(navigation image)
Home American Libraries | Canadian Libraries | Universal Library | Community Texts | Project Gutenberg | Children's Library | Biodiversity Heritage Library | Additional Collections
Search: Advanced Search
Anonymous User (login or join us)
Upload
See other formats

Full text of "Statuts d'hôtels-Dieu et de léproseries: recueil de textes du XIIe au XIVe siècle"

Google 



This is a digital copy of a book thaï was prcscrvod for générations on library shelves before it was carefully scanned by Google as part of a project 

to make the world's bocks discoverablc online. 

It has survived long enough for the copyright to expire and the book to enter the public domain. A public domain book is one that was never subject 

to copyright or whose légal copyright term has expired. Whether a book is in the public domain may vary country to country. Public domain books 

are our gateways to the past, representing a wealth of history, culture and knowledge that's often difficult to discover. 

Marks, notations and other maiginalia présent in the original volume will appear in this file - a reminder of this book's long journcy from the 

publisher to a library and finally to you. 

Usage guidelines 

Google is proud to partner with libraries to digitize public domain materials and make them widely accessible. Public domain books belong to the 
public and we are merely their custodians. Nevertheless, this work is expensive, so in order to keep providing this resource, we hâve taken steps to 
prcvcnt abuse by commercial parties, including placing technical restrictions on automatcd qucrying. 
We also ask that you: 

+ Make non-commercial use of the files We designed Google Book Search for use by individuals, and we request that you use thèse files for 
Personal, non-commercial purposes. 

+ Refrain fivm automated querying Do nol send aulomated queries of any sort to Google's System: If you are conducting research on machine 
translation, optical character récognition or other areas where access to a laige amount of text is helpful, please contact us. We encourage the 
use of public domain materials for thèse purposes and may be able to help. 

+ Maintain attributionTht GoogX'S "watermark" you see on each file is essential for informingpcoplcabout this project andhelping them find 
additional materials through Google Book Search. Please do not remove it. 

+ Keep il légal Whatever your use, remember that you are lesponsible for ensuring that what you are doing is légal. Do not assume that just 
because we believe a book is in the public domain for users in the United States, that the work is also in the public domain for users in other 
countries. Whether a book is still in copyright varies from country to country, and we can'l offer guidance on whether any spécifie use of 
any spécifie book is allowed. Please do not assume that a book's appearance in Google Book Search mcans it can bc used in any manner 
anywhere in the world. Copyright infringement liabili^ can be quite seveie. 

About Google Book Search 

Google's mission is to organize the world's information and to make it universally accessible and useful. Google Book Search helps rcaders 
discover the world's books while hclping authors and publishers reach new audiences. You can search through the full icxi of ihis book on the web 

at |http : //books . google . com/| 



Google 



A propos de ce livre 

Ceci est une copie numérique d'un ouvrage conservé depuis des générations dans les rayonnages d'une bibliothèque avant d'être numérisé avec 

précaution par Google dans le cadre d'un projet visant à permettre aux internautes de découvrir l'ensemble du patrimoine littéraire mondial en 

ligne. 

Ce livre étant relativement ancien, il n'est plus protégé par la loi sur les droits d'auteur et appartient à présent au domaine public. L'expression 

"appartenir au domaine public" signifie que le livre en question n'a jamais été soumis aux droits d'auteur ou que ses droits légaux sont arrivés à 

expiration. Les conditions requises pour qu'un livre tombe dans le domaine public peuvent varier d'un pays à l'autre. Les livres libres de droit sont 

autant de liens avec le passé. Ils sont les témoins de la richesse de notre histoire, de notre patrimoine culturel et de la connaissance humaine et sont 

trop souvent difficilement accessibles au public. 

Les notes de bas de page et autres annotations en maige du texte présentes dans le volume original sont reprises dans ce fichier, comme un souvenir 

du long chemin parcouru par l'ouvrage depuis la maison d'édition en passant par la bibliothèque pour finalement se retrouver entre vos mains. 

Consignes d'utilisation 

Google est fier de travailler en partenariat avec des bibliothèques à la numérisation des ouvrages apparienani au domaine public cl de les rendre 
ainsi accessibles à tous. Ces livres sont en effet la propriété de tous et de toutes et nous sommes tout simplement les gardiens de ce patrimoine. 
Il s'agit toutefois d'un projet coûteux. Par conséquent et en vue de poursuivre la diffusion de ces ressources inépuisables, nous avons pris les 
dispositions nécessaires afin de prévenir les éventuels abus auxquels pourraient se livrer des sites marchands tiers, notamment en instaurant des 
contraintes techniques relatives aux requêtes automatisées. 
Nous vous demandons également de: 

+ Ne pas utiliser les fichiers à des fins commerciales Nous avons conçu le programme Google Recherche de Livres à l'usage des particuliers. 
Nous vous demandons donc d'utiliser uniquement ces fichiers à des fins personnelles. Ils ne sauraient en effet être employés dans un 
quelconque but commercial. 

+ Ne pas procéder à des requêtes automatisées N'envoyez aucune requête automatisée quelle qu'elle soit au système Google. Si vous effectuez 
des recherches concernant les logiciels de traduction, la reconnaissance optique de caractères ou tout autre domaine nécessitant de disposer 
d'importantes quantités de texte, n'hésitez pas à nous contacter Nous encourageons pour la réalisation de ce type de travaux l'utilisation des 
ouvrages et documents appartenant au domaine public et serions heureux de vous être utile. 

+ Ne pas supprimer l'attribution Le filigrane Google contenu dans chaque fichier est indispensable pour informer les internautes de notre projet 
et leur permettre d'accéder à davantage de documents par l'intermédiaire du Programme Google Recherche de Livres. Ne le supprimez en 
aucun cas. 

+ Rester dans la légalité Quelle que soit l'utilisation que vous comptez faire des fichiers, n'oubliez pas qu'il est de votre responsabilité de 
veiller à respecter la loi. Si un ouvrage appartient au domaine public américain, n'en déduisez pas pour autant qu'il en va de même dans 
les autres pays. La durée légale des droits d'auteur d'un livre varie d'un pays à l'autre. Nous ne sommes donc pas en mesure de répertorier 
les ouvrages dont l'utilisation est autorisée et ceux dont elle ne l'est pas. Ne croyez pas que le simple fait d'afficher un livre sur Google 
Recherche de Livres signifie que celui-ci peut être utilisé de quelque façon que ce soit dans le monde entier. La condamnation à laquelle vous 
vous exposeriez en cas de violation des droits d'auteur peut être sévère. 

A propos du service Google Recherche de Livres 

En favorisant la recherche et l'accès à un nombre croissant de livres disponibles dans de nombreuses langues, dont le français, Google souhaite 
contribuer à promouvoir la diversité culturelle grâce à Google Recherche de Livres. En effet, le Programme Google Recherche de Livres permet 
aux internautes de découvrir le patrimoine littéraire mondial, tout en aidant les auteurs et les éditeurs à élargir leur public. Vous pouvez effectuer 
des recherches en ligne dans le texte intégral de cet ouvrage à l'adresse fhttp: //books .google. com| 




AMP) NB!BilB6îl.SBiE«EBS> 




STATUTS D'HOTELS-DIEU 

ET DE LÉPROSERIES 



STATUTS D'HOTELS-DIEU 



ET DK LEPROSERIES 



MAÇON, PROTAT FRèRES, IMPRIMEURS 



COLLECTION DE TEXTES 
POL'n sERVin A l'étude et a l'enseignement de l'histoire 



STATUTS 

D'HOTELS-DIEU 

ET DE LÉPROSERIES 

RECUEIL DE TEXTES DU XII' AU XIV» SIÈCLE 



LKON' LK GRAND 




ST'.UCSO IINIVERSIIÏ 



PABIS 
ALPHONSE PICARD ET FILS, ÉDITEURS 

ïrei dei Archives nulionalcs et de lu Sueiillé de l'Ë 



1 






fc.<.a7 







INTRODUCTION 



Les religieux hospitaliers du moyen âge vivaient selon la 
règle de saint Augustin. Jacques de Vitry rafTirme formel- 
lement dans le chapitre de Hospitalibus pauperum et domi- 
bus leprosorum que nous reproduisons en tête de ce recueil, 
€t son témoignage, s'il en était besoin, pourrait être con- 
firmé par nombre d'autres textes ^ au premier rang desquels 
se placent plusieurs des statuts que nous publions. 



1. Voy. par exemple l'histoire de Sainl-Laurent de Lièjre [Veterum 
Scripiorum ampUssima coUectio, t. IV, col. 1004) : « Otto [abbns S. Lau- 
renlii Leodiensis] dédit quatuor fratribus... liospitale S. Cliristophori , 
<|Uod tune valde parvum erat, et, ad amplianduni illud, dédit illi donios 
duas et unam curtem sic tamen ut reculant sancU Au^ustini susciperent 
et secundum eam mores suos dirigèrent. » On peut citer également une 
lettre de l'évoque de Cambrai, du 3 juillet 1312, portant qu'à rh<Spital 
Saint-Jean de cette ville, chaque sœur après un an de probation, « in 
manibus mag^istre, présente convcntu, teneatur secundum beati Augus- 
tini regulam professionem facere repularem. » (Arch. hospital. de Cambrai, 
Saint-Jean 393). — Voyez encore un procès entre Odoard de Fresnay et 
l'évêquc d'Amiens au sujet de la maîtrise de l'IIôtel-Dieu de Saint- 
Hiquier : « ...Dicentibus quod... eranl fratrcs et sorores dicti hospitalis 
ordinis sancti Augustini... • (Arch. nat., X<» 20, fol. 81, 8 fëvr. 1365); — 
un autre entre l'ëvèque et l'Hôtel-Dieu de Beauvais : «« Dicnt que l'ostel est 
fondé notablement... de la règle de saint Augustin... » (Arch. nat., X 4' 
1477, fol. 62, 27 févr. 1393, n. st.). — Lorsque saint Louis réorganisa les 
hôpitaux de diverses villes, il mit à leur tète des religieux appartenant à 
des couvents soumis à la règle de saint Augustin, comme le montre une 
bulle d'Urbain IV, du 23 décembre 1261 : « Cum... in Pontisarensi, Com- 



UWE MEDICAL LI8RARY 0» 
STANFORD UNIVERSITX 



VI INTRODUCTION 

Mais il i;si nécessaire de bien expliquer ce qu'il faut 
entendre par ces mots n suivre la règle de sainl Augustin n 
qui pourraient prêter îi de fausses interprétations. S'il est 
juste de dire que les frères et les sœui-s qui administraient 
les Maisons-Dieu et les maladreries observaient la règle de 
saint Augustin, il n'en faudrait pas conclure qu'ils for- 
massent une seul? congrégation soumise ik un supérieur 
commun ou régie par une loi unique, comme les grandes 
familles religieuses que nous voyons de nos jours se consa- 
crer au ministère de la charité, comme les sieurs de Saint- 
Vincent de Paul par exemple. On peut citer, il est vrai, 
quelques communautés qui groupèrent plusieurs maisons 
hospitalières sous une même direction, comme le lîrenl les 
Hospitaliers du Saint-Esprit de Montpellier, de Saint-Jean 
de Jérusalem, de Saint -Antoine, de Saint- Jacques du 
Haut-Pas, de Roncevaux, les Trinitaires, les Frères de la 
Charité Notre-Dame'. Mais ce n'était \ii en somme qu'une 




pendjunsi et Vui'iioncnsi villis... quasdum Doinos Dci cilifican aeu ciuislrui 
recerït, dus cupieDle* ut eedem domus, Juxta sui deaiderii vDlum, hptri' 
tuilibus bonii proflciant ac letiipnralmoi ubertalc cuncrescanl, venera- 
btlibuB rratribumoBlrisai'chiepiscapn ftoHiomagensi el «piscopia Sueasïo- 
Densi el Ebroicenai noatris sub cerUi rorma damus litlcris in ninndaLis ul 
uaque ad quinqueonium de miinaalBriianigDL Francic, ordiuia aancli Augiis- 
lini, cum consensu rs^is ejii^em, aliquaa religioaas penonaa ydoncas, 
ntriuHque seius, dummnda pcraonc Iiujuamudi, in monaalenii fluÏ8,abbalia 
MU prinris, aut abbalïsae «eu priorisBe loua non Leneanl, auclorîtale 
nostra assunivre ac in diclia doniibus moraturai inibi aiib regulori obaer- 
vanlia collocare..., ac personas ipsiis ab obedienlia qua mis pralalis 
lenentur aalrïote abaolvore, auctorilalc prenilsia, procurent... - (Aroh. 
nat., r. tu, n- 3.) 

1. L'ordre du Saint-Eapril fut surtout nJpandu dans le Midi et dan» 
l'Est : la maison l« plus importante de l'nrdrc de SainL-Jean paratlavoir iti 
l'hôpilal du Temple i Toulouse qui comptait prèa de cent lits vers le 
miUeu du iv ■iècle (Denille. U ditoUlion du iglim , n- 49T) ; l'ordre de 
SaJnt-Jacquea de Alto Pasio posséda en Franco les hdpltaui de Paris et de 
Barbonne au diocèse de Troyca; l'hApital de RoncûTaui avait aoua ai 
dtpendancel'Hôtcl-Dieude Bar-sur-Scineqii il cdda aux Trinitaires en 1S03i 
l'hftpital de Braut (Meuse!, fnndi: par Itenaud de Bar-sur-5oine. qui y 



J 



INTHODUCriON VU 

fccxceplifin : la grande malnrilé des Maisons-Dît'ii restèrent 
aidé pend an tes les unes des autres et furent ie siè^ 
i'autant de petites congrégations distinctes obéissant & 
; statuts particuliers. Le seul point de contact qui 
f existât entre elles consistait en ce que chacune de ces 
' règles spéciales était fondée sur les principes généraux 
de lâ règle de saint Augustin, qu'elle déveluppaît et com- 
plétait à sa guise. I.e titre de fralres et aurores ordinU 
sancti Augustini qui est souvent appliqué aux membres 
rde ces petites congrégations autonomes ne veut pas dire 
liButre chose, i^ mot ordo est pris ici dans sou acception 
primitive de règle générale, de manière de vivre ; il n'im- 
plique nullement la réunion eu un seul corps de divers 
membres faisant partie d'un même ui^anisme, suivant l'idée 
r que, de nos jours, les mots h ordre religieux » éveillent 
' habituellement en notre esprit. 

La multiplicité et la diversité des statuts ayant pour base 
I la règle de saint Augustin ne sauraient étonner quand on 
\ connaît le texte auquel il est convenu de donner ce nom. 
I C'est la simple reproduction d'une lettre' oit le saint évêque 
L donne à des religieuses une série de conseils propres à les 
kguider dans la voie ipielles ont ctiolsie. 

Rien de plus général que les préceptes qu'il y pose el qui 
Lpourraient pour la plupart s'appliquer k tous ceux qui 
' embrassent la vie religieuse. On comprend dès lors qu'un 
[ texte de ce genre ait pu donner naissance a de nombreuses 



ilu> des ti-tres ■■ Bub liubilu el recula frali'um lioscidc VbIIÎb . «t 
P l'H6lal-Dieu de VilItirranclie-rn-BaaujolBh ; loi Trinitairr-s posiédaient 
V lllApftal Saint-Mathurin i Paris, les Maisons-Dieu de Fontenay-en-Francc 
L'«ide Chtleaufarl, dans le diucèse de Paris, celles de Meaux, CnmpiëKne, 
rVcrberle, Fontainebleau, I.isieui, etc.; les Frères de la Charité Notre- 
FOanie,roiidc!s ADducheraiiinoiil, s'élablirenlA Paris et è Scnlis, ctdii'ifèrtiDt 
[■ rHAlel-Dieu de Va iidli criant pri% Gnnessc. 

I. Migne, Pa/™(i»/ie lalinc, t. XXIII, cul. 960, IcLlre CCXI. 



coiislitulions parliculit-it^s où les rcdDcLcuis ont, suivant 
leur propre iimpiratiun, l'oniplété ces principes l'en i^i-aux par 
des dispositions spéciales, par des règles précises sappli- 
<{uaiit aux dOtaiU de la vie commune et propres à assurer le 
fonetiounemenl d'une conjfré^fation religieuse. C'est aioBi 
que d'un même tronc, à côté de grandes branches telles que 
les diverses congrégations de Chanoines réguliers, les Pré- 
montrés, les Dominicains, les Augustins proprement dits, 
on a vu sortir, comme autant de rameaux distincts, ces 
innombrables communautés religieuses instituées dans 
chaque hôpital de ijuelque importance. 

En résumé, pour tous les membres de la grande famille 
augustine, la règle de saint Augustin linil être considérée 
comme une sorte de prologue commun placé en tète des 
constitutions particulières qui donnent k chaque congréga- 
tion son individualité. Cest ce que montivnt avec clarté 
certains manuscrits de statuts hospitaliers où la régie propre 
de l'hùpilal est acconqmgnée du texte tiré de la lettre de 
saint Augustin ' . 

Après avoir ainsi exposé la relation qui existait entre la 
règle de saint Augustin et les ditTérentes constitutions 
hospitalières, il convient d'étudier rapidement comment 
celles-ci se sont formées et quelles influences ont agi sur 
leur développement : c'est ce que nous allons faire s 
sivcment pour les Maisons-Dieu et les léproseries. 



1. Vi.yeî II? nmniiscril des slatuls de rHfilcI-Uicu ilc Tn.jc» lOuiitnBrd, 
Let ëRehntilmal3dfVHàlel-Dîeu-U-Comte, p. %i.it),i-lce\\iide\llfitel-Die<i 
dcSedinaiiiHrrhivviihospitiili^resdecetle vjlte. DKnncedemicrmaauïcrit 
c'«l la rèptc parifculitre de l'FlAtcl-Dieu qui esl confédérée tomme U 
pi^race cl est pincée en t«e du recueil. Elle se l^nnine par celle mention : 
■ A tant pivndlin l'inlroduclion des cslaliitH deTliospilBl IVosIre Dame lez 
SeclinrCy apréi «'entiicul la régir de moDtciKncur saint Augustin, • 



4 



INTHODUCTION 



AU milieu du garanti courant (le Charité qui, sous l'ii 
pulsion (les idées (généreuses éveillée.s par le chnstianisiiie, 

tse répandit uu moyen A^e dans toutes les direetions, provo- 
quant partout surson passage la fondation déniaisons hospi- 
talières, il est généralement très dillleile, faute de textes, de 
déterminer l'époque précise de la naissance de chacun de 
ces établissements. A plus forte raison nianque-t-on de 
renseignements sur la favon dont furent administrés les 
• hôpitaux pendant les premiers temps de leur existence. 

A part quelques notions fournies sur le régime intérieur 
L «les hôpitaux de Rome par les formules insérées dans le 
f Liber divrnus vers le commencement du ix" siècle ', il faut, 
l croyons-nous, descendre jusqu'au xn" siècle pour trouver 
rje premier leste qui icnferme ii ce sujet des indications pré- 

C'est dans le second quuit de ce siècle, entre les années 

Ml25 et 11S3, dates extrêmes du magistère do Raimond du 

|<]fuis, que furent promulgués les statuts de l'hôpital Saint- 

a de Jérusalem qui semblent avoir exercé une puissante 

icfliience sur ceux des autres établissements charitables de 

■ chrétienté. 

Fondé antérieurement à l'époque des croisades par les 

tgeos d'Amalli, petite ville d'Italie qui entretenait de fré- 

ï.<]nentes relations commerciales avec l'Orient, l'hôpital de 

{.Jérusalem était, lors de la eonquéU; de la Palestine, dirigé 

[par un soinl i>ersonnage du nom de Gérard". Après le 



1. i.ibfr Diarniis. l'ilil. Sickpl 
S. Delsvilti.- Il' It.iuli, llrpriKU 



ISTnODCCTION 



lrioiiij)lie lies chrelieiis, Gérard réorganisa celte inslilution 
Kur un plus vaste plan et en lit le sJ^ge (l'une congrégation, 
â la fois hospitalière et militaire, qui devait, tout en conti- 
nuant les traditions de plinrité de l'antique maison de Saint- 
Jean, prendre une part active h la lutte contre les infidèles. 
Raimnnd du Puis, premier successeur de Gérard, compléta 
son œuvre en donnant leur formule dêlinitive aux lois du 
nouvel ordre religieux. Appuyée sur ia règle de saint Auf^us- 
tin', la " constitution travée par frère Raimonl » trace tout 
d'abord les règles auxquelles les frères ont à conformer leur 
vie, puis elle se termine par le chapitre qui offre pour nous 
le plus d'intérêt, celui où l'on indique " 
gnors malades doivent estre recehuz et servîz » 



Il Dans les maisons désignées pur le mailrc de rilôpilal, loi-sque 
le malade so présentera, voici comment il sera reçu : ayant 
d'abord confessé ses péchés au prêtre, il sera communié religieu- 
sement, puis on le portera au lit, et là, le IrHilant comme un 
seigneur, suivant les ressources de la maison, chaque jour, avant 
le repas des frères on lui servira charilabiemenl h manger. » 

Cette belle formule, qui est vraisemblablement la consé- 
cration des usages pratiqués dans l'ancien hàpilal fondé par 
les gens d'Amalli et qui, si l'on admet cette hypothèse, 
remonterait presque aux premiers siècles du christianisme, 
mérite d'arrêter notre attention . Nous allons la voir en efifet 
dominer toute la législation hospitalière du moyen Âge et 
se répéter textuellement dans la plupart des statuts hospi- 
taliers que nous aurons l'occasion de passer eu revue ^. Ce 



1. L'arlicle 1 nntammcnt csL toiluellemmit copié sur la rifle de aainl 

1. Celte iniluenoo de l'K6pilal de Sainl-Jean a dëjA iti signalée sommai- 
remenl par l'abbi^ Lequeui dans les AntiqaiUt reliyieairi du diocitt de 
SMuont vl Uon ill. 3b3) : - tl semble, dil-il, que l'hôpital SainL-Jeaa de 
Jérusalem... n servi de premier modèle à irns hiVilaui. - 



ISTHlIDrCTIIN 



t pas 



seuli'i 



!ill quelqiii 



r.lri-s lii.fipiial 
i de e 



1 de I 



qui ont pris pour type les constitutions de Saint-Jean ( 
Jéiitsaleni comme on le constate pour l'ordre des Teuto-fl 
niques qui devait suivre les statuts du Temple en ce qui! 
concernait les devoirs des clercs et des chevaliers, et ceux 
de Saint-Jean en ce qui touchait le soin des pauvres et des 
malades ' : [wur l'ordre du Soint-Ksprit dont la règle repro- 
duit textuellenienl toutes les prescriptions essentielles du 
code des Hospitaliers-; pour l'ordre de Saint-Jacques du 
Ilaul-Pas, il qui Grégoire IX (it embrasser la règle de Saint- 
Jean^: ce sont presque toutes les Maisons-Dieu, dont les 
statuts soient connus, qui ont subi cette iniluence et inscrit 
dans leurs règlements ce Forniulaii'e de réception des malades. 

Exception faite pour l'hôpital d'Aubrac qui ret,'ut sa règle 
en 1162 des mains de Pierre, évéque de Rodez, c'est au 
XIII* siècle que se fît généralement sentir pour les hôpitaux 
ed notre pays le besoin de fixer dans un texte précis les 
coutumes traditionnelles qui les avaient pu régir jusque là. 

Dès les premières années de ce siècle apparaissent les 
statuts de l'Hôtel-Dieu d'Angers, et en 1207 sont promul- 
gués ceux de l'Hôtel-Dieu de Montdidier; quelques années 
plus tard ce mouvement de codilication s'accélère et s'étend 
ute la France. 

qui prouve bien d'ailleurs que la rédaction des 






!. Bulle d'InnoMnl III du 14 février tlSB : - MaKUtit> el Tratribus hospi- 
Ia<{uodThculrinii.'uiti appellalur... SpcdalJLeraulcinoi'dmaliunim ficUm 
tt ecclesia vesti'a, juilu mudum Teniplariorum iu cleriuïs cl ad excrupliim 
HncpilalBrioniiti in paupei-ibus el inllrniia... conllrmaniui. " (Slrchlkc. 
Tabalm ordinin Theuloniei. 18a«, in-x. p. SHfl.) 

3, Voy. un Hi'ticlr que noUK avons publié dans la lUvat dei Qatëtiom 
Hûteriquei <lu 1" Juillet i»06. 

3. Ibid. Huile du 5 «vril laas. I,o manuH'i'il de ces sUluU conservé dan) 
l'ancien r»nds de Sainl-Jacijncs du Ilsul-fas aux Ai'cliivcs natinnaka (L ià3, 
S' K) parde la trace de cetlv adaplatiun dans l'article Ifi, où Ion a oublia 






li de SI 



ut Ji 



incqucG. 



I 

I 



XII INTBnor(TIO> 

rêglos hospittilières étail â l'orJre «lu jour dans le inonde 
religieux, dès le début du xiii' siècle, c'est tpie les concile!» 
de Paria et de Huuen, tenus en 1212 et 121i sous la prési- 
dence du iégiit du pape, Robert de Courson, au sujet de la 
discipline eccléainstîque. lirent entrer dans leur programme 
de réformes l'élalilissement d'une règle pour toutes le» 
Maisons-Dieu et les léproseries dont les ressources compor- 
taient la présence d'une congrégation religieuse'. Lea 
évéques réunis dans ces ileux conciles provinciaux lixèrent 
les principes fondamentaux sur lesquels devaient reposer 
ces sLatulH : prononciation des Irois vœux de pauvreté, 
chasteté et obéissance, port de l'habit religieux, réduction 
du personnel hospitRlier au nombre strictement nécessaire', 
afin de ne pas détourner au profit de personnes saines, le 
produit des aumônes allectées au soin des malades ; enfin, 



1. Labbe, Ciiiic.-i'l/;i, XI, 73 : - De iloiuibus lept 
inûrmoiiim el pere|;rinoruni salubri l'iinailiu stuluir 
locïpaLianturquod ibidem manmlcs pnssint vivcrc dei 
ci reituia slatuatiir, ciiju» substantia in tribus arliculia 
■ciliceL ut ]ir(iprio renunlicnl, conlïnenliii' voliiiii ciiii 
obcUienliBin ndelem et dcvolam promillanl, et h: 
sœculari, utantur. Ciim aulcin pauci sani p'issint mull. 
liuK luînîstrare, illud omnino indiiçniim i;ejI ul nuruci 
DiaoDnliuni excédai numcrum intlrnioruni a»! percgni 
ibidem ex devotiune Itdelium collala non sunl 
9ed polius inQrmorudi. Nrc etiam est îd sub Hilcntt 
quidam sani vii-i et mulierc», et mati'imrinii vinc 
tranïtcninl se ad lalen dnnios. ut Bub oktcnlu rcii 
puteilBtfm oludcrc Mcnularium doniinun 



et hiieplLalibu» 
ut, si facultatei 
nu ni, ccimpetens 
time continetur, 

I religiMo, non- 
lirmis cnmpeten- 
1 ibidem 



I. Bnna 






I députât* t 

iduni quod 

ulo copulati, quandi>que 

gintiis possint jurisdiclin- 

im, i|ui tamen, in dorao 



rcliitionis mancnteH, non minus imma magis lui-cularilcr et délicate vi 
ot operibus canw vacant, quam antoa rararc rnnsueverant. L'nde stalui- 
mu* ut in Imbitii reii)pnnia religiuiie vivant, vel de dnmibii» ejiciantur ; ita 
tamen quod bona domui collala sefuni non aapnrtcnt, ne de O'audc sua 
vnmniodum reporlare videenlur. * 

Ii. L'aulnriti! eccli^Hiaslique dut Buuvcnl revenir nir ce pnioepLe quelc* 
h^ipilHux Hvaii-nl toujourt tendance 1 enfreindre. Voy. Louandre, Â'otJce 
t»r l'ttôtet-Dien d'Alibemlle. d'Aohery. Spieitegiam, XII, p. 13, el un 
riglcmenl spiit^ial rJdiKi) sur ce point en lldl par le Chapitc de CliAlons 
(Arch. de la Marne, G iPI , n- »]. 



ilaiis le même oiilre d'idée, exclusion des •• donnûs >■ qu 
voudi aient se fitire entretenir aux frais de l'hApital san; 
8*astreindreaux obli^i^.itionsdc la vie religieuse. 

Au bout de (jueliiues années, les prescri|)tions des 
conciles de Paris et de lïouen commenc^^ent k porter leurs 
fruits, et. à partir de la fin du règne do Philippe-Auguste 
jusqu'à {.-elle du ri-giie de saint Louis, on assiste k In 
promulgation de nombreux statuts dont nous allons énunié- 
rer les types prîaeipaux. 

Entr^ 1217 et 1221 le doyen ]<)tienne, au nom du chupitre 
de Paris qui, comme dans la plupart des cités épiscopates, 
avait la direction de l'Hùtel-Dieu, rédige la rfrgle du grand 
hôpital parisien sur laquelle devait ^Ire calquée en 13tii 
celle de la Maison-Dieu de Château-Thierry'. En 122U, le 
chapitre de Cambrai imite cet exemple et donne h l'hâpital 
Saint-Julien de cette ville une règle que l'évôtpie de Cambrai 
applique sept ans plus tard à l'hôpital Saint-Jean. 

Dès 1218 la règle composée en 1207 pour Montdidier est 
promulguée ii l'Hôtel-Dieu de Noyon. B<)n nombre îles 
hôpitaux de la province ecclésiastique de Reims ne tardent 
pas à suivre cet exemple et les Hôtels-Dieu d'Amiens et de 
Saint- Itiquier^ en I2.'t3, d'Abheville en 1243'', de Beauvais 



I. La r^ijle de l^hhl eau ■Thierry a ilé pui>\\ie. d'imv raçnn isaez di^fec- 
tueuse par Barbey dans ks Annules de. la Société bîilor, de Châteaa- 
Thitrry, aanùe IBTa, p. tl5â-l7'l. Ueut copies du ïthi* BiÉele se trouvent 
aux Arcliivcj) nationales (K IH^, liaKSf 30, n- 3ÎI). 

1. Abbé Hdnocque, Hittoirt de Stïnl-ltiqnitr (Soc. des Antiq. de 
Picardie, documenl» inMitK, l, X), p. W\ Ce^slatuls paraissant avoir ili 
\e% mêmes que ceux d'Amiens, si l'on en juge par les prescriptions qu'iU 
porlaienl sur le malti-e. d'apr^H im arrêt du Parlement, du lï mars 1349. 
n. »t. : (Arch, nat. X '■ lî, fol. 341 v]. 

a. Louandre. N.iliet lar fHàlel-Dien dAhheeilU. 1KM, in-R. p. 10 et 

tCes slaluls présentent une dîspoiilinn un peu difTdrenle ot un certain 
re d'additions. 






XIV IMTROCUCTIOH 

en 124111. <le Helhel eQ !217', de Mi.ntieuil-sur-Mer eo 
12ril)'^ aduptent successivement les mêmes isLatuls. 

Entre l2Ht et 123t, Geoirn)! de Laval, évèquedu Mans, 
rédige la règle de l'Hôlel-Uieu de CoelTort qui devait être 
aduptée également par la Maison-Dieu de la Ferté- Bernard. 

Vers 12S0 apparaissent les slatuls de rhôpital Notre- 
Dame ou Comtesse ii Lille, qui de là passent aux Maisons- 
Dieu de Seclin, de Cumines et de Themolin-les-Orchies '. 

A la même époque (1249), les statuts de l'Hôtel-Dieu du 
Puy sont rédigés parle chapitre de tette ville. En 1263 
sont promulguées les constitutions de rH6lel-Dieu de Troyes 
par l'aumônier du comte de Champagne qui les impose 
également fi celui de Provins. En 12l>5 Gui de Chatillon 
fondant TUôtel-Dieu de Saint-Pol publie en même temps 
le» statuts qui y seront observés et c'est également à celte 
date qu'on doit rapporter, semble-l-il, lu composition de lu 
règle de Pontoise. Enfin les « constitutions le roi de 
France » pour la Maison-Dieu de Vernon appartiennent 
aux dernières années du règne de saint Louis. 

Deux éléments principaux peuvent être distingués dans 
les documents que nous venons d'énumérer : d'un côté un 
ensemble de préceptes s'appliquant au genre de vie du 
personnel religieux et développant les principes posés par 
le concile de Paris; de l'autre un certain nombre de règles 



I. Areh. hospit, de Dcauvuis, A 1. cartulaire de lan. Tcile publié par 
Louvet, Uitloira tltt nntiquitéi ilu p>jf5 Je AesiiuAiiû, 1031, Jn-li, I, ï27. 
Cr. (l'Achery, Spirileniam. \U. 6». 

1. Licaille, IJiitliiue* docamtnti du Xtll' tiède eonaereii aux Archives 
hpipiUtiirêi dt Rtthel, Mt>t, in-H. (Extr. de la Revue de Chxmpxjine). 

3. Braquohay, Hiitoirt dti éltblitiiemenU hoipîUUernle Monlrtail, IÏK2. 
la-B, p. lï-34. 

i. Voy. L'IlonniUe. fatilioni de» thint de t'École det Chartes, en I8hk 
(U'ïpltaldeSetlini, — /nranbnVedMyfro/iiiiM/i'MpJl.clcConjinF». —Conni- 
malion par l'évèque de Tc»urn«i, en 130*, île la rtg-le île l'Impital d'Orcliirs 
reproduliint celle d« Lille. [Invenl. des Arrh. hoipH. A« Lille, n' 80 . 



INTBOIlllTriON 

[ilades. reproduisit) 



pour le sum des iiiidades. reproduisitnl an l»ut un en piutie 
les drtiL'k's corivspotidaiits des statuts <le Saint-Jean de 
Jérusalem. 

L'influence du code des Hospitaliers ne pouvait évidem- 
ment s'exercer sur la règle d'Aubrac qui est presque 
contemporaine des constitutions de Haimouddu Puis, mais 
elle est déjà très visible dans les statuts d'Angers, au début 
du XIII'' siècle. Quoique exprimés en ternies un peu différents, 
les préceptes relatifs h la réception des malades y sont les 
mt-mcs que dans la règle de Saint-Jean. Des quelques addi- 
tions qu'on y peut relever, les deux premières concernant 
la rci'herche des malades à travers les rues de la ville et 
l'assistanci! de tous les frères au repas des pauvres semblent 
empruntées Si la règle du Saint-Esprit, la troisième pres- 
crivant de donner avec empressement au malade tous les 
mets qu'il désire paraît inspirée, sinon par le texte même 
des statuts de Saint-Jean, où n'est pas inscrit ce passage, 
du moins par les usages qui furent observés de tout temps 
dans les maisons des Hospitaliers, aussi bien à Saint-Jean- 
d'Acre ou ïi Malte qu'à Jérusalem. En effet, la condescen- 
dance des religieux de saint-Jean pour toutes les fantaisies 
de leurs malades, était devenue proverbiale. L'imagination 
populaire s'en était emparée, elle avait brodé sur ce thème 
la gracieuse légende rapportée parle Ménestrel de Heims et 
d'après laquelle Saladin, déguisé en pèlerin, se serait glissé 
un jour dans la salle des malades de Saint-Jean-d'Acre 
pour mettre & l'épreuve la charité des Hospitaliers et les 
aurait trouvés disposés ù lui sacrifier le cheval du grand 
maître parce que le faux malade men»^-ait de se laisser 
mourir de faim si on ne lui servait pas un morceau de cette 
béte de prix'. Un texte du w" siècle montre la longue 



méntilrtl de Btin 



. IB7S, in-8, p. 104-10», 



I 



XVI INTRODUCTION 

persisUincc de cotte pratique charitable qui ne fut abolie que 
par Jean de Laslic en liiO. Les établissements publiés par 
ce grand maître portent que i' pour ce que plusieurs grans 
inconveniens se sont ensievis pour le inelTrenée voulonté et 
desordonné appétit d'aucuns seigneurs malades demourans 
en ladite enfermerie, ne doie demander ne avoir aiJtre 
viande ne aultre chose du monde Fors et autant que par les 
médecins sera ordonné et mandé '. » 

Tous les statuts d'Hôtels-Dieu qui reproduisent le cha- 
pitre de la réception des malades d'après les statuts de 
Saint-Jean ont, comme ceux d'Angers, adopté également 
ce principe de fournir aux malades, dans la mesure du 
possible, tous les objets de leurs désirs. 

La règle de Montdidier, qui eut, comme nous l'avons dit, 
une grande vogue, lepi-oduit non seulement le sens, mais 
les termes mêmes de l'article relatif aux malades dans les 
constitutions de Raîmond du Puis; elle se contente d'y 
ajouter deux prescriptions qui ont passé dans tous les statuts 
postérieurs, et en vertu desquelles les malades doivent être 
toujours l'objet d'une surveillance attentive et avoir la 
faculté de rester â l'hôpital une semaine entière après leur 
guérison, afin d'éviter une rechute. 

C'est peut-être par l'intermédiaire des statuts de Montdi- 
dier que les in^mes principes ont passé dans la règle des 
Hôtels-Dieu Saint-Julien et Saint-Jean de Cambrai, mais 
celle de l'IIùtel-Dieu de Paris a du les puiser directement 
au texte de Saint-Jean de Jérusalem, car, non contente de 
répéter la Formule des constitutions de Kaimond du Puis 
pour l'admission des pauvres, elle lai emprunte encore le 
cérémonial prescrit pour porter les sacrements aux malades 



de 



isTBODurrroR 

ités (liins k'N siitk-s (le l'hâpîtul, eL reproduit l'iirticle des 
blissements de Ituger de Molins. relatif aux bottes et 
pelisses mises k U disposiLion des malades, quand les 
nécessités de la nature les forcent ii se lever. Elle s'inspire 
également, comme nous le dirons plus loin, de la règle des 
Hospitaliers dans quelques clin pi très concernant les devoirs 
des frères et sœurs. 

Les statuts de Troyes, de Saiiit-Pol. de Pontoise et de 
^emon renferment, à propos de la réception des malades, 
des dispositions qui se rapprochent beaucoup de celtes de 
l'Hôtel-Dieu de Paris, sauf certaines additions concernant 
la distribution des secours spirituels aux makdes, le soin 
des femmes en couches, et le bon entretien des lits. Ce 
dernier article est spécial à lu vé^ïe de Troyes. 

Les statuts de Lille ne contiennent pas de chapitre parti- 
,lier sur la réception des malades, mais les éléments, qui , 
Heurs rentrent dans ce chapitre, se retrouvent ici dans ' 
lui qui est consacré h 1 enumération des devoirs de la 
leureetdans celui des " Ie;riéres coupes. ■■ 
Quant ck la rè^le du Mans, elle est restée étrangère à 
.uence des statuts de f^aint-Jean de Jérusalem et se 
ntente de prescrire d'une façon générale de « pourvoir | 
besoins des malades selon les ressources de la maison ». 
est de même pour celle du Pu_v qui passe entièrement 
silence ce qui concerne la réception des pauvres et des 
dades. 
^ Eu ce qui concerne tes devoirs des religieux hospitaliers, 
constate entre tes dilTérents textes plus de diversité, 
principes généraux sont à peu près les mêmes partout, 
la manière de les présenter varie, ainsi que 1 abondance 
détails dans lesquels entre chaque règle. 
C'est une besogne assez délicate que de chercher à déter- 
iiwr les sources auxquelles ont pu être puisés ces pré- 



LAKE MEDIMl LISRART OT 
ST'IiFORD UW1KSS.TO. 
300 PlWtW 



XVI II INTROnrCTIOT* 

ceples qui rt-gleiil tour h tour le recrutement de hi commu- 
nauté, son administration, Ips exercices religieux et les 
devoirs de ses membres, enfin les punitions encourues pour 
les différentes fautes. 

Un texte paraît avoir eu ii ce point de vue une impoi-tance 
pri5pondéran(e, c'est celui qui a été adopté à Montdidier, 
à Amiens, et dans un grand nombre d'établissements de la 
région Picarde. L'évèque d'Amiens, dans le prologue de 
ces statuts, les présente comme inspirés par les sentences 
des Pères et les constitutions d'autres ordres religieux. 
Cette assertion est parfaitement exacte, car on y constate à 
la fois la trace de l'influence Augustine et de l'influence 
Cistercienne. A la première se rattachent les dispositions 
conceruQut les sorties, la simplicité des vêtements, la 
nourriture, le jeûne et l'ab&tinenee, la lecture pendant les 
repas, la pureté des mœurs, la vie en commun, la bonne 
harmonie entre les religieux, l'obéissance due au maître; on 
peut en particulier citer l'article 2 qui est la reproduction 
littérale du début de la règle de saint Augustin. L'action 
de la règle bénédictine ou cistercienne, au contraire, se fait 
sentir dans les prescriptions relatives fi la discipline hebdo- 
madaire, à la tenue du chapitre, au secret de ses délibéra- 
tions, à l'échange des vieux vêtements contre les neufs, 
aux punitions et notamment â la peine de l'excommunica- 
tion. L'article 12 sur les prières semble dériver des usages 
des convers Cisterciens, et celui du <• silence » n'est autre 
que la reproduction de la rubrique du chapitre coirespon- 
dant de la règle de saint Benoit. Enfin l'interdiction de la 
simonie parait tirée des constitutions de l'ordre de Semprin- 
gham '. 



L'influence de la règle de Montdtdier ne s'est pas lîmilée 
aux établissements que nous avons éiium^rés plus baut et 
où son texte intégral a été adopté : elle s'est étendue jusqu'à 
Cambrai où Ihôpital Saint-Julien a reproduit deux ou trois 
de ses articles; elle s'est fait surtout sentir à Paris, où le 
rédacteur lui a fait un certain nombre d'emprunts textuels. 

Les constitutions du célèbre hôpital parisien ont en même 
temps réédité plusieurs articles relatifs aux devoirs des 
frères dans la règle de Saint-Jean de Jérusalem. Elles ont 
& leur tour, sur beaucoup de points, servi do modifie aux 
statuts de Troves. 

La règle de Saint-Pol dérive ;i la fois de celle d'Amiens 
et de celle de Paris. Quant aux statuts d'Aubrac, ils ne 
paraissent pas avoir puisé 'i d'autre source que la règle de 
saint Augustin, et cette règle est également le fondement 
principal de ceux d'Angers, bien que l'inlluence bénédictine 
y ait aussi laissé quelque trace. 

Les statuts de CoelFort occupent dans cet ensemble une 
place à part: leur rédaction a une allure particulière, ne 
rappelant que de loin les autres documents du marne 
genre. Il n'y est fait mention que du vœu de continence, 
mais d'autres passages montrent que les frères et sœurs du 
Mans professaient véritablement la vie religieuse. On ne 
peut pas, croyons-nous, en dire autant du personnel de 
l'Hôlel-Dieu du Puy, dont la règle, très sommaire, ne fait 
aucune allusion aux vœux de religion. Nous la reprodui- 
sons comme un spécimen de l'organisation de ce» confréries 
pieuses ((ui, dans certains hôpitaux, tels que celui de 
Coulances ', tenaient la place d'une congrégation religieuse 
proprement dite. 

1. Voye* le» divers i-èyicmenla réilipi^a par le fondalcur. Hugucl do Mor- 
villo.de lïOBà lîîl'P. LeGttchcui, Eiai hiiloriqat >ar IHMel-Dieu de 
CouUncei, 1* i)arlie, 1899. in-H>, p. I. Il et 30). 



W INTBODrCTIOS 

A côté de ces clîiïëreiits règlements un groupe très 
homogène est formé par les statuts de Lille, de Pontoise, 
et de Vernon, dont les nondireux éléments communs 
dénotent avec certitude une même origine. Leur prototype 
n'est autre que la régie des Frères Prêcheurs. 

Peu de textes sont aussi mobiles, Hussi dilïiciles à tïxer 
([ue celui des constitutions dominicaines pendant les 
premières années de l'ordre, alors que les chapitres géné- 
raux procédaient à des remaniements incessants. Pour 
retrouver la forme primitive de ces constitutions, telle &peu 
près qu'elle est sortie de la plume de saint Dominique, îl 
faut, comme l'a démontré le P. Balnie', recourir à une 
bulle de Grégoire IX qui, en 1232, appliqua h des sœurs 
pénitentes d'Allemagne la règle que les religieuses de 
Saint-Sixte avaient reçue de leur saint fondateur. Une 
seconde rédaction, datée de 1228 et due à Jourdain de Saxe, 
deuxième général des Frères Prêcheurs, s'est conservée 
dans un précieux manuscrit, provenant du couvent des 
Jacobins de Rodez, que possèdent aujourd'hui les archives 
de l'ordre k Rome. Saint Raimond de Pennafort, troisième 
général des Dominicains, se livra à un travail nouveau, où, 
sans toucher généralement au fond même de la règle, il 
reprit et perfectionna la rédaction du texte, modifia l'agen- 
cement des chapitres, et donna aux statuts la division 
qu'ils ont gardée depuis lors. 11 ne nous est pas resté de 
manuscrit de ce remaniement du bienheureux Raimond ; le 
texte ne nous en est parvenu que dans le recueil composé, 
en 1256, par Humbert de Romans, sur la liturgie domini- 
caine, où il figure avec les modifications apportées par les 
chapitres généraux postérieurs ii 1 241 . 




INTRODICTIOS XXI 

' C'est k lii rédaction de Raimontl de Peiinafort que se 
rapportent les emprunts elTectués par les statuts hospitaliers 
dont nous noua occupons ici, mais on v trouve trace des 
changements apportés par les chapitres généraux subsé- 
quents jusqu'il celui (le 12i9. 

Des trois règles de Lille, Ponloise et Verntm la première 
«st celle qui ofTre le plus de points de contact avec les 
constitutions dominicaines. Le rédacteur en est inoonnu, 
mais on peut supposer avec beaucoup de vraisemblance 
qu'il appartenait à l'ordre des Frères Prêcheurs. Cela n'a 
rien que de très naturel, étant donnée la faveur dont ces 
reli|^ieux jouissaient près de Gautier de Marvis, évêque de 
Tournai ', qui promulgua la règle de Lille. 

Comme ceux des Dominicains, les stu tu ts Lillois sont divisés 
endeuxgrandessections.Sur le total de vingt-sept chapitres 
que comprennent ces deux parties, dix-sept sont la repro- 
duction plus ou moins textuelle de dispositions appartenant 
aux constitutions des Jacobins. Mais en réalité la propor- 
tion de l'élément dominicain à Lille est plus élevée encore 
que ne le ferait supposer ce calcul basé sur le nombre des 
chapitres, car ceux qui dérivent de la règle des Frères Prê- 
cheurs comptent parmi les plus développés. Un trouvera 
plus loin, dans lu publication du texte, l'indication précise 
de ces emprunts. 

Les préceptes d'origine dominicaine qui forment le fond 
de la règle de Lille se retrouvent pour la plupart dans celle 
de Ponttiise. Celte dernière cependant omet le chapitre 
relatif aux frères et sœurs malades et en abrège plusieurs 
autres, comme ceux des ditTérentes coulpes. 

11 semble que le rédacteur de Pontoise se soit générale- 




xxri i>TiioDucnON 

meiil contenté de copier la règle de Lille, sans recouri 
tesle dominicain, car toutes les mudllication» ap]M>rlëes par 
la version Lilloise à lit rédection dominicaine se retrouvent 
dans celle de Pontoise. Quelques phrases toutefois pour- 
raient faire croire qu'il avait en même temps sous les yeux 
un exemplaire de ta rtgle des Frères Prêcheurs. 

La règle de Pontoise paraît îi son tour avoir servi de- 
type h celle de Vernon, qui reproduit son prologue et 
quelques autres passades ne ligurant pas dans les statuts de 
Lille, et qui, dans les chapiti-es inspires de la règle domini- 
caine, pratique les mêmes coupures qu'à Pontoise. Cependant 
le texte de quelques articles tendrait à prouver que le 
rédacteur de Vernon connaissait aussi la version de Lille et 
les constitutions originales des Frères Prêcheurs, Rnlîn lia 
dû également s'inspirer des coutumes de Saint-Victor ' et 
de Cîteaux. 

Autant qu'il est permis de se prononcer en ces délicates 
matières, nous croyons pouvoir ailirmer que c'est bieD 
Pontoise qui a servi d'intermédiaii-e entre Lille et Veraon,- 
k l'exclusion de l'hypothèse inverse, car la règle de Pontoise 
renferme certains articles, comme celui de 1' " honnêteté de 
ta maisnie •>, qui existentdans la règle de Lille et manquent 
à celle de Vernon. 

Il n'est pas inutile de faire remarquer ici que les ressem- 
blances qu'on peut constater entre les statuts de Lille, de 
Pontoise et de Vernon seraient plus frappantes encore si 
nous possédions ces règles dans ta langue où elles ont été 



1. Ce n'csl ]>as le «cul exemple tli; l'mllucnce îles canaLilutinna Je Slint- 
Viflor Bur une rÈnlc liospilalièrf. Voyei GhUI* Chrisliiinii, t. III, Inslru- 
menu, cul. 91, bulle d'Honariu» 111 il321i : - Ul hospîUlis vestri {S. NIco- 
lai de Ditiaeo] soi-(in>g, nullum (inlincni luni: professu;, secundum B. Autnja- 
tini pcgulani et Inslilulioneni ne observai) lia ni ecclesîv S. Victoria Pari- 
■fenals in corleiii loco Domino dcservii-cnl, i> 



[NTHUUlCTlnN 

écrites. Toutes trois ont dû éLro primitivemimt rédigées en 
latin, car le texte français que nous ont conservé les manu- 
scrits offre tous les caractères d'une traduction. Il fout 
évidemment v reconnaître ces versions en langue vulgaire 
ausipietles certains statuts font allusion et qui étdient 
nécessaires pour mettre les constitutions hospitalières à la 
portée des frères lais et des siEurs. Ainsi s'explitpient les 
variantes de style, les écarts dans les expres.sions et les 
tournures de phrases qu'olfient des passades dont le sens 
est d'ailleurs identique. 

Les pages qui prt*cèdenf permettent de juger de la puis- 
sance du mouvement <]ui, au xiu" siècle, poussa à la rédac- 
tion des règles hospitalières. A la tin de cette période, la 
plupart des établissements de quelque importance avaient 
reçu leur organisation définitive. Bien rares, en effet, sont 
les hc^pitaux d"oiigine ancienne qui ne virent codifier leurs 
statuts qu'aux siècles suivants, comme les HiMels-Dieu de 
Toul' etdeChartres^ en 13:12 et iliil, l'hôpital de l'Ecote- 
rie de Saint-Omer, en Iil7 ^, celui de Sain t-Jean-en-l' Est rée 
d'Arras, en 1 iSS ^, la Maison-Dieu des Ardents au Mans, 
en 1 173 ■', et dans ce cas ce ne sont parfois que des renou- 
vellements d'onlonnances plus anciennes. Habituellement 
les règlements tpi'on ne voit apparaître qu'au xiv" ou au 
XV* siècle s'appliquent à des maisons de fondation récente : 



f J, Vny. Ai'Cli. nul. S Jfl.ll, un oïli-uil iIl'» re«isl rcs cai)!! ulnir.Ti dp T.ml 
de Vaitnie 1.133 ilonnant un ii^|i:kiiii;nt pr.iir \e Matlre (te ni.Mol-Uleii. 

9. L. Mt^rlel n publié !(• [«xte de ces Maints dnns l'inlroduetiiin de 
VluMitltiirt deii Archivrx ho»pîUliérer de Chnrlrei, p. \m. 

3. L. Deachamps de Pas, Hvcherrhm »ur ta ^tithliiKemeati hospiltliert 
dl Saint-Omtr, IK77. in-8*, p. lo»-I10. 

t. J.-M. HiehunI, Curtalairt .le fhâiUM iIk Saint-Jean tn VEnlrit 
d'Am$, 18BH. in-B*, p, 98, Ileti(>uvcl1«incnt do statuis plus uncii-ns. 

Q. Cauvin, Rtcherchtt far Ita tttblinifmtntê hmpitalitra du dioeèie da 
" I, 183S, in-13, p. ai. 



XXIV INTRODrClTOTi 

tels que ceux des Hôtels-Dieu de Cliambéry (i370j' et de 
Besune (]443)^ et ceux de l'hôpital Saiiite-Élîsabeth de 
Roubaix^ (xv* siècle). 

C'est donc au cours du xui" siècle qu'il faut placer le plein 
épanouissement de l'organisation huspitalière du moyen 
ège, et il nous a paru inutile do. faire ligurer dans notre 
recueil les textes postérieurs û celte période. 

En terminant l'exposé de ces notions sommaires sur les 
règles d'Hotels-Uieu, il est bon de rappeler qu'un )^rand_ 
nombre d'hôpitaux n'ont jamais eu de véritables statuts*. 
Administrés par des convers et par des converses qui 
n'avaient pas fait profession religieuse et qui souvent même 
étaient engagés dans les liens du mariage, il ne pouvait être 
question de faire régner dans ces établissements une règle 
stricte analogue h celles que nous éludions. L'autorité 
épiscopale, chargée de la surveillance de ces mai.sons, ne 
pouvait exiger de ce personnel mi-religieux, mi-laïque, 
autre chose que la probité, le bon ordre et la pratique de 
la charité. 

Bien que réservé en principe aux Maisons-Dieu des 
petites villes et des campagnes '', ce régime fut quelquefois 
étendu fi des hôpitaux plus importants, comme celui de 
Sens, par exemple, dont les frères et les sœurs, quoique 



l. SlaluU onnljsi'a dan» la Hevae ihf Sneiélii sni-anln. 2- sn'.îc, I. VIII. 
p. 1». 

a. A, Bavard, LHàlrl-Dieu de Beaune. msl, in-s", 
1. Leuridan, ÉLablit$emtnlt eharilablet de Roubaix, II, U6, 
t. Ce u>nl ceu Maicon» dont parle le rédacteur du Praloi^ue de la Riglc de 
Troyei : voir ci -dessous, p. 103-103. 1,'ëviquc du Puy, en promu Iguaut le» 
■tatuts de la léproserie de BrivcB ici-dcsaouH, p. 101), peinl bien ces obser- 
VHnceH qui - aliquanluluni u vila secullrium segrcmale, picnam tamen aut 
veram reli)tionein minime sapiunt ■■ 

5. Voir Rur le rctcime de ce» MaiBonx-Dieu des tanipapnes notre intro- 
duction aui Mainont-Ditii el liproterte* du diocif de Purit, p. cij el Bui- 



IVTBOIilCriON 



revêtus de riuibil religieux, ne fuimaieiit pas une véritable 
congrégation, collcyium relijfionis, mais pouvaient à leur 
gré quitter la coninmnauté pour rentrer dans le siècle et se 



LËi'Hoai^tiiEa 



Les statuts des Mproseries se prêtent beaucoup moins que 
teux des Hotels-Dieu ft une étude sur leurs sources et à une 
l'Iassificatinn en divers {groupes. Ils donnent lieu cependant 
fi quelques observations générales qu'il est nécessaire 
d'exposer en peu de mots. 

Par Iti fait même de la destination spéciale des maladre- 
ries. leurs règlements sont connus sur un tout autre plan 
que ceux des MLiisons-Dieu. Dans celles-ci les malades 
représentent un élément mobile et oonstaninienl renouve- 
lable; ce ne sont jamais que des hôtes de passage qui, des 
leur guérison, se retirent pour faire place à de nouveaux 
arrivants. En aucun cas ils ne sont incorporés â la commu- 



I. Areh. nal. Xl'Oi. M. S3b« iSS tl.V, M31|, I'm.oùs cnlre Jcnnnc ]a tVi- 
veleU eL le niallre de l'IliMcl-Uicu de Sons qui refusail <Ie cunscivci- la 
dcRianilerestH! coninic HŒur de l'H^iUl-Uifu, bEen qu'elle pnïLendU y avoir 
fait pmression r«li^cuKe : > Uiclo dofensore ilicenle cl pri>p<inenti.- quiid 
dicta Domus Dci seu huspitale pauprr ac parvorum reddituum extabal. «t, 
licet ma|!i!^ter. Tralri'B et sorore* nunciiparcntur. atlamcn niïnïnic rnUcftiuin 
reli^onis in quo profetsio mu votum Golenne enitlleretur, scd dunUiat 
congrcKUcio quedam perionamm ulilîum pro repiuine pauperum et inllr- 
momni ibidem aOluenciuni erat el ruerai... Et, licel ibidem una de dictis 
RororibuH mit'it'trH nuncuparelur. hoc racione anliquilatia dunlaxal eral; 
veatcsque nigras eul alleriiiB eoluris cum capiLegio ïupra caput causa 
h u mil i la lia ad difTereaciam aliarum mulîerum dicte ville SenoDcniia sorurea 
dicli hospilalis defcrcbanl ; didiimquc huspitale libère ci ii-e et matrimcH 

nium conlrahere, sicul pliiries de fado accéderai, poleranl - t.e bailli 

de Sen» a,vanl Tait proeifder i une enquAtu pour «avoir f an in dicto hoapi- 
tali Traire» et «orores proreBsionem aolennem facerc conauevisMnl • avait 
donné raiaon à lu demanderesse, mai» «a aenlonce fut casait on appel par 
le Parlrmenl. qui déboutn Jeanne I.a Fenelele de »c« priaient ions. 



3 



XXVI TNTRIlIH'I.TiO.V 

nauté établie ii demeure dans l'Iiôpital et dont les statuts 
ont pour but de régler le mode d'esist«nce. 

Les lépreux au contraire sont attachés pour leur ^-ie à la 
maladrei'ie. Condamnés par leur état de sanlé à une réclu- 
sion perpétuelle, ils forment, avec les personnes saines 
cliarg^ées de l'adminisli'ation de la maison, un collège unique 
dont les membres sont désignés sous le nom de frères et de 
sœurs, et dont les devoirs respectifs sont déterminés par les 
constitutions édictées pour le maintien du bon ordre dans 
cette petite société. Il en résulte que d'ordinaire les statuts 
de léproseries ne s'adressent pas seulement au personnel 
hospitalier, mais en même temps aux ladres hospitalisés. 
Nous ne connaissons k celte règle t[ue deux exceptions 
représentées par deux textes du xiv* siècle : les statuts de 
la léproserii! de Pontoise et ceux de Saint-Lazare, â Paris '. 

Quant aux autres documents du même genre, ils con- 
cernent h la fois les sains ou » haitiés >i et les ladres, ce qui 
amène facilement une certaine confusion dans le texte des 
statuts, et rend souvent malaisée h établir In distinction 
entre les préceptes qui sont applicables en même temps à ces 
deux catégories de personnes et ceux qui ne touchent que 
l'une d'elles. 

Souvent d'ailleurs cette distinction n'a |)as grande raison 
d'être, car la dénomination de frères et sœurs attribuée aux 
ladres recueillis dans les lépi-oseries n'est pas une simple 
question de formule, et il y a l'éelle assimilation entre les 
lépreux et les lépreuses et les fi-ères et sueurs hospitaliers. 
On reconnaît \î\ l'inlluence des idées qui paraissent avoir ea. 
cours BU moyen âge sur le caractère attaché k la lèpre. 
Cette terrible épreuve imposée i» certains chrétiens par une 




IMUODrCTlOS XXVII 

[nissioii spéciale de Diisu ', celle inuladie iiuiiruble, dont 
i coii8éi[iience était une b tiques t m tion absolue du moude, 
semblait êti'e puur ceux qui en ëlnieut frappés cumme la 
marque d'une sorte de prédestination h l'état religieux, C'est 
ce qu'expriment, à notre sens, les termes d'un acte de 1145 
par lequel Louis VII s'adresse u fralrihus de !'ianclo Lazaro 
qui, prope Pariaiensem dvilatem, in predicli suh honore 
sancti dedtcala i-cclfsia, aalufeni unimarum conlinuis ora- 
lionibus sludent suh infirmitate cnrporis promcreri'^ \ n et 
c'est la même pensée qu'on retrouve, sous la plume de 
l'évêque de Tournai, au début de la refile de Lille : " Quo- 
niam inler celerus fltios suos majori diiecliuni siyno vo» 
Dominas famiUarius visilavit, ne donum tam laudabile.... 
in vohis depereat aliquatenua, omnibus fratrihu» et sorori- 
bua domus vesfre lam sanis qaam infirmis mandamus et in 
remissionent peccatorum suonim firmiler injungimas qua- 
liniia aecundum presenlis carie tenorem mores suos cor rigere 
et vilain reyere dilii/enltasime studeant de celero cl labo- 
renl '. » 

Il n'y a done pas Heu de s'étonner que plusieurs statuts, 
tels que ceux de Montpellier et de lirives, aient imposé aux 
lépreux une véritable règle religieuse. Si dans d'autres 
textes re caractère est moins niai-([ué, il est rare de le voir 



1, VoycR IcH tennM frtquenimcnl eiH|il<i.Vt'a en parlenl dea lépreux ; 
• Nivelon, filîuB Gaufridi de Mai^no Ponte, Uci volunlate Icpra sigillelui, • 
(Bibl. nat.. n. Bi:q. loi, GDH, p. 42. en llKRi — > Dex L-omniBoda pur voir que 
niiulex ladre •• [Poimt il'AmU el d'Amiltt}. — - Gillcbcrtus de Belitn dertit 
domui S. Larari Meldensîs pro uxora sua Matildc, quam Ueî perniiEsione 
conatabsluRseleprosam. dïmidium moduui bladi. " (Arch. hospil. de Meaux. 
Il A 8, fui. IS V". mai-s 1108. a. «[.; — ■ CI Deo plicuil, il c»t fort nnladiii de 
lepr« -i [Arch, nal. X (• iiw, fol. iM.j 

1. J. Boulli', Rtchen-hei kittoriqati tai l» Uaiton de Saini-L*xgre, dans 
les Mémoira dt l» Soeièti de l'Hiitoire de Ftrii. l. III (lB7e), p. US el 
158. 



ï 



a. Voy. ci-disaous, p. 199. 



1 



XXVHl INTHOnrCTION 

(iisparaîtiv (.■(niiplèleiiifnt. et dans les léproseries assex 
im|H>rlantes pour justilier la rédaction d'une règle spéciale, 
à vMè des prescriptions l'elatives î\ la discipline et aux pré- 
cautions à prendre contre la contagion, figurent générale- 
ment quelques préceptes qui supposent que les ladres sont, 
dons une certaine mesure, considt^rés comme des religieux. 

A quelques-uns des statuts que nous publions, sont 
jointes des listes indiquant l'apport mobilier exigé de 
chaque lépreux â son entrée et les prestations en nature que 
lui doit fournir la maladrerie. Nous avons laissé de côté 
divers règlements consistant presque uniquentent en énu- 
mératioRS de ce genre, comme ceux des léproseries de 
Péronne', de Saint-Omer-, de Neubourg^, et comme les 
conventions passées par l'abbave Notre-Dame de Vertus* 
et l'abbaye Saint-Martin d'Épernay"' avec les communautés 
d'habitants de ces deux villes. 

Les léproseries ayant commencé dès le xiv* siècle à 
perdre de leur importance, il nous a paru inutile de 
reproduire des statuts rédigés au svr siècle comme ceux 
de Troyes", ou bien des textes sans date qui ne nous 



1. Abbi! Gonselin. Mnlice hUton'qat xar l'égtite Suinl-Fanj/ lie Pironat, 
publiée dans la Pie«nii«, t. XEilnaa), p. i96. Règlement de lïSD. 

9. H. Loriquclj BaUelîn de U Sociélé dtt Anfiqanirei de la Morinit, 
nouvelle siSrie, t. VU (18111-861, p. 31H-3S3 (31- année, 130- livraison) :> Chest 
olii»] ki aHert à la provende et as uaaj^cs des malades de sainte Mario 
Mat'dalaine. ■• xm* siMe. — Un l'itflL'ment de 1161 iiourle nifnie élablisse- 
nicnt a éli publii^ par Desrhamps de Pas dans les ÈlablissemenU hotpiln- 
titnde Saial-Onier. 

3, Almanath hûloriqne du diorixe d'Éereax. V année jlSOO). Ce docu- 
ment datf de ISSU et publiii eommc rè^lunienl de l'hospica de MeubouFg 
s'applique en réalitiS à une maladrerie, 

4. .K rch. nal., J 19T>i n' 83 (1161). 

a. Arch. nal., JJ6I, n' 4âa (mani 1326-17), <• TruclatiiscirdinHcioniaelrepa- 
raci<inis domua Icprosorie d'Espemay «luatilcr fratres et soivi-ea cl teprosi 
ejusdem i^ubcmabuatur. h 

«. Notiee hUtorkjue uur la léproitrie de Troyei. IslD, in-8*, p. 133-llt, 



INTKODL'CTION XXIX 

sont parvenus que dans des manuscrits du xv* siècle tels 
que les règlements des maladreries de Laon* et de 
ames -. 
Nous ne saurions prétendre avoir donné en ce recueil 
tous les statuts qui furent promulgués dans les Maisons- 
Dieu et les léproseries de France au moyen âge, mais nous 
croyons y avoir fait figurer les types les plus importants. 
Réunis ainsi en un petit volume où il est facile de les com- 
parer entre eux, ces textes se compléteront les uns par les 
autres, et donneront, nous Tespérons, une notion exacte de 
l'organisation hospitalière telle qu'elle avait été conçue 
dans des siècles où les institutions charitables prirent, sous 
Finiluence féconde du christianisme, un si merveilleux 
développement. 

Léon LE GRAND. 



1. Publié par Houit, Bulletin de la Société académique de Laon^ t. II 
(1853), p. 257, et par Mathon, Inventaire des Archives communales de Luon^ 
p. 9. 

5. Mesnard, t. V, Preuves, p. 38-40. 



STATUTS D'HOTELS-DIEU 



ET DE LKlMîOKKHIES 



HOSPITAI.IUt s K\L PKUL M ET DuMlBLS LEI'IIOSUULM 



'■citleiilatit Jaculx du Vitiuaco fuj 
[iBt.. ms. iBt., 1607», fol. Si v, 
Douai, 1S97, in-8», pp. 337-341. 



En lêle de ce recueil ii( 
|>aruulîlcile reproduire quelqi 



dci 



mblc 



'ieiissLalutN hnspi la liera, il nou»! u 
es pages de Jacques de V'ilry ]K>ur 
sur l'orgaiiiaulioii inlérieurc des 
Irer le jud^ement qu'un conlempo- 



hôpilaux au moyen âge cL n 
rain pnrUïl sur ces insli lu lions. 

Jacque^j de Vilpy, don! on ignore la dale de naissance, mourut 
en 12ill. après avoir été êvèque d'.Acre puis eardinal. C'est vrai- 
semblablement entre l'223 e( 1^26, lors de son retour d'Orieiil. 
qu'il composa l'Htsloria occidenlalis à laquelle nous emprunlons 
ce passage. Pour laisser leur vraie portée aux sévères reproches 
qu'il adresse aux adminisiraleurs de certains hôpilaux, il faut 
tenir compte de l'allure générale de son ouvrage où il insiste sur 
les abus alin d'en provoquer ta réforme. Il prend soin d'ailleurs 
d'observer lui-même que ses critiques ne s'appliquent qu'à une 
partie des Maisons-Pieu, et il en énumère plusieurs, dignes, selon 
jui. de tout éloge, la ferveur de lu rhar-ilê, dit-il. "-'étai 



L 



1 



3 DE II0SPITÀUBI:8 PALPEBUM 

nue djiLis les congrèj^liona régulières, regularex conefregalione» , 
telles que celles dont nous publions les statuts, et les désordres 
qu'il »i^'tmie devaient avoir surtout pour théâtre les Maisons- 
Dieu de peu d'imporliinL'e, soustraites h \a contrainte d'une règle 
religieuse, les ctablis.semeuts hospitaliers des petites villes et des 
(campagnes, diripès, pour employer les expressions du prolo^e 
de la règle de Troves, par des h maistres et sergcns qui y viennent 
Tranchement quant il leur plaJsl, et fraRchement s'en pueent. 
départir ». 



Sunt insuper atîe tam virorum quam mulienim seculo 
renunciaiitium et regulariter in domibua leprosorum, vel 
hospitaiibus pauperuin, vlvenlium. absfjue eslimatione et 
numéro certo in omnibus Occidentis repionibus, confirrega- 
tiones, pauperibus et inlirniis humiliter et dévote minis- 
Irantt's. 

Vivunt autem secunduni sanctî Au^ustini re^ulam, absque 
pifiprid et in cummuni sub unius majoris obedientia ; et, 
babitu regulart suscepto, perpetuam Domino prumïttttnt 
continentiam. 

Seortium autem viri et seorsum femîne, cuni omni 
reverentia et castitate, dormiunt et manducant. Horas 
autem cationicas, quantum bospit^lilalis studium et paupe- 
rum (^hristi ministerium permittunt, diebus et noctibus 
audire non oinittunt, 

In domibus autem, in quibus major est eonventus et 
numerosior fratrum et surorum congregatio. fréquenter ïn 
capîtuload corigendas delînquentîum negli{;entiaK, vel ppo 
aliis necessai'iis et hunestis causis, congregantur. Lectiones' 
etiani divinarum Scriptui-arum plerumque, dum reficiuntur 
corpora, sibî faciunt recitare, in reiectorio et aliis certis 
locîa et horis constitutis sileutium observantes. Ilominea 
autem inlirnius vel bospites sanos, quos in domibus suis 
suscipiunt, separatos a mulierlbus manducare faciunt et 
dormire. 

Capellani autem eorum cum omni humilitate et devotione ' 
pauperibus et inlirmis in spiritualibus minislrantes verbo 



DE lIOSnTAUBUS PALl'KRLM -i 

Jivine pi-edîcationis indoclos instruuiit, pusilliinimi:s kI 
débiles consolantur, et ad patientiani et ^ratiarum actio- 
nem exortantur. 

Divinum ollivîum. ul uinnes inlirmi audire in lectis suis 
valeanl. in capella communi diebus et noctibus assidue 
eelebrant. Confessiones autem et extremas unclitines et alia 
sacrameiita dilif^nter et sollicite subministrant intirniis, et 
mortuis debitam exîbent sepiilturam. Hii i^itur Chnsti 
ministri sobrii et parci sibi^ et corporibus suis districti 
valde et severi, erf^u pauperes et inlirmos misericurdie vis- 
ceribusaflluentes, et pronito anîmonecessaria pnipossesuo 
ministrantes, quanto abjectiores suiit in donio Domini 
tanto gradunt sublîmiorem cunsequeiitur in patna. 

Tantas autem plerumque pro Cbristo sustinent iiifimio- 
rum immunditias et fetorum molestias pêne intollerabiles, 
sibimet violentiatii infei'entes, quodnullumaliud penitentie 
((enus huic sancto et precioso In coiispectu Dei martirio 
posse arbitror comparari. Ilec igitur sordiuni stei-cura. 
quibus velud limo mentes eurum ad fructificanduni impin- 
(fuantur, Dominus in lapides precioaos permutabil; et erit 
eis pro fetore odor suavis. 

Hee autem sancta et Deo amabills hospitalitatis re|rula, 
et hospitalium reli^io, in pluribus lacis et domibus eorum 
adeo corrupta est et quasi ad nichitum miserabîliter 
redacta quod homînum reproborum sordida et detestands 
cun^rv^utio non sohim hiis qui eorum nequitiam plenius 
agnoverunt displicel sod etiam in conspectu Dei fetet. 

Sub pretextu enim hospitalitatis et simulate pietatis facti 
sunt quesluarii, mendaciis et deceptionibus et modis omni- 
bus quibus possunt pecunias importune extorquentes, se 
ipsos pascentes, de pauperibus autem non curantes nisi 
quantum eorum oecasione possunt elemosinas a fldelibus 
exigere, modicum conferentes pauperibus et înlirniis, ut 
propter hoc negotiatores dolosi et caupones astuti quodam 
venationis ^nere fraudulento multa lucrentur. Qui enîm 
pauperibus parum trîhuunt, ut aniplius accipiant. et sub 
pretexlu elemoaine quei-unt divitias, venatorcs puiius 



^Kpretextu 



l DK IIOSl-I'IALiniH PAlPtHlM 

quam benelici reputaiidi sunt. Sic bestîe, sic aves, sic 
capiuutur et pisces ; madicum esce in bamu ponitur ut 
pecunie saculi in eo pertrahnntur. Adeo tiuteiii importune 
et irreverenter i-t unxie elemosyn^s peluiit, qmid religiouis 
reverentiam in se confundentes contenitibilem redduDt. 
Contra tpios ait beatus Jenmimus : Melius ckI non habere 
quod tribuas quam inipudenter petere quod dt-s. Plerum- 
que etiam per bar])atus' fratres multa in ypocrisi exterïua 
simulantes, vel per mercena-rios et mendaces capellaaos, 
qui simplices non furmîdant decipei-e et falcem suam io 
messem alienam niiltere. vel per indul^entiarum litteras, 
quibus turpis lucri cupiditate abutuntur, multa tur|«tep 
lucrantur, utde illis taceamus qui, falsariurum crimen j 
simum incurrentcH, falsis litleris et buUis furtivis in perdi- 
tioiiem suam uti non verentur. Ea vero que turpiter con- 
gre^nnt quam lurpius in cnmmessationibus et ebrietatlbuB 
expendunt, et atia consequentia que în oculto et in tene- 
bris ipsi lenpbrosî operantur, licet non erubescant patrare,, 
pudet tamen nos ad presens recitaie. 

De regulahbusinstitutis et ordinis puritate nichil, prêter 
exteriorem habituni, retiuentes, omnes l'ei-e per simoniam 
recipiunt, qui, turpiter ingressi, turpissime ad imita tioaem 
alionim ibidem commorantur, in murmure et dissensiooe, 
in jurgiis et seditionibus, in otio et dissolutione, în localis 
et proprii retentione, in cubilibus et immunditiis et onuit^ 
moda feditate, sine alFectione, absque miisericordia, 
fédère. 

Lectos autem in ocuUs hominum ornatos, pauperibus 
autem et indrmis vacuos, ad ostentationem et seductionem 
componunt. 

Domos autem hospîtatitatis et pietatis în speluncas 
latronum et prostibula mei'etricum et sinagogas judeoruin 
convertunt. 



I. Ce lerme, qiir If U 
fi"*rcs onvers, qui port 



l'Imnin^ en [yerlurliatos, dt^igne lati 
'"~il & la pi-atïqui^ impcwé| 



DE HOSPITALIBUS PAUPERIM S 

Ilujusmodi autem corruptio pestifera et deteslahilis 
ypocrisis non omnes hospiialium domos occupa vit. Que- 
dam enim sunt regulares conpregationes et principales 
conventus, seu capitalia hospitalia, in quibus non desinit 
fervor charitatis, unctio pietatis, honestatis décor, et seve- 
rilas discipline : quemadmodum sunt hospitalia Sancti 
Spiritus in Uomana Urbe et Sancti Sanisonis in Constanti- 
nopolitana civitat«, et Beati Antonii in ipso capite *, et hos- 
pitale Béate Marie Runcivallis in introitu Hispanie-, et alia 
([uedam Deo grata, et pauperibus peregrinis seu iniîrmis 
valde necessaria. Parisius autem et Noviomi in Francia, 
Pruvini in Campania, et Tornaci in Flandria, et Leodii in 
Lotharingia et Brucellis in Brabantia, sunt hospitalia pie- 
tatis et domus honestatis, oflîcine sanctitiitis, conventus 
decoris et religionis, réfugia pauperum, asilum miserorum, 
consola tiones lugentium, refectio esurientium, suavitas et 
mitigatio iniirmorum. 



1. L'hôpital Saint-Antoine, près de Vienne en Dauphinc, où fut fondé 
l'ordre hospitalier de ce nom. 

2. I/hôpital de Honccvaux, siè^e d'une con{;:régation hospitalière qui 
posséda plusieurs maisons en France. 



PREMIERE PARTIE 

STATUTS D'HOTELS-DIEU 



I 

STATUTS dp; l.IIOPITAT. SAINT-JEAN DE JÉRL'SAI.KM • 



i" EXTRAITS DES STATUTS PROMCLBUÉS PAR RAIMOXT Dr PUIS 

Entre 1125 el IIM. 

Édition. J. Delavitle Le Rouli, Carlalaii-e //^n^ral rfps UnspilaUeri; 
l. I, pp. Q2-Q8, d'après une copie de I2Ô3 cunserrée nux m'chives 

[Ceste rst la conatitucion travée par frère Baimont^.] 

In Deinomine, ego Kaymundus, servuspauperum Christi 
et custos Hospitalis Jerosolimitani, cum consilio totîus 
capituli clericorum et lavcorum frairum, sUitui hec precepta 
et sfatuta in domo Hospitalis Jerosolimitana. 

1. BieD que le présent recueil soit consacnt aux sUtuts An élabliste' 
menls hospiUliera di^ la Franche, il cit utile d'y reproduire ceux de l'HApî- 
tal Soinl-Jean de JtïruBaleni qui onl exercé une grande itinuence sur U 
rédiclion des rèalsH d'Il^lels-Uicu dans nalre ptiys. Nous ne donnei'ons de 
la cnnalitution de IlHimonl du ï>uiB que les poasages qui onl eu cette part 
d'influence, et noua laiiseronK de clilè les article* qui ne s'appliquent qu'à 
l'or^niiation spéciale de l'ordre de Sainl-Jean. 

S. Nous Hvoiia pu améliorer on divora endroits la version publiée par 
M. DelaviUe Le Rnulx, en recourant d un manuHcrit de la lin du xiii- sifcio 



lArch. nnt,. L 4j:i„ où sont transcrites le» runslitulions île l'ordre hospito- 



I 



de Suinl-Jacques-du-lIaul-Pas, qui. en vertu d'une prescripli un reudue 

IÎ39 par Greijoirc IX, onl été copiées sur le re|rle de Sainl-Jean. 

3, Nous aioul lins les rubriques qui se trou vent dans la traduction française 

rsiMe pi.bli,iQ ].ii ■ " ■■■■"■ 



ivillc Le RouU en reKnrd du le\to Niliii. 



IT ITTTS D"HÔTEI.S-DIEr- 



1 . [Coiiirnt les frères iluiwnt faire lor profession.^ 

Iti primisjubeo ut omnes frativs ad servitium pai 
venienles tria, que promittunt Deo per nianum 
et per librum, teneant cum Dei auxilio, scîlîcet : cas) 
ten» et obetlientiam, hoc est (juodcumque precîpîtur eis a 
mHgistris suis, et sine proprîo vivere ; quîa hec tria requtret 
DeUB ab eis in ultimo certamine. 

2. \Quel chose les frères doivent demander de dette.] 

Et non querant amplius e\ debito, nisi panem et aquam 
alque vestimenlum, que eis promituntur. Et vesiitus sH 
humilis, quia dominî nostri pauperes. quorum servos nos 
esse fatemur, nudi et sordidi incedunt, et turpe est servo 
ul sit superbus, et doniinus ejus humilis. 

3. \De l'onesfé de frères et dnu servise des ii/lises, et de la 
recepcion des malades. \ 

Conslitutum est ctiam ut in ecclesia sit honeslus eorum 
incessus, et conversatio ydonea ; scilicet ut clerici adaltare 
cum albis vestibus deserviant presbytero ; diaconus vel 
subdîaconus. et, si nécessitas fuerit, alius clericus hoc idem 
exerceat ofTîcium ; et lumen die nocLuque în ecclesia semper 
sit ; et ad infirmorum visitationem presbyter cum albis 
vestibus incedal, religiose portans Corpus Domîni, et dia- 
conus vel subdiaconus précédât, vel snUim acolitus, fereas 
lantemam cum candela accensa et spongiani cum aqaiK> 
benedicta. 



i. [Comenf les frères .lier et ester doivent.] 
Iterum cum ierint fratres per civitates et castella, ndti ^ 

eant soli set duo vel très, nec cum quibus voluerint, sed | 

cum quibus magistcr jusserit, ire dehent ; et cum venerist j 

quo voluerint, sîmul stent. 

In incesHu, in habitu et omnibus motibus eorum niohlt 1 

fîat quod cujusquam nlTendat aspectura, sed quod suam 4 



llftpiTAI, SAINT-JKAN DE JËHERALKtJ H 

ilccenl sunctitatem. Quando eliam fueriDt in <lfJTiui îuit iii 
ecclesia, vel ubicumque femine siat, iiivicem suam pudici- 
tiam custodiant, nec femine capita eoi-un» itivent nec pedes, 
nec lectum fscîant. Deus enlni (|iii habilal în sanctJs isto 
modo custodiat eos. Amen. 



;;. {Leat/ueU et i 



ni doîvcril m/iii 



6. \Des aumônes Hcquitra cl <Ipk laboiirn (tex maisons. \. . . 



7. [Lesqurh et en qaele m 
prcdicBcion.j 



nier il lii 



8. \Ùe.i (Iraa et tien viamles 'les frcres. i 

Deinde paanos ysambrunus et galainbrunos' ac fuslanin 
et pelles silvestres omnino prohibemiia ne amodo induant 
fratres. Et non comcdant nisi bis in die, ol quarta feria et 
die sahbati, et a septuagesima usque in Poscha, carnes non 
comedant, prêter eos qui sunt inlirmi et inheciUes, et nun- 
qu»m nudi jaceant, sed vestiti caniisiis lineis vel laneis, 
aut aliis quibusiibet vestimentis. 



I 9. \Dpa frères en {t 

iO. (/)m frèrcit tençam et fer 
Aut si frater altercatus cum alte; 



cheuzA 



ns l'un l'autre. \ 

i cum altero fuent Fratre, et cla- 
morem procurator domus habuerit, talis sit penitentia : 
septem diebus jejunet quarts et sexta lerîa in pane et aqua, 
comedens in terra sine mensa et manutergio. 

Et si percusserit. quadraginta. Et si recesseril a domo, 
vel a niapistro cui commissus l'uerit pi-opria voluntate. 
sine ejufi voluntate, et ptwtea reversus fuerit, quadraginta 
diebus manducet in terra, jejunans quarla et sexla feria in 
pane et aqua, et per tantum tempus permaneat in locn 





«TàTCTs D'RdTei«-nrEi- 



viccstrii extran^ qTuntum foris extitit. aûsi tam proUxutn 
fu^rît tempns ut capitule coDvenîat U^mperari. 

II. [De la aciUnce de» frèrea.] 

Ad meni>am etiam. sicut apostolus ait ', unusquisqne 
paoein suam CDm silentio manducet, ^t post completonuin 
noD bibat nUi puram aquam. Et in lectis fratr^s silentiam 
teoeant. 



12. '\Dn frèrti ntaîement portans,] 



13. [Deê frèret trowz nveac propriéti.} 
At «i aliquis fratnim de proprio dïmissns in morte stu 
pmprietatem habuit, etvivens magistro suo non osteoderit. 
ntillum divinum oQiciuni pro eo agatur, sed quasi excom- 
municatus sepeliatur ; ai si vivens incolumis pro prieta tenu 
habilitât maestro suocelaverit.acpostea super eum inventa 
fuerit. ipsa peccunia ad collum ejus ligetur et |>i'r hospitale 
Jerosolimitanum, vel per alias domos ubî permanserit, 
ducatur nudas, et verberetur a clerico si cli-ricus est, si 
vero layt'us, ab aliquo fratre verlwretur, et quadragînla dies 
jejunans quarta et sexta feria in pane et acpia. 

M. \Quei office ton doit faire par les frères murs.] 

Quin etiam, quod valde nobis necessarium est. omnibus 
vobis slatutum tieri precipimus, et precipieudo mandatitiis 
ut de omnibus viam universe carnis ingredîentibus, in 
omnibus obedienliis quibuscumque obierinl. tri^iuta (tiehus 
miflsepro ejus anima cantentur; în prima missa unusquiwjue 
frntrum qui aderit candelum cuni nummo olFcrat. Qui vide- 
licet numnii, quotciimque sinl, paupt-ribiis eiitfjentur. et 
presbiler qui missas cantaveiît, si non est de domo, pm- 
curalionem biiii diebus habeat, et. penicto oilicîo. magisler 
sibi caritatem faciat, cl nmnia indumonio rt-iitris ili-fuiicti 



. Epifl. B. Piiiili ail The» 



HÔPITAL SAINT-JEAN DE JÉRUSALEM 



11 



pauperibus denlup ; fratros voro sacerdotes, quandu missaK 
L cantnverint pro ejus anima, orntiones Fondant ad Dominura 
[ Jesum Christum, et clericorum unusquisque cantct psalte- 

rium, laycorum autem c L Pater noster. Et de omnibus 
Kaliispeccatis et rébus, et clamoribus in capîliilo judicent et 
|l discernant judicium rectum. 

I m. [Cornent ces choses, qui ci sont dites, sont comandées 
fermement à garder. \ 

Et hec omnia, uti supra scripsimus, ex parte Dei 
f'Omnipotentis, et béate Marie, et beatî Joannis, et paupe- 
nim precipimus ut cum suramo studio ita per omnia 
Jeneanlur. 

Ifi. [Cornent les acignora malades doivent esire recehiiz 



Et in ea obedientia ubî magister Hospita]is concesserit, 

Lcum venerit ibi inlirmus. ita recipiatur : primum peccata 

ma presbitero confessus, religiuse communicetur, et postea 

1 lectum deportetur, et ibi quasi dominus secundum posse 

lomus. omni dîe, antequam fratres eant pransum. carîta- 

jnve refîciatur, et in cunctis dnminicis diebus epistula cl 

Rvangelîum in ea domo cantetur, et cum processîone aqua 

tenedicta aspergntur. Item si quis fratnim, qui obedientîas 

wr diversas terras tenent, ad quamiibet secularem perao- 

tam pecunias pauperum dederit, ut eum per suam vim 

lontra magistrum suum et fralres regnare faceret, ab uni- 

rersa societate fratrum prohiciatur. 

Bl. [En quel manière lea frères sont A corriijier des frères.]... 

18. [ComenI l'un frère doit accuser l'autre frère.] 

Atquc uUus fratrum atium fratrem suum non accuset 
Itisî bene possot probare ; si fecerit, ipse frater bonus non 
SBt, et eandem penam suslineat quam act-usatus. si probari 
losset, suslineret. 

H9. [Que les frères portent en lor pîz le signe de la croiz.]... 



T> uiiTKi.s-i>ir;r 



'AH Ttor.en de molins 



Eililion. Delavillc Le Roiik, Cnrlulaire général de» HaspUxlifit, t. I, 
pp. *-25-420 {d'api-ès le ms. 4852 du Valican, fin ilii xiii' sièrlel *. 



Au nom dou l'ère, et dfiu Fih et dou Saint Esperit. Amen. 

L'an de l'incarnitcion Neutre Seignor mclxxxi, le mots 
de mur, par dimenche quant l'en chante Letare Jerusalûm, 
Rogier, serf des povres de Crist, avant séant en général 
chapistrc, clers et lais et frères convers entour estant, h 
l'onor de Deu et de l'aornenient de relegion, et l'acreiese- 
ment et l'utilité des povres malades, les establimenz de 
l'iglise avant dite et les profiz des povres après escriz 
comanz que touz jors fucent tenus et gardez sans aler 
encontre de nule chose. 

1 . Des iglises comanz que eles fucent disposées et orde- 
nées, 'a la disposicion dou prior des clers de l'Ospital d'en- 
droit, de livres, de clers, de vestimenz de prestres, de 
calices, de encensiers, de lumière pardurable et dos autres 
aornemenz. 

2. Et la seconde fois establi, par l'assentiment des frères, 
que por les malades de l'Ospital de Jérusalem soient louez 
lui mieges sages, qi sachent conoistre la qualité des orines 
et la diversité des malades, et lor puissent amenistrer 
remède do médecines. 






1. La version Trançaise qui Hgure danii le ms. 48â2 du VaLîcsn parai 
reprëicnler le texl« primilif des sUluls ûr Ro^er de Molins. En efTet. le 
constilutions de l'ordre hospitaliei' de Sainl-Jacqties-du-Haul-Paa (Arch. 
nat., L \a, n' Sïj, qui ont tic copiées sur celles de Saïnl-Jean-de- 
Jéruaalem, reproduisenl mol pour mol le telle lalin de Baininnt ijue DOU* 
avons publia ci-desius, tandis que pour la rheic de Roger de Molma ellea 
suivenl le texte rran^ais oonHervr? dans la Riblki Unique du %'ali(;an. La ver- 
sion laline donntSe par M. Dcluvillc Le Hnuli d'api-èa 
Malte du XIV* siùcle doit dune Hrc consid<!r<lD comme im 



iiÔrrr^L s 



r-JKAX DE JÉBVSALIUI 



i:i 



3. Et la tierce fois ajuusta <]ue les liz des nialtides t'ucent 
ï ta.it en loiigeur et en laideur au plus covenahic que estrc 
f poyBseul k reposer, el cbascun lit soit covert de son covei"- 
t tour, el chuscun lil eut ses dras louz propres. 

4. Apres ces biens il establi le quar c orna iide ment que 
ibascun des malades eust pelices à vestir, et boles à aler à 

Ijlor besotgiie et revenir, et chapeaus de laine. 

5. Cet si e»tabli que petiz bers fucent fait por les enfans 
tides femes pèlerines qui naissent en la maison, sî que il 
Elisent à une part soûl, et que li enfant alaitant n'en aient 

UiQcun ennui par la mesaise de lor mère. 

6. Après escrist le aiste chapitre, que les bières des 
"mors fucent en manière d'arc cuncelëes ausi com les bières 

des frères, et soient couvert d'un drap rouge au croiz 
blanche. 

7. Au aeptime chapistre comanda que partout lîi où 
seroient 11 Ospîtal des malades, que les comandeors des 
maisons servissent les malades de bon corage et lor ame- 
nistrassent ce que k>r fust mestier, et que sanz querele et 
sanii plainte lor feyssent servise ; si que par cest bénéfice 
desservissent pari à aveîr en la gloire dou ciel. Kt se nul 
des frèi-es eust en despit de garder les eomandemenz dou 

laistre en ces choses, que l'en le feyst à savoir au maislre 
i en preyst la vi-njance selon ce que la justise de la 
laison comande. 

f 8. Cet si comanda, quand le conseil fu tenus des frères, 
rce que le prior de l'Ospital de France manda.'*! chascun 
1 en Jérusalem c dras de coton taiuz por renoveler les 

sovertoiyï des povres' 

) U. Après, sanz la garde et les veilles de jor et de nuit, que 
i frères de l'Ospital doivent faire de ardant et de dévot 
ce as povres malades com ;i selguors, fu ajoint en cha- 
e général que, en chascune rue et place de l'Ospital où 



p. Suit IVnumériilion Je ce qui: les diffirenlH prieuré» de IViiiirc doi\'cnl 
Mqve »anée ruumir en nature i riii^pital de Jérusalem : cuLon. TulDine, 
tA% teulre el sucre • por le «y TOp vl les medeeincs et les IniLuatreB des 



u 



BTATTTS d'hÔTELS-DIEV 



les malades reposent, que ix servent soient prest â lor 
servise, qui lavent lor pies bonement. ft les eîssucnt de 
dras, el facenllorliz, et anienistrent as languissans viandes 
necessaii-es et prolitahles, et les abjurent dévotement, et 
(|ui hulxsvssent en toiilcs choses au prolit îles malades. 



II 

iiaistrc Bm/ier r/n 
doit faire. 



■I cli'iso hi iitaîsori 



Sachent to 
et qui à < 



7. les frères de la maison de l'Ospilal qui sont 
seront <}ue les bones coustumes de la maison 



de l'Ospital de Jérusalem soloient estre teles : 

1. Premièrement la sainte maison de l'Ospilal soloit 
ressevoir les homes et les femes malades, et soluit les 
mieges tenir qui des malades eussent cure, et qui feyssent 
le syrob des malades et qui porveyssent les choses qui 
fucent nécessaires as malades. Des m jors de la semaine 
soloieut avoir les malades char fresche de porc ou de moton, 
et qui n'en pooit mangîer si avoit geliue. 

2. Et entre ii malades soloient avoir une peliee de bre- 
bis, que il afubloient quand il aloient à chambres. Et 
entre ii malades t pai-eil de botes. Chascun an soluit la 
maison de TOspital doner as povres x peltces de ^ros aigneaua. 

3. Et tous les enfans getez de pères et de mères soloit 
l'Ospital reasevoir et faire norrir. Au homme et fi feme 
qui se voloient assembler par mariaffe, qui n'en avoient 
dont il feyssent lor noces, la maison de l'Ospital lor donoit 
Il escueles ou le mes de li frères. 

i. Et soloit la niaison de l'Ospital tenir i frère corvoîsier 
au m sergens, qui apareilloient les vielz soliers à doner por 
Deu. El l'aumonier suloît tenir u sei^ens qui appareilloient 
la vielle robe que il donoit as povres. 

5. Et l'aumonier soloit doner km deniers à chascun pri- 
sonier quant il venoit de la prison premièrement '. 



HÔPITAL 8AINT-JEAS DE JÉBUSALEM 



m 



ti. Cliuscune nuit soloient v clcrs lire le iiiautier por les 
lieiifaitours de la maisun. 

7. Et chasi-un jor soloient mangier xxx povres une 
Ibis le jor à la table por Deu, et les V clers devant dîz 

itéent de ceaus xxx povres, mais les xxv manjoieiil avant 
Ile covent. Et chascun des v clercs avoient ii deniers el 
iBiariJoient devant If cuvent. 

8. Et III jors la semaine donoient l'auraone k loz ceuus 
^qUi la venoient requerre, pain et vin et cuisinât'. 

9. Les karebmes-, chascun samedi, soloient faire le 
mandé de xiii povres. el lur lavuicnt tes pies et donoient à 
chascun chemise el biaie.s neuves et soliers neus, et à 
m chapelains uu â m i:\ers de ces xin, m deniers, et à chas- 
cun des autres, ii deniers. 

Ce est la propix: aumône establie en l'Ospilal, ssnz les 

frères d'armes que la muisoii tenoil honorêcment, et plusors 

itttres aumônes que l'on ne pooit mie monstrer dou tout 

iscune par soi. Et que ce soit voirs les bons homes el 

iaus le tehmoigneni, c'est à savoir frèi'e Hogier, maistre 

rOspital, le priur Bi.'iniMi't et tout le chapislre gênerai. 




1. Ce 11 



» n<.' 



nuaicni A "b^ii- •■!- .-: Id- i l'-^li 

oinnibu» pcrcj^iiiii^ cl jniiiiH-rilius uct-mli 
liceL cuUibet ipsorum (janiB unii», aï esse 
HeUtioit da pilerinage à Jérasalem de 
in-B-jp. 7&.) 

3. [elle lalin : o In quadrupesimis vero duabuB... n Dans beaucoup di 
^ congi^l^aticniB religieuses, uu moyen &ge. on observait un second carémi 
— ~it la télc de Soc]. Vuy. Du Can^c, au mol {Juadragesima. 



liUliet-s de Saint- Ji'an conli- 

r M'iiiuine ils distribuaient un 
luliliel cdomeda di?nlur panes 
U!i ud (licluni hospilalc, vide- 
ulum millia. v ^L. I.e l^rand, 
lia* de Harloni. Paris, lgS3, 



RTATUTS l> HÔTELS-DIEU 



STATITS IH-: l.'lInl'ITAI. 



lli;:i. 



Miinuscril. Copies du xvu" siùclo. liihl. nut., ms. lai , ITIIIU, foi, HO. ol 
CoUeclion Doal, val.l3f . — EdUions. he Gau'iai, Éluda hûlariquai 
»iir le Raiiergue, t. IV, p. 398. Bousquet, A/^moireirf^ laSocifté des 
lellregde l'Aveyron, l. V, I844-4S, pp. 20-29. 

Annu ab incamutiuiie Doniini millosimo cenlesimo sexa- 
gesimo siecundo, dominus Ptîtrus, veiierahilis Hullienensis 
episcopus. consilio prudenlium clerioorum ac laicorum, a 
fratribus el sororibus huspitalis quod silum est Îd .\lbrac 
hujusmudi rcgulam constituit ubservari. 

i . Primo ([uidem eos considerare oporlet quod in domo 
paupenim et ad hoc ut eîs sei-vîant convenerunt. Non ei^o 
rébus alieiiis. quasi fures sive predones, inconimessationi- 
bu9 et ebrietatihus abutantur, nec querant ibî dominari, sed 



1. Aubrac, coniniunË de Saint-Chi^ly d'Aulji'ac (Avuyrunt. H6pilal pour 
tes pèlerins, fund^ dans la première moitié du m* uËcle. 

3. Ces deux copies d ont pan ilà eiiïcuLéca tt'nprès t'eiemplaire uri^oal 
det statuti d'Aubrac. Celle du ms. laLin 1719H reproduit un vidimus da 
3B janvier 13fl7 [a. st.) que les reliicieui de l'biipilal demandËrcnt i rofllcial 
de Rodez pour leur tenir lieu do l'aeLe primitif dont le sceau i\aM endom- 
ma^i'. Ce vidïinus conlicnL non seulement le texte de la rffcle, mais celui 
(l'une cniiuf le A laquelle l'olllcial avait procédé pour s'assurer si ces statuts 
éLaienl repliement observi^ dans l'hùpilal. La copie conseri'ëe dans le 
ma. latin niBB a él^ délivrée le 1" février 1081 par u" .."— -i— : 



m'ont eati! priJaenUs par iiiiiii-uur' !.■ 

du douai esmc dcT-cf III bre Itih". -i-m- ii 
S' Co»mc. cl aient trouve k'' rNi r.iil-- 
ey soubsignc un chui-un d'ici'ii\. .i > ( 
liuittantc un. iSÎKnt') Itu^ciul,-!. .hit- 
- La copie de Dont « élu rv-rnl,',- 
servO à fa domerîc d'.\ubruc .■! ..n !.■ 
chacun deaqui'ls on avait donui' une 



Uibrac en vertu de l'i 
-<'i(.'neur de Rodés en datte 
-M]ue de Rod^. au curé dt 

'- ciiiifiifiiii^s uu\ orijrinaux 



sns Tu i l abs tracta. • 



.tue spéeinle. C( 

^ligioaorum n^ul 

Deale Mane de Altobraco, ordinis sancti Au^itïlUt 

Ibus régule ipsius sancti Augustint a quu re^çulu bec pv^ 



5U| 



ikVitm, i.'uimvi: 17 

ïamiilnri. llunor ([iiippi' et injuria pim|>(?rum rceurrit in 
Christ uni. 

2. El suninnipere cui-ent ul in nmnihiifi bonis domus 
paupercs semper pivcediint iil dominï, illî subsequnntur 
ut seni. Contempla ilaipe onini superHuitnte ciborum et 
vestium, mediocri viclu atque voslitu conlcnti sînt, quales 
esse debenl sobriî vîdelicet et casli, modesti, hunnles el 
quieti. hospilales invicfm aine niurmuratinne, iinonimes 
in charilate. quiu cliuritas operit multitudinem peceuturum. 
Et in !i«c patehit eos esse ministros et discipuloH Christi, 
si diloeliunem habuerint ad invicein. 

In ine.essu. vultu et hnbitu. et in omni oorjMiris fjestu 
humililutem prefei-enles, pestem superbie ' que initiuni el 
consummatio est totiu» peccati ante oninia fu^iant : quia 
turpe est omnino liumiles esse dominos, et ministrus 
pupei'bos. 

