termine dans le thalamus 
(Tb) el prend une partie de ses oi'igines dans les noyaux des cordons postérieurs (NCp) — noyaux de 
Goll et de Burdach. (Voy. p. 81)0.) te faisceau longitudinal postérieur constitue un important sys- 
tème de fibres d'association qui relie étroitement les noyaux moteurs de l'œil, soit entre eux, soit au 
noyau inférieur du spinal el aux noyaux de la VHP paire, pour les fonctions des mouvements de laté- 
ralité de la lôte et des yeux dans la statique générale du corps (voir Schéma de la déviation conju- 
guée de la tète et des yeux (p. 129). 

Voie pédonculaire Le contingent corlico-médullaire H^oM) de la voie pédonculaire — coloré eu 
rose — prend sou oiigine dans la circonvoluiinn frunl.-ilf :i-i-.-nd;inl.' iK:i', cli-s.cnd ilans le segment 
postérieur de la capsule interne (Cip) et l'éUi-. iniri In i m, iiliiliipir. Le contingent cor- 
tico-nucléaire (CON) — coloré en rouge - pm. , ,|. ,|, i niin, ni. , .linclnin. ii|il; . de la partie infé- 
rieure de la frontale ascendante Fa et du |ii'>l din-cil !■ hi !■ Inini:ilr. di-i-end dans le gunou 

(Cl (g) et le long de la l'ace lenticulaire du segment postérieur de la capsule interne (Cip), puis dans 
le pied du pédoncule cérébral où il se divise. Une partie du contingent cortico-nucléaire suit le 
trajet du contingent cortico-médullaire et descend avec lui dans l'étaiie antérieur du pont et dans la 
pyramide antérieure du bulbe. Une autre partie — système des filtres aberranles de la voie pédon- 
culaire — s'en détache aux dillérentes hauteurs du tronc encépbali(|ue. pénètre dans la calotte, des 
cend dans le ruban de Reil médian (Rm) et dans la couche intcrolivaiie du bulbe et abandonne, 
chemin faisant, des libres aux noyau\ .1. ^ n. 1 1'- n .miens moteurs. 

Dans le bulbe, le reliquat corln.i I. nu insmnne plus ou moins avec le reliquat des fibres 

aberrantes, dessert les noyaux molim . min h m - ilu bulbe (hypoglosse, noyau inférieur du spinal) et 
se comporte comme les libres cortic. iindullaiics au niveau du collet du bulbe, à savoir : une partie 
descend dans le faisceau pyramidal direct (F l'yd), une autre traverse la ligne médiane avec le faisceau 
pyiauiidal croisé IF l'yc). une troisième' descend comme les fibres pyramidales bomolatérales (IPyh) 
dans le cordon latéral homolatéial. Toutes ces fibres s'épuisent finalement dans les noyaux moteurs 
de la corne antérieure, préposés aux mouvements de rotation, de flexion, d'inclinaison de la tête 
.sur le cou (Cu à Civ). 

Les fibres aberranles de la voie pédonculaire qui se détachent du contingent cortico-nucléaire sont : 




fcnc(XII.Xl.Cll-Iv 



Fig. 43. 



wi ^i:miii/.ii(;ii-: nr sysi i:mi-: seiii'Ei x. 

1" Dans la rt'tïioii siius-n|ilirnic, (|iu'li|iins (ihics iiirniist.-nilos fthrrs nhi'rrnnit's noiis-tlnilnnilqin's 
(rastlil,(loslim5esau noyau île la III- |iaiii-(i-n «1 et an liili.'nulo (|ua(in,|niiieau antérieiirfvoy.p.llô'.l) : 

2* Dans la région du pioil iln pivlnni-nlc, les /;/<iv.v nlvirniilrs ii,;l,inciilnires proprement ditfs 
(l'apill [pcs lenimiscns pruloml il'l.pi l'I po< l.'niniisi'ns snpoilicii-l iPI.mJ qui abandonnent des libres 
au noyau de la III' paire (en b el t) pniv dosi-on.lcut clans le l'uban do llcil médian (hm) el contien- 
n.'Ul l'es libres piuir les noyaux dos VI' el XI' pain-* — /i(<c,-.s- mrliai.muluijijm el cortico-céphnlufiiins: 

ô' D«ns la i-égion tlu pont, les fibrrs (ihrrratilfs pimtittfs (fap), (pii reiiToi-cenL dans le ruban de lîeil 
médian les libres pi'écédentes et desservent les noyaux moteurs du trijumeau (VniJ. de l'bypoglossc 
(XII) et du vago-spiual (Xa); 

l" Dans le voisinage du sillon biilbo-protubéranliel, les ^hres aherriintes bulho-protubèrnntietU's 
(Talp) dont l'existence est constante et le ilévelop|iement parfois ccyisidérable, qui renforcent les fibres 
précédentes et desservent le noyau du facial (VII), la colonne antérieure des nerfs mixtes (noyau 
du glossopbaryngien (IX et du vago-spinal, Xai et le noyau de l'hypoglosse (Xll); 

o' Dans le bulbe, les fibrts nberrnntrs biilhriim; I bumulogue des fibres pyramidales boinolaté- 
raies, fibres inconstantes qui descendent le long de la périphérie du cordon antéi'O-laléral homola- 
téral et se terminent dans la Tuoelle cervicale supérieure (noyaux des rotateurs et llécbisseurs 
de la télé et du coui. 

Des libres aberruntes présentent dans leur volume de grandes variations imlividuelles — de là 
laspecl variable d'un cas :'i l'autre du champ de leur dégénérescence dans les lésions étudiées par la 
méthode de Slarclii — ; leui" caractéristique est leur trajet descendant dans la calotte, en particulier 
dans le ruban de Ileil médian et la couche intei-olivairc du bulbe. Ce trajet exjdique pourquoi ces 
fibres peuvent être respectées ou englobées par les lésions du tronc encépiialique, suivant la hauteur 
à laqut lie siège la lésion et selon qu'elle en occupe l'étage antérieur ou la région de la calotte. Le 
mode de terminaison, — soit direct, soit par l'intermédiaire d'un noui'one intercalaire — des 
fibres coi-tico-nucléaircs dans les noyaux des nerfs crâniens moteurs, n'esl pas élucidé. 

Une l(!sion tic l'tHage aiih'i iriir ilii iioiil (|in allciiil la voie [Kitloncii- 
laire, iiiUh'essera donc à la fois les lilires eortico-iiiétliillaires el les 
libres corlico-niielt'aiies faciales. Suivant sa hauleiii', la lésion section- 
nera on i^|)ai'f;iiera les libres cortico-nnciéaires tlestinées aux noyaux 
(les iiei Is inoleiii's (le Tieil. (In masticateur, de l'hypoglosse, du spinal, 
libres (|iii, ;i rexcliisioti des fibres cortico-inédullaires pyramidales et 
coi'tico-iHH'l(''aircs faciales, |ioiiiroiil (Mre intéressées par une lésion 
confinée à la calolle, en pailiciilier an ruban de [{eil médian (M. el 
Mme llejerine). 

(Jnanl aux /ihrcx corlico-nncU-aircs iiipririin'it on cortico-nuclcdirfs 
ccriHcalcs directes el croisées (fend, feue, l'ab), elles sont destinées à la 
partie infërieur(' du noyau de l'hypoglosse (XII) (muscles de la région 
sus-hyoïdienne), à la partie inférieure du noyau de la biancbe externe du 
spinal (XI) (Irapi'ze et sierno-masioïdieu) et aux noyaux de la corne anlé- 
l'ieiirede la nioellecervicalesu|iérieiire(('.ll-(nV)(spleuiiis, petit coni plexus, 
grauddroil poslérieiir. grand et pi^tit obli((ue). Elles scdélachentdes fibres 
aberranles dans toute la bautt'ui' du bulbe et participent à la décussa- 
tioii jtyramidale. Parfois un pelit groupe de libres s'individualise et des- 
cend le long d(! la périphérie du collet du bulbe et du cordon antéio- 
latéral de la moelle {/ihres aberranles Imlbaires superficielles {fab, 
lig. 45); elles sont les hoiiHiiogiics des fibres pvramidides hoiiudalérales 
(.VI. ctM""Dejerine). 

Les libres cortico-nucléaires inférieures ipie lOii voil alimilerles noyaux 
moteurs inférieurs dn bulbe et sii|)éi'ieiirs de la moelle, sont des libres 
car I ico-rrplia 1(1(1 jjres i\\n se sonl délaclK'cs du contingent corlico-nucléaire 
en grande pallie dans le pied tin p(''doncii!e avec le ])es lemnicus super- 
ficiel (l'bs) el le pes lemnicus profond (l'Lp). (h\ comprend ainsi (pie la 
déviation conjuguée de la léle et des yeux par h^sians des fibres cortico- 
oenlixjiires el corlicd-cépliaUniijres m; s'oIjmm ve guère dans les lésions 



77,'n/ 7.7 A. .- /(/. / I ^Inl/IITI:. 2«i:' 

(■(Milint'cs à rr't;ij;(' .iiiU'i iciir ilii |iciiil. mais piiissi' (Mic cuiislah''!' dans 
('(■l'Iaiiii's l(''sioiis ili' la calullr i{ni iiiliicsscnl la pallie iiilt'iiic du ndiaii 
(11- licil liK'diaii (\n\. W'j.. '.)! lu l\ii\. Uri'liltiiiii lOiijiKjUfe de la I rie cl 
<lrs iji'lir. |,. I I.Mh. 

Contingent cortico-médullaire. la |)\raiiiidc anlciiciiic du iiullic 
ou laisccaM |i\raiiiidal |ii(t|)ii'iuriil dil. csl cssculiidiciucnl conslituéc par le 
(•(lulinjii'ui (■inlicd-nu'didlain' de la viiic piMluuculaiiocl par les liliirs cdi- 
licu-uncléaircs dcsIiiK-cs aux iiovaux luolcuis inlV-iicnis du liidlic ri aux 
ciilduuc's (■('lliilaiirs nioliiccs de la innidic (■(■ivicalf supriieurt' cl dont une 
pai'lic ari'ivc ;i dcsliiialion |)ar les fihn's iihcmniles hiillxiircs siipcr/irielles 
liniiioldlri-dlcs. Arrivé au <(ilirl du linllir le laisccau pyramidal y 
suliil uncdécnssalioii iiicniiiplrlr cl ^c dix isc : un lai-ccaii pyramidal dircci 
coidiuuc sou clicmiu dan> li' cordon auh'ricnr iU' la nnudlc du nicmc 
côlc, un laisccan pvraniidal croisi' occnpi' la partie postéi'icure du coidou 
latéral du coti- oppos(' i\c la moelle: euliu lui troisième faiseiviu. faisceau 
liomolatéral l.Miuatow, Dcjcrini- cl 'l'honiasl. passe dans le cordon latéral 
du même crdé. T.n danlres termes, des trdis faisceaux de division, un 
passe dans la nmitié opposée de la moelle daiscfan pyramidal croisi'i: 
deux restent du même coté de la moelle. Inn dans le cordon anléricm- 
(faisceau pvraniidal dircili. l'anlrc dans le cordon latéral (faisceau pyia- 
miiial lunindatiMali. Ci's trois faisceaux sont très inégaux de volume. 
Kn ^é'iK'ral, le faisceau pvraniidal croisé est le plus imporlanl. puis \ienl 
le faisceau direct, cl enlin le faisceau liomolatéral. Il lient y avoir du 
icslc dincienls \olnini'sde chacun de ces faisceaux respectifs, du fait 
ipi'il peut exisliT dillV'reiili's varii'li's dr décussation pyramidale: varii'lt's 
(pii ne poui roni clic l'Ialdies ipic sur nu ijiand nombre de cas de dé^é'- 
nérescence lolale de la p\iaiiiide. ('■Iiidii's par la méthode de Marcdii. 
l,es ramilicalions des i\ lindi'axes se mcllcnl eu relation — on ne sait pas 
encoi'c exactemenl commeiit — avec les demlriles des cellules motrices 
(In hnllie cl des cornes antérieures de la moelle ('2'' neurone moteui). 
Les laisceanx moteurs s'épuisent à mesure qu'ils descendent et atleif;iieiit 
ainsi la |)artie la plus inférieure de la moellt> (i' sacrée pour le faisceau 
pyramidal direci cl le faisceau hoiindaléral : lilum terminal pour le fais- 
ceau pviamidal croisé |Dejeriiie et Thomash. 

Toutes les fois que le système des lihres corlico-nncléo-iiK'diillaires 
sera di'truit maliMiidlemenl on ipi il sera Ibnctioiinellemeiil dans 1 iiii- 
possihilité de rcmplii- son n')lc. Ihémiplé^ie apparaîtra, (juelle (pie soil 
la cause (|ui inhilie ainsi ce système de tihres, quel que soit le point de 
son trajet encéphali([ue où agira celte cause, le lésultal sera toujours le 
même : I hémiph'jiie sera loujoiirs croisi'e cl la lésicni siégera dn cô|('' 
opposé anx inemhres paral\si''s. 

llans les cas loni à fait exce|)tionnels où il n'y a pas de décussation 
pyramiihili'cl dont j'ai parlé plus haut, l'hémipléjiie frappera les membres 
du méine cr)li'' (pie la h'sion : rii(''inipl(''jiie sera alors directe on limiio- 
Idlrralc . 

l'.nlin. lois(pic hi l(>si(ni frappera le faisceau pyi'amidal an-dessons de 



■-"I ^i-.MKii.iii.ii-: 1)1 s) sii.Mi-: M.iir/:! \. 

sii (Iccnssalioii lii'iiiiiilci/ic sniinilc I;i |Mi-;ilvsir sirj^cra ((niimirs ilii 
iiir'nir (('ili'' (|iic la li>>iiiii. 

Diagnostic et valeur sémiologique de l'hémiplégie. — 

liccdiiiiailrc iiiu' ii(''iiii|il(''f^ir csl d'iii^diiiairi' l'acilc. I,c diauiKislic v(''i ila- 
lilctiictil iinporlanl csl (■rliii de la cause : l,(irsi|ii'(Mi l'sj en |ii('si'iii-(' 
d lilic li('illi|il('^ic, ci'llc dcriiii'jrc l(d(''V('-l-(dlc (riiiic Irsiciii iiiahTirlIr un 
iii'ii: l'ii d anilcs Icniics, riuMniplé^ic csl-idlc de iialiirc nriiaiihiuc tn\ 
/uiiiiiiiinicllcl { \ o\ . Ilciniiilcijir /hnclidinifllc. ) 

l.cs allcclioiis or(/^?H/V/Hr,s- du syslriiic ni'r\cii\ a;^iss('id par dcshiKiion 
di'sc(dliil('spyiarMi(lal('siii()li-icc's ou de leurs iiiolouj^i'Uicnlscvlindi axilcs. 
• (■Ile dcsliu(li(Mi pi'ul (Mic |)i'iiMitiv(' (liémurraiiie, rauiidlissciucul) 
nu si'cdudairc (liiincur (•('■r(''lH'al(>, niéningilc!, suivani (pic la l(''si()n sici'c 
au uivcaii uicuic de la circduvoiuliou IVonlalc asccud.uile nu du svslcuie 
des lilii'cs ci>rlicii-uucl(''(i-iuédullaires qui eu |)fuleut, ou liieu n'a^il sur 
ces [latlies (pià dislanco el par c(uiipi-essioii. Mais, daus (ous ces (as, ou 
le sysl('nie pyramidal esl nuih'iielleineiil h'si', riR'U)ipl(''j;ie eu es! la 
(dus('(pieiice, (pielle (pie soil dailleiirs la iialure de la lési(ui. 

l.cs iii/il(((lifs infectieuses el toxi(jues produiscnl riiéuiipl(!'gie par des 
iiK'caiiisiiies Irc's variables : 1" ralleclioii première, loxi(|ue ou infectieuse. 
d(uuie iiaissaïu'e à une lésion uuitiMielle de l'arhre circiilaloire, cœur ou 
arl(!rcscér(''l)rales, dOi'i (h'iive secoiidaireineiil llu'iuiplégie. Le svndiome 
relève alors d'iiue embolie dans le preinier cas, <\'[\\]i' llironilxjsc on dune 
lieiuiurai;ie dans le second, (ie soni là les causes de beaiicouj) les plus 
lrc(piculcs (le riiémi|)légie ; 'J" la pri'sence de toxines ou (b; substances 
toxi(pies dans le sang produii des troubles passagers de la (.irculalion 
c'.''r('brale (iscln-mie, anéinie |iar s|>asine, congeslion par vaso-dilalalion) : 
d (Ml une \ari(''li'' d"hi''mipl(''gi(> cai-acli''ris(''e par sou peu d'inleiisih'', s(mi 
iiilei'iiiilleucc, sa Icndance à la reproduclioii el paiiois ;'i la clii'ouicit(''. 
<A' soûl là, du resie, des faits rares. 

Les iici'i-oscs agisseni en snspendaul la l'oiiclioii des (''N'uiculs luoleurs 
du luivraxe — perle des images de mouvemenl, inliibilioii. 

On voit, |jar ccl aperçu g('n(''ial, combien pai'fois il peul èlre dillicilc 
de pivciser le UK'canisme patbog(''iii(pi(' de lliémipb'gie: une seule ailcc- 
tion peut donner lien à des li(''niipl(''gies dissemblables par leur mi'ca- 
nisine, leurs carach'^res cliiTupies cl leur proiioslic: cl ri''V(duliou d'une 
ll(''mipl(''gie (b'-pcml moins de sa cause (■•IdiLUK'c (maladie iulcclieuse. 
loxi(pie, elc. ) (pie de sa cause inuiK'dialc i loMuurragic, raiiiollissemeul, 
compression, paralysie psvclii(piei. 

Diagnostic du siège de la lésion. Formes cliniques de 
Ihémiplégie. 

Al Hémiplégies par lésions cérébrales. 

t" Hémiplégie corticale. — L'iK'iiiiph'gie corlicalc, lanli'il se pii'scnjc 
avec les allures de lliémipb'gie comunuie, assez soineiil elle frappe im''- 
galement les nieinbres du c()té paral\s('. l'arlois ciiliii un seul memlice 



I 



riiiiiji!ii:s hi I \ Mal II. m: w:. 

l'sl ,\lli'iii'. il > iij^il .■iltir> il Mlle i)i(iii<)jilr(iii'. I. ln'iiMiiii'^ic iiiiilôl se 
il(°'\i'|ii{i|ir lii''> i'ii|ii(li'iiii'iil, l'I ('('si le c.'is II' pins oi'diiiaiiv. t;iiil('il. elle 
n|i|i.ir;iil |ii(i'/i('>si\('iiii'nl, iiisidiciisfiiiciit, |ir(''C(''(l(''i' (MI imiii iIc Ii(iiiIiIi'-~ 
-.iiliji'ctil-- lie l:i "-cnsiliilili', .j'.ii dliscrvi' des ciis ;'i ('■\(ilillicni cxliriiic- 
Miciil Iciilc - (iiii\ cl Irni-- ,iiis. I.'iiil('llii;(,'ii((' |i('iil ("'Ire |ilii> (Ml moins 
;illt'cl(''(" (huis ci'il.iiiis cas. I.cs liniililcs sciisilii's siiliicctirs si ml (rdidimiirc 
|i;issiij^('rs cl l'niiaccs; cc|icii(laiil ils |icii\ciil ('Ire |icrsislaiils cl lii''s 
iiilciiscs i|iiaii(l la li'sidii a (li'lniil luiilc la i m liialih' sciisili\(i-iii(iliicc. 
Les (■(iiniilsidiis (IY'|iilc|isic |iarlicllc a|i|iarlii'iiiiciil ri\ |iiii|irc aii\ li'siiiiis 
c(irlical("^ a\cc iiiilalinii lic celle /mic cim clii aie. I. a|ilias:i' iiidliicc csl 

ri(''(|iiciiic. 

l'Iiisiciii's causes |ii'ii\cnl lui (luniier naissance. I,a pins rn'i|ncnle de 
iicaiic(m|i ("si le idiiuillïxsciiiciil ivirlnal dans le dnmaine de I ailiTc 
svivii'iiiic. 011 pailicnlicr de sa hi aiiclic IVimlalc ascciulaiilc. l.'liciiiorrdf/ii- 
(■crt'hiale (orlicalc csl en t'IVel e\ce|iliiiimcllc. I.e rainollixsi'tiicnl /ntr 
(illu'rdiiir r(''|M)iid ù la dcsciiplinii (|nc je \iciis d cs(|iiiss('i'. Le ?y(»(o/- 
lissi-mcii! jxir ciiihnllc a un di'linl lii usi|ne cl une svm|i(()mal(il()jii(' qui 
le ra|i|iii;c!ienl licauciiup de riii''iui|di''L;ic |iai' l(i''m(irrajiic. Les lii- 
iiti-tir.t vfirhrdlcs mil |iimr elles |a ri(''(|uencc de léinicpsic lîravais- 
jackfdiiieime. la ci''|diaiali;ic. les \diriisseiiicnls. les Inmhlcs dcnlaircs. 
r(i'd(''llic cl lalnipllie de la papille, i Vd\ . Sriindhiiiic <hi /nml <lr l'irii. 

p. IKiS.: 

La mninKjilc liihcrciilcusc, surlonl celle de I adnilc. s accdiii|iaj.;nc 
assez rrt'(jiicmiii('nl d licini|d('iii(' ( l.anddiizv I. La m(''iiiiij;il(' Inliciciileiise 
peut (l(''l)iil('r pai' une lii''iiiipli''j:ie l.laccuiid. Ciiaiitemcssel : pins simveiil 
celle-ci ap|)aiait dans les diTiiieis joins de la pi'ridde cdiiialcnsi;. Lliémi- 
|il(''j^ic osl la rdiiiie ( lassi(|ii(' de la paialysii' lii'c à la in(''uiiij;ili> lnljcrcii- 
leiisc (licndii) : (ndiiiaii'cmenl elle s'inslalle lenlcinenl. soniiidisemeiii, 
occupe d aitord le nicmhrc superieni. |iuis le iiieinliie iiilV'rieiir, mais 
l'cspi'cd' le plus siin\enl la l'ace : elle rappelle donc I lii''iiiipl(''i;ie corli- 
calc. Cepi'iidaiil elli' peu! avoir un di''liul apiiplecliroiinc ((diaiilemcsseï : 
presipic lonjoui s elle esj prr'C(''ili''i' de coiiviilsioiis. Llle pi'iil ('Ire |i('niia- 
iieiile. dmalde: sou\enl elle csl passagère. t'iij;ili\c. elle dis|)aiail cl 
icparail, s"aj;|;iav(' |iuur s aiiK'liorer. Sa vaiialjilih' es! son (•aracl(!'r(' 
ess(inli('l I L('i;eiidn'i. Si's causes S(nil miilliples. L'Iu'iiiipléjiic persistaiilc 
es| due a une cKiiipressidii par une |)lai|iie de iiK'iiiiiiïite iCliaiilciiiesse). 
a une cnci'plialile (llavemi. à un lamidlisseineiil de l^'curce, à des Ir'Iiioi- 
i-.ii;ii's capillaires, à la Ihroinliose des arlèii's c(''ié|iralcs on à un liiliei- 
ciile du c!'i\ean. Les lii''mipli''i:ies liaiisitoires soiil coUs(V'nli\es à des 
crises de convulsions — ('•puisenienl i lleiidu i — on penvenl nii'iue paiidis 
relever de l'Iiysli'rie. 

La III niiifiilc (Ml la iiit-iihuid-riiri'jilifilitf siij)liHili(jiif Idcalist'ccsl ('^.'alc- 
iiieiil une cause livs liéi(uetile (riK'iiiipk'gie. 

\. Iii'morraqic mi-niiuji'e triniiiKtlique peut aussi donner lieu à d(>s 
iK'miph'f'ies : celles-ci se l'cconnaissent à ce (pie, entre le lianniatisme et 
l'appariliun di's accidents c(''ri''lirau\. il e\is|e un inli'ixalle di' lernps on 



■,'iii-. siMiiiLni.ii; iti systi:mi-: \i:nii:i w 

la {•(iiiM;i('iic(' cl lu liicidilr sinil iiiirfaili's (.!.-!,. l'clil. Ilnic:i|. Ih's cimimiI- 
sions pciivciil SI' iiKinlrcr. 

I.i's Ih'iiitiridyii's iiicu'nuii'cs ikiii IfdiiiiKih^iiics ne |icii\ciil l'In' miii|i- 
riiniit'i's (|ii(' par riiisloii'c (•(iin|)l''l{' du malade. Mans icllc cali'^diir, 
icnlrcnl les li(''iiii|d(''jii('s de la iKtclnpiicin'iifiilc liciiiondiiiiiiic drs alcod- 
li(|ii('s cl des |iaialvli(|iics ;;(''iiciaii\. 

•J" Hémiplégie sous-corticale. — Les lésions du ceulie uvale (|ui 
déli'uisciH les (Unes de projecliuu pruvenant de la corlicalih'' iiioliice — 
svsiènie pyramidal — déleiiuiueul comme l(!s lésions coiiicales le syn- 
drome hi'miplc^Mi'.des alléi'alious, souvent foi't éleudues, peiiveni èlre la 
cousétpieuce d'une h'sion dans le domaiiu' des altères leuliculo-slriées. 
ir-sion (jui s'i'leml jus(|u"i'i l'angle externe du ventricule latéral et sec- 
lionne le pied de la couronne rayonnante el la su'jstance lilanclie non 
dillérencicc sons-iacciile ;'i la circouvolulion l'rontale ascendante. Cielte 
lésicni se liadnil par une lu'uii|dét;ie banale, rarement par une mono- 
pléj^ie, ce ipii peut s'observer cependant dans le cas de lover 1res limité. 
Le diai;noslic dill'i'rentiel entre riiémi|ilé{;ie sous-corlicaleet Théniiplégie 
corticale esl souvent délicat à étahlii'. Lorsqu'il exisic des convulsions 
parlielles ;i type ISravais-jacksonien la nature corticale de la lésion esl poin- 
ainsi dire certaine, il esl en ellet excepliinuiel ([u'une lésion sous-corti- 
cale — à moins (juclle n allleure l'écorce — pioduise des convulsions, 
l/exislence d'inie monopléffie sera égalemeni en laveur de la nalur(^ 
coilicale de la lésion, mais ici encore il peut y avoir des exceplions à la 
réjjle. 

Ti" L hémiplégie capsulaire relc\e d'oidinaire d'une ln'iHnrrn(/ii' dans 
le domaine des artères lenticulo-striées, liranclies de la sylvieune. moins 
souvent d'un rdmollis'senu'ntoi plus l'aremenl d'une au Ire cause i /((////■///■.s-, 
(ibccs, Lijslcs). Ici l'Iiémipli'j^ie esl lotale: (die |)eul s'accompagner 
(riiémianeslliésie persislanle, par alli''ralion conconiilanic de la couche 
opiiipie (Dejerine et Lon^); siMi\eul aussi il m exisie aucun Irouble 
scnsilir. l.'inlelliffeTicc esl parfois inlaclc, 1 ('pilepsie lait défaut, saut 
(piehiud'iiis au d('d)ul el seulement dans le cas d'inondalion venli'i- 
culaire. i''veuliialil('' du reste rare. L'aphasie ii exisie jias el si le 
genou de la capsule esl l(''sé on oliser\e de la d\sarlliiie eu g(''ii(''ral pas- 
sagère. 

SuivanI les cas, le diaguoslic eiHi-e la l(''siou capsulaire el la lésion 
c(n licale, c Csl-à-dire cuire riiétnorragie cérélirale el le laundlissemenl 
ci''r(''hial. esl ou l'acile. ou impossible. Le ramollissemenl lype, avec sa 
marilie progressixe. ses Iroubics inlelleclu(ds, esl lacilc! à recounaiire. 
Il en esl de uir^nie jionr le ratnidiissemeul à marche rapide par emijolie 
au ci)urs d Hue ir^sinu milrale. L'aphasie inolrice. I épile|)sie liravais- 
jacksonienue accompagneroni rhémiph''gie curlicale; dans riiémi|dégie 
capsulaire les svmplômes d'aidiasie inolrice, les convulsions l'erord 
dél'aul. Les lioubles de la seusibilit('' peineiil exisler dans les d<'n\ cas. 
Mais snnveul le diagnoslic entre ces deux vari(''h''S, pai' rabsence des 
svuiplùmcs préci'denls, esl impossible à l'aire. 



I mit m i:-^ m: I .\ \iinii.ni:. •m? 

Je rii|i|i('ll(' t|m' lnrs(|iu' l.-i pjirlic pcisliTo-iiil'i'iiriin' ilr l;i cniiclic 
ii|ili(Hi(' |i:ii'li('i|i(> il 1.1 li''si(iM (■;i|isiil.iir(', cm dli-nvi' une --l'i ir ilr s\iii|i- 
li'iMio i|iii' i .11 ilcriils avec mes {''l('\('s sons le ikhii i\r Sijii(iniiiic lliiila- 
iiii<ii'(v\ iliiiil le- |iiiiii-i|i.Mi\ sdiil ("hr'miaiicsllii'sic. riii''iiiial,i\ii', I lii'iiiia- 




MG - 



TlV, 



Am'g idg 3P°P 



i;;. II. — l.e lr<mo enc<'|>linli(|iie, l'i'mersîence des nerls l'ianiens. l'angle iionlo-céii-lielliMix. l:i f:i(-o 
iiirérieiire ilii rorvelel el l'ospace opIo-pi-Jonculaiic, d'après J. et A. I>ëjeri>e Ulnaloinie des ceiilirx 
iiervetijT. I. lit. 

I.a pie-iiièiv a élé .>iilev.>c. le diveilienle laléial tlii IV' venliiiule iil V^i a Mfi nuveit à dn)rle. 
landis que les plexus iliiinndes sont visibles à gaiiilie. dans l'angle |ii.nln-céivliellen.v entre les Vlll- 
.'1 IX' paires.en avant dn pelil lohnle eéréhelleux dn IIiiciuIhs iKloci. qui doit à ses rapports avee le 
rierl' vague ivttir coté dr-oit de la figurei siin niini de l.dmli* du nei-f pneiiniogaslriqne. lieux eereles 
englol.ani l'un le pied du pédeneule .d la 111' paire iSVi, l'autre la VI- paire et la pyiauiide au niveau 
.lu silliin huIlHiprotuhéiantiel iMGi inili.pu'nt le siège des tumeurs, exsudais uiéiiingi-s, ele. qui, par 
c.uupressûin du trône enei^phaliqu.*, di'terrninent le syndrome etinii)ue : héniipl.'gie avec paralysi.? 
all.-rne de la 111' paire isïmlronie de Wel.eri ou de la VI' paire Isvndrouie de Millard-Gulderi. 

Auig, amygdale ei^rélu-lleuse: El, Es, éminenees latérale et médiane du tube einereum; Floc, llm-- 
lulus ou lobule du nerf vagne; II', ligi- «le llivpoplivse: l.dg, lobe .ligaslrique: l.gr. lobe gi'éle : 

l.sli. loiie seuiidunaire inféri -, Oi, olive intérieure lui bulliain-: I>, pied dn pédiuicule cérébral; 

l'y, pvramide antérieure ilu bnllie: l'ye. |ivrauiide du veiinis intérieur du cervelet ; ri \'i, diverlicul.' 
latéral du !• ventricule ; siV, sillon inlérieur de Vicq il'Azyr: sp.qi. sillon post pyramidal ; ssl', sillon 
s.uis-nocculaire: Tm, tubercule mamillaire: Tiua, tubercule mauiillaire accessoire: 11. nerf oplique, 
son cbiasma ix 11; et sa lianileletle: 111, nerf moteur oculaire comuion: V, nerl' trijumeau; VI, nert 
moteur oculaire externe; Vil, nerf fa.-ial ; Vlll, nerf aii.lilit; l\. nert glossopbaivnu-i.n : \. m-rt pneu- 
umgasliiq u \ague; XI, n.rl' spinal ; XII. nerf grand bvpogbisse. 



vus siMim.iii.ii, hi >)sii:Mi-: .\i:in'i:i'\. 

IlliHiisc, (li's ildiilciiis (l;iii^ 1rs iiiciiiImcs Jillciiils. cl |p;nTi(is <](' Tln''- 
miam)|isii' (\ii\. Sijnili-iiiuc lliiiliiiiii(ji(i'. \t. (l'J'i.) 

I!) Hémiplégies par lésions du tronc encéphalique. — L'liéini|il('gir 
ciMisctiilivc aux Irsidiis du Ironc (iii((''|iliali(|Mi' sr |)i(''S('iil(' avec un 
cortèges syiii|)l()miUi(|U(' (|ui varie siiixanl : 1" rexlensioii de la lésion: 
'2" son siège an nivean du |)édoncnle,(le la parlie supérieure, moyenne on 
inférieure de la proluhéranee, de la pallie supéri(Mire on inférieure du 
Indlie: ô'' sa localisation soil à l'étage inférieur du iiédoncidc et à l'étage 
anléi'ieur de la protulK''rance et du liullic, soil à la n''gioii de la calotte: 
i" la partici|)atiou ou non à la li'sion des libres radicnlaircs cl des noyaux 
des nerfs crâniens. 

Ces lésions i-(dèvenl d'cxsndals niiMiinj^cs, de Innicnrs. un encore de 
lésions vasculaires (hémorragie, ramollissement). I.a dislrihnticm vas- 
cuiaii'e avec ses variations individuelles commandera dans c(; derniei' 
cas la svtnptomatologie e' suivant (pie la h'sion intéressera le trcnic 
liasilairr au niveau de sou (uigine (lig. Ml), de sa parlie moveune 
(tig. i"), it>. i", i(S) ou de sa bifuicalion en artères cérébrales posté- 
rieures (lig. à."), 04), l'artère verlébi'ale eu totalité (lig. ,M)),ou au niveau 
de ses liraindies. artère spinale antérienre (lig. 10. .")!)), artère cérébel- 
leuse inférieure et postérieure (fig. (iO a, bi, suivant qu'elle siégera 
sur les artères médianes (lig. 45. 40. 51). ou sur les artères radicu- 
laires latérales (lig. 47. 48, 5S). la région de la calotte et l'étage anté- 
rieur du tronc cncépliali(pie pourront être pris simultanément ou indé- 
pendamment l'un de l'autre Ci- 
lle là tonte la série des syndromes, des modaliti's cliniques piopres 
aux lésions de ces régions. Les lésions de l'étage antérieur du li'oiic 
cncéplialitpie peuvent rester confinées à cette région (fig. 55, i5. 51, 55) 

I. .!;■ |,]: ici l;i nol;ihiiii rniiiiiimir :\u\ li;;iMrs i:> :i Cl». I, li,'.inii.].'^;ii' rsl iii(lii|urc pni' 

(les lla(■,lul^L•.^ ol)li(|iii's. riiriiii:iiii'slln''si(' |i;]i' un |ioinlilli' et. I;i panilysio iilli'riic |iai- un 
f;i-isL> l'iincé. Les lésions intéressent le pédoncule céi'ébral, les tiers sui)éric'ui-. nuiyru el 
iurérieur du pont, la paflie nioycnue el inféricMu'e du bulbe. 

\(\, aqueduc di- Syhius ; Br Op. bras du tubercule quadrijunieau posiéricur ; Crsl, corps 
ri->-lirornic et pédoncule cérébelleux iurérieur; Kcc. faisci'au ceniral de la c:ilollc; l'es, libres 
seuii-circulaires inlernes du cei'velel ; Fl|>. laisccau loni;itudiual pnsléiicin- : ri'ua, Fl'op, 
libres prolubéranlielles aniérieures et postérieures; IIC, hémisphères cérébelleux; \.c, locus 
coerulous ; I.n, locus niger; Lig, linn'ula du veriuis supérieur du cervelel ; ISD, noyau de 
Deilers ; Np. noyaux ponliques ou sidislance prise de l'ctafîe antérieur de la proli^iérance ; 
.Mi. noyau coupe; Mil, noyau du ruban de Reil laléral ; Nrl, noyau réticulé de la calolte ; 
Nn[. noyaux de la 7y paire (luoleuc oculaii'c i-iounuiu) ; >'inV, noyau moteur de la Y" paire 

li-ijumeau ; NsV. noyau sensilil' du Irijui u ; Nvi, noyau de la VI' paire (nioleur ocidaire 

exierne) ; Nvu, noyau de la Vli» paire (lacial, ; Nvni. noyau antérieur du nerf acoustique 
(branche cochléaire) ; Oc. (dive cérébidleuse ; Os, olive supérieure nu ])rotubéranlielle ; 
1', étage inférieur on pied du pédoncule ci'rébral ; l'eui. pédoncule cérébelleux inoyi'u; Pcs. 
pédoncule céi'ébelleus supérieur; l'y. la voie pédiniculaire dans son tr.ijel pi'donculo-ponlin ; 
Oa, tubercule ((uadrijunieau antérieur; r. raplié; Km, ridian de llcil médian; lil, ruban de 
licil latéral; SA(|. substance prise de l'aqueduc de Sylvius; SpR, subslance pélalineuse de 
liolando; Sli. fornialion réticulée; ïpo, henia ponlis; Tr, corps trapézoïde ; V4, quatrième 
veulricule; Vs, vormis supérieur du cervelet; VV, valvule de Vieussens : III, fdn'es radlcu- 
laires de la II!" paire (moteur oculaire commun) ; V, Irijumeau ; Vc, pelile racine motrice 
descemlanle on un'sencéplialique du Irijniueau : Vils, racine descendante sensilive du tri- 
jumeau: VI. libpes railiculaires de la VI" paiic luoleur oculaire externe); VII, rVII, libres 
radiculaires rie la VII paire (facial : Vil;;, pe du nerf facial ; VIlIv, l.raiicbe vcsiihulaire 



iinii nu-.s 1)1-: /. I Molli. Il I:. -il)'.! 

ou t;iiic iriii|iti(iii tiaiis la ralollc di^. .'iT''. id. }•!(. 'M\, 59). I.i's l(''sinii> di' 

la calcillc, l(ii-;(|iri'llos sdiil 

iiiiiiiiiics |i('iivciil Ml' ili'lcr- 

iiiiiii'r 1)111" ili's s\iii|p|(Miii'> 

(In colo (les iicii's ciaiiii'iis: 

plus l'Iciidiics ('lies s'accnin- 

|iajiiii'nl (il- Irouiiii'-- lic la 

scMsiliilili''. (le la cdnnlina- 

lioii. ili' !'('-(|uililii'atiiiH. par 

lôsitMi (li's \iiics >ciisili\rs 

(li^. hi. "(S, iSi. (lt<s Voies 

vesliliulaii'i's (li^. ."l'Ji cl des 

voies côn'bi'llcusi's iIIl;. .")Î. 

'i-S, 5(1. 0(l""i. ou lie Iron- 

lili's iii(tl(Miis pai- lésions 

lies voies molriccs i\\'^. \~ , 

:.(il. 

(•r, (|n"ii saisisse d'unr 
lésion de l'éla^ic auli'iieni- 
(lig. 55. i5. 51. 55 1 ou d'une 
lésion ilo la calolle (lii;. 'il . 
5ti) sVtendanl à rel 
élagc anléiienr. le 
système pijvaniidal se 
lionve toujonis inl('- 
lessé an-dessns de sa 
déeiissatioM. el sa h'- 
siou eniraine eoninie 
dans les lésions céré- 
Inales une liémi|)lé^ie 
iToisée. Les voies scii- 
silivc's secondaire'! de 
la calolle. qu'elles pas- ^•i!-■•«•- syn,i,,.i,L,. pn.iui,.;,.,,,!,,! ..ni.-.ioii,-. H.-i„i|.i.;-Ki,.du ly,,. 

,' , ■ , .■.■■ivImniI |Kii-lli.cMiil)osed."la|i:iitiosiii.i-nciiii'«lii Imnc liiisii^iiiv 

sent par le rnlian de i,.i k-si..i. ,.^i imiiM.-nie, siège .i^ins i,- iipissii|.,-ii.>ui-,i,. la pi nm 
Reil nii'dian on par la 
paitielaléralede la t'oi- 
uialion lélienli'c sont 
joutes des l'oies croi- 
sées ivoy. ]dies sensi- 
lirescenlrales (|i.7!(5), 
ilonl la lésion entiaine 
de niènn- une liéinia- 
iiesllièsie croisée, lié- 
niianeslliésie jilns ou 
moins intense, pinson 
moins totale (lig. 52, 50l, ou dissociée ifi-. ()(l'''i: seules les lésions de la 
DKJKitiNE. — Somiologio. 1 1 




Ç'fi't: . 



|iL- iHln-te iiiiUMii-nr ilii |Mint ili-.iit .-t y délniit Ir- 
lil.ros ciHliiii-iilédullairus pyniiiiidali's. Irs lihros curlico-nil- 

.l.-.iires du lai-ial, ilu ni.isliral • i-l di» nivpoiîlosse; elle n'in- 

I..IVSSC pas la caliitl,-, ni l.-s lllnvs ladi.'ulaii'es des noi-fs ci-aniens. 
A gauche : lli'iiiipii'i;!.- .i.ji-i-.' du IidihoI des iiieiulires avec con- 

traetiii-e el e\:i::.i,il Ir- i.il.v.v; iLMiiiplégir lariale inlel-iciirc 

s;aiiehe: léfjeiv liriiii|i..rr.i,- i.i, lale supéiieiii-e (élarf;issement 
lé^'er de la le, il,- p^dp..|.ial,-, ai.aiss.-iiienl dn liord exlcrne du 
sonr.il, iiMpnssilulil,-- d'.-levei- el ,1 a liai-sei- le soui'cil, de fcrmei- 
allernativrMiieni les deiiv yeux ; ti.''iiiipar«'sie di's niastlcnteufs, en 
pailiculier dit ptéiyf;iMdieii iiilenie. Il.-iiiiparésie linguale. Inté- 
ïiilé de rexrilaliilili." électrique. 

l'nr suite de la prédominance des iiiii«i le- du iiiic' sain : cnliai- 
re-iiienl des lèvres et du menliin vers la dniite et dans l'acte de 
llrer la langue, déviatinn de la peiiile du c-i'ité paralysé (actinn 
du ^'éninglosse droit I. 



Mil ShMKil.ni.li: 1,1 s 1 > //;;.i//; ,VA7;IAr.\. 

ijiilir iiiriTiniiv du liiillii'. (|iji (Irlniisciil les ii(i\;iii\ îles ((iiilniis |)(psl('- 

■i('lll> ou II' ^\^||■MII• (les lillICs il I ci riUUlO iulclllCs (|u liullll' MViUll IcUf 

liTii-siiliou, |pcu\cul ilrh'iuiincr des lioiililcs de scusihilih' drs imciuIhcs 
•I du Iriinc si(''i^c;uil du inrinc ci'di' iiuc l.i li'sidii. 




Ki;;. ill. — Synaniinc-|ii'"llll.(-i-:inlicl :inli'i'iiMir .■! |.i..|.i,. mr. lin ,,ihI.m.,- ,!,■ I,i |,;ii hr ymnr 

tronc liu.sjlniri' inli'i'i's^niit n dniiti' l'i'laKi' aiih'irnii chi | i .1 Im |i.m II- .uiI.'i i.inr ri uih'i I 

(Uilottc ponlinc. l.a Irsiiin n'aUi-inl |.ii- .m .l.lh.i , lr~ ii..\;iii\ mchin - ,i >,-iisihr- ilii h iju : I 

pretecnaiTii'ivk- liiisi-isiii liiti'iiliidiiiil |..i-iri ,,,11 . 

A ijnucha : lUmi]iU'ti\i: cniis.-r — l\|.c (,1,1, ml — ,1,1 1, •. ,|,.^ nilij.s ,1 ilii ij, i^il iiil,-ii 

|iar lésion dans riHa^i' anl.-i l'-m an {.n>n diml ,U- Irlnr- .mlnn in/'dMll,niv~ |.M:irMnlal.'- ri 
lihl-OS cortiCO-nni-k'Min'S lai i;ilr. ,lr h, i,nr |..-(lnrn nlail r , l'\ : h. inl|i:n . -l.' l.-rir du lanal -I 

l-icnr: lu.-niipaivsii' lin^jualr ri li,-iin|iji .-n- ,h^ masli.al.nn -' .Lm. n .1 iilnii ,ln cnl.' sain 

alliMntr. dans !.• riihan di- Uni no-ilian illnn ri la ralnllr ,>l; . dr, nlnr, rnr lim lin^nalrs ri ,-nil 
lrif.--lllinal,>s molli. rs.nnlrinirs dans Ir svslc>Mn' dr. liln r. al„ 1 , aiHr. dr la 1 oir |..-d,ilonlailv. 

Il.-niiani'sllo'si,- nois.-r. inl,Tr>-anl la srn-ildlil.^ -m- l..n. ~r. , Ir.. mais Mir I Ir >ri„ 

altitndrsparirsiniKlo liiliaii .1.- Irai no'diaii Jllin .d dr la IniMial i . In ill.-r iSKi dr la ralo 

l'as<lr paralvsii-allrinr:la Irsion uallnia aii.dM drMmvaiix ilrs ii,.| K naiiiriis Iniis ou ,riisil 



I lint /,■//,> /,/, I A \lnl ll.m:. 



I. mIIcimIc (les voies (■(■■iV'licIlciiscs >,■ liailiiil |imi roiilrv |..u des synij)- 
linnrs liomohiléiiiiix. iliircis. des iiiciiilii es. (■"csl-M-.liiv sii'-iMiil ,lii inèriic 
ri'ilr i|iii' la li'Mori. I.'li(''iiiial,i\ic, llii'iiiias\ iici -ir. la (l\siii('.|| j,. Imiih,,- 
'■'''•'■•'''■^ iiiili(|iiriil ilaii- les |,\i,,ii-, |H,ii|o-l,iill,a iivs ja |.arli(i|.ali(Mi 




.,.oa„. leurs ,...,« ,a,li..„hi,-..s. ,., n.oi.ié ox,o,„o .1,, ,ul,a„ de lieil ,^^-Ai.n, W.^^il^ t^ 



•''^ '"">*•""'"•"-■ ^ '•■' '"'l" l'i"l'""l: ">■■ "l-l„.n-.„-.,.l,é,usi,,,K.sde,s„„.,„l„.„ 



\>-<r l,-i.,n du |„-.d„n,-, ■,-.n.|,..||,.|ix Mi,.,-ii,u 



<i:\i/(ii.iii:ih' nr <)-<ti:]ii: \i:i:n:r\. 



(les liliics s|iiii()-ct''n''l)i'll('iis('s en parliciilirr du nir|)s ic^lironiic. |,a 
U'sioii (In |)(''il()iiciil(' (■(''l'éhcllciix snpôi'icur sfiiibli; se traduire siiiloiil 
(fiff. ."i'k 17, '(-S) par des iiioiivorMciils choivo-alliélosiqncs. Ces Iroiiblos 
si'fdiil diri'cls cl r\is|('i(inl du iiumiic cùtt' (|iic la lésion dans lontcs les 
altcinles de la |ii(dnlir'i ani'c (|ni inléi'cssonl le pédoncnlc (■(M'éhcllcnx 
^np('Tii'nr avani sa d(''cussali(iii. Ils son! (■r(iis(''s cl cxislcnl du côli' des 




Kig. 48. — Syndrome iiruliilu-i-aïUiol iiosli-ro-lalùral. l,(!sii)]i ili; h jiarlir IjI.mmI. 
linc gauche intéressant les noyaux du trijumeau, les voies sensilivr^ s.-ruml 
ealotte, sectionnant partiellement le pédoncule cérébellcuv supéii'iu l'i^i . 
médian (Km) et respectant l'étage antérieur du pont. 

.4 rf)-oi<c ; llémianestliésic des membres à type syringiuuyéliipn-. jinrlanl -iiilnul 
douloureuses et thermiques. 

A grnucAe ; Paralysie du nerf rll:l^l1' il. m muscles plérygoïdiens, raasséter, lem 
noyau moteur du trijumeau. \it -Mi. -i 1. -i rr dans le domaine du trijumeau (noyau sensitildu Iriju 
mcau),mouvemcnts clioréo-iilliii.i-i.| II. -a. <in..-mhres — p.ir lésion du pédoncule céréhelleu.vsujiérieur 



Inll,. |„M,^ 
11 de ll.il 



al) pai- lésion du 



I i;nri:i i> m: i i \inrii ii i: 




iiiciiiliics hi'mi|il(''i;i(''s t'I li(''iiii;iii('slli(''Nii''s d.iiis Icn Irsiiiiis |M''il(iiinil;Mi'('s. 
MPUs-lli;il;iini(|iir-i. lli;il;iiiiii|ii("- (|iii srclidniiciil le |i(''(l(uiciil(' ((''H'Iii'I- 
l('U\ sii|M''ri(Mii ;iii-(li'ssns lie sa (li'ciissalioii. Ils scroiil hilah'iaiix le |ilii-. 
sdiiNfiil l(irs(|iu' la h'sidii iiilrrcssc la iITTiissalidii ri s'(''I('imI aii\ deux 
iidvaiix roii^i's lie la calnllc. 

Mais (T (|iii iiii|iiiiiii' la mile <-ai acl('Tislii|iic aii\ li(''iiii|il('7i('s par K'-'imi 
ilii lidiic ('iici'|iliali- 
((lir. ce (|iii |iiTiiii'l 
(l'i'ii |i(isi'i- Ir ilia- 
j^iKislic cl (IVn iliMci- 
iilincr le sir^i' cCsl 
la |iai'li('i|iali(iii à la 
lt''si(iii (le I mi; (iii 
l'aiilii' des iiciis cia 
iiii'iis. iiiiik'iiis. scii- 
sitil's nu si'usoriolsaii 
niveau de leur éini'i- 
jiciice, de leurs (ilels 
radiculaires. de leur 
nuvau dorigiue eu 
de leur uuyaii de ler- 
luiuaisou. 

I.'alleiule d<' la 
IIP' paire iuili<|ue une 
lésion |)(''d()neulaire 
(lij;. ■).". ."l'u ; celle de 
la partie niulrice du 
Irijunieau une lésion 
de la partie nioveinie 
du pont (lig. il . iS): 
celle des M'. VII' et 
Vlir paires, une lésion 
du lieis intérieur du 
pont iMi de laiiglc 

poilto-eéréhellenx , ;., ;.,. _ syi.,li Imilu,,.- .irU.-TO-inlorne. llémipl.ric nlU-mr d.- 

(ti". h'I ,').'), Mil. I. al- '' ^" !'■''''' I''"' lliiniiilio-i- ilo rartère spinale antorioiire gauchi'. 

