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Full text of "Suède : catalogue spécial"

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Bok no. 



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Bedes velvilligst 
RETURNERT 

efter avbenyttelse. 










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Exposition Universelle de iqoo, à Paris 



SUEDE 




Catalogue Spécial 



CENTBAL-TKrCKERlSr. 3T0OKHC; 



Chemins de fer de TÉtat. 

Distance de la pointe la plus méridionale à | Longfueur des chemins de fer achevés 3,775 

la pointe la plus septentrionale (Malmô- | km. Frais de construction, approxima- 

Gellivare) = Faris-Brindisi 1,930 km. i tivement, 332,000,000 couronnes. 

Recette brute en 1899 1,500,000 couronnes. 




bchapest 



BerHn- Slockhotm%i 
Paris — d/2 A€ 

PeWstwurg- d°37 . 



T.A.I^ir' IDES BILtiETS. 



Paris-Stockholm par Berlin-Sassnitz-Trelleborg, 

Billet d'aller 

D:o Billet d'aller et retour 

Paris- Stockholm par Hambourg -Copenhague 

Billet d'aller 

D:o Billet d'aller et retour .. 

Billet circulaire: 

Paris - Hambourg - Copenhague - Helsingborg -Go- 

thembourg-Stockholm-Malmô-Hambourg-Paris... 

Paris-Hambourg-Copenhague-Qothembourg-Chri- 

stiania-Stockholm-Malmô-Hambourg-Paris 

Paris - Hambourg-Copenhague-Christiania-Trond- 

hjem-Stockholm-Malmô- Hambourg-Paris 

Paris Hambourg-Copenhague Gothembourg-Stock- 
holm Helsingfors-St. Pétersbourg-Imatra-Helsing- 
fors - Stockholm-Copenhague-Hambourg- Paris.... 

Les express de jour ainsi que ceux de nuit sont composés de boghei- 
wagons qui, à l'égard de l'aménagement commode, du mouvement doux et 
régulier etc., soutiennent bien la comparaison avec les wagons des trains de 
luxe de l'étranger. Indépendamment de l'étendue du voyage il est perçu 
une surtaxe de 5 couronnes pour une place de wagon-lit de 1:re classe, et 
de 3 couronnes pour une place de 2:e classe. 



l:e classe 
Frcs. 


2:e classe 
Frcs. 


Valable 
jours 


238.85 
323.90 


176.00 
245.75 


10 
30 


210.45 

298.00 


154.00 
225.80 


10 
30 


325.25 


246.36 


60 


365.4 5 


276.45 


60 


390.76 


313.85 


60 


480.50 


376.35 


60 



Exposition Universelle de i900, à Paris. 



X 



SUEDE 




.Catalogue Spécial 



REDIGK PAU 



LE Dr. HENNING ELMQUIST 

SECRKTAIRE GKNKRAL DE LA COMMISSION ROYALE. 



STOCKHOLM, CE NT R AL- TR Y C KE RI E T, 19 0. 



THE GETTY RESEARCH 



TABLE DES MATIERES. 



Pages. 

Commission Royale de Suède V 

Classification Générale VIII 

Registre des Ex])osants XV 

Catalogue et Exposés: 

Groupe I. — Éducation et enseignement 3; 117 

II. — Œuvres dart 9; 124 

» III. ^ — Instruments et procédés des lettres, 

des sciences et des arts 19; 132 

» IV, — Matériel et procédés généraux de la 

mécanique 25; 138 

» V. — Électricité 37; 145 

» VI. — Génie civil. — Moyens de transport 41; 152 

» VII. — Agriculture 46; 160 

IX. — Forêts. — Chasse. — Pêche 50; 169 

X. — Aliments 54; 184 

XI. — Mines. — Métallurgie 59; 192 

» XII. — Décoration et mobilier des édifices 

publics et des habitations 74; 209 

» XIII. — Fils, tissus, vêtements 81; 222 

» XIV. — Industrie chimique 83; 234 

» XV. — Industries diverses 97; 209 

» XVI. — Économie sociale. — Hygiène etc. 105; 

Pavillon de la Suède au Quai d'Orsay 112; 241 



COMMISSION ROYALE DE SUÈDE. 



PRESIDENT: 

le Dr. RicH. Akerman, Directeur Général et 
Chef de l'Administration Royale du 
Commerce et de Flndustrie. 

MEMBRES: 

B. V. Adler, Directeur de l'École des arts 

décoratifs et industriels. 

R. Almstrôm, Directeur en chef de la so- 
ciété anonyme de Rôrstrand. 

G. (). Bjorck, Memhre et Professeur de l'Aca- 
démie Royale ôjds Beaux-Arts. 

E. Franckel, Consul Général d'Autriche- 
Hongrie à Stockholm. 

C. 0. MoLLER, Membre de l'Académie Royale 

des Beaux-Arts, Architecte. 

A. Th. Odelberg, Ministre de l'Agriculture. 

x\rthur Thiel, Commissaire Général. 

X. R. CuRMAN, Directeur des Télégraphes. 

G. Daxielsson, Directeur en chef de la société 
anonyme d'Uddeholm. 



^ 

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3 



VI COMMISSION ROYALE DE SUEDE. 

W. GiBSON, Directeur en chef de la société ano- 
n3aiie de Jonsered. 

G. R. Lamm, Directeur en chef de la société ano- 
nyme de Ludwigsberg. 

J. Fr. Lilljekvist, Architecte. 

E. J. Ljungberg, Directeur en chef de la société 
anonyme de Stora Kopparbergs Bergslag. 

Hj. Lundbohm, Géologue de l'État. 

Â. Hj. Nordenfelt, Directeur en chef de la 
société de Hôganâs. 

K. SôDERBLOM, Fabricant. 

G. W. S. Tham, Directeur en chef de la société 
anonyme de Husqvarna. 

M— Anna Wallenberg. 

le Dr. E. A. ^YIJKANDER, Professeur et Directeur 
de l'École polytechnique de Ghalmers. 



FO^XTIOXNAIRES: 

le Dr. Henning Elmquist, Ghef de la Statistique 
sociale de l'État, Secrétaire Général. 

Abr. Unger, Attaché au Ministère de l'Agri- 
culture, Secrétaire Adjoint. 

Ferd. Boberg, Membre de l'Académie Royale 
des Beaux-Arts, Architecte du Pavillon de 
la Suède. 



COMMISSION ROYALE DE SUEDE. VII 

DÉLÉGATION À PARIS: 

Arthur Thiel, Commissaire Général. 

Anders Zorn, Commissaire pour la section des 
Beaux- Arts. 

Axel Wahlberg, Chef du Bureau pour Fessai 
des Matériaux à Stockholm, Commissaire 
pour la section des Mines et de la Métallurgie. 

Per Lamm, Adjoint au Commissaire général. 

Frank Frôgren, Secrétaire du Commissariat gé- 
néral. 

Carl Hi ltgren, Préposé de la douane. Délégué 
du Commissaire général pour la réception des 
envois etc. 



CLASSIFICATION GENERALE. 



GROUPE I. 
Éducation et enseignement. 

CLASSES 1 à 6. 

Pages. 

Classe 1. — Éducation de l'enfant. Enseignement pri- 
maire. — Enseignement des adultes 3 

Classe 2, — Enseignement secondaire 4 

Classe 3. — Enseignement supérieur. — Institutions scien- 
tifiques 5 

Classe 1. — Enseignement spécial artistique 5 

Classe 5, — Enseignement spécial agricole 6 

Classe 6, — Enseignement spécial industriel et commer- 
cial 6 



GROUPE IL 
Œuvres d'art. 

CLASSES 7 à 10. 

Classe 7. — Peintures. — Cartons. — Dessins 9 

Classe 8. — Gravure et lithographie 14 

Classe 9. — Sculpture et gravure en médailles et sur 

pierres fines 14 

Classe 10. — Architecture lo 



GROUPE III. 

Instruments et procédés généraux des 

lettres, des sciences et des arts. 

CLASSES 11 à 18. 

Classe 11. — Typographie. — Impressions diverses. (Ma- 
tériel, procédés et produits) 19 



CLASSIFICATION GENERALE. IX 

Pages. 

Classe 12. — Vhoto^vcxphie. iMdlcriel, procédés et produits) 20 

Classe 13. — Librairie. — Éditions musicales. — Reliure 

(Matériel et produits). — Journaux. — Affiches 20 

Classe 14. — (ùartes et appareils de géographie et de cos- 
mographie. — Topographie 22 

Clas'se 15. — Instruments de précision. — Monnaies et 

médailles. {Mcdéricl, procédés et produits) 22 

Classe 1(5. — Médecine et chirurgie 23 

Classe 17. — Instruments de musique. (Matériel, procé- 
dés et produits) — 

Classe 18. — Matériel de l'art théâtral — 



GROUPE IV. 

Matériel et procédés généraux 

de la mécanique. 

CLASSES 19 à 22. 

Classe 19. — Machines à vapeur 25 

Classe 20. — Machines motrices diverses 28 

Classe 21, — Appareils divers de la mécanique générale 29 

Classe 22. — Machines-outils 32 



GROUPE V. 
Électricité. 

CLASSES 23 à 27. 

Classe 23. — Production et utilisation mécaniques de 

l'électricité 37 

Classe 21. — Électrochimie. — Piles. Accumulateurs etc. 39 

Classe 25. — Éclairage électrique 39 

Classe 26. — Télégraphie et téléphonie 39 

Classe 27. — Applications diverses de l'électricité 40 



GROUPE VI. 
Génie civil. — Moyens de transport. 

CLASSES 28 à 34. 

Classe 28. — Matériaux, matériel et procédés du génie 

civil — 

Classe 29. — Modèles, plans et dessins de travaux publics — 



CLASSIFICATION GENERALE. 



Pages. 

Classe 30. — Carrosserie et charronnage, automobiles et 

cycles. Pièces détachées; produits et inventions, etc. 41 

Classe 31. — Sellerie et bourellerie — 

Classe 32. — Matériel des chemins de fer et tramways 42 

Classe 33. — Matériel de la navigation de commerce... 42 

Classe 34. — Aérostation — 



GROUPE VII. 

Agriculture. 

CLASSES 35 à 42. 

Classe 35. — Matériel et procédés des exploitations rurales 46 

Classe 36. — Matériel et procédés de la viticulture — 

Classe 37. — Matériel et procédés des industries agricoles 47 

Classe 38. — Agronomie. — Statistique agricole 49 

Classe 39. — Produits agricoles alimentaires d'origine vé- 
gétale — 

Classe 4:0. — Produits agricoles alimentaires d'origine ani- 
male 49 

Classe 41. — Produits agricoles non alimentaires — 

Classe 42. — Insectes utiles et leurs produits. — Insectes 

nuisibles et végétaux parasitaires — 



GROUPE VIII. 

Horticulture et arboriculture. 

CLASSES 43 à 48. 

Classe 43. — Matériel et procédés de Ihorticulture et de 
larboriculture 

Classe 44. — Plantes potagères 

Classe 45. — Arbres fruitiers et fruits 

Classe 46, — Arbres, arbustes, plantes et fleurs d'orne- 
ment 

Classe 47. — Plantes de serre 

Classe 48. — Graines, semences et plants de l'horticulture 
et des pépinières 



GROUPE IX. 
Forêts. — Chasse. — Pêche. — Cueillettes. 

CLASSES 49 à 54. 

Classe 49. — Matériel et procédés des exploitations et des 
industries forestières 



50 



CLASSIFICATION GENERALE. XI 

Pages. 

Classe 50. — Produits des exploitations et des industries 

forestières 52 

Classe 51. — Armes de chasse. [Matériel de fabrication 

et prodii its) 52 

Classe 52. — Produits de la chasse — 

Classe 53. — Elngins, instruments et produits de la pèche; 

aqu iculture — 

Classe 54. — Engins, instruments et produits des cueil- 
lettes — 



GROUPE X. 

Aliments. 

CLASSES 55 à 62. 

Classe 55. — Matériel et procédés des industries alimen- 
taires 54 

Classe 5(>. — Produits farineux et leurs dérivés. Farines 

de céréales, (jliiien, fécules diverses. Pâtes d'Italie 55 

Classe 57. — Produits de la boulangerie et de la pâtisserie — 

Classe 58. — Conserves de viandes, de poissons, de lé- 
gumes et de fruits 55 

Classe 59. — Sucres et produits de la confiserie; condi- 
ments et stimulants 5(5 

Classe 60. — Vins et eaux-de-vie de vin 5(i 

Classe 61. — Sirops et liqueurs; spiritueux divers; alcools 

d'industrie. Apéritifs, genièvre, rhum, tafia, kirsch, etc. 56 

Classe 62. — Boissons diverses. Cidres et poirés, bières, 

boissons fermentées, eaux gazeuses artificielles 58 



GROUPE XI. 
Mines. — Métallurgie. 

CLASSES 63 à 65. 

Classe 63. — Exploitation des mines, minières et carrières. 

{Matériel, procédés et produits) 59 

Classe 64. — Grosse métallurgie. [Matériel, procédés et 

produits) 64 

Classe 65, — Petite métallurgie. [Matériel, procédés et 

produits.) Coffres-forts et caves blindées 70 



XII CLASSIFICATION GENERALE. 

GROUPE XII. 

Décoration et mobilier des édifices 

publics et des habitations. 

CLASSES 66 à 75. Pages. 

Classe 66. — Décoration fixe des édifices publics et des 

habitations 74 

Classe 67. — Vitraux — 

Classe 68. — Papiers peints. (Matières premières, ma- 74 
térieL produits) 

Classe 69. — Meubles à bon marché et meubles de luxe 75 

Classe 70. — Tapis, tapisseries et autres tissus d'ameu- 
blement. (Matériel, procédés et prodii its) 76 

Classe 71. — Décoration mobile et ouvrages du tapissier 77 

Classe 72. — Céramique. {Matières premières, matériel, 

procédés et prodiiits) 78 

Classe 73. — Cristaux, verrerie. (Matières premières, ma- 
tériel, procédés et produits) 79 

Classe 74. — Appareils et procédés du chauff"age et de 

la ventilation 79 

Classe 75. — Appareils et procédés d'éclairage non élec- 
trique 80 

GROUPE XIII. 

Fils, tissus, vêtements. 

CLASSES 76 à 86. 

Classe 76. — Matériel et procédés de la filature et de la 

corderie — 

Classe 77. — Matériel et procédés de la fabrication des 

tissus — 

Classe 78. — Matériel et procédés du blanchiment, de la 

teinture, de l'impression et de l'apprêt des matières textiles — 
Classe 79. — Matériel et procédés de la couture et de la 

fabrication de l'habillement — 

Classe 80. — Fils et tissus de coton — 

Classe 81. — Fils et tissus de lin, de chanvre, etc. — 

Produits de la corderie — 

Classe 82. — Fils et tissus de laine — 

Classe 83. — Soies et tissus de soie — 

Classe 84. — Dentelles, broderies et passementeries 81 

Classe 85. — Industries de la confection et de la couture 

pour hommes, femmes et enfants 81 

Classe 86. — Industries diverses du vêtement 82 



CLASSIFICATION GENERALE. XIII 



GROUPE XIV. 

Industrie chimique. 

CLASSES 87 à 91. 

Pages 

Classe 87. — Arts chimiques et pharmacie. (Mcitcriel, pro- 
cédés et produits) 83 

Classe S8. — Fa})ricati()n du papier. (Matières premières, 

jiKdériel, procédés et produits) 87 

Classe S9. — Cuirs et ])eaux. (Matières premières, maté- 
riel, procédés et produits) — 

Classe 90. — Parfumerie. (Matières premières, matériel, 

])rocédés et produits) 91 

Classe î)l. — iNIanufactures de tabacs et d'allumettes chi- 
miques. {Matériel, procédés et produits) 94 



GROUPE XV. 

Industries diverses. 

CLASSES 92 à 100. 

Classe 92. — Papeterie. (Matériel, procédés et produits) 97 
Classe 93. — Coutellerie. {Matériel, procédés et produits) 99 
Classe 94-. — Orfèvrerie. (Matériel, procédés et produits) 100 
Classe 95. — Joaillerie et bijouterie. (Matériel, procédés 

et produits) 101 

Classe 96. — Horlogerie. (Matériel, procédés et produits) 102 
Classe 97. — Bronze, fonte et ferronnerie dart. Métaux 

repoussés. (Matériel, procédés et produits) ....'. 103 

Classe 98. — Brosserie, maroquinerie, tabletterie et van- 
nerie. (Matériel, procédés et produits) 103 

Classe 99. — Industrie du caoutchouc et de la gutta- 
percha. (Matériel, procédés et produits.) Objets de 

voyage et de campement — 

Classe 100. — Bimbeloterie. Jouets: poupées, bébés et 

accessoires 104 



GROUPE XVI. 

Économie sociale. — Hygiène, Assistance 
publique. 

CLASSES 110 à 112. 

Classe 101. — Apprentissage. Protection de lenfance 

ouvrière 105 



XIV CLASSIFICATION GENERALE. 

Pages, 
Classe 102. — Rémunération du travail. Participation 

aux bénéfices — 

Classe 103. — Grande et petite industrie. — Associations 
coopératives de production ou de crédit. — S3'ndicats 

professionnels 106 

Classe 101. — Grande et petite culture. Syndicats agri- 
coles. — Crédit agricole — 

Classe 105. — Sécurité des ateliers. Réglementation du 

travail — 

Classe 106. — Habitations ouvrières 108 

Classe 107. — Sociétés coopératives de consommation ... — 
Classe lOS. — Institutions pour le développement intel- 
lectuel et moral des ouvriers 108 

Classe 109. — Institutions de prévoj-ance 108 

Classe 110. — Initiative publique ou privée en vue du 

bien-être des citoyens 1 09 

Classe 111. — Hygiène. Eaux minérales et sanatoria. 

Stations thermales. Établissements thermaux 109 

Classe 112. — Assistance publique 110 



GROUPE XVII. 
Colonisation. 

CLASSES 113 à 115. 

Classe 113. — Procédés de colonisation 

Classe 114. — Matériel colonial 

Classe 115. — Produits spéciaux destinés à l'exportation 
dans les colonies 



GROUPE XVIIl. 

Armées de terre et de mer. 

CLASSES 116 à 121. 

Classe 116. — Armement et matériel de l'artillerie 

Classe 117. — Génie militaire et services y ressortissant 

Classe 118. — Génie maritime. — Travaux hj'drauliques. 
Torpilles 

Classe 119. — Cartographie, hj-drographie, instruments di- 
vers 

Classe 120. — Services administratifs 

Classe 121» — H3'giène et matériel sanitaire 



REGISTRE DES EXPOSANTS. 



Pages. 

Académie roj'ale de Musique 5 

Académie royale des Beaux-Arts 5 

Administration royale de l'Agriculture (> 

Administration royale des Domaines 22, 50 

Alîlgren. F.. Fabrique technique de 97 

Ahlgrensson, Bjôrn 9 

Albert, Gustaf 9 

Alby, Société anonyme carbure de calcium d' 88 

Alb}'. Société anonyme dElectro-(]himie d' 84 

Albv, Société anonyme des chutes d' 37, 39 

Almgren, K. A T 77, 113 

Almqvist, Ester 9 

Alstermo, Société anonyme des usines d" 74, 87 

Améen, G 15 

Améen, Miirta 14 

Amis du travail manuel 77, 78, 81, 113 

Anderberg, A 16 

Andersdotter, Elias Brita 107 

Andcrsdotter, Knuts Brita 107 

Andersdotter, Malar Brita 107 

Andersdotter, Spaks Carin 107 

Anderson, K 100, 101 

Andersson, Acke 9 

Andersson, Axel B 5 

Andersson, Enoch 106 

Andersson, Hakan 106 

Andersson, .1 98 

Andersson, John 39, 112 

Andersson, Magnus 106 

Andersson, Mans 107 

Andersson, N. E 14 

Anrep, von, A 42 

Arboga (voir Société anonyme de) 

Arborelius, R ". 16 

Arehn, Gerh., Société anonjuie des ateliers méca- 
niques de 94 

Arndtz, Charlotte 81, 82 

Arsenius, Georg 9 

Asile de Stockholm pour malades 111 



XVI REGISTRE DES EXPOSANTS. 

Pages. 
Aiitomatgevar (voir Société anonyme de fusils auto- 
matiques) 

Avesta, Société anonyme des usines d" 60, 66, 70 

Axelson, Société anonyme d'orfèvrerie d" 101, 102 

Backman, École des industries manuelles 

Backsell, K. A 

Bagger, Alban 

Barck, Nils I. .1 

Barnekow, S., Laboratoire technique et chimique de 

Barnangen, Société anonyme de la fabrique tech- 
nique de 91, 

Beck, F. & Fils 20, 

Bengtson, Joh. A 

Berg, Erik Anton 

Berg. Fr. .1 

Bergh, Richard 

Berglund, Robert O 

Bergman, H. P 

Bergstrom, P. N 

Bikit, Cari Vilhelm 

Bjurholm, Société anonyme de la brasserie 

Bjôrck, Oscar 

Bjorkman. Hedvig 

Bjorknas, Société anonyme de 

Bjorkâ, Société anonyme de 

Blekinge, (voir Société d'Économie rurale) 

Boberg, Ferd 

Bodafors, Société anouAme pour la fabrication de 
chaises et de meubles de 

Bolinder, .1. &. C. G., Société anonyme des ateliers 

mécaniques de 27. 28, 33, 

Bonnier, Eva 

Braathen, G. P 

Brattfors, Société anonyme de 

Bremer, F'redrika, l'Union de 

Bremer, Fredrika, l'Union de. L'Association pour la 
réforme du vêtement féminin 

Breniis, Société anon3'me de 

Brok, Petter ^. 

Brunne, Société anonyme de 

Bureau de la protection des animaux 

Carborundum Tools, Société anonyme 

Carlfors, Société anon3'me de 

Carlsson, Oscar 

Cederberg, V. A 

(]edergren, A. H 

Centrator, Société anonNiiie 

Charlottenberg, Société anonyme de 

Christierson, Ebba 

Christierson, Lotten 



REGISTRE DES EXPOSANTS. XVII 

l'Hues. 

Clasoii. I. (1 1<> 

(Moetta frères. Fabrique de ehoeolat .")(> 

Collan, Fabrique {lluiile «S4 

(:<)mi)agiiie <>éiH'i'ale éleetriqiie suédoise :i<S 

Compa.^uie pour la fabiieation de meules de (iotlaud ()2 

Compagnie suédoise d aeétylène <S0 

Dahlander, M 1<> 

Dalilgren, C W , Société anonyme des fabriques de 70, 91) 

de Laval (1.. doct. en phil. ...^ 28, 38, 40. 80 

de Laval, Société anonyme déleetrieité 29. 38. 89 

de Laval. Société anonyme pour la fabiieation de 

turbines à vapeur 2(5. 80. 87 

Dyniis. Société anonyme de ">1 

École des arts décoratifs et industriels 7 

École Eberstein '> 

Kcole de Naàs 7 

Fcole polytechnique (^halmers 7 

École professionnelle technique de Malmô 8 

Fcole ro^^ale polytechnique 7 

Fcole supérieure de (iothembourg •') 

École supérieure de Stockholm ") 

École technique inférieure de Boras 7 

» » » » Malmô 7 

» » » » Norrkôping 7 

» » » d'Ôrebro 7 

Écoles primaires de la ville de Stockholm 8 

Kd, Société anonyme pour la fabrication de cellu- 
lose d" 88 

Fgerstrôm. Fredrik '' 

Fgnell, Xils Erik 48 

Fkermann, C F. & Liedbeck. A 27 

Fkstrôm, Fer K» 

Fldh. Cari Johan 1 4 

Fnblom, R 1 <i 

Fnhôrning, G. F. A 48 

Fnquist, Fredrik L 41 

Frdmann. Axel 10 

Frdtman. Elias Henrik 10 

Ericson-Molard, Ida 1 "> 

Ericson. Sten, Société anonyme des ateliers de 27 

Ericsson. Hulda 1**7 

Eriksson. Christian 1"> 

Ersdotter. Pellas Kerstin 107 

Ersson. Jons Erik 1<I7 

Eskilsson, Bengta 107 

Eskilsson. Betty 1"7 

Eskilstuna (voir Fabrique de coutellerie de) 

Établissements scientifiques en Suède •> 

Excelsior, Société anonyme pour la fabrication de 

machines 80, 47 



XVIII REGISTRE DES EXPOSANTS. 

Pages. 
Exposition collective de renseisfiieineiit sii|)érieiir, in- 
stitutions savantes et ouvrages scientifiques 5, (> 

Exposition collective de lindustrie forestière 50, 52 

Exposition des Arts de Mora 107 

P^ugène, duc de NY-ricie 10 

Fabrique de coutellerie d'Esliilstuna 99 

F^abrique de meubles et de chaises de Vernamo 7fi 

Fabrique de savon efficace 86 

Fagersta, Société anonjnie des usines de ()2. (i6. 70 

Falk, Axel E ". 43 

Fjœstad, Gustaf Adolf 10 

Fjiirdvik, Société anonvme de scierie à vapeur de ... 51 

Flinta, Gustaf ^ 107 

Flodquist, C. A 74, 113 

Fogelfors, Usine de 74 

Forsberg, Anna Greta 107 

Forsberg, Nils 11 

Forsgrén & Wilcken, Société anonyme 56 

Forshaga. Société anon^-me de 88 

Forsvik, Société anonyme de 88 

Francke, .1. E 51 

Fredrilva-Bremer (^voir Bremer) 

Frykman, A. G 33 

Gadus, les F"abriques de 55 

Gahn, Henrik, Société anonyme pour la fabrication 

de l'Aseptine et de lAm^cose de 92 

Gellivare, Société anonj^me de 59 

Gerle, Aron 11 

Gernandt, G. E 20 

Giôbel, S., Société anonyme pour Texposition des 

travaux manuels suédois 75. 76, 78. 81. 104, 113 

Gothembourg, la ville de 1 08, 1 1 

Gotland (voir Compagnie pour la fabrication de 

meules) 

Grafversfors. Chantier de tailleur de pieri'es de 62 

Grane, Arvid 44 

Graningeverken, Société anonvme de .' 51 

Groms, H. G. & Fils ^ 56 

Gustafsberg, Société anonyme des propriétaires de la 

manufacture de 78, 113 

Gustafsson, Anders 106 

Gustafsson, K. G 80 

Gj'singe, Société anon^nie de 88 

Goransson, Société anonyme des ateliers mécaniques de 23 

Hagborg, August 11 

Halda, Société anonyme de la fabrique de montres 19 

Hallberg, C. G., Société anonvme d'orfèvrerie de 101. 102, 113 

Hallbergh, David .' 30 

Hallsti'om. Hadai". Société anonvme de coutellerie de 100 



REGISTRE DES EXPOSANTS. 



XIX 



Pages. 

Hallwyl, von, W 51 

Hamnqvist, Herm 20, 112 

Handôl, Carrière de pierre d'oUaire de 62 

Hansdotter, Priiis Margreta 107 

Hanson, Gustaf ô.'i 

Hanssoii, Jemt Hans 107 

Hedberg, Gustaf 21 

Hedén, .1. L 101) 

Hedengran & Fils 100 

Hedlund, Anna 107 

Hedlund, H 10 

Heljestrand, C. V 100 

Hellcfors, Soeiété anonyme des usines de (S<S 

Herdin, Signe 107 

Hermansson, G l(j 

Hernôsand (voir Société anonjnie de la scierie de) 

Hesselbom. Otto \ 11 

Hierta-Retzius, Anna 105 

Hjorth. B. A. & C:ie U, HO 

Holmberg, Pontus 1 00 

Hôpital de la princesse royale Louise pour enfants 

malades 111 

Hôpital de Tordre des séraphins 111 

Hôpital denfants »le Samarite» 111 

Hôpital des diaconesses 111 

Hôpital des maladies contagieuses 111 

Hôpital Maria 111 

Hôpital Sabbatsberg 111 

Hôpital St. George 111 

Hubendick, L 44 

Huit, Usine de 70 

Huit frères, Société anonyme pour la fabrication de 

machines à vapeur rotatives de 25 

Hultman, A 40 

Husqvarna, Société anonyme de la fabrique d'ar- 
mes de .^ 41,42,70,80 

Husâ, Société anonyme de (î2 

Hôgstedt & C:ie 57 

Hôrlin, E. A 19,98 

Iggesund, Société anonyme de l'usine d" 32,60,64,70 

Ingelman, F'redr. & C:ie 57 

Institut agricole d'Alnarp 6 

Institut agricole d Ultuna 6 

Institut central de gymnastique 4 

Institut de commerce de Gothembourg 7 

Institut de commerce Schartau 7 

Institut royale forestier 6 

Institut roN'al médico-chirurgical Garolin 5 

Institut royale vétérinaire 6 

Inventor, Société anonvme 39 



XX REGISTRE DES EXPOSANTS. 

Pages. 

eJacobsson, Anna 107 

Jansson, Eugène 11 

Johanson, A 10 

Jonsered, Société anonyme des fabriques de 34 

Jonsson, August 106 

Jonsson. S. A. A 15 

Joseplisson, E 17 

Jônkôping (voir Société anonyme de la fal)rique 

d'allumettes de) 

Jôssefors, Société anonyme de 88 

Karlsson, \'ictor 44 

Kempe, Frans 51 

Kempe, Seth M 51 

Kers, Lars 107 

Klemming, Fr. G 20,112 

Kockum, Société anom^me des usines de fer de 89 

Kontrollkranen, Société anonyme pour la fabrication 

de métaux 27 

Kopparberg (voir Société d'Économie rurale) 

Kosta, Société anon3^me de la verrerie de 79 

Kramfors, Société anonyme de 51 

Kreuger, Nils 11 

Kroppstadfors, Société anonyme des usines de 87 

Kulle, Tora T 107 

Kôping (voir Société anonyme de) 

Lagerstedt, N. G. V., doct. en phil 4 

LaÙerstedt, E 17 

Larsbo-Norn, Société anonyme de (w, 71 

Larsdotter, Blom Margreta 107 

Larsson, August 23 

Larsson, Cari 11, 14 

Larsson, L 20,112 

Larsson, Per 1 0(î 

Laxâ, Société anonvme des usines de 89 

Leffler, Artur ^ 38 

Leja, Josepb 103,114 

Lidman, Joacquine 106 

Liedbeck, A 27 

Liljefors, Bruno 12 

Liljebolmen, Société anonyme de stéarine de 86 

Lilljekvist, Fr 17 

Lindberg, Gustaf Adolf 44 

Lindegren, Agi 17 

Lindell, Per 21.112 

Lindcrotb, G. W 102,114 

Lindgren, G 17 

Lind(ivister & G:ie 5(5. 57 

Lindstrom. F. E 10(^ 

Lindstrom, Fritz 12 

Ljungstrôm, Axel 22 



REGISTRE DES EXPOSANTS. XXI 



Pages. 

Ljiingstrom, Birger 41 

Liibrikator, Société anonyme 27 

Ludvigsl)erg, Société anonyme des nsines de 'M) 

Liindberg, .1. L. & (]:ie ô? 

Luossavaara-Kiiriinavaara, Société anonyme de ôîl 

Lofberg & (^:ie .')7 

Lofstrom, Hj 17 

»Maeliines-()utils», Société anonyme des 32 

Mackmvra, Société anonvme pour la fabrication de 

suffite de ' 85) 

Malmo, (voir Société anonyme de pâte de ])ois de) 
Malmobus, (voir Société d'Kconomie rurale) 

Manbem, Société anonyme de construction 108 

Maternité ' 111 

Matson. A 76, 1 1 3 

Matton. Ida lô 

Melander, Anna 107 

Milles, Arson, C. V < i:^ 

Moliin. Eric 107 

Mora, (voir Expositions des Arts de) 

Munlvsjo, Société anonyme de (SI) 

Munktell, ,1. H., Société anonyme pour la fabrication 

du pajjier de (SI) 

Mâja, Société anonyme de ôl 

Mo'llenborg, Gustaf" 101, 102 

Moller, C 17 

Môlnbacka-Trysil, Société anonyme de 87 

Nasatjell, Société anonyme de (i2 

Nilsdotter, Isaks Anna 107 

Nilsson, K. A 44 

Nilsson, Svante 15 

Nordmark, F. W 107 

Nordstrom. Karl 12 

Nordstrom, N. P 57 

Norrbotten, (voir Société anon^^me de) 

Xorrman, Herman 12 

Norstedt, F. A. & F"ils, Société anonyme de 3,4,5,20,22 

Nyblin, A. G "^ 2.3 

Nydahl, K. A. & C:ie 58 

Nyzell, Frans, Société anonyme de gravure sur métal 102,103 

Niiâs, École de 7 

Olilsson, Joli., Société anonyme de la faljrique tech- 
nique de 83 

Olofstrom, Société anon5-me pour le foulage d'acier d' 71 

Olsdotter, .Ions Karin 107 

Olsson, A. .1 47 

Olsson, Anders 1 ()(> 

Olsson, Cilluf 107 

Olsson, Kersti .Jôns 107 



XXII REGISTRE DES EXPOSANTS. 

Pages. 
Ostrogothie, (voir Société d'Économie rurale) 

Ouvroirs suédois pour enfants 4,105 

Pap3'rus, Société anonyme 87 

Patersson, J. W T 44 

Pauli, Georg 12 

Pauli. Hanna 12 

Pehrson, J. P 40 

Pcrsdotter. Magpers Anna 107 

Persdotter. Magpers Karin 107 

Perssou, Elin. 107 

Persson, Johanna 107 

Peterson, L 17 

Pettersson, Anna 106 

Pettersson, Anton 106 

Pettersson. C. J 106 

Pettersson. Otto 44 

Promotor, Société anon^^me 54 

Radiator, Société anonyme 4cS. 41) 

Ramvik, Société anonyme des scieries de 51 

Hasmussen, Y 18 

Kicliert, J. Gustaf 109 

Rockhammar, Fabrique de pâte de bois de 90 

Rosendahl, H. V 109 

Rottneros, Usines de 90 

Roxendorff. A. F. A 41 

Rj'do. Société anonyme des usines et fabriques de . . . 90 

Ràmen-Liljendahl, Société anonyme de 87 

Rônstrom (Clifford), George 44 

Rôrstrand, Société anonj'me de 78, 113 

Sachs. Max, Société anonyme 74, 75, 77 

Samuel & (]:ie 52 

S:t Erik, Fabrique technique de 93,98 

Sandviken, Société anonyme des scieries de 51 

Santesson, Fr. A 103,114 

Schubert, A., Société auon^^iie de 29,42 

Schubert, Hugo 45 

Separator, Société anonjnie 48 

Service de la carte géologique de la Suède 22, 63 

Sievert. Max '. .' 34 

Sjôberg, Axel 12 

Skultuna, Société anonjaiie de 71, 103 

Skôfde (voir Société anouA^me dej 

Skônvik, Société anonyme de 51 

Société anonyme d'énergie électrique de Trollhiittan 38. 39. 86 

» > d'horlogerie électrique 40 

» » de la fabrique d'allumettes de Jôn- 

koping 95 

» » de la fabrique de pâte de bois de 

Malmô 89 



REGISTRE DES EXPOSANTS. XXIII 

Pages, 

Société iiiioiiyiiK' de la scierie de HcriKisaïul .Il 

» ^> (leScanic|)()Ui-la tïihiicatioiuiccoton 

poudre -').'} 

» » des ateliers mécaniques (['Ai-l)o}i[a 2.S 

» » des ateliers mécaniques de Kopini^ iU 

» » des ateliers mécaniques de Skofde IJ() 

» » des habitations ouvrières 108 

» » des »macliines-outils» 32 

» » »Industrie granit» suédoise 63 

» » Poudrerie suédoise «'i'i 

» » i)ouria fabrication d'appareils plioto- 

graplii(|ues 20 

V » pour la fabrication de fusils auto- 
matiques ')2 

» » pour mettre en oeuvre des minerais 

de Norrbotten 40. 02 

» » Scandinave pour la fabrication des 

plumes à écrire -'8 

Société d'Kconomie rurale du gouvernement de B\c- 

kinge 100. 114 

» » » » » de Kop- 

parberg ... 107. 114 
» » » » » de Mal- 

môhus .. 107. 114 
» » » » d'Ostro- 

gothie 107. 114 

» des femmes suédoises protectrices des animaux 49 

» pour l'organisation de la bienfaisance 110 

» protectrice générale suédoise des animaux ... 47 

Spriingsvikeii, Société anonyme de 51 

Stenberg, T .' 18 

Stenhammar, E 18 

Stjern. Société anonyme de 90 

Stjernfors — Stalldalen. Société anonyme de 87 

Stjernquist. Olof ". 49 

Stockholm. Bureau de construction de la ville de ... 110 
Stockholm, Conseil des soins hvgiéniques de la 

ville de .^ 110 

Stora Kopparbergs Bergslag, Société anonyme de 01.03,07, 71.90 

Storebro. Société anonyme de 90 

Storvik, Société anonyme de sultite de 90 

Stridsberg, Frans G ()8. 7 1 

Strom. Société anonyme pour le commerce de bois de .")1 

Stnimberg, A. .1. ...". 100 

Stromniis. Société anonyme de 51 

Stromsniis, Société anonj-me de la fabrique de 90 

Svano, Société anouNine de 51 

Svartvik. Société anonjMiie poui- la fabrication d'ami- 
don de .').'), 50 

Svensson, Gustaf de Danska Fhmen 1 00 

Svensson, Gustaf de Farabol 100 

Svensson. Gustaf de Skiirfgol 1 0() 



XXIV REGISTRE DES EXPOSANTS. 

Pages. 

Svc'iissoil, .1. A .")! 

Siitra. Usine de 1)0 

Siiaf, Erik 12 

Soderfors. Société anoiiNme des usines de (U. 08, 73 

Soderlund. Adolf ô,') 

Sôderlund, Cari 14 

Soderstrom, Gustaf Adolf 4ô 

Sorensen-Ringi, Harald lô 

Temperator, Société anon3'nie 54 

Tengvall. A. & T \ 98 

Thegerstrôm. Robert i;} 

Therniienius, Joh. & Fils. Société anonyme 4(5 

Thorbnrn. E 18 

Thorsen. Axel 47 

Thnlin, M. A 4r) 

Tidafors, Société anonyme pour la fabrication de sul- 
fite de ". \n 

Tidaholm, Société anonyme de l'usine de 7;} 

Trollhiittan (voir Société anonyme) 

Tullberg, Hasse W ". 21. 112 

Tornblom. Klas 1 (M) 

Tôrnros. Nabot 1 .'> 

Uddeholm, Société anonyme d" (î4, (59. l'A 

Ulfvik, Société anon3'me de 51 

Unger, Adolf, Société anonyme de 91 

Université royale d' Upsal ô 

Université roj^ale de Lund ô 

Usine de carbonisation de Scanie 8(5 

Wablberg. Alfred 13 

Wahlman. L. 1 18 

Wablstrom. A 107 

Wablstrôm, .1 107 

Wallander. Alf 13 

Wedevag, Nouvelle société anonyme de 73 

Vernamo (voir Fabrique de meubles de) 

Westerberg, A. F 4.") 

Westersson. A. .1 100 

Westman. C 18 

\Mbrator. Société anonyme 23 

Wickman, G 18 

Wickman, N 73 

Wikstrom, P. .J:or ôl 

Wilbelmson. Cari W 13 

Vulcan. Société anonyme pour la fabrication d'allu- 
mettes 9(î 

Wiiija. Société anonyme de ')! 

Zetterqvist, Albertina 107 

Zettervall, F 18 

Zorn. Anders 13. 14 



REGISTRE DES EXPOSANTS. XXV 

Pages. 

Âslund, Elis 13 

Âstnim, Eva 13 

<)l)(.'rj^, Aiigust Vilhelm 45 

Ôfvcrstrom, A 42 

()stl)orj^, R 18 

Ostcrberg, C. V 100 

Oslerbcrg, E. & C:ie ■ 102, 103 

Oslcrljy, Société anoinino dt- l'iisiiu' cl' 33, 00, 05 

ÔstcMgrcii, Aima, .' 106 

( )stcM-grcn, Sali y 106 



CATALOGUE 



Groupe I. 

Éducation et enseignement. 

Classe 1. 

Éducation de l'enfant. — Enseignement 
primaire. 

N:o 1. Aktiebolaget P. A. Norstedt & Soner. 

Société anonyme P. A. Norstedt & Fils, Stock- 
holm. 

Livres et autre matériel d'enseignement pour 
écoles primaires. 

{Voir cl. 2, 3; groupe III: cl 13, là.) 

N:o 2. Fredrika Bremer-Forbundets Drâgtre- 
formforening. Luninon de Fi^edrika Bremer, 
section: V Association pour la réforme du vête- 
ment féminin, Stockholm. 
Costume d'école pour jeunes filles. 
L'association, qui travaille pour l'adoption de vête- 
ments hygiéniques jDour dames et enfants, a obtenu la 
médaille d'argent à l'Exposition de Stockholm 1897. 

N:o 3. Stockholms stads Folkskolor. Écoles pri- 
maires de la ville de Stockholm (représentées 
par Mr. C. G. Bergman Dr. ph., Inspecteur 
général de l'instruction publique). 
Mobilier scolaire, matériel d'enseignement, tra- 
vaux des élèves, photographies illustrant: 

1. l'Enseignement oral et écrit (salle d'étude); 

2. l'Enseignement pour garçons (ouvrages en 
carton, en bois et en métal); 



GROUPE I. — CLASSES 1, 2. 



3. l'Enseignement pour jeunes filles; 

4. l'Enseignement dans l'économie domestique 
(cuisine scolaire). 

(Voir les brochures exposées.) 

N:o 4. Svenska Arbetsstugor for barn. Ou- 

vroirs suédois 2^our enfants (représentés par M:me 
Anna Hierta-Retzius), Stockholm. 
Ouvrages des élèves. Exposé du plan des ou- 
vroirs et de leur activité. 

(Exposent sous le groupe XVI.) 



Classe 2. 

Enseignement secondaire. 

N:o 1. Aktiebolaget P. A. Norstedt & Soner. 

Société anonyme P. A. Norstedt S Fils, Stock- 
holm. 

Livres et autre matériel d'enseignement pour 
écoles secondaires. 

N:o 2. Kongl. Gymnastiska Centralinstitutet. 

histitut central de gymnastique, Stockholm. 
Exposé expliquant l'enseignement de la gym- 
nastique en Suède. 

N:o 3. Lagerstedt, N. G. W., Docteur en Philo- 
sop Me, Stockholm. 

Publications, photographies etc. pour illustrer l'en- 
seignement secondaire en Suède: 

1. Lycées. (Écoles secondaires de garçons); 

2. Écoles secondaires de jeunes filles; 

3. Écoles secondaires mixtes; 

4. Bibliothèque pédagogique de Stockholm. 



GROUPE I. — CLASSES 3, 4. 



Classe 3. 

Enseignement supérieur, — Institutions 
scientifiques. 

N:o 1. Aktiebolaget P. A. Norstedt & Soner. 

Société anonyme P. A. Norstedt cû Fils, Stock- 
holm. 
Matériel d'enseignement. Ouvrages scientifiques. 

N:o 2. Andersson, Axel R., Préparateur à VUiii- 
versité cVUpsal, Upsal. 
Préparations minéralogiques et géologiques. 

N:o 3. Exposition collective de l'enseignement 
supérieur, institutions savantes et ou- 
vrages scientifiques, organisée sur la mis- 
sion du Comité royal 2:>ar Aksel Andersson^ 
Dr. x>h. 

Photographies, Plans, Historique, Organisation, 
Exposés, Publications scientifiques etc. 

Représentée entre autres par: 

rrniversité royale d' Upsal. 

l'Cniversité royale de Lnnd. 

VInsiiliit royal médico-chirurgical Carolin, Stockholm. 

l'École Supérieure de Stockholm. 

l'Ecole Supérieure de Gothembourg. 

Les grands établissements scientifiques en Suède. 

(Voir catalogue spécial.) 



Classe 4. 

Enseignement spécial artistique. 

N:o 1. Exposition collective, organisée par le 
Docteur Aksel Andersson. 

{Voir cl. S.) 
Exposés. Historique. Organisation. Publications. 

Représentée par: 
l'Académie royale des Beaux-Arts, Stockholm. 
l'Académie royale de musique, Stockholm. 



GROUPE I. — CLASSES 5, 6. 



Classe 5. 

Enseignement spécial agricole. 

N:o 1. Egerstrom, Fredrik, Membre de l'Admi- 
nistration Royale de r Agriculture, Stockholm. 
»Sveriges Landtbruksfôrvaltning» (» L'administra- 
tion de l'agriculture de la Suède»), recueil d'or- 
donnances touchant l'agriculture. 

N:o 2. Exposition collective, o7'ganisée par le 
Docteur Aksel Andersson. 

{Voir cl. 3.) 
Exposés. Historique. Organisation. Publications. 

Représentée par: 

l'Institut roijal forestier, Stockholm, 
rinslilut royal vétérinaire, Stockliolm. 
rinstitnt agricole d'Alnarp. 
l'Institut agricole d'Ultuna. 

N:o 3. Kongl. Landtbruksstyrelsen. UAdmijii- 
stration Royale de V Agriculture, Stockholm. 
Rapports et exposés. 



Classe 6. 

Enseignement spécial industriel et commercial. 

N:o 1. Ebersteinska skolan. École Eberstein, 
Norrkôping. 
Exposé des travaux de l'école. 

N:o 2. Exposition collective, organisée par le 
Docteur Aksel Andersson. 

{Voir cl. 3.) 
Photographies. Exposés. Organisations. 



GROUPE I. CLASSE (î, 



Représentée par: 

l'École roijdle polytechnique, Stochholm. 
l École pohjlechniqne Chdlmers, (Hothemboiirg. 
l'Institut de commerce de (jotîwmbourçf. 
rinstilui de commerce Scluirtaii, Stockliolm. 



N:o 3*. Nââs slojdlarareseminarium (Directeur 
O. Salomon). École jjou?- la formation dHnsti' 
tuteurs d^ écoles ]jrofessio?inelles, Nââs. 
Exposé et programme. 

N:o 4. Tekniska elementarskolan, École tech- 
nique inférieure, Borâs. 
Exposé des travaux de l'école. 

N:o 5. Tekniska elementarskolan, École tech- 
nique inférieure, Malmô. 
Exposé des travaux de l'école. 

N:o 6. Tekniska elementarskolan, École tech- 
nique infér ieure, N o r r k 5 p i u g. 
Exposé des travaux de l'école. 

N:o 7. Tekniska elementarskolan, École tech- 
nique inférieure, Ôrebro. 
Exposé des travaux de l'école. 

N:o 8. Tekniska skolan. École des arts décora- 
tifs et industriels, (représentée par Mr. B. V. 
Adler, Directeur), Stockholm. 
Dessins et peintures de toutes les divisions de 
l'école. Travaux de modelage, bois sculpté, gra- 
vure sur métal, métal repoussé et ciselé, pla- 
stique en cuir, porcelaine, peinture, photogra- 
phie, couture artistique. 

L'école se compose des divisions suivantes: 

A. Ecole technique du dimanche et du soir. 

H. Ecole technique pour jeunes filles. 

C. Ecole supérieure des arts et métiers. 

D. Ecole professionnelle de construction. 

E. Ecole professionnelle de mécanique. 

F. École de peinture. 



GROUPE I. CLASSE 6. 



G. Objets d'enseignements supplémentaires: Photogra- 
phie, cours de montage clectrotechnique, couture 
artistique. 

(Voir les brochures exposées.) 

Tekniska Yrkesskolan. École pi^ofessionnelle 
technique, Malmô. 
Exposé des travaux de l'école. 



GROUPE II. — CLASSES 7. 



Groupe IL 

Oeuvres d'art. 



Classe 7. 

Peintures. Cartons. Dessins. 

Ahlgrensson, Bjorn, Stockholm, 12 Gref- 
maonioatan. 

1 . Portrait (Dessin au fusain). 

Albert, Gustaf, Tous-Vents par Gou vieux 

1^0 i s e). 

2. Nuit sur la côte. 

Almqvist, Ester, Stockholm, 45 Jakobs- 
bergsgatan. 

3. Intérieur (Dessin au fusain). 

4. L'heure du soir (Pastel). 

Andersson, Acke, Rotebro, Suède. 

5. Portrait de Zacharias Topelius. 

6. Fantaisie de l'aube. 

Panneau indépendant. Le cadre sculpté par l'artiste. 

Arsenius, Georg, Vineuil par Chantilly 

i^Oise). 

7. Le matin. 
H. En forêt. 

Barck, Nils I. J., Co7nte, Paris, 112 B:rd 
M aie s herbe s. 
\). Marine, 



10 GROUPE II. CLASSE 7. 

Bergh, Richard, Stockholm, 18 B Hamn- 
gatan. 

10. Portrait de Madame F. 

11. Id. de Eva B. 

Appartient au Musée National. 

12. Le chevalier et la jeune fille. 

Bjorck, Oscar, Membt-e et iwofesseur de V Aca- 
démie royale des Beaux- Arts, Stockholm, "61 
Valhallavâgen. 

13. Portrait de S. A. R. le Prince Eugène. 

Appartient au Musée National. 

14. Portrait de ma femme. 

15. Id. du comte W. 

Bjorkman, Hedvig, Stockholm, 5 Banér- 
gatan. 

1 6. Les trois rois. 

Ekstrom, Per, Gothembourg, Drottning- 
t o r g e t. 

17. Soleil de matin. 

18. Effet du soleil couchant sur les hautes cimes. 

Erdmann, Axel, Stockholm, 6 Skeppare- 
gatan. 

19. A »Hasselbacken». 

Erdtman, Elias Henrik, Môrtfors, Suède. 

20. Rappel du troupeau le soir. 

Eugène, Duc de Néricie, Membre honoraire 
de VAcad. royale des Beaux- Arts, Stockholm. 

21. Nuit d'été. 

Appartient au Musée National. 

22. Nuage. 

23. Le vieux château. 

Fjaestad, Gustaf Adolf, Arvika. 

24. La hauteur de Raksta. 

25. Forêt humide. 

26. Le printemps, ne vient il donc jamais? (Aquarelle). 



GROUPE IL CLASSE 7. Il 



Forsberg, Nils, Membre de VAcad. royale des 
Beaiix-ArtSj Paris, 15 rue Cauchois. 

27. Gustave Adolphe, Roi de Suède, exhortant son 
armée devant l'ennemi, commandé par Wallen- 
stein à Liitzen le 6 novembre 1632. 

Gerle, Aron, Stockholm, 36 Hollandare- 
gatan. 

28. Portrait de B. Ahlgrensson. 

29. L'observatoire. 

Hagborg, August, Paris, 5 bis rue Jardin. 

30. Marée. 

31. En DalécarUe. 

32. Intérieur dalécarlien. 

Hesselbom,Otto, Stockholm, 33 Engelbrekts- 
gatan. 

33. Vue étendue (Motif de Dalsland). 

Jansson, Eugène, Stockholm, -iO Badstu- 
gatan. 

34. Rue au Faubourg du sud (Stockholm). 

35. L'heure du soir à la place du Kornhamn (Id.). 

36. Minuit au temps de la Saint Jean (Id.). 

Appartient à Mr. T. Laurin. 

Kreuger, Nils, Stockholm, 24 Bellmansgatan. 

37. Jour de Septembre. 

38. Boeuf paissant. 

Appartient à Mr. A. Zorn. 

39. Station de voitures de transport. 

40. Le vieux chêne (Dessin sur panneau colorié). 

41. Jour d'été venteux (Id.). 

42. Cheval au repos (Id.). 

Larsson, Cari, Stockholm, 15 Stora Glas- 
bruksgatan. 

43. Jour de fête. 

44. Devant la glace (Aquarelle), 

Appartient à Mr. A. Zorn. 

45. »Corum» panneau décorative. 



12 GROUPE II. — CLASSE 7. 

Liljefors, Bruno, Ingarô, Suède. 

46. Oies sauvages. 

Appartient à S. A. R. le Prince Eugène. 

47. Grues. 

Appartient à Mr. C. R. Lamm. 

48. Marine avec Eiders. 

Appartient à Madame Thiel. 

49. Coq de bruyère au temps de la pariade. 

Lindstrôm, Fritz, Stockholm, 12 Grefmag- 
nigatan. 

50. Portrait. 

Nordstrom, Karl, Stockholm, f53 Roslags- 
gatan. 

51. Pierres tumulaires de S:t Olaf. 

Appartient à Mr. Sachs. 

52. Effet de nuit. 

53. Lever de lune. 

Appartient à Mr. C. R. Lamm. 

Norrman, Herman, Tranâs, Suède. 

54. Effet de nuages. 

55. L'heure du soir. 

Pauli, Georg, Stockholm, 6 Bellmansgatan. 

56. Portrait de Signe P. 

57. Église (Dessin au fusain et pastel). 

58. Lever de lune (Dessin au fusain). 

Pauli, Hanna, Stockholm, 6 Bellmansgatan. 

59. Portrait de mon père. 

60. Portrait d'Ellen Key. 

Appartient à Mr. Ivar Rendixson. 

61. Les deux vieux (Dessin au fusain). 

Appartient à Mademoiselle S. Sundberg. 

Sjoberg, Axel, Stockholm, 97 Regerings- 
gatan. 

62. Oiseau d'Islande. 

63. Veaux de mer. 

64. Soir d'été près de la mer (Aquarelle). 

Sàâf, Erik, Noise sur Oise par Beau mont 

(Seine et Oise). 

65. Clair de lune. 



GROUPE II. — CLASSE 7. 13 



Thegerstrôm, Robert, Stockholm, Djurs- 

liolin. 
66. Crépuscule. 
<w. Portrait de ma femme. 

Tôrnros, Nabot, Stockholm, 90 Drottnino- 
gatan. 
68. Portrait. 

Wahlberg, Alfred, Membre de VAcad. royale 
des Beaux- Arts, Paris, 14 Rue Hégésippe 
Moreau. 
()9. Marine. 

70. Coucher de soleil. 

71. Clair de lune. 

Wallander, Alf, Stockholm, 32 Linné- 
gatan. 

72. Le vieux manoir. 

Wilhelmson, Cari W., Go them bourg. 

73. Pendant la messe. 

74. Femmes de pêcheurs de retour de la messe. 

Zorn, Anders, M or a. 

75. Portrait de Sa Majesté le Roi Oscar II. 

Appartient à S. M. la Reine Sophie. 

76. Nuit 24 Juin. 

77. Mère. 

Aslund, Elis, Umeâ. 

78. Nuit d'été en Laponie. 

o 

Astrom, Eva, Stockholm, 7 Brunnsgatan. 

79. Lis. 



14 GROUPE II. — CLASSES 8, 9. 

Classe 8. 

Gravure et lithographie. 

Andersson, N. E., Karl s kr on a. 

1. La haine (Eau forte). 

2. »Freja» (Id.). 

3. Escadre cuirassée (Id.). 

Larsson, Cari, Stockholm, 15 Stora Glas- 
bru k s g a t a n. 

4. 3 Eaux fortes dans un cadre. 

Soderlund, Cari, Paris, 110 rue Roche- 
chonnait. 

5. » L'attente» d'après Meissonier. (Musée du Luxem- 
bourg). 

6. » Philosophe en méditation» d'après Rembrandt. 
(Musée du Louvre). 

Zorn, Anders, Mora. 

7. o Eaux fortes. 



Classe 9. 

Sculpture et gravure en médailles. 

Améen, Mârta, Stockholm, 25 Valhalla- 
vâgen. 

1. Liens brisés (^bronze). 

Bonnier, Eva, Stockholm, 2 Hamngatan. 

2. Lampe (bronze). 

3. Boîte et Cachet (argent). 

Eldh, Cari Johan, Paris, 9 rue Campagne 
p r e m i è r e. 

4. Innocence (plâtre). 

5. Eve (id.). 



GROUPE II. — CLASSES 9, 10. 15 

Ericson-Molard, Ida, Paris, 6 rue Vercin- 

ootorix. 
(). La maman (Relief en bronze). 

7. Collaborateurs (Ici.). 

Eriksson, Christian, Stockholm, Djur- 
gârden. 

8. Bretonne (bronze). 

Appartient au Musée National. 

9. Vitrine avec des petites statuettes en bronze et 
en argent. 

10. »Kajsa» (buste en marbre). 

Jonsson, S. A. A., Paris, 8 rue Va vin. 

1 1 . Misères (plâtre). 

Matton, Ida, Paris, Faubourg St. Honoré 
2 3 3. 

12. Dans les vagues (marbre). 

Milles A:SOn, C. V., Paris, 9 rue de la 
grande Chaumière. 

13. Jeune fille (plâtre). 

14. Agar et Ismaël. 

Nilsson, Svante, Paris, 3 rue des Grands 
Augustins. 

15. Portraits-médaillons. 

Sôrensen-Ringi, Harald, Paris, 51 B:d S:t 

Jaques. 

16. La vague (statue en plâtre). 

17. Vase (bronze). 



Classe lO. 

Architecture 

Améen, G., Stockholm. 
1. Projet de rampes, montant à la forteresse 
»Kârnan» à Helsingborg. 



16 GROUPE II. — CLASSE 10. 



Anderberg, A., Stockholm. 

2. Nouvel Opéra de Stockholm: Vestibule. 

3. » » » » Escalier du Roi. 

Arborelius, R., Stockholm. 

4. Curée d'Orsa. 

Boberg, Ferd., Membre de VAcad. royale des 
Bea îix-Arts, Stockholm. 

5. Station des pompiers à Gefle. 

6. Ensemble de l'usine à Gaz de Vârtan, Stockholm. 

7. Station de lumière électrique, Stockholm. 

8. Palais des Beaux-Arts à l'exposition de Stockholm 
en 1897. 

9. Nouvel édifice de la Poste à Malmô en cours 
de construction. 

10. Pavillon national de Suède au Quai d'0rsa5\ 

11. Meubles. 

Clason, I. G., Professeur. Meînbre de VAcad. 
royale des Beaux- Arts, Stockholm. 

12. Hôtel du Comte W. von Hallwyl, à Stockholm. 

Dahlander, M., Ôrebro. 

13. Nouvelle église des paroisses Ânsta, Lânobro 
et Eker. 

Enblom, R., Stockholm. 

14. Antichambre d'une villa à Djursholm. 

Hedlund, H., Gothembourg. 

15. Bibliothèque de la ville de Gothembourg. 

Hermansson, G., Stockholm. 

16. Église de Sundsvall. 

17. École de jeunes filles à Sundsvall. 

18. École à Sundsvall. 

19. Maison à Sundsvall. 

Johanson, A., Stockholm. 

20. Édifice du Parlement à Stockholm. 

21. Édifice de la Banque de l'État, dans une ville 
de province. 

22. Édifice d'une banque. 

23. Projet d'un hôpital à Danviken. 



GROUPE II. — CLASSE 10. 17 



Josephsson, E., Stockholm. 
24. Édifice d'une banque à Stockholm. 

Lallerstedt, E., Stockholm. 
Académie des Beaux-Arts à Stockholm. 
Église de campagne. 
Petite gare en province. 
Cabane de chemin de fer. 

Lilljekvist, Fr., Stockholm. 

29. »Vieux Stockholm» à l'exposition de Stockholm en 
1897. 

30. Château de Gripsholm. (Projet de restauration.) 

31. Château de Koberg. 

Lindegren, Agi, Membre de l'Aead. roijale des 
Beaux- A rts, Stockholm. 

32. Cathédrale de Westerâs (Projet de restauration). 

33. Église de St. Olaus a Norrkôping (Id). 

34. Cathédrale d'Upsal (Id). 

35. Projet du Pavillon National de Suède au Quai 
d'Orsay (deuxième prix au concours). 

36. Plafond du Château royal à Drottningholm. 

37. Autel. 

Lindgren, G., Stockholm. 

38. Maison à Stockholm. 

39. Villa »Ahlbom» à Motala. 

40. Établissement »Tattersall» à Stockholm. 

Lôfstrôm, Hj., Stockholm. 

41. Projet d'une église à Stockholm. 

Moller, C, Membre de VAcad. royale des 
Beaux- Arts, Stockholm. 

42. Portail principal de Péghse de St. Jean à Stock- 
holm. 

Peterson, L., Membre de VAcad. royale des 
Beaux- A rts, Stockholm. 

43. Dépôt de marchandises à Stockholm. 

44. Maison à Stockholm. 

45. Église de campagne. 

46. Salle d'un café concert à Stockholm. 

47. Maison de la société des Artistes à Stockholm. 



18 GROUPE II. CLASSE 10. 

Rasmussen, Y., Gothembourg. 

48. Tombeau de John Ericsson. 

49. Musée de Gothembourg. 

Stenbérg, T., Stockholm. 

50. Intérieurs du Grand Hôtel à Stockholm. 

Stenhammar, E., Stockholm. 

51. Maison de campagne," habitée par l'auteur. 

Thorburn, E., Gothembourg. 

52. Esquisse d'ensemble d'un complex d'édifices 
publics pour la ville de Gothembourg. 

Wahlman, L. L, Stockholm. 

53. Château de Tjolôholm, en Halland. 

54. Château de Hjularôd en Scanie (en collaboration 
avec Clason, I. G.). 

Westman, C, Stockholm. 

55. Projet du Pavillon national de Suède au Quai 
d'Orsay. 

56. Édifice d'une société d'assurance contre l'incendie 
(Projet). 

Wickman, G., Stockholm. 

57. Pavillon de la ville de Stockholm à l'exposition 
de Stockholm en 1897. 

58. Détail extérieur d'une banque à Stockholm. 

Zettervall, F., Stockholm. 

59. Gare centrale d'Eskilstuna. 

60. Gare de Krylbo. 

61. Gare de Kumla. 

Ostberg, R., Stockholm. 

62. Édifice d'une société d'assurance contre l'incendie 
(Projet). 



GROUPE III. — CLASSE 11 



19 



Groupe III. 

Instruments et procédés des sciences, des 
arts, etc. 



Classe 11. 

Typographie et impressions diverses. 

N:o 1. Halda Fickurfabriks Aktiebolag. Société 
anonyme de la fabrique de montres de Halda, 
Svângsta. 

Machines à écrire avec les perfectionnements les 
plus récents. 




»Halda Commercial», »HaIda Automatic», » Halda 
Cabinet» et » Halda Ambassad». 

19 brevets d'invention. Récompenses précédentes: 
6 médailles d'or. 



N:o 2. Horlin, E. A., Stockholm. 

Machine à écrire pour les aveugles. 

{Voir groupe XV: cl. 92.) 



20 GROUPE III. — CLASSES 12, 13. 

Classe 12. 

Photographie.-' 

N:o 1. Aktiebolaget Svenska Kamerafabriken. 

Société anonyme Fabrique suédoise jjour la fabri- 
cation d'appareils photographiques^ Gothem- 
bourg. 
Appareil photographique breveté, dit »Vasa». 

N:o 2. Hamnqvist, Herm., Photographe, Stock- 
holm. 
Photographies. 

N:o 3. Klemming, Fr. G., Photographe, Stock- 
holm. 
Photographies. 

N:o 4. Larsson, L., Photographe à la Cour de S. 
M. le Roi de Suède et de Norvège, Stock- 
holm. 
Photographies. 



Classe 13. 

Livres et éditions musicales. Publications pé- 
riodiques. Reliure. 

N:o 1. Aktiebolaget P. A. Norstedt & Sôner. 

Société anonyme de P. A. Norstedt & Fils, Stock- 
holm. 

Livres. Illustrations. Divers ouvrages imprimés. 
{Voir groupe I: cl. 1, 2, 3; groupe III: cl. i4.) 

N:o 2. Beck, F. & Son, Relieur, Stockholm. 
Reliures. Albums, etc. 

La maison fait toutes espèces de reliures, d'albums 
de luxe et de fourres d'adresses en mosaïque de cuir 
(iutarsia) et plastique de cuir, etc. 

Récompeuses précédentes: 5 médailles d'or à Paris, 
à Lubeck et en Suède. 

(Voir groupe XV: cl. OS.) 

N:o 3. Gernandt, C. E., Stockholm. 
»Nordisk familjebok» (Encj^clopédie). 

* Une grande collection de photographies est exposée 
dans le Pavillon de Suède au Quai d'Orsay, 



GROUPE III. — CLASSE 13. 