3. Poslquani autem fniter aut soror in prefala domosemel 
icepti fuerint, nuiiquam postea preliosis utantur vestibus, 

M<d laneÎM cooperiantur pannis candidis, brunis aut ui;rns; 

lioets quoque medioeribus. qui née nimis prosai sint, nec 

nimis subtiles. In numéro quo([ue vestium modum non 

ixecdanl. sedjusta faeullatem domus et juxta magistri sui 

irbitrium, quod eis ad tucndam sui eorporis infirmitatem 

iflicere possit. patienter accîpiant. Pelles etiam animalium 

Ivestrium. nisi domesticorum tantum, nenioex eisinduat. 

- i. Nunquam ante tempus per aliénas domos eomedere ac 

absque ma^^istri licentia cuiquam liceat : in diebus 

junii post nouum, in aliîs diebus post tertiam ad prandium, 

■t vesperas ad eenam. Donec onmes conveniant, sese 

ivicem expeclenl ul omnes simul ad mensam accédant. 

imque Domino vota j^raliarum persolverint, sacefdoles 

clerici, si il)i fuerint, primi in capite, deinde ceteri sïcut 

;istri ordinaverint, sedeant cum timoré et simplieitale, 

e eodem pane, et de eodcm pulmento manducantes et de 

i>dem vino bibenles. In silenlio permaneant nec, nisi 




STATUTS D'nÔTCTJl-IULi: 

iiL-ccssitale copeiite, us nd loquciiduni apcriant, el quod 
necesse fiicfit cum modestia et suavîtate ri-quîraiit . Si vero 
ma^îster sin^ulonim vires i^t imbecillit-ates ounsiderniis alî- 
quid misci'icurditei' alicui facei-e vuluoril, non murmurent 
Hecdediffnentiir alii, sed potius ^udeant, si distribuatur 
utiicuique prout upus fucrit. In fine ccmvivii, sicut iti priii" 
t'ipio, Deuni UiiidHie iIciu'IjîI. 

'.}. Quarlii feriti l't sL-xlii i^l septinia a caille ut a su)^imin6 
altsiincbiinl, în sexla jejunabuiit, nisi magna solemnitas 
sivo œtuve prucipue iiiterveiierint, aut înlinuîtas corporis, 
suu labur operis, aut estus ualoris impedierït. 

(i. A st'ptuagesinia usque ad Fascha et a prima domînica 
Advenlus uBque ad Nativitateni Doniini cumeni non man- 
ducabunt. Quocunique autem die, vel quocunique temporel 
ipsi abstinoanl, beiiignitas ut humanitas pauperum obser- 
vetur oiirum dumtaxat qui in bospitali intirmi jacuerint ; 
in carne et sagiminc et nccessariis niinistrandis no» dere- 
linquanlur, 

In diebus quibus carnem cumudere licebit una lantum 
cunie cuntenti sint, nisi pi-ecipua festivitiis interveiierit . 
HÎve mafjîsler domus sponte sua dare voluerit. Pi«tui- ad 
commune prandium sive ad oenani nemo proi-sus aliquid 
ccmiedat. (^uni auleni sitierint, qui in villa fuerint bibanl in 
bospitali lantum; qui uxtra villam fuerinl bibant, sed cuni 
socîo. 

7, Non in una domo viri jaceant cum nuilieribus. sed în 
Heparatis domibus, soorsim viri, seorsim mulieres. Singuli 
per singubis lectos durminnt. Postquam verofubitum ierint, 
orenl et siluntium teneant douée surgant. 

8. Summo mane ad ccelesiam peinant, nisi quo» intir- 
niitns oorpoi'is aut nécessitas domus detinuerit, et qui 
ecclesiam iennt, ibidum, attunto corde ut humili corporc 
divina verba audientes, pro se et pro fratribus et pi-o benc- 
factoribus domus et pro omni populo cbristiano Dominum 
deprecentur, Mulieres in eeclesia non legunt'. Onmcs ejus- 




HÔPITAL D'ArnnAC 



19 



^_ pu 

t 

le 
Tm 

I 



i Uiiti É'i-atros s'ive sorures per sîii^'ulusdies pro 
Alutinis et ceteris divinis horis orationem dimiinicAm 
icegies dicaiit. 

9. NuUus causa oblationuin, seu vigiliarum, sivc etiam 
^eenlos^'na^unl. seu alla quacumque causa, relicjuias (jue 
'<âe mensa conimuni supeniverint. sive quelibet * bona 
domus, nisi quantum magîstpr seu dîspensatur domus per- 
miserit, retinere présumât. 

10. Nnllus sese cscuset quiii libenti et promplo animo 
omnia que sibi mugistur imperaverit faciot. Et cum ille non 
intei'fuerit, obediant îlli quera ipse dimiserit pru se. 

I lloc eis denique pernecessarium est ut obedientium et 
çastitatem custodîant et sine pmprio vivant, uaiii sine bis 
tribus ad salutem unimanim nuUo modo pertingere pos- 
sunt. 

Melior est sane obedieiitia quam victime, et quasi scelus 

,,idoIatrie est nollo quiescere. Adam qimque per inobedien- 

^liam perdidit paradtsum, Abraham propler obedientiam 

iter multarum gentium esse meruit. Jusepli quoque 

troptcr castimoniam pHiicipatum EgypLi meruit; Aman 

!ÎTero pi-opter suam intoiitiiieuliam pel'iit. 

Qui autem de rébus quas Deo vuverint aliquid subripue- 
Lriiit Auanie et Sophyre judicium incurrunt ■. et qui de re 
communi propria sibi facere et marsupia sua augere non 
inetuunt Jude, prius furis et postea proditoris, morlem et 
danmatiunem acquîrunt. Idoii-co qui de inobedientia seu 
inipudicitia, vel de pmprio sine magistri licentîa retento 
publiée convictua et comprobatus fueril, huic pêne subja- 
.oeal : quadraginta dîebus a liminibus ecclesic projieialur 
communi quoque mensa fralrum scgregatus super 



L> copie parle : qaihaitihrt. 

Ali moment où les preiniera 
mun, Ananias et sa femme Sapli 
BUtrëi le mérite de vendre un cIihi 
le prix aux piede des apiilres ; mai* 
ne remirent qu'une purlie du pr'~ 
tell & Dieu plu» fneon qu'aui 
ApoiL.V. ii 10.) 



Equi leur apuarlcnail. et d i 
< en dîsaimulcrent la valeur' 
X. SainL Pieirc leur ropmcha e. 
hommes, ut ils moururent auii 



i'Xip'h 



Jl 



'2i\ 



STITITS b'iràTKLS-DlLT 



nudiiai liiiiiHim sfdeat, et absque omni linteainînecumedat, 
et per iUos quadraffinla dii-s quarta et sesta feria iii pane et 
aqua jejunet, diehu.s laiitum dominicis carnem tnanducet, 
nec in stralu sun lineia pannis utatur; exceplo eo quod 
magister donius ei misericordîter dare volucnl. Idîpsuni 
judicium ponatup super eum qui alium perçussent aut tur- 
pibus eonvitiis lacessierit; si injuriaverint, si conleuderint, 
si alterum detraxerint, non sine penitentia alicui dimitta- 
Uir, sed tribus aut. septeni dÎL-bus, aul, sieut nin^istro 
domus visuni fueril, puniatur. 

11. Quotiensoumque in aliquo peccaveriiit, cilo enim 
labitur liumana murtalilas. cilo conliteantur ntque penile- 
unt, nam moribus invet^ratus cum dillicultate euratur. 
Gum vero boni aliquid epei'int non per jactantiam aul 
inanein gloriam humanis oculis ostcodant, sed pvr hoc soli 
Dt'O placei-e appetanl. 

12. Illud quoqueobservondum est ne cum illis personnis 
('i)lloquium seu cnntubemiuni habeant. unde mala suspicio 
nrialur, nibilque in eis omnino pateat, quod ocutos intuen- 
ttuni oiïendat. 

13. Qui scient fratrcni Kuum peceare, prius corrigat eum 
inler se et ipsuni solum. dcinde, nisi correptus fuerit.adtu- 
bcut unum vcl dims : ad ultinium, si eos non audievit, dicfit 
nia^tstro. 

Nullus latnen de aliu pcr suspiciunem maie luqualur, 
niei manilestis indiciis pnibare potuerit vera esse que 
disent'. Et quia mors cl vita in manibus lingue, non 
solum a murmurattontbus el detrectntionibus, turpibus et 
maligiiis verbis abstineant. vci-um etiam a jocosis, quantum 
pntistbile fuerit. Namde verboiitioso in diejudioii reddeada 
est ratio. 

H. Cum sui'rexerint vel (.-ulnlum icrlnt, sipnuni sancte 
crucis sibi imprimant, et juxla upustotuni, quecumque in 
verbo aut in opL're fccerînt oninia in nomine Domini nostri 
Jesu Christi fuciant. 



[lÔTKL- 



21 



13. Magislniin sinim non suliim ut tlominum tinieant 
led quasi paircni venerentur et dilî^niit, el pro posse suo 
1 eunctis ei ohediant '. 

Ipse tomen niag'ister erga siiifçulos eoiiim patenmra 
iffectum habeat et juxta possibJli totem suam unicuiquc 
pod necesse fuerît libenter et hilariter faciat. 

11). Sint ergo fraternitatis amatores, sese compa tient es, 
honore invicem prevenientes, ïta ordinale et circumspecte 
omnia (ferentes, ut omnes qui eorum bonani conversatio- 
. Qcm viderint plorificent Deum qui tn celis est. 

17. Qui vero descriptani ["e^ulam noluerit observare, aut 
K)n eani in aliquo transgressus i'uei'it, sieut predictum est, 
lenitere et emendai-e notuerit, absque reeuperatione bono- 
fum que pauperibus dederit, de hospitnli pmjicialur. 



STATUTS DE LIIOTKL-Oliai DANGBRS 



Premif!i-es annt'es du xnr siètle, 

tanuacril*. Areh, nul. X'' Ii97, fol. I30-t3i, fO|>ie insérpc dans lea | 
F re^cistres du conseil du Parlementa la date du 5 mars 14ilO, u. st. '; 
l.«t deux autres copîesdu xv* siècle conservées aux archives dépnrte- 
tntsles de Maine-et-Loire, d'après lesquelles a iié faite U publi- 
kealion indiquée ci-après. — Edition. C^lcalin Port, Incenlnire ileit 
fArehîre» anciennes île l'UCpHal Sainl-Jeaa tl'Anyer»... mivi iTiin 
learlularre ih cet HiUel-Dieii (Angers, iR70, in-4*), documents, 
ïixni, pp. tS5-157. (Lo Carlulaire a été tiré à |Mirt. Angi-rs, 
[ in-8°.] 



f. 'L'Hôlel-Dieu d'Angers fut fondé 
rdial d'Anjou, l-es statuts que nnus publi 



117; 



par Etienne, séné- 
iie sont pas d.ités, 



: " I*ricp<isiliu tanquun 



t. Règle de «aint Augaitin. ihid. 
ri obrdialur, honore icr'vato •. 
:. Cette copie reproduit une li'snftcriptioii exi'ciiUe & il iiidne dpoque 
- '--n Helm, lieutenant du stïni^chal d'Anjou, d'aprta un u original ncil 
... . .^n bailli' et cxhibi^ par l'ahbcBsc d Ancer» -. F.Uc nous u permis 
^■ni(i|inrcr sur ccrijiins point» TMition de M. t.fIcHtîn Pori, 



22 



STATUTS d'iIÔTELS-IHEI" 



m»!» on peiil iivec grande vraisemblance les rappni-ler jiu temps 
de l episcopat de (ioilliiume de Chemillé. qui occupa le eîège 
dAnfjersde I HIT à l'im. On sait en elîeL par des letlres do 
Guillaume de BeaumonL ' que sfin prédécesseur, Guilliiume de 
Chcmillé, élablit dans In Maison- Dieu, de l'assentiment des 
frêpes, une rè^le bttsée sur celle de saint Augustin. (ïr le texte 
parvenu jusqu'à nous parait bien représenter les conslilutions que 
Guillaume de ChemiUé lit iidopLer par les religieux hospitaliers 
d'Angers, car d'une part son titre nous npprend qu'il a ëf^ 
approuvé pur les Condateurs ainsi que par les frères et su'Urs, et 
confirmé pur l'évéque; d'aulre part, |>lusicm-s des dispositioas 
qu'il renTerme soni visiblement inspirées par la règle de saini 
Augustin, et quelques-uns de ses articles portent même un renvoi 
formel h celte règle. 



I 



us f/iiani 
'•fiiscopo 



nt trac- 



//l'c es/ ins/itiiclo Ikimus /inii/jeriim Aii'le'javi'n 
ciim iis.scri.tu et vnluntnti- Inin fun<liit»nini dm 
fratrum et saruruin. a domino AudnfHrrnx 
ttpprobala et confirnmla. 

Primo videndum est de oflieio ecclcsiaslico. 

Secundo de recepcione pauperum el qualîter 
lundi. 

Tercio de recepcione fratnim el sororum el qualiter se 
habere debeant et qiiid in in^reasu promiltere debeaiit et 
qunliter ois provideatur. 

Quarto de bonis pauperum, j>er qu«s cl qualîter admînU- 
tranlur. 

Quinto de pénis ti-ansf^ressoruni. 

SexU. de oftici.. defunclonim. 



i.Inprimi. 



Il ecclcsiaslico 



I. Porl. invr.ninirt des arrhieen de ïhiipïlnl il'Aniiers. Uncumcnti, 
( : « Willelmus bnne nn^ninnc, Boccdens ad diimiim elemosïnaHua 
[avenaem... de atsrnsil et volunlale rralriim inslîtuil nt lam clertrï 
lajci dnmu« illiui in oo babitu (qucm ^rcbanl) u domus ipsiua ftiii' 
e et qucni adliuc gerunl, sub r«i:ula bcalî Aufustini do celero viv^ 



I cnp.P 






Il p-rle 



rUITKI.-IliKU I» ANr.KBS 2.1 

mutrit^is l'eclesii' fonsuetudineni ti-ni-nnuis .'l diciilur 
ofik-iiim non sincnpandd vel tronscurr-fiiilu, sed plane et 

2. Ibimus iiiitem sin^uHs iliebiis io capituhini et recitii- 
bilur ibi kniendti, et letliii legetur el fiet ibi memoria piv) 
dt-irunt'liH. sicut în nliîs ccclesiis fieri fonsuevil ; nec loqua- 
tiir aliquis în eoclesia, (|uando dicitur aHicium, nisi de hiia 
que perlinéiit ad officiuin divinum, et hoc liât submiusa voce 
el breviter. 

3. Libri nuleni ol nlia ornamentn ecclesie lîdeliter ciisfo- 
(liantur per aliquem tîdelem fralrem clericum, cpii de man- 
date prioris, cmii consilîd tamen frHtruin, ad custodiani 
ecclesie et iirnamenlorum specialiter dcputetur. Nulluin 
aiitem libruin vel nrnamenliim extra domum transniîttere 
vel portnre nut commodare présumai aine licencia et voiun- 
lute prioris ; et si liber, vel «mamentum, alicui extra 
doinum fiierît commndatum, fiat inde scriptuni et euslodia- 
tur in domo et retineatur memorialc, nisi tali persone 
tradatur <pind de amîssione libri, vel oraamenti, nulla 
presumpcio babealur. Niiniei'us autem tam Hbrorum quant 
ornanientorum sciotur a pHoiv et a fralribus et scribatur. 

4. Cuni autem frutres de eeclesia exierint, non discurrant 
singulatim per caméras, vel per alia loca occulta, scd sint 
in daustro ut habeant Hbros ad legendum et cantandum, et 
instruontur minores ibi. ul in elaustro, vel in ecclesia, 
posaini inveniri, si pro aliqxia necessitate qiieranlur. 



5. De recepcione autem pauperum ita provîsiim est qiiod 
od querendum inlirmos per civitatem bis in ebdomada pro- 
prios niincios ti-ausmîtlemus quarta videlicet el sexta 
ferla ' , 



1. Cri arlide rapprlle l'art, xi de In vtg\e duSiinl-Esprilde Monlpellîer: 
g PmipeiT» inllrmi piT litn» una die diiusllbcl hcbdoniaclii- el per plaLca» 
qiiei'BnIui' i^t in domuin Sani'li Spiriliis dereranlur et corum cura dili^çcnLia- 

GimeliaheBLurD.(Mit[nc,/'.ilroI.,Jnl..t.CCXV[I,r(iI.1M01.(:rtl^pi'(-si.-ription 
ilail encore observi^f au xv siàclc. d'opris une plaidoirie prononi'Ci' en 



21 STATUTS D'ilÔl-fiLS-DIKL: 

ti. Kl si forte aille portam aH([uis inveiiialur ii)lîmius, 
ciui petat recipi, si porlarius fuerit fi-ater, ipsuni i-ecipiat, si 
viderit recipiendum, Quod si portanus fraler non fuerit, hoc 
insinuct priorisse, et. priorissa sine dilacionc veniat, vel 
transmittat aliquani de sororibus non duruni vel asperam 
sed beni^nam, et ila, si dt-beat recipi, recipiatur et in 
Uomuni suant înti-oducatur. 

7. El postquani peccata sua uunfessus fuerit sacerdoti et 
rcceperit Corpus Dumiui, si tum débita devotionc pecierit, 
ad lectum deporletur. 

8. Statutuiii est auteni quod sîn^utis <liebiis, antequam 
fratres caat pransum, iiaiiperos reficiantur, et, ad sonum 
tintinabuii, onincs sorures, quia ad hoc specialiter sunt 
let'eple nec aliud habent officium, sine aliqua excusacione, 
accélèrent et dominis nostris paupéribus cuni omnl buma- 
nitatc et benignitate mîntsti'ent, dantes aquam cum manu- 
tergis ad oolluni ; fratres etiam tam clerici quam laici, qm 
aliis non fuerint negociis occupai!, ad danduni paiiem pau- 
péribus el secandum, vel ad aliud, si neeetîsc fuerit, facien— 
dum, sine dîlacione, occurrant'. Nullus aulein frater, vel 
soror, audeat pauperera de cibo sibi oblato conquei-entem 
vel remurmurantem, vel dicto aut facto niTendere, eciamsi 
vcrba probiMsa vel contunieliosa prutulerit; sed vel cori^- 
tur, si posait fieri, suavilate verboruni, vel, si uon posùt 
con-igi, cum pacicncia, que in talibus plurimum nccessaria 
est, lollcrelur et ministretur ci quod petit, si possit inveoiri 
cl hoc exigat nécessitas postulantis. 

9. Ex eodeni siquldem pane et ex eodem vino tam pau- 



1 (03 Hu Pertemcnl : • Harlic adverse di-fent cL dit qtic oudit hosti-l doivent 
entre x\i ptrBiinaes i servir Dieu et les povrc». pourquoy l'un des frèRk 
doil cBlro lay et porlier pour recevoir les povrcs. et il frircs quérir IM' 

jHivroB pur 1h ville -. (Ai'ch. nol. X" <7«8, fol, 158 v.) 

I. Cetartiolv parait emprunta pri^sque textuellement à la rÈgcledu Salni. 
Etprït ; > llnra cicnic campana pulsetui', ad oiijus similuni rratrea qui non 
BUiitinopuribuSBtBlimoccurranteldi:vipif.iiM,iril . f^itriil. /;i(..I.CCXVII. 
col. Iliî, art. XlU.jCerapprochenu-iil .nu-i i|i^' ..lui .(i..: i"ius indiquims 
dans lu note prie (fdente. pourrait fa ïrr mi[>|.i-i-i ipic l i-l [ini- riiileniii'dïaire 
de» Blalut» du Saial-E»prit qun la ri^l.- ilAiv-'i - .i 'h . ..r.ji.M-.i.iicr de- la tar- 
mute de réception dci mulades dan!< li'~ i.in-i itLji M.ri~ ilr? lluspituliui-a de 
Suînt-Jran, dont elle ri'pruduit leH priiuip^iui Irull!', 



ifATKL-DiEr d'angeirs 



fralres et ! 



. temporc 



rt'liciiîintur. 



; sorores i 

nisi debilitus infirmorum pauperum et in meliori pane et 

in dcliiliori vino et saiiiori eis suaserit providendum, Illis 

enim, tam in pane qiiam in v'mo et in omnibus eibis, quos 

poscunt et eis expediunt, volumus pi-ovideri. Quod autem 

petunt, sine muiniui-e et sine dilacionc queratur : hoc uiitem 

Hat diis qui de communibu» cibîs suniere non possunt. 

IL| 10. Una autem soi'or. et una pedisseca, vel ecîam plures, 

■^necesse fuerit. qualibet nocte vigilent ut inlirmos custo- 

li'idwDt et eis de nocte necessaria subniinisli-ent, et ad com- 

municandum inlirmos, si necesse fuerit, vui;ent vel vocari 

faciant sacerdotes. 

1 1 . Item pauperes habeant coopertoria vel cutats, ita quod 
fri^s non habeant. 

12. Pi-eterea res inlirmorum in ingi^ssu lideli custodiu 
commiltantur, apposito sigillo ad recognicionem vel alio 
cltIo si^no, ut, si recesserint, eas secuni rejjortent, vel, si 
in dumo di^cesserint et inde non disposuerint, usibus pau- 
penim applicentur. 

\ 13, Item iste persone non recipiantur in domo : leprosi, 
[dentés, contracti, orbati, latrones de novo nmtilati vel 
;nati, pueri expositi. 
14. Pauperes autem raulieres prévenantes recipiantur et | 
•ovideutur eis, quousque convaluerînt. 



m 

15. De recepcione vero fralrum et sororuni ita dilinitum 
e.st quod clerici de cetem ultni deceni ad plus non recipian- 
tur in fratres, laici quoque denarium numeruni non exce- 

I 4ant ; et de sororibus eadem racio habeatur, ut inter fratres 
t sorores tricenarius numerus complealur. 

16. De inlirmis autem non est nunienis diffinitus quia 
eoruni est et ideo indiferenter ad omnes, quos 

icipere deliet et quibus sulïicere polest domus, rccipiendos 
ioetur. 

17. El quod dicluin est de numéro Friitruni et sororum 



2fi 



n'riATEtJi-i 



firniilcr ol>servetur, nisi proptpr mafînaiii iitilitiitcni iloiiius 
vcl necessitatem atîquis vel aliqua recipialuE- ultra nuincruiu 
pretaxatum. 

f8. Nullus autem recipialui- in nostram societat^m lùsi 
bone opiiiiunis exsUterît, nec habeanius adpecuniam sedpo- 
c'iuB ad honestatem respetlum ; et si aliqua boiiesta pcraona 
ret-ipieiido fucvit, pro amure Dei petat fiti terni tatem et pro 
amore Dei recipialiir. Nichil autem petatur ab ea, sed, sï 
aliquid sncum attuterit, illud ad iitilitalcm paupcrum susoW 
piatur. 

1!), Del)pt autem hec tria promiltere in manu prions : 
casiitatem. obedieHciani et sine propno vivpre. 

20, Preferea fratres vivent secundum re^ulam benti 
Augustini, ut in privile^iis ecclesie conlinetur, et le^tur 
refoula in capitule diobus priifestis, et in recepeîone sua 
eam se obscrvaturos promittent. 

21 . Aliter autem nulUis reeipiatur, née, cum receptus 
fuerit, habere proprium permittatur, nisi pro allqiia racjo- 
nabili causa a pnore alîcui sit ])ermissum, et func non ad 



1 tiff 



? Dei dis 



volunlatem, sed ad utililatem domus 
pense t. 

22. Ne sepeliatur aliquis cum aliis fratribus, si scienter 
pecuiiiam celaveril usque post mortem. 

23. lia autem provideatur (am fratribus quani sororibus 
a priore quod, prelestu paupertatis vel pénurie, ad facien- 
dum bursas occasionem non assumant; superiluitas lamcu 
in omnibus evitetur. 

24. Item HtaluimuR ut in Adventu Domini tam fniti'eK 
quam sorores a carnibus abstincaat, nisi senets, débiles vel 
intlrmi fuerint. Poterit tamen jirior dispensare, si cum aliquo 
viderit dispensandum. In aliis autem temporibus poterunt 
vesci carnibus ter in ebdomada, die dominica, tereia feria ot 
quinta. Quarta autem feriu non commedant c-nrnes, nisi Nati- 
vitas Domini tali die contîgerit, aut festum Bcale Vii^nîs 
aut altcujus aposloli. 

2.1. Et commedant omnes in releclorio, prêter débiles et 
inlirmos, ad quorum custodiam unus l'raler constituatur 



lfOTKI.-DIEf 

paciens et Wiii^nus qui necessaria pctiiL a tlispensatore 
(lomus et eis ministrel. Dispensator vero sine niora et sine 
mumiure tradat ea que petuntiir, si înveniri possint, et si 
petanlur superflua, prions arbitrio emendetur. 

211. In refectorio aulem silencium teneatur, et, si nccesse 
fueril nliquid petere. siibniissa vot-e petatup et hrevîter, et 
lefïatur ibi tectio. ut frntres tnni in aninin quani in corpore 
relîciantiir ', 

27. In cibis ver» et potibuR teneatur identilas et cnm- 
mtiiiio. lit non continent unum ebriuni esse et allorum esu- 
riro; et si appoi-tetur pitanciu que omnibus non possit sulli- 
oero, cnroni priore vel loram illo qui locum ejus tenel 
ponatur et ipse secuntium Deuni distribuât, qiiibus vident 
expedire. 

28. Sin-nribus vero de pitanciis conpi-ua porcin Iribuatur. 

29. Pmpler uiultitudinem autctn paupemm, vliI propter 
alias nécessitâtes domiis, ea que diximus de cibis et puti- 
bus fratrum et soronim restrinpantur, sed non liât hoc 
sine eommuni consilio prions et fratnini. 

30. De vestihus quoque frotnim et soronim staluimus 
quod quilibet fratnini habeal tunieam unam perannuni, et 
quelibel soronim sîmiliter. 

•Ht. Item quilibet fratrum tamclenconim quanilaicorum 
hnbobit in duobus annis eapam unam. et insuper unus- 
cjuisque laicorum babebit in duobus annis supertunicalo 
unum et peUiciuni unum .subtus tunieam et capulore ununi 
proplor fipera, vel cciam mantellum, si peisonc eongniit. 
El sint vestes laicorum de burello albo vel nigro, vel ruto, 
-lecunduni quatitates personanim et secuniluni oITicia que 
exercent. 

:t2, Cleriei quoquo habcbunt unusquistpie in dni»bus 
annis supertunicale unum forratuni, et pelliciuni uimm sub- 
tus tunieam in tribus annis. et capulare unum e( mantellum 
euni |>i>llibus nf,'ninis \nwû uiiicuique eonvenit. Kl ci-uni 




28 stati:t8 d'hôtels- dieu 

vesk'sliujusmodi dustaiiforty ' tincto, vel dp pssaio- nigro, 
aut de punno albo vel rufo, ita quod omnes excesfius et 
laacivia evitentur. 

33. Ifem unnqueque soi-orum habeat in duobus aonis 
unum supertunicale forratum vel iwilicium subtus tunicom 
et niantellum unum in tribus aiinis. 

3i. In factura autem vesliuni talis habeaturcautolaquoi 
nec losciviam notent nec jactanciam vanîlatis ostendant. 
Unde precipimus quod tam ciericorum quani laicorutn 
tunice clause sint, et supertunicalia similiteret eamisie. et, 
nisi infimii fuerint. in camisiis jaceant, maxime sacerdotea. 
In equifaturiK autem et vestibus. et in omnibus aliis et iotus 
et extra talis mediocritas observetur, quod incessu nostro, 
g«stu vel habitu. vel quolibet actu nuUius oiïendatur aspec- 
tus. 

33. Item, in dormitorio non loquantur, uisi aliqua emei*- 
serit nécessitas, et tum; valde submissit et brevis sit locucio, 
nec adeamei-as privatas confabulaciones facinnt. 

3t). Item, clerici in ecclesia se babeaut ad nioduui cano- 
nicoruin regularîum et in habitu et in aliis, et habeant pel- 
licias et ponnas^ et boUia forratss ad sui^endum iii hjeme 
de noctc ad matutinas; senes eciam et intirnii, tam clerici 
quam laiei. habeant botjis forrata» in hieme; item, tam cl*- 
l'ici quam laici hulieant caillas de burello albo vel nigm; 
calciamenta vero tam clerici quam laici habeani unuRi{uisque 
secundum cpiod est sine omni lascivia et sine omiii super- 
(lui ta le. 

De pannis vero Uneis ^neralis i-ejrula babcatur, quod 
unusquisque fratrum et unaquequc sororum duo paria per 
annum habeant. Etquicumque frater vel soror novumindu- 
nionluni receperit. semper velus restituât'. 



1. Eslanfoi-l. diti[i fiitinf|ui^ en .AnKlctorrc. A Slamroi'd. \'oy. le Drclion- J 
aaire de Godcfroy. t. Ili, p. aUD. ' 

I, Eiiaîum. Élutte Mmnuie l'n Nciminndie. Vnv. Du Qmtcc, iii. Ditk 
l. III, p. BU. 

3. Gonne, pièce de llinblt reli)çieiix. Du Can)cc c. 
cIii'E li^B chanoine* d'Antcpr*. 

i. I>lli! i.rr9.-i'ipfi<.n llniiri; dflns la RiV'c (l<-' »ui 



llftTEt^DIKC D'wOms 
Quwl aulLMii (If veslibus et colciameiilis minus sulliciiMi- 
ter stntutum est. oum constlîo aiiquorum de discrecinribus 
fratribus, secundum fucultatem dotnus et qualîtates perao- 
nantnt, per priom providcnciam suppleatur ; itu quod aliqua 
superiluitate non graventur pauperes Chrisli. 

37. Pruhibcmus aulcm miidis omnibus ne fratres cunfa- 
bulentur cum pedis^^cis, nîsi illi qui négocia doniuR tractant, 
et hoc fint raro et publice, ncn in locis occultis. Guni soi'o- 
rïbus eciani raro liic|uanlui-. el publiée, et brcviter, et du 
biis tantummodo que ad ni!)|rueia domuN spttctant. 

38. Item, prohibemus pulcras mulîeres et juvenes recipî 
in sarores, et idem dicimus de pedissccis, 

39. Nullus frater aut sornr exeal domuni sine licencia 
prions vel illius qui ejus lucum Lenel, nisi itii qui tractant 
ext«riora négocia et de mnndato prions, et si aliquiseat extra 
de mandatu prioris, non eal solus, si sine equn ierii, sed 
eant duo insimul ad minus, net' commedant. nec jaccant fra- 
1res eslru dumuni in civitale, nisi in dnmibus relipidsis, vel 
cum alîqua honesta persona de et^olesîa beati Miiuricii ' ; et 
hoc non liât de facili, ne in consuetudinem deducutur, sed 
tune deniuni quando limetur scandulum vel olFensa alicujus 
magni viri. 

lu. Item, si necesstt sil frutribus niinuero sihî-, non 
fucîant hoc sine licencia pricii-is vl'1 illius qui >'jus lucum 
tenet. nec miiuiaiit sibi plus quam duo vel très ad plus 
insimul. nec baillîvi vel îlli qui pntL-ncioi-es vel majores 
videnlur minuant sîbi insimul, sed majores minuant sibi 
cum minoribuK et pnivitloatur eis htmeste et ouitipelenler 
duobus diebus vel ecîani tribus diebus. si opus luoril. 

IV 

il. Itona vem donius recipiantur et expendiinUir secun- 
duni disposicionem prioris ctim consilio fi-alrum, ila quud 



t. Cntht^driitc d'Anici^rs. 
t. 11 s^opil U de la SBiK» 



uff fivi|iiciit clipi les l'clipii' 



STATfTS " D'nÔTKtJ-DtEr 
duo (le fratrihus, vel plums, si exppilit, cjuî niflioris et 
sanioris et tUlelîuris consilii cs&c noscunlur. conslUuantur 
sin^ulis anrtis per cnpituluiii et sciant (|ui(l recîpit et quid 
expemlit. et cum ois fréquenter com|iutacionem fiiciat, et 
baillivi computent cum eu de hiis que per mamis eonun 
expenduntur, predictis duulms rratKhus presenlîhus. ncc 
tradal prior aliquos redditus vel aliquas possessioues ad 
lirmaiti, nec alienet aliquîd sine consensu capîtuli. née sîgil- 
Ictur nliquu oarta sif^illo capituli, iiist prius iu capitulo 
ief^tur, présente priore et fratribua. Quuliliet vei-o anno 
reddat prior publicam cumputacioneni capttulu suu et postes 
domne abbatisse ' et illis peraunis que ad hoc debeiit vocari, 
et fiât coinputaeiu presentibus fratribus siipradictis. 

42. In balliÏR secularibus per priorem cum assensu caf^ 
tuli ponantur poeius laici fratres quani clerici, si laicï 
ydoiiei sint; clencî vero circa divinum ulliciuni sinttntenti, 
nec ad ballias secularcs aspirent, habeiites pi-e uculîs esem- 
pluni Dine, lilie Jacob, que corrupta fuit, quia exivit at 
videret mulieres alienigenas-, et caveant sibi ne, sicut illa 
cnrrupla fuit in corpore, ita et ipsi corrumpiintur in mente. 
Ad ultiniuni non tiiidatur ballia secularîs clerico niai néces- 
sitas vel niaf^na ulditas id exposcat. 

43. Que circa clericos minus dicuntur régula beati 
Aufjuslini supplebit, 

44. Item statini post vesperas sit parais cena fratrum, 
ut post cenani tracicnt baillivi de nfj,'0(.'iis domus. 



41). Auctoritas testatur quod dumus indisciplmuta peribit 
et tdeo utile visum fuit de disciplina et pena transgrcsso- 
rum aliquid addere. 

Si quis fraler nulla infirmitate vel jusla causa detcntus 
ad matutinas vel ad missam non surrexerit. si non cou- 



1. I/nblietM lie Hiinftray, sur II 
l'IlAtol-Dicu (l'AiiKïi^. 
3. Gunêac, XXXIV, 1 i!l 3. 



HÔTEL-DIEK o'Artr.ERS 



31 



Buevil hoc factTL', verbU corripiatur Jn L'apilulo; si vero iii 
cunsuetudiiie liwc halteat, (]uocieiis rpinansenl vel horis 
(lefuerit, Lociens m capitulo verl>eretur. 

4t». Nullus fratruni alium fi-atrem accusare présumât, 
nisi tiuod adversus cuni dicit per duos fratres Îq minîmis, 
VL'I per très in miijtirîbus priibari; possit'. Quod si fecerit, 
ei) nmdo puaiatur accusaits quu puniretur accusatus, si 
coiivinteretur, nisi tante honestatis fuerit nccusans tpiod 
ejus simpUci asseicionî credatur ad discîplinani inlligen- 
dam taiituut, sed tiuii ad aliquem graviter eondempnnn- 
dutn. 

47, Si aliquis frater, sive clericus sive laîcus, de fornica- 
tiiine, qiuid absit! fuerit infamatus, illas personas et illa 
loca, unde surrcxei-it infaniia, lanquam pestcm devitet. 
Quod si dili^enter ammunitus a priore vel eciant ab aliquo 
honesln fratre evitare contempserit , secuudum prions et 
fratruni arl)itrium jcjuniis aul verberibus castîjjetur vel 
eciani utroque modo, si hoc contuniaeie protervitas merea- 
tur, 

48. Ac si aliquis fratruni (;uni fratre altercatus fuerit, 
die vel cfastina non bibal nisi aquani, et si ei conviciuni 
vérba coutumeliosa dixerit et de hoc elainor exierit, 

comedat coram aliîs fralribus ud lerram in refectorio vel 
eciani alibi, si expedit, sîne mensa et sine nianlili-, uno 
die vel duobus, vel tribus, vel eciam pluribus, secundum 
quantitateni delicti.et non comedat nisi quod prior precepe- 
rit; et si eum perçussent, quadraginla diebus predicto modo 
satisfaciat, jejunans quarta feria et sexta in pane et aqua ; 
in aliis veit» diebus cumedat quod alii coniedunt sed pre- 
dicto modu. Post priorem vero prinio servialur i'ratci pcnî- 
lenti in refectorio, ne irrideant alii euni vel inlus vel exlm; 
quod si fecerint, eadem peun punianlur; niisericordia autem 
humilitiT penilentibus exhibealur. 

t!. Le lexle du l'a i-tc ment (X" IW!, fol. 133 v" il..nnii wlU- version ; " per 
wm teotcm in minimif. vel per duo» in niajnribus t. 
9, Servielte (If lable.Cr. DuCaii);e. nu niul .Vanti'Ic. 



^^ tur. 



32 



STATUTS D'ilÔTKI-S-Dlrn' 



4!). Item, Biquis fratrum sine liceniiEi dt; donio exierît, illa 
die vinum non bibat et in cruslina die in copitulo verbere- 
tur, et eadeni pena puniatitr quiounique priori vel illi qui 
lofuni ejus tenet inobcdiens fiierit, el si crescat contuma- 
C'in, crescat et pena. 

50. De alii.<i vero delictis, de quilius nicbil dictum est, 
iiiiungatur pena raciiinabilis sccundiini arbitrium priorie et 
fratnim el mm eicintur aliquis a domo. iiist propter énorme 
delictuni, iiisi incorrif^ibilis fueiit. et non liai hue sine magno 
consiliii. 

51. Item, si quis frater in latrocinio deprehendalur, sï 
parvuni fueril latpoeiniiim, verbercliir acemnie et susli- 
nciatur in domo usque ad terciam vicem et nichil habcat in 
manu. Si vero pluries in latrocinio parvo deprehendatur vel 
ei'iani semet magnum furtum perpetret, a domn in perpe- 
tuum excludalur. 

52. Et quod dictum est de di.sciplina Tratrum pei' omnîa, 
idem intelligalur de sororibus, hoc excepto (|uod disciplina 
que liet de fratribus în capitulo vel in refectorio, fiât de 
sororibus pei' priorissnm in refectorio vel in dnmo sororuin, 
vel eciam in aula pauperuni, .■^î îbi publiée deliquerint. 

53. Item, sorores discrejtenl în habîtu et in géstu a 
mulieribus secularibus el non babeant secularia ornamenttt, 
née pelles silvestrea in palliis, sed ngninas. 

54. Omnns vero commande ' que tradantur ecclesie ad 
«ustodienduni seiantur a priore et ab aliquibus fratrum ai 
eustodiantur ; et si aliqua commanda tradntur alîcui in pri- 
vato, ignorante ])riore, de illa non tenebilur ecclesia. 

55. Prior autcni. si statuta ista, quantum in se est, non 
servavprit aut ab aliis servari non fecerit, vel. quod absitl 
aliter quam debeat ae habuerit, cum liumilitate admoneatoT 
a fratribuH. non coram personis cxtraneis, sed primo coram 
fratribus discracioribus in secreto. postmodum si non emen- 



l. On voit -"luv 
bliaseinenls reliai i 
de lionncuU, ch( 



il, BU mayen âKC, des ilùpôU canlîi:» à In ffanlc de* dla- 
,tL. Un dépôt de ce peniv avait éli Tait en 123s par Gui 
alicr, i ItliMt'I-Uîïii de Gunncaiie. Voy. !.. D^ata, 



llÙTEL-DIKr d"a>*GKRS 



;{;t 



daverit. admoiiealur in capilulu et îbi, scciimlum Di^um el 
secuiidum l'ommune (.-uiisilium L-apituli, vcl miijoris cl saiiio- 
ris partis, quoil l'iiiendunduiii fuerit emendetur, ita quod ad 
supevioroB prehitos, nisi proi-sus incorrigibili» fuerit, non 
oporteat laborare, ne pei' coutenciones hujusnicKU bona puu- 
perura diasipenlur. 

56. llem, priur non donet peitionis exti-aneis buna dumus 
sine assensu fratrum. nue niutuet, nec conmiodet. nec ali- 
qun contructu in alienam inanum transfemi, nisi alîqua 
mudii'a eseniu pro ulilitale donius, nisi in tali loco fuerit 
quiid consilium fratrum hiiberi non possit et ininiineat 
nécessitas vel utilitas donius; tune enim potcst facere (ju<id 
donuii expedil t-um eonsilio Iwnunim virorum ; scd, slatim 
euin redierit I débet hoc fnilribus suis notillcare et débet 
manifeste nécessitas vel utililas, propter quam hoc fecerit, 
irere. 






17. Item nominadefuncloium fralmm scribanturinmar- 
tirologioet constiluatur unuM deeupellanisqui habeateuram 
de annivcrsuriis. ita quud in obilu uniuseujusquc oiricium 
solenniter cclebrplur nec tradatur oblivioni. 

fis. Ad sepulturas vero tam fi'atrum et .soroi'um t{uani 
paupemm omnes fratres tam cieriei (|unm ioiei sine niora 
oocurrant. 

59. Omnes autcm et tleriei. et biiei et somres nbedianl 
priori in his que snnt licîtJi et honesta, tanqnam putri et 
domino, et ipse .secunduni Deum caule et discrète eorripiat 
inquiefos. oonsuletur pusillanimes, paeiens sit ad omnes'. 

Omnibus autem hanc instituciimem sei-vantibus donet 
Deus graciani In presenti el gloriam in futuro. Amen. 




I 



STATTTS d'hôtels- DIEC 



STATLTS liK I.IID'Iin.-DIEU DE MUNTDIDIERa 

j-rr 1)1-: i.niiTKi.-iHKf ivamiens 
1 2117-1 2;j:i. 

HoKTiiiMiiti. Kdilion, Itcauvillé, Hinluin; de la ville de Monldiilittt 

iu-4", t. III, p. 563. 
ANinns, Maniitcril. Archives hospitalii'res (l'Amiens, A 3, fol. 44 t*, 

tabulaire du iiii° siècle. — Édition. D'Achery, Spicilei/îunt, édit. 

iii-S», t. XII, [.. S4. 

Imposé» dès 1207 aux religieux de IHôlel-Dieu de Montdidier 
pnp Kichnrd, évoque d'.Amiens, ces sUituLs furent adoplës par 
plusieurs aulrCd hôpitaux du nord de la Fraute. Comme la rédac- 
lion desliiiÉe à Montdidier ne nous a été conservée que par une 
LruduL'Iîou datunt probablement du xtv° siècle, il nous a paru 
préférable de publier te documenl iJ'aprés le texte latin promul- 
gué en \'2X\ pour l'Holel-Dieu d'Amiens, et transcrit dans un 
carlulfiircdu xin" sièi'le, appartenant h cet établisscmenl. 

.Ainsi que nous l'avon.H dit dans l'Iiilroduclion, les statuts d» 
Monldidier furent é^'alemeiit appliquée uux Maisons-Dieu de 
N'ovnn (1^18), de Sainl-Kiquier liTSi), d'.\bbeville (12-13), de 
Beàuvais [I2«),de Rethcl (1247), et ileM<inlreuil-siir-Mcr(!250). 

Oaufridu.s, divina permissiune Ambianensis ecclesïe 
minister humilis, universis Chrisli lidelibus prcsentis pa- 
(fiiie inspecturibuK sahitcm in Duniînu. Cum, ex commisso 
nnliis pastoralis otiiciî taknto, super ^ref^em nobis creditum 
aKsidue et inslanler (rncumur vigilare et universis et sin- 
ffulis simus debitores in Chrislii, precipue tumen reltgîosis 
pui-sunis L'I inundo renuntîantibus debemus providere, ut, 
sîcut seculii et actibus Recula ribus, voto emisso et babitu 
relif^icmis assunipln. renuntiaveruut exterius ', ilu quoque 

t. Unna lu cnrtulnire de l'IlAld-Dieii d'.\iniens, au bas de la première 
pttfe de II i^kIc, eu marge, se Irouvetil ces roots, d'une l'crilinv du 
• mu* siècle: k Obcdieiicïa i|ue proplcr Dnmitiuni Ht bonu est et salus 

iimniiim fidi'liiKr.. Kenïtvix umnium virliitiini, ciihabilolrii flii)celoru m , cihus 
oiiinium sonclorum: obcdicncia, celos upcrioTlH. hanlmcin de terra élevât •, 



NiiiNruruiKii i:ï vmijins .'t.'i 

Christuiii (ipiTiljHs sitiK-lis et uhi-dioiilii' iii'xilius uNlrk'li, ut 
clirîslianiini lideiii iiitcrius inùleiilui'. Vcstiis ifiritur justîs 
posluliitioiiilius gi-.iUi ciincuriviiU's iisseiisu, rot,'ulum et 
urdiiieni qiicm vuluitinle et tiubitu ussumpsislis, tu, iiia^îs- 
ter huK|)itali!i AiiibiiinL'iisis, et vos, frati-es et stiriires iijus- 
dcm ' tlomus, qjiHciipali auctoritate imper|wtiiiim fiiiilir- 
riinamus. i|m^dun) |iro ulilitnte iloinus vi-stre de novu pivivide 
Btàlutfnti-K, quiidiini vero de sanotiimm Palriini 'diitiquiitis 
re^lÎK et iiliurum oïdinum institutioiiibus appinbatiH adjuii- 
gentes, l't, ut regulam dilif^eiitius observt'tis , vubÎB in 
remiHsiiinem pect-atoram injim{îentc-s. 

Ne i^ituv ultra inodum in multitudine fr.itruni vel soro- 
runi ibidem enhabitautium eadem domus oneretur, pruvide 
Btatuîiiius no ultra quuiii duu picsbileri, tali» etatis qui 
^donei sint ad diviiia ccdebranda , et uuus clericus aptus et 
habilis ad ordinandum in ea recjpiantur, nec unquain 
.oumemn] istuni de cetem simul excédant. 

Ht quatuor ounversi laici tanturii ibidem valeaat adniilti, 
octo sorureii tantum, que taies sint et tam furtes quod 
cia dumus eumpetenter valeanl exerceru. Née aliquandu 
lamurus iste exeedatur. Ita tnmen ut, fum aliquîs in 
Itroque se.\u reeipi debuerit, in babitu seculari per aniiuin 
ibelur, et, iinnu ebipsu, iu cDUHpectu universitatis fratrum 
«t Kororuni, ei ordu dontus exponatur, et, si ei placuerit — et 
domui similiter — ut remaneat, et se proiiiiserit ordinem 
obsenaluruni, de consensu universitatis vel partis suuiuris, 
in eolle{;ium dumus rceipiatur. Ita tamen quud tria vota, 
'idelicet obodicntie, castitatis et renuntiatiunis pi'Djirietatis 
militer emitlat, et quod aine licentia preceptoris nihil 
ipiet vel habebit, vel alii doiiabit, lideHter promittat. El 
tune demum, flexis {jeiiibus, dévote et huniilitcr in manus 
preceptoris in osculo pacis recipiatur. Veruraptamen iiulhis 
uxoratus cum uxore sua siinul reeipiatur. 




D IIOr^l-S-DIKl' 



l", SLM' fflfÀlEfTA 



1. Deuni tiilltite et iDaiidatu 
dilif^atur l>eus. 



observate ; super omnîa 



2, Uriiminips hal>iletis in <lumo, et sit voliis cor unum el 
aniniii uiiii in Deu. Kt non dicalis tili(|ui(l proprium, sed 
nîu communia. Kl. diNliiltuiilur unîcuîque 
fus et tef^uniL-iitunï non equa- 



sint viibii 

vestruni a nia^'istro vestro 

literomnibuK. (juin nlius alio inlirniior, sed, juxta sententiam 

Attuum iipustuloruni, prout unicuique opus fuerit '. 

'i. Si quis in^fredi in domum voluerit, per annuni pro- 
kibitur in liabitu seculari. Anno perat-to, si domus ei pla- 
cuerit, vel si talis fuerit ejus t-onversatio (juod non debeat 
it'pnibari, in congreffatione fratrum recipialiir. Antequam 
induatur habitu teligionis istius, jurabit quod. née per se 
noc per alium, dederit aut promiserit. aut indebitum ser- 
vilium fceeril per quod isfius duinus ingressum Hpertiverit 
optincre. 

i. (2onvtviuni atileni quod în lali ingressu lieii sulet 
nullus quasi del>iluni exigaL, sed in ejus qui recipitur arbi- 
Irio relinquatur. 

3. L'nus ex presbiteris eligatur in niagisirum commun! 
assensu capiluiî vel partis sanioris, cui omnes obcdiant ia 
Christo. Ipse vero magister nichîloniintis domino episcopo 
tanquam (jhrLsto tenebilur obcdire. 

(i. De eonsilio autem magislri et partis .sanioris cupituU, 
procurator exteriomm, sive vir, sive mulier, eligetur et 
niimmos custodial, si tamen ydoneus fuerit vel ydonea, 
alin<|uiii aiiu persona eligatur nd hoc vdonea. 

7. Similiter, de eonsilio fruti-um, magister unam de soro- 
ribus instituât quam viderit magîs ^doneam et honestam, 
que presit sororibus et ancillis, et eas ordinet ad seivilium 
paupcruni. et disciplinet ; et bec potL-rit Joqui in niensa 
scilicet de necessariis et tuni silenlio. 

H. Computabitur autem sexties în anno ad minus de 



*l()MrHI>IK[t ICT \«Th:>s 'il 

tfiXpensis tl reccptis uniiiihus corani maffistro et cimsilio 

9. Magister et prucurntDr nichil grande agant, iiisi de 
ni cnnsilio domus.utpote hercdîtatcm vcndere, emere. 

Kâeu alienare, seu quempiam in fratrera vel sororem recîpere. 

10. Quifumque horas cnnonicas noverit, sive olericus, 
HÎve laicus fuerit. eas horîs statutis |>er.solval, et maxime 
■Mcerdote» ; nnm cum ceteris potorit de statutis hoi-is. ad 
Eeonsilium magislri, dispensarî, 

11. Qui vero noverit horas Itenle VJrffinis Marie, eas 
^deeantel. 

Qui tiinttmi seierit septcni psalnm.s peiiiteiiliak-n, eus 
ndecantet pn> matutinîs. 

12. In principio ante septem p-salmos illos dîcet Pater 
('Dost^r et Deus in ndjutorium meum intende, t^uni Olnria 

l^atri. In lint! vero septem p»almoruni dieet Kyrie eleison, 
Christe eleison, Kyrie eleison et Pater nttster, et in line 

■-'dominice orationis, soîlicet Pater noster, dicel : Per 
(loniinum uostruni Jhesum, filium tuum, qui lecum vjvil et 
régnât per omniaseculaseculoruni. Amen. — Domine, exaudi 
oraliunem meam et clamor meus ad te veniat. Benedica- 

j^mua Domino: Deo gratias. Fidclîum anime per Dei miseri- 
Hcoi'diam i-equiescant in paee. Amen '. 

13. Qui vero tanlum non noverit, Miserere mei Deus 
I eadem hora septics decantabit eo ordine quo septem 

talmi persolvuntur. Pro ceterîs vei-o sex horîs, Miserere 
i Deus .lemel dicelur ordine quo supra. 
I Qui autem lantum noverit dominitam orutionem, pro 
latutïnis dieet viginti quinque Pater noster et totidem 
ave Maria; pro ceteris sex horis, septem ordine supra- 
diclo. Et hii premittant, ad matutinas, ad primam et atl 
eonipletorium. Credo in Deum. 

1 1. Hoc autem cavcatur omnino ut nuUns, dum psallat, 



lOleaux. Voy. GuipiE 




t."7Z 



:tn 



I) IIOTKl..S-1)l F,i: 



inteirumpftl orîilînnt-m .suiini. Quinl si feterif, super hoc 
t'ouiitonlur. 

i;i, Providealur miliMii ut. in lempdre prohiitionîs, qui 
lu'soierit, discal Pater iioster et Credo in Deuni et Miserere 
mei Deus et Ave Mana. 

16. Pro sin^ulis fratribua et soroi-ibus defunctis âinguli 
siicerdotes domus tres niissas persolvant, cum totidem 
fommendationibus et vigiliîs cum is leclionibus. 

Quilihet clericus conversus umim psalterîum decanlet; 
conversi et converse qui septem psalmos scîuut tantum. 
eos décantent septies; qui tautuni scient Miscroi-e mei 
Deus, quinquaginta decanlahit; qui vero tantum Pater 
noster noveril, centuni quinquaginta dicat. 

17. Nullus in orulorio donuis loquatiir, nisi de hiisque 
ad oincium ecctesic pertinent, et cum exlraneis pauca ; in 
quo semper sit lumen ante Corpus Domini '. 

18. Post completorium nullus in dormilorio l(K|uatur ^, 
nisi magister ve! maj^islra, vel cui ipsi preceperint cum 
hospitibus. 

19. Ad matutinat! omnes volumus intéresse, nisî quem 
inlirmilns excusabit, qui tamon hoc in sequenli fatebitur 
capitulo ^. 

20. Omnes sub unn tempore cubitum eant. exceptis Mis ' 
qui variis 'deputantur ofliciis, Similiter de dormitorio non 
exeant, nisi sub uno nichilominus tempore. 

■ 21. Sinffulis septimanis ad minus capitulum tencatur die 
et hora qua maffister domui viderit espedire '. 

22. Privatas disciplinas sinj^uli singulas accipiant in 
ebdomada ^ : nullus autem amplius présumai, nisi de 
voluntate magistri. 



nucto Brdcntfm h 
toriu qui vulucril el polueril fisheat. » 

3. Ilegula a. BeneiUetî. Gui^^anl. p. 30 : •■ VI post r ci m pic Ui H il m nemo 
laqunlur <■. 

3. L'urt. ID ne figure pas dans la règle du Munldidier, 

i. L(^ ['hupiire dM roiivcrs de Oleaux se tenait également toutes te> 
BiMnainus. Cf. Ciiinnard. p. 2«.l 



2.t. MajïislL-i 



)iluhi 



tenoiit ', iinlt.' 



<|U,-I 



cem pmolamcnt zelo jiistilie et fraterne dilectionis airectu. 
Si quis autem claniorein îii se fat-fum doprehcDsus fuerit 
^re ferre, iii sequenli i-iipilulo a deprehcnsorc c-lamatus 
uper hnc oiTensa gravilci- punialur. 
2i. De eriminibus et de oirenNis magistri i^xlt-a eapitiilum 
[^'Iractahitur. 

2ÎÎ. Qui sécréta eapiluli revelure presumpseril . si super 
f.kov convictus fue^rit, excommunioetur. 

26. Excommunicati talis est peiio : nd terrani comedet 
l[.|>anem et aquam cum solo pulmento. donec ad voUintateni 
Voia^istri super hac ofl'ensa Rstisfecerit ". Nullus cum eo 
Kloqualur nisi qui ei servierit et qui pro iiecessitotc corporis 
[•«t anime ad eum mî.ssus fuerit. 

27. In accipiendîs discîplinis que pro culpis iiitli^fentur, 
tste servabitiir ordo : si presbiter fuerit vol clerieus. coram 
4>ninibus presbileris et clericis puiiiotur. Laiei vern coraiu 

nnibus fratribus taiituni. Si vero niulier fuciit, ducatur 
n in parteni comni cunctis niulieribus, omnibus vins 
wclusis, disciplinanda. 

In capitulum non veniant decrepiti et ydiote, nisi de 
ma^istri. 

. 29. ConfesRiones sanorum, in loeo eniinenLioii tenipii, 
Tll) ortu solia usque ad occasuni, recipiantur. 

30. Virî et mulieres scparatim dormiant el relicianlur. 
Nullatenus liceat viris inj^redi habilacula mulierum, nec 

mulieribus virorum. sine leste a ma^islm sibi designato. 

31. Viri in braecis et camisiis dormiant, mulieres in 
Mmisiis. 

32. In dormitorio sacerdolum nullus dormiat estraneus, 
li qui sacerdos vel cleriius fuerit, et bone et honeste opi- 



t. Les dilTrfrcntes (iîaposi lions relalivcs au chapitre semblent un abrécé 
*? preKcrïptions beaucoup plus détalUdcs portées pur les coutumes de 
'«aux, url. I.XX. Voy. Gui||:nanl. p. 1S7 et suiv. 

J. Cette peine dnil tlri! iiispîriîe piir le fliapiire <lc la rtg\e de saint 
BBennlt. mlilulé : <i \>e lii^' <iv\ ctrommnnicanrur quonmilo satisfacinnl ". 



lO sTvTtvra n'iiATEi,s-iHKr 

niiiiiis. In (iiirniilorlo voni Iriiti-uni clerîci el laici ilorniianl, 

dt> lii'entin tunieii niaf^istri. 

33. In (lontiitorit) vero sororiim nulle, nisi tniiverse, dor- 
miant. 

3i. Aiite<|uam infîniius recipiatur ', pcccata cnntiteatur 
et. si necesse fuerit. reiigiose toiiiniunicelur.poslea ad lectum 
ducatur et tbî ({uasi dominus domus colidie, Hitletjuam fratres 
coniedant. caritalive i-elkiotur, et quicquul in ejus desi- 
derium Yeiieril, si taiiieii iiivenirï pnleril, quod non sit ei 
contrariuni. secmidum posse domus. oi quemlur, donec 
eanitati restitualur. Et ne qiiis saiiitati restitulus pni nimis 
Fesf.ina récessions recidiviim patiatiir, septeni diebus in 
domo siiiius, si voluerit, suslentetur. 

.to. Infirmi autem nuiiquam sint sine vi^ili custodia. 

36. Inliiinarie domus sef^regontur ita ut picsbvteri pro- 
priam habeant, convorsi suam, converse suani. Qui omnes, 
eum infinnantur, secunduni disposilionem majrislri, custo- 
diam habeant, et miniatrabitur cis, prout cuique opus fuerit. 

37. Doniiiiica die, die niartis. die jovis, tempoiibus opor- 
tunis. CBi-nibus poterunt vesei tani fratres quani sorores. Si 
autem sollempnitas Duminice Nativitalis, vel Cireumcisio* 
nia, vel .\p|«iritionis, vel Béate Virginis Marie, aut Omnium 
Sanctorum, vel pafrotiî ecclesie, vel dedicatiunis ejusdem, 
secunda vel quarta feria evenerit, similiter poterunt vesci 
carnibus; aliis diebus communiter a earnibus ahstineant. 

38. In conventu pulmentum fratres habeant cum aocr 
solo ferculo, aliquando tamen poterunt uti casen, fructu, 
herbîs crudis et luis similibus. 

3i). r>jbitur eis mensura vini, cervisie, vel allerius poculi, 
secundum quod magister et consilium donius viderint tem- 
pori convenire. 

40. Caveatur omnino ab omnibus ne quis ad mensam 
afferat quod inanducet, et, dum refeotus fuerit, non présu- 
mât de mensn aliquid asportare. 




MONTDIDIEli ET / 



il 



41 . lu ref(;cliini> cotidie sacra leclio leffaliii' ail praiidium 
et ad cctiKHi ', ul>i nullus liK|iialut' nisi qui preest, qui legit 
et qui ministrnt, et tune oum sileDlio. Extra dumum suam 
nulius silcntio ligabitur. In iri-iiii^its simili modo silentium 
otservetur. 

42. In ref(!cti>rio dum fi-utrts comcdunt, uperarii et fami- 
lle non tonicdant. 

43. Nullus tiiicta liabeal vestinienta, exceplis cappis de 
loro et almuchiis de sagio quibus in ecck-sia sacerdotes 

F vtuntur. Sole Femine mantellos habeant. Presbiten tamen 
duos niantellos habeant quos ad usus necesscirios accipiant. 
L'nusquÎHque duns tunicas habeat; sacerdotes duo pcllicta 
habeant. ununi u.sque ad genua, sine manici^, alteruin lon- 
{îîiis et cum nianicis. Conversi unum haboant pollicium 
siiid manicis usque ad genua, et scapulariis usqut^ ad ^enua 
pratensis ulaiitur; sacerdotes lon^ioribus. Mulieres duo 
liinga pellicia liaheant cum manicis. Linea vestimenla omni- 
bus secunduni disposîtionem mapfistriet procura toris dist ri- 

, buantur. 

Quicumque nuvn vestimL'iila vel calciaiiieiila accipere 
'olueril, reddat vetei-a '■'. 

44. Nemii de domo c-xeat, nisi du licenlia mafristri vel 
I^Qs qui in loco ipsius erit, ncc in villa coniedat nisi de 

liœntin ejusdem '. 
i.4â. Extfa villaui nullus fratrum vel sonifum eseal sine 
^ppa et sine cnmite a magistro sibi designalo *, Cum sca- 
talariis nemo exeat ultra destinâtes terniinos a magistro. 
' 46. Magistcr vero in supradictis observanliis ad tempus 
K)ifrit cum fi-atribus et sororibus dispensare, cum viderît 
ifiA expedire. 

47. Si fratpr vel somr in fraircm vel sororeni manum 



)rt5pnii, rcpiiqanaa in vcsiiario proplcr . 
3. I.'ni'L i] n'cxialc lias dans la n^le de Montdidier. 
1. Htg[e de MÎot AuguNLin : ■■ Ncc îlta qui» hahct Bliqim mindi n 



pauucrcB 
<^ Montd 



I iiuibuH (incposiU juaurit ii 



vivtssirr 



Hi'Jîfrmi' ijNiv 






12 



l)'nATKta-DlKL- 



I 



miseril vîolentam, septem dielius continuis jejunel, el 
eomedet ad terram nudatn '. et postea lamquam escommu- 
niciitumvel excommuiiicatam se {ferai, dnnec absolutionem 
receperit ai> e*> qui alisulvere potesl. Intérim autem vitetur 
ai) omnibus, secundum quod in canone permittilur. 

48. Si frater vel soror sanpuinem fuderit, vel enormiler 
alîquem vel uliquam lèsent, eiciatur de domo, vel arbitrio 
niaffistri et cnnsilio domus ffravissîme puiiiutur. 

W. Si quis frater vel soror prnprietatem habuerit in morte 
sua et vivens ma^istro suo non uslenderit, nulluin divinum 
otlivium pro ipso vel pro ipsa agatur ; sed quasi excommu- 
nicatus vel exeommunicata sepeliatur-. Et si vivens pro- 
prietatem habuerit et postea illa peeunia super illum fratrcm 
vel sororem inventa fuerit. quadrag'inta diebus penitentiam 
agat, comedens in terram : intérim jejunans omnia sexta 
feria in pane et aqua, 

50. Si vero hnmiiidium fecerit, vel incendiuni. vel fur- 
tum, vel adultcriuni. velpeccatum contra naturam, et super 
hue convincatur, a domo eiciatur ^. 

51 . Hec autem a nobis constituta sunt ita quod, si domui 
viderimus expedire, ad peticionom illius domus liceat nobis 
addere , vel subtrahere ac mutare. Ilanc igilur nostre insti- 
tutionis pafîinam, auctoritate Dei omnipotentis, et Béate 
Marie Virginis, et omnium Sanctorum Dei, et nostra, sub 
anathematis internninatione decernimus ob.servarî. Actum 
onno Domini m"cc"xxx'' tercio mense junio. 



1. Celle punition, qni se rclrciuvc dans un grand nombre de *Laliit>, 
n^çuro àiji dans la riêle de Kaîmonl du l'iiin pour Saint-Jcon-de^tiruM- 

3. Arlicle emnrunld aux constilutionB de 5aint-Jcan-ite-Jëru««le» 
(tlaluta de R. du Puis, art. 11). Quant à la punilinn pnrli^e conlre les 
vivant*, elle rel moins tévire que dano la rèele de ttainl-Jean. 

3. L'art. 5U n'cïislo pas dans la rÈple de l'Hôt^l-Uicu de Keainnis. 



-i:i.-mKi' DK 1 



ni' i.'iinTi'i.-iiiHr iif': paius 



Voi 



1220. 



P' 



\nii»crU. Arch. <lo l'AssULaiivp ptililii|iie, Iîbskc itOfi, deux copies 
* 'du sv]* siècle, donQHiil une traduction française à la suite du leite 
L jatii) dr chaque article. — ÉiiUian. Du B»is, H'tslaria eccleiîa 

Paritirnaii, l. 11, p. 482, d'aprC'a un manuscrit ancien, aujourd'hui 
1 , perdu, ijui a liti' également utilisé pai' Du Caufrc 

En l'absence de manuscril ancien, le seul élcmcnl de date 
précis pour ce texle consiste Jana la mention du doveu du cha- 
pitre qui l'a proniulg'ué. Des deux doyens qui ont porté le nom 
d'iUicime. l'un fut revêtu de celle dignité de 1217 à 1221. l'autre 
v^'^cutdans la seconde moitié du xiv" siècle. C'est siins hésitation 
au décaiial du premier qu'il faut rapporter la rédaction des 
statuts de riIiUcl-Dicu. Indépendamment de» ressembluncee 
étroites que ce teste oir™ avec les documents analogues du 
xm' siècle, M. Coyocque (Archives de l'HiUel-Diea, appendice, 
p. dIO) a montré que certaini^ articles concernant le nombre des 
rs et les confesseurs des religieux, ne pouvaient appartenir 
m xiii'' siècle, et l'on peut en dire autant de celui qui prescrit 
frères de portei" la tonsure à la manière des Templîei's. 

Vn nouvel argument d'ailleurs permet de trancher péremptoi 
t la question ; la reine Jeanne, femme de Philippe la Bel 
fonda en elfet, en I3lli, à (.Lhât eau-Thierry, un hôpital auquel 
elle déclara appliquer la règle de l'IIolel-Dieu de Paris; or, les 
statuts édictés dans cet acte de fondation reproduisent, sauf 
quelques diirérences de détail, le texte publié sous le nom «lu 
doyen Ktienne; ce personnage ne peut donc être antre que 
le contemporain île Philippe Au[!nsle. 



, DOM|:S I1E\ PAHISIKNSIS 



t 



I. Stephanus, Parisicnsis ecclesîe decanus, totumque 
ejuscfem ecclesie capitulutn omnibus presens scriptum 
inspccUiris saluteni in Domino. 

■int oîuiics lam présentes quam fiiluri qiiod nos de 



41 STATtra t)'nÔTELS-ni El 

communi conseiisu capituli nostri slaliiimus ut duo ad 
minus de cunonît-ïs nostrÏH sint pmvisores iiostre DotnuB 
Dei Parisiensis, quod ab antiquo statutum est a oapîtulo 
noslro. 

2. El unus de frdh'îbus Dumus Dei presb}-ter iastituatur 
magister a capitulu nostro, si idoneus reperiatur inter eos; 
siD auteni. aliunde assuinatur; et babeat euram Domus Dei, 
quamdiu capitulo nostro videbitur expedire; et tenebitur 
Jstt' magister in sua institufionc lidebtatem et obcdientîam 
nostro facere capîtulo. 

3. Si vir aliquis vel aliqua mulier voluerit abi-cnuntiare 
seculo et servire pauperibus. imprimis petat provisorum 
assensum; et, exposita pi régula ordinis, sî eam servare 
voluerit et hoc promiserit, tune primum a provisoribu» 
capitule presentabitur; et, si capitule placuerit, recipietur 
ad serviendum pauperibus, rcmota omni sinionia et turpi 
pacto. 

4. Triginta ad minus fratres laici el non pluies, quatuor 
presbyteri et non plures, et quatuor clorici et non plures, 
qui possînl promoveri, vigintî quiaque sorores et non plu- 
res recipiantur; taies tamen qui vel que videantur idonei 
ad serviendum pauperibus vel exercenda negotia Domua 
Dei. 

îî. Très de presbjteris in capella Domus Dei servioit 
successive per septimanas ita tamen quod, si alicpiis illoiiim 
propter utililatcm domus vel alîam causam rationabilcm i: 
septimana sufi absens fuerit de licentia niagistri, unus de 
remanenlibus vices ejus supplebit. 

G, Fratres laici et sorores servient in Domo Dei et in 
granchiis, sicut eis a provisoribus et magistro injungetur. 

l.NuUus cum uxore sua recipiatur. 

8, Fratres sint tonsuiati ul Templarii, sorores ut moniales, 

y. (Juieumque vel quecumque ivcipietur, promittat in 
capitulo nostro servant castitatem, sine proprîo vivere, 
obedientîam servare tani capitulo, quam provisoribus, qusm 
magistro, et principaliter capitulo, et vitam communem 
tenere secundum slututa Domus, 



10. Veslilu: 



lIOTKL-UHir M' 



l-t. I 



1 fmlri 



i tulis 



iTJt : 



tria pariii taniisiiii-um fum totùlem fenuiralibus tuulum sin- 
f^uli habtiliiiiil, pretii iiliin duutlecmi ilenariortini iid plus; 
quilibi't halifbil unani pelliceam iignintim, tunicam c-luusam 
iiigri vel sui>ruG culiiris. uinn <|uînquc sulîtluiiiin ad plus; 
supeiHuniailu eluiisiim foi-ratuni do a^iiu, paiini ejusdem 
pretii el foloris; calli^as albas et liotularcs cum corrigii»; 
ulniuciiis sagi ni^ri de agnU fonitis sine pui'liliu <, si habere 
voluorint. 

11. Qui nulcm equitabit, puterit habere estivales equi- 
tbindu. 

12. SacerdoU-ii et clerici ad frequeiitandam ooclesiam 
potenint habere cappus de vsambnma apertas et talares-, et 
supcrlicea, et pelliceaK agniiias, et botas ad ouiuluni in 
ecclesiam. 

lit. Sorores hahebuiit aingule trcs camisia» taiitum pi'etii 

pretaxati et très succanias ■■ talares ejusdeiii pretii ad niinis- 

trandum pauperibus, vittas ^ tres ejusdem pretii. unum 

pelliceum a^ninuni nnvuni et suum vêtus, si optis fuerit, 

tuniiam unani de sa^io uigro vel subrufo, pretii utna (juin- 

que solidoruni ad plus ; supertunicale ugiiinum ejusdem 

coloris et pivlii, pallium nignim de vsanibruno vel gale- 

bmno, vel de sagio. caligas albas vel ni^i-as, cakeos et 

buttas l'dtundas. 

^^^ 14. Hee umnia vestinienta lam sucerdotum fratruin. quam 

^^^^licorum fratruni i-onovabuntur, siout pruvîsores et magîstor 

^^nridebunt expedire. Nic-hil tamen iiovum dabitur alicui. nisi 

^E^Btl 



I. Bordure ou [ini'Citieiit «ei 

3. DesccndanI jiiiiigu'iiiix |ii< 

3. Du CanRf cl Uu Boisavo 

Wdiil, VI. 123'i fnïl rpiiiJiiHiuc 






Du Can^. idil. 
1(1 1 qui a donné 
>[ crinlirnirc par 



vêlera Dnniii' 

KniiniRtiuiii 
« Du lloi< 



<> bLuLuU 
Is ■. cmsiieni protii 



. qiif » 



i6 



iTATUTS d'hÔTEI-S-IUKI- 



13. Pretert'a -sontres hubebunt el déferont capmia uigra 
linea vel lanea, sîcut hiibent mulieres Fruviiietises. 

16. Provideniium est ut sin^fulis tiibuanlur veHtîmeiila 
que nec minus louga siiit iiec minus ijurta. 

17. Zimas religiosas habeant tam fratres t[uani sorores. 
m. Capellanos et clerîcus de scculo pulest babere Domus 

Dei, si opus fuerît et ([uaiulu videbilui- expedire provisori- 
bus et miigistro. 

l'J. St-'mpersit lumeu in capella ante Corpus Domini. 

Tani fratres quam sororos qui sani fuerint intersint misae 
et vesperis et matutinis, in quocunque siut Domus olficio, 
nisi aliqui vel alique pru necessitnte infirmoruni remanse- 
rint, de lioentia tamen nia^islri vel miigislre. Tules autem 
pro nialutinis dicant Pater Noster septies, pro vesperiS' 
quiuquie», pi'o céleris horis ter. 

20. Si frater aut soror nbseus fuerit a divinis ollîciis pro 
aliqu» ne^otio exleriori, pro matutinis dical xxv PaUtr 
Nuster, prit vespcrîs uovics, pro céleris bojis septius. 

21. Antequam infirmus reiripiatur, poci-ata cunliteatur e 
religiose comniunicetur ; postea ad lectuni deportetur et ibi 
quasi duminus domus quotidie, antequani fratres cumedant, 
carilative retïeiatur', et quicquid in ejus dcsidt'rium vene- 
rit, si tanieii poterîl inveniri, quod non sit ei conirarîum,- 
secundimi pusse dunius diligenter ei queratur donec saoî- 
tàti restitualur, 

22. Quod si ad lantam infirmitalem devcnerit ut â 
communi consortio removeatur et in infirmaria pauperum. 
ponatur, lune diligentius etiam quam prius in omnibus 
provideatur, et nunquam sine custudia l'elinquatur, et, ne ' 
aliquis sanitati restîlutus pro nimia feslina rceessione recà- 
divum patiatur, Heplem diebus sanus in domo sustentetur, 

23. Seiiq)er sint parala «ex paria larga et grossa pellî-' 
cioruni, el det-eni paria botaruni et decem alniucie magne 






ad usiis paupiTiini JLiiiTiliiun, qiiiiiulo voluiit sui'gere adpri- 

ryatas, hiis (juibus opus fuerîl '. 

I 24. Ad visitationein infïrmorum pi-esbjler incedat cum 

vestibus de cliori). i-elif^iose -portuns Corpus Domini. cl cle- 

ricus précédai tum cruce •' et vinn ', el aqua benodicta fit 

campana. 

Ti-es siiroivs ad minus de dit? et unam sunn-em el duas 
pedissequas de micle provîdeant iidirmiset adeomin euslo- 
diam asaidue provisores et maffister, ut cum ire volueriïit 
itd privatas u custudibus susteiilentur. 

I 2K. Provisurum et niai^istri erit unum instituere de fra- 
prîbusqui temporalia administi-abit sub ma^isti'o, quamdiu 
TÎderïnt expedirc, et de omnibus que babebil in adminis- 
tralione sua ivddel raliniiem provisoribus et magistris et 
fratribus. 

26, Pruvisin-es et mafjister instituent ununi de fratribus 
ieptorem, qui redditus et elemosvnas recipiet in pecunia 
imet-at», majrislro sciente et idiquibus de fridiùbus: et si 

ptov in domo non fuerit, Uinc ille frater cui niaftister 
injunxcrit refipiet corani aliquibus de fratribus, qui recep- 
loi'i tuluni rcddet, quani oîto redierît, coram aliquibus de 
fratribus. 

27. Si ali(|U(Hl donum liât in domo ad usuni infirmorura, 
distribuatur per illum vel per illam, sicut donator volue- 

,, ita tamen qund voluntas donantis manifestetur niagis- 
vçl uni de provisoribus, 
[8. Deposita uninia recipiet receptor, tamen de conscien- 



C-l. Consliliitiuns iJf llrt^rdc Miilins pour Soi ni- Je an di; Jùninnlem, aii. t, 
J 3. I.'édilinn ilc Du l)»!^ podo : " presbytcr du clioi'o inccdul cum vesti- 
bui rcliiciosî!'. portans,,. .> La copie du \vi- eiédc donne relioi'oii», mnia 
ivrii preibiter Jr rhoro : lu rèicle du Château -Thierry, qui a éli copxie sur 
leaslàtuls de Paris, perniel de nitoblirla véritable leçon, conforme bu Icile - 
dci constitution li de Sninl-.leHD de .Jérusalem, d'où cet article a ilà tinS, 
(Constilulions de Kaimniil du l'iiis, ni-l. 3i, 
3. La copie du \* i" hic-rlr il. .mu- Imiitiir. 

l. t^iumc le reiiinr.|in.- ';ipit,ri,inl, .i (iriii>o!. d'un article semblable des 
statuts de Tmves. il s'iiiril !.i <lii > m i|ii il l'Iiiil d'usBfte de donner aurèa Ib 

■\,y. Lénn [.,■ Cl- I, /,■- '.ii,iii:e^Vingl; p. 350. Cf. Anîh. nat. 

'1 : f mu' pi'Iili' iiiiipi^i:... pi un- Iiniller du vin au\ paroisBiena 
vais] api'i-5 la rttfpli'Hi du Curpa de Nostre Sei([ncur ■. 



liii mufjislri vel alûiuonim de Iratribus. Loci etljini in quo 
dc{>oc>iliii repont-ntur cluveni unam habeat ma^^iRter et alte- 
rtim rece[)Uir. 

2!). Quicqiiid ac(|uu'eiit de laburihus manum suarum vel 
nliij iiuido tam fratres quam sorores, tutiini retli^etur in ctim- 
munesusus Domu» L)ci, et de singulis sij^illbitim cumputs- 
bitur. 

!J0, Provisui-es et niii^îster instituant uitain de sororibus, 
quam viderînt nia^is idoneiim et hunesliiin. que presit soro- 
ribus et aneillis, et eus ordînet ad servlendum pauperibus 
et eas discipline! '. 

SI. Miindatum magistri vel vicarii ejus, absente maes- 
tro, tam fratres quani sorures facere tenentur. 

32. NuIluR de fratribus vel de servientibus. vel etiam 
de extmneis intret ollicinos sororutn vel itneillanim sine 
ductorc dati) a maf^islni vel vicariu ma^istri. iiiagistro 
absento. Non licet sororibus vel nncilUs intrare otlicinas fra- 
trum sine liceiitia mapistri vel mag'islre, 

33. Nunquani sorores vel aneille lavent pedes fratrum, 
vel capita. vel Icclos faeiant-. sed infirmonim in domo 
jaeenlium. 

34. Miigister faeial disoiplinarc frutres îii eapitulo fra- 
trum, magistra sororeH. 

35. NuUus fréter eat solus per civîtatem. nec aliqua 
sortir, et non eant cuni quibus voluerint, sed cum quibus 
magisler vel ille qui viees ejus geril jus-serit ire ■", 

3G. Nullus fi-ater vel soror exeat purtam sine Ueeutia 
magistri vel vicarii. absente magistro. 

37. Frater equîtans sit trossellatus et habeat secum 
equitem vel pedilem queni magister ei assjgnaverit. 

38. ('um fiiiter vel somr cum societate sua exîerit civî- 
tatem ad negutiu domus agenda, idem observent similiter 



1. Hctii^Hliii-lion do l'arlirle 1 tic lu rÈflt iIf Munldidicr, 

ï. IVcsoriplion enipriinlic aux lUIul» de Saint-Jean lit JéniMlcm. rèjîl* 

de Ratninnt Uu l^iis. art. 4. 
3, .\rlirlF «rnprunU aux consli lu lions primilives tic Saint-Jcan-ili-- 

Jénisalriii. srl. (. 



h-Et^DlBt' DE I 



i9 



in cibo et potu iiuod iii domo, nisî în prescnlia episcopi et 
€o precipieDte. 

39. Nulii fralri vel sorori Ik-etit Parisius cumedere vel 
bibere extra Domiim Dei nisi aquam. 

iO. Sulus inagister vel ejus vicarius. in absoutia ejiis. 
reoipiat hospites. Hospttibus aliqua domus assignctur, ciim 
quibus nullus de domo comedat iiec bibal. Nec aliqiii hos- 
pites cuin canibus et avibus < recipiantur. 

41 . Fralres et sorores intus vel extra non plus comedant 
quam bis ia die, prêter iiiKrmJ et débiles '. quibus pruvidea- 
[ur tam tu i-ereftono quam inlirmaria, prttut nec-ess« fuerit. 

42. Suum fratres habeant refectonum in quti, tam sacer- 
(totes quam la ici , quîsque solus eumedat-* ad prandiuni, 
linita magna mi»sa in ecclesia nostra^, et ad cenam post 
vesperas, et coDveniant ad stmum eainpane. Eadem cibaria 
et idem putus tam IVatrîbiis quam surui-ibus appunantui' et, 
ubicunque et quicumque bibent, poculuni teiieanl diiabiis 
matlibus, net- bibant nisi sedc-ndo ■', iiisi inlinnitas vel netes- 
sitas exegerit. 

43. In prandio et in cena fratrum legatur sacra lectîo a 
benedicticme usque ad gralias, et tune leneant tînmes silen- 
lium. Tamea si aliquid necessarium eis iu mensa defuei'it, 
querant lenitei- et pnvate a magistro vel ministns. 

it. Magister vel ejus vicarius, ipso absente, loqui pole- 
rilad mensam cum supervenientibus et de necessariis sub- 
missa voce, ue impediaiit lectinnem. 

45. Uuus de fralribus cuî magisler preceperit cum ser- 
vientibus ad hoc deputatis iu mensa ministrabit, cl îpse eum 



*lv eiiiprunli: à la rbgle de liaïi; 



a. Articlt! eiiiprm 
«rt. 8. 

8. U £tail Bssct Trétiucnl, i 
icuellA. VojciIbs lùXUls cili^ par ... 

-l. I« incsic cupituUiru àe NuLra-Damc. 

i. I^s irupici du nvi' siÉclc donnent ciphum an 

Srescriplion de boire en tenant le liaaap des deu 
ans le> constitutions de Seiii]irint;ham (:VorM((ii 
3' partie, p. ui), daon les coutumes de CIteaux, art. i 
ilonumtnlt de U règle ris/ercienne. p. 181) i 
'MBrt^nc, De nntiqai* eeeUtix ritihat, III. 
rill.'rf-i-Dtff. 



-•il) 



STATTTS u'HèVRIA-DI ei* 



clfiûpo tjui li'Uf t Ipilionem comedet vel finie v<-l pcisl. lai 
in refeftorio. 

4(i. Presliyteri et clerici lef^anl per sept im an as, si laies 
sint qui idonei reperiantur. 

47. Dominica die et die niartis et jcivis. lemporibus< 
âppurtunis, oarnibuspoterunt vesci tam fratres quam »OPO- 
res; si iiutem soleninîtaK Nalivilalis Duminice vel Circiun- 
cisioiiis vel Apparitionis ', vel alia solemnitatuni Béate Vip- 
ginis aiit Omnium Sanctorum vel patroni ecdcsie «««, 
spcunda vel (jiiarta ferla evetierît. Kimiliter vesci poteràoi 
earnibus; aliis diehus comniiiniler abstineant a carnibus '. 

48. Hoi-a quii fnitres comedent. comedeni el sorores, 
quelibet siila, et similiter tonveniant ad Knnuni campano, 
et eodem cibo et potu reliciantur in suo refectorio sicul 
fratres, et bis in die tantum prêter débiles et inlirnms, quï- 
bus ante pfandium vel posl lam in refectorio quam in inilir- 
maria ministrabilur a sorore, prout videbitur expedîre. 

49. Sornr cui ma|fisler injunxei-il in mensn ministriibît 
cum ancillis ad boc depulalis. Hec fra{jmenl<i colliget et 
reddet fratri qui in refectoriu fratrum in fragmentis colli- 
gendis ministrabit. 

De reliquiisauteni non licet nlicui subtrahere vel ero^re^ 
nec illi liceat inde quioquam facere, nisi ad mandatum 
niagistri et secundutn slatuiii donius, ne iiicuri'iit periculuiD 
inde prodiloris. 

oO. Nullus seeulaiis, prêter capellanos et clericos qnî 
servient in eupella, comedat vel blbat cum fralribus in retëc- 
torio, nisi sit sacerdos vel aiiquii^ relijifio.sus ; née aliquis ve! 
aliqua cum sororibus. 

51. De quantilate panis et niensura vini sit in arbitrio 
provisorum el magistri; tamen, si panis in mensa defuerit. 
sulllcienter apponatur, 

52, Ad mandatum magîstri servienU-s siniul eomedanl, 
quibus unus de fratribus provideal. 



".;i. la 



IVl 



quuii; 



I 



relii{uie lesprventur in usus pouperi 
in domo vpI exterioruni. 

Si, Fratres habeant suaiii infirma ri a m et sorores suam, 
ta quil>u8 tempore infirmitalis et minutiunis tiiii^enter ai 
mîsericorditer traetenlur '. 

iiS. Ad sonuni (-amptine frtitres et sorores intreiit cior- 
mitoi'ia sua et silenfium teneaut. nisi alîqui remanserint de 
lîcentia magistri vel magistre pro hospitîbus et in&rtnis. 

S6. Oinnes fratres unum habennt dormitoriiim; semper 
solijaceant et nunquam nudi.sedveslitinliquibus indumen- . 
tis iineis vel laneis -, et seni|>er cum fémoral ibus. Idem 
dicimus de sororibus, que debent induî nocle iili(iuo vestî- 
mento lineo v«t laneu. 

37. Nulli fratri vel sorori liceat exire de ilurmitorin huo 
de nocte nisi de lieentia magistrî vel maji^islre. 

58. Si l'rater vel suror luquendu aliquid deliqueril. si 
conliteatiir deliclum suuni et veniam petut a niagistra, 
levia «i iniponatur penitunlia; quod si in consiietudim'm 
traxerit , subjaceat discipline majori. 

5y. Et si frater vel soror convicia alicui fi-alrum dixerit 
vel enorniiter juraverit, illo die a vino abstinent et sieera ^; 
quod si in coneuetudinem duxerit, gravius puiiiatur. 

60. Si fvater vt;l tiovor in fratrem vel soropein niitiiiiin 
miserit violentam. tteptem diebus continuis jejunent et 
comedant ad teri'am nudum et tanquam excommunicatos .so 
f^mnt, donec absuluLiunem reeeperint ab eo qui absolvere 
potest. Intérim autem evitentur ah omnibus, secundum 
quod in canune permittitur. 

61. Si frater vel soror sanguinem fuderit. vel enormiter 
oliquem vel aliquam leserit, ejiciatur a domu. vel nrbitrio 
provisorum et magistri gravissime punialur. 

62. Si aliquis frater vel soror proprielatem habueril in 



1. Voj. lUtclc de MonUlidi.T, ai'l. .Iii. 

a. Ileproductinii île l'nrl. H cJc lu rtf:\e d<- U. ' 

3. adrc. Uoipiu liu ■lïi' MvU- |)oi-I.' .iincc 



is|.om>le»lIiisjHlHTii.-i 






^3 ST\nTS D'il&TEI-S-DlKf 

morlc sua l-I i|>sf viveiis m agi si ro non ustt'mloril, nulluin 
divinum oflicium pro ipso vel pro ipsa ag-alur, scd quasi 
excommunicatus vel excommunioata sppeliiitur. Et si vivens 
pi-upi'îetatem liabuerit et magistro celaveril, et pgsten itia 
pecunia super illum fratrem vel soroi-ein inventa tucrit. 
quadraginta diebus pi;nitentiani agat, eoiiuîdens in terra, 
jejuiiati!i omni sexta Feria in pane et aqua. 

63. Si fecerit homicidium, vel incendiuni. vel furtum, 
vel adulteriiim, vel peoeatum eonlra naluram, et super hoc 
fonvincalur, adonio ejiciatur'. 
' 61. De aliis peccatis el clamoribus mo^ister euni fratrï- 
bus in capitulo judicet. 

6T). Singulis septimanis seniel ad minus tam fratres quam 
sonores in capitulum cunveniaiit ad audiendos clamores et 
faciendas corrcetîones, ubi duo ad minus de capitulis ordinis 
legantur et exponanlur. Quod si correetio exigiit discîplî- 
nani corporalein, magister disciplinet fratres corani fratribus 
scorsim ti surorîbus. et magistra sorores seursim a Tratribus 
corani sororibus ^. 

66. De céleris neguliis poterunt tractare extra capitulum, 
nisi tnlia fuerint quud debeant omnibus eumniunieari. 

67. Pust lapsum peccati cîto venialur ad eonfessio- 
nem ■'. 

68. Confessores tam fratruni quaiii sororum eiunl deea- 
nus l'arisiensifl, et duo provîsores el magisler domus. el duo 
saeerdotes Sancli (Ihristophori *; preterea, de licentîa decaoî 
vel provisorum in absentia deeani, abbas Saneti Vietorîs et 
générales confessores episcopi. 

(19. Pro singulis fratribus et sororibus moHuis Itet trice- 
nale ^ a fratribus presbyteris vel atiis seeularîbus in domn; 
quilibet elericonim de domo dieet 1er psalterium. (juilibot 



1. hcB artickF 60 ù fl3 eonHa iv|i™Jui.-U.n leiLudle (li:s Bi-liclus 17 
de la règle de Monldidiei'. 
1. Cet article semble inspiré par l'art. 27 de la i-èurlc de Mnnldidicr. 
3. Varl. 11 de la ri^Kle d Aubroc pnrlc une prescripliun Bemlilable. 



Égliae voisine de l'II'Mel-Dieu. 
Uk'bi-Dlixn d 



c Du nnisdoijnc iifflcit 



SAI^T-JL■I.lKN DE CAMHRAI 



m 



frater liiJciis cenluni el quiiiquHginiu ' PaUn- noster et totî- 
dem quelibi't somr. 

70. Geiicralitt-r veiu pi-o omnibus fralnbus et benefocto- 
ribus domiis et ciinctis fidelibus tiuiiibel saccrdos vel clei-i- 
cus duodecim psulleria ad ntinus decantot annuolim. Fra- 
tres vero laici et sororespro quolibet psaUerîo leiitîes Pater 
noster. vel qui scîunt totiens Miserere inei Deus. 

7i . Hec auteni slaluta tam a fraf ribus, quam a sornribus, 
presb^teris, elericis et laiois diligenter teneantur, el qui ea 
tenere posl legitimam animonilioncm nolueril a domo eji- 
ciatur, donec huniiliter petens veniam redeat ea sei'vaturus, ' 
et ad arbitrium provisorum et magi^tri satisfacturus. 

72, Hec (imnia statuts sunl a decano et eapitulo Pari- 
siensi, ita ut eis lieeat addere vel subslralieiv, vel uiulare, 
s«?cundum quod viderint expedîre. Amen. 



STATUTS DE I.IEUTI^L-HŒL" SAINT 
Di; CAMBKAI 



lfanif«c''if. Archives bospilaliùreti de Cambrai. SHiiil-Julien, □" 320. 
Texle loliii et ancienne Irnduction trunçaise, — Edition, Bruyelle, 
Atonaments relii/ieiij: de Cambrai, I85i, iu-8°, p. 191. 

En 1*227 la même rég\e fut donnée par Geoiïroi, évêque de 
F Cambrai, à l'Hôlel-Dieu Sainl-Jeaii de celte vdic (.\rcli, hoapi- 
I Uilières de Cambrai, Sain l-Ju lien, n" 348. Viditnus du xtv siècle 
[donnant un texte latin analysé par WÎIbert dans les Mémoires 
fde la Société d'imxilation de Cambrai, t. XXVll (I8fi2], p. !89.) 




S'eSSIEUT le ANCHIENNE ET PltE.M[EllAI^K r.O-VSTlTUTlOS OB 'U 
HItiLE ET EUitUE DE VIVRE DES FRÈRES JADIS ET SŒURS SEH- 
VAK8 PUUK DIEL' ET MISISTKANS AUX l'OVBES MALADES ES LE 
ilOSI'ITAL DE SaIM' JlTLEEN A CAMBRAI. 



R., prevos, A,, doJL-iis, et lous li eapilt-les «le Nostre 
Dame de Cambrai, ii tous chiaus qui cesle présente lettre 
verront salut en Noslre Signeur. 

Congnute cose soit h voslre université que à l'imneur 
Dieu, medame sainte Marie, auvec le salut des armes, nous 
avons ordend en no capitele, de commun assentenient des 
frères. A ce jour avons estauli sans nul reclaim une manière 
de vivre en l'ospital Saint Julien de Cambrai soubz ceste 

1. B'aucuns crestiens se soit ofTers Ji Nostre Signeur à 
servant en l'ospitnl Saint Julien ne doit mie estre recheus 
en frère et en sereur: s'ait conversé ' entre les frères et les 
screurs et esprouvés par vi moys, et s'ait coneu le labeur 
de le maison et le manière de vivre. Adont nous otrions, 
s'il plaist Si no capitele, qu'il i-enonche au siècle et k propre, 
et {i propre volenté et face veu de continenche, c'est casteté, 
et de povreté et d'obédience, et mèche se main sour l'estole 
en main de prestre pour faire le veu devant dit et sour lui 
il esliève le fais d'obédience. 

2. De vestures nient coulourées doivent estre li frère et 
li sereurs vesti en une fourme, mais les suers d<iivent por- 
ter par jour ffris pscapulères ou noirs sour leui's cotes. 



/.,■ frf 



^rours; les 



t frères. 



'A. Refroitoir, dortoir et autres officines doivent avoir li 
frère par yaus, et tes sereurs par elles. 

K. Li frères auvec se sereur ne doit mie anieller ensanle 

ses secrès ne ses paroles. Li frère ne doit mie séîr avec se 



SAIM-JI'I.IK> L'i: I.WIIIHAI ."iîî 

tereur seu,l û seul , que soupeciioiis ne» puisl naistre de 

Li frère et les sereurs doivent eslre repeul de com- 
iB boires et de communs meifi^niers, se aucune cause 
vd'acessiun [n'j y soit sousentrée par enfermeté et par négli- 
Ii^nce (les personnes'. 

(!, Nulle personne ne doit eatre rechute îi frère ne h 
■ 'aereur fors h niinisti-er les malades et as aultrvs eoses néces- 
rBoires de le maison ^, [fors que] une sai^e personne y soit 
Jtrouvée par l'especial congiet de capitele ^. 

7. Nulz des frères ne des sereurs ne doivent mie issir des 

{seus^ de le maison sans certaine cause et licence de sen 

JOHverain. 

Li suer qui a congîé ne doit mie aler par le cité sans 

ignage et sans compaignie d'autre sereur u d'onnestre 

teraonne. 

Nus des frères ne des senmrs liuers de se maison, en 
juelconques lieus qu'il soient en Cambrai, ne doivent 
Einegnier ne boire que deux fiés^. 

9. En dortoir, en oratoire et en refroitoir doivent li frère 
t les sereurs tenir silence. Mais s'aucune besoigne neces- 

»ire entre le megiiier constraînt aulcun de parler, il se joil 
Kfever et , en estant , die briement chou que H nécessités li 
lemande. 

10. Li frère et li sereura doivent cascune semaine au 
mains une lié estfer] en capitele des necessitt^s de le maison 

t des oultrages, s'aueun i font il amender. 

11. Des outrages il doivent estre puni en leur maison en 
wtisfation, u en mettre huers il l'ordenanchc dou procureur 



tntJNm perso nainim. n 
' S. La ImducUuti rend iiiul ie se 
n inSnnis ul ad «lia doiiiui iicci^s 
a porsona jdunea el. 



_iali. . 

, La ii'diclinn II 



l'U invenintur dt^ capilulj licentU 
■Iv • lotu doiuu» <■ : celle de ^' Jean, o >epU 



m 



D"HliTEI.8-DlK[- 



de chi'li hospital et dou conseil dou capilele , se besoins 
esfoit. 

12. Xus hom n'i doit estre rechus auveo se femme '. 

13. Cil qui aront aprins lettres u qui saront l'orison dou 
dimeiiche-, il diront aelonc l'ordenanche dou procureur 
L-hou qu'il saronl. 

1 1. I.i malades doit estre rechus benignement . et eiisi 
que li sires de le maison doit estre repeus cascun jour devant 
chou que lî frère ne les sercurs meguuechent, sclonc leur 
enfemietë. Et se aucune cose vient ou désir dou malade, on 
le doit quérir son le puet trouver, par si que ce ne soît con- 
traire cose au malade, selonc le pooir de le maison. Et 
chou doit-on faire parfaitement dusques à dont qu'il soit 
restaulis en sanlé, 

15. Li malades doivent estre wardé soigneusement ^. 

16. S'aucuns des convers ait esté conjoins à propre*, il 
doit estre griement punis, mais se tes défaut-', ou en doit 
faire com d'escumeniiet, et sans divin office doit estre ense- 
velis. 

17. Tel malade soient reciicu tant seulement que de tel 
maladie sont empeechiet qu'il ne peuent aler mendier d'uïs 
en huis, 

18. Li canones prucurères de celé maison il ordene sour 
toutes ces coses et sour celés à venir aussi comme il arft 
conçut à avenir ^. Et des doutanches et des grans coses 
rekeure au capitele. 

Et pour ce que cesle ordenanche demeure ferme, nous 
avons fait seeler ceste présente lettre do no seel, et ce fu fait 
l'an de l'Incaruntion Nostre Seigneur Jbesu Crist mil ccxx ou 
movs de mav. 



). Prëccpic pasi par la rè^lc de Muiitdidîcr. 

3, Mativuisc traduction d' e uralinneni dominicam -. 
3. CeB detiT nrlicics lipii'enl. dans la riule de Montd 
1. i C'invkdus de pmprio . c'esl-à-aii'c couvain 



STATITS niîI.'IIOTEL-DIEr IH- COEFFOItT. Al' .\t-\NS ' 



123I-I2:JI. 

' UaiiuicrU. Livre biHiio de riCvtfcliiS Dibliulliûquc du Mans, nis. 3iiS, 
fol, 30 v°, copie du xv" siècle '. — ÈilUîon. Th. Cauvîi), Recherefwt 
»iir Itn êtabliniiemenls de charité etd'imlruelian publique du diocèse 
du Mann, IB25, iii-12, p- 2-2-2t. 

Comme le montre le début de la pièce que nouH publions, les 
I Blatuls de CoeiïorLfurenl édifiés parGcoiïrol 1 qui otxiupii lesièf^e 
Épiscnpal du Mans de 1231 i I"i3i. Ils furent sutceBsivemeiit 
confirmés par sou successeur GeolTroi 11, en 1239. elpnr l'évêque 
Guillaume, eu l'25'J; c'eaL grâce h celle derniitrc confirmalioii 
que leur texte esl parvenu jusqu'à nous. 

'.a règle de GocITorL fut suivie épik'meiil ii l'Hitlel-Dieu 
i de la Ferlé- Bernard. 



Universis G[uillelniusJ. divin» permissions Cenoni 
f episcopus, salutem lu Doniiun. Noveritis nos litteras bone 
I mcmorie Gaufridi, quondam (^enomanensis episcopi, vidisse 
►et inspexisse verbo ad verbum sub hac forma : 

Univers! [etc.] Ganfridus [etc.] Noveritis quod nos vidi- 

rîdimus sta[tu]tum super conversa tione et statu el vila fra- 

trum [et sororuin ] ' Domus Dei de Cauda forli a bone menio- 

rie Gaufrido pretlecessore nostro factum in hune niodum: 

1. Statutum est in priniis quod omnes frntres et sorores 

rintersint divinîs oiTiciis, ut mos est relipio.sorum , nisi ex 

r jtista causa abfuerint, et, a festivitate Omnium Sanctoruni 

lad solemnilatem Paschalem, ante diem sur^^anl ad matu- 



. L'hopilul (le Cnfltoii fut fondé vet-s U«U par Itiiiiri 11, ruî il'An- 
gleterro. 

9. Noire ami M. Chavaaon a bien voulu collalionncr ce Icxte t noire 
intenlion. 

3, I.a copie donns > slalum ». Celle leçon, évidemmi'nt rnutivc, provient 

EeuL-Ëtre d'une mauvaise U'i'ture dce mol» (lue n'Hif rt^taliliïsons pHi' 
ypolhése. 



 



nu STATl'TS n'tlÔTKIJi-DlKI 

tinjifi, excoptis inlirniis, n Pascha us<nie ad festivilatem 
Omnium Sanctomm, cum luce. 

2. Si quis fi-atruni vcl soi-orum Fratrem suum pro oliqu» 
culpa accusare voluerit, în capitulo accusetur, et si extra 
domutii fulpom fvalris vel donius secrela luci manifesta- 
verit ad dilTamatiuiiGni, uno die in pane et aqua jejunet. 