•~" ' ~i" l'-i" ' i' ' '■■' ''■"'"" il'liiiil !■! |'yr:iuii(li' antérieure, la formation rélicnli'.- 

tenile dl^ I hypoglosse l,l:iii.li.- .in lnill..'. I.- ni.i.". radiculaires de la XII' paire et respeiti- 

est earactéristifiue , "j" "!'■""„ , , , , > ,, • . > ■ 

1 .1 dioilc : ll.Miiiph'L'ii' des membres el hiMiii;iii.-ll]i>ii' surtout de> 

d'une lésion de la par- s.Msiidiii,< proionde 
tie antéro-interne du 
l)ull)e (li;^. 't'j. :.U. 
T)!)) dans le domaine de rartcre s|iiiiale antérieure; des troubles dans la 
ronctiiui du glosso-pliai yiii;ien et du vaj;o-spinal indiquent une lésion des 
pallies latérales du Ijulbe (li^. Tid, 60"'") dans le domaine de l'artère 
cérélielleusi^ postérieure et iidéiieure: les paralysies iarvn<;o-pliai yngo- 
vélo-palatines indiquent en particnliei- une lésion do la colonne anlé- 



NCB 
\U Nxp NCC- i 
Kxii i 




MÇ,//,e 



is liémianalï.' 
.1 fiow-hr ■ ll.-iiiinlnipliii> lin-rnale ave 

|ui l.-M,in li,'.^ lil.p-. r.idirnlaire* du n 



m Ij.riiilln Tiiioanestliésie 
Miiiiiii (Ir dé^rénérescenei 

il,>|..l^l,.ss,.. 



^1. Midi III, II-: nr s)'sii:mi: M.iiri-.rx. 




ri.'uiv (li's nerfs ini\li's, ikimiii de riiiiiliiyii un riiiyaii \ii^(i-s|)inal i li^. (iU. 

.■)(l|, laiidis i|uc le 
liilciilisscinciil (In 
|Hinls. l'aliaisscnicnl 
ilr la l('Mi|i(''ialnir. 
les li«)nl)lt's icsjiira- 
loiirs(liily|M'(',li('yne- 
Slokcs cl Sldkcs- 
Adam. les lionhlcs 
svni|ialliHin('s (iculn- 
|in|Mllain:'s (lij;. .Ml) 
ri'vMcnl rcxislcncc 
t\'\[\)i- li'sinii lians le 
Miisinai^r (In noyau 
ninicni' (jdis.il (In 
vai^uc. 

La paralysie, I a- 
nesthésie, les Imn- 
l)les sensoriels coii- 
s(''cnlirs à la k'-sinu 
lies lilii-es radicnlai- 
res (Ml des nnyaiix 
des nerls crâniens, 
sont Iduidins iliiTcis 
cl re\('lenl par l'ap- 
IKM'I à rii('iMi|il(',uie 
cl riiéniianesllK'sie 
des inenihres, le type 
caracl(''i'isli(|ne des 
h'sinns (In lionc en- 



NCI 



IXi NXf, NCt> 







)il,'i„-iiil.-in.' ri ,.-l,„-„\n:u<,-. Il.-nii 
-,-rS ^IV,- ;ilvM.- ,ill. rrir il.' hi Ml 

('■ 'I" Il ■"'■ -Mi'ii'Hii.- ,r\;,.|i,.. (■('■plialiipie. le l\| 



lrillllllr'>i<Vlll|i:illiiqMcv (inili, |.ii|Mll:Hlv-,lh- ^mmt.j ir rcirl.,.|lrlls.-, , " ", . .•. 

,,.,ii,n,mi,„l..,i..i:„i..M.>,'i.'i.r,,i,..,H„ „,n ,. in,,.,M,.,i. des paralysies diles 






ll.-ii^r inlV- 



' ' I'"-''' alternes. 

i iiraii,- II. -ni -ir .iv.isr.- — U|"' ponio-hiii i,Miiv - .In K'nuv ri ,irs Les Heri's niiileiirs 

;;::::;: •:;:: ,'::::,i:;;;;:- ^'!:i; :;;::::;;:;'ï;:';,':r: ,;;:: r i»^ pi»^ -"'^•''" '"- 

l,.liivn>.- ri llir,l„„|,|r-- ,1.1 Imiir, ,|rs ml. 1rs. ,1,1 ,,„,. ,1,. hl tcl n IS SOO t ICS M' , \ Il ' 

""M"" •■ !■' l-'hr I.-., ,.-.„.■ ,1.- I:, Irl,. ,„„■ |,.., I,„ M. .■ - r - Q - ., -^ 

..•■li.-ni.-.rs i.l.iii.lM's, ,i;i .1 :;,,-■ si;., '"r- ■'•'' •'". -'-. ■"■'I- 

,t vice/'.'. ■M.'.iiii.isvM.T;;,, ,,,.!.. II.,.-. :.v.. I.il.i ., |„iK, I l,.ni,.i- UI" pairCS (Hu. •)•". 

■ i.-i\ii.. Il.-lili;ili-..|.l,i.. Iiii^,i:il.- 1,.,! l.-i,,iis .l.< lil.i.- iM.li.iihiiivv .!,■ -, , , ••' 

ri,v|..,;i.,~...: ,,',„iv-,. ,i„„;„„.i:„vn.„-,..i„ ,1, .v,„i,.,„„. .>i). Ia' Injnniean 

,|-Av..|li-. ;,^.v .l5-.|,l. ;..,,.-. ,K- ,„. „1 .1 ,vl,„. I„,„ ,1.. I;, , (]o_ '(J, '(.S), l'Sl nhlS 

v..iK|UilrM,.,i ,1... ■,■.,,■..!,.■, ,l:.,,v-..| ,1,1 n,.M,,, ,,,ilri,..,,,,lin;,^,.- '7 ■ . 

«pinnl i\\;,. \lu.-,-l ,,l ,,■,,..,■ ni .!,■ I.. I.mI.- |.,.l|,.l,i ,,!,■ |,,,i l,.s„.ii I f C (| n C Hlin e tl I, JJrlS 

i!;i;:::i;:;;:::::?;ï.::;;M:::::;;,i:i":;:;,^:i;;::.:,t;:::; v^^- ri'yiM.^i..sse 

f^sl plds .■(.•llilll.- .•Il linirl- ri |.lii~ v.,imm.- <Im m,.v,,,i ,I,.i~;iI ,.n |...s|.- (jjj;. '(.!', -)<>. •>'•• 1 et la 

,1„ va^iiri : l,én.ii,nesll„)s M 1. I.-,,.,, ,|,. I:, ,.,„„. |,.„..,|^.^i,, ,1,, ,|,,^.,,,| 

inasliealenrp(!nl(''lre 
assez inleiise ponr enlraiiier nne snliliiNalinn de la inàclioire: plus soii- 



diwi-i.nilnnl.-.ln liijii 




w 



n:i>ri:i /> /</•; / i \ini n ri i- vir. 

vcal i;i |i;ii :il\^ii' |ii l'diiiniiic ilaiis Ic^ |j|('T\i:ciï(lii'iis cl se lr;iiliiil |i;ir de \;\ 

.lilliiiill.' il.ni- l.'s 

iiiiMivfliii'nK (II' di'- 

ilmliiHi cl l'ciiliai- 

ncmciil lie la iiià- 

i-iiiiirc (lu ciiU' iK'Mii 

|p|('^ii' iicndaul lOii- 

MTliiivdc lalMiiiclic. 

la [laiaKsic de- 
iifi fv iiKiliMii- crâ- 
niens s'accinniiaunc 
(ralidiiliic Minscn- 
hiiic, (l'all(Mali(ins 
des ivaclinns (''It'i^'lii- 
(liics.syni|»l('Mn(^s (|iii 
luiil lonjdnrs (i('ranl 
l(irs(|U(' --iinl li'M'cs 
les \((ics cenliales de 
ces neils.;! savoir les 
fi lues (■" /■/ ii'O- ii u- 
ih'nircs. 

\a\ i(''si()n deslilires 
(■(iilicd-iiiich'airesdii 
l'acial se liadnil par 
nue paralysie l'aciale 
iiin'rieure i\\\ l\pe 
(•i'url)rallvi)y.lig. .">.". 
.")7, r)(r'. 'i.">. M , Ui. 
i-Tl; celle des lil)res 
ciirlico-iuicli'aires 
des nerfs moteurs de 
Iceil par une para- 
lysie associ(!'e dn re- 
i:ai(l(Miuned(''yiatioM 
coiijuj;U(''e de la l("'lc 
el (les yeux llii;. ")•", 
18) (voy. Schtiiol<i</ic 
(If 1(1 risloii. p. 4'28 
el 1 l.'Oi. l.a dyspha- 
.uie. la dysaitliiic. 
le syndrome psendo- 
linlliaire(voy. p.l VcSi 
le rire el le plenrer 
spasmodi(pies sont 
liTMpienls dans les It'- 
sioiisl)ilal(''ialesde la moilii' snpi'rieni-c de léla^e and'riein- de la prolulit' 




■■y.ç,//,c . 



1 n'iiichi; 


■■"•■- 


l.-n.line 


„x lu,' !.■ 


.\.-< lil.i 




1 ilruil,- 


■ll.-,u,p:„ 



■ ,|M IV|., 
llIl'iM llirr 



i'-l,l:il 



..'il.— Smi.Ii ■ |,i..liili.'i:iiilii-l :inl.Ti.Mir. lliMMi|il.'^ii' ilci lV|»- 

riVl.iMl ;i\.- |,,,i,, !,.,.■ |,s,Mi,l,j-hiill..iin- |.ar li-si.n. liihilriaK-'clii 
1.1 V Mi|..i 1,111 .Ir I .■l:i^,' :inlri-i.'iir d.' l;i |M-ntiilii']-.iiii-c .Iriniisiiiil 

uiiililMiniriil l.i \ |.i''iloii<'iil.'itn' ilr.iiti' l'v. ri lui'li.'ll.'iin'iit hi 

,M.' p.'.l nlMiiv :;;iii.l,i- iliill- -.1 |Mlii.-" inl.-i iir !.• loni; illi 

.■iph.-. 

ilires. lai'hil 
les iéllp.v.'< 

1.- Iilii. s , iiili, ,liilliiin> iiyi-amidMli'S .-l 

l.-.iiiv> lin l:i.i.il ,1 il,j I liyiiiiKliisso. 
■ riiisiM' (le la langue, dit l'acial inrérieiir l'I 
il.v nhiiiliiv- pu l'-iiin dos liliros ciiilico-niicléaires et atlpinli' 
|..^.-ii' il.- lilin-- .1.1 li.-.i-me-ilnllairis pyramidales. 

Ile là ; liysarUirie, dysplia^'ie. syiiipiriiiii's de paralysie pseiidii- 
l.nlliaiie pai- l.'-siilu liilati-ial.' .1.- liliiv- i-iirtin>-niirlraii-es il.' 
riivpi.i;li.-i- ri lin \ai;i.<i.inal. 



île, sj:miiiihi,ii-: m >v^Ti.\ii: .\i:/;ri:i \. 

liilicc cl > oli--('r\('iil iiirllic lipisi|ii(' l;i ir'Miiii ilc l;i sccuiidc \iiit' |iril(p|i(;ii- 
laiiv t'sl peu l'Iciidiic ( li^. M i, |miiiivii {|uVli(' iiil(''i('ss(! s;i parlic iiilcnic ou 
sa partie poslériciire c'csl-à-dirc la voie cciiliale ((irlicd-iiiicli'airc dos 
iKiyaiix iiilV'rit'iiisdn Ittill)!' cl en |)arlicNlii'r les lilucsahcnaiilos pdiiliiirs. 

l.cs lésions du troue eneépliMli((ue peuvent intéresser la Mil'' paire 
[{\g. 52) dans son systéni<' eoeliléaire (lilires radienlaiics de la liraiiclie 
eocliléaire, novau antérieur de raeousti(|ue, systèui(>s dueorps li'apézoïde. 
de l'olive pridnliérantiello et du ridian de Heil latéral) et dans sou sys- 
tème vestiliuiaire (libi'cs radieulaires de la Inauelie vesliltulaire, noyau 
triangulaire, noyau de lieelilerew. noyau de Deiters, et sysième des 
lihres du novau de Iteitersi. Ici encore les symptômes constatés (troubles 
de l'audition, tioidiles de la slatif|U(M seront dirccls, ils s'(d»sei'veront 
du coté de la lésion. 

L'appareil laliyriulliiqne est t'u outic l'U connexion étroite avec les 
novaux oculo-motenrs (fiji. 212, |). 42!l) : le système eocliléaire par les 
lihres du liile île l'olive su|)érieure ou protubéranliclle: le système vesti- 
hnlaire jiar les libres ipii naissent dans le noyau <le Deiters, suivent le 
trajet îles libres arcilbrmes internes postérieures de la calotte, aiiordeiil 
le noyau do la M' paire, monteul dans le faisceau longitudinal posté- 
rieur croisé j)our actionner le noyau de la 111' paire <lii côté opposé ou 
ilescendenl dans b; laiscean iouj^itudina! post(''rieur bomolatéral [)0ur 
a<'tionner les noyaux bulbaires iulV'iienrs. en particulier le noyau du 
spinal et les ((donnes cellulaires de la corne antéiieure de la région 
cervicale. I ne b'siou de ces voies entraînera des symptômes oculaires 
(lig. Mi. .")7, ")2) : uyslagnnis, paralysie des mouvements de latéralité du 
regard — paralysie oculaire associée — voire nu'me une ib'viation conju- 
guée d('> veux cl (le la lèle avec on sans rotation de la tète, auxquels 
s'associeul (In vciliuc (le rinceilitudc dans la (h'marcbe. de la latéro- 
pnlsiiin et souvent une diminution du r(''llexe patcllairc. A rencontre des 
lésions de la voie corlico-ocnlogyre ces symptômes, en iiarliculier les 
svm|itômes o( ulaii'cs. s(mt ici r//rec/«; ils s'observent ducôlédela lésion, 
c'est à-(lirc(lu ciib' opposé à Ibémiplégie ou à l'hémianeslbésie des mem- 
bres el bien (pi ils r(''sultent de la lésion d'une voie secondaire centiale 
(laiscean longitudinal post(''rienr, système du noyau de Deiters), ils peu- 
vent clini(|ucnu'nt être assimilés aux paralysies alternes. — La déviation 
coiijugU(''e, la paralysie associée du regard, le vertige, s Obsei'venl d(! 
préférence lors(|ue sont lésées la partie la plus élevée du noyau de Deiters 
et des voies qui en paiteni: le nystagmus, de pi(''lérence lors(|ue c'est 
la partie supérieure: l'incertitude de la di'marclic. les altérations des 
réflexes, lorsque la partie inlërieniv du noyau de Deiters est alteiritc. 

Les lésions du Ironc enc(''pbali(|ue |)euvcnt intéresseï' les libres radi- 
eulaires du IriJKinedK (V'' paire) à dill'(''renl(>s bauteurs (llg. il. iS, r)2, 
.'iS. .Ml, ()(l; el, dans le bnig trajet descendant de sa racine spinale, on a 
cbcrclii' à localiser les territoiies cnlanés desservis par les brandies 
iiplilaliirK|nes. iiiaNillaire snp(''rieiir et maxillaiic inIV'riciii . I.c> libres 
radiciilaiics des branches (ipli lalini({ii(' el maxillaiic inicrieiir sont 



I uni /;/./■■> hl I 1 Miii iiiri. 




Kir 

Oc Nv.r o- 

v^mv Np ^ jêf 

-■ VI 

Fi;;. :)i. — Syndroiiu- |ii'oliil>rnm(icl |ioslérienr. lléiiii;inestliésio cniisi'o avic |iai:ih>ii' alli'ini' ilrs M', 
VII-.VllI- |i"air.>s.H ilii vasm-spinal (Xnl. par luluTiiile de la parlie inlciieure ilo la calolle |M(iliilii-iaii 

li,-lli- gaiii-|ii<. I.e liilipiTiilo a (■onipi-imi- on rlélnlil les voies sensilive* nndain-. rniisr.-s de la 

eal.ille (SIti. le nilwn de l'e-ii nh-dian illiiii, le laiseean I,inf;iliidin.il |.n~l. i.. m I l|. . j.s ,i„yaiiv .-1 

lilires radieiilaii-es du ijioI.mii- ecnlaii Même (NVI.VIi.dii la.-ial iWU.MI .d- l.i mm. !,.■> ^,■s|il,lllail.■ 

iVllIvi el eochléaire iNVlIli-i d,. la VIII- paijv: pins lias, il alleiiil la pai Ih- sm|..i i.m .■ d.- la calell.- 
Imlhail-e. inléresse le noyau aiiléri.ui' do va^.espiiial .-t les voies céréli.dl.os.s ni pai lieiilo-i I.- 
corps restifoi'ine. 

.1 rlroile : lléiiiianeslliésie du im ps .-1 d.^ la la.-.- p.iur lous les modes de la s.-iisihilil.- sup.-i li.i.dl.- .-i 
pi-olundc. lléuiialaxie eéi-élwlleuse. laléni-pulsion par lésion des voies céréhelleuses. 

A ijaiirhe : l'aialysie atrophiipie avoe réaction ile di'fîénérescence de la VII* paire (ni (facial supérieur, 
inléiieur. peaucier), lagophllialuiie, aliaisseuienl de la coniniissiiie labiale, effacpnient des rides; 
soiilité pal- lésion de la branche eochléaire (Ville): nystaftnuis vestihulaire (Vlllvi: slrabisui.- 
.-iinv.-ii;.-nl iVppaiiei. paraly.sie des inouvenients associés de laléralité des deux «lobes oeulair.-s 
Vil- la i;anilie par lésion des libres lu-ulo-lévogyrcs internucléaires et vestibiilaires dans la parlii- 
|ici-l.i i.iin- de la calotte au niveau du faisi-eau lon<riludinal i.oslérieur .Flpi. du noyau de la VI' paii .- 

.1 .1 .vau de Deilers. Par suite de la |irédiiininaui-e des aiila^'onisl.-s. I.- regard est porté à di-oile. 

l'aralyM.-\élo-iialatiiie el paralysie d.- la coidi- vocale (noyau el libri-s ladiciilaires du vago-s|iinal.. 
tl.-iiiiàneslliésio de la la.-- j.ai l.-siiin de la racine descendante du Irijnineau in'). 



•ils ^i-\ii'ii iii.ii: nr ^v^n \ii: \i:i;ihi \. 

ct'lli"- iliinl lu h'i iniiiaisdii csl l,i plus iiili''iiriin' : celles ilii ni.ixill.iirc 
vii|ii'i iciir ne iIi''|i;i>m'iiI liiiitc en li;is le |iImii de l'olive Imlliaire. Sur 
une eiiii|ie li:iiis\ eisale de hi laeiiie spinale desceiidanl' du Ifijunieaii. 
les lildcs eiiiresiKiiidanl an\ hiaiielies (i|)ldlialini(pie el niavillaires 
snp('Tieiiies senilileiil nceiiper nue sihialiiiii pins anh'iienre. pins \en- 
Irale. (jue celles du nia\illain' inliTieur. l.i's liunldes de la seusiMiilé 
ctu'uéenue paraissciil en ell'el sidiserver de pi(''ir'ience dans les l'oyers 
plus iiiréiieuis. eeu\ des nnupienses nasale el linccale. dans les loyers 
plus snpéiieuis. 

Les li'sidus des|rucli\i's des novaux sensilil's dn Irijunieau — iinyan 
pr()tnl)(''rauliel el no\au de la laciue deseeudaule <iu substance j;i'lali- 
iiense de lUdaudn — peu\eiil de nKMiie (|ue cidles ipii puitciil sur les 
liianclies péripliéricpios de ce neiT ou sui- le yani;lion de Casser, pro- 
duire des Irouhles iieuro-paialvli(pies — kéralile superlit'ielle érosivo. 
herpès — sans i|ne ! (ui puisse iuvixpier pour les expli(]uer. uu lirail- 
lenienl on inie compression de la liran(die pi'yipliériiine, connue dans les 
cas de linneur evIia-pidlulM'rautielle. 

Syndromes cliniques des hémiplégies par lésions du 
tronc encéphalique. 

'/ Syndromes pédonculaires. I ' Syndromes pédonculaires 

antérieurs iJIfiiiiiilryic pcdonculdirc, sjiiidi'niiif (/c W'ehci]. — Au 
niveau du p(''doucule c(''i(''hral. le l'aisceau nioienr. plac('' dans le pied, esl 
nelleineni si''par<'', pai- loide l^'paisseur du locus ni;4i'i', du l'aisceau sen- 
sitil' (ruhau de Heil) ipii occupe l'i'IaL;!' su|ii'riciu'. Aussi dans la niai(uil('' 
des cas. pas loujours cepeudaul, rh{''ini|d('';;ie p(''doncnlaire esl-ellc 
nuiciuenieul luoliice. Mais alms (die esl parl'ois l'orl dillicileà dislinjiuer 
des autres li(''inipl('';;ies ci'ri'hrales dans lestpudles il u'exislo pas de 
liouhles de la sensiliilili'. 

(",e diai;Moslic esl facile an conliaire ;i porler, l(us(pie celle li(''niipl(''gie 
p.''doucidaire all'ecle le l\pe caiaclérisli(|U(', dit Itciiiiph'iiie (illcrnc siipr- 
iifurci)[\ jiiuldiiiiilii-jirdhihrrdiilicUc, o\i si/ndronic de Wrhcr. D'un côté 
dn coips il e\is|e une lii''niipir'^ie lolale couipi'enanl les nienihres. le 
Ironc. la laniiueel la l'ace — la parahsie Faciale pi'i''seule ici les caraclèi'es 
d(_' la paralvsie faciale d'origine cr'i;''lnale, c'esl-à-dire avec intéjirilé r(da- 
live du facial supérieur: - du vîAv oppos('', le nudenr oculaire coninuui 
est paralys(''. Celle pui'uiysie du nnilenr oculaire conunnn peni èlre coni- 
pléle et l'i'appei' toute la niusculalure inlenie el exierue de lieil: ou 
iuconi|ilèle el ni' s ailresseï' ipi à la innscnlaliM'e inlerue, on à la muscu- 
lature exierne on luèuie senleuieni à i|U(di|nes muscles de c(dle-ci. Les 
examens nr'croscopiipii^s nn)nlreul le plus souvent un raniollissiîiiieiit (ui 
une ii(''iii(M-raj;i(Mlu piMloucule: ijaifois la li'siou siè|;(! dans les méninges — 
linui'ur, j^(nnme syj)liilili(pie ou Inliereuleuse. anT'vrvsme des artères de 
la hasi'dn cerveau, nM''ninj;ile lulierculense. - (le Ivpe cliui(|ne s'explirine 
l'acilemeul. La li''si(m a frappe'' du un''me coup le faisceau nmleur eorlico- 
mt''dullaire non encoiv eidre-iidisi'', d'oi'i rii(''nii|dr'i;ie l(dale du t-tWv 



I imi l:l i:s hi-: I.A Mdiii.il !.. 




Kiu. .w. — Syiidnirm-s |.t-il..ri,nlair.- ;iiili;Ti.-urs ; lRnii|.l.'t;i.' .lu Iv , , .1,, .il. .n ,■,- |,;iialvsii- Mvm.i 

Milii'i-ifiii-f — Syiuli-imi.'.l.' WriM-i — |i,iil.-si..n Un pi'-'l 'iM |..-,l..n, ni,- ,-i ,1... lil.irs i-adiculairos du 
iiiiil.Mii- miilaiie roiiiiiiiMi — III' |iaiii' — ftaiicli.'. 
,( ,lii,il,- : llrini|ili'','ii' .-nMs.V il.'s iiifiiibics ol du tiiiiii- par li-si.ui d.-s liliios corliro-inr.dullaiii's |iyia- 
iiiidal.'< ; h..iiii|il.'!;i.' l'acialr inlV'-iiciiic, liVi'ic liéiiii|iarésie lacialc supérieure, par lésion des fibres 
r.ti-lirii-nm-lt*aires raciales: iH-niipai-ésieliri'itialepai-lésirtiidesfilM'escnrtico-nurléairesderhypiiylosse, 

Km « la lésicui respecte un cerlain iiiiinlMc ilc liluvs c.iilieo-médullaires pyramidales et de libres 
•■orlifo-nucIi*aires : les di-ux ciiupiiêiiit-i inleiii.'>- cl iiik- |»artie du deuxième cinquième externe 
.lu pied lin pédoncule ne sont pas allcirils par la lé-i,in 

En II la l.-sion I uconp plus étendue scclionne /«h/ci le, libres cortieo- médullaires pyramidales et 

l.iiil.-. I.'- libre, ,-oiliio-niicléaircs. même celles ipii dans celte région manileslent déjà la tendance 

b'Iacb.r de la \ oie |i.-clonculaire avec les libres abei'rantes pédoncidaires ipes lemniscns pro- 

lefid. pe> Icnniiscos snp.Tlicieli. 

ilnire les svuiplomes communs aux deux cas a et h indiqués plus liant et relevant de la lésion 
.l.-s libies c,o"lico-iu.-diillaires pyramidales et des libres corticonncléaires pour le lacial et riiyp.i- 

-lo->c. ou couslalera dans le cas * : une déviation ijutjuée de la léte et des yeux [lar lésion des 

libres cinlico-céplialofryres destinées an noyau iulérieur du spinal, et des libres' cortico-oculo'.'yres 
il.slinées aux noyaux dès moteurs oculaires i-iunniun et esleine: des troubles de la mastication. liai- 
lésion des libres cortico-lrij,'éminales motrices: des troubles de la déglutition, de la pbonation. de 
rarliculalion. un alVaissenuMil do voil.' du palais, |iar lésion des libres cnrtico-nucléaires du vapi- 
spinal. 

Par suite de la préd inanc- de, aMla;;.iiii,|.- du coté sain (gauche) on observe en n et en b : une 

dévialion île la bouche laction du laciali. du i iton (action du masticateur) vers la gauche, une 

ib'vialion de la lan^'ue du côté' paralysé- cn-lion du fiénio^'losse sain) et en /*, en outi-e, une déviation 
conju-uée de la (été et des veux vers la sranche ladiou de la branche externe du spinal et des 
ocMlo-lévocyresi et une déviali'.m de la luette vers la -anche, action du vago-spinal). 
.1 ijnurhc : l'ai-alysie directe de la ti-oisiëuu' p;iii-e : ptosis. sli-abisme divergent par prédominaïu-e 
de l'antagoniste iVh p;iii-ei; .avec ou sans uiydriase et pupille ne réagissant ni à la convergence, ni 
à la lumière suivani .pu- la ilciroclion ib's libies ladi.iilaircs ,1,. la 111- paiie .-si plus on moins 
Cl tie. 



^i.Minin/.ii: 1,1 >)sii:mi: m:ii\i:i \ 



(i|i|iiisr', cl. ;'i s;i sdilic (In im''\i;im'. le iiciT iiidlriir ociihiirc ((miiiiiiiii. (|ni 
se rriid ;'i I d'il ilii iik'Imc ci'ih'' (pic l,'i l(''>i(iii. l,ors(|iic l;i l(''si(iii s'i'-lcnd 
iiii\ i|ii.ili'c ciiKiiiK'iMcs iiilciiics (lu jiicd du |i(''d(Pii(nlc et di'lniii loiilcs 
les vdies cdi le ii-iiiii l('';iiic^. ;'i hi |i;iial\sic .•illciiic de l;i III' piiiic. sMionle 




Kj^. Si.— Syii.lninic in-dumuhuir ijusIim i.-m . llri,ii;,N.-l h.-ir .1. I.i i,i..ili.' ,i|i|...~.-.- du r„,|is :nv,- 

ni.iuvoiiiciUs cliolvo-aUlélosiquesfl panilyM.- hII.i iir .!.■ hi III- |i,iiir. \a,- l.~ ilr l,i . :ilHllr |..il.,ii 

ciilaiicdnnlf. 

A î/flHc/ic ; llémianeslhésic croiséu des iiictiilu''^ ri dr l;i r;n r |.;ir irMun i\>-~ mim-n srnsili\-> s.-.nn 
daires iTOis<;os (llin Pt Slii: iiumviMii.'iiK . I1..1 ,■,, ,illi.hiMi|Mr~ .1 ,|ii.'I<|ii.'I.h~ irniilil.'iiii'iit par 
lésion (lu noyau rouge (Mi; et du pédoncul.- ,-. r.lirll, ii% v,i|„i imi I'.-- :iii ,I.-mi- dr ,;i di'i-us.sali.ui. 

A droite : j*aralysie du nioLcui' (iculaii-f ri.iiiiumi: IIP [.:iiic : pt.iM--. --hal.i^iiu- divriL^cnl |pHr p6'- 
diHuinancc de î'anLagonisle; sans un aw-r mvdi i.iv,- cl piipilli> ni- i.-;ii;ivsaiil itt a l:i . (mi\.t-.'iic.', ni 

à la luniiî^i'C, suivant .rpie la desh ii< li lu no\'. I d.-. lil.ivs l'a.li.iilaii rs dr la III pan.- rsi |diis 

iMi moins romplète. 



- — (II! ciih' (le I lii''iiii|ilt'';;ie — une |);iial\sie iissdci(''c du rcLiard avec d(''via- 
li(jii (•(mjii;.;ii(''(' de la liMc cl des veux par [('sioiis des lilires coiticd-dcii- 
logyi'cs cl e()rlic()-(v|)liald^yres ilii;. ."i7'' el 5,7') (Syndromes de l'ovilie). 
'2" Syndromes pédonculaires postérieurs. — Dans ciMlains cas. il pcnl 
cxisici' de VliriiiidiK'slhrsie à Ijipc éualeiiicnl (illcnic |)ai l(''siiiii du iiilinii 



/ nul m /•> ni: i i \inrii 1 1 1- 



(li'lioil iiir'tliiimhms laialdlli' |ii'il(iii(iil;iii t' i liu. ."> i cl \ii\ . Uiiiiiuncxllirsii-). 

Itii (li'siiLiic siins le iiniil ilc siiii(lniiiir <lf lliurdirl un sNmItdiiic |i(''(li)ii- 

ciilaii-i' où riir'iMi|il(''^i(' csl icm|il;ici'c p;ii- un iMMiii-licinltlcniciil avec 




Kii,'. 53. — SynJiiiiiU' iiniliilM-iantiel anUM-ieur: — Ilûini|ilé,ï.'ic' alterne iiUérieiire lype MMIaid-Giililci'. 
ilC'iiii|iléKic fiiiisije du limio et des menibies du type ponto-bulbaiie («ans paralysie faciale iiifc- 
rieiirei sans héniianestliésic et sans syndionie de Foville, avec paralysie alterne soit de la VI' jiaire 
senlenient (lésion ai. soit des VI* et VU* paires (lésion a et *i par tiinienr comprimant le faisceau 
pyi-initilal et en^'lnbant au voisinage du sillon hullio-protubérantiel les libres radiciilaires, soit de la 
vi- piir. V. iilciii'nl «Il soit des VI* et Vil* paires (lésion a et bj. A ce niveau, les libres cortico- 
Mi(. I I (I. I il. - nnl abandonné la voie pyramidale avec les libres aberrantes bulbo-protnbérantielles 
.1 -■ i lit I (((< la calotte : d'où absence de paralysie faciale inférieure croisée. 

A ilf,iU- . Il.iiiipl. u'ii' des membres sans jiaralysie faciale inférieure. 

A ijiiuthe : Straliisme converiient par jiaralysie du moteur oculaire externe : la prédominance des 
antauonisles pniii> l'œil ^'auclie en dedans. Pas de paralysie du regard, en particulier des mouve- 
ments d.' latéralité il,.>s douv v.iiv : loil >;auclie est seul atteint. 

flrt/is tn lésion i/o. an\ ~miii.Ii. - in.cédents il sajoutc imc paralysie alropliicpie du facial 

(VII* pairei avec réaction d. I -11' 1 -r • : Eiracenicnl des rides, laKOjditlialniie, abaissement de 



-i:\iini,ni,ii: Dr <)sii:mi: \/:/ni:t\ 



iiiiiiinciiiciiIn (■|iiiiv(i-allirlosi(|iics. |i-i il sn^il (■'jifilciiiciil (riiiii' Irsi le |;i 

cilollciiiiiis (l('lniis;iiil le ikin.iii iipiij^c cl les voii's ((•rélH'llciiscs (li^.'^i). 
l.oiMiiic l;i lésion sT'ioiid ;iii Ciisicaii loiii;iliiiliii;ii iidstri inir on |iiMit cniis- 
laji'i' une paiaKsic assiiciiM' du ivna rd (li". :)(i| i Vii\ . S\ iidnuii,' ijc l'ovillr). 




l'i;;. ;-ili. — Syiiili-olili- |ii'ul iili'i .imI n-l .,iil.-i inir .-1 |H,.|,Tiriii . Sv 'inn' .!.■ Mi M,M'.l-{;iil.lr|- r,.\ Hl,-. 

ircMilipl.'>t;ic' Ijlir ly|n- r.-iV'liiMl. .n.-i li.' -Il,.-ir .Ir, ni.'iiiliiv, ,■! ,!,■ I;i l,'-!,- ,|,i ,n|,- ,,|,| ■.,!,, 

i-m|isi'l iKiniivsk- :iUci-ii.'. -n,l ,lr I;, M | v -.iilnii.iil !■■- ' . -"il 'l'- M' .1 \ II' |.:iiivs ,I,.m,.ii I,,. 

|):il- Ihl-millH.S.'. il,. I:i |ia|-|i.- illl.-n.iii ,■ .li. linnr li.i-iLiilr. ,mi |.:nlir r .].-.:nt-n-. |,icl II li.T^lll I Iri I,-. 

ini'dinnes ïjaiu-lics. I.ii \rsUm (hw I.l.i-.' ;iiilri„iii ih .I.liinl l:i imI,. pyi;iiiii,l^il.. : l'y,, 

s'.HlMld ;i l:i (mIiiIIi-. sc.-linnrK! 1./ iiiImii .!.■ Uni ni.ili.ni lliil . L- hliir. ,1.- I:i Iniiil.ilinil ..■■liclll.-.. 

(SU), 1« laiscism lonfiiUiilinnl |m.>I.i i.ni I l|, . I.- .- iM.linil.m, - ,!,■ I;i M- |,;,,,v (VI.. Kii /,. h, 

li'sion iiIns.-I.Miilu.Mli'-lniilcn iiiihr !.■. lil.i. - i ,,,1,, iilm ,s ,lii l:i. i:il .■! h -m. vaux ,l,s V|- ri MI'|mmvs 
.■l ii>.^ lilii'o^ilf 1.1 iKHlii- I:iI(-i-.iIm ilo la rmiii: .li, nl.r. 

A (Iroilr : \\v\m\<U"j.\r criiisr-c du ly|.o i-,'-n'-l.i ,,l — .- ,-1 l.in^ Iriinii — |,ai L'-imi .lr~ lihivs 

.'Hl'lM'n in.''llinMirOS|iyi'aniitlall'Sel l'.irlir Iru-lacLlI.'. Ill.iv. alirniuilr- IimII.u i.inhili.'r.iMlii'll.'.i. 

ll.-liii.ilM-lli.'M.- ilc< illiMllIll-CS el <h- \:l \m;- Hih'-M— aiil .-m (I. vIII'I i.l -.■ll-l l.l 1 1 1.- I.l. Ill.-rl Ir s,-|l^ 

,|,- alhlud.-. .-1 .■M /;. Idlis li-s llinilr- ,i,- la -rii~i l,i 1 1 Ir Mrs Iniiil.Irs riaiil l„.aii,-,,ii|, iihhiiv iMaii|ii,-, 
à la li'l.- .|ii auv nirinlir.'si. 

4 qamh' : l'aralvsi,. d,- la VI* paire, — sll-aliisiili' .■(inVLM-tii'ril — Ji la. pi. 11.- - aj ii /,. iiii.' paralv~„- 

(i,. la VII- pair.' — la.ial iiiriM-ii-ur, siipi-l-iiMir cl p.-auci.-l- .lu ...ii — lai;,.plilali.n.-. aliais^. ni ,1,. la 

•'.Miiliiissiiri' lahial.-. l'Il'aei-lileMt des rides. 
Kci «iilre : l'ai'alvsie des mouvements d.' lal.Talih' i\r- .l.iiv i;l,.l..-~ ...iilair.-- v..is la i:aiHii,- j.ar 

Miile de la lésion dn Klp ftaiielic: Sîl-ilee à la pi.-.l :.m. r ,l.s aiila:;..iii~l.-.. I.- i. -ai.l .■-! pi.i I.-- v.is 

la dT ^ 



( /,■'// /;/ / V /,/ / 1 \l,,l II III. ■'.'■.( 

h Syndromes protubérantiels. I Syndromes protubéran- 
tiels antérieurs • llrniiiilciiir iinihilirniiilii-llf. hjjic Milhinl-diililnt. — 
I. Iii'iiii|ili'^i(' iillcnii' Ivjic Mill.ird-dnlilci ('--1 i-,ir;icl(''ris(''c \y,\v l.i {i,'ir:ilvsii> 
lies irifiiiliri's (11111 inh' ilii icir|i->. ri icllc ilr hi Ijiic ri du diiiil cxlcriic 
de l'ii'il (VI cl VIT p.i du cnh' n|,|M,s,-.. Scion 1rs ci-. |,-, sriisj|,ililr es! 
illhult'oM non. I.a |)Hl';il\sii' r.ici.ilr c^l i\\\ \\\u- in'i i|ilii'i i(|nr cl en |piv- 

M'nli' II'-- i-,M(iion> r'li'i'lri(|m's. Ci'iic lor 'Iinii|u>' csl d nnr o\|ilir;i- 

liiin srnddiddc ;i (■(die Ar l.i iMcrr'ilcnlc. I.a Ic-ion loyi' Ikniioi i;mii|Mr 

on iji' |-iini(dlis.>i(Mncill. In nr — a ilidinil lo nril' laiial ri le nni 

niott'lir iifnhiili' rvlriiii' - no\an on lilol> radie idaitvs — en nicinc Irnips 
iin'cllc a l(''S('' le laisccan inoli'nr drs incnilircs an nirnic niveau, {larlanl 
liit>ll iin-dessn-- de I enire-eroisenieni di's pyramides. I.a |iaral\sie laciaie 
siégera dom Aw e(M '• de la li'sion el e(dle des niendires dn ei'ili' o|i|iosi''. 
Ce svildronie Millard-liiddei' |ii'nl, i|naiid la li''sioii esl plus l'Iendne el 
di''|iasse la liuue ini'dKine, se ('oni{dii|nei de |iaial\sie des iIimis si\irnies 
pairo. 

Ia>S iléllli|)li\liii's |>ai- lésion eonlin(''e à la pailii' sn|ii'rienre el inovenni' 
de l'idai;)' aiili''rieni dn ponl. ne s'aeci)ni|ia>4nenl pas de pai ahsie allerne 
de la \ r paiie id ne se distiniiuenl ^nère de riiéniiplé^iedii lypc (■t'r('d)ral. 
lilles peii\enl s'aeconipajiuer de paralysie |iseiidii-l)iilliair(^ si la h'sioii esl 
liilaléralc (vov. lii;. M v\ jiiirahixics iixi'iido-lnilhdiri's,. 

'1" Syndromes protubérantiels postérieurs. — ('onnne I ln'niipir'uie 
p'^doneulaii'c. ['Iit'inipl(''j;;ie allerne par lésion de la prolnli 'm anee penl 
s'aceonipauner d7(é//(/V(/«'.s7//('.N7V si la ealolle pi''donenlaire on prolnlieran- 
lielle el en parlienlier. le rnlian di' iieil (d la parlie latérale de la lor- 
nialion lélieidi'e soûl eoniplis dans hi li'sion. Celle liéniiaiiesllii'sie penl 
('di-e lidale on dissociée sidoii le l\pe s\ rin;.;iMMvéli(pH'. i'.n (udre. dans le 
Ivpc .Millard-(iùl)ler. on penl (diser\er nue aiicsIlK'sie alterne de la iiuiilii' 
corrcspoudaiilc de la lace, du mcinc côté (juc la paralysie lic la \l v\ de 
la VII' paire, lorsipie les lilcls radiciilaircs de la grosse racine dn Iri- 
jiimcan on le novan de celle ileruièic parlicipi'ul à la li'sion. (\o\. 
Il('iin<ni('slli('sii' iiUiTiic. \ 

Syndromes de Foville. -— On peut oi)scr\('r dillV'renls hpes irii(''uii- 
plé'iiie alleine déerils par Koville lils ( ISr)S). (d dans les(jn(ds il c\isle nue 
jiaralvsie des iiiouveinenis assoei(''s des \cn\, produisant inic vc'rilaldc 
paraivsie dn regard, le droil inlernc il'nn ci"i|(' (HT paiici el le dmil 
cxlcrnc dn ci'ili^ o|)pos('> (\|' pairci ne pon\anl plus loiiclionncr dans les 
nionvcnieuls s\ ueri;i(pies de lali'ialili''. Ces paralysies ocnloi^v les. dilcs 
ilc\lro,i;\ie on l(''vo^\rc — sui\aid ipiellos intéressent le dioil e\lerne 
(li'oil on i;au(lie — relèxent : soil de la lésion <'onvulsivante ou parah- 
sante de la voie ceiiti'ali' cortico-inii l(''aii-e ocnloj;yre qui relie la cuiticalile 
cérébrale aux novaux oculoni(deins (\ov. Ii_u. '212 el Scmi(ila(/ii' de la 
risiim. p. IlôO); soit de la h'sion des libres (pii relient le noyau de Itei- 
ters aux noyaux oculo-undeurs; ces libres a|iparlienuent à une V(ne laby- 
riutlii(pie oculofïyre centrale, elles suivent le Irajfd îles libres arcilornies 
inicrnes el posli'rieures de la calotte pouto-biilbaire et luoiiteut dans le 



r;ii-.rcaii l(m,-ilii(liii,il |i(is|(Tii'iir; sdil dr la \v>\ U-^jibrcs iiilrniiicli-dircs 

(|ni iinissciil le iiii\:iii de la M' |iairc au iiovaii de la 111' paire cl vice 
\ci--a, le iHi\aii lie la 111' paire an iin\aii de la Vl' . lilircs (pii passciiL |(ai' le 




I 1^. .'.7. — Svriih' •^ |.n.liil..T:illln-|s :iii l.-iirii i' ,■( |,Hsl,-.n,-iii II, -11111. l."-^i.' ilii ly|.r r,-,V'hi:il ^ivr.- wil- 

.Inilil.' cl.- K.ilill.- i;ii .-l ,l.-\i.-||i..M ...nlii;;...-.- .1.- \a lût.- .-1 .l.-.\.li.\ .1.. |.;.l I.--I..M- .1.1 h.-j-s Ml|..i i.-lli 
.1.- la |.nitilli,-rail.-,. droile inlcr.-s^aiil IV-la;;.- .iiil.-n.-iii .lu |i.iiil .-I la n-;;inil il.' la i!aloU|.. 

.1 i/niidie : lli'ini|il..sic i.-misikî des in.-i.il.iv., .lu l.i, lal nil.'ii.-iii .1 .1.- la lan^^ue par li'sion .1.- la \..i.- 
|M-.l.in.-nlaii-.- (lr.iil,> il'v., Illlin-- .-... Ii. .. i.i.-.l.ill.i |.v] aiiii.lal.-s. lihi.-s .oi-lioo-lliicloain's .lu lai-ial 
.■I ili; niy|i,.^l..^<.-L 

Kn It.Ù ^a;;ll .l.iri.- I.-M..H iiiii.| |iil all.-inl la i-alotteaii nivisiu .!.■ son anf,'l.» anliM'if-iiiternc.cl 

.l.'-li-iiil l.-s lilijv- . .iiii.-,. . .■•|.lial.it;\i.-s .-i .■.ii-iico-.ii-ulogyr.-s ili-nili's, situées h i-e niveiiu dans lo p.-s 

l.-ninis.-n^ à la |ia.li.- -i-ii.- .In riiLaii .1.- 11. -il nn-di.-in. il'.iù diivialioii conjngwi; il,- h, ii-te ut ilrs 

11,'ii.r. l'ai- Miih- .1.- la i.i-.'.l.iiiiiiiar..-.- .1.-- a.ilaM..nivl.-s, la l.' -1 in.-lin.-.- à .il-.. il.-, .-1 1.- .■.■•;ard |.nrli'- 

à .li-..,h> : . 1.- i.iala.l.- i'.-::...'.!.- -.. L- 

I-Ji ,1. il -auK .1.- l.'-si.iiiv la. -ni v- iiii.ll i|il.-s. O.iali-.- ui..".-- la.iiii.-s .l.-l 1 ili-i-iil .lans l'.'.la^i- 

anl.-i-i.-ui- la v..i,. p..d.,n.nlair.- .-n ;;ian.l.- |.ai II.-. .1 ...1 li.-i,ii|,l.-^h- ;;an. h.- .1.- nil.r.-s, .In la.-ial 

inr.-liour l't di- la lanf,'uc. 

Une anlre laeunr npe la parli.- pnsl,-i ,, inl.-i m.- .1.- !.. .al. .11.- .1 .l.hiiil .lans I.- lais.-ean Lin^i- 

linlrnal p..~l.-i-i.-nr l.-- fîhi-es ocuhril/res intrrniiclciiircs .pu nni^i-nl .h, .il.- ni I.- inivan .!.■ la 

II!' paii-.-à ..-l.ii (I.- la VI- paire et vive vcv.sii. le nnyan de la VI- p.iiiv an ri.iv,!.. .1.- I.i IIP pair.-: il en 

i-.-snIt.- nn.- |.aialy~i.- .In i.--ard. une inipnssiliilité des nionv.nnenN .1,- lahi: ■ .1.- .I.in ^l.ih.-s .i.-n- 

lair.-s v.-i-s la .li-..ili-. paralysie des neiilo-dextrosyres: parsnil.- .1.- la pi.-.l i..n. .- .1.-» aMla^nnisl.-s, 

I.- i.-:;ai.l .-si p..rl.'.i pniche : « le ni.-iiadc l'eftai-d.- s.- ni.-niln.s païahM-^ .,. I.a l.-n.n ji in|.-i-.-v<.- j.as 
l.-s lilii.- . ..rli.-.i-neiiloî,'yres;,le p.» lemniscns est irila. l. 



ri!oi:nu-:s di: i.a mutii m: 



raisct'.ui iiiiiuiliidiiial |Kisl(''i'i(Mir. (Voy. lij;. '.M'.', p. \'-.h l'I Sciiiiiihiijic dr 
la risii'ii. 

Si la \(iit' (•(M-licd-iincIraiic csl ir'S(''C. suil an iiixcaii du pied ilu [m'iIou- 




Fift. 58.— Syndrome pinliihéninli.-l posU-i iiiir. Ili-iiii.incsllii'^if croisi'e avec paralysie alterne des 
VI" el Vil- paires: syndrumc de Koville, anesllicsic du trijumeau, par hémorragie de la partie latérale 
et inlërieiire de la calotte protubérantielle j,'auclie. 

A druiif : lliiiiianeslliésiê ilii type syringomjélique, hémianalgésie et hémithermoanesthésie par 
lésion dt ^ \.ii. . ,, n-iin. - riii-, .« ,1.- i,i partie latérale de la formation réticulée. Intégrité prescpie 
eoinjdèl"- il-' I.i -- ti-ilulii' i.i. iii, , Ju -^ us des attitudes, du sens stéréognostique par suite de la lésion 
1res inooiiipl. I, .In nil.:ui <l.' linl ior(li;iii llim). 

.4 gauche : 1* Paralysie atrophique dé la Vil* paire avec réaction de dégénérescence, lagophtalraie. 
ahaissenient de la commissure labiale, elfacement des rides, paralysie du peaucier (le champ paralysé 
(VII) est indiqué dans la figure «); 2' anesthésie de la face — par suite de la lésion de la racine 
descendante du trijumeau — (Voy. territoire V de la figure o'); ô" [laralysie du moteur oculaire 
externe, strabisme convergent par suite de la prédominance des antagonistes. 

En outre : l'aralysie des mouvements de latéralité des deux globes oculaires vers la gauche 
malgré l'intégrité du Flp, du noyau de la VI' paire et de la formation réticulée adjacente, consé- 
cutive à la lésion, dans le noyau de Deitcrs, des libres oculogyres labyrinthiques, qui unissent le 
noyau de Deiters (M)| aux noy'au.ï oculo -moteurs.VI' et III- jiaires ; par suite de la prédominance des 
antagonistes, le regard est porté à droite. 



ÛEitKiNE. — Sémioloeie. 



15 



cille, sdil ;iii iiixcnu des libres ;iliciT;iiilcsc(irlic(i-(iciil(ij;\i('S(laiis ki cfilollc^ 
pidtuliéiaiilielle, la paralysie (X'iild^yio est cntisée (fig. .%.""), 57") coihiik; 
est eidisée riiéiniplé[;ii\ ('/est le type pé(li)iieulaire ou piotubéranliel 
sii|)érieiii'. Il s'aj^il le plus souvcmiI d'iiii syiiiplônie (l'excitalioii (le 
malade rcfi'ai'de ses nuMiibres (H)iivtils('si, plus raieiiieiit d'un symptrune 
|iaralvti(|ue ; (le malade i('j;arde, sa lésion par suite de la préiloiniuance 
des aulafiouisles) : (je ferai remaïqueiMpie la déviation (■(iiijufjuée est natu- 
l'ellement en sens coutcaire de la paralysie oculo;ivre : paralysie dex- 
Irogyre = déviation ii gauche). 

Si les InheiTules ipiadrijumeanx antiTieuis ou les lihi-es aberi'anles 
sous-tliaIarni(]ues (jni s'y rendent sont li'si's des deux côtés, on p(Mil obser- 
ver une paralysie verticale du regard. Elle (!st bilatérale (vnv. p. 1159), 
les di'oits su|>éricurs et inl'érieni's ne peuvent plus i'onclionnei' dans les 
mouvements d'élévation et d'abaissement des yeux. 

Si la voie ociilogyre labyrintlii(|ne est lésée au niveau soit des fibres 
arcifoi'mes int(Miies el post(''rieures de la ealolt(> bullio-|)online (fig. 58), 
soit du noyau do la VT paire, soit du faisce.-m longitudinal poslérieur 
(fig. 50, 57"), la paralysie oculogyre est directe, tandis que l'hémiplégie 
est croisée. (Test le type protubérantiel du syndrome de Foville. On 
observe en géni'ral dans ces cas une pai'alysie faciale : elle sera directe 
(syndrome de Millaid-lliibler avec paralysie oculogyre), lorsque le facial 
est intéressé dans son noyau ou ses fibres radiculaires par une lésion 
du tiers inférieur de la protubérance (fig. 58); elle sera croisée, connue 
l'hémiplégie, si elle lelève de la lésion de la voie cortico-nucléaire du 
facial au niveau de la partie sup(''rieure ou moyenne du pont (fig. 57''). 

