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Full text of "Tableau méthodique des espèces minérales"

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GEORGE G. MAHON, Esq., 



TO THE LIBRARY OF THE 



UNIVERSITY OF MICHIGAN. 



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TABLEAU MÉTHODIQUE 



DES 




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DE LllIPEIMEBIE ra L. HAUSSUâNN , rne ac la Hirpe , n. 8«. 



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TABLEAU MÉTHODIQUE 

DES 

ESPÈCES MINÉRALES, 

SECONDE PARTIE 

GoHTCHAiiT : la Distribution métlioclique des Espïc^ 
minérales , extraite du Tableau cristallographique pcH 
Uië par M. Haiiy en iSog» leurs Synonymies Française» 
Allemande, Italienne, Espagnole et Anglaise, avec Tin** 
dication de leurs Gisemens ^ auxquelles on a joint la 
Description abrégée de la G>llection de Minéraux da 
Muséum d'Histoire naturelle et celle des Espèces et ôiêB 
yariétés obsenrées depuis 1806 jusqu'en 18 û» 

Par J^W^LUCAS',. 

Adjoint )i son Père y Garde des Galeries da Mus4am d'Hîstoiiv 
naturelle et Agent de Tlnstitut Impérial de France ; Membre de 
plusieurs Sociétés seyantes. 

tnntmi ATBO L^ÀPraoBATiov de l'assevbl^i ADMiinrraAtxTa 
«SI rsors$scvM du MusiOK d'hutoub vAtuaiiiUb. 



PARIS, 

P'B AUT£L| .Libraire , rue jde la HarpCi^ n^. im^ 

;i8i3. 



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'"■-•• ' • • ; - - Il 



MUSEUM D'HISTOIRE NATURELLE. 

£zTBAiT du Registre des Délibérations de l^ Assenthlée-AdmiÀiS'^ 
trmiîfe des Prx^fessefirs du Muséum d^ Histoire naturelle. 

Séance du 3o frimaire an XIV. 
(il décembre i8o5. ) 

Le Professe ut de Minéralog;îe présente à F Assemblée , au nom d« 
M. Luc4s fils , adjoint à son Père Garde des Galerieà d'Histoire 
natnielle , la première partie d'un ouvrsjge ayant pour titre : Ta^ 
èleau méthodique des Espèces minérales , présentant la Série com- 
plète de leurs caractères et la nomenclature dé leurs Variétés , en- 
trait du Traité de Minéralogie de M. Haiiy , et augmenté des nou-^ 
velles découvertes; auquel on a joint Tlndication des Gisem.ens de 
chaque espèce et la Description abrégée de la Collection de Miné-* 
iranx du Muséum d'Histoiire naturelle ; imprimé avec lapprobation 
de TAssemblée-'Administrative des Professeurs du Muséum d'His- 
toire naturelle. Ce Professeur donne en même temps l'analyse de cet 
ouvrage et en rend un compte très-satisfaisant. 

L' Assemblée reçoit cet hommage avec l'intérêt qu'inspire là pre- 
mière production littéraire d*un enfant du Muséum , que la plupart 
des Professeurs de cet Établissement niettent au rang de leurs élèves , 
et qui s'annonce par dés talens distingués. £lle l'engage à faire jouir 
2e Public , sans retard, de la seconde partie de son ouvrage et le 
t«mercie de son présent qui sera déposé à la Bibliothèque. 

Pour copie conforme , 

A. THOUIN, Secrétaire. 

, Séance du 16 décembre 181 A, 

Le Professeur de Minéralogie présente le second Volume du 
Tableau méthodique des Espèces minérales , par M. LtrcAs fils. 

• Cet ouvrage , dit-il , offre l'ensemble de toutes les connois- 
c ^Avce» relatives à l'état actuel de la minéralogie que M. Lucas 



• a recttçillies dans difTértai oui»a|ii et dans les eonn pnblics de 

• cette partie. 

(t Ce dernier -volume, rédigé atec autant d'e^ctitade que de soin, 
(t sera d'autant plus utile , que Ton y trouve l'indication des minéraux 
« qui composent la Colle^.tion du Myséum , çt que ceux qui l'auront 
« à la main> pourrpnt Miiv^ avec fî^uit l'ordre qui y est établi. » 

L'Assemblée accepte rhomma|;e que lui fait K. Lucas ; elle voit 
avec plaisir que ce second volume justifie les espérances que le pre- 
mier -avoit fait concevoir. Elle arrête qu'il sera déposé à la Biblio- 
thèque et qu'il sera adressé des remercîmens à l'Auteur. 



Pour copie conforme * 



L AUGI^iJl , Secréeain. 



L ■ -^ ' ■■■-, -- ^ 



INTRODUCTION 



La ]bi€ttveillaiice avec laquelle le JPublîc a reçu 
la première partie de cet ouvrage , m'imposoit 
l'obligation de redoubler de zèle et de soins dans 
la rédaction de la seconde ^ et de m'eiltourer dé 
toute» led ressource^ que m'ofFroit ma position. 
J'ai Renouveau senti l'avantage d'appartenir à des 
Ëtablîssemen& célèbres, où se trouvent reunis 
les hommes les plus distingués de la France dans 
ies sciences, les lettres et les arts. Je dois à la place 
queî'ofîcutpe, d'être toujours h portée dé suivre les 
savames leçons de M, Hàûy ^ et d'avoir pu profiter 
de l'expérience et d« himièrés de M. Tondi ,^uî 
a bien vaulu revoir moïip travail et m'éclairer de 
«es consens. ^ 

Cette seconde partie contient : 

1,** La Disposition de fa Collection de IVUnéraux 
du Muséum d'Histoire naturelle^ 

2«^ La Distribution. méthodâr(|ue des Espèces 
minérales , extraite du Tableau cristallogra- 
pfaiqme publié par M; Haûy, en i8og. 

3.** La Traduction en allemand , en italien ^ en 
• espagnol, en anglais et en latin àt^ noms 
donnes par ce Savant aux Espèces miné- 
rales. 



( iv ) 

L'avantage que l'adoption d'une nomenclature 
uniforme a procuré à la chimie, m'a suggéré 
ridée d'offrir aux Minéralogistes de tous les pay» 
un moyen dé faire cesser la confusion qui existe 
dans les nomenclatures minéralogiques , en leur 
présentant^ dans leur propre langue j une imi- 
tation de la nomenclature raisonnée que M. Haùy 
a introduit^ dans la science. J'ai eu recours pour 
l'exécuiion de ce projet à plusieurs savans étran- 
gers auxquels la cOnnoissance des minéraux est 
également familière.. 

M. Pog^ y député au Corps législatif par le 
département du Taro , a bien voulu me permettre 
de publier la nomenclature italienne qu'il a 
adoptée pour la traduction; du Traité de miné- 
ralogie de Mé Brongniart ^ dont il a été chargé 
par le Gouvernement du royaume d'Italie , et à 
laquelle il a ajouté des notes très-intéressantes. 

La nomenclature anglaise est Fouvrage de 
M. W. Russell, docteur en médecine de l'université 
d'Edimbourg, qui a suivi pendant plusieurs années 
ks cours du Muséum, et qui possède de grandes 
connoissances en miuéràlogie. 

Quant k la nomenclature latine, elle est en 
partie extraite de l'ouvrage que MM. Hericart et 
Houry ont j)publié en i8o5 , sous le titre de 
Minéralogie synoptique. 

Les auteurs des traductions allemande et espa- 
gnole ne m'ont pas permis de les nommer. Plusieurs 
d^ noms allemands sont empruntés des Tableaux 



de Chimie de Trominsdorff , dont M. Leschevim 
a donne la traduction; 

4*^. Les Synonymies française , allemande , ita- 
lienne y espagnole et anglaise. 

J'ai choisi pour point de départ dans les miné- 
ralogies anciennes , la Cristallographie de Rome > 
de risle , publiée en lySS, comme étant Tou- 
vrage qui présent oit le làhleau le plus complet des 
connoissances acquises sur les minéraux à cette 
époque» 

J'ai également rapporté tes noms français don- 
nés aux substances minérales par Daubenton ^ 
Mongez , De Born ^ Sage et Delamétherie , et 
ceux qui Ont été adoptés par MM. Brochant et 
Bro ngnîart. 

La synonymie allemande , sans contredit la 
plus importante de toutes , est à-peu-près la même 
que celle que M. Haûy a donnée dans son Tableau 
comparatif ^ d'après les Tables min éralogiques de 
ELarsten et la Minéralogie de Reuss. Cette syno- 
nymie qui a été soigneusement revue par M. 
Tondi diffère très -peu de celle de M, .Brochant. 
Oh sait qu'avant la publication du Traité de ce 
minéralogiste, nous n'avions en France que dés 
notions très -incomplètes, des travaux des Alle- 
mands, et en particulier de ceux deM. Wemer, 
à qui la science a tant d'obligations. 

La synonymie italienne est extraite du Cabinet 



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mirféralogiçue de Petrim et de^ Élémens de 
Minéralogie de Napione. . ^ 

La traduction espagnole qu Herrghen a donnée 
de VQreognosie [de Tf^idenman , m'a fourni la 
synonymie espagnole. 

Enfin, la synonymie anglaise est tirée du Sys- 
tème de chimie de Thomson, dont nous devons 
une excellente traduction à M. Riffault, Fun des 
administrateurs des poudres et salpêtres. 

5.*^ Les Caractères nouveaux offerts par les Es- 
pèces minérales déjà décrites" dans la pre- 
mière partie de ce travail, et les résultats des 
analyses que MM. Klaproth , Vauquelin , 
Laugier, Bucholz, etc., ont faites de plu^ 
sieurs d'entre elles. 

6.0 L'Indication des gisemens des Espèces. ' 

Lès Traités de Minérsdogie de MM. Haûy, Bro-* 
chant et Brongniart m^nt fourni la matière d'un 
grand nombre de ces articles. J'en ai aussi em- 
prunté plusieurs à la Minéralogie topographie 
que et au Répertoire annuel de Minéralogie de 
M. Leonhard (,i). 

J'ai puisé dans les Collections académiques ^ 

dans les Voyages et dans les Journaux scientifiques, : 

~—^-^~-—^^^-~- ■ — - ■■- « Il I 

( I j Cet habile Minéralogiste , auquel la Collection du Muséum 
est redevable d'une suite fort intéressante de minéraux du Graud- 
puché de Francfort, s'occupe en |^ moment d'un nouvel ouvragé , 
^ii'il publiB en commun avec M. Sblb , sous le titre d]I*.eudes mine- 
if^op(fue9 : Le premier volume à paru il y a quelcjues mois. 



. ( ^i ) 

une grande qpanlite de notes que j'dl placées a la 
suite des articles génëraux , et qui tendent à les 
rendre à-la -fois plus complets et plus utiles. 
J'ai eu souvent redours au Journal des Mines, 
qui offre une suite nombreuse de mémoires im-^ 
^ortans sur la minéralogie en général et sur celle, 
de la France en particulier^ et qui sont dus$^ 
pour la plupart^ à MM. les Ingénieurs des Mines 
de l'Empire. La permission que plusieurs savans 
qui m'honorent de leur amitié , m'ont donnée 
de publier les notes , qu'ils m'avpient commu- * 
niquées sur divers minéraux , ajoute un grand in- 
térêt à cette partie de mon travail. Je prie M. le pro- 
fesseur Faujas-Saint-Pond et MM. Selb , Héricar t de 
Thury , Menard-la-Groye, Rosière , Cocq, Payssé \ 
Lacoste de Plaisance ^ Hersart et Aug. Mabru ^ de 
vouloir bien agréer Texpression publique de 
ma reconnoissance. 

C'est ici sur-tout que les conseils de M. Tondi, 
à qui quatorze années d'études et de voyages dans 
les contrées de l'Europe les plus renommées par 
l'exploitation de leurs mines ^ donnent tant d'ba^ 
bileté danslaconnoissance de la structure du globe,, 
m'ont été d'un grand secours. 

7.** La Description abrégée de la Collection de 
Minéraux du Muséum d'Histoire naturelle et 
celle des Espèces et des Variétés observées 
depuis la publication de la première partie 
de ce Tableau jusqu à la fin de i8i2«. 



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^lll ) 

8.^ Enfin ^ la Distribution des Roches ^ donnée 
par M. Toi^di dans son dernier cours partie 
culier de 1811. 

l/ouvrage est termine par trois tables, dont les 
^deux premières présentent les noms français et 
allemands sous lesquels les mine'rauz ont été dé- 
crits « et la troisième fournit le moyen de trouver 
sur-le-champ chacune des Espèces dans la CoUec- 
uon du Muséum. 

J'ai cherché dans ce nouveau travail « à mériter 
les suffrages des hommes distingués qui m'hono- 
rent de leur bienveillance, et je m'estimerai heu- 
reux si le Savant célèbre à qui cet ouvrage est dé- 
dié^en accueille la seconde partie avec l'indulgence 
et la bonté qui ont dicté le jugement qu'il a bien 
voulu porter de la première. 



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DISPOSITION 

DE LA 

COLLECTION DE MINÉRAUX 

DU MUSEUM D'HISTOIRE NATURELLE. 

J^À Coilection de Minëraax du Muséum d^Histoire na- 
turelle , malgré les augmentations quelle avoit reçues 
depuis plusieurs années , le cédoit encore en richesse, 
aux Collections de Zoologie , de Botanique et d* Anato- 
mie, quand la muoificence de S. M. l^Empekevret 
Roi est ^enue la rendre digne du bel Etablissement 
où elle est déposée. C'est par son ordre et sur le rapport 
de M. Chaptal (t), comte de Cbanteloup, alors Mi- 

( 1 ) Ce savant , à qui les Arts chimiques et les Manufactures qui 
7 ont rapport avoient déjà tant d'obligations , leur a rendu de nou- 
Teanx services dans le poste éminent où Tavoit placé la confianc*. 
du SotrvBRAiN , et d*où il n*est sorti que pour entrer dans le Sénat 
Conservateur, dont il est Trésorier. Le Muséum d'Histoire natu- 
relle lui doit une partie des embellissemens qu'il a reçus dans ces 
derniers temps. Ci'est sous son Ministère qu'ont été disposés et plan- 
tés [es Jardins de la Ménegerie des animaux paisibles, et que la 
Ménagerie destinée alors à recevoir les animaux féroces a été com« 
mencée. D'autres parties du Jardin lui doivent aussi des accroisse- 
mens et des améliorations. 

LL. Ëxceli. M. le Duc de Cadore, et M. le Comte de Champ- 
mol , appelés successivement au Ministère de l'Intérieur, ont hérité 
de l'amour que M. le Comte de Chanteloup portoit à lŒtablisse- 
ment. Son Excellence M. le Comte de Montalivet , le protège cons- 
tamment et veut l'embellir encore. C'est par ses soins que le bâti« 
ment des Galeries d'Histoire naturelle a été considérablement aug- 
menté et qu'un grand nombre d^objets précieux ODt pu être exposés 
aux regards du Public. 



^ 4 



nistre de Vlntérîeur , que la Collection de M. Weis» y, 
fruit de plus de vingt ans de trstvstux et de soins , a 
été acquise^ en Tan X sis 1602, et placée dans les 
Galeries du Muséum , dont elle fait un dea princi- 
paui omemeas. 

Cette précieuse collection a rempli la plus grande 
partie dea lacases qui existoient dans la collection géné- 
rale f en même temps qu'elle a fourni des écliantilloni 
plus beanx d^un grand noml>re d'espèces^ parmi les- 
quelles il s^èn trouve de très-rares. Elle étoit composée 
d^eiiviron dix-sept cents morceaux , presque tous re- 
ittarquables par leur volume et par leur belle conserva- 
tion. Ceux d^entte eux qui appartiennent aux espèces 
Chaux carbonatécy Baryte sulfatée, Soude muriatée, 
Silice âuatée alumineuse ou Topaze , Quarz^ Eme- 
raude, Stilbite, Or, Cuivre carbonate, vert et bleu ,^ 
Etain oxydé , Antimoine sulfuré , etc. , etc. , sont parti* 
culièrement faits pour attirer les regards de l'observa- 
teur et du curieux. 

La partie des Galeries d'Histoire naturelle desti- 
née à la Minéralogie, est composée des seconde, troi* 
isième et quatrième Salles du premier étage. Les 
armoires qui les occupent sqnt fermées de portes garnies 
de glaces à un ou deux battans. Afin d'éviter toute 
espèce d'embarras dans lés indications, nous considé- 
rons chaque division verticale de ces mêmes armoires ^ 
comme formant à elle seule une armoire entière et; 
dans tou4e la hauteur. 

Les aTBioîres qui présentent la suite des moreeanx 
relatià aux espèces proprement dites , outre qu'elles 
sont divisées en 'tablettes^ comme toutes les autres, ren- 
ferment un gradin qui porte les échantillona dont 1^ 






< ^j y 

Bai te entière fgrme ce qu'on nomme la Collection SÉ"- 
tude. Ce gradin est placé à 1 3 décimètres (4 pieds ) de 
haut 5 il a 3 décimètres ( i pied) de hauteur ^ et est 
composée de quatre marches ou degrés. Les échantil- 
lons qui le garnissent sont disposés sur aatant de rangs , 
h partir du degré inférieur qui est le premier et le plus 
près de la glace. On voit par-là qu'en passant d'une 
arnooire à l'autre , ou d'une division d'une armoire à 
l'autre, ce qui est la même chose , comme nous en som- 
mes convenus , le premier échantillon du degré inférieur, 
suix immédiatement le dernier échantillon du qua- 
trième degré dans l'armoire précédente. 

Les morceaux de la Collection d* Etude , laquelle 
est destinée à offrir la série non interrompue Ses miné- 
raux distribués par Classes , Ordres /Genres /Espèces et 
Variétés,, sont fixés avec 4c la cire sur autant de socles^ 
particuliers. Les noms des différentes divisions supé- 
rieures aux variétés, sont relatés sur des étiquettes de 
différentes dimensions, portées sur des montans de 
hauteurs subordonnées aux divisions elles-mêmes. Les 
épithètes indicatives des variétés sont appliquées sur les 
socles et précédées d'un trait ( - ) , qui dispense de 
répéter chaque fois le nom de l'Espèce à laquelle cette ^ 
variété appartient. . ^ 

Au-dessus et au-dessous du gradin qui porte la Col- 
lection d'Etude , et sur des tablettes qui arrivent à 
l'affleurement des glaces, sont déposés, en relation avec 
les espèces du gradin , les morceaux destinés à complé- 
ter l'instruction , en offrant aux Elèves des moyens nom- 
breux d'appliquef les connoissances qu'ils ont pubées 
dans les ouvrages ou dans les cours. Seulement le pro-» 
fesseur a trouvé convenable que l'ordre des variétés uo 



( "j ) 

fax pa$ rigoareusementlemèmey afin de pouvoir aussi, 
tout en s'occupant essentiellement de l'instruction , ac- 
corder quelque chose à Toeil et k ragrément. 

Les quatre-vingt-dix-ueuf armoires qui garnissent les 
trois salles de Minéralogie portent chacune! ear numéro. 

L'a première de ces salles en renferme trente et une; 
elle est consacrée aux Substances aciâifères , aux Subs- 
tances terreuses et aux Substances peu connues ; 

La Seconde 9 qui en contient vingt-neuf, présente les 
Substances combustibles et les Substances métalliques , 
la série complète des Modèles de cristaux (1)5 et les 
Instrumens employés en Minéralogie ; 
. La troisième enfin renferme les Roches et les Pro- 
duits des volcans ^ une belle suite de Frases et autres 
o ^jets d^omement , en Jade , en Lapis , en Cristal de 
roche, en Améthiste, en Sucçin, etc.; les Pierres 
gemmes taillées et une grande quantité de Plaques 
polies de Quarz-agathe, Quarz-jaspe, etc.; àes Mar- 
bres de divers pays au nombre de plus de trois cents 



( 1 ) M. Belosvf , demeurant au Muséum d*Histoire naturelle , 
•lécute avec la plus grande précision possible , les modèles en bois 
des différentes variétés de formes ^cristallines , d'après les mesures 
des angles données par M. Haily, Le nombre des formes décrites 
dans le Traité du même Auteur, est de cinq^cent trente-ci^q) aux- 
quelles il faut en ajouter trois cent cinquante , qui ont été détermi- 
nées depuis Timpressiop du Traité. 

On trouvera aussi chez lui vingt modèles , représentant la marché 
des décroissemens relatifs à diverses Ibrmes secondaires. 

L* prix de chaque modèle simple , est de 1 franc; et celui de la 
totalité des modèles de décroissemens , est de 1 90 francs. On peut 
•e bornvr à prendre telle partie que Ton jugera à propo« de Itdite 
Collection. 



( xwj ) 
et la magnifique Collection des Hoches de Vile de 
Corse , donnée par S. M. l'Empereur et Roi. 

La*Golleciion du Muséum d'Histoire naturelle rea« 
ferme toutes les espèces qui ont été décrites par M. Haiij 
dans sou Traité au dans ses Cours , et la plupart des 
Substances encore peu connues. Quoique une partie 
des variétés manque encore ^ on en peut déjà trouve^ 
un grand nombre, dont beaucoup sont fort rares. Cha- 
que jour voit disparoitre quelques vides par Tempres- 
sèment des Naturalistes de tous les pays , à coticoarir 
avec le Professeur de Minéralogie (i) à compléter là 
Collection d'Etude, comme à en accroître les richesses , 
par l'abandon généreux de morceaux tif es de leurs col- 
lections particulières. 

Le nom des personnes à qui l'Etablissement est rede* 
vable d'objets d'Histoire naturelle, porté sur lés éti-- 
quettes qui servent à les dénommer, offre aux yeux de 
tous le témoignage authentique de*la reconuoissance 
des Professeurs, pour des hommes qui contribuent si 
noblement à l'avancement de la science^ et fournissent 
des moyens nouveaux d'ajouter aux connoissances de 
ceux qui suivent les Cours et fréquentent les Galeries. 



( I ) La sollicitude de M. Haiiy pour rendre de plus en plus com- 
plète la série des variétés que présenteat les minéraux , est telle qu« 
la Collection du Muséum offre aujourd'hui plusieurs objets intéres- 
sans qui n*y ont été placés que depuis Timpression de cette seconds 
partie. Tels sont en particulier la Sodalite, TApophyllite laminair» 
blanchâtre de Fassa , le Tuf siliceux du Geyser , la Chaux pho»* 
l^hat^ laminaire , etc. 



DISTRIBUTION MÉTHODIQUE . 



DpS 



ESPÈCES MINÉRALES, 



ABOPTÉE vMiJSfl H4UY, €a iSog^ 

mm CûUE& de ]Miiii^'Ka}ogie de la même année , sous 
le titre de : 

Xableatt comparatif des 'résultats de la Cristallograpliie et de 
r Analyse cbimique , relativement à la classification des Espèces 
minérales ; x vol. in-8<* , avec 4 planches. 



\ 



V 



* L'ait^sque indique )eê Substances nouvelles, ou dont la des- 
cription a paru depuis IHmpression du Traité de Minéralogie de M. 
Haûy , en 1^1 , soit dans de« mémoires particviiers, soit dans la 
premrere partie de ce Tableau méthodique des Espèces minérales , 
publiée en 1806: La seconde contient la description des Espèces 
découvertes depuis cette époque jusqu'en 18 1 2. 

Le numéro qui précède le nom de chaque Espèce minérale a rap-. 
port aux Traductions allemande , italienne , espagnole , anglaise et 
latine des noms spécifiques de Mf Hatî/^ qui îbat suite k la présenta 
£>istFibution méthodique. 



DISTRIBUTION MÉTHODtQUE 

DES . 

ESPÈCES MINÉRALES, 

DÉTERMINÉES PRINCIPALEMENT 
A L'AIDE DE LA CRISTALLOGRAPHIE. 



PREMIÈRE CLASSE. 

SUBSTANCES ACIDIFERES. 

* PREMIER ORDRE. 

* " ■ 

Substances acidifères libres^ 

1. * I«. ESPECE, Acide SDlfariqae*> 
». * II«. ' ■ Acide boraciqae. 

SECOND ORDRE. 

Substances acidifèr^es terreuses. 

-j- A BASS SIHFI.E. 

PREMIER GENRE. 
CHAUX. 

3, r. ESPÈCE. Chaàx carbonate, 

* I. Chaux c9Lrhon^tée /errifèr^.^ 

* II. Chaux cai'bonatée manganèsifère rose, 
nu Chaux caihonatée Jerro-manganèsifère. 
lY. Chaux carhonatée quarzifère, 

T. Chaux carhonatée magnés ifêre, 

* VI. C haux carhonatée nacrée. 
Tii. Chaux carb9natéey<^iF<£{e. 

VIII. Chaux carbonatée bituminifère. 



( 



I 



V 



(xviij) 

i^, ♦ 1I«. Arrag^nite. 

5* IIP. — — — Chaux phosphatée. 

/ * Chaux phiosphatée quarùfèrB* 

6. IV*." I i ■' Chaux fluatée. 

Chaux iluatée ât/ommî/è/v. 

7» V*. -^ ■ ■ ■ Chaux sulfatëe. 

Ctiaux sulfatée calcarifère, 
8. VL. — — — — Chaux anhydro»sulfatëe. 

I. Chaux anhydro-sulfatëe muriatifère. 

II. Chaux anliydro-sulfatée quanUfère» 
m. Chaux sulfatée épigènc. 

g. VII*. -**—*-, Chaux nitratée. 

10» VIIK ■ Chaux arseniat<Se. 

SECOND GENRE. 

\ BARYTE. 

1 1 . K ESPÈCE. Baryte aulfatëe. 

Baryte sulfatée /dïiJc. « 

22. IK Barjte carbonatëe. 

TROISIÈME GENRE. 

» 

STRONTIANE. 

i3. !•. ESPÈCE. Stroutiane sulfatée. 

3lrouiiaDe sulfatée calcarifcrê» 
14. IK ■ Strontiane carbonatëe. 

^tJATRIBME QENRE* 

MAGNÉSIE. 

] 5. K ESPÈCE. Magnésie anifatée. 

* I. Magnésie sulfatée ^rri/2rc. 
II. Magnésie sulfatée coboUifère* 

i6. IK — .-^— i-^ Magnésie boratée. 

Bftagnésie boratéc calcarifère. 

17. * III*. — .—• .** Magnésie carbonatée. 

^ Maguésie carhonatée sUic^r§, 



A 



(xix) 

•^-{- ▲ B ▲ s B DO V B X. B« 

• C I N Q U I E M £ GENRE. 

CHAUX iEJT SJLfCS. 
i8. *^ ESPÈCE. Chaux bor atée siliceuse. 

» SIXIEME GENRE. 

SILICE 1ET ALUMINE, 
19* ^ ESPÈCE. Silice floatée «lammeiuâe <»< Top.aze« 

TROISIEME OâDRE. 

Substances aoidifères alkaUnes. 

PREMISa GEKRE. 

POT:ASSE. 

^o. ESPÈCE. Potasse iiitrat^e. 

I 

SEC ONJD .$;i£NR£. 

SOUDE. 

«1. ♦ r, ESPÈCE. Soude aplfot^e. 

aa. H". *— — Sonde DiurÂat^e* 

ii3. IIK Sonde boratée. 

a4« iV«. Soude, «arbonai^e» 

TaOISIEM'E geithe. 

AMM0N1A,QUE. 

«5. * K ESPECE. Âinmoaia;(|ae ,9ul&uée«.^ 
a6. n*. Ammoniaqoevinuciatie* 

QU A T R I F/ME ; O RDH E. 

Substances acUUfèresMÏkcAmO'terreuses» 

GENRE TJNIQUK 
ALlîmiNE, 
37. V. ESPÈCE. Alumiue solfat^ ■•!]>•»»«, 






(a) 

%i. n*. ESPÈCE. Âlnmiiie flaat^e alkalints. 

APPENDICE. 
29. ^ ESPÈCE. Glanberite. 



SECONDE CLASSE. 

StTBS TANCES TEfiREUSES. 

* ■- 

3o. K ESPÈCE. Qnarà. 

I. QuÂrZ'hjraUn, 

II. Quarz-a^atAe. 
m. Quarz-r^finite. 
IV. Qui^-Jaspe, 

T. Quaiz-pseudomorphiqut» 

3i. IK — — Zîrcon* 

3a. * Ul*. Corindon. 

II. Conndon-harmophanô . 
m. Coritidon -graRU^îre* 

33. I V«. Cymophanc. 

34. V«. Spînelle. 

35. VK Émeraudc. 

36. VIK -; Eaclasc. 

Sj. VIIK ^ Grenat, 

Grenat ferrifdre. 

38. IX». Ainpkigène. 

39. X*. — Idocraac. 

40. XI*. — Meïonite. 

41. XII«. Feld-spath. 

* I. Fèld-spath tenace. 
II. 'Selà-'-B^aLth décomposé. ^ 

4a. * Xni«.^ Apophyllite. 

43. * XI V«. Triphâiie.' ' 

44. XV*. ^— A^înite. 



\ - 



( xxf ) 

XVI.——— Toarmaline. 

l'ourmaline apyrt. 

46. XVn*. Amphibole. 

47. XVni^ Pyroxèn*. 

48. * XIX». Yenite. 

49* XX«. Stanrotide. 

5o. XXI«. Épidole. 

Epidote manganèsifèr^^ 

5i. ♦ XXn«. Hypemiènc. 

Sa. XXIHe. Wcrnerile. 

53. ♦ XXIV«. Paranthinea 

54. XXV». Diaïlage. 

55. XXVK Gadolinite. 

66. XXVne. Lazulite. 

57. XXVin«. — M^sotype. 

Mësoiype aUérét* 

58. XXIX». Siilbîtc. 

5^ * XXX». Lanmonite, * 

60. XXXI». Prehnite. 

61. XXXII».- Chabasîe. 

6a. XXXm»; — Analcîme. . 

* AntUcimc euho octaèdrf.?- 

63. XXXrV». — N^phelÎDe. 

64. XXXV».— — Harmotome. 

65. XXXVI». — Vèrïàot. 

Péridot décomposa. 

66. XXXVII». — Mica. 
6«3. * XXXVIII».— Pinîtc. 
68. XXXIX». — Disthène. 

6g» XL». Dipyre. ' 

70. XLI». ~ — Asbeste. 

71* XLH». Talc. 

Talc pseudomorphiquê» 

7a. XUII». Tffacîc. 



. ' 



( ^^] ) 

APPENDICE. 

SuBSTjtircEè dont les Caractères ne sont pas tissez 
connus potur permettre de leur assigner des places dan» 
la Méthode. 

I. * AUochroïtû^ 

3. * Alumine pure, 

3. Amianthoïdem 

4- * AnthophyllUe, 

. 5. Aplome, 

6. * Btrgmanniie* ^ 

7. Diaspore, 

8. Feld-êpath apjrre ? 

9. "^ FeltUspath bUu^ 
to. * FîbroliOie. 

II. * Gabbronit* 

j3, * loUthe. 

i4- * KaneeitUm. 

i5. * Zocu/fti <r« Wemet. 

16. * LatialUhe* 

17. LépidoUth^ 

18. * MéUUih». 

19. * iVâtro/tcA«9 
ao. ♦ Pierre-grmse. 
ai^ ^ Pseudo-sommité. 
sa. * f/yatA c/t taèUs. 
a3. ^ Spinetiane* 

34. * iS)vme/fo zinêifèMà 
a5. Spinûiérû» 
a6. • rofc? 



MM 



( ^2uj7 ) 

TROISIEME CLASSE. 

SUBSTuàNCSS COMBUSTIÉLES.s 
PREMIER ORDRE. 

Substances combustibles simples» 

73. h. ESPÈCE. Soufre. 
74* II"- — Diamant. 

75. m». Anthracite. 

• SECOND ORDRE. 

Substances, combustibles composées. 

76. ♦ h. ESPJèCE. Graphite. 

77. n». — Bitume. 

78. me. Hpoille. 

79. rVe.— — - Jv^et. 

80 • V®. — — — — Sn^cin. 

81. Vie. Mellite. 



'^^mmmmmtt 



QUATRIÈME CLASSE. 

SVBSTjiNÇES MÉTALLIQUES. 
PREMIER ORDRE. 

Non oayydables immédiatement , si ce nèst à un 
feu très- uiolenty et réductibles immédiatement. 

PREMIER GENRE. 
PLATINE. 
8a. £SPÉCE. Platine itAiitJerrifèr^. 

SECOND GENRE. 
OR. 
85. ~ ESPÈCE. Ornati^ 



( ss»v ) . 

TROISIEME GENRE. 
ARGENT. 

84. K ESPÈCE. Argent natif. 

85. II«, — — Argent antimonial. 

Argent antimonial ye/ro-ar^eRj^re. 

86. IIIc. — : ;- Argent sulfuré. 

87. ly*. Argent antimonié sulfaré. 

Argent antimonié sulfuré noîK 

88. * V«. — — Argent carbonate.. 

89. VI®. ^ — '• Argent mnrîatë. 

SECOND ORDRE. 

Oxydables et réductibles immédiatem&iU 

♦ ■ . < 

GENRE UNIQUE. 

MERCURE. 

90. h. ESPÈCE. Mercure natif. 

91. II». -T Mercure argentaL 

92. III*. — Mercure sulfuré. 

^ Mercure sulfuré bituminifèr^» 

93. IV«. Mercure mnriaté. 

TROISIEME ORDRE. 

OxydableSyinaisnon réductibles immédiateinenté 

PREMIER GENRE. 
PLOMB. 

94. I^ ESPECE. Plomb ntiiiî volcanique» 

95. II*. — Plomb sufure'. 

I. Plomb sulfuré antimon^ère, 

II. Plomb sulfuré antimonio^rsunifàre^ 

96 * nK — — — — Plomb o%jài roage,^ 
97. IV«^— .— — . Plomb «rseui^. 



( XXV ) 

gS- V^ -^— — — Plomb chroma të. 
99. VI^ Plomb carbonate. 

* I. Plomb carbonate noir. 

* II. Flonab carbonate cuprifère. 
100. Vn*». Plomb phosphate. 

[ * I. Plomb phosphaté arsenifère, 

II. Plomb sulfuré épigène. 

ICI. Vin«.-1 Plomb moljbdatë. 

loa. IX«. Plomb sulfaté. 

SECOND GENRE. 

ISIKEL. 

io3. K ESPÈCE. * Nickel natif. 
104. n®, — . — Nickel arsenical. 

* Nickel arsenical argentifère. 
io5. ni«. Nickel oxydé. 

TROISIEME GENRE. 

CVIFRE. 

106. K ESPÈCE. Cnivre natif. 

107. II«. — — Goiyre pyriteux. 

Gniyre pyriteux hépatique. 

108. m®. — — — — Cuivre gris. 

* I. Cuivre gris arsenifèré. 

* II. Cuivre gris antîmonifcre. 

* III. Cuivre gris platinifère. 

log. IV*.— — — — Cuivre snlfurë. 

Cuivre sulfuré hépatique, 

110. V*4 — ■ — M ■* Cuivre oxydnlé. 

Cuivre oxydulé anènifère, 

111. VI®.— — — — Cuivre muriatë. 

lia. Vn«. — — .— Cuivre carbonate bien. 

•Cuivre carbonate vert épigêne. 

11 3. VnK -->*—— Cuivre earbonatë vert. 

1 14. IX*. — i— — Cuivre arseniaté. 

^ I, Cuivre arseniaté altéré. 
^ ji. Cuivre arseniaté yerri/er#. 



\ 



( xxvj ) 

ii5. * X». CiiÎTre dioptase. 

ii6. * Xle. ,. — Cnirre phosphate, 

117. Xlle. Cuîvre sulfaté. 

QUATRIEME GENRE. 

FEU. 

ii8. * K ESPÈCE. Fer natif. 

* I. Fer natif foleanigue. 

* 11. Acier riSLtïî^f^seudO'tfolcaniq^tei 

* III. Fer natif météorique. 
119. H». — Fer oxydalé. 

* Fer oxydttlé titanifère. 
lao. me. — ^ Fer ©ligiate. 

121. IV». arsenical. 

^ Fer arsenical argentifère» 

laa. Vs Fersulforé. 

* I., Fer oxyde épigène. 
H. Fer «uîfuré /c/ri^^rc, 
m. Fer sulfuré aurifère, 

* IV. Fer sulfuré titanifère. 

123. VK-^ — - Fer oaiydii. 

* I. Fer oxydé noir vitreux^. 

II. Fer oxydé résinite. 

III. Fer oxydé carbonate. 

ia4. * VII«. Fcf phosphate'. 

ia5. VIII«. — : Fer chromaté. 

I a6. * IX. Fer arseniatj. 

•127.. X*. — Ferfinlfaté. . 

CINQUIEME GENRE. 

E TAIN. 

128. K ESPÈCE, Elain oxydé. 

129. II». — — : Etaiu sulfuré. 

SIXIEMECENRE. \ 

ZINC, 
xlo. le. ESPÈCE. Zincoxjdi. 



¥ 
¥ 



( xxvîj ) 

l3i. * n«. •^' ' * ■ Zinc carbonate. 

* Zinc cairhonàXé pseudomorphique ^ 
i32. m®. — -———:> zinc ajiUusé.^ 

i33. IV*. Zinc snlfat^. 

NON BUCTI/LBS. 

4 

s E B T I JE? ]» E G É ir Br r. 
BISMUTH. 

i34. I«. ESPÈCE. BisiiuiUi.aatif. 
i35. n<>. — — — -^ Bismuth snlfor^, 

* Bismuth sulfuré filumbiy cuprifère. 
l36. in«.— — — — Bismuth 03Ejdë. 

HUITI£M£L GENRE. 

COBALT. 

\Zj. h. ESPECE. Cobalt ^rscnicaT. 

i38. n«. Cobalt gris, 

1 39. IIK — Cobalt oxydé noin 

i4o, IV, r- Cobalt arseniaté. 

Cobalt aneoiaté terreux argentifère, 

^ N £ TJ TLEME. GENRE. 
JtR&ENlC. 
l4i* !•• ESPÈCE» ArMuiÛB «atif. 

j4*» ÏÏ*' "~" Arsenic oxjdé. 

143, III«.— — — — Ars€Uffc sulfuré, 

n Arsenic sulfuré rouge, 
ii« Jlrsenic sulfuré jaune. 

DIXIEME GENRE. 

MANGANÈSE. 

l44* '*• ESPÈCE, Manganèse oxydé. 

U Mangauiiie oxydé notrdtre èarytifêre, 

* II. Manganjàse oxydé earkonaté». 

145. ** !!•• — — — — • Manganèse snlTuré. 

146. ^ IIK-^.-*-»*!»» Manganèse pIiosphaté^rrLi^^«<^ 



r^ 



( xxviij ) 

ONZIEME GENRE. 
ANTIMOINE. 

147. K ESPÈCE, Antimoine naûf. 

Antimoine natif anen^re. 
i48. IK ' ■■ ■■ Antimoine suUar^.. 

I. Antimoine Bviiarf ^urgentiftrôk 

* II. Antimoine oxydé épigéne. 

* m. Antimoine oxjdé sulfuré é^igène. 

149» III®.— — -— — Antimoine oxjdé» 

i5o, IV».— —— — Antimoine oxjdé snlfaré* 

DOUZIEME G £ N E E« 
URANE. 

i5i. K ESPÈCE. Urane oxydnU. 
i5a* IK -^— — — Urane oxyde» 

TREIZIEME GENRE. 

MOLYBDÈNE. ' 

ï53. E&PÈCE. Molybdène «nlfnre^ 

QUATORZIEME GENRE. 

TITANE. 

1S4. I^ ESPÈCE. Titane orydë. 

* I. Titane oxydé chromifèrûk 
II» Titane oxydé Jerri/ère» 

i55. * IK — -— — — Titane anatase^ 

i5j5. IIK Titane siliceo-çalcaire. 

QUINZIEME GENRES 

SCHÈELIN. 

iSy. I*. ESPECE* Schëelin ferrnginë. 
iâ8« IK ——<~— ScWelin calcaire, . 



( xxix ) 

SEIZIEME GENRJE. 
, I^ELLURE. 

l5g. ESPÈCE. Tellure natif. 

I. Tellure natif aitro-firrifère» 

II. Tellure natif auro-argetaifère» 
m. Tellure uaûî aura^plumbjfêrô» 

•DIX-SEPTIEME GENRE. 
TA NT jâ LE. 

i6o, ♦ ESPÈCE. Tantale oxjdé. 

* I. Tantale onjAé ferro*manganèê\fèrf» 

* II. Tantale oxydé jrttrifère. 

« DIX-HUITIEME G£;NR£. 

CERIUM. 
x6u * ESPÈCE. Cërinm oxyde silicifère. 

DIX-NElZrviEME GENEE. 
CHROME. 



{ xxs ) < 

AGRIÊGATS DE DIFFÉRENS MINERAUX 

I 

ET ^ 

PRODUITS DES VOLCANS. 

I 

M. fiimj^ regardant toujours comme provisoire la c1aa«> 
sification^cfs agrëgats de différentes substances minérales 
qu'il a donnée dans son Traite de Minéralogie, se propose . 
d'en publier bientôt une autre. Voici de quelle manière le 
savant professeur du Mosëam considère cette portion sî ii|- 
tëressanle des. Minéraux. 

» J*ai conçu depuis long-temps , dit-^il , par rapport à cette se» 
coiïde méthode ^ un plan d'après lequel elle forméroit un tableau 
qui ponrrôît servir comme de pendant à celui que présente la mé- 
thode minéralogique. Il ne s^agiroit, pour exécuter ce plan , que de 
prendre d'abord successivement les diverses substances simples 
qui entrent dans la composition des roches , pour bases d'autant ' 
de grandes divisions, dont les sous-divisions oITriroient la sub- 
stance principale , soit -seule , &oi^ ak^Ociée à d'autres substances. 
Ainsi le feld-spath étant considéré comme base d'une des grandes 
divisions dont j'ai parlé , on auroit cette série de sous-divisions ; 
feld-spath avec quartz et mica^ sous forme de grains entrelacés , 
Granité ; i'eld-spath avec quartz et mica , sous une apparence feuil- 
letée , Gneiss; feld-spath et amphibole , 1 un et l'autre avec un tissu 
laminaire , Siénite , etc. Le féld-spath considéré seul sous le nom 
de Feld-spath compacte , seroit placé sur la même ligae. Dans 
l'arrangement des termes de chaque série , on auroit égard à la 
succession des époques relatives à leur, formation , telles que l'in- 
diquent les observatfons. Ainsi la série qui auroit pour base la 
chaux carbonatée , présenteroit , en premier lieu , celle qu'on ap- 
pelle ^r//n/£iVe , sOit seule, soit servant d'enveloppe à d'autres mi- 
néraux , comme à l'amphibole ; puis la chaux carbonatée , dite de 
transition , ensuite celle qu'on appelle secondaire , et le dernier 
anneau de cette chaîne seroit le ttifcaltaire, 

n Une autre série seroit formée des matières nommées Schistes 
argileux , argiles , Glaises, etc. : ici la base ne seroit plus , comme 
dans le cas précédent , une dès espèces qui déjà occupent un rang 
à part dans la méthode minéralogique , mais un agrégat d'apparence 
homogène ; et l'on aura un motif sufiisont pour disposer sur une 



( m] ) 

inéme ligne les divarses matières dont je \ien$ de parler, 91 Ton 
considère que leur partie dominante est la silice , avec un mélange 
d'alumine , de fer ou autres ingrédiens. 

« Les Substances volcaniques seroient décrites dans un ordre à 
parc y qui feroit suite à la même classification .... 

» Dans la méthode dont je me suis borné à donner ici une lé- 
gère idée , on supprimeroit la considération de ces rapports de po- 
sition que peut avoir une même rocEe avec d'autres auxquelles on 
dit qu elle est subordonnée, La méthode dont il s'agit ne seroit des- 
tinée qu à donner une idée exacte des substances que considère la 
géologie . . • . (Tableau comparatif, pag. xxix à xxxj. ) ( 1 )> 

Cette méthode étant essentiellement n&înéralogiqite , et 
la considéra tiôn de Tancienneté relative des Roches^ on de 
lenrs formations , ne devant y être envisagée que comme 
im accessoire^ tandis que, an contraire , la partie fonda- 
ménttfle d'un système de géologie consiste è déterminer le 
rôle que joue chaque masse dans la coïnposijiîon du globe , 
nous croyons faire une chose agréable au Public, on lut 
présentant l'esquisse du système géologique de M; Tondi , 
dans lequel les Roches sont; disposées suivant l'ordre ide leur 
formation, et qui renferme toutes les grandes divisions 
admises par le célèbre Werner. 

Lia classification de M. Tondi se trouve à la fin de cet 
oQTrage , auquel elle ne peut manquer d'ajouter nn grand 
intérêt. 



( j ) La Collection de Roches du Muséum d'Histoire natu- 
telle a été rangée Tannée dernière, par M. Tondi, d'après une pre- 
mière ébauche de cette méthode à laquelle M. Haiiy met la 
dernière main. 



',-' * / 






m 



, Les num^s qui pr^âdent les ntms des Espèces âânê les di0!ê>^ 
rentes Iracliictions correspondent aiix numéros plac^ devant 
les noms français dans la Distribution méthodique rapportée plu» 
haut y p. xvij À xiix. 



i 



( xxxîîj ) 

THADUCTION ALLEMANDE 



O ES 



NOMS SPECIFIQUES DE M. HAUY, 

pAk M. *^ ** ' . 



1^ 

à. 

5. 
6. 

8. 
II. 

19. 

i3. 

l5. 
16. 



3o. 
3i. 
351. 
â3. 

34. 
35. 

36. 

38. 

4a. 
41. 



£KSt£ K.LASSË. 

1 

6tWefelsatiir<. Thomsd. 1^. Ko]ilenstoffutii«Tal)£«»dc;9< 
Boraxsaure. T« Borsktir^è ' t6. BôraXiaur«rkiese)arfîgerKjilk« 
Kohlenstofisanrex ELaIk% T» 19* Flu{sMU^e1]K>oerdige^<^^, 
jtragomÈ/ 'Wwmn. , K.ieaelerd?. . , .^...^ 

Pho^jbptMl^er Kalk. t* -fto. Salpetersatire» IU)i(Potascke)» 

ai. Scbwtfelsaures {{[atrum. T* 

od. SdlweMiaiire 5od»v 
!a9. Sa]taaur?s Natrum. T»^ 
a3. BoraxsaureB Natrimi, T« 
i4> KoMenitoffiiiuirea NaJMnim^; 
ï$. SckwefeUaare» AnitnoiiiaH^ *!r« 
Ï16. Salssaurea ^motiiak.îT.. , 
K.ollleiisl»f]Eiaiirer Baryt. T. ^7» Sckwefelaaiirè .fdkaliicl^ 
SchwefelsatirerStroniiati. Tb Hidnetde. 

Kohlensèofikaùrcr Strontiaii. ti8. FlûfssaiirfeaikdiBclieTliçiiefilei 
SckwefeUaiire Talkerde. T. ^^. Giauberit. 
BoraiLaaure Talkérdte/I^: ' 

JZrWEttË/kLÀSSfi. 

Quart. 

Zirkon* KarcteIT* 
Corindon. 



flufinaurer Kalk. f. 
SchwefelsanrQr Kalk. 't. 
Waai^os^sckweffisatifei* 

Kalk. 
SalpeterMnret Kalk. 1*. 
Alraetiikiattrer Kalk. T. 
Sckwefelaatirer Baryt. 1^. 



Cymopluiii. 

Spiii«ll.W.et&. 

Sniani^d. 

EiiUaa. W. itiKi 

Granat. 

Ampliigefi. 

Idocraa. 

Mèloiiit. W. et K. 

Feld-tpatlw 



43. ApophyliijU: . . , 
43. Triphan. 

44. Axinit. w.ai;,,;.,,.: 

45. Tttrmiditf. 
46» Amphiboli . 

47. Pyroteil/ ' ' "' '' '' 

48. Jenil* ' \ .^ 
4^. Staurblrtii." tf. tt %é] 
So, Epidoh' 

$1. Hyperfttheii. fc. ' 

éa. Wcrnerit; 

55. Paranthiffi 






' . . - • \ 



^4. Dialla^. 

^5. Gadolinit. W. et K. 

66. Lftzursteiu. W. et K. 
5y K^ejDifp. . 

58, Siilbit. K. 

59. Lomooit. W. et K» 
^o. Prehnit. W. et K. 
61. Chabasin. R. 

t6a. Analcym. 



64. HâiHhiotoitk ^ 

65. Peridot, 

66. Glimmer. 

67. Pink. W. etlL 

68. DistheD. 
' I89. Bi^r. K. 

70. Asbest. K. 

71. Talk. 
' 77.- iftaatïtéiii* 



I. AUUhrdh.ïï'Ëtiiliiiikik.* • • 14.' Qmeth^in. W.etltt 
a. Reine ThSH^^kk, i5. Z^zuÏi^itôA WmiVbH.' 



9. Aptoth. K. ' 

6. Bèr^Miitinit Stii\yk. 

7. /)iûii)^'dr. 

"g; ÉUttiét^ëtll-'spàth, 
joî-Fèroiifkllk. 

12. J<i<^«. 

^9. fl^ft*;*.Jét1t; 



18. 'MeUUtk. ' 

19. J^f/^i/rA.'W. eè'R. 

20. Feitstein. W. 

a I . Péeuâo-iommit, '" ■ ' 
a a.. Tafelsptkh: K'i f - 
a3. •ifnntl{on,*9wiÊ: » v ■ 
24. Zinkhékigët SpimU. 
oi.^'Splhihér, ' 

16. ^2it? 



f J 



DRITTÈ KL^A^SSE, 



.^^4 ijiteinkpUe* 

79. Gagath. 

80. Berostein* 

81. Mellif. 






7I. ScWefel. 
74< Diamant. 

75. Anthracit. Ki' 

76. Graphit. W. efKJ 

77. Bitam^/^ 

•VIK'Rir.E KLASSE. 

i .. :. .' .■ f \ 

92. Gediegenes Platin., , .89. Saizsaurég Silbcr. 

83. Gediegenes Gold. . t 

B4* Ge^ieg^nff Silher«, . 

85. Spiefsglafssilber.-. . \ 

86. Schwefej^ilber.- <■ i 



• •• 



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r • » • 



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.'^. 



» r^ 



90. Gediegenes Qnecksilbfr.^ 

91. Silberquecksilber. ., ,) . 
9'j. SchwefelqtiecksUber, , 



93. Saizsaures Quecksilbf^f» 
87. SpiefsglafsScbwcfektl^er*- 94. Gediegenes vulwnJWi^sQlfy. 
2$8. £.ohlcuftoffsaurff,âiUifr.^ - 95. Scbwefelbley. , /; 



.« 



J 



97- 
98. 

99- 
loo. 

loi. 

102. 

!io3. 

lo4* 
io5. 
106. 
107. 
308. 
109. 
210. 

311. 
.113. 

II 3. 

Il4- 

ii5. 

ii7« 
3 18. 
319. 

I30. 
121. 
122. 

ia3. 
124. 
laS. 
126. 
127. 



Oxydittes vollibley. 
Oxydirtcg ars«iiikbteif. * 
Chromiumsaare^ Blej. 
Kohlenstoffsaures BleT. 
Phosplionaures BJçy. 
Mdljkdàensaures Bley. 
Sc}iwef«lsaares Blçj. 
Gkdîegener Nickel. 
Arseniknickel. ^ . 

Oxjdirter Nickel. 
Gediegenes Kupfer. 
Kiesartiges Kopferh 
Graiik«^pf0r. 
Schwefeikiipfer. 
Oxjdulirte* Kupler^ 
Salz^nre* K.upfer. 
jKx>l»l«iuilQ(ffsAares Blan^ 

kupfer. 
KoUentitof&avrssGiHia» . 

kupfer. ' '..'» 

Arsenikskai es Kiipfer. 
Dioptoè»K.apfcr. 
Pkospkoraaure* KupAïf . 
SchwiieftlMnres K.ttp£Bf » 
Credtegenes Ei^n* . .■.\^ 
Oxyduliî^es Eisea. 
Oligiat-Eisen. , ^ 

Anenikeisen. 
SchwefeleiseD: 
Oxydirtes Eiien.. . . < i . T 
PhosphorsauresJÊSien. A 
CbroiuiinxiïauMS ^Entmi 
Arseniksaures Eised» ; /- 
Schwefelsaures £i«cb#. i 



( %i%Y 

128. 



) 

Oxydirtes Zinn. 
. 1 29. 'S<^w«f<elzian. '. >' 
i3o. Oxydlrter Zinck. 
iSi» KoM«nsto{r8attrer Zinck. 

, i32.. 3çliw«feî^wcifr- . 

1 33. ocbwefelaaurer Ëlnck. 
. l34* Gedifigener Wismoth. 

1^5. Sphwefeiwismuth. 
. k36, OxydiiterWismuth. 
137. Ar^eoikkobalt. 
l3à. Grauer Kobah. 
.139. Oxydirter «dsmrwTMrfiob^ilr; 
. i4o. Arseniksauvei^Kokâifti/' ■ 
. 141. Gedie^peoer-ArMnik/ '■ 
142. Oxydirter AraaMk. . «^ •• 
. 143. Schwefe)ccs6iiik;i : • » .y 
^i44- Ox*ydirter:B«aotttfWftt; * > ' 
14s. Scbwefelbvaiiérttiii;^ • -) '.' 

146. PkospbomMierfBrâttbséeifli': 

147. GediegeiMtf Spitefsgiatii. ' i 
14s. SchwefeUpiefcgliafs.î 

149. Oxydittés SpiéAfgMii;» • . 

1 50 . Oxy dirtM Scbw«£erapiai%lafi. 
161. Oxydalipteft'XJyaiiittii». ' 

. iSa. Oxydirt«tt 1ii^a«ittiii: ^ 
i53. Scb^fV>efelmolyl>diia. ^ . . ' 
l54* Oxydirte» Titanium. 
Î55. Anatas-Tilanium. 

. 1* ' 1 56. Kieselerdiges kalk*Tilaa3bnrv 

.^•157. Eisenscheelittm. • • * . ". 

.> i58. Kalkacheelium. - ' '' 
« 159. Gediegenes TelhMniQMb- ' «'^^ 

.' 160. Oxydirtes TantAiiitoi ^ •; • 
; il 61 . Oxydirtes Cerervuiteir» 



ii)i.i 






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< . ■ .* 



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( XXXt) ) 

TRADDCTION ITALIENNE 

D ES 

NOMS SPÉCIFIQUES DE iCl. HAUT, 

Par m. POGGI. 



PRIMA CLASSA. 



'l. Atido Bolforico. 
a. Acidobo/ico. 
3. Calcc csrbonicaUu 
4* jUragotiite. 

5. Caice fatforicftta. 

6. Calceiloorieàu.' 

7. Ca1c0 toUbricata. 

9k ^Ice anidN^-solforicaUU 
9. CaLce nttr'ieata. 

10. Calce ars«nicata. 

1 1. Basile sol£»rtcata. 
;ia.< dtirite' carbdnicau. 
i3. SiroBtiaiia'EolforicaU. 
i4* Strontiana carboaioata. • 
l5. MagQ«aiR«.z6lfori€ate. 

SECOND 



km * i • * 



3âi Quavio. • 

3i. Circone. 
3a. Coriindo. 
33» Cimoftuaùk 

34. SpiniJAa. 

35. SmeralUo» 

36. Eadàsia. 

37. Granàto. 

38. Anfigeno. 

39. Idrocràsia* 
^o. MeionUé. 

41. FeUpato. PiTfturi 



i6. Magnesîa boricata. 
17. Magoesia carbonicata» 

. 1 8. Calce boricaia ailicea. 
19* Silice fluoricata aDimiiiiosa* ■ 
20. AJcalia (Potassa) nitricata. 
2tc. Calia (Soda) solibricata* 

- 33« Calia muriatieata. 
a3. Calia boricata. 
24* Calia carbonicata»^ ^ 
35. Ammoniaca solfiirioata. 
36* Ammoniaca invriatiçaCa. •" 
37. AUmnina zolforicata dlcalioait» 
a8. Àllumina fluoricataaicaliaa»' 
39. GlauberiU. 

A C L A S S A. 

4^. Apofilhte. 
43. Tri&oo. 
.44* Ascianile. 
45. Tarmalino. Psift. 
46* Anfibolo. 
47* Piroaaeno» i 

48. leoUe. 

49. Staurbide. 
V 5o. Epidbsia. 

5i. Iperstèno. 
5a. Wernerite* 
$Z» Paraotino* ^ 



54* Dlàllage. 

55. Gadelin^tfr* 

56. Lizzolo. 

57. Mesotipo. 

58. StUbhe. 
5g. LaumonUe» 
60. Prehiih^. 
61 • CaiiàsU. 

63. Analcimo. 
€3. NefeAno. 



( xxxvij ) 

64. Armotomok. 

65. PirAdbto. 

66. ICica. 
67 • Pînite. 
6B. DistènOk 

69. D^piro. 

70. Asbesto. 

71. Talco. 

7 a. LozaDgite* 

APPENDICE. 



1. AUoûrùïu. 

3. AUumina pwNiu 

3. Amiantdide, 

4. AntoJiUïte. 

5. Aplàme. 

6. Sergmannïte, 

7. Diêspara. 

8. Eelspato apiro, 
^. FeUpato azturinùé 

Xo. Fibràlito. 
XX. Gahbronite, 
xa. Igiddeu 
l3. /^A'to, 



i4« Cinruanite, 

i5. Lazulïte di TFernw. 

16^. Laziàlito Houina* 

17. ZiCpidùUtQ. 

18. MelUitQ. 

. 19. JVatràlito, 

ao. Pietra grassa, 
> ài . Pseudosommitef 
' aa. Spato in tavolc^ 
a3. Spinellaao. 

34* Spinella x,mcifora* 
a5. SpintèfQ, 
a6. Ttf/co? 



73. ZûUb. 

74. Diamante» 

75. ÂntracUe» 

76. Graftte. 

77. Bstimi«, 



TERZA CLASSA. 

78. Antr&ce, 

79. Gàgate. 

80. Succino. 
61. Mehte. 

QUARTA CLASSA, 



8a- Flatiiio aatiTO. 

83. Oro nativo. 

84> Argento nativo. 

85. Argento antimoniale. 

^. Argento zolforato* 

87* Argenio antimoni-zoIfQrttOi 



88* Argento carbonicato. 
8o* Argento muriaticato^ 

90. Mercurio (Idrargiro) nativ<^ 

91. M^rcnrio argentale. 
9a. Mercurio zolforato. 
93. Mercurio muriatiçato. 



( xxxvtij ) 

94 • Piombo aatiT» TokaDÀco. i a8. Stagne ossîdatOf- 
95. Piombo zolforato. 



96. Piombo ossidato roMO. 

97. Piombo arseniato. 

98. Piombo cromicatô» 

99. Piombo carbonicato. 
100. Piombo fosioricato. 
161. Piombo molidicato. 
J02. Piombo zolforicafio. 
io3. Nichelio nativo. 



129. Stagno zolfor4i|c^ 
i3o. Zinco ossidato. 
l3i. ZîQco carbonîçalOit 
xSaï. Zinco zolforato. 
i33. Zinco zolforiçM», 

134. Bismuto nativo. 

135. Btsmulo zolfora^* 
i36. Bismuto ossidato* 

137. Cobalto arseniale (affsmeale)^ 



104. Nichelio arseniale ^tsenlçale).! 36. Cobalto bigio. 



io5. Nichelio ossidato. 

106. Uame nativo. 

107. Raniie piritoso. 
X08. Rame bigio. 
109. Rame zoUoralo. 

I to. Rame OMÎdulatO. 
m. Rame muriaticatô. 



1 39. Cobalto ossidato nero. 
i4o. Cobalto arsenâeaki» 

141. Arsenio. (Arsenieo) BMtiTOb 

142. Arsenio osaiiUlo. 

143. Arsenio zolfonto. 
l44* Manganesio ossidftt^* 
145* Manganesio solforata. 



X j a. Rame carbontcato aszttfriiio. 1 4^* Manganesio fosforicftUl. 

Il 3. Rame carbonicato terda. 1^7. Antimonio (Stibio) sathro. 

Ii4« Rame àrsenicato. 148. Antimonio solforato. 

II 5. Rame-dioptasîo. i49- Antimonio ossJdat6. 

J16. Rame fosforicato. i5o. Antimonio ouido^tolforato. 

317. Rame zolforicaio. i5i. Uranio ossidulato* 

118. Ferro nativo. i5a. Uratiio ossidato. 

1 19. Ferro ossidulato. ]53. Molidenio zolforato. 
lao. Ferro oligisto. x54> Tltaaio ossidato. 
131. Ferro arseniale (arsenicale). i55. Titanio^anatasio. 
laa. Ferro zolforato. i56, Titanio silici-calcareo. 
ia3. Ferro ossidato. i5'j. Scbelio ferru^ineo. 
sa4« Ferro fosforicato. i58. Schelio calcareo. 

125. Ferro croiaicato. %5g. Tellurio native. 

126. Ferro arsenicate^ 160. Tantalio ossidato. 
lay. Ferrl zolforicato. i6z. Cererio oasidAto. 






J 



( xxxh ) 



TRADUCTION ESPAGNOXK 
ÏTOMS SPÉCIFIQUES DE M. HATjY, 



ÏAa M*»^ 



\ 

■ ■ r 



PRIMERA CLAS£« 



I. Acido snlfurico. 
S. Acido borico, 
3. Cal carbonaUdji. 

5. Cal forfiitadir. 

6. Cal fluatada. 

7. Cal sulfatada. 

8. Cal anbidro-sulMadâ; 

9. Cal nitratadà» 

10. Cal arseôiatada. 

11. Barita 'siblf^tada. 
la. Bariu carbonalada. ^' 
l3. Eslroncîana tdtfiiiada'. 
24* Estronciana carbonàtada.^ 

15. MagnesU solfatada. 

16, Maamesia boratada. 

SEGÙNDA CL 



18. 

>9- 
ao. 

ai. 

aa. 

aS. 

a4' 
a5. 

26. 



a8. 
a9- 



'MfgQesia carboiiatada« 
Cal boratada sUiceoaa. 

Silice fluatada almaiMliu 
Folaia DÎtsatadf . 
Sosa sulfatada. - • 
Sosa muriatada^ • 
Sosa boratada. .' 
Sosa carbonalQitda; . ;. 
Amoniaco siilfatodo* • 
o Amoniac^ s«Kata4a« 
AiDoniaco murialad^ii. >\ 
o Anioniaca mnrialadâ« 
Alumina sulfatada aloaUna* 
Alumina fluatada alcatina* 



LASE. 



3o. Quarzo. 
3i. Circoii. 
5a. Corindon* 
B3. Cimo£uia, 
34- EspineL 

35. £sincralda« 

36. Euclasi^,r 

37. Granate* , 

39- Idocrasi^, ,. 
40. MeSoiutfjji,, 

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46. 

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48. 

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.49. 

So, 

' Si. 

•5a. 

'53. 



-«■«.« 



Apofilîto. 
TrifauQ. 
Axtniia. 
Tormalina, 
Aafibolo* ^ 

YeniU. 
EstaurotidaV 
Epi(?oto- 
Hiperste^O, 
WerneritOt 

faianlino. 






* . *• » » j 



Il l< J V > 



K • • t 



»"• r* /_ 







(^) 


54- Blalage. 




i$4> H«niioteaio« 


55, GadolioiU. 


, 


65. Peridolo, 


56. Lazulito. 




66. Mica« 


57. Mesotipa. 




67. Piniu: 


58. F.HilhiU. 




68. Oisteao, 


59- Laumonita» 




69. Dipiro. 


60. Prehnita. 




70. Asbesto. 


61. Chabaaia. 




71. Talco. 


C'A, AnalcimOt 




72 Macla. 


63. Nefelina. 








APEJVDJCE. 


1. AUeroyta^ 




, 14. CamelUo. 


a. Alumina-punk, 




i5* IjeundUo de W.eniÊj\ 


3. Amiantoydê» 




j6« LaciaUto. Hmyna» 


4. AntofiUta. 


^ 


17. LepidoUta. 


5. Aplomo, 




. x8. MeliUta. 


'6. Berg^umiito, 


1 


19* JVafroliia, , 


7. Duuporù. 


r 


90. Piedra untuosom 


8. FeldapoÈo apiro. 


(» 


au Pseudih-sammitai 


9. Feldspatô asul. 


• 


sa. Espato en lamu^fu^ 


10. Fibrùlitm, 


It 


ft3< Espineiano. 


II, 'Gubronito, 


1 


' a4« Espinel Mt^^ero, . 


12. Jo^e. 




'TJS. Espintero* 


î3. /o/»£o. 


« ' 


a6. To^o? 


X 


Ç)5LCERA CI' A SE. 


n3. Azufre, 




. 78. JuIIa. (Carbon dePiedra«^) 


^4* Diamante* 


.( 


79. Azabache. 


1^5. Aotracito. 


' ' « 


, 8o. SaceÎBo. 


76. Grafito. 


• 'M Hl'^< 


; -81. Meltto. 


77. Betumen. 


II 




QUARTA CLASE. 


82. Flatina natÎTa. . 


r 
1 f. 


<■ 

* 88. Flata rjrbonauda. 


83. Oro nativo. 


,•» < 


89. Plau mnriaUda. ' 


84, PlaU nativa. 


j t t 


90. Mercurio Azogne niliito,. 


85. Plau antimoiiial. 




91. Mercurio agentat. 


66, Piau tulfurada. 


1 ^ ' 


^ . AS. Mercurio sulfurado: 



87^ PUu antimomo-iulrarada. ^3. Mercurio inarifttaflo. ' 



\ 



94* Giorno nattro TolcamcD« 128. 

95, Plomo sulfarado. lao. 

96. Plomo oxlikdo rçnot s3o. 
97 Plomo arsenicado. i3i. 
]^3. Plomo cromatado* . i3a. 
^. Plomo carboDétado* i33. 

100. Plomo fosfaUdo. l34. 

loi. Plomo molibdatado. . i35. 

10a. Plomo BuIfaUdo. i36. 

io3. Nikdio (Nicolo) nattTO. 137. 

104. Nikelio aneoical, i38. 

105. Nikelio oxtdado, 139. 

106. Cobre nativo. i4^ 
107« Cobre pii'iloio. 141 • 
208. Cobre grif. i42* 
109. Cobre suUurado. i43. 
210. Cobre oxidulado. . •.i44* 
111. Cobre muriatado. ]45. 
lia. Cobre carbonatado azuL 1^6. 
1 1 3. Cobre carbonatado yerde* 1 47 • 
11 4* Cobre aneniaU^. 148. 
Ii5. Cobre^ioptasio. 149* 

116. Cobre fosUtado. i5o. 

117. Cobre sulfaudo* 1 5 1 . 
J18, Hierro nativo» i5a« 

119. Hierro oxtdulado. l53, 

120. Hierro bligiato. i54* 
lai. Hierro arsenical. i55. 
12a. Hierro anlfurado. i56. 
)23. Hierro oxtdftdo* 157. 
ia4< Hierro, fosfaUdo. i58. 
}a5. Hierro cromatado. 159. 
U6. Hierro arseniatado* 160. 
n^t Hierro solfiiUdo. 161. 



EflUno oxldado. 
Estailo sulfurado; " 
Zinc oxtdado» 
Zinc carbonatado» 
Zinc sulfiirado* 
Zinc Bulfatado. 
Biamuto natiro. 
Bismuto f nlfurado. 
Bismuto oxtdado. 
Colbalto arsenical. 
Cob^ltb gtia« 
Cobalto oxtdado ntfpoi 
Cobalto aneniatado* 
Arsénico nativo^ 
Ârsénico oxtdado. , 
Arsénico sulfarado. 
Manganesid oxîdadoa 
Manganesio sulfurado» 
Manganesio fos&lado. 
Antimonio (Stibio) native. 
Antimonio sulfarado. 
Antimonio oxtdado. 
Antimonio oxt-sulfurado. 
Uranio oxtdulado. 
Uranio oltdado* 
Molibdenio sulfarado, 
Titanio oxtdado. 
Titanio-anatasio. 
Titanio ailicee-icalizoï.; 
Scbeelio férruginoso. 
Scheelio caliso. 
Telurio nativo* 
Tantalio oxtdado. 
Gererio osîdado. 



y 



'm^ 






TRADUCTION ANGLAISE 



DSS 



NOMS ÔPECIPIQUES DE M. HAU Y^ 



Fa% m. ftXJSSELL. 



I. SuIphnrÎG 

9. BoFÎc scmI. 

3. Lime earlMHMted. 

4* J^ragonite* 

5. Lime p4o«p9Mte^. 

6. Liint fiuated. 
fj. Lime sulpliatedl. 
8- Lime anhydrô-tolÊited. 
Q. Lime nif rated[. 

io>' Lime ^rteai^led.- 
II. Barbes snlphated» 
la. Barytes Ciii'konatedb- 
l3. Stroitiian sulphatcd. 
24. Strontiancar^onated. • 
]5. Ma^neûa tttlpfaated. 



FmST CLASS. 

16. Magnesia boratedL 

17. MagDesia carlM>BaC«£t.. 
18* Lime-ftili€eflHÎ>oraled. 
19. Silice-a! iimino^fljiated^ 

, ao. Potath nitrated. 

ai. Soda sulphate4» 
>22. Soda rauriated. 

a 3. Soda b^rated. 
• 24- &^bàii ^irbouated. 

25. Ammoniae 8u)pbatedk 

26; Ammoaiac moriated. 

37. Alumiaa alkali avlpliated. 

28. Alumiaa alkali flualed. 

29. Glaubente» 



, I (.. 



3o. Quarz. 

Si. Zicoom Twia^K. 
3a. Conuida|B. K.t«wA«. 
33. Cymoplunxa* 
34* Spinell. • 

35. Emerald. 

36. Éuclase. Iakbmv, 
37* Garnet. 
38. Amphigene, 
39.^ Jdocrase. 
4o. Meiooite. 

'41. Felspar. Kirw^ 
42. Apopbyllitc. 



SECOND CLASS. 

4^* Triphaae» 

44* Axinite. THoMt. 

45. Tourmalise. K.iaw< 

46. Amphibola. 

47. Pyrox«ne* • 

48. f enite. 

49. Storotide. ( SuuKoUu. Tfl,) 

50. Epidote. 
5i. Hypersthene. 

„ 52. W^rnerite. Jahes. THoMt. 



53. Paranthine. 

54. Diallage. 

55. Gadolinite. JiK. Tbok. 





(rfij) 


56. Luulite. Tmom. 


65. P«ri4ot. 


57. Mesotjpe. 


66. Mica. 


58. Stilbite. 


67. Pinite. Tntm^ . :, 


59. liomonite. 


. 68. Disthene. , 


60. Fréhnite. Kiiyr« 


69. Dipyre. Tbomk 


61. ChabaMe. THOMi. 


70. Asbestua. 


6a. Analcime. Taon* 


71. Talc. 


65. N«pheli»e. 


7a. Hacle, 


64. Harmotome, 


. •• • . :.<. . 




AJ^PENDIX. 

1 


I. Mloeroïte, 


]4> C^M/itfmon-ffone. IThoms. 


2. Native jilumina* 


^ i5u LaxuUte o/* WerïtÉÎi. 


3. Anûantoide. 


16. Latia^ite. Ha,uyne, 


4' Anthophjrtlite,' 


,17. LepidoUte, SLiRwAK. 


5. Jplome, 


• • 18. JÈeUtite. 


6. Bergmannite, 


19. Na^ôtUe. James. Tho^u. 


7. DiaspotcHHoui, 


90. Fatstone, 


' 8. Felspar apyre. 


SI. Pseudo'sommiie* 


9. Btue Febpar. 


39. Schalstone , JTames. 


ïo. Fihrolite. Boumioir. a 3. Spinellan, 


11. Gabbronit. 


34. SpineU zinci/er. 


U. Jaife. KiRvr. 


35. Spinther'. 


i3. Fo^tAc. 


a6. JWc.J» 




THIRP CLASS. 


75. dulphar. 


78. Coal. 


7{. tKauond. 


79. Jet. KiKW. 


75. Anthracite» 


80. Amber* SoccâniMi. 


76. Graphite, 


81. MelUte. 


77. Bitnmen. 


- 



FOURTH CLASS. 



82. Native plattnum. Thoms. 

83. Native gold. 

84. Nadve silver. 

85. Silyer antimonial. 

86. Silver sulphured. 



89* Silver muriated. 

90. Natiye mercury. 

91. Mercury silveral ( silvered ). 
9a. Mercury aulphured* 

93. Mercury muriated. 



87. Silver antimonio-aulphured. 94* Natiye yolcanic Lead. 
8S. SiWer carlMaated. 95. L«ad suphnred. 



\ 



( 


xKv) 


^. Lead oxydaled red. 


l3o. Zinc oxydaiedf. 


97* Lead arseniceous. 


i3i. Zinc carbonate^» ^ 


98. Lead çhromated. . 


1 3a. Zinc solphured. 


99. Lead carboDated. 


i33. Zinc sulphated. 


soo. Lead phospha^ed. 


134. Native Bismuth. 


loi. Lead moljbdated. 


i35. Bismuth 8ulphur«d«> 


loa. Lead lulphated* 


i36. Bismuth oxydated. 


lo3. Native Nickel. 


137. Cobalt arsenical. 


X04. Nickel arsenical. 


l38. Grey cobalt. 


lo5. Nitkel oxydated. 


139. Cobalt oxidated black» 


106. Native Copper. 


- i4o. Cobalt arseniated. 


107. Copper pyriteouav 


141. Native Arsenic. 


Jo8* Grey Gopper. 


142. Arsenic oxydated. 


109. Copper iulphured» 


143. Arsenic sttlpbured. 


110. Côpper oxydulated. 


l44- Manganèse oxydated. 


Xfi. Copper muriated. 


245. Manganèse sulphured* 


112. Copper cai'bonated blue* 


1^6. Manganèse phosphated. - 


1 1 5* Copper carbonated green, 


147. Native Antimony. 


11 4* Copper arseniated. 


i48. Antimony sulphured* 


zx5. Copper-Dioptase. 


i49* Antimony oxydated. 


XI6. Copper phosphaied. 


i5o. Antimony oxydo-sulphared. 


J17. Copper sulphated. 


x5i. Uranium oxydulatedé 


S 18. Native IroD. 


i52. Uranium oxydated. 


119. Iron oxydulaled. 


l53. Molybdenium sulphured. 


Xao. IroB oligiste. 


i54* Titaniùm oxydated. 


131. Iron arsenical» , 


l55. Titaniùm- Anatase. 


129» Iron ftûlphared. 


, z56. Titaniùm siUceo-Umed. 


xa3. Iron oiydated. 


157. Scheelium (Tnngsten) fer* 


X34. Iron pboapbated. 


rugineous. 


135. Iron cbromated. 


i58. Scheelium (tungsten) linied. 


Xa6. Iron arteniated. 


159. Native Tellurinm. 


137.- Iron sulphated. 


x6o. Tautalium oxydated. 


laS.JTin oxydated. 


161. Cererium oxydated. 


139. Tin sulphuied. / 

* 





(xir)' 

TRADUCTION LATINS 



DE 3 



NOMS SPÉCIFIQUES DE M- HAÛT^ 



CLASSJS PRIMA. 



I. Acidum sulphuricniiit 
3. Acidura boricum. 
3. Caix carboiiatea* 
4* Arngonites* 

5. Calx phospbatea* 

6. Calx fliiatea. 

7. Calxaulphatea. 

8. Calx anhydroosulphatea* 

9. Calx nitratea. 

10. Calx arseniatea. 

11. Barytes sulphatea. 
13. Barytes carbonatea. 
l3i Strodtîana sulphatea. 
l4* Slrontiana carbonatea. 
l5. Maginesia sulpbfttea. 



16. Magnesia boratea. 

17. Magnesia carbonatea* 

18. Calx boratea silicea. 

19. Silicîa fluatea alutmnota. 
ao. Potassa nitratea. 

ai. Soda sulphatea. 
32. Soda muriàtea. 
q3« Soda boratea. 
a4> Soda carbonatea. 
35. Amtnoniaca sulphatea. 
a6. Aramoniaca rhiiriatea. 
a^. Alumina sulphatea 'a1calraa« 
a8. Alumina fluatea alcalina. 
39. Glauberites, 



GLASSIS SECUNDA. 



3o. QaaTznm. 

3i. Circonius. Gm buit. 

3s. Corundum. Fokstbr. 

33. Cyniophanes. Her. et Houx. 

34. Spinellus. Wàll. la av. . 

35. Smaragduf. 

36. Euclasia. 

37. Granatus. 

38. Anfphigen«t. H. H. 

39. Idocmsia. 

40. Meîotoites. 

41. PclspatliMa (F«UI«pat1iiini}« 
4a. Apophyliitet. • 



43. Triphanet. 

44* Aflcianites. PoGOl. 

45. Tnrmalinus. WalU LiMT. 

46. Amphibolus. H. H« 
4.7. Pyroxenus. 

48. Yenites. 

49. Stau|^idef. 

50. Epidosia. 

5i. Hypersthenanu " ' 
5a. Wernerites. 
55. Paranthinua. . 
■54. Diallaga. 
$B. Cadolifiitef, H. H, 



56. LaznlUes. (Laznlus. ScoPOLi}. 65. Piradotus. GitoÂHt»; 



57. Mesotjr]^oft,|[«fi. 

58. Stilbites. 
Sg» Laumonitei. 
6o« Prehnites* 

6a. Analcimus ^ H. H. 

63. Nephelinas. 

64. Harmotomus , H. H. 



66. Itfîca. 

67. Finîtes. 
"68» Disthennm. 

69. Dipynim. 

70. Asbestns. 

71. Talcum. 

7a. Rhombiles. Foggi. 



APP E NV IX. 



ï. jiUochroiteê, 
S, jikatiina pura. 
3. jimiantoïdes , H. H, 
4« AnihophyUites. 

5. Aplomusé 

6. SergmanniteS' 

7. Diesparus , Poggi. 

8. Feld'-spailiWTi apyrum, 

9. Feld^spathum ccoruUuni* 
10. FibrolUhûs, 
21. Gabr4>nnUes, . 
i a. Jadium , H. »H. 
33. lolithus. 



i4* Cmnamites. 

i5, Lazulites-WerneriL 

16. Latialitkus» Hauina. 

17. Lepidolithus, H. H. 

18. Melilifhus, ,, 

19. IVatroUthus* 

20. Lapis pinguis, 
ai. Pseudo'Sommites* 
a a. Spathum uAulore: 
a3. Spinellanes. 
a4> Spineilus iincjferus 

,25. Spintker. 
26. To/cum ? 



y « ' ' 



CLASSIS TERTIA. 



78. Âtithrax. 

79. Gagas. 

80. Succiii.!fflai. (BleGinun,) 

81. Melliiet. Gms];*!*^ 



jjS. Sulphur. 
74. Adamas. 
75.' Anthracite*, H. H« 

76. ^MTHJlllitff. XxMSUH» 

77' BitumA. : . ; -, f- 

CL ASSIS' QtrAR'TA. 

82. Platinum natiT.wa|, , 88: Argeotum cfarbojia^uiti. 

83. Auruni'natWum. .1 •89- Ar^ntum muriaiewn, :> 
84» Argentum.ffdtoT^um. . : 1 90. Ùjârat^i^m. nikùfwm» ( 

85. Argentum antwwniffU» • '9I« Hydrarg jrum argeot^^. \ . 

86. Argeotum 8ti]|pJMM'eiHQ.}{. S* 9a. Hydrargyrum sQlp^Ni>'rili|iiT. 

87. Argeotum antiiuowa* < 93. Hjff^iiii^rlfm imMftatf il9^ . 

suljplilâi'iBaiDih • '94- Plumbum nal^iitsu. • \ 



\ 



( slvij ) 



95. Plumbum sulplmrettni. H. H. 
ig/S, Plumbum oxydatumrubrttm. 

97. Plumbum arseoiatum. 

98. Plumbum chromateum. 
99 Plumbum rarbooateum. 

100. Plumbum phospbateura. 
loi. Plumbum molybdateum. 
102. PInrabum sulpbatcum. 
ao3« I^ichelium (Kicooiuiii) 

oativum. 
zo4> Nicbelium arsenicale. 
Xo5. Nichelium oxy<latum. 

106. Cuprum uatÎTum. 

107. Cupram pyritosum. 

108. Cuprum griseum. 

109. Cuprum 8ul)ihureum. H. H. 

110. Cuprum oxidulalum. 

111. Cuprum muriateum. 
Il9. Cuprum carl)onaLeum 

caeruleum. 

113. Cuprum cârbonateumyiride. 

114. Cuprum arseniat«um. 

11 5. Cuprum-dioptasium. 

116. Cuprum phosphateum. 

117. Cuprum sulphaleum. 

118. Ferrum nativum. 

119. Ferrum oxydulatum, 

120. Ferrum oligistum. H. H. 
lai. Ferrum arsenicale. 

1 aa. Ferrum sulpliureum* H. H. 
ia3. Ferruni ox.ydatum. 
S ^4 . Ferrum phospliateum* 

125. Ferruni chromateum. 

126. Ferrum arseniateum. 
ja^. Ferrum sulpbateum. 



a8. Sunniim dxydattim* 
39. Stanuam sulphureum^ 

30. Zincum oxydatum. 

3 1 . Zincum càrbonatenm. 

32. Zincum sulphureum. H.H. 

33. Zincum sulphateum. 

34. "Wismuthum nativum. 

35. 'Wismutbum aulphurenngu 

36. Wismutbum oxydatum. 

37. Cobaltum arsenicale. 
58. Cobaltum griseum. 

39. Cobaltum oxydatum nigrJDOl* 

40. Cobaltum arseniateum. 
4i. Arsenicum nativum. 
4a. Arsenicum oxidatum. 

43. Arsenicum bulphureum H.H« 
44* Manganesiuni oxydatum* 

45. Manganesium sulpbureum. 

46. Manganesiuni phosphateum. 

47. Stibium (An timon ium ) nati*- 

48. Stibium sulphureuQi* vum* 

49. Stibîum oxydatum. 

50. Stibium oxydato-sulpliurem&« 
5i. Uranium oxydulatum. 

5a. Uranium oxydatum. 

53. Molybdenium sulpbureum. 

54., Titanium oxydatum. 

55. Titaniuni>anatasium« 

56. Titanium siliceo-calcarettm* 

57. Scheelium ferrugineum. 

58. Scheelium calcareum. 

59. Telhirium nativum. 

60. Tantalium oxvdatum.^ 

61 . Cererium oxydatum. 



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' ESPÈCES 




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.,.. .,v. î 



Ai «^ 



PREMIE;REi CLASSE, i 

SÎ7ÊSTANCES J'èlDIFÈRES, 
PREMIER MORDRE, 

I". EsèicE. ACïï>£''SULiEMJRIQ'tJï:! 
^ ( Première pa):Ue y p. a40; ) 

, Xdeum -vkrioli, glaciaig.. mamhalç , xÂci|le( viltiofiqûe n'âturèS^* 
ment pur ^. concret et non cofubbté ; BÂi.DiJfAiii.-'— Acide vitrio- 
lique natif ^ Ds Romà de l'IsIiB» r^^id., Monoez/>^>- .j^'cidoiig^ 
triolico natit^ j Petrini.— /i/. H£aa^o^nf^AçidQ«^))|î|j}k[j^gi4t^^ / 

Db BoRK/ Id. DeIiAMÉTHEJ^IB. . . , • • ->/ ;. t' .'if: 

l>es reclierches de MM. Kirwan, Richter, Bùchblt'et iSîà- 
prolb'v qui toute» «'accordent 'entre eues /"fixent le» prinèipés cons-. 
titiians dô l'acide sulfuriqne, supposé sec etsâttséau, à 421 <fe 
souib et 58 d oxigène , pour loo.' • ( Afin, dfe Ch. , t. 58 , p. làâ*.^ 

L'acide sulfurique concentré des laboratoires', marquant 76" à . 
raTeofflètre, contient encore nn quart. de 86ii*pdids"d'efeu." Quatre 
parties dé cet acide^ mêlées a^ec^ne partie d'tsati ^ alla températui^e 
de ie« , produisent {psqn'à 140» degtés de'chaleuf. . . - 

Il est décomposé par tous les combustibles/ 






AIfIÏOT4TIOXÏS. 






L'acide sulfurique n'a encore é^éti'onvé quedans le vt>in^ 
nage des volcana ou des Iteàx' l^ditf aff^a par dea fetix s«*rèr^ 
raina. Baldasaarî ^ profes^eu^ -de pfaysiqae àSfehniè , à'^ai 
l'on en doit la découverte , l^a observé , pour la' première 
fois, en 1776 àana Itf principale grotte' du' Zpcààlino> 

l 



■m t <g^^i» 



2)- 

aii«4fi.ssi|B ^s^iabM 9^ S»-QJ)îli^e , ey Totcai^f ^.<I} jr existe, 
foneltt lorÂé ^ ^lit^/afigkiUes d'u&« folaticfateiir ëclalanle , ^ 
«dhérentes àla surface, des concrétions de chaux anifatée qni 
tapÎAsent les parois de CCTTT! grotte.' Xe même savant Ta ren- 
contré aussi à Sant-AIbino^ dans le vpîsinage 4® Monte-Pnl- 
cîano , et a«k 4atw <dé ^TfàvaW. f J. dte Ph. , t. vît, p. 896 à 
4oo. ) — Tournefort avoll^ déjà trouvé cet acide à l'état de 
liberfj dS(~né niiè caverne dé llle de Milo , voisine dé celle 
d'où il a rapporta S^^^"^ ^ ^^ pfume, ( Voyage an Levant , 
t. I , p. 167. ) — Dolomien en a également vu dans nne - 
grotte de VSXà^ â'fi^V iW V^koll éutrèfoiè du soufre. — 
M. Piciet en a j'ecneillîflHns une caverne où çoiHe l'eau des 
•onrces thermales d'Aix, département du Mont->Blanc. — • 
Les eanx acidulés de M'oïfetta , près de Latera , pays de Na- 
flktMy doiv«iit «rcfite |K6prîétéiÀ iWdé sslfanfue i^n'eHrs 
reiifem«iit ^ «inat q«€ Fa rtcwirnu M. Breyslack, •<-« Lea' eatijc 
«kenlsalèa «nlfvreiifes , 'i»enfef%^ée8 , déposent sur les parois 
3e^lèicâ<iiiMHMkMd -de f actde snllfurique concentrll^ et préci- 
pitent du soufre , quoiqù'en sortant de la source elles ne 
contiennent que du gaa hyàtég^tte sulfuré. (F'auquelin » 

Coiirjï d^ CUii^ic de i8o4 )r 

M. le^^tpn.de .Çuifibql^lts . Associé étran^r de rjnitîtfic da 
Fr^nc^ , i|QU3 appijend ^'JjlAR^puve sur lei.haiftteurê du volcan de 
Pura^é , flf^nf le Pqpay^B ', ^n jrwsfteaii dent Tfau cot taUsneat 
chçgrgée diacide sul£ur>qi|e q«e les liabita«s du pays rappellent Rio^ 
vina^e^. r|!U^s^ii<4e«^n#Agr^^ . l*'9f^ 9» tsouve de poissons ni daiis 
.,ce ruisseau , ;i^ d^ns £eliiL4^.Âio-eiiaMi on Cai ncQ , dai^Silequel il 
se jette , qu'à sk payrtam^tr^f i4 liguas.) Au ij^ôuat 6ù leivs eaux se 
confondent. ( J. de Ph. , t. iSa ,.p* 64.) '^ 

Depuis lors M. Leschenault de la Tour, Tun des savans embar- 
qués à bord de rexpédîtîon de* découvertes aux Terres-Australes , 
«. mppbaté du beau verjra^^ i(ù*il a 'fait ('a 800 à iftè^) aux îles de 
. Jav«L ^ M^ùra ^ • Sidi «t JB(ii«rfillie:-V'avihipil"4es •ile^^der.la Sonds ^ 
entr*autres objets app^te^iam. aH.jr^gm» iiuii^i)^,. plt^iHirs fioles . 
d'une eau acjde puisse, par li^i dans jfn iacqui occupa le cratère du 
Mont-Idienne. ancien volcan de iS'Jp <)l Java , changé aigourd'hul ^ 
^ en soIfatarrè/Cétte eau , d'après les ^xpi^riences dé M. Vauquelin , 



CM 

^t èÉ akftbli»!>i»ii tiïie tiiébé gi^iide ({riantitl 9*acîdë sii1fuH(|tie ; 
arécmipetttl'acklô^nlfurfeii* ét^*alcîdeiilurjâriqiïe ,<ïa soufre et des 
tiilârtes de pbtassé , d'alutnîhe et de ht, ( J. de Ph. t. 65 , fi. 406. ) 

II». .E«?èciE. ACIp£ BORACIQtJE. 

( ï*remièie partie , p. 240* ) 

Sel sédatiÈ, Hombero. •— Saie sedatiço natwale, Sel sédatif 
natif, HoEFER. — Id. B. D.. — Id. Mono. — - Salesedtuiyo con» 
cretOy Mascaoni.^ — Acido boracino nativo ^ Peth. — Sassàlin^ 
Kaastbn. -— Acido boracico o sèdatwo^ Herao. —-Acide bora* 
ciqae, De B. 



CARACTERES. 



PesahJteur spécifique de lacide boracîqlie subliAié 0,8129; — 
fondu o, 8o3 ; -^ efÛeuri d, 4sl^ Haisenf\ratSi, 

Cassure , inégale , translucide. 

Electricité. Les globule» d'acide boracique fondu acquièrent 
Fétectricité réflinettsé , par le £^6dèmfeii^ , iaûé àvbîr besoin d'être 
ittlé» anpeniTaiit. HuOj^^ il^. 



>. «^ 



A N A L T s s. 

La composition de Facide boracique n est plus un problème 
grâce aux ingénieuses recherches de MM. Gay-Lussac et Thénard ,! 
qui so&t parvenus à le décomposer et à le recomposer à volonté ( 1 )• 
Ils n'oiitpt)tnt enCôf è déter/nirié le rapport dans lequel' le radical, 
on le Bore, se ttoute titii k Toî^y'^éûe poUr former Tacide auquel on 
êûit aojonrd'htif donnet le nom de borique: 

(1) Voici le procédé qn 'il» indi^jnent : ' 

On prend parties égales de métal de la pètasi» ou' potassium et 
d acide borac^ue .vitreux , bien pur, que Ton introdiiit dâAtf un' 
tnbe de cuivre, auquel est adapté un tube àe verre tecourbé. Le tube 
de enivre passe à travers un fourneau , et l'extrémité du tube de. 
verre est engagée dans un flacon rempli de mercure. On chauffe àt 
manière à faire rougir légèrement le tube qui contient le m^Iangjs. 
A^ès Tavoir mi)ifrt3nti dans cet état pendant quelques minutes , on 
fe retire du f^u JBt on le laisse refroidir ; la d^omposition de 
l'acide est complète. La matière renfermée dans le fubé ^réséntfe les 
caractère» auivans : sa conlétir ejt le bVun-v«rdàtré ; elle est fixé et 
insoluble dans l'eau, sans saveikr ; n'a d^açtiOn Ai silf k tèiiAtfré de 
tournesol , ni sur le sirop.dè ^okttes. Pfôji^féè àsjiàvtia créu?éff ' 



\ ■ 



(4), 

totigi , elle brûle înstaotancm^t et le produit de sa •combustion est 
de Tacide boracique. Si l'on fait cette expérience sur le mercure et 
dans le gaz oxygène , la combustion est des plus vives, et le mercure 
remonte dans la cloche avec une grande rapidité. Traitée par Tacide 
nitrique , elle lé décompose promptemeht , même à froid, etc. ètc. 
Les auteurs de cette belle découverte terminent leur mémoire , 
dont nous ne présentons ici qu'un extrait , en gisant : « Il résulte 
lie toutes ces expériences que Tacide boracique est réellement com- 
posé d'oxigène et d'un corps combustible. Tout nous prouve que ce 
combustible que nous proposons d'appeler Bore est d'une nature 
particulière , et qu'on peut le placer à côté du charbon , du phos- 
phore et du soufre : et nous sommés portés à croire que pour passer 
à l'état d'acide, il exige une grande quantité d'oxygène ; mais qu'a- 
vant d'arriver à cet état , il passe à celui d'oxyde noir. » Ann. de 
Ch. t. 68 , p. 169 à 174 ou J. de Ph. t. 67 , p. 693 à 396. 

ANNOTATIONS. 

L'acide borique se trouve en dis^olnlion dans les eanx àt 
différentes lacunes du territoire de Sienne , et notamment 
dans celles de Cherchiajo , près de Monte-Rotondo , on 11 a 
été reconnu pour la première fois , en 1776 , par M. Hoefer. 
Il a'été observé depuis sons la forme de petites lames , dans 
les fissures qui existent sur les bords des mêmes lagunes par 
M. Mascagui (i). llparoit que ces lames 4'&cide borique ont 
été déposées par les gaz^ soit acide carbonique , soit hydro- 
gène sulfuré , qui s'échappent en abondance et quelquefois 
avec sifflement de ces mêmes fissures^ d'o^ se dégage en 
xnéme-tempst une chaleur égale à «ya^» du thermomètre dé 
Béaumur. Les eaux de ces laganes renferment dîfFérens bo-^ 
rates et des sulfatés d'alumine et d'ammoniaque» — On le 
trouve aussi à l'état concret et mêlé avec une terre argileuse 
de couleur cendrée aux lagunes de Castel-Nuovo^ de Monte- 
Rotondo « et à cell^es de l'édifice dit de Benîfei, au SasSo ^ 
à Lustignano et à Sezazzanô. (^3ror^gniart^ Dict. des Se. 
Bat. , t. I , p, aii^. ) 

(1) M. Giobert a publié dans la Bibliothèijue italienne .^ t. 1 , 
p. 1^4 à 14^.) ^X%' ^1 P* %^ 77 f l^analyse de quatre mémoires 
donnés par. M, Mgscagni, sur cet acide. 






(S) 

Addition an Pbbmieb Ordrk. 

Substances acidifèrès libres tiixAeidiBSi 

M. Haiiy n'a pas. eneorenâmi^-dans mt métlinile les acidie» 
carbonique^ sulfareusi et msriatiqnie^ni'se 'tDonTent ao6si 
dans la oatnreà l'état de liberté. M# Brongniart les a places 
dans la sienne , et il en a fait nnedasse pariicoHèr», à Vexem* 
pledeM. Delamétheri0« 

Nous allons indiquer ict les principaux caractères et les 
giseueBS de c^a trois acides; * 

' * ■ « - • 

m«. E«Fèc.E. ACIDE CARBONIQUE. 



^ ' 



( £n allemand , Kohienstqffiiqure ; en,: italien'. 91: ^n espagnal 
'Jcido earbonico; en anglais, Carboniç acijd i. en latin, uicidujïi 
tarùonicum. ) 

SpîrUus lêtkalis des Ajnct£S(s,^^Spirttus sylvestris , Pabace^e et 
VAS-H£LMOHT.-^Air fixe. ^*- Acide méphitique , Bewly. — Acide 
crayeux, Bitcqitbt. — Acide aérien , Beh6. — Acido aereo , Pçtr. 
— Id, Hb&ao. -^ Acide chai'boneux, Lavomier';' et enfin , Acide 
carbonique. 

( Fourcroy , Syn. des ConA'oisâ. cli'. , t. 2, p. 33 et suiv.) 

A l'état de gaz , sa pesanteur spécifique est o, 0018 ^ s^Çia, ^rg* 
nan, 'environ le dout^Ie de celle ^e Tair. Il a une odeur piquante eC 
particulière ; c'est celle que Ton sent au«dessus deà cuves où i'er« 
mentent le raisin et la bière. Il est dissôlùble dans Teau, qui en ab- 
sorbe un volume égal au sieii , à la température de v&°\ • Les oorps 
enflammés^ fifpngés dans son atmospÊèr^, s'y éteignent aussitôt. H 
asphyxie et ^ue avec plu^ ou moins de rapidité les animaux exposés 
k son acdop 4i^létére. Soumis à l'action d un froid de quelque» de- 
grés ou., à upe chaleur de plus de âpo , le gaz acide carbonique se 
dégage de i'çan dans laquelle il étoit dissous. 

Cent partiea <çontieiinent .carbiDne ^ slS , oxy g^e , 7 A-* ' 



(6.) 

AlINOTATIOMS. 

L'acidç carbonique paroit être le plus abondamment ré- 
pandu de tpfia les i^ci4<$.» ^ ai aucun d'eux , dit Foiircroy y 
ponyoit mériter ce nom » il devroit être préférablement 9ii^ 
péïé Acide universel^ li entre pour un ioo« environ dan» 
la composition de l'a;ir que nous respirons. On le trouve dis- 
ons dans beaucoup d'eaux minérales. Il occupe les galeries 
d'un grand nombre de mines , notamment celles des exploi- 
tations de bouille. Différentes excavations des pays volca- 
niques le renferment à l'éta} de gi^^ ; ^ pJui; (^lèiure d^ 
toutes est la grotte du chien, pires ç|^ Ngples. l^Q.fs(«iott 
nommée parce que les chiens sont ordinairement les animaux 
qu'on introduit dans cette grotte pour faire eonnoltreses ef- 
fets (i). — DqnPeilro de ^Tolède ^, vice-roi dç Naples ^eut la 
cruauté d'y faire périr deux esclaves , qu'il j fit traîner la 
tête baissée contre terre. Charles VIII , roi de France , j ^t * 
entrer de la même manière une àne^se qui j périt aussi, 
«Sâgé, Analyse cbimiqne, et Concordance des trois règnes.» 
t. ^2, p. 278. — On peut encore citer l'ai^tre dç Typbou> 
en Çiliciç ; la uioufette de Perrault, aux envirojiâ de Mont- 
pellier ; la grotte d'Anbenas, dans l'Ardécbe ;rËstoufB^cave 
de Mont-Joli , près de Clei-mont-Perrand , etc. — M. Ti- 
' moléon-Calmelct 9 ii^génieui: des mines. , en^ observé uno 
nouvelle sur les bords du lac de Tancienne abbaye de Laach^ 
département de Rhin et Moselle,; elle ^^t creusée dans une 
hauteur qui pprte le nom de Lajpcelot, 1,'^n ^e$ pr4mx de I^ 
Table-Ronde. J. des( M. , t. 2$ , p. 3iq, 

(1) i^ grima delCane est située, pèç du^ lac d'Agnano, au S. £. ; 
k peu de dif tance de son rivage. Sa profondeur est d'gnviroh quatre 
niètre$ ( i;^ pieds) , sa hauteur et ta largeur de la moîtiê ou à-peu- 
près. La hauteur moyenne de la moufette est dé 2 décimètres ( 7 à 
^. poucet.)* Suivant Brsyslack , cité par ^mUanzani , e^e est com- 
posée , sur 100 parties, ds 10 d'^ygène et de do d'axote , mMéea 
de- 40 d'acidft carbonii^. Voyages d«jM les DeUx«$xcile$ , t. 1 ^ 
p. 1U7 de la Trad. Franc. 



(I) 



Air acide .vitriolU|uèk -^JS^PÎJAl^tfb ^fPifn^ --riÀ^ièd âslfureux 

( En atlexn. , St^^ifiigf^ ^à^ue^ ; <^n-ital^ ^tn mpa^.jêêido 
sol/brico; en an^. , Suiphwffm ^i^S et Qv^laf. « Ai nénm »»lpkw^ 
rosutn. 

( fbiii'cMf , Syit des ContiûissT ci. , t, li , p. 7 i et suiv^ ) 

A l'état de gaz il pèse i>o9,' I*air p'eàant 6,4^. Son odeuf est 
tttffo€|«nttBlté et acre'; c'est celle dû' soufre cjui brûjé en blanc , et 
cLoiine tiSé^ cet acide. Sa savetit'est àigré. Il rougit les couleurs 
^leCMsf^géCaMs, et- détruit lepkis grknd nombi^é d*entre elleé. Ex- 
posé ft-in^ frêid de'29 4^ré^ an^essus de '^ro ,^ il devient liquide. 
Véktk l'àbs^Wttës^faC^ment;! £ 4 bu S^^'^e' cBalei^i^ elle eu peut 
prendre fe^tié^ àé son*pk>idS ;' iF f^en diégage à'ik' ië^mp'érature do 
PeM.botfirkAite. ■ ' " ' •->'*^^"^ ••"-;; • ' ^*' :.: • . '••■•■ 

Suivant le sénateur comte Bértnc^let , 5^ partie^ d'oxygène suf- 
lisent potir en faire passer iqo de soufre \ Xk\9X. 4'AÇÎ4e ^uIfu(jBux« 
3.. dePh. jt. 68,p. ^7. 



'11. I * » 



> - 



-J '- 



r I» 



L^acjide snlfàrenx t^hoii^p an milieu des Volcans eii activité. 
LeVeW^e! f'Èlna , le Pic î'n ïenëriflFe , le mont Hëcla , le 
Chimboraço et lea atrtr'e^^iAâîftâfgitë^ ignivomes des diverses 
pM^Avi-flo^ai feui;msiM«%uaiégr^ad|i:^anlitépnia4nt 
1«H«6 ^ri^|i«ti%:>fi •« tflOATe'igiilcôièiKl^ïdapsUtatèàâfiitn'cefl:, 

eaiiiN¥lft;4€l Kapleft, Anifi^ao^dbàli > ^ènm» là .apufiriàwï de Ift 
GiWchlfeifMi; \ rîW4» Bdurjian» >à caBoidch Jan» , ^e*o. y et 
partollirjl «Itjiii djB^'.phi» |tfnsaitÂ- «gfios, deJa détoii^osw 
tj«fe|^ joa.Iaveti. U.<xklè,:eMorf?(!«l8ii^r(phiaîeorB'gfé«Cea^ai 

dans le pays de Sienne et.'44i»*V^<AèMîlo»: 



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(8) 

Ve. Êstèck. ACIDE IffURIÀTIQUE. 

t i 

.-: (En allem» ^^StdzàUre ; ea ital. et en espagn. , 'jicîâo mûria-^ 
tico ; en angl. , Muriatio tiûGlt y et en lat. .,.Ac£dum mt/ri3lîcum. ) ' 

' Acide, du sel marin. — Acide marin. -^ Acide muriatiqtie^ -r« 
Acida.muriatico , Peia. -^ Âà Herro. 

C A Rj A q,T j^^R s 8. 