3. Si quis adversiis fialreni suum liteni nioverit et verba 
contumeliosa et inhonesta contra eum dixerit, infra domuin 
in privato loco pcr unum dieni in pane et aqua jejunet, et 
illa die, nisi niissus fuerît, a donio recedere non licebit, et 
si in ecclesia. aut in villa, seu in furo publiée haec dixerit, 
tribus diebus peniteat. 

i. Si violentas manus în fratrem suum injecerit, sîat! 
san^tnis elTusione et membronini manifesta lesione, per 
quadraginta dies inlra domnm pénitent ; et si grdvi ictn 
cum armis aut baculo seu lapide fratrem suum, cum san- 
guiniselfusione, perçussent, percussorimperpeluum a domo 
ejiciutur. 

3. Nulli fralnim et soi-orum lieeat exii'e de dnnin sine 
manifesta et nccessaria causa, nbsque iicentia preceptoris; 
quod si fecerit. sicut inobediens sil damnandus, 

IJ. Si in lati-oeinii) depi-eliensus fucÈ'it usque ad <|uinque 
solidos, per unum aunum et unum diem extra domum , 
restauralo dampno, peniteat; et semel, et secundo ef tertio 
lex ista servabitur; si quarto convk'tus fuerit de ma^o 
lati'ocinio sive parvo, a domo perpeluo alienabilur. Quod 
si quantitas furli numerum quinque solidorum exeesserit, 
sindliter a domo in perpetuum cjieiendus est. 

7. Nullus, orationis causa, interesse divinis ollk'iis in 
ecclesia sine capa vel palUo , vcl cappite^io , vel eapucio 
présumât. Humiles vestes et religion! convenienles de domo 
hnbeant, et prout poterunt unius ' coloris. 

8. Si quis in domo eum aliqua muliere rem habuerit et 
probalus fui-rit, per unimi annum exli'a dumuni penileat. 



^^M (:ii)-:ffiirt. m ma>s -^9 

^H 9. Non ticeat finlribuis datU veslibus a |)aiviitibiis vel 
^^fsamicis uti. Dtsi assensu precpptoris et licentia vel cspîluli. 
^^m 10. Contineiitiam continuant, sicut tenentur facere reli- 
^« ^oel. et oommunem ducant vUani. 

1 1 . jVliquîs extra domum non audeat bibpre vel t-omme- 

dere, vel jacere in civitate vel in suburbi[i]s cîvitatia. nec in 
^^ aliis propriis locia, et si aliquîs hujus precepti trunsgressor 
^^b extiterît, canoiiice puuîetur. 

^^K ta. Ad horam mense determinatam omne» accédant et 
' recedere non présumant, uisi l'eddîta jfratiai'um actionc, 

quod si fncepL' vuhierint, in se([uenti die beneiicium menée 

demittant. 

113. Qui nd tempus propter deiictuni suuni a domo eji- 
ciuntur, nisi in tenipore îllo honestam vitani et religiosom 
nduxerint, non adniittantui- redeuiites. 
li. Laicus doniinium non halieat in itlis ciuc pertinent 
bd spiritualia et reli^iuneni '. Membra Clinstî, vel Beale 
Virfj^nis, sive aliomni sanctoriini aliquis lurpiter jurnre non 
iinideat; quod si obsei-vare contenipseril, griiviter puniatur. 
• 15. Existantes in domo semel ad minus in hebdoniada 
'Oorani preceptore vel aliquo loco ejus substituto conveniant, 
acilicet die veneris, vel alia die a preceptore prefifjenda , 
et ibi delicta emendent ad ipsius niagislri iniperium, qui 
forrigere poteril delinquenles et justitiam in eis exercei-e, 
et penus imponere juxla formam superius annotatam. Qui 
omnes, tam fratres et surores. quam alii de domo obediant 
in omnibus locis et honestîs, et maxime in his que ad pau- 
perum pertinent utilitatcm. Perpétuas tanien eorrcctiones' 
et amotiones fratrum vel sororum non potorit facei-e dictas 
magifiter absque consilio et conscnsu epîscopi Cenoma- 

It). Semel in niense liât compulatio comm omnibus 
fratribus et sororibus, recapitulatis tam de reiepti» quam 



t . Uaiia w 



m 



É 



Brt 



STATITS D nOTKI,S-DIRr 



de expensis, preseiitibus ad minus duobiis fratribus et 
duabus Rororibus et bîs in atino fiât g^eneralis computstio 
curan omnibus fralribua et sororibus. lecapitulatis omni- 
bus tam debitis quum renianentibiis in uliis computationibus 
concorda lis. 

17. Ilcin pi"ociifentur infirnii juxla faoultalem proven- 
tutim et reddituum. 

18. Sin^uiis noctibus firmentur oplîmi; porte extenorcs 
et inspicial preceptor sin^fubs noctibus leclos sin^utorum 
fratrum. ne aliquis sit absena; et simililer ma^islra, lectus 
soi-orum. 

19. Post occasnm solisnullu» fratrum vel soroiuni audeat 
domum exire, nisi ex magna causa: et tuni- de HcentÎB pre- 
ceptorÎH vel alicujus qui lot-o ejus eiit. 

20. Frntres ad mensam non loquantur, nisi de perlinen- 
libus nd mensam. et etiam de hiis voce subniissa. 

21. Jurabit etiam magister, quandu recipictur in dicta 
domo a nobis, quod pictancias delTuncte Marie l.a Berarde 
legafas, et ab alîis benefaotoribus dicte domus lefratas et 
etiam legandas. in diebus illis quibus assignate siint vel 
erunt faciet pauporibus dicte domus niinislrari, prout in 
Ualendaiio pictanciarum dicte domua plenius continetur, 
dum tiimen pictanciam die illa qua assignate sunt vel erint 
faciendam ' non habuerint aliunde et, si pictanciam die illa 
qua asaignate sunt vel erint habuerint aliunde, die sequenti 
et vacuo faciet mngistcr dicte domus dictas pietancias p»a- 
peribus ministniri. 

Nos autem alatutum bujusmodi approbuntea itlud con6r- 
manius. Diitum anno Domini 1239. 

Dalum a nobis die veneris post syiiodum Pentecostes 
anno pratie 12")9, 

(^llatio facta est cum originali die Hl noveniliiis anno 
Domini 1 i'io. (Signé :) Garrenu et Fortin. 



ÈloriTM, mMTRSRK, 



STATUTS ru-. L'HOPITAL COMTKS.Si:. A I.UJ.l': 



MMiiserit». BihliotliètjuE de Lille. 1* Manuscrit '0 de la collM-tion 
tiodefroy-Mcuilglalse, fin du ïiii' siècle. C'est celui (|ui serldplinse 
k notri! édition. -2" Mauuscrit 110 du cntiilogup I.p Glny, pj-emïùre 
moitié du \i\" sii'i-lii. 

L'hôpilal Ncilre-Damede Lille l'ul fundi' par la inmlus-ic Jeanne 
en 12:17 [d'Aeherv, Spicilegium, l. ^11, p. fl2}. D'après lu prologue 
dcsstaluUqueiinus publions, celle i-ègle fut rédigée à la demande 
de la roiidalrice et approuvée pur Gautier de Marvix, cjui occupa 
le siège épiscopal de Tournai de 1"2I9 à 1251, mais le lexleque 
nous possédons est postérieur h lu mort de la uomtcsse Jeanne 
(15 décembre liil), comme le montre l'article relatif aux prières 
pour les mnrlfl. drâie aux très nombreux emprunts que celte 
récrie a fails aux coiistilulions des Frères Prêcheurs, on peut fixer 
d'une façon à peu près corlaiiie sa composition aux environs de 
l'année 125(). I£n elTel.le manuscrit des constitutions dominicaines 
qui a servi de modÈlo aux statuts de Lille présentait Ja disposition 
adoptée par saint Raymond de Peiinnl'nrt ( 1241), mais il était anté- 
rieur fi la rédaction publiée par llumbert de Romans, car ai la règle 
de Lille _v a copié une modilicatinn apportée par le chapitre géné- 
ral de I218,et si,dansun aulre passante elle semble s'inspirer d'une 
addition due au chapitre de 12t9, elle ne se eonforme pas sur 
divers autres points à des cliangenienUi de rédaction introduits 
dans les statuts des Frères Prêcheurs par le même chapitre de 
1219. — Aliu de montrer la relation ûlroile qui existe entre 
\la règle de Lille et celle des Dominicains, nous reproduisons 
^a note au bas de chacun des articles le passade correspondant 
s constitutions des Prères Prêcbeur». en suivant l'édition don- 
Ue parle P. Mnthnn dans les Analeila xacri ordînis Fralrum 
•fr^dicalorum iRome. 1897. in-fol.), t. lU. 



Les statuts de LU 
e (jomi 



jfurr 



e Them 



adoptés par les hôpitaux de Seclin, 



fia STATITS n'HlVTRLS-OIKI' 

Le riuk> saint Augustin a le requeste du mutstre des frères 
et des sereurs de l'hospilal Nostre Dame de Lille, lîquele 
leur est otroie et donnée de l'auclorité l'aposlole et de leur 
liunorable père Wautier, par le grasce de Diu evesque de 
Tornay, et reciute dévotement des devant dis le msistre, les 
frères et les sereurs, de l'ascentement noble dame Jehanne, 
contesse de Flandres et de Havnau, et tes privilèges qui 
fiunt escript de l'institution de le maison '. coumandont) 
iitius k'il soient wardet fermement de tous et de chuscun. 
Et, fors ches choses devant dictes, à le requeste le noble 
daiiie contesse devant dicte, dou maistre, des fr^^es et des 
sereurs, uvons nous udjouslé tiucunes coses ki partienent à 
riionesté et â le nécessité de relif^ion, pour chou que cas- 
cuns saice par le tiesmoiffnaige de chest escript coument 
il se doit maintenir en tous lius et en tous tamps ^. Et pour 
ehou que chil qui sunt souverain ne le trespnscent mie par 
neg^ligense, ains punissent chiaus qui trespassent les poins 
de le riule, nous maisons mentions et declairons des couj)es 
et des paines et le fourme de tenir capîtle. ne mie pour 
chou que nous voellons que chil qui trcspassent par neg^lî- 
gense les poins de le riule soient ohligiet à coupe, se ce 
n'est par la raison de Irespiisser le coumandenient Dieu ou 
de leur souvei-ain^ maisment chiaus qui, que puis qu'il 
cognislroienl leur melTait, stï chu esLoît cose maaifestéu el 
apierte. qu'il s'en reco^neuisscent apiertenient; et, se che 
psloU (lise repuse. (jui le recogneuiscent en contiession, et 



Il fiindali'in 
pp. 6 - 



n de d'Aelicry, éd. 



i-mt 



_. ..MterU »»eri ordiaii Fralritin Prailkatorum. t. III (RomM, LvpJS 
Vaticanîa. in-fol., IMHl), p. 31. • InripianI eonslHutionts ordinit F^it- 
Irum predicttaram, (Juoniani ex precepto re^e jubemur habeni cor | 
unum et animim unam in Domino, jusLum est ut qui Bub un» régula et 
uDïus proriMsiunU voto vEvimus, unirormes in obiervanUi* cinonïee nU- 
g:ionU inveniamur... Quod profeclo eo competentiui et pleniui patëril 
nbservari, ai ea que amenda sunt acripto fuerint comiuendaLa. ni oiBliiblia 
qualiler sil vivenduiu. «criptura leste, innolescat. n 

3. Co/ul. Fntr. Pràd., p. 33 : ■■ Volumus cl df^claramua ut constiUlti^iug 
(imti'c non obligcnl nns ad culpam sed ad penam, niit prapt«r preceptum 
vel f (inleinpliini -, 



IlApITAT. COMTKSSE. a LILLE 



fin 



C/w siint ti cufiillr i. 



ivL'i'visi'enl lo peneanoi' ke on lor cnjoinj^nci'oit, t-l «ju'il 
! fesisitent humelcment et deboinairement, autrement ne 
sunt il mie quitc dou pet-iet. et soient certain qu'il pecent 
mult griefmeiil selonc ce que H melTais est grans ou peti». 
Cheste présente oevre avons nous mise en II parties' et k 
cliaseune partie avons enseigniés les capitles par certaine 
vubike. pour clum que ehius ki les lira puint plus le^^ie- 

Iiment trouver chim qu'il vauira. 
-VI 
m 
1 



I. Del divin offisce fies frères eiers. 
II. Del divin ôflisce des scieurs ri d, 
III, De te confiesaioii . 
IlIII. Del rechevnir Nostre Siijneur. 
V. De le scilence. 
VI. De le j une et diversités îles viandes. 
[vu. De Cheiire que on doit inanijier. 
Ti'III. Des sHinies. 

IX. Des frères et des seretirs malades. 
X. De l'hahil des frère» clers. 
XI. De l'hahil des frères lais. 
XII. De VliuIAl des seretirs. 
Xlll. Deldonnoir et des lis. 
XIIII. De le Inheiir et de l'heure de dire i 

, De le r^sure des frères. 
StVI. Del service des mors. 



frères lais 



i m plie. 



Che siinl li eapitle de le seciinde partie. 

I. De faire et de deffaîre le prieiise, et île .ten 
II, De recevoir et de vieslir les notùsses. 
Ilf. Comment on doit aprendre les nnvisses. 
IlIlI. Coument on doit faire profession. 



offisee. 



f- 1, A nmitalion 
B (IciM dittinctio. 
' m religieux, In w 



VI. De le 



STATCT» D'H&TKra-DlRV 
•j/ieres coupes et de le puine. 
coupe e 



l lie le 



pairu 



VII. De plus grief coupe et de le pain 
VIII, De 1res 1/ ries coupes et de le pnii 
W. Des fuilis et de le paine. 
X. Comment on doit tenir ca/}itle. 
XI. De iUoneslet de le i 



I. 



- Del divin of/isce des frères clers ' . ' 



I 



Devant iiialiiies doit on sonneir une cloque 
et au son de celé cloke se doivent lever li fi-ère clerc et lu 
tout, et les sereurs uusî. et quant lî frère clerc aront dit leui 
matines de Nostre Dame en lovant si doivent venir en rora< 
tore et encliner parfont devant l'auteil. Et doit on encan 
sonner le cloke plus lotighenient que devant. .\prièsche d<^ 
faire signe li priestres qui doit coumencier matines, ou 1 
maistres s'il est presens, et doivent dire tout Pater noslcr 
Credo in Drani, et quant il ont dit. si doit on encore faïn 
mgne : et puis commencier matines et canler îi note devol< 
ment, ne trop liaster ne trop longemcnt dire, pour chou qi 
se on les hastott trop, li malade et cil qui les 
perdissent lor dévotion et, se on les disoit trop lo! 
kil n'en fuissent grevel. 

Et chou doit on warder selonc chou ([ue li tamps 
fiestes apoile ou plus ou mains. Et cheste manière doit 
warder en toutes les auties heures, fors tant que on dij 
seulement Pater nonler dt-vant cascune heure, et qui 
compile esl linée et l'ideHuni uni/ne pcr miaericordi. 



1. C'.ti.l. Froir. I'r;eili.\. p. 3a. Diitinetio prima. 1 : - Op offlWu 
Auilito priiiii> sijçno, surijant fratre», dicendo mnlutinos de Benl 


1 

eeHrtie 
















pro l«iiii i.-.iï.i.u Hrl (|Ul ppeeat bcnetiicli.iniiii . |„.~i, 

PBtprii..-i.i . ' ■ i.fiaodelUmdebelllori ,• |,i>iii.. 






.■iL,-.int 




tlOHITAL COMTESSE, A LII.I.E 

Dd rijf/uicscanl in puce, amen est dit, si doit on dira Pater 
nosier. Credo in Deuin et doit on tenir Tusaige del devin 
ollisce selonc le coustume de Teglise de Tournay. 

Les matinée doivent cstrc fînëes de le S^ Hemi dusques 
il le Pasqite entour l'adjournée, de le Pasque dusques à le 
Reste Saint Remy entour soleil levant. 

Li frère cliîrc sunt tenut k dire toutes les heures cano- 
niaus et de Nostre Dame en quel liu qu'il soient. 

il. — Del devin offisce des sereurs cl des fri-res lais. 

Toutes les sereurs, s'elles ne sunl malades ou elles n'ont 
veilliet celle nuit pour wardeir les malades, ou elles ne sunt 
venues d'aucune voie de fors le jour devant, ou elles ne 
sunt travillies trop pour aucune grief labeur, doivent oïr 
matines chaseun jour, messe et vJespres, s'il n'est ensi 
qu'elles soient ensonniies îi l'heure de viespres pour aucune 
nécessité des malades. 

Et à chou faire doivent ellM avoir un liu propprc et pour- 
titaule en teille manière (jue leur dévotions ne .soit cmpee- 
cie par le rewart ou par le noise des homes. 

Les sereurs et li frère lai ki sevent les heures Noslre 
Dame les doivent dire cascun jour et cil qui ne les seivenl 
les doivent par Paire nosier en teil manière : pour matines 
XXV pRler nosier et tant Ave Marin ou sept psalmes ou 
sept Miserere inei Deiis; pour prime, tierce, miedi, nonne et 
ciimplie, pour chascuue heure vu Paler nosier et tant Ave 
.\faria, ou u fois Miserere mei Deus; pour viespres x Palcr 
nosier et tant Ave Maria ou trois Miserere mei Deus, sauf 
chou que adiès ' devant matines et apriès compile doivent 
dire Paler nosier, Credo m Z)cuni, et si doivent dire au 
commencement de ehascune heure : Deus in adjatorium 
metim înlende, Gloria Patri, toi, et, en le lin de ehascune 
heure. Kyneleysoti, Chrisleleyson, fO/rielei/son, Paler 
nosier. VA en le lin de le Pâtre nostre doit on dire : Per 
Dominiim nosinim Jhesum Chrislum. /iliiiin /iiiim, qui 



m 



KtAven tt'abnu-ùox 



iffum vMl 9t fpgntt m anîttJe Spiriitu «wk/î, DeuM, per 
f/mnlM M^fult •ffutorum. Amen. Dnmint exaitt/i orationem 
rrifam, fl rianftr titi-u» Mii le aeniat. Ben^icatnat Domino. 
lli»iijritliJiM. /^ûJrtiiirn anime Jier mwericonliam Oei requiea- 
fiinl tn fiitii-. 

\a-i Hi'i'iiurH cl li fr^iv ]ai qui seivent vcgiles les doivent 
ilii'c |i>tr Ml |)niiltrii-N i*l troix lek-hons ot ki nés les seivent 
ilulvi'iil iliic iHiiii' 'vi'^XWitxw Puler nOBler. ou sept psalmes, 
iiu »i'|tl Minrn-ri' ini-i heu», 

\'',\ tiiiniiH ijui- Il fi'i-'it- el le» sertturs dieiil leur heures, se 
iliiivi'iil Niiiffiit'iinoincnt wiirder (ju'il ne les corrumpenl en 
|iiirlaiil, iiiriN Il'h ilicnl duvuti;ment, etisi com dist sains 
AiiftioliiiH iitin ponm, i\\\v l'Ium t\\\e li boucedtst soit enl'en-'. 
tniitU' molli tliiu l'iii'i''. Kl l'il nv^noil pour aucune grande 
iH>tt<M>ili' l'tHivi-aiitt |)iirli-i' lungemttnt, celle heure qui ser- 
n<ll iHtl-miu|mt> (luit un rocoumenoier. 



III. 



Det confetaions. 



TiHll li fiViv l'I lo» Noivui'Nsc doiveiil lonlk'sst'îr souveutes 
Mi>|mrvmt>itl.N(igi'iiu'iil et (IWivlcnicnt, t>t »u maistrc qui a 
\<^ 0«r»' d'à»» loul ditivcnl il foiiv au maiui^ une ^neral con- 
ItmMU». Kl ni \w doiv(>iU n.infi«KKer b iiul auttv sans le con- 
ftWl (Kh) ittAUtltv, d'il iiVwlotl - l'iisî qut> niessires U vesques 
(l« Ttmim<\V t HH^Mst nxitiv tfvtitlk^siwur do se «uclorité. 

L>mv%^(lit«MUMi> d«tÎYi>ii1 OMltv vAv» eit liu tt|iiertet hoaieste, 
w^ »'it ^t^^>^^^H^ «t^tt^toio r»vin qu'il W c<.Htvciti!il vit ea l'enfre- 
HW4W tlt>^ in>ivttt« )>flv niH'^NUtit^, «dii^s i doit «voir aacmie 
IjWTMWV ^4tt V*^\* Iv <'^>t>H<i»wur v< wli qui &« oonSttaft. 
»\< *\<(f\\\ s^iW- *\K\\\\»> IWw» qwi >w »>tl mie 
«* AN^s-MH» «^^M^.'Ar* Nixl.sii'Ht \iMlvu- 1«» s«ww« 

«Avt^ \ t^>\i s ' -»i< V«l<«|m»tT<MW'.«M«ir 





IIII. 



- Quant on doit reckevoir Noalre Siifneur. 



Pour chou que tout cil kî rechoiveut le cors Jhesu Crîst 
maudi^tieiuent. il le reclioivent lur dampnatioQ el leur juge- 
ment, et pour chou que li Frère et les sereurs aient occoison 
et necesKit,é d'aus wardei- ïia^emeiit et plus dili^aunient, el 
pour che ke par le virlu de cesl benoît sacremeut soient 
enflainmeit en l'amour de Jhesu Crist, treze fois se doivent 
coniniuniier cha.scun an : le première fois ii le Nativité 
Nostre Signeur; le seconde à le Purifieatîon Nostre Dame; 
le tierche le tamps partit entre le Purification et le Pasques ; 
le quarte il le Pasque; le quinte le tamps partit entre le 
pBsque et le Penthecouste ; le sisinie à le Pentecousle; le 
leptime h le Nativité saint Jehan Baptiste ; le witisme a le 
leste de le Mugdelainne; le noefismeîi l'Assumplion Nostre 
Dame; li disime fi se Nativité; le onzime fi le (ieste saint 
Michiel ; le dousime ii le fieste de Tous sains ; li trezime ii 
le fieste saint Andriu ou le premier diemence de l'advenl. 

P!t chil qui sunt hors envoiiet pour besoignes, quant il sunt 
evenut, il se doivent conimuniier le pruniier diemence 
pries ou en aucun jour soUennel suîwant. s'il n'atendoient 
autre ciimmunion par especial congiet dou maistre ' . 
Et devant tous ches joura qu'on doit prendre et rechevoir 

I. CeL arlicle paraît ï^'lnapirei' d'une décision du chapilre ^iSnéral des 
Dominicains de 1)19, conllrnii!)-' par les chapitres de IISO et 1351, et ainni 
conçus : « It«nk [incoliamus] hanc in capituto de Rajurn. in llnedicatur «ic : 

fntrti m alloua feriali commiinirurt, li viium fatrit priori qaando 
meliat poiatrint inlerenie. •> En effet le chapitre de lUiart donne «ne 
énuméralion de dates qui correspond i peu d'exceptions près avec celles 
fixera ^ur les coniniunions dans la règle de Lille : « Hasura vci-n llaL liis 
^l'terminis ; prima in Nalivitate, secunda inter Nalivitatem el PuriHcallo- 
dlHn partilo tempore, tcrcia in PuriUcatione, quarU inter Purilîeationem 
HPHBcha, quintain Cena Dumini, iGita inter Pascha el Pentccosten. aep~ 
Hma in Pentecoste, oclava inter Pentecostcn et restum Pétri el Pauli, 
^na in fcstivilate eorumdeiii, décima in .reatîvilale sancle Marie Majçda- 
Jptna, undecima in Assumptione Béate Marie Virginia, duodeciine in Nali- 
vitate ejusdem. terciadeciiua in Tostu sancLÏ Dionysii. quartadecima in 
\ttn Omnium SancLoruin. quinladecima in Teato beali Andrée ■•. Dans le 
'^eueil d'Humbcrl de Roronns, ce texte relatiTÂ la coninmnion a élâ enlevé 
la Conatllution* el transporta k l'Ordinariam ntiiie (CF. Analacla . l. 11I> 



(iK 



STATliTS d'iiÔTËLS-DIBI' 



Nostrt' Signeur, li prieuse doit visiter tous les Us des sereurs, 
li maistreit les lis des frères, et se il y trocuvent aucune cose 
outre le statut de le riule, ou ki ne soit nécessaire, ja soit 
chou que il fu pris par congiet, prendre le doivent et nient 
rendre pour chou que il ne loist è nulle personne de religion 
avoir cose superflue ou cose curieuse que che ne soit en 
péril de s'arme. 

Nous volons que che soit fermement wardeit de tous, 
que nuls ait fremure, se cil non et celles à cui elles sont 
nécessaires pour les offisces qui lor sunt enjoint '. 



V. - 



De silence. 



On doit tenir silence en l'oratoire, en refrotoiretdormoir''. 
et pour chou que li frère et les sereurs n'ont nul sif^ne ', il 
pueent parler par un mot, ou par une orison et coiement. 
En le maison oii li malade gisent pueent les sereui's parler 
as frères de le maison et autres persones honiestes sourve- 
nans, ne mie en autres lîus privés, briefment et eu estant, 
et nient séant, se che n'est par congiet spécial. As homes 
qui sunt de le maisnie de le maison les sereurs ne doivent 
parler se elles ne sunt envoies à ans pour aucunes besoîgnes, 
ou celles qui sunt en oITtsce qui ont raison de parler pour le 
nécessité de leur offisce ou elles n'en prendent congiet de 
parler ii aus. Et s'il avient k'aucune y parole par congiet, 
n'i parole ja seul à seul, ainsi ait aucun qui puist oïr leur 



-. — , j, X ContlUalioatt toraram ordinit Fratruni 

PrœdicKloram, cap. XI : ■ Item nuUa habeat archam vel aliquid quod cum 
cl«ve Hnnelur. axceplU illis que praptcr oRicium suum ncccsse habent 
habore... Priorîsita cum iluabus sororibus quas ele)(eriL. cum sibî expedire 
videbiUir, «nroribuH abscntihus, scrutelui' Hiagulos lectos snrorum et si ibî 
inveniant aliquid qund somr sine licencia priorisse habeaL, illud accipiatet 
eam ciindipnc puniat. ■ {AnaUct. Frairum Prtedic., t. III. p. 3*1;. 

!. Coufil, Fratr.Pratd., p. 50. D'at. prima. XII : • De iiltniio. Sii«ntium 
fratros ao»Irï leni^ânl in dauslnv i" dormiLorio. in cellis, in rerortorio et 
itraLorio Tratrum. niai Torle ailunler aliquid loquanlur, non tanien oratioDe 
perfecta. <■ 

n. Dans cerlalnfl inonnstères, pour ne pua rompre le silence, on avait 
adopté un langage par signes. Une desirription curieuse de cet signes s« 
trouve dans le» constïtulions de Saint-Victor. Cf. Du Cange, au mot 
ligattm. 



HÔPITAL COMTESSE, , 



«9 



pjirlemeiit '. En cbou doit-on ensuiwir nu Ixiiu in-iv siiinl 
Augustin : cnsî Hst on de lui que il ne parloît ouqui's Si Terne 
sans un tiesmoignage nu u, et doit on pourveir un liu us 
sereurs pour parler qui soit honiestes et apiers. 

Tout li frère clerc et lai à le taule, se ii maistres siet li celle 
meîame taule, doivent tenir silence se ce n'est tant scuUe- 
ment des nécessaires de le taule, et adnnques par une parole 
en bas. Et ne li maistres ne niante ii cette taule, chius qui 
est pruniiers en l'oniene pora parler et tout li autr^se tai- 
ront". Gel prumerain entendons nous celui qui est ordeneis 
'_ plus haut de l'ordene de suinte Egliïe. ja snit chou que il 
' presist l'abit de religion apriês les autres. Et cheste manière 
1 doivent tenir les sereurs à le taule, soit en l'enfremerie soit 
as cours, se li maistres n'en ordenne en autre manière. 

Li frère et les sereurs qui sunt en aucun voiaipe ne sunl 
tenut à nulle silence, fors tant que quant il ont dit compHe 
f qu'il se reposent en silence dusques upriès matines, en quel 
^ liu qu'il soient, mais pour feu, pour larron ' ou pour (friês 
[. enfcrmeteis, ou pour choses sanlans poeent il parleir par- 
• tout. 

VI. — Dr le j une. cl des tlivrrsité^i des vinudes '. 

Tout li frère et les sereurs, s'il ne sunt grief malade ou 
1 trop fleve, juneront tout le quarcsnie, le vegile de l'Ascen- 
^tion, le vegile de le Penthecousle, saint Jehan Baptiste. 



1. CoRtlitatinnei t( 
r luorde sororïbu» m 
Lvel duabuB, vel prii 



■oruni OTilinii Fratru 
s retiçiosia cl discrcti 
, ga.vel supuriorinsani 

DCutariiseculanum, Dec aliquiil loquatur il 
^Mïanlin •. iAoAltcta Fralram PrxilicAlorom, 1. III. p. 343.) 

a, CoMi. Fralr. Prmdic. p. M. Dût. prima. XII : ■■ Dr SUtalîo... 
Autres ubit^uc inlua cl exli'a in mensa tïlentium Leneunl... exccplo 
-,_! — *. — . i_.— — _ Nullus auUm aliorum ibidem Inquolur 



r fuent inter 



et hoi 



pcpi 



..(Le P. Balmc, Carlnla/n 

4. Bien que ce chapitre offre des ressediblances avec le chaniti-c IV des 
conttilutioas dominicaines, sous le rapport de rjnumémLion des Jauni de 
JeUne ■pdciaui, les prescriplioris qu'il porte sont moins scvères.et donnent 
un total de jeAnc>( bien nmindre. 



70 



«TATUTB D'nftTeLS-DIKr 



saint Piero et saint Pol, saint Leuren. l'.Vssiimption Nosliv 
Dame, saint Mahiu, saint Symon et saint .lude, le vegile de 
Tous sains, saint Andriu, et tous les venretHs des advens et 
le vegile dou Noël, les trois joui-s del qualuortenipre en 
waîn ' et les trois jours del qtialuortempre devant Noël. En 
tous ches jours devant dit doit on mangrier tondis viande 
quaremaige. Et si juneronl encore et poroiit man^ier blanke 
>'iande* le jour saint Marc, les ii jours desRouvisonsciuisunt 
devant'le veille de l'Ascention, lesii venrediscjuisunt entre 
l'Ascention et le Pentecoste, les m jours del qualuortenipre 
en Penlecoste, louR les vendredis qui sunt de le l£xaltation 
sainte Crois dustpies fiTadvent; tous les venredis dou Noël 
dusqu'au quaresine et tous les advens. lors les venredis et 
le quatuortempre ensi com il est devant dit. 

Tout l'autre lamps porront il nianj^ier n fois le jour. Et 
tous les diemencps, les demars, et tous les dioes'' porronrt 
mangier char, fors un peu de jours qui sunt entre l'Ascen- 
tion et le Penthecouste et les jours qui sunt entre le Geste 
des Quatres Couronnés* dusqu'A l'ndvent. Le deluns et le 
demerques en nul tans ne mangeront ear li frère ne les 
sereurs s'il ne sunt trop fleve, ou malade ou sainiet, ou 
s'il ne sunt envoie avoec gens qui manguent car commuine- 
ment, ou pour aucune parant solenipnitet. 

En samedi ne mangeront il ja char, s'il n'est ensi que U 
jors dou Noël soit en samedi. 



a. Il est probahle que par cette expressinn mise en opposition avec les 
alimenls maigrei, avec les - viandes de csrdme •, le redacleur enlend 
désigner la chair des volailles donl l'usatce lilaîl en ccrlaiii» lieux considéra 
comme compatible avec l'obiurvalion de l'abstinence (Voj'ct sur ce point 
les Commeniairea de la rè^ie de saint Uenolt i,Piilrologie, tome LXVI, cul. 
liv.). AuiL rxi'iiiiili"^ (|iii > Mtnt donnes, on peut «jouter un diplAmc 
esie Chauvi- :!" .m il ^"'.' ni' mirant que les relijineux deSainî-Ger- 
s pendant train juurs au moment de 
, Cariant dei Rois, p. 134). 
se» additions A Du Cange.dom Car- 



953 et 
de Charles 
main-dcs-Près ini 
NnSI et au momei 
3. Jeudis. C'est 
peotier traduii 






*. Martyrs de Rome, dont la raie est aSléheiE le i 






HÔPITAL COMTESSE, j 



VII. 



■ De l'heure kr on fioit mant/ter ' . 



I 
t 



Devant le manjçi^ dou matin ou dou souper îi lieure souf- 
fîsantdoit <m sonner tinefloqueJii puist estre oÏp par toutes 
les offecines de le maison, pour chuu (|Uf lî frèiv et les 
sereurs vîegnent sans «lemorêe al nianfiier. el (|unnt il ont 
leur mains lavées, li prieuse ou celle ii qui elle comman- 
dera doit sonner une cloquette pendant devant le aii'gv le 
prieuse enrefroiloiret Inntos li couvens doit entrer en refroi- 
toir et faire le beneïchon et mnn|^ii>r en silence. 

Li prieuse et celles qui servent 'a le taule porront parler 
des coses nécessaires briefment et coiement. Nulles des 
sereurs qui sunt en le maison ne doivent demorer dou pru- 
merain mangier fors celles qui servent, ce elle n'est par con- 
giet ou pour aucune nécessité que li prieuse en ordenne 
autrement, et toutes celés qui demeurent autrement dou 
pmmerain mangier doivent mangier avoec les servans si 
c'on ne faice onques le tierce nsise. Nulle pitance ne soit 
faite k celles qiii manguent h le seconde assise, se elle n'est 
faîte à le premeraine, se che n'est pour cause reisnaule, et 
che ne soit mie fait souvent. Nulle n'aporte cose en refroi- 
toir que elle mangust singulerement, nulle ne puet envoiier 
ittance h l'autre se ce n'est li prieuse, El s'on Tenvoie U 
aucune elle le puet partir à diestre et à senlestre. 



1. Hnra 



mprtenli. 



ÎBucis iclibiis campa nn [)ul!ic 
mt... AbliilJH vera manibus, prior 
noU(unrTrsetoriipiilHt,el tuncfralres ingrediantur. Quibus ingresnis.dicat 
Benedicile qui djcit versiculos et convenlus prosequalur beneilictionem... 
Nullus frntrum pre*entiiim a prima mi^nsn romançât prêter scrvitorcK et 
cuitodea, nisi de licenlia. Quolquot autciu remanscrinl , roninlaiit in 
MCunda menas, ila quod lei-ciam facere non oporteat. Nulla fiul pilantia 
■ervitonbus vel ministrïn que non ntconvenLui... Fraler non mïtluL Irali-i 

EltantiKin, eicepto priorc ; scd sibi datam dare polesl a dextris et a sinis- 
■ia. PrioreB comedant in rereirtorio et dbi» cnnvcnlUB «ni t-iinlenli... 
FValres DOstri... in iocis ubi {■"nvcndim iNihin-Hmii» nisi cum cpin^upii 
vel in domibui reliiciosoruin. l't liui nim. ivIj^i <>iiuslruni comedere non 
precumanl... Si ijuis iaxla se m-iIlj]lIi m>I,'i il .ili<;iiiil docHsc de communî, 
requtrat ■ cellano vel miniblnv Si 'jtn- ^li' -i i > ili>iibn!t vel conicdenlibuH 
Mrvïendo vel camedendn in altqun nlli^nilriit. ^m t;i'nlilni» ri'atribii<i veoiani 
ptM. et, facto signo a prelalu, iuiKhI ud lui uni >iiuni... n 



72 



STATUTS R'nÔTKI.S-DIEr 



Li plieuse et eelles qui siint iis ofTisces doivcul maiigier 
en refroitoir et lor doit soutire li viande dou covenl. S'aucuue 
suer voit defallir à celi qui siet dnleis li des viandes cou- 
meuiies. elle doit monslreir colle defaute ù celui kï siert, et 
quant elles ont toutes niaîigiet, li prieuse doit sonneir le 
elokette qui pent devant li ' et îi ce son doivent toutes leveir 
et dire leurgrasces devant le taule dévotement, et s'il avient 
que aucune des sereurs ou des servans respandc se viande 
ou sen boire ou brise aucun vaisiel notablement, ehelle qui 
chou a fait doit dire se coupe à tière, quant H couvens est 
leveis de le taule, et li prieuse faice signe que elle se lieve 
et revoit à sen liu. 

Nulle des sereurs ne doit mangier en le ville, ne H prieuse 
ausi. 

Nuls des frères ne doit mangier en le ville, se ce n'est 
avoec les frères Preeelieui-s ou les frères Menus, ou nionsî- 
gneur l'evesque, ou le prévost de Saint Piere-, et chou nient 
souvent. 

Li frère et les sereurs ne doivent mangier nul tampn 
devant chou que ii malade sunt servit. 

Li frère doivent avoir leur refi-oitoir proppre, ensi com les 
sereurs, e1 quel li maistres et li frère clerc mangueent it 
une taule et li frère lai et li clore seculeir ki servent en le 
maison mangucent ii une autre taule. Et si ne doit nuls 
allres mangier en refroitoir, se cène auntgens de religion ou 
seculer honieste. Nuls frères no sereurs ne doit boire ne 
mangier* dedens le pourpris de l'ho.spital sans congiet, se 
che n'est en refrntoir ou en l'enfremerie. Nulle pitance ne 
doit estre faite as frères de vin, s'elle n'est faite as sereurs, 
mais li maistres purra donner aucunes fois as frères prestres 
un pou de vin selonc chou qu'il li plaira. 



.1 :... n Itrni prlor, vcl suiipinDriCiim conventun surfit a measa, 
stante» pulsenl nolam rcfcctori - [Antlectu nrdinit Pratr, 
II, p. 4S, n, 4). Il c«[ probable que cet iisann- e\ïsUiiI anlArieti- 



De» 



Li frère et les seivurs se pueent saiiiiei- sis inis en l'iiii, 
le prumière fuis apriès le Noël, le seconde devant le qua- 
resme, le tierche aprii>s le Pasque, le quarle enluur le lieste 
saint Piere et saint Pol, li quinte après aoust, li sisîme 
apriès le tieste de Toussains. Et plus ne se doit nuls siiinier 
sans eause ruisnable et sans especial congiet. 

Li sainiet poront mangier hors de refroitoir pour chou 
qu*il soient mius porveut. 

Et pour le sainie ne doit nuls mangier deus fois en jour 
de june estauHe par sainte Eglise, s'il n'a autre apierte 
maladie. 



IX. 



■ Des frères et ilcs sereurs malades''. 



Li maistres et li prieuse se doivent warder diligauinent 
'. qu'il ne soient trouveit négligent enviers les frères et tes 
;urs malades en teil manière que puis qu'il coumencent 
I b respasser-' que on les pourvoie soigneusement pour chou 
'qu'il soient plus tos renforciet, ensi com dist sains Augustins 
ksn le riule, et s'il avient que aucuus frères ou suers ait teil 
.maladie qui moût ne l'aflevie ne li toille l'appétit de nian- 
1 g^er, teuls ne doit mie brisiers les junes acoustumées ne 
muer les viandes de couvent. 



, 1. Contl. Fr»tr. Prsdicp. *B. ûùl. prima. VIII: - O; minuIJORB. Minu- 
1 itio qiuLer in annn liai : piima in menu septembri. sectinda pust Nvialo. 
' : lerlia p<wl PaHcha. quarla circa Tesluni Johanis Baplistc. Prcter has miiiu- 
UoiMi, nullus sudrat siliï minucre. ni» discretïo prions propt«r alîqiiam 
cauMm judicsvcril aliter a lii^ui csae racicnducn. MmuU extra rcrecLuriiini 
cun lilenlio comcdant, ubî commode polerit observari, et, seciindum quod 
racuttaR domus permiscrit, commodiuH procurentur. Caiiia vero miaulionis 
cames noD comedant n. 

S. Cwul. Fr»lr. Pmlir.,p. il. D'ul. prima. Vil : .. De inftrmh. Circa infir- 

mos caveal ne sit nepli^ena prelatus. i^ic <'>iii'i ['i 'li nrit iufirmï ut 

citiiiB releventur, sicul Uicil puter nnslii ~: <|iiis Hiileni 

talem inlirmiLaleni habuei-iL que ncc ciin. ..'. l '' ' : i nt'c come- 

dendi turbct appctiluni, lalis... ncc jcjnm i i ' ' iriiii);nl, ni-c 
cibos refecloriJ niuU't ■. 

L 



STATfTS b'rÔTEI^-DIEI' 



X. — De l'huhlt des frèreti clers. 

Li frère qui sunt prestre doivent avoir trois paire de 
lignes dras ', deus cottes de bianc drap, deus plices, l'une 
loD^e et l'autre plus courte, et si poiront avoir un sourcot 
fouret à mances de (fris drap et i scapulaire, ausi tonc corne 
H sourcos, de tyretaine (frise, ii souplis, il capes de noire 
saie, une fendue devant et l'autre close, sans lequele 
des deux ou sans Rouplis il n'entenont ja en le mnison 
des malades ne apparront devant les sereurs, aumuces de 
piaus d'aigniel fourées ^, ou de noire saie, et porront avoir 
estivaus. 

Ce meisme habit aront li frÎTe clerc fors le sourcot, 
lequel il n'aront mie dusqu'adont qu'il serronl priostre. 



XI. 



- De l'habit îles frères lais. 



Li frèi-e lai aront m paires de lignes draps, trois cottes 
de blanc drap et i ptit,'OU court, une escapulare de gris 
drap dusqu'au genoul et une cape grise, soleirs routes de 
vacque loiiés à le manière de Cîstiaus. Et s'il avient qu'il 
ehevauceiit, il poront avoir estivaus en tel manière que li 
clerc. Et si poront avoir botes lî frère clerc, lai et sereups, 
et si ne les doivent ja porter fors dol pourpris de le maison, 
et cauces et cauchons Ji lor nécessité^. 



XII. 



■ De l'habit îles sereurs. 



Les sereurs doivent avoir trois kemises , trois cottes et 
deus mantiaus de blanc drap, deus plices et une fourure 
de mantiel, deus scapulaires de drap ou de tyretaiue grise, 



TÎl de la rè^le de SucUn, copiée sur celle-ci, donni 
Jrapi linges, 

3. Blanc dans le manuscrit. 

3. Conil. Fralr. Fruidic., p. *B, DUt. prim». X : • De veililu ., 

et 90CCI11S halicbimus uL necessc est Bote extra sepla monai 

portcnlur B. 



HÔPITAL COMTESSE. 



^trois tiiok'kins' 



vrekiés I 



Kl" 



( et Heu 



ailet 



i 



doubloH seloiic le mniiière des sereurs de Chistiaus ; cbuccs. 
causons, bottpH et soleirs de ruuge cuir de vacque, selonc 
leur nécessité. Kîcunques, soit frères clers, laia ou suers, 
qui pi-ent cose nneve de quel manière que che suit, il doit 
rendre les vies à le volenté dou maistre ou de le prieuse. 
Toutes les plices et lus fourures des frères et des sereurs 
doivent estre de piaits d*ai{<'niel, et si doivent eskiwer li frère 
et les sereurs deviiiit toutes cuses ke lor viestiment de laigne 
et de lia ne soient notable d'aueunne curiosité, ne soient trop 
lonc ne trop court, ne trop precieus, ançois soient de nioien 
pris et hutitele, ensi com il alliert à cbiaus ki servent les 
povres et ki sunt de religion. Li frère ne les sereurs ne 
doivent avoir nul viestement de tyretaine, fors les escapu- 
laires, es quels ne doit avoir laine de couleur, fors que 
natureil blanque et natureil noire. 



XIII. 



- IJel dortoir cl ilrx lis. 



Li frère doivent avoir leur dornioir proppre, ensi cum 
les sereurs. Qu'il no doivent onques dormir sans famulares- 
et sans chemise. Ne les sereurs ausî sans chemise''. Li 
fi-ere et les sereurs tôt doivent warder soignousement que 
leur lit n'aperent notable d'aucune vanité ne curiosité de 
lincheus, de couvretoirs, ne de nulle autre cose. Li frère et 
les sereurs ne doivent dormir dedens le porpris de l'hospi- 
tal. se ce n'est en dortoir ou en l'enfermerie. 



I XIIII. — /)'■ le labnr rf tir l'heure de dire compile. 

Ensi coni sains Au|j;ustins coumande en le riule ke toutes 
les labeur soient faites en coumun, les sereura doivent 
avoir un Uu propre et couvi^nable. lii où elles se puissent 



' 1, U parait l'aicir là de bandeaux ou coiffes d'étamin 
i. En latin, /Jimuljirùi, diSramiation du mol femorai 
; ». CooMt. Frulr. Prasdic. p. is. Dùl. prima. IX : 
FitnnicB el calips cincU dorniionl ~. 



7fi 



STATtTS D'uÔTELS-niEr 



iisstimbler |>uur luboui-er (le leur niiûiis. quant i-llcs uiit 
loisir : quelles ne nmn^ucent leur pain wiseus, car wîseuse 
est anémie à l'ame ' , el pour chou qu'on les piiist trouver 
plu» aparliement quant on les appellera pour le nécessité 
des malades. 

Pour le labeur ne doivent mie seir outre le cloque 
Saint Piere. En che meisme liu doivent elles attendre 
celles qui sutit ensouniies en diviers otiices et chou doit on 
faii'e chascun jour h le viespi'ée. Et quant elles sunt toutes 
assamblées se dient leur complie et faicent une brief ori- 
son. et puis si entrent ensamle en domtoir en silence, 
del <|uel dormoir elles ne doivent descendre sans cause 
loyal et sans compaignie dus([ues à matines. 

Et s'il avient que aucune ne puist dire complie h l'heure 
que les autres les dient eouvif^nablement , ne doit raie 
moult laiyier après, ne demourer seule, et chou ne doit on 
mie faire sans cause apierte; et che soit par le congiet le 
prieuse, fors chelles qui doivent vellier chelle nuit pour 
warder les malades. 

El tamps que les sercurs siéent ensamble pour labourer, 
elles se doivent mult soigneusement warder que che qu'elles 
waignent en labourant, que elles ne pierdent en mal parler 
d' autrui, ou par dures paroles en disant l'unne à l'autre, ou 
par Tiviseuses paroles, car li sainte Escrîpture disl : 

Se li uns oevre et li autres destruist, 
C'est cose qui n'a nul pourfit. 

Leur parole doit estre asavourée clou sel de le sapience 
Diu. Et se aucune parole, che soi! lî parole de Diu, el. eiisï 
eom li Escriplure dist en autre liu, nialvaise parole ne doit 
mie issir de vo bouce, mais boinc parole pour edefiier 



t. Cnn>lilalioM»ioronimnrdinïaFralramPrirdïctiorami.Aiii 
]i. 34C1, X.\VII : . Dr Uhore. guia ocioKita* inimicH cM anUiu- 
nutrh vicioi'Uiii, nulU Bit ociosg, si-il diliici^nttr obsenetiir iil. i^ 
lii>ris el Ifmpfiribu» quibu» (inicioni vpI nfllein , vel oliï m-cupai 
siirie debcnl ïntondere. operibus manuum ad iitilïUteni rominii 



HOPITAL CÛMTKSSE, A LILLK 77 

pioïsiiies. Et s'il «vient par aventure que en chel liu, ou en 
autre, que aucune des sereurs par maie parole eourouce ou 
escandelisce se sei-eur apiertement, elle doit lantnst aleir 
îi ses pies humelement et requerre pardon ci gésir 'a ses 
pies dusqu'adont qu'elle soit apaisie et qu'elle le voelle 
releveir. 



XV. 



De le rasiire des frercsK 



^^H Li rasure des frères par deseure soit grande et large, 
^"Wisi com il alTiert ii relîgieus, en teil manière que entre 

le rasure et les oreilles n'ait que trois dois. 

I,i tonsure soit deseure les oreilles. De le Pasque dusqu'h 

le Exaltation Sainte Crois doit on rère de quinsaîne en 

quinsaine, et de l'Exaltation Sainte Crois dusqu'k le Pasque 

à trois semaines. 
^^K Les sereurs ue doivent mie norir ceviaus, mais tondre 
^^Kuvent. 
^^^ XVI. — Del service lies mors-. 

^Bpoi 
^^îitru 



e 



Pour chascun frère mort et cascune sereur, sans les 
illes et sans le messe solemneus e'oin doit fait adiès 
trues (pie li corps est sour lières, cascuns priestres doit 
dire Ui messes, cascuns clers et les sereurs doivent dire le 
psaltier, et cil qui ne le sevent doivent dire ce Pater noater, 
doit on chascun an réciter le jour de l'obit et faire au 



Canil. Fralr. Prxdic. 



sinl plus qu 
liai ni» Icrn 
su rairu la 



prima. X[ : • De Hxiara. tlaau 



..lodicu ut roligioaos deccl, i _.. ,. 

n Irca digiti. Tonsura quot^uc fliil desuper Hures. Ragura vero 
lis... ■■ Les foiistitutioiiH indiquenl ici quime époques où doit 

trp .<frre des reiiscinblaniTcB aver le rhi.p. tll ries cimslitu- 
iiinirniiic:- |). 431, mai* ne le repiM^iiiil pu- lc\liirll,>iui-nl : . A 
Il l)f.ti\-Li li-niieadadvcnLum pm iuiim ,r..L[-L.i UiLdiiiii i-lL'riuiis 
Il i-t -in-i'iiliis iros misaai. layci qiiin.iiil n l'.il.i im-tiT liicanl. 
,il i|iiilili<'i fiiitnim pro dcfunclo IVhIjt -.iii ri.nvcniii-.,. Anniver> 

.1(1 ( ni.itrum lortia die posl PunliLdUninjni Uealc Marie, 

ij l"'ii<'t'.n'li>i'um el fanulianum miqucnLi diu aosl ocluvas heali 

I I.- Il 1,1 du- piiRt Nalivilaleni B. Marie udans le Liber eomaetu- 
■ 1'.':^'' il.iir i{iii a éli iiiodilié« par les chapitres [t^néraux de 111S 
. \ii.iU-il,: Frnlr. Pr«dio,, l, IIÏ, p. 11, n. 3); «nniversi- ' 
loqueiiti (lie piisl fealuiii beali Dionj'sii usl fat-îendi 



78 HTATCTS D'HÔTULS-Ultr 

mains une orisuu par «spécial en le messe, et se on ne te 
puet faire il cet jour pour alcunne sotemnité, sî le doit faire 
la endemain. Les anniversaires de chiaus b cui il est otrotiet 
par le commun assent dou uiaiRtre et des proviseurs doit 
on réciter soigneusement cascun an. El s'il ont aesenet 
certaitiiss rentes pour faire pitance fi ce- ji>ur. on ne les doit 
tourner en nul autre usage. 

L'anniversaire des frères et des sereurs et des povres qui 
sunt trespasseL en le maison, doit on faire cascuu an sollen- 
ncumenl en vegilles de i\ leçons et messes, le demars 
apriès le Nativité Nostre Dame; l'anniversaire des familiers 
et des bienfaiteurs le demnrs apriès le PurilicaLion Noslre- 
Dame ; l'anniversaire de nos pères et de nos mères le demars 
apriès le Trinité, et s'il avenoit que on ne les peuist fiiire 
es jours devant dis pour aucune okoison, on les doit faire 
au prochain jour apriès. Le vegille Saint Nicholai doit on 
faire sollenneument et dévotement cascun an l'anniversaire 
noble Dame Jehannc, funderesse de lospital, jadis contesse 
de Flandres et de Heynau, et che jour doit on fuire pitance 
large et gênerai de chai-s ou de pissons et de vin, selonc 
chou que H jours aportera, h tous les malades et les haitiés. 
Et pour chou que cil anniversaire devant dit ne soient 
oubliet par neggligence, on les doit escrîre tous et kalen- 
drier del messel. 



C'est U capHles de le secunde partie 

1. — De faire cl de de/faire le prieuse et son of/isce^ 

Li maislres par le conseil des plu^ anciiens et des plus ■ 
sages de le maison faice prieuse une des sereui-s , lequele il 



Frnlr. Prxit'u-.. p. 105. DitLaetaada. Il : k De eUcHone priori» 
l'itef inititatinne lapiiriorit... Prior convcnlualis de l'unsilio dis- 

" habepediligenlU» 



fucrit, proclatoelur >. 



;rc delinquitnles.., Idemuutrnt nupprior, 
in uinnihus plpnarie cihlinval. quoUKtUe 
In colidiimii vero capiiuliB non aociuie- 
ri eicerau, ■ecundum quAd priori viaun 



HÔPITAL œMVËSSE, A ULI.tJ 



79 



crera selonc Diu plus soutHsant; à cui tes sereurs et lî frère 
lai et toute le maisnie de le maison seront tenut obéir. Li 
frère clerc elliprestre se doivent atemprerà li raaisement ', 
»e li maistres n'est présens. 

A l'offifice le prieuse partient par li ou par autres toute 
diligence h voir et wnrder les malades et honorer si cum 
signeurs, et siervir à aussi cumk Diu; toutes lesnecessiteiset 
desiriers des malades en tanips et eu liu poui-veoîr. Et si doit 
avoir le cure des sereurs, pais, concorde et carilé entre elles 
□orir et corigier celles qui melîotit. Et si doit tenir capitle 
as sereurs , se li maistres n'est presens , au mains une fois 
lu semaine , le venredî . s' elles ont loisir à che jour. Et se H 
maistres est presens, si pora elle tenir capitle aucune fois as 
sereurs, se li maistres li couniande; et en toutes autres 
coses ara elle pooir, tant com li maistres li assènera ou 
BOulTerra, et s'aucunne cose griès vient à li elle le doit 
raporter au maisti-e. 

Li prieuse ne doit mie estre accusée es coumuns capittes, 

fors trois fois en l'an, devant le Noël, devant le Pasque et 

I devant l'Assumption Nostre Dame, s'il n'avenoit par aven- 

I lure qu'elle fesist grant meffait par quoi il samblast au 

maistre que che fust boin qu'ele fust clamée. 

Et s'il avenoit qu'il samblast au mai.stre pourfis qu'elle 
fust relaissie de sen offîsce , che ne doit il mie faire legière- 
ment, ne trop hasteement, aius doit avoir conseil as plus 
anchiens de le maison ; et ensi le puet il assolre, s'il troeve 
cause reisnable. Et quant li maistres est trespassés ou 
relaissiés de sen otîisce, li prieuse doit avoir en toutes coses 
le gouvernement de le maison, dusqu'adont qu'on, ara 
pourveut un autre maistre, selonc le fourme des privileiges 
de le maison. 



STATUTS n'i!ATF.i.s-T)ii;r 



II. — De rvchcvoir Pt île vicslir fcs i 



En rechtvoir les iiovisses doit im wai-dcr !<■ founne des 
privilèges. 

Quant on rechoit aucun frère, en cheste manitTe le doit on 
viestir : Premièrement doit estre ameneis en capîtie'des 
frères et se doit coucier à terre. Et H maislres li doit deman- 
der quel ense il requiert. Il responde : " Je requîer le miséri- 
corde Diu el le vostres »; et puis se doit leveir au coumant 
le maislrc tous drnîs enmi le capitle, et li maistres li doit 
exposeir m veus qui sunt en toute religion, s'il est & savoir : 
le veu d'obédience dusqu'ii la mnrl en tou(«s coses, coni 
griès elles soient, ki ne sunt L-ontre Uiu; le veu de conti- 
nence et de eacsté parmenable de cuer et de cors ; et le veu 
de renuncierà toute propriété. Fit se li doit encore li malstre 



l. Consl. Frtlr. Prtedic, p. Si. Diil. prima. .\in : • De recipUnàù 
... [Recipi«ndiJ dum addiiclï fiierint in rapituluni proslemanL se in medio, 
Iillern>(cati vcm a plvIaUi quid quei'sni.rvspondeant : • Miwricordiam tM 
et veslnm. • Quibus ad jussum prelati erecli», exponat ci» austeritateifi 
ardinis. volunUtem eorum reouirens. Qui «i respondeanl se velle ounota 
Borvarc, dicat prnL cetera : " Dominiis ijui ccpil. ipsc pcrtlcjat i. 

Les détail» i[iic Ica lUluU de Lille ajoutent sur les cërdmonin de U 
vAliire sont cmùruntd» en (p-ande partie à l'aocieD fonoulaire de l'ordro de* 
doniinicains. tlunl lu texte a iu conserva par le manuscrit provenwit 
de Ithodec (AnateHa. t. III, p. M. n. I) : • ... Tune prelatus enoi «Ht». 
quatur lub hii» vcrbis : ■ Karissimc, insredientibus ordinem noslrttn 
ennsuevimus CKponere stalum nustrum et ab eis rcquircre statum eanim. 
Status ooil^r in summa lalis est : Habcinus cnim tria vota (cciieralia «m 
quibuK nuUa est rcliiri" et in quibu» cuni cmni rcligianc alia convenimui 
que sunt îsla .- votum pauperlati» por qund vivilur sine proprio, vatom 
ciinlinontie cl castîtnlis, vnluiii obediencie , per quod. relîcU volunlat^ 

ti-npi'ia, homo religio^us sequitur suî voluntatem prelati. Prêter hec «ulOB 
abemus quedani per que ab omni «lia rali^one distin^itur ordo noatar... 
Kl parle vestra p<tsseDl esse aliqua proplsr que deberct veslra reccpUô 
jni|>rdjrî r Primo ai csmUi servus et scrvilis condicionîs; secundo si eiaeUt 
conjugatu», contracto niatriinnnio per verba de presentî. camali copnla 
subsecuta; tartia ai stsctis altcrius reli^onïs profcssus, lalis posset e«M 
relifrin qua non reciporomua vos; quarto si esselii dcbitis obii|catui qua 
snivoro non possetia; quinbi si haberolis occullam vel nobis i);nol«iu 
inflrniiUtein que vus ah observanciii ordinis impedirrl. ■■ PnsIni'Mluni 
rcquirat uuniBic: • Est aliquid isloruniirapRliloruni m vohi»? -ijtinrespcin- 
dentv :»Non -, suttjunfcat prelatus quod oequilur : -Jura voliinii|iiiHl incrc- 
dienUbuanostnim onlinpiK tciniius priibacionis, annuEi videluel.aïiih'neUu'. 
Et ego unutn annmn vobî* pro iDniporeprubacioniï asâitinn. Infra hoc t«ni- 
punpotros |m>l>a1tuul niiircsveslrosel vos probubili^ virils vestr 
riluliMi iinhnlï Mislinendis... - Tuniï. dopositis seculuribus vcït 
rltirihiiK ilumldial . m* niliicinn» videlicet tuoica euiu cintiuio, 
Fipa mdulus. ail ■,'li-iniiii canlando Vrnî creal'ir Spirilu> ducalu 






II01>IÏAL œHTI^SSlL', A Lll.Lb: 'SI 

exposiT liîs aulri's gvics observations dv. le riuli\ ik- W june, 
de le silence, don siervicc des mnlatles, des heures dire el 
les autres cosos qui sunt acoustumées à tarder en l'ospital. 
lît s'il resptint qu'il voelle toutes cht's coscs wtirdor pour 
l'iimour de Diu, li maistresdoit dire : " Diu qui a counieiiciet 
vn ti le parfaice ». Aprièschou li maistrea li doit demander 
s'il est marieis, ou s'il est atoiiés ii nulle femme par se Toit; 
s'il est siers, ou endeteis de debtes qu'il ne puist paiur; nu 
s'il est profès d'autre religion, ou s'il [u] aucune enfermeté 
repuse '. si com nieselerie ou le (^rant mal -, ou autre mala- 
die samblant, pour lequele il ne fust mie eouvij^nables de 
servir as malades, ou s'il a promis ou donnet aucune cose 
par lui ou par autrui pour t'h<iu qu'il fust reelieus en ceste 
maison. Et s'il recognoist apiertenienl (|u'il est quittes et 
délivrés de toutes ces coses devant dittes, li miiistres li doit 
assener l'an de s'et.proeve, pour chou qu'il [mist esprouver 
lus durtés de le .pelijfion et les manières de le maistm. 
Apric» chou on le doit desviestir des draps seculeira et 
vieslir des viest ures de relijfiun. et puis mener au grant nuleil , 
et là doit il dire en le présence des frères et des sereurs : 
11 Je me olTre chi à Diu pour sicrvir as pnvres malades 
de ceste maison ■>. lit (fuant e'est fait, tantos se mette ù 
tière devant l'auleil. Adont puet on canter Veni Creator, 
et puis Pater iinslpr en bas, et li maistres die en haut : Et 
ne nus inducas, et puis : Emitte .yiirilutini tuuin et renova- 
tiunlur (sic) rf ri'novalAs facicm lurrcSalros fui- servus luos 
et ancillas Iuhx , Dcua tneua , afterantea in le. Mille eis , 
Domine, aiixilium de sancto et rie Sj/on tuere eos. Domine, 
exaudi orationem meain et clanior meus ad te nenîal. 
Duminus vobiscum et cum spîritit luu. Oremim. — Deiis i/ui 
corda fideliiim Saneti Spiriliis illustralionc diieuisli, dit noliîs 
in eodem Spiritu recta sapere et de ejus aem/ter consulatiitne 
ijaiidere. Prétende, Domine, fumiiUë et famiilabns ttiis 
lexleram œlestis iinxiHi. ni te loin corde iirrr/iiirniil et que 



STATITS u'atVrELS-IKKl 



trifiiai 



r per 



Citrix/ II. 



Dom 



diijne prinliilanl .-i 
trunt. Aiiirn. VA apriës chou le doit on faire Inndre et rti"* 
splonc le fourme qui esl eseriple. Et s'il.avenoil que on 
li-uuvEisl (levi'iis l'iin de s'esprueve nucuns ainjifschemens 
desquels il Hvoit dit qu'il esloit délivrés, il non doit mie 
estre rechius à profession jusqu'adont qu'il a fait penance 
de chou qu'il a mentit et kil soit délivrés de tous enpcfcc- 
mens et adont lî puet on faire ^asce espéfîal. 

Nuls frères ne doit on rechevoir s'il n'a xx ans n'iipriès 
1.x ans. 

Toute teil manière doit on rewarder en reelievoir les 
sereurs, fors tant seulement qu'on doit vieslir les femes en 
capitle des sereurs et en leur présence. 

Nulle suers ne soit reilieule devant xx ans n'apriès 

IJ maislres, H frère l'L les sereui-s doivent wardcr soi- 
{fueusemeol que en recevant frères ou sereurs que leur 
ententions ne soit tournée viers les preus tcmporeus, ains 
les revoiveni purement pour Diu. 



111.— Om, 
Li niaisln-s do 



■ni 'in diiil njircndrc li-f 



(anips lie 



.■s doit assener un maistre 
■ui' novisserie les faice ens 



■; novisses, qui el 
{^ner ditit;aument 



t. Confl. Fralr. Prxdie., p. bi. Dut. prima, XIV, <• De navitiû et « 
iiutriii'lionit : Prinr nuvitiis raa|n«truni diliiçcntein in insli-ur lions e 
prcpoiiiit. qui eu* dvordinv doceiil. In trool^iu c-ti-iLc-l cl ubîi'ii nique i 
BCiitoi' *e liahiierint vei'bo vel aiica-i . i|ti-it;fLitii {-.trrrl .'r-,< ^lurti'nl c 

tuli> prin-lu nuire. HiimiliUili'in (■nnii- .. . ; - i,.i|., 

frPrn..'.lUT. (.MIT .■! ,lis.>ivl.' .l..rri,l ,:■■...,,„.. ■,,■-,■,■,■, 



I 



HÔPITAL COHTËSSB, 

ctmmenl il se doivent maintenir en tdus lius, selunc le rîule 
et les conslilutiuns de le niaîsun. Et s'il sunt neg^llgent en 
aucune ciise, il les doit exciter à bien faire et faire amender 
Keloni- sen pooir. Eiiseignier leur doîl devant toutes eoses 
humilité de cuer, confîesser souvent, purement et discretw- 
ment. vivre sans pnipre, leur volenté laîssicr pour le volenlé 
de leur souverain; warder obédience en toutes cnses vnlen- 
Irive ne mie contrainte, et leur doit ensÎKnier encoiv coii- 
ment il se doivent acuser en capîlle de leur apiertes nejîgli- 
^enses. Et se 11 ont escandelîsiel aucun de leur compai^nie 
coument il doivent alev à leur pies et gésir à tière tant que 
cliius s<iit apaisenteis et qu'il le reliêve. et si doit ensif^nier 
les nuuvisses qu'il ne tencent k nullui. mais îi chiauâ qui 
leur donne aucune cose ou tollent. ou iK-nissenI ou mau- 
dissent, doivent encliner, et qu'il ne doivent nullui jupier 
pur soupechon. car li jugement humain sunt souvent déçut; 
et qu*ii ne dient de cîaus qui ne sunt présent , fors que tous 
biens; et qu'il hoivent à deux mains eu séant; et qu'il 
wardent les coses de le maison et leurs viestures dîligau- 
ment; et se li niaistres leur escondisl coqgîet de faire 
aucune cose, U ne le doivent mîe requerre d'autrui, et si lor 
doit on enseignier qu'il doivent dire leur heures dévotement 
et ententivemeut et à heure eouvignaMe, 

Et li frère ctcre el tans de leur nnvisserie doivent soi- 
gneusement estudiiiT en divin oflissce. Et si se doivent 



vitteanlur, bonn «uspiccnlur vcl biina inlonlioiii! facUi, >epc cniili liiiniu- 
nuni fallitur judicium. Et quod non laquunlur de abtenlv nisi que bimn 
•unt ; -.. tum Huabua miipibuii bibant et sedeiitlti ; diliiicnlcr hiiruB el vcslc» 
el rc« Hlias mimaRtcrii cuntodianl. EL quori. si quid pelilum riieril ab uno 
priorc, non pelnlur ab atîu. nisi causa eïposila, »od ncc, ai ■ majore pelie- 
rint. vidant ud minoreni. 

• lloml-<ln^t■^^ill^l'»n<lvitklru^laIlUp^urpMi<1nemn.■eipiantu^eldili|[enler 
de inodu d'iircpî-inris irl in aliiï inAEruanliir. Item novilii anlu ^ruf<<«si(i- 
iieiii dt di'liili^ »!■ fXpçdiarit ri oinnia alia ad npdei- prinris ponant ul ne 
e\ l'it.i uliwilMiiit. Similiter omnes Trati-es ninirulis iiniijs «.-iiiH omniH ailii 

■■'■'""("■■"'l- II"" """lii inrra Icnipus |.... m- -,.,■ m i,s,,lm<>diu 

t'I <>IIl.- Ml." -lLidi;aill diligentcr. Iti-iu ...h.j u„, iiMuftl... un- In 



mil» 



l'smt !■ 



Si 



■onUeî 



nt 



lei 



doivent i-elenqu 
le niestre puiiv 



r sans mumiure cl 
huu ({u'il soient de 



' muist 
profession et despeechier de lou les d 
cose lenipiirel, il le 
mtîUru en le volente 
lotîtes coses délivré. 

Les viestuivs seculei-» des novÎHses ne doil nu mie 
aiouwer ' devant ehou qu'il ont fait pivfession, et si ne leur 
diiit (in enjoindre nulle obédience ne foire ordener s'il siinl 
clerc. (Juanl li novisse sunl enlreil en capitle il doivent dire 
leur coupes devant les autres et quunt il ont rechupt leur 
penance , si doivent issir fors , car il ne doivent mie oïr les 
coupes des priifès. 

Ef tout ensi as sereurs novisses doit on assener aucunne 
screur reli{^euse et diserote ki loi- enseigne toutes les coses 
devant dites. 

Et pour ce que li habîs des novisses soil dessamlans & 
riuibit des prnfès, nuls novisses. soit frères, soil suers , 
ne <fuil porter .scupulaire ^n^i, ains puet avoir scapulaire 
de bhinc- dnip Uint k"tl est novisses. Les sereurs novisses 
ne tloiveiil porlec unir voile, devant chou k'eles sunt pi-ufés. 



Mil. 



<hit fHir,- ,,rof.s 



i'iiiii' ch'Hi qu'il ne couvieuffiie mie reconiniencier se pro- 
fession pour le diversité des nuiistres, li manière de fuire 
profession serra teile : 

Il Jou N. fai profession et jiromi'cli obédience à Dlu cl il 



1 . AUne«rr. dïiimjiici' d'une chiiHU, 

3. Citntt. Fralr.l'radic. p. ii. IHkI. iiriiiia. XV. ■ De iirafemionr : Mudus 
ruL'icndi iiiiifpasiunciii liilis f>l : 1Cki> X. faciii pi<<>fusfiii>neni cL pi'umitto ube- 
ilicnliuiiL ]>>.'.. >-l l<<'.i|.' Mjiii.' --t 1h';iI>> Uxiniiiico, pt tibi N., niupistm <trdi~ 

ni« Pri'ili'Mldi- ri -iii. .■-■.oriliii^ I uij,, secuodum ranrulam bcati AugusUvI' 

i!liiisli(ijli..jii ■- .■iilirii- rj-.iLruri. l'j n lu-iilonim.quod ero nbcdien» tihîtu[|M|lia 
Hlccts-ipiiliii- ii-ijur ,1.1 Lji.i I. m.. N.ivilii>nini veMcain eorum praressiaiM 
beni^rlii-iMLlui Imi' II1I..I.: . I i-(i,,i.ii. iiiibi». Domine. niiKcricordiKin luitm, st 
Kaliilarc tu uni, i-lc Doiiiiniis M>lii!>i.-iini,ctc, Oi-cinu». l>iiniine JliCHU Christo, 
i|ui Icfrimcii iii.»lre niorlalitatia induei'e dixiatus v>, iiIiperrnniuR ï nimenvuik 
Jartcitulis tue abiindanliaiii ni hoc (tenus vegLiincnturuiii quiid itancU patrM 



dinnr 



., l'o: 



Cl huniililiil 






n terre 



HÔPITAL COSITESSE. A l.tl.T.K H!! 

i Mcdnnie Sainte Marip et ù vous, niaistres de l'ospilal NiisItl' 

' Dnme dp Lille, et ii vos successeurs, selnnc le riule saint 
Augustin, que je serrai ii vous obediens et h vos successe'UrH 
dusqu'à la mort et rpnunt'e Si toute proppiété et promet ti 
vivre en caestë. n 

Les p'is scapulnires desquels on doit viestir tes novisses 
en leur profTesaion. soient frèi-o, soient sereurs, et H noir voile 
kon doit mettre sour les kiês des sereurs doit li maistres 

' bénir devant tous en cnpitle en teil manit"'re : Oalentlp 
nnbia. Domine, misericordiHm luam et aalutare tiiuin rfa 

' nobia. Domine, exaudi orationrm nieam. El clamtir mena ad 
if venint. Domimia vobiacum et cum spiritu tuo. Oremtis. 
Dominurn ' Jheumn Chrhtam. qui tet/imen nosire iiinrla- 
lilalia induere dignatua es. o/iaecramtia inmenaHin lari/ilalia 
lue habundantiam al hor ffenuxveatbnenti, r/iiod servi lui ad 
humilitatis et aanctUatia iruliciuin ferri aan.rerunt. Ha tff 
henedicere di</neria. ut qui hoc usi fuertnt. te induere 
mereanlur, per Chrisfiim Dominuni nnsirum. Amen. 

Et après le beneïchon. espnrdre euwe benoîte siiur les 
dras. et ensi les doit li niiùstres viestir des dras ki sunt 
bénit. 



\. — Des lei/ierea coupes cl ili- le puine'-. 

Ijt'piei'o eoupe est s'.iucuns, tnntosL euni il ni snniicr as 
matines ou as autivs heures, s'il ne s'upareiUe Imsteement de 



I. [I faudrail rtHruliéreincnl <• Domine Jhrtiti Chrixtc ». i-ommo danx le 
texte des ronitilutiiin!! daminicBinea reproduil ci-deBiiiit. 

S. Catiit. Fmlr. Prtrdic. p. M. DUl. prima, XVI : • De In»' cnlpa. Leviii 
culpa est HÎ quia, mox ut sinnum Tat^tum Tupril. non relicti» omnibus cum 
matiira fcslinatinnc, différai «c prepurarf iil ' ' ' .... 






.mvii. 



<■ le^-er 



Ilcm levi» l'uliia cal,., n ijui^ 
rel ractin olio* ail ridrndum ci 
villao eundn. ad v 



Rfi 



RTITITR n'nftTEtJî-DIEr 

'(•{flisc iH-ili'iieemenl ensi cum il tloil . t 



iuoiins fiuil 

L'i) lisant ou en cfiiitant en ouer, uu eu (.■iintanl tiulrt' c-osi- (|ut 
n'est eseriple; s'aucuns iicnteiit soigneusement au devin 
ofRsce, en grietaiit ses ieux folement ou en jiiitre miiuvenn*nt 
mal rolîgieus. par quoi it moustre legierté de son etitr. ou s'il 
rit iintablonient ou il ftiit les autres riiv. <m qui fait faul^ san- 
tunt el miiustier; s'aucuns en dortoir ou en refrotoir fait noisf . 
par quoi il tourble les uutres, ou aucunne notable Ic^ieretë 
en le conf^refïBtion des fri>res ou des sereurs, ou en autre 
liu où qu'il soit; Nuueuns. quant il va pur les places ou pnr 
les viles, giete foiement ses icuis as vanités mundaines; 
s'aucuns rit diasolument en ^aberies. par ^ieus, eu dis. en 
Fais, par quoi il eneite les fiutres à dissolution: s'aucuns 
someille îi le mease, ou en autre divin olïisce ou à sermon ; 
s'aucuns warde par nef^ffliffenec maisement ses vîestenïens. 
DU autres coses qui li suul commandées, msisment les livres 
don moustier et les aoinemeus de l'auteil; s'aucuns respant 
se viande ou sen boire notablement, ou kl mitng'ue sans faire 
beneïchon, ouki brise ou piert nueunsde.svaissuuseoumuns; 
s'aucuns ne vient opdeneement et h tans à eapitle ou i* le 
eoumune réfection, ou lail à faire le eoumun commende- 
ment ; s'aucuns trcspasse par nialvaise porveHnee et sans 
delilteralion aueunnes des eoses qui sunt .^scriptes et estau- 



bI quis vi-sicx suas aut libnis.,. nopl 
utfûtsîliam freiceril vel purdidnrit ; si 
•i qui> pnluin vi^l i^ibum dhaqup 



l'viilc'ii 



'"■■ ■ ■'O'K 



m'iniTM. nnjiTKssK, a i.ir.i.i: 87 

"lies l'ii If riiik-, si cimi Id'ihÙT siJciKv , iiii ain^iium- ;iuliv 
cose saillant ; s'aucuns celui de fUÎ il est clameis en capîtle 
l'Iie jour mi'ismpH clamoit ciihi f«im en venjance, ou cil ki 
fil autrui aocusani piirroil trui» fc- le ne «ce m eut ou asprement, 
uu cil ki clniiHTiiil iiutrui pour hcuIc soupechoii. ou cil ki 
pur cuustiime fiiri'rmc ou noie ses pnn>les pur sairemenl; 
s'aucuns en l'ollisci- qui )i est enjoins soit nej;f,'li(çeiis , si 
fom li capelain on oyr les confessions des malades ci minis- 
treir les sacremeiis; 

Se li prieuse es! trouvée up^filif^ens en.reprendtv les 
Hereui-s ki melTont, en pourveir les necessiti*s el les desiriera 
des malades, de faire wurder et t-onl'orter les malades, de 
faire mangier ii droite heure, et d'ians amoniester qu'il se 
conlîcssent souvent, purement, nuement et entiix>ment ; en 
refaiiv les lis en lineheus nés ei lioniestes et couvreloira et 
fairu les bains !i chiauij qui mestîer en ont ; a griès malades 
doit-elle procurer sans nul délai et sans murmure les cnses 
qu'il desii-enl. com kières k'cUcs soient, s'on les puet trou- 
ver, et pourveir les autres cnsi-s. seloiic chou ke mestiers est 
il chascun; s'aucuns ou s'aucnnne ki warde tes dras, lances 
et lig'nes est IrouvC-e ncfrgli^ns île laver, do warder, de 
refaire, de délivrer as malades, ou as autres de le maison. 
»|<m as hosles sans murmure, caritaulement quani mestiers 
isl, et soi^nier d'ensevelir les mors. 

Toutes ches coses sunt dites k ehiaus et h chelles ki sunt 
en diviers offisces, ii j>estrin, ît le cambe ', à le quisine ou as 
autres ofTisges. comment k'il soient a|ipiellct. s'il estoient 
trouveil neggli^ent. 

Tous chÎHu.s ki s'acusent ou sunt «ccuseil en capitle des 
coses devant dittes et des euses siimblans , el reqiiierent 
pardon, doit on enjoindre deus psalmes <ni trois o siepl, ou 
I descipline U plus selonc che que li coupe requiert. 

VI. — })e <jrii'l' coupp el tfe le jiahir. 

Orief coupe est se, par ne^fligensc des capelnir 



SK 



sTATiTs n'irârKi^DiKt' 



MMVurs qui suiit mises pour wiirder les niolades. s aucuns 
malades tiespassc Hîins les droitures de snînte Eglise : c'est 
il savoir conliessiim, sans cummunion, sans eiiuliement ' ; 
s'aueuns des frères a notable familiarité nu parlemens suu- 
pecheneus, ou aucune des sereurs à homme maismement, 
s'il en sunl amonostcit et il ne s'en wnnlent du tout; 
s'aueuns des frères -' ou des sereurs ki en audience des 
seculers teneeroit a aucune persoue deshonestement, ou k'i! 
tencheroient entr'iius dedens le maison ; s'aueuns frères ou 
suei-s dist oprobre l'un k Tautre, ou chius qui seroit trouvel 
qu'il aroit mentit à ensciant; s'aueuns maudissoit ou disait i 
paroles desordendes à ehelui qui l'aroit clamoit en capitle 
ensi cum en U venjant ; s'aueuns reprouvoit à autrui coupe 
Irespassée qui en capitle fust amendée; s'aueuns disoit 
malicieusement paroles de detraction de ses souverains ou 
de ses frères ou de ses seivurs; s'aueuns frères parole seus 
il femme , ou suer ;i home seule , se ce n'est de confîession 
et sans tiesmoi^fnaitfc de fi-êre ou de sereur, ou d'aucune 
pei-sone. encontre le status de le maison, maisment s'il le 
voellcnt avoir en usaif^c ; s'aueuns brise les junes estaulïes 
par sainte lï^Uxe sims eon^fiet et sans cause d'enfemieté. 



I. KxlrÉmc-onclion. 

1. Coaii. Fmtr. Prxdic.fi. 57. DUt. prima. XVII : » Degmvi colpa. Gr>v^ 
ciitpa ml. «i quÏH inhoncHic in aiidienlia neculHnum cum aliqiio cnntenderftt 

nifralor cunifraLre inliisvcl foris liles hnbiicrit; si quîs alicuirratriiraopprn- 
liriiini ilivc'iil : si 1(11 i'- T iiliH'iuEii ilr jiiilii>^li i« .lï\isse duurehrnKUfifuerit;... 

^ prna > -iIifliLi ri irr-['li:.!ii.-,i iii.il"i.i-i- nu ['^isM' drpi'i'hpnîius Kieiit ; ri, 

qui» Tnilii ]ii>'lrii(iiEii i'ul|Miii |iri. i{ii,j -,ili>li-i'il iiii|iniper«verit. ItMk 
(iravit riil|iJi ■■■■[ -I L|iii- iinilii ilr jiirliil.n., \,1 IValcibiis . ivl doniibu* Bato' 
iimlinipsi' r-. LuTit --i i|i]i--... >'iMLi l'i'iiiiiiii -..lu- ti>>iL 4i- i.'iHifi'-isionibil» 



viKiim fiimt. pm iiuntitsti' cnlparuiu <i 
(lui. poiiluuam misai fuepinl.... iillr.i ( 
d^-.T-rnt.s-Hm.ii.iim. vicluvH v,.-l,l 



il lVn»emW« 



riftPITAÎ. rOMTERSK, 
■1 f^i'iint llcvêcp do cors , < 



m 



>u qui plus df deus ToIn 
fi>rs domouroit outre le 



pini di 
man^eroit if jour; s nucui 
tierme qu'on li auroit mis; s'aucuns pour sen vivre, ou pour 
sen viestir, ou pour nutn* cosp, murmui-oit notablement, 

Por ehes coupes et pour les sanlans, îi ciaus qui requièrent 
pardon et ki ne sunt mie claineit doit on enjoindre ni desci- 
plines en enpîtle et ii jours en pain et on euwe juner. 

A ebiaus qui sunt clamet doit on ajouster un jour de june 
et une desepline. et deseure t<mtes ces coses puet lî maistres 
sclonc discrétion ajouster plus de junes et de descipiines 
■^«elonc le quanfili- di's ciiu]ics. 



Vil. 



- Des plun i/rit'ii couppu ri ilr to pain 



Plu» gpiè« coupes est s'aueuns est inohediens au maistre 
Ou h le prieure par apierte rébellion , ou cil qui dedens le 
maison ou defors teuceroit outrageusement ; s'aueuns metoit 
le main par feionnie l'uns h l'autre ; s'aueuns faisnit larechîn 
ou qui celeroit cose k'on H eusl donnée ou coumand^e îi 
enseiant, leijuel sains Aufîustins dist que on le doit juj^er 
cum larron. 

Et cil qui feroit apiertemenl pecciet morteii ; maisment 
qui chiet en peciet carnel. lequel on doit plus priesment 
punir ([ue les autres peeiés en persone de relijîion -- 

S'aueuns est clameis de ces peeiés devant dis, ou iuial- 



qiliHpcrcus* 
mit rurtijiid 



1, XVIII ;■ llf •irnpiitri rulp» .Un- 
.-1 mmiiW^Umi r.' bel lin n mil ini.lie- 

iii- \.i ti: I- iimterve coritpndPi'p 
|. lliilnni cplavcrit, qlicni 

iiipifLirius furti jiidiriii <li. ' .■ irutiim -. — he* moU 

'', rrl riim m inlai rcJ l-i '• ;■••'<• i , nt i-li iniroduiu dans 

iliitii'd-; Hi-' Knire» Prttli.uj > ,ju lu ^vlIu a iim: décjiiiiin ilu pha- 

i~ 1,1 iL'.Lii lion dea cnnstitution* dDDiinkaincK recueillie par 
I <l<' Hiiiri.iii>. (tn lit en ue chapitre lie Ifraviari ratp» : ■ Si quia 
|Miu| |hM]> iivi'i'tat! in pifcatiim rarni^ liipsii-^ riici'il , ipBiim non 
iipi'HiiiL'ln pi-ria . Rrav-iori sed punintulinit .-i-ii^-i-tTiir- .■, Mai» ec 






l celle 



Ill-llt . 



il > 



Ts n"iiÔTBr^-iiii-;i 
lidit li-veir ik' sfti ^'reit en ini li' 



ciipitle d (luit (tii-o en plinirunt le ^riint niiilvuistic tle s«ii 
ppciet , et despiHiUier, qu'il rechoivf li- penimce de chini 
k'il u descrvit. S'il est fi-ères. li mnistres le iloif batrc-, se 
elle esl siiers, h prieuse. Uint eom il leur pluîra. Et doit 
oslre djirrnins en loute le cnnjj; refait ion des frères et de» 
sei-eiirs. 11 ne doit mie seir ii le eiiuniiine taule avoec le» 
autres, ains manjîera h tière mie enmi le rcfroitoîr, et U 
doit on doner seulement pain et euwe, se cil qui souve- 
niins est de le taule ne li envoie aucuune cose par mise- 
rieorde; ne ses relias ne doit mie estrc melleis avoec l'autre 
])our chou (ju'il cognoisce que ensi com il est départis de lo 
cumpaignie des itutres , ensi serra il départis de le compaU 
gnie des angeles s'il ne recucvre par vraie penitance, Xuls 
ne doit parler fi lui ne mander aleune cuse. tant eom il est 
en teil penitance. 

1. Contt. Fralr. fr^ilk., p. iK. Ui,l.i,rim«.X\m. ■■ Sî pr-iL-lamalii» fueril 
ronvii-tUK. Epnnlc siirjrnl fl vcnuiin poli'ns. sccli-ri- siii imninnilnlrm lamen- 
ta biliUr prorci-ol . ■■' .J.'miiliilij- Ml .tii-n:i"i iii-,'i|ii.il -m- niiTil i- ■'■■nli-nlmm. 

vtpulet quanliiiii |.l.i. n-'i i( |.i ■ l.il ■■ ■ i -.; ..iiiMni > i — ■■ m l'oiii l'iilii.,. 

In refectorïu '[ ;-■■ ■■ - im -iilchil . -ixi in 

l'diquîe iiramlii - -...lu- ...i,,,.-,. '. .,; ,._,,..-. ..i -. 

U cun»<>rliii aliuruiu, ^ii.hI |irL> h m . i.i.i |.. , ,.. ml. r,ii.,u. j 

niiiçeloi-ura... Nullus vo.- l.--il -.■ nn^.-r,- il],, ,.■! , 

Pi-elalus tamirn. ni^ in ih's|ii'r:il m l.ilu ;iii--i( . iinll.il 



i>rirln« 



lin i 






. liil habiiiTiiit <tuu( 
iiller H cuni omni liumilitntf r 
(Juod « Trcquentcr admoniUis 
priori provinciali Bignificent, vri 
visitenilam venerini. cau»B m. 



;S~ 



I.1I.I.K ni 

Cliius ((ui fst souveroins. pour ilmu qu'il ui- kii-t-f iii 
deapcran(.-e, puet L'iivuiier à lui iiuciiiis seluiic chuu que 
boiii 11 samblei'a, qui (luuchement li aninniestent à faire sn 
l»enance. et atraient à pasciencc et U ajuwfiit par compas- 
sion et par urisons. Kt s'il voient qu'il soil vrais repentans 
de cuer, et qu'il faice se penancf humeleinent, tous ti 
couveiis (toit priier pour li. Et eil qui est souvL'i-aias mt 
doit nient refuser qu'il ne ti faice miséricorde, et, s'il li 
sanle imin. si soit balus encore, ne mie seulement dnu sou- 
verain mais de tous ehiuus qui sunt en capitle. Chius qui 
est en tel penilance m- doit mie ivehevoir Nostre Signeur. 
ne pais fi le messe, si ne li doit ou enjoindre nul otiisee ne 
obedicuee. S'il est clers ou preslres, il ne doit user de scn 
olTisee dusqu'adont qu'il a fait piaillement .satilTation et 
qu'il soit absols. Kt se leil manière de peciês suut eouviert 
et repus et il se eoniiesse, on li doit quierkier penanee 
eouviertenienl selinu- li- quanlileil ilou peciet el île le 
jie.rsonne. 

Kt s'il avenoil ijue aucun par eunspiration ou par conju- 
ration ou par malieieuse eom^orde s'eslevoieul apiertemout 
couli-e leur prelas et leur soverains, il doivent faire le 
penaufp devant dite et d'enki en Hvant en toute leur vie il 
ne doivent avoir vois en capitle, se n'est en eaus aecusimt, 
ne jamais ne leur doit on enjoindre obédience. S'aucuns 
des frères ou des sei-eurs ne mie malicieusement mais par 
carité a aucune cose enviers sen souverain k'on ne doit mïe 
soulFrir par raison, entre eaus le doivent amunie-ster eu 
toute humilité et deboinaireté qu'il s'amende de se defaute. 
Et puis que on l'a souvenfes fois aninniesteit . et il est 
ne^lifîcns de l'amender, monstreir le doit on as proviseurs 
ou as visiteurs, quant il venront visiter, pour chou qu'ilen- 
quierenl soipienseinent le melîait ou le nefjfîlifjence de 
celui, et eliou <|u'il trouveront qu'il en jugent loyalment; 
autrement ne doivent cil (pii suni souf^lt sciindiilisier leur 



sTVTi.'Ts ii'ittVRi,s-niv:r 



VIII. 



Drs /rès ijriès coiitfn-s el de le paintf ', 



Tl■^R {îriès coupe est de celi ki ne voet nmendeir 
peciés ne ki ne le crient faire, et refuse fi fnire \o penance. 
De teil coumande nos pères sains Aupiistins que. s'il ne t» 
de sen \^ré, que on le mette hors de le C(impaipni[e).Et ce 
doit on ensi entendre que on ne le mette mie hors de le 
maison mais hors de le compnignie des nutres. pour choU 
que se malvaisteis n'empire les autres. Et le doit on enclore 
en aucun liu dedens le pourpris de le maison •' et mette 
t-ertaine warde avoec li pour chou qu'il ne voist mie à 
volenté vafïant, selon chou <|ue li aposteles dist : de tel 
homme qui ne voot amender ses coupes et est i-ehelles 
apiertement, on le doit esquiicr ensi com celui qui pecque 
mortolment car teus homs est perviers. Sauf chou k'il ait 
esleit de saine lieste et d'entir sens duska celle heure. 

IX. — Des fiiHix el (h le pninr^. 

Kicunques s'enfuiroit au siècle et s'il avenoit qu'il i 
aucune fois merchit de lui meismes qu'il revenist et si (çn 



i. Cnnil. Frntr. /'riiprfi>.,p.-'>9. Ditl. primB. XIK : • Dr grxi<iaimii eulf 
OraviMima l'ulpn cbI iiionrriKibiliUs illîus qui necrulpas limd admiUS 
cl penam recunat rrrrr. De qun preceptiim csl pains no*trî Au|niBtini.|l 
elJHiii ai ipBP nnn abcesscrit de nost™ Bocielale, prnïcïaliir. Hccunda 
apostoiuni qui hereticiini tiominem pnHL carrecliiineni adliibitam et itKC 
npbilitalcm pBt«raclaiii dcvilari jubct tnnqunm pccmalFin pcccttbun i 
mortpm. qtiia «iihvprHiiii i-st i[iir hiiju<iniDdi e^l.... si lamen usquc ad hoPH 



3. ConuliliiUoi'-^ 

«pia...-l.4n,-.(.'. ' 

3. Conit.ynili . 
npnsUverit,.. -i ■■ 

humiliatUB veiihmi 
culpe mibJBCi'liil ri 
limaniii...Uuiiliii-.fii 

lied inferJuiYni itcck 
sUluts de Lille 
Iticiirc dan» la n 



M : 



f.prima.W : n DeApont. 
l'i-dïeril . ilepoHitis \eM 
ir'l el pri>«tratii4 ciilpaii 
niliu prclHln plariicHi 



TU lui Ult'l 



I ''iiilrnitiiid 



M' .-.-lui qui 



limnTAt. COMTÏBaE, 
sigiK' (le pi-nilaiii-e apparussent t-ii lu! que un k- deuisl 
reclievoir par dixiit jugenienl. il (Uiil venir en capille, nus, 
les verf^'s en se main , i?l se doil loueiep à lière et diru se 
ciiupe, et requierre hunitilement pardon et sera mis en le 
paine de grief coupe qu'il a deservie, tant com il plaira al 
maistre de le maison, et chascune semaine une fois se doit il 
présenter nus en eapitle et serra batus tant vont il plaim â 
celui qui est souverains. Tous les venfre]dis de l'an junera-il 
en pain et en euwe, et quant il ara parfaite sa penance il 
ne teni-a mie sen premier liu en refroitoir, n'en capitle, maïs 
le darraiii sclonc chou kil samblem boin au souverain. 

Et s'il s'enfuist le secunde fois • et il revient encore, en 
le manière devunl ditte doit il faire pcnance, sauf ehou 
(|u'un li udjuuste un an au premerain, et s'il s'enfuit le tierce 
fuis ou le quarte, à cascune fois li duitonadjouster un an; 
et tout ensi en avant. El s'il avenoit que tôt li frèif cl les 
screms prioienl pour chcaus qui sunt en leit penance en 
eapitle liunieloment, et ehlus qui est souverains veist le 
vraie repentance, faire leurpuet indulg^nse et relaissier le 
painc, selone chou qu'il li plaira par se discrétion, 

S'aucuns estoil ordeneis en apostasie, jamais à nul jour 
n'en porroit user de cetc ordenc. s'il u'esloit dispenseis de 
l'auctorité l'apostole. 

Quicunques une fois - et fuat conveneus apiertement de 
peciel (le char jamais d'enki en avant ne porra estre ellis en 



n rrrilribu» |ii"o Imjiis- 



tlum (juod Hiic dit 
iirrfinatiw ruucit... 



U quelque 
iftcle] (_ 

■ Ar l'Iii'Jii'i' un [ii'ii liÎMin'c. 

l«^ «'iHaL USiiAKY 01 
S:JJlu-^.> UNIVtRSITY 
300 f>i', >a 



Oi STATUTS d'hÔTKLS-DIED 

inaistie Ho le mnison, ne cnufiessions o vr de feincs ki gisent 
inHladfs L'd K- niiùson, ne des senïurs, 

X. — CoumenI on doil tenir capi/lc ' 

Li frère doivent avoir liu propre, où li ra»islres leur 
tenra capitle deviset dou capitle des sereurs, cascune 
semaioe deux fois, ou une fois au mains, et maisment le 
venredi s'on le puet faire celi jour c-ouvi^nablement, 

Et tout ensi us sereurs. 

Quant on doit tenir capitle, si doit on faire certain si^ne 
d'unne cloque, et à che signe tout cil ki sunl dedens le 
pourpris de l'ospital, frère et sereurs, fors chiausqui gisent 
malade, se doivent aaanler sans deniourée. Et quant il suai 
entreit en capitle .selonc leur ordene et assis l'une partie fc 
diestre, l'autre à seniestre dou souverain, il doit dire r 
Benetlicile, el tout doivent respondre : Dominas et eocHner, 
parfont. .Vprcs che, se li maistres a aucunne oose à dïrs 
qui soit â le correction ou à l'honesté des frères et des 
sereurs, se le die briement, et puis si doit dire : " Que cûl 
qui se sentent coupauie dient leur coupes i>. Ht tantost se 
doivent mettre a tière cil qui sunl coupauie. et dient: 
o Me coupe », Et au coumant celui qui est souverains 
doiveiittoutleveir, quant il dira: " I.eveis sus » et r'aleràleUT 
propre liu cnsi cnni devant. Et apriès se doit lever cil qui' 
est prumiers ei diestre costeit, et die se cou|)e hunielemeot 
en estant enniî le ea]»ille. Et quant il ara tout dit. 



1, Cottll. frair. Prmdir.. p. llZ. DiiUHtlin tecandt. \l: - 
rnlitlUno. ln);resH(i cunvcnlu capitulum... dcindc ■l'sedentibui 
ilicyl qui IcnfLoipillltum : • Bcncdicîte u. ctrespanMi : i< Dominu 
iiinne»,,. Tiirr pi-rhiliii polerit ditrerc brcvîler, tî quid ad iiiinesUtem 
.■oririiti'Tii'iii fi;itiiiiii viil.Til expudirc... Djcat qui pr«e*t : ri KacianlvoM 
qui M' i'i'ii~ <'-liiii.iul ' r,iinlinua qui »e rens inlcIteKcrint proRtraLï vmi 

,,.-{,u\l liiMii-li v.il,.*. humihter ronnteanlui- i-ulpus «uas 

.■iih.n h.li-. r-l un.- iliL-uu etl «irpocliouc. prdpatvnL se aii c-i>rrcctjnn«a||. 
jjilulo rratrcB nisi duabua de cauai* iiiiii Inquantnr, 
, , suis lunlum 

Ma uiicrroÊnLn rcspnndfndo. Lno cllain stante vel loqin'nl 
loquatur, Sullus facial proclaniationem Kuper uliquem ex miIii 
lUini mi!l"« nci'iimi'l do audiLii, nisi dital u qu'i audionl... In lîi'u- dictai 
pi-i..,.:„.\dj.if..nu.i,i..islniminn,>inm«Un„iini,..|;(-k-s..lMiui>,.pi[u|„m. 



i(uam priurfai-ial,.. In cauilulo fratrcB nisi duabuadcci 
iicilicel culpa» siiua vel Hiiiirum dïcend» unipliciter et 



IU'iPITaL CoSiTESSK, a LEl.l.K 

le veut acuser d'aucune cose. adont le duit-il clamer, et doit 
esfiuwcr ciu'il ne Taeuse par mouvement de ire ne par ran- 
cune, mais par carité. 

Et se ne doit on nullui clamer de seule soupechon, et 
chius cui on ciaime doit soulTrir patienment et soustenir en 
taisant, dusk'adoot que se penance H est enjointe et le doit 
ret'hevoir dévotement ne niîe en murmure, et puis retourne 
H sen liu. Après chou se doit lever chil qui premiei-s est 
iipriès lui et ensi tout cil ki sunt au diestre costeit et tout 
en»t tout cil ki al seniestre , et en le lin se doit lever cil qui 
est souverains et tout li autres cascuns en sen liu et dire ; 
Ailjutorium nostruin in nomine Dumini. Et tout respondent: 
Qui fecit celum el lerrant. Et ensi est fines li capitles des 
coupes. Et se chius qui est souverains aprîès chou voloit 
traitier ou avoir conseil à aucuns des temporeus eoses de le 
maison, il poel rolenir chiaus qu'il voet. Et li autre s'en 
voisent tout. Et faisons teil statut que nuls ne parole en 
capitle des coupes, se ce n'est pour ii causes, c'est en dire 
se coupe ou accusant auti-ui. ou en respondant ù chou que 
li souverains demande. Eutrnes que li uns est drois et il 
s'accuse, nuls autres ne doit parler. Nuls ne doit autrui 
clamer seulement de oye, s'il ne dist de cui II a oyt. 

Toutes ches coscs ki sunt diltes de le manière de tenir 
capitle nous vulons qu'elles soient fermemeut tenues de 
tous. Et qui feroit encontre, il doit estre {friefment punis. 



XI. 



■ l)i- Chonicsivil lie le 



Iloneste maisnie doit-on avoir es oirivînes de l'hospilal 
et des cours, au plus qu'où porni. 

Kl s'il avenoil que aucun.s ou uucunne lus! nod-is d'aucun 
crieine ou d'aucune soupechon primvaule, ou par raporle- 
nienl de );ens ki font hîcn û ci'oire, mtiisment dou visée 
d'incontinense, ou s'il |aj aucime lU's sui-eui-s ou des 
nieskiiu>s de te maison dont un cusl soupechon , ja soit che 
que (Ile ne fusl mie cose apierte don tout, tantosi et sans 
deniourêc un li doit d.iinier con^'iet, cncoiv son li devoil 



'M> STATUTS D*lK1TKLS-bl Ll 

puk'r loiit acn Itiuwîi'r, El se ne li dnil on mie ilonner con^ 
^'iet de remunair nés i pau. ]n soit ce qu'il sumblv 
aucuns que se départie soit diimii^feuse à le maison, des 
coses lemijoreus. Hj'pUcil. 



\\ 
STATLTS I)!-: l.lIniKI.-Dllil NiiTHi: UVMI- IH' PLV 

12t!l. 