21 



N:() 4. Hedberg, Gustaf, Relieur, Stockliolm. 
Reliures de luxe. 

N:() 5. Lindell, Per, Ingénieur, Stockholm. 

»Autograpliies et portraits de personnages cé- 
lèbres» (Ouvrage de luxe). 

Récompense précédente: Chicago, 18i)3. 

N:o 6. Tullberg, Hasse W., Imprimeur-éditeur, 

Stockholm. 

>Les Maisons Souveraines de l'Europe». 

»L'Énte de la nation suédoise». 

Spécialité: Ouvrages de grand luxe. 

»LES MAISONS SOUVER AINES 
DE L'EUROPE». 



Edition française et allemande. 




Recueil de 853 portraits avec 
notices généalogiques par le 
G:te F. II. Wrangel. 505 des- 
sins de Parchitecte Agi Lin- 
degren. 870 pages in quarto. 
2 volumes; en toile verte 
F:cs 75. — en maroquin ang- 
lais F:cs 100. — Édition de 
luxe, 3 volumes en maroquin 
véritable, 150 p]x. numérotés 
F:cs 500. 



Maêrnifique cadeau. 

Ornement de salon et de bibliothèque. 

L'éditeur a reçu la plus haute approbation d'un 
grand nombre des personnages princiers et autre per- 
sonnes éminentes ainsi que de la presse. 

L'ÉLITE DE LA NATION SUÉDOISE. 

(Svenskt Portrâttg-alleri.) 

Collection de 20,000 portraits et biographies d'hom- 
mes et de femmes suédois. 

(On peut se procurer ces ouvrages dans toutes les 
liluitiries.) 



22 GROUPE III. CLASSES 14, 15. 



Classe 14. 

Cartes et appareils de géographie et de 
cosmographie. Topographie. 

N:o 1. Aktiebolaget P. A. Norstedt & Soner. 

Société anonijme de P. A. Norstedt & Fils, Stock- 
holm. 
Cartes géographiques. 

{Voir gr. I: cl 1, 2, 3; gr. III: cl 13.) 

N:o 2. Kongl. Domânstyrelsen. U Administration 
Royale des Domaines, Stockholm. 
Plan indiquant Pextension des forêts de la Suède. 
Le plan est exécuté par J. M. Pauli, Inspecteur de 
forêts. 

(Expose groupe IX: cl ^9.) 

N:o 3. Sveriges Geologiska Undersbkning. Ser- 
vice de la Carte géologique de la Suède, Stock- 
holm. 
Cartes géologiques. 

{Expose groupe XI: cl 63.) 



Classe 15. 

Instruments scientifiques de précision, etc. 

N:o 1. Berg, Fr. J., Fabricant dapj^areils de 
précision, Stockholm. 

Instruments de géodésie. Instruments pour les 
mines. 

N:o 2. Ejungstrôm, Axel., Fabricaiit d'instruments 

de précision, Stockholm. 

Instrument pour mesurer les distances. Instru- 
ments à peser. Stéréomètre. Plani-mètre. Graplio- 
mètre. Sextant, etc. 



GROUPE III. CLASSE 16. 23 



Classe 16. 

Médecine et chirurgie. 



N:o 1. Aktiebolaget Goranssons Mekaniska 
Verkstad, Société anoiiyvie des ateliers iiiéca- 
niques de Gôransson, Stockholm. 
L'appareil de vibration »Seistes». 

Fabricant exclusivement des appareils médico-méca- 
niques Zander. 

Représentant en France: »La Société fran- 
çaise de l'Institut Zander», 21 Rue d'Artois, 
Paris. 

N:o 2. Aktiebolaget Vibrator. Société anonyme 
Vibratoi' (C. H. Liedbeck), Stockholm. 
Appareils à vibration pour massage. 

N:o 3. Carlsson, Oscar, Gymnaste médical, Stock- 
holm. 
Appareils à vibration. 

Les vibrateurs sont principalement à l'usage des 
médecins et des gymnastes, qui donnent de la gymna- 
stique ou du massage. (x>s appareils sont surtout com- 
modes: l:o) parce qu'ils donnent le mojen d'exécuter 
sans aide et au domicile du malade tous les mouvements 
vibratoires en usage dans la gN'mnastique médicale; 
2:o) parce qu'ils peuvent à linstant même et d'une 
manière fort simple s'appliquer à de différentes direc- 
tions de mouvement et l'amplitude du mouvement peut 
se modérer de — 9 m. m. même sous la plus grande 
vitesse de la machine; 8:o) parce qu'ils sont solides, de 
marche facile, élégants et portatifs, étant de dimension 
restreinte et de peu de poids. 

N:o 4. Larsson, August, Herrljunga. 
Jambe artificielle mécanique. 

N:o 5. Nyblin, A. G., Médecin 'praticien, Bjorn- 
1 u n d a. 
Davier. 

Ce davier se compose d'une seule manche. Les 
griffes qui, à l'extraction de la dent, doivent la saisir 
sont au nombre de plusieurs et détachées. Celles dont 
on veut se servir pour le moment s'introduisent dans 



24 GROUPE III. CLASSE 16. 



les trous à l'extrémité de la manche. Les trous de la 
partie convexe servent pour les dents de la mâchoire 
supérieure et ceux de la partie concave pour les dents 
de la mâchoire inférieure. Les griffes, une fois intro- 
duites dans les trous, y sont retenues par des ressorts, 
qu'on fait agir quand on veut les détacher. Quelques 
«riffes peuvent tourner dans les trous de manière à 
s- ajuster spontanément à la différente formation de la 
dent. 



GROUPE IV. CLASSE 19. 



25 



Groupe IV. 

Matériel et procédés généraux de la 
mécanique. 



Classe 19. 

Machines à vapeur. 

N:o 1. Aktiebolaget Brôderna Hults Rotations- 
ângmaskin. Société anonyme pour la fahri- 
cation de machines à vapeiir l'otatives de Huit 
frères^ Stockholm. 
Machine à vapeur rotative 




Ces machines, qui à l'Exposition de Stoelvhoini en 
1897 obtinrent hi phis haute récompense, sont déjà 



26 GROUPE IV. — CLASSE 19. 

fort répandues en Suède et y sont très estimées, tant 
en raison de leur minime-eonsommation de vajîeur et 
du peu de plaee qu'elles oecupent, qu'à cause de la 
facilité avec laquelle elles peuvent être accouplées di- 
rectement à des dynamos, des souffleurs, des pompes 
centrifuges etc. En outre la conduite en est extrême- 
ment simple, et elles peuvent en suite de leur con- 
struction être employées avantageusement aussi bien 
pour actionner des bateaux à vapeur que pour fournir 
l'énergie en général. 

Catalogne complet avec description et ])rix-conrants 
se tronve à côté des nwtenrs exposés. 

N:o 2. Aktiebolaget de Lavais Angturbin. Société 
anonyme pour la fabrication de turbines à 
vapeur de Laval, Stockholm. 
Turbines à vapeur. 

Spécialités: Turbines à vapeur, Turbines- 
Dynamos, Turbines-Alternateurs, Turbines-Pom- 
pes, Turbines-Souffleries et Turbines-Ventilateurs. 
Ces machines sont légères et peu encombrantes 
par rapport à leur capacité. La marche est sans 
vibrations. Réglage de la vitesse absolument 
parfait. Frais d'entretien modérés. 

Récompenses précédentes; 5 Grands prix, 5 
Médailles d'or. 3 Premiers prix, 1 Diplôme d'honneur. 

Représentants étrangers et détenteurs du 
brevet: 

Société de Laval, 48 rue de la \'ictoire, Paris. 

The English de Laval Steam Tnrbine Co., Ltd., 84 
Armley Road, Leeds, Angleterre. 

Maschinenban-Anstalt Hnmboldt, Kalk bei Kôln a/R. 

Maatschappij tôt Exploilatie van de de Laval Stoom- 
tnrbine, Heerengracht 455, Amsterdam. 

Rndolf Schivarz, Reisnerstrasse 41, Wien III/3. 

A. Frankenfeldt S: Co., Admiralitiits Canal 5, St. 
Petersburg, et Mjasnitzkaja H. .lermakoff, 
M os cou. 

Goltfr. Stiômberg, Helsingfors. 

A. F. Abrahamson, Galle de Alcala, 49 Guadrupli- 
cado, Madrid. 

Axel Malmqvist, Holckcnhus, Gopenhague. 

Christian Wisbech, Sorkedalsveien. (^hi'ist iania. 

Société fondée en 1893. Capital social 
1,600.000 couronnes. 

A la un de 1899 le nombre total des Tur- 
bines de Laval vendues était 2,100, déve- 
loppant ensemble une force d'environ 60,0C0 
chevaux effectifs. {Voir cl. 2/, 23.) 



GROUPE IV. CLASSE 19. 27 



N:c) 3. Aktiebolaget Lubrikator. Société ano- 
nyme •i>LubrUcator>'>, Stockholm. 
Lubrificateur automatique pour la graisse con- 
sistante. 

Le lul)rificateiir pour la graisse consistante est 
principalement destiné aux transmissions de fabriques 
et remplace d'autres appareils graisseurs pour graisses 
consistantes. Le »Lul)rikator» réduit le nomlire des 
ouvriers et protège le personnel contre des accidents 
pendant le graissage: opère en silence, sûrement et 
réalise une économie notable de matière grasse. 

N:o 4. Berglund, Robert 0., Stockholm. 
Machine à vapeur rotative. 

Modèle à vapeur avec régulateur électrique. 

N:o 5. J. & C. G. Bolinders Mekaniska Verk- 
stads Aktiebolag. Société anonyme des ate- 
liers mécaniques de J. S C. G. Bolinder, 
Stockholm. 
Robinets automatiques. 

(Voir cl. 20, 22; groupe XII: cl. l'i.) 

N:o 6. Ekermann, C. F. & Liedbeck, A., Stock- 
holm. 

Turbines à vapeur compound; système E. Seger. 

\ 
Deux turbines à 50 chevaux effectifs, A l'une de 
ces turbines est embrayée une dynamo électrique. 
Brevets d'invention dans plusieurs pays. 

N:o 7. Sten Ericsons Verkstads Aktiebolag. 

Société anonyme des ateliers de Sten Ericson, 
Stockholm. 
Robinets divers. 

■ ■ —^ -— ^^i. Spccù/Zz/c; Robinet »Rex» breveté. Les 
Y\ r" jC robinets »Rex», brevetés dans tous les 
pays à culture, l'emportent sur tous les 
autres robinets par le fait que toutes ses parties peuvent 
se démonter pour la réparation, sans qu'on ait 
b e s o i n d e f e r m e r les c o n d u i t s c o r r e s ji o n d a n t s. 

N:o 8. Metallfabriksaktiebolaget Kontrollkra- 

nen. Société anonyme » Kontrollkranen>-> pour 
la fabrication de métaux, Stockholm, 
Robinets contrôleur et compteur de vidange. 

Ces robinets de diverses grandeurs se composent de 
deux récipients d'une certaine capacité, se remplissant 



28 GROUPE IV. CLASSES 19, 20. 



et se vidant alternativement par l'oscillation d'une clef 
commune à la soupape de charge et à celle de décharge. 
Un compteur, en combinaison avec cette clef, enregis- 
tre la quantité de liquide écoulée. L'enregistrement 
se fait par liti'es i)our des quantités illimitées. 



Classe 20. 

Machines motrices (non électriques) et 
accessoires. 

N:o 1. Aktiebolaget Arboga Mekaniska Verk- 
stad. Société anonyme des ateliei^s mécaniques 
cVArhoga, Arboga. 
Turbine à suction quadruple. Régulateur. 

Cette turbine a quatre roues rotatives sur le même 
arbre et quatre appareils pour l'admission de l'eau, 
disposés de telle façon que la moitié de la force se 
règle à la main et l'autre moitié au mo^en d'un régu- 
lateur h3'draulique automatique. Chaque chambre à 
turbine (chambre d'admission) a sa soupape d'admis- 
sion spéciale pour l'interception de l'eau en cas de 
nettoyage ou de réparation. Pour l'exposition la tur- 
bine est placée directement sur les pieds du tube de 
suction, mais pour l'installation définitive il sera placé 
entre la turbine et les pieds du tube de suction, un 
autre tube d'une longueur appropriée aux circonstan- 
ces locales. L'admission de l'eau a lieu au mo3^en 
d'un tube en tôle qui se place à côté de la turbine. 
Pour une chute de dix mètres la turbine développe 
une force effective de 300 chevaux, avec une vélocité 
de 250 tours à la minute. 

N:o 2. J. & C. G. Bolinders Mekaniska Verk- 
stads Aktiebolag. Société anonyme des ate- 
liers mécaniques de J. & C. G. Bolinder, Stock- 
holm. 
Moteurs, fixes et mobiles, à pétrole. 

(Voir cl. 19, 22 \ groupe XII: cl. ///.) 

N:o 3. De Laval, G., Docteîir eii philosophie, Stock- 
holm. 
Moteur à pétrole. 

(Voir cl. 2.1, 27.) 



GROUPE IV. — CLASSES 20, 2 1. 29 

N:o 4. De Lavais Elektriska Aktiebolag. aS'o- 
cicté anonyme d^ électricité de Laval, Stockholm. 
Moteur à pétrole. 

(Voir cl. 23, 23.) 

N:o 5. A. Schuberts Handels- och Fabriks- 
aktiebolag. Société auoni/me de commerce et 
de fabrication de A. Schubert, Stockholm. 
Moteur. 

(Voir cl. 30). 



Classe 21. 

Appareils divers de la mécanique générale. 

N:o 1. Aktiebolaget Centrator. Société anomjme 
Centrator, Stockholm, 

Appareils à rotation et à ventilation. Engrenage 
Centrator. 

La Fabrique construit et vend des Séparateurs pour 
laiteries, des Machines à émouler, des Souffleurs et des 
Aspirateurs, des Forges portatives, des Pompes centri- 
fuges, des Commandes du sA'stème Centrator pour aug- 
menter ou diminuer la vitesse dans les moteurs électri- 
ques et autres, avec application d'un S3'stème de com- 
mande breveté, inventé par les frères Huit et dit 
» mouvement Centrator». Cet appareil a la double pro- 
priété d'être une commande travaillant presque sans 
bruit, applicable même aux plus grandes vitesses pour 
lesquelles ou ne peut emploj'cr des roues à engre- 
nages, sans compter qu'elle fournit un roulement éla- 
stique idéal pour l'axe qui y est logé. 

La commande se compose principalement d'un 
tambour et de trois ou plusieurs anneaux élastiques en 
acier, encastrés entre la paroi intérieure du tambour 
et un axe central. Ces anneaux sont animés d'un 
mouvement de rotation, mouvement qui leur est trans- 
mis par des rouleaux fixés en dehors ou en dedans 
des anneaux, et tournant eux-mêmes sur un pivot fixé 
sur un disque, à une des extrémités des anneaux. 
Ces rouleaux poussent les anneaux élastiques, qui ne 
peuvent glisser par suite de leur tension, les anneaux 
sont obligés de rouler sur la paroi intérieure du tam- 
bour, recevant ainsi un mouvement de rotation qu'ils 
transmettent à l'axe central. Les anneaux élastiques 
sont par conséquent animés d'un mouvement dit 
planétaire. 



30 GROUPE IV. — CLASSE 21. 

L'Électro-Centrator est une combinaison de moteur 
électrique et de mouvement Centrator et ce tj'pe 
sera d'une grande importance pour les transmissions 
d'énergie par l'électricité. Le SA^stcme Centrator fait 
ici surtout office de roulement élastique pour l'axe de 
rélectromoteur et diminue sa grande vitesse de façon 
à permettre son accouplement direct à la machine à 
actionner. 

On peut voir dans notre exposition un électro- 
centrator de ce genre pouvant transmettre V4 c^e cheval 
vapeur eff. et actionnant 2 commandes Centrator, qui 
montrent schématiquement le sj'stème. 

Le S3'stème de commande Centrator a obtenu à 
l'exposition de Stockholm de 1897 le 1" prix avec 
médaille d'or, et cette mention élogieuse du jury: 
»Pour une commande élastique de construction extrê- 
mement ingénieuse et pratique, appelée 'Centrator',» 

(Voir cl. 22). 

N:o 2. Aktiebolaget de Lavais Ângturbin. 

Société anony)ne ijour la fabrication de turbines 
à vapeur de Laval, Stockholm. 
Pompes et injecteurs à turbine à vapeur. 

(Voir cl. 19, 23.) 

N:o 3. Aktiebolaget Maskinfabriken Excelsior. 

Société anonyme Excelsior pour la fabrication 
de machines, Vaxholm. 
Pompe à vapeur Excelsior. 

La plus ancienne fabrique de pompes en Suède. 

Spécialité: la pompe à vapeur Excelsior de nouvelle 
construction brevetée. 

N:o 4. Hallbergh, David, Stockholm. 

Compteur d'eau automatique à l'abri de la gelée. 

Breveté dans la plupart des pajs du Continent et 
aux États Unis de l'Amérique du Nord. 

Brevets encore à vendre à l'étranger. 

N:o 5. Ludvigsbergs Verkstads Aktiebolag. 

Société anonyme des 7isines de Ltidvigsberg, 

Stockholm. 

Pompes à incendie à vapeur (Brevet Granell) 

sur deux ou sur quatre roues. 

Tuyaux de pompes en toile. 

Les ateliers de Ludvigsberg ont été fondés en 1843 
par Mr. Jaques Lamm, ingénieur des arts et manu- 
factures, principalement comme fonderie de fer et de 
bronze. 



GROUPE IV. — CLASSE 21. 31 



En 1877 la maison s'est formée en société anonyme 
sous le nom de y>Liidin()sber(/s Verkstads AkticboUiq^ , 
après quoi on a commencé sérieusement la construc- 
tion des machines. 

Kn 188.'i la maison a commencé à construire comme 
si)écialité i)omi)es à incendie à vai)eur (Brevet (lia- 
nell; trans])ortables, fixes et marines ainsi que d'autres 
appareils pour le service des pompiers, pompes jjour 
la distribution d'eau dans les villes, élévation d'eau et 
d'autres fluides, alimentation de chaudières, installa- 
tion de condensations centrales etc. Plus tard on a 
commencé îi construire aussi comme spécialité ma- 
chines frigorifiques avec ammoniaque anhydride, com- 
presseurs d'air et d'autres gaz avec installations mo- 
trices }' appartenant. 

Sirènes à air comprimé. Lanternes pour les phares, 
appareils de chauffage et de ventilation, etc. 

La maison a reçu ces derniers temps aux exposi- 
tions universelles et autres expositions de caractère 
officiel: 1 Diplôme d'honneur, 5 Médailles d'or. 4 
Premiers prix. 

Les pompes à incendie à vapeur de la maison ont 
été mises au premier rang par les jurys des exposi- 
tions de Barcelone, Bi'uxelles, Copenhague, Turin, St. 
Petersbourg, Christiania et Norrkôping, en concours 
avec les pompes anglaises, allemandes, françaises, 
autrichiennes, belges et américaines. 

La maison s'est toujours efforcée de livrer des 
articles bien étudiés et bien construits et dans ce but 
elle a toujours employé des matériaux de première 
qualité. Elle n'emploie dans ses ateliers que les ma- 
chines-outils les meilleures et les plus modernes. La 
maison jouit de la plus grande renommée pour ses 
machines et ses ateliers s'agrandissent continuellement. 

A la fin de 1 année 1898 le nombre des ouvriers 
emphnés par la maison avait triplé, le nombre des ma- 
chines-outils quadruplé, ainsi que le chiffre des affaires. 

Une vingtaine d'ingénieurs sont employés dans la 
maison. 

Exportation en Norvège, Danemark, Finlande, Russie, 
Allemagne, Hollande, Belgique, Italie, Espagne et Por- 
tugal. 

Fournisseurs des gouvernements suédois, danois, 
finlandais et russe. Du service des pompiers à Stock- 
holm, Christiania, (Copenhague, Helsingfors, Barcelone, 
Bruxelles. 

Les bateaux à vapeur de »Hambourg-Amerika Linie», 
»Hamburger Dampfschiff-fahrt Aktien Gesellschaft» et 
autres communes et particuliers. 

Prospectus, catalogue et renseignements sur demande. 



32 GROUPE IV. — CLASSE 2 2. 



Classe 22. 

Machines-outils. 

N:o 1. Aktiebolaget Carborundum Tools. Société 
anonyme Carborundum Tools, Stockholm. 
Machines à travailler la pierre. Machines à 
travailler les métaux. 

Nouvelle méthode brevetée pour tailler la pierre et 
le métal; scie, polit et façonne beaucoup plus vite et 
mieux que les méthodes connues jusqu'ici. 

N:o 2. Aktiebolaget Centrator. Société anonyme 
Centrator, Stockholm. 
Machines à polir, engrenage Centrator. 

{Voir cl. 21.) 

N:o 3. Aktiebolaget Iggesunds Bruk. Société 
anonyme de V usine d^Iggesund, Iggesund. 
Marteaux de forge et marteaux d'outils. Masses. 
Scies à châssis. Scies circulaires. Scies à 
tronçonner. Fers à rabot. Couteaux pour 
les fabriques de pâte de bois. Couteaux à 
moissonneuses, etc. etc. 

{Expose groupe XI: cl. 63, 64.) 

N:o 4. Aktiebolaget Verktygsmaskiner. Société 
a7i07iyme des -è Machines-outils», Stockholm. 
Machines-outils. 

Spécialité: 

Tours à revolver, à décolletter etc. 

Tours (brevetés) semi automatiques, à fileter et à 
charioter. 

Machines à tourner les ianwons, pour locomotives etc. 

Appareils brevetés pour changement de la courroie 
sur les différents gradins du cône. 

Agents : 

Pour la France: 

Société Franco Américaine d'outillage Dubuisson 
Eveno S: C'', Paris. 

Pour l'Allemagne: 

de Frics S: Co. Akt. Ges, Berlin. 

Pour l'Angleterre: 

C. W. Burton Griffiths S: Co, Londres. 

Pour la Belgique: 

Société anonyme des Établissements AcU''^*^ Janssens, 
Bruxelles. 



GROUPE IV. 



CLASSE 2 2. 



33 



N:o 



N:o 



5. Aktiebolaget Ôsterby Bruk. Société ano- 
nyme de V usine cV Ôsterby, Dannemora. 
Outils divers. Collection d'ouvrages fins en 
acier manufacturé. 

{Expoac (jroupc XI: cl. 6,'i, G^i.) 

6. J. & C. G. Bolinders Mekaniska Verk- 
stads Aktiebolag. Société anony/ne des ate- 
liers mécaniques de J. & C. G. Bolinder, Stock- 
holm. 

Machines-outils. 

Maison fondée en 18 44. 



Ilffff&5« 




Spécialités : 

Machines pour le travail du bois, parmi lesquelles 
à signaler: 

Machines à raboler, nouvelle construetion brevetée, 
rabots, grandes dimensions, pour le rabotage d'exporta- 
tion, pouvant fournir jusqu'à 48 mètres par minute; 
petites maehines pour toutes espèces de moulures. 

Scies à refendre, nouvelle construction, simples et 
doubles, pour la refente des madriers et des planches. 

Machines à débiter les copeaux, d'une construction 
brevetée, destinées au débit des longs copeaux des 
machines à raboter. 

Châssis de scies, toutes dimensions, applicables aux 
besoins des divers pays, munis d'un dispositif breveté 
pour le réglage de l'alimentation. 

Scies circulaires à dresser les bords et Scies à débiter 
les bouts, de nuxièles divers. 

Les ateliers mécaniques Bolinder ont con- 
struit dans divers pays plus de 350 établisse- 
ments de scieries complètes. 

{Voir cl. 19, W: Gr. XII: cl. 74.) 

N:o 7. Frykman, A. G., Ingénieur des mines, Stock- 
holm. 
Tour à revolver. 

3 



34 GROUPE IV. — CLASSE 2 2. 



N:o 8. B. A. Hjorth & C:0, Stockholm. 
Machines et outils. 

N:o 9. Jonsereds Fabrikers Aktiebolag. Société 
anonyme des fabriques de Jojisered, Jonsered. 
Machines à travailler le bois. 

La fabrique a été fondée en 1833, la société ano- 
1131116 en 1872. Capital social 2,028,000 couronnes. 
Fonderie et ateliers mécaniques. 

Spécialités: Machines de toutes espèces pour le tra- 
vail du bois, le rabotage, les ateliers de menuiserie 
et ébénisterie, etc., etc. 

La maison a pris part aux expositions internationa- 
les précédentes. 

Exporte en tous paA's. 

F'ournit sur commande les plans d'installation, 
les dessins, tableau des frais et donne tous les ren- 
seignements requis. 

N:o 10. Kopings Mekaniska Verkstads Aktie- 
bolag. Société anonyme des ateliers mécaniques 
de Kôping, Kôping. 

Machine à fraiser et à polir. Machine à percer 
horizontale. Tour à vapeur. 

N:o 11. Sievert, Max, Manufacture de lampes, de fers 
à souder et de lampes à braser, Stockholm. 
Lampes à souder et à braser. Fers à souder. 




GROUPE IV. 



CLASSE 2 2. 



35 



Médaille d'État à Stockholm 1886. 
Médaille d'or à Stockholm 1897. 

Les appareils suédois de Max Sievert sont connus 
dans le monde entier; ils ont rendu dans toutes les 
industries de tels services et donné des résultats si 
surprenants qu'ils ont acquis une réputation universelle. 

Les lampes à hraser donnent une température réelle 
de 2,000 ° C. permettant de mettre en fusion des fils de 
platine fins. 

Elles s'emploient pratiquement sur place et sans 
forge, pour souder, braser, cintrer, démonter toutes 
pièces par dilatation, brûler les vieilles peintures, etc. etc. 




L'emploi des lampes à braser de Max Sievert a 
été prescrit dans les arsenaux (Dépêche Ministérielle 
du 3 mars 185)9). 

On peut voir fonctionner les appareils aux adresses 
ci-dessous indiquées. 

Concessionnaire 

pour la France, ses Colonies et l'Espagne: 

C. JANNOT 

Paris. 39 Rue des Archives. 

Lyon. 18 Rue du Plat. 

Concessionnaires 

pour l'Autriche: Robert Frey, Radetzkvstr. 
Wien III, 

pour la Suisse: C. Karcher S: Co., Zurich, 
pour la Belgique: Mathieu Vliegcn, Rue 
Commerçants 2 7, Bruxelles, 

pour l'Angleterre: Exliibit- & Trading Co., 7 2 
Henry Street, Liverpool. 

AVIS IMPORTANT. 
Le succès obtenu par les véritables lampes suédoises 
a suscité la création d'appareils similaires. 

Éviter les imitations en exigeant la marque »Max 
Sievert, Stockholm». 



13, 



de; 



36 GROUPE IV. — CLASSE 2 2. 



N:o 12. Skôfde Mekaniska Verkstads Aktiebo- 
lag. Société anonyme des ateliers mécaniques 
de Skôfde. Skôfde. 
Scie à châssis. Machine à raboter. Scie à ruban. 



GROUPE V. — CLASSE 23. 37 



Groupe V. 

Électricité. 



Classe 23. 

Production et utilisation mécaniques de 
l'électricité. 

N:o 1. Aktiebolaget de Lavais Angturbin. So- 
ciété a7ionyme pour- la fabrication de twhines 
à vapeur de Laval, Stockholm. 
Turbines à vapeur dynamos. 

{Voir cl. W, 21.) 

N:o 2. Alby Vattenfallsaktiebolag. Société ano- 
ny7ne des chutes d^Alby, Stockholm. 
Dessms des chutes d'Alby (14,000 de chevaux 
de forces, dont 8,000 encore à louer) avec 
canalisations, bassins et turbines. Usines pour 
la fabrication de carbure de calcium et de chlo- 
rate de potasse. 

Dessin montrant l'installation de la station d'éner- 
gie électrique, située près d'Alb}', station de chemin de 
fer sur la grande ligne du Nord, dans le gouvernement de 
^'esternorrland. La station électrique consiste en 14.000 
de chevaux de forces, dont 2,200 sont employés 
par la Société anonyme Électro-chimique d'Alby pour 
la fal)rication du chlorate de potasse et 3,300 jiar la 
Société anonyme du Carbure de Calcium d'Alh\' pour 
la production du Carbure de Calcium. Le reste de 
l'énergie électrique est à louer. 

{Voir cl 2/,.) 



38 GROUPE V. — CLASSE 2 3. 

N:o 3. Allmànna Svenska Elektriska Aktiebo- 

laget. Compagnie générale électrique suédoise, 

Vesterâs. 

Dynamo triphasée de 270 kilovoltampères à 250 

tours par minute. 

Moteur à courant continu de 10 chevaux à 750 

tours par minute. 

Construit des machines électriques et appareils à 
courants continus et à courants alternatifs. Moteurs, 
automobiles électriques pour chemins de fer et tram- 
waj'S. Grues et treuils électriques. Ascenseurs et 
bateaux électriques, etc. 

Construit des machines électriques pour exportation. 

Exécute des installations électriques de toutes espèces. 

Le total de la force en chevaux effectifs des ma- 
chines fabriquées jusque et y compris 1899 était de 
90,000. 

Installation de lampes à incandescence 105,000 
pièces. 

Débit pour 1899 environ 3,000,000 couronnes. 

Capital social 5,000,000 couronnes. 
Succursales à Stockholm, Malmô, Sunds- 
vall et Gefle. 

N:o 4. De Laval, G., Doct. en pJiiL, Stockholm. 
Dynamo à pôle unique. 

{Voir cl 20, 27.) 

N:o 5. De Lavais Elektriska Aktiebolag. Société 
anonyme électrique de Laval, Stockholm. 
Moteurs électriques. 

ijoir cl. 20, 25.) 

N:o 6. Leffler, Arthur, Ingénieur, Stockholm. 
Photographies et dessins de chutes d'eaux. 

N:o 7. Trollhâttans Elektriska Kraftaktiebolag. 

Société ayionyme d^Énergie électrique de Troll- 
hàttan, Stockholm. 

Plans et dessins de la station d'énergie élec- 
trique de Trollhâttan. 

{Voir cl. 2'i ; groupe XIV: cl. 87.) 



GROUPE V. — CLASSES 2 4, 2 5, 2 6. 39 



Classe 24. 

Électrochimie. 

N:o 1. Alby Vattenfallsaktiebolag. Société ano- 
nyme des chutes cVAlbij, Stockliolin. 
Dessin d'usines pour la fabrication du carbure 
de calcium. 
Dessin d'usines pour la fabrication du chlorate 

de potasse. 

(Voir cl. 23.) 

N:o 2. TroUhàttans Elektriskci Kraftaktiebo- 
lag. Société a7i07iyme d^ Énergie électrique de 
TroUhâttan, S t o c k h o 1 m. 

Application de la chimie industrielle (fabrication 
du carbure de calcium). 

{Voir cl 23.) 

Classe 25. 

Éclairage électrique, 

N:o 1. Aktiebolaget Inventer. Société anonyme 
Inventor (E. Orling), Stockholm. 
Appareils électriques pour allumer et éteindre 
le gaz. 

N:o 2. De Lavais Elektriska Aktiebolag. Société 
anonyme électrique de Laval, Stockholm. 
Lampes à arc. Projecteurs électriques. Appa- 
reils et instruments électriques. 

{Voir cl. 23.) 



Classe 26 

Télégraphie et téléphonie. 

N:o 1. Andersson, John, Ingénieur, Stockholm. 
Paratonnerre. 

[Appliqué un Pcwillon suédois.) 



40 GROUPE V. — CLASSES 2 6, 2 7. 

N:o 2. Hultman, A., Ingénieur, Stockliolm. 
Canalisations pour fils électriques. 

N:o 3. Pehrson, J. P., Commissaire des télégraphes, 
Uddevalla. 

Commutateur automatique et appareils télépho- 
niques employés à l'installation des lignes télé- 
phoniques entre les différentes sections suédoises 
dans l'enceinte de l'exposition. 



Classe 27. 

Applications diverses de l'électricité. 

N:o 1. Aktiebolaget Elektriska Urfabriken. 

Société anonyme cV horlogerie électrique (Hj. 
Andersson), Stockholm. 
Horloges électriques. 

F a 1) r i c a t i o n d ' h o i' 1 o g e s électriques a \' e c ou 
sans sonnerie. 

Nouvelle invention. 

L'horloge n'a pas besoin d'être remontée, les Ijatte- 
ries durent trois ans. Marche plus exactement que 
les horloges à ressort. La Société d'horlogers de 
Stockholm, l'Association d'horlogers et l'École poly- 
technique se sont prononcées très avantageusement sur 
cette horloge. Brevet d'invention dans 14 pa^'S. 

N:o 2. De Laval, G., Doct. en PhiL, Stockholm. 
Fours électriques. 

{Voir cl. '■20, 23.) 



GROUPE VI. — CLASSE 30. 41 



Groupe TI.*) 
Génie civil. — Moyens de transport. 



Classe 30. 

Carosserie, vélocipèdes, etc., etc. 

N:o 1. Enquist, Fredrik L., Ingénieur des mines, 
Stockholm. 
Compteur pour voitures de place. 

N:o 2. Husqvarna Vapenfabriks Aktiebolag. 

Société anonyme de la fabrique de Husqvarna, 

Husqvarna. 

Vélocipèdes. 

Cette maison fabrique: Vélocipèdes, machines à 
coudre, armes à feu, ouvrages en fonte. 

Récompenses précédentes. Expositions: Moscou 
1872, Copenhague 1872. 1888, Londres 1873, Vienne 1873, 
Paris 1878. Barcelone 1888. Chicago 1893, Suède et 
Norvège 31 niédaiUes. 
(Voir classe .72. ■ (jrouj)e XI: classe (J3; groii})eXII: classe? 'i.) 

N:o 3. Ljungstrôm, Birger, Ingénieur, Stock- 
h o 1 m . 
Vélocipède le »Svéa». 

N:o 4. Roxendorff, A. F. A., Ingénieur, Stockholm. 
Vélocipède, nommé le >; Variable , avec change- 
ment automatique pour toutes les vitesses, entre 
10.5 et 4 mètres, selon la nature de la route. 



'9 Tons les articles placés dans le grou])e VF sont e.ri)osés 
à Vincennes. 



42 GROUPE VI. CLASSES 3 0, 3 2, 3 3. 



N:o 5. A. Schuberts Handels- och Fabriksaktie- 
bolag. Société anonyme de la fabrique de A. 
Schubert, Stockholm. 
Automobiles. 

N:o 6. Ofverstrôm, A., Sundsvall. 

Pompes à air automatiques pour vélocipèdes. 
Guidon à vélocipède qui peut être réglé pendant 
la route. 



Classe 32. 

Matériel de chemins de fer et tramways, etc. 

N:o 1. Husqvarna Vapenfabriks Aktiebolag. 

Société anonyme de la fabrique de Husqvarna, 

Husqvarna. 

Chariot d'inspection »Dressin» (Brevet de Tjern- 

eld) avec moteur continu. 

( \oir classe 30; groupe XI: classe 6,'); groupe XII: classe l'i.) 



Classe 33. ) 

Matériel de la navigation de commerce. 

N:o 1. von Anrep, A., Ingénieur, Stockholm. 

Bateau de sauvetage surnommmé »le Neptune», re- 
présenté par deux spécimens: le type n:o 1 et 
le type n:o 2, avec cale de construction démon- 
table pour la démonstration (modèle réduit). 

N:o 2. "B^i^^QV, KXhdiï).., A^icien capitaine de nia7'i7ie, 
Gothembourg. 

Appareil pour la mise à l'eau des bateaux de 
sauvetage. 

Cet appareil est muni de daviers mobiles qui i)ren- 
nent leur point d'appui sur des piliers fixés au pont 
du navire et sont munis de Ijarres de laneement. De 
ces barres aussi bien que des daviers pai'tent des pa- 



'9 Tous les arlicles places dans la cl((sse 33 concourent 
pour le })riA- Anllwnij Pollok. 



GROUPE VI. CLASSE 3 3. 43 

huis, dont l'autic cxtréiiiitc est fixée à (les étais, pour 
tourner les claviers en dehors ou pour les ramener. 
Les f^arants de ees i)alans viennent al)outir à un treuil 
et s'enroulent sur deux tambours tournant en sens 
inverse, de telle façon qu'en tournant le treuil l'un des 
palans est larj>ué de la même quantité que l'autre est 
enroulé, ee qui a pour résultat de maintenir les daviers 
fermes. Lorsque le bateau est à sa place, les daviers 
sont inclinés vers l'intérieur, de manière que le s]Kilans 
du bateau, qui sont amarrés, laidis et fixés à démeure 
sur des taquets spéciaux, iK'udent verticalement. Lors- 
qu'on veut mettre l'embarcation à l'eau, on haie sur 
les pahms de lancement, les daviers se redressent, le 
bateau est soulevé et amené, sans autre aide que 
celle du treuil, à côté du na\ ire. après quoi il est 
descendu à l'eau. 

N:o 3. Egnell, Nils Erik, Fabricant, Stockholm. 
Appareils de natation et de sauvetage. 

Cet appareil qui a la forme d'un gilet est fait de 
toile à voile imprégnée et peinte. Il porte sur le de- 
vant deux paquetages de liège, l'un à côté de l'autre. 
qui s'étendent du menton jusqu'au bas du torse, dis- 
posés de façon à pouvoir flotter facilement sans entra- 
ver les mouvements de natation. Une ceinture de liège 
est fixée autour de la taille. Cet appareil est muni 
sur le dos d'une poche en forme d'arc pour le vent, 
disposition qui facilite le sauvetage. La tête et les 
oreilles sont préservées de l'eau par un chapeau coni- 
que muni d'une bande de caoutchouc qui serre la tête, 
la pointe en est allongée et munie d'un drapeau qui 
donne à connaître la nationalité du naufragé. Des 
nageoires et des gants de natation font également partie 
de l'appareil, les premières se fixant au bas de la 
jambe, les seconds aux mains. Dans le revêtement en 
liège de la poitrine il se trouve une bouteille pour du 
vin que l'on peut boire au moyen d'un tuyau spéciale- 
ment adapté, pendant qu'on est dans l'eau. Llne cachette à 
conserver les documents est également ménagée sur le 
devant. Revêtu de cet appareil il est impossible, même 
à l'individu le moins capable de nager, d'enfoncer. 

Ce gilet de natation peut se plier et présente alors 
l'apparence d'un petit sac de nuit du poids de 2 à 3 
kilog. 

N:o 4. Enhorning, G. F. A., Norrkoping. 

Canon à signaux du système de la compagnie 
Nordenfelt. 

N:o 5. Falk, Axel E., IngénieMr civil, Stock- 
holm. 
Appareil de sauvetage. 



44 GROUPE VI. CLASSE 3 3. 

Cet appareil, qui est placé à l'arrière du navire, con- 
siste en une cale de lancement inclinée, le long de 
laquelle, si l'on détache une prise d'attachement spé- 
ciale qui le maintient en place, le hateau, entraîné par 
son propre poids, glisse facilement à l'eau. Cet appa- 
reil est surtout destiné à l'usage des steamers à voya- 
geurs. 

N:o 6. Grane, Arvid, Ingénieur ^ Vesterâs. 

Appareils pour le sauvetage des naufragés. 

N:o 7. Hubendick, L., Capitaine, Stockholm. 

Traité sur le sauvetage des sinistres en mer et 
la diminution du nombre des naufrages. 

N:o 8. Karlsson, Victor, Capitaine de navire, 
Gothem bourg. 

Disposition permettant la mise à Peau des bateaux 
de sauvetage à bord des navires, pendant un 
sinistre, environ dix secondes après que, les 
embarcations étant encore amarrées sur le pont, 
les passagers et l'équipage ont dû y prendre 
place. 

N:o 9. Lindberg, Gustaf Adolf, Architecte, Malm, 
Finlande. 
Dessins d'appareils de sauvetage. 

N:o 10. Nilsson, K. A., Ingénieur, Ôstersund. 

Dessin d'une ceinture de sauvetage. Cette cein- 
ture se remplit automatiquement de gaz, dans 
l'eau même. 

N:o 11. Patersson, J. W., Londres. 
Appareil de sauvetage. 

N:o 12. Pettersson, Otto, Professeur, Stockholm. 
Appareils de sauvetage en mer. 

N:o 13. Ronstrom (Clifford), George, Ingénieur 

civil, L j u n g b y h e d . 

Dessins et modèles d'instruments de sauvetage 

pour sinistres en mer. 



GROUPE VI. CLASSE 3 3. 45 

N:o 14. Schubert, Hugo, Ingénieur, Stockholm. 
Descrii^tions et dessins d'instruments de sau- 
vetage. 

N:o 15. Soderstrom, Gustaf Adolf, Arrimeur, 
Stockholm. 

Petit appareil pour la mise à l'eau dès bateaux 
de sauvetage à bord des navires. 

N:o 16. Thulin, M. A., Instituteur primaire, Ron- 
neby. 

Ceinture de sauvetage automatique. Bateau de. 
sauvetage indestructible. 

La ceinture se compose d'un tuyau de caoutchouc de 
90 cent, de longueur et de 18 de largeur, munie sur 
le devant d'une boîte en métal laissant automatique- 
ment entrer de l'eau qui se transforme en gaz dont la 
ceinture se remplit. Revêtue de soie ou autre étoffe 
semblable. 

N:o 17. Westerberg, A. F., Négociant en gros, 
Stockholm. 

Dessins illustrant une nouvelle invention de ba- 
teau de sauvetage avec description. 

N:o 18. Ôberg, August Vilhelm, Second de na- 
vire, Stockholm. 
Appareils de sauvetage. Brevetés en Suède. 



46 GROUPE VII. CLxVSSE 3 5. 



Groupe YU. 
Agriculture. 

Classe 35. 

Matériel et procédés des exploitations rurales. 

N:o 1. Aktiebolaget Joh. Thermaenius & Son. 

Société anonyme Joh. TJiermœnius & Fils, Halls- 

berg. 

Batteuse universelle. Classe 1 B. 

Batteuse mécanique vannant et criblant. Débite 
par heure de 10 à 13 hectolitres d'avoine net- 
toyée avec force motrice de 4 chevaux. 
Égr-ainoir mécanique pour trèfle, à vannette. 
Débite 40 kilogr. de graine par heure avec force 
motrice de 3 chevaux. 

Vanneur N:o 3 à vanne breveté. Nettoie de 13 
à 16 hectolitres avoine par heure. S'actionne 
à la main. 

N:o 2. Djurskyddets Expédition. Bureau de la 
Protection des animaux (F. A. Wingborg), Stock- 
holm. 

Instruments et appareils au service de la protec- 
tion des animaux. 

Récompense précédente: Médaille d'argent à 
l'exposition Scandinave de Stockholm 1897, 

N:o 3. Norrbottens Malmforâdlingsaktiebolag. 
Société anonyme pour mettre en oeuvre des 
minerais de Norrbotten, Stockholm. 
Engrais commerciaux. 
Wiborghphosphate. 



GROUPE VII. — CLASSES 3 5, 3 7. 47 

Les usines sont situées à Luleâ, dans le Haut Golfe 
de Bothnie. Le minerai de fer de Gellivare est riche 
en ])hosphore; on en extrait du minerai de fer en 
poudre peu phosphoreux (Concentrât) ainsi que de 
1 apatite pour la fahrication de l'engrais »Wiborgh- 
phosphato, qui contient 21 % de l'acide phosphorique 
soluble en citrate. 

L'exposition, jointe' à celle de la Société anonj^me 
(des terrains métallifères) de Gellivare Malmfâlt et de 
la Société anonyme de Luossavaara-Kiirunavaara 
(groupe XIj se compose des matières premières ainsi 
que des produits obtenus. 

(Expose groupe XI: cl, 63.) 

N:o 4. Olsson, A. J., Agriculteur, Nordanâ. 

Machine à traire. Machine à cueillir les bette- 
raves. Automobile pour travaux aratoires. 

N:o 5. Svenska AUmânna Djurskyddsfôrenin- 
gen. Société protectrice générale suédoise des 
animaux, Stockholm. 

Modèle de charrette pour le transport des chevaux 
et des bêtes à cornes malades, construite de ma- 
nière que les animaux peuvent, suivant le besoin, 
être debout ou couchés. 

Plateau à graine »Fogelbord» à placer au re- 
bord de la fenêtre pour y mettre en hiver du 
chènevis et autres graines pour les petits oiseaux. 

N:o 6. Thorsen, Axel, Paris, 137 B:rd de Sé- 
bastopol. 
Huile et guano de hareng suédois. 



Classe 37. 

Matériel et procédés des industries agricoles. 

N:o 1. Aktiebolaget Maskinfabriken Excelsior. 

Société anonyme Excelsior j^our la fabrication 
de machines, Vaxholm. 
Séparateurs et autres engins de laiterie. 
Spécialité: Séparateurs selon les plus récentes 
constructions avec nouvelle installation brevetée. 
Valeur de production : 400,000 frcs. 



48 



GROUPE VII. — CLASSE :'> 7 



N:o 2. Aktiebolaget Radiator. Société anonyme 
Radiator, Stockholm. 

^ >^=^- ^ Radiateurs, tirant directement du lait 
du beurre pasteurisé. 

TRADE II 011 MARK Travaillent à la main ou à la machine. 

aW (Voir cl. M.) 



N:o 3. Aktiebolaget Separator. Société ano- 
nyme Separator, Stockholm. 
Alfa-Laval. 

Machines à écrémer le lait, les plus re- 
nommées du monde. 





Plus de 200,000 ccrémeuses vendues. 

Plus de 450 premières récompenses ohtenues aux 
concours organisés dans tous les pays du monde. Débit 
de 40 jusqu' à 2,000 litres par heure. 

Nouveauté: Séparateurs de levure à fonctionnement 
continu. Grand débit. Rendement maximum. Ces 
machines, grâce à leur volume restreint, exigent très 



GROUPE VII. — CLASSES 3 7, 3 8, 4 0. 49 



peu de place et permettent à la levure de se conserver 
plus longtemps. 

Demander des renseignements détaillés à notre expo- 
sition collective dans les groupes VII et X, ou à notre 
laiterie en fonctionnement, Avenue de Sulïren. 

Seul concessionnaire pour la France: Pilier, 
24 Rue Alibert, Paris. 

(Expose aussi dans un pavillon spécial au Champs 
de Mars.) 



Classe 38. 

Agronomie. — Statistique agricole. 

N:o 1. Stjernquist, Olof, Directeur du bureau de 
contrôle des grailles du Gouvernement de Stock- 
holm, Stockholm. 
Appareils pour contrôle des graines. 

N:o 2. Svenska Kvinnoforeningen for Djurens 
Skydd. Société des femmes suédoises p)rotectrices 
des animaux, Stockholm. 
Littérature pour la protection des animaux. 



Classe 40. 

Produits agricoles alimentaires 
d'origine animale. 

N:o 1. Aktiebolaget Radiator. Société anonyme 
Radiator, S t o c k h o 1 m . 
Fabrication de beurre. 

(Voir cl 37.) 



50 GROUPE IX. CLASSE 4 9. 



Groupe IX. 

Forêts. — Chasse. - Pêche, etc. 



Classe 49. 

Matériel et procédés des exploitations et 
des industries forestières. 

N:o 1. Exposition collective de l'industrie fo- 
restière, oiycmisée par M. Axel Lundstrôm, 
Professeur à V Univei^sité d'Upsal. 
Carte topographique de la Suède indiquant l'ex- 
tension des forêts. 

Intérieur d'une forêt de pins suédois avec terrain 
naturel. 

Modèle type de scierie avec débarcadère, en 
Norrland. 

Échantillons de bois de sciage et de rabotage. 
Produits des usines de carbonisation du bois, en 
vase clos, et de fabrication des pâtes de bois, de 
la filasse de bois, de la soie de bois, etc., etc. 
Collections de graines. Collections scientifiques. 
Photographies de terrains forestiers suédois, de 
travaux forestiers et d'installations industrielles. 

EXPOSANTS: 

Kong-l. Donianstyrelsen. L'ddminislraiion royale des 
Domaines, S t o c k h o 1 m. 

Bjork,^ Aktiebolag'. BJôrkâ, Soeiété <tnomjine, BJorka 
Hruk. 

Bjorknas Akliebolag-. Bjôrknas, Soeiélé anonyme. 
Franô. 

Braatheiî, G. P., Sundsvall. 



GROUPE IX. — CLASSE 49. 51 

Bruniie Aktîebolag. Bnmne, Société anonyme, Frânô. 

Dyniis Aktiebolag'. Dijnâs, Société anonyme, Dj'iias. 

Fjiirdviks Ângsâ^s Aktiebolag". Fjûrdvik, Soc. anon., 
de la scierie à vapeur, Lugnvik. 

Francke, J. E., Stockholm. 

Graningeverkens Aktiebolagr? Soc. anon., Bollsta 
lîruk. 

von Hallwyl, W., Comte, Stockliolm. 

Hernosands Ângsagsaktiebolag'. Ilernôsand, Société 
anonijme de la scierie de, Hernosaiid. 

Keiiipe, FraiiS, Stockholm. 

Kempe, Setli M., Stockholm. 

Kramfors Aktiebolag. Kramfors, Société anonyme, 
G G t h e m b o u r g. 

mâja Aktiebolag. Mdja, Société anonyme, VWànger. 

BaiiiYÎks Sâgverks Aktiebolag. Ramvik, Soc. anon. 
des scieries de, Ramvik. 

Sandvikens Sâgverks Aktiebolag. Sandviken, Soc. 
anon. des scieries de, Djmàs. 

Skonviks Aktiebolag. Skônvik, Soc. anon., Skônvik. 

Sprângsvikens Aktiebolag. Sprdngsviken, Société ano- 
nyme, Kramfors. 

Stora Kopparbergs Bergslags Aktiebolag. Stora 
Kopparhcrg, Société anonyme de, Falun. 

Strôms Travaru- Aktiebolag. Strom, Société anonyme 
pour le commerce de bois de, Nj^land. 

Strômnas Aktiebolag. Strômnàs, Soc. anon., Frâno. 

Svano Aktiebolag. Svanô, Société anonyme, Frânô. 

Ulfviks Aktiebolag. Ulfvik, Soc. anon., Àlandsbro. 

Wikstrom, P. J:or, Stockholm. 

Waija Aktiebolag. Wâija, Société anonyme, Bollsta 
Briik. 

(Voir classe 50.) 

N:o 2. Svensson, J. A., Âsaka, Trollhâttan. 
Graines du Phms Sylvestris. 

Prix Frcs 12,5» per kg. 
Graines du Pinus picea. 

Prix Frcs 5,5 fi per kg. 



52 GROUPE IX. CLASSES 50, 5 1 



Classe 50. 

Produits des exploitations et des industries 
forestières. 

N:o 1. Brenâs Aktiebolag (Emil Elmqvist). Société 
anonyme de Brenâs, Brenâs, Strâiigsjo. 
Laine de bois. Petits objets en bois, tournés à 
la machine, comme: Boîtes, Bobines, Métiers à 
tapisserie. Manches de sceau. Chevilles à paquets. 
Étuis à plumes, à aiguilles, à flacon. Boudons 
à huile et à bière. Formes de boutons. Barillets 
à bonbons et à poudre. Joujoux, Croquets, Quilles 
etc. 

N:o 2. Samuel & C:ie, Tonnellerie mécanique, 
Âstorp. 

Caisses pour emballage de margarine. 
Emballage en bois travaillé et non travaillé. 

N:o 3. Exposition collective de l'industrie fo- 
restière, organisée par M. Axel Lundstrôm. 

(Voir cl. 49.) 



Classe 51. 

Armes de cliasses. 

N:o 1. Aktiebolaget Automatgevàr, Société ano- 
7iynie pour la fabrication de fusils automatiques, 
Stockholm. 
Fusils automatiques. 

N:o 2. Aktiebolaget Svenska Krutfaktorierna. 

Société anonyme Poudrerie suédoise, Lands- 

krona. 

Cartouches. 



GROUPE IX. — CLASSE 51. 53 

N:o 3. Hanson, Gustaf, Stockholm. 
Fusils à bâton (brevetés). 
Pincettes à enlever les capsules (brevetées). 

N:o 4. Skânska Bomullskrutfabriksaktiebolaget. 

Société anonyme de Scanie pour la fabrication 

de coton-poud.re, Landskrona. 

Charges pour torpilles et mines pour la marine, 

Capsules et cartouches pour l'armée, Pétards 

pour les phares et feux, le tout en coton-poudre 

comprimé. 

(Expose sons le groupe IX, mais est référé au qroupe 

XVI IL) 



54 GROUPE X. CLASSE 5 5. 



Groupe X. 
Aliments. 

Classe 55. 

Matériel et procédés des industries alimentaires. 

N:o 1. Aktiebolaget Promotor. Société ano?i9/me 
Pro7noto?% G o t h e m b o u r g. 
Machine à vider le hareng. 

La maison monte des fabriques pour la fabrication 
de conserves de poissons et construit les machines 
nécessaires. 

Brevets d'invention dans tous les pays de pêche 
importante. 

N:o 2. Konserveringsaktiebolaget Temperator. 

Société anonyme Temperator, Ôrnskôldsvik et 

Stockholm. 

Glacière de ménage » Temperator». 

Seule fabrication d'appareils réfrigérants et de glaciè- 
res selon le brevet d'invention d'Anton Olsson. 
Spécialité: Glacière de ménage Temperator écono- 
misant de la glace. Débit au pays chauds fabri- 
quant de la glace artificielle. 



GROUPE X. 



CLASSES 5 6, 



Classe 53, 

Produits farineux et leurs dérivés. 

N:o 1. Aktiebolaget Svartviks Stârkelsefabrik. 

Société anonyme de Svartvik i^our la fabrication 
d' amidon, Stockholm. 



Amidon de riz. 

Glycose de pommes.de terre et de 
maïs. 

Kc'comi)en ses précédentes pour 
amidon de riz: Médailles d'argent: Lon- 
dres, 1885; Stockholm. 1897 (pour amidon 
très bon). 

(Voir cl. 50.) 




Classe 58. 

Conserves de viandes, de poissons, 
de légumes, de fruits, etc. 

N:o 1. Gadus' Fabriker. Les fabriques de Gadus 
(M. Lyckholm), Gothemboiirg. 
Conserves de poisson, diverses espèces. 
Spécialités: morue pressée; sardines-harengs. 

Récompenses précédentes: Médailles en or et 
diplômes d'honneur. 

N:o 2. Soderlund, Adolf, Commerçant en gros, 
Karlshamn. 
Harengs marines extra fins du Blekinge. 

Récompenses pré c é d e n t e s : Exposition de Stock- 
holm, 1897, médaille en argent: Rordeaux, 1897, diplôme 
d'honneur avec médaille en or; Rergen, 1898, médaille 
en argent; Rochefort, 1898, médaille en argent; Paris, 
1898, diplôme d'honneur. 

Le hareng est encaqué en pots, contenant IGO harengs, 
ou en boîtes de fer blanc hermétiques (fermées à la 
machine) contenant environ 80, 40 ou 20 harengs. 

Ce hareng est très apprécié dans la plupart des 
ménages suédois. 



56 GROUPE X. CLASSES 5 9, 6 0, 61. 



Classe 59. 

Sucre et produits de la confiserie; 
condiments et stimulants. 

N:u 1. Aktiebolaget Svartviks Stàrkelsefabrik. 

Société anonyme Svartvik pour la fabrication 
cV amidon, St o c k li o 1 m. 

Sirop d'amidon, produit d'amidon de pommes de 
terre et d'amidon de maïs. 

(Voir cl. 56.) 

N:o 2. Broderna Cloetta. Cloetta frères, fabrique 
de chocolat, Malmô. 
Cacao en poudre. Chocolat et bonbons. 



Classe 60. 

Vins et eaux de vie de vin. 

N:o 1. Lindqvister & C:ie, Stockholm. 
Vins. 

(Yoir cl. 61.) 



Classe 61. 

Spiritueux divers. 

N:o 1. Aktiebolaget Forsgrén & Wilcken. *So- 
ci été anonyme For sgr en & Wilcken, Stockholm. 
Punch suédois. 

N:o 2. Bengtson, Joh. A., Fabricant de Punch, 
Stockholm. 
Punch d'arac. 

N:o 3. Groms & Son, H. G., Gothembourg. 
Punch suédois. 

Récompenses précédentes: Médailles aux expo- 
sitions de Bordeaux, 1896; Arcachon, 1897; Stockholm, 
1897: Rochefort. 1898. 



GROUPE X. CLASSE 61. 



57 



N:o 4. Hogstedt & C:ie, Commerçant de vin et 
fabricant de jrunclf, Stockholm. 
Punch d'arac. 

N:o 5. Ingelman, Fredr. & C:ie, Go them bourg. 
Punch d'arac » Batavia». 

N:o 6. Lindqvister & C:ie, Stockholm. 
Liqueurs. 

»CERTIFICAT>. 
»Je certifie que la 'Liqueur des forêts suédoises' 
fabriquée de fruits à baies des forêts suédoises, ne con- 
tient aucune matière nuisible à la santé. 
Stockbolm, le 28 février 1900. 

N. A. EDLING. D:r médecin.» 

(Voir cl. 60.) 

N:o 7. Lundberg, J. L. & C:ie, Fabrique de punch, 
Stockholm. 
Punch suédois. 

Récompenses précédentes: Stockholm, 1866, 
Médaille en argent; Vienne, 1873 id.; Londres, 1873 
id.; Londres. 1885 id.; Vienne 1890, Médaille en or.; 
Cbicago, 1893, Premier prix; Lubeck, 1895, Médaille 
dor: Stockholm, 1897, Médaille d'argent (premier prix.) 

N:o 8. Lofberg & C:ie, Fabricaiit de puneh, Stock- 
holm. 
Punch suédois. 

Récompenses précédentes: Médailles dor aux 
expositions de Bordeaux, de Rochefort, de Vienne, de 
Madrid, de Londres. Mention honorable à Stockholm. 



N:o 9. Nordstrom, N. P., Commerçant 
(Fournisseur de la Cour), Karlskrona. 



de vin, 



RDs 




"'^^^o 



Punch suédois. 

Récompenses précédentes: 
Médailles en or et en argent aux 
expositions de Paris, 1878; Bor- 
deaux, 1882; Amsterdam, 1883; 
Londres, 1884; Londres, 1885; 
Gothembourg, 1891 ; Malmô, 1896; 
Bordeaux 1898. La plus haute ré- 
comi)ense à Stockholm, 1897. 



58 GROUPE X. — CLASSES 6 1, 62. 

N:o 10. Nydahl, K. A. & C:ie, Commerçant de 
vin, Stockholm. 
Punch suédois. 



Classe 62. 

Boissons diverses. 

N:o 1. Bjurholms Bryggeriaktiebolag. Société 
anonyme de la brasserie Bjurholm, Stockholm. 
Porter (stout). 

La brasserie fut fondée en 1852. Spécialités: Porter, 
Pale Aie et autres boissons à base de malte. 

Récompenses précédentes: Stockholm, 1866, 
1897: Paris. 1878: Malmo. 1881. 



GROUPE XI. — CLASSE 6 3. 59 



Groupe XL 

Mines. - Métallurgie. 

Classe 63. 

Exploitation des mines, minières et carrières. 

N:o 1. Aktiebolaget Gellivare Malmfâlt. Luossa- 
vaara-Kiirunavaara Aktiebolag. Les sociétés 
anonymes de Gellivare et de Luossavaara- 
Kiirunavaara, Stockholm. 

Plan relief, cartes, échantillons de minerais de 
fer et de roches; vue de la montagne métalli- 
fère Kiirunavaara. 

Exploitation des mines; exportation des 
minerais de fer. 

Les mines de ces sociétés sont situées en Laponie 
(nord de la Suède) en partie dans le »Gellivare Malm- 
berg» (67° 11' lat., 20° 30' long, de Greenwich) reliées 
par un chemin de fer d'État à Luleà dans le Haut 
Golfe de Botlinie. et en partie dans les grandes mon- 
tagnes de Kiirunavaara et de Luossavaara (67° 50' lat., 20° 
13' long, de Greenwich) qui seront en 1902 reliées par 
un chemin de fer d'Etat au port de Narvik à Ofoten 
en Norvège. 

La teneur de fer métallique du minerai varie de 
60 % à 71 % et la teneur de phosphore de 4 % à 0.0 3 % 
suivant les ditïérentes qualités. L'exportation de mine- 
rai a eu lieu de Luleâ depuis 1892, savoir 

en 1892 138.944 tonnes. en 1896 614,262 tonnes. 

» 1893 209.826 . » 1897 815,797 » 

» 1894 524,112 » » 1898 804,733 

» 1895 385,781 » » 1899 920,997 » 



60 GROUPE XI. — CLASSE 6 3. 

Les minerais de fer de Kiirunavaara et de Luossavaara 
forme deux dos dune longueur d'environ cinq kilo- ■ 
mètres et d'une largeur de 100 à 250 mètres; les 
sommités de ces dos atteignent une hauteur de 250 
mètres au-dessus de la basse contrée environnante. La 
masse du minerai des gisements de Kiirunavaara et de 
Luossavaara — seulement au-dessus de la basse contrée 
— a été évaluée à 233 millions de tonnes, calculée sur 
une aire totale de 430,000 m^. Quant à la puissance 
du gisement de Gellivare elle pourra être calculée sur 
une aire d'environ 200,000 m^. 

L'exposition se compose dune carte géologique de 
Gellivare par Mr. Hj. Lundbohm, de quelques cartes 
spéciales des mines de (iellivare, dun plan en relief 
des mines de Kiirunavaara et de Luossavaara par Mr. 
Chr. Eriksson d'après une carte de Mr. Hj. Lundbohm, 
et d'échantillons des minerais et des roches qui les 
entourent. La toile de Mr. K. Nordstrom, formant le 
fond de l'exposition, représente une partie de la mon- 
tagne de Kiirunavaara et plus loin la montagne de 
Luossavaara surmontée du soleil levant de minuit. 

N:o 2. Aktiebolaget Iggesunds Bruk. Société 
anonyme de l'iisiyie d'Iggesund, Iggesund. 
Minerais de fer. 

(Voir cl. G'i, 65; gr. IV: cl. 22.) 



N:o 3. Aktiebolaget Ôsterby Bruk. Société ano- 
nyme de V usine d'' Ôsterby, Dan ne m or a. 
Minerais de fer. 

(Voir cl. 6'i, gr. IV: cl. 22.) 

N:o 4. Avesta Jernverks Aktiebolag. Société 
anonyme des usines d' Avesta, Avesta. 
Minerais de fer. 

(Voir cl. 6^1, 65.) 

N:o 5. Bildt, Cari Vilhelm, Ingé^iieur, Stockholm. 
Appareil automatique pour généraliser le déve- 
loppement du gaz. 

L'appareil répartit la houille d'une manière égale et 
continue sur toute la surface de chauffe. Peut être 
appliqué aux générateurs de diverses dimensions par 
la raison qu'il répartit la houille sur des surfaces plus 
ou moins grandes. 

L'appareil peut avantageusement être adapté aux bas- 
fovers, fourneaux à réchauffer, fours et chaudières. 



GROUPE XI. — CLASSE 6 3. 



61 




AVANTAGES: 



Gaz égal, d'excellente qualité. 

Économie de combustible. 

> » consommation. 

» » réparations. 

» » travail. 

L'appareil a eu un foi't écoulement ei 

le continent et en Amérique. 



Suède, sur 



62 GROUPE XI. — CLASSE fiB. 

N:o 6. Cederberg, V. A., Filipstad. 

Diorit, caillou, mica, granit, hyperit, etc. 
Hausmannit, fer, etc. 

N:o 7. Fagersta Bruks Aktiebolag. Société ano- 
nyme des usines de Fagersta, Vestanfors. 
Minerais de fer, 

(Voir cl. G'i, G.').) 

N:o 8. Gotlands Slipstensbolag. Compag7iie pour 
la fabrication de meules de Gotla7id, Burgsvik. 
Meules de grès et pierres à aiguiser. 

N:o 9. Grafversfors Stenhuggeri. Chantier de 
tailleur dejnerres de Grafversfors, Grafversfors. 
Marbre. 