( FourcroY , Syst. des Connoiss. cbim. , t. 2, p. 101 et snîv* ) 

A. Tétat de gaz, sa pesanteur spéct£iqye,est de 0,66 , T^ir pesant 
0,46. Son odeur est forte , piquante et acide ; elle a quel.<{ue aua-« 
logie avec celle des pommes de rainette ou du safran. Sa saveur est; 
aigre et très*Xo.rte. \{ change en rotige.un grand nombre de couleurs^ 
bleues végétales, ot av^ve -celles, ^uiopt cette. _nugncQ.. SQUQiis> à, 
4 Faction du fi^u daqs un ;tube de po^elaine ,ûl nlépr^pmy^.stucunek 
altération. Soi^ ^tjtr^ction popr -Teau est trèsfConsiolécablç. rr. î^'a-^ 
cide muria tique liouide concentré pèse 1,1^6, reau^pe^^nç i,^y>Q.. 
Il précipite largent de ses d^soli^ipns sous la forme d*un. précipita 
blanc , insoluble ,.4"^ noircit promptement à Pair, çtc. . 

MM. Gay-Lus'sa6 et Théiiard on^ observé récemment ^ùele ga% 
âtidb mtiri^tiqiié'cbntiént un' quart de* son poids d*èan , ,et «jucl 
dans cette quantité > il y a assez d*oxygèaé pour oxyder autant de 
métal que Tacide , peut pa dissoudre. Ils se sont assurés de plus qua 
cp s.^^ ne peut pas. être qbienu , seul sans Teau qui ç$t absolument 
nécessaire a son état gazeux. ( JVouv. J3uli. des pc. .^. i, p« ^.o^. ) , 

• : L1«eMlé:ÎMuriatiqtifl^.;.;dû« Petinni:^ se tro<ltlB>^Keh|a«fol«' 
^bra ett«il'>étiitUe!piiT&:té;dam.les'êii4raiUe» delti terre ; cer^ 
tailla 9KM9c^ dd*8el gemme ( soîtde? MuriaUe) brisées exfa** 
ktit Tordenr qnî lé caractérise ; '«t'M.' Thonyekel'notfs «r ^as- 
anré eâ-^y^: recueilli beaucoup des TÔlcana brûlaosda V^-r 
suve et dèTEtna ( Gahirmtto.nê^areno 9 ti ty p. 45l) *- 

• > Il existe ;di8|ioii8dan»'reâii de* eevtailfa lace de la Noiivelie^. 
Ëspa^gtie;(a)étiida«s Us minéadètsebde) Wieticaka (^. Ouïe 
troave également en. Auvergne (S*).' * . , ■ -^ 

(i) Depuis le lac de Cusco , qui est chargé de muriate de soude,' 
et ^ui exhale de ^lydrogène sulfuré , jysqw'à la yille deValladoUdi^ 



(9) 

cnr un0 étendue de terrain de ao myriamètres eai'rés^ (environ 
40 lieuefi carrées ) il y a une graûde (quantité de- souiS:e8 chaudes 
qui ne xpntiennent .généralement que de l'acide namiàtique , sans 
vestiges de sulfates terreux ou de sels knétalliques. Telles sont les 
eaux tliei:nuJes de Chucandiro , de Guincfae , de San-Sehastien et 
de^n-Juan-de-Tararamco. {Humboldt^ J. dePh., t. 6^,p.i55.) 

(2) M. Schultes , qui a visité avec beaucoup d'attention les miàes 
de sel de Wieliczka , a observé , au second étage de ces mines ^ un 
fimas d*eau d*où s*exliâle une odeur trés^forte d*acide muriatique. 
Le gaz qui s'en dégage précipite la dissolution nitrique d*argent« 
L'<au de ce lac contient près d'un quart de son poids depuriatede 
soude et en outre de l'acide sulfurique libre. J. des M. t. ^3 , p. 87. 

(5) La présence de cet acide a été reconnue , par M. Y auquelin y 
dans une substance pierreuse , friable , découverte au sommet du 
Pay de Sarcouy , l'une des intumescences volcaniques de la chaîne 
des Monts-Domes , par M. Moçsier , dont la minéralogie et la so-w 
ciété déplorent également là perte. Cette substance a une couleur 
jaune , elle exhale une odeur analogue à celle de l'acide nitro^mu*; 
ria tique J et renferme envirop 5 parties d'acide muriatique, sur 91 
.de silice et â-peu-près 3 de fer | d'alumine et de magnésie. ( Ann« 
du Mus. 4 t. 6 , p. 98 et suiv. ) " ^ 

Spallan^âxii dit en avoir retiré de la lave vitreuse tigrée 'de XA-^ 
pari et de |a lave ampl|igènique du Vésuve. 

SECOND ORDRE. 

r 

Substances acidifères terreuses. 

-}• A BASE SIBtPIiE. 

PREMIER GENRE. ^ 

CHAUX. 
le. EspicE. CHAUX CARBONATÉE. 

( Première partie , p. 3 et 241.) 

Chaux aérée , Bero. — Id. De B. — Calce aerata ^ Petr. — 
Çalok cambined wUh fixed air. Kir w. -*Carbonate/de chauvi: 9 
^ouv. Cn.-'— Carbànato de cal , Herr©.— Spath calcaire, Terres, 
pierres et Concré^oÀs calcaires > Marbres ; dé& Airç* Mue. — C^- 



Cham earbûciat^ criHailisée. — Spath cakaiv» de» Avreens, -« 
Kalkspath , W. ; Spalhàg/er Kalkstein , Karst.— 6Jpa£o calcareap, 
VvtK, --^ Piedra caliza Jolmdar crisudizada , E^uua cali2o„ 
Hkrro. -*- Calcanaus Spar , Common Spar , Kiiiw* — Calcaii# 
criaultisé , Dalak» -^ Chaux carbooatée pure apathique , Bboho» 

C c. Primitive, — Spath calcaire rhomboîdal ; Spath d'IslancMÎ-- 
Dcffpehspatk, DcppeUsiein des âlless. — CtistaUo(PIdanda,VKËti*' 

C. c. Iru^ene, Spath calcaire muriatique ou secondaire , R. D, 

C. c. Mètastatiqme» — Spath calcaire à dent de cochon ou à dent 
itechien« — Spath calcaire pyramidal, GuYTOM. 

C. c. Cuhoîde^ — i Spath calcaire cubique^ 

C. c. Dodécaèdre-raccauytie, — Spath calcaire en tête de clou. . 

C. G. j4nalogUfufi'héuUtrope^ — Spath calcaire en cœur. 

C. e. Lenticulaire^ Spath calcaire en crêtes de coq ou en i^oses» 

C. c. Bacillaire -/àscicuïée. Madréporite. ^-« Madreporsuin y. 
Rarst. — jinthrakonU , dict. de Béurard. 

C. c. Fibreuse, — Spath calcaire fibreux.— Common^^rq^ffL^me* 
Stone ^ KiRw. 

C. c' Laminaire^ — ^Spath calcaire ii^forme lan^elleux , De B.— - 
Spathiger Katkstein, Karst. — BlâUriger Kdkstein \ la pierre 
''calçair^ lamelleuse ; Broch. •— » Foliated ^ime-Stone , Kirw* 

Qm C. Lamellaire et— Sacca^-oïde, — Marbre statu£^ire de Paro$ 
et Marbre de Carrare ; Marbre salin. — ^Variétés du Kôrniger Kalk^ 
êtein^ W. et K^.'-^Piedra c^!$a sialitfa , Mafmol salino , Herr.— < 
Granular foliated Lime-Scone , Kirw* 

C. C. Compacte» — ^Pierre calcaire compacte, Marbre de Hesse.-— 
Dichter Kalkstein , W. et K.— Piedra câlina compacta, Hjbrr. 
— Compact Lime-Stone , Kirw. 

C. C. Compacte - glohuliforme. — OoViih; '^ Rogenstein , W.— 
Tu/b oolitico , Napionb. — Qolita, Herro. — ; Roestone ,Tnous* 

C. C. Gro55i^rtf.— ^Pierre calcaire commune, Pierre à bâtir de«^ 
Parisiens. — Pietra da calce o All^erese , Petr. 

C. c. Crayeuse, — Terre calcaire compacta, Daub- —Craie. 
Kreide, W. et K. — Creta, Petr. Id. Herr. — Oitfik , Kirw. 

C. c. Spongieuse, — ^Terre caîcaire spongieuse , Moelle de pierre , 
Daitb. — Agaric minéral. — Bêrgrhilch , W. et K. — Lèche di 
Montana , H«rro. — • Rok Milk , Kirw. 

C. c. Pulvérulentes •- Terre caleaire en poudré , Farme fossile { 



/ 



£iVB. — Craie farineuse,' De B. — Var. du BêrgftiiîlchS^ , èttL. 
"^-^Farimajbssile calcaria^'PvrA. 

' C. c. c. Conctétîonhée , JUtalaù'e , Hratijorme et tuberadeusè. 
Stalactite^ et Stalagmites calcaires ; Albâtre calcaire. — Kalksin- ' 
ier, W. , — Sîhuiger Kùik'6tèîn , KàKt. -^ Fairiger K'alsktein , 
la Stalactite calcaire, BbocB. -^ Strahligeh K'alkslein, -K. — - Es- 
ialactUa ealiza, Hsrh. — Calcsînter, Kiaw. -^ Stalattitiy Sia- 
hanmiti, jilabastrî, Fetr. -^ Inolite, (jxiÀÀtw. 

G. c. c» Gtohuli/brihe'ièstàcéè» Stalactite globuleuse , De]i« — 
Pisolithes , Ammités , Dragées de Tivoli , Orobites , Méconitéé, etc. 

— Erhsenstein , W. ; ErbsJhKrniger Kedkstein, KiA^. ^— y/j^î 
miti^ PièoliH, Petr. — Pea-Stofie, Kikw. ^^ La Pisolitlié où laf 
Pierre de pois , BaoèH. 

C. c. c. Incru3tanie. •— OstèocoIIe ou Pierre des os rompue. — 
BiWiolite, etc. ^ Kalktuff, W. — TuJfiirtigerKaîksteîh, Karst. , 
Tanahf calcareo, Pitti. -^ t^c^ff, Kiaw. 

C. c. c. Sédimentairè. ^ Tàf calciiifë. ^ Var. du Kàlktujf, W. 

— Tranfertino des Italiens. — Travertin. 

r • 

caractèbbs. ' 

DtmhU ré/ractiàn» Quand on regarde un point ou une ligné à 

travers une face perpendiculaire' à Taxe du rhomboïde primitif, 

ce point ou cette ligne paroît simple ; il en est de méqae à travers 

4enx faces opposées d^ua prisme hexaèdre de €«baux Catbonatée. 

(ffûûx, iSoS.) 

Forme jwimiiivB. Suivant M. Wollaston qui a mesuré de non* 
veau les andes dujrhejnliDÎde de la Chaux carbônatée limpide , dite 
Spath d'Islande ^ et suivant M. Mains qui. a £ait de la même 
substance le sujet de. recherclies>^rès-intéressantes , le. grand angle 
du rhomboïde primitif est de loS*^ 6^ et non pas de io4" aS^ comme 
yi. Haûy Tavoit admis, sur Tautorité^de la Hire. 

Voyex la note première du Tableau comparatif , dans laquelle 
les conséquences qui peuvent être déduites de l'admission de ce 
résultat sont examinées et discutées avec cette sagacité et cette fjnef^e 
qui caractérisent le géomètre habile et le cristallographe profonù^ 

"Là nombre des variéiéè de Chanx caroonarée offi^ant des formes 
Tégnfiii'e^"^?sti^«éptibleà d'iWe'déternririées' gl-ûiétHmiemëut.» est 

/ 






( M ) \ 

flctuéllèmeai: C9n8idéra.ble. Rom ^ de Tlsle a décrit ^îngt^aix de ce» 
formes dans la nouvelle, édition de sa Cristallographie publiée en. 
lySS ; M. Haûy^, djansson Traité de Minéralogie, donné en 1801. , 
a porté ce nombre à quarantÇ'^ept ^ et Ta augmenté depuis de 
treize autres que no^s atons indiquées dans la première partie de 
cet ouvrage , p. ^41 à •2^'S , ce qui iaisoit alors , en 1 806 , soixante^ 
variétés bien connues. Les nouvelles observations de M. Haiij élè- 
vent aujourd'hui (1810) ce nombre à celui de cent-douze. 

La description et le développement des lois.de la structure de 
quelques-unes de ces nouvelles variétés , auxquelles ce Savant a 
donne les , jQOms de ii/^Tn^rz^/e > de trihexaèdre^ à* ambiguë , de 
8ténono77ie et d'eutkeii^ue, se trouvent dans le J. des M. t. 18 ^ 
p^ 299 à 3o6, t. a3 , p. 49 à 64 , et t. ^5, p. S à ao ; et dans le» 
Ann. d'Hist. Ngt. t. 11 , p. 66 à 70. . . , . , > 

1.^ Chaux carbon^tée numm^iKe; 

Le rhomboïde équjaxe dont les sirborids.ieCérieun sont rejospla*- 
ces chacun par un biseau à deux facettes. J. des M. t. 1 8. 

3. Chaux carbonatée trîfiexaèdrf ; 
^ Prisme hexaèdre régulier terminé par deux pyramides à six 
facesr L'inclinaison de Tune des faces de la pyramide sur le pan 
adjacent du prisme erst de 1 SS"" , et non pas de 141° comme -dans le 
qtiarz prisme. J. des M.t sZ ou Aan. d'Hist. Nat. t. 1 1. ' • 

, 3. Chaux carbonatée am^2|r»«/ 

Cristal dodécaèdie semblable an métastatique, quoique produit 
par une autre loi de décroissement que lui , dont les angles sôlidéis 
obtus sont remplacés par des facettes et dont les sommets appar- 
tiennent à la variété inverse J. dès M. t. s5 ou An« d'Uist. N. ti » t • 

4- Chaux carbonatée sténonome i 

Xi€L variété soustractive modifiée par de nouvelles facettes situéei 
•or le» sommets. J. des M. t. aS pu Ann. d*Hist. Nat. t. 1 1. 

5. Chaux carbdnatée euthétique; 

Antre modifîcaiion de la variété soustractive dans laquelle Ica 
six faces c deviennent des rhombçs , par TadcHtion de douze nou- 
velles faces tfîangulaires , placées deux à deux , à ïa jqnction des 
deux pyramides opposées base à base. J. Aés M.t. 25 , p. 9* 

Nous bornerons à ces cinq variétét es ' l'indication des nouvelles 
niodifications de formes de respèce Chaux- carbonatée , une^ plus 
longue &)umération de noms , auxquels ne le rapporterpient aucun 



( i5 ) 

si^e représentatif; ïii aucune Bgure, ne pourroic être que Fasti* 
dieufe et seroit complètement inutile. D'ailleurs les minéralogistes 
îouiront probablement bientôt de la secondé édition du Traité de 
Minéralogie , où tes variétés et un grand nombre d'autres nou- 
velles , dans différentes espèces , seront décrites et figurées. 

ANNOTATIONS. 

a La Chaux carbonatée est la «nbstance minérale la plna 
abondante de tontes celles qui existent à la surface du 
globe. Elle appartient à tontes les ëpoqnes , et occupe des 
domaines dans tontes les espèces de sols. Lff nature l'a tra- 
TuUée , l'a modifiée dans tous les temps , et continué de la 
faire concourir à une fonle'de ses opérations actuelles. Dans 
Tnncien sol on sol. primordial y non-seulement elle entre 
parmi les principes constitnans des substances qui produis 
sent les roches | mais encore elle se présente solitairement 
en masses on en bancs immenses , dont le caractère parti- 
culier est d'aToir nue contexture lamellaire on écaillense , 
qui annonce une cristallisation confuse. Elle domine encore 
davantage dans le sol secondaire , dont plus de la moitié lui 
doit son existence. Elle se trouve dans les terrains tertiaires, 
associée avec l'argile, et y constitue les marnes. Elle tend 
^ remplir une infinité de grottes , où elle est amenée par l'in- 
filtration. Elle incruste souvent l'intérieur des canaux qui 
seryent à conduire les eaux. Elle est en cailloux roulés et en 
Lr^cbe dans le sol de transport , et on la retrouve dans Iç 
jBol volcanique, ou elle a été mise à découvert par les agens 
qai ont produit les explosions. — La chaux carbonatée cris- 
tallisjée occupe les cavités des masses calcaires cfe tontes 
les époques. Elle existe dans presque tous les filous. Les di- 
Terses contrées semblent se l'approprier à l'envi l'une de 
l'antre. La Saxe, l'Angleterre, ainsi que l'Espagne, Tltalie 
et la France, ont meublé les cabinets des amateurs '[de su- 
perbes cristaux solitaires on groupés de chaux carbonatée , 
dite Spath calcaire; et il seroit aussi dilKicile de. citer des 
contrées on elle ne se trouve pas , que de faire l'énuméra- 
iion de tous les lieux où elle se tronye. 



( i6 ) - 

Il a également trouvé dans les eiiTirons de cette ville les iùAiiéÉ 
jnétastaiique -, contrastante , mixte , cuùoîdè et dodécaèdre et plu-' 
sieurs autres appartenant aux formes indéterminables ou imita tives*. 
(Trav.de la Soc- d*Émulation de Poitiers , 2'^. anp. , p; ^5 etsuiv. ) 

5. Chaux carbonatée mètastique ; 

— Grisâtre , sur la C. c. luminaire bleu>grisàtre ; de CaSiîéton 
dans le Derbyshire. (C. du M. ) . 

5. a, C. c. ntétasiatiqu&'transposée , jaune pâle , transparente ; 
d*£cton en Staffordsbire (C. du Mus. ) 

— Blanchâtre , dans le fer oxydé hématite , Huttemberg en Ca- 
jCinthie. (Id.) — des Chalanches. {Héricart.) — d'Offenbanya. 
( C de M. Neergaard ). — Nous en avons recueilli d'assez johV 
échantillons dans les cavités de la pierre calcaire de Berteville sût* 
l'Aise , département du Calvados. 

6. Chau jt carbonatée cuboïde ; 

— Translucide , en cristaux groupés , dont plusieurs ont jusqu'à 
6 centimètres ( plus de 2 pouces ) d'épaisseur ; leurs faces sont par- 
semées de petits points brilkns de fer sulfuré ; de Fatzbay en Tran- 
sylvanie. (C. du M. ) — des Chalanches. — dans là C. c. globuli- 
Xorme des environs de Chauvigny et de S.-Martiu-la-Riviére , prés 
de Poitiers. ( Desvaux. ) — vert-clair , dans les laves du Vicentin ; 
d'après le comte Marzary Pencati. Dolomieu et M. Fleuriau de Bel- 
levue y aVoient déjà observé cette variété à laquelle ils donnoient 
le nom de spath calcaire cubique, ( Petrini, 't. i ^p. 129.) — blanc- 
jaunâtre , dans les cavités d'un monticule calcaire , nommé le 
Poujet, au S. du Puy de Corent , près du village d'Authezat , à 2 
xnyriamètres ( environ 4 lieues ) au sud de Clermont ; elle y accom- , 
pagne une autre variété nommée làogone , par M. Haiiy ; la collec- 
tion possède txa trè^beau morceau de cette nouvelle modification 
de forme ; elle le doit à M. Aug. Mabru. 

7. Chaux carbonatée binaire , blanchâtre et blanc-grisâtre , avec 
quarz-hyalin prisme, chlorité ; de Maromme « département de 
l'Isère. Quelques cristaux du beau Hoc de la Coll. du Mus. ont 
jusqu'à 16 centimètres (6 pouces); leur surface e^st un peu rabo- 
teuse. '• — Dans lin autre morceau le quarz-hyalin est enfumé et le» 
cristaux calcaires sont jaunâtres. 

S. Chaux carbonatée prismatiefue , blanchâtre , sur^'taut à l'ex- 
uéiuiié 4es pâsmes^ sur la C. c laminaire , mélaxigéede plomb 



c^iV 



tttliîiré ; d'Andreasberg au Hartz. Cette variété qaï se trouve com- 
mua^ment dans les cabinets , abonde dans la Coll. du Mus» 

' B. a. C. c. prUmatique'ohernajue , de Schemnitz en Hongrie. 
— des Chalanches. 

8. ù. C. c. prUnuuique^lamdliJbrme , du Hartm. (Coliv du Miis. ) 
£Ue se trouve également en Saxe et en Hongrie. 

9. Chaux carbonatée dodécaèdre ; , 

C'est encore une des plus communes. -^ Cristal isolé de la va-: 
riêté d. raccourcie , blancbàire , ayant prés de 16 ceutimètret de 
largeur , sur une épaisseur de 3 centimètres environ ; du Hartz. 

10» Chaux carbonatée Ifisalternerprisméty encroûtée de cuivrejCar* 
bonaté vert ; de Falkenstcin en. TyroL ( C. de Neergaard. ) 

11. Chaux carbonatée diltuée ; ^ortioa de cristal remarquable 
par son volume et par les stries dont les trois faces de sa pyramide 
sont chargées , accident qui sert à indiquer la marche des décrois» 
lemens i de Laponie. ( C. du M. ) 

« la. Chaux carbonatée zonaire et C. c. divergente * , en cristaux 
limpides, dans le manganèse oxydé brun , friable ; deTransilvanie. 
(Cdû M.) Cette variété est une de celles dont M. Haiiy n'a pas 
encore publié la description. 

i3. Chaux carbonatée é^phane , blanchâtre et blanc-mat y . sur 
du quarz feuilleté ; du Hartz. Certains cristaux de la collection res- 
semblent asseE à des octaèdres pour qu'on put leur attribuer cette 
forme , si M. Haiiy n*avoit prouvé qu'elle ne peut se rencontrer 
dam cette substance ; elle est due à l'accroissement des faces 
0, o. Traité , t. 5 , pi. 24 , fig. i5. 

14* Chaux carbonatée- bibinaire y aur le fer oxydulé ; de Nor* 
wège. ( C. de M. Neergaard. ) 

i5. Chaux carbonatée quimijbrme (prem. part. p. 343. ) , en 
cristaux groupés , les uns comprimés , les autres lamelliformes ; d^ 
Hartz. ( Coll. du Mus. ) 

16. Chaux carbonatée tfuadri'rhomhotdede ( p. 243. ) jaunâtre , 
trandiicide ; cristal isolé et d'une forme très-nette , donné par 
H. Bourdet l'alné , de Nevera. (C. du M. ) Il vient de Matlokbatfa , 
près de Castleton , daps le Derbyshire. 

17. Chaux carbonatée binoséruUre , découverte au Simplon par 
M. Champeaux , qui en a donné â la collection du Muséum* 



( >8 ) 

18. Chaeix carboElat^ coàrdoiïnée , ^pî^Alre ; an iPott-Segtiut ^ 
départemexit de la Vienne , découverte par M. Çressac , ijugiénieiir 
des Mines , qui Ta décrite et figurée. J. des M. t. ia« p. 14. 

19. Chailkôârbonatie li-oii^iz^ru^», Uancbe ;dij Sàinte^Marie 
aux Mines , départemetit dti Hâot-Rbin. (G>11. dii M.) 

30 , 21 et 22. Les variétés diàdttwé , tndodécaèâre et ^uddrir^ 
dodécaèdre ( pi^ikl* pArtv p; 14^) viennetit dés ûûtiet de plotiib du 
Derbyafaire»' 

aS. OBatii^ carBonaléé mimêrique * ; découverte par M. Auguste 
Mabru» cbna uncrG. é. eèesiptîbké ptéû , ï' là' base du Ay de Saint- 
Bomain , M^BaêCnSê ^s^Iàrti&rbi db S.-Msrufice, â 4 IieHei' S. Ë. 
de CIerinont>iFeifrand'. ( G de M.Ha^jr* ) 

24» Chkbx ù^hoûétié' crihexdSdre'* ; trouvée par M. Héricart 
de Thury, aux envii^oÂs deOrenobîe.( Coll. du même. ) 

25. Cbaux carbonatée amùigué *. ( C. du même. ) 

Cette nouvelle variété a été rapportée de Tlnde par André-Mi- 
cb^nx, Correspondant du Muséum , mort à Madagascar en no- 
vètà\)fe 1^02 , victime de son amour pour les découvertes en bis- 
toîre naturelle. Les collections botaniques et les jardins du Muséum 
lui doivent Une fotilë <!le Viâgétatix intéressans pôiir nos nrts et nos 
manufactutes. M. DeleUze â payé à la mémoire de ce voyageur 
célèbre un jt^ste tribut d'éloges, par la T^otice qu'il'a donnée de ses 
travaux daiis lé tiroisième Vôluihé de» Annales du Muséum dliis- 
tbire nitturellè'. Andi^é-Mi<&a(iX a laissé tin £l1s qui marcbe digne- 
ment sur ses traces. 

L'adminisifration dd MU^tin) séûtnm h prix àhUsétvïcéi^^l^n- 
dré'Michiuix a rendus aux sciences naturelles , et' en particulier à 
cet établissepaent , a arrêté que sOu buste serait placé sur la façade 
de la serre tempérée , avec.pQux de Ctymmersort, de Damùty «t dee 
autres voyageurs qui ont enrichi ses collections. 

Le Gi^din sur lequel sont plates hs échantillona de la CôUéttion 
d* étude offre déjà une grande partie des Variétés nouveHèment ob^ 
•ervées par M. Haiiy , et dont la description n'est pas encore pu- 
bliée. La plupart d'entr 'elles vieniient des mines do Hai^x on d^ 
celles du Dersbyshire, 

X. Chaux carbonatée/if/>fi|)ri^^e>i|TJkff ; duDerbyAirt. (C, du af.) 



(19) 

% Cbaux carbonatée acic'ulaire-radiée ; 

Les intervalles que laissent entre elles les couches, de pierre cal- 
caire qui composent les montagnes de Gaële sont souvent remplis 
par des cWstallisatioiis dé spath calcaire et àortout de radiées. 
[Breysiack , Voyages dans là Cartipanie", t; i , p. 5. ) 

5. Chaux carbonatée fibreusçcQnjt>inte , blanche , ayant l'éclat 
delà soie, avec fer sulfuré disséminé en veines ; donnée par 
M. lAkyre , minéralogiste atiglàîs. EDe se trotiTe en petites couche» 
dans les mines de fer spathi^ue , avec le ftr bîigiste kmimfotme , 
à Aîston-Môre , dans le Cumbériand. {Note de Ml Bmâset.) 

4. CBaux carbonatée lamellaire , incarnate. Elle accompag|ie 
rapopbyïlîte et Famphibole , dans la mîijie de fer oxydulé de Uton 
en Sttdermanie. "^ 

4 «• Chaux carbonatée lamçllaîre , blanche ; Marbre de Paros. 
Êlle'est également commune à Naxie et à Tine : les plus anciennes 
carrières du pays sont à 5 milles du château , au-dessùa du moulin 
du monastère de Saint-Minas. iTournefort, t. i , p.^ioo.) 

5. Chaux carbon^ée cQmpaçte , blanc-rougeâire ,. rpnferimmt 
.à» petites masses lamcilleases 4.amphibole verdâtre, de Tile d,e 

Tjrie, à 5 myriam^tres ( ip lieues ) et à Touest de File de MuU , 
IW d9s Hébrides ; .elle prend un très-bçau poli ; l'on en fait des 
tables et des chambranles de cheminée. 

• * 

5. tu Chaux carbonatée compacte , blanc jaunâtre , dans laquelle 
sont disséminés de petits cristaux de feld-«path ; de la montagne du 
Bon-Homme , aux environ^ de Moustîers , Mom-Blanc : donnée par 
M. Charles Hersart de la Y illemarqué , ancien ingénieur des Mines, 
auquel nous sommes redevables d'une suite de roches du même dé- 
partement et de notes curieuses sur ses productions minérales. 

Cette chaux carbonatée se trouve en blocs épars à la surface du ' 
terrain, sa cassure. ett Goacboîde , compacte; elle renferme des 
cristaux de quarz , parmi ceux de feld-spath , et ses fentes ou 
veines contiennent quelquefois des cristaux calcaires dont les faces 
rhomboîdales sont striées. ( Note de M, Hersart. ) 

5. h. Chaux carbonatée compacte f blanche ; des environs de 
Grasse, département du Var : elle renferme souvent dés empreintes 
de coquilles. Donnée, par M. Menard de Lagroye. (C. du M.) 

La colonne élevée à la gloire deTEMPBRJSUR daiis le camp de Bou- 
logne eu en partie construite a?ec une chaux carbonatée compacte, 



y 



griae , renfermant des veinules de C. c. blanche , découverte par 
M. Piron , aux environs de Saint-Omer : on lui a donné nom le 
de Marbbb napoléon. 

5. c. Chaux carbonatée compacte , écailleuse , (Spliuriger Kalk" 
êtein ) ,] violette , renfermant des fragmens de C. c. compacte 
blanche ; de la carrière de brèche calcaire de Villette , département 
du Mont-Blanc ; donnée par M. Hersart. ( Col. du Mus. ) 

5. d. Chaux carbonatée compacte' globuliformé^ brun-rougeâtre ; 

de Huttenrode au Uartz. ( Coll. du Mus. ) 

...» * > . ' , 

6. e. Chaux carbonatée compacte pseudomorphique conchylioïde, 
modelée en nummulites ; àe^ environs de Sellet , entre Banols et 
Olet , dans la principauté de Catalogne ; rapportée d*£spagne et 
donnée par M. l'ondi. ( Coll. du Mus^ ) 

S,/". Chaux «arbonatée compaciç , jaune rougeàtre,.à cassure 
conchoîde , renfermant des débris de madrépores , des environs de 
Messine. Tout le granité qui environne le monastère du Saint-Es- 
prit y dit Spallanzani , est recouvert d*une croûte de carbonate cal- 
caire , d^inégale épaisseur , pétrie pour ainsi dire de madrépores 
qui pénètrent dans le granité-, mais n*ont rien de commun avec 
lui. Cette croûte a quelquefois 2 ou 5 pieds j elle s'étend sur beau- 
' coup d'autres collines granitiques des environs. Les Messtnois la 
polissent et l'emploient dans leurs édifices. ( Voyages , t. 5 , p. 6. ) 

6. Chayx carbonatée grossière , renfermant des coquilles. — Les 
cavernes à dssemens d'animaux les plus célèbres , sont la ôaverne 
de Bauman , à 3 myriamètres (6 lieues ) à l'est deGoslar , pays de 
Brunswick , et celle de Gailenreuth , dans le pays de Bareith. — La 
pierre calcaire la plus riche en coquilles , dit M. Schultes , dans 9ei 
Observations minéralogiqiies sur la Gallicie , se trouve dans la forêt 
aituée entre Bartaloiv et Léopol ; nulle part on ne pourra se pro- 
curer ailssi facilement ime collection précieuse d'ammonites > do 
tellines , de pectinites, etc. etc. ( J. des M. t. 23, p. 109.} 

'''7. Chaux carbonatée pulvérulente / 

M. Hyacinthe Caréna a trouvé dans la grotte dite la Balma del 
Kio Martino , au pied du mont Yiso , dans la vallée du P6 , en 
Piémont , des bancs de cette variété {farine fossile) ; elle recouvre 
fréquemment le lit du ruisseau. Mag. encycl. , 18089 1. 4f p* i^5. 
*~- Quand elle est délayée par l'eau , on la. nomme vulgairement LaU 
de lune. P. Barrère, Hist. nat. de la France équinoxiale , p. ai4 , 



(21) 

rapporte qu*à Cajenne Ton s en sert pour blanchir les maisons. 

I. Chaux carbonatée concrétionnée , fibreuse , à fibres radi)§es , 
du Nantrd*Or , près de Hâve , sous-préfecture de Moustiers ,. et 
C. c. incrustante , du même pays , données par M. Hersart. 

— Botryoîde , blanc jaunâtre ; de la grotte de Caumont près de 
la Bouille , à 2 myriamétres et demi ( 5 lieues ) de Kouen , départe- 
ment de la Seine-Inférieure. (Coll. du M. ) 

M. Houel , peintre , avantageusement connu par ses voyages en 
Sicile et à Malte , a publié dans le 1 14^ N°. du Journal des Arts , 
une description pittoresque de cette même grolte. 

On doit placer au premier rang parmi les grottes les plus renom- 
mées par leur étendue et par la variété de leurs concrétions, la 
grotte d*^iitiparos , dans F Archipel. Cet endroit admirable ,- dit 
Tonmefort, qui nous a en a laissé une description fort intéressante, 
est à 4 milles du village , à près d'un mille et demi de la mer , à 
la Tue des ile^ de Nio , de Sikino et de Polycandro , qui n*en sont 
qti a 35 ou 40 milles. 1^ i , p. 187 à 1 94* Viennent ensuite les grottes 
d'Auxelle , département ^du Doubs ; de la Balme , k 7 lieues de 
Lyon ; d'Arcy-sur-Cure , près de Vermanton , que Buffon a décrite 
et où Daubenton a composé son mémoire sur la formation des aU 
bàtres; celles de Bedrillac , département de TArriègo , de Monte* 
Cal\o , près de Nicfe , etc^ Les cavernes du Mont-Salève et.dOrjo» 
bet , dans les Alpes , sont ouvertes par le haut et vers leur partie 
inférieure (Voussure). — Les cavernes sont très-com mimes dans les 
pays calcaires. M. Cordier en a compté une vingtaine dans le 
seul département du Lot, dont la plus remarquable est celle de 
Martillac, entre Figea c et Cahors. J. des M. tt 21 , p. 468. — La 
grotte de Devils-arse , dans le Derbyshire , en est regardée comme 
vue des merveOles. M. Faujas en a fait une description , très-agréa- 
ble , dans son voyage en Angleterre,^. '2 , p. 36 f et suiv. 

I. a. Chaux carbonatée concrétionnée , à cx)uches ondulées et de 
différentes couleurs , nommée communément Albâtre, 

Le pins bel albâtre oriental, vient d*£gypte ; on. le tire des mon- 
tagnes situées à l'occident de la Mer-Rouge. (Jîozière,) — Les en- 
Tirons de Grenade sont renommés par les albâtres et les marbres 
«jn'ils fournissent. ( Bowles, ) — Il s'en trouve de très-belles variétés 
dans différentes parties de Tltalie , et notamment dans lés carrières 
dsSaicidano , en Sardaigne. Cette île renferme également das cou- 



cbes nombreuses de beaux marbres statuaires et autres. Atimi le» 
indique dans sou histoire de Sardaigne , t. A , p. 358. • — On en u 
trouvé aussi à Montmartre u&e variété , de cotfleur jaune de miel et 
roussârre , qui prend untrès4>eau poli, 

a. Chaux carbonatée concrétlonnée glohuliforme^eestacée , en 
très-petits globules ; du département de la Sartfae. 

Cette variété abonde en divers cantons de ce département où 
elle se trouve sous deux états différens. Dans les environs de la ville 
«le M amers elle est disposée par couches considérables «pri sent ex* 
ploitées comme pierre à bfttir ; tandis «qu'auprès de Coniie „ cona» 
mune de Cures , elle est en grains mobiles et forme à& grands aoisia 
d'un véritable sable calcaire. ( Extrait d'une note de M. Ménmrd 
de Lagroye. } 

2. a Chaux carbonatée concrétionnée ^ globuUforme et cylia« 
«Iroîde , blanche et grise ; de Bohème. • — Les incrustatiena d^oséea 
par les eaux thermales de Carlsbad , en Bohème , sont composée^ 
en même-temps de boules et de cylindres testacés , dont les concbek 
fie couleurs variées font un effet très^gréable à t^jeil. La pâte eH 
est très-fine et d'une dureté considérable. M. Goete a observé qu6 
ces incrustations s<Snt d'un rouge-obscur quand elles âe forment à 
l'air libre, et blanches quand elles se déposent dans des tan but 
où l'air n'a pas d'accès. Les phis beaux morceaux ont été treuyé» 
dans les fonoatiens de l'église , etc. ( J. des M. t. a3 , p. 466. ) Let 
divers accidens de formes et de couleurs qu'elles présentent sd&t 
rassemblés , au nombre de :a54 , dans l'ouvrage du bénédictin Uibe« 
îaker , un vol. in«folio, orné de beaucoup de planches. Il y en a 
un exemplaire dans la bibliothèque du Conseil des Mines. -^ Lu 
eource d'eau chaude de Chaudes^ Aiguës ^ département du Cantal y 
dépose aussi beauroup de carbonate calcaire. 

5. Chaux carbonatée incrustante , sur des roseauik; ^es bords de 
la rivière de Louette , aux environs d'Etampes , département de 
Seine et Marne. (Coll. du Mus. } Ce morceau a été découvert par 
Guettard , qui^en a donné la description dans les Mémoiresde l'Aca-^ 
-demie des Sciences > année i ^54 , p* ^69. — La fontaiiw inctus* 
tante de Bougival , près de Marlyb.la**Machine , aux environs de 
Paris , et celle d'Arson , dans le bois de Salency , près de î^^oyon , J 
clépoynt du carbonate de châuix sur les plantes qu'elles arkoseat. 
( Coup^, J. de Ph. t. 5a, p. 5y5.) 

4> Chaux carbiMiatée sédiinentmre'hhxL^ , des' bains de Sainte 



^ 



P)ii|i^ , en Toscane , ©ITrant lepojrtrtît de Galilée. (C. du M»J 
•^ grisâtre , modelée sur une planche de sapin servant de conduite 
d'eau ; des environs de Besançon. ( Id. ) — incrustante , j unâtre ^ 
tur an nid d'oiseau. — brun-rougcâtre , jsur des feuilles , etc. ( Id. ) 

' La coljbction du Af^séum ^Hsimre natjir^le 991 tr^s-riche en 
morceaux de cbaiix carboqat^ ; (mçjtqye^-nns d'entr'cux appar* 
tiennent à des variétés )[ie for oies çi^U^r^ixuenc nouvelles. Fresque tou* 
lent remarquables par leur yoiuxpe et leur bellç çoo^ervBtion : il« 
loat au noi»bre de ïrois<^^fs p^ ji^pcsu-pr^s , jnon compris les 
échantillons de la Collection cl*étude composée de cent morceaux , 
parmi lesquels une partie dé ceux qui offrent des formes détermi- 
nables ont été domiés par M. Jlaity* 

A^ypiïDICB. 

Cmavx çjkMMOiTATis , unie par voie de mélange y à 

différentes puhstfincfis. 

( PrefDÎM'e 'partie , p. a4^* ) 

Spath fusibb , variété 6 ; H. P.-*- VmriéUdeta Chaux carbonates 
brunissante , Bromoniart. 

La chsMix cas^onatée fejrjfôre se t^ourç f^n Eepsf^^ne et 
.jaiisks tJ^y\tp^\% de St^l^ODi^f!^. Se3 crifianx , ordioairemeni 
tria-netf, nofit engages. ^9P 9 Qne çilifi.nx «nlfatép granulaire, 
dont'Ia couleur varie , jdu U^ne au ^x\^ et au roufçeâtre. 

Rome de l'Isle en a confondu les cristaux avec ceux de la chaux 
flnatée, voyez aa CristalV^g^^p)'!^ ^r^-'^^i^*;^' et.pl. .3, fig. 9. 

Un des échantillons d#ce minéral qije possède la collection du 
Muséum avoit été envoyé à M. Hniij par M. le baron de Moll ; c'est 
le plus petit ; il renferme, un peu de soufre. 

II^ CHAUX CAKBOIVATSE MANGANESIPiRE E(OSE. 

Qiaux carbonate ffirrormiuttganésifère , rose,. P. p., p. 34^.— - 
Chaux carbonatée brunissante , rose-foncé ; BR04i9. — Variété du 
Braunspath des Allem. 

C ARA£Till.l^S« 

Catta lubsiappe ^c prdJÎAaireinent d*uBe belle coiileiir rose, quel- 



/ 



^nefois légèrement nuancée de violet ; elle ressemble beaueonp à.Ia 
chaux carbonatée ferro-manganèsiière, et se présente comme elle 
sous la forme de rhomboïdes contournés ; mais elle en est distin- 
guée chimiquement par Tabsence du fer. 

M. Klaproth a retiré de loo parties, carbonate de ^hauz, i5; 
carbonate de manganèse , 34 ; quarz , 64* H est probable y dit 
H. Haûy qui rapporte cette analyse , quie si on choisîssoit des cria* 
taux par préf^nce aux morceaux amorphes pour les analyser , la 
quantité de chaux carbonatée s^roit domii^nte. ( Tableau , p« laj, ) 

VARIBTBS BB VORMBS. 

* 1. Chaux carbonatée manganésilère/inmÛMfe; 
£n très-petits cristaux trans|ucides et dont la teinte de rose est ex* 
trémement foible. ( Coll. de M. Tondi. ) 

A. Chaux carbonatée manganèsifère priTmiiçe^contOMméê. Ha&y. 

ANNOTATIONS, 

La chanx carbonatée manganèsifère rose sert de gangue 
an tellure natif janne deNagjag. {Haûy ^ oavrage cité. ) 

IIP* CilAUX CARBONATEE FERRO -MANGANESIFERE. 

( Première partie , p. 7. ) 

Spath sélénîteux rhomboïdal , dit Spath perlé , K. D. — Chaux 
manganèsiée , De B. — Espcito mangaTtesiado ^ Herr. — Spath 
'perlé , Delam. ■ — Braunspath^ W. et K. — Brunispato , Naf. — 
Sidero caicite , KiRw. — Chaux carbonatée brunissante et Chaux 
carbonatée perlée , Brono. 

CABACTERBS- BT VARliT^S. 

(ffaiijr^ Tableau comparatif, pag. 5 et 138.) 

La chaux carbonatée considérée dans son état primitif ^ où elle 
est blanche , peut être ainsi caractérisée : 

Pesanteur spécifique , au-dessous de 3, 000. 

Dureté. Rayant la chaux carbonatée ordinaire. 

udsp^ct , souvent perlé. 

Jaunissant aux endroits où Ton a versé de Tacide nitrique. 

Soluble avec une lente effervescence dans le même acide. 

Noircissant par Faction du feu : devenant attirableau chalumeau. 



Les altérations ijtte êuhh cette substance , par tnccetsion de temps , 
font passer sa couleur , au faune , au brun et au noirâtre. Lorsque 
raltération a eu lieu à un certain degr^ , un fragment présenté à 
la simple flamme d'une bougie , devient susceptible d*agir sensi- 
blement sur Taiguille aimantée. 

I. Cbaux carbonatée ferro-manganèsifére , liicrtism/tftf / 
Cette variété modifie une multitude de cristaux en rbomboïde in- 
nterse , en dodécaèdre méiastique , etc. dont Tintérieur est de chaux 
carbonatéc^ ordinaire , et qui sont recouverts d une croûte composée 
de cristaux squammiFormes de G. c ferro-manganésifère perlée , 
blanche ou grise , jaune , brune, etc. 

* 2k. Chaux carbonatée ferro-manganèsifère aciculaire-'ra4iée ; 

* 3. Chaux carbonatée ferro-manganèsiFére globuli/brme-fibreuae / 

Ces deux variétés que De Bom 'a décrites ( Catalogué de Raab ^ 
%. I , p. 33i à 333) se trouvent commtmément ensemble, soit réu- 
nies , soit séparées , dans les filons des mines d'argent , et notam- 
ment avec Targent sulfuré , à Schemnitz et k Kremnitz , en Hon- 
grie , où les mineurs les nomment Erzmuueri Mère des minerais* 

La collection du Muséum en renferme une suite très-intéressante 
de morceaux , à aiguilles , ou à fibres plus ou moins déliées , et en 
globules fibreux blanchâtres à la surface, dont l'intérieur est 
agréablement nuancé de rose« 

ANXfOTATIOnS. 

La Chaux carbonatée ferro-manganèsifere se rencontre 
également dansles terrains primitifs et dans les terrains secon- 
daires; il eat pea de filons qui n'en con tiennent. ^SrocAiznf.) 
On la trottve dans les veines métalliques avec beaucoup de 
•iibatances différentes; ellej est ordinairement accompagnée 
de qnarz, dechanx carbonatée pure ou fluatée , de .baryte 
sulfatée , de fer spathiqne (i), de cuivre gris , de plomb , de 
zinc et de fer snlfuréa; Elle abonde dans une multitude de 
lienx , et notamment à Baygorrj et à Sainte-^Marie-aux- 
•Alines, en France ; au Hartz, en Bohême , en Hongrie, eu 
Suède , etc. , dans certains endroits , particulièrement en 
Saxe, elle constitue des filonspnissans trèa-riches en métaux* 

fi) Tout nous porte à croire, dit M. Hatîy, qu'il existe dans 1* 



( a6 ) 

nature , depuis la chaux carbonatée , sans ter et sa n9 man|;anès^ ^ 
)vsc|u'au fer spatbique privé de chaux carbonatée, une succession dç 
|>assages intermédiaires , qui présentent dans des proportions va^- 
liées la réunion des deux substances. A quel terme £uit la chaux 
carbonatée et finit le fer spatbique ? La chimie elle-même n*a en sa 
puissance aucun moyen d'assigner avec précision la limite dont it 
ê'agit. « . . (Tableau comparatif, p. 278. } 

M. Bigot de Moroguesa observé dans les fissures d*an grès à gros 
grains qui forme le mur des mines de houille de Montrelaix , dé- 
partement de la Loire-Inférieure , de la C. c. fe^ro-manganésifàre 
primitive , équiaxe et inverse , en cristaux transparens et en massats- 
globuleuses , composées de rayons ou d^aiguilles divergentes dont 
les sommets sont quelquefois terminés. ( J. des M. t. 2i , p. '35i.^ 

C. c. ièrro-manganèsif^e incrustante ; — brun-jaunâtre, perlée , 
sur des cristaux de C. c. métastatique , avec chaux iluatée cubiqu» 
«t baryta si^f^tée crêtée ; de Saxe. ( C» du M. ) — grisâtre, perlée, 
mr la Ç. C c^mtrastante , blanche ; de Transylvanie. ( Id» ) 

IV'. CHAUX CAIVBOr^ATÉE QUARZIFÈRE. 
( Première partie , p. 8. } 

Grès calcareo-quartieux , grès calcaire ; R. D. — Spath caîcarco- 
^artzeux , Sage« — Grès cristallisé y Daub. — KHstallizirter 
Sandstein , des Aixem. — Cristalli di Pietra arenaria , Petk. — 
Piedra arenisca cristalizada ^ .He&r. — Calcareous^Sandstone 
criscalized, Kibw. — f^idg. Grès cristallisé de Fontainebleau. 

La Chaux carbonatée qnarzifère, çrlstallUée r^gulièremenfe, 
soua 1(1 forme dn rhomboïde inverse , ei» criataiix aolitaires 
on groupés ^ se trouye en France , dans lea carrièrea de gréa 
jt payer de la forêt de Fontaîoeblean et dans les anvir^ma de 
Nennonrs , département de Seine ««et-Marne. La variété con- 
cretîonnée et la variété amorphe s'y rencontrent également 2 
maia on les a observées aussi dans d^autres eudroita, 

M. de Lassonne , de l'Académie royale des Sciences , a donn^ 
ime très-bonne description du gisement de cette substance dans lea 
«némoires de cette illustre société , années 1774 ^t 1 77^ , dpnt noua 
. xapporteronsici quelques passages : 

II. Lis Grès crÎAtallifté de f ontainebleAu a été décrit poi^ la pre- 



( 27 ) 

mi ère fois par Rome de l'Isle , dans le catalogue du cabinet der 
M. Varenne de Beost, eivi773 ; il fait observer que c'est au spath 
calcaire que ce minéral doit sa forme. 

« La Betie^Cmix , où Ton trouve les groupes de cristaux est ui\. 
oanton de la forêt tout hérissé de grés ; en général les blocs y sont 
iBoiiis ^olés y et paroissent former <les chaînes ou des bancs plus 
réguliers. Ces cristaux jont formés dans une seule do ces carrières 
que les ouvriers appellent le Rocher-Germain, 

9 Au-dessous de la terve végétale doiK répaisseur est dVAviron 
iS pouces < 5o centimètres } , .se trouve une couche de près de 
4 pieds ( iS3 centimètres )^e sable màlé de terre calcaire , «ous le* 
quel on trouve k banc de grès , dLont la surface , par£ûtemeiit hori* 
sontale , #st toute bosselée -et ne paroît composée que de -corps 
«rrondis^, tm fonne de boules <le diâérentes grosseurs , depuis un 
demi-pouce , jusqu'à 3 ou 4 ponces de diamètre ; il y a aussi de 
vraies stalagmites «ableuses ; la couche de ce giès mélangée s'est 
pas également épaisse partant. Loisqu'on en aépan daa morceaux 
en exploitant le rocher , on y découvre en plusieurs endroits diffé- 
rentes cavités*, ordinairement remplies d*un sable pulvérulent , et 
dont les parois sont garnies de cristallisations pierreuses. Quand 
il se rencontre quelque cavité plus grande , on, y trouve quelquefois 
au milieu du sable désuni , des groupes de cristaux qui en sont «n» 
tourés de toutes parts, et tellement isolés ^ que leur adhéreaco 
ou leur connexion avec les parois paroit nulle (elle Teitep effet. ) li 
s y rencontre aussi des boules sableuses. 

» Près de la ville de Nemours il y a des grès qui doivent être re«» 
gardés comme une continuation de ceux de Fontainebleau. M. Be- 
zout y a trouvé des blocs et même des bancs entiers de ce m^me 
g;rès rristallisé.''» ( Mémoires cités. ) 

Les ouvriers qui taillent le grès destiné au pavjé de Fans , dans 
la forêt de Fontainebleau , en distinguent trois sortes , d'après leurf 
différons degrés de dureté. La première est le grès pif, c'est le pluy 
dur , il fait ressauter le marteau ; la seconde , le grès pqf, dont la 
dureté est moyenne et qui se laisse tailler Tacitement ; et. la troi- 
sième , le grès pouf^ que le choc du marteau réduit en poudre* 
( Daubenton , Leçons de minéralogie. ) 

)« Chaux carbonatée quar^ifèrct W0He; bbuus'y grisâtre. L« 
mor^ea» le plus intéressait* parmi les groupes ie cette au^tanoe, 
f Ucésdaiu Us galexiet du Muféun , fut/Q^liii ^vi ofik» «no conolif 



~f 



( 28 ) 

de cristaux ^n partie calcaires et en partie quarzeuz. Obvient de la 
forêt de Fontainebleau. 

2. Chaux carbonacée qùarzirère , œncréUonnée'boèryoïde ; 
Des environs d'£tampes , département de Seine et Oise, où il et 

été recueilli par Guettard. ( C. du M. > — De Bom cite un grés 
f talactique , à grains ronds agglutinés par un ciment calcaire , dd 
Purkersdorf en Autriche , qui se rapporte à cette variété, (t. 1 , p. 4o3') 

3. Qiaux carbonatée quarzifére amorphe ; 

Suivant M. George Santi ( Voyage au Montamiata , 1. 1 , p. 96. ) 
la- colline sur laquelle est bâtie Monte-Giovi , ainsi que celle de 
Pigitello , près de Piano , dans le Siennois , sont composées de 
grés abondant en particules calcaires. — ^ Les géodes de gré>> calcaire 
de Couson , près de Lyon , renferment de beaux cristaux de chaux 
carbonatée inverse. ( Rome de Flsle*} 

Chaux carbonatée quarzifére (Af/ffe/«/e//t des Allem.) lamellaire^ 
blanche ; des environs de Moustiers. Donnée par M. Ch. Hersart. 

APPENDICE. 

I. Ckw, Kirw: Chàvx ciiBoHATés calp , Brong, 

M. Brongaîart a fait dans sa minéralogie , diaprés Kirwan , une 
sous-espèce particulière d'une chaux carbonatée compacte , gris* 
bleuâtre , mélangée de silice et d'alumine , eiùployée comme pierre 
à bâtir à Dublin , en Irlande , et qui étant exposée à Faction du 
feu y jaunit et se délite en feuillets , mais ne donne pas de chaux 
vive. Sa pesanteur spécifique est 2,68. ( Miner, t. i , p. 233. ) 

II. pLATRB-ÇIMElfT. 

Cette substance , qui est aussi un mélange naturel de chaux 
«arbonatée et de silice , est , pour M. Brongniart , une variété de 
Calp. £lle en diffère cependant , comme il Tobserve lui-même , par 
la propriété qu elle a de donner de bonne chaux , à Taide de la cal- 
cination. 

Suivant M. Lesage , ingénieur militaire , qui a fait beaucoup 
d'expériences sur ce mélange y le placre-cimeru réduit en poudre 
et gâché , après avoir été calciné auparavant , donne , sans addi* 
tion , un excellent mortier qui peut s'employer comme le plâtre, et 
qui acquiert en peu de temps, soit à l'air , soit dans l'eau , une ex~ 
tréme solidité. C'est à cette propriété qu'il doit son nom. Cette 
pierre se trouve partout en masse dans les environs de Boulogne ec 



/ 



parmi les galets de la côte ; elle fait effervescence avec les acides 
«t étincelle sous le choc du briquet. On la nomme dans le pays 
fauX'grèa et faux-marbre, ( J. d^s M. t. i iz , p. 459 à 496. ) 

V*. CHAUX CARBONATÉE MAGNESIFERE. 

( Première partie , p. 6, 9 et a45. ) 

Chaux cathonat^e aluminifhrt et C. c. magnésifère , du Traité. 
— Chaux carbonatée lente, Brong. — Muricalcite , Kirw. 

C. c. magnés, cristallisée ou laminaire , blanche. ■ — C. c^ magné'' 
m/ère du Traité. — Spath composé, Woulfe. — Chaux magué- 
•iée , De B.— Spath magnésien , Dklav. Id. Brocb. — iBitterspath » 

Rautenspath , W. — Kristallizirler Dolomit , Kakst. Talk^ 

spath , £sTNEH. — Spato calcario magnesiaco , Spaio composta 
o amaro , Pbtr. — Espato magnesiano , HEARa. — Crfstallized 
muricalcite , Compound Spar , Kirw. — Picrites , Blithbxtbach. 

— C. c. lente picrite , Broitg. 

c. c. magnés, granulaire, — Ce. aluthini/^re du Traité. — Do* 
lomie, Saussure. —Id.DKLAM. — Gemeiner Dolomit, Karst. 

— Variété du Kôrni^er Kalkstein , Pierre calcaire grenue , 
Broch. ~- Variété delà PM^fra^a/carefl cristallina, NaMonb. — 

Common Dolomit , Kirw. — C. c. lente dolomie , Brong. 

C. c. cristallisée , verdâtre. — Miémite de Thomson, — Miemit^ 
Bxuss. — C. c. lente miémite , Broito. 



G A R A CT à R B 8« 



Pesanteur spécifique de la variété laminaire, ^,9; Haûj. 
JEolat^ très-vif. 

Transparence. Certains rhomboïdes sont assez transparens pour 
permettre d'observer la double réfraction. ( Haûj , 1806. ) 

La chaux carbonatée magnésifère de Suède contient depuis 52 
jusqu'à 75 pour 100 de carbonate de chaux. 

ANNOTATIONS. 

La Chaux carbonatée mag^nésifère granulairei appartient 
anx terrains priniiitirs dans lesquels on la trouve répandue 
par conehes on formant des montagnes. Elle renferme assez 
fiouvent différentes espèces de pierres et quelques suh- 



(3o) 

stances métalliques : les ptns commones sont le mica , I^am* 
pbiboie blauchÂtre on gris^ître , le enivre gris et l'arsenic 
«nlfuré rouge. £lle compose des montagnes entières de 
l'Italie f dîB la Suisse et dn Tjrol. — Qnelqdefois elle est 
mëtallifère , ; comme à Nertschinck , en Sibérie , où elle ren- 
ferme un filon de plomb sulfuré (Patrin. ) La variétë lami* 
ilkirè e^t engagée dans le talc et dans différentes roches 
magnéàieniies , du pays de Sats^boufg et de la Suède. 

1. Chaux 'carbonatée magnésifére lamellaire y blanch&rre; da 
2illerthal , en Tyrol. ( C. du Mus. ) 

a. Chaux carbon'atée magnésifére unitaire , verdâtre , semblable 
à celle de Miémo en Toscane , découverte par M. Louis Lînz aux 
environs de Trêves , et donnée par lui au Muséum. 

3. ChaifX carbonatée magnésifére granulaire , blanche , ayec zinc 
aulfuré jaune , cuivre gris et fer sulfuré granulaire , disséminés ; de 
la vallée de JBine , dans le Valais. (Coll. du Mus. ) 

Antre morceau du même lieu renfermant de la G c. magoéfiJCère 
Uuninairfi , et des cristaux d'arsemc sulfuré rouge. 

Ils ont été, donnés tous deux par M. J. Cordier , ingénieur de 
première daisf? y attaché eux travaux duSimplon, anquel .la col- 
lection du Muséum est redevable de plusieurs autres beaux échan-* 
tillons que nous indiquerons à leur place. 

YI% CHAUX .<;AftBONAT£B rfACREE, 

( ^euilève ptiftie » p. %lfi, } 

Spath schisteux et Écume de terre , du Traité.' — Apkrit , Karst^ 

C. c. nacrée primidçe et testacéig. — Schie/krsfiâth , W^ A^er- 
Jtàrteter jipftrie , Kakst. — Spath sthisfeut , BRotâ. —Pierre cal- 
caire testa«ée , du même ; Schaulêtëiny^, — Sckutëiffuti^ , Kap. 
^~ Espato pizzaroso , l^XBhia^'^Jtï^émkie^ KiAW.'««- C. c« nacrJéQ 
argentine^ Brono. 

C. c. nacrée lamellaire, — Schaiimerde , W. — Sckafonkalk , 
Lenz. — Zerreiblicher Aphrit ,' Karst. — Agarico minerais 
tquammoio , Talcù terrôsù di Gerà; T^kP. — Écume de terfe, 
Brocb: — C. c. nacrée taiquettse , Bnoito. 

La Chftnx cftïboiiarée ir&erée xtstt9icét se tronte à Befms- 



(3i) 

grûn , près de ScWarzemberg en Saxe ^ dans nne couche de 
pierre calcaire où elle est accompagnée de plomb sulfnrë la^ 
jnellaîre et de zinc sulfure brun. On en trouve aussi à Konsr 
i)erç, en Norwège et en Sardai^ne. La variété lamellaire 
Tient de Géra en Misnie, et d'Ëisleben en Thnrînge.; elle 
8^ trouve dans des montagnes de pierre calcaire stratiforme 
qne Ton a appelée dans le pays Rauchipacke, ( Brochant, 
nînéralogie, t. i 9 p. 558 ot ÔSg.) 

"vii*. tôÀux carbonateè fétide. 

( Première partie , p. 10. } 

Spath calcaire î%t\^ê l nothmé Pierre de porc ou Pierre puante , 
Saoè. — l'tl. R. D. — ' CShalix aérée bituminfeUvSe , Berg. — Piçrrê 
calcaire puante béjiatî^e, JDÈtAM- — Une partie de la chaux bi- 
tumineuse , de De B. —^ S^inkstetn , W. et Karst. -^ Vietra cal" 
careafetente , Pietra di P^wdà o fétiâa , jf a*. -^ Vietra puzzo^ 
Unie , Petk. — Piedra hhdiùhda o de pueYco , e hituminosa, HsR&o. 

— Swinéatone , Kiaw.' 

La fhanx carbofkatée Altidé se rencontre à la fois dans 
les montagnes anciennes et dans les montagneis II concbes ^ 
tandis qne la sons-espèce suivante, avec laquelle on l'a son- 
Tent confondue , apps^rtie^t exclusivement à ces dernières» 

Chaux rarbonatée- (éti4ô lamellaire , bleuâtre , de Tâe de Paros ^ 
dans FArchipel. ( Goll, du Mus. ) 

M. Tondi a observé cette -propriéifé d'être fétide sur des échan« 
tillons de la variété de cbaux carbonatée saocharoîde , bleuâtre | > 
^ite Marbre Bleu Ti4.rqi4^ -. 

YIIP. CHAUX CARBONATEE BITUMINIFÈRE. 
^ (Première partie, p; 10.) 

Spath et pierres csjcaires , mêlés d'AsjîhHhepu de Pétrole , R- D. 

— Chaux bitumineuse , De B. — Variété du Snnkstein^ W. ef 
ICarst» — Pierre calcaire puante , bitumineuse ; Delam. — Calc^ 
aerata bituminosa, doElfl. — Bitumenous Mà^lite^ KiRW. — 
G. c. bitumineuse , BRonsrb. 

La .Chaax carbonatée bitaminifère se trouve dans les mon- 



( 3a ) 

tagoes Sk couches , et plus particalièrement dans celles dont 
la formation est contemporaine de la chanx snlfatëe strati« 
forme et de la soude muriatëe. Elle abonde en France , dans 
les dëpartemens du Nord^ oii elle sert de matrice à la houille 
et à divers métaux, (i) On en trouve également en Irlande et 
en Wcstrogothie. Cette pierre contient quelquefois assez 
de bitnme pour être employée comme combnsttlile. 

(i) M. Omalius-d'Halloy a donné dans le 24 ''•volume du Jtoumai 
des Mines , une suite de mémoires très-intéressans , qu'il a intitulée 
modestement Essai sur la géologie du nord de la France , et dans 
laquelle on peut puiser une foule de renseignemens curieux sur les 
productions minérales de cette belle partie de TËmpire , et en par-* 
ticulier sur la substance dont nQus parlons. Ce naturaliste a fait don 
à la collection de difFérens morceaux que nous citerons lorsque 
nous en serons aux espèces auxquelles ils appartiennent. 

Chaux carbonates bituminifére aciculaire-radiée , noire ; de Vïhé 
de Bomnholm , en Danemarck, où elle se trouve engagée sous- 
la forme de masses globuleuses , dans une.C c. bituminifére corn* 
pacte , renfermant des coquilles. ( Coll. de M. Neergaard. ) 

IK EsFics. ARRAGONITE. ^ 

(Première partie^ p. 192 et 33a.) 

Spath calcaire en prismes hexagones , isolés , verdâtres , d'Es- 
pagne, R. D. — Cristalli spathosasy hexagonœ, truncatœ, Crons— 
TBDT. — Spath calcaire prismatique des limites entre l'Arragon et 
Valence , en Espagne , De B.^—Arragonic , W. — Arragon , Karst. 
— Excentricher Kalksuin, Rsuss. — Arragon Spar , Kïaw, -^ 
Arragonite , Tbobkson. — Apatite des Pyrénées , Nonnuli» 
«— L'Arragonite , BaocH*— > Carbonate dé chaux dur , BbuaNoir. — ^ 
C. c. arragonite , Broitg. 

CABACTifiBS BT VARIBTBS. 
(Houy y Notes manuscrites du Cours de Miaéralogie de 1809. } 

CARACTERE £ S S B IT T I E L. 

Divisible par des plans parallèles à Taxe des cristaux^ et qui font 
entr'eux des angles d'environ 116* et64d* 
Solufale avec effervescence dans Tacide nitrique. 



(55) 

* ' ■ • • .• 

CARÂCTiRB PHTSIQUK. 

Pesanteur spécifique 3,9267 .. . 3^9465 , plus fbrteijue cellâ'd» . 
la chaux carbonatée dans le rapport de i5 à 14* ^ v 

Dureté , rayant fortement la chaux carbonatée ; il raye m$œe 
<{uelquefois légèrement le verre. 

Réfraction , simple à travers deux faces parallèles aux joints; na- 
turels ; double à travers deux faces inclinées Tune sur Fautré : c^e 
de la chaux carbonatée est double dans le premier cas et simplt 
dans le second. 

Edat , plus vif que celui de la chaux carbonatée. 

CAKACTÂRB O&OMéTRXQUÉ. 

Forme primitive. Octaèdre rectangulaire dans lequel Tincidenoa 
deMsur Ulest de ii5* 56', et celle de P sur P de 109*1 28'. Il 
se soudivise parallèlement à un plan mené par les arêtes C , G. 
(Tableau comparatif, fig. 3. ) 

Cassure, Transversale, vitreuse et un peu conchoïde, éclatante,, 
a^^nt laspect du quar^. 

CARACTÀRB CBlMiqUB. 

jiaiondu/eu. Un petit fragment présenté à la flamme d*une 
bougie , sans Tintermède du chalumeau , se divise , au bout d'un 
instant, en parcelles blanches qui se dispersent autour de là flamme. 
Cet effet a lieu surtout pour les fragmens de cristaux trànspareoè. 
Ceax des masses > fibreuses blanchissent seulement et deviennent 
friables. Les fragmens de chaux carbonatée restent intactes dans le 
même cas. ' 

Action des acides. Soluble en entier , avee effervescence , dans 
l'acide nitrique et dans 1-acide muriatique. % 

FORMES dâtbrmiuablbs. 
a. Cristaux solitaires, 

i 

I . Arragonite unitaire ; 

Prisme hexaèdre , à sommets dièdres , de la mine de S.*Marcel , 
département de la Doire. 

b. Cristaux groupés, 

3. Arragonite sj'métrùjue ; 

Prisme hexaèdre , ayant quatre angles de 116^ et deujc de i38<^ ; 



( 34 ) 

rta^tê prismatique du Traité, t. 49.P' 33^- ^ yvsot d*£<pagiltt. 

3. Arra^onhé iruégrijorme ; 
«"Pris Aie rbomboîdal à sômmeta dièdres ; d'Espagne. 

4' Arragônite cunéolaire; 
> Composé dWtaèdres cunéiformes ; il est décrit daas le Traité. 

5. Arragônite apotome ; 

Dedécttéâre composé de deux pyramides , à six faces très-alloa* 
^ées.' Variété de la chaux carbônàtée dure de Bournon , et probable- 
ment de la substance nommée triait par les minéralogistes' allemands. 

( Les cristaux , décrits sous ce nom par M. de Bournon , venoienc 
de Carinihie , deTransilvanie et d'Ecosse. M. le sénateur BertboUet 
en a rapporté' de Cascastel, département de l'Aude. J. des M.> 
t. 1 8 , p. 64 et 7 1 . ) ' j 

6. Arragônite co/i^Mtf/zf ; 

En prisme semblable à celui de la variété symétrique , composé 
d'octaèdres cunéiformes , dont les son;imet8 se réunissent et se pé* 
nétrent en partie. C'est la forme la plus ordinaire de l'A^agonite du 
département du Puy-de<-Dôme. 

£n tout treize variétés. 

FORMES IITDÂTERHINABL B^S. 

1; Arragônite acidulaire*radié ; de la ci-devant Auvergne. 
(M. Cordier a découvert cette variété en aiguilles déliées , d« 
couleur vert-bleuâtre , dans le départeinent du l'arn. ) 

2. Arrd^fganxVB fibreux; Faèriger Kalkstein , W. Une partie de la 
chauxcarbonatéeyî^reu^tfde M. Brongniart. 

3. Arragônite coralloîde ; a. lisse ; b, hérissé. C. c. coraiioîde du 
Traité. — Kalksinter, W. — Vulgairement Flos-Ferri. 

4. Amgonite compacte, 

ANnOTATIOns. 

» On tronye l'Arragonite en Espagne , entre les rojanmcs 
d'Arragon et de Valence | en cristaux disséminés dans une 
argile ferrugineuse et accompagnes de chanx sulfatée ; en 
France j à Vertaison , département da Puy-de-Dôme y ses 
cristaux j occupent les fissures d'un hasalte ; dans le paya 
de Salzbonrg , dans la Carintbie » la Transylvanie | ^tc. 



» Les plos habiles chimistes ont trouvé dam rarragooîle 
les mêmes qoantit^ relatives de chaax et d'acide' carbonique 
^ne celles qui existent dans la chaux carbonatée ordinaire , 
et n'ont pu y reconnoitre la présence d'ancnn autre principe. 
Cependant^ on ne peut s'empêcher d'en faire une espèce dis- 
tinguée de chaux carbonatée, lorsque l'on considère qu'il 
est beaucoup plus dur , que sa pesanteur spécifique est 
pins grande , qu'il agit autrement sur la lumière , qu'il résiste 
beaucoup moins à ^'action de la chaleur , et qu'enfin sa forme 
primitive , qui est l'octaèdre rectangulaire , est incompatible^ 
dans un même système de cristallisation , avec celle de la 
chaux carbonatée qui est un rhomboïde. » ( Hauy ^ Cours 
^e Minéralogie de 1809. ) 

M. Hauy a publié dans les Annales du Muséum, (t. 11, p. 241 
à 266 et t. i3, p. 241 à nSZ) et dans le Journal des Mines, 
(t. a3, p. 24^ ^ 27a, et t. 26, p. 241 à 256 ) deux mémoires 
dans lesquels il discute les différentes opinions des Minéralogistes 
et des Chimistes sur cette substance ( 1 ) , et fait voir qu*elle 
est bien réellement ime espèce distinguée de toutes les autres et de 
la cbaux carbonatée elle-même. H y examine aussi les diverses hy- 
pothèses dont la forme de sa molécule a été la cause , et si, comme 
le pensait M. Bernhardi , elle ne pourroit pas erre ramenée à celle 
de la chaux carbonatée , etc. , etc. Comme M. Haiiy a donné lui- 
même le résumé de ses travaux sur larragonite dans la note 8 de 
«on Tableau comparatif , nous y renvoyons. 

(1) Analyse. comparée de TArragonite et dn ^>ath d'Islande , par 
liM. Fourcroy et Vauquelin , Ann. du Mus. , t. 4 f P* 4^^ ^' ^^^^* 
Observations sur une nouvelle espèce de Carbonate de chaux dur, 
par M. De Boiumon, J. des M* 1 t. 18 , p. 5g et suiv. — Analyse 
comparée de TArragonite et du Carbonate dé Chaux rhomboïdal ^ 
par MM. Thénard et Biot , Nouv. Bull, des Se. , t. t , p. 3i à 35. 

Le même minéral a fourni à M. Delamétherie le sujet d'im mé- 
moire. J. de Ph. t. 63. 

I. Arragonite symétrique , mi-violet ; d'Espagne. 

Cette variété est la plus commime ; la collection du Muséum en 
possède de beaux échantillons, soit isolés , soit engagés dans la 
chaux sulfatée granulaire rougeâtre. 



( 56 ) , 

A. Arragonifê confluent ^ blanchâtre, translucide ; cle Vertaifton,' 
à 4 lieues < a myriamètres ) à l'est de Clermont-Ferrand. 

M^acoste de Plaisance , ci-devant professeur d'histoire natur 
relie à Técole centrale du département du Puy-de-Dôme , a enri- 
chi la Coll. du Mus. de plusieurs blocs d'An'agonlte en aiguilles qui 
offrent cette variété. Nous saisissons avec empressement Toccfsian 
qui se présente d'acquitter envers ce naturaliste estimable la dette 
de notre reconnoissance particulière pour les bons offices qu'il 
nous a rendus lors de notre voyage en Auvergne , et pour les dons 
qu'il nous a faits. Nous devons dire aussi que M. Lacoste est un 
des hommes les plus passionnés pour l'étude de la nature , et que 
•on zèle ardent pour s'y livrer lui fait braver toutes les fatigues et 
supporter toutes les privations. Jl a publié, sur l'Auvergne qu'il a 
parcourue dans tous les sens , plusieurs ouvrages où l'on trouve 
beaucoup de faits et d'observations. 

3. Arragonite 'varié * , grisàtke ; de Basténes , prés de Dax , 
département des Landes. Donné par M. Constant-Prévost. 

U est souillé d'argile-glaise , rougeâtre. ( Coll. du Mus. ) 

4. Arragonite aciculaire-radié ^ïAsLnc-yerdktre^ en aigiiilles dis- 
posées en houppes sur la C. c. compacte grise , avec du cuivre car- 
bonate vert et du cuivre sulfuré ; de Schwarz en TyruL ( C. du M. ) 

5. Am^omte fibreux , blanc ; d'Auvergne. (Id. ) 

Les masses fibreuses de chaux carbonatée roussàtre , ou jaune 
de miel , de Montmartre^ , appartiennent à la Chaux carbonatée 
ordinaire, et non pas à l' Arragonite , comme le croit M. Brongniart. 
< Hauj , 1808. ) 

6. Arragonite coraUoîde-hériasé ^ blanc ; d'Ëisenerz , en Styrie. 
C'est lefloS'ferri des anciens minéralogistes ; lé Câb. du Mus. 

en renferme de très-beaux morceaux. M. Cordier et M. de Boumon 
ont reconnu , chacun de leur côt<é , que ce minéral étoit une va- 
riété d' Arragonite. 

y. Arragonite compacte à grains fins ; du même pays. 

Cette nouvçUe variété à été observée pat M. Godon de Saint - 
Memin , àrMont-Peyrou, sur les bords de l'Allier. Elle accompagne 
les masses de cristaux et les aiguilles d' Arragonite , auxquelles 
elle sert de support. Une des masses fibreuses de la Coll. du Hus. 
offre r Arragonite compacte. , 

Cette même collection renferme environ cinquante morceaux 



( 57 ) 

d'Ârragoviite en eomprenant d«iis ce nombre les quinze échantîllene 
placés sur le gradin d'étude y où ilt représentent les diverses Yariétes 
de formes de cette substance. Huit de ces derniers appartiennent 
tox formée déterminables. 

j4ddition aux Annotatious* 

Rome de Tlsle connoissoit une partie des variées d'Arragonite 
qui se présentent sous la forme prismaticpie. Il les a décrites ^à la 
suite des spaths calcaires , dans le catalogue dé la collection de 
Da?ila , publié en 1777 , t. 2 , p. 5o , n»' 5, 6 et 7 , et p. 62 , 
n<^* 6 , 7 et 8. Wallériusen parle dans sa Minéralogie , 2% édition , 
t. 1 , p. 14S. Ils avoient déjà été observés , en deux endroits de !'£$-> 
pagne , par Bowles , dans son Introduction à l'Histoire naturelle 
et à la géograpbie physique de FFjpagne, traduite de FËspagnol, 
par le vicomte de Flavigny , Paris , 1776. La troisième édition ori- 
gtnale de cet excellent ouvrage a paru à Madrid en 1 789. « A une 
demi-lieue du village de Mingranilla , royaume de Valence , dit 
Bowles , dans le grand banc de pierre à plâtre , on trouve quelquea 
feuilles cristallines et transparentes ( chaux sulfatée laminaire) et 
beaucoup d'hyacinthes (quar^prismé hématoîde) qui y sont en- 
caissés. Il y a aussi des morceaux de cristal £^os comme des œufs de 
pigeon , qui sont calcaires et aplatis aux deux extréirités commei 
des émeraudes du Pérou. (Trad. franc, p. 166. ) — PrésdeMolina , 
en Arragon , sur la rive jnéridionale du fleuve , il y a une colline , 
tu sommet de laquelle ou trouve des rochers de marbre en mor« 
ceauxqui posent sur des bancs' de pierre à plâtre en couches rousses 
et blanches. . . . tout le penchant de la coIUne est cultivé. ... en re- 
muant cette terre , on trouve des colonnes de cristal de six surfkcea 
égales , il y en a d'un pouce de long ; elles sont calcaires , etc. n 
(Ouvrage cité , p. 196 et 197-") 

Oa a rencontré depuis ce minéral dans beaucoup d'autres pays ; 
il en vient de Bohème et de Saxe. H abonde en France , et iiotam- 
ment dans la ci-devant Auvergne. •— Nous en avons vu des glo-^ 
bules dans le basalte noir le plus dur de la montagne de Gergovia ^ 
prés de Clermont-Ferrand. — M. Jolyclerc en a observé des masses 
l^obuleuses radiées dans une sorte de brèche ou tuf basaltique « 
uaJogue à celui de Vertaison , à une demi-lieue de TuU , sur le 
chemin de Brive-la-Gaillarde ^ département de la Corrèie.-— Les 
livesde la terre d^ Diénien et des îles environnante»-^ en renferment 



N. 



(58) 

d'après les obserrations de MM. Depacfa et Dapnis.— Xla le trouve 
également dans celles de Tîle de Bourbon , où il remplit les cavités 
d*ime lave ^rise , qm forme en |;ninde partie les galets de la Rivière 
du Mit et de la rivière des Remparts , ainsi que ceoz de la Ravine 
des Avirons. ( Bory de Saiiu-Kincent , "So^^l^ aux trois îles d*A- 
friqne , etc. t. 2 , p. 33. ) — M. Faujas en a recueilli de beaux 
écbantillons dans la rocbe serpentinense ^ mélangée de fer sulfuré , 
du Monte-Ramaiso , dans le ci-devant Piémont. — U existe en ai- 
guilles dans la mine de fer de Framont. — Certains cristaux isolés 
octaèdres irréguliers , d*mie couleur )aune-pAIe , envoyés dans les 
différentes collections par des marchands de minéraux de Prague » 
sont fabriqués avec des portions de cristaux d'Arragonite. ( Tort' 
ncUier , J. des M. t. ai , p. Ssi. ) 

Ille. EspicB CHAUX PHOSPHATÉE. 
( Première partie , p. 1 1 et 246. ) 

Chaux phosphorée y De B. — Id. Dblam . ~« Calce /ôs/ôraia ^ 
Pet». — Fosfato di caUe , Nap. — Foafato de eal^ Hsiuia. — 
Calx combined wUh the phoaphoric acid , Pkosphorite; Kirw. - 

Cristaux terminés par un plan perpendiculaire à Taxe.— Améthyste ' 
basaltine , Sage. — Id- R. D. — jlpatit , W. et KAmsr. — Apatite 
cristallisé , Delam. — Apatite » Db B. — Id. Thoms. — jfpatUo , 
Herrg. — Phosphorite ^ Kmw. — Apatite commune , Brocb. — 
C. pb. apatite, Broho. 

Cristaux péridodécaèdres bleuAtres. — Béril de Saxe. — jtffutU , 
Reuss. — Variété de laQ^ pb* apatite , Broro. 

Cristaux terminés en pointe , à Texception do ceux de Norwège. 

— Chrysolitbe ordinaire ou proprement dite , R. D. — ChrysolitiiA 
d'Espagne , De B. ~ Id. Dbx.am. — SpargeUiein^ W. — Variété 
de VApatity Karst. — Asparaçolithy Abiij>oaaao. — Cnsoiiio , 
Nap.' — Id. Herrg, — Asparagus-Sione , Thoms. — ^Pierre d^asperge, 
Broc^. — C. pb. rbrysolitbe , £rono. 

Cristaux de Norwège , bleu-verdAtres ou gris*bleiifttres ou brana. 

— Moroxite. — MoroxU , Ravss. — Variété de VApacUy Ka4ut. 

c. fih»> laminaire* — MusMiger Aptuit , des Allem. 

C. pb. terreuse, — Phosphorit , W. et KàWin.-^ Erdtger ApatU , 
TApatite terreuse , Brocb. — Apatite mélangé , Delak. — Fas* 
' for lie udcarea compaua , Nap. — Apatito tfrroo^ Hxrro. 



(%) 

Cham pbospharie ptdvéndente, — Terre de Mamiarosili. -»- 
MrdigBT phosphorit ^Yi^hVAT. 

Analyse de YAddt phosphoriqtte. 

Suivant M. Rose y cent parties diacide phospborîqtie sont com- 
posées de 46>5 de phospbore et de 53,5 d'oxygène ; ou autrement ^ 
1 oo parties de ce combustible n'absorbent , pour brûler complète^ 
ment , qu*environ 1 1 5 d*oxygène , et non pas i5o comme Lavoisier 
le croyoit Nouv. Bull, des Sç. t. i , p. 52. 



TABliTÉS DB TORJiSS. 



Déterminab΀9, 

1. Chaux phosphatée doMante ; limpide. Tableau comparatif, 
p. 8 et pi. 21 , fig. 2i3. 

loL variété progressive , décrite et figurée J. des M. T. 1 2 , p. 99 V 
xnodifiée par de nouvelles faqetres trapézoïdales. Elle a été décou- 
verte au Saint-Gothard , par M. Camper , fils de Tillustre anatomiste 
de ce nom. On l'y trouve , avec la variété doublante , associée à 
des cristaux de feld-spath , dit adulaire , et de mica d'un gris nié- 
tallique , dans une roche chloriteuse , dont il est facile de les dé- 
gager pour les isoler, ( J. des M. cité. ) 

Indéterminables. 

1. Chaux phosphatée laminaire ; jaune-pâle , translucide , dans le 
talc laminaire blanc-verdAtre ; du pays de Salzbourg (ffaiijr^ 1806.) 
— Celle qui vient d'Arendal est verd&tre ; il y eu a aussi de rou- 
geâtre ; elle est presque transparente. ( Id, ) 

a. Chaux phoa/phsiXèefiùreuse-conjQinte ; de Saxe. 

3. Chaux phosphatée guUulaire. Arrondie en forme de goutte ; 
luisante ; d'Arendal. Sa couleur e&t le bleti-verdAtre ; c'est une va- 
tiété du M^roxie des Allemands. Haûjr. 

4. Chaux phosphatée granulaire ; égaleoittit d*Arendal , où elle 
accompagne le 1er oxydulé. /(/. 

6. Chaux phosphatée compacte* Id, 

6. Chaux phosphatée pult^éntlente. Id. ' 

ANNOTATIONS. . 

La Chaux phosphatée «e rencontre également dans les 
Icmiiiij d'ancienne formation j et dans cens qni lear sont 



(4o) 

poitMenrf ; on la tronve dan» beaucoup de ptji , mus nulle 
part en anaaî grande abondance qn'en Espagne. c^En sor- 
tant , dit Bowlea , dn rillage de Logrojan , aitné an pied 
d*nne chaîne de montagnea, qni s'étend dn levant an coa- 
cbant j et qni s'appelle la Sierra de Guadalupe^ on ren- 
contre nne Teine de pierre phosphoriq'ne (Cb. pb. terreuse ) 
qni traverse obliquement le gjrand chemin du nord au sud » 
( Trad. franc, p. 84 )• Les filons d'étain de la Bohème et de 
la Saxe en renferment des cristaux. Les mines de fer des en<- 
Tirons d'Arendal en offrent aussi plusieurs variétés. It en 
existe en Angleterre et dans le pays de Satebonrg , en 
France, etc. 

1 . Chaux phosphatée primitive , violette , avec mica gris, et tafc 
chlorite y sur des cristaux de chaux fluatée ; d^Ehrenfriedersdorf y 
en Saxe. (Coll. du M. ) 

Cette variété est très-rare ; X Annulaire i{và, Ve%i encore davantage » 
oianque à la collection d'étude. 

Rome de Tlsle a confondu plusieurs des cristaux de cette sub- 
stance avec des variétés de TËm^eraude. Voyez sa Cristallographie, , 
t' 2 j p. 254* 

a. Chaux phosphatée péridodécaèdre , bleue ( Agustite ) ; dans 
le feld-spath rougeàtre , renfermant ausû du quarz , des grenats ec 
du mica vert; de Saxe. ( Coll. du Mus. > 

2. a. C. ph. péridodécaèdre , blanchâtre , sur des cristaux de 
quarz blanc-mat ; de Schlakenwald en Bohème. ( Id. ) 

3. Chaux phosphatée pjramidée , jaunàtre-y translucide , du 
cap de Gates.' 

3. à. Chaux phosphatée pjrranUdée , verdâtre , dans le feld-spatb 
laminaire , grisâtre , avec des cristaux de titane silicéo-calcaire ; dé 
Langoe , prés d*Arendali (C.idu M; ) ^ - 

M. Neergaard possède de beaux cristaux de laC. pb. verdfttre ; 
de Norwége. L'un d*eux , en prisme hexaèdre , a près de 19 cen- 
timètres ( environ 6 pouces^ ) de long , sur 5 cent, (près de % po. > 
d*épaisseur. Il est engagé dans le pyroxène eu masse granulaire y 
mélangé de grenats et dé mica. 

Z.b,C» ph. pyramxdée , bleu-grisâtre , sur le fdd-spath lami<^ 
minairef blanchâtre», souillé d'oxyde de fer \ de la carrière degm- 



( 40 

nite du Four au Diable , aux environs de Nantes. Découverte et 
éoimêe par M. Dubuisson , conservateur du Cabinet d'histoire 
natnrelle du département de la Loire-Inférieure. 

Lea recherches que ce naturaliste zélé ne cesse de faire , pour^ 
rassembler toutes les substances minérales de son département , ont 
enrichi les collections du Muséum d^histoire naturelle et du Conseil 
des Mines d'un assea grand nombre de minéraux , dont plusieurs 
n*avoient pas encore été trouvés en France» et dont les autres ne s y 
rencontroient que rarement. Voyez les articles Émeraude , Feld« 
spath , Grammatite , Pyrite magnétique et Titane siliceo-calcaire. 
Nous lui sommes particulièrement redevable d*une suite intéressante ^ 
de minéraux du même pays. 

4. Qiaux phosphatée annulaire , bleuâtre , nuancée de verdàtre, 
dans la lithomarge friable , sur la chaux ûuatée avec des cristaux 
d'étain oxydé ; d'£hreinfriedersorf en Saxe. ( C. du M. ) 

5. Chaux phosphatée unibinaire^ grisâtre, en trés*petits cristaux « 
ilans les cavités d'un talc lamellaire jaunâtre , renfermant aussi 
des grains de chaux ûuatée violette ; de Hud*Gorland y comté de 
Comouailles , en Angleterre. ( Id. ] 

G. Chaux phosphatée progresàiçe ^ limpide, accompagnant des 
cristaitt blanchâtres de feld-spath binaire , dans une gangue chlo- 
riteuse ^ du Saint-Gothard. ( Coll. du Mus. ) 

7. Chaux phosphatée laminaire^ en masse, jaunâtre et jaune-ver* 
dâtre , ( 3pargelstein ) translucide ; de los cerricos negros , dans la 
ferme de Sellia , aux environs de Jumilla, royaume de Murcie. (Id. ) 

7« a* Qi. ph. laminaire , yert-bleuâtre , pâle ; de la mine de 
Marboë , près d'Arendal. 

8. Chaux phosphatée fiôreuse-^ionjoinie , blânc*rosée , de Saxe ; 
donnée par M. Tondi. 

9. Chaux phosphatée jaune , légèrement nuancée de vert , trans- 
parente , disséminée par petites 'masses ou en gros grains dans le 
talc laminaire , blanc-verdâtre ; du Zillerthal. ( C. du M. ) 

M. Faujas a reconnu cette substance dans le basalte de Mont- 
ferrier , département de THérault. On l'avoit d'abord confondu 
avec le péridot granuliforme. 

10. Chaux phosphatée terreuse , blanc- jaunâtre ; des environs du 
^ageide Logrosan , juridiction de Truxillo, dans rj&atramadure. 



V- 



Bapportée d'Espagne et donnée par M. Thiband ^ trésorier de S. Mw 
le Roi d'Espagne. . 

Les cristaux de chanx phosphate étant en général rares dans left 
Collections , nous avons décrit en détail les morceaux du Muséum 
^i en oiFrent les diverses variétés. 

APPENDICE, 
CHAUX PHOSPHATÉE QUAAZIFERE» 
( Première partie , p. 2iJ7' ) 
CABACTSRSS. 

Elle est en masse poreuse et comme cariée. Sa cassure est terreuse 
ou grenue : elle a aussi la texture un peu lamelleuse à lames entre- 
lacées : elle est rude au toucher , et donne des étincelles sous le choc 
du briquet ; ses couleurs sont le gris sale nuancé de \iolet. Jetée sur . 
im fer chaud , elJe répand une lumière phosphorique très-vive et 
d un jaune doré. ( Brongniart , t. i , p, a4a. ) 

L^échantillon du Muséum renferme une portion de cristal de 
quar^hyalin. Il a été douiié par M. Tondi. 

AIÎirOTATIOXf •• 

La Chanx phosphatée qnarzîfère ae troaye à âcblacLen-^ 
wald en Bohême , oa elle fsiit partie de la gangoe dea mine* 
i'étain. ( Ihndi. ) / 

IV«. flspiGi. CHAUX FLUATÉE. 

( Première partie , p. la et a47> ) . 

Spath fusible ou vitreux , dit aussi Spath phosphorique et Fluor 
apathique , B. D. — Chaux fluorée , Bbro. — Id. De B.^ Fluor 
minéral et Spath fluor , Moi7g. — Spiotoflut^re ofosjhnco , Pbtb. 
-T Fluate de chaux , Nouv. Ch. '■^Fluorite , Nap. — Fluor y Fluato 
de Cal , HsRRo. — Fluor ^ Ki&tv. 

C. û. cristallisée et laminaire, -— Spath fluor. — Fluss Spath , W. 
— Spàthiger Fîufs ^ Karst. — Fluorite lameUare, ^Aif.T'Fspata 
Fluor , Herr. — - Foliated Fluor, Sparry Fluor ^TLocn* —Chaux 
fiuatée spathique , Brono. 

C. fl. concrétionnée. — Albâtre vitreux , R. D. 

C fl. compacte^ -— Fluor compacte , B^ocx* ^- Dkhur Fluêê > 



( 43 ) 

W. et l^»^^Flnoriu compatta , Nap. — Pluor çompaelo , Hs^tiO^ 
— Compact Fluor , Kmw. ^ 

C. fl. terreuse. — Erdiger Flusa ^ K. — Flusserde, le Fluor terreux, 
Broccu — FluorUe terrea, Nap. — Fluor terreo, Hbr&o. -— Sandy 
FIuss , Earthy Fluss , Kirw. 

G. fl. -violette , fausse améthyste ou Prime <l*am4Stfay8te.«- -oiere^ ^ 
fausse écneraude ou prime d*émeraude ; — rose , faux rubis ; — ^ 
jaune , fausse topaze ; etc. 



VARléTBSDB FÔrMSS. 



1 . Cbaux fluatée primitiçe-conpexe (Var. Spkéroîdale du Traité) ,' ^ 
blancbâtre ou verdàtre , sur du quarz ; des environs d'Autun. 

Cette variété et la suivante ont été découvertes par M. Cham* 
peaux , Ingénieur en chef des Mines , dont les recherches savantes 
ont augmenté le Catalogue des Minéraux de T^mpire de plusieurs 
«ubstances qui n*avoient pas encore été observées en place , commo ' 
rUrane oxydulé , TËmeraude , le Plomb arséniés , etc. 

2. Chaux ûuatée testacêe ; des environs d'Autun. 

3. Chaux fluatée demi-compacte ; de Sibérie. 

AJTirOTATIONS. 

La Chanx floatée se rencontre presque tonjonrs dans des 
filons, quelquefois cependant, mais plus rarement en couches. 
( Brochant, ) Elle forme aussi à elle seule des montagnes 
entières , subordonnées au granité et au schiste micacé , dans 
lesquels on la retrouve en lits entiers ; comme on le voit à 
Steinbach , en Thuringe , où elle forme le Flussberg et le 
Franenberg, et au Dreckselberg , près de Meffersdorffydans 
la Silésie ( Tondi). Les substances qui l'accompagnent le 
plus souvent dans les mines de l'Allemagne , de l'Angleterre 
et de la France^ sont^ : le, quarz , la chaux fluatée, la baryte 
sulfatée, le fer spathique, le mica , le enivre gris , le plomb, 
le zinc , et le fer sulfurés , etc. On a trouvé récemment des 
cristaux de chanx fluatée dans le terrain calcaire coquillier des 
environs de Paris. 

1. Chaux fluatée /ir/mzVfV^ , verte; envoyée de Californie par 
Fabbé Chappe-d*Hauteroche , de FAcadémie royale des Sciences. 
(Coll. du Mus. ) 



(44) 

I. tf. G. A, primitive , verte , ^vec chaux carbonatée laminaire es 
cristaux de cuivre pyriteux , sur le schiste argileux ; de Saxe. 
Cette variété, qui est très-rare , se trouve aussi en Auver^e. 

A. Chaux fluatée cubique , violette ; en gros cristaux groupés , 
chacun d^environ lo centimètres ( près de 4 pouces ) d épaisseur , 
dont la surface est recouverte en partie de petits cristaux de quars 
limpide; de Allenheads , dans le Northumberland. (Coll. du M. ) 

Si, a, C. fl. cubique, jaune , transparente ; de Gersdorf , en Saxe. 

' a. ^. C. £[. cubique, d'un beau vert ; xie Schlangenberg ouZ^meof^ 
en Sibérie. (Id.) 

' La variété cubique est la plus commune de toutes; aussi elle 
abonde dans les collections. 

Sk, c. C. fl. cubique , en très-petits cristaux blanchâtres , associét 
à la C. c. inverse ou granulaire , et an quarz prisme, dans la C. c. 
grossière grise , que les ouvriers des carrières des environs de Paris 
nomment Plaquette» 

Elle a été trouvée d*abord , par M. Xiambotin , dans les déblais 
d'une excavation faite momentanément au Marché aux Chevaux , à 
Palis. (J. des M. t* 25 , p. 169. ) On Fa reconnue depuis parmi les 
cristaux calcaires de NeuîUy , banlieue de la même ville. 

Nous nous faisons un plaisir de transcrire ici une note que MM. 
les rédacteurs du J. des M. ont placée à la suite du mémoire de 
M. Lambotin, sur ce nouveau gisement de la chaux fluatée , desi<- 
ranc qu'elle lui devienne utile. ^ 

« M. Lambotin , rue Jacob , n». 16 , fait le commerce d'objets 
d'histoire naturelle , principalement de Minéraux. Les connois- 
sauces qu'il a acquises sur les productions du Règne minéral | en 
suivant les coiu-s publics du Muséum d'histoire naturelle et de 
l'Ëcole des Mines , Tout inîs dans le cas de faire avec beaucoup 
d'intelligence des suites entières d'espèces , d'après la méthode de 
M. Haiiy , et qu'il livre à un prix modéré aux amateurs de la Miné* 
ralogie. C'est Je même qui exécute , avec une 'grande précision , 
des modèles de cristaux en biscuit de porcelaine , qui sont d'un 
grand secours pour l'étude de la cristallographie. » ( J. des M. ) 
L'on ne trouve guères que chez lui des échantillons des Pierres mé^ 
téoriques , tombées à l'Aigle , département de l'Orne, le, 6 floréal 
wiXI(26avrili8o3. ) 

3. Chaux fluatée bordée , limpide ; du Derby«faircu (C du M. ) 



(45) 

MM. Mossier , Delaizet et Gocq , ont trouvé cette variété sur utl 
gnmite porphyrîtique dans les ruines du cirque de Néris, département 
de r Allier ; et à un quart de lieue de ce village , dans un champ qui 
avoisine le hameau des Chorles , de la chaux iluarée en masse , de 
diverses; conleurs et agréablement veinée : eHe est engagée dans le 
quarz. ( J. desM. 1. 19 , p. 418. ) > 

4. Chaux fluatée hexeuetraèdre . limpide , avec des cristaux de 
quarz « sur une portion de roche mélangée de serpentine et de gre- 
nats ; du Derby shire. ( Coll. du Mus. ) 

5 et 6. Chaux fluatée primiUçe-sphéroîdale et G fl. testcLcée* 

Ces variétés manquent encore à la collection du Muséum. 

7* Chaux fluatée laminaire , violette , disséminée dans la C c« 
hu&inaire ,: blanchâtre ; d'Angers. ( Coll. du Mus. ) 

Ce beau morceau est un de ceux dont M. Ménard de Lagroye a 
fait don au Muséum. 

8. Chaux fluatée demi-compacte , violette , disséminée dans le 
mica lamellaire , jaunâtre et le quarz ; de Strasberg au Hartz. 
( Coll. du Mus. ) 

8. a, C. fl. demi-compacte , verdâtre ; de Odontschelon , dans le 
pays de Nertschinskoi , en Sibérie. ( Id. ) 

£lle est luisante et médiocrement phosphorescente. La Chloro^ 
phane appartient à cette modification. 

9. Chaux fluatée compacte , blanc-bleuâtfe et rougeâtre 9 ayant 
Tapparence de la cire ; deStôUberg , auHartz. (Id.) 

10. Chaux fluatée concréeipnnée , à couches alternativement 
blanche et bleu foncé ^ légèrement nuancé de violet ; du Derbyshire* 
Morceau poli, donné par M. Fustier. ( Coll. du Mui. ) 

Suite de plaques de la même substance offrant des teintes très» 
variées ; la plupart viennent d'Angleterre. 

11. Chaux fluatée terreuse , très-friable , de couleur lie de vin , 
veinée de blanc et souillée d'oxide de fer ; d'Angleterre. 

1 2. La variété pulçénderue , pr. part* p. 347 9 vient de Kcmsbergr 
C'est M. Ësmark qui Ta fait conuoître. 

Quatre-vingt morceaux bruts et vingt plaques polies composent 
la suite relative à la Chaux fluatée dans la Collection du Muséum. 
II faut y ajouter les douze échantillons du gradin d'étude qui en 
offrent les diverses variétés de forme*. 



(46) 

APP£HDICB. 

CHAUX l^LUATÉE ALUMINIFÈRE. 
(Première partie^ p, J2. ) 

La Chaux «olfatëe alomiuifère se trouve en Angleterre ^ 
dans les environs de Bniton. ( Macie* ) 
' U y en a un échantillon sur le gradin d'étude. 

V. EspàcB. CHAUX SULFATÉE. 

( Première partie , p. i3 et 347* ) 

Gypse ou Pierre à plâtre , R. I). — Chaux vitriolée , Gypse et 
Sélénite, Bbiio. — Id. De B. ; Delam. , etc.— Gtp^ , W. etKAK&T. 
-— Gesao , Petr. — Sulfate de Chaux , New. Ch. — Yeso , suU» 
fato de Cal; Hbrrg. — Gypsum, Kirw. -r Le Gypse , Broch: 

C. suif, cristallisée, — Sélénite, de K. D. et de tous les Auteurs. 
'^Spàthi'ger Gtps , W. et l^.^Selenite, Petr.-— Ge5«o lainellare , 
JUav, — Yesofolicularcristalizado o Esptuico , Selenita, Herrg* 
— Broad foliated Gjpsum^ KiRw.— Frai/eneù, laSéléaite , Baoca. 
•— C. sul. sélénite , Brono. 

C. sul. miJctiligne, — Sélénite basaltine , Dbmestb. 

C. sul. lenticulaire. — Sélénite lenticulaire , ou en crête de Coq^ 
'Sél. cunéiforme , R. D. — Gypse en rose , «n forme de flèche , en 
fer de lance. — Pierre spérulaire , Talc de Montmartre , etc. yulg. 
liiroir d*âne et Pierre à Jésus , Glaee de Marie , etc. 

C sul. laminaire* — Fratteneis (Miroir de femme) , W. — 
Blattriger GipSyle G. lamelleux , Brocu -^ C. s. gypse laminaire ^ 
Brono. 

C. sùl. aciculàire. — Spath gypseux en plume , Bohàrb. 

C. svX.fibreuse^conjointe. — Gypse, fibreux ou strié , G. soyeux , 
R.,D. — Fasriger Cips , W. et K. — Gessofibroso , Nap.— Yeso 
JLbroso , HpRRG. — Fiùrçus , or Striated Gipsum , Kuiw. — C. s. 
gypse fibreux, Brono. 

C. sul. compacte, '^AXhkiTfi gypseux, Alabastrite, des Anc. 
Min. — Dichter Gips , W. et !&.. — Gesso compauo > Nap. — 
AlaJbasaro Gessoso^ Petr. — H'eso compacta ^ Alabauro^ Herro. 
Compact Gjrpsum , Kirw. — C. s. gypse compacte , Brono* 

C. ^ul. terreuse* — Farine fossile , Monois. — Gipierde , W.— 



(47) 

Mrdiger GipSy Kjlr«t. -^Cesso terroso^ Fariha fo9sih aelenitica 

o miracolosa , Petr. — Yeso terreo , Harina del Cielo; Herro. 

Farinaceous Gjrpsum , KiRw. — G. terreux , Broch. — C. §• g. 
terreux, Brono. 

C, sul. nivifarme, — Guhr $ypteux , R. B» •— Var. du Gifh' 
Merde i W. ; etc. 

ANNOTATIONS* 

La Ghaox snlfatëe se trauTc dans les roontagnies primor- 
diales (i); mais elle abonde surtoot dans les terrains secon- 
daires , on elle forme des conches et quelquefois des mon- 
tagnes parti calières« Elle j est contemporaine de la formation 
de la sondp mnriatée qui l'accompagne souvent. On la re- 
trouve encore dans les terrains les plus rëcens ; le sol calcaire 
des environs de Paris en offre l'exemple. Elle existe aassi 
dans le voisinage des volcans. Cette substance est très-rare 
dans les veines métallifères. Elle renferme diverses snb-^ 
stances; des cristaux de quarz , de Tarragonite, de la magnésie 
boratëe^de la strontiane sulfatée » du soufre , de l'argile 
calcarifère , et quelquefois des ossemens foésiles. C'est pl^s 
particulièrement la chaux sulfatée calcarifère qui offre cet 
accident. M. Brongniart pense que cette sons-espèce doit 
être considérée comme apparjtenant à une formation parti- 
culière de chaux sulfatée* On trouve des masses plus ou 
moins considérables ^ et des cristaux de chaux sulfatée ,^dans 
beaucoup de provinces de l'Allemagne , de Tltalie , de l'An- 
gleterre et de la France. Elle est très-abondante en Ljbie et 
dans l'Arabie Pétrée ( Rozièrè. ) 

(i) Les observations faites par Pallas , en Sibérie , et par 
M. Freysleben , dans la partie méridionale du Saint*Gothard , éta- 
blissoient déjà ce fait. Les observations plus récentes de MM, Bau- 
buisson et Cordier le rendent incontestable. 

Le premier de ces savans a donné dans le sa^'. volume du X. des 
M. p. 161 et suiv. , la description d'une chaux sulfatée compacte , 
à grains très-fins , renfermant des lames et de petites masses fibreuses 
de talc vert , qu'il a observéeen couches dans la partie supérieure 
^*une montagne de schiste micacé | distante de la villa d'Aoste 



(48) 

d^enviroB i5,ooo or êtres. «. On voit dans cet endroit , dit-il, et âe 
la manière la pins distincte , que le scliiste est superposé au gypse : 
l'un et Tautresont stratifiés ; les strates sont parfaitement parallèles,' 
et inclinées seulement de cpielques degrés irers le sud. Celles de gypse' 
ont quelques centimètres d'épaisseur , et sont souvent séparées les 
unes des autres par un enduit talqueux et verdàtre. » p. i6a. 