Jtfsnu>m't.Vi(limuii, donné eii I:i83,de deux bulle:. d'IriiiuceiU IV.iItf 
'Î2 mars 12o0, dont l'une confirme et rc|iruduil lea blnliils ôd[ct44 
jiarU' eliapili'edu Puy. le ^i février 12i!M. Celle [)ièee, qui doit p 
venir du Tniiils tlu clia|)ilre du Puy. serii ivniiiie aux aroliivcs de iW 
lIaule-I.oirp. 

Quoniani humane frugililiiUs nienioriii hipsu pnithoplausLi 
vcloc-iler cndere pronieruit, per seriplure beiielieiuni est 




1. Voici la luncurdc ce vidimus: " L'iiiverais clsiii^ilis hoc presens pa^ 
blicum inalnimoiilum inspecluris non Slrphanus de La Barra. IJccnlialuB M 
decrclJB. nfllciuli» Anicî(:n»is, nnliini raciiiius qurid nua vidimiig, tenui 
palpavimus el dilitfpntcr ïn-i|ii'\ïmii< quii^ilHiii litteras iilosInlieBs in 
innicno arripta» felicis ri'i-MVil.diipni- [ImiiiTii iiiiHFcentii, divins pro""' 
pape quarLi, cjus vcru lnill.i |<|iiiii1<i'.i [ixni: rmiiuni.' curie bullala 
vidclirel (trariosam cuiii lili- ^li' -i-i-n -i il ■•! 

canapii. sanas el intc^i'a^' ' vjiiNijr-, 

earuni parte corruplnn, svil ixiiiii iirni'i-ii» 

nobii pcr vcnerabilëni viruiii duiniiiuiii Vinccnciuni Granutieli. lice 
in decrelia, cunonicum Anicicnsciii oc niBtcisIrunidomuKhuspîLHliBpa' 
Beale Marie Aniciensi» prcsunUtaa. quaiiini unîus. vidfliccl )~ 
tcnor sequilur qui talîs e»l : 

■ InnocenliuB. Ppîsfopii». «ervus ■.LTinrinii l>ri, <liliTll- filii> nui 
fnilribu* hospitalia pnuperum Sanrli' M^irn' Aiihiiii^i-' -jiIlMiiii i'I i 
cani benedictiuncm. Cum a iiohis|H'tiiiij qm..! ,ii-iiiiii <-\ ,-i ln.ijr-! 
vifcor equitatit quBm ordn l'iitcil ni.ii'iLL- ni i<l jp.'i ■..llii ilinlni.'iii iillleii 
nostriad dcbiUlm prrduuatur eiretlum. Nuk- ii.lili" iv \:u\i' M'sLrii ntilii 
cxbibita conlinebai quod dilccli Hiii, i:B|iiliiliiiii Anlcii-nEU', n-] <(iiiid liospi 
laie vestrum pleno jure pei-iinere dinoscilur. deliberaLiiini- iii^vûln sUlue- 
nial ut omnoa ejuRdem hospilnlis fralrcs el ubiali, <]uniii<liii in civitHlc 
Anidcnii fuerint. in una dumo jaceant ac simul in alla dnnin \cM-antur. itt 
■lia plura honcBla cl reimlsria nrdinaverunl inibi o[bwtrv «nda, pmut in 
i-nnftflis siipr.-v li.H- lilleris diriliii- plellill^ i-unlirii'ri, X.is i(;ilur vcsirîs 



nÔTEL-OlEU lit Pl-V 
pl'ovUum ut quod ab honiînibus gerilur scrîpli palrociiiiu 
père iiipne lui-, Xoscanl igitur présentes atr pusteri quod cum 
liuspitalepauperuni De.iilc Marie Aniciensisadnus, eapitutum 



■iiippliciitioRibuï inclinali. quoH super premissiti n pradicl» capitulo ]iiv)vide 
ruclum «st ralum liabenLes el iirHEum. aucUiriUile apusloUi'a cuiitiriiiumuN 
l'I prrsentis Hcriptï pnlrocinio coin m uni mu». lL'nnr?m liltrrarum ïpsarum 
lie verbo ad verbuin prescnlïbtis inacii faHi>iitvs i;ui lulis eil : {Sait U 

leafartleitlllaU pnbMs fi-dtssiis.. Nulli i*i i; tuii.j liu.iijiiiiiii lici-alhiinc 

pHgioiini tiustre coiiHniiaLianJ!) iiirriii:;<'U' iil >■ -n liiin i iniii i.'unlrain!. 

attemplar 



DnliK 



l.ll^r'^.lr 



n PctrL 






^S'z::2 



u[! '!'',' i:,'";,.,.ba 


■■uni 


.i..iili..Alh.'fiid' 


DnH 


„i.-l.,|..-.|..U,uin 


bonc 



UKl'UlllhulHM 

lllii, cupiluli 
dinoacilur, i 



mul 



. delibrracinnc provida stalucruiit n 

toblati, quamdiu m civilate Anicïcnsi 

vescantur, el alia pliirii 



iblati, uuB 
n alîa dur 



vcrunt inibi ubservanda, proul in conta 
conlilieri. Nos ÎKitur, eoi'unideni maKislri H rralruiii i 
natt, (luod supf r prcniissïs a preiliclo capîlulo prov 
habenle» el graLuni, uiiclurilalc litlerarum nostraruii 
ilum. QuciL-irca ilifcivlinni tue per aposLolica acripb 
— ' ' ■ '— ■ n permittas super' 



aliquïbua indebile moleatan, mol esta tores hujus- 
eHiasUcam, appeUolione paalpuBÎto, ciiiiipvïcenJii, 
ndaa aprilia, ponliHcatud no«îi-i annn vu. 



robarODduni, Acla fucrunl bec îr 
januaru,BnT>o II \iilnilnli- lti>ini 
HcatusiianL'ti--iiiil inillni-ii.imh- 



l'Ki ïi l'ipluui ili' luilii super Hs pin' iii<> rrecpla extraC' 
dicta BucLiiriUite iiliir. signavi, facLa prius coltâlïolia 
.bua siipi'adielÎH, in ndein et ûfllîinonium omnium pr»- I 

m, per diclum dotiiinum magistt'uiii i-equiiilus. Divtarum lilteranim 1 

data ul Hupra. ■• ^ D'après les éléments chranc>lc)ci(|ues «jouUb à Ui roentiop 
' da l'année de t'incvroalion, on voit i|uo celk- anniïe l.M<:t eel biva celle qui 



wT?u 






d'Haie U-Dm 



!i8 



STATUTS D HÔTËLS-DIEC 



Aniciense, jure [ileiio pertineal et inslilullu ac destîlutio 
magistri ejusdem, plurimaque circa staluin ujusdem hospi- 
lalis et personarum ibidem existencîum corrigenda, emen- 
danda et refornianda existcrenl, uos, predictum capitulum, 
considérantes quod non decet îiide scandalum suborirl unde 
debent virtulum gerniina pullulare, nec pauperes, qui sunl 
Chrifiti menibra, iiotari deceat alitjuo îiihoiiesto, qui corpus 
suum, videlicel t^hristum Dumiiium. nobis in se ipsis exprès- 
sius représentant, ad salutem et conservalionem honestaiis 
presenlium et futurorum quos in diclo hospitali degere t 
ligerit, duximus unanimiter statuendum bac salubri et 
irrevocabili sanctione formam et modum quibus tam fra- 
tres quatn sorures et alii in ipso hospitali de ceteiH) commo- 
rantes vitam suam et con versa tionem informarent ad lau- 
dem Dei omnipotentis et honorem l>ei Genitricis, que in 
ipso hospitali est relTugiuni paupenim in tribulalione et 
exemplum cunclorum fidelium, ut odor virtutis eorum cïp- 
cumquaque dîtTusus devoL-ionem lidelium ex[cjitet ad salo- 
tem. 

1 . Statuimus itaque quod de eetero omnes fralres aeu do- 
nuli dicti huspitalis in una domo ejusdem hospitalis, dum 
présentes in civitate Anieiensi fueriiit, jaeeant et ia una 
domo simul comedant; idemfaciant sorores, in alia tame[a) 
domo; nisi ex jusla causa a magistro suo fuerint licentîati. 

2. Item statuimus quod oi'atoria seu fines civitatis Ani- 
ciensis causa peregrinationis vel alia [causa] non exeant 
sine licentia sui magistri vel vicarii sui. 

3. Item statuimus quod aliqua legata vel mortis causa 
donationes non faciant sine licentia sui ma^istri. 

t. Item statuimus ne fralres ejusdem hospitalis, excepte 
magislro, benelicium porlandi suppcllicium in ecclesia Ani- 
eiensi habere mm possint nec impetrare ex aune in anlea; 



correspimd ù noire style, confirnir^mcnl i riisogc de ri'jcliso du Puy qui 
ftiiiail commencer l'année d Noîl ou au 1" janvier {Giry, Uiinael de Afiitg^ 
malique, p. 117.) — Il est ff;alemenL întëressanL de noter que le rcHiatrâdtt 
Vin VII du ponliflcil d'Innocent IV al nujnnrd'hiiî perdu, et que par 
»ji|licnt les bulles de ce papetmnt asseï l'iiiTs p'iurt-cLlc annc». 



I, si tliclum bcnelïcium quis iintea ifbtiiierel, ipso careat 
qunrti cito frater seu doiiatus factus fuerit ipsius tiospî- . 
ta Us. 

îj. Item statuimus utfralres el sorores, lamclerici quam 
layci, dicti bospitalis vesUmentis coloratis, exceptis albis, 
uigris et brunis seu burellis, de cetera Don utantur; nec 
L^apas manicatas delTeraiit, nec in Aniciensi civitate extra 
domos hospilalis sine capis seu munlellis, seu »liis honestis 
veslibus vicem caparum vel mantellorum ubtiaentibus, non 
incedant. 

t>. ilem statuimus quod magisternon possit dareseucon- 
cedere alicui clerico seu layco de cetero in personale bene- 
licium victum seu procuratiunem in dumo hospitalis, nisi 
fratribus ejusdem, sine licentia capituli Aaiciensis. 

7. Item slaluimu^quod fratres el sorores, clerici et layci, 
ejusdem hospitalis omnia bona sua mobilia et se moventia 
babeant et leneant in domo seu ^rangîis seu bujulia dicti 
hospitalis, net alibi habeie possint sine licentia suî 
magistri; quod si aliter compertum fueril et commoniti a 
magtstro sub polestate dicte domus el magistri ponere et 
reducere iioluerint, dictus magister possit ea capere et ea 
dicte domui oppropriare. 

8. Item statuimus quod nuUa soromm ipsius hospitalis 
déférât in capite vel in aliqua parte sui aliquid quod faciat 
adornatum, nec aurum nec sericum, sed capud velatura 
boneste habeant illis velaminibus que ad necessîtatem et 
honestatem pertinent. 

9. Item statuimus quod clerici suppellicium portantes ia 
ecclesia Anicicnsi, qui modo sutit in hospitali donali seu 1 
bénéficiât!, simul el in cadem domo coniedant et jaceant cum j 
fratribus ipsius hospitalis, si ibi voluerint remanere. 

10. Item statuimus quod omnes l'ratrcs et sorores ejus-. 
dem hospitalis. tam clerici quam layci, résidentes in civitate 
Aniciensi sequantur omnia funera hospitalis ad scpuUuram, 
nec excusari valeant nisi per magistrum vel ejus vicarium, 

^^^vel nisi negociis hospitalis aul inlirmilate vel debilitate 
^^Enroprii corporis aut eciam prnpriis negociis. ad ([uo peia- 



\m 



a HÔTEl-S-DIti; 



ycnda (if lic'L'iitia ma^islri vi'l ejus vicarii insisliuil, fuerint 
prepediti. 

1 1 . Item statuimus quod ma^^ister ipsîus hospîtiilis eccle- 
sias subjectas domui vel grangias, vel domos, si (juas habet, 
extra civitateni Anîciensem vel infra. non possil dare vel 
cummendarG alicui persone nisi fratribus ipsius hospitalis, 
nea îllis scilioet Tralribuspussit cuiiferre in personale beoe- 
licium, sed tnstilutiu et destitutio sil iu arbitrio ipsius 
magistri, 

12. lleiii slaluimus ut niagister. cum fucrit inslitutus, 
ineipial facere inveotai-ium infra menseni et eompleat infra 
tenipus a jui-e statutum. 

lu. Item statuimus ut magisler légat omiies constitutio- 
nes supradictas fratrîbus et soruribus quos recipîet, et ipsi 
promittant omnia supradicta servare et specialiter Jurent 
miigistro obodicnttani et tidelitatem. 

Ut autem .super liîis nullius possit in poslerum crassftn 
talumpnia vel eis ausu temerario tontraire, banc nostre 
coustilutiniiis puginam nnslri cummunis sigîUi miinimine 
duximus muniendam. Actum in capituln Aniciensi. die vene- 
ris post Purilicationem Sancte Marie mense februarii, anno 
Ouniini [millesimo dueealesimo' x] L uono. 



n que noua 



mple de la date A liiqu«lle Ùtt 



HÔTEL- DIEU -LE-COMTE, 



|- STATUTS DE L'irOTEL-lJlia'-LE-COMTE, A TltOYES 
10 juin 1263. 

y Blanuserits. Texte latin, copie du ivii' siècle, aux Archives hospita- 
lières de Troyes. — Texte français, topie du xiv' siècle, aux Archives 
dép&rtementalea de l'Aube, fonds de l'ëvéché. — Édition. Philippe 
Guignard. Les ancien» stalul> île l'Hdlel-Dieu-U-Comle de Trot/et, 
Troyes, 18S3, in-S", extrait des Mémoire» de la tuciétf aeadémiqa'' 
de r Aube. (C'est le texte de cette édition que nous reproduisons '). 



L La règle de Troyes s 
■■Dieu de Provins. 



été appliquée ti la mémp dalo â IHôlel- 



Ce sont les constitutions de la Maison Dieu le Conte de 
Troyes, qui ont esté ordonnées par conseil de moût de sages, 
et confermées de l'Église; cl furent ainsi ordeiiées et abre- 
giées de la voU-nté et commandement monsieur l'aumos- 
nîer, l'an de giaee mil ia:i.siii. 

Et quiconques soit maislre de la Maison Dieu le Conte, 
il a commandement de monsieur l'aumosnier que, au m( 
quatre fois en l'an, que il lise k tout le convent des frères J 
et des suers toutes ces ordennnces et constitutions, à ce que 
nulz ne se puisse excuser que il ne sache ce que il doit gar- 
'4er; et je, qui ay la cure de vos âmes, ne doy pas avoir si 
'l0rant jalousie de vous sauver que je me dampne par delFaut 
''lie vous dire ce qui m'est commandé : 



^^^ nulz ne se puisse excuser 
^^R'^er; et je, qui ay la cure 
^^^I0rant jalousie de vous sau 
^^Bde vous dire ce qui m'est 

^^M Car qui plui 

^H A la 

^^^p 1. Nous choisissons pour cet\ 
^Hl Troyes, parce que la traduciir 



ayme aulruy de S' 
niucrt de soif; 



„ --. jarcE que la ' ' '" 

nombre iT 

ne se trouve que dans la version 
3. Dans un recueil du \iii' siècle 
verbe Hkui-o hous cetlo forme : " 
mnlin [Tu) mo[rl| de Bi>i [(]. » Voii 
{8ihl. Ee. rfe» (.Tiarfej, IKflS, p. SBÎ 



le latin des statuts de 4 
■ de côlë un certain 
Lcuricux prologue qui 

S5, fol, 110 vi. cepro- 

s, Ancien! Proferie» 



102 STATUTS d'hÔTËLS-DIËC 

et se li paslours dort de costé le buysBon et li lous emporte 
la brebiz, pour ce n'est il pas excusés que il ne la rende à 
celuy qui H bailla par compte. 

Sy me nydiés Jt vous garder, car sanz vous je puis pour 
ainflinc cnm li corps de la personne : si n'auroil assés pou, so 
li autres membres ne li aydoyent. Si nous entreajdoos et 
Dieu nous aydera jusque nous venions tuit en gloire. 

Melius est non vovere quam post volum promissum non 
reddere. (Ecclesiastici quinto capitule [Eccleaiaales, V, -/].J 

Cilz qui promet et il ne soit, 
Lecuer de son amy se toit, 

Et ce dit li Sages en la parole cy proposée : mptius est 
non vovere, etc. : il vaut miex que à Dieu riens ne li pro- 
mette que ce que en ne li paye sa promesse. 

La Meaon Dieu le Conte de Troyes est meson de religion, 
selonc ce que (lient nos privilèges donnés du pape ; et es 
privilèj^es est li nombres et la condition des pei'sonnes qui 
doivent estre. Car il doit avoir huict prestres, li quiex li 
prieux, que maintenant est, est appelles maistres. C'est li 
uns des huict prestres dessus diz ; et »il a la cure de l'ostel, 
quant au gouvernement des âmes et de tout le temporel, et 
en forme de religion de par l'ordre et de conlirmacion dn 
pape, selonc la fornie de la rigle monsieur S' Augustin. 

Item il y doit avoir des seurs, selonc ce qu'il semble bon 
au maistre [du] couvent; et doivent estre humbles et con- 
venables pour faire les besoignes parmi loslfl et pour ser- 
vir les povres, qui sont message de Dieu, en grant diligence 
et en toute débonnairelé. 

Et à nulle personne, excepté les personnes dessusdites, 
l'an ne doit donner ne ottroier le pain de la Meson Dtea k 
perpétuité, se ainsinc n'esloit qu'il obligasl à touzjours pour 
servir ii la Meson Dieu, ou es grancbes qui sont membres 
de ladite Meson Dieu. 

Or n"a pas ceste Meson Dieu la condicion commune que 
pluseurs autres Mesons Dieu ont. Car en moût d'autres 



llÙTEL-DlElî-I-E-rflllTK, A THOÏES 



Mesons Dieu a maistres et ser^ens, ainsinc, comme il y 
vieunent franchement, quant il leur plaist, franchement il 
s'en pueent départir, suppos^^ qu'il ti'i soient obligiés ne pour 
veus ne pour sermens. Mais ainainc n'est il pas en ta Meson 
Diuu le Conte, car cil qui y demeurent oultre i an , il 
s'oblif^enl ans veus sollempnés de relijfion, ne plus il n'en 
pueent yssir, qu'il ne fussent apostas et reniez de nostre 
rigle ; et si seroîenl escommeniez de canon. 

Or appelle Tau estât de religion personnes qui sont 
confermêes, oblif^ées et reliées ii ffurder, non pas tant seu- 
lement les commandemens de Dieu, es quîex sont obli^iés 
touz bons crestiens el crestiennes, mais il sont reliés et 
obligiés h ^rder le conseil et lu perfection de la sainte 
euvanprile, qui sont contenus en ni veuz qui sont appelles, 
le premier obédience : mettre sa volentéen la volenlé de son 
mestre. pour obéir à Dieu; et tele personne ne doit pas 
doubler la punicion d'enfer, car Sîiina Bernars si dist : se 
ne fust nostre perverse volcnté, onques Diex n'eust fait 
enfer; et si trouvons es livres saint Jérôme, qui dit que H 
saint père ensei^uiez de Dieu si dient que personne qui fait 
tel promesee à Dieu, qu'elle est absolte de peine et de 
coulpe, ainsinc comme elle [estj ou sacrement de baptesme. 

IjC secoiit veu est povreté; car personne qui tel veu fait, 
il laisse le monde et s'en va liement en Paradis, si comme 
fait uns pèlerins qui n'est pas cha'giés, qui n'a que son 
bourdon et s'escharpc '. 

Li tiers veu si est chasteté : donner son corps à Dieu; et 
tel personne est semblable aus an^es de Paradis. Car soins 
Jeromes dit que vivre en cor]is charnel sans faire les euvres 



. L'esc harpe, ou besace, i^tni 




104 STATUTS d'hÔTELS-DIEU 

de la char, el fait miex à dire vie d'nngp que vie d'homme. 

El regardés comment cy m veu, obédience, povreté et 
chastelé, soni veii bienordenez en meson de religion. 

Car tout ainsinc comme l'en fait une meson, que il y fnul 
le fondement, les paroîz et le tel, eL se une de ces tu parties 
y fuilloit, ce ne semil pas meson : (nul ainsainc personne 
de ceste maison qui fauroit à garder l'un de ces in veuï 
ne seruit pas ne vrays frères ne vraye sueur de la Meson 
Dieu. 

Et est obédience li fondemens de perfection : ainsinc 
comme est assise seur le bon fondement. Povretez est aiiuio 
comme sont les paroi?, de la meson ; car se chascune per- 
sonne (le religion vouloit faire sa bourse et tout ne retor- 
noit au commun, la communité .seroit perdue ; ninsine onmme 
la meson cliiel, comme les paroiz se devisent. Mais chasteté 
est le toit et la couverture. Car quant il n'a point de toit aur 
la maison, il pleut partout. Ainstnc quant une personne de 
religion se meffait de son corps, en ne dît pas : ce a fait cilz 
eulx ou celle folle, mais en dit communcenient : l'ont faîl 
cilz de la Maison Dieu. 

Pour lanl donc que nous sommes en maison de reli- 
gion, reliez el obligiez es veuz de religion, nous devons por- 
ter robe religieuse, k ce que entre nous et autre gent ait 
division; en l'egli-se faire le service Dieu fermement, prestres 
el elers, à ce que nous puissions atraire le pueple k devo- 
cion. Se nous sommes hors ou ens, ainsinc nous devoQS 
estre de hoaneste conversacion, les povres servir en debon- 
naireté et pilié et en vraye compassion, le labour dehors. 
quant aux frères laiz, loyaunient et diligeament faire : 
si en aront envers Dieu bon lover el bonne rétribution. Et 
de toutes ces choses parle et devise nostre rigle par ordre, 
si comme il est ci-dessous contenu. 

HEC SrNT lîiSTITUTIONËS APPROHATE DUMUS DEI COMITIS 
THECENSIS 

1. Quicumque seculo abrenunciare volneril et servtM 
pnuperibus, primo petal assensum prions et coiiventus; et. 



HÔTEL-DIBL-I-E-COMTE, A TBOÏES lOo 

exposita rtgula vera, si eam servare voluerit et promiserit, 
tune primum a priore in capitulo conventuî presentetur, et 
tune à priore et conventu recipiatur, ad serviendum paupe- 
ribus. remota nmni specie simonye et turpi pacto. 

2. Nullus reeipîatur eum uxore sua, nisî per dispensatio- 
nem '. 

3. Primo et principalîter sacerdotes et clericî [sicutj ^ 
regulares et fratres ecclesieSancti Lupi Trecensîs velSancti 
Martini Trecensis. ad modum ordinis sancti Augustini, fra- 
tres vero'' laici tonsorati sint velut Templarii ; sorores rase 
sini *. 

4. Et quicumque in capidilo vestro lam in l'ratre quam in 
sorore recipietur, prnmitlal Domino et omnibus sanelis, 
virg:o, virginitatem servare, viduus vel vidua, castitatem, 
et sine proprio vivere, obedientiam servare priori et suc- 
cessoribus suis, et juri ^ régule, et comniunem vitam teaere 
secundum regulam beati Augustin!. 

5. NonsinlinDomoDei nisi*,,. sacerdotes. Prior sïtunus, 
et unus clericus similiter qui prnmnveri poBsit ad sacroa 
ordines. Modo sint fratres laici doeem, sorores non plures, 
et taies que sint idonee ad exercenda negotia domus et ad 
serviendum pauperibus. Et si non sufEciunt, possumus 
habere de seculo mercenarios vel famiUares secundum ordi- 
nalionem nostri prioris. 

6. Panis domus nosire alicui non eoncedatur nisi deservîat 
in domo nostra vel in membris domus. 



I . Cet article et le pri^c<<rlrnt «uni emprunUs A la rigle de Paris, art. 1 cl ' 

3. Vay. paur celle reHtilutiun, une note de Giiijtnnrd signalant dans I 

manuscrit plusieurs raluresqui ne permelteot pas d'établir une leçon bie 



3. Le texte public' par Guignant parte n 
probable qu'il y avait dans l'oriKinal i>ero ' 
lion au-dessui, leçon que le eopistc du xvii 
par non. 

1, nénttude Paris, art, g. 

&. Le texte imprimiJ donne viri, 

n. Le manuscrit latin laisse le nombre en blanc ; le tei 
le chilTre 1, mais il a M surchargé. 'Voy. Guignanl, p. ) 



lOG 



STATUTS d'IIÔTËLS-DIEV 



De vcslimentin fratnim et itomriini n/jenilmn est. 
1. Primo, sacerdotes haljebuiit camisias et femoralii 
ulna I sub precio octo tienanoruni lumnensium ad plus, el 
(juandam piL-llI(;iam agninam, tunieam et superluntcalc tle 
camelino, clausas ante et rétro, uiiius coloris, [uliiaj "• pre- 
tio quiaque solidonim ; supertunicale tanien pellibus agninis 
forulatum, estivales, calceos et caligas tiabeant, sicut in 
ordine sancli Au^îustini jam predicto. 

8. In cctlesia et in domo indutî sint superliciis et capis 
talanbus ^ sagiis, cum almiiciis ejusdeni poniii vel agno- 
nim, nisi de lîceutia prioris in estate dcponatiir. 

9. Clerici frati-es in domo superliciis semper sini induti, 
et capulari bus extra domum; capucîa non haheant, nîsi sint 
extra domum vel infirmi. 

10. Inhibemus ne fi-atres clerici pn»cul a domo sine cappïs 
clausis exeant, laycicfue sine capulariis; et mmquam solî 
BÎne liccntia. 

H. Inecclesia BeatiStephaiiiTrecensiasecundum morem 
loci se habeant. 

[/>('] vestirnentin iHi/corum fntfriim. 

12. Camisias, femoralia, tunicas et superluniealia. capu- 
laria et capucia intertenentia, et, si e(|uitnverint pro negotUs 
domu». Iiabeant cappas ctausns de grosso camelino el sottt- 

|/>('j ve.ifimenlis sornniin. 

13. Sorores habehnnt singule camisias, succanias fflla- 
res, |)ivcinele sint manutergio ad seivandnm munditiani 



1. Le U' île ptililié poTle femoratis una. sah preeio octoderem tolidormm 
iaronentiaia : il faut évidfmnient ri!labtir la Icçun que nniis donnonl, 
«ORlme le montre la trnduclion Trnnçaïse : •• l.i prestrc cL II cler doïveM 
■voir cberaises cL famulaircs de Inîlc. et l'aune ne doit oslre que de Vl| 
peliK tornoi* ». (Voy. ausxi l'url. 10 de la règle de Paris.) Le copiste ■«■ 



oiirondu decem et i^ensi 

l'iftotTc dei tuniques n'ei 

3. Texte trançaî» ; - I. uu 

3. Le texte porte : capisli 

lraductionfrancfliBe:*cli8| 



^niMai 



I. La toile n 



pou 



ait coiM«r)f<s 



liste ■«» 



ribiis. On peut rétablir In 
ic^tdc saie jUE«|aes au laliin 



nÔTEI,-mEi:-LE-COMTE, * TB0TE8 107 

vestimenlonim : liellas et nullum cjipiteriium ' deleni per- 
mittaiitur, nisî propter infirmitolem ; untim pcllicenni lepo- 
rinam vel cunioulinam, pellibus npninis orlatam, ad hoiics- 
talcm observaodam cl murmurationem populi evitandam ; 
tunicas. supertunicalias et pallia ejutidem [panni, pretiij et 
coloris antedictorum; similiter tunicalîa fomlata sint pelli- 
bus agnints ; câlinas et calof^es ■ albi coloris, botas rotundas. 

li. Omiiia vestimenta sacerdotum, clericorun» el layco- 
rum fratriim, et sororum renovabuntur secundum quod 
priori videbitur expedire; nulli detur novum vestimentum 
nisi priuB rcddat vêtus quod babeat, vel calciamentum. 

13, Precipimus quodsorores habeant et defferant capucia 
nigra lînea vel lanea^, retroclausa. 

16. Non liceat alicui defTeire anulos, gemmas, nisi ratione 
inGrmitalis^. 

17. Inhibemus ne sorores veniant ad eoclesiam in vesti- 
bus albis, -sed indute sint pnlliis suis, el ne sine palliis exeant 
domuni, el nec sine caputiis. 

18. Providendum etiam est quod singulis vestimenta 
tribuentur que aint nec nimis longa nec nimis curta'. 

19. Zonas religiusas habeant cum custello, bursa et acu- 
leario ^, 



1. La copie du xvn- siècle poric : velai et nuUum capaleriiim. a: qui ne 
(ournil pas un sens satisfaisant, el ne répond pusau Ipile franijnis:" ne es- 
pinglcBnc curioeilc nulle elles ne daivenl porter i. Liiili^nard, dans son ddi- 
(ion propoKdelire eipingLaiet natUmcariolUalem, leçon ([ui esl ditlldle i 
Bdnietlre, car on ne s'eipliqtio pas quelle erreur de lecture aurait pu com- 
mellre le scribe. L'hypo(h*>P cpie noua adoptons semble préf<*rable i eo 
point de vue, tout on consenanL le sens donni pai- la traduction française 
ancienne. Le nu^t lifli.i.-<u ln'hi nu\ si||niifie épin|;lc {'pro espiaglUel liellît •, 
l«xle cité par Du (;nn|;r , peut l'ncilemenl se confondre avecufln, car il cU 
souvent malufsd de <li^llin):lll'l' le Ji du d; et l'on conçoit que le cupislj! ait 

Eu lire capulerrum à la place de eapifernam qiii a également le sens de 
bule, d'ornement de bijouleric (Voy. Do Canuc i ce mol). 

3. Le texte français donne ici chaussons. Il faut lans doute rapprocher 
ce mot de galigula, en rran(;aia : galoche. 

3. Ces deux articles sont le repmduclion des nrt. 14 et 13 de» Statuts de 
Paris. 

i. Pour les croyances supersiilicoses auxquelles cet nrtiele Tail allusion, 
voy. le commentaire de Giiignard, p. ix. 

â. cr. Statuta de Paris. arL lii. 

<I. • A^ulier -, étui à aiguilles, dans le texte français, — Pour les cein.< 



J 



108 STATUTS d'bÔTELB-DIBC 

20. InhibemuK ne quis portet cuslellum cum cuspidi 

21. NuliuB tabulas portet nec sigillum, nisi proprie pn 
nepotio domus, et ad quos pertinel. 

22. NuUus lilteras iniltat vel aliciii scribat, nec Hlteras 
recipiat, nisidemandalo supL-nons, ei [qui] receperit lilteras 
priori vel ejus vices gerenti delTerat le^endas. 

23. In ecclesia lumen sit semper ante Corpus Christi. 
2i. Omnes fratres et sorores qui sani fuerint, in domo 

manentes, semper sint ad matutinas, ad missam et ad ves- 
peras. quociimque siut oflicio, nisi pro necessitatibus infir- 
morum remanseril de licentia prioris ' . 

S-l. Omnes fratres la ici tenentur dicere orationera domi- 
nicam pluries : pro maLiitinis, septem Pater nosler, pro 
missa vero xxi cum totidem Ave Maria. 

26. In die ter dicitur Credo a quolibet. 

27. Quicumque sciel horas Béate Marie, tam soror quam 
frater laycus et clericus non in sancLis ordinibus, re((ulan- 
ter teneatur quolidîe dicere intègre, et a numéro Pater nos- 
ter ahsolvatur, nisi quod dical qualibel hora semel Pater 
noster et Ave Maria ; et qui septem psalmos penitenttales. 
ipsos similiter dicat et letaniam cum supradictis horis; el 
qui supradictas horas nec septem psalmo.s sciverit, et Mise- 
rere mei Deus sciverit, cum De profundis, septies ia die 
dicat -. 

28. lindem hsbitu quo recipiuntur fratres, in simili sepe- 
lientur. 

29. Precipimus ut infra tertium diem obilua fratris vel 
snroris in ecclesia cantetur et psalterium a sacerdotibusetl 
clericis fratribus et secularibus in domo morantibus, 

30. Pro fratribus et sororibus defunctis liet treceanale. 
Pro familiaribus a quolibet sacerdote missa ter cetebrelot 
tantum ; 



t. Ce» (Icui article» correspond cnt i Inrt. IB de Pbïl 

3. Les pretcriplioiis relative» A ces dilTérenleH prière 

de reMemliInnce aviir celles it'Aiiiiïiit. nrl. 1(i cl s.uiv. 



bôtel-dieu-le-coutb, a thûvk; 

31. Quilibet frater laycus el soror quetibet genemliter 
CL Cator noslcr cum totidem Ave Maria gratia'. 

Agendiim est de eccleaia. 

32. Chorus tenealur sunippr in eccteaia. 

33. Manentes venianl iid matutiiias, et sempor sint ad 
alias horas, nisi deteiiti sint in iafirmitate vel inipediti 
uegotiis temporalibus. 

3i. Prccipimus ut intègre legatur et cantetur in ecclesia, 
secuudum nurniam ecclesie Beali Stephani. 

35. Quotidie dicantur hui'Lt do Beata Maria, exceptis dif- 
bus soUempnibus. Post matulinits fiant sutTragia de beato 
Bartliolomeo apustulu, patruno nostro, de beata Mafgareta 
el de beato Augustino. sub cujus régula vivimus et sumus, 
et ceteris sanctis, sicut (.-onlini>lur inotOcto Beati Stephani. 

36. Omnes presbileri et cleriei in eccleaia servient per 
septimanas successive' : et quîcmiique habuerit oQîcium 
septitiiaiie , concedimus eidem magnam missam et omnes 
benedictiunes in ecclesia et iu refectorîo pcr septimanam 
(juotidie celebrare, nisi canonit-um habuerit impedinieotum : 
et si abseiis fuerit supplere potest abus sacerdos vices suas 
et de quocuniquc utliciii. 

37. Ebdunmdarius faciet niatutinas : de eudein ollicio 
tenetur niagnani missam quutidie celebrare. 

38. Nullus presbiter audeat in ecclesia nostra missam 
celebrare nisi prius eonliteatur peccata sua alio sacerdotî : 
nec in die bis celebret, pretcrquam in Nativitate Domini, 
nisi propter corpus presens, vel prupter devotioneni niissa 
alia Tuerit requisita^. 



t. Ces Lrois arlidea siint â riippii>cher des art. G9 et 70 de l'ai'la. 

S. Voy. règle de Paiis, iirt. b. 

S. Sur TusaKe de i^éliibrpi' plusieurs meMCK le même jour, voy. le com- 
menlaire de Gui^Dard. p. «2 ; ijuanl à l'ubliguliou pour le prËliv de «e oun- 
fesser avuMIa cvIcbrHtion de la messe, elle ne dut jamais £trc absolue (jneil 
ca» do faute grave, l'umme le dit la Somme de saint Antinin. eil^e par Cui- 
unard. p. Si, mais im contait racilcnicnt que les prctres aient eu l'iiabilude 
de s'approcher du tribunal de la pi^nitcnce avant de cùli'brer ta messe, à 
une époque où l'on ne disait pas ordinairement la messe tous le» jours. —On 
peut rappriicher du teile de cetartiele le passade suivant de la Vie de aaint 



À 



Ho STATUTS o' HÔTELS-DIEU 

■49. Coiistituimus eliam ut omnes sacerdotes, L-lfrici, '. 
fratres, sorores couGteantur semper piU'cala sua suo priori 
et non atio sacenlotî, cujuscumque sit ordinis, nisi de iiccii- 
tia priuris, quîa suscepit curam aiiimarum suarum ab epis- 
oopo in Deo (?t per lîtterara papalem sibi conceditur. 

40. Onincs fratres laicî, elenci et sororcs sepîus confîtean- 
tur peecatii sua et maxime dîtigenter qualer in anno, ut 
digni elficianlur ad recipicndum Eucharistiam, videlicel aà 
festum Omnium Sanctorum, ad Nativïtatem Domini, 
Pascha et ad Pentecosleii. Et quicumquohocfaccre neglexe- 
rit [ajcommuni ejiciotur tanquam inobediens. 

41 . Prior qui voealur magister [deputet] unam de soro- 
ribus quam vident idoneam ad mtnislrandum fratribus, 
sororibus et inlîrmis ', et mittat ad f^ranchias et substituât 
fratres et sorores ydoneos ad faeiendum et proturantli 
negotia temporalia. 

Aijeiuluni est de refeclciriu. 

42. Fratres suum ri-feclinium halieanl et sorores saum 
rel'ectorium, 

43. In refectorio fraLium el soritium posi^unt maiiducare 
carnes die dominica el die marlis et jovis : feria [secundaj. 
quarta, sexta et sabbatlio. non Hecat cames manducare 

44. De quantitate et aaperitate panis et mensura vini «t 
in dispusilione prions ^ : non habeat in domo aliquis fratnim 
et soronim de hiis quid proprium. 

45. Non liceat de mensa aliquid suslrahere vel et ero- 
gure \ nisi priori el priorisse vel refectoriario. Qui vero hoc 
fecerit, ab illu cibi génère per ebdomadam abstineat. 



Raymond tic Pcnnafarl : " Mîssas privalas fcrc quolidic cclebrabût, pre- 
misïa semper (Minreasione humili eldevoU » {P.lialaie, Baymnndianii, MM 
les Moaamenln ordinia FF. fP. hiitorim, val. IV, ta»c. I, liome. IBU, 
p. 30). 

I. StalulB de Paris, orl. 3». 

3. Voy. pour ce* deux articles Iph ftlatuls do Purî-, a,i 4^ ni 17. 

3. Slntulsdc Pari•^, arl. 5t. 

i. Slnlnln (le Pari», «ri. *H. 



HÀTEL-D 



III 



ïbdomadiirius beiioiliclioncm faciat et nun iiHus, a 
îpse absent fueril. 

47, LecLio ad mensam legatur a sacerdote vel clerico per 
septimanas, et ail sonum campaiie fonvunieiit in refectorio ' ; 
et post prandium surgaiit ei eatit ad ecclesiam omnes, tam 
sacerdoles, clerici fratres, quam laici, grattas a^endo : nec 
sit aliqiiis qui remaiieal. Prior solus vel ejus vii-arius cum 
hospitibus reniaiiere potest. 

48, Quilibet in refectorio solus comedat- et cum siletitio; 
et si quifi locutus fuerit caveal ne loquatur inhoneste. 
Tamen si aliquid necessarium in mensa defuerit, tenîter que- 
ratur a prîore vel a minisiro. 

49. Prior vel ejus vicarius, ipso priore alisente, loqui 
poterit ad mensam cum superveDicntibus, et de neoessariis, 
submissa voce, ne impediant lectionem ■'. 

50. Non sit [murmurj '• de asperîtate panîs et debilitate 
vîni et cibariis, quia non est bonum dominos egere et servoa ' 
splendide vivere. 

Si. Unus de fratrîbus, cui prior preceperit. cum servien- 
tibus ad hoc doputat[i]s, in nicnsa minislrabil. Ipsi cum lec- 
torc in refectorio comedant^. 

52. Hoca (|un fratres comedent. comedanl et siinires : 
bis in die, elnoiianiplius. prelerdebilcset inlirm[a]s, Kiidein 
cibo et polu relicientur in suu rel'eclorio cum silenlio, 
sicuti et fratres''. 

53. Sorores suuni refectorium habeant, in quo non lîceat 1 
hominem ad prandium nec ad cenam manducare; et super 

c a prioi-e nulla pi-tatur lîccutia ab aliquo. 

1S4, Nulle seculai'cs, quamvis nobiles et amicc, cum soro- 



; SUluls de Pai'l^. ai-L il vl U. 

i. SUluU de Paris, arl. (J. 

1 Cet article et la Un ilu pri>ci^dcnt f 



taUTts de 



ce mot d'uprèa la traduction française. 
art. ib. ^ Le manuscrit porte iteiiaUlat 
-e avec certitude la currection ' 

ml m. 



depaUl 



i(2 



Statots d'iiûtrl9-ihEl' 
:ndu(;ent, niMi de maudfilu sui priur 



, propter hoi 



l'ibus m 
talem'. 

55, Quelibet soror benedictionem facial et gratîss agat 
successive per sepUniaiias in refectorio. 

ot). In Domo Dei una sola sil coquina, in qua legumina 
et epule i;t cetera vicLualia paiiperum, fiatrum et sororiini 
prepaventur, et per nianus cujusdani frati-is, vel sororis 
statiite a priore, dividantur secunduni quod melius vident 
expedire; tanien portiones sanorum succidantur ne infirmi 
iiidig^eant. 

Ayendum est de liospUihus, 

57. Solus prior vel ejus vîcarius, ipso absente, bospites 
recipiat^, viruni cum masculis, et muliereni tuni nmlie- 
ribus. 

58. In Donio Dei conjunclepcrsonc^innil non Ijaceanlj-*; 
ne cum avibus et canihus recipiantur'. 

59. Mulieres huspîles ubicumque cum sororibus possunt 
[i-ecipi]. 

60. Inhibemus fratribus ne cuin sororibus et mulicribus 
iiuHpitibus uUo modo manducent in aliquo locu Domus 
Dei. De hoc nulla licenlîa requiratur, nisi priur cum eîs 
alTuerit. 

61. Singulis singule domus assignanlur. 

62. Non iiccat sororibus otiicinas fratrum inlrare''' et 
quicumque hoc l'ecerît, capituln corrigatur et punîatur. 

63. Inlimiaria" fratribus et sororibus iulirniis. cuilîbet 
conventui. si lanlu sit domus Inlitudo, assigndur et uni- 



■cGuignard.restitueFT 
n IVançuse, 



1. Statuts <lc^ Paria, ail. iO. 
3. Slaluls de Paris, art. 40. 
a. Le telle porte : liVeanf; il Taut évidemment. a 

1. Paris, arl. tO. — A l'urlk'le i-orrespondant de la Inxli 
Guî^nard a imprimL' : i et ne doit-on poïol recevoir ^ns qui momnitiu, ug 
chiens ne oyseaux », pensant qu'il a'aiçissait de jongleurs. Ce doit ftlRp MM 
nreur de li;clurc, pour : n ^eus qui racinnent ne chiens ne nyseaux ■. 

a. Statuts de Paris, art. 33. 

0. Giiiimard propose avec raison de corrijrer ninsi le lesle qui porte; 
in/irmifnle. - fieproduclion de Tni-LSl di' Paris. 



HÔTËL-DIEL-LE-COMTE, A TftOÏES 



113 



que secunclam necessitateni suam dilijîenter cl bfiiigi 
1er mînislretur, et mîsericordiler tractetur. 

(il. Suum fratres dormitorium habeant et sorores suum 

tiliter'. 
S. Fratres in suo dormîtorio euiii t'amiliaribus suis et 
pitibus cognitîs jacent '. 
6. Lumen- sit de nocle in dormilorio, 
7. Coofiertoria hcibeant non furulata nisi ilo vulpis et 
„B. Semper soli jaceaiit; nunquam nudi sed semper 
induti camisia cum femoralibus , vel alîquibus aliis indu- 
mentis 3, 
i69. Nullus tumultum faciat. frtitribus accubilis. 
■0, NuUi fi-atri vel alicui liceal du dormitoriit noclu 
*, nisi vocalus fuerit ad vîsilanduRi iiilirmus, vel alia 
causa. 
1. Post sonum campane extra dormitorium si quis de j 
ite LDventus fuerit, sine Ucentia et mandatu, reus erit ' 
litulo. 

f3. In dormiloriis sint campane ad evigilandum fratres 

sorores. Ad sonum earum Intrent dormitoria sua et 

"nlentium teneant ■''. Et quicumque super hoc reus inventus" i 

fuerit copitulo coirigetur et puniatur, et qui assidue, graviua | 

puniatur. 

De infinnis. 

■73. Antequani infirmus in Domo Dei rccipialur peeoata 

pfiteatur el culpam confitentes sacerdos diligenter expe- 

,, et si necessc fuerit, bonesle comniunicetur ; |X)stea ad 

^um deporlelur quo caput et pedes lavantur, et ibî 

)i " dominus domus quotidie hunûlilcr et dévote relic-ia- 



^ SUtnla de Paris, ort. ââ. 
E ce ui. 31 des Stoluls d'Ani[ei 
|-9tatiitfl de Paris, ai-l, M. 
L Statuti de Fnris. qH. SI. 
b SUtutB de Paris, ail. :i:>. 
\ Le Icxto manusci'il poriv : 1. 
L. La Oitirii. - Sl::l<-U ilHr,M,-I 



H4 



STATUTS d'h&TEI.8-DIF.II 



74. Induinijiita ejus cum omnibus que secuiii attuleiil 
simul involvuntur, et sub sera in cuslodia deponnntur ' : et 
cura voluerit omne depositura ei intègre reddiitur. Et sî de 
deposito aliquid in domo perdidit, eidem reddatur : nec 
nioneatur dependere ea que in dicta domo atlulerit. 

75. De bonis que habet, ai qua habeal, oiuoia débita sua 
solvantur. 

76. Sepius conliteri moneatur et inungi, quanivis alias 
receperit dictam unclioneni " tt cum obierit, honorîlïce sepe- 
liutur, et muneantur infirmi alii pro ejus anima Dominum 
deprecari. 

77. Nunquara detur corpus ejus sépulture, nisï pro 
ipso missa de fldclibu» celebretur, si possit sine periculo 
fieri. 

78. Ad visitandum infirmes saccrdos cum vestibus de 
choroincedat, religiose portans Corpus Christi; clericus pré- 
cédât cum aqua bencdicta et campaua et lumine. 

79. Et qui requisttus fuerit non expectet alium sacerdo- 
teni, nec moram faciat, sed illud oQicium curiosius facial 
quam in ecclcsia divina eelebrare ; et quîcumque sacerdos 
tiegligens fuerit ucriter puniatur, propter pei'iculum ; quia 
nemo certus est de morte, cum nihil sit incertius hora mortis. 

80. Antequam fratres comedant, caritative reficiantur 
inlîrmi, nisï pro negotiîs temporatibus quis sit exiturus. 

81 . Quicumque infirmas desiderium alicujus cibi habue- 
rit, si tamen iuveniri possit sccundum possc domus, dilt- 
genter ei ministretur, donec sauitati restituatur. 

82. Infirme non tribuatur aliquid contrarium, si possit 
sciri, 

83. Et si ad tantara infirmitatem devenerit ut a communi 
infirmorum consortio removcatur, in inlirmaria pnupenun 



fjuaii. qui se retrouvcnl dariH 
*a^c aux aUluLs des HoE|iila1i< 
iluiient les pruacriptiona purlfcs par Jea 



Lésa 



rè)!lcs qui 



eiiipi-u 



73, m, BC 

. . . ._. , ^ ^ ^ ta de Par 

des maladcB. 
1. Vuy. l'art, lî des Slnlul» d'Angers. 

!. Voy. le eommenlairc de Guîgnard A prapns de l'opinion fausse d'aprèl 
luquclle l'Extrâme-Oautioa n'aurait pu Être adminialrée (ju'uiic (tiii. 



.-DIEL'-LE-COMTE, 



lin 



graviorum purLetur, et lune tliliguiilius ei etiam i[iiiim prius 
iu omnibus pmvidtiutur, et numquam sine cuslotli^ relin- 
quatur. Kl ne alîquis sunîtati restitutus pro nimia festina- 
tionc recidivum patiatur. 

8i. El si aliquis inlirmus ad lantam paupertatem deve- 
nerit qui)d aon habeat aliquud indumentum sibi competens, 
de rcsiduu pauperum eideni aliquod vestimeutuiii tribualur, 
ut honestus eat ad necessaria nature, cum fuerit necesse. 

85. Quicumque contra inlirmos murmuraverint et ad ira- 
cundiam concitaverint, vel tuqie opprobriuni dixerint, gra- 
viter puniantur et sub tribus diebus in pane et aqua jejunent. 

86. Pauperes mulieres partu jacentes in Donio Dei reci- 
piantur et eis necessaria aecundum posae domus tribuantur. 
Pro eis balnea ter in ebdumada prcparentur, et secundum 
statut» canonum et ecelesic in dumo morentur. 

87. Et si aliqua in domo nustra decederit contifferi^t, orpha- 
nus ejus de bonis donms usijue ad deeem annus nutriatur. 
Et si aliquis puer sub etaleni [septeuij annorum in domo 
nostra reraanserit sine parente, usque ad deceni annus nu- 
triatur, et si profuerit de bonis dumus maritelur. 

88. Mulieres parturientes in domo nostra non recipicntur, 
jui] sine poriculo possit fieri, propter clamores et gemitus 
quos eniittunt dolore partus'. 

89. Pueri inventi non recipientur in domo nostra. quos si 
reecperimus, tanta aHlueret copia puerorum quod ad hoc 
non sufiicerent bona domus ; et quod ad nos non pertinet, scd 
ad parrochiales ccdesias. 

90. Nullo modo recipiantur leprosi ; demembrati, con- 
flractil -, mancj, ceci non recipiantur, nisi sint gravi inlirmi- 
late dctenti, quia débilitas niembrorum non est infirtuitas 
in uno impotenti ; et slatim eum valuei'int recédant ■'', 



I . Celte prohibition dut disparaître quand Renaud de Bar sut donné i 
riiApital, en 1270, une maison ipécialemenL destinée à liébergcr IcB temun 
en couche et malades. (Guipnard, p. ixivii.) 
• Conlralx >, dit 1e texte Trunçiiis. 
. Cet deux articles Eciublciit inspirés par fart. 13 des Statuts d'Angeii. 



1 I (j STATL TS n'nÙTKLS-DieU 

91. Grabala inlirmoiuni nmnda sint, [cum] pulvinaribus 
et culcitris, secundum quod melius poteril lieri. 

92. Linteamina ad minus semel in ebdomada abluaotur : 
semel in die si necesse fuerit. 

93. !n quolibet leclo duo sînt coopertoria. In hyerae tria, 
cum suis vestimentis. 

94. In die in(irmi a aororibus diligenler visitentur. Qua- 
libet nocte due sorori^R vel puclle staluantur a priorissa ad 
serviendum et ministrandum pauperibus ' ; et viffilcnt usque 
ad matutinas, dum conventus surrexit. 

93. In privatis pauperum lumen sît semper de nocte. 

96. Quecumque fratres et sorores labore maiiuum suarum 
acquirere polue.unt, de hiis priori computetup, vel ejus 
vicBrio, et in communes usus pauperum Donius Dei totum 
redigatur -, Nihil de hiis sibi approprient. 

97. A,priore substituaturfrater qui diligeiis sit et cautus 
ad requirendum redditus et legata et ad pravidendum de 
negotiia temporalibus ; et de omnibus que receperit vel 
egerit, priori vel ejus mandiitn compotnm rcddat certum *. 

98. In Domo Dei retipiatur nihil vel vendatur, noc alï- 
quid de mutuo capialur, nec reddatiir, nec eniatur, nisi de 
licentia prioris. 

99. Quicumque post votum factum bona Domus Dei ven- 
dere presumpserit, nisi de licentia superioris, tani frater 
quam soror, pro furto ei computetur. 

1 00. Quicumque vel quecumque, post conversionem suam 
proprietatem apud secularcs'' îiiventus fuerit habere, capi- 
tiilo corrifjatur : septies disciplînetur, jejunana in pane et 
aqua, et comedat in refectorio ad terrani. Postea a priore 
absolvatur. Et si adeam proprietatem vel aliam rodierit, et 
secundo et tertio invenLus fuerit, ammonitus et correptus, 
et hec relinqueie negleserit, ab omnibus bonis Domus Dei 



1. Slatuiscle Hnri«, 

3. SUluIs de Puris, 

,1. SlalulKcti: Paris, 

i. 1 Qui met Hcna y, 



a Iniduclion Ina- 



noTt;i^DiEi:-i.E-coMrK, j 



in 



privclur, et de habitu religiiinîs expolittur et excommuni- 
calus projiciatiir. El si soror vel frater eum proprietate oble- 
rit, nullum divinum ollicium pro ipsis a^alur iiec sancta 
st-pultura coi'poru sopeliantur, sed tunquam canex pi-ojician- 
lur i. 

loi . Inhibemus ne eundo vpI redeundo iiifra villam Trc- 
censem manducent uequc bibant, nisi solum nquam -, nec 
vaguantes, sed euntes ad luca ubi proposuprunt ire. 

102. In tabernis non intrent nec in hospiiiis supectie et 
_difrQinatis. 

103. QuisquG vel queque semper vîdeatur propriis oculis 
ietate sua : et qui in hoc fiiciendo negli^ens fuerit capi- 

ilo corrigatur et ci talis penitentia injungatur, vîdelicet 
quod per deceni diesin pane et aquajejunet; si in conauetu- 
dinem duxit. in jiane et aqua Jejunet, comedens ad terram 
tcm diebus, 

104. Si quis frater extra dunium fornicationem fecerit 
!rte, primo, secundo, et tertio moneatur, et si hoc diiuit- 

vel relinquere noluerit, a comniuni ejiciatur et, si peni- 
it ^, feria sexta per septem annos jejunet in pane et aqua, 
à de dispensai il me et gratia sui prions, et sic de snrori- 



diiTan 
^■LlO^ 
^^Bsoci 



05. Si quis frater cum sorore fornicationem aperte fece- 

quod absit! frater sine misericordiu foras pmjiciatur, 

laliscumque sît ; soror rctenta sit et penitencîam aga t quam- 

diu vixerit, ita tamen quod velamine expolietur, et discîpli- 

nis et jejuniis [puniaturj, secundum [quodj arbitri[o] sui 

îoris et capituli videbitur expfdîre. 

"l06. Omnes fratres tenentur accusare alterutrum quando 

irint factuni suum occultare. 
107. Si aiiquis vel aliqua familîaris fornîcatores per 
faniam inventi fuerint, postquam in domum veaerunt, ad 
otum religionis nosti-e amplius non recipia[n]tur, nec |iib 
iternitatem] admittantur '. 

L Cel article semble inspii'i: pur l'nrL. 61 dv Paris. 
V SUluUdc Paris, arl. ^0. 
L IiC texte porte : tic penitfns. 
*« copie latine donne : itd infirmitnlem millnnlor. Il paraît vraiiiem- 



118 STATUTS d'iIÔTELS-DIEL' 

108. Si aliquis fialrum loqueiido deli(ii)querit, veniam a 
priore pelât ; absolvatur, poiiitcntia mediante; et qui assi- 
due, capituli jaceat discipline '. 

109, Si quis aulem alicui fratrum maledixerit, oppro- 
brium vel convicia dixerit, seu enormiter juraverît, illo die 
a potu quo incbnari potest abstineat, et si consueverit. 
ciim disciplini fjraAius puniatur ". 

110 Qui manu'i violentas in fralres injecerit ab omni- 
bus tanquam extomnninicatus evitetur, ab ecdesîa, dormi- 
torio, refet,torio et ab omni socielale fidelium privelur, 
donec m capilulo salisfecerit et a prinre absolvatur. 

fil. Quicumque fratrum [feceril] furlum, sacrilc^ium, 
incendium et bomicidium , aut vitium contra aaturam, et 
super boc convinciitur, liabitu truncatur et a domo absque 
i-evocatione pvojiciatur. 

112. De aliis peccaiis et clamoribu.s prior cum fratribus 
elsororibus in capilulo potest judicare ■'. 

113, Si fratres voluerint intéresse in ccipitulo cuni soro- 
ribus et audire earumdem culpas, sucs similiter deir[eclusj 
in eodem capilulo denudare lenebuntur. 

lli. Inbibemus ne aliquis dilectione vel gratia alicui fra- 
trum penilentiam agenti atiud ministraverit vel tribuat quam 
ei injunctum fuerit, nîsi a priore suo dispensetur. Qui in hoc 
deliquerit simili pena puniatur. 

115. Quicumque fratrum capituli clamores, confessiones, 
culpas et etiam penas alicui seculari, sig;no, ver[lM)] vel lit^ 
tera revelaverit, excommunîcetur et ab omnibus evitetor ', 
et a capitule privelur, nec diutius eidcm lides adhibeatur. 

11 G, Si quis fratrum adfatam senectulem =. impntentiam 
seu infirmilalem devenerit, de bonis domus in omnibus 
misericorditer provideatur ; et si lèpre morbum Incurreril, 



blable que le ccipïste s mal lu i*n fralerr. 
oblenir un sens, a si^parv ail de milluntar 

1. StaluU de Parin, art. SN. 

3. SUtuUde Paris, art. S9. 

3. Los art. 110 A lis sont la reproduclii 

A. !f-lalui» d'Amiens, art. 3â. 

5. Ce qu'un appellersit aujiiunlliuî : " lu 



tlÔTKI^BIKt; DE 8AIST-POt, 



119 



bîrca civitatcm vel in nlio loco de domo. habitnculum sibi 
pi-epaietur in quo in oiiinibus necGSsariis, dum vixerit, beiii- 
giiitor ministretup. 

117. Non liceat alicui verbîs cunlumeliosis contra pritt- 
rem liti(j*are, seu etiam contraire, sed teneantur in omnibus 
et singulis cijus jusionibus ' et mandatis, causa dilectionis et 
obedientie, voluntale parère, reverentiaiii exhiberc, et ea- 
dem opère (irmiter adimplcre, 

1 18. Omnes înobedienles hic et iii Dinnibus religiosis locis 
sunt exconimunicati. 

119. Legatur etiam verbo laycali cpiater in amio omnibus, 
ut intelligant, ne habeant causam contra prcscripla ratione 
sue ignorantic litigandi. 

120. Hec .luteni constitutiones innovate et abreviate 
fuerunl, ie^ritima collatione facta. per elemosinarium comi- 

lo Domini M" ducentesimo sexagesimo tertio, quarto 
9 junii. 



STATUTS DF, r/IUlTKI.-DIEU DE SAINT-POL 
126o. 

Manitscril. Archives hospitalières do Saint-Pcil, \ ), 
copie du xvi:' siècle ^. • 

\ \ , Nos Guido de Castillione *, cornes saneti Pauli, nottim 
i universis tam presenlîbus quam fuLuris quod nos, 



1, L'édition donne : 



)ni/>ui, qui r 






■e manuscrit donne : regï». qui, selon la remarque de Guignard, a cer~ 
Wnnnciit éti subitiLuâ A eomilis, par le copiste du ivir sitcle. 

3. CeU« copie est suseï miuvaïsc : le commencement de la pièce surtout 
y Mt presque inintclliuible. mais on peut corriger lc> premîèi'ea lignes i 
Taidc de IWisEoire de ut maison de ChaitUlon.de Duchesne, qui reproduit, 
-""M >M IVoùves. p. »3, le diïbut de la fondatio- 



i 



t») 



STATtT» tl'll&TEI.S-tMEr 



inberentet vestigus precedentium patmm Jesum Chrislum 
pauperem in membris suis imitantiom. qui dicit : <■ Qaod uni 
ex mitiimiB meis fecislis mibi fecislîs ' ■■ : oh remedium anime 
nostre el MiithîldJ si. karissîme uxoris nostre, et pàrentum 
ne anteeossijrum noslrorum el omnium lidelium defuiicto- 
nim, hcMpitale pauperum înlirmorum apud Sanctum Paulunt 
villum iiostram fundavimus, subjiciçntes illud. et corrobo- 
mntes, ad |>eqietue stabilîtatis fundaaicntum. tribus presbi- 
teri» et uno clerico. duobus laicis conversis, et ses mulic- 
ribus similibus conversis, qui in ulroque sexu Deo et pau- 
peribus serviant in perpetuum sub régula el institutiouibus 
infrascriptis : statuentes sexnginta lectos ad minus ad 
cubandum et levandum pauperes in perpetuum et assidue, 
nec diminui poterunt, sed au<;eri, si oecesse fuerït, secundum 
eHluentium pauperum quantitatem. quia aliquando plus 
vcnient pauperes, aliquando minus. 

2. Preahitcros volumus esse jierritos et idoneos, sudl- 
cicntisque littérature ad oITtcium sacerdotale esercendum et 
consulendum pauperibus et conversis in confessionibus et 
penitentiis injungendis, alioquin non recipiantur in ipso, 

3. Clericus similiter sît aptus et idoneus, ac talis qui 
poBsit ad sacroB ordines pi-omoveri. 

4. Duo conversi sint provecti et sapientes et talis etatis 
qui vuleiint cl sciant negotiis domus et pauperum provi- 
dere. 

K. Mulieres sint fortes et habiles, que sciant et possint 
pauperss cubare et levare, eis juxta modum cgritudinis 
mini|8|trare, alioquin non accipiantur, 

G, Capcllani et clericus singulis dîebus matutinss et 
boros canuiiicas, horis determinatis, insimul alla voce in 
cnpclla buspitalia decantabunt et celcbrabunt dîvina, niai 
loffitimuni babuerint impedîmentum, assidue résidentes in 
loco. 

7, Clericus auteni capoUanis servifit in capella, prout 
dccet clericus presbiteris dcservire. 



BÔTEI^CIEC DK SlIST-POL 



fSl 

8. Omncs conversL et converse singulis diebus nintutiiiis 
et tioi-is canoDÎcis ac missis intersint, nisi domus iiegotiis 
aut ministeriîs paupemm prepediantup ', et ad quanilîbet 
huram clîcant soptem psalmos penîtentiales, si sciant, vel, 
si non, dicant ad minus ducentos et vi^inti quintgue Pater 
nostei", el lotidem Ave Maria, et sRptiea Credu in Deuni pro 
unuiibus horîs. 

9. Surores paupcribus in cubandu et levando et omnibus 
necessltatibus ej^ritudinum ipsomni et aiioruni omnium 
ipsis pEiuperibus convenicntium solicite intendant et 
curiose subveniant, quia bec est iiitentîo nosfru et totius 
hospitalis fundiimentum. 

10. De duobus coiiversis unus crit mnyifiter sive provisor, 
quem nus. vel heredes noslri, duxerimus eligendum, cui 
omnes alii in utroque sexu, tanquam suo superiori, vice 
nostra obedient, in reg^ularibus institutis. 

n. De mulieribus similiter una erit magistra, quam 
magister. de consilio nostro aut heredum nostrorum, duxe- 
TÎt eligendum, cui alie sorores în mulieribus ubediaot , 
indum quud ipsa viderit el providerit ordinandnm -, 
12. Nuraerus lampresbiteromm et cleriei quam conver-i 
irum et conversarum nunquam dimînuatur în futunini I 
etiam augeatur, nisi aliquis tantum de facultatibus suis j 
lui contulerit quantum de suo proprio vivere valeat, j 
ifttenciis pauperum in alîquo non mutatîs, et hoc de con- 

nostro et [successjoruiTi nostrorum. 
43. NuUus in fratrem et sororcm accipiatur nisi prius i 
tria vota solcmniter émisent, in conspootu fratrum et 
scilicet obedientie, castitatis et renuntiationis pro- 
tis, el oisi per annum et diem professîonis in hospitnli 
fuerît, et probet austerit^itis islius. et illud moris îllius, et ' 
tune, si sibi placeat et nobis, per magistrum, si frater sit, F 
in osculo pacis accipiatur ^ in fralrcni, si soror, a magistra: I 
recipiatur in sovorem. 




11. SUtuts de Pari», ail, 
t Statut* d'Amiens, uri . 
L, ftvlc^uc d'Aniicn». 



122 



STATUTS D'nflTELS-DlEi: 



M. Née est prctermittendum quod sî, aliquo vel ii]K|ua 
de predictis numcris morte, aut alio casu contîn^eati, 
Bublatu, nos, sive mandalum Dostruni, nut heredes nostrî, 
seu l'tiam ipsorum nuntius, dilTeramus per quadraginta dies 
aliam personam loco ipsius sulislituere, statim qundra}î[e- 
simoj dienim completo numéro ad diocesanum cpisc-opum 
ejus substitulio devolvatur, illa vice, ne propter hec nobis 
prejudicietur in aliquo aut hcredibus nostris. quia omnium 
al io rum substitut! o ne m, qui pro tempore subslituendîcrunt. 
habeamus, forma probaliunis predictii non omissa, ut per 
institutionetn islam liospîtalc suum robur in pcrpetuum 
valeal obtinere. 

lîi, Presbileri et clericus in suo refectorio bis in die, si 
volueriuf, exceptis jcjunîis que communîler ab eccleaia 
observantur, per^e insimul ad prnndium et adcenam come- 
dant et in suo possc insimul dormilorio domiiant ; et simi' 
liter conversi per se et sororcs. 

Hî. Et in dormitorio et in mensa sorores a consortio 
fralrum omnino se^regentur '. 

17. De pulmenlo uno aut alio ferculo tantum ad prau- 
diuni el ad cenam a magistro sive provisore fratres servian- 
tur. et sorores a magistra. prout eis magister duxerit 
ministrandum; portione panis et vini sive cerv[isiej quam 
eis magister niinistraverît, contenti emat, nec p[lus] exi- 
gere poterunt, dum tamen panis et cervisia competenter, 
prout unicuique opua erit, ad suflicientiam eis ministretur. 
De caseo. fructu et berbis crudis aliquantum cum predictie 
pulmento et ferculo uti poterunt secundum dispositiouem 
magistri et magistre -. 

\H. NuUus sive nulla anquam aiïerat aut alTerrî'facîat 
ad mensnm quod nianducet^, sed sufliciat eis ministratio 
magistri et magistre, cum nequeant aliquod proprietalis 
habere. 



1. SUliils d-Amif 
î. Suiiits d-Amn- 
S. SlalutsdA^ik 



lltiTKL-DiEtt I 



123 



Fis. Fragmenta que supererunt de mensii |)rosbiteiorum 
cl soromm clericus maf^istro et magistre [alTeral] , ut magis- 
ter paupcribus saiiis ea distribuât ne aliquid depereat quiii 
tolum in usus pauperum expendatur '. 

20. Extranei in refectorio fratrum non comedant. aut in 
dormilnrio doriniant eorunideni, et sic de refectorio et 
domiitoriosororiimcaveatur '. Extraneos autemetexlraneas 
vocamus, qui noa sunt de collogio hospitalis. 

21. Presbiteri, clericus, conversi et converse tribus 
diebus iii hedomada; die martis videlîcet, die jovis et die 
dominica tantum vcscentur carnibus et aliis diebus absti- 
nebunl. nisi Nativitas. Circoncisio, Apparitio Domini, aut 
fi'stum Omnium sanctorum feria secunda aut quarta veniant, 
et tune propler aolemnitatem diei, carnibus poterunt uti hia 
diebus ^. 

22. De camelîno bruno vestientur : presbileris unam 
robam ciansam in antea de aj^nulis fouratam, et unam cap- 
pam clausam et unam pelliciam de apnulîs, cum tribuH 
paribus camitiiaruni et braccamm, et duas almiicias de 
pannn nigro agnulis fouratas habcntibus singoilis. 

23. Totidem habebit clericus, excepta cappa, sed loco 
cappe habebit talericiiim * unum. Tantum habebit quilibet 
conversus quantum clericus, et tantum sorores juxta genus 
suum, escepto quod loco cappe et talericii babebunt 

«gtellos de agnuli» foratos et factos secunduni genus 
glioais, ac vêla nigra supra capita .sua deportabunt. 
4, De calceamento autem et aliis indumentis que non 
ciftfcjantur disponent de consilio nostro magister et 
magiatra. 

25. Fratres camisiis suis et braccis induli doi-mient et 
jacebunl, et sororcs in caniisiis ^. 



4 



L SUtuU de Paris, 

krStkUito d'A 

l'SialnU d'Amiens, nrl. -17. 

4Xa lecture de ee mot c^I ilnuteuse dnns li 

pîd'tm vilement tonif, do^ccndanl Jusqu'oi 

ESlaluU d'Ami ■ - 




Î24 



STATCT8 I>'H6TEI,B-r)lKLi 



20. Nuliiis iiitromiUalur infirmus nisî prius ail coufessus, 
scd ipso ab uno presbiterorum predictonim confesso, et 
communiunc , t>i (ipporluerit, recepta, a frutribus et sororî- 
bus benifpie et humilîter portetur ad Iccluni. et ibi tanquam 
(tominus domus hononlice ibi troctolur et quecumque 
voliierit aut petierit,si iiivenîii possint, ei inferantur, dum 
tamen sue infirmitati contraria non sint'. 

27, Sanitate vero ei reddita, per septeni dies demi, si 
voluerit, renianeat, ne in cpritudinem propler nimiam velo- 
citateni surgendi relabatur. 

2S. Due lampades inter inlirmos, sive très, si congruerit, 
de nocle semper ardeant et très scmper in capella coram 
tribus altaribus nocle dieque. 

29. Una snrorum et una anciilaruni qualîbet nocte semper 
vîgilent coram infirmis ita quod quclibot vigilct una post 
aliam, ad nocteni ei spectantem. 

30. Pauperes mulicres pregnunles intra terminum, 
ad gezinandum proxiine, juxta ordinem infirmorum in hos- 
pitnli recipianlur, 

31. Cuni pepererint, pueri a presbiterîs, prout decet, 
bapttsentur, et a sororibus nutriantur et opportuna queran- 
tur. 

32. Mulieribus ipsis in hospitalî post partum per très 
septimanas vel amplius. si cxpedire niagistra videril, con- 
gi-uenter secundum quod talibus convenit in omnibus neces- 
sariis provideutur. Ht ipse postea bospitali exeant secum 
pueros déférentes. 

33. Quod si pueros dimiserint clam sive furtim, ne patres 
inveniantur ipsorum, in bospitali maneant donec septennto 
peracto, et tune nos, aut beredes nostri, residuo nutrimento 
consulemus discrètes quid agere debeamus. 

34. Dcceni pellicie et decem almusie nigre de agnulis 
fourate ad usus pauperum, cum levantur ad latrinas, sem- 
per iu dnmo preparenlur, ne propter frigus aud eliud 



s 36. tn, iK, 31 e 



3j relatifs à la r 



HÔTEL-DIEU DE 8AIKT-P0L 



I2a 



împecliinenluin mortetn aut majorem mlii'mttatem inve- 
niant. 

33. Presbiteri fréquenter et assidue întirmos subinoneaut 
ad confessionem et ad Euchari[s|tiara suscipicndam'. Ad 
ipsam, cum necesse fuerit, deportaiulum campana et aqua 
benedicta cuni duobus cereis ardentibus honorilice et vene- 
ranter procédant, sororîbus incommunionevinum et aquam 
^ mini st ran t i bus . 

36. Fratres et surores in refectorio et dormitorio silentium J 
^teneant iiec loquanlur nisi de licentia ma^istri et ma- 

istre "-. 
la aliis aulcm locîs humiliter et ,submis|s]a voce loquan- 

37. Si frater inlirmatur, aut soror, în lirniaria frntrum 
Bter ibit et soror in lïrmaria sororum, et tuuc a mapistro et 
tagistra eisdem mîmstreutur quecumque necessaria erunt 
nuiuluru inlirmitatis ^ravitateni >*, nullo ordiue ciboruin| 

ïrvato , 
. Si frater aut sorur jurgant ad invicem aut turpïaS 
l'C blaspheniias proférant, a magistro et magislra l 
KrceRntur et discipline subdantur, ita quod uia^îster dis- | 
ftlinet fratres et mapiistra sorores^. 

■ 39. Si frater aut soror in furto, homicidio, iueendio,! 
ilterio sive aliis crimînibus enormibus deprebensi fuerintl 
intconvicti, ab hospitali expellantur sine spe redeundi. 
t 40. Si sese percusscrint. vel alter in alteruni manus vio 
mtas injecerint, tanquam excunimunicati ejiciantur, doneo 
Sibsolvantur ab illo qui potestatem habet absolvere. 

il. De aliis culpis levioribus et nianlfestis magistro et 
maffislre subjaceant, et faciant eos ad lerramcomedere, aut 
, Bobdant eos discipline vel alio gcneri penitentie, secunduin 
[Uod viderint et habebunt consîlium expedire ^, 



1. SUtulB de Troyes. arl. 7S. 
3. SUlut* dWmiens, art. IH L't 
3. SUlulR d'Amieiiv, ail. K. 
i. SIbIuIb de PHris, art. 31, 
3. Ces punitions sonL inspiiOc 

d'Amiens. 



!S articles 47, iX cl bO de la râgle 



t2(> 



STATITS D HÔTEI-S-BIEir 



42. NuUique ex hospitali exeant aut aliquod, quantun- 
cumque parvum sit, fuciaat, nisi (le licentia ma^istri aut 
magtslre, alioquio gravi subjaceant ultioni. 

43. Quieumque fratrun» aul soronim repertus fuerît cum 
proprio, cui rcnuntiavit, si iii vita, a donio repellalur, nisi 
ei misL'rieorditcr tluxerîtit indulgendum ; si in morte, tan- 
qiiam exU-aneus in sterquilinio subterratur '. 

44. Oniaes oblasioncs, ubventiones et dona sive Ic^ta 
hospitali, a quocumque collata, in usus ipsius sîve paupe- 
rum totaliti^r secundum doiiationis dispositionem convci^ 
tantur-. 

45. De [hlis autem omnibus et preciput; lïdditibus et 
proventibus quibuslibet hospîtalis dicti iiiagister et magistra 
nobis ve! mandato nostro et heredibus nostris ter in 
annis, vel amplius si nobis placeat, videlieet ad Nativitalem 
Domini, ad Fascha et'l'estuin Sancti Johanni.s Baptiste, 
astantibus et prescntibus abis fi-alribus et soi-oribua, û 
votuerimus et videbinms expedire, tenebuntur in perpetum . 
com|)utai'e ■'. 

4fi. Oninia autem statuta predicta, punctos et observan- 
tias i-egulares uni versai iler et singtilariler a fralribus et 
sororibus volumus in futurunt inviulabiiiler observari, 
quorum qui transgresser extiterit graviter secundum delïcti 
gravilatem puuiatur', 

Quod si melioi'a statuta et observantias regulares a coii- 
sillio bonorum no.s invenirc contingat per quas^ ordo 
domus et babîtus decentius et bonestius valerent gubernari, 
augmenlationem ipsonim cum predictis pênes nos rotine- 
mus supra dictis institutis in suo robore duraturis, institu- 
tionem fratrum et sororum qui pro tenipore fuerunt, desti- 
tulionem, si enormiler deliquorint, et correctionem, et 



1. 5ULuls d'Amiens, a 
S. Statulsdc Paris, art 
3. Citmpaltare dan» le 
*. SlaluLs de Paris, irl 
5. La copie pui 



. Uto. 




IIÔTEL-DJEI- DE SAINT-1'OL 

omnium jurisdictioiiem tempurnlcm in hospîlali luibis 

et heredibus nostris, cum jure patronutus reservamus, 
presentatio vero presbiterorum a nubis vel heredibus nosli-is 
facicnda diocesano cpiscopo reservata. 

Ad sustenialionem autem ])auperum, vîctum et vestilum 
(luorum conversorum predJctorum et sororuni, et ad lam- 
pades predictas de oleo et luniine exfovendas et ad Jumi- 
nare cumpetensdivinisineapella faciendis, dedlmus eîsdem 
et assignamus in perpetuum, etc.. (Suit Vénuméralion des 
donaliuns faites par le fondateur.) 

Nos vero Malbîldis, comitistia Atrebatensis et Sancti 
Pauti predicta, una cum predicto comité, venerandissimo 
domino et marito uostro, oniues regulares ubservantias 
et statuta predicta, et universa dona et singula prelibala 
TatUicicntes et apprubantes, dedîmus, etc. 

Que [utj omnia et singiita supradicta inconcussa et invio- 

lata ' et in futurum permancant, bas lilteras nostris 

sigillis et appocisionibus eorum duximus roborandas **. 
.\cluiii et datum Parisiis anno incarnalionis Dominice mîl- 
lesîmo ducentisimo sexagesimo quinto, mcnso... 

[CuUationné à i'ori'jinal en parchemin. Ce fait.... les 
eonscilier[s\ du Roy nolnircs, 12 octobre 1(178. (Signé :) 
Ogier et Bechet.) 



H\ïLTS D IIOTELS-DIEV 



STATUTS DE L'HOTEL-DIEU DE PONTOISE 
Veis 1203. 

ilanuscril. Copie tlu xviii' siùcle provenaul de la colicttîon J- Des- 
noyers. — Éiiilion. LiSon Le Grand, La rtgte lie C llûtel-Difu de 
Ponlohe, Paris, 1891, in-8°. Extrait de& Mémoiivi Je la Sociéti 
de L'Histoire de Parts, tome XVH (iS'JO). 

Ces stalulsparaissenl avoir é 16 rédigés vers 1265. Celle aniiéc- 
lâ, en effel, quand Eudes lligaud, archevêque de llouen. visita 
l'Hôtei-Dieu de Ponloîse, la prieure lui déclara qu'elle ne possé- 
dait pas encore le texte de la règle, niaiii qu'elle en avait fait 
commencer la transcriplioo et l'aui-ail bientôt entre les maitiK 
[Regeslrum vùiMioiiis). Le manuscrit alni^i exécuté existait 
encore au xvi" siècle, comnic le montrent un extrait qui en fut 
tiréen 1532 (Arch. hospit. de Fontoise, E 2) et ua ancien inven- 
taire dressé en 1 548 (Depoin, Cartulaîre de Ilinlel-Dieii Je Pon- 
luise, p. V). Iji copie du xvui' siècle, qui est seule connue aujour- 
d'hui, représente bien le texte du xiii° siècle, tout en rajeunis- 
sant souvent le style, car : 1° un passage du prologue montre que 
le document a été rédigé du vivant de Saint Louis ; 2° le chapitre 
XII' reproduit littéralement l'extriiit copié au xvi' siècle, do»t 
nous avons parlé ci-dessus ; 3" cette règle offre une grande rca- 
semblance avec les statuts de riIôlel-Dîcu de Lille, dont elle 
répète textuellement plusieurs articles, et dont elle est tout 
enlière inspirée, comme nous l'avons montré dans l'introduction, 

Cï COMMENCENT IJîa CONSTITUTIONS DE l.'llUSJ'lTAI. IlE PONTOISE 

Pour ce que Jésus Christ est pensif et labeure en ses 
pauvres, et laquelle chose es œuvres de piété est donnée h 
ses infirmes ', luy-mesme (li.sant en l'Évangile : h Ce que 



I. Le copiali^ a di^ passer pliiaii^m 
texte ancien la phrnsu rcvflait la fi 
lague : » Et laquelle oliose is wuvrc 



il proliolilc que dont te 



iiuTtL-biec DK 1■o^TOlSE ii» 

vous rutttcs il l'un de mes plu» petits voua le faittcs à moy. » 
pour ce sont tels à recevoir en la Maison-Dieu qui aux 
infirmes, tant comme h Jésus-Christ, servent dévolement, 
et les temporelles et spirituelles choses admiaistrans ; que 
quand viendra le jour de rétribution ilz en re^oyvent loyer : 
c'est à sçavoir le royaume promis aux hommes et aux 
femmes de miséricorde, à eux apareillé dez le commence- 
ment du monde. 

Adoncques es premières choses tous, tant frères que 
soeurs, selon la reigle de saint Augustin, fassent profes- 
sion. Pour la dyversité des langues et pour autres deffauts 
advenans pouront avoir, touttesfois que mestier sera, 
aucun, ou aucuns chapelains et clercs lays du siècle, auxdils 
delfautsh emplir. Bien se (gardent touttesfois qu'ils ne soient 
chargeans 'a la maison non protitablement, tant pour la 
nécessité des intirmes et pour le prollit, quant pour l'hon- 
nesteté des frères h eux administrans et pour leur salut. Kn 
telle manière touttesfois que lesdites con.stitutions ne 
obligent à péché, mais k paine ', forsque pour inubédience 
ou despit. Ce adjoustent et udviennent en la profession des 
soeurs, que la soeur fera protestation en la fin, disant : 
■( Quant Ji moy attient faire et tenir, » 

Adecertes le nombre des frères ne se monte k plus de 
sept, desquels cinq soient clercs, et desquels cinq clercs au 
moins soient les trois prestres, et les deux soient lays et 
convers. Adecertes traize soeurs et non plus soient pro- 
fesses. Ce nombre tant de soeurs que des frères ne soit point 
gregneur, se- ce n'est par advanture que aucun ou 
aucune de ses rentes ou de ses ^ biens doigue tant de 



elle est donaëe è luy-me*in?, dieant, etc • l.c prulogruit de U rèple de 

Vcrnon eiprime lu inânic idcc en lemios pluu cluirs : • Puur cen que 
noetrei lires Jhesu Crlx... IJcnl A lui fet cen que l'eu fetaus|>L>vres •- 

1. SUluli deLiUe. Pruln^uc. 

3. Le copiste qui a eidcutë nuti-e manuscril ayanl tantôt nmeni^ ce mol 
A la Tonne moderne ij/ ou si, el tantôt cunscrvâ la iiututiun itidennc te, 
qu'il ictii quelquefois ce, il nous a paru pri|r<}rablu de nilublir porUiul celte 



K,4. Le manuscrit donne c 
it corriger flinni, 
L. Li Ouiii. - ^(ul«l< r 



11 ; 11 ru<il I 



*3h 



STATL'TB D'nÔTEL8-l)IEf 



I 



rentes ii Jtclieter que le nombre des rri'if.s duive ou puisse 
estre creii; ne pour ce toultesfois la portion des inlirnies, 
ne de ceux qui leui's administrenl, en aucuue chose uesoil 
appetisée ne ameouisée ; touttefois dili^emnient soil 
eschivé ' en touttes choses le vice de s^'monîe. xVdecertes. 
atout^ les frères et les soeurs, soient devant tenus à faire 
profession. A la prieure tous, tant soeurs tpie frères, 
obéissent et soient tenus faire profession. 

Adecerte.s ces trois devautdits preslres, chacun jjour] 
espécialeinent tant qu'il vivra, pour le noble Roy de France 
Louis, patron de la maison, seront •' tonus célébrer messe 
du Saiut Esprit uu de Nostre Dame, et après son obil, cha- 
cun jour perpétuelle ment, me.sse, que pour les feus Roys, 
que Dieu absolve, est célébrée, avec oraison espécial pour 
luy, excepté touttefois les Jours csquels l'Kglise n'a pas 
accoustumé célébrer pour les morts. 

Cl/ ensuit II- //rcmirr chapi/ri' : De l'office divin *, 

Devant matines soit sonnée à petits coups la campane, 
lequel signe ouy, tant frères que soeurs se assemblent en 
l'église. Après ce, soit sonnée plus longuement la cam- 
pane et, signe fait du preslre qui doit les matines commen- 
cer, soit dict Paler noaler, Ave Maria et Credo in Dcum, et, 
signe fait derechef, soienl matines commencées et icelles 
poursuivies ù uotte, dévotement, non pas en trop hastant, 
ne trop longuement, ne que par trop grande haste les 
malades, ou autres oyans lesdite.s matines, perdent leur 
dévotion, ne que par trop grande prolongation soienl grevés. 
Laquelle chose touttefois pour le temps plus ou moins soit 
gardée, cette mesme manière soit gardée es autres heures, 



Iporic eschuyi; 
du Uixtc ancien qui donnuiL sans dt 

3. Le copiste a i^tril à lou* ; i\ fi 
d'al<rc: ce passage signilierait alni 
dehors du nombre réfiulior devuicn 
coniinc le» membres onlinaires. 

3. I,a copie purte acr.i. 

i. SUluls de Lille, Il,ai-L. 1. 



t'videmment une niauvaiee lecture 
eichM (c*cliiui). 

lans'doute tire »(oiti dans le tens 
ic les personnes admises ainil co 
ant tout faire profession religi«ute 



IIÔTEL-DIEU DK IHlNTOIBiE 

i quand oa dit Dein in adjulorium, loue : 



131 



SI! garnissent du 
signe de la croix. Matines dittes, soit dît Pulelium et Paler 
noster. En celle inesme munitTc soit fait aux vespres. A 
touttes les autres heures soit dîct Paler noslcr, Ave Maria, 
tant seulement, et après compiles soit dit Fidetium, Pater 
noster, Ave Maria et Credo in Deum. A tuuttcs ces choses 
soit dit Gloria Palri ; et en la messe, la Credo, quand on 
dit : ex Maria Virgîne et homa factus est, s'enclîneat 
tous. 

Touttes les heures canoniales et la messe soient dittes 
en chu;ur, à notte ; chacun jour soient dittes vigiles des 
morts à trois leçons, sans notte ; adecertes le jour du 
dimanche soient dittes à neuf leçons, se au lendemain n'est 
feste solennelle, et lors au jour de dimanche soient dittes à 
trois leçons, adecertes au premier jour ensuivant auquel il 
sera feste ' solennelle soient dîttes à neuf leçons. 

Adecertes au jour de lundy soit fait commendatioQ et 

messe pour les feuz [hîenfaiteurs nu membres de la 

Maison] Dieu. De la quarte férié devant Pasques jusqucs 
aux octaves de Fasques, et de la Penteeouste jusques aux 
octaves d'icelle feste, et de la vigile de Noël jusques ii la 
huictiêve '-' d'icelle feste, et tous samedis, et es vigiles des 
quatre festes Nostre Dame, de la Typhaine ■', de l'Ascen- 
sion et de Toussainls, s'il n'y a corp.i présent, ne soit lien 
dit des morts en chreur. Toutte loflice soit faitte selon la 
coustume de l'éfîlise cathédrale. 

Matines soient commencées à telle heure que [de] ta feste 
Saint Remy jusques ii Pasqucs, entour l'aube du Jour, et 
de Pasques jusques â la Saint Remy soient finies et termi- 
nées entour soleil levant. Touttefois pourront chanter 
matines au soir es solennités es quelles ce sera accoustumé 
en leur évesché ou en leur ordre. 

Tout le service oyent ensemble les soeurs en lieu à ce 



132 



STATUTS D'HÛTELB-blEr 



député il elle, s'il?, ne sont enferme»', ou saijcnêes, ou 
occupées entour les malfides ou les Itoslo!). ou entour les 
oflices qui leur sont enjoints, ou grevées du Irihour devant 
dicl. Aussy les frères clercz ou laiz soleût tenus fi estre au 
service es Heux h ce à eux députez, si occupez ne sont d'au- 
cun [oiTicedans la MaisonJDieu [ou entour les] malade[sj -. 

Les soeurs et les frères lays dient pour matines vînjft- 
cinq fois Pater nosfer et autant Ave .\fHria ; pour prime, 
tierce, sexte, none et complie, sept fois Pater nosler^ Avr 
Maria, pour chacune de ces heures ; pour vespres douze fois 
Pater nos/er et autant At'e .\faria, quand elles seront dîttes 
en chœur |ft] neuf levons pour les morts ; quand trois 
levons seront dîttes en chœur pour les morts, dient douze 
fois Pater noster et autant Ave Maria ^. Les soeurs qui 
sçauront leurs heures dient les, selles veulent, et lors ne 
seront pas tenijes aux heures de Pater noster. 

Gomplies dittes, soient encore peu en oraison ensemble, 
et, aprt's signe fait, entrent ensemble en dortoir, sans par- 
ler, celles exceptées qui doivent servir les hostes et les 
malades. Ne issent les soeurs du dortoir seules sans cauae, 
ot jusques il tant qu "elles se lèvent à matines*. 

Tou.'ijnurs ait luminaire devant le Corps Nostre Seigneur, 
et de nuit en dortoir ■' el en la maison aux malades. 



f.e si'contl chajiitre : Pour la confession. 

Tous frères et soeurs, au moins de quinze jours en quinze 
jours, se confessent. Les confessions soient otiyes eu lieu 
commun et honneste et entre soleil levant et soleil cou- 
chant ; lesquelles, s'il advient aucunes fois, pourront estre 



1. Le cupUtc a écnl enftrmées. n'ayant pas 
de ctrtBnoien dfrivi! du lutin infirma. 

!. Les raolt, placi^s entre iTochets ont &\À ara 
Borait incompi'ehensibla si l'un 
unutuKue, 

a. Le nombre de douie Patepdoil Èlre ineiacl dat 
■ans quoi il eût Hé inutile de diïtiniçuer ces deux ca 

4. Slatutudc Lille. I, M. 

5. Statuts de Paris, art. 10 et de TroyM, apl. ÛB. 



e des hypothèses; 



I|6tRL-DIED de POKTtHHP. 



13:1 



[ omcs il l'enfoinierie des soeurs pour cause de maladie. Tous- 
[jours soientiiucuns qui puissent voir et le confeMseur et la 
ï personne qui se confesse. Quand aucuns visiteront les soeurs 
m malades, soient tousjours aucuns qui les puissent voir*par- 
|^l(^^tB ensemble ', 

Diligemment oyent. les confessions des frères et des 

soeurs et des malades les compagnons prestres qui à ce 

seront convennbles, ou d'autres hommes religieux, et mes- 

mement de l'ordre des Frères Preseheurs et des Frères 

Mineurs, quand ils pourront estre veus en bonne manière. 

. Ijesquels on s'esLudie souvent k appeller el mesmement es 

1 temps de communier, et aucunes fois les frères diocésains 

f qui ont pouvoir viennent ù celle maison, el puissent libre- 

f ment ouïr les confessions et prescher. 



Le fiers chapitre : De la communion. 

Les frères et les soeurs, clercs et laiz, et non les prestres, 

|i'communtent huïct fois en l'an : c'est à sçavoir à Noël, à la 

iiandeleur. le Jeudy absolu, le jour de Pasques, de Pente- 

, de l'Assomption et de la Nativiti' Nostre Dame, el 

e jour de Toussainls. 



Le 1/ a al ries m 



la/ Il tri 



: De la 



■ i/es cheveux -. 



Les soeurs ne nourissent nuls cheveux, mais au moins 
; mois en mois, soient réez ou tondus. La tonsure des 
lires soit faille au dessus des oreilles ; la rasure des clercs 
loît faitte par dessus, non pelitte, en telle manière que 
intre icelle et les oreilles n'ayt pas plus de trois doigs. De 
Pasques jusques ii l'Exaltaiion de Sainte-Croix soit faille 
eentour quinzaine, de l'Exaltaiion Saink' Croix JHS()ues 
i Pasques en trois semaines. 



1. Slaluts de IJIIi^. I, 3. DnnB la k-xtv 
igiilïui'; le ci>]iislL-, trfim|i<i giu 



tuls c1l> l.illo, I. 15. 



13» STiTTTS D HOTELS-DIET 

Ap ffaînl ehapiire : Df la vesteure. 

Lfs frères ne domient point sans leur famulêre et leur 
chemise ; les soeurs donnent en chemise ', se ce n'est en 
inlirmité de leurs corps ou du confié de la prieure. 

Lf six ehapiire : Da labeur. 

Lieu certain et compétant soît assigné lïi où les soeurs 
s'assemblent quand elles n*auront que faire, auquel lieu ils 
labeurent de leurs propres mains'-. Les soeurs ne les 
chambrières ne lavent point les chefs des frères, ne n'apo- 
reillent les licts des malades et des bostes hommes^. Les 
soeurs servent les soeurs et les frères servent les frères. 
Nul homme ne soit souffert à entrer es offices des soeurs 
s'ils ne sont plusieurs personnes, ne aucune femme seulle 
ne soit soufferte k entrer es ofTices des hommes '. Nulz frère 
ne soeur ajl fermeure ne clef, se ce n'est k qui elle sera 
nécessaire pour son office qui lui sera enjointe ^. 



Le scptiesme chapitre : Du silence tenir ^. 

Les soeurs tiennent silence en leur oratoire, en réfeo- 
toir et en dortoir; se paradvanture, pour ce qu'elles n'ont 
nuls signes, dient aucune chose, d'une parole ou d'une orai- 
son, briefvement et bassement. Celle qui premier sera en 
l'ordre pourra parler, hors ri^foctoir et en la table, tant seu- 
lement. Les soeurs ne parlent point aux hommes de 1& 
mesnie de la maison se ce n'est de con^ espécial. Ne parlent 



I. ^tiitulsae Ullc. T.i:t. 

». On lit ilanH 11- inAnuscril /emmM, i|i]i est i 
Stnlulddc Vcinon, cha|). XII. Cette prescrlplioi 
«taluti dp Pnrir — —--■■"--• ---■ ■ - 



lodifinnt BCiilemcnL c 



4. StadiU de Paris, art. 31. 



HÔTEL-DIKC DE Pf>BTOISF 



point hors leur piirliiir h (jupIs hommes que ce aoit, fors que 
briefvement et en eslnnt debout. Parloir leurs soit pourveu 
eo lieu appert et honnesle. Les frères tiennent silence en 
leur dortoir et en leur réfectoir, se par advanturc ne parlent 
briefvementet bassement aucune chose des nécessaires de la , 
table. Après compile, tous. t*mt frères que soeurs, tiennent I 
silenee Jusques après matines ; ores pour feu, pour'lanon, 
pour leur griefve maladie et pour la fçarde des malades 
leurs sera soulTerl à parler. Les frères et les soeurs estans 
PU voye nous n'entendons point estre tenus a aucun silence, 
fors que tous, en quiconque lieu qu'ils .>ioient, complie ditle, 
re|>osent en silence jusques uprès matines. 



l.c chapitre kuict : Du Jeûne '. 

KPrères, soeurs, tous jeûnent es vij^Ies des cinq festes 
wtre Dame et es jours estabiis de l'Éfflise, et au jour et 
I Sainct Mai'ç, et es deux jours devant r.\scon.sion, 
t à sçavoir le lundy, le mîirdy, et le mercredy vifçile de 
JBte feste, et tous les vendreilis puis l'Exaltation Sainte- 
t jusques îi Pasques, et par tout Tadvent. Le lundy, 
rcredy, vendredy et samedy se abstiennent de chair 
man^r. Au jour de la Circoncision, de la Typhaine, es 
jours des festes de Nostre Dame, de Saint Michel, de Tous- 
saints, des apostres Saint Pierre et Saint Paul, de Saint 
Jean Baptiste, du patron Saint Nicolas, de la Dédicace de 
l'éplise et de l'anniversaire de la Dédicace, et quand ils 
seront siii^nejc, poun'unt mander chair, les lundis, les mer- 
credis, hors l'avenl et les jours désinez de l'Eglise. Au 
jour de îs'ocl, en quelconque jour (pi'il eschée, ils pouront 
mander chair; et en la présence de l'èvesque et par son 
eommandement pourront manyer chair. Cette devantditte 
ahstinance dedans la maisoii et dehors soit ffardée de tous. 
Aux débiles et aux malades on donne it mnnf^iei- de la chair, 
si conmie à la prieure sera veu que bien soit. 




13H 



fTATTr» s »:-? 



I»t-^-fZ.: i..-*c.«»r -rt devant Sircp^r. i i-«ir^ itMcpëtonle. 



s ." -i ;:izi::Lz:-e '^ cr>e»r i r^tt? cn-cr». .ni r 



tiir .-s &.** Zn ji ^,t s:c. >i r:i-r j» fr««s et ses s 

r-ji-^iTtc". 4 -» rêf'*i:*!::c Nul :7^T*r. -»? ziLIe soctxt. ne 

i ^ -s^it.oi»^ '-.til-r. "f^ rl'.-f =. -fs:: riif-if i Ji rr^iri^rre table: 

in-ri.'^ 1 .-.. ;~ .t!!- ^-fri-rl ■- It-rr^ll-f i"in de^"*nl 
î-k.": •?' li l'.-i-iivr « '..:■ i ui-i-r r». -rr.- ir^rc-ire i 'i«extnî et à 









ziii-^-^sc^nt ny ne 
-^. li cr^err^ert en 



* _; — 



..x. 



• X 









m 

.: "• ." N; r-.vi: usaient 
^.-^ --•.-'>?-.■ rs àe 

;■- . _' " .:•.: -T. "'u en 






.-■:—" • -■• 71.1 f ' . 
T*.t ." • 1 : ." 1." - I 



H&TEL-DIKC DE PflNTOISE 
Les frères ayenl tousjours b la laMe une )ei;on', 
^nt sept ou plus, desquels uu muins les cinq soient clercata 

Nul o'aporte aucune chose k la table, se le couvent i 
l'a communément. Des autres choses de la table qui à boi 
t à manger appartiennent, à celuy tant seulement appar- 
Mine & qui [par] la prieure il sera enjoint en son réfel!»: 

\ Pour la bénédiction de la table dient tant frères que 
>eure laîz par deux fuis Pater noater et Ave Maria ; pour 
i4c6s quatre fois, et la prieure seigue ' la table, ou celle 

lilaqucllc elle aura enjoint. 

/,p chapitre tlixicsme .• Dr la seirjncc ■'. 

Seign^fl soient par six fois l'an ceux qui voudront, c'est & 
favoir après Noël, devant Caresme, après Paaques, entour 
1 feste des apostres Saint Pierre et Saint Paul, après 
k)Ufit, après la feste de Tou&saints, Ne frères ne soeurs 
brs qu'à leur seinpneur ne se ozenl faire seigner, se ce 
l'est en nécessité ou de l'espéi^iale liceni'e de la prieure. 
l Les seignées manjussent hors du réfectoir au lieu auquel 
lleur sera pourvu plus prolitablement. 



b$ehitpUre unie : Comment les hostes et le» malades sont à 
recevoir, et comment ils doivent pâtre Iriiittés. 

[ Avant que ' le malade soit reeeu, il doit confesser ses 

iliezet, se mesfier est, religieusement et honnestement soit 

ipnunumé. Apres ce soit porté au lict et illec comme sei- 

^eur de la maison charitablement et révéremment traîtté. 



I. SUtlils de paris, arl. 43. 
3. Signarr. bénir «vcc le nienc 
*. HoprrxlucliuD Uitucllc an '. 
'm Copi« parle quant iir- 
— ' '- ^-'linleile lu 



lie lu cmix, 
ilaliilsde Lilli', I, » 
■ t pmb,ih1rmcnt . 
oit l'on devait l> 



:• 



> j i» TL.^— j«iir 



■^ i 



■ ■îii^ n?- '-— 






■ * r»' 



■ 'Tl-T". 111»- TT T^.:.^.— l**"* Il."!.'"^.'-S. 



• 






- ^ \ w: ' 



1^ 



IIÔTEL-DIEI' DE POSTOISE 139 

Nulle soeur ne manjuce avec les hommes hostes, ne nul 
frère avec les femmes hostes '. 

Les femmes ffrosses qui seront receuesen la maison, puis 
qu'elles auront enfanté soient illec procurées par trois 
semaines -, se tant ils y veulent estre. Tout ee qu'il eonvien- 
dra dépendre au baptesme de l'enfant et à la purification de 
la femme soit administn* des biens de la maison ; et ce qu'on 
donnera 6 l'enfant & son baptesme sera à l'enfant et sera 
donné à la mère quand elle s'en voudi-a aller. Se la mère 
mevirt en la maison, l'enfant soit noiirry en la maison mes- 
meTnent se il n'a père. 



X« douzi 



chapitre : De l'inafHulion ef de l'office 
de la prieure. 

iLa prieure morte ou ostéc hors de son olliei', le couvent 
l^uttes choses ayt son lieu et son pouvoir en gardant les 
i de la maison jusques à tant que nouvelle prieure 
i esleûe et conQmiée en la maison devant ditte. Adonc 
prieure morte ou ostée hors de son office, le couvent k 
tain jour s'assemblera sitost comme il pourra, les frères 
I 1<!S soeurs profez, lesquels ensemble venans au chapitre 
■ soeurs élisent nouvelle prieure, et celle en qui la pre- 
nipe partie des élisans se consentira par nombre à la 
^tié, ou celle qui de ceux èsquelles eslisans auront com- 
ssoit esleûe. par la vertu de la constitution, louttes 
Uitez de droit omises-', tout appel, tout contredit cessant, 
' pour l'eslciie. Se celle esleiie est prise de la mai- 



> SUluU de Tmyr», iii'l. BU. 