N:o 10. Handôls Tâljstensbrott. La carrière de 
pierre d'ollaire de Handôl (Lewander & C:ie), 
Stockholm. 
Pierre ollaire brute et travaillée. 

N:o 11. Husâ Aktiebolag. Société anonyme de 
Husâ, Husâ. 
Minerais de cuivre. 

N:o 12. Nasafjells Aktiebolag. Société anonyme 
de Nasafjell (Herbert von Francken), Stock- 
holm. 
Échantillons de minerais. 

N:o 13. Norrbottens Malmforâdlings Aktiebo- 
lag. Société anonyme pour mettre en oeuvre 
les minerais de No7'rbotte7i, Stockholm. 
Échantillons de minerais de fer en poudre (con- 
centrât) et d'engrais artificielle (Wiborghsfosfat). 

Les usines sont situées à Lulcà dans le Haut Golfe 
de Bothnie; du minerai de fer de Gellivare, riche en 
phosphore, on y produit du minerai de fer en poudre 
peu pliosphoreux rConceutrat) ainsi que de l'apatite 
pour la fabrication de leugrais AViborghsphosphate» qui 
contient 21 % de l'acide pliosphorique soluble en citrate. 

L'exposition, jointe à celle de Aktiebolaget Gellivare 
Malmfalt et de Luossavaara — Kiiruuavaara Aktiebolag, 
se compose des matières premières aiusi que des produits 
obteuus. 

(Voir (,i: VU: cl. 35.) 



Les carrières les plus importantes 
''Svenska Granitindustri-Aktiebolaget" 

(de la Société Anonyme de granit Suédois) 
ainsi que les lieux de destination de ses produits. 




C ecntr àL-Tryckeriet, Sto clâiabru. 



GROUPE XI. — CLASSE 6 3. 63 

N:o 14. Stora Kopparbergs Bergslags Aktie- 
bolag. Soclctc (inonymc de Stora K<>p})arbcr(js 
her(jslag, F al un. 
Minerais de fer. 

{Voir cl G'i, 63; (jr. XIV: cl 88.) 

N:o 15. Svenska Granitindustri-Aktiebolaget. 

Société anonyme ->•> industrie granit >> suédoise, 
(Directeur H. Maclmow), Stockholm. 
Blocs de pierre brute. Pierres taillées, déoros- 
sies et polies. Carreaux de granit poli. 

T é 1 é gr a m m e s : »(iranitiiulustri», Stockliolm, 

Exportation de granit brut et travaillé. 

(barrières les plus importantes: 

Warbcrg granit vert N:o 1. 

Wânevik granit rouge » 2. 

Sôrvik granit rouge » 3. 

Hajstad granit noir » 4. 

GylslKîda » » » 4. 

Rj^d granit noir gris » 5. 

Varild Labrador » 6. 

Saltvik granit rouge » 7. 

Tvedalen Labrador » 8. 

Wanga granit rouge » 9. 

Karlshamn granit gris » IL 

P o r t s d'exportation: Oscarshamn, Karlsbamn 
Solvesborg. Àhus, Warberg (Suède), Laurvig (Norvège). 

Dépôt à Warnemunde (Allemagne). 

Places de débouchés les plus importantes: 
Aberdeen, (ilasgow, Berlin, Riga, Libau. Hambourg, 
\'ienne. Moscou. St. Pétersbourg. Varsovie, Copenhague 
Amsterdam, Rotterdam, Zurich et autres. 

N:o 16. Sveriges Geologiska Undersokning. Ser- 
vice de la carte géologique de la Suède, Stock- 
holm. 

I. Cartes manuscrites non encore publiées: ci) 
Carte géologique de la Suède méridionale et centrale, 
à l'échelle de 1 : 500,000 : — b) Carte géologique de la 
Suède septentrionale, à l'échelle de 1:1,000.000; — c) 
(Partes générales, indiquant, à l'échelle de 1 : 2,000,000, 
les traits principaux de la géologie quaternaire de la 
Suède: 1) l'extension du territoire recouvert jadis par 
la mer des époques glaciaire et postglaciaire; 2) la 
situation des »Asar/ (cordons de collines de sable et 
de cailloux roulés) et des grandes moraines frontales, 
ainsi que les directions prépondérantes des stries gla- 
ciaires; — (/) Cartes géologiques de quelques-uns des 
principaux districts miniers de la Suède (Persberg, Nor- 



64 GROUPE XI. CLASSES 6 3, 6 4. 

berg, Dannemora et Falun); — e) Carte générale indi- 
quant la situation des principaux districts miniers de 
la Suède. 

2. Collection de roches et de minerais illustrant 
les cartes mentionnées ci-haut. 

3. Cartes géologiques publiées par le Service de 
la carte géologique de la Suède. 

N:o 17. Soderfors Bruks Aktiebolag. Société 
antonyme de V usine de Sôderfoî^s (Directeur en 
chef P. G. Tarn m), Soderfors. 
Métaux natifs. 

Minerais de fer de Dannemora, Brunna et Vi- 
gelsbo. 

(Voir cl. 64, 65.) 

N:o 18. Uddeholms Aktiebolag. Société anonyme 
d' Uddeholm, U d d e li o 1 m . 
Minerais de fer. 

(Voir cl. G',, C.-).) 



Classe 64. 

Grosse métallurgie, procédés, produits 

N:o 1. Aktiebolaget Iggesunds Bruk. Société 
anonyme de V usine d^Iggesund, Iggesund. 
Fonte. Lingots. Fers et aciers forgés et laminés. 
Fer vallon. 

La société se forma en 1876 avec un capital versé 
de 4,200,000 Frcs, Elle possède l'usine d'Iggesund, 
fondée en 1670, avec usine de fer et d'acier, scierie et 
atelier de rabotage, les usines de fer de Strômbacka, 
de Hedvigsfors et de Moviken et l'usine de Nianfors 
avec scierie. Production: fer vallon et fer acier de 
Dannemora; fonte; acier bessemer. laminé et forgé; 
tuj^aux étirés et sans soudure; outils de carrières et de 
mines; machines-outils; acier à outils, scies circulaires; 
lames de scie, fers à raboter, etc. ; fer laminé, méthode 
Lancashire; bois sciés et rabotés. Produit environ 
12,000 tonnes de fer et d'acier et environ 11,000 stds 
de bois de construction (équarris, sciés et rabotés). 

(Voir cl. 0:i, G,'); yr. IV: cl. 22.) 



GROUPE XI. CLASSE 64. 65 

N:o 2. Aktiebolaget Osterby Bruk. Société ano- 
nyme de V usine cV Osterby, Dan ne m or a. 
Fonte, Fer en barres (Méthode Vallonné), acier 
cémenté et fondu au creuset, fabriqués de 
minerais de Dannemora. 
Minerais du district minier de Dannemora. 
Cassures d'acier fondu au creuset, martelé en 
barres, ainsi que tableaux donnant des preuves 
de la bonne qualité de l'acier. 
Une collection de serrurerie manufacturée et 
d'outils comme: canifs, rasoirs, instruments de 
chirurgie, vrilles, fraises, mandrins, tous fabriqués 
en Suède d'acier fondu au creuset, sont exposés 
pour montrer l'usage qu'on en peut faire. 



La compagnie, fondée en 187(i, est propriétaire 
dÔsterb}' Bruk près de Dannemora, fondée en 1505, 
fabriquant de la fonte, du fer en barres (méthode 
Vallonné), de l'acier cémenté et fondu au creuset, toutes 
les espèces de minerais supérieurs des mines de Dan- 
nemora, dans lesquelles la compagnie a un très gros 
intérêt. 



Marques de la fonte: 

Marques de fer en 
barres (méthode Val- 
lonné) et d'acier cé- 
menté : 



AOB 



oo 



Marquesd'acierfondu DANNEMORA DORA 

au creuset: 

Cet acier est à préférer par sa dureté combinée à une 
grande ténacité pour la fabrication d'outils de toute 
espèce, p. ex. mandrins, presses, etc. Il est fabriqué en 
diverses espèces, comme l'acier Chrome, l'acier Aimant, 
Vacier Tungstène, l'acier sans trempe, et est par sa dureté 
et ses différentes compositions approprié aux divers 
effets. 

Les articles ont été honorés de récompenses dans 
un grand nombre d'expositions, parmi lesquelles: mé- 
daille d'or à Londres 1873, à San Francisco 1894, à 
Lubeck 1895 et à Stockholm 1897. 

(Voir cl 63; qr, IV: cl 22.) 



66 GROUPE XI. — CLASSE 6 4. 

N:o 3. Avesta Jernverks Aktiebolag. Société ano- 
nyme des usines cV Avesta, Avesta. 
Fonte de fer. Lingots. Acier laminé. 
Production annuelle 35,000 tonnes, comprenant: 
Lingots Martin et Bessemer. 
Tôles pour chaudières, navires et citernes. 
Plaques de tôle mince, de toutes espèces. 
Tôles à presser et à émailler. 
Pignons pour chaudières à vapeur. 
Matières pour tuyaux à chaudières et à vélocipèdes. 
Martin tendre, l:ère qualité, pour rivets et boulons. 
Essieux ronds, laminés. 
Fer en barres, plates, rondes et carrées. 
Acier à percets, octogone et rond. 
Petits rails. 

Membrures et fers d'angle de toutes dimensions. 
Fer en "[", en (J et en 2- 

Fer façon. 

Comptoir de vente au Palais-central de Stockholm. 

Spécialités. 
Blooms solides pour étirage de tuyaux. 
Acier mou, l:ère quai., pour rivets et boulons. 
Gros essieux laminés. 

Tôles pour chaudières à vapeur, hère quai. 
Tôles pour vases pressés. 
Acier-nickel. 
Acier-manganèse. 

(Voir cl. 63, 65.) 

N:o 4. Fagersta Bruks Aktiebolag. Société ano- 
nyme des usines de Fagersta, Vestanfors. 
Fers et aciers en lingots. Aciers laminés et forgés. 
Tubes laminés et étirés à froid, sans soudure. 
Aciers étirés à froid. 
Lames de scies et scies circulaires. 
Câbles en fil d'acier. 
Outils de machine à raboter. 
Ressorts en spirale et à boudin. 
Massettes et outils pour la taille de pierres et 
de roche. 

(Voir cl. 63, 65.) 



GROUPE XI. CLASSE 6 4. 67 

N:o 5. Larsbo-Norns Aktiebolag. Société ano- 
nyme de Larsho-Norn, Wikmaiishyttan. 
Échantillons de lingots de fonte et d'acier fondu 
au creuset, méthode »Uchatius>. 

L'exposition comprend : 

Lingots-cassés et échantillons de cassures d'acier, 
fondu au creuset à l'aciérie de Wikmanshyttan, mar- 

• 
qués ^ W \j iii % ^/^ • et montrant la tex- 

turc de l'acier non trempé; outils, comme mandrins etc., 
démontrant la résistance extraordinaire de l'acier et sa 
faculté de pouvoir conserver ses bonnes qualités après 
des trempes répétées. 

(\oir cl. 65.) 

N:o 6. Stora Kopparbergs Bergslags Aktie- 
bolag. Société anonyme de Stora Kopparbergs 
Bergslag, F alun. 

La Société existe depuis le Mo\'en-âge. L'année de 
la fondation n'est pas exactement connue, mais remonte 
aux environs de 1225. 

Capital Social 13,350,000 Francs. Fonds le l:er 
Janvier 1899 18,000.000 Frcs. Actifs à la même date 
48.() 10.000 Frcs. 

La Société possède: Les usines sidérurgiques 
de Domnarfvet, les scieries et fabriques 
de cellulose de Skutskâr, la papeterie de 
Domnarfvet et les usines de cuivre de 
Falun. A ces usines et fabriques appartiennent: des 
chutes d'eau d'une force hydraulique d'environ 100,000 
chevaux, 196 mines de fer à Griingesberg, Norberg, etc., 
4 mines de cuivre, 350,000 hectares de forêts et part 
dans 2,700 kilomètres de «chemins d'eau» pour flottai- 
son des bois. 

Productions principales: Fers et Aciers, Cuivre, 
Or et Argent, Bois de construction sciés 
et rabotés, Pâtes de bois chimique et mé- 
canique et Papiers. — La majeure partie de ces 
productions est exportée. 

\^aleur des produits fabriqués en 1899: 22,225,000 
Francs. 



La Société expose Fers et Aciers avec matiè- 
res premières, produits intermédiaires et 
produits finis. 



68 GROUPE XI. — CLASSE 6 4. 

Minerais de Fer des mines de la Compagnie à 
Bispl)erg, Norberg. Burângsberg et Stripa. 

Charbons de bois produits dans des fours, 
soit de l)ois non fendus, soit de déchets des scieries. 

Lingots et produits des laminoirs. 
Massiaux et Fers martelés. 

Spécialités: 

Machine d'acier pour câbles etc. de première 
qualité. 

Aciers pour projectiles. Aciers pour 
ressorts. Aciers pour outils. 

Fonte d'acier. Outils d'acier. 

Blooms solides pour tubes sans sou- 
dure. 

Machine de fer au charbon de bois et 
d'acier extra-doux. 

Vergettes pour clous à cheval. Fers 
pour boulons. 

Tôles pour machines électriques. 

Clous à cheval. Boulons. Écrous. 

(Voir cl. 63, 6' .3; gr. XIV: cl. 8H.) 

N:o 7. Stridsberg, Frans G., Ingénieur, Stock- 
holm. 

Manchons creux, produits avec l'appareil à force 
centrifuge, dit >Tuba», et des ébauches laminés 
de manchons creux. 

(Voir cl. 65.) 

N:o 8. Sôderfors Bruks Aktiebolag. Société ano- 
nyme de Vusine de Sôderfors (Directeur P. G. 
Tamm), Sôderfors. 

Fonte de fer d'après la méthode vallonné, lan- 
cashire et martin. 

Lingots d'acier de résistance diverse, cassés pour 
montrer les cassures. 

Lopins — d'après la méthode lancashire, cassés 
pour montrer les cassures. 

Lopins — d'après la méthode vallonné, cassés 
pour montrer les cassures. 

Fer et acier en barres cassées, différentes qualités. 
Produits de fonte, méthode martin: essieux de 
wagons de chemin de fer, tampons, pièces pour 
machines, ancres de vaisseaux, bassins, roues 
d'engrenage etc. 



GROUPE XI. — CLASSE 6 4. 



69 



Marques de la fonte: ^)VII S^E (H/V^ 

^i E:B: 



Marques de fer en 
barres (méthode Val- 
lonné) : 

Marques de fer en 
barres (méthode Lan- 
cashire) : 

Marques d'acier (Sie- 
mens-Martin): 



@ |T&0| s^ 




DANNEMORA 



La production se présente ainsi: 

Fonte 15,285 tonnes. Fer en barres laminés 4,998 
ton. Fer en barres forgés 2,251 ton. Lingots martin 
4,052 ton. Fonte d'acier 433 ton. Ancres pour vais- 
seau.x 34 ton. Acier laminé 1,005 ton. Acier forgé 325 
ton. Outils pour travailler la pierre et pour forger 40 
ton. Ressorts 850 ton. billots laminés 300 ton. En- 
clumes 4,506 pièces. 312 ton. \'is à ressorts 2,874 pièces, 
96 ton. 

iVoir cl. 63, 6').) 

N:o 9. Uddeholms Aktiebolag. Société anonyme 
cV Uddeholm, U d d e h o 1 m . 

Fonte. Lingots. Fer en barres. Acier laminé 
et forgé etc. 

Les usines d'Uddeholm furent fondées en 1747. Leur 
centre d'activité actuel est divisé en deux endroits: 
Hagfors et Munkfors. Le minerai pour la production 
du fer et de l'acier est tiré des mines appartenant à la 
Compagnie de même que le combustible, charbon de 
bois, qui provient de ses forêts, d'une étendue totale de 
175,000 hectares. Le compagnie occupe environ 4,000 
ouvriers. 

Production : Fer Lancashire laminé et forgé. Fer et 
acier Martin. Acier à outils, l:ère qualité. Fer et acier 
Bcssemer. Acier cémenté. Outils à travailler la pierre 
et outils à forge, comme tarières, marteaux de forge, 
enclumes etc. Fils de fer et (Vacier étirés à froid. Fer 
et acier laminés à froid, sous forme de scies à ruband, 
ressorts pour usages divers, buses. Clous d'épingle. 
Ouvrages de fonte d'acier, Fssieu.v de voitures et de 
charrettes tournés. Clous pour fers à cheval. Filets de 
vis de fer et de laiton. Vis à bois de fer ou de laiton. 
Chevilles. Tugau.v laminés sans soudure etc. 



70 GROUPE XI. — CLASSE 6 5. 



Classe G5. 

Petite métallurgie. 

N:o 1. Aktiebolaget Iggesunds Bruk. Société 
anonyme de l'usine d'Iggesund, Iggesund. 
Produits divers de la petite métallurgie. 

(Voir cl. 6:i 6U: gr. IV: cl. 22.) 

N:o 2. Avesta Jernverks Aktiebolag. Société 
anonyine des usines d' Avesta, Avesta. 
Produits divers de la petite métallurgie. 

(Voir cl. 63, 6'i.) 

N:o 3. C. W. Dahlgrens Fabriks Aktiebolag. 

Société anonyme des fabriques de Dahlgren, 

E s k i 1 s t u n a. 

Tire-bouchons. 

(Expose groupe XV: cl. 93.) 

N:o 4. Fagersta Bruks Aktiebolag. Société ano- 
nyme des usi7ies de Fagei^sta, Vestanfors. 
Produits divers de la métallurgie. 

(Voir cl. 63, 6A.) 

N:o 5. Hults Bruk. Usine de Huit, Âby. 
Haches. 

La production de haches s'élève à 900 pièces par 
jour. Exporte dans prescpie tous les pays hors d'Europe. 

Récompenses précédentes: A 1 exposition de Stock- 
holm en 1897: médaille en or; l:er prix à Vienne, à 
Barcelone, à St. Adehiïde. à Melhourne et à Cliicago. 

N:o 6. Husqvarna Vapenfabriks Aktiebolag. So- 
ciété anonyme de fabrique d'annes de Hus- 
qvarna, Husqvarna. 
Ouvrages de fonte. 

Exposition collective des produits de la fahrique. 

Fabrication d'ouvrages de fonte, de vélocipèdes, de 
machines à coudre, d'armes à feu. 

Récompenses précédentes: Moscou 1872; Copenhague 

1872, 1888; Londres 1873: Vienne 1873: Paris 1878; Rarce- 

lone 1888; Chicago 1893; Suède et Norvège 31 médailles. 

(Voir gr. VI: 30: gr. XII: cl. l>i) 



GROUPE XI. 



CLASSE 6 5. 



71 



N:o 7. Larsbo-Norns Aktiebolag. Société ano- 
nyme de Larsho-Norn, Vikmanshy ttan. 
Produits divers de la petite métallurgie. 

(Voir cl. 6'i.) 



Société anonyme 



N:o 8. Skultuna Aktiebolag. 

de Skultima, Skultuna. 

Produits divers en cuivre et en laiton. 

INRE6ISTRERADT t^ , • *• ,, . • * 

habncatioii cl objets en cuivre et en 

laiton, tels que: feuilles, fils et câbles, 
tubes et barres. Ustensiles pour laiterie 
et fabriques techniques. Toutes espèces 
d armatures pour vapeur, gaz et eau. 
Lustres, candélabres, lampes. Appareils 
d'éclairage à gaz et à électricité. Servi- 
ces à café et à thé. Bouilloires, etc. etc. 

Obs.! Capsules pour gargoiisses. Box de 
fanaux de locomotives. 

(Voir groupe XY: cl. 97.) 




FABRIKSMÀRKE 



N:o 9. Stora Kopparbergs Bergslags Aktie- 
bolag. Société antonyme de Stora Kopparbergs 
Beryslag, F alun. 
Produits divers de la petite métallurgie. 

(Voir cl. 63, 6i.) 

N:(> 10. Stridsberg, Frans G., Ingénieur, Stock- 
holm. 

Manchons creux, produits avec l'appareil à force 
centrifuge, dit »Tuba», et des ébauches laminés 
de manchons creux. 

(Yoir cl. 6i.; 



N:o 11. Svenska Stâlpressningsaktiebolaget 
Olofstrôm. Société anonyme pour le foulage 
d'acier d^ Olofstrôm, Olofstrôm. 
Objets divers en acier foulé. 

Produit et vend: sphères à mines et cônes à fond 
pour bateaux-torpilles, capsules pour obus et mitrailles, 
gargousses de canons se chargeant par la culasse, 
pièces pour affûts de canon, etc. Différentes espèces 



72 



GROUPE XI. CLASSE 6 5. 




O 

o 

s: 

g> 
O 

3 

CD 
O 



de tôle pour eadres de wagons-boghei, freins, garde- 
ponts, pignons et fonds de ehaudières. etc. Moules 
pour pains de sucre, bassins et citernes. Acier sué- 
dois foulé de première qualité. 



GROUPE XI. — CLASSE 6 5. 73 

N:o 12. Soderfors Bruks Aktiebolag. Société 
anonyme de V usine de Soderfors, Soderfors. 
Produits divers de la petite métallurgie d'acier 
martin, etc. 

(Voir cl. 63, 6U.) 

N:o 13. Tidaholms Bruks Aktiebolag. Société 
anonyme de V usine de Tidaholm, Tidaholm. 
Ressorts pour la » Charrette de Tidaholm». La 
charrette de sport, nommée » Tidaholm s-kârran», 
est en usage dans le monde entier. Les ressorts 
de la charrette sont connus pour leurs bonnes 
qualités. 

N:o 14. Uddeholms Aktiebolag. Société anonyme 
d^Uddeholm, Uddeholm. 
Produits divers de la petite métallurgie. 
Ouvrages en métal. 

(Voir cl. 63, 6^.) 

N:o 15. Wedevâgs Bruks Nya Aktiebolag. Nou- 
velle société anonyme de Wedevàg, Lindesberg. 
Outils à main et ouvrages en fer noir. Bêches, 
pelles, fourches, pioches, etc. 
Spécialités: râteaux et fauchets fabriqués d'acier 
à ressort suédois de l:ère qualité. 

Brevets d'invention en France, en Angleterre, en 
Allemagne, en Russie, en Autriche-Hongrie, en Belgique 
et autres pa3's. 

Récompenses précédentes: Stockholm 1897, Malmô 
1881. 

N:o 16. Wickman, N., Fabricant de coffres-forts, 
Stockholm. 
Coffre-fort avec serrure. 

Fournisseur des Administrations Royales des Postes 
et Télégraphes et des établissements de banque les plus 
importants en Suède. 



74 GROUPE XII. CLASSES 6 6, 6 8. 



Groupe XII. 

Décoration et mobilier des édifices publics 
et des habitations. 



Classe 66. 

Décoration fixe des édifices publics 
et des habitations. 

N:o 1. Aktiebolaget Max Sachs. Société ano- 
nyme Max Sachs, Stockholm. 
Lambris etc. etc. 

(Voir ri. 69, 71.) 

N:o 2. Flodquist, C. A., Stockliolm. 
Cheminée de porphyre. 

(Salon royal dans le Pavillon suédois.) 

N:o 3. Fogelfors Bruk. Usine de Fogelfors (J. M, 
Ekstrômer), Lillsjodal. 
Portes en bois. 

Fabrication de portes, menuiseries etc. 
pour l'exportation en France, en Alle- 
magne et en Angleterre. 

Récompenses précédentes: Médailles d'or aux 
expositions universelles d'Anvers, 1885, et de Bruxelles, 
1888. 



Classe 68. 

Papiers peints. 

N:o 1. Alstermo Bruks Aktiebolag. Société ano- 
nyme des usines d' Alstermo, Stockholm. 
Papiers peints. 

(Expose sons le groupe XIV: cl. 88.) 



GROUPE XII. — CLASSE 6 9. 75 

Classe 69, 

Meubles à bon marché et meubles de luxe. 

N:o 1. Aktiebolaget Max Sachs. Société ano- 
nyme Max Sachs, Stockholm. 
Meubles de luxe. 

Ateliers particuliers de menuiserie, de menuiserie 
mécanique, de tapisserie, de rembourrage etdedécoration. 
A obtenu 

MÉDAILLE D'OR 
à l'Exposition générale de l'industrie et des Beaux-Arts 
de Stockholm 1897, »pour excellent ouvrage de tapisserie 
et de menuiserie ainsi que pour décoration d'intérieur 
élégant >. 

(Voir cl. 66, 71.) 

N:o 2. Aktiebolaget Svensk Konstslojdutstàll- 
ning S. Giobel. Société anonyme pour V expo- 
sition des travaux manuels suédois S. Giobel, 
Stockholm. 
Meubles divers. 

(Voir cl. 70, 71; gr. XIII: cl. 8^.) 

N:o 3. Bodafors Stol- och Mobelfabriks Aktie- 
bolag. Société anonyme de- Bodafors, pour la 
fabrication de chaises et de meubles. (Four- 
nisseur de la cour), Sandsjô. 

Meubles en chêne pour cabinet de 

travail, style vieux suédois. Chaises 

suédoises. Meubles, imitation bambou. 

Falirication en grand de meubles et de 

& 'tM^SF'/ 1 I ^"haises, toutes espèces. 

Ar^^SW <P&/ ^"^ valeur de fabrication s'élève à plus 

^^~^^^ " y j^ 1,000,000 fcs. La fabrique occupe 500 
ouvriers. 
Spécialités: Meubles en chêne; meubles, imitation 
bambou; chaises suédoises. 

Agents pour les colonies françaises: Ma- 
dagascar: Louis Jeancler & C:ie, Majunga; Porter 
Ailkin S: C:ie, Tamatave. Pour les autres colo- 
nies françaises: lluire V. Richmann, Sundsvall. 
Suède. 




76 GROUPE XII. — CLASSES 6 9, 7 0. 

N:o 4. Matsson, A., Stockholm. 
Meubles de luxe. 

(Expose au Salon royal du Pavillon suédois.) 

N:o 5. Vernamo Stol- och Mobelfabrik. Fabrique 
de ineubles et de chaises de Vernaino, Vernamo. 
Meubles bon marché pour bureau. 

Fournisseur de la Cour. 

Médailles d'or Amsterdam 1895, Dantzick 1896, 
Mons 1896, Bruxelles 1897, Rochefort 1898, xMans 1899. 



Classe 70. 

Tissus, tapisseries et autrestissus d'ameublement 

N:o 1. Aktiebolaget ' Svensk Konstslôjdutstàll- 
ning S. Giobel. Société anonyme pour V expo- 
sition des travaux manuels Suédois S. Giobel, 
Stockholm. 




Tapisseries de haute-lisse d'après de nouveaux 
cartons artistiques. Tissus, style campagnard. 
Sculptures en bois d'après de vieux modèles 
originaux suédois. 

Meubles, styles divers. 

Ateliers particuliers. 



GROUPE XII. CLASSES 7 0, 7 1. 77 

Représentant pour: Usine de Giisiim, Gusum, 
et P. A. Carlstein, Norrkôpin'g, ouvrages en métal 
repoussé et ciselé. 

Cité dans Bœdeker. 

MÉDAILLES D'OR: 
Gothembourg, 1891 : Scheveningen, 1892 ; Stockholm, 1897. 

MÉDAILLES D'ARGENT: 

xMoscou, 1872; Finlande, 1873; Norvège, 1877; 

Suède, 1874. 1876, 1881; 

exposition universelle de Paris 1878. 

Id. d'Anvers 1885. 

Id. de Chicago 1893. 

Id. de San Francisco 1893. 

MÉDAILLES DE BRONZE: 
Londres, 1874; Gothembourg, 1871. 

MENTIONS HONORABLES: 
Vienne, 1873; Paris, 1878. 
(Voir cl 69, 71; gr. XIII: cl. 8^; gr. XV: cl. 100.) 

N:u 2. Almgren, K. A., Fabricant de soie, Stock- 
holm. 
Soie. 

(Expose au Salon royal du Pavillon suédois.) 

N:o 3. Handarbetets Vanner. Les amis du tra- 
vail 77ia7iuel, Stockholm. 

Ouvrages de tapisserie. Parements d'autel, tissus 
haute-lisse, draperies, tentures, tapis, coussins, 
dentelles, etc. etc. 

La société s'occupe de perfectionner l'art 
textile manuel à tendances patriotiques 
et artistiques en Suède. 
Fondée en 1 874. 

(Voir cl. 71; groupe XIII: cl. 8i.) 



Classe 71. 

Décoration mobile et ouvrages du tapissier. 

N:o 1. Aktiebolaget Max Sachs. Société ano- 
nyme Max Sachs, Stockholm. 
Ouvrages de tapissier. 

(Voir cl. 66, 69.) 



78 GROUPE XII. CLASSES 71, 7 2. 

N:o 2. Aktiebolaget Svensk Konstslojdutstâll- 
ning S. Giobel. Société anonyme pour Vex- 
position des travaux manuels suédois S. Giobel, 
Stockholm. 

Tentures d'étoffes et de taj^isseries. 
(Voir cl. 69, 70; groupe XIII: cl. 8'f; groupe XV: cl. 100). 

N:o 3. Handarbetets Vanner. Les amis du travail 
ma7i?/el, Stockholm. 
Tentures d'étoffes et de tapisseries. 

(Voir cl. 70; groupe XIII: cl. 8U.) 



Classe 72. 

Céramique. 

N:o 1. Aktiebolaget Gustafsbergs Fabriks In- 
tressenter. Société anonyme des propriétaires 
de la manufacture de Gustafsherg., Gustafs- 
berg. 

Porcelaines. Faïences. Jaspes. Biscuits de 
porcelaine. 

N:o 2. Rorstrands Aktiebolag. Société anonyme 
de Rôrstrand, (Directeur: Robert Almstrôm), 
Stockholm. 

Services de table de porcelaine et de faïence. 
Poêles et cheminées en faïence, de décoration et 
de styles divers. Collection d'objets d'art en 
porcelaine d'ornementation en relief et en couleurs 
sous-émail, exécutés à la main. Objets en émail 
cristallisé. Rouge flambé, etc. etc. 

La manufacture fut fondée en 1726. La production 
annuelle s'élève à 2.700,000 fcs. Nombre d'ouvriers 1,000 
—1.100. 

Spécialités: Objets d'arts de porcelaine dure ou 
tendre, de faïence; majoliques: cheminées décoratives; 
services de table. 

Vente à Paris chez Mr. S. Bing 'L'art nouveau^, 
2 2 rue de Provence. 

Récompenses précédentes: Médailles d'or ou 
l:ers prix à Moscou, 1872: Vienne, 1873: Philadelphie, 
1876; Paris, 1878; Madrid, 1883; Gothembourg, 1891; 
Copenhague, 1889; Chicago, 1893; San Francisco, 1894; 
Stockholm, 1897. 



GROUPE XII. 



CLASSES 7 3, 7 4. 



79 



Classe 73, 

Cristaux. — Verrerie. 

N:o 1. Aktiebolaget Kosta Glasbruk. Société 
anonyme de la verrerie de Kosta, Kosta. 
Verres. Cristaux. 



Classe 74. 

Appareils et procédés du chauffage 

et de la ventilation. 

(Exposés dans la •f>Galerie des Machines.») 

N:o 1. J. & C. G. Bolinders Mekaniska Verk- 
stads Aktiebolag. Société anonTjme des ateliers 
mécaniques de J. & C. G. Bolinder, Stockholm. 
Fourneau de restaurant, grandes dimensions. 




Maison fondée en 1844. Elle fabrique comme 
spécialité: fourneaux et cuisines économiques en tous 
genres, petites dimensions pour ménages particuliers, 
grandes dimensions pour restaurants et hôtels, munis 
de dispositif breveté automatique pour le chauffage 
de leau. (Voir groupe IV: cl 19, 20, 22.) 



80 GROUPE XII. — CLASSES 7 4, 7 5. 

N:o 2. Hjorth, B. A. & C:ie, Stockholm. 
Appareils de chauffage et de cuisson. 

N:o 3. Husqvarna Vapenfabriks Aktiebolag. 

Société anonyme de la fabrique de Husqvarna, 

Husqvarna. 

Fourneaux de cuisine. Poêles en fer. Fourneaux 

à pétrole. Haches à viande. 

(Voir groupe VI: cl. 30, 32; groupe XI: cl. 65.) 



Classe 75, 

Appareils et procédés d'éclairage non 
électrique. 

N:o 1. de Laval, Gustaf, Docteur en Philosophie, 
Stockholm. 
Usine de gaz acétylène. 

(Voir groupe V: cl. 23.) (Expose à Vincennes.) 

N:o 2. Gustaf SSOn, K. G., Ingénieur, Stockholm. 
Appareil de gaz acétylène »Koh-I-Noor» avec 
boîtes à carbure, placées hors de l'appareil; 
s'alimente automatiquement avec certaine disposi- 
tion pour éviter toute perte de gaz par la bouche 
d'alimentation. 

(Expose à Vincennes.) 

N:o 3. Svenska Acetylénbelysnings Compa- 
niet. Compag7tie suédoise d'acétylè7ie. Malmô. 
Appareil de gaz acétylène. 

Fabrication, débit et installation d'usines 
d'acétylène brevetées. 

(Expose à Vincennes.) 



GROUPE XIII. — CLASSES 8 4, 8 5. 81 



Groupe XIII. 
Fils, tissus, vêtements. 



Classe 84. 

Dentelles, broderies et passementeries. 

N:o 1. Aktiebolaget Svensk Konstslojdutstâll- 
ning S. Giôbel. Société anonyme pour Pexjjo- 
sition des travaux mamiels suédois S. Giôbel, 
Stockholm. 
Broderies diverses, etc. 

(Expose sous le groupe XII: cL 69, 70, 71.) 

N:o 2. Handarbetets Vanner. Les amis du travail 
manuel, Stockholm. 
Broderies, etc. 

(Expose sous le groupe XII: cl. 70, 71.) 



Classe 85. 

Industries de la confection, etc. 

N:o 1. Arndtz, Charlotte, Fabrique j^our articles 
en i^eau de daim, Stockholm. 
Objets d'habillement en peau de daim, peau 
glacée et peau de renne. 

{Voir cl. 86.) 

N:o 2. Bergstrom, P. N. (Axel Bergstrôm et Albert 
L. Bergstrôm), Pelletie)^ Fouimissetir de la cour, 
Stockholm. 
Fourrures de diverses espèces. 

Maison fondée en 1844. 

Récompenses précédentes: Expositions de Paris 1878, 
1889; de Stockhohu 1897. 

6 



82 GROUPE XIII. — CLASSE 8 6. 

Classe 86. 

Industries diverses du vêtement. 

N:o 1. Arndtz, Charlotte, Stockholm. 
Bretelles de tendons de renne. Gants. 

(Voir cl. 85.) 

N:o 2. Bergman, H. P., Fabricant de g cmts, Malmô. 
Gants et fabrication de gants. 

N:o 3. Cedergren, A. H., Fabricant de gants, Stock- 
holm. 
Gants. 



GROUPE XIV. — CLASSE 8 7 



83 



Groupe XIV. 

Industrie chimique. 



Classe 87, 

Arts chimiques et pharmacie. 

N:n 1. Aktiebolaget Joh. Ohlssons Tekniska 
Fabrik. Société anonyme de la fabrique tech- 
nique de Joh. Ohlsson, Stockholm. 
Goudron d'asphalte. Goudron dégraphité. Gra- 
phite coltar. Créosote lourde spéciale, pour 
traverses de chemins de fer, 

Préijaration de produits de goudron 
(le houille. La plus grande fabrique de 
ee genre de la Scandinavie, fondée en 
18r)9. Fabrication annuelle environ 
2,130,000 kilogr. Récompenses pré- 
cédentes: Stockholm 1897, Malmô 1896, 
médailles dOr: Stockholm 1866, médaille d'argent. Pour 
l)lus amples renseignements voir les brochures à la 
montre. 




N:o 2. Alby Calcium-Carbid Aktiebolag. Société 
anonyme Carbure de calcium cVAlby, Stock- 



holm. 

Carbure de Calcium. 
Production annuelle : 



6,000 tonnes. 



84 GROUPE XIV. CLASSE 8 7. 

N:o 3. Alby Elektrokemiska Aktiebolag Société 
anonyme cV Électro-Chimie clAlby, Stockholm. 
Chlorate de potasse. 

N:o 4. Barnekow, S., Tekniskt kemiskt labora- 
torium. Laboratoire technique et chimique de 
S. Barnekow j Malmô. 

Colorant pour beurre, 

produit de la plus pure huile végétale et colorant végétal; 
garanti absolument libre daniline. 

Ferment lactique en poudre. 

Présure pour fromage. 

Colorant pour fromage. 

Les produits de la fabrique ont remporté une 60:aine 
de diplômes d'honneur et de médailles en or et en argent aux 
expositions de l'Europe, de l'Amérique et de l'Australie. 

Agents généraux pour la France: M. Fj^iestedt 
& C:ie, le Havre. 

N:o 5. Carlfors Aktiebolag. Société ajionyme de 
Carlfors, Usine de marteaux en métal et fa- 
brique de conteurs de bronze, Jônkoping. 
Couleurs de bronze en poudre. 



N:o 6. CoUan-olje-fabriken. Fabrique d'huile Collan 
(T. Olsen), Stockholm. 

Huile Collai! 

pour imperméabiliser. 

Tous les produits pour la conservation du cuir, 
figurant sous divers noms dans le commerce]de l'Europe 
aussi bien que de l'Amérique, se composent, sans excep- 
tion, des substances grasses ordinaires, comme: le suif, 
riiuile de poisson, l'huile minérale et les déchets de 
pétrole, toutes plus ou moins teintes daniline, de noir 
d'os ou de noir de fumée, additionnées de différentes 
senteurs pour les rendre méconnaissables au public. 

Ces produits ne valent pourtant rien quand il s'agit 
de conserver les chaussures et les articles en cuir, 
d'abord parce que l'air décompose toutes les matières 
grasses, et puis parce que la transpiration du pied, 
l'eau et Ihumidité sont des corps plus lourds qui, au 



GROUPE XIV. — CLASSE 8 7. 85 



bout de quelques heures, ehassent les matières grasses 
et prenuent leur i)laee dans le tissus eellulaire du euir, 
où elles eontinuent librement leurs ravages. 

Une expérienee de 20 ans dans les pajs Scandinaves 
a démontré que l'huile Collan est la seule substance 
capable de protéger efficacement les chaussures, les har- 
nais, les courroies de transmission, les tuyaux et autres 
articles en cuir contre l'influence néfaste de l'air et de 
l'eau, d'abord parce que le (À)llan n'est pas une substance 
grasse, qui se décompose au contact de 1 air, et ensuite 
parce qu'elle s'attache aux ])ores d'où l'eau ne peut la 
chasser. Les semelles saturées d'huile (Collan sont 3 ou 4 
fois plus durables, 1 empeigne ,"> ou 6 fois plus résistante 
et les harnais et les courroies indestructibles. Ces der- 
nières, ne se relâchant pas. adhèrent fortement à la poulie, 
ce qui ajoute à l'activité. Dans les ateliers du Gouverne- 
ment Américain à Washington et à New-York, où l'huile 
Collan à acquis une grande réputation, on s'en sert sur 
une vaste échelle pour ces usages et d'autres. En Alle- 
magne on l'emploie communément dans l'armée, dans 
tous les domaines industriels ainsi que pour la chaus- 
sure. En Angleterre elle a eu autant de succès que 
dans les autres pajs. La Suède n'ayant que depuis 
1897, une loi protégeant les marques de fabriques, l'huile 
Collan n'a pu être introduite que ces dernières années 
dan.s] les pays étrangers, de crainte de lui voir subir 
le même sort que dans les pa^s Scandinaves, où une 
quantité de personnes se sont servies illicitement du 
nom renommé pour vendre des substances sans aucune 
valeur. Le nom Collan protégé désormais dans le paj's 
d'origine a aussi pu être protégé légalement dans tous 
les pays civilisés. 

La\;fabrique d'huile Collan est la seule au monde 
qui puisse produire cette huile et fournir la matière 
première, le Collan, écoulement végétal des tropiques, 
réfractère à l'eau et fortement adhérent. 11 est inconnu 
dans le commerce aussi bien que dans la chimie, puisque 
les indigènes noirs, chez lesquels le propriétaire de la 
fabrique l'a découvert, en 1864, ne s'en servent que 
pour leurs propres besoins. 11 n'existe aucune autre huile 
qu'on puisse étirer en fils ténus comme de la soie et 
d'une longueur de plusieurs mètres. 

L'huile (^lollan a remporté des prix partout où 
elle a été exposée. Elle a obtenu 2 diplômes dhonneur 
et ô médailles d'or et dernièrement à l'exposition inter- 
nationale ichtyologique de Bergen en Norvège la médaille 
d'or. La fabrique d'huile Collan, la seule au monde, fut 
fondée en 1880. Les frais d'établissement et d'orga- 
nisation se sont élevés à plus de 200. 000 cour. 



86 GROUPE XIV. — CLASSE 




TOMTEN 



N:o 7. Krafttvâlfabriken. Fabrique de savon effi- 
cace (Lagerman A. J:or), Jônkôping. 

Savon efficace de Lagerman, 

KRAFT'SKUR* Poudre efficace à polir 

de Lagerman, 

])()in- vases eu fer lilanc, ustensiles 
(le euisiue et vases de bois. 

Poudre de Lagerman, à polir 
les métaux, 

pour ustensiles en cuivre et portes 
de poêle en cuivre jaune. 

„ , . .„ Poudre à blanchir de Lagerman, 

KRAfTTYALFABRjJ(ENJ0NK0PIN5 ,. , . , • 

pour linge, coton et lame. 

Remplace la cendre de bouleau. 

Poudre de Lagerman, à polir l'argent, 

pour argent, nickel, etc. 

Noir à lustrer les fourneaux de Lagerman. 



N:o 8. Liljeholmens Stearinfabriks Aktiebolag. 

Société anonyme pour la fabrication de stéarine 
de Liljeholfnen, Stockholm. 
Matière première j^our la fabrication de stéarine 
et de bougies stéariques. Diverses espèces de 
bougies. Le fonctionnement général de la fa- 
brique. Produits dérivés: glycérine, acide oléique. 

N:o 9. Skânska Âttikfabriken. Usine de carbo- 
nisation de Scanie (Wilhelm Wendt), Perstorp. 
Acide pyroligneux. Acide acétique glacial. Alcool 
méthylique pur et pour dénaturer. Charbon 
pour rectifications. Charbons moulés. Goudron 
de bois. Créosote, Poix, Huiles. 

N:o 10, Trollhàttans Elektriska Kraftaktiebolag. 

Société anonyme d' Énergie électrique de Troll- 
hàttan, Stockholm, 
Carbure de Calcium, 

(Voir (/roiipi' V: cl. 2^, 2-^i.) 



GROUPE XIV. 



CLASSE 8 8. 



87 



Classe 88. 

Fabrication du papier. 

N:o 1. Aktiebolaget Kroppstadfors Bruk. Soci- 
été anonyme des usines de Kroppstadfors, Âmot. 
Pâte de bois. 

N:o 2. Aktiebolaget Molnbacka-Trysil. Société 
anonyme de Molnbacka-Trysil, Môlnbacka. 
Pâte de bois. 



N:o 3. Aktiebolaget Papy- 
rus. Société anonyme 
Papyrus, Molndal. 
Papiers. 

Fabrique de papier avec 
5 machines à papier. Fa- 
brique de papier clirome. 
Production de papiei-s ian- 
taisie. 



N:o 4. Aktiebolaget Ràmen-Liljendahl. Société 
anonym e de Râtn en-Liljenda h /, W e r m 1 a n d s R a - 
m en. 
Pâte de bois. 

La production totale de l'année sélève à 4. ()()() ton- 
nes de pâte de bois mécanique sèche, de la marque 

L î I). 

Agents: J. A. Kjellberg & Fils, Gotbem- 

b o u r g. 

N:o 5. Aktiebolaget Stjernfors-Stâlldalen. So- 
ciété anonyme de Stjernfors-Stâlldalen, Koppar- 
berg. 
Pâte de bois. 

N:o 6. Alstermo Bruks Aktiebolag. Société ano- 
nyme des usijies d' Alstermo, Stockholm. 
Carton. 

Spécialités: Cuir artificiel. (Ailottes pour chaussure 
et renfort pour talon. Récompenses en Europe et en 
Amérique. 




88 GROUPE XIV. CLASSE 8 8. 

N:o 7. Brattfors' Aktiebolag. Société anonyme 
de Brattfors, Filipstad. 
Pâte de bois blanche et brune. 

N:o 8. Charlottenbergs Aktiebolag. Société ano- 
nyme de Char lottenh erg, Charlottenberg. 
Pâte de bois. 

N:o 9. Eds Cellulosafabriks Aktiebolag. Société 
anonyme j)oiir la fabrication de cellulose d'Ed, 
Eds bruk. 
Sulfate cellulose. 

Production annuelle: 3,000 tonnes. 

N:o 10. Forshaga Sulfit Aktiebolag. Société ano- 
nyme de Forshaga, fabrique de sulfite, Fors- 
haga. 

Pâte de sulfite, extra fine; facile à blanchir et 
à l'usage de papiers à lettre et papiers à imprimer. 



MARQUE 



FlHAGA 



DE COMMERCE. 



Agents généraux L. G. Bratt S Comp., Go- 
thembourg, Suède. 

N:o 11. Forsviks Aktiebelag. Société anonyme 
de Forsvik, représentée par C. W. Palmœr, 
Stockholm. 
Pâte de bois (tremble). 

N:o 12. Gy singe Aktiebolag. Société anonyme de 
Gy singe, Stockholm. 
Pâte de bois au bisulfite. 

N:o 13. Hellefors Bruks Aktiebolag. Société ano- 
nyme des usines de Hellefors, Hellefors. 
Pâte de bois. 

N:o 14. Jossefors Aktiebolag. Société anonyme 
de Jossefors, Ottebol. 
Pâte de bois. 



GROUPE XIV. 



CLASSE 8 8. 



89 



N:o 15. Kockums Jernverks Aktiebolag. Société 
anonyme des usmes de fer de Kockum, Kong a. 
Sulfite cellulose. 

N:o 16. Laxâ Bruks Aktiebolag. Société anonyme 
des usines de Laxâ, Laxâ. 
Sulfite cellulose en feuilles. 

N:o 17. Mackmyra Sulfit-Aktiebolag. Société ano- 
nyme pour la fabrication de sulfite de Mack- 
myra, Gefle. 
Sulfite cellulose. 

N:o 18. Malmô Tràmassefabriks Aktiebolag. So- 
ciété anonyme de la fabrique de pâte de bois 
de Malmô, Malmô. 
Pâte de bois. 

N:o 19. Munksjô Aktie Bolag. Société anonyme de 
Mimksjô, J ô n k ô p i n g. 
Papiers et cartons. 
Fondée 1862. 9 machines. 

Carton bituminé pour toiture. 
Carton de doublage. Carton de 
revêtement, etc. 

Papier cellulose en qualité so- 
lide et constant, garanti libre de 
chlore et d'acides. 

Papier sulfite, blanc et teint. 
Papiers spéciaux pour le mé- 
nage et pour usages techniques 
et industriels. 
Exportation pour tous les pays. 

Les plus hautes récompenses aux expositions de 
Paris, 1867; Londres, 1872; Moscou, 1873; Vienne, 1873; 
Philadelphie, 1876; Paris, 1878; Madrid, 1883; Copen- 
hague, 1888; Chicago, 1893; Stockholm, 1897. 

N:o 20. J. H. Munktells Pappersfabriks Aktie- 
bolag. J. H. Munktell, Soc. anon. pour la fa- 
brication du papier, Grycksbo. 
Papier à Filtrer = » Papier Berzelius» N:ris 00, 
0, IF, 2. 

Agent général: John Bohman, Stockholm. 
Papier > Tours», 

papier d'emballage d'une solidité extraordinaire. 
Papiers à lettres et à documents, faits à la mai n. 
Papier à imprimer, ordinaire et extra fin. 




9() (iROUPE XIV. — ^ CLASSE 8 8. 



N:o 21. Rockhammars Trâmassefabrik. Fabri- 
que de pâte de bois de RockJiammar, Fel- 
lingsbro. 
Pâte de bois. 

N:o 22. Rottneros Bruk. Ushies de Rottneros, 
Rottneros. 
Pâte de bois. 

N:o 23. Rydo Bruks och Fabriks Aktiebolag. 

Société anonyme des usines et fabriques de Rydo, 

Rydô. 

Sulfite cellulose. 

N:o 24. Stjerns Aktiebolag. Société anonyme de 
Stjern, U d d e h o 1 m . 
Sulfite k Sulfate, cellulose en feuilles. 

N:o 25. Stora Kopparbergs Bergslags Aktiebo- 
lag. Société anonyme de Stora Kopparliergs 
bergslag, F alun. 
Sulfate cellulose. 

Cette pâte au sulfate est dune qualité supérieure, 
spécialement préparée pour un blanchiment facile et 
économique. Production annuelle: 15,000 tonnes. 

(Voir (jroupc XI: cl. G'i.) 

N:o 26. Storebro Aktiebolag. Société anonyme de 
Storebro, S t o r e b ro. 
Sulfite cellulose. 

N:o 27. Storviks Sulfitaktiebolag. Société ano- 
nyme de sidfite de Storvik, Storvik. 
Sulfite cellulose. 

Fabrique de pâte de sulfite de fibres les plus longues 
et les plus solides. La plus grande fabrication de la 
Suède. 

N:o 28. Stromsnâs Bruks Aktiebolag. Société ano- 
nyme de la fabrique de Stromsnâs, Malmô. 
Papiers et cartons. 

N:o 29. Sâtra Bruk. Usine de Sâtra, Undeuâs. 
(Propriétaires: Héritiers de W. W al lin.) 
Pâte de tremble sèclie, broj^ée, fine. 
Pâte de sapin sèclie, broyée fine. 



GROUPE XIV. 



CLASSES 8 8, 9 0. 



91 



N:o 30. Tidafors Sulfit Aktiebolag. Société ano- 
nyme pot/r la fabrication de sulfite de Tidafors, 
Uddevalla. 
Pâte de bois au bisulfite. 

Production annuelle: .'}. 000. ()()() de Kilos secs. 

Héconipense: l.er ])ii\ à rexi)osition de Stockholm 
en 18î)7. 

Agent général: A. L. Grondai, 18 rue Cho- 
ron, Paris. 

N:o 31. Adolf Ungers Industriaktiebolag. Société 
anonyme d' Adolf Unger, Lottefors. 
Pâte de bois mécanique. 



Classe 90. 



Parfumerie. 



N:o 1. Aktiebolaget Barnângens Tekniska Fa- 
brik. Fabrique technique de Barnàngen; Four- 
nisseur de la Cour, Stockholm. 
»Vademecum», eau de toilette antiseptique. 

(Yoir groupe XV: cl. 92.) 
Société anon3'nie pour la fabrication 
d'Encre, de Savon, de Parfumeries etc. 
et de 

VADEMECUM, 

dont les qualités supérieures pour les 
soins de la bouche, des dents et de la 
peau sont certifiées par les autorités 
médicales les plus compétentes de la 
Suède. 
De ces certificats il suffit de citer la comparaison 
suivante avec autres fabricats du même genre: 

»A la demande de la Société anonyme de la Fabrique 
technique de HaiMiinigen, j'ai fait Faquisition déchan- 
tillons des diiférents produits de cette fabrique qui sont 
livrés à la consommation ])ublique, savoir: le \'ademe- 
eum, le Dentolin. le Stomatol. le (iahnelit, l'Azymol et 
lAseptob sur lesquels jai fait des expériences en vue 
de constater leur prétendue propriété de pouvoir tuer 
les l)actéries et d'en prévenir le développement. Ces 
exi)ériences ont été faites en a3'ant égard à la plus ou 
moins grande quantité d'eau que renfermait le liquide, 
à sa tenq)érature. à la méthode d'expérimentation em- 




92 GROUPE XIV. — CLASSE 9 0. 

ployée et à la plus ou moius grande faculté de résistance 
de la culture de bactéries employée, dans des circon- 
stances analogues pour chacune des eaux de bouche 
examinées. 

Le résultat de ces recherches est donné par le tableau 
suivant : 

I. 2 % solution de Feau de bouche: 
Vademecum, tuait, dans la règle, le bacille du typhus 

en 1 minute, celui de la diphthérie en 1 minute. 
Dentolin, tuait, dans la règle, le bacille du typhus en 

1 — 2 minutes, celui de la diphthérie en 2—8 

minutes. 

II. 1 % solution d'eau de bouche. 
Vademecum, tuait, dans la règle, la bactérie du choléra 

en 1 minute, le bacille de la diphthérie en 2 

minutes. 
Dentolin, tuait, dans la règle, la bactérie du choléra en 

1 minute et le bacille de la diphthérie en 3 — 4 

minutes. 
Gahnetit, tuait, dans la règle, la bactérie du choléra en 

1 minute, le bacille de la diphthérie en 4 minutes. 
Stomatol, tuait, dans la règle, la bactérie du choléra en 

1 — 2 minutes, le bacille de la diphthérie en 4 

minutes. 
Azymol, tuait, dans la règle, la bactérie du choléra en 

Vî heure, mais ne tuait pas le bacille de la 

diphthérie en 1 heure. 
Aseptol, ne tuait pas, dans la règle, la bactérie du choléra 

en 24 heures, ni le bacille de la diphthérie en 

24 heures. 
Stockholm le 11 juin 1899. 

GERMUND WIRGIN. 
Docteur Médecin patenté, Aide de la division hy- 
giénique de rinstitut royal Carolin.» 

N:o 2. Henrik Gahns Aseptin-Amykos Aktie- 
bolag. Société anonyme pour la fabrication 
de l Asepti7ie et de VAmycose de Henrik Gahn, 
Up sal. 
Eaux de toilette antiseptiques. 

Fabrication d'Aseptine, d'Am^cose, de Gahnelite, de 
savons (toutes espèces) et d'autres articles chimiques- 
techniques. 

Fournisseur de Sa Majesté la Reine 
de Suède et de Norvège. 

La fabrique la plus âgée du paAs pour la fabrica- 
tion d'eaux de toilette antiseptiques. 

Récompenses précédentes: Moscou, 1872: Vienne, 



GROUPE XIV. — CLASSE 90. 93 



1873: Bogota, 1874; Paris, 1875, 1878; Bruxelles, 1876 ; 
Philadelphie, 1876; Stoekholm 1897; etc. 

La société fut fondée en 1867 par le chimiste, Mr. 
Henrik Gahn, inventeur des produits antiseptiques: 
Aseptine et Amyeose. lesquels produits furent alors 
l)revetés dans un grand nombre de pays. 

Les chirurgiens les plus éminents de l'Europe comme 
Mrs. les Professeurs Lister à Edinbourg, Mosetig-Moorhof 
à Vienne et Mesterton à Upsal, se sont prononcés avec 
beaucoup d'éloges sur ces produits. 

La fabrication des savons est une des plus impor- 
tantes du pays. 

Gahnelit, la dernière nouveauté de la fabrique, s'est 
montré, d'après les certificats donnés par Mrs. les Pro- 
fesseurs (^arl Sundberg et Olof Hammarsten à Upsal, 
un antiseptique de premier rang. 

Spécialités: Les produits exposés. 



3. S:t Eriks Tekniska fabrik. Fabrique 

technique de St. Ei'ik, Stockholm. 
»Aseptol», eau de toilette antiseptique. Produits 
de la fabrication: Aseptol, Encre de bureau, Syn- 
déticon, Savon pour lessive, Eau de Cologne, Cos- 
métiques, Cirages, Pâte à nettoyer le cuivre, etc. 
Spécialités: 

1) Aseptol, le plus antiseptique et le plus agréable 
agent de toilette pour les soins de la bouche, des dents 
et de la peau; non vénéneux et non nuisible aux dents. 

Certificat du D:r E. Almquist, professeur d'hygiène 
à la Faculté de Médecine de Stockholm. 

»A la demande de la Fabrique Technique, Saint Erik, 
le soussigné a expérimenté un liquide clair, appelé 
» Aseptol extra concentré», ajant la propriété de tuer 
les bactéries et d'empêcher leur accroissement, destiné 
à être employé comme eau de bouche, eau de toilette 
et pour la désinfection. 

Après avoir été étendue d'eau ordinaire, l'eau de 
bouche à été mise dans une culture fraîche de bouillon 
de différentes bactéries. Au bout d'un instant on pre- 
nait, au moyen d'un fil de platine, deux oeillets du 
mélange qu'on transportait dans un autre bouillon 
exposé à une température de 37° C. (chaleur du corps). 
Alors il a été constaté que la bactérie du pus, pyogenes 
aureus, en général difficile à tuer, à la chaleur de la 
chambre e.st tout à fait morte après une minute dans 
20 % d'une solution d'eau de bouclie (1 partie d'Aseptol 
extra concentré l 4 pai'ties d'eau). 

Le même résultat s'obtenait avec le bacille coli com- 
mun dans une solution de 10 % de l'eau de bouche 
(1 partie d'Aseptole extra concentré, + 9 parties deau). 



94 GROUPE XIV. CLASSES 9 0, 9 1. 

Il en est de même du bacille du typhus que du coli 
commune. 

Dans une solution de 2 % de cette eau de bouche le 
bacille de la diphthérie est, en général, complètement tué 
au bout d'une minute. 

Du lait stérilisé à 120'' mélangé à 1% de l'eau de 
bouche, joint à un oeillet de lait aigre, ne tourne pas 
à 37°. Les spores de l'anthrax ne croissent pas dans 
un bouillon mélangé à 1 % de cette même eau. 

y>L'Aseptole extra concentré a donc, même dans une 
solution très étendue, une puissance considérable pour 
tuer les bactéries, et en outre la faculté remarquable 
d'empêcher la pjrosis et la fermentation.» 

Stockholm, le 12 octobre 1899. 

Signé: E. ALMQUIST. 

Prof, d'hygiène à la Faculté de médecine. 

2) Encre de bureau: encre ordinaire et encre à 
copier, composées des meilleurs ingrédients et fabriquées 
avec les plus grands soins. 

La Fabrique Technique Saint Erik n'a jamais pris 
part à aucune exposition auparavant. 

(Voir (jroupe XV: cl. 02.) 



Classe 91. 

Tabac. — Allumettes. 

N:o 1. Aktiebolaget Gerh. Arehns Mekaniska 
Verkstad. Société anonyme des ateliers méca- 
niques de Gerh. Arehn, Stockholm. 
Machines pour la fabrication d'allumettes. 

Machine à faire les boîtes intérieures. 

Machine à faire les boîtes extérieures. 

Machine à étiquetter. 

Machine à faire les boîtes extérieures avec étiquette 
double. 

Machine à empaqueter. 

Séchoir pour les boîtes. 

Machine à remplir. 

Machine à fermer les boîtes et à étiquetter. 

Machine à vider les cadres. 

Machine à écorcer ou à peler les bois verts. 

Machine à découper les copeaux. 

Pressoir à coller. 

Plus de .'i,000 machines sont fabriquées et écoulées 
dans le monde entier. Toutes les machines sont fa- 
briquées sous le contrôle de linventeur. 



GROUPE XIV. — CLASSE 91 



95 



N:o 2. Jonkopings Tândsticksfabriks Aktiebo- 
lag. Société anonyme de la fabrique iV allu- 
mettes de Jônkôjnng, Jonkôping. 
Allumettes (en imitation). 



Jonkopings Tândsticksfabriks Patent 

SAKERHETsSîfsf'^OR 

. t.. %1V) utan svaFvel ^%^^i 
Tanda endastmot lâdans plan. 



La fabrique- qui a été fondée par .1. E. Lundstrôm, 
travaille depuis 1845. 

Récompenses précédentes: Paris, 1855, 1867, 
1878; Londres, 18{i2: Amsterdam, 1869,1883; xMoscou, 
1872; Vienne. 1873: Philadelphie. 1876; Madrid, 1883; 
Anvers. 1885; Copenhague, 1872, 1888: Chicago, 1893; 
San Francisco. 1894: Suède. 1865, 1866, 1881, 1897. 




TRADE MARK 



La fabrique occupait en 1898 423 hommes, 201 
femmes et 56 personnes au-dessous de 18 ans, en tout 
680 ouvriers, dont le salaire total sest élevé à Frs 
540.104 ^Vioo- E" outre 80 personnes étaient occupées 
à domicile à la confection des boîtes. 

La fabrication, dont les matières brutes sont le bois, 
le papier et diverses préparations chimiques, a comporté 
en 1899 260.000.000 de boîtes d'allumettes, représentant 
une valeur d'environ Frs 1,950,000. 

Aujourd'hui, malgré les nombreuses imitations et 
contrefaçons dont elle est l'objet, la marque >Sakerhets- 
Tandstickor» est exportée dans toutes les parties du 
monde. Cette fabrique doit sa renommée universelle 
au soin quelle apporte à la fabrication et au contrôle 
minutieux de ses produits. 

La force motrice nécessaire est fournie par 11 ma- 
chines à vapeur. La jikipart des ouvriers ont des 



96 



GROUPE XIV. 



CLASSE 91 



logements dans rétablissement. Bains froids et chauds. 
Ils ont en outre un fond pour sul)venir aux frais de 
maladie et d'ensevelissement. Cette caisse sert en outre 
des pensions, et elle possédait au commencement de 
1899 un capital de Francs 38,772 "/jp^. 

N:o 3. Tândsticksfabriks Aktiebolaget Vulcan. 

Société anonyme j^our la fabrication cV allumettes 
Vulcan, Gothembourg. 
Allumettes (en imitation). 




Fabrique d'allumettes en bois, la plus 
grande en Suède. Production annuelle 
600,000,000 boîtes. 



GROUPE XV. 



CLASSE 9 2. 



97 



Groupe XT. 

Industries diverses. 



Classe 92. 

Papeterie, 

N:o 1. F. Ahlgrens Tekniska Fabrik. Fabrique 
technique de F. Ahhjren, Gefle. 
Encres à écrire et à copier. 

Maison fondée en 1885. 

R é c o m penses précédentes: Gefle 1 894, médaille de 
bronze: Liibeck 181).'). Bruxelles 18{)r), Dantzick 1896, Dus- 
seldorf 189(). médailles d'or: Kiel 1896, Breslau 1897. 
mention honorable: Stockholm 1897. médaille d'argent 
»pour de l'encre de très bonne qualité». Exposition in- 
ternationale de Bruxelles 1897, la seule médaille d'ar- 
gent (la plus haute récompense) pour encres suédoises. 

N:o 2. Aktiebolaget Barnàngens Tekniska Fa- 
brik. Société anonyme de la fabrique tech- 
nique de Barnàngen (Fournisseur de S. M. le 
Roi de Suède et de Nor- 
vège), Stockholm. 

Fabrication de Savons, 
de Vademecum, de Parfu- 
meî'ies et d' 

Encre à écrire et 

à copier 

de Barnàngen. 

Les qualités hors^ ligne 
de cette encre lui ont valu 
un écoulement A'onsidéraljle dans presque tous les^pays 
du monde civilisé. • 




98 



GROUPE XV. 



CLASSE 9 2. 



Elle coule facilement, est dune couleur bleue pure^ 
claire, agréable à l'oeil, devient rapidement noire, 
ne laisse aucun dépôt et ne peut être enlevée que par 
la destruction du papier destiné à recevoir la copie. 

Pour les Actes, les Documents et les Titres de va- 
leurs, qui doivent braver l'influence des années, cette 
encre est la plus sûre par sa force et sa durée. 

Nous recommandons à tous égards cette encre aux 
Ministères. Administrations. Banques. Bureaux de com- 
merce et Écoles où, après un court usage, on la pré- 
férera sans nul doute à toutes les autres encres en 
vente dans le commerce. 

Récompenses précédentes: Moscou 1872. Copen- 
hague 1872. Londres 1873, Vienne 1873, Paris 1878, 
Copenhague 1888. Melbourne 1888. Chicago 1893. San 
Francisco 1894. Lubeck 1895, Nischni Novgorod 189(>, 
Tennessee 1897. Bruxelles 1897 (deux prix), Stockholm 
1897 (où l'Encre à écrire et à copier de Barniingen 
a été la seule honorée d'une médaille d'or). 

Voir groupe XIV: cl. 90.) 