M. Cordjer en a vu de grandes masses appartenant à la même 
époque dans .les roches au milieu desquelles est ouverte la nouvelle 
route du Mont-Cénis. « On y voit , dit>il, d'immenses couches do 
gypse qui alternent avec les roches schisteuses micacées , et corn* 
poséht à-peu-près la vingtième partie de la ^ masse des montagnes y 
et se mo:<trent égalerrient dans les parties les plus basses comme 
dans les plus élevées. Saussure avoit cru ce^gypse superposé ; je me 
suis facilement assuré qu*il est bien réellement intercalé. ^ (7/ des 
M. t. 26 , p. 259. ) 

1. Chaux sulfatée trapézienne ^ limpide; cristal isolé ayant 8 
centimèties ( 3 pouces ) de longueur : des montagnes de G . sulfatée, 
.situées entre Cracovie et Brusko, en Pologrie. (C. du M.) 

I . a. C. suif, crapézienne-alongée , blanchâtre , translucide , en 
cristaux groupés sur du quarz chargé de petits rhomboïdes inverses 
de C. c. ferro-mangaiiésifère , perlée ; de Hongrie. ( Id, ) 

i a.C. suif, équiçalente ^ translucide, en cristaux entrelacés sur 
quarz amorphe , drusique en quelques endroits , et dont la surface 
est sduillée par le fer oxydé bjrun-jaunAtre ; de Kremnitz en 
Hongrie. (Id.) 

a. a. Plusieurs antres morceaux i of^nt la même variété de 
forme , viennent d'Ischel en Haute-Autriche. ( Id. ) 

5 et 4* Chaux sulfatée ^r/siR<z£o?^/tf et C. s. mixtiligne ^ jaunâtre « 
transparente ; en cristaux , soit isolés , soit groupés ; de Montmartre. 

6. Chaux sulfatée lenticulaire , jaunâtre op brune à Textérieur , 
engagée dans la Marne ; des collines de C. s. calcarifère des envi- 
rons de paris. (Coll. du Mus. ) 

Quelques-unes de ces lentilles ont plus de 4 décimètres ( 1 pied ) 
de largeur. Elles sont quelquefois solitaires , et plus communément 
réunies. C'est aux fragmens détachés de l'assemblage de deux de 
ces lentilles qu'on a donné les noms de Cjrpse en fer de lance , 
Taie de Montmartre , etc. - - 



(49) 

I ïf. Breysiftck a trouvé dès groupes de C. s. lentîailatre dans vmû 

marne tendre, près de Mola-di-Gaeta , au pied d'une colline calcaire,^ 
dans le lieu nommé Mont-des-Fossés. II existe là une carrière de 
C. s. où cette substance et la marne sont disposées par lits si unî^ 

> formes , qu'il n'y a pas deux millimètres de diflérence dans leur 

I épaisseur. Voyages , t. i , p. 6. 

6. Chaux sulfatée laminaire , blanche y nacrée , renfermant du 
soufre ; de Sicile. ( Coll. du Mus. ) 

6. a. C. s. laminaire , limpide ; du bois Champion , à uneheu^e 
de Moustiers ( Mont-Blanc) , sur la rive gauche du Doron de Bosel : 
donnée par M. Ch. Hérsart. On la trouve dans un« C . s. terreuse 
«jui recouvre des montagnes calcaires. ( Note de M, ffersart. ) 

7. C. s. laminaire , hématoïde , encroûtée' d'argile glaise ; de 
Montob'er , près* de Tourment , sur la route de JDôle à Poligny. 
( C» du M. ) Elle a été décrite par M. Guytoii-Morveau , dans le J. de 
Ph. t. 16 ) p. 443. Elle forme unts veine de j\ k 5 pouces ( r i à 1 5 
centimètres d'épaisseur ) daps une couche de G. s. grossière , noi- 
râtre, de 19 pieds ( plus de 3 mètres) d'épaisseur et située à loâ 

, pieds (35 m. ) de profondeur. 

7. a. C. s. laminaire , rouge, renfermant dans sa masse et pré- 
sentant à sa surface des cristaux prismes de quarz hématoïde ; de 
Saint Jacques de Compostelle , en Galice. ( Coll. du Mus. ) 

8. Chaux sulfatée aticulaire , blanchâtre ou rougeâtre , en 
aiguilles entrelacées , de différentes grosseuifs ;' d'Espagne. 

I 9. CliauX suiïstxèe fibreuse^conjointe , blanche, à fibres droites et 

I serrées , ayant l'éclat de la plus belle soie , joint à un reflet naèré ; 

I de Moravie. ( Coll. du Mus. ) 

10. Chaux sulfatée compacte , blanc-rougeàtre , de Châlons-sur« 
i Sa6ne. Deux morceaux donnés par M. Brard, aide-naturaliste^ 

au Muséum. Ce ne sont pas les seuls dont il ait augmenté la riche 
I collection de cet établissement. 

Cette variété , que l'on nomme vulgairement Albâtre , est ordi- 
nairement d'un beau blan(^. Elle abonde en Italie. On en trouve 
aussi à Lagny , département -de Seine et Marne , qui est d'im grain 
très-fin. 

Le lac Inderskoï^ dit Pallas, est entouré de montagnes de gypse, 
d'où ruissellent de tons c6tés beiàucoup de sources salées; aussi est-" 
il très-abondant en sel. . . . Il existe, près de Gourief , une colline 



( 5o ) 

gypseusf , située également au milieu d'un lac trè»-sal^. . . Oa vmt 
dans le pays de Tcbernoï-Jar , deux.rQcher» dp gypse pour lesqu^ 
les Kalmoucks ont une grande vénération , etc, ( Voyages , trad. 
fr^nç* t. I , p. 634 ^^ 667. ) 

M. Seipti a observé, sur ks bords du torrent de TAstroncello^ au 
nord de Monte-Pulciano' , dans le Siennois , des roches immense* 
^ gypse, blanc-çrisàtre ou veiné de noir et de blanc^. T« %^ pt494- 

Les montagnes de Chaux sulfatée renferment aus^i des c^veri^es « 
telle est celle nommée le Labyrinthe de Kougour, décrite par 
Jfi\, Pi^trin. Elle est située sur les frontières del^i Sibérie , et creusée 
dans les collines gypseuses cju'arrose la Sylva. Les aafraçti;ip$ité.s 4<e ' 
ses souterrains ont été formées par de petits rui$sçau]( que prp4uit 
la fonte des neiges , etc. Nouv. Dict. d'Hist. nat. t. ^i P* 44^* 

10. a- C s. compacte ^ rose , dans laquelle ^ont disséminés dçfS 
cristaux limpides de quarz prisme; de Thuringç. j[Co)l, du Mus- ) 

11. Çhay.x sulfatée ferreuse et C. s. nU^ifortn^ , d9ns Targilç çaXr 
çarifère ou sur des portions de cristaux lçntiçulair«i de C. f . trftltfr 
parente , de Montmartre. ( ^ ) 

13. Chaux sulfatée incrustante^, 

Doiomieuet Spallaniani ont fait différentes observations, sur la 
C* s. qui se trouve *dans les grottes volcaniques de Lipari ; nommées 
les Etu^'çs, Il en résulte que cette substance y esc prod^uite par la ~ 
^écompçi/sitio^ dçs, laves , et qu'elle forme , ^ leur surface , pne 
croûte plu§ ou moins épaisse coçaposée dç I^mçs parallèles ^ très* 
minces , et fortement unies entr 'elles , offrant différentes nuances 
de rose , de violet ou d'orangée £lle se présente, aussi sous l'ap- 
parence d'aiguilJes où de Hlamens , tantôt parallèles et tantôt di- 
vergens. ( Spallanzani , t. 3 , p. 35 et suiv. ) 

La même variété a été observée par M, Bory de Saint-Vincent 
sur les stalactites de lave qui pendent de la voûte de la grotte de 
Kosemon^ , dans l'île de Bourbon. Elle les recouvre d*un enduit 
blanc-éclatant , épais de 2 à 3 lignes, et cristallisé en forme de 
crête de coq. ( Voyage dans les quatre principales îles dés mers 
d'Afrique, t. 3, p. 60.) 

La suite des morceaux relatifs à la chaux sulfatée , dans la col- 
lection du Muséum , est d'environ cent morcefiux , indip.«J*da0A- 
menj: df^ quinze éjçhdntill^ns placii» tur le gradin dl'étyd«« 



(5ï) 

APPBNDICB, 

CHAUX SULl^ATÉE /CALCARIFÈRE. 
( Première partie , p. a^i. } 

La Chaux sulfatëe calcartfère , oa pierre àpUttre-^ est un 
minéral assez rare et qui n^ se trouve en tuasses que dans uu 
petit nombre d'endroits. Aucun pajs ne la fournit en aussi 
grande abondance que les environs de Paris# an uord duquel 
sont situées les collines qui la renferment. £lle j forme àe% 
bancs de différentes épaisseurs , dont quelques-uns se déli- 
tent en prismes, comme Ta observé le premier M Desma<- 
reat (i). Ces bancs alternent avec des concbes d'une marne 
compacte et quelquefois feuilletée dans laquelle sont engagés 
dea cristaux de chaux sulfatée , et on l'on trouve aussi des 
nasses arrondies de strontiane sulfatée et du quarz résinite. 
— Suivant M. Bosc , les montagnes de pierre à plâtre des 
environs de Palençia et de la vallée voisine de Burgos , en 
Espagne , sont parfaitement semblables à celles des environs 
de Paris, si ce n'est que les cristaux lenticulaires se trouvent 
en égale quantité dans les bancs supérieurs et inférieurs de 
la marne superposée à la masse. ( Mag. Encycl. , 6«. année ^ 
t. 1, 448.) ^— La collinede pierre à plâitre de la ville d'Aix, dé- 
partement des Bouches du Rhône (!2), paroit être delà même 
formation que les buttes de Montmartre , de Ménil-Montant ^ 
dn Mont-Valérien , etc. Ces carrières, si souvent décrites, 
présententencoi^e chaque jour des objets înléressans et nou- 
veaux y aux recherches des naturalistes (3). 

(i) M. Desmarasta publié la description de ces prismes que les 
ouvriers des carrières nomment Hauts-Piliers^ dans les mémok-es de 
l'Académie des Sciences , année 1778, Il a repris depuis ce travail , 
auquel il a ajouté la description des couches , ' soit marneuses , soit 
gypseuses , de la colline de Montmartre et des autres collines qui 
loi conespondent. Voyez les t. 4 et 5 des mémoires de Tlnstitut. 
Ce dénier mémoire est accompagné de planches qui présentent la 
coupe , des masses et la différents épaisseur des bancs , avec la 



dénomination particulière qu'ils ont reçue des ouvriers. MM. Des- 
jnarest iils , et Consunt-Prevost , ont encore ajouté à ce beau tra- 
vail par leurs intéressantes recherches Ils en ont consigné les ré- 
sultats dans le J. des M. , t. 25 , p. 21 5 à 23o. 

(a) Cette colline, dit M. DeRamatuelle, doit être comptée parmi 
les plâtriéres les plus intéressantes de la France. On peut la regarder 
comme un dépôt précieux des êtres organisés de Tantiqite nature. 
Elle est peut-être plus riche que celle de Montmartre.... £lle est 
située au N. O. de la ville. Son sommet est entre le chemin de 
Puyricard et d* Avignon. Sa hauteur totale est d'environ i5o toises 
( à-peu-près 3oo mètres) au-dessus du niveau de la mer.... C'est 
immédiatement au-dessus du premier banc exploité , à environ 

joo pieds de profondeur ^qu'on rencontre les poissons fossiles 

Le banc inférieur fournit des huîtres , etc. ( Journal d*Hist. Naû 
t. a, p. 3oi et suiv. ) 

(3) C'est de ces mêmes carrières que M. Cuvier a fait sortir pour 
leur donner , en quelque sorte , une nouvelle vie , les cadavres enfouis 
depuis si longtemps de ces animaux auxquels il a donné le nom 
de Patcœtherium , à* Anoplotherium , etc. La masse entière de cea 
collines a fait aussi le sujet de ses savantes méditations. Yoy. l'Essai 
sur la Géographie minéralogique des environs de Paris , publié en. 
i commun par MM. Cuvier et Brongaîart, Anu. d'Hist. Nat., t. 1 1 ^ 
p. agS et suiv. 

VP. Espèce. CHAUX ANHYDRO-SULFATÉE. 

CfJAUX SULFATÉE ANHYDRE , du Traité. 

( Première partie , p. 198 et 333. } 

Muriacite. — Wûrfehp€Uh , Muriacit; W. — Le spath cubique ^ 
/Brocb. — Cube Spar, Jameson. — Chaux sulJfatine , Brono. 

CARACTERES ET TARI^TBtf. 

( Hauy , Tableau comparatif , p 10 et i38. ") 

Rèfraaion , double à un haut degré. 

Forme primitive. Prisme droit à bases rectangles , divisible dtago- 
nalement par des plans qui font entr'eux des angles de 100^ 8^ e^ 
79<i 56^ , et dans lequel le rapport entre les côtés de la base est &- 
peu-près oelui de 16 & i3. Sa hauteur est indéterminée. 



\ 



(53). 

1* Chaux 9nhyàresvlhté& primieiçe, 

SL CLaux anhydro-sulfatëe périoctaèdre. 

5. Chanx anhydro-sulfatée /a/wj/ia/re. TVurfehpatk ^ "^ , 

4. Chaux anhydro-sulfatée lamellaire^ Anhydrû , W. 

5- Chaux anh}dro-sulfat.e contournée ; vulg. Pierre de Tripes: 
Sa pesanteur spécifique est ^2,9, 

ANNOTATIONS.' ^ 

Xfft Chaux anhjdro-sulfatée se troitve en conches snhor'» 
doDoécsou en veines,, da lia les montagnes âtraiiformes, avec 
la chaux snifatëe et la soude muriatëe. On la rencontre aussi 
dans les veines métallifères. Les salines dn Tyrol et de la 
Haate-Aatriche y i^insi que celles de la Suisse, nous four- 
nissent des exemples du premier de ses gîseroens , et les 
montagnes al^iines des environs de Moustiers du second. 

La chaux ^nhydro-snlfatée cristallisée ou laminaire est 
presque toujours imprégnée de sonde liiuriatée. 

i. Chaux anhydro-sulfatée ( muriatifère ) primitive , rosée; dans 
la C. anh. suif, laminaire ;des salines de Hall en Tyrol. 

2. La variété périoctaèdre , décrite par M. de Bournon , ( J. êtes 
M. t. i3 , p. 346. ) manque à la Coll. du Mus. 

3. Chaux anhydro-sulfatée ( muriatifère ) laminaire , violette ; 
des salines de Bex , en Suisse ; donnée par M. Jurine. 

4* Chaux anhydro-sulfatée lamellaire^ hlanc rosée , engagée 
dans un quarz amorphe , blanchâtre , dont la surface présente des 
lames de talc et du fer sulfuré granuliforme ; de Pesay , département 
an Mont-Blanc. ( Coll. du Mus. ) 

Ce morceau a été donné par M. Héricart de Thury. 

^. a, C. enh.-sulf. lamellaire^ blanche, renfermant un peu de 
soufre ; de Pesay : donnée par M. Hersart. Autre du même lieu qui 
contient de Targile calcariière. 

m Cette substance , dit M. H<*rsart , existe en plusieurs endroits 
de Farrondissement de Moustiers. On la trouve en rognons dans la 
C. suif, ordinaire , à une heure de la ville , sur la gauche de la 
grande route qui conduit au bourg Saint-Maurice. La mine de 
Pesay en tenfermq de^ couleur violette et de limpide. Celle qui 



( 54 ) 

contient du soufre se trouve près de Pesay , et aux gkciart d< Ge- 
bruLatz , commune des Allues , à 5 heures de Moustiers* Dans ce * 
dernier endroit elle est lamellaire et de couleur rougeâtre , blaucho 
ou grise , et engagée dans une C. suif, qui contient du soufre et 
des rognons deC. c. fétide compacte, brune. [Note de M, ffersart.y 

6. Chaux anbydro*sulfatée^dro-/<2mi/z/i/re , dans la G. anh. suif. 
compacte , ( Anhydrit) bleu-céleste ; de Suis, sur le Necker, danft 
le royaume de Wurtemberg. 

Cet échantillon , et deux plaques polies de la même substance ^ 
ont été envoyés au Cabinet du Muséum, par S. M. le Koi de Wiîr- 
temberg , quelques jours après la visite dont il honora rétablisse* 
sèment , au commencement de cette même année i8îo. 

Un autre mM*ceau de la C. anh. suif, compacte' , blett-céleste ^ 
de Sulz # a été donné par M. Sick. 

^6. a. C- anh suif, compacte , bleu*céleste , à6$ salines dlschei^' 
en Hdute-Autriche. 

Suivant M. Haiiy , la vraie Célestine des Allemands est de la 
Chaux anhydro*suIfatée en couche mince et à tc:ictuse presque 
£breusç. {Brongularc , t. i , p. i85. ) 

€. Ch<iux auhydro-sulfatée concrétionnée-coruournée, blanche r à» 
Wielicaka , Grand-.DucBé de Pologne. 

Les mineurs donneut à cette variété , qui devient r^re , le nom 
de Gehrôsstein , Pie&e d'Intestins ou de Tripes C'eaft la baryt« 
compacte , stalaccitique , tortillée eii sig-z g de De Bom. 

APPBNDIGS. 

I. CHAUX ANHYnao-StJLPATÉE MURIATIPERÉ. 

Soude muriatée gypsifere , du Traitée — Chaux sulfatée anhydi» 
muriatifère ; Prem part. p. 334. — Muriadi , W. 

n. CHAlfX ANHYDRO SULFATÉE QUARZIFÈRE. 

Chaux sulfatée quarziière , du Traitée 
( Première partie^ p. 1^3.) 

Pierre de Vulpino, Flburiau x>b^£ellsvi7b« —- Marbre batdigliÀ 
de Bergame. — Chaux sulfatine quarziière , Brovq. 

On ne conactit pas son gUememt partitufi^. 



(55) 

Illé CHAUX SULFATÉE EPIGENB. » 

* Epigène , c. à. d. produite commfi après coup. J'appelle ainsi j^ 
eH général , dit M. Haûy , les produits des altérations spontanées , 
â l'aide des<|ueHes cettaines substance^ passent à lin- nouvel état, et 
je donne à ce passage le nom d'JEpigénie. Le plomE phosphaté 
prismatique , converti en plomb sulfuré j le fer sulfuré qui par la 
perte de soiî soufre est devenu pyrite hépatique^ sont des corps épi- 
gènes, 't'ableàu comparatif , p. ii. 

Sa pesanteur spécifique est de 2,3i4^. Elle est plus tendre que la 
cliaux anbycircf-suiratéd ^ et donne du plàtte par ta calcination. 
ffaiiy , buVragè cité, 

1. Cliaux sulfatée 'épîgêne sultessulaîré ^ blanchâtre. 
£lle est ditisible en|)atallélifrîpéiles rectangles. 
Ifotls Tâtons indiquée , prem. paift. p. ^47 ^ sdtiè le nma. dm 
Chaox sulfatée subtesiukirOé 

a. ChâtiJi Mli^tée épigène m^^àtmlaM, , 

ANNOTATIONS^ 

r 

La Chaux sulfatée épigéne se trouve dans !«' mine de 
Pesaj. M, Cùtâiet ^'eSt àssatë que fcette snbstfltite n'est 
qu'une âltëi-aiioti de la chaux anbjdro-snlfatéé. 

1. Chaux sulfatée épigéne subtessulaîre , blanche ; de la mine de 
Pesay. Beau morceau donné par M. Gillet-Laumont", Membre du 
Conseil des Mines et Usines de V£mpire. (Coll. du Mus. ) 

viK Es#èCÉ. Chaux NitAATÉE. 

( Première partie , p. ]4* ) « 

Nitre à base calcaire, B. D, — Chaux nitrée , nitre calcaire 5 
De B.'-Nitrocalcareo, Calcè Hîiràta , Pe te. -^Nitrate de Chaux,' 
Norv. Ch. — Nitrate calcaire , Delam — jNitro calizo , Hbrro. 
— Nûrated Chlx , NUfous Selèrtitê , Ki«w. 

a La Chaux iiitratéft se forme journellement ^ en méme- 
telDps qae la potasse nîtrat<^e , snr les parois des mnrs , et 
dans les caves , les étables , etc. La lessive des tîenx pMtrâs 
éik foamit tii^ci grande quântîtë. On l'a frouTee aussi dans 

«l^nes eanx minérales. » {Haûy ^ t. a^jp. 292.) 



(56) 

Vni'. EspècE. CHAUX ARSENIATEE. 

(Premièfe partie, p. i4' } 
Pharmacolithe — Pharmacolith , Kaast. — Araenikblûthe , W. 

La CbaDX arseniaUe a éié trouvée d'abord à Wittichen j 
dans la principauté de Fnrstemberg , aujourd'hui Grand» 
Duché de Bade, sur un granité à gros grains , dans un filon 
de la mine de Sainte-Sophie. Ellç est accompagnée* de barjte 
sulfatée et de cobalt arseniaté. C'e^t à ce dernier qu'elle 
doit la teinte de rose que ses mamelons présentent eommuF- 
ment» — On l'a rencontrée depuis sur une brèche argileuse 
grise , à Bieber en Hanan , sous la forme de petits mamelons 
blanc-soyeux y composés d'aiguilles extrêmement déliées. 

1 . M. Selb , directeur et conseiller des Mines du grand-duch^ 
de Bade , à qui l'on doit la découverte de la chaux arseniatée y re- 
connoît trois variétés de ce minéraL 

Il nomme la première, Pharmacolite vUreuse; la seconde, P. 
fibreuse , et la troisième , P terreuse. - 

On peut les observer réunies sur un très-beau morceau de la 
mine de Sainte-Sophie que ce savant a adressé au Muséum. 

2. M. Pasquay , de Strasbourg , a également donné à la collec- 
tion un Jbeau morceau de chaux arseniatée mamelonnée et capil- 
laire , coloré en rose , dont la gangue granitique renferme du 
cobalt arsenical. 

Les deiix échantillons du gradin d*étude présentent les variétés 
mamelonnée et capillaire. 

SECOND GENRE. 
BARYTE. 

P. EsPàcB. BARYTE SULFATÉE* 

^ ( Première partie , p. î5 et 247. ) 

Spath pesant ou séléniteux , R. D. — Terre pesante vitriolée , 
Spath pesant ordinaire , B&RO — Gypse pesant, D*Arcet. --Spath 
fusible , BucQDET -- Baryte vitriolée , Sulfate de Baryte , De B. 
— Schwerspatk , W. — Baryt, Karst.— Spalfi ponderoso , Pbt&. 



(57) 

^^ Barite -vitriolata, Solfato diBarite; "NAif.-^Sui/ato de Barîtes , 
E^spato baricico , Herro. — Baroseleniee , Kirw. — Ponderùu» 
Spar ; — Barytite , Dblam. — Le Spath pesant ^ Broch. 

B, suif, cristallisée et B. s. laminaire* —^ Spath pesant. —^ Baryte 
spathique f^De B. — Gemeiner Barjt, Karst.-^ Bar* ^vit. lamel^ 
lare *, Nap. — £sp. bar. foliadar , Herrg. — Foliated Barose^ 
lenite , Kirw« — Geradschaliger Schwersptuh , le Sp. p6s. testacé 
à lames droites ou le Sp. pes. commun ; Broch. 

B. s. crétée. — Spath séléniteuz lenticulaire ou en crêtes de coq , 
B.. D- — Sp, pond, lenticolare , in cresta di gallo ; Petr. 

B. s. bacillaire,^ — Stangenspath pW . — Stànglicher Baryt^l^ÂXiST* 
^-Columnar Baroselenite , James .< — Le Sp. pesant en barres. Baûc* 

B. s. radiée. — F'ulg, Pierre de Bologne. — Bologneser Spath, "W» 
'^Strahliger Barjt , Kaast. — Espato de Éelonia^ Herrg.^7— 
Bolognese Baroselenite , James- — Litheosphore , Delam. — I^e 
Spath ou la Pierre ue Cologne , Broch. 

B. s. granulaire. — K'ôrniger Sckweripath, W. — Kornlger 
Barjt ; Karst. — Graniilar Baroselenite , Jambson. — Le Spath 
pea. grenu , Broch. — B. s. grenue , Broitg. 

B. 8. compacte — Albâtre pesant , R. "D^^^Dichter Sàkwerspatky 
W. — Dichter Bcuyt, Kar-st. — Le Sp. pes. compacte ^ Broch. 
— Compact Baroselenite , Kirw. 

B. s. terreuse. — Sch-werspath Erde, le Sp-^es. terreux, Broch.— 
Bar. -vit» terrea , Nap. — Barites terrea ; Herrg. — Eartj Boro^ 
êelenite, Kirw. 

VARIBTSS DE FORMES. 

La baryte sulfatée semble vouloir rivaliser pour Tabondance des 
formes avec la chaux carbonatée. « Le nombre des formes cristal* 
lines connues de cette substance , qui n'étoit que de treize à Tépoque 
où j*ai publié mon Traité , dit M. Haiiy , s*est accru jusqu'au-delà 
de soixante. Cette extension est due en grande partie aux savantes 
observations de M. Mabru ,. sur les cristaux de Baryte sulfatée qui 
abondent dans les départemens du Fuy-de-Dome et du Cantal. » 
( Tableau comparatif , p. 141 • ) 

Peu M. Delaizer a également contribué par ses recherches k 
augmenter la série des variétés de Baryte sulfatée. ( 

Nous dûnneron^ plus bas l'extrait d'une lettre de M. Mabru | ou 



( 58 ) 

idQt eènfigAÂM lés indications exactes des ^ifFérens endroits dd 
l'Atttergne qui ojK fourni ces <^ivers cristaux. 

Une grande partie des nouvelles variétés se présente sous Tappa— 
fence de prismes rbomboldaux déliés , çomoxe le sont commune" 
ment les cristaux de strontiane sulfatée. 

La plus compliquée de ces nouvelles formes est la variété disais 
mitairè.EAle est le. résultat de l'action simultanée de dix lois d* 
décroissemens. Le nom^bre de ses faces est de 4^. {ffaûj- , 1808. ) 

1. Baryte sulfatée laminaire^ bleuâtre. Cette variété « qui res« 
semble beaucoup à la strontiane sulfatée , par sa couleur , a été- 
trouvée dans le département du Lot , par M. de Saint- '.mans : elle 
est engagée dans une marne compacte, blanche. {Haiiy* ) 

2. Baryte sulfatée concrétionnée-Jihreu^e ; de Chaud-Fontaine ,' 
près de Liège , département de TOurthe. 

3. Baryte sulfatée terreuse , grisâtre ^ d'Amberg , <îans|o ro^yaume 
de Bavière. ( Coll. de M. Hauy.) On en trouve aussi en Angleterre. 

A IV K Q^ AT I O N S. 

La Baryte snlfatée, qitoiqne répandoe assez abondam-» 
meni ^ ne forme point de montagnes.» et ne se iroUte gae 
trèd^rarement en couches ( Brongniart,) C'est une de9 snlr-' 
stances que l'en rencontre le plus communément dans le» 
▼eînes métalliques où elll est associée an qnarz , à la ehanx 
éarbonatée ou âuatée y an plomb ^ au zinc ^ an citivre, a<t 
fer y à l'antimoine snlfnrés , an cuivre gris , etc. On la trouve 
aussi seule en filons ou en veines dans des roches de pre- 
mière formation , comme en Âitrergne (1} et anx environ^ 
àz Nantes (3)» D'antrefois elle est engagée dans l'ârgUe^ete. 
•— La France , l'AUeniagne , l'Angleterre, et en général toi»^ 
ioGs les pays à mines ^ renferment des cristaux on des masse» 
de cette stabstance. Les plus limpides viennent delà Saxe; 
<*ecrx d'Ativergne sont communément jaunâtres. — La B. 
snlf. se tronve en Egypte , dans le Mokattan. On la rencontre 
également dans les déserts de la Lybîe* {Rozière. ) 

(i) I^es premiers cristaux de baryte reconntis dans ce pa^^a Imresc 



(5<)) 

découverts f ily a eliviron 45 ans, par M. Mossief , ëH Puy-de- 
Chaté , au-dessus du yillage de Hoyat , près de QeroioBt-Ferraiid. 
On en a trouvé depuis peu en différens endroits , notamment atix 
eaux minérales du Tambour ^tuées à TË. et au pied du Puy 60 
Corent , sur le bord même de TAIlier. — Sur la montagne de la 
Courtade , à une lieué S. de Vic^le-Comte. — Dans les environs do 
Champeix , à cinq lieues de Clermont. — Au pont de Pérache , à 
un quart de liéue du village de Coude , distant de Clermont d'en- 
viron '4 lieues. Cette dernière localité a fourni seule à M. Haiiy 
io nouvelles variétés de formes. — Ce minéral se trouve encore dans 
d'autres parties de la province. ( Extrait des JN'otes de M. Mabru. ) 

« Avant d'arriver à Laroy , paroisse de • Saint-Hilaire ,. on ren- 
contre , dans le granité sur la droite de la grande route , de la ba- 
- ryte sulfatée cristallisée. £lle s'y trouve dans des veixtes irrégulières 
qui parcourent le granité en tous sens ; et là , comme dans toute 
}* Auvergne , la baryte sulfatée avoisine un filon de granit porphy- 
rique , dans lequel le quarts affecte des formes cristallines , et* 
conserve tout son éclat , tandis que le féld-spath , quoique cristallisé , 
liasse & Fétat de décomposition , soit dans le filon , soit dans le 
reste de la montagne. » ( (kyuj^ J. des M. t. 19 , p. ^lù, ) 

{Tt) M. Dubnisson a reconnu la présence de la B. s. dans un filon 
dé quarz qui traverse une montagne granitique, à l'extrémité du 
cpiartier de la ville de Nantes , nommé La<^FoSse. 

1. Baryte saïîatie primiuçe , blanchâtre , translucide, avec cris* 
taux de ^ara* prisme # sur une bréclie calcaire; de Cxarles eA 
Transilvanie. (-Coll. du Mus. ) 

1. a. B. s. ptimùivê^ jaimâtte/ ti»nsparente ; de Nagy^anya, 
danv le même pays. ( Id. ) 

3. Baryte sulfatée «pD^v^oics , blanchtoe , en gros eristatfx gr<Mi- 
pés, sur du quarz reniérmant du fer et de Tarsenic sulfurés; dé 
Kapoich en Transilvanie. (Coll. du Mus. ) 

Ce morceau faisoit partie d'une belle suite de minéraux de 1a 
Hongrie et de la Transilvanie , envoyée en 1 784 > à Buffon , pour 
le Cabinet du Roi , par Joseph II. 

M. Tondi possède un joli groupe de cristaux de B. s. offrant, 
réunies , les variétés primitiviLet apophane , et dont chaque cristal 
est encadré par une couche mince d'arsenic sulfuré rouge. U viaiiC 
aussi de Kapnick. 



( 6o ) 

. 5. Baryte 8ulfat«e rétrêcie , blanchâtre , iris^ à la «urface sur 
un quarz carié, mélangé de fer sulfuré ; de Freyberg. (C. du M. ) 

4* Baryte sulfatée raccourcie , ayant l'apparence de simples 
lames , sur des cristaux de^ quarz prisme ; de Hongrie. (Id. ) 

5» -baryte sulfatée trapezieitne et B. s. époiruée ^ ayant pour 
gangue le fer oxydé brun ; de Saxe. 

6. Baryte sulfatée époiruée^ olivâtre; du Puy-de-Chaté, au-dessus 
de Boyat , département du Puy-de-Dôme. Ce cristal d*un beau vo- 
lume et d'une forme très-nette a été donné y avec plusieurs autres 
du même lieu , par M. Lacoste de Plaisance. 

7. Baryte sulfatée cr^r^'e, lamelliforme, blanchâtre et gris-'au- 
nâtre, à bords découpés , sur le quarz drusique, avecle fer suliuié; 
de Gersdorf , en Saxe. ( Coll. du Mus. \ 

8. Baryte sulfatée bacillaire ^ blanchâtre et comme soyeuse, sur 
du quai-z pseudoinorphique , modelé en cubes et coloré en j.aune- 
rougeâtre par Toxyde de fer ; de «.< mine de LorenzGegenthrumm, 
près de Freyberg , en Saxe. 

La collection renferme six morceaux de cette intéressante variété 
«t du même pays. 

9. Baryte sulfatée radiée , grisâtre , trahsiucide , en masses ar- 
rondies y encroûtées d*argi)e glaise ; de Monte- P^terno , près de 
Bologne , d ns le royaume d'Italie (Coll. du Mus. ) 

10. Baryte sulfatée concrctionnéefibreuse ^ en masses tubercu- 
leuses, souillées extérieàremeut par de Toxyde jaune de fer, 
brunes et luisantes dans leur cassure ; de Chaud-FontainJé , dépar- 
tement de rOurthe. (Coll. du Mus.) 

Deux morceaux donnés par M Hersart de la Villemarquév 

1 1 . Baryte sulfatée 'granulaire , blanche , avec plomb sulRirf 
lamellaire , disséminé,; de Pesay, départeaieat du Mont-Blanc» 
Donnée par. M. Gillet-Lau mont. (Id.) 

12. Baryte sulfatée compacte , grisâtre, translucide; de Ram- 
Welsberg , au Hartz. ( Id. ) 

Le nombre des morceaux et des échantillons relatifs à la Baryte 
sulfatée , dans la Coll. du Mus., est de cent-trente environ , sans 
compter les cinquante échantillons du gradin d'étude , dont trente* 
huit appartiennent aux formes détérminables. Parmi ceux-ci , le 
département du Puy-de-Dôme en a fourni seul plus de trente ; les 
autres sont deSaxe ou de Transilvanie. 



( 6t ) 

APPENDICE* 

BARYTE SULFATÉE FETIDE. 

Leherstein (Pierre puatite ) ^ Cronstedt. — Id.' W. — Baryte 
hépatique , De B. — Hepatû , KâRST. — Pietra Epaticà , PetR. 

— Barite epaUca , Nap. — Piedra kepatica , Herrg. — Liuer- 
itone, KiRw. 

La Baryte ftolfat^e fëlide constitue des filons enJtiers dans 
les Alpes. M. Hëricart de Thary en a trouva de lamellaire 
et de granulaire , blanche et blaRc--g;risâtre , renfermant da 
plomb snlfnré , sur la montagne du labyrinthe , dans lei 
travaox faits par les Romains an pied du mont Saint^Ber- 
nard. — On en trouve aussi à Kopsberg en Norwège, et à 
Lnbh'n en Gallicie. Cette derrière est quelquefois mélangée 
ae son fre. (De ^or«.) 

He. Espèce. BARYTE CARBONATÉE. 
( Première partie , p. 16 et 248. ) 

Baryte aérée , De B. — Spath pesant aéré, Witbérite, Delasc. 

— Witheric , W. et K. — Barke aerata , Petr . — Carhonato di 
barite , Witerite ; Nap. — Carbonato de Barites, TVhiterita^ Herr. 

— BarolUe or uierated Barytes , Kirw. — JVitherite , Jam^s. — 
La Witbérite, Broch. On la nomme vulgairement en Angleterre 
Pierre contre les Ratsi 

La Baryte carbonatée a été trouvée d'abord en Angle** 
terre , à Anglesarck , près de Qhorlet , d^ans le Lancashire ,. 
où elle occupe la partie supérieure d'un filon d'une moli'* 
^goe composée de couches,. degrés ^ de schiste argileux et 
de houille. Elle y est accompagnée de Baryte sulfatée, de 
{^omb sulfuré, de zinc oxydé et de zinc sulfuré. ( Watt , 
Ann. de Ch. t. 11 , p. 32i. ) — M. Patrin en a rapporté un 
^hantiilon de la mine d'or de Zmeof en Sibérie. On en a 
rencontré depuis dans le fer spathique de la mine de Stcin. 
haoer , près de Nenberg, dans la Haute-Styrie. M. Napione 
l'a observée aussi dans un filon de plomb snlfnrë , à Saint- 



(62) 
Asaph dansée paya de Gfk\lt9,( Brochant.'^ — Nous en pos- 
sédons nn échantillon qui nous a été donne comme Tenant 
d*Arkendale , dans l'Yorkshîre. 

I et a. Les variétés prismée et annulaire décrifies dans la prem. 
part. p. 348 , sont d'Angleterre, ( Coll. du Mus. ) ' 

La Collection renferme en outre un bel échantillon de la B. c- 
fibro-laminaire de Styrie , et deux morceaux de la variété compaCtt' 
fibreuse d'Angleterre. 

TROISIÈME GENRE. 

STBONTIANE. ^ , 

1% Espace. STRONTIANE SULFATÉE. 

( Première partie, p. 17 et %tfié ) 

Spath séléniteux d^ Sicile, U, {). — Strontiane , Dik)0a.«— Ce/tf«« 
tin , W. et Kakst. — - Schiitzit, RscsSé — Celestine, Jambs. — L4 
Cœlestine , Broch. — Id. Delam. 

S. s. cnstalUsée et laminaire, — Schiîtzit. — BléUtriger Celestin, 
W. etK. — La Cœlestine lamelleuse, Broch. 

S. ê. fibreuse-conjointCm — Fasri^er CeUstin , W. et KARST.- 
LaCoelesrine fibreuse , BrocR. 

S* 91 fibro-laminaire, — Strahliger Cclestin, W. et K* 

bAaAGTSRSS. 

Electricité. La Strontiane sulfatée trap^arente et lisse acquiert 
rélectricité vitrée par le frottement ; il en est de méoM pour la 
Baryte sulfatée. ( Haûy. ) 

'On peut adopter, suivant M. Haûy , comme caractères distinctifs 
secondaires , entre la Baryte sulfatée et la Strontiane sulfatée , que 
les cristaux de celle-ci sont , en général , plus petits et transparena ; 
que leurs pans sont ordinairement ondulés au lien d'être striés ; ec 
que leur «ouXsur est plut6t bleu&trs que jaunAtre ; qu*elle est aussi 
un peu moins dure ; enfin , que ses cristaux sont plus rareo^ent 
d'une forme applatie et que ses masses fibreuses ont leurs fibres 
conjointes au lieu de les avoir radiées. ( Notes recueillies aux Coups 
de Minéralogie de 1807 et de 1808.} 

VARIETES DB FORMES* 

1. Strontiane sulfatée apotome; 



\ ^ 



( 63 ) 

IVisfiie rHpmboîdal ««mblable à celui de la vari^tl unitaire ; ter*- 
mine par des pyr^iinides k quatre faces et trèsraiguës. L'angle d'in« 
cidence des faces de cba<{ue pyramide sur les> pans adjacens , est 
de 161* 16'. 

Cette nouvelle variété a été trouvée par MM. Cuvier et Broi»- 
gniart , dans une géode de chaux carbonatée compacte , coquillère , 
à Bougival, près de'Marly, au-dessus de la masse de Craie. (J. ^ê 
M. , t. 23, p. 43i. ) 

2. Strontiane sulfatée laminaire , bleuâtre ; de Monteccbio- 
liajote , dans le Vicentin. 

Elle y occupe les cavités d'une amygdalolde 4|ui renferme aussi 
' dçs cristaux d'analcime et de la cbabaçie. 

ANNOTATIONS. 

La Strontiane sulfatée se tronye avec le soufre et 1% 
chaux sulfatée dans les Tais de Noto et de Mazzara en 
Sîcileyet en Espagne. Ce sont ces dènx pays qui fournissent 
les cristaux les plus limpides. Elle forme de petites cotiches 
dans l'argile , à Bonvron , près de Tonl , département de la 
Menrtbe. Il en yient de laminaire de Prankstown en Pensyl- 
Tftiiie , de Bristol en Angleterre, et de Blejberg eu Carin- 
tWe. La variété fibro-laminaire a été rapportée d'Egypte par 
M»B^rib* Celle qne l'on trouve à Montmartre est mélangée 
d« chaux carbonalée. 

' Suivant M. le professeur Gîobert ( Mém. de TAcad* de Turin,' 
ap. i3o.5« p. cxv.) la 6. sulfatée se trouve^ sous la forme d'ai- 
guilles , dans des mas6#$ irréguliires de Baryte sulfatée , dans lea 
collines de Montferrat.. On indique en particulier Alfîanow^ 

I. Strontiane sulfatée dodécaèdre et épointée , en cristaux lim- 
pides , avec soufre amorphe , de Sicile. 

Ce morceau , remarquable par son volume , est un présent de 
Dolomieu. Il pèse environ 10 kilogrames (20 livres ). 

1. tf. S. s. ^yjorn/^e , blancbâtre , sur la S. f. calcarifère compacte; 
de la colline de Montmartre. (Coll. du Mus. ) 

Les deux morceaux que renferme cette collection lui ont été don- 
nés par MM. Menard et Lavaux qui les avoient recueillis dans 
une do leurs courses lithologiques. 



N 



(64) 

A. s. s. anamorphique y bleuâtre, en cristaux groupés , sut la C^ 
c. lenticulaire blanche , dans la Baryte sulfatée lamellaire et le zinc 
iulfuré verdàtre , niélangé de plomb sulfuré. ( Col. du Mus. ) * 

Nous ignorons de quel pays provient ce beau morceau que 
M. Haiiy a décrit , sous le nom de Spath pesant sphalloïde , dans les 
Ann. de Ch. de Janvier 1 792^. 

5. Les variétés émotissée, bis-unUaire , entourée et apotome , ne 
•ont point encore dans la Collection du Muséum. , 

4. Strontiane sulfatée fibreuse-conjointe , blanc-bleuâtre ; de 
Bouvron , département de la Meurthe. ( C. du M. ) 

5. Strontiane sulfatée aciculaire, blanche ; dans les cavités de 
la S. s. calcarifère terreuse de Montmartre. (Id. ) 

6. Strontiane sulfatée compacte ^ blanche , à fibres radiées , ren- 
fermant un peu de soufre; de Sicile. ( Ici. } 

/ 
t 

APP£?(DIGE« 

STRONTIANE SULFATEE CALCARIFERE. 

( Première partie , p. a 49. ) 

Strontiane sulfatée amorphe , du Traité. •» Cœlestine terreuse, 
Broch. — S. s. terreuse , Brogn. 

La Strontiaue dnlfatée calcarifère se trouTe à Montmartre 
dans les carrières sîtuéed du côté du village de Clignancourt. 
Elle se présente ordinairement sous la forme de masses ar- 
rondies ou comprimées , de différentes' g^rosseurs , auxquelles 
les ouvriers donnent^ suivant leur volume, les noms d^QËufs , 
de Têtes de Moines et de Miches de quatorze sous. Leur in- 
térieur est souvent cloisonné. C'est. dans la marne qui re- 
couvre les bancs de pierre à plâtre de la basse masse qu'on 
les rencontre. 

II«. Espèce. STRONTIANE CARBONATÉE. 

( Première partie y p. 18.) 

Strqntianite , Delam. — Strontian , W. et Karst. — Strontianit , 
Reuss. — Strontionite y Schmeisser. — StrorUte^ Hops. — Stron^ 



(65) . - • 

iîariite , Kirw. — Id. , Dblam> — ^^ y, Nai*. — ^trontianitô , 
Herao. — La Strontianite ,^ Baoch. % 

La ^trontinne carbonatée a été trouvée d'abord au cap 
Strantiti^ en Ecosse ^ dans im filon de plomb sulfuré traver-* 
8aot QDe montagne de gneiss ^ avec la baryte sulfatée et la 
chlax carbonalée.Depnis lors on Ta retrouvée à Leadbills , 
dans le même pays et à Brannsdorf en Saxe. — M. de Hum-» 
boldt en a rap'porté de Pisope^ près de Popayan au Pérou, 
une variété blaucbe, translucide et rayonnée (^Brongniart)^ 

1. Strontiane carbonatée prismatique , blanchâtre ^ dazis Ja S. c. 
amorphe y blanc-verdâtre , mélangée d'un peu de plpmb sulfuré et 
de baryte sulfatée lamelliforme , blanc-^mat ; du cap Strontin. 

2. Strontiane carbonatée aciculaire-édatanté , en aiguilles dé- 
lits , entrelacées et tenfermant de petites lames dé cuivre pyriteux , 
irisé; de Braunsdorf, en Saxe. 

Cet échantillon faisoit partie d*un morceau de la mêmie subsiaiice 
envoyé à M. Haiiy , par M. Petersen. On la regardoit à Freyberg 
comme étant une variété d'Arragonite.' ( HaGy , Pfouv. 3uiL des 
6c. tom. I, p. 89. ) 

QUATRIÈME GIeNRE. 

MAGNÉSJfi. 

!/• EsïicE. MAGNÉSIE SULFATÉE. 

( Première partie , p. 19. ) 

Vitriol de magnésie, R. D» J^ulg. Sel d* Angleterre , seld^EpSoitiy 
sel de Sedlitz , Sel amer. — Magnésie vitriolée, sulfate de Magnésie ; 
Bb B. — £psônite , Delam. — Bittersalz , R. — Natûrliches Bit- 
ienalz , W. — Magnesia "vitriolàta , Sale d^Epsom ; Petr. — S al 
amargâ. Sol de los Alpes , o de Gletscher; Herho. — Epsom Sait $ 
KiKw. — Sulfate of Magnesia , Thoms. — Le Sel amer natif o/« 
Sel dTpsom natif, Bàoch. 

La Magnésie sulfatée existe en dissolution dans les eaux 
minérales de beaucoup de pays, et notamment dans cclJea^ 
^'Epsom en Angleterre^ de Sedlitz et d^Egra en Bohcuie.. 

1 



^ ■/ ' 



If 

I 



Elfe se Crouvc anâsi en effiorescence ( i ) à la surface de âiWe^ 
rentes sortes dç roches , soit primitives , soit secondairea , 
comme des porphyres , des gneiss , des pierres calcaires et 
des grés. Quelquefois encore on la rencontre en petites iuaa<« 
tes déposées par les eaux 'dans certaines caTités. Elle aceom* 
pa^ne anssi la soude sulfatée et la soude mnriatée. »->» Lea 
eanx du lac Baïkal en contiennent. -^ On en trouve dan» 
Var^ile calcarifère des bancs de pierre à ^)1l!rtre de la Tille d'Aix 
et de Menil-le-Montant, ( Brongniart» ) 

(i) <« Tous les déserts de la Sibérie sont couverts, chacpie année ^ 
d'ef ûoreficencès de sel d'£psonr. Pendant les chaleurs courte , mais 
vives , qu'on éprouve dans ces climats , ces efflorescences sont par** 
fois tellement abondantes , qu'on croiroit marcher dans la nei|;e^ 
Chaque année ]es pluies et la fonte des neiges entraînent, dans les 
ruisseaux et dans les rivières , tout ce sel magnésien , et chaque 
année voit paroître de nouvelles efflorescences aussi abondantes que 
les précédentes. » {^Patrin , Minéralogie , 1. 1 , p. 18. ) 

(1 Le sulfate de magnésie , dit M. Lelivec , se rencontre presque 
à chaque pas , en efÛorescence blanche , à la surface des rocsschis^ 
teux ou gypseux , dans l'arrondissement de Moustiers. On trouve 
par exen>ple sur les bords du torreiit de Charbonnel , commune de 
Mont-Valaisan sur Bellentre ^ des schistes magnésiens qui , après une 
légère calcination, rendent par la lixiviatiou, jusqu'à 20 pour loo 
de sulfate de magnésie très-pur. » ( J. des M. t. X!2$l, p. 492. ) 

Le même sel est également mêlé à la chaux sulfatée', dans le • 
"Teufelshohle , prés de Jena, ( Reuss, ) 

i . Magnésie sulfatée ffyramidée , blanche* 

2. Magnésie svXîsitèefibceuse , blanche , à Hbres conjointes , sur 
ai^gile souillée de fer o^ydé Jaune ^ de la mine de houille de Litry , 
département du Calvados ; donnée par M . Héricari de Xhury , ingé- à 
nieur en chef des mines de TEmpire et inspecteur général àes car-^ 
rières et travaux souterrains du département de la Seine. 



3. Magaésie sulfatée capillaire , en efflorescence à la surface de 
}'argile calcarifère schistoïde (Schiste hs^i^^nt-Klebschiefer ^ W.)-> 
de MenlMe-^MontsiDrt. 






\ 



(.6?) 

A PP.Ëpr D ICÊ. 

î. MAGNÉSIE SULFATiE FERRIFERE* 

(Alumine sulfatée ferrifére, Prem. part. p. 254* ) 

^tdotrichum, Scopoli. — Haarsaîz , W. etK.ARST. — S al capilar, 
IIerrg. — Càpillary Allunt , KtRw. 

La Magnésie sulfatée ferrifère a été décrite , peur la pre- 
mière fuis ^ par Scopoiî qui en fit la déconferte dans la mine 
de mercure d'Ydria. ^- On en a trouvé sous la forme d'ai* 
gnillcs fines et d'un pied de longueur environ , sur nue siir*^ 
face de ^o a 5o pieds carrés ,' dans une mine d^Alua A^% en- 
tiron de Glascavr en Ecosse (. Bibl. Britan. t. 36 , p. in8 )* 
M. Tondi l'a observée sous le même état dans la mine de 
plomb de Pakerstollen , près de Scbemnitz , en Hongrie* 

II. MAGNÉSip SUI^FATtE. COBALX^FÈRE. 

La Magnésie sulfatée cobaltjfère.sfî Up^n^e à iierrc^ngrui;i4 
en Hongrie , dan^ les inipes de xnivrcgris et de cfiivre pjri- 
tenx y on elle est accompagnée de quarz et de chaux sulfatée, 
EUe.est'd'an robge de rose pâle, {^tiaiiy. ) 

^.^E^^^iècB. MA.G>N:ÉSI£ iBORATÉ£. 
(Première partie , p. ao et"'249. ) 

Chaul boriaciijue j.iDsB. — Spa«b boracique , Boracite ; Delam* 
— Quarx cubique. -»- Bbràta îUdgiiiSaîo-calcaire. — Wûrfehtein i 
WcsTasTiiB. — BoracU , "W. et 'Ji^A^st* -^ Borace calcario , Spato 
horacmo, Quarzo.cuéico ; Petr. ■ — Boracite, Spato sedativo ; Nap* 
-- BorofiitOf ilsÀR. — J^or^ited, Càlàt , Boracite; Kirw, — La 
Bot;a€ite,.£jlDCB«^ . ..*..•■■ 

carAëtIeres éï varikt]Is. 

Electricité. Certains cristauix* bîfaft(5h'âtres , et dont la surface sern- 
Ue corrodée / cessant d'être électrîtjuefs jpâè-^k chaleur : cela^arriye 
particulièrement k ceux , qui rppfer/îïjeijt . d^ • la chaux carbonatée. 
{Haûj^ iSo6.) ,:: 



(68) 

Cassure , vitreuse et conchoïde à petites évasures' , dans les en*» 
taux transpareDs. {Haûjt 1807. ) 
' 1 . Magnésie boratée plagièdre ; 

La variété quadriduodécimale , décrite dans la première partie,' 
png. 249 , augmentée de 4 nouvelles facettes , situées de biais , sur 
chacun des angles solides composés de 4 plans. {Haii/ , 1807.) 

ANNOTATIONS.. 

La Magnésie boratée se trouve dans la cliaax sulfatée jDom- 
paclé d'une montagne des environs de Lunebourg ^ en Basse- 
Sa^c , appelée le Kalkberg. Elle est toujours cristallisée. 
M. Tondi a observé sur le lien même que certaines masses 
de cette charix sulfatée étoîent imprégnées de soude nuiria- 
tée. — On en a rencontré depuis peu. d'années dans une ro- 
che semblable à Segeberg dans le Holstein. 

La collection du Muséum ne possède que de très-petits échantil- 
lons de Magnésie boratée dans sa gangue et seulement trois cristaux 
isolés. Ces derniers offrent les variétés «^ue M. Haiiy nomme défeç- 
nve , distincte et surabondante, 

III.« Espèce. MAGNÉSIE CÀRÊONATÉE. 

Reine 7tf//ferrf<?— Magnésie native; Kar^tew. , 
M. Karsten a donné dans le Magasin des Scrutateurs de la nature 
de Berlia , tom..I , p. a54 , la description d'une Magnésie carbona- 
tée qui se trouve à Gulfen^ près de Kraubat , -dans la Styrie supé- 
rieure , où elle est engagée dans la serpentine avec la diallage mé- 
talloïde. Cette substance doftt M. Klaproth.a faut l'analyse, ren- 
ferme sur joo parties, Magnifie 4^ > Acide carbonique 49-, Eau 5. 
Ses caractères extérieurs sont iu-peu-près les mâmes que ceux de la 
Magnésie carbonatee silicifcre de Moravie et.duvPiémoht, dont elle 
(est distinguée principalement, par la propriété ^e se di^oudre en 
entier dans les acides. Elle devra donc être considérée comme- 1» 
type de Tespèce. . , ,. ..^ . , .. ' '. 

APP»,NPIC«. 

- > , .' ,1.1'^ ■ ■ 

MAGNES.Iï;..,€ARBÛNATÉE QCJAaZiFÈRE. ^ 
( Première partie , p a5o. ") 
I iVoubschite et Baudisserite , Delam. — Magnésie nAtive-Jieîn^ 



( 69) ■ 

7'dkerde , W. — Magnesit, Karst. — Terra da poreelleêna dt 
BaudisserOj Argilla pura\ Nap. — Notice Magnesia, Thoms. — 
"Natûrliche Talkerde - la Magnésie native , Brocb. — Maguesite 
de Mictchel et M. plastique^ Brong. 

CARACTERES ET VARIETES. 

On a cru pendant long-temps que la terre à porcelaine de Bau- 
dissero étoit une argile. Macquer et Baume eux-mêmes ont accré- 
dité cette erreur , et Napione dans sa Minéralogie > t. I , p. 247 , 
assure que d'après les expériences du docteur Gioanetti , la terre à 
porcelaine de Baudissero doit être considérée comme de la terre ar- 
gileuse tiés-pure. Mais il ii*y a pas de doute aujourd'hui qu'elle ne 
«oit de la Magnésie combinée avec \un€( quantité plus ou moins 
grande d'acide carbonique et mélangée de silice. 

Electricité* ¥r ottée sur une étoffe de laine elle acquîçrt l'électri- 
dté vitreuse. {^Hidierle et Bucholz). 

M. Haiiy distingue deux variétés de cette substance , la MagnésîA 
carbooatée quarzifère compacte et la M. c. q. sub-granulaire ; elles 
se trouvent souvent ensemble. ' " 

ANNOTATIONS. 

La Magnésie carbonatée quarzifère découverte par le doc- 
teur Mittchel à Hrubscbîtz près de Rosena , en Moravie^ s'y 
tronve en morceaux arrondis qui ont quelquefois la grosseur 
de la tcte et un aspect terreux. Elle est accompaj^^nce de talc 
commun , d'écutne de mer et de chaux carbonatée magnési- 
fôre, dans une roche de serpentine en décomposition. Les 
Jits SDpérIenrs de cette même serpentine altérée ^ renferment 
delà calcédoine verte et de Topale (^Jtaberle et Buchoîz , 
Ajjd. de Ch. t. 74 » P-* 68 et «j i ). — La M. c. de Baudissero et 
celle de Castellamonte , département delà Doire, sont éga- 
lement engagées dans des roches stéatiteusek M. Giobert , 
de l'Académie impériale de Turin , les a examinées dans le 
plos grand détail. (J. des M. t. ao , p. 291 à 3 10 et p. 4»! 
à 404.) 

I. Magnésie carbonatée quarzifère compacte , blanche ; de Gas- 
tdlamonte , département de la Doire.^ 



J' ^ 






( 7» ) 

a. Magnésie carbon. quarzifère suif-granulaire; du mèmepajs. 

Ces morceaux' faisotent partie d\me suite fort intéressante de mi- 
néraux dii Piémont , adressée au Muséum, en i8o5, par M. le 
docteur Bonvoisîn , de FAcadémie Impériale de Turin et Député 
au Corps-Législatif. 

j^ J^ BASB BOU1II.E. 

CINQUIÈME GENRE. 

CHAVX ET SILICE. 

EsBècE vmqjjE. CHAUX BORATÉE SIUCEUSE. 

Datholite, Esmark. — Id. Delam. — DatholU^ W. etK. — 
Chaux datholite, Baong. 

CAAACTEBES. 

( Haûy , J. des M. t. 19 , p. 36a ; Klaproth , I(^ p. 473 ; /^oa- 
qifelin , Annal, du Mus. 1. 1 1 , p. 89. } 

GAnAéTBBB FHTSIQU£« 

Pesanteur spécifique 2,980. Klaproth, 

Dureté, Rayant la chaux fluâtée et quelquefois le verre. F'att' 
quelin. ' 

CARACTÈRE GlBO MÉ T RIQUE.- 

Forme primitive. Prisme droit à bases rhombes de 109^ 38' et 
no ^ 32' dans lequel le côté B de la base est à la hauteur G ou H , à 
peu prés -comme i5 est à 16. Les joints naturels ne sont sensibles 
, qu'à une vive lumière. {^Haûjr ^ Tableau comparatif , p. 17. ) % 

CARACTÈRE CHIMIQUE. 

Cassure , vitreuse , imparfaitement conchoîde , à petites évasures. 

Action du Jeu, Exposée au feu du chalii^meau sur un charbon » 
elle commence par se boursouffler en devenant opaque et £nît par 
donner un globule vitreux transparent. ( f^auifuelin, ) 

Ses fragmens exposés à la simple flamme d'une bougie deviennent 
dW blanc mat et faciles à pulvériser entre les doigts. ( HaAj, ) - 

Action des acides. Elle est facilement attaquée par les acides , 
iliême étendus d*eau , qui la convertissent en une masse gélatineuse, 
transparente ( F'aïufuelin ). Sa dissolution évaporée se sicciié laisse 
un résidu qui , délayé dans l'alcool , iui communique la propriété 
de brûler avec line flamme. verte. (Kiaproth^. 






( 7» ) 

•Analyse compaTée da Datbolhe. . 

Kîûprdth, f^cuujueîin, 

Snice ....... 56,5 ' . . . 37,66. 

Acide boracique. . . . :â4,o. • 21,67. 

Chaux. ....... 35,5. ....... 34, o. 

Eau 4,0 5,^0. 

Perte ... , >, . . . 1,0 1,17. 



o.^ 



100,0. 100,00. 

▼ ARIBTBS DE FORMEé» 

1 . Chaux bora^ée siliceuse séxâécimale ; 

Prisme droit décaèdre ^ dont deux angles solides opposés sur le 
contour de chaque base sont remplacés par des facettes. ( Uaûv , 
J. des M. tom. 19 , p. 362. ) 

2. Cbaia boratée -siliceuse concrétionnéeimamelonnèe ; 
Formée par couches concentriques ; rougeâtre à Textérieur , grise 

JL Tintérieur. Cassure écailleuse. Le tissu est quelquefois iibreuz, 
à fibres trés-déliées : Htmjr , Tabl. comp. p. 17-. 

Elle a été décrite sous le nom de Botriolit par M. Leonhard dan« 
son Manuel de Minéralogie, tom. III, p. ii3, et par M. le comte 
de Dunin Borkowski , J. des M. t. 35 , p. 317, 

On la trouve dans la mine de Kienlie , près d'Aréndal , avec le 
quarz , le pyroxéde , la chaiix carbonatée , le fer sulfuré et la pyrite 
magnétique. , 

D'après Tanalyse dé Kîaproth elle contient, sur 1 00 parties : 
Slice, 56; Chaux , ^9,5 ; Fer oxydé , i ; Acide boracique^, i3,5 ; 
Eau, 6,5. 

3. Chaux boratée siliceuse amorphe. 

Couleurs. 

Ordinairement blanchâtre ou blanc-verdâtre , translucide ; la va-* 
riété concrétionnée est rougeâtre et opaque. 

ANNOTATIONS. 

La Chaax boratée silicense se tronve sons la forme dé 
maséies compactes ou granulaires dans nnegangaç talqueuse 
Terdâtre ^ aux environs d'Aréndal en Norvvège. C'est an sa- 
vant M. Esmark qne la découverte de cette intéréâsante snb* 
itaDce est due* Elle date de i8o6« 



' 1^ 

( 70 

t. Chaux boratée siliceuse sexdccimale , en petits crista^ux blax»- 
cbàrres , clans la C. b. s. amorphe recouverte de talc écailleux » 
jaune-verdâtre, 

st. Chaux boratée siliceuse amorphe ^ blanche. 

J^es échantillons de ce minéral sont encore rares dans les collec- 
tions de la capitale , surtout ceux qui renferment des cristaux. CW 
dans le précieux cabinet de M. Bruun-Neergaard que se trouvent 
les plus beaux que nous connoissions. 

SIXIÈME GENRE. 

SILJCE ET ALUMIJ^E. 

Espèce unique. SILICE FLUATÉE ALUMINEU5E. 

Topaze et Fycnitk , du Traité. 

( Première partie , pag. 43 et a5f ^ et p. ^8 et 283. ] 

Topaze , Rubis , Saphir , du Brésil ; Topaze de Saxe ; R. D. — 
Topaze occidentale ou du Brésil, T» de Saxe; Mong.— Topaza 
du Brésil , T. de Saxe et T. de Sibérie; Delam* — Id. De B. — 
Topazy W. et K. — Topazio., Petr. — Id. Naf. — Topacio , 
Herhg. — Occidental Topaz\ Kirw. • — 'Topaz, Thoms. — La 
Topaze, Broch. — Id. Brong. 

Topaze cjlindroide. — Pycnite cylindroïde du Traité. — 
Scborl blanc prismatique , R. D. — Schorl l>Ianchàtre , Leuco- 
lithe d'Altemberg ; Delam. ^- Sch'àrlartiger Bei^ll, W. '—^Stan- 
genstein , R. — Schorlit , Klaproth. — Pycnit , Karst. — Schor-^ 
larti^er Topaz , Bernharoi. —Sorlo bianco d* Altemberg , Nap. 
— Berilo schorîaceo , Chorlo estriado , Chorlito ,• Herrg. — Schor^ 
lite , Thoms. — Le Beril.schorliforme, Broch. — Pycnite, Brono. 

T. jt?r/5mûroiWe.— Pyrophysalithe, Hisinoer etBsRZBUus. 

T. laminaire , limpide. — Miischliger Feld-sptuh , Link. 

T. jaune. — Chrysoprase d^Orient , Baiixou. — Topaze chryso- 
béril, Delam. 

ST. jaime-safranée. — Topase d7nde , Nonnull. 

T. jaune-rougeâtre. — Rubicelle ou Rubacelle , Nonn. 

T. orangée» — Hyacinthe occidentale ou de Portugal , R,. D^ 

y. jaunç'verddtre. — Chrysolithe de Saxe , R. D* 



(75) , 

-T. bleu'Verddtre. — Aiguë marine orientale, Brissow. —Saphir 
du Brésil , R. P. 

T. rougfi* — Rubis du Brésil, R. D. — Id. des Lapidaire. 

<àAEACT£RES. 

Electricité, Les Topazes de Saxe sont éminemment électriques à 
1 aide du frottement ; elles s'électrisent aussi par la chaleur , mais 
foiblement. ( Haiij , 1 806. ) 

Forme primitive * Octaèdre rectangulaire dans lequel l'incidence 
de P sur V est de 8a'^ a/ , et celle de M sur M' de i aa* 4a' Cet 
octaèdre se soudivise très-nettement dans le sens du rectangle CD. 
(Tableau comparatif, p. 17 et iîg. 8. ) 

La poussière des Topazes verdit le syrop de violettes. Vauqueliiu 
£lle est phosphorescente sur des charbons ardens. 

VARIÉTÉS DE FORMES. 

M. Haiiy .en compte actuellement dix appartenant aux formes 
détermina bl es. Il a donné la descri]ition des plus nouvelles dans les 
Ann. d'Hist. Nat. t. 1 , p. 346 et suiv. , et dans son Tableau com- 
paratif , p. 17 et 18. Les anciennes variétés citées dans ce dernier ■ 
ouvrage sont accompagnées de lei|rs nouveaux signes et portent aussi 
des noms nouveaux. Ces' changemens ont été nécessités par la subs- 
titution de Toctaèdre rectangulaire au prisme droit rhomboïdal , 
comme forme primitive de lespèce. 

fORMES DÉTERMINABLES. 

a. A deux sommets, 

1. Topaze dihexahdre ; du Brésil. 

Prisme ^ çix pans , terminé par deux pyramides , Tune à deinc 
etTautre à quatre faces. (Tabl. comp. p. 17 et iig. aS.) 

a. Topaze octO'Sexdécimale ; du Brésil. Frem. part. p. a5i. 

Prisme à huit pans , avec deux sommets pyramidaux dont Tun est 
à huit faces et l'autre à dix. (Ann. d'Hist. ly'at. 1. 1 , p. Zéfi, 

^ h. ^ un seul som,m.et. 

3. Topaze septi-Jiexagonale ; ( Pycnite. ) d'Alteraberg, 

Prisme à six pans , sommet à sept faces dont une hexaèdre sîtué« 

perpendiculairement à Taxe. (Ann. du Mus. t. 1 1 , ]p. 64 ou J. des 

M. t, a3 , p. 46. ) 



1 



• , ' ( 74 ) 

4 »l 9' Les variétés quadrioctonale , sexoctonaîe , septioctonale ^ 
septiduodécimale , tredécioctorude , et quindécioctonale , correspon- 
dent aux anciennes variétés dloctaèdre , soustractiçe y jnonostique ^ 
soitdouble , distique et dissimilaire. <« 

INDÉTERlCiNABLES. 

1. Topaze cylindroide ; d'Altemberg. (Pycnite. ) 

2. Topaze laminaire , limpide ; du Brésil. 

3. Topaze prismatoîd-^ ; de Suède. (Pyrophjrsalith» ) 

4. Topaze roulée ; Traité , p. 609. 

- ANNOTATIONS. 

La SîHee ûuetiée àlaminease appartient aux terrains d^an- 
cienne formation. On la tronve en Bohême avec l'étaiaoxjdé, 
dans les veines des montagnes granitiques. — Elle existe 
également dans les fentes du granit enDaonrie, anx environs 
de Nertsehinsk , snr la frontière de la Chine et dans la partie 
desMonts-Ouralsqui traverse la Sloboda deMonrsinsk (i)» 

— fin Saxe , elle entre sons la forme de grains ^ avec le 
qiiarz , la tourmaline et la lithomarge y dans la composition 
d'one roche particulière nommée Topas/eh , Roche à topaze. 
Les .cavités de cette roche sont fréquemment remplies de 
cristaux de topaze, de quar^et quelquefois de tourmaline (a). 

— On la^ rencontre aussi dans les terrains d'alluvion pirove* 
nant de «la décomposition des roches anciennes , en Saxe ^ et 
sur les bords du lac de Kondravi, province d'Isetsk , en Si- 
bérie , il'après Rallas. 

(i) Hermann , Academ. imp. de S. Pétersbourg , Nova acta ^ 
t. I A, p. 34* Suivant M. Patrin qui a visité ie% mêmes contrées en 
1785 et 1786 , la roche qui sert de gangue aux topazes de Sibérie e^t 
le granité graphique. ( Minéralogie , t. 2, p. 10 et suiv.) 

(2) Henckel est le premier qui en ait donné la description : a Cette 
pierre , dit-il , se tire d'une montagne appelée Schnekenberg , prés 
de la vaUée de Tanneberg , à deux milles d'Auerbac. Du sommet 
de cette montagne dont la pente^ est assez douce , s*élève , comme 
une tour , un rocher entouré de toutes parts de frâgmens qui s*en 



,. ' , ( 75 ) 

sont détachés. Il a à-peu-près 80 pieds ( 26 mètres) dé haut, trois 
fois autant de large à sa partie inférieure. ... Il paro't être de la 
raéine nature quç la.topaze II est percé d'une infinité de petites 
cavités qui contiennent des cristaux , etc. , etc. » ( P/ritologie ^ 
traduet* franc, p. 5oo. ) 

1 . Topaze (juadrioctonale ( Dioctaèdre du Traité ) rouge , trans- 
parente, engagée dans un cristal limpide <le qiiarz-hyalih rhombi- 
fère ; du J^résil. 

.Ce beau morceau^ qui fournit le premier indice que l'on ait eu 
jusqu'ici de la gangue des Topazes du Brésil a été rapporté de Lis- 
bonne, en 1808 ,.par M. le chevalier Geoffroy-Saint-Hilairç , Tun 
des Professeurs-^Administrateurs du Muséum , et donné par lui 
à la collection. 

, i» a. Cristaux isolés des varié<és quadrioctonale et sexoctonede , 
jaunes et rouges ; du même pays. 

2. Topaze sexoctonale ( soustracti^e du Traité ) blanc-jaunâtre , 
en cristaux groupés , sur d*autres cristaux de quarz-haylin noir- 
grisitre , avec cbaux iluaté« primitive-convexe , blanc-verdâtre ;- 
d'Odontscheîon, dans le Kolyvan , en Sibérie. 

2. fl. Autre morceau appartenant à la même variété dont le« 
cristaux ont 5 centiml ( près de 2. pouces) de longueur , sur 3 cen- 
timètres ( 12 a i3 lignes"») d'épaisseur : il vient aussi de Sibéiie. 

3. Topaze monosii^ue du Traité et T. sexoctonale , blanchâtres , 
avec cristaux de quarz enfume et émeraudes blanc-verdâtres , ea 
partie souillés par de Toxyde de fer; de Sibérie. 

3. a. Trois autres morceaux offrant les mêmes variété^ de formes , 
mais de différentes nuances, blanchâtre, jaunâtre et bleu-verdâtre, 
avec le quarz-hyaKn , l'éméraude, le talcchlorite et le fer oxydé; du- 
m^me pays* 

Les bijoutiers rtisses donnent à leur topaze le nom de pierre pe- 
sante ( Tiagelowesnoj'kamen ). Elle est très-recherchée quand elle 
est pure. On la taiUe à Catherinebourg et ailleurs, et on en fait des 
bagues qui sont payées bien plus chères que l'Améthîste , le Beifil , 
ou la Chrysolithe de la Sibérie ( Hermann , Mém. cité > 

Les Tartar^s appellent Dents de cheval les cristaux blanc-mats, 
ou jaunâtres et opaques. {Patrin, ) 

4. i:o^i iredééioct^nUle (Distique du Traité,) bleue, trans- 



r 



(76) 

parente, ayant 35 millimètres (16 lignes^ de diamètre et 3S miHiai» 
(i5 lignes) de hauteur et du poids de i3 décagrammes 'ènviroa 
(4 onces, i gros, 66 grains). C^est le même cristal qui a été dé- 
crit par Brisson , dans sa pesanteur spécifique des corps, sous le 
nom à* Aigtie-marine orientale ; p» 78, n.* ^33 ; il vient très-pro- 
bablement de Sibérie. 

5. Topaze soudouùle et T. dissimilaire ^ blancbÀtres , aveccpiarz- 
liyalin prisme limpide, et lithomarge jaunâtre, sur* la roche d» 
Topaze -, de Schnecl^enstein , près d'Auerbach en Saxe ; 

5. a. Trois autres morceaux* 

6« Toipaue limpide , ^en petits cristaux disséminés dans la litho- 
marge blanche , friable, avec chaux fluatée violette, cuivre pyri- 
teux, zinc et plomb sulfurés '; de Schlakenwald en Bohême. 

« 

7. Topaze jaune-roussâtre , en prisme octogone, sans pyramides, 
ayant plus de 4 centimètres (18 lignes ) de hauteur y sur à>peu-près 
5 centim. ( 1 pouce) d*épaisseur ; du Brésil. 

S. Topaze cylindroîde , blanchâtre , disséminée par petites masses^ 
ou en aiguilles conjointes et comme fasciculées , dans une roche. es- 
sentiellement composée de quarz et de mica que les Allemands nom- 
ment Greisen ; d*Altemberg en Saxe. 

lia collection du Muséum en possède plusieurs morceaux. 

9. Topaze prismxuoïde , blanchâtre on blanc-verdâtre ; de Suède. 

Cette variété à laquelle MM. Hisihger et Berzelius ont donné le 
nom de Pjrrophysalithe ^ n^est point encore* dans la collection. Elle 
a été découverte par M. J.'G. Gahn, à Finbo, près de Fahlun en 
Suède , à trois quarts de lieue Ouest de la ville , sur la route de Sun- 
born. Ses rognons sont implantés ^ans un granit à grandes masse» 
composé de quarz blanc , de feldspath , et de mica argentin rhom- 
boîdal et en prismes hexagones. Ils sont séparés de la roche par des 
lamelles de mica et recouverts par une substance talqueuse de cou- 
leur jaune-verdâtre Ann, de Ck. t. 58 , p. 1 15. 

10 et 1 1 . Topaze rùidée limpide , et T. limpide^ taillée en forme 
de brillant coupé ; du Brésil : données par M. le chevalier Geoffroy 
Saint-Hilaire. 

Cette variété que les lapidaires portugais nomment goutte d'eau, 
et pierre de la nouvelle- mine a un éclat très-vif et est d'une limpi- 
dité parfaite ; c'est le Mûschliger Feldspath de M. Link. Le plu* 



i 



l 



{11 ) , 

1)el ^cliantillon que nous connoissions est dans la collection Au 
M. Tondi. Il est de forme allongée et applati , et pèse euvirda 
3 hectogrammes, 

la. Topaze nacrée * ; àe Sibérie.. 

M. Hermann , directeur des mines d^Ëkatherinbourg , est Iç pre- 
mier qui ait décrit cette variété qu'il compare à. TAdulaire pour le 
reflet. ( Mém. cité. ) 

Le nombre des morceaux qui dépendent de l'espèce Topaze « dans 
la collection du Muséum^ est de 0;/;^^ /indépendamment d'une suitcT 
assez nombreuse de cristaux isolés de ta même substance , venant 
du Brésil et de la Saxe ; et les fragmens taillés relatifs aux variétés 
de couleurs qui sont au nombre de 36 environ. 

Les variétés dihexaèdre , octosexdécimale et septihexagonale 
n'existent pas dans la collection. 

TROISIÈME ORDRE. 
Substances acidifères alkalyaes. 

La Potasse et la Soude , considérées naguères comme des subs^ 
tances simples, sont regardées aujourd'hui comme les oxydes de deux 
métaux particuliers, auxquels on a donné Içs noms de Potassium eC 
de Sodium. C'est à M. Davy, chimiste anglais, qu^est due ceuetim- 
portante découverte. Diverses opinions ont été émises par les physi- 
ciens sur la nature des globules légers , combustibles et d'apparence 
métallique , qui se rassemblent au pôle négatif de la pile à l'ac- 
tion de laquelle on soumet les alkalls fixes : les uns les regardent • 
comme des hydrures, les autres comme de Véritables métaux. 
Nous ne les suivrons pas dans cette discuission qui est entièrement 
du ressort de la chimie, et nous renvoyons le lecteur à l'ouvrage que 
MM. Gay^-Lussac et Thénard viennent de publier (1) , et dans le- 
quel ils ont consigné , entre autres travaux , les belles expériences 
qu'ils ont faites sur la potasse' et la soude , dans la vue d'obtenir lo 
Potassium et le Sodium. , dont ils décrivent en détail , les propriétés 
et un grand nombre de combinaisons. 

M. D'Arcetavoit déjà, prouvé que la potasse et ]a sonde purifiées à 



(1) Recherches ph}'sico-chimiques , faites à l'occision de la 
grande batterie voltaîque, donnée par S. M. Impériale et Royale 
àFiiiCole polytechnique y 2 vol. in-8'% av^ 6 planches; iSii. 



(8o) 

lo pieds-33 clécîmetrei de haut. On trouve le iiitre dans les grandeiT 
grottes vers la mer, à l'O. et au N. O. , entre la pierre calcaire , en 
petites couches , souvent d'un demi-pouce d'épaisseur. Ces couches 
sont ordinairement horizontales comme leur matrice; mais il en 
part d'autres qui la traversent perpendiculairement. Ou voit encore 
le nitre former des couches pliis minces irrégulièrement cristallisées y 
et des efflorcscences plus ou moins épaisses. Le pulo reproduit assen 
pTomptement le nitre qu'on lui enlève ; y à 8 semaines en hiver et 
seulement 4 en été suffisent pour cela. Lorsqu'on aujgmente la sur- 
face de la pierre elle le fournit en plus grande abondance. Il en 
pourroit donner unuellement jusqu'à 900 cantari, près de 900 quin- 
taux métriques. — Le pulo de Molfetta n'est pas Ja seule nitrière de 
la Pouille; il y après d'Altamura, Gravina, Miner vino, Bari, 
Montrone , Massaira , Matera et de Ginosa des nitrières dont quel- 
ques-unes sont assez riches. Celle d'Altamura est considérable et 
forme, un creux semblable à celui de Molfetta , mais d'un mille, 
de circonférence et de aoo palmes de profondeur; elle est également 
divisée en grottes. La nitrière de Graviua qui n'est éloignée de celle- 
ci que de 4 milles , pourroit rendre plus de âoo cantari ou 40,000 li- 
vres, environ 20,000 kilogrammes, si elle éloit bien traitée, etc. 
— Dolomieu a observé que toutes les pierres calcxiires employées à 
la construction dès édifices , à Malthe , lorsqu'elles étoient touchées 
par l'eau de la mer se recouvroient d'une croûte saline , composée 
de sel marin et de nitre à base calcaire et alcaline , et qu'elles se rédui- 
soient ensuite en poudre avec la plus grande facilité et finissoient 
même par se détruire entièrement. (Mémoire cité, p. 1 16 ^.ll a ob- 
servé depuis le même phénomène en Egypte. — Des échantillons delà 
pierre calcaire de Molfetta conservés dans les collections de D. Ciro 
Minervino et de feu M, l'abbé Tata , à l^aples , et que l'on avoitsoin 
de brosser de temps en temps , pour enlever la croûte saline qui se 
formoit à leur surface , ont fini par se convertir entièrement en 
nitre. ( Note de M, Tondi ). 

Les nitrières de Syracuse, en Sicile, sont établies dans le sein des 
fameuses latômies de Denys le tyran qui o^t été creusées dans un 
roc calcaire à force de bras, et offrent souvent des salles de 
$0 pieds et plus de longueur. {De Borch^ Minéralogie Sicilienne, 
pag. 176). 

I. Potasse nitrateé basée , In' cristaux groupés et entassés en re- 
traite les uns sur les autres. 



, ( Si ) ' 

À. Potasse nîtrat^e eptàîwxaèdre , blanche ; portion de cristal isoU 
'•c terminé d^un seul côté. 

L«s autres variétés de formes déterminables manquent. 

3. Potasse nitratée infundlbùliforme *^ donnée par M. Drappi«c 
cité plus hautk , . \ 

4- Potasse nitratée granulaire ou saccaroîde , blanche. 
XjeB diverses variétés ont été obtenues dans les raffineries df 
Salpêtre. 

6. Potasse nitratée fiùreuse , blanchâtre, recueillie sur les mursi 
d*uae cour étioite et hun^ide y dans le voisinage du ,Muséua^ 

SKPOND GENRE. 
SOUD^. 
I." EspÈcjE. SOUDE SULFATÉE. . 

\ ( Prepiièrc partie , p. 253. ) 

Sel admirable f Gi.A9d£|i. — Alkali minéral vitriolé , Sulfate dff 
Soude , Sel de Giaubçr ;Bsrgm.^^ Id. De B. —Vitriol de Soude. 
— Naturlickes Glaubersalz , W. — Glauber Salz , Kabst. — 
jilkali minérale vkriolato , iSale-di Glauber; Vetr, — Salmila" 
grosa nativa^ Sdl de Glauber; "Hebro. — Glauber* s Sait, Kmir. 
—-Sulpfuue ofSoda^ Thoms. — Le Sel de Glauber natif , Broch. 

CARACTÈRES. 

Pesanteur spécifique i ,44^7 > Hassenfratz. 
JForme primitive. Octaèûre rectangulaire ( Prem. part. Rg, 8), 
dans lequel l'incidence de P sur P^ est de loo"* : Komé dé l^Isle, 
M. Haiiy admet cette détermination. 
Cassure , conchoîde , éclatante. 

YARIBTÉS DK FORMES. 

I Soude sulfatée /»r*7nzf«Vc / Haûy, à S. s. basée; Id, 
Suivant Rome de l'Isle les variétés de ce sel sont trés-nombreu- 
tes. 11 rapporte celles qu'il a eu occasion d'observer, à htàtr princi- 
pales ( Cristallographie^ t. i , p. Soi à 3o4;' Plusieurs d'entre elles 
•ont de simples des modifications d'une même vàiiéré. 

1. S. s. aciculaire; 3 S. s. Incrustante ; 

a- — concrétionnée; 4» "-^ pulvéraUrite* 

-- .6 



» 



/ 



(92) 

Couleurs» 
1^ Limpide, a. BlaacHe. 5. Blanc-rougeâtre. 

AlfNOT^TlOJN^. 

La Soude sulfatée, ditDç Barn^ n'est pas rare dans ht 
nature. J^mW^ iio«oa l*offre dans Teaci 4e i« mer et dans un grand 
nombre d'eanx minérales. On la trouve surtout dans les ex-* 
cavatiods abandonnëes des salines delà Haute-^A^utriclie , o^ 
il se forme « aorès quelque temps, nne quantité surprenant^ 
de ce sel , en g^ros et beaux eristaniE , transparens , prisma* 
tiques , qui par le contact de Vair se ternissent et se rédui- 
sent bientôt en poudre ( MUiéraiogie » tom. 2, p. sB^). Le» 
salines du pays de Salzbonrg en fournissent également. — ' 
Elle existe aiissi dans les mines de sel gemme de Wié- 
liczka y et à Kemerwal , près de Ofen, ou Bude, sons la 
forme 4^ concrétions. ^^ Dans plasieurs Autre» «ndreits de la 
Hongrie èUe est' est efflorescente sur des terrains maréca^ 
geux ( Reuss ). — En dissolution dans plusieurs eaux miné- 
rales de la Bohême, en Sibériç^en Çsp9gne , ei^ Egypte, etc. 

M. De Saivç, apothicaire k l^ilège, 4 iwa-s^eulemeiic trouvé oe 
sel en efflorescence dans certaines bouilles ; mais il a de plus re^ 
marqué que les cendres de ces houille» fournissoient une grande 
quantité âe ce même se}, lprs/}u*ûn les lessivott. ( Pemesie^ cité par 
R. jp. Cristall. t. \ , p 5o4, ) — M, Hofme^^ter e» a r^cuçilli des 
llocons sur une arg;ile rou^eâtre qui );apisse Les par<^is 4Vne grotfsff. 
nommée Zuergues-Hotel ( Grotte lïaine ][, \^ auelque ^i^tanç^ d'Hil- 
desbeim , prés de Marienbonrg en ^^i^e. he «nonticnle iont çUe 
fait partie est de calcaire strateux, on le nomme Galgen-Berg» 
( Ann. de Ch. t. 8 , p. Z21, ) 

1. Soude sulfatée concrécionnée , blanc-rougeâtre, renFermanf 
de la chaux anhydrosulfatée piimitiye j de Hgllein en Bavimt 
envoi 4© M.Marcel de Serres. 

2. Soude sulfatée granulaire , en masse ; du n^èi^e pays> 

3. Soude sulfatée efflore&centç , mélangée de magnésie sulfatée et 
de soude muriatée , sur chaux sulfurée granulaire; de Hallein« • 

Ces divers morceaux faisoient partie du même envoie , 



I 



I 



■ ■ (85) 

îî.« EspicE. SOUDE MURI AXÉE. 

( Pieniicre pai-tic , p. 22, ) 

Àlkaiî minéral muriatique , Sel' manu fossile et Sel gemmé ; 
Bergm. — Id. , R. D. — Id. et Muriate de soudé ; De B. — Soude 
muriatée , Sel gemme et Sel marin } Delam. — Sel commun , etc. 
Steinaalz , W. çt Kapst- — Sal comune , Sal marino. Sol gemma; 
Petb. — Sal^omun , Sàl geinm.Q, ; Hearo. ■•— Common Sait , Sal 
gem ? KiRw. — Muriate of Soda , Thoms. — Nattirliches Koch* 
8alz-\e Sel de cuisine ou le Muriate de Soude iiatfii"^ Broch. 

S. m. cristallisée , où laminaire et S. m. lamellaire. — Blàttriges 
Steinsalz^ W. etRARsi*. — t>^mcltar cofnmon Sait, Kiiw. 

S. m fibreuse-conjointe. — Faseriges Steinsalz , KarsT. -— Fù* 
brous common Sait y Kirw. 

S. in. granulijorme y des lacs. — Seesatz^ W#\ — Korniges Stein* 
salz , Karst. > ' 

GARA0TJsn^8^TVA|lliT3Sé 
Pesanteur 9p$c\fiqne 2,âoo i . { Ijassenfraiz^ ) 
I. Soude muriatée capillaire ; d'Auçsée ett ^XjpVà.Haûy» 

a. Soudé muriatée rjfiorescente ; ' 

M. Dûbuiston de Nantes a observé cette variété sur un Gneiss en 
décomposition, au N. £. de Nantes, et au«delà du mont Gohier , 
SUT la route de Rennes. 

ANKOTATIONS* 

IsSk Soude muriatée forme des ttiasses plus ou moins consi- 
dérables dans les terrains secondaires. a nxqnels elle appar- 
tient et oh on la trouve répandue par couches. Elle est con- 
temporaine de la première formation de la chaux sulfatée 
«ira tepse dont les couches alternent avec les siennes et avec 
la pha«|t carbonatén fétide et l'arg^île« Ses mines fournissent 
abondamment des corps organisés* fossiles ^ tels que des 
eoqaîlles , des madrépores , du bois bitumineux et des os- 
semetia de grands quadrupèdes , dit soufre^ dn bitume^ 
des cailloux roulés, etc. — Les mines Jes plus célèbres de 
ceCfe substance sont cj^lles de WicHczka (i), Grand-Duché 
da Pologne. L'Autriche (2) , la Bavière (3), l'Espagne (4)> 



( 84 ) 

k Srcile(5),^rAnglclerre (6), l'Amérique (7), la Pewc (8) , 
etc. en possèdent également. — Les eaux de la mer et de 
quelques lacs en tiennent en dissolntion^ On la trouve en- 
core sous le oiéme état dans certaines sources où elle existe 
presqne seule (q) , et unie à d'antres sels dans les eaux mi- 
nérales de platieurs pays, et notamment en France, à'Bour- 
boniie-Ies-Bains , Balariic , Chsiudcsaîgnes , etdl — Les vofr 
cans eux-mêmes nous présentent aussi la soude mnriatée ', 
quelquefois en assez grande abondance , en concrétions oa 
en petites mass&s , après leurs éruptions (10). 

(1) L'une des plus intéressantes descriptions qui ait été faite de 
cette importante saline, qui produit annuellement 120,000 quintaux 
de sel , est celle de Guettard , insérée dans les mémoires de TAça- 
demie des sciences pour Tannée 1 762 J nous y renvoyons. 

(2) Les mines de sel gemme de la Hongrie et de la Transylvanie 
scmt aussi très-abondantes. Des deux côtés de la chaîne des Kra- 
packs, ditTownson , le pays est farci de sel. Au sud il commence 
depuis Epecies , à Test, jusqu^à* Croustadt, à travers le comté de 
Marmarosch et la Transylvanie. ( P^ojage^ t. 3, p, 35 etsuiv.} 

(5) Le royaume de B^ière possède aujourd'hui les salines du pays 
de Salzbourg qui sont principalement alimentées par des sources sa- 
lées et qui renferment aussi du sel gemme , etc. 

(4) Il y a beaucoup de salines dans la juridiction de Mlngranillay 
dit Bowles* Anne demi-lieue de^ce village, au-dessous de Ja cou- 
che de plâtre , on trouve un banc solide de sel gemme parallèle à 
cette couche ; il a plus de 5o toises ( 1 00 mètres ) d'épaisseur. Le 
gypse, qui le recouvre contient des cristaux de quarz prisme héma^ 
toîde et d*Arrogonite (p. 164 ). — Dans la partie la plus élevée d'une 
chaîne de collines , en partie calcaires et en partie gypseuses , qui 
borde l'Ebre, de Test à loucst , se trouve le village de Valtien-a. Il est 
situé sur une, côte vers le milieu de laquelle existe une mine d^ sel 
gemme. La couche saline a 6 pieds d'épaisseur > etsciit exactement 
l'inclinaison du coteau , quoique sa pente 'soit considérable , des- 
cend dans le vallon et passe à la colline qui est vis-à-vis (p. 174). La 
plus célèbre des mines de sel de l'Espagne est celle de Cardona à 
ï6 lieue*8 de Barcelone , près de Mont Serrât et des Pyrénées. C'est 
uu bloc de sel massif qui s'élève de terre d'environ 4 à 5oo pieds y 



(-85) 

iânft^ crevasses , sans fentes et sans coucbes ; il a environ ime tioiie 
de circuit : on ne trouve pas de gypse dans ses environs. La rivière 
de Cardonero qui baigne son pied est salée et le devient encore da- 
vantage lorsqu'il pleut. Les poissons y meurent ; mais cet incon- 
vénient ne s'étend pas au-klelà de trois lieues. ( p. 406. ) 

(5) Jugeant par Tabondance du sel gemme que produit la Sicile, 
dit de Borch , on diroit que presque toute l'île a pour base un banc 
de ce minéral , contenu et seulement recouvert par la terre ; voici les 
principaux endroits où on le trouve r Castro-Giovanni , Cammarata , 
Giltai^isetra y Regal-Mnto, la Catolica. Les mines de Castro-Gio- 
vanni sont les plus abondantes ; le sel qui eh provient est limpide , 
ses bancs sont immenses et s'éclatent en cubes , etc. ( Minéralogie 
sicilienne , p. 1 7a ]• 

(6) A Northwicb , dans \p comté de Chester. 

(y) (1 ... . Le cbarbon de terre et le sel gemme , dit M. de 
Humboldt, abondent à l'ouest de la Sierra. Verde , près du lac de 
Timpanogos ; dans la Haute-Louisiane , et dans ces vastes régions 
lioréales contenues entre les montagnes rocheuses {Ston^^moutains) 
de Mackensie et de la baie de Hudson. 

Dans toute la partie habitée de la Nouvelle-Espagne , il n'existe 
pas de mine de sel gemme semblable à celle de Zipaquira , dans le 
rojauAie de Santa-Fe , ou de Vieliczka en Pologne. Le Muriate de 
Soude ne s'y trouve nulle part réuni en bancs ou çn masses d'un 
volume considérable ; il n'y est que disséminé daS des terrains ar- 
gileux qui couvrent le dos des Cordilières. Les plateaux du Mexique 
ressemblent , sous ce. rapport , à ceux du Thibet et de la Tartarie. 
La mine de sel la plus abondante du Mexique est le lac du Penon 
hlanco , dans Fintendance de San-Luis-Potosi , dont le fond offre 
une couche d'argile qui renferme la à i3 pour 100 de Muriate de 
Soude. » ( Humboldt , Essai politique sur la Nouvelle-Espagne , 
in-^.o t. a , pag. 694 et fitgflr. ) 

Les Lidiens . qui habitent les cavernes dti rocher porphyritique 
appelé Penon de les Banos , dans la vallée de Ténochtitlau , lessi- 
vent des terres imprégnées de muriate de soude. Cette argile lessi- 
vée donne à la fois du muriate de soude et de chaux, du nitrate de 
. potasse et de chaux, et du carbonate de soude. {Id, , p. 695. ) 

(8) A 3 on 4 lieues des trois églises , sur le chemin de Téflis et à 
la base du mont Ararat dans Jl' Arménie , il y a des carrières de sel 



^ 



C 86 ) 

fossile, qui sans être épuisées en fourniroieot suffisamnwnt à toute 
la Perse {Tournefort^ t. a, p. 337.) — A a journées de marche 
(l^^ngora, en venant de Tocat, on marche pendant 9 heures dana 
un pays assez plat , peu cultivé , sans bois ni brossailJes^, et relevé de 
quelques buttes remplies de sel fossile. Ce sel qui se cristallise daiia 
les fonds où Teau de la pluie croupit , fait produire à la terre des 
plantes qui aiment le bord de la mer, comme sont les espèces de 
soude et de limonium, La même chose arrive sur la montagne de 
sel de Cardone, en Catalogne {Id. tom. a , pag. 441 ). 

La Mer-Morte est connue chez les Arabes sous le nom de 
Bahhéiret-Lûth eu Bahbàret-Lùth ou Birket-Lûth. Son eau est 
claire et limpide, mais aussi salée qu une eau-mére de salines. Le 
sel qu*ort en retire est d'excellente qualité , et se produit sur toute 
la c6te orientale , en gros morceaux souvent d'un pied d'épaisseur. 
Cette production a lieu dans les endroits inondés par la Mer-Morte 
au temps des pluies... Sur la limite du pays de Dschebal et de 
r Arabie peirée , au delà de la petite rivière de d'Al Karahly , en 
allant vers Fouest , on traverse pendant quelques heures une plaine 
de sel qui n^oflre aucune trace de végétation. £n continuant le 
chemin vers Touest , et laissant la Mer-Morte à droite ou, au pord; 
on a devant soi une montagne, assez considérable, composée d'un 
. grand nombre de couches dé sel gemme. Cette montagne qui peut 
avoir 3 lieues de long , est cause du goût saumàtte des eaul de la 
Mer-Morte. En avançant toujours à Touest on trouve des mon- 
tagnes calcaires. ( Setien^ Y^y^g^ sur les confina de l'Arabie et de la 
Palestine; Moniteur du 3 juin 1810). 

(9) Il n'yti point de tnines de sel gemme en France; mais on y 
compte un grand nombre de sources salées. Les principales sont 
dans les déf)artemens du Jura , dé la Meurthe , ( \e% seules sources 
salées de Dieuse , de Moyenvic et de Château-Salins , dept. de la 
Meurthe, peuvent fournir par an, près de i,5oo,ooo quintaux 
de sel, suivant le rapport de M» le chevalier Loysel , maître des 
comptes, etc. ) des Basses-Pyrénées , du Mont-Blanc , etc. M. Corr 
dier a donné dans le J. des M. t. A7, p. 337 ^ ^44 ) ^^ description 
de trois sources salées qu'il a découvertes aux environs de Bobbio , 
dans la vallée de la Trebie , département de Gênes. Cette découverte 
est d'autant plus importante que , comme M. Cordîer Tobserve lui* • 
même , le sel est un des produits minéraux qui manqueht à l'Italie, 
et que ce royauxùe et les département de TEmpire formés du Pié- ■ 



/ / 



(87) 

snont «t de la Ligurîe tont plus particulièrement dépourvus de «cs- 
ftouTces pour se procurer cette denrée. Ces, sources sortent d*un ter- 
Tain argilo-calcairé de seconde forzpation , à couches schisteuses 
iliclîfiées et fcoiitotittaee*, et seiiibkblèàtotis\égardsàcelui qui com- 
|)Ose les irontagnes environnantes. ( Mémoire cité , p. SSg* ) 

{io) Otiéi froutê, etpirès des ét^Uptiods du Mont Bécla , du sel en 
^ grande «juantité , qu'il y en avoit de quoi charger nombre de che- 
vaux, ce qui n& comtihùe pas peu à* ocWÇitrter la cOiiriéxioii proba- 
ble entre la mer et les VoJoan^. ( Glafsen et iP&sfehen , Voyage en 
Islande , t. 5 , p. 54* ) — M* Berth , officier de marine -et Tirn des 
t^orrespondans du Muséum , a observé que plusieurs endi'Oits de la 
«Drface de la lave , vomie pendant leruption du volcan de l'î/e de 
Bonrbon^ qui eut lieu en 1791» et principalement les crevasses de 
.^ette méfûe lave, qui avoit empiété sûr' la mer, étoient recouvertes 
de sel marin en état de cristal minéral, — Féu Thompson rapporte , 
dans la reladon qu'il a donnée de l'éruption du Vésuve du 4 août 
ï8o5 , qu'en cherchant à pénétrer dans une crevassé de/la lave de 
3 à 4 pi^dà de large , il en fut repoussé , ainsi que MM/^e Hum- 
MëretGay-I^ti8sa0, par une chaleur insupportable , et ^ue les parois 
de cette ci^Vàé^ë étoient tapissées d'une croûte de mtiriate de soud^ 

de 2 à 3 pouces d'^p^sseur ite même courant offroit sur 

plusieurs de ses rameaux dti miitiaté -«f ammoniaque et dans quel- 
ques crevasse* du muriace de cuivre. ( Bibliotk* irUau. t. XXX , 
p- 25a et suiv. ) ' 

1. Soude VDXLtÏBXàQprimiti^^ ,. bl^urWigo^ sur la cbaus sulfatée 
lamellaire , gris-noirâtre f de Ischd en Haute-Autriche. 

1. a, S. m. primitive ^ limpide, en cristaux groiippés, sut.iuss 
«clat de bois ; de Wieliczka. 

1. h, S sn^ primitUfe ^ limpide, avee^îhaux «ulfatée^trapézienne 
iimpide , sur l'argile grisâtre; de ïîalle en Tyrol. 

2, Soude muriatée laminaire^ limpide^ façonnée^ pa«irlléllpt>« 
pède ; de Cardona en Catalogne : rapportée d'Espagne, en 1809 « 
'et donnée , avec plusieurs autres variétés de la mélne substance^ 
«n morceaux d'un beau vol^me, par M. Tondi. 

1, a, S. m. laminaire , limpide , en masse ; de Wieliczka. 
a. b. La même variété , en morceaux de différentes grosseurs ^ 
^8 «alines du Tyrol : envoi de M. JVlarcel de Sexres. 



; 



( 88 ) 

o Soude muYiaiée grano'lamellaire , veinle de roiige-încgmat^ 
de blanc et de gris , de Cardona ; donnée par M. Tondi. 

3. a. S. m. lamellaire , rouge-foncé , d& Torda en Transjl'* 
vanie. 

4' Soude muriatée fibreu&e'Conjeinte ^ à fibres droites , nuancé* 
de violet ; du même pays. 

4* O' S. m.fibtreuse conjointe , h fibres courbes ; leL 

4* à. Les mêmes variétés ; de Halleîn en Bavière. 

5. Soude muriatée concr^nb/W^, blancbe, deCardoqa; donnée 

• par M. Tôndi. 

5. a. La même de Iscbel dans la Haute-Autricbe. 

6. Soude muriatée /f'm^/Je, renfermant une portioQ de caryo^ 
phillite; de Wielirzka. 

La collection préseiiYe une belle suite de morceau?: de soude mu-» 
riatée ; leur nombre est d environ soijcante (une partie d'entre eux 
sont placés parmi les rocbes ). Elle renferme en outre des morceau^ 
travaillés en forme de tabatières , de salières, de livres, etc., une 
partie de ces derniers vient de Pologne et a été donnée , en 1804^ 
par H. Matakouski f les autres sont d^Ëspagne. 

AFPBZrD^CX. 
«SOUDE MURIATEE CUP R IF È'RE. 

La Sonde morlatée cuprifère a dté recneiliîe sons la forme 
de concréiioos verdftlres lors de IVrnption da Vésuve de 
i8o5. Elle est quelquefois mélangée de fer olîgisteen petites 
lames et de fer oxjdé rouge luisant. 

Soude muriatée cuprifère , concrétionnée-tnamelonnée , blanc- 
jaunâtre et verdâtre ; du Vésuve. ( Coll. du Mus. ) 

M. ' Tondi possède une suite très-intéressante de morceaux do 
cette sou$«es|'èce. 

IIP. Espèce. SOUDE BORATÉE. 
( Première partie , p. a3,) 

Borax , Bei\6.m. — ,Id. , H. D.-^Id. , Delam. — Tirikal^ Karsv*,* 

• •— Boracc , Petr. — Borax natii^o d yttincar , Herro. — Borax ^ 
J'inkal ; KÎRw. — Le Tinkal ou Boraiç natif , Broch. 



^ 



(89) 

La Sonde. borat^e appartient aux terrains d^ailavîon ma-» 
r^cageiix. On la trouve avec la Sonde muriatée , dans cer- 
tains lacs da Thibet. Le pins renommé d'entre enx est situ^ 
\ quinze jonrnées de marche et an nord de* Tissnlumbnb. Il 
a environ vingt mil^es de circonférence ; des rochers et des 
l^ollines Tentourent de tontes parts:. On ne voit ni rivières, 
ni ruisseaux dans son voisinage ; mais plusieurs sources sa- 
lées lui donnent leurs eaux. Le b< fax se dépose ou se forme 
sor le fond du lac ^ d'où on l'enlève en masses considéra- 
bles. Le volume de ses eaux est à peu près le mémo en tout 
t<*mps , et il est gèle une grande partie de l'année , ordinai- 
rement dès le mois d^octobre. ( Saunders , Ann. de Cbim. 
t. a , p. 299. ) — Dans d'autres endroits du Thibet , qui sans 
doute sont des fonds d'ancien^ lacs comblés par des allu- 
vions , on rencontre la sonde boratée sous la forme d^une- 
couche cristalline, en creusant à la profondeur d'une toise 
( 2 mètres). Reuss, — Il en vient aussi de la province de - 
Ynn-nan^ en Chine , et de plusieurs endroits delà Perse. — 
Elle existe également en Amérique (1) où elle a été décou- 
verte par M. Ant. Carrère, médecin. 

(1) Les mines de Viquintipa , celles qu'ori trouve dans les envi- 
rons d*£scapa, au Potosi , nous offrent ce sel em abondance. Les 
gens du pays le font servir dans la fonte des mines de cuivre , assez 
nombreuses dans ces parages. Ils remploient tel 'qùMl sort de la 
terre et l'appellent vulgairement Quemason. J. de Ph. t. 3o , p. 595.' 

1. Soudé boratee émoussée , blanche , petit cristal obtenu dans 
]e Uboratoirç de M. le chevalier Vauquelin. 

3 Soude boratée sexdécimale , blanc-verdâtre , translucide, en 
partie effleurie ; du Thibet. 

3. Soude boratée , en masse arrondie ; du mêiiie pays. V 

4. Soude boratée , en petits fragmcns encroûtés d*une matière 
£raste de couleur brune ; de la Chine. 



C 90 ) - . 

IV'. EsrècB. SOUDE CARSÔNAtÊÉ. 

( Première partie , p. 24 ^^ ^^^* ) 

WitriB ou Natron.derf JuBïciwis. — : Natroim , AjîdReosst. — Al- 
kali minéral aéré , BeApjï. — Natron, Carbonate de Soud« ; DbB. 

— Aikali fixe minéral , Natron ou Soude blanche d'Egypte ; R. D. 