' ItC sens de cette phroHC fit ambigu, on ne peiil doteimiTier a 

B ai l'incidente - puis qu'elles «liront cnfantiï " »e rapporle b' 

'''*1ïiIj[.(. de phrase on au dernier; ta seconde inleronïtalion nari 

^"nt plu, nalnrelle. 



1 dernier; ta seconde inlerpnïlalion parait ccpco- 



. "• Ce tel Le oITre queluiies rapports avec le ehapîtrede IVlrclion du prieur 
,,%■)•> les ConaLilulions des Flores Prfeheura{I)ij(inelio11,cs{tlï.lI..4naIe('ln. 



"*• P-'lOl") :"" Prioi 
«^nicam eligant. 
B»lis ,.' 



l'cntualca n suis convcnlibus secundum rormam 

uri vidclicel parte eligeatium, vel per cunipro- 

inspiralioncm, aliii juris subtllitalibus rele- 



i 



I iO STATUTS d'hÔTELS-DIËU 

^44Ml OU de ailleurs, une soeur d'une Maison Dieu qui qu'elle 
soit, 8oil postulée ^ Tous, tant clercs que laiz et soeurs, 
n(Ù(mU ohéissans à elle, puis qu'elle sera confirmée. Après 
iVM choses, la prieure aura toutte la cure et Tadministra- 
(ioii des choses temporelles dedans et dehors, lesquelles 
i'hoses, si comme selon Dieu sera veu, elle dispensera en 
rhostel, desquels touttefois elle rendra compte devant le 
i'ouvent et le conseil de la maison en temps convenable. 
I «aquclle instituée, sans cause manifeste et raisonnable ne 
doit estre ostée. A laquelle les soeurs et les frères clercs et 
laiz et toutte la mesnie de la maison seront tenus obéir à 
(*llo. A TofTice de la prieure appartiendra dispenser dedans 
et dehors les biens de la maison, et par soy ou par autres 
adjouster toutte diligence en tour la garde des malades ^^, 

Le treizeiesme chapitre : Des frères et soeurs recevoir 

en V ordre ^. 

(juand aucun ou aucune sont à recevoir en frère ou en 
soeur, la prieure doit luy exposer trois voeux, c'est à s^avoir 
voeu de continence et de non avoir propriété'^. Elle doit 
uussy exposer les austéritez et les aspéritez de Tordre, 
lesquelles choses s'il respond qu'il les veut touttes pour 
Dieu, luy soit demandé de la prieure, c'est à sçavoir s'il est 
marié, et h la soeur se elle est mariée, serf ou serve, 
obligé ou obligée en debles que luy ou elle ne puissent 
payer, ou profès d'autre religion ou professe, ou s*il ait ou 
elle ait aucune mahulie reposte », mézelerie, le mal dont on 
chéet, ou autre maladie pour laquelle il ne soit ou elle ne 



1. C'cHt-H-(lire, sans doute, (|u'il faul que sn nomination soil présentée 
A l'iiutorité ctH'lésiHsti<|uc sous forme de postulation et confirmée par eUc. 
\'oy. tes textes donnés par Du ('.ange au mol Fostilahi. Les ConstitutioriK 
tie Vernon disent : « conferinée de le evesquc ou de autre i\\i\ en son leu 
sera ». 

2. Statuts de Lille, II. 1. 

3. StatulsdeLilK-. II. 1». 

i. Le copiste a oublié le lroi>ième vtcu, celui d'«»l)éissance. 
ô. (^choe, venant de reuosHu». O terme se irtrouve encore de nos 
jouis dans certains n<»m* «le lieux, connue Nesles-la-Ucposte. 



H(VrEL-DIBl DE PONTMISK IH 

soit convenable à l'ordre et au servîc-e des pauvres, ou s'il 
a promis ou elle a promis aucune chose, par soy ou pur 
autre personne, parquov il soit ou elle aoit en l'ordre '. 
Oesquelles choses luuites devant dittes il die ou elle die 
estre délivré. 

Leurs soit assigné an de probatton. si que luy ou elle 
esprouve et «cache les aspéritez et austéritez de l'ordre et 
les moeurs du couvent d'icelle ordre et, puis ce, soit vestu 
ou vestiie de l'habit de l'ordre. 

Nul ne soit receu à frère devant qu'il ait vingt ans d'aage, 
ne après l'aage de quarante ans. Nulle soeur no soit receîie 
devant l'aa^^^e de dix-huit ans ne après cinquante ans. 
Touttesfois ta prieure puisse dispenser pour le proilit de la 
maison avec aucune personne, du conseil des bons. 

Le qaalorzfiesme chapitre : Des novices K 

La prieure establisse et institue aucun frère qui enseigne 
les novices, et qui les novices soeurs s^ache enseijfner. Les 
novices frères et soeurs ensemble par parole et par exemple 
soient enseignez, comme partout et comme en tout temps 
Us se doivent avoir et contenir selon la reigle et les establis- 
semens ou constitutions de la maison ; et ceux ou celles 
[qui] se contiennent négligemment, iceux esmeuvent et 
s'estudient amander tant comme ils pourront. Devant touttes 
choses les enseignent avoir humilité de coeur, souvent, 
purement et sagement confesser, vivre sans propre, leur 
volonté délaisser pour la volonté de leur souveraine, gai'der 
en touttes choses obédience de volonté sans contraire, et 
enseignent comment ils faeent veine '•' en chapitre et com- 
ment ils ou elles se accusent des négligences manifestes : 
et se ils ou elles aucun ou aucune ont escandalisé, si 
longuement devant les pieds de eeluy ou de celle qu'ils 



1. C'ctL lu iiimonic, [iii'on prosci'iL ici. 

a. Statuts de Lille, II, 3, 

3. Le manuscrit purte u^nûe, c'etl I'«xpre9siuii 



STATUTS d'hÔTELS-DIEV 

iiurunt escundulisé ^i&e prustrat ou prontrato, jusquvs 4 
tant cpiit, apaisé ou apaisée, les Ifîvent ou la lève, Ade- 
Lvrtes les nov-ices Hoîent enseignées que ils neetrivenl ny 
ne tancent it nully, mais à celuy ou k celle qui aucune 
chose leurs donneni ou offrira, ou bien ou mal leurs dira, 
s'enelinent. Adecertes n'ajent ay no monslrent nuUv 
soupçonnans : souvent est deceu l'humain jugement. Nul 
frère ne nuUe soeurs, du frère ou de la soeur absent ou 
absente ne parle, fors en bien. Boivent à deux mains les 
frères et les soeurs et en séant. Leurs veslemens et les 
choses de lu maison gardent diligemment; la licence que 
leur souverain |ne[ donnera ' ne requièrent point du plus 
bas. Item soient tou.s les novices introduits que ils se con- 
fessent entièrement avant qu'ils soient profès et qu'ils se 
despeschent de touttes debtes, et que toulte autre chose il 
exposent et laissent à lu vulonlé et disposition de la prieure, 
sans murmure, si que de touttes choses ils se délient. Les 
frères et les soeurs lai/, au temps de leur noviceric 
apprennent Pater noster, Ave Maria, Credo in iJeum, se ils i 
ne les sçavent. Les vestures des fi-ères et soeurs novices, 
avant qu'ils ayenl fuît profession, ne leurs soient estran- 
gées'-; les clercs ne soient ordonnez, ne les novices ne 
portent voile. Les novices frères et les novices soeurs, en 
chapitre, devant les autres se accusent, et tantust issent 
hors de chapitre ny ne soient ,'i oûir les coulpes des profci. 



/.« 



'J. faire In, >rofc,. 



K Je voue et promets & Dieu et k Nostre Dame, et ii tous 
saints, et h toy, prieure de céans, que je vivray en chasteté 
et sans propre, et seray obéissant jusqu'à la mort, selon la 
reigle saint .Augustin, et â tes successeurs, et me promets 



t. Le copiste u dfi umctlre une ni'iciilion devunt donnera ; 1b levon qttr 
nous avuns nHablic dans le IcKto çsl en effet celle que riiumisieiil tes sta- 
tuts de Lille, d'aprè» U rèitle des Frères Préchpure. 

1. Aliénées. Vuy. Du Canire au mat Extransahs. 

n <iDi.,i. .1» I.Tll» Il i 



tlÔTEl^DIEU DE P0ST0I8E 



lia 



muinteaunl puur Jésus Christ serjant de» pauvres 
malatles. » 

lîn celte iiiesme manière chacune des soeurs face profes- 
sion il la prieure et die : " Je, soeur N. » el les autres choses 
selon la forme des frères dessusilitte. Ce adjouslL'nt que en 
la fin dira : « Tant comme à moy appartient faire et 
tenir ••, 



Le f/uînzi-iesnie chapitre : De la manière tle tenir chapitre 
tant des frères que de» soeurs ' . 

Aux soeurs résidens - juxte leur ordre, selon ce que avant 
ou après ont entré en l'ordre, k dextre ou & scnestre de la 
prieure, die icelle prieure : BeneJicile et les respondent : 
Dominus et lors touttes s'euclinent. Laquelle chose 
faille, soit leu un'^ chapitre de ces constitutions, et expose 
l'une des soeurs, s'il en y a aucune lettrée qui sçache expo- 
ser, si comme il apjiartient ''. Après ce, se la prieure a 
aucune chose à dire à la correction et k l'honuesteté des 
soeurs, die briefvemenl. De en après enjoigne la prieure 
qu'elles se facent bénij^nes et que celles qui se cuidenl cou- 
pables se prosternent, disans : ti Ma coulpe », et, dil de la 
prieure : ■• Levez-vous », touttes se lièvent et soient touttos 
juxte leur, ordre, sy comme devant. Après se liève la pre- 
mière au dextre costé et se accuse, disans à la tin : o Eu 
moult d'aulres choses j'ay péché n, laquelle chose ditte, se 
aucun la veut accuser, si l'accuse. Bien se gardent que par 
ire ne par haine n'accusent aucunes; après, la pénitance 
qui luy sera enjointe sans murmure et sans clameur reçoive 
humblement, et ainsy retourne k son lieu. Après, se liève 



in premiêrfi qui après celle-là sied, i^t se accuse, et doni 
iiprès loultes celles du costé dextrc, et puis celles du costé 
senestre. Quant les coulpes sont oves en chapitre, nulle ne 
ause parler, se ce n'est par deux causes : c'est à sçavoir en 
disant sa coulpe nu la coulpe d'autruy et en tespundant aux 
demandes de la prieure ; l'une estant et accusant, l'autre ne 
parle puinl ; nulle n'accuse l'autre, se elle ne dit de qui elle 
l'a oy. Nul ne ause les secrets du chapitre publier aux estran- 
pers, et si aucun fait le contraire, man^uce pain et eau è 
teri-e. et putaige tant seulement, jusques à tant qu'il a^t 
fait satisfaction de telle coupe selon la volonté de la prieure, 

Le saiseiesme chapitre : De légère ' et yriefve coulpe. 

Légère coulpe est se aucun maintenant & qui sig^e sera 
donné ne vient hastivement en son temps h rêglise ou au 
chapitre, ou à la commune réfection ; se aucun en dortoir, ou 
en réfectoir, ou en oratoire fait aucune ïnquiétation ; se 
aucun monstre aucune notable légèreté ; se aucun ses ves- 
tures ou les choses qui luy sont commises, ou aucune chose 
des choses de la maison ayt traitté négligemment, ou 
aucune chose des outismeus aH brisez, cassez ou perdus ; 
s'il n'a tenu silence en lieu et en temps: se aucun par 
serment, si comme en parlant, ayt airermé ou nié aucune 
chose; se aucuns trulles ou paroles non profitables, de ire 
ou aucune griefve chose, voudra avoir en usage ; se aucuA 
en l'oflice des frères ou des soeurs à luy enjoint ait esW 
trouvé négligent. Pour ces choses confessées ou proclamées, 
deux, ou trois, ou quatre pseaumes & ceux qui s^aveiit les 
pseaumes, avec discipline, leur soient enjoints ; au non s^a- 
chaus, pour cause chacun pseaunie cinq Pater noater, ou 
plus ou moins, tant de pseaumes que de Paler iioster, seloD 
hi volonté de la prieure, des frères ou des soeurs, sent 
regardé que bien soit. 



HÔTKL-DlEi; Dt: TO.NTOlSE 1 i.'i 

Griefve cnulpu ' trst se, par la néjïlifîcnfc di'S cliiiix'lailiti 
ou lies soeurs lesquelles sont députées à la pardc des 
malades, aucun des mnlades sans son Stiuveur, ou sans su 
deniiëi-e uiietiou, meurt; se aucun frère avee femmes, ou 
luu'une soeur avec litimmes, familiaireiiient avec paroles 
sfmpv^mneuses ayeiit tummunir|ué ; mesmcs se, sur ce 
admonestées, du tout eu tout ne s'en soient f^ardez; se 
aucun, k l'ine ou à raurlieiue des séculiers, félonnement 
ou enpiiseusenicnt avt contredit k la prieure, ou estrivé à 
nueuii. Se en cetluv dessein il aura clamé, inesdit ou |dit] 
puniles déstirdonnées , comme en soy revangeant, se soit 
arrogammeut porté et contrebattu ; se aucun sa coulpe ou 
son péché passé, dont il aura fait satisfaction, luy reproche. 
Pnui* ces causes uu poui' semblables coulpes, trois disciplines 
soient données en chapitre et en trois jours au dïsner 
facenl en pain et en eau, séans k terre. Touttcsfois la prieure 
cette painc pourra croislre ou amenuser selon ce (ju'elle 
verra que bon soit. 



; dix-septiesme c/inpHre : De [plut 
Plus] griefve coulpe est t 



ijrlefve coulpe^. 



^^RPtusJ griefve coulpe est se aucun ou aucune pr 

feste rébellion a esté désobéissant à la prieure ; se aucun a 
commis larcin ou a esté ti-ouvé avoir propriété ; se la chose 
qui donnée luy u esté, de su sagesse et de son propos il lu 
cèle; ou autre quelconque péché mortel il ayt fait ; mesmes 
s'il est cheu es pêche/, de chair, lequel nous enjoignons estre 
h punir plus (fricfvement de tous autres péchez. 

De ces coulpes ou semblables, celuy qui les aura confes- 
sées ou qui en sera dnmé et [conjvaincu soit battu devant 
tous par quinze jours, et ne se assiesse point avec les aulre.s 
il la table commune, mais en réfectoir nianfîera sur la terre 
nue, et on luy donnei-a pain et eau tant Heulcment, 1n>is 
jours en la semaine, [se] ^ la prieure ne luy ayt aucune chose 



. Statuts de Lille. II. 
I. Statuts (le Lille. Il, 
k. Le text« des stntul 
Dppie de l'ontoiiie. 
*> L. U U**». - SUKii 



Ii() 



iTUTs o'iiAtels-dikl' 



donnée par iiiisérivorde, ne ses reliefs ne soient meslez avec 
les reliefs des autres. Tel, tant comme il sera en telle péni- 
lance, ne soit communié ny ne prenne paix ; s'il est clerc 
ou preslrc, cesse l'exécution de son office, jusqu'à ce qu'il 
ayl fait planière satisfaction ; toullefois la prieure, pour Is 
liréaence de ses hostes, ou d'aucune excellente solennité, ou 
pour prières du couvent, lesdites paines poura relaschcf ou 
pardonner. Et est & sçavoir que, en griefvcs et plus priefves 
coulpes des fi-ères et des Soeui-s, celuy qui ovt les confes- 
sions des soeurs avt plain pouvoir d'enjoindre pénitence, 
de muer, diminuer et d'accroistre. Les légères coulpes des 
soeurs, si comme dit t^si, soient laissées à la volonté de la 
prieure. 

Le clinjùtrc dix-hiid : De apostasie el de paine iViccUc '. 

Quîconques aura fait apostasie, et puis il repérera, atout 
verges vienne en chapitre, et luy prostrat, requierre par- 
don el, après luy cstre dressé, die sa coulpe. Et quant lon- 
guement la prieure le aura jugé, à grand cuulpe deuement 
se sumettra, et en tous les chapitres, tant comme il sera en 
ceste pénitance, devant tous recevra discipline; tous les 
vendi-edis par an jeusnera en pain et en eau. Touttefois la 
prieure, aux prières du couvent, se elle voit on luy vruye 
repentance, luy pourra relasclier ou pardonner. 

Le ilix-neuf cliHjiilrc : Des suffrages des rnorls-. 

Pour cbueun frêi'e mort et soeur, fors la messe et vigilles 
solennellement dittes, lesquelles doivent tousjours estre 
fuittes, le corps sur terre, chacun prestre die trois messes; 
le clerc son psautier ; les frères laiz et les soeurs trois Pater 
noater dient. Se est trouvé à la mort que le frère ou la 
soeur ayt propriété, laquelle luy ou elle n'ayt monstrei en 



IIOTEL-DIEU DE POSTOI8E 



147 



SB vie. nul otiico divin puur eux ne suit fait, mnis comme 
excommuniez soient jetiez. 

Les airniversuire»!, qui communément de la prieure et du 
couvent seront octroieit, curieusement soient retenus et fnitz, 
et se en ce jour ont assij^né aucunes rentes, à pitance faire 
et mm à autres us soient convertis. 

L'anniversaire des frères et des soeurs et des pauvres 
Irépassez chacun un soient faitz en la maison, par vigiles 
de neuf levons et la messe, un la tierce férié après la Nati- 
vité Nostre Dame ; l'anniversnire des familiers et bienfait- 
leurs, la tierce fêrie après lu Purification. Lesquels, se en 
ces jours pour aucune cause ne peuvent estre faits, k l'autre 
jour prochain soient faits. 

Chacun an soit fait solennellement et dévottement l'anni- 
versaire du noble roy Louis, fondateur de la maison, au 
jour de son obiit', l'unniversaii'e de reine Margueritte, sa 
femme, et du père et de la mère d'iceluy roy; et en ces 
jours soit pitance faitte de chair ou de poisson, selon ce 
que tes jours le requerront, aux sains et aux malades, et 
pour ce que par uubliance et nonchalance et non cure les- 
dits anniversaires [ne| soient mis en nonehaloir, soient 
^Mfcrits en nos calendriers et en nos messels. 



I^ chapitre vinijtiesme : De Vhonnestelè de la incsnie 
de la maison'^. 



Im mcsnio de la maison, tant des olVices de l'hospital que 
es granges, pour son pouvoir se porte et se tienne hon- 
nestement, laquelle chose se par advanlure aucun frère en 
quelconque crime, par relation des dignes de foy, ou par 



1. Il est dilfidle de (li^lcrininer si cet arliclc faisnil priiiiilivcmtnt partie 
de \a r£|;lc. coiiinic la prescription unalof^iiu du prulo^iie. uu ail n a ùlé 
njntitr.' qii'npris la mi>rl du nii i:l dp la l'eine. Dans cette seconde hypo- 
t.lii-ac I addition aurait été i:ITi:i'lu^c entre l'année IZUâ, datp de Is mort de 
Miiii;u«iile de Pruvencc. et l'anni'c 1S37, l'uoque de In béatiDcalion do 
Miinl Luiiis: mais étant doiinJ t)ue la date de Tobit n'est pa> ïndiqut'c, 
nous pencherions à croire qu'il «'agit [A d'une disposition inscrite d'avance 
Bour n'avoir son exécution que dans l'avenir. 
Ls. Uans la règle de Lille, 11, 11, le texte est plus clair. 



1 IK SI ATITS D'll(VlELS-Itli:i 

aucun suu[ii.'ijn prubahli-, mo^iips sur le viii' d'imoiiliiu-nce. 
ou les mouvemens des soeurs ou des chambrit-res. soîl 
notté, jnçoit ce que de tout en tout ne soit manifestée, lan- 
tost suns demeure soit chassée de lu miiisoD, jaçoil ce qu'il 
deust enijiorler tout son loyer de tout l'an. Ne à tel nu snil 
donné congé de demeurer combien que, par advantui'e, soit 
advis à aucuns peu de dommaige h la maison lemporellc- 
ment k leur départir. 

Des choses dessusdittcs pourra oucunes fois disi>enser la 
prieure, mais peu, si ce n'est pour évidente nécessite, 

Cy /inisse/il tes Cunstilalions de l'i/ospllal el Ilos/cl-Dieti 
de Pantoize*. 

Ensuil iu mvllimle 'le faire /iro/'exsioii. 

Je, soeur N., fais profession et vœu, promcz h Dieu, à la 
Viei^e Marie, Monsieur saint Nicolas, îi tous saints el i 
touttessainttesetùtoy. Prieure, chef de céans, que je vivray 
chastement, sans propre, et seray obéissante à toy et i> tes 
successeurs, Prieures, selon la reigle saint Augustin. Et me 
promets dez maintenant, pour Jésus Christ, servante des 
pauvres malades et accouchées, tant comme à niov iippar- 
tient faire et tenir jusques à la mort. 

Oraison de Iouk les saints qui se doil dire ajirès le i:hnjiilre 

tenu : 

Versus. Preciosa est in conspectu Domini, 
iJL. Mors sancUiruni cjus. 



Oi-emus. Sancta Maria, mater Doinini nostri Jesu Christî, 
alque omnes sancti jusli et clecti Dei simul intercédant et 

I. Nous rcpruduisons, lia suite iI<^8Bla[uls,dilTércntc« Hildiliuns fuurlriea 
par notre manuscrit. La Méthailr. Je recevoir I» filUt A l'ordre e«t MUtt 
aucun (limlc d'une (époque iris poKtiïi'icure A la rfcloction do In règle, mab 
elle svnibic CErlatnemcnL plus ancienne quu le Cèrémoaiat publii' en lill, 
uù lc9 détails df la rcccf.lioii s ml Lenutuut. plus cumpliquÔ». 



I 



nATEI.-DlEC DE PONTOISK 

>rent pru nubis poccatovibuH ad Domîiiiim Deum iinstrum. ut 
nos moriisniurab eo ndjuvari, salvari et esaudiri.qui in Trini- 
tate perfpcta vivil et rej^oat Deus per omnia soeeula soeculo- 
rum. Amen, 

Benedicamus Dominu. 

Deo gratins. 



1i9 ■ 

m. ut I 

>ini- ■ 

culo- I 



[L\a méthode de recevoir les fiUea k Vorilre, 

Premièrement, la prédication ftiitte. et après que elles 
se seront prosternées et jottées en leur grand paine devant 
leur prieure, alors celle prieure leur demandera en ces mots 
ou semblables : h Que demandez- vous? >• et icelles respon- 
-i«bvnt : ■• La miséricorde de Dieu, de vous, mèi-c Prieure, 
^t de tout le L'ouvent. mesmes de tenir l'ordre saint Augus- 
nïn 11. Icelle leur commandera de leur lever droit, et alors 
rae tiendront devant le prédicateur qui parlera k elles en leur 
BdJsens : 

W^ a Mes filles, j'ay veu que, vous eslans prosternées devant 
B'ostre mère Prieure, elle vous a demandé ce que requériez et 
nui avez respons deux points [ce qui est dessus escril). Quant 
lust de la miséricorde de Dieu, je vous puis respondre qu'il 
ns'est en raov ny en tous les humains vous la pouvoir don- 
nier, mais bien vous enseigner le moien, par lequel la pou- 
nez obtenir (arec ao(rcs monitions f/ii'il plaira dire au prédi- 
mateur). Quant au second point, qui est de la religion en 
^laquelle demandez entrer, [jour vivre en l'observance et 
Keîgle de Monsieur saint Augustin, ancelles et servantes des 
Lpauvres. la demande est fort facile ii madame vostre 
R^rieure et au couvent, à vous l'accorder , mais très diOîoils 
Bt lu bien pratiquer si Dieu ne vous conforte et ayde, en là 
■Vertu duquel pouvons tout : et quant à vous rendre les 
R^oses dillîciles, c'est à cause des empeschemens qui peuvent 
Iwtre tant de leur part que de lu vostre : h scavoir, si vous 
nsticz promises ii quelques certains personnaiges pour entrer J 
nb lien de mariage, cela vous rendroit incapable à estre 1 
neceiis en cet eslat; si voua estiez obligez à quelques debtes, ' 

L Wff iï-'DfCA!. LISKAiir W 

■■ SÎ,'J*FOfin UNIVERSITY 

■ 3C0 rA3"i <JR 



ISO 



STATUTS d'hÛTEL8-DIEU 



le couvent n'y pourroît pas fournir ; si vous aviez aussv 
quelques maladies occultes, cela vous pourroit empescher 
à vous exercer au service des pauvres et de la religion. Je 
vous demande devant celle compagnie si vous avez point 
quelques uns de ces empescliemens? » 

Les lilles répondront : " Non ». 

Le prédicateur dira : i- Or liien, mes fdles, puisque vous 
nous avez si^rnifié n'avoir aucun de ces empeschemens 1&, 
je vous demande en outre, pour le regard de ce qui con- 
cerne l'eslat de reliffion, si vous voulez bien laisser vostre 
propre volonté et la mettre en l'obéissance de vos supérieurs, 
et aussy délaisser père et mère, soeurs, frères, parens et 
amis, ne les aymant, sinon que selon Dieu, et pareille- 
ment les biens et plaisirs mondains, et à tuutles pro- 
priétez, pour vivre en pauvreté. Et lestât que vous vou- 
lez prendre n'est autre chose sinon qu'il vous faut vacquer 
continuellement jour et nuict aux œuvres de miséricorde 
corporelles et spirituelles, k servir et administrer aux 
pauvres malades ce qui leur sera de besoin et de nécessité, 
leurs survenir à leurs indigences selon la faculté du lieu, 
les alimenter et solliciter continuellement, comnies estes 
leniies de faire, supporlant leurs imperfections et leurs fai- 
sans remonstrances charitables, les enseignant et admones- 
tant de leur salut en leur grande nécessité qui est l'article 
de la mort, et que par vous ne puissent perdre les sacre- 
mens de l'Église ; aussy les consolans et excitans tousjours 
à patiance ». 

Sur ce point le prédicateur pourra faire entendre quelle 
rémunération on en reçoit, et quelle punition aussy pour les 
défaillans, puis après leur demandera en disant : « Mes 
filles, je vous demande si pour l'honneur de Dieu vous 
voulez subniettre k observer touttes ces choses ? » 

Elles respondront ; " Ouy ». 

Et après le prédicateur leurs donnera bénédiction, en 
disant : c Le Seigneur, qui a commencé, cy perface >i, ou 
celle autre bénédiction qu'il verra bon, 

Mesnies faut bénistre le surpHx. la robbe. la ceinture, 



lKiTfil.-lilK[- DK VKllNf» 151 

inteatix et coiivrechofs, et en leui-s mettiiDl li'sdils 
«Kivrechpfs faudra commencer i?l chanter Veni, Creator 
Spiritus. 



^^^^STA 



STATUTS DE LHOTEI-DÎEU DE VERNON 

Fin (lu règne de Saint Louis, 

.M.ina»ôril. Bîbl. nat., noiiv. bc(|. fr., 4171, un du iiii* siècle. — 
Edilinn. De Bonis, HefAifit ili"* travaux île la SoeiéU libre de CEure, 
3' sér., (omo V, p. 543-oaO. 

Les sUtuts de Vernon sont poslérieura à ceux do Pontoiae 
dont ils se sont visiblement inspirés. A s'en tenir aux temics 
d'un de leurs article» prescrivant qu'a l'anniversaire du " roi 
Ltïa, fondeor do la Meson Dieu « des prières seront récitées 
(■ pnr l'ame d'îcel mi et le roi LoTs, son père, et la roine Blanche, 
sa Rière », on serait disposé à placer l'époque de In rédaction de 
ces consliluliona après le règne de Louis IX. Mais on remarque 
un pasMge analo^^ue dans la règle de Pontoise laquelle, d'après 
une autre de ses dispositions, a ccrlainenient été rédigée du 
vivant do saint Louis. On peut donc, tians un cas aussi bien que 
dans l'autre, se trouver en face d'une addition au lexle primitif et 
il paraît probable qu'en réalité la rèfîle de Vernon a été compo- 
sée par ordre de sainl Louis. 

Le manuscrit qui la renferme débute, en effet, par ces mois ; 
i< Les constitutions le roi rie Krance lesquiels l'an doit garder en 
la Meson Hieu de Vernon ". Or, quand on observe le rôle joué 
par saint Louis vis-û-vis de cet Hôtel-Dieu, on est bien lenlé de 
reconnaître en lui le n roi de France » à l'inspiration duquel sont 
dues les constitutions de cette maison. C'est lui qui avait 
reconsiruil l'hôpital et l'avait richement dnlé; il lui témoigna 
toujours une sollicitude toute particuliëi'c et sa première action, 
quand il venait h son palais de Vernon, était de visiter la salle de 



132 



i D'llftTF.r,S-IlIKf 



la Myison-niou ' , guoi .le plus imlurel qu'il (lil voulu l'ouroiint-r 
son u'uvre en faisant rédiger des slaLuts propre» à assurer le bon 
Tonclionnement de l'insliliition ? Si l'on accepte celle hypothèse, 
la dale de la rédaclioii de la rè-le de Vernoii devrait être fixi'e 
enire 1265 el 1270. 

LhIS œNSTITLTlONS I.E I10[ DE PHANCE, LESyi EI.S L \y DOIT GAR- 
DER EK LA lUESON DIEU DE VEBNON, ET KAITES UliV (JOSSEIL HE 
l'oHDBE saint AIGISTIS ET DE LECH lIÈfil.E. 

1 . \Profof/tie]. 

Pi>r ceii ([lie nostivsSirns Jhesu Crix pauz- osl. i-t esbu- 
vreï et servîz. et lient Ii lui fet ceii que l'en fel aus povres, 
sit cum il dit en la sainte Euvanpile : i< Cen que vos avei 
fait !i un de mes povrcH vos avez fait à moi >i. par ccn nus 
urdenuii que tcles femes soient receues en la Mesun Dîeu â 
sereui-s, qui soient convenables à servir aus malades, sit 
cum fa Dieu dévotement, lesqueles leur aminista-aînt en tête 
manière les biens temporés el espiritués, que quant le hore 
et H jorz dou guerredon^ vendra, elles receveint por leurs 
ovi-es de miséricorde le ^uerredon promis de nostre Seigneur, 
ce est la gloire de paradis^. 



■2. U p,;,m 



conulihili'in rst tele. 



Après nos ordenon que totes les sereurs après l'an de 
leur novicprie faceint profession '' selonc la règle saint Auj^us- 



1. Il,-F. Uclaboi-(l<3, Vie de Miat LouUpir Guillaume àeSainl-PathuM, 
mfiiMur de l» reine Mirgaerile. Phiih, tKfiS, in-H', p. 9h. Cf. p. SI, 81. 
I, 96. — A ce li^Diuignagc on peut i^duter celui d'une ancienne tradition 
■ ' ' ■ BJiclp jiar le dominicain Guillnutne Pcpin ; ■ Inlerdtim 

''' " 'l per occultas lias ingrediebatur dicta ho«pi- 

— : ; !-■: 1 — :, doino, pausabtt 

adhuc Vernooe 
□ nuUus înSrmtia 

aul [>inij iiiui-Jiii- pciiiiillitur pro tanti régis reverenlja. . (De ImiUiimm 

Sanctorum f.ùliia lluillclroi Penin, Pari». Jean Petit, lS3a, în-S-, fol. S67 »*. 
— Texte que nuus avait nignnlJ le re^n^tlf P. Balme.) 

3. PmIui; ^ 

3. lllk^umpl 

1. Cr le Prologue ûta statut» de Pontoi 




lltlTKl.-DlKL Di; VKHMIN I "l3 

M-loiic lîi forme que nos dirons après. Et liiutes 
Hetcint pmnt diligence et cure & garder toutes les constilu- 

lionR qui sunt escrites en ce livre. En tele manière neeque- 
ient que nulle de ces constitutions ne oblige ne ne melc 
nlle des seurs à pechit^ mortel', se aucune mesprent 
ncontre ou mcsfet, mes à poine tem|ïorel sen plus, se elle, 

n'îl, mesprent ou mesfet par despit, et opf^ueil et inobe- 
lïence, 

■i. De ta élection à U jirieusc'^. 

Une des seurs soit eleue qui devent les autres seurs soit 
dttme et gouverneresse de la meson et de lou7. les biens tem- 
porés et espiritués, à laquele toutes les sereuvs obeisseint et 
soieut tenues à faire profession : laquele l'an apelera 
prieuse. Et iceste seur sera eleue k prieuse en ceste 
manière : 

Quant il avendra que la Meson Dieu sera voide et orpbe- 

ine de prieuse par resînation ou par mort, au plus tost que 

1^ couveuz des sereurs bonement porra, face semondre et 

leler et assembler les sereurs professes cpi seront mananssj 

lors de la meson W certain jor. Ht quant toutes les sereui 

W<Ab Hors et dedenz \i celi certain jor et k certaine bore sei-ont 

Mflsemblées ou cbapitrL-, elles éliront novele prieuse pa: 

•ooumun assant ou par compromis, en tele manière que 

celle sereur en laquele li graindes nombres des sereurs se 

assenlira, ou en laquele m sereurs ou nu, ou v, k» queles 

li couvenz des sereurs aura fait compromis de la élection, 

se Hcorderonl, toutes ou la graiffnor partie, que elle soit 

eleue à prieuse, soit tenue por prieuse, par la force de ceste 

coastitution et par le coumendement le roi qui l'a ensit 

~ rdrené et coumend»*, senz contredit et senz apel. 

I Ceste constitution de la élection de prieuse soit diligem- 
gaent gardée, où se celle qui sera eleue soit des professes de 
1 meson ou de autre meson cstrange, qui suit seror de le 



ue 

nt ■ 

ar I 



1. Prolo((ue Hp P,in 



3 



loi STATUTS D'HÔTBLS-DlEn 

ordre saint Au(j^stin. Et à celle sereur en cesle manière 
eleue et confennée de le esvesque ou de autre qui en son 
leu sera toutes les sereurs seront tenues à faîi'c obédience 
et obéir, coume filles à mère espirituel. Geste prieuse en 
ceste manière eleue et confennéc, sît coume dit est, ne 
sera pas remuée c chan<fiée senz cause reisonable et aperle 
coutnunement. 



4. De le office à Ih prirusf. 

Li offices de la prieuse sera tex : elle aura In cure et la 
guarde de touK les biens lemport^s et espiritiiés dehors la 
meson etdedenz', en procurent et assemblent, et en trectant 
par lui ot par autre, et en despendent aus povres et aus 
malades, et aus frères et aus sereurs, et aus hostes, et à toute 
la niesnie de l'osté, petiz et gran/.. Après elle sera tenue h 
la guarde et à la cure des malades par toute la diligence 
que elle pourra, par H ou par autres, et de jorz et de nuiz 
bonemcnt ". 



5. Cornent lessereiis doivent es/re receues à la .\teson Dieu. 

La meiiière de recevoir les sereurs sera lele ; les femes 
qui requerront estre receues en sereurs en la Meson Dieu 
ne seront pas de legîer ne tost receues, se elles ne sunt 
persones mont honestes et de bon tesmoing, ou se la prieuse 
sache bien certainement de leurs bones meurs et de la 
saintée et dou pooir de leurs cors ft servir les povres, ou de 
leur sen à faire leurs besoignes et procurer de la meson et 
temporés et espiritués''. 

Nulle feme ne doit estre receuc à sereur devant xx anz 
ne après i.x an7, mes neequcdent la prieuse ft aucunes per- 



1. statuts de PonloiHC, art. 11. 
3. Statuts de PonU>i<c. art. 11. 

3. C«t article parait eniprunti! aux Constitutions dfs I^rères Prêcheur* 

(Dist. I, cap. IS) : • In ^uolihEl conventu très ytl.inei patres eliçaiitur 

* consilio cspituli, qui recipiendos in moribus et Bcicntia diUgen- 



i 



IlÔTKL-UlKi; DK VKBSOS 1 ."iS 

sonps, clou conseil de boue gent, porra faire dispensiition pin' 
le preu' de la mesoii -, 



6. CnmenI Ira sereus doivent novices estre ensdynics et 
enfarinées en l'orilre, devant leur profession '. 

Quant aucune novice doit estre receue en l'ordre, la 
prieuse nu coumencement li dira et cspondm les m voz de 
la r^^le saint Augustin sus quex chacuns est tenuz en 
l'ordre ; ce est îi savoir le voeu de chaslëe. le voeu de obé- 
dience, le voeu de renier et deleisser toute propriété tem- 
porel. Et après cen li doit la prieuse monstrer les durtez et 
les austeritetz et les aspretez de le ordre ; dou refrecloir, 
quant elle vodra "inangier. elle junera ; dou dortoir, quant 
elle vodra dormir, elle veillera ; et dou chapîstro les aspre- 
tez que elle soustendm ; et especiaument les travaux et les 
cures de la garde des malades, de jorz et de nuiz, que elle 
soutendra. Et après ces choses ensit dites, se elle respont 
que por l'amor de Dieu et por le salu de s'ame ft bon gré 
ot mont voientioi-s vueult -solTrir et sostenir ices choses, 
npi-ès li dément la prieuse eniperil de se ame, se elle est 
obligée à aucun home par mariage, par foi ou en autre 
manière, se elle est serve de cors ou endestée de tex detes 
que elle ne puisse tantost pnier dou suen propre, nu se elle 
est professe de autre religion, ou se elle est grosse de 
enfent, ou se elle a aucune enfermeté privée que l'an ne 
sache, sit coume meselerie, paralesie, ou la maladie Saint 
Llieu *, ou autre enfermeté. ou autres defauz por lesquex elle 
) Boit mie convenable à le ordre saint Augustin sostenir 
jib Faire le servise aus povres. 



_. Profit. 

S. Ce psra(!raplie l'sl cinpnjnU- â l'arlicle 1. 

•ttra CTl modiué. 

lunt de ce chapitre est, tlai 
|Htre 13 de* statut* de Prmtaiiic, mais ccrta 
B que le ridacitur avait en mfini? tcmpi 



Ls de Mlle. 



n ensemble, cnjùi^ sur II 
aasaK^s paiiiTOicnt fain 
- ■-- -fcux le î' chapitre 1 



pilépsie. Voy. du Cange a 







\")l) STVTITH blIOTELS-DlEl! 

Après li (k'niJinL hi prieuse se elle ou iuities, por li ou 
par lui, i\ aucun ou à nucune, ou £i aucuns ou à iiucunos, [a] 
doné ou promis aucuns dons lomjiorés por aiiler îi împelrer 
l'entrée de le ordre et avoir les biens de la nieson. I^quele, 
se elle respunt à toutes ces demandes couniunement que elle 
en est franche et délivre, leurs au eoumencement la prieuse 
li assignera un an de novicerie et de approbation, ce est à 
dire que elle en ce pl-umier an esprovera et entendra les 
ausleritei; et les durtez de le oiilre, et la prieuse et li eou- 
venz, les meui's et la manière de la sereur. Ht après tnntost 
ceste novice sera despotUiée de la robe séculière par le cou- 
mendement de la prieuse, et vestue honestement de robes 
Belonc le ordre saint Augustin et receue en chapitre. 

Il est !i savoir que chascune sereur avant cen que elle soit 
vestue de la robe de l'ordre elle sera tondue de louz ses 
cheveus, 

Totes les sereurs chascun an, et jeunes et vielles, seront 
tondues de touz leurs cheveus, c'est & savoir, pruniterement 
la veille de Noël, après au meeredi de la Cendre ou au 
mardi devant lu veille de Posques, la veille de Penlhecoste, 
la veille de l'Assumplion Nostre Dame, la veille de la Sainte 
Croiz en septembre*. 

Après la prieuse tantost assigne et baille devant le cou- 
vent h celle novice une sereur professe bone et bien espro- 
vée en meurs en le ordre de saint Augustin, laquele sache 
enseigner et enformer celle novice par pandc et par bon 
exemi)le ii vivre saintement et à garder le ordre de saint 
Augustin et à servir les malades de jorz et de noiz quant 
coumandê H sera"-'. 

Devant toutes choses li doit enseigner ceste maistresse 
que à la prieuse et à toutes les seurs humblement se con- 
tiegne touzjorz, et leur port révérence et li enseigne que 
elle oit tou/joi7. humilité en son euer. 

Sa mestresse li cnseignt que souvent sagement et pure- 



IIÔTEL-DIKU DK VEKSQS 



157 



[ment l'I leiiunieul se cunfesse ; que elle vive sen/. propre; 
elle sa voleiité, por la volenté la prieiise et des autres 
lereurs plus encicnes de H, lesse dou tout en tout. Kl li 
rfanseint garder l'ii toutes choses obédience volunlnîre. Et li 
enseiut counient elle prandra sa veine ' en chapitre, et cou- 
nient elle se accusera devBnt toutes de ses manifestes ne^^li- 
jçcnces et deiraux, et de ses colpes, Kt se elle ha escandali- 
zée ou correeiée aucune de ses sereurs, elle sera h genoux 
devant les piez ii celle en chapitre, devant les autre sereurs, 
sit longuement jusque celle que elle aura eseantlalizée ou 
»rreciée sera aspuiéc et lu lèvera, en demandent miseri- 
»rde de sa folie. Après celle maîtresse enseignera celle 
lovice que deshoremais contre aucune sereur ne tence ne 
sstrive, et que elle ne palle, ne ne die de aucune sereur qui 
ne soit présente se bien non. Dcshoi-emais quant elle buvia, 
■ boive il II muiiis et en seunt. Ses robes et les choses de 
a meson garde diligemment ; et que elle ne oît nulli; clef ne 
Ejennelé, se In prieuse ne li baille por le preu de la meson 
^porles choses garder*. Se elle demande eongié à la prieuse 
l k celle qui est ou leu de li de faire aucune chose, et ne 
wte ne celle ne li voille douer eongié, elle ne doit pus 

lamier eongié k aucune des autres seurs de cen faire. 

Sa maîtresse doit aprendre à sa novice Puter noster, 

^ve Maria, (.'rerlo in Dell rn, ou tens du sa novicerie, se elle 

s les set bien". 

( Les robes séculières que les novices apiiorteront en la 

SBon Dieu seront gardée.s jusque elles soient professes. 
[ LcB novices en chapitre, devant les sereurs, de leurs 
iffauK et négligences se accusei-ont et prendront leur veine, 
A tantost liront hors dou chapitre, ne orront pas les delTautes 
t les colpes des professes. 



STATUTS d'iIÔTELS-DIëLI 



7, Quele chose la novke doit faire après l'ai 
nuvicerie '. 



cscompli de a 



Quant li an/ de la novit-eri»! sera uconipliz, la novice 
le aura accompli se metra k (^nouic en chapitre devant 1 M^ 
prieuse, et requerra dévotement, mains jointes, que elle soimi^ 
reccue ii la profession de l'ordre. El lors, se la vie et la coii*'^ 
vcreution de la novice et ses meurs plaisent à la prieuse p-^^ 
au couvent, la prieuse H recitera et li dira les dui'le/., le^^^ 
austérité?., les aspretex de l'ordre sit counie devant, et le -^ 
m pnncipaus voz de releyion, c'est obédience, contenenc- ^= 
et renonciation de tout propre, et li demandera se elle dc$'^= 
horemais touz les jour/, de sa vie velt garder et souteni 
por l'amor de Dieu et le salu de s'ame toutes ces choses. E "^ 
se elle respoiit : n Oi », leurs la prieuse la recevra à I^e^ 
ordre et k sa profession, laquele profession de celle et d^^ 
toutes autres sera faite en Cfs paroles ; 

8, Ce est la forme de la pro/fession des sercurs-, 

H Ge, aeror N'", fais profession selunc le ordre sainft^ 
Augustin en lele manière : ge voeu et promet à Dieu et S«- 
Nostre Dame sainte Marte et h saint Antoine et h touz sain:s 
cl ù toutes saintes, et ft vos, mère N"', prieuse de la Musoïk. 
Dieu de Vernon, que deshoremais ge vivre en chastée, 
sen/ propre et seré obedienz Ji vos et aus autres prieuse» 
qui après vos seront, sit coume ces iii choses sont conte- 
nues et entendues en la l'ègle saint Augustin. Après ge pro- 
met à garder deshoremais curieusement et entenlivemcnt- 
les cslablissemenz et les constitutions et les secrez de ceste 
maison, u Et, apri's ces choses dites, tantosl la sereur quL 
sera ensit professe baisera dévotement la prieuse prumie— 
renient et après toutes les autres par ordre. 



nÔTEL-nlEC tlE VEBXON 



1S9 ' 



9. f)e l'ahit et des rohcs atis scrcurs. 

i bttbitz des sereurs sem tex ; li mantious, li SL-urcoz, la 1 
I de chasc'UDc seront de camelin et de une color. Muis j 
Oudenl, wHes (juî vodronl avoir cote btunche, la porront j 
Ut de la voloiilé et dou confié la prieuse. El li pris de 1 
teune aune de Paris sera un solz ou v au plus, 
HiSBCune sereur ait il pclices de ui^^niuus, chemises il j 
^1, cocuvrechics bluiis m, guiietle m, voiles notrs ii, 

I m solcrs de cordouan jusque au genoil, un j 
nrtoîr blaac fnriij de a^niaus ou scnz forreure. 
4iftBctme eereur, se métiers est. soit renovelée une 1 

; de III an« en m anz, La sereur qui recevra novel J 

-garnement rendra k la prieuse tantost le viez, se elle ne le J 
retient dou eongié'à la prieuse'. 

La prieuse aura pooir de renoveler les choses dcsus dites, 
BiajouBtei' et de nmenuistir, seloac le estât dou tens et la ] 
Site de aucune ou de aucunes sei-uurs : c'est quant 1 
«ise verra ou entendra que aucune on aucunes des ' 
s plus ou moins en auront metiLT. 

: menicrc de recevoir les maUdex en U Meson Dieu-, , 

1 menicre de recevoir les malades sera tex : avant que -j 
pabtdee soit menez au lit, l'en le fera eonfesser au pro- I 

s de l'ostcl de ses péchiez, et tantost, se métiers est, 

[ilemcnt, honeslemcnt et ii grant reverencti li soit apor- 1 
rii Cors Nustre Seignor, et soit accomeniez, se U le I 
faiert par parole se il jjoet, ou par signe se il ne poet ' 
^r. Et après tantost soit menez ou portez au lit, ou quel 
serviz et tractez amiablement et charitablement 

melisiivs de la meson. 

, Cornant en servira et aininislrara atm malades^. 
Ebascun jur. av.int ijui^ les sereurs mangeinl, li malade 



160 



STATUTS d' HÔTEL S-DIEC 



soient pan iimiablemeiit. La viende et li hnivres que ii 
malades demendera Ii soit donez selont la faculté et le pooir 
de la mcsoti et selont le profit de le eiiferraet^ de celi 
malade. 

Et se aucuns malades ba ou ^-îent h si grant enfemieti' 
qu'il li coveigne rumuer de son leu, la sereur ou les sereure 
qui seront g;ardes des malades le porteront avec les niabdes 
plus priés, et là le porverront et le serviront, et li aminis- 
treront plus dilifjemment que devant. Tex malades ne doit 
estre laisscn senz garde ; tex malades sovent et sovent soit 
visitez des confessors de la mesoii et soit amonetez de faire 
dévotement sa darrcnière et sa genenil confession, et soit 
enseigniez et enformez sagement et ii grant diligence que il 
se porvoie dou salu de se ame, et que il requière, se métiers 
esl, des confesseurs estre ennuliez ', et sOit amonotez sovent 
que il pense et se porvoie de toutes les choses qui apar- 
tienent au sahit de s'anie. 

Les sereurs gardes des malados doivent avoir vi jK'liccs 
de moutons larges et granz, et vr paires de botes et vi 
auniuces furrées, et plus, se métiers est, fi vestir et cbau- 
cier les malades, quant il voudront aler aus chambres pri* 
vées. 

Les sereurs gardes des malades doivent" avoir cotes et 
chaperons cousu-/, nus cotes, descendent jusque aus genouz, 
tant coume métiers sera, à vestir les malades quant il man- 
geront. 

Quant l'an portera Corpa» Domini aus malades, en le 
portera devolement et îi grant révérence, en tele manière : 
prumierement l'an sonra la campanele en la cbapele, por ceit 
que tuit et toutes, sain et malade, soient devost et apareillîtj 
k orer et ennorer ^ gi-ant reverence le Coi-s Nostre Seîgnor. 
Li prestres qui le portera aura vestu seurpeliz nu aube, se 
métiers est, et devant lui ira clers ou autres qui portera le 
caue heneoite ca une main et en l'autre un ecrgc aixlent ou 



I lu TRI 



-DIKlî DE VKllNdN 



161 



chanduileeii lenlenie, et nusît ou retorneiil. lit les scieurs 
gardes lies niEiIiides auront appareillîé vin et eaue^ et auront 
couvert le lit au malade desus, por la révérence au Cors 
Nostre Scij^iior, de un grant drap blanc et nest, lequel l'an 
()st«i'a, quant li prestre s'en sera retornez. 

Se l'un done ou envoie aucune chose aus malades, en leur 
donra et départira h la vulenlé et le urdrenement de 
l'envoieur ou dou douneeur, ou de la prieuse. 

Les sereurs qui sunt gai-des des malades, ou tune s^m- 
plus, aelnnc een que la prieuse aura ordené, recevra les 
malades qui i-equerronl ou feront requerre le hospitalité. 

Li malades, (piant il guérira, avent cen que il se départe, 
sera soutenue en la meson par vu joi-z sains, qu'il ne 
reohiêe en sa maladien, ou tant cum la prieuse ou les 
gardes des malades verront que métiers sera. 

Quand li malades sera gueriz et ÎI se voudra desparlir de 
la Meson Dieu, l'an li randru tout quun que il i apporta, 
quant il ivint, senz diminution '. 

12. — Cornent Itis sereasel les autres femes de U Meson Diea 
ae deivcnt contenir vers Us homes de la Meson Dieu et Us 
hostes ', 

Nulle screur ne ma[n]gera avccques home de la Meson 
Dieu, nenushom de la Meson Dieu avecques fenie ostesse-'. 

Nulle sereiir ne chamberièrc, ne autre feme ne aminis- 
trera aus frères ne i\ autres homes hostes sains, ne en dor- 
toir ne aillors, ne ne feront lit, ne ne rapareilleront, mes 
par clei-s ou par valiez seront fait. Nulle sereur, nulle cham- 
berière ne autre fente, ne laveront chié.s de homes en la 
Meson Dieu ne es granches, ne en autre leu qui soit subjez 
k la Meson Dieu. 

Por le escaude de la Meson Dieu et por le péril des 
âmes eschever, et leur salvegarder. nos estabissou et cou- 



1 

4 



1 1» U Ou». - atat\ 



STATUTS D HftTBLS-DIRU 

mendum estroitement que totes les chamberières. chascone 
par soi, de la Meson Dieu et des autres leus qui suot 
subjez à la Mesori Dieu, ou eu unie ri cernent de leu «luiemenz, 
envois que elles entrent ou servise, vendront en chapitre et 
jurrunl, devant la prîeuse et les autres sereurs, que. tant 
longuement cuni elles seront ou servise de la Mesan Dieu, 
des granches ou des autres leus subjez à celle meson, que 
elles ne pécheront charnêemenl avecques home de la meson 
ne de ailleurs, ne en la Meson Dieu, ne es granches, ne es 
autres leus subjez h la Meson Dieu ; et jurront seurs sainz 
que, se elles esparçoivent que aucune ou aucuns, sereurs 
ou autres, pecheint charnéement en la Meson Dieu ou es 
(franches, ou es autres leus de la Mesun Dieu, elles le 
diront tanlost, et au plustost que elles le feront privéement 
il savoir à la prieuae ou aus provoiics curez de lu Meson 
Dieu. 

13. — Des fe mes qui girronl en ges'ine en Ia Messon Dieu^. 

Les femes qui seront receues en la Meson Dieu por gésir 
de enfent en geaine seront procurées et soutenues des biens 
de la Meson Dieu par [ii semaines après le enfentement, se 
elles voilent tant demoi-er en la Meson Dieu. 

Quan'^ que il couvendra despendre ad baptizerle enfent et 
h la purilication de sa mère leur sera aministré des biens 
de la Meson Dieu, et tout cen que l'en donra à l'enfentau 
bataisme l'en rendra à la mère quant elle se despartira de le 
ostel. 

Se la mère inuerL eu la Meson Dieu, ses enfes sera norrii 
des biens de la Meson Dieu, meesmement s'il n'a point de 
père. 

Il est ît savoir que au soir, quant la prieuse ou une autre 
en leu de 11 aura soné l'uBcliielc ■' dou dortoir, toutes entre- 
ront en dortoir, mes que celles qui reniendront, dou congîé 



llftTEL-DII-:r DE VERKdK 



1631 



^» L 



la prieuse ou de sa vicaire, por garder las maludea ou A 
ir autres besoîgnes de la ineBon faire. 
Deus sereurs au moins chascune nuit' veilleront pori 
Lrder les malades, ne ne se coucheront, ne dormiront J 
li couvenz des sereurs au matin soit descendus dou I 
,oir ; et lors autres ii sereurs ou plus, se métiers est, 1 
ttoet vendront et (garderont les malades de jorz et leur 
inistreront, et feront charitablement cen qu'il leur sera à 
inistrer et U faire, el les ii qui auront veillié toute nuit 
int dormir en dortoir. 

Les sereurs se doivent garder que l'une ne palle k l'autre 
dortoir, mes que en neccessité por feu ou por larron, ou 
ir autre cause ressonable -. 

une ne mêle pas les eau?, à l'autre regarder quant li ■ 
ivenz se couchera ou lèvera. 

Gardeint bien les sereurs que nulle ne faue nuise en dor>- \ 
toir por les Uz faire ne por autre chose. 

Nulle ne aille au lit h autre senz neccessité ou por aucune 
tuse resonable ■'. 

Plus empais et plus senz noise se teigneint les seurs eu i 
toir que en autres leus et plus religieusement. 
Les sereurs se chauceint et deschauceint honestement. 
Quant les sereurs mueront leurs chemises ou leurs robes, : 
gardeint que elles ne soient veues nues des autres. 

Quant les sereurs se coucheront en leurs liz, gardeint se ] 
bien que elles ne despoilleint leurs robes de aouz Jusquez 
elles oient leurs draps el leurs covertoirs Iraizjusque à leur 



K 



Statuli (le Ponlrii: 
Slaliils de Pnnlo- 



i^'~i'Hplions quisuivenlsur ic maintien de l'urdrenu dor- 

luir ~i.-iiihl.'r>l .111 1 ilocs But Coulumes de SBinL-VicLor{\UrUne, Dt»ntï- 

•luis r-lihii'. III. Tr,i I : ., In hac domo quiotis pre cel«m locis quietiuB et 
moïk'^iliiis l'i iv'liiiiii'^iuH siniculi quique continerc se debent... non debel 
aller H<1 lui-liiiii ullcrius ire... Cum se aliquii calciare vel discalciare volue- 
rit dcEUb veslimentiH suis id raeen* débet.— Cum disciplina se coUocet née 
HC priux eiual quam crioperlnrium usque ad ciibilus trahaL.,,. Quotiens 
Irater opus habuenl, pute«t dormilorium inlrare, «ed non debel ibi mtiram 
fitcGiv, vel Hcdei'e, nisi duni caldnl se vel diafalciat, vel quundii mutât 
Itimeiita. quud huneste et laule tacere débet, ne nudus appai'eali • 



^HMtimenl 



1 



164 STATUTS b'hÔTEL9-DIEU 

Nullu sereur ne se gise nue seaz chemise, qui saiiie soil ; 
la malade le porra faire par le oongié de la prieuse ou de sa 
vicaire '. 

Chascune à son coucliier face le signe de la croiz en sa 
face et sus sum lil, en disent : In nomine Patris et Filii et 
Spiritus Saneti, Amen, contre les adversitez et les tenipta- 
cions au deablc. 

Au matin, quant la prieuse ou sa vicaire aura soné le 
eschiele de dortoir, toutes se leveron ensemble, et istroot 
et descendront dou dortoir vers le église, et là orront 
matines et la messe, nits que celles que la prieuse envoiera 
à garder les malades ou autre besoîgne faire. 

En III leus aura lumière en la Meson Dieu : devant le 
Cors Nostre Seignor, en l'église, de jorz et de nuiz, en la 
meson aus malades tote nuit jusque au cler jor. ou dortoir 
ftus sereurs de nuiz '^. 



li. — Cornent les sereus se doivent contenir hus matines 
et à la messe ^. 

Il est fi savoir que li pi-ovoire de In Meson Dieu, dès la 
Saint Rémi jusque Ei la Pasque, doivent lever et soaer 
matines, et dire matines et prime sit attrempréement qu'il 
poissent coumencier la messe et dire en le aube dou jor, et 
toutes les sereurs voilées et séculières, et li frère tuit i 
doivent estre, se ne est par le congié à la [trieuse ou por 
autre cause reisonable. 

Quant la messe niatinel sera chantée, toutes les sereurs, 
et voilées et séculières, et li frère lai se assembleront devant 
la prieuse ou sa vicaire, por oïr leur coumendement des 
besoignes de la meson fère et procurer en dévote obédience, 
et £i le hoiior de Uieu et au sauvement des âmes, et au protlt 
des malades et de la Meson Dieu, et temporel et espiritue), 




hAtel-hieu de verrou 



169 



e celles et cil qui par le coumendement de la prieuse 
«n de sa vicaire ont aucune occupacion en aucun certain , 
oUice de la meson, ou sunt empeschiées par aucune autre i 
CRUse ressonable. 

Chascune sercur et chascun frère diront chascun jor pop 
matines xxv fois la Pater nftslre et autent de l'oiz le Salut 
Nostre Dame, Ave .Maria; por cliascune hore dou jor, 
prime, tierce, midi, iione, vespres, compile, vu foiz Pater 
noster et autent de foiz le Ave Maria, por chascune hore, et 
au Testes de is leçons, ce est it savoir de la Groiz, des 
Anges, de saint .leham Dapliste. des Apostres, des Inno- 
cenz, de aucuns martyrs, de aucuns confessors, de aucunes 
villes, des quex l'an fet ix leçons ad l'usage et ii la 
coustumc de l'ordre saint Augustin, chascune et chascuns 
diront xxx foiz la Pater nostre por matines et Ave Maria 
autent, por chascune hnrc, [x foiz la Pater nostre et ix 
foiz le Ave Maria, et por vespres, xii foiz Pater natter et 
autant Ave Maria. 

Aus festes sollempnés de Nostre Dame, de Noël, de 
Pasques, et des autres que l'an fet par an selonc le ordre 
saint Augustin, diseint chascuns et chascune et croisseint 
plus et moins selonc leur dévotion. 

Se il avenoit que aucunes sereurs ou aucun frère eussent 
occupation en la garde des malades nu en autres hesoignes. 
dou couinendement de la prieuse ou de sa vicaire, que il 
ne poissent entendre à dire ces choses por leur occupation, 
cette constitution ne les lie pas ne oblige à pechié mortel 
ne h poine de chapitre. 

Les sereurs et li frère qui sauront les hores Nostre Dame 
ne sunt pas tenu f\ dire tant Pater natter ne Ave Maria. 

Se il ha en la Meson Dieu cors présent mort, un ou plu- 
fiors, chascune sereur doit dire x Pater noster et autant 
.4tic Maria por les vespres et les vegiles de morz. 

A la messe diront chascuns et chascune v foiz la Pater 
nostre et v foiz le Ave Marin. 

El se il avient que l'an face anniversaire ou olfice de ix 
leçons por l'ame de aucun ami especial ou bienfaîfor de la 



166 STATUTS d'hÔTELS-DIEI] 

meson, les sereurs et li frère qui présent seront diront xv 
foiz Pater noster et autant Ave Maria, et à la messe x. 

A le anniversaire le roi Lois, fondeor de la Meson Dieu 
de Vernon, diront chascune et chascun por Tame d'ieel roi, 
et le roi Lois, son père, et la roine Blanche, sa mère, et de 
touz ses encesseurs, por vespres et por vegiles de morz, 
c foiz Pater noster et autant Ave Maria, et Tandemain, por 
la comendation et por la messe, autant. 

A le anniversaire madame Marguerite, la reine, feme à 
celi roi Lois, fondeor de ceste maison, diront chascune seur 
et chascun frère, por vespres et por vegiles de morz, l foiz 
Pater noster et autant foiz Ave Maria, 

Les sereurs et li frère qui sauront le office de morz et le 
diront, ou leur sautier, ne seront pas tenu à dire ces Pater- 
nostres. 

Nos establisson que li provoire de la Meson Dieu, dès 
Pasques jusque à la feste Saint Rémi leveint matin environ le 
albe dou jor por dire matines, et les soneint avant por les 
sereurs et por les frères lever, et après matines dites et 
prime, la messe matinel soit comenciée, et toutes les seurs 
et li frère soient aus matines et à la messe, se il ne rémanent 
par enfermeté ou par aucune occupation de la garde aus 
malades, ou de autre besoigne honeste, par le congié et par 
le coumendement à la prieuse ou de sa vicaire. 

Quant la messe sera chantée, les sereurs et li frère se 
despartiront et par le coumendement de la prieuse ou de sa 
vicaire iront faire les besoignes de la meson hors et 
enz. 

Nulle sereur ne aille hors de la meson ne ne reviegne 
senz compagnie de sereur * ou de autre personne honeste, 
por le honestée de religion ou por eschever le escande dou 
monde et les péchiez qui empoent avenir, quarle aise done 
et ha doné maintes foiz h mainz et h maintes occasion de 
pecchié. 



1. Statuts de Pontoisc. art. P. 



HÔTKIi-DIEU DE VERNON 167 

15. — Cornent les sereurs se doivent contenir en réfection *. 

Il est à savoir que, après la réfection des malades, la 
prieuse ou sa vicaire, ou autre de leur coumendement, doit 
soner le eschiele dou refrectoir à le hore que elles verront que 
métiers sera aus sereurs et aus frères, et aus besoipnes de 
la meson, ou tens des jeunes et en touz tens. Et lors les 
sereurs s'en venront par le laveoir et après se assembleront 
ou refrectoir, et la prieuse, ou autre par son comendement, 
fera la beneïçon, et après chacune se asserra par son ordre 
ou autrement par la volenté à la prieuse, et lors chascune 
mangera les viendes que le ministres leur aministreront h 
jurant grâce de Dieu et senz murmure. 

I^s sereurs tandront sillence en refrectoir, mes por cen 
que elles ne ont pas signes, si i covient aucune ou aucunes 
palier por sa neccessité, demant h une parole et briève- 
ment *. 

Nulle ne dien conte, ne novelle, ne truphle, ne ne rie bau- 
demcnt à sa seror près de li ne aus autres. 

Se aucune palle à sa compaigne, brevement et si bas palle 
que la tierce ne le puisse oïr. 

Nulle sereur ne remaigne après Teschiele dou refrectoir 
sonée, mes que les gardes des malades, ou les sereurs 
malades ou celles qui aministrent au mangier, ou aucune 
par le congié à la prieuse. 

Toutes les sereurs qui seront remeses de la prumière 
assise de couvent, tantost après les grâces dou couvent, 
toutes vienent et se assamblent en refrectoir por mangier, 
sit qu'il ne couviegne pas faire la tierce assise. 

Nos ne meton nulle lei aus sereurs malades de le enfer- 
merie, mes que solement la bone volenté à la prieuse ou de 
sa vicaire. 

Nulle pitance ne soit faite aus sereurs qui mangeront 



1- Statuts de Lille, impartie, art. 7, e», de Pontoise, art. 9. 
9. Statuts de Pontoise, art. 7. 



168 STATUTS d'hÔTELS-DIEU 

après le couvent, mes que celle qui aura a vent esté faite au 
couvent. 

Nulle sereurne use de aucune viende en refrectoir à la pru- 
mière assise et ad la secunde, mes que des coumunes viandes 
que li couvenz man^^ue ou aura mangé ; mais se il avenoit 
que aucune sereur malade ne poist mangier de aucune 
viande de refrectoir. Tan li porra muer par grâce en tele 
manière : por fromage, oels, et por char de boef, char de 
porc ou char de mouton. Et neccjuedent cen ne soit pas fait 
plus h Tune que à l'autre ; de la volenté à la prieuse soit fait. 

Nulle sereur, endementière que elle est ou refrectoir, ne 
anvoit h autre seur pictance senz le congié de la prieuse ou 
de sa vicaire. 

La prieuse ou sa vicaire aus sereurs qui seront ou refrec- 
toir ou dehors, et aus sereurs malades, et aus hostes, et aus 
amis de la Meson Dieu, et aus povres malades qui gisent 
en la sale, et aus femes (jui gisent de enfent en leur meson, 
et à autres personne de la meson ou de hors, selonc cen que 
elles verront que avenent sera, porront doner et envoier de 
la pictance de la meson, selonc cen que la meson porra 
soffrir. Nulle des autres ne devra, ne ne porra cen faire. 

Se la prieuse ou sa vicaire îinvoie à aucune sereur 
pictance, celle sereur en porra doner aus autres sereurs k 
destre et h senestre. 

Se aucuns ou aucune envoie à aucune sereur aucun pré- 
sent en 'refrectoir, il ne sera mie présentez h la sereur, se 
ne est par le congié à la prieuse ou à sa vicaire. Et se la 
prieuse ou sa vicaire ottroient que li presenz soit présentez 
<'i la sereur à (jui il est envoiez, celle sereur ne le retendra 
pas, ne ne départira ; mes tantost le envoiera à la prieuse 
ou à sa vicaire, et la prieuse ou sa vicaire la donra ou 
départira aus sereurs ou à autres sehmc cen que elle verra 
que métiers sera. 

Guardeint les sereurs que en leur relief de la table ne 

remaigne cruise ' de oef ne de noiz. 



I. Kcaillo. 




^^^^^^V HÔTFH^DIFU DK TERKOK 169 

^^PLcs sereurs et lu prieusc et sa vicaire, en la ville di! Vei 
^H^, hors de leur meson ne mu[n]geriii]< ne ne buvront, v 
^^tis des franches ne des autres Icus de la Meson Dieu, se 
n'est avecquea cardinal, arcevesque ou evcsque. 

La prieuse ne sa vieaîi'e, nit nulle sorcur de lu Meson 
Dieu ne mangeront en nul leu dedanz la Meson Dieu, ne 
en sale, ne en celier, ne en chambre, ne en autre leu dedans 
la Meson Dieu, fors en refrectoir ou en l'ainfcrmerie '. ne ne 
mangeront avecques aucu|n] home, ne reliffieus ne séculier, 
ne père ne frère, ne privé ne estrajige. 

Se il avienl par aucune aventure que aucune sereur oit 
neccessité de aler hors de la meson. que elle n'i aille pas 
se elle n'a le congiê de la prieuse ou de sa vicaire, et lors la 
prieuse ou sa vicaire li baille compai^ne sereur tele cum 
elle voudra, non pas celle que la sereur requerra ', 

Et il est it savoir que les sereurs useront de sain et non de 
chars aus lundis et aus meccredis, mes que aus quatre sol- 
letnpnés festea Nostre Dame, Nuel, la Circoncision, la Tie- 
faine, les aposlres saint Përe et saint Pol, saint Jehan 
Baptistre, sainte Marie Ma^delêne, saint Augustin, saint 
Michel, la Touz sainï. saint Antoine, et quant elles seront 
fi table de cardinal ou de ai-cevesque, ou de evesque, et à 
le anniversaire au roi Lois qui Fonda la meson. 

An la quarantène devant Noël et en lavent, quelque feste 
qui aveigne. elles se guorderont de chars et de sain, se elles 
ne sunt griefment malades ou por aucunn cause reisonahle, 
dou congié k la prieuse ou sa vicaire. 

Dès te dimanche devant les brandons se tendront de chars 
et de sain, et dès le mecredi de la cendre jeûneront jusque 
il Pasques, fors les malades. 

Es quatre vegiles Nostre Dame, la prieuse et les seurs 
jeûneront, et le jor de la Saint Marc et es m jorz devant 



l'Aeension, et lu 
Croiz en septembn 



endredis qui sunt dès la feste Sainte 
jusque à Pasques, mes que les malades, 



170 STATUTS D*HÔTELS-DIEU 

OU par le congié la prieuse por cause reisonable, et les 
jeunes des uu tens et les vigiles des nu festes Nostre Sei- 
gnor, Noël, Pasques, le Ascension et Penthecoste, et les 
jeunes des vigiles des sainz qui sunt establies ad jeûner 
selonc le usage et la coustume dou païs *. 

Quant les seurs auront mangé, celles qui sauront lettres 
diront dévotement, ou refrectoir, grâces en estant, et la 
prieuse ou sa vicaire, se elles scvent lettres, et se elles ne 
sevent, aucune des seurs qui saura lettres dira, dou cou- 
mendement h la prieuse ou de sa vicaire, dévotement et à 
trait devant les autres sereurs - : 

Agimus libi gratias, omnipotcus Deus^ pro universis 
heneficiis tuis, qui l'ivis et régnas per oninia secula seculorum. 
Et toutes respondront : Amen. Après diront à destre et 
à senestre, par vers, celles qui sauront : Miserere met, 
Deus, Gloria Pat ri et Filio, Sicut eraf in principio , 
Kyrieleison, Chrisieleison, Kyrieleison, Pater noster. Diront 
toutes embas et enclinées vers le ymage dou crucelî dou 
refrectoir. La sereurqui aura dit : Agimus tihi gratias^ dira : 
Et ne nos inducas in temptationem^ et les autres, ou aucune 
respondra : Set libéra nos a malo\ et celle encore : SU 
nomen Domini henedictum, et les autres : Ex hoc nunc et 
usque in seculum,' et celle : Domine exaudi orationem. 
meam, et les autres : Et clamor meus ad te veniat ; et celle 
die cesle oreson après : (Jremus. lietrihuere dignare, 
Domine Deus, omnibus nobis bona facientihus propter 
nomen sanctum tuum vitam efernam^ et toutes respon- 
dront : Amen^ à aucun lonc tret; et après dira ; Denedica- 
mus Domino^ et toutes : Deo gratias; et celle : Anime 
omnium fidelium defunctorum per misericordiam Dei 
requiescant in pace, et toutes respondront : Amen, Après 
toutes dient : Pater noster^ embas, les chiés enclins vers le 

1. Les dispositions relatives à l'abstinence et au jeûne offrent beaucoup 
de ressemblance avec celles de l'arl. H de Pontoisc. 

2. La liste des prières récitées par les sœurs à la fin du repas paraH 
empruntée aux usapcs de Gfteaux. Voy. (îuifcnard, MonamënU de la 9^tfi$^ , j 
Ciitercienne^ p. 244 et 556. ^--»*i 




HATEt-DlEU DE VEHNn! 



m 



cruceft; et après la Paternostre dite, la pmuse ou sa 
'^caire dient en haut : Benedicile, et toutes respooueot : 
Dominus. Et ausît dienl toutes ces choses aus soupers. Et 
les sereurs qui Seronl enz le enfermerie, à leurs mangers, se 
«lies pnent bunemcnt. 

Quant praces seront rendues, lantost une sereur, ou plu- 
seurs aillent dou coumendement à la prieuse nd la garde 
des malades, et celles qui les ont ganlcz. endemenlicre que 
li couvenz nia[n]g'oit, et les autres qui ont esté en occupa- 
cion des besoignes de lu mesoo parveignent tantost et se 
assembleint en refrectoir, leurs mains lavées, et mangeint 
en pais, et useint des meimes viendes et de ce meistne vin 
que les prumières. 

Les autres sereurs qui on mangié avecques le couvent 
iront faire les besoignes de la meson, lesquex leur seront 
enjointes de la prieuse ou de sa vicaire. 



16. 



- Des VI seifffiiées aus sereus faites par an '. 



est à savoir que les sereurs seigniées serunt par ui 
jorï et de nuiz enz le enfermerie et \<i mangeront et buvront, 
non pas avecques les autres. En laquele enfermerie, icelles 
seigniées auront melior réfection, et là auront repos et pais 
par ces iiijorz. 

Les segniées des sereui's seront vi foiz en l'an h celés 
qui les vodront, ce est à savoir ; après Noël, en (Juaresme, 
ou avant, solonc cen que la prieuse verra que métiers sera, 
après Pasques, près de la Teste aus apostres saint Père et 
saint Fol, avant ou après, après aoust, environ la feste de 
Touz sainz. 

Nulle sereur ne se fera seignier fors que en ces vi sei- 
gniées, se n'est por cause de enfermeté; et par le congié & 
la prieuse ou sa vicaire se face seigner celle, non autre- 
ment. 



I 



17. — Cornent la prieusc doit faire chapitre d cornent Iv^ 
sereurs se doivent contenir ', 

La prieuse fera chapitre chascune semaine trois foiîi, om 
plus SB métiers est, ou tiens foîz nu moins, au dimanche^ 
au mecredi et au vendredi, ou au dimanche et au vendredi^ 
& la volenlë à la prieuse ou k sa vicaire; et sei'a faiz hieraj 
matin après la messe prumière, ou plus tart avent diner, ^ 
la volenté à la prieuse. La manière de tenir chapittre sert 
tele ; En coumencement, qunut le eschiele dnu chapittn 
sera sonée, toutes les sereurs se assembleront en chapittre. 
ît désire et à senestre de la prieuse, laquele prieuse tendra 
le pruniier siège et le plus haut ; el se la prieuse ne est pré- 
sente, sa vicaire se serra ou pruniier chief au haut aus autres. 

Le une des sereurs qui saura lire lettres, par le cnumeit- 
dement k la prieuse, aura regardé ou kalendier, el promm- 
cera devant les sereurs les festes des sainz, desquex l'an 
doit faire feste de ix leçons ou de trois, en celle semaine. 
Et emprès cen la prieuse ou une autre sereur qui lettres 
saura, dou coumendement & la prieuse ou dnu sa vicaire, 
dira ceste oreson de toz sainit, ce ver avant : Preciosa e»l 
in conspeclu Domini, les autres respondront : Mors sancto- 
rum ejus; et celle dira ; Oremua. Saiicla Maria, mater 
Domini Jhesa Chrlafi, isli sancti et omîtes alii pro nobii 
peccalorihas simiil oreni ri intercédant ad Dominum Deum 
nosirttm, ul nos mereamur ah eo adjuvarî, exaudiri el 
salvari,qui in Trinilate perfecta vivil et régnai, Deas. ptr 
omnia secala seriilorum. Kt li couvenz respondra : Antûn; 
et celle : Bcnedicamus Domino, et li couvent : Deo gratta». 

1. Cel arliL-lD semble cmprunk- aux articles carres pondant s de Lille{I[, 
10) et di^ P<jnl(iji-e (thup, li ; ci'pendant le commencempnt doit avoir éU 
pris direi^lrnii^iit dons Iris Cnnstiluliuiif des Frères Prêcheurs iDist. II, 
cap. S ; - l''iiiitis mulutiiiis U'nctiircapîtuluiii.vclaliquando post primani,.. 
Ingresso cuiivenlii capitiilum, Ici'lnr prununtiet liinani el que de kslenda- 
rio pHiniuitianda aunt, et saccnlo^ prnsequatur : Prtciota f>l, et r«lera. 
Ueindc, rcsidenlibus fralribiis. Ifil.ir pitinunlitl leclif.upiii dv iiislitulio- 
nibu«, vcl de cvun^'lii> pru leiiipore, preniinsn Jabe, Domn?. ot ebdi-ma- 
dariuB sulijuRttal benediclimiuiii : flegolaribui dUciptinii^ \e] Divinum 
tuxiiiam. pro tciiip<ii«. Et. I'hi-U iil><ioUili[>ne pi-o dcruncli.'^, dirnt (jui tvaot 



HÔTEL-DIEU DE VEBNO.N 



173 



1 la mcson des maliides a cors mort présent, aereur, 
ou frère, ou aucun des povres ou de lu mesnie, ou se l'an 
doit aaniversaire l'aiidemam de seur ou de frère, ou de bîen- 
feleur, ou de aucun ami de la meson, la prieuse ou sa 
vicaire dira au t-ouvent : « i'rier. por ce mort don ii cors 
est presenx ou por ceU don nos faisun le anniversaire, que 
Noslres Sires les assoîlle et en ait miséricorde. ■■ ; et tantost 
chascune seur dien : Pater noater, une foiz embas, el Ave 
Maria, une foiz ausil. Et après la prieuse ou sa vicaire 
dira en haut : Anime omnium fidelium defunclorum 
requiescant in pace, et li couvenz: amen. Et tantost après 
la prieuse ou sa vicaire enjoindra ii toutes que uhascune 
die, en ce jor ou l'endemain, dis fois Paler nnuter et Ave 
Maria autent. por l'ame dou cors présent et por les âmes 
dum elles feront annivei'saire, et por toutes les nnies qui 
sunl empurgatoirc. Se les sereurs qui sevent le ollice de 
morz le vaillent et poissent dire, elles ne seront pas tenues 
& dire les x Paler noater; et après la prieuse on sa vicairo 
die : Benedicite, et lî couvenz : Dominus. 

Après, se la prieuse ou sa vicaire ha aucune chose î> dire 
ou à faire qui soit ad le amendement ou à la correction des 
sereurs présentes, ou de aucune de hors ou de aucun, dira 
le meffel prumière et coument il sera amande. Après dira 
la prieuse que les sereurs qui aui-ont faite aucune oITense 
faceint leurs veines et tantost les sereurs qui colpables 
seront, dévotement et en humilité, il codes et s'i genouz se 
abbesseront devant la prieuse ou devant sa vicaire, et 
après se lèveront et Ik diront et recognoîstront, le une après 
l'autre ordenéement, leurs colpes et leui-s oll'enses apertes 
et manifestes, et leurs recevront de la prieuse ou de sa 
vicaire les disciplines de le ordre et leurs pénitences, et 
se le oITense tome ii pecbii;' mortel, la prieuse ou sa vicaire 
leur enjoindra que tantost après le chapitre se confesseint, 
et ensil après relorneront à leurs sièges. 

Après cen, se aucune sereur oît aparceu et veu une 
autre seur avoir fait aucune colpe ou oITense de laquele 
! ne se encuse pas, dévotement et humblement la ola- 



4 



174 



i d'hûtew-dieu 



mera et dira à la prieuse devant le couvent \tt tolpe et If 
oirense de la sereur, et celle sereur qui clamée sera, tanUisl 
se lèvera, et à genoaz prendra sa veine en tele manière, se 
elle ha faite le oITense de quoi elle est clamée, que humble- 
ment et dévotement le vuelt amander, et demandera pardon. 
Et se elle ne ha faite celle olVense, elle se excusera humble- 
ment et dira que elle ne s'en recorde pas. 

Nulle sereur ne accuse l'autie por oïr dire, se elle ne dit 
devant toutes de qui elle l'a oï dire. 

Se aucune sereur est clamée de aucune colpe ou offense 
laquele elle aura niée devant le couvent k la prieuse, se elle 
poet eslre provée contre lui et en soit convaincue en cha- 
pittrc, elle en sera punie de grief colpe, et se elle de celle 
colpe niée ne poet estre conveincue, soit empais leissiée, 
se elle ne est diffamée sus celle colpe, quar por dilTamation 
doit elle estre punie. 

Guardeint les sereurs seur grant peinne et emperil de 
leurs anies que, ne por ire, ne por rancune et por haine, le 
une l'outre claint, mais [wr le honor de Dieu et la batne des 
péchiez et le sauvement des âmes le une de clamer le autre. 

Se aucune seur à sa correction faire et à recevoir sa dece- 
pline e[s)t orgueilleuse et murmurent, plus griefment por 
son orgueil et sa murmure soit punie. 

Nulle sereur ne reclamera la sereur qui le aura clamée en 
celui jor que elle sera clamée. 

Nulle sereur clamée de aucune offense ou de aucune 
colpe contre la prieuse ne contre la sereur qui le aura cla- 
mée rien ne dîen ne palle, mais se taise. Tors que en u cas, 
c'est k savoir en recontent et descovrent .sa colpe ou de 
aucune autre, et en responent hus demandes à la prieuse ou 

Se aucune seur palle orgueilleusement et folement contre 
la prieuse ou aucune autre, ou murmure haut, tantosl la 
prieuse li comendera à taire, et celle en cel jor puïsnepal- 
lera en chapittre, senz le congié ii la prieuse, et tendra sa 
sillence. 

Nulle sereur ne soit hardie à poupleer ou révéler à 



J 



hAtEI^DIKU bK VEHNUN 175 

■anges, reliftieus ou séculiers, les secrez dou couvent nu 
dou chapillre; et se aueuue sereur estoît reprise et con- 
veiacue de avoir dit les secrez dou coveai, icelle seur man- 
géra enz refrectulr. dt-'vaiil les autres seurs, pain et eue à 
terre seur le pavement jusque à tant que elle oit faite 
plaine satisfation de celle colpe à la volenté à la prîeuse 
ou à aa vicaire '. 

Por cen que la prieuse ne sa vicaire ne ont pas pooir de 
assodre les sereursde leurs péchiez mortex, nos conseillon 
et loon, por eschever le {jeril des âmes et por cen que les 
sereurs faceint à Noslre Seignor sacrelice acceptable au 
salut de leurs times, que chascuoe sereur, en chascuue 
semaine ou au moins en xv jorz une foiz, à leur curé ou à l 
leurs confessors se faceint confesses de leurs péchiez et des , 
transgrt>ssion que elles ont faites contre la règle de le ordre, i 
des quex choses li curez et li confessor les assodront et leur 
enjoindront pénitence sauvable. 

18. — - Des peines lesquels la prieuse o sa vicaire 
'eindroHS rus xereus por letirs colpes et /lor leurs 
'encea manifestes. 

Por cen que nos correçon en maintes manières et soveut 
Dieu et iiostre prfol'ime et la patne doit estre enjointe à 
chascun et à chasoune grief uu legière aelonc la grandeur ou 
la petitcce de sa colpe, il est k savoir que il est m manières 
de colpes, c'est à savoir legière, grief et plus grief, et ausit 
sunt III manières de peines. 

Legière colpe est '^ et offense, se aucune sereur tost et 
ordenéemenl ne vient k l'église, eu chapitre, en refrectoïr, 
après cen que l'eschiele est sonée. 

Le autre i-st quant Liucune sereur en le oratoire, refrec- 
toïr, dortoir, Fait noise ou aucune inhonestiîe. 



HT- " 



1. Ce passade, qui figure dans lariglcde Pontoïic, n'existe pai dans uelle 
do Lille, I.cs Coutiimea de Clleaui! renrerment lu même dis|H)iiilian ; • Hoc 
etÎBiti L'nvealui'ne ali<iui« exlrn l'iipilulum luiinulur Hlieuî vcl iiunificel d 

— -^ ■ |^,_ [yy. 



eÛIpia scu de secretis CJiusis i^ue îu eupilulu pertracUiilur •. [Gui|tnard, 
— "ytumthtt de U règle Cùtereieane, p. 171). 
L SlaluU de Pontoiia, art. IS. 



176 



STATUTS D'ilÛTKLa-DIKtJ 



Ldutie est quant aucune seur les ivbes, ou aucuns <les 
biens de la Meaon Dieu que lu jjrieuse ou sa vicaire H bail- 
lera, tractera et gardera négligemment, ou se aucune seur 
pert ou brise aucun vessel de la Meson Dieu, ou se aucune 
ne tient pas sillence en leu et en tens que elle la doit tenir, 
ou se aucune sereur aferme ou nie aucune chose en jurant, 
ou se aucune en otlice qui li sera enjoinn de la prieuse ou 
de sa vicaire sera négligent ou remisse. 

For cel colpe ou por aucune itele clamées et requeneuâs 
en clia|iitlre devant la prieuse ou sa vicaire et les autres 
sereurs, ta prieuse ou sa vicaire, fi la sereur qui en sera 
clamée et aura queneu en cest présent chapittre, tantnst li 
donra une decepline, por oster le offense, et li enjoindra un 
fois à dire la Miserele. se elle la set, et se elle ne la set. v 
foiz la Patemostte et autant Ave Maria pur chascune Mise- 
rele; la poine de celle oITense la prieuse ou sa vicaire poet 
croître ou apeticer aus sereurs ensil colpables, setonc cen 
que bien sera ii leur avis. 

Grief colpe est ' quant, par la négligence de aucun oa-de 
aucunes sereurs aosipies sera enjointe la garde des malades, 
meurt aucuns des malades senz conl'ession ou senz le Cors 
Nostre Seignor recevoir, ou sen le enulliement. 

L'autre grief colpe est quant aucune seur ha familiarité k 
aucuns homes suupevoneus ou patlenienit soupei,'oneus, en 
hore soupe^oneuse et en leu soupeçoneus; et ■ mees- 
mement, quant elle aura esté amunetée de la prieuse ou do 
sa vicaire et elle ne s'en vodra garder. 

L'autre grief colpe est se aucune sereur, en audience et 
devant les séculiers, palle et contredit villennemeot ou 
orgueilleusement contre la prieuse ou sa vicaire, ou tance 
contre aucun, religieus ou relegieuse, séculier ou séculière, 
en comun et en escande des sereurs el de la meson. 

L'autre grief colpe est se aucune seur clamée maudit ou 
dit paroles desordenées por lui rcvenchier en chapittre. 




h6tEL-DIEU de VERNOn 



il! 



Vaalre grief colpe est se aucune sereur reproche ou 
recorde en comun ou en chapittre à aucune seur sa colpe 
trespassée, por laquele elle a fait satisfation en chapittre 
devant la prieuse et le covent autre foiz. 

Por ceuls et par autres colpes semblables donra la prieuse 
et enjoindra, ou sa vicaire, h chaseune des sereurs qui 
seront clamées et requeneu en t'hopittre colpables de tels 
colpes, [Il decepliaes U m cbapitlres et leur e[n]joindra 
& chascune '.i jeûner m jor/. en pain et en eaue, assises à 
terre nue en refrectoir devant le couvent. Et nequedent la 
prieuse ou sa vicaire ices poînes poront croître et apeticer 
et dispenser aus sereurs, selon cen que elles verront que 
métiers sera. 

Plus grief colpe' [est|, quant aucune ou aucunes sereurs 
par manifeste et apperte rébellion et despisl sunt inobedienz 
k la prieuse ou îi sa vicaire devant le couvent en cha- 
pittre, ou devant séculiers hors. 

Le autre plus grief colpe est, quant aucune sereur est con- 
veincue et condampnée enz chapittre de aucun larrecin ou 
de propre avoir. 

Le autre plus grief colpe est, quant aucune seur, par sa 
deleauté et par sa certaine malice, cMe ou nien à la prieuse 
ou & sa vicaire, la chose qui H ha esté baillien à garder et, 
quant aucune seur est conveincue et condampnée en cha- 
pittre de aucun pechié mortel et grief. 

Meesmement se aucune seur devant la prieuse et les autres 
sereurs est provée et condampnée dou pechié de char, por 
lequel pechié devant touz les autres péchiez, les sereurs de 
cen colpables nu jujon que elles doivent estre plus griève- 
ment punies. 

Por ces colpes et semblables, la sereur clamée seur aucun 
de cels et requeneue sera batue devant toutes, et en cha- 
pittre, et en refrectoir, et ailiors, de toutes la darreène, et 
devisiéc et départie de toutes par \h jorz, et à la table 



178 



STATUTS d'hÔTELS-DIEC 



comune de refrectoir ne de reofernierie avecques Je couvent, 
ne avecques aucune ne mangera par XLJorz, mes devant 
toutes ou refrecloir mangera seur la terre nue et. par m 
jorz en la semaine, eu li dunra pain et eaue, se sulement lu 
prieuse par sa miséricorde ne li envoien ou fait doner aucun 
petit de pictance. Ses reliés ne sera pas mis avec le relief 
dou covent ne de aucune des autres seurs. Tele seur easit 
colpable, tant longuement cura elle sera en tele pénitence, 
ne recevra pas ne l'en ne li dunra le Cors Nostre Sei^or, 
fors t[ue en l'article de la mort, dou congié de la prieuse et 
dou conseil de son confessor; ne l'an ne li donra pas la pais 
en le église ne elle ne la recevra. 

La sereur qui sera conveincue et condampnée devant le 
couvent, en chapittre, dou pechié de char, elle sera condamp- 
née et misées pen|ijtences devant dites; et plus que parles 
XL jorz que elle sera en la pénitence dou refrecloir, toutes 
les foiz que l'en sonera chapittre, elle se couchera sopine 
enz l'entrée dou chapittre, au travers de l'uis, en tele 
manière que toutes les seurs qui entreront ou chapittre la 
porront aus piez marchier come vilté et ordure, et ausU 
fera, quant li couvenz s'en islra dou chapittre, par les xl 
jorz'. 

Seur ces poines devant dites poet la prieuse solement 
croître et apeticer et dispenser, por la présence de aucunes 
sereurs hostesses ou por la haute sollempnité de aucune des 
festes Nostre Seigneur, Noël, Pasques, Penthecoste. ou des 
Y festes Nostre Dame et de Touz eainz, ou de aucun haut 
saint ou sainte, ou par la proière au covent. 

En ces colpes plus griès et enssemblables des sereurs qui 
forferont la prieuse solement aura le pooir de enjoindre les 
peines, de muer, de apeticier et de croître. 

Seles sereurs et ensit colpables, quant elles auront esté 
en chapittre clamées, conveincues et condampnées, tantost 



.e punition eal empruntée à In rig\e des Frères Prêcheurs (I>i»t. I, 
lù elle est appliquée d'une façoD (^éoëralc uui Tiiutesplui gravtM: 
onicaa horn» cl ad jrrHliiis post comcetioneni. anle uslium eccle- 
icuntibus fralribuB proilratus jaceat, dum inlraul et ezeuat. ■ 



llÔTËL-DIEtl DE VERKON 179 

rès chapittre seront envoiées & leurs confessors por assodre 
de leur colpes'. 



klit. — Des confe 
Les confessions aus sereurs seront oies devant mengier en 
1 comun et honeste. 

Se il couvient par aucune nécessité de maladie que aucune 
sereursoit oïe en l'enfermerre, aucunes des sereurs soient en 
l'enfermerie un petit loing de la sereur et don conlTesaor, en 
tele manière que elles le poissent veoir et non oïr. 

Toutes les sereurs cha-scuns quinze jorz au moins une foiz 
soient confesses. 

Toutes les sereurs soient commingées par vrii foiz en 
l'an ^ : c'est à savoir h la Nativité Nostre Seignor, & la Puri- 
fication Nostre Dame, au Jeudi assolut, à Pasques, k Pen- 
thecoste, i» le Assumption Nostre Dame, à la Nativité 
Nostre Dame, à la feste de Touz sainz, se il u'î a cause 
reisonable et honoste par quoi elles s'en dotent tenir et dou 
comseil de leurs confessors. 



I. La rénale de Vcrnin. comme celle de Ponloîae, airéle ici l'énaméra- 
b'OD des fauLes que la régir de Lille poursuit plus loin, en m confonnaDl 

au texte des constitutions dominicaïneB. 
3. Statuts de PonLoise, nrt. 3. 
\ Stalul« de Ponloise, art. 3. 



DEUXIÈME PARTIE 
STATUTS DE LÉPROSERIES 



STATUTS DE LA LÉPROSERIE SAINT LAZARE 
DE MONTPELLIER 

Milieu du xii* siècle '. 

IKaterîlt. Archives municipales de Montpellier, Grand Th»lamtit, 
' 1.39 V elLÎBre noir. M AH r^.—Éditioni. Gallia cAnXiana, l. VI, 
MÊtram^nla, col. ZK (TragmcnlB), et A. Germain, Df la charité 
tnblique et hospitalière à Montptllier, au mayen ige. Montpellier, 
139, in-4', pièce» justifie, n« l.[Eitr. des Mém. de la Soe. arehéol. 
I Montpellier). Cesl d'après l'édition de A. Germain que aoua 
reproduisons ce texte. 

^Decretam venerabitis Raymundi. Magalonensi» eccUsie 
ipiêcopi, liomini'fue Johannia, Sancii Firmini archipresbi- 
teri, et domini Guiltelmi AlontUpeasulani et domine Ermea- 
aendia, ejuadem GuUlelmi avie, videllcet tam clericorum 
quam et burgencium, quod in perpetuum in domo infir- 
morum de Ponte Caslellinovi servetur. 

1. Si quis infirmorum, super hoc quod tenendum conati- 
luimu3, voluntate propria hoc conaretur infringere, de domo 
ex toto expellatur, quod amplius ad eam non reddeat. Si 
autem ia domo habilaverit et lîtes cotidianas in ea fecerit, 



. L'L^ïéque RaymODd qui i 
Montpellier Ile lliyd ll&H; Guillaui 
■ lllBà 1173. 




182 



STATrTS DE LÉPROSERIES 



et eam domum assidue conturbaverit, pecunia sua quam 
dédit non reddatur ei, quia fratres suos in discordiam et 
iram concitavit. Si lllius pacis nolueiil esse nec permanere, 
exeat a domo, quia parum fermenti totam massam corruM- 
pit ', utdicîL Apostolus, et nichilquod de domo est et secum 
attulit secum non ferai. 

2. Si in inlirmitate jacuerit et testamentum facere volue- 
ril, non liceat ei facere oisi licencia amiDislratorum illiUB 
loci, quia in ore duorum vel trium tesl[iumj stat omne verbura. 

3. Hec sunt precepta que salutem animarum suanim eis 
subsecuntur : Si misellus vellmtsella, leprosus vet leprosa 
recipi in donio voluerit, primum se Deo dare et servire, et 
hobedienciam aministratoribus promittat. Si dîxerit se nul- 
lam velle promitlere obedienciam, non recipiatur. Si promi- 
serit et pecuniam quam secum attuHt aminîslratoribus 
ded[er]it, per vuii dïes servetur, et in decimo die coram 
omnibus fratribus vocetur, et interroggetur si conversatio 
eorum ei placuerit. Si sibi placuerit, maneai in loco usque 
ad morlem. Sî vero conversatio loci ei non placuerit, 
pecuni» sun ei reddatur et eseat. 

i. Hec sunt precepta que per hobedienciam observare 
debelis : Sicul per inhobedîenciam primi bominis mors intra- 
vit in mundum, ita per passionem Jhesu Christi vita nobis 
eterna datur et promittitur. Ideo nolite fieri fornioatores, 
neque conteutiosi, neque fures, neque maledici, neque râpa- 
ces, neque adulatores, neque alicujus bominis percussores, 
neque indumentorum vestrorum vel cibarioruni qui ante vos 
in mensa ponuntur venditoi-es; neque inter vos discordiam 
habeatis. Et si aliquis vel aliqua ab bujusraodi preceptts 
abstioere voluerit, de domo ejiciatur, quoniam Dominus 
dtcit in Evangelio : <> Beati pacilici. quoniam lilii Dei voca- 
buntur; beali mittes quoniam ipsi possidebunl vjtam eter- 



sequentur ■>^. 


un con- 




1. ■ Modicum rcnilenluni totsm massam cniruliipil. ■ ( Cor. 
1, Malth. V, S, i el 1. Lu ratatjon n'eit pan lout à leil Bxtctc 
sacré porlu ; ■ lleali niilca quoniam ipsi possidebunl terram. •■ 


V, 8. 
; le teit» 



J 



SAINT-LAZARK DE NONTPELI.IKH IS3 

De horis ecclesie ila observare debetis : Quum fratres 

vel sorores sigtium campane sioQare audierint, cito surgant 
et ad ecclesiam perdant cum silencio eundo et redeundo et in 
ecclesia Domino pro universis beneliciis suis gratiaa reddant 
et pro eorum benefactoribus, ut eorum Dominus peccata 
Bolvat, assidue preces fundant, quia, sicut ipsi eorum elerao- 
sinis sus tenta n tu r, ila oratioDÎbus, suis benefactorum suo- 
rum peccata a Domino retaxentur. Et iinitis niissarum sol- 
lempniis, urdinate unusquîsque ad suam cellulam reddt^at. 

6. Si vero ali({ua vel aliquis inlimiaveril et ad ecclestam 
venire non potuerit, penitencîam qiiam sacerdos ei injunxe- 
rit faciat. 

7. Et pro mortuo aliquo, cujus elemosinam receperunt, 
xiu Pater nosfer dicant et similiter sinp^lis diebus sepctes 
Pater noster, El si aliquis eorum littcratus fuerit, singulis 
diebus vu psalmos penitenciales et in obîtum alicujus fratris 
psalterium legant. 

8. Si autem aliquis vel aliqua se infirmum vel intirmam 
finxerit et ad ecclesiam venire noiuerit, et hoc ab aliquo 
fi-atre vel aliqua sorore cogniium fuerit, et ab eis privaiim 
correctus vel correcta fuerit, tercio, si post correctionem 
Ulorum castigare noiuerit, amministratoribus demonstrent. 
et eos in pane et aqua vu diebus in medio refectorio jejunare 
faciant. 

9. Post refeotionem vero omnes ad ecclesiam Domino gra- 
tiasagendo venîant et postea cum silentio dormitum, estivo 
tempore, eant. Postquam vero de dormitione surrexerint, 
Domino gratias reddant et sine derisione vel peccato diem 
parafant. 

10. Si hec mandata predicta, fratres karissimi, cum bona 
vuluntate observaveritis, remisaionem omnium peecatorum 
vest^orum et vitam cternam de Domino Jhesu Christo habe- 
bitts et insuper habundanciam omnium bonorum et graciam 
et amicitiam ab omnibus ([tii hoc audierint. 



STATUTS DE LA LEPROSERIE DE MEAUX 

Fin du XII* siècle'. 

Manuscrit. Arch. bospital'. de Meaui, II A3 [cartulaîrc du 
xiT'Biècle). fol. 30 V. Traduction d'uo vidimusdu 3 septembre 1300. 
— Édition partielle. Du Plessis, Histoire de Céglixe de Ueaux, t. 11, 
p. 67, et Tarbé, Les lipreax à Heimt, 1842, in-18, p. 13-14 (SociélÉ 
des bibliophiles de Boinis). 

HIC INQPIT REGULA SANCTI LAZARI MELDËKSIS, 

TBAN81.ATA '. 

Je. Guiot, par la {^race de Dieu archevesque de Sens, vueil 
et commande que la riple et la manière do vivre que 
tiennent les ladres du Fopelin^. que ceulx di> Meaulx la 
tiennent en toutes manières. 

Laquelle riègle se commence ainssy : 

Premièrement que il n'aient point do proprité, se ce n'est 
par la dispensaciou deleurmaistre; elce il e.stainssyque un 
se muire* et que on trouve auchune proprité, que il ne soit ' 
point enterré en terre sainte avec les frères mesmes. 

2. Je vueil que les hommes soient séparez des famés, et 
que les hommes ne entrent poinl es liex des famés, soient 
malades ou sains. 