N:o 3. Aktiebolaget Skandinaviska Pennfabri- 
ken. Société anonyme Scandinave pour la fa- 
brication des plumes à écinre, Stockholm. 
Plumes à écrire. 

Fabrication de plumes à écrire, ressorts à corsets, 
buses, chevilles, agraffes. clous de fil. 

N:o 4. Andersson, J., Calligraphe de la Cour, 

Helsingborg. 
Plumes à écrire. 

5. Horlin. E. A., Stockholm. 

Crayons mécaniques. 

{yoir groupe III ■ cl. 11.) 

6. S:t Eriks Tekniska Fabrik. Fabrique 
technique de St. Erik, Stockholm. 
Encres. 



N:o 



N:o 



Voir groupe 



N:0 



7. Tengwall, A. & T., 

Helsingborg. 
Classeur Tengwall. 

Unique dans son genre. 
Inusable. Économique ( S'Le 
temps, c'est l'argent»). Ne 
pouvant être remplacé par 
aucun autre. On peut ou- 
vrir ce classeur, placer ou 
sortir les lettres à volonté, 
sans la moindre difficulté. 




GROUPE XV. CLASSES 9 2, 9 3. 9& 

Par ce classeur les lettres peuvent être classées al- 
phabétiquement et clironoloj^iquemcnt sans écrire un 
seul mot. 

Récompenses précédentes; Premiers prix: Chi- 
cuifo 1893, Stockholm 1897. 

Manufactures en Suède, DanemarU, Finlande, Russie, 
Hongrie, Étais i'nis de l'Amérique du Sord. 



Classe 93. 

Coutellerie, etc., etc, 

N:o 1. Berg, Erik Anton, Fabricant, Eskilstiina. 
Rasoirs. 

Tranchets selon mode- j^g»- ^ 

les adoptés en Suède, ^jii>t^ ^^'"^'!^ =-^^^ 

Norvège, Danemark, np^^v? 

Russie, Allemagne, Belgique, France et Améri- 
que. Fermoirs et mèche de rabot. Couteaux 
pour travailler le bois. Pinces, etc., etc. 

N:o 2. C. W. Dahlgrens Fabriks-Aktiebolag. 

Société anonyme des fabriques de Dahlgren, 
Eskilstuna. 

Ciseaux. Rasoirs. Couteaux à lame fixe. Poig- 
nards. Tire-bouchons. Patins. 

Les ciseaux se composent principalement de ciseaux 
de dame et de ciseaux de tailleur, tant pour dames 
que pour messieurs. Ils sont exécutés en différents 
modèles, comme par ex. passés à l'émeri. polis, gravés à 
l'eau forte ou dorés. 

Les poignards sont généralement d'une longueur 
variant de 70 mm. à 200 mm.: gaines en étain, argen- 
ton. cuir, éhène ou autres espèces de bois. 

(Voir gr. XI: cl. 65.} 

N:o 3. Eskilstuna Jernmanufakturaktiebolag. 

Fabrique de coutellerie d'Eskils- 
tuna {Société a7i07iy me), Eskils- 
tuna. 
Couteaux. Ciseaux, etc., etc. 

Agent: Henrik Lindberg, 187 
Q ua i Val m y, Paris. 




100 GROUPE XV. CLASSES 9 3, 9 4. 

K:o 4. Hadar Hallstrôms Kniffabriksaktiebolag. 

Société anonyme de coutellerie de Hadar Hall- 
strôm, Eskilstuna. 

Canifs. Couteaux de poche, etc., etc. Instru- 
ments pour le dessin. Boîtes de compas. 

N:o 5. Hedengran & Son, Eskilstuna. 
Canifs. Couteaux de poche. 

Fabrication de canifs, de couteaux de poche et 
d'ouvrages en acier gravés à l'eau forte et dorés à chaud. 

Agent: .1/. Kindal, 11 Avenue de l'Opéra, Paris. 

J^:o 6, Heljestrand, G. V., Fabricant de i^asoirs, 
Eskilstuna. 
Rasoirs. 

'^'.o 7. Holmberg, Pontus, Fabricant d'ouvrages 
en fer, Eskilstuna. 
Couteaux de chasse. Couteaux à lame fixe, etc. 

N:o 8. Lindstrom, F. E., Fabricant, Eskilstuna. 

Pincettes fines. 

N:o 9. Tornblom, Klas, Fabricant, Eskilstuna. 
- Rasoirs. Couteaux, etc., . etc. 




N:o 10. Westerson, A. J., Eskilstuna. 

Couteaux de luxe. Couteaux à lame fixe, etc., etc. 

N:o 11. Ôsterberg, C. V., Fabricant, Eskilstuna. 
Canifs. Couteaux de poche. Bistouris. 



Classe 94. 

Orfèvrerie. 

N:o 1. Anderson^ K., Joaillier (Fournisseur du 
Prince Royal de Suède et de Norvège), 
Stockholm. 

Argenterie, joaillerie et bijouterie en tous genres. 

[Yoir cl. 95. 



GROUPE XV. CLASSES 9 4, 9 5. 101 



N:o 2. Axelsons Guldsmedsaktiebolag. Société 
anonyme cV orfèvrerie tVAxelson, Stockholm. 
Ouvrages d'orfèvrerie, principalement dans le 
style suédois. Divers ouvrages cir-elés. 

{Voir cl. 05.) 

N:o 3. C. G. Hallbergs Guldsmedsaktiebolag. 

Société anonynie cV orfèvrerie de C. G. Hallberg 
(Jean Jahnsson, Bijoutier de la Cour), Stock- 
holm. 
Orfèvrerie et objets d'art. 

{Expose dans le Pcivillon suédois.) 
250 ouvriers. 
Récompenses précédentes: Médaille d'or aux 
expositions de (iothembourg, 1891: Scheveningen, 1892. 
Hors concours à l'exposition de Stoekhohn. 1897. Membre 
du Jury à Malmo 189(3. .Médaille d'argent Barcelone, 1888; 
Paris. 1889: San Francisco. 1894: Chicago. 1893. 

(Voir cl 95.) 

N:o 4. Mollenborg, Gustaf, Bijoutier (Fournis- 
seur de la Cour), Stockholm. 
Grande coupe représentant une femme portant 
une coquille nautile, montée en or avec des 
émaux, des bijoux, des rubis, des chrysolithes 
et des perles fines. Modelage du sculpteur 
Otto Strandman d'après le dessin de l'architecte 
Bror Almquist. 

Bocal en argent repoussé et ciselé, d'après le 
dessin de l'architecte Bror Almquist. 
Plat d'argent, repoussé et ciselé, d'après le mo- 
dèle du sculpteur Otto Strandman. 
Candélabres en argent. 

Maison fondée en 1817. 

R é c o m p e n s e s précédentes: Expositions de Paris. 
Londres et Chicago. Médaille d'or à l'exposition de 
Stockholm. 1897. 

{Voir cl. 95.) 



Classe 95. 

Joaillerie et bijouterie. 

N:o 1. Andersen, K., Bijoutier (Fournisseur de 
la Cour), Stockholm. 
Bijouterie. {joir cl. 94.) 



102 GROUPE XV. CLASSES 9 5, 9 6. 

N:o 2. Axelsons Guldsmedsaktiebolag. Société 
anonyme d'orfèvrerie d'Axelson, Stockholm. 
Bijouterie d'argent. 

{Voir cl. 94.) 

N:o 3. C. G. Hallbergs Guldsmedsaktiebolag. 

Société anonyme cV orfèvrerie de C. G. Hallberg, 

Stockholm. 

Bijouterie. 

{Expose dans le Pavillon suédois.) 
(Voir cl. 9^.) 

N:o 4. Mollenborg, Gustaf, Bijoutier (Fournis- 
seur de la Cour), Stockholm. 
Bijouterie d'or. 

{Voir cl. 9U.) 

N:o 5. Frans Nyzells Metalletsnings- och Gal- 
vaniseringsaktiebolag. Société anonyme de 
gravure sur métal et de galvanisation, Eskils- 
tuna. 
Bijouterie en acier. 

{Voir cl. 97.) 

N:o 6. E. Ôsterberg & C:ie, Gravetirs sur acier, 
Eskilstuna. 
Bijouterie en acier. 

{Voir cl. 97.) 



Classe 96. 

Horlogerie. 

N:o 1. Linderoth, G. W., (John G. Linderoth), Hor- 
loger (Fournisseur de la Cour), Stockholm. 
Horloges de clocher, de bâtiments et de gares 
de chemins de fer, etc., etc. 



GROUPE XV. — CLASSES 9 7, G 8. lOo 



Classe 97. 

Bronze, fonte et ferronnerie d'art. Métaux 
repoussés. 

N:o 1. Leja, Joseph, Fo?<rnisseur de la Cour, 
Stockholm. 
Objets en bronze fondu. 

(F^.vposc au Salon roijal du Pavillon suédois.) 

N:o 2. Frans Nyzells Metalletsnings- och Gal- 
vaniseringsaktiebolag. Société anonyme de 
gravure sur inétal et de galvanisation, Eskils- 
tuna. 

Objets fins en acier et métal gravés à l'eau forte, 
dorés et ornés de différentes manières. 

'yXoir cl. 95.) 

N:o 3. Santesson, Fr. A., Poterie d'étain, Stock- 
holm. 
Poteries d'étain. 

N:o 4. Skultuna Aktiebolag. Société ano^iyme de 
Skidtuna, Skultuna. 
Candélabres en bronze. 

{Expose sous le groupe XI: cl. 65.) 

N:o 5. E. Osterberg & C:ie., Graveur snr acier, 
Eskilstuna. 

Objets fins en acier: Cadres de photographie, 
écrins, règles, couteaux à papier, ciseaux, broches, 
canifs, etc., etc., gravés à l'eau forte, passés au 
bleu et dorés au feu. 

{Voir cl. 95.) 



Classe 98. 

Brosserie, maroquinerie, tabletterie et vannerie. 

N:o 1. Beck, F. & Son, Relieur, Stockholm. 
Portefeuilles pour diplômes. Étuis, etc., etc. 

(Expose sous le groupe III: cl. 13.) 



104 GROUPE XV. CLASSE 10 0. 



Classe lOO. 

Bimbeloterie. 

N:o 1. Aktiebolaget Svensk Konstslôjdutstàll- 
ning S. Giobel. Société anonyme jjoiir P expo- 
sition des travaux manuels suédois S. Giobel, 
Stockholm. 
Poupées en costumes nationaux. 

{Expose sous le groupe XII: cl. 71.) 



GROUPE XVI. — CLASSE 101. 105 



Groupe XVI. 

Économie sociale. Hygiène. Assistance 
publique. 

Classe lOl. 

Apprentissage. Protection de l'enfance ouvrière. 

N:o 1. Hierta-Retzius, Anna, Madame, Stock- 
holm. 

Publications illustrées : 

Les ouvroirs pour enfants, par Madame 
Anna Hierta-Retzius, fondatrice de l'oeuvre. 
Autotypies des ouvroirs, Stockholm 1897, 230 
pages en gr. 8:0. 

Séries de modèles d'ouvrages des ouvroirs 
suédois pour enfants, réunies et publiées par 
Madame Anna Hierta-Retzius. Stockholm 
1900. Folio 25 planches en phototypie, dont 6 
sont exposées. 

X:(> 2. Svenska Arbetsstugor for barn. Ouvroirs 
suédois pour enfants, (représentés par Madame 
Anna Hierta-Retzius), Stockholm. 
Ouvrages des élèves. 

Le premier de ces ouvroirs fut fondé eu 18<S(): il y eu 
a actuellemeut eu Suède 38, dout 12 à Stockholm.' 
Daus ces ouvroirs les eufauts les plus pauvres sout 
reçus et soiifués aux heures libres de l'école primaire; 
ou les occui)e à des ouvrages manuels utiles et après 
le travail on leur donne un repas. L'enseigneuient 
comprend tics ouvrages eu copeaux, eu rafia. eu fer. en 



106 



GROUPE XVI. 



CLASSES 101, 10 3. 



bois découpé à la scie, la menuiserie, la cordonnerie, 
la brosserie, la couture et le raccomodage. 

Le résultat de près de 14 ans a prouvé: que ces 
institutions sont d'une grande valeur sociale pour pré- 
venir la démoralisation des enfants, exposés aux ten- 
tations de la rue, que tout enfant de 7 à 14 ans (il 
n'est pas admis après cet âge) acquiert une certaine 
habilité manuelle et peut même devenir très adroit en 
affinant ses facultés d'observation. L'intelligence des 
enfants s'éveille, leur caractère se forme. le travail de 
l'école devient plus facile. L'aptitude au travail et 
l'amour du travail, inspirés de bonne heure par les 
ouvroirs, ont sauvé un très grand nombre d'enfants et 
même ceux restés chez de mauvais parents. Frais 
très modiques: prix pour l'année: 17 francs 50 et. par 
enfant. Les ouvroirs sont défrayés par une subvention 
annuelle de la commune, par la vente des ouvrages 
des élèves, par des dons et par des subventions faites 
lors de leur fondation par 1' Institution à la Mémoire 
de Lars Hierta>. 



Classe 103. 

Crande et petite industrie. Associations coo- 
pératives de production ou de crédit. Syndi- 
cats professionnels. 

N:o 1. Blekinge lâns Hushâllningssâllskap. 
Société (VÉconomie rurale du Gouvernement 
de Blekinge, Karlskrona. 

Exposition collective d'ouvrages en bois du Gou- 
vernement de Blekinge: objets en bois, en co- 
peaux, en écorce de bouleau, etc. 

(Expose dans le Pavillon snédois, Quai d'Orsay.) 



Exjjosants : 



Andersson. Enoch. 
Andersson, Hakan. 
Andersson Mngnus. 
Brok, Pettcr. 
jChristierson, Ebba. 
Christierson, Lotten. 
Gustafsson. Anders. 
Jonsson, August. 
Larsson, Per. 
Lidman, Joacquine. 
Olsson, Anders. 



Pettersson, Anna. 
Pettersson, Anton. 
Pettersson, C. J. 
Strômberg, A. J. 
Svensson, Gustaf, de Danska 

Fhnien. 
Svensson, (iustaf, de Farabol. 
Svensson, Gustaf. de Skiirfgol. 
Ôstergren, Aima. 
Ostergren, Sallv. 



GROUPE XVI. — CLASSE 10 3. 



107 



N:o 2. Kopparbergs làns Hushâllningssàll- 

skap. Société cV Économie rurale du Gouver- 
nement de Kopparherg, F alun. 
Exposition collective d'ouvrages textiles et en 
bois (style paysan): Tapis, Rideaux, Tissus, Mé- 
tier, Meubles. 

(E.rpose dans le Pavillon suédois, Quai d Ovsaij.) 

Exjjosaiits : 

Herdin, Signe. 



Andersdotter, Elias Brita. 
Aiidersdottcr, Kniits Brita. 
Andersdotter, Malar Brita. 
Andersdotter. Spaks Carin. 
Backman. école des industries 

manuelles. 
Backsell, K. A. 
Ericsson, Hulda (travaille à 

l'exposition). 
Ersdotter. Pellas Kerstin. 
Erssou, Jons Erik. 
Flinta. Gustaf. 
Forsherg, Anna Greta. 
Hansdotter, Prins Margreta. 
Hansson, Jemt Hans. 
Hedlund, Anna. 



Jacobsson, Anna (travaille à 

l'exposition). 
Kers, Lars. 

Larsdotter. Bloni Margreta. 
Melander, Anna. 
Mora, expositions des arts de 
Nilsdotter, Isaks Anna. 
Nord mark, F. W. 
Olsdotter, Jons Karin. 
Persdotter, Mâgpers Anna. 
Persdotter, Màgpers Karin. 
Wahlstrom, A. 
Wahlstrôm. J. 
Zetterqvist. Albertina. 



N:o 3. Malmohus lâns Hushâllningssâllskap. 

Société cP Économie rurale du Gotivernement 
de Malmohus, Malmo. 

Exposition collective d'ouvrages de l'industrie 
domestique: Tissus et objets en bois. 

{Expose dans le Pavillon suédois, Quai d'Orsay.) 

Exjoosants : 

Andersson, Mans. j Olsson C////z/' (travaille à l'ex- 

Eskilsson, Bengta. | position). 

Eskilsson. Betty. Olsson. Kersti Jons. 

KuUe. Tora. i Persson, Elin. 

Moliin. Eric. Persson. Johanna. 



N:o 4. Ôstergotlands làns Hushâllningssâll- 
skap. Société d^Économie rurale du Gouver- 
nem ent cZ' Ostrogothie, L i n k ô p i n g. 
Exposition de dentelles au fuseau (style paysan), 
de M:me Randel à Vadstena. 
Klara Larsson travaille à l'exposition. 

{Expose dans le Pavillon suédois. Quai d'Orsaij.) 



108 GROUPE XVI. CLASSES 106, 108, 109. 



Classe 106, 

Habitations ouvrières. 

N:o 1. Aktiebolag'et Stockholms Arbetarehem 

(Lagerstedt, Agnes). Société anonyme des Habi- 
tatio7is ouvrières, Stockholm. 
Plans, photographies et description des habita- 
tions ouvrières de la société, à Stockholm. 

N:o 2. Byggnadsaktiebolaget Manhem. Société 
(uionyme de construction Manhem, Stockholm. 
Dessins de maisons pour ouvriers, construites 
à Stockholm, par la société anonyme de con- 
struction Manhem. 

N:o 3. Gôteborgs stad. La ville de Gothembourg, 
Gothembourg. 

Dessins et photographies d'habitations ouvrières. 
Modèle des quartiers ouvriers. Publications. 

{Voir cl. 108, WD, 112.) 



Classe 108. 

Institutions pour ie développement intellectuel 
et moral des ouvriers. 

N:o 1. Gôteborgs stad. La ville de Gothembourg, 
G o t h e m b o u r g. 

Publications sur le développement intellectuel et 
moral des ouvriers. 

Photographies et dessins de bibliothèques, musées, 
écoles, institutions, etc. pour ouvriers. 

(Voir cl. 106, 109, 112.) 



Classe 109. 

institutions de prévoyance. 

N:o 1. Gôteborgs stad. La ville de Gothembourg, 

G o t h e m b o u r g. 



GROUPE XVI. — CLASSES 10 9, 110, 111. 109 

Plan de la ville indiquant les établissements de 
bienfaisance, organisation, institutions. 

(Voir cl. 100, iOH. 112.) 



Classe IIO, 

Initiative publique ou privée en vue du bien- 
être des citoyeriS. 

N:o 1. Fredrika Bremer-Fôrbundet. L'Union 
Fredrlka Breiner, S t o c k li ( > 1 m . 
Exposé du travail de l'union Fredrika Bremer 
et de la position sociale de la femme suédoise. 

Sociétt' pour ravancement des intérêts de la feniine 
suédoise. 



Classe 111, 

Hygiène. 

N:o 1. Hedén, J. L., Directeur de V étahlissement 
des eaux et des bains du Sanatorium de Rindô 
Stockholm. 

Eau ferrugineuse et gazeuse de Rindô, >Rindô- 
nalis», eau minérale. Eau ferrugineuse et arse- 
nicale de Rindô. 

N:o 2. Richert, J. Gustaf, Ingénieur, Stockholm. 
Dessins montrant une hj'draulique suédoise 
par le moyen de laquelle l'eau de fleuve a été 
conduite à travers des » filtres naturels», c'est à 
dire, des bassins à infiltration libres dans des 
couches naturelles de sable, l'eau courante étant 
ainsi convertie en eau souterraine qui est ensuite 
recueillie dans des puits. 

N:o 3. Rosendahl, H. V., Docteur en médecine 
Professeur, Stockholm. 

Dessins anatomiques et reproductions micropho- 
tographiques de drogues officinales, leurs sub- 
stituts et moyens de falsification. 



110 GROUPE XVI. — CLASSES 111, 112. 

N:o 4. Stockholms stads Byggnadskontor. Le 

bureau de construction de la ville de Stockholm, 
Stockholm. 

Plan en relief d'un bassin de filtrage. Exposé 
graphique de la consommation d'eau pour diffé- 
rents usages et de l'effet bactériologique de la 
filtration, etc., etc. Plan de la ville indiquant les 
quartiers construits, les parcs, etc. Photographies. 

N:o 5. Stockholms stads Helsovârdsnàmnd. Le 

conseil des soins hygiéniques de la ville de 
Stockholm, Stockholm. 

Exposés graphiques, photographies, modèles. 
Exposition collective comprenant: 
1) Bureau de contrôle des denrées alimentaires. 
2] Bureau de désinfection. 

3) Laboratoire du Conseil des soins hygiéniques, etc. 

'' (Voir cl. 112.) 



Classe 112. 

Assistance publique. 

N:o 1. Foreningen for Vâlgorenhetens Ord- 
nande. Société pour Vorganisation de la bien- 
fa isance, S t o c k h o 1 m . 

Tableau des institutions de bienfaisance privée 
à Stockholm. 

La société a pour but de réaliser la collaboration de 
la bienfaisance privée avec l'assistance publique, de 
faire connaître les bons principes de la bienfaisance 
et de fournir des renseignements sur les pauvres. 

N:o 2. Goteborgs stad. La ville de Gothembourg, 
G o t h e m b o u r g. 

Dessins et photographies d'hôpitaux, etc. Pu- 
blications. 

(Voir cl. 106, 108, 109.) 

N:o 3. Stockholms stads Helsovârdsnâmnd. 

Le Conseil des soins hygiéniques de la ville de 
Stockholm, Stockholm. 

Exposition collective comprenant dessins et modè- 
les des hôpitaux suivants: 



GROUPE XVI. CLASSE 112. 111 



La Maternité. 

L'hôpital crenfants le Saniarito . 

L'hôpital des diaeonesses. 

L'hôpital des maladies contagieuses. 

L'hôpital de la iirincesse royale Louise pour enfants 

malades. 

L'hôpital Maria. 

L'hôpital Sahbatsberg. 

L'hôpital de l'ordre des séi-ajibins. 

L'hôpital St. (icorge. 

L'Asile de Stockholm poui' malades. 

(Voir cl. 111.) 



1 1 2 EXPOSANTS DANS LE PAVILLON. 



Exposants 
clans le Pavillon de la Snède. 



N:o 1. Hamnqvist, Herm., Photographe, Stock- 
h o 1 111 . 
Photographies. 

(Expose aussi sons le groupe III: cl. 12.) 

N:o 2. Klemming, Fr. G., Photographe, Stock- 
holm. 
Photographies. 

(E.vpose aussi sous le groupe III: cl. 12.) 

N:o 3. Larsson, L., Photographe à la Cour, Stock- 
holm. 
Photographies. 

(Expose aussi sous le groupe III: cl. 12.) 

N:o 4. Lindell, Per, Ingénieur, Stockholm. 

«Autographes et portraits de personnages célèbres» 
(Ouvrage de luxe). 

(Expose aussi sons le groupe III: cl. 13.) 

N:o 5. Tullberg, Hasse W., Imj)rimeur-éditeiir, 
Stockholm. 

»Les Maisons Souveraines de l'Europe» (Ouvrage 
de luxe). 

(Expose aussi sons le groupe III: cl. 13.) 

?s:o 6. Andersson, John, Ingénieur, Stockholm 
Paratonnerre appliqué au Pavillon. 

(Voir groupe Y: cl. 26.) 



EXPOSANTS DANS LE PAVILLON. 113 

N:o 7. Flodquist, C. A., Architecte, Stockholm. 
Cheminée de porphyre. 

(Voir (/roiijH' XII: cl. lUi.) 

N:o 8. Aktiebolaget Svensk Konstslôjdutstàll- 
ning S. Giobel. Société anonyme jjour l'expo- 
sition des tî'avaux manuels suédois S. Giobel, 
Stockholm. 
Ouvrages de »slôjd». 

(Expose aussi sous le groupe XII: cl. 69, 70.) 

N:o 9. Matsson, A., Stockholm. 
Meubles de luxe. 

(Voir groupe XII: cl. 69.) 

N:o 10. Almgren, K. A., Fabricant de soie, Stock- 
holm. 
Soie. 

(Voir groupe XII: cl. 19.) 

N:o 11. Handarbetets Vanner. Les amis du tra- 
vail manuel, Stockholm. 
Ouvrage de tapisserie. Tissus haute-lisse. 

(Expose aussi sous le groupe XII: cl. 79.) 

N:o 12. Aktiebolaget Gustafsbergs Fabriks In- 
tressenter. Société anonyme des pi^ojjriétaires 
de la manufacture de Gustafsberg, Gustafs- 
b e r g. 
Céramique. 

(Expose aussi sous le groupe XII: cl. 72.) 

N:o 13. Rorstrands Aktiebolag. Société anonyme 
de Rôrstrand, Stockholm. 
Céramique. 

(Expose caissi sous le groupe XII: cl. 72.) 

N:o 14. C. G. Hallbergs Guldsmedsaktiebolag. 

Société anony7ne d' orfèvrerie de C. G. Hallberg, 

Stockholm. 

Orfèvrerie et objets d'art. 

{Voir groupe XV: cl. 9'i.) 



114 EXPOSANTS DANS LE PAVILLON. 

N:o 15. Linderoth, G. W., Horloger (Fournisseur 
de la Cour), Stockholm. 
Pendule. Horloge. Carillon. 

fE.rpo.se aussi sous le groupe XV: cl. 96.) 

N:o 16. Leja, Joseph, Stockholm. 
Objets en bronze fondu. 

(Voir groupe XV: cl. 97.) 

N:o 17. Santesson, Fr. A., Poterie d'étain, Stock- 
holm. 
Poteries d'étain. 

(Expose aussi .sous le groupe XV: cl. 97.) 

N:o 18. Blekinge lans Hushâllningssàllskap. 

Société d'Économie rurale du Gouverneraient 
de Blekinge, Karlskrona. 

Exposition collective de tissus et d'ouvrages en 
bois (»slôjd»). 

(Voir groupe XVI: cl. 103.) 

N:o 19. Kopparbergs lans Hushâllningssàllskap. 

Société d'Éco?iomie rurale du Gouvernement de 
Kopparberg, F a 1 u n. 

Exposition collective d'ouvrages textiles et en 
bois (»slojd»). 

(Voir groupe XVI: cl. 103.) 

N:o 20. Malmohus lans Hushâllningssàllskap. 

Société d'Économie rurale du Gouvernement de 
Malmohus, M a 1 m ô. 

Exposition collective d'ouvrages de l'industrie 

domestique: Tissus et ouvrages en bois (»slôjd»). 

(Voir groupe XVI: cl. 103.) 

N:o 21. Ôstergôtlands lans Hushâllningssàll- 
skap. Société d'Économie rurale du Gouverne- 
ment d* Ostrogothie, Linkôping. 
Exposition de dentelles au fuseau de M:me 
Randel à Vadstena. 

(Voir groupe XVI: cl. 103.) 



EXPOSÉS 



GROUPE I. 117 



ÉDUCATION ET EN 
SEIGNEMENT. 



Éducation de l'enfant. — Enseignement 
primaire. 

En Suède l'instruction primaire est obligatoire 
depuis 1842. Tous les enfants de l'âge de 7 à 14 
ans sont tenus à fréquenter l'école primaire à moins 
de ne recevoir une instruction reconnue et approuvée par 
l'autorité. Il doit y avoir dans chaque paroisse au moins 
une école primaire avec au moins un maitre d'école com- 
pétent ayant passé des examens. L'école primaire se 
divise ainsi: la petite école (classes pour les commen- 
çants) ordinairement de deux ans, et l'école primaire 
proprement dite. L'élève qui a passé par l'école pri- 
maire peut perfectionner ses études ou ses connaissances 
dans ce qu'on appelle V école complémentaire, un genre 
d'établissement qui a été adopté dans plusieurs endroits 
comme un complément à l'école primaire. Dans les 
contrées où la population est plus clairsemée et où 
il peut y avoir des difficultés à installer une école 
primaire complète, on peut se contenter d'une école 
primaire inférieure^ dont le maître n'a pas besoin 
d'avoir passé des examens et avec un personnel et 
un enseignement restreints. En quelques endroits on 
trouve des écoles primaires supérieures, dans lesquelles 
l'instruction donnée est d'un ordre quelque peu plus 
élevé que dans la précédente. 



118 GROUPE I. 



Dans beaucoup d'écoles on enseigne maintenant, 
outre les objets d'enseignement ordinaire, le travail 
manuel (slôjd) et le jardinage, dans quelques-unes 
l'économie domestique. Au nombre des établissements 
qui ont pour objet le développement de la santé physi- 
que et morale de l'enfant on peut citer: les bains sco- 
laires, les colonies de vacances et les ouvroirs pour 
les enfants pauvres. 

En 1898 il y avait 15 écoles primaires supérieures, 
4,879 écoles i^rimaires et 1,614 écoles primaires infé- 
rieures, 5,205 petites écoles, soit en tout 11,713 écoles 
avec 740,007 élèves et 15,907 maîtres ou instituteurs 
dont 5,641 hommes et 10,266 femmes, ce qui fait 
31.6 instituteurs ou institutrices par 10,000 habitants. 
Quant aux frais qui sont supportés par l'État et les 
■communes, ils se montaient à 18,478,838 couronnes,* 
soit 3 cour. 67 ôre par habitant. 

L'examen d'instituteur se passe aux écoles nor- 
males jjrimaires (séminaires), dont 7 sont pour les 
hommes et 5 pour les femmes. Pour les garçons et 
les jeunes filles d'un âge plus avancé, appartenant à la 
classe campagnarde, on a institué en plusieurs endroits 
des écoles pojjulaires suj^érieures qui ont pour mission 
une éducation pratique, patriotique et civique. Dans le 
but de développer le bon goût de la classe ouvrière et de 
lui inspirer de l'intérêt pour les conceptions plus idéales, 
on a fondé en beaucoup d'endroits des instituts d^oîivriers 
«t des associations de conférences, afin de donner aux 
gens de toutes les classes l'occasion d'entendre des 
conférences sur des objets à la portée de chacun. 

Comme résultat de l'enseignement primaire, tel 
qu'il est institué et pratiqué chez nous, il suffit de 
faire remarquer que totis les jeimes gens qui font leur 
service militaire savent lire. 

Pour l'instruction des enfants sourds-muets, 
aveugles et idiots, l'État entretient ou subventionne 
des écoles spéciales. Au nombre de ces établissements 
îl faut nommer l'École des sourds-muets de Manilla, 
l'Institut j)our les aveugles des Tomteboda, où se for- 
ment également des instituteurs, et l'Ecole des aveug- 
les de Vexiô. 

'' 1 couronne (krona) - 100 ôre: vaut 1 fr. 89 c. 



GROUPE L 119 



Enseignement secondaire. 

L'enseignement secondaire se fait aux lycées publics. 
Les garçons seuls y sont admis à l'âge de 9 ans. 
Les lycées publics sont: le grand lycée ou lycée co^nplet 
dont la durée des études est de 9 ans, le petit lycée 
dont la durée est de 5 à 3 ans, et les "^pédagogies» 
o\x elle comprend un à deux ans. Les cours des 
petits lycées et des pédagogies sont les mêmes que 
ceux qui sont donnés dans les classes correspondantes 
des lycées supérieurs. Dans les classes inférieures 
l'enseignement est le même pour tous; à partir de 
la 4:ième classe le lycée est divisé en deux branches 
ou sections, la section réale et la section latine, la- 
quelle se subdivise plus tard encore en section classique 
oii le grec est enseigné et en section demi-classique. 
Les grands lycées se terminent par un examen de 
baccalauréat qui prépare l'élève pour son entrée à 
l'université, ou pour d'autres écoles d'application d'un 
ordre supérieur ainsi que pour certaines carrières 
publiques ou administratives. 

Il y avait en 1898 36 grands lycées, 22 lycées 
de 5 classes et 17 de 3 classes, plus quatre » pédago- 
gies», avec un total de 16,520 élèves, soit 32.8 par 
10,000 habitants, et un total de 979 professeurs dont 
246 professeurs-instructeurs pour le dessin, la musique 
et la gymnastique. Dans le cours de l'année scolaire 
1896/97, 772 élèves passèrent leur examen de bacca- 
lauréat, dont 629 appartenaient aux lycées publics 
et 143, dont 46 jeunes filles, à des écoles privées, 
soit 15,55 par 100,000 habitants. Les frais de l'en- 
seignement, qui est gratuit, se montèrent en 1897 à 
r), 433, 947 couronnes, soit 0.6 9 cour, par habitant ou 
2 15.26 par élève. 

L'éducation théorique des professeurs leur est 
donnée à l'université, après quoi ils ont à passer un 
cours pratique (stage) d'une année. 

Il n'existe pour l'enseignement secondaire des 
jeunes filles, à l'exception du Lycée des jeunes filles, 
à Stockholm, aucun établissement public. Les écoles 
qui se chargent de cet enseignement sont libres et au 



1 20 GROUPE I. 



nombre d'environ 120 avec à peu près 13,000 élèves. 
Un grand nombre d'entr'elles sont subventionnées 
par l'État. Dans quelques-unes les études des élèves 
se poursuivent jusqu'à l'examen de baccalauréat. Les 
institutrices reçoivent leur éducation pédagogique à 
VÉcole normale supérieiu^e pour femmes à Stockholm, 
entretenue par l'État. 



Enseignement supérieur. Institutions 
scientifiques. 

La Suède a deux universités relevant de l'État, 
Wniversité d'Upsal, et celle de Lund, chacune com- 
prenant une faculté de théologie, de droit, de médecine 
et de philosophie, cette dernière se subdivisant en une 
section des lettres et une section des sciences. Il y 
a en outre à Stockholm une faculté de médecine: 
VInstitut médico-chirurgical Carolin. 

Les instituts connus sous le nom de VÉcole supé- 
rieure de Stockholm et de VÉcole supérieure de Gothem- 
hourg apportent un important appoint à l'éducation 
scientifique. Ce sont des établissements particuliers 
dont le premier correspond plutôt à une faculté des 
sciences, le second plutôt à une faculté des lettres. 
L'école de Gothembourg est sous le contrôle de 
l'État et possède le droit d'octroj^er certains grades 
académiques. 

En 1898 le nombre des étudiants à Upsal était 
de 1,506, à Lund de 628, à l'Institut Carolin de 320, à 
l'École supérieure de Stockholm de 54, à celle de 
Gothembourg de 58, soit ensemble 2,566, c'est à dire 
5.10 par 10,000 habitants. Le corps enseignant des 
deux universités et de l'Institut Carolin se composait 
de 131 professeurs, de 20 préparateurs, astronomes- 
adjoints, de 122 maîtres de conférences et de 6 lec- 
teurs; 61 des professeurs appartiennent à l'université 
d'Upsal 48 à celle de Lund et 22 à l'Institut CaroKn. 
L'enseignement est en somme gratuit et se montait, 
pour les établissements subventionnés par l'État à la 
somme de 1,607,195 couronnes. 



GROUPE I. 121 



Les écoles d'application suivantes sont également 
considérées comme des écoles supérieures: 

L^Tnstitut centî-al de gymnastique qui enseigne 
les sciences fondamentales et les notions pratiques pour 
l'exercice de la gymnastique, V Institut dentaire, Vhisti- 
tui pharmaceutique, l'Ecole des vétérinaii^es, VEcole 
polytechnique, Vhistitut forestier, toutes à Stockholm, 
les Institîits agricoles d'Ultuna et d'Ahiarp. 

Parmi les académies on peut citer: 

1) V Académie suédoise qui a pour missions de déve- 

lopper et de régulariser la langue suédoise, 

2) V Académie royale des sciences, dont le but est le 

développement et le progrès des sciences natu- 
relles, 
H) V Académie royale des belles-lettres, d'histoire et 
d'archéologie, 

4) V Académie royale des heaux-arts, 

5) V Académie royale de musique, 

6) VAcadémie royale d'agriculture avec sa ferme 
modèle pour des expériences; toutes à Stockholm. 

Autres sociétés savantes: la Société suédoise 
d' anthropologie et de géographie, de Stockholm, la 
Société royale des sciences et la Société royale des 
lettres, d'Upsal, la Société royale physiographique de 
Lund, la Société royale des sciences et des belles-lettres, 
de Gothembourg. 

Enseignement spécial artistique. 

L'Ecole de l'Académie royale des beaux-arts à 
Stockholm, enseigne gratuitement la peinture, la sculp- 
ture et l'architecture. 

Le Conservatoire de l'Académie royale de mu- 
sique à Stockholm, école supérieure de musique et 
de chant. 

Enseignement spécial agricole. 

Les établissements pour l'enseignement de l'agri- 
culture sont: l'Institut agricole d'Ultuna et l'Institut 
agricole d'Abiarp qui enseignent l'agronomie et l'éco- 
nomie agricole. Outre cela il y a 25 écoles agricoles 



122 GROUPE I. 



qui enseignent la pratique des travaux agricoles, leur 
direction et leur ordination, 14 écoles du même genre 
qui • ont pour but spécial l'éducation théorique des 
élèves. 

La science de la laiterie et de tout ce qu'elle con- 
cerne est enseigné en partie dans les établissements ci- 
dessus énumérés, en partie dans l'Ecole de laiterie 
d'Al?ia?y ainsi que dans 2 aiitres écoles du même genre 
et dans 16 stations à lait, pour leur donner le nom 
sous lequel elles sont connues. 

L'entretien et l'économie des forêts est enseigné à 
V Institut forestier à Stockholm ainsi que dans 8 écoles 
forestières. Le traitement des 7naladies des animaux 
domestiques est enseigné à VBistitut des vétérinaires 
de Stockholm, ainsi qu'à l'Ecole vétérinaire de Skara 
dont le but principal est de former des maréchaux 
ferrants tant pour le civil que pour le militaire. 

Enseignement spécial industriel et com- 
mercial. 

Ecoles techniques. Au premier rang des écoles 
techniques il faut comi^ter VEcole polytechnique de 
Stockhohn qui donne à tous les jeunes gens désireux 
de se consacrer à une profession technique quelconque, 
les connaissances scientifiques nécessaires. Ensuite 
vient VEcole polytechnique Chalmers à Gothembourg, 
qui donne l'enseignement plus spécial dans la chimie 
^t la mécanique technique. Le premier de ces éta- 
blissements est tenu par l'État qui subventionne égale- 
ment le second. On enseigne des connaissances tech- 
niques plus élémentaires dans les écoles techniques 
inférieures établies par l'État à Malmô, à Norrkô- 
ping, à Ôrebro et à Borâs. L'Ecole des arts dé- 
coratifs et industriels de Stockholm se distingue par 
un programme très vaste et par le nombre de ses 
élèves. Il faut encore citer VEcole technique d'Eskils- 
tuna avec son école spéciale pour la manufacture du 
fer et de l'acier et VEcole de la société de slôjd à 
Gothembourg, qui est un établissement particulier. 
On a institué pour l'éducation des apprentis et des 
ouvriers des écoles techniques professio7inelles infé- 



GROUPE I. 123 



rieures qui sont subventionnés par l'État, et qui ont 
toutes des écoles du soir et du dimanche. 

Les Écoles inférieures des mines à Falun et à 
Filipstad ont pour objet l'enseignement des connais- 
sances élémentaires, nécessaires à l'exploitation des 
mines et minières. Les connaissances scientifiques 
sont fournies par l'École polytechnique à Stockholm. 

la^ Ecole de tissage de Borâs donne l'enseignement 
théorique et pratique dans l'art de tisser. 

L'art du travail manuel (slôjd) a réalisé, ces 
derniers dix ans, d'immenses progrès, grâce à l'École 
de Nââs qui en a fait une spécialité, en donnant 
son nom au système connu sous le nom de système 
de Nàds. C'est un moyen d'enseigner et de pratiquer 
le travail manuel d'une manière pédagogique. L'art 
qui y est enseigné a plutôt pour objet le développe- 
ment direct de l'élève tandis que le point de vue 
utilitaire y est tout à fait relégué au second plan. 

Les Écoles de navigation ont pour mission l'en- 
seignement de tout ce qui se rapporte à la profession 
de marin. Elles sont au nombre de dix. 

Les principales écoles de commerce sont V Institut 
de commerce de Gothenibourg, ainsi que VInstitut de 
commerce Schartau à Stockholm, établissements supé- 
rieurs, subventionnés par l'État. Outre ces deux 
instituts il y a un grand nombre d'écoles privées de 
commerce et de comptabilité d'un genre plus modeste. 



P. E. LiNDSTRÔM. 



124 GROUPE II. 



L'ART SUEDOIS. 

On a souvent dit que Part suédois est une fleur 
de luxe, importée de pays plus chauds, de terrains 
plus favorables et qu'elle est sans racines dans notre 
pays; on a insinué qu'elle n'a pas porté de germes 
dans le caractère national, et n'a été en divers temps 
que le fruit des esprits les plus cultivés. 

Ceci pourrait se dire de bien d'autres pays que 
la Suède. L'art, comme la civilisation, se rend d'un 
pays à l'autre, distribuant ses dons à qui sait les 
apprécier. Il est venu tard chez nous. Pour citer 
les paroles du Danois Julius Lange, compulseur d'art 
bien connu: »les peuples Scandinaves n'ont fait leur 
entrée dans le drame de la culture intellectuelle que 
lorsque les premiers actes étaient déjà joués.» Mais 
une fois entrés, ils ont tout fait, selon leur capacité, pour 
bien se mettre dans la situation, et n'ont pas désormais 
manqué de prendre part à chaqu'une des scènes sui- 
vantes. 

On trouve d'ancienne date en Suède un mouve- 
ment artistique qui s'est développé dans le peuple 
même, et qui tout naturellement se manifestait princi- 
palement dans les arts manuels, dans la fabrication 
des armes et des ustensiles, dans la décoration des 
bâtiments, dans les ouvrages en pierre et surtout en 
bois. A côté de cet art indigène on trouve l'art im- 
porté, qui suit les traces du goîlt dominant sur le 
continent. 

Des artistes étrangers dirigent la construction et 
la décoration des édifices religieux du moyen âge, 
comme plus tard celles des châteaux des rois de la 
renaissance, ils sculptent les images des saints et les 
tabernacles, ils taillent les sarcophages et reproduisent 



GROUPE II. 125 



les portraits des monarques et leurs victoires. Pen- 
dant qu'ils sont occupés à construire quelque grand 
édifice ils forment des élèves et trouvent des colla- 
borateurs intelligents et habiles parmi les gens du 
pays, mais il n'est encore guère question d'une école 
nationale. 

Le goût allemand et hollandais prédominait en 
Suède pendant le moyen âge et la renaissance, ce qui 
n'empêchait pourtant pas le goût frani^'ais de se faire 
valoir de temps à autre. La cathédrale d'Upsal a 
été projetée et commencée par un français, et quel- 
ques artistes italiens ont aussi trouvé le chemin du 
Nord. Au XVII'"*^ siècle, alors que la guerre de 30 
ans mettait les Suédois en rapport avec l'Allemagne 
et qu'un grand nombre d'objets d'art étaient importés 
de ce pays, en grande partie butin fait dans les villes 
conquises, et que le goût du faste et de la magni- 
ficence se répandait dans les hautes couches sociales, 
c'était de l'Allemagne surtout qu'on tâchait d'acquérir 
des forces artistiques. Il faut pourtant noter que 
presque tous ces artistes importés avaient fait leurs 
études en Italie. Lorsque la France eut supplanté 
l'Italie comme guide de l'art et du goût, ce fut de la 
France que la Suède s'approvisionna. Pour l'édifica- 
tion du nouveau château de Stockholm, commencé à la 
fin du XVII""^ siècle par Nicodème Tessin, toute une 
bande de peintres, de sculpteurs et d'artisans furent, 
selon les documents contemporains, » attirés» en Suède 
de Paris, et avec eux le goût français fit son entrée 
dans l'art du pays. 

Pendant le XVIII'"® siècle une communication vive 
et non interrompue régnait entre la France et la Suède, 
tant dans le domaine de l'art que dans celui de la 
culture intellectuelle. Des artistes suédois allaient 
étudier à Paris; plusieurs 3" séjournaient longtemps et 
y gagnaient de la réputation. Signalons parmi eux: 
Lundberg, Lafrensen, qui s'appelait en France Lav- 
reince. Hall et Roslin. 

Une quantité d'oeuvres d'art français de cette 
époque furent acquises pour la Suède et encore au- 
jourd'hui, le Musée national de Stockholm donne, pour 
être hors de la France, une idée remarquablement 



126 GROUPE II. 



exacte du caractère de la peinture française pendant le 
rococo. 

La Suède est maintenant entrée effectivement dans 
les rangs des pays à culture artistique, et les évolu- 
tions européennes ont un écho dans l'art suédois. 
Cependant on y cherche encore en vain un caractère 
national. On fait des portraits élégants et spirituels, 
Sergel apparaît comme le régénérateur de la sculpture 
et le fondateur de la nouvelle école classique, l'archi- 
tecture est à la hauteur du siècle et abandonne le 
style italien pour adopter le style Gustavien (un pen- 
dant suédois du style Louis XVI) et pour passer de 
là à celui du nouvel antique et de l'empire. Ce dernier 
style est fort répandu, et on peut avantageusement 
l'étudier dans les châteaux de plaisance, oii l'on ob- 
serve le goût qui prédominait à l'avènement du roi 
Bernadotte. 

Une période d'inactivité se fait sentir pendant 
toute la première moitié du XIX'"*^ siècle. Au temps 
de Gustave III le bon goût avait régné, la vie avait 
adopté des formes plus raffinées que jamais, le goût 
s'était fait jour dans toutes les branches de l'activité 
de l'art, dans ce que nous appelons maintenant Part 
appliqué, dans la décoration, dans l'industrie des meub- 
les. Ici surtout l'influence française était appréciable. 
Des meubles et des objets d'art, fabriqués par les 
meilleurs artisans de Paris, furent en grand nombre 
importés en Suède pendant la dernière moitié du 
XVIII'"^ siècle. Mais avec le nouveau siècle nous en- 
trons dans une longue période de stérilité et d'indif- 
férence. Dans l'architecture domine un style classique 
aride, dans les arts décoratifs cette même absence de 
style, que nous trouvons dans le reste de l'Europe, 
depuis que celui de l'empire n'était plus à la mode, 
et que le grand art ne prenait plus sous sa haute 
protection les arts industriels. A partir du moment 
où les peintres survivants de l'ère Gustavienne eurent 
déposés leur pinceau, nous ne trouvons guère, pour 
quelque temps du moins, que du dilettantisme dans la 
peinture. 

Pendant cette période c'est la sculpture qui montre 
relativement le plus de vigueur et qui donne les meil- 



(JROUPE II. 1 



leurs résultats. Les sculpteurs Bystrôm, Fogelber^% 
Qvarnstrom séjournent de préférence à Rome et sui- 
vent les mouvements du temps, depuis Canova, en 
passant par Tliorvaldsen jusqu'à Rauch et Rietschel. 
Ils modèlent des Vénus, des Junon, des Psyché, des 
divinités de la mythologie Scandinave, des héros histo- 
riques ainsi que des statues de poètes et de savants, 
drapés du légendaire manteau. Rome fut le but préféré 
des pèlerinages artistiques de nos jeunes peintres, qui 
préféraient cette ville à Paris, où ils se sentaient 
déroutés dans le grand nombre des diverses écoles. 
Toutefois ceux qui représentent le progrès doivent 
beaucoup à Paris, au moins en ce qui se rapporte à 
leur développement technique. Wickenberg se fit un 
nom à Paris comme paysagiste dès 1840; c'est à 
l'atelier de HyppoHte Lebas que Scholander fonda sa 
première éducation d'architecte; Hôckert, alors pen- 
sionnaire de l'Académie de Stockholm, acquit, à l'occa- 
sion de l'exposition universelle de 1855, une grande 
réputation dans le monde artistique de Paris et fut 
le premier coloriste parmi ses contemporains nationaux; 
le » Delacroix de Suède» comme on l'a dénommé un 
peu à tort. 

Les Suédois se rencontraient dans les ateliers de 
Couture et de Cogniet, et les temps qui suivirent 
laissent voir des éclairs de progrès, surtout en ce qui 
concerne l'idée de l'expression artistique. Pendant 
cette période un parti patriotique s'était donné pour 
mission de créer un art national; il traite des sujets 
tirés de la mythologie et des légendes Scandinaves, il 
donne une forme aux personnages des chants popu- 
laires, aux elfes, aux nymphes, au dieu marin (»Necken»). 
Les résultats artistiques de cette direction d'art natio- 
nal ne furent du reste pas d'une bien grande im- 
portance. 

Le courant de l'émigration artistique se dirige 
dès la seconde moitié du siècle vers TAllemagne. Nos 
peintres de genre et de paysage se rendent à Dûssel- 
dorf, devenue très populaire parmi les artistes Scan- 
dinaves. Quelques-uns y restent et deviennent dans 
leur art de vrais allemands, comme par exemple 
Fagerlin, qui occupe la première place parmi eux; 



128 GROUPE II. 



d'autres y pratiquent l'art national en reproduisant la 
vie du peuple suédois d'après des modèles allemands, 
comme autrefois Tidemand d'après les mêmes modèles 
avait rendu des scènes de la vie populaire norvégienne. 
Dans ces circonstances il ne peut guère être question 
d'une étude approfondie et intime du peuple national. 
Les peintres d'histoire furent attirés à Munich 
par la réputation de Pilotj^ ; l'influence de Lej' s se 
fait aussi sentir dans les oeuvres de la jeunesse du 
comte von Rosen et de Hellqvist. Les pérégrinations 
à Rome continuaient toujours, et les pensionnaires de 
l'Académie étaient obligés de partager leur temps d'étude 
entre la ville éternelle et quelque autre centre de l'art 
moderne. 

Cependant la ville qui rassemblait toujours les 
jeunes artistes suédois était Paris. Pendant la période 
d'évolution caractérisée par le » plein-air», le »luniina- 
risme», le » colorisme» tous les jeunes talents que 
possédait la Suède devaient y faire des études de 
plus ou moins longue durée. Ce fut le paysage mo- 
derne impressionniste, genre dans lequel Wahlberg 
servit de guide, qui les captiva tout d'abord, ensuite 
vint l'école du plein-air, représentée d'abord par Salm- 
son, avec ses campagnards, ses scènes de moissons, 
ses récoltes de pommes de terre, ses pêcheurs, puis 
enfin l'étude du milieu, dans toute l'acception du 
terme. 

C'est alors qu'on a fait comprendre à ces artistes 
suédois parisiens qu'ils étaient plutôt français qu'autre 
chose, qu'ils étaient des virtuoses et des assimilateurs 
plutôt que des artistes originaux et indépendants. Au 
fond ce temps d'apprentissage a été de la plus grande 
utiHté pour l'art suédois, puisque c'est sur les bases 
d'une étude intelligente et solide de la nature que plus 
tard, depuis 1880, la jeune génération de peintres a 
commencé à créer un art de caractère vraiment na- 
tional. 

C'est avec une joie mêlée d'étonnement qu'on a 
constaté que depuis quelque temps l'élément artistique 
suédois est en évolution, avec étonnement, parce 
qu'on y avait si longtemps entendu répéter que notre 



GROUPE II. 129 



art se plaisait dans son assujettissement, que nos 
peintres étaient à moitié français, ceux du moins qui 
n'étaient pas à moitié allemands; avec joie, surtout 
parce que cette direction vers un art national n'était 
le résultat ni d'un mot d'ordre, ni celui d'une agita- 
tion quelconque, mais qu'il s'était développé spontané- 
ment, comme une plante naturelle, comme une consé- 
quence logique. Une évolution semblable s'est également 
faite sentir dans les autres pays. L'art est enfin 
rentré chez lui, après ses voyages d'exploration dans 
des pays étrangers et dans des temps éloignés. Il 
a étudié le monde extérieur comme il a étudié l'hi- 
stoire et la poésie, et la conséquence de ces études 
approfondies a été la conviction que l'art n'a main- 
tenant qu'une seule mission, celle d'être original, de 
bâtir sur ses propres hypothèses, de germer dans son 
propre terrain — de ne plus être une fleur de luxe 
pour un petit nombre de connaisseurs, mais bien la 
propriété et le bien de tous. 

Il y a 20 ou 30 ans nos artistes demeuraient un 
peu partout en Europe, à Paris, à Munich, à Dûssel- 
dorf, à Rome, à Florence, à Venise. Il ne restait en 
Suède que ceux qui y étaient attachés comme pro- 
fesseurs à l'Académie ou à quelque école technique, 
les vieux, qui ne demandaient qu'à vivre en paix et 
les tout jeunes, qui n'avaient pas encore eu l'occasion 
de s'en aller. Les autres faisaient de temps à autre 
un court séjour d'été dans la patrie, mais retournaient 
bien vite à leurs ateliers, pour y terminer les ouvrages 
destinés à la i^rochaine exposition. 

A l'heure qu'il est les artistes demeurent en 
Suède un peu partout, même à la campagne, loin du 
bruit de la capitale. Ils habitent les îles de l'archipel 
de Stockholm ou les forêts de l'intérieur, en un mot 
dans le sein même de la nature. Les motifs de leurs 
oeuvres ne sont plus tirés des mêmes sujets qu'autre- 
fois: plus de champs de blé de la Picardie, dans le 
coloris grisâtre de l'été français, avec le soleil caché 
derrière un voile de nuages blancs, plus de scènes du 
littoral de la Manche, plus de scènes des rues de 
Montmartre, plus de scènes de demandes en mariages 
de Dûsseldorf et plus de modèles de Munich, travestis 

9 



130 GROUPE II. 



en personnages historiques, mais des sujets du pays 
natal, avec ses neiges et ses verdures d'été, ses nuits 
étoilées et ses éclatants effets de soleil. Est-il besoin 
de dire que par cette communion plus intime avec la 
nature, la manière de la sentir est devenue plus pro- 
fonde, plus vraie, plus intense. Et la dextérité, gagnée 
pendant les années d'apprentissage, a rendu possible 
l'exécution de nouvelles idées, qui généralement ten- 
dent à reproduire à grands traits simples et concis 
ce qu'il y a de remarquable et de particulièrement 
caractéristique dans la nature. En Suède, comme 
ailleurs, la peinture tend à la pénétration du sentiment 
poétique aussi bien qu'à une composition décorative et 
monumentale. Elle se trouve dans un développement 
sain et logique, et personne ne pourra plus dire 
qu'elle est le reflet d'un art étranger, ou qu'elle man- 
que d'harmonie avec son entourage. En ce moment 
l'art suédois est intimement lié à toutes les branches 
de la culture indigène. 

Mais ce n'est pas seulement de la peinture qu'on 
peut dire qu'elle a pris racine dans son propre terrain, 
on peut le dire aussi de l'architecture et des arts 
appliqués aux besoins de la vie journalière. En même 
temps que l'architecture en Suède, comme dans les 
autres pays, cherche à se baser sur les divers , styles 
historiques, on y remarque aussi une velléité à faire 
retour à ses tendances primitives nationales, et 
les constructions faites à l'occasion de l'exposition de 
Stockholm en 1897 nous en ont donné de nombreux 
exemples. L'art manuel de son côté a recherché ce 
qu'il y avait d'original dans les ouvrages en bois et 
dans les tissus et a fait prévaloir cette originalité. 
Celui qui, à l'heure actuelle, apprend à connaître tout 
ce que l'art en Suède produit dans ses différents do- 
maines pourra bien constater que c'est un art en- 
progrès. 



Depuis 1880 les artistes sont divisés en Suède^ 
comme ailleurs, en deux partis dont chacun de son 
côté organise des expositions. Nous avons notre 
» Société des Artistes suédois» qui compte le plus grand 



GROUPE II. 131 



nombre d'adhérents et leur exposition annuelle à Stock- 
holm pourrait être comparée au Salon des Champs 
Elysées, et nous avons les sécessionistes dont l'exposi- 
tion pourrait correspondre à celle de la » Société na- 
tionale des beaux arts» au Champs de Mars. 

Je n'en aurais pas fait mention ici, s'il ne m'avait 
pas semblé nécessaire de faire remarquer aux amateurs 
d'art qui visitent la section d'art suédois à l'Exposi- 
tion universelle que ce sont les sécessionistes seuls qui 
prennent part à cette exposition, assistés de quelques 
artistes qui n'appartiennent pas à ce groupe. L'ex- 
position de l'art suédois à Paris, considérablement 
réduite par suite de l'insuffisance du local, ne peut 
donc donner une idée exacte de l'art suédois contem- 
porain, ses différentes tendances et ses divers talents. 
Puisse-t-elle au moins donner une idée de ses ten- 
dances, de sa vitalité, de ses aptitudes à un développe- 
ment ultérieur. 

Stockholm, février 1900. 



Georg Xordexsvan. 



132 



GROUPE III. 



METHODES ET PROCEDES D APPLI- 
CATION DES SCIENCES ET DES ARTS. 



Typographie. Il y a eu des imprimeries en Suède 
depuis 1491. En 1800 il y en avait 35 et en 1840 
55. Entre 1830 et 1840 les premières presses mé- 
caniques firent leur apparition dans le pays, et en 1860 
69 villes suédoises avaient chacune au moins une 
imprimerie. Pendant le cours des six années de 
1870 — 75 le nombre des presses mécaniques emploj^ées 
dans les imprimeries s'accrut de 90 à 250. Ces der- 
nières années le nombre des imprimeries augmenta 
encore d'une façon considérable, et en 1898 79 des 
93 villes du pays en possédaient chacune une ou 
plusieurs. Stockholm en avait 47 et Gothembourg 27. 











Frais 




Nombre 










Année. 


des im- 
primeries. 


Ouvriers. 


Presses. 


pour l'im- pour le 

pression papier 

couronnes, couronnes. 


1896 


261 


5,169 


922 


8.157.000 


1897 


267 


4,834 


967 


5,.531,000 i 2.987.000 


1898 


280 


4,863 


1,048 


6,171,698 3.335.012 



La composition se fait en général à la main; ce- 
pendant des machines à comi^oser sont également en 
usage, entr'autres celle inventée par le suédois Lager- 
man, qui est aussi employée à l'étranger. La plus 
grande partie des machines nécessaires peuvent main- 
tenant être fournies par le pays lui-même, quoiqu'il 
faut importer les grandes presses mécaniques. Nous 
possédons d'importantes fonderies de caractères et de 



GROUPE III. 133 

clichés, ainsi «luo des établissements de lithographie 
et de chimigraphie, sans compter les établissements 
particuliers pour clichés d'illustrations quotidiennes que 
possèdent plusieurs de nos grands journaux. 

Au nombre de ces établissements nous citerons 
parmi les plus importants: 

P. A. Xorstedt et fils éditeurs, qui ont 22 presses, 
des ateliers de reliure, une fonderie de caractères et 
emploient 370 ouvriers, et l'Imprimerie centrale, qui 
a 41 presses, un atelier de reliure, un établissement 
litho- et chimigraphique de 22 presses, une fabrique 
de boîtes et de timbres et une fonderie de caractères; 
emploie 300 ouvriers. Tous deux à Stockholm. 

\u' Imprimerie Berling à Lund, qui a dix presses 
et une fonderie de caractères; 85 ouvriers. 

La Société anonyme lithographique de Norrkoping, 
imprimerie avec 23 presses, lithographie avec 57 presses, 
fabriques de cornets de papiers, d'enveloppes, de boîtes 
et de cartons, de timbres et de cartes à jouer; 673 
ouvriers; valeur de production 1,550,000 cour. 

Ju' Établissement lithographique de VÉtat major, à 
Stockholm, 19 presses, dont 11 lithographiques, 6 pour 
la photogravure et 2 pour la gravure sur cuivre. 
106 ouvriers. 

La Société anonyme Mekanikiis à Stockholm, fait 
des machines pour imprimeries. 

La fabrique de montres de Halda, dans le Ble- 
kinge, fait des machines à écrire. 

La photographie a acquis un grand développe- 
ment en Suède, qu'il s'agisse de la photographie pro- 
fessionnelle, ou de la photographie d'amateurs. Il n'y a 
aucune fabrique de lentilles dans le pays, elles doivent 
être importées de l'étranger, en revanche il y en a 
plusieurs pour les chambres obscures et les plaques 
sèches. Cet art est également très en faveur pour la 
reproduction de gravures, d'illustrations etc. sous les 
noms de photogravure, d'héliogravure, de phototypie, 
etc., etc. Une intéressante réunion de reproductions 
photographiques de portraits est la galerie de por- 
traits de Hasse W. Tnllberg. L'ouvrage annuel que 
publie la Société des touristes suédois, contient égale- 
ment un choix de photographies, bien reproduites, des 



134 GROUPE III. 



points de vues dignes d'intérêt de différentes parties 
du pays. 

Les a p p a r e i 1 s photographiques sont fabriqués 
par Nîima Peterson, société anonyme à Stockhohn, par 
F. W. Hasselblad & C:ie, par la Fabrique suédoise 
de chambres obsctires, tous deux à Gothembourg, et 
par Sven Scholander, à Stockhohn. 

Les plaques sèches sont fabriquées par la Fabrique 
de %)laques émulsives de Landskroiia, etc. 

Journaux et publications périodiques. Le 
journal officiel de la Suède, »Post- ocli Inrikes Tid- 
ningar», a 256 ans d'existence. C'est par conséquent 
un des plus anciens journaux du monde entier. Le 
nombre des journaux et des publications périodiques 
a doublé pendant ces derniers vingt ans. 

En 1880 il y en avait 317 
» 1890 » » » » 461 
» 1895 » » » » 553 

» 1898 » » » >^ 586 dont 233 à Stockholm 
» 1900 » » » >^ 634 » 254 à 

Les journaux ou publications diverses que l'ad- 
ministration des postes a fait parvenir aux destinataires, 
soit par son intermédiaire, soit par réquisition de ceux-ci 
aux éditeurs, montent aux chiffres suivants: 

Nombre d'exemplaires: 

, , , envoyés de ou 

dans le pavs même ^ v-* 

^ -^ al étranger 

En 1890 55,410,140 2,802,196 

» 1896 85,718,932 2,899,804 

» 1898 129,196,288 3,864,960 

A ces chiffres il faut ajouter ceux qui sont distri- 
bués directement par les librairies ou par les bureaux 
de rédactions. 

Reliure. L'introduction de la mosaïque et de la 
plastique de cuir a donné à l'industrie de la reliure 
un développement artistique considérable, et plusieurs 
relieurs suédois sont maintenant en état de fournir 
un travail égal en qualité et en solidité à celui des 
relieurs les plus réputés de l'étranger. Au nombre 
de nos ateliers de reliure les plus renommés il faut 
citer: F. Beck & fils, G. Hedberg, P. Herzog, société 



GROUPE III. 131 



anonyme de reliure, J. A. W. Lindmansson, tous à 
Stockliolm. 

Cartes. Il y a en Suède plusieurs institutions qui 
Diit pour objet le relevé des cartes du pays à des 
points de vue différents. 

Le Bureau de la carte de Suède s'est formé en 
1894 de la fusion du Levé économique du Royaume 
et du Recueil topograjjhiqtie, qui existaient alors. Les 
>;cartes économiques» se font généralement à l'échelle 
de 1 : 50,000, les cartes topographiques à celle de 
1 : 100,000. Une carte des hauteurs à l'échelle de 
1 : 500,000 est aussi en voie d'exécution. 

Le Bureau de la crie marine a reçu son orga- 
nisation actuelle en 1871. Il livre des cartes ordi- 
naires et des cartes marines à différentes échelles de 
1 : 20,000 à 1 : 200,000, soit des mers environnantes, 
soit des côtes et de l'archipel de la Suède, soit encore 
de ses grands lacs intérieurs. 

Le Bureau géodésique, qui reçut son organisation 
actuelle en 1827, exécute les travaux d'arpentage né- 
cessaires pour la délimitation de nos communes. 

Le Service de la Carte géologique, organisé en 
1858, livre des cartes ou tableaux d'assemblage d'une 
plus ou moins grande étendue avec les descriptions 
qui s'y rapportent. 

Il se fait aussi d'excellentes cartes géograjohiques 
dans plusieurs établissements, comme par exemple au 
bureau lithographique de l'État major, chez P. A. Nor- 
stedt & fils éditeurs et imprimerie, etc., etc. 