Le si/vdrotne dit de liaijnioiid el Cestan rentre dans les syndromes 
protnbéi'antiels postérieui'S avec type Foville. .Mais la lésion est plus laté- 
rale, (die sectionne les voies sensitives centrales et atteint les voies céré- 
belleuses : à la |iaralysie oculogyre, avec hémiplégie légère, s'ajoutent du 
trcmbicmenl. (|uid(pies monvemenis atiiétosiques, de l'asynergie céré- 
belleuse, de lincoordination et des troubles de la sensibilité. 

(■) Syndromes bulbaires. — 1" Syndrome bulbaire antérieur ou 
interolivaire [lléitiiiité<iic alterne iii/erienre). — (Juand la lésion siège 
dans le bulbe, à la hauteur de l'olive, elle intéresse le faisceau pyra- 
midal correspondant an-dessus de rentre-croisement moteur. Par l'ap- 
poit il la lésion la paralysie des membres est donc croisée, tandis tpie 
celle de l'hypoglosse — destruction des fibres i-adiculaires de ce nerf ou 
de son noyau par la lésion — est directe. La moitié de la langue para- 
lysée est en môme temps atrophiée (fig. 49). 

'2" Syndromes bulbaires rétro-olivaires. — (In peut observer parfois, 
soit isolées, soit associi'u's ji une liémi|ih''gie croisée, d(!s paralysies du voile 
du palais el du larynx, et de certains muscles de la tète, du cou, provo- 
quées pai' d('s lésions de la partie inférieure du bulbe et de la partie supé- 
rieure de la moelle cervicale. 

Suivant l'extension de la li'siiiii en liaiih'iir el en lar^^ciir ces paralysies 



I IKUliLfS DE I.A Miilll.ll/:. 



|)it'si'iilciil |ilu>it'iiis IvjU's cliiiiqiu's (|ii(' l'on ar'rij^i'scn sviidioim's. Kl 
s"iii)S(MvtMil ilii rt'sle pins souvoiil assucii'cs i\ une luMiiiaiicsIlirsif qu" 



Mil (le [('■sioiis (il' la 
Ir iliiiiiaiiif lie l'ai- 



(■i)m|)atin('i's d un 
liarlii" latt'ialc. ii'lm 
li-ri- it'irlu'llt'nsc in- 
ItMionre ol poslo- 
rieni't' ol inliTcssant 
le niiyaii du \ai;ii- 
spinal. Il |ii'ul >y 
ajonlt'r on non une 
li'sion dans le dn- 
niaino de rarlèif 
spinale anléiicniv 
(|ui lest" les tilires 
ladicnlaires de lliy- 
poglosse et la l)yra- 
inide bnlliaire (Voy. 
lij;. .■)(! et tiO). Tels 
sont : 

I" Le xij 11(1 rouie 
d'Avcllis. — Paraly- 
sie de la moitié dn 
voile dn palais et de 
la corde vocale coi- 
respondaiile. (le tic 
iK-rnipléiiie jdiaivn- 
i;o-l a rvn-io- vélo -pa- 
latine par pai'alysie 
delà liranche iiiteine 
dn spinal, est la con- 
séqneneedinie lésion 
portant suc le noyau 
dn vago-spinal — 
noyau ambigu (Nxj 
— et dans ce cas elle 
s'accompagne son- 
vent dune hémia- 
nestliésie alterne à 
type syringomyéli- 
que. par lésion dos 
libres sensitives croisées de la i'oirnalion réticuii'e grise. (Voy. p. 812.) 

Ce syndrome a été observé aussi dans le tabès, on il est très rare à Tétat 
pur. On en a cependant ra|)porlé (|uel(|ues observalious. Pans le cas de 
GnillainetLarocliellUO.Si, il s'agissait d'un labes classique avec amyotin- 
plue généralisée. Il a été constaté également dans la svringoinvélie 
iRavmond. l'JiOl. " ' 




^f,//,? 



Fig. 59. — Syndrome liuIlKiire antéro-inlerne. Double liéniiplégie avec 
paralysie alterne de la XII' paire par ocelusion d'une artère spinale 
antérieure unique née de la vertébrale droite. La lésion, plus accen- 
tuée du coté droit, détruit les deux pyramides antérieures (Py) du 
bulbe, les deux couches inler-olivaires (Rm) et la formation réti- 
culée blanche (i-CI, Ca) ; elle sectionne ;\ droite les fibres radiculaires 
de la XII* paire. 

Hémiplégie et liémianesthésie des quatre membres plus marquées 
à sauche. Les troubles de la sensibilité intéressent surtout le sens 
ili's attitudes. 

.4 ilioile : Héraiatropbie linguale avec réaction de dégénérescence. 



si: M II mil : II-: m systiùui-: M-:iifi:r.\ 




lin I liai 



//■ç,//,^ 



synngoiiiy('Ii(|iie avec pni-;ilysk> 
alteine du trijumeau (racine des- 
cendante) et du vajio-spinal (syn- 
drome d'AvelIis) — iu^miparalysie 
pliarynjfo-laryn?o-v»'*ln-pal^tine — : 
avec (fl) ou sans i7»i troubles sympathiques oculo-puplllaires; sans ^w) ou avec (^) paralysie alterne 
concomitante de la XIl' et de la jjartie inlei'ieun^ de la XI' paires (syndrome de Jackson); lat(i- 
ropulsionjii'^mialavie et héiuiasynergie cértibellcnses: jiar l(>sion de la calotte hulhaire rélro-olivaire 
droite, dans le domaine de l'artère ciM-i'-bolleuse inférieure et postérieure. Pas d'hémiplégie croisée 
des membres ni d'hémîanesthésie tactile et profonde par suite de l'Intéffrilé des pyramides et de 
la formation réticulée blanche, en particulier de la couche interolivaire. 
A gauche : Analfrésie <■! tli<riiiM .in.-ili.'si,- J. ^ ni.tnhrrs. du cou et de la nuque par lésion de la voie 

sensilive secondai n* n m^. r .u \ , im niii i<i[i n iii iihc rétro-olivaire. 
A rfroi/c ; Hémiataxie «1 h mi 
pulsion par suite dt? rr\t. n 
palatine par lésion du noyati 
dante spinale du trijumeau. 
En a, ti-nuhlcs sympatbitiues oculo-pupillaires par lésion des libres 



.^,ph, 



.!.' I.t 1<' 



: marquées au i 
ai (tu ji-; rcstiftu'me; par 
aneslhésie de lu face )•: 



re inférieur avec latéro- 
' pliaryntro-laryng'O-velo- 
rnn dr |;i racine descen- 



,>p:,tli„p, 



situées dans ta 



riioriii.ics hi: i.a moiii.iii:. t>'.> 

roniKiliiMi iV'liciili'i' I:iI<'|mIi' cm lUdmis du ti'ijiiiiiisiu : lis $yiii|itAilli-s sont iiiiiins .'h'ium'-s .||i<' <hiiis 
l;i li^'iin' .'Kl. \:\ Irsiiiii -.'l't.'iiil nu peu iihiiiis m an'k'ro. 
Kii /.. I;i l.'sic.ii i-.-s»-ilc I.'- lilm- •.yiii|Killii.|Ui-s, dort aliseiu-i' de li-oiihles iiriil.i-|iu|iillaiiv<. luais 

.llcsrl.Mid plus ,n d.'dans. s,.,li, ,■ l,.s liluvs nuli.uilaiivs do la XII- pain-— d'uù paialysio alici- 

phiiiui' do la uuiili.' .•iHr.sp.Muianti' dr la langue — i-t descend pins bas dans le hulhe. où ell.' inlé- 
ies.se les liliies itidienluires issues de la partie inrérienie du noyau >ln spinal, ilon paialv-ic de la 
In'.inelie exlerne (muscles stcrno-cléido-uiasloidien et trapùzo). 

•J" 1.0 siiiKlrninrdc Srhntidl. — P.-iialysic iiiiilati-iali' ilii voile du |),iliiis. 
(le la ("unie vocale, du sleino-iiiasloïdieii et du liapèze. (!'esl la |iaial\sii' 
du spinal Ion! eiilier |iar lésion du noyau vai;()-is|iiiial (.\x^ i et iln iiovaii 
inl'érieur du spinal xii on di' leurs (ilels radieiilaiies. 

5° Ix' .si/mlroiiic de Jdrhson. — lléiniparaivsie du voile du palais, 
de la corde vocale, du sleino-niasloïdieii el du trapèze du (•("lié ('(UTes- 
pondanl. avec iii'inipaialysie cl alropliie linguales.. C'est la paraivsie 
totale ilii spinal associée à celle de I liypojilossc (lig. 50). Le svndidine de 
Jackson peut èlie iiicouiplel cl la |iaialysic iinilaléialc ne poili' aloi- que 
sur 1(> voile du palais cl la langue, la corde vocale reslani iinli'iniic. 

Quant au siindraiiic de Tapid — paralysie unilali'iale de la laiignc el 
de la corde vocale du iiiènie côlé, avec inlégriti' du voile lin palais — 
c'est une luMiiiplégie giosso-laryiigt'c ipii cs| le jthis soineni d'origine 
Iraumatiipie — coups de cornes de laiiiiMii en parliciilier — la It'sioii 
poi'tant en nièine temps el sur l'hypoglosse el sm le piu'iiniogasli i(|iii' 
au-dessous du gaiigiicni |)lexiloriiie : en d'aiilres Ici iiii>. elle siégi- au- 
dessous des lilels pliaryngiens i|iii se dclaclient de ce ganglion, (/est une 
lésion péripliéri(|iie (jui ne rentre pas dans la catégorie des paralvsies 
vélo-palatines, laryngées el pliaryngi'cs |)ar lésion liulhaire. 

Itaiis ces dinV'ienls syndronies hnlliaires, les inuscles paralvsi's sont 
en inùnie temps aliopliiés. I.a h'sioii poiti'. en ell'et, tanlùl sur leurs 
noyaux ou leurs tilircs railiculaiivs. lanlol. el le cas est rréf|iiciil. sur 
les troncs nerveux pcripliéri(|iii's. Ces diMiiii'is, en cfTot. peuvent éli'c 
compriiiK-s ou lésés tranmaliipicmciil sur leur trajet. D'une manière 
générale, les syndromes dits de Sclimidl, Jackson. Tapia, s'oliservenl 
peut-être plus souvent à la suite de lésions pt-riplu-riques des troncs ner- 
veux, cpie le syndrome d'Vvellis ipii es| caracli''iisli(|iie des lésions ré'lro- 
olivaires. 

Un resie el au |ioiiit de vue du diagnoslic de localisation de la lésion, 
je ferai remanpier (|iie lorsi]iie ces syndiomes l'clèvent dune lésion linl- 
baire. il est exce|)lioiincl ((u'ils ne soieni pas accompagnés de troul)les de 
la motililé ou de la sensihililé, parfois d(>s deux enscmide. siégeant du 
coté opposé. Les trouilles de la seiisibililé — liémianeslliésie alterne — 
peuvent porter sur tous les modes de la sensiliilité. ou liien se présenter 
selon le type syringomyéliipie (lig. VM) et 'tit? ou même selon le type 
inverse, la sensibilité tactile el le sens des allitiides segmeiitaires ('lanl 
plus altérés que les sensibilités douloureuse el lliermique. On peut aussi 
rencontrei' des cas dans lesquels le sviidronie d'.Vvidlis — paraivsie d une 
corde vocale et de la moitié correspondanle du voile du palais — s'acciMii- 
pagne d'une lié-mipi(''gie du côti^ opposi'. \ la siiilc iriiiic li'sioii luilliaiie 
on peut encore observer une paralysie atidpliii|iic d'une inoilié de la 



■jiin ^/■■MiniDiiii: ni S) -S' ■/•/M//-; .\i:/!]i:r.\. 

Iiiiij^uc cl mil' li(''iiii|)l(''^i(' (le l'iiutic ci'ilé. Ici la h'sion scclioiiiKiiil les 
lilets radiculaircs de l'liy|)oglossc Icso égalcmeul la pyramide hiiUjairc 
aii-dossiis de son oiilrc-cioiscinent. Dans ces différents cas. le mécaiiisiiie 
es! celui (1(> riK'rniplétjie allerne. (Voy. H('iiiiplë(ji(' }mr Irsions dit Irinic 
ciirri)liiilii/in', \t. '2()S cl llciiiianeslliôsie allcrnc, p. HiiS.) 

4" Le sij)ul)'oiiu'de B(ihi)isl;i-I^(i<ieoll(' comprend une liéiniplé«;ie et une 
liémianestiiésie du côté opposé h la lésion, auxquelles s'associeni des ver- 
liges et de riiéuiiasyncrgie avec latéi'o-pulsion du côté de la lésion. Il 
existe en oiitic. du côté de la lésion, nu certain degré de myosis avec 
énoplitalniie cl [ilosis léger. Ici ciicoïc il s'agil de h-sions iiiulliples mais 
limilé(>s au domaine d(> l'arlèrc vcrd'lpralc. 

5" l.e syndrome de ('.csl(i)i-(',lu''iiais n'es! (|u'une xarii'li' du syndrome 
lUibinski-Nageotte avec, li-oubles cérébelleux, à la(|ii('lle s'ajoute nue 
hémiplégie directe vélo-palaline du type Avellis. 

Il existe encore d'aulres syndionies hulb(v-prolubéranliels. mais je ne 
puis eidrer dans tous les détails de leur description. Il snilit d(!Connaitre 
la complexité anatomi(|ne de cette région, ])our comjjrendre (|u"ils peuvent 
se nnilliplicrcn nombre considérable et r(''alisei' les formes les jilus variées. 

(') Hémiplégies homolatérales. — .le dois diit' un mot maintenant d(;s 
bémipb'gies hoiiioltilri'iilcs, c'est-à-dire sii'geanl du même côté que la 
lésion. C'est encore à l'heure actuelle une (piestion très obscure. 

Il existe des cas très rares, mais anlhenti(pies où l'hémiplégie hoino- 
latérale résulte d'un défaut de décussalion des pyramides. 

Mais en dc^hors de ces cas on a (Micore signalé, et il s'agit du reste de 
véritables raret('s, des faits d'hémiplégie honiolatérnle bien que la décus- 
salion pyianiidale fût normale. La chose a été observée à la suite de 
liauinatismes crâniens, dans certains hématomes de la dure-mère, 
il la suite d'hémorragies méningées, d'abcès cérébraux on de innieui's 
des méninges. 11 est possible que la tnmeiu' ou l'épanchemenl sanguin 
n'agisse alois (pi 'en refoulant le cerveau en niasse et en comprimant 
l'écorce du côté opjxisé contre la paroi crânienne (Baldnski et Clnnel. 
li)0<S) (Claude, Vincent et Levy-Valensi, I!)I(I). C'est là du reste une ques- 
tion (pii nécessite de nouvelles recherches, car dans certains cas il se 
pnnrrail ipi'il (existai une ciim|iressi(iii du faisceau |ivraiiii(lal conire le 
rebord du trou occi|pilal. 

Ce sont |)ourlanl les Irslaiis (l'irhcllcuses, tumeurs ou abcès, (pii 
paraissent déterminer le |ilus souv(>nt l'hémiplégie bomolalérale. On 
ailmel alois, tpu; la masse cérébelleus(! peut comprimer le faisceau pyra- 
midal. On peut encore penser qu'il s'agit de troubles moteurs d'origine 
cérébelleuse, car ceux-ci sont en elfet essentiellement bomolatéraux 
ainsi (pie Idiil diMiiontré les recherches d'André Thomas, contirmaiit les 
ex|iériences de Lnciaiii, liussell, Ferrier et Tuiner, mais ils ne sont |>as 
d(! nature paralvti(pi(!. I, i;xistence d'une! hémiplégie; véritable à la suite 
d'une h'sioii exclusivement cérébelleuse n'a pas été déiriontréi! jusepiici. 
Du resie, il ne faut jamais se hàtei' de conclure à une hi'mipb'gie 

r>«VAX)ît.'«'^A»/ «i,;a/f -• '^ — f^' <■ ' /■;; ■' '-.• .^"l^-*' • 
,ZZ:i^ >--t^ ^^TT^^.^",*" '-""l'TC^ ^''^ZjUM^r- 



I l:nl mis lu: I A Mnl II /// 



iKUMiil.ili'iiilc : iiM --Mil ((iMiliicii xiiil riicili's les ('Items (rdliscivjilioii cl 
(•(iiiiliii'ii |ifii\rnl |i,KS('f iii.i|H'i(ni's -i iiKiiiis (l'un (A.iiiirn ;iiial(iiiiii|ii(! 
en r(iii|irs st'^i ii'c-. ilrs li'siiiiis iiiiiiiiiii's di's iicdoiicillr--. t\i' l.'i |ir(ilulM''- 
l'iiiicc iiii (In liiillic. 

I> Hémiplégie par lésion spi- 
nale. - - Dmms le CMS (le |('>i(in 
miilaU'Talc de Ni iiiocllc ('iii- 
iiiÎMV, la paralysie ne pi'iil |ii(''- 
sonleric lyp('lir'iiii|il(''iii(|U(' ipic 
l(ti'S(|iu' lal(''si()n si('')^(' au-dessus 
on au niveau du reulleiueul 
cervical: au-dessous, loule h'- 
sion ne donnera naissance t|u"à 
une liéini-paia|d(''j;ie. Haus l'Iié- 
ini|dé^ic spinale la face esl 
toujours indeinneci la paralysie 
ne jiorle (jue sur les membres 
cl la moili('' correspondante du 
lionc et de l'ahdomen du c('ité 
de la lésion. Ce syndrome esl di'i 
le plus souvent à mie luMuisec- 
tion lraumati(pi(' transversale 
(le la moelle. — |)laie par 
instrument pi(|uant ou Iran- 
(diant: — parfois et jdus rare- 
ment, à une compression inii- 
latt'rale — mal de Pott. lunu'ur, 
ou lUie h'siiiii en lover, — 
myc^omalacie unilal(''rale par 
art(!'rite. li('malomy(''lie luiilate- 
rale. Chez Vciifaiil. rii(''mi|d(''- 
<;ie spinale peu! amener |iar la 
suite un an et ded(''veloppemeut 
dans h; tronc et les meinlires 
du c(Mé paralysé. (Voy. llcmi- 
pléqie spinale infantile, p. 2(*<~>. l 
Lors(pie le foyer siè<îe au- 
dessus (le Torijiine des racines 
du plexus bra(diial la synipto- 
niatologie est alois celle iImuc 
hémipléi;ie ordinaire, avec in- 

l(''fjrilé de la l'ace et paralysie unilatérale du diapluaffuie et des inter- 
costaux. Lors(|uo la lésion porte an niveau des racines de ce plexus le 
membre inférieiu- tout entier sera paralysé, mais la paralysie du membre 
supérieur pouria être très variabU^ comme intensité et comme dislribu- 




— lli'ini|llrm.- dlnil.- :i||..|:iîil ,111 iiiriiilirr -n|.i'- 

une ilisti-ilmlion l'îicliciilaire sans atrophie des 
les et relevant d'une hémalomyclie S|)ontan(?e de 
_'inn eervirate datant de deux ans. Syndrome de 

I S,-,|Mard Sal|..:iiiére. liKKl Voy. J. Dejeri.ve et E. 

II u : Conlvibiitiiin à l'^tttde des localisations mo- 
datis la mt/L'Ili- é/iinière. — Un cas d'hémiplégie 

/(' avec anfslhésic croisée et consécutif à nne 
liimijélie spontanée. Heeue nenrologique, l!H)ô, 
."). Pour la topofrraiihie des troubles de la sensibi- 
luis ce cas, voy. li};. l,S2 et 4oô. 



■r.v2 si:m/(ii.()i;ii-: ne s)-sti:.\ii-: \i:iiri:i'.\'. 

lidii. scliMi (iMi' l;i l('si()ii si(''j;('r;i il la liaiilciii- de Icllc un Iclk' racine (le 
ce plexus. Il esl l'acik? (i(! corn|neii(lfe (pu^ les irniscles imieivés |iai' les 
raeines silnées au-dessus de la lésion eoiiserveiit leur inlégiilé luiictioii- 
iielle. On innina done dans des cas senil)lal)les oliserver une hémiplégie 
de nature un peu spéciale, à savoir une |iaralysie du membre inférieur 
ainsi (pie de la moilii- eorrespoudanle du Irouc el du eôh' du mernlire supé- 




î |i;is, ('(imine ici, la persistance des petits 
le une pince, relativement habile, penneltant 
iiiH- i|iicstion de siège de lésion, n s'agit en 
'\lril'iire suivant le type rn.iiciilnire et sans 
iM (-1 absolument intact et la paralysie est 



Fig. fii. — Mains de la malade de la ligure précédente atteinte d'hémiplégie spinale. A droite, main 
normale. A gauche, cillé de l'hémiplégie, la main droite présente une déformation, altitude très 
spéciale. Elle est en llexion palmaire et inclinée du coté radial. Le pouce a sa premiéi'e phalange 
étendue dans l'axe du métacarpien. Sa phalange unguéale est en demi-flexion. L'index a sa première 
phalange étendue. Sa phalangine et sa ])halangette sont en légère flexion. Il y a ainsi formation 
d'une sorte de |iince qui est susceptible d'un certain nombre de mouvements et dont la malade 
se sert pour coudre, faire du crochet, écrire. 

Dans l'hémiplégie d'origine cérébrale, on n'obse 
mouvements d'opposition du pouce. .Tamais il ne per 
au sujet d'exécuter des travaux d.lir.itv, AI:,,^ .■'.-st 

'clfel chez cette malade d'une iiii|.|._h l.i n luilr 

atrophie musrulaire. Ici, le gmiii" hum i\. |i.ii i \ 
limitée aux muscles innervés pai i;\ II. (;\ 111 cl lil, disiribulion qui, .jusqu'ici, n'a pas encore été 
rencontrée dans l'hémiplégie d'origine encéphalique. Si l'hématomyélie avait occupé une région 
plus élevée du coidnn latéral, au-dessus de CIV, par exemple, il est certain que la paralysie du 
membre supérieur n'eût pas été dissociée. Ce cas montre que le faisceau |iyramidal se termine dans 
la moelle selon une disli-ibution radiculaire. 

rieur, une monoplégic à lijpe radiculaire et |)lus ou moins dissociée 
suivant les cas. Le fait pourra s'observer non seulement à la suite d'une 
lésion traumati(pie, mais encore dans les cas de lésion spontanée — 
compression, Iiématomyélie. — Dans lui cas d'hémiplégie spinale, par 
hématomvélie avec syndrome do lîrovvn-Sé(piard (pie j'ai observé avec 
Gauckler (190')) la topographie de la paralysie était la suivante : dans le 
membre infr-iieiir il existait un état paréti(pie avec coniractiire légère 
liiiil (■ iiir dans un cas (riiéniiplégie ('éi',''brale. .\n nieinin'e supérieur 



;/,■'(/ /;/ /■, V /)/. / I Mni II ni-: 



\r.\y iiiiilii' il i'\i>l;Ml - >,iii> liacc .iiiciiim' il .iliniiiiic iiiiisriil.iiic — iinc 
|);ii','il\sit' ilisli'iliii('i> siiivaiil le I\{m' riiiliciilaiic. Li* ^i'iiii|ic ladiciilairc 
siipiM-iciii'. — (ii'lliiidi', lli(^|l^, iMacliial iiiili'iii'iir, loii;^ sii|ii tialcur — 
('■lail iiilacl (lij;. (il ). Il cxistail île rallaililissciiii'iil du liiic|i>>. de ICxIcii- 
sfiir ('(11111111111 des doigis. des radiaux cl du (uliilal |i((sli'iii'ur. (.unsciva- 
liiiii iclalivc de ICxIciiscui- |ii(i|)r(' du iiiiucc cl At' i'cxiciiscnr du |iclil 
diii^t. ('.(iUMT\ali(Mi d'une <irandc |iarlic des uniineuirnls de llexidii du 
|)(iuce el de liiidex. Kuliii eniiliarlin-e iuaniU(''e des muscles llt■'l■|li■^-l■nl s 
de la niain el des doijils dmil la liuce (dail plus diiiiiiuK'e (|nc celle du 
Iriceps el des cxicuscnrs du |iiiiiini'l cl des (l(ii|ils. Soniiue loule. dans ce 
meiiilire sii|m''i iciir la |iaial\sic |iri''seulail une distriliulioii (|ni ua jamais 
('■11' CMCdic olisiM-xi'c jiiM|u ii'i dans I li('Mni|il(''t:ic de cause c(''r(''liiale uu 
s|Muale. l'.lle (iaii en cllcl liniili'c aux ninxies iiuieiM''s par les \ II' . 
\lll'' ceixicales el 1' dnrsale le uidupe radiciilaire su|i(''rieur, — \' el 
\T ccr\i( aies, — ('laul ahxduuieiM iiilael el les Iroiililes de la sensiliililé 
correspundaieiil exaclemeiil aux teri'iltiires innervés |)ar la Vlll" cervicale 
el la I"' (Idi'sale (li^. (i'Jl. Au lerriluiie de la Vil"' cervicale c(irres|iiui- 
dail t'^'alemenl le i(''llexe (ilecianieu alxili chez celle malade. 

Kn pivseuce de ces sympli'piues doiil le d(''liiil avail t''t('' luiidruyanl. aucun 
anire diaj^nuslic (pie c(dui d'iK'maldmyi'lie ne pouvail (l'Ire porl(!'el, eu par- 
liciilier peur ce (pii cuncerue les Irunlilcs d(^ la ni(ililil('', ils ne pdiivaii'nl 
s"e\|ilii|ucr i|ue |iar la localisalidu du l'dver iRMiidira^iiiiie dans le eoiiloii 
lah'ial au iiixeau des sej^inenls hnilit'ine C(M'vical el premi(>r ddi'sal. Il se 
prolongea il eu liaul dans le ni("'me cdi'ddn an niveau des seplièmeel sixii'me 
sej^nieuts cervicaux, mais à ce niveau il avail cerlainemeni lieaucdiip moins 
iiil(''ress('' le faisceau pvraïuidal, pnisipie le Iriceps el les nniscles de la 
r(''|:idn posh'i'ieure de ravanl-liras ('-laiiMil tr(''s t'aililement paralyst's. 

Dès lois, (''laiil admis, el il ne me parail pas pouvoir en ("'lie anIrtMiienl. 
que dans le cas prc'sent le l'aiscean pyramidal a (''h'' alleiiil parliellenieul 
par le pr(H'(>ssus destruelenr, il laul, pour e\pli(|uer I existence de celte 
moiidpli'^'ie à type radiciilaire, (iihm-Hn- que ce faisceau se termine dans 
la moelle suivaul une dislrihulia» ra<linil(iire. — Seule celle inlerpn^- 
tatidii permet de concevoir lexplicalion de Inuilih's jiaralyli(pies lels (pie 
ceux oliserv('S dans ce cas; — seule, celle explication parail satislaisanle. 
car aucune autre conceplidii, de nature fonctionnelle ou autre, du mode 
de disiriliiilion du faisceau pyramidal dans Taxe fjris anl(!'rieur. ne me 
parail pouvoir ex|ili(juer la localisation radiciilaire inl(^iienre de la para- 
lysie du memlire sup(''rieur. avec inl(''^ril('' complète de tout le firou|ie 
ladieiilaire snpi'iieiir — deltoïde, biceps, lirachial antérieur, lonj; supi- 
iialeur. — muscles (|ui dans ce cas élaient alisoluineul normaux. 

(lelle coiicepliiin du ninile d ■ distrihiilioii du faisceau p\iaiiiidal n e^l 
('■\ idem meut encore (pi une livpolliès ', mais, je le ré|ièle,c'esl la s 'iile (|ui 
donne ici une explication ralionnidli' du mode si spécial de la localisa- 
tion de la paralysie, mode de localisation (pii n'est |ias le moindre intérêt 
(In cas ipie je viens de rapporler. (le cas présente d ailleuis (piehpies 
antres points intéressants. 



•.•:'/i -iMim 111,11 ni m>//i//, \i:ii\i:i\ 

i. .'is|ii'ii >i |i.'ii liriilicr (le l;i iiiiiin ilniili' de l,'i iiiiilailc lli<^'. li'i) siiriiiail 
il lui seul ;'i l.i (lini''i('iMirr ciiliriciiiciil de (('Ile d'iiii snjcl iillciiil d liéiiii- 
|d(''i;i(' ii'icliiiilc MilL;,iii('. .I.iniais ni rllrl, dans rii(''Mli|d(''^i(' (IdiM^illc 
(■(Mi'lii.ilr. on II idisi'iNc, roiiiiiic dans le cas |iailiciilici-. la |icisislailic 
dis |M'lils inoiiM'iiii'iils (I ii{i|iiisiliiiii dn {iiinrc. .laiiiais il ni' prisislr iiiic 
liiiiii'. irlali\rinriil hahiii', |i('iinrllaiil an suji'l de coiidi'c. d'écrin'. de 
laiiT dn iiiirlii'l. Mais il s"iijjil là d inir i|nrsliiiii dr .s/rr/c de Irsioii. Kl les 
liuiibifs |iaralyli(|ii('s du nicinhic siipriirui' ('lanl en lapixnl direct avec 
la li'siiiM révèlenl mie s\ niplonialoloyie s|i(''ciale sur la(|iielle je viens 
d insislei-, landis (|ii"an nienihre iiilÏTieiir il n"v a lien de seinlilable. 
Iji ellel. |iiiiii- Iniil ce ipii rsl dn ineinlire inl/'i-icnr. celle malade se 
cii!ii|iiniail exacleiiieni cinnine si elle l'Iail alleinle d nue li(''ini|dé^ie 
(•('l'élira le r(''si(liielle. 

lu cas liiiil à l'ail anali)j:ni' a (''li' oliservi' d('[inis par liayiiHiiid el 
(liiillain. cl ces anienis se smil rallii's à ropiiiion pr(''cédenle. à savoir 
i|iie le l'aisccan p\rainiilal se lennine dans la iniielle siii\aiil une dispo- 
siliiiii ladicnlaire. 

Ilans riK'inipli'^ie de cause spinale, la paralysie esl Imijoiirs llasijiieaii 
(li'hiil el la ((iiilraclnic ne si'jalilil que plus lard, loni cninnie du reste 
cela s'oliserve d ordinaire dans rii(''inipl(''f;ie de cause eéréhrale. liè;^le 
^l'iKMale dans riu''inipléi;ie spinale : e"esl flans le membre inférieur que 
r(''ap paraisse ni les premiers moiivemenls el c'est dans le membre su])é- 
rieuripic prédomine la jiaraivsie. Il va loulet'ois des exceptions à cette 
r(''j;l(\ en parlicnlier. dans le cas de blessure de la moelle |)ar instrument 
piipianl. — conlean. ('pée. — On a cib' des cas dans lesquels la motilité 
lin membre snpi'iieur se restaurait a\aiit el plus com])lètement (pie celle 
du membre inri'iienr. Dans ces cas, il est certain que les fibr'es|)\ramidales 
(In nicmbri' snpi''iieiir ont ét('' moins lésijes cpie celles du membre inl'é- 
lii'iir. l'.lanl dipnii(''i' la silnal ion (pi'occnpenl les libres pyramidales dans 
Ir cordon lali'ral. un concoil que la cbose puisse se produire. En elîel, 
les libres desliiK'i's an membie siipi lieiir sont situées en avant de celles 
destiiK'cs an nicmbri' inrr'iieur. Il es! donc admissible qu'un instrument 
pi(|nanl puisse léser davaiilajic riiiic on I autre catégorie de ces libres, 
haiis rii(''miplét;ie spinale ciilin. les jroiililes de la sensibilib' snperli- 
cielle soni cidis(''s par rappoi'l à ceiiv de la molilih' el )irésenlent les 
caracb'i'es du syndrome dil de liro\Mi-S(''(piar(l (l(''jà enirevu par l''od(M'é. 
iVoy. Tniiihlc.s (le la scnsihililc.) 

Mans cerlaiiis cas rares, la polidiiijirlilc (iiih'rlciirc difinc \u'\\\ frapper 
iiiiiqneiiicnl nn si'iil ifib'' de la moelle dans lonte sa liauteur (Dejeiine et 
lliieiii'l diinni'i' naissance à niii' li(''iiiipl(''i;ie spinale à caracl(''res nn peu 
spi''ciaii\ ; la si'iisibilili' es! inlaclr. riiémiplé^ie reste ilas(|iie avec ab(di- 
lioii des réIlcM's lendinenv: les iniiscles sont (r("'s alid|iiiiés, les os sont 
arrêtés dans leur développemeiil, les ligaments articulaires piésenleiit une 
laxité anormale (li^. W.)). l/examen (''lectrifpie des nerfs et d(>s nnisclcs 
montre rexistence de troubles lr("'s maKpu's de la (diilraclilib' avec ou 
sans r(''action de dénénérescence. l.es ii'lli ves lendiiieuv sont abolis. 



mnl l:l I- m. I i Mnllllir: ■»':> 

l'.] Hémiplégie névritique. ('.clli' lii''iiii|ili''j:ii' ik'm iliiiiic i'n| Im I liii'c. 
l'Ilr ;i l'Ii' |i;iiii(llli(Ti'llU'lll ipIim'I\(''C iI.ims I iiilii\i<;il ion ii\\ -(•;ii-|i(illi''i' 
l'I lien ne |Miiii\i' (|iril s';io|>s(. tmijoiiis (rime l(''siiiii |ic'i i|ili(''rii|ii(' cl 
(Hi'rllr iir |miss(' |i;ut'(iis rclcMT (l'iiiu' (iii^niic ci'titrak'. Prosi|iii' liniicMiis 
(l;iii^ la Mi'Milc |i(''ri|)lii''ii(|ii<' cl i|iii>llc iurcii soi! la raiisc, lo l^lllllllc^ 
iiioli'iiis ailV'clciil les deux iimilics du cdriis: c'csl dire (|iic riicmiph'^nc 
par iicvrilo est iiiic l'orme cxccidiomudlcinciil lai-c. La douleur siu' le 
Irajel des nerfs, raliolilion des icllexes, ralropliie nuiseulaicc. la ri'aclioii 
dedéi^énéivscciice. l'éviduliou la cai'actéi'iseiaieul (Mati^uoiii. 

F) Hémiplégie bilatérale ouDiplégie. — l.'ii('iiii|d('^ie (■(■K'iiiaie.au lieu 
di^lre unilatérale. |pciil èlie liilalcialc. Hn oli--ei\c alors une héuii(déf;ic 
de elia(|ue moitié du coi |is cl le plus souxcul d iuteusité iiiéj^ale daus 
les deux côtes. 

I ue l'orme spéciale d iH''iniplé'i;ie hil.ili'Talc c-.| ciin'-lilu(''c par <ellc (|ni 
accompagne la iniidli/sie lalii(i-<il(isx()-l(iripu/rc d orij;ine céré'hralc on 
))(iriihjsie pm-udd-bulbaivi- li.épine). (Voy. l'(iv(ijil<'-(ji('.) Ici, riK'iniph'j^ie 
doulde est souvent assez peu accusée et en ^(''néral inéf;alemeut déxelop- 
pée dans l'iui et l'autre côté: le malade marche à petits pas. rintidlijicuce 
est ou intacte on le |dus souvent alh'ive : le malade lit cl pleure d'une 
l'acon spasmodiipie. \\o\. Dijsartiirtiw 

■Valeur causale de l'hémiplégie. — l.'liémiplé>;ie survenant à 
la suite des lésions du iiévraxe ipie je viens d'énumérer, peut, du lail 
même quelle relève de telle on telle cause, présenter des caractères 
svmptomatifpies plus ou moins particuliers suivant les cas. 

1" Hémiplégie dans les maladies infectieuses. — Toules les maladies 
infectieuses peuvent, à une période donnée d(! leur évolulimi, s'accom- 
pagner d'Iiémiplé'i^ie. Mais le mécanisme de ces hémiplég;ies est vaiialde. 
I.a maladie iid'eclieuse peut |»orter son action dii'ectemenl sur les 
méninges, les centres nerveux et s'y localiser: ou iiieu une li''sion 
cardiacpie deviendra le point de départ d'inie emholit', de même nue 
localisation de l'ird'eclion sur une artère pouria alioutir aune hémorragie 
ou à un ramollissement. Les toxines microbiennes charriées |)ai' le sang 
ii'ont altéi'er fonctionnellenieni ou matériellement les cellules coiiicales, 
et riiémi|)légie en sera la eous(''(|uence: enlin parfois la maladie infectieuse 
|ionrra agir en (h'veloppaul on eu n''veillanl une hystéi'ie latente. Dans 
d'autres cas, le mi'canisnie e>l pins cinnplexc : la maladie iid'ecliense 
détermine une ni'phrilc et c Csl à rnr(''niie aiguë ipie doit èlie iallacli(''e 
rhémi|)légie. 

Pins lai'd, a|iiès guérison de la maladie infectieuse, après une longue 
pi'iiode où le patient a l'cpris la vie eounnnne, on peut voir é(daler une 
liémi|d(''gie, et alors rinlermédiaiie entre la maladie infeclieuse el 
l'hémiplégie sera la lésion cardiaque on artéi'icdle. Ce dei'iiier gidn|>e de 
faits ne icntre pas directement dans les hémij)légies de cause iid'ectieuse 
et il faut ivserver ce nom aux hénii|)légies qui se développent pendant 



r.!i-. sKMiainniK nr sysTi:Mi-: ,VA7,M7;r.\". 

1 ('Noliilioii lie l;i iii;il;iili(> iiilVclii'usc. .le vdiihiis scnlciiiciit sijiinilrr 
ce second ^loiipc [«nir iiKnilicr riiilliicncc iiicoiileslahlo cl c(iiisi(l(''r;ililc 
(pic joiit'iil les inlcctiuiis dans Icliolojiic cloigiico des licnii|dc^ics. 

|l'ini(! i'açon gvncr'alc. les maladies inlci lieuses |Hii-|enl xolonlicis Icnr 
aiiien sni" les nerfs |)éi'i|)li(''ii(|nes. DOrdiniiiK' la /«//////rr/v'/r esl dill'usc; 
il esl e\ce|ili(iniicl de la viiic se localise)' à mw moitié dn cm|is; mais 
c'esl là uni' i''\ciiliialili' à la ripiienr possihie cl à laipiidle il l'anl songer. 
( \ o\ . Ilvniij)lc(jic ncrrili<]iu'.) 

La (/ri/ipr. (|nand elle IVapi»' le cerveau cl ses t'nvelo|P|M's. délermine 
|iai l'ois des li(''mi|)léi;ies, passagèi'cs on |jerinanenles (lr(nihle circulatoire, 
endiolie. tlirmulxise. hémoii'agie). Assez souvent celles-ci s accompagnent 
de lroul)les meulaux. Pemlanl in\ après Vrnj.iiix'lf. riii'mipK'gie esl 
exceplioimelle. 

Dans un cas de i-lidlmi clic/ un (ndant, MatigiKui a vu évoluer une 
hémipl(''gie llas(pie. avec diminution de la seiisiliilité. cmiservation des 
réilexes, absence d atr(i|diie: le malade marchait non en lauelianl. mais 
(!n talonnant. Matignon dans ce cas a incriminé la névrite péi'ipliéri(pie. 

I,a diplilrric |)eut entraîner une hémiplégie par lésion céréhrale. 
l'arfois il s'agit d "une luMuorragie (Kdgien. Mendel), danti'es l'ois dune 
embolie (i{(dir(>iid), ou d'une thromlxise (ll(''noch). Kii i-ecueillant les cas 
épars dans la litt(''i'alure. .lenks Thomas a |in relever vingt-neur cas 
d hémiplégie post-diphtéri(|ue. 

Les troubles du svstème nerveux dans Vimiidliidisnic sont c(nnuis 
d(>puis longtemps. Torti signale, parmi les lièvres |)ernicienses, une l'oiine 
h(''mipl(''gi(pie. Plusiems auteurs, eu particuli(!r Grasset, ont étudié celte 
hémi|)l(''gie paindique. Grasset eu distingue plusieins variétés. L'hémi- 
plégie apparaît au cours d'un accès l'éljrile, disparait avec cet accès et 
l'cparait à l'accès suivant. Cette hémiplégie, accompagnée fréquemment 
d';ipliasie, cède an sulfate de (piinine; celte vai'iété peut encore revêtir 
ras|iecl de l'hémiplégie alterne (Pascal, Dumolard). L'hémiplégie peut 
(h'iiuler par une attaque apoplectiforme; l'hémiplégie constitue alors le 
plu'uomène prédominant de l'accès. C'est la lièvre pernicieuse luMuiplé- 
gique deïoili. — \:\\ (h'terminanl une lésion cérébrale, le ])aludisme 
l)eul entrainer une troisième vari(''té d'hémiplégie persistante, — hénuji'- 
r;igi(pie. ramollissement — non inllnencée pai' le sulfate de (|uinine. 

Lamiois et Lemoine ont publié une observation d'h(''miplégie droite 
avec aphasie motrice au cours des nrcilldiix. hi''mipli''gie qu ils raltaidient 
à inie lt''sion UK'uingt'M'. 

Les paialvsies au cours de la /«(/<' suftisenl à caractériser nneforme clini- 
qnedecette alfection. Cependant la forme hémiplégiipie est rare(Laliorde). 

Au cours de Vclat piwrpéral. l'hémiplégie est fort rare — sauf dans les 
cas d'infection ou de lési(m cardiacpie. — Ouant aux hémiplégies du |)ost 
partum (dli'-^ onl i'\r di' loni lenqis obsei'vées. Klles reconnaissent jiour 
subsiralum analomiipie. la Ilirmnbose cl l'embolie, Id'dème et l'abcès du 
ceiveau. Cette hémiplégie se moiitic surtout (diez les piimipares, dans les 
(juinze premiers jours après raccouchement et all'ectesni'luullecôté droit. 



;/.•'*/ /,7./-..s ///; / .1 Mnl/I 1 1 1:. iM 

l''.|i,-irs('s ilaii-. I.'i lilliTiiliiic, l<"i i)li--ci\;iliiins iriii'iiii|ili'';^ii' iiiiuIjiUriixi- 
cl scdildliiiciisi- - cl I ai (''11'' ;'i iiiciiic d cii oliscivcr des cas — iicsipiiI lias 
si rares ipic le l'ciail crnirc le silence des ailleurs. Taiili'il il s a;jil d'un 
alicès dii cciNcaii. laiili'il iriinc iiii''niii;;ilc Incalisi'C par |ii'(i|ia;;ali()ii d'une 
idile nicivcniic. lanh'd cl suincnl aussi il s'a^il d'arléi'ile avec llirnni- 
iiosc ou dCuilidlie. L iiciuiplcj^ie dcliiile lirusi|ucnienl. |iar des ciuimiI- 
sidiis, plus rarciueiil elle sinslalle iininédialcniciil. Illle rc\èl Iniis les 
caraclcres de riiéiuiplé^ie ct-rélirale. l/apliasic esl assez rreiiueule. 
parl'iiis il \ a paralysie des nerls ciaiiiens. Ces liéiuipléj;ies (iéliiilenl 
d'urdinaire pendant la convalescence: elles peuvent être bénignes. Iransi- 
tiiires et i;iir'iisseiit souvent, haiilrcs l'ois elles sont persistantes et 
peuvent laisser à leur suite un délii it intidiectuel assez Hceeiilm''. 

Au lonis de la r<trl<)li\ riiéniipir'gie peut appai'aitre. Mlle est d Hidi- 
nairi^ passagère cl II aiisitoire. \]\U' persiste, an coiilrairc. ipiand elle 
reeoiinait pour cause une licnioirauic cércliiali'. ou nue eiiiiiolie (l'olain, 
Itanzac et Itidnias). 

l,7/('/;)//)/('(//(' l]i})ltiqu(' esl une lornic assez rare de paialvsic chez les 
lvplio'i(li(|ues eonvalesceuts. Mile est eu iiciicral transitoire, incouiplèle. 
Mais elle peut aussi èti'e persistante et relever dans ces cas (riine ail(''iitc 
on dune eniliolie jivee rainollissenient consécutif. 

Vue par Macario. Ciiililer, Cliarcot. étndii'e par I, épine. Iloiilloclic. 
Saloinon, de Céreiiville. Massalongo, l{oussel, i.esienr et l'rouient, lliéiiii- 
phUjic pnfumonvjHL' est aujourd'hui liien connue. Mlle ajiparait surtout 
fiiez le vieillard, |)lus rareineul eliez l'adulte et l'enfant. Mlle se montre 
d'ordinaire en pleine période aiguë. Chez le vieillard, elle |)eut être le 
seul syniplonie dune pneumonie latente. Pres(|ne toujonrs mortelle chez 
le vieillard, elle n'est d'ordinair(> (diez Fadulle (jnnn accident ]iarfois 
passager au cours de la |ineumoiiie. Il s'agit ordinairement de paralvsie 
flas(pie, souvent avec a|)liasie. Sa pathogénie est mulliple. PaiTois, ou 
trouve des lésions cérélnales hanales (méningite pnenmococci(pie, ramol- 
lissement). Mais souvent on ni^ tronvejtas de lésions. LépiiUMUvoijue alors 
i'iscliémie, Massalongo et iienalcdli admettent une action directe de la 
toxine sur les éléments ucivcun: lloussel en rattathe (piidipies cas ;i 
nne néphrite concomilaule cl en fait des hémiplégies urénii(|in's jiara- 
pneumoni(|ues. Dans (|ueh|ucs observations on a invoqué llnpothèse d'une 
action rélle\e on (1 une hystérie concomitante, .Mais aujourd'hui on admet 
(l'une manière générale (|uc c'est l'ischéniie cérébrale ipii en est la vi'ii- 
lable canse — thiondxtse. embolie, méningite ou encéphalite, 

Laco(y(/('/H(7(('.en déterniinanl des héinorragic^s cérébrales ou méningées, 
peut laisser à sa suite des hémiplégies persistantes. i,a bleiinorriuiic {'i\\\\\ 
peut étic nne canse d'hémiplégie cl l'ities en a ra|tporté deux exemples, 
l.a s[ij)hilix est nne des causes de ])eancou|i les |dns fré(pientes de l'hé- 
miplégie, surtout chez les snjels jeunes. Paifois l'hémiplégie est très 
précoce (six mois el même moins après le chancre). Ce sont là des faits 
beaucoup moins exceptionnels (pi'on ne le ciovait anlrc^l'ois, Souveul elle 
appaiait ii partir de la deuxiciue ainn'c, plus fn''(|neninieiit l'iilrc la 



r.is shMioi.niiii-: m >)>■// i//. \i:ii]i:rx. 

sixiriiic cl la ilixiriiic aiiiK'c :i|ji('s riiilVclidn (l'diiiiiici). l/aliscncc de 
li'aitoiiiciil, Idiilcs les causes de iiiaii^iiih', toiilcs les causes déliilitant 
le système nerveux sont des causes |)iédis|iosau((>s. Sa palho;iéiiic est 
iiuiltipic. I,"liénii|dé^ie |)eut suc(;édei' à des lésions osseuses, des lésions 
niéniufiées (niéuiuj^iles seléreuses et <;onMneuses), à une <îoinme, mais le 
plus ordniairemeul et c'est même la rè^le. elle est due à Tartérite syplii- 
lili(|ue. rarl'ois, riiémi|)léf;ie frappe le siijel (renildée et sans aucun pro- 
diome. mais le plus souvent elle prévient son malade : céphalée loca- 
lisée et nncliiiiie. vcrlii^cs, parésic fuf^ace, aphasie transitoire. Installée, 
elle resie paiTois incomplète Parfois elle saccompayne de paralysie des 
nerfs de Id'il. d aphasie, de trouhies intellectuels. Mais |)ar elle-même 
et au poinl de vue syinplomaticpie. l'hémiplégie syphiliticpie ne se dis- 
tingue eu rien des autres vai'iétés d'hémiplégie cérébrale : raïuinnièse, la 
recherche des stigmates de la vérole, les prodromes permettent seuls 
le diagnostic étiologii|ue. La valeur diagnostique du traitement spéci- 
(icpie n'existe ipi'au déhui, à la période des pi'odromes, au moment des 
paralysies tiansitoires ou au début de l'iiéniiplégie. (juand l'artérite a 
entraîné le ramollissement du tissu céiéhial et partant la dégénérescence 
secondaire du faisceau pvramidal. le liailement devient absolument 
inefficace, malgié l'oiigine spécil](pie de la maladie. L'arlérile svphili- 
ti(pie produit le plus souvent le l'anKdlissement, mais elle peut aussi, 
rarement du reste, déteiiuinei' l'h(''niorragie c(''rébrale. 

2" Hémiplégie dans les maladies diathésiques et les intoxications. — 
Toutes les l'ois (pie le sangciiarrie des poisons, (pielle (|u'en soit d'ailleurs 
l'cu-iiîine, le système artériel s'altère; l'arterio-sclérose se développe et 
devicMit une cause d'hémiplégie cérébrale |)ar thi'ombose ou par hémor- 
l'agie. Les éléments nerveux peuvent ètie directement altérés par les 
poisons; mais il faut noter que ce sont les neit's périphériques qui dans 
ce dernier cas sont le plus facilement altérés. ImiIIu l'inloxicaliou peu! 
agir en réveillant une hystérie éteinte ou jusque-là latente. 

Valcool frap|)e surtout les nerfs périphériques, et la paraplégie avec 
participation des membres supéiieurs est la forme classique de la 
paralysie alcooli(|ue. S'il s'agit d'un alcoolique ancien, ici l'hémiplégie 
pai' artério-sclérose (!st un fait d'observation banale. 

Les héniiplrgics arsoiiralrs sont des plus rares (Marik). L'oxyde de 
carbone peut aussi produire des hémiplégies (Pérociiaud, Chauffard et 
Troisier). Parfois l'intoxication sulib-carboiiée produit une iK'iniplégie, 
en réveillant une hystérie latente. 

l.'héiiiipléf/ie lujdrar(/ijri(jue, |)récédée ou non d apoplexie, semble 
toujours être de nature hysléri(pu! et appartenir au gioupe des hystéries 
toxiques. L' hémiplégie saturnine est une des formes très rares de la 
paralysie saturnine; souvent aussi ell(> est de nature hystérique ou bien 
i-clève de l'arterio-sclérose. 