1. Le nom de Guiot, que la traduction ancienne donne à l'auteur de OM 
■tatuta, est un dïminutir de Gui, et désigne Gui de Noyers, arohevéquB de 
Senadelt7Sdllii3. 
S. Voici l'incipil et la Un du vidimus qui nous a conserve' ce texte : 
* A U)uli ceulx qui ces lettres varraul et orront le officiai de Meauli Htut 
en nostre Si||rnour vou& mande. Saohici (|ue nous, l'on de ^racc MCCC. le 
umedi de dcveant la fesle de la nativité i la benoiste Vierge Marie, Mt 
lettres yci dedcns escrifites, lesquelles ne sont ne rorrunipuci! ne souIUm, 
«elond ce que il appaniit U première fait, nnus les avons veues par celle 
rorme et maDière : (Texte det stalnfs). Et que nous avons veu cecy noua iB 
tesmoingnons. De laquelle veue le lesmoing si est le «eel de ladi'" ' 






iquel nous ai'ons pendu en cea presenti 
iil CGC et le jour dessusdit. clcctera. » 

3. Léproserie do Sens. 

i. Caehe. 



! lettres, données l'en de griee | 



^F SAIHT-LAZABE DE MZADX 185 ■ 

^V 3. Aussy je vueil que les hommes meagiieatet dorment ■ 
ensemble, et semblablement lea famés. ' 

4. Aussy je vucil que les hommes el les Famés ne passent 
point les metes que le maistre leur a baillez. 

5. Aussi me plaist bien que il voisent à laumosne; mais 
je vueil que il ne la despendent point sanz le congié de leur ' 
maistre. 

6. Et se il est ainssy que un malade soit trouvé es liex 
des famés senz bon tesmoing, je vueil que il abstine de vin 
et de chair par l'espasse de m jours. 

7. Et se il est trouvé de nuit avec une famé, que il men- 
gusse à la terre pure, senz nape, du pain et de l'yaue et que 
il n'ait ne vin ne chair, tant comme il plaira au maîstre. 

8. Et se aulcuD, en noisant, avoit frapé, que il ait la 
painae dessus dicte. 

9. Et ce un dit auchun obprobre à son frère, que tout au 
lonc de la sepmainne que il abstine de vin et de chair; et ce 
il tensse à son maistre, par xv (?) jours que il abstine de 
vin et de chair. 

10. Et ce il est ainssy queun soit rebelle et inobedient en 
passant tes metes fi luy baillées de son maistre, ou en allant 
par les villes et tavernes, el il retourne h l'ostel, je vueil 
que devant la porte, à piez nuz, avec verg-es tenant, que il 
demande grâce et miséricorde au maistre et aux frères. Et 
les painnes subdictes lesquelles sont baillées pour ceulx qui 
font oiTense par devers le maistre je vueil que il soubmette. 

i 1 . Aussy je vueil que en l'église il tiennent silence, et ë 
la table, et en dortouer qui le (sic) parlent pou ou nient, et 
encore que ils parlent bien bas. 

12. Et ce auehun est trouvé en larrecin ou en fomicacion, 
que il soit bouté hors de la compaingnie des frères et mis 
en prison au pain de orge et ù i'yaue tant seulement. 

13. Aussi, se un gette par indignacion ou par couroulz 
viande ou le bevrage, ou se il donne hors, je vueil que par 
toute la sepmainne il abstine de telle viande. 

14. Je A'ueil aussi et commande que la viande et le be- 
ige par droite mesure et equalité h chascun soit laissée. 



tRR 



STATCTS DE LÉPROSERIES 



\5. Aussi je vueil que aux malades leB quielx ne se puent 
lever de leur lit senz ayde, que on leur face miséricorde el 
que on praingne pitié el compassion. 

IB, Aussi je vueil que les convers et les converses soient 
tenuz fi ceste loy, et que lis soient vestu de l'abit de la reli- 
gion'. 

1 7. Mesmes je vueil que le maistre ne donne ne vende les 
choses des frères senz le assentement de toulx. 

18. Et ci vueil que toutes les sepmaînnes il content avec 
leur niaislre. 

Et ad ce que ceste lettre demeure ferme, nous la confer- 
mons de la pression de notre sceel. 



tlli: INCIPILNT l'ITANCIE LEPROBOKtJH 8A\CTI LAZAHI 
MELDENSia - 

Premièrement, chascun homme malade doit avoir une 
journée de vin. 

Item chascun homme malade doit avoir pour sepmaimie 
tu pains du poys acoustumé. 

Item il doivent avoir touz ensemble une flamiche'' du 
poys du pain. Et ce il n'y en avoit que un, si l'auroit il 
quant on cuist à l'ostel. 

Item chascun doit [avoir] pour chascun an r [aijmon^ 
de piiys. 



1. Voici quelle était en Mal la ooniposiliriii du personnel de la liîproserie 
ds Meaui, d'aurts uD mémoire dirigé contre sa mauvaise adminislralfon ; 
D Ueni vex cï le* rrires, les rcndui et les malades de ladite meson, lîquel 
dnt bien viii' livre» de terre, el si mxicrcnl de Taiii par lu derautô dudil 
mettre impotent et de trbre Baudouin. Vez ci les noms : Messire Roger, 
prestre el mcstre, liquieus ne chanta messe, dabbc a vi aoi. Item frère 
Baudouin, procureur. Item Trire Uude de Uaulitcier. Item frère Aubert de 
UaumcDoif el la suer de lliaumanoir. Item Uinrl de Puisovrc, pronven- 
dier, ll«m Jehanne la Boiteuse, prouvendière. item Hellote, la fille feu 
Chtperi, prouvendière . Item ii mesiaus et m meselles ••■ [Arcli. nat. J M6, 



S. Le carlulaire de la léproserie ilonnc A la suiti 
renseignements sur l'entretien des lépreux, que noi 

3. Sorte de gftteau fait avec de la pâte de pain. 

4. Emine. 



de la rè^'le dinérenls 



SAtKT-iaUBE DE HBAUX 
Item eu leur doit livrer h chascun ou ; 



187 



I chaseune sel 
suflisaDt. 

Item it chascun touz les dimenches. depuis le premier de 
may jusques à !a Saiot Hemi un froumage blanc. 

Item chandelle, depuis lu Saint Rcmy jusques aux Bran- 
dons. 

Item il ont en ce tempz touz ensemble chascune sep- 
mainne xx! fagot de bucKe cincquninne appelée honteuse '. 

Item il doivent avoir chascun par an c s., au festes qui 
s'ensuivent, c'est assavoir : ii la Saint Bemy, Noël, Pasques, 
Saint Jehan, par égal porcion. 

Item il doivent avoir, à la Th\-phainne et aux Bnmdons, 
chascun plainne escuelle de farine. 

Item à l'Ascension, ù la Penthecoste, le quart d'un qiiar- 
tierde mouton, à chascun. 

Item à la Toussains et Noël, le quart d'un quartier de porc, 
chascun. 

Item on leur doit trouvez chamherière à leurs despens de 
pain et de pitance. 



E LICPHCJSAUl.M 



Chascune famé malade doit avoir demie journée de vin. 

Item chascune famé malade doit avoir chacune sepmaine 
n pains du grant pois et ung poin du petit pois. 

Item doivent avoir toutes ensemble une flanûche, quant 
on cuit, et s'il n'i a que une famc si la doit elle avoir. 

Item chascune famé malade doit avoir pour an ung bois- 
sel, moitié pois et moitié fèvea. 

Item chascune famé doit avoir sxi fagot de huche apelée 
bûche houleuse, estiuié valoir une chariolée de huche, pour 



Item chascune fan: 
xmi s. 



aladc doit a 



, à la Saint Hemi, 



1. Ces mi 
de bois, de i,,,.,,,.. 
Voy. Du CanBc, a 



188 



iTATtTTS HE I,!ÎPBOHraTES 



Item au terme de Noël, Xii s. 

Item au terme de Pasques, xmi s. 

Item nu terme de la Saint Jehan, xii s. tournois. 

Item en leur doit livrer sel suffisamment. 

Item b chescusne Tame, tous les dimenches depuis le pru- 
mier jour de maj jusques à la Saint Bemi, ung formage 
blanc. 

Item en leur doit livrer chandelle suFBsamment, depuis la 
Saint Hemi jusques ad Brandons 

Item ilz doivent avoir, à la Thiphaine et as Brandons, 
chascune plaine escuelle de farine. 

Item iiz doivent avoir à l'Ascension, à la Pentheconste, à 
chascunne le quart d'un quartier de mouton. 

Item à la Tousains, à Noël, chascune le quart d'un quar- 
tier de porc. 

Item en leur doit trouver chamberière k leurs despens. 

9ECUNT11R JURA FER LEPR(J90S SANCTl LAZAUl DEBITA, ANTEQIUM 
(lËGIPIAHTLB SOLVE>DA 

Chascun et chascune doivent pour leurz entrées, enchoii 
qu'ilz facent les sermens, ballier ad départies des frères 
sains lx s. 

Item ilï, doivent aporter chescun et chescunne ung lit ' 
fourni de coule, coussin, couverture et H orelliés et II cue- 
vrechiés, et de m père de draps à lit, tout bon et sulfîBant 
au repart du maistre. 

Item ung escrin bon et sullisant, fermant à clef. 

Item une table, une fourme et une chaière, et une sele 
perchiée. 

Item ung cuvier h faire lessive, ii seaulx il maîn. 

Item ung mortier, ung pillet et une cuve à bengnier. 

Item ung grail, ung havet, une paetJe de fer et ung trepié. 

Item ungpot de cuivre, unepaelled'arain, ung chaude ron. 

ïtem ung chandelier de cuivre, vi escuelles, m saussîères, 
une pinte, une chopine d'estain. 



aAINT'LAZAHB DE UEAOX lO» 

Item II nappes, u touaUles ^rans et il petites, et un hanap 
de madré et vi cuilliers de laton. 

Et doivent estre vestus bien et suffisamment de leurs 
draps de siècle et doivent avoir lit fourni pour leurs cham- 
berières. 



1 



SONT U SERMENT (JUK 90NT TENLS FAlRi 
S. LADRE 



LI HESEAUZ DE 



Je, N'", donne et rens moy, et les biens que j'oy appor- 
tez avec moy, à l'oatel et maladerie de céans, et renunce à 
toute propriété d'iceulx, et quetxconque& autres que cy après 
porray avoir, tant d'aumosnes que par mon industrie et 
autrement, soit meuble nu non meuble. Item et si promets 
toute obéissance et loyauté au maistre de ladite maladerie, 
luy porter révérence, garder ly honneur et protit de ly et 
dudit hostel, et vivre par et desaouz la rigle et ordenance 
d'icel hostel. Ainsy le jure, et ainsi Dieux me soit en ayde 
en corps et ame. Amen. 



PSOCÂS'VEHBAL DE RÉCEPTION DE LÉPREtX, OU EST HlUNTIONNÉE 

^LA LECTURE DES ANCIENS STATUTS* 
U juillet 1503. 

Universis présentes Utteras inspecturis Oflicialis Melden- 
sis salutem in Domino. Notuni facimus quod die date 
presentium, indilecli nostri domini Johannis Membret, pres- 
biteri, curie nostre jurati, testîumque infrascriplorum pre- 
sencia, honestus vir Petrus Le Tonnelier, leprosus, ad per- 
sonam venerabilis viri magistri Johannis de Poney, presbi- 
teri, administra tari s ecclesie domusque etleprosarîe Sanctî 
Lazari prope Meldîs, ante valvas ecclesie seu capelle ejus- 
dem loci existentis, accedens, requiaivit dictum administra- 
torem qualînus, in vim Utterarum uostrarum quibus dîctum 



1. Arch. hoipiUl, de Meaux, 11, E t. 



190 



: LÉPROSERIES 



Tonnelier deciaraviraus leprosuni, itecnun aliarum quibus 
dicto administra to ri maiidabamus eumdem leprosum in dicta 
leprosaria, prestitis juramentis et juribus persolulis. reclpi, 
[ipsuni reciperct] ; quibusquidem litteris visis et per magis- 
trum Guillelmum Argt^ntî, curie nostre notarium, perlectis, 
necnon quadam Régula dicte Leprosarie per leprosos îbi 
redditos observanda, ac juiibus per eos pute eorum rece- 
ptionem, ut diccbatur, solvi, necnon juramentis seu pro- 
fessione in eorum receptione prestari consuetis et in quodam 
carlulario pargameni antiquissima littera scriplo contentis, 
eidem leprosode verbo ad verbura exposîtis, dictus lepro- 
sus super hoc requisitus respondit se pnratum esse dictaoi 
regulam observare, juramenta seu professionem facere et 
prestare, ac jura persolvere pretacta, pi-out et in presencia- 
rum dicta juramcuta seu professtonem fecit et prestitit, 
dictaque jura persolvere seu persolvi facere de et super suis 
bonis, que ante bujusmodî proressionem possidebut, promi- 
sit, Quibus mediantibus, prefatus magister dictuni leprosum 
in dicta leprosaria jux ta et secundum oonsuetudinem bact» 
nus observatam recepit, et, in signum recepcionis hujusmodi 
habitus dicte leprosarie, unam parvam peciam panni supn 
quamlibet spatulamseu manîcamejusdemleprosicum spin- 
ceribus allixit. Presentibus ad bec discretis viris magistria 
Guillelmo Argeutî, presbitero, Johanne Cirot, clerico, nec- 
non Melola, uKore dicti leprosi, Meldis commorante, cum 
pluribus aliis testlbus ad boc vocatis et rogatis, prout pre- 
missa dictus notarius nobis retulit in hiis scriptis. Ad cujus 
fidelera relacîonem et în testimonium premissorum sigiltum 
curie Dostre Meldensis presentibus duximus apponendum, 
Datum et actum anno Domini millesimo quingentesimo 
tereio, die décima quarta mensisjulii. 

(Signé :) Mehbhet. 



MALAORERIE DE C1IATE&UÛU> 



CLEMENT DE LA MAI,ADREHIE DE CHATEAUDUN 

Juin l2Ûii. 

fBuscn'l. Archives départe men laïcs d'Eure-et-Loir, G 3460. Origi- 
r parchemin, endommagé en quelques endroits. Scellé autre- 
trïs de trois sceaux sur double queue. 

Petras, Dei gratia archiepiscopus, G. decaiius, et P., pre- 
lltor Senonensis, omnibus Christi fldelibus présentes lîtte- 
nspucturis in Domino salutem. Notum facimus univer- 
sitati vestre nos récépissé litteras summi pontificis in hac 
forma : Innocentius, episcopus, servus servorum Dei, vene- 
rabili fratri, archiepiscopo, et dileclis tiliis, decano et precen- 
tori Scnonensi, salutem et apostolicam benedictionem. S[uja 
nobis diletti RIii leprosi de Castroduno st^nilicatione mon- 
slramnt qnud N., custo.s domus eonim, Caraotensïs dloce- 
sis. antiquas domus ipsius et approbatas consiietudines 
□on observât, scd, eas promotu proprie vuluntalîs imniu- 
tans, leprosos pauperes transeuntes bospicio recipere con- 
tradicit, qui semper in ca domo saltom una nocte recipi 
coasue[vi;]rant, ideoque discrétion! vestre per apostolica 
scripta mandamus quatinus dîctum custodem ut, antiquas 
domus sue consuetudines et approbatas observans, leprosos 
transeuntes recipiatsicut ipsa domus eos recipere consuevit, 
monitione premissa, per censuram ecclestasticam, appella- 
tioae remota, sicut justum fuerit, compellatis, nullis litteris 
verîtati et juslicie prejudicantibus a sede apostolica impe- 
tratis. Quod si non omnes hiis exequendis pntuerilis inte- 
resse, tu, frater archiepiscopus, nichilominus ea cum eonira 
altero exequans. Datum Rome apud Sanctum Petnim, xvi 
kalendas januarii, pontifîcatus nostri amio septimo*. Cum 



id2 



STATUTS DE LÉPROSERIES 



i^itur auctoritate nobis injuncta partes cîUivissemus pluries 
coram tiobîs, allegata partiuni (lili^[entiu5] audientes, et per 
boQos viros et discretos illius vicinie incpiisitiouem le^tti- 
mam de dicte domus antiquîs et approbatts consuetudint- 
bus facientcs : 

1. Tandem, commuaicato cum viris prudentibus qui 
nobis tune assidebant consilio, secundum quod nobis cods- 
tabat de consucludinibus domus, utilitati et paci fratrum 
provid[er]e volenles in posterum, de communi assensu 
decrevimus quud capitulum fratrum ejusdem domus, pres- 
tito juramenlo quod bona lidc idoneum eli[|rent et tiilem qui 
tolerari pussit et patienter alios tolerare, unum ex leprosis 
fratnbus, de communi fratrum assensu, instituent qui unam 
clavem cellarii et alteram ^ranarîi custodiet et porlabit. 

2. Institutus autem ad hoc tenebitur prestare juramen- 
mentum quod bona domus tideliter custodiet, quod fratrum ' 
cibaria, punem, vinum, carnes, vel quecumque alianec tactu 
suo nec alUatu , nec alio quucumque modo scienter infîciet 
vei corrumpet, nec intrabit cellarium, uisi vocatus fuerit a 
magistro. 

3. Locus eidem competens assignabitur extra cellarium, 
aole bostium cellarii, unde melius possit videre panem et 
vinum et alla victualiaantequamdistribuantur et ea postea 
videbit fratribus distribui, secundum consuetas et débitas 
portiones, prius sanis et postea eadem mensura leprosis. 

i. Duo tantummododo leprosi ad petcndas transeuntium 
elemosinas a fratribus eligentur, qui hora matuUna per 
majorem portam ecclesie exibuntet sedebuntante ccclesiam 
juxta strat[ajm [pjublîcam. in loco adboc a magistro depu- 
tatoj usque ad boram eoruin reditui deputatam, et si eos 
ultra vel extra locum illum contigerit evagari vel exire, 
ab[s]que [magistrilicjentia^non recipientur in domum illam^ 
donec secundum discipllnam ordinis puniantur. 

o. In ipsa ecclesiainterscdes leprosorum et portam eccle- 
sie erit clausura ne leprosis, dum [divi]num celebrabitur 
oflicium, extra ecclesiam liceat evagari. 

6. Nulli umquam leprosorum licebit claustrum suum 



%JA[.ikDBEHlE: DE CHATEArDU» lUS 

exire ncc curiam sanoruni intrare, nisi fuerit a magistro 
vocatus, 

7. Quisquis sine licentia vel vocatioDe magistri exire 
presumpserit, sustioebit pro reatu suo ordinis discipliiiain. 

8, Leprosos advenas ebriositate vel girovagatione nota- 
biles idem magisler minime tenebiturhospitari, necin pere- 
grinatione euntes, nisi magistri siii secum litlerasdepnrtent 
vel bona opinio eorum fueril nota ei. 

9. Ignotos autem leprosus pcr locuni illum liaiisilum 
facientes recipiet una nucle. 

10, Magistro domus predicte licebit semper habere de 
meliori vino domus in proprio cellario duo dolia, quorum 
utnimque capax sit quatuor modiorum, quod poterit sanis 
transeuntibus conferre pro honore domus, sicut viderit expe- 
dire. 

■ H. Si qiiid in bac institutione nostra minus plene est 
ordinalum, vel institutum est aliquid quod correetionc intli- 
geat, nos et ego specialiter, P., metropnlitanus, si alii absen- 
tes fuerunt, nobis reservamus potestatem corrigendi tam in 
capile quam in membris que ibidem noverimus corrîgenda. 
Actum Senonibus, anno gratie M' GC"V", meuse junio. 



STATUTS Dli LÉl'ItOSEillES 



STATUTS DE I,A LEPROSERIE DE NOYON 

Composés vers la lin du xii* siècle, complétés au milieu 
du xiii'^ siècle '. 

i[»nOKrU. Archives communolËs de Nuyoïi, Livre rouge, folio 3), 
XIV" siôcle. — kdilion. Abel Lefranc, Un règlement inUrieur de 
léproserie au XllI' tiicle. Saint-Quentin, 1889, in-S" {Estr. des 
Mémoire» de la Société académii/ae de Sainl'Queitlin, lome VIII, 
i' siirie.) Nous rcproduisuDs le leste d'après cette cJition. 

LETTHE I)L IliliL'LK DE LA MAISON DE rtAlM LADIIE 
DE NOÏO.V. 

Wermons, par le {^mce de Dieu, evesque Je Noyon, ù 
tous ceulx qui ces présentes lettres verront et orront salul. 

Permenable pour le memoiri! des hommes, qui est oblieuse 
et brief, est trouvée ia scieiiL-he de lettre et descrîpture, et 
pour ce que les coses trespassées fussent ainsy ijuc les choses 
présentes par la represenUtcion de le lettre, nous avons donné 
en mémoire par le teneur de ces lettres che que vous verres 
et orrés chi establî, en aiant cognut que, comme Esteves, 
nostre antecesseurs ehîi en arrière, evesque de Noyon, eut 
otlroiet une rieule, en laquelle il niist nioull de concor- 
danchc, qui estoient puurlîtables à toute religions, as 
maislres, as frères et à toute le congregacion de le maiwKi 
de Saint Ladre de Noion, et nous, desirans l'accroissement 
de divine religion enladîcte congrégation, desclarunsledicte 
riuelle, en lequelle nous avons aucune cose ajoustée, et 
commandons par nostre auclorité : 

1. Que nusî frères ne sereurs ne soit recheus par con- 



t, Voi'iiiotid dv la Boissi^re, i^v^que de Nuyuii d< 
protnul);uiiiil ces statut» qu'ils ont ilé éOiclis yiar w 
(llKN-12211 et qu'il]- a seuk'mpnt <' ajouté ducuhi: 

1. L'vdilioii porte un5. La lecture que ncius iudi 



i35U à 1373, déclare en 
1 piv'diiccBBeur Etienne 

Liani pui'ull pi'ùriii'ablc. 



»AIT«T-LaZAHE de NOÏfJN 

i d'tiutre 11 



195 

isoit 



Btion d'acat ou d autre jn-oumesse 

convenable d'estreencongregacion, sans ve}fiieur' de fait ou 

de papolles, 

2. Ileni que ledit frère ou sereur renouche à ledicte mai- 
son dedens l'an ou fâche profeciou et résidence, se che n'est 
par le congié du ninistre, des frères et des sereurs. 

3. Item que les frères ayenl habit, c'est assavoir mantel 
fendu à il, les fentures bordées de lisières de drap à ii ou ti 
m boutons devant et h colet, et i forme de ruben en manière 
de aleron de houcbe'^, et ait cote ronde sans fente et que 
ledit habit soit de drap sans couleur ou bien simple, et que 
les sereui's aient mantiaux fendus devant et fourés d'agniaux 
et que elles aient eaperons de meismes le mantiau et que 
che soit caperon à i court coquiilon qui soit droit, qui soit 
en manière de cornette et qu'il soit sans boutons ; et que nulz 
frères ne sereurs ne se fourre de penne s'elle n'est d'ai- 
gniaux ; et que ehascuns frères ait housiaux ou solers k deux 
noyaux^ et cauches blanches ou noires, et que les sereurs 
aient Ixttesou solers à iin noyaux ou ii trois du mains; et 
que nulz ne se parte de l'ostel sans ledit habit, se che n'est 
pour aller en aucun labourage pour ledit hostel et par le 
congié du niaistrc. 

4. Item se aucuns frères ou sereurs se partent de l'ostel 
sans le conjic du maistre, il perderont se prouvende de vin 
III jours. 

5. Item que nulz ne menjuche hors de l'ostel sans le con- 
gié du maistre, et s'il y menjue, il perdera sa provende de 
III joui's au vin. 

6. Item se aucuns maudit ou desment frère ou seieur par 
felounie, il perdera sa prouvende de vin par m joure et ne 
mengera que pain et yawe. 

7. Item qui ne sera k la messe tout du long en long, il 
perdera sen vin par u jours et pour vespres i jour, s'il n'est 



4 



t. .\'egnear dans l'rililion. 
prcisiiin d'aucune ntirtc. * 
-3. Robe niuple A loaguct manches. Cf. Lefc 
>, Boucles. 



dp celle plin 



1% sTATL'Ts de: Léproseries 

tmbesongnicz pitur les besoognez de l'oslel el [lar le coni- 
mandement du maistre ou ensougniez [dcj maladie '. 

8. Item qui melterd main sur l'autre par felounîe, U fera 
fia penitance par mendier m jours pain et vawe h terre et, 
se sang i apert, il sera pugnis par le congié de rollictsl, oii 
il mengera pain et jawe par xx jours ix terre k chuseun 
diner et perdera sen viu à tous les xx jours. 

9. Et se aucuns frère ou sereur va ix l'encontre des orde- 
nances et du commaademeal du maîslre par inobedieuce, il 
perdera la maison vi mois et tous les prolis tpe il y devroit 
avoir tout ce temps et, se il reveooit dedens che temps , il 
feroit sa pcnitanche mainjant pain et yawe à terre par 
XX jours au diner et pei-dre tout, comme dit est. 

10. Item qui vendra pain ou vin ou autres wises de l'ostel 
ou du sien, ne donnra'^, sauz congîet du maistre, il perdera 
VI prouvendes de vin. 

1 1. Item se aucuns acuse de blasme frère ou sereur sans 
cause, il fera sa pcnîtciicc à manger pain et yawe à terra 
par ni jours et perdera sen vin tous les m joui-s. 

12. Item que ehascuns viengne à heure compétent à lauhle 
et qui ne venra & son de la cloque, il perdera son vin pour 
celle heure. Item que nulz ne se liève de le taule de ci adoiit 
que grâces seront dites, se ne sont les oflicîers, et quo cha»- 
cun die Pater noater et Ave Maria après grâces. 

!■). Ilem que nulz ne mengue hors du couvent, sans le 
congié du maistre, ne ne warde, ne ne prengne viande sans 
congiédecelluyquien ara l'administracion, et qui sera trou- 
vés prenans sans congié quele chose que che soit, il perd 
sen vin de m jours. 

li. Item que nulz ne gise hors du dortoir sans le congié 
du maistre, et se il est trouvés gisans hors, il fera sa péni- 
tence X jours niuiguaot pain et yawe au disner et sans 
nappe et pei-dera sen vin tous les x jours. 



cimpi'iméporlo: " en sonpnier maladie ■■: il semble que la leçon 
upason» ïoit prOférable, au sens d'asBonié, cxcunf. 
:, dun» l'édition. 



1i>. llem le mnistre traite duucbement les buns obedîens, 
et li!s rebelles contraingne furt et vitemcnt seloiic lu cas. 

16. Item que ntilz ne revelle cose dicte en capitre ou en 
secret sur perdre son vin par vi jours et mengier pain et y- 
awe à six dîners. 

17. Item que nulz ne faihc provision des fruîs des car- 
dias mais que le despenwier, et, so aucims y est trouvez, il 
popdera sen vin par vi joui-s cl se li sera oslé tout ce qu'il 
aura prtns dudîct fruit, 

)8. Ilcm nous delTeadons expressément que nus haitiés 
ne malades, frères ou sereurs, ne faichent testament sans le 
confie du mnistre. 

ID. Item que les frères et sereurs, quant il aront fait pro- 
feciim, apportent et fâchent venir tout leur vaillant, sons 
rien muchier ou retenir hors de la maison, sur peine d'escu- 
cumeniement. 

20. Item nous volons, se aucuns frères ou sereurs ait 
aucune rente ft vie devant l'entrée de ladicte maison ou 
auti-os biens, qu'il en goie toute sa vie en boen' usa^e et 
convenable, autrement li seroit pourveu par le miûsti-e. 

21 . Item nous deffendons expressément que nuU malades 
ne soit si hardis que il entre en ause(?), en dcs|)ense,enfour, 
ne en gardin aux fruis, ne en porées, et, se il y cstoit trou- 
vés, il perdei-oit prouvende de vin x jours, 

22. Item que nulz malade ne voit hors de le porte de Tos- 
tel, sans le congié du muiatre, et, se il y va, il perdera sa 
provende do vin viii jours. 

23. llem que il ne facite aKsamblée de malades, sans le 
confie du maislre, sur paine de perdre le maison i au et i 
jour. 

2i, Item que tous les commandemens devant dis soient 
tenus et wardés et que on obéisse au muisti'e, sur toutes les 

Iines devant dictes. 
inaUR proposons; il y a sans (li>ut<?' et 
nenl dans l'écriture dj iiv siècle. 



n (lu Jicl (lu I', te qui esl 




198 STATUTS DE LÉPROSEBIKS 

2.'i. Ili'm quo nul/, malades ne se mesclie en congrégation 
des sains, se on ne l'i appelle, 

21) . Item que nulz malades ne voit puîsier ne laver & yawe 
ne à fontaine mais que à clielle qui li sera ordonnée, sur peine 
de perdre son vin viii jours pour chascun fois que ïl le feroit. 

27. Item que, se un boui'geois est jugiés pour malade et 
on puet trouver le contraire que il ne soit mie malades, 
nous commandons que il soit mis hors de le maison et 
que on li fâche paier ses frais de tout que il y aura esté. 

28. Item nous dclTcndons que il n'ait entre les frères et 
sereurs de ledicte maison fabulacions ne parlement descoQ- 
venables. 

29. Item nous delîendons que niaistre, ne frères, ne sereurs 
ne jouent à dés ne à tables ', ne que il soient k ces manières 
de jus. 

30. Item nous commandons expressément que li adiour- 
nement- du moustieretdeVesglize soient nettement wardês 
et maintenus. 

31. Tontes les coses devant dictes que nous avons esta- 
bliesdes frères et des sereurs, et de l'abil et de la vie, nous 
volons que elles se tîengnent et que nuh. ne voit hors sans 
sou habit; no fi'ère, ne sereur, qui fut contredisant et qu'il 
ne tiengne mie les choses devant establiez, nous volons qu'il 
soit pugnis par le jugement du maistre es coses ; et que cer- 
taine paine y soit mise selon la carité du fait. Et li maistre, 
les frères et les sereurs de ledicte maison soient contraint h 
warder celte rieule et cest cstablissement et, se mestîor est, 
qu'il en soient contrains par le justiche de sainte Kglise, 
c'est h dire par l'oflîcial ou les vicaires monsieur de Noyon, 



1. OnnONNiNCE DES L 



8 uorRGOis BKsnrs 



C'est l'ordonnanche que il faut à un frtre ou une sereur 
quunl on le mot en le maison de Saint Ladre de \oyon : 



léproserie: de ui-lk 1 

Premiers un lit eslo/Té de draps et dt- cduvrelure, de nriU 
lier et keuvreché bien et soufTisanl. 

item un prodel d'argent ou un hennap de mndiv. 

item un pot de lot ' et i de demi lot d'estain. vi ecuelles 
et \i saucerons d'eslain, i pot de Iteuvrc et une paiellc. 

Item, pour mettre en le warde reube, xx aunes de nappe 
et X de doubliens et xl aunes de toile. 

Item pour faire s'enti-ée et, au chief de l'an quant on fait 
profession faire sen past. qu'on apporte tout sen vaillant en 
le maison, sur painne d'cscumeniement. et tenir le reule 
de l'orde ainsy que il appartient et que on li devisera. 



^P STATUTS DE LA I.ICPROSERIE DK LILLE 

Juin 1239. 

M»nu»erilx. Arch. muni ci polo» de Lille. Hegistre nux titres», coté 
^VV. E. F., fo!. Ifl7 Ixvi' siM.'), et livre Holsiii, fol. 2r,r.. — tlJilion. 
^^^Brun'IjivHinnc. ftohin. Franchise», hà et cautumeg de la ville 
^^btlille. Lille, \Ui, iji-i<, pp. 347-249. 

^^P COI 



lORNAKCE FAICTE PAR MOKSEiONEUB L EVESQCE DK TOi;RN; 
' COMURKT LES LADRES [dE ULLE] SE DOtBVENT REGLER 



\Valterus, Dei gratia Tornacensis episcopus, dilectis 
filiis in Christo leprosis Insulensibus salutem et patien- 
tîam. Quoniam intcr ceteros filios suos majori dilectionis 
sij^o vos Dominus familiarius visitavit, ne donum tam lau- 
dabilo, paterne correctionis defectu oecasioue ncgligencie 



Mesure de liquides. En Flan(Ii<e. d'aprïs le ^Uifuiiro de Du Caniçc. le 
i-lnt valnïl In pinte de Paris. 

M. De^plonque n bien viiulu nous envo^fcr la copie de ce lexle qui 
génirBleiUPiit dp meilleures leçons que le Livre Itoisin.* 




200 



I DE LËfflOSEIIIE:» 



nostre. în vnbis depereal aliqualenus, omnibus frairibus el 
soroiibus domus ventre tam sanis qnam infirmis nianda- 
mus et in remissionem peccaturum suorum lirmiter injun- 
^imus quatinus siicundum prescntis carte tenorem mores 
suus curri^re et vitam regerc diligentissiine studeant de 
cetero et labnrent. 

1 . Igitur [ciuoniamj inter ceteras virlutea prima et prin- 
cipalinr est caritas, ut ad hujus observanciam studiusius 
intendant singuli, volunius et statuimus inter vos ut, si 
qiiis alii turpe dixerit, testimonio compétent! conviclus, 
penilentiam oclo dierum incnrrat, Penilentiam vucamus, 
quantum ad prebendaliter vivcntes, amisstoneni prébende 
domus; quantum vero ad coramuniter viventea, vocamus 
penilentiam sedere supra nudam terram hora comestionis , 
coram aliîs, sine mappa, in pane familie et pota^io et aqna 
tantum, abslinendo, ita tamcn quod sexta feria, si interve- 
nerit. in pane et in uquu tantum dicto modo jejuuetur. In die 
dominica vcro et festis principalibus, quantum ad ipsam 
diem tantum, a lalî penitentia agenda quilibet absulvatur. 

2. Item si quis contra alium se teneri fecerit(aic), xv die- 
bus penileat, quod si absque sanguine alium percusseritt 
XL diebus peuiteat. Si vero baculo vel armis percuciendo 
sangainem alicujus eiïuderit, per annum et diem a domo et 
bonis ejus expellatur. Idem fiai ci qui arma molata' por- 
tasse poterit comprobari. 

3. Item discordantes ad nionitionem capellatii vel maffistri 
stalim pacom inter se reforment, sub penitenlia octo die- 
rum. 

4. Item qui de fatuo amore vel suspecte colloquio aut 
sig:no cum muliere convinci poterit, nisi ad primam monî- 
tionem se correxerit, xl diebus penileat. Qui vero de 
peccato luxurie conviclus fuerît per annum et diem a domo 
expellatur. Et qui, poslquam domum intraverît, se marila- 
Yciit, domum amitlat in cternuni. 




1.ËPR08EAIE DE LILLE 

5. Item qui de furto convinci putevit 



par 



uni et diem 



fl domo cspellatur. 

0. Item qui cum detiis luscril vcl pru se liiderc fecerit 
XL die bus peniteat. 

7. Item qui de Deo vel sanctis inhonesle juraverit 
vtii diebus peniteat, 

8. Item fratres non coraedant cum sororibus siue racio- 
nahili causa et licentin, nec eliam intreot sepla earum, nec 
ille sepla fialrum, sub penitentia octo dierum. 

9. Item Qulia mulier furanea coraedat cum fralribus, nec 
vir foraneus cum sororibus, sine rationnbili causa et Hccntia 
Bpeciali, et hoc de die et non de nocte, sub penitentia oeto 
dierum. Uxor vero cum marito suo separatim comedere 
potest, diebus dominicis tantum. 

10. Item nuUus sine licentia eat in villam Insulensem 
vel nliam, sub penitentia octo dierum. Quod si ibi sîne 
licentia comederit aut nocte jacucrit, xv dîebus peniteat. 

11. Item nullus transeat ultra plateam ante portam ad 
oppositas domos vel alias donios vicinas sub penitentia 
octo dierum, ad campos vero îre possunt circa terras suas 
quando volunt, bini et non minus incedcntes et ad nuHam 
domum sine licentia déclinantes. 

12. Item nullus de nocte portam solus et absque licentia 
e^rediatur, sub penitentia xl dierum, nec sedeat frater solus 
cum sorore, vel muliere alla sola, ante portam, nec soror 
solacum fratre.vel viro alio solo, sub penitentia vui dierum, 

13. Item omncs pro posse suo intersint cotidie misse et 
sermoni, quando habetur, et vesperis dominicis diebus et 
feslivis, sub pcna amittendi bona domus eadem die. 

14. Item qui crinien quod probari non potest alii inipo- 
suerit in peaam tali crimini debitam retrudatur. 

1o. Item (pji de inobedientia coavictus fuet-it ylii diebus 
peniteat. 

Iti, Item qui penilentiam suam inceperit uec cam debito 
modo compleverit et, nisi absque scandalo et malo rumore 
tam exteriuH quam interius, intérim convcrsatus fuerit peni- 
1 sustineat duplicatum. 



202 STATUTS DE LÊPflOSERIES 

17. Ilcm niillus liiihitum corporîs niiiiis iiTeliginsum et 
notabilem gerat, sub penîtentia xv dierum. 

18. Item qui pro leproso i-eceptus fuerit et postea ni>n 
esse leprosus convinci potorit redire débet unde venît; iln 
ianien quod pro pastu suo, quod primo dédit, redire poterit 
si postea veraciter fuerit leprosus, 

19. Item, si quid nominatîm et expresse inGrmis in pîtîin- 
ciam exterius pie cullaium fuerit, eis pacifiée dimiltatur; 
procure util r autem omnes equaliter secundum quod facultas 
domus suppelit, ita tamcii quod inlirmiori melius fiai. 

20. Item omnes communicent et confîteantur ad minus 
ter in anno, videlîcct in Pascha, Penthecoste, Natali Domini 
ve! pluries, secundum coasilium et discrelionera sacer- 
dotis. 

21. Item pro benedictinne mense dicat quilibct bis Pater 
noster et bis Ave Maria, et tntidem loco gratianim. Et 
quando pita^iciam integram comedunt, tune dicant XL Pater 
noster et xL Ave Maria pro anima, pro qua datur, et si 
semipitancia fuerit, xx Pater noster et xs Ave Maria 
dicant. 

22. Item in ferialibus diebus dicat quilibet qui polfst 
L Pater noster et i. Ave Maria loco horarum. hoc est 
XV pro matulinis et deeem pro vesperis, et v singuHs hara- 
rum reliquarum. In dominicis vero et festivis diebus aio- 
gula duplicentur. Et qui hora.s béate Marie scient et dicera 
maluerit ad lioc non tenetur. 

23. Item pro anima sororîs vel fratris domus defuncti 
dicat quilibet c et i, Paler noster et totidem At« 
Maria. 

2i. Item quoniam nninia scribi non possunt. volumus 
ut, si aliquis uovus casus eniergat . de communi eon- 
scnsu fratrum secundum moduni et formam precedentium 
hic suriptorum terminetur. Precipimus etîam capellano et 
magistris domus ut consuetiulines domus diu approbatas et 
presentis carte tenorem inviolabililer faeîant observari. 
Volumus etiam ut bec carta exponatur in galllLO in adveota 
magistri novi et novi fratris vei serons et lune halieat expo- 



8AIST-C1.AIH ET SAlNT-BLAISf: DK I.ISIEIX 



203 



sitor carte lothuin' vini ob eo in cujus advi'iilii hanc expo- 
nil. Et qui ad sepedicle carte observatîonem boua fide labo- 
raverit cum benedictis benedicatur ab eo qui est benedîctus 
in secula seculomni. Amen. Actum anno Domini millesimo 
ducenteïiiino tricesimo nono, nicnsc jiimo-. 



I 



STATUTS DE I.A I.KPROSKRIE DE l.ESIEUX 
Novembre 1256''. 



Édition. Chiirles Vassenr, Heeherchr-x tiir lu lépronarie rfp Sainl'CUÏr 
et lie Salnl-Blaise de Liiieax {Bulletin Monumental, l. XXVIII, 
p. 159). Nous repi'od Disons le lexlc de celte l'ditiaii. 

Universis* Christi fidelibiis ad quos presens Rcriptum 
per\'eneril Ab., decanus Lexoviensis, salutem in Domino 
Jbesu Christo. Noveritis nos personaliter accessisse ad 
leprosariam Lexovienseiii et ibi vîdissc et inspexisse consti- 
tutiones de antiqua consuetudine approbatas, prout ex 
pclacionc ppcsbiteri dicte leprosarie et omnium leprosorum 
ejusdem loci didicinius, scilicet^ in liée verba : 

1 , Noverit universitas vestra quod aliquis leprosorum 
dicte leprosarie non débet nec potesl transire doitum^ de 
Touque sine licencia et jussu presbiten vel alius a dicto 
presbitero deputati. 

2. Item aliquis leprosorum seu leprosorum non débet ire 
sine capa clausa aut babitu rationabili. 









1. Mesuii! de liquides i[ui valsïl e 
p. 199. notcl, 

3. D'aprin ta nihricjuc qui pr<'^c<^de ces lettres dans le Rei^ïstre aux Uln», 
elles ritnient • Hfllecs du scel dudict cvesquc et du bccI de la comtcue 

3. Dicn que le texte que nous pnssi-dong pnrte Cette dnle, le pmloguB 
niAnlre que la rédaction dca slaluls dote dune L'pnque beaucoup plus 

i. Ce lexlf est imiri dans un vidîniuï du 31 mars ISàl (n. »lX 

^i I,'c!ditî-.n porte /.réf. 

k Doaet, canal. 



204 STATITS Di; LÉPROSERIES 

3. Uem si aliquis leprosorum in ndultcrio aprehensus 
fuoiil, sea leprosarum, et possit prohari, per soxagînta die* 
débet amittere locum suum'. 

4. Item difti leprosi non possunt nec debent manducare 
in civitale Lexoviensi, nec bibere in taberno, nisî de dono 
sive jussu sBcerdotis sui, et si in dicta civitate manducavc- 
rint seu biberinl sine dono ac jussu dicli sacerdotis. pcr 
sex dies locum suum amillere debent. 

5. Item si alii{uis amiserit locum suum et occasione amts- 
sionÎB loci siii donium suam perturbaverit aut diinipnifica- 
vei-il, dnpliei pena puniri débet, 

G. Item leprosus aut Icprosa cum sano aut sana contn- 
bere non possunt, sed cum leproso aut leprosa ; necqua- 
quam quod si fecerint , domum suam amittere fmaliter 
debent. 

7. Item si aliquîs alteri couvicia dixeril aut injur 
fecerit usque ad sangninis eiTusionem. vel" imposuerit 8ller 
alteri lalrocinium, per unum annum et unum diem puuifln- 
dus est cum consilio decani Lexoviensis presbiterique lepio- 
sorum predietorum. 

8. Item si aliquis ^ictorum leprosorum aut leprosaram 
fratreni suum aut sororeni suam latronem voeaverit et pro- 
bare nequiverit, locum suum amittere débet per unum 
annum et unum diem, et si per illud factum domum si 
lurbuverit. unde dampnum fecit accîderc, per duos annofl 
et duos dies locum suum amittere débet. Si quis vero de 
aliquo leproso seu lepro.sa conquestus fuerit pro aliqao 
accidente •' et in probationc defecerit, eadeiii pena delict 



1. Ce mot [jornll diisitiier id une sniic ilc prt^licnJc cl lïpondi-i! i 
oritafliBilion analotcuc A celle qui esialail A la lcpru*ci-ie do Bernay, c 
icB slatulï [1307] offrent île» rcisrmblancei uvec i^uî d« Usicux, d'awé*. 
le» cilrailB publiés en i&b9 dans le llrcueil rfrs travaux de lu SocUfi IfbN 
de l'Eure, 3- tCr., t. VI, p. 13a. Dans cet lîlablUsenieDt , chaque nialïdei 
avait la jntiissance d'un loi dann les l'cvenus de le maladrei-ir. et la priva- 
tion de ce lot constiluRit une des punitions prÉvues par la règle. 

S. VI dans lèdiliun. Ce doit Élre une mouvnîae lecture de rubrévïaUOR 
de rel. 

S. Acridrnlvr, dans le Icxtc imprime. 



SAI.M-C1.AIR ET SAINT-BLAISE DK I.lSIKtX 203 

puniri qua ipse tle ((uo con«{uerelur, si convictus esset, 
puniretur. 

9. Item aliquis dictorum leprosorum non débet liabere in 
domo ^llinas de jure nisi servis('?) dictorum leprosorum, 
vidolicct unum gallum et unam gullinum tantum, nisi in 

1 0. Item lepro.sus seu leprosa non debent habere porcum 
in domibus suis nisi in propriis usibu» ad vescendum. 

Preterea' si aliquîs leprosorum seu leprosarum pueros 
habuerit, non polesl nec débet eos seeum habere, nisi 
duodecim ctatis sue contigerit annos. 

U. Item leprosa seu pedisseca non potest ncic in por- 
ticu, nec sub vinea, nec pannos lineos siccare -'. 

12.' Item non dcbenl recipere hospites leprosos extraneos 
nisi scmel in quindena. 

13. Item aliquis leprosorum non potest jacere in villa, 
nisi in huspîcio carnalis amici sui qui sit in periculo mortis. 

14. Item aliquis leprosorum non potest vocare extra- 
neum leprosum in domo sua ad mandueandum nec biben- 
dum. 

lîi. Item non debent ire extra domos post ignisignum , 
nisi in neoessitate. 

16. Item non debent cantare servientes dictorum lepro- 
sorum de uoctc. 

17. Item aliquis leprosorum non début habere operarios 
ad opcrandum. 

Nos vcro constitutiones predictas, prout superius suut 
expresse, si^iUi curie noslre muaîmine ad pctitionem diuto- 
rum presbiteri et leprosorum duximus conlïrmandas. Actum 
et datum anno Domini millesimo eu"'" quinquagesimo sexto, 
mense novembris. 



l. Froplerea dans le IptIc. 

3. A lu loproseric de liui-nuy. lus reiiimea ae puui'4iïi:iit lilui' que puui- 
leur usB^e personnel . [Eilraits du r^lcnicnt de la l^pitiserie de Bcroay, 
iloMxi on 1307 par l'abbù de Ni.iLrC'Daine de Bernay et Jean Mnllet. a' do 
Gniville. Rec. dei (rau.iuj: de U Société libre de iEnre, .V airie, t. VI (1h5P\ 
p. IM et B«.j. 



i DE LEPROSERIES 



STATUTS DE LA LÉI'ROSERIK DE DHIVi:S 

21 juin 1259. 

Édition. Texte publié, dans la Revue des Sueiétés savantes (1816, 
2« semestre, p. iHj-440). par H, Viiiay, d'après un vîdimus de IHÏ 
faisant partie de so collection. 

Guido, sola Deî miseralione Aniciensis episcopus-, dilec- 
tis ÏD Christ» iiliis ningislro et frntribus inHrniis de Briva et 
doiialis domus cjusdein, et eorum successoribus in perpe- 
tuum .siilutem in omnium Salvalorc. Cum post susceptum 
episcoputus ordinem et nffîeium, nobîs plurima nunciiita 
fuissent et a Hdedignis frequencius ioculcata, que in domo 
vestra et vobis erant et dudum fuerant reformundu , nos qui 
ex injuncto tenemur oflicio (juietî consulerc subditonitn , 
statum donius cl etiam personanim dili^enter inquiri feci- 
niu9, et quia reperîtnus întur vos nullius religionis regulam 
observari, licet quibusdain observanciis vos invenimus 
involutos que, aliquantulum a vita secularium segregi 
pk-nam tanien aut veram reli^ionem minime sapîebaDt, ut 
aniniaruni vestrarum occurramus perîcuiis, banc forinam 
vivendi salutarem et facilem vobis et successoribus vostris 
in poslerum diiximus preligendani, 

1 . In primis siquidem , cum de magistro vobis et vestfe 
domui fiierit providendum , fratres inlimii donius ejusdem 
uiium de suu collegio eligant infinnum, scilicel qui, ei 



1. BHvcs-Chai-pnaac. Huule-Loire, cant. du Puy, à envinm van lieue de 
elte villo. Un y voit encore des ruiner de tu nmladrerie. 

a. Gui Le Gros, dit Foucaïul, l.ahile juriHfOnauUe, élu cvèquc du Puy 
n t!S7, pape sous le nom de Uciiieul IV en lisa. 



LÉPRUSEIIIE DV. I 



207 



nilate cogno- 
nlirniitatîbus 



repertus non 



iutelligons que siinl proximi, ex propria inlirr 
scat quautum et quoinodo compati debeat i 
uliurum. 

2. Quod si ydoneus in vestro collegi 
fuerit, liceat vobi» eum assumere aliuiide. 

3. Sic, cum electus a frati'ibus inlirmts vel majori et 
saniorî jrarte îpsorum fuerit, episcopo Anieiensî pro tem- 
père, si presens est, vel quamprimum presens fuerit, se 
presciilet, obedientiam in hiis que secundum Deum sunt et 
utilitaltim ipsius dimius respiciunt promissurus eidem. 

4. Caveant autt-ra fratres inlirmi ne excommunie» tum 
alitjuem vel iulerdietum sibi elîgant în magistrum, nec 
hominera de vita inhoncsta suspeclum; sed nec preee vel 
precio, favore vel odio moveantur ad aliquem eligendum 
vel etiam repellendum ; sed, Deum habentes pre oculis, 
illum cligant quem mogis vdoneum estimabunt, 

5. Qui autem clectus fuerit jurabit coram inlirmîs fratri- 
bus et aliis donatis dicte domus qui tune preHuntes erunt in 
hac fomia : » Ego, talis, assumplus in magistrum domus 
inlîrraorum Brive, proraitto Dco ft vobis omnibus fralribus 
et donalis quod, secundum bonam conscienciam meam, 
domum istam et personaa vestras et aliorum frutrum et 
donatorum * qui nunc mibi subsunt vel suberunt in futurum 
et bona ipsius domus (ideliter ti'aclabo et administrabo. et 
utilitatem domus procurabo et darapnum tolo posse vitabo ; 
bonestatem ctium hujus domus et bouam l'amam, sicut 
suîam et [xttero, nutriam et ampliabo, et bona etiam dicte 
domus non dissî|Jabo, sed nec immobilia sine vestro con- 
censu alienabo quoquo titulo In perpetuum; nec pro 
fratre vel donato recipiendo recipiam servicium aliquod, 
nec de recipiendo poctum faciam per me vel per alium clam 
vel palam. Semel etiam in fratrem rcceptum non eicîam 
sine justa causa domino Aniciensi episcopo pro tempore 

[US ostensa et ejus obteuto concilie et assensu; et în sin- 



S. Le ti^ile imprinn- mille 
NKi'libIc d'ado{itci' la lei;oi 



208 8TATLTS DE LÉPROSERIES 

f,'ulis capitulis fidelem compulum reddam. Et cjuod hec 
omiiia compleam bona lîde super hec saiichi Deî fuvangelia 
juro, que prnprio manu tango. » 

6. Fratres et donati, tempore sue receptionis. promillent 
ma^îslro obedJentiain. Cautus tainen sit magiater ne alicui 
quicquam precipiat vel injungat contra Deum vel etiam 
ultra vires ejus cuî preoipit vel injungit. Et si forte frater 
aul donatus credat se in hujusmodi precepto gravatum, 
faciat quantum poteril, dumniodo non sit quod precipitur 
contra Deum; et magister de fratruni concilio gravamen 
revocel, ne ad nos vel oHicialem noslrum cogatur recurrere 
sic gravât us. 

7. Promittenl etiam tam donati quam fratres continen- 
clam que in lege Deî precipitur observare. 

S. Quod si quis qui eam hactenus non voverit absotute 
contraxerit matrimonium post ingressum, uxori adhereal 
et a domo eicialur, nec poslea, etiam si .soluluni Tuent 
matrimonium, recipî valeat in eadem. 

9. Uxoratofi autem vel conjugatos ex nuac in dunio 
rccipi, sine episcopi vel successorum suorum licencia, pro- 
hibemus, etiam si simul se vellent reddere vir et uxop. 

10. De proprietate autem fratruni et donatorum dccerni- 
mus quod a die ingressus infra mensem, de rébus suis pro 
sua voluntate disponant, et ipsam dispositioneni magistro 
et fratribus dicant : atioquin ex tune bona ipsorum, si libè- 
res non habuerint, libère sibi vendicet domus vestra; si 
vero habuerint liberos, venîalis cum liberis in fratriscam'. 
Propter infirmitatem autem et pauperlatem personarum 
vestrarum indulgemus quod de bonis suis quilibet ad vite 
sustentai ion e m possit sibi quod ei placuerit retinere, domui 
vestre proprietate servala. 

1 1 . Pannis albis, brunis, nip;ris, tamen non muUum pre- 
cïosis utantur. 



esl-A-dire que pour calculer 
iac RU mfme rang que les ci 
ax. (Voir Du Cangc, au m< 



l recevra la miini 



LËPHOSHIim bll UIIIVEIS 



2011 



Ï2. In quaclragesima et jejuiiîis quiituur temporum et in 

Tigilîis festivitatum que coiisueverunt commun i ter lieri in 
(lyocesi Aniciensi jejunent, nisî urgeiis nccessilas eos ad 
contrarium fncieidum inducat. 

1-J. Aliis autem dii^bus reticiantur ordinale bis in die et 
dicsnt, ante comeslionem et post, Pater nosler et Ave 
Maria . 

1 4. Tel' in anno ad minus cuuliteantur, sciticet in quadra- 
gesima untt; Paschn, ad Penthetoslem et in adventu anle 
Natale Domini, et communîccnt eisdem temporibus nisi 
fuerint causa légitima impcditi. 

13. In precipuis feslivitatibus surgaiit qui potet-unt absque 
niagno gravamine ad matutinus, et qualibet die qui pute- 
i-unt audiant unam mîssam. 

16. InOrmi altare vel que sunt in altari attractare mani- 
bus non présumant, iiec intrare oancelloe ' cum clericis; 
sed orationes suas extra cuncellus dicant reverenler parîter 
ac dévote, nisi eos conimuiiicure contingal. 

17. Et ne forte contingat sanos uliurum propinquîtate 
infici, volumus quod in illo refectorio et in illo dormitorio, 
que fueruot ab anliquo lieiiiarcaLa inlirniis, idem inlirmi 
utantur. nec sanorum se immisceaiit ollici[n]is'^, nec psssim 
disc'urrant per cas, nec coquinam intreat donec fuerint 
cibaria distributa, sint infirmi de dumu sut undecumque 
contingat cos îbi aliunde divertere quacumque de causa. 

18. Si de libratione^ sua superfuerit per diem vel in 
ebdomad» Inlirmo vel sano, non posset illud residuum, 
absque inagistri vel cellararii licencia, in alios usus transferre 
sed iu conimunitate cellarii reducatur. 

19. El quoniam ociositas tam per philosophes quam per 
sanctonim scriplur.is vehemenlisBime reprobalur, propter 



1. Grilles du cliu:ur. 

S. Le texlu de l'éilili.in porte ofpcUi. i 
cumme nou» le tnimnv. Ndh seiileiiirnt e 
sens et te retrouve ilnns des arlicles analupii 
[juicc Imiivc jilua loin iiiunlre iju'jl nuf^il d un 

>. LivraiDon ou > livrée ' : distributions en 



lires sialuts, mais ett 
iuLslanlit Cl! mi nia. 
lature raites A chacun par In 



210 



ST4TLT8 DE LËPKOSERIES 



quod saiicti apotitoli, duni intendebant predicatiouis ufficio, 
le^untur ipsis inanibus laborssse, volumus quod tam sani 
quam inlirmî dicte domus, juxta virîum suarum fortitudi- 
nem. ad mandatum magislri laborenl in ne^ucils domus, 
prout negociorum et personarum qualitas et quanlitas exe- 
geriut, peragendis, proviso quod de cetero aullus sanus 
a morbo lèpre recipiatur in domo, nisi habilis ad laboran- 
dum et potena, 

20. Sitigulis annîs in crastino Nattvitatis beati Johannis 
Babtiste , sit geaernle capitulum in quo magisler totum 
statum domus dicat lideliler, coram fr.itribus et donatis, 
subdebito juramento quo se in sua proniotione astrinxit. 

Et nichilominus aliis tribus vicibus. coram fratrlbus 
et donatis qui in domo eruni, reddant rationem de recep- 
tis et expensis a termina in termÎDum, videlicet post gêne- 
rait; capitulum, semel in festo Omnium Sancturum, et 
secundo in crastino Purilicationis Béate Marie, et tercio in 
octabis Pasche. 

De computo aulem generali quod fiet in crastino fesUvi- 
tatîs beati Johannis Babtiste, quod siquidem computum 
comprehendet omaia alia que facta erunt in illo anno, liant 
due carte ejusdem tenoris et sig'iUentur si^îllo domus, 
quarum unani magister teneat, alteram cappellanus et in 
sequenti capitulo ambe exibeanLur in publico et le^antur. 

21. Ludus taxilloinim cum scaccis vet aleis, vel marrel- 
lis <, vel etiam sine illis. sive ad lucrum, sîve ad recreatio- 
nem, ait eis penitus interdictus. Ludum autem scaccorum 
sine taxillis, ad solam recreationem, sine omni spe lucri, 
eis non inhibemus, quamvis honestius a^ant si se abstineant 
ab eodem, et idem dicimus de marrellis. 



I. Il esl assci difllcile di 
rëdaclcur entre cea dilTéren 

rcmmcnt interdire les jeui de hasard et'd'aprèa les lermes qu'il cmplo 
peut >uppo*er que les joueurs de dés se servaienl souvent d'ëcbiquïen ou 
de tables dcsttnéee ou jeu de merelles, pour multiplier les combiniisoBi 
rDurniea par les points des dds, l>our les écheea au moj'en Bge, vojrM la 
Chtuâlerit de Léon Gautier, p. 6(3, note 1. 



l.&PHOSEKII:: Dt: UIUVE3 21 1 

li quis ultra duos poutes ' vel alteruni eoruiu trausire 
volueril, petat licentiam a magistru vel locum ejus tenente ; 
înfra vero spacium eorumdem pontium liceat eis absque 
speciali magistri licentia spaciari, nun tamen contra expres- 
sam inhibitionem ipsius. 

23. Post completoriuru omnes simul, certa hora statuts 
vel statuenda a magîstro, iotrenl dormitonum ne contingat 
posteriores quietem priorum turliart;. 

24. Et quoniam quandocumque qui preferuntur plus 
preesse appetunt quam prodesse, volumus causas expnmi 
quibus omnibus aul earum altéra ab administratione magls- 
ler poterît amoveri : videlicet si non poterit propter corpo- 
ris impotenciam, vel neseierit propter ignoranciam que 
sibi commissa sunt exequi, vel si dilapidator extiterit vel 
vite fuerit inhoaeste. 

23. Circa transgreasores vero pretnissorum, vel eorum 
aliquid in corrigendo, subtrahendo sibi carnes vel vinum, 
vel dando disciplînam, vel taie quid simile uno vel duobus 
vel pluribus dîebus. si excessu.s quantitas vel inobedîencia 
exegeril, injungendo, magister taliter moderetur sue provi- 
sionis arbitrium quod transgrediendi terroreni iacuciat, 
excessum transgression îs expiet, non rîgorem sopiat ultio- 
nis per quam posset oiTendi corrigens et correctus. Et si 
remissus fuerit in eisdem, tati pêne subdendum se nove- 
rit, que sibi et alîis sîmilia facientibus transeat in exem- 
plum. 

26. Sacerdotem^ habeant saltem unum qui sciât et 
valeat animabus eorum coasulere, recepta priuscura anima- 
rum ipsorum de manu nostra vel successoruni noslroruni. 
Et si quidem extraneum sacerdotem habuerint, conveniant 
taliter cum eodem, bonesta conventione et licita, ut eos 
dimittere propter inopiam non cogatur. 

Si vero donatum proprium sacerdotem habuerint qui sit 

1. 1,6 premier Miteur <li!lcriiime remplacement de ues ponls qui, BituJK 
«ur la Loire, correspondaiont i deux roules parUnl du Puy, l'une vers 
Valence, l'autre vers Vienne et Lyon, 



312 



■n-iTTTB ne tivmsTBtES 



ad dict^m curam ydoneos, halwaf. nltra îd quod et ' aliîs 
donatÎK duri consuevit in domo. tri^nta solidos viennensiani 
aorioalim, (JUoh iiHsigaent ei fratres in aliquibus debitalibus 
domuB. Si tameo fratres maluerïnt , dimlttaDt sacerdoti 
prtidicto ohlatîones que venîunl ad maaum sacerdotîs extra 
tempuK iMm fei/ralt-; et sit in fratrum uhtione utram 
maluerint facere hoc vel illud. îta tamen quod alterum 
iiilonim eti)(ant in primo capitulo geiieralî, et illud quod 
tune «li'Bvrinl in pnalerum observetui'. 

27. Sut) sacbrdulis aiitem custudia vestimenta sacerdo- 
lalia, vasa sacra, tibri et ornamenla permaneant, que omnia 
rvcipiant de maaii magistrî sacerdotes sub testimonîu scrip- 
tur<! riTum ipsaiitm qualidatemet numerum contiaentis, et 
juret dncerdoti ea lideliter custodîre et reddere, et, quando 
magister recognoscere ea volucrit, eshibere. 

28. Sacerdutes vero et derici inOrmi, vel alii litterati 
iiifirmi, babeant unum commune brevianim in quo possïnt 
viderc oflicium quod voluerint exercere, illudque brevia- 
Huni volumua fmi vel lieri de commuuibus expensis 
doiiiiiB usque ad Natale Domîiii proxinio dudc venturuin, 
et ex quo liber ille in domo fuerit, infirnii alios libros eccle- 
aie non oontingant. 

2i). Cellurarius sempei' bubeat et teneatur habere unum 
sorvienlem siiimm, per cujus servientis inanus cibi tracteD- 
tur et dispeuaentur in donto. 

3U. Vulumus ctinm quod cappellanus primo post mttffs- 
Irum singulis dîebus libretur^, ut qui caput eorum est in 
Kpirituulibus, in temporalibus non sit cauda. 

:)1. Of legutis et elemosinîs in cibo et deuariis ilomui 
ivliclis conimuiiiter, voluniusquod magister et cappelUnus 
quisquc iUoruni tantani portiouem indo percîpiat et habett 



t. L'Mttion diinnr e 

mauvaise U^luiT, 

1. Jour» fir rftli;<<. •ni 1^ «hluli 
i. lt«i(iMtï les dUitribaUniu, t- 

liai*!». 



fc comprend pas cl est probablenienl vmr 



LÉPHOSI^RTE DE RHIVES 213 

cjuaiittim iinuK de IVatribus lial>ebit, ut, sicuL honus eorum 
sustiDeal îii labore, fiant eorum participes în consolacione. 

32. Item volumus quod taberna non liai vel teneatur in 
domo nisi tantam vini habundanciam ibi liaberi contingeret 
qtiod superhabundans vinum domus proprium vendetur. 

33. Quia vero cotidianis exemplîs cugnoscimus domos 
religiosas quamplures perductas fad] inopiam , lot personis 
in suum assumptis ooUegium quod tid sustentationem 
ipsorum locorum non suppetunf facultates, districtius inhï- 
bcmus ne aliquis in dicta doino recîpiatui' inlirmus vel 
sanus in fratrem aut donaluni donec înlirmi ad quiodena- 
riuiti numerum et donati mares et fcmine ad duodenarium 
sint rodut'ti. Xee etiura alicui tiat promissio ' clam vel 
palam de ipso recipiendo cum locus vacaverit, scd cum ad 
îllum numeruni venlum fuerit. ilie qui se prînms tune olTe- 
ret admittatur, si nliquid rationabiliter non obcistit; et, si 
plures se nfTerunt, ille preferatur in quo majus obsequium 
Duo videbîtur exhiberi; et bec omnia gratis liant. 

3i. Nosce quîdem vos volumus quod, quamvis miiUum 
parcamuK ad presens qui symoniace forsitan sunt recepti, 
et procurare velimus quod tum'^ eLiam per sedem apostoli- 
cam, si res esegerit, dispensetur, ex nunc tamen, si quis 
ingressus symoniace fuerit, a domo recludetur perpetuo 
sine spe venie, tam recipiens quam receptus, et ai quid domus 
ab eu habucrit nulio tempore reslituetureidem. sed secun- 
dum nostrum vel successorum nostrorum arbitrîum de sic 
habitis disponetur. 

35. Dit'Ium îgitur numemni in fratrîbus et donatis per- 
pétue volumus observari nisi tantum excrescerent bona 
domus uL nobis vel nostris successoribus videretur, cum 
fratrum concilio. ampHandus. 

36, Hec omnia in singulis capilutis Lam generali quam 
alîis legi precipimus t-t exponi Lim fratrîbus quam donatis. 



4 




2H 



STATUTS DK LËPROSEitlES 



Autuiii apiid Biivam snbbato antf Nntivitatem beati 
Johannis Babtiste anno Domini milf esimo ducentesimo qnin- 
qua^esiiTin nono. In cujus rci testimonium nos dictus epîs- 
copus presenlem cartam sigillo et supersigillo nostro feci- 
muK fii^llari. 



STATUTS DE LA I.I^'.PROSERIE 1)1' C.RAMi-BEAri.lia: 
DE CHARTRES ' 



.lïii 



• 1264 (n. s 



Mnnuterit. Bibl. nat., nouv, acq. lat, 608, p. 171-I7T. (rartulair» rouge 
tlu Gron<l-Beau1i(>u, xiii' siWe). C'est 1p lexle que nous reprodui- 
scrns. — Éiiilion. R. Morlel, dans le Bulletin hiilori'iue et phUoto- 
giquf du comilé det Tracaax hisloriijufn, année lS9ri, p. SR1-36S, 
d'aprêu le Cartulaire noir conservé é la Bililiolhèqur de Charlrem 
cl deux copies du Cartulaire rouge, au:i archives d'I-Iure-et-Loir. 



Omnibus présentes littei 
tione divina Carnotensis 



insppctu 
ïpiscopus, Si 



is Petrus 

lutem in Di 



1. Il esl tré> rare do rencontrer dce indications sur la date de fondatkn 
des lépruBerica; nous eroyons dune întcreBstnl de reproduii-e ici un artid« 
de l'oliituaire du Grand-Beaulivu (CBii-uIaire rnupc, p. -I) mentionnant que 
cette maladrerie fut fondiie par Ives de Charti'c* (1090-1115) ■ '"■ •--'— 
das janiiarii, vijiilia Nalali« Doniîni, senper dehet Deri annii 
an. epiacopi Cat'nol«n!iÏ!i. cujus coneilio et auiilio Tundata fuit eccletia 
Belli loci lepniKdriim, fratres cl Horurea habcnt pitanciam de piscibufl e( 
vino puni etNatallK die vinum puiiim similitcr et pitanciam. ■ 

1. Ces statuts, publii^s par Picire de Minci, ne sont pas les premien qui 
aient régi la lépi-oscrie de ('hartres. Dfs te xit' siècle, il existait dans cet 
établissement un corps de coutumes, d<fsi|;n^ei comme Anciennes en ISOR^d 
dont les principales dispositions furent confirmées cette année 
termes qui suivent, par les commissaires pontificaui chai-Kés t 
l'administration du Grand-Bcaulieu. 

» Statutum fuit ne quis lepi'osorum in (traneliiis domus illius itiorareturct 

3uod mui-us inter sanos et leprosos fratres consLrueretui-, nec mutierM 
omos leprnsurum nec lBpros[ij donios carum intrenl, 
lepniHorum pi-eparent, et tam in orrco quani in celarïo due fùeniat 
cluvc* conslitulc quarum unani sanuB. aliai 



s habeat. its tamen 



ORAND-BRArUEt' DE CHARTRF.N 

Quoniam peP oflicîum visilatioius iiostre, quaiii in domo 
Belli Loci leprosorum Carnotensium fecinius diliyenter. 
multa invenimus correptione digitii. unde contentiories et 
murmura, et eliam animarum pericula nasoebanlur, nos, 
volentes primo et printipaliter sniniarum periculis obviare. 
paci et honestali dicte domus providere, de bonorum et dis- 
cretorum consilio . predicle domui duximus ordinandum 
sicul inferius est expressum. Sed ((uonian) confussio est 
tam intell eclis quam memorie inimica, ordiiiationem nos- 
tram duximusad cerlos tilulos ordlnandam. 

1. Habeant prior et fratres clerici capas de nigro et ves- 
tes de ronsseto ' clausas ; habeant e^tivallos^ et non alîos 
solutares parvos, 

2. Leprosi habeant vestimenta clauaa. sine colore, secun- 
dum dispositionem prions. 

3. Mulieres habeant pallia alba et alias vestes de runs- 
seto. 

1. Fratres laici sani habeant vestes de runsselo clausae, 
aliquantulum fissas, et habeant crines sectos Jn rotunditatc. 

5. Si quis vero vestes prêter contessas, vel sotulares 
prêter concessos portaverît, prior t-ideni auiïerat et non res- 
tituât et ad hoc lirmiter teneatur. 



<|uod leprosuR hoTTeum vcl ccUrium ingrcdi prcsuniet nullalcnus, scd sem- 
per lanus ; lice«l taman loproio extn hoilia slare el qui iatm fuerit respi* 
oere : panni vero sanorum cum pannis leprononim nequaquam abluerenlur, 

3uoil H domino paLre riosLro Pclro, Dei i^ratia Senonensi archiepiscnpo, per 
ïlJgeDlfm inquinilionem didïcimus este conlinnsLuin... • [R. Merlet, 
BuUeîin hUior. du Com. ilf* Trav. hiitor., \SOb. p. ^^7). 

VerslSMI Ait ëdicU! un rè||[lemfnl concernant les distributions qui devaient 
«tre faites chaque année aux lépreui {ibid.. p. a5K-5ea, cl Bibl. nat. o. a. l. 
60B, p. IHû-lHH] et le 33 avril 12&7 les frères etsn.'ura de la maladrerie rc^unia 
on cnapilre ddcidircnl que dorénavant le nombre des trima Bains ne dépas- 
serait pas vingt, ni celui des sueur» saines trente, et qu*i>n n'admettrait 
Ïie les lépreux originaires de Chartres ou de la banlieue, dispositions qui 
rent conllrmfei par l'ëvéque de Chartres et le pape \K. a. 1, eOH, p. 7-11). 

1. ElofTe grossière de couleur rousse. Cf. Du (^n);;e. — Au xvi* siècle, 
révèque de Chartre<<, en procédant i la réforme du Grand -Beaulieu, 
ordonna que le prieur et les frtres clercs poKeraient en - leurs robbes une 
KTBndc I. de demy pied de longueur qui seruil de drap roux ■, mais le 
Parlement supprima eel article en conlimiant les • slaluliet ordonnances 
faili par ledict evcsque pour la reformatïon du prieuré a. [Arch. nul. X" 
4890, fol. ^63 V, Il août 1531 el X" 1Ï37, Fol. S9 V, 33 dëcembre 1533. 
Cr. Ûfsse Robert, Signet d'Infamir. dans le» Mémeiirt$ dt U Soe. de* 
antiquairet. l. XIJX (IhhH}, p. laoï. 

ï, Le n.a.J.SOS donne la forme esd'raldes. qui parait Taulive. 



J 



m 



'. LfiPROSEBlES 



De I. 



■iili, inleriii. 



trersaniii. 



(i. .Ii'jtinriit fratrfis Inîci et sorores sane iii advciitu 
Duiiiini lit in quudra^csima , alîis jejuniis fld (jup teneutur 
ab conslitutione lîcclesie non ohmissis ; ad que tamen jfju- 
nia non tenentur (jui mfîrmitate vel necessitate alîa sunt 
detonli. 

7. Nullus intret ofîicinas mulii'riini iiisî de mandato prio- 
ris et cum consortio honeslo. 

8. Nulle mulieres iotrenl domos, orto» sive prnprisia 
leprosorum, nisî necessitate et cum ' consocietiite Jionestd, 
de pHoris licenUa spécial!. 

9. Si quis vero cum atiqua mulîere îiiventus fuorit eonlra 
prcihibitiones siipcriiis annota tas, licet boris insppctis" 
tamen utriqiie eonini, tam viro quam mulierî, pro quulibcl 
vice vimim cum carnibus substrabatur nna die et unaii) in 
eapitulo recipiat disciplinam. 

10. Personis autem notatis de colloquiis subspectis, con- 
sortiiset consiliis, si amnioniti se non eorrexerint, a priore 
una die in qualibet seplimana, doiiee a predictis cessaverlnt, 
vinum cum carnibus nuferatur et unam in capitule ret'ipiant 
disciplinam. 



11. Si 



quis " 



quod absit 1 horia et lotis subspectis 
cum mulicre fiierit deprebensus, sive notabile fui-lum com- 
miserit, si vir fuerit, emilatuE- ad aliquam domum alicujua 
religionis sibi competeotis, ut ibi cum omni humilitate et 
patientia ajfat penitentiam pro deliclu secundum culpe sue 
quantitatem, nec redire possit doiiec a priore, de assen&u 
episcopi, fuerit revocatiis. 

12. Mulier autem que cum viro fuerit deprebensa non 
emitatur. set in suo cla[u]stro arlius pupniatur et pcnaejuB 
talis sit : in qualibet septimana ter jejiini't în pane et aquB, 



mplriic 1e si^nv liHliiluel de riilii 
ible, par oppnsitiim ù hnrû soijwc 



GRANn-BEAlLIEr DK CHARTRES 21 M 

vidclicc-t se(;uiiiln, quai'ta et sexta feria, et predictis tribiufl 
iehus, prescntibus et coovocatis sororibus, totidem în capïS 

lulo recipiiit disciplinns : istnm auteni pennm substineaijfl 
. c priorilititnm penam, de assensu L'piscopi, dust-rit revo4 
Mndain. fl 

13. NuUus de domo sanus, vel exlraneus Ranus, cuit» 
Isprosis comedal vel bîbat, iiec in domibus purum nec per^ 
loclet nec possil svper hoc dictus prior dispensare. Si quign 

) contra feci^rit, vino cart-at unu die; leprosus vei-o qi^J 
nini invitaverit sive receperit pena consimilî puiiiatur. M 

14. Leprosi non intrent otlicinas sanorum et cibaria cotn^fl 
Btniiîa tangere non présumant; per curtam non diseurranM 
tec transeant petronam ' ubi oneratur bladum ; nec intrenffl 

tam'-que ducit alu^u perquam itur versus dictani petro^ 
jam et versus capellam, nisi raro et tantunimndo transif 
iundo; et, si quJs contra hoc fecerit, tut vicibus i|uot con-^ 
a boc presumpxerit altenptare, per substractiouem [vinÎM 
t carnium puniatur. f 

15. Sorores sane non bibant, nec coniedant necjaceant 1 
nm mulieribus leprosis ; tamcn sane muHeres teneantur ser- 
rire leprosis mulieribus secundum dispositionem priorisse. 

16. Tencatur autem priorissa providere de mulieribus 
lororibus ad faciendum lectoa leprosonim secundum quod 
ionestius viderit expedire, nec intrent niulieres, ad facien- 

1 Icctos, hospitin h'prosoruni, donec leprosi, qui commode 
Kire poterint, exierinl universi. 

17. Nulla Boror in lavenderia remaneat nisi usque ad 
dIîs occasum; sed alie mulieres que trahunt aquam rema- 

»nt ibi de nocte : et ai aliqua soror ilii de nocte rer 
ît, illa die qua remansent nibi vînum cum earnibus a(u]t1 
Éiluretunam in capitulo rccipint disciplinam. 

18. Panni vero sanorum cum paniiîs leprosorum nullatc 
iQs abluautur''. 



. i-cl Qi'licli' : - In quiiidcna u 
cl nmlicruiu cl aolebiuil luvar 



■ .\, flcq. I, CilK. p, 1S7|. 



218 



axATnTa de léphosebies 



\\}. Pusl si^num alicujus canpaue factuni a prîore onines 
intrent lectos, nec présument diutius vîgiiare et si guis 
contra fecerit vino careat illa die. 

20. Iliis autem terminis, videlicet in Pascha, in PeJithe- 
coste, in Assumptione Virginia, in festo Omnium Sanctorutn 
et in Natali omnc^s confileantur et communicent. nisi reman- 
serint a communione de prions licentia speciali, et, si quis 
sine prions licentia remanserit, vino careat una die. 

21. Prior vel ejus vicarius semel în edomada teneat capi- 
tuluni ', primo de clericis, posteo de loprosis, posteJi de 
mulieribus. et lioc totum, s\ liei-i pusstt bono modo, una 
die. alioquin die sequenti perficial et ea que fuerinl corri- 
genda corrigat competenter. Graves autem excessus prior 
emendarelenebiturin communi. In capitulovero tam fratres 
quam sorores de communîbus et cotidîanis excessibusse 
accusent et se nccusari substineant patienter; et, ne aliquid 
reprebensibile abscundatur, leneaiur prior diligenter visîtare 
domos et ollïcinas tam virorum quam mulicrum, tam sano- 
rum quam leprosorum. semel în mense vel pluries, si vide- 
nt expedire. 

22. Graviter infirmantes tam viros quam mulieres semel 
in ebdomada prior leneatur miserîcorditer visitare. 



De 



lodo erfundi. 



23. Nullus vir vel mulier de domo exeat nisi de licenli» 
prions et cum consnrtio htmestn et il) babilu cnnL'esso, 
videlicet sacerdotes in tapis clauais, cicrici in capularibus 
ejusdem coloris, leprosî in capis olausis de nmsseto grosso, 
mulieres in babitu superius sibi concesso. Nec extra domum 



1. Le procia- verbal de la diitibiîralion capiliilaii'e du U.t avril 1167 eat 
ainsi con^-u : m Linivem» presenles litUras inspecluris Andréas, pi-inr, et 
IValreH Ueili loci leprosorum Carnotensiiim salutem in Domino, Noverinl 
univerai quotl nos dîc lune in TcsLo Sani-ti Gcoi-(;ii, convoi-atiE fratribuset 
sororibus qui intéresse drbucrunl el potuerunt el qui fuerunl evgi 
VolenLes IraclHrc de ne^olii« donius nnalre. piilMla campanu que 
consuevil pro L-onvenicndo cupitulo. cAiïlenlch in picnu capilulo.., ■ ^mut. 
nal., N. acq. l.eOH, p. lU). M. Merlcl dleiV''n":nL et passage, p. S58,n, 1). 



'Tvvtinaii 



GRAKD-BBit'UEf DE CHARTRES 



Uniedaut, Itibunt, 



i df licentin prioris; et. i 



quis "\ 



aliqua contra fecerit, duobus diebus eidem vinuni cum car- J 
oîbus Rubstrahatur. 

2V. Si quis viO si qiia sine licpntia exiorit vel pemoctave- " 
rit, Jid domum revertens nullatenus adtnîttalur. nîsi per nos 
fuerit revocatus. Si quis vel si qua licentiatus exierit et ultra 
terminum slbi prefixum ad rcvertendum pemoctaverit, 
eadem pena puniatur, nisi lepitimo inpedimento fuerit 
înpedittts vel per dos revocatus. 



»De modo vivendi. 
25. Homines leprosi hnbeant de vino quilibet ntensuram • 
m»giiam et mediam quatîbet die. Graviter autem leprosi 
quilibel die qualibet ma)j;nani et mediam et parvam men- 



Mulieresautem graviter leprose queUbet bis in die mediam 
mensuram et alie leprose mafînnm mensuram semel. 

Mulieres sane queiibet mediam mensiiram qualibet die; 
et, si sint alique în senili etate, faciat prior ^ratiam prouti 
vident expedire. 

Et distribuetur idem vinum omnibus predictis personis 
sine aqiia, et in necessitate poterit dictus prior agmentare 
vel diminuere, si nécessitas hoc deposcat vel viderit expedire, 

2ti. Leprose graviter infirme babeant quelibet qualibet 
septimaiia duosdenarios sîeut et leprosi. 

21. Prior autem omnibus personis de pane ad suffîcien- 
tiam administret ; nullus enim possit dare panem vel ven- 
dere, et prior teneatur eis in necessariis providere, videlîcet 
potis, scutellis, saporibus- et bujusmodi, propter que 
ma ' panem cogebantur vendere, ut dîcebant. 



^^Bmii 



D'aprèiles Usai diapentato 

io, celle du* rpmme» une 

iRorbn lèpre ullra mniliim vexa 

p. i»i.]. 

3. Probablement de» Bs<iaiMini 

Le Carlulxire rou);o parle m 



it paa 



lot. 



a mesure île viti des hommes élail u 
inlfri'mci; », el celle d» Kiireux « q 
•. une " tercerainitu •■ (N. aoq. I. fie 

nts. 

I ; les lexlcs reproduits par M. Mvrlct, 



I 



STiTTTÎl DE LËPROSEMira 

28. Vinum ilisIribiiHluromnîbufi personislam saitisqnam 
leprosis ad mensura» Uinxatas. iiec (li^pen^ator tmhal oH- 
quomodo vinum a<) potum loprosonini seu fratrum sanoniin 
laicomm vel sororuni. sed omn^s lam lepru». quam tra- 
ins saoi laici. quaro sorores. leneantur rectpcre ^-tonoi 
extra c^larium in lopo <.-ominuni. Si aulem dîspensalor con- 
Irofecerit. careal vîqo suo eodetn die qao mntra presomp- 
xerilattentare. 

29. Viri leprosi habebuni, piwul habere consucveninl, 
quolibet anno quilibet pro vestibus laneis decem solides, et 
cum bils quilibet eorum quatnoi- solîdos quolibet anno pro 
vestibus lioeis. 

30. Mnlieres vero habebunt pro veslibu<i laneis. pnnt 
faactenus habueruut, vîdelicet uno anno média pars conven- 
tus qaelibet octo solîdos. et alia média pars conveutus anno 
sequenti quelîHel oclo snlîdos, et cum hiis quelibet ipsarum 
habebit quolibet anno très solidos pru \~estitius lineis. 

31 . Tenebitur autem dietus prior facere pïetanctas in fes- 
tîs solentpnibus et tn ilie v-araiprivii. el pîclaneiam in qna 
quilibet babet unum fnislram eamis et dimidium sextarîum 
vioi. et duo ïnsimul unam ^llinani et in cena nebniss' el 
oblitas. Ilem habebunt unam pti-tanctam cpiadra^^ta soU- 
doram die anniversarii eomitis Tbeobaldi-. Item habebtuit 
anam pictanriam qnadra^inta solidomm die annivcrsarri 
cnmitisse Ysabellis ^. Item babebunt unam pictaDeumdfcem 



1. Ainlr. pitifanw trti kcf^rc. ija'om tivm-rr tonfift. fWM r ilM» nain 
Usie. BaboBBr« A cUê dn Dabb«. Ccst sama àamtr i ^ mt ^ mi . Af l *■■ 
W fOBV de (T a'oa apprile uofumriltiai i' i ckt m ir. ___ 

X. T WjUmi I > 4il itBtm. Vax., m Cvti^Hfc roue. p. ). «na obA : • Vtl 

HytiM* inlm M amecs piliTtam Tàe pqro et te «mÙMS nme de fi^ 
» — ■ ( mu p rp ât fg. pi. H. hlTB*»cnpt>»adclBHi«lteB^ 
"-" --- - ■• -Tbd 




tulc 4r rttU doMbn* 



rtTutii n-aniwi iM, — î.!! iMJj ,m ^— 
(X. an. t iW. p. 1 . Lt mim^ «ftelan. p. Xi. ^^ b 



L 



r.llAM>-nEAtLIEC DE CHARTHES 



221 



iolidoruiii die uniùverRariî Guillelmi, vicedomini Caraoteii- 
. Item habebiinl unam pictaticiam decem sulidorum 
parïstensium die anniversarii Mathei de Milliaco. Item 
habebuiit, unam pictanctam trîngmta solidorum dia annîveiv 
sarii Teberti lie Munteleherîco '-. Item habebuiit unam pic- 
taiiciam (|uadraginta solidurum die tinniver.sarii Syinonis, 
comdfim dnmini Puissiaei et vitedomiiii Carnoteusis -', quos 
quadragtnlH sulidus muliertia dicte dumus dieunt ad ipsas 
pertineiv. Habebuiil etiani pro pictanciu tolam peccmiiam 
ad tmnciim annuatim obvciùeiitem. Et hcc «mmia dcbebant 
tiabere dicti fratres pro pictanciis onte lempus presentium 
Utterarum et tempore conrectiums earumdem. 



De illfi 



, offk-i. 



' 32. Clerici facieut divitiuni olliciuni tali modo : omiies 
surgant ad matulimiK de nocte a fpsto Omnium sanctoi-um 
usque ad Ktïsurrtïctionem Dumini, aliis autem temporibus, 
summo mane. Et niissas célèbrent*, prout est hactenus 
consut'tum, videlicet qualil>et die unam missam cum nota 
pn> defunetis et aliam de Beata Vii^ine et ma^nam mis- 
sam de die vel de festo, et vigilias pro defuiictis in communi, 
nisi in vigiliis Apostolorum et aliis festis solempnibus et die 
sabbati. 

m ^. Omnes vero tam Fratres quam sorores. tam sani quam 



Kl, E. de L'Epinois l/fi'il. île Chartrex. 1. Il, p. <313) rite plusieurs vîdamci 
du nom de GuilluiLine. 

S. N. RCi[. lui. 6i)S. Il, 3 : Il Kalcndis ikccnbi-is obiiL Tehcrlus lie Montc- 
leherî, milea, qui dcidiL Tratribus decinlris de Proesvilln , de Moesvilla et 
ChensnviUn cL un lîbi'iis census in villa Carnulenïi, pro qun debcnlur ad 
altai'e tinneLi Nichcilaî m mifiSB qualibcl Bi'plimaDB. ii*, itii*, v* fcria et in 
advcntu eL quadragEMma. una quHcuiuque die ». 
i. Siiiiim de RochcrorL, V du Puîset, vicomle de Chartres. N. acq. lat. 
' \ tiymunis de Etuppc forli vice- 
habent fratres decem lîbras puri- 
FiiiniverBBrium fealo Saneli Martini 
~ aïK fui. 77 et US du Cartiilaire 
' |uic de Gui, évÉque de Lan^e*. 
ii'ile Uur.el Gaucher, »' du Piiinel. 
. II. p. 613. 



222 STATUTS DE LÉPROSERIES 

leprosi, ad horas veniant et ad missas, nisi iniirmitate vel 
necossitate alia sint detenti. 

34. Laioi vero pro omnibus horis dicafnjt quilibet quali- 
bi*l die quinqua^^inta vicibus Pater nosler et totidem vicibus 
.liT Maria, ot orent pro defunctis. 

33. Xullus enim mutuum contrahat, emat, vendat., sive 
do bi>nis domus alienet aliquid, nisi de permissu ^ prions. 
Si quis contra hoc fecerit una die sibi vinum cum car- 
nihus autTerutur, vel plurîbus diebus, secundum dispositio- 
nem prions, si delicti quantitas hoi' deposcat. 

^U>. IV rvceptis et expensis domus computabit prior cum 
maturionhus et discret ioribus domus predicte quolibet 
menso somcl et tenetur prior bui^nses de Bello loco ad 
dictum compotum advocai^ -, 

3T. Su|>prior autem leprosorum non possit dare licentiam 
exeuiuli. 

^, Item volumas quod annuniiantar anniversaria in 
vvaxmuui, 

3Ï^. l'nus^uisque teneatur obediiv priori in omnibus que 
jKi cfus ociKvium {pertinent, et maxime in hiis que ad obser- 
xutxH!ie<u uoe!4r>^ vMrdinaikHiis perlinent ei tenentur firmiter 
oiKodire St qxiïs ver\> vvatumax fuerit et priori obedire con- 
le«s^X!i<^rtt. rer s;;:k>trftcix^Qem omnium bonorum que pro 
vKiu ^v ^>r^:::jL dei^fct recîpfre^ quandîu skr permanserit, 

4i^ S< ^;;;^ ^^rv^ frxtrt ve^ 5on>ri commiiiaitîones fecerit 
^vv -iv;rr': vxxx'^ lîvt x\fi vxvcviwsâ. vino careat una die vel 
^v^r^.NîiTv i.>rCN;;rs <^v7^^".i3i <i::<f<\$itkkoem pnoris. si delicti 

%( N. >;^x:;s ^^fc^.v v:'.^.xi jÀs^tl ia firativfla Tel sororem 
9i^;r;6s ui:>ivxc*.X ^>:C]eaU£$< ^ .àHMUiuBa AMminî episcopi 



,' »nj*%'v v's- ;,vii^ ^. -u* -!<»-«»: i >t lAtriHC. <«t attàtl e ftil d'abord 






GRARD-BEAVLtET DE CBABTReS 223 

■ iS. Prior caveat diligenter quod porte lirinentur sero hora 
cnmpelenti et oluves pnrUirum recipial omni sero el eas 
L'ustodiut de nocte diligenter. 

43. Omnes penas prctaxatas dictus prior teneatur facere 
custodiri auuturitate nostra ; possit tamen ex causa, raro et 
non de facili, dispenaare cum quibus viderit diapensandura, 
exceptiti illisi de quibus non pulest dispensare, prout supe- 
rius est expressum. 

li. Omnia enitn que potest facere dictus prior possit 
fac^ve et ejua vicarius ab eo constitutus, quando prior 
domum exierit vul ipsum contiiigerit inUrmari, biis exceptis 
quod nihil de bonis domus poterit alieuare, uec de statu 
domus VL'l personarum aliquid inmutare. 

i5. Ordinationem i.stani dictus prior auctoritate nostra 
faoiut observari, et, ne i^norautia ait fratribus vel sororîbus 
occasio delinquendi, dictus prinr diligenter exponat in capi- 
tulo ordinationem istam in vulgari semel in mense vel plu- 
ries, si vident expedire. Et, ne labor nos ter ait inanis, dic- 
tus prior ordinationem istam sigillatam pênes se diligenter 
studeat iibser>'are. Volumus enim quod omnibus ignotescat 
quod nos ratione presentium stotutorum omnes illos tam 
viros quam mulieres ad quos nostra ordinatio dignoscitur 
perlinere non ad culpam set ad penam tantummodo intendi- 
mus obligai-e, nîsi forte ex certa scientia vel contemptu 
delinquerint in prefatis'. 

In cujus rei testimumum. nos sigillum nostrum una cum 
sigillo comventus dicti loci presentibus duximus apponen- 
dum. 

Datum anno Domini millesimo ducentesimo aexagesimo 
tertio, mense januarii. 



STATUTS BE LÉPROSEIIIES 



STATUTS i)K LA i.f:p[tosi:nit: iiami1':ns ; 



21 juillet 1305'. 

Manutcril. Archives municipales d'Amiens, AA 5 (ancien regiîtn 
des r.hBrU:9E),fol. 100 vMV sw'cle. —^JiYion. Augustin Thian-j, 
MonumenI» du Tiert-hUal, in-i", l. I, |). 323 (Documents îuédiU), 

Ch'r.il l'ordonnance et le rieule de le inaladrie d'Amient, 
conformée de le souverains, c'est à savoir du inaieur et des 
ex'fuevins de le cite' devant dite, que li frère sain et malade 
et letsereurs saines el malades doivent tenir. 

1. Prumièrement, il doivent obéir et Faire obédience à 
leur muistri: ùs espiritueulx coses et es (emporeulx. 

2. Il itoivent estre honuestement en tous les lieux oii ils 
senml, uussi bien com u moustier, si que, par leur exemple, 
li aulrez soient semons à faire bonnes oeuvres. 

3. 11 L'sl ordenés que tout et toutes vien^nent as matines 
cliQCun jour et que il les oient entièrement, ne que il n'issent 
(lu raousUer devant ce qu'il les aront oyes, se il nonl 
loyel eiifioniie'; et si doivent oyr toutes les heures" et e 
aHHavoir : prime, tierclte, midi et nonne, se il n'ont cause 
raisonnable par quoy il so parlent du inousttGi-, 

i. Kt ;|utint il aront oy le messe et prié Jhesu Crtst mer- 
chy pour Ifurs bienfaiteurs, il repatreroni humblement A 
leur maison; et, quant tamps sera, il venrout à le taule, Kt 
Hi «c doivent nssir bonnestemenl et paisiblement à le taule, 
ut iti doivent peu parler Ji leur meugiei*. fors de ce dont 
il Dura il etix^ mesliers. Et quant il siéent à le taule, li 



SAIM-LAZAHK D AMIENS 



I iloivcnl eslre clos jusques û ce ( 



il s 



1 seront levé du 
îr. Et si doivent faire aussi les femmes 



i el 



mengier. 
malades. 

5. Li frère malades ne doivent point mengier avec les 
femmes, ni les femmes avec les frères ; ne nul frère malade 
ne doit passer le porte as dames. 

6. Quant il seront levé du manger el il oront lavé leurs 
mains, il doivent rendre grâces 6 Dieu le Tout-Puissant el 
prier pom- leur bienfaiteurs. 

7. U ne doivent mengier que ii fois le jour et à droite 
heure, s'il n'ont cause raisonnable. 

8. Se aucuns des frères ou sereurs melfatt aucune cose 
deshonncste, il sera pugni à le volenté le maistre par le 
conseil de ses frères. 

9. Xus des frères malades ne des sereurs malade ne puel 
iasir des portes du manoir sans le coagié du maistre. 

10. Se li frère ou les sereurs ont nuefz vestemens ou 
nuef^■e8 cauc he mentes , il doivent rendre les viez à leur 

^jiaistre. 

^Hril, Nulz estranges ne doit mengier avec les frères ne 
^|Pte<: les sereurs, se il e.stoit ore leur eonsins ou leur eon- 
^Vîne, sans le congié du maistre; et, s'il le faisoit, il esta 

punir il le volenté du maistre. 

12. Hn le quarantaine, en l'avent êtes quatre temps tout 
^^oivent juner, fors li feble, li petit et chil à qui li prestrea 
^Htadonra eongié de mangier u fois. 

^^Hl3. Li frère ne doivent mie entrer es maisons des 
^^femmes, ni les femmes es maisons as frères sans le congié 

du maistre; et, se les femmes entrent es maisons as frères 

pour le sépulture des frères, deux femmes ou ti-ois y 
^^•oeuvent entrer, teles dont on ne puist avoir nulle malvaise 
^HÉippecbon. 

^^Vl4. Li frèi'e ne doivent mie juer as dés entre aus, ne as 
^™raules, ne as esches, ne h aucun autre jeu, pour dcnierz, ne 

pour boire ne pour mengier. 



4 



2â6 



STATUTS ttB LÊPROfœniES 



|îî. I,i frère malade ne doivent approcher au chelier no 
au four, ne à la cuisiue, ne à le fumerie, ne au puch, ne » 
le grange là où on bat le blé et l'avainc, ne à le porte, nti 
si ne doivent approcher à aucune cose qui soit atournêe u 
l'usage des frères sains. 

46. Li malades ne doivent en nul temps ne à vendenges 
approcher as vingncs, ne si ne doivent approcher des vais- 
seaulx, ne ii autre cose qui appartiengne as vendenges, ne 
si ne doivent en nul temps séir devant Puis du chelief- 

17. Nous dépendons que frères malades ne porte, ne ail 
sur lui, ne entour son lit, ne en sen huchel, ne ailleurs, 
coutel il pointe, ne hache, ne mâche', ne fauquet-, ne 
espée, ne broque de fer ne d'acher ne de os ne de fust, ne 
de autre cose; et chil qui ne vaurra faire ces coses, si come 
elles sont escriptes, et tenir l'obédience du niaistre, il sera 
bouté hors de le porte, sans hostel trouver, 

18. Li frère ne les sereui-s ne doivent vestir nul drap, 
fors si com le beste porte le laine, fors que U prcstre. 

19. Li frère et les sereurs doivent souvent confesser à 
leur prestre. El se il demandent conpfié de confesser ailleurs, 
U leur doit donner cougié se il voit qu'il v ait raison, mais 
que le personne qui le congié demandera soit personne con- 
venable et sans souppechon. 

20. Li cterc malade ne doivent mie canter ou moustier 
avec les clers sains, ains doivent demourer avec les malades. 

21. Tout doivent estre as matines es dieniences et es 
festes, se il n'ont loyal essonnc; et, se aucuns demeure eu 
son lit pour se pei-escbe, il pert se pitanche en chou jour, et 
quant on sonne cueuvrefeu tout doivent aler fi leurs lia 
urdencemeut, ne si ne doivent eissir de leurs maisoDS 
devant l'endeniain. 

22. Nulle femme, ne nulle mesquine, ne nuire ne doit 
aler ne demourer ou dortoir as malades, puis que jours fault; 
et celles qui y vont y doivent ainsi aler et telles estre cou 



SAINT- LAZABE II AMlETiS 



r tluive avoir souppechoii mauvaiite ; et, se j 
lalade si grief qu'il ne se puist cauquier, nu 
lever sans avde, li maistres li doit faire mettre d'une part 
hors du dortoir as autrez, et si li doit baillîer aïeue h li 
warder sou (Ti sa m ment ; et si doivent les mesquines faire les 
lis as malades cascun jour après meugler, et tout li frère 
malade doivent à chele heure issir du dortoir et si ne doivent 
rentrer tant comme les mesquines y soient. 

23. Siichent tout chil qui cest escript verront que il est 
estauli anchiennement eu le maladcrie d'Amiens par les 
souverains dudit tien, c'est assavoir par le maieur et les 
esquevins de le cité devantdite que, se il y a frère et sereur 
qui fâche larchîti, il doit widier le maison ung an et ung 
jour, se merchy n'en a on; et, quant il revient, il doit faire 
penanche XL jours, et m jours en cascune scpmaine dusques 
ù XL jours, en pain et en eaue, et les aulrez jours aussi 
comme lî autrez; mais il ne siet mie à le table avec les 
autres, et si ne doit parler en moustier, ny on dortoir ne au 
mengier, et si ue doit approcher l'arestier' de le cuisine, ne 
le maison le portier. 

24. Qui est pris en pcchié de luxure, aussi doit widier le 
maison ung an et ung jour; au revenir, faire penanche 
XL jours, et iti jours en pain et en yaue en le sepmaine et 
tenir silence. 

25. Qui fait pechié de luxure ii se sereur, il pert le mai- 
son ung an et ung jour, et le sereur aussi; et se li uns est 
rspelés, li plus prolitafiles, li autrez demourra h le volenté 
du maieur et duniaisire. 

26. Qui fiert sen frère par ire. il pert l'ostel ung au et 
I jour, et XL jours de penanche, ni jours de le sepmaine en 
pain et en yeaue, et tient silence, si com nous avons devant 
expresse. 

27. Qui gist à Amiens sans congié et sans loyal ensonne, 
il pert le maison ung an et i jour, et, au revenir, xl jours 
de penanche, ui jours en pain et en yaue la sepmaine. 



4 




Sâ8 



STATfTS DR LÉPBOSEUIES 



28. Qui s'en va aval le pays esbaaier' saiis congié de 
sen maistre, se îl requiert le maison, il doit estre autant 
hors par congié comme il a esté sans cong;ié, et, au reve- 
nir, XL Jours [de penaiichf], m jours en le sepmaiiie en pain 
et en yaue, et revenir aussi garnis comme il s'en ula, 

29. Qui claime son frère larron, ne lil à putain, ne 
deliauté^, il doit xl jours de penanche en rostel. 

30. Qui tiertsen sergant, il doit XL jours de penanche en 
l'oslel; se H sergansreliert son seignour, il pert sen service. 

31. Qui claime se sereur putain, XL jours. 

32. Qui jette s'escuelk' par nez, xl jours. 

33. Qui claime se baisselle '^ putain, se elle est mariée, 
XX jours; se elle est baisselle qui ne soit mie mariée, 
X jours. 