Monnaie, poids et mesures. La monnaie d'or 
est en vigueur en Suède d'après la loi du ^"/s 1873. 
L'unité monétaire est la couronne qui vaut 100 ore. 
Une pièce d'or de dix couronnes pèse 4,4 803 gram- 
mes et contient 90 % d'or. On frappe des pièces 
d'or de 20, 10 et 5 couronnes, et des monnaies d'ar- 
gent de 2 et de 1 couronne du poids de 15 et 7,5 
grammes dans lesquelles il entre 80 % d'argent, des 
pièces de 50 et de 25 ôre renfermant 60 % et de 10 
ôre renfermant 40 % d'argent. Les pièces de cuivre 
sont de 5, de 2 et de 1 ôre. Elles sont composées 
de 95 % de cuivre, de 4 % d'étain et de 1 % de zinc. 

La Monnaie, à Stockholm, est pourvue des ap- 



136 GROUPE III. 



pareils appropriés du plus nouveau modèle tant pour 
la frappe que pour le contrôle automatique des pièces 
frappées. On y frappe aussi des médailles. La Suède^ 
la Norvège et le Danemark ont le même système mo- 
nétaire. 

Le système métrique est obligatoire et en vigueur 
depuis 1889. 

Des instruments de qualité supérieure peuvent 
s'obtenir en Suède tant pour les recherches de la phy- 
sique et de la chimie que pour les usages pratiques 
des travaux géodésiques, topographiques et autres. En 
revanche les grands instruments astronomiques, comme 
les réfracteurs, doivent être importés de l'étranger. 

Quelques Suédois, comme Vibeî^g, Odhner, Pauli, 
ont construit des machines à compter et le télémètre 
d'Uiige a été adopté dans l'armée suédoise aussi bien 
que dans l'armée norvégienne. 

Le fabricant d'instruments de l'Académie des sci- 
ences, 31. Sôi-ensen, construit d'excellents instruments 
d'optique ainsi que pour d'autres usages de la physique. 

Les instruments scientifiques en verre sont fa- 
briqués par R. Grave, G. A. Kahl et L. Sôderberg^ 
tous à Stockholm. 

Ceux qui sont employés pour l'arpentage et dans 
les mines sont construits par Fr. J. Berg et par Axel 
Ljungstrôm, tous deux à Stockholm. 

Les instruments employés dans l'art nautique 
et hydrographique sont construits par G. W. Lyth à 
Stockholm. 

Instruments de musique. La fabrication des in- 
struments de musique a réalisé de grands progrès ces 
dernières années et embrasse j^rincipalement celle des 
pianinos, des pianos a queue, des orgues et des in- 
struments à vent. Les orgues surtout se font dans 
une quantité de fabriques, en différentes parties du 
pays. Au nombre des fabriques méritent d'être citées: 

A. Hoffman, à Stockholm, fabrique de pianos; 

Ahlherg & Ohlsson, à Stockholm, instruments de 
mathématiques et de musique; 

Akerman & Lund, fabrique d'orgues, Sundbyberg; 

Billberg, C. H. et Malmsjô, J. G., à Gothembourg, 
fabriques de pianos. 



GROUPE III. 



137 



Ôstlind & Almqvist, à Arvika, fabrique d'orgues. 

Des instruments de chirurgie, de qualité supé- 
rieure, sont fabriqués par Alb, Stille et Ch. O. Wer- 
ner, tous deux à Stockholm. 



Fabrication, importation 


et expor 


tatiou 1898. 


! 


Il 


o'|5 1 Fabrica- 


Importa- 


Exporta- 






< B tion ' 


tion 


tion 




S ^ 


2.0- 






Ateliers de reliure et 


V 


«> couronues. 


couronnes. 


couronnes. 










falirieatioii de livres 










de bureaux 


28 


918^2,019,000 


314,000 


— 


Imprimeries 


280 


4,863 9,507,000 




— 


Livres et imprimés de 












toutes sortes 


— 


— 


— 


1,016,000 


732,000 


Imprimés (ie musique. 












notes 


— 


— 


— 


241,000 


11,000 


Établissements litho- 












graphiques & ehi- 












migraphiques ....:. 


26 


1,420 2.096,000 


700.000 


72,000 


Fabrieation de elichés 










et fonderies de ea- 












ractères dimpri- 












merie 


12 


156 


411.000 


56,000 


12,000 


Couleurs pour l'im- 


1 


pression des livres, 












pour la pierre ou le 












enivre, pâte à rou- 












leaux 


— 


— 


— 


206,000 
140,000 


13,000 
16,000 


Cartes 


Plaques sèehes pour 


photographies 


— 


— 


— 


185,000 




Instruments de chi- 












rurtïie 


3 


94 


240,000 


1,138,000 


1,802,000 


i m j^i». 

Instruments de ma- 
tliématiques, d'op- 


ticjue, ete 


13 


136! 213,000 






Instruments de mu- 










sique 


39 


549 


1.330.000 


1,010.000 


23,000 



Â. G. EkstPvAnd. 



138 GROJPE IV. 



INDUSTRIES MECANIQUES. 

L'industrie mécanique en Suède est basée sui- 
des dispositions naturelles, car le peuple suédois, en 
ce qui concerne ses aptitudes mécaniques, loin de 
rester en arrière, l'emporte sur bien d'autres nations. 
Il y a des siècles que ces aptitudes se sont fait re- 
marquer, tant dans l'industrie domestique que dans 
l'exploitation des mines. L'armurerie suédoise a 
même occupé le premier rang en Europe au XYII 
siècle. La position du pays et ses ressources natu- 
relles ont aussi favorisé le développement de l'indu- 
strie indigène. Encore aujourd'hui le fer suédois 
est considéré comme le premier matériel brut pour 
tous les appareils industriels et doit, de même que 
les bois indigènes, être considéré comme le principal 
article d'exportation du pays. La Suède centrale et 
septentrionale possède un nombre prodigieux de 
chutes d'eau accessibles, et on les utilise toujours 
davantage, surtout depuis qu'on est arrivé à mieux 
comprendre les multiples applications de l'énergie 
électrique. Elles suppléent jusqu' à un certain point au 
manque de houille, le pays ne possédant ce combu- 
stible que dans sa partie la plus méridionale, et encore 
en petite quantité. Le manque de houille n'est pour- 
tant pas aussi sensible pour nous, qu'on pourrait le 
croire. Outre que dans un grand nombre de fabri- 
ques on remplace la force motrice de la vapeur par 
celle de l'eau, les frais d'importation de la houille 
d'Angleterre sont si minimes, qu'on est arrivé à 
vendre ce combustible dans nos ports maritimes à 
peu près au prix auquel il est coté en Angleterre, 



GROUPE IV. 139 



dans les parties plus éloignées des houillères. 
Il y a d'ailleurs en Suède d'inépuisables tourbières, qui 
sont en exploitation depuis une dizaine d'années, et 
dont on a su tirer profit d'une manière plus rationelle, 
en se servant de ce combustible pour divers usages 
métallurgiques et autres. 

L'industrie mécanique, au sens propre du mot, 
n'existait guère en Suède avant le milieu du XIX'"'"" 
siècle; avant ce temps les produits appartenant à cette 
industrie étaient confectionnés par des artisans. 
Aujourd'hui l'industrie suédoise, en ce qui regarde sa 
valeur qualificative, peut parfaitement rivaliser avec 
celle de l'étranger, et nombre de fabriques, pourvues 
de machines modernes et utilisant les plus récentes 
méthodes, fournissent au pays à peu près tous les 
articles de fabrique qui lui sont nécessaires. Signalons 
ici quelques-uns des ateliers les plus importants: 

La Société anonyme Separator possède les ate- 
liers de construction les plus importants du pays, 
tant en ce qui concerne la production annuelle que 
l'étendue du marché ouvert à ses produits. Fondée 
en 1883 par G. de Laval, pour la réalisation pratique 
de ses inventions, cette société avait déjà vendu 
100,000 séparateurs en 1896. Elle en fabrique actu- 
ellement environ 30,000 par an. Fait des séparateurs, 
des émulseurs, des laktokrits et occupe 500 ouvriers; 
valeur de production de 4,500,000 de couronnes. 

l'Atlas, Les ateliers de — à Stockholm furent fondés 
en 1874. On y construit principalement des loco- 
motives et autre matériel de chemin de fer. Ces 
dernières années on y fait aussi des voitures de tram- 
way, des machines-outils, etc. Le nombre d'ouvriers 
est de 750 et la valeur de production 2,845,000 
couronnes. 

Bergsnnd, Société anonyme des ateliers méca- 
niques de — à Stockholm, possède, outre une fonderie, 
une cale de construction, »Finnboda slip», dans le 
voisinage de la ville. Cet établissement est un des 
plus anciens en Suède, ayant été fondé en 1769, et 
depuis lors il a progressé d'une façon constante. On 
y construit principalement des bateaux à vapeur et 
des ponts de chemin de fer. La plupart des ponts 



140 GROUPE IV. 



de chemin de fer, appartenant à l'État, ont été four- 
nis par les ateliers de Bergsund. On construit aussi 
à la cale de Finnboda des navires cuirassés. Le 
nombre d'ouvriers est environ 700 et la valeur de 
production s'éleva en 1898 à 1,500,000 couronnes. 

J. & C. G. Bolinder, Société anonyme des ate- 
liers mécaniques de — à Stockholm, construit des 
machines à vapeur de toutes dimensions, des moteurs 
à pétrole, d'après le brevet d'invention de Weylandt, 
des scieries, des machines-outils de diverses espèces, 
des machines à raboter et des scies de refends longi- 
tudinales d'après le brevet d'invention de AVestman, 
des poêles, des fourneaux économiques, même du 
plus grand modèle, etc. Nombre d'ouvriers 883 ; 
valeur de production 2,560,000 couronnes. 

Husqvarna, La manufacture d'armes de — dans 
le voisinage de la ville de Jônkôping, fut fondée par 
l'État en 1680 mais vint 1757 en mains privées. De- 
puis l'an 1867 elle appartient à la Société anonyme 
de la manufacture d'armes de Husqvarna. On y fabri- 
que principalement des machines à coudre d'après le 
système Singer, tout en y apportant successivement 
les améliorations modernes, des vélocipèdes, des fusils 
de chasse, des poêles, etc. Nombre d'ouvriers 1,085; 
valeur de production 2,900,000 couronnes. 

Kockum, Société anonyme des ateliers mécaniques de 
— à Malmô, avec fonderie, ateliers et chantier de con- 
struction. On y fabrique des chaudières, des machines 
à vapeur, des vagons, des navires de guerre et de 
commerce, des machines pour le raffinage du sucre, 
etc. Les ateliers occupent environ 1,000 ouvriers; 
la valeur de production s'est élevée en 1898 à 
2,660,000 couronnes. 

Motala, Les ateliers mécaniques de — situés 
dans la province d'Ostrogothie, au point oi^i le canal 
de Gothie (Gôta kanal) sort du lac Vetter, furent 
fondés en 1823 par la compagnie du Canal de Gothie. 
Cet établissement industriel a été longtemps le plus 
important en Suède pour la construction de bateaux 
à vapeur, locomotives, machines à draguer, etc. La 
fabrication des locomotives a beaucoup augmenté ces 
derniers temps et peut actuellement être poussée jusqu'à 



GROUPE IV. 141 



la livraison d'une locomotive par semaine. Les 
ateliers de Motala, en collaboration avec les ateliers de 
Lindholmen à Gothembourg et leur cale de construc- 
tion et bassin sec, exécutent sur commande des vais- 
seaux cuirassés. Nombre d'ouvriers 900; valeur de 
production 1,700,000 couronnes. 

Munktell, Les ateliers mécaniques de — à Eskils- 
tuna, comptent parmi les plus anciens du pays. La 
première locomotive suédoise y a été construite, les 
premières machines pour la fabrication des fusils sur 
une plus vaste échelle, ainsi que celle pour les fabri- 
ques de pâte de bois, etc. En ce moment on y con- 
struit principalement des locomobiles, des dragues à 
vapeur, des machines-outils, etc. Nombre d'ouvriers 
440; valeur de production environ 1,448,000 cou- 
ronnes. 

Le Chantier du Sud à Stockholm, qui possède 
un dock flottant, fournit tout ce qui se rapporte à la 
construction et au radoub des bateaux à transporter 
les vagons de chemin de fer, des chalands, des pompes, 
des grues, etc. Nombre d'ouvriers 550; valeur de 
production 1,430,000 couronnes. 

TroUhàttan, Fonderie et ateliers mécaniques de 

— situés près des célèbres chutes de Trollhâtta. C'est 
le plus ancien et le principal établissement du pays 
pour la construction des locomotives et peut en livrer 
jusqu'à une par semaine. On y fabrique en outre 
des turbines, des souffleries, des machines hydrau- 
liques pour conduites d'eau, etc. Nombre d'ouvriers 
793; valeur de production 1,660,000 couronnes. 

Caid Holmherg, Ateliers mécaniques et fabrique 
d'armature de — à Lund. Production principale: 
ustensiles de vacherie, machines à briques, robinets, 
ventilateurs, sifflets d'alarme, etc. La plus grande 
fabrique d'armature en Suède. Occupe 350 ouvriers; 
valeur de production 1,360,000 couronnes. 

Ludvigsherg, Société anonyme des fabriques de 

— à Stockholm, s'occupe de la manufacture d'appa- 
reils de chauffage, d'aérage, d'appareils réfrigérants, 
de machines hydrauliques, de pompes à vapeur, etc. 
Nombre d'ouvriers 414; valeur de production 1,000,00(> 
couronnes. 



142 GROUPE IV, 



de Laval, Société anonyme de la turbine à 
vapeur de — près de Stockholm. Fournit des 
moteurs à turbine, des dynamos et des pompes à 
turbine, etc. 

La société anonyme Centrator et la compagnie 
Huit frères (mschine rotative à vapeur) produisent 
des appareils d'aérage, des machines rotatives à va- 
peur et des machines à polir. 

Arboga, Ateliers mécaniques d' — confectionnent 
turbines, soufflets, grues, machines pour la fabrica- 
tion des pâtes de bois. Nombre d'ouvriers 186; 
valeur de fabrication 450,000 couronnes. 

Excelsio?\ fabrique de machines dans le voisinage 
de Vaxholm, construit des pompes à incendie et autres. 
Nombre d'ouvriers 140; valeur de production 240,000 
couronnes. 

Parmi les fabriques produisant des machines- 
outils nous citerons spécialement: 

Jonsered, les fabriques de — , non loin de Gothem- 
bourg, confectionnent des machines pour le travaille du 
bois et des machines textiles pour leurs propres besoins. 
Nombre d'ouvriers 113; valeur de fabrication 360,000 
couronnes. 

Kôpmg, Fonderie et ateliers mécaniques de — 
fabriquent des machines pour la refonte des métaux, 
des machines à tondre, des essieux et des ressorts. 
Nombre d'ouvriers 230; valeur de production 630,000 
couronnes. 

Skôfde, Ateliers mécaniques de — manufacturent 
des cadres de scies, des machines à raboter, etc. 129 
ouvriers; valeur de production 270,000 couronnes. 

Parmi les fabriques de balances il faut citer 
la fabrique Stathmos à Stockholm, la fabrique de Lindell 
à Jônkôping et la fabrique de Rôssel à Malmô. 

L'exposé qui précède ne mentionne qu'un nombre 
restreint des plus grands ateliers mécaniques du pays. 
Les plus importants en ce genre sont attachés aux 
usines de fer (voir groupe XI). Nous citerons ici 
quelques-unes de ces usines attachées aux ateliers 
mécaniques. 

Domnarfvet — appartenant à Stora Kopparbergs 
Bergslags Aktiebolag — près du Dalelf, est le plus 



GROUPE IV. 143 



grand établissement de ce genre dans l'Europe septen- 
trionale; il comprend les sections principales suivantes: 
l) Hauts fourneaux; 2) Établissement Bessemer avec 
5 convertisseurs, machines à soufflets, installation de 
force hydraulique et fabrication de thomasphosphate; 
o) Fours Martin; 4) Laminoires; 5) Forge de fer 
marchand; 6) Ateliers mécaniques; 7) Fours à charbon. 
Nombre d'ouvriers, 2,375, dont 939 pour les fours à 
charbon. Fabrication de fonte en gueuse 50,000 tonnes 
et 39,000 tonnes de produit de laminoirs, etc. 

Sandviken, L'Usine de — en Gestrikland, s'est 
fait connaître au monde entier par ses excellents pro- 
duits. Elle possède des usines Bessemer, fourneau 
Martin, forges à barres, laminoirs, tréfileries, fabrique 
de fer marchand, ateliers mécaniques, etc. On y fa- 
brique aussi diverses espèces de tubes, de gros es- 
sieux, des ancres, des bandages de roues, des lames 
de scie, des bandages d'acier laminés à froid. Nombre 
d'ouvriers 1,556; valeur de production 1,650,000 
couronnes. 

Iggesund, Usine de fer d' — située à peu de 
distance de la ville de Hudiksvall: hauts fourneaux, 
fourneaux de fonte Lancashire, usines Bessemer, mar- 
teaux-pilons, laminoirs, manufacture d'articles en fer 
marchand; spécialité: lames de scie, fers à raboter, etc. 
Nombre d'ouvriers 228. 

Ôsterby, Usine de fer d' — située dans le voi- 
sinage immédiat des célèbres mines de Dannemora. 
Hauts fourneaux, fours à fusion système Vallon, creu- 
sets pour la fonte de l'acier, fours pour la cémenta- 
tion d'acier, marteaux-pilons. Produit entre autres 
articles des couteaux et des outils d'acier. Nombre 
d'ouvriers 155. 

Bofors, en Yermland. Usine avec hauts fourneaux, 
fours Martin, bas-foyers Lancashire, laminoirs, fabrique 
de fer marchand, ateliers mécaniques, etc. Produit 
du fil tiré, des câbles, des canons, des projectiles et 
autre matériel de guerre. Nombre d'ouvriers 687. 

Fiïispo7ig en Ostrogothie. Usine de fer avec haut 
fourneau, laminoirs, fonderie, ateliers mécaniques. 
Fabrique des canons, des projectiles, des fourgons, 
des charrues, etc. Nombre d'ouvriers 445. 



144 



GROUPE IV. 



Fagersta en Yestmanland, usine avec fours Martin, 
marteau-pilon, laminoirs, tréfileries, fonderie et atelier 
mécanique. Fabrique des lames de scie, des ressorts, 
du fil de fer pour clôtures, des câbles, etc. Nombre 
d'ouvriers 508. 

La totalité des ateliers mécaniques était en 
1898 dans tout le pays 324, avec 19,190 ouvriers et 
une valeur de production de 45 mill. couronnes. 



Production, importation et exportation 1S98. 



Pompes à incendie 

Appareils de pesage 


Produc- 
tion 

Cour. 


Importa- 
tion 

Cour. 


Expor- 
tation 

Cour. 


237.833 32,986 25,523 
149,993 — — ' 

2.566.675 164,789. 80.000 

2,101,510] 1 
455.261 \ 784.775 690.224 


Locomotives 

Chaudières à vapeur .. .. 




Autres machines à vapeur. ... 

Machines à gaz ou à pétrole... 

Machines hydrauliques, robi- 
nets, souffleries, etc 

Machines et machines-outils à 
travailler les métaux 


2,711.369 
670,453 

644,266 

1,236,512 

1,965.287 


J 

375,381 

635,770 

2,361,544 

219.151 


108,599 

39,433 

350,006 

482,775 


Machines et machines-outils à 
travailler le bois 



A. G. Ekstrand. 



GROUPE V. 145 



ELPXTRICITE. 

L'électricité, avec ces diverses applications, a fait 
en Suède, ces dernières années, des progrès consi- 
dérables. Le courant électrique est engendré par la 
force de la vapeur ou par la force hydraulique. Le 
pays possède en ses nombreuses chutes d'eau une 
force motrice bon marché, qui trouverait son meilleur 
emploi dans la production des courants électriques.* 
En 1898 il a été fait usage dans les diverses fabriques, 
ainsi que dans les mines, d'une puissance d'environ 
220,000 chevaux. Seules les célèbres chutes de Troll- 
hâtta** représentent une puissance motrice d'environ 
200,000 chevaux, dont jusqu'ici il n'a été utilisé 
qu'une faible partie. 

Toutes les forces hydrauliques disponibles en 
Suède ne peuvent guère être évaluées qu' approxi- 
mativement, mais certains calculs ont fait supposer 
qu'on pourrait évaluer la force hydraulique à environ 
5,000,000 chevaux. En 1899 il y avait dans le pays 
à peu près 40 conduits électriques pour éclairage, 
force motrice et transmission d'énergie, établis sur 
une longueur de plus de 320 kilom. et dont l'énergie 
électrique était alimentée par une force hydraulique 
d'environ 215 turbines. La plus longue transmission 
d'énergie était de 37 kilom. de la chute de. Skrom- 
forsen jusqu'à la ville d'Ôrebro. Il y a aussi des 



* L'État a chargé une commission spéciale de rechercher le 
meilleur parti à tirer des puissantes forces motrices, qui jusqu'ici 
se sont consumées inutilement. Il est bien possible qu'une partie 
des forces hydrauliques pourraient être utilisées comme force mo- 
trice pour le chemin de fer, ce qui serait d'un grand avantage 
économique. 

** Renommées pour leur grande l)eauté. 

10 



146 GROUPE V. 



chemins de fer électriques, mais la plupart sont petits 
et destinés à des transports spéciaux, dans les limites 
des vastes établissements industriels, comme à l'usine 
de Boxholm, à la scierie de Skutskâr, etc. Seule 
la ligne Stockholm — Djursholm, 12 kilom., est au 
service du public. Le courant électrique de ces 
voies ferrées est transmis au moyen de fils électriques 
suspendus à l'air libre. On a même parlé de trans- 
former les tramways à Stockholm en trams électriques. 
Les accumulateurs ne sont pas encore souvent utilisés 
comme force motrice, mais on s'en sert avec profit 
dans les usines électriques pour l'emmagasinage de 
l'excès d'énergie électrique, qui se produit à certaines 
heures du jour. 

En 1898 il y avait dans les fabriques suédoises 
(y compris les mines) 1,550 moteurs électriques, dont 
666 exclusivement destinés à l'éclairage. Rien qu'à 
Stockholm il y avait, en 1898, 403 moteurs électriques. 

É le ctro- chimie. Ce n'est que depuis l'année 1893 
qu'on peut dire que l'électro-chimie a été employée 
dans la grande industrie, la fabrique de chlorat à 
MânsbOy sur le Dalelf ayant été établie cette année là. 
Plus tard, en 1899, on fonda encore une fabrique à 
Alby, en Medelpad. Grâce à ces fabriques le chlorat, qui 
autrefois était un article d'importation pour nos nom- 
breuses fabriques d'allumettes, est actuellement l'objet 
d'une exportation assez considérable. La fabrication 
de carbide est une autre industrie du même genre, 
qui, depuis 1898, est fournie par les fabriques de car- 
bide de Trollhâtta, de Mânsho, d'Alby, etc.. On fabri- 
que à Bengtsfors, dans le gouvernement d'Elfsborg, 
le protoxyde de sodium (natron) et le hypochlorite de 
chaux par l'électrolyse. 

L'éclairage électrique s'est propagé rapidement 
en Suède sous forme de lampes à arc et de lampes à 
incandescence. A la fin de 1891 on évaluait le nombre 
total des lampes à arc à 1,800 et celui des lampes à 
incandescence à 160,000, dont 300 lampes à arc et 
20,000 lampes à incandescence pour la ville de Stock- 
holm seule. En 1898 il y avait rien qu'à Stockholm 
1,505 lampes à arc et 82,145 lampes à incande- 
scence. L'éclairage électrique des rues est déjà in- 



GROUPE V. 147 



trodiiit dans une douzaine de villes, comme: Eskils- 
tuna, Halmstad, Hernôsand, Vexiô, Borâs, etc. Le 
prix de l'hectowatt varie de 4 à 6 ôre pour l'éclairage 
et de 1 à 3 ôre pour la force motrice. L'éclairage élec- 
trique a été installé dans beaucoup de fabriques et 
dans un grand nombre de propriétés particulières, 
où il y a suffisamment de cours d'eau. Les bateaux à 
vapeur ont aussi commencé à adopter de plus en plus 
ce nouveau procédé d'éclairage. On se sert souvent de la 
lampe électrique à incandescence dans les grands ateliers, 
les bibliothèques et les salles de lecture, oii elle s'est 
montré d'un usage fort avantageux, tant pour la dis- 
tribution égale de la lumière, que pour les garanties 
qu'elle donne contre les dangers d'incendie. 

La sonnerie électrique est d'un usage presque 
général dans les appartements, et dans les rues pour 
la communication avec les postes des pompiers. Dans 
les grandes fabriques on a introduit des contrôleurs 
électriques. 

Monsieur G. de Laval, le célèbre inventeur des 
séparateurs et des turbines à vapeur, s'est occupé ces 
derniers temps de la solution des problèmes électriques,, 
et il a construit des fourneaux électriques et des dy- 
namos à pôle unique. 

Le télégraphe de même que la poste, a été depuis 
son adoption en Suède une institution de l'État. En 
1898 il y avait 18 lignes avec une longueur totale 
de 8,762 kilom. et une longueur de fils et de câbles 
de 25,896 kilom. En y ajoutant le réseau télégraphique 
des chemins de fer le total des lignes présentait une 
longueur de 14,088 kilom. et une longueur de fils de 
43,725 kilom. avec 1,356 stations télégraphiques. Le 
nombre d'appareils télégraphiques aux stations de l'État 
s'élevait à 570 et aux stations des chemins de fer à 
1,776, soit à un total de 2,346. 

Pendant la même année il a été expédié 2,294,809 
télégrammes taxés, tant internes qu'externes, ce qui 
montre une augmentation de plus de 25 % pendant 
les dernières 10 années. Les recettes sont montées à 
1,664,440 couronnes. 

Téléphone. Parmi toutes les applications tech- 
niques de l'électricité le téléphone a remporté le prix, 



148 GROUPE V. 



ayant eu un développement extraordinaire en Suède, 
et sous ce rapport notre pays occupe le premier rang 
dans le monde entier. On construisit déjà en 1877 
les premières lignes téléphoniques, et depuis lors Tu- 
sage du téléphone s'est répandu dans le pays tout 
entier. Jusqu'en 1889 la construction du téléphone 
«tait en général une affaire particulière, mais depuis 
cette année l'État, qui avait déjà commencé en 1881 
à construire des téléphones, achetait la plupart de ces 
lignes et en construisait un grand nombre de nou- 
velles, surtout de lignes interurbaines. Grâce à ces 
lignes, non seulement les localités et les villes d'une 
certaine importance, mais encore les petits endroits et 
les établissements industriels peuvent communiquer entre 
eux. Le téléphone de l'État s'est développé rapide- 
ment. En 1889 il embrassait un réseau d'une lon- 
gueur totale de 8,841 kilom. avec 105 stations cen- 
trales et commutateurs et 3,925 appareils. En 1898 
la longueur totale des fils s'élevait à 86,993 kilom. dont 
77,208 de doubles fils, et le nombre des stations cen- 
trales et commutateurs à 881 et celui des appareils à 
39,685. Le nombre des communications téléphoniques, 
qui en 1889 avait été de 6,784,781, donnait en 1898 
le chiffre de 96,118,952. La recette brute qui, mon- 
tait en 1889 à 364,665 cour., s'élevait en 1898 à 
3,096,859 cour. Le téléphone d'État rentre sous l'ad- 
ministration des télégraphes et celle-ci, pour faciliter 
la coopération des deux organisations, s'est arrangée 
de manière qu'un télégramme peut être téléphoné à la 
station téléphonique pour y être expédié, de même qu'un 
télégramme, arrivé à la station, peut être téléphoné au 
destinataire. Cet arrangement constitue une grande 
économie de temps pour les abonnés du téléphone. 

La longueur totale des lignes particulières était 
en 1898 d'environ 40,000 kilom. avec 240 stations 
centrales et commutateurs. 

La compagnie générale des téléphones de Stock- 
holm est la seule compagnie particulière de quelque 
importance. Elle embrasse principalement la ville de 
Stockholm et ses environs, et quelques villes voisines. La 
compagnie a été fondée en 1883. Déjà en 1889 elle 
possédait 5,186 appareils et en 1899 elle en avait 



GROUPE V. 149 



24,46-. Dès sa fondation la compagnie a tiré profit 
de toutes les améliorations, et la station centrale de 
Stockholm est la mieux organisée du monde entier. 
La taxe de téléphone est fort modérée, ce qui 
a rendu ce moyen de communication très en faveur 
auprès du public. On compte sur toute l'étendue du 
pays un appareil téléphonique par 80 habitants, et à 
Stockholm un appareil par 11 à 12 habitants. Aucun 
autre pays ne montre une proportion aussi considé- 
rable. Dans certaines villes, spécialement en Scanie^ 
le téléphone est fréquemment employé, et à Lund 
chaque appareil fournit une moyenne de 7,000 entre- 
tiens par an. 

Il y avait en Suède en 1898 au moins 125 appa- 
reils téléphoniques pour 10,000 habitants. Une com- 
paraison avec les autres pays se présente ainsi: 

Aux États Unis de l'Amé- 
rique du Nord 107 ap. pour 10,000 habit. 

En Norvège 97 » » » » 

» Danemark 46 » » » » 

» Allemagne 29 » » » » 

» Angleterre 18 » > » 

» France 7 » » » » 

» Japon l » » » » 

Parmi les fabriques qui construisent des appareils 
électriques il faut citer: 

Compagjiie générale électrique suédoise à Vester- 
âs; confectionne des dynamos d'après le brevet d'in- 
vention de J. Wen?istrÔ7?i (suédois, qui s'est acquis de 
grands mérites dans l'industrie des machines élec- 
triques), et autres appareils et instruments électriques. 
Nombre d'ouvriers 550 et un roulement de 1,200,000 
cour. ; 

L. M. Ericsson & C:ie à Stockholm, renommé pour 
sa fabrication importante d'appareils télégraphiques, 
téléphoniques et d'alarmes, contrôleurs, etc. Ses appa- 
reils téléphoniques et commutateurs ont aussi trouvé 
le chemin à l'étranger. Nombre d'ouvriers 913 et 
valeur de production 3,500,000 cour.; 

Luth & Rosén, Soc. anon. électrique de — à 
Stockholm; fabrique des machines dynamos et des in- 



150 GROUPE V. 



struments électriques. Nombre d'ouvriers 102; valeur 
de production 300,000 cour.; 

de Laval, Soc. anon. électrique de — à Stockholm; 
•construit des moteurs électriques de petite dimension, 
de lampes à arc (lampes Jandus); lampes à incan- 
descence, réflecteurs électriques, verrerie pour la propre 
fabrication de lampes. 200 ouvriers; 

Inventor, Soc. anon., à Stockholm ; fabrique appa- 
reils à allumer et d'extincteurs électriques; 

Max Sieve7% Fabrique de — à Sundbyberg; con- 
fectionne des fils et des câbles électriques. 103 ou- 
vriers; valeur de production 450,000 cour.; 

Rylander & Rudolphs, Fabrique de charbon et 
de piles électriques de — à Henriksborg, près de 
Stockholm, confectionne des charbons à incandescence 
électrique et autres articles pour les besoins chimiques 
et électro-chimiques. 32 ouvriers; valeur de produc- 
tion 143,000 cour.; 

de Laval, Soc. anon., de la turbine à vapeur de 
— fabrique aussi des dynamos à turbine à vapeur. 

Parmi les usines d'électricité qui s'occupent ex- 
clusivement de la production du courant électrique 
pour éclairage et autres usages, il faut citer parmi 
les plus importantes: 

Usine électrique de la ville de Stockholm, avec 
47 ouvriers et une valeur de production de 523,000 
'COur. ; 

Soc. anon. d'éclairage électrique de Stockholm, 
avec 12 ouvriers et une valeur de production de 
130,000 cour.; 

Electron, Soc. anon. à Gothembourg, 23 ouvriers; 
valeur de production 150,000 cour.; 

Soc. anon. électrique de Gothembourg, 32 ou- 
vriers; valeur de production 123,000 cour. 

La totalité des établissements pour l'éclairage 
•électrique était en 1898 dans tout le pays de 38, 
avec 230 ouvriers et une valeur de production de 
1,570,000 cour. 



GROUPE V. 



151 



Prodiictiou, importation et exportation 1898. 



Fabriques pour ma- 
chines et appareils 
électriques 

Fabriques pour fils 
conducteurs élec- 
triques 

Fabriques de lampes 
à incandescence.... 



II 

n 



Produc- 
tion. 



Importa- 
tion. 

Cour. 



Exporta- 
tion. 

Cour. 



15 


2,140 


3 


164 


2 


160 



6,311,000 

911,000 
291,000 



1,353,000 

** 
4,256,000 

140,000 



1,980,000 

44,000 
90,000 



* Dans l'importation et l'exportation sont compris les in- 
struments de chirurgie, de mathématique et de physique, puisque 
le téléphone et le télégraphe se trouvent de ce nombre et for- 
ment probablement la plus grande partie de l'exportation; les 
sonneries électriques sont aussi comptées parmi les instruments 
de physique. 

** Toutes les espèces de fils de cuivre y rentrent également. 



Â. G. Ekstrand. 



152 GROUPE VI. 



GÉNIE CIVIL. MOYENS DE 
TRANSPORT. 

Cément. La première fabrique de cément de 
Portland fut établie en 1871 à Lomma en Scanie oîi 
la pierre à chaux et l'argile se trouvent en quantités 
illimitées. La fabrication du cément suédois s'est accrue 
au point de devenir une industrie d'exportation dont 
les produits ont acquis de la réputation sous le nom 
de Cément de Lomma, en Europe aussi bien qu'en 
Amérique. On a même commencé ces dernières années 
à fabriquer de la pierre artificielle en Suède. Au nombre 
de ces fabriques et fonderies il convient de nommer: 

Lomma en Scanie, fabrique de cément et de bri- 
quetterie. 

Limhamn en Scanie, fabrique de cément et de 
gypse (plâtre). 

La fonderie de cément de Scanie, à Malmô, ou- 
vrages en cément, asphalte, marbre et gj^pse. 

La fonderie de cément de Scanie, filiale à 
Stockholm. 

L'usine de Lover, en Ôland, fabrique du cément 
de Portland, de l'alun, du vitriol, de l'ocre rouge. 

Il y a deux établissements pour l'essai des 
matériaux, l'un en connexion avec l'École polytech- 
nique de Stockholm, l'autre avec l'École polytechnique 
Chalmers à Gothembourg. Il existait, depuis 1874, 
à Stockholm, supporté par le Comptoir des forges, un 
établissement pour l'essai du fer, qui cessa d'exister 
à l'entrée en activité de celui de l'École polytechnique 
en 1896. Ce dernier établissement est pourvu des 
appareils les plus nouveaux et les meilleurs pour 
l'essai des matières premières aussi bien que pour 



GROUPE VI. 153 



celui des produits achevés des différentes branches. 
La section mécanique exécute des essais sur la solidité 
des métaux, de la pierre, du bois, de la brique et des 
autres matériaux de construction, aussi bien que du 
cément, de la colle forte, etc. La section électrique se 
livre à des essais et à des recherches électriques et 
magnétiques simples, aussi bien qu'à l'ajustage de& 
instruments électriques, au contrôle des compteurs 
électriques, etc. La section des textiles examine les ma- 
tières premières de l'industrie des tissus et du papier 
ainsi que ses produits, tant en ce qui concerne leur 
composition que leurs qualités. Enfin il existe éga- 
lement une section chimique de montagne pour l'ana- 
lyse des métaux, des minerais, des échantillons de 
montagne, etc. Dans le cours de l'année 1899 il fut 
exécuté en tout 4,222 essais, dont un quart ont porté 
sur le fer et l'acier. 

L'établissement de Gothembourg a été en activité 
depuis 1888 et s'occupe principalement de recherches 
sur la solidité des matières. 

Vélocipèdes. L'usage des vélocipèdes a pris ces 
3 dernières années en Suède un développement con- 
sidérable, et à Stockholm, où ces instruments de loco- 
motion sont numérotés, on peut constater que sur 
cent personnes il y a à peu près dix vélocipèdes. 
La fabrication des bicyclettes a pris un essor corre- 
spondant et, grâce à l'excellente qualité de l'acier suédois^ 
nous sommes en mesure de fabriquer dans le pays 
des articles d'une solidité exceptionnelle. Plusieurs in- 
ventions nouvelles ont d'ailleurs été faites dans ce 
domaine par des suédois, parmi lesquelles nous citerons, 
le vélocipède »Svea» de Ljungstrôm et celui qu'on 
appelle le » Variable» de Roxendorff. Chez l'un et 
l'autre de ces instruments le mouvement de la jambe 
s'exerce verticalement et l'engrenage est variable, ce 
dernier mouvement étant dans le » Variable de Roxen- 
dorff» automatique et organisé de façon à ce que, 
dans les montées, l'engrenage est moindre. Le mou- 
vement vertical de la pédale et l'engrenage variable 
permettent une économie de force et rendent ces deux 
types de vélocipèdes d'un emploi plus commode que 
le type ordinaire. On construit des vélocipèdes dans 



154 GROUPE Y] 



plusieurs ateliers de construction au nombre des meil- 
leurs desquels on peut citer: 

Per From, A. Wikhmd, Palmcrantz & C:ie, tous 
trois à Stockholm, Humber & C:ie, à Malmô et la 
fabrique d'armes de Husqvarna. 

Menuiserie. Les Suédois ont toujours eu, dès 
les temps anciens, une grande disposition naturelle 
pour l'industrie manuelle et dans bien des contrées 
presque chaque paj^san peut fabriquer les instruments 
et même construire sa maison lui-même. Ces derniers 
temps cependant cette industrie domestique a plutôt 
pris un caractère de fabrication, plusieurs fabriques 
s'étant installées en divers points du pays pour la 
production de meubles simples et d'articles d'intérieur 
de maison, comme portes, fenêtres, etc., etc. Une in- 
dustrie qui a trouvé un assez bon débouché à l'étran- 
ger, surtout dans les pays tempérés et peu boisés, est 
la fabrication des maisons de bois. Les progrès qui 
ont été réalisés dans les domaines de l'architecture et 
de l'art industriel, ces derniers 15 à 20 ans, ont exercé 
une remarquable influence sur le développement artis- 
tique de cette fabrication de villas. 

Citons parmi les plus grands ateliers de me- 
nuiserie: 

Les Nouveaux ateliers de menuiserie de Ligna 
à Stockholm ('), les Ateliers mécaniques de menuiserie 
d'Ekman à Sundbyberg (^) ainsi que Bark & War- 
hurg, Sàfvenàs et Lindholmen, tous trois à Gothem- 
T^ourg. 

Les chemins de fer suédois, dont le trafic com- 
mença en 1856, avaient en 1898 une longueur de 
S,676 kil. pour les lignes appartenant à l'État et 6,683 
kil. de lignes particulières. 

Le développement du réseau des voies ferrées en 
Suède se voit clairement par le tableau suivant: 



(') C'est de cette maison qu'est sorti le pavillon de la 
Soc. an. »Separator» sur le Champ de Mars. 

C^) c'est de cette maison qu'est sorti le pavillon suédois 
AU Quai d'Orsa}-. 







GROUPE VI. 


155 


(]hem. 


de f. de 


l'Étnt 


Lif^nes particulières 


Total 


k 


ilomètres. 




kilomètres. 


kilomètres. 


En 1856 


32 




34 


66 


» 1860 


303 




204 


507 


« 1870 


1,118 




590 


1,708 


. 1880 


1,956 




3,923 


5,879 


>. 1890 


2,613 




5,405 


8,018 


» 1898 


3,676 




6,683 


10,359 



Pendant le cours de l'année 1899 une longueur 
considérable de nouvelles lignes ont été construites. 
De tous les paj^s de l'Europe c'est la Suède qui pos- 
sède le plus de chemins de fer relativement au chiffre 
de la population. Elle n'est pas en revanche aussi 
bien dotée relativement à la superficie de son territoire, 
quoique la partie méridionale en montre une propor- 
tion très élevée. La moitié septentrionale se compose 
en partie de contrées désertes (Laponie) et inhabitées. 

Le total des frais de construction des chemins de 
fer montait à la fin de 1897 à la somme de 654,7 
millions de couronnes, soit une moyenne d'environ 
65,000 couronnes par kilomètre. Le matériel roulant 
se composait en 1897 de 1,078 locomotives, de 2,315 
wagons de voyageurs ou de poste et de 27,389 wagons 
de marchandises. Le trafic en voyageurs représentait 
près de 670 millions de kilomètres en marchandises 
1,168 millions de kilom. tonnes. Le rendement net pour 
toutes les lignes ensemble monta à 5,14 % des frais de 
construction. Dans le but de favoriser l'établissement 
des lignes particulières, l'État prête souvent sans exiger 
d'intérêts. Le sol, en général assez uni, se prête sans 
trop de difficultés à la construction des chemins de 
fer et les tunnels sont assez rares. Le plus long, qui 
est de 433 mètres, se trouve aux environs immédiats 
de Stockholm. Certaines contrées en revanche abon- 
dent en lacs, cours d'eau ou marécages qui offrent de 
grands obstacles à la marche des travaux. Dans la 
partie septentrionale du pays surtout il y a une 
quantité de rivières qui nécessitent l'établissement de 
grands ponts. Le plus élevé et le plus long est celui 
qui se trouve au-dessus de l'Ângermanelf. Il a 370 
mètres de long et la voie ferrée se trouve à une 



156 GROUPE VI. 



hauteur de 46,5 mètres au-dessus du fleuve. Ce pont 
est à 5 arches dont celle du milieu présente une 
largeur de 76,4 mètres. La construction toute entière 
est en acier mou et pèse 626 tonnes. Tous les ponts 
de chemins de fer sont construits dans les ateliers de 
construction du pays et en matériel suédois. 

Les rails des chemins de fer de l'État sont en 
général construits en acier Bessemer suédois et pèsent 
34 kilog. le mètre. Les lignes particulières font d'or- 
dinaire usage de rails plus légers qu'elles font main- 
tenant, ainsi que l'État, venir de l'étranger. 

L'écartement des rails, sur les lignes de l'État 
ainsi que sur 70 % des lignes de chemins de fer 
particulières, est de 1,4 3 5 mètre. Pour le reste des 
lignes particulières cet écartement varie entre 0,6 
et 1.2 7 2 mètre. Le chemin de fer le plus sep- 
tentrional du monde entier est celui qui va de Luleâ 
aux fameuses mines de fer de Gellivare, Kiirunavaara 
et Luossavaara, pour continuer de là jusqu'à la côte 
norvégienne. 

Les wagons pour voyageurs ont été construits 
depuis le commencement de 1890 d'après le système 
boghei, sur 8 roues, divisées en deux groupes de quatre 
roues chacun, situés vers les extrémités du wagon. 
Les wagons ont une longueur de 1 8,2 mètres et sont d'un 
poids maximum de 28 tonnes. Ils sont divisés en 
coupés ou compartiments dont les portes s'ouvrent sur 
un corridor commun, occupant l'un des côtés du wagon. 

La locomotive, surtout celle de l'express, rappelle 
beaucoup la locomotive américaine. Les ateliers de 
construction du pays sont, dans les circonstances ordi- 
naires, tout à fait en état de satisfaire aux besoins 
en locomotives du réseau suédois. 

Le combustible employé est encore presqu'exclu- 
sivement la houille d'Angleterre, quoique l'emploi de 
la tourbe indigène soit fort à désirer. Il a aussi été 
question, tous ces derniers temps, de faire servir les 
nombreuses chutes d'eau appartenant à l'État, à la 
production de la force électrique nécessaire pour les 
chemins de fer. 

On construit les locomotives aux ateliers de con- 
struction de Trollhàttan, de Motala et de Helsingborg, 



GROUPE YI. 



157 



les wagons et autre matériel de chemins de fer aux 
ateliers de construction de P Atlas, à Stockholm, à la 
Soc. an. pour la construction des wagons et voitures 
de Sôdertelje, aux ateliers de Kockum, à Malmô, de 
Rôssel, à Svedala, aux ateliers de Gotheinbourg, etc. 
Construction des navires et navigation. La 
construction des navires a subi, jusqu'à un certain point, 
un changement de caractère, ces dernières années, par 
suite du remplacement des navires en bois par ceux 
en fer et par celui de la voile par la vapeur, ce qui 
a eu pour effet de faire entrer les chantiers de con- 
struction suédois en forte concurrence avec ceux de 
l'Angleterre, où le fer est meilleur marché et la divi- 
sion du travail plus avancée. Les chantiers de con- 
struction du pays n'ont par conséquent pas été en 
mesure de satisfaire au besoin de la consommation 
indigène, en dépit de l'écoulement qu'ils trouvaient, 
même à l'étranger, pour leurs produits. 

La marine marchande de La Suède: 



En 


1 

1 Navires 


d voiles 


Navires à vapeur 


Total 


nombre de 
navires. 


tonnes. 


nombre de 

tonnes, 
navires. 


1 

nombre de 

tonnes, 
navires. 


1895 
1898 


2,030 
2,004 


301,727 
291.392 


733 181.276 
817 265.994 


2.763 483.003 
2.821 557.386 



i 


Nouvellement construits ^^^^^^^ ^ l'étranger 
dans le Royaume 


1 1 

navires à navires à navires à 

voiles vapeur voiles 


navires à 
vapeur 


1 


nombre 

de 
navires. 


1 

nombre 

de 
navires. 


nombrr 

de 
navires. 


i 

nombre 

de 
navires. 


1895 
1898 


\ 

16 1,290 
31 3.673 


16 2.021 
22 2.424 


32 1 7.448 
107 1 24.973 


12 10.950 ! 
45 39.372 



En 1898 le nombre des matelots servant dans 
la marine suédoise était en tout de 22,196. 



158 GROUPE VI. 



Il y a un grand nombre de chantiers de con- 
struction, de docks et de bassins de radoub. 
Les plus importants parmi les premiers sont : le grand 
Chantier de construction, à Stockholm, Bergsund, dans 
la même ville avec bassin de radoub à Finnboda, Kockum 
& C:ie à Malmô, Lindhohnen à Gothembourg et Motala 
(tous ces chantiers sont en même temps de grands ate- 
liers mécaniques de construction dont il est fait mention 
au chapitre de l'industrie mécanique). Le plus grand 
chantier pour la construction des navires est celui de 
Lindholmen, dont la superficie est de près de 1,600 
mètres carrés avec une profondeur de six mètres. 

A Kay^lskrona, le port militaire le plus important 
de la Suède, il y a six docks secs. 

Ports, La situation abritée de la plupart des 
villes maritimes dans l'archipel rend les ports coûteux 
en général inutiles. Il y en a cependant trois : à Hel- 
singborg, à Malmô et à Visby. Les ports naturels 
de Stockholm et de Gothembourg sont si grands, qu'ils 
pourraient, chacun d'eux, donner l'hospitalité à toutes 
les flottes du monde entier réunies. 

Pilotage. A la fin de 1898 il y avait 131 places 
de pilotes et 158 postes de service. Il y avait 308 
phares et stations de sauvetage dont les frais se mon- 
taient à la somme de 7,278,000 couronnes. 

Les côtes de la Suède, environnées, comme elles 
le sont, de récifs, sont le théâtre annuel d'une quantité 
de sinistres et de naufrages (en 1898 il y en eut 220); 
cependant l'absence de marée facilite considérablement 
le sauvetage des navires échoués pour lequel il s'est 
formé plusieurs sociétés de sauvetage et de plongeurs, 
dont la principale est la Compagnie bien connue, même 
à l'étranger, sous le nom de ^^Neptune" qui a été 
fondée en 1870. Citons en cette occasion le sauvetage 
du grand vapeur »Sôdra Sverige», qui fut retiré de 
la mer, d'une profondeur de 56 mètres par le Suédois 
Waller, en 1897 au moyen d'un cylindre en fer, 
étanche, qui fut immergé au fond de l'eau, à côté 
du navire submergé, et au moyen duquel on put 
attacher les câbles qui servirent à le faire remonter 
à la surface. 



GROUPE VI. 



159 



La navigation aérienne est en général peu pra- 
tiquée en Suède. Elle a cependant donné lieu à une 
tentative célèbre qui rentre dans le domaine de cet 
art. C'est celle que fit S. A. Andrée, après un certain 
nombre d'expériences et d'études pratiques, d'atteindre 
le pôle nord en ballon. Comme tout le monde s'en 
souvient, il se proposait d'effectuer son ascension du 
Spitzberg pendant l'été de 1896, mais les vents con- 
traires l'obligèrent à renvoyer son départ à l'année 
suivante. Le 11 juillet 1897 il s'éleva en effet dans le 
ballon l'Ôrn (l'aigle), fabriqué par Mr. Lachambre à Paris, 
de l'endroit convenu, pour se mettre à la recherche 
du pôle nord, but de tant d'efforts inutiles, surtout 
dans le cours de ces dernières années. On n'a encore, 
à l'heure qu'il est, aucune nouvelle de son sort, et il 
semble à peu près certain que cette nouvelle tentative 
n'a pas mieux abouti que les autres et qu'elle a coûté 
la vie à Andrée et à ses hardis compagnons, Frxenckel 
et Strindberg. 



Importation et Exportation du produit des fabri 
pour 1898. 



•iques 



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P 2 


P i' 


• 3 


Fabriques de cément. . . 5 


1,288.3.528,000 


58,000 


860,000 


Fonderies » » 


9 


501 1,052,000 


— 


— 


1 Fabriques de plâtre... 


4 


40 133,000 


277,000 


io,oool 


Wagons de chemins de 










{ fer et de tramways 


24 


577 5.558,000 


129.000 


2,000 


Autres voitures i 26 


308 516,000 


134,000 


17.000 


i Vélocipèdes — 


— 2,546,000 


7.612.000 


55.000 


1 Navires à vapeur \ 

Autres genres de na- ;71 




6,883.000 


825.000 


5.441 9.710.000 






vires 


1 






557.000 


8.000 



A. G. Ekstraxd. 



160 GROUPE VIL 



AGRICULTURE. 

L'agriculture est encore la principale branche 
•d'industrie de la Suède et l'on peut compter qu'en- 
viron les 60 % de ses habitants en tirent leurs 
moyens d'existence. 

La répartition du sol cultivé était évaluée en 1898 
de la manière suivante: 

Vergers, jardins potagers et houblonnières 36,507 hectares 

Champs et autres terres cultivées ........ 3,473.958 » 

Prairies naturelles 1,485,902 » 

Bois et forêts 19,984,829 

La superficie totale des prairies naturelles a di- 
minué ces dernières années, pendant que celle des 
jardins et vergers tendait à augmenter. 

Un peu plus des 12 % de la surface totale du 
pays est fournie par les terres labourées et les 
prairies, mais tandis que celles-ci forment les 78,5 % 
de la superficie du gouvernement de Malmô, la partie 
la plus méridionale, cette proportion est beaucoup plus 
faible pour les provinces septentrionales, les plus mal 
partagées sous ce rapport. C'est ainsi que dans le 
gouvernement de Jemtland la surface en champs et 
prairies ne constitue que le 1,9 % de la superficie 
totale. La surface des terres cultivées s'est consi- 
dérablement étendue pendant le IQième gjècle et a plus 
que quadruplé ces derniers 90 ans. 

Les terrains agricoles donnent en général de 
bonnes moissons en Suède. Les semailles d'automne 
fournissent en général 20 hectolitres par hectare, ce 
qui est sensiblement plus que la moyenne des rende- 
ments pour toute l'Europe. La terre est fertile même 
■dans les parties septentrionales, mais la culture du 



GROUPE VII. 161 



sol y est rendue plus difficile par les gelées nocturnes 
qui s'y font sentir de bonne heure en automne. 

Les parties exploitées du sol agricole se montaient 
en 1898 à 334,360, dont 49,098 par des fermiers et le 
reste par les propriétaires eux-mêmes. Outre cela 
on comptait encore 169,540 paysans tenanciers dont 
le travail journalier était payé par le propriétaire 
du domaine par la cession de lots de terrain. Cette 
manière de se procurer des ouvriers agricoles et 
de les rétribuer est d'un usage très ancien en Suède. 

Les différentes cultures du sol se répartis- 
saient en 1898 de la manière suivante: 

hectares 
Jardins de toutes 

espèces 36,507 

Froment 73,981 

Seigle 410,454 

Orge 220,834 

Avoine 823,400 

Méteil (Avoine et Orge) 125,431 

Pois 25,169 

Fèves 5,767 





hectares 


Vesces cultivées 


17,936 


Pommes de terre... 


157,983 


Autres phmtes tuber- 




culeuses 


43,783 


Plantes filamenteu- 




ses 


4,465 


Fourrages 


1,142,240 


En jachère 


421,651 


Cultures diverses ... 


964 



Total 3.510,465 
En ce qui concerne la récolte des principales 
céréales, on peut citer les exemples suivants: 
Froment. 

En 1890 la récolte a donné 1,427,000 hectolitres 

» 1895 » » 1,306,000 » 

» 1897 » » 1,648,000 

» 1898 » » 1,626,000 » 

Seigle. 

En 1890 la récolte a donné 7,603,000 hectolitres 

» 1895 » » 6,759.000 » 

» 1897 » » 8,101,000 

» 1898 » » 7,283,000 » 

Orge. 

En 1890 la récolte a donné 5,193,000 hectolitres 

> 1895 » » 4,909.000 » 

» 1897 » » 4.820,000 

» 1898 » » 5,230,000 » 

Avoine. 

En 1890 la récolte a donné 22,351,000 hectolitres 

. 1895 » ;> 22,324.000 

» 1897 » » 19,088.000 » 

» 181)8 » » 22,959,000 » 

11 



162 



GROUPE VU. 



Pommes de terre. 

En 1890 la récolte a donné 12,465,000 hectolitres 

» 1895 » » 18,324,000 » 

» 1897 » » 18,518,000 » 

» 1898 » » 13,279,000 » 

Foin cultivé. 

En 1890 la récolte a donné 27,589,000 décitonnes 

» 1895 » » 27,930.000 » 

» 1897 » » 27,490,000 » 

» 1898 » » 34,419,000 » 

La consommation des principales céréales, 
en égard tant à l'exportation qu'à l'importation, en 
1897—98, donne les chiffres suivants: 









Importation de 




Consom- 




Récolte 


Importa- 


farine et gruau 


Expor- 


mation 






tion 


évaluée 


tation 


pour les 








en grain 


semailles 


Froment . . . 


dt 


dt 


dt dt dt i dt 


1.298,000 


1,054,000 21,000 38.000 — 150,000 


Seigle 


5.943,000 


654,000 5,000 8.000 , — \ 782,000 


Orge 


3,080,000 


94,000 


2,000 4,000 j 1.000 436,000 


Avoine 


9,181,000 


81,000 


1,000 


2.000 


330,000:1,602,000 


Pommes de 














terre et plan- 














tes tuhercn- 














leuses 


15,488,000 


37,000 




— 


6,000 


1.908,000 



La consommation de grain et de pommes de 
terre, la quantité de ces matières employée pour la 
distillation de l'eau de vie non comprise, en kilo- 
grammes et par habitant, a été en moj'enne pour 
les années suivantes: 



Froment 

Seigle 

Orge 

Avoine 

Pommes de terre... 


1886—91 


1 
1891—96 1898—99 


38,5 
129,4 

50,9 
129,3 
247,5 


52,7 
119,8 

53,3 
152,3 

246,3 


58,8 

114,4 

56,0 
175,9 
194,9 



L'avoine et les pommes de terre sont employées 
en grandes quantités pour la nourriture du bétail. 



GROUPE VIL 163 



De toutes les espèces de céréales l'orge est celle qui 
peut se cultiver le plus au nord; on le trouve jusqu'au 
(58° 30' de lat. nord. Ce grain n'est pas en général 
employé pour la fabrication du pain, mais plutôt 
comme gruau ou bouillie, et pour l'usage des bras- 
series et distilleries. 

A la récolte des fourrages, évaluée à 34,419,000 
décitonnes, pour 1898, vient s'ajouter celles des prai- 
ries naturelles, dont la superficie est évaluée à 1 72 
million d'hectares, ce qui fait, à raison de 10 déci- 
tonnes par hectare, 15 millions de décitonnes. La 
récolte tout entière des fourrages peut donc être 
évaluée à près de 50 millions de décitonnes. 

La valeur des produits récoltés en 1898 repré- 
sentait une somme de 576,200,000 de couronnes. 

La valeur moyenne des récoltes pour les années 
1893 — 97 a été de 522 millions de couronnes. 

Le rendement par hectare de terrain a été en 
1898: 

pour le blé avec la paille 182 couronnes^ 15 ôre, 

» graine de graminées et 

herbe en graine 157 » 26 » 

» tubercules 228 » 48 » 

La culture du sol se fait généralement en Suède 
au moyen de chevaux ou de boeufs, ce n'est qu'exep- 
tionellement qu'on fait usage de la vapeur. L'exemple 
de l'Amérique a certainement amené l'introduction 
dans l'agriculture suédoise de bien des instruments 
agricoles, cependant les fabriques du pays sont main- 
tenant en état de satisfaire à toutes les demandes des 
agriculteurs, d'une façon tout à fait satisfaisante. 
Quelques-uns de leurs produits trouvent aussi marché 
à l'étranger. 

Bétail. La quantité de bétail par rapport à la 
population, ainsi que son accroissement ou sa diminu- 
tion relative pendant ces dernières années, se trouve 
indiquée par les chiffres suivants qui donnent le 
nombre de têtes de bétail par 1,000 habitants. 



') 1 franc = 72 ôre. 1 couronne =100 orc. 



164 



GROUPE VII. 



Chevaux 


1890 


1896 


1898 


102 
63 

10 
330 
108 

282 

18 

135 


103 

49 

10 

347 

110 

267 

15 

160 


103 

45 

11 

346 

108 

265 

16 

161 


Boeufs 


Taureaux 


Vaches 


Jeune bétail 


Moutons 

Chèvres 


Porcs 


Total 


1,038 


1,061 


1,045 



Exportation et importation du bétail et de ses produits 
en 1898: 



Chevaux par tête 

Bétail » 

Moutons » 

Porcs kilog. 

Viande » 

Lard » 

Fromage » 

Beurre » 

Margarine » 

Graisses » 

Suifs » 

Cuirs » 

Os et os pulvérisés » 

Laine » 

Oeufs par pièce 



Importation Exportation 



1,697 


1,676 


1,973 


1,470 


66 


221 


19,889 


— 


1,137,440 


475,655 


10,238,381 


3,138,703 


283,360 


6,270 


444,401 


23,057,061 


1,180,950 


84,086 


802,091 


63,616 


4,465,334 


85,696 


8,867,415 


3,394,203 


16,583,915 


7,896 


3,407,472 


43,231 


27,351,910 


7,215,942 



Laiteries. Il y avait en 1898, 1,750,600 vaches 
dans le pays, représentant une production de lait 
d'au moins 2,300 millions de kilogrammes, dont les 
74 servaient à la fabrication du beurre. 

L'industrie de la laiterie est une des principales 
sources de revenus du pays et elle est en voie de 
développement constant. Il y a plusieurs espèces de 
laiteries, savoir: celles des domaines particuliers, les 
laiteries par actions et celles qui achètent leur matière 
première. Les laiteries de ces deux dernières caté- 



GROUPE VII. 165 



gories peuvent bien, à l'heure qu'il est, se monter 
au chiffre de 1,200. Le plus grand nombre de ces 
exploitations du lait ne s'occupent que de la fabrication 
du beurre, un plus petit nombre, d'ordinaire les laiteries 
de domaines particuliers, font du fromage; quelques- 
unes fabriquent les deux. La fabrication du fromage 
n'a pas fait les mêmes progrès que celle du beurre. 
La Suède est même obligée d'importer une quantité 
assez considérable de fromage, tandis que le beurre 
est une des principales branches d'exportation du pays. 

Le développement des moyens auxiliaires tech- 
niques, surtout l'adoi^tion des appareils centrifuges, 
a puissamment contribué à l'essor de l'industrie 
laitière. Le plus en usage de ces appareils est encore 
le y> Séparateur de Laval». Le Séparateur Alfa Laval, 
construit sur le modèle du type v. Bechtolsheim per- 
fectionné, se distingue par la quantité de travail qu'il 
fournit avec une dépense de force relativement mi- 
nime, à tel point qu'on peut avec un appareil à main 
de cette espèce, écrémer jusqu'à 350 litres de lait par 
heure, et avec un Séparateur à vapeur, jusq'à 1,800 
par heure. Ces appareils séparent la matière grasse 
du lait à 0,1 — 0,15 % près. Une preuve du grand 
développement qu'a pris l'industrie de la laiterie dans 
le pays est le fait que le nombre des séparateurs à 
main actuellement en usage, en Suède seulement, dé- 
passe 30,000. 

Le suédois Salenius a construit un radiateur 
centrifuge, qui non seulement sépare la matière grasse 
du lait mais la transforme immédiatement en beurre 
de la meilleure qualité. 

M. de Laval a construit un instrument, basé aussi 
sur la force centrifuge, qui permet de se rendre 
rapidement et sûrement compte de la quantité de gras 
contenue dans le lait, auquel il a donné le nom de 
lactocrite. 

Parmi les ateliers les plus importants pour la 
fabrication d'instruments agricoles, on peut 
citer : 

Instruments agricoles en général: Ôfveruni 
dans le gouvernement de Calmar et Kallinge dans le 
Blekinge. 



166 GROUPE VII. 



Machines à faucher, à moissonner et à 
semer: Pabncrantz S C:ie à Stockhohn, Rottneros 
en Vermland, Vesterâs, atehers de construction. 

Machines à battre, double vannoirs et 
trieurs: Munktell à Eskilstuna, Thermœnius à Halls- 
berg, TorjJ dans le gouvernement de Kronoberg. 

Râteaux à cheval: Kallinge, Katrineholm, Sten- 
tors dans le gouvernement de Kronoberg. 

Charrues et herses: Norî^aha^nniar à Jônkô- 
ping, Finspong dans le gouvernement d'Ostrogothie. 

Pelles, sarcloirs et pioches: ^a^rme/brs dans 
le gouvernement d'Ostrogothie, Stridsherg & Bjôrck à 
Trollhâttan, Wedeivâg dans le gouvernement d'Ôrebro. 

Herses et rouleaux brise-mottes: Vesterâs, 
ateliers de construction. 

Appareils et instruments de laiterie: La 
Société anonyme Separator possède les ateliers de con- 
struction les plus importants du pays, tant en ce qui 
concerne la production annuelle que Pétendue du marché 
ouvert à ses produits. Fondée en 1883 par G. de 
Laval, pour la réalisation pratique de ses inventions, 
cette société avait déjà vendu 100,000 séparateurs en 
1896. Elle en fabrique actuellement environ 30,000 par 
an. Fait des séparateurs, des émulseurs, des lactocrites 
et occupe plus de 500 ouvriers avec une valeur de 
production de 4,500,000 de couronnes. Parmi les 
autres nous citons: Radiator, Centrator, Excelsior, 
Centrifuge (sociétés anonymes). Fabrique suédoise pour 
la fabrication de barattes, toutes à Stockholm, Mor- 
gârdshammar, Sôderblom à Eskilstuna, C. Holmberg 
à Lund, Svedala (ateliers de construction de), et Ystad 
(ateliers de construction de). 

Écoles d'agriculture. Il y a en Suède 2 Insti- 
tuts agricoles, l'une à Ultuna, près d'Upsal, l'autre à 
Alnarp, près de Lund. Outre cela il y a, dispersées 
dans tout le reste du pays une quantité d'écoles 
secondaires dont la mission est l'enseignement tant 
théorique que pratique de l'économie rurale, en- 
tr'autres 25 écoles agricoles et 14 écoles d'agro- 
nomie, ces dernières pouvant être en même temps 
considérées comme une espèce d'écoles primaires 
supérieures. Pour l'enseignement de l'économie laitière. 



GROUPE VII. 



167 



il y a une école de vacherie supérieure à Alnarp ainsi 
que plusieurs écoles secondaires de laiterie en diffé- 
rentes parties du pays. Il y a en outre 21 ingénieurs- 
agronomes et 5 instructeurs pour les différentes par- 
ties de réconomie agricole. Il existe également pour 
le plus grand bien de l'agriculture, 8 stations chimi- 
ques entretenues par l'État et les sociétés agricoles, 
ainsi que 1 8 établissements pour le contrôle des grains. 