Le diabète [iroduit des hémiplégies plus souveid (pidii ne l'a dit. Deux 
variétés sont à distinguer. A la période terminale du diabète sc^ montrent 
les hémiplégies permanentes rehîvanl d'une hémorragie ou d'un ramol- 



I l!(if Itl /> ///, / I \lnl II 1 1 I 

ili'XIIK 



lissiMiii'llI ci'ii'lpial. (Jlic II' (Icliiil siiil |]|ii-,i|iir dn |ii(iM|(.ssil', |iic>(| 
loujom s CCS li(''mi|ilc[;ics sont jucccdccs de (hikIioiiics : tristesse, l;ili;;ue, 
cii^diiiilissciiiciit lies inenihrcs avec Iroiibli's de la seiisiliiliti'' siilijec|i\e. 
La sviii|it(iiiiati(li)^ie de ces liéiiii|dé^ies ii'olVic rien <\c sin'cial. la mt!- 

lalile iiiMiiiiilc^ic dialiclii|iie. |)assa^cre. Iiilc. iiiiiiin|ilrlc. |ii'iil se 

iiiimirer ii limles les |)érii)des du dialicle. i'rii^ressi\e mi l)riisi|iie. lare- 
iMCiil iJiécédce de proilioiiies. elle ne dure (|iie (|iieli|iies jours; elle n est 
coiii|dète ni en inlensili' ni en étcndne; elle s'associe àdanlres iiioiio|d(''- 
gies on |iaral\sies qui lui doniieiil nne allui'c liizarre, déconcertante. Son 
anatomie |iatliolo^ii|ne est inconinic: elle est liés \iaiseiiililalilciiieiil de 
nature lo\ii|iie Ses n'cidives sont rié(|iiciilc-~. 

l//(c/;(//)/é.//f in-i'iniiiiic est la roiiiie la (dus coiiiiimnc de la paralysie 
iiréniii|nc. Hans la néphrite interstilielle clironii|ne, riiéini|)léj;ie apparaît 
lirtiscpicnient. acconipauni'c on non. d'ictus apoplecliipie. seinldaide de 
tons |)oints à riiéniorra^ie on an rainoilissenieiil céiéhral dii à 1 artéiio- 
sclérose. Ici il s'a^ji! non plus d'IiiMiiipléi^ie niéniiijue, mais d'niie lii''inor- 
rliajiie cérélirale par liypeiteiision. An cours des néphrites snraifinës. en 
parliculici' de hi scarlatine el di' r(''lal pnei-péral, l'héiiiipléfrie peut être 
pri''ci''ilée de |irodromes et il eu est de ini'iiie dans l'nrémie lente. Klle est 
hahitnellenient Iransiloire. Ilasi|uc. vaiialde. associée h des trouldes de 
la sensibilité {générale et seusoriclle. l'.lle esl souvent incouipléje. cl 
accompagnée de conlrac,tnr(> pri'coce. i^llc disjijirail d'ordinaire rapide- 
ment ou, si elle persiste, ne s"accoin|)agne pas de contracture secon- 
daire. l)'ori<;ine loxiiine, elle relève d'altéiations ronctiounelles on aiia- 
loini(|ues des cellules nerveuses. Ilaiis certains cas on |]eul iucriiuinei- soil 
l'athérome, soit l'iedème c(''r(''iu'al. 

."> ' Hémiplégie dans les affections du cœur. — Les lésions vulrnldii-cs 
cardiaques, et eu particulier les lésions de lorilice miti'al, le l'étré'cisse- 
ment milral siiitonl, sont nne des causes les plus l'ri'M|ueules de l'einliolie 
céi'élirale. cl |iai' suite de rhérni|»léuie. (i Vsl là nu l'ait de noiion 
vulgaire. .\u coiu's de Vdiiûcriisnii' de la crosse de l'aiule. on pi'iil i''gaic- 
ment ohscrver l'héniiplégie |)ar eiubojii'. 

.le menlionneiai encore la [ililrhilc, point de déjiart l'ii'queiil d un 
emliolus qui, dans lo cas d'occlusion incoin|déle du ti'ou de l'iolal. peut. 
soi'taut de la petite circulatiou. pi''ui'lr('r dans le co'ur gauche el de là 
dans la caiotide iulcrue. 

Aux Irsions (irlrrielh-s — aricrilr, (iiicrio-sclcrosc — apparliciiiieul 
le plus grand nomhredcs cas d'hémiplégie orgauiipie, par raïuoliissciicnl 
on par iiéiuorragic. 

i" Hémiplégie dans la pleurésie. — L'hémiplégie ne se voit que dans 
la pleurésie puiiilcnte tiaitée chirnrgicalcuieiit. Klle |)eul se montrer 
immédiateinent après l'empyème, ou seulement après ipielques semaines, 
l'arl'ois elle est précédée de convulsions, d'autres t'ois elle est |)riinilive. 
liarement elle est complète; d'ordinaire, il s'agit d'une hémiparésie. 
l'ngace, elle dis|)arail eu quelques jours: parfois elle tiaîne davantage, 
s'aeconqiagne même d'un léger degré d'atrophie musculaire, mais au 



•?'in >i.\iiiu ni,n iii sY^Ti-Mi: m:ii\i:i \. 

Iiiuil il lin ci'i l.'iiii lriii|is liiiil iciilir iliiiis I (irilic. ^-a |ialli(i^('iii(' ii csl pas 
iiiii\ii(|ii('. \ali(iiiiil dans un casa Irniivc'' une t'iiiljolic (le la sviviciiiie; 
Ir pins siinvcnl il n'y a |ias de li'siiii pirriso à laulopsio. t't loiir à tour 
les an leurs <iiil ineiiiniiié rnic'niie un un aele l'éflexe iiiliihiloiie (Lépiiic). 
."i" Hémiplégie dans la sclérose en plaques. — ('elle liéniipléj^ie est 
assez ri(''i|iii'nle Cliaiciil i. l'ai fois lenle el progressive, elle est assez sou- 
\eiil liiiis(|iii'. apoplecliriM nie. Klle peiil s'aeeonipagner iriiypeiliiermie. 
Kareiiienl ell(> ((indiiil lapidenient ,'i la mort, rarement aussi elle |iersiste; 
le |ilns souxeni elle esl liigace el liaiisitoire. Son étendue est variable, 
les memhres seuls son! |iaralysés, ou bien la faee, on nerf oculaire 
soûl égalemeul iiiléressés: ces jiaralysies oculaires sont même assez 
lié(|ueujes. Au bout de i|uel(|ues heures, de quelques semaines, parfois 
elle disparail: mais elle esl sujette à récidiver. l>e nature organique, 
elle recomiail |iour cause des plaques de sclérose et des troubles 
circnlaloires consi''culirs. 

(■)• Hémiplégie dans le tabès. — l/liémiplégie peut survenir au cours 
du talx's ou à snii débiil et en consliluei" la première manilestation. C'est 
là du reste une |iai ticulai ilé assez rare. Il existe dans le labes deux 
variétés bien nettes d'hémiplégie : lanlôl l'hémiplégie est fugace el tran- 
sitoire : elle appaiail bruscpiemeut, sans prodromes, souvent sans perte 
de (;ounaiss;niee, sans vertiges, sans éblouissements ; sa duiée esl courte, 
quelques heures à quelques semaines : elle guérit rapidement el sponta- 
ni'iuent (lournier) ; elle récidive fréquemment du même côté ou du côté 
opj)osé. I^lle s'ac<'ompague souvent de paraivsie l'aciale, oculaire ou autre. 
D'autres fois, l'hémiplégie esl permanente, durable: d'abord llasque, elle 
peut exceplionnellenH'ul s'accompagner de contraclnre secondaire, ruais, 
nrènre dans ces cas, le réilexe lotulieu leste aboli ; il ne léappar'ait ou ne 
s'exagère qu'à lilre trèsexceplioiuiel iDebove, Goldllaiu,.lackson elTaylor). 
Celle hémiplégie diirabh» relève, dans l'immense major'ité des cas, de 
lésions banales, céiéhiales ou jd'olubér'antielles (ramollissement ou 
hémorragie) ; elle ri'apparlieul pas en pr'opre au tabès avec leijuel ellen'a 
auciiir rapport de cause à eilel: c'est une complication barrale relevarrl 
d(> la syphilis, l/héruiplégie tronsiloirc est d'une explicatioir jilus discu- 
taille, l'ai'fois, elle esl de nalure hystériques ou psychique (Vulpian) et 
s'accompagne de lioubl(!s serrsitivo-sensoriels; parfois elle est due à des 
troubles liypeiérni(|ues ou à de petites hémorragies capillaires (llarrol 
et Jull'r'oy) el dépend réeilemerrt du labes (Debove, Steccvvicz). Elle peut 
errlin èlr'e due. elle airssi, à la syphilis cér'ébrale el c'est là, selorr moi, 
réventiialili'' la pins i'iéipieute. 

7" Hémiplégie dans la paralysie générale. — llans la paralysie géiié- 
r'ule. 1 hémiplégie iiilciisc n esl pas fié(|rreute, quoirpi Ou puisse cependant 
l'y r'encorrlier'. Ce que I on (ihser'V(;au cours de celte aH'ecliou, cesonldes 
alla(|ues d'hénriplégie lé'gèrH!, rélr'océdani plus oir rrroins avec; le temps, 
précédées génér"ih,'iri(!ril d ictus avec ou sans corrvulsions épileplifollmes 
uni on iii latérales. La lésion causale est var'iable : foyers de lanioUis- 
sciiiiiil riiémor'r'agie, pacirynréningilc avec bérrralome. 



S' Hémiplégies fonctionnelles. 
Iifiiu(iiu|i 1,1 |ilii-- iiMiiiiiiiiic lie liiiiU 
àiivs. fiiez rcnl'.-ilil iiiiniiic clic/, le \ici 
plus IVi''(|ll('lllc clic/ l'ailnllc i|ii ;iii\ 
vient à l;i suite des c;iii-es les pin 



/// / 1 Mil ni in- 



ijili'-ijii- InisInKjiii- es 

Kllc pClll >C IIIIMlIlCI ,'l Idll 

iril. iii.iis cv| ccpciiiliiiil lic.iii 
ll\ cxlrciiiili's (le l;i \ ic 
\;ii'i;ililc>. en p.'ii'liiiili 



un 



I Miissi sucei'dcr il une ci'ise. V.Wv rr;i|ipc sm puil 
I (Idnii- 



Kllc snr- 
■ .réiiiu- 
es iiiciii- 



tiiins; eili 
birs. I:i 1; 

iiaire, mais ee|u'n(lanl 
pas lunjdurs, i'es|)i'clée 
ainsi (prou la ci u pen- 
dant Idii^teiiips : ici lUi 
(iliserve soit le spasme 
i;l()ss(i-lal)ié (li;:. '2"iS . 
suit heancunp pins raro- 
meiil la |iaralysio fa- 
eialt' (t. Iiantemesse). 
L'Iiémiplégie |)i(''(l()- 
niine assez souvent dans 
le un'inlire intérieur. 
I.a d('marelie enlin est 
dilli'renle de celle cpie 
l'on oliserve dans l'Iié- 
niiplégie or^ani(|ne. 
l/h vsl(''rii| ne marclie 
non pas en fiiiiclunil 
foiiinie rorgaiii(|uc 
mais, ainsi (juo la nuui- 
lréToil(l|ISr)(i).en Irai- 
nant son pied sur le sol. 
parfois il frotte le sol 
avec la jKiinle de son 
pied et même avec la face 
dorsale de ses orteils. 
M marche en draguant 
(ChaiTot et (lillesdc la 
Toucette) (iig. ()."»). Dans 
certains cas menu; toute 
possiliililé de mouve- 
nienl est supprimée, la paralysie est totale, al)s(dnc. I.'licuiipléijii' livslé- 
rique esl alors Ihisqne d'emhlée, parfois mèinc celle llaccidilé paiail 
cxaiférée. Chez d'autres hystériques la contracture s'installe en même 
temps (pie l'hémiplégie. Une fois étahlie. l'hémiph^ie hystérique ne 
chani^e guère de caractères. Klas(pn', elle reste na.s(iue; accompagnée de 
contracture, celte dernière persisl(i jns(pi"à la guérison. Si |)ar hasard 
rhémi|)légie passe de riiii à l'autre type, c'est d'une façon suinte el 
totale, passagère souvent, cl (|ui ne ressenihie en rien à la Iranslorina- 

DtJKdlNE. SoillillIOL'il'. 10 




'ig. ()5. — Dijinai-clie île TudJ « déiuaiclie en ùia^'uant » Jans un 
cas de nionoplégie cruiale gauclie liyslérique datant de trois 
ans. elle/- un homme de quarante-deux ans. — Chez ce malade il 
e.\islait une héinianesthésie sensitivo-sensorielle du même côté 
que la monoplégie (Bicètre, 1892). 



•ri'j sil\\iiiiin(,/i: /Il svsii:_\ii-: \i:itii:i'x. 

liiMi Iciilc cl |ii(ij;ii'^si\(' (|ii(' l'iMi (iliscisc dans rii('ini|ili';4ii' organique, 
li)rsi|ii elle ariivc à la iH'riodc de coiilracliiii'. 

Ii"lit''ini|il(''<iie liystciM(|iU! giiéril itai' la psyclHdlK'iapic oil icnlciiiciil cl 
ppo^it'ssivcincnl. soit assez souveni dniio luanicic rapiih', ii la Midcdunc 
piMir. d iiiK! (''motion, d'imc sii^ncslioii (''iicrgiqne. Dans ces cas on peut 
la voir disparaître snMicnKMil cl d'niic l;u;on C()ni|dclc. 

Anx li'oiildos de la inotililé se superpose piesque tonjoiiis une Im'iiiî- 
anestliésie seiisitivo-sensoiielle pins on moins compicle. eoïncidanl son- 
vent avec un l'élrccissemenl du champ visuel. (Voy. Ili'niinucstlu'sie.) 

Les réflexes lendineux sont normaux est loujouis éifaux des deux côtés. 
On a cependant cité des cas avec exafféiatiou des réllexes palellaires et 
clonns du ]iied. Pouc ma part, il m'a été donné d'observer ce clonus 
dans deux cas dliémijjléffic^ liystéri(|uc, ^qiéiis par l'isolement et la 
psycliotéraj)ic. Un a discuté, il est vrai, la nature de ce clonus. Pour 
Hal)inski il s'agiiait de faux clonns; du l'este même en employant la 
mélliode i:ra|dii(|ue (dlaude, V.. Levi) il n'est ])as toujours facile de disliu- 
j^ncr le vrai cl le l'atix clonus. 

Les réllexes cutanés sont d'ordinaire normaux, mais cette règle peut 
souil'rir des exceptions. (Voy. Sinniolo(jic des ré/le.rcs, p. 9S2.)Par contre, 
le signe de iiahinski (llexion doisale du gros oiteil) n'a jamais été ren- 
conti'é dans l'hémiplégie hystérique. Enfin, dans cette dernière, il n'y a 
pas de nu)nv(^ments associés et la fermeture de la main du côté sain ne 
s'accompagne pas d'un mouvement analogue du côl('' malade, ainsi (|u'on 
l'observe dans l'hémiplégie organique. 

Il existe encore toute une série de symptômes, décrits par Babinski au 
cours de ces dernières années, qui peuvent faciliter le diagnostic : 1° Le 
signe du peaucier. Dans l'hémiplégie organique, lorsqu'on fait ouvrir 
la bouciie du malade ou lléchir sa léte sur te sternum en opposant au 
mouvement une certaine résistance, on constate une contraction du peau- 
ciei' du cou énergique du côté sain, faible ou nulle du côté paralysé ; 2" La 
flexion exagérée de l'avant-bras sur le bras, indiquant chez l'organique 
l'hypotonicilé musculaire et ne .se rencontrant pas chez l'hystérique. 
A ces signes s'ajoute toute une catégorie de symptômes tirés de l'étude 
des mouvements associés dans l'hémiplégie organique, dont le principal 
est le nionvement de llexion combiné de la cuisse décrit ])récédemment 
et (pii, ainsi que tous les autres mouvements associés, fait toujours 
délaut dans l'hémiplégie hysl(''ii(pie. (Voy. l'clils sirpu'.s de l'Iirniiplégic 
ortiuiii(itie, page 'ifiO.) 

D'une UKUiièie générale enlin il faut toujours s'en([uérir, dans le diagnos- 
tic de l'hémiplégie hystéri(pie, des circonstances dans lesquelles eDe est 
survenue — éuu)ti()ns, cris(;s nerveuses, trauniatismes — et qui ont pré- 
cédé son apjiarilion. Il faut tenir compte aussi des caractères de son évolu- 
tion, ainsi (pie d(! l'âge, de l'état mental et des antécédents du sujet. 

Le diagnostic entre l'hémiplégie oigani(pie et l'hémiplégie hystérique 
est lacile il étahlir dans l'iinnu'nse majorité des cas, de par les caractères 
svnipluniali(|ncs ipie je viens d"('innnérer. Il ]ieut ètic cejieudant délicat 



(l;iiis ct'itaiiii's (■lllulilioll^, en |i,iili(iili('r (l.iiiv rril.iiii^ (■;is (riir'iiii|il('';;i(' 
(M ^;iiil(|U(' ;i\('c lit''iiii;iiii'sllii''vii' pci sisLiiilr. |l;iiis ce dciiiiiT cas, la lti|Mi- 
^i-aphic (II' raricsllu'sic csl dillciciilr : clic priMloiiiinc à la |)(''ri|ili(''iic 
(les incniliics et (liiniiiiit' en i rinonhiiil vers leur laciiic. Les sens s|i(''- 
ciaiix. loiS(|ii ils son! Idiicln's, ne Ir smil iiiiaii ili'lml : un {n'iil ciliscrvcr 
(i(> rii(''iHiaini|isii', mais jamais de iclrccisscmciil ilii ('liam|i \ isiii'l. (Juaiit 
à {"('lai (In ii'IlcM' ciilaiu' piaulaiic ilaiis riK'mianesIlK'sic ()rjiani(|ii(', 
ralisciicc (lu sii;ii(' (le lialiiiiski ne (icniicl pas de (■(iiiclmc n(''('('ssair('- 
mt'iit à la iialiiic rdiiclidiiiicllc de riu'miaiKisIlK'sic; car. ainsi (pic j'ai 
('•l('' M m("'iiic Ai' le cdiislalcr plusieurs luis, le rcllexe culaiK' plaulair'c csl 
le plus suuNcid Murmal daus le xiiuilioiiic lli(il(niii<iiu\ 

l'adiu. daus riii''mipl(''^ie (U'};aui(|uc, il {leul \ axiiir im a|>p(iiid Inuc- 
lioiincl et 1 li(''iMiaMeslli('sie (|ni parfois racc()mpa<;iie n Vsl |ias luujouis 
et n(''C('Ssaii'em('ii( la c(nis(''(|ucnc(' de la l(''si(iii ()rj;aui(iuc, mais peut r(>lc- 
\ei' de lr(uddcs louctiouiiels — siirajoul(''s — (issncidlidii orijdiKi-lijisIé- 
i-i(liic. ('."esl là une ('NCutualiU'' (pii n'est pas Itvs rare. 

.V la suite des ciinvulsinus de Vépilciisic cssciiliclle, on voit parfois 
apparaître des lR'ini|il('';;ies |)ortaiit de prélV'rence sur le bras, et rt;s- 
|)eclant d'ordinaire la face. Tiès rarement on oliscrve une lii''niiplé<iie 
complète, le |)lns souvent il s'agit d'une simple |iar(''sie. I.a sensil)ilit('' 
est parfois all('r('e. Ces lu''mipl(''gies soni d drdinaire Iransiloires et 
(iisparaisseul en (pi(di|ues heures, an plus (|uei(|ues jours. Klles 
fiMiioi^iient de la fatigue et de ['('puisemenl (l'icliral. Ilxcepliouuellement 
elles persistent et sont dues alors à ime h(''morraj;ie c('M'(''l)rale. Je 
signalerai encore ici rii(!'mipl(''^i(! transitoire (pii succède aux accès (W'pi- 
Icpsic iHivliclIc. C'est un svinpt('ime assez fréijuenl dans !e cas de lésion 
superliciille, irrilalive. de la corticalité (( olrice. C'est aussi inie (lara- 
ivsie pai- ('■pni--emenl. d aliord temporaire, cl alioulissaid sonveni à 
rhémiplégie |)ermanenle pai' suite des proj^rès de la lésion. 

La mahtdic de l'arliiiison peut se limilei- à une m(iili(' du curps el 
paraître de prime alxird sinniler un(^ liémi|)légie par h'sicm du cerveau, 
(le là l'hémiplégie dite parkinsouniemie cpii, en réalité, est une pseudo- 
hémiplégie (lig. 'il(i). Elle s installe sans hruil, insidieusement. L'hémi- 
raideur frappe le bras et la jambe, mais la face est |)rise en entier. Il n'v 
a |ias à pro|)rement parl(>r de paialysie, il y a simplement de la rigi- 
dité nnilatérale. Le malade présente l'aspect figé carachMislique, la face 
est rigide, le corps penché en avant dans l'attitude d'une personne (pii 
va se lever. Les réflexes tendineux sont normaux, et s'ils sont parfois 
exagérés, ils le sont également des deux (ùh's. Il n v a jias de signe 
des orleils. I.a force mnscnlaire esl peu on pasalleiule. Le Irendilement 
existe pres(|ue loujours, mais il peut manipier iCliaicol). On aura ici 
pour faire le diagnostic les symp((Mnesc!assi(jues de la paralysie agilaide, 
le faciès, les troubles de r(Mpiilibre, etc. 

Dans la clion'c, surtout dans la cliorée de Si/denliam. il ii Csl pas rare 
de voiries svmpt("imes prédominei', parfois même ne si(''gei- (pie dim seul 
c(")té du corps. Assez soum'uI il existe un cerlain degri' de l'aiidesse des 



•>'i'i si:\i/(ii, 111,11: m s]si i:\ii-: \i:iin:rx. 

Mii'liiliic-- (le ce ci'ili'. I, i'\i>li'lirr des iniilivriiicills rliiii(''i(|ii('s Icr;! 
rccdiiiiailii' (le Miilc l;i iialiiii' de rallcilimi. Ilaiis la \ari(Hi'' dilc iliarrc 
niiillc. il |ii'iil \ a\<iir un rlal |)ai'alyli((iii' lr('s a<'ciisi'', raiciiiciil du irslc 
iiiiilali'ial. Ici ciicdi't' il l'aiidra ivclMM'tdicr la |ir-i''scncc des iiiiiinciiiciils 
(■Ii()r(''i(|ut's (|iii. dans la clniivc molle, son! parlois lirs {ii'u inai'(|n(''s. .le 
l'appcllccai du rcsli' (|n'Andro Tiuinias ( llKlil) a (h'cril. an ciini-s de cer- 
laiiics cIkiivcs de I cnfaiicc. dcssiiiiics nianifcsics (rirrilalioii du faisceau 
pvrainidal (jui liaduiseul vraisendilahlenieul rexislence d'une li'sion cor- 
ticD-niéuin^'ée. (\(i\. ('Iionu-s.] 

Dans la niifiidinc. et en pai licnliei' dans la luir/raiiif (iplilaliii iqiic, 
on a parfois signalé une sensation d'engourdissenKMil, de l'aiMesscinènic, 
de parésie du ineininc snpéi'ieuf du côlé opposé, disparaissanl avec la 
crise de niiuiaine cl d'origine li'ès vraisenihlahleiiienl vaso-conslrictive. 
(^.0 sont là du resie des |ihéiioniènes rarement ohs(Mvés et transitoires. 

!l" Pseudo-hémiplégie par troubles de la sensibilité. — On rencontre 
paifois des sujets (|ui. du l'ait des troidiles très intenses de la sensibilité 
dont ils sont atteints dans une moitié du coi'ps, ont jierdn pins ou moins 
complètement la niolilité des membres du côté correspondant. Ils ne sont 
millenuMit |iaralysés, la force musculaire est presque aussi intense du 
coté liémianestliésié que du côté sain, et cependant ces malades ne se 
servent pas tie leurs nnimbrcs poui' les usages ordinaires de la vie et sur- 
tout de leui' mendne supérieur. Lorsqu'on leur commande d'exécuter des 
nH)nvenients ils peuvent le faire avec plus ou moins d'ataxie du fait de 
leur liémianestliésié, mais ils ne les font pas s])ontanément. il semble 
(ju'ils aient perdu conscience de l'existence de leni'S membres. J'ai 
(d)servé (|uel(pies faits de ce genre et toujoui'S il s'agissait d'aneslhcsie 
organique très intense pour les sensibilités superlicielles et surtout pro- 
fondes, lin de mes malades atteint de paralysie des Vl% Vif et VIII paires 
du côté gauche, avec liémianestliésié alterne excessivement jirononcée 
(vov. flg. 498 à 500), ne remuait jamais spontanément et sans y être 
incité ses m(>mbres du côté anestliésié. 11 n'avait du reste la notion de leur 
existence (]ue lors(]u'il les voyait. Une impotence fonctionnelle semblalile 
a été signalée ;i la suite dclésionsdu lobe pari(4al |)énélraiit plus ou moins 
profondéiiKMil dans le centre de riiémisplière (Anton, lirnns, lllenler, 
OppenluMiii). Dans tous ces cas il existait des troubles de la sensibilité, 
surtonl de la sensibilit(' profonde, et les sujets ik^ remuaient leurs mem- 
bres anestliési(|nes (jue lorsiprils y étaient contraints. IléciMiiment ' 101 3). 
André Thomas a rapporté micas analogue suivi dantcqisie — abcès du 
lobe pariétal supérieur. Ces pseudo-hémiplégies |)ar liémianestliésii- sont 
d'un diagnostic facile, car il n'existe pas chez ces malades de |iaralysie 
accusée. S'ils ne se servent pas de leurs membres aii(!stlii''si(''s. c'est (|u'ils 
ne les xculnil pas. 

10' Paralysie psychique. — 1, "hémiplégie organicinc se dillérenciera 
facilement de la/w/cc//(/.'.(t'/j.si/f7iîr/i<cdcNotlinagel, dans ia(|uelle h^ malade 
ne [leut, les yeux fermés, nîiiiiKM' ses membres d'un côté du C{ii|is, tandis 
(|ne les veux ouverts il peu! facilement s'en servir. Ici, ce ne sont pas. 



77.'')/7.7/> /'/.' / I M'iiiiirr y,:. 

(■(iiniiic dans li' ci- iMi'cr'dciit. des lioiililr- de la M'iisiliiliU' i{iii idiidi- 

lidiiiii'iil riiiipotciicc rdiulidiiiicllf. mais liirii. vm Ii' lail ii'iiiai ipn r 

Lic|iinanii. uni' paialysii' ili' la miIhiiIi'. 

I r Association organo-psychique dans l'hémiplégie. — in lii'iiii- 
|)lt'gii|iii' ori;ani(|iic di'viciil liy>ir'iii|iu' on ncniaslliriiiijni': siui lii'ini- 
pit'iiii' saniélinrc, la rmcc rcdcvieiil suilisanle pour les ninnvi'iutMils 
ordinaires; ol coijcndanl il ne inarclip |)as on marche très mal pane 
ipi'il est dcviMin |diolii(|ui' iCliaicol, (Irasset). Ces lails ipii smil l'n'- 
(lucnls doivi'iil iMii' liii'ii coniuis. snilonl au |)oinl dr \ur i\c Irni' |iiii- 
uoslic l't de li'ur Iraiicmcid. Iri. rn l'Ilrl.la nV'diiralioii des moiiM'niriils 
ainsi ipic la psycliotliiMapii' |m'ii\i'iiI i ciidi r de fjiands scivici's. 

12" Hémiplégie suivant l'âge. - I. Iiéniiplégie peut se pi'oduire à Iniit 
âge. avani la naissanre — hriiiipli''j:ii' lonj^énilalo — , dans les premières 
années de la vie, dans l'adolescenee, l'âge adulte, l'âge mûr, la vieillesse. 

1,'liémiplégie infantile seule mérite une élude particulière jiar le fait 
qu'elle survient |)endanl la |iériode d(> croissance et (piellea. |iarlanl. 
une répercussion sur le développement de I individu. 

Hémiplégie cérébrale infantile. — [.'hriiiipli'i/ii' (■(iiifjénildli'. el 
celle qui survient dans le jeune âge — ht'ntijjlt'-çiie iii/'tuililc — , iiii'rilcnl 
une description à part, cai' elles se compliiiuent toujmirs d'un airél de 
dévelo|qiement de la moitié du ior|)s paralysé, ai'rèt de dév(dop|iemeiit 
(]ui s'acinsiMlavantage d'année en année, à mesure que l'enfanl avance en 
âge. D'une manièic générale et ii l'galilé de lésion cérébrale, ou peut dire 
que l'arrêt de dévelop|iemenl musculaire et osseux, que piésenle le côté 
liéniiplégié, sera d'aulaiit plus considérable ipie lentant aui'a été l'rappé 
j)lus jeune. L'ati'ophie nuisculaire, qui |)réilomine j)resi|ue toujours dans 
le membre supérieur, est disposi-e assez uniformémeut dans tous les 
groupes musculaires (lig. (ii et (iT)). On |ieut eu obseiver toutes les moda- 
lités possibles, depuis son absence complète jusqu'à un degré de déve- 
iiqipement extrêmement accusé; celte deinière éventualité est loin cepen- 
dant d'êtie la règle. Cette atrophie musculaire siège égalenu'iit dans les 
muscles du tronc et contiibue pour une certaine part à l'asyiui'drie de la 
cage thoracique, asymétrie qui relève aussi d'un ariêt de développement 
du tissu osseux, ('et ariêt de dévidoppement est en général moins marqué 
pour le thorax que poui' les membres (("azauvieilli) et. même dans ces der- 
niers, le raccourcissement (jui en est la conséquence acquiert rarement 
un degré très prononcé (lig. (ii). Une diminulion de longueui' de cinq ii 
six centimètres dans le membic siipiTieiir. ininme dans les cas lap- 
pelés par Bourneville. es! raremeiil oIimm-m'c el. le plus souvent, d'un 

meinbi'c à l'autre ne coinple unère que deux à trois centimèli'es de 

diiïérence, ])arfois mi''me la loiigiieui' est sensiljlenieut égale des deux 
côtés. i*ar contre, on penl, dans certains cas. obsei'vei' une diminulion 
considérable de ri''|iaissenr des os. dans le membre supérieui' snrtonl. 
bien que ralio|)liie en longueur soit très peu accusée ou même nulle, 
.l'ajouterai enlin ipinne atrophie musculaire, même extrêmement pionou- 



COI', n iii;|ilii|iii' |iii 
si'iiiciil lin iiiriiilii 



'I \llnl 
illl loi 



.//•; /Il s)-sri-Mi-: \i:itri:i \. 



m I l'iiiriil ri liiiiioiirs IrNisIriiri' d'iin r;n riMiiTis- 
nrs|iiiMilMiil hiiiilis i|iii'. |i;ir niiilri' el (ra|)ii''s 





Fi;;. 6i. 



\'r^. 



¥'ig. IÎ4. — Monoplégie cért'brale infantile du membi'e supéi-ieiir- gauchi! chez un snjoL âgé de vingl-cinq 
ans. Arrêt de développement et ati-uphie musculaire exce^sils du membre paralysé. Début de i'alfec- 
lion par des convulsions à I âge de (juiiize mois. — A remarquer ici que le membre inférieur du côté 
correspondant à la monoplégie est presque indemne et que la moitié gauche de la face est presque 
aussi développée que celle du crtté dmil. — .lusqu'ii làge île .-e|it ans, ce malade a l'té sujet à des 
crises d'épilepsie (Bicélre, IS'.lô). 

Vig. fô. — llémi|ili--i' r.r.'l.iili- infantile gauche chez un homme de quaranle-deux ans, survenue à la 
suite de convuKiiU^ i I il., il.- deux ans. — Toute la moitié gauche du corps, face, ti-onc, membres. 
pré>ente un aii<i il-' .1. \ . liiji[nMiient ti'ès prononcé. Mouvements constants de flexion et d'extension 
des doigts et du piM^rM i. .I" l',ivanl-lu:i< «iir le bras et d'adduction et d'abduction du bras sur le 

thorax. Mouvements s|i,i-i Inpi.'- ihi ii.Hi.iiM- du même côté inclinant la tète sur l'épaule gauche. 

A droite, pupille en mycli i.i-.- II. i,M..ii,. .Illl nia la lumière, ni à la convergence. Strabisme divergent 
de ce roté. \ gauche. |iii|.illr il. iliiii.-n- iliiiaire et à réai-lions norniMles (Ilirètre. 18S5). 



li'N l'jiil^ i|ii il III ;i l'Ii' iliiiiiK' ddliscrNri', la iliiiiiiiiiliiiii ilr I (''|iaissi>iir (l(?s 
o.s sérail, l'ii gt'-iiéral, assez (^xacleiiieiit |)r()|)oi'ti(iiiiieile an dei^rt' de 
1 atrophie inuseiilaiie. Sonveiil ciiliii, cliez ces malades, la cnloiiiie ver- 



Tuniiii.ics m: i..\ Muni i rr: 



Iclir.ili' i\ Vs| |i.is icclili^iif. Il cxisli' ;'i lu iv^ioii ddiso-l IimIic un ccf- 

tain (It'^iv (le si(ili(is<' dunl lu ((iincxili' est dii'igéc du cùk'' opiidsô à 

rii('Miii|iir'^ii', t'I |);ur(iis îuisM mit' cimii- 

limc lii' niiii|H'nsali(m en sens inverse 

dans l.i K'LiiiMi cervieo-doi'sale. ("elle dé- 

idiiMaliiin de la eoloimi' veilélirale es! 

smlont niai(|née chez cenx (|ni s(inl dii;i- 





ri;j. tîi; 



Fig. (j6 — llcniiplésie cérébrale inranlilo gaiirlie avec atliétose do la main et du pied clicz un homme 
de cinquanle-qualie ans. — Déhut de l'aireelion à làjie de sept ans pendant la convalescence d'une 
scarlatine. Ici l'atrophie musculaire, très faible du reste, est un peu plus accusée au membre supé- 
rieur (Bicélre. 1890). — A l'autopsie, lésion en loyer ayant détruit la capsule externe, le noyau lenti- 
culaire, le segment antéricnr, le genou et la moitié antérieure du segment postérieur de la capsule 
interne. (Voy. J. Dejeiiike, Cnnlriliiition à l'élude anatomo-patlmlogiqiw de l'hémiplégie cérébrale in- 
fanlile. Arc'h. de pliijsinl., 18!ll, obs. I. p. G60.) 

Kig. fi". — llémiathétose droile de la main et du pied chez un homme de trente-quatre ans, datant de 
l'âge de trois ans et survenue quelques jours après im traumatisme du crâne (chute dans im escalier*. 
— Mouvements spasmodiques de la face et du peaucier du cou du même côté. Remarquer que les 
muscles du coté athétosique .>-onl plutôt hypertrophiés (Bicétre, 1889). La main droite du malade est 
i-eprésenlée dans la (igure 3ô. 



liffradcs ilii lail de ieiii- i'i|iiiniMiie. cl clie/. lesquels, par ('onsi''(|iii'nl, il 
existe un cerlain de<;rt'Ml éltivatioiidelépiiu! iliatpiednt'iMé r()ri'es|Hind:ml. 
Chez ces malades enlin, il existe des Innihles vaso-moteurs S(> traduisant 



-/, \ii(iini,ii: ni S) SI /:mi: va./.t/./t. 



pur iiiic color.iliiMi vidliicrc di's i'\ti('Miiilt''s des iiiciiiliics |p;ii'alvs(''s, doiil 
l;i li'in|ii''i;iliiic csl ahaisst'c; lii (liirércncc |ii'nl aller jiis(iu'à deux degrés 
ciilir lr> d('ii\ (('lit'"» (l'éré). On [MMil observer du reste des paiiicuiarités 
aiial(i;^ues dans riiéniipléf;ie ancienne de l'adiiile. Dans l'héniiplégie 
inranlil(\ la lianlenr de la courbe spliyi;ni()gia|dii(|iie esl iimins élevée 
du Ci'ilé |)aralysé d'en'), pliénoniènc send)lalile à celui indi(pié par 
Lorain dans riiénii|>li\L;ie de l'adulle el d(inl j'ai parlé précédeniinenl. 

I>a lace esl en gi'nérai asyniélrique el il en est de même pour la moitié 
correspondante du crâne. On constate quelquelbis un aplatissement, 
parfois même une dépression de la voi'ile du crâne, dans le point corres- 
pondant à la lésion céré- 
brale, (lelte particularité 
a été notée surtout dans 
la porencéphalie, mais 
n'est pas cejiendant cons- 
tante dans ce cas. Celle 
asymétrie peut présenter 
Ions les degrés possibles 
d'intensité. L'atrophie 
portant sur les muscles 
comme sur les os, l'asy- 
métrie faciale peut acqué- 
rir, dans certains cas, 
assez rares du reste, un 
degré aussi prononcé que 
dans Vhi'iinatyophie fa- 
cinli- de Romberg (fig.68) 
(Vov. Ilcmiatrophie 
faciale). C'est dans ces 
cas d'extrême atrophie 
faciale (pie l'on a signalé 
l'alrophie de l'œil el de 
l'oreille , ainsi qu'une 
diniiniilion de vohimc de la langue du colé correspondant, particularités 
(lu reste trî-s rarement observées, l'our linir enfin ce qui a Irait à ce 
sujet, je mentionneiai encore l'atrophie du testicule et de la mamelle, 
synq)trimes du reste très lares, le premier surtout. 

Ihi fait de l'arrèl de développement des tissus musculaire et osseux, 
de la contraclure. du fait aussi des rétractions fibro-musculaires qui, 
(liez l'adulle atteint d'hémiplégie infantile, atteignent parfois un degré 
extrême, on |)(Mit obserxcr dans celle forme d'hémiplégie, du cùlé des 
extrémités paialys(''es — main el pi(>(l — des déformations que l'on ne 
voit jamais à im pareil degré dans riiémiplégie de l'adulte (fig. 69 à 75). 
Le membre supérieur, atroplii('' cl plus (^ourt que son congénère, esl plus 
on moins ra|iproché du Iroiic. le liras dirigé obli(pi(Mnent en bas et en 
dehors ou bien appliqni' conire la partie correspondante du thorax, el 




Fig. r,8. — IlrMiiiatrophie sauclie de la face dan 
c.-iV-biale infaiilil,-. (Maladi- reiir.-scMaé d 



Q cas d'héiniplégii 
. la liKili-f la ) 



TKni iii.i:- hi: i.A Ml II II. m-: 



■Ki9 



IV'|i;iiili' smiM'iil |iIm-~ (''Icm'i 
iiiiiiiis lléchi sur le lir;is. | 
ri)rc(''('. Ln main csl tli'ihii 
mairo \;\vw suivant les cas 



ipic (l'Ile (lu ciili' sain. l.'a\,Mil-liias plus dU 
aiTdi-- n:("'Mi(' ii auj^lc didil. csl en |ir(inalion 

sur l'avanl-luas. cl le (lc^i('' de ilcxion pal- 
: laul('i( il ■>'i\'<\\. d'une lle\i(Mi à ani^le didil 



(iiji. (iO). lanliil d'nne flexion Idrci-e de la main, don! la lace |ialmaii'c se 

ra|>|U'(iciio pins tin moins de la l'ace C(U res|i(indaule de ravanl-liias. et 

dans ce cas il existe alors une vérilahle snlilnxalion des os du carpe. \a\ 

main enlin clianj^c de direcliou. s'iiudine du ciM(' cnliilal et sa l'ace 

palmaire prend soineni 

l'appareiH'c dune }^(Milli(''i(' 

dn l'ail du it-lèvemeul de 

ses l)or(ls interne cl exlerne 

(Roncliard), taiulis (pie sa 

face dorsale sarnnidil. Les 

doigts sont en général lle- 

chis sur la paume de la 

main et reconvi'ent le pouce 

(|ni est on addiu'tion. l'ar- 

l'ois. an conli'aire. et j ai 

rencontré ce fait suiloni 

dans le cas oii la main est 

en état de flexion palmaire 

excessive, les doigts ne sou! 

pas tons en état de llexion 

palmaire: plusieurs d'eutii" 

eux. l'index et le médius 

surldut, présentent la (iï'l'oi- 

matiou suivante : la Iroi- 

sii'nie phalange esten flexion 

palmaire, la deuxième au 

contraire en liyperexlension 

telle sur la première (|ue ,.„,,,,_ n,.„„„ ,.„„,.„,.,,, |,,„„„ ,|„„ n„,„„,i,-,,.i, 

la face dorsale dn doigt est c-ix-bralo inanUle. (Jl.lado ro,uOscnt.:. .lans la lisiuru (U.) 

concave, el qu'à la l'ace pal- 
maire il y a une véritable snhiuxation de la deuxième phalange sur la 
pi-emière qui est en flexion palmaiie (doigt en baïonnette) (flg. 70). 

Du c(jté(hi membre inférieur, on observe des déformations analogues. 
Il existe le plus souvent, pas toujours cependant, un certain degré de 
flexion de la jambe sur la cuisse. Le pied est ordinairement en flexion 
|dautaire (é(ininisme) et incliné tanl(Hen dedans (varus équin). tanti'd en 
dehors (éipiin valgus). L'é(|uinisme peut être assez prononcé pour amener 
une snbluxation de la tète de l'astragale (flg. 72 el 75). Parfois enfin ce 
pied liol varus équin. très accusé, est toi'du sur sou axeantéro-postérieur. 
de telle sorte que le malade marche en s'appuyant sur son bord externe. 
Le gros orteil est assez souvent en llexion dorsale, formanl parfois nu 
angle ilroit sur le métatarse, les auli'es orteils étant dans leur situation 




<i:\iini niiii, i,r ,v 1 ,v Y /: M//-; M. iiri: I \. 



niiliiiaiii' (III cil lr;;(Tc llcxidii |il;iiil;iii('. I)':iiili('s ritisciiliii liiii^ les orlcils 
soiil Cil llcxidii |ilaiil;iii{'. Ici, coiiiiiic au iiicmliic» supiMicur. I"ali(i|iliic 
iMiisciilairc cl le raccdiiirisscmciil ilii iiicinln-c soiil vaiialilcs, Miivaiit les 
cas. l.(Msi|iic |(! raeeoiircissemenl alleiiil un cei-laiii degré, le malade 
iiiaiclic sur hi l'ace planlaire de sc> uilcils (déniai'clie dif;ilii^rade). 

i'aiidis, mais lieaucoup plus raie- 

uieiil. iiser've un pied IkiI lalus 

(II-. 71 1. 

Dans rii('mipl('^ie (■(•réluale in- 
laiilile, la coulracture des mend)ies 
|iaialys{''s peut \arier lieaiiceup, 
selon les cas. rjle peut èlre inUMise, 





i^'. 70. — Flexicin excessive de \:i iimiii :-l iIbs rli>ists aviM- indi'X en baîonnolli' dans un cas d'iicnii. 
plégie cùrébrah- infanlile douldc — >I(-iih' d.-lo.iiialion di- la main candie. iMaladi' if|in-senlt- dans 
la liicuie 7.^ ) 



Fi^'. 7i. — Di-rorniitiun .lu iii.-d drml ilaiis ni,-rnipl.-Ki( 
dans la li-ure T.Si. — I..- |Mi.-d «au.lio |ji('scnli> la nirnii 



aie infanlil.' dunhlc- (malad.- la pi-.-si_-nl.' 



moyonue, légère;, lateule. ou même faire coni|(lèteineMl délaut. les mem- 
bres paralysés reslaiil iiidéliniment llas([ues et souples, (le fait, coiislalé 
paiC.ilwlteau (IS.SS) el par l-'reud et Ries (1891), a été surtout établi par 
mou élèv(î Long! 1910). (lel auteur a moutn'' que l'absence de eontiaelure 
était assez IVéïpieiite dans riiéuiiplégie cérébrale inlantib; et ipie. dans 
ces ns, on n'avait pas allaire à des malades dont les rneiniires iHaient en 
l'Ial de c iiiliacliire latente, mais qu'il s'agissait bien d'absence totale 
de ciinliailiii(' car, cbcz ces sujets, dans les mouvements volontaires 
ou ciiiiibinés, il ne se di'veloppe aucune rigidité anoiaiiale du côté de 
riiiMiiiidégie. Or c'est le cmilraii'e tpie l'on observe dans le cas de con- 
li;icliiic latente. 

<hi a encore signalé (U. Foersler, 1909). dans li' cas de b'simi céré- 




ritnii:ii:> hi / I Mniii.iii:. .'.m 

liialc inraiililc liiliili'iiile. tlt'> lu'iiii|ilci;i('s douilles cl llas(|ui's a(((irii|i.i- 
"iii'cs (ruii (Hal astasi(|m' très niariiiu'. Clic/ ci's siiji'ls. la slalioii (Iclimit 
cl iiicmc assise sont iin|iiissililcs. Il est plus (|ue |ir(»ltablc (|iie dans ces 
cas les licmisplicres ccriMiiaux ne sonl pas seuls louches, mais (pie le 
cervelet ou ses pciloii- 
culi's soûl eux aussi 
alléiés. 

i.a iKirtilijsic fii- 
cidlr. culiu. n'est pas 
rare dans llicuiiplcîiie 
cérébrale iut'auti U'. 
Klle se lenconlre siu- 
loul dans les Ibrines 
paral\ tiipics f;iaves. et 
l'ait délaut dans les 
l'ornies léj;èics ainsi 
que chez les aliiélosi- 
(|ues purs, mais (lc■^ 
que ralVeclioii ol un 
|)en ancienne, elle est 
rarement prononcée : 
il s'agit d'une pai't'sie 
plutôt (pie (l'un'' |)aia- 
Ivsie. nullement coni- 
pai'ahle comme iiileii- 
silé à celle ipic Ton 
observe dans l'Iii'iiii- 
pléjrie de l'adul te. 
('oininc chez ce der- 
nier, elle |)rédomine 
dans le domaine thi 
facial iutëricni". mais, 
je le répète, le pins 
souvent cette |iaralysie 
u'allire jias i'alleiilion 
de prime abord, il l'aut 
la chercber avec soin, 
pendant les mouve- 
ments de la iuimii|iie 

surtout, et on peut alors constater nue dillcrence légère de niolililé ilau> 
les deux moitiés de la face. On peut observer parfois un léjier état de 
contracture du C(")té paraly.sé pouvant faire soufrer à l'existence d'une para- 
lysie faciale alterne, llet état de contracture est du reste très rare, d'ordi- 
naire très |)eu accusé, pas toujours cependant liii. 7i), en aucun point 
cependant comparable à la contracture des membres, et lorsqu'on le ren- 
coulre. ce (pii, je le répète, n'est point commun, il est caractérisé par 




"i^'. 12 et 75. — Ces fibres représentent la Uêronualion du pied — 
équinisme vai-us excessif avec pied creux — dans un cas d'Iièmi- 
plésrie cérébrale infantile avec atliélose. ()lalade représenté dans 
la liiruretiS.) 



sÉMinini.ir: i,r sysThMi-: .va./.tata. 



iiiic (''l(''vali<ni l(''fitM'(' ilc l;i i-iiiiiiiiissiiii' liiliiiilc du côh'' |i;iralss(''. (pii csl 
aloi's aiiiiiK'c de pclils riKiiivciiicnIs cldiiiiiiics lytliiiK's d l'h'valioii l'I 
(rabaisscincnl (li('iiiis|iasin(' laliic- iiili.'iniillL'iil, tic laliié). Ce |)lic'iion)('rR', 
ti(''s raie dans la loriiic |)aralytii|uo siin|dr de la paralysie iiilaiilile, — 
sur lin 1res j^raiid iinnilire de ma- 
lades je ne l'ai pas rencipnlr"('' une 
seule lois, — esl, an cdnliaire, 
assez cunininii dans la loiine avec 
alhélose (lij,'. ()7 cl 7i). 

Chez ces malades r(''lal de Viiilrl- 
ligpnce esl très variable. On ne |ieul 
dire qu'elle soit altéréi! ])roporlion- 
nellemenl t riulensité de riiémi- 
plégie car, dans les cas de lésion 
eapsulaire. le déficit intellectuel 
est heauc(uip moindre (pi(> lors(jiril 
s'ajiil de lésion corticale étend ne 
ou de porencéphalie. D'une nianièic 






Wh- 




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Fig. 74. — Mouvements spasniodi(|iu's ihiiis le liuMuiiiif ilti lacuil iltmi, prt'diniiiit.-nil île lieaucoiip dans le 
facial inférieur — rictus sardoniquc spasmodique — chez un lioiuiue de vuif;t-tii)is ans atteint dlii'ini- 
plégie cérébrale infantile du côté droit, avec mouvements rlioréo-athétosiques marqués siirltmt 
dans le membre supérieur. Origine congénitale de l'aflection (Bicêtre, 1892). 

Fig. 75. — Double hémiplégie cérébrale infantile, survenue à l'âge de trois itiois ù la suite de convul- 
sions. État du malade ii l'âge de ti-enle-quatre ans. — Débilité céi'ébi'ale très accusée. Pas d'épilep- 
sie. Ici la lésion est vraisemblablement celle de la porencéphalie double (Bicêtre, 18'i2i. 

U(''ni''iale, c'est la faiMesse inlellecluelle ipie I un censlale cliez les siijels 
atteints d liéniiplégie céréiirale inlaulile, laililesse inlcilechudle dent ou 
peut couslaler tous les def;rés justpi'à I iiiili(''cilil('' coin|)lèle. D'autres l'ois, 
mais pins rarement, rinielli^ence n'es! |i;is un presipie pas leuclK'e, la 
lactilli' d'apprendre cl la mcniinre seul liiinnes, le siijel s'insiniil l'acile- 



I nul i:i r^ h! I I !/"/// ///■■ -iwx 

iiiiMil. l'ar riinlic. I,i \oloiili'' ;uii>i (|uc le-- ^l^l(■|illll^ .illcclivcs soiil 
laililc-. l.',i(li\ilr l.iil ili'laiil. le sens moial rsl allailjli ou tiiil. cl il 
('\is|i' ilr la |l('|■\l'|■•^illll (lu caïailrif. I.iii>(|ii(' rii(''iiii|)lo^i(' csl liilali-ralc, 
les Iroiililfs inl('llc<'lu('ls soiil loiijdiiis plus accuses. Hu icsic, ces Iroulilcs 
sdiit sduvciil agjfcavcs daus la loiiuc uiiilatci'alc coiiiuic dans la loruic 
hilalcralc |iai- i'c|iilc|isic. Toutcrois, daus la uiajoiilc des cas. I()rs(|iic 
riiciuipii'^ic inlaulilc s accoiupa^uc de liduhles de I iiilellij^eiice, ces 
Irouldes. ainsi (|ue la iiioulié liiuinicville, resicut slaliouuaires cl 
u'alioulisseul (|ue liés raiciiieiil à la dcnicuce |iin;^icssivt! si cuniiiMiiie 
chez les anciens é|)ilc(ili(|ues. 