— NatiirUches minerai aikali , W. — NaLron^ Kabst. — Aikali 
minérale nativo , Soda , Natro , Nitrum ; Petr. — Aikali mine^ 
rai ncuiuo , Hebrô. — Natron , Minerai Alhali ; KiRW. — UAl* 
cali minéral ou le Cai'bonate' dé Soude natif , BBOCtt. 

La Soude carbonatée ^e trouve dans les terrains formés 
par des alluyions. Elle existe en grande abondance en Egypte , 
on on la recueille pendant l'été sur les bords de plosîeara 
lacs dout le fond est calcaire et qnî sont alors desséchés (i)« 

— Les environs de Breizen en Hongrie (jj^) en fonrnisseKt 
aussi une grande quantité. On la rencontre encore en efQo* 
rescence à la surface j dn sol dans d'autres pays (3) et en 
dissolution dans quelques eaux minérales. ««Les sahatances 
Tolcaniques des environs de Naples , suivant Breyslack, 
sont chargées de; Carbonate de soude. Dolomiea en a rap- 
porté de l'Etna et M, Bory- Saint -Vincent dn volcan de 
TénériflFe. » 

(1)0 LefilacsdeNatroun oojntpremient une étendue d^environsix 
lieues de longueur sur -six cents à. huit cents mètres de largeur, d*un 
bord du bassin à Tautre ; ils sont séparés par des sables arides. • • • 
Les eaux de ces lacs contiennent des sels qui différent , même dans 
les parties d'un même lac qui ont peu de communication entre elles ; 
c'est toujours du muriate de soude , du carbonate de éoùde , et uil , 
1^ de sulfaté de, soude rlé carbonate de souda démine dans lés nns 
et le muriate de soude dans les autres. » Andrèoà^ ^ Sc9eÉi()tiintd« 
TEgjpte, toiù. 1 , p. a8i et 0^. 

(2) « Derrière Offen ou Bude se trouve la fameuse lande nom- 
mée Kerkuniter , dont le fond est couvert d*un Serbie mêlé avec des 
Iragmens de coquilles. . . . Cette lande nourrit pendant 5o lieues 
de longueur j, sur autant dé largeur , une grande quantité de trou- 
peaux. C'est dans ce même terrain et près de Brei^ien que se trouve 



. » 



(9^) 

^ans des lieux maréca^z > le sel alkali minéral mêlé avec de la 
terre argileuse. On fabrique depuis long-temps avec ce sel le beau 
sayoa de Breizen que Ton transporte dans toute la Hongrie, « (Z>« 
j5br«. Voyage minéralogique, etc. p. 6.) 

(3) M. de Humboldt rapporte que dans plusieurs endroits du 
Mexique « dans la vallée du Mexico et autres lieux, jusqu'à 2000 
et 25oo mètres de hauteur, , on trouve une terre argileuse appelée 
par les naturels Toijaesquetli , laquelle est accompagné? d'unetrès- 
grande quantité de carbonate et de mufiate de soude qu'on en 
retire. M. Gorcés , ajoute-t-il , a prouvé qu'en perfectionnant les 
moyens qu'on emploie pour extraire ces sels, on pourroit donner le 
quintal de carbonate de soude à moins de trente sous tournois. 
( J. de Ph. t. 74, p. aiiu) 

I . et 2. Soude carbonatée primitiçe et 5. c. ùasce , en très-petits 
cristaux , dans les cavités de la S. c. granulaire j blanche , nlélée de 
ioude muriatée ; d'£gypte. 

TROISIÈME GENRE. 

I«. EspàcB. AMMONIAQUE SULFATÉE. 

( Première partie , p. a54- ) ' 

Sel aramoniacal secret de Glauber , R. 1>. — Alkali volaftH 
vitriolé , Beugm. -^Vitriol àmmoniac^al , Moaveau. — Màécaptin ^ 
Rarst. — ' Sale ammomacale vitriolato , Pxtr. — Sol ammoniaca 
têcreta^ Hbrro.. — VUriolic Ammoniac , IÇiRW. 

L'Amitioniâqae «olfatée se rencontre sonsla formé décrit* 
crétions permi \eê produit» TC^Icaniqaes àvt Y^sdve et de 
TEtna et à la Solfatarre prè» Penzsokâ. Elle e«t souvent unie 
à l'ammoniaque mnrîatëe (i). On la trouve aussi en dissolu- 
tion dans les lagunes du pays de Sienne en Toses^ne , et 
dans une source thermale du département de l'Isère» -7- Kir- 
Tan dit qu'elle a, été trouvée en efflorescence à la surface d« 
la terre, daas les environs 4^ Tarin. 

(1) Dolomiéu a remarqué que ce sel*rendoit les masses d ammo- 
niaque muriatée auxquelles il se trouve mêlé , plus susceptibles d'at- 
tirer rbumidité d« Pair et plus sujettes à tomber en deliquinm. (Ca- 
talogue des produits de T^tna» p. ZjS , n<*r 4. } 



(90 

1. Ammoniaque sulfatée concretionnée-fibreuae ^ blanc-jaunâtré^ 
mêlée d'ammoniaque muriatée.et souiUée par de Tozyde de fcar; 
de la Solfatarre de Pouzzoles. 

2. A. s. concretionnée , jaune-roussâtre ; du Vésuve. 

IP. Espèce. AMMONIAQUE MURIATÉE. 

( Première partie , p. 25. ) 

Alkali volatil muriatique , Sel ammoniac commua, Bbbgic.-— 
Sel ammoniac natif, R. D. — Id. De B. — Nalûrlicher Salmiàk , 
W. — Salmiak , Kabst. — Sale ammoniaco , Petr. — Sol ammo" 
nîaca nativa , Herro. — Soi ammoniac , Kirw. — Muriate of Am- 
moniac , Thoms. — Le Sel ammoniac natif, Brocr. 

~ L'Ammunîaqne murialée se trouve parmi les produits des 
volcans', au Vésuve (i)> à TEtna , dans les ties de Liparî^ à 1* 
Solfatarre , etc. , et près des psendo-volcans qui doivent leur 
origine à des houillères enflammées . comme en Frante, dans 
le pays de Liège et en Angleterre près de Ncwcastle. — Lea 
eaux des lagunes du Siennois eu tiennent en dissolution. 

(]) Lors de l'éruption de i8o5 , le courant de lave ampliigénique 
vomi par ce volcan fut couvert d'une quantité immense d'ammo^ 
niaque muriatée. ( Thompson , déjà cité p. 87. ) 

1 . Ammoniaque muriatée cubique , blanche , sur l'A. m. fibreuse y 
obtenue par la sublimation dans la fabrique de Sel ammoniac de 
M. Bouvier; donnée par feu M. Miliière, aide-naturaliste ai^ Muséum* 

a. Amcnoniaqilé muriatée concretionnée; du Vésuve. 

QUATRIÈME ORDRE. 

Substances acidif ères alkaUno- terreuses, 

GENRE UNIQUE. 

ALUMINE 

r* EsFècE. ALUMINE SULFATÉE ALKALINE. 

( Première partie ^ p. 26 et^a54* } 

Argile vitriolée , Alun , Bero. — Alpn natif, R. D. — Id. De B. 
«— Id. Delà M. — Alaun , Karst. — Allume , Petr. -7- Alumbrt 



. ( 95 ) 

nativo , Herro* — - ^lum ou Allume^ YivKyr.^^jilum^ Thoms^ 
— L^Âlun natif , Broch;^ \ 

A\, suif, fibreuse» — Aluinen plumeum verum , Lbmery, — 
Alun de plume ou Alun scissile ^ VaLmoNt db Bomarb. •— Id. , 
TouRRBFORT. — Federsolz, Karst. 

L'^Al. suif, souillée d^oxyde de fer , ou peut-être mélangée de fer 
sulfaté , a été nommée par les Allemands , BergbuUer — Beurre de 
montagne. On en a trouvé en Saxe et en Sibérie. 

VARléTés DE FORMES. 

1 . Alumine sulfatée prinUtiçe éçidée ; de la Tolfa. 

Les cristaux qui présentent cette variété ne sont en quelque sorte 
que des carcasses d octaèdres dont les arêtes seules sont solides et 
dont les faces sont évidées 'intérieurement en forme de tremis trian- 
gulaires. Demeste les a très-bien décrits dans ses lettres au docteur 
Bernard en 1779 , ouvrage qui même aujourd'hui n*est pas sans in- 
térêt pour la cristallographie , ni pour la minéralogie ) 1. 1 , p. 232. 

ANNOTATIOIÏ8. 

L'Alumine solfàtée alkaline se trouve le plus ordinairement 
en efHorescence à la surface de certains scfaisles argileux qui 
en contiennent les ëlémeus et que pour cette raib'on on a 
appelé schistes alumineux (i) ; et quelquefois sor la houille , 
comme à Goltwig en Autriche ( Reuss). Les terrains d'alln- 
▼ion la présentent encore sons cet élat (3). — On la rencon- 
tre aussi en concrétions et en petites masses dans le 'voisi- 
nage de plusieurs houillères enflammées , et notamment en 
Prance , à Duttweiler , département de la Sarre ^ et à Aubin , 
département de TAvcjron (3). Elle existe tonte formée dans 
le voisinage de quelques volcans , comme à Monte^Nuovo , 
près de Naples, a la Soifatnrre de Pouzzoles , dans quelques 
grottes de File de Milo ^ dans l'Archipel , etc. (4) 

(1) Les pays où ils font l'objet d'une exploitation régulière sont le 
Haut-Palatinat, le pays de Salzbourg, la Bohême, la Saxe, TAn- 
gleterre., la France, etc. ' ' 

On retire encore Taiun par la lixiviation des cendres du charbon 
terreux brun a luilèie {^Alaunerde des Allemands} , comme à 



(94) 

Scllwemsale çn Sale et k Negrenitz , $ur les bords de TÈger , «M 
Bohême. (Tondi.) 

(a) La colline de Putxberg , derrière le village de Friedsdorf, dans 
]e dsépartemeat de la Moselle, est recouverte de couches épaisses d'al- 
luvion , composées de terre ahimineuse et bitumineuse , mêlée d'c* 
clats plus ou moins gros de bois fossile , c'est-à-dire , renfermant les 
principaux éiémens de Talun et du fer sulfaté. Les habitans du pays 
l'exploitent pour leur chauffage.... Oa trouve d'autres dépôts dit 
cette terre alumineuse à Rammelshoren et à Rettekoven , mairie 
d'QËdekoven , et sur la rive droite de Hahneubach , au-dessus du 
bourg^e Kirn , dans le roême département. {'TimoUon Calmelet , 
J. des W' t' ^5* P- 3^9 et suiv.) 

La mine d'AlcagniE en Aragon , ati i^apport de Bowles , se trouve 
dans un terrain bas , fangeux et noirâtre.. .<. Elle est três-riche. (Hist. 
nat. de l^Espagne , p. S88. ) 

« On sait que Talun étoit autrefois une partie considérable des 
exportations de TEgypte ; celui qu'on y emploie aujourd*huj vienc 
de l'intérieur des déserts au sud^^uest de la première cataracte. 
Les habitans de Goubanieh , viHage à 4 lieues de chemin de 
Syéne , sur la rive gauche du Nil , réunis avec quelques Arabes 
Ababdéfa , forment une caravane composée de 3o à 4^ individus et 
et de 5o chameaux, qui' part une ibis toas les ans de Goubanieh 
pour aller chercher l'Alun. Cette caravane marche pendant six jours 
d^QS des mont^gaes de grés. £lle reacontre alors une plaiae de sable 
dans laquelle e)le prolonge encore sa route pendant quatre jours en 
descendant un peu vers le lieu où l'altin se trouve. Il est disposé ea 
une seule couche qui varie d'épaisseur de 2 à i5 pouces (6 à 4^ cen- 
timètres. ) £lle est recouverte d'un lit de sable d'un demi-pied en- 
viron de hauteur , formant la surface du sol. Ce sable est sec et 
pulvérulent , tandis que celui sur lequel repose la couche d'alun 
est humide étala mém« saveur que ce sel qui est également humide 
au moment de son extraction. On le casse en morceaux ; et après 
l'avoir fait sécher au soleil pendant dix ou douze heures , on ren- 
ferme dans des sacs de feuilles de palmier qui servent à le trans- 
porter à Goubanieh. C'est dans ce village qu'on vient le chercher de 
tous les endroits d'Egj'pteoù il est employé. » [Girard , Décade égyp- 
tienne, t. 3 , p. 84 et suiv.) 

(5) Parmi les exploitations incendiées du pays d* Aubin , celles 



(ô5) 

dites de Laft«alle 9 de Fontaines , de la Buègnc et de BourlJionefé i 
sont les seules remarquables, soit à cau&e de Tintensité du lieu et 
de rétendue qu^il occupe , soit à raison du bouleversement et de la 
tofitefactîonHiu terrain jusqu'à la surface , soit-enfin parce qu'il se 
produit journellement une quantité considérable de sels alumineux 

an milieu des rocbés torréfiées: » (jCordier ^J ^ des M. , t. St6, p. 406.) 

»... 

. (4) Suivant de Borch (Min. sicilienne 9 p> 177)» on trouve uns 
quantité étonnante d'alun naturel pr^ de Monte-i^QMO et de Petra- 
Çlia, à Gampigliari et dans les iles de Itipari., Vulcano et Strom^ 
boli. •— A Segario en Sardai^ne , il y a une montagne qui a des ca- 
ternes peu profondes dans sies, deux faces , au nord et au midi , où 
Ton trouve de Talun natif cristallisé. ( Jizuni^ Hist. de Sardaigne, 
t. 2, p. 56i.) "^ ^^^ principales minear d^alun de Tile de Milo, dit 
Tournefort , sont à une demi<*lieue de la ville du côté de Sainte* 
\ iVénérande. . • . Les parois des ^er,içs ancienneoient pratiquée^ 

•ont incrustées de couches de ce sej ju^qu f( Tépaissf ur d'envijron ua 
pouce* "iJAlun de plume s'y trouve ai|5si ; mai$ i| est beaucoup plus 
abondant à 4 milles de la ville vers le sufl , où. tout au bord de la 
mer , dans un lieu fort escarpé , se voit une grotte , de 1 5 pas de pro« 
fondeur sur 1 5 à a'o pieds de baut , qui est toute incrustée d'alui|^ 
sublimé. ( Voyages , etc. , t, i , p. 164 et 1 65. ] 

Z. Alumine sulfatée primitiçe , en beaux cristaux groupés , demi'^' 
transparens ; de la fabrique d%lun de M. Guraudeau , qui en a fait 
don au Muséum. » 

3. Alumine wMàlk^ fibreuse , blanche, en beaux fila mens soyeux 
denvir<^ $ ceAtimètres ( prés de 3 poncés ).dsJo9gueur ; rapportée 
de nie de Milo par Tournefort , en 1 70a ou~ 1 703. 

3. Alumine sulfatée . concrètionnée , blanche et blanc-jaunâtre 
en quelques eudfoits ;. d'Aubin , déparlem^U' de l'Avayro» : don^ 
née par M. L. Cordifr , Iiifpi^teu« divisiounaire d«a l^nes do 
l'£mpire. - . . ,. , ^ 

Les variétés décrites par M. Haûy , d^n^son Traité -> sont placéee 
sur le gradin d'étude ; plusieurs d'entre elles et la cubique en parti- 
culier ont été obtenues par fèu liC Blanc , qui possédait à un haut 
degré le talent de faire cristalliser le$ sels. 11 a publié sur ce suj^ 
tm mémoire trés-intéressant intitulé : De la Cristalloteçhme , etc. , 
broch. in-8° , de 88 pages ^ arvec 3 pi. , Paris, 1 802. 



/ 

) 






(96) 

U*. EsrècÈ. ALUMINE FLUATÉE ÀLKALÎNÊ. 

( Première partie , p. 27. ) * 

Cryolithe d'ABU.DOAARD. — Cbriolite, Delam. «^ KryolUh , 
W. et K. — Chriolite , Thoms. 

[.'Alnmine fioalëe aikallne^se trouve au Groenland dVft 
<^Uc a été rapportée à Copenhag^ne par nti ini^âionnaire. — 
Plusieurs des morceaux que Ton a envoyés depuis de la 
même contrée sont mêlés de beancoyp d^oxjde de fer^ de 
fer spatliiqne, de cuivre pyrîteux, de plotnb sulfuré et de 
quarz. D'après cfila il n'est pas douteux que la cryolithe ne 
soit une substance de filon. De Bournon y Journal dea 
Miues^ t. 29, p. 159. 

M. Bruun-Neergàard a publié tout récemment une notice très- 
intéressante sur l'espace qui' nous occupe. Elle est insérée dans le 
Zo'' volume du J. des M. p.' 383 à 389. - . 

1. Alumine ûuatée alkaliae laminaire , blanchâtre. 

Les deux seuls échantillons de cette rare substance que renferme 
la collection lui ont été donnés par M. Haiiy. 

Les plus beaux morceaux de ce minéral qui nous soient connus 
sont dans les cabinets de MM. Neergaard et Tondi. 

APPENDICE A LA PREMIERE CLASSE. 

XXXIX". Es^^cjB. OLAUBÉRITE. {my. 
(Glaubérite, Brôngniabt, J. des M. t. 23 , p. 5 à' 20. ) 

CARACTERES. 
CARACTjkRB ESSENTIEL. 

Divisible parallèlement aux pans et aux bases d*un prisme obli* 
que. Acquérant dans Teau une couleur d*un blanc laiteux. 

CARACTÀIIB PHYSiqiTB. 

Pesanteur spécifique 2*73. 

Dureté- Rayant la Chaux sulfatée. . 

Réfraction , simple , même à travers une des baser et une face 
artificielle inclinée à cette base. ( Hauy, ) 

Electricité , résineuse , par ' le frottement ; plus forte quand le 
cristal est isolé. ( HaUj-. ) 



( 97 ) 

Couleur , jaune pâle , nuancé de rougeittie. 

CARACTÈHE OÀOMÂTRiqUS. . 

Korme primitive. Prisme obli(|Tie à bases rhçmbes de 75* 5a' at 
io4<i28', dont \t% pans font avec les bases des angle* ««nsible^ 
ment égaux aux prérédens (Tabi. comp. p. 23. ) 

Cassure, , vitreuse. 

CARACTÈRE CHlmqnB. 

Jccion du Jeu, 'Exposé au feu brusquement , le Glaubérite 8« 
fendille , décrépite et se fond en un émail blanc. 

Action de l^eau Mis dans l'eau ou simplement mouillé sa sur-^ 
face ne tarde pas à devenir d un blanc laiteux, U .est soluble en par- 
tie Sa poussière ne verdit point le syrop de violettes. *" 

Aoal^'se. • 
Chaux sulfatée anhydre. ..,•., 1 . 40 
Soude sulfatée anhydre .,,..,,.. 5i 



100 



, VARIÉTÉS DE FORMI^. "^ 

Glaubérite quaternaire ; {Hat'iy. ) 

Prisme oblique, très-applati , dont les bases sont inclinées aup 
les pans de 142 et 38 degrés. 
Cette forme rappelle celle des critaux d'Axinite. 

ANNOTATIONS, 

• 

Le Glaubérite ne s'est trouve qa'en Espagne y à VîHarn- 
bia, près d'Oçan^t dans la Noiivelle-Castille II est disse*- 
miné dans des masses de sel gemme. Les parties de sel qui 
en contiennent, sont souillées d'argile qpi pénètre dans les 
stries dn Glaubérite^ mais rarement dans sa substance. La 
forme à peu près Jenticulaire et presque rbomboïdale des 
cristanx de Glanbérite, leur couleur jaunâtre et leur gise- 
ment les ont fait prendre d'abord pour du gypse. Ce miné- 
ral a été rapporté d'Espagne , en 1807 , par M. Duniéril. 
{Brongniarij Mém. cité. ) 

1. Glaubérite quaternaire , jaune«roussâtre , engagé en partie dans 
]a soude muriatée laminaire !^d'£spagne. 

Ce morceau et un cristal isolé de la mhmê substance ont été 
dopnés par M. Duméril. 

: 7 • 



( 98 ) 
SEGOWDE CLASSE. 

I 

SUBSTANCES TERREUSES. 

Première espèce. QUARZ. 

I. (^UABZ-HYALIN. 

( Première partie , p. 3i et 255. ) 

. T. . ; * 

. Qi^artz. ou Cristal de roche de^ Anc. Min. — Quarz , W- eC 
Karst. — Çuarzo^ Petr.~ Id. Herro. — Quartz, Kirw. — "Lm 
Quartz , Broch. 

Quai-a*H):alm criHaliifié. — QiKirtz pyramidal , Mpng. -^Cristal 
de roche, -^J3ei:gkri8£al^ W]. — 7 Cristallo di morue, P^tr. — Cris^ 
toi de rfica , IIerho. — Mountain or Rock Cristal, Kirw. — Lo 
Cristal de roche , BaocB. 

Q.-H. dodécaèdre ou prisme llmj^ide y en petits cristaux i&olés. — 
iFaux diamans-; Diamausd^ Canada, de Bristol, deHoogrie,de 
Bohême, de Siiésie , de Tartarie, de Baffa , des Asturies , de Ga- 
lice, du Dauphiné, etc. •— /W,5»' ddi^piftnti , PsTR* — Id» Nap. 

Q.-H. dodécaèdre ou prisme hémaloïd^ , rooge-vïf. — Hyacin- 
the de Compostelle ou Fausse hyacinthe. — Q. rubigineux sinople « 
Brong. — Falsi giacinti , oisia di Compostella, Nap. 

Q.-H. dodécaèdre ou prièrrté , brun. — Diamant d'AIcBçoo. 

Q.-H. laminiforme. — Quarti lamelleux ou fendillé, R. D. — ^ 
Quàr'z haché- Gekummt ; Ket^ss. 

Q.-H. laminaire, — Quattï gras ,* De B. — Milch Quarz , W. et 
K/iRst. — Quàrzo informe fragile , PcTa, 

Q.-H. flcfc///ai>e-r«(/#e.— Qoartz zéoîitifome, Faitjas. — Quarts 
étoile , RËNob. -^ Quartz cristallisé en roses , R. D.— Quartz eom- 
hi'urï Bbrenx et ttjMé « Menaivd. — ^Quanz.en barres « DrI'Àm* 

^ il.' 

Ç^.'H. fibreux, — Dick/aseriger AnieehyH , W.-*^^iwer Qt^érZy 
Karst. — Fiùrous Quartz, &x^^. 

Q.-H granulaire, ]autte-»veTditte}--^€éuUa!it,^AfiKC- 
Q.-H. amorphe, — Quartz comnîùn ou informe , 0ëB. -*-* Geàieî- 
utiT Qûarz , W. — Quarzo informe solido , t^ETtt. — Qnarzo oowun • 



( 99 ) 

mn masa, Hebeo, — Amorphous Qriartz, KiRw. — L« Quart» 
commun, BrocH: 

Q.-H. roulé, limpide.— CaiHou du Rliio , de Cayenne , du 
Gabian , de Médoc , d*Art , de Royan , de 3rouage ^ de Vichy , etc. 

Q.-H. arenarj — Sable quartzeux pur , Quartz en poussière et 
Sabion, R. D. — Gravier, gabion stérile, S. mouvant, Bomabe. 

— Quartz sableux , Deiûah. — - Qugrzo arenoso^ Arena, Peth. 

Q.-H. concrétionné, — Verre de Francfort ou Hyalithe. — Cal* 
cëdoine volcanique, Nonndljl.. — Gufar siliceux, Klatroth. — 
Hjalit^ W. et Kabst — Mulhr Glass ^ Lapa Glass, Perl^ 
artiger Kieêelsititer ; Karst. — f^idrio d^i MuUer , He|ir&. -^ 
Hjalite , Kirw. 

Q.-H. limpide, — VfjIgaireiDent Cristal da roche. 

Q,-H. violet, — Améthiste. ^ Améthyste W. -?- /imethyitr. 
Çuarz , Karst. -^ Q. violetto o Amatista , Nab.— Id, , Herro. 

— Ametkyst , Kirw. — L*Aa^éthiste , Brock. 

Q.-H. bleu. — Cristal bleu. Faux saphir, Saphir «d'eau.. Saphir 
occidental. — Falso zaffiro, Plasma di zaffiro ^ Nap. — Q-rH» 
Saphirin, Bbokd. 

Q.-H. ro*e. Var. du Milch-rQunrz ^ W. et Karst. — Rosy red 
Çuarz , Kirw. — he Quarts laiteux ou Quartz rose, Broch. 

Q.-H. jaune» — Cristal jaune oucitrin , Fausse topaze , Topaze 
de Bohême.— Q. citrino, NA^.'^Zifrinq^ IIebRO. — Occidental 
■ ITopaz, KjRw. 

Q.-Jî. enfumé, —Cristal enfumé. Topaze enfuijQée. -— Ranchr 
topas des Aix."-^ Cristallo o Topazio eiffumicat&, Na^. *-« Topa- 
cio ahumado , Herrg. — SmokfMl Topaz^ Kirw* 

Q.-H. vert-obscur. — Prime d'éoaéraiide , R. i). — Prase , Des- 
liAM. — Prasemt'Quarz , Karst. — Q. v^rde d'Oliça , Prase , 
Praaio ; Nap. — Ç. verde pardo obscuro o P rasent , Herro. — 
Prasium , Kirw. — Quart?i prase , Bronq. 

Q.-H. hématoîde\ rouge foncp. — Sinople ouZinopel^R. D. — 
Id. , ÛEi^M. — Eisenhiesel, W. — Q. rubigineux sjnople, Brong* 

Q.*p. rubigineux , jaunâtre ou brun. — Var. de Y Eisenhiesel 
de W. — Quartz rubigineux jaune, Brono. 

Q.-H. laiteux, — Quartz laiteux , R. D. — Id, Davb. — Mihk 
Quarz , W. et R.. -- fiosy red Qufirtz^ KiBw. 



f* 






• • • 






J 



( 100 ) 
Q.-H. noir, — Cristal noir , R. D. 

Q.-H. gras» — Quartz gras , R. D. — Qoartz informe gras , D« 
B. — Quarzo pingue , Petr. — Quarzo graso , Herrg. 

Q.-HJ açeiUuriné. — Aventurine naturelle ou Quartz aventuriné , 
B. D. — Pseudo-aventurine quartzeuse, DsJ^ku» •— j^çeràurinstein , 
des Allbm. — Pieira 'uenturina ^ Petr. — Id» Herr6. — Q. 
gramiloTy jiventurine ^ Kirw. 

p. •'H. irisé. — Iris des joailliers. — Iris par fêlures , R, D. — Be-- 
i genùogenstein , des Aluim. — - Iride , Naf. 

Q.-H. pêeadomàrphiifue , modelé en Chaux sulfatée Uhiiculaire. 
— Quartz en crêtes de coq , R. D. 

VARléxés DE FORMES. 

é 

1 . Qnarz-hyalin éjnarginé ; d^Oberstein. 

La variété prismée dont les arêtes des pyramides sont remplacées 
par des^ facettes trés-étroites. ( Tondi,- 1806. \ 

2. Qnarz-hyalin pentahexaèdre ; de Tlsère. 

La variété prismée dans laquelle les six arêtes au contour de clia> 
que base sont remplacées par des facettes. ( Haiiy , 1807. ) 

3. Quarz-byalin laminifonne ; du Harz. 

4' QyiAxz pulvérulent \ 

Certains Quarz-aga thés pyromaques renferment une poudre bl an* 
che qui n'est que de la silice pure , comme s*eu est assuré M. Roard y 
directeur des teintures à la manufacture Impériale de tapisseries dea 
Gobelins. L*on en trouve a^sez communément dans les départemens 
de rOise et de la Seine-inférieure. 

6. Quarz compacte ; de la Tarentaise. 

M. Brochant qui a décrit ce quarz , dans son beau mémoire aor. 
lés terrains de transition de quelques parties des Alpes , ( J. des M. 
• t. a3, p. 3ai à 38o ) le caractérise ainsi : « Il est absolument oaat 
et opaque et n'a pas la cassure conchoîde du quartz. Considéré mi- 
néralogiquBment il diffère tout-à-fait du quartz-hyalin amorphe de 
Mi Haiiy , e.t du quartz commun en masse de M. Wemer ; il est au 
quartz-hyalin en masse ce que la chaux carbonatée com^cte est à 
ia chaux carbonatée lamelleuse en masse ». (Mém. c^lé,p. 335. ) 

6 (^iiatz-pseudomorphi^ue» 






' • • • 



-y^ .. I 



1. lk« Q. ps. modelé en Chaux carlÀinatté primitiçe ; de TOisaûS. 
{ Cx>Ilection de la Direction des Mines. ) 

2. b. Q. ps. modelé en Cb. carb. Tnêtastatique \ de Montbrison ,' 
département de la s Loire , où il a été observé par M. IÇia verrière , 
ingénieur en chef des mines de TEmpire. 

5. Q. ps. modelé en Gb. carb. dodécaèdre; du même pays. ^ 

Ces pseudo-cristaux ont quelquefois plus d*un pied de longueur ,' 
et sont creux pour la plupart. ( ^oumo/i , Traité de minéralogie, 

t. 1 , p. 297. ) .X 

4- et 5. Q. ps. modela en Chaux fluatée primitive , simple ou 
convexe , et en Cb. fl. cubique; dit département de Saône et Loire. 

On trouve les mêmes modifications de formes à Beeralston en 
Devonshire. ( j9o2«rm>/i \ ouvrage cité , p. 297. ) 

6 à 11. Q. ps. modelé en Baryte sulfatée ;yrimi!nV0) trapézierme y 
époiraèe , laminàilre, concrétionnée , et radiée ; 

Ces pseudomorphoses ont été recueillies dans les communes de 
l.abonlaye, canton de Houssillon , de la petite Verrière^ départe- 
ment de Saône et Loire ; et dans celles de Cbilde , département de 
la Nièvre. ( Tonnellier,^J, des M. t. 20 , p. |58. } On peut les voir 

dans la collection de la Direction des Mines. 

• 

12. Q. ps. modelé en Fer oM^ste primiti/'', de Saxe. 

ANNOTATIONS. 

Le Qnarz-Hjalin est nne des substances qui dominent 
dans la compositîou du Globe. 11 appartient aux terrains de 
toutes les époques et.d^ tous les modes de formation; 11 fait 
partie intégrante du Granité, du Gneiss , da Schiste micacé; 
de qnelqoes Sjenit^s , et de plusieurs Porphyres. Il cons-* 
titue des lits entiers dans les montagnes primordiales , et 
quelquefois dans celles ^e transition. *— On le trouve en 
cristaux dans les cavités de certaines amjdaloïdes et dans 
celles des roches anciennes , soit senl, soit avec d'autres 
iDatières. — Dans le sol secondaire èes grains agglutinés for» 
anent des montagnes entières ; c'est le grès* — On le re-* 
trouve encore sons la forme de fragmens roulés 4a ns les lits 
«l«f torrens et d^s rivières , ou déposés en^aacs quelquefois 



C l'o2 ) 

fcDtisîderatiles clans les terraiiiA d'alJ avion. Les déserta inA^» 
I.1I1S de PAfriqne sont coUTerts de grains de qnarz pros-^ 
qne 'pulvérulens et mobiles an gr^ des Tents. — £nfiil 
les 6lons , mëtalliqnes ou stériles , en sont le pins ordi> 
nalrement remplis. ^ Les pays qui fonrnis sent les Tarif^^ 
tes cristallisées les pins parfaites sont la Snisse ^ la Boliéme ^ 
la Hongrie , la Sibérie , Ttle de Madagascar , la France ^ 
rttalie , etc. 

t. Quarz-hyaîîfl primitifs en petits cristanx limpides, groupés 

sur un qnar%-agatfaé grossier ( fforrtstein) , noir^grisAtre j de Chaude 

fim.'\ine, département de l'Ourtbe : donné par M. le chevalief 

' Vauquelin , de Tlnstitu^ Impérial et Tuu des Professe tn^- Ad mi- 

iiîstrateuirs du Mnsétim dliistoite liatarellé. 

3. Qnarz-hyalin dodécaèdre^ blano jaunâtre , disséminé dans un 
porphyre à base de Feldspath compacte , gris bleuâtre ; rapporté dé 
TénérilTe par feu Mangé, aide-^naturaliste au Muséum, 

Cet homme estimable auquel les collections du Muséum éto:ent 
déjà redevables de beaucoup d'objets nouveaux , motirut de la dyè'^ 
^enterie à Vi\e Maria , le A ventôse an X (ài février 1802), « uni<* 
versellement regretté sut les deux vaisseaux , cBc Pérou , et bien 
digne par son caractère et son dévoûment ad succès de Fexpédition , 
des sentimens de regrets que sa perte inspira. » {Voyage de décou* 
' vertes , efc. ^ 807 , t. 1 , p. ^77. ) 

Quand rhistorien de ce voyage pàyôit à la mémoire de Mangé ce 
)nste tribut d*éloges , on étoît loin de penser qn*&.la flemr de son 
âge il pérîroit bientôt Iili-méme , sans atoîr eu le tempsde terminef 
l'ouvrage dont il avoit amassé les immensps «atériaux , 'nA dépens 
de tant de privations et de dangers. II résulte de la notice stur Vex* 
pédition à la Nouvelle^Hollande donné par M. de Jussien ^ que le 
voyage de découvertes au succès duquel MM. Pérou et le Sueur ont 
^tant contribué, du moins quant à la partie zoologique, a fourni aux 
collections de toologie du Muséum 18414 individus appartenant à 
$87^ espèces , parmi lesquelles 354^ sont entièrement nouvelles , et 
que près de 1000 peintures ou dessins de M. Le Sueâr attestent pins 
particulièrement son zèle et son activité, ( Ann. du Mas. , t. 5 , p. t 
à 11.) François Péron est mort dans les bras de M. Le Sueur , son 
eom^î Rgnon de voyage et son digne ami , à Cérilly , département 



(105) 

iifeV Allier, ΀?i4 décembïe 1810/ II. y <5toit né le aa août î'^75. 
M. Dtlenz^» publié dans le t. XVII' deg Annales du" Muséum 
d*hi«toire naturelle , une notice plpiae d'jnt^i'êt sur U vie el lés oiv- 
vrages <ie ce naturaliste. 

st. a Q^-'M. dodécaèdre, hémûtfnàû^ ^em. petits cristaux très-neté 
et df*uh ro^i^eWîf , d*£^^agne ; o^'oéf le» troifve comnantmémsut di»»^ 
•éminés dans la cfaaux sulfatée granulaire avec dds cristatrx à^At^ 
sdgoaice. M. Toadi «q a obs&rvé datn» la pierre $abloDèut^ ^ à Bu- 
^ols ^ dânis le xayapoiede VaJenÉe# 

M. George Santi a trouvé la même rsrriété d^ formé ^eik cfistaux 
limpides , ou bnin-noirÂtres, ou rougeâtres v aux eiiviro9S da Pi^no 
et de Sa^Si^lvadore.^ daoé le Sie^oisk. Ils e^^istent en gtand/s aboa-^' 
dance avec la variété prismée , ta.ot à la.s^rf^cje.du solV.qu^ dans la 
cbaux sulfatée compacte , blanche ou grise , employée comme pierre 

es nom^ale pierre can^ 
cornue , piètre dicone ^ dfu mercati et àUridi nere d'ell atdobrandL 
.\Voy,a^e au Montunùflta , etc.,,. t. 1 ^ p. 192 , aSg et 3o/| ; et t. i , 
P- 406. ) ' ... 

3r. Cristal ooÈmplèt de Qiwis«'b}»li|i pr$sm4 , limpide «, d^nt les 
arêtes sont un peu émonssées et la siiitiflee, dépolie , ayaj3it ^.déc^i- 
mèi(e& (18 polices de longueur), et ^.ce4tim«tre8.(plus de 5 pouces 
d'épaisseur f de Madagascar , où il a été rctcueilU , en 1776 , pa# 
H. Rochon , de l'Académie i^oyale des Sciences , aujourd'hui mem- 
bre de rinstitut Impérial de France» 

3. «. Q.-H. prUmi^ ^ gTi5*cepdré.;.xri6tal isolé de.}€ Q^tina^ùtres 
(^6 pouices ) de longueiir sur 11 centinitètrefi (4 pduces 4 epMssc^ur) s 
de i^^iilnwBld eu Bobémcf. ., . 

3. ^, Autre cristal de Q.'H. prismé-comprimé , brutt-aoîtâere , 
tiftaillucide , égâleiment complet et d'un volume plus; considérable. 
encore, s^^m3£ centimètres (.19 pouces) de long, et i3oçnf3im^|)^eft 
( 5 pouces^ dans sa plus grande épaisseur; de Sibérie* 

5. c. Groupe de; cristaux de.Qr-H,.;im«|i^, limpide, remarqua- 
bles parleur volume et leur belle con»efvatlon (chacun d'eux ayja.nt 
près de 5 décimètres ) ;et formant une masse d'environ i(Jo , kilo- 
grammes ( 526 livres ) ; de Fischbach -en Valais , actuellement 
département du Simplon. 

3. d. Le Muséum possède une pyràmide'héxaêdre de Q -H. trans- 



J 



\ 



r 



{sarfenr, que Yénormuâ Ae son poids joint à son graiid voittme, li 'olWt 
pas permis de placer dans les galeries. Elle vient également dU 
Valais d'où elle a été rapportée en 1 an V — 1797 , p«r les ordres 
de S. M. rEM^EBEVA ET Bot. Ce beau raofceau a figuré parmi lès 
objets de sciences- et d'arts recueillis en Italie et pdrtés en triootpfae 
«u Cbaiitp>de*^Mers dans les journées des 9 et 10 tbermidoran V. -r- 
a6 et 27 juillet 1797- 

3. d. Q.-H. prCsnié , blailcfaâtre , avec chaux fluaree cubique , vio- 
lette et plomb sulfuré cubo-octaôdre ; de Allehheads , dans le Nor» 
thumbei'laJQd , en Angleterre. 

Ce beau morceau fait partie d'une suite nombreuse et bien choisie 
de minéYâujt d'Angleterre, donnée au Muséum en décembre 1810, 
par M. Heuland , minéralogiste allemand. 

3. e. Q.-ti. prisme , violet , en cristaux groupés , tapissant Tint^ 

rieur d^une gepde de^quari-agathe d'environ 3 décimètres ; rapporté 

'du Gallienberg , département de la Sarre , et donné par M. Brard ^ 

avec plusieurs morceaux de quart-agathe dans leur gangue et da 

même pays. 

3.yr Q.-H. prisme / viojet , surtout à Texti^éfiiité des py^mides ; 
* de Katherinebouf g ten Sibérie. ' 

3. g. Q.-H. prisiné , violet, recouvert fn partie de chaux carbô- 
ndiée fei'ro-maganésifère fibreuse , jaune-olivâtre ; de Schenmitz en 
Hongrie. 

3. h, ÇÎ--H. prisme , enfumé ; du département de l'îsère. 

3. i. Q.>H. prisme^ blanc- jaunâtre,' transparent , eA Cristaux 
groupés , renfermant de la baryte sulfatée lamelliforme , blanche \ 
de la Gardette , département de de l'Isère : donné par M. Hericarc 
. de Thury» 

3. h. Q.-H. prîsmé-'ComprimA y limpide, avec cristaux d*épîdote 
entrelacés ; de l'Armeùtières en Isère : donné par le même. 

3. /. Q.-H. prisme , limpide , dans l'intérieur duquel on aperçoit 
-une pyramide hexaèdre de talc chlorite f du Brésil : donné pur M. Id 
chevalier GeoffrOy-Saîrit-Hilaîre. 

4. Quarz-hyaliuj rAom^i/^rc , limpide ; dil départemédt àf. Fl&ère : 
deux écliantillons donnés par M. Haûy- " ... 

5. Quarz-hyalin/7/fl^^/rtf, limpide ; Id, 



( io5 > 

/ $. a. Croupe de cristaux ào Q.-H. limpide, ofTrant réu&ies \é% 
Variétés prismée , priamée-contpriméB , rhombifere et plagièdre^ éga-* 
iement de Tlsère. 

6. Q}i?irï'hy2]\n pentakexiièdrè *, grisâtre , translucide >, termina 
d*un seul coté et mélangé dans sa partie fracturée de feldspath Iami« 
flaire et de mica gris-métalloïde ; donné par M. Hauy. 

7, 8 et 9. Les variétés coordonnée'^ i unibibinaire'*' , èmarginée* et 
unomalc * u*exist«nt point encore dans la collection. 

10. Qaarz-byalia lanitmjôrme*^ plusieurs morceîTux dont les uns 
sont bJancMtres , les autres biaBC*jaiuiàtres ou bruns ; du Harz : 
envoi du Duc de Trévise. 

1 1 . Quarz-byalin, blanc-grisàtre, naturellement poli ;'du Simplon : 
donné par M. Polonceau , ingénieur des ponts et chaussées. 

11. a. et 11.^. Q.-H. blanc-mat et Q.-H. noirâtre , polis natu-* 
tellement ; du grand Saint-Bernard : donnés par M. Hersart de la 
Villemarquè. 

1 a. Quarz-hyalin laminaire , rose ; des environs de Chabanols , 
département de la Lozère. 

M. Cocq , commissaire des poudres et salpêtres , à qui Fon doit 
la découverte en France de cette intéressante variété , l'a rencontrée . 
en blocs d'un assez grand volume dans la plaine granitique qui règne 
vntre Marnejols et Saint«Cbely \ et bpécialement auprès de Planés 
et deCbabanols , même département. Le Muséum lui est redevable 
des deux beaux échantillons qu*il possède. 

IX a, Q.-H. laminaire , rose ; de Rabenstein en Bavière. 

■ 

12. h, Q.-H.' laminaire , rouge de rose, laiteux et cornm^ on* 
dulé, à Cassure plus Vitreuse qUe les précédons \ morceau d'un 
beau volume, du Kolyvan en Sibérie. • 

M. le conseiller aulique Andisé de Nartow , a donné dans let. X 
des iVbi^a ac^0 de TAcad. imp. de St.-Pérersbourg, la description 
d'un qual% rose ^Ui Se trouve au5c environs de la forteresse Neyscb- 
lott , en Finlande. Il se rencontre , dlt^l , dans un feldspath gri^ 
sâtre , quelquefois strié avec Une rendance à se cristalliser ; mais en 
grosses masses , et mêlé avec des masses de homeblende noire (^m'- 
phibole), asseï dur«, feuilletée et luisante , quelquefois friable et 
terreuse. L s môme roche renferme du graplrite , etc. ( Mém. cité w 
p. ae8. ) 



\ 



( ro6 ) 

1 S. Qùarfc-byiiUn adadairej'adié , blanc-jaunâtre et blanc-nMH 
geAtre , eif boules groupes , cojoiposées de rayons divergena à som-* 
mets hexaèdres; de Chavaignes , département de Maine et Loire : 
donné par M. Menard de Lagroye , qui Ta décrit sous le nom d« 
Quartz commun , fibreux et radié , J. des M. t. 27 , p. 67. 
^ Cette variété de qtiarz se trouve particulièrement en France , 
dans le département de Maine et Loire ^ sur le territoire des com- 
munes de Chavaignes et de Martigné-Briant , à 6 lieues environ de 
la ville d* Angers. Il y en a des masses de toutes grosseurs , de petits 
/ blocs marnes , tous épars entre une multitude de débris dis même 
nature et sur un terrain schisteux. On le rencontre aussi aux etfvt-*' 
Irons de Nantes , dans le granité qu*on exploite pour le pavage de la 
ville, au coteau de Miséri, vers lextrémité de la Fosse. Ses glo- 
bules y sOQl associés à la baryte sulfatée , crétée ou mamelonnée. I.«8 
départemens du Cantal , de la Haute-Loire et delà Coirèze en four- 
nissent aussir Debom et Gmelin ont décrit ceux de la Hongrie et 
de la Saxe ; M. Pini , celui de la vallée de Brosso en Italie , et feu 

_ * 

Macquart celui de Sibérie. {Mémoire cité.) 

i^.Qu^rz-hydWn fibreux^ blanchâtre \ à fibres conjointes {^Dîck- 
Ji'aseriger Amethy$t, K'arsï-) , de.Pacherstolïen, près deSchemnit;t 
en Hongrie : donné par M. Tondi. 

lô. Quar2-hyalin amorphe^ yert- obscur, {Prasem, W. )^lui:- 
sant , eil partie souillé d*oxyde ja^ue de -fer ; de Bréitenbrun près 
de Schwarzemberg en Saxe. ^ . , 

i6. Quarz-hyalin rM^i^fne«x, en partie massif et en {larti^oril- 
tallisé , coloré par Toxyde jaune de fer ; de Saxe. - 

17. Quarz-hyalin concr^f/on/z<?-?nâ/ne/onn^, blanc«iaun4tre, trans- 
parent , sur une amygdaloïde brune, à base de Wacke ; delà oar- 
ïière de Schwartz-stein-kant, près de .Kockenbeim , à une lieue « 
demie de Francfort sur le Mem : trois -morceaux rapportés et don- 
nés par M. Brard. ^ . 

On trouve du quarz concrétionné d'un blanc nacra, .assez sem- 
blable à la Fiorite de Thompson , sur les laves qui bordent le mis* 
seau d*£xpailly , aux environs du Puy , département de la ,Haui^- 
. Loire. {Note dâ J^M.. Brard et^Laisné») 

M. Bucholz regarde l'Hyalithe de Francfort qui contient 6,32» 

d*eau et ()i de silice pour loo et l'Opale noble qui en renferme 10, 

^ comme des Hydrates de silice ( Ann. de Ch. t. 73, p. 328 > Une 



f 



I^ticretioii q«âr*éiise<îé V)\e dfeFràrtce , atialysié put TNÏ/Klaprcïth , 
lui a donnée 7» de s?iHce et lii deaii, at^éc ^,5o d\iîuiïiiiie et 2^0 
de fer oxydé. ^ 

17. â. Q.-H. dùneréHartfté - niatnêtûfiitS i iimjiide , rittatioé de 
biecrâtre, sttr un |)orph)'rB argileux brun-^aotrÀtre; de SchemaiiK. 

1 7. A. <J^H. côftùtéttonrté-Jlsttzlmré , Maâchàtré et opaqne , dé 
Santa-Fiora , eii Toscane : donné par M. Jam^6 Brucé , l*rofe^seiit 

18. Quarz-hyaliâ ri)idé , en fragmen» âtrdndifll de dtfféreme» 
Iprosseurs , radiasses dans le RfaÎD atl-deatotis d^ Stra's3>ourg. 

n lly & dans la t-i^iire d'Hénarâs« dit Bowlef, ufie aussi glrandé 
tfuantîté de csillmix roulas que dans le B.kin ; ils ontdepiiis la gros- 
seur d'utie noisette jusqu'à celle du poing. Au pa6sa]ge de la^rivière> 
d'Hénarès , à Saiiit-Fernand , situé à denz lieues de Madrid , or en 
trettve de très^groe. . . le terrain est de gypse. ( p. 467. > 

"1 9. Quar»-hyalin ondulé , blanchâtre , un peu laiteux et légère* 
flie»t opiiîn , IbndiM ; dû Graûatille près dcNijair ,' cap de Gates : 
M. Tondî y a trouvé c'ette variété de t^arz ^ qtf i n'eât qu'une opalô 
sans cotilear, disséitainée pat petites masses dan j tin' Grtinstéin 
micacé rempli de Grenats. 

ao. Quarz-hyalin gras , d'un beatt Uanc de lait. 

20. a. Q. H. ^ras , bleu-grisâtre, souillé d*oxyde jaune de fer et 
mélangé de chaux carbonatée,; dit pays de Sulzbourg. 

AI. Quarz-byalJ9 ht^encunné , à points jaunes sur un fond de 
touIeuT rougeâtre ; d'Espagne. 

Cette variété se trouvé en morceaux roulés dans lei environs de 
Nantes , départemedt de la tioire-inférîeure , et enBôhl^me dans le 
RsesMigebik-ge. M* Frimoûis Ceupik , lapidaire et marchand de aii^ 
taéraux à Prague y tf déicotttert , en 1804^ dans Je «tième pays , une| 
variété d'^f^enïvrjfifel? -eo^Ieur d'or , susceptible de prendre im très* 
beau poli et auissi dure que celle d'Espagne dont elle a la valeur. 
( Magas. Eiicyci. de Juin , i8c5.) 

22. Quarz-hyalin limpide , iti&é intékrieurem,ent , [^ésentant de 
beaux reflets d'iris ; morceau taillé et poli. 

22. a, Q.-H, jaunâtre irisé* 

23. Quarz-hyalin limpide^ renferiàan,t des aiguilles déliées de 
Titane oxydé brun 5 dé Madagascar» ^ 



( K)8 ) 

ftS. a. Q.-H limpide ; trayersé p^r des aiguilles et de4>etite8 cou« 
^lies très-minces de titane oxydé d'un rouge vif de Madagascar, 

tt On trouve beaucoup de cristal de roche limpide à Ceylan , ainsi 
que du cristal jaune et du cristal brun. » ( Robert Perdval, ) 

34* Quart-fayalin pseMidomorphique , mpdelé en Chaux carbona** 
tée métastatique ; du département des C6tes-du-Nord : donné par 
par M. de la Fruglaie. 

34. 0' Q-H. pseudomorphique , n^odelé en Fer oligiste primitif ; 
de Framont, département des Vosges. . 

24< bo Q.-H. pseudômorphùjue , modeléen Chaux Sulfatée lenti- 
culaire ; dePassy aux environs de Paris : donnépar M.Pelletau, fils* 

â5. Suite nombreuse de morceaux taillés en forme de brillaus 
ou en cabochons , de différentes' grosseurs , présentant les diverses 
teintes de couleurs du Quarz-hyalin , limpide , violet , bleu , jaune , 
orangé et enfumé; Vases , Tabatières et autres objets ^ en Quarz- 
hyalin limpide. ^ ^ 

Les morceaux bruts qui ont rapport au Quarz-hyalin dans la col- 
lection du Muséum sont au nombre de plus de deux cents ; indé* 
pendamment des trente-six échantillons de la Collection d'étude et 
de beaucoup de cristaux isolés. 

APPEirOlCSi. . 

QtTARZ-HYÀLIN FETIDE. 

( Quartz fétide , Alutaud , Journ. de Ph. t. 65 , p. 97 & 1 00 ; Id. V 
Bigot db Morooues , J. des M. t. âi , p. 532 et suiv.) 

CARACTERES. 

Pesanteur spécifique de celui de Nantes a^ôSg. 

"Pureté. Facile à briser. Donnant une odeur fétide par le choc et 
quelquefois par lé simple frottement contre un corps dur. 

Tissu ; plus lamelleux que celui du quarz ordinaire. 

Couleur. Le blanc grisâtre , joint à un aspect un peu gras. 

Action du feu. Au chalumeau il perd sa couleur et sa fétidité 
et dévient d'un beau blanc laiteux. 

VARIÉTÉS. 

\ . Laminaire ; des environs de Nantes et de Chanteloube. 
a. Concrétionné-cellulaire i de Vile d*£lbe« 



(^09) 

ANNOTAT lOR si 

Le QoRrz*l]jalm fétide a été découvert en France ^par 
M. Allitaud , à Chanteloube, département de la Corrèze ; 
et par M. Bigot de Morognes aux environs de Nantes. Dans 
Je premier de ces endroits le quarz fétide se tronve avec 
l'éméraude, snr la pente septentrionale delà colline qui 
domine le ruisseau de Barat. 11 est encaissé dans le gneiss , t 
entre une couche de feldspath laminaire^, d'un beau rose, ' 
et une antre couche de mica foliacé ( yilluaud ). Dans le 
second il existe en lits distincts dans le gneiss ou comme 
partie constituante du granité. Il est quelquefois , niais 
rarement accompagné de fer arsenical amorphe ( Bigot de 
Jâorogues ). La variété* cellulaire a été rapportée de 1 îU 
d'Elbe par M, Lelievre. 

1. Quarz -hyalin fétide laminaire / blanc-grisàtre , avec feld-- 
spath laminaire blanchâtre et fer arsenical disséminé ; de la carrière 
de granité de la Salle-verte, aux environs de Nantes : donné par, 
H. Diibuisson , de Nantes^ 

n. QUARZ-A6ATHE. 

( Première partie , p. 3a et %56. } 

Quartz en Stalactites et Agathes « E* D. — Agathe ou Caillou 

demi-transparent , Mono. — Agathe , De B Id. Delaw. — Van 

du Gemeïner Kalzédon , W. — jigata, Petr. — Var.' de la CW- 
cedonia^ Nap. — /J. , Herro. — Silex Agathe , Brovo. 

Q.-A. primitif. -^ Calcédoine cristallisée , De B, 

Q.-A. concretionné. — Q. A. stalactite du Traité. 

.Q.-A. géodique» — Q.-A. $phéroidal du Traité. — Géodes oi| 
Boules 4*agathes , K. D. — Agathe en géode , De B. 

Q.-A. roulé , en très-petits fragmens lenticulaires ou arrondis. 
— Pierres d'Hirondelle ou de Sassenage. — Agathe jaspée en 
petits grains , De B. 

Q.-A. Calcédoine» — Calcédoine , R. D. — Id. , De B. , etc. — 

Ceimener Kalzédon , W. — G. Chalcedon , Karst. — Calcedonio , 

Petr. — Calcedonia , Nap. — ^ Calcedonia comun , Herro. — 

Common Calcedony \ Kirw. — La Calcédoine commui^i BRocjif. 

>i— r iSilex Galcedoine , BrohQt. 



/ ' 

I 



(no) 

Q.'A. Calcédoine bl^u. — Calcédoine saphirine , De B. 

Q.-A. Calcédoine vert-ohscur. — Plasma de Wemer. 

Q.-A. Cornaline. — Cornaline dea Auteurs. — Calcédoine ro^igie 
on Cornaline , De B, — Karniol ^"W, — Kçrneol, Karst. — Cor* 
nioloy Peta. — Id. , Nap. • — Camiola, Herrg. — Carnelian, KiRif. 
i — La Cornaline , Broch. — Silex cornaline , Brono. 

Q.-A. Sardoine. — SarcjLoine. — Var. du Karniol, W. — Sordo^ 
nica^ PetR — Id. Nap. — Id. Herrg. — Var. du Çalcedonjr^Kuaw. 
, Variété de la Cornaline , Broch. — Silex sardoine , Brong. 

Q.-A. Prase. — Prase ou Chrysoprase , R. D. — Cl^rysoprase « 
Delam. — Agathe vert-pomme, De B. — Mère d^émeraude, 
îfoî^NrLL. — Krj8opras,yV. — Crysopras, Karst. —^Prasio , Cri" 
foprasio, PiiTR- — Crisdprasia, Herrg. — Chr/soprasium ^ Kiaw. 
—La Clir}'soprase , Brocr. — Id. , Croko* 

Q.-A* chatoyant. — Ommailouros ou 0£il de chat* Cbatoyante 
Ugathin ; Dei.ai£, — Chatoyante dea lapidaires et OËil de chat. ^ 
Yar. du l:''eldspath inforuie chatoyant, gris ou jaune , OËil de chat; 
De B. — Katzenauge , W. — Schiller Quarz^ , Karst. — Pieira 
cangîarue, Oçchio dl gatto, Petr. — Id.^ Na?. — Cat's Eje^ Kirw. 
.— L'OEil de chat , Broch. — Q.-H. amiante , Cordier. — Q.-H. 
chatoyant , Bronq. 

Q.-A. pjromaque:—^ Silex ou Caillou grossier, Pierre à fusil ;R. D. 
— Id. , DeLam. — Pierre à feu , De B. •^-' Feuerstein , W. — Selqg , 
Pietrafocaja , Petr. — Id. , Nap. — Pedernal , Hbrrg* — FUmt^ 
KiRw. — La Pierre à feu ou- Pierre à -fusil, Brocv. — Silex pyio- 
maque, Brono. * 

Q.-A. pYromaqiie ~ stratijorme, — Petrosilex ou Caillou de 
roche ^h^.'D. 

Q.-A. molaire^ — Quartz carié, pierre meulière , R. D. — Silex 
ineuliére cellulaire , Brong. — Molarite , Delam. 

Q.-A. grossier. — Neopétre , De Saussure. — Petrosilex , De B. 
•— Kératite , Delam. — Splittriger Homstein, W. et Kars<. — Var. 
de la P ietra foccqa , Petr. — Roca cornea^ HjiRRG. ^^ Hornstpne t 
^iRNv. — Pierre de oorne infrjsible , Broch. — Silex corné , Brong. 

Q-^A. onyx ^ translucide. — Agathe onyx ou rubannée , Agathe 
«cillée, Cornaline onyx , jSardouix, etc. B. D. 

^ Qj-A. onjx , opaque — jVulg. Caillou d'Egypte. '■^AB^yptUchew 



( ï" ) 

J^tutpis , W. et Karst. — Diaspro comune Selce d*EgUto , Nap, 
-—Jaspe de Egipto , Herrg.-» AEgyptian Pebble , Kib w. — Jasp« 
«gyptien , Broxtg. ' ' ^ ^ 

Q.-A. panaché. — Agadie panachée , veinée ou tachée , 'Daxjj^ 

Q.-A. ponctué^ h. points rouges sur un fond vert. — 'Jaspe sanguin, 
R. D. , etc. ~ Heliotrop , W. et Karst; -j— Diaapro sanguigno , 
9vT^.-^ Eliotropio^l^i kt — Heliotropio è jaspe oriental, Herrcï^ 

— UelUxtropium > Kirw, — Silex héliotrope , Brono. 

Q -A. ponctué^ à points rouges sur un fond de Q.-A. calcedoîno 
. ideuâtre. — Gemme de Saint*£tienne ., ï>2. B. — Agathe sacrée , eic« 

Q.-A. deridricùiue* — Q.-À. oiéorUé du Trait^. •— Agathe her-» 
borisiée, H. D. — Id. Dejlav* — Pierre de Moka , Pr B. — Ag^» 
^ê mousseuse , etc. — Moos Achat , W, 

Q.-A. nectique. — Levisilex , Pei4.sk» — - Sçhwimmstein , Karst* 

— Vulg. Pierre légère. 

Q.-A. Cacholong. •=— Calcédoine .altérée où Cacholong , R. D. — • 
Calcédoine blanche opaque , De B. — Perlmuttér Opal, Karst.—» 
Cachelonio^ Petr. — Id, "Nap. — Cachalong, Herrq. — C^Ao* 
/o;^, KiRw. -— Silex cacholong, Brong. 

Q.-A. silicifère. — Silici-calce , De Saussure. — Petrosilex qid 
fait ffffervescence avec des acides , De B. 

Q,-Â. concrcUonné^thermogène. — Gemeiner Kieselsinter, Karts/ 
Geyerite , Delam^ — GuLr siliceux , Klaproth. 

Q.-A. grossier pseudomorphique^ modelé enXI!hauxcarbonatée,etc» 
^Petrosilex cristallisé, Ûe B. 

Q.-A. jaspé ; mélange de Quarz-agathe et de Quarz- jaspe. 

Q.-A. xyloîde. — Vulg. Bois pétrifia, -r ffo/z^/^//» ,, W.— Hold^ 
^irti£er Hor^stein , I^arst. 

AKirOTATlONS. 

Le Qnarz-agathe à pâle fine (Calcédoine \ Cornaline ^ 
Sardoine , Héliotrope ) tapisse les cavités qui existent dans 
4le4 Totbes amygdaloïdes oii l'argile semble dominer (i)*!! 
sert en quelque sorte de support anx cristaux, de QuarZf 
lijalin, de Chaiiasicy-de Stiibite, etc. , que ces roches ren^ 
£eriaent communément , comme à Obersicin (z), d<?|iarie- 
«ueiit de la Sarre , à Hle de Feroe , en Irlande » et ailleurs. 



y 



( "2") 
On le rencontre également en niasses arrondies par le froit»* 
mepi dans les terrrains de transport. Ses diffërentes variétés 
ae tronvent en Sardaigne (9) , en Toscane (3), en Ecosse, 
en Sibërie (4) ) en Islande > (5), enËgjpte, dans Oie do 
Ceylan, etc. — Le Q.-A. pjromaque se tronve ordinaire- 
ment en couches composées de masses tnberciiienses si^pa- 
rées , dans la Chs^nx carbonatée crayeuse ou entre les lits de 
la C. c. coquillère , et en fragmehs ëpars sur le sol d'allu** 
^\on formé par les débris de Ces montagnes , en France , en 
Pologne et en Angleterre , etc. — Le Q.-A. grossier forme 
des veines dans quelques montagnes anciennes » et quelque- 
fois aussi de petite» couchies dans certaines montagnes à 
charbon. La Tariété nommée Prase (6) ^ est en veines dans la 
serpentine , à Kosemûtz en Silésie. — Le Q.-A* therhto- 
gène se tronve en Islande , sur les bords delà source jaillis- 
sante d'eau bouillante du Geyser» 

Yi) Le Q.-A. calcédoine a été observé sous la forme de veine ^ 
dans un granité', à une demi-lieue de la yille de Vienne, dans le 
ci'devant Dauphiné. Il écoit mélangé de fer sulfuré blanc. De SauS" 
sure , Voyages, etc. , §. i634 et i635. 

(t) TjQ gisement et l»s associations du Quarz-agathe d'Oberstein 
ayant été parfaitement décrits par M. CoUini ( Journal d un Voyage, 
ptc. Manbeim, 1776), et par M. Faujas (Ann. du Mus., t. 6.) 
nous y renvoyons le lecteur qui y trouvera déplus des renseîgnemens 
curieux sur la manière de travailler cette substance qui a fait long- 
temps un objet de, commerce assez important. 

(3) La Sardaigne est riche en pierres dures. On trouve dans plu- 
sieurs endroits de cette île un grand nombre de ces pierres gravées 
en creux par les anciens ; mais Ton ignore d'où ils les tiroient pré- 
4;isément* • • • ^ ' 

Les cornalines , les calcédoines , les agathes et les jaspes existent 
en abondance dans divers endroits de la même île , principalement 
dans le comté de Sindia , où les morceaux d*agathe et de cornaline 
aont entassés presque à la surface de la terre. Du côté de Castel^ 
sardOf on trouve -souvent des stalactites de cornalines assez volu*- 
saioeuses , mais impures. Il y a aussi dans ces endroits des agatb^s 



J 



( ,i5) 

arborisées et de ponctuées. On en recueille également de Mont^-^ 
Perro , prés d^Iglesîas , dans la vallée d'Ôvida , territoire de Founi , 
et dans la Planargia ; elle est quelquefois bydropbane. ( Azuni , Hist, 
de Sardaigne , t. 2 , p. 254> ) 

Les agatbes de plusieurs couleurs se trouvent en Sicile à peu près 
dans les mêmes endroits que les jaspes , surtout à Giulàno , mais 
aussi à Adragno , Montréal , Cefalu , Galtabutitro , etc. ( De Borch , 
Min. sicil. , pag. 83 et suiv. Q Cet auteur en décrit 117 variétés. 

(5) « On voit , dit M. Santi , dans le territoire de San-oQuirico , 
diocèse de J(M[ont-Aldno , Grand-Jucbé de Toscane , des bancs fort 
élevés de terre argileuse , tantôt compacte et consolidée en brècbe , 
tantôt désunie et séparée. £lle renferme des cailloux d*agatbe , de 
calcédoine et de jaspe : ils ne sont pas gros ; mais ils sont souvent 
très-beaux et dignes d'être recueillis pour lusage des arts. (Voyage 
au Montamiata , t. 2 , p. 3o5* ^ 

(4) Les ravines et les rivages de la Samara , surtout près de soq 
embouchure dans le Volga ^ sont couverts de cailloux roulés et. do 
fragmens de pierre à fusil , parmi lesquels on voit des agatbes d'un 
jeu très-vif. {Pallas , t. i , p. 23 1. ) On en trouve également dans 
les cbamps près du village d'Askoulo et dans les environs de Broa-> 
siana. (Id., p. 246 et 283). 

M. Renault , professeur d'bistoire naturelle à Alençon , départei 
xnent de l'Orne , a découvert aux environs de cette ville plusieurs 
T3riétés de quarz-agathe à pâté fine et susceptibles de prendre un 
beau poli. (Journal de Paris , du 2 novembre i8o8, ) 

(5) On trouve sur les côtes du Cap-Nord de très-belles agatbes 
arborisées. On y découvre aussi, de même que près des iles de 
Breedefiord, des calcédoines également très-belles, des onyx, des 
cpiarz et des zéolites ( Voy. en IsLmde^ t. 2 , p. 3yo. ) A Tindastol , 
autrefois Ëylifs-Fiell , près du golfe de Skagafiordur , on trouve des 
cristaux de quarz , des calcédoines et des druses qu/irzeux renfer-> 
mantdes cristaux de zéolite et de spath calcaire. (Id. > t. 4? P* 7^*) 

(6) « Les montagnes dans lesquelles se trouve la Cbrysoprase 
(Q.-a. prase, Haûj)^ ^àt situées près de Nimpth, par delà Bres^ 
law , principauté de Munsterberg en Haute-rSilésie , derrière le vil- 
lages de Kosemûtz. Elles paroissent être le commencement des mon^ 
tagnes de Tradas, qui s'ét^endent jusqu'à une demiJieue de Giatz. 
sues prennent successivement les tigms de Wenmiidelberg , 4f 

8^ 



( "4) 

Glasendorf et de Schrœpfdorf.... Ces montagnes sont généralement 
formées de substances magnésiennes ( serpentines , talcs ,-» asbesteaf 
et amiantes ) , traversées de petits filons de quarz , de hôrustetn\ 
de calcédoine et d'opale commune. Tantôt on la trouvé immédia- 
lement sous la teiTe végétale ou à quelques pieds de profondeur , 
enveloppée d*argile ou d'une terre stéatiteuse [Pimélice de Kar- 
^ten ) colorée en vert, et tantôt à la profondeur de 7 à 8 toires.... 
Elle est quelquefois enveloppée d'une ocre rouge qui attire le bareau 
aimanté.... En général, la chrysopra se transparente et d'un beau 
vert s'est trouvée en plus grande abondance dans la montagne de 
Glasendorf que dans celle de Kosemiitz, où elle varie à l'infini 
pour sa dureté et pour sa couleur. Souvent ce n'est que le poli qui 
décèle ses défauts, car l'Opale verdâtre ressemble parfaitement à la 
chrysoprase , lorsqu'elle est brute ; mais elle ne prend au poli aucun 
éclat. {Lehmanriy Aiin. de Chimie , t. 1 , p. i4Aetsuîv.) 

1. Quarz -agathe calcédoine primitifs bleuâtre, translucide 
{ Calcédoine cristallisée , De B. ) ; de Madgyar Lapos , près de 
Kapnick , en Transylvanie. 

1. a» ^,-h.. primiiif ^ blanc-grisâtre, sur Q.-A. grossier, {^Horn- 
stein) ; de la mine de Fiirstenvertrag , àSchneeberg en Saxe. 

2. Quarz-agathe calcédoine àçncrétionné^cylindri/^ue , blanciiâ- 

tre ; de File de Ferôe. « 

« 

3. Quarz-agathe concrétionné-conûjue , blanchâtre ; 

Géode de Quarz-agathe bleu-grisâtre , soidllée extérieurement 
• d'oxyde jaune de fer et tapissée de cristaux de Quarz-hyalin recou- 
verts d'une croûte mince de Q.-A. calcédoine gris-rdcrlin, de laquelle 
pendent de petites stalactites coniques de calcédoine blanchâtre ; du 
département de la Sarrp. 

4* Quai^-a^athe concrétiotmé-mamelonné , calcédoine blanchâ- 
tre , sur un tuf grisâtre, ( Tuf balsatique de Werner - Tuf volcaiii- 
£[ue de Faujas ) ; de l'île de Ferôe. 

4. a. Plusieurs morceaux de la même variété et du même pays. 

4. b» Q.-A. concrétionné^mamelonnè , Cornaline jaune-raugeâ- 
tre , en fragment roulés ; de Sibérie. 

5. Quarz'a^Siihe conjcrétionné'géodiifue ^ solide-, d'un grand vo- 
lume, composé de couches minces de Q -A. onyx, bleuâtre, blan^ 
«bâtre et rougeàtre, d'une couche assez épaisse de Q.-A: calcédoine 



r 



bïanclie et rempli de Q.-hyalin cristallisé, limpide et violet; 
d'Obertein ^ département de la Sarre. 

"Ce superbe morceau a été envoyé à Buffon, en 1766, par M. 
Oilbriu, marchand d'agathes et aubergiste à Oberstein. 

6. a. Suite de niorceaux polis de Q.-A. géodique^solide offrant 
les diverses variétés de mélanges et de couleurs auxquelles on a 
donné le^ noms èi Agathe rubannée , nuagée , à bandes en zig- 
ou à fortifications , panachée , etc. (^Brochant ^ t. 2 , p. 276. ) ; de 
Saxe et de France. 

6. Quart z-agathe concrétionné-géodique citeux, rempli en partie 
de cristaux de quar^ sur lesquels se trouvent des cristaux de chaux 
carbonatée dilatée , brun- jaunâtre et opaque ; d'Obersteia. 

6. fl.Q.-A. géodiifue^creux ^ tapissé de cristaux prismes de Q.-H. ' 
violet, demi-transparent; recueilli au Gallienberg , près d'Ober- 
ttein, et donné par M. Brard, avec plusieurs autres morceaux de 
Q.-A. géodique-solide, encore engagés dans lamygdaloîde grise, 
^ base de wacke. 

7. Quarz'Qgaithe géodùfiie-enhj^dre ^ blandïâtre; de Monte-Be- 
rico , prés de Montecchio-Maggiore, dans k Vicenti : deux jolis 
échantillons donnés par M. Tondi. 

On trouve ces cnhydres dans une amygdaloïde à base de wacke. 
IFougeroux de Bondaroy dit que Ton rencontre de l'obsidienne dans 
le voisinage. Acad. des Sciences, 1776. 

8. Quarz-agathe concrétionnéstratiforme ^ calcédoine, à couches 
blanchâtres et blanc-bleuâtres; de Feroe. 

8. a. Q.-A. çoncrètionné^stratijhrme ^ calcédoine ^ à couches blan» 
châtres et blanc-verdâtres •; du même pays. ^ 

9. Quan-agathe concretiqnné-tuberculeux , calcédoine , blanc 
«t blanc-bleuâtre , sur le tuf balsatique grisâtre imprégné de bitume , 
<IuPont-du-Château, près de Clermont, département du Puy-de- 
l>^me : donné par M. Lacoste de Plaisance. 

On trouve dans le même endroit des groupes de cristaux de quarz- 
hyalîn prisme, disposés en roses, quelquefois limpides et le plus 
sauvent encroûtés de Q.-A: calcédoine , blanc-bleuâtre. 

1 o et j I . Quarz-agathe calcédoine , bleuâtre , .dit calcédoine sa- 
phir ine ^ et Q.-A. calcédoine, 'blanc-laiteux : plusieurs morceaux 



\ 



( "6) . 

polis, des enviions de Neusohl en Hongrie et de Kapnik eu Traif- 
S)'lvauie. 

12. Quarz-agathe cornaline , ronge-vif, dit Cornaline de iHeilUf 
roche : i'ragmens polis. 

12. a. Q.-Â. cornaline , jaune-miellé , sans mélange de brun. 

i3. Quarz-agathe 5art/o//ze , jaunâtre plus ou moins nuancé de 
fauve, de brun ou de noirâtre : plaques polies. Les lapidaires 
donnent à cetta-Tartété le nom d^agatke léontine ou de panthère» 

Valmont de Bomare , dans sa Minéralogie , et Dutens , dans son 
Traité des pierres précieuèes , ont décrit les nombreuses variérésde 
Quarz^agathe employées dans les arts ^ et rapporté les noms quelles 
ont reçu dans le commerce. 

14* Quarz-agatbe ^ro^e , vert-clair, nuancé de blanchâtres; àe» 
montagnes de serpentine des environs de Gunberg , près de Kose- 
miitz , en Silésie. 

Dix morceaux tant bruts que polis présentent les diverses teintes 
de vert , de blanchâtre et de rougeâtre de cette variété , et indi- 
quent évidemment son passage auQ.-A. grossier dit Hornstein. 

1 5. Quatz-agathe ^vert-obscur ; de la Chine ? 

16. Quarz-agathe chatoyant , à reflets soyeux en partie jaunes et 
en partie bleuâtres et bruns ; de Ceylan. 

17. Quarz-agathe pyromaque ^ strati Forme , gris-noirâtre; des 
environs de Rotien , département de la Seine-Inférieure : donné 
par M. Thillaye , docteur en médecine. 

Cette variété se trouve en couches non-interrbmpues de 3 à 4 
centimètres d'épaisseur entre les bancs de la chaux carbonatée co- 
quilière , exploitée comme pierre à bâtir dans le pays. Elle se ren- 
contre dans les mêmes circonstances dans les carrières des envi- 
rons de Beauvais , départeme9t de TOise. 

17. a, Q.-A. pyromaque-^traliforme , à couches alternative- 
ment blanches , et gris-noiràtres ou blondes \ de Champigny, dépar— 
tement de Seine et Marne. 

Cette variété de Q.-A. prend un beau poli et ce travaille très4>iea 
au touret. Le parallélisme assez' eràct de ses couches permet d*eu 
faire des camées d'un volume remarquable. M. Jeuffroy , de Tins. 
jitut Impérial, et le premier de nos graveurs en pierres fines , l'a. 
«niployée pour Icportrait do S. A. £m. le Grund-Duc de Franc«- 



("7) 

Ibrt, et pour celui de S. A. ]a princesse Charlotte àe Benevent. Ce 
dernier de Forme ovale a 5 centiniétres de haut sur A delnrse. 

\ Tu 

17. h. Q.-A. pyromoefue-tuberculeux , gris ou gris^noirâtre ; de 
la masse de craie de Bougival^ près de Mari) -la- machine. 

Les environs de Madrid sont pleins de carrières de pierre à fusil , 
disposées par couches. ( Bowles,/p. 5. ) 

Les meilleures pierres à fusil se tirent des environs de Saint^ 
Aignan , département de Loir et Cher , et de la Roche-Guyon 
{Dolomieu , Mém* sur Tart de tailler les pierres à fusil. Mém. de 
rinst. t. 3, an IX, p. 348 à S69. ) 

1 7. c, Q. -A. pyromaque'géodùjue , renfermant un noyau calcaire 
mobile ; des environs de Gisbrs, département deFËure. 

18. Quarz-agathe molaire^ blanchâtre, en partie massif et en 
partie carié ; des carrièrres de Pierre meulière de la Ferré-sous- 
Jouarre , département de Seine et Marne : Modèle de meule donné 
par feu M. Brongniart , Professeur de Chimie ^pliquée aux arts 
dans le Muséum. 

19. Quarz-agathe grossier^ blanc-jaunâtre, translucide , à cassure 
écailleuse et un peu grasse ( Spliuriger Honutein ) , dans la Grau- 
wacke ( Psammite , Haûj- ) > servant de gangue à Tor natif ; de 
Vôraspatack ^ en IVansylvanie. 

ao. Quarz-agathe grossier pseudomorphi^ue <, brun-jaunâtre, mo- 
delé en Chaux carbonatée dodécaèdre raccourcie , sur le quarz gra- 
nuleux ; de Schneeberg en Saxe : deux morceaux. 

Debom a décrit cette variété sous le nom de Petrosilex cristal- 
litéj brun , dont la forme répond à celle du Spath calcaire lenticu- 
laire. (Minéralogie, t. i , p. i3a. ) 

30. a* Q.-A. ffOBsiev pseudomorphique , bleuâtre nuancé de rou- 
geâtre , modelé enCh. carh. prisnuuiçueyalternance , sur le Q.-A, 
grossier ; du même endroit* 

30- h* Q.-A. pseudomorphique , xyloîde ou ligniforme , brun- 
noir Atre , nuancé de violet, recouvert en partie de (Cristaux .de 
qnarz liyalin dodécaèdre, noirâtre ^ donné par M. Desmarquoy , 
tnédecin. de l'armée des Côtes-du-Nord. ^ ^ - 

ao- c. Morceaux de Bois pétrifiés de difTérente« couleurs ; de 
France , d'Allemagne, de Sibérie, etc. On en rencontre dans tous 
le% déserts voisins de l'Egypte et vers la cataracte du Nil. ( Rozière,) 



7) 



(-ii8) 

A quel^^t distancé du pont de VEger , dans les environs ée Les- 
èavL , Ton trouve du bois pétrifié de couleur bleuâtre ou d*un gris* 
clair, parsemé de cristaux d*Amétbiste, et dont les cavités sonc 
remplies de calcédoine. ( Gotte , J. des M. ». 25 , p. 4^4- ) 

i^o. d. Q.-A. ps. modelé en Oursin ; des falaises de craie du dé- 
partement de la Seine-inférieure. 

21. Quarz-agathe ore/'ar-fraws/wciVc , coinposé d'une couche à^ 
cornaline orangée , sur une couche de calcédoine laiteuse* 

m. a, Q.-A. onyx; mélange de q.-a. prase et q.-a. calcédoine 
blanche ; de Silésie. 

22. Quarz-agathe on/X'opaçue , à couches àvpeu près concentri- 
ques , nuancées de jaunâtre et de brun et dendritique ; de Tisthme 
de Suez et dans les déserts des environs. ( Rozière, ) Suite de mor- 
ceaux bruts et de plaques polies. 

22. a» Q.-A. onyx opaque y à fond rouge et entouré d'un cercle 
de couleur jaune ; de Badendurlach > pays de Weimar. 

23. Quarz-agathe ^fl/ïflcÀé?; d'Oberstein. 

24* Quarz-agathe ponctué , à points rouges $px un fond de corna* 
line bleuâtre , demi-transpm-ente ; d'Oberstein.. 

24- a, Q.-A. ponctué ,' points rouges ou taches. delà mémet^ott'^ 
leur sur un fond vert , tantôt opaque et tantos translucide. 

sa. Quat2>^athe dendrititfw! ^ à dendrites rou^s sur un fond do 
calcédoine d'un beau blanc de lait .( Agatus caràUine ^ du com» 
merce) ; deux échantillons. 

25. a. dendriticfue ^ à dendrites noires, Sur un fond de calcédoine 
blanc-blenâtre : Suite de morceaux. ^^ 

26. Quarz nectique^ en masses tuberculeuses, gris- jaunâtre , qui 
étant cassées présentent quelquefois dans leur intérieur du quar» 
sub-résinite blond ; de Menil-le-Montant , aux environs de Paris. 

La même variété se trouve assez communément dans une mar- 
niêre de Pruillé à environ 6 kilomètres S. O, du JVIans ,' et dans le 
voisinage d'un Q. sub-résinite analogue à celui de Menil-Iè-Montant. 
(Note de M. Menard de la Groye. ) 

27. Qaarz-agathe cocAo/o«^ , blanc-mat ou subluis^iit , sur le 
Q.-A, calcédoine : de l'île de Feroe. 

27. Q.-A. a, cacholong ^ blanc -jaunâtre, sur le q.-a. calcédoine 



V ( »^9) 

l>leu&tpe <)U rougeÂtre , incrustant et quelquefois dendritique , sur le 
§er spathique brun, cristallisé ; de Huttenberg en Carintbie. 

a8. Quarz-agatbe calcifère , blanc-^i^âtre ; du Maiis. 

25. Quart-agatlie concrètionnè - thentiogène , blanc-jaonâtre et 
opaque ; ^e Saxita 'Fix)ra , GraDd-Dncbé de Toscane : donné par 
M. Jaoïie» Brttce^ professeur de Minéralidgie à N^ew-Yorck. 

La Collection du Muséum ne fenferme pas d'échantillon du Tuf 
siliceux q«ie la source d'eau bouilkinte du Geyser en Idlandç dépose 
tant sur ses botds que sur le fond des canaux qui contiennent les 
eaux qu'elle lance pendant setf éruptions. Cette source est située 
diins le voisinage de l!évècbé de Skalbolt , près de, Tbabitation apr 
pelée Hankadal et en face de la montagne de Longafell dont ses 
élancemens atteignent quelquefois la hauteur, c'est-à-dire, 60 à 70 
toises. ( Poi^elsen , t. 5 , p. 76 et suiv. ) On en trouve également 
sur les bords du Strok , autre source jaillissante voisine dti Geyser / 
dont nous devons une description très-curieuse à M, Ohlsen ^ ofBcier 
danois. M, Neergaardl'a traduite et publiée dans le 3i^ volume- du 
J. des M. £lle a él4^ insérése aus^ dans le Moniteur du 4 j^iii 1812. 

3o. Coupes , tasses , tabatières et plaques de Quavz^agatbe pré- 
sentant les diverses variétés de cette sous-espféce* 

La réunion d'une grande partie de ces objet* dans cinq armoires 
consacrées aux minéraux employés dans les arts d'Ornement, offre 
un coup-d'œil trés-agréable ; les autres plaques sont fixées entre 
deux verres sur les croisées ou placées parmi les morceaux bruts : 
le nombre de ces derniers est de cent environ.. 

(M. Fourcroy , ancien courtier de bijouterie , possède une suite 
considérable de plaqujes d'agathes de différentes formes* çt 4e„^u- 
lear« très- variées , parmi lesquelles il s'eti trouve d'une rareté ex- 
Ir^oie. Cette collection dont le propriétaire désire se défaire mérite 
d'occuper nne place dans le cabinjet ti'u.n riche amateur. Ij^en^ei^re 
à Paria , rue de la Vieille-Draperie , n . • 4. ) 

APPfiWDr«CE-. 

QUARZ-AGATHE SCHISTOÏDE. 

Gemeiner-KieseUchiefer et LjdischçrrKieselschkfir , "VV. — 
^his^ siliceux et Pierre lydienne , Broch. — Jaspe schisteux ©ç 
Cornéenne lydienne, Brong. — Quarz argilifère schistoide 



^ 



6u Phtanite , tÎA&r; — Schiste jaspoide 7 ©t Lydîènild DittÀÏt^ 

, Le Schiste siliceux commun de M. Wemer est un (p\an plus ovL 
knoins souillé d argile^ La Pierre lydieùné ait mèrtie auteur , qui 
h'enest qu^uae Variété h c<a&sure con(:hoïde subluisa^te et lisse, ren-* 
fermé en outre une certaine quantité de carbone auquel elle doit sa, 
couleur noire. Elle est aussi communément traversée de petites 
veines de quarz blanc. 

Le Qniir2>agathe schisioîde se trouve , en lîu fiiibordon-* 
née et en forme de monticnlea isolés, dans les montagnes 
d'ancienne formation et dans celles de transition , en Bohême^ 
en Siiésie; dans la Hante-Saxe près de Frankenberg, en Si-^ 
lésie; en France, dans les Pyrénées , dans les départemena 
du Nord (i) , à la Guyane française , etc. — fl se rencontre 
aussi dans les mines de bonille sous la forme de masses pins 
ou moins considérables selon Voigt. -^ Les terrains de trans- 
port le fouriissent également. 

(i) M. Omalius d'HalIoy qui a observé avec beaucoup de soin les 
diverses manières d'être de cette substance , dans les départemen» de 
rOurthe , de Sambre et Meuse et de /emmapes, dit ■ quMl existe 
une série de passages qui conduit imperceptiblement du quarz-jaspe 
ou Kieselschief'er à cassure terne, au quarz-agathe ou Kieselschiefer 
içn rognons à cassure éclatante et de là au quarz-hyaUn à cassure 
vitreuse, w ( J. des M. t^ zZ ^ p. 406 ), 

III. QUARZ-RÉSINIfBé 
( Première partie , p. 36. ) 
■Quai z résiilite hydropkane. -^ Ocuîus mûndi , Lapis rmUabilis ; 
fetc. — Hydrophane , R. D. — Id. , Delam. — Halb-Opal , Kàrst« 
^ Piètra idrofana, pEtR. -^ Piedra'hidrbfana ^ HeRRO.^ //y* 
dropkane , Kirw. — Var. de l'Opale commune , Baoch. *— Silex 
hydrophane , Brono. 

Q.-R. opalin, — Opale, — • Edler-Opal^ W. et Karst. — Opalp , 
.Petr. — Id, , Hebro. — Opaly Kirw. — L'Opale noble , Brock* 
»— Silex opale , Broi^g. 

Q.-R. girasoL — Girasol , R. î). ^— Opale bleuâtre , Girasol , 
Delam. — Var. du Cemeiner Opal , W. — Silex girasol , BRolirOf 

Q.-R. commun. — Pechstein ou Pierre de poix infuêible, Do* 



( Î2I ) 

ioMTBtT. — î>Î6rre do poîx iii Forme, De B. — Pîssîfe, Delam. — 
Var. (lu Gemeiner-Opal , Halbopal et OpalJaspis ^ W. —-Semi' 
9palo , Nap. — Pitchstone , Kirw, — S, résinite , Baono. 

Q.-R. subluisant, — Pechstein de Menil-le-Montant. — MeniliCi 
"W. — Leber Opal, Karsï. — Pestene del Menil- Montant y V^Tfi. 

Q.-R.. pseudomorphUjue'Xyloîde ou ligniforme, — XilopaJe ," 
DeLam. — ^ùlz-Opal, W.etKAAsT. — Ligniforme Opal , Kirw. 

VARléTÉS. 

1 . Q.-R. commun pseudomorphique , modelé en Cbaux sulfatée 
tnixtiligne ; des environs du Mans. ( Menard de la Croie, ) 

3. Q.-R. commun pseudotnorphique ^ modelé et en Ch. sulfê 
ientitulaire ; du mén^e pays (M. de L. ) 

i^If NOTATIONS. 

Le Qaarz-r^sîntte se troilTe le plas com m nn ornent diss^ 
mîiié en nids tet en Veine» dans les porphyres argîlenx, com- 
me en plnsieups endroits de la Hongrie et de la Sibérie (i). 
Il existe en lits dans le noéme porphyre et dans la pierre de 
de poix fnsible à Kosemûtz en Silesie. On le rencontre en 
pièces disséminées dans le gneiss en Carifithie ( 2'ondi), — - 
Dans les montagnes à concbesde formation récente, comme 
dans le schiste happant ( Klebschiefer ) , entre les conches 
an gypse , auprès de Paris , et dans la pierre calcaire mar- 
nense , à Gergovia , département dn Puy-de-Dôme. 

(i) L'endroit de la Sibérie le plus abondant en Pierres de poix 
tQ. résinite, ffauy) , est celui de la minière de Niçolaefsk, riche 
en plomb argentifère, située dans les Monts-Ourals, près de la rivière 
d'Ouba , et dans les environs de laquelle on ne rencontre que des 
granits et des porphyres. La couleur de ces pissites est le jaune dé 
paille demi-transparent , Je rouge et le brun opaque ;la demi-rrans^ 
parente est la plus dure. Elle n'est certainement pas volcanique. 

On en trouve lo variétés dans les Monts-Ourals , aux environs 
du village de Moursinsk , fameux par la grande quantité de belles 
amethistes qui s'exploitent dans son voi^nage ; elles sont en veines 
«le I à 2 pouces d'épaisseur dans une roche qui res.^emble beaucoup 
an gneiss compacte. 

Le second endroit est aux monts d'Altaî, aux environs de la ri- 



( 133 ) 

vière Tscharîsch , sur la montagpe où se trouve l'ancienne mine dfi^ 
cuivre de Moursinskaya. ( « La partie de cette montagne qui coif- 
tient le minerai , consiste en une masse de grenat compajcte jauna 
et brunâtrg., qui n'est guères cristallisée que. dans ks fentes et aux 
cavités. Sur cette masse grenatique sont adossées des roches primi- 
tives et secondaires-, comme du sienite^ de la pierre calcaire com- 
pacte et de la brèche-silicetise. » p.. 401.) Leur couleur est le gris y 
le brun ou le rouge. Elles exhalent toutes , plus ou moins , Todeur 
argileuse. ( ffermann , Aceid, Petersb. , Nova acta, t. XII, p. ^99 
et suiv. 1801.) 

I • Quarz-résinite kydrophane , blanc-jaunâtre , en veine dans im. 
porphyre argileux rougeâtre ; de Saxe. 

On en trouve aussi à Bieber en Hanau. ( Leonkard. ) 

2. a. Q.^R. opalin, répandant de beaux reflets d*iris; morceau 
poli ovoïde irrégulier ( baroque) , remarquable par son volume et par 
son éclat , mais traversé de nombreuses fêlures ; de Hongrie. 

2. ^. Suite 4c fragmens polis de Q.-R. opalin, blanchâtre ou 
jaunâtre , à divers reflets, de la grosseur d*une am^ndp et au-dessous ; 
du même pays. \ 

M. Delrio a découvert dans les filons de Zimapan , au Mexique , 
un Q.-K. opalin, jaune de miel, transparent, à cassure conchoide 
parfaite et à beaux reflets verts-pommes on rouges de carmin dans 
les endroits clairs. Il se trouve dans mie .montagne dont la masse 
principale est im Homstein à cassure écailleuse fine et d*un rouge 
brunâtre. Sa pesJspect est a, 120. M. Klaproth en a fait Tanal/se. 
Il est composé de silice, 9a j eau , 7,76 ; fer oxydé, o,a5. Beytrage^ 
t. IV, p. i56. 

2. Quarz-résinite opalin , blanc- bleuâtre et blanc-jaunâtre ,, à 
reflets éclatans , en petites veines et en couchés minces , dans le 
porphyre argileux , en partie décomposé ; de Czerwenitzâ , près d*E- 
peries , dans la Haute-Hongrie : quatre beau:t morceaux. 

3. Quarz-résini te ^iV^Mo/, blanchâtre et demi-transparent , à reflet 
jaunâtre : plusieurs morceaux polis. 

4. Quarz-résinite commun^ jaune de miel, dans le porphyre ar- 
gileux ; de Telkobanya en Transylvanie. 

On en trouve de semblable en Hongrie aux environs de Tockai. 

4. <z..Q.-R. commun^ blanchâtre et blanc-jaunâtre, translucide ; 



^ 



( '25 ) 

«apporté de la valJée de Ciboulette, et donné, en 1739, par 
M. Tabbé NoUet. 

4. ^. Q.-R. commun^ opaque, marbré de gris-brunâtre et de brun- 
noirâtre ; de la montagne entre St. -Pierre Aynac, et le hameau do 
Monac , Puy-de-Dôme ; donné par M. Nampon. 

y Nops ayons recueilli des masses tuberculeuses de Q.-R. commun, 

blanc-jaunâxre , entre les couches du calcaire marneux de la monta- 
ge de Gergovia , près de Clermont-Ferrand. On en trouve d*à peu 
près semblable aux environs d'Orléans, dans le dépastement du 
lioiret ; et près de la ville du Mans. 

4» c Q.-R. commun^ opaque ou foiblement translucide, de Hon- 
grie : suite de morceaux de différentes couleurs. . 

5. Quara-résinite suùf^luis^nt , bjcunàtre , en petites masses' tuber- 
culeuses, sphistpïdes, da^s l'argile schisteuse^, blanc-jaunâtre et 
happant avec ibrce à lajangue ; deM«nil-le-Montant. 

M. Meoard de la Croie a observé la même variété de Q*-R* dans 
les marnières de la commime ie Pruillé-Ie-Chetif > à i5 kilomèt es 
environ du Mans, et dans une autre marnière située à 4 kilomètres 
au nord de la même ville, sur la grande route d'Aîençon, à gauche. 

6. Quarz-résinite psèudomorphique ^ xyloïde oy ligniforme, mo- 
delé en palmier; morceau poli de 35 centimètres (i pied) de diamè- 
tre environ sur 1 3 centimètres ( 5 pouces) d'épaisseur* ; de Hongrie. 

6. A Q.-R. //^«{/orme, jVunâtre-brtinâtre, veiné de noirâtre ; des 
environs, de Saint-Bonnet , dépt. dn Puy-de-Pôme : découvert et 
.cU>nii4, paxi ^* 1® docteur D^larbrè. 

6. b. Q.-rB' lignifùmifi , de différentes couleurs ; de D64tschlittau 
en ïIo9^ie: suite die morceaux. - 

On trouve beaucoup de bois pétififié en Hongrie , et particulière- 
«lent de çstte belle variété nominée Sfçlaopal par les AUem^nds. 
i^L Hacquiet., de Len»li)erg. en Gallicie , dit qu'aux environs de Mol«- 
idoko, situé, )e crois , dans le district de Fecl^in, on trçuva il y a 
40 ou 5o an» , un arbre entier de c^tte sorte , qui avoit 96 pieds 
(3i mètres) de longueur. ( Townson, Voyages , etc., tw 3, p. 104 ) 

IV. QkUARZ- JASPE. 
(Première partie, p. 37») 
Jaspe , R. D. — Id. , Delam. , De B. , etc. — Gemeiner Ja^is , 
Vf. et Kahst. 'T'Diaspro^ Pbtr. — Diaspro commune , Nap. — 



Jaspe comun, Hbriio. ^-^Common Jasper, Kmve* — Le Ja#p« 
çommiin , Bhocb. -— Id. , Bhono. 

Q.-J. unicolore , rouge , vert , violet , jaune , noir , etc. — Jaspa 
rouge , vert ou Pierre à lancettes , violet , etc. 

Q.-J. onyx, — Jaspe rubaxmé , R. D. — J. onyx , Diim. — 
jBand-Jaspis , W. et Karst. — Jaspe listado , Hbrro. — ^triped 
Jasper , KiHw. — Le J. rubanné , Broch. -* Id. , Brono. 

Q.-J. panaché. -^^JasTpe fleuri on panaché , Jaspe universel, Jaspe 
agathé et Agathe jaspée , R. D. — Diaspro fiorito , Pktr* 



ANNOTATIONS. 



Le Qnarz-jaspe se tronve le pins sonrent en veines et quel- 
quefois anssi en conches entières dans les montap^nes d« 
transition. Il exiifte en veines dans le porphyre sjénitiqne snr 
lequel repose le basalte da Calvariberg , près de Schemnitz 
en Hong^rie ; et en conches entières dans la Granwacke à Sei- 
fersdorf en Saxe ( Tondi). — D'autrefois îl accompagne le 
fer, te bismnth et d'antres métanx dan^vles filons qui les^ ren- 
ferment. Il se rencontre encore dans les amygdaloîdes et en 
morceaux roulés dans les terrains d'allnvion. — Les variétés 
de Qnarz-jaspe abondent surtout en Sicile (i) , en Bohême » 
en Saxe | en Islande {pL) , en Sibérie (3). 

(i) « L'abondance des Jaspes, en Sicile , dit dé Borch, est consi- 
déral^Ie. Lp rouge , le jaune , le vert et le noir se trouvent à Giu<i» 
lano, ainsi que d'autres variétés de jaspe fleuri,.... Le Jaspe-agathe , 
moitié opaque colorié , moitié transparexit, de différentes couleurs y 
et les Jaspes de plusieurs couleurs , le Jaspe sanguin en particulier , 
s y trouvent aussi. Giulano en produit le plus grand nombre ; vien^ 
nent ensuite Camerata , Montréal , S.-Stephano , S.-Cfaristine ,' 
Misilmeri, etc.. Pans ce pays , le jaspe se fait voir par couches de 
plusieurs pieds de longueur, etc. ( Minéralogie sicilienne « p. 70 et 
suiv..) L'auteur indique 14 variétés d*une seule couleur, 6 de jaspe 
fleuri et qj tant de jaspe agathe que de jaspe onyx. 

Le grand duché de Toscane fournit aussi de beaux jaspes unico- 
loresi M. George Santi en a trouvé de rouge dans les champs délia 
Caccierella prés de San-Stephano , et de vert à la Piaggia del Pis- 



( 125 ) - 

pùio, dans le voiAÎaage'du même endroit. Il en a reconnu une autre 
! variété rouge- veinée de blanc parmi les Fragmensde rocbe épars sur 

le riyace , près de Talamone , montagne de la Maremme , qui est 

1 composée de cailloux < roulés en grande partie calcaires ; mais aussi 

i «ilicés. (p. i8o et aSo. ) 

i * • , 

(i) Le Jaspe rouge se trouve en couches régulières dans la partie 

supérieure de la montagne de Flibthom, canton de Ulfsdal, ainsi 
que le Jaspe onyx lougeâtre ^ veiné de calcédoine verdàtre et blan- 
châtre , que Ton trouve aussi dans le canton de Svarfadardal avec le 
Jaspe vert. La calcédoine demi-transparente grise , à bandes laiteu- 
, «es , et d'autres variétés de la même pierre , entr autres Tonyx bleu- 
pâle , se rencontrent également dans cette montagne dont le porphyre 
argileux rouge ( j^mygdaloîde porphirique ) fait la base ( Olafsen ec 
Povehen , t< 4 f p' 7^ et suiv.) Les golfes orientaux de l'Islande sont 
bordés de montagnes d'où l'on peut tirer de beaux échantillons de 
Jaspes, de calcédoines, d'onyx, etc. La montagne appelée Alpterigs- 
lind , beaucoup plus riche en variétés de quarz que celle de Tin- 
dastol, renferme du jaspe vert, des géodes de quarz-agathe et des 
variétés de zéolite^. ( Id, , p. 35o« ) 

(3) Presque tous les jaspes de Sibérie , dit Patrin , sont primitifs : 
les plus beaux se trouvent dans les collines, qui bordent du côté de 
de l'est la partie méridionale de la grande chaîne des Monts-Ourals. 
Ces collines sont à 100 ou i5o lieues au nord de la mer Caspienne , 
aux environs de la forteresse d'Orskaïa , p. 12,6/^. C'est dans la Daou- 
rie et sur la rive gauche de l'Argounn , l'une des branches du fleuve 
Amour , que se trouve la fameuse montagne de jaspe , dont plu- 
sieurs écrivains ont parlé. Elle est en effet couverte de jaspe vert 
d'une très-belle pâte, mais ce ne sont que des rocailles, et il es^ 
très-difficile de s'en procurer des fragmens grands comme la main. 
Ces fragmens proviennent d*une couche de 3 à 4 pieds d'épaisseur, 
<[ui couvre une partie de la face méridionale de cette colline , qui 
est en total composée de différentes espèces de schistes communs. 
(Minéralogie , t. 2, p. 264 et 269. ) Tout ce que le savant obser- 
vateur rapporte au sujet de-s jaspes primitifs de la Sibérie , de l'irré- 
gularité de leur cassure , de la difficulté de s'en procurer de grandes 
pièces et de leur gisement parmi des roches anciennes , font prér- 
sumer que les jaspes rubanués de ce pays sont des variétés du schiste 
siliceux {Kieselschiefer) de première formation. C'est aussi i <^^H* 



( 126 ) 

nion de M. Delametherie. ( Leçons de Minéralogie , t. a, p. 175.) 
On trouve également en Sibérie plusieurs variétés de jaspe com- 
niun , unicolore ou onyx. 

Le Quarz-jaspe forme la masse principale de la montagne de 
Montencro , prés de la Rochetta , canton de ViUa-Franca , départe- 
ment des Apennins, laquelle renferme une couche puissante de 
manganèse oxydé. « Le jaspe de Montenero, dit M. Cordier à qui 
Ton en doit la découverte, est tantôt en couches minces rouges , 
vertes , violettes ou brunes , ou tantôt en couches épaisses ordinai- 
rement rubanées des couleurs précédentes. Les premières sont d*une 
«eule couleur , les unes et les autres sont séparées par des feuillets 
minces de schistes argileux , diversement colorés comme lo jaspe. » 
^( J. deé Min, , t. 3o , p. 108.) On trouve à la tête des couches , et 
au milieu des déblais qui couvrent les pentes de la montagne , des 
blocs très-sains , d'un ou plusieurs mètres cubes , ce qui est 4u plui 
heureux présage , et ce qui su£6roit pour motiver une exploitation 
ordinaire. » Id, , p. 129. n 

i. Quan-Jaspe rouge; du Calvary-Berg en Hongrie. 

â. Q.-J. vert; des Monts-Ourals en Sibérie. \ 

2. a, Q.-J. ^ert bleuâtre; du même pays. 

3. Q*J* Gris-dair, dendritique; de Genanslein en Saxe. 

4. Q.-J. Jaune'rougedtre ; de Falsa en Tyrol» 

4. a. Q,-S , jaundtte ^ à dendrites serrées et profohdes; du'Bal- 
moder près d'Oberstein : donné par M. Brard. 

5. Quarz-jaspe onyx y veiné de rouge, de vert et de brun, par 
couches alternatives , disposées parallèlement et d*une épaisseur va- 
riable ( Polizonîte ou Schiste rubané de Sibérie , Delam. } ; des 
environs de la forteresse d'Orskaïa , dans la partie méridionale des 
Monts-Ourals , en Sibérie. 

Ce beau morceau est un de ceux que llmpératrice de Russie , 
Catherine-la- Grande, a envoyés à Buffon vers 17*85. 

5. a, Q.-J. on/2f , rubanné de blanc et de violet ; de Sibérie. 

6. Quarz-jaspe panaché de blanc , de rouge et de brun , et quel- 
quefois de jaune et de vert ; de Sicile. 

6. a. Une suite de plus de cent petites plaques venant de ce pays 
présente la plupart des variétés de couleurs de la 80us-«sp«cc 
Quarz-jaspe et ses différent mélanges. 



( 127 ) 
Le nombre clea morceaux de Quarz-jaspe de la collection mé ho-^ 
dique est d'environ cinquante. Les vases et plaques de quarz-jaspe , 
de couleur uniforme ou de diverses couleurs , sont placés dans des 
armoires à part , avec les autres variétés de Quarz que travaillent 
les lapidaires. 

V. QTJARZ-PSEUDOMORPHIQUE. 

Le Quarz-pseudomorphique ne forme pas une sous -espèce de 
Quarz , il ne doit être considéré que comme la réunion des pseu* 
domorphoses offertes par le Quarz-hyalin , le Quarz-agathe , et le 
Quarz-résinite. Nous avons indiqué, à chacun de ces articles (p. io8 , 
1117 et 125. ) les différentes variétés de formes empruntées que ces 
sous-espèces présentent^ et nous y renvoyons. 

IP. EsiçÈcB. ZIRCON. 

( Première partie , p. Bg. ) 

/ ■ ) 

Hyacinthe et Jargon de Ceylan , R. D. — Id. , De B. — Id. ^ 

Delam. etc. '-•^ Zircon et Hyacinthe W. — Zirkon^ Karst. — 

Giaclntoet Ginrgone , Pbtr. '— Id, , Nit. — Jacinto et Gef^oUy 

Hbrag. — Hyadnth ; J-ar^n ou Zircon ; Kxrw. — Le. Zircon et 

rHyacinthe , Brocb. < — Zircon Jargon et Z. Hyacinthe , Bao^o. 