Culture de la mousse. Il y a en Suède environ 
4 millions d'hectares de mousse à tourbe, dont une 
partie est cultivable. Il existe depuis déjà bien des 
années une Société pour la culture de la inousse, 
dont la direction centrale réside à Jônkôping. 

La Société des semences s'est donnée pour tâche 
l'amélioration des graminées et des plantes fourra- 
gères en Suède, et à Svalôf en Scanie où elle a son 
siège, il se vend, même à l'étranger, des graines pour 
semailles dont la faculté germinative a été éprouvée. 

La profession de Vétérinaire est exercée par 33 
vétérinaires de gouvernement, ainsi que par les vé- 
térinaires de bataillon ou de régiment de la cavalerie. 
Il y a un institut supérieur et un institut secondaire 
à l'usage des jeunes gens qui veulent se vouer à cette 
carrière. 



lustruments d'agriculture et de laiterie 1898, 



Moulins, pressoirs à huile, appa- 
reils pour la fabrication du 
chocolat, des pains et des coii- 
litures 

Sucre, amidon, levain, alcool, 
boissons fermentées, eaux mi- 
nérales et margarine 

Charrues, herses etc 

Machines à semer et à mois- 
sonner 

Machines à battre, cribles etc.... 

Hacheurs pour plantes tubercu- 
leuses, machines à hacher ... 

Instruments de laiterie 

Sarcloirs, bêches, fourches 

Faux, faucheuses mécaniques .. 



Fabrica- 
tion 
couronnes 



Importa- 
tion 



142,000 500,000 



Exporta- 
tion 

couronnes 



14,000 



321,000 1,558,000 21,000 

882,000i 175,000 270,000 

1,323,000,1,032,000 105,000 

933,000! 171,000 37,000 

199,000 32,000 34,000 
6,557,000 73,000 3,692,000 

^^ 22,000i «.000 



168 



GROUPE VII. 



Entrais. 



1898 


H* 2 

S? o 
n> _ 


il 

Vi 


Fabrica- 
tion 

couronnes 


Importa- 
tion 

couronnes 


Exporta- 
tion 

couronnes 


Poudre dos 


40 

13 

4 

4 

3 

17 


54 446,000^1,009,000 
297 146,000 160,000 

42 87,000l — 
479 3.655.000 1.651.000 


569,000 
103,000 


Guano de poisson 

Poudrettc 


Superphosphate 


Tomasphosphate 

Autres engrais 


8 
180 


527,000 
407,000 


1,265,000 

1,917,000 
2,572,000 


Sel de Stassfurt 

Salpêtre du Chili 

Total 


81 


1,060 


5,268,000;8,574,000 


672,000, 



Wihorgh a trouvé ces dernières années une mé- 
thode au moyen de laquelle on peut profiter de l'acide 
phosphorique dans certains minerais de fer conte- 
nant de l'apathite comme engrais, et le » phosphate 
de Wiborgh» ainsi obtenu s'est montré tout à fait en 
état de rivaliser avec le superphosphate et le tomas- 
phosphate. 

Sociétés 2^0117' la protection des animaux. Il s'est 
formé plusieurs sociétés pour l'amélioration du traite- 
ment des animaux et la dénonciation des cruautés 
auxquelles ils peuvent être en butte, même lorsque 
celles-ci prennent la forme de vivisection scientifique, 
lesquelles sociétés emploient entr'autres moyens d'ac- 
tion la publication de brochures, d'articles etc. 



Â. G. Ekstrand. 



GROUPE IX. 169 



FORÊTS ET INDUSTRIE FORESTIÈRE. 
CHASSE ET PÊCHE. 



1. FORETS ET INDUSTRIE FORESTIERE. 

Comme on le sait, la Suède occupe le premier 
rang parmi les pays de l'Europe qui se livrent à l'ex- 
portation des bois. 

C'est grâce à une réunion peu commune d'avan- 
tages naturels qu'il en est ainsi. En effet, la Suède 
n'est pas seulement favorisée par une grande richesse 
en matière première d'excellente qualité, mais aussi 
par des hivers abondants en neige, qui facilitent con- 
sidérablement l'extraction des bois des forêts, de nom- 
breux couî^s d'eau, tout particulièrement favorables au 
flottage et d'un accès facile, des points bien ab?ités et 
pourvus de quais de chargement suffisamment vastes; 
enfin sa population est capable d'exécuter tous les 
travaux d'abatage, de flottage, de sciage et de charge- 
ment qui se rapportent à l'industrie des forêts. 

Les espèces de bois que la Suède exporte sont 
presqu' exclusivement le pin et le sajnji. Le nord et 
le centre possèdent une variété remarquable du pre- 
mier: le 2^in dtc nord {Pinus silvestris L. var. lappo- 
nica Fr.), caractérisé par des aiguilles plus courtes, 
plus larges, plus dures et plus durables, par des cônes 
plus clairs de couleur, etc., etc., ainsi que par un tronc 
qui, surtout si l'arbre croît entouré de camarades d'âges 
inégaux, ou que les côtés en sont maintenus à l'om- 
bre d'une manière ou d'une autre^ prend une belle 



170 GROUPE IX. 



forme cylindrique, diminuant lentement et graduelle- 
ment de la base au sommet, à la couronne allongée, 
aux branches petites et bientôt brisées, d'un bois 
extraordinairement riche en sève. Ce sont ces qualités 
du pin du nord, — la forme en colonne unie à la 
grande longueur, l'absence de branches le long du tronc 
et la fermeté du bois, — qui le rendent si précieux. 
Plusieurs espèces de pins du sud ont un bois aussi 
dur et aussi ferme, cependant la compacité du pin du 
nord est principalement due à ce que les couches 
annuelles sont plus serrées, et non pas à la plus grande 
quantité de résine. C'est ce qui le rend plus propre 
aux travaux de menuiserie. 

Le sapin du nord, l'Épicéa {Picea excelsa Link.) 
se présente en Suède sous plusieurs formes biolo- 
giques plus ou moins remarquables, appartenant soit 
au type de l'espèce, soit à la variété du nord {phovata 
Ledeb. et medioxima Nyl.) Le bois en est également 
plus compact et moins branchu que celui des sapins 
de l'Europe centrale, ce qui le rend d'un meilleur em- 
ploi pour les planchers et les ouvrages de menuiserie. 

Plus des 47 % de la superficie totale de la 
Suède, qui est de 41,119,488 hectares, est couverte 
de forêts et il est très possible d'augmenter con- 
sidérablement la productivité de cette étendue de sol 
forestier. La surface totale des forêts publiques était 
en 1897 de 7,326,755 hectares, qui sont placées sous 
la surveillance du département royal des forêts. Les 
62 X l'estant de la totalité des forêts de la Suède 
appartiennent à des particuliers. 

Le transport des arbres, pour celui qui considère 
le terrain rocailleux des forêts suédoises en été, peut 
souvent sembler tout à fait impossible à exécuter sans 
frais considérables. Mais quand le sol s'est recouvert 
d'une couche épaisse de neige, les circonstances de- 
viennent tout autres et les difficultés s'aplanissent. 
Grâce à cette neige, le bois, qui n'aurait pu supporter 
les frais de transport d'une certaine étendue sur le 
sol nu, est charrié facilement à des milliers de mètres 
dans la vaste forêt. 

La fonte des neiges fournit en outre l'eau néces- 
saire pour le flottage, en augmentant au printemps le 



GROUPE IX. 171 



volume des cours d'eau, tant des fleuves et des 
rivières que des ruisseaux et des torrents, qui sillon- 
nent les terrains forestiers à travers lesquels les 
arbres abattus doivent être transportés. C'est ainsi 
qu'on obtient un moyen de transport à très peu de 
frais, condition tout à fait nécessaire pour une exploi- 
tation lucrative des bois. Les travaux de curage et 
de correction des cours d'eau, de constructions hydrau- 
liques et autres, nécessaires pour un flottage rationnel, 
ont été également entrepris et exécutés depuis quel- 
ques années, sur une grande échelle, dans la Suède 
septentrionale. Il y a quelque vingt ou trente ans, 
un transport de bois par eau pouvait durer plusieurs 
années, mais à l'heure qu'il est, grâce à ces amé- 
liorations dans les conditions du flottage, il peut 
presque toujours avoir lieu le même été, souvent en 
quelques mois seulement. 

Les premières scieries suédoises, quelquefois assez 
importantes, étaient actionnées par la force de l'eau, et 
elles étaient situées au pied d'une chute d'eau dans le 
voisinage de la côte. Elles présentaient cependant pres- 
que toutes l'inconvénient de ne pas se trouver au bord 
même de la mer, de sorte que, pour embarquer les bois 
sciés, il fallait d'abord les charrier ou les remorquer en 
gabares jusqu'au port, ce qui à la longue devenait très 
coûteux, ou bien les faire flotter en »flottes;>, ou en 
radeaux, ce qui était préjudiciable à l'apparence et à 
la qualité de la marchandise. L'établissement des 
scieries à vapeur amena cependant une révolution 
complète dans cet état de choses. Les avantages 
aussi nombreux qu'importants que ceux-ci ont sur les 
scieries à eau sautent aux yeux. Leur position au 
bord de la mer a supprimé du coup les trans- 
ports longs et coûteux aux ports d'embarquement. 
Le travail produit y est en outre plus considé- 
rable, l'ouvrage qu'ils livrent est de plus belle 
qualité et ils sont indépendants des obstacles susci- 
tés par les glaces en hiver et par le manque d'eau 
en été. Ils sont maintenant souvent établis en con- 
nexion avec des ateliers de rabotage et de menui- 
serie, des fabriques de caisses et de cannes, etc., etc., 
ainsi qu'avec des établissements industriels faisant 



172 GROUPE IX. 



usage des déchets de bois, comme par exemple les 
fours à charbon, parfois aussi avec les fabriques de 
pâtes de bois et d'une foule de produits relevant de 
la chimie industinelle, etc. 

L'industrie forestière et celle des objets en bois 
occupent en Suède un grand nombre d'ouvriers, et 
les exigences que ceux-ci ont à remplir ne sont rien 
moins que des bagatelles. La force physique et l'en- 
durance pour les travaux des hivers rigoureux, la 
vigilance et la présence d'esprit pendant le flottage 
des troncs sur les eaux perfides et dans les rapides 
écumeux, la connaissance et l'intelligence de tous les 
travaux d'amélioration ou de perfectionnement par les- 
quels la marchandise doit passer, l'exactitude et l'esprit 
d'ordre dans son maniement avant qu'elle soit exportée, 
sont les qualités dont les ouvriers, qui s'occupent de 
cette industrie, ont constamment à donner des preuves. 

Les produits des forêts de la Suède, tant en bois 
travaillé qu'en bois brut, sont en partie employés 
dans le pays même, en partie exportés. Il est diffi- 
cile d'évaluer exactement la production annuelle des 
forêts; elle est estimée à environ 28 milHons de 
mètres cubes. La plus grande partie est consommée 
dans le pays comme bois de chauffage ainsi que pour 
les bâtiments, les palissades et enclos, traverses de che- 
mins de fer, poteaux de télégraphe et de téléphone, 
navires et embarcations, etc., etc. 6 millions de mètres 
cubes environ sont exportés annuellement à l'état de 
marchandise sciée et rabotée, et l'industrie des pâtes de 
bois en consommait en 1895 à peu près ly^ million 
de m. cubes. La fabrication du charbon de bois emploie 
une quantité considérable de matière première, évaluée 
à environ 6 millions de mètres cubes par an. 

De toutes les fabriques de la Suède, les scieries et 
les ateliers de rabotage sont considérés comme étant 
au premier rang, en ce qui concerne la production. 
Celle-ci formait en 1897 les 18.66 % de la valeur 
de production de toutes les fabriques réunies. Le 
chiffre correspondant pour les fabriques de pâtes de 
bois était de 2.6 8 %. 



GROUPE IX. 



173 



Le tableau ci-dessous nous donne un aperçu des 
différentes espèces de fabriques d'objets en 
bois de la Suède, de leur nombre, du chiffre 
d'ouvriers qu'elles emploient et de leur valeur 
de production (1897). 



Espèce de fabriques. 


Nombre 

de 
fabriques. 


Nombre 
d'ouvriers. 


Valeur de 

production en 

couronnes. 


a) Bois sciés et rabotés. 

Scieries et ateliers de rabotage 

Fabriques de filasse de bois 

pour emijallage et meubles 


981 
9 


40,225 
13 


146,219,987 
22,361 


Total 

b) Ouvrages en bois. 

Fabriques de caunes et de pipes 
» de caisses et boîtes 

» de persiemies 

» de nattes de revête- 
meut 


990 

3 

11 

4 

1 

3 

229 

9 

125 

18 

19 
23 

6 


40,238 

58 

210 

55 

14 

33 

7,259 

363 

5,941 

291 

357 

5,568 

51 


146,242,348 

153,406 
292,800 
150,700 

3,600 

56,297 

13,954,098 

606,385 

21,026,066 

507,216 

613,400 
7,615,001 

141,773 


» de chevilles de cor- 
donnier 


» de meubles et ateliers 
de menuiserie ... 
» de filao'e 


» de pâtes de bois ... 
» de sabots et d'em- 
bauchoirs 


» de tonneaux et de 
vases en bois ... 
» d allumettes 


» de matières pre- 
mières pour allu- 
mettes 




Total 


451 


20,200 


45,119,742 


Total de a) plus b) 


1,441 


60,438 


191,362,090 



174 



GROUPE IX. 



La fabrication des scieries et des ateliers 
de rabotage se répartissait en 189 7 de la ma- 
nière suivante: 



Genre de fabrication. 


Quantité en Valeur en 
mètres cubes. couronnes. 


Bois de pin on de sapin sciés, ponr : 
madriers et fonds 


3 460 149 79 0?i?, 4-87 


jDlanclies 


1,937,964 

743,475 

400,320 

36,814 

91,727 

62,926 
796,267 

5,411 
31,779 


38,856,454 

18,875,781 

2,579,746 

389,683 

1,412,826 

347,272 

920,909 
1,024,238 
1,388,860 

89,619 

77,448 

337,521 

17,139 

849,004 


planches rabotées 


bouts de madriers et de planches 
bois de treillis 


lattes, etc 


bardeaux 


douves, bords et fonds de 
tonneaux 


bois de chauffage 


divers 


Bois sciés d'autres espèces : 

douves, bords et fonds de tonneaux 
bois de chauffage 


usages divers 




Bois sciés d'espèce non spécifiée 
Salaire de sciage pour marchandises 
étrangères 






Total 


7,566,832 


146,219,987 



Les marchandises en bois forment donc l'article 
d'exportation le plus important de la Suède. La valeur 
des bois, travaillés ou non travaillés, exportés en 
1897 s'élevait à 181,867,000 cour., c'est à dire plus de 
la moitié de toute l'exportation, ou 50.77 % de celle-ci. 



L'exposition de l'industrie forestière a cherché, 
autant que l'espace beaucoup trop restreint dont elle 
dipose le lui permettait, de faire ressortir les particula- 
rités ci-dessus mentionnées des conifères suédois, leur 
forme et leur structure, aussi bien que les principales 
dispositions et productions des industries du bois. C'est 
ainsi que nous voyons, au centre de l'exposition, un petit 
spécimen de forêt de Pin de Suède (Pinetum cladino- 
sumjf remarquable surtout par le sol recouvert de lichens 



GROUPE IX. 171 



<>ris blanc (CUidonia, Parmeliay Stereocmdon, etc.) et de 
mousses clairsemées, qui ne font en aucune façon 
obstacle à la germination des graines, ce qui permet 
le ré ensemencement naturel de l'arbre. Les troncs des 
arbres, relativement jeunes, de ce coin de forêt, ont 
une belle forme cylindrique et sont, dans leur partie 
inférieure, absolument dépourvus de branches. C'est 
bien là la forme de tronc caractéristique pour le pin 
du Nord. La compacité du bois ainsi que Tabsence 
de branches latérales s'observe clairement sur la 
construction qui entoure les trois divisions de l'ex- 
position: la coupe nous montre distinctement le 
grain serré du bois, et les madriers assemblés pré- 
sentent de longs espaces sans aucun vestige de branche 
ou de rameau. 

La grande siiperficie du sol forestier de la Suède 
se voit parfaitement sur la grande carte que l'Administra- 
tion des domaines de la couronne expose et sur la- 
quelle les terres cultivées, les forêts de conifères, les 
forêts d'arbres à feuilles caduques, etc. sont indiquées 
par des teintes différentes. 

Le modèle de grande scierie nous donne égale- 
ment une excellente image de ce qu'est un des plus 
importants de ces établissements, avec ses ateliers de 
rabotage, ses chantiers, son quai de chargement, sa 
cité ouvrière, etc., et les sections de madriers nous 
montrent les marques sous lesquelles les exposants, 
qui représentent ici l'industrie des bois, envoient leurs 
marchandises sur les marchés du monde entier. 

Une quantité de photographies exposées nous 
font voir les différents types forestiers ainsi que les 
nombreux ouvrages qui appartiennent à l'industrie des 
forêts, le flottage, le sciage, la mise en magasin, le 
chargement, le rabotage, la fabrication du charbon, du 
goudron, etc., etc. 

De nombreux échantillons nous donnent une idée 
de la fabrication des pâtes de bois, du charbon de 
bois, des produits de la chimie industrielle, de la 
filasse de bois, de la soie, etc., etc. 

La question des soins à donner aux forêts et de 
leur exploitation rationnelle a été traitée avec beaucoup 
de sollicitude depuis dix ans en Suéde et différents 



176 GROUPE IX. 



projets de nouvelles lois forestières font à l'heure 
qu'il est l'objet de discussions animées. Grâce à 
des sacrifices importants, tant de la part du gouver- 
nement que des particuliers, il a été créé de grandes 
pépinières et des plantations de jeunes arbres. Des 
travaux de drainage considérables, qui seront sans 
doute continués sur une plus grande échelle encore, 
ont de même été entrepris. En faisant exécuter tous 
ces travaux d'amélioration et surtout par ses efforts 
pour la promulgation de lois favorables au dévelop- 
pement des forêts naturelles et la recherche des 
meilleurs moyens de rajeunir les arbres et les espèces 
précieuses, la Suède montre, non seulement qu'elle 
pense à l'avenir, mais qu'elle y a pleine confiance. 



Axel N. Lundstrôm. 



2. LA CHASSE. 

La vaste superficie du territoire de la Suède, qui 
s'étend du nord au sud depuis le 69'"''° degré de lat. 
n. jusqu' au 55°, 30, lui permet de le diviser, en 
ce qui a trait à la géographie zoologique, en deux 
zones, celle du nord et celle du midi. 

La partie septentrionale du pays se compose de 
grandes forêts et de montagnes nues. C'est dans 
ces contrées que se trouve encore l'ours, quoiqu' en si 
petit nombre qu'il n'en est guère tué plus d'une 
dizaine par an\ C'est surtout en hiver que cet ani- 
mal se chasse sur ces immenses territoires dont cer- 
taines parties sont de véritables déserts. A l'approche 
de la saison froide, lorsque la neige commence à 
tomber, on s'efforce de se rendre compte, en suivant 
les traces sur la neige, de la place dont il a fait 
choix pour ses quartiers d'hiver. Lorsqu'on y est 
arrivé et lorsqu'on est siir que l'ours s'est endormi 



^ Les taljleanx de In statistique pour 1897 n'indiquent que 
10 ours al)attus. 



GROUPE IX. 177 



de son sommeil hivernal, on l'entoure et on le tue 
sur place, ou bien au moment où, éveillé par le 
bruit, il veut quitter sa retraite. 

Le loup habite aussi les contrées montagneuses. 
Ce sont surtout les Lapons qui lui font la chasse, en 
le poursuivant à outrance, montés sur leurs patins de 
bois lorsque la neige est profonde et tendre. Ils le 
tuent à coup d'épieux. En 1897 il a été abattu en 
Suède 80 loups. 

C'est également de cette manière que l'on tue le 
glouton qui habite aussi ces contrées, où il exerce 
autant de ravages que le fait le loup sur les 
troupeaux de rennes des Lapons. Ceux-ci lui ont 
par conséquent voué une haine aussi implacable et 
ils le poursuivent avec autant d'acharnement. En 
1897 il a été tué en Suède 430 gloutons. 

Quant au lynx il est maintenant assez rare dans 
notre pays. Il se trouve dans les grandes forêts du 
nord où on le tue, soit en le chassant avec des 
chiens, soit au moyen de pièges. Selon les renseigne- 
ments que j'ai pu me procurer sur le nombre de 
lynx qui ont été abattus dans le pays, ce chiffre se 
monte à 73 pour 1897. 

Quant au gibier comestible, qui habite la Suède 
septentrionale, il faut citer en premier lieu la perdrix 
blanche. Elle se rencontre dans les contrées monta- 
gneuses et dans les plaines avoisinantes en grande 
quantité. On la chasse au chien d'arrêt pendant le 
mois d'août, et les chasseurs de profession la pren- 
nent au piège pendant l'hiver. Elle est devenue dans 
ces derniers temps un véritable objet d'exportation, 
surtout pour l'Angleterre, par la Norvège. Le nombre 
des perdrix blanches qui sont tuées annuellement paraît 
s'élever à plusieurs centaines de milles. 

La gelinotte aussi se rencontre dans les forêts 
du nord et les chasseurs de profession la tuent prin- 
cipalement à la balle de petit calibre. 

On trouve l'élan, le plus magnifique et le plus 
utile, au point de vue alimentaire, de tous les ani- 
maux sauvages, dans la plus grande partie du pays. 
Il habite de préférence les grandes forêts et il n'est 
plus permis de le tuer que dans la première moitié 

12 



178 GROUPE IX. 



du mois de septembre. On le chasse surtout au 
chien courant et le nombre d'élans qui est abattu an- 
nuellement s'élève à environ 1,500. En 1898 ce chiffre 
s'est élevé à 1,577. 

Le renard est le carnassier le plus commun en 
Suède. Il est répandu en grand nombre sur toute 
la surface du pays et se chasse le plus souvent avec 
des chiens. C'est avec raison que l'on considère cette 
chasse comme la plus distinguée. Elle exige de 
l'endurance, de la force physique, la connaissance 
des lieux et une véritable aptitude naturelle pour la 
chasse. On attrape également le renard de plusieurs 
manières différentes et le nombre qui s'en tue chaque 
année est assez considérable. C'est ainsi que la sta- 
tistique nous apprend qu'il n' a pas été tué moins de 
18,373 renards en 1897. 

Le lièvre se trouve partout en Suède et on le 
chasse avec ardeur au chien courant. 

Le grand et le petit tétras sont les représentants 
les plus importants du gibier à plumes de la Suède 
centrale. Ces magnifiques oiseaux sont répandus dans 
le pays presque tout entier. On les chasse soit au 
chien d'arrêt soit au chien courant. Ce dernier, après 
avoir fait lever l'oiseau, observe l'arbre sur lequel 
il va se percher et va se i^lacer dessous les yeux 
fixés sur le gibier, pendant que son aboiement continu 
fait accourir le chasseur. 

La perdrix grise habite la Suède centrale et 
méridionale. Elle est abondante en certaines années, 
on la chasse avec ardeur au chien d'arrêt. 

Le canard sauvage est commun sur les lacs, les 
fleuves et les cours d'eau. La chasse de ce palmi- 
pède commence le 21 juillet et se fait au moyen de 
chiens qui font lever cet oiseau des roseaux épais 
où il se cache de préférence. 

C'est seulement dans la partie la plus méridionale 
de la Suède, en Scanie, qu'on trouve le cerf et le 
daim. Ces animaux sont entretenus sur quelques 
domaines particuliers et ne sont pas l'objet d'une 
chasse autorisée au public en général. 

Le chevreuil en revanche est très abondant dans 
la Suède méridionale et se chasse dans les contrées 



GROUPE IX. 179 



boisées, mais rarement avec des chiens. Dans la 
plaine on le tire généralement à balle (piirshen) ou 
bien à la battue. 

L'eider est commun tout le long des côtes et 
on le tue comme beaucoup d'autres oiseaux de mer, 
tantôt à l'appeau, tantôt au vol au moment de ses 
migrations d'automne et de printemps. 

Le seul gibier qui se chasse au printemps, à 
l'exception des oiseaux de mer pendant leur migration 
vers le nord, est la bécasse. On en commence la 
chasse le 11 mai et on la tire au vol à l'époque de 
l'accouplement pendant qu'elle plane au-dessus des bois. 

Le développement que la culture du sol a acquis 
dans le pays, avec le drainage et le défrichement des 
terrains bas qui en sont la conséquence, font que les 
bécassines ne se rencontrent plus qu'en petit nombre. 
En quelques endroits seulement elles sont encore 
assez abondantes et on les trouve un peu partout sur 
les plateaux marécageux des montagnes. C'est un 
gibier très recherché qui se chasse au chien d'arrêt. 



G. KOLTHOFF. 



PECHE. 



La périphérie totale de la côte suédoise est éva- 
luée à une longueur de 2,500 kilomètres, sans toute- 
fois qu'on ait fait entrer dans cette évaluation les 
contours des nombreuses baies, criques, golfes, îles et 
promontoires qui forment cette côte. La surface 
totale des lacs, on peut bien dire innombrables, ré- 
pandus dans l'intérieur du pays, est évaluée à 36,281 
kilomètres carrés et les cours d'eau y sont fort nom- 
breux aussi. Les choses étant ainsi, il est tout naturel 
que la pêche soit une des ressources alimentaires 
importantes des habitants de la Suède. 

La salure de l'eau et les autres circonstances 
naturelles des mers qui baignent les côtes varient 



180 GROUPE IX. 



beaucoup. L'eau de la côte ouest ressemble le plus 
à celle de la mer du Nord mais devieut daus le Sund, 
dans la mer Baltique et dans le golfe de Bothnie moins 
salée, et même presque douce. Il ressort de là que 
les pêcheries suédoises doivent différer beaucoup 
entr'elles, non seulement en ce qui a trait à l'espèce 
de poisson, mais aussi en ce qui se rapporte aux 
méthodes de pêche. 

Aux époques de la fin d'automne et en hiver, 
alors que les grands bancs de harengs passent le long 
des côtes du gouvernement de Bohus, la province 
côtière la plus septentrionale de la côte ouest, la 
pêche de ce poisson est très importante. C'est ainsi 
qu'il a été pris à la rèdre, à chaque saison, de 
1886 à 1896, de 1,269,231 jusqu' à 2,372,051 hecto- 
litres de hareng. La rèdre est un instrument de très 
grande dimension au moyen duquel on enferme 
le poisson dans les anses et les baies de la côte. 
Une partie du hareng capturé de cette manière est 
vendu ou exporté immédiatement, une autre est salée 
et le reste est employé pour la fabrication du guano 
ou de l'huile. Il a été salé jusqu' à 400,000 barils 
par saison de pêche. Ces dernières années la pêche 
du hareng sur les côtes du Bohuslân a été moins 
bonne. C'est ainsi que la pêche à la rèdre n'a donné, 
cette dernière saison, que 333,496 hectolitres vendus 
au prix total de 1,338,496 couronnes. Outre cet 
instrument de pêche on prend encore le hareng au 
moj^en de filets de fond qu' on promène au fond de 
l'eau. C'est de cette manière qu'il a été pris, pendant 
la dernière saison, dans la province ci-dessus mention- 
née, pour 288,190 couronnes de hareng. 

Pendant Fautomne on pêche le hareng au filet; 
sur la côte ouest, au sud du Bohuslân (Halland), 
dans le Sund, la mer Baltique et le long des côtes 
de plusieurs des provinces de la Baltique; ce genre 
de pêche se pratique déjà pendant l'été. Le poisson 
pris dans ces endroits est sensiblement plus petit que 
le hareng de la côte ouest et porte le nom de 
» hareng baltique» (strômming). On le pêche égale- 
ment au moyen de filets dormants de plusieurs sortes, 
dans les baies et les golfes de la côte, et aussi, sur 



GROUPE IX. 181 



une grande échelle, avec la rèdre, tantôt au prin- 
temps, tantôt en hiver, sous la glace. La pêche du 
hareng, tant d'une espèce que de l'autre, pour tout 
le reste de la Suède, moins le Bohuslân, doit donner 
un revenu annuel d'environ 2 millions de couronnes. 
Il n'existe pas de statistique pour toutes les pro- 
vinces ou pour tous les gouvernements, pas plus pour 
ce genre de pêche que pour plusieurs autres particu- 
lières à la Suède. 

Les pêcheurs du Bohuslân pratiquent leur in- 
dustrie en été, non seulement dans les eaux de leur 
propre province, mais encore dans celles plus éloignées 
de la mer du Nord et de l'Atlantique, au moyen de 
navires soit du type du cutter anglais, soit d'un type 
du pays, plus ancien. C'est ainsi que, pendant la 
dernière saison de pêche, 115 navires ont pratiqué la 
pêche au large. Cette pêche est celle de la morue, de 
la lingue ou lotte, du flet et de plusieurs autres espèces 
de poissons. Elle se pratique au moyen de lignes et 
le butin fait l'année dernière représente une somme de 
533,210 couronnes*. On pêche la morue et l'aigrefin 
dans le Cattegat et la morue, qu'on rencontre bien en 
avant dans la Baltique, jusque sur la côte ouest du 
Norrland, avec la ligne et le filet. Le produit total 
de cette pêche peut bien être de 600,000 couronnes 
par an. 

Parmi les poissons plats, la plie (Pleuronectes 
platessa), le turbot (Bothus maximus), la sole (Solea 
vulgaris) etc. font l'objet d'une pêche d'un bon rap- 
port dans la Baltique; on les prend soit au filet, soit 
à la rèdre. Il serait difficile de donner ici des chiffres 
précis sur le produit de cette pêche. On pêche encore 
sur la côte ouest le maquereau qui se prend à l'ha- 
meçon et au filet. Ce poisson a donné dans ces der- 
niers temps un rapport d'environ 500,000 couronnes 
par an. C'est encore dans le Bohuslân qu'on prend 
le mulet qui s'emploie dans les nombreuses fabriques 
d'anchois. La pêche du homard sur la côte ouest 
représente une valeur d'environ 250,000 cour, par an. 
Le crabe, la crevette etc. sont également capturés sur 
cette même côte. Quant à la pêche aux huitres dans 
le Bohuslân, elle est, à l'heure qu'il est, peu importante. 



182 GROUPE IX. 



Le long des côtes du Siind et dans les parties 
méridionales de la Baltique, jusqu'à une certaine 
distance au nord de Stockholm, on pratique la pêche 
à l'anguille avec des nasses; cette pêche est d'une 
certaine importance. La quantité de ce poisson qui 
se pêche annuellement de cette manière s'élève à 
500,000 ou 600,000 kilogrammes, dont la plus grande 
partie est exportée vivante en Allemagne. Le prix 
courant est d'une cour, par kilog. 

On pêche le saumon en mer soit au filet de 
fond ou à la longue ligne, en pleine mer, soit avec 
des nasses de différentes formes, le long des côtes. 
Le produit de cette pêche a été, par exemple, en 
1896 de 300,000 couronnes en chiffre rond, dont 
230,000 pour la Baltique seule. 

Dans l'archipel suédois de la Baltique on prend 
en grande quantité, outre l'anguille et le saumon, 
plusieurs autres espèces de poissons d'eau douce, 
comme par exemple le brochet, la perche, la brème, 
le hautin, les corégones blanchâtres, etc. Dans l'archipel 
de Stockholm on ne compte pas moins de 21 espèces 
différentes de poissons d'eau douce. 

Nous avons déjà parlé des plus grands navires de 
pêche du Bohuslân. Dans les provinces de Halland, 
de Scanie, de Blekinge et de l'île de Gotland on em- 
ploie un grand nombre de bateaux de pêche pontés, 
moins grands, quoique tout à fait capables de tenir 
la mer. Plusieurs de ces embarcations de 10 à 20 
tonnes de tirant d'eau, sont des bateaux à réservoirs, 
ou des bateaux-viviers. Du reste on pratique égale- 
ment la pêche en mer avec des bateaux non pontés. 
Les pêcheurs sont en général propriétaires de leurs 
embarcations et de leurs instruments de pêche, à 
quelques exceptions près, et ils se partagent les pro- 
duits de la pêche commune. 

La pêche au saumon dans les cours d'eau de la 
Suède fournit un revenu annuel de 800,000 à 
1,000,000 de couronnes. La quantité totale de pois- 
son pris doit s'élever en moyenne à près de 600,000 
kilog., le saumon pris dans les grands lacs non com- 
pris. Les méthodes en usage pour prendre ce poisson 



GROUPE IX. 183 



dans les cours d'eau varient beaucoup. La plus ^rande 
quantité se vend frais, dans la glace. 

La pêche dans les lacs intérieurs de la Suède ne 
se pratique qu'en partie par les pêcheurs de profes- 
sion. Il n'existe pas encore de statistique quelque 
peu complète de ce que cette pêche peut produire 
dans son ensemble. Évaluée au plus bas, la pêche 
sur le Venern, le plus grand lac de la Suède, 
doit bien être d'une valeur annuelle de 200,000 à 
300,000 couronnes, celle du Maelar 140,000, celle du 
Vettern 100,000 couronnes, etc., etc. Le commerce du 
poisson d'eau douce joue un très grand rôle dans les 
conditions de l'existence d'une grande partie de la 
population du royaume, surtout par l'appoint direct 
qu'il apporte à l'alimentation. 

Les principaux poissons des lacs et des cours 
d'eau suédois sont le brochet, la perche, la brème, la 
lotte, le sandre, le hautin, les corégones (blanchâtres), 
l'anguille et l'ide. Dans certains lacs, particulièrement 
dans ceux du nord, on trouve la salveline, la truite 
et l'ombre. Ces deux derniers poissons abondent égale- 
ment dans les cours d'eau du nord et les sportsman 
amateurs en font volontiers l'objet de leur pêclie. Dans 
la moitié méridionale de la Suède on prend beaucoup 
d'écrevisses dont une grande partie est exportée. 

Les méthodes de pêche usitées dans les lacs 
sont d'une grande variété, cependant les instruments 
les plus employés sont le filet, la seine, la nasse, la 
ligne de fond et la ligne dormante. 



F. Trybom. 



184 GROUPE X. 



ALIMENTS. 

Farine. Depuis les temps les plus reculés on 
trouve dans toutes les parties du pays une grande 
quantité de moulins à eau et à vent, au moyen des- 
quels la population de la contrée avoisinante fait moudre 
son grain. Mais depuis qu'on a adopté la vapeur à 
l'industrie des moulins, celle-ci a, en j3artie, changé 
de caractère. Aux grands établissements de moulins 
à vapeur, installés de préférence dans les centres 
commerciaux, s'est nécessairement affilié le commerce 
des farines, et désormais les agriculteurs préfèrent 
assez souvent vendre leurs blés et s'approvisionner de 
farine auprès du plus proche débitant. 

Ces dernières années on a établi plusieurs grands, 
moulins à cylindres qu'on a pourvu de machines des 
plus récentes inventions. Voici les plus grands éta- 
blissements de ce genre: Svanberg & C:ie, Wenn- 
berg & Ramstedt, Le mouli7i de Saltsjô, Le moulin 
'i>Les trois couronnes-)^ , tous à Stockholm ou dans ses 
environs; Le moulin à vapeur de Kalmar, dans la 
même ville; Le grand moulin à cylindres de Malmo, 
Le moulin à vapeur français de Malmô et Le Moulin 
à vapeur de Gothembourg. 

Bière. Autrefois on ne préparait en Suède que 
de la bière guillée, mais depuis 1844, c'est à dire 
depuis qu'on à adopté la méthode bavaroise dans la 
fabrication, la bière fermentée est la plus en usage et 
la bière guillée, appelée bière suédoise, est d'une con- 
sommation très restreinte. Il y a en Suède plusieurs 
espèces de bières fermentées: la bière de conserve, 
la bière de pilsner et la petite bière sont les plus 
consommées. De ces différentes espèces la bière de 



J 



GROUPE X. 181 



conserve est celle qui contient le plus d'alcool: à peu 
près 5Yj %', et la petite bière, la plus faible, n'en 
contient que 2 à 3 %. Le porter (stout) est une 
boisson à base de malt fortement fermenté, qui con- 
tient une forte proportion d'extrait et jusqu'à 9 % 
d'alcool. Tout ce qui se rapporte à l'installation tech- 
nique des brasseries a fait ces derniers temps des 
progrès remarquables, et l'on pourrait presque dire 
que dans les grands établissements ces derniers 20 
ans ont apporté dans le procédé de fabrication une 
transformation radicale. Ceci est vrai surtout en ce 
qui regarde la fermentation, et dans toutes les grandes 
brasseries on se sert maintenant du ferment purifié 
d'après la méthode Hansen. On est obligé d'importer 
à peu près tout le houblon nécessaire à la fabrication 
de la bière. La consommation de toutes les espèces 
de bière s'élevait en 1880 à 24 litres par tête, en 
1890 à 40 et en 1898 à plus de 51 litres par tête, 
sans compter les i)arties de la petite bière qui se 
font encore à domicile dans certaines contrées du 
pays. Les boissons à base de malt ne sont soumises 
à aucun impôt spécial. 

Parmi les plus grandes brasseries il faut citer: 
la Brasserie St. E?Hk et la Brasserie Miinchen, toutes 
les deux à Stockholm; D. Carnegie & C:ie et Pripp 
(ù Fils à Gothem bourg, et la Soc. anoii. de la brasserie 
de Malmô, dans la ville de ce nom. 

Eau de vie. Pour la fabrication de l'eau de vie 
on se sert principalement de pommes de terre et de 
céréales, et ces derniers temps on en fait aussi avec 
de la mélasse et des betteraves. La fabrication est 
autorisée dans la règle pendant les 7 mois de l'année, 
1 octobre — 1 mai, et à titre exceptionnel pendant les 5 
autres mois, mais seulement en combinaison avec la 
préparation du levain. Les nouvelles distilleries 
sont en général munies d'appareils à drèclie de con- 
struction moderne, et presque toutes les distilleries 
suédoises sont pourvues de machines à vapeur. Les 
plus importantes distilleries fabriquent jusqu'à 4,000 
hectolitres d'alcool par an. Le nombre des distilleries, 
qui en 1870 et 1871 s'élevait à 443, a subi depuis 
lors une réduction considérable, de sorte qu'en 1897 



186 GROUPE X. 



et 1898 il n'y en avait plus que 126, et pourtant la 
production a été la même. 

La fabrication de l'eau de vie se fait surtout dans 
la partie la plus méridionale du pays. Elle est taxée 
à raison de 50 ôre par litre pour une force d'alcool 
de 50 %■, dite force normale. L'eau de vie crue, qu'on 
obtient dans les distilleries, est soumise à une nouvelle 
distillation ainsi qu'à une purification au charbon, de 
sorte que la qualité, consommée en Suède, est à peu 
près exempte d'impuretés. Le commerce en gros de 
l'eau de vie est entièrement libre pour les quantités 
de 250 litres et plus de force normale d'alcool. 
L'exercice de la vente en détail, qui ne peut de- 
scendre au-dessous d'un litre, et celui de la vente au 
débit, sont frappés de droits et soumis à des règle- 
ments en rapport avec le soi-disant » système de 
Gothembourg». Ce système prescrit par ex. que l'eau 
de vie vendue en détail doit contenir une force d'au 
moins 40 % du volume d'alcool. 

Au commencement du XIX:ième siècle la consom- 
mation d'eau de vie était considérable, mais pendant 
les dernières 50 années elle a subi une forte diminution. 
La consommation par tête de toutes les boissons di- 
stillées, y compris le » punch» et les liqueurs, donne 
les chiffres suivants: 1870: 10,3, 1880: 8,1, 1890: 7,0, 
1895: 6,9, 1898: 8,0 litres à 50 % d'alcool. 

L'eau de vie dénaturée, c'est à dire l'eau de vie 
à laquelle on a ajouté certaines substances pour la 
rendre imbuvable, jouit d'un retour d'impôt, et peut 
en certains cas être vendue librement. 

Le punch est une liqueur particulière à la Suède, 
composée d'arack, d'eau et de sucre. On considère 
qu'un certain temps de cuvage raffine le goût de cette 
boisson. Le punch contient dans la règle 24 — 25 % 
d'alcool. 

Chocolat & sucreries. Cette industrie a pris un 
essor considérable pendant le courant des dix der- 
nières années. Les plus grandes fabriques sont: 
Cloetta frères et la Soc. anon. pour la fabrication de 
chocolat et de sucreries de Hultman, toutes les deux 
à Malmô. 

Sucre. Les premières raffineries de sucre de 



GROUPE X. 187 



betteraves furent fondées en 1837 — 38, c'est à dire 
il y a plus de 60 ans. Mais ce ne fut que 50 ans 
après, au commencement de 1880, que cette industrie 
prit pied dans le paj^s. Il y a actuellement 16 raf- 
fineries et 3 stations pour l'extraction de jus de 
betteraves, toutes situées en Scanie à l'exception de 
deux. La contenance en sucre des betteraves s'est 
progressivement élevée de 11,02 % pour l'année 1873 — 
1874 jusqu'à 13,94 % pour l'année 1898 — 1899. 
La récolte des betteraves varie un peu, mais donne 
dans la règle entre 28 à 30 tonnes par hectare, 
c'est à dire un peu plus qu'en France. Les fabriques 
suédoises sont, en ce qui regarde leur organisation 
technique, à la hauteur de toutes les exigeances mo- 
dernes, et les plus grandes peuvent consommer plus 
de 1,000 tonnes de betteraves par 24 heures, correspon- 
dant à plus de 120,000 kilogr. de sucre brut. Les 
fabriques terminent généralement leur exploitation en 
moins de 4 mois. 

Il faut chercher la principale raison du développe- 
ment rapide de cette industrie dans l'ardent système 
de protection dont elle a bénéficié. L'impôt ne monte 
qu'à la moitié des droits par kilogr. de sucre brut 
et de plus la contenance en sucre des betteraves est 
calculée fort bas. Depuis 1896 on compte que les 
betteraves donnent 10,5 % de sucre brut, tandis que 
ces dernières années elles en ont donné jusqu'à plus 
de 12 %. 

Le sucre brut est soumis à un droit de 23,5 ore 
par kilogr.; l'impôt sur les betteraves s'élève à 12 cour. 
33 ôre par tonne. 

Les betteraves de l'île de Gotland contiennent 
plus de sucre que celles du continent. 

La production de sucre dans le pays peut main- 
tenant pleinement satisfaire à la consommation indi- 
gène et même donner lieu à une exportation, mais 
l'État ne voulant octroyer aucune prime d'exportation, 
les fabriquants tiennent la production un peu au 
dessous de la consommation, pour ne pas entrer en 
concurrence les uns avec les autres. 



188 



GROUPE X. 



L'état de l'industrie du sucre suédois ressort pleiuement 
du tableau suivant: 







Suède 






France 


Allemagne 




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^ 


1894—96 


17 


36,969 


11,60 


367 


19,44910,44 


405 


35,854 


12,15 


1895—96 


18 


31,479 


11,75 


356 


25,201 


11,55 


397 


29,402 


13,11 


1896—97 


19 


46,855 


11,86 


358 


18,896 


10,40 


399 


34,390 


12,66 


1897—98 


19 


37,691 


12,42 


344 


18,610 12,08 


402 


34,075 


12,79 


1898—99 


19 


25,312 


12,33 


344 


17,749 


12,77 


402 


30,210 


13,36 



La consommation de 
sucre brut, était: 1880: 8,8( 
par tête. 



sucre et de sirop, calculé comme 
kg., 1890: 13, G2 kg., 1898:19 kg. 



L'Amidon est principalement tiré de la fécule des 
pommes de terre et du riz. Les grandes fabriques 
emploient cette dernière matière, tandis que les petites se 
servent de pommes de terre et exercent généralement 
cette industrie en connexion avec l'agriculture. Les 
fabriques suédoises peuvent maintenant satisfaire aux 
besoins en amidon du pays aussi bien qu'en ses 
dérivés, comme la glucose, la dextrine et le sagou. 

Garda, fabrique d'amidon de riz près de Gothem- 
bourg; produit de l'amidon de riz, des macaronis, du 
sagou, de la dextrine, etc. 

Râppe, près de Vexio, n'emploie que de la fécule 
de pommes de terre, la plus grande fabrique de ce genre. 



GROUPE X. 189 



Svartvik, près de Stockholm, travaille le riz pour 
ramidon et la glucose. 

Margarine. Dès le commencement de 1880 on 
fabrique la maroarine en Suède. De débuts insigni- 
fiants cette industrie s'est fortement développée, mais 
la production ne répond pourtant pas à la consomma- 
tion indigène, de sorte que la Suède est forcée d'en im- 
porter des quantités considérables. La fabrique de 
margarine de Pellerin à Gothembourg et celle cVAr- 
boga sont les principales de ce genre. 

Conservation du poisson. La pêche est très 
abondante sur la partie de la côte occidentale de 
la Suède qui communique avec la Mer du Nord par 
le Cattégat et ses golfes. Elle porte principalement 
sur la morue, le maquereau et le hareng. Le poisson 
est en partie vendu frais, en partie séché, salé, fumé, 
conservé dans l'huile ou mariné. Le procédé du 
fumage s'applique le plus souvent à la morue, et le 
poisson séché est connu dans le commerce sous le 
nom de klippfisch ou de stockfisch selon qu'il est 
séché sur des rochers exposés au soleil ou sur des 
derches. Du poisson sec, réduit en poudre, on prépare 
des tablettes de poisson. Pour la salaison on se 
sert principalement du maquereau et du hareng, dont 
il existe plusieurs variétés, comme le hareng gras, le 
hareng commun, etc. Le procédé du fumage s'app- 
lique surtout au saumon, et le saumon fumé de Halm- 
stad est considéré comme une délicatesse. La con- 
servation à l'huile, à la mode des sardines, est peu 
usitée, mais le marinage ou la conservation de petits 
harengs, comme anchois, forme une industrie impor tante, 
dont le siège principal est Lysekil, station de bains 
de mer bien connue. L'anchois est livré au com- 
merce sous plusieurs formes, appropriées aux diffé- 
rents goûts du public. Il est débité en caques ou 
bien en boîtes de fer blanc soudées et constitue un 
article d'exportation considérable. On prépare du 
guano avec le déchet des stations de salage, et les 
années de bonne pêche on presse de l'huile de hareng 
frais, dont le résidu est employé comme engrais. 

La pêche des lacs et la pêche dans la Baltique 



190 



GROUPE X. 



sont aussi très lucratives, mais ne constituent guère 
d'industrie spéciale. 

Ces dernières années la compagnie Pî^omotor a 
introduit dans le commerce des machines spéciales, 
inventées par M. Ekenberg, pour le vidage et le triage 
du poisson. 

Huileries. On cultive quelque peu le lin en 
Suède, mais la quantité de graine, qu'on en retire, est 
fort minime de même que celle de la graine de navet; 
cependant plusieurs fabriques font de l'huile de lin et de 
navet, dont elles importent de l'étranger la plus grande 
partie de la matière première. Ainsi en 1898 on 
récolta 25,505 hectolitres de graines de lin et de 
chanvre, tandis que l'importation s'éleva simultané- 
ment à 136,467 décitonnes de graines de lin, de navets 
et de colza. Les huileries de Môlndal, près de Go- 
thembourg, et de Hen7'iksborg, près de Stockholm, pro- 
duisent des huiles grasses et des tourteaux d'huile. 

On fabrique des machines et des instruments: 

pour les moulins: à Arboga, à Morgârdsham- 
mar en Dalécarlie, aux ateliers mécaniques de Sôder- 
blom à Eskilstuna; 

pour les brasseries: aux ateliers de Ltidvigs- 
bei'g et de W. Wiklund à Stockholm: 

pour les distilleries: aux ateliers mécaniques 
de Ljunggren à Kristianstad et de Svedala; 

pour les sucreries: aux ateliers mécaniques 
de Kockum à Malmô. 



L'importation et l'exportation de ces machines se 
répartissaient comme suit eu 1898: 



Machines à moulins, pour pressoirs à huile, 
chocolat, boulangeries et confiseries 

Machines à sucre, amidon, levain, eau de vie, 
bière, eau minérale et margarine 



Importa- 
tion 

Couronnes 



500,000 
1,558,000 



Exporta- 
tion 

Couronnes 



14,000 
21,000 



GROUPE X. 



191 



Production, importation et exportation pour Pannée 1898. 



Fabri- 
ques 



Cliai'cuteriu 

Poissons conservés 

Margarine 

Porc (abattoirs) .. 

Pain 

Bisquit 



Levain 

Extrait de malt 

Malt 

Farines & grains ... 

Amidon 

Chocolat & Cacao... 

Glucose 

Torréfaction du café 

Succédané du café. . . 

Bonbons 

Conserves 

Macaroni & Sagou . . . 

Sucre brut de bet- 
teraves 

Sucre raffiné 

Eau de vie 

Boissons à base de 
malt 

Eaux minérales & 
boissons rafraichis 
santés 

Punch 

Vins & sirops 

Vinaigre 



Ou- 
vriers 



Produc- 
tion 

Couronnes 



Importa- 
tion 



Exporta- 
tion 



Couronnes ' Couronnes 



29 


286 


63 


1,091 


7 


221 


9 


126 


29 


651 


3 


107 


11 


146 


2 


3 


289 


581 


1,417 


4,243 


79 


399 


9 


470 


4 


27 


5 


25 


15 


83 


32 


546 


5 


70 


6 


60 


16 


4,293 


10 


2,782 


130 


847 


473 


5,899 


213 


662 


101 


193 


21 


42 


14 


90 



3,589,000 

1,682,000 

4,440,000 

3,632,000 

4,778,000 

347,000 

1,861,000 

28,000 

10,192,000 

71,321,000 

1,293,000 

1,479,000 

286,000 

349,000 

321,000 

2,849,000 

317,000 

407,000 

33,555,000 
46,668,000 
32,337,000 

28,481,000 



687,000i 
9,572,000 

827,000 
5,526,000 

\ 78,000 

32,000 

352,000 

3,241,000 

63,000 

160,000 

13,000 

\ 70,000 

382,000 

1,593,000 

53,000 

110,000 

58,000 

3,096,000 

139,000 



2,080,000 

3,391,000 

276,000 

350,000 



45,000 

4,306,000 
9,000 



255,000 
7,641,000 
63,000 
1,914,000 

49,000 

3,000 

13,000 
569,000 

103,000 
2,000 



37,000 

230,000 

4,000 



34,000 
4,000 



15,000 
87,000 

19,000 



Â. G. Ekstrand. 



192 GROUPE XI. 



MINES. — METALLURGIE. 



I. EXPLOITATION DES MINES. 

Les conditions géologiques de la Suède se carac- 
térisent par la présence prédominante de la plus an- 
cienne et de la plus récente des étages géologiques. 
Ainsi la roche appartient avant tout à la formation 
primitive, tandis que sa surface onduleuse et irrégu- 
lière est recouverte de couches meubles qui appartien- 
nent à la période quaternaire. 

Parmi les espèces de roches, qui se présentent 
dans la formation primitive, les gneiss et les granits 
tiennent la plus grande place. Pourtant, il existe 
d'autres espèces de roches, spécialement une partie 
sédimentaire, d'un grain très fin comme la granulite, 
le »hâlleflinta» (pétrosilex), le quartzite, le micaschiste, 
le calcaire cristallin, auxquels il faut accorder une 
attention d'autant plus grande que ces roches ren- 
ferment les minerais les plus importants, soit de fer 
soit d'autres métaux de la Suède centrale. De même 
les gneiss, qui forment la ceinture de ce territoire, 
fournissent des minerais. La région minière de la Suède 
centrale forme un territoire de près de 15,000 kil. c. 

Un autre territoire minier, appartenant à la même 
formation, est celui de la Laponie, au nord de la 
Suède. Il contient des mines de cuivre et de fer, 
et ces dernières sont les plus grandes de la Suède, 
quoiqu'une seule d'entre elles, celle de Gellivare, 
soit exploitée actuellement. D'autre part, à Kiiruna- 
vaara, Luossavaara et Svappavaara, on prépare l'ex- 
ploitation sur une grande échelle. 



GROUPE XL 193 



Un autre groupe de roclies, appartenant à la 
même formation, se présente encore, tout spécialement 
important au point de vue de l'exploitation de la 
pierre; ce sont les diorites, les diabases, les liypérites 
et les gabbros, appelées vulgairement par les gens du 
métier «granits noirs». Il faut aussi mentionner que 
la seule grande mine de fer du sud de la Suède, 
Taberg, est située dans un massif d'hyperite. 

En Suède les recherches géologiques et le levé 
des cartes ont commencé en 1858, par le Service de 
la carte géologique de la Suède (Sveriges geologiska 
undersokning). Ce travail a porté, en partie, sur les 
cartes géologiques (échelle V^, ,„„ et V^oooûo)^ cartes 
départementales, cartes générales et cartes spécielles 
(accompagnées de descriptions); en partie sur la pu- 
blication de traités de géologie pratique, ou de mé- 
moires purement scientifiques, etc., et dont les travaux 
figurent en partie dans l'exposition du groupe XI, 
organisée par le dit service. 

Relativement à l'extraction du minerai en Suède 
il est à noter qu'elle s'est faite très longtemps dans 
des chambres ouvertes d'après la méthode par gradins 
droits avec tous ses inconvénients en éboulements et 
en minerai laissé sur place, mais depuis que les mé- 
thodes par remblais ont été adoptées en 1858 à Àm- 
meberg, et que, en 1869, les mines de Dalkarlsberg 
ont suivi l'exemple, ce mode d'extraction a été intro- 
duit en différents endroits. Néanmoins, on extrait 
encore environ 80 % des minerais de fer d'après la 
méthode par gradins droits. 

La perforation se faisait soit à la main, avec la 
massette et le fleuret d'acier, soit avec les perforatrices 
à air comprimé (Schram et Rand), soit avec des 
perforatrices électriques (Siemens & Halske, Marvin). 
On fait généralement sauter les roches à l'aide de 
matières explosives nitroglycérinées. 

Dans plusieurs endroits le triage du minerai de 
fer se fait à l'aide de trieuses magnétiques (Wenn- 
strôm), et pour la séparation du minerai on emploie 
à Svartôn et à Herrâng les appareils magnétiques 
d'enrichissement. 



13 



194 GROUPE XI. 



Pour la recherche des terrains métalHfères, surtout 
celle des filons de fer, on se sert d'un instrument 
magnétique (Thalén et Tiberg) et à côté des travaux 
de galerie et de foncement on se sert souvent de per- 
foratrices au diamant. On peut mentionner aussi que 
de semblables perforatrices s'emploient avec succès 
pour les recherches d'eau potable dans nos montagnes. 

Les propriétaires de mines du pays ont à établir 
des cartes géodésiques et minéralogiques en se servant 
de la méthode de levée suédoise, à l'échelle de Y^^^ 
pour les mines métallifères et à Yi 500 POur les mines 
de houille dont ils doivent remettre un exemplaire au 
Bureau des cciî^tes de mîjies (Grufkartekontoret). 



LES MINERAIS. 

Minerais de fer. — Pour le moment les minerais 
de fer sont les plus importants de la Suède. Parmi 
ceux qu'on extrait il y a le magnétite (fer oxydulé 
magnétique^, le fer oligiste (peroxyde de fer) et les 
minerais de lac et de marais, ces derniers en très 
petite quantité. Le rendement en 1898 était: 

2,064,010 tonnes de magnétite, 
238,536 » » fer oligiste, 

368 » » minerais de lac et de 
marais ; 



2,302,914 tonnes. 

Dans ce total la province de Norrbotten entre à 
elle seule pour 867,649 tonnes. 

Le nombre d'hommes employés était de 9,274. 
Le pourcentage de minerais extraits de 57.7 %. 

La superficie du minerai de fer dans toute la 
Suède a été évaluée en 1897: 

Territoire de la Laponie 980,000 m. c, 

Suède centrale 332,144 » 

Suède méridionale (Taberg) 260,000 » 

Sup. totale 1,572,144 m. c. 



GROUPE XI. 195 



Les chiffres ci-dessous donnent un aperçu de 
l'extraction du minerai et de l'importance de l'expor- 
tation durant les dernières années. 



, , „. . ... }s ombre d ou- ,,. . ., 

Année. Minevdis extraits. , , Minerais exportes, 

vriers emptoijes. '■ 

1890 941,241 tonnes 6,335 tonnes 187,732 tonnes 

1895 1,904,662 » 7,644 » 800,452 » 

1898 2,302,914 » 9,274 » 1,439,860 

En fait de minerais de fer il y en a qui contien- 
nent du quartz, du calcaire et qui sont fusibles par 
eux-mêmes. On sait que les minerais de fer de Suède 
se distinguent par leur petite teneur en phosphore, 
mais il y en a aussi qui en contiennent beaucoup; 
ceux-ci sont toutefois peu utilisés dans le pays mais 
plutôt exportés. Jusqu' à présent, il n' y a que 
deux terrains miniers de cette catégorie, qui aient 
été exploités, Grdngesherg dans le centre et Gellivare 
dans le nord du pays, mais en raison de son adapta- 
tion particulière à la méthode basique son exploitation 
deviendra sous peu prospère, dans les nouveaux ter- 
rains miniers du nord, dont les principaux ont déjà 
été cités. Parmi ceux-ci, Gellivare, Liiossavaara et 
Kiirunavaara sont représentés à l'exposition actuelle. 

C'est dans les mines de fer de la Laponie que 
le rendement de fer des minerais est le plus élevé 
c. à. d. de 60 à 65 %. Les mines du centre don- 
nent de 50 à 60 %. Les mines de Taberg ne don- 
nent que 32 % environ. Cela, joint à la présence assez 
considérable de titane, fait que l'exploitation en grand 
de ce minerai devient difficile. 

Autres rainerais. Les autres minerais qui se 
présentent en dehors du minerai de fer sont ceux de 
cuivre, d'or, de plomb et d'argent, de zinc, de man- 
ganèse, de cobalt et de nickel. 



196 GROUPE XI. 



Rendement et exportation en 1898: 

Minerais extraits. Minerais exportés. 

Cuivre 23,335 tonnes 1,002 tonnes 

Zinc 61,627 » 49,597 » 

Plomb et argent 6,743 » 1 

Or 2,136 » 2,407 » 

Manganèse 2,358 » J 

Le total des ouvriers est de 2,286. 

Pour quelques unes des régions minières les plus 
importantes les chiffres sont en 1898 comme suit: 

Gellivare. 

Superficie 200,000 m. c. 

Extraction 863,809 tonnes 

Mineurs 1,833 

Les couches de fer oligiste et de magnétite ont 
jusqu' à 70 mètres de largeur. Le minerai est trié 
en qualités différentes d'après sa teneur en phosphore. 

Minerais exportés. 

Grcbigesherg. 

Superficie 90,000 m. c. 

Extraction 614,537 tonnes 

Mineurs 1,373 

La superficie du terrain exploité en vue de l'ex- 
portation est des '/s ^^ ^^ superficie totale de l'ex- 
ploitation. Actuellement l'exportation entre pour 85 X 
dans l'exploitation totale. 

Noî^berg. 

Superficie 30,000 m. c. 

Extraction 144,241 tonnes 

Mineurs 669 

Dannemora. 

Superficie 12,500 m. c. 

Extraction 49,380 tonnes 

Mineurs 306 



GROUPE XI. 197 



Ce minerai se distingue par l'absence de phos- 
phore (0.0 2 à 0.00 3 %). 

Persberg. 

Superficie 10,000 m. c. 

Extraction 33,366 tonnes 

Mineurs 291 

Minerai presque dépourvu de phosphore. 

Mi7ie de Faliin. 

Extraction 15,918 tonnes 

Mineurs 260 

Minerai de cuivre mélangé d'or et d'argent. 

Mines d'Âmmebeî^g. 

_ . (Minerai de zinc 29,091 tonnes 

Extraction , , ^^^ 

I » » plomb 50 D » 

Mineurs 641 

Mines de Sala. 

„ , ,. f Minerai de plomb et d'argent 2,133 tonnes 
Extraction ; . /? a^o 

(^ » » zinc 6,068 » 

Mineurs 100 » 

Parmi les régions minières non encore exploitées, 
il y a lieu de citer, en première ligne Kiirunavaara 
et Luossavaara, mesurant l'une 376,000 m. c. de su- 
perficie et l'autre 54,000 m. c. avec des couches d'en- 
viron 3,500 mètres de longueur sur 150 mètres de 
largeur dont le minerai contient une riche proportion 
de fer. 

AUTRES PRODUITS DES MINES. 

La houille et l'argile réfractaire sont extraites 
à Hôgands, à Bjuf, à Skromberga et à d'autres en- 
droits, tous situés dans la partie la plus méridionale 
du pays. Le rendement et l'importation de ces der- 
nières années ressortent des chiffres suivants: 

Année. Houille. Argile réfractaire. 

Rendement. Importation. Rendement. 

1890 187,512 tonnes 1,482,946 tonnes 126,003 tonnes 

1895 223,652 » 1,911,629 > 120,385 » 

1898 236,277 » 2,392,451 > 131,391 

Nombre de mineurs employés: 1,663. 



198 GROUPE XI. 



Feldspath. 

Extraction 20,737 tonnes 

Mineurs 304 

Graphite et Pyrite de fer. 

Extraction (J^! ^^''''^' (graphite) 

(386 » (pyrite de fer) 



EXPLOITATION DE LA PIERRE. 

La plupart des espèces de roches, que la Suède 
produit, conviennent à la construction et à la décora- 
tion. Une grande partie des granits, des » granits noirs», 
des calcaires, des grès et des ardoises du pays sont 
par suite exploités, spécialement dans les provinces 
de Çohus, Halland, Scanie, Blekinge, Ostrogothie et 
Upland. Parmi les calcaires, il faut citer le marbre 
verdâtre de Kolmârden qui, entre autres, a été employé 
dans l'intérieur de l'opéra de Paris. 

Dans les pierres polies, on trouve le porphyre 
d'Elfdalen, de différentes couleurs, qui mérite une 
mention tout spéciale. 

Le rendement et l'exportation des pierres de 
toutes espèces sont indiqués comme suit: 

Valeur du rendement. 
Année. Carrières. Taillage et polissage Valeur de 

de la pierre. l'exportation. 

1890 — cour/== 1.213.385 cour.* 3.684.268 cour.* 

1895 — » 4.411.114 » 5,261,120 » 

1898 1.093.651 » 7.656.657 » 8.836,059 » 

A l'exposition, notre section montre de beaux 
spécimens de pierre; une partie vient de Gi^afvers- 
fors; une autre de la Société anonyme de V industrie 
de granit suédoise, qui expose un superbe portique 
de granit. 

Parmi les autres maisons suédoises dans cette 
branche, il convient de nommer V:ve C. A. Kullgren 
et la Société anonyme des carrières de Halmstad. 



Couronne = 1.3 o franc. 



GROUPE XI. 199 



IL METALLURGIE DU FER. 

L'exploitation du fer date de bien longtemps, 
et il faut remonter loin dans les temps préhisto- 
riques pour trouver son origine. Les recherches 
archéologiques permettent d'affirmer que le fer était 
connu en Suède près de 500 ans avant J. C. Pen- 
dant près de 2,000 ans on a extrait directement le 
fer malléable du minerai qui ne s'extrayait que des 
minerais de lac et de marais. Ce produit ainsi extrait 
était appelé osmu7id; il a été, pendant des centaines 
d'années, l'objet d'un important commerce avec l'étran- 
ger, tout en servant de monnaie dans le pays, pen- 
dant les temps de disette. 

Évidemment ce procédé était avantageux en ce 
qu'il permettait d'obtenir, même de minerais assez 
phosphores, une matière dure et résistante, mais d'un 
autre côté, cette méthode était si peu économique que 
le progrès s'imposait. La transition à la nouvelle 
méthode pour la fabrication de la fonte et de son 
affinage en fer forgé mit bien du temps à être in- 
troduite et ce n'est guère que vers le milieu du 1 7^^'"^ 
siècle que la méthode parait avoir été définitivement 
adoptée partout. 