34. Qui encusf seci-etde l'oslel, il sera puni h \v volenté 
le maistre, 

35. Qui trempasse le commandement du maistre et des 
frères, v jours ; à le seconde fois, x jours ; k le ticrche fois, 
XX jours; ii le quarte fois pert les biens de le maison. 

31). Qui trespasse le commandement le maistre ^, il pert 
les biens de le maison. 

U7, Qui va à Amiens .linns congié, xl jours. 

38. Qui claime sen varlel larron, se il est mariés, x jours; 
se il n'est mariés, vjours. 

39. Se li frères dément son maistre, XL jours, 

iO. Se il y a frère ne sereur à Ossonville '•• qui s'en viengne 
sans le congîé sen maistre, xl jours*, 

il. Se il prend cheval seur delfence et sans congié de sen 
maistre, xl jours. 

42, Se li fi"ère qui gaignc " les terres a ii faire à Amiens, 



1. Pour Hon plaisir. 

3. gui a manque i M foi. 

3. Servante. 

4. Il y a Bans doute M erraur du eopisle, puifi(|ue la désobf issani 
le maître esL déjA vïs^c |iar l'art. 33. Il faut jieut-eti'e lire ; miycn 

5. OiEonvillc. ccnim »ilu<!e »ur te tcri'iloire du llubcnipro, c 
ViUorB-BoCHBe. arr. d'Amiens [Si)ninieV 

6. Au aeat i\e cultiver. Vo.ï. Uu Can^e au iiii.l : uutjn.ii/iuni. 



BÎI doit prendre cnngîé ii sen maistrc. el H muistre li doit 
donner, s'il voit que ce soit bien. 

43. Li prangierz de le maison ne doit paier bature, ne 
recevoir blé, s'il n'est li tierch < ; et quant ses maistres est 
venus, se li die. 

4i. Se frère de Oissonville est venus ii Saint Ladre, il ne 
ioit mie aler à Amiens sans le congié le grant maistre. 

45. Fréi-es malades qui approche à cuisine, ne au four, 
j canmbe^, ne au chelier, n'en vinpne, n'enortillage, ne 

I pucfa, ne h le porte, ne à le grange, ne à le fumerie, ne 
l le porte as dames, ne k celé qui apparliengne as frères 
nins, ara xt. jours de penanche, m jours en le sepmaine en 
Ȕn et en yaue. 

46. Et se seurvient dechà sans congié, xl jours. 

47. Qui jue as dés, il pert l'ostel xl jours, sans hostel 
■ouver, et, au revenir, xi, jours de penanche. 

I 48. Qui jure vilainement et despit Dieu, xl jours de 
manche. 

49. Qui ne fait se penanche. telle comme elle estexpres- 
; il l'avoit toute faite jusques au derrain jour et il ne 
llïsoit cely jour, il le recommencheroit toute. 

49. Qui parole de vilonnie, ne gloutonnerie, ne de luxure 
1 mengier. il doit xx jours de penanche. 

50. Se il y a frère ne sereur qui soit encusés de nul 
neffait, il ne puet estre attains se par deux tesmoingz non; 

s'il est attains par tesniungnage, il li couvient les 
tenanches qui chy sont estaulies faire, et, s'il ne puet estre 
lains par bons tesmoingz, il puet estre quittes par son 
^ment, et cheli qui l'encuse doit xl jours de penanche. 

51 . Qui fait noise en dortoir seur le defîence le maistre 
ou le senescai, puis que le lampe est alumée, xx jours. 

52. Qui porte mauvaise nouvelle à Amiens des alTaires 
de le maison, xl jours. 



230 STATUT» DE LÉPROSEBIKS 

53. Qui se claime ' hors de l'ostel et laisse son ninislrp 
et ses frères pour clamer aîlleui-s, il perL l'ostel UDg an et 
XL jours de penaoche au revenir. 

Si. Nous commandons que tout frère malade et toutes 
sereurs malades, si tosl eom coeuvre feu sera sonnée, que 
tout et toutes voîaent à leur lis el prient pour leurs bîenfai- 
teui's el pour ehaulx qui le maison de chéens estoreront, et 
puis se s'en voisent couquier. 

11 est ordené de nouvel à tenir tous les poîns dessusdis. 

Fait par J. Le Borgne, maieur d'Amiens, presens et con- 
sentans : J. Le Gras, J. Fruitier, J. Le Manguier, Lambert 
de Folies, R. Le Feron, R. de Conta, J. du Tronquoy, le 
vefjille de le Magdalnine. l'an mil ccc et v, en plein esque- 
vinage, en le grant Siile de le Malemuison. 



STATUTS DK I,A IJ'PHOSKRIE DE PONTOISE 



Afmufrril » krch. nat., JJ. 52, fol. 112, n- 211. Vi<limiis du 
mois (le juillet 1315^. 

Universis présentes lilterns inspecturis Guillelmus, mise- 
racione divina Parisiensis episcopus, eternam in Chrîsto 
salutem. Injunctum nohis olHcium lune videmur CKequi et 



1. C'cal-1-dirc probablement celui qui s'adree^p à uno junlice autre qui 
celte (le la maladrcrip. 

3. Un rcauraé df^lailti^ de ce" statut.» a été consi|tnë dan» le repstre de 
Visite deH MBΫonB-DiDU et lopi'oi'ai'iea du diocèse de Pari», par Jean da 
VilleBCoublain, déJégaé de l'ëvêque de Paria, qui inspecta la leprouvie de 
Pontoiïe le !1 novembre 13&I. Nous t'avons publie dans Lea tfnùoFU-Disa 
el UproterUi du diociie de Para, IS99, în-S*, p. î30-ï3l. 

3. Voici la teneur de ce vidimuï : ■ l.udoviciis. Dei gratin Frnncomm et 
Navarre rex, notum facimtis univenis tam presentibuH quum Tuturii nos 



S.MNT-LAZ.VBR DK PONTOlSi: 231 1 

nobis de mansiono speramus in celpstibus pruvideri, si 
subjeclas nobis domos paiiperum et infirmorum usibua 
deputaltis, quantum ad iiustrum spcctat urTicium, augere 
curamu-t in prosperis et, quantum, auxîliante Dco, possu- 
mus. servare intendimus iib advcisis. 

Cum iffttur domus Sanctî Lazari de Contisara, Rnlhomn- 
gensis diocesis, in parrochia de Sancto Audoeiio, noslre dîu- 
cesis, juxta Inciun qiii dicilur Elemusina sita ', eo precipue 
(]uod hactenus in eadcm passim recepte sunt peraone in 
numéro excessivo, quibus magis providebalurquam domuî, 
que nec religionis gesserunl habîtum, nec actibus religiosis 
inherere curarunl, sed pioprie vnluntatîs libiiifi intendentes, 
ulpote nullfi voto astricte nec aliquo obligate juramento de 
bonis dicte domun lideliter minîstrandis, aut alîe, que ctiam 
débite dispensacionis, que non modîcam fidelifatom reqiiirit, 
periciam non babebant, domus îpsa în spirituiilibus et tem- 
poralibus miserabiliter esset cotlapsa, ac eliam domui pre- 
dicte, de cujus regimine inter nos, pro nobis et epïscopatu 
nostro, ex parte una, et procuratorem serenissimi prinoipis 
domini nostrî régis Francîe, ipsius domint régis nomine, ac 
majorem, pares et communitatem dicte ville de Pontisara, 
pro eis et dicta cummunifate, ex altéra, questio agita ta diutiua 
vertebatur, racione hujusniodi questionis propter quam nec 
personas dicte domus dirigere, nec eas super excessibus et 
negligentiis ac malo regimine earum corrigere libère pote- 



ï n rraiK ri p la H vidissie lilterOEi furmiiiii quF xequilur contincnlcs... (TfiIb 
dtM «(«lu II.) 

Nos aulein ad siipplicai^ioneni partium predicLamni prcdicta omnia et 
vinicala prout iiupcnui> siinl eipre»sa rata habenlos el Ki'uta. ca voturnilH, 
laudamuB. approbamus. el aui'lQritBU nostra reina ronlirinBniUB. nostro in 
sliil et atieno in omnibuH jiir^ salvo. Quod ut ratum et stabile perpetuo 
peraevnret prcncntibu» litteris no«lnim recimim upponi «itciUum. Aclum 
Parisiusanno Domini MCCCXV.mrnsc juUi. Coiiat^iofll de mandato vMlrn : 
P. Barrière. 

1. I.a limilc entre le diocèse de Paris cl celui de Rouen était mirquéo 

Iini- uni- cniix ^levi^e sur ■• la mailresae arctie du pont île Pontoise •, Lea 
êpnisi'rii.-s citant toujours bAlies A une certaine distance des lif^ux habiti!*; 
il arrivai) iissen souvent que. sur lus confins des diocèses, les maiadrcncs 
ne fiiBHirnl pas siluëc* sur le lemlnirc du même rfvéché (]ue le» localit^E 
dont cillas l'ccu cillaient les li^prcu> : dans le (Jii>cèBe de Pans le cas se pré- 
seiilail. outre Pontoise. pour Survillîcrs, Sainl-Yon et Trappes. 



««•FOOD UNIVtR'JnN ' 
3» ffôViiR " 



232 



ITMI'TS DE LKPROSEniEf 



(ibslaiililiiis 



ipsius domini rcfîis minislris, <|ui rcgi- 
inpii iilius domus, causa seu occasione ipsîus questionis, ad 
ipsius domiiii régis manurn posuerant (?l posilnm de facto 
tenebant, ohstaiitibus etîani majore, paribus et oommunitate 
predictisqui totalem ordinationeiii do mil s p redicte sibicom- 
petere nitebantur asserere, multagravia acciderint iacom- 
modainpersonisetbnnis, accx predictis et aliis domus ipsa 
jnceret penîtiisdcsolata. nos considérantes vias et modosper 
<}Uos donius ipsa non solum a lapsu tantu relevari posset. sed 
etiam de tanta miseria relevata, in statu prospère de cotero 
t«neretur, habita super hiis cum ma^nis, fidedi^nis et pru- 
dentibus personis deliberatione , communicalo etiam ad 
hoc potïssimo codsîIîo rcvcrendi jjatris domini Alani', Dei 
p^ratia episcopi Briocensîs, de conscnsu expresse discreti 
viri magislri Symonis de Buciaco-, legum prafessoris, pro- 
curatoris regii, neenon et proeuratoris majoris et parium 
et communitatis predictorum. pro divini cultus augmente 
et sptritunli ac temporali domus illius profectibus, statuî- 
mus et ordinamus auctoritatc nostra ordinaria in huuc 
modum : 

i. In prîmis ordinamus et dicta auetoritate statuimus 
quod in dicta domo sint de cetero duo fratres sacerdotes 
quorum unus domus prediete magisloriuni habeat et voce- 
tur ac sit ma^ister domus ejusdem, et alius qui curam 
habeat animarum aliorum, et ambo sacerdotes in capella 
domus predicte divinum persolvant oflicium, diurnumpari- 
tev et nocturnum, Duorum vero saeerdolum predictorum 
institucio ad nos et successores nostros Parisienses episco- 
pos, et ipsus majoreni et pares prcdietos, altemis vicibus, 
pertinebit, hoc modo videlicet quod cum primum locum 



1. Alnin I. cv6qup de Sainl-BrieuF de-jinis 1313. 

3. O pcnionnBKP dnil èLre te in^mc qui, rn mars 1313 (a. si.], est dMplJ 
Knun le nom do • mii)nHler Symn de Buciaco, clerieus el prociimlorreiçi» », 
d*n« les IcLlrcD iJ'amorLiaxcmcnt île 21 I. de renie qu'il avait donnjei pour 
In Tondation d'une chapcUcnie lurcb. nnt. JJtK, n* txsj. Il faut mii* doute 
ridcnlilicr avec le • Simon de lluc^. olrre el seijtneur m luys •, père dn 
Simon dp Bucy qui devint promier pcésîilenl Hii Piirlemcnt (J. Vitrd, 
Diicumenli /uiroren) du régne de l'biUiiiie de Vulois, II, n* 2UJ. 



S*IST-LAZARE DE POSTOISE 233 

magistri tVatiis sacerdotis vacare continent, nos loco ipsius 
({ueudam fratrem habilem et vdoneum. sacerdotem , quan- 
tum poterimiis. qui mapister dicte domus, fratrum et soro- 
rum ipsius sit, jure nostro ponenius et plenojure institue- 
mus in damo predicta; major autem et pares ipsi. Domine 
predicto, in loco secundo vacante sîmilem personam ponant 
suo jure in domo predîcla. 

2. Item cum primum locum fratris sacerdotis curam ani- 
marum aliurum habentis vacare contigerit, nos quo supra 
noniine qucndam fratrem sacerdotem sufficientem et ydo- 
neum. prout poterimua. qui curam animarum habeat alîo- 
rum pleno jure instîtuemus et ponemus, major autem et 
pares predicti nomine predicto, cum secundum locura vacare 
contigerit, similem personam nobis presentabunt suo jure, 
et ad ipsDS majorem et pares suo et communitatis sue 
nomine tune presentacio pertinebit, et eum ad presentacio- 
nem ipsonim nobis per eorum procuratorem, ad hoc spé- 
ciale mandatum habentem, vel per eorum litteras fectam 
recipere lenebimur, et eam admitti facere, nisï aliquod fue- 
rit canonioum cvîdeus quod obsîstat, propter quod recipien- 
dus seu admittendus non esset, in quo casii, quando et 
quociens contigerit, îpsi majnr et pares alium nobis ydo- 
neum présentèrent et presentare possent per nos recipien- 
dum et in dicta domo instituciidum, et sic hoc vicissim 
prout preniittitur servabîtur in futurum. 

3. Ordinamus preterea et dicta auctoritate statuimus 
quod cum predictis sacerdntibus sint in domo predicta 
fratres alii duo laboralores qui ad magistri mandatum 
culturis terrarum et vinearum ac aliis nperibus domus 
ejusdeni (idcliter, et sorores quatuor que, ad jussum ordi- 
nacionemquc magistri domus ejusdem, circa infirraorum 
famulatum et custodinm et alla in domo agenda que reli- 
giostiruni slalum deceant feminarum dévote intendant 
et agenda compleant pusse suo; volentes cl statucntes 
auctoritate predicta quod saccrdolum, fratrum et sororum 
numerus predictus, qui ad summam octo personar 



4 



numerus predictus, qui ad summam octo personarum ■ 

Kndit, in domo predicta habeatur de cetero perpetuo et ^^^H 



2.H 



STATI TS Ht-: LÉPKOKKIUI' 



I 



servetur; quodquEf ultra dictum numeruin nullîi <lo cctero 
iii domti predictn recipialur persona, sed frotnim el soro- 
nim doniiis ipsiussi nunc fnrsaa numerus major estsUit ad 
illum dumtaxat et non majorem numeruin reducatur, 

4. Duorum autem fralrum el quatuor sororum predicto- 
rum iasLilutio ad nos, majoi-em et pares prediclos predido 
nomine pertinebît. Itaque cum primo locum aiterius ipsontm 
vacare contigeril , nos, loco fratris vel sororîs cujus lot'us vaco- 
veiit. fratrem nlium habilem et ydoneum ad fralrum labora- 
torum niînisterium, vcl sororem aliiim ydoneam. t'ortem et 
habilem ad inKrmonim eervicium et euslodiam ponemns in 
domo predicta . Major auten» et pares ipsi nomine predicto in 
loco secundo vacante similem personam ydoneam ponent in 
domo predicta, et sic duonim fratrum et quatuor soroioini 
predictorum inslitutio ad nos et ipsos majores et pures pre- 
dicto nomine allematim vicibus in perpetuum perlinebit. 

5. Omnium autem el sin^ulorum fratrum tam sacerdo- 
tuni quam alionim et dictarum sororum correccio, punicio 
et destitucio ad nos solos et in soliduni et non alium vel 
alios jure perpetuo remanebunl el jure noslro ordinnrio 
pertinebunt. 

6. Duo autem sacerdotes, duo alii fratres et quatuor 
sorores predicti illa penitusvota facientet se servaluros pro- 
mîltent, que fratres el aorores Donius Dei Parîsiensis faciuat 
et promittunt, et illo utentur habitu, secundum personamm 
discreeionem seu eondicionem, quo sacerdotes, fratres et 
soroi-es dicte Domus Dei utunlur, cum eorum ritum sequi 
debeant ac eorum se bonis usibus conformare '. 

7. Fratres autem omnes et singuli ae sorores predicti 
domus ejusdem Sancti Lazari magistro domus predicte pro- 
mitlent obedientiam, et ei professionem faeicnt secundum 
regulara in dicta Domo Dei Parîsiensi observatam. lUi autem 
fratres el ille soroi-es qui et que jam in domo predict« 
sunt PL'cepti et receptc vota hujusmodi facer»^ et habitum 



pn 



■edictum secundui 



sinsuloi 



slatui 



vl eondicionem 



ii.t. i). 13-53, h; sUhiU de rr|.-i(t.|-l)i<.n <lp l'iii 



SVINT-LAZAHK DE PONTOISE 23S 

suscipere, cl dÎL-to ma^islro secundum regulnm predictam 
ol>eilientiam promittere et professionem facere tenebuntur, 
que si facere, sucipore et promiltere retiusaverint infra tem- 
pus eis ad bue statutum, ipso tempore elapso, statitn quate- 
Dus perniittet juKtitia et equita» exi^et, de eis ad dicte 
domuB profectum utrumque providebitnus quod domus 
ipsa satutis et observnntiJs re^ularibus suprsdictis in ali- 
quo non fraudetur, 

8. Magister autem predictus , oui cura et administracio 
universniia domus predicle commlssa erît et tradita, fratrum 
et soropum domus predîfte collegio universo, et eis ad hoc 
vocatis légitime et presentibiis qui ad hoc voluerint et 
potuerint intéresse, super expeiisis domus quafer in anno, 
videlicet quolibet trimcstri termino, prout menses in kalen- 
dario ordinantur, computabit et compotos reddet ac publice 
faciet, videlicet ultima die niensis martii unum, ultima die 
mensisjimii secundum, ultima die mensis seplembris ter- 
lium et ultima die mensis decembris quarium, de omnibus 
fideliter et distincte eo modo cpiu clarius et districtius fieri 
poterunt, ad sue administra tionîs et domus predicte status 
notitiam pleniorem habendam. 

9. Ipse autem magister qui pro tempore fuerit nobis, 
nostrisque suocessoribus Parisiensibus episcopis, vel depu- 
tatis a nobis vel dictis nostris successoribus, necnon ipsï 
majori et paribus nomine predicto, vel deputatis ab eis, 
semel anno quolibet in domo predicta, in octabîs Bcati Mar- 
tini h^emalis, que dîes est mensis novenibris décima octave, 
quam ad hoc pro futuris tempnribus perpeluo duximus 
statuendam et preligendam, de omnibus pertinentibus ad 
domuni predictam compotum Qdelem faciet et facere lene- 
bitur. Nos aufem et successores nostri, major et pares ac 
communitas predicli qui pro tempore fuerint, aut deputati 
n nobis vel nostris suecessnribus aut a majore et paribus ae 
cummunilato supradictis, pro auditione dicli compoLi vel 
domus predii'te, finitrum et sororum ejusdem viBÎtntioiie ', 



23G 



STATrra DE LÉPBOSEniES 



procurationom aut alîquicl ratione proourationis nichil 
omniDn, nec nos nec ipsi, poterimus petere, exigere, vel 
recipere. sed nec ipse maf^ister, fratres et sorores prediuti 
aliquid prestare propler hoc tcnebunlur. 

10. Verum quia nemo débet seu cogitur proprîis mîlitare 
stipendiis, dicti compoti auditio, exaniinatio et recepUo ad 
expensas domus ipsius, magistri, fratrum ac sororum pre- 
dictorum liel usque nd decem solides parisiensium dum- 
taxat pro una die, ultra quos commissarii seu dcpulali nostri 
hincinde, seu imposlerum dcpiitandi, nichîl recipere potc- 
runt vel debebunt; quod si ad diein et locum predictos ad 
audiendum compotum hujusmodi assignatos, nobîs vel depu- 
tatis a iiobis vel dictis noslris successoribus accedentibus 
nullus ex parte dictorum niajoris et parium comparerel infra 
boram nonam dicte diei. et e converKO si, eisdem majori et 
paribus vel deputatis ab eJs ad dîem et locuni predictos 
comparentibus, nullus ex parte nostra infra boram predictam 
appareret, parti ad diem et locuni prodictos atcedenti, omni 
partis alterius excusatinne remola, compotus reddelur supra- 
dictus; de quo parti allcri non comparenti suis sumpttbos 
fiet postmodum copia si petatur. 

11. Domus autcm îllius, personarum familiarium ipsins 
ac in ea commomnlium. qui votum religiniiis non fecerint. 
aut babitum non susceperinl regularem, temporalis juri- 
dicto ad tcmporalem loci dominum romaneat et eam 
habeat, sicut et prout hactenus consuevit. Aliorum vepo 
qui vota faciunt, prout supra scril»itur, ad nos et succes- 
sores nostros jure onlinario pertinebunl. 

12. Piam autem illius consuetudlnis observantiam qua 
cavetur quod quilibet infimius ad cujus receptionem domus 
predicta tenetur in sua receptione providet et ad domum 
alTert eamdera unum lectuni culcilra, coissino, quatuor 
Hntheaminibus et uno coopertorio competenter furaitum, et 
cum hoc, pro pastu fociendo in die sue recoptionis, naagis- 
Iro domus prediclc confert sexaginta solidos parisiensium, 
si boc de Huo commode facere valeat, et si de suo non 
babeut uiide sibi de locto hujusmodi et sexaginla solidi» 



aAlHT-LAZAHE DE POSTOISE 



237 



lu valt'at prtividere, major et pai-es pitïdicti, tlicto 
. de hiis providere vel provùieri facere lenentur 
dicto infirmo, vel domui predicte pro eo, laudamus et appro- 
bamus, ac statuimus perpetuo ubser\'ari, statuentes etiam 
quod inlirmus aliquis ad cujus l'eteptionem dumus ipsa pro 
Icmpore tenebîtur, aut alius pro eo, ultra pi-cdicta aliquid 
non coiupellatur prestare doniui supradîcte, sed recipiendo 
predicto sit domus ipsa contenta, nisi initrmus ille, aut 
alius pro eo, ultra predicta aliquid du^te domui, pietatis 
tntuitu,oirerendum duxerit, seu etiani confei'endum. 

Que omnia ut perpétue fîrmitatis i-obur obtineant pre- 
sentibus inde confeetis nostrum feeimus appunj sigillura, 
una cum sigillo majoris [>arium et conftnunitatis ' predicto- 
rum supplicantes excellentissimo pi-lncipi domino nostro 
Francorum régi ut predicta, quantum sua interesl, rata 
dignelur Labere et grata et ea sua regia auctoritate ex certa 
scientia conlirmare. 

El nos, major et pares predicti, et communitas tota, pro 
nobis et communilate predieta, statuta et ordinacionem 
hujusmodi, habita deliberacione et pleniori tractatu, in loco 
nostro communi inter nos ubi ad sonum oampane ville 
de Pontisara consuevimus congregari, ac predicta oninia 
olia et singula suprascripta rafa et grata habenfes en lau- 
damus et volumus, ac nostrum eis expresse prebemus 
assensum, supplicantes , una cum reverendo pâtre 
dumino Parisiensi episcopo predicto, ipsi duminu nostro 
régi ut predii'ta orania ralu et grata habere et regia 
auctorilale sua conlirmare dignetur. In quorum omnium 
testimoniuni sigillum nostrum unu cum slgillo dioti reve- 
rendi patris duximus presentibus apponendum. Dalum anno 
pomini MCCCW meiisejulii. 



STATDTS DE LÉPROSERIES 



STATUTS DE LA LEPROSERIE IH-: LliCHÈHES* 



Décembre 1336, 

iVanugcnï.Archives nalionales, S306, fol. « v"-H. Chapilpe septième 
d'uD registre du XIV* s i<>c le iolitulé : i< Itcgislrumcoutinens bons tam 
immobilia quam mobilin, bc ctiam jure, emolumenta et oner*, 
iiecnou slatuDD el ordÎDiilioaem domus leprosarie du LescheriJB, 
Senoiiuusis dioccsis, unitc et annexe eamere Parisieiisis ecclesie », 

Far décision de l'archevêque de Sens, en date du '2*2 JuId 1331, 
les biens de la niiiladrerie de Léchères avaienl élé unis uu domaine 
du chapitre Noire-Dame de Paris, à la charf^c de continuer ù y 
recueillir, au cas échéant, les lépreux des paroisses de Céiy el 
de Béon, k U réception desquels cette léproBerîe étail destinée. 
Au moment de la prise de possession, le chapitre fit dresser UD 
mémoire détaillé de tout ce qui concernait l'administration de 
cette maison : c'est à ce document que nous empruntons la pré- 
sente règle. Malgré son extrême brièveté, elle est intéressante 
comme Mpécimen des statuts qui pouvaient régir les petites maU- 
dreries des campagnes. 

De ordinal ioiiibus el stalulU faclls in dicta domo [de 
Lescberiis] per doininum Manuelem \ile Placenlia, canoni- 
cum et camerarium clericum Parisiensix ecclesic] 

Quoad vu et ultiniuni capitulum, idem Manuel, vice et 
nomine dicturum dominorum suorum [decunî et capîtali 
Païisiensiaj, salva semper et retenta in omnibus et per oninia 
voluntate, correctione et dispositione ipsorum, fecit infis- 
scriptas ordination es : 

1. Primo quod frater, soror et giiberuator dîcle domus 



8AINT- DENIS DE LÉCHER ES 239 

caritatem, dilectionem et concordiani inter se habeant et 
intendant bone gubernationi donius. 

2. Item quod oninia pertinentia ad dictam domum con- 
servent et manuteneant, pro posse, in statu bono ctcongruo. 

3. Item quod caveant sibi et doniui ab oneribus, excès- 
sibus etexpensissuperiluis, et, prout decet, sobrie et quiète 
vivant. 

4. Item quod infirma non frequentet domum nec perso- 
nas sanas inhabitantes eam , nec transgrediatur fines suos, 
sed teneat se intra clausuram suam, non vagando nec lus- 
trando terram. 

5. Jura autem sua consueta, prout dicitur, sunt ista : 
quia débet habere singulis scptimanis panem triticeum ad 
valorem unius bosselli bladi, cujus summa est pro toto 
anno xxvi bicheti, quos habebit ad faciendam voluntatem 
suam. 

Item débet habere itt chopinas vini de conventu singulis 
diebus. 

Item quartam partem unius porci salsati. 

Item pro pictantia annuatim, tempore congruo, xvi soli- 
dos vni denarios turonenses et unani vestem et calciamenta 
sua. 

Ista omnia habcat, ne possit conqucri sed potius conten- 
ta ri. 



STATL'Xa HK Llfl>HOSEHrKR 



STATUTS DE l.A I.IiPIlOSliiRlt; SA1NT-L.AZAKE 
1>E PARIS 

lu mars 1349(11. st.). 

Manutcril '. Art'U. tint., L SuO, n" 20, xv" siècle, copie îiifonne d'un 
vidimus donné le 35 août ItUS d'une bulle de Grégoire XI, du 7 juin 
ISIS, confirmant ces statuts*. 

Universis présentes litteras inspecturis Fulcu, mlserafione 
divinQ Partsiensis episcopus, eternam in Dnminu salutem. 
Inter asstduas euros et immensas solliciludines que minis- 






1. Comme les statuts de la léproserie de Pmitoiu, ceux de. Saînl-I-wura 
de Paris sont analysés dons le procès- verbal du visite de Jeun de V^ra- 
coublain [a janvier 1353, n. bI.). Nous avons publié ce résumé dsti» lu 
Mauom-hiea tt léproseriea da dioctte de Parii, p. 163-36'l. 

3. Voici le texte de ce vidimus : n Niiverint univcrsi prcsenH transcrip- 
tum seu publicum inslrumentum inspecturi nos natorius publicos ininl' 
scriptos vidisBe, lenuisse ac de vorbo ad verbum le|pBsc quasdam litler» 
apostolicBB Telicia recordacionis sanctïatimî in Chrialo pains et doiniai 
Domini Gregorii pape XI'' cjus vcra butla plumbea more solito Hormm 
curie Inillalas, «auas et inle^tras, non viciatas, non cancellatas, nec in «liqm 
su! parle «iispectas, aed prorsus oiuni vicio et suspicione carcntea, quarUBl 

" Gi-eKorius. episcopun servus vervorum Dei. ad perpeluam rei memoriam. 
Hiis que pi'c> utililatc ac statu prospero piorum locorum pmvidc aeta miil, 
ul illibula permaneant, libenter adicimus apostolici muniminis HrmïtatelD. 
Sane peticiu pro parte dilectorum fUiorum prioris et fratrum el dilectwunl 
in Christo fltianim soronim doniusSaneli Laiari prope Parïaiusnobis nupcr 
exhibila cotitinebat quod olim bune nieniorie Fulco, episcopus ParisienH*. 
priori et Tratribus ac sororibus eupradirtis ac eciam dicte domui que tluK 
eral quamplurimum dcsolata pie compacicns, pro evidenti utilitaba ijiaiu* 
domus el liono regimineprioriaac fratrum et suroruin prediclorum, Donntdlt 
alaluta et ordinaciones récit et inter cetera staluit el ordinavil <]uod priOF 
dicte domus qui esscl pro («iDpore in sua insLitucione jurarel eidoiu e|d»- 
copo, ^ntibus et successoribiis suis, omnem obedioneiam , lldelitat«ill  
reverenciam cxhibere, prout in littcris auctenlicia inde courcctis dicU Pal- 
conia, «ieilto episcopi sigillo munitis, quanim tcnnrcm de verbo ad verbum 
preeenlibus inseH fecimus, plenius routinetur. (Juare pro parte dictorum 
prions, fratrum el sororum, nobis fuit humiliter supplicatum ut prenuisiai 
non obstante quod in hoc consensus dilcclorum lUionim capituli eodeljé 
ParisienuH non intervcneril, robur confinnacionia adicere de benigottaîa 
apustolica dignarcmur. Nos ilaque, hujusmodi supplicacionibua ÙKJiDâti,. 
urdinacioncs et staluta premissa rata babentea el urala, ïlla. n ■ - ■ 
quod liujusniodi consensus diclorum capituli in cie, ut prem 



S,\IM-IJ!!ARE DE PAUIS 241 

terio iillicii paslornlis incumbunt, de saluhri statu persona- 
rum et locorum nobîs subdîtoruni et reformaciono eorum 
sollicite coffittire no» convenitet cîrca hec sic pnivide dispo- 
ncre qaod. noslra mciliante disposicione, pci-sone ipse in 
transquillitîite vivant pt Domino famutentup et loca ipsa 
taliter ^ubornenlur quod ad supportacinnem onerum eoruni- 
dcm locorum piissint sulïicere facultntcs. Gum igilur in 
domo leprosarie Sancti Lnzari Parisîensis, cujus iii spiritua- 
libus et Icmpoiftlibus iidniinistracio ad nos perliiiere dignos- 



inlcrvrneril, aucloriUle aposlDlica ex ccrts scicncia Ictiurtfjpre: . . 
Onnacniit cl prcsenlis si-ripli patrociniii ccimiuunîniiiik Vorumua aiilcin 
quod prcmi^sn clausula de nbcdlencia, fidcliUte cL revcrani^ïa prediclum 
(»iV. ïnns douli- ; ptr itir-lam: pi'ioreni in sua institucioDe cxhîlicnda PoH- 
aiciiBi cpiF!''.'!'" "<' ''!'" virni'ïis. nllidalï. Se vinlatoribua per ipsiim episco- 
pum ad Hiidii'iidutij i'i'iii|iriLiiiii {hoi-uiu iDcorum dapuUlis ilumiaïal el non 
de alm |£i:iiLiliut di>'ti i-iji-imjii tnli'Iliestur. Ténor auleni dictamni lillera- 
ruui loti' est... i Tejle >les iLiliil! . NuUi Ktfo aianino hominum liceal hane 
papinnin mislrr rnnliiiii,nh>iii- cl v.ilunlatîs infrinpcrc. v^l ej ausu temc- 
rnrin l'iiiil miri.'. ^i i|mi-- iiiih-ni tioc allcmptare prcaumpscrit indigo nci«neni 
OmnipolL-iilis De. c\ lnMliii uni IVIri el Pauli Hpoatuliiruin ojiia se DOveril 

pontlficntiis n.islh uniin nninlo; sic sipialuni infi'u Minri:inani ;K. Maynardi 
el lupra iiiarpiium : G. iiuintum. Aclum Tuil |n r-.. n-. l r m--, i i{iiii[ti, l'xeiii- 

plarve seu publieum insLi'iimentum Parisiui in '■■r.:.:- '..:.:[ nii raeî 

nolarii puhlici infrascripli, siLa ii 



«Doo Dnniini mîlleaimo quadrin^ientesiit 

patrU et drimïni nnnlri durniui ilimili, 
decïmi anmi iinrlti-inni I': i-i ul ,1 ■: 

Euatacliio Vafhcrii. tau ■ > |.i. ■■ 

inachiculi in i-cclo^iu l-';ir i-i^ri -i < I !.. 

l U..[ 



•. Pnri- 






voealï* <:p>!ci aliter et rogalio. Kl cncti Johanncs Rcnusaniis. prc:>liiter. 
mosister m nrlibus HotliaRiB^'ensis dioceiis. publieua «poitolica ot impo- 
rinlî auL'tiirilali; notarius, quia de prcsenLï transcriplo sire publko instru- 
mento ud littéral nri|çiaales Rupradiclaa una ctim nolario publki] infr»!^ 
cripto et li.'«lïbus ■upranoniinalia cnLacioacm tcâ diJi|;imtirni saqua 
omnitio fnnccirdarc invcni, nil addito vel remolo qunil scnïtim mulet 
MU variel tatellectum. idao huîc precenli transaumplo aeu tnstrunienta 
publico manu mua fideliler RcHplo aipnum meum appuaiii r^oiiaïK'lum, hic 
me aubtcribena in testimonium premiMorum requisilus, Sii: «ig-nalum : 
1. Beauaami*. 

- Et quia e^o Jobannes Balduinî do Millryaco, Mcldcnïi* dîncesis preibi- 
ter, auctorilale apostolica si iniperiali publicuaac vsnerabilis Univriiitalia 
Pariaiensia nutanus juratus, de preacnti trsaacripUi seu Iranaiumpto ad 
orisinalc lïKoranim apnntolîcarum preinacrtai'uni cum notnrio prefato, 
leaubug prcnnininnlis preacntibue, callacionem feci dili|C(?ntein , caque 
concordarc rcperi, nil addila vet remoto quod vuricl ÎDleilectum. ideo 
presene transinmpluni manu ipsiui noUrii scriptum signo meo Bolilo me 
le propria manu subacribeRdoaignaTiinteslimonîumpremiisorun) rcqui- 



f,\ t r> : k r, il c, f. ./; , r, r^-^ '-x :^ .^rifr'Tr r. t îi£iîi* p rio r Sii cerd«>s . 
hf^t^'X^^. ':', U =;.':-<:.: t.. «s v.,t^. hubit-im. ff'ili^j'.'STirE: ii^erv-ns. cui 
j/<îf j»f'r>'î/:/>':i-v>?-'; :.^ n'i.'-.'S tara *rt admini-striCLO *i»>mas ?>rc- 
/|»/,t./r ;■/, (i^fv#fiïin-:a f-X ry>ûoram trJTiâ*iiem >pîrltualiter el 
U'UHf^tfkVïihT f:OîuTtïMf:\j^tï\uT et per eum exercëba n lur. 
f|ti;fmd»fi J/^m^: m: Ik^lt^-.hhni ta in ea, sac^rdoles et clerici 
r*'ltifurhi in /:'rrU> ^rt fion exc'rssî\o numéro, in capella îpsius 
/lorniiH /i/#/rt/: ^-l di*: fter^îenles D'^mino in divinis. ac eciam 
duiU'. iintuus adrniriifttracioni in temporalibus et ceteris 
fH^f'juWs tn'^ocïis ministrantes, sicut prior injungebat 
t'.'iHtU'Ju, r|iii n'.Vi^'uthum porta bant habitum et ipsius domus 
irrHfit fratnrH t-.i donati< necnon et alii laici religiosum etiam 
lifibiliirti liabf'ntf'S, iiccessarii pro procurandis^ faciendis et 
g-ï-n'iirlin nr^ociis dicte domus; demum vero, religioso 
filiilu pn-clicto perniciose * omisso, per que'nijdam abusuni 
iiofiniilli (|ui postriiodum successerunt domum ipsam minus 
liiuddliililrr et utiliter gubcrnarunt non sine scandalo et 
drvorioiiis dinuiiiieione civium ville Parisiensis et ipsius 
dnnitiH vcln'in(*nlil>us (letrimentis. Violentes igitur premissis 
ifH'oiiv<*iiiciilil)us ohviare et statum ejusdem, prudenti 
pri'ltiilutn consilio et delihcracione matura, ad bonam 
Ntiituiii pi'iinevuin et laudahilcm decernimus reducendum. 
1. I<!t primo ipsam anti(piam ol)servantiam tanquam lau- 
diilnlein rénovantes statuimus et ordinamus quod in dieta 
dnint» per nos o\ sueeessores nostros instituatur unus sacer- 
doHtpii vocabitur prior et erit frater et donatus diète domus. 
por(td)i(q\ie relii;;iosum habitum, videlieet talem per omnia 
(pialem pi»rtal niai^islor domus Dei Sanete Katherine in 
nut^uo \ii*o Saneli Hionisii Parisius '*\ et habebit euram ani- 
n\anuu frai ni m et soi>»ram sanorum et iniîrmorum domus 
eivisdem» luvnon et adn\inislraoionem bonorum omnium 
d\Miuis pivdu'lo, \pian\iliu \i\erit et laudabiliter rexeril, nec 






SAINT-I.&ZAIIE DE PARIS 



243 

a tlicUi iiilininistracione admovebilur nisi ex jusia ot raciona- 
bili causa, et ipso vocato ac iii suis legilimis lieirenstunibus 
summarif! et de planu, prout est ia lalibus lîeri consuetum, 
audito; et jurabit îii suu iiistitucione se bene et lideliter 
bahcre in admiaistraciane predicta et ipsius administracio- 
nis reddere annîs sin^ulîs. cortim deputatiset deputandis a 
nobis el successoribus nostris ac aliis in eompotis similibus 
interesse cunsuetis, bonum cumpotum et le^^itiiiiam racio- 
nem. tociens quociens nobis et dictis successoribus nostris 
visum fuerit expedire. necuon el jura dicte domus prosequi 
et servare toto |K»sse, acnobis. pentibuset successoribus nos- 
tris omnem obedienciam. ndelitatem. reverenciam exibere, 

'2. Item slaLuimus et nrdiiianius t|uud in dicta domu sinl 
quatuor Tratres et donati sacerdotes, qui in dîeta capella 
missas célèbrent et alia divina ollicia peragant, videlicet 
matutinas et omnes alias lioras canooicas et de qualibet die 
magnam missnni cum nota, ad hoc pulsatis campaiiis et 
hora débita, una cum omnibus aliis missis ad qiias celebran- 
das tenctur domus eadem pro benefactoribus ipsius. Qui 
sacerdotes portabuul talein liabilum qualem prior predictus, 
et administracioni domus predicte in temporalibus et ceteris 
aliis negociis agendis intendant dili<^enter el lideliler slcut 
et ipse prior iujungeteisdem.nec ipsi aut alii fratres et soi 
res a dicta domo se absentabunt quin omni die ac nocte in . 
dicta dorao comedant et jaceaut, nisi a dicto priore petita 
licentia et obtenta. Et si contrarium fecerint, tercio aniino- 
niti, in die ipsa qua defecerint pcnitentie panis et aque 
subiciantur, eamdem in conspectu omnium peracturi, et si 
ter in dictani penam inciderînt in ciauso carcere includan- 
tur, ibidem prions arbitrio permansuri, et si sic semel incar- 
cerati ubstinato aninio adbuc inobedicntes inventi fuorint, 
eoH ex nunc decernimus a domo ipsa fore penitus expellen- 
dos. 

3. Item fitatuimus et ordinamus quod in dicta domo sinl 
duo fi-alres clerici, prefatum gérantes habltuni, quorum i 
unus portabit claves buticularie et panetarie et ofEeium cla- 1 
l procurator domus, quauldiu li 



2ii ^■:4Tî.7^ !•?. JLU■^^.-£!•.IE^ 



ni'\,.\,\A^.î vr ijî.-<iv:hit jîj prr»':'urat'.»riï "âic-i*-. et itirsibiint - isli 
d'jo iU "-•*> jSjyXAu'/iOii^ ou'.»d ;jj <\n^ '•lîiciis l»ene et fideliter 
V: ;;ô:/':b Jïjt '-t 'j^r ^«i-^-tis suife. iecr-j»tis. et exj.«ens:s et misiis 
j>r>>;j j'rO'J";jt 1></jjuiij coinjX'îum et ]f;ritimam racionem. 

^. It'-rij stîit^iinus et ordiuamus qîJ«-Ki in ijisa domo sint 
treh l''iy:i dofj:iti qui ;rer*rijt tîil^rii habitum qualem irerunt 
ftifiy*'h \h\<:\ dict'r domus Saiicte Kisterine. et labombunt et 
dilj;.'*'fjl''r j|j*''iid'-fjt îid nejrocia d'»inus utiliter jH>sse suo et 
h\fi*:i''i\\U'i t:inii cullunim viueîjium et terraruni et fructuum 
t:o\\*rt'Ai<fU''itï «îxiiide. <'{ ad uUa oninia statum dicte domus 
coii''''rn<'ïiri;i cjiie eis id<:fii prior duxerit injunt^cnda , et 
ctfiii itï *n\ii |;ro<:urîj|>uiit et iiicomnifKla evitabunt. Et unus 
eonmi < ril j»ortarius et lideliter custodiet claves portaruni, 
i'.\ porlîis i'\ hoiiîi doiinis. et lioc jurare tonebuntur. 

*î. lU'tiï stîiliiinius (ri ordiiiarnus quod in domo ipsa sint 
cliH' pedi<M-<e, doiiîit(î clictct doniiis, provecte etatis, omni 
H\is\)'\r'\ititi' cîinMites, (pi(î porlabunt habitiim nigrum cum 
prplo 2ill)o si<Mit donal*' Domus I)ei Parisiensis ^ et servient 
IValrii>iis s.inis ri eiinim habebunt lineorum et aliorum que 
sexiii (Jon^^îMiimt nuiliebri, victum et vestitum ibidem, 
cpiond vixerint (;t lioneste et utiliter ac laudabiliter se habue- 
rini, percepiure. (^)iiîirum omnium personarum predictarum 
insliliicio et deslitucio ad nos et successores nostros, ut 
«eniper hacteniis eonsuetum est, perpetuo pertinebit. 

(». Ilem statuimus (4 ordinanms quod prior et fratres 
prrsbiteri, clerici et lavci, simul comedant in eadem domo, 
el eis, juxla pri(»ris ordinîicionem , de bonis ipsius domus, 
l^ranis, vinis et eeleris victualibus ejusdem convenienter, 
(unui suspieeii»ne cessante, vietualia ministrentur , interdi- 
eenles omnino ne euitpuun fratrum ipsius domus pro victua- 
libus peeeunia minislretur, sed in communi, ut premittitur, 
ooinmuni eibo (piilibet eontentetur, nisi forte causa infirmi- 



l. If lo\U* porlo iM/r;i/>iifi(, oc qui e^l évidemment une faute de copiste. 

?. (»n appelait « tîlles blanehes ". à l'Ilôlel-l)ieu. les sœure converses qui 
n'a\ aient p«> eneore lait pi>»fe>sion : * Kilie ulbe. hoc est non velate, » dit 
un paN-ia^e ile> ivi:ï>Iivs eapitulaiivs. Cf. Coveeque, L'Hôtel-Dien de Paris. 
l. p. .il»0. 



r-LAKAKK DE PAHIS 



2151 



Eitts aliis cibis egerent, que, obtinenda coiivakscenciu. 
volumiis minislrari. 

7. Item slatuimus etordiimraus quod iirefolus fratrum et i 
pedicecarum donatnruni iiumerus in dicta domo de cetera i 
perpetuu observetur, et ultra ipsum de cetero nulla pcrsona l 
sana recipiatur, ibidem tamen fratribus et aororibus nui 
dxîslcntibus nostre permissionis gratie remanentibus donec 
ad numerum per nos ordmatum superius sit perventum, ne 
bii qui nunc eicerentur. in dit:te dumus opprobrium, mendi- 
care cof^antur : liuc tamen addito moderamine quod bii 
utriusque sexus qui remanere voluerint, prefatos susctpîunt i 
et portent habitus et ceterls omnibus ordiuacionibus sub- 
jaceant et expresse se subniîttant, alias eiciantur de domo 
predictu, sic lamen quod hujusmndi recedentes bona prr 
pria extancia que appoitarunt secum vùleant reportare, et | 
nichillominus.quamdiu bonestam vitaniduxerint et statum 
non nmtav«rint. volumus cuilibet eorum sic recedentium 
très solidns parisicnsiuin de bonis dîcle domus per dictu; 
priorem qualibet ebdomada ministrari et illis tribus soUidis 
sint contenti, et si vellent ad fraternitatem redire et habî- ] 
tum suscipere nultatenus admittantur. 

8. Ordinamus insuper quod dicti fratres etsorores jurent J 
et jurare teneantur premissa per eos jurari superius ordi- 
nata, necnon et quod nobis et successoribus nostris ac dicto 
priori et ejus successoribus reverenciam et obedionciam 
exhibebunt et prestabunt, Si vero aliquis frater vel soror j 
premissa jurare renuerit ae dictum portare habitura, nullo- 
modo recipiatur in domo predicta et receptus elciatur. Quem 
nos eciam eo casu fore eiciendum declaramus, 

9. Circa statum autem fratrum et fiororum infîrmorum et j 
eorum recepciouem, cun\ certus statui non possit numerus, 
nichil intcndimus immutare, sed rate maneant observacîo- 
nes antique juxta fundacionem dicte domus. 

10. Hec autem omnia et singula prout superius annoten- 
tur, dictis consilio et dellberacione prebabilis, ipsiusque 
domus consideratis facultatibus et utilitate ipsius diligenter 

tentis et inspectis, volumus et nostra pôntificali et ordina- 



Kntis et i 



2i0 STATtTS DE UÈPIiOSEBIES 

ria auctiuitato ad jicqictuam menuiriam et oSservanciam ex 
certa scieacia eonlimiamus, et omnibus et singulis ut pre- 
mittitur nrdinalis et statutis, feciiiius, cnnstiluînius et ordi- 
navimuB, facimus, constituimus et ordînamus dilectum 
nobis in Christo Johannem lîinelli, presbilerum , vimm 
utique in spintualibiis et temporalibus ciicuraspectum, qui 
se et sua dédit Deo et diimui predicte, fralrem donatum et 
priorem domus ejusdem, curamque animarum dîcforum fra- 
truin et sororum (jommisîmus et conimitlimus, et de omni- 
bus supra ordinatis jurari per priorem juraraentum cor- 
porale rocepimus ab eodem; necnon et Thomam dictum Le 
Bois, clericum, qui se et sua dédit Deo et domui predicte, 
Tecimus et constituimus procuratorem dicte domus, et jura- 
m en tu m a procura tore prestari debitum recepimus ab 
eodem. eisdem priori et procuralorî nostras alias litl«ru 
super hoc concedendo, in quorum omnium et singulomm 
testimonium sigillum nostrum duximus litteris presentibus 
apponendum. Acta fuerunt hec in domo nostra Sancti Vic- 
ions juxta Parisius, die \vi" mensis marcii, anno Doraini 
millesimo Irecentesimo quiidra^esimo octavo. 



I 

:Ji.a*L, 



STATUTS DE LA LEPROSERIE DES ANDELYJ 

Antérieurs à 1380'. 

««,««/■./«. Bibl. nat., fr. 1455*. regi&lrc d«(c de 1380. — .Vreh. a*L, ' 
S 48!M>, registre rédi)^ vers 1 438 >. — Édùion. L. Dclisle, d«M Itt 
Breueil des Iratsox de U SoeiHi libn df CEun, 3' série, lonw U 
(1852-33;, p. 390-393. d'après le premier de ces mmnuscrits. 

Ces institutions et sentences qui s'ensuivent, faictes et 
ordonnas par les bourgttis d'Andely de sv longtemps qni 

I. La BaRrv de U léproserie qui • copié ces «.Ulalf. xers h miSev <■« 
Xf at<H nw un nwaliH-rïl de luo. .In4ar« ini'ib hibI obstrrét <Ubi U 
■atMM (le iHdp» inM^nrial. 

S. No» •■»<■» cfani»! dan* <^h■<tl>* lunsHTil Irs Ir^n qui 



3AI?iT-LAZARË DES ANDELTS 247 

^st mémoire du contraire, doivent estre leues el faictes à 
entendre ans malades quant ilz viennent de nouvel pour 
estre receus ou dit ostel, ainçuys qu'ik passent la croix 
((ui est ou chemin. El est assavoir que ledit hostel est pour 
les malades nés de la bourgotsic d'Andeli, en la paroisse 
d'Andeli, et non pour autres, tout soient iln de la bourgoisie. 
El iiinsv a l'en usé le temps passé. Et ceulx qui les dites 
institucions el sentences ne vouldront garder par leur sere- 
ment n'y doivent estre receus, ne riens prendre eniplus que 
ceulx qui ne sont pas nés de la dite bourgoisie, jà soit ce 
qu'îlz soient nés et haptizés es fons de la parroisse Nostre 
Dame d'Andeli el nés des paroissiens, et nul bastard n'y est 
receu. 

Item nul des hameaulx de la parroisse d'AadcIy ne doit 
estre recou ou dit hostel , néant plus qu'un estrangier, 
excepté Vestllon, Poys et l'ostel du Parc, et ceulx de la 
Baguelande' qui tiennent du fief du Roy'-. 

1. Premièrement, se il y a aucun qui repaire charnelle- 
ment avec sa femme cspousée, il sera bouté hors de l'ostel 
ung an et ung jour. 



et (l'nprèï un autre n 

" Cy cnriimence le rc)ristre des rentes Ue l'ostel de Saint Ladre tant en 
lerrcï^, vin^rnes, rentes en dcaiers, chappons, oefs, comme la Toirc de la 
Sain 11- '>■■;! i"ri -(■[■(•■iuhre, la dïsme du Mcsnillelet toutes les opdon nonce» 
durlii 11..-!. I ..| i.i.i..- iL-i livrées pour le pre«lre cl pour le gouverneur Cl 

C>iii' t ~ ...[ k's choses estaient en vallcur. Et sont desclaînis 
ud-- i ■ lilfa pBT ordre l'un après l'autre^ et, en la fin dodit 

re^i>^li I . Il - '-liil lioslel doit, ainsy comme je, Pierres Mautillastre, 

prcsttx^ L-L tiiiipL-lldiii ilmiit hostel, l'oy Irouvi! en deui pire» de registres 
consoniiufi. Iiit> prËiutui-» Tais en l'an ccuel un*' par le cotiseil de Jehan Gou- 
pil. Jehan Gïllol, Guillaume Le .Caroa^ David Gaudïn , Colin Courtois, 
Pierre Maçoo, Colin le Saînjtneur. Estienne Laanïer, Mahieu Roussel et 
Robert Hue, et depuis a eslt! renouvelld et les nouviauli tenans mis, et lus 
Douviauli bouts et costc^H des herïtagei qui doivent aucunes rentes audit 
lieu, par le conseil de Vincent Le Camn cl de Vincent Roussel, Denis des 
Hayes el de Jehun Boulé pour [ors Irésorieres de Noatre Dame d'Andcly y. 

Une note insitréc nu folin 70 nous indique ù quelle dpoque Picire Maufil- 
iMtre devint matlre de la léproserie : 

• Ou non de Dieu la prieuré de Saint Ladre d'Amlely me Tu donnée le 
jour des Innucens mil quatre cens el xxxvii. k 

1. Vesillon. canl. des Andclys. — Paix et La Baguelandc, commune des 

9. bans le Lexle de \M0. ce prnioicue, qui ne renferme pas le passaire relu- 
■- ■ à la fin des ., institutions .. 



Ur à la date de la rédaction, esl placé à li 



2i8 



STATUTS DE LÉPROSEUIËS 



2, Itt'm sf; il est congoeu d'nvoir afaire h une des suers 
de l'osLuI dosuusdit, il sera bouté hors ung an et ung jour, et 
se elle est trouvt^e grosse, elle sci-a boutée hors ou euchtir- 
trée à tousjours, 

3. Item se elle est prouvée qu'elle ait couché avec homme 
sain, elle sera boutée hors dudit ostel; et pour larrecin 
aussy. 

i. llem se il est congneu et prouvé que l'un des frères ayt 
féru l'autre ou fait sang et plaie, il sera mis hors ung an et 
ung jour. 

5. Item se une des suers vient grosse oudit liostel, elle 
sera boutée hors jusques à tant qu'elle ajl eu enfant, et se 
elle receuvre', elle sera mise hors à tousjours. 

6. Item se aucune folle femme, seur dudit hostel, se mef- 
fait puis qu'elle y sera entrée, elle sera bouté hors ung aa 
et ung jour. 

7. Item se aucun est mesdisant ou désobéissant, il sera 
privé dudit ostel xv jours. 

8. Item se aucun des frères ou seurs est trouvé repairant 
h l'eaue de Vergon, il sera mis en la prison dudit ostel 
XV jours au pain et à l'eaue. 

y. Item se aucun est trouvé repairant de nuyt en la ville, 
ainsi comme est dit. xv jours au pain et ô l'eaue, s'il n'a 
compaignie saine avec lui et par le congié du pourveur. 

10. Item se il y a aucun qui dJe villenîe du convenl dut^t 
hostel et il ne le puisse prouver, il sera XLJours au pain et & 

11. Item se il y a aucun qui passe la croix sanz congié, il 
sera semblablement vni jours au piûn et à l'eaue. 

12. Item se aucun reçoit ung homme sain ou fait men^er 
en ladite maison, il sera sv jours au pain et à l'eaue, comme 
dit est. 

13. Item toutes les choses dessusdites doit faire et 
acomplir le gouverneur dudit ostel k ses frais et despâns, 
et se il est ainsi que il y ait aucun procts à mener pour ledit 




SAINT- LAZARE DES ANDKLTS 



2i!) 



hostel, quant vernira au compte de lui ot des bourgois, on 
lui doit rabalre l'advocat, le serpent et les memoriaulx. 

H. Item Re il adveaoit que il alast boi-s puur mener plait 
ou faire aucun ponrcbas, on lui compteniit ses despens. 

15. Item le gouverneur dudit hostel doit loer la mcschine 
pour garder les malades, et la doit paier des biens dudit 
ostel, et si lui doit faire faite serement qu'elle gardera lus 
biens dudit ostel bien et loJaument. 

i(). Item le gouverneur dudit ostel doit faire commande- 
ment à la mestihine qu'elle beberge lez povres malades tres- 
passans, et qu'elle les couche bien et courtoisement, chacun 
selon SUD estât, et les doit bebei^er une fois la sepmaine et 
entre deux soleuls, et n'en doit on riens prendre et leur 
doit on bailler du bois de la livrt^e pour euls chaulTer ou 
temps d'iver. 

Cy rnsiiivent les ordonnances dudit hoslel, es quelles esl 
content! ce t/ue le preslre cl les malades cl le ijouverneur 
aivenl prendre en l'oslel de SainI Ladre d'Andeli '. 

f 1, Premièrement, chascun malade doibt avoir chascun 
r jours ung boissel de bli^ moulu et fournie aus despt-ns 
udit hostel, el est assavoir que en cecy et en toutes choses 
i preatre prenl au double, et aussi fait le gouverneur, se 
reuverneur y a •. 

2. Item chacun des malades doibt avoir pour jourung pot 
e vin et ledit prestre et gouverneur au double, comme dit est. 

3. Item chascun d'iceulx pour mois demi boissel de pois. 

4. Item le mois, pour cuisine, chascun \\ d. 

5. Item pour tout l'an chascun unfj; boissel de sel. 

6. Item se aucun des frères fait tuer ung pourcel, il doibt 
avoir pour le saler demi boissel de sel, se il est tel qui lui 
conviengne. 



. Dans les deux 

M InttltULÎCIRS ". 

t C'ML-A-dire, MHS doule, si le prêtre n'eil pa> 



«ont transcrites avant 
n même temps gouver- 



250 STATTTS DE LÉPROSERIES 

I. lUtin ch^iscun doibt avoir en la quarantaine * pour tout 
ÏSiii un^ [Kit rk' huille, 

8, lU^m chascun d'iceulx quatre frai Ions de verjus pour 
tout Tan. 

iK lU'jn doivent avoir au mois de février chascun XL d. ; 
le/|ur;l mois doit doubler en argent et en pois. 

10. Item ilz doivent avoir, n et ii '. des chappons, autant 
eoriirne le prestre ou le f^ouverneur. les rentes paies. 

II. Item chascun d'iceulx doit avoir pour sa saingnée, 
('h;iscun mois, deux pos de vin. 

12. Item tous ensemble, lesdis malades, le jour de feste 
Sainte Ooix, xii d. 

l'i. Item il/, doivent avoir, quant le moulin sera baillé à 
ferme, xii d. 

! i. Item, (juant la ferme du Mesnillet^ sera baillée, xii d. 

1'}. Item, quant la ferme de Houville^ sera baillée, xii d. 

\i). Item ilz doivent avoir des fruis du jardin, deux et 
deux, autant comme le prestre ou gouverneur. 

17. Item ilz doivent avoir, deux et deux, des pors qui 
sont nourris audit ostel, comme le prestre ou le gouverneur 
dudit ()st(d, (ît se il y a plus de pors qui soient vendus ilz 
doivent eslre mis au proufit de Tostel. 

18. Item ilz doivent avoir, ii et ii, du lait et des fourmages, 
autant comme le prestre ou le gouverneur. 

lîl. It(Mn ilz doivent avoir le jour de feste Saint Ladre 
eliaseui) inid. pour pitance. 

20. Item doivent avoir il Noël chascun nu d. 

21. Item ilz doivent avoir à la Tiphaine chascun n d. 
pour le lourlel tle la fève •'. 

22. Item ilz doivent avoir à karesme prenant, tous 
ensemble, deux boisseaux de blé pour farine, pour faire lez 
nécessités pour le temps. 

l. l'aivmo. 

'J. iVi»>i A iliiv prohahloiiiont que chaque lépreux reçoit une part éçale à 
la moitiô »lo oollf ilu coii\ oruour. 
s^. I o Mrinlli'l. aiu'ionno fornu* au\ Amiclvs. 

i. IV.>hal»K MUiMil n»M»vilU'. cant. de Fleury-s.-.\.ndelle. arr. des Andelys. 
.». 1.0 »;àlt'au dcî» i>»is. 



SAJNT-LAZABE DKS ANDELYS 251 

I 23. Item ce jour, chascun un d. 

2i, Item ilz doivent avoir tous enserablf pour tout l'au, 
des rentes qui leur sont dues en communité. xxvii s. t. 

25. Item ilz doivent avoir à x festesen l'an, c'est assavoir à 
Noël, la Tiphaine, Karesme prenant, Pasques. Penlhecousle, 
la Nostre Dame de mi-aoust, la feste de Nostre Dame de 
septembre, la Teste de Toussaîns, la Saînt-Marlin d'iver, à 
cbascune d'icelles festes ' vni double. 

26. Itemàlachamberièrequi fait la lexive pour l'an, chas- 
cun XV jours, Il d. et une chopine de vin, et tout ce doit trou- 
ver le gouverneur de l'ustel et des biens de la dite maison. 

27. Item doivent avoir, deux et deux, cîiascuQ jour une 
asnée de bois-, autant comme le prestre ou le gouverneur. 

28. Item la cbamberière, quant elle fait la lexive, doit 
avoir ii charges de boys. 

29. Item les dis malades doivent avoir tous ensemble 
une clef du st-lier. 

30. Item doivent avoir une clef des greniers. 

31. Item les servans du gouverneur doivent faire loyal 
serement de garder les biens dudit hostel. 

Cy ensuit l'ordonnance de l'entrée de l'osfel. 

1. Premièrement, quant un malade vient de nouvel à 
l'ostel dessusdit, et il est de droit à estre receu leans, il doit 
estre pourveu par lui ou par lez siens de aportcr, selon son 
estât, ung: Ht fourny, ung pot de cuivre et une paelle, ung 
greil et ung trepié, et du dcmourant'' îi sa volonté. 

2. Et quant il yra de vie h trespassement , le lit est par 

1. Corinne le remari[Uf M. Dclisle, le copiste u dû oublier le nom d'une 
fête, puisque l'énuméi'ation n'en indiquE que neuf. 

3. Uel Hi'Licle semble indiquer que le Icile remonte 6 une époque assez 
nnrlcnni,-, voisine du temps de Bainl Loui», on lit en effet dans le ma. Tr. 
t la^-l. fol. is v la note suivante : - Mémoire que l'en doibt prendre en lu 
forest rie Gaillart v quai'terons de buchc en la premièn; vente ou en la 
9HCnnde, nu uivi cnai'r-ettes de bois couppé, aux despens du roy, pour 
gouverner ledit hostel cl les povres malaiieï Irespassans. Et sont dcubx 
Budil boslel du don que list monsieur lainl Loys en ladicte [oreil, c'e*l 

avoir deux aaniies de bois pour Jour, et le rny Philipe et le roy Jehan Iijb 

iverlirent en v quarterons de bûche si comme il appert par lettres Bur 

faites. = 

.. Rtnftiinl, diins le Icile do 1380. 



232 STATUTS DE LÉPROSERIES 

ordonnance baillé à lomosne pour héberger les povres 
malades passans et le deniourant est mis au commun prou- 
fit dudit ostel, et doit paier xx s. t. d'entrée au commun 
dudit ostel. 

3. Item se aucun des dis malades va de vie a Irespasse- 
ment, quelque ordonnance qu'il face de testament n'est 
nulle, mais sont tous les biens acquis audit ostel sembla- 
blement comme à un^ hospital. 

l. Item se un^ enfant est né bourjrois. et qu'il soit baptizê 
es fons de la bounroiserie. il sera receu combien que son 
père n'v ait point esté baptizé. mais est bour^ois avant que 
Tenfant soit né K 



1. Le texte i3>0 e<t redi«-ê de la façon «ui vante : • Item se uu eneajn^ 
e>t':>it nô en la b«3ur^i>i>ie. ja «Mit ce qu'il fu5t baptisé è$ fons de ladicté 
bourvéoisie, si ne seri>it il pas receu audit o*tel. se son père n'estoit 
boun^ois ain> qu'il fu*t ne. • 



INDEX ALPHABÉTIQUE 



A 



Adhrvillb (Somme). IIôtel-Dieu. Ses 
slaluts, Aiii, 34. — Hè^'lcmcnt sur 
le nombre des frères et sœurs, 

XII. 

Abraham, 19. 

Abstixe>"ce, xviii, 9, 18, 20, 26, 40, 
50, 70, 110, 123, 133, 169. — Ne 
s'applique pas rigoureusement aux 
malades, 18. 

Achery (n'). SpicHeffiunij xiv, 34, 
61, 62 n. 

AccotcHBES, XVII. Bains trois fois 
par semaine, 115 ; — si elles 
meurent , la maison élève leurs 
enfants jusqu'à dix ans, 115; — 
gardées pendant trois semaines 
après l'accouchement, 124 , 139, 
162 ; — soins qu'on leur donne, 
162; — leur salle, 168; — la 
prieure peut leur envoyer de la 
pitance des sœurs, 168 ; — leurs 
relevailles se font aux frais de la 
maison, 139. 

Accusation mutuelle en chapitre. 
Voir Claim. 

Admission des frères et sœurs [Con- 
ditions d'). Voir Frères et soburs. 

Adultàrb, 42, 52, 125, 204. 

AoB de réception des frères et sœurs, 
83, 141, 154. Voir Frères et soeurs. 



Agneau (Fourrure d), 27, 75. 106, 

107, 113, 123, 195. 
Aiguilles (Étui A), 107. 
Alain, évcque de Saint-Bricuc, 232. 
Alimknts. Interdiction aux lépreux 

de les vendre, 182. 
Allemagxk (Sœurs pénitentes d'i, 

XX. 

ALTKiinATinxs. Leur châtiment, 9. 
Voir Querelles. 

« Alto Pas>o »». VoirSAiNT-jACQUEs- 
i»u-Haut-Pas. 

Amalfi, ville d'Italie, ix, x. 

Aman, 19. 

Amiens (Somme). Hôtel-Dieu. Ses 
statuts, XIII, xviii, XIX ; — leur 
texte, 3i-42 ; — renvois qui y sont 
faits, 108 n., 113 n., 118 n., 121 n., 
122 n., 123 n., 125 n. Voir Mo.ntdi- 
DiER. — Léproserie Saint-Lazare. 
Texte de ses statuts, 224-230. — 
Échevinage, 230. — Évèques. vn., 
xviii. Voir Geoffroi, Richard. 

Amis et Amiles (Poème d'), xxvii n. 

Ananias, 19. 

Andelys (Les) [Eure]. Léproserie 
Saint-Lazare. Texte de ses statuts, 
246-252. — Paroisse Notre-Dame, 
247. 

Angers (Maine-et-Loire). Hôtel- 
Dieu. Ses statuts, xi, xv, xvi, xix ; 
— leur texte, 21-33 ; — renvois qui 



231 



INDEX ALPHABÉTIOLE 



y <i*ni fail*. 11 i n.. 115 n. — 
K.:lise Saint -Maurice. 29. — 
Kvèi|ue<. '21. 

A>j'ir îN-nôrfial d . 21. 

.\>^t:Al■\. Inttrrdictiiin J'en porter. 

.\>>KE Date du «.-•tuiinencement de 

r . au Fuy. l»^ n. 
A>MVEii?.\iKEs Services . Ts. Voir 

MtiKT*. 

A>T'»>i3i Saint . Stuiinie. 1'.'? n. 
Ap'»sta>ie mu fuite df la commu- 
nauté, 02. î'3, 1»M. lio. 
Aitr.E^Ts Mal des . Ceux qui en sont 

atteints ne peuvent être admi< a 

l'H-'lel-Dieu d.Vn.er*. 23. — 

H^tel-Dieu de> .Vrdents. Voir 

Mv>s I-e . 
.\r«»l>t distribue aux Icprcux. IST, 

l^i. 251. 
Al^rK^T lîuillaume . notaire de 

I ••llic.ialité de Meaux. T-'O. 
AiîM»>. Inteiihcti'-n dux lépreux = 

• 1 ti-n p-rti-r. •_'••'.». 2-»i. 
.\|'.i:aï Fa*-de-«^l.ii< . Hôpital 

Saint-Jean-en-rEstrceSe* statuts, ! 

\.\rir. 
AKTi«> Ct»mte d" . Vnir R'toERT de 

France. 
AiimA»:. Ci>niinune de Saint-Chély 

■lAubrao A\fyri.n . H-pital. Ses ' 

>t;ttiit-. \:. \\ . \î\: — leur texte. 

l'i 21. 
Al .^r-Ti^ Hé-'le de *ainl . \-vni. x, 

wiî:. \:\. \\:: n.. 2. lô n.. 22. 2ô. 

V'. U. Ô2. '-'j . '.'-•. ■ i. ■>. ^^. l'>2. 

l-.:.. l..., . 1.,.*. 12... liJ. 1.^. liv. 

t 

\'i. r>j. !>■•. 1 J'*. l'"«>. l»i'.' n. — j 
H'jl:.-:tu\ î" ■:;:-nis .i-JX h -pilaux. 
<'us saint L'>'.ii> piir les ni'-na*- 
tore* «jui «i'v riMaci-.onl . vi n. 

Ai .» *Ti>? Hc]:-ie:;\ . v;:;. 

.Vf M ■ NL I,t.ï.»:"»;v;\,iuî- r^es .ideriian- 
.i'.'r 1 . I^>, l*.'2. — ' ►r* ne re»:'>it a 
1 HMf'l-Dieu .i^' <IdTi;i».-ai ^{ui les 
malades «lui ne peux ent n:en.i:er, 
'-'ô. — Le nia:tre »-l le K.'h.ipeld:n 
•j •ivcr-.t av..i:r leur part des 
auii:'[ies, .12. 2U^. 

AiM'>ï> -i-ncrales i.:i>tril>uce> jvir . 
les Hospitalier» de Sa:nt-Jean. 15. ,t 



ArMrssc:«. Vêtement ecclésiastique. 
41. 45. 74. 106. 123. — Aumusses 
mises à la disposition des malades, 
quand ils se lèvent. 46, 47. 124. 
13^. 160. 

•• Ave M.^ria •. Les novices doivent 
l'apprendre. 3**. Vuir Prières. 

AVERTISSEÎIE>T MlTl-EL, 20. 

AvEitiLES. Interdiction de les rece- 
voir à riIôtel-Dieu d'Anjrers, 25; 
— de Truve». 115. 

' Aviml.m:i • G. . 97 n. 



B 



nA<~>rELA>'c»e I^ . commune des An- 

delvs Kure .2*7. 
Uu>» pour les malades. >*7 ; — pour 

le* fem ir.es en couches. 115. 
Baiser de p.iix. Forme de la récep- 
tion des frères et des sœurs. 35. 

121. 15^. — Exclusion du baiser 

de paix. î*l- 
Ba:»elle. 22'*. Voir serv.ivte. 
Balme Le P. . CArtalaîre de Sainf- 

Ihjminùfue. xx. — Aat/mondiana, 

Il M. 
Baptême des enfants nés à FHôtel- 

l»ieu. 124, 139. 162. 
Bar Jean de RL>4.*hef<»rt. archidiacre 

de . 221 n. 
Bar-si r-Sei>e .\ube . HApital dé- 

|>eni!ant de 1 ordre de Roncevaux. 

VI R. 

Bak-sir-Seixe Renaud de . n n. 
• Bakuati fratres ». frères convers. 

«Juttes. -i. 
Barbe\. éditeur des statuts de 1*116- 

tel- Dieu de Chàteau-Thierrv. xiii 

n. 
BAïut- \\F Marne . Hôpital dépen- 
dant de Sa int- Jacques-du-Haut- 

Pas. VI n. 
Bahriï RE P. . secrétaire du roi. 

2.il n. 
BvRTHFLEMi Sdiut . patrott de FHô- 

leî-L»ieu de Tn»ves, 109. 
IUtaîlils "U rixt»*. 41. 42, 51. 89. 
Bviin.m:?! FK're . procureur de la 

leprviserie de Meauz. 1S6 n. 



INDEX ALPHABÉTIQUE 



25K 



Baudouin iJcan), notaire aposto- 
lique, 241. 

Bavard (A.). L'Hôtel- Dieu de 
Beaune, xxiv n. 

Beaulieu (Bourjçeois de). Assistent 
à la reddition des comptes de 
la léproserie du Grund-Bcaulieu, 
222. 

Braumoxt (Guillaume de), évoque 
d'Anpcrs, 22. 

Beaune (Côte-d'Or). Hôtel-Dieu. Ses 
statuts, xxiv. 

Beausamis (J.\ 241 n. 

Brauvais (Oise). II6tcl-Dieu, v n. — 
Ses statuts, xiii, xiv, 3&, 42 n. — 
Évêque, v n. 

Beauvilli': (V. de). Histoire de la 
ville de Montdidier, 34. 

Bblin (Jean), lieutenant du sénéchal 
d'Anjou, 21. 

« Belle »>. épinjflcs, 107. 

a Bexedicite », 71, 86, 109, 111, 112. 
Voir Prii:ues. 

Bénédiotiux de la table, 137, 167. 

Be.noît (Règle de saint), xviii, 70 n. 

Bbon (Yonne!, 23S. 

Berceaux pour les enfants des 
femmes reçues à Thôpital, 13. 

Bernard (Saint), 103. 

Bbrnay (Eure). Léproserie. Ses sta- 
tuts, 20 i, 205 n. — Abbaye Notre- 
Dame, 205 n. 

BiAUMANOin Aubert de), frère de la 
léproserie de Meaux, lK6 n. 

BiAUMANom La sœur de), converse 
de la léproserie de Meaux, 186 n. 

BiE.NFAiTEuns- Scrvicc anniversaire 
à leur intention. 147. — Prière 
dite chaque soir pour eux, 230. 

Biens des établissements hospita- 
liers. Leur administration, 29, 30, 
239. — Biens des lépreux. Doivent 
être apportés tout entiers A la 
léproserie, 197, 199; — revien- 
nent à la léproserie, 252. 

BiisRE, boisson des frèroë et des 
sœurs, 122. 

BiÂRBS des morts, 13. 

BiNBL (Jean), prieur de Saint-La«are 
de Paris, 246. 



Blain (Beraud), « foris decanus » du 
Puy, 97, 

Blanche de Castillc. Célébration de 
son anniversaire, 147, 151, 166. 

Blasphèmes, 51, 59, 118, 125, 201. 
229. 

Boire A deux mains (Précepte de). 
49, 83, li2, 157. 

Boire au dehors (Défense de), 18, 59. 

Bois. Droit d'usage pour une lépro- 
serie, 251. — Fourni aux lépreux, 
1x7, 251. 

Boisson, 40. Voir Bière, Cidre, Vi\. 

BoiTEi^x. Interdiction de les recevoir 
à l'Hôtel-Dieu d'Angers, 25. 

Bonnets de laine mis i\ la disposition 
des malades quand ils ont besoin 
de se lever, 13. — Do toile, 75. 

BoNNEuiL (Gui de), chevalier, 32 n. 

Bornes fixées à la circulation des 
lépreux, 185, 192, 201, 203, 211, 
239, 248. 

Bottes, 45, 74, 75. — Fourrées pour 
rofïîcc de nuit, 2S . — Mises A la 
disposition des malades quand ils 
ont besoin de se lever, xvii, 13, 14, 
46, 47, 13S, 160. 

BoucHERAi'MeKNT (Haute-Mamei. Chef 
d'ordre des Frères de la Charité- 
Xotre-Dame, vu n. 

Bouis (De;. Constitutions de la 
Maison-Dieu de Vernon, 151. 

BouLLK (J.). Recherches historiques 
sur la maison de Saint-Lazare, 
XX vu n. 

Bourgeois des Andelys. La léprose- 
rie leur est réservée, 247, 252. 

Bourse, 107. 

Bousquet abbé), éditeur des statuts 
d'Aubrac, 16. 

Bouté (Jean), trésorier de Notre- 
Dame des Andelys, 247 n. 

lîouTEiLLER ct pauctier. 243. 

Bradant (Mahaut de), veuve de 
Robert d'Artois, femme de Gui de 
ChAtillon, 1l9n., 120, 127. 

Braies ou femoralia, 39, 45, 106, 
123. — Pour la nuit, 51, 75, 113, 
134. 

Braqubh.w. Histoire des établisse- 



256 INDEX ALPHABÉTIQUE 

ments Jinspitaliers de Monlreuil, 



Mv n. 
Bhaix McuscV II«»pil al dépendant 

de l'onlre de Uoncovaux, vi n. 
Brêviaiue i\ rusujJTC des lépreux, 

212. 
HuivEs-CuAUKNSAC I Ilautc- Loire). 

Léproserie. Ses statuts, xxiv n., 

XXVII ; — leur to.xte, 206-214. 
BnrN-LAVAixNK, éditeur du Roisin, 

199. 
HnixEiLiis ;Hel};,nque). Hôtel-Dieu. 

Son éloj^'C. 5. 
BHrvKLu:. }[onumenls reliijieux de 

Cnmhnii, 53. 
BuciiKS (fourniture de) faite aux 

lépreux, 1S7. 
Brci ;Siuion de;, procureur du roi, 

232 et note. 
Bu«:i Simon dd, fils du précédent, 

j)reuiier président au Parlement, 

232 n. 
BiuKAU. KtolTe employée pour le 

vêtement des frères lais, 27. 
Bi:s<:aili:t, curé de Saint-Côme-sur- 

le-Lot, IG n. 



« CAi.r.Ers .>, lOG. Voir Chaî.ssuuh. 

Calknurikk. Mentions données au 
chapitre. 172. — Inscription des 
obits. 1*7. 

n Calkh'. » ou « CALLIGI-: ». Voir 
(Ihaissks. 

M Calogiîs », 107. Voir Chaussure. 

Camiik, lieu où se prépare la bière, 
87. 

Cambrai (Nordi. ILMel-Dieu Saint- 
Julien. Ses statuts, xiii, xvi, xix ; 
— leur texte, 53-56. — IIùtcl-Dieu 
Saint-Jean, v n. ; — ses statuts, 
XIII, 53. — Chapitre Notre-Dame, 
XIII, 54-56. — Evèquc, v n., xiii, 
53. 

Camelin, étolTe de vêtements, 106, 
123, 159. 

Capk, 27, 45, 58, 74, 99, 106, 215.— 
Cape close, 123; — pour les 



lépreux, 203. — Interdiction de 
capes A manches, 99. 

« Capiteuxum », fibule, 107. 

Captifs. Secours donnés à ceux qui 
sont délivrés des mains des Sarra- 
zins, 14. 

« Capucium ». Voir Chapkrox. 

CARniNAi- : Jean) , notaire aposto- 
lique au Puy, 97. 

(1\.RÊMK Observation d'un second] 
avant Noël, 15, 169. 

Cautulairiî n>u{3re du Grand Beau- 
lieu, 214. 

Castklnau. Voir Sai.nt-Lazabe de 
Montpellier. 

Cauvin (Th.). Recherchât sur les 
éfnhlissemenls hospitaliers du dio- 
cèse dti Mnns. xxiii n., 57. 

Ckixti'ri:, 46, 107. 

Ci:lli:uii:r. Doit av(»ir, dans les lé- 
proseries, un serviteur sain, 212. 

CiiLMMR. Interdiction aux lépreux 
d'en approcher, 226, 229. 

(^Fi.i.uMc des lépreux, 183. 

CÉZY (Yonne , 238. 

Chair : Péché de). Voir Formcvtiox. 

Chair ; Privation de). Voir ViAxr»B. 

CiiAisK apportée par les lépreux, à 
leur entrée, 188. 

Chaisiî PKRCKii fournie par les lé- 
preux, à leur entrée, 188. 

CiiALoxs (Marne). Hôtel-Dieu. Règle- 
ment sur le nombre des frères et 
sdHirs, xu n. 

CiiAMnÉRY (Savoie). Hôtel-Dieu. 
Ses statuts, xxiv. 

CiiAMBRiRRE dcs Icprcux, 187, 188, 
189. 

Champagne (Comte de). Son aum<V 
nier, xiv, 101, 119. 

Champiox (Gilles), curé de Saint- 
Pierre-le-Vieux, au diocèse de 
Rouen, 241 n. 

Champs (Les lépreux peuvent aller 
dans les), 201. 

Chaxac (Fouques de). Voir Fouqubs. 

Chaxhklier apporté par les lépreux 
à leur entrée, 188. 

Chandelle délivrée aux lépreux, 
187, 188. 



INDEX ALPHABÉTIQUE 



237 



Cha^oiabs de Paris. Deux sont pro- 
viseurs de l'Hûtcl-Dieu, U. Voir 
Notiie-Dahb (Chapitre). 

Cbasdinrs repliera, vm, 3B. 

Chant lilurfciquc, 37, 38, St. 109. 

CHAJTTEit Ih nuil (Ddfense aux servi- 
teurs des téprcui do), 305. 

Chatb de chœur, il. 

Chapklaiss, 4B, 139, SOI, SIS; — 
chargés de distribuer le» secoura 
Hpirilucls aux malades, 1, 3, B7, 
SB. 

CuAPELi-G. Communique avec la 
Mlle des malades, 3, Si; — les 
■CEUrs y sont si^paréex des hommEs. 
es, I3t, 131; — IcN lépreux, do» 
sains, ISl, 23S; — Inus s'y rendent 
le matin, IH; — meinlien qu'un y 
doit observer, B, 86. 11* ; — si- 
lence, 33, 38, 55, «S, «0. 71. 131, 
183, 18S; — office divin, 11, lOÛ, 
130 ; — lumière devant le Sainl- 
Sacremcnt, », 13, 38. 16, IDK, 131, 
16(; — ornemenU dont elle duit 
élm fournie, 13; — leur garde. 
I»K, 113. 

f^FERON, 4S, 5B, iO«, 107. — Cha- 
perons pour tes malades, quand 
ils mangent. IRO. 

Chapithe {Itëunîon du), xviii, 3, S3. 
B4-B5, 1«-1U, 173-lTS. — Tenu 
chaque aemaino. 3S, 53, b9, 31S. — 
Les vieillards caducs et les in«en- 
Béa en sont dispennés. 39. — Le 
droild'opinerest enlevé perpétuel- 
lement à ceux qui se sont rendu» 
coupables de rdvolle, Bl. — Com- 
mun aux Trères et aux sœurs, âl, 
sa, su, lis. — Séparé pour les 
frèresel les sceur», 04, 143, 173, 318 ; 
— pour les lépreux, 31H.— Chapitre 



d«s s 






gieusedessŒuras'y fait, 81. — Lec- 
ture et commentaire de deux ar- 
ticles da la rè((le, 51. — Clnim ou 
accusolicin mutuelle. Voir ce mol. 
— Cuulpes. Voir ce mot. — On ne 
peut y traiter des fautes du 
awliro, 39. — Donne son avis sur 
M punitions des faute» peu graves. 
L. Li Ou». — Slatutt iHilelt-Dt 



liB. — Participe i l'adoiiniatr 
tion des biens. 30, 33, 37, — 
Nomination des receveurs, 30. — 
On y traite des afTaires qui 
doivent être communiquées â tous, 
53. — Les comptes y sont rendus, 
lia. — Défense d'en révoler les 
secrets. 3B, 58, 118, 144, M\, 175, 
197. — Chapitre général. 310. 

CuApoTiN (H. P.).Hw(oire de*Oomi- 
nicaini de la province de France, 

Charité Nothb-Dahe (Frères de la), 

CHAni-Bs le Chauve, 70 n. 

CuARTHEs (Eure-ct- Loir|. Hùl«l- 
Dieu. Ses statuts, xxlii. — Lépro- 
serie du Grand Beautieu. Texte 
deHe»»totut9,3U-213. — Comte : 
Thibaud V, 330. ^ Comleaso : 
Isabelle, 330. — ËvOquo. Voir 
PiERHE de Minci, Vviu. — 
Vicomte. Voir Rochefoiit (Simon 
de). 

Chasteté, 1, 8, 10. 5S, 103, 104, 308. 



de 



CBATEAuironT (Seiuc-cl-Oifte). Mai- 

Cbatbau-Thiehiiï (Aisne). HAl£l' 
Dieu . Se» statuts, xiu. 43. 45 n. 

CHATiLuin (Gui II de), 
Saint-Pol. — Prc)mulguc la rèpli 
de l'Hùlel-Dieu de Sainl-Pol, xiv 
tlS. 

Chatims 



i. Voir Pus 



Cmai'ffaok donn 


au 


lépreux 


pos- 


sants, S4B. Voi 


Bu 


s. 




Chausses. 38, 45 


■Î4, 


75, loe, 107. 


Chaussons, 74, 7 








Chaubbuhes, 18, 


W. 


106, lOT 


t3S, 


31&. VoirSoni. 


EUS. 






CHE1.II.I.É (Guillaume 


de), é 


èque 


d'Angers, 33. 








CaEHiSES. 38. -15, 


74, 


100, 133 


150. 


— ChemiBOB pour 


a nuit. 


, aa. 


38,75, 113, 13. 









258 



tNDEX ALPRABÉTIQIE 



! Coupe 



, n. SS, 133, 

1S6. SIS, Voir ToîtsTtnH. 
CaiEMs DU CHAHSE. Lhs h6tc3 nc 

peuvent en introduire dons l'Hili- 

lel-Dieu. i». 113. 
CHtsun Je l'iplisc. Défense oui 

lépreux d'y entrer, SOB. 
CiiiBE (Privnlion dej, 51. 

ClEHOE, tO. 

CittoT (Jeun), clerc de Meam, 100. 

CiTitAiiï(Ordr*de). Influence de bb» 
réglus et ustqtes sur les r6(çlcs 
hnapitiilifrres, .wni, s«ii, 37 n., 
38 n-, S9 n., ili n., 170 n. — Sou- 
liers des frères. Il; —voile des 

SteUTB, 75. 

CuM on aceu-'alion mutuelle en 
chapitre. H, 31, 39, 52, K7-K9. OS, 
117, lU. 173, 171, no. 

Cr.Bi- (Interdiction de colTi-es fcr- 
manl i). «8. 

Clbbhnt IV, pape. Voir Foi.n.vui. 
(Gui), 

Ci.4«iBsT vil, iiapf. 1)7 n. 

Ci.KHCB, S. 331. VoirFnÈnEa ci.ekcs. 
— I^s dei-cB If preux nc peuvent 
chanter A l'iglise avec le» soins, 



5îe. 



les o il) ces 

, «-5I. 8*, 



CuicHE sonnée pour 
coucher, les repas, 
religieux, le chapiti 
71, 113. IM, 138, Iflî. 1S4, 168, 167, 
113-175, 318. 

CiJicHETTB OU réfectoire, 71, 73. 

CuiItbh, Lieu de réunion et de tra- 
vail de* frères, 23. 

CaBFraRT (Hitel-Dieu del. au Mans. 
Ses statuts, xiv, xïii, x>x: — 
leur telle. ^^-S0. 

ConTBB, vilU, 45, 159. 

CoHniES (Nord), HAloI-Dîeu. Ses 
statuts, xiii, 81. 

CoHHinACTÉ d"hBbilflQls. Fournil lo 
droit d'entrer dû pur les lépreux 
indifenta, 13S. !37. 

ComcNio:< des frères et sœurn, 67, 
81, 110, 133, 179, aol, 309, 3t»; — 
des malades A leur entric à Thi- 
pital. X. 11, Si, 10, «. 113, 131, 
137. 159. — Voir ViATioti:. — Les 



U'prciix pt'ii 

CutipiJui.i« (Oise). llfilel-Dieu. v p., 

CoxruES. 10, 79. Voir Heitiibh. 
CoHi-rEs (Reddition desi, 37, iO, W, 

lia, 18S, 110, 313, 335. 
Comtesse [Hôpilnlj, i Lille. Tazle 



VoirSAU 



94. 110 



ï de» fi-ires elttrurs, SJ, 
3i; — des malades. )<0. 
Règles et dates d«li 
CJinfcHsiun des frires el desKinmi 

39, SB, 110, isa, ISS. 1(1, ns. 11>T 
Î03, V09, aid, 3ï8. — ixiilsui*!* 
Bussitâl lo péché. 20. 53. — Con- 
fcsHion rrcquentc cnsoi^ée buc 
novices. «3, 157. — OblîSSlOln 

lOli, ~ Confession des malwl<*i 
leur entr.:'!' A l'h^'pilal. x. It, 11. 
iO, 48. 1 13, 13i, 137, 159 ; — p«lj|llt 
la maladie. H7,Mtt,lU,VuirGo>VB. 
GosrinMJiTios de l'iSvéque ftnr 
réleclion de la prieuré, 154. 

Co>STXNTIMIPI.E. IIApiUl Stlftt- 

Samson. Son *Iu|te, 5. 
Co>TA iH. del. éehevin d'Amiena, 

230. 
GoKTAOïoM iMesuree contre laj.Vrà' 

Lii-nE. 

CoHTHAtX. Voir EsTBOPlis. 

t^oAVAi-esiiBiiTs. Gnrdis «spl jow» 
après leur guéi'isoii, xvi, (0, Ut 
5fi. 131, 138, 181; — nc doivent pW' 
èlre renvoyés trop tAt, 119. 

» de Mproierisi 



Hnt 



rehgiei 



renies que les Ijprcux. : 

I particulières. liil«r^ 



a d'iFuf» ou de nAiX. Hb' 
t pas èlj^ liiiofécs duiB IM 



INDEX ALPHABÉTIQfK 



259 



Ck)RDo»'iERs char^çés de réparer les 
vieux souliers pour les pauvres, 14. 

CoRvoisiERs. Voir Gordoxmers. 

Cotte, 27, 28, 41, 45, 5i, 74, 106, 
107, 159, 195. — Cottes pour les 
malades pendant les repas, 138, 
160. 

Couc:her (Règles du), 38, 76, 113, 
163, 211, 218, 230. — aiacun doit 
coucher seul, 51, 113. -r Interdic- 
tion de coucher sans vêtements, 
9, 39, 123. Voir Chemises. — Dé- 
fense de coucher au dehors, 59, 
201, 205, 227, 248. 

Ci>i'cuEH à terre (Condamnation à 
se», à la porte du chapitre, pour 
les fautes très graves, 178. 

Couleur des vêtements, 54, 75, 159, 
195. 

CouLPE ou confession des fautes en 
chapitre, 11, 58, 59, 83, 84, 94, 95, 
Ii3, 144, 157, 173, 174, 218. Voir 

G.J.M-ESSIOX. 

Coupe pour le vin distribué après 
la communitm, 47 n. 

Coupes, xvii, xxi. Voir Fautes. 

Coups et blessures. Leur punition, 
58, 118, 125, 185, 196, 200, 204, 222, 
227, 2i8. 

G>uiiso.\ (Robert de), xii. 

Courtois (Colin), bour^^eois des 
Andelys, 2i7 n. 

CouTA.NCKs (Manche). IIùtel-Dieu. 
Ses statuts, xix. — Évêque. Voir 
HuouKS de Morville. 

Couteau, 107, 108. 

OiuvERTUREs dc lits, 13 ; — garnies 
de fourrures communes, 113. — 
Couvertures pour les malades, 25, 
116. 

0)UVRE-FEU, 113, 226, 230. — Dé- 
fense aux lépreux de sortir de 
leurs maisons après qu'il a sonné, 
205. 

CoYECQUE ;Krnest). L' Hôtel-Dieu de 
Paris, i3. 

<« CiiEDO •». Les novices doivent l'ap- 
prendre, 38. 

Croix servant de limite à la circula- 
tion des lépreux, 248. 



Cuisine, 87, 112. — Interdiction aux 
lépreux d'en approcher, 229. 

Cure des âmes dans l'hôpital. Con- 
fiée au maître, 102. 

Cuve à baigner apportée par les 
lépreux, à leur entrée, 188. 

CuviER à lessive apporté par les lé- 
preux, à leur entrée, 188. * 

D 

Dauugier (Kude de), frère de la 
léproserie de Meaux, 186 n. 

Delaiiorde (H. -F.), éditeur de la 
Vie de saint Louis, 152. 

Delaville le Roulx. Cartulaire 
général des Hospitaliers, 7. — De 
prima Hospitalariorum origine, 
IX n. 

Delisle (Léopold). Fragments de 
l'histoire de Gonesse, 32 n. — 
Editeur des statuts de la lépro- 
serie des Andelys, 246. 

De.mfle (R. P.). La désolation des 
églises, monastères et hôpitaux en 
France, vi n. 

Dépem»a.\<:es des Hôtels-Dieu, 100, 
102, 105. 

DÉPENSES superflues (Proscription 

des), 239. 
Depoix (J.). Cartulaire de l'Hôtel- 

Dieu de Pontoise, 128. 
DÉPÔTS confiés aux Hôtels-Dieu, 

32, 47, 18. 
DÉS (Jeu de). Interdit, 198, 201, 210, 

225, 229. 
Descuamps i>e Pas (L.). Recherches 

sur les établissements hospitaliers 

de Saint-Omer, xxi n., xxvm n. 
Des Haies (Denis), trésorier de 

Notre-Dame des Andolvs, 247 n. 
DÉSOBÉISSANCE, 248. Voir Ohéissance. 
Dettes. Obstacle A la réception des 

frères et sœurs, 81, 115, 155.— 

Dettes des malades payées avec 

l'argent qu'ils peuvent déposer, 

Ui. 
Dimanche. Procession dans la salle 

des malades, 11. — Assistance aux 

vêpres, 201. 



260 



I!«DEX ALPHABÉTIQCE 



Di^ER. Après les vêpres, 30. Voir 
Repas. 

DiscxPLPSE donnée en chapitre 
comme punition. 10. 31. 32. 3î*. 90. 
91. lÎD. 145. 176. ITT. 1x5. — Pra- 
tique de mortification, x^iii. ZA. 

Dispmes. Voir Qterexxes. 

DlSSIPAT10!«, >6. 

I>t>TRiB:~n«.i:vs. Leurpnxiuit ne peut 
5er\-ir qu'à la c«»n sommation des 
lêprv^ux. 209. 

- Dm.vcir» Sanctus Xicolaus de •. 

* Dt^A Albert U5 de •. Reliirieux de 

Prtm«>ntrv*. au Puv. 9" n. 
Do>nM«iM>s. Vv>ir Frères^ Prè- 

IXmwiv'iTE Saint . tx. 

I>.»>vTi'»>* faites à IHôlel-Dieu, 

IX.'v^FS, <**rte* de pen*j«'nnaiiv* 
adm!< à l'h^'^pitaJ. xiii. 99. I»:»2. !•>>. 
— Frerv^ d«>nae*. ;•>'. 2v*^.2«2-;«4. 
V..:r Frérfs Iaîs ou fosrer». 

Iv-sr -îR. 2»». — T'^u* V entrent en 
n:*n:e temp>. 51. — Lit* ««rpanrs 
pur chacun, 1<- — Lumière pen- 
dant la nuit. 113. 132. Ï6i. — 
Silence q«' >c y d «il bs*rfc-er. 10. 
l"*. 2^*. 3^. M. >>. -S-x. '!. Î2>. Î32. 
!.^«. î3o. '.-r^î. 1x3, iv>. _ MiL:=;iea 
d- : ri.-e. v>. 113. l'>2-lr>«. iî:?. — 
tVf*ïi<e d «rr. <■ r*.;: li r.u:l ^ar-î' 
;--:<? ri s =. J.'^. >l. 113. 152. — 






— IV- v- 



v;. 



-i;:rv. ?. - IV> :-v^- i..-. .. 



.1 :':à...r*: 
1 - ■ . _ . 



X-\ -.VUTNL 



er:'* .T^- .•.-- v.aI.u;.--. i» ..; 



comme chitiment. 20. — Drapsdes 

malades. Leur proprvtê. 13. 116. 
Dr Buis Gérard . HistorU eccleuM 

Parisiensis. «3. 
DtchcslXe André.. Buioire de U 

maison de CfutsiHlom, 119 n, 
Dr Ple^sis Dom . Histoire de 

r église de Jfeaax. 1^. 
Dr Plis Ravmond . Voir Ratimvd. 
DuTRu:Krroi J. . éche^in d'Amiens, 

230. 



E.vr. La «eule b«.«issoD que les frères 
et «birur* pu:â>«ent pnradre dans 
Pari^. h^»rsde rH«'4el-Dieu. 49. 

Eac Pain et . Les relifrieux de Saint- 
Je^n «:*nt dn.*it de i'exiirer de leur 
ordre. *. 

E.ir p*Hir les mains avant le repas. 
*1. 16*. ITI; — donnée aux ma- 
lades. 2i. 

Eir BF^rrr. P>>rtée aux malades. ^, 
!1. 4'. 125. 160. 

EcHzcs Jeu d" . T«4érè. 210 : — 
interdit. 22^». 

ÈcRr« apporte par les lépreux, à leur 
ect^eT^. !*■*■. 

Efttt<« de:*> nïalades. Leur zarde. 
2>. W*. 



-»* 



2W. 



Dr.^»^ ÎV.>i::'.;' 



•.:::ijVo<»,' 



Ett-. sc-.'^ :-r s».'»»^. 42, 51, 

2*:t- 

F» "•".:**. V-^ir iJî^PîTir. 

E-iiisE «rT^cfaent* d" . Lear eclnf- 

F:i»CT>.'X dt? Il prîe-.;re. 153. 

F^TOTs tzi ba« Lre Bfnreacx p«>ur 
tf-\. !.V — EzifaTrt* c-.-* a IH-Mel- 
I>s;u - i: elles parecisvnaeurenl 
î;>. L2*. 1». :«. — Ijes lépreux 
z i" pv'--. ec*. 11 tr 11 ic eux au- 
i-^s-i. j.- de 12 iis>. »>. 

F-^î vx->t -1» CTEk ♦.«. 25, 115. 12i. 

F.'* .:îx*>r o F^r^Jsesneaft. Voir 
L\ -« JE ^ï - •J'x ,rr5: i^ 

Fath :l' I r» .; i f ^imi piar le* lê- 



MDEX ALPHABÉTIQrE 



—j^HrTinn» suspecls. 30O. !I8; — 
j-^ façon vcn an Is, 19K. 
WBH-i*Y (Marne). Abbaye Saint- 
Martin, xuv. — LcproHeHc.Jixviii. 
ÉriLEPSiB. Obutsele à la réception 

lies frèrcEi et noeurs, m, lis, 
Ëplma pt ëvangîle chanWis devant 

le» maUdcs. k' dimanche. II. 
Erhhssa^t. conitesHu de Montpel- 
lier, 18t. 
E«<:tiin.F. Voir Cloche. 
Emai. Étoffe pour le vMemcnl des 

frtrcs cletï», 38. 
EfTASPORT. Drap poui- le v*ienicnt 

des frère» clerc». M, 
KanvADs. Ktlivulei [boUeBl, 7i, tufi. 
Ebthopiés. Ne sont pns ndmÎH à 
l'Hôtel-Diuu, 35, IIS. 

KtAT HEMOIECX, 103. lUl, 

BriEXNs, doyen du chapitre de Pa- 



ri», i 



II, 43. 



ËTrEiNB, avèquu de Noyon 

Etiemhb, «snéchsl d'Anjou, ïl. 

fiTiu.-foEns. Ne peuvent mander au 
r^e<^Dire ni domiir au dortoir des 
frirea et de* siCurs, 30. 10, 60, 
1«, 1Ï5. 

ËvAai'EB. Droit» vis-à-vis des hôpi- 
taux. 3S, 59, nj. m. |5i;_je. 
voirs, 34, III. — On est, A leur 
Ublc, dispentw! de» obslinences 
»p4dnle» A la légle de l'Hôlet- 
Dicu. J», ISB. 
BxAcnniiiii aux cxcrriceB et repas, 



ExCuHHI 

ment ", pour ceu^ qur n'appoi 
pas tous leur» bien» à U ypriine- 
rie,!97. 1BB. — El Communient ion 
nu sdpnrntion de la coinmunautiS 
irapo«i^c cumnip punition, 10, 30, 
42, 51, 00, 01, 103, U6, 178, 

Excuans adressée» i eeiii qu'on 
Nurail scandnli»!^», ti3. 

BsKHCicEa HBMOiEux. \n. IB, 30, ai, 
37,38, 18, lOX, tas, m, 130-133, 164, 
188. — Le service de» malades on 
dispense. Voir Malaoks. 

Sx^tiLsion, comme punition , M , 
"" ""«, 115, Idî, laS. M7, 513. 