Z. soustractify de Nqrwege. — Zirconit^ Schumacher. 

Z. transparenù^ blanc-jaunâtre. -~ Diamant brut et Jargon de 
Ceylan , K. D. — Jargon de Diamant ^ De B. 

Z. orangé-^runatre , ou brun. — Hyacinthe* 

. Z. rougedcrcy ^v^rdâtrç , gris on jaunâtre, — Jargon de Ce}!^* 

VARZBTBS. 

1. TÀvcon quadrisexdécimal ; Haûy* ' 

La variété prismée dont les arêtes au contour de chaque base sont 
remplacées par une facette. 

M. Launoy a observé que le* Zircon orangé exposé à l'airy brunit, 
et que renfermé pendant un certain temps il reprend sa conleux. 
[Haiij'j 1809. ) ' 

ANNOTATIONS. 

^ Le Zircon se rencontre à la fois dans les roches prîroi- 
' tives (i) , et dans celles de plus nonvelU formation; On le 



( Ï28 ) 

troUTe en Norwège dans une sjéniie , et en France dans le 
basalte (2). Il abonde sartoot dans le sol de transport qni 
provient de la décomposition des montagnes trappéennes , 
en Bohême, en Italie et en France ; il est très-probable qu« 
celui de l'île de Cejlan est dans le même cas. 

(i) M. Conrad y de Philodelpbie, a recueilli auprès deTrenton . 
dans le New- Jersey , une variété de granité dans lequel ou observe 
de petits cristaux de Zircôn. ( J. de Ph. t. ya, p-sig. 

Le Zircon des Circars du nord , dans les Ipdes orientales , res- 
se'mble beaucoup à celui de Norwège , suivant Klaprotb. Il paroic 
provenir des mêmes rcicbes primitives qui renferment les Conndons 
dans cette contrée. 

« M. Mossier possède depuis long>temps un morceau de granité 
dans lequel il y a des Zircons cristallisés, H Ta ramassé sur le haut 
de la chaîne orientale du département (Puy-de-Dôme ),- loin 4^ 
toute bouche volcanique ( Delaizer , Lettre sur la constitution àa 
sol de rAuvergne , J. des M. t. ^3 , p. 4'i* * 

(a) M. Faujas a dans sa belle collection un morceau de basalte 
noir prismatique , des orgues dT.xpailly , dans lequel est enchassf 
un cristal de Zircon orangé. 

1 . Zircon primitif orangé ; du nûsseau d'Ezpailly , département 
de la Haute-Loire : cette variété est extrêmement rare. 

Parmi les cristaux de Zircon qui accoriipagnent les cristaux régu- 
liers de G>rindon , retirés des sables de la rivière de Kirtoa , an 
district d*£llore dans la partie septentrionale du gouvernement de 
Madras , il y en a en octaèdres bbtus ( Z. primitif) dont les faces 
x>nt plus de six lignes de long. Quelquefois on trouve avec le co- 
rindon des Grenats arrondis, d*un rouge foncé et transparens. 
( De Bournon , J. des M« t. 14 , p. 92. ) 

2 à 7* Zircon dodécaèdre et dodécaèdre-symétrique , Z. prisme, 
Z. dioctaèdre , Z. unibinaire et Z. plagièdre ; du même endroit. 
Le Zircon des Circars a offert la variété dodécaèdre. 

8 et 9. Zircon équivalent et Z. quadrisexdécimal * ; ces deux 
variétés ne sont pas dans la collection du Muséum. 

10. Zircon soustractif^ brun-)aunàtre , translucide , dans la 
Syénite i^Zircùn-ryenit-^, de transition, suiv. Haussmnnn et De 
Buiih.^j de Friedrischwern eu Norwège; donné par M. de Lasteyrie 



r 



( 129) 

• 1. ZiTCongranulifornu,, rougeâtre , verjitre et iaimâtre .„ 
grains arrondis; de riJe de Ceylan. • , ' " J*"°«'»' •« 

zi.a. Z granuU/orme , orangé, en cristaux «„ pen d^for,^ 
dans e sabfe du IUou.p„,ouiiou ; ruisseau du vil^rdSpaa,; ' 
mué lu.-a,ême au pied d'une montagne basaltique nfuunX& 
sue. à 3 heues envirà^s de k ville du P„,, et dlntle sablel t com. 
pos^ de grams de basalte xnélang.& de criAaux de Corindon hvalir 
de fer oxydulé titanifère , de grenats , etc. ^ ' 

M.Fa„jas a d^it .a dét^ïl les maW&e. qui con,pose„t le sabl, 
decenusseauetla manière dont les habitaus du pays procèdent à 
k «cherche de, cristaux ^.'U renferme. ( Volcans éteins , p 84! 
« Minéralogie des Volcans, p. â2a.) ^ ^^' 

.a. Suite de fragmens, tailles de Zircons de divewe, forme, et de 
afférentes couleurs iHruciruA.s.ec Jargon du commence ^«1"! 
ffl^ dftûs des yerrcs de montre. / > *«*^ 

in«. EspècE. CORIHDON. 
( Prcmim p*yiie , p. 40, 5i et 144 ; et p. aS;. ) 

l'iiiâiB , ComiKDow et Eméhil du Tiaité. 

i 

I. CORINDON-HYALIN, 

Cofindw.- ^^«//^ ~ ^"''"■*' •*" T-"^-'- Gemme orientale ; 
(»»bi. . Saphir , Topaie et Amethiste d'Orient > ; R. D — Id 
^B^-Pierr. orientale, D^ub. ^ Saphir , D.lxm. - Sapki^[ 

<fr/W A,Aù, Orienua Ttpaz , Oriental Saphire; K,aw._ 
^ Saphur, Broch. — Corindon télésie, Brono. 
C-H. limpide. - Saphir blanc - Rubis blanc , R. D. 

C.^, rouge. ^ Rubis d'Orient. ~ Rubis oriental rouge- vif ' 
Escarboucle , BoMABK. "S^ vi', 

CH. roi^e-^ror^. ^ Vermeille orientale , Buffow. — Hva- 
i^uitlie orientale , R. D. 

C..H.ya«;ft.._Xopâje d'Orient. ^ ' . 

C.-H. bleu, — Saphir oriental ou Saphir. 

C -H. indigo, — Saphir indigo. ^ Saphir mAIe , Nowi^ll. 

C.-H. ^erf. -.Saphir-émeraude, R. D. - Émeraude orientale. 



1» 



r 



( i3o ) 

C.-H. bUu-verddlrâ* — Saphir aigue-'inariiie ou Aigue-mana« 
«rientale des lapidaires. ^ 

C.-H. violet. — ^iiiéthiste orientale et Rubis violet, R.D. 

C.-H. mi-parti de ùleu et de rouge , de jaune et de bleu ou da 
jaune et de rouge. — Saphir-rubis ou Nila- Candi des Indiens ^ 
Saphir-topaze et Rubis-topa2« des lapidaires. _ 
. C.'H., girasol. — Girasol oriental , Buffon. • 

C.-H. chatoyant. — Saphir œil de chat, Nonnuix. — Chatoyante 
orientale. -^Zajfiro opaUzzante , Petb. 

C.-H. astérie , bleu ou .rouge. ^— Asterie-saphir et Asterie-rubiw 
•— Piedra solarà estrellar , Asteria; Hearg. 

II. CORINDON-HARMOPHANE. 

'Goimàon'Harmophane '^Corindon duTmtê — Diamant spathi- 
que , Spath adamantin ; Db B. — 'Corindon , DsiiAM. — Var. de 
i^'eldspath , de Boubn ov. — - Korund et Diamant - Sjuuh , W. et 
Kabst. — Demant-Spath ^ Emmerlino. — 6/7afo adamarkino ^ 
Fetb^ — S, diamantino , Nap. — Espato adàmantino, Herbg. 
•*— Adamantine ^ar , Kjrw. — Conmdum^ Thoms. — Le Spath 
adamantin , Broch. — Corindon adamantin Bbong. 

y III. CORINDON-GRANULAIRE. 

Corindon-Crflntt/ûiVc. — Fer oxydé quarztifère | du Traité. — 
Emeril , R. D.* — Id. , Delam. — De B. , etc. — Sckmùrgel, W» 
et Kabst. — Smeriglio , Petb. — Esmeril, Hbbbg. -^ Emery ; 
XiRw. — UEmeril, Bbocb, ■— Id. , Brong. 

ANltOTATIOir s. 

Le Corindon-Hjalla n'a encore été tronvé que dans les 
pays d^allaTioB , et nptamroent dans ceux qiil proTÎennent de 
la décomposition des basaltes , comme an Vuy , départe- 
ment de la Hante-Loire, aa Péga et à l*tle de Ceylan. 

Le Corindon-Uarmophane appartient anx montagnes d^ân* 
cienne formation. Il est en cristaux dans le granité, à la 
Chine et an Malabar; dans le schiste micacé, en Italie (1)5 et 
dans le fer oxydulé, en Soède. 

Le Corindon-GranaViire existe également dans des roches 
anciennes dans Tite de Naxos , en Sate , ejtc. 



{i) Le savant Broclii, professeur d'histoire naturelle à Brescia j" 
ti découvert ^ eu 1 8o4 » dans la vallée dmenica , département" du 
Sério , royaume d'Italie , une variété de Spath-adamantin ( Corin- 
don-harmophane )^ d'une belle couleur rouge et translucide. Il «st 
clisséminé pgr petite» masses dans le schiste micacé. (iVw, J. d« 
Ph. , t. 59 , p. 373. ) \ 

Nous devons à M. Lelievre , de l'Institut Impérîaf , et lun des 
Inspecteurs généraux de» Mines de l'Empire , la connoissance à'una 
variété de Corindon à tissu presque compacte qui se trouve dissé- 
minée dans le granité près de Mozzo , arrondissement de Bielle,^ 
département de la Sésia. Elle a été envoyée à ,1a Direction des 
mines par M. Muthuon , ingénieur en chef. « Le terrain dans lequel 
se rencontre la roche du Piémont reiifermant le corindon , est prin- 
cipalement composé d'Ophire , Granitelîo ou Grtinstein porphyriti- 
que en assises ^ de troisième formation^ et de la méine roche en. 
strates compactes, en couches de la même formation. ... les 
nombreuses cimes de Grunstein en assises- qui sont découvertes sont 
la plupart décomposées jusqu'à une profondeur de 3 à,4 mètres , ec 
souvent davantage* . .. . Dans cette terre décomposée , on trouve 
des veinules , des nids , et par fois des blocs de mica , de feldspath 
simple et de feldspath avec corindon^ etc. » (J. des M, t. 3i , p. 148 ) 

.1. XOaiNDOH-'HYALIN» 

1 et 2. Ck>rindon-hyaiin ternaire ( Télésie mixte du Traité) , et 
C*"!^. assorti (T* unitaire y ^ blanchâtres; du PégU4 

3 et 4- Corindon-hyalin prismatique Ç*T* priniitive ) et C.-H. octo^^ 
duodécimal (T. ùisalteme) ; du même pays. 

s 

5. Gorindon-l»yalin roulé ^ blanc-bleuâtre , bleu-veidâtre etblanc^ 
en petites colojones ou en prismes déformés \ du ruisseau d'Elpailly , 
aux environs du Puy , département de la Haute-Loire. 

6 à 9. Corindons-hyalixirs , transparens , jaunes , rouges, bleus et 
violets : suite de fragmens taillés offrant les diverses variétés de cou' 
leurs nommées Topaze , Bubis , Saphir et Améthiste d'Orient. 

Le Muséum possède plusieurs Corindons-hyalina transparens ,' 
taillés, d'un grand prix, et dont la description peut figurer avec 
avantage à cÀté de celle des morceaux marquans de sa collectioA 
minéralogique y ils sont au nombre de^jois. 

Le premier est un C -H. ^/eii( Saphir oriental ) , de forme rhom- 



y 



( i30 

•boïdale , un peu émoussée sur Tun de Bes angles aîgus. Sa couleur 
est belle ; Tune de ses extrémités est cependant un peu plus haute 
en couleur que Tautre. Il pèse 27a décigrammes (5ii,5 grains }. 

Le second un C-H jaune d'or (Topaze orientale), de forme 
ovale j dans le milieu de cette pierre sont deux glaces légèrement 
apparentes et une plus considérable sur le côté- Sa couleur est très- 
belle et uniforme. Elle pèse 107 décigrammes (200 grains). 

£c le troisième un C. -13.. Jaune et tfleu { Pierre orientale 9 Sapbir 
et Topaze) , de forme bvàle, taillée bHllantée en dessus, et à de- 
erés en dessous. Le milieu de la pierre est d'un beau jaune et les 
Vdeux extrémités d'un bleu bien prononcé. Cet accident est fort rare- 
file pèse 40 décigrammes ( 76 grains )\ 

L'accident que présente ce corindon et qui se rencontre sur plu- 
sieurs cristaux de la même espèce qui offrent la réunion 2 à 2 ou 
même 3 à 3 des couleurs bleue , jaune et rduge , qu'on observe 
isolément dans la plupart des cristaux de cette substance , prouve 
évidemment le vice des méthodes qui plaçoient sous autant d'espèces 
distinctes ti^is variétés de couleurs d'une même espèce. ' 

10. Corindon-byalin étoile ; portion de prisme hexaèdre dont la 
base offre des hexagones concentriques et des rayons divergens au 
nombre de six qui vont du centre commun sur le milieu des c6tés 
AvL prisme : lès rayons s'ont blanchâtrdB sur un fond bleu. Il vient 
du ruiss^u d'ExpailIy.. : \ . ^ 

1 1 . Corindon-hyalin bleudirê , à reflets nacrés , dit Sc^Mr calcé- 
donieux ; fragmens taillés en cabochons et polis. 

12. Corindon-hyalin ckatojant , à reflets dorés sur un fond 
brun. 

M. de Dréé possède une suit« très-curieuse de Corindons cka^ 
toyans ou étoiles de différentes couleurs,, parmi lesquels on en doit 
surtout distinguer un à fond brun, chatoyant en jaimed'or, qui 
prfcente plusieurs hexagones concentriques. Il en a'doniié la des- 
cription dans le catalogue de son Musée minéralogitfue ^ p. 120 
et 12 r. Il est également possesseur d'un Rubis étoile ; accident ttès- 
rare. Nous aurons plus d'une fois encore l'occasion de citer cet ou- 
vrage dans lequel les pierres gemmes sont traitées avec un grand 
soin et de noter des morceaux de cette magnifique cellection. 

II. COriNDON-HARMOPHANE. 
I. Corîndon-harmopliane basé ^ blanchâtre, en petits cristaux 



/' 



\ 



• ■ C i55 ) 

disséminés dans le fer oxydé granulaire ; de Gellivera kn Su&le r 
découvert et donné par M. S^denstiema , directeur des fonderie» 
de fer du même pays. 

2. Gorindon-harmophane/7mm^/^«e, blanc-jaunàtre : portion 
d'un prisme hexaèdre ayant 4 centimètres ( 18 lignes ) d'épaisseur^ 
sur 5 centimètres de hauteur, à la surface duquel adhèrent quelque» 
parcelles de mica argentin; de k Chine : donné par M. Faujas- 
Saint-Fond , Tan des Professeurs- Adminitrateurs- du Muséum. 

3 et 4- Gorindon-harmophane bis^akeme^ et G.-harm.. additif ^ 
rouge de rose ;. de Vîle de Ceylan. 

5. Gorindon-harmophane unîternaire , rose npancé de violet %. 
cristal isolé d'un volume remarquable : du même pays. 

i 

6. Gorindon-faarmophane^sf^rme , brun ; du Garnate. 
La variée primitif a'est pas dan» la Collection. 

III. CORINDON-GRANULAIRE. 

I. Coriiidoii-granuIaire^us//ete% ^s-noiràtre , mélangé de fer 
' oxydulé et de lamelles de mica ; du cap Ëméril dans l'île de Naxos» 
Ce morceau faisoit partie d'un prisme hexaèdre dont les pans- 
étoientt pe« prononcés. 

a. Goriudon-granulaire moss//*, gris-bleuàtre , avec talc- lami- 
naire gris-jaunâtre et çalc laminairp blanc-verdâtre ; de Oeh^enkopf f. 
prés de Srhwarzemberg en Saxe. ' ^ ^ 

IV/. Espèce. GYMOPHANE,^ 

( Première partie , p. 4i- ) 

Chrysolithe orieiatale , R. D. — Id. « De B. -— Chrysopale y 
DeXiAm. •— Chrysolithe opalisante ou chatoyante, Nomnuix. -^ 
Chrysoberill , W. et Karst. — Crisoberlllo, Nap— Crisoberilla, 
Berilo de oro ; Hbrag. -7- Cbrysoberyll , Kir-w". — Le Chryso- 
béril , Broch. 

\ YARI«TJB8 »E FOBllS8« 

Cyxnophane dioctaèdre , du Gonnecticut ; 

Prisme à huit pans terminé par des sommets, à quatre faces 
{Ilaisf, 1811 ). 

Ces cristaux ont fourni à M. Haiiy la matière d*un mémoire très- 
important et dans lequel.il fait voir de nouveau la supériorité dds 



earactères qu^il a si habilement employés à la détermination des es-* 
pèees minérales, sur ceux qui sont empruntés des caractères exté- 
rieur». Il est inséré dans les Annales du Muséum , tom. i8 , p* Sy 
à 69 ; et dans le J. des M. t. 5o , p. 32i à 334* _ 

ANNOTATIONS. 

La Cymoplianç se troave dans les terrains d'allnvion an 
Pégu , au Brésil et à Tile de Ceylan. Elle a été observée anssi 
en place dans les moatagnes aDciennes'(i) , anx environs de 
Pfew-Yorck , dans rAmériqne septentrionale» 

(1) M. James Bruce , Professeur de Minéralogie à New-Yorck ,' 
a adressé à M. Haiiy un échantillon de feldspath laminaire blan- 
châtre , qui renferme en même temps du quarz gris et des lamelles de 
talc argentin, avec des grenats émarginés et des cristaux de Cymo- 
phane vert-jaunâtre. Leur ressemblance extérieure, avec le corindon- 
harmophane et lanalyse elle-même les avoient fait prendre d*abord 
pour une variété de cette substance ; mais M.Haliy s'est assuré que 
ces cristaux appartiennent bien réellement à la Cymophane, seu- 
lement leur tissu est plus sensiblement lamelleux que celui des 
cristaux du Brésil. 

1 à 3. Cymophane annulaire , CétsogonetetC. octovigésimale, 
jaime-verdâtres , à reflet nacré ; du Pégu ou de Tîle de Ceylan. , 

4> Cymophane roulées , informes ou présentant de légers indi • 
ces de cristallisation ; du Brésil : données 'par M. le chevalier 
Geoffroy Saint-Hilaire , de l'Institut ImpériaL ' 

' Les Yàriétés anamorphique et dioctaèdre ne sont pas dans la^ 
Collection* - ^ 

V\ Espèce. SPINELLE. 

SFiNSLiiB £T Pleonastb du Traité. 

( Première partie ^ p. 4^ , 5a et 263. ) 

Spinelle rouge, — Bubis spinelle octaèdre , B. D* — Rubis balais 
et Rubis spinelle octaédre&,^Ds B, — Rubis , Delam* «^ Spinell , 
W. et Karst. — Rubino spinello o occidentale , Petr. • — HMibi «- 
pinela et R, balage , Herrq. — Spinell et Balass Rubies, K-ir-^. 
—-Le Spinel , Broch. — Le Spinelle rubis , Bbono. 

Spinelle noi>. — Ceylanite, Delà m. — Pléonastç, Haut. -^ 
Zejrlojiiti^ W. — Zeylanity Kai^st. — CeUanith^ Reitss. — Cejfla^ 



( «35 ) 

mte , Thoks. — Le Pléonaste , Brocb. — Le Spînelle préûnatte ; 



CARACTEBES. 

Le Spinelle ronge réduit en poudre colore en rouge Tacide nitri- 
que , ce qui ne font ni le Corindon rouge , ni le Grenat traités de 

ANI9OTATI0KS* 

Le Spinelle roage se tronre à Tîle de Cejlan (i) , dans 1« 
même terrain d'iEdluvion qnî nous fournît dea cristanx de 
corindon et des zîi'cons , mais nous ne conooîssons pas la 
roche qui les renfermoit originairement. Il est cependant 
probable que c'est la basalte. -—Le Spinelle noir a été ren- 
contré d'abord a^rec le Sp. rongea Geylan; mais on le trouve 
aussi au VésnTe , avec le pjroxène granulaire , le mica , la 
meîonite , la chaux carbonatée , etc. On l'a également observa 
en France (2), dans le département deTUéranlt. 

(i) Le Spinelle de Tlnde a pour gangue deux substances de na- 
ture différente. ... la première est un spath calcaire grano-lamel- 
laire renfermant de petits prismes de mica , jaune de topaze et trans- 
pareàt ; de petites masses d'une substance métallique, g^i^^i nuan- 
k;ée de rougeâtre , attirant à Faimaut , qui a été analysée par M. 
CbeueTÎx , et ne renferme que du fer et du soufre , et des cristaux en 
prismes hexaèdres verdàtres qui paroissent être de la chaux carbo- 
. natée. La seconde est un feldspath qui a beaucoup d'analogie avec 
# l'adulaîre et renferme aussi le même fer sulfuré magnétique , du 
talc stéatite verdâtre et un peu de chaux carbonatée. * ^ 

Les cristaux de spinelle sont plus rares-dans cette dernière gangue, 
ils sont octaèdres et rouge-pourpre pâle. M. de Bouriion a observé^ 
plusieurs variétés nouvelles dans le sable de Ceylan. ( J*. des Mines , 

(2) Feu Drapamaud , professeur à TÉcole de médecine de Mont- 
pellier , a découvert cette variété de spinelle , en cristaux octaèdres , 
dans une sorte de brèche qui se trouve à la base et au sud-est de là 
colline de Montferrier à une lieue au N. de Montpellier , sur la 
rive droite de la rivière du Lez , et dans un banc de grès à une pe- 
tite distance de la même ville ^ près ds la rive gauche du Le». Let 



L 



V. 



( ï56 ) 

brècbe de Montferrîer renferme aussi des cristaux d^ampliibole et 
des noyaux calcareo- argileux qui contiennent des fragmens d*am- 
phiboW , et une terre d'un vert de serin très-agréable. Le spmmet 
de la colline est de basalte compacte renfermant des noyaux de pe^ 
ridot granuliforme. ( J. Draparnaud, Bulletin de la Soc. des Se. , etc. 
de Montpellier , t. i , p. 353 et suiv. 

Le Spinelle noir a. été observée depuis dans le même lîteu, par M, 
Marcel de Sernes ,, sous des formes très-vatiées. Indépendamment 
des variétés primitive , dodécaèdre , émarginéc et uaibinaire ( Dra- 
parnand ne cite que la primitive ) ; il en a découvert deux autres 
qui lui paroissent nouvelles et qu'il nomme Sp. tronqué et Sp. basé» 
Il a trouvé également cette substance , en cristaux primitifs ou tron- 
qués , à Valmabargues , à une lieue au N. de Montpellier ,' à !*£• 
du chemin de Grabels et 'à :2ooo -toises ( 3896 mètres } à l'ouest de 
la colline basaltique de Montferrier. ( Bull, des Se. dé Montpellier, 
t. 4) p* 61 et 81. ) Ce mémoire renferme des observations curieu- 
ses sur les volcans éteints du département de l'Hérault. U ei^ a paru 
un extrait dans le J. des M. t. 24 , p. â3i à236. 

1 et 2. Spinelle primitif et Sp. primitiJ'-'Cunéî/orme , en pétitt 
cristaux d'un rouge-vif ; de Ceylan. 

3 . Spinelle émarginé , rose pâle ; du même pays. 

5. a. Sp. émarginé , noir et opaque ; de Ceylan. * 

4* Spinelle unibinaire , noir éclatant, aur le péridot granulaire ; 
vert-jaunâtre ; du Vésuve. 

• 5. Spinelle foulé , noir ; de Ceylan. 

6. Spinelles roulés , plus ou moins déformés , de différemes 
teintes ^e rouge ou nuancés de violet , etc. de Ceylan. 

La variété dodécaèdre et les variétés de couleurs bleue , verte et 
purpurine manquent à la Golkctioa. 

VP. Espèce. ÉMERAUDE. . 
( Première part. p. 44 ^^ ^^4* ) 

Emeraude, Aigue-^ marine etBéril, des Anc. mut* — Béril, Do* 
Z.0I&IEU. — Id. , Broito. — Smaragd , Karst. 

Cristaux d'un ^vert pur. — Emeraude proprement dite , Emeraude 
du Pérou , R. D. — Id. , De B. — - Id. , De B., — Id. , D^am , etc. 
'^Schmaragd, W. — Clatter Smaragd , Kabst. — Smeraldo , 



« 



•PfiTR. — îd.. , Nap. — Esmeralda, Herrg. — Emerald ^ Kirw. 
— LXmeraude, Bboch. — Béril éméraude , Bhong,' ' 

' Cristaux bleudtrts , Dert-jaunâtres , ùffinchacres , etc. — Aiguë- 
marine et Béril , R. D. — Id. , Delam. — Béril schorlâcé de Sibérie^ 
Berom. — Chrysolite du Brésil ^ K. D. — Beryll^ W. — Geistrefter 
Smaragd , Karst. — Smeraldo turchino verdiccio o Acqua ma' 
rina , Petr. — Berillo , Nap. — Berilo comun, Agua marina , 
Herro. — Beryll ,' Kirw. — Le Beril , Broch. — Beril aiguë- 
marine, Brong» 

VARIBTÉSDEF0RMB8. 

£meraude isogone ; , 

Prisme à 1 2 pans , dont > les arêtes au contour de chaque base 
et les angles solides sont remplaces par une facette. Elle diffère 
de la. variété rhombifère par son prisme qui est dodécaèdre et inter^ 
rompt le rhombe par sa partie inférieure. {Hauy , 181 j . ) 

ANNOTATIONS. 

L'Êinerande appartient aax terrains d'ancienne formation 
oii on la tronve tantôt en yeines dans le* schiste argileux 
comme au Pérou , et tantôt disséminée dans le granité (1) 
comme en Sibérie , à Gironda en Galice , à Sv^iacl en Ba- 
vière, à New-Jersey , dans l'Âmériqne septentrionale, et en 
France dans les dcpariemens de la Corrèze , de la Loire** 
inférieore , de la Côlê-d'Or , de Tlsère , etc. (a) — * On en a 
trouvé anssi dans le sol de transport à Santa -Fé de Boj^ 
gota, au Féron , et dans le lit de quelques torrens de l'A- 
mérique méridionale yoisins des montagnes d'où se tirent 
les émeraudes de cette partie du monde ( Botné de l'Isle ). 
— Les émeraudes travaillées par les anciens venoîent d'E- 
gjpte ; on ne connoît plus aujourd'hui les lieux d'oiv ils les 
tiroient^, seulement on en tronve quelquefois dans les ruines 
des villes. ( Rozière. ) 

(1) Le granité dans lequel ses cristaux sont engagés est presque 
toujours le Granité graphite (Pegmatite, ffaiiy), di| moins cela 
est aio&i pour les émeraudes de la Sibérie, comme Ta observé 
M. Patrin , et pour celles d'Amérique d'après M. Maclure. Oa 



\ 



« ^ 






\ 



( i38 ) 

trouve également du granité graphique à Ma r magne où M. Cbam- 
peaux a découvert des Emeraudes ( Delametherie , J, de Vh. » 
t.^9,p. ai4. ) ^ 

(i] J'ai vu, ditM.^Hericart, dans la belle collection de Minéraux 
appartenant à M. Schreiber , directeur de TËcole pratique, de Fezai , 
'de petits cristaux hexaèdres , blanc-verdàtres , transparens , asso- 
ciés avec le quarz , Tanatase , le feldspath , le titane et la chlorite , 
qui m'ont présenté les variétés d'Ëmeraude primitwe, peridodè^ 
£aèdre et épointée. Ils avoient été trouvés par M. Schreiber , près 
de la cascade de TEnversin , commune de Vaujany , au-dessus d'Ai» 
lemont. ( JYo^e de M. Héricart. ) 

I . Emeraude prin%Uiçe , vert-pur , avec chaux carbonatée lami- 
naire et fer sulfuré disséminé ^' sur le schiste argileux , ncnr-bleuâtre : . 
deux morceaux rapportés du ^rou , par Dombey. 

M. de Drée possède dans sa magnifique collection , un morceau 
du même pays , dans lequel TEmeraude primitive , d'un beau 
vert , est associée à la chaux carbonatée laminaire et cristallisée , et 
«t au pJomb carbonate cristallisé, sur le schiste argileux noir-bleuâ- 
tre» ( Note de M, Lehman, ) 

I . a. £. primitwe , blanc-verdàtre , dans le granité ; des environs 
«le Nerschinsk en SibÀrie. 

1 . b» Gristaux prismatiques d'Emeraude vert-jaunâtre et vert- 
blenàtre, au nombre de cinq et de différentes grosseurs intermé- 
diaires entre huit centimètres '( 3 pouces de longueur- sur 24 milli- 
mètres ( 1 o lignes ) d'épaisseur , pour le plus petit d'entr'eux et a 
décimètres ( plus de 7 pouces) de long , sur 5 centimètres ( près d» 
a pouces) d'épaisseur, pour le plus grand : de Sibérie. 

1. «. Plusieurs morceaux venant de Odontschelon offrent la 
même variété associée à des cristaux de quan-hyalin enfiimé, 
fouillés d'oxyde de fer , des topazes , etc. 

I. </• £. primitive t blanc verdâtre , dans le mica schistoîde^ gris> 
brunâtre , métalloïde , de Hcubachthal , dans le Pinzgau , pays de 
Salzbeurg : envoi de M. Marcel de Séries. 

I. «. E primiiiife, blanchâtre, dans le granité ; de la carrière du 
Four au Diable , aux environs de Nantes : donné par M» Dubuissoa 
qui Ta découverte. 



• ( iSq ) 

a. Emeraude pèrîdoàêcaèdre , vert-pur ; cristal isolé : rapporté 
par'Dombey , du Pérou. 

2. a. E. péridodécaàdre , bleue , en cristaux groupés, avec Eme- 
raudes cylindroïdes ; de Odontschelon , entre les rivières Ornon et 
Omonborza , en Sibérie, 

3. Emeraude épointèe , verte ; du Pérou. , 

V^. Emeraude rhombifere ^ vert-jaunâtre pâle et transparente ; 
cristal très-net et de forme déliée ; de Sibérie. 

5. Emeraude prismaJtïque ^ bleuâtre et blanc-bleuâtre, à peine 
translucide , e^i gros prismes de 5 décimètres environ (14 pouces ) 
de longueur sur 1 décim. d'épaisseur , avec quarz-hyalin araorpb« 
gris , feldspath laminaire et mica ; d'Odontschelon. 

Ce morceau pèse plus de 40 kilogrammes ( 80 livres. ) 

5. «. E. prismcuùjue , blanc-jaunâtre et blanc verdâtre ; portion 
d'un très-grand prisme , de la colline de JBarat , aux environs d» 
Limogés ; donnée avec plusieurs autres morceaux pins petits , par M. 
Alluaudy directeur de la manufacture de porcelaine de Limoges. 

6. Emeraude cyJindroîde , miellée ; de Sibérie. 

6. a. E. cylindroïde , bleu^ ; du même pays. 

Les variétés annulaire , Unibinaire et soustractwe ne sont paf 
dans la collection. 

7. Emeraudes vertes et Em. vert-bleuâtres de différentes teintes , 
taillées et polies ; de Sibérie. 

8. Emeraudes vertes de Tancien Continent , de forme baroque et 
perrées. Elles sont remplies de défauts (nuages et glaces) et ont- 
jOrdinairemerit un aspect chatoyant* 

La Collection du Muséum est riche en riiorceaux et en cristaux 
d*£meraude. Elle en renfermé environ quarante, parmi lesquels 
sont compris seize cristaux isolés de cette "Substance. Le^ Emeraudes 
taillées ou en cabochon sont au nombre de vingt environ. 

VIL* Espèce. EUCLASE. 
( Première partie , p. i{S. ) 

Ënclase, Hatjy. ^^ Id. , Daub. — Euklas , W. et Kaest. -^ 
Enclose , Jamesoit. — Euclase , Broch. 

L'EncIase a été rapportée du Péron par Dombey en 1785. 
On en a trouvé depuis an Brésil dans \ea mmes appelées 



L 



/ 
/ 



( i4o ) 

|réneralc8 ( Minas geraes)^ comme nous Tapprend M. G* H. 
LangsdorfT. ( Haûy ^ i8o5. ) 

C'est la pins rare des substances minérales. 

1. ËQclase suroomposée^ vert-bleuàtre , transparente; du Pérou. 

Ce cristal faisoit partie d*une suite précieuse. de minéraux re- 
cueillis dans les deux Amériques par Dombey , médecin et voya- 
geur célèbre dont la vie toute entière fut consacrée à être utile aux 
sciences et à servir l'humanité. Les jardins et les cabinets d'histoire 
naturelle jpLe sont pas les seuls établissemens de la capitale qui aient 
été enrichie par ses voyages. Le Cabinet des Antiques de la Biblio« 
thèque Impériale a reçu de lui des vases trouvés dans les tombeaux 
des Incas et divers monumens curieux des anciens Péruviens. 

La pluoie éloquente de M. DeleUze a retracé dans une notice 
pleine d'intérêt {Anr^.du Mus. , t. 4 « p* i36 à 169) , les principaux 
événemens qui ont agité la vie de cet homitie généreux et'payé à sa 
inémoire le juste tribut d'éloges qu elle réciamoit. 

VHP. Espèce. GRENAT. 

( Première partie , pag. 46 et 265. ] 

Grenat , R. D. — Id. , De B. — Id. , Delak , etc. — • Granat , 
des AlIm. — Granato , Petr. — Granate^ HerHo. — Gamet , KiRw. 

— Le Grenat , Broch. 

G. primitif' convexe ou grarudijorine , jaune. •— Succinite , 

BONVOISIN. 

G. émarginé, noit. ^^Melariit , Ki^aproth. — Id. , Vf.-^SMa» 
ckiger Gtanat , Karst. ^- La Mélanite , Broch; — Grenat mêla* 
ni te , Broitg. 

G. granuli/brme , rouge de feu. — Grenat oriental, R. D. — Escar- 
boude des Anciens , Karfiinckel , Reuss. '^Pyrop ,' W. et Karst. 

— Oriental Gamet , KiRw, — Le Pyrope', Brocb. •— Grenat 
pyrope , Brong. » ' , n 

G. rouge- violet, w- Grenat syrien , R. D. — Edler Granat , W. 
^^jâlmatidin. Karst. — Le Grenat noble , Broch. — Id, , Brono. 

0. brun^ ou rougedcre^ ou -verdatre , translucide ou opaque. — 
Grenat ordinaire. — Gemeiner Granat, W. et Karst. —Le Grenat 
commun , Broch. — •' Id. , Bboitg. 



■ ' . ■ ( i4i ) 

O, jaunâtre ou orangé^runâcre , du Piémont/ — TôpazoIit« y 

BONVOISIN. 

G. vert-^ilçe, -^ Grossularia , W. ; 

G. résinite ou resinoîde , brun-jaunâtre , ou brun noirâtre. — 
Colophonite. — Colophonit , Reuss. ^-Pèch-Granat , Karst. 

ANNOTATIONS. 

Le Grenat se trouve , soit en cristaax , soit en grains , dans 

dans les montagnes primitives telles qàe le Graorte , le 

Gneiss, le schiste mîcacë, la chaux carbonatée, l^serpen* 

tine et le Grnnstein micacé (i). —«À Schmiedefetd en Thn- 

ringe , il est en veine dans nn porphyre ( Leonharpi \ -^ La 

Bohême, la Saxe« le Tyrol , la Suède , la France^ Tltaiie , 

rË9pagne , etc. , nons offrent des exemples nombreux des 

diverses manières d'être de cette snbstance. On la retrouve 

en grande abondance dans les terrains d'allnvion provenant 

. de la décomposition des roches anciennes dans les pajs indj^- 

qués et dans les terrains d'allnvion qui doîventleur origine 

a la décomposition des basaltes , en Bohême , en France ^ en 

Portugal (2) , en Italie , etc. 

(1) Au Granatillo , prés de Nijar , non loin d*Alméria et du C^p 
de Gates, en Espagne, on trouve dans un enfoncement du terrain 
produit par la décomposition cornplète de la, roche (de grunstein 
mxcditjk vert-grisâtre , peu consistant et d'apparence argileuse , ren- 
fermant des Grenats ) une si grande abondance de cristaux ou de 
grains de ce minéral , que le sol paroît en être entièrement formé* 
Les eaux des torrens lavent ces grenats et les entraînent plus loin. 
Leur belle coulei^r rouge les faijt; rechercher pour la bijouterio. 
(7bm//j Voyage en Espagne, resté manuscrit, 1808. ) 

(2) M. Haûy possède un échantillon de basalte, venant de Béllos, 
à 2 lieues de Lisbonne , qui renferme des Grenats. > 

Suivant l'observation de M. Stâïis , le basalte qui forme le sommet 
d*une monticule de Kresovice, Grand-duché de Pologne, sur lequel 
est bâti le château de Terrezin , contient beaucoup de cristaux de 
hornblende basaltique (pyroxène)et des Mélànites noires dodé- 
caèdres ( Grenats primitifs ,^ noirs- ) La masse de cette colline est d» 



( '42 ) 

grauwacke et de grauwacke-schiteuse : elle repose sur un terraîii 
rempli de houillères. (J* de Ph. , t. 64* p* ^^4*) 

I. Grenat primiùif , brun rougeâtre, en cristaux trds-nets , en-* 
gagés eu partie dans le schiste micacé; de la montagne de Dernidorf 
en Sibérie. 

i. a. Suite de cristaux isolés de Grenat primitif, brun^Ltres, traus-*. 
lucides ou opaques , encroûtés de talc chlorite scl^stoîde. 

Plusieurs d^entr'eux sont remarquables par leur v()lume ; on en 
a poli quelques-uns : ils viennent de Styrie. ^ ^ 

1. ^. G. primitif' convexe , jaune, dans la serpentine verdàtre ; 
de la vallée d'Ala en Piémont. ' ^ 

1. c. Gr. primitif, en très-petits cristaux bruns, dans la chaux 
carbonatée granulaire , blanc-grisâtre ; du Pic d'£res-lids prés Ba- 
rège , dans les monts Pyrénées : donné par le baron de Dietrich. 

2. Grenats trapézoïdaux , verts , translucides , dans un talc 
steatite gris-bleuâtre , recouvert en partie de talc granulaire ; du 
fleuve Lena , près de la mer Glaciale, eu Sibérie. 

a. b», G., trapézoïdal y brun-verdâtre , dans le plomb sulfuré 
lamellaire ; de Suède. \^ , 

M. Haiiy possède des Grenats trapézoïdaux, de près d'un pouc« 
de grosseur , dont les faces sont chargées de stries saillantes qui per» 
mettent de suivre la marche des décroissemens comme sur les mo- 
dèles en bois. Ils viennent de Finlande, oi'i ils «ont engagés dans 
le schiste micacé , et ont été découverts par M. Fourman. [^ffaity y 
1811.) Ces cristaux ont fourni à M. L. P. <le Jussieu, aide-natura- 
liste au Muséum , la matière d'un Mémoire intéressant pour la 
théorie de la s^ucture des cristaux./ II est inséré dans les Annales 
du Muséum^ t. 18 , p* oaa à 33a. . . - '* . 

3. Grenat émarginé brunâtre et brun-rougeâtre , suif le quarts et 
le cuivre pyriteux irisé , le fer sulfuré et la pyrite magnétique : suit» 
de morceaux de Dognatzka dans 4e Bannat. • ^ 

^ 3. a. Grenats émarginés , noirs ; des environs de Fras cati. 

Cette variété se trouve en cristaux isolés , brillans, dans un tuf 
volcanique , on répandus sur le sol , dans les environs de Monte,- 
Albano et de Frascati. M. Breyslack la aussi rencontrée à la Somma,, 
dans les fragmens de roche calcaire l'e jetés intacts par le Vç^uvo* 
(Voyages en Campanie, t. 1 ,,p. iSg. ) 



T 



. ' ( 145 ) - 

4. Grenat triémarginé , vert-jaunâtre ^ dan» le grenat en masse , 
avec fer oxydulé ; du même pays. . 

Les Grenats vert- olivâtres en masse du Teufelstein à Schwarzem- 
l>erg en Saxe , contiennent ii5 livres de fer par quintal , suivant 
Werner ; ce qui leur a fait donner le nom de miné de fer verte par 
I quelques minéralogistes. ( Wîe^leb ^ Ann. deCh. , t. 1 , p. '^3i«) 

4* 0* G. criémarginé , orangé; du Dissentis. 

5. Grenat granuliforme , rouge-vif, dans la serpentine vért-noi- 
râtre : de Zeblitz en Bohême. 

6. Grenat ffttntdaire' massifs gris-verdâtre > avec chaux carbc- 
natée laminaire bleuâtre , disséminée ; deux morceaux envojjés du 

• Tyrol , en 1809 , p(ar M. Marcel de Serres. 

7. Grenat résinite , brun-rougeàtre ; d*Arendal. 
Il en vient également de Ceylan où on le trouve aux environs des 

villages de Mankadelle et de Mankavitte à Matura. ( Boumon ) 

La collection renferme environ cirujfuante - morceaux relatifs à 
cette espèce , non compris les seize échantillons du. gradin d'étude-, 
d étude , et beaucoup dé cristaux et de grains de Grenat ; des frag- 
mens taillés ou simplement polis de diverses teintes , etc. 



E 



APP£1«DIGK. 
î. GRENAT JFERRIFÈRB. 

Cette sons-espèce li'est qu'un Grenat primitif , décomposé en 
partie , brun-jaunâtre , et agissant fortement sur le barreau aimanté, 
à cause du fer Qxydulé qu'il renferme, propriété qui d'ailleurs lui 
tsï commune avec beaucoup de grenats même ^transparen», La 
grosseur de ses cristaux varie depuis i jusqu'à 2 pouces et demie 
de diamètre. (5 à 6 centimètres.) 

On doit rapporta" à cette sous^spéce les Grenats décrits par 
W. Bigot de Morogues , dans le t. XXVfdu Journal des Mines , 
p 58o et suiv. , soùs les noms de Per grenatique micacé , et de Mine 
de fer granatîfortfie. — Ces Grenats ferrifèrcs se trouvent dans un© 
roche micacée au Qap-Couse , départeinent du Finistère. 

II. GRENAT MANGANÉSIFÈRE. 

£raunsteinkiesel et Cranatformiges Praunsteinerz , Rbuss. *— 
Manganèse graliatiforme , Bkoch. — Grenat manganésié , Brono. 

Ce Grenat y dit M, BroDgniart|«st d*un rouge d*hyajcinthe fojicé , 



(t44) 

légèrement translucide sut les bordé , et cristallisé en solije à ^4^ 
facettes trapézoïdales. Il communique au verre de borax une couleur 
violette , lorsqu'on y ajoute un peu de niitre , ce qui indique la pré- 
sence du manganèse que M. Klaprotfa y a reconnu dans la propor- 
tion de 35 pour ^oo. Il a été trouvé dans la forêt de Spessart près . 
d'Aschaffen bourg eu Franconie , dans uue roche composée de feld- 
spath rouge, de quarz-grif , de mica et d*ampfaibole. ( Minéralogie , 
t. 1 , p. 597. ) 
M. Brochant avoit déjà reconnu cette substance pour un Grenat 

pénétré de beaucoup d*oyde de manganèse. ( T. A , p. 4^^- ) 

•>. 

IX% EspécB. AMPHIOÈNE. 
( Première partie , p. 47* ) 

Cristaux de Schorl blanc en forme de grenats ; Grenats blancs ; 
Ferbea. — Grenats blancs caldinés y Grenats décolorés du Vésuve , 
de Pompela, Fàujas. — Grenats d'un blanc mat, décolorés , à 34 
facettes, De B. — Grenat blanc, Leucite, Delam. — Grenatite^ 
Davb. — Leuzie^ W. — "LeucU , Karst. — fetrocelse argilloso , 
communemente Grenato bianco del yesuvio , Petr. — Leucolite , 
Nap. — Grenato bianco 6 volcànico , Leucito ; Herrg. — Vesu- 
çian ou Wkhe Granet of Ve&uvius, Kirw. — Leucùe , Thoms^ 
— La Leucite , Brock. ) 

^ ANNOTATIONS. 

L'Amphîgène se tronve le plus ordinairement en'cnstanx 
disséminés et d'nne forme très-nette dans les basaltes de 
PËtat Romain , et souvent en assez grande quantité pour 
lenr donner iine apparence porphyriqae« Mais c'est surtout 
dans les terrains d'allnvîon qui proviennent de la décompo*' 
ftitîon de ces mêmes basaltes , qu'on peut les recueillir en 
grande abondance (i). — Les laves porenses da Vésuve en 
contiennent souvent , Taction dn fen les a rendus opaques 
et qnelqnefois même terrenx. On le rencontre également 
dans les roches primordiales à Fridischwern en Norwège stir 
le feldspath j et en Ecosse dans le pyroxène. 

(1) « Leur quantité est immense , dit Breyslack , dans les monta- 
l^nes d' Albano , de Tivoli , de Caprarola , Viterbe , Aquapendeiito , 



- ( 145) 

Cmta^OaéTeHana et feôi-ghetto. ... Le terrain delà VilIa«Conti à 
Frascati en est rempli. . . . On l*a trouvé plusieurs fois cristallisé 
dans les roches calcaires du Somma. (Voyages^ t. a , p. 5.) 

M. George Santi en a également obsery^ , à Pielra lata et aui 
environs de Pitigliano , dans le pays de Sienne , dans des terrains ' 
' d'alluvion où ils sont mélén de fragmens de feldspath , de pyrozènes, 
de paillettes de fer oligiste, ett. Ils sont transparens et très-durs* 
( Voyage , etc. t. 2 , p J^i. ) 

Enfin Spallanzanr rapporte qu'il eiciste soUs difPérens états d'alté^ 
ration dans une lave gris^noiràtre répandue en- morceaux sur le 
chemin qui conduit de la ville , aux Etuvés , dans Tiie de Lipari. 
(Voyages, t. 3 , p. ai. ) 

1 . Amphig«ne t^apêioîdûl ^ gris-jaunàtrë , translucide ; dé Bor- 
ghetto^: cristal isolé , de près de 3 centimètres ( environ Un pouce } 
d^épaisseur , donné , avec un morceau de- lave du Vésuve renfer-* 
mant des cristauï: d'amphigène beaucfoup plus petits , par M. Le che- 
valier Bontemps, aide-de-camp de S. A. S. le maréchal prince dd 
Kéufchâtel et de Wagram. 

% Cristaux d'Amphigène trapézoïdal , blanc-grîsàtres bu légère^ 
ment nuancés de fougeâtre , translticides ou opatjues ; des environà 
de Naples. n , • 

3. AmphigânéB idtéréi , blanc-mat , en criàtauSt déformés , fria '. 
blés , libres ou engagés dans la lave ; du Vésuve : on a donné à cei 
morceaux les noms de P. terre, de Capraroh «t âHOeil de perdrix^ 

X'. EsïèCE. IDOCftASB. 

( Premièie partie , p^ 4^* ) 

Hyacinthe volcanique , Demeste. -7 Hyacinthe brune des vol- 
cans , Hyacinthe du Vésuve ; R, D» — Wilouïte , Sewejrg Yif e. — 
Hyacinthine , Delam. — Schorl vert du Vésuve , Nonnull. ■ — P^c 
tuçian , W". et Karsît. — P'esuçiano , Nap. — Crisotito de^ Vid-* 
tani^ PtTA. — Charlô ^Vùlcanico', IÏeAR<>. — P^esuvian, Thoms. 
— La Vésuvienné , Broch. 

Idocrase jaunâtre oû n>erdâ(re , transparente. — »- CkrysoUte dcâ 
lapidaires napolitains» 

Idocrese rottssdtré , transparente. ■»— GeMnie du P'ësttçe et ffya -. 
mmhe des mêmes. 

ÎO 



( t4d ) 

îdoqrase *ven-jau^dtre , translucide , du Piémont. — Péridot* 
Idocraae , Bonvoisin. / 

yARIBTÉS DE FORMES. 

Hauy;, Cours de Minéralogie de 1806 et de 1807). 

Idocrase primitive , brun-jaunâtre clair , en petits prismes qna^ 
ârangulaires de 2 à S millimètres d'épaisseur , dans une roche tait 
queuse , mélangée de fer dzydulé dodécaèdre ; du Vésuve : donnée 
A JjkJ[. Haûy par M. Tuputti. 

2. .Idocrase perioctaèdre , gris-brunâtre ; des Pyrénées. 

5. Idocrase ocfosext'jf^^^im/z/f, vert-jaunâtre, translucide; delà 
va]iée d*Ala , départepient du P6. 

La variété unibinaire du Traité (pL zlvii, £g« 70. ) , augmentée 
de deux facettes trapézoïdales s^ s^ placées au-dessus des arêtes Si. 

4. Idocrase isomèride , brun-jaunâtre ; du Pô. 

La même que la précédente , avec deux facettes longitudinales e« 
rectangulaires de chaque cdté de la fac& M : les deux facettes « , s , 
^deviennent ici des pentagones. ( Tableau comparatif ,' pag. 34 et 
pi. II, fig. 3i.) 

5. Idocrase cyUndroide , vert-jaunâtre ; de la vallée d^Ala. 
£Ue ressemble à certaines variétés d'£pidote de TOisans. 

Ces nouvelles variétés de formes n^elistent pas dans la coUection 
du JVluséum. 

AMBroTATXORS. * 

L'idocrase se trouve en cristaux disséminés dans la aer- 
pcntine , au Kamscbatka et dans une Chaux carbonaiée 
sub-grannlaire, bleuâtre, avec des grenats dans les Hantes*» 
Pyrénées , suivant l'observation de M. Cordîer. Elle existe 
en Veines dans le gneiss, an Mont-Rose , vallée de Sain t-Ni« 
colas. Les cristaux les plus anciennement connus viennent 
du Vésuve oii on les rencontre parmi les substances reietées 
intactes par ce volcan , et notamment avec le Mica Tcrt , le 
Grenat ëmarginé orangé ,. laMcionite, etc. 

M. Bonvoisin Fa découverte dans le département du P6. Elle s^ 
trouve encore en Toscane, d'après M. Santi , dans les champs qui 
dominent la Madona del Gradone ( territoire de Pitigliano ^ sur 



là rive gaûctie du Jïe«ve Fiora ) , et à la ferme, du l^amâno , à 
Ma mille et demi de Pitigliano ^ avec des cristaux de grenat qui 
' ont l'aspect Itiisant et la couleur de la colophane. ( Voyage, t. a , 
p. 44, 45 et 49. ) 

1 et ^. Idtfcrase ufâbinairê et îd. soustrMcUvé ^ brUn-verdâtres ^ 
4c]âtatantes ; cristailjt îwriés d'tin beau volume : du Vésure. 

1. a. La même variété, en cristaux groupés avec des grenats 
orangés et dû mica vert | du même endroit. 

1. è. Id» nnihinaire , verrai ve fonciS, dans Un talc stéatite; du 
confluent de TAchraV-achta avecle Wilui, en Sibérie : donnée pat 
M, Weiss , avec tiiï ci'îstal isolé de là même variété. 

La décoti verte 4le l'idocrase en Sibérie est due à M. le Conseiller 
de collège Laxmann. Les «cristaux les plus volumineux pèsent envi<>> 
ton ï onces ec ont 18 ligues de long sur 8 d'épaisseur. II y en a qui 
Aianqiient de pyiramides et n'ont point les arêtes , ni les angles tron^ 
xjaès et sont de véritables parallelipipèdei rëguli^s.'(Id. ^r/mêrA'e-) 
3L.eur pesanteul* spécifique est SjSga. .( Lowitz > Nova acta petjropo- 
litana , tom. XII , pag. Soo. } ' 

5. Idocirase sous-sfxtiqfle , brune y. datis lé mica lamellaire , ver- 
dÂtre ; du Vésuve. «^ 

lies variétés encadrée et etitiéacontaètire , décrites dans le Traité ^ 
manquent, ainsi que les nouvelles variétés indiquées plus haut. 

4. Idocrase isatnéride ^ vert-jaunâtre , translucide ; de la valléjf» 
d'^la , département du P6. 

5. Idocrase massive , vert-jaunàtrë ; du glacier de Simien , au 
Mont-Rose : donnée par 'M. Champeauï , ingénieur en chef des 
3Iiiies. 

XK EspÀct. MÉÏONITE. 

( î'remière partie , p. 49- ) 

Hyacinthe de la Somma , fe. ,D. — Hyacinthine de la Somma | 
Dez-am. — MeîonU, W. etK.ARst. — La Méïouite, Bàoch. 

La Méionîte n^a encore été trouvée qu'au Vésuve parmi 

Aies matière^s rejetées intactes par ce volcan» 

I. Méionite , Jtocf/iè^A-é blanchâtre , avec M. granulaire , py- 
xoxène vert , mica lamelliforme et Chaux carbonatée ; du "Vésuve -f 
donnée par M. Ha4iy. 



( i48 ) 

XIK EspicB. FELDSPATH ou ORTHOSE. 

( Première partie , p. 5o et ^65. ] 

Feldspath cristallisé ou laminaire. — Feldspîitli , R. D. ^— Id. , 
PÈ B. — Id. , Dbla.m > etc. — SpatH" fusible , O'Aucst. — Spatb 
étincelant , Daub. ^^ Feldspath ^ W. atK^^yr» -r: FeUpato, Pjexr. 
■— Feldispato comune , Nap. — Fcldspi^o^ Herrg. — Common 
Felsspar y Kinw. — Le Feldspath ou Spath des cl^mps^ commun , 
Baoch. — Feldspath commun , Brong. 

F. laminaire. —^Petunzé des Chinois. — Petunzé, Brono. 

F. compacte* — Dichter Feldspath , W. et Karst. 

— a. céroide. — Pétrosilez agathoide du Traiié. — Pétrosilex , 
MoNGEZ. — Id. Delam. — Palaïopetre , De Saussure — Horrt- 
9tein fusible des Allemands. ^^-^HeUeJlintaàes Suédois» — Petroselix 
commune , Petr. — Homstone , KiRw. — Spliltricher Hornstein , le 
Homstein écailleuz, Broch. — Pétrosilex, Brong. - 

F. ^ert. — Pierre des Amazones , De B. — ^d. , Delam. 

F. nacré. — Adularia , Piwr, — Id. , Nâp. — Id. , Herr. .*-. 
• Adular , W. — Opalisirender Feldspath, Karst. — Adulaire^ Ob- 
liAM. — Vulg. Pierre de Lune. '—Moonstone , Kirw. 

F. opalin. — Vulg. Pierre de Labrador. — Labrador , "W. — . 
Labrador Feldspath , Karst. — Labradorite , Delam. — Labra- 
dore Stone , KiRw. 

F. ût;e/iriir*/ie.— 'Aventurine, Daurentoit. — Aventnrine vraie , 
Aventurine feldspRuique ; Delam. 

TARIBTBS DB FORMBS. 

I. Feldspath primitif, 

3 FeldsTpAÙLijiuadrihexagonal , d'Auvergne; 

La variété unitaire augmentée de trois faces triangulaires sur 
chaque base. 

M. Haiiy compte aujourd'hui ai variétés de formes déter minables 
dans lespéce du Feldspath. 

ANNOTATIoiïS. 

Le Feldspath est la substance la plus abondamment ré- 
pandue dansles terrains primitifs. 11 se rciicoBtre aussi dans 
ceux des époques postérieures ; mais il y est en moindre 



< »49 ) 

, ^nantitc. Il entre dans la composition du Granité , da 
Gneiss, de Fa Syénile et dn Qriinstein( Diorite, Haûy) dea 
tdsfférentfs fori^iiitiana. Il forme à lai seul le Weissten ( Lep- 
tvnite, H. )et sert de base à certains porphyres. Le Kling;- 
stein des Allemands paroît en être entièrement composé. On 
Le retrouve encore; en cristaux disséminés 4^0,^ la masse de 
la plupart de5 porpUyres et en grains roulés dans leapaj%^ 
d'allnvion. Les terrains volcaniques en présentent aussi àcs 
cristaux plus ou moins altérés. i . 

Les roches èsim la composition desquelles lé Feispath 'est entra 
ont fourni aux anciens lés matériaux. les plus dui^^bles de leurs mo* 
numens — Elles aboitdent en Egypte , dans* les déserts compris 
entre le Nil et la Mer <r Kôuge , aux environs de la cataracte , à 
S\ eue , à Eléphamine , et dans la partie de la Nubie immédiate- 
ment au dessus. ( Rozière. ) . 

Le.Peldspath ne se. trouve pas seulement en cristaux^ mais en- 
core en grandes lûasses lamelleuses approchant de radulaire dana 
- les environs de Carisbad, en Bohême , an lieu nommé Dorotheen 
-Aue , où il forn^e une. veine dans la roche. ( Goete^ J. des Mines , 
L 23 , p. 460. 5 

« 1-es récifs qui bordent les côtes des îles de Tyrie et de CoU , 
( deux des Hébrides ) sont formés de roches de gneiss , traver-: 
sées par d'énormes veines de Feldspath , tantôt rouge , tantôt bien 
ou violet , qui souvent mélangé de quan^ et de mica noir de plu- 
sieurs pouces carrés de surface forment un. granité à élémens re** 

jnârquablement grands ( L. A. Necker , Bib. brit. t>42,' 

p. 68. ) la partie méridionale de Tile de Mull est un fort beau gra-, 
nite à Feldspath d'un rouge de sang ( Id. , p. 63. ) 

Les roches à base de Felspath compacte schistoîde ou Phonolite 
( Klingstein des Allemands ) abondent en plusieurs lieux de la 
Bohême et de Ja Saxe , en France dans Jes départemens du Puy-de- 
Dôoie et de là Hauté-Loire , au Mexique , etc. , etc. 

Le Samdin.de M. Nose est un Feldspath à tissu plus vitreux que 
Je feldspath ordinaire ,, qui se jtrquve en cristaux disséminés dans le 
porphyre argileux de Drachenfels. -.. 

1 . Feldspath unitaire , grisâtre ; de 1» caScade de la Dogno y 



i 



fi5o) 

âti^Hessus du village dès Bains du Mont-Dor, déparfement du Pnjr,* 

3. Feldspath binaire , souille de talc chlbrîte , §ris-Terdàtre ; d* 
l'-Oisaos. 

3. Feldspath biMnaire y en cristaux blanc-jaunitres, de » cen- 
tlmèfTes environ ( 5 pouces ) d'épaisseur, dans le graijite, avec mica 
gris hexagonal et qùarz-hyalin enfumé pentahexaèdre ; de Sibérie. 

4. Feldspath qnadridécimal , blanc- jaunâtre , nacré, avec mica 
gris métalloïde hexagonal ; du Saint-Gothard. 

:4. a: F. qmidrïdèéimal , en trèï^petits cristaux Wancbiire» , avec 
iwbaste flfexïble, épidote aciculaire et quar* prisme , sur le schiste 
dlamphibole ; de l'Oisans. 
>. On trouve la même variété de forme à la cascade de k Dognc. 

" 5 et 6. Feldspath dlhexaèdre et ¥, sexdécimal , blanchâtres ^ 
souillés d'oxyde jaune de fer ; de Sibérie. 

- L'un des morceaux de Feldspath de vert , de Sibérie , que ren- 
ferme k collection, mais dont la forme n'est pas très-nette , paroît 
se rapporter à la pretoièi'è de ces variétés. 

* 7, 8 et 9. Feldspath dècioctonal^ F. dèddodéeaèdre ^ et F. 
progressifs blanchâtres/ cristaux isolés provenant de la décompo- 
sition de la Syénite porphyrique de la montagne de Four-Labroiix ; 
à une lieuefflkilom. ) S. de Vic-le-(>)mte , département du Puy- 
ebD^me ; envoyés par M. Auguste Mabru. 

- Oir. en trouve dans Id même endroit qui Ont trae couleur ros© 
. trcs iigréaBIe. 

j ô. Feldspath àpophane , nacré , en crîistaux simples et en cris ■ 
taux groupés , entassés en retrait les uns sur les autres de manier» 
à représenter la 'coupe d'une escalier ; du mont Saint-Gothard. 

Ces morceaux faisoient partie d'une suite très-belle de cristaux de 
iPeldspaih envoyée au Muséum par le savant Pini^ inspectejir gé- 
néral des Mines du royaume d'Italie , qui a enrichi la minéralogie 
de plusieurs substances intéressantes et qui a rendu des services no» 
jnoins essentiels à la métallurgie et à la géologie par ses ouvragés. 
Son traité De F'ennrum metallicarum excoctione est particulière- 
ment remarquable par l'exactitude des procédés métallurgiques qui 
y sont proposés et par l'élégance, du style. 



(i5x) 

lî. Fêld«{Jàth kèmitrope ^ incarûat; de Baveno.^ 
Suite de ciristâux envoyée par M; Pini. 

11. a. La même variété avec le taïc nacré , et la cliaux'cartlbna- 
tée souillée dé fer oxydé, dans lef gtariite altéré; de fiaWoJ 

On trouve des FeldspatHs héinltropes en Auvergne dans des ()or- 
phyres altérés et parmi les produits volcaniques ; aux environs' de 
Carlibad en Bohême , et d'abs tiiiè foule d*autMS endroits'. ' 

12. Feldspath laminaire, vert, à reflet nacré , daris'le^ftràmte ; 
desenviroJisdd'îschet'bacteîenSiBérte.' '•• . . . 

Deiix morceaux d'un grand vdlùme^ont un. présente à sa sur- 
face des dehdrit«8 noirâtres de manganèse oxydé, et Tautre^ïi 
été poli. ,»,.,., ' 

12. a, F. /am//w/re, têftvnSeï^; lardé de cristaux de Quarz- 
hyalin grisâtre ,. qui lui donnent Taspect du Granité graphique 
( Pegmatite de HaiiY ) ; du même pays. , . 

i3. Feldspath /awii/zaïVe:,, nacré : du Saint-Gothard. 
Morceaux bruts. et plaques polijsa,. y, 

il }^* ^^^>^P?*^.y^'?^^.'^f vPpaJin^i'f^ rçflets de différettf^ cou- 
leur^ . uniformes ou mélangés : de Vile de Saint-Pauî sur la , côte 
au liâbrador, 

Cette variété se trouve également à* Frîdischwern en Nbirwègé, et 
dans w Tartârié russe , sur les bordsdu ïàc Baïtal: "' ' ' ' 

i5. FeTdspatn lamellaire ^tismc -^ de Saint- Yrieix, près ie Li- 

' mo^és, (Haute- Vienne) : donné' par feu d'Arééè, sénateur et 

membre dé TÊùaftitut de Fràhce , dont les travaux ehinlîcjues ont 

puissamment contribué à la perfeetiom de Tact de fabriquer la 

porcelaine, en France. , .;.,.? 

i6 Feldsjiatb granulaire*, blanc, avec Titane siîicéo-calcaire 
difetraêdi^ë , dans le gi*unstein' schistdîde ; de la carrière' de- là Chat- 
terie à deux lieues environ de Nantes : découvert et' dôntid par 
M. Dubuisson. 

7. Feldspath â'/o^eiiA: ..blanc- iaunât;re et roussâtre . en. globes 



iisséminés dans le feldspatn compacte ;. du vallon qui con(!uil| de. la 
Montagne-du-Niole. ai la &iUa-Maria-îa-Stella , dans l'île jde Gorse : 
découvert et donné par M. ïlarapasse, ancien officier d'infanterie 
légère corse, qui lui a donné le nom def^oRPHYRK NAPOLÉON. 

17, a Autre morceau de la mémo Variété, doiit la couleur tire 



( i52 ) 

sur le jRune-vercUtre ; donné par S. £xc. M. le comte àeh^cipède:} 
Grand-Chancelier de la Légion-d*Honneur e,t Tiin des Pxofeeâews- 
Administrateurs du Muséum d'Histoire naturelle. 

ij8.. ^Feldspath compacte-céroîde , rouge , de Sahlberg en Suède. 

1 8. a. F compacte-céroîde , veiné de blanc-verdàtce et de noir ; 
du même pays. 

19. Feldspath compact&'fasp&ide , blanc-jaunâtre ; des Vosges* 
30. Feldspath cùmpax:te''Schistoîde , brun-grisâtre ; du Gerbiçr de 

Jonc, près de la source de la Loii^e , d^t- de. la Hauteoluoire. 

Le nombre des morceaux relâtfis aux différentes variétés de felds- 
patfa^ est d'environ cimpiante , non compris les échantillons du 
gradin d'étude. , 

I. FELDSPATH TENACE. ', 

Jaàe tenace , du Traité — Jade , De Saussure. — Pierre mti- 
riaticpie ou Magnelithe, Hoepfker.' — Lehmanite,DELAM. — Saus- 
surite , Théod. De Saussure. — ^ Sàhsaurit , Karst* 

Le Felspfith tenace , diaprés Toplnion delVT. Tondi , est un 
mélangé intime de Feldspath compacte et de diallage. Qnand 
.cette dernière surabonde elle-se distribue dans la masse sons 
la forme de lames vertç^ , grises on métalloïdes. Il pense en 
outre qne cette sorte de roçlie.est subordonnée à la serpen- 
tine.. On la trouve sur les borcjs dnlacde Genève, en Corse ^ 
au Hartz , dans l'i|e de Tjrie , en Finlande^ et ailleurs. 

i.< Feldspath tenace , blsnc-»grisâ.tre , nuancé de violet ^ avec diaU 
lage métalloïde gris-verdâtre ; du Léman. 

M. Haiij donne à cette roche le. nom à! Euphotide. 

9> F. tenace, blanc, avec diallage verte , satinée, disséminée ; moiw 
ceau^ brufs et polis : de Corse.. 

II. FELDSPATH DECOMPOSA.' 

Feldspath argiliforme dn Traité. — Terre à porcelaine. — Kaolia 
des Chinois. — ^^rgilla da Porcellana, Nap.. — Aufgeldster Ge- 
meiner Feldspath \ "W. — Porcelain Clay , Kirw; — Porzellanerde 
•— La terre k porcelaine , Brocb. 

Le Feldspath décompose est une altération particulière da 



I 



r 



( i53 ) ' 

feldspath laminaire. On le tronve dans beanconp de lieux , 
«t notaknment en France dan9 Ifi^ environs de Limoges et 
dans la commaoe des Pieux , département de la Manche ,^ en 
Saxe près de Frejbcrg , ^n Espagne anx environs de la 
^Gorogne, etc. 

1. Feldspath décomposé , à dîFférens degrés d'altération ; en partie 
laminaire et en partie tcrteuj^ ; dfe Saint- Yrieix près dé Lilnogës ; 
plusieurs morceaux donnés par M. Darcet. 

* XIII*. Espèce. APOPHYLLITE (m). 

( Première partie , p. a66. ) 

^ Zeolîthe d'Hellesta , Rinmann. — Ichthyophthal mite, d'Andr ade, 
Id. , Thoi^isoit. — Fischaugenstein ,W. — Ichthjrophthalm, Kabst. 

Idbt}'ophtalme , Broch. — Id. , Dêlam. 

• ■ . 1 • • • ■ 

CARAGTKRBS. 

[Haûy, J. des M. , t. aS; p. 385 à 3^.) 

Dureté, rayant légèrement la Chaux fluatée et très-sensiblement 
la Chaux ràrbonatée. ' 

Électricité , vitrée; facile à exciter par le frottement. 
Coiiure , conchoïde , médiocrement éclatante. 

AKI^OTATIOns. 

L'ApophjlIlte se trouve à Uton , en Sudermanie , dans les 
^ines de fer ^ avec la chanx carbonatée , l'amphibole et le 
fer oxjdnlé ; et à Hellesta,' en Ostrogothie. 

i et 2. Apophyllite époirué , hlanc-jaunàtre , translucide et Ap. 
laminaire , sur la chaux carbonatée blanchâtre et sur TAmphibolé 
lamellaire vert-noirâtre, mélangé de feroxydulé; deUtôn en Suède. 

Ce morceau est un des plus beaux que nous connoissions. 

a. Apophyllite laminaire , blanchâtre nuancé de rougeâtre , sur 
la chaux carbonatée lamellaire rouge ç renfermant des cristaux 
d'amphibole verdâtre ; de Suède. 

2. a. Ap. laminaire ^ blanchâtre , avec fer oligiste laminaire «t 
fer oxydulé granuleux dans l'amphibole lamellaire , avec feldspjiih 
ronge compacte disséminé ; du même pays. 



( ,54 ) 

• 5. b. La même variété mélangée de Ginvre-pyriteux. 

La collection de M. Keergaatxl renferme une suite très-belfe cto 
morceaux relatifs à cette substance. 

* XIV^ Espic*. TiifPHÀNÈ. (m). 
/ '( Première partie y p. 209 et 268. } 

Schori Sp^theux et l^jeelitç de Sjiède. 7— Spodumène , D*AiroRADB. 

— Id. , Delam. — Id. , Broch. — Spotbimeriy W. et Karst. 

Le Trîphane n'a encore ét« ironvé i^qe dans la mme de 
Uton , dans le Sk'àrrgârde , à pea de distance de Dalcro y 
en Suède ^ avec le quairz , ïe féldspatH faminaire , le fer oxy- 
dulé, le tnica,' etc. ' . 

1. Triphane /<izmf /latre , blanc-verdàtre , dans le quarz-hya^m 
amorphe ; de Uton : deux morceaux. 

Ces deux beaux échantillons fâisbîedt partie d^une suite très-inté- 
ressante de xùinefaûx de Suède envoyée eh 1 774 P*^ ^ roi Gustave 
III au prince, dç Condé pour son cabinet de Chajatilly. Ils ^toient 
étiquetés Schori spatheux verdâtre , avec quarz blanc , de Uton ^ 
province de Sôdermanland. 

2. Triphane^^ro-/fl7»«/wi're. , blanc soyeux , avec talc laminaire ^ , 
blanc-verdâtre. 

M. Néergaard possède une suite très-précieuse de morceaux de 
Triphane, dont la couleur varie du blanc-verdâtre au vert pur-, et 
qui offre en même temps les associations diverses de cette pierre. 

XV*. Es^'ic^/AXINlfÉ. 
f Première partie , jl. 53 et iiBg. ) 

Schori transparent lenticulaire, R. t). — Schori vîoîèt , Mongéz. 

— Fer de hache \ Àxinite , Daub. — Yaiiolithe, Delam. — Thit- 
menuirit AE'mmerliwg. — GlasS'Sch'àrl où Glass'Stein,^iDEiXia.xJ!€» 

— Axinit , W. et Karst. — Scorlo leriticotare e S. viotètto , PIitr. 

' . < 

— Tumite , Nap. — Scorlo vidriôso o Piedra vîdriosa , HerRG-. 

— Thumer&toiic , Y^YSiYf , — Axinite, Thoms. — La Pierre do 
Thiim, Broch. 

L'Axiniiese trouve dans des rocher primitives, qtiélqrie- 
fois sbiis la forme de petîtcà veines , et plus conimnàéinènt 



vrîstalHà^e , sôit avipc dès crisiaàt de 'qifÂrz ^ de feldspath 
BTaticriâ'tre , d'epidute et d^asbesté fîlaii^éiiteux , comme d'ans 
FOlsans ( I ) et dans les Pyrénëes.— ^ Ronsberg, en Norwèp^e,. 
avec la chan^ càrhtnt^iie lamèllâîré $ mél^e d'anthracite , 
d'arg^ent natif et dé.p^oAtb sqirliré.— A Thum en Saxe et 
dans 4e Fi'elber^hal^.iivee la change c^rbonatée et la cblorite 
dans une montagne çle schiste micacé. ; .. . 

(l) Artofét-ne^ âh cnôîtitfdéLairij en Oisaiw', à-I'-entr^deia gorgé 
de k Kômahcbe Yprè^ du pont dé Sfelât-Gtiillerrre ^'©it trouve raxi- 
nite violette et la variété y'éfdâtre, ûvèé à\ï feldspath et de Toxyde 
de fer. -^ Au# roches de, PAfmeritières , sui-^ la' rivé droite de la- 
Kotùanehe , vîàr-^-VîS lé botiri^ d*Oisrfn's , dàiii un Heù aujourd'hui 
uiaccessible , Pûîdrrirô viôl^ttfe otr vérdâtre est ààSoCiée aveo 1« 
quarz , le f efdspath et 1 epidofê : la irtcÀitagrie est une roche feJd- 
spathique. L'axihite y est en filons ou dansées pophes. AluBalma 
d^Auris , en Oisans , à peu de distance des l\ampes , elle se trouve 
dans 1 asbeste , avec le feldspath. ( Noies de M, Héricart de Thury. ) 

4. Axînite éffiiyiihftte ^\'lù\etté et Ax. S^kii^alente , verdârre , mé- 
langée du talc.chl<^r\te; cristaux isplés : de i^Arj^ieatières , départe- 
ment de Tlsére. 

1. <z. La même, en cristaux éclatans, groupés avec de ramian- 
tnoide jàùné-roQssâtre et dii feldspath blanchâtre, sur le schiste 
d^amphibole ; du même pays. 

a. Axinite flm;?ArAè^a?<?ré, nil-panie Viôlétife et mi-partie. ver- 
dâtrë : cristal isole ; des Pjrcéùééà. ' - . 

am a, A. amphikexaèdre^ -^iolette , avec épidote aactilairé , vért- 
jftiinâtre, sur le quniV : rapj[M)rtéé de Barbarie, et donnée par 
JA- Desfontaiii^, dié r 1 Ihstitnt Impérial èt4ua des Pfofessei^rs^ 
Administrateurs' du Musénnh 

5. Axkiïte' éttHét^ublë ^ violette, wcr roèhe- amphibôlique ; d» 
rOisans. "'^ 

4- Axinite imàussié ^ violette, avec épidote aciculaire blanc-ver- 
dkrre , sur le Gr'uiistèîn schisteux' ; de l^i^méntières : donnée par 
M. Héricart de Thury, 

4- «. Autre nlorcea\i d'A'. érhoussée , donné par M. Tondi. 

5. Axînite lamelli/orme-^rUrelàcée '^, grise nuancée de violet ; en 



( i56) 

criftaux lamelliformes disposés .cellulaîremepc et renfermant dan» 
]eurs cavités du fer arsenical -granuleux : cette nouvelle variété vieni 
d'£hrenfriedersdorf en Saxe. {Haiiy ^ Cours de 1807,) 

XVI«. EspàcB. TOURMALINE. 

'^ > ' . ( Première partie , p. 54 et ^69. ) 

Turmalin, Wau^. — Tourmaline ou Basalte transparent, Sdliorl 
transparent rhomboîdal, die Tourmaline et Peridot du Brésil et- 
Peridoc de C^ylatf', K* •D.t— Sclf^^orl cristallisé transparent électri- 
que , DbB,-^ Tourmaline, Barqm, — Id. , Dbi<am, etc. — Schârlf 
W. et KaRst. — JSfectrischer et Sckwarzer Schorl. AËKMERiJirG. 
-r- EUctriâcher Stfingemchorl, Lbwi..— Turmalin,. Karst. — 2wr- 
mallnqj Pbtr. — i ^orlo nero elettrico ^.$orlo Brasiliano ^ "Nav. — . 
Chorlo negro esiriado ^ Turmalina del Brasil ^ Herrg." — Toitr^ 
nutline , KiRw. — Shorl , Thoms Le Schorl , BRocHé ^ 

' T, Tionoduodécimale , noÏTe. — jéprizie ', n^AifDfiATiZ. 

T. alerte, — Emeraude du Brésil dés Lapidaires. — Tourmaline 
émeraudine , Érono. 

T. Bieu'i^erdtitre, — Saphir du Brésil.* — 'T. sapfayrine , Broj^g. 

T. 'vert'jaunAtre et *T, miellée, — Péridot de Ceylan. 

T. indigo. — Indicolithe de d*Andrade. — T. indicolite, Brokg.^ 

T. noire, — Schorl de Madagascar. — Gemeiner Schorl^ W. et 
Karst. — . Le Schorl noir , Broch. — T. schorl , Bkoko. 



VABIETÉS DB F0|llfE8< 



I. Tourmaline sexdécimale (Tableau compftracif, p. 38 et 
pLi II, fig« Sa.-). ... 

Prisme à 6 pans, terminé par dès sommets l'un à 6 faces «t Tau- ' 
tre à 4* Celle de ces derniers qui est perpendiculaire à Taxe , acquière 
quelquefois une telle étendue que le prisme paroît tsonqué net. 

.j2.. Tourmaline nonoaeptimale', noire ; de la Ourderie, aux envi- 
rons de Nantes. {Haûy , Cours de 1808.) 

Pi'isme à 9 pans ; sommets à 3 et à 4 faces : trois des faces de 
chacun d'eux appartiennent à la forme primitive , l'autre est pêr-« 
pendiculaire à l'axe. 

Z. 'l'o\\rmsX\nequinquevigésimale,{Haiijr , \^\\,^ 

prisme à 1 a pans , terminé d'un côté par 6 faces «ituées CQmm» 






(»5n 

datte la vBiTiété' isogone /et de Tautre pai* 7 ^ dont une perpendicu- 
laire à Taxe e clés aiitrès'très-snrbaisisées. " • 

M. Haûy compte aujouri nui 1 7 variétés de formes déterminables. 

4. Tourmaline glob'uliforme radiée, noire'; dli département du 

Puy-de-Dôme, (-^flii^, 1808.) 

i «■ 

ANNOTATIONS. 

La Tourmaline n'a encore été trou^^e qu^en cnstanz oa 
en aiguilles. £Ile «ntrc , comme partie sccideifrelle , dans la 
composition de plusieurs roches simples on composées , et 
notamment dans celle de certjiifis granités, de quelques gneiss 
(l) et de plusieurs schistes micacés. Elle est.encore disséminée 
dans la roche de Topaze , le qnarz, le talc chlorite , et dans la 
chaux carbonatée raagnésifère. On la trouve aussi dans les 
fiions on elle accompagne quelquefois Tétaîil pxy4é«Le sol de 
transport en contient deà^ cristaux plus ou moins déformés , 
comme à Cejlan. — v On en trouve au Groenland d'un grand 
▼olome et qui sont très-sensiblement électriques ; e|i Sibérie ^ 
en Saxe , en Espagne , en Noirwège, en J^rauce, an Brésil , 
à l'île de Madagascar et dans beaucoup d'autres lieux. 

(1) M. J. Godon-Saint-Memin Ta trouvée "sous la forme d'aiguilles, 

dans un gneiss qui traverse la rivière Potomak , à quelque distance 

de Georgetown , dans réi;at de Maryland. La même roche renferme 

aussi des grenats primitifs et de petits cubes de fer sulfuré magaé- 

' tiqueé (J. de Ph. , t. 66, p. 2âi. ) 

I- Tourmaline isogone'^ noire ; cristal isolé de 10 centimètres 
:( environ 4 pouces) -sur près de 6 centim. (2 pouces) d'épaisseur ; du 
Groenland : donné par M. Yahl , botaniste suédois. 

1 à 7. Tourmalines isogone , équii>alente, équidifférentef impaire, 
sousùractiçe , convergente, et trigésimale , noires ; de Madagascar. 

8. Tourmaline /;ro5<5«»eW</re , vert-jaunâtre ; du Brésil. , 

3. Tourmaline nonoduodécimale ^ noïxe; de Langsoé, près de 
K>rageroe en Norwège : cristal isolé# ^ 

9. a, La même dans le fer oxydulé mélangé de quarz-hyalin ; du 
même pays : donnée par M. Haiiy. 



\ 



tD. Twitmi9Îkn0 amîénne^tèdre , noise, ^ncrktau^'grpupe5,6i|t' If 
quarfi-hyalin dodécaèdre , blapclfàtre , aQui(I4 ÇO p^rtîe d'oxyde rougf 
de fer ; du pays de Saisbourg : envoi de M. Marcel de Serres. 

11 et 12. Tourmaline CQnçergence et T. H,nitngésimale ^ noires; 
de l'île- de Ceylan. 

i3. Tourmaline c/-/iWrof^« , bleu-Verdâtre , transparente , en- 
gfigée dans le quare^byalin dodécaèdre limpide ^ aveq mica argentin 
prismatique; du Brésil : rapportée de Ui^onve .en ,i8o^ et' donnée 
avec pluçiettrsviautres Tourmalii^es verdàtras ov bleuâtres, par M. 10 
^evalier Gcoproy^Saiut-Hilairfi , déjà cité , P; 'jS et xZ/^* 

i3. a. T. cyUndroîde , brtine /transparente; d'Espagne. 

i5. b» T. cjlindroîcie ^ noire , dans le quarz-hyalin amprphe ; de 
Hôrlberg en Bavière. 

Oh en trouve également à Swisel dans le mèmç pays« 

1 5. c. T. cjlindroîdc , noire , dans le quarz-byalin dodécaèdre , 
blanc-grisâtre ; du Saint-Gqtbard. 

i3. /£. T. cylindroîdè^ noire, en aiguilles entrelacées, souillées de 
fer oxydé rouge luisant et mélangées de mica ; de Platten en Bohême. 

^3. e. Plusieurs morceaux de la même variété dans le talc ollairô 
de Sibérie et du Tyrolr. 

14. Toutïnf^aline tic(çul{^e, noirp, avec fer oiçydé , sut 1® quarz« 
liyalin amorpjbe ; de S93f£. 

14. <t. T. aci-cuhujce , indtgp , dans le qi^art mélangé de patceU^ 
d« talc argentin ; de Uton en Suède : deux morceaux dont Vun e$( 
bleu p.^le et l'autre bleu très-foncé. Us étoient anciennement dans Ifi 
l^oUectlon de Chantilly, citée plus haut, p. \ô^. 

M. James Bruce a découvert la même variété de couleur dans un 
granité de Goshen , province de Massachusset , qui renferme aussi 
des Tourmalines vert-jaunâtres. {Haiiy , 181a. ) 

ï 5. Tpurmaline gloèullfifrme'radiée* , noire ; dans le granité ; de 
Menât, département du Puy-de.Dôme : découverte et donnée par 
M. Lacoste de Plaisance: 

Les variétés progressive , sexdécintale , aiireomposée et peripoly" 
gone du Traité, ainsi que les variétés nouvellement déterminées 
par M. Haiiy , manquent 

La collection dn Muséum renferme vingt^deux morceaux de cert» 



( '5o) 

«nbstàdce, parmi lesquels ne sont pas compris les ct'iSlaûx isolés et 
les T*cylindroïdes, au nombre de /^tn^f environ. • 

APPENDICE. 

TOURMALINE APTBB. 

(Première partie , p. ao8 et %6g ) 

Çchorl rouge de Sibérie , Hermawn. — Daourite , Delam. — Si* 
hérite , l'HbAmIna. — Rnbeilit , Karst. — B,ubellite , Kirw. • — 
Var, du Schorl électrique, Broch. — Tourmaline rubèlliie, Iîrokg* 

T. Ap. cylindroîde^ de Hosena. — Var. du Stangenstein , Beuss. 

La Tourmaline ronge se trouve en cristaux isolés on en 
•ig^uilles radiées y avec la Tourmaline noire, dans le Granité 
en Sibérie ( i ) , et dans la lepitolithc et le quarz , à Roscna en 
Moravie. —^ Elle existe également an rojanme d^Ava et à 
Cejlao (a) , Bournon , J. des M. , lom.> i4., p. 102. 

(1) Le schorl rouge, ditHermann, se rencontre dans le gouverne- 
L ment de Ferme , au cercle d'Alapaëfk , \i verstes ( 3 lieues ) de la 

slobode de Moursinsk , aux environs du village de Sarapoulskoi , sur 
la pente orientale d^une montagne isolée qui ne surpasse pas 5o 
toises as Rtissi.e ( 100 mètres) d,e haut... Elle est composée d'un 
granit à grain assez fiu>.. Le feldspatb prédomine dans les filons ; 
il est quelquefois nacré. . . Le quarz est pu cristallisé ou forme le 
granité grapbiquç. — Le scborl noir (Tourmaline) , y •est dis- 
persé irrégulièrement, tantôt en groupes , tantôt en colonnes isolées. 
{1 se trouve quelquefois avec le schorl rouge danç le même endroit* 
Ses cristaux sont disséminés dans une couche argileuse rpugçâtre , 
renfermant des fragmens de quarz , de feldspath et de mica. ( Mé- ■ 
moires de l'Académie de Pétersbourg , 1 7q3 , p. 3o2--i'2. ) 

(2) Les beaux morceaux des cabinets de M. Greville et de sir John 
$aint-Aubin , décrits par At. de Boprnon dans son Mémqire sur la 
nature de la Gangue du Corindon , et de celle d|9$ principales subs* 
tances qui l'accompagnent , (J. des M. , t. 14, p» ^? * *o5), prou- 
vent que la substance dont il s'agît , n'esj qu'une simple variété de 
couleur de l'espèce Tourmaline. 

Nous nous sommes assurés que la Tourmaline violette de Sibérie 
n'est point apyre. Elle se décolore avec la plus grande facilité au 
premier coup de feu, et reste transparente. Si l'on continue de 
souffler , elle finit par se fondre en un émail gris. 



1 



\ 



(i6o) 

!■ 6t â. Touirnialiae nonodêcifnale et T. nonoditotUeimale > rûu* 
geâtres , translucides ; de Sibérie. 
Ces deux cristaux ont été donnés par M. Haûy. < 
L*Emeraude rose de M. Delametherie (prepi» part. p. 26}. ) ^t 
une très -grande portion d^uii prisme court de Tourmaline de Sibérie , 
comme il Ta reconnu lui-même. ( J. de Ph.t* 64 f p* 69. } 

5. Tourmaline aciculatre-radiee ^ rouge-cramoisi , en rayons ter- 
miaés par des facettes qui paroissent appartenir à la variété »o« 
gone : morceau de la grosseur du poing ; ' de Sibérie. 

La Tourmaline de Sibérie est quelquefois chatoyante. Les bijou- 
tiers russes la taillent alors en cabochon et la montent en bague. 

4. Tourmaline apyre aciculaire, rose pâle , dans le quan*hyalin 
mélangé de lepidolithe ; de Hradisko , près de Rosena en Moravie* 

La variété trédédmale nVst pas dans la collection. 

« 

XVIL« Espèce. AMPHIBOLE {m\ 
Amphibole ,. Aotinote et Grâmmatite , du Traite. 
( Première partie , p. 55, ^^ et 57 5 et p. 372 et aôa. ) 

Cristaux noirs ou d*un noir brun&tre. ' 

Amphibole du Traité. — Schorl opaque rhomboîdal , R. D. ^-i 
Sfihorl cristallisé opaque , De B. — Hornblende , Dèlam. — - Ba^- 
saltiscke Hornblende , W. et Kaast. — Scorlo cristallisato , Pb»r. 
— f- 'Orniblenda basaUica , Nap. — Blenda cornea bàsaltica | 
Herrg. -^ Basaltine et BasaUicHorrJflende ^ KtRw. — La'Hom- 
l^leiide basaltique , Broc^h. -« Amphibole schorlique cristallisé et 
A. s. basaltique , Brono. 

Cristaux translucide^ , d*un vert foncé où d*an blanc-verdàtre. 

Actinote du Traité. — Rayonnante , De Saussure. -^Schorl vert 
duZilIerthal ou Zillerthite , Delam. — Strahlacein, W.^t Karst. 

— Stralite comune , 'NkV.-'^Piedra radiada comun. Herrg. . ^3* 

besCinite,Schorlaceouset Lamellar y^ctinoljrte,K.iKw,^—Id, , Tttoics* 
— La Rayonnante commune , Broch. — Ampfa. actinote , B]\ôirG* 

Amphibole comprimé , verdàtre. — Actinote étalé du Traita. 

Amphibole laminaire noir et A. lamellaire , noir ou noir-verdâ- 
tre. — Schorl lamelleux et Schorl spathique, R. D. — Gabbro, Des- 
MAREST. — Var. du Hornblende , W. et Karst. — Amph. Horn-. 
l^Iende lamellaire , Brono. 



I 



/. 



1 < ï6i ) 

Àfflpli. hamèllaire ^ vert. — Actînotç iamelliaiire an Trait<2. «-* 
/ Schorl apathique vert — Gemeine Hornblende , W. et Kai^st. — 
Omiàlenda conume , Naf. — Blenda'Comea ùomun^ Hbrrg. 

Âmpfa. iaminaire , vert - noirâtre ) de Carintfaie. — Blattriger 
•Au^ , W. et K^BST. V 

Cristaux blancs , blancs-jaûnàtres ou d*on gris-cendré. — Gramr 
tnatite du Traita. — ^'rèmolithe , Ï^ini. — Id. JS^eI^am. — Var. da 
Tremohth, Vf. et KaRs*. — Treniolite , Na^. — îd,, Tmoiïs.— 
jEspato estr^îlûr o Tremolita^ HeRRo. — Grammatite , Bron&. 

Ampliibole adculaire , iioîr. — Schorl en gerbes ou en aiguilles; 
— Var. du Strahktein, W. «t Ka&sic . 

Ampb. ùciculaire , blanchâtre. — Grammatite acicuhaire da 
Traité. — Var. du TremolUh > W. et Kaast. — Tremolite asbeati- 
forme , Brono. 

Am^h.fiùreux , gris-verdàtre. — Atimo\eJîifreuai du Traité.-— 
ùlasartiger Strahlstein., W. et Karst. — ^ Asbestoîde , DsZiAM.— 
AmianLkinite , Metalliforme Asbestoîde , et Lamellar Aiitinôlyce ^ 
KiRw. — La Rayonnante asbestrfbrme , BïiocH% 

Aaphk tBclcukUre , blanc-jaunAtre , groupé confusément. * — £ai^ 
halit , Ç.ARST. — Soborl l^nc , du lac Baïkal ; J^brmann. 

Amphibole ^(r«M:ci, blaiÉc-joyeuX. — tjra«nm. fibreux^ da 
Traité. — AsùestarUgerTremolith,, K.a&st. — - La'TvémoUte asbes'^ 
tîibrme , Brocb. -— Id. , BtvoRG. 

(Tableau comparatif, p. % et 4o » et pi- H ♦ ^g ^^ et 54- ) 

1. Amphibole bUunitaire , blanch&tre ; du Saint-Gothard. 
Ancienne Grammatite bitunitaire. Prisme à 6 pans ^ sommets à 

U faces , terminées en biseau «ur une arête oblique. 

2. Amphibole dihexaèdre; 

Prisme à 6 pans , sommets à 3 faces : variété observée dans Tarn» 
pbiboler vert-noirAtre d*Arendaî , et dabs l'amphibok blanc cU 
^aint-Gothard. 
■£n tout 9 variéiës de formes détermiû'able's» 

ÀNlSOtATÏONS, 

.L*Ampbibole se rencontre dans tontes les sortes ii^ier^ 
r«ÎD8, Il abonde surioat dans Iç9 mouta^He* jl^iciennes oà il 

II 



C i62 ) 

e^çîste , soit eri Ht s eivliers , soît comme partie comptisaiite 
du GrniSstciu et de la Syénite , soit enfin dis8éiMin(^ dans U 
Gneiss , îe Schiste micacé ,' le Porphyre, le Talc dnrcî , la 
Chaux carbonatée magnésifcre^ etc. Il entre encore d'ans 
la composition dn Grnnstein de transition et dans celle du 
Grunstein des montagnes à couches et' de plusieurs antres 
l^oches de la même époque. <— Le sol de transport en four- 
nit des crrstaux quelquefois parfaitement conservés * tels sont 
ceux qui se trouvent aux environs de Carboneira , près le 
cap de Gates; ils proviennent de la décomposition d'un Por- 
phyre argileux. ( T^andi ^ Voj. en Espagne. ) On le rencon- 
tre également. dans le voisinage des volcans; mais beaucoup 
plus rarement que l'espèce suivante (pyroxène) avec laquelle 
il a été souvent confondu. 

Les variétés d'uii beau vert, ainsi que les variétés blanches 
et grises se trouvent plus communément dans des roches magné- 
siennes et calcareo-magnésiennes : les montagnes des Alpes piémon- 
t* aises , lombardes et tyroliennes , ainsi que celles, di^ la JJJorwègè et 
de la Sibérie en renferment en grande quantité. 

On trouve aussi de Tamphibole blanc- en Pensylvanie ( Jamei 
Bruce) ; aux environs de Nantes ( Duàuisson) , et en Egypte ; ce 
dernier est coloré en vert par le cuivre (Rozlère); deTAmph. rbom- 
boïdal blanc-verdâtre passant au Vert-noirâtre dans le talc schisteux 
verdâtre , en. Carinthie ( ffaiïf ) ; aux environs du village de Kos- 
eolino, à 4 verstes-i lieue environ de Càtherinebourg et auprès 
du lac Bai'kal» ( Severgiiiné* ) 

1 , 2 et 3. Amphibole dodécaèdre , A. èquidifférent et A. onde' 
' çimal , noirs , en petits cristaux isolés et d^une forme très-nette ; 
des environs de Carboneira. 

4. Amphibole ditétraèdre^ blanc ; du Saiut-Gothard. 

5. Amiphihoie prismali^ue-rhomboîdal y vert-foncé , dans létale 
durci , blauc-jau^àtre ; du Zillerthal. 

6. Amphibole prismatique-hexaèdre , vert-foncé, et A, p. vert- 
clair , dans la même roche. 

6. a. Suite de morceaux du même pays et de la Sibérie. 

y. Amphibole comprimé y blanchâtre , et A. comprimé , grisâtre , 



/ 



I 



I 



j« 






( i65 ) 

^j,;' 4ans la cliavx cai'bonatée magnésifêre granulaire , , blanche on / 
J gfiw-, sclû^toîde; du Saint-Gothard. 

; i! $% Amphibole laminaire , noir ; d'Auvergne. 

\^ 8. a. A. laminaire^ vert-noiràtre , avec disthêne laminaire, bleu- 
j^ variîitreet Disthêne blanc > quars^hyalin et grenats orangés , disse' 

pHods ; de Sau-Alpe en Carinthi«. 
Cette variété d^amphibole placée parmi les pyroxènes par Ml^. 

WetneE et Karsten , a fourni à M. Hauy'< Ann. du Mus. , t. 14 , 

p. 290 à 3oo)^, le sujet d^une nouvelle application des lois d«^ la 

structure à la classification des minérauxi 

i- 8. b. A. laminaire, noir-verdâtre , avec feldspath compacte et fev 

x- «uliîiré granulaire disséminé ; des bords du lac d^Aid^ , départe- 
ment du Puy-de-Dôme. 

9. Amphibole lamellaire i noir, renleroisuit un peu de, feldspath 
compacte rouge ; de Sahlberg en Suède. 

9. a. A. lamellaire , vert-blancbàtre ; du mont des Pèlerin , gla- 
cier voisin de Chasiouny : donné par M, €haile» Hersàrt de Ift 
Villemarqué , ancien ingénieur dés mines. 

10. Amphibole aciculaire, noir^ k fibres i>adiées- et comme fasci- 
culées , dans le schiste micacé ; du Saint-Gothard. 

la. a. La même variété , avec des grenats , dans le gneiss ; dd 
Dognatzka dans le Bannat. 

10. b. A. aciculaire, verdàtre , dans le tak ; du Tyrol« 
10. c. Av aciculaire, vert-blancbâtro ;de Tile d'Slbe. 
10. d, k. aciculaire y grisâtre et gris^verdâtre , avec fèr oxyduJé 
disséminé ; de Suéde. 

10. e« A. aciculaire , blanc-jaunâtre , à tissu compatcte \ des envi« 
tons du lue BaîkaL ., 

M. Basile Sewerguine avoit déjà reconnu depuis long -temps ^ 
(179^), <|iie cette substance nommée d'abord Schorl blanc , puis 
Baïkalite , ne devoitétre considérée cjue comme une variété d'Hor- 
neblende ( A^cftd, de Pétersboui^ / Napa act»^ t. 9^ , p< ^07. ) 

11. Amphibole ^^r^M'r-c0«/o//ie , blanc-verdure^ de Taberget 
près de Philipstadt en Suède. 

11. a. A, ^breux-mdié , Manc et sbyeui , dans la: chani carbo- 
natée magnésifére grisâitre : morceau d'un* grand voltmie et d'une 
iOQoscgrvaâon parfaite , donné par M. Tizard; OKtrchatid de minéraux* 



( t64) ' 

11.^. Snite de morceaux de la même variété* 

On XTOuve au Chili de TAmphiboIe fibreux-radié, iioir->bruiiâLCre , à 
tissu très-serré et à fibres très-fines , qui ne se distingue de certaines 
Tourmalines fibreuses que par le défaut d'électricité, (^ffaiijr^ 1811. ) 

M. Charles Hersart a rapporté de la mine de Traversella , dépar- 
tement de la Doire , une variété fibreuse bL ue , nuancée de violet , 
sur le manganèse<-oxydé métalloïde. ( Collection de M. TondL ) 

12. Amphibole globuli/brme , noir , à fibres radiées , dans It 
quarz blanchâtre ; de Schemnitz en Basse-Hongrie 

Les variétés d* Amphibole sexdécimale , surcomposée , dihexaèdre 
et bisunUaire , manquent. 

' Le nombre des morceaux relatifs aux (J^érentes variétés d*am- 
phibole noir , vert ou blanc , est de soixante environ , en y compre- 
mant les cristaux isolés et les échantillons dè^ia collection d*étude. 

XVIII*. Espace. PYROXÈNE. 

p¥aoxàif& , CoccouTHE et Ma^acouthe , du Traité ; Diopsidb ; 

J. des M. , t. :>o , p 65. 

( Première partie , p. 57. j 194 et 90 1 ; p« a^a et 338. ) 

Cristaux noirs ou d'un noir verdâtre , des terrains volcaniques ; 
^!Arendal , etc- 

Pyroxène du Traité. — Schorl noir en prisme octaèdre. De B. 
- — Schorl volcanique , Fav J-AS. — Volcanite ou Schorl des volcans ^' 
Augite et Virescite, Delam. ^^Augit, W. — Xremeiner Auglt ^ 
K.ARST. — Omiùlenda cristedlizata del l^esuvio, Nap. — Octuke" 
dral Basaltine , Kirw. — Augit , Tboms. ^- L'Augit, £aocB. — • 
Pjroxèoe Augite , Broiï«. 

Cristaux gris-verdàtres , transparens ; formes très-prononcées ; du 
département du P6. 

Pyroxène octoçigésimal , etc. — Var. du Diopside , HaîIt. — « 
Alalite^ JBonvoisin. 

Cristaux gris-verdâtres , ou blancs-^is&tres , ofAraiit la forme pri- 
mitive peu prononcée , du département du P6. 
Pyroxène primitif. — Var. du Diopside , H. — Mussite , Bonv^ 

-Cristaux gris-verdàtres ou d*un vert-obscur , de la variété périoe* 
laèdre , quelquefoi<; modifiée par des facettes obliques. 
Molacolithe d'AfiiLDOAjjaD et du Traité. — Sahlite, D'AsuRAxtE^ 



l . - ■ ■ ■ ■ . ' 

I ■ ■ ■ . ■ 

f 

C '6^ ) 

\ — Id. , Thoms. — Sahlit, W. et Rahst. — MalacdiÉHe /Brocv. 
j ^Id. , Broito. ^ 

Pyroxene oflindrôîde ^ P. comprimé, él V, fibro^grofudaire; 
gris , opaques on tramlucides. — Variétés de la Mussite. 

Vyrtxthne laminaire ^ et P. grano-tamellaire ; gris-verdâtres. — 
Tar. de la Sahlite. 

"Pyroxènegranulifirme, — Coccolithe de D'Andrade et du Tjraité. 
--Kokkolith, W , ^^ Kornigér^ugit, Karst. — Ckfceoliùhe , Thoh9^ 
H. , Brocr; — • Id. , BroNg.. 

Pyrozène résinitB , — SchlaMges Augit , Rlaproth.^ 

CARACTERES ET VARIETES. 

Iffaûj" , Cours de minéralogie de 1 808 à 1 81 1 . ) 

Pesameur spècifitfue du PyrozeBe noir du Vésuve , S^S^jS ; d« 
& Mussite , 3,3374 ; de FAlalite , 3,3i* 

Réfraction , double ; obseirvée^dans TAlalite. 

Magnétisme ; quelquefois sensible , mais sans polarité. 

Forme primitive. Prisme rbomboidal oblique (Prem. part., fîg. 16). 
dans lequel Fincidence de M sur M est de 87*^ 4^' > ^^ celle de P sur 
l'arête H , de 106^ 6'. ( TabL comp. « p. 41 ^t pi. 1, fig. 16.) 

Aspect, Les Pyrozênes des divers pays diffèrent beaucoup entra 
eux par Faspect , le tissu , la transparence ^ etc. : ceux du Piémont 
sont les plus purs. Certains pyrozênes d'Arendal. cassés ressem* 
Blent à' dii mica prfsmatique. 

VARIÉTÉS DB FORMES* 

I 

2 ^ V froxkn» primitif, blanc-verdâtre ( Mussite) , dti Piémont*' 

3. Pyrozène dihex^aèdre , noir , d'Auvergne ; 
La variété triunitaire du Traité , dont Faréte du sommet est 
vemplacée par une facette parallèle à la base de la fof me primitive. 

3. Pyrozène ambigu^ noirâtre , du Cap de Gates ; 
Prisme à 8 pans , terminé par une face perpendiculaire à Faze. 

4. Pyrozène octouig^imal ,. blanc- verdàtre , translucide , du.Pié^ 
Eiont. ( Alalite* ) 

Priisme à 8 pans ; sommets à 10 faces* 

5. Pyrozène équivalent; 
Prisme à 2Z pans , terminé par une* face oblique; 



^ » 



/ 



( i66) 

.6. IPyroxine inactûnal ^ vert-Boirâtre, 'dellEtau4Jm8'|f 
Prisme à 8 pans ; sommets à 8 faces. 

Ces trois derrières' variétés ont été d^rîtes et figurées par 
H. Haîiy , dans son Mémoire sur l'Analogie du Dicpside açec le 
Pj roxème^ inséré dans k tome XX des Annales da Muséum et dans 
le aS** du Journal des Mines. 

y. Pyrosène sténonôme^ Ter t- jaunâtre ,«de la vallée de Brosô en 
Piémont ; il ressemble à s*y méprendre à certaines variétés d*épidote 
venant d'Arendal. 