(liiez reulanl coniiuc cle.'z l'adullc. riiciiii|ili\L^ii' piMil piV'senier Iimis les 
d(>gi'és d'iideusili' |ins^ilile el, jdus souveni ijue chez l'adulle, (die si(''g(! 
des deux ('('dés du cdi |is. hrinijtlriiii' hilahhrilc (liy. 7.")|. — IVeud el 
Ries ont scndenu (pie les ^aindn'is élaieut des sujets (|ui, dans ICurance, 
avaient été atteints d"hénii|)lé{ii(!s droite légère et curuhle. (letlo opinion 
nie parait, pour le nioiiis. rorlemeiit exagérée. 

l.ors(pie le sup'l est frappé apiu's la deuxième enfance — /((■»( //f/cV/Zc 
(les <itl()lescciilf — l'arrél de (lév(diippein(>nl des nienilires est naliirelh!- 
nient moins niar(|né. 

.le signalerai encore, comme une |(ailiciilaril('' tr('s IV(''ipieiite de liiénii- 
plégie infantile, Icxistence de convulsions épileptiformes, à lype très 
souvent niiilaléral, déhiitanl |iar le côté paralysé, ainsi (jue la pré- 
sence lr(''s cinnniune daus les membres paralysés — dans le membre 
supiMieiii' en particulier — de inouv(>nienls iiiv(dontaires de divers ordres 
— tremblements, alhétose, chorée, mouvements choréo-athélosi(|iies. 
(Vov. ces mots.) Ces moiivemenls sont aussi ri(''i|ueiits dans Ihémiplégie 
(•(■'{■('•hiali' inlaiilile (|u'ils sont rares, exceplioiinels, dans C(dle de 
ladiilte. 

l/arrèt de d(''veloppciueiil d une miiili('' du corps n'est pas I apana;;e 
excdusif des lésions cén'brales tpii chez 1 enfant ou I adolescent pro- 
dnisenl l'iiémiplégie, il peut aussi s'observer dans l'Iiémiplégie infantile 
d'origine .sjiinale. Ici naturellement il n'y a pas d'asymétrie faciale. Cette 
hémiplégie spinale infantile seia décrite plus loin. C'est du reste une 
variété tort rare. (Voy. p. t2SÔ et liu. 7!>. i 

Sémiologie de 1 hémiplégie cérébrale infantile. — Congéni- 
tale. rii(''miplégie infantile peut relever d'nii arrêt de développement ou 
d une artérite infectieuse inlra-ntérine. Dans ce dernier cas, la lésion 
csl snriont celle de la poiciic(''|dialie. Après la naissance, les causes 
snsce|)lildes de la délerminer sont, en dehors du traumalisme, les mala- 
dies inl'ectieuscs en général. I.a sy|)hilis hérédilaire en est une cause l'ré- 
(inciite. Toutes les infeclions de l'enfance peuvent, dans certaines circons- 
lances données, produire une hémiplégie. Les lésions les plus constantes 
sont celles dtî riiémorragie cér('brale et du ramollissement par artérite. 
D'antres fois le ranudiissement survient par embolie au couis d'une 
endocardite en voie de développement. L'hémiplégie infantile peut encore 



■.Ti'i sr.Miiii.ocii: iir srsri'Mi: a/./.t/./.v, 

(■^lic hi (■niis(''(|iii'iici' (l'iiiir ciicc'iiliiililc (iii iWwir iiuMiiii^^o-ciid'iilialilc 
iiil'i'clicnsi's IcrmiiK'es par sclérose mais, le plus souviMit, les lésions 
ciiiislalées à l'autopsie son! les mêmes que celles de riiémiplégie de 
radiille, à savoii' : loyers ceniraiix d'Iiémoiragie ou de ramollissemeui, 
lésions corlicalcs de ramollissement — plinjucs jaunes — rcdevanl d'une 
Ihromiiose par endarléiite ou d'une emli(die. 

Il a été puldié un certain nomlire de cas d'liéniip!(''j^ie céndiraie inlan- 
lile pMi- li''sions corticales ou centrales avec intégrité des voies pyrami- 
dales — absence de (lé';énérescence secondaire — , Ross (hSSI), liis- 
eholl'l l?<<S7), lîinswangvri l<Sit7), S|)ielmayer ( 190G), Iloestermami (1912). 
— Il s'agit toujours de h'sions remonlant à la vie intra-utérine ou à la 
toute première enlance. Spielnuiyer- a proposé pour ces faits le nom de 
paraliixir i)tlra-rorlir(ilc. l'ans ces cas, en ell'et, la couche des grandes 
cellules pvramidales est intacte, tandis que les couches superficielles 
de lÏMorce, de la région motrice en particulier, dont le dévidoppement 
|diylogcuéti(pie et oidégénélique est plus récent, sont très altérées et 
partant ne peuvent plus actionner les couches profondes. Somme toute, 
dans ces faits, le système pyramidal existe anatomiquement, mais il ne 
peut pas fonctionner parce qu'il est physiologi(|uemeid isolé de ses 
centres excilaleurs. C'est là l'hypothèse la |)lus vraisemhlajjle dans l'état 
aetuid de nos coMnaissances. Il y a cependant des cas (liischofl) où il 
n'existait (piune h'sion du thalamus. Ici l'inlei'prélation de l'hémiplégie 
est heaucoup |dus délicate, (tu |)eut supposer que, les fibres thalamo- 
corticales étant déti-uitcs, la coiticalité motrice ne reçoit plus les excita- 
tions nécessaires pour le dévelop|iement de la fonction du système pyia- 
midal. En tout cas, ces faits, qui n'ont pas été jusqu'ici observés à la 
suite de lésions cérébrales chez l'adulte, montrent (jue In lésion survient 
à une époque où la corlicalité cérébrale commence seulement à acquérir 
une importance biologi(jue pour les organes moteurs, où les connexions 
analomi(pies sont loin d'être parachevées et où la fonction n'est pas 
encore établie. C'est pour cela qu'une lésion survenant à celte époque 
de la vie ne peut être comparée ni dans ses conséquences, ni dans les 
svnqdômes (|u'(dle détermine, à une lésion analogue se produisant dans 
un cerveau com|)lèlement dévelo(ipé et dont les associations fonctionnelles 
sont de|)uis longtemps établies. 

.le tiens encore à faire remar(piei- (pi'il existe des cas de lésion céré- 
biale d'origine congénitale qui se traduisent cliniqnement par de la 
paralysie et à l'autopsie desipicds la voie |)yramidale paraît a peine 
touchée. .l'ai publié (1S',)7 et 19(11) l'obseivation d'un cas de rigidité 
spasmodique congénitale des membres inférieurs (diez un sujet qui 
mourut à l'âge de soixante-ilix-neuf ans. A l'autopsie, je constatai 
l'existence d'une porencéphalie double siégeant sui' l'écorce rolandique 
(voir Analomu; des centres nerveux, par .1. et A. Dejerine, t. II, 1900, 
fig. 2ô7|. Les pvramides bulbaires étaient légèrement diminuées de 
volume, mais ne |ir('sentaient pas trace de dégénéieseence, ])ar les mé- 
thodes de l'ai et de Weigert. Il en était de même pour la moelle épi- 



I 



rimi m I - hi I I Ml II II III-:. ■>■,■, 

lliiTi' (l.ilis l;ii|ii('llc 1111 111' |iiiii\;iil (oii^l.ilcr de (l(''|.fr'll(''resc('ilC(' scciiiltliiiic 
ilaiis le syslt'iiK' |iyi;iiiii(l;il. 

l/aliscnci' (le (lt'j;(''iii''ri'--(i'in r du l'aixcaii |i\iaiiiiilal riiii>c (l;iii> la 
iiiiifllc (''|iiiii(''n' iiCsl pas du lolc une |picii\c de l'iiiléfiiilL' de la Mtic 
|ivraiuidali'. Il n'es! pas liés laii', eu cllct. dans les ras d'Iiriiiipli'^ic 
iuraiilili' icinoiilant aux pii'niicrs à^i's de la vie, avec atiopliie ((iiuplèle 
et lolale de la pyiainide. de ne edusialer, dans le cordon laléral de la 
moelle du colé o|iposé. aucune liace lie sclérose pyramidale, mais seu- 
lomeul une lé^à-iy dimiiiulioii de \uliiiiie de la moitié correspondaiile de 
la moelle (vov. •!. et A. Dejeiine, AïKiloiiiie (1rs centres nevi'eux, t. Il, 
li^. \h[)\. C'est dans ces cas. du reste, ([ne, ainsi que je l'ai montré, (m 
|)eul renconli'er une liy|)erli'(tpliii' rdiiipeiisatrice. parinis rniisidéiaiilc. 
(le la pyramide du coté sain. 



B. — Hémiplégie dissociée. — Monoplégies. 

Ainsi (|u"on vient de le voir, dans Ihémiplégie ordinaire, classique, 
tonte une moitié du corps paiticipe à des degrés divers à la paralysie. 
Daulit's l'ois ce saut certains segments qui sont seuls paralysés, on a 
alors atVaire à des Dionoplét/ies. t!es monoplégies sont tantôt primitives, 
c'est-à-dire qu'elles s'accusent d'emlilée comme telles, tantôt secondaires 
et ne sont que .le reliquat d'une hémiplégie. L'existence d'une inono- 
plégie comporte une valeur sémiologicpie de localisaliou lieaucoiip jdiis 
précise que celle de l'hémiplégie haiiale. On peut rencontrer des mono- 
plégies pin-es, c'est-à-dire des paralysies limitées à un seul meniiirc ou 
même à certains muscles d'un memlirc et des luonoplégies associées, 
qui ne sont antres que des hémiplégies paitielles. 

Monoplégies pures. — ici la paialysie porte sur un seul memiire — 
hras ou jambe — monoplégie brachiale, crurale; mais iiaifois on n'a 
pas allaire à une paralysie ahsolument limiti'e à un meinhie. Dans la 
monoplégie brachiale la plus pure, le membre iiilërieui' peut n'être pas 
aussi vigoureux (]u'auparavaiit, et dans la monoplégie crurale la plus 
classi(]ne. le membre supérieur |)eut ne pas être toujours absolument 
intact, haiis beaucoup de cas cependant, la paralysie est exactement et 
absolument limitée au membi'e supéi'ienr ou inl'érieur. On peut observer 
nue monoplégie faciale, et ici les caractères de la paralysie sont ceux 
de la paralysie faciale d'origine cérébiale, nue monoplégie linguale. — 
l)aralysie d'un côté de la langue. La pioiioplégie faciale ou facio-linguale 
s'accompagne en général d'une monoplégie brachiale, mais elle peut se 
montrer à létal isolé. Dans la nionoplégie des membres — bracliial(\ 
crurale — la topographie di' la paralysie est la même que dans l'hiMiiipié- 
gie connnune. c'est-à-dire que les muscles sont d'autant plus paralvsés 
qu'ils sont plus éloiguT-s de la racine du membre. Il importe cependant 
de savoir i|ue ces monoplégies iieuvent ètie partielles, di.s.sociées, c'est-à- 
dire limitées à un segment de membre, les autres segments étant nor- 



-hMiiii.dCii: Dr > rs 77:M//-; M:itri:i X. 



miiiix. .1 ;ii (iliscrv('' des cjirs dans l('s(|in'ls la paralysie riait liiiiilée aux 
iiMiscIt's lie ra\aiit-l)ras cl (le la main, crnx dn liras cl dr IV'paMlc (Hant 
inlacis. du a sij^nalé (l'(r'rsli'r) une iii(in(i|il(''^i(' liniih'c aux muscles de 
r('liaul('. aux iiilcnisscnx des doigts. J'ai (ibsiMvc avec Itegiiard un cas 
de ni(iui)plé;,;ie brachiale avec crises ja( ksouieiines cl astéréoonosie, 
dans lci|uel la paralysie porlail uni()uein<^nl sur les muscles des émi- 
nences Ihéuai' cl liypolliéiiar, ainsi (|ue sur les musides inlerosseux. A 
raut(i|isie on Irouva une lurneiir c()m|)rimanl la parlie moyenne des 
Iroulale cl pariélale ascendaule. l'our le memltre inférieur, il a été 
liuldii' des observations dans !esi|ueiles la paralysie portait uniquement 
sur les nuiseles des mleils et ceux (|ui meuvent le pied sur la jamite, 
ceux de la cuisse et de la hanche étant respectés. J'ai observé plusieurs 
iails de ce i;('nre dont l'un a été publié par mes élèves Ferry et Gau- 
ducheau (1011). Toutes les variélés que peut présenter une monoplégie 
sont une question de localisation de lésion et Ion sait, parles expériences 
de (Iri'inbanm et Sherriugton sur les singes anthropoïdes (voy. fig. 41 et 
-12] que Ton peut, à volont('', produire isolément, par excision de tel ou 
t(d point de l'écorce de la circouvolutiou frontale ascendante, une para- 
Ksie limitée aux muscles du bras, de l'avant-bras ou de la main. 

Les nionoplégies partielles, dissociées, sont plus i'réqueutes (pie les 
monoplégies totales et s'observent plus souvent dans le membre supérieur 
(pie dans le menilne inlerieiir. ( Vov. Sriiiiolotiic des iKiraljisies. Topotjra- 
pliie cérrbnilf, \>. (iil . ) 

Diagnostic et valeur sémiologique des monoplégies. — L'existence 
d'une monoplégie est facile à reconnaitre et il en est de même de sa 
cause. Ici, de même (pie pour l'hémiplégie, on recherchera si la mono- 
plégie est d(! nature fonctionnelle ou organique. 

Dans Vlnjalérif et dans ïlit/sléro-lraiiinnlisine, on rencontre fréquem- 
ment des monoplégies brachiales ou crurales. Le diagnostic est facile à 
potier, car, dans ces cas, la monoplégie s'accompagne en général de 
troubles scnsitifs très marqués dans le membre paralysé. Dans la mono- 
plégie brachiale par hystéro-traumatisme, les troubles sensitifs s'étendent 
jusqu'au moignon de l'épaule — anesthésie en manche de gigot de Char- 
cot. — Souv(!nl aussi on rencontre chez ces malades d'autres sympt('mies 
de la névrose, et en particulier une hémianeslhésie sensitivo-sensorielle 
siégeant du inèmec(')téque la monoplégie. Enfin dans la inono|dégie orga- 
niqiu; les réflexes tendineux sont exagérés. 

jtaus la monoplégie de cause organique on re( herchera si elle est de 
cause /;(')v'/j/it'?'?Vyi((? (névrite), ou centrale (médullaire ou cérébrale). 

Les pffrrt/i/.sjp.s du plexus brachial par lésion du plexus ou des racines 
— paralysies radiculaires — sont faciles à reconnaître. L'ati'ophie mus- 
culaire coiisidi''rable, la paralvsie llas(jue, l'abolition des réllexes tendi- 
neux, les troubles de la sensibilité, les douleurs, les troubles vaso-mo- 
teurs et trophi((ucs. l'état d(! la jiupille, les altérations marquées de la 
coiilractilifi' l'ieclriipie, enfin la iiolion (■■li(dogi([ue — traumatisme, 
acconcheiiii'iil labniirnx liiis(|iie le didiul a i''l('' lirus(pie, compression 



I Uni 1:1 I. N /;/. / 1 Ml II II ///.. 



illi |ili'\ii>- (III (le ■~i'> 1,'iiiiics |i;n iiiic hiiiiriii. iiii cil \iririi\. une d'île 
•-ii|i|ili'iiieMhiire. ele.. Iiiim|ii an eiiiilraiie I évdliiliiin se >eia lailc Iciili'- 
iiienl. assiiieia le d iai;nnv| le. Il l'amlia sonj^ci- aussi à la iirrrilc K/iii- 
jilccli/oinii- — lieiiiiiriaj;ie iln |i|e\iis liiaeliial — (jlllliois. Dcjei'iliei. dans 
les cas à iU'IjiiI liiiis(|ue el --an^ 1 1 aiinialivine anli'iieur. I.cs donlenis \ i\es 
el |)('rsislanl('s dans le incnilne paiaKsi' e| ah ii|ilii('\ l'alisencc de liinililes 
dissneii's de la sensiliililé. |iennellniiil ilaii^ ee ra-- déliiiiinci- rii(''iiialo- 
inM'Iic uniiali'raii'. i\ii\, l'aiali/sics ilu pli-jus hnii-liidl. p. (idS.i 

llaiis le inciiilirc inIV'iieiir un |ieiil (i!iser\er des |ilir'iiiiiiiénes analo;^iies. 
iii<tiii))ilriiic cnunlc avec alni|illi(' liinseiilaiie el liniililes de |a seiisiliitili' 
— à la snilc (le C(ini|ii'essiiiii des (dexiis luniliaii ■■ nu s,ui('> par des Ininenis. 
liridiciililcs. Siinilroilic Vddirulniir . Il e^l Iniile une classe de ee-~ 

|iaral\sies radicnlaires ijin. an inenilii'e s|||)(''i'ieni cninini' an nienilue 
illlcricnr. relèvenl dune |iallin^i'nie s|ii''ciale; ce siinl de^ nul iriilili-s. 
c'esl-;i-dire di s iiillaiiiniiilinns s|miilan(''es, liicalisi'>es an\ racines raclii- 
diciines el le |ilns sniaiMil d nrij^iiie s\ |iliiiilii|ne. (In |ienl dire i|ne 
l(injiiin-s on |ircs(|iie Idiiionrs. idles s aeciiin|ia;^neiil de liuiililes de la '-en- 
si iii 11 le, de diinli'llis.el le I il IIS son \ en I d alriijiliie iniiscnlaire. I.eiir aiiiiaii- 
lioll est Iciilc el le |iliis siiii\enl es| |iri'ii'il(''i' d une |ilia--e de I adicnlal;jie. 
i.eiir diauiidslic ie|iiive sur les ciiaclére-- sin\aiiN : 

I" l.a |ci|iiiL:ra|ilMe radicnl'iire des Ireiililev miileiir--. sensilifs e| hn- 
|ilni|iies: 

'1" l.'aliiililion des n'Ilexe^ leiiilineii\ el cnlaïK's dans les ri'Liiiin-- 
alli'iiilcs; 

."" Le sii^iii' de ri'li'riineinenl el de la Imix. c'e--l-ii-dire ra|i{iaiiliiiii de 
dniilenis vinlenles iiiadianl li' liiiiu ilii |ile\ns el de^ neiTs alleiiils. |irii- 
Mii|iir'es par I ('■leiniieinenl. la liin\. I aiie de se nidiicher. les elVerls pnnr 
aller a la selle. e|c. : 

'i l.a l\iiiplidc\|nsi' racllidieiii n rapperl a\ee la It'sii 'iiiiiLir'e. 

(\d\. l'iinilijsii't: riiilniiliii rrs. I 

Uliaill à c' ipii cdiiceriie rexisleiice d'iiiie iiidiidpii'Liie liracliiale un 
crurale rcdevaiil de la iirnilv jiniiihéii<iiii'. je la luiisidèie cdinine liés 
rare. Le caraclère prupre de la mArile pr'iipliéri(|iic — ipi elle relève 
d une iideclidn on d une inldsicalinii nelleiiieni (dassco (iii (|n"ellc ne soil 
ijiie la Idcalisalioii sur les neri's pi'riplii'riipies d'un jndcessiis iid'ec- 
lieiix dii ld\i(|iie iidli di''li'riniii('' - es| d avilir des ellels (Meclirs smiii'- 
Iriqiics, c"esl-à-dirc d"ai:ir siii- les ineinlnes lidinoldf;(ies de cliaipie d'ili'. 
On peu! ccpcndanl reiicnnlrer des l'ail-- de iniiiidpli'ijie avec alrupliie 
miisciilaire par m'Yiilc. el pinir ma pari il m'a lAv ddiiiH'' d en dliserver 
deux exemples liés iiels suivis de j^iii'risiMi cimipléU!: mais ci^ siiiil l;i 
des cas exceplidunelv. Le pins sniivenl. il s'a^iil à mou avis de p(dv- 
iii'Vi iles à uraiide pri'ddminance d nii cidi'. (^ependanl . celle parlici|ialidu. 
même 1res faible, de laulre membre à la païahsie, u'csl pas un l'ail 
alisdliimeul coiislaul. Itaus les cas de moïKipléjfie iiévrilique, le iliuma- 
lisme est parfuis eu cause. (Voy. .[tropinex intixnildircs ii('vriti(jue.s.) 
Dill'éieules alleclious iin-ilulliiiics peuvent produire une mono|ilégic 

IIijhii.m:. — Sriiiioli.^'u'. 17 



•j;.s -i:\iiiiini, II. iii ^)^;/.i//. M.in 1:1 \. 

Iir;ii;lii:ili' nii riuiali' ;i\i'c :ili(i|iliic iiiiisni hiiic. cl rii |imi liciilicr la luira- 
lijsic ////>//////(■( |hilioiiivt''lilr aiiiiK'l- Il l'ii i'>l (le iiiriiii' |MMir la pardliisic 
sfiiiKilf iii(iiii' <lr rfululte, nWi'ri'um i\u rcsic lirs lairmciil (ilp^crM'c ('.es 
iiiiiiiii|ili''j^i('s avec alr(i|ilii(' imisciilairc, llaccidili'. rlc. siiiil faciles à 
n'ciiniiailii'. La siiriiKidiinjcIii' inillfilûrtilc (lif^. !Hii |iciil (''Millier avec 
les allures iriiiie iiii)iiii|il(''^ie liracliialc ;i iiiarclie leiile el |M(iL;i'essi\e 
I lleii'iiiie el Sdllas. Ilejeiilie cl Miiallii'). I,'alr(i|iliic iiiiisciilaire. dans ce 
ileiiiier cas, es! acciiiii|iaj;ncc des Iroidilcs dissoci(''s île la seiisiliilili' ipic 
I (III reiKidiilrc dans colle all'cclidii. 

[']U' liéiiKiloiniii'lic luiildlcnilc >\\i rciilleiiieiil cervical. alleiLiiiaiil |irin- 
ci|iai('iii('iil l'axe ^lis Miil(''iicnr. |i(niira |iiii(liiirc une iii(iii((|il('';:ie lii'a- 
cliialc dissdcii'c mi non avec Mli(i|iliit' iniisciilaire c(ins(''cnli\e. Mais dans 
ces cas il (>sl huit à l'ail e\cc|)lioiiiicl (|ii<' le iiieiiihrc iiiférienr ne parli- 
ci|ic pas |iliis (III iiKiiiis à la paralysie. Le dia^iiioslic sera Idiiidiirs l'acile 
à l'aire de par le déliiil liriis(|ii(3, les Irdiibles de sensiliililé à t(i|Mi^ra|diie 
radiciilaire dans le ineiiilire |)nraivsé el rexistence du syiidrnnie de lirowii- 
Si'M|iiard dans le cijh'' (ip|His('' du cdrps. 

hails les /c.v/oH.s iiiiildli'nilcs de la parlie iiiri''rieiire de la iiKieile i''pi- 
iii("'re — |ilaies, Iracliires dii liixalidiis du racliis. mal de l'dll, Inniciirs. 
l'dvers mvi'diliipics lrans\eises iiiiilaii^'raiix, lu'iiialdinM''lii' iiiiilah'rale — 
(111 dliscrvedii c('it('' (1(^ la lésion une li(''niiparapl(''jiie — iiidnopl(!'j;ie cru- 
rale — ddiil linlensité peut varier de|iuis riinpolcnce cdinpL'le el Idiale 
jusipià la jiarésie légère. Ici rexistence du syndrome de lirown-Séiiiiaid 
assurera le diafinostic (voy. Troubles ilc la seiixihililr). L(M'sqiie, au lieu 
de siéger dans les régions doj'sale ou loniliaire de la moelle ('')iini(''re. 
la lésion occupe la région cervicale, les syiiipt('iiiies sonl alors ceux de 
['liéniiiilrçiic spinale avec anoslliésie croisée (voy. p. 2"tl). Enlin. ainsi 
(pie je l'ai iiidiipié plus lianl, lorsque l'Iiémalomyélieesl en cause, l'alro- 
pliie musculaire poiiir;i on ikiii exister sidoii la localisation el la pro- 
Idiideur ik' la l(''sioii. 

l'ar conlre, il tant se rappeler (jiie lorsqu une l(''sioii Iranmatiipie ou 
sponlani'e unilatérale poile au-dessous de la deuxième verlèlire lomliaiie 
elle atleint, non plus la moelle, mais les racines de la ipieiic de clieval. 
On se trouve alors en pii''sence d un .^iiidlrfdiic rddicnldirf. i\(i\. l'arii- 
lijsies radicvlairc's. ] 

Le svndi'oinc iiKiiKiiili'nit' peni donc s (ihserver dans le cas de h'^sion 
névrilii|iie, radiciilaire on ini''(lullaire. mais (in le rcnconlrc plus sduveni 
(■nciire ;i la suite de; lésions cén'dirales el. en pailicnlicr. dans le cas de 
lésions corticales, (lu peut l'oliser\er encore cdinme cdiis(''(|iieiice de 
lésions sous-corticales limilées. la clnise est déjà plus rare, et dans le 
'•as d(> lésion capsiilaire tdie esl loiil à l'ail exceptionnelle. 

Monoplégies d'origine cérébrale. — Iles iiidiiopli''gies se comporlenl 
du n^sle an point de vue de leur l'voliiliiin, liiis(|n'il s'agil de iii(iiio|d('gie 
lies ineinbi'es — nidiidpL'gii; liraidiiale, criiralc — cdinnie rii(''miplégic 
ijrdinaire. D'alxird llasipies au d('liul. idies s'aeciimpaguenl par la suite 
il(! c(iiilraeliire. liirsi|iie la l(''siim ,1 di''|iiiil le ceiiln; cmiical coircs- 



;/.■'(/ /;/ /. v /,/ / I \i,,i II m: 



jMiiiiliiiil. Sdlixciil. rr^ iiiiiiiii|)l(\::ir-. v ,ic(iiiil|i;i;^lli'lll ilc I liiiilili's ilc la 
^cMsiliilili' |ilii^ lin iMiiiiiv ,ii iiis(>s ri ilmit I iiilciisili'- dt'i roil ni ^^r'iii'r.il 
.tssi'z r.ipidi'iiii'iil. Iiirii c|iii'. il;iiis icilMin-- CM--, ils |iiiiss('iil |K'isis|ci- Ioiim- 
li'iii|>>. ('.iiiiiiiii' li.'iii^ I lii'iiii{il(':^ii' iinliiwiii'i'. riiliii. r,'ilMi|iliii' iiiiiscnjain' 
Il (•>! |i;i> lri'> lari'. >-,iiin Idiilcldis iaiiiai-- alli'iinli r. il sVii l'aiil iiiciiir 
«le lM'ailC(iil|i. I iiili'ilsili' (|iir l'uii (ilisi'i\t' daii^ le-- iii(iil(i|il('^i('> |iar lisicin-- 
IK'V liliilllCS, ou (lail-- les iii(ill()|ili'';^i('s ilr lailNC tiK-iillIlaili', liiivi|ii,' 
la cciriii' aiili'rii'iiit' |iailici|ir à la h'^imi. Il.iiis ii's iiiiiiii)|il('';;i{'s liiachialc-- 
l'I ciiiialo (rciii:;iiii' ii'i l'Iiialr. I ('lai ili'-- ii'Miai'n lciiiliiini\ ('--1 Ir iiii'aiic 
(|iit' dans rii('"ini(il(''j:i(^' (iidiiiaiic. i\ii\. lii'llc.vcx Ifuiliiicu.iw 

l.iirs(|iic rdi'ijiilli' (•('•n'Iiralc il inir niiiiiii|il(''ui(' osl ('■lalilic. rr l'ail iin{ili- 
c|nr-l-il lord'ineiil ri d nnlili'i' li' dlaiimi^lic d nnr li'vinn nnliralr, ni 
(ranlir> In nu-- |ii'nliin liiii|iiniv r\c'liiri' I i'\i--li'n( r d Uni' li''-.iiin ia|i-ii- 
laiic? On |ii'nl d nnr nianiric L;i'iinalr n''|Miiidii' à crllr i|ni'--liiin |iar I al- 
iirilialivr. Il ne l'aildiail |ias riniir ir|irnilanl i|nr dans Ir si'm||||.||| |iiis|i'- 
rioiir de la rapsuir inlniic. 1rs lilnr- dr |iniirrl ion ilr la /niR' ^rnsilivn- 
iiiiilricc siii<'iil dis|iii-.('i's dans nn nidir i|nrlriini|n('. .lai nioiilri' ni 
|.S!t" (jiic. dan-- rv si';:innil |iii-|i'iirnr dr la i -iiisnli' inliTiir, Irs lilnr-- 
|iiii\niaill dr I l'ccii'i-i' nioli iir smil --iliii'rs d'anlani |dns ni aiiirir du 
;:niiMi (|n rlli'-- |ini\ ininnil Av |iailir-- pins l'drM'r-- Ar la n'i^imi ndaii- 
dii|Ui'. (1 i's| aiii-'i i|ni' Ir-- liliir-- dr rii|inriilr iidandii|nr |ias--nil par Ir 
i^ciiuii, ndlr-- dr la pai lir ninxniiii' de la r(''jiinii ndaildicpir ni airirir 
du j^cniin ri rrlli'v ipii pi ii\ iniiinil At' la partie sii|iérinir(' Ar rrllc n\i:iiin 
ni ariirii' drs pii'i l'ilnilrs. Kn d aiilrrs Inaiics, les iiliri's de proirrliun 
lin si'i^iiinil posirTinir Ai' la rapsiilr iiilrnio siéficiil dMiilanl pins 
ni ariiiTC du ;:('ii)in (piidlcs pni\ iniiinil di' n'';;iiins pin-- idi'M'rs de 
j'iM-dici' nioilicc. iiorslcv cl iiccvur i IXSSi mil iiinnln'' ipir I r\rilalinii du 
^l'iiini lie la caiisiilr d(''lnniiiiail drs inoinnnniK Ai' la laii;:nr ri A\-~ 
li'vri'S du crilé "pposp, ipir I r\rilaliiiii Ai'^ lilirrs sijiK'rs ni airinr drs 
pircrdoiitrs prodnisail ilrs iiiiunniinits A\\ innnlirr --npiMinii- rt (|nr. 
pins ni aiTirir, rilr dt'lnniiiiait drs iiioinrinrnh dn inniiliic inrrrirni . 
Il r\islr ddiic. clirz Ir siiij;i', drs loralisaliiMis ilan> la lapsnlr iiitnnr ri 
si rlirz rilinillili' il osl si (iil'licilr Ai- 1rs ini'llir ni i''\ idrnrr. r'rsl ipir 
rrs lilirrs soni si lassi'rs dans un rsparr rrlalnrinnil rrsliriiil ipi il 
laiidrail nnr li'siiin lir-- liinih'r piiiir ne drlriiirr (|iir le svsièiiir Ai' pin- 
jeclioii Ai' la lacr, dn liia> un dr la jaiiilie. .1 en ai repeiuiaiit iilisn \i'' (lrii\ 
exemples, à savoir : nnr iiioiiopléj;ie Inacliiale due à une liiiuenr dr la 
courlie optiipie conipriinaiil le seuuieiit posli'iieur dr Iq capsulr ininiir. 
el une iuoiio|)iéiiie l'aciu-liniiiiale, chez un Innnnir de soixanlr aii> ipii 
avait été IVaiipé à I ài:e de trnile-iienr aii^, an rouis d une lirvir 
IvpJHiïde. iuonopli\:;ii' ipii idail la ronsr'ipinirr d'niir ir'sioli drslriirlivr 
1res limitée si/'^ivanl un peu m ariirir dn Lirnon dr la capsulr inirinr 
ivov. J. ri \. Heininr, An, il, nui,' ,1,-n C'iilri's ni'iccii.r, I. II. MKtl. 
pajic ll'-J. cas .lonaiii. Du irsir 1rs lails dr paralysie pseiulo-l)iill)aire 
pai' Irsioii liilaliialr du -riioii Ai- la rapsiile iiileine munirent iticii 
que, dans Ir sr;:iiinil piisli'i irui ilo crtlé ca|>sule. les lilires e(U'tic(i- 



■ji;i> ■^i.MiiiKii.u. ht ^)^ii\ii \i:i:ri I X 

iiilcli'';iili'> Miiil >ilii(''cs Mir lin |il;iii ;iiili''iii'iii ;'i n'l|i'> iln ini'iii lu v >n|ii'- 
l'it'lir (\(»V. lig. 'ht] cl i|lic. |i;iil.iiil. il.iii-- l;i i;i|i^llli' iiilri ne il r\i>li' des 
loialisalioiis inolriccs. 

I.a Itiralisalinii aiial(iiiiii{iii' ilr la iiiiinii|i|i\uK' i --1 laiili' .'i l'Ialilir dans 
la livs firaildc liiaJDl'ilr des ra>. en --r i r|icirl,iii| .'i |;i lii|iii:^r,i|dli(' dos 
(l'iilic^ iiKilciirs ( \ii\ . lii;. .IT, ~iN. ."iDi. lui' iiiciiiii|ili''i;i(' (////v^/r iiidi({ii(' 
liiir li'^idii iiil(''l('S>aiil ri'vlii'iiiili'' Mi|i('iiriiii' dr la IVniiliili' a>(riidaiilc 
ri Ir liiliiili' |iaiacciilral. I ne iiiiiiiii|il('';^ir hnn liidlf (■(iircN|iiiiid .'i iiiir 
{('--iiiii de la |iailir iii(i\('niir di' la rniiilalc a^rciidaiilr. l ne iii(iiiii|ilt\i^ii, 
facidlc iiidii|iic iMii' li'sidii >ii'';:('a!il un |icii aii-drs>n'- . de I ii|ici(iili' 
rninlal: nui' iiinii(i|d('';L;ii' /'/c/i'"/'' ciiiirsiiiind à niir li''>iiiiidii |iii'il de Ls 
t'i'Oldalc astriidanlr, 1,1 inniin|di\L;ii' f<icl(llc isiJi't csI lirs r.uc cl (iiincidi' 
le plus son\cnl a\i'c nue iiioii(i|d(''i;ii' hituliinli' : la innndpir'iiic liiii/udlc 
isolée l'sl ('^ali'niriil lirs raii'. I. uni' un laiilic des iniiiin|dr'i:ii'^ |in''ci''- 
dcMllcs pcill tMlcnic s'<djsci\rr dans |r cis di' Ii's'khi Miiis-iniiicalc cl 
cxccpliiiiiiudiciiicnl à la siiiU; de lc>iiiii caiiMilaiir. 

Petits signes de l'hémiplégie organique. I.'riinlc iiiiiiiiihii>c dr, >\iii|iir,iiir, 

lie rill''llli|iir'i;ic ;i |HTIIli- ilr (li'cniv llll rr|-|;ill lire ilr prllK ^lullc-- <{lll |icllVni; 

irlldiv (II'- -rl^K r^ sdll |ii.lll ir, .1 il I r 1 1 lir lli'llM|ilr,L; ir ir-rrr.-nil | I;i ,ll>lill- 

ijilrr (riiiir |i,ii:il\M'' Irih I rllr. Il nil rir iiii|Missil,li' (l'rii .1 i ;i i li;h|iir |i,-M:i- 

;;i;i|ilir Iiiii' ili'^iii|il irii i(iiii|ilrlr; jr \:n- 1rs |i.issri iri lu ir\ riiiriil ru ii'Miir l!ri 
|pi'li|v M^nr> ii'|inijilriil ;i pliiMcurs L:liiii|irN di' |ilii'iHiiiiriii's : s\ iii|il(iiiir~ |p:i|-:ilyl i- 

c|iirs, sii:ii('S irinilalirn |i\ i ;iniiil;ili\ sii;iirs iriiy|Milniiir iiiiisriil.iirr. Iili( .ilimis dr 

l'éiiuililiir :ilihr;.piii-l.' dr- nm-rirs. |»Mliiil.;ili.iii- .1.'- ivllrvr- riihiii.'-, iiininniiriiK 
assiirirs. idr. 

Face. — 1° IImii- le ..uii;i, rn |iriil (ili^ri-srr l'iiiirsl lirM.' riinii'rnnr du riilr dr 
ril(''llii|ili'^ir ;i\i'r mi|i|iicss|(iii <|ii rid!i'\r runiri'ii. 

'2° Je ril|)|irlli' i|iir rlir/ riii'iiM|ilr^ii|ilr rrrrliisidii dr l;i |i;iii|]irn' . ■~l iimiii^ l'iiri- 
f,Mi|iir llll rotr |i;iral\Mr lin ((iiishilr |•illl|lr^-.dldllr .!.■ rrn lu-inii i^.ilrr \nli.iil;iiiv dr 
rii'll ilr <•(■ rùl,' (>i;!:]u' il.' Ilrvilliddl. 

'." I.i' M-iir i\r M:ir CmiIIiv i'sI rr\;i:;ri ;iI i.in ilii irllrsr sii-riliihiir.- ; m rii |ii'iriilr 
a\rr llll MKiil(Mii Ir iH'il s||s.|ii|ii|,iiic'. un |iiii\ni|nr iiik' rpiiiliarlinn rx.rjiTi'r dr 
ri)l'ljiriil;iiri'. 

'r Daliiiiski a iii-i-h' -ni' li' .v/i/z/c du pi^aiiiu-i- : •~\ d an inaladi' <\i- lIiTliir 

Ir iiirnliiii >ii|- la pnihiiir nii iriiii\iir Idilrnirnl la iMinrlir. ri i|nr V |i|mim' à vv 

IIIDlITrllunl niir (rrlaillr ir-is|anrr. un Miil ni'llrinrlll 1rs lilurs du |ir,MI(iiT m' (ni - 
tracici- du rdlr sain, laiidis (in'rllrs ivMriil in.nlrs du ladr iiaral'.s,.. 

Membre supérieur. - -i" He.rioii cviKii-n-c ilr l'uriinl-hnis sai- le hnis i\'>[i\i\i\>k\]. 
l'iriiaiil par Ir |hiil;iii'I l'avaiil-lii'as ilii iiialailr. mi ra|j|ilM{ni' ni sii{>inaliini siii' Ir 
Inas du nialadr. m l:lrliaiil dr drirniiiiiri- Ir di-rr dr llrvinii iiia\iiiia. I.a llrxi.iii l'st 

|p|ns pininmici' .•! Ii' |iiiii;iiid du lOli' iiialaili' rs| sriisil,|r ni pin- ta|i|'niclii' lir 

ri'panli'. |iar snilr di' l'Iix inilniiirilr drs iniisrirs paialv s,.-. 

ti- \j- xif/iie (le In pruiudimi aulomdt'ujuf (l'aliiiiski) s,, irrlui rlir ainsi : Um |ii'fii(l 

dans ses mains 1rs mains du inahnlr. l'ii plaraiil rrllrs-i i Ir- p i- mi liaiil: 1rs 

|)anmrs sr rri;ardaiil ; puis, par iiiir s,nir di' pidili'- sitiuiss,.-. ininiiir s| on |(-h 
siiii|irsail, on l'ail saiilri 1rs mains du nialadr ilaii- Ir- sirnni's: ilii i iMi- sain, ht 
main n'-lr \ri-|irali'. la paiimi' laie m drilaii-. dn rùh' paralysie, la main se nirt m 
priinallim, la lurr paliiiaii'r ri'i;ai'daiil Ir -ni. 

7' l,r phcnumcnc cli' priinaliiin de Sliimipidl (on-r-lr rii cni : i^oi'squ'on llécliit 
l'avaiil-liras sur Ir liras. (Iii'/ un siijrl rii rl.d ilr rnnlrai liiic iiirinr légère, l'avant- 
liias SI' mi'l spinilain'nnrnl rii piunalidii, id la inaiii Inrl a sr rapprocher de 
ri'panli' iidii pai -a p.inini'. mai- par -a l'an' ildi-alr. 



//.■<// /!//;■- Ill: I A \lnl ll.ll I '.'lil 

V- \ l;i |M'j-iiiili' ili' ll;i(riilili'. l'I iiiT'iii.' |i.'n.liilil li' i- .\. <iii |i.ill riiiis|ii|iT li> .v/(/)ir 

(/.• Hniniixlc |miii' le- iiifiiiliii' »ii|M'i-ii>iii' ; ^i. Ii' romli' ilii ni.'ihiili' l'I.iiil ,i|i|]ii\i' •-rir li' 
lil iiii ^iif l;i l;ilili'. iMi iiirl r;n:Mil-lii:i^ il hi iiiniii rn lui'.ilioii vci'lic;ili\ !■! i|ii'iiii 
:ilijiiil<>iiiir rii^iiili' la iiiaiii il l'ili'-iiii'iin'. on l,'i uiil v,' Hi'ilili' l>i'i|si{ui'iiii'iil ^iir 
rax.-iiil-bl'ii'^, riii'iiiaiil a\i'c' lui un aiii;li' Ar l."ll a llll'. I.liiv 1rs ■.iiirls smjms, inr'iiir 
IM'iiilaiil la iiai\-i)si' chloroloi iiiic|ih'. la main ivslc MTliiali'. (> si-nr rs|. ^r\,\i\ llai- 
mi^li', mil' iiiaiiirc^talidii <\r l'ailiiMi |>n'<liiiiiiiiaiil(' lii'- llrcliissciiis. 

".'" D'apivs lii'li-lii'i r\v si. :\\iVi'- avciir |iriii|iiil iiim' Mr\i(iii |iassi\ !■ ilr^ dinix avaiil- 
liras •^iii' li's liras, mi Ir- lai-^,. (■■■IiiiiiIht. un innslalr i|Mc ra\anl-liias iln i olr 
îii'riii|>li'!;ii' l'i'IoMibi' |ilns Iriitmirnl, l'ii ilrnx liMn|is. alni^ niiMni' i|n'il ri'r\is|r pas 
ilf niiiliailiiii' apiMvrialili'. 

1(1" .l'ai ili'jà jiarlc'' <lu .s'uinr île lu iinlfn iiniiiiiKjiie : |iiini- \>- ii'cIiitiIht. il snllil 
iriiili'iiilniri' l'inili'K ilaiis la main l'iTini'i' il'nn lii'Mn|>li'i:n|ni' l'ii cimliailni <'. Si l'on 
tlc'rliil la main nialailc snr l'avanl-liras. la prcssinn s,, irlàclii'. si l'ini irli'\r an mn- 

f|-aiiv la main, un m'IiI s'cxagc'i'i'i- la |iri'ssjnii ilc rrll ;ini linincc aulmir iln iliiiul. 

manilVslaiil ainsi la cnnlrartui-i' drs nmscli's llcrliissi'in >. 

Il" l'hriinmèilf lies î/l(clvw»rH.r (Siim|lli's). .'^i l'nn inmmaniii' an nialailc ilr Ii'MT Ir 
liras parahsi'. rn iiummc Icmps ipii' li' mnmi'ini'ii! s',.\c,iili' on muI Ii's .lurjls ,|r la 
main paralyscM' s'iHi'ndre el s'iM-aiMiT inviilcinl.'iij'i'niciil sons rinUm'in r .les iud'insscux 
• Ini'sanx. Cl' nioUM'inrill assmi,' sr manili-sli' a la |icriiiilc ilr cuiil larUiiv. 

I"J' Sifiiii' lie Ulippel el Wiil. mi \iiiiif du pniur. Si l'iui lonlo ili' inlii'ssi'r les 

■ loiiiis |l,.||iis iTim lii'iiii|ilrL:i.iui' m cnnliaclniv. nn muI !,• | •,• s.' Il.'rliir sur la 

|ianm<' ili' la main. 

Membre inférieur. — .l'ai snrilsammrnl msisi,. |,lns |i;inl snr II' s|-ni' ilr llaliiiiski. 

- ll.'Nii.n ilni-sali' llll griis url.'il apivs i'.\fitalmii ilr la |ilanl.' .In | I — .•! sm- !.■ 

niiinvi'ini'iil île lli-xinii comhini'C do la (.'iii.ssr ri >\\\ Imnr ili'i ril par cri aiilrnr. .Ii' 
■i"y rrvii'ililrai pas ri nir rnnlrnlrrai irrnnmrrrr 1rs iindrs sj-urs 

l.-)' I.a llrxiiiii ilrrsal.- .In :;r..s i.ij.'il |i|.||| .'liv pinMi.pi.'.' par .l'anlivs pmn'il.'s ; 
— rii appinani .In liani .'ii l.,is, par un.' riirli..ii r.irl.'. sm 1rs miis.li's iln i;riiiip.' 
aiilrrii-rxlrriir il.' la i.nnlir — siijiie irOppenlieim — ; ni pinraiil pr.ircin.l.nn.'nl Ir 

li-nilijii ir.Vfhilli' an-il.'ssi|s .In i aliaiiiMiiii — sù/nede Scliafir — : .'ii .■ prim.ini pi..- 

riiinlrmriil l.'S miiscl.'s lin niiill.'l — rrfli'.re pnr(iili)ritl ilc Cnnloii. 

1 l' Sii/HC (/e /■('/'('h/o/7 (lialiiiiskii : rrxrilali.m .!.• la la.-.' planlaiiv .In pi.'.l pri>.lml 

iiiv lit il'.ilMlnctiim il.'s i.rii'ils. «pii s','., mi i,.ni l'un .l.' Taiiliv. I'..' si-n.' .■s| 

siirliiiit li-i'ipirnl ilaiis 1rs ln'inipl.'-ii's sp;is|iiii,|iipi,.s i(ii|i;i>mlal.'s av.v allii'l.is.'. 

|.V 1> ■ li,,ss,,|ini.i, la priviissi.Mi l.-.'iv .1.. la la.-.' planlaiiv .l.'s .,rl,.||s (|,'.|rrniiii.' 

Iriir lli'xiiin. (■!■ .|iii n'.'xislr pas rli.v. riioimni' sain. 

l.r iV.||.\.' .L.r-al .le Mriidrl-lirlrhrîvw. -.•Il.'v.' ilnno-. iih„i,l,r,i , pr,,M„pi,. .'ii 

piTi-ntaiil li'^.'i-.'m.'iil la l'arr lalrrn-.l.irsal.' iln rnli.n.l.' .■! .In ."i rim.'ir.irin.'. .lél.'r- 
iiiilii' un.' Ilpxi.in .li's .iiM.-ils ismiiI Ir :jr..s .irl.nll .li.'/li'S snjrls paral\srs, r,.\|riisii.ii 
i-lir/ 1rs snjrls Miins. 

l'niir llii'si-lilirr:;. la Irirlinn ilii Imr.l inl.'in.' .In pi.'.l pr.iMi.pir .h.'/ rii.'impli':;i.pi.' 
raddiirliiin du pird axer l'iitali.ni inl.'rnr. .'I.'. 

IC" l.'h\|i.iliiiii.' iimscnlair.' p.'iil s,, mamlrslrr pai 1.' .vd/mw/.' /(/.•»(.<.«- /r/ci/c. .!.■ 
il.'illiiiinn.'r : I.' .liamrlr.' Iraiis\..rsal .'si anuin.'iil.'. I.- .liami'lr.' anl.'ro-p.istéri.'nr 
dimimir. 

17° l'.aliiiiski a .l.'iril. à r.'.l.' il.' la lle.tiun cniiihiiiée île lu eiiinse el du Intiir. sur 
laipirllr j'ai driii iiisisi.', .l'anlivs miiiiM'inriils assoiii's rararlrristicpirs. 

A. (jiiaiiil assis sin' ini siri;.> snriisanimrnt .'■l.'v.' pniir .pir les jamlies sui.'iil prii 

daiilrs ri ipir 1rs pie.ls iir ivp.isiMil pas sm- \f sol. |.' mala.l.' iiiipri aux iii.'iiilires 

siiprririirs im i ivrmrnl .■iirri.'iipi.' .s.-rn.r l.'s mains a\i'.- r.ii.-.'i. la |.iiiili.' du n'ité 

paialysi' .•x.'riil.' im miiin.'m.'iil .r.'\l.'iisii.ii sin- la .iiiss... lan.lis .pi.' la i.'inil..' .In 
roir s;iin r.'s[,' immol.il.'. 

/{. 1..- inala.l.' .'si .'h'n.lu sm- m, hi. 1rs l.ras .i.iis.'s, 1rs ,iiiss,.s llr.lii.'s sur I.- 
Iiassiii. 1,'s i.iiirts rrposjiii sur la Lan.' .In pi.'.l .lu lil. I.'s jaiiili.'s p.'ii.laiil.'s : il l'ail 
ell'iirl p.inr sr llr.' sm- s.,ii s,.,nit : .In .-.'.l,- s.iin la niiss,. irsir imm.iliil.' : .In roli'' 



■.'I'.-,' 



^I-Mlnl.di.ll. hi >) s/ /, )//. \/. /,•/ /,/ \ 



liiiiliiilc. la nii--!' s,. Mriliil -m- Ir li;i-.siii cl lii jiniiln' -■(■IcihI mii I;i iiii-^r. ri,-. 

IS" Slriiin|M'll :i ili'iiil. -nu^l- ikhii i\i' /iliriiiiiiiriic iIii jiniihicr diih'rinir. un \.'- 

Illrlll n^-'iii'ir |il'iiMU|lli' |i:il l.'l lli'Mdll \ul.Mll;illv ilr l.'l iMIlllic ^111' l:i rlll^-r. Cr lilninr- 
lllrlll s'ili'('c>lll|>:ii:lli' <rill|i' I ullIl'lK lion illl |Mlllliiri' ^lllli'lii'lll' rlll l','lili;ilil l;i I1i'\li>l 

>l>M's;ilr ri l'aiMlKiiiin <lil |iir.l. I. ,r h.iij v. |r |ilirii(iiiir s| plus ml hM-.in'.M 

(i|i|Misi' uni' n'-iislaiici' an iiiiiiim'Iiu'IiI m ilmiiir. 

1!1" Sifiiic (le Gnisset-liiirlwui.shi. Cia-M'l (l'.MI.'i a ii liV' ipir miiim'IiI riii'iiii|,lr^ii|iir 

{K'Ill simlcMT isiili'iiii'iil. ail-ilcsMis lin plan iln lil. rliac 1rs ilrii\ inl.n- ml.- 

rii'in-. mais ipi"il nr prni T'Icvi'i' Ir- ilrn\ -iinnllaninirnl . S: l'ipii ilil an inalailr ilr 

Ni>nlr\ri' le inliir paraU -i'. il Ir liriil larilr ni rn l'an, mai- -m l'mi -niilrM' alri- 

Ir inrinliiv -aiii. un mmI irlnniliri I iiilirr païah-i'. i:'r>l ipir .. il laiil pin- ilr 

l'iiirr puni' MiiiIrM'i' un nirinliiv r\\ slabili-anl sriilr ni Ir Iruiir ipTrii slalali-anl 

an-"! l'auliv uirinlir I m pirnanl un pniul irappin mii' lui. 