Alors seulement le minerai non phosphore de la 
Suède parait avoir été en honneur, car il était aussi 
impossible d'éviter la présence du phosphore dans la 
fonte qu'il était impossible d'en diminuer la quantité 
avec les procédés employés d'affinage (forge allemande 
et forge valonne). 

Lorsqu'à la même époque à l'étranger on fut forcé 
de passer du procédé direct au procédé indirect, 
d'abord parce qu'on manquait de minerai pur, ensuite 
parce qu'on était obligé de se servir des combustibles 
sulfureux — le fer suédois prit en peu de temps 
une importance inattendue sur le marché du monde. 

Cette période de grandeur, si l'on peut s'exprimer 
ainsi, dura jusqu'au moment où un anglais, Cort, 
découvrit à la fin du 18'^™^ siècle la méthode du pudd- 



200 GROUPE XI. 



lage, procédé par lequel on peut obtenir même d'un 
minerai phosphore un fer de qualité moyenne avec 
des combustibles fossiles. 

Ce fut un grand coup pour la sidérotechnie 
suédoise, le pays ne possédant pas de houille, mais 
grâce à l'élan donné alors à toutes les industries, notre 
pays n'eut pas à souffrir du manque d'acheteurs. 

C'est surtout à l'introduction du procédé de 
puddlage basique, en 1820, que nos transactions mé- 
tallurgiques subirent une sérieuse atteinte, l'étranger 
pouvant produire lui-même le fer nécessaire aux 
produits plus délicats. La Suède dût alors chercher 
un moyen plus économique pour extraire le fer du 
minerai non phosphore et on trouva ce moyen dans 
la méthode anglaise de Lancashire, qui fut introduite 
dans le pays en 1830 et perfectionnée par G. Ekman 
qui construisit en 1842 un four de soudage au gaz 
approprié à nos combustibles et nécessaire pour l'avenir 
de cette méthode. 

Pendant plus de cinquante ans la méthode de 
Lancashire a eu le dessus en Suède, car ce n'est 
qu'en 1895 que la production de l'acier a surpassé 
celle du fer. 

Quant à la méthode Bessemer il est à remarquer 
que, grâce à l'énergique initiative du Consul G. F. 
Gôrajisson, la Suède fut le premier pays, où des 
lingots d'acier de bonne qualité ont été produits 
par cette méthode en 1858. Sans cette intervention 
l'introduction de la méthode Bessemer eut au moins 
été retardée. 

La méthode acide de Bessemer, dont les bases 
furent promptement établies à l'usine de Sandviken, 
s'est développée peu à peu en Suède, oîi le minerai 
s'approprie très bien à cette méthode. 

La méthode acide de Martin fut introduite à 
Munkfors (Société anonyme d'Uddeholm) en 1868, 
et après ce temps cette méthode fut adoptée en plusieurs 
endroits. 

Bien que le besoin d'un procédé basique d'affi- 
nage n'eut pas autant de raison d'être en Suède 
qu'à l'étranger, celui-ci a pourtant, vers 1890, été 



GROUPE XI. 201 



introduit chez nous, et a pris, ces ] dernières années, 
une grande importance. 

La méthode basique de Bessemer n'est employée 
qu'à Domnarfvet (Société anonyme de Stora Koppar- 
bergs Bergslag) où l'on se sert de cette méthode 
pour le minerai phosphore de Grângesberg; mais 
la méthode basique de Martin est déjà adoptée dans 
plusieurs des principales usines du pays. Il est 
l^^obable que la méthode basique de Martin sera avant 
longtemps le procédé le plus employé pour l'affinage 
du fer très malléable, tandis que la méthode acide de 
Martin est tout indiquée pour obtenir de l'acier de 
haute qualité de nos minerais purs et la méthode acide 
de Bessemer de plus en plus abandonnée. 



FONTE. 

Pour ce qui est de la fonte, elle s'obtient en 
Suède avec le charbon de bois. Ce combustible est 
essentiellement produit de sapin et de pin. 

La carbonisation se fait surtout en meules, mais 
depuis 1830 on la fait aussi dans les fours, procédé qui 
a été adopté dans quelques endroits. Il faut à ce sujet 
nommer la grande exploitation de carbonisation, d'après 
le système de E. J. Ljungberg, à Domnarfvet. Le 
bois pour cette usine est amené par les rivières de 
très loin et les produits dérivés sont le goudron, 
l'esprit de bois et l'acétate de chaux, qui se fabriquent 
d'une manière très rationelle. 

Presque tout le minerai est calciné au préalable 
dans les fours à gaz de Westman afin de débarrasser 
le minerai sulfuré du soufre, d'augmenter le degré 
d'oxydation du minerai, d'en obtenir plus de ré- 
ductibilité et de rendre le minerai plus cassable. 

La production totale de fonte s'éleva en 1898 
à 531,766 tonnes (dont 7,806 tonnes d'objets en 
fonte) produites de 143 hauts-fourneaux avec 39,847 
jours de travail, c'est à dire, avec une production 
moyenne de 3,719 tonnes par haut-fourneau et 13.35 
tonnes par 24 heures. 



202 



GROUPE XI. 



de 



Dans la production totale de cette année la fonte 
fer figure pour 259,971 tonnes ou 49.5 % et la 



fonte Bessemer ou Martin pour 240,781 tonnes ou 
46 % et enfin les fontes spéciaux etc. pour 23,208 
tonnes ou 4.5 %- 

L'importation en fonte s'éleva à 50,812 tonnes 
et l'exportation à 91,719 tonnes. 

La production, l'importation et l'exportation de ces 
dernières années ressortent des chiffres suivants: 



> 

B 
3 

9 


Produc- 
tion. 


1 
Nombre de Produc- 

hauts- j tion. 
fourneaux. , moyenne. 


Produc- 1 

tion. 1 luipoita- Exporta- 
moyenne j tioj, ti^jn 

par 24 \ j 
heures. | t 


1890 
1895 
1898 


Tonnes. 
456,103 
462,930 
531,766 


154 
146 
143 


Tonnes. 
2,962 
3,171 
3,719 


Tonnes. ( Tonnes. 
12.04 1 31,389 
12.58 30,960 
13.35 50,812 


Tonnes. 
60,125 
86,368 
91,719 



La fabrication d'objets en fonte produits par une 
nouvelle fusion s'éleva en 1898 à 72,340 tonnes, 
dont 222 tonnes de fonte trempée. 



FER ET ACIER. 



Comme nous l'avons déjà dit, les méthodes Bes- 
semer et Martin doivent être mises en première 
ligne parmi les procédés d'affinage, mais l'affinage au 
bas-foyer vient tout de suite après, tandis que le pro- 
cédé au puddiage n'est que peu usité. 

La production de fer doux et d'acier s'éleva 
en 1898 à 464,044 tonnes. De cette quantité 198,923 
tonnes étaient de fer et 265,121 tonnes d'acier dont 
1,148 tonnes d'acier cémenté. 

De la production du fer on a fourni 184,356 
tonnes ou le 92.7 % de massiaux, d'après la mé- 
thode Lancashire, produits dans 293 bas-foyers, 
12,205 tonnes ou 6.1 % de fers Franche-Comté, 
Vallons et autres, produits dans 56 bas-foyers et 
2,362 tonnes ou 1.2 % de fer puddlé dans 4 fours. 



GROUPE XL 



203 



De toute la production de l'acier 102,254 tonnes 
ou le 38.7 % ont fourni du métal Bessemer (dont 29,194 
tonnes de métal basique), produits dans 27 fours, 
160,706 tonnes ou le 60.9 % de métal Martin (dont 
55,340 tonnes de métal basique) dans 45 fours et 
1,013 tonnes ou 0.4 % de métal fondu au creuset 
dans 6 fours. 

Du métal Bessemer 18 tonnes et du métal Mar- 
tin 4,447 tonnes ont été converties en objets de fonte, 
le reste consistait en lingots. 

L'importation s'éleva en 1898 à 614 tonnes de 
lingots de Bessemer et de Martin et à 12,844 tonnes 
de riblons; l'exportation à 17,612 tonnes de massiaux, 
à 9,008 tonnes de lingots de Bessemer et de Martin 
et à 8,260 tonnes de riblons. 

Le tableau suivant donne un aperçu de la pro- 
duction de fer et d'acier ainsi que de l'exportation de 
massiaux et de lingots de Bessemer et de Martin pen- 
dant ces dernières années: 



j Production. 


Exportation 


Année. 


Acier 


Acier 
cémen- 
té. 


de 
massi- 
aux 


de 

lingots. 


Besse- 1 Acier 
jjjej. " Martin, '.fondu au 
1 ' creuset. 


i Tonnes. 
1890' 225,632 
1895 188.726 
1898 198,923 


Tonnes. Tonnes. Tonnes. 
94,247i 72,985 646 
97,320 99,259 598 

102,254i 160,706| 1,013 


Tonnes. 

1,409 

653 

1,148 


Tonnes 
12,991 
16,659 
17.612 


Tonne>«. 
7,967 
7,381 
9,008 



FER DOUX ET ACIER TRANSFORMÉS EN 
GROS FER DE COMMERCE. 

La production des produits ci-dessus mention- 
nés s'éleva en 1898 à 316,694 tonnes dont: 

Fer et acier en barres 156,121 tonnes. 

Id., bouts coupés 14,253 » 

Fer et acier façonné (non spécifié)... 9,533 » 

Fer en bandes, verges etc 77,368 » 

Fil laminé en boucles 23,882 > 

Ébauches de tubes en acier sans sou- 
dure 11,692 » 



204 GROUPE XI. 



Tôle grosse 16,530 tonnes. 

Bandage de roues de chemin de fer... 2,111 » 

Essieux 3,146 » 

Ancres pour vaisseaux et autres grosses 

pièces de forge 2,037 » 

Des produits ci-dessus énumérés 155,438 tonnes 
ont été fabriqués de fer affiné au bas-foyer ou puddlé 
et 161,256 tonnes d'acier. 

Du fer et de l'acier en barres 100,671 tonnes 
sont produits de fer affiné au bas-foyer, 2,204 tonnes 
de fer puddlé, 52,917 tonnes d'acier et 329 tonnes 
d'acier cémenté. 25 X ^^^ ^^^ obtenus au martelage et 
75 X ^^^ laminage. 



L'importation et l'exportation de ces pro- 
duits donnèrent en 1398 les chiffres suivants: 

Importation. Exportation. 

Fer et acier en barres.... 2,760 tonnes 162,862 tonnes 

Id., bouts coupés — 3,927 » 

Fer et acier façonné 19,041 » 58 » 

Fils de fer laminés — 4,781 » 

Tôle grosse 3,558 » 3,018 » 

Rails de chemin de fer ) ^.^^^ ^^ . ^g^ , 

Tôles de fond / 

Roues de chemin de ferj i e"'^ » 7 » 

Essieux j ' 

La production, l'importation et l'exportation 
d'articles s'y rapportant se répartissaient ces dernières 
années comme suit: 

Année. Production. Importation. Exportation. 

1892 281,814 tonnes 49,600 tonnes 190,684 tonnes 

1895 303,438 » 26,523 » 190,492 » 

1898 316,694 » 82,067 » 175,737 » 

Pour la i^roduction de la fonte, du fer doux 
et de l'acier et pour leur transformation en gros 
fer de commerce il a été employé en 1898 15,039 
ouvriers. 



GROUPE XL 205 



MANUFACTURE DU FER ET DE L'ACIER. 

A l'exception de la fabrication des machines et 
outils faits aux ateliers mécaniques (dont la valeur 
de production s'éleva en 1898 à environ 45,000,000 
de couronnes) et d'autre fabrication de machines, la 
production d'articles rentrant dans la rubrique ci- 
dessus mentionnée comporta en 1898 les chiffres 
suivants : 

Tôle mince et fer-blanc 19,474 ton. 

Chaînes d'ancre et d'ammarage 1,923 » 

Vis à bois 268 » 

Fil tiré 9,344 » 

Fer et acier laminé à froid 3,980 » 

Câbles 792 » 

Clous 14,481 » 

Clous de fer achevai et crampons 2,074 » 

Fer à cheval 2,270 » 

Tuyaux 1,573 » 

d'une valeur totale d'environ 14,000,000 de couronnes 
outre les couteaux, ciseaux, ressorts, lames de scie, 
vélocipèdes et autres articles en fer manufacturé d'une 
valeur de 15,500,000 de couronnes. 



III. FABRICATION D'AUTRES METAUX 
QUE DU FER. 

D'autres métaux que du fer il a été produit en 
Suède en 1898 125.9 kilogr. d'or, 2,032.9 kilogr. 
d'argent, 1,556 tonnes de plomb et 235 tonnes de 
cuivre. D'ailleurs on a obtenu 17,908 kilogr. d'argent 
précipité à une valeur totale de 67,408 couronnes, 
2,400 kilogr. de litharge et 310 tonnes de mattes de 
cuivre. L'or fut extrait principalement des mines de 
cuivre de Falun, l'argent de l'usine d'argent de Sala, 
le plomb de l'usine de Kafveltorj) et de l'usine 
d'argent de Sala, le cuivre des mines de cuivre 
d^Âtvidaberg et de Kafveltorp. Le nombre d'ouvriers 
employés en 1898 aux usines d'or, d'argent et de 
plomb a été de 182 et aux mines de cuivre de 176. 



206 GROUPE XI. 



L'importation et l'exportation de métaux bruts 
se présentèrent en 1898 comme suit: 

Importation. Exportation. 

Or 2,693 kilogr. — kilogr. 

Argent 21,361 » 180 » 

Plomb 561 tonnes 560 tonnes 

Zinc 1,542 » 167 » 

Étain 595 » 20 » 

Cuivre, alliage de cuivre 
et métaux non spé- 
cifiés 3,492 » 1,297 » 

Mercure 2,631 kilogr. — 

Platine 49 » — 

Les produits finis de l'industrie métallurgique se 
répartissaient en 1898 de la manière suivante: 

Valeur de production. 

Grenaille 62,078 couronnes. 

Objets en fonte d'étain et de zinc 345,700 » 

Articles de fonderie de caractè- 
res et de clichés 411,008 » 

Articles en laiton 1,890,769 » 

Articles en cuivre 650,182 *> 

Capsules 84,000 » 

Ouvrages non spécifiés de l'in- 
dustrie métallurgique 3,560,935 » 



Les chiffres des statistiques ci-dessus donnent 
un aperçu approximatif de ce que la Suède produit 
en fer, acier et autres métaux et leur appropriation 
à divers emplois. 

L'exposition suédoise du groupe XI a pour but 
de montrer plus en détail la manufacture au point 
oii elle en est maintenant dans notre pays. 

Les usines de fer représentées sont: Stora Kop- 
parbergs Bergslags Aktiebolag, dont les usines sont à 
Domnarfvet et autres endroits; Fagersta Bruks Ak- 
tiebolag^ dont les usines sont à Fagersta et à Vestanfors; 



GROUPE XI. 207 



Uddeholms Aktiebolag, dont les usines sont à Hag- 
fors et Munkfors; Aktiebolaget Iggesunds Bruk, dont 
les usines sont à Iggesund et autres; Avesta Jernverks 
Aktiebolag, usine à Avesta; Aktiebolaget Ôsterby Bruk, 
dont les usines sont à Ôsterby et d'autres endroits; 
Sôderfors Bruks Aktiebolag, dont les usines sont à 
Sôderfors et d'autres endroits; Larsbo-Norns Aktie- 
bolag, dont les usines sont à Wikmanshyttan et 
d'autres endroits. 

Parmi les autres exposants de ce groupe on 
peut nommer Svenska Stâlpressningsaktiebolaget Olof- 
strôm, Wedevâgs bruk, Hults Bruk et Htisqvarna 
Vapenfabriks Aktiebolag qui manufacturent mais ne 
font pas le fer et l'acier eux-mêmes. Comme repré- 
sentant de la manufacture de laiton et de cuivre il y 
a Skultuna Aktiebolag. 

Plusieurs usines de fer ne sont pas exposantes 
et parmi celles-ci Sandviken, qui manufacture de 
l'acier laminé à froid et à chaud et Bofors qui fait 
aussi le matériel de guerre. Pour cette fabrication on se 
sert de la méthode de » Terre-noire» avec les meilleurs 
matériaux suédois; on a atteint ainsi à une qualité tout 
à fait supérieure. On doit surtout mentionner les 
canons de terre et de mer, à tir rapide, et de plus 
ou moins fort calibre, les projectiles et les cuirasses 
de navires, tout cela de la construction la plus moderne. 

Les autres usines qui fondent le matériel de 
guerre sont Finspo?ig et Âkers Styckebruk. 

On peut mentionner encore: Degerfors, Laxâ, 
Kohlsva, Surahammar, Hofors, Forsbacka, Horndal, 
Ankarsrîim et Bâyigbro. 

COMPTOIR DES FORGES. 
(JERNKONTORET). 

Le comptoir des forges a été créé en 1745 parles 
industriels du fer réunis. Depuis lors on l'a soutenu 
par des subventions annuelles. Le but de cette in- 
stitution a été de favoriser l'industrie du fer en 
Suède. 



208 GROUPE XI. 



Ce but a été atteint, soit par le fait que les 
sociétaires du comptoir peuvent emprunter de l'argent 
pour étendre ou moderniser leur exploitation ; soit par 
des ingénieurs habiles rétribués par le comptoir et 
que les membres de l'association peuvent consulter 
selon leurs besoins; soit par le fait que le comptoir 
contribue aux frais des écoles de mines etc. et fournit 
des subventions pour les recherches et les expériences, 
et active ainsi le progrès de l'exploitation du fer; 
soit enfin par une publication bien connue » Jernkonto- 
rets Annaler», qui a paru régulièrement toutes les 
années depuis sa création en 1817. 

Tous les trois ans le comptoir organise des 
discussions techniques sur tous les points importants 
touchant l'exploitation du fer. 

K. A. Wallroth. 



GROUPES XII & XV. 209 



DECORATION ET MOBILIER DES 

HABITATIONS. 

INDUSTRIES DIVERSES. 

L'industrie mcunielle des objets dUirt, lart indu- 
striel, la petite industrie domestique, ont depuis long- 
temps acquis leurs lettres de noblesse en Suède. 

Si la position isolée de notre pays ne nous a 
guère permis, en dépit du perfectionnement des voies 
de communication, de ne suivre que de loin les 
grandes évolutions de l'industrie artistique en Europe, 
elle nous a en revanche empêché de subir d'une 
façon trop directe l'influence des caprices de la mode, 
qui fait tourner le goût public comme une girouette 
affolée par les vents inconstants, quelques faibles qu'ils 
puissent être. Cependant s'il a été ainsi donné à 
l'industrie artistique suédoise de pouvoir conserver 
une grande partie des bonnes traditions qui constitu- 
ent encore aujourd'hui son caractère artistique national, 
on ne saurait méconnaître que la situation géogra- 
phique spéciale, à laquelle elle le doit, joint à l'esprit 
conservateur bien connu des suédois, nous ont sou- 
vent désespérément empêché de concourir avec les 
autres nations. 

La confiance qui porte les champions de notre 
industrie artistique nationale à lui faire prendre une 
place à l'exposition internationale de 1900, à Paris, 
est une conséquence en même temps qu'une preuve 
de la considération qu'elle s'est longuement et labo- 
rieusement acquise et du rang qu'elle a tenu dans les 

14 



210 GROUPES XII & XV. 

expositions précédentes, en dernier lieu à Chicago en 
1893 et à l'exposition artistique et industrielle de 
Stockholm 1897. 

Le développement de l'industrie artistique en 
Suède ayant toujours été, en somme, une image ré- 
fléchie de celle des grands pays à culture, il convient 
de fixer tout d'abord notre attention sur la France 
en jetant un coup d'oeil sur la marche que cet art a 
suivie en ce pays, dans les temps passés. 

Au bout d'une cinquantaine d'années déjà le 
monde en avait assez des formes bizarres et des 
ornements en coquillages du style rococo, et dans le 
style transitoire, plus sobre, de Louis XVI, on peut 
déjà remarquer un retour aux formes anciennes, tan- 
dis que l'esprit du temps exigeait d'autres créations, 
au nom de la société régnante qui régissait le goût 
de l'époque, et enfin, lorsque les idées de liberté se 
firent violemment jour par la grande révolution, un 
coup fatal fut porté à l'art industriel du monde entier, 
sans en excepter celui de la Suède. 

L'agitation républicaine qui eut pour résultat 
l'assassinat de Gustave III en 1792 ne réussit pas, il 
est vrai, à amener une révolution en Suède, cepen- 
dant cet événement peut être considéré comme le 
point final d'une brillante période de développement, 
à partir duquel l'industrie artistique a dévié en 
s'engageant dans une impasse. 

Plus tôt que cela déjà, on put constater en 
Suède la mort lente et graduelle de j)lusieurs branches 
des arts industriels, dont la disparition fut amenée 
par d'autres causes aussi. La céramique seule oii la 
pâte molle de la iDorcelaine se pliait docilement à 
toutes les formes, même à celles si capricieuses du 
rococo, laisse voir un réjouissant essor, chez nous 
aussi bien que chez d'autres peuples, surtout depuis 
la découverte du caolin, au commencement du 18'^""^ 
siècle. C'est déjà de cette époque, 1726, que date 
l'activité de la célèbre fabrique de porcelaine de Rôr- 
strand, devenue une des gloires de l'industrie sué- 
doise. En 1827 fut fondée la fabrique de Giistafs- 
berg, qui partage avec la précédente l'honneur d'avoir 
amené la céramique suédoise au rang qu'elle occupe 



GROUPES XII & XV. 211 

actuellement. Ces deux fabriques débutèrent l'une et 
l'autre par la fabrication de la porcelaine simple ordi- 
naire, du modèle anglais. 

L'industrie suédoise des meubles qui, pendant la 
période Gustavienne, ainsi qu'elle a été appelée, a 
produit des types de meubles, encore admirés de nos 
j(3urs, portant tous les caractères de cette élégance 
poétique et ornée, presque affectée, qui caractérisait le 
ton de la société du temps de Gustave III et de 
Bellman, de ce temps, »qui voulait le beau et savait 
le produire», l'industrie suédoise des meubles, elle 
aussi, disons-nous, subit fortement l'empreinte de la 
révolution française et surtout celle de l'empire qui 
lui succéda. On donne en Suède le nom de style de 
Charles XIV Jean au style qui suivit. C'est celui 
qui a régné, presqu'à l'exclusion de tout autre, dans 
l'art de l'ameublement, depuis la mort de Gustave III 
jusqu'à la fin du règne de Charles XIV Jean. 

L'intéressante exposition de Bernadotte, organisée 
par la société des arts et métiers, et qui vient de 
fermer ses portes, a mieux fait voir que toute expli- 
cation ne pourrait le faire, la pureté de technique, 
dans la menuiserie, aussi bien que dans l'art du fon- 
deur et du ciseleur, qui caractérise les meubles arti- 
stiques de cette période, aussi le style, comme nous le 
montrerons plus loin, subit-il pendant 1890, une 
rentrée en faveur, bien méritée. 



Telle était en résumé la position de l'art indu- 
striel en Suède au commencement du IQ*^™*" siècle, une 
position très honorable à beaucoup d'égards, mais 
sans étincelle vitale à proprement parler, précisément 
à cause de sa méthode dangereuse de copier l'antique. 

La réaction ne se fit pas longtemps attendre. 
Certes l'empire, dans sa courte durée, ne peut être 
considéré que comme un épisode, cependant c'en fut 
un dont les suites ont été des plus désastreuses. 

En effet cet épisode coupa le fil du développe- 
ment de l'art, à partir de la renaissance. C'est en 
vain qu'on essaya, une fois encore, de faire revivre le 



212 GROUPES XII & XV. 

rococo, l'esprit du temps n'était plus le même, les 
défectuosités, les vides de ce style ne pouvaient plus 
se cacher et l'on se jeta éperdument dans un natura- 
lisme grossier, auquel on demanda de sauver le goût, 
là où les forces créatrices faisaient défaut. 

Sous le sceptre de ce style naturaliste, si toutefois 
on peut l'appeler style, l'industrie artistique eut une 
triste période de transition à passer, pendant le mi- 
lieu du 19'^"''^^ siècle, une période d'anarchie et d'en- 
treprises irréfléchies qu'on voudrait pouvoir tracer de 
l'histoire de notre art industriel, car ses produits ne 
pourront jamais mériter cette admiration et cette 
estime de la postérité, qui ont donné comme un re- 
gain de vie à l'empire. 

Il appartenait à la première exposition de Lon- 
dres, en 1851, de montrer l'importance des exposi- 
tions au point de vue patriotique, en faisant ressortir 
les imperfections et les dangers du naturalisme par 
une comparaison avec l'art oriental, et c'est alors 
que commencèrent, en Suède, les tentatives opiniâtres 
de réforme, qui devaient ramener notre industrie 
artistique dans la bonne voie, c'est à dire dans celle 
d'un développement normal et progressif. 

Ce fut par l'enseignement de l'art industriel, 
combiné avec l'institution de musées scolaires, par un 
retour aux anciens sujets de la vie campagnarde en 
Suède, aussi bien dans les tissus que dans l'orfèvre- 
rie et la petite industrie domestique, qu'on s'efforça 
de provoquer une vie nouvelle, faute de pouvoir pro- 
voquer un style nouveau. Au nombre des institu- 
tions qui ont le plus contribué à cette rénovation, en 
prêtant leur appui à l'industrie domestique et à toutes 
ses branches, il convient de nommer: 

La Société des ai^ts et métiers (Svenska Slôjd- 
fôreningen), la Société des amis du travail manuel 
(Handarbetets Vanner), le Musée du Nord, le Musée 
national, section des arts industriels (Nationalmu- 
seum), ainsi que, jusqu'à un certain point du moins, 
la Société archéologique et le Musée historique de la 
cidture en Scanie, etc., etc. 

Les deux premières de ces institutions méritent 
qu'il leur soit consacré quelques lignes. 



GROUPES XII & XV. 213 

La Société suédoise des arts et métiers (Svenska 
Slôjdforeningen) fut fondée en 1845 dans le but »de 
chercher à favoriser ou à provoquer le zèle pour l'art 
suédois dans toutes ses ramifications, en particulier pour 
l'amélioration de l'industrie domestique, de façon à ce 
(jue les productions du pays puissent, par leur bonne 
qualité et leur bas prix, rivaliser avec celles de l'étranger 
et rendre celles-ci moins nécessaires et moins désirables^ 
en augmentant par là l'emploi des produits suédois et 
en leur ouvrant de plus grands débouchés». 

En 1846 la Société des arts et métiers ouvrit 
son » école du dimanche et du soir pour l'art indu- 
striel et l'industrie manuelle» (slôjd), pour élèves du 
sexe masculin. En 1860 V École de la petite indu- 
strie (^Slojdskolan) est remise à l'État et prend le nom 
Tekniska skolan i Stockholm (École des arts décora- 
tifs et industriels), dont nous avons fait mention plus 
haut, en parlant de l'enseignement technique en Suède 
(voir groupe I). 

En 1870 la Société suédoise des arts et métiers 
organise, soutenue par une vive sympathie de la part 
(lu public, et en connexion avec la Société des amis 
(lu travail manuel, une série d'expositions, tant(5t ré- 
trospectives, tant(3t modernes d'objets textiles, apparte- 
nant surtout aux temps anciens, dans le but de re- 
lever le goût et d'attirer l'attention publique sur la 
valeur de la technique traditionnelle des tissus et des 
modèles suédois. 

La société s'efforce, au moyen de concours primés^ 
d'achat de dessins, de la publication annuelle d'albums 
de modèles, de conférences données par des conféren- 
ciers compétents, de créer de bons modèles et d'ha- 
biles dessinateurs, indépendants pour leurs concep- 
tions de l'art industriel de l'étranger, et elle poursuit 
encore à l'heure qu'il est sa fructueuse activité au 
service de l'art industriel national, soutenue dans ses 
efforts par des ressources financières considérables 
ainsi que par le concours intéressé de personnes compé- 
tentes. L'autorité que cette société s'est acquise res- 
sort de la grande part qu'elle a certainement prise à 
la promulgation d'une loi protégeant les modèles et 
les compositions originales du pays, loi dont la mise 



214 GROUPES XII & XV. 

en vigueur peut être considérée comme une heureuse 
solution de ce qui était certainement une question de 
vie ou de mort pour l'art industriel suédois. 

L'association formée d'artistes, d'experts et d'ama- 
teurs intéressés en l'art des textiles, qui se réunit en 
1874 sous le nom d'Aînis du travail manuel, n'est 
pas moindre en importance. 

L'association avait pour but: »de faire prendre à 
la petite industrie domestique suédoise une direction 
artistique et patriotique, de reprendre en les adop- 
tant aux exigeances modernes les vieux modèles sué- 
dois et les couleurs anciennes de ceux de nos tissus 
qui se trouvent dans les mains de nos paysans, de 
faire revivre les costumes nationaux, les dentelles et 
les broderies antiques, de donner au travail manuel 
une tendence plus esthétique, en réveillant et en affi- 
nant le goût en général». 

Fidèle à ces principes, l'association des Amis du 
travail manuel déploj-a une activité toujours crois- 
sante qui trouva son expression dans l'exposition tant 
rétrospective que moderne de 1899, par laquelle elle 
célébra la 25'^"''' année de son existence et à l'occa- 
sion de laquelle elle fit un exposé complet du résul- 
tat de ses travaux. D'après cet exposé les Amis 
du travail manuel s'étaient donné pour tâche »de 
réagir contre la mauvaise direction que les rêveries 
romanesques avaient imprimées aux ouvrages d'or- 
nement à la main des femmes, ouvrages d'oîi le 
goût et souvent même la technique artistique avai- 
ent disparu, aussi bien que de chercher à faire 
renaître la fantaisie individuelle et la faculté de 
conception originale, tuées par l'habitude, poussée 
jusqu'à la manie, de l'imitation, de la copie et de 
la reproduction». L'association continue son oeuvre 
fructueuse dans la capitale, où elle possède une riche 
collection de modèles, par des conférences, des cours 
et des expositions annuelles, pendant qu'elle fait 
revivre en différents endroits de la province les arts 
industriels nationaux, dont quelques-uns étaient sur 
le point de s'éteindre, en prenant à son service et en 
donnant de l'ouvrage aux meilleurs spécialistes et 
techniciens. L'oeuvre des Amis du travail manuel 



GROUPES XII & XV. 215 



étant d'un ordre purement idéal, l'association à sou- 
vent eu à lutter contre des soucis pécuniaires qui 
n'ont pas peu contribué à semer des difficultés sur 
sa route et à limiter son champs d'action, sans pour- 
tant jamais parvenir à étouffer la persévérance éner- 
gique de ses membres. 

La société, qui a déjà fait connaître, d'une façon 
singulièrement flatteuse, le nom de notre pays dans 
treize expositions, ne s'est pas dérobée à la tâche de 
reprendre sa place dans la section qui est réservée à 
la Suède dans l'exposition actuelle. Elle y est représen- 
tée, outre par de simples tissus et ouvrages à l'aiguille 
de la campagne, par une collection plus considérable 
de broderies, tant laïques que religieuses, et par des 
gobelins spécialement exécutés pour cette exposition, 
dont quelques-uns figurent déjà parmi les ornements 
de la pièce dite » Salon royal» dans le Pavillon 
suédois. 

Une autre raison sociale du même genre travaille 
dans ce même domaine. C'est la Société anonyme 
de Vexposition des arts manuels suédois S. Giôbel, 
depuis longtemps connue comme étant une des 
représentantes de l'art industriel suédois qui a le 
mieux su augmenter la valeur et le marché de ses 
produits, en faisant largement appel à toutes les 
forces artistiques de son pays. La société expose des 
meubles d'art aussi bien que des broderies et des 
spécimens de l'industrie nationale, et l'on peut affir- 
mer que ces derniers produits, joints à ceux qu' 
exposent la Société des amis du travail manuel et 
différentes sociétés agricoles des gouvernements, par 
le cachet national qui les distingue, seront un des 
sujets les plus remarqués de l'exposition suédoise. 

Il convient encore de mentionner ici une société 
nouvellement formée, placée sous la direction de S. A. 
R. le Prince Eugène, la Société de l'art domestique 
suédois (Fôreningen for Svensk hemslôjd), qui s'est 
donné pour but de soutenir et d'encourager les pro- 
duits de l'art industriel, les plus caractéristiques, des 
différentes provinces. 

Si donc les efforts faits pour la réforme des arts 
textiles, pendant la seconde moitié du 19'^""^ siècle ont 



216 GROUPES XII & XV. 

été couronnés de succès, on peut dire que leur in- 
fluence rénovatrice sur d'autres branches artistiques 
n'a pas manqué non plus de faire le sien. 

On crut bien trouver, vers 1870, le salut de ce 
qu'on appelait »le style du Nord», avec ses formes 
lourdes et ses entrelacement de dragons, dans les 
types d'ornements tirés de l'âge du fer ou du bronze, 
mais ces tentatives bien intentionnées ne réussirent 
pas, en partie parce qu'un nouveau style ne saurait 
se reconstruire de cette manière, puisqu'il doit découler 
graduellement de ce qui existe, en partie parce qu'on 
voulut aller trop rapidement en besogne et que, dans 
leur zèle, ceux qui s'en occupaient, appliquèrent les 
formes fondamentales de l'antique septentrional, du 
bois ou du bronze à d'autres matières, ce qui amena 
la production de niaiseries comme des pots à tabac, 
des cendriers à cigares, etc., etc., travaillés dans le 
» style du nord» antique. Cette fausse direction fut 
bientôt abandonnée, par suite de son absurdité même, 
mais on en retrouve encore des traces aujourd'hui 
dans l'industrie de l'acier, en particulier dans les 
formes polies ou travaillées à l'eau forte en bleu, des 
couteaux d'Eskilstuna, ainsi que dans certaines » coupes 
à boire du Nord» oii elles se justifient du reste 
jusqu'à un certain point. 

Le développement des différentes branches de 
Part industriel, stimulé comme il l'a été par l'intérêt 
qui lui était témoigné dans toute l'Europe, a pro- 
gressé d'une manière singulièrement rapide, surtout 
depuis 1890, et même la circonspection habituelle des 
suédois n'a pu les empêcher de subir la contagion 
du genre moderne anglo-japonais, qui caractérise les 
artistes avancés de l'étranger, et qu'on croit appelé à 
être le berceau du style du 20'^'"'' siècle. 

Il est réjouissant en tout cas de constater les 
éléments purement artistiques qui ont été introduits 
dans nos produits d'art industriel, ainsi que les exi- 
geances croissantes du public en vue d'obtenir une 
matière de bonne qualité et un travail exclusivement 
suédois. 

Dans cet exposé de la position prise par l'art 
industriel dans le siècle passé et de ce qu'il peut 



GROUPES XII & XV. 217 

espérer dans celui qui s'ouvre, nous nous proposons 
d'examiner ce que la section suédoise de l'exposition 
de Paris a à nous offrir dans les différentes branches 
de l'art industriel ainsi que dans celui des textiles. 



Un premier coup d'oeil nous fait immédiatement 
voir que si la Suède a envoyé peu de troupes au 
feu, ce sont pourtant les meilleures. 

C'est ainsi que la reliure* fine par exemple ne 
compte que deux représentants, F. Beck & fils et 
Giistaf Hedberg, mais chacun de ceux qui connaissent 
l'histoire de la reliure suédoise verront avec joie 
cette branche de notre industrie nationale placée dans 
de telles mains. 

La première de ces maisons a joué un rôle im- 
portant dans l'art de la reliure. C'est ainsi que la 
mosaïque en cuir fut introduite chez nous en 1873 
et la plastique en cuir en 1881. Or c'est encore à 
l'heure qu'il est dans l'art si délicat et si exigeant 
des ouvrages en cuir que cette maison obtient ses 
plus grands triomphes et ceux-ci lui ont acquis de 
nombreuses marques distinctives dans des expositions 
précédentes. Ce qui la caractérise encore c'est le fait 
qu'elle emploie toujours, pour ses mosaïques en cuir, 
la méthode technique ancienne, beaucoup plus labori- 
euse, d'ornements en cuir véritablement incrustés, en 
opposition à la méthode moderne d'application, beau- 
coup plus communément employée, même en France, 
qui consiste à entourer le morceau de cuir appliqué 
d'une ligne d'or, pressée à la main, qui lui donne 
l'apparence d'être incrustée dans le cuir de fond. 

Gustaf Hedberg représente une manière de tra- 
vailler le cuir plus moderne, quoique hautement 
appréciée également, et un art peut-être plus aristo- 
cratique. Ses reliures en peau simple aussi bien que 
ses fourres de luxe en maroquin témoignent d'une 
complète supériorité en son art. 

Dans la sphère des métaux, notre art industriel 
est représenté, en ce qui se rapporte au minerai et à 
l'industrie du bronze, par les produits, bien connus 

^•= Voir groupe III: cl. 13. 



218 GROUPES XII & XY. 

pour leur valeur, de Skulhina* et en ce qui a trait à 
l'orfèvrerie par quatre de nos plus célèbres maisons: 
la Société anonyme d'orfèvrerie C. G. Hallberg, Gustaf 
Môllenborg, K. ÂJiderson et la Société anonyme 
d'orfèvrerie Axelson, qui ont acquis dans les branches 
si variables de leur art une habileté technique et ar- 
tistique tout à fait remarquable. Au nombre des 
plus intéressants produits de ces maisons, il faut 
citer les ornements d'argent, imités ou inspirés des 
modèles ruraux et des collections de notre musée na- 
tional, aussi bien que les émaux, l'art de l'émaillerie 
étant rentré en honneur en Suède ces dernières années. 
Des gobelets et des plats d'ornement, avec fleurs ciselées 
à la main, dans le goût moderne, sont également là 
pour témoigner que ce genre très estimé n'est pas 
négligé non plus par les gens du métier. 

Les ouvrages en acier fin provenant des usines 
d^ Eskilstîma, le »Sheffield de la Suède», ne sauraient 
manquer d'attirer une attention bien méritée dans ce 
département des métaux suédois. L'industrie de 
l'acier d'Eskilstuna, avantageusement connue, même 
bien au de là des frontières de la Suède, est repré- 
sentée à l'exposition par 13 maisons, dont deux sur- 
tout: Freins Nyzell et E. Ôsterberg, tiennent haut les 
traditions suédoises en fait d'ouvrages en acier, par 
les fins produits d'acier gravé, ciselé au burin ou à 
l'eau forte, d'après des modèles anciens ou modernes, 
qu'ils ont envoyés. 

L'industrie très importante de la verrerie sué- 
doise figure à Paris d'une manière qu'on peut quali- 
fier de véritablement brillante, dans les deux sens du 
terme, par la raison sociale. Société anonyme de la 
verrerie de Kosta, De commencements modestes, cet 
établissement s'est vu en mesure, déjà depuis 1892, 
d'envoyer sur le marché suédois des échantillons de 
l'art si difficile de tailler le cristal, développant dès lors 
non seulement son activité commerciale, mais aussi ses 
facultés artistiques, au point d'en être arrivée à pouvoir 
aujourd'hui exposer des produits qui, par leur pureté 
et leur dureté, aussi bien que par la minutie 
de la taille, peuvent rivaliser de tous points avec les 

*) \o\Y groupe XI: cl. Gô. 



GROUPES XII & XV. 219 



meilleurs de rétraiiger, où cette maison compte déjà de 
nombreuses pratiques et de nombreux admirateurs. 

L'artiste G. Wennei^berg, employé dans cette 
maison, a introduit ces dernières années un certain 
nombre d'innovations remarquables, tant en fait de 
nouvelles formes que de couleurs inédites. Il faut 
citer surtout un essai de l'année dernière, appelé 
» verre de transition», une décoration en fleurs, teinte 
de cire matte, dans le genre Galle, ainsi que d'autres 
en lignes et ornements clairs taillés, qui sont d'une 
grande valeur et très en demande. Figurent égale- 
ment à l'exposition: des pièces de luxe richement 
taillées ainsi qu'une quantité d'objets en verre soufflé 
ou taillé, pour la table. Ces résultats montrent, ce 
qui peut également se constater dans la céramique, 
jusqu'à quel point une force artistique individuelle 
peut réagir, en le relevant, sur l'art industriel tout entier. 

Les fabriques de porcelaine de Rôrstrand et 
de Gustafsherg qui, vers le milieu du 19'""'^ siècle, sous 
l'influence du goût régnant étaient revenues à un 
genre sans style, avaient cependant, pendant la déca- 
dence, régénéré leurs méthodes techniques pour la 
peinture et remaillage. Elles livraient vers 1870 déjà 
des pièces de luxe remarquables, où la pureté du 
matériel et la savante technique du coloris donnaient 
de riches espérances qui ne tardèrent pas à se réaliser. 

Après que ce qu'on se plaisait à appeler le » style 
du Nord» eut, lui aussi, fait preuve de l'impuissance 
où il se trouvait de » sauver la situation», les deux 
fabriques épousèrent avec tant d'ardeur le zèle uni- 
versel en faveur de la réforme qui se manifesta vers 
1890, et déjà à l'exposition de 1897 à Stockholm, 
on fut étonné de constater les réjouissants progrès 
réalisés, tant dans le domaine du connu que dans 
celui du nouveau. 

A l'heure qu'il est les deux raisons sociales: la 
Société anonyme de Rôrstrand et les Propriétaires des 
fabriques de Gustafsherg sont en mesure de soumettre 
à l'examen du public des objets qui peuvent certaine- 
ment compter parmi les plus belles productions de la 
section suédoise. 

Encore ici c'est l'impulsion artistique individuelle 



220 GROUPES XII & XV 



qui, en bien des cas, a donné la direction. Les noms 
comme ceux de Alf. Wallander, Algot Ericssoii et E. 
H. Tryggelin à Rôrstrand, G. We7inerberg et H. Neujd 
à Gustafsberg sont en intime connexion avec ces 
belles pièces ornementales, de genre différents, désig- 
nées sous les termes de »peinture émaillée», »polis- 
sage de lustre», » rouge flambé», »pâte sur pâte», 
»Wedgewood», »genre Sgrafite» etc. et d'autres, encore 
plus modernes, avec les noms de Dammouse, Dela- 
herche, Koehler et autres comme stimulateurs. 

Il faut y ajouter les porcelaines de ménage des 
deux fabriques et les poêles de Rôrstrand qui figu- 
rent à l'exposition en modèles nombreux et variés, 
tant anciens que nouveaux. 

L'industrie des meubles suédois ont, elle aussi, 
à la fin de l'empire, sa période de décadence, qu'elle 
n'avait pas réussi à vaincre encore, avant que de 
nouveaux dangers ne fussent venus la menacer. En 
effet, lorsque le style moderne allemand de la renais- 
sance eut conquis le Nord vers 1870, en imprimant 
son cachet lourd et froid à nos ameublements, spéci- 
alement à ceux des chambres à manger et chambres 
d'homme, avec leurs immenses armoires et leurs 
sophas à panneaux, leurs colonnes tournées et leurs 
sphères, notre industrie nationale des meubles se 
trouva, pendant une longue période, la proie de toutes 
les variations maladroites de ce genre. C'est alors, 
et dans l'attente de voir naître de nouvelles formes, 
plus légères et plus nobles, qu'on chercha à faire 
revivre le rococo, puis après lui, et avec plus de 
succès, l'empire, style qui, lors de l'exposition de 1897 
à Stockholm, a évidemment imprimé son empreinte à 
la forme régnante. 

L'influence des formes légères des meubles 
d'Angleterre et de Belgique et même celle de l'école 
de Vienne, compositions en lignes aériennes, d'une 
licence séduisante, qui sont la caractéristique de ce 
que l'on appelle notre nouveaux stj'le d'ameublement, 
se fait fortement sentir dans l'industrie suédoise du 
meuble de ces dernières années. Nos représentants 
en cette branche à l'exposition sont singulièrement 
peu nombreux quoique bien choisis. 



GROUPES XII & XV. 221 

La Société anonyme Max Sachs qui possède de- 
puis quelques années à Stockholm une grande entre- 
prise de meubles, expose comme spécimens de sa 
riche collection des meubles de luxe et de modèles, qui 
témoignent de sa haute compétence dans cette partie. 

La Société anonyme de la fabrique de chaises 
et de meubles de Bodafors, qui fabrique et exporte 
des meubles plus simples, tournés, désignés sous le 
nom de «meubles à barreaux» est principalement 
représentée par un ameublement pour chambre 
d'homme, en chêne, d'un goût solide. 

Comme il a été dit plus haut, on a réuni dans 
la pièce du Pavillon suédois, nommée le » Salon 
royal», une collection des objets d'art du genre le 
plus moderne que notre art industriel ait pu pro- 
duire, dans laquelle l'ameublement d'art est repré- 
senté par la maison A. Matsson qui expose des 
meubles d'une exécution admirable, de la composition 
de l'architecte F. Boberg. 

Plusieurs autres maisons sont d'ailleurs repré- 
sentées au même endroit, comme par exemple K. A. 
Almgren par d'exquises étoffes de soie pour meubles, 
C. A. Flodquist par la cheminée en porphyre, Joseph 
Leja par les accessoires artistiques en fonte, puis encore 
la Société des Amis du travail manuel par ses gobelins 
pour décoration, etc. 

En terminant cet exposé, très incomplet du reste, 
des produits de notre art industriel tels qu'ils sont 
exposés dans la section suédoise, nous croyons 
pouvoir dire en résumé qu'ils font honneur à notre 
pays et donnent une impression très exacte de la 
bonne qualité et de la solidité de notre travail 
national. 

Thor Thorén. 



222 GROUPE XIII. 



FILS, TISSUS, VÊTEMENTS. 



Les deux principales écoles de tissage en Suède 
sont rÉcole de John Lenning à Xorrkôping et l'École 
professionnelle de tissage à Borâs. Il y a d'ailleurs 
un grand nombre d'écoles particulières, disséminées 
dans le pays, pour activer le progrès de l'industrie 
textile. 

INDUSTRIE DES LAINAGES. 

Vers le commencement de XVIII siècle Jonas Al- 
strômer, connu pour ses mérites hors ligne dans l'in- 
dustrie suédoise, fit le premier l'essai d'acclimater en 
Suède des moutons à laine fine, notamment des mérinos. 
Ces essais semblaient d'abord vouloir réussir, grâce 
à un ardent système de protection et de primes, mais 
de nos jours le nombre des mérinos suédois a beau- 
coup diminué, ce qu'il faut attribuer en partie au fait 
que leur laine s'est montrée de qualité variable. On 
a apporté plus de soin ces derniers temps à l'accli- 
matation des moutons anglais à laine grossière. La race 
Cheviot semble surtout s'être acclimatisée dans l'île 
de Gotland. Il y a aussi dans cette île une race in- 
digène, »le mouton de Gotland», qui commence à 
attirer l'attention à cause de ses bonnes qualités. 

La production de la laine en Suède est cependant 
assez loin de répondre aux besoins de la consomma- 
tion indigène. Ces dernières années le nombre des 
moutons a diminué de plus en plus et ne peut guère 
être évalué en ce moment qu'à environ 1,300,000. 
Il s'en suit qu'il faut importer de la laine d'autres 
pays, notamment du Cap, de la république Argentine, 
de l'Australie et de l'Allemagne. 



GROUPE XIII. 



223 



La plupart des fabriques d'étoffe de laine en Suède 
se trouvent à Norrkdping, »la Manchestre suédoise», 
fort avantageusement située pour cette industrie, avec 
de l'eau motrice en abondance, fournie par la rivière 
de Motala. Parmi les plus importantes fabriques de 
tissus de laine, il faut citer les sociétés de Drag, 
de Bergshro, de Brûck, de Strôm, de Gamla Bro, de 
Wahren, toutes à Norrkôping; les sociétés pour la 
fabrication des tissus de laine de Stockholm et 
de Malmô et la fabrique Wallberg à Halmstad. La 
production des draps fins diminue, ensuite des diffi- 
cultés de la concurrence avec l'étranger, tandis que 
celle des gros draps tend à augmenter. Plusieurs 
manufactures suédoises peuvent sérieusement rivaliser 
avec les meilleures des pays étrangers, tant pour 
l'apparence que pour la qualité. La fabrication des 
tricots, c'est à dire des tissus tricotés à la machine, 
est assez importante. Pour cette fabrication, dont la 
valeur de production a sextuplé pendant ces derniers 
vingt ans, on emploie de la laine pure, aussi bien que 
de la laine mélangée avec du coton (fil de vigogne) 
et de vieux tissus effilés. 

Les 45 % de la consommation annuelle de la 
laine absorbée par les fabriques, se montant à 6 à 
7,000,000 kg., doivent être importés. La laine indigène 
entre pour 10 à 15 % , le reste étant de la laine ar- 
tificielle (shoddy, etc.). 

L'importation des lainages se monte presque à 
la moitié de la consommation du pays. La produc- 
tion, l'importation et l'exportation donnèrent 
en 1898 les chiffres suivants: 



Filatures de laine. 



Nombre de filatures 
Nombre de broches 
Nombre d'ouvriers. . . 



Production. 



152 

133,001 

2,824 



Cour 



Beige écrue 10,846,000 

Teiute blanchie im- 
primée 4,345,000 

Salaire 976,000 



Importation. Cour. 

Laines 6,323,000 

Shoddy, toutes esp. 1,695,000 
Fils de laine. 

Beiges 7,834,000 

Teintes 2,408,000 

Exportation. 

Fils de laine. Cour. 

Beiges 5,000 

Teintes 338,000 

Laine 80,000 



224 GROUPE XIII. 



Manufactures des tissus de laine. 

Nombre d'ateliers de 1 importation. ^ 

tissao-e lOo ^ Cour. 



Nombre de métiers 3,848 

Nomljre d 'ouvriers ... 7,457 

Production. 

Lainages de toutes esp.. Cour. 
aussi mélangés 20,522,000 



Tissus 14,354,000 

Tapis foulés 1,760,000 

Exportation. 

Tissus de toutes Cour. 
espèces 455,000 



INDUSTRIE DES COTONS 

Cette industrie, bien qu'elle soit assez développée 
et importante, se restreint pourtant aux tissus ordi- 
naires tels que la toile de coton, le croisé, le coutil, 
les étoffes ordinaires pour vêtements, guingan, la fu- 
taine, la toile à voile et la toile ouvrée. Parmi les prin- 
cipales fabriques de toile de coton on peut citer 
celles de Gamlestaden et de Rosenhmd à Gothembourg, 
de NorrkôjJÎng, de Holmen et de Berg à Norrkôping, 
de Barnàngen à Stockholm, de Strômsbro à Gefle, 
de Viskaholm à Borâs et celles de Viskafors, de 
Fritzla et de Jonsered. En outre les produits exigeant 
une plus grande habileté de main d'œuvre sont mainte- 
nant fabriqués avec un excellent résultat, par ex. des 
rideaux de fil et des tissus de tulle, tant blancs 
que de couleur. Quant à la qualité, ils peuvent être 
comparés aux meilleurs de la fabrication étrangère. 
La principale fabrique est la Fabrique de rideaux 
suédois à Gothembourg. 

Il faut noter dans cette même industrie l'indu- 
strie domestique. Elle est très répandue dans 
•certaines contrées, surtout aux environs de Borâs 
et d'Ulricehamn (dans les districts de Mark, de 
Kind et d'Âs), oîi la population campagnarde s'est 
adonnée à l'industrie textile ensuite de la pauvreté 
des terres agricoles. La culture de lin et la fabrica- 
tion de la toile étaient jadis assez répandues dans ces 
contrées; elles sont maintenant abandonnées pour la 
fabrication des cotonnades. Voici comment on procède. 
Les riches paysans sont des commanditaires qui 
fournissent à crédit le fil aux tenanciers. Ceux-ci 
à leur tour, le leur vendent sous forme de tissus fa- 



GROUPE XIII. 



225 



briqués à domicile. Cette industrie du tissage dome- 
stique comprend diverses espèces et représente une 
grande partie de la production totale du pays. Les 
étoffes sont solides, bonnes et à un prix modéré, 
mais souvent sans apprêt. On a établi une certaine 
répartition du travail, de sorte que, dans certains en- 
droits, on se livre à la fabrication des étoffes pour 
robes, en d'autres à la fabrication de »domestic» et 
encore en d'autres à celles des étoffes pour rideaux, 
etc. La concurrence avec les grandes manufactures 
exerce une forte pression sur le salaire du tisserand. 
On fabrique aussi des cotonnades imprimées 
et la fabrique de Rydboholm occupe dans cette spécia- 
lité une place importante. 1898 la fabrication, 
l'importation et l'exportation s'élevèrent aux 
chiffres suivants: 

Filatures de coton. 



Nombre de filatures 29 
Nombre de broches 384,269 
Nombre d'ouvriers 5,471 

Production de fil. 

Cour. 

Beiges 16,196,000 

Teints 1,329,000 


Fils de coton. 

Non teints 

Teints 


Cour. 

4,639,000 

438,000 

1,590,000 


Fil 

Exportation 

Fils de coton. 

Non teints 

Teints 

es de cotou. 

Blanchis ou teints... 

Imprimés ou façon- 
nés 

Tulles et espèces di- 
verses 


Importation. Cour. 
Coton 10,190,000 

Maiiufactur 

Ateliers de tissage.. 43 

Métiers 9,284 

Ouvriers 5,942 


Cour. 

186,000 
68,000 

Cour. 

2.978,000 


Production de tissus. 

Cour. 
Éerus, non imprimés 9,412,000 
Blanchis, teints, im- 
primés 12,045,000 

Importation. 
Non blanchis, non Cour. 
teints, non imprim. 827,000 


2,137,000 
1,279,000 


Exporlatioi 
Écrus, non teints.... 
Blanchis ou teints... 
Lnprimés ou pressés 
Divers 


• Cour. 

97,000 
216,000 
250,000 

58.000 



INDUSTRIE DE LA SOIE. 

Quoique les conditions nécessaires pour la fabri- 
cation des tissus de soie manquent à la Suède, cette 

15 



226 GROUPE XIII. 



industrie y a pourtant existé depuis plusieurs siècles, 
grâce à des droits protecteurs élevés, équivalant parfois 
à une défense d'importation. On a même essayé ces 
siècles derniers d'introduire la sériculture. Un grand 
nombre de mûriers ont même été plantés à cette in- 
tention dans la Suède méridionale, mais la production 
annuelle de la soie indigène n'a guère surpassé les 10 
à 12 kg. L'expérience a démontré que le ver à soie 
(Bombyx Yama-Mai) peut prospérer dans le pays, 
mais à l'heure présente la sériculture n'existe plus, et 
des nombreuses manufactures de soieries il n'y en a 
plus que 2, celles d'Almgre)i et de Casparsson & 
Schmidt, toutes les deux à Stockholm. Malgré les 
forts droits d'importation mis sur les soieries, l'in- 
dustrie de la soie suédoise ne peut guère rivaliser 
avec celle de l'étranger, quoique notre fabrication soit 
supérieure à l'autre comme qualité. 

Les essais qu'on a fait chez nous pour produire 
ce qu'on appelle la laine artificielle ou le fil de collo- 
dion sont d'intérêt tout spécial. Ce n'est qu'au moyen 
de l'ingénieux appareil à filer, inventé par le suédois 
R. Strehlenert, qu'on a pu remédier à certaines im- 
perfections dans la méthode originaire, et les frais de 
production s'en ont trouvés si réduits que bientôt 
l'industrie de la soie artificielle occupera une place 
importante dans notre industrie textile. On s'est même 
servi en Suède de la pâte de sulfite pour fabriquer de 
la soie artificielle. Cette soie a pourtant une couleur 
jaunâtre, qu'il est difficile de faire disparaître. 

Le tableau suivant donne l'aperçu de l'industrie 
de la soie en 1898. 



Manufactures de soieries. 



Nombre d'ateliers de 




Importation 


* 


tissage 


2 




Cour. 


Nombre de métiers 


117 


De la soie écrue, non 




Nombre d'ouvriers. . . 


236 


teinte 

De la soie teinte ou 


695,000 


Production. 




blanchie 


918,000 


Tissus de soie, di- 


Cour. 


De la soie pure* . . . 


2,451,000 


verses espèces 


380,000 


Demi soie * 


3,859,000 







* Ci-inclus des rubans. 



GROUPE XIII. 227 



INDUSTRIE DU LIN ET DU JUTE, ETC. 

Dans certaines parties du Norrland aussi bien 
que dans les provinces de Smâland, de Halland et de 
Vestrogothie on cultive du lin et on tisse des toiles. 
Pourtant la culture du lin a beaucoup diminué, elle 
ne s'est élevée en 1896 qu'à 1,877 tonnes, pendant 
que l'industrie des toiles de lin progressait, de sorte 
qu'il nous faut importer de grandes quantités de la 
matière première. 

Actuellement nous ne possédons que quatre fila- 
tures de lin, celles d^Almedal, d' Osccu^strôm, de 
Jonsered et de Holma. La raison du peu d'impor- 
tance de l'industrie de la toile de lin, quoique le lin 
indigène soit de qualité excellente, doit être en partie, 
attribuée à l'usage prédominant des cotonnades, et en 
partie à la difficulté de se procurer des matières 
textiles en quantité suffisante. Les cultivateurs ne 
procèdent pas au rouissage d'une manière rationelle, 
le triage du lin acheté devient difficile à la fabrique 
et par conséquent le fil devient inégal. 

Un produit brut, le jute, est devenu ces derniers 
temps l'objet d'une industrie qui se développe rapide- 
ment. Parmi les fabriques de jute il faut citer: La 
Soc. anon. Scandinave de filature et de tissage de jute 
d' Oscarstrôm, la Soc. anon. suédoise de tissage de 
jute à Sôdertelje et la Soc. anon. de tissage de jute 
à Helsinghorg. Les produits de jute sont d'usages 
divers. On les emploie pour ourdir les tapis, pour 
les cordes et cordages, pour la toile à sac et à matelas, 
pour les toiles à décoration et pour les sangles. Le 
jute s'emploie aussi mélangé à la soie ou au coton pour 
la fabrication des rideaux et des étoffes pour meubles. 

On a essayé en Suède, ces dernières années, de 
se servir de filaments de tourbe, tant seuls que filés 
avec de la laine, pour faire des tissus. La production 
n'a pourtant pas encore donné de résultats pratiques. 
La cause doit en être attribuée au manque de maté- 
riel convenable et de machines spéciales, nécessaires 
pour le nettoyage et le filage. 



228 



GROUPE XIII. 



Nombre de filatures 
Nombre de broches 
Nombre d'ouvriers. . . 



Production. 
Du fil, Cour. 

Non teint 2,051,000 

Teint 429,000 



Filatures de jute. 

Importation, p. 

Jute 1,584,000 

Fil de j ute, aussi teint, 
l)lanchi, imprimé 



4 

7,372 

917 



Exportation. 

Fil de jute 

Tisseranderies de jute. 



Nombre d'ateliers de 

tissage 7 

Nombre de métiers.. 479 

Nombre d'ouvriers ... 881 

Production. 

Toile à sac ou d'em- Cour. 

ballage 2,479,000 

Diverses espèces 219,000 



Importation 

Toile H sac ou d'em- 
ballage 

Diverses espèces 

Exportation. 

Toiles de jute, toutes 
es^Dèces 



99,000 



14,000 



469,000 
17,000 



27,000 



Nombre de filatures 
Nombre de broches 
Nombre d'ouvriers. . . 



5 

7,534 

436 



Production. 

Fil 

» non teint 

» teint 



Filatures de lin et de chanvre. 

Importation. 

461,000 

1,144,000 

Fil de lin et de chanvre. 

Non teint 220,000 

Teint 438,000 

Fil 203,000 



Cour. 

59,000 
873,000 
600,000 



Lin 

Chanvre , 



Tisseranderies et Manufactures des tissus de lin et 
de chanvre. 

Importation. 



Nombre d'ateliers de 

tissage 12 

Nombre de métiers 555 

Nombre d' ouvriers ... 695 

Production. 

Tissus de toutes Cour, 

espèces 1,865,000 



Tissus de toutes 

espèces 1,751,000 



Exportation. 

Tissus de toutes 
espèces 



41,000 



Il n'ya qu'une quantité minime des diverses 
machines employées dans l'industrie textile, 
qui sont fabriquées dans le pays, quoique les métiers 
mécaniques ordinaires, par ex., pourraient certainement 
y être construits avec profit. 

On fabrique à Husqvarna des machines à 
coudre et des machines à tricoter qui sont 



GROUPE XIII. 229 



avantageusement connues pour leurs qualités solides. 
Des machines à tricoter avec des rosettes, inven- 
tion de Per Persson, se sont montrées d'un emploi 
très avantageux pour l'industrie domestique en ce 
qu'elles facilitent la fabrication de quantité de différents 
objets d'habillement. Il y a plusieurs heureuses in- 
ventions d'origine suédoise pour teindre, blanchir et 
ébrouer le coton. Il y en a de même pour imprégner 
les tissus, afin de les rendre imperméables ou moins 
inflammables. On s'est aussi servi en certain cas de 
l'électricité, comme pour les machines à roussir, les 
tissus de coton, etc. 

Il y a en connexion avec l'atelier d'analyse de 
l'École polytechnique une section spéciale, pourvue 
d'instruments nécessaires et au service de l'état aussi 
bien qu'a celui des particuliers, pour exercer un con- 
trôle sur les objets de l'industrie textile. 

VÊTEMENTS. 

On exerce ordinairement en Suède comme un 
métier la confection des habillements tout faits et en gé- 
néral la confection de tous les articles appartenant à 
l'habillement, et l'on trouve des tailleurs et des cordon- 
niers partout, aussi bien dans les villes qu'à la cam- 
pagne. Le recensement de 1898 a donné le chiffre de 
6,110 tailleurs et de 8,088 cordonniers. Même chez 
les petits cordonniers à la campagne on voit main- 
tenant des machines à coudre et il n'existe certes pas 
de tailleur ni de couturière qui n'en possède une. 

Dans la fabrication des gants, la Suède occupe une 
place importante, et les » gants de Suède» sont appré- 
ciés même à l'étranger, oii l'on en fabrique maintenant. 
L'industrie des gants a son siège principal dans les 
villes de Malmô, de Lund et d'Helsingborg. Les fa- 
briques les plus importantes sont celles de la Soc. 
anon. pour la fabrication des gants et des ctiirs glacés 
de Malmô avec 31 ouvriers et une valeur de fabri- 
cation de 190,000 cour.; de N. Jacobsson, 148 ouvriers, 
valeur de fabrication 150,000 cour.; de L. Martinson 
& C:ie à Malmô, valeur de fabrication 150,000 cour.; 
de Lôthman à Helsingborg, valeur de fabrication 



230 GROUPE XIII. 



165,000 cour.; Môller à Lund, valeur de fabrication 
74,000 cour. 

Chapeaux. Tandis que les chapeaux de dames 
sont principalement confectionnés dans les magasins 
de nouveautés, il existe de grandes fabriques pour 
la fabrication de chapeaux d'homme et de casquettes, 
telles que :1a fabrique Wallberg à Halmstad avec 350 
ouvriers et une valeur de production de 690,000 cour.; 
Fabrique de chapeaux de Karlskrona, 242 ouvriers, 
valeur de production 572,000 cour.; Rûgheimer & 
Becker à Stockholm, fabrique de chapeaux de paille et 
de feutre, 170 ouvriers, valeur de production 328,000 
cour.; W. Carlson & C:ie à Stockholm, fabrique de 
chapeaux de paille et de feutre, 167 ouvriers, valeur 
de production 382,000 cour. La laine nécessaire pour 
les chapeaux de feutre est principalement importée 
d'Allemagne et du Cap. Pour les chapeaux de paille 
fine, on importe les tresses d'Italie. 

Les caoutchoucs n'ont guère été confectionnés en 
Suède avant le commencement de 1890, mais depuis 
lors, cette fabrication a pris un tel essor, qu'à l'heure 
qu'il est, non seulement elle répond aux besoins de 
la consommation intérieure, mais encore elle permet 
une exportation considérable. Soc. anon. pour la 
fabrication des caoutchoucs d' Helsingborg occupe 
491 ouvriers, et la production représente une valeur 
de 2,360,000 cour.; Soc. anon. pour la fabrication 
des caoutchoucs, Wiskafors, aux environs de Borâs, 
avec 189 ouvriers, et une valeur de production de 
1,127,000 cour. 