On trouve dans son voisinage de beaux cristaux d*Idocrase noire , 
avec des grenats et de la cbaux carbonatée. (tloliections de MM. 
I^rgaard et De Drée. ) 

8. V^ro'iiïxe fibreux , verdàtre , de l'ile de Corse , où il accom- 
pagne rienite bacillaire. ( Haûy , i8i i. ) 

Q. l?yro\hne résinile , noir;- . 

Cette variété se trouve ' en 'Sicile où elle est engagée dans une 
chaux carbonatée lamellaire. ^ ff^X » i8ij. ) 

ANNOTATIONS. 

Le Tjroxène se trouve dans les montagnes primitivea ; 
miiîs ii €N)t plas abondamment rëpanda dans les montagnes 
atratenses et dans les terrains d^alfuvion qui en dépendent. 
Il se rencontre aussi parmi les produits des volcans. Le sol - 
ancien des vallées d'Ala et de )a Mossa nous offre cette snbs. 
tance dans son pins grand degré de pureté (i)« On le trouve à 
Arendal en Norvrège pai*mi les lits du fer oxjdulé et à Safala 
en Suède avec* 1& plomb , le enivre et le fer snKarés. «— Il 
est en cristanx disséminés dans le Basalte, le KUngstein 
porphyre , la Wacke y etc. Le tuf basaltique en contient 
quelquefois. Il nous est également offert sous la forme de 
cristaux bien prononcés par le sol volcanique de beauconp 
de pays. Les matières rejetées par le Vésuve (3), TEtna, 
le pic de Ténériffe , le volcan de VAe de Bourbon et les 
volcans éteints du midi d^ la France (3) , en renferment onc 
grande quantité. '^ 



(i67) 

(i) Dans la partie supérieure de la vallée de ]tjaii$, appelée ht 
Plaine ou TAlpe de la Mussa, et vers leibnd occidental de la même 
plaine , se trouve une montagne de roche serpentineuse , de 25 à 3o 
toises de haut, nommée la Roche noire. Elle est traversée presque 
horizontalement k la hauteur de 8 à i o toises par un lit de Mussite 
granulaire , grise , dans les fentes duquel se montrent les cristaux 
de Mussite. . . • L^Alalite vient de la montagne de Ciarmetta , 
vallée d'Ala. ( Bençoisin, J. de Ph. t. 62 , p. 289 et suiv. ) 

La variété ùommée Diopside se trQuve aussi en G>r8e De Drée , 
Catalogue , p. 16. 

U est disséminé e^ petits cristaux , passant dfi vert-clair au vert*- 
foncé, dans un Grunstein primitif des environs de Ueiiigerblut au 
(Glocknpn. {JBemardi^ J. des M. , t. ^5 , p. i58.) 

(2) II a été observé en quantité immense après certaines éruptions 
du. Vésuve a Mont-Kosso. ( Deluc et Breyslack, ) 

(3) Le courant du volcan de Murol contiant une grande quantité^ 
de pyroxènes dans sa masse. On en trouve des cristaux isolés sur le» 
bords de son cratère qui est trés-J)ien conservé. Ils sont également 
abondansàChampeix et à Verrière ; et sur les cori^iches du Puy. de 
^ontsinaire et de celui de la Rode, volcans éteints du département 
du Puy-de«D6me. ( Delaizer , Lettre sur la constitution du sol de 
rAuvergue , J. des M. t. 23 , p. 408 et 410. ) 

On en trouve «ncore dans le-mème département d'isolés et d'une 
forme très-nette aux puys de la Vache et de Gorent. Ceux de ce 
denûer endroit ont jusqu'à 22 millimètres de haut sur i5 millimè- 
tres de largeur : ils appartiennent aux variétés triumteUre et kémi^ 
trope* H en existe aussi de très-beaux au Puy de Mont-chal ou 
Mont-ché , chaîne des Monts-Dome. ( Note de M. AuguUeMabru,} 

M. Coriès a trouvé des Pyroxènes agglomérés ayant subi divers 
degr^ de fusion , parmi les matières volcanisées de la Guadeloupe. 
( J. de Ph. t. 70, p. i33. ) 

1. Vyroxhne perihexaèdre ^ vert-noirâtre, sur pyroxène granu- 
laire^, mélangé de fer oxydulé; des mines de fer d'Hellesta , dans le 
fiudermauland , en Suède. 

a. PvTOxène périœtaèdre , grîs-verdàtre , sur pyroxène grano*- 
lamellaire de la môme couleur, avec fer oxydulé ; de Buoen, près 
d'Arendal en Norwège. 



\ 168) 

3. Pyroxène Sisitnitaîre,' Hoir.; du Vésuve. 
, JLa même variété se trouve aussi à Arendal. 

4) 5 et 6. Pyroxène triunitaire ^ P. soustractifetV - dîhexaêdre*^ 
noirs ; rapportés de TénérifTe par Maugé : quelques-uu5 de ce» 
cristaux ont prés de 3o millim. ( plus d'un pouce ) de grosseur. 

^. Pyroxène sexoctonal , noir-verdâtre ; d* Arendal. 

8. Pyroxène ambigu* , noir-grisâtre , des environs du cap de 
Gates, d*où il a été rapporté par M; Le(unoy, fils. 

9- Pyroxène octoçigésimal ^ blânc-verdàtre , translucide , avec 
<Trenat triémarginé , orangé , et talc rerdàtre ; de la vallée d'Ala ^ 
départeiiient du Pô. 

ic. Pyroxènes A^/niVo/76«, noirs, d'Auvergne, du Vésuve , du 
pic de TénérjfFe , etc. 

11. Vyroiène comprimé , vert-clair, translucide, avec P. com- 
primé , blanc-verdâtre ^ dans le P. granulaire massif; de la Mussa r 
donné avec plusieurs autres morceaux appartenant aux diverses 
variétés <Ie. MussHe et dUAlalUe , par M. le docteur Bonvoisin ^ 
déjà cité, p. 70. 

la. Pyroxène cflindroïdcfasciculé^ blanc-verdàtre ^ avec fer 
oxydulé dodécaèdre ; dé la Mussa. 

1 2. a. P. cjrlindroîde , blanchâtre , mélangé de mica argentin ^ 
«vec Quarz-byalin et de Titane oxydé disséminé ; du Simplon : 
donné par M. J. Cordiçr , déjà cité, p^ 3o. 

i5 et 14. Pyroxène laminaire\ gris-verdâtre et P. IcaneUaire ^ 
verdâtre ; de Buoen. 

i4« «• P- lamellaire , verdâtre, renfermant du cuivre pyritenx ;- 
de la mine de Sabla , en Suède. 

i5. Pyroxène grarmli/orme , vert-jaunâtre, translucide dans U 
Cbaui carbonatée laminaire, blanche; de Ulvegrube, aux envi- 
rons d'Arendal. 

i5. a. P. gianuliforme , noirâtre ; avec fer oxydulé disséminé , 
du même pays. ^ 

16. Pyroxène y^^ro-^ra/tu/a/re , blanchâtfe et blanc-verdâtre , de 
la Mussa ; plusieurs niOTceaux , dont un est chargé de petits cris- 
taux de grenats primitifs , jaunes, transpareui : de l'envoi de Mv 
de Bonvoisin. ' 



. ( ^69 ) 

Les variétés bisunUaire , octoduodécimale et dioctahdre du Traita 
et la plupart des variétés nouvellement décrites par M. Haûy, eC 
indiquées plus hi^ut , p. i65 , ne sont pas dans la Collection. 

P^ingt morceaux et autant de cristaux isolés composent avec les 
c[uinze échantillons du gradin d'étude la suite relative au Pyroxèn^ 

* XIX«, Espèce. IÉNITE (/). 
Yénite, Lelibvrb. -^ Id. , Hàuy.— Id. Brong. — Id. ,Dblak. 

CARACtÈrbs et VAHlÉTîés. 

{ Lelièçre et Cordier^ J. des M. t. ai , p. 65 à 74 ; ffauy , Note» 
du Cours de minéralogie de 1807 et Tableau comparatif , p. 4^ 
et j8a. ) 

CARACTÈRE BSSEITTIEL. 

Divisible en octaèdre dont les deux pyramides ont poinr base com- 
mune un rectangle. Rayant fortement le verre. 

CARACTÈR,^ PHYSIQUE. 

Pesanteur spécifique y 3,823 4'^^^*' 

Dureté, Rayant fortement le verre; étincelant par le èhoc du 
briquet. 

Cassure inégale , ayant un éclat gras. 

Couleur , noire , tirant quelquefois sur le brun : sa poussière pré- 
sente la même couleur. 

Transparence, nulle. 

CARACTÈRE oéOMÂTRIQUB. 

Octaèdre rectangulaire dans lequel Tincidence <de M sur M ( prem. 
part. fig. 8. ) est de 1 la* 36' ; et celle de P sur P', de 66* 58'. Cet 
octaèdre se soudivise parallèlement à un plan qui passe par les an-^ 
gles I , et par le milieu des arêtes B. ( Tabl. comp. p. 40 et ^g* 1 7*) 

CARACTÈRE CBIMK^UE. 

diction du feu» Exposée à la simple calcination , Tlénite devient 
attirable à Taimant , passe du noir , à un brun-rougeâtre très-obs<- 
cur , et perd environ a pour 100 fie son poids. 

Aisément fusible au chalumeau , sans bouillonnement sensible , 
en un bouton opaque , noir, très-attirable , ayant un aspect «étal-? 
lique. 



( »7o ) 

Donnant avec le verre de Borax, un verrç tronspaxent de couleur 
vert-jaunàtre. ' 

Action de^ acides. Soluble par les acides sulfurique ^ nitri^e et 
muriatique ; plus iÎEicilemenC par ce dernier. 

Analyses. 
F'oitijuelin. Descotih, 



Silice. . . • 
Chaux . . . 

Oxyde de fer. . 

— de Manganèse 
Aluniiae. . 
Perte, . . 



^9- 



Bse. J 



G. 
1. 



lOO. 



3o. : 

ia,5 . 

» 

57,5. 

o. . 
o. . 

100,0 



2$ 
ta' 
56 

3 

0,6 

100,0 



VA&IÂTÉSDEFOHMES. 

Déeemiiruiblea. 

Les variétés de formes de Tlénite ont été déterminées d*abord par 
M. Cordier qui en a décrit et Hguré (inq II av«it adopté pova Forme 
primitiçjç , un prisme, droit à bases rhonibes dont les diagonales ae- 
roient entre elles comme 2 est à 3 , et la hautein^ du prisme à la 
petite diagonale dans le rapport de 4 à i/ 7. M. Haiiy est arrivé 
aux mêmes valeurs pour les incidences des faces des cristaux de 
cette substance en adoptant Toctaèdre rectangulaire pour la forme 
du noyau. Il a imposé des noms à ces mêmes variétés. 

1 . lénite primitive-cundiforme ; 

L^angle I est remplacé par un arête parallèle à F. (Tablf comp» 
fig. 17 , ou Première partie , fig- 8. ) 

3. lénite quadrioctonale ; 

'Prisme à 4 P^^s terminé par deux pyramides à 4 faces placées 
siur les bords : Cordier^ Var. 1 ,-fig. 2 , ou Tabl. comp. plane. II , 
Ug. 35. 

3. lénite queUernaire ; 

Prisme tétraèdre , presque rectangulaire , terminé par à faces en 
biseau placées sur les angles obtus : Gordier^ Var. 2, fîg. 3. 

4> lénite quàdriduodécimale ; 

La variété précédente augmentée de .2 facettes triangulaires sur 
clia«pe angle aigu du biseau : Cordier , Var. 3 , fîg. 4. 



q 



- -^p 



. S, lénitt erioceomde; 

Prisme à 8 pans , terminé par vm sommet surliaissé à 8 fiicet ; 
•dont 4 «ont placées smr les angles et 4 sur les bords : Cardier, Var. 
A> %. 5. 

6. lénite monosti^ue ; 

La variété précédente portant de plus au sommet une facette pa- 
•raliéle>^ia base du prime : Cordier, Var. 5 , fig. 6. 

Indéterminables. 
7* lénite bacillaire , 8. — acicuiaire ; et 9. — amorphe» 

ANNOTÂT ION S, 

L'Iénîte se trooTe dans deux endroits dîfférens de l'île 
d'Elbe , où elle a été découverte par M. Lelièvre^ eu 1801 ; 
Mvoir à Rio-la-Marlne et au cap Calamité. 

Dans le premier de ces endroits elle fait partie d'une masse 
ou eouiïiie très - épaisse , superposée à un calcaire primitif 
mêlé de talc ( espèce de marbre Cipolin ). Elle y est engagée 
dans une substance verte , tantôt en prismes et tantôt en 
aiguilles plus ou moins déliées. La couche qni contient l'Ié- 
nîte renferme aussi de l'Ëpidote vert-jaunâtre, du qutfrz/ 
quelques cristaux de fer arsenical et du fer oxjdulé amor« 
pbe. — Au cap Calamité^ elle se trouve encore dans la 
même substance, mais qui est ici d'une copieur plus grise et 
d'un aspect semblable à celui de certains Actinotes asbesti- 
formes : elle y est accompagnée de fer oxjdulé , de Grenata 
et de Quarz-bjalin. (Zie/z^v^re , Méip. cité, p. 71 et 72. ) 

Ce minéral existoit depuis long-temps dans la collection de Borné 
de risle> acquise par M. Gillet-Laumont , et dans celle de M. 
Fleuriau de Bellevue qui en avbit rapporté des échantillons du cap 
Calamité , en 1797 ; mais on neTavoit pas examiné dans Tintauf- 
tion d*en établir les caractères. C'est donc bien réellement à M. Le* 
lièvre que la découverte en est due puisque c'est lui qui , en 1 806 ^ 
nous en a fait connoître les caractères et a prouvé ainsi qu'elle doit 
occuper une place distincte parmi les espèces minérales. ( Hauy » 
Cours de 1 808. ) * 

La substance verte dans laquelle les crittaux et les aiguille^ 



( »72 ) 
dléntte se trouvent engagés est un pyroxène fibreux , vçrt-obscar , 
qui a beaucoup de ressemblance avec- certaines variétés d*Amplii^ 
bole vert, et en particulier avec celui de Cbamouny. (Cours de Mi- 
néralogie de 1 81 1 . ) ^ 

!• La Collection du Muséum ne possède qu'un seul morceau dm 
ce tt& substance. £lle le doit à M. Leiiévre, Tun des inspecteurs gé- 
néraux des Mines de TEmpire. Il appartient à la, variété trioctonale^ 
et a potir gangue un pyroxène fibreux , vert obscur , friable et souillé 
d'oxyde jaune de fer , avec un peu de Quarz-byalin ; il vient 
du cap Calamité, s 

Sx.' EspicE. STAUROTIDE (/). 
V ( Première partie y p: 58. ) 

Schorl cruciforme ou Pierre de croix , R. D. — Id. , De B. — 
Croisette , Daub. — • Stdurolithe ou Pierre de croix , Dblam. — 
Grenatite , Dbsaussure. -^ Staurolith , W. et KaAst. — CrûtalU 
crucifomU di BrUgruda ou SumrolUi^ Nap. — Grenatite , BaocH. 
^^ Staurotide croisette , B&ong. 

Cristaux du Saint- Gotbard. 

Grenatite , Desussurb. — Granatit , Reuss. — • GranatUe , Nap. 
•— Jd. Thohs* — Staurotide grenatite , BaoNG. 

La Stanrotîde appartient exclusivement anx montagnes 
de première formation oh on la rencontre disséminée , tan- 
tôt en cristaux fi*.nples et tantôt en cristaux croisés , dans le 
schiste micacé ou lé schiste argileux , comme à Saint- Jac- 
ques de Compostclle en Galice , et en France dans la cî-de* 
vantprorince de Bretagne (i), et dans le département da 
iVar (2) ; et en Amérique (3). Les cristaux isolés d^ane forme 
très-nette se trouvent pins particulièrement dans les ravines n 
crensécs par les eaux dans ce même schiste arg^lenx en dé- 
composition. -«- Au Saint Gothard , les cristaux de Stau- 
rotide sont engagés , soit seuls dans le schiste micacé , soit 
avec le disthène dans le schiste talqoenx. 

( i) « I»a roche de schiste micacé qui renferme les Staurotides en 
Bretagne , forme une petite chaîne de collii^es peu élevées , qui 8*é- 
tend de Test à Touest depuis le Tellené jusquVuprès de Quimper , 



( «75 ) 

«n passant près de Baud ; de Scaïr , de Coadrîx et de Corraix. Elle* 
abondent surtout dans le voisinage du moulin à eau appelé le 7e/- 
lené^ proche la route qui conduit dei Lominé à Baud, à peu près à 
égale distance de ces deux bourgs. ( Bigot de Morogues^ J. des' 
M. t. a6 , p. 456. ) 

(a) m. Menardde Lagroye a trouvé des Staurotides peribexaôdres 
dans un schiste micacé entre Cavalière et Gavalaize , sur lia route 
d'Hiêres à Saint Tropez , département du Var; 

(3) En cristaux croisés rectangulaires ou obliquangles semblables 
à ceux de Bretagne , dans un schiste micacé du district du Maine y 
état de Massassuchet ( W. Maclure^ J. de Ph. , t. 69, p. 314.) 

M. Peales de Philadelphie a envoyé à M. Haiiy des cristaux uni- 
binaires de la même substance qui se trouvent associés au grenat ec 
au disthène, dans un schiste micacé, blanc^jaunfttre , des environs 
de G^rmanstown , proche de la ville de Philadelphie. 

1 , A et 3. SiavLTOliàe prtmitwe, S. périhexaèdre et S. unUfinairey 
séparées de leur gangue ; de Bretagne. 

3< a, St' uhibiruUre , brun-rougeâtre , foiblement translucide ,' 
avec disthène fasciolé, dans le talc schisteux ; du SaintrOothard. 

3. ^. La même seule dans le schiste micacé. 

4- Staurotide périhexaèdre , brune , en cristaux croisés rectangu- 
laîresde 55 millim. (a pouces de hauteur), sur 3ô mill. (16 lignes) 
d^épaissenr , encroûtés de mica jaune ; de Saint-Jacques de Com- 
postelle en Galice , royaume d*£spagne. 

4. a, Fragmens de cristaux de la même variée^ i rapportés de U 
Guyane par M. le chevalier du Puget. 

5. Suite de cristai\x croisés rectangulaires o\x obliquangles ; 
de Bretagne. 

6 . 7 et 8. Staurotide unibinaire , rectangulaire ou obliquangle , 
et St. cernée , obliquangle ou mixte ; du même pays. 

XXP. EsPàcs. ÉPIDOTE (m). 
( Première partie , p. Sg et a^S. ) 

Cristaux verts, en prismes oràinairement déliés, du départemem 
de risère ; de Chamouni , etc. 

Schorl vert du Dauphiné, R. Dj — Schorl aigue-marine du 
^int-Gothard , Delphinite , De SAus^as. — - Thallite , Delam- — • 



('74) . 

Piuazity W — Cenuiner Thallit, KiLRsr. — Glasiger Strahîstein, 
•AEmmbA£ino. — Stralite vetrosa , Nap. — Piedra radiada vir 
idriosa^ Herrg.-^ Olassjr Actynoljrte , Kirw. — PiatazUe^, Thoms^ 
— La Rayonnante vitreuse y Brock. — Epidote stralite , Brong. 

Cristaux verts oa vert-noirltres , d'un volume plus ou meios 
considérable , d*Arendal en Norwège. 

Akanticone , D'Andrâdb.^* Akanticonite. -^ArendalU , lUirss^. 
— Var. du Pistazit, W. --^ Spliuriger Thallit, Kaast. 

Cristaux d*un gris-éclatant y ou bruns , ou d*un brun-jaunâo^ , 
ordinairement incomplets à leurs extrémités , du Valais , de la Ca-> 
linthie , des environs de Salzboin'g, , etc. 

Epidote gris-éclatant, du Valais. — f'rehnite grise , confusément 
cristallisée } Db Saussure. — Zoîsic , W. et Karst. — Id. , Delam- 
>— Id. , Broho. 

Ep. arénacé, — Skorza, prem. part. , p. SSg. — -Id. , Dei«am« — 
Sandige^ Thallit, Karst. 

L*Epidote se trouve en cristaux dissémioes ,. de coaletfr 
grise , dans !« Granitc à Hoff dans fce pajfs de Bareith, ^ à 
Layjb^ch y pays d6 Salzboorg; à< Sa«a]p^^ e» Càiintliîe j^ 
etc., et en cristaux verts-jaunâtres , d^nn beaa volume dans 
les mines de fer ,. en Snède et en Norvrège (i) IL se .reocon-> 
trç encore soos Im forme d'aiguilles on de cristaux déUé# 
d'an heaarert on jaanàires^, eu France èkxk» le département 
de risère (2) et dans la vallée 4e/Chamoinij ; es PiémonI » 
eii Corse, an Saiat-Golhard, aux environs de Francfort (3) , 
à Konsberg , en Norwège, dans la Ghaiix carbonatée lami- 
naire avec Fargent natif; dans l^Inde, l'Arabie Pétr^ (4') > 
la Caroline, etc., etc. — ]Ën grains très-fins, dans le sol 
de transport d|ins le lit de FAranyoschs^ en Transylvanie. 

(i) L' Akanticone se trouve en Suède dans les mines de fer dm 
persberg , de Langbansbytta et de Norberg. On en trouve encord 
de très-belle dans la mine de fer de Kustad à Hergoland ; et à 
Arendal en Norwège , dans les mines de fer de Tornbiomsbo y 
Utrille, etc. { IfAndrade , J. de Ph. , t. 5i , p. aSg. ) 

On a nommé Sidéro^itane , une variété d^Epidote, noir-brunâti-e^' 
4'ArendaL ( Manthej, ) 



(^75) 

(a) Cette substance est très-répandtie ^ans TOisans ; tantôt elle 
y constitue des roches et tantôt elle est en filons. Dans le premiet 
cas elle est en niasse ou cristallisée , comme les autres élémens du 
granité dont elle fait partie. Je Tai également rrouvée dans les roches 
Goméenne^ amygdaloïdes appelées Variolitea du Drac, associée aux 
globules calcaires. Les plus belles roches épidotiques sont celles d'^U 
lemont , de Livet et de la cascade de bâton. Dans les filons elle 
se trouve avec le quarz, le feldspath , Tamiante , la prehnite , l'a- 
ziatase, la chlorite , etc. Les échantillons les plus remarquables 
proviennent de TArmentières , de Vaujany , d'AUemont , de Livet ^ 
du mont de Lans, etc. ( Note de M. Héricart de Thury.) 

(3) Les veines de quarz-hyalin qui coupent les couches horizon- 
tales du schiste' argileux, gris-verdâire , qui constitue la colline du 
Geisberg, au nord-est de Francfort , sur la route de Coblentz , ren- 
ferment de répidote, d'un vert'^lair. Il est le plu» souvent sous la 
lorme de cinstaux aciculaires et rarement en petites masses. ( Leou" 
hard, J. des M. , t. 22 , p. iSq.) 

(4) M. Bozîère Ta trouvé en Egypte et dans presque toutes les 
montagnes de l'Arabie pétrée. 

I ^t 2. Epidote sexquadridécimal et £p« subdistiqufi , vprt-jau- 
nàtres , en cristaux terminés d*im seul côté ; de TOisans. 

3. Ëpidote amphihexaèdre , vert-Jaunâtre, avec Pyroxène perîoc- 
taèdre , noir-verdâtre , sur amphibole lamellaire ; de la mine de fer 
de Tombiornsbo , près d'Arendal. ^ 

4. Epidote dodécanome^ .vert nuancé de jaunâtre et dont la 
surface est comme nacrée ; d'Arendal : donné par M. Haûy. 

5. Epidote vert-jaunâtre, en prismes octogones, à sommets frac- 
turés , avec le quarz-hyalin et Ic^fer oxydulé ; du même pays. 

6. Epidote adculaire , olivâtre , éclatant , en aiguilles entrelacées,' 
avec quarz-hyalin ; de la cascade de Bâton , département de l'Isère , 
où il forme une veine dans une. roche amphibolique ; donné par 
M. Héricart de TThury. 

6. a» Plusieurs autres morceaux de la même variété , associée à 
diverses substances ; du même départemèi^f . 

7. Epidote bacillaire , gris- éclatant , dans le granité ; du Fichteî- 
eebiirge , dans le Bareith : donné par M. le docteur Schneider. 

7. a. La mêmç variété ; du TyroL • 



( iyô ) 

On en trouve de la même couleur en Carinthie , et dans la vallétf 
de Saint-Nicolas , voisine du Mont-Rose y avec le grenat orangé f 
de jaunâtre, en Tyrol , et à San-Giglo ; et de brunâtre-translucide 
dans le quars , près de Bieber en Hanau. 

8. Epidote granulaire^massif^ vert , dans le quart ; des environs 
du bourg d'Oisans. 

La collection n'est pas riche en cristaux d'épidote ; tes variétés 
bUunUtUre, moiiostiquè , dissimilaire et ^uadridécimale , manquent ,' 
ainsi que les trois variétés nouvellement connues de M. Hatiy : TE* 
pidote arenacé et VEp. terreux ne' B*y trouvent pas non plus. 

APPENDICE. 

KPIDOTE MANGANESIFERE. 
. ( Première partie , p. 274. ) . . 
Manganèse oxydé violet sUicifère du Traité'— Mine de manga- 
nèse violette et manganèse violet du Piémont , Nap. — Id. , BaocB. 
— Ëpidote violet , Brong. 

. L'Ëpidote manganèsifère se trouve è Saînt-Marcel en 

Piémont ( Vtfl d'Aoste ) , dans une montagne de Gneiss. Il 

accompagne le manganèse oxydé métalloïde compacte, et lai 

sert de gangne conjointement avec TÂsbeste , le Qoarz et le 

Calcaire spalhiqne. ( Cordiçr ^ J.desM. 1. 13, p. i35. ^ 

I et 2. Epidete maganèsifère , bacillaire , et £p. m. acictdaire ^ 
violets ; de Saint-Marcel : plusieurs moit^eaux donnés par M. 
Gbarles Hersart de la Villemarqué. 

t XXir. Espèce. HYPERSTHÈNE (m). 
( Première partie, p. a74* ) 

Labradorische Horneblende , 'W. — Hypersten , Kaast. — Id. ^ 
X^&xn, — Ormhlenda fahradorica^ Nap# — Blenda comea labra^ 
dor, Herro. — Labradore Horneblende , Kirw, — La Hornblend* 
du Labrador , Brocb. 

L'Hypersthène n*a encore été troavé qq*aa Labrador oit il 
accompagne le feldspath opalin. > 

M. de Drée en possède un morceau rouie, de près de 7 centimè- 
tres (:ï pouces 6 lignes ) de diamètre. ' ■ 



{ 177 > 

t. Hyperstfaène laniirtaîrè , gris-brunâtre , à reÛets d*uù rotiga 

cuivreux ; donné par M. Haiiy. 

'' ' ■ ■* _ 

Addition aux caractères. 

(Klaproth, Ann. de Ch. , t. 65 , p< 341 et suiv.) 

Action du Jeu, — Au chadnmean , il est infusible ; réclat demi* 
foétallique passe au uoirtoe. '' 

Béduit en poussière, il a une couleur gris de iD^ndr* foncé. Si^çn 
le fait rougir, il prend une couleur brun-rouge et perd 1 pour 100 
de son poids* 

Cette substance condont , sur 100 parties : Silice S^^nG , magné- 
aie 14 1 alumine 3,36 , chaux i,5o , oxyô^ de hr a4)5o , «au ,1 ^ 

oxyde de manganèjte o,a5 ; perte 2,a5. 

», ■ - 

XXIÏL* EspèC'K. WERNÉRÏTE. 

( Première partie , p. 6ï.. ) 

WernéritedeD^ANDRADE et de tous les Min^alo^îstes.— - ^r^rccik 
on ^rA^wV du seul Wern^. 

Le "Weriiérite ae tro.nve en crîjsianx di9i8eB»ia^^R en pi^ 
.t.îte9 masses, dans les mines de fer de Noriho et d'Ulrica , 
en* Snède; et à;iBonen , près d'Arendai, en^ Norwèg«. --* 
A Ca Ditpo-Loogior^ dans le- Yal l<e?aiithie suivant Stinve. 

M. Pétersen regarde ce dernier comme un Corindon verdâtre. 

i et 2* 'Wernéritè dioctaèdre^ et W, amorphe^ Tert-bleuàtres ^. 
dans le Parantbine semi-compacte ; de JBupen : dovné|)ar M. Haiîy. 

*XXIV'. EsPèct. PARAKTHIlirE (m). 

MzcARfiiAB et ScAPOUTB, du /Traité. 

( Première partie , p. 20a , âo5 eVa77,) 

ParantWnecrw£w//iWet çyUndroîde.^ RapidoUtbe(Rliabdiïlithe)V 
ABiLDGAtiRD. — ScapoUte , D'Andhaoe. — ^ Id. , Delam. — Id. » 
Broch. — Id j Thoms. . — Dichteret Strahli^et Sc^polith , I^arst. 

P. atHculaire.'-^ Nfidelfôrmiger Scapoln, 'K.tLMrc. 

P. JewlleU , blanc-métalloïde ; semblable au mica aTgentin. ->• 
JficaxeUe , Abkldgaaao. -^ Var« du StraMiger-Scapalith , Karst. 



-1 



^ 



( '78 5 

P. vitreux, bkne-grisâtre. — Wemérite blanc des Allemande j| 
diaprés M. de Monteiro. 

P. ijert, subnacré , dans la cbaux carbonatée mêlée d'ampbibole 
et de fer oxydulé ; d'Arendal. Hailjt i8ii. — Tcdkartiger Scapo-r 
lith, Karst. 

GÂRAGTBRX3« 

Pesanteur spécifique du Paranthine vitreux, 2,74*4* Haûy , 
Ann. du Mus. , t. 10 , p. 47^* 

ANNOTAT 10 If 3. 

Le Papanthîne vient anssi de Norwèg« qîi on le troàve 
dans les n»ines de fer voisines d^ArendàF , soit en niasses 
vitreuses y soit en prisme^, avec le qnarz^ le grenat, le mica « 
dont il semble gaelquefois pénétré , la Chanx carbonatée , 
l'Ëpidote, l'AmpbiboIe, le feldspath, le titane silicéo— 
calcaire, le fer oxjdulé, etc. 

M. de Drée cite dans son Catalogue , p. 16, de gros cristanx de 
Paranthine sur une gangue d^amphibolè et de zircon mélangés. 

Il est très^probable que le Wemérite n*est qu^une simple variété 
du Parantbiiia; du- moins c'est l'opinion à laquelle a été conduis 
M. de Moateito^àUflUitederexamen qu'il a fait de tous les écbap^ 
tiilon^ qui existent da^iijles collecttbns 4^ la. capitale, et spéciale* 
ment dans la belle collection de M. Neergaard , sous les noms de 
Paranthine , de Scapolite ou de Wernérite ; il a consigné le détail 
de se» observations dans un méînoire très-intéressant , publié ea 
180^ (J. de P!h , t. 68, p. 176 à 199 ) qu'il termine ainsi : 

Si les Minérajpgistes viejinent jamais à admettre la rémiion du 
Wernérîte et du Parantbine, ils conviendroient facilement de con- 
server le premier nom pour désfgner l'espace qui en proviendra. 
L'empressement avec lequel ils l'ont unanimement adopté , lorsque 
M. D'Andrade le donna au minéral qui Ta porté jusqu'ici , en prou- 
vant que ce Savant ne fit qu'exprimer le premier le vœu- général , 
tu 'est un sûr garant qu'on ne voudra pas faire disparoître ce sign« 
de vénération pour le savant illustre à qui il fut consacré. 

Vo)ez encore sur l'anologîe du Paraotbine et da Weméritew 
4^aK>,Tabl. cpmp.^ pag. 187 et suîv. 

] . Parantiline dioctaèdre, blanc mat , légèrement nuancé de vert^ 



\ 
C t79 ) 

krec titane 6ilice<ocalcaîre ditecraèdre , brun, et Pyroxèoe péribeïai* 
^re^ verdâtre , sur Pyrozène granulaire ; de Langsoëgrube , près 
d*Arendal' ^ n 

2. Paranthine périoceaèdre , rougeâtre , en cristaux groupés, aveo 
funphibole prismatique , sur amphibole lamellaire ; du même pays. 

3 à 5. Paranthine péHtétraèdre ,P. tylindroïde et P. aciculaire ^, 
blanc-grisàtres : 3 léchantillons. 

6. Paranthine 5u^-/â7n/;ta«/-0^blancluisaut, vitreux, tenfermanc 
des grains de pyroxène noir-verdâtre. 

Cette variété nommée Paranthine 'vitreux et Wernérlte hlant 
renferme quelquefois des cristaux de Wernérîte vert, 

y à lo. Vareoithme gris-ntétalioide , P. klànc-jaundtre et P^rouga. 
de briqùè : fragmens de cristaux à tissu compacte. 

XXV. Espèce. DIALLAGE {/). 

DtiLLAOE et Spath cbatoyâhï , du Traité. 

( Première partie , p. 6i , 20© et 276. ) 

JDiallage t)ene, — Smaragdite , db Sitïss.— i- Id. , Delà». -^ Feld* 
«path vert , R. D. — Schori feuilleté, De B. — Emeraudite , Daub* 
' — Var. du Strahhtein , W. — Smaragdite , Kaast. •*-• Lotalalite, 
SBWEHOTiiirK. — Smaragdite , Thoms. 

Diallage 'verte , dans le Jade tenace. — P^erde di Corsica duro , dei 
ÏTAiiiEVs. ^- Euphotide , HAiir. 

Diallage métaltoîde. Spath chatoyant du Traité. — • Id. , Baocr*' 
•»- Schori lamelleux chatoyant , couleur d'or , Miroitante ; Delam* ' 
• — Schillerstone , Thoms. — Schillerstein , W. — Éronzit, Karsi?. 
— Schillemde Hornblende , Keuss. — SchilUrspath, — Labrado- 
rische Hornblende , Aëumerl. -^Diallage chatoyante et D. métal-» 
loxde , BtioNa. 

I>. Métallo!de^^ro-/â7it/r2a{>tf . — Vulg. Bronzice.^-ld. , Delam. 

La Diallage appartient aux montagnes de première ori<* 
gînCj et partîcnllèrement'à certeinea serpentines et au Feld*>« 
spath tenace (Jade de Saassore ) dans lesquels on la trouve 
disaé minée par petites niasses lamellenses, ordînairement 
métalloïdes (i). La variété d'nn beau vert de Corse, et celle 
da IMusinet , près de Tarin | sont dans le jade tenfict* 



\ 



(i8o) 

Cette substance abonde surtout anHartzet eu Angleterre , 
dans le pays de Goruonaiiles : on en trouve aussi en Italie | 
en France (2) , en Stjrié , en Hongrie , etc. 

(1) On la trouve également dans les terrains d alluvion , pro- 
venant de 'Ja décomposition des montagnes anciennes , sur les bords 
du lac de Genève et sur ceux de la mer Bl^nchcv 

< (2) A une distance d*un mille environ de Vol tri , en allant de 
Menton à Nice, on trouve une roche stéatitique de 300 pieds 
environ de hauteur y nommée Collectif près~de laquelle on Voit des 
lilocs isolés , dont quelques-uns pèsent plus de 2000 livres , d*une 
roche feldspathiqiTe blanche , dure , lardée de toutes parts d*une 
belle diallage d'un vert d'herbe , pur et brillant. Cette smaragdite 
est plus belle que celle d'Qrezza en Corse. ( Fàujas, Ann. du Mus. , 
%. XI , p. 224* } 

M. Viviani a découvert sur les bords du torrent de la CraVagna y 
vis^k-^s de la Rochetta , dans les Appennins de la ci-devant Ligurie, 
«me roche de serpentine , blanc de lait; légèrement nuancée de ver- 
dàtre , qui renferme à-la-fois des noyaux de diallage laminaire mé- 
talloïde , des globules de chaux carbonatée saccaroïde , d'un rouge- 
vif, etdes-veines de chaux carbonatée ordinaire. Il propose de donner 
■à cette roche qui est susceptible d'être employée dans les arts , le 
nom de Granile serpentineux* ( J. de Ph. , t. 65 , p. 299. ) 

La substance verte décrite par M. de Sewerguine sous le nom de 
Lotafalke ou Lotalite (Acad. de Pétersbourg , t. T^V, p. 4^3 ; 
1 806) , nous paroît n'être qu'une variété de diallage. EUe est engagea 
par petites.masses d'un beau vert dans un granité composé de felds- 
path laminaire rougeâtre , de quarz-gris et de mica-noir , qui se 
trouve, à 18 verstes vers le. sud de la forteresse Davydoff , situéo 
entre Willmanstrand et Fridrischsham et à 3 verstes d*an petit viU 
lage nommé Lotala* M. Sewerguine a retrouvé la même' substance 
dans une roche semblable, qui a servi à la confection des colonnea 
dont est décorée la nouvelle église cathédrale dd la Sainte-Vierge 
de Cazan , à Saint-Pétersbourg. La carrière d*où côs colonnes ont 
été tirées se trouve dans une île d'un verste de Ipng sur un demi de 
large. Cette île se nomme Raab, et est située à 800 verstes des fron*^ 
titres russe , suédoise et danoise , au 63<^ de latitude dans le gofe de 
IWabourg. On y voit des lits de près de 4 archices - 7 à $ mètres 



\ 



(,80 : 

d'épaisseur ( Mémoire cité. ) Les côtes de la mer Blanche en offrent 
des blocs roulés. 

1 . Dîallage laminaire , verte , satinée ^ dans le feldspath compacte 
tenace , gris-bleuâtre ; de Corse : plusieurs morceaux de diverses 
teintes vertes et grisâtres : 

M.^Haûy donne à cette roche le nom à^Euphotide. C'est le V^rde 
di Corsica dttro Aes marbriers Italiens. ^ 

i. u. D. laminaire , gris-verdâtre , métalloïde , associée au feld- 
spath compacte , blanchâtre , dans la serpentine noir-verdâtre ; de» 
montagnes entre Brano et Metanara , sur la route de Gènes à la 
Spezzia, département, des Appennins ; rapportée et donnée par 
M. Menard de Lagroje. 

1 . b. D. lamin(iire , gris-noirâtre , dans le feldspath compacte » 
blanc-verdâtre ; du même pays : donnée par M. Tondi. 

I . c D. laminaire , jaune-métalloïde , dans la serpentine ;, de 
Harzburger Peste , au Hartz : plusieurs morceaux. 

I. d. La même dans la roche de serpentine , \ vert - noirâtre ; 
du comté de Coniouailles. 

a. Diallage fibro- laminaire , verte , avec feldspath rouge et am- 
phibole ; de Styrie. 

a. a. "D.fiùro-laminairej jaunâtre métalloïde, engagée dans la 
serpentine ; de Kestendorff dans le Pochengebirge en Bassse-Styrie. 

M. Haiiy possède un morceau du même pays qui offre Je passage 
de la Diallage ^erte satinée à la Diallage métalloïde grise éclatante. 

3. Diallage compacte-bacillaire^ ve^t-pomme, dans le quarz. 
hyalin blanc , mélangé de talc laminaire nacré , et de chaux car^ 
bonatée magnésifère % du pays de Salzbourg. 

4* Diallage sub-métalloîde , lamellaire ; de Kraubat. 

XXVr. EspicE. GADOLINITE {/). 

. ( Première parUe, p. 65.)' 

Ytterbite, «*— Zéolite noire , Geyer. '— CadoUnite , £ckebbr<ï» 
— Id. , BaocE(. — Id, Thoms. — Gadolinit , W. et Kabst. 

CAKAGTBIlEr. 

Pesanteur spécifùfue , é^,22!5 ; Klaprotk. 

Electricité , résineuse par le frottement , étant isolée. Haû^. 



/ 



(.82) 

Magnétisme^ très-sensible dans la plupart des morceaux; mai» 
, non pas de tous* Id. 

Forme primitive. Cristallisation susceptible d^étre ramenée à un 
prisme rhomboidal oblique (fîg. i6) dans lequel l'incidence de M 
fiur M est d «nviron iio*^, et celle de P sur Taréte H d'enyiroii 
iiSô**. ( Tabl. comp. p. 47* ) 

Quatit aux propriétés chim^i^ues de TYttria ou Gadolme ; Yoye» 
^yanquelin , Ann. de Ch. t. 56 , p. 1 45 et suiv^ 

ANIIOTATIONS. 

La Gadolinîte , dont Id dëcouTerte est due à M. Arr)ie« 
nias j se trouve à Ytterby en Suède , avec rYttrotaatale , 
dans nn feldspath pur conpë verticalement par de grands 
filons de roica^ et surtout dans le voisinage du point d'inter- 
section de ces deux snbstances ; quelquefois aussi en petits 
grains dissémines dans le Feldspatli. ( Eckeberg , J'. des M. 
t. 13 , p. :26o. ) . 

1. Gadolinite amorphe^ noir - brunâtre , dans le fddspath ^ 
blanc-rougeâtre ; d'Ytterby. 

I. 0. G. amorphe ^ noir parfait; du même pays : «cbantillont 
donné par M. Haiiy. 

XXV^^ EsrAcE. LAZULtTE (m). 

{ Première partie , p. 66 et 276. ) 

Lapis-lazuli , R. D. — Zeolite bleue , Lapis lazuli et Pierre d^az|ir. 
pE B. — Lazulite , Dbjulh. -*• Lapis oriental , Nonn. — j- Lazur-t 
9tein , yi, et Kabst. — Zeolite turchina o Lapis Lazzoli , Petr* 
— Lapis lazidi^ Herrg. — Id. , Kirw. -— Lazulite, Thoms. — La 
Pierre dazui' , Broch. — Lazulitc outremer ^ Brong. 

■ 

Le Lazûlite se trouve en veines on disséminévdans les ro-« 
ches ^anciennes : il est en ve(ne dans le Granité aax Monta* ' 
Altaïs , et sur Icfs bords du lec Baïkal en Sibérie ; disséminé 
dans la Chanx carbonatée laminaire micacée , en Perse et a« 
Tbibct y et dans le qoarz, au CliilL Jl en vient cgaleioeat 
ÛVL nord de la Chine, 

Les échantillons de Lazulite cristallisé sont fort rares. Nous ai^OAJi, 



V 



^, 



JL, L. 

^^ans la 



/ 

( i83 Y 

4^m, prem. part. p. 276, celui du cabinet de M. le baropi O'uy- 
ton-Morveau. M. de Drée en possède également un. 

I. Lazulite amorphe t bleu d*azur , dans le granité , de Rultuk,' 
«u sud du lac JBaïkal , eà Sibérie. 

Le plus beau morceaiu de Lazulite en masse ^ue nous coanoîs- 
sioDs appartient à M/ de Drée. Il est d'une belle couleur , et pèse 
1 3 kilogrammes (27 livres ). ^ "^ 

i;. L. amorphe f bleupâlo , avec fer sulfuré granulaire disséminé , 
chaux carbonatée ; plusieurs m orçeaux venant de la petite 
Bucbarie. 

3. L. amorphe f bleu-pourpré ; de la Chine. ^ 

4. L. amorphe, bleu-pàle , nuancé de violet; de Sibérie. 

5. Vase , Plaques polies, et Socles en Lazulite compacte de 
diverses teintes. . ' 

Ces objets sont placés dans les-armoires consacrées aux minéraux 
travaillés dans la Colleotion* du Muséum, troi^ièsie «aile, ^u 
Sidle des Hoches. ... 

XXVIir. E s p à c É. M É s O T Y PE ( /). 
( Première partie , p. 67. ) 

r 

Zeolithe de Cronstedt, et de tous les Minéralogistes. — Zeoli- 
the eu aiguilles prismatiques ou pyramidales , K. D. — Faser Zeo- 
lith , W, et Karst. — Faseriger Zeolit , Reuss. — Gemeiner Zco- 
lit h, WiDENMAJf. — Zeolite coinune , Petr. — Id. , Nap. — Zeo- 
lUa comun^ Herrg. — Radiated Zeolite , Thoms. — Zeolithe 
rayonnée et Z. fibreuse , Broch. — Zeolite ou Mésotype , Delam. 
— Mésotype Zeolithe , Brong. 

Mésotype cristallisée. — Zeolite en aiguilles prismatiques ou pyira- 
midales, R. D. — Nadelstein, ^. — Prismatischer Zeolithe 
Karst. *— Needle Stone , Tho^is. ' * 

M. acîculaire'-radiée o\x fibreuse-radiêe, — Zeotithe en stalactites 
ou en globules à rayons divergens , R. D. ' 

M. compacte^ t-^ Albâtre zéolitique , R. D. -^ Dickter Zeolièk > 
Karst. • ^ ;» 

"M., gldbïdijbrme-compacte , rouf/d, -^Cvoc^ilG. 

M. altérée, — Mehlzeolith, W. et Karst. — Mealjr Zeolite > 
Tkoms. — Z. farineuse, Broch. 



/ 



\ 



r 



; (i84) 

CAEACTÈRES BT TARliTéi* 

\ 

( Hauy , Cours de Minéralogie de 1 807 et de 181 1. ) 

Electricité. Les cristaux de Mésotype d'Auvergne ne sont pas 01» 
^ue très-difficilement électriques par la chaleur. ' 

I. Mésotype ^ni7»ViVe> de Feri)e. 

3. Mésotype octoduodécimale ; 

La variété épointée du Traité ( pi. LVIII, fîg. 176. ) , dont le 
prisme a huit pans au lieu de quatre. 

Observée sur la Mésotype quarzifère concrétionnée ( AEdelite ) , 
drusique , dans les cavités d'un basalte gris ; de Ferôe. 

5« Mésotype dédduodécimale , de Feroe ; 
Prisme à 1 2 pans , terminé par des sommets à 5 faces 9 comme 
dans la variété précédente. 

4* Mésotype^ capillaire^ de Ferôe» ■ 

5. 'M.ésotype floconneuse , blanche ; deNorwège. 

£n mam melons d^un beau blanc , composés d*aiguilles eztrém»» 
ment ^nes et ressemblant à du coton pressé* 

6. Mésotype compacte^ blan'c-gnat. 

La NatfoUthe de Klaproth est une Mésotype eo/z«r^et07iii^-ma- 
melQnnée , jaunâtre et jaune rougeâtre , à tissu fibreux et serré. 

ANNOTATIONS. 

' La Mésotype se rencontre ordinairement dans les monta» 
gnes à couches indépendantes ( Flôizârapp ) on on la 
trouve sons la forme de masses fibreuses radiées » de cristaux 
ou de globules , ^emplissant les cavités des amjgdaloïdes à 
base de wacke pu de basalte. ( Roches que plusieurs minéra- 
logistes regardent avec Dolomieu , Faujas , etc. , comme d'an- 
ciennes laves. ) Elle y est quelquefois seule ; maïs le plaa 
aowent accompagnée de cristaux dechabasie^ de stiibîte, 
de quarz , de chaux carbonatée, de talc zographiqne^ etc. 
Elle abonde surtout en Islande (v) et dans l'île d« Ferôe. 
l^n Angleterre, dans les Hébrides (2); eki Italie aux iles Cj-» 
dopes voisines de Catane^ et à Lipari^cn Sicile (2}j| eu 






r 

( ï'ss ) , 

France, ààns les dëpafi>em«n8 da Vnj^èe^Dàme (4), et de 
de l'Ârdèch^ ; an-x îles de Boarbon , la Guadeloupe, etc. 

(i) La Zeolite -se trouve tantôt par fragaiéns détachés , et plus 
souvent en masses radiées que les Islandais nomment Stiemsiern» 
Pierre à étoiles , dans lès rochers qui bordent là Imer près de Dyr- 
fbrd, situé dans risèr^ord, vers le nord : -elles y sont très-belles' 
( Olafsen et Pwelsen , Voy. en Islande , t. 2^ p. 365. > . . .La 
baie de Rodevig en fournit éga|ei;nent. ?'pm. 4tP« 7^ • • • Ils*en 
trouve aussi de belles variétés au glacie,r de ^ornefiord , district de 
Hule et de Skaftefield et dans les ^les de Malmôe et de Orangôe , 
aunordderîîe. (T. 4, p. 355. ) . , . 

(a) On trouve en abondance dans les wackes.^et le^ basaltes irré- 
guliers dont la partie septentrionale de Tile d'Arran est composée ,' 
des zeolithes d'une grande beauté ; ce sont en général des Mésotypes 
et des Stilbiles de Hàiiy ( L. A. Neckèr, Bibl. Brit. t. 4a , p. 65). 
Dans File de Muii , le basalte éh colbnnes , en tablés^ en escaliers. 
Cite, alterne avec de la wackeet des amygdàloîdes basaltiques , qui 
conriennent de petites zeolites et de petits nodules d^agathe. (JLe 
mémet p. 65. ) ,, • > 

(3) £n Sicile , Gentorbi et le fleuve Niso fournissent de la zeoli- 
tfae sous la forme de masses arrondies soit dans les roches , soit rou- 
lées par les eaux. {De Bàrck, Min. SîclL p. 128). 

(4) C'est dans le basalte en décomposition du Puy de Marmant , 
à trois ii'eues au sud de Glermont - Ferrand et- un peu au-dessus du' 
hourg de Veyre , que se trouvent les plus beaux groupes de cris- 
taux de Mésotype .; ils appartiennent à la variété pyramidée. Les 
niasses cristallisées occupent des cavités qui ont quelquefois jusqu'à 
I décimètre et plus de diamètre. La cristallisation n'est développée 
que dans les parties qui ne sont pas en contact avec la roche les- 
quelles sont fibreuses. La plus grande épaisseur des prismes est 
d'environ 5 millimétrés ( a lignes ). On trouve encore de la Méso- 
type dans le basalte prismatique , compacte et trèsfdur , de Ger* 
govia et de Saint-Sandoux ; mais seulement en globules radiés, très- 
petits. ( Extrait d'une lettre de M. Auguste Mabru. ) 

I. Mésotype primieiçe ,' blanc-mat, avec M. globuliforme ; sur la 
wacke grise amygdalo^de ; de l'île de Feroe. 
Le centre des prismes es( limpidç et les 4ia|;on^les suivant les-- 



( «86 ) 



V 



ijUelles ils se soudivisentsoni très-nettement marquées aur les bases. 

jl. Mèsotype époiniée ^ blanche; du même pays!. 

3. Mésotype pyramidée , limpide , sur le basalte décomposé ; dn 
Puy-de-Marmant : donnée par feu M. Mossier , de Clermont-Fer- 
rand, déjà cité, prem. part. pag. a56 et 307. 

, ;4< yihotypt «uiicttiair&'raJiée , blanche; dePeorëe. 
Suite de mOtceauz de différens volumes; 

4< a M. ttciculaire-'radiée y blanche, légèrement nuancée de 
Tougeàtre ; de ^assa en Tyrol : envoi de M. Marcel de S'érres. 

6, Mèsotype Jibreuse-r^iée , blanche , à fibres plus ou moins d^ 
liées ; d'Islaiide ou de Ferôe. 

' 6. Mésorypé diôaàèdre-capillaire " ; du ttlêrtie pays. 

7. Mésotype compacte , blanc- mat. 

7. a, M. compacte , rotigeàtre , (Crocalite y dans une amygdaloTde 
yerdâtre (à base' de talc zographique ou do >gnmstein attépué ) , 
de la vallée des Zuccanti , dans le Tyrol : donnée par M. Fauja&r 
Sâiht-Fond. < , 

Le nombre des morceaux de Mésotype est de -vingjt'y ^ eh y com,-^ 
prenant les échantillons du gradin d^étude : la plupart appartiennent 
. aux variétés aciculaire et fibreuse , radiées. 

Les variétés ocbodkiodécimale , déciduodédmale et/toconneuse » 
indiquées plus haut manque|it. 

XXIX*.. EspècB. STILBITE (/). 
( Première partie j p. 6S et 78.) 

Zeolite feuilletée et Z. nacrée , Stilbite ; Delam. -^ Strahl^Zeo^ 
ht h et BUtter-Zeolitk, W. — Stilbitj Karst- — Var. de Zeolitt 
cornu ne, Nap. — Id. , Heivi^g. — Foliated Zeolite ,Tuoit8. — La 
Z^olithe lamelleuse.^ £rocb. — Stilbite blanche, Bron»» 

Sfiijbite laminaire ^ rouge ^ de Fasse. — - Fétssiûit , Lbxtz. --^Z^olfta 
roiïge duTyrol^FAUJAS.-r- Zeolke rosM d^QEdelfirs y Pbtr. — 
Stilbite Orangée , Brokq. 

La Stilbite se tt^buv); daivs les awyf^daloidea comme la M^^* 
f}j>type , soit sente, soit avec cette Même ««betance; notam^ 
uicnt à Tîle de Feroe , 'd'oxL.noiis vteDnettt lea plus beaox mor- 
ceaux ; àttït f Irlande > 4Êt à f'aaaa tu Tyi-oUEH^ existe aussi 



; C »87 ) 

âans les veines métallifères dn Harz« avec la chaux carbona- 
tée , le plomb siilfnr^, Targeot antimdnic snifnrë,- l'arse« 
nie natif , l'iiarmutome , etc.; dans le département de TI* 
aère (i), en France; au cap Strontin en Ecosse, à Arendal 
en Norwège j en Amérique , etc. 

(i) La Stilbite, dit M. Héricart , se trouve au sommet des glaciers 
de la gorge de la Selle , à plus d'un myriamètre de Saint-Christophe , 
en Oisans , dans un endroit très -périlleux , et où l'un ne parvient 
qu'après les plus grandes difficultés. Le sommet de cette gorge est 
bordé de rochers primitifs , pétrôsîliceux ou granitiques , coupés 
par des filons dont les. fissures sont tapissées de cristaux arrondis (]é 
cette substance , dont la couleur varie du blanc-nacré , au jaune et 
au roussâtre. ( Noet de-M. Héncari, ) 

(a) M. Maclure Ta trouvée en petits cristaux sur le Grunstein à 
tîftwbaven , dans le Connecticut. ( Delanietherie , J. de Ph. t. 69 , 
pag iSl4. ) 

1 . Stil bi te /?riOTiV«Ve * translucide , sur des fragmens de gneiss dé- 
composé ; dn cap Strontin en Ecosse : donnée par M.Tondi. 

Elle a été trouvée dans un filon de plomb sulfuré, qui renferme 
aussi de la baryfe sulfutée et carbonatée, 

a. Stilbite dodécaèdre , blanr-nacré , en cristaux simples ou eu 
cristaux groupés en éventail ou réunis en gerbes , dont plusieurs ont 
jusqu'à 6 centimètres ( plus de a pouces ) d'épaisseur , dans la vacke 
amygdaloïde ; de l'île de Feroe. -> 

. 3. a Plusieurs autres morceaux de la même varié'é. 

2. b. S. dodccaùdre^lamelliforme , translucide , sur la chaux car- 
bjiiatée prismi^tique, blanchâtre, avec chaux carbonatée laminaire, 
grise , mélangée de plomb sulfuré ^ d'Andreasberg au Hartz : envoi 

du maréchal duc de Trévise. 
« 

2 c, S. dodécaèdre , blanche , en petits cristaux soyeux , enca- 
drant des cristaux de chaux carbonates, équiaxe d'un beau volume ; 
du même envoi. 

3. Stilbite époiruée , blanc-nacré } de Feroë. 

3. a. S. épointée , brun rougeâire , métalloïde ; de Norwège^ 
C'est la ZéolUe bronzée des Minéralogistes Danois. 

4 Stilbite aaamorphûjue^ en cristaux très-nt ts , les uns limpides. 



' ( i88 > , 

las autres nacrés, sur la wacke grise fit la wacke brune amygdaloïdr, 
renfermant des globules de stilbite laminaire et de talc zographique ^ 
de Feroë : suite de morceaux. 

6. Stilbite orrom;?^, blancbe, avec Frebnite et Feldspath blan- 
châtre ; des environs du bourg d'Oisans : donnée par M. Héricart^ 
de Thury. 

5. a. Stilbite' en masses arrondies , d'un blanc -jaun^tre^ à cassure 
rayonnée , et dont les rayons se terminent en cristaux Qial pronon- 
cés ; de File de Feroe. 

6. Stilbite laminaire, rouge-mordoré , nacrée, engagée par petite» 
masses dans la Crocaîite rouge de cbair, ayant pour gangue une amyg- 
daloîde verdàtre ; de la vallée de Zuccanti. 

Stilbite /ame//a/rtf * blanc-nacré, de Konsberg {HaUy^ 1812.} 
-^St. granulaire * , de Feroë ( Collection de M. Tondi ). 

Le nombre des morceaux de Stilbite est de vingt environ* 11»^ 
sont ppur la plupart d'un beau volume et tous parfaitement con- 
servés : la variété oaoduodécimale manque. 

La collection de M. Neergaard, que nous avons déjà citée plu- 
sieurs fois , renferme la suite la plus nombreuse et la plus belle i|Ue 
nous connoissions de morceaux de Mesotype etdeZéolite deFeroé.^ 

*XXX^ Espèce. LAUMONIf E (Werseu). 

ZiEOUTHE SFFX/>B£SCEITTE , du Traité^ 

( Première partie , pag. >io. ) 

Zeolithe de Bretagne ou Zeolithe efflorescente , Gillet-Laumou r;. 
— Id. , Haut. — Id. , Brock. — Lomonit, W. et Karst. — iLo- 
monite y Tboms. -^ Laumoni'te , Delam. — Mesotype Laumoaite ^ 
Brong. 

tARAGTSRBS ET VARIBTBS. 

( Brochant , Minéralogie , t. 2 , p. 53o ; Haiiy , Tableau compa*^ 
ratif , p. 49 et 196 ; et pi. 3 , iig. 39 et 40 : et F'ogel, J« de Pfa. ^ 
t. 71, p. 64. ) 

Electricité y résineuse, par le frottement , après avoTr été isolée* 
Haûy , 181 1. 

Forme primitive. Octaèdre rectangulaire (Tabl. comp. , fîg^. Sg)^ 
dans lequel Tincidence de M siu* M est de 98*^ la', et celle de P mr 




P) de lai^ 34^ Cet octaèdre se soiidivise suivant deux plans, dont 
Tun passe par les aréres C , G , et l'autre par les angles £ ) £\ 
parallèlement à G ( Hauy , ouvrage cité. ) 

Action de l'air. Les cristaux exposés au contact ^ Tair se fen- 
dillent et se divisent très-promptement en une multitude de lamelles 
£breuse$, d'un blanc nacré. 

Action du feu; fusible au chalumeau, sans boursouflement, en 
un-émail blanc. Brochant, 

Action des acides, Soluble à froid , avec effervescence, dans Tacide 
nitrique et dans Tacide muriatique , et formant avec eux presque au 
même instant une masse gélatineuse transparente. Solub]e égale- 
ment dans l'acide muriatique , mais à l'aide de la chaleur , et don«- 
nant alors une gelée blanche opaque : Vogel, 

s 

Cent grains de Laumonite effleurie , tenue pendant deux heures 
à une chaleur rouge , dans un creuset de platine , ont donné un 
émail blanc > assez dur pour rayer fortement le verre : cet émail ne 
pesoit que 80 grains. Vogel, 

La Laumonite contient, suivant M. Vogel, sur 100 parties : Si- 
lice 49 9 alumine 22 , chaux 9, eau i7,5o , acide carbonique d,5o* 

VARIÂTES DE FORMES. 

"ï . Laumomte bisunitaire ; Tabl . comp. , p. 49« 
Prisme octogone à sommets dièdres» 

21. Laumonite bacillaire , Id» 

ANNOTATIOHS. 

La Lanroonîte , déconvctte en 1785, par M Gîllet-Lan- 
mont, l'on des trois in8pecteurs-g;énéraux des Mim^s de 
l'Empire, se trouve sur ni^ schiste argileux noir-hlenâlre , 
avec la chaux carbonatée laminaire ou dodécaèdre , dans la 
mine de plomb d'Huelgoet, département du Finistère, dans 
l'Empire Français. — On en a rencontré depuis avec la stil- 
bîte , à nie de Feroë; avec la stilbite et l'analcirae , an comté 
d'Antnm en Irlande ; et sur le schiste argileux , en Chine 
et dansTétat de Venise. ( De Bournon. ) 

x^ Laumonite bisunitaire , blanche , sur schiste argileux noir. 



/ 



( ï9o ) 

a. Lfliimontte bacillaire , blanche , avec chaux cârhcnatée laiûi* 
nalre , dans le même schiste argileux d'Huelgoet : trois beaux xnor» 
ceaux donnés , en 1810 , par M. Gillet-Laiimont. 

; On parvient à préserver les cristaux^de cette substance de l'alté» 
ration spontanée à laquelle ils sont sujets, en les plongeant pendant 
une heure on deux , dans une forte dissolution de gomme arabique 
ou de gomme adriigante, après quoi on les retire et on |es laisse sé- 
cher. Les morceaux de la collection ont subi cette préparation*. 

XXX«. Espèce. PR EH NI TE. ' 

pREBKiTE, KoupHOLiTB et Zeolite R4lDiée JAUNATRE , du Traité* 

(Première partie^ p. 69, 198, 210 et 279. ) 

Prehnite, De B. — Id., Delam. — Prehnit^ W. et Karst. — 
yarietà di Zeolite , Prenite ; Nap. — Prehnita , Herro. — Prek* 
Ttiie , KiRw. — td. , Xhoms. — La Prehnite , Broch. — Id., Broko. 

Prehnite primitiçe. — P. rhomboîdak , du Traité. 

f^.- primitixfe'laTnelli/orme. — K^ouphoUto , PicoT-LAp£TRonSB.<"« 
I.J. , Haut. ^- Broch. — Delaia* — P. Koupholite , Brono. 

V.'conchoîde. — P. /labelli/orinfi duTràiié. — Schorlea gerbes , 
ScHREiBER. — Prehnite de France. 

P. gloùuleuse-radiée. — Zeolite radiée- jaunâtre du Traité. — * 
Zeolithe rayonnée du duché de Deux-Ponts , De B. — Prehnite 
compacte , Brong. 

p. entrelacée , verte , du Cap. — Emeraude du Cap , RocHOir. — 
Crysolithe du Cap , Saoe. — Prase cristallisée , Hacquet. — 2^ôlite 
vitreuse verdâtre , du Cap , De B. -^Crisolào, Crisoprasio del 
Capo ; Petr. — Halbzeolith d'OEstner ^ suivant Napione. — P. cris- 
tallisée , du Cap ; Brono. 

La Prehnite se trouve en masses fibreoses et en crîstanx 
dans les amjgdaloîdes à base de vracke , avec la chaux car-- 
bonatée , la chabasie , le enivre natif, le qnarz-bjalin , etc« 
à Rheicbenbacb , près d'Oberstein, département delà Sarre. 
— A Passa , en Tyrol , dans nn Gronstein atténué et arçi-. 
lenx. — A Dnmbarton , en Ecosse dans la wackc. — Klle 
se rencontre également dans les veines ^ comme aux environs 



r 



- ( ^91 > 

<ln bonrg cL^Oisans (1) , et dans les Pyrénées « en France; et 
en Pf orwège STec le feldspath compsaète céroîd^. 

(i) La Prehnite de France a été découverte en 17^3, par M. Schrei^ 
ber , près de Hivoire enOisans, dans une roche steatiteuse dont les 
couches alternent avec trn amphibole en masse. Je lai trouvée de* 
puis dan» les clapis ou moraines d& la gorge de la Selle , à Saint* 
Christophe, même pays 4 et à FArnientièrés , en lames minces et 
irréguhéres^dans ks fissures du granité .* elle est souvent associée à 
TAiinite. (Noue de M- Hérieart. ) ' 

1. Prehnite ;E>rz7re£V2Ve, blanchâtre , ^translucide » avec Axinite vio- 
lette; de rAfmentièresien.Oisans. 

On trouve k méufte variété à S'assa , d^ns le Tjrol y avec la var. 
bacUlairç''radiéç ; celle-ci est nouvelle, > 

i,a. P^priffiitiife-iau^lll/ormé, blanchf , ayeçépi^te açiculaire , 
jaune-verdàtre et asbeste soyeux , blanc-ja|màtre , sur une roche 
argileuse ; du Mont-Crelitz , près de Saint-Sauyeur , vallée de Bar- 
rages, département des Hautes-Pyrénées. 

2. Prehnite hexagonale, blanc-jaunA>tre , sur la chaux cfgrhor 
natée laminaire ; de TQisans. 

2. a. P« kexé^onale^IamelU/brrnfi g, blanqhe i de Crelits. 

%. b* P. hema^nah * blanc-ierdàtre , translucide , souillée ^per- 
ficieljemem d'QX>4e jai^ae de feti, mx le Grunatein altéré gris-ver- 
d&tre , amygdi^oade ^ d^ Fa^sa , en Tytol : denx morceaux envoyés 
par M. Marcel de Serres. * . , 

3. Flrehnite pçtpgoaale , transloçide^ del'0i4A«s< 

5. a. P. octogonale^lamelli/brme , hlanche ; de Crelitz. 

4* Prenite conchoïde , verdâtre , avec épidote apiculaire , asbeste 

' /lexibtè et amianthoïde , dans une roche amphiboHtjue schisteuse j 

de» avirons du bourg d'Oisans ; dpnné^ par M. Héricart de Thury. 

6. Prehnite entrelacée, vert-pomme ; du Cap. 

Cet échantillon a éférapporté du Cap de Bonne-Espérance , en 
1774, et donné par M. I^chon, de riastitttt Impérial , à qui Ton 
doit la 4écouveTte 4e cette substance. 

6. Vvehmtè gMuleusc-nuiiée , jaunâtre , à^fibres très-fines et à 
tissu très-serr4 , mélangée de cuivre natif, dans une amygdaloïde 
porphy rique , brune , rapportée de Rekhenbach , et donnée ^ par 
M. Brard , déjà cité , p. 106 et ia6. 



/ 



( 192 ) 

La Prelmîte fihreuse-^conjointe ', blanc-jauiiàtrè 7 <le Dumbartori 
«n Ecosse^ n est pas dans la Collection. 

XXXr. Espèce. CHAB ASIE. 

( Première partie , p. 70. ) 

Zéolite cristallisée en cubes , R. D. -— Id. , Favjas. — > Zeolite 
cubique , Cbab^ssie , DeIiAM. — Chabasie y Bosc d*Antic. — Scha* . 

bazU, W. -^Chabasin^ Kabst Var. du Wûrfel Zeolith , 

IVeuss. — Zeoliie cuùicay Fstr. — Chaàasie , Thoms. •— ZéoUt» 
cubiqiie, Broch. 

La Chabasie sg trouve cristallisée daiis les amjgdaloîdes 
à base de wacke on de basalte comme la Stilbite. Les géodes 
de Qnarz-agatbé d'Oberstein en fournissent de très-beaax 
échantillons. 11 en vient aussi de l'île de Ferôe et de celle 
de Bourbon. 

1. Chabasie primitive , blanc* mat , en cristaux t^ès-nets , donc 
plusieurs ont prés de 16 millimètres (6 lignes) d'épaisseur , sur la 
iracke grise ; de l'île de Feroë. 

1. a. Ch. primitiue , translucide, avec stilbite dodécaèdre eÇ 
mesotype gl9buleu8e radiée , dans la -wacke grise ; d'Islande. - 

\, b. Ch. primitwe, blanchâtre , sur le quarz-hyalin violet et Ift 
chaux carbonatée laminaire , dans ime géode de quarz-agathe ; des^ 
amygdaloïdes de la rive gauche de la Nahe , en allant d'Oberstein 
à Idar : département de la Sarre. 

1. c Ch. primUwe , sur la chaux carbonatée laminaire , dans Isi 
wacke brune ; du même pays. 
Ces deux morceaux ont été donnés par M. Brard. 

i. d, Ch. primitive j dans le baisalte>, de l'île de Bourbon : rap»^ 
portée et donnée par M. Bailly , l'un des naturalistes de l'expédition 
aux Terres-Australes. 

d. Chabasie tri-rhomùoidale , blanchâtre , sur quarz- hyalin dru-* 
sique , dans le quarz-agathe geodique renfermant aussi de la .Ch. 
carb. laminaire ; d'Oberstein : donnée par M. Beurard , agent du 
gouvernemjent sur les mines de mercure du ci-devant Palatinat. 

a. a. Morceau analogue au précédent , donné {>ar feu M. Lelivec 
de Trezurin , ingénieur en chef des Mines. 

3. Chabasie disjointe , blanchâtre ; d'Oberstein. 



\ 



. ( Ï95 ) - 

XXXÛK EïPicB. ANALGIMÈ (m). 
( Première part. p« ^i* ) ' 

, !£|k)lite duire , Dolom^eu. — Kubîzît, W. — Anaîcim , Kars*. 
— \ar. du Viirfel Zeolith , Beuss. -^ !2eoIire ctrbique , Analcime > 
DsLAk. — AnaJcime, Tiïoms. — Zeolite cubique, Brock. [ 

I L'Analcime «e trooFC en cristaux dans les cayhës des laves 
prîâinatiqués ( Basaltes ) des îles Cyclopes , voisines de Ca-* 
tane , et dans celles d'une argile grise (Wacke) abondante 
en coquilles fossiles qui les reconyre ( Doîomieu }. On le 
rcfico^ttre dans les ?ic|ès des àmygdaloîdes , avec d'autres 
cristaux , dans le Vicentin et aux environs de Glascow , en 
Ecosse. — Dans le J)asalte a Elva^ en Ecosse ( Tondi ). Ce 
savant possède un échantillon de Grnnstein de^ montagnes 
strateuses qui renferme des cristaux d'Analciiue. 

On cite des cristaux de la^mé/ne substance venant des mine» d'A- 
rendai et du Grand-duçbé de Bade. 

1. Analcime 1:/Te)70in^^ , limpide, dans le basalte noir^grisàtre ; 
des îles Cyclopes : rapporté par Doîomieu. 

2. Analcime trapézoïdal^ blancbàtre, translucide , dans une amyg» 
daloîde grise, qui renferme en même temps des globules de ^aaeso-* 
type et de la chaux carbonatée ; de Montecchio-Ma^iore , dans le 
!Vicentin : donUé par M. Fauj as-Saint-Fond. 

a. a. A. trapézoïdal , incarnat, opaque ; de Dumbarton en 
Ecosse : donné par M. Haûy. ' i ^ 

APPENDICE. 

ANALCIME CUBO.-OCTAÈDRE? 

Sarcolithe de Thobcson. (HaâXt Tabl. comparatif, p. 199.) 

• FeuM.Thompson^ minéralogiste anglais établi à Naples, adonné 
le nom de Sarpolitke à 4es cristaux cubo-octaédres , d*un rouge de 
chair, trouvés par lui à la montagne de Somma, dont le Vésuve 
fait partie. M. Haiiy les ayant examinés > a cru , diaprés leur tissu 
vitreux et leur dureté (ils rayent le verre ) , pouvoir les rapprocher. 
del'Analcinie. 

D'une autre part, M. Faujas a donné le nom de Sarcolithe du 
yiceiuin, à luie substance qui se trouve engagée, pr petites masses » 

. i3 



V 



( 194 ) 

d^un rouge ÎBcarnat ,' -dans ht wacke , à Montecchto-Ma^ore et à 
Castel , à 5 milles de Vicence , où elle accompagne de« cristaux 
d'Analcime blanchâtre , minéral duquel on la voit ae rapprocher 
par son tissu , par ses formes et même par sa dureté. Plueieurs de 
ces petites masses ^ont cependant plus tendres que TAnalcime , et 
d'un tissu plus mat. Forment-elles pour cela une substance difTé- 
rente de TAnalcime ? Le résultat des analyses ne le démontre pas. 
Il est trés-probaUe , dit M. Haiîy , que la Sarcolithe doit être asse- 
ciée à TAnalcime ; mais quand des observations ultérieures démon- 
treroient un jour le contraire , il ne pourroit en résulter aucime ob- 
jection fondée contre la Cristallographie , puisque la forme cubique 
est susceptible d'appartenir à des minéraux de diverses natures^ 
((Xhrrage cité, p. aoo.) 

XXXIV*. £8piGB. NÉPH£LIN£. 

( Première partie , p« 7a. ) ' 

Scfaorl Uânc hexagonal du Vésuve, Ferber.-— Sommité ^ Delam. 
r-Sommit , I^aast. — Feldspato in prismi esagoni compresai, etc. { 
Gioxin. — Sommité^ Tkoms. — Népheline', Baoctt. — Nefelin^ 
LbonbâRD. 

La NépheHne ii^a eneore été trouvée qu'ao Vésuve , bit on 
la rencontre parmi des cristaux dMdocrase et de Grenat , 
ihins (fes roches calcaires on tàlquensea arrachée» da tfol 
primordial et lancées par les agens volcaniques. 

1 . ÎQ'épheliBe primitive , blanc mat, avec idocraae vert-jaunâcre^ 
dans la chaux carbonatée blanc-verdâtre , grenue. 

s. Képheline péridodécaèdre , blanc-mat , sur des cristaux d*ido« 
crase brune , dans k chaux carbonatée , mélangée de talc lamelli- 
forme, blanc-verdâtfe. 

3. Népheline granulaire, hbnche , dazis le grenat orangé massif. 

XXXV». EspicE. HARMOTOME {m). 
( Première partie., p 73.)' 

Hyacinthe blanche cruciforme « R. D. — Andreasbergoltthe et 
Andréolithe, Drlam. — Id. , Daub. — Kreuatein', W. et Kabst. 
— Krcimu , Nap. — Piedra crUciJorme , Nbrro. — SuiuroUic j, 
KiRw. — Id. , Thoms. —La PiwTe cruciforme , BirocB. 



L^âamiotoine se trouve dans les teîues m^ttdiifères , treè 
M chaux carbonatëe laminaire , le p]oinj> soi fa ré , l'argent 
intimonié sulfuré, etCi à ABdreasberg au HarUE , dans le 
êcbi&te argileux de transilioa ; ei dana un filou ^de plomb s«l- 
faré trairersapt une montagne de gneiss , 4iu cap- Sirontin en 
Ecosse^ avec le plomb su)furë etla Stroniiane carbonatée. 
Ses cristaux accompagnent quelquefois la Cbabasie dans les 
cavités des amygdaloïdes d'Uberstoin. ^-* Il eit Tient aussi 
de Kofisberg en Norwège. 

1. Harmotome dodécaèdre ^ bUocBàtre , sur dmix Carbonatée 
laminaire , dans Tamygdalolde , d'Ober»l,ein j donn^^r M. £rard« 

a. ^àrmotome partiel , blanc j et H* dodécaèdre , dan» une chaux 
carbonatée granulaire , n^ugee d» cuiyre pyriteux et de^ talc vcr- 
dàtre ; chi Cap Strontin. . ^ 

3. Harmotoàie cnM7//^;'m« , bianchètre ^ translucide, en cristaux 
groupés et d'une forme très-nette , sur la cbaux carbonatée lami- 
oaire ou cristallisée en prisâmes bex^gOiiea^ de la mine de Samson , 
i Audre^aberg au Hart«. / 

I^s beaux naoïveaux qui ont rapport à cette rafiété Faisoient partie 
4? /envoi de minéraux du Hartï f&H au Muséum , en 1804 y par S. 
£x€. le msfécbal duc de Txévise. 

XXXVI». EspàcE. PÉRIDOT (i»> 

( première partie , p* 74* ) 

ï^ttidoi crisuUHsé', — Peridot, Daub. — Chrysolice ordinaire^ R. D. 
^Kr/solU , W. — Crysolith, Karst.— Crholito nobile , Nap. — 
Crûal|^«^H«xuaG. -p-CAr/Wiie^, Kibw. — La Chrysblithe, Brqck. 
■* Veridot Cfaiysolitbe , Broho. 

,Pi gramdi/brme. — Chrysolithe des Volcans , Faujas. — Chryso- 

li?e en garains irréguliers , R. D. — Id. , De B. — Olivine , Pçi.am* 

Oiinn , W. «t K. ablst. — Crisolito commune , ou Oliçina , Nap. *— 

HOlwino , Hbrro. — Oliçiti , Km^. — L'Olivine, Biioea. -r- 

i^'doc OliTÛae , Baoko. 

Le Péridot appartient à la formation des montagnes 8tra«> 
teases indépendantes... On le trouve en cristaux disséminés 
dans le basalte à Gmeu^ dans le HûhuerMppe en Bobtoe 



( Ï96 ) 

(i); en masses granuleuses d Ans, d'autres basaltes do même 
royaume ; et dans ceux d'Unkel, pays de Cologne; de Carls« 
berg près de Cassel , à Bnleoreit , en Bavière ; en Italie (s) , 
à l^ile de Bourbon (3) et dans beaucoup de lieux diffërens j 
du midi de l'Empire (4)* Le sol de transport protenant de 
la décomposition dés basaltes en^ fournit aussi des grains 
ronlés p1nsn,n m9Îns plus attt^nués. — Les Péridbts taillés 
du commerce venofent anciennement du Levant. -« 11 en 
vient aussi du Brésil ( Fetersen), 

(i) M. Tondi a vu dans la collection de feu M. le docteur Mayer ^ 
à Prague , des morceaux dé Péridot transparent de forme ovoïde 
d*environ un pouce , et de deux pouces dans leur plus grand dia- 
mètre : ils provenoient des basaltes du pays. 

(2) Les Olivines si abondantes dans beaucoup de laves du Vésuve 
te trouvent aussi dans les rocbes calcaires micacées du Somma* 

{Bre^slack , t. 1 , p. ^5o.) ^ 

« Au-dessus de la Madona délie Grazie, bâtie sur la montagne 
qui domine Radicofani , Grand-ducbé de Toscane , on trouve des 
colonnes de basalte et des amas de laves scorifiées qui renferment 
des masses de cbrysolite. {Santi, Voyage au Montamiata, t. a, p. 471 •) 

Le Peridot en masses granuleuses existe égilement dans l^ ba- 
salte , àl'ile. de Lipari , dans le voisinage des £tuves. ( SpaUanzanip 
Voyages, t. 3 , p. 2a. ) 

On trouve cette substance en grains isolés et même en cristaux 
prismatiques dans les sables de TEtna, autour du Montpelliero. 
( Dolomîeu ^ Catal. de TEtna , p. 354> } 

(3) La Chryêolite est dWe abondance extraordinaire dans toutes 
]es laves dé Tile de Bourbon , et particulièrement dans des masses 
balsatiques informes , d'une couleur d*ardoise fonc^ et très-dures ^ 
ctepuis Saint-Benoit jusqu'à la plage des Orangers. Le sable de cette 
même plage en est tellement fourni 4|u*il en est coloré en jaune. 
( Bory-^airU^Vincent^ t. A, p. 4 33, ) Entre la rivière des Rocbes et 
Saint- Benoît , dans la même île , on trouve une masse basaltique 
nommée la pointé du Bourbier , au pied de laquelle sont de nom- 
breux de galets de basalte tous remplis de cbrysolite jaune-verdàtre. 
(Zie fw^me^ p. ia3 ^ 

<4} Les laves moilernes , di^M. Gordter , sont peu nombreuses an 



( ^97) 

Mczin ;/toutes sont formées de basalte porpbyrique à beaux ctis- 
taux de Péridot et de Pyroxèpe , mêlé de nœuds de Péridot grasa- . 
lenx. On retrouve les mêmes nœuds et les mêm^es cristaux dans le» 
scories qui composent les cratères d'où c«s laves sont sorties. ( J. des 
M., t. a6, p. a4o.) 

I. Peridot monostitjue , vert-jaunâtre; du Pégu» 

3. Peridot con^/zw , vert-brunâtre ; cristal isolé , séparé des masses 
granuleuses de Peridot que renferment les basaltes de l'île de Bour- 
bon : donné par M. Bèrtb. 

5 et 4. Peridot subdmiqjm et P. donblanc , vert-jauoâtres ; des 
Indes-Orientales. 
Les variétés iriunitaire et £iua4ruplante , manquent. ^ 

5. Peridot granuliforme-agrégé , vert-jaunâtre et jaune^verdâtre ,. 
dans une wacke ou basalte altéré ; de Styrie. 

5. a. P. Granuliforme- agrégé , vert \ du département de TArdé- 
cbe ; donné par M. Faujas-Saint-Fond. - 

5. b. Le même , dans le basalte ;. de Pile de Bourbon. 

6. Peridots taillés transparens ,- d*nne belle couleur et de diverses 
formes , dont un de forme ovale, à facettes en dessus et en dessous , 
a 28 mill. ( i3 lignes ) de longueur ^ sur aimili. (10 lignes ) de hx^ 
geur , avec ane épaisseur moyenne. 



APPENDICE. 



PERIDOT DE'COMPOSE. 



Le Pérîdot décomposé se trouve dans les mêmes roches 
qaî renferment le Péridot granuliforme. Il est engagé sous 
la ïormt de petites masses on de grains dont la couleur vs^rie 
do jaunâtre^ an ronge et an brun ^ d'autrefois il ^st simple* 
* ment irisé «t presque désagrégé. 

I. Peridpt décomposé gramdiforme'agrégé ^ rouge , dans le 'ba** 
ttlte ; de la Bastide , département de l'Ardèçhè : recueilli et donn^ 
par M. Brard. 

Oo u-ouve au Puy de Sâran , département du Puy-de-DAme , de»' 
masses de Peridot rouge et ^e ?. jaune-verdâtre qui ont des formes- 
polyédriques irréguliéres, et dont les surfaces sont unies. {J}e Laizer,. 
J. des M» , t. 23 , p. 41 1 . ) 



( »98 ) 

.^ a. Feridot décomposé gmnuli/orme , jaunâtre ( Limèilite) , <!î«» 
fiéminé dan» le basalte , avec cristaux de pyroxène ; des environ» 
du Vieux -Brissao^ dans le Kayserstliul : donné par M. Brard. 

Ce Minéralogiste regarde la- Limhilite et la Chiisite de Saussaie^ 
comme des variétés de Peridot altéré - 

XXXVIP. EspàcÈ. MICA. 

( Première partie , p. 75. ) 

Mica ; R. Di — Id. , De Born. — Id , Delàm , etc. etc. —Talc, 
Davb. — Glimmer , W. et Karst. — Mica, Fetr. — Id, , Na*. 
— Id, , Herrg. — Id. , Kinw. — Le Mica , Broch. 

Mica/oliaeé, — ^Talc en grandes lames, Verre ou Talc de Moscovi©. 

> *■ 

M. iesiacé» — Muaehlicher Glimmer^ Haussmaww. 

M. /flme//airc. "— Mica proprement dit. 

M, jaùne-d^or et M. blanc-argejujin. — Vulg. Or de chat, Argent 
de chat. 

Le Mica entre ^ comme partie essentielle ^ dlms la coinpo* j 
fiitiondu Granité et du Greisen , et dans celle da Gneiss el , 
dn Sehisle micacé qui Ini doivent leur texture feniUetée. On 
le trouve quelquefois disséminé dans le Lepijnîte do M* 
Haiiy ( TVeisS'Stein , W. ) , dans le quarz et dans la 
chaux carbonatée d'ancienne formation. Il existe aussi » mais 
plus rarement dans la granvracke, la pierre sablonneuse , Is' 
chaux carbonatéecompaGte(i), le basalte, etc.Lesol de trans- 
port et les terrains voleaniqnes en fournissent également. 

(1) J'ai observé, dit M. Tondi , au Cerricos Negros, près de 
^umilla , daiis la ferme de la Sellia , royaume de Murcie , des frag- 
mens d'un basalte rempli de Mica , jaune de bronae , ^que Joi- 
gnoient immédiatement une chaux carbonatée compaote, trapécnnef 
blanc-jaunâtre et difficile à briser , laquelle renfermoit des lames ' 
de mica métalloïde , brun de tombac , rondes, du diamètre dexios 
pièces de deux sous. Cette roche offroit dans sa cassure ua aspect 
Xrks-SiffeMe. (^Voyage en Espagne , \^o^,) 1 

1 . Mica primUif-conçease , gris métalloïde ^ dans lé granité ; ds 1 
Finbo près de Falhun en Suède. 



\ 



' ^ (^99) 

M. Haûy possède un échantillon de Dolomie granulaire dn Saint- 
Gotfaard , qui Tenferme la même variété , disséminée dans sa masse 
en peitites lames de couleur d*or. 

pt. Mica prisfuatique , grisÀtre-métalloîde , dans le quarz-byalin 
enfumé ; rapporté de Madagascar, et donné par M. Rochqn. 

On trouve à Machren , en Moravie , des prismes hexaèdres de 
mica qui ressemblent beaucoup à la Pinite et dont on leur a donné 
le nom. (^<aiï/, 1806). - \ 

M. Picot de la Peyrouse a recueilti des laines hexagones de «nica 
de 1 6 centimètres (6 po«ces) de diamètve , également implantéee 
dans le quarz, à Arignac, sur la rive gauche de TOriège, dans les 
Hautes-Pyrénées ( Acad. de Toulouse, t. 3, p. 393 .) 

Cette variété existe, aussi en beaux cristaux à Vile de la Marti- 
nique , tant dans les laves que dans les tufs argileux provenant de 
leur décomposition. (Cortez, J. de Ph. t. 70 , p. i33. ) 

3. a. "M., prismatique' lamelli/brme ^ argentin, souillé en partie 
d'oxyde jaune de fer •; du Saint-Gothard. 

3 hlica. ùinaire ^ transpalrenC. 

4* Mica annulaire , noir-verdàtre ^ de Sibérie. 

Ces deux- critaux sont placés sur le gradin d*étude. 

5. Mica Joliacé , transparent , en grandes lames ; àM monta- 
gnes granitiques voisines de Irkopstk , sur les bords, du lac 
Baïkal : douué'par M. Meares. 

5 oi V^. foliacé ^ transparent, des granités des environs de la 
ville de la providence , entre Boston et Niewport , dans l'Améri- 
que septentrionale , où Ton s'en sert au lieu de corne pour la gar- 
niture des lanternes : donné par M. François Thébaut , officier 
de sauté. 

5. b, ti^ybliacé, noir-verdâtre , en grandes lames qui , vues par 
transparence , sont verdàtres , des granités des bords du lac llmen , 
en Sibérie. 

-6 et 7. Miea lamelliforme et M. éoailleux , métalloïdes , jaunes , 
l^lanes et brans : «uite de movceaux de divers pays. 

8. Mica spiciforme , argentin, dans un granité des environs 
d' Alençon , département de TOrne ^ donné par M. Desmarëst , de 
rinstitut Impérial. 

La Collection du Muséum ^doit encore au même savant de super 



y 



( 20Ù ) 

bes exemplaires des basaltes prisniatiques de la Tour-d* Auvergne et 
de Saint-Sandoux, département du Puy-de-Dome. 

9. Mica ptdvéndent , jaune d*or ou argentin. 

10. Les variétés Mica ustacé et "Hi.. filamenteux manquent. 

* XXXVIir. Espèce. PINITE (/). 

( Première partie ^ p. 204 et aScf. ) 

Pimt y W. et Karst. — Pinite, Brôch. — Id, Haut ; BaoFG. ; 
Delam ; etc. — Micarelle ^ Kirw. — Piniter, Thoms. 

YAftlBTÉS DE FOBKBS. 

Pinite cruciforme , d'Auvergne. 

La variété peridodécaêJre , soit simple , soit semi-alteme, en 
cristaux croisés rectangulaires ou croisés obliquangîes. Haiïjr,. 181 1* 

ANNOTATION s. 

La Pinite se trouve dans les montagnes d'ancienne forma- 
tÎQn. — Dans le granité en Saxe où elle à été observée d'a- 
bord » et dans an porphyre Sjénitiqne en Auvergne on elle a 
été découverte par M. Cocq (1), alors commissaire des pou- 
dres et salpêtres, à Clermont-Ferrand. 

(1) C*est au printemps de 1802 qu*il en trouva le premier échan- 
tillon parmi les fragmens de rochers granitiques employés à ferrer 
la route, aux environs de Saiut-Avit^' village éloigné de Clermdnt 
de I o lieue». II Ta retrouvée depuis en place , en 1 804 t dans les 
granités de Saint- A vit, de Pontgibaud, de Menât, de Saint-Pardoux 
et de Mansat , dans le même département. • On a tout lieu de 
croire , dit-il, que cette substance existe dans la totalité de la chaîne 
granitique surlaquelle reposent les pics volcaniques du Pny-de-Dome ni 
Cette conjecture de M. Cecq se trouve vérifiée par les observations 
de M. Cordiet qui écrivoit en 1 809 , au Conseil des Mines. « Tout le 
système du Meain ( Haute-Loire ) repose sur un nouveau genre de 
granité dans lequel la pinite entre pour un vingtième , un dixième 
et n>éme un tiers. Cette roche occupe un espace de plus de ^o 
lieues carrées , et se prolonge jusque dans le ci - devant Forez , où 
elle sert de matrice à cette substance qu*on avoit prise pour de 
rémeraude , et qui n*est que la Pinite translucide : Je taetï suis 
assuré sur las lieux ». ( J. des M. t. 26 > p< ^40 }• 




^ 



C 301 ) 

M. Menard de la Groye l'a retrouvée , depuis , dans les. granités 
îdes bords de la Sarthe où elle est dissenjinée en grains et en cristaux. 

Elle a été observée aussi par M. CLampeaux, danj le département 
^,de la Cète-d'Or. ( Lesckevin, J. des M t. 27 , p. 246). 

Enfin , M. Hauy possède un échantillon de pinite gris-verdâtre , 
dans «n porpbîipe Hr^ileux gris noirâtre , du pays de Salzbourg, qui 
lui a été envoyé par M. le baron de Moll. 

1 . Pinite peridodêcaèdre , gris^ brunâtre , en cristaux disséminés 
dans le porphyre argileux, jaunâtre, des environs de Menât, ^é*> 
part* du Pny-de-Dome : deux morceaux donnés par M. Cocq. 

1 . fl. Cristaux isolés de V • péridodécaèdre , grisâtre , d'Auvergne ; 
donnés par M. Lacoste de Plaisance. 

2. * Pinite èmarginée ; du même pays. , 

I. A. P. péridodécaè4re , brun-rougeâtre, dans le gravite; du Pi- 
nistoUen, près deSchneeberg, en Saxe. 
heu variétés primitive et cruciforme * manquent. 

XXXIX% Espèce. DISTHÈNE. 

^ ( Première partie , p. 76 et 282. ) 

Talc bleuetBéril feuilleté, Sage. -^ SchorI bleu et Gyanite,' 
Delam. — Sappare, Db Saussure. — KfaniCy W. — Cfanît\ 
^ATiST. ^^ Sorlo ceruleo , Petiu — CmmVo, HsaRo. — Sappare, 
KiBw. i — Çyanite , Thoms. — La Cyanite , Brock. / 

YARIETB8 DE FX)BMBa. 

(H/w/y, Tableau comparatif, p. 64 et 2o5. } 
1. DisthéneyvM'ocfa^^/r^/ du Saint-Gothard. 
Prisme à 8 paijs ; bases obliques : Tàb, oomp. fîg. 45. ^ 

3. Disthéne triunicaire ; du même pays. 

Prisme octogone ; bases horizontales : Id. , fig. 4^- 

3. Dis^ëne Dioccaèdre;Xd.^. ao5. 
Prisme à 8 pans ; terminé par deux pyramides à 4 faces. 
C'est ce cristal qui a mis M. Haiiy à mênye de déterminer rigou- 
' Teusement les dimensions de la molécule. 

ANNQTATION 8. 

Le Dîsthène se rencontre ordinairement sons la forme de 
cristaux prismatiques , rarement tergiinés , dans des roches 



\ 



( 2oa ) ' 

«le première formation , et notamment dans le acHîàte tal» 
quenx on on le tronve en cristanx quelquefois accolés à 
des prismes de stanrotide brune , et avec ram.phibole et des 
grenats, comme au Saint-Gothard , an Mont Grelner dan» 
le Zillerthai ^ près de Bnjtrago, en Espagne ; en Russie {i\^ 
etc. — Il existe en lits dans le schiste micacé y avec le qnaix 
et le grenat , dans lé pays de Bai^eith. Ceini de San-Alpe ca 
CarÎAthie renferme de l'amphibole lamiaaire , «en««iive , et 
des grenats. 

(i) Ce minéral se trouve- en Russie mélangé au quafx ou entre« ' 

inèié de mica argentia : lé premier vient de la rive gauche de la rivière 
Broussii^nka et le second des envirous du village Bronssianskaja , à 
Touest des Monts-Ourals et à 47 rerstes-ia lieues de Catherinebonrg. 
( B, Sc^ergi/u , Acad. de Pétersb. 1797 , p. a5o. ) 

1. TAsihene perioctaèdre ^ bIanc*bleuAtre> avec staurotide uni- 
binaire , brune , dans le talc schistolde , blanc-nacré ; du pays de 
Salzbourg. * ^ . 

I» 0. La même variété de couleur bleue \ du Saint-Gothard. 

a. Disthène laminaire , bleu et fasciolé , avec quarz-hyalin gra- 
xndaire ; dans le schiite talqueux , bnin-jaunâCM , avec lames de 
mica , dn même pays : plusieurs morceaux. 

2. al D. laminaire, bleu, engagé dans tm mica scnistoïde ; da 
. département du Var : donné par M. Boyer Fonscolombe. 

2. ^. D laminaire, blanc- Yerdàtre , snrlequarz, dans une roche 
composée de Disthène vert et blanc , d^amphibole laminaire , de 
quarz et de grenats ( Eclo§ite , H. ) ; du Sau-Alpe. 

a. c. D. lamiMéUre limpide \ blanc.-}aunâtre et roussAtre , dans 
le quarz ; du Tyrol. 

XL*. EsPECB. DIPYRE (jii). 

( Première partie , p. 79. ) 

l4enGolit}te de Mauleon, Dipyi»; Delâm. -^ Schmehatein , W» 
^—-Dipyr^ Karst. — Dipjrre^ Thojss. — Id., Bbqcb. 

CARACTERES ET VARIETES. 

.( HaÂjr , Tableau comparatif , p. ^', ) | 

Wenne pritmHi>e, Xoints naturels parallè'^, lés uns anxfacea la-: 



/ 



, ( 203 ) 

^ral«s d'un prisme rectangulaire, et les autres à des fetes qui «ou* 
diviseroient ce prisme diagonalement. 

1 . Dipyre nctanguîaSre ; Ua&y ,1813. 

3. Dipyre pçrioctogone ; * ^ 

£n prismes déliés à commets fracturés. 

3. Dipyre açimlaire-CQnjoinL, ^ D- fascicule , du Traita. 

▲ N NOTATION s. 

Le Dipyre a ^té troav^ en 1786, par MM. Lelîètrc et 
Gillet-Laumont , emr la rive droite d a Gave de Matilëon • 
« environ 2 kilomètres et demi de cette commnne ( Haptes- 
Pyrénées). Les fascicules de ses eristanx Ploient engagés 
dans on e terre stëatitévse, ordiDaireinent blanche et qneU 
qutfoià avec nue naance de rougeâtre. D'antres morceaux de 
la gangne ëloient noirs et mélangés de fer sulfuré. ( Hauy$ 
Trftité, t. 3, p. 2440 

1 . Dipyre perîoctogone , blanc , dans une argile jaunâtre , ren- 
lermant des parcelles de mica. 

^ Dip^Te acicuîaïre- conjoint ^ blancliâtre, disséminé dans une 
argile gris- verdâtre , avec talc cidorite. . 

Ces deux échantillons de Dipyre ont été donnés au Muséum par 
IVf M. Leliévre et GiHet-Laumont , Inspecteurs-généraux des Mines 
et XTsines de l'Empiré. . • 

XLP. Espèce. ASBESTE. 

( Première partie , p. 80 et lît, ) 

AshesiteJIexible. —Amiante et Asbeste mûr des Anc. Miw. — Lin 
Fossile ou incombustible , Asbeste cotonneuse^, etc. — Amianth , 
"W. — Biegsftmer Asbest , Karst.-*-* Uno fossile , Amianto , Pete. 
— Id, , Nap* — Lino de Piedra , Amianto ; Hbrro. — Amian-' 
thus , Kihw. — Id. , Thoms. — L'^Amiantbe , Broch. — Asbeste 
amianthe , Brono. 

Asbeste dur.*^ Asbeste nonmùr ou simplement Asbeste. — ^ Oe^ 
meiner Asbest , W. et Karst. '^^Asbestû , Pbtr* -^^Asù. comuner 
Nap. — Asbesto comim, Herro* — r Asbe$tu3^ Kiaw. -^ CorniMm 
uésbestus , T9011S. — L* Asbeste commune , Baoca. 



, ( 304 ) 

Asbeste tressé. — Lilge , papier , chair et cuir fossiles ,' on cT^ 
teontagne ; des Awc Miw. - — Bergkork , W. — Sckwiitimende^ 
uisbest , Karst' — Sughero montano , Came montano ; Petr. — 
Id., Naf — Corcho demoruana, Papel de piedra , Carmen, Cu- 
ero de nu}tifana , Herrg. — Sidfer moruanum, Corium monta- 
num ; Kirw. — Elastic ^sbèstus , Rock-Cork , Thoms. — Le Liég« 
de montagne , Broch^— ^ Asbeste subériforme , Bbouyï. 

Asbeste lignijbrme. — Bergholz , W. — Holz Asbest , Karst. 
r— Legno montano * Nap. — Asbeuo lenoso , Herr&. — Ligni* 
form Asbestua , Kirw. ^^Id. ^ et Rock'fFood^ Thoms..— Le Boir 
de montagne, Broch. ' 

L^Âsbeste abonde dans les terrains primordîaox oà ses 
dîfiFérentes variétés occupent des fentes ou gémissent des 
cavités an milien de certaines roches talqnelises ou dans la 
serpentine, -v- Il se rencontre également dans les veines de 
l'Amphibole schisteux , avec la Prehnite, Paxinite, le feld- 
spath, répidote, etc. à Saint-Gristophe en Ois/^ns ; et dans 
les filons des Ghalanches avec l'argeqt natif ( H^ricar/). Dans 
d'autres lieux il est accompagné de plomb sulfuré ou de fer 
oxjdulé comme en Suède. On trouve l'a sbes te dans beaucoui^ 
d'endroitsi diiFérens de la Saxe , de la Bj>héme , de la Hon- 
grie, d£ l'Espagne , de l'Italie , delà France,. etc. 

Le cuir fossile et le liège fossile sont d'autant plus remarquables 
en Islande , qu'on ne les y trouve que dans la montagne de la côte 
d'Ulfsdâl , à Test de Fliothorn , en petites couches dans les fentes 
dés rochers. (Voyage en Islande , t. 2 , p. 78) , et aux îles de Malmoe 
et de Drangoë , au nord de la même île. 

z,. Ashe&tejléxible , en longs filamens soyeux ; de CcM'se. 

C'est de cette île et de la vallée de Sainte-B'oix , au pied du Mont- 
Valaisan et du Col du Mont, dans la Tarentaise, que vient le 
plus bel amianthe. 

1. 0. A.JleJdiùle, disséminé dans la chaux carbonatée laminaire, 
Uanc- verdir re ; de la Tarentaise. 

1. h. A, flexible , en filamens en partie libres et en partie engagés 
dans le quartz-hyalin dodécaèdre, avec éptdote e^ciculaire ; de Saint- 
Christophe en Oisans. 



( 205 ) 

I . <e. A,j^xiùîè , en filamens soyeux d*un jaune-rongeàtre , r^i- 
fermaat <lu quarz-byalîn ; des Indes-Orientales 

1. «f. A.^ea;/^/e, en filamens courts et serrés , disposés par petits 
lits dans la serpentine. 

t,e, A. ttexible^ à très-petits fila mens sOyeux et ondulés , dans 
une. serpentine noble , vert-jaunâtre; du comté de Cornouailles. l 

On en trouve de semblable à Newbury , district de Ninety-Siz^^ 
dans la Caroline du Siid ( James Brute, ) 

%, Asbeste dur, verdàtre, dans la cbauz carbonatée lamellaire J 
de Lai^zzara entre Gènes et le coji de la Bpcbetta : Donné par 
M. Menard de la Groie. ^ 

2. a. Asbeste dur, blanc-yerdÀtre , avec plomb sulfuré, dissé- 
miné ; de Norwége. ^ 

A. b. Le même , avec fer ozydulé ; du même pays. 

3. Asbeste tressé-^mou , jaune-blancbàtref de Landsend, comta 
de Cornouailles. 

5^ a. A. tressé^mou , d*un beau blanc , d'Idria en Frioul. 

3. b, Asheste tressé dur, en coucbes blanc-grisàtres , d'un tissu 
très-serré ( Cuir de Montagne ) ; du Tyrol. 

4* Asbeste ligniforme^ brun-jaunâtre ou gris-brunâtre, en mor- 
ceaux d'un beau volume , de Scbneeberg près de Clausen , dans !• 

M. Hersart a trouvé la même variété d' Asbeste dans la mine de 
xn anganèse de Traversella , département de la Doire. 

lia collection du Muséum n*est pa^ rîcbe en morceaux d' Asbeste; 
le nombre de ceux qu'elle renferme est de vingt environ. 

M. de Drée possède une très-belle suite de morceaux d^asbeste , 
^ns laquelle on voit, dit-il, tous les passages d'une part à Tarn* 
pfaibole et de l'autre au talc. On distingue dans cette suite, une 
Uimianthe noire des I^rénées. ( Cettalogue » pvi^* ) 

XUr. EsPBCB TALC (m). 

( Première partie ., p. 8a ,, 83 et 84* ) 

Talc ou Steatite , R. D.—Talc et Steatite, DbB. — Id., Monoes. 
^— .- Id 4 ^Delam. ^ etc. 

Tê\c hexaganalt — ^ Talc cristallisa en pismeà bexaèdres , De B. 



1 



( 2o6 ) 

-^ Steatite en lames hexagones , R. D. — Miea sieaÛMUX , "ÙsLkÉU 

— T. laminaire. -^ Talc de Venue, R.D —Talc schisteux et Taie 
^écailleuz fatanc,.de Venise» Steatite lamellease* Dzi^xu. — Talc 
^illeux, blanc, verdâtre , etc. — Var. du Cetneiner Taik , W- 
et Karst. — Talco di Venezia^ PvTA. -^ Tidço compaito^ Nap« 
Talco comun , Herkg. — Common Talc , oii Vtnetian Talc, Kniw. 
—Le Talc commun , Brocb. 