.uniTÉs cuspecle», ne. V« 



FAtTïB. LeuradifWrenlencali^orips, 
MS-M, H5, 144-118, na-m. Voir 
Po.'HmuK». 

Fai;\ l.iii>nEiix. ExpuUi!», 111(1,103. 

Kemmes. Leur avparalion rijtoureuse 
d'avec len lii.inine» dans les con- 
KrÔBfltionshoBpitalii'reB, a. — Elles 
ont diîfense de laver les lèti» cm 
Icspiedsdesfrire». m— dopéné- 
Li'cr seules dans le quartier des 
k^pi-cuir, 216; — dentrcr dan» le 
durliiir dea Uprcui la nuit, aaa. 
— rVfensc aux hnnime» de péné- 
trer seul» dans le quartier des 
rommes, 316; - aux lépreux d'en 
appr.«her, SîO. — l.,eB reintne» 
séculières ne peuvent mnnireravec 
les meurs sans autiii-isalirm du 
maître, 111, lia. Voir FnKiiKs ut 

Fehmks iTM^Bt^THs. Admîscs aux 
H6Lel»-l>icu d'Antrers, de Sainl- 
Polel dcPonloise. », lai, lao; 
— ne sont admises A celui de 
Troye» qu'après l'accouchcmenl, 
115. — Voir AcooeonâBE. 

" Phvuhai,ia -. Voir Braies. 

FEnuirritiitis a cLEr interdite» aux 
Trères L't sœurs, 134, 1S7, 

PuiTâ-BKnMHn (U) (Sarlhe]. Hfttei- 
Dicu. Ses statuts, xiv, ï?. 

FfevK (Tourt*-! rie lai, 250. 

FiîïKS roumicE aux lépreuses. 1H7, 

FiAN(;.iu.i.KS. ObxlHCle à la réception 
desri'èrc's et sieurs, RI, 1S5. 

FiLBK Le» lépreuses ne peuvent) que 
pour leur usa^w, 205 n.; — ne 
peuvent Hier aiius le porche de la 



IKDEX ALPHABÉTIQUE 



Fll,.,E9 EL*>C»ES de ItlÛtel 

Paris. 3(1. 
FLAUicnsduc aux lépreux di 



03. 7N, ina a. 
Foi. AKOttR. 300. 
Fours ^Lamlicrl de), *ehcvin 

d'Amicn*, 330. 

Fo»i.*TBDn de IHfitoI-Dieu. Peul 

Dominer IcsTr^resa Bitura, lîî; 

— modifier les bUIuLb, 136, 137. — 

Dniil de priscnUllion de» prêtres 

èlVWet[Ue, 137. 
PosTAiSB réservée «uji lépreux, I9H. 
Pt>KTA»SBi.KAiT (Seinc-cl-Marne). 

[lAlcl-DJeu, vil n. 
FoKTBKjLV-Ltt-Lovvngs (Seînc-El- 

Oise^. Maison-Dieu, vu n. 
PotlHiCATion, 31, M, 89, es, D4, sa, 

117, US, H8, m, 17S, 185, !00, 

318, S37. 
PoocAun (Gui), évéque du Puy,308. 
FnUQi^EB de Chanae. évt^quc de 



>, 3JU. 



FounnnnBf 
Leur usage inlerdil, S, 17 
Fiïurrurc» d'agneau, 37, ■: 
J07, 113, 133, 19S: — dl 
de lièvre, 107; — de rena 

PdANÇAiB (TraduclioQ dca 



!n),3t 

FnâQitnrtAi 

diUB, 10. 

réception, 81, 



I, 333. 



^dy 



Inlcr- 



• R^plcs de leur 
— Silence. 135. 
Voir Silence. — Doi'veolse réunir 
dans le cloître pour lire cl tra- 
vailler, 33. — Servent les malades 
à leur repas. 31. — Sorties,», 18, 
313. Voir ce mol. — Lecture Taile 
à leur table, 27, 10, 137. — Un 
d'eu» sert 4 table. 19, 1 11. — Mtme 
nourriture (]Ue les eneur» et les 
pauvres, 34, 35, IV. — Dortoir sur- 
veilla par le maître. 60. — 
Coachent avec leurs braiei et leur 



chemise, 39. .SI. 133. — Visite de 
leur» lits par le maître. 6S. — 
Leurs lits duivcnl *trE fait» par 
des hammes, IBl. — Timsurv, 11. 
77. 133. — Veiemcnls. 1», ÎT. Il, 
la, 133. Voir ce mol. — Ensevelis 
par les steura, 335. — Leurs noms 
sont inscrits à l'obilnaire pour en 
ct'lébrer l'anniversaire. Ï3, 

Frirei eUrei, 313-311. — 

Doivent être apUs à recevoir le* 
ordres. 11, 105, 130. — Servent t 
la chapelle. 130. — Trait** comme 
chanoines réguliers, 3". — Oilleâ 
divin, 61, 65. 83. — Table sêpariîe 
de» Trère» lais. 7S. — Vitemcnta, 
37, 7i, tOfl. 

Frirtâ lai* ou coneert. Char- 
tes des travaux extérieurs, et de 
l'administration des biens lentpth 
rels,SO,10I, 110, 333. 3ll. — OOlce 
divin. 85, 66. — PriJ)re» par U*- 
quelle^ ils remplacent la réoitatioa 
des heures. 19, 37, 16. OS, 108, 111, 
131, Ifi5, 333. — Subissent loun 
puniliims devant tous les frtres, 
39. — Table séparée des frim 
clerc», 73. — Dortoir. 10. — Inflf^ 
merie spéciale, 10. — VËtemenla, 
37. 11, 71, 106. 

Frérea prif (re« , 333. 383.— 

Condilions pour leur récepUon, 
110. — Célèbrent l'odlce chaque 
jour, 130;— messes 6 rint«nUiM 
du fondateur. 130. — Servent ptr 
semaine i la chapelle, 11, 109. — 
Doivent se confesser avant de dire 
la messe et ne peuvent célébrer 
qu'une messe par jour, 109. —Vi- 
site des malades, 8. 17, 114, 116, 
138, tOD. — Soins spirituels aux 
malades, 111, t3fi. — Peuvent 
avoir une distribution spéciale de 
vin, 73. ^ Subissent les punitions 
qu'ils nnl encourues devant 1m 
prêtres et les clercs. 39. — Dui^ 
loir spécial, 3S, 113. — Réroclotre 
sépara, 131, — Infirmerie spMalc, 
10. - Leur tonsure, 105. ~ V6U- 
menls. IS, 15, lOfl, 133, 313. 



w^ 



[abëtiuce: 



263 



FniRES ET BtBUHS llUgl-ITALItUIS (Rè- 

ditiun* d'admisBluti. 3S. 44. \Si. 

RO-Sl, 100, IDA, 111. ttO, 141, liO- 
ISl. 1S4, Isa. — Nombre maii- 
mum, XII, la, 3Ï, li. 103, Wi, 130, 
131, 139, 213, 315, 333, 33i, l(t>. 
Voir Novices, Noviciat si Pro- 
PBUION. — Eiercices religieux, 
eanreuion, communioD , heures, 
priircB. Voir Ce» miilB. — Lever, 
S4. —Ont U même nourriture, 3S, 
SO, 55, III. Voir Repab. - V6lc- 
meiita. Voir ce mot. — Chapitre, 
Voir ce mot. — Élisent ensemble 
In prieurt!. 139, — Rcmplissenl 
les oBlcc» que leur impose le 
niEltrc. 11, — l*R pains qu'il» 
peuvent faire imnt appliqués aux 
besoins do lH"tel-Dieu. 18. ou 
des pauvres, 116. — Défense de 
rendre les biens de la maison 
■ans le congt du malLrc, lia. — 
Obéissentila mallrcsse, UO. Voir 
OsâiasAKCB. — Ne peuvent rien 
avoir df fermé A clef. 131.— Man- 
{[Uemenls au vœu de pauvreté. 
Voir Pauthkth. — RépU' du si- 
lene■^. Voircc mot, — lUples pour 
les sortie». Voir ce mot. — aiSli- 
inent* imposés pour les taules. 
Voir PiismoHS. — Tenus, sous 
peine de faulc Krave. de veiller 
1 ce que le» malades reçoivent les 
dernier» sacrements. H8, \\A. 176. 
Voir S ACBKii BUTS. —Soins qui leur 
«ont donnés en cas de maladie, xxi, 
10, 73, tlS, Voir iNrmHimiBS. — 
Prières après leur décès, 3H, ÏS, 
B3. — Service aniiîveniaire à leur 
intention, chaque année, 147. — 
Séparation rigoureuse entre les 
frère» et sieurs. S. — Mesures rela- 
tive» AcelleséparatioD ; habitation 
dans des corps de lopjs distincts, 
IH, 51, 9R, 113; — séparation A la 
chapelle, 6S. 131. 133; — chapitre 
tenu séparément pour les frire» 
cl pour le» »(Eur», Bl. 143, 173. 
318; — les frères no peuvent assis- 



I 



1er aux coulpes des s<eurs en cha- 
pitre qu'à char^n' de réciprocité, 
un ; — réfectoires séparés. 89, 19, 
50. 51, 73, 9B, 111, llî, 133, 136, 
Ifll. 301, 335; — dortoirs séparé», 
30. 51.5i, 60, T5, 08, 113, 113. 136; 

— iulirmene» spéciales, 10, 51, 
113. 135, 134; — quartier» séparés, 
54 ; — défense aux frère» et aux 
su^ursde pénétrer dans leur» quar- 
tiers respectifs, 30, 18. 113. 131, 
301, 315; — défense aux sœurs de 
soigner les frères, de leur laver la 
tète ou les pieds, de foire leurs 
lits. 9, 18, 131, loi; — les frères et 
les B«ur» doivent respectivement 
subir leurs punition» corporelles â 
part, 33, 39, 18, &3; — il leur est 
interdit d'avoir ensemble de» i-on- 
versHtion» particulières ou de» fa- 
miliarités. 39. 51, 55. OK. 145, 301; 

serviteurs mâles sans cong:é, 131; 

— punition de Ib fornication coia- 
tnise entre frères et sceurs, 117. 

FnâHEs Pn&cHBUBs, VIII, Influence 
de leurs constitutions sur la r^lc 
de nif>tcl-Dieu de Lille, xi-iiu, 
61-Sl. — Autres renvois qui J> sont 
faits, 130 n., 113 n., 151 n., 173 n., 
178 n. — tituririe. ix. 

FiiEB.'>Aï lOdoard dcl. v n. 

Fhomaoe, 131; — délivré aux lé- 
preux. 1S7, IStt, 350. 

FRViTiEn(J,).échevin d'Amiens. 330. 

Fruits. Défense d'en faire provision, 
197, ~ Fournis aux lépreux, 150. 

Fuite de U maison, 0, 93, 93, 146. 

Fk'KiRAiLLB» de» pauvres . et des 
frère» 'et de» | sœur». Tous y 
assistent. 33. 90, 

Fl;aTll^*Tlo^. Voir Disciplisb. 

FuTAiKE. ÉtnlTe interdite pour les 



vmsx AusuCnoes 



I 



GuMiEL, (rèipie de Rodez. IS n. 
OAatn. OlofMn-e mnun ifcj ehro- 

>ff ae> rimitt. t/b n. 
GitiixiiiT {Porèt de;. Droil d'uM^ 

de Ib léproserie itc* Andelys. 3:>l 

GAunmm, étoffe. 9. K>. 

GjiLncam. tOT n. 

Gatuc do Rob. 3M. 

GaL-nn 'David' . bourgeoïi de» An- 

dely». !(7 n. 
G^ruL de). Mitfur de* italuts 

d'Aabrac. M. 
GjLiTTiEni ILéonj. La Chtr»Urit, 4« 

GAimEii de Marrii, értque de Toui^ 



Geormoi, ^véque d'Amiens. 3t. 
Georraoï. évêque de Cambrai. M. 
Gmmioi I, évéque du Man», iiv. 

57. 
Gsormni II. iviqne du Mon». ST. 
Giiunn, maître de l'hflpiUI de J^ru- 

GéiiA.vr des bien». 1*. 
GciuiAi;i ..\.,.Dela charité pabliqae 
et hotpilatiire à UenlpeUier, \»l. 
GàtaE [FtmunM eni. Voir Accoi.-- 

GiLutT (JeaRj, boiilveojs de« Ande- 
ly.. 1*7 n. 

GaDKraov-MK.«iLnLAiaE 'CoUcetionl. 
è la bibliothèque de Lille, ai. 

GotiBT d'orfcenl apporté par les lé- 
preux, i leur cntr^, 109. 

Goan-ts. is». 

GanKssB'Scine-et-OinelHAIcl-Dieu. 
IMpAt qui lui est confié. 31 n. 



Gosn 



liai. 91 



GowKLt:! (Abfaéi. yolim hitloriqat 
lar VigliMt Saml-Fany de Pi~ 

GouriL (Jean], bnurpeoia des .^nde- 

lys. an n. 

GouvcRNEiTR. Nomme ta sen-nolc 

de» lépreui. îl». 
Ghacbi Bprvt le repas, 59, 73. 111, 

170,171, IRl. 196. Ml.VoirPni*«E». 
GjtAUBE {Vtagc de la), tSO. 



GiLun. BucLur de Charim (U- 

pmanic du^. TeUe des ilatM*. 

ïl (-«3. 
Ghasd UaIthe de IlIApiUL. I*. Voir 

Lastic. IIatboiik dn Puis, RiMlM 

de MuUds. 
Giusn «Al.. Voir ÉrfLErou. 

chives de Montpellier. HI. 
GIU.1GE. Inlerdietion am lépiwu 

d'en approcher. IM , 339. 
GBA.iaBs. (4. Voir D*M3uaï<m d» 

Uùleis-Dieu. 
Graïl-het 1 Vincent i . maître de l'U*- 

tel-Dieu du Pny. 9« n.. « n. 
Gkavillb (Jean Mallel. v de), W»B. 
GnéooiaE IX. pape, xi. »l. 7 n. 
GKRnoiRE XI. pape. KO. 
Gmi. fourni par les léprenx. t lew 

entrée. Ul. 
Grossuse. Empêche dttre wistir 

bospitaliire. 1». Voir Aocoo- 

CBliES. 

Gri de ChAtillnn. Voir CHAnuoR. 

Gui Poucaud. érèque du t^ij. IM- 

Gli de Noyers, archevêque de SeMi 
tsi. 

GcideRochefort.éïèquedc t.,angi««, 
331 n. 

GviosAiiit (Philippe). Ut ancffM 
italaU dt IHàlel-DUa-U-Comta 
de Troyet. 17 n., 101. 105 n.,10«n.. 
107 n.. 109 n., llî n.. 111 n. — 
Monamenlf primitifs de (s rtgU 
cûlerrienne. 37 n., 38 n., 30 n., «, 
n., 170 n.. 175 n. 

GiiLuivE. év«que du Man», 57. 

Gt-n.LAt-HE. évêque de Paris, 930. 

Gcri.i.Ai'vB de Beaitmont. 6^6(101 

Gcn-iACMB de ChcRiilld. d^ 



HABrr. Voir V*i 

HAriAiTT I Jeanne, comtesu fl 

M, 7K. 303 11 



IND-M ACPtUBftTIQre 



Hawap de madrc Bpporti' pur les 

lépreux, i leur cnLriie, tR9, 
Hadt-pas (Saint-Jacques du). Voir 

SAmT-jACQUBS. 

Hbluite. provendièns do la lépro- 
serie de Meaux, 18S n, 
Hixocomi (abbé). Histoire de Saint- 

HEiini II. rai d'Angleterre, bl. 

H>RBBS CHUHS, 13!. 

HHttnKs CANOMALES, 3, 3T, n-i, S3, 
m, 131, 131, 323. au. — Faules 
dans leur récilBlion.lB — Priires 
qui Wi remplacent. 19, 37. i&. 6b, 
tOM, 121, 133, Ifl.'i, Î33. 

HBtiHEH de Notre-Dame. 37, Gl, 65, 
108, lOa, Iflb, aoï. 

HiSTUHIA OCC111ESTAL1B. Voir ^'|THY 

(Jacques de). 

HoHicma, lî, 53. US, lïS. 

Hommes. Leur séparation rîfcoureusc 
d'avec les femmes danit les con- 
gr^SalioDs hospiUlières, 3. — 
Ne peuvent manger au réfecloirc 
des scEurs. lU. — Hommes et 
femmes séparés dias les Icpniise- 
rics, IH-I. VoirFHâHBS gt sikurs. 

HosNfiTRTâ du maintien, 8, 334. 

HoTionics m. pape, xxii n. 

HAfitai, (L'). Voir Saist-Jkas de 
Jérusalem. 

HApitati;!. Leur description d'après 
Jacques de Vilrj-, 1-5. Voir 
II6tbls-Dibv. 

HospLTALiEns (Les). Voir Sai«t-Jba» 

VB JAltUHALEH. 

HûTHia-DiKi!. \'r>ii'à l'article STATirre 
la liste deK H<^tcls-Dieu dont les 
piglen sont reproduites dans ce 
recueil. — tIMels-Dieu dont les 
membi'cs ne nanl pas de vrais 
peligieui.ii3îiv.iiv,103. — HClels- 
DJeu des campog-nes, xxiv. Voir 

HftPITAUX. 

II6tbs. Réception, i9. 113, 13K. — 
Dispense du silence pour les 
recevoir, 3». — Peuvent coucher 
■u dortoir des frères, 113. — Le 
e peut manger avec eui, It. 



^Les femmespeuvent être reçues 
avec les siKura. 113. — Séparation 
des hommes et de» femmes, 113. 









anger 



les hommci, les frères h' 
les femmes, 13i). 
HoucHE. robe ample, 195. 

HoUSEAUX, 4&. 

IIoiTTHUBB (bûche), 187. 

Hc>L'Tii.LR, cant. de Fleury-sur- 

Andcllc (Eure), 350. 
Hue (Hobertj, bourgeois des Ande- 

l>s, Îl7n. 
H<:»irBs de Morville, évèque de 

Hl'ilr fournie aux lépreux, 250. 
HtiHiiHnT de Romans, général des 
Frère,- Prêcheurs, xx, 81. S9 n. 



IxCBNmK. t:aB d'cipuisinii, J3. 53, 
US. 135. 

iNcitHAUi.Es, Ne peuvent Ctre admis 
A I'll6tcl-Dieu d'Angers. 35. 

iNFiHHBniE des maladies j^aves, iO, 
UJ. 115, 138, 109. 

iNFinHBncBS spéciales pour tes frères 
et tes sceurs, iO, 51, 111, 135, 13S. 
— Soins aux frères et swurs 
malades, 73. — Repas des Meurs 
malades. 107. 

Injures. Leur punition, 51, 58, 88, 
118, 185, 195, 390,304, 313, 338. 
Voir OuTRAOES. 

In.iuceit III, pape, xt, 191. 

l»!iuci?iT IV, pape. Confirma ti on 
des statut» de IH&tel-Dieu du 
Puy, 98, 97 n.. 98 n. 

iNSTRircTias. Le» novice» sont ins- 
truits dans le cloître, 33. 

I,>TEHl■£IlA^CE de langage. 51, Voir 
Paroi-bs grossières. 

iNVBnTAinE. Le maître doit en dres- 
ser un A Sun entrée. 100; — des 
omemenla d'église, 313. 



26G 



INDEX ALPHABÉTIOLE 



I8ADBLLE, comtcsftc (Ic Chartrc», 

220. 
IsBNBHUX, étofTef 9, 45. 



Jariux des lépreux, 216. — Ils ne 
peuvent entrer clans le jardin aux 
fruits, 197. 

Jean II,n»i de France. Droit d'usajrc 
donne à la léproserie des Andelys 
dans la forêt de Gaillart, 2r)l n. 

Jean, archiprélre de Saint-Fimiin à 
MimtpelUer, 181. 

Jra»r. reine de France, femme de 
Philippe le Bel, i3. 

Jeanne, comtesse de Flandre, 61, 62, 
203 n. — Son obit, 78. 

Jeanne la Boiteuse , pn>vendière de 
la léproserie de Meaux, 186 n. 

Jér<Smb (Sainr, 4. 103. 

JÉiirsALEM. Voir Saint-Jean ^Hôpi- 
tal . 

Jbùnk, XVIII, 69, 70.88, 135, 169,170, 
209. 216, 223. — Imposé comme 
punition. 9, 10, 20, 31, 42, 52, 58, 
93, 146, 177, 183, 200, 227-229. 

Jbix daiyenl. Interdits, 225. Voir 

DÉS, ÉCHBOJI. T.iBLBS. 
JOSKI'H. 19. 

JoiHiKviN de Saxe, général des 
Frèrt»s Prêcheurs, xx. 

Jl.'UAS. 19. 

JriiK>IBNTS TBMBKAIBES. 83, 1 i2. 

JvRioicTioN du maître, 230. 
Ji'iui»i<moN temporelle, 236. 



K 



" Kai.bnoe •», indications du calen- 
drier liturgique pour chaque jour, 
23. 



La Hahrb ^Étienno de , otllcial du 

Puv, 9». 
La Bkhahuk i Marie). Voir Mahik, 



Lacaille (H.;. Quelques documents 
du XIII* siècle conservés aux 
archives hospitalières de Rethel, 

XIV n. 
Ladres. Voir Lépreux. 
La Fervelete Jeanne . sœur de 

riIôtel-Dieu de Sens, xxv n. 
Laïques. Défense d'exercer une 

autorité en matièro relif^ieuse, 59. 
Lait fourni aux lépreux, 250. 
LArruAiRES ou potions pour les 

malades. 13 n. 
Lampes dans la salle des malades, 

124. Voir Lumière. 
Langlois E... Proverbes français, 

101 n. 
Langres Haute-Marne . Évèque. 
Voir Gui de Rochefort. 

L.VNGUE : Prescription de veiller sur 
sa;. 20, 76. 

L.VNTERNE portée devant le Saint 
Sacrement, à la visite des ma- 
lades, 8. 

Laon ^Vi^^ne . Léproserie. Ses sta- 
tuts. x\ix. 

Lapin Fourrure de , 107. 

L.1 Iitx:iiE Béraud de), notaire, 
97 n. 

Larron, terme d'injure, 204. 

Lasnieh I^tienne . bour^rcois des 
Andelys, 247 n. 

Lastu: Jean de:, grand maître de 
r Hôpital, XVI. 

Latrines. Vêtements spéciaux à 
Tusajre des malades pour s'y 
rendre. 13.14,46. 47, 124:— éclai- 
rées la nuit, 116. — Les conver- 
sation"* y sont interdites. 28. 

L-VVANDIERES. 217. 

L.KV»nR. Les sœurs doivent s'y laver 
les main"* avant le repas. 167. 

Le Bois Thoma«*i, procureur de 
Saint-Lazare de Paris, 246. 

Le B4>rgne J.i, maïeur d'Amiens, 

230. 
Le Cvchbux p.). Essai historique 
sur l'Hôlel-Dieu de CouUncts. 

XIX. 

Lb Cvron Guillaume), bourgeois 
des Andelys, 247 n. 



INDEX ALPHABhlQCT: 



Le Carotc (VincenI), Lrisoricr de 
Notre-Dnmc des Andelyï. an. 

LBCHHHBa, commune de Jo%ny 
(Yonne). Léproserie Saint-Denis. 
Telle de »et> sULubi. 33H-a3f). 

La Cn*» (JO, dchcvin d'Amiens, 
330. 

Lectbi'h du réfccloire. 50, III. 

Lecture prescrite aux frère?, 53. — 
Leelurc au chapitre, 33. — Leclure 
de la refile A ehaqne chapitre, 313. 

— Lecture au réfectoire, xvm, 
3, 37,11, 40, lil. 137. 

Lh Febo;i (R,), échrvin d'Amiens, 
330. 

LarnAHc (A bel). Un rigltmtnt inlé- 
rïenr de léproierie ■□ Xtll' tièeU, 
ISl. 

Le GxAnD (Léon). Les Qninxe- 
Vingls. il n. — liaisom-Difa el 
léproieriei du diorèse de Paru. 

La GnoB (Guil. Voir Gui Fnucaud. 

Le MA.\QiriEH (J.). échcvin d'Amicnn, 
330. 

Lipns. Idée qu'on s'en fait au 
moyen àgc. xxvt, xxvtt. — Épreuve 
envoyée spécialement par Dieu, 

sont frappés ne peu vent être frères 
ou sreur^ dans un HAtel-Dicu, 
81, MO. 155; — ne peuvent Être 
•dmis comme malades dans les 
Hftlols-IJicu. 35. tl5. — Le» fr*re» 
et soeurs d'Kôtelii'Dicu qui en sont 
atteint' mai enlrelcnus dans un 
local séparé, 118, 11». — Précau- 
tinns prise» pnur éviter la conta- 
gion dsn'^ les léproseries, 103. 
1B7. 308. 317,33(1, 33B. 
LArnansHs. Dortoir el réfectoire 
commun. 185. — Servies par les 
EŒurs. an. — Ne peuvent faire 
sceller du linge sous le porche, 
305. — Défense de filer sous le 
porche, 305. — Ne peuvent illcr 
que pour leur usage. 305 n. — Sé- 
paration d'avec les lépreux, 184. 

— Ne peuvent manper avec eux. 



: prf- 



[.Kpniii.<i. Considérés 

destinés i l'état reli)!ieux. . 

— Senlenee de séparation des 
sains prononcée par l'olBcial, ISQ. 

— Nombre et réception des 
lépreux, IM, 313. 3(5. — Procès- 
verbal de réception d'un lépreux. 
\»9, IBO. — I>es slalul» leur sont 
lus en français. A leur entrée, 303. 

— Serment qu'ils prêtent. & leur 
entrée, 18B, 190. — Ne peuvent 
être reçus i Brives que ceux qui 
sont capables de Iravailler, 310, 

— Ne peuvent Ctrc reçus dans la 
léproserie des Andelys que les 
bourgeois né» de bourgeois, 317, 
353. — Noviciat, ISÎ, 195. — Ex- 
pulsion des faux lépreux, 198, 
aoî. — Past ou droit d'entrée. 
199, 203. — Apport mobilier A 
leur entrée, xxviii. IS3, 18M-190. 
IflO. 330. 337, 251. — Leur» biens 
doivent étrr apportés loul enliera 
A la léproserie, tOT, 190. — Renon- 
ciation A la propriété, 308. — 
Leurs biens reviennent A la lépru- 
scric après leur mort. 353. - Tes- 
t«iuents, 1B3; — ne sont pas 
valables. 353. — Assimilés aux 
frères et sœurs dos léproseries, 
XXVI. — Défense de se marier 
après leur entrée. 300. ~ Peuvent 
se marier entre eux, 3n(. ~ Ceux 
qui se marienl doivent quitter la 
léproserie, 301. 308. — Cohabîla- 



intenliti 






femme. 30». 311. — Peuvent 
manger avec leui-s femmes le 
dimanche, 301. — Femme d'un 
lépreux assistant à sa réception, 
ISO. — Punition de ta luxure. 1S5, 
ai8. — A Lille, les uns vivent en 
commun, les autres ont des pré- 
bendes. 300. — Prébende, 304. — 
La nourriture leur est distribuée 

tager les plus malades, 303. — 
Quotité de» rations de vin variable 
suivant le degré de In maladie, 
319. — Repas. 334-335. — Ce qui 



IKOEX ALPHMÉnoCE 



véLem. 

1B7, no, 339, 



j pour leur nnurrilure, 



9-3SI. 



défense de vendre tes v^cments 
nu la nourriture qu'on leur donne. 
iSÏ. — Chandelle qui leur est 
di'li\Tie. 18-, 18*; — bois. 1S7, 
188, 331- — Ladre chan,'* <ie sur- 
veiller les dialributions. m. — 
Oui une clef du cellier.351 ; — des 
{rrenicrs, Ul, — Cellules, 193. — 
Dortoir et rérecloire en commun. 
18!>. — Interdiction aux femme» 
d'entrer dans le dortoir des 
li^preui, îtfl. — Leur* lits sont 
faitï par le» sccun. 317; — parles 



-Doivt 



uittci 



leur ehambre quand les servante» 
font leur» lits. IS7. — Ceux qui 
Hont pavement atteinlA doivent 
être rais i part pour qu'on les 
aide A se lever, coucher, etc., ISS, 
S37. — vêtements, 195. Mî. lOÎ, 
aoS. Sli. — Cérémonie de la prise 
d'habit. IM. — Saii^nécs, 3S0. — 
Devoirs reli^eui, 183, tH5, 191. 
301. 103.309,318, 321; — assistent 
i la messe et aux heures, si la 
maladie le leur permet, 333. — 
Peuvent demander raum/ioc, 185, 
193. — nè)tles de conduit*, IBI. 

— Interdiction de» jcui d'argent. 
îïS ; — des jeu» de dés ou de 
tables, 198, loi, 310. 239. — Inter- 
diction de poKer des instruments 
pointu» ou des armes. 300. 3Î0. — 
Défense de s'assembler sans 
eongj, tl»7. — Diirensc d'employer 
des ouvrier», 303, — Ne peuvent 
•voir qu'une poule e1 un coq. 31 

— Ne peuvent élever des poi 
que pour leur propre nourrilui 
20S. — Xe peuvent avoir avec eux 
des enfants au-dessous de 13 ans. 









forces. 310. — Ont, i Mcnux. um 
trhambriére nourrie par eux. IR7 
188. — Apportent. A Irur entrée 
un lit pour leur ehnmbrièrc, 1S9 



de chanter la nuit .205. — Sorties: 
Les lépreux ont défense de Mrtïr 
sans permission. 193. 197. 333; — 
ne peuvent sortir de leur* mai- 
sons après te couvn.— fen, 3«; 
— ne doivent pas dépasser 1» 
bornes qui leur sont assigntes, 
1», 193. 301. 301. 311. 339. IK: 



peuvent aller dans les champ*. 
301. ~ Interdiction de sortir d* 
leur quartier et d'aller dans celui 
des sains, 192. 193. 198.109, 317, 
239.— Interdiction de s'approcher 
des offices de la maison destin£« 
i l'usa^ des sains. 197. 316. »». 

— Interdiction de s'approcher 
des viime», 326, lïs. — Chapitre 
tenu séparément pour eul, IW. 

— Bréviaire spécial A leur liHgc, 
3t2. — Fontaine qui leur e* 
rëscri'ée, Isa. — Leur liDge M 
doit pas £lre lavé avec celaidot 
sains. 317. ^ Séparés des Mfnll 
l'église, 300, 336. — Défense Mt 
sains de manjEer ou boire iM 
eux, 31", 318. — Ne peuvent »- 
cevoir A manger ou à coucht^ln 
lépreux du dehors, 203. 

KrREvx rAssA-XT». l.cur r^cepUO^f 



ï. 303, 3 



LAniosBKUis. Voir A l'article nATVn 
la liste de celles dont le« rlgl** 
sont reproduites dans ce Mcnc3. 
^ Leur description d'aprè* 
Jacques de Vilry, 1-S. — Com- 
munes A des localités de don 
diocèses. 131 n. — Droits A U 
succession des lépreux. SOS. — 
Jardin. 197, 216. — QuapIterdM 
nains séparé de celui des lèprMU, 
193. — Le maître de la lépposois 
doit flrc lépreux, à Brive», 
307, — Nfimbre de» Wprcux A U' 
léproserie de MeaoK, en IMt, 
186 n. 

Lnotmii (Abbé). Aniiqaitit rel*^ 
gietuet du diociae de SnÏHOiu, z 



INDEX ALPHABÉTIOIE 



21)9 



) SuuxoHBun (Colin), 
"des Andelys, 147 n. 
LesNVKL-sB drs lépreux, 351. 
Lk ToNKiiLiER (Pierre). ^ rjceplior 

i la léproserie do Mcaux, 189 

190. 
LjnTHBB u'iNnULaBncii, t. — Lcul 

rBhillcalion, i. 

LBTTHES HiaSIVES 



bourgeois 



il tire 3< 



Lbukiha-i. ÉlnbUittmenlt cluri- 

Itbtes dt RoabsÀx, x.wi. 
Lbvrh el coucher, 6-1. IS4, 336. 
L'Hrrhittb, Postliona de thè«BR do 

l'École des CharUs (INM8), xiv n. 

LiBEIl DlVRNIia,II. 

LiioB {Belpique). HMel-Dieu. Son 
éloge, &. — Hfipitfll Sainl-Chris- 
lophe. V n. — Abbaye Sainl- 
Laurenl. v n. 

LiEVi [> AiSAHCu. Voir Latrikbi. 

LièrnB (Fourrure de), lOT. 

Ln.LB. H^ipiUl NoLrc-Dame ou 
Comlessc. Ses slaluU, xiv, xvii, 
xx-xiii; — leur tctlc, fll-W); — 
renvois qui j sunL raîLa, 13B, 13B n., 
130 n., ISîn.-iasn.. UOn., 1 13 n., 
U3n., iJ7ii.,15a n..liTn.,ia8 n., 
I5B n.. Ifl7 n., 173 n., 175 n. — ' 
Léproserie, xxvit. — Texte de ses 



bUIuI 



, iw-s 



I.ntiTE« de 1b circulation des le preux. 
Voir LirnBux. 

LraoB [soin du), «7; — confié aux 
sœurs. SU. — Lin^ apporté par 
les liiprcui, A leur entrée. 
leo. ~ Diïfcnse aux Icpi-ct 
d'en faire sécher soui le porche, 
105. — Celui des lépreux ne 
pas être lavé avec celui des sain», 

sn. 

LiiiBUX (Ome). HiMeUDicu, ïn n. - 
Léproserie SainUClair el Sainl- 
Blaise. Texte de ses staluta, 203- 
305. — Doyen, 303, 304, 

LiTtdes frËrcs hospitaliers. Défcasr 
de coucher deux dans le même 



18. — Simpl< 
■ 76. — Ne pt 



élrc ( 







les femmes, 9, — Ne peuvent être 

fait» parles sceurs, 18, 134, lei. 

Lits des lépreux. Faits par les sceurs 

ai7; — par les servantes, 337. — 

Lit fourni par les lépreux, à leur 

entrée, ISB, 16», I3S, ïâl, 351. — 

Servent aprë» IsurdécésA eoucber 

les lépreux passants, 353. 

Lits des malades, xni, -1. — Leur 

disposition. 13. — Faits par les 

sneurs, \%. — Doivent être tenus 

propres, 87, 116. — Soixante i 

l'HAtel-Dicu de Saint-Pol, 130. 

Litanie, 108. 

LivHKs. Leur prêt, 23, — Livre sur 
lequel les ^ren de Saint- Jean 
de Jérusalem prononcent leurs 
vœux, S. — Livres d'église (soin 
des), H0. — Linre noir des archives 
de Montpellier, 181. — Livre ronge 
de Noyon, 194. 
LonieUBT (H,), éditeur des statuts 
de la léproserie de Saint-Omer, 

LoTH, mesure de liquides. IH. 303. 

LouAHuna. iVoliee sor VH6iel^Dieu 
à-AbbmilU, XII n.. XIII n. 

lAluis vu, roi de France, iivii. 

Louis vm. roi de France. Service 
anniversairu pour lui d Pontoiac, 
147; — 4 Vemun, lal, 188, 

LoniB (Saint), roi de France, 13«. — 
— Ornianisation d'hOpitaui. v □., 
VI n. — Sollicitude pour l'HAtcl- 
Dieu de Vemon, 151, 151, ~ Son 
lit conservé i IHétel-Dieu de 
Vemon, 151. — Don d'un droit 
d'usa^çeila léproserie dus Andetys 
dans la fortt de Gaillart, 351 n. — 
Messe du Saint-Esprit célébrée 
pour lui é Pontoïse, 130. — Scr- 

niort. A Pontoise, 117; — i Vemon, 

151. 16S, 169. 
Louis X, roi de France, 330 n. 
Louvbt. HUloire det Bnliqaitii da 

pays de Beaavaùii, xiv n. 
Ldhièhe. Il doit y en avoir toujours 

dans la cbepelle, K, 11; — devant 

le Saint Sacrement, S, 3B. 16, 10« 



i 



)EX ALPHADËTIULK 



I3J, 18i:- nu iluloir, lo m.it, 
113, laa, IHl; — Unu» ia siille dpa 
DiuiatlM, lo ouîL, I2i, 131, in: — 



MM<nB iHanaiidui. 19a. 

Maliait de BrabanI, veuve de 

]|i>l>cild'Arlois, fvnimc de Giu du 

CliAUllon. 11(1 n., lîu, lî7. 
M^m. On doit les Uvcravaiil le 

roiio», 11, 1(17, m. 
MAiHTieK. Dnil itrc modeste et 

difne, 8, 3», 
Mais^ik (HannèleU de lai, xxu, ah, 

in, Voir SRnviTEirns. 
Maisonb i^parées pour Iob trèrtu et 

MaIthk du prieur, ÉlectJnn oiinomi- 
nati.m, 3B, -Si. lïl, 212-3*3. — 
QuBllLiiB requises, 107.— UuiLilre 
prtin. 36. 44. loi. loi, aOï, 104, 
331, 233. — Celui qui ■ ronunis le 
pérh^ de chair ne peut devenir 
maître, 93, 91. — Doit Taire inveo* 
taire, A son entrée, 100. — Sei^ 
mcnl qu'il pr«te, 307, 30». — Sou- 
mis t r^vtquii, 36. — Causes de 
révocation, 311. — Punition de 
tes fBut<98, 33, 33, 39, 91. — Son 
Rontume, 3il. — Se» devuirt, 31. 
33, 197, 108. — Dispensa du 
silence au nSfectoirc, 38, 49, ««. 
m. — Son pmivoir. 50. — Aulo- 
risationt qu'il peut accorder. 3», 
41, 44, 4B, hà, K3, W , 120, 333. — 
Obi^JHSsnre qui lui esl due, 21, 33, 
3A, 44, lOO. nu, 121, 197, 307. 2U)I, 
333. 331. ISO, 328, 334. — Nomme 
la mnltrcasc. 7H-7V. — Prévide le 
chapitre, 30, HH. Voir Cuavithi!. 
— Ri^cepli'in des novices, 80. — 
Reçoit Iee frères pur lo baiaer de 
paii. 1S1. — Bénëdiclion dts 
vétcniEnts reli|(ieux. 83. — Doit 
lire ie» cou Hit u lion» aux frères et 



ïtciirs lors de leur rûivption, IIHI. 
— Le postulant doit demander 
son cunsenUinenU lUl. — Cnntm- 
aeur des frères «l dos steurg, 5], 
no. — Currf des habitants de 
'liaison, 102, Jll, 343. — Chai^ 
do faire ubHrver la règle, 205. — . 
Hdglc la dislribulion de la 
riture, 110, 121, 31». — Explique' 
la règle une fois par mois, «S. — 
Désigne.le conipa^rnon des frire* 
oii des snnirs qui vunl au d( 
S. Voir SoBiiBS,— Régie le« 
des frèrea ol siEiirs. 41. — 
veillance de nuit dons le darloir' 
des frères, «0. — Visilv les li 
des frircs, flS. - \'cill« d U r< 
melure des porte» la nuit. M». 
Soin de» frères lunladea, t3&. 
RëceptioD des hôtes, 49, 111. 
Dirige le» soins t duniUT « 
pauvres, ftw. — Punition dea tH» 
cl de» scrur», 4S, S!, 89, tt». IK. 
211.335. — Gestion des bîecu,!^ 
33,37, 17, 1 10, ma, 332.- ReddUbW 
do» romples, I3S, IKti, 392, ail, 
IaItkb de léproserie. Doit £lM S- 
preux, 30«, 307. — Peut Hre fdi 
dans une autre mHi»un,307.— I 
liïpreux lui jurent obéissance. Ut,. 



- A dro 



Dded 



Son Bulorisation 
pour lester, 197. — Visite chWlM 
semaine les malades , 21 H. 
MaItiiushii ou PHcure. ËlecUon oa 
nominHUon, 3a, 48, 78, IID, Ul, 
13U, llo, 1&3, 1^4. — Une MMIF' 
dune autre maison peut tin &»» 
pourvu qu'elle soit d« l'ordre d« 
Saint- Augustin, 1^3. — Bdv«c»> 
cation. 79. — Se» devoirs, «yii, 
3a, 78,87,154; -ses prérogoUvM, 
as. ~ Obéissance qui lui esl d(M> 
70, 140, 14&, 154. ~ Peut pu4ai> 
au réfectoire, 38, 71. — Ne peni 
être accusée en chapitre que trolv 
fuis lan, 79. — AuU.riMUolU qid 
lui sont demandées, 134, 1 48, IM, 
Iji, 157. — Tient le c h «pi Ire de» 



lABÉTIljrE 



271 



s, 19, Ml, 173-nft. — Dis- 
ssqu'eUe pcul aocoixicr pour 
la r^eption des IWres et stpurs, 
m. — HetoiL les sn-ura [«r le 
baiser de paix . 111 , MU. — Sui^ 
■veillnnce des atrure, 38, IB ; — nu 
doiioir. 60. 6» ; — au réfat-Uiire, 
lil7-ni. — Distribue ehsque jour, 
■près la messe, leur besdi|çni- aux 
frires et «uj «teur», 184. — Poul 
renouveler les vêtements, 139. — 
Soin des su'urs malades, 13!>, — 
Distribue la nourrilure des sœurs. 
132. — Mémo uiiurriture que les 
wcurs, 72. — Administration de 
la maison, MO. — Il«ldiLi'm des 
coraptcs, iïfl.UO.— Punition des 



lîS. 177, t 



- Veille 



■u soin des malades, i». 140, 164. 
Malaiies. Leur réceplînn dans Vhb- 
pilal. X. xv-xvii. II, tT. 24, 40, le. 
<7, ^8, 113-llfl, IJ4, 115, 1S7-139, 
159. 181. — Sœur chargée de les 
recevoir, 138, IBl. — Frèrrs 
enï')yê» dcui fois par Bcinaine A 
travers la ville pour les recueillir, 
33, — Pas de limite A leur nomlirc, 
IS. — N'e Hont admis que ceux qui 
no soiil pas assez forts pour men- 
dier. 5B. — Traités comme les 
seigneurs de la miiison. Voir Sai- 
ONSiiiis HALAiiEs. — Séparation dcs 
hommes et des Tcmmcs, 2. — Pro- 
preliS des lits. 87; — leur Cauchi 



'u. lis. — Pelis! 



mîtes m 



i leur disposition quand ils ont 

t-n, 11*, 138. IflO. — Garde de leurs 
bSels. la, 111, loi. — Bains, S7. 
- Salle des malades. Voir ce 
EnoU — Soin et veille des malades. 
14, 35. 48, aa, eo, 76, 79, 
I,ltS, ISI, 138, 14D,lï3,lï4, 155, 
1. — On doit leur laver les 
14. — Leur service peut 
Ibpeaser des exercices religieux, 
'l, 85, lOB, m, 133, 195; —de 
a points de la règle, 113, 
Ki35. — Infirmerie spéciale pour 
les plus gravement alteiuls. î", 



I. - I.CI 



lli. 115, 138, Iflt 
X, t1, 14, 34, 40. 
114, I3«, I5B, lau, 16)>. — Un leur [ 
doit donner les mets qu'ils dé- 
sirent, XV, XVI, 35, 40, 40, 5fl, 79. 
87, U4, 134, 13K, 160. — Distribu- 
tion des donB qui leur sont faits', ' 
n, 138. — Sning spirituels, 
xvn, 3, 3, 87, m. 111, 130. 
13S, 145, mo, 178. — VoirSACKB- i 
DENTS. — Leur visite par le prélre, 
K, 47, 114, 138, ISO. — Entendent { 
la récitation de l'ulUce, 84. 
Invjtésipricrpour rtmodeleurt \ 
compagnons, quand ils meurent, 
114. —Sépulture linnorable, 114, 
- Voir P*i;ïmks. 
MAL.*ti[Es cachées. Obslaele à l« j 
rL'ccption de» frères et s. 



A table, 73. 
MAI.BT (Jean), S' de Gravitle, 305 n. 
Maltu (Hôpital de], xv.Voir Sauit--^ 



MA>citE des lâpreui (! 

tolTc atUché sur la), en signe d* J 

la remise de l'habit, 100. 
Manoé, L'irémonie où on I 

pieds des pauvres, 15. 
Maxohh a THnns (Obligation d«J 

imposée comme chttiinenl, B, 30, ., J 

31, 39, 4S, 51, 53, 90, 125, 145, 175, 

177, 178, 185. 1B5, 301 
MARoen AU uehuiu (Défense de), 41, 

40, 59, 71, 109. 195, 198, 3 
Manoeii BEii. (Prescription de), 49, J 

50. 111. 
Mass (Le). Hotel-Dieu de CœlTort. 

Tea^deses Btiilutii,a7-ao.Voircfl 

mot. — Maisun-Dicu des ArdenU. 

Ses statuts, ixiii. — Évèques. Voir 

Uhuitnoi et Gtiii-LAini*. 
Manteau, 37, 38, 41, 58, 74, 90, 107< 

133, 159, 1», 315. 

■ MasTH.E •. VoirSKRVIKTTB. 

MAnaUHHiTB (Prières A sainte), 100. 
MARotiHRrrHde Provence. Son 
versaire, 147, 166; — son confe»- 

seur. Voir SaisT-PaTHL'! 



fe»- ^J 



INDEX ALPRABÉTIUrE 



Maiiiaoe ai 



xav, — FourniLure du repos de 
aoco» pour les pauvrea, li. 
Mahiaob DBS lbi-hbl-x, ÏOO, IOI, 304, 
20S. 






Il La Ucrarde. [onilalri ce d'une 
pilance pour les pauvres A niûUI- 
Dicu du Man!>, 60. 

MAniâBi (PersoDuca), Ne peuvent 
tire reçue» ensemble coniiiio reli- 
gieux hospiUliers. 3^. U, ba, SI, 
loï. 30K. — AdminiitlrenL eorlains 
hâpitnux, 30. — CclloR i qui on 
donne l'htiEpiLaliLé ne peuvent 
couchei' enncmblc, 112. — Les 
injures qui leur sont dil«a aunt 
punies plua s^vârenienl, 2311. 

MÀn'rktB (Dom). Dt antiquia ecclt- 
lùe ritibas. 19 n. 

Mahtiroloob, 33. Voir OnittiAiHB. 

Mahïi* (GauUer de). Voir Gaiitibh. 

Matiion, éditeur des statuts de la 
Uproserïe de Loon, xxix n. 

Mathuhinb. Voir T m kit Aines. 

Matines, 38, 4S, ^^, i*. B4, 8;., 108, 
10», 130, 133, tS4, 166, 300, 22t, 
324, 226. — Voir Hbubes. 

MAoni-LASinB (Pierre), cliapcUin de 
Saint-Laiare des Andelys, 347 n. 

Meaux (Seine-et-Marne). Hôtel- 
Dieu, vu n. — Léproserie Saint- 
Laiare, nxvii n. — Texte de se» 
*l«lulB, iS4-l90. — OllU-ial, IHS- 



MsLoTE. Tenimc de Pierre le Timnc- 
lier, assiste â sa niceptinn dans In 
léproserie de Meuux, lUO. 

MEManst (Jean), clerc juri de l'oili- 
ciaUU' de Meaux, im. 

MAntSTaaL de Roiius, iv. 

MEH1U.ST (Le), ferme «ui Andelya, 
147, 2SD. 

MsHtonoES, HK. 

MEltBl.t,BS (Jeu de), 310. 

Muu-BT (L.). InrrnUire des archivei 
ho'pitaliiret de Charlret, xxiii n. 




Meiii-kt (H.), éditeur des statuts du 

Grand Bcaulieu, 214. 
Meschixes ou MeaKLihS. Voir Sbh- 

Mesklerie. Voir Lèpbb. 

Mes^ahd. Hitloire Je .Vimei, xux n. 

Miis:«iE. Voir MAiania. 

Messe quotidienne, 46, 6b. lOB, lOP, 
114, 131, 131, 1S4, 166, 173, t», 
2Ui, SOS, 331, 333, 334. — Le 
prf trc doit se conresscr avant de 
dire la messe, lOB; — n'en dnil 
dire qu'une par jour, loe. 

Mets. Défense d'en ciapoiler de la 
loble, 110. Voir Ma!~ii>iis, Rupab. 

MiirRi.Hs apptirlés par lesléproux. A 
leur entrée, xxiv. 183, 188, 18», 
100. ISO. 338,337, 251. 

MiÈoEB. Vnie Mbubcik». 

MiLLT (Mathieu de), 211. 

Minci (Pierre de). Voir Pierke. 

" MisEnHHB a. Le> novices doivent 
l'apprendre, 38. Voir Piiiànat. 

MouiLiEH (Apport) des lépreux. 
Voir Mbiifii.es. 

MonBSTiBdnns le niaintiea, K, B. — 
Modestie reconmiandée aux s<f ur* 
quand elles se vêtissent et se d£v^ 
lisseitl. Wi. 

Mœurs (Pureté des), xviii. 

Mol.eEl^. coiffe. 7a. 
M. 



MoxTPELUCB {Hérault). Léproserie 
Saint-Laiare. 5ea statuts, xxni; 
— leur ti'ite, 181-1H3. ~ Guillamne 
VII, comte, 181. — Jean, arcfai- 
prflre de Saint-Firmin, 181. — 
Raymond, évéque, IHl. 

do.iTnBuii.-stin-<iER (Pas-de-Calais), 
Hiilel-Dicu. Ses statuts, xi», Si. 

MoHTiBn et piliin apportés par les 
lépreux, A leur entrée, 188. 

MoHTB (Prière pour les), 10, 33., 38^ 
Ï2, as, 77, 78, 108, 109, 146, lil» 
165. 173, 183, 202. 

MoHviLLE. Voir Gautier. 



INDEX ALPHABËTKJue 



Slorou^ |H. P.). Mileur dei concli- 
Uitionsdes Frèr» Prêcheurs, 6t. 

MovTUN iquirticr dei délivra aux 
lépreui. 1S7. IHH. 

KIuMciPALtri. Fournît le dniit d'en- 
trée dû i)ar le lépreux, quund 
celui-ci cal iodi(renl, 336, S3". 

McRHURan onLi'c la nimn'iLure, 89. 



NAat.toe.tCB dans Ve»fpcice des of- 

&CES. ST. 
Nminotiio (&ire}. Lépnifieric. Ses 

Nicoi.A> (Stinlj. Palr<m de l'II/ilel- 
Dieudc Ponloinc. UN. 

NiBULH, pAlÎBscrie. 330. 

NInEB (G»rd). Wproïcrie. Ses sU- 

lUlR, X«X. 

NuBL (Fitc d^i. Le* prêtres )wuvi?nl 
ce jour-l& dire pliisïeiii-!i tnev^ea. 
10». 

NoiBK dan» les n'union* de la ciiia- 
taMnaalé, Iti. 

NoMDiim des frires et >a>iin. xu. ib, 
3b. If, tg3, tO&, 110. m, 130. 313, 
SIS, n,. Î33. Ml. ID. — Nombre 
dea Mpreui, 113, liï. 

N'iviNATittii allJM^fltive par l'évoque 
deParûella municipalité de Pon- 
toiae des trirv» cl lu-ura du la 
léproserie de Pontoise. 333, 331. 

NoTicB HutfOHiuuB sur U léproierU 
dt Troyet. xïviu. 

Ni>TnB-UAHB (Abbayej. A VerUis, 

NoTrb-Damb ( lleui-es dcl. Vnïr 

N(>THE-DAiiE(HApitiili. Lille. Texte 
de ses staluls, SI-OO. Voir Lii-lr. 

NornB-UAHB de Pari* (Cliapitrc) . 
43, H, M. — ObéiitMnce qui lui 
cal. due, Ai. — Mesie capitalairc. 
U. — Mis en puaaessïon de la lé- 

Iproaerie do Léchj^re*, Ï3S. — Voir 
L. Ll Oui». - SlnluU d'Hit. 



Manuel de). 
NounniTT'nB des frire* rt «a-ups. 

xv-iii. 17. 31, 3S, ÎT, 10, 19, SO, M, 



7t, 111. 113, 



, I3«. 



, tM, 



Nourriture drs malades, 11, 
31, 35, 10. «, 56, m. 1S4. 160. — : 
Nourriture des lépreux, xxviii, IHS, 
18a. 193, IM, 903, 119. IM, 139, 
310, 3S0. 

loviuBs. Leur réception . 80. — ■ 
Lear inslruclion, H3-84, Ht, 141, J 
1SÏ-1Ï7. — Leur cuatume, 84. - 
Prierez qu'ils doivent apprendre 
3K. — Maître ou mattrease des 
novices. 83-fii, 141, \M. 

Iuvici.iT. 3&, 34). &1. 81. 131. 14t, 
15(1. — Pour les Mpreuï, IM. lOS. 

toiAiTi ou boucles. 19S. 

Uno\ (Oiseï, HtMel-Dieu. Son 
él.^. S, ~ Ses filatuta, xin, 31. — 
Léproserie. Texte Ak ses statuts, 
191-199. — Ëvéques. Voir ËriEMHa, 
VsniiuwD de La Uoissiûre. 



)liBis«.>.'<CE, 1. H, 19. 31. IU3, 101, 
101. Voir Vmux. — Enseiiinie aux 
novice», SS, 1*7. — Uuo au maître 
ou i la mattpesM, iriu, 33,3<I. 44, 
a», 79, 100. 119, Ibl, 197, 107, 108, 
131, 131, aifi ; — due au chapitre 
de Notre-Dame, 14 ; — aux provi- 
seurs, 11; — Buxalatuts. 53: — 1 
l'évtquc. 345. ~ Serment d'obéis- 
: prêté par les lépreux. 183. 



189. 
Ouns, 33, 117; — insorils a 



Tdun 






OniTtAiBB, 31. 78, 147. 

Off><:g Hivm, Iti. 11>. Ï3. 19, 57. 58. 
01. sa. «0, 109, 110, 130-133, 104- 
IHe, 111, 133, 133. 143. — Pour les 
lépreux. 183. 

OrrioH iiBS HuHTS, 10, 145. Voir 

OmciAi. de Menux. Sentence de 

séparnlioii d'un lépreux, 190. 



^ 



^^V 274 INDEX AtPHABÉTIUUe ^ 


^^H OisBAfi nu CHAÏ8K. Le» hfttos ne 


116 n.-ll8 n.. lîl n.. 133 n.-l35 




n. lal n., m n,. 1»« n., 137 n.; — 


^^H lel-Dicu, 


sont appliqués ft rilftlcl-Dieu de 


^^^1 OlBivBTK, Proscrite, T6. 


Chfllenu-Thierry, xiii, 13, et « U 


^^H Or. Les aa-ur» n'en peuvenl porter, 


li'proserie de Pontoise. 134. — 


^^V 


Filles blanches de IHÔlel-Dieu. 


^H OuLBAiw {Loiret). LéprOBBrie. Son 


IH. — Hôtel-Dieu Saint«-Cstbe- 


^^H règlement, xxvi 


rinc, îiï, 2U. — Léproserie SainU 


^^H Okhebbntk. InterdiLs oux sœurs, 90. 


Laure, iivii ; — teilc de ses sta- 


^H 


tuts, Ï4»H48. - Chapitre Noire- 




Dame. 43. 44, 53: — son doyen. 


^H Bdilcmcnt, 23, 1S8. - Leur inven- 


Voir ÉTitwaii. — Concile de 1111, 


^H taire, in. — HéCansc aux lépreux 


xii-iiv. — DiocËse. Limite vers 1 


^^H de les Loucher, 109. 




^^H OHTrLLAaE. Voir PoTAnsn. 


FoiKtiTBS de Chanac, Gitiluumbj— 




droits sur la léproserie de Pon- 


^H d'Amiens, sur le Umloire de liu- 


toise, 231-137:- direction de Saint- 


^H bempn! (Soramc), 118, 339. 


Lazare, )4l-3«. — Lc-i frère» et 


^H Otiiok, nbbd de Sainl-Laurenl de 


sieur» ne peuvent raanper et boire 


^H Liège, Y n. 


don» la ville de Paris, hors de 


^^B OcTnAUHH. Leur punition, 55, 5e. 


l'IlOlel-Dicu. 19. 


^H Voir [xjunBS. 


Parloir pour les sœurs. 135. \ 


^H OuvRiBRS. D<ircDBc QUI li^prou^t d'en 


PAR01.BB grossières, 77, 118, 135. lU, 


^H employer. 


339. - Paroles injuiicuse» conUe 




la prieure, 176. — Los soeurs 1 


^Ê 


doivent veiller sur leur langue 


pendant le travail, 16. 


^^^ Pai>. Les rcliiiieux de Sainl-Jean 
^^^B uni droit (lu l'exigerdcleurordre, 
^H 8. - La quanljld el la qualité «onl 
^H laiaséee A la discrétion du maitrc. 


Passants (Réccplion des). SipuNi- 


tion des honinies et des femmo, 
3, lil. — Voir LliPHRux PASKAim. 


Past. Droit d'entrée payé par les 


^H UO. — Fourni è discrdlion, 319.— 


lépreux, 109, 301, 


^^H Défense de le vendre ou donner. 


■ PATKn»oBTBR>.LesnovieesduiTeAt 


^^H 319. — Fourni nux lépreux, 186, 


rapprendre, 38. Voir Pniiiiw. 


^H 187, 139. — Psin dVi^c, régime 


Pauvres. Considérés comme sci- 


^H de punition, 1N5. - Pnin et eau. 


Bneurs de rhftpital. 8, 18, 17.Vnir 


^H régime de punition. 90, lia, 343, 


Sgiokblrs ualaubs. — Le maître 


^H 


tliripe les soins qu'on leur donne, 




59. — Même nourriture que le* 


^^1 lys lEurc), 217. 


frères et sccurs.2i, 25. 112.— L« 


^^1 PAHBTiEn et bouleillcr, 113. 


restes des repas des frères et siEun 


^^1 PAKALYSia. Bmpfche d'être sœur 




^^1 hospitAliËrc, 155. 


PiUnces fondées pour eux, «. — 




Les vflicmenis des frères déc«d«* 


^^m 


leur sont distribue», 10, 11.— Hé- 


^H Paris. Hâtel-Uicu. Son éloKe, 5 : — 


paration des vieux vêlement* et 


^^1 >o> statuts, nm, XVI, xvu, iix; 


vieille» chaussures qui leur sont 


^^M — leur telle, 43-53-, — renvois 


donnés, 14. — Cérémonie du man- 


^^H qui y sont faits, 106 n.-lti n„ 


dé où on leur lave les pieds. 15. 




Ik. i 



INDEX ALPUABÉTIQCE 



27S 



- Les frères assistenL A leur» f\i- 

nérHÎlIei, 33. — Service anniver- 

. uire à l'inlenLion des pauvres 

• IripasBis i l'HAtet-Dieu, N7. — 

Voir Malaiieb. 

PPAOvnBTi (Vœu de). S, 8, 10, 19, 

10, 43, ai, bl, 56, SR, 83, Si, flO. 

103, loi, ita, tsa, 111, i4b, us, 

lU, tB7, 1M4, ÏOH. — Pr«lâ par les 



16 lèpre 



». Voi 



|:P«CHâ contre nnlurc, 41. bl, IIH. 

f-pH-ERL-cAOEi. InterdiU sans le coa- 
gù du maître, M. 
P^BRin» (tldpiUux pour ksi, S. — 
Berceaux pour le» enfant» des 
femmes pèlerines, 13. 

|Pbj»SBS, SB, 45, 71. Ib. IIIB, 107, 133, 
t&0. — Mises & ta disposiliun des 
malade» quand ïlx nnt besoin de 
se lever, :(vii. 13, 11. IB, 17, lîl, 

138. leo. 
\ Fbmssok, pellieeum, 37, 18, 41, 15, 

71. 
I PzMiAronT (Sainl Raymond de). 

nir Raymond. 
f Vkh" (Guillaume), dominicain. De 

imiUtione xanclorum, Ibï n. 
^PinoKKK (Somme). Léproserie. Set 

■latuls, xxviii. 
[ ftTBa(Geo(Troi),inacliicoldcNnlre- 

I HTfUN,S7. 

LpnuiiiB [Saint), IS a. 

T PiMiiiE de Minci, êvèque de Char- 

ea, 314. 

uiE, évËque de Rodel, ii, 
I PlEnna, archevêque de Sens 



10. 



FlBHRas pRÂctBUBBB. Inif rdllcs, 107; 

— BUperslition qui s'y rapporte, 107 

ctn. 
l PntjiCBt fondées pour les pauvres, 

37, 80, 78. 147, 30S. 320. 331. 
PtAiSANCB (Manuel de), chambrier 

clerc du cliepiira de Paris, 338, 
PoELa fournie par les lépreux, A 

leur entrée, i&i. 
Poil fournis aux lépreux, 18S, 187, 



^^P 310, 



pD^Er (Jean de), maître tic la lépni- 
seris de Meaui, 189, 

PoNTOiBE. Itùtcl-Dieu réoriranisé par 
saint Louis, v n; — sesslaluts.xiv, 
XVII, xx-xxii ; — leur texte, tIB-iat; 
— renvois qui y sont faits, 151 n.- 
XM n., 161 n.-iai n., l«s n., ia7 

n., 170 n.-173 n., 175 n,, 176 n,, 
179 n. — Léproserie Sainl-Lanarc. 
Procès au sujet de sa juridiction, 
331, 133; — se» statuts, xxn; — 
leur texte, 230-137. '- Municipa- 
lité. Droits siu' la léproserie de 
P(jnl<iise. 33I-337; — oo approuva 
les staUits, 337. -- Pont. Limite 
du di'icëi'e de Parii'. 331 n. 

PoPEMN (Le), léproserie de Sens. Ses 
slBtuLs. 184. 

Porc (Viande de) fournie aux lé- 
preux, 1H7, 188, 330, 350.— Les té- 
preux ne peuvent élever des porcs 
que pour leur usa^c, 305. 

• Punni-itm •, parement, 15. 

PoHT (Célestîn), éditeur dos aUtuts 
de IHftlel-Dieu dArgers, 11. 

PonTB de l'hApilat. Réception dca 
malades, 31. — Fermeture des 
portas. 333. — Interdiction au\ 
lépreux d'approcher de la porte, 
331), ÏÎ9. 

PonriEB (Frère), 24, îll. 

Pot iiB (niivHB fourni par les lépreux 
& leur entrée, 3l>t. 

PiiTv>Bn. Les lépreux ne peuvent y 
entrer, 339. 

Poin.BB. Les lépreux ne peuvent 
avoir qu'une poule et un coq, 105. 

PiiBBHKDB des lépreux, 300. 201. 

PRÂHONTada, viii. Leurs vlatuta, 19 

PnÉT des livres, 13. 

PnBTiiGS. Voir PnÈnua phAthm. 

PnËTitHS lépreux. Ont un bréviaire 
spécial. 312. 

PniànES, xvin, 37, 56, 108, 100, 165, 
172, 183, 107. — Destinées i rem- 
placer le» heure». Voir HEunas. — 
Avant et après les repas, 17, IB, 
137, 100. 235. Voir BBXBmciTB et 
Gbachh. — Prières piiur les bien- 




276 I«BEX AL 

raileurs, 183, 330. — Prières pour 
les morU, lea, IM. 173, 183, 301. 
Voir Morts. — Prïires que doivenl 
apprendra les novicea, 38. Ii2, 
1S7. — Prières imposée» comme 
puni lion, 176. 

PniRUH, Voïi' MaIthe. 

fniBiTNR ou Prieuae, ^'oi^ MaI- 

Phjse d'hahil, 36, KO-SZ, 141, tbù, 151, 

15S, 157, IW). 
Prison, 9S, I»5, SiS, 348. 
Pnix des vttementa. Voir V^tr- 

PnocËs. Kux frais de la lépriiBerie, 
î -18-319. Voir MaIthb. 

PnucBssioN ilana la salle dos ma- 
laites, pour l'aspcmion de l'eau 
- bénile, 11. 

PHOCDHEUn, 35. 47, 343, 144. 

PnorEssioH IMonière de faircl, 35, 
54, 84, 143, 143, ItN, 151, 158. ~ 
Hôtcls-DJeu donl les membres ne 
■ont pas astreints A (aire profes- 

PnopnBTi (Mesures de) pour 1c» lits 
des malades, tl6. 

PnovanuK français (ancien), 101. 

PHOvms (Seine-cl'Msrne). H6tcl- 
Dicu. Son éloge, 5; — ses statuts, 
iiï, loi. — Coiffure des femmes 
de Provins, 4a. 

pRovisEcns, Deux chanojnos en 
remplixsonL l'office & l'HûteliDieu 
de Paria. 44. — Obéissance qui 



leur 



l due. 



-Con- 



PgAUHBS de la péniLcnce, 37, 108. 
Pmsar (Gaucher, a' du], 311 o. 
PviairT (Simon, s' du), vkorole dt 

Chartres. 131. 
PcrisovHe IGfrart de), pruvendiel 

de la liproserie de Meaui, IKS n. 
PciT». InlerdicUon aux lépreux d'en 

approcher, 31fl, ÎS». 
Ptiimons, »-ll, 19. 30, 30-33. 41. 

4Ï. 55, M. S8, S», 85-9J, 103. 117- 



110, 135, 141, 311. 31fl. 333. 333, 
337-1». 
PnY(Le) [HautD-Loirr]. II«tel-Dieu 
Notr<!-Dame. Se» sUluls. xvxi, 
MX ; — leur telle, B«-10U. — Cha- 
pitre de léglisB cathédrale. M, BT. 
— Évéque, xitv n., 30S, 307. — 
Mallrc de l'HiNtcl-Dieu : Vincent 
Granuhct, »e n. — OfHcial, 9« n., 
97 n. — UsBBe suivi dan* l'élise 
du Puy pour la date du ci 
cernent de l'année, W n. 



Querelles, 9, 83,80, 11,-!, 115, IHl. 

183. 300, 
(jufiTKa pour les liApilaui, 4. — 

Quël«s sur In voie publique par 

IcH lépreux. 193. 
QuÊTerns, 4. — Quêteurs produisant 

de fnusEies lellres d'indulgence, 4. 



•véque de Muntpelliei 



Rayhunii du Puis. Ses statuts pour 
l'Hôpital Saint-Jean de Jérus^em, 

I, xï, ivi, 7-9. 18 n., 40 n., SI a. 

RiBBi-Mux, 87, 91, m. 

lUciEPTtoN des frères «t sicunt. M, 
44, S5, 80-81, tOO, 105, 193, 140. 
Ht, 119-151, I5i. 155. 

RRCEPT1o^ des malade:^, x, XT-mni, 

II, 17, 34, 40. la. 17, 56, llS-tlS, 

III, 115. 137-139, 159, Idl. — Pro- 
cés-verbal de réceplinn d'un lé- 
preux, 1 89, 190. 

IlErEvBt'n. 47, 118. 

RâfE^rroinE . 38. 27, 71. 71, 110-11), 
187.T71. — Réparé priin- leH fMm 
et les stcurs, 39. 49, 50, 54, 71, M, 

110. 113. I3fl, 335, — Si lDn<:« qu'on 

y dr-it observer, 10. 17, 18. 56, 60, 



IJtaSX ALPBABfirU}l7l 



ex, BD.ll. us, I3i, 13». - Leclurc 
pcnJanl Its repas, xiv, 3. n. i\. 
iO, m. )Ï7. — Mnliidrflsse» con\- 
mise» peadutl le repo^. 86, — 
Noi«e«, M. — Élrantrers «timi» A 
■nui)ccr ovttc les frircs. 13. — 
DirensG <lc man|p!i' oillciii'» iiu'ou 
r^fccUiirc. 75, 18». — Spécial pour 
Ivo léprcuE, sne. 

B'Hhim» fSUluU di's HWi-ls-Dieu du 1s 
(iruvincu cccidsin* tique dc; . Klli. 

Bitl>l.svAll.t.B> doi iirruucUËeB, 130, 

Illm.iKi'B des n!|>Ns, tflK. — Défense 
doMle»«pppopricr, 1». — Ri-i-ueil- 
lii pour loK pallvru», bO, M, 113. 
— Ceux des pxcominuniôn ne ïonl 
pa« mèlAs Hvec le;» BuLrcs, tTK- 

iRnAnD (Fourrure de), US, 

1 ItanACu de Har-KUi'-Seinc, vi n. 

(RsFWidcB frère» el sinurs, an, 17, 
iO, il, SO. 7t, 73. tlD-113. I3S, 
IÏ7. 187-171. 334-3ÎS. — Pris en 

cammun. KS, 37, 71. — Chocuit 
dnit manger seul. 4fi, ^0, — 
DWenscd'appurlcrunoniiurriture 
partlruliènr, 1î3, — Pns d'^lran- 
ger» avec les frères et le« sieurs, 
SO, ISB, — ExacLitudc, toa. — 
Deux repBB par jour, fl, 17. 18. 19, 
M, 70, Rt), 111, m, 33S. — Prière 
avant el après. Voir Ptiiftims. — 
Hspa* d'entre, foumf par 1er reli- 
gieux hospitalier», ia. — f topas de* 
uialadRu, x, 11, U, II, 40, te, ïfl, 
M, IH. 111, 1S«. IM. IW, 1HS. 

P ttatAnn pour rirrivéc nut réunions 
de la ediDinunautÉ, n.*!. 
RiTTUBi. (Ardennes I. H<McI-Dieu. Ses 

bUIuU. iiv, ai. 
Rhophs. Aumônes qu'y diatribuent 
liw liD-ipitallrm, M n, 

[ HliMAlin, èv^ue d'AniieiM, M. 

\ RicBAïU'tJ.-M.I.Carlnlntreife CM- 
plUlSùttt-Jtm «a tEUrit dAr- 

\ HittAUti (Eudc), archevêque de 
Rouen. Viaile do I Ufttul-Dieu iXr 
PonloiM, IM. 
» Inlonlila au réfecKûre. ta7. 



, seigneur 



évéque 



RouRiiT de France, corn 

Sa veuve. 11» n. 
Itni.KBrfiiiT {Gaucher d 

du Puisct, 331 n. 
R(H:HtiFnnT itrtii de). 

RdCKCFOHT [Jean de], archidiacre 
de Dar, 331 n. 

Ro(.iiHr()nT ISimon de), vicomte de 
ChllrL^e^ 3!! n. 

RoMit (Aveyron). Couvent des 
Dominicains, x>. — Évèque*. Voir 
GAuniM. et PiEnHB. 

ItonEK (mets ire). Disltrcde la lépro- 
serie de Menux, IHHn. 

Rouan de Molins. itranU maître de 
Saint-Jean de Ji^rusalem, xvu, 13- 
IS, 

Rois (GAleau dcx), sao. 

Itoia de France. Messe célébrée 
pour eux chaque jour, i Pontoisc, 
lao. — Prètenliom* sur la lépro- 
serie de Poutoise, 3St. 333. 

Roisi^ (Livrel. aux archives de 



Ullc. ino. 
RoKAiB (Humbcrt de). Voir Hcti- 

Honni (HftpilBux de). IX. — Ilftpilal 
du Sainl-Esprit. S. — Couvent de» 
DominicBÎns, xvi. 

RoNinnAT (Ahbcsse duV ItO. 

Ro.fcavAUX (Hospitaliers de), vi. 
vil n. — ÊlofCC de l'h^iCal do 
Ronce vaux, ï. 

RottUAix (Nord). StalulB de l'hôpital 
SainLe-Ëlisobeth, xiiv. 

Rooiffl (Seine-Infèrienre). Arche 
vèquo. Voir Rioaitd (Eudc). — 
Concile de ISU. xn, wii, —Dio- 
cèse. Limite vers Pontoisc. 331 n. 

RoPiT. édilïur des stJllut* de la 
léproserie de Laon, xxix n. 

UorxMn. [Mathieu), bounteoia des 
Andelys. 347 n. 

Rotiasm. (Vincent), trè-oricr de 
Noire-Dame des Aiulel,v». SU n. 

RouisET. ËtufTc do vèicmeals, 115. 



INDEX ALi'HAnftriQUE 



SAcniWENt iSuinl). Lumière qui 
doiL èlre allumce devant, H, 12. 
38, 16, lOa, t3S, t64. — Mamère 
de le porLer aui malades. Voir 
ViATigtH (Soinlj. 

Sacbembnti. Donnés aux uialadca. 
svi, 3, 25, 87, as, 111, 13a, Uï, 
176. Voir Viatique (Sainl). 

SACHILiroE, UN. 

■ Saoiitm k. Voir Sais, 

Sais, nii; luni, sorle d'éUiITe, i&, lliâ. 

SATOnÙEi, m, 51, 73, 13», 137. 17t. 

— Saignée dos li'preux. sao. 
Sains cl lépreux. Mai'iagu inLerdfi 

entre eux, 201, — I^s lépreiix no 

peuvent se meicr aux «ains, 103. 

1D8. 
Saint-Antoisb (Hospitaliers de), vi, 

B. 
Saint-Buieiii: (CAt«!-du-Nord).ÉvÈ- 









SAINTlt-CATUERinE (lift tel- DlBU). è 

Paris, 2U. 241. 
Saint -Chu [STopiiB, é|rlisf de la Cité, 

i Paris, Sî. 
SAWT-Cft>iK-scn-i.H-Li»T (Ave^i 



339. 



ISaint-Esphit db Mqstpi 
dre hospïlaliur du ) . 



la maiBun de Rome, 5. 
lMB(éBliae),àTroj-e(..10B, 

Saint- PiHHiK. i Montpellier (Jean, 

krchiprilrc de), \k\. 
SATNT-nBBHAn>-i>BS-pHAs (Abbaye), 

i Paris, 70 n. 
SA>prT-JAC0i'aB-BU-HADT-PA8(Ordre 

hospitalier de], vi. Su« «tnluls, xi. 

7 n,, 13 n. — Son hApilal 6 Paris, 

SATHT'JBAK(Hfttd-Di«u), A Cambrai. 



SAnT-JEA^-t.'AfiKB(H;|piUl^l^|,XT. 

Saint- JEAH-OE-JAnuBALCM (Htispi- 
lalicrs de), vi. — StoUils, tx-xi, 
.\«-Ti n, iix ; — leur leite, 7-15, 4i 
n.. IK n,, ton. 

SAi!<T-Jri.iBs (HAUI-Dieuj, t, Cam- 
brai. Texte de ses statuts, ^3~b9. 

Saint-Lazare d'Amiens ;Lépro- 
si-rii?{. Texte de ses statuts, 33«- 



253. 

Saint-Laxahe de Meaux (Lépro* 
série). Texte de ses slatuls. ISi- 
IW. — CaHutaire, INI. 186 n., 190. 
— Com position du pi<rsonne) en 
1301, 186 n, 

Saikt-Laxarb de Montpellier (Lé- 
proserie). Texte de ses statuts, 
IHI-IHS. 

Saint-Laiaiib de Noyon [Lépro- 
serie). TexU de ses sInUits, 194- 
199. 

Saint-Laiakk de Paris (Léproserie). 

Tente de ws statuts. a«-3«. — 

Plairéu sous ta direction de l'évi- 

qucde Paris, 311. 342. 

,), Sai.-vt-Lazahk de Ponloisc [Léprci- 

' :}. Texte de ses statuts, 330- 

Saint-Lbu (Malj. Voir Épilepsib. 

Saiiit-Loup (Abbaye), ft Troje», 
i. 

t-Mabtin (.Abbaye), à Épernay, 
TUi; — âTroyes, 105. 

Satht-Mathi'him (UApilalj, i Paris, 

Saikt- Maurice, église cathédrale 
d'Angnrs, 39. 

Saint-Oheh iPaa-de-CalBia). Lépro- 
I de la Madeleine. Texte de 
statuts, xxviii. — Hftpitol de 
ilerie. Ses statuts, xxiii. 
OtiBN-L'AuiioNG Seine-et- 
1, 231. 

Saist-Patuus (Guillaume de), con- 
r de ta i-eine Mar^orite. 



■Uk 



J 



i 

I 



Sai'.t-Pierrb (a<UÉ|l<Ble>. A l.illv. 

Sa clxchi;, 16.— Son pr6vAl, 73. 
£>*i'rr-PiBnHB-Lii-ViiiDx(S<9ina-Inrâ- 

ricure). Son curé, 941 n. 
SMTr-l-oi. [Pas-de-CaUUj. HAlcl- 

leiir le»lc, 119-137. 
Saist-Poi, (Cflmt« de), Voir Chft- 

tillon (Gui de). — R6\e vis-d-vig 

des «niknU trouvés. 134. 
SAisT-Hiquim (Somme/. HAtcl- 

tlieu, V n. Stw Matuts, xim 3 t. 
SAinr-SAMaoTi (HApiul;. A Constan- 

tinoplc. Son élofte. b. 
Siti:tT-SiiTB(Reli)(ieuseade),iRi>me, 

Saivt-Victor (Abbaye). A Par». 
ConsUlutions el coulumcs. kxil, 
an n., tfl3 n. — I.'abbé est eante»- 
seur de l'HAtcl-Dieu de Paris. M. 

Saiîit- Victor (HfiUl de Itvèquc do 
Paris i), 3tS. 

Saist-Yo!( ISeme-cl-Oi»el. Lépro~ 
diwâee de Paris, 131 n. 

S1U.ADIK, ir. 
Au.B dea nialadi's. ISK, — Coniniu- 
BJque avec la chapelle, .1, 01. — 
Lumière la niiil, I3J. 13S. Ifil. — 

— Costume des frircs prêtres 
pour y ïnlrer. 7i. — Le» Trères 
y peuvent parler au^ sieurs, flS. 

— Les siPui'B qui y ont tait Une 
faute publique y subissent leur 
punition. 33. — Pr<.ccasiim le 
dimanche, avec chant de l'épllre 
el de l'cvan^le, 11. — Snllc spé- 
ciale pour les malades itraves, 46. 
114, 138, lao. 



ScEAD. Interdiction d'en porter, sauf 

pour le service de la maison, 108. 

Sea 




par les lépreux, A leur 
itrée, IBR. 

Nord). HAlel-Dieu. Ses sta- 



^B. lui 

^^KjBbcrbts du chapitre. Détcnsc do les 

^^m révéler, 3S, nK, IIH, 144, 174, 175, 



197. — Violalton dfs secrets do 
rhûtcl, I3S. 

doivent tire ■.raîtés ( 
seïicneurs de la r 
ia, 17. 40. 4e, M, 70, 113, 114, 
137, IS9. 

Sbl fourni aux lépreux, 187, ISS. 

iSrrviec de l'éfçlitc 

10». 
Sexpuikomam {Statuts dcToi-dre dej, 

, i9 a. 
Sb:ii.ih (Oise). Maison dea Frères de 

In Charité-Notre-Dame, vu n. 
Sk» (Yonne). Ilôlel-Diou, hhy, 

XXV. — Léproserie du Pnpelin. 

Ses statuts, IHJ. — Archevêque, 

184, IS1-103, 338. — Doyen, IBl. 

— PrÉchantrc, 191. 
StrAiiATioN entre frércn el sœurs. 

Voir rnliREB bt khcrs. 

StolTI.Tt'RE BCCI.âsi ASTIQUE. En IDOt 

privés ceux qui meurent avec une 
propHélé cachée. 10. 3S, 43, 53, 
56, 116, 146, 147. I8i. — Lcs frireB 
sont ensevelis avec l'hnbit reli- 
gieux. 10s. — Sépulture honorable 
des malades, 114. 
Skrmeiit. Mode do prcatalion, H. — 
Serment vain, 87. — Serment des 
lépreux, à leur entrée, 1K9. 190. 

— Serment d'obéissance i l'évÉ- 
quc. 345. 

Sbhhoi (Assistance a\t). 301. 

Sbhvaob (Condition do). Obstacle 
qui empécho d'être frère ou sœur 
dans un H/itol-Dieu, Hl. 140, 11)3. 

Servantes ou racBchîncs,S5. — Doi- 
vent jurer d'avoir une bonne 
conduite, 161, Ifll. — Punition 
des injures qu'on leur d^t, 338, — 
Employées pour veiller les ma- 
lades la nuit, 47. — Font le* lils 
des lépreux, 337. — Meschioc pour 
garder les lépreux, 249, 

Sbrvibtte de table. Leur privation 
imposée comme cbltimenl, 9, 30, 
31. 



INDEX ALPitARËTIQUE 



Seeutitei-hs. Sun-cillanoc si vire de 
Itui- ninduile, BS-M, 117, 1J7, 
lis, Ifil, I8ï. — Ne mftnernL pas 
en mime temps que les rrfrcii, 
41. — Mandent cnsomble. KO. ~ 
Couchent au dortoir des frire». 
113. 

• SiCB»* -. Vnîr Cir>HB. 

StosB riB LA CHOU. OU Icïcr et au 
coucher, ID, 1S4. 

SiONBa usités clans certains couvents 
pour éviter le» paroles, B8, 134. 

SlLSHCB. xviii, 5, ii. es, R7, lis, 

135, 144, 178. — A la chapelle. 23, 

m, aa, 88, as, 71, 134. 1H3. 185. — 
Au dortoir, 10, 18, IH. 38. ai, bà, 
68, au, 7t. 115. 133, 13i, 135, 103, 
183, 18b. — Au rifcctoire, 10, 17, 
18, 37, 36, 41. 4», 80, 6B, 80, 71, 
111, ISA, 13i, 135, 187, 18S. 185. 
— Dispeniie du silence vis-^-vi» de» 
hAl«B. 38. 

SiHOHia. XVIII, 1, 38, 44, 81, 105. 15S, 
1<I4, tes, 313. 

Sm-tiB-NoHLB INnrd). IliïpiUI Saint- 
Nicolas, XXII n. 

Smops pour les malades, 13 n., 14. 

SoaniBTB, 33[>. 

SiFuns HospiTAUÈREB, Agc . Condi- 
tions et mode de réception. 83, 1 4^ 
151, 151-155; — interdiction de 
recevoir des femmes jeunes et 
belles, 29. — Onice divin, 65 ; — no 
doivent pas prendre part i \a réci- 
tation de l'oMcH. 18; — prières par 
lesquelles elles remplacent la réci- 
tation des heures. 19, 133. — Con- 
fcBsions. fifl. 131. 175, 179. — Tenue 
de leur chapitre, 143, lU.na-17i.— 
Travail en commun, 75, 78, 134. — 
Parloir, 134, 135.— PBrtîcipcntde 
manière éjjale aux pitances, 37. — 
Sœurs qui servent aux repas, 50, 
IB7. — Dortoir et coucher, 10, fiO, 
68, 70. — Saipnées, 171. — Vête- 
ments. 39, 33, 15, 74. 75, 90, 100, 
107, 150 ; — vacment de nuit, 30, 
51. 75, 133, 134, 184. — Cheveux 
rasés, 77, 133. — Sous In direction 
de la niallre^fe. 79, — Siionce, 134. 



^VéhnM: lie sab'cnler san' c.n- 
(cé, 343. — Uéren-w de roiler dan* 
la levanderie apré-^ le coucher du 
soleil, 117. — ChAliment pour la 
fornication. 11". — Sieurs com- 
vcrws, îi 1, - Veille et soin do ma- 
lades. 14. 35. 47, 4X, 118, 1». 134. 
138, 161.183, 171.- Charpéei de re- 
cevoir les malades et les h6lc^ 
138 ; — doivent montrer douceur 
el bienveillance dans cet office, 
31. — Doivent *trc assex fortes 
pour soigner les malades, ) 02, 105, 
130, 151, 1.14. — Ensevelissement 
des frère», 31S. — Doivent servir 
les femmes lépreuses et faire les 
liU des lépreu^i, 217. — Chare^^es 
du soin des lépreu* et de IVn- 
trelicn de la inaisim, 133. — Voir '' 

FnkHBB HT Suiitns. 
SoiB. Le» sieurs n'en peuvent pol>- i 

ter. 90. 
Soin des biens de la maison, 8S. i 

SomBBpîrituels,ï¥ii, 87, 88, 114, 145. | 

Voir MALAIlESetSACHBMEnTB. , 

SoMMBtt. pendant l'umce divin, 86. 

SonTiEB, xviii, — Défense de sortir 
sans perniiNsion. 3B, 41, 48, 55, 58, 
108, 130, 136, 193, lOS, ÏOl, 318, 
319, 333, 335. — Défense de sortir ! 

seul, S, 39, 48, 55, 117, 130, 164, 
189, — Sorties de nuit interdite*. . 

80. — Défense de manier et de J 
coucher dans la ville, sanf dans I 
les maisons reli|cicuses, 39, 117, I 
136. — Obsei-VBlion de-, régies ■ 
pour !» nourriture hors de l'Hfi- ' 
tel-Dieu, 48-49. 

SocLiERS, 45, 74, 75, Voir Chadb- 

Soiiqiib;<ieb, 45, 106. 

• Stasfobtuii •. Voir Estastout. 

Statl-ts d'H&tbi.s-Dibd. Date de 
leur rédaction, xi-xiv, iiiii, xut. 
- Leur» sources, xv-ixiii. — Hôpi- 
taux dont les statuts srtnl t»en~ 
lionnes ou reproduit». Voir aux 
mois strivanls (dans cette Kstelea 
noms en italique désignent les hA- 



IKDEX ALPHIBÉTIÛDE 



pltauz donl l« lexU de* ^Latuls 
est publié dan» ce recueil) : 
KAbbeville, Anùen», Angers, Arras, 
Aabrte. Beaune. BcauvaU, Cim- 
brëi. Charlre*. Chfllpau-Thierry, 
Comines, Gontance». La Kerté- 
Bemanl. tille. Le Wani, Monttii- 
dier, Montreuil. Noyon, P»ri», 
Ponloiie. Provins. Le Pay. RKhcl, 
RoiibRJx. Sainl-E^pHt de Montpel- 
lier. Sainl-Jacquo^-du-Haut-PHti , 
StînI-Jeaa de Jiratalem, Sainl- 
Pol. Sainl-Riquier, Scclio, Thcnio- 
liD^is-Ort^liics, Toul, Troye». Ver- 
non. — Eipositirm den «Latuls eux 
poslulBnt!>, 100, 105, — Slaluls 
commentés au chapitre, S3 ■ — lus 
en rrançais quatre fnis par an, 
119. — Snumi^sion qui leur est 
due, 5S, 136. — Leurs préceplca 
n'obItKcnl pas A peine de pi^ehé 
mortel, flï, 63, ISS, IS3. — Peuvcnl 
ttre modifiés par le Tondaleur ou 

. Statuts uh LâpnosEiiiES, ixv-xxix. 

— Léproseries dont les statuts 
sont cités ou reproduits. Voir aux 
mol% suivants (dans cette liste les 
noms en italique désignent les lé- 
prTHicries dont le texte des statuts 
figure dans ce recueil) : 

Amiera.Lei Andeli/s.Beraay.Brieeii, 
Chtrtret, CiilùuduQ, Laon. Lé- 
chèret, LilU, Liiîeax, Metax, 
MonipelUer. Ncubnurg. Nîmes, 
JVoyon, Parît, Péronnc, Pontoùe, 
Saint-Omer. Sens, Troyes. — Lus 
en français i la réception des 
frères et des sceur'. 1H9. IDo, 301. 

— Exposés en français et expli- 
qués BU moins une Tois par mois, 
113. — Lus & chaque chapitre, 313. 

- N'oblii^nt pas suus peine de 
péché, 333. — S«rmcnt d'ubéîs- 
e aux statuts prêté par les lé- 
preux, 189, 190. 
I SniBULKB. Tabalx ordinii Themltr 

• SucCA-MA ». Voir SouguKftiB. 



Si-c:i:E8aioï des lépreux. Droit* de 

la léproserie, 30R. 
SucHB pour le sirop des malades. 



I. Proscrili: 



îscliiMea, 



SunooT, lopertanicate, 37, 38, 15. 74. 
iOfl, 107, 15U. 

SltRCMS, 15. 74. MM. BB, 108. 

S[rHvii.i.iHnB (Seine-eL-Oise). Lépro- 
serie du diocèse du Paria, ajl. 



Table apportée par les lépreux, k 

leur entrée, 188. 
Taduus (Jeu de). Interdit. 1S8. 135. 
Tablittbs. Interdiction d'en porter, 

sauf pour le service de la maison. 






Tablirr, lus. 

TABBi (Prosper). Lei 

Reini. 184. 
Tabdit (J.). Carloiu des roU. 70 n. 
Tavbdiis. luterdiction d'en tenir à 

la léproserie, 913. — Défense aux 

religieux d'y entrer, 117. 
TâuoioNAOE. Régie i suivre pour 

accuser les frères et sœurs, 130. 
TBHfL.B (Hâpital du), d Toulouse, 



. Leur tonsure, l 



*!> 



Tbmplu 

105. 
TesTAHEnTS. Interdits bodi le concé 

du maître, 98. — Des lépreux, 

181. 197, 353. 
Teutokiqdes lOrdre des), u. 
TREMOLtN-LEB-OncMiES |Nord). Hô- 
tel-Dieu. Ses slstuU, iiv, 61. 
Thibaii» V, comte de Chartres, 110. 
Thibrht (Augustin). Monamenla ila 

Tien Étal, 131. 
TinHTAixE. ËtolTe aulortsée seule- 

menl pour les scapulaij 
ToKsrnE des frères, 41, 77 , 81, IO."i, 

133. 
Tooi (Mcurthc-et- Moselle). Hfttcl- 

Dieu. Ses statuts, xxm. 
Totn.oitBs (H aille-Garonne). HApital 

du Trmpif 



a 



^^^K 282 INDEX ALPHABÉTIQUE g 


^^H TocQDB {Douet de la), 203. 


VsiLLEdcs malades, 1». ÏS. 16. M. 


^^P TounoAi. H6t«l-Dicu. Son Hoge. h. 


118, 1311. 


^^H — ËTéqge iiv, xxvn, »e, 71. — 


Vbirb {Manière de prendre sa), 141, 


^H Voir GACTxin de Marvi». - UMgee 


in, 173. 


^^H liturgique», «i. 


Vbmiamoss. Lob lépreux ne peuvent 


^M TouKTBL de U fève, S50. 




^^H Trappes [Seinc-el'OiBej. Léproserie, 


recueille le raisin, aîS. 


^H Ml 


V«rnBs, 48, 65, 108, 19&, 301. Voir 


^^B Travjul (Lieu Ile) pour les sieurs, 


Heube,. I 


^^H Ib, 76, 13l.^tmpi9s£ aux lépreux. 


A'BnBBHiE (Oise). Hôtel-Dieu, vu n. J 


^H 


Verobs. Ch«timenl,B3. I 


^^H • Trbcekkalb •. Voir TnicErcAi.B. 


Vbrnom, de La Boissiére, éveque ■ 


^^H TiiÉpmn fourni par les lépreux, & 


de Noyon, 194. I 


^H leur onlrée, 151. 


Vehkux (Eure). Hôtel-Dieu af^randj T 


^H - Tricbnalh ., (Célébration de trente 


par SainULouis, vi n., 151. — Se» 


^H messes, 10, ai, ION. 


slaluls, XIV, ix-ixii: — leur l«»t«. 


^^1 TniNtTAtRBS, VI. 


151-179: — renvois qui .v sont 


^H Trovbs (Aube). II6lel-Dieu-lc- 


faits, ll»n.. 131 n.. 140 n. ' 


^^H Comte. Ses Htoluts, vm n., xiv, 


VsnTus (Marne). Abbaye Noire- 


^^H XVII, XIX, XXIV n.; — leur texte, 


Dame, xxviii.— Léproserie. Ré^ 


^H 101-119; -renvoi* qui y sont fails. 




^H t7 n., 1» n., 131 n., 139 n., ISO n.. 


preux, xxvin. 


^^H 161 n. — Léproserie. Ses statuts. 


VâTEHEKTS des fréres et aOiwr*, 


^^B XxviiT. — Alibaves SainULoup el 


XVI.1, 8, B, 17, 17,2», 3î.4i. 45, 


^H Sainl-Msrtin, 105. — Ëflise Saint- 


16, 51. 58, 59. 71. 75, 99, 106, tOÎ, 


^^H lïtienne, 106, 109. 


123, 159, 186, Ï08, 220, 331. — Soia 


^^B TirniouE, 113. Voir Cotte. 


qu'on doit leur porter, 83, 86, IST, 




179. - Échange de» vieux conl» 




les neufs, xviii, 41. 7», 107, IM, 


^M 


aS5. - Défense d'en recevoir d« w« 




parents ou amis sans eoneé, iA. — 


^H Urua» IV, pape, v n. 


Ceux des frères décédés sont di^ 


^^B UiTEnsii.ss de cuisine apportés par 


Iribués aux pauvres. 10. — tes 


^H les lépreux, â leur entrée. ISB, 


rrères sont ensevelis avec ITinhil 


^B 


religieux. 108. ~ Vêtements de* 


^H UswRuiT de leurs biens laissé aux 




^H lépreux, lOH. 


de nuit, 9, SB, 51, 75, 113, 113, I«, 




161. ~ Vêtements des malade* 


^^B 


conservés avec soin. 111.— Four- 


^m 


nis aux malades pour se lever. 1 




115. Voir A™ossbs. - Vélcmonl* 4 


^H Vachbb (EusUche). dianoinc t'^u 


des lépreux. 190, tB5, 303, 303, 


^^B 'Sainl-Sépulcrc, lit n. 


lOfl, Sli.— Le» lépreux ont intei^ 


^^H Valftb. Punition des injures qu'on 


diction de les vendre, ma. — 


^H leur dit. »S. 


.apportés par les lépreux, à IcuP 


^H Vaheur (Cbarles). Btcherchis sur 


entrée, 180.— FournisauilèpTeuS, 


^^m u Upro»erie S»iat-CUir «1 Saint- 


239; — somme qui leur est atir»- 


^^B BUii« de LUieat. 30». 


buéeàceleffcl. aao. 


^^H VAUDHEnitA.iD (Soine-«t-Oisej. Hâtel- 


Véturh religieuse. 81. 85, Voir Pmn 


^B 


d'habit. 



INDEX ALPHABÉTIQUE 



283 



Vbzillon (Eure), 247. 
Viande. Une seule par repas, 18. — 
Privation de viande, punition, 

185, 216, 217, 219, 222. —« Viande 
blanke » et « viande quaremai^e m, 
70. 

ViARD (J.). Documents parisiens du 
règne de Philippe de Valois, 232 n. 

Viatique (Saint). Manière de le por- 
ter aux malades, 8, 47, 88, 125, 
138, 160, 161, 176. 

ViB EN COMMUN, XVIII, 59, 98. 

Vienne en Dauphiné. Hôpital Saint- 
Antoine. Son éloge, 5. 

Vignes. Interdiction aux lépreux de 
s'en approcher, 226, 229. — Défense 
aux lépreuses de filer ou faire 
sécher du linge sous les vignes, 
205. 

Vilenie dite sur la léproserie. Puni- 
tion, 248. 

ViLLBFRANCHB (Rhôuc). Hôpital , 
vu n. 

ViLLEScouBLAiN (J. dc), visitcur des 
Maisons-Dieu et léproseries du 
diocèse de Paris, 230 n., 240 n. 

ViNAY (H.). Règlement de la lépro- 
serie de Brives, 206. 

Vin. Sa distribution aux frères et 
sœurs, 72, 110; — aux lépreux, 

186, 187, 219, 220, 239, 249. — 
Donné aux malades après la com- 
munion, 47. — Privation de vin, 
comme punition, 31, 32, 51, 185, 
195-198, 216-220, 222. 

Visites de Tévêquc, 235, 236. 



ViTRY (Jacques de). « De hospitali^ 
bus pauperum et domibus lepro- 
sorum »; reproduction du cha- 
pitre XXIX de VHistoria occiden- 
talisa V, 1-5. 

« ViTTB ». Voir Coiffes, 45. 

Voeux de religion, xii , 2, 8, 26, 35, 
44, 54, 80, 103, 104, 105, 121, 140, 
155, 158, 234. — Hôtels-Dieu où 
les membres n'en prononcent pas, 
XXIV, XXV, 103. — Voir Chasteté, 

OBéiSSANCB et PAUVRETE. 

Voile, 75, 85, 99, 123, 142, 159. 

Vol. Sa punition, 32, 42, 52, 58, 89, 
118, 145, 177, 185, 201, 204,216, 
227, 218. 

Voleurs marqués récemment. In- 
terdiction de les recevoir à THô- 
tel-Dieu d'Angers, 25. 

Voyages. Le silence n'y est obliga- 
toire qu'après complies, 135. 

w 

Wailly (N. de). Récits d'un Ménes- 
trel de Reims, xv. 

WiLUKRT. Analyse des statuts de 
riIôlel-Dieu Saint-Jean à Cambrai, 
53. 



« YsAMDRUNUM », étoffc. Voir ISÉM- 

BRUN. 

Yves de Chartres, 214 n. 



TABLE DES MATIERES 



Pa^es 

INTRODUCTION v 

1® Maisons-Dieu ix 

2° Léproseries xxv 

De H08P1TAL1BUS PAUPERUM ET DOMIBUS LEPROSORUM. . . 1 

PREMIÈRE PARTIE — STATUTS D'HOTELS-DIEU 

I. Statuts de l'hôpital Saint-Jean de Jérusalem. 

I® Extraits des statuts promulgués par Bai- 
mont du Puis 7 

2° Statuts promulgués par Roger de Molins. 12 

II. Statuts de l'hôpital d'Aubrac 16 

III. Statuts de l'hotel-dieu d'Angers 21 

IV. Statuts de l'hotel-dieu de Montdidier et de 

l'hotel-dieu d'Amiens 34 

V. Statuts de l'hotel-dieu de paris 43 

VI. Statuts de l'hotel-dieu Saint-Julien de Cam- 

brai 53 

VIL Statuts de l'hotel-dieu de Coeffort, au Mans. 57 

YIII. Statuts de l'hôpital Comtesse, a Lille 61 



286 TABLE DES MATIÈRES 

IX. Statuts de t/iiotel-dieu Notre-Dame, au Puy.. 96 

X. Statuts de l'hotel-dieu-le-comte, a Troyes. . . 101 

XI. Statuts de l'hotel-dieu de Saint-Pol U9 

XII. Statuts de l'hotel-dieu de Pontoise 128 

XIII. Statuts de l hotel-dieu de Vernon loi 

DEUXIÈME PARTIE — STATUTS DE LÉPROSERIES 

I. Statuts de la léproserie Saint- Lazare de Mont- 

pellier 181 

II. Statuts de la léproserie de Meaux 18i 

III. Règleme>t de la léproserie de Chateaudun. . . 191 

IV. Statuts de la léproserie de Noyon 194 

V. Statuts de la léproserie de Lille 199 

VI. Statuts de la léproserie de Lisieux 203 

VII. Statuts de la léproserie de Brives, près le 

Puy-en- Velay 206 

VIII. Statuts de la léproserie du Grand-Beaulied 

DE Chartres 214 

IX. Statuts de la léproserie d'Amiens 224 

X. Statuts de la léproserie de Pontoise 230 

XI. Statuts de la léproserie de Léchères 238 

XII. Statuts de la léproserie Saint-Lazare de 

Paris 240 

XIII. Statuts de la léproserie des Andelys 246 

Index alphabétique 253 



MAÇON, PROTAT FRÈHBS, IMPRIMBURS. 



LANE MEDICAL LIBRARY