•JO" l.r plii' nr Ir Viippn.sil imi ,niii plihiiciiliii ir . l'Iiiilii' pai' lu'as-rl ri Caiiv-rl. 

liM-lmu-lvi. lliiiiMT. rsl a lapiin.rlirr iln pir, iMlriil . 

' Nurinalrnirnl ipianil un Mip'l ri.nriir Mir Ir ,1ns mmiI rlr\rr ■ ,lr -r- |anilirs. il 

r\rirr aMT l'anlrr jainlir iiiir pivs-ion i| luiiliili-r Ir lia---.|ii ri piriid rn ipirlipir 

-iiilr piiiiil iTappiii Mil Ir ni. (In pririiil iirllr ni rrllrpirs- n pl.iranl la iiiaiii 

MMI- Ir lalnll. 

l'uni -HiiIrM'i' Ir inrnilii'r -aiii. riiriiii|ili'i:li|iir appiiir plu- nu niiiiii- -m iiiliir 

paialy-i'; mai-, -iillnnl. (piainl il \riil -iiiilr\rr Ir iiirinlirr paial\-i'. inriiir -'il ii'\ 
ri'll--ll pa-. il r\rli-r lllir pir--iiili i'lirii;Mplr a\rr Ir lalnll -aill. 

l/r-l la. iiiinnir Inii- Ir- iiiiiin riiirnl - a--nrir-. un raïaiiri-r ipii m:iih|ui' rniiiplr- 
Irnirlll (lail- Ir- paial\-l.- Il\-lrllipir-. 

•JI°Railiii-lr .1 ilrriil pnin Ir nir inl.i r i nl.M Ir ni' Ir -il; Ir Vi„hli„linn ri ahiltirlim, 

assocircs : 

l.r nialailr r-l nuirlir -m Ir il.,-. I,'- jaiiil,,'- l'rai'lr,- : ,,m lin , ,,i an,l,'il,' 

ipir ni !>' nirinliir -aiii |„,iir ,'niprrliri' I,' n M' ni il,' -r pimlniiv. On iiiii-lal,' 

alni- ipir r'i-l Ir nirinjii',' paial>-,' i|iii -,' lappini'lir iiiMiInnl.'inv ni ,lii iiirinlii,' 

inriil- il'alMlurlidii. 

i'I" i;hy|iri'liiiiiriti' inn-rnlaii'r il,'- liriiiipl,"j iipir- priil riirui-r ri iv ili'i-rl,'',' par Ir 
.sifine (le Nrii : 

Si Ir nialailr r-lanl riiii,lir un piali,|n,' la nianiruMv d,' l,n-,'-u,'. ,'ii 11,', lii--aiil -nr 

Ir lia-'<in II' nu'iiiliir uili'iiriii' inainlr laii- l.i |ii,-ili,,ii ,rr\lrii-i,iii. li' iiila,' 

>ain ii"nllVr ailrnnr i','-i-laiirr : Ir lurinlii,' paraly-,' pri'-riil,', il,'- ,pril r,iriii,' avi'r I,' 
lia-iii nu aii-lr ,!,■ Kl" a M)'. llrNinu ilr la jaiiil,,' -nr la iiii--r. 

Si Ir nialailr l'Ianl ili'linnl. Ir- jaiiil,,'- un prii riarli'r-. un lui ,' inauilr ilr plirr 

Ir Iroiir rn a\aiil. Ir inrinlin' MiliTirin -ain iv-lr l'Iruiln. I,' ini'inlii'r inli'iu'ui' 
l'iiiliarlnr,' -r n,'rliil an iii\rau iln i:r 

Ni'i-i a l'iitiin' -i;;nalr un iniiiiM'inrnl ,1,' siijinuiliun piixsil i\i- raMinl-hi .i- ri il,' la 

main. ,ln rnir li.'impli-ir. l.r -iiji'l riaiil ,laii- I,' ,lr,iil -,l,.i-al. Ir- niliir- -iipr- 

iiriii- a!lim;;i'- -ml,' plan ilii lil ri ni pinnaliuM. -i un uli — ,' la inani -un- l'a\aul- 
lirn- ilu >n.ii'l ri si un llrrlnl l'avanl-lira- -iir Ir lira- -an- luurliri' a la iiiaiii. ,ui 
l'un-lalr Ir pliiuiuiMi'iir snivaiil : ilii ii'ilr sain, la main ilii siijrl rrslr ilan- -a pn-i- 
liun priiiiilivr. r'r-l-;i-ilii'r ni pi'iiualiun. laiiili- ipir, ilii rùlr nialailr, la main pr,'- 
M'iili' iiuinnih'iil il,' -iipinaliun. 

-J.'i l.lnaiiil un luuinplr^npir ni mairlianl lail Millr-I'ar,' ni I naiil -nr I,' pi,',l 

iiial.'iilr priil alliruiri'. -rluii Kidil. un,' li'-i 'ij.'iiii,{u,'. Ilaii- I,' , a- ruulrairr. 

un nr pnil i-irn iiriiiinri'. 

'Jl" l'Iirnoiiihii' ili' rciniil (In inriiihif iiifriiciir ii lu siiiU' ilr lu //riii,/i pl/iiiliiiic 
(li'x (iiicils. — Il y a plus ilr riuipianl,' au- ,|iir lli'uwn-Sripianl munli'.i ipi,' 

l'iMi punxaiM'ail',' rrssrr ri'pilrpsir spinal,' - pli, m 'ii,',lii pir,l —,11 n,'rlii--anl 

r,ii'lrinriil Ir i;i'us m'Iril -m' la plaiilr ilii pi,',l. I>s,'i\,' .ilui s un l'i'liail lapnli' ,ln 

iuIpI'i' iiiI,'Ii,'1|1' — iiiiaiM'ini'iil ,1,' ,l,'r,'ii-,' — rai'.irli'i i-,' p.ir • Mr\i,,ii l,ni-,|ii,' 



riuiriii i:- ni: / i \inrii.iri:. -.'r,:! 

<l<' NijmiiiIm' sur l;i i iiism' ri <l.' I;i <'iiis~.r nih' |,' \,:\^^hi. Ilr.lilrivu il'.MI.'i, rUuiut l.'i 

\;ilcui' >riiiiiilii;:ii|iir dr ir -i:; -1 ilrirml (>■ ii'IlrM' ( njc ri'\|ir('.S!.iiiii irillii' 

ll\|M'l killi--il' i;i'll(Tillr (■iill-i'illIlM- il \:l h'sIlMI ilrs (llll'c'li-Mli's |i;M-|il'S llll lllMirillU' 

lildlcill- rciilijl. ïiiiil m le ciiiisiiliTiiiil ci lie iiiiiiii-. Il i'i|ili'iil (|lli' le n'Mc'M' ili' 

ItaliMisIvI l'I l<' {>lii'ii< ' In |ili'il. lici'lili'i'i'W lui ^illnhiiii iiiii' \iilriii' ili:ii;iiii>|ji|iii' 

ihins lo |i,n:il)Mrs -.|iiiMiii>ili(lilt'S. ('.>• plit'iioiiiriif île icliiiil ilii luciiiliii' iiili'l'ii'lir, 
<|iii' l'un iililii'iil l'ii |ii'('iiaiil à pirliii' iiiaiii II' piril liii iii:il;iilr ri l'ii rIVi'rluitiit tllir 
l'uilr Hi'\iiiii |ilaiil:iiii' llll piril l'I ili's iiili'ils. a iMi' hIisitm' ili'imi-. par l'irrii' Marie 
rl Knis (l'.tldi l'I par Niiiiiia-Haraiiinv i l'.M-.''|. l'uni n' ilrriiirr aiilriir il sriail pri'sinii' 
aussi l'réqiu'iil ipii' Ir rUiims ilii piril. 

-•"i" l.oi;ri- ( lui i) a l'ail i l'iiiaripii'i' i|iii'. ilaiis 1rs lii'iiiiplri;ii's rl ilaiis 1rs pai:ipir'f:i<'S 
spasiiiiiilicpirs. on iilisrrvr simvrnl inir lle.tioit iloisiile xj)iiitl(inve du i;ros nrlril. prii- 
Miipii'r par la rrrlinrhr du si^nr ilr Krrnii;. on ilii sigiir ilr Lasèi;nr. 

Si Tun lail a^sriiir Ir iiialailr, on ronslalr i|iir Ir nirinlii'r inlrrinir -'iqrnil nirnin- 
pli-lrinriil. Ir -mon IVslaiil m Mrxiiin li'i;rrr. Crilr allilmlr. ni riipporl a\rr IVtal 

spasilloilii|nr. prill rirr larilr iil vaiiiinr: mais m l'on appliipir Ir rrriix poplili- 

sur Ir plan iln lil. Ir i:nis oriril sr iiirl m nrxioii ilorsalr. 

Cr signr lorxislr lialiilnrllriiirnl avcilr siglir ilr lialmisKi ilaiis 1rs ln'niiplr^irs rl 
1rs parapli'uirs spasinoiliipirs. Il rsl i-rpeiidant à rapproctirr du sit;nr drnil par 
I'. K. Wril dans 1rs iiirningiles, on la rrchrri-lir du sif;ni' dr Keniji; proMiipir rt;alr- 
iiirnl rrxlriisinii doi'salr dn i;riis oriril. alors cpTil n'rxisto pas dr sii;nr dr 
Italiiiiski. 

'2(1" Claiidr ;i insisl,'. snr la \alriir prniiosliipir dn plii'niuiiriir i\'liijficrl.inrxie 

ri-jli.ic. L"r\rilalion donloiirriisr. par pii|iiir. [liiii r ni. prrssiun ilrs inassrs niiisrn- 

lairrs, déliMiiiinr ipirlipirlois, dans un inrmlirr riiniplrlriiirnl p;iial\s,. rl iiiriipalilr 
i\t' liiiil iiioiarliirnl xolonlairr. drs inoiivrnirnls ivllrxrs d'r\lriisiiin un i\v irlrail dn 
inrinlirr. i'.v ■-'['j.nr. ipn lui aussi rs| i :iraiir'ris|iipir dr l'Ininipli'i^ir iirLiannpir, rs| 

i-onsidiM-i' par riaiidr i minir a\aiil valnii \<v shipir m raxrnr dr la irsliln- 

lion i\r la liinlililr. 

llll piinrrail nirorr di'ronx m Inrn drs y;c((7.v .s/;///r.s dr riii'iinplr:;ir. i ai il pnil m 

rxisirr. pour ainsi dirr. anlaiil ipir d'apparriK rl dr si 1rs. Il nr liinl pa» iln 

rrsir sr nirprrndrr sur Irnr x airiir. S'il rst iitilr d'rn r lailrr ipirli|nrs-iins pour 

aidrr an diariioslii- dans rrrlaiiis ras diriii-ilrs. Inir rn lurrlir praliipnr d'inr 
liianirrr s\ slrni.iliqnr iiir parail sinnii iiiiililr. loiil ;iii iiiiiins siiprillnr . 



C. — Paraplégie. 



(Iji (li'siriii' sipiis Ir iiiiiii i\i' piiidiih'-fili- la |iar,il\sii' ili's ilriix iiii'iiilnrs 
ililÏTiriii s. 

Par cxlciisioii. (Ml |iciil aussi ilmiiirr vf iiniii ii la [laralysir ilr> liriix 
nu'iiilirt's sii|)(''ri(Mii> — |iara|ili''j:ic (l'i-xiciilr — mi ilrs (|iiali c iiiriiildrs 
— (|lia(ll-i|il(''oif. — (aiiniiic l'liiniii|ilr'^ir. la |iaia|iir'i;ii' |i('ul T'Iir ili 
cause orj^aniqiic on roiirrioiiiielii'. 

La |iara|il(''oi(' csl un syiulionii' csseiiliclli'inciil iiiidciir. mai-- il |iriit 
s'y ass(i(i<M- (les lr(uil)les sciisilifs: olle pciil (loin èlif |Miiriiieiil iimliiii' 
till liiixli'. Il \aiil iiiinix in- |ias ciiiiiliiyrr Ir Iriiiir de |iaiii|ilr^i(' |)uiir 
(lési-iii'i- 1rs liiiiiMcs ilr hi sriisi hilil/' iiinili'saii Inilir rl ail\ llU'iniiirs 
illIV'liciii s ; ||. Irri Ir « |iara|ili'i:ir sriisilisr ,. rs| nnr i'X|nvssion asSfZ 

ill<.ri||,|,.. 

I,a |iara|il('oic se |uvs('nlc smis dnix iiiuiirs : |iara|ilt-i;ir lUisqiii' cl 
|»ara|)lt''oic siKisiii<itli(jiic. siiivaiil (|iii' ir liniiis iiiiisiiihiiir rl les léllcNCS 



■•r,\ -/ Mit, i< II, Il iii ^y^iiMi \i:i:\ i:i \ 

tcii(liiirii\ ^iinl iliiiiiiiiii''s on :ilMili>. (III liii'ii ;iii (•iinliairc ('\;iL;(''n''s. 

Ci's ili'ilX iiiiiilrs ili' |i;ir;i|il('';;i(' sillll IdlliiMIls l;i ciillsrillli'IICC d'uilC 
iHJririi|iliiiii (l.iiis li's Noii's iimtrici's. l'ii s:iil (|iir ces \i(ics soiil cdiisli- 
liii''('s (liir ilrii\ iiciinmi's : 1" le iii'iiiciiu' i;i)ilic,il un cnili;!! iccllnlc 
pyi'iililidnlcs ili' lÏTonr (('n'Iiriilc rt l'iiiMi'aii |)U-.iiiiiilal l : "i ' le iicii- 

riiiii' iiii'diillair |ii''ii|ili(''ii(|iic irclliili's Iiicrs des cnrucs aiili'- 

rii'iiir--. laciiii'^ aiiliTicnics. iiriTs |ii''ii|)li(''ii(|iirs i. 

■roule al[(''rali()ii liilali'ralc dr ii's lll'n^olll■-^ se nianirrsic par de la 
|iaia|il(''uii'- l-!i |iara|il(''iii(' |iar li''si(in du iiicinicr ncniiinc csl |ir('s(|n(' 
Idiiioins mil' paraplo.uii' spasniodicpic ; loulcl'ois an ilt''liiil ci'llc para- 
pli'-ir prni l'Iir Masipic cl dcviMiir prn à peu spasmoili(|ii(' : hvs rai'emi'iit 
illi' ri'slc llaMpic. halls n'Ilr Naiii'li'. il il i'\i>li' pas à piopiriiH'iil parler 
d atropine iiiii--eiilaire M'rilalde. 

La jtaiapléjiie par li'sion du deiixiéiiie neurone esl an i Diilraire nue 
parapléj^ie llasipie, loiijoiirs aceoiiipa^iiée d'alropliii' iiiiisenlaire. 

l'.nliii. il ei'ili'' des ii'sions svsl(''iiialisi''ev porlani sur l'iiii on l'anlredes 
di'iix neurones l'I se Iradilisaill pai' I nu ou l'anlre de ees deux lvpi;s de 
parapl(\L;ie. il l'xisie des l(''sioiis nii''dnllaires alleij^nanl à la l'ois les deux 
neurones ilai^iean pvraiiiidal el sidislanee ^rise) l'I susceplihies de 
{■('•aliser des assoeialions \arialdes des {\('\\\ modes paraplt'';;ifpies. 

.rétudiei'ai doue >neressi\eiiieul la pdidjilriiif jinr Irxiiin ilii iwiiiduc 
jiriijili(''ri(itie cl la piirdjilt'iiic pur Ir^mii tlii iiriirmir cnilral. el je les 
opposerai rnne à I anire. 

l'iiis j'exposerai les din/'icnls eararlères de ces parapli''nies siii\anl la 
ualiire on le siè!:;e des lt''sious ipii les prijvoipieiil, li''sioiis p,''ri|ilir'ri(|ues 
ri ladiinlaircs. h'^sions iiir^dullaires ou li'sious ci''n''lirales. 

j-.uliu j'i'dndierai la parapir\uie .v///c iimlci In on parapIT^j^ic dile /mir- 
liiiiiiicllc. d'ori.Liine ps\(dn(|ue, ipi'il l'an! sa voir dis|in;;iier des \r'rilaldcs 
parapli'Liics or;:aui(|nes. 



ÉTUDE ANALYTIQUE DES DIFFERENTS MODES DE PARAPLEGIE 

I. Paraplégie par lésion du neurone périphérique. — 

(Jn elle soil due ;'i une li''sioii îles cornes aiiir^ricnrcs. t\('s ruciiies anlé- 
rienres on des iieiis p(''riplir'riipies. celle parapli''L;ie cs| loiijours ilasquo. 

Idie peu! \arier coiiiiiie iiilcnsih'' de la simple laililesse on par(''sie à 
I iiiipoleucc alisolnc. Ilepiiis le malade ipii Iraiiie simplenieul les iamlies 
on les seul parfois Mi'Mdiir li''L;èreiiienl soiis lui. pisipi à celui ipii, iiica- 
palilc de marclicr on de se (cuir dclionl. ne peiil iiirMiic plus dr'lacher ses 
laloiisiln plan du lil ou imprimer ;'i ses niemlires ii' moindre inoinc- 
ini'iil. loiis les demies soiil possihles. 

Idie pciil cire i^i'^m'^ralisi''!' aii\ dcii\ iiiciui>rcs inri''rieiirs. on liien prédo- 
miner -H[- I un d en\ ou sii^'^er sur un seul lirm i/iiiraii/i'tiw — on l)i(>ll 
encoïc poilcr dune l'acon e\elnsi\e ou pri''doiiiinalile sur Ici ou Ici 
groupe mn-cnlairc — iiiinijili'iii'- ilisxiK i'c — L;roiipe aiili''ro-e\leriie de 



/ Uni r.i I ^ hi / I 1/(1/ // ///•. -.'i.:. 

h^i^inlM' ;l\i'r clmli' lie hi |iiiiiili' du jucd ri -U'|i|iai;c. i|iKiil ncc|is cnir:!! 
avec jiiii'alvsii' de rrxlcii-idii. inii'-i les |inv|i'iiriiis di' l:i iiii-^i' un i\t' la 

jairilii' avec |)aral\^ir de la IliAinii. Il i-~l iik' les cas mi la |iaial\sic 

«■■^t lililili'i' ^iMlIt'lili'iil a i|ii( lipics liMlS(d('N d'un nirnir ;^iim|ic. 

La paralv-iii' |icnl |i'iili'ià la l'ois l'iialc ni ^nr les niiMi\i'nit'nl> vulmi- 

liliit's cl --ni' li'-~ niiiMvcMicid^ involnnlaiii's — nioinrnirnK i/'llcxcs — 
(il- d(''r('nM' (in aniirs. |iii)\iM|n(''^ |iai' inii> cM-ilaliciii rntani''('. |ii(|rin'. 
rlialiniilIcMiiMil |ilanlairc, rir. iV'IlcM's (■nlan|■■>^. U'anlics l'ois la nioli- 
lilr vidonlairr --l'ulr l'^l aliidic cl li-~ iidlc\cs cnlani''s son! consci\i''s. I.cs 
rcilcxi's lciidincii\ viuil diniinni''s dndi--. 

Il cxisic nnc diniiniilinn iln hunis nniscnlairc : Ic^ nion\cnicnls |iassils 

somI |dn- idcndn>. lc-~ uia^-cs ninsinlaircN dmini'nl sonxcnl nnc ini|>rcs- 

sion i\t' inollc-^i'. lU- llarcidih'' (|in. |iar c\cni|di'. ->c liadnil an nixcaii 

{\\\ niolli'l jiar nn m''| ilaldc liai lollcnii'nl . 

'Il i>\i>li' cnlin \\\\>' alrophic ninscidaiic |dn- on nioiii^ con^idi''raldc. 

(|U(d(|iicrois nias(iMi''c par A\' l'adiposc. sonxcul ace pa^ni^'C di' Ircnililc- 

iiiciils liJM'illaircs. cl s'acciini|iapManl lonjnnis Ar Innddcs dc> n'^aclioiis 
(•lcc|rii|nc< iaracli''iisr'v d'ordinaire |iar la |ni''scncc ilc la ri'aclion ili' 
<l(''t;i''iicrcsiciii-c. 

\ ralro|diic ninscnlairc -associcnl -luncnl des trouhics vaso-rnolcnrs, 
avec u'dcinc cl cvano-c. cl Ar^ Iroiililcs lro|diiriMCS d'évolnlion Icnh' 
|MPi-|anl à la foi- ->nr la pcan. Ii'v |iarlic-~ molles cl heaiiconp |dn- rarc- 
iiiciil sur II' si|nclc|lc i\\\ nicndirc, 

l.oi'-(|iic Ic^ spliinrlcrs --onl alIcinN dans la |iara|di''^ic. Icnr |iaral\sic 
lla>-i|nc di''lcrinnic I inconlincncc. 

Kiilin lie- Ironidc- scnsilil'v les donli'Ois |icn\cnl. sidon les l'as. se 

sur.iionlcr an\ hinddcs niolenrs id hM|drM|nes ipie je \ ieiis d ('•nnini'i'cr. 

H. Paraplégie par lésion dvi neurone central. — La para- 

|d(''i;ie |iar li''sion di nroiic eeniral )(''snllc |n-esi|ni' lonjonrs d nni' 

li'sioii des dcn\ l'aisccans |i\ranndan\ dans leur Irajcl int';dnllaii-e : ipnd- 
(jucrois. mais |ieaiicon|i pins raremenl. dans li'iir Irajcl linihaire. proln- 
hi''ranliel oti ci''r('diral. 

La |iara|ili''i:ie par li''sion A\\ nenrone ccidral pcnl èlrc Ihisijiic. mais 
elle est plus sonvcnl. pi'csipic lonjinirs iui''me. sjiiismodhjuc. La jxird- 
li/sic /Inxi/iic suliser\c d'une l'acon passagère ei plus on iiioins cmii- 
pli'dc an didiul di' lieani-oiip de parapl(''i;ies spasmodiipics : (die peni 
aussi elle lolali' l'I pciinancnle. 

Paraplégie flasque permanente. — Idie r'i''snlle lonjonrs d nue sci lion 

coniplcle de la n Ile — (d li' l'ail ne s'oliscrve ijucre ipic dans le cas 

(l^'-crascuieiil di' la inoidic à la snil" île Iraclnie ou de luxalioM de la 
(•<donnc verl(''l)rale. on de comprcssimi excessive: — elle est earaclérisc'c 
par la perle lotale. alis(dne. des monxcmcnls des menil)i"es inréiieurs, 
(lar I altolition iln hmns musiulaire. par la paralysie ilu recinm id île 
h vessie. .\ ci's svuipli'jmes s'ajonle loiijonis une aneslliésie loialc des 



O 



vfir. ^iMim ni,ii 1,1 ^y^iiMi \ii:\i:i\ 

|i;irlii"^ lllil('l\('('^ |i;ir le --('pinciil liiciliillaili' siiii--i;irciil ;i l;i li''--iiiii. I.fs 
li''llr\rs |rii(liiicii\. |i,ilcl l;rMc^ l'I ;i(liill(''ci|v siiiil ;ili(ilis. I.rv ii''llc\i'^ 
cill.'ilii's |>l;iiil,'iii'i'. Mliilciiiiiii,'il. ('i'('>iil<isl(''i'i('ii |iriivi'iil l'Il'i' aliiili>. l'iMii 

cril.iiiis aiilciiis i-i'llr alidlilidll îles r(''ll('\rs riilaïK's scrail rniislanli'. 
Irl II ('v| |ia-- iiiiiii a\is. (\ii\. Si'iiiiiihii/ic îles ivjh'.ifx . 

Ilii'ii i|iii' loiilc liacc ilr iiml i lili'' ail ilis|iaiii, Irs niii^clo cl les un !> 
^anlciil l'iirorc |M'iiilaiil un l(■lll|l^ |iliis (iii iimiiis Idiii; Iniilc leur r\i-ila- 
liilili' i'lf'clii{|ii('. ;^al\aHii|iii' ri l'aïadiiiiir. Si un •>inilr\r les nicinlnr^ 
iiilV'iiriii> aii-ilcssiis du jilaii ilii lil li iin'ini les aliaii(loiiiii' cii'-nilr ii i'ii\- 
iiiiniirs. ils rcidiiiljcill sans ii''sislaiicc. 

1.1' iiii'iiilin' ainsi saisi (Imiiir I iiiiincssiini diiii (iruaiic sans vie: les 
niDiiM'ini'iils passifs sinil iiii|niiii(''s aii\ sc^^inciils aiiirnlaiics a\rc la plus 
ilianili' l'acililé: sinis le pdiils des convi'il mes le picii csl en r'(|uiHisMl(', 
sinni'iil il rr|iiis(' snr le plan du lil par s(ni liunl (aIciiic. Saiil' ((iinplica- 
liiiii dr iH'N lilr (m de piilioiiiM'Iilr. il ne sni\ii'iil pas daliiipliic nins- 
ciilaii r di's iiiriiilircs inlcTiciiis. mais une simple ('•maeialinn ipii s'accuse 
a\ec le leiiips. Ijilin. il peiil se pindiiire ;i la lnni;ne des n'Iiacliniis nins- 
cnlaiics nu apnni'vinrnpies. 

Les m'ines s'i'cnnlenl cnnliimidlemi'iil cl iiiileiil les pailies j^énilales 
cl la l'ace inlenie des cuisses : le sidiincler anal esl impiiissanl il anèler 
les nialicre^ l'/'cales: en onlrc. ilii l'ail di' la paial\--ie des mnscles de 
la |iar()i alMluminale. le malade esl incapalde de l'aire le mnin<ln' cllnrl 
(le dét'écalinn. La diminnlidii de n''sislarice an\ lianmalisnies ('\l(''iienrs 
el ail\ aticnis miciiihiens l'avdrise le d(''Mddppeiiii'iil des li''sidns de ^[■v[\- 
Inliis; di's es(diares se cri'iisi'iil an sacrnni, aux Iriichanlers. an\ lalniis: 
la peau des membres inr(''rieiirs salière, s'i'^paissil, s'inlilire, el la ciicn- 
lalidii \ ('danl nidiiis acli\e, idie s nlc/'re siniveid an\ pninls de (■(Hilacl. 
Il l'anl saxdir cependani ipie de liés vasies nlc(''rali(nis sniil snscoplililes 
ili' se cicatriser rapidemeiil après ('liniinalidii des pallies nnn'lilii''es, 
par une mnliiplicalion rapiilc de li(niiue(nis iliarmis. en ne laissanl ipie 
des cicalrices pins mi nidiiis (■■jcndiics: mais celle Iraiisrdrmalion ne se 
l'ail filière ipie si la seclidii de la nidelle n'esl pas cdinplèle. el si la 
paralysie llasipie es| snsceplildi' de ir'^resser el de se Iraiisrminer en 
parapl('\uie spasniddiipie. 



Paraplégie flasque passagère. — i,a paraplei;ie llasipic. alisnlne 
el Idiaie dès le d(''l)nl, n'inipliipie pas Idiijdiirs iii''cessaireinenl une 
inlerrnpli(Mi cdinpIèle de la mnellc épiiiière: el si parfois elle peiil Ira- 
dnire. an di''l)iil. une inlerrnplidii incdinpiele. idie se Iransl'drme alms 
peu a peu en parapli'',i;ie spasniddiipie. Il esl foii rare, à la \i''l ili''. ipie 

celle |iarapli''i:ie suil. niè an di'dint. alisidnmi'iil llasipic el cdinpIèle el 

ipie le snjcl ne puisse e\i''cnlcr aiiciin monvcmcnl si li'^Licr snii-il. Il s \ 
siiraidiite sdinenl (pieli|nes sin,|,.s spasniddiipies. l(''L;ère I ri''pidalimi épilep- 
Inide dii ii''lenlidii diirine: un cinislale lir'ipicmmi'iil la |iersislaiu'(' de 
ipielipies ri'lle\es ciilani''-. el pa ri icii lièrcmciil du n'^llcxe planlairi'. ipii se 
pidilnil a 11 11^ en lli'xidii diirsali' : de mr'me la si'ii-^iliilili''. ipniiipii' jdns un 



O 



\ 



I l;ni i:i I ^ hi I \ Ml II II / 1 1 HM 

lilciiii- .illiTri'. ni'-l |i.i^ (■ciiii|ilrlriiiriil l'I hil.i Iriiinil iIi-|i;m llr ; rllc \>i-[- 
vi>lc le |]||i-.-iui\riil ;i r('>l,il (l'i'li.i iiilii' ri iKilIni- |il il- mi iiiui ii-. i|i>MM-in'. 
|l;il|s Idus II'- (ils. ci's |i,ii;i|ili\^ii-- ll;i-(|llrv |i||i^ dii iiinilis ri)lll|il(''li'>. 
ail (h'Iiiil. en ia|i|iiirl ,i\r' iinr iiili'i iii|il mii iii(iiiii|i|(''|f de- \iiii-~ n-ii- 
haies, sniil l'ssciilirllciiiciil pasvauri r- en laiil i|iic llaiaiililr : elles (ia»eiil 
pi'ii a |ieii à IV'Ial île |iai;i|ili\i;ie s|iasiiiiiirn|iie. 

Paraplégie spasmodique. Modes de début. — l.:i |i;ii;i|ili'i;ie 

s|iasiinMlii|iie |ieiil >e euii>liliiei île laçiiiis lirs xiil'iiililes : elle peiil suc- 
ei'iJer à une |ii'iiiiile île |iaral\>ie ll;isi|iie: elle |ieiil Miis-i l'^lie s|ias|iii.- 

iii(|iie il'eiiilili'e. muI i|ii'elle se eiiiislilne ia|iiil eiil en i|iieli|iies jiiiiis 

(III en i|neli|iies senniincs. soil ;iil iiniliaiie i|n'elle se iiianilesle lii's 
leiileinenl. nielliml )i;nTois îles aum'es à se ri'aiiser. 

C'esl dans ees les île ili'linl Ires lenis el |iini;iessirs de la |iar;i|ili".^ie 

i|iie l'iiii olisei\e le |ilir'liiiniéne i|iie j'ai ilr'eril sims le ninii de clnii- 
,lii;iliiiii iiilrniiillriilr ,lr In iiiifrllr rjiinii'rf llNlH, el |!HMi : il se ren- 
eonlre d'une inaiiièie pai rnnliéienieiil riiMinenle un déhiil de la |i;iiii- 
pléj;ie s\|i|iilirK|iie. mais il jienl s'iiliservel aussi dans la scliTiise en 
lil;ii|iii's. 

Il me |i;ir;iil m'iessaire d'insisler snr l;i desrii|iliiHi de ee s\ iidniine. 

l'il Slijol jenne on dans la l'uiee de là-e. \ i;.;iiiiieii\. lemiinine un j 

(|n'nil de ses nieinliies iiiiV'i ieiiis, pins raiemenl les ilen\ ensendile. se 
liltiglieiil [iliis vile i|ne d'iiriliiiaire en niareluinl . Apiès aviiir l'ail nii on 
ileu\ kilomélres. une jinnlie ile\ ieni nn |ien loiiide. en même leni|is ifiie 
le malade \ resseni un senlimenl de |iesaiilenr. de raideur. |ilir'niniieiies 
qui disparaissenl 1res rapidi.'nienl lorsi|n'il s'arn'le de marcher. Il ne,L:lii;e 
ordinaire ni celle l'aliiine. puis an I I d'un lemps \arialile, - linéi- 
ques semaines ;i i|uel(pies mois, — il reruanpie i|iie les sxnipli'imes \oiil 
(Ml aiijjnHMilanl. I,e senlimenl de l'aliiiue el de tension s aeciise da\an- 

lafio après nue iiiarclie plus lins |im;:iie: en ruèiiie lemps la jamlie 

dovieni pins lourde el de pins eu plus il a de la peine à la remuer: il 
remnniue aussi peu à peu ipie la ilislauce parcourue — cl au lioul de 
la(|uelle se produil la paral\sie — diminue pro^rcssivcuieul. Au delnil 
il pouvail marcher \\\\ on deii\ kilomètres, iiir'me ilav;nilaL;e. Aniiunil liiii 
c'est après cini| leiils nièlies. puis ce sera après cent mèlres on niniiis 

encore et enlin an houl de Ireiih le ipiaranle pas ipic siir\iendia 

II' plli'nomèue : pesautciir du meiidire el impossihilili' de lui laiie 
exécuter aucun monvement. A celle période, nn repos de ipichpics 
ininntes su II il encore pour l'aire dispaiailre complèlemenl ces s\ni|)ti'iiues 
el pour |iermetlre au malade de repartir tout à (ait ingamlie : mais les 
mêmes phénomènes se reprodniseiil de uoineaii après Irenteou ipiaranle 
pas. el ainsi de suite. Ce sujet csl doue alleiul d'une jiaralysie iiiterniil- 
leiile d'nn on des deii\ memlires iid'i''ricnrs. disparaissani eoiupli'temeul 
par le repos i | i /•apparaissaul dès ipi'il a niarchi'' un eerlaiu teni|is. Il 

aura mis. selon les cas. des nniis les aiiiii''es pour arriver à ce deure 

niaxininni. 



~i:miiii ncii: m >r>77-i//-; xhinri \. 



\ l'i'l,!! ilr iv|ii>^. lin iir riMisl.ilc iliiiis les iiiciiilin's iiilV'iii'iiiN ,iiii-iiil(' 
ll.ic,' (II' |i;iii''sii' ni lie niilIlMillllc : llKlis |inil(laill hl lif'liinlc ilc riiliLiiic 
il |ii'nl l'xisirr, iiMilui^. ini (('il.iiii (lc;;ré de ruidi'iir. 

I.rv ir'lli'xcs Icililini'nx. mmimmiI r\;i;;(''r(''S déjà il l'i'lid de l'r|Mis, s csa- 
ui'-iriil da\;nilapi' l'ncoïc apirs la inaicho. |ja Irépidalioii spiiialc, iiailois 
ali-riilc lin sndrnn'nl idianclii'c à IV'Ial de ir|i(is, apparail assez soiivenl 
,i|iii'-- la l'ali^ine. Il en e^l de nii'ine du si;jne île lialiinski i|Mi. loujoiirs 
|iii'-enl après la nuiiclie. peni pai lois disparaili'C jiar le lepns. 

Les sensiliilili's snpeilieiidles el pioiondi's son! inta(le>. Il e\isle dès 
Miincnl des niielinns inipiTienses ipii liadiiiseiil une i'éllcfli\ il('' nir'dul- 
laiie e\ai;('i ■(■•('. ainsi ipie des linnldes de la foncliori fiéiiilulc (anaplini- 
di-ir lin livperexeilaliilili' a\ee l'Iaeidaliiiii rapidei. 

.Nnn liaih'e. la elaudicaliiiM inleruiilleiil(> de la elle ipii relève 

d'une irri^alinn insullisanle de la innelle — nieiepraj^ie nir'diillaire — 
par ail('iil(! projiressiveuieul ohlili'i'arde, alioulil l'alalenienl à la pnra- 
pli'l^ie spasMiiidiipie. (leile lAcnlualilé peut èlre l'orl longue ;i se pni- 
iliiii(^: l'ai \n des e\eni|iles dans Icsipiels la parapléj^ie spasiniidiipie 
a\ail mis plusieurs anni''es avaid de se eonsliluer. Hans un cas da'tani de 
dix ans, la paia|d(''gie spasniodiipie ne ses! pas ennne piodiiite jusiju iei. 

La rlandiealiiin inlerniillenle esl siiummiI iinilah'Tale an di''liid, et. 
dans ce cas, liirsipie la paiapli''jiie se priidail. la e(nili'aeliu-e pn'-do- 

nii le lieaneniip. el |iendaMl des années, sur le iiiendire eoirespon- 

daiil. Celle m huilerie inlerniillenle >• pourrait l'aii'e sonyer à \i\ ildiuli- 
cdlidii iiilcriiiilli-iilc de (!liarrii| |iai- artérite des niend)res inr(''i-iein's: idle 
m dillÏTr essentiidlrnienl pai' l'int('';;iit(' des hatteinents artr^iiels des 
niendues inr(''rieni's. lalisence de douleurs el de Ironhies \asii-nioleui's. 
el siu'ldul par la prr'senee des syrnptrmies nerveux - - rédlexes. spliinelers. 
houilles i^i'iiilanx — sur lesijiiels j'ai loni à l'Iieine insisli''. 

(jiianl an diagnostic avi'e la iiii/dsllh'iiic //rari' pacinhi-jKiiiihil'Kiur — 
svndriinie d'KrIi-doldllani. paraUsie linlliaire astlii'uiipie — il ne souH're 
pas de diriindh''. car, nnlie les pli/'uiMnènes iiliser\t''s du ei'ilT' des nerfs 
eiviuiens. dans la ni\asllii''nie il w' \ a ni plii''niinirnes diiiiliuireiix. ni 
Ironlili's lirenlaloirrs el les I rnnldes de la niolililé sont 1res dillérenls. 
hans la nivaslliénie. en rllel. la lalii;!!!' et l'i''puisenieiil sonl hès rapides 
rl iir s'iUTiinipa^nenl d'auenne espèce de douleur. Lutin la ri''action 
idcchiipic des muscles esl spi'^ciale — r(''aclion ni\astlii''ni(pie. 

Cliiv les inirrio-srii'icii.r. la (dnise esl du resle rare, on peiil iiliser\er 
dn l'ail i\f l'arh'-rio-scir'rose des neiTs p(''riplir'rii|nes i.liill'rox el Acliai'd. 

fl|ipciilicini el Sicmerlini;, SclilesiiiL;eri des sviiipir) s resscmlilani plus 

iiii iiiiiins il ceux de la i landicalion inlermileiile |i:''iiplM''rii|ne |(L loei'sler. 
I\iiiiiinii\a). Mais ici les ir'llexes lendinenx sniil aliiilis el il exisie de la 
paral\sir. i\f I alrophie cl des alli''raliiiiis rdeclrii|iies. 

Si la c landicalion inlerinilli'iile spinale s oliser\e snrlniil dans I arlé'rile 
nii'diillaire à niarclie clironiipie. elle pcnl cependant se rcnconlrer dans 
les riiniies siiliaiiiiii's de celle arli''rile. mais ,dors idie ne prc''cèile ipie de 
ipielipies jonis l'appaiilion de la paial\sie. (In pcnl mi'iiie. rarenieni 



I Itiil l:l I - /'/, / 1 Mil I II II i: 

liiiil('liii>. (Ijiiis (les CMS ;'i iiiiiiclii' iiiuiii'. voir iiiir |i:ii ,i|ili'';^ii' lr;iii>iliiiir 
jin'ci'dcr de (|iii<l(|U('> juins l;i |i;iiii|il(''j^it' (l(''liin|i\i'. lu ilc mes cliiMiU. 
s\|ihilili(|ii('. lui |ii'is. ,'i|iirs une iiiiii'clii' di' itidiihiuiii'. ;i\anl )liii'('' ilciiizr 
iu'iiifs. (I iiiif |i;iiii|ili''i:i(' (•(Miipli'li' cl IoImIc (|iii (liir,i \iiiL:l-i|ii;ilrc liciiics 
ol ijiii liispanil c(iiii|ilclcniciil sans aiiciinc (.'spccc ilc liailciiiciil. liciilrc 
1,'iici'i il Paris. ciiii| joins a|)ics. la jiaia|i!(''^ic s iiislalla iW iKiiixcaii lu ii^- 
i|ii('in('iil , mai-- celle Im^ irmic iiianicrc [icisislaiilc. ri ^c Iciiniiia. 
Cimimc il iiriliiiairc. [lar une |i:iia|il<''uie --|ia--iimilii|iie. 

Symptômes. Ijiicl i|ue -,ii| !,• iihmIc de delml lie la |)ara|déi;ie 

■«Itasiiiiidiiiue. i|u il sdil leiil un ia|iide. i|iie la |iai a|ili''i;ie vuil -.|iasiuu- 
ilique d'eiulili'c (Hi seciiiidaii l'iiieiil ii nue |iaial\sie llasi|ne. elle --eVaiac- 
tiTise |iai' liinl \\\\ eiiseinlde di' hiinliles riiiicliuiiuels. 

(jiiaud (111 exaiiiilie un nialaile alleiiil de |paia|di'';:ie s|ia-iuedii|iie. un 
(iliscr\e deux t's|icces de s\ iii|i|iiiiie-- : les nus |iaial\ lii|ue--. les aiilres 
s|iasiuu(lii|iii's. 

l.a paralvsic [icul \ai ier de|ini-- la li'i^èrc Mn|i(ileiice riHiellnnuid le avec 

sim|il(' liiiniiuiliDli de la ra|iidil('' de I aiu|dilnde cl de la Idice des i i- 

M'iiiciils. jusiiu'à riiiiiuidiilisaliini ciiiu|d(''le : rini{ioleii( c niolrice ev| iln 
l'cslc eu lies iicaude |parlie la c(Uis(''(|U('Uce de la cciiili aci ni i'. 

C.elli' ((inliacllire s'acciiin|iaune d'cNa^liTali le-- iidle\i'v |eudilieli\ 

cl ciilaiics. de lii''|iidaliull --|nuale. de danse de la roliile. elc. l 'u lniii\i> 
(111111' l'act)ii coiislaiili' le si^iic de l'iaiiiiiski cl les autres (lelils sii;iies 
(liriilatioii pviaiiiidale (|iic j'ai (l(''jà (''iiiiiiii''r(''s iVuv. //(■////'/;/('>//(■. i 

Kaiis les l'urmcs le- (du- a( cenliM'c-. la eniili aclnre peut elre Itdie 
(|ll'cllo ililliudiilisc cip|ii|il('lciiiciil les ineinlires, cl penl nieiiie eiii|n'i lier 
la |ir(i(liiclioii des ivllc\es Icndiiiciix: dans la |ilii|iail des cas (die ne -e 
rcvi'l(M|ii(' |iar de la raideur, liiuilanl raiii|diliidc des inun\eiiH'iils. diiiii- 
nnaiil leur ra|iidil('' mi leur (''iiciuic : ciilin dans les cas W'^crs elle |icnl 
so Iradnire iiiiii|iiciiiciil par i|n(dipie-- secnussc- iiiiisculaircs iiilciniil- 
toiilos, par (pieli)ncs craïupes nu raideurs passagère--. 

(.est |)ai' la coinliinaisiin des den\ idi''uieiils. parahliipic cl s(iasiiiii- 
diipie. (pi Csl cdnslilin'c la parapli'jiie spasniodiipie. (diez cerlaiiis indi- 
vidus I éi(''in{Mil spasniodiipie prédoniiiic à tel poiiil ipie le (dinicicii Iroii- 
vciait dit'ticilciueul les Iraces de la paralvsic: on peiil ('■Ire en (dl'el un 
spasiiio(li(|iie sans ('tre lorci'ineul nu paraK liipie : cl eu rcvaiiidic on peu! 
(''Ii'c li('s iiaraKsi' a\cc des sviiipliMiics 1res luiniincs délai spasiiioiliipie. 

Quand ou (K'coiivre dans sou lit un malade atteint de paiapii'jiic sjias- 
niodiipic. on pciil ne lieu eu n si a 1er daiKuiiial ilaii-- I alliinde des nioiuljres 
iniériciirs: prcs(pie lonjoiir-- ils soni en exlcii-idii. cl c Csl sciileiucnt 
par I e\aiiieii ipi il sera pussililc de se rendre coniplc de Iclal spasiuo- 
(liiiuc. Assez soiivcnl ccpciidaiil on reiiiarc|iic (juc les ineinhres soiil 
railles, les cuisses rorloineul ra|ipid( liées, les jainhes eu cxleusion sur la 
cuisse, les pieds en étpiiuisnic a\ec un certain dei;iv d adiliiclioii et de 
rotation de la piaule du pied en dedaii-: le lendoii du jaiiiliier anliMieiir 
sonii'vc à la lacoii d'une curde la oeaii du ciui de pied: les ridiet's des 



~/. \iiiii III. Il: hi ^y^i I \ii: \i:i;i i.i \ 



iiiil^rlcs cl |i;ii liriilirii'inrnl du I rirr|iv mi |-;il se dcs'-iiiciil sons lii |i(',-iii. 

Ilii ili'\ iiic (li'i.i I Chil ^|i;i^ Iii|iic ;'i rf seul ;is|iril du iii.ihidr. iii:iis 

il --iillil il iiiic viiii|i|r lArilidiiiii. d'iiii IVidcincnl inciiii' du dia|i sur l;i 
|ii';in piiiir jnslilii'r 1rs siiu|ii;imis : li's lurinhirs se |-;ii(lisscul d.i\;iiil,iL;i' 
cl li's Mlliliidcs viciciisi's s'cxat^crcnl. Ku ;^i''n(''ral la rij;idili'' u cs| pas 
liiuili'c au\ Mli'inhrcs iulÏTicuis ; les muscles de la saiif^le aliildniiualc cl 
Al' la n''L;MMi Icpuihaire snul i'L;aleinciil eoiilrachiiM's. 

Si luaiulciianl (lU \iciil à cduiniaudcr il ce inalaile d'eM'cnlc'' (|uel(|ue 
luiiiiM'incul des nicuiincs iulÏTieuis, il ne peul \ |iai'\eiiii' nu ne le l'ail 
(|U avec |iciue. Il se ciaui|i(iuue au\ (ilijels cil\ ii(Minaiils . il |i()ile iiisliuc- 

liven I les luaiiis snus ses cuisses; il |iar\ ieiil (|uel(|iierois à soulever 

les uieiulirc'- inlV'rieurs. ii Ih'cliir la jauilie ou à uiouvoii' ses (U'Ieils. 

Il ai ri\c siiii\eiil (|uc rilM|iol<'ilce csl |ilus iiiarijiM'e d'iiti ci')li' (|iie de 
laiiliv: riii>ini|para|di''i;ie s|iasiiMMli(|ue ou Ion! au iiinius la pi (''ilDiiiiiiaiicc 
i\ \\\\ I l'ili' des Irtinliies parahllipies est eu ellel assez ciuiiiiiuiie. 

Www les ncuieuls du Iroiie il cxisle la iiièiiie diriicidli' : le malade 

lie pciil s'asseoir seul ; cl si mi l'assied il ne pi'iil pas se maiiileiiir dans 
celle posilioii. ou ne s'\ maiiilieiil i|iie diriicilemeiil. 

l.orsipii' le mi'dcciii (■liidie la piu-a|iléjiio. le siijel ('jaul au lii. il ne 
se eonleiile pas de lui laiic e\(''cnler des moii\ciiieiils. il eu iiiesiire la 
lorce el ri'Ieildue eu \ iipposaiil un (dislaclc ou une ri''sislance : il incl. 
|iar e\em|de. la jainlie en llexion sur la cuisse el il dil an malade de 
ii'sislei de son mieux, d'empi'i lier l'exi^eutlon (lu rnoiiveiiienl coniniii- 
niipii'' : c'esj la ii''sislancc aux nioinemenls passifs. Klle es! en iii'néral 
lieaneoiip plus l'iiery iipie ipie ne laNail l'ail pri''\oir l'exT^cnlion des iiion- 

\e nls \(doiilaires; clic/ cerlains malades, il l'sl alisoluiiienl iiiipos- 

silde de lli^'idlir la janilie sur la cuisse: celle iV'sislaiice esl due lieaueoilp 
plus à rcxai;i''ralioii de la conlraclni c par \oie ri''lle\e ipi'ii l'inlervenlioii 
de la \(donli''. La palpaliiin des muscles r(''véle un (''lai di' diirelé 1res 
maripii'' ipii es| ani^menli'' pai' la pression. 

Tous ces svmplùnics soni liés \aiialdes en inleusili' il un malade à 
un aiilre : chez qneli|ues-uns la conh'acinre n exisje pour ainsi dire 
pas. elle esl laleiile et il l'aiil recourir à des pi'oc('d('s d'exanicn parlieu- 
liers pour niellie réir'uicnl spasinodii|ne en i''\ iilenee. Le meilleiif, dans 
ces cas, esl la retdiertdie des n'dlexes lendinenx : on conslale hnijoiu-s 
dans ecs cas des modilicalions de ces n'^llexescl en par lien lier des relie xes 
paleliaires. Ces modilicalioiis soiil de deux ordres : ijuanlilalives el 
ipialilalives. {hiiiiil Ihillrrs, elles se Iradiiironl par nue pins i;raiide am- 

plilude du II \eiuenl: par la piM'enssion du leriilon rolulien, la janihe 

(•s| T'Iendiie davanlaiie ipi'à l'i^lat Moi-nial. à ee nionveinenl d'eNlensioii 
<lu ci'de peienlt'" s associe! pai l'ois un niouvenieul plus faillie dans le ei'ili' 
opposé. QiialilalIvt'x.oWt's sont caraelérisées jiar la l)rns(|iierie de la ccm- 
Irailion el par l'associalion presipie cousianle de la conIracrKm des 
muscles IIi'm liissenrs de la cuisse sur le bassin. ■ ce pliénoinèiie esl très 
;iel i|iiaiid on re( lierclie l'i^'lal des iVdlexes roliilieus sur un maladeassis, 
doill les cuisses siiiil crois, 'ts r ^ur l'aiilre: du d'ili'' percnli''. la 



/ /,(// /;/ / - /,/ / I 1/1,;// III: 



iiivvi'i'-,! N(iii|i'\(''i' lu ii'-i|iii'llli'iil ,iil-ilr^sii-. ili' I .'iiili'i' : clic/ les iiiiilaili's 
;|iilll l;i ciuili iictiii !■ cs| II,'-, j'iiilc. Cl' iiiiiiiM'iiii'iil lie llc\i(iil liii|si|iic 
le hi ciiissi' siir Ir lijssin jh'iiI rciii|iii|lc|- ^nr | c\li'l|siiiii di' l;i {.iirilic 
viir l.i cuisse. l!cs imnliliciilidils i|ii;ilil;ilive> ilc lit ciiiilrviclinii ri'lle\c mil 
Mlle i;i,iiiile \;ilciii- ili;ij:iiiisli(|ii(". I.cs JUiIre-' ic-llcxcs lciiiliMcii\ - rellcNc 
.1(1 leiiiliiM il Achille — .liiisi i|iic les ii'llexes ciihiiir's siiiil r';:.ili'iiieiil e\;i- 
-('•li's: le iVolleiiiciil l)iiis(|iic de l.i |il;iiile ilii |iieil il/'lenniiic île hi 
llexiriii lil'llS(|iic île la j.iiiilic sur la cuisse el île la cuisse sur le liassiii. 
iissdciéc à (l('^ iiiDilM'iiieiils il e\leiis|iiii îles iirlei |s i ii>lle\e île Ka hiiiskn . 
Même i'\aL;i''ialiiiil |ioiir les ir^llexes cri''iiiasli''rieiis, |ii''iiieii, anal el |mmii 
les relli'M's |ir'riiis|i''s. l.'e\a^ei'aliiiM îles l'i'llexes ciie\isle le plus sdineiil 
a\ec ht liriiiildlidii riiili'iilnnlc (iii riiilrplii-sjiiiiiilc jiinriKiiivc - |i|ir'iiii- 
liièiu'illl pieil. Si le iiialaili' elaiil ciiiiehr', un siiiilèxe la jaiiihe avec iiiie 
main en la plianl 1res ir>-èrciiienl el ipie île l'aiilie appliiillée siii' la lace 
planlaii'C un iiMpritne an pied nii iiiiiii\eineiil liriisi|ne de llexion din- 
sale. il se prodnil une si'iie duscillaliuns du pied, ipic la llexinii plan- 
laiie du j^rns nrleil liliow n-Sr'i)uaid i l'ail cesser inslanlam'ineiil : la llevinn 
ihiis.ile du pied n'es| pas liuijiiuis m'ccssaiic pour' prudniif le plu'nii- 
iiieiie du pied, el clie/ ipieh|U('s malades il siii'lil de soulever ir-j;i''reinenl 
le uieudire inleiieni' au-dessus du lil |M)ur que la Irr'pidaliuii r'pili'pliiïde 
a|p|iaraiss(' aussilôl. In phénomène 1res analoiiue se prodnil quand, après 
avoir mainleiiu la ja m lie en e\lerision sur la cuisse, on imprime nn mou- 
veinenl 1 nu si pie de liaiil en lias à la roliile par I index el le ponce appliquées 
el lixi's sur siiii IkiiiI aiiir-rieiir ; la roliile exi'iiile alors iim' série d'oscil- 
hilions de liaiil en liasel de lias eu liaiil. qui cesseni lorsipi'on la dégajiC 
\lri-piil<lliiiit riihilirimr. ijIii-ikiihciii' ilr In rahilr]. [\tt\. Srniiolofilc îles 
n'Ilr.ri-s. 