Talc écailleux. . — Talc ou Craie de Briançoa , ^ Bn D* — Id. ^ 
Dei#a.k. — Steatite gris«jaun4tre , compacte , tapdre , Db B. — Var. 
<lu Gemeiner Talk^ W. et K^est. -^ Sfeatitc cfeta di JSlmançtm^ 
Pbtr -—Steatite cômpatta et S. schistosa^ Nàp. -7- Creia de Bria-- 
con^ HeRRG. — Semi-indurated Steatites^ Kirw. -r-Yar. du Talc 
• endurci , Broch. *- là. , Brong. 

Talc radié, — Id., Dr Saussurx. -«Talc strié , DthAu. 

T. steatite.— Stoatite blanche écailleuse, Craie d'Espagne , B» D« 

— Steatite, Dslam. — Speckatein^ W. et Karst. -^ Steatite f 
Pbtr. — Esteatita^ Hrrro. — Steatites ^ Kirw, —Steatite, Thoms. 
—La Steatite commune, Broch. — Id. , Brong. 

T. ollaire. — Pierre ollaire ou de Coldbrine , R. D. — TaIc 
schisteux ou Pierre ollaire , Db B. ^— Oliaire , Dei«am. — TapJ^ 
etein^ W. et KarstI — 'Steatite .^ Pietra ollare < Pbtr. — Var. du 
^u Schieto clorite , î?Ar. -^ Talco endurecido ou Piedra oUar « 
Herro< — Potstone , Kirw. — La Pierre ollaire , Brocb. — > Ser- 
pentine ollaire , Brong. . 

T. Chlorite , terreux. — Chlorite, Terre verte, Delam. — Chlo' 
riurde^ W. — Erdiger Chlorit , Karst. — Clorite terrosa , Nàp. 

— Chlorito terreoy Hbrrg. — Chlorite, Kirw. — Chlorite Eart, 
Tb»mm, <<- La Chlorite terreuse , Broch. -^ Chlorite commune , 
JBAOva. 

T. chlorite^ fissile. — Talc schisteux, gris-verd^tre , Db B. — 
Chloritschiefer , W. — ScfUeJriger Chlorit , Révss. — Sc/iisto Cfo- 
ritey ou S. Cloritico, Nap.-^ Chlorito pizarroso ^ Herrg.— ChU^ 
rite Slate , Thoms. — Chl. schisteuse Broch. — Id , Brono. 

T. chlorue, compacte. — Chlorite indurita, Nap. 

T. zt^raphiipie. Talc chlorite zographique , du Traita. — Vufg. 
Terre de VéroAe, — JBaldogée, Db Saitss. — Argile martiale , Tert. 
ioncé , Terre de Vérone , I^ B. — CrOaerde , W. et Karît.?^ 



( 207 ) 

terra verde ai Verona , Petr. — Ar^illa verdé di monte Baldo, 
"NiT, — Tierra verde, Herrg. — Green Earth , Kirw. — Id. j 
li'BOUS. — La-Terre verte , B&och. — Chîorite bal^ogée , Brono. 

. T. puluéruleut , silicifère *. — Farine fossile de Fabronx. —Farine 
yolcranique, Dblam. — Bergmehl , IL xfiST» 

Le Taïc Btëfrthé et le Talc oliaire appartiennent ans mon- 
tagnes ancienites dans lesquelles ils se troayent en lits subor-^ 
donnes , dans le granité , le gneiss on le schiste argileux. 
Les substances qu'ils renferment ordinairement sont le fer 
oxydulé , le fer sulfure j l'amphibole , la tourmaline , le 
disthène, la chaux carbonat^e magnésifère y etc. — La^a- 
riétë ^ographique forme de petites couches dans le basalte 
ou remplit des cellules dans Tes cavitës des amjgdaloïdea 
de formation trappëenne, — Le Talc chîorite colore en rei^ 
le qaarz « le feldspath , Taxlnite , le titane siliçëo^calcaire , 
€tc. Il renferme du fer oxjdolé , do cuivre pyri-teu^ des gre« 
nats ) etc. (i) Les diverseé variëtés de Talc répandues aree 
profusion dans la nature existent davs «b grand nombre 
de lieux , ei notamûient dans les montagnes de la Suisse , 
du Valais, da Tjrol ^ en Ëspagfte, en Sibérie» etc. , etc. 

(i) « Le Talc , ainsi que Ton sait, se charge souvent de fer (pro^ 
toxydé ) , et pasâe ain^ ft la chîorite. De là les couches de Schiste 
«^ilovite qu'on voit dans plusieurs endroits du départeineut. 
£lles contiennent quelquefois des grenats gros comme des pois ,' 
et en assez grande quantité pour qu'on puisse les enïplôyer cemuie 
pierres meulières. Les meules dp tous les moulins de la haute valléft 
«i'Aoste sont faites avec les cJdorites fff^Madfirts de Saint-Marcel 
et de Fenis. » {^D* Aubuisson , J. des M. > t. 89, p* 5^3 ; Stati&ttqn» 
du département de la i3Qire. ) 

I. Talc hexagonal ^ verdâtre , avec grenat en fiasse j ^es^ envi-^ 
xocrs du Saint-Gothard. 

l^a mèoie variété se trou^ en Corse et dans le TyroL 

s. Talc iiim AzaiVe , l>lanc7verd&tVe , à reflet nacré; du ZilIerthaL 

s. a. Le même , de Tlsere : donné par M. Héricai:t deThurjr. . 

9. i^. T. laminaire , vert-obscur , reu(erms»î du >^«a«i*h|[«&n ec 
du Fer suUuré ; d'Arendal en Norwège» 



\ 



•» > ' 



-/ 



( 208 ) 

3. Talc écMlleux , blanc^Iatant ; du Brésil ; rapporté de Li^ 
bonne et donné par M. le chevalier Geoffroy-Saint-Hilaire. 

5. a. T. écaillemx ,.hleinc-\eTàitrG pâle , des environs ide Briançoo:^ 
département des Hautes-Alpes. 

4. Talc radié , blanc-grisâtre 5 du Tyrol. 

4* H' Talc fiùreux-cdnjoint * , blanc- verdAtre , à Hbres courbes V 
et comine ondulées , nacrées , avec chaux carbonatée nuignésifèr» 
brune , disséminée j du Tyrol. 

5. Talc steatUe , blanc-rougeâtre , veiné de bleuâtre ; de Saxe. 

5. a. T. steatite , vert^jaunàtre , translucide , à cassure écailleuse 
(Serpentine noble ) ; du Val d*Aoste , département de la Doire : 
donné par M. Thomas , de Bex. 

5. ^. T. steatite j gris-bleuâtre; de Sibérie. 

On trouve aux environs du Gap de Bonne-£spérance une steatite 
compacte , d'un beau vert-pré. Haàjr ,1811. 
^ M. Hersart a donné au Muséum des morceaux d^un schiste ar^ 
§ileux de la Tarentaise , qui renferme de petites masses de Talc 
^teatite vert, qui ont pour noyau du feldspath laminaire rouge. 

6. Talc ollaire , grisâtre ; des environs du lac de Côme. 
Cette substance abonde dans les montagnes voisinai de Gène^ 

^*' 
7» Talc chlorite^terreux , sur le quarz , avec cristaux d^épidote- 

et de feldspath ; de TOisans. ^ 

Cette variété se trouve associée au qnarz-hyalin dans un schiste 

brun de la butte d'Oigny , pré^ de Sillé-Ie-Gutllaumé^ sur la route 

du Mans. ( Note de M. Menard - Lagroye. ) 

7. a, T. âiX, fissile, verdâtre , avec cristaux de fer oxydulé pri- 
mitif , disséminés j de Corse. 

7. ^. T. chL fissile , verdâtre, renfermant du cuivre pyriteux » 
de Fahlun en Suéde. * 

7. c. T. chl. fissile ^ avec Tourmaline , de Sibérie. 
y» d. T. chl. compacte., du ci*devant Dauphiné. 

8. Tak zographique , terreux-massif > de Moote-Hamaau» , dé* 
-pendance de Monte-Baldo , dans les Appenins de la Ligurie : plu- 
éieurs morceaux donnés par. M. Faujas - Saint-Foiid en j 809. 

L'espèce du Talc est encore une de celles dont la Collection dti 
Muséum ne présente pas de suite nombreuse* 



( ^09 ) 

APPENDICE. 
ÏALC PSEUDOMORPHIQUÈ. 
( Prenaièpe partie , p. 284. ) 
Steatite cristallisée, De B. — Id. , Delam* — Id. , Broch. 

Le Talc psendomorpbiqne (1) a M tronvë d*abord, anx 
environs deBareîtb, en Franconie , dans un Talc stéatite 
qai renferme quelquefois des cristaux de qnarz-hyalin ; et 
depuis , à Carlsbad en Bobéme , dans un |>^ranite \ an Mont- 
Rose, vallée de Biel , dans une serpentine , par M. Ckam- 
peaux % en Saxe et ailleurs* 

(0 Voyez au'isujet des pseudomorplioses que présentent le Talc 
stéatite et plusieurs autres substances minérales*, un Mémoire do 
M. Tonnellier , inséré dans le J. des M., t. 2to, p. i55 à 16a , et la 
Tableau comparatif de M. Haiiy , p. 209 à 212. 

Ce savant possède un échantillon de Talc pseudomorphique ver- 
dâtre, modelé en pyroxène. triurutaire, dans un porphyre argileux , 
gris ; de Fassa en Tyrol. 

1 . Talc pseudomorphique , modelé en quarz-hyalin prisme ^ dans 
te Talc stéatite , blanfc- jaunâtre ; du pays de Bareith. 

2. T. pseudomorphique , modelé en Cbaux carbonatèe primitive > 
dans la' même gangue et du même pays<^ 

Ces deux échantillons ont été donnés par M. Hatty. 

XLUP. E«PECE. MAGLE (/). 

( Première partie ; p. 85. ) 

Macle basaltique ou Schorl en prismes quadrangnlaires rhomboî- 
uaux, aussi nommé Pierre de Croix ^ R. D. — Crucite , JDsjlaw*; 
— Hohlspath , W. — Chinstolith , Karst -^ffollow Spar, Tucms, 
•^La Macle , Broch. 

GARAGTBREd. 

Forme primitive. Octaèdre rectangulaire , dans lequel Tincidence 
^ M sur M est de 84* 48' et celle de P aur P , de 1 20^ à peu près. 
^t octaèdre se soudivise suivant trois plans , etc. ( ffatïy , Tableau 
«omp. , p. 5y et fig. 3. ) ' , 

14 



\ 



( 210 ) 

ÀKHOTATIONê. 

La Macle est toujenrs crisuUîf ëe et disséminée dans le 
schiste argilenx blcn-noirâtre d^ancienne formation. C'est 
ainsi qn'on la truQYe à Saint-Jacqnes de Compostelle, en 
Espagne ; en France, dans la ci»d«vint Bretagne , notan- 
ment an lien nommé les salles de Rohan (i) ; a Gefrees , près 
de Hoff , dans le pays de Bareith ; et an plateaa de Troa^r 
inonse , dans le département des llantes*Py renées. 

(i ) « Dans le Duché de Rohan , il y a un étang nommé Tétang 
des Salles de Kohan , dont les cailloux étant cassés , représentent 
dans le milieu des Macles , appelés dans le pays Lurdona , qui sont 
les armes de cette maison. On trouve encore de ces pierres madées 
dans une carrière de moellons, de couleur rougeàtre, ouverte dans 
le hois de Bintin , près de la ville de Montfort-la-Canne ^ éloigné 
de cinq lieues de Rennes. Il s^y rencontre aussi des Amethistes. » 
( lyArgemfiUe , Oryctologie , p. 409-) 

M. Bigot de Morogues a soigneusement décrit le gisement des 
Macles de Bretagne et les diverses variétés de formes qu^elles pré- 
sentent. ( J. des M. t. â8 , p. 44 ®t suiv. ) ' 

1. JAtLcXe prismatùgue-^etragiramme ^ engagée dans ie schiste,ar* 
gileux , hleu-noirâtre ; de Bretagne. 

]. a.. Cristaux isolés de la même variété* 

3. et 3. Macle pismatique pentarhomhiqtte et M. priamaUque 
poljgramme , sciées transversalement et polies j de Saint-Jacques 
de Compostelle , en G«lice. 

4. Macle circontcrUe , blanchâtre , dans le schiste argileux , du 
plateau deXroumouse (Hautes-Pyrénées); donnée par M. le baron 
Ramond, de Tlnstitut Impérial , préfet du d%>t. du Puy-de-Dème , 
à qui Ton en doit la découverte. 

Ce savant naturaliste a décrit le gisement de cette Made dans la 
belle relation de ses Voyages au Mont-Perdu, publiée en 1601 , 
pag. 240. 

5. Macle quatâmée , blanchâtre ; des Ppénées. 

6. Macles cyliniroîde» ; de Bretagne. 



( ait ) 

APPENDICE A LA SECONDE CLASSE. 

StJBSTANCBs donù les Caractère^ ne sont pas assez connus 
pour permettre de leur assister des places dans la 
Méthode* 

^fiDEUTE (/). ^ 

(Première partie , p. 3û9 )• i 

ïeolite siliceuse , Beromàit. — ^délite , Kirw. — Id. , Biioxfo. 

Il est très-probable que cette substance rangée parmi lés Zecjiti^s 
par J^ergman est une Mésotype qaarzifire. 

l. ALLOCHROÏTE (/). 

( Première partie , p. 33o ) 

Allochfoïte , D^AxDftADfi. — Id. , Brpch. — 14. 9 D^iiAtt.-^ i^./«^ 
triger Granat, Karst. — Id. , Brono. 

1. Allochroiii^ ma$sii*e , blanc-Terdâtre et opaque; deDrammen 
en Norwège. 

2» Grenat massi/', jaunâtre ( AUpchr^fe ) , renlèrmant de la 
cbaux carbonatée laminaire et du fer oxjdulé granulairp \ du 
Bannat de Temeswar. 

UAUodwoite n*est qu'un grenat ; les échaniifi^Bs <b Ift <tf>Uec« 
non de M. Tondi k démontrent. 

n. ALU»rtNE PUÎIE. 

« ( Première partie, p. 33i ) 

'AîuminU, Kaasi?. — Reine Tkonerdfi , W. -*- ^ingill^ j^wata 
d^acido aereo, PbtR» — AtgUla pura, Na^. — 'Tierrçk .^trcjJi^jAfi' 
pura, HsRRO. — Notice argiit ^ Kirw. -^ Alumine hydratée , Haï- 
lite , Delam. •>- L'alumine pure , Broch. — Argilenative , Brong. 

Pesanteur spécifique , 1 ,669 , Schreiher, 

I. Alumine pure , concrétionnée'TndTnelonnée , blancbe ; dé Hall 
en Saxe : donnée par M. Haiîy. 

'V Alumine pure de ScbemnitK , dont M. Klaproth nous a donné 
la description et l'analyse ( Mém* de Chimie , etc. t. 1 , p, 2k34 ) , 
a beaucoup de rapports avec celle de Hs^lU Elle renferme , sur 1 00 
parties , aluinine 45 , eau 41 9 silice 14* M. Delamétheiie la nomm^ 
Hydrargilite de SchemnitK. , , 



(212) 
. m. AM I AN T H O I D E (/). 
( Première partie 9 p* 191 • ) 
. Amianthoîde , Delam. — Byssolite , Db Saussure. 

<t M. Cordier conjecture que cette substance n*est autre chose 
qu'un amphibole capillaire. Les résultats de l'analyse s^accordenc 
assez bien avec l'opinion de ce savant minéralogiste, au moins si 
Ton s'en tient à celui que M. Laugier a obtenu, savoir : silice, 4^ ; 
chaux 9,8; magnésie 10,9; alumine ^, 69 ; oxyde de fer 22 , 
69; oxyde de manganèse 1 ^ i5 ; eau i , 92 ; perte 3 , 85. » {Hailj , 
Tabl. comp. p. 214.) 

it Amianthoïde capillaire , en longs filamens blanc-verdâtres , 
sur la chaux carbonatée laminaire ; de l'Oisans : donnée par M. 
Héricart de Thury. 

1 . a. A. capillaire , en filamens courts , de couleur rousse, ^ec 
feldspath et amphibole ; du même pays. 

*IV. ANTHOPHYLLITE (/). 

4 ( Première partie , p. 332. ) 

Anthophyllit , ScHuuAjOHEK. — Id, , W. et^ Karst. — Ici. ; 

'D^AM. 

CARAGTBBES. 

¥onne primiciçe» Joints naturels situés parallèlement aux pans . 
d'un prisme rectangulaire, dont deux très- éclatans et beaucoup 
plus faciles à obtenir, que les deux autres. En faisant tourner les 
fragmens à une vive lumière , on en aperçoit deux nouveaux qui 
soudivisent le prisme diagonalement. {ffaiif » Tabl. comp. p. 58. ) 

Couleur. Le gris-verdâtre nacré , ou le brun clair , joint k uk 
aspect demi-métallique. 

L'ÂnthophjUite n'a. encore été troavée qu*à Konsberg 
en Norwè^e. 

1. AnthophyWitQ brun^rougedcre clair, en aiguilles entrelacées; 
de Koûsberg en Norwège : donnée par M. Haiiy. 

V. APLOME (m). 
( Première partie, p. 191 et 332'. ) •" V « 

Aplome, Broch. — Id. , Brong. — Grenat d'ûn'bran verdâtre 
'foncé ^ Aplome; Dei.am* 



y 



i, h^Xome dodécaèdre^ tért-jaubatre , avee eliau^ carbonate^ 
laminaire; de Schwarzemberg en Saxe. 

1, a. Api. dodécaèdre^ brun-^jaunâtre*; du Bannat. 
• M. Neergaard possède une très-belle suite de morceaux d'a- 
plome , en cristaux de différentes grosseurs et de diverses teintes de 
jaune pâle ,, de verdâtre et de brun. 

* VI. BERGMANNITE (m). / ^ 

( Première partie , p. SS'S. ) 

CARACTERES. 

( Haûy , Tableau comparatif, p. 69. ) 

Odeur argileuse , par l'injection de Tbaleine. 

Action du feu. Un petit fragment présenté à la flamme d^ube 
bougie , ou placé sur un charbon ardent , blanchit et devient friable. 

Tt^sù, Composé de fibres ou de petites aiguilles , d'un gris-foncé^ 
groupées confusément. Parmi ces aiguilles on en distingue quelques- 
'UDes , qui sont lamelliformes , et ont leur surface assez éclatante ; 
mais elles sont en général étroitement serrées les unes contre les 
autres, et tellement confondues à certains endroits , qu'elles y for- 
ment des masses qui apprechent d'être compactes et n'ont qu un 
foible éclat. ^ 

Le fiergmannîte se trouve en Norwège. 

' 1. Bergmannite gris-blanchatrc , à fibres entarelacécs et radiées , 
avec feldspath laminaire blanchâtre et Fettstein , rouge de chair> 
pâle ; de Norwège : donné par M. Haiiy. 

* CÉRÉOLITE. 
( De Drée , Musée minéralogique , p. 18. ) 
Substance peu connue , venant de Lisbonne , de Provence , de 
Corse , du Dauphiné , des bords du Rhin €|t dala Saxe. Elle tire sou 
nom de sa ressemblance avec la cire , dont elle a souvent la mollesse. 
La variété qui se trouve dans les ^laves a été regardéç malrà-pi»- 
pos comme de la Stéatite. ( Ouvr. cité.) 

♦CHUSITE. 

Chusite , De Saussure. — Id. , Bboch. — Id., BrWg. — Id. , 



l 



l 



Cette silbnidii^é à laquelle M. De Sat^èO^é a êotmè lé nom de 
Chusite , à cause de sa fusibiHt^ , se trdùve disséminée en trêè^pêtxtr 
mamelons d un jaiuie dé cire ^àle ou verdâtres , dans le» f»ores d'un 
basalte porpbyrique, brtm-noirâti'e , de la côUine de Limbonrg. Elle 
€8t translucide, facile à casser , tendre. Sa cassure est \}»9t^ avec un 
éclat un peu gras. £Ile f<^nd au chalumeau en émail blanc-iamltie ; 
les acides ne la dissolvent point, etc. {De Saussure , J. de Ph: de 
'794 » ï- 1 » P- 340. ) 

Nous avons vu plus haut, pag. 100, que M« Brard regarde cette 
substance et la Limbilite dont nous parlerons plus bas comme des 
tariëtés de Péridot altéré. 

* CONITE {m). 

( Première partie , p. 334* ) 

Var. du Siiici-calœ de Saittstire* — ^Ce^ite , IfÈikàHi^ 

1 . Conice grtismdmre^massif^ bléno-grisàtre , à grains trés-fiits. ; 
de Suéde : donné par M. Haûj* 

*CROCALITE (m). 

( Première partie , p 534 » et seconde partie , p. 186» ) 

^DESMÏNÈ. 

( Journal des Mines, t. a5, p. Z\%. ) 

M. Nose dûnne le nom de Desminé à âne subseânce criaCâlliaée 
en petites boupes soyeuses qui accompagne son SpineUéine ( Voye» 
ce mot ) dans les laves des volcans éieintfe des bords du fUkin. 

YII. DIASPORE (m). 
( Première partie, p. \^5, ) 

Vltl. FELDSPATH APYRE (m). 

( Première parlée , p. 197. ) 

Spatb aViamantin d'un rot3ge>violet , De Bouànon . — Feldspad) 
du Forez, Guyton. — Andalousire , Db^am. -*^ïd., Bkoïtg. — 
^ndalusit , W. et Karst. j— . Stanzait x Flurl, — hlikaphyUU , 
BRUNNEa. — Andalusit^ Thoms. — - Feldspath apyre , Broch. 

Le Feldspath, apyre a été trouré d'abord par M. dç Bavr- 



( 2x5 ) 

non dans^Ies roches granîtiqaes da ci-^derant Forez oh il 
occdpoit nn filon de feldspath ordinaire. On en a rencontré 
depuis en Espagne dans leroyanme de Castille; en Bavière^ 
aux environs de Kalkeith , dans la montagne de Stanza ou 
Stanzin ^ et en France , à la Molle , près de la yille d'Aix ; il 
est toujours engage dans le granité. 

1. Feldspath apyre prismatique^ lilas obscur, dans le quarz- 
hyalin mélangé de raica ; des granités du département de la Loire. 

2. Feldspath apyre bacillaire , violet , disséminé dans le Feld- 
spath blanchâtre , avec mica argentin ; de Lahm en Bavière : donné 
en i8o5 par M. le colonel Auguste Riccy. 

*IX. FELDSPATâ BLEU. 

Feldspath bleu céleste , De B. — Splîttriger Lazulit, »Karst. — 
Var. du Dicter Feldspath, W. — Var. de la Tyrolite , Diblàm. — 
Feldispato compatto ceruléo, Nap. — Felsite, Kiaw. — Var. dii 
Feldspath compacte , Broch. 

* CARAGTB^RES. 

( Hauy , Tableau comparatif, p. 6o et 218. } 

Pesanteur spécifique ^3,6. 

"Dureté, Rayant le verre ; étincelant par le choc du briquet. 

Tissu* Le plus ordinairement compacte ; quelquefois sub-lami- 
naire. ^ 

DU>ision mécanique. Certains morceaux qui se prêtent à la divi- 
sion mécanique offrent deux joints n^urels sensiblement perpendi- 
culaires^ntre eux ; Tun continu, facile à apercevoir : l'autre appa- 
rent à une vive lumière : dans ce dernier cas , on en distingue un 
troisième , beaucoup plus foible que les précédons , avec lesquels il- 
fait des angles obtus. 

Couleur , bleue. 

Le Feldspath bien se trouve dans le granité à Krieglach 
en Styrie. On dit qu'il existe des cristaux très-prononcés de 
cette substance. 

Le Lazulith de Sàlzbourg, indépendamment du Feldspath ordi- 
naire pourra fournir un terme de comparaison avec le Feldspatli 
bleu de Stjrie ( Hauf , ouvr. cité. ) 






( 2l6 ) 

1. Feldspath hleu compacte , avec quarz-hy^Iin amorpbé et tak 
argentin; de Miirthal près de Krieglach , en Stjrie : beau morceau 
donné par feu M. Tabbé Le Blond, administrateur de la Bibliothè- 
que Mazarine et membre de Tlnstitut. 

2. Autres morceaux de la même substance ; du même pa>fs. 

*X. BOURNONITE. (FIBROLITE. ) 

( Première partie , p. 335. ) 

Fibiolite , De Bourwon. — Id. , Haiîy. — Id. , Delàm. — Id., 
Thoms. — FibrolU^ Kakst. 

ElectricUé. Acquérant«une électricité résineuse très-sensible par 
le frottement , lorsque le morceau est isolé. ( Haûy. ) 

On ne peut guère douter , . dit M. Haiij , que les obserratioDS 
qui se feront dans la suite sur cette substance, si elle devient plus 
commune , ne confirment Topinion de M. ue Bournon , qui la con- 
sidère comme une espèce à part. ( Tabl. comp. p/sig. y 

Nous proposons de substituer au nom de Fibrolite , emprunté 
d*une modification! de cette substance qui peut être commune à des 
minéraux très-différens , celui de Bournonite , du nom du Savant 
distingué qui nous l'a fait connoître le premier et à qui d'ailleurs, la 
minéralogie a tant d'autres obligations. 

La Bournonite vient des Indes orientales.. ^ 

1 . Bournonite aciculaire-radiée , blanchâtre ; du Carnate : deux 
échantillons donnés par M.Haiiy. 

* FOSSILE VERT. 

{Leonhardy Manuel de minéralogie de 1809 ) 

On a donné en Allemagne le nom de Griïnesfossily à un minéral 
de couleur verte , assez analogue au Quarz granuleux vert-jaunâtre, 
du Cantal , décrit prem. part. p. 266. ( Cantalit de Karzten ). Il se 
trouve dans la Forêt de Spessart en Franconie. • 

"FREISLEBEN. 

Freisleben ( du noin du Minéralogiste qui en a donné la descrip- 
tion ) , De M0X.L , Aanales de Minéralogie , t. 3 , p. 364. -^ 
Xdt , Hèricart çt HouRY, Minéralogie synoptique , p. 148. 



• ( 2»7 > 

Cette substance , dont nous n'avons eu occasion de voir aucuxi 
échantillon , a présenté les caractères suivans : Sa couleur est le gris- 
lîleuâtre ou le bleu ; elle est fragile , tendre , ne rayant pas ou que 
très-légèrement la Chaux c^bonatée; sa cassure est lamelleuse et 
son éclat assez vif ; elle est douce au toucher et insoluble dans l'eau. 
( Hèricart et Hoiwjr , Ouvr. cité. ) 

* XI. GABBRONITE(m). 

GahbronU, Schithacher. «^ Gabronite, Delàk. 

CARACTERES ET ANNOTATIONS. 

(Haiïyy Tableau comp., p. 6i et 320. 

Dureté. Rayant le verre , étincelant difficilement sous le choc 
du briquet. . 

Cassure , en général écailleuse. 
Tissu très-serré ; translucide «ur les bords. 
Couleur grise, avec différentes nuances de bleuâtre ou de rougeâtre. 
Fusibilité, Fusible au chalumeau , avec difficulté , en un glpbule 
blanc opaque. 

Le Gabbronilc se trouve en Norwège , ou il est accom- 
pagné de fer olîgîste, de Feldspath compacte incarnat , 
d'Amphibole verdâtre et de taie. 

M. Reuss penche à croire que cette substance , regardée par quel- 
ques Minéralogistes comme ' une varfété de feldspath compacte , 
pourroit être associée au Feldspath tenace , Néphrite maigre des 
-Allemands. 

* HYDROLITÈ (/). 

• (De Drée , Musée minéralôgique , p. 18.) 

M. de Drée donne le nom èiHydrolite à la substance nommée 
par M. Faujas-Saint-Fond Sarcolite du Viceruin, M. Tonnellier et 
M. Haiiy la regardent comme une variété d'Analcime. ( J. des M. , 
t. 22, p. 148 et Tableau comparatif, p. 199. ) 

Hlle est composée , sur 100 parties, de silice 5o, alumine, 20,^ 
tthaux 4,5 , soude 4,5, eau 21. ( Vauqueliriy Ann. du Mus. , t. 9, 
p. 249.) 



(3,8) 

XII. JADE (m), 
1. JADE-N]ÊPHK£TIQU£» 

(Première partie , p. 197 et 336.) 

Jacîe, B. D. — Id. , De B. — Id. , DBZ.Atf. — Viilg. Jade orien- 
tal , Pierre néphrétique ou Pierre des Reins, Pierre des Amazones, 
Pierre divine, etc.— Takourave , Pierre verte , Jade ; P. BianàRRE. 
— Var. du Gemsiner NephrU y W» ^Nephritj KaAst.— Gifltf/#, 
PxTB. — Pietra nephrUica , Nap. — Pietra nephritica o de Ri^ 
nones, Jmde , Herro* — Jade, Kxrw. — Le Néphrite commun , 
Broch. — Jad4 Néphrite , Bro«6. 

tjt Sûàe niphréïîqnt se ttotivt ea Chîiie et dans Flnde 
d'oA on en a rapporte beadconp de morceaux travaillés ; 
mais on ne connoît pas son gisement, tl eit Tie»t é^çalenent 
du pays des Amazones (i), dans FAmériqm méridioBaU ; 
il est en i}»orceânx roulés. 

(i)On trouve communément les Pierres vertes che» lesTapouyes, 
nation indienne qui hahite prés Tembouchure du fleuve des Ama- 
2oaes; elles sont fort «estimées de tous les sauvi^es de ïa Gtiyaiie : 
les Galibis n*ont rien de plus précieux, ils lesnomo^ent Takouraves^ 
et les prisent plus que nous ne faisons Tor et les diamans. ( P. Bar- 
rèrrcj'^ Hîst. Nat. de la France équinoxiale, 1743 , p. 176. ) 

1 . Jade roulé, bl^c-verdâtre ; morceau d*un beau volume, rap- 
porté de la Guyane et donné par feu M. le chevalier du Pujet , avec 
plusieurs autres morceaux. 

M. Le Blond , médecin , correspondant de Tfnstitut Impérial , 
en a également rapporté de ce pays. 

2. Jade olipdtre^^ poli ; de la Chine. 

5. Vases ; amulettes et plaques polies de Jade néphrétique , blan- 
ehàtre , blanc-verdâtre , vert-olive et olîyàtre-fonc^ ; de la Chine 
et de rinde. 

Ces objets sont placés dans la troisiésne sàlle de Minéralogie, avec 
les objets travailla. 

* II. JADB-ASCIEN. 

Vulg Pierre de Hache ou de Grcoucision , Céraunite , Casse- 



1 

I 



( 3»9 ) 

lêtes , etc. — PuHàmu ^ephrit , Aêtî^s. — Beihtein , EflTMÉfiLliYG. 
— La Pierre de Hache , Broch. — Jâdé âxiriiea , Baonô. 



CARACTERES. 



Très-dur ; cassure écailleuse , susceptible d*uii beav f(À\ ; evklétaï^ 
d'un vert foncé ou d*uii vert'olivâtpe. (ffauy, Tabl. comp. , p. 6t.) 

Le Jade WKÀen se troare à Tatai-Puiiaiiia , i\t m^ridioiiale 

de la NouTclle-Zëlande. 

V. Casse-tétes et Pierres de hach'e,éii Jade a«6ien de éi^éns^ 
couleurs ; des îles de la Mer du Sud. 

*XIU. CORDIERITE (/). (lOLITHE (m)). - 

lolUh ^ W. et Karst.— Dichroîte, Corôièr. — Id., Ï)élAm. 

CARACTERES ET VARIETES. 

( Cordier^ J. des M. , t. a5 , p. 1-39 à \Z% ou J. de Ph. , t< 6S^' 
pr 2|^8 à 3o4 j HaUy t Tableau comparatif, p. 61 et 221. } 

CARAOTÈRB S.&SRKTISL. 

Divisible parallèlement aux faces d*un prisme liexaèdre régulier ^ 
susceptible d'être sôudivisé par des coupes longitudinales perpen- 
diculaires aux faces latérales. 

CiRACTàHE FBirSIQUE. 

D/<m<^,>ayai^t fortement lô Véwe'ét légèrement le qnarz; facile 
à casset. ' 

Cassure , vitreuse , inégale , offrant quelquefois des indices de 
lames très-sensibles , ou ;4mparfaiteme&t conchoîde. 

Poussière , d*un gris-bleuâtre , âpre au toilcber. 

Eclat e^uériêur ^ ordinairemenfi terne. 
- Couleur, bleu-violet, tiram au noivàtre. 

Transparerite , translucide , ordinairement opà<}ue. 

Les cristaux translucides offrent un phénomène qu'on peut appeler 
celui de la double couleur par réfraction* 

CARACTÈRX OéOHÂTRK^UE. 

Forme primitiçe : Le prismç hexaèdre' réguliei»." 



( 220 ) 

Molécule intégrante : Le prisme triangulaire dont les bases sont, 
^es triangles rectangles scalèùes 

Les formes secondaires observées ne présentant pas de facettes 
inclinées obliquement à Taxe , il n'a pas été possible de déterminer 
la hauteur du prisme. 

'. CARACTÈKE CBIM'IQUE. 

' Action du feu : Fusible au cbalumeau ; mais avec difficulté , en 
un émail gris-verdâtre, très-clair. 
t Action des acides ; nulle. 

VARIÉTÉS DE FORMES. 

< 

I. lyidni'oïte primitif ; ' ' . m« ' 

Le prism« Lexaèdre régulier. 

a. Dichroïte péridodècaèdre ; 

Prisme droit à 1 2 pans inclinés Tun sur Fautre de 1 So^, 

5. Dichroïte grannlijbrmc ; * . •• . 

En gros grains irréguliers présentant des rudimens de cristalli- 
sation, ou eu petites masses irréguiiènes -formées de très-gros grains 
confusément, agrégés. , 

ACCIDEN6 DE JUUMIÈRE. 

Transparence ; translucide ou opaque. 

Couleurs; violet ou jaune-binnâtre et bleu d'indigo tout à la fois. 

Les cristaux translucides vus par réflexion paroissent violets f 
xuais si on regarde à jt^ravers parallèlement à Taxe du prisme , la cou- 
leur est bleue : elle est jaune-brunâtre quand le rayon visuel est 
perpendiculaire à ce même axe. 

A 3r ?î O T A T I O N S* 

Le Dlcbroïie se trouve, en. JËspagne^ daus le royaume 
de Grenade , en deux endroits diff^reus , savoir : . au Gra- 
iiatillo , près de Nijar, ou il a pour gangue uue maiièî'e arr 
gilcusc bleuâtre^, a l*état de décomposition ^ enclavée dans 
un Grunstein altéré, qui contient, aboadainment du mica 
et des Grenats ( Tondi ) ; et au pied des montagnes qui 
entourent la baie de San-Pedro, dans une immense assise 
horizontale de brèche volcanique suivant M. Cordier (1). 



I 

f 



- . ( ^21 ) 

, C'est de la baie de San-Pedro que proviennent le* échantillons 
sur lesquels M. Cordier a établi les caractères du Dicliroîte, dont 4 
indique la place dans la méthode à côté de Teméraude avec laquelle 
en effet il a de l'analogie par &a forme, par sa pesanteur ispécifî que 
et par sa dureté. Il nous reste à coiînoître les dimensions de sa mo^ 
lécule et les principes dont il est composé, avant de le regarder 
• comme une véritable espèce. Dans ce dernier cas , nous proposons 
de nommer ce minéral Cofdierite , du nom du savant qui le pre- 
mier en a bien fait connoître les Caractères , celui àilolithe , signi- 
fiant seulement une Pierre 'violette , et cçlui de DichroUe , c'est-à- 
dire double couleur ^ faisant allusion à un phénomène qui n*est pas 
^particulier à cette substance. 

M. Haiiy'nous montre dans ses Cours, et nous possédons nous- 
méouB des cristaux cubiques de Chaux fluatée , qui , vus par ré- 
flexion , paroissent d*un bleu-violet , et qui , vus par réfraction , 
sont d'un vert-clair 5 la Tourmaline de Sibérie offre aussi, dans les 
mêmes circonstances , deux couleurs diverses , etc. 

• (1) « Cette brèche est'composée de détritus de toute espèce , mail 
notamment de fragmens et de blocs de scorie noire ou rouge par* 
' faitement conservée , de lave vitreuse noire et de lave lithoïde , soie 
basaltique , soit pétrosilicense. C'est dans les blocs de cette dernière 
$orte qu'on rencontre spécialement le Dichroïte. Il s'y présente 
tantôt sous» la forme de grains disséminés , tantôt sous la forme de 
cristaux groupés et comme empâtés dans la lave. On le trouve aussi 
non-seulement dans le tulTa gris ou blanchâtre qui sert de base à la 
brèche , mais encore dans quelques-uns des fragmens de granité 
feuilleté qu'elle renferme. Ces fragmens ont visiblement subi l'action 
de la chaleur , et la couche primitive dont ils ont été détachés 9 est 
très-probablement la matrice originaire du dichroïte : ils offrent 
effectivement dans leur composition des lames de mica noir et des 
grenats rouges trapézoïdaux semblables à ceux qu'on voit contenus, 
dans les masses, et même dans l'intérieur des cristaux de ce mi- 
néral ; ce qui indique une formation contemporaine. La lave pétro- 
siliceuse qui sert plus, communement.de gangue, est plutôt grenue 
que compacte : elle est de même nature que celle des îles Ponces ^ 
ou celle du Puy-de-Dôme et de la cascade du Mont-Dor en France , 
c'est-à-dire, composée de grains très-fins de feldspath. Le feu a 
laissé quelques traces de son action sur les cristaux et les masses de 



( 222 ) 

Dîclirolcs; la pli^rt des masses se montrent comme corrodées en 
différesi» endroits , etc. » ( Cordier , Mémoire cité , p. i55 et i36. ) 

1 . Dichroîte granuli/brme , violet , arec mica noir et grenats 
rouges , disséminés , dans nne matière argileuse ^ris-bleuàtre ; des 
'enTirons dn Cap de Gates. 

*XJV. KANELSTEIN<m}. 

Kdneelstein , W. et Kabst. 

CABACTâfiES. 

{Karsten, J. des M., t. 23 , p. 170 ; Hoûy , Tableau comparatif. 

p. 6a et 223. ) 

Pesanteur spèdfiqite, 3,6 suivant Haiày ; 3,53o d'après KJaproth^ 

Réfraction, simple; Haûjr^ 1811. 

Dureté, rayant le Quarz , quoiqu avec difficulté. 

Cassure, en général conchoîie , à petites cavités. 

Forme primitive. Joints naturels parallèles aux pans d'un prisme 
^ rbomboldal de 100 et quelques degrés, avec des indices de joints 
obliques à l'axe et parallèles à dès faces qm naîtroient sor Iw arêtes 
longitudinales les plus pillantes. 

Action du fou. Au chalumeau sur le charbon , il s'arrendit peu 
à peu et tranquillement, en une p«rle vitreuse lisse, d*i|n grisr 
verdâtre foncé à l'extérieur. 

Rougi dans le creuset de platine, il y devient plus p&le. 

Mclat, vitreux , un peu gras. 

Couleurs ; jaune de miel , rouge d^hyacinthe ou orangé. 
Transparence , ordinairement translucide. 
Analyse par K-laprodi. 

Silice 38,8o 

Alumine. #..•.. s],ao 

Obaux. ....... 3] ,25 

Oxyde de ftr 6y5o 

Perte a,2â 



100,00 



ANNOTATIONS. 

Le Kanelsiein a été rapporté de Ceylan soas la forme à^s 



\ 



( 

1 

\ 



\ 



( 22S ) 

crains anguLeux on de petitet nta^tes granalaires de couleur 
orangée. On Igoore «on gisement. 

On trouve dans le comoMrce des Kanelateths taiiJiSs qui se vsn^ 
dent sous le nom d'hyacinthes, {ffauy, 1811.) 

Celte substance n'est point un Zircon , comme on Tavoit d'abord 
présumé. £lle n*est pas non plus une ïdocrase et diffère également 
du Grenat , minerainc dont on avoit cru pouvoir la rapprocher d'a- 
près une analyse et quelques ressemblances extérieures. U parok 
que c'est une espèce bien distincte, cpmme le croit M* Wemer. 
(ffaii/. Cours de Minéralogie de 1811.) 

1 . KflneUteifl! gramtli/orme , orangé ; de Cef lan • 

* KEFFEKILITHE. 

M. Fischer , ci-<levant bibliothécaire et proFeaseur il'histoire na- 
turelle à Mayence , aujourd'hui professeur àrUniverskéde Mqsçow, 
adonné le nom de KeJ[jfèkilithe ^ k un minéral trouvé en Crimée t 
entre Sebastopol et Backtschisarai , non loin du village de Tschpr* 
gouna. C'est une pierre argileuse ou lithomarge eadurcie. {Leoi^hard, 
Manuel de Minéralogie de 1809, p. 134.) 

KOLLYRITE (it^. 
( PrcAii^e partie , p. 336. ) 

* XV. LASULIT DE WERNER. 

Getneiner Lazulit , Kajisx. •— Blauapath^ W^ — A^urite^ Thoms. 
— Faux Lapis, Stutz. — Tyrolite et Vorauliie, Delam. — Le 
Laiulithe de Klaproth , Brong.— -Kiaprothite^ Ds Daés. 

CARACTERES ET VARIETES. 

{Hauy , Tableau comparatif, p. 6a. ) 
Ct)u/e»r « bleue. 

Dureté ; rayant le verre. 

DwUion méc4mi4fue. IHvisible en prismes qui paroissenx légère- 
ment rhomboîdaux , avec des indices de joints obliques à l'axe , et 
qui naissent sur les arêtes longitudinales les plus saillantes. 
Analyse , par Klaproth , du Lazulià de Flachau. 

Alumine 66 , magnésie 18, silice 10 , chaux 2 , £er oxydé a , 5. 



( 



( 22^ ) 

VA R I é T Â 8. 

' I . Lasulit aciculaire prismatique ; du Salzbour^. 
3. Lasulit nuuaif; de Vorau en Autriche. 

ANlrOTATIONS. 

Le Lasalit se tronve aux environs de Flachan , pajs de 
Salzbourg, avec leqaarz, dans un schiste argileux; et à 
yoran, en Sljrie. 

Ce minéral , considéré d^abord comme une simple variété du 
Lazulite ordinaire , Lazurstein des Allemands , par M. Klaprotti 
et par Mi Stutz , doit en être séparé. Il s^éloigne également du Feld- 
spath bleu de Styrie , an({uel M.. Karsten Ta réuni. (Hmiy , ouvrage 
cité, p. a44-) 

I. Lasulit mû5s/^, bleu-foncé , avec quarz-hyalin amorphe, blan- 
châtre , dans le schiste argileux gris-verdâtre , des environs de Fla« 
chau : beau morceau donné par M. le baron Lezay-Marnesia , 
Préfet du département du Bas-Rhin. 

A. Lasulit massif y bleu , dans le quarz-blanchâtre , avec talc 
écaiUeux argentin et fer oligiste lamelliforme ; de Vorau. 

* XVL HAÛYNE (/). (LATIALITE {m),) 

Latialite, Gismondi. — Lazulithe de Somma, Breyslack.'— 
Hsttiyne, Bruuw-Nekroaard. -^ Haiijrn, Karst. 

CARactÈabs bt variâtes. 

(Neergaard , J. des M. , t. ai , p. 365 à 38o ; HàUy , Tableau 

comparatif , p. 63 et 2'i5. } 

Pesanteur spécifique , 3,i • . . . 3,333 

Dureté : Fragile ; rayant sensiblement le verre. 

Electricité y résim^usey par le frottement, étant isolée. Elle est éga-'. 
lement électrique par communication. 

Cassure , vitreuse, inégale , médiocrement luisante. 

Quelques fragmens offrent des indices sensibles de joints naturels. 

Couleur , bleue , dans les grains opaques et d*un vert-bleuâtro 
dans les grains translucides. 

Action du feu. Infusible seule au chalumeau ; mais donnant avec 
le borax un verre jaune-verdàtre. 



r 



/■ 



(225) , 

'Aâdon âes , acides. Soltible en gelée blancîie et traiiSpareiïW 
da^s les acides , stilfurique , nitrique et muriatîque. 

Analyjlè, par Vauqtielin, delà Haijyne dujacNémi. 

Silice. . . . . . . ' / 3o,o 

\ Alumine. ...«.*, i5,o 

'Sulfate de chaux . * . . 2o,5 / 

Chaux 5,0 ^ 

Potasse « * 1 1 ,0 

Fer oxydé ...... 1,0 

Hydrogène sulfuré. . . .• 

Perte, . 17,0 *. 

ioo,o ^ 

VA Alex es. 

I Haûyiie crystcdlisée ; 

£n cristaux trop petits pour que la forme en puisse en être dé- 
terminée avec exactitude. 

2. Haiiyne massive, 

3. Haûyne gmnuliforme. 

Suivant M. déDrée les cristaux verts ou bleus du Vésuve auxquels 
ont a donné le nom de Spinelles appartiennent h- l'espèce .Hauiyne. 
( Musée jHinéralogiéjue , p.i 1,2. } ^. 

ANNOTATiaWS. 

LaHaâjnea cté découverte par M. l'abbé Gî^mondî, dan^ 
les environs du lac Némi , et dans ceux d'AIbano et de 
Frascati, oîi elle est accompagnée de uiica et de pjroxène 
vert. On la trouve aussi an Vésuve d^ns les fragméns de 
roches calcaires rejetées intactes par ce volcan , en asso- 
ciation avec l'idocrase , l'àmphigène, la meïonite ^ etc. 

APPBNDIC£. 

I. LatiaHte dodécaèdre ? 
C'est le dodécaèdre rhomboïdal.symétriqiJer. 
Cette substance qui se trouve à Andernach, parmi les produite 
volcaniques a été regardée d'abord comme un Spinelle bleu , pal* 
.M* Cor-dier. ÇHaii/ , Tabl. comp, , p. 630 



\ ! 



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i ' 



(i26) , • 

9. Latialite granidiforme» 

M. Nose a donné l^ nom de Saphifin à ce minéral qu'il a 
trouvé sur les bords du lac de Laach , département de Rhin et Mo- 
selle , dans une roche principalement composée de grains et de 
petits cristaux de feldspath ayant un tissu vitreux. (Hauy, Tableau 
' comparatif , p. 63. ] 

Ce même Feldspath que M» Nose nomme Sanidin , renferme 
aussi des cristaux et des grains d*autres substances qu'il nomme 
Spinellane , SpineUine ,. Desmine , etc. 

L'on a donné récemment le nom à* Y lin , àun porphyre argileux 
gris , des bords du Rhin , appelé dVbord Grauseein. ( Leonhard^ 
Manuel de minéralogie de 1809. ) ^ 

M. le docteur Weiss , de Leipsick ^ et M. Grasset , de Mauriac, 
ont trouvé des cristaux bleus , qui ont beaucoup de rapports avec la 
Hauyne, dans une phonolite porphyrique du.départemeat du CantaL* 
feu M. Delaizer en avoit recueilli de semblables sur la croupe orien- 
tale ^c& Monts-Dor. Us ont été observés aussi dans le Klingsteia de 
la roche Sanadoire (J. des M. t. 23 , p. 3o8 et suiv.) par M. Weiss ," 
d'une part , et de l'autre , par feu M. Héricart-de-Saint-Vast, jeune 
homme d'une grande espérance enlevé trop tôt aux sciences et à 
l'amitié. 

Le Muséum ne possède pas d'échantillons de HaUyne du Latium* 

I . Latialite granulifùrme , bleu ; dans la lave des environs d'An- 
dernach sur les bords du Rhin, 

a. Latialite granuliforme , bleu-clair et bleu-verdàtre , disséminé 
dans la Phonolite porphyrique , gris-verdâtre ; des environs du 
village de Falgoux , département du Cantal : donné par M. Grasset 
de Mauriac «y en 1 808. 

XVIL LEPIDOLITHE (/;. 
( Première partie , p. 199 «t 33^. ) 

Pierre à plâtre ou Gypse violet , à petites écailles lOisantes , etc. ; 
de Rosena ; De Bork. — LUalit , Poda. ^ LepidolUh , Kla- 
PRotH. — - Id, , W. et Krast. — Lepidolite^ Nap. — Id,, Kirw. 
— Lepidolita, Herro. — La Lepidolithe, Broch. — Id. , Delah. 

La Lepidolithe a été trouvée d'abord par M. Tabbé Poda , 
aor la montagne de Hradisko , près de Rosens en Moravie, 



X 22? ) • 

hh. elle est en masses dans le Granité. Depuis Iqrs on )*a ren- 
conirile en BoLéme (i) , en Saèd« ; et en France, aux envi- 
rons de Limoges et à Tile d'Elbe. 

(i).M. François C^pik , lapidaire et marchand de minéraux à 
Prague , a découvert d^nâ le Riesengebûrge la LepidQlithe jaune-^ 
citron^ en grands morceaux, dans le quarz. (Magasin encyclopé* 
diipie , t. 3 , p. 406 ; 1 8o5. ) 

M. de Drée en possède de blanche qui vient d'Uton , en 6uéde , où 
./On la nommoitP^^â/fVe. (Catalogue , p« 19») • " 

I . Lepidolithe squamiforme , violette ; de Hradisko : beau mor* 
cean donné par M. le baron Le'za\-Mamésia , déjà cité , p. 224. 

a.- L. squamiforme; ^ blanc-violàtre , avtc Tourmaline aciculaire V 
rose , dans le quarz ; du même pays. 

~ ' ■ .. 

* LHEUZOLITE. (/>. 

{Delamétherie ^ Théorie de la Terre, t. 2 , p. 2$i ou Leçons da 

Minéralogie , t. à , p. ao6. ) 

M. Delàmetheriedonnelenom de/iAcerzo/iVe à un minéral tr6uv4 
par M. Leiièvre dans les Pyrénées , prés de Tétang du Lhets, où il 
est engagé dans une Serpentine. Il lui assigne les caractères suivans : 
Sa couleur est le vert d'émeraude ; «a pesanteur spécifique 5,545 ; 
sa dureté peu considérable et sa cassure lamelleuse- : W est de plus 
translucide et f\isible au chaluoieai^ en un verre incolore. 

Peur-étr^ cette substance , dit M. Delametherie , est-t-elle une 
yariété de Smaragdlte(DialIage). ( Leçons , t. a , p. 267. ) 

* LIMBILITE (/) De Saussure. 

Limbilite, De Saussurie. — Id.>,BRobH. — Id., Baoi«*.*^Id. ^ 
Dblam. — Péridot altéré, Brard. 

Cette substance est encore une de celles que De Saussure a obser* 
Tées dans les cavitél du basalte porphyrique de Limbourg , qui 
renferme la Chusite et le Sideroolepte, Elle est fusible comn^e la. 
première; mais en émail noir. Ses grains sont anguleux, d^^ne 
coiuleur brune ou jaune de miel foncé ; leur cassure est assez unie , 
. un peu conchoïde ; quelquefois leur surface est irisée : les acides 
' né les attaquent point , etc. ( De Saussure , Journal de Fh de 1794 , 

%. 1 ,p.54i.) 



( 228 ) 

leuttritè, 

( Première partie,- p. Sî^. ) 

* MAGNÉSIE PURE ou M. HYDRATÉE. 

Guhr magnésien, Magnésie hydratée ; Delam. -7- Magnésie na- 
tive , James Bhucb. 

CABACTERBS. 

'( James Bruce , J. des M. t. 5o, p. 78.) 

Pesanteur spécifique , 'i , 1 3. 

Dureté* Tendre , un peu élastique sous le choc. 

Texture , feuilletée ; les lames sont souvent disposées en rayons. 
Les feuillets séparés ^ont transparens. Après avoir été exposés à 
1 action de Tair ils d^ienne^t opaqiKS. 

Elle' happe légèrement à la langue. 

Sa raclure est parfaitement blanche. 

Couleur ^ blanche ou d'un gris blanchâtre^ avec éclat perle. 

Action <Zuy^i£. Exposée au chalumeau y elle- devient opaque ee 
friable et perd quelque chose de son pQÏds. 

uictiondes acides. Solnble en entier dans les acides sulfurique', 
nitrique et muriatique. : 

Analyse, Elle est uniquement composée de terre magnésienne et 
d'eau ; 70 de la première et 3o de la seconde. 

ANNOTATIONS. 

La Magné^i^ pare forme des veinés dont Fépaîsseur varie, 
depuis quelques lignes jusqu'à on pouce , dans ane roche 
de serpentine , et ces veines parconréfit la rothe dans toutes 
les directions. ( James Bruce, ) 

L*^article que l'on vient de lire est extrait du Journal Minera-- 
logique Américain , rédigé J)ar M. Bruce , professeur de minéralo- 
gie à l'Université de l'État de New-Yoïck. Cet ouvrage est principa- 
lement destiné à donner une connoissance exacte de tout ce qui a 
rapport à la minéralogie et à la géologie dansr les Etats-Unis ; le pre- 
TOÎer cahier qui a paru en avril 1810 renferme des mémoires très- 
intéressans de MM. Bruce , Mittchill , Gibbs , Godon , etc. ^ 1« 



( 229) 

Journal des Mines de l'Empire les fera successivement cqnnoîtrc. 

* XVni. MÉLILITEv 

V - - • • i > ( t f 

Mélijite. , FXiEuajAU. *— j 14^ , Bboch. -7- f d. ^ BjkONo,, 

C Aii ACTBRES. - 

Couleur, le plus communément jaunâtre ; quelquefois jaune-, 
verdâtre ou rouge-orangé* 

Dureté ; étincelante par le choc du briquet ; mais très-foiblementr; 

Electricité et phosphorescence , par la chaleur , nulles. 

Cassure , très-{)eu sensiblement lamelleuse. - < 

I Formes» En cubes ou en parallélîpipèdes rectangles àe 2 kZ mil- 
limètres ( environ 1 ligne ) d^épaisseur, ou en octaèdres rectangulai- 
res sou^^nt cunéiformes. ' . 

Les cristaux sont souvent recouverts d'une sorte' d*ocre rouge qui 
les feroit prendre quelquefois pour des pyrites décomposées : il y 
en a aussi de dorés et de chatoyahs. ' 

» 

^ Action du feu. Au feu du chalumeau la mélilite résisté un peu 
plus que le grenat et fond ensuite , sans ^)Oûilionner , ' en un Verre 
transparent , de couleur verdâtre. 

Ac$iondes acides. Réduite en poudre et proi«ti§e dans Facide 
nitrique elle forme avec lui une belle gelée transparente* $i au con- 
traire on ïy jette en gros fragmens , elle deyiebv bla^cfae , poreuse 
et plus difficile à fondre. ^ : / . / y 

ANNOTATIONS* ' ' / ' 

La Mélilite fait. partie de la masse de la lave de Capo dî 
bove, à la surface de laquelle on la trouve en cristaux ; 
elle la pénètre du moins jusqu'à une certaine p^'ofondcur , 
et dans, ce cas elle affecte toujours la même couleur qu^eux. 
S<;8 cristaux tapissent ordinairement les parois ù^fi fentes 
qui divisent cette lave ( FieMriau de Bel/eyue , Méni. cité , 
pag.457.) 

Suivant M. De thée , dont la collection renferme de beaux iiA)r-r 
ceaux de cette substance , la Mélilite a beaucoup de rapports avec 
Hdocrase. (^ Musée min. p. ai.) 



C 25o ) 

*XIX\ »A.TROLITHE (/).MESOTYPE. 

( Première partie , p. 338. ) - 

Zeolîte jaune de Schaffouse , Fleuriait db Bellbtub. — Hœ-^ 
gaûit, Sei^b. — Nàtrolith , Kx^aprotk. — Id, , W. et Karst.— 
Zeotite juune et Natrolithe , Delàm. — NatrolUe , Thoms. — Id- , 
^Aono. — Mésotype coiicrétionnée-mametonnée , jamUtre , et jaune» 
^ougeàtre , à tissu fibreux et serré ; Haîît. 

VARIÉTÉS Dit FOKMB8. 

, t . NatroHibe quadrioctonale ; 

£i^ prismes déliés rectangulaires terminés par des pyramides à 
'4 Faces Qbservée par MM. Brard et Lai né , dans la collection, dft 
M. Sèlb, directeur des Mines du Grand,- duché de Bade. 

a. Narrolitbe aciailaire : 

£n [.etiteS aiguiiles dé'.iées blanchâtres, dans les cavités de la Na- 
trolithe mamelonnée jaunàrre ou blancbàrre nu.^ncé de rougeàtro. 

Il étoit déjà très-probable ir:i|)rès Tobservation dç MM. Brard e^ 
Laine , ra'p^oitée plus haut , et à laquelle s*en' joint une du mémo 
genre de M. Delcr >8 , que l.i Natrolire n*étoii qu^une variété de Me- 
fiotype. L'analyse (|ue vient de faire de ce dernier minéral M. 
Smirhson ne permet plus d*en douter. 

M L. P. de Jus^ieii ^y 'ot donné Thistoire de cette réunion dans 
•on mém are sur la réimiou de la Natrolithe avec la Mésotype, in- 
séré dans le J. des M. , t 3i p soi à ao6 ; nous y renvo}'Ous. 

Analyse de la Mé:^orype pyraroidée d'Auvergne, par*M. Smitb- 
ion > comparée à celle dô la Natrolito, par M. Klaproth. 

^ Mésotj pe, Natrolithe, 

Silice. .... 49,0a i 4^iOo> 

j^Iuniine. • . . 27,00 24, a5. 

S-^ude 17,00 .•«... i6,5o. 

F.au. . . • • . 9,00 . • • « • • 9iOo* 

Oxydddefer. . . 0,00 ...... i,75. 

Perte. 0,00 o,5o. 



^ I I * «•— 



102,00., ' 100,06. 

' ANNOTilTIONS. 

I 

La Natrolitlie se trauve eu petite» veines ou en mamelon^^ 



( 25l ) . 

'dans nne lave porpliyroicle k basé d^ feldspath compacte el h 
cristaax de feldspath limpide dont est formé iè pic de Hoen- 
Twiel , ( montagive conique , isoîëe , d'environ 5oo pieds- 
166 mètres de hauteur, au pied de laquelle est bâtie la 
petite Tille de Sangen , ( h une* lieue et demie environ de 
Zell et de Tcxtrëmité occidentale du lac de Constance )• I^es 
antres lieux indiqués dans les minéralogies publiées jusqu'à 
ce jonr sent faux on inexactement écrits. ( Srard, Ânii.dii 
Mus. t. 1 4, p* 369.) 

Cette substance avoit été observée anciennement dans le mémo 
endroit par M. Fleuiiau de Bellevve ; et par M. Selb. — £lle a ét& 
rencontrée depuis dans des roches trappéennes à couches , derrièro 
Burntisland. ( Thomson^ J. des M. t. 3o, p. iSy. ) 

I . Nanrolithe mamelonnée , à fibres «très-serrées , d*un beau 
)aune , dans la phonolite pcM'phyrique, ^isàtre; de Hœnt-'Wiei : 
morceau poli d'un côté et dua beau volume , donn4par M. Pas^^ 
quay , de Strasbourg , cité plus haut, p. 56. / 

s. NatrbHthe mamelonnée j jaune, dans la même roche altérée ; 
de Hoent-wiel. 

* XX. PIERRE GRASSE. 

Feusteîn , W. - — ElaeoUth , KLâpaoTH. — Ljrtkrodes , aussi 
nommée ^Natrolùe dé Suède et tVetnérite compacte^ 

CARAGTKBBS. 

DuninrBorkousAij J. des M., t» ^5, p. Zij ; ffauy y Tableau 

comparatif, p. 65 et âa8. ) 

Pesanteur spécifique , 2,61 58. Haûjr .... 2,790. Thomson* 

Dureté '. Rayant le verre ; donnant des étincelles par le choc 
du briquet. 

Division m^écanique. Divisible parallèlement aux faces -d'un , 
prisme droit rhomboïdal qui se soudivise dans le sens des petites 
diagonales des^bases : cette coupe et celle qui est parallâle à. la base, 
sont les plus nettes. Haûy, 

Cassure inégale , dans le sens de la grande diagonale^. 

Edat gras , Joint à un léger chatoiement. ' 



( 252 ) 
Couleur y gris-Terdâtre foncé, bleuâtre on incarnat ; translucide. 
jiction dufeu*- Fusible au cbalumeau en émail blanc. 

Analyse par Vauquelin. 

Silice 44) Alumine 34, Chaux o,i a , Potasse et Soude iD,â , plus 
de soude que de potasse , Fer oxydé 4 9 perte i ,3S. 

AN If OT^ATf ONS. 

La pierre crasse de conlenr ron^eâtre se tronve enclaTce 
danà le qnarz commun, avec le Titane ailicéo^calcaire et le 
Bergmannîte, et à Stavern , en Norwège. Les variétés gris- 
▼erdftvre et bleuâtre, opalines, sont disséminées dans la 
Sjénite , à Lervigen dans le même pajs. ( Tondi. ) 

* XX, PSEUDO-SOMMITE. 

Var. de la Sommité , Delam. — Pseudo-sommite ou Pseudo- 
Népbeline , E<.ei7Riau-Beli*evit£. ' 

Cette substance diffère principalement de la Népheline , suivant 
M. Fleuriau , en ce que celle-ci réduite en poudre et projetée dans 
Tacide nitrique à froid , ne forme pas de gelée avec lui. (J. de Ph. , 
t. 61 , p. 458. )Les variétés de forme et les autres caractères len- 
«lent à les rapprocher*, et nous croyons avec M. Neergard , que la 
Pseudo-sommite n'est qu'une variété Népheline. 

La Népheline est également soluble en gelèd dans Tacide nitrique 
à chaud. ( Haiiy , iSia.) 

La Pscndo-sommite se tronve avec la mélilite , à Capo-di 
Bore aux environs de Rome/ dans nue lare compacte dont 
la ville de Rome est pavée, et qnc Ton nomme danslepaj« 
Selce romano. ( Fleuriau Bellevue. ) 

Cette lave ou ce basalte contient des cristaux .de pjroxène , de 
xnelilithe , de. pseudo-sommite, d'amphigène et des cristaux dodé- 
caèdres d'un noir mat, très-attirables àTaimant, insolubles dans 
Tacide nitrique et fusibles en verre noir , avec beaucoup de dilHculté. 
( Le même , p. 460. ) 

I. Pseudo-sommite cristallisée, dans le Selce rowuwïo de Capo di 
Bove : très-petit échantillon. 



^ ( 255 ) 

*SA;PHrR D'EAU. 

Saphir d'eau des Joaillers , Db Drèe — Id. , Dsi^am. — «• Var. 
ide Cristal de Boahe bleu, NoNNULL. 

GABAGTEItES. 

(De Drée , Musée minéralogique , p. io4* ) 

Pesanteur spécifique, a,555 à 2,670. 

Dureté ; rayé par le quarz, rayant à peine le feldspatli et TobaJ- 
diennç , mais fortement le verre. 

Cassure , lamelleuse. 

Couleur ; Le bleu-indigo très-pàk , avec transparence. 

Action du Jeu» Fusible au chalumeau , avec bouillonnement 011 
tm verre écumeux. 

^ ANNOTATIONS. 

- Le Saphir d^eau vient de l'Inde et «e trouve dans le corn- 
tnerce sous la forme de graius de la grosseur d'une amande ^ 
ordinairement perc^. Leur volume est petit et ifs sont son- 
vent remplis dé gerçures. La taille rend sa teinte bleue plus 
iontéfi, ( De Drée. ) ' 

L'on voit par ce qui précède que ce minéral ne peut, être ni un 
Corindon ni un Quarz. M. Pe Drée penchç à croire qu'il se rap- 
proche de la Haiiyne. ( Ouvrage cité , p. io5. ) ; 

*jsid'eroclepte. 

Ce minéral qui se trouve avec la Limbiîite et la CJiuzite , dans la 
basalte porphyrique de la colline de Limbourg , a beaucoup de. 
rapports avec cette dernière ; mais il en diffère par son infusibilité 
«ur la pointe du verre , et en ce qu'un fragment ^yiè sur la pointe 
d'un filet de Sappare ( Disthène ) et chauffé , donne un émail blanc 
tacbeté de points noirs. [De Saussure, J, dePh. de 1 794, t. i , p. 344-) 

* SODAI.ITE (/) de Thomson. 

CARACTÈRES. 

( Thomson , J. des M. , t. 3o , p. 140. Y 

m 

Pesanteur spécifique, 2^378 à peu preiT, 



V. 



(254) ^ 

Dureté . égale à celle du feldspath ; «e laissant rayer difficilenlenC 
par le fer : cassant , facile à briser. 

Casiure transversale , conchoîde ; les fragmens indéterminés k 
bords ordinairement aigus. 

' Structumt lamelheuse avec un douMe clivage an moins. 

Ssi/orme primitive , qu'on obtient facilement par le clivage ^ est le 
'dodécaèore à plans rbombes. {Bournon, J. des M. , t. 39 , p. i^g.) 

EeUu extérieur y scintillant , tremblotant ; celui de Tintérieur esc 
éclataxkt , ayant Féclat du Terre dans une direction et celni de la 
résine daiis Vautre. 

Transparence ;• seulement translucid^ 

Couleur , d*un vert qui tient le milieu entre le vert céladon et le 
ivert de montagne , et qui varie en intensité. * ~ 

Action du Jeu. Irifusible au feu du chalumeau* 

GhaufFée au rouge , elle ne décrépite point, et ne tombe pas en 
poussière, mais passe du vert au gris-foncé , ^en perdant 2 pour 100 
de son poids. 

Analyses de la Sodalite par MM. Thomson et Ekeberg. 
Thomson.' Ekeberg. 

Silice 38,*5a •.....» 36^oo 

Alumine 27^4^ 52,oo 

Chaux 3,70 ..•..••■ oQ,bo . 

Oxyde de fer. . . . i,qo ....... oo,2S 

Soude. . . ... . a3,5o 26,00 

Acide muriatique • «^ 3,3o ....... 6,^5 . 

Matière volatile. . • 2,10 0,0 

rerte ...... 1,70 / 0,0 



^ j 00,00 
ANNOTATIONS. 



100,00 



. La Sodalîte se troQve dans des roches primitives da Groen- 
land, .qui renferment de r Amphibole , da Pjroxène et des 
Grenats , en association avec une antre sabstancé qni a tons 
leaicaractères da Fettstein^ et que Ton a nommé Natrolith& 
de ouède. Elle a bien Taspect extérieur du Fettstein ; mai» 
elle nVn a pome les formes cristallines et ses principes. 



V 



/ 



( ;î55 ) 

eonstitnans son^ dîff^reiis* Elle a ^té prise ao premier abord 
pour nn feldspath , et elle a en effet beaucoup de reasem- 
blaoce arec certàînes vàriëtëa de cette substance , etc. 

( Thomson « ^ëmoire cite. ) ^ 

.1 

SCORZA, 

(Premiire partie^ p. 339, ^' seconde paitie., p. 339. ) 

* SPATH DE GLACÉ. 

Eisptuh , W. 

Cette substance vient du Vésuve , où elle est mélangée avec la 
Népheline : ce n*est peut-étro qu'tm feldspath en lames minces et 
entrecroisées. . ( De Drée , Musée minéralogique , p. 2 x . ) 

V * XXII. SPATH EN TABLES. 

TafeUpaih , Stutz. — Id. , Karst. — Schaalstein , W. — Sckal^. 
9tone y Thoms. — Talelspatb ^ Baocb. — Spath en table , Baoxro» 
— Id. , Delam. 

f cabagt£b£*s. 

( Haûy , Tableau comparatif , p. 66 et 229. } 
J^esanteUr spéciflijue , 2 ,86. 
Dureté, tendre et friable. 

Phosphorescence ; elle a lieu dans l'obscurité en le gratumt avec 
une pointe de fer. - ' 

Structure^ Joints naturels très-sensibles parallèment aux pans 
d'un prisme qui paroît rhomboïdal, et qui offre des indices de 
lames dans le sens des deux diagonales ^e sa coupe transversale. 

En iaisant mouvoir les fragmens à une vive lumièref on entre* 
voit d*autres joints obliques a Taxe , qui nàisssent sur deux arêtes 
longitudinales opposées. 

Formes on a cité des rnstaux de ce minéral en prismes hexa* 
édres. U est ordinairement en petites masses lamelleuses. 

Cou/eur, le blanc-grisâtre. * _^ 

Action des acides. Mis dans Tacide nitrique, il y fait efferves- 
cence pendant un instant, et ensuite il s y divise en grains qui restent 
au fond de la liqueur. 



( 236 ) 

ANNOTATIONS. 

k 

Le Tafelspalh se troove à Dognatzka dans le Bannatoà îl 
a pour gangue une cbauz carbonatée lansilnaîre bleuâtre, qni 
coniieut aiusi des grenats. — * Il doit probablenietit former 
une espèce particulière , Haûy > i8i i. 

1. Spath ea tMe prismatùpês , en petites masses fascicnlées, blan- 
châtres , dans la chaux carbonatée laminaire, bleuâtre , avec grenats, 
brun-verdâtres ; der Dognatzka î plusieurs morceaux provenant de 
renvoi de Joseph II. 

* XXm. SPINÊLLANE {m). 
Spinellane , Noss , Minéralogie des bords du Khin. 

<:AB A CTÈrB s ET ANNOTATIONS. 

[Haiiy, Tableau comparatif, p. 66 et 32g. J 

Dureté ; i^Ayant le verre. 

Forme primitive. Rhomboïde obtus dans lequel Tincidence de P 
sur P est de 117* aS', et celle de P sur V de 6a i Sy'. Cette détermi- 
nation n'est pas définitive. 

Ce rhomboïde se soudivise en six tétraèdres , par des coupes qui 
coïncident avec les bords supérieurs et avec les diagonales obliques. 

Action du Jeu. Blanchissant au chahimean et s*y fondant avec 
facilité en un émail blanc , très-buUeùx. ( Cordien ) 

, Couleur, le brun-noirâtre. 



▼ ARliTÉS DE FORMES. 



Spinellane sexdnodécimal ; Tabl. comp. , /îg. 47 • 

Prisme à 6 pans , terminé par des pyramides à 6 faces , dont 3 

sont des rhombes et 3 des hexagones alongés , et sont tournées vers 

les arêtes du prisme. 

ANNOTATIONS. 

Le Spinellane se troare sur les bords da lac de Laach , 
département de Rhin et Moselle , dans nde roche principa- 
lement composée de grains et de petits cristaux de feldspath» 
dont le tissu est vitreux ( Sanidin , Noss ) , avec mélange 
de la substance elle-même , de quarz , d'amphibole , de 



\ 

1 

\ • 



.* (2^7) 

tnîca noir, et âe fer oxydulé en grains. et en très^petits oc- 
taèdres primitifs , de Sappliirin , de Spînelline , de Des- 
mine, etc, {Nose.) 

Il est vraisemblable que quand ce minéral sera mieux connu, 
il occupera un rang à part dàjis la inéthode. ( Hany ,^ Tableau 
comparatif , p. 2Z0, ) 

1. et a. Spinellane sexduotiécimal etSp^ granuliforme , dans le 
Peldspath vitreux ; de Laach : donné par M. Haiiy. 

On en trouve également près du Cap de Gates. 

* XXIV. SPJNpLLE ZINCIFÈRE? ' 

Corindon zincifére , Hisinoeb. — Autom^îite, ËckE^feBo. — 13.', 
Delam. — Aiuomalit et Fahlunit^ Karst. -^ Gfl/t/wV , HisiwgeB. 
etBsAzELius. — Id. , De Moll. — Zriiic gabnite , \Baoivg. ' 

CARACTERES ET ANNOTATIONS. , 

'■1 

( Eckeberg , Annales de Cbimie , t. 58 , p. 298 ; Hmy^ Tableau 

comparatif ; p. 67 et aSo. ) ' 

Petanteur spécifique , 4)^^^ * * • • 4)^9^9» 

Dureté ;jrayaiit le quarz. 

Forme pnrnUive : l'Octaèdre régulier. 

Cassure transversale inégale, en partie conchoïde luisante et ^ 
partie' terne : elle est lissie dans le sens des facesé 

Poussière , vert-grisâtre. '. ' - 

action "du feu. Iiifusible au chalumeau sans addition : avec le 
phosphate de soude , il donne un globule vitieux incolore. 

Action des réactifs,. Ce minéral est très -difficilement attaqué 
par \e& réactifs , le zinc y existe à Tétat de sulfure. ( F'au^uelin , 
Aim. du JVluséum , t.* 6, p. 167. ) 

TABlKTis DE FOn M ES. 

1. Spinelle zinci^re primitif, 

2. SpinéUe ziocifère./r<znj/;oW. 

5. SpirKÏÏle zincïfhre segmini/ô^ine. • ' ,' ' 

Couleur, le noir-verdâtre qui, dans certains endroits , présentfl; 
un édat métallique. ^ 



- 1 



Traiisparenjêe : les cristaux entiers sont dpsqaes ; aûâ» U$ frs^ 

Bieas sont TerdÂtres et translucides sur les bordt. 

/ 

AUrtCOfATIONS. . 

Le Spînelle zîncîfère se tronve en cristftux diss^mirtës, 
d'nne à cinq lignes d'ëpaisseur ^ dans le Talc chlorite ^ quel* 
qaefois atec la Litfaomarge , à Fahlnn en Suède. 

« On trouve aussi en Suède des cristaux Lleuàtres en octaèdres 
réguliers , ayant poiur gangue une chaux carbonatée qui se mêle à 
leur substance. M. Suedenstiemà , IJirecteui' des mines de Suède , 
et dont les connoissances embrassent toutes les parties de^ la miné- 
ralogie, soupçonne que ces cristaux sont des spinelles. J'ai trouvé 
qu^ffectivement ils se rapprochent de cette substance .par leur 
dureté ; mais je n*ai pu étendre la comparaison aux autres carac- 
tères. » (Hauy p ouvrage cité, p. sSi, ) 

i' Spinelle zincifère primitifs verdàtre ; cristal isolé. 

XXV. SPINTHÈRE (m). 

( Première partie^ p. 207 et 34o. } 

Le Splnth^re se trouve à Maromme , département de ri" 
sère , en petits cristaux décaèdres (i) gris*verdâtres , sur 
la Ghaox carbonatée binaire , sonillée de Talc cblurite çra« 
nnlenx verdàtre ( Collection de M* Delamstherie. ) 

(i)Les cristaux de spinrbère sont décaèdres et non pas dodé- 
caèdres, comme il est dit dans le traité, t. lY , p. 398 ; Haûy y 
Cours de Minéralogie de 1809. '' 

. Suivant M. Delametherie , ce minéral doit être regardé comme 
une variété du Sphène , qui est lui-même une variété de Tita&e sili- 
ceo-calcaire. ( J. de Ph» , t. 72 , p. 496. J 

XXVL TALC. 

M. Haiîy a retiré de son espèce Talc, deux substances qui y 
étoient comprises sous les noms de Talc granuleux et de 7Wc glor- 
pkique pour les mettre ici , pour ainsi dire en réserve et attendre 
que de nouvelles observations aient indiqué la vraie place qu'elles 
doivent occuper dans la iréthode. Il y a été conduicprincipalemenx 



4 



par le résultat ^e leur analyse. Voyez la Note xoo de son Tableau 
comparatif, p. 23 1. . 

I. TALC GRANULEUX. 

\ 
( 

( Première partie , p. 284. ) 

Talc granuleux du Traité. — Chîorite blanche. — ' Erdiger 
Talk^ W. et Karst. — Tdlkerde > I^iiz. — Talco terroso , Nap.. 

— Talco terreo, Herrg. •^~ Talcite , TKLïrw. — Le Talc terreux,! 
Broch. — Nacrîte , Brong. — Id. , Dejlam. 

CARACf EUBS. 

Très-Friable , d'un gris perlé ; humecté et pressé entre les doigts 
il 8*y attache sous la forme dVn enduit nacré : il durcit quand oa 
lezpose à la flamme d'une bougie ( Haiiy)* L'eau dans laquelle a 
macéré la variété nommée Chlorite blanche devient alkaline et ver» 
dit' fortement le syrop de violettes. (Fauquelin,) 

ANIÏÔT ATIONS. 

Le Talc granuleux se trouve à Sylva^es Piémont, auprès 
de Frejberg en Saxe et à Meronitz /en Bohème. {Brochant,) 

i. Talc granuleux, blanc-nacré; de rOisans. 

n. TALC GLAPHIQUE. 
( Première partie , p. a8a eta83. ) 

Talc gZ/îpAï^MC du Traité. — Vulg. Pierre à magots, Pierre de 
lard. — Koreîte, DeLaiA. .^ — Bildstein , W. — Agalmatholith , 
Klaproth. — ld> , Karst. — Lardite^ Pbtr. — Pagodite , Nap. 

— Esteatiia de la China , Herrg. — Indurated Steatite», Kirw. — 
Figitre Stdne, Thoms. -7 La Pierre à sculpture , Broch.- — Steatit» 
pagodite , Browg. 

CARACTERES* 

Sa pesanteur spécifique est de 2,5834 ; son tissu ;tïès-serré ; sg, 
cassure terne , inégaje et ecailleuse : surface et poussière très-onc- 
tueuse au toucher. Communiquant à^la cire d'Espagne rélectricit^ 
résineuse , à faide du frottement ( Hatix , Tabl. comp. p. 68. ) ^ 

II est compacte ou fissile. 

Se9 couleurs sont : le gris , le jaunâtre ou le jaune-brunâtre. 



N 



(24g) 

ÀNHOTATIONS* 

Le Talc glaphlqae se trouvé en CLine d*oà on no a s Tapw 
porté aoas la forme de petites fig^nresL grotesques nomin^et» 
▼algairement magots, de Vases, etc. en un mot tonjoor» 
trayaillé. On ignore son jgiaem ont qaoîqu'il |fasnisse devoir 
être analogue à celui i y ^| ^ oâ de cette famille. 

1. Talc glaphiqueT^^^ti ovi schistoïde j jaunâtre; de la Chine: 
donné par M. Tondi qui a le premier indiqué cette variété. 

â. Magots , vases et autres objets travaillés en Talc glaphi^ue do 
difTérentes teintes de blanchâtre , de blanc- verdâtre et de rouget 

* TRIKLASIT. . 
{^Leoukard , Manuel de minéralogie de 1809, p. i5i*) 

M. Wallmann a donné le nom de Triklasit à une substance qu'il 
a trouvée ,à Fahlun en Suède dans une mine de cuivre. N'est-€« 
pas une/ variété de Pyroxéne ? 

** WAVELLITE.(m). 

Wavollite , Babington. — Id. , Klaproth. — Id. , Bronc. — 
Hydrargillite , Davy. — Hydrate d| Alumine, Klaproth. — Wa* 
i/elic, Ka&st. — Id. , Delam. 

GARACTBRBS ET AU NO TAT^IOK 8> . 

I 

(Z>acy , Adh. de Ch. t. 60 , p^ 997 ^ ^09 ; Klaproth , J. des M4 
t. ay , p. 439 , ou Brongniart , t. 1 , p. 434« ) 

Pesanteur apéciJUjue ^ environ 2,70. 

Dureté : rayant le Quarz-agathe. 

Edat, soyeux* 

Couleur , le blanc tirant sur le gris ou le vert ; le jaune quand il 
commence à sa décomposer. 

T'exture, lamello-fibreuse et rayonnée. ^ 

Transparefice ; opaque ou foiblement translucide, 

'Electricité et phosphorescence ^ nulles , par la chaleur* /^ 

Action du feu. Il devient opaque et perd sa dureté, par l'actioi* 







( û40 , 

du cbalumeau , sans décrépiter , ni se fondre : dans cet état il bappo 
fortement à la langue. 

action des réactifs, éoluble à Taide de ïa chaleur dans les acides 
minéraux et dans les alkalis fixeS) sans effervescence sensible et en 
laissant très-peu de résidu. 

Analyse. ^ 

Composé d'environ 70 parties d* Alumine et 3o d eau. 

ANNOTATIONS. 

Le Wavcllite a été découvert par M. le docteur Wavel , 

dans xme carrière voisine de Barnstaple en Devonshire. Il 

s*y trouve aobs la forme de cristaux on d'aiguilles réunis 

en boules dont la structure est rayunnée et qui remplissent 

des cavités dans nn schiste argileux tendre. On le prit d'a- 
bord ponr une Zâolite. ( Hunipàry Da^y , Transactions 

philosophiques , vol. de i8û5. ) 

Depnis lors le révérend William Gregof a examiné un minéral 
trouvé dansuafifon avec i'étain et le cuivre sulfurés , à Saint- Austle 
en CoTiioùailles , dont les caractères ont la plus grande analogie, 
avec celm de Barnstaple. Sa pes. spécif. est 2»àd «... a,ô5 ; et il 
est composé comme lui d'environ 60 parties d'alumine et de 3o 
parties d*eau , pour 1 00 , avec un pieu de silice^ ( Ann. de Ch. , Mé- 
moire cité. ) 

Plus récemïnent encore , M. de Hnmboidi a rapporté des mines 
de Hualga joc , dans T Amérique méridionale , où on la trouve avec 
le cuivre gris ( Fahlerz ) , une substance analogue au Wavellite , ec 
qui, analysée par M. Klaproth , lui a donné pour loo parties alu« 
mine 68 , eau 26,60 , silice 4,5o , oxyde de fer 1. ( J.des M. t. ^7,1 

MM. Davy et KÎaproth regardent le Wavellite comme un véri* 
table Hydrate ^k* alumine. M. D'Aubuisson lui associe le Diaspcjre, 
{Ann, de Ch. , t. 76, p. 255. ) 



]6 



^ ( M^ ) * 

TROISIÈME CLASSE. 

SUBSTANCES COMBUSTIBLES. 

PREMIER ORDRE. 

Substances combustibles simples. 

I«. EsPècB. SOUFRE. 

9 ( Première partie , pag. 89 et a85. } 

Sel vitriolique inflammable à baae de phlogistique. < — Soufre , - 
R. D. — Id. , Bergm ) etc. — Soufre natif, DbB. — Schwefel, W» 
et Kazvst. — Solpho^VKTK. — Azufre nativa, Herro. •— iVof/^e 
Sulphur , KiRiy, — Le Soufre natif ^ Broch. 

Soufre pulvérulent, ^— Fleurs de Soufre des xolcans , R. D. 

Le Soufre se rencontre dans toutes les espèces de ter- 
rains. On le trouve dissémine dans les lits des montagnes 
d'ancienne formation , et notamment dans cenx do schiste- 
micacé (1), en Bohême et ou Pérou ; il forme des couches 
dans les montagnes stratenses calcarifères, anxq^nelles il 
appartient essentiellement , comme aux Vais de Nota et de 
Mazzara en Sicile (2) , et à Hellin dans le royaume de Mnr- 
cie , en Espagne (3) ; en Pologne (4); en Islande (5), etc. 
Il est en rognons dans la Chaux sulfatée , à Conilla près de 
Cadix ; et disséminé dans la pierre sablonneuse à Bnodo-* 
shegj en Transylvanie ; dans le bsrsalte ahiygdaloîde (6 )<, à 
Tile de Boufbpn , etc. On le rencontre également dans des. 
Teines ; mais il abonde sur^'tout parmi les produits des vol- 
cans y à l'Etna y au Vésuve , à File de Liparî , à la Guade- 
Tonpe , dans l^le de Java , etc. Certaines eaux thermales en 
tfonpenuent en dissolution ; et notamment celles d'Aix-la- 
Chapelle et d'Aix en Savoie, de Balaruc , etc. 

(i ) De Born cite du soufre natif en petits grains luisans , adhérant 
AU schiste micacé ;^de Glashiitte^ près de Schemnitz en Hongrie. 
( Catalogue , ^tc, , t. 2 , p..94' ) 



*•« 



(243) 

Tel est encore celui que M. de Humboldt a envoyé à Tlnstittit ^ 
avec la note suivante : 

a N" i5, Soufie natif dans une coucbe de qtiarz, qui passe à la 
pierre de corne; de la grande, montagne de soufra de la province 
de Quito y entre Âlausi et Ticsan, élevée de !2^S.2 mètres. 

Ce soufre qui en Europe se trouve constamment dans des mon- 
tagnes secondaires , surtout avec du gypse , forme ici avec le quarz , 
une couche danS une montagne primitive , dans du schiste micacé. 
VoiL\ sans doute tun phénomène bien rare en géologie ! 

Nous publierons deux autres soufrières de la province de Quito y 
toutes deux dans du porphyre primitif; FAzufral à Toccident de 
Quesaca ^-près la. ville de Ibarra, et au volcan de TAntisana , au 
Machay de Saint^imon, à plus de ^^SSo mètres d'élévation. » Anh.. 
du Mus. , t. 3 , p. 4^^* 

' M. Cortez a trouvé dans IVle de la Guadeloupe un Quarz-âgith^ 
, grossier (Homsteîn) , dont les' cavités sont remplies soit de soufre ^ 
soit de cristaux de quarz. ( J. de Ph. , t. 70, p. iSa. ) 

(2) Le soufre - vierge est extrêmement abondant au fief d'ell*. 
Occhio : il s*y trouve en lames assez épaisses , très-pures et ordinai* 
rement recouvertes de cristaux scléniteux , sur le schiste sablon* 
neux. • . . Celui de Cataldo est iaune-rougeàtre , compacte et dia- 
phane. On le rencontre en petits groupes de deux pouces au plus 
d'épaisseur et de forme mamelonnée que. Ton nomme dans le paya 
Occhi di Zolfo , Yeux de soufre. Il doit sa couleur rouge au 
reafgar , dont on trouve quelquefois dans le même endroit de petits 
morceaux épars. • . Il en existe d'analogue à celui de Cataldo , à 
MiUoca , Riesi , Fiume , Salato et Capo d'Arso. . . Lé soufre de Noto 
est toujours cristallisé. Cette substance abonde surtout à Licata ^ 
où elle forme des bancs assez considérables dans un sable siliceux 
et quelque peu pyriteux. On trouve dans ces carrières beaucoup de, 
gypse. Il est dans le même, état à Agrigente , Bivona^ Falconara , 
Mazzarino, Summatino , etc. {De Borch , Min. Sicil., p. 202 etsuiv.) 

(3) Il se trouve en différens endroits de l'Espagne en assez grauder 
quaxLtité pour suffire à la consommation de ce pays ; il abunde par- 
ticulièrement en Aragon et en Murcie. ( J. de Ph. , t. 65 , p 466. ) 

Dans le premier de ces royaumes , il forme des couches entières 
de répaisseur de 3 à 4 pouces environ ( 9 à is centim. ) , dans un^ 
ini.ont^gne composée de couches alternatives de ch<Ctix carbonatée 



, ( 244 ) 

af g'difère • (Marne } compacte , à%. cliaulc sulfatée et «l^argile 
schisteuse. Tondi, ) 

(4) Les mines de soufre de Swarzomcé , aux environs fle Craco- 
Tie , étoient déjà connues du temps des invasions suédoises. Ce 
Minéral y existe disséminé en rognons dans, l'a marne. (^Schultea , 
J. des M. , t. a3p. io5. ) 

(5) Cest surtout à Husavik, au nord de iMe , et à Krysevik au 
sud , que 'sont situées les mines de soufre qui s appellent Namer , 
dans le pays II y est très-abondant. {^De Troîl , Lettres sur l'Is- 
lande , p. 33$. ) Les soufrières les plus importantes de cette ile 
occupent une vaste colline d'une lieue de long sur un quart de 
Latge aux environs du lac Myvatn , dans le district de Thingore. 
Il y en a de moins considérables dans le voisinage, comme celles 
de Krabla et de Seyrbnukr. Ces mines sont distinguées en vivantes 
et en mortes : les mines vivantes sont celles où le sol est échauffé 
par le feu souterrain , et les mortes celles où il ne se fait plus sentir. 
Le soufre dans ces mines est dans Targiie sablonneuse , la chaux 
sulfatée et ses couches ont Jusqu'à a pieds d'épaisseur. (^Olq/sen 
et Poçelsen , t. 4^ p* '97 à. 200 ) 

(6) On trouve quelquefois sur la plage de la baie de St. -Benoit ^ 
parmi les galets qui se rencontrent à l'embouchure de la rivière des 
Marsouins, des fragoiens de basalte roulés, qui contiennent du 
«oufre {BorV'-Saint'P'incent , t. 3, p. laG. ) Les. blocs de lave basai- 
tique renfermant du soufre sont beaucoiq) plus communs sur le» 
bords de la rivière des Galets. » On en ■ trouve dai^s la plupart ààè 
pierres roulées qu'on casse , et il y est disposé comme la chrysolite 
dont les laves sont aussi remplies. ( Id* , ibid. ; p, a3i.) 

1. Soufre primitifs j aune-ci trin , translucide, sur la chaux car- 
bonatée compacte ; de Bevieux , canton de Berne , en Suisse: 

3. Soufre ^volcanique , en très-petite cristaux ., éclatans , soit pri" 
mitif simple , soit primitif cunéiforme , ou prisme , sur le soufre 
Atrié; de la solfatarre de Pouzzoles , aux environs de Naples. 

Les bords desl soupiraux du volcan de l'iledeTénériffe sont orné» 
de beaux cristaux ou d'aiguilles de soufre. Lcdtillardi^re , t. i,p. aa. 

3. Magnifique morceau offrant à sa surface une grande qtrantité 
de cristaux de soufre jaune-citrin , translucide , ayant rapport aux 
variétés de formes basée , Qctodécimale et éqiiimlente , et qui ont 



\ 



pour gangue des cristaux de chaux carbonatéeMnécastatique , recou* 
vrant une brèche argileuse grise ; de ConiJla prés de Cadix. 

3. 4i, Autre morceau plus petit « dont les cristaux présentent les 
mèoies variétés ^ et ont une gangue semblable : rapporté de la Cali'» | 
fornie, en 1771 , par feu M. labbé Ghappe d*Auteroche, de T Aca- 
démie royale di^s Sciences , et remis à Buffon «vec une belle suite 
de minéraux de la Sibérie. 

4* Soufre octodécimal , de Bevieux. 

- S* Soufre ^^fiiVa/e/t^ ^, jaime-citrin^ translucide; (cristal d en- 
viron 5 centimètres ( a pouces ) de longueur et 4 centim. (18 lignes) 
d'épaisseur , sur la chaux c^arbûnatée ; de Conilla. 

6. Soufre strié , jaune-citrin , légèrement nuancé de verdàtre, sur 
des matières argileuses altérées de la Solfatarre. 

La même variété se ,ti!ouve k l'Etna en Sicile ; au Pic de Téné»* 
riffe , à i'ile de Bourbon , etc. 

7. Soufre concretionn^-fistulaire^ translucide, de Vulcano ; 
donné par feu Tabbé Lazzaro Spallanzani, qui en a observé des stu-^ 
lactites de 3 pieds de long sur 3 pouces de grosseur , dans une grotte 
formée. dans les parois du cratère de ce volcan. ( Voyages , etc,. y 
t. a , p. iSa. ) ' 

Le Muséum est redevable à ce savant célèbre d'une suite nom- 
breuse de morceaux choisis des productions minérales des iles 
AËoliennes qu'il a si habilement décrites. 

8. Soufre amorphe , jaune-roussâtre , disséminé dans la chaux 
sulfatée lenticulaire ^ grisâtre ; de Sicile. 

^8. A. 5. u^morffhe, jauno-roussâtre , disséminé dans la chaux- 
sulfatée laminaire ^ ^nacré ; de Bévieux en Suisse. 

On le trouve également en masse dans la chaux sulfatée , près 
des glaciers de Pesay et de Gebrulatz , département du Mont-Blanc ;' 
dans rOisans , etc. Sur les bords du Kiouvert , dans le Qneiras ^ 
il est en rognons transparens , d'un beau jaune citrin , dans la 
chaux sulfatée limpide. 11 est encore disséminé dans la chaux sul^ 
fat^ anhydre des environs de Pesay. (Note de M, Héricart, ) 

9. Soufre puhérulent , blanc- jaunâtre , dans le quarz-agathe-py- 
romaque , géodique ; des environs de l'abbaye de la Cbaritç et du 
village de Neuville , département du Douba : donné par M. Nicque 
en 1753. 



4 



L 



(Me) 

10. Soufre eoncréttonné'thermogèhe y fibreux, blanc'jaunlitre 9. 
znat ; des eaux thermales «l'Aix-la-Chapelle. 

Ce beau morceau a été rapporté par M. Le Noir , ingénieur des 
Mines , et donné par feu M. le comte Fourcroy , de Tlnstitut Itel-- 
pénal et professeur de Chimie générale' au Muséum. 

Les morceaux relatifs à Tespèce Soufre sont au nombre d*environ 
^naranee ; la plupart 4*9ntre eux sont d*un beau volume et d*une 
conservation parfaite. 

"Les variétés unUaire, émoussée , dioctaèdre et unibinaire , mm* 
quen^ encore. 

^^ EsFàcB. DIAMANT (m). 

( Première partie > p. 91 et^ ^85. ) 

Piao&ant de tous les Minéralogistes. 

Diamant, W. et Karst. — Detnaru, AE^uxEi^V ^^DiamanU » 
Petr. — Id. , Herivg. ,— ' Dia^mond , Kirw. — Çarbonp pur ? 
Plama^t , Tond^. 



YAKlàris DB FOPMBa* 



j. Diamant adfûfue; prem. part. p. !&8. 

"S^ Diamant émarginé ; 

3 Diamant dodécaèdre ; 

L'octaèdre émarginé , c*est-à-rdire dont les i^ arêtes sont rempla« 
cées par autant de facettes. ( De Drèe, ) ^ 

4* TAdkVûXiiW sphèroîdal'Comprimé hémitjrope ; 

L'observation de cet accident parmi les cristaux de cette subs«* 
tance , est due à M. le Baron Guyton-Morveau <}ui en a fait voir 
un beau cristal à la classe des Sciences physiques et mathématiques 
de l'Institut Impérial} , dont il est membre , en janvier 1809. 

M. De Drée- possède une suite très-précieuse de diamans cristal* 
Hsés , très*gros et très- nets , parmi lesquels se trouvent ces quatre 
nouvelles variétés; Ses diamans taillés, limpides et de diverses cou- 
leurs, sont aussi d^un grand prix. U les a décrits dans son Musée, 
p. ii5 , et suiv. 

ANNOTATIONS* 

Le Diamant se trouve, en cristaux disséminés, dans des 
terrains d^alluvion de diflFérens*lienx 4^e l'Asie ^ qui paroîsaene 
pipoTenir de 1^ déco/nposition dç cei^tains grès , d«ns lea 



1 



(247) 

veines desquels on en rencontre quelquefois (i). A Serro do 

Frio, dons le Brésil^ ils sont engagés dans une brèche à 

base de sabloft ferrugineux ou répandus à la surface du sol (2)* 

Le gisement de ce minerai est encore très-peu connu. 

M. Warner pense que les Diamans que Ton trouve au pied des 
Monts Orixa , dans l'Inde, ont été formés primitivement dans Tinr 
térieur de ces montagnes qui appartiennent à la formation des 
trapps , et qu ils en ont été détachés d^ns la suite. ( Brongniart ^ 
t. 2 , p. 60. ) 

(1) La première mine du pays de Visapaur est appelée Raol- 
conda ; elle est distante de cinq journées de Golconde et de huit k 
neuf de Visapour. « Tout autour vdu lieu où se trouvent les î)ià^ 
mans, la terre est sablonneuse et pfeine de roches ^et de taillis, à» 
peu près comme aux environs de Fontainebleau. U y a dans ces ro- 
ches plusieurs veines , tantôt d'un demi doigt de large , et tantôt 
d'un doigt entier , et les mineurs ont de petits fers crqchns par le 
bout , lesquels ils fourrent dans ces veines pour en tirer le sable ou 
la terre qu'iU mettent dans des vaisseaux , et c'est ensuite parmi 
cette terre qu'on trouve les Diamans. » ( Tai^mier , Voyages des 
Lides , t. 3 , p. !^gS , édit. de^ 1776. ) 

On trouve aussi des diamans dans le royaume dé Bengala , aux 
environs de Soumelpour , dans le sable de la rivière de Gouel ; et 
dans celui de la rivière de Succadan , dans l'île de Bornéo. ( Z^ 
même , p. 3.i 1 . ) 

Suivant le catalogue raisonné des mines de diamans présenté en 
176.8 y à. la Société royale de Londres , par le Grand-maréchal 
d'Angleterre , il existoit alors vingt-trois mines dans le royaume de 
Golconde. et quinze dans celui de Visapour. 

(a) Les diamans du Brésil n'ont été découverts que dans le com- 
mencement du siècle dernier dans le district de Serro-do-Frio ou 
montagne du froid , par les Paulistes ou habitans de l'ancienne capi- 
tainerie de Saint-Vincent , à qui l'on doitja connoissanco de toutes 
les mines de ces contrées , etc. M. de D'Andrade a publié dans , 
le premier volume des Actes de la Société d'Histoire naturelle de 
Paris, une relation très-intéressante de la découverte de ces mines^et 
de la manière de les exploiter ; nous' y renvoyons. 

« Le phis gios diamant connu est celui que possède le roi de Por- 
tugal ; il pèse ji «onces , 5 gros, 24 grains ( 1680 carats ) ; il esc 



(^48) 

«l^une belle eau ; sa forme est octaèdre un peu arrondie , comme me 
Va confirmé M. Je marquis de 'Marialva qui a vu ce diamant. Il a 
été évalué par les Anglais deux ceut vingt-quatre millions de livres 
fiterlings (cinq milliards de francs )• » (5. Sage», lustitntioas'de Phy- 
sique, t. 3 , p. loo ; i8i 1.) Il provient des mines de Serro-do-Frio. 
Bomé de Tlsle qui a égilement cité ce diamant dit que , « quel- 
ques-uns prétendent que c'est une Topaze blanche ( Cristallogra- 
phie, t. 2, p. 2o8). MM. Patrin et Brard partagent cette opinion 
à Laquelle nous oj^posons le témoignage de M. le marquis de Mariai va 
qui a vu cette pierre extraordinaire. 

Les diamans les plus remarquables , diaprés Dutens , Traité des 
Pierres précieuses , p. 17 et suiv. , sont : 

i<». Le Diamant du Grand Mogol, décric par Tavernier. Il pèse 
^79 carats 9 seizièmes II est d'une eau parfaite, de bonne forme, 
et n a pour tout défaut qu'une petite glace qui est à l'arête du tran- 
chant , au bas de la pierre. Il est taillé en rose et pesoit brut 900 
carats. Tavernier Testime , en mettant le premier carat à i5o liv. , 
1 1,723,278 livres. 

1**. Le diamant de l'Empereur de Russie, dont le poids est de 
779 grains ou 196 carats , suivant Patrin , et non pas 779 carats , 
comme Dutens et Rome de Tlsle l'ont rapporté.- Il est d'une belle 
eau , fort net , de l.i grosseur d'un oeuf de pigeon et de forme ovale 
applatie. L'Impératrice de Russie, Catherine II, qui en fitTacqui- 
sitioii ti\ payé 2 25o,o 'O livres comptant et 100,000 livres de pen- 
sion viagère ;iil vaut beaucoup/plps selon Dutens. Il est placé an haut 
du sceptre de TEmpereiir , au-dessous de l'aigle. 

3'. Le diiimant de l'Empereur d'Autriche qui appartenoit autre- 
fois au Grand-Dnc de Toscane. Il ['èse 139 carats et demi : Il est 
net et de be!Ie forme , taillé e tous les côtés à facettes ; mais 
comme l'eau tire un peu sur la couleur de citron , Tavernier ne met 
le premier carat qu'à 1 35 livres , et sur ce pied ce diamant doit va- 
loir 2,608,535 livres. 

4^. Le Régent^ de i3Q carats trois quarts. Il est taillé en brillant; 
sa forme et son eau sont sans défauts j aussi peut-il être regardé , 
quanta sa ()erfection , comme le plus .beau diamant du monde. Il a 
coûté 2,5oo.ooo liv., et vaut le double. S. M. TEMPsasuB et Roi 
le j)orre au pommeau de son épée. 

5". ^niiTiyleSancy, qui pèse 55 carat^. Il a été payé 600,000 liv. ; 
mais vaut beaucoup davantage suivant Dutens. 



r 



~\ 



i 



( 249 ) 

I à 5. Le gradin d'étude j)réseiite la série complète des variétés 
de formes du diamant, décrites dans Je Traité de M. Huiiy, elles y 
soBt offertes en cristaux d'un assez beau volume , au milieu des- 
jquels on distingue surtout k variété sphéroîdale. 

6. La première tablette au-dessous du gradii} d'Etude offre encore 
43es diamsns bruts, avec des dîamans taillés, limpides et de diffé- 
rentes couleurs arrangés comme il suit : 

Huit dîamans bruts dont sept appartenant à la vaticté Sphéroî-^ 
d aie et k ses sous-variétés S»'Sextuplée , S. -conjointe et S 'com' 
primée ; Tun d'eux à un ^oint noir au centre : le dernier est Pian- 
connexe. 

^euf diaœansiaillés dont deux limpides ^ deux fleurs' de pêcher/ 
deux verts et trots jaunes. 

Six piutrcs diamans taillés limpides , présentent les différentes 
sortes de formes adoptées par les lapidaires pour la taille de cette 
prêcheuse substance, et auxquelles ils ont donné les noms de Pierre 
épaisse, Pierre Jbible , Brillant, Brillonet , Rose et Poire : il» 
sont ]>lacés parmi les objets employés dans les arts. 

Le Muséum possède en outre un Diamant dont la description ne 
sera pas déplacée ici : 

Diamant yat^ne , transparent, forme carré long-, taillé à croix de 
cbévaîier dessus et dessous, la table très-élevée et étroite : sa cou- 
leur est fort belle et uniforme. Il pèse 19 décigram. (Sy grains). . 

m^ EspàcE. ANTHRACITE (m). 

( Première partie , p. 91 et 286. ) 

Charbon fossile incombustible , OtrvTOW. — Plombagine cbar- 
t)onneuse ou Anthracite , De B. — * Anthracite , Dolomibu. — Houil- 
Jif e , Dad^. — Houille sèche. • — Olanzkokle , "W^ — j4nthracit , 
^k^sx."^ Blenda carbonosa, Heeuo. -^-Native minerai Carbone, 
Ki^w. — Gl^nce Coal , Tsoiss. -r- l,a Blende charbonneuse ou b 
Kolilenblende, Brocb.— Carbone oxyduléoi/ Geanthrace,ToNni. 