Les fourrures ont toujours été portées par toutes 
les classes à cause de nos hivers rigoureux, et les 
manteaux de peau de mouton ont surtout été en usage 
parmi nos campagnards des deux sexes. A l'heure 
qu'il est ce vêtement est presque tombé en désuétude, 
en même temps que l'élevage de moutons a subi une 
réduction notable. La plus grande partie des peaux 
employées pour les fourrures ordinaires est importée 
de Russie et de l'Amérique du Nord par la voie du 
Danemark et de l'Allemagne. Malmô et Stockholm 
sont les centres principaux de l'industrie des fourrures. 
A Malmo il faut citer: Drucker & Fils, 121 ouvriers, 



GROUPE XIII. 231 



valeur de production 530,000 cour.; Goldstein & Fils, 
100 ouvriers, valeur de production 300,000 cour.; 
Rîid. Seligman, 80 ouvriers, valeur de production 
160,000 cour. A Stockholm: P. N. Bergstrôm, 
Forsell, Fils & C:ie et la Fabr^ique Scandinave de 
fourymres. 

Les chaussures sont devenues ces dernières an- 
nées l'objet de la production en fabrique, et, grâce à 
de forts droits protecteurs, cette industrie a pris un 
développement toujours plus considérable. Parmi les 
plus importantes fabriques il faut citer: Beijer, 
à Stockholm, 205 ouvriers, valeur de production 
786,000 cour.; Fabrique de chaîissures de Stockholm, 
393 ouvriers, valeur de production 1,680,000 cour.; 
Gch^da, fabrique de chaussures à Gothembourg, 257 
ouvriers, valeur de production 735,000 cour.; Fabrique 
2)0ur le jnqtiage des bottines de Gothembourg, 139 
ouvriers, valeur de lîroduction 589,000 cour.; Fabrique 
de chaussure de Malmô, 132 ouvriers, valeur de pro- 
duction 861,000 cour.; Carlsson, fabrique de chaussures 
à Venersborg, 416 ouvriers, valeur de production 
1,446,000 cour. 

Les ateliers de couture s'occupent principale- 
ment de la confection des chemises, des cols, etc., et 
des manteaux pour dames. Les plus grands ateliers 
de ce genre sont: Wettergren & C:ie, Gothembourg, 
confection de manteaux, 526 ouvriers, valeur de pro- 
duction 1,737,000 cour.; Lingerie de Gothembourg, 
170 ouvriers, valeur de production 260,000 cour.; 
Berendt Fils & C:ie à Stockholm, lingerie, 151 ouvriers, 
valeur de production 179,000 cour, et V Atelier de 
couture électrique à Stockholm, confectionne des vête- 
ments et des chemises, 34 ouvriers, valeur de produc- 
tion 250,000 cour. 

Fabriques de bonneterie et de tricots. Autre- 
fois les bas et les tricots étaient confectionnés à la 
maison où, pendant les longues soirées d'hiver les 
femmes filaient la laine, tricotaient et tissaient pour les 
besoins de la famille. Depuis que les machines à tri- 
coter ont été perfectionnées à l'égal des machines à 
coudre, les tricots sont devenus un article de fabrique 
assez important. Néanmoins beaucoup de tissus de 



232 GROUPE XIII. 



tricot sont confectionnés au métier. Parmi les fa- 
briques de cette catégorie il faut citer: 

Garda, fabrique de tricots près de Gothembourg, 
avec 48 machines à tricoter en rond et 350 machines 
à tricoter en longueur, 513 ouvriers, valeur de pro- 
duction 805,000 cour.; Soc. anon. pour la fabrica- 
tion des tricots à Bords, avec 52 métiers à tricoter 
en rond, 4 tricoteuses mécaniques et 14 machines à 
faire des bas, 332 ouvriers; valeur de fabrication 
650,000 cour.; Fabrique de laine de Karlstad, avec 
20 métiers à tricoter en rond, 110 ouvriers, valeur de 
fabrication 300,000 cour.; Torsbo, Uddebo, etc. 

Les teintureries sont très nombreuses quoique 
en général de dimensions restreintes. Les plus grandes 
sont: Levanten à Gothembourg avec 229 ouvriers et 
une recette de 490,000 cour, et Rydboholm, dans le 
voisinage de Borâs avec teinturerie à vapeur, machines 
à apprêter, imprimerie sur coton et blanchisserie 
chimique, 83 ouvriers; valeur de la fabrication 300,000 
cour. La plupart des manufactures de tissus de coton 
possèdent en outre des ateliers de teinturerie, d'impri- 
merie, de blanchissement et d'apprêtage. 

Les dentelles ont été depuis fort longtemps con- 
fectionnées à Vadstena; le couvent de la sainte Birgitte 
de cette ville était renommé au moyen âge pour ses 
ouvrages en ce genre, et encore aujourd'hui les den- 
telles confectionnées à Vadstena sont fort appréciées. 
Ces dentelles sont faites au fuseau. Malgré tous les 
efforts, faits surtout par la reine Louise, femme de 
Charles XV, pour relever cette antique industrie sué- 
doise, elle continue quand même à avoir le caractère 
d'une industrie domestique. 

Des machines à coudre d'excellente qualité, tant 
pour vêtement que pour chaussures, sont fabriquées 
à Husqvarna. 

Machines à tricoter sont fabriqués par la Com- 
pagnie Per Persson à Stockholm, qui en 1898 occup 
41 ouvriers et dont la valeur de production mont^ 
cette année là à 105,000 cour., et par la soc. anona 
de Stensholm près de Jônkôping. 



GROUPE XIII. 



233 



Production, importation et exportation en 1898. 



Blanchisseries, Tein- 
tureries. Imprime- 
ries sur coton, etc. 

Rubans 

Rideaux 

Chapeaux 

Bretelles 

Fleurs artificielles... 

Corsets 

Cravattes 

Bonnets 

Parapluies et om- 
brelles 

Stores 

Cordons 

Dentelles 

Couture 

Tricots et bas 

Tissus imperméa- 
bles 

Fourrures 

Articles en peau de 
daim 

Gants 

Chaussures 

Caoutchoucs 






c 



I 

o^ ^ I Produc 



tion 
cour. 



Importa- 
tion 



Exporta- 
tion 



250 


2,340 


12 


473 


2 


327 


12 


1,095 


2 


45 


1 


4 


7 


399 


9 


283 


7 


164 


8 


90 


3 


77 


5 


36 


2 


56 


24 


1,347 


48 


3,317 


10 


136 


15 


606 


4 


45 


19 


634 


38 


3,202 


6 


1.006 



5,328,000 

1,181,000 

1,200,000 

2,347,000 

152,000 

18,000 

552.000 

481,000 

325,000 

730,000 

141,000 

103,000 

95,000 

4,074,000 

6,149,000 

501.000 
2.145,000 

209,000 
1,134,000 
9,665,000 
4,132,000 



2,561,000 
* 

1,501,000 
173,000 
142,000 



258,000 

1,000 

516,000 

701,000 

866,000 



2,879,000 



296,000 

547,000 

1,682,000 



8,000 
2,000 



1,000 
10,000 



15,000 



406,000 



45,000 

9,000 

693,000 



* Rideaux, Corsets, Cravattes, Bonnets ne sont pas spé- 
cialisés dans le tarif de la douane. 



Â. G. Ekstrand. 



234 GROUPE XIV 



LA CHIMIE INDUSTRIELLE. 

Il manque à la Suède une branche importante 
de l'industrie chimique: l'industrie de la soude, ce 
qu'il faut attribuer à l'absence dans le pays de sources 
naturelles salées. Il en résulte que d'autres branches 
de cette même industrie n'ont pu se développer non 
plus, comme par ex. la production des matières colo- 
rantes artificielles et des produits pharmaceutiques. 
Mais la Suède manifeste une activité remarquable dans 
bien d'autres domaines de la chimie technique, et la 
richesse des forces motrices bon marché donne tout 
lieu de prévoir pour cette industrie un vaste et bril- 
lant avenir. 

La pâte de bois pourrait à juste titre être appelée 
un i^roduit naturel de la Suède, grâce à l'abondance de 
la matière première et des chutes d'eau. Aussi notre 
pays a-t-il acquis une place importante dans cette 
industrie par la création de méthodes simples et per- 
fectionnées. La première fabrique fut fondée à Troll- 
hâttan en 1857. Un perfectionnement dans le procédé 
du broyage cru, consistant à faire d'abord bouillir 
le bois dans de l'eau, a été introduit dans plusieurs 
fabriques, perfectionnement qui produit un papier 
souple et résistant, appelé »papier cuir». Depuis 1871 
on fabrique en Suède la pâte de bois chimique ou la 
» cellulose». La plus ancienne méthode est celle au 
protoxyde de sodium (natron), mais depuis 1874 elle 
a trouvé une forte concurrente dans la méthode au 
sulfite, introduite à cette époque dans la grande in- 
dustrie. Actuellement on se sert de la méthode au 
sulfite, de même que de la méthode au sulfate, 
laquelle au fond n'est qu'une modification de celle au 
protoxyde de sodium. La pâte de bois provenant de 



GROUPE XIV. 235 



la presqu'île Scandinave et fabriquée mécaniquement 
ou chimiquement est plus appréciée que celle qui 
provient par ex. de l'Allemagne, où le bois est plus 
résineux et donne une pâte plus difficile à blanchir. 
La Suède occupe surtout une place prédominante par 
la qualité de ses pâtes chimiques. En 1898 il y 
avait en activité dans tout le pays 124 fabriques avec 
295 meules et 208 appareils à cuisson. Plusieurs 
fabriques produisent de la pâte chimique aussi bien 
que de la pâte faite à la mécanique, quelques-unes 
en connexion avec la papeterie. De toute la produc- 
tion de cet article un bon quart revient au gouverne- 
ment de Wermland. 

La pâte de bois constitue un des produits les 
plus importants du pays et la production qui en 1870 
ne s'éleva qu'à environ 1 million de couronnes s'était 
élevée en 1898 à 23 7^ millions, avec une exporta- 
tion de plus de 15^2 millions de couronnes. (Voi?' le 
catalogue.) 

Le papier et le carton forment aussi des articles 
importants, dont la production a presque triplé pen- 
dant les derniers 25 ans. A peu près la moitié de 
toute la production se compose de papier gris et de 
papier d'emballage d'un prix réduit. Pour les papiers 
fins la matière première est fournie par les chiffons, 
parfois mêlés d'une pâte chimique, et pour le papier 
à journaux de 50 — 70 % de pâte de bois mécanique 
et le reste de pâte chimique ou de chiffons. Le papier 
d'emballage de meilleure qualité se fait avec une 
masse demi-chimique produite du bois cuit, broyé à la 
meule. Pour obtenir un papier d'emballage de qualité 
inférieure, teint le plus souvent (comme pour les pa- 
quets d'allumettes), on se sert avantageusement d'une 
pâte de paille préparée chimiquement. Le carton se 
fait de diverses matières, selon les différents usages. 
La fabrication du papier de doublage pour le revête- 
ment des parois et des toits joue un rôle important 
dans cette même industrie. 

La fabrique de Munksjô fondée par J. E. Lund- 
strôm, connu dans l'industrie des allumettes, et celle 
de Fiskeby sont renommées dans le monde entier 
pour leur papier continu. On fabrique à Grycksbo 



236 GROUPE XIV. 



un papier-filtre pour les analyses chimiques, qui, 
depuis le temps de Berzelius, jouit d'une réputation 
méritée. 

Signalons ici quelques-unes des plus grandes pa- 
peteries: 

Tumba, papeterie de l'État, Fiskeby avec fabrique 
de pâte de bois, Hohnen à Norrkôping avec fabrique 
de pâte de bois, Mimksjô à Jônkôping, Lessebo, Klip- 
pan, fondée par Tyge Brahe, l'astronome, Munkedal, 
Lilla Edet, Vargôn, Katrinefors et Grycksbo. 

Cuir. Il existe en Suède un très grand nombre 
de tanneries, mais la plupart sont assez peu impor- 
tantes. Dans quelques établissements on a essayé ces 
derniers temps et avec succès, d'activer le tannage 
en se servant de courants électriques. Notre indu- 
strie de cuir pourrait à certains égards soutenir la 
comparaison avec celle de l'étranger, comme par ex. 
pour le tannage au chêne et au chrome, mais le 
cuir suédois de vraiment bonne qualité revient trop 
cher, et c'est pourquoi l'importation ces dernières 
années a considérablement augmenté, tandis que l'ex- 
portation s'applique presque exclusivement aux cuirs 
bruts. 

Bougies. La fabrication de bougies stéariques 
en Suède date de 1838, époque à laquelle la fabrique 
de Liljeholmen fut fondée par L. J. Hiei^ta, connu 
pour son activité dans plusieurs branches industrielles. 
Peu de temps après, en 1843, la seconde fabrique de 
stéarine fut fondée par L. Mo7itén. En ce qui re- 
garde l'apparence et la production de lumière les 
bougies stéariques suédoises l'emportent sur la plupart 
des produits de fabrication étrangère. 

L'acide oléique ou ce qu'on appelle l'oléine et la 
glycérine sont des produits secondaires de la fabrica- 
tion des bougies stéariques. Le premier sert à la 
fabrication du savon noir, le dernier, soit, à des pré- 
parations pharmaceutiques, soit, et sur une vaste 
échelle, à la fabrication de la nitroglycérine. La fa- 
brique de Liljeholmen produit au service de la mé- 
decine une glycérine chimiquement purifiée et de 
qualité excellente. Cette glycérine entre dans certaines 
boissons de même que dans le savon. 



GROUPE XIV. 23' 



Nous citons: la fabrique de stéarine de Lilje- 
holnien et la fabrique de Clara, toutes les deux à 
Stockholm. 

Savon et savon noir. La première fabrique de 
savon noir fut fondée en Suède en 1823 par Lars 
Montén, mentionné ci dessus. Bien qu'on puisse extraire 
du pays même les matières premières de cette industrie, 
surtout le suif et la potasse, il revient moins cher 
de les importer de l'étranger. Autrefois on se servait 
presque exclusivement de savon de potasse mou (savon 
noir) pour la lessive, mais peu à peu il a été rem- 
placé par le savon dur de protoxyde de sodium, qui 
revient meilleur marché par le fait que la résine peut 
remplacer une partie du gras. Pour le savon de 
toilette on emploie de préférence des savons de coco, 
préparés à froid. On a aussi commencé dernièrement 
à fabriquer sur une plus vaste échelle des savons 
piles, contenant très peu d'eau. Les savons de toilette 
parfumés sont généralement importés de l'étranger, mais 
on en fait aussi d'excellente qualité dans le pays même. 
Stockholm est le siège principal de cette industrie. 

Voici quelques-unes des plus grandes fabriques: 

Fabrique technique de Barnàngen, Hylin & C:ie, 
Gruinme & fils, Les Fabriques de Lars Montén, toutes 
à Stockholm, Compagnie pour la fabrication de l'aseptine 
et de l'amycose de Henrik Gahn, à Upsal, Eneroth & C:ie 
à Gothembourg et Flora à Gefle. Les parfumeries, 
dans le sens ordinaire du mot, sont le plus souvent 
des solutions de substances odoriférentes dans de 
l'alcool pur, mais on pourrait aussi y faire entrer les 
eaux hygiéniques pour les dents et la peau, telle que 
VAmycose de Gahn qui depuis longtemps s'est acquis 
une certaine réputation. Ces dernières années de 
nouvelles préparations antiseptiques, jouissant d'une 
certaine réputation, ont été inventées, telles que: le 
Stomatol, le Salubrin, le Gahnelit, l'Aseptol, etc. Ces 
préparations, de même que les parfumeries, sont fa- 
briquées dans les manufactures de savon. 

Les allumettes sont déjà depuis longtemps une 
production spécialement suédoise, et peu de produits 
industriels ont acquis une réputation universelle à 
l'égal des allumettes de sûreté de Jônkôping, sans 



238 GROUPE XIV. 



soufre ni phosphore. En 1852 J. E. Liindstrôm 
commença la fabrication de ces alkimettes. L'exporta- 
tion en a été rendue plus difficile ces derniers temps 
à cause de droits élevés et de monopoles des États 
par lesquels la plupart des pays ont cherché à pro- 
téger leur propre industrie contre la concurrence des 
allumettes suédoises. Les matières chimiques nécessaires 
à la fabrication des allumettes sont tirées de l'étranger 
et aussi ces dernières années une partie du bois de 
tremble. La raison qui a permis aux allumettes 
suédoises de conserver la place conquise dans le 
commerce universel doit être en partie attribuée à la 
méthode rationelle de leur fabrication, en partie à 
l'égalité de la marchandise et finalement à la con- 
struction d'appareils ingénieux, parmi lesquels il faut 
citer ceux de A. Lagerinan à Jônkôping, qui remplacent 
toujours davantage la main d'oeuvre plus coûteuse. 
Outre les allumettes de sûreté on fabrique encore des 
allumettes phosphoriques; bien que ces dernières soient 
dangereuses pour la santé, il est difficile de s'en 
passer et d'ailleurs elles sont bien meilleur marché. 

Citons parmi les plus grandes fabriques: 

La Fabrique cV allumettes de Jônkôping, la Fa- 
brique d'allumettes de Jôukôping dite »Westra», 
Vulca7i à Tidaholm, Fabrique d'allumettes de Lidkôping, 
Anneberg dans le gouvernement de Jônkôping. 

Parmi les fabriques qui construisent des ma- 
chines pour la fabrication d'allumettes, nous 
citerons les ateliers mécaniques de Gerh. A?'ehn, à 
Stockholm. 

Le tabac est fabriqué et consommé sous diverses 
formes, savoir: le tabac à fumer, le tabac à mâcher 
et le tabac à priser. Le tabac se cultive principale- 
ment dans la partie méridionale du pays (la récolte 
de 1897 était de 8,500 quintaux), mais la production 
est bien loin de répondre à la consommation indigène, 
de sorte que de grandes quantités de tabacs bruts 
sont importées principalement d'Amérique, par la 
voie de Bremen. Une chose assez curieuse est la crois- 
sance continue de la consommation du tabac à priser, 
ce qui s'explique en partie par le fait que les classes 



GROUPE XIV. 239 



ouvrières s'en servent le plus souvent en guise de 
tabac à mâcher.* 

Carbure de Calcium. Avec la propagation de 
l'éclairage au gaz acétylène, la production du carbure 
de calcium gagne toujours en importance. La chaleur 
nécessaire pour le produire, ne pouvant s'obtenir que 
dans des fours électriques où la production du courant 
électrique demande une force motrice puissante en 
même temps qu'économique, la Suède possède au plus 
haut degré toutes les conditions naturelles pour le 
développement de cette industrie, grâce à ses nom- 
breuses chutes d'eau et la quantité de chaux convenable 
que renferme son sol. Par contre il nous faut importer 
la houille nécessaire. La première fabrique de carbure 
fut fondée en 1898 à Trollhâttan, la seconde en 1899 
à Alby et d'autres sont en train de se fonder. Le 
carbure suédois est considéré comme étant suffisamment 
purifié. 

Le chlorate de potasse est une autre industrie 
pour la fabrication chimique de laquelle l'énergie 
électrique est également utilisée. La première fabrique 
de chlorate fut fondée en 1893 à Mânsbo et une 
seconde en 1899 à Alby. Si autrefois la Suède a été 
obligée d'importer du chlorate pour ses fabriques 
d'allumettes, elle peut maintenant en exporter. 

Parmi les fabriques nous citons: Mânsbo, 
dans le gouvernement de Kopparberg, avec 123 ou- 
vriers et une production de 1,264,000 kilogr. de chlo- 
rate de potasse et de protoxyde de sodium. 

L'acide sulfurique se produit principalement aux 
fabriques de superphosphate qui l'utilisent pour leurs 
propres besoins. Il y a plusieurs fabriques de ce 
genre dans le pays. 



* Consultez le tableau page 240. 



240 



GROUPE XIV. 



Production, importation et exportation de produits 
cliimiques-tecliniques en 1898. 



P o 



o 



CD 



O !z; 



Produc- 
tion. 

Couronnes. 



Importa- 
tion. 

Couronnes, 



Exporta- 
tion. 

Couronnes, 



Pâte de bois 

Papier et carton... 

Cuir et peau de 
daim 

Savon noir et savon 
dur 

Parfumeries 

Bougies 

Glycérine 

Oléine 

Allumettes 

Tabac, brut 

Tabac, travaillé, di- 
verses espèces... 

Couleurs, toutes 
espèces 

Vernis, toutes e- 



speces 

Huile de térében- 
thine, résine ... 

Colles et gélatines 

Chlorates 

Acide sulphurique 

Huile minérale (pé 
trole) 

Produits chimiques 
techniques non 
spécifiés 

Produits pharma 
ceu tiques* 



124 
59 

854 

37 

22 

3 

3 

2 

22 



6,134 23,414,001) 
5,209 17,724,000 



82 



2,462 

529 
90 

300 

5,716 

4,543 

181 

79 



168 

123 

63 

14 



9,910,000 



61,000 15,534,000 
3,151,000^ 9,039,000 

16,210,000! 3,087,000 



4,496,000j 166,000! 13,000 

654,000 136,000 19,000 

1,978,000. 50,000 5,000 

146,000 91,000 

196,000 379,000 



8,101,000 

15,471,000 
937,000 
613,000 



' 7,179,000 

5,901,000j 

1,535,000 46,000 

5,870,000 268,000 

173,000 54,000 



267 



1 844,000 

508,000 109,000 

688,000 104,000 

947,000 131,000 

94,000 8,815,000 

1,384,000 391,000 
513,000 



13,000 
410,000 



298,000 
5,000 



* Les Pharmacies n'entrent pas dans la statistique des 
faljriques. 



Â. G. Ekstrand. 



LA SUÈDE ET SON PAVILLON NATIONAL. 241 



LA SUEDE 

ET 

SON PAVILLON NATIONAL. 

Le Pavillon national de la Suède a une mission 
toute spéciale à remplir à la rue des Nations, au Quai 
d'0rsa3^ Son architecte, M. Ferdinand Boherg, connu 
en Suède comme un des premiers artistes dans sa 
partie, n'a pu se résoudre à imiter et à transporter 
de l'art suédois à Paris un simple échantillon d'une 
ancienne époque ou à faire une compilation architectu- 
rale d'éléments nationaux. Cette manière d'agir aurait 
trop juré avec les principes artistiques dont M. 
Boberg s'est fait l'énergique interprête pendant ces 
10 dernières années et plus, et auxquels il a pu 
donner une expression bien réussie par les con- 
structions de l'exposition Scandinave à Stockholm en 
1897. M. Boberg a pensé au contraire que, du mo- 
ment que la Suède était invitée à se faire représenter 
par un bâtiment national à l'exposition de 1900, 
l'architecte ne devait pas s'inspirer, dans cette construc- 
tion, de réminiscences du passé, mais qu'il devait, avec 
les moyens dont il disposait, chercher à rappeler sinon 
à rendre quelques traits caractéristiques du pays et 
de ses habitants. 

Nous croyons aussi qu'il n'a pas trop mal réussi 
dans la réalisation de son idée. Quiconque a voyagé 
en Suède n'a pu manquer de voir que toutes les 
classes de la population, ou peu s'en faut, du pro- 
priétaire aisé au plus pauvre ouvrier, habitent des 

16 



242 LA SUÈDE ET SON PAVILLON NATIONAL. 

maisons en bois. Seules les églises, les demeures 
seigneuriales et les grands établissements industriels 
sont en pierre. La raison en est bien simple et ne 
saurait guère échapper à l'oeil du touriste. La Suède 
est avant tout un pays de forêts. Près de la moitié 
de son territoire est couvert d'immenses forêts dont 
le produit non seulement suffit aux besoins indigènes 
en constructions, mobilier et chauffage, mais forme 
encore à peu près la moitié des revenus de l'exporta- 
tion du pays. Or, c'est la Suède des forêts et des 
constructions en bois que l'architecte a voulu carac- 
tériser par le Pavillon qui, à la rue des Nations, porte 
le nom de la Suède. 

Il est vrai que même en faisant le tour du pays 
on ne trouverait pas le type de construction qui 
aurait pu servir de modèle pour notre Pavillon à 
Paris. Les Suédois n'habitent pas des maisons de 
structure aussi aérienne et de formes aussi pitto- 
resques que le bâtiment appelé à être leur »home» 
particulier à l'exposition universelle de 1900. Mais 
il y a dans le caractère national une forte tendence au 
pittoresque pompeux, voir même au bizarre. Le 
peuple suédois est de tous les peuples du Nord le 
moins porté à la mélancolie, le plus variable de tem- 
pérament et, malgré tout ce qui a été écrit en langues 
étrangères, même en français, »des brumes et de la 
monotonie du Nord», il est impressionable, peu taci- 
turne, nullement renfermé et facilement mis en humeur 
de fête. Ce sont là des traits de caractère dignes 
d'être relevés dans une fête internationale comme 
l'exposition actuelle, et personne n'aura de peine à 
constater que ces traits se retrouvent dans le Pavillon 
suédois, dont tout l'ensemble, formé d'un système 
pittoresque de tourelles élancées, de légers pinacles 
et de plates-formes élevées, semble demander les dra- 
peaux, les banderoles et les guirlandes d'une parure de 
fête. On peut donc dire que le Pavillon national, tel qu'il 
existe actuellement, remplit le but que la Commission 
supérieure de l'exposition avait pour objet en créant 
la rue des Nations. 

De même que, par l'apparence extérieure du 
Pavillon, on a voulu donner une certaine idée d'un 



LA SUÈDE ET SON PAVILLON NATIONAL. 243 



côté essentiel de la Suède, de même on a voulu réaliser, 
par les objets qu'il renferme, une image, superficielle 
peut-être, et à bien des égards incomplète de ce qui ne 
peut guère manquer d'éveiller l'intérêt de l'étranger qui 
visite le pays. La nature suédoise s'impose tout d'abord, 
représentée par les deux dioramas du paysagiste suédois 
J. Tirén, les gobelins d'après les cartons de M:me Anna 
Boberg, la collection de photographies qui, grâce à la 
complaisance de nombreux photographes^, décorent la 
chambre à gauche de l'entrée principale. Il se peut 
(jue celui qui n'a jamais visité la Suède et qui cherche 
à s'en former une idée d'ensemble ou une image con- 
crète par ce qu'il en voit ici, se trouvera quelque peu 
désorienté. La nature suédoise est fort complexe, elle 
renferme presque toutes les natures, du moins toutes 
celles que le climat a rendues possibles. Il suffit de 
rappeler ici que la longueur totale du pays est à peu près 
de 14 degrés de latitude, formant en ligne droite 1,515 
km. Ces chiffres feront comi^rendre combien la partie 
méridionale — la Scanie — doit différer de la Lapo- 
nie. Mais ce qui n'en ressort pas infailliblement 
c'est la variété infinie qui caractérise le paysage 
suédois entre ces deux extrémités et qu'on cher- 
cherait en vain à décrire. Il y a dans le littoral 
de la Suède des paysages d'une grande variété: 
d'abord la côte occidentale avec des rochers nus, 
des plateaux boisés, des falaises étendues et des terrains 
cultivés sur lesquels les clochers blancs font tache 
au milieu des blés jaunissants et le vert des champs. 
Puis la côte orientale qui, sur une longueur d'environ 
1,500 km., change souvent d'aspect, mais dont la forma- 
tion la plus caractéristique est un archipel composé de 
milliers d'îles, d'îlots et de baies, et qui, en certains 
endroits, notamment dans le voisinage de Stockholm, 
s'étend à plusieurs lieues dans le pays. Mais le caractère 
de l'intérieur est tout aussi accidenté. Ce sont tantôt 



^ iM:rs Larason, lAndahl et Weslphal de StoeU hol m. 
Viklund de Hudiksvall, Falk de Karl s lia m n, Vijislcn de 
lîollnas, Dahhjren et Larsson dUpsal, Thorin dÂtvida- 
berg, Stein de Hernosand, Jonasson de (lot hem bourg, 
Ericson de Skofde, Glander de Filipstad, Andersson de 
Mora, Ohson d'Ôstersund et Dahllôf de Trollhiittan. 



244 LA SUÈDE ET SON PAVILLON NATIONAL. 



de vastes plaines comme dans les provinces de Vestro- 
gotliie, de Néricie et de Vesterbotten, tantôt un sy- 
stème capricieux et imprévu de coteaux, de lacs, de 
bouquets d'arbres et de champs cultivés comme en 
certaines parties de l'Ostrogothie, de la Dalécarlie et 
du Vestmanland, tantôt de hauts plateaux boisés com- 
me en Smâland, ou d'immenses forêts silencieuses, 
comme en Vermland et dans une grande partie du 
Norrland, tantôt encore la haute montagne comme 
dans la partie occidentale de la Suède, du Vermland 
jusqu'aux confins septentrionaux, bien au delà du 
cercle polaire. Ce sont alors des sommets arides oi^i 
les rayons du soleil brillent en été sur une neige 
immaculée; vraie nature alpestre, si même elle ne peut 
rivaliser avec les montagnes sauvages et majestueuses 
de la Norvège. Mais avec tout ce qui vient d'être dit, 
nous n'avons encore qu'indiqué la grande variété de 
la nature suédoise. Les changements des saisons pro- 
duisent sur les paj'^sages en Suéde une transformation 
bien plus complète et radicale que dans l'Europe cen- 
trale ou méridionale. Représentez-vous par exemple 
un paysage d'été au milieu de la Suède avec sa verdure 
éclatante, son ciel serein qui ne perd pas son teint blond 
même pendant la nuit diaphane, avec son lac miroi- 
tant, lui aussi d'un ton bleu léger; représentez-vous 
ce même paysage en habit d'hiver, couvert d'un blanc 
manteau de neige moelleuse. Quel contraste! Le 
soleil, qui l'été semblait ne pouvoir se décider à quitter 
l'horizon, n'a plus guère la force de s'élever de quel- 
ques degrés au dessus. Sa faible lueur est pourtant 
augmentée par les brillants effets de cristallisation de la 
neige. Et pendant la longue nuit d'hiver cette neige 
scintille sous le ciel étoile qui, par contraste, prend 
une apparence de velours noir.^ Mais une chose qui 
ne varie jamais, été comme hiver, c'est la pureté et 
la limpidité de l'air. Les '-brouillards et brumes du 
Nord» n'existent que dans l'imagination des étrangers. 
Allez voir la section suédoise au Palais des Beaux Arts 



' \'oir pour les sports originaux, qui sont dus aux qua- 
lités de la nature suédoise, les articles exposés au Pavillon 
national par les maisons Ldiighorg, Tiiîl et Hiimhcr de Stock- 
holm. 



LA SUEDE ET SON PAVILLON NATIONAL. 245 

et arrêtez-vous un instant devant les paysages du Prince 
Eugène, de Bruno Liljefors, d'Eugène Jansson, de Karl 
Nordstrom ou de Nils Kreuger. Jamais la nature suédoise 
n'a été mieux rendue. L'air et la lumière peuvent vous y 
paraître durs comme le cristal; il se peut encore que 
vous trouvez une certaine crudité à ces tableaux, faute 
du voile transparent que la brume légère étend sur 
le paysage français. Mais ce qu'il y a de certain 
c'est que l'oppressant brouillard du nord sera pour 
toujours banni de votre imagination. La même vérité 
peut être constatée dans le Pavillon national de la 
Suède: Les deux dioramas, dont l'un représente 
une nuit de Stockholm et l'autre le haut nord, contrée 
montagneuse, bien au-dessus du cercle polaire, où sont 
situées nos plus riches mines de fer \ vous donneront 
l'impression d'un air si pur que les contours ex- 
térieurs des objets y ressortent en lignes nettes et 
distinctes. Et quant aux couleurs, elles y sont par- 
fois, par échange d'influences réflexes, poussées jus- 
qu'aux plus violents effets. Le grand tableau du Prince 
Eugène, au fond du Salon royal, vous dira la même 
chose. Il représente le château de Stockholm à la 
clarté de la nuit (obs.! clarté de la nuit). Il faut pour- 
tant noter qu'en été la clarté de la nuit à Stockholm 
peut être quelquefois plus intense encore que ce ta- 
bleau n'en donne l'idée. — Stockholm est, on peut 
le dire à cette occasion, extérieurement une des 
villes les plus gaies et les plus riantes de l'Europe. 

* Le diorama lapon. On voit au fond le Kiinma- 
vaara, chahic de montagnes de 3 à 4 kil. de longueur, s'éle- 
vant de 250 m. au-dessus de la contrée environnante et 
(le 750 m. au-dessus du niveau de la mer, dont l'arcte 
consiste exclusivement en minerai de fer pur avec une fdière 
à tleur de terre de 100 à 250 m. de largeur. Pour l'exiiloi- 
tation de ces inépuisables richesses en minerais l'État con- 
struit actuellement une voie ferrée qui doit relier la partie 
supérieure du golfe de Bothnie à un port ne gelant jamais 
sur la côte norvégienne de TAtlantique. C.e chemin de fer 
rendra accessible à la civilisation et aux touristes cette contrée 
sans culture, peuplée exclusivement de Lapons, mais connue 
pour sa ])elle et grandiose nature. Les propriétaires de ces 
terrains métallifères La société anonyme Lnossavaara et Kiiru- 
naoaara ont mis en évidence dans l'exposition des 
mines (groupe XI) lallure des couches du minerai ainsi 
que sa qualité. 



246 LA SUÈDE ET SON PAVILLON NATIONAL. 

Quant à sa belle situation, elle est d'ancienne date si 
vantée des touristes du inonde entier, qu'il est in- 
utile d'en parler ici. Par sa vieille architecture — 
une partie de la ville, la cité, s'est conservée presque 
intacte depuis des siècles — et par ses vastes et 
magnifiques jardins et parcs, dont la verdure con- 
traste avec les flots azurés du lac du Mâlar et de la 
mer Baltique, la capitale de la Suède offre une immense 
variété de vues, qui contribuent à y rendre le séjour 
aussi agréable qu'intéressant. 

Mais nous nous sommes peut-être déjà trop 
étendus sur le charme tout particulier de la nature 
suédoise. Aucune description du reste ne pourra 
rendre ni l'amour profond que lui vouent les Suédois 
mêmes, ni l'étoimement, mêlé d'enthousiasme, qui 
s'empare de l'étranger lorsque, pour la première fois, 
il se trouve en sa présence. 

Nous avons déjà dit que les objets réunis dans 
le Pavillon national de la Suède ont été choisis pour 
représenter les côtés de la vie et du travail suédois 
les plus à même d'éveiller l'intérêt de l'étranger. 
Dans l'exposition d'un groupe de ce genre les pro- 
duits de l'industrie domestique doivent nécessaire- 
ment être mis en évidence. De temps immémorial 
la position sociale du paysan suédois a été toute 
différente de celle du paysan des autres pays euro- 
péens. Toujours indépendant et propriétaire de son 
fond, aucune aristocratie féodale n'a pu l'opprimer. 
Dès les temps les plus reculés il a eu le droit d'en- 
voyer ses délégués aux assemblées nationales et il 
en a toujours profité. Le paysan suédois a été 
un facteur dans la culture du pays qu'on ne saurait 
évaluer trop haut. Tout au commencement les diffé- 
rentes provinces formaient des unités assez indé- 
pendantes, et ce n'est que peu à peu qu'elles se sont 
fondues en un seul royaume. Les particularités de 
chaque province avaient donc tout le loisir de se 
développer, et nous voyons encore aujourd'hui, tant 
dans les souvenirs du passé que dans les produits 
originaux de l'industrie domestique, jusqu'à quel point 
elles ont pu être circonscrites. Cette industrie vit et 
prospère toujours sous la protection d'institutions 



LA SUÈDE ET SON PAVILLON NATIONAL. 247 

officielles, telles que les Sociétés d'Économie rurale de 
chaque province, dont quatre sont représentées dans 
le Pavillon national de la Suède. 

De toutes nos provinces c'est la Dalécarlie, située 
au coeur de la Suède, qui a le mieux conservé les 
traditions et l'originalité de son industrie domestique. 
La population, tant hommes que femmes, y porte 
encore aujourd'hui l'ancien costume national. Chaque 
commune a le sien dont les couleurs et la coupe 
sont scrupuleusement conservées du temps de leurs 
aïeux. Les costumes portés par les habitants des 
communes environnant le beau lac de Siljan, » l'oeil 
de la Dalécarlie», sont les mieux connus. Les femmes 
de Leksand, tant qu'elles ne sont pas mariées, por- 
tent la coiffe rouge, puis la coiffe blanche. Les fem- 
mes de Rattvik portent le bonnet noir à la forme 
conique et celles de Mora le fichu à carreaux rouges, 
noué sous le menton. La coupe de la jupe diffère 
aussi, mais les raj'ures de l'indispensable tablier sont 
surtout distinctives pour les différentes communes. 
Cette habitude de porter le costume national a déter- 
miné en Dalécarlie le genre de l'industrie domestique. 
Les tissus sont principalement en laine, et les vête- 
ments sont garnis de dentelles et de broderies con- 
fectionnées par les femmes. Ces dentelles jouissent 
d'une grande réputation, tant pour le dessin que pour 
l'exécution du travail, et les broderies, généralement 
en soie noire sur de la toile blanche, sont souvent 
d'une grande beauté. 

Les couleurs vives sont distinctives de l'industrie 
textile de la Dalécarlie; on y voit le rouge vif, le 
jaune, le bleu et le vert. Cette vivacité du coloris se 
retrouve du reste dans toute industrie domestique 
suédoise, quelque différente qu'elle puisse être, ce qui 
dépend de l'habitude de voir les couleurs de la nature 
dans tout leur éclat et sans être ternies par aucun 
brouillard ou brume. Outre l'industrie textile on 
s'occupe en Dalécarlie d'une préparation délicate de 
peaux à l'usage des vêtements, de même que de la 
confection de paniers artistiques et de différents objets 



248 LA SUÈDE ET SON PAVILLON NATIONAL. 

en écorce de bouleau, taillés avec beaucoup d'adresse, 
en dessins originaux/ 

La Scanie est la seule province qui, en fait d'in- 
dustrie domestique, puisse rivaliser avec la Dalécarlie. 
De même qu'en Blekinge et en Sudermanland, le 
costume national w^j est plus porté qu'exceptionnelle- 
ment. Les femmes de cette province consacrent 
leurs tissus et leurs broderies avant tout à la dé- 
coration de la maison. Ces tissus sont fort appré- 
ciés en Suède. On en distingue principalement deux 
espèces: les »bonader», genre de tentures dont la fa- 
çon rappelle les » kakémonos» japonais, et les >drât- 
ter» qu'on dispose autour de la chambre en guise 
de frise. Les »bonader», ordinairement en laine, 
sont tissés d'après les anciens procédés techniques 
parmis lesquels il faut citer le »rôdlakan» et les tissus 
flammands. Ce dernier procédé de tissage a servi 
de modèle aux nouveaux gobelins suédois, art qui jouit 
depuis quelques années d'un vif intérêt auprès du 
public. Les gobelins envoyés à l'exposition de Paris 
par les différents établissements d'art industriel suédois 
sont presque exclusivement confectionnés par des jeunes 
filles de \'\ Scanie ayant appris le métier chez elles. Les 
»dràtter» sont toujours en fil de lin, le plus souvent en 
bleu sur fond blanc. Pour les xbonader» on se sert 
au contraire de différentes couleurs, généralement de 
fortes teintes foncées. On a essayé ces derniers temps 
d'introduire de nouveaux dessins dans les tissus de 
la Scanie, mais ces essais n'ont pas eu le succès 
artistique qui aurait pu encourager à les continuer. 
— L'industrie domestique textile des autres pro- 
vinces a relativement moins d'importance et elle est 
également moins intéressante. En Ostrogothie et 
dans certaines parties du Norrland on confectionne 
des toiles de lin de diverses espèces comme le linge 
ouvré et le Knge damassé tant à l'usage domestique 
que pour la vente. 

La fabrication de dentelle, dont la Société d'Econo- 
mie rurale du gouvernement d^ Ostrogothie expose dans 
le Pavillon suédois de fort beaux échantillons, n'a 

* Les articles dalécarliens exposés dans le pavillon suédois 
appartiennent en partie à la société d'économie rurale de 
Dalécarlie, en partie au Magasin de Mora à Stockholm. 



LA SUÈDE ET SON PAVILLON NATIONAL. 249 

qu'une importance locale. Ces dentelles sont confec- 
tionnées dans la petite ville de Vadstena et dans ses 
environs. Elles ne peuvent au juste être comptées par- 
mi les industries de la population agricole, car cet art tire 
son origine du couvent que Sainte Birgitte, notre 
plus célèbre sainte, fonda dans cette ville. Cet art, 
qui a duré des siècles, peut* être comparé, au point 
de vue technique, avec celui de la meilleure fabrica- 
tion flammande, bien qu'il y aurait peut-être des ob- 
jections à faire aux dessins. 

Il est facile de se rendre compte de l'importance 
que Tindustrie domestique de la campagne, dont il 
vient d'être question, a eu et a encore pour l'art 
textile suédois, en comparant les collections textiles 
qui sont exposées dans leurs divisions respectives par 
deux grands établissements d'art industriel suédois, 
la société des Amis dit travail manuel et la compagnie 
suédoise du même art S. Giôbel donnant preuve 
toutes les deux dans le Pavillon suédois de leur ha- 
bileté artistique. L'art indigène des tissus et celui 
des ouvrages à la main se sont inspirés des antiques 
modèles nationaux et de la technique en usage dans 
le pays, dans les temps les plus reculés, en les adap- 
tant l'un et l'autre aux exigeances modernes; en les 
raffinant et leur donnant quelque chose de plus élé- 
gant quand cela était nécessaire, on en est arrivé à 
créer en Suède un art textile qui n'a pas trop subi 
l'influence du marché européen. 

Tout autre se présente le développement de l'indu- 
strie domestique moderne du bois. Dans le Blekinge les 
campagnards s'occupent encore à l'heure qu'il est, et 
d'après les anciennes traditions, d'une industrie de ce 
genre dont il se trouve d'intéressants échantillons dans 
notre Pavillon national. On a bien repris quelques-uns 
des modèles employés dans cette industrie, pour les 
développer encore, mais cela n'a été fait, en somme, 
que sur une échelle assez réduite. L'industrie dome- 
stique des Lajjons est d'une originalité ethnographique 
toute spéciale. Leurs modèles sont différents de ceux 
qu'on est habitué à voir dans le reste de la Suède, 
et la nature des objets est nécessairement appropriée 
aux besoins de la vie nomade des Lapons. On peut voir 



250 LA SUÈDE ET SON PAVILLON NATIONAL. 

au Pavillon suédois un Lapon occupé à la confection 
de divers objets appartenant à Tindustrie manuelle 
de son paj^s. Nous avons du reste en Suède, comme 
on le sait, une importante industrie manuelle d'objets 
en bois, très pratiquée dans les écoles, et qui a été 
organisée et développée dans la célèbre école de 
Nââs, fréquentée par des élèves de toutes les parties 
du monde. Cette industrie manuelle, le »slôjd», 
joue, à l'heure quil est, un très grand rôle dans 
le pays, oij, dans l'éducation des enfants, elle constitue 
un facteur qui, dans son importance, pourrait peut-être 
se comparer à la gymnastique suédoise. 

Quant aux autres industries artistiques suédoises, 
elles n'ont en général aucune liaison directe ou aucune 
connexion d'origine avec les traditions populaires. 
Le travail manuel s'est de tous temps fait remarquer 
par une grande solidité technique, qualité à laquelle 
on aurait pu, il est vrai, souhaiter voir s'allier plus 
d'initiative et d'indépendance en ce qui concerne la 
forme. Ces dernières années cependant un grand et 
réjouissant j^rogrès a été observé à cet égard. Une 
architecture nationale plus vivante et plus typique 
s'est fait jour peu à peu, exerçant une influence très 
heureuse sur l'industrie des meubles de luxe. Il suffit 
d'indiquer l'ameublement du Salon royal ^ du Pavillon 
suédois, oii M. Boberg a obtenu un exellent résultat 
par une composition toute iDersonnelle. Pour ce qui 
concerne les expositions de porcelaine et de fayence, 
fournis par les deux grandes fabriques de Rôrstrand 
et de Gustafsberg, l'initiative artistique dont elles font 
preuve nous donne pleinement, croyons nous, le droit 
d'être fiers de pouvoir les revendiquer comme étant des 
produits d'industrie suédoise. ' La fabrication du verre^ 



* Cet ameulîlement a été fabriqué dans les ateliers bien 
connus de A. Matsson, à Stockhohn. L'étoffe de soie, égale- 
ment de fabrication suédoise, tissée d'après les dessins de 
Madame Anna Boljerg, sort des ateliers de A'. A. Almgren, 
à Stockholm. 

^ Voir les objets exposés par ces deux fabriques dans 
notre pavillon et leurs collections au groupe XII. 

^ Voir les pièces de la verrerie de Rcijmijre dans le 
Salon royal ainsi que la collection exposé par la verrerie de 
Koslu au gi'oupe XII. 



LA SUÈDE ET SON PAVILLON NATIONAL. 251 



et l'art do la bijouterie^ sont également en voie 
(le progression, et l'on peut dire en somme que 
l'industrie manuelle éprouve en Suède la nécessité 
do s'appuyer sur l'art, tout aussi bien que dans les 
lirands pays qui sont à la tête de la grande culture 
industrielle et artistique. Quant à l'orfèvrerie, les 
objets émaillés ou en argent ciselé et repoussé montrent 
éloquemment jusqu'à quel point cet art s'est déve- 
loppé en Suède. Ces objets, exécutés d'après les 
dessins d'artistes suédois, font i)artie des présents 
qui ont été offerts au roi Oscar II à l'occasion du 
2r):ième anniversaire de son avènement au trône, en 
1897. Le roi, en les mettant gracieusement à la 
disposition de l'Exposition, a voulu montrer le vif 
intérêt qTi'il porte à l'Exposition universelle de Paris. 



Une visite au Pavillon suédois devrait suffire, si 
non pour démontrer d'une façon éclatante la véracité 
de ce qui vient d'être dit, du moins pour en donner 
une certaine idée. Il va sans dire, d'ailleurs, qu'il 
y a des côtés étendus et importants de la culture 
suédoise, tant idéale que matérielle, dont le contenu 
de ce pavillon ne saurait donner la moindre idée, et 
l'on peut bien dire, croyons nous, que si la Suéde, 
petite comme nation et isolée comme elle l'est, ne 
peut se flatter d'être, dans un domaine ou dans 
l'autre, à la tête des progrès accomplis, il faut au 
moins reconnaître qu'elle fait tous ses efforts pour 
garder sa place et pour ne pas se laisser distancer. 
Certes les temps sont loin oii les ours se promenaient 
à l'état sauvage dans les rues de Stockholm — c'est-là 
une époque dont personne ne se souvient, pas même 
dans les archives — , et maintenant les artères de la 
capitale sont sillonnées d'autant de bicyclettes, le vé- 
hicule moderne par excellence, que celles de Paris ou 
de Londres. La statistique montre que la Suède se 
trouve actuellement dans une voie de progrès qui, 
dans toutes les branches, laisse voir une étonnante ra- 

' Voir par exemple les objets exposés par C. G. Ilall- 
hcni, Axclson, MôUciiborg etc. au groupe XV. 



252 LA SUÈDE ET SON PAVILLON NATIONAL. 

pidité de marche. Ce n'est pas ici la place d'accu- 
muler les chiffres comme preuves à l'appui, et cela 
d'autant moins que nous pouvons en référer à un 
ouvrage spécial de statistique sur la Suède, 
publié pour cette exposition, sous les auspices du 
gouvernement suédois ; qu'il nous soit cependant permis 
d'indiquer par quelques mots et par quelques chiffres 
seulement, dans quels domaines la Suède et les Suédois 
cherchent à se faire reconnaître un rang honorable 
dans le grand concours des nations. 

L'agriculture a été, depuis les temps les plus 
anciens, la principale industrie de la Suède, et cela à 
tel point que les Suédois eux-mêmes l'ont toujours 
qualifiée du titre de leur »industrie-mêre». Encore 
de nos jours c'est de la culture du sol que vivent 
les 56 % de la population. Ce chiffre, il faut le dire, 
a constamment diminué durant les dernières dizaines 
d'années, ce qui tient en partie, comme partout ailleurs, 
à l'emploi toujours croissant des machines, même dans 
les travaux agricoles, en partie à ce que de nouveaux 
champs d'activité se sont ouverts au travailleur. Mais 
si l'on considère que la superficie du sol agricole ne 
s'élève qu'à 12 % de la superficie totale du pays, on 
reconnaîtra aisément qu'il existe encore pour l'agri- 
culture suédoise une vaste sphère d'activité, que la 
pauvreté seule du pays a empêché jusqu'ici d'exploiter. 
Le fait est que la Suède a toujours été un pays 
pauvre, pauvre par le nombre de sa population et, si 
X)ossible, plus pauvre encore en ressources pécuniaires. 
L'augmentation forte et constante qui a eu lieu dans 
le chiffre de ses habitants, pendant le ig*^'"^ siècle, et 
cela en dépit d'une émigration par moments très 
active, a rendu cependant le premier de ces facteurs 
de moins en moins sensible, et il semble également 
qu'on est en bonne voie de remédier au second. 
C'est du moins ce que les comptes rendus de la 
fortune publique nationale, en augmentation constante, 
semblent indiquer. Pendant les 13 années qui se 
sont écoulées entre 1885 et 1898 cette augmentation 
n'aurait pas été de moins de 8,281 millions de francs, 
somme qui a porté la fortune publique du chiffre 
de 9,21 1 millions à celui de 12,498 millions de francs. 



LA SUÈDE ET SON PAVILLON NATIONAL. 253 

Naturellement ce n'est pas chose facile que de faire 
un exposé détaillé des causes auxquelles il faut attri- 
buer une augmentation aussi énorme, et qui a eu 
lieu dans un aussi court espace de temps, mais si 
Ton veut se contenter d'une formule générale qui en 
donnera une idée approximative, on peut dire que la 
Suède est devenue dans le cours des trois dernières 
dizaines d'années un pays industriel et que les pre- 
miers fruits de cette évolution ont précisément été ré- 
coltés dans la période dont nous venons de donner 
l'aperçu économique en chiffres totaux. L'exposition 
de 1897 à Stockholm, dont nous avons déjà parlé, 
éveilla un vif intérêt dans tous les pays Scandinaves, 
surtout en Suède oîi l'intérêt fut immense. Cette 
exposition avait pour les suédois une importance toute 
spéciale, en ce qu'elle les rendit conscients de leurs 
propres forces industrielles; ils en connaissaient déjà 
l'existence et l'activité mais ils ne s'étaient pas jusque 
là rendu compte de tout ce qu'elles contenaient 
d'intensité et même d'indépendance. Les capitalistes 
avaient certainement ressenti depuis longtemps déjà 
les effets plus ou moins directs du développement 
industriel du pays, mais ce ne fut guère qu'à partir 
de cette exposition que la nation vit clairement la route 
qu'il fallait prendre pour arriver tout droit au but. 
Pendant la période qui sépare les deux dernières ex- 
positions de Stockholm, l'exposition de 1866 et celle 
de 1897, l'agriculture avait d'abord eu à subir une 
complète transformation, tant en ce qui concerne la 
manière de travailler la terre que dans les différents 
produits qu'on lui demandait. A la culture assez pri- 
mitive de céréales d'autrefois, résultant en une expor- 
tation peu avantageuse de grain, avait succédé l'élevage 
du bétail amenant un développement considérable de 
l'industrie laitière et, surtout en Scanie, la culture 
sur une grande échelle de la betterave, culture qui avait 
eu pour conséquence la naissance d'une importante in- 
dustrie sucrière.^ L'industrie des bois jusque là 
conduite avec une complète négligence, sans plan 



^ La fabrication du sucre brut en l.Si)8 donnait une 
valeur de production d'environ 45 millions de francs et celle 
(lu sucre raiïiné d'environ (îô millions de francs. 



254 LA SUÈDE ET SON PAVILLON NATIONAL. 

d'ensemble et avec la plus regrettable insouciance, 
avait été réglementée et ordonnée, et l'on avait appris 
d'abord à travailler avantageusement le matériel brut 
dans de nombreux ateliers de menuiseries ^ et puis à 
utiliser les produits secondaires dont les échantillons 
envoyés à l'exposition de nos fabriques de pâte de 
bois et de nos papeteries,^ sont une preuve écla- 
tante. Quant à l'industrie minière, qui a été de 
longue date l'une des principales branches de revenu 
de notre pays, elle parait se trouver actuellement dans 
une voie d'expansion dont nous n'avions auparavant 
aucune idée. Outre la zone métallifère qui traverse 
la Suède centrale, il a été découvert, dans le courant 
de ces vingt dernières années, des quantités considé- 
rables de minerais de fer dont l'industrie suédoise 
bénéficiera largement. Une exploitation en grand des 
riches mines de fer de Gellivare, au nord de la 
Laponie, sur le 67'^'"^^ degré de latitude nord, a été 
rendue possible par la construction du chemin de fer 
de Gellivare, et quand la ligne d'Ofoten, actuellement 
en construction, sera dans quelques années ouverte 
au trafic, de nouvelles mines plus riches encore à Kiiru- 
navaara, à Luossavaara etc., pourront être mises en 
exploitation. Cette voie ferrée est un embranchement 
de la première que les gouvernements suédois et nor- 
végiens poussent vers le nord ouest pour la faire 
aboutir à un port de mer de la côte norvégienne. Déjà 
à l'heure qu'il est le chiffre de 2 millions de tonnes 
par an, que l'exploitation des mines de fer avait atteint 



' Voj^ez par exemple à l'exposition: le pavillon suédois, 
ouvrage des nouveaux ateliers de menuiserie cVEkman, à 
Sundbyberg, et le pavillon du »Separator7>, ouvrage exécuté 
par la nouvelle fabrique de menuiserie de Ligna. Pour plus 
amples renseignements sur le point de développement actuel 
de ces industries latérales du l)ois nous pouvons du reste 
renvo3^er ceux que cela peut intéresser à l'exposUion collective 
de l'imliistrie des forêts, groupe IX. 

^ Il y avait en 1898 124 fabriqnes de pâtes de bois 
dans le pays, dont la valeur de production dépassait 33 
millions de francs, et 59 manufactures de papier avec une 
valeur de production de 25 millions de francs. Depuis lors 
le nombre des fabriques aussi bien que la valeur de pro- 
duction ont encore augmenté. 



LA SUÈDE ET SON PAVILLON NATIONAL. 255 

en 1897 a été considérablement dépassé et dans quel- 
ques années il sera plus que doublé. 

Conjointement à cet essor de l'industrie minière, 
il se produisait un développement correspondant dans 
l'activité de tous les genres d'ateliers mécaniques. 
Il est vrai que des quantités considérables de notre 
minerai s'exportent encore à l'étranger à l'état brut, 
vu la très petite quantité de houille que produit la 
Suède, mais on a bon espoir de voir disparaître cet 
obstacle à l'utilisation dans le pays même de la plus 
grande partie de nos matières premières. En effet nous 
possédons sur notre territoire des forces motrices natu- 
relles de même valeur, mais bien plus inépuisables que 
celle fournie par la combustion de la houille, savoir nos 
nombreuses et puissantes chutes d'eau. On a déjà 
commencé sur plusieurs points, entr' autres aux célèbres 
chutes de Trollhàttan, à tirer parti de ces énormes 
sources d'énergie en les transformant en force élec- 
trique. Il n'y a pas besoin d'insister ici pour faire 
ressortir de quel immense avantage cette innovation 
a déjà été et sera toujours plus dans l'avenir pour 
notre industrie nationale, obligée jusqu' ici de se 
servir, pour ses travaux, de houille importée à grands 
frais d'Angleterre. On est déjà arrivé à se servir des 
forces contenues dans les cours d'eau pour produire 
de l'énergie électrique, non seulement comme simple 
force motrice mais encore pour les besoins techniques 
des industries. On a même essayé de se servir 
d'électricité pour extraire le fer du minerai. Si même 
les résultats pratiques de cette application se faisaient 
attendre, on serait toujours affranchi de l'obligation 
de se servir du charbon importé en ayant recours aux 
immenses richesses de combustible renfermé dans les 
tourbières répandues un peu partout dans le pays. 
Le remplacement de la houille par les briquettes de 
tourbe n'est considéré par les gens du métier que comme 
une question de temps. Ce n'est que quand la Suède 
pourra utiliser ces deux forces motrices indigènes: 
les chutes d'eau et la tourbe, que l'industrie de fer, 
dégagée de toutes les entraves qui jusqu' ici l'ont 
retenue, pourra librement se développer. Veut-on 
maintenant se rendre compte par un seul chiffre de 



256 LA SUÈDE ET SON PAVILLON NATIONAL. 

l'activité actuelle des industries manufacturières en 
Suède, on s'en fera une idée exacte en se disant que 
la valeur totale de la production a été en chiffre rond 
pour 1897 de 900 millions de francs, en remarquant 
bien que, naturellement, les grands groupes de l'in- 
dustrie des bois, des mines et des laiteries ne sont 
pas compris dans ce chiffre. 

Un tel développement industriel a pour complé- 
ment naturel, ou même, peut-on dire, pour conséquence 
inévitable, un développement proportionnel des voies 
de communication. Ce développement a d'ailleurs 
été d'autant plus nécessaire que les distances sont 
considérables dans un paj^s d'une pareille étendue. 
Ensuite de la conformation du pays, de la quantité de 
lacs et de cours d'eau, une très grande partie de ces 
voies de communication ont pu s'établir facilement au 
moyen d'une intelligente utilisation des voies d'eau 
naturelles. Nous possédons un système très con- 
sidérable de canaux, et en Norrland, le siège prin- 
cipal de l'industrie de l'exploitation des forêts, on a 
adoi3té un système par lequel les cours d'eau de 
tous les genres sont mis à réquisition, combinés et 
mis en communication les uns avec les autres, de 
manière à former un admirable réseau de chemins 
d'eau pour le transport des troncs abattus, qui 
sont conduits par le flottage aux scieries générale- 
ment établies sur la côte, à proximité des ports d'em- 
barquement. Cependant ces voies d'eau plus ou moins 
naturelles n'ont pas empêché de construire de nom- 
breux chemins de fer, et les capitaux engagés dans 
ces voies de communications ferrées sont considérables. 
Le réseau tout entier des chemins de fer suédois re- 
présente à l'heure qu'il est une longueur totale de 
plus de 10,000 km., par rapport au chiffre de la 
population, la longueur la plus considérable en Europe. 
L'État en possède et exploite presque toutes les grandes 
lignes, soit une longueur totale de 3,676 kilomètres 
(1898) le restant étant la propriété de Compagnies 
ou de particuliers. Il n'est guère maintenant de loca- 
lité de quelque importance qui ne soit en communica- 
tion plus ou moins directe avec une ligne de chemin 
de fer, et la voie ferrée qui vient d'être construite 



LA SUÈDE ET SON PAVILLON NATIONAL. 257 

dans le nord de la province de Laponie permet à 
la Suède de se vanter du fait qu'elle possède le che- 
min de fer le plus septentrional du monde entier. Ce 
sont les voies ferrées de Gellivare et d'Ofoten, toutes 
les deux déjà nommées, dont la première se trouve 
située en partie, et la seconde entièrement, au nord du 
cercle polaire. Les chemins de fer suédois sont en gé- 
néral d'un bon rapport. C'est ainsi que le réseau des 
lignes de l'État a donné en 1897 un revenu de 4.7 2 % 
en moyenne du capital engagé pour la construction. 
Le réseau des grandes routes sillonne également le 
pays dans toutes les directions. En 1895 il repré- 
sentait une longueur totale de 60,000 kilomètres dont 
40,000 kilomètres étaient divisés en relais postaux, 
obligés de mettre à la disposition du voyageur un 
véhicule convenable pour le transporter au relai suivant. 
La Suède n'est pas moins bien pourvue en fait de 
communications d'un emploi plus moderne. Le télé- 
phone en particulier a acquis parmi nous une plus 
grande extension que partout ailleurs et il est mis à 
la disposition du public à un prix inférieur à celui 
des autres pays. Dans la ville de Stockholm, le 
téléphone de l'État (rikstelefon) ne possède à l'heure 
qu'il est pas moins de 5,500 appareils d'abonnés, 
pendant que les compagnies particulières, qui sont en 
connexion les unes avec les autres ainsi qu'avec le 
téléphone de l'État, en possèdent plus de 25,000. 
Ceci représente donc un total de 30,000 appareils 
pour 300,000 habitants, soit un appareil pour chaque 
dix personnes. On compte que dans le pays tout entier 
le total des appareils des téléphones de l'État se 
monte à la somme de 50,000, divisés en environ 1,000 
stations centrales et donnant une longueur totale de 
fils d'environ 100,000 kilomètres. Quant aux com- 
pagnies particulières exploitant par ci par là des 
lignes téléphoniques en province et à la campagne, 
on manque de données statistiques certaines sur leur 
activité. Il est donné à chacun, au Pavillon suédois 
de l'exposition, la faculté de prendre connaissance de 
l'appareil en usage sur le réseau téléphonique de 
l'État et de l'essayer, mais il est impossible de se 
faire une idée de l'immense rôle que joue le téléphone 

17 



258 LA SUÈDE ET SON PAVILLON NATIONAL. 

dans la vie sociale d'un pays où les distances sont 
aussi grandes qu'en Suède. 

Les circonstances que nous venons d'énumérer ici 
rapidement et à grands traits sont de telle nature 
qu'elles n'offrent guère d'intérêt spécial et direct que 
pour celui qui s'occupe de statistique sociale ou pour 
le spécialiste dans chaque domaine particulier. Mais 
du moment qu'il s'agissait de donner un aperçu des 
ressources matérielles de la Suède, qui se réjouit 
de la position qu'elle occupe parmi les nations et qui 
a eu l'honneur d'obtenir une place dans la rue des 
Nations, il devenait nécessaire de fixer les idées au 
moyen de quelques chiffres et de parler de choses qui 
n'éveillent ordinairement que peu l'intérêt du visiteur 
superficiel. Chaque Suédois sera cependant de notre 
avis quand nous exprimons la conviction que tout 
étranger qui voudra bien honorer notre pays d'une 
visite, loin de le regretter se trouvera au contraire 
amplement dédommagé de ses peines, d'abord par les 
beautés pittoresques de sa nature et encore par les 
efforts bien visibles, avec lesquels ce peuple a cherché 
à en faire une patrie bien à lui. Les voies de com- 
munication entre la Suède et l'étranger sont mainte- 
nant si commodes et si aisées, surtout depuis l'ouver- 
ture de la ligne Sassnitz — Trelleborg, qu'on peut 
se faire transporter du coeur de la France, Paris, jusqu'à 
Stockholm presque sans se rendre compte de la di- 
stance, diminuée encore, comme elle le sera, par le 
rapprochement idéal et la fraternisation internationale 
qui est le but intime et qui sera sans doute aussi le 
résultat de l'exposition de 1900 à Paris. 

Edv. Alkman. 



Pavillon de la Suède au quai d'Orsay. 

PRÈS DU PONT DE UALMA. 




«LE PALAIS ROYAL DE STOCKHOLM», Peinture par S. A. R. le 

Prince EUGÈNE. 
DIORAMA DE STOCKHOLM. (Nuit d'été à Li fête de St. Jean.) 
DIORAMA des montagnes métallifères de Liwssavaara-KUninavaara 

en Laponie (Nuit d'hiver). 
EXPOSITION D'OUVRAGES DOMESTIQUES DE PAYSANS SUÉDOIS 

(Slôjd) de Dalécarlie, de Scanie, d'Ostrogothie et de Laponie. 

Les travaux sont exécutés par des paysans en costumes nationaux. 



Dans le sous-sol du pavillon un restaurant suédois. 



, ( INDIQUE L'EMPLACEMENT DE LA SUÈDE 
|] BEZEICHNKT DIE AUSSTElJiJNGSPLATZK SCHWEDENS 
MARKINO THE PIJ\CES ALl-OTTED TO SWEDEN 




INDIQUE L-EMPl JVCEMENT DE LA SUEDE 
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