I.'é'lal spasiiiiidique se iiiaiiilesle encore par des secousses iiiiisciilaires 
qui siii\ ieuiieiil liriisq iieiiienl el lir^chissenl la jamlie sur la cuisse on la 
cuisse sur le liassiu, puis disparaissenl de même: il sul'lit paiTois de 
rmller ml de piiicei' la peau de la l'ace exierne des cuisses on des lianes, 
pmir que la |aiiilie se lli''chisse sur la cuisse el celle dei'nière sur le 
liassin. alms que ce moiivemcnl ne peut l'dre exécuté sous rinlliience 
de la voloulé' — rr/li-.rcs <lc ilcfciis<\ — Iles phénomènes du même ordre 
mil lieu pendaul la iniclioii : lesiml i\cs ini/iirciiH'iils spanlfiiiés irllc.res. 
Si l'exaLçéMaliou du ndlexe lulnlieii el la Irépidalion é'pileploi'de soni des 
svnqilômes doiil la coi'xisleiiee esl hahilnelle. on peiil cependanl les 
ohsei'ver isolénieul. el celle ilissncialion lienl au sièj^e de la li''sion. 

I.a conlracliire des inlires iiirr'iienrs esl iirdinairement une cmi- 

Iraclnre d'exleiisimi. mais ou a paiTnis riiceasimi de lenconlrer la cmi- 
tl'aclure des memlires iiiri''rienrs en IleMiiii lllexioii de la jainhe sur la 
cuisse, de la cuisse sur le hassm. Ilexioii dmsale du piedi. "n peiil 
■ diserM-r des cas, lorl iari>s du resje. m'i celle conlraeliire esl remplacée 
'i- siiir par nue conlracluie eu exieiisimi. el le malin la coiilraclnrc en 
'lexiiiu ii'apparail de iimiveaii. Mu poiiriail ermie Imil d'abord à la dis- 
iiarilion de la coniracliire sniis liullneiice du siiinnii'il : mais sa persis- 



■.■:■.' >i.\iini 111,11 iii -)^ii.Mi \ii;\i:i\ 

l.-iiicc xiiis une ;iiilii' roniic .•i\,iiil li' MHiiiiii'il iii' l;ii>-r iiin un ilniiii- ^ui' 
rcvish'iicc (le ers (■(iiiIi'jm'Iiii'i'v \;iri;ililrs. 

A ci'pIi' (le ci'l le l'iinnr de |i;i i;i|ili''L;ii' s|i,isiijii(lH|iir m rxlni^inn. ilr lir;ii - 

(•iiii|i hi |iliis rii''(|iiciiii I (ilisciM'i'. il rii r\is|c mil' iiiilr,' ||,■|||^ l;i((iii'lli! 

les j;iiiili('s sdiil à l'i'lal |it'iiii;iiii'iil l'ii IliAinn |i|iis nii iiKiiii-- Imi'ôi' sur 
1rs ciiissi's pdnijllctjic spaxiiiiiilKlIlc eu //criail \f\'J.. 7()i. — Poiii- 

ll.ililii-»ki il'.llli relie runiie ^e il i^j ii|M|||.| ;i j| |||. j,-, |i,ir,i|iji'^ie >.|)asMl(>- 
illi|iie en exlensiini |);i|- e- r.iil ipii' les ii'lle\e- li'nilinen\ ne sei;iienl |i;is 




l'if:. 7«. — l';ir:i|ili-ïii- spasiuminillr :iu;- :inilHilr .11 llr\ h,/ iiM iM.iiiliir il.- II.- Iiliil 

;lllcinl ilf sckM-iisi- .-Il |.hi(|iir-. llM'^ii.i,lir rMiiliiiiM' |,:ii I .|,Mr Ki.-r-lir. IS'.M 



e\;i;:(''rés. Celle M(in-e\,iL;r'i;ili(in di's n'^llexes lemlineiix me |i,ii;iil |eiiir 
nnii{nemenl à I iiilensili' de l;i i nidi aihii e el a l;i |insi|iiiii anuniiale i)e 
l;i |,nnlie eu llexiim l'iiii-i'e sur l;i enisse. Un ies|e. dans ei-s cas. il y a 
|ilns ipii' de 1,1 rdidraeliire. il exisle de |;i n'^li .iilimi mii-ciilaire. cai' (in 
ne peiil éleiniie h's Mieniino ll(''<lii>. (dnv ces snjeN. n;iliirellt'im'lll. la 
shiliim dcliiiul (!l h |)lus loiic raisnii la marclie sdiil impossibles. 

l.oisi(ii(' le i)ai"apléj;i(|U(' essaie de se le\ei-. il se e(im|)(irle dillV'iemineut 
siii\anl (|ne c'esl IV'li'nienl |)aialv>ie mi JéK'Mieid <oiltra(luri' (|ui pi'tklii- 
mine elie/ Ini. iKuis le piemier las, il lli'iliil sui' ses jaiilhi's el s'allaissc- 
rail suc II' soi si un ne le sniilenail. Haiis je seennd eas. les sympirmies 
siinl lM'anei)U|i plus inliTessanls à T'Iildier. el e es| sur de tels sujets 
ipie Inn peni ('liidier la déiiiaiclie dite spasm()di(|iie. 

hriiKinlir sji(ttiinodi<in('. — Ail iiiuiiieiil on le malade pn-nd enulaei 
a\ee le sii|, |e^ inemlires iidV'i ieiii-s si' laidisseiil. le pied est assez fré- 
(pieinmenl aniini' d ii-ei!laliiiiis ipn -e enmiii niiiipient à la cuisse et 0U 



rimi i;i I. s /// / .1 MDiji.i 1 1:. 



trciiic ln''|pi(l;ilititi siiin.ili' s|iiiiilaiir'('i. les cuisses soiil r,i|i|ii(icli('('s. les 
uvilinix se iiii'llcill |iirvi|ii(' m ciuil.irl. le pii'il rsl ni \.ii'iis (''i|iiiii cl ne 
rc|iiisc siii' le sol (|lic |i.'ii' l.'i {loiiili'. I.c Mi.'ihiile iii.ii clic ^iir siiii l.iliiii ;iiili''- 
rieiircl sur la l'ace |ilaiilairc de ses uileils (li'iiiarclie ilii^ili^i'ade. — 
i.c Iniiic esl Ic^èi-emciil iiidiiic en a\aiil. le iiialaile s'a|i|niie siii- deux 
cannes |itiui- luarclier. l'eiidanl la inarclie, les iiieds ne (|uilleii|l|)as 
le s(d. mais ^lissenl sur lui, 
la |iiiiule du pied cl le limil 
exleni(> smil les deux |iriii- 
cipaiix |iiiinls d'a|i|iiii. landis 
i|iie le laliiii cl le lionl 
iulerne reslenl loujuius ii 
une certaine dislauce au- 
dessus du sid I lif^. 77) : aussi 
ces malades iiseiil-ils IVx- 
tiémili' aut(''iieure el le Ikh il 
exlerne de leurs vénielles. 
I.()rs(|u'ils se melleul en 
marche, (in uidiserve aucune 
llexiiin des (litl'éreuls arlicles 
lin niemhre iulërieur; celui- 
ci n est iKirtr- eu avant (|ue 
|iar une inclinaison avec ro- 
lalidii du Irène du cùlé (ip- 
piisi'; I exli-i'iiiilé su|n''rieure 
du tronc oscille laléraleinenl 
coiinne un pendule: la dé- 
luarclie de ces malades esl 
absolument caractr'ristiipie, 
el on l'a l'oil liien désignée 
par le terme de (li'iiiarchf des 
fjnllinacrs ( Cliarcot |. I.a 
marche esl toujours lenle 
et, à toute lentati\e d acci'- 
léraliou. la rigiditi' s'accen- 
tue, (liiez d'autres la marche 
n'est possible (|n';i l'aide de héi|iiilles. l'extension du pied sur la janilie 
iér|uinisiue) étant extrême, la jainlie en deiui-llexiou sur la cuisse: tout 
le coi'ps semble ramassé sur lui-même, pendanl la progression, les 
pieds lie prennent conlacl avec le sol (pie pour |ieiniettre aux b(-(piilles 

d èlre ramenées en avaul, le corps oscille (•( ne un pemliilc d'avanl 

en arrière; c'est la (Icminclic jx'ndulaire (lig. (S!)|. 

Lorsque le malade veut s'asseoir, il se laisse tomber cunime une 
niasse sur sa chaise; les membres inférieurs sont dirigés en a\aiil dans 
l'extension ou à demi fléchis, les pieds ne reposent jamais sui- le sol. ils 
en sont séparés par une distance plus ou moins grande selon l'intensité 

llKJKKIVf:. - S(-.llli„l„oie. ^^ 




77. — Alliluil.' ili's iiic'lllliivs inlùriiM]r>. |i.mii1:iiiI \:i 
rolii', il;iiis un i;ii ,!(> i)ilr.l|)légie spasiilodiiiiic' sy|ilnlili 
■ i-li.v Mil.' IViiiiii,. do vingt-neiil'ans(Sal|iùl]ic''ic, IS'.ii'.,. 



•i74 ^i: M un Ml, II-: 1)1 sysihMi: xh/nhix. 

(Il- la (■(iiiliacliin': |i()iii' si' lever, le tiialade (loi! èlre aidi' (iii se eiaiil- 
[loiiiier aux nhjels enviroiiiiaiils. 

Kniiii la |)ai'apléiii(( s|)asrn()ilii|iie |ieiil ifexisler (ju'ii I iMal d ('■haiiclie 
el le mode de pi'Ofiression ne dill'ère pas seiisilileiniMil de la inaiclie iiui'- 
inale. Mais an inomenl on le pied alleinl le sol, l(; incniine corres- 
p(ni(lanl s(' faidil biiisipienient, la déinaiclie esl dile alois ftaiilillonk'. 

La dislance (in(^ peni eiVeelneren niai'clianl nn snjel alleinl de paraplégie 
spasinodifpie esl 1res variable selon les cas. Cerlains sujels sont l'oicés de 
s'ariêleran liont de (|M(d(pK's pas. D'antres penvent niai'cher pendant |)lu- 
sienrs kilomètres en se leposant do temps en temps. D'nne manière géné- 
l'ale cl cela se eonçoil, Timpolence l'onetioiinelle esl en raison directe de 
riiitensité dtî la coniracinre. Chez beaneou|) de ces malades enlin, un 
élément pliobi(pie surajonb' el doid il est facile de les débarasser par la 
psy(diotliérapie,angmeiileel parfois de beanconp les tronblesdela marche. 

On compi<'nd aisément qne chez les paraplégicjues ré(|uilibre soit plus 
on moins troublé; pour s'en rendre compte, il suffit de faire marcher le 
malade sans cannes on de lui dire de se tenir sur une jambe, ou bien 
encore diï lui commander de se relever seul après l'avoir fait coucliei- 
sur le sol ; on constate dans ces différents exercices une certaine hésita 
lion, de la maladresse, des oscillations du tronc, quelquefois même des 
chutes; il s'en faut de beaucoup que ces troul)les de l'équilibre soient 
aussi intenses que dans l'alaxie médullaire ou cérébelleuse, et pour les 
interpréter il fanl tenir compte des limites imposées aux mouvements 
de compensation par la contiacture; ces troubles ont été jusqu'ici peu 
étudiés el ils mériteraient un examen plus détaillé. Enfin chez ces sujels 
on n'observe |)as habituellement le signe de Romberg, mais parfois 
ce|)endant une ébauche de ce signe. 

Il est rare que, chez de tels malades, un examen consciencieux de la 
sensibilité ne laisse découvrir quelques altérations objectives ou subjec- 
tives. Les paraplégiques se plaignent souvent de fourmillements, d'en- 
gourdissements dans les membres inférieurs; les douleurs lancinantes 
ou fulgurantes sont exceptionnelles; il y a peu ou pas de retard dans la 
|(erceptioii, la sensibilité tactile est intacte ou légèrement émoussée; il 
est moins raie de constat(!r une diminution des sensibilités thermique 
(in douloureuse, le froid étant pris pour le chaud ou inversement. Mais 
ces troubles de la sensiliilité sont, dans la giande majorité des cas, 
bien peu accusés, el souvent peuvent faire entièrement défaut. D'autres 
fois, mais rarement, ils sont assez marqués; c'est là une (pieslion 
d'intensité, d'étendue et de nature de lésion. 

Sauf dans des cas spéciaux, les sphincters sont presque toujours 
atteints; dans les foi'ines légères, il n'existe (|ne des mictions impé- 
rieuses ou une certaine gène de la miction ; le malade, par exemple, ne 
peut uriner <iue debout, avec difficulté, retard ou nécessité de pousser; 
dans les formes plus graves on observe soit de la rétention d'urine, 
soit de l'incontinence, mais ce n'est pas de l'incontinence vraie, c'est une 
incontinence par action rélh^xe; ciiez i|uel(iues-uns. la réienlion est telle 



i|n'ils(i(ii\clil (Mit' -(illili's li'f:illii'iriiicill ou ;;:iiili'|- une mpikIc ii (Iciiiciire, 
condilitiii ràclicusc, i|im nivoiisc les iiircclidiis vt'sicales avec kmics leurs 
(■(uiS('M|iii'M(t's. tVov. ScniiohKjic tli-s Iroiihics iirinaires.) I.e s|iliiiicli'r anal 
est lialiiliu'IloiiUMil t'parfiiit''. la (•(inslipatioii est de rè^le, à cause de la 
paiésie de la sangle ahdoiniiiale. Il iiy a (pie laienieiil iiiconliiieme 
des rnalières l'éeales. Les rniiclidiis m'-iiilales soni le plus soiivciil dépii- 
inées ou abolies; paiTois, cependant, on constate de rexallalion de ces 
IVinctions. et en paiticnlier léjacnlation rapide. 

Tel est le tal)l(>an cliniipie de la |iaia|)léj;ie spasinodiinie, laliieaii 

prescpie sch('iiiali(| pii s'adiessse à la grande niajoiité des paraplé- 

fïi(pies: mais (|iic de nuances et ummuc de dilVérences dans les détails et 
dans l'évolnlion suivant le Iraiel. la nalnic et le siège de la lésion, sa 
plus ou moins grande e\leiisi(nil L'étude de la paraplégie dans les 
di\eises alTectiini-- de la moelle fera mieux saisir res aspects variés. 

Paraplégie dissociée. — l>ans la paraplégie comme dans riiémiplégie, 
la paralysie est généraleinenl ghdiale. cest-à-dire que la force des diilV'- 
l'ents muscles des membres iiderieiiis est altérée au prorata de leur 
force normale sans prédominance dans tel ou tel groujie musculaiie. I.e 
l'ail a été de nouveau C(nistaté nettement par liaudouin et Français à laide 
du dynamomètre (i!)l II. .Mais il n'en est pas toujours ainsi. Pierre Marie 
lIlKl'i) a l'ait remaiipiei- (pie parfois dans la paraplégie spasmoditpie 
sy|)iiilitii|ue on pouvait constater (pie certains groupes musculaires étaient 
plus paralysés ipie d'autres, à savoir les adducteurs et le psoas et à un 
degré beaucoup moindre, les I1(''cliisseurs de la jambe sur la cuisse et les 
muscles de la région antéro-externe de la jambe. Baudouin et Frani'ais 
ont constaté des dilVérences analogues et dans certains (as aussi des 
dilléreuces inverses, c'est-à-dire une paralysie plus grande dans les exten- 
seurs (pie dans les llécliisseurs. 

Pour ma part, dans la paraplégie spasmodique j'ai eu assez souveni 
l'occasion de rencontrer ces paralysies dissociées et cela non seu- 
lement dans la syphilis spinale, mais dans la sclérose en pla(]ues, dans la 
coinpr(^ssion de la moelle et récemment encore dans trois cas d'Iiémi- 
paia|dégie spinale. Dans tous ces cas la dissociation de la [)araplégie 
était remarquablement nette et se présentait ainsi : psoas moyennemeiil 
paralysé, muscles de la région aiili-rienre de la cuisse et postérieure de 
la jambe ayant conservé iiiu! force pres(pie normale, muscles de la région 
postérieure de la cuisse et de la région antérieure de la jambe exlrème- 
meiil alVaiblis. Dans les trois cas d'Iiémiparaplégie spinale avec anes- 
thésie croisée que jai étudiés, ces mêmes phénomènes étaient des plus 
nets, (.liez ces trois malades, la |iaralysie des muscles de la région 
anléro-externe de la jambe était assez accusée pour produire du steppage. 
Dans ces trois cas la lésion unilatérale de la moelle — coup de couleau 
dans deux cas, liématomyélie s|)ontanée dans le troisième — siégeait 
dans la région dorsale su|)érieni'e, à une hauteur par conséquent (|ui 
excluait toute hypothèse d'une lésion ayant pu atteindre les origines 
ladicnlaires des nerfs du iiKMnbre inférieur. La pathogénie de ces 



■jTr, si: M nu. (Il, II-: m <ysrf:Mi: M:itii:i.\. 

|iaia|ili'';;ii's dissociros l'sl ciiioïc lirs iiliscnir car si dans (|ii('l(|iii's cas 
ddii^iiic sy|iliilili(|U(' mi |ii'iil sii|i|M(S('r. cl cela me paiail iiiôiiic assez 
doiilciix. (in'cdlcs rclrvi'iil de li''si(Mis ladiciild-iiK'Miii^ccs siirajoulces 
il la m ''iiiiii^d-niviMilc i\i\r à rarh'iilc. dans les aiilics cas celte livpdlhèse 
ne |MMil (Mi'e inv()(|ni''e. (Jinii i|n il en soil il a|i|iaiail nellenieiil aiijoiic- 
d Inii iiu'à la suite de lésions médullaiics on peni oliscîrvcr, comme à la 
snile de lésions de la cmlicalilé céiélii-ale, des jxirdlj/sics dissociées des 
Hieinhres inIV'ricnrs. 

Le |)ionoslic d une |)aia|déi;ie esl (A iiIcMimenl lies vaiiahle : 

Les |)aia|)lé^ies llas(|n<'s |ieinianenles par iiilei laiption complète on à 
peu j)rès coni])lèle de la moelle peuvent abonlii rapidement, à la mort par 
iid'ectioii urinaire asceiidaide, ou plus souvent à la suite de lroul)l(>s tro- 
pliicpies rapides, tels que de vastes eschares avec infection générale. Dans 
(pi(d(pies cas. des troubles bulbaires peuvent compliquer les accidents 
int'dnilaires,av(;cpolypnée, arytlimie cardiaque, vomissements et vertiges. 

i>(;s paraplégi(!s spasmodiqnes peuvent, elles aussi, se compliquer 
d'eschares; mais le principal danger réside dans l'infection urinaire 
consécutive aux sonilages (pie nécessite habitindb^ment la rétention 
durine. 

Quand il s'agit de |iarapb'gie spasmudiipie sypliilitii|ue, si le sujet est 
dans de bonnes conditions livgiéni(pies, le pronostic quand vitam est le 
plus souvent favorable. l,i' malade restera plus ou moins impotent pour 
le resie de sa \ie, mais la dur(''e de son existence n Cn sera ])as abi'égée. 

SÉIVIIOLOGIE DES PARAPLÉGIES 

l.a para|di''gie peut ri'snlIiT de b''sioiis du neurone péri|)béi'ique ou de 
lésions du neurone central, et j'ai décrit tout à l'beure, d'une façon géné- 
rale, lescaractèi'es de ces dillérentes formes de |)araplégie. Il reste à mon- 
trer (piel(|ues lésions et (pielles alfeclions sontsusceptiblesde les réaliser. 

Le neurone pi'ripbérique peut être atteint dans ses origines médullaires 
(poliomyélite), à sa sortie de la moelle (lésion radiculaire) ou dans ses 
terminaisons (ni'îvrite péripliérique). Lnlin la |)ara|)légie peut i('sulter de 
lésions primitives des muscles. 

Le neuioiie ceidral peut (■galeineiit éti'C atteint à sou origine, par une 
lésion encr'plialiipii', et dans son trajet extra-céréitral par une lésion 
méilullaire. 

iiCS lésions de la moelle sont de beaucoup les plus fi('u|uentes : mais 
taul('pt (dies portent à peu près ex(dusiv(MU(;nt sur les faisceaux moteurs 
ineni'one centiali. lanlipl elles atteigiu'iit pinson moins les cornes anté- 
rieui'cs (neurone péripbéri(pie). en diMerniinant des syndromes clini(pies 
plus ou moins conqplexes. 

I,es |)ara|)légies de cacse (:i:iu;iiii.\i.i; clie/ ladulte et le vii^illard sont 
rares, klles relèvent d'une lésion corticale double et occupent la partie 
supérieur!; de la circonvolution frontale ascendante. (Hie/. l'enfant la 
rigidité s|)asmodique congénitale j'clève très fré(|uemment d'une double 



Tuoi iti I - /'/ / 1 MiiTii m:. ?77 

l(''>i(ill (■('■(■('■liliilr. (111 li<;ili' on f['n\\nU\ \\ii\. Si/iiiliiiiiic lie l.illlc. |i. ."(II.) 

.IV'lii(liiM;ii siicrcssivt'incMl les iliM'rscscauscs de la |iaiii|il('';^i(' cl les ilil- 

li-iciils riiiiilcs iinCllcs n'-alisciil. selon l/'h-ij;!' de l'axe (■('■r(''ln(t-s|iiiial lésé. 

I. Paraplégies par lésions du nfurone périphérique. 

.le II ai |ia> a iMsisler de iniineaii Mir ses earacléres : la llariidih', 
ralrii|)liie iiiiiseiilaii-e. laliolilioii des n'-llexes. I aiiseiire didiiiaiie du 
sijiiie des oileils, en snni les sijiiies eonstaiils. 

Klle piMil se rencontrer an cours des /(('cr/Vc.v /*cr;/;/(cy/V//(eN. en parli- 
ciilier de la pitlipH'vrile olcdolirinc. 

La |iara|)léf;ii!alcooli(|ne est nue aileclion essenliellemcnl donloiirense. 
avec jidiililes de la seiisihililé olijeclive. Les douleurs à la pression des 
Ironcs neivciix el des niasses ninscnlaires. ralr(i|ilii(> des inuscles, les 
zones d'ani^slliésie on d livpereslliésie, les ri'lrai'lions rapides de l'apo- 
névrose |dantaire, les signes concoinilaiils d l'Ilivlisme rliroiiiipie. per- 
niellent d'en l'aire racilenienl le dia^^nosiic. 

i'iUe peni èlre ai;:në el coinplèle. allant jnsipi ii la parapli'j^ie aiisidne: 
les nieinhres inl'érienrs sont incapahles d('\(''ciitcr le iiKiindre iimiive- 
nienl. I!lie peut être anssi snliaijinë on clironiipie: presipie tiiiiioni> 
inconi]ilèle. elli' est alors conipatible avec cerlains monvenicnts. Le pins 
souvent entin les ineinlires siipi''rienis parliiipent à un deLiii'' pins on 
moins prononcé à la paraivsie. 

Klle |iié(loiiiine d'oi'dinaii'e. ainsi ipie les antres jiolvnévrites, sur le 
trice|)s crnia! et sur lé p'ifnpe antéro-externe de la janilie, tandis ipie 
les i;ronpes |)ostérienrs sont moins toncliés. Il en résnlle la clinle de la 
pointe dn jiied — é(|uinisme — pi'odnisant, lorsipie le siijel priil encore 
niarclier, une démarche spéciale a|)|ielée sl('pj)ii(ic: l\ ciiaque pa-^. le malade 
soulève rortement la jand)e el le pied, de ia(:oii à ce ipie celui-ci icloiiilie 
sur le sol d aliord sur son talon anl(''i ieiii-. 

Ces mêmes caiactèrcs se retronveiit dans les aulro p(d\iii'\ rites, 
sdturuilir. arsenicale, (i.nj-cdrhonée on iii/'eiiieuses. Ilaiis la iH''vrile 
saliiriiiiie la localisation aux memlires inl'érienrs est rare. Ou sait eu 
ellél (pie la névrite satnriiinc est le pins souvent aiitiliracliiaie. .i Ivpe 
radial, ipie la névrite arsenicale porte pins liahitiudlemenl sur les exlié- 
mités des ipiatre memhrcs. l'armi les polynévrites infeclienses, an 
contraire, la iiérrile (liiililerii/iie atteint ordinairemeni les membres 
inl'érienrs. Iiien ipie son veut aussi les meinlires supi'iienrs soient éjiale- 
ment pris et l'on sait qn'elle est liahitnellemeiit. siiuiii aiisoliiuicul indo- 
lente, tout au moins à peine donlonrense. 

Les eoiniiressians de la queue de cheval — lumeuis. lésions osseuses, 
pachyméninjiile s|iinale. spina-liilida — délei iiiincnt anssi des para- 
jtléjiies llas(pies accoiiipagii(''es d'atrophie luuscuiairc iIIl;. N(Ii et il en est 
de même pour les radiculilcs loiiiba-sacrccs. .l'.ii dt'jji fait remanpier que 
si les radiculites ponvaienl être parfois un svndrome pni'ement sensilif, 
le plus souvent ce|)endanl elles s'accompagnent de paralysies |)lus ou 



?-s si:Mi()riii,ii: m >)■>//, i//. m.ih i.i .\. 

iiis iiilciiscs. parfois coiniilMcs cl Idujiiiirs acc(iiii|iai;ni'fs <1 atiopliic 

iiiiisculairc. I,rs paralysies ladiciilaiios se l'cconiiaisscnl paili(\iliètemeiil 
aux sviiiplôini's sciisilifs qui les accoiiipagnciil ; les douleurs spoutauées, 
conliiMies. lauciuanles ou pai()\\sli(|ues, le signe de réternueinent el 
de la toux. Kniiii In lopiif^rapliie ladieuiaire des anesthésies ou deshyper- 
estliésies, s'ajoulaut à la lépaililiou radiculaire des paralysies, toute 
uue série de signes importants pour le diagnoslii' se trouve ainsi cons- 
tituée. (Voy. Paralysies )afliculaires.) 

La destruction des cornes antéiienres de la moelle par uue polio- 
iiitjclili' aiguë, suhaiguë ou même cliroui(|ue ri'alise 1res souvent la dis- 
trihutiou jiaraplégicpie. (Vesl en somme la « paralysi(> infantile », la 
<c poliomyélite aiguë antérieure île iVulance » (|ui es| la cause la plus 
liéipieule en même l(>mps que le l\|if le plus parlait des paraplégies 
llas(pies alropliiques. (liiez Tadulle elle es! beaucoup plus rare, .le rap- 
pellerai sommairemeul le tableau cliui(|ue de celle aiïeetion : on connaît 
son dél)ul haliituellemenl féhrile, suivi de l'invasion rapide et globale de 
la paralysie; à la période d'étal. Tindolence el la flaccidité complète des 
muscles paralysés: l'alropliie musculaiic considérable, l'intégrité habi- 
tuelle des sphincters el la conservation intégrale de la sensibilité, sont 
autant de signes (|ui permetlent de reconnailre la nature de la paralysie: 
eidin la régression par limilaliou progiessive aux muscles les plus tou- 
chés est égalemeni caraclérislique, laissant le plus souvent une paralysie 
plus ou moins com|)lèle d'un ou de plusieurs groupes musculaires, con- 
stituant souvent une vérilable iulirmilé, suivie de déformations considé- 
rables et d'arrêt de dévcloppcmeni des membres. 

Celte description classl(| le la poliomyélite aiguë comporle cependant 

ipielques exceptions. 

(Test ainsi (|ue, à côlé des roinies inéningi'cs décrites ces dernières 
années, où des signes d'irrilaliou méningée sassocieul simplement à la 
période fébrile préparalylique. ou peut observer des formes douloureuses, 
caractérisées par des douleurs violentes précédaiil l'apparition de la 
juiralysie, disparaissant presque lonjours assez vile lorsque la para- 
])légie est constituée, mais dans (pielipies l'ares cas. se prolongeant assez 
longtemps pour faire penser à une radiculile. 

Kans quelques cas également assez rares, on peut rencontrer des 
paralvsies des sphincters; des^lroubles spasmodiqnes légers associés à la 
paralysie flasque et traduisant la paiiicipaliou des faisceaux pyraniidanx ; 
il existe enfin des observations ceilaines de poliomyélite avec troubles de 
' la sensibilité. 11 faut bien savoir ccpciidaiil ipic lonics ces formes anor- 
males sont rares, el (pie ces aciidcnls soni loiiioiirs surajoutés, en 
ipiebpie soi'te, à la paralysie llas(|ne alidpliiipic de hpe polioinyclili(|ue, 

maladie de Ileine-.Médin, — procéilanl pai' ln\e:s rpidémiqnes souvent 

considérables, attribuée à l'action d'un virus liltiaiil. doué dune ariinité 
parliciilière p(Uir les centres ncrvciix iiK'diillaires. C, esl an coins de ces 

é|ii(léinies que s'observcnl siiiloiit les for s aïKinmilcs dont je parlais 

(ont à l'heure. La question de lidciilih' ciilrc 1rs ras sporadiipics de 



I uiti i!i.i:s m: i a Main. m-: -jT'.i 

iKuahsit' iiiraiilili'. l'I li's iiiiinilcsliilinns i''|ii(l(''iiii(|iirs dr la iiialaiiic (li> 
llt'iin'-Métliii, lie me parail pas jiis(iirii pirsciil n-sciliic. 

Si rinvcrsidii (in pliiMioiiit'iU' des orteils l'ail il'lialtiludc dt'laiii dans la 
paraplégie pai' |)olioinyr'lilc ai^iic de rcnfanco, il est copcndanl lics cas 
dans l('s(|n(ds — vl viaiscnildaldenicnl paico (pi'alors \e (•(ndnn lali-ral 
participe à la lésion, — où le si^iie de llaliinski a été constaté. 

Kniin on a sij;nalé des paiaplé};ies llascpies par poliomyélite dans la 
riK/c: soil dans certaines formes d(^ ra{,H', dite raj;e mue on paialyti(|ne, 
mais dans ce cas la paralysie a sonvent nn caraclère asciMidant; soit 
an ciinrs dn tiaitement pastoiien d(( la rage par des viins atlénni's ainsi 
(|ne l'ont signalé lîaliès, Nocard, Hemlingei', etc. 

l'tmr terminer ce ([ni a Irai! aux poliomyélites, j'ajouterai (jne. dans 
les i'oi'mes sitlxiifinës comme dans les formes aiguës, la paraplégi(! est 
fiéquente. Kniin, dans \,\ poliaiiniOlilc cliroiii<iite et dans la .sclérose lalr- 
ralc (Dnijolropliiiiut', dans cette dernif're surtout, il n'est pasrai'C d'obser- 
ver une atrophie musculaire assez accusée poni' gêner la marche. Dans 
la sclérose amyotropliiipie, la paraplégi(|U(> nas(|ue (|ni peut ahontii- à la 
paraplégie absolue, est toujoins préc(''di''e d'ime p('rio(le de paraplégie 
spasmo(li(pie d'intensité variable. 

Il me reste maintenant à nientionner la paraplégie au couis de la 
iiiyoj)(il/ii('alr(ij)hi(jui' progressive Chez tons les myopathi(ines les muscles 
des mendires inférieins participent plus ou moins t(')t à l'atrophie. Ici, 
comme |)our les membres su|)érieurs, l'atrojjhie musculaire prédomine 
en général à la racine des mend)res. Il y a, en outre, du sleppage p(Mi- 
(lant la marche dn fait de ré(|uinism(> des pieds. Dans la myopathie atro- 
pbi(pie progressive la paraplégie est souvent assez peu accusée. V.We peut 
cependant, avec les progrès de raU'eclion, devenir très mar(|uée et inuno- 
biliser le malade au lit. (Voy. Alrof/liies ituisciddires.) 

Dans Vosléoinyélite vnWn on a signalé de la fail)lesse desjambt's. |)ré- 
dominanl dans les muscles de la hanche el les psoas ilia(|ues. Tionsseau a 
décrit dans celte aifection une ciinhaclure des ad(lnct(Mirs des cuisses. 

Paralysie ascendante aiguë ou maladie de Landry. hi il 

s agit encore dune paraplégie llas(]ne mais à inorclie (iscendaulc rapide, 
(|ui en (|nehpies jours, quehpiefoisen ime ou deux semaines aboutit à mie 
paralvsie des (piatrc membres et très souvent à la mort. La paralysie est 
llas(|ue avec abolition des réflexes tendineux, et bien cpie l'alro|ihie 
nuisculaire n ait pas en général le temps de s'accnseï-, on constate parfois 
dans les muscles une diminution de l'excitabilitf'' éleclri(|ue. La sensibi- 
lité est irdacle le plus sonvent on présente (pudcpiefois des altérations 
l(''g(''res. Les sphincters ne sont pas atteints. La tompérature est pins on 
moins élevée. La pai'alvsie ascendante aigiiè est toujours d'origine infec- 
tieuse et lanl("it liid'ection agit seulemeni siii- les nei'l's périphéritpies — 
forme iiévriti(pu^ — tant(")t seulemeni sur les cellules motrices de la 
mo(dle — foiine ni(''dullaire — . D'antres fois les lésions sont à la fois 
centrales et périphéri(|ucs. Dilférents agents microbiens ont été rencon- 



MO ^1 \i/iii ni,/i: 1,1 ^)'i i:\ii: Xhitn.ix. 

(l'es dans ci'llc allcclioii. le |iiiciiin(ic(i(|ii(' ([{ogcr cl .Idsiu'i. le slicplo- 
coquc (Œltiii'^cr cl Maiiiicsni, licmliiigci', Cdiiriiioiil cl lioiiiic). le diplo- 
(•(i(|iie iiili'a-cclliilaiie (PicciiiiiKi). \i\ grand nninlirc de cas nul \m 
icccinnicnl (Mrc rallaclH's à la iiolioniyclilc ('pidciniciuc. 

Acliudlcincni il y a lien i\r cDnsidcrcr la maladie de Landry coninie nn 
syndrome l'clcvant de diverses int'cclinns (iii inloxicalions du système 
nerveux, à mairlic parfois suraii;nc, d'nn pidnoslic grave cl souvenl l'alal. 
('."('il donc l'évolnliou de l'alVeclion el sa gravilc (jni doivcnl sui'lonl clie 
ciivisagcc^s, si Ton venl conserver à celle alTeclion les caraclèrc^s ipii lui 
ont été assignes |)ai' Landry. 

La pai-a!ysie aseendanle aigiie esl d'un diagnoslic l'acilc. basé sur la 
rapidilé de r('V(dulion des accidenls paialyliipics, la lièvic. l'inlégrilé 
conslanlc des s|)liinclcrs el le plus souvenl de la sensiliilih'. 



II. — Paraplégies par lésions du neurone central. 

Paraplégies médullaires. — Les paraplégies médullaiics sont 
exlrèMienienl vanahies dans leurs aspects cliniques, en raison nièin(^ de 
la coiuplexili' de slruclu]-e de Taxe spinal. 

A| Variétés selon l'extension de la lésion. — Lllcs sont d'aliord va- 
rialiles parce lail (|u"une même lésion peut atteindre dillércnles |iarlies 
(le la sulislance idanclie ou de la snhslance grise. A la paraplégie spas- 
m()di(|ue duc à l'alléralion des faisceaux pyiainidanx, peul s'associer en 
eilel une paralysie (las(|ne el atropirK|ne par dcsti'nclion des cornes anté- 
rieures: si(''geant siu' une |dus ou moins grande hauteur. 

D'autres sympl('imes peuvent encore s'associer à la paralysie spasmo- 
dique; troubles slali(|nes pai- lésion des faisceaux cérébelleux, troubles 
(le la sensii)ilité par lésion (h; la substance grise ou des faisceaux ascen- 
dants; doulcuis, troubles sensilifs ou même paralysies llasques de (juel- 
qucs nuis(des ducs à la compressi(Ui d(!s racines racbidicnnes au niveau 
(le lalésion par un exsudai m(''ning(''. 

Les syndromes para|ilégi(|ucs médullaires [leuvenl donc cire li(''s com- 
plexes. Ce|)endant, d'une fa(,()n générale, on peut distinguer deux ordres 
de faits bien distincts : d'une part, l(;s cas de paralysie s|)asmodique 
franclie, où les autres troubles ne sont qu'accidentels cl peu accusés, 
quel(|uefois même absents : les faisceaux pyramidaux sont alors princi- 
palement, sinon exclusiv(!meiit toucli(''s, et la bision n'atteint les autres 
l'aist;eaux ou les centres gris que d'une façon lég(''re el insignilianle: 
d'autre part, les cas où l'albùnte de la substance grise ou des cordons 
postérieurs est plus prolomb; cl s'accompagnent d'une lésion plus ou 
nK)ins accusée des faisceaux ityramidanx: ce sont alors des syndromes 
atropliiques ou sensilifs, aux(|ucls s'associent d(^s sympt(')mes de para- 
Ivsie spasmodifpie. 

L association de ces svnqibimes complexes est surloul l'r(''(|ucnle dans 



I Uni l;i I— hl I I M'il II III. ■!X\ 

les li'sidiis lie l;i moi'lli' Idiiiluiirc cl di' la iiiocllc cii xicalc. m'i l.i miIis- 
tiiiu'c ^risc luvsiMili' un voliiiin' |iliis considi'ial)!!' cl ou les l(''sioiis des 
conics aniiM'ieiircs déleiiuiiienl des Inmldes paialv lii|iies el ali'i>|iliii|iies 
lieaiiciiu|) |diis iiiar(|iiés. 

lî) Variétés selon létage. — lin secdiid lieu le^ |iaia|d('';:ies im^dnl- 
iaiies soiil é'ialeiMent vaiialdes siiivaiil l'élude iiiit-iessé. 

\a's iKinifilriiii's <l<trs(ilc!n'\ (hirso-lcniihaircs iw tWiXvii'ni I une de I aiilie 
que par rexlensiou de la |iaialvsie, i-eni(iiilaiil plus ou uiuius liaul >ui\anl 
le sièj^e de la iésiuii. IVappaul les nieuilucs iul'(''iieuts eu hdalih' nu en 
|)ai'tie, alieii^uanl les nuiscles alidnniiiiaux el JiMuhaires. el leinoulanl 
ni(''ine jns(pi"au\ muscles llnn acii|ucs. 

Il l'an! cepeudaul (Malilii' ici une disliiu'liiui iuipiulanle; lonle lésion 
siéj^eaul au-dessus du renileuu'ul louiliaire déleituine une |)aiapl(''!^ic 
spasiniidi(|ue accoiupai^ui'e dOidiuaire de iH'Iculiou diiiiue; une lésion 
de la nnielle liunliaire clle-nuMue |)enl di'druire les centres ou les racines 
médullaires des membics iid'érieuis, el produire une paia]ilé^Me llascpie 
el alroplii(pie. d(udonr(Mise si les racines postérieures sont alleiules: une 
lésion de la moelle loml)o-sacréo peul euliu s'accompagner de paralysie 
des s|)liiuclers anal el vésical avec incoiiliuence si les centres spliinch'- 
riens sont délruils. 

a) l,es It-sliiiis (le 1(1 iiiocllc i-firiciile s'acconi|ia|4ueul de sympliMues 
particuliers associés à la paralysie des ui(Mui)res supérieurs el réali- 
sent le tableau de la paraplégie cervicale ((iull) - paralysie des quatre 
meuducs, des muscles du lr(Uic el de lalidonien. ^ Ici encore, on peul 
olisei'ver les deux l'oi'mes de pai'alvsie : |iaralysie s])asniotli(jue des (|nalie 
uuMubres. si les l'aisceanx pyianiidaux sont jiarticulièrenient alleiuts: 
jiaralysie llasipie des mendires snpérieius si la suiislancc grise est |triuci- 
palemenl touchée, s'acccnupaguanl de lionhles spasmodiques des meiu- 
Incs iuléi'ieurs, s'il existe, au niveau du loyer destructif' cervical, quel(|ue 
irrilatimi des l'aisceaux pyramidaux. 

Par contre, si la moelle é|)iuière es! <diuplèlenieul inlerroui|Pue. el 
(|ue la It'-sion siège dans la pai'tie su|)érieure de la région cervicale, la 
mori lapide en est la conséquence lialiiluelle el la iiaralysie des quatre 
memlires restera flasque. 

haus la paraplégie pai' lésion du renlleuienl cervical, la paralysie 
des membres sujiérieui'S sera \arialde dans sa distriliulion, selon que 
Ici ou tel segment sera alleint par la lésion, (l'est surtout dans les 
cas de couqiression — exsudais méningés de causes divei'ses. nuil de 
l'oit, Irauniatismes, — (pie Ton peut rencontrer des lésions liniitées h 
tel on tel de ces segmouls. On pourra observer ainsi une quadriplégie 
dans laipielle la paralysie des membres supérieurs se nutulreia plus 
ou moins dissociée, limib'e à la distribution analomique du segment 
intact situs-jacent à la lésion et pailanl à ly|)e radiculaiie, type qui 
varieia selon que seront lésés les V, Vl' , VU'", VIII'' segments <erviçaux 
el. le plus siuiveni, les muscles paralysés seront en même temps alro- 
pliiés Ilig. 78). 



-i:mi(ii.(iiiii-: m systëml: Xh'iiri-.iA. 



I,a (Icsinicliiiii des cciilrcs de la iikioIIc ccrviialc iiilV'iiL'ure uu la com- 
picssioii (les racines (|iii en rinci'^ciil iMII' (1, I" rt II' D) s'accompafiiient 





•^ 



^. 




KiK. 78. — l':inihsir .ihcpIlMlMC ,1 ly|ir l .nliniLn IV |1.\ II, i:\lllrl m (Ir. I, il, 1rs sU|lr|,.■lll^ 

:i<:robatn de dijc-sepl ans allOMil ilr iiaja|ili-;;ii' cr-ivii-ile d'iiiigiiic Iriiiiiualiciup dahinl d.' Ii 
— luxation de la colonne cervicale — ayant détruit complètement et dans toute sa hauteur, 
ticme segment cervical et' coni|iriui(; des deux entés, les racines antérieures et piistérieu 
et Dl. Diagnostic conlirmé par l'nutopsie et l'examen liislologiciue. Mains siinNiiii' v, ^lilli 
bilatérale, atrophie très marquée des muscles innervés par CVII, CVIll et l'I I'.h,iI\-i.> il. 
Masque, sans atrophie de tons les muscles du tronc, de l'abdomen et de-^ iii'iiit>i < ■- mt- i ni 

lition de toutes les sensibilités superlicielles cl profondes. iVnv ii_- irji :i iiij M.,,1 n il. - 

patellaires, achilléens et radiaux des deux c-('ités. \ <lroite If i, ii.m ..I. . inn. ii . -1 un. ili. ; 

il est aboli. Iiitégi-ité des réilexes cutanés abdiuuiuaux et ii .m i-l. 1 1. ii- I. i.iI.m ml, | 

se l'ait en llexion plant.'iire, comme à l'état normal. Sur tout.j t'..i._'nilii.' i.i.j^ n'i^niii^ .mis 
on produit par le pincement de la peau des réflexes de défense très vil's. Incontinence d'ujii 
matières. (Salpétricre, 1911.) Voy. J. Dëjeri>'e et J. Lkvt-Valensi. Pariiplèfjîe cervicale d'orùiii 
malique.^elv. Hevttc netiroloyiqtte, ISIIi, t. Il, p. 111. 



le sep- 
çs CVIll 

uliil.il.. 

i.l I 

I-. M.I.- 



ri!nriti.i:s ni; i.a mutii m: •-'s:'. 

ilf lidiihlfs ((ciilii-iiiiiiilliuivs : (lilal.ilinii ilc la |iii|iilli' a\cc >ailli(' des 
jrlohos (iciilaiifs. sil l'xislc une iiiilalimi du ci-iitii' irii'ii (I" i-t II' scg- 
iiu'iils ilorsanx); irtivcissciui'iil delà |ni|iilli' cl irtractioii dcsgloluîs ocii- 
liiiivs, (Ml cas de dcsliiiclidii de ccscciilii's mi des (iliies condiKliices daii> 
leur trajet vers les j;aiij;lioiis du ^'raiid s\in|iallii(|iie. Ainsi (|uc l'a l'ail 
reniar(|ner Cliarcot, on jumiI voir parfois sur le niènic œil les dcn\ ordres 
de |>licnonicncs se succéder : la dilatation spasniodii|u<- précède alors la 
contraction paralyli(|ue: le rnydriase ou le inxosis is(dt'> peuvent persisler 
pendant plus ou moins lou^leuips. 

Dans le cas de lésion do la uioelle ((Mvicale supérieure, on peu! voir 
survenir des troubles res|)iratoires. de la loux et surtout ili' la d\>- 
[Hiée (lir. IV'' et V'' cervicales). l,ors(|ue la luoelle cervicale est atteinte à ce 
niveau le pi'onoslic est des plus jiraves, parce ipie la paralysie envahit 
le diaplira},nne: la res|iiralion ne se l'ail [dus (|ue par les muscles acces- 
soires, pectoraux, trapèzes, sterno-cleido-mastuïdiens : elle prend le type 
costal supérieur, laiulis (pie lalidomon, se dilatant pendant l'expiraliou. 
sous la pression passive du diapliraj;me i)aralysé, peut souvent repro- 
duire le type de respiration inverse; la dyspnée apparaît d'abord smis 
l'orme d'accès, puis elle devient peruianenle et le malade meuri 
d'asphyxie. 

Au couis (le la |iarapii\uie crrx iialc supr'rieinc. ou a sijzuali'' encore les 
vomissements, la gène de la déglutition, le hoquet: on peut observei 
aussi du lalentissemenl du pcnils, mais ce n'est eu général qu un phéno- 
mène transitoire; enliu (Iharcol a signalé des altaipies d'épilepsii'. se 
manirestant d'une l'anui p('Mi(Hlii|nc: pour ma pail. je n eu ai janiai- 
idiservé. 

•le rappelle également (|ne. dans les cas d'liémiparaplégi<' ceivicalc 
— Itcmiplcgie spinale — par lésion médullaire unilatérale, les Irouldcs 
sensilifs se disposent au niveau et du même côté que la lésion — côte 
|)ai'alysé — en bandes radi<ulain's. dans le membre supérieur cories- 
pondanl, tandis (|u'on observe, du côté opposé, des troubles de la sen- 
sibilité parfois avec dissociation à type syringomyélique : du côté para- 
lysé il existe en outre des troubles de la sensibilité profonde. — Si/»- 
tlronw (le lirowti-Sètiuaid. — Le fait est |iarticulièrement net dans les 
cas de roniprcssion, de IvaiinialisiiK' ou d'Iirniatomin'lie unilatéraux de 
la moelle cervicale ((ig. ih-l et ioô). 

Lorsqu'elle snivient chez un sujet /eM»c, enfant ou adolescent. 1 hémi- 
plégie spinale détermine à la longue des arrêts de dévehqipement des tis 
sus musculaires et osseux, tout à l'ait seiidilables à ceux que l'on obseive 
dans lhémi|)légic cérébrale iid'antile. Si chez l'enfant ou l'adolescent 
le l'ait est si rarement (d)servé. cela tient à ce qu'à cet âge les plaies de 
la moelle ou riiémalomyélie spontanée, seules lésions qui peuvent pro- 
duire une hémiplégie spinale sans compronu-ttre l'existence du sujet a 
une échéance |)lus ou nn>ins rapide, sont exceptionnelles. Kn eflel, les 
compressions unilatérales de la nmelle cervicale, de nature polti(|ue 
ou autres, ne sont pas en généial compatibles avec une survie <1 une 



<i:Mi(tL<)i:ii-: nr sy.<iTi:Mi: .Y/.7/17.7 v. 



(Imi(''(' siillisaiilc pniii- (|ii'iiii .-iirrl de (l(''\rl()|i|iciiM'iil ail le Iciiins de 
se iiroiiuiiv. l'oiir ma pari. jiis(iirici, je n'ai oliscivr ({u'iiii snil cxciiipli' 

iriH''mi|iir';^ii' spmalf iiiraiililc avec anvi île (l('V('i(i|i|ir ni consrcnlir 

(lii:. 7!M. I.i's syin|ilninrs snnl irs nirincs (|ni' ceux ilc i'lii''ini|)l(;i,ne iiilan- 
tili' (le canst' (■('■rrlii'alc. sanf, liirn cnlcndn, la |iarli(i|iali(ni de la l'are à 
la |iaralysi('. Kllc s'accnnipajinc. ciiniinc clic/ l'adnllc, i\\{ svndioinc de 
lii'n\VM-Sé(|nard. 

h) la |iaiap!é;;ic par Icsinn de la i('t/iiiii ilorsale moyenne csl la 
pins ((imnnine de lonles, el c'esl elle (pii rna servi de Ivite puni' 
la descriplidii dn syndrdnie paraplégie. Les iniisclcs de Tabdumen el du 

dus sont paralysés snr luie 
lianlenr variable selon (jne la 
lésion si('i;e à un niveau plus 
ou moins élevé. Lorsque les 
troubles de lu sensibilité sont 
ti'ès aecuscs, la limite supé- 
rieure deranestbésie peiinet- 
tra de préciser la liaulenr de 
la lésion. Dans les myidites 
transverses de cause sy|diili- 
ticpieon autre, les troulilesde 
la sensibilih' sonl. (>n "cni'ral 



l''iS. ■(!. — Héiniplésie spinal.- iiir,iiililr 
K^iiiche, avec ari'ét de (lévelniqi.innii 
niai-fiué siirloiit nu inenihi'e >ii|icn''iir 
.•I syniiniiMi' df lirown-Si'i|uai(l, iviiiini- 
l.'ini à la^i' lie iinzr ans chez nn lunnnie 
ilr vinsl-li'ois ansfl d'iil-isino Iranniali- 
i|iu. — balle dn calllii-e de six niilliniè- 
li-."- dans la région cervicale de la 

1 Ile f'piniére, Anssiiftt apn-s lae.i- 

<lent, l'.'iiraiil riil pajalxM' drx dnix 

IV-r-ieni' ^.nirhr I.;, |,:,,:,I,M.- A.-^ li.rui- 
hres div{,:i, Il III lis. mais 1,- ma- 
lade r.-sia plli~ lailile du Ciité gauche. 

Aelnellc iit la ilill.Tencede force d'un 

cùlé a laiilivrsl p.- ciisée an\■mem- 
lll■es^.lp,•ll.■lll^ ,1 iiiill,..-iiiv mrmliivs 

l'Ile e>l li-eiem.-ill r.inliail m .■, Mir- 
liml au niveau des lléchisseiirs de la 
main el des doigts qui sonl en lleviim. 
.Mais le malade peut se ser\ir di- 
.I' mrmlirc. Il rxisle un aiTél de 
il.-\i-l(i|i|iiiiirn[ miiseulaii-e et osseux 
si iiiii.ilileiii.Mi plll^ pelile que celle du 




très accusé sniloul à l'avanl-lnas el à la mai 
côté droit et le membre supérieur est de 5 centimètres plus eimii ijn-' ^imi ii.n 
inférieur gauche n'est pas contracture, mais il est également diininii'- il'- \hIi 
notablement moins cependant que le membre supérieur. Kxagéi-alioii dr^ i.iirMs 
léens des deux cotés, l'as de clonus du pied, pas de siiine de« iuIimI^ I,i- i VII.ms , 
sonl vifs à gauche, i.e réilexe olécranien droit csl almli i i Ir nilcv. laili.ildr 

Sen-ihililé. Ilissociation à tvpe syringomyéliquedans l.i i h'- dmiiidn iiii|iv n 

3- racine dorsale (lig. .451 et 4oS;. Du coté paralysé le- m,iimI.iIiI.- jh hI I.s -.ml i 

nomèncs oculo-impillaires. l'as de troubles sphinctéiiens. I,a radiogiaphi.' a n 
jeclilc était encastré dans la lame gauclie de ia (>• vertébrale cervicale el ipi il 1 
canal racbidicn. 



. I., 
I il.' 

|.;il..|l.iiiv 



.■la.hil- 
rl r.'idial 

IIIX.Tli. 

lali 

. ,1,- pl,.- 
!.■ piu- 



Tinii i:i i:s Di: i \ vni ii m-: 



,iss(v. pi'ii iii;in|ur'>. I':ic (iiiilii'. il;iii'- le ia> Ai' ((iiiiipiomoii mciliilhiiic 
|i;ir une |i,i(li\iiir'iiinjiil(' ou une liiinciir, ces liniilili'S soiil soiivciil lii-s 
iicciist's, fl (■"••st (hiiis CCS cjis (|iic l;i liiiiilc Mi|pciicmi' do 1 iiiicsllicsic ilii 
lidiic sci;i il'iiii |(i('cicii\ sccdiir-- pdiif l'hililif ;i\cc juccisioii l;i liiiiili 
Mi|iciicmi' (!:' I.'i 

ri La |iai :i|ilci;ic 
par Icsidii iln rcii- 
flenn'iil Idiiilxiiir 
csl (ii'diiiaii'ciiKMil 
llas(|iic cl accoiii- 
paj;iicc d'ail (ipliic 
luiisciilairc. dclcn- 
diio cl de dislrilui- 
lidii varialili's sidoii 
le scjiiiient Imn- 
liaire lésé, l.e rc- 
llexc Ktinlicii es! 
ai)()li. ainsi i|iii' le 
réilcxe ciéiiiasli'- 
rien. l.e léllexe 
acliilléeii est iim- 
servé. 

I.orsipi'il s"ai;il 
d'uiieciimpressidii. 
les Iroiihles de la 
sensibilité smil n'- 
partis dans les tci- 
riloires culanés 
innervés jiar les 
(|nati-e premières 
racines lonihaires. 
(Yoy. Tof'Mirdpliic 
rad iculdirc des 
traithlcx ilc la soi- 
sihilitr.) 

(I) La pai'iiplégie 
par lésion dt; la 
moelle sacrée — 
V'' loniliaire, 1'" et 
II" saci'ées — s'accompagne hahitnellemenl daliopliie mnscnlai 




-. 80. — Aln.|.liir llUlSlMll^Uru llis piOIlUllC.-t: d.-^ TlIfl.il.lV- Mll.ji.'lUS 

chez iin liomiue de ti-ente-neul ans, dans un eus <l'écr.iseinent du cône 
terminal et de la queue de cbevaï par une fracture de la colonne 
lombaire avec luxation du sacrum en avant. — Diagnostic conlirmé 
par l'autopsie. — Le malade ne commença à récupérer une partie de 
l'usage dcscs jambes que dix-huit mois après l'accident. (Bicêtrc, 1S9i.) 



Sa 



cause la plus (u'dinaire est une compression. La paraplégie l'rappe les 
muscles de la région postérieure de la cuisse, les l'essicrs et les muscles 
de la jamlie et du pied (lîg. SO). Le réflexe rotulien est conservé, le 
réllexe acliilléen et le réflexe ciilané plantaire sont abolis. Les troubles 
de la sensibilité occupent le domaine de LV, SI, SU. 



■.'86 ^i.Mioi.iii.ii: iti sYsri'iME xicnri:i\\ 

(• (jiiant :iii\ h'siiins (lu co/zr ;//(''/((//rt//7', — SIII,SIV,S\ cl nerf cocry- 
;;i('ii — elles iclt'vonl soil (riiiic comiircssioii par Iramiialisnifi ou par 
tuuii'ur, soit iruue liéuialoiuyélic. Kilos doiuii'ul lieu à des troubles de 
la seusiljilité. des fonctions i;énilales et des s|)hineteis (|ui seront étu- 
diés plus loin. iVoy. Trotihlm de ht sciisihiliti', p. li'2.) 

Dans les cas de conipressiou, il est l'oi'l rare que la moelle sacrée ou 
le cône médullaire soil seul lésé, cl le plus souvent les racines lombaires 
III, IV, V, el les racines sacrées qni sortent du canal racbidien 
au-dessous du conc médullaire sont enfilobées dans la compression. 
Il en résuile des symptômes de di'licil moteurs et sensitifs dans 
le domaine de ces lacines (|iii modilienl le lai)lenu clinique, et peu- 
vent |iailois renilic 1res diriicile le diagnostic entre un syndrome de 
la niocdle sacr(''i' on dn t-ùwi' leiminal et le xiiwlniiiic di- la (junie de 
flicral. 

/■) La parapl(''iiie par lésion de la qnene de clieval esl une paraplégie 
llasque, alï'opbique. et doulournisc atteij^nanl les muscles de la partie 
postérieure delà cuisse, ceux de la jambe, du pied cl de la fesse; les 
nius(des de la région antérieure de la cnisse, le psoas iliaque (Y, IP, et 
III' lombaires), sont relativement respectés. Le réflexe achilléen esl 
aboli, tandis que le réflexe palellaire est conservé si la lésion siège au- 
dessus de III; les spliincters sont paralysés. (Voy. Séininlorfie des para- 
h,sics.) 

L'anestbésie es| de règle; elle occupe la ninipieuse du recliun, de la 
vessie, le scrotum et la verge (cliez la femme, la vulve et les grandes 
lèvres), le j)onrtoui' de l'anus el la région fessière; elle s'étend snr 
le membre inférieur en bandes radiculaires qui varient suivant le 
nombre des racines lésées — anesthésie en forme de selle, de fer 
à cbeval. etc. (Vov. Srinioloç/ie de la scnsihililé. Topoçfrnphie radi- 
culaire. ) 

Ce n'est donc pas nue para|dégie de tyj»' mi'dullaiic ; cest nne 
paraplégie p(''iipli(''ri(pie. par lé'sion radicuiaire. 

(!| Variétés en largeur. Hémiparaplégie. Syndrome deBrown-Séquard. 
— Kniin les |)araplégies médullaiies varient encore suivant l'extension 
en largeur de la lésion. 

Il n'est pas rare, en effet, que la lésion porte inégalement sur les deux 
côtés de la mocdle, et (|ue l'intensité de la paralysie ne soil pas la môme 
pour les deux membi'cs inférieurs. Il arrive même assez souvent qu'elle 
|ir(''domine neltemeiil d'un côté, il (M1 esl enfin d'antres où elle est stricte- 
ment unilalc'rale. 

I.'lu'miparaplégic esl 1res souvent de nature trauinaticpie — plaie de 
la moidle — mais elle i)enl aussi relevei- d'une conq)i'ession — pacliy- 
méningite, lumeur — d"un foyci' myéliti(|ue ou d'une hématomyélie. 
D'abord flasque, elle devient bientôt s|iasmodique. Cettiî liémiparaplégie 
esl assez souvent dissociée. (yo\. Parapléf/ie dissociée, p. 275.) 

Dans ces cas de lésion transversale incom|)lèle de la mocdle épinière, 
selon la profondeur plus ou moins grande de la lésion, les troubles de 



iiiiii lui:^ II/-: I A Ml II III II:. in; 

hi -cnsiliiliU' |in'(loiiiiiii'iil cm |iiirl('iil i'\< liisixciiiciil sm le ci'ili- opiKisr 
à la |)ai'al\si('. 

.If ia|i|ii'll(' i|iit' dans le -vikIiihiic iIc lîr nw n-S(''(|iiar(l cla^siciiic : 

I" Du côU' (le la lésion s'oliseivcnl (iilir'miinriii's diiocls) : la paialysic, 
riiv|)frt'slliésio ciilanéc, avec dos alli'ialioiis du sens musculairo. de la 
sciisibilitt' à la pression et de la soiisiltilité osseuse, des lroul)les vaso- 
Mioleurs avec élévaliou de (eu)i)éialuie du iiieinbre; 

'1" Du colé opiiosé à la lésion (pliénouiènes croisés) : l'inlégrilé de la 
niolililé. ianestliésic |)orlanl sur loiiles les sensibilités, sani' les sensi- 
bililés pidlbndes. (Voy. SijiKlniiiie île llroivii-Séiiiiard.) 

1, existence constante de ce syndrome dans riiéniiparaplégic! de 
cause spinale, peiinetira toujours de reconnaitre cette dernière 
et do la didéiencier d'une monopléçjie crurale par lésion corli- 
calr et dans lai|iiclle il n'cNisIc janiais de syndrome de lirnwn-Sé- 
(|uai'd. 

Diagnostic et valeur causale de la paraplégie dans les 
lésions de la moelle épinière. — L'élude analyti(iue d'une jiara- 
|iléjiie médullaire, pai' les seuls lenseignemeiits quelle donne sur le 
siège et l'exlonsioii de la lésion, sur les symptômes associés, sur l'évo- 
lution et la succession de ces symplinnes, permet le plus sonxcnt de 
poi'ter le diagnostic de la cause. 

Les principales causes de para])légie médullaire sont : 1" le trait- 
matisnic; "i" la compression ; 5° le ramollissement on myélomalacie et la 
sclérose de la moelle; -4" V liémorraç/ie (hématomyélic) ; o" les lumcurs 
inira-inédullaires et la syriiKjonnjélie. 

1" Paraplégie traumatique. — l.e traumatisme peut porter d'emblée 
sur la moelle; c'est, [lar exemple, une section biusque par un coup de 
couteau ou par une balle de i'c\ol\cr. ou liien il est indirect et la moelle 
n'est atteinte que secondairement jiar une vertèbre luxée ou l'racturée. 
Ces dilTérenfs traumatismes déterminent habituellement une paiaplégio 
à début brusque, et celle-ci peut être totale au début, cpielle que soit 
l'étendue de la destruction médullaire et son niveau exact. Les destruc- 
tions unilatérales, dont les coujis de couteau sont les agents les plus 
ordinaires, se manifestent clini(pi(Mnent selon la bauteur de la lésion 
sous l'orme d'hémiplégie ou d'hémiparaplcgie spinale avec syndrome de 
Hrown-Séqnard. Les destructions totales de la moelle sont suivies très 
Créqnemment de mort; lors(|ue le malade en réchappe, il est condamni' 
pour le reste de ses jours à une paraplégie flasque. Si la moelle est incom- 
plètement détruite au niveau de la lésion et que la conductibilité de l'or- 
gane ne soit pas interromime d'une façon trop intense, après une 
période de flaccidité plus ou moins longue, apparaîtra la paraplégie 
spasmodi(jue. 

2° Paraplégie par compression. — Klle est extrêmement t'ré- 
(jucnte. La compression est exercée soit par une lésion traumatique 
ou spontanée de la coloiuio vertébrale, soit par un épaississement dt" 



■2KS ^iMiiii.oaii-: m sysiimi-: m:iii i:i x. 

l;i (liirc-iiiric — |i;uliviiir'iiiii;^il(' cxlciiir (iii iiilciiic, — sdit par une 
liiiiiciir — Imiiciir Miliilr (CNdsIiisr-^, liliioini's, s;i icdiiics. j;lionios, 
sv|ihil(iim's) ou lii|ui(l(' alicrs l'idiil. kysic liyil;ili(iiii' cl siirUiiil iii(''iiiii;iilL' 
spiiiali' kYsliqur ( S|iillci-, lliiisicv) di'vi'IopiKT à l'iiili'iiriir du ciiual raclii- 
.lirn. 

La iiarapl/'i^ic pai' cuniiMOssiou csl le plus suiivciil spastuo(li(|ii(', ipit'l- 
(picluis llaL'cidc ; la flaccidih' pcul rire ()l)S('rv<''(' dans des cas de c(Mnpres- 
siuu iiicouiplèle de la iihicIIc (Kadiicr. l'ahinski. Ilalud) mais, il u'csl pas 
lies larc alurs de voir la llaccidilé ('lie rcuiplaci'c, à plus (lu uinius 
hic\c r'cln'ancc, jiar Tclal spasiM(idi{|nc. 

I.c mal (If l'oit est la cause la |dus rr(''(|ueule de la |iaraplcj;ie par 
(iMupiessidu, (|ui recounail alius c(uuiuiî (iri;iiue suit une carie vei'té- 
hral(! el nue compression (h; la nioellc^ par les riai;nients osseux, soil, el 
lieanconp pins souvent, une pachyméningite localisi'e, soil encore un 
ahcès IVoid développé à l'iidérieur du canal racliidieu. 

Le début de la paraplégie potli([ne |)eul èti-e lirnsipie : le l'ail est laïc 
el il s'agit d'ordinaii'c de ririiipliou d'un ahcès IVoid dans le canal raclii- 
dieu, ou lieancoup |)lus rarement de l'airaissenienlbrusque d'une vertèbre. 
Le plus souvent le début esl lent, progressif et, chez l'enfant, il faut 
savoir dépister la paraplégie commençante qui ne se manifeste que par 
un peu de fatigue dans la marche, l'exagération des réilexes tendineux 
el ([uelquelois le signe des orteils. 

De même ipie pour les tumeurs intra-rachidiennes et le cancer 
veilébral. la compression occasionne deux espèces de symptômes : 
les uns exIra-nK'diillaires ; les antres intra-médnllaires , les symp- 
lomi's exira-niédnilaires sont représentés pai' des psendo-névraUiies, 
doul le pKicessLis anatomiipie est une véritable névrite comparable à 
celle ({iii se (h'veloppe après une lésion traumatique. Aux pseudo-névral- 
gies, (Idul l'absence de points douloureux exagères par la pression donne 
iMi caractère très particulier, peuvent s'associer des troubles tro- 
phiipies du côté de la peau : le zona, les bulles |)eniphigoides, les 
es('arres, el. dn côté des muscles, la paralysie, l'atroiihie plus ou uniius 
rapide. 

Les ])seii(li)-M(''vralgies ne sont pas distribuées suivant le trajet d'un 
seul iiei F: à cause de leur origine radiculaire elles se répandent sur plu- 
sieiiis Ironcs nerveux. ((^ sont en réalité des irtdiciilalgies ; e\\es sontuni- 
latéiales dans le cas de compression unilatérale; elles peuvent être un 
guide précieux pour le diagnostic exact du siège de la compression. Elles 
sont p;nliculièi(!meut intenses dans le cancer vcrlchrctl (llawkins, Leyden, 
(lliarcot. Tripier, Lé|)ine) el reconnaissent nn mécanisme sur lequel 
(Iharcot a spécialement attiré l'attention; c'est par l'alfaisscment des 
vertèbres el la compression des neris dans le lion de conjugaison que 
sont produites les pseudo-névralgies, (^(^s douleurs et la paraplégie qui 
les accoin|(agiie constitueiil nu syndrome désigné par Cruveilliier et par 
Cliarcdl sous le iioiii de « (laraplégie douldiireuse des cancéreux ». 
Idi-qne la \\-j.\tn\ lombaire esl alleiiile. les (Iduleiiis irradient le long du 



I III II m /■ > /;/ / 1 Mal II III' -im 

liaji't lies iiciTs d('< im'iiiliir> iiir(''iii'iii ■- ; clic-- miiiI |ii'rin;iiiciili--. iii.'iis 
s"('\aj:('r('iil |tiir (•ii^(-~ cl (Icxinini'iil ;ihs(ilimu'iil .ilmcc--. IJIrs muiI dis- 
liiluKM's (lillV'ii'imiii'iit -^iiix^iiil le sii'iji' (If la Irsidii. 

Ilaiis la |iaia|ili'';:ii' |iar mal ilc l'oll, raHilmlc ili'^ iiiciiiliii's iiilV'iii'iHN 
il IClal s|ias|ii(Mli(|iii' csl (riMiHliailv (clli' de ri'\li'nsiiiii. ^lais clir/ 
reiirant. |iliis larciin'iil clic/ I adiillc. mi \ni| assez soiivciil. dans les cas 
anciens, le l\|ic en lle\i(in succéder |icn ;i pen an type d'exlensidu. 
Lesjandie-- --onl alm^ coinnic i'cci(i(|ne\ illi-cs sons le Ininc cl [larlois à 
nn U'I deure. .|iie dans miii lil I enlanl ni' |ienl resler ciaulic i|ne suc 
le eùl('\ 

l.a |iara|d(''i;ie |iar ccMn|)ressi(in. (|n idlc snil s|iasni(idi(|iie un llaccide. 
ne|n('scide pas de (araclèresiini Ini siiienl |H(i|M'es.en dehors des psendo- 
névrul^ie-- cl des liinildes li(iplii(pies (|ni relèvcnl de la c(Mnpressi(in des 
racines, an nivean de la lésion. On penl diic d nne l'açfHi jfénérale (pie les 
compi'essiiins iiu'innplèles |)i()dnisenl la par-apléi^ie spasmodiipu' d'cndiir'c 
ou la parapléfiie llaccidi» Iransiloiic alionlissanl ii I (Mal spasMioili(pie ; 

les compressions totales avec inlerrnpii le la moelle, les paralysies 

flasques permanentes; les ciniipressions unilalt'rales, I iK'iniparaplégie 
spasmodii|ne avec hémiauestli(''si(' croistV'. La para|)légie du mal de l'ott 
peut sami'liorer et {in(''i'ii' nn^nc jtarl'ois complî'lement au point ipie, 
plusieurs mois après ratnendement des symptômes, il est impossihU; de 
retnnivt'r les traces de la parapl('f,ne. Ce r(!'sullat favoralile. rpii ne 
s'observe guère du reste que dans les cas de compression N'gi're. lien! 
à la rétrocession du processus de pachyméningite. 

La compression de la moelle est liahituellement lente, mais elle penl 
aussi survenir brusquement et en dehors de tout traumatisme, par la 
rupture d'un /.//.s/c hiiiUitique. d'un iihcrs. (Tiui aiiévrisine; même si la 
compression est h'gt'ii'. on peut (d)ser\('r ime (laraplégie ilas(|ue avec 
anestbésie et paralysie de la vessie et du rectum, elle est alors de courte 
durée et mérite bien la dénomination de i-lioc de la inoellc que lui a 
donnée mon illustre et regretté maître Vulpian. La paraplégie par com- 
pression brusque est encore le résultat (rnne luxation vertébrale due 
à un traumatisme ou à un mal de l'ott; lorsqu'elle s'étend aux (pialre 
membres, après une fracture ou une luxation d'une vertèbre cervicale, 
la paraplégie llas(|ue s'associe à des troubles giaves de la respiration et 
de !a circulation, et, si on n'intervient h temps, la mort rapide en est 
d'ordinaire la consi'M|uence habituelle. 

Kniin, dans certains cas de compression dus à nue tumeur \\vs \ascu- 
laire, la paraplégie |ieut revêtir une allure inlerinittenlc, disparailie 
plus ou moins complètement, puis se reproduire de nouveau, traduisant 
ainsi I apparilion de poussées congestives on hémoiragiipies dans le 
néoplasme. 

5" Paraplégie par myélomalacie. — Les |iaiaplégies par mvélomalacie 
recomiaisseiil pour oiiuinc mie (irlcrilc iii/'cctii'iise obliléiiinlc ou |)ai- 
fois un aniieiiu de jnu-lnjiin'ii'nuiilc. Dans la paraph'gie svidiililifpic. il 
s'agit ordinaire iil d'un processus de iiiciiiiifjo-niiji'lite : mais ici la 

Dejf.ri.ve. — SiM]ii(jlci),'ie. 19 



•>'.)n si:\ii()i.i)(:ii-: Dr systfmi: M-:iivi:rx. 

l(''sioii iii(''iiiiii;(''(' csl oi'iliii.iiiciiicnl {ii'ii ;iccus(''('. Il ii Csl |i;is l'iui' du 
fcsic (I (ibscivcr des ailérilcs iiircclicMiscs spinales sans paidiyinéniiijjile; 
il exisle (■^aleinenl des |iailiyinénin^il(!s sans arlérile obliléiaule ; mais 
ee|)enilanl, à nn)ins d un volume ('(msidérablc l'éalisant une véritable 
Inmeur, et e'esl le cas |HMir la méninf/ilc spinale circonscrite on k\jsli(i>(e, 
les |iaeliyméniiij{ites int'eetienses n'agissent ^uère sur la meelle (|ue par 
la tlnombose des vaiss(>anx (|ni les lravers<>nl. 

Tontes les maladies iuleetienses sont snscejitibles de tiélei'miner des 
loealisalions spinales, assez ini|)roprement appelées niijélites transvej'ses, 
et provoipiaiil un lamollisserneiit plus on moins étendu de la moelle. La 
grippe, l'érysipèle, la lièvre puei|)érale, la variole, la Inlterenlose, ete., 
penxeul èlre suivies de complications médullaires; la paraplégie se ren- 
cDidre dans la convalescence <le la lièvre lyjdioïde; elle |)eut l'aire partie 
des complications géïK'rales de la blennorragie. 

On coimait de même des ras de myélite transverse consécutifs à des 
méningites céiébro-spinales, à méningoeo(jnes on à mici'obes indéter- 
minés. Assez souvent enlin ces artériles infectieuses surviennent dune 
façon isolée, comme niiiqne manifestation d'une infection indéteiininée. 

Mais de toutes les infections, c'est la syphilis (pii, de Ijeauconp, est la 
cause la plus fréqui'rite de |)arapli''gie. C'est celte forme que je décrirai 
connue Ivpe de paiaplétiie pai' mvélomalacie. 

Paraplégie syphilitique.— La paraplégie syphilitiipie peut être flas(|ue 
ou spasmodi(|ue suivant la nature et le degré de la lésion; la paraplégie 
spasmodicpie est la forme habituelle de la syphilis médullaire. 

Le maxinnun de fré(pience de son apparition est, d'après Fournier, entre 
la (pialiième et la dixième année a|)rès l'accident primitif : Jiirgensen, 
liroadhent et Hnzzai'd arrivent à peu près à la même conclusion; elle peut 
être très précoce et survenir dans les premiers mois qui suivent le 
chancre (.Mauriac, liichet, Gilbert et Lion, (ioldflam, Soltas, etc.). J'ai vu 
des cas survenus six mois après l'accident |)rimitif. Les avis sont [)artagés 
sur le fait de savoir si la paraph'gie syphilititpie apparti(;nt à la syphilis 
bénigne à l'oi'iginc ou à la syphilis gi'ave. liroadhent, Maui'iac, Fournier 
incriminent surtout la sy|ihilis bénigne on d'intensité moyenne: tandis 
(pie pour Vinachc, Giliiert et Lion il serait assez fréquent que la paraplégie 
se manifestât au cours d'une syphilis maligne dès le début. D'après les 
nombicux faits de |)araplégie syphilili(|ue qu'il m'a été donné d'observer 
jusqu'ici, je ne puis souscrire à celte dernière opinion, et je me rallie 
complèlement aux idées de Fournier. Du reste la syphilis dite bénigne 
est beaucoup plus fréquente que cidle ii forme maligne. De môme 
liulluence d'un traitement antérieur méthodique et prolongé a été ditfé- 
remment a|)préciée: ce (pii est certain, c'est qu'on a vu la pai-aplégie 
frapper des individus ipii s'étaient très consciencieusement traités. 

Ces accidents spinaux sont causés soit par luie lésioTi primitive de la 
moelle, soit par une lésion exlra-m(';dullaire (pii réagit soudainement sur 
elle. On a n'duil aujourd'hui de beaucouji l'importanci! des altérations 
priniitivcs du racliis ou mal i\c l'oit syphililiijue décrit pour la pi'emière 



Ti;<tii;ii:< i>i: / i Mnrinri:. m 

l'ois |i;l|- l'tirlal, <•! il ol ii'idiiiiii ,iii jourd'lnii i|ili' l,i |i,ii\i|ili\i:i(' i'nI iIiic i'i 
la li)ralisati(Pii de la sy|iliilis snil sur les iii('iiiiiL;cs, s.iil viir la riioclli', assez 
rrr'(|ii('iiinii'iil sui- les deux à la lois; d oii Ir iioiii di' s\|diilis iiii'tiiiifîo- 
rnrdiillaiit' nu iii(''iiiii;:o-iii\i'lili' sy|diiiiti(|uc, par lc(|iitd rlli' es! Ir |duv 
lialiihudicim'iil (ii''si;^ii(''('. Au drlml les inriiiiii^cs sriiics |ii'm\i'|iI l'Iir 
iiil(''r(>sst.'t's ; le (issu ctiiiiDiiclir iiioliri'ic, Ir-. iiicniiiyes se Miudcid riilii' 

t'iit's l't sT'paississcnl. elles lurmeiil aulinir de la iiKielle i 'paisse 

vinde ipii la (•(ilil|iliiiie el eniieiidre les aeeideills spiliaiix : iiiilic celle 
rdiiiie aiial(iiiiii|iie (|ui ii'esl aiilre ijiie la jituhijiui'nhuiilc sj)iiiiil<' siiplii- 
lili(/iic, nous eoiiiiaissoiis encore les (idiiiiiics ilcx inriiiiKirs el la niihiin- 
(jilc siipltUiti<iHe i.\i\w^\iu\\\v\\v les \aisseaii\. arlèi'<'s el veines soni 1res 
altérés cl sont les |)riii('ipaiix aïeuls des désordres aiialoiiii(|iies el t'oiie- 
tidiiiiels. Mais les lésions vasenlaires ne se limilenl jamais aux intMiiii^'cs 
ol des alléralions de même ordre exisieul dans la niotdle. Ijini^'alion 
insullisanle i\\i lis^n mi'dnilaire par des \aisseaM\ rétrécis et épaissis 
cxpli(|ne les Irouldes ioiiclionnels et passagers du délnit, puis la ])araplé- 
j;ic (luralde. lorstpie le ri''trécissciiicut vasculaire détermine la l'ormation 
dune tlironiliose eniraiuant la formation de Coyers de ramollisscmcid cl 
la nécrose du tissu miMlnllaire. I,a moelle seule cnlîn peut être primiti- 
vcmenl alleinte. soit |)ar- le dévidoppeuKMil dune gomme en plein tissu 
nerveux, soil, cl cest le cas le pins ordinaire, par un foyer de ramollis- 
seiueul. I.a iiiiiéloiiKilaric. eomparahle en tons points au ramollissiMiicnl 
cérébral, est due à une lliromhose d Une on de |)lusicurs ai'tères d'assez 
ii-ros calilire. tliromliose secondaire a une lésion d"endartérile el de 
pc'riartérile; elle renire dans le cadi'c des ai'térites infectieuses et c esl lii. 
et de i)eancoup, la cause la jilns fréipiiMite de la paraplégie syphilitique. 

Ce court exposé analomo-palli(dogi(|ue l'ail déjà présumer (pie la para- 
plégie syphilitique iloil revêtir des aspects divers, suivant le |)rocessus 
aiiatomi(pie qui est en jeu (arlérile on heancoup plus rarement gomme), 
suivant sa localisalion (méningée on médullaire), suivant le niveau 
(cervical, dorsal, hnnhaire) on elle siège, et enlîn suivant que la lésion 
est plus ou moins étendue en iiauteur et en largeur, [{eiuaniuons cette 
parlicnlaiilé que la nmelle dorsale est la plus fréquemment atteinte, (|ue 
la paraplégie syphilitiijue est presipie toujours une paraplégie des mem- 
hres inférieurs et qu'elle relève dans l'immense majorité des cas d'une 
niyélomalacie, lésion désignée encore sous le nom de myélite transverse, 
lernu' qui est assez impropre, car il ne s'agit pas ici d'inflanimation mais 
bien de dégénérescence. En tout cas, lorsque la paraplégie survient au 
cours de la syphilis, l'altération ou la destruction de l'élément nerveux 
n'est jamais primitive, elle est toujours secondaire à la lésion des vais- 
seaux et des méninges. 

Le début de la paraplégie syphilillipie peni être progressif on brusque, 
d'où deux formes principales à distinguer : 1" paraplégie à évolution 
lente el progressive: 2" paraplégie à dél)ul brusque. 

1° Pai-djili'fiifi à évolution lente et proçp-essive. — Elle débute souvent 
par des douleurs lombaires, des douleurs en ceinture, puis le malade 



i'X2 sKMim.ocii: m <y<ri:Mi-: mihh/x 

(■'liiolivc (les scilv;i|iiill^ lie |ii(ip|('iiiiMi|s l'I de riilliliiillciili'iils, ilc lniililriir 
l't (le raiilciir iliiiis lo ini'iiiliic-~ iiilV'iiriiis (|ni soiil, aussi plus l'aiblcs; il 
iiiarclu' peu ii pi'ii en liaiiiaiil les jainlpcs, il relient (iinicileiiieiil ses 
iii'iiies ou il ('•|in>u\e de la diriieiilir' à miner, inrl'ois il a des iiiictioiis 
inipériciisi's ; il |ii'ul arriver ainsi jm'u à |irn à la |)ara|)l('îi;ie c(Mn|dèle; 
ei'lle-ei d'aillenrs u" iiei-i^h' pis el si' Iransl'orine en pai'alvsie spastiqne. 
mais le |ilns souvent, sinon loujonrs. les svmph'inn's do di'hut sont roux 
(le la rlaiidicdlioii iiilcnnUltnilc t^piintlc \\o\. p. '2(i7|. Dans eelte l'orme 
à marehe lenle, la S|)asrn'ité a|)pai'ail iien à peu el. la paraplégie une fois 
(■'laldie. le malade se haine lenlement avec de firands elVorts. les jambi's 
railles: la raideur nnisenlaire es! en ell'et heaneoiip jilus intense (pie la 
paralysie. Les réflexes s(nit exagérés, il y a d\\ elonns dn j)ied et de la 
rotule; au repos la contracture peut èlre |ieu maKpK'e; il n'y a pas de 
douleurs aigués, mais un seul imeni delassiliide. de faiblesse et deiaidenr; 
la vessie fonctionne mal, il y a de la r('tentiou des urines ou de rinconli- 
neuce: ces symptinnes metlenl des semaines et des mois à évoluer; ils 
sont susceptibles de s'améliorer avec un traitement spécifique. Les syphi- 
litifjues qui sont atteints de cette forme de paraplégie, désignée par Eib 
sous le nom de pavalijsie spinale syphilitif/ue, sont beaucoup plus spas- 
modii|ues ([lie paralytitines; liabituetlement même ils sont spasmodiques 
(lès le débiil. La force musculaire est souvent très peu toucbée et les 
malades peuvent encore opjioser une grande force de r''sislance aux mou- 
vements d'extension et d(^ flexion qu'on tenle d imprimer à leurs mem- 
bres iuf('rieurs. (Voy. Paraplrr/ic spasinodiqtie.) 

2" Pdiviplrfiic à début britsqm'. — Chez d'autres individus — et c'est 
du reste ainsi ([ue les choses se passent très souvent — les accidents 
ont une évolution toute différente, la paraplégie survient brusquement, 
quel(|uel'ois an milieu d'iui état de santé parfait, son début estalors aussi 
soudain que celui de (X'rtaiues hémiplégies; il y a atlnque de paraplégie. 
Pourtant les malades avouent assez fréquemment que, quelques jours 
avant le début des accidents, ils ressentaient quelques sympt('nnes : les 
uns accusent une céphalée tenace, de la diplopie, des (roubles de la 
vue: d'autres ont soiilfert de courbature, de raideur, de douleurs rachi- 
diennes plus violent(>s la nuit, de douleurs, de fourmillements, de picote- 
ments dans les membres infc'iienrs, d'hypoeslbésie plantaire ; d'autres 
ont eu des troubles de la niolilité. Les membres inférieuis étaient raides 
el licmblaient. la fatigue survenait plus rapidement, l'ascension des esca- 
liers était devenue |)énible, la course impossible à cause de la raideur 
on de la faiblesse des membres inférieurs. Les troubles s|)binctériens 
sont lré(|nenls pendant celle jjériode prémonitoire (rétention, dysuiie, 
pollakiiiriei ; on signale encoi'e la dépression génitale, pins rarement 
l'exaltation, des érections lentes el incomplètes, l'acte sexuel imparfait. 
Tons ces synipt(Mnes sont non seulement variables d'un sujet à l'autre, 
mais chez un même malade ils varient d'intensité d'un jour ;i l'autre 
dans des proportions considérables: ils Iradnisent clini(|uement l'insuf- 
llsaiice el l'irréynlarilé de la circiilalion nu'dnllaire. .l'ai pu ol)server 



moi iii.hs m-: / i \uiiiini:. t.q 

(le-- suil■l^ (|ui s ;ill;iiss;ii('iil iiius(|ui'iiit'nt Mir Ir miI cl cIkv l('S(|iirU ccl 
fll'(iii(lrrinriil îles jiniihcs se iv|ii''|,i |iliisii'iii s lois ,i\,iiil I iiislall.'iliiiri 
ilt''linili\i' (If lu ii;ir;i|il(''i;ii' : ilMiiIrcs iiinladi's avaient inésciili' |M'ri(laiil 
un joui' le |ili(''iioiii(''ii(' (le la cLiiKlicalioii iiiloitiiillonlo spinale, (liiez 
cerlaiiis snjels eiiliii. ain-~i (|iie je l'ai déjà lail reinai(|iier-, ces synij)- 
toines (Mil l'ait e(iiii|)lctemeiil dét'anl cl rallai|nc t\r |iai apli'^ie n'a l'Ii- 
|irt''{'édce d'anenii sif^iie avaMl-cdiirciii . 

Chez les lins ralta(|iie lie |Kiial\--ic siii\iciil dans le junr. clic ria|i|ic 
l'individu en plein exercice, |ieiidaiil la iiiarclie (lu iacdiiisc' ses janihes 
llécliissenl et il s'allaisse sur le s(d : pciidaul (|Uékjues iiislaiils il lui esl 
iinpossilde de se iclever. mais il n es! pas très rai'e (pi après (pieiipies 
eU'orls il réussisse à se di<'sser sur ses ianilics et (pi'il puisse reulicrcliez 
lui : clii'z ceitains malades, le méiiic accident se reproduit plusieurs t'ois 
avant l'attaipie de pai-apléj;ie di'diuitive. Ces petites atlaipies de parapl(''i;ie 
préiuonitoiies. (pii sont dues à j'anémie transitoire de la moelle par 
iiisuriisaiice de la ciiculation (syncopc^sde la moelle), sont des sym|itômes 
tic même ordre cpie reiroiidrement des jaudies ou la claudication iiiter- 
inittonle. ce sont des troiiMes i'onctionnels; ils oui une grosse iiiipor- 
fauce. ils éveillenl en ell'et raltenlion du malade et du m(''deciii cl (c 
dernier peut alors instituer iiu tiaitenienl spécifique intensif qui conju- 
rera les aix'idents redoutalilos d(> la nivi'domalacio. Ces averlissements ne 
sont |)as mallienreiisenient lanistants ou liien, n étant qu ébaucli(''s. ils 
n'ont pas attiré 1 attention du nialadi' ou du médecin, parfois ils oui lait 
coiiipléleiiieiil (U'Iaiit : I ailaipu; de paraplégie survient alors liiiisipie- 
iiienl. soil sans caiisi' occasionnelle, soit dans nue |iériode de siiniie- 
iiage. il la suilt> d'excès de lahli' ou d'excès vénériens, ou liien encore 
le malade attribue pins lard s;i paialvsie à un refroidissement: les choses 
se passi'iit au début comnie dans l'altaipie prénnuiitoire; les jambes s en- 
gourdissent et faiblissent, la slalion didioul devient impossible, le malade 
a |)ouilant le lenips de s'asseoir, mais il ne |pourra plus désormais se 
relever. It'aulres tombent l'oiidrovés dans la rue, ils racontent |ilus tard 
ipi au moment de leur clinle iN mil en nu étonrdissement, nu voile leur 
a passi'' devant les veux cl. hicn qnil n'v ait pas eu, à pru|)reuieiil pailer. 
perte de connaissance, on ne saurait mieux dé'sigiier ce mode de début 
que du nom de début apoplectiqiii'. Il n'est pas raie non |)lus que la 
paraplégie débute |iendanl le sommeil on au momeiit du réveil: dans c(! 
dei'uicr cas, l'attaque poiiiia avoii' été juécédée de quelques lieures par 
une létention d urine on des dimleurs rachidieunes très vives. Le matin, 
en se levant, Icmahele s'allaisse bnisipiemenl sur le sol; si le début a 
été rranchement noctiiriie. il coiislale (pie. malgré ses etforts, ses jambes 
lestent immobiles, il les sent mal. Dans la très grande majorité des cas, 
les membres iuférieurs seuls sont paralysés, les membres supérieurs 
conservent intégralement leur motilité et leur sensibilité. 

l'ne fois constituée, la |)aiaplégie sy|)liiliti(|ue ne dilVère en rien des 
antres formes de paraplégie. Klle |ieul être très variable selon le degré, 
le siège et révolution des lésions. Je ra|)pelle que la paraplégie syphili- 



??•, sÈMKii.ocii-: 1)1 s)-<ri':\ii: M:i:ii:rx. 

li(|Mc ;i |ir('M|ii(' Idiijdiirs uni' Incalisalidii iIoismIc : h l;i région I I)aii(' 

nu ;'i la r(\i;inn ccrvicali' — Incalisaliniis <railh'iirs rares, la |ii-('ini('r(! 
sminiil — clli' |iiMil se ((iniiiliiiiicr (ratroiiliie iniisculaire plus on moins 
l'iciulnt' par (Icslrnclioii des cellules inolrices. l'our que cette évenlualité 
se réalise il faut que le foyer uiyélili(|ue occupe une certaine hauteur. 

Iians la forme à liélmt brusque, la paraplégie est d'abord flasque, les 
réJlcM-- tendineux sont parfois abolis ainsi que les réllexes cutanés; on 
peni trouver dès le début le signe des orteils ; il y a de la létenlion ou 
de l'incontinence des sphincters, et des troubles assez variables de la 
sensibilité (pii, le plus souvent, diminuent assez rapidement et souvent 
disparaissent au bout d'un temps variable; l'anestliésie totale persistante 
impli(|U(' nue mvélomalacie très étendue, équivalant à une section totale 
(II' la Ile, el d'un pronostic très grave au point de vue d'une amé- 
liorai ion ull('rienre. Elle peut aboutir rapidement à la mort par 
cscarics varii'cs ou infection urinaire; mais, sonnne toute, ces complica- 
lions sont assez rares dans la syphilis spinale. 

Le plus habituellement, après une régression plus ou moins mar- 
(piée. In paraplégie devient spasmodique, accompagnée assez souvent de 
fourmillements, d'engourdissemenis, parfois même de sensations d'arra- 
chement ou de brûlure, imputables aux lésions méningées radiculaires 
concomitantes. Dans ces mêmes formes à début brusque, la régression 
peut parfois être considérable, ne laissant qvi'iine paralysie spasmodique 
légère, très légère même, et ne troublant (|ue peu la marche. 

Quel que soit le mode de début, et quelle que soit l'intensilé de la 
paralvsie. on peut dire (pie dans la pai'aplégie syphilitiipic, une fois 
l'état spasmodique conslitué, ce! élat spasmodique prédomine le plus 
souvent sur l'état paréli(|ui'. I.a conhaclurc peut être telle qu'elle 
em[ièche le malade non senicmi'iil ilc inairlici- mais encore de se tenir 
debout. Dans ces cas les membres inliTicnis op|iosent une résistance 
considérable, parfois pi'esque invincible, aux mouvements passifs. Si le 
malade peut encore marcher, la contracture ])lus ou moins marquée au 
repos s'exagère beaucoup à l'occasion des monvemenls volontaires et de 
la marche; si le malade est assis, ses gencnix sont rapprochés l'un de 
l'antie par une contracture des adducteurs, {.(nsipiii marche — el le 
|ilus souvent il ne peut le faire qu'en s'aidani de béi|uilles ou de cannes, 
— la démarche ofl're tous les caractères de la démarche spasmodique. 
Les sujets (|ui n'ont subi (pi'une alleinle plus ou moins légère avancent 
à petits jias. sni' la pointe des pieds, les jambes sériées l'une contre 
l'autre; ils ont une allure sauliiiauli'. 

Les troubles scnsitifs sont i-arenicul 1res accus(''s : ils aUccli'iil parfois 
une forme dissociée rappelaul plus ou moins evacleiui'iil le mode de 
dissociation syringomyélicpic 

Ainsi ipie je l'ai di''jà iiidi(|n('', assez souveni dans la |iarapl(''gie syphili- 
lii|U('. au di'bul. on observe une prédominanc(! des symph'nnes d'un côté, 
puis géïK'raleiuerit les diMix jambes se preuneul. 

Beaucou|i |)lus rarement la paralysie reslc lo<alis(''e à un seul lôli' du 



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(■(Pi|)s dans le (■.•!>. r;in' ilii icslc. de li'>.i(iii ccrx iialc. mi ;'i un >riil iiiciiilin' 
iiilV-riciir. s'il s"a|^il il iiiu' iiii''iiiii^(i-riiV(''lil(' dr la n'^inii ildi'^alc, la Icica- 
lisaliiMi (le li('aiic(Mi|i la phi^ cmimiimt'. Il cvislr ci'iifiKlaiil dr- cas. cl, 
[Kilir ma pari, j en ai hIisitm' (^H'hinc^-un-- on. la nn'niniid-inxclili' clan! 
imilali'ialc. clic >!■ Iiadinl |iai- nnc li(''nii|iaia|il(''i:ic s|iaNni(idi(|nc avec 
aiicslliésic crniscc s\ndi unie de Urnwii-SiMiiiard ( l'HIel . (Iwen. lices, 
t'.liaiTdl cl (innihanll. Ilerlel, Heierine cl Andri- Tlmniasi. 

Le sviiilriMMe de l>|-(i\\ii-Si'(|nai(l pcnl iMic cinnplcl mi senleinenl 
ébauché. Dans le ]ii'einici' cas, nn -enl nicnilire inlci icni- e>l |iaial\si'', il 
V a (le Cl' colé li\|iereslliésie ciilanée avec alléialinn dos seiisiliililés |irii- 
foiidos, et (lu laMé sain une aneslliésie laclile, ddiiloiirense el (hernii(|ne. 
Le sviidrnme peni n'èlie (|ii"(''l)au(lié l(ns(|ue la |iaialysi(> n'est (|nc |nc- 
doniinaide d'un ci'dé el laneslliésie du col('' opiinsé. Dans le cas iinc j'ai 
observé avec André Thomas, la sensiliilih' laclile (''lail moins lonciii'c <|ne 
les auti-es sensihililés snperlicielles. Celle Idinie (riiénii|)araplé;:ie sy|dii- 
litique avec aneslliésie cioisécà l\pe s\ringiiniyélii|ne nesl |ias Ires rare. 
La para|)lé|.;ie syphililif|ne pri'scnle celle parlicnlarité (|n"elle s'associe 
larcmenl à une anire eomplicaliini neivense de la syphilis, comme si le 
virus ou la toxine avait épuisé toute sa force en une seule lois : on la 
voit eu ell'el snrvenii- exceptionnellemeril au cours d'un tabès ou d'une 
paralysie iiéiu'rale, lies raiemeni au cours dune hémiplégie; lors(|u'elie 
est conslilnée. elle peut jiersisler indéliniinenl, sans aggravatimi el sans 
eompiicalion, même en dehors de loul trailemeni s|iécilique. 

La para|déj;ie spasniodique svpliilili(|ne peut s observer chez \ enfant 
et relève alors de Vltrri'do-si/pliills. le lail ncs| pas très commun, j'en 
ai cependant observé quehpies exemples, dont un que j'ai pnblit' avec 
Chiray (1904). L'alTection se développe el év(due lentement et |)i-o^ressi- 
veinent. comme dans la pai'apléyie sy|)hilili(|ne de l'adulte à marche 
lente. Il existe des lidiibles des spliincleis el li' si-ne d"Arj^yll-liidii'ils(in 
est fréquent . 

4" Paraplégie par hémaiomyélie. — lai delinrs des cas dû rin'mald- 
myélio est d'origine traumati(|iie — l'racluie. Inxalion du railii-, — et 
dans ces cas, les symptômes observés relèvent souvent bien plus de la 
compression et de l'écrasement de la moelle ([ue de l'hématomyélie 
proprement <lite. eu dehors des cas de traumatisme, dis-je, la para|)légie 
par hémaiomyélie est rarement observée, et cela à cause même de la 
rareté de l'hérnalomyélie spontanée. Cette dernière élaut habituellemenl 
centrale, la substance grise est détruite sur un plus ou moins long 
trajet : aussi les troubles de la sensibilité sont-ils de règle et consistent- 
ils en une dissociation du ly|ie syriiigomyéli(|ue à topographie radicu- 
laire. La paraplégie peut être llasipie ou spasmodiiine. Sou apparition 
est précédée et accompagnée de douleurs extrêmement violentes dans le 
dos el dans les membres en train de se paralyser. Lorsque l'hémorragie 
médullaire se |)idduit dans le iciillement cervical ou dans le lenllement 
lombaire, les cellules des cornes ant(''iienres sont déiruites. d'iu'i atrophie 
muscidaire ipii, lors(|u"elle est très étendue, peut expli(|ner 1 aspect 



5.II-, sf:Mii)i.()i;ii-: nr système \Eini:rx. 

Il;isi|iic (le l.i |iai;il\sic (lig. Ki'J cl |(i."). Miiis ce ii"csl pas la ir^^lc cl 
d'onliiiairi' rcpaiirlieiiiciil sai|i;iiiii ((iinpiiiiic on dosagic^c iiicoinplc- 
li'iMciil les l'aisceaux pyiaiiiidaiix, d'où parapicgio, s|)asm()di(|ii(\ Dans 
iliiMnalonivclio spontanée — ol pont- ma pari j'en ai oiisLMvé pinsicnrs 
cxcnipics lies nels — on peni conslalcr rexislcncc de riiéniipaiapléyie 
spinale avee le svndi- i' de Ilrown-Séijiiard ^li{,^ 515 à 517). 

l'ai nii les |iarapléj;ies relevani de riiéinaloniyélie, il me reste à sifjna- 
1er celles (pii suiviennent chez les pèclienrs d"é|ionges (Leroy de Méri- 
conil. iS(i'.l) ou à la stiile d"nn aliaissemeni hiusque de la pression 
almospliériipie, chez les individus (pii travaillent dans laircomprimé, 
jHtidpIt'ijics (lues a 1(1 (léroinprct'xion hnisqia' on maladie des caiasons 
— (Walelle et Gnérard. Iloppe-Seyler, l.eyden, ,1. Lépine, Zoi;rafidi). Les 
lésions niédnllaires, constatées dans les aiihipsies sont analo^'iies à celles 
prodniles expérimenlalement snr les animanx par P. liert. Ce sont des 
iiémoi'iajjies intianiédnllaires, siégeant snilont dans la substance grise, 
et consécnlives à la rnptnre des arlérioles sons l'iidluence dun brusque 
dégagemeul des gaz du sang. P. liert a obtenu ces lésions en ramenant 
1res rapiilement à la pression atmosphérique normale des animanx sou- 
mis à 7 ou 8 ahnosphères de |)ression. Chez l'homme inie dillérence de 
pression aussi coiisidi'-i'ahle n'est pas nécessaire^ poin- jiroilnire rii(''ma- 
ImiiMMic. cai' on a \n la parapli''t;ie survenir après une cliiile de I il 
•J alniiispliéres seulement. 

Chez l'homme les lésions se rapprociieni beaucoup plus de celles de la 
nivélile Irausverse par Ibrondiose artérielle que de celles de l'hémalo- 
mvélie propremeni dite. On trouve en elïet dans la moelle, à coté de 
jie'lils fovers hémorragicpies, d(>s lésions étendues de myélonudacie dues 
aux cmlxdies