AtLÙa^ciieJeuUleté, "^Schieferige Glanzkohle , W. — Gemei" 
ner Amhracit , Karst. — Slatjr Glance Coal , Aruhracit^ Kih- 
kenny Coal , Thoms. 

A Compile, — Mu&cJUiche ^ Glanzkohle , W. — Schlahigcr 
\As^^braciL, Karsx. ^^ Coij^iaïdal Glance Coal, Tho^s. 



( aSo ) 

▼ ARliT^S DE rORMBS. 

'Anthracite trisudlùé, ou plutôt présentant une ébauche de cris- 
tallisar i qui donneroit un octaèdre plus aigu que le régulier ; 
trouvé r':n$ les mines de houille du pays de Berg , près de la R6ë( , 
«ur les bords du Ahin. Il est noir , luisant et' strié transversalement. 
{/faûjF, cours de 1806. } 

ANNOTATIONS. 

L'Anthracite se trouve dans les terrains primitifs, mais 
non pas exclusivement , il y est an contraire fort rare, et sob 
existence dans ces sortes de terrains parait même donteose 
à qnelqnes naturalistes. On en cite cependant en lits dans le 
rneiss à Chandoline (i) , aa-delà de TOrvo et vis-à-vis de 
'Sioo« en Snisse. Il est en couches dans la Granwake, à 
Lischwitz près de Géra en Saxe et dansées terrains de tran- 
sition de la Tarentaise (2) ( Héricartet Brochant)» On le 
rencontre aussi dans le^ veines avjec le plomb sulfura à 
Clansthal au Hartz., et à Konsberg en INTorwège avec Targuent 
natif. Il existe enfin dans les couches des montagnes stra- 
teoses carbonifères , avec plusienrs variétés de HojQille y 
comme à Brandau en Bohême, à Tîle d^Arran en Ecosse y 
an Mont Meissner dans la Hesse , dans des montaf^nes trap- 
-péennes ^ et ailleurs. — £n Espagne (3) , en Amérique , etc. 

(1) M. Brochant révoque en doute l'existence de TAnirhacite dans 
les terrains primitifs proprement dits , et notamment à la Chando- 
^ .line. ( J. des M. , t. ^3 , p. Syo. ) 

Ce Mémoire de M, Brochant renferme une foule d'observations 

in éressantes sur les Terrains de irons ition de la Tarantaise et de 

quelques autres parties de la chaîne des Alpes , qui prouvent les 

grandes connoissances de Fauteur , et font désirer ardemment la 

• publication du Traité des Roches qui doit former le complément 
.de son Traité de Minéralogie. 

(a) « L'Anthracite se montre en beaucoup d'endroits de la Taren- 
sise ; mais nous ndiis bornerons , dit M. Brochant, à citer cinq de 
ces gisenicris principaux , qui sont sitiiés â'Moûticrs , à Macot } k 



/ 



( 25i ) 

Landry , au petit Saint-Bemad et à Montagnyé C^eét dans cm deux 
derniers que j'ai le mieux observé les circonstances géol($giquês qui 
caractérisent le terrain de transition. A Montagny , FAnthracite 
forme tantôt des amas irréguliers parallélos aux couchées, asses 
épais, mais peu étendus, tantôt des couches déterminées. II est 
souvent entrecou|)é de veines de qoars-^anc, et il en renferme 
quelquefois àfis rognons : il est aussi toujours mélangé de pyrites- 
H est encaissé dans un schiste noi^ bitumineux , qui est lui-même 
accompagné d'un schiste micacé gris à petites paillettes et à feuillets 
non brillans qui renferme quelquefois de petites veinules d'Anthra- 
cite granuleux. Ces caractères et cette association se rencontrent 
également dans les autres gîtes d'Anthracite; mais à Montagnyle 
schiste micacé adhère immédiatement à des poudingues quarzeux à 
pâte de schiste micacé et de fragmens de roches primitives dont il 
est impossible de ne pas reconnoître la structure arénacée. . . • Le - 
schiste bitumineux qui accompagne les couches d'Anthracite du 
.petit Saint- Bernard, présente des empreintes végétales qu'il ^st im- 
possible de révoquer en doute. ... A Villarlurin , près de Moustiers, 
et à Landry on en trouve de semblables , etc. » ( J. des M. , t. *23 , 
P* 5^7 et suiv. Ces empreintes avoient déjà été observées aux 
Chalanches par M. Héricart de Thury , dans scut 'Mémoire sur 
l'Anthracite , cité prem. part. , p. a86. 

(3) On a découvert en Espagne , tout près du monastère d'Harhas, 
situé à peu de distance de la gorge qui conduit à Oviédo par le dé- 
licieux vallon de Campomanes , un bel Anthracite qui donne des 
traces sensibles d'acide prussique.il avoit donc appartenu dans l'ori- 
gine , dit M. Proust, aux charbons de terre. ( J. dePh. , t. 70, p. 33a ) 

M. Lacoste de Plaisance nous a écrit e(n juin 1806, qu'il avoit 
trouvé FAnthracite dans une roche granitique du dépt. du Gantai. 

1. Anthracite laminaire o\x feuilleté , /noir-bleuâtre , éclatant ; de 
Fresne , près de Valenciennes , département du Nord : plusieurs 
morceaux donnés par M. Tondi en 1812. 

1, d. K. feuilleté^ noir-bronzé , offrant dans sa cassure die% taches 
d'un ijoir mat ; de Kilkenny en Irlande. 

Les habitans voisins dés exploitations de houille l'emploient comme 
combustible. Il a été donné, avec plusieurs autres échantillons de 
minéraux d'An^ierre , en mai i8o3 , par M. Jean Pinkerton, géo* 
graphe et minéralogiste anglais. 



( a5a ) 

t. ù* A» JèuilletS , noir- bleuâtre, en couche mince ^ sur un» 
^gile micacée , gns«ver4^tre ; de Bohême. 

2. Anthracite compacte , noir-bronzé , très^édatant i des envi« 
rons de Fh^tadelphie : donné par M. Féales. 

2. a. A. compacte^ noir-blanchâtre, en petites conches dans le 
schiste argileux à empreintes végétales ; du Valjouffrey , dépt. de 
l'Isère: donné en mai iSn, par M.Héricart de Thnry , avec 
plusieurs atitres morceaux d*Anthracite compacte, métalloïde ; de 
"Venosc en Oisans , du Mon>Genèvre , et d'autres parties des 
Kautes-Aipes. 

9i ù, A. compacte, en rognons dans la chaux carbonatée bitumi- 
«ifére , en partie laminaire et en partie compacte , blanc-grisâtre , 
d'une carrière sitfiée sur ieé bords de la Afeuse , entre Visé et At- 
genteau, à 14 kilomètrfas de Uége y département de^TOurthe : donné 
par M. I. J. Omalins d'Halloy , en juin 1806. 

5. Anthracite ^ohuleux , à cassure écailleuse et luisante , d'un 
beau noir , dans Isi chatix carbonatée laminaire blanche ^ avec argent 
natif; de Konsberg en Norwêge, 

4* Anthracite caverneux ^ noir mat; du plateau du Troomouse , 
dans les Hautes-Pyrénées. 

5. Anthracite compacte , irisé ; du Creusot , département de 
Saône et Loire. ' ' 

SECOND ORDRE: 

Substances combustibles composées* 

I« EspBc». GRAPHITE (jw). 

Fer cABBURé , du Traité. ^ 

(Première partie, p. i4o. ) 

Plombagine, R. D, — Id., DfL B. — Id. DsI'âm. , etc.— Carbure 
de fer , Nouv. Ch. — Fer carburé , Haut. — Vulg. Crayon noir 
et Mine de plomb. — Plombagine , pEtii, — Graphito ou Pi^dra 
de «crl^/r, H^RRo. — P lumbago^ Kirw. — Le Graphite, Brqch. 
-^ Id. , Thoms. — Id. , Brono. — Carbone o:|p'dulé ferrvgîné ^ 

^OWDI. 



yT 



I 

4 



L 



G. granutaire. - Schuppiget Graphie , W. et lUâw. - Bàdy 
Graphite , Thoms. 

Le GrapLîte appartient ans montagnes anciennes dam 
lesquelles il se rencontre soit en lits , soit disséminé. — Il 
est en lits dans le Granité à Langsdorf en Bavière, et près 
de Gerace , en Calabre nhërienre ; et dans la serpentine 
jcommane à la montagne de la Mora , près de Marbella en 
Andalousie ( Tondi). 11 est également en lita dans le schiste 
argilenx à Barowdale , près de Kesvi^g, daiis^ le Cnmber- 
land. — Il est dissémine dans le Granité, an Groenland , 
et dans le schiste micacé, près de Monte-Rosso , dans U 
Calabre ultérienre ( Tondi ), On eh trouve aossi in France 
dans les départeraens dn Mont-Blant; , dte l'Arrîège , daPd , 
delà Stnra , etc. ; en Espafl^ne, etc. 

M. le docteur Bonvoisin a découvert cette ^substance en deux 
endroits différens du ci*devant PJémout : l'un dans le déiparteinent 
de la Stura, dans la montagne Cogni-d'Orgial , et Tautre dans le 
département du P6 , vallée de Lucerne ou de Pellis , arrondissement 
de Pignerol. Dans ce lieu , le Graphite est pur et massif, et a environ 
3 pieds ( 1 mètre ) d'épaisseur. Il est dans une roche feuilletée grar 
niteuse. (Acad. de Turin , i8o5 , p. i75 et suiv. ) 

1 et a. Graphite primitif, et Gi lamelU/ormê , sur le feldspath 
laminaire , incarnat ; de Krageroe en Norvège. 

M. Haiiy possède un échantillon de G primitif, qui lui a été 
envoyé de New-Yorck , par M. James Bruce. Il est quel(|uefois 
annulaire. Sa gangue est une syenite. 

3. Grsi^Ute granulaire^ à tissu feuilleté ; de Griasbach en. Bavière. 

3. fl. Le même, *de Schôupikel, prè^ de Glocknitz , dans k 
même pays. 

' 3. h. Plusieurs autres morceaux souillés d'oxyde de fer ; de France. 

4. Graphite granulaire-compacte ou à grains extrémeqffent fins » 
d'un noir mat dans sa cassure , extrêmement luisant, noir de fer.^ 
de Barrowdale en Angleterre. 

C'est de cet endroit que provient le Graphite le plus pur et lôr 
plus estimé pour la fabrication des cfayons dits de JB^rie deplorrd»» 



(354) 

• '5. Grapliitd uhUtoXde ; du grand-ducHé de Francfort : donn^ 
par M. Leonhard , à qui le Muséum est redevable en outre d'une 
suite nombreuse de roches du 'même pays que ce savant lai a 
adressée en janvier 1812. 

n/ EspicE. BITUME. 

( Première partie , p. 9$ et 287. ) 

Bitume ou Carbone pbytogène hydrogéné, Tondu 
Bitume liquide, blanchâtre. — Naphte, R. D. — .Id.,BEaoM.^ 
Delam. , etc. — Pétrole fluide trés-pur, Naphte, De B. — Erdôlj 
W. — Liquides Bergôl , Kahst.— Nafia, Pbtr. — NapJua, Bal- 
êamo de ntontana , Hbrrg. — Naphta , Kinw. — L'Huile miné* 
raie , Naphte , Broch. — Bitume Naphte , Baono. 

B. liquide , brun ou noirâtre. — Huile de Gabiau , du corn- 

'^erce. — Pétrole, R. D. , etc. — Pétrole gras , brun , De B. — 

J^erdictes Bbrgôl , Karst. — Petrolto, Petr. — Aceyte de piedra , 

Petroleo ^ Hbr^o, — Petrol, KiRw. —1- L'Huile minérale com* 

«nune ou le Pétrole , Broch. — B. Pétrole , Broitg. 

Bitume glutineux. — Poix minérale ou Malthe , R. D. -— <* Id. ; 
Bbrgh. — Pétrole. tenace, Maltha , De B. — Pisseaphalie , Daub. 
Id. , Mono. — Zakes Erdpech » Rarst — Bergtheer ^ Aëmmeri.. 
— Malta ^ Vbtcb.. — Petroleo espeso, Herro — Minerai Tar ^ 
Barbadora Tar^ Cokœsiçe minerai Pitch, Kzrw. — Le Goudron 
minéral , Broch. — B. malthe , Bruno. 

Bitume solide , luisant. — Asphalte ou Bitume de Judée , aussi 
nommé Gomme des funérailles et Karabé de Sodome , etc. , R. O. 
Pétrole solide , cassant , luisant , Asphalte , De B. — Id. , Delam. , 
etc. — Schlakiges Erdpech , W. et Karst. — Seifo minerai , o Bi^ 
iume Giudaico, Asfaho , Petr. — Asphalto, Moka , Herrg — 
Compas minerai Picht^ Asphalt^ Kirw. -^ La Poix minérale 
scoriacée , Broch. — B. Asphalte , Brong. 

B. soUde , terreux. — ^ Erdigea Erdpech , W. — Thonartiger 
Erdpech, Karst. — Semi compact minerai Pitch , Kirtv. — La 
Poix minérale terreuse , Broch. 

Bitume élastique. — Cahout-chou fossile , Delam. — Elasticlies 
Erdpech , W. et Karst. — Minerai Cahoutchou , Kirw. — La 
Poix minérale élastique , Broc^:. ~ B. élastique , Brong. 



( 355 ) 

Le Bitnme se rencontre ordinairement dans les monta- 
gnes à couches; il j existe sous plusieurs états très-diffé-> 
rens. 11 abonde dans les pay§, volcaniques ; son odeur se fait 
fortement sentir pendant les éruptions de Vésuve. — Li- 
quide ^ il coule des masses pierreuses qui en sont irapré« 
gnées on s'élève à la surface des eaux. 11 surnage en mor- 
ceaux d'une grosseur quelquefois considérables à la surface 
du lac Aspbaltiqne. L'action de l'air le fait passer à l'état de 
bitume glntineux et de bitume solide. Il est.très-abondanten 
Perse, an- Japon , à File de Java , en Amérique, à la Tri-» 
nité , en Italie (i) , eh France (2) , etc. — Solide et écla-^' 
tant on le trouve en conches , an val Travers près de Nenf- 
çbâtel en Suisse , et en veines dans le. grès marneux entre 
Hérissa a et Teufen , canton d'Appenzel. Il se rencontre 
également dans les veines de la Grauwake près de Grund 
au Hartz ; mais il n'est pas éclatant, — ^ La variété élastique 
n'a encore été trouvée que dans les veines , aux environs 
deCastleton, dans le Derbyshire. >^ 

(i) Le NapKteest plus abondant en Sicile que le Pétrole. On en 
trouve en plusieurs endroits , et principalement à Leonforte , à Bi- 
vona sur une fontaine, aux environs de Girgenti , dans le fleuve 
Sjmète, àPolizzietà Canalotto. Le Pétrole se trouve dans les 
deux petraglies , à la superficie de plusieurs pierres qui le renferment 
ou en goutelettes surnageant l'eau. {De J?orcÂ, Min. sicil. , p. 181.) 

Les fontaines de Pétrole du mont Zibio sont situées au fon^ d'un- 
vallon, à environ un demi-mille de distance' de la salse de Sassuolo. 
f On nomme Salse dans le Modénois des tertres en forme de cônes , 
dont le sommet pirésente une sorte de cratère d'où jaillit une fange 
demi- fluide et salée qui retombant sur les flancs du c6ne, en aug- 
mente aussi les dimensions. ) L'une d'elles s'appelle le /foiri blanc , 
Pautre le bain noir, de la couleur du Naphte ou du Pétrole qui en 
déconle , et dont la quantité est d'environ 12 onces ( 67 décag. ) 
par jour en été et de la moitié en biver. Quand la salse de Sassuolo 
éprouve ^e violentes convulsions , la quantité dé pétrole qui co^le 
«yec Teau de ces fontaines diminue , etc. ( Spallanzani , t. 5, 
p, a63 et suiv. ) \ 



/ 



( 256 ) 

L« Bitume liquide d*AmiaDo , dans TEtat de Gènes , est eoi* 
Jplo^sé aujourd'hui à la place de Thuile pour Féclairage de cette ville^ 

(2) La source de Pétrole , située à 16 hectomètres de Gabian^ et 
à 1 2 hilometres de Pezenas , département de THérault , est une 
"des plus intéressantes de ce genre. Découverte en 1618, elle a 
fourni pendant 80 ans jusqu'à 36 quintaux de Pétrole chaque 
année; mais depuis 1776, elle n'en fournit plus que quatre quin- 
taux. ( Marcel de Serres , J. des M., t. 24 , p« a32. ) 

Celle du Puy de la Pège, aux environs de Clermond^Ferrand ^ 
est aussi très-curieuse , quoique beaucoup moins abondante. Elle 
sort d^un tuf basaltique analogue à celui du Puy de Crouelle et du 
Font du Château', dans îe même pays. 

1. Bitume liquide^ jaune ^e vin ; de Monte-Chiaro , dans le Mis* 
denois, en Italie. 

1. a. B. liqijùle, brun , de Gabian, département de FHérault. 

I . ^. Le même , du Puy de la Poix , noma.é Pège dans le pays ,' 
aux environs de Clermont-Ferrand. 

1. c. Sable imprégné de Bitume d'où on le retire par Ja distilla- 
t;ion ; de Gaujac , près d'Acqs , département des Landes : donne 
par M. Poodensky. , 

\. d.B. liquide » brun, recueilH à la sur&ce de Tecm d'une fon«^ 
taine située dans la partis orientale de Pile de Java , à 3 lîenes ( 1 1 
kilomètres ) vers l'iiitérieinr de Sourabaya , par M* Willaumes ^ et 
donné par li» an Muséum. 

3. Bitume glutineux , iioir-bnifiàtre , à la surface d*une brèche 
calcareo-bitumineiMe , avec crbtaux de quara-hyalin , limpides » 
groupés en rese; du P<yiHHiu^Oldtea«f dépavtem^t du Puy-de« 
!D6nM : donné par M. Nampon. 

2. a, Autre morceàti de la même Toche , regardé comme un Tuf 
volcanique par' Iss uns , et par les autres comme un Tufïrappéen 
( JSasak-*T»f, W. ) avec là poix , et dont lea cristaux de quarz- 
hyaUn sont eneroà;fés de quarz-a^he câleedoiae. U a été donné 
jKir M. Gocq. 

3. Bitume solide, noir, sur du quars et du tak-cUorîte , avec 
jfer oxydulé ; de fiitsberg , province Dalaroe , en Suède. 

3. a. Autre morceau avtc cristaxtx de quarz , sur du gaeiss ; de 
Orange, même pays. 



( ^5? ) 

5. b. B. soîiâè , luisant , d'un beau noir ; du Val-Ttavert. 

3. c. Le même ; du lac Asphaltique , en Palestine. 

5. d. B. solide , noirâtre , sur le quarz-agathe , dans une amyg* 
daloïde , à base de wacke grise y de Sibérie. 

4. Bitume élastique , brun-jaunâtre ; de Odin près de Mamtor , 
dans le Derbyshire : beau morceau donné par M. Bourgoing , rece- 
veur dans les Droits-réunis. 

4. a. B^ élastique , brun-noirâtre , . sur chaux fli^atéô gris-cen* 
drée , avec plomb sulfuré laminaire ; du même pays : donné par 
M. Mawe, anglais, auteur d'une minéralogie du Dcrbysbire, yn-* 
primée à Londres en 1802, et marchand de minéraux. 

4. ^.,B. élastique , brun-verdâtre , ayec fer sulfuré disséminé r 
deux échantillons. 

APPENDICE. , 

I. DAPECHE. BITUME ÉLASTIQUE? 

( J. de Ph. t. 67 ,7). 76 et 77. ) 
M. de Humboldt a rapporté de PAmérique méridionale, une 
substance élastique, spongieuse et assez semblable à un champigpon 
desséché , qui- offre la plupart des propriétés du Caout^Chouc ou 
gomme élastique. 

Elle brûle comme lui à la flamme d'une bougie ; efface les traits 
de la plombagine et communique au papier que Ton en a frotté Té- 
lectricité résineuse. , 

M. W. Allen , de la Société royale de Londres , en a fait Pana^» 
lyse compai^tive. 

L'acide nitrique , simplement chauffé, dissout presque en entier 
les deux substances : cette dissolution est limpide et doime par l'ad- 
dition de Peau , un précipité de la moitié du poids de la résine 4^^" 
soute. Cent parties de Pu^e et de Pâutre distillées séparément dans 
une cornue de verre ont donné : 

Dapécke. Caout-Chouc, 

Huile empyreumatique. . . So ^2 

Eau acidulé 2 ...**. . o 

Hydrogène carboné. ... â . . . . . a 
Késidu carbonîïeux . . ... 16 . .. • . 6 



I 00 1 00 



11 XL Y a point eu d'indices d'Ammoniaque. 

17 



\ 



« 



( 258 ) 

Cette stjbstance a été trouvée à 2 ou 3 pieJa seulemeot soi» la 
surface du sol. 

II. RETINASPHALTE. 

( CA. HatcheU^ Bibliothèque britannique , t. 3i , p. 140 et sui?.) 

M. Charles Hatchétt a donné , dans son intéressant mémoire sur 
le changement des priiicipes prochains des végétaux en bitume , le 
nom de Rètinasphalte à une subsunce combustible ^*il regarde 
comme un mélange natiurel de résine et de bitume , et qui se trouve 
en petites masses disséminées dans le Bois bitumineux (^Boçey* 
ComI) à Bovey , dans le Devonshire, en Angleterre. 

La plupart de ses* caractères la rapprochent de certaines variétés 
de succin opaque; mais M. Hatchétt dit expressément, p. 342, 
qu'on u'a pu obtenir diacide succiiiique de cette substance par au- 
cun des procédés connus. 

Il regarde comme étant analogue à son Rètinasphalte la substance 
combustible trouvée près d^Helbra , dans le comté de Mansfeld , 
dont M* Voigt a donné la description dans son savant traité sur la 
Houille et le Bois bitumineux ( J. des M. t. 27. ] 9 ^ous le nom de 
Terre végétale bitumineuse , grise. ^ 

Cette dernière substance n*a encore été trouvée qu*à Alsdorff et 
à Helbra , comté de Mansfeld , dans des Couches de hois bitumi- 
neux : elle y forme des couches minces erde'pèud^étenduedans la 
terre végétale bitumineuse brune , au milieu de laquelle les morceaux 
les plus purs et les plus légers se trouvent en rognons gros comme 
le poing. £n sortant de la miue elle est molle et visqueuse : elle se 
^erce en séchant et dans ce dernier état elle est friable sous les 
doigts. £lle prend feu à la simple flamme d*une bougie et souvent le 
bitume qu'elle coi^ent tombe goutte à goutte pendant la combus- 
tion. L'odeur qu'elle répand en bifû]à!nt n'est point désagréable. 
,( p^oigc , J. des M. t. 27 , p. 1 3a. ) 

m." EspàiîK.. ROUILLE. 
( Première partie , p. -94 et 2QQ. ) 

Houille ou Charbon de terre , B. JD. — Pétrole uni à Tar^Ie V 

Charbon de terre , Bergm. — Id. , De B. , etc. — Charbon de 

|)ierre , Nonnul — Sckwarz Kohle , W, — Steinkohle , Kaast. — ^ 

Carbon fossile , Antrace , LitarUrace , Petb. — Carbon âé jAèdra , 

HfiRRo. — Minerai Carbon impregnated with Bitumen , Kiaw. — - 



( 259 ) 

'BIm^ Coal, Thoms. —Le Charbon de terre ou la Houtlîe, BaoctC. 

— Houille, Browg. — Carbone zoo-phytogène hydrogéné ou Zoo- 
pfaytanthrace , Tondi. 

H. feuilUtée. — Schieferkohle , W. et Karst. — Slate-Coal , 
Thoms. — La Houille schisteuse , Broch. —'Van de la Hoiiilk 
grasse , Brono. 

H, bacillaire*. — Stangenkohle , W. et Karst. -^ Columnar 
Coal, Thoms. — • Houille scapiforme , Broch. — Yar. du Lignite , 
Brono. 

H, compacte, — Kannelkohle, W. — /C«wrec/.^o/i/c , Karst.— • 
Minerai Cétrbonimpregnqied'withMaltlia, Cannel-OQtd , Kirw. 

— H. compacte , Brong. 

•H. papfracée *. — Terre bitumineuse •feuilletée , Bomarb» — 
Terre foliée bitumineuse de J^ellili. -•-* Merda di Dia^^olo , des 
Siciliens. -^ Dusodile ou Dysodile, Cordi£R. — Tourbe papyraeee^' 

ToNDI. 

IS., fuligineuse *. — Russ-Kohle , des Allemands. — Ciod-Coai 
des Anglais. — Houille pulvérulente semblable à la suie , J. des M; 



CARAGTERKS BT VARIÉTÉS. 



/ 



La Houille feuilletée est susceptible comme TAnthraci te feuilleté^ 
de se diviser mécaniquement en prismes droits rhomboïdau): d en- 
Tiron gô degrés. ( Haiif , 1806. ) 

I. Houille bacillaire; 

£n masses divisées en petits barreaux qui ont ordinairement de 
quelques lignes à i pouce d'épaisseur : ils sont souvent coutourné$ 
et le nombre de leurs faces varie. 

Cette variéré de Houille est tendre et très*fragile , légère ; sa cas^ 
ture est conchoïde et èon éclat tirant sur le métallique. Elle se 
trouve avec le Glanzkoble ( Anthracite ) , à )a partie supérieure de 
la couche de Pechkohle ( Jayet) du Mont-Mcisner. ( f^oigc , J. des 
M., t. 27, p. i34. ) 

2. Homïïe /uligineuse ; 

Ordinairement pulvérulente , quelquefois en masses terreuses 
légères, très-friables , fortement tachantes et d*un gris-noirâtre trùs- 
foncé, presque noir parfait , mat ; expOvsée au feu , elle y brûle par- 
firîtefBent (la Houille schisteuse altérée et en poussière brûle atv 



( 26o ) 

contraire avec difEcalte ) , et y ezbale Todenr d^ bitume qui est 
propre à la Houille. 

Son gisement est exactement le même ^ue celui de la Houille 
schisteuse dans les propres couches de laquelle elle se trouve coin- 
munément, comme à Cammerbach et à Mannebach , Grand-ducbé 
de Weimar : en certains endroits , comme à Stokfaeim , dans le 
pays de Bamberg , elle forme à elle seule des couches assez puis* 
santés , dans lesquelles on ne trouve que rarement de la Houille 
schisteuse. £n Angleterre et dans les environs de Valdenberg en 
Silésie , on carbonise cette Houille : pendant Topératîon , elle se 
prend toute en une masse que l'on coupe ensuite en morceaux de 
grosseur conveaable , etc. ( Voig^^ mém. cité , p. 67 , 69 et 6i. ) 

3. Houille papy racée ; 

Cette substance, que* M. Gordter considère comme une espèce 
particulière , lui a présenté les caractères suiyans : £lle est en masses 
d*un gris-verdAire ou jaunâtre , à tissu compacte et feuilleté tout-à- 
la-lois. Elle est tendre, cassante, exhale Foieur argileuse par Fin- 
su flation de Fhaleine, pèse 1,146. Son caractère le plus remar- 
quable est de brûler en répandant une odeur d'une fétidité insup- 
portable , et de laisser un résidu qui forme plus du tien de s^a 
poids. Macérée dans Feau , elle y devient translucide , et ses feuillets 
acquièrent de la flexibilité. 

On la trouve à Melili , près de Syracuse en Sicile , où elle forme 
tme couche peu épaisse entre les bancs de pierre calcaire secondaire. 
( Cordier , i, des M. , t. aS , p. 271 et suiv. , ou J. de Ph. , t. 6y , 
p. 377 et suiv. ) 

Elle avoit déjà été indiquée par Valmont de Bomare ( Minéra- 
logie , t. 2, p. 97 ; 1774) ) comme uue simple variété de Terre 
tourbe bitumineuse. 

ANNOTATIONS. 

La Houille appartient aux terrains secondaires on posté- 
rieurs à l'existence des élres organisés. On la trouve ordi- 
nairement dans les parties basses du globe où elle forme des 
couches plus ou moins épaisses qui alternent avec la pierre 
sablonneuse micacée y Fargile schisteuse, la marne, le fer 
oxydé argilenx, etc. dont la réunion constitue les montagnes 
:s cot^ches carbonifères qui doivent être considcrces comiuc 



. ( 201 ) V 

une formation particulière de montagnes stratenses. On la 
trouve anssi maïs moins commnnément dans léa mpntagnes 
stratenses calcarifères et p)as rarement encore dans les 
montagnes basaltiques^ comme au Mont-Meissncr> dans le 
Hesse, à Wehran dans la Lnsace et dai)s la montagne de 
CaKarina , dans le Vicentin. Les pajiS d^alluTiou en renfer- 
ment aussi ; maïs en très-petite quantité. — La quantité 
considérable de corps organisés ayant appartenu ou à de» 
animaux on à des plantes , les portions de bois simplement 
fossile ou déjà bituminisé, que renferment communément 
les couches de houille, rendent certaine Torigine végétale 
de cette substance. — Les pays qui fournissent ce combus- 
tible en plus grande abondance sont : Newcastle et Withe- 
haven , en Angleterre (l) , et en France, les département 
de la Sarre , de Jemmapes , de TOurthe , du Nord , de la 
Hante-Loire , dn Calvados (2) , etc. , etc. Il abonde égale- 
ment en Suède et en Allemagne. On en trouve aussi en Si- 
bérie (3) , eu Espagne , c^tc. 

Les bornes de ce Tableau ne nous permettant pas d'entrer dans 
de grands détails sur les divers gisemens de cette précieuse subs-^ 
tance et sur ses diverses variétés connues dans les arts sous les 
noms de charbon gi^as , charbon sec , charbon terreux , etc. , nous^ 
renvoyons aux ouvrages^ qui ont traité de la Houille ex-professo y 
tels sont : r^rt d'exploiter les mines de Charbon de terre , par 
Morand , 3 vol. in-folio , 1 776 ; le Mémoire de M. Guyot Duhamel, 
Inspecteur divisionnaire des Mines , inséré par extrait dans le t. 2 
dn J. des M. , p. 33 à 80 , avec 1 pi. ; et surtout le Traité , de la- 
Houille et du Bois bitumineux de M. J. Ch. G. Voigt , Conseiller 
des Mines dans le duché de Weimar , etc. , dont on a publié une- 
traduction dans le ay* volume du même Journal , p. 5 à 66 et p. 8i 
à j4o. « L'excellent ouvrage qui fait le sujet de la traduction que- 
nous offrons ici, disent les Rédacteurs, a été couronné par la société 
rojale des Sciences de Gottingue , en 1 802 ; les notes ajoutées ont 
^té rédigées en i8o4< « 

"Le Journal des Mines renferme en outre des Mémoires d'un: 
^and intérêt sur ce combustible, et qui sont dus à MM. Hassen- 



( 262 ) 

fratz , d' Aubuisson , Cordier , de fionnard , Gallois , Calmelet , ete. 
Voyez encore , sur Texploitation et Temploi de la Houille , les 
Voyages métallurgiques de MM, J^rs ; et au sujet de son origine, la 
Mémoire de M* Proust sur le Charbon de terre et les Bitumes» 
( J. de Fh. , t. 63 , p. 3ao à 338 ) ; et les Essais de Géologie de 
M. Faujas-Saiut-Fond. 

Pourra-t-on désormais parler de cette substance , sans avoir pré- 
sent à la mémoire , le dévouement sublime de cet Hubert Golfîn qui, 
surpris a\'ec soixante et dix de ses compagnons par une inondation, 
subite, au fond d'une houillère , et pouvant échapper à une mort 
qui paroissoit inévitable , s^enfonce dans Tabîme et s'écrie : Je veux 
les sauver tous ou périr avec eux. Son fils , jeune enfant , a partagé 
ses d :n<^ers et sa gloire. Leur généreuse résolution a été couronnée 
du plus heureux succès ; ils ont rendu à Ja vie tous leurs compa- 
gnons. 

S. M. rpMPEREUR ET Roi , qui ne laisse jamais une belle action 
«ans récompense , a décoré Hubert Goffin de Fétoil^ de la Légion- 
d'honneur. 

Vovez Tintéressante relation des événemens mémorables arrivés 
dans Texploitéition de Houille de Beaujonc , près de Liège , le a8 
février 1812 , par M. le Baron de Micoud , préfet du déj^artement 
de rOurthe ; le Journal de l'Empire des 7 , 8 , 9 et 10 mars 181 a et 
le rapport de MM. les Ingénieurs des Mines inséré dans le Monireur 
du même mois. 

La classe de la langue et de la littérature françaises de Tlnstitut 
Impérial a fait du récit de cet événement le sujet d*un prix d® poésie. 

(r) L'exploitation de la Houille est pour l'Angleterre , dit 
, M. Hérun de Villefosse , dans son Traité de la Richesse miné* 
~~rale , etc. , l'a me de tous les genres d'industrie : cent mille hommes 
y sont employés. En France , ce même travail occupe 70 mille 
hommes , et fait vivre 3oo mille individus. Cet empire qui en i 789 
n'obtenoit de ses houillères que 5 millions de quintaux de houille , 
en liie aujourd'hui cent millions : vingt-sept de ses départeoaens 
fournissent les trois-quarts de cette quantité. 

M. Lefevre-d'Heliancouït , l'un des Inspecteurs-généraux des 
Mincs.de l'Empire , a publié dans le t. 12 du J. des M. , un Mé- 
moire très-important sur les mines de Houille exploitées en France^ 
avec une c^rte qiii permet de suivre l'indication des moyens de 
circulation qui existent entre" les diverses provinces ou ceux <iiîe 



( 263 ) 

Yauteur propose d'étaUir. A l'époque de la publfcaiion de ce Uér 
moire (1802}, il existoit des exploitations de Houille dans qua- 
rante-scpt département de ^E^lpire, et seize autres ofiroient l'espoir 
dV découvrir ce combustible minéral. ( M4moire cité, p. 457. ) 

Le département des Apennins, renferme Une raine de Houille que 
îe voisinage de la mer et du Grand-ducbé de Toscane peuvent 
rendre d'une grande importance, notamment pour les établissement 
maritimes de la Spezzia. Elle est située près du château de Cani- 
parola , commune de Sarzanô ( Cordier , Statistique minéralogique 
des Apennins , J. des M. , t. 3o^ p 94 et suiv. ) 

(3) Les seuls endroits de la Sibérie où se trouvent des couches de 
ce combutible sont : les environs de la rivierç d'Argonne, district 
de Nertscbinsk ; ceux de la rivière de Tome , au cercle de Kous- 
netsk dans le Kolyvan ; et enfin les bords de l'Innée , près de» 
villages de Karakanskaja , Meretzskaya et Konovalova , dans le 
voisinage de la riche mine d'argent de Salairak , et ^e pseudo-vol- 
cans qui fournissent du jaspe porcelaine. Ces dernières couches de 
houille sont dans des collines de pierre sablonneuse : leur décou- 
verte est due à M. Hermann. ( Académie de Pétersb. No^a Afita 9 
t. XI, p. 184. ) 

I. ^oxrdie Jèuilletee ^ éclatante, d'un. beau noir ; des houillère» 
d'Anzin , département du Nord. 

1 . a. feuilletée renfermait des coquilles fossiles ; de Vorrèpe , 
départ, de l'Isère : donnée par M. Héricart de Thury, en 1811. 

I. ^. VL. Jeuilletée ,- commune ( E[ouille grossièrc'Globkohle , 
W. ) ; des houillères des environs de Valenciennes , département 
du Nord. 

Suite de morceaux de la même substance , de Lytry , départ, du 
Calvados , et du départ, de ITsère , donnés par le même. 

1 . c. H. feuilletée^ avec Charbon végétal fibreux ( F oser Koklè- 
d'Lstner ) , en couche à sa surface ; des houillères des environs 
de Lille , département du Notd. 

2. Houille compacte , noir-grisâtre , peu éclatante ( CanneUcoal 
des Anglais) ; de Wigan , dans le Lancashire , en Angleterre : plu- 
sieurs morceaux , dont un a été donné par M. Mawe. 

2. Houille papy racée , gris-verdâtre , en feuillets minces , oîh- 



• ( 264 ) 

dulés , applicpiés les uns sur les antres et peu adfaérens ; de Mellîlî , 
en Sicile. 

Ce morceau proTÎent de la collection du Statbouder , arrivée au 
Muséum , par suite des victoires de F Armée du Nord, en 1794-' 

4. Houille commune, imee : plusieurs morceaux; les uns de 
France , les autres de Styrîe. 

La colîertion du Muséum renferme avec les échantillons des di- 
verses vr.riéiés de ce combustible , d*aufres morceaux , ayant rapport 
à son histoire I comme des bois bituminisés, des empreinte^ de 
planies sur des scbistes argileux , des coquilles fossiles , etc. 

Les vafTiéiés bacillaire * eifuliginetise * manquent. 

■ 

IV. EspàcK. JAYET. 

( Première partie, p. qS et 289. ) 

Jayet , R D •— Ici. , Bergm. — Id. , Delam. — Pétrole compacte^ 
susceptible d'un be^u poli ; Jayet , Jais , Db B. — Succin noir ? 
Pech'iohle , W. et Karst. — Gagate , Pitr. — Gagato^ Ukrrg. 
Jet , KiHw. — Pitch Coal^ Jet; Thoms. — La Houille piciforme , 
Br' ch — 1 ignite jayet , Brong. 

( \e Cannel-Coal des Anglais est un Jayet , et le Kilkenny-Coal 
un Antbriïcite. } 

Le Jayet accompag^ne la honille dans tontes ses forma-- 
tiens. On le trouve aussi seul en 4)ancs de pen dVpaissejDr ^ 
dans le calcaire marneux on coqnillier , et dans les terrains 
d^allnvion. Il renferme quelquefois des grains ou de petites 
masses de succin. Son tissn lignçux est souvent reconnois- 
sable , et notamment dans les morceaux qui viennent du 
«"Wiiriefiiberg et dn Lincolnsbire. On en trouve en Saxe , 
en Silésie^ en France , dans les dépa-rtcraens de TAude et de 
PArdèche j en Sibérie, en Islande (i), en Sicile (2); — 
à Almajçré en Murcie , et à Daroca, e«l Arajçon , dans le 
royaume d'Espagne {Bondes). 

( 1 ) C'est sur les côtes du cap Nord , et sur celles du district d'Ise- 
fiord qu'il est le plus commun et où on le voit à découvert sur let 
sol. Il s'en trouve aussi dans le district de Mule , les Islandais le 
noitimcnt Kafntinnœ. ( Voyage en Islande , t. 2, p. ^o\.) 



( 265 ) ' 

(2) On trouve du Jayet aux environs de TEtna et dans les deuic 
Petraglies , à Bronte , à Gampîglieri » et à Paterno ( De Borch , 
pag. iê6.) 

1 . Jayet compacte , noir luisant ; de la Palestine. 

I. a. J. compacte^ noir-Iuisant , dont les petites masses /en^ 
dillées par l'effet du retrait sont liées entre elles par un ciment d^ 
chaux carbonatée lamellaire blanche et engagées dans une chaux 
carb. compacte bituminilère, de couleur grise : deux morceaux 
polis , de Sibérie. 

1 . b. J. compacte , à tissu ligneux trés-reconnoissable ; du comt^ 
d« Lincoln , en Angleterre^ 

â. Morceaux travaillés delà même substance , venant du déparie* 
ment de TAude , où Tdn'faisoit autrefois ua assez grand commerçai 
de cette substance pour la fabrication d'ornemens de deuil. 

APPENDICE. 

9 

I. BOIS BITUMINEUX. 

( Première partie , p. ^89. ) 

Bois bituminisé , Bois fossile de couleur noire , Suturhrand des 
Islandais ; R. D. — Charbon de terre bruti , De B. — Bituminàses 
Holz et Bituminose Holzerde , W. et Karst. — Legno bitumi- 
fioso , Petk. — Lena hitum.inosaJosil, Herro. — Lignijorme et 
Compact Carbonate d Wood, Bovey Coal; Kirw. — Èrown Coal, 
JSUuminous PTood , Thoms. — Le Bois bitumineux , Broch. — 
Lignite fibreux et Lignite terreux, Vulg. Terre de Cologne et im- 
proprement Terre d^Ombre; Brong. 

Le Bois bîtnmineirx appartient entièrement an aol ,de 
transport ou on le tronve en couches, soit dans les ter- 
rains d^allnvion argileux , soit dans les terrains d'allnvion 
xDarcca£^eux. Il abonde surtout en Islande (i), en Allemagne, 
en France (2) , en Angletrre (i), an Groenland , etc. 

(1} On trouve le lignumfomle que les Islandais nomment Stur- 

tarbrandur ou Surtarbrand^ dans beaucoup de lieux différens de 

rislande. Il en existe des couches de deux pieds d*épaisseur et 

d'une grande étendue dans trois endroit.s'du district de Borgarfîord', 

quartieroccidental.de Vtie (^OUiffen et Powelsen , t. i , p. 234.) , et 



( 266 ) 

dansi 1^ montagoe de Drjaapeblid , dajpis le district de Sneefiôelds. 
Mais Voa.n'en: rencontre nulle part autant que près du We$t£ord. 
Cest dans les rochers qui avoisinentLack, dansIeBardstrand, quo^ 
ly découvre en plus grande quantité , principalement dai^ une 
caverne qui existe dans une montagne composée de couches d^argtle 
et de sable entremêlées , renfermant aussi une sorte de tourbe. Les 
couches de bois ont 3 à 4 pieds d'épaisseur et l'^^G pieds de long. 
Elles sopt séparées par des feuillets d'argile schisteuse à empreintes 
Tégétalcs de bouleau , de chêne et de saule ( t. 2 , p 588. ) On en 
trouve encore dans une autre grotte au-delà de la montagne , près 
d^ArnarRord , dans Iç Forsihal. A Skaalevig , dans Tlngiad-Sand , 
les morceaux sont si gros qu'on s'en sert pour les toitures des mai- 
9<|j|]â ( Id , p 5c)3). Le bois fossi!e brun , aboodanc au promontoire 
de Roedegunp , au sud d'isefîord , dans le £«e)megevig , existe au 
8o!eil et à l'air sans se fen.di^è; mais n'est pas si dur que le Bois 
fossile noir. Les habitans du pays brûlent tous les ans de ce Sutur- 
brand pour en faire du charbon , etc. (T. 2 , p. Zg5 et SgG. ) 

(2) M. Faujas-Saint-Fond a décrit dans le J. des M. , (t. 6, p. 895 
^914)9 et dans les Ann. du Mus. (t. i, p. 44^ ^ 4^^) 1 ^^^ immenses 
dépôts de Bois bitumineux terreux qui existent dans les environs 
de Bruhl et de Liblar , dans le ci-devant pays de Cologne. 

Il eh existe une couche qui mérite d*être exploitée ,dans les envi- 
rons de SanvLazaro , et près de la route qui conduit à Carrare , dans 
le département des Apennins, a Le terrain ou elle se trouve , dit 
M. Cordier , est une plaine immense couverte de couches tertiaires 
horizontales et formées d'argiles , de sables et de cailloux roulés 
quarzeux et granitiques. . . Ce bois fossile est parfaitement miné- 
ralisé ; on reconnoît les traces certaines de son origine seulement à 
la surface des mor(^eaux. Il y en a deu^ variétés ; la première se 
trouve à l'état de Jayet , et est susceptible d'être travaillée Siur le 
tour où elle reçoit un beau poli. La minéralisation est. plus avancée 
dans la seconde : celle-ci est plus fragile et à cassure plus luisante ; 
exposée k l'action de l'air , elle se gerce , se fendille et se réduit en 
iragniens qu'on prenjroit presque pour de la Houille très-pure. L'une 
et l'autre variétés brûlent avec vivacité, en donnant une flamme 
très-claire et une chaleur un peu moins intense que celle de la bouillo 
ordinaire de bonne qualité : sa fumée répand une odeur qui n'est 
point trop désagréable; la braire s'{îicinèrèpron]pteiii9nt.OnobtienV 



V 



• • 



( 267 ) 

àpcuprès le dcm!)Ie de cendre que par la combustion dun égal vo* 
lume de bois ordinaire. » ( Çordier, J. des M. , t. io3 et 1 o5.) Nous 
avon$ rapporté tout au long les caractères de ces variétés, parce 
qu'ils conviennent en général à tous les bois bitumineux. 

.Plusieurs départemens de TEmpire renferment .des couches plus 
ou moins étendues de ce combustible à tissu ligneux encore recon- 
noissable ou à Tétat terreux ; tels sont les départemens de la Sarre ^ 
de Rhin et Moselle , de TOise , etc. 

La collection du Muséum possède une belle suite de morrenux de 
bois bitumineux parmi lesquels on distingue surtout les plèbes de 
Bois fossile brun et de Bois fossile noir d'ébène , d'Isl.mde : les au- 
tres sont du département de la Roër, de ce!ui de lu Somme, des 
ei^viroos du M^ns , etc. Us sont placés dans la S^Ue des Roches et 
dans celle des Corps orgai)isés fossiles. 

(3j M,. Ch. Hatchett a publié dans 1^ volume des Transactions 
philosophiques de 1 804 , des observations sur le changement des 
principes prochains des végétaux en bitume , dans lesquelles il ser 
propose principalement d'ajouter aux preuves qu'on a déjà que lea. 
substances bitumineuses en général et la houille en particulier, pro- 
viennent des deux règnes organiques et notamment du règne végétal. 
Il cite sans quitter le sol de l'Angleterre ^ trois exemples propres à 
montrer suivant lui la gradation de la carbonisation. Le premier est 
celui de la forêt sous-marine /de Sutton (si bien décrite par le savant 
M. Corréa de Serra ) , sur la cô'te du Lincolnshire , dont le bois 
n'a éprouvé aucun changement dans ses caractères végétaux ; le 
second , les couches de bois bitumineux qu'on trouve à Bovey dans 
le Devonshire , et qui présentent toutes les nuances possibles , de- 
puis la texture ligneuse parfaite , jusqu'à une substance qui ressem- 
ble tout-à-fait à la houi^e ; et le troisième, les variétés de houille, 
si abondantes çn Angleterre , dans lesquelles on ne retrouve plus 
d'indices d'une origine végétale. La 'Houille de Bovey ressembla 
presque en tous points , dit l'auteur , au Sutùrbrand d'Islande. 

Ce Mémoire a été traduit en français et inséré dans le 3i' volume 
de la^Bibliothèque britannique, et dans le ao" volume du Journal 
des Mines. . 

II. TERRE ALUMINEUSE. 

Terre alumineuse brune , Bomare. — Aluminite pyrito-bitumi- 
ueux , DeXiAic. — Altiunerde, W. et KàHst. — Tierra aluminosa^ 



(268) . 

Herrg. — Aluét Eart^ Thoms. — La Terre alumineuse , Brogjs. 
*— Phytanthrace terreux aluniière, Towdi. 

La Terre alnniineuse se trouve dans les montagnes à 
cooches carbonifères , avec l'Antbracite , lé Jajet et la 
lionille. On la rencontre également dans les terrains d'alln- 
TÎon argileux , qoeiqnefois en bancs assez étendus , avec 
le bois bitaminenx doilt elle se rapproche beaucoup. La 
Bohême, la Saxe, les départemens de l'Aveyron ^ de TArdè- 
che, de rOis« , etc. en France, Tltalie, la Sicile, etc. en 
renferment ordinairement. 

Cette substance, exposée à Faction du feu, brûle avec flamme ; 
exposée à Taction de l'air et de Thumidité , elle s'éçbaufTe et s'en- 
ilamme spontanément. £lle joue un grand rôle dans les incendies 
des mine^ de bouille. 

m. TOURBE. 

Terre tourbe bitumineuse ou Tourbe des anciens minéralogistes. 
— Torf^ W. et Kabst. — Torba , PetR. —r Turba' ^ Herro. — 
Turf, KiRw. — Tourbe , Brono. ^ 

La Tourbe qui n^est ordinairement qn'nn amas de débris 
Tegétanx entrelacés , pins on moins reconnoissables , altérés 
et pénétrés de matières terrenses , se trouve comme le bois 
bitumineux , en bancs très-étendos , dans les terrains d'allu- 
Tion marécageux , de beaucoup de pays. 

On distingue plusieurs variétés de cette substance d'après son 
tissu fibreux ou compacte. Cette dernière se rapproche de'certaines 
yariétés de Bois bitumineux. 

M. Poiret a publié plusieurs mémoires dans le Journal de Phy- 
sique sur les Tourbes pjriteuses du département de TAisne et sur 
}a formation des Tourbes en général. Nous nous contentons de les 
indiquer à cause de leur étendue. ( J. de Ih. , t. ^9. ) 

La Collection de Roches du Muséum offre une suite intéressante 
de morceaux de Tourbe fibreuse ou terreuse , venant de Hollande. 

V. Espèce. SUCCIN (m). 
( Première partie , p. 96 el 289. ) 
Succin , K. D. — Id. / Berc^. — Jd. , Dblam. etc. — Succin, 



/ 



. (^69) 

^ vÂmbre jaune , Karabé, Db B. — Bernstein^ W. et Kakst. — AmbrtL 
gialla, Vetr — Succino^ Herrg. — Amber , Kirw. — LeSuccin , 
Broch. — Carbone phytogèae hydrogeno-succiné ou Suce la, Tondu 

Le Soccin appartient à la formation des confbustibles desi 
terrains d'allavion. Il abonde en Pomëranie , depuis Dant»* 
zick jusqu'à l'île de Rngen; et surtout en Prusse, dans le 
pays appelé Sambie depuis Nevetiff jusqu'à Wrantz-Vrngt : 
Il y accompagne des cailloux roulés et difiPérentes substances, 
surtout du bois fossile. On en trouve aussi en Allemagne , 
en Suède , en France , disposé par petites *masses sons le 
sable on dans l'argile^ ou entre des lits de matières pyri- 
tenses , on parmi des mines de houille comme a Saiut-Sym<^ 
phorien , département de la Loire, ou avec le jayet comme 
à Saint-Paulet, département du Gard (i), et en Espagne 
(2) ; à Coboalles , village de l'cvéché d'Oviedo dans les Âstu- 
ries ; en Sicile (3), en Sibérie (4), en Pologne (5), etc.> 

(i) M. Alexandre Gérard, directeur des contributions dans le dépt. 
du Mont-Blanc , a trouvé du Succin transparent d'un beau jaune , 
dans les cducbes du bois bitumineux terreux , à Villers-en-Prayer^ 
dépt. de TAisne II en a adressé des échantillons au Muséum en 
180 , avec des os fossiles de ruminans et des rognons de fer sulfuré 
provenant de la même fouille. 

. M. Menard de la Groye en a trouvé dans le dépt. de la Sarthe. 

(â) Il est en morceaux parmi des coquilles fossiles au-dessus de 
ia mine de cinabre d'Aiicante , BqwIcs , p. 65. 

(3) Le Succin ou ambre jaune de Sicile renferme souvent des 

insectes ; il est aussi d'une belle couleur. On en trouve de petits 

morceaux d'un beau jaune , sur le fleuve Symète ou Saint-Paul , à 

Kadusa et à Girgenti ; de blanchâtre , à Licata et à Capo d'Arso et 

. de brun-rougeâtre à Licata et Terra-Nuova. (De Borch^ p, i85.) 

(4) M. le capitaine en chef des Mines Hermann a envoyé à TAca- 

demie des Sciences de Saint-Pétersbourg , en 180a , des échantillons 

<£ ua bois transformé en charbon brun , trouvé en couches sur les 

bords de l'Iset, près de Kaltschedauskoy-Ostrog , à 18 verstes 

(euviroix 4 Ueues } de la fonderie de canons de Kamensk. Ce bois 



( ayo ) 

bitumliieux renferme des morceaux de Succîn et du fer solfuré at 
décomposition. ( Acad. de Pérersb. 1806 , p. 70. ) 

(5; II 8*en trouve aussi en Pologne dans des bois fossiles enfouis 
parmi des blocs de granilse , de porphyre et de grès , arec des débrif 
de \'égécaux et d'animaux. ( Stazie , J . de Fh. , t. 65 , p. 1 26. ) 

I. Succin compacte , transparent, d*un beau jaune de miel j des 
bords de la Baltique. 

i.a. S. compacte^ transparent, jaune pâle, renfermant des iiH 
«ectes ; du même pays : donné par M. le ilocteur Friedknder. 

\, l/. S. compacte , translucide , vert-jaunâtre , veiné de bkn^ 
châtre et de brun-olivâtre, par couches alternatives : morceau d'ua 
crand volume ; de Prusse. 

1 . c. S* compacta , jaunâtre , en^masse ovoïde applatie , percée 
par des coquillages du genre des tarets. 

I. ^. S. compacte^ blanc-jaunàtre , opaque; d'Oslavan. en Mo- 
ravie , où il se trouve en fragmens arrondis dans la bouille. 

1. e. S. compacte , jaune de miel ; du département deTAisne : 
liomié par M. Alexandre Gérard , cité plus haut. ^ 

a; SuCcin ccmtretionné , jaune de miel, engagé dans un bots fos- 
tWe qiii paitrft avoir- appartenu à la Emilie èe^ conifîèires , et qui a 
cOMervé son-écorce. Ce précieux morceau 'a éré envoyé de Prusse 
en 1806, par M. te comte -Daru, Ministte-Sectétaire d^Ëtat , avec 
une suite très-nombreuse de morceaux et 'd*écbantiIIohs de la même 
substance , les uns transparensypurs du^ renfermant dés insectes , les 
autres opaques et de différentes teintes , depuis le jaune pâle jusqu'au 
brun-no iràtre. 

a. a. S. concrétionné ^ blanc-jaunâtre, opaque veiné de brun V 
dans la marne bitumineuse ; de Saint-Paulet , département du Gardt 
donné par M. Brard. 

On trouve au-dessous de cette couche marneuse une couche de 
rharbon fossile .( jayet ) compacte et terreux renfermant de petites 
écailles et de petits grains (j^e Succin jaune et transparent. ( Faujas , 
Anii. du Mus*, t. 14, p. $14. ) 

5. ^tciti Jeuilieié , jaune*brunârre , transparent , encroàté de 
Snccttt jaunâtre opaque , de Coboalles , évéché dX)viédo , dans les 
Aatttries , royaume d^Espagne. 

S^ «. S /èttiUeté y jaune-isabetle , opa([ue , en {tetices masses fea« 



j 



(271 ) 
dilJées ^t comme prismatiques , dans Targile feuilletée ; des mon- 
tagnes de.Lure, prés de Fprcalquier, 6èp, des Bassés-Alpcs : donné 
par M. Saqui-Destourrette , ancien officier de mariné. 

4* Succin granuliforme , jaunâtre daxts la houille des marais*, 
iMoorkohle) noire \ du Groenland : dônii^ par M. Vdhl , botaniste 
suédois , dont les sciences déplorent la përt^. 

Le Succin granuliforme àe Saint-Paulét'se trbdVe dans uiïe subs» 
tance entièrement semblable. 

Le nombre des morceaux de Succin , bruts et taillés que la col- 
lection renferme est de plus de deux cents : beaucoup d'entre eux 
sont remarquables par leur volume , les accidens qu'ils présentent 
( les uns renferment ■ des insectes , les autres sont percés par des 
tarets ou' adbèrent à des plantes marines , etc , etc. ) et leurs diffé- 
rentes couleurs. 

5. Ck>llier , coffret , plaques et autres objets travaillés , en Succin 
compacte y tranèparent ou blâncbâtrei 

VP. EspècB. MELLITE (irt), 
( Première partie , p. 97 et 289. ) \ 

Succin cristallisé , De B. — Pierre de Miel. — Honigstein , W. 
•t Karst. — Piedra melada , Herrg. — Mellilite , Kirw. — Ho- 
nejstone ^ Mellate of Alumina\ Thoms. — La Pierre de miel owle 
MelJite, Brocu. — Alumine, mellaiée, Dèl^m* -^ Id. ,,Tondi. 

Le Mellitp a été tronvéà Artern , en Tliunnge, dans de^ 
conchei) de Bois bituminei4X {Moorkohle ^ W^.) en cristaux 
disséminés , le plus souvent isolés et quel<|uefois grouppcs 
et en^ao^és le^ uns dans les antres. — On dit qu'il de rencon- 
tre aussi en Suisse , avec l'asphalte. 

D'après les expériences de Klaproth, cette substance est un sel 
résultant de la combinaison d'un acide particulier av^c Talumine 
et doit appartenir à la classe des Substances acidiféres. 

1 et 2. Mellite primitif et M. époirué , jaune de miel , en cr-istaui; 
très-nets-; de Thuringe. 

Lia variété dodécaèdre n'est pas dans là G>lIectioa. 



( 272 ) 

Les corps Ae la classe des Substances combustibles , le Diamant ; 
le Soufire , le Graphite et TAnthracite exceptés , n^appartiennent 
pas à la Minéralogie proprement dite, et .ne peuvent être considérés 
que comme des espèces géologiques. Ce soiit évidemment des débris 
d*étres organisés , surtout végétaux , enfouis dans les dépôts les 
plus récens du globe. Nous croyons avec M. Tondi qu'ils doivent 
être placés dans un appendice a la suite du genre Ca&bone. - 

Voici de quelle manière ce Savant à divisé ce genre dans les EU- 
mens de Minéralogie qu'il a composés pour ses leçons particulières 
•t dont la publication seroit un véritable service rendu à la science. 

P'. Espace. Carbone pur? ou Diamant. 
II''. EspàcB. Carbone oxydulâ ou Oeanthrace. 

I. G. métalloïde. ( Antbracite, HaIiy. } 

a. Laminaire. 

b. Schisteux, ( Schieferige Glanzkokle , Werner. ) 
c» Gloùeux. (^Muschliche Glanzkokle, W. ) 

d. Massif. ( Mmchliche G.,W.) 

e. Bacillaire, 

a. G. subrésinoîde. 

a. Bacillaire, (Houille bacillaire, H. — Stangenkohle ^Yl .) 

IIP. Espèce. Carbone oxydulâ perruoinb ou Grapsitb. 

( Graphite , H. — GraphU , W. ) 

a. Laminaire et en Formes régulières • 

b. Lamelli/orme . 

c. GranO' lamellaire, 

d. Granulaire. 

e. Schisteux. 

APPENDICES AU GENRE GARDONS. 
* !■.*''■ appendice. 
Carbone phytogène ou Pbytanthrace , 
C*est-à-dire /7roi;e/ta/i^ des Végétaux. 
1. Fibreux. ( Mineralische Holzkohle , W.) 
A. Ligniforme. 

a. Fibreux, {Bituminôses Holz^ W. ) 

b. Subschiscéux.iGemeine Braunkohle , W. 



( 275 ) - 

5. Compacte/ 

a. Résinoîde. ( Jayet, H. — Pechkohte , W. ) 

b. Suhréùnoide. ( Homïle compacte , H. — Kannelkohle , W. ) 
4- Terreux. 

a. Brun. ( Erdkohle , W^ ) 

b. Gris. ( Analysé par Klaproth. ) 

5. Marécageux. {Moorkokle, W. ) *- 

Appendice aii Phytanthàace. 
Phytanthrace terreux alunijere, [Alaunerde , W.) 

^'^^ a." j4ppBndice, 

CaUBOITE FHTTOOàNB HYDROOBIïÉ OU BlTUMB* 

(Bitume , H.) 

1. Liquide. [ Erdol , W.) 

a. Transparent. ( B. liquide blanchâtre, Naphte, H.) 

b. Opaque, ( B. liquide brun où noirâtre, Pétrole H. ) 

a. Glutineux. ( B. glutineux , H. — Bergtheer > W> ) 
3. Elastique. ( B. élastique, H. — Elastisches Erdpech^*) 
a. Brun-verdâtre, h. G ris- noirâtre. 

4* Bésinoïde. (B. solide luisaiit , H. — Schlakiges Erdpéch , Vf* ) 
~^ ^** 3.* Appendice, 

Carbone phyopogène HYDRooENO-svccmé ou Succm. 
{ Succin, H. — Bernstein, W. ) 
a. Granuîiforme, b. Massif i 

Appendice au Succm. 
Retislasphalte d-'Hatcbett. 

■kifii-k /j e Appendice. 

Carbone ZOO-THYTOOèWE hydrogéné ou Zoo-PHYTANl-HRACE-y 

C'est-à-dire provenant des Végétaux et des Animaux. 

a. Laminaire, {Blàtterkohle , W. ) 

b. Schisteux. (Houille feuilletée, H. — Schieferkolde , W. ) 

c. Grossier, (Groùkohle, W.) r . 

Nota, Le Mellite est placé parmi les Substances acidifères sou» 
le nom dH Alumine mellatée , à la suite de rAlumiae fluatée ; il 
forxne.la troisième espèce du genre Alumine. 

i8 



/ 



I 

V 



-a 



(M) 

QUATRIÈME CLASSE. 

SVBSTANQES METALLIQUES 
PREMIER' ORDRE. 

Substances métalliques non- oxydables immé^ 
diatement^ si ce ri est à un feu très- violent y 
et réductibles immédiatement. 

PRE-MIER GENRE. 

PLATINE. 
EspàcÉ. PLATINE NATIF FERRIFÈRE. 

I 

( Première partie ^ p. loi et 293; ) 

Platine ou Or blanc , R. D. — Platine , Mowg. — Id. , Delam. 
etc. — Platine martial , Db B. — Platine natif, Daub. — Gediegen 
P latin , W. et Kabst. — Platino , Pbtb. — Plaiina natwa , Oro 
hlanco; Herbg. — Platina^ Kirw. — Le Platine natif, Baoch. 

Le Platine natif se trouve an Clioco , l'ane des proyinces 
do royaume de la Nouvelle- Grenade , et près des côtes de 
la mer du Sud , dans la province de Barbacoas , entre les 
^*. et 6*. degrés de latitude boréale (i)«Il est propre à des 
terrains d'allnvion qui occupent une surface de 600 lîepes 
carrées. Les Lavaderos ( lavages ) qui donnent aojonrd'haî 
le plus de Platine , sont ceux de Condoto, de Santa Rita 
on Viroviro et de Santa Lucia, comme aussi le ravin d'Iro, 
entre les villages de Novita et du Taddo. Il existe an Choc» 
plusieurs lavages d'or qù les Arpailleurs ne trouvent au- 
cune trace tie Platine , tels sont ccnx des districts de Saint- 
Augustin et de Guaicama. ( Humboldt , Essai polit, sor la 
Nouvelle-Espagne , t. 3 , p. 5o5. ) — L'île de Saint-Domin- 
gue (!2) fournit aussi du platif natif granuliforme. U s'en 
trouve également an Brésil (3) , à Matlo-grosso. 

( 1) « U est remarquable, dit M. deHuiipboIdt , que le platine ne sb 



trouve guère dan^ la vallée de Cauca , ou à l*est de la branche océî-' 
dentale des And^él, mais tiniqnement dans le Choco et à Barbacoasy 
à Touest des montagnes de grès qui s'élèvent sur la rive occidentale» 
du Oauca. L'on a creusé près du village de Lloro^ ,' dans le Cbooo , 
un puits dans un terrain aurifère pour examiner lé* C0tucb«s infé-* 
rieures , et Ton, a découvert à s\x mètres (18 pieds ) de profondeur 
de grands troncs de bois pétrifié , entourés de fragmens de lOches 
tra})éennes et de paillette^ d'Or et de Platine ( Id. , p^ 627* ) » 

Le platine est presque toujours en très-petits grains et ceux qui 
surpassent la grosseur» d'une lentille passent déjà pour três-beaui, 
M. Haiiy a cité celui que possède M. Gîllet-Laumdnt , et* qui pifee 
31 décigram. ( 40 grains). Le plus gros connjjL est celui que M. dei 
Hnmboldt a rapporté de la Nouvelle-Espagne et donné au Cabinet 
d«s laines de Berlin. Il pèse 1088,8 grains, et sa pesanteur spé» 
cifîque est d'après M. Trallès, 18,947. { Karslen , Tables mmé-^ 
ralogiques , p* 96, note 91 , édit. de 1808. ) 

{p,j M. Dubizi , Chirurgien-major dans l'Armée française à Saint- 
Domingue, a rapporté de celte île en i8o9du Platine natif en grains. 
Il Pavoit trouvé dans le lit de là rivière d'Iaky , aux pieds des mofi- 
tagnes du Sibao , à environ 40 lieue« de 3anto- Domingo. Cette ri-' . 
"vière charrie également de Por et du sable ferrugineux en assez 
grande quantité- L'analyse que M. le chev. Vauquelin a faite de t& 
platine démontre qu'il est entièrement semblable à celui du Choco i< 
, ( Ann. du Mys. , t. i5 , p. 317. ) 

(3} Il a été envoyé récemment au chevî^îier de Souza Gontiho ^ 
ambassadeur du prince du Brésil à Londres , des minôs' d'or du 
Brésil, du platine .en grains, mélè de grains d'Iridium natif. Ld 
platine du Brésil a cela de particulier, dit M. Wollastou , qu'il„n'est 
point poli ; la plupart.de 3es grains soiit comme spongieux, etc^ 
( JBiùL ùric. t. 44 1 P* ^^^' ) 

lae sable dans lequel se trouve le platine , au Choco , contient 
aussi des cristaux orangés qui soumis à différentes épreuves par MM^ 
Wollaston et Tennant, ont été reconnus pour appartenir au Zirçon. 
( Humboldt et Wollaslon. ) 

Nons renvoyons à la fin de la classe des Substances métalliques 
] exposé des connoissances acquises sur les métaux nouvellement 
«Lécouverts dans le Platine brut. 



( ^76 ) 

1. Tl&tine TiAtiî granuli/brme ,, entrains arrondis et applatvs ; 
brillan» , dont plusieurs pèsent jusqnà 9ldécigrain4aies (17 grains) , 
du Choco. 

2. tlatine nSiiyï granuliforrrie , en très-petits grains, mêlé d« 
paillettes d'or et d^ fer oxyduU arenacé j du mêoiie pays. 

Le sable platinifère du Choco contient en outre dis«éminés , des 
grains de quarz, de zircon, de fer «oxydulfi, de fer sulfuré, de fer 
chroma té , de cuivre pyriteux , de titane oxydé ferrifère , des pail- 
lettes d'or et des grains d'Iridium. ( Fourcroy , Ann. du Mus. , 
t. 3 , p. i58. ) 

2. a Pi §ranulijhrme , dans le sable aurifère de Matto-Grosso ^ 
au Brésil : rapporté de Lisbonne en i$o8 et donné par M. le che-. 
valier Geoffroy-Saint-Hilaire. 

SECOND GENRE. 

OR. 

1^\ Espèce. OR NATIF. 
( Première partie , p. 102 et 294. ) 
Or natif de tous les Minéralogistes. 

Gediegen Gold , W. et Karst. — Oro natiço , Petr. — Id. ^ 
Ubbro. — Naiii^e Gold , ¥i.Jtiw, 

Or natif jaune pur. — Goldgclbes Gediegen Gold , W. et 
Karst. — O. n. color amarillento de oro, Herrg. -^ Pure Gold, 
Thoms. — L'O. n. jaune d'or, Broch. 

O. n. argenùière /aune^çerd)a£re. -^ MâssingeJbes , G.G,,, W. et 
Karst. — O. n. amarillo de laton, Herbg. — Brass Yellow, N. 
G. , Thoms. — L'O. n. d*un jaune de laiton , Broch. 

O. n. platinif ère OK palladifère, Jaune-grisaûre.-^ Or .^is\ De B. 
— Graugelùes , G. G. , W. et Karst. — Grejish Yellow iV". G., 
Thoms. — L'O. n. d'un jaune grisâtre , Broch. 

• L'Or natif est très-rarement pur, comme le prouvent les essais 
de Réaumur , de Tillet, de d'Arcet, de Kirwan et de Fabroni. Il 
est au contraire presque toujours allié d'Argent. Quand la propor- 
tion (le ce métal est un peu considérable la belle couleur jaune de 
l'or, tire sur le verdâtre. Delà les sous-espèces d'Or uaiiï jaune 
d'or , jauhe -de laiton, etc. des Minéralogistes étrangers. Les anciens 
nommoient Electnun l'or qui reniermoit un cinquième d'argent» 



J 



( 277 ) 
L'or est eiicore allié au Cnivfe et quelquefois au Palladium comme 
Ta prouvé récemment M. J. Cloùd ,' directeur des travaux chimi- 
ques à la monnoie des Etats-Unis. (Ann. de Ch. t. 74, p. 99; iBio.) 

Ce dernier provenoit des mines du Brésil. ; 

• • • . '. . 

L'Or natif se trouve dans î«9 terrains de tontes îes forma- 
lions. Il est dissémine dans les lits des montagnes âucîénnés , 
et notamment dans le qua^rz, au Pérou , ii ae rencûntre anssi 
^dans M^. vein.e* dn .^ichisite .argile.ux .dan^ ce, ifi^/^ic.pajs .et 
dans celles du .gra^iite, au Gai^ein;! p(^y^ de,rSa.l«b«nrg. Jles.t 
lëgulcment^diasémibo- et^«a Veines datis IseJ moiU^gaQs de 
,tr*nsitfo'u , en Transylvanie , avec Uk Grauwaokv, L195 ^inmita*- 
gnes à cbucliea de-^rcrfé sabIottneti)sie 'diY'miea»o paj« eti ren«' 
ferment de petit*es veines. 11 ^abonde sà'Ho*âi'd<)ns le sol de 
transport oîi it est répandu souis la forme de grains et'quel- 
quefois de masses assez considérables nom^e((^ Pepi/és (i)l. 
Les raines d'or le# plus riches i]ne l'on connoissc sont celles 
dn ^Mexique et du Pérou* Il en existe d'un produit' assuz 
considérable en Transylvanie et dan% la Sijsérie; L'Asie \z) 
et l'Afrique renferment missi de riches roiiics de ce meta]. 
Oo en a également découvert une eh France; près de la 
Gardette (3) , X q^i^elques lîeues d'Aliemotrt, dans le gneiss ; 
mais elle est pefi importante. Plusienrs'fleuvcs de l'Alléma- 
gtte et de la France, tels que rAranyosclis, îc Rhîn,^le 
Khône , l'Arrlège, TOrco (4)5 la Seine j etc. roulent des 
paillettes d'or. 

(1} Reaumur et Daubenton en citent une du poids de 66 marfcs 
(enviroif \6 kilogrammes) : celle qUe possédait rAfcadémiC royale 
des Sciences pesoit 21 marcs ; elle étoit au titre de -aS carats 26 
trente- deuxième», suivant d'Arcet. 

On a trouvé ]()lusieurs morceaux d*or roulés , dans un terrain de 
transport du comté de' Wiclow , en Irlande , en déracinant un arbre. 
I^^tm deux pesoit 22 onces. Cet or natif contenoit'nn neuvième de 
'son poids d'argent ; il avoit eu le quarz blanc pour gangue. {G. A,- 
Deluc, J. de-Bh. t. 52, p. 2o5.) - 



( 378 ) 

(5) a L'or mexicain provient, pour la plus grande partie, de tcN 
raina d'^JJuvioti dpnt on Textrait par des lavages. Ces terrains sont 
fréquens dans la province de la Sonora , qui peut être considérée 
comme le C.hocode l'Amérique sej^,Jtentrionc:le. On a recueilli beau- 
coup d*or disséminé dans le s sables qui remplissent le fond de la 
vallée du Rio Hiaqui , à Test des missions- de Tarahumara. Plus au 
nord,, dans Ja Fime^ria alra . sous les Si^ de latitude , on a trouvé 
des grains (^r^/V<?.s) d'or natif du poids de 5 à 6 livres. » 

« Une autre partie de l'or mexicain est extraite des filons qui tra- 
versent les montagnes de roches primitives- C'est dans la province 
d'Oaxaca que les filons (î'or nAtif sont le plus firéquens, soit dans le 
jgirefssv sort dwns le schiste mit^i^cé ' La dernière roclie est «urtout 
très-riche 'en o'r dans hê min^ss 'célèbre» du Rio Sao^ Antonio. Ces 
filons 'dont la gangue est idû.quari laiteux ont plus d'un demi-mètre 
<ré[>ai$seur ,.mais'Ijçuv rit:besse est ibrt ictégale. ... Le même me- 
tal se présente, so,it |.ur., soitméZénux nuuér§is d'argent , dans la 
plupart des filons qui sont exploitée? au Mexique. A peine y exisie- 
t-il une. raine d^argent qui ne soit aurifère. On reconnoît souvent de 
l'or natif cristallise en octaèdies, ou en lames, ou sous forme /«*- 
cotée , dans les rainerais d'argent des mines de Villalpando et de 
R.a)oS, près dé Guanaxuato, dans celles du Sombrero (intendance 
de Vr.riadolid ), de Guafisamey, à l'ouest de Durango et du Mea- 
fjuital Ce dernier est regardé comme lepîuspur , c'est-à-dire comme 
celui qui est le nioins allié d'esgr>nt, de ier et de cuivre. A Villal- 
pando', dans la qxuie de $anta Çruz, x[ue j'ai «visitée au mois de 
septembre 3o3 , le filon principal est traverse par un grand nom- 
bre de petits.Jilons pourris {kilos del de$posorio) qui sont d'une ri- 
chesse exti ême. Le limon argileux dont res filons sont remplis , con- 
tient une si grande quantité d'or disséininé e'n parcelles impalpa- 
bles , que l'on force les mineurs , lorqu'ils sortent presque nuds de 
la mii^e, de^e baigner dans de grandes' cuves , pour les empêcher 
d'emporter la^giie aurifie qui s'attache à leurs* corps.-^ ,Hi*m^o/<&, 
t. 2 , p. 6.o4- ) 

« L'Or péruvien provient en partie des provinces de Pataz et de 
Hua lias ,. où oa le retire des filons de quarz qui traversent des roches 
priniitivea,ot eu p^rt^e des lavagps établis sur les rives de l'Alto 
^lariignon, d^is le l'asiido du Chachapayas. m (/</. , t. a, p. 604. ) 

« Tout l'or qï.e fournit la Nouvelle«>Grenade est le produit det 
J^vages établis d*ni de\ terrains detraqsport, Oa CQnflOÎr. des filotj* 



( 279 ) 

d'or dans les montagnes de Guamoco et d*Antioqnia ; mais leur 
exploitation est presque entièrement négligée : les plus grandes ri- 
chesses en or de lavage' sont déposées à^Fouest de la Cordillère cen- 
trale , dans les provinces d'Antioquia et du Choco ., dans la vallée 
du Rio Cauca ^ et sur les côtes de la mer du Sud , dans le Partido 
de Barbacoas. . • . les terrains qui renfernient le plus d*or en pail- 
lettes et en grains disséminés entre des fragm^ns de Grûnstein et de 
Porpkyrschiejèr y s'étendent depuis la Cordillère occidentale jusque 
Ters les bords du Grand Océan. ...» 

tt La province d'Antioquia , dans laquelle on ne peut entrer qu'à 
pied, ou T^Tté à dos d'homme , présente des .filons d'or dftns le 
scbiste micacé , à Buritoc^ , à San Pedro, et près d'Armas ; mais ce» 
£lons ne sont pas travaillés faute de bras. L'or est recueilli en grande 
abondance dans les terrains d'alluvion de Santa Rosa , du Valle de 
los Orsos et de celui de la Trioidad. L'or le plus fin de la Nouvelle- 
jSspague et peut. être de l'Amérique entière est celui de Giron dont 
le titre , à ce qu'on assure , est de 23 carats et trois quarts de grain*. 
Ou recueille à Marmato , à l'ouest . de la rivière de Cauca , an or 
blanchâtre qui ne dépasse pas le -titre de 12 à i3 carats de fin , et qui 
est mêlé d' .argent : c'est le véritable Electmm des anciens. 

a Au. Choco , la rivière la plus riche en or est le Rio Andageda^ 
qui forme , avec les r/vières de Quito et de Zitara , le grand Rio 
Atrato. Le morceau d'or le plus grand qui ait été trouvé au Choco 
pesoit 25 livres. « (Id. , ibid: t. 2 , p^ 627 , 628 et 629. ) 

«r Les colonies espagnoles fournissent annuellement près de 4^)00o 
marcs d'or, et le Brésil 3o,ooo. ( Jd- , t. 2 , p 634» ) 

Nous espérons qu'on nous saura gré de l'étendue dés détails. dans 
lesquels nous sommes entrés à cause de leur importance, et surtout 
en faveur de la source où nous les avons puises. 

(3). Suivant M. Rocl^on , les mines d'or sont très-àbondontca 
dans la Cochinchine. Les plus fameuses sont celles des provinces 
de Cham et de Naulang , dans un endroit nommé Phunraé,, où ce 
métal se trouve ordinairement en paillettes et quelquefois en mor- 
ceaux roulés qui pèsent jusqu'à deux onces. ( Fojages à Mada^as^ 
car , etc. , t/i , p. 297. ) . 

(4) L'Or natif se prouve au hameau delà Gardette, au-dessus du 
"bourg d'Oisans , département de l'Itère. Le filon qui le recèle est le 
filon le mieux réglé qui existe : il est de qvari souvent cristallisé , 



) 

( 28o ) 

encaissé dans une montagne de gneiss. Ce métal j est en lames ei; 
en ramifications. Ses associations sont i^ le plomb sialfilré qui est 
fréquemment pénétré de rameaux d'or natif, 2'' le cuivre gris , 3® le 
manganèse oxydé , 4" ^ baryte sulfatée , et 5° une substance peu 
connue qui renferiAe peut-être du tellure. ( Hericart de Thury ^ 
Mémoire sur les mincs^ dW^u département de Tlsére , J\ des M. , 
t. 2o , p. 1 oi à 1 1 & ) 

(5) On trouve des paillettes d'or en Piémont, dans lès environs 
de Saint-Georg'^s , et depuis Pont jusqu'à rembouchure de TOrco 
<Jt du Mallon , dans le Pô ; et depuis Valperga et Rivara jusqu'il 
Alié et Saint-Georges. Il s'en rencontre également dans les environs 
de Challant, vallée d*Aoste et dans la vallée de Brozzo.' {^Giulio ^ 
J» des M. , t. ao , p. 164. ) / 

1. Or nati£ ^ octa^dre~cuneï/orme , jSLune de laiton, en cristiàux 
cssez nets , goupés sur des cristaux de quarz-byalin drusique^ souillés 
d'oxyde de fer , sur le Psammite (Grauwacke) ; morceau d'un grand 
.volume ; de Vorôspatack en Transylvanie, 

2. Or nsLÙî trapeioïdal , jaune-vevdâtre « en cristaux amoncelés , 
de la grosseur des grains de millet, avec or natif ramoleux et quarz ; 
sur lu même^ rocbe et du même pays. .^ 

2. a. Autre morceau de la même variété, aviec O. n. octaèdre, 
alongé ; égalomeiit de Transylvanie, 

' 3. Or nsLt\£ CNÙo-^ctaèdre , jaune pur ; de Matto- Grosso , dans 
le Brésil. 

Ces deux cristaux , remarquables par leur volume et par la pureté 
de leur forme , ont été donués au Muséum par M. le sénateur comte 
Guébéneuc , avec six autres dont les faces sont moins nettes. 

3 «. o n. cuho-octaèdre aloniié, jaune d'or; du même pays: 
cristal «sole , donné avec deux autres cristaux eu bo- octaèdres régu- 
liers , d'un becui voKime , par M. le cbevalier Geoffroy- Sûînt-Hilaire. 

AI. Haîjy jjossède un cri<?tal de cette variété qui est engagé entre 
des crist..ux de quarz-yalin prisme sur* un Psainmite rougeâtre , à 
griïins fins ( Grauwadve ou Pierre ^ablonnetfse ]^ venant aussi du 
Brë-iil. Il en est redevable au iiiêiue savant. 

4. Oc natif lamcllt/onne , jaune-verdàire , en grandes lame$ 
éclatantes et courfme lrangées,sur le quarz-densique , encroûtant 
des cristaux de zinc sulfuré^ dans la grauwacke; <ie Transylvanie. 



i 



V 



4. €Z. ÏM même variété mélangée de fer sulfuré M'anc , en partie 
décomposé ; sur quarz-agatlie gjrossier ( lïortistein ) dans la même 
Toche : d»ux mc>rceaux d'un beau voltime 5 d' Abrudbanya , du 
même pays. 

4* ^- Or II. lamelliforme , jaune d'or , sur le quarz; au Tyrol. 

4» c. O. n. lamelliform,e , en petites lames d'un jaune pur, a,vec 
plomb chromaté superficiel et bismuth sulfuré aciculaire {N€idelerz\ 
dissémiïié'daïis le quàrz-hyalin blanc-laiteux j de Bérésof en Sibérie. 

4. d. Plusieurs autres morceaux du même pays offsî^nt cette "va- 
riété d'or, associée au cuivre carbonaflé bleu , ai^ zinc .sulfuré , au 
fer sulfuré décomposé., etc. 

5. Or tigtif ramideux , jaime-verdâtre , en filets-eutrelàcés , com- 
posés d'octaèdres implantés les uns dans les autres^ et 'disposés >, «oit 
par touffes, soit en réseaux^ à la surface ou dans les veines du Psam- 
mite ; de Transylvanie. 

&,r a» O. n. ramuleuay , jaune de laiton , en lames dendroïdes , à 
• bords arrondis , sur quarz commun souillé d'oxyde roisge de fer ; du 
du Brésil : donné par M. le cl^evfllier Geoffroy-Saint-Hilaire. 

5. b. O. n. ramuleu4c , jaunç d'or , dans le ;^quâi¥t-hyalin gras ; 
du Pérou. 

5. c. O. n. ranmleux , jaune d'or , da^s un quarz-gras , d'un 
blanc laiteux , renfermant des cristaux cubiques de fer sulfuré dé- 
composé ; du Brésil : donné par M. Geoffroy-Saint-Hilaire. 

6. Or natif filiforme , jaune de laiton , sur la grauwacke 9 du 
mont Kirnik à Vôrdspatack. 

7. Or natif capillaire , sur des cristaux de baryte sulfatée crêtée , 
avec fer sulfuré granuliforme et quarz ; du même pays. 

7» a. O. n. capillaire , jaune d'or ; du Brésil. 

7; ù. O. n.' capillaire , en petites . touffes d'un blanc -verdftre 
( Elektnim de Klaproth) , sur argent muriaté brun , incrustant Je 
quarz \ de Scblangenberg ou Zmeof en Sibérie, 

S. Or TLdXiï granuliforme , jaune de laitort, en grains ovoïdes ou 
applatis , irréguliers , noirâtres à leur surface; dç jVIatto-Grosso « 
dans le Brésil. '^ 

'' 8. a. Paillettes d'or , d'un beau jaune , mélangées de petits graina 
de platine j du même pays*' 



( 284 ) 

2inc Wfitrés. On )e tf<niTe encort; nvec l'ÂnthrâcHe, le Nî* 
ckei «raenicai , le Cobialt et le Bi-smiiih/Il abonde surtout aa 
P^ron et au Mexiqne (i), et «n Sibérie (2). 11' existe en Eu- 
rope qiielqtiei) mines de ce n>^tal , parm^i lesquelles on dis- 
tûi^tie cfclU* df Kunsbcrg ,«» N«rwège et «elles deFreybcrg 
^'de Joh^nn-Georgvn-^tadt , en Saxe, etc. Aliemont et 
Sainte-Marie aux Mines/ en France, funrnissent aussi de 
l'Argent natif; roaia leur, produit n'e^t pas considérable. 

(i)ftL*aigeirt que fournissent les filons dd Mexique, est tiré d*une> 
grande variété de minerais, qui , par la nature de leur mélange , sont 
enalogues à ceux qu^oilrent le's giùcs métallifères de la S^xe , du 
Hartz et de la Hongrie. 

a Au Pérou , la majeure (>ar{ie de Targent extrait du sein de la 
terre est fourni par les Pacos , minerais d'apparence terreuse, qui 
consistent dans un mélange intime de parcelles presque impcrdep- 
tibles d'Argent ntitif avec rox}'de brun de fer Au Mexique , au con- 
traire, la plus grande quantité de largent qui est mise annuellement 
en circulation , est due à ces mêmes minerais que le mineur Saxon 
désigne par le nom de Diirre Erse ou minerais maigres , surtout à. 
l'argent sulfuré, an cuivre gris, à l'argent rmuriaté et à l'argent 
rouge , etc. (HttmBolde, Nouvelle-Espagne, t. 2, p. 5o6. ) 

« Ce l'er oxydé terreux argentilèie est l'objet d'une exploitation 
considérable dans les mines d' Angangueo , dans l'intendance de Val- 
lodolid, de même qu'à Yxtepexî, dans la province d'Oaxaca ; situées- 
dans le Mexique. », 

A II est réuni à l'argent sulfuré dans les ricbes mines de Sombre- 
rete , Rahias , Tlapujaba , etc. On reconnoît aussi de temps en 
temps de petits rameaux ou des /ilamens cylindriques d'argent natif 
dans le célèbre filtm de Guanaxuato, mais ces ■ nûa5s€s^*ont jamais 
ilé si considérables que celles que Ton a tirées anciennement de la 
mine ilel Enmno , près de Facbuca et de Tosco, où l'argent natif 
TîSt renfermé quelquefois dans des fcuillet-s d^ sélenijte. A Sierra de 
Pinos, près de Zacatecas, ca métal est constamment accompagne 
de cuivre bleu rayonné, cristallisé eu petits prismes à quatre fa^ 
ces. » (Id. , t. Q , p. 509, ) 

« Les mines de Huantaiava, dans le Pérou, entourées de cou^ 
cbes de sel gemm'», sont surtout célèbres à cause des grandes masses 
d'argput natif r-.t'clles re^nferment dnns-uiië *gtnguc décomposée : 



( 285 ) 

fA\e9 foarQÎflâ€3it annuellement 70, à 80,000 marcs d'argent. Lemuî 
ïiate d'argent concboïde , l!'argenr sulfuré , la g ilène à petits grains, 
le quarz éc le carbunatée de chaux y accomjjagneiit Targent natif". 
£n ijôS et 1789 ,' on découvrit dans la mine du. Coronel^ deux 
pépites d'argent massii , l'une de huit, l'autre c!« deux Quintaux de 
paids. » {Humboldt , t. a, p. 608.) 

L -argent natif, be.iuc6up moins «bondant en Amérique qu'on ne 
le suppose génëraleraent, s'est trouvé en masses considérables, quel- 
quefois du poids de 9oo kilogrammes , dans les filons de Batopilas , 
situés dans la Nouvelle-Biscaye. (Id. ^ t. a, p. 609. ) 

Les mines de Gual^ayoc , presque aussi importantes qae celles 
de Yauricocha, sont situées dans l'intendance de 'l'ruxillo , à 5^ 
milles de cette ville et à 95 au p^ord de Lima. Elles se trouvent 
dans une région élevée, selon M. deHumboldt, de ia,ooo piedst* 
au-dessus du niveau de la mer. A cette hauteur, on rencontre encore 
4es coquilles pétrifiées : l'argent s'y trouve en grandes masses. 
M. Helms pense que les Cordilliéfes fourniroient à des mineilrs ^ 
même médiocrement instruits , une masse de métaux qui y mise en 
circulation, bouleverseroit tout notre système industriel et com- 
mercial , en rendant l'Argent aussi commun que le cuivre et le 
. fer. {Motte- Brun, Annales des Voyages, t. 3 , p. i5. ) 

.(a) M. Hermann a donné dans les Mémoires de l'Académie 
impériale de Saint Pétersbourg de iSoa , {Noça acba, t. i3 , p. ayS 
à3o4) , une description très-déiaillée , et accompagnée de planches; 
de la célèbre mine d'argent de Zraéof ou, Zméïnoçorsk , à laquelle 
2ës Allemands donnent le nom de Schlangenberg ou montagne 
des serpens , à cause de la grande quantité de ces aninîaux qui y a 
èiè trouvée. Elle est située aux pieds des Monts-Altaïs , dans le 
Kolyvaa , en Sibérie. La masse du fiJdn consiste principalement en 
spath pesant. ( Mémoire cité. ) , • 

1. Argent natif aihiifue^ en cristaux a5Se2 nets , en^ésjes uns sur 
Us autres, avec d'autres cristaux d'argent natif, cubo-octaédre , dis* 
posés en rameaux et engagés dans la Chaux carbonatée lan^inaire ; 
de Konsberg en Norwège. 

2. Argeilt natif cubo-octaèdre , dont les cristaux sont également 
disposés en rameaux, dans la Chaux carbonatée laminaire,, mé- 
langée de Chaux fluatée ^Hoktte , sut le schiste argileux noir ; di* 
fliéme pays. 



.( 286 ) 

3. Argent natif ramuleux-dwergerU^ en rameaux roMpostes 
•d'octaèdres implantés les uns dans les autres, et formant une touITa 
arrondie ; du Potosi. 

3. a. Portion d'un filon très-riche en argent, et qui renferme 
cette substance sous la forme de rameaux divergens et entrelacés / 
dendrittques, dans la Chaux carbonatée laminaire blanchâtre, entre 
deux couches de quarz. ^ 

Ce beau, morceau a é^é rapporté du Mexique par Dombey ^ il pèse 
environ 20 kilogrammes ( 40 livres}. 

5. ù. Argent noXiï ramuleux , dans le quarz-agathe grossier trans- 
lucide , nuancé de bleuâtre et de rougeâtre \ de Transylvanie : deux 
échantillons polis. 

3. c. Arg. n^t. en partie ranudeux , et en partie lamelliforme ^ 
engagé avec Tanthracité globuleux , dans la chaux carbonatée lami- 
naire , blanche i de Kohsberg. 

3. d. Arg. nat. ramuleux-dwergent , dans la baryte sulfatée lami- 
naire, rougeâtre ; de Himmelsrûrst, près de Freyberg, en Saxe. 

3. e. Arg. nat. ramuletix-JUiciforme , engagé dans , le quarz ; 
des minf^s du Mexique. 

3. y Arg. nat. ramideux^réticulé , dans la baryte sulfatée lami- 
naire, rougeàtl'e; de Himmelsfiirt, près de Freyberg, en Saxe. 

4. Argent natif laminiformç , lame épaisse coloriée superficiel* 
lement en jaune rougeâtre et en bleu , sur le quarz ; de Konsberg^ 

en Norvège. 

4. a. La même variété en lames plus minces dans les fissures et à 
la surface du quarz-hyalin amorphe gris ; du même pays. 

5. Argent nsiûï lamelliforme , en petites lames , à 1 1 surface du 
cuivre pyriteux altéré ( puntkupfererz^yV.) , sur amphibole Bchis- 
toïde ; de Sibérie. 

6. Argent ïïblùÎ filiforme , ayant Tapparence d'un gros anneaux 
élevé sur un support et qui seroit formé par la réunios de grosses 
fibres. Sa base offre des iragmens de Chaux carbonatée retenus par 
des filets d'argent natif. Il vient de Konsberg en Norwège d'où il 
a été envoyé à BuiTon , en 1 774 , par le roi de Dannemarck. 

6. a. Autre beau morceau d'Arg. nax. filiforme , sur des cristaux 
raccourcis de Chaux carbonatée prismatique alterne , translucide ^ 



( a87 ) . ; , 

•yant pour gangue la Chaux carbonatée grise , en lames : du 
même pays. 

7. Argent natif capillaire , avec Arg. antîmorrié sulfuré métaV 
Ipîde et 1er si^lfuré^ disséminé , sur le quarz ; du Mexique : échan- 
tillon donné par M. Auguste Lambert, en 1804. 

7. a, La même variété sur l'Argent sulfuré massif j de Bohêm» 
et de Saxe. c . 

8. b. Argent natif massifs avec fer sulfuré , dans la Chaux car- 
bonatée laminaire \ de Konsberg. 

Le nombre des morceaux d'Argent natif est de cinquante , non 
compris les échantillons du gradin d'étude. La plupart d'entr'eux - 
sont d*un beau volume et bien conservés ; ils viennent presque tous 
des mines du Mexique ou de celles de Norwège. 

ir. EsPècE. ARGENT AN TIMONIAL. 

( Première, partie , p. io4 et 2{)4» } 

Mine d'argent blanche antimoniale, *Sage. —Argent arsenical de 

Wittichen , De B. — Mine d'argent antimoniale , Daub. — Argent 

antimonial^DELAM. — Spiesglanzsillfer ^ W. etKARST. — ^rgento 

. atuimonial , V-etk» ^-Plaia nativa ant imonial , HEft^o — ^» : 

timoniated Notice Siher., Rirw./ — Antimohial Siher Ore , 

Thoms. — Argent antimouial , Broch. 

.1 » ■ 

L'argent antîmonial a étë tronvë dans une veine ^ dans le 
granité, à Altwolfach , Grand-duché de Bade, avec la 
Chaax carbonaî^e , la baryte sulfatée, le spath brunissant , 
la chaux fldatée , le plomb sulfuré, Targuent rouge ^ etc.-— 
Ou inaique enrore le pajs de Salzbourg , Konsberg en Nor- 
w^ège , Casalla près de Gnadalcanal en Espagne , Andréas^ 
berg ai^ Hariz et Allehiont en France. 

1 et 2. Argent antimonial /?mwzaf«^Mc et Arg. ant. cylindroïde î 
dans là Ghaux carbonutée laminaire , blanche ; de Saint- Jacob en 
IVauchenthàl , prés de Sainte-Marie-aux-Mines , départ, du Haut- 
IVhîn , dans l'Empire français. - 

3, Argent antimonial granulaire , dans la Chaux carbonatée ; 
de la mine de Saint-Venteslas , près d' Altwolfach , dans le Grand* 
duché de Bade. 



1 



f. 



( a8'8 ) 

4- Argent aatimonial amorphe , dian» la baryte sulfatée lami- 
naire , blanchâtre ; du même endroit. 

4. a. Le même dans la Cbaux carbonatée ferro«maiiganésif?>rc 
lamellaire , roaée ; de Kathnansberg , pays de Salzbourg. 

APPENDICE. 
ARGEIST A^^TIMO^'IAL FÊRRO-ARSENIFERE. 

Argent arsenical , D. B. — Id. , Pelam. — Arsenik Siïber , W.l 
— Silber Arsenik , Karst. — Araenikalisch - Gediegen - Situer , 
WiDEiCMAN. — Argento mineralizzato d/a dose grande d'Arsenico, 
Petr. — Plaça Jtatwa arsenical , Herrg. — Atsenicated naiiv» 
Silçer, Kiaw. — Arseniad Sil\fer ùfe^ Thoms. — L'Argent arse- 
nical , Broch. — Id. , BaoKo» 

L'Argent antimonîal fcrro*arsenifère' se trouve au Hartz, 
dans les veines , avec le plomb sulfuré, la chaux carbonatée| 
Fargent ronge, l'arsenic natif ^ etc. — Dans le pays de 
Furstemberg , avec l'Argent antimonîal; et à Guadalcanal 
en Espagne, suivant Monnet. ( Minéralogie ^]^^ 283. ) 

^i. Argent antimonîal ferro-arsenifère , concretionné - ôotrjroîdé 
ou en forme de grappe, avec argent antimonié sulfure rouge- Nombre 
et fer sulfuré; delà minedeSamson près d'Andreasberg auHjirtz ; 
envoi du maréchal duc de Trevise. 

nP. Espèce. ARGENT SULFURÉ. 

* 

( Première partie , p. io5, er^94* ) 

Mine d'argent vitreuse , R. D. — Id. , Bergm. — Argent vitreicr,' 
Argent sulfuré , De B. — -. Id. , DsLku» — Argent minéralisé parla 
\ soufre , Daub. — Glaserz ^ W, — Glanzerz , Karst. — Argenio 
mineralizzato dalsol/o^ miniera d'Argento ^itrea, Argentovitreo, 
Petr. — Mina de plaça vidriosa , Hbrrg. — SulphuraCed Silber 
Ore, KiRw. — Cominon Sulphurec ofSiher , Tboms. — L'Argent 
vitreux , Broch. 

YARliTÉS DB FORMES. 

Argent sulfuré Crapezoidal; de Nene Morgenstern', prés deFrey- 
berg en Saxe : ^aiiiT-, 1811. 



AlVNOTATIONSw 

L^Ârgent snlfarë se trouve également dans tes mdiltagttèé 
•Dcîennes y dans celles de transûîon et dans les montagnes 
à coDches. Il est dans le granité à Âltwolfach» en Sonabe; 
dans le gneiss , en Saxe ; et dans la sj^nite porphyrk|ae , à 
Schemnitz en Hongrie. »-Il est en veiifes dans le porphyre 
argilenx-, an Mexique (i); et dans la Gninvi^acke,au Harlz. — - 
On le rencontre encore avec la Chaux carbonat^e à Schian— 
genberg , en Sibérie ; à Annaberg , dans la Basse-Autricheî 
d à Konsberg^ en Norvrègè. Les substances dont il est le 
plus ordinairement accompagné sont là chaux carbonatée ^ 
le qnarz , la baryte snlfatée^ l'Argent antîmonié sc^lfuré^ 
l'Argent natif, le ptomb sulfuré , le cuivre pyrîteux , le 
zinc et le fer sulfurés. C'est une des mines d'argent que l'on 
exploite le plus communément. 

(i) L'Argent sulfuré et l'Argent noir prismatique sônt^très-con|A 
iBuns dans les filons de Guanaxuato et de Zacatecas , de même que 
dans la Veta fiiscaina de Real del Monte. {Huniboldt ,u 21 , p. 607.) 

« L'argent suIRiré accompagne constamment l'argent natif dans 
les filons du Mexique comme dans ceux des montagnes d'Europe. 
On trouve ces deux minéraux fréquemment réunis dans les mines 
extrêmement riches de Sombrereie , de Madrono , de Ramos , de 
Zacatecas , de Tlapnjahua et de Sierra de l^inos , ( /û?. t. a , p. 609.) 

Suivant M. Azuni , les mines d'Argent qui se trouvent près di^ 
▼illage de Sarabus , en Sardaigne , méritent une grande considéra* 
tion. Le minerai consiste en mine d^argent 'vitreuse , avec laquelle 
on a trouvé 4e la mine d'argent cornée et de l'Argent natif. ( Hist* 
nat. de Sardaigne ^^t. a, p. 34o. ] 

1 . Argent sulfiiré cubique ; et A, s. cubo^octaèdre , en petits cris^ 
taux éclatans , sur lequar», avec plomb sulfuré lamellaire et cuivre 
pyriteuz disséminés ; dé Johann-Georgen^tadt , en Suxe. 

\» a. Argent sulfuré cubique ^ noirâtre à la surface et mêlé de 
grains de fer sulfuré , sur argent sulfuré incrustant, dans lequel sont 
engagés deux cristaux de quarz-hyalin prismé-alterne , rose-pâle 5 
de Schemnitz en Hongrie* 

A. Argent sulfuré çubo^etaèdre ^ gris de plomb; gros cristal 

19 



( ^90 ) 

cLargé de cristaux plus petits , de la même substance et de la mèm« ' 
forme, avec chaux carbonatée disjointe et lamellaire, dans le 
schiste micacé renfermant des grenats ; de Bohême. 

2. a. A. s. crtbo-ocù€ièdre , avec chaux carbonatée ferrifère con- 
tournée , jaunâtre , sur du quarz ; de la mine Rosa de Jéricho » à 
Joachimstal en Bohème. 

3. Argent sulfuré octaèdre , en cristaux très-nets , sur le quan ; 
de Schemnitz en Hongrie. 

4* Argent sulfuré lamelliforme, avec cristaux de quarz-hyalîn V. 
dans le quarz-commun ; de Bohême. 

4« a* La même variété sur la chaux carbonatée lamellaire blan-* 
che ; des Monts-Ourals. 

5. Argent sulfuré ramuleux , avec chaux fTuatée violette ; de 
Guadalcanal en Espagne. 

6. Argent sulfuré amx}t^he, peu éclatant, dont les masses pré^ 
sentent des ébauches de cristallisation , et sont engagées dans la 
chaux carbonatée laminaire blanche , avec un peu de fer sulfuré et 
de chaux fiuatée verte et violette , sur le schiste argileux noir ; do 
Joachimstal en Bohême. 

6. a» A. s. Am.orphe , en partie recouvert de cuivre pyriteux in- 
crustant j de Schemnitz. 

6. b. Plusieurs autres morceaux d'A. s. amorphe dans diverses 
gangues , de Kongsberg en Norwége , de Zmeof e& Sibérie , de 
Bohême et du Hartz. 

Les morceaux d'Argent sulfuré sont au nombre de vingt. 

Les variétés dodécaèdre , trapézoïdale el filiforme ^ manquent. 

IV. EsBicK ARGENT ANTIMONIÉ SULFURÉ. 

(Première partie^ p. io6 et 294* ) 

Mine d'argent rouge, R. D. — Id. , Bbrom. — Id. , De B. , etc. 
— Argent rouge sulfuré antimonié , Delam. — ^ Rothgiiltigerg, W. 
et Kârst. -r- Miniera di argento rossa , Petr. — Mina de Piatai 
Toxa , Hehro. — Red Silver Ore , Kirw . — Mine rouge riche ots 
l'Argent rouge , Broch. — L'Argent rouge , Browg. 

A. a. s. ronge-vifi.—' Argent rouge clair. — Lichtes Rothgûhigerx^ 
Yf. et Karst. — ^. r. di colore cremisi • rossigno , Pbtb. '^ Minet 



Tosbizà , H£RR«^ ^-^ Light ^ed Silçer Ore , KiRw. -^ L'A. fOUgÔ 
clair, Broch. 

A. a. s. rouge obscur oU métalloïde. — A. r. obaciir. — Dunkléi 
JHothguhigerz , W. pt Karst. — ^. r. grigio o nerognôlo , Pétr* 
— P. rqxù-obscura ^ Herrg. — Z^orA: /î. «S. O. ^ Kirw. ^-^.L'A. 
i^uge foncé ^ Broch. 

GARAtTERËS £T VARIETES. 

KlectricUé , résineuse J>ar le frottement étant isole. Tiaûy^ i$o6» 

jiction du feu ; réductible à la simple flamme d'ime bougie , Id%\ 

1. Argent antimonié sulfuré primitif. ^ 

M. Fasquay de Strasbourg possède un groupe dé cristaux d'argent 

rouge, en rhomboïdes obtus, qu'il assure appartenir à la variété pri<« 

mitive qui n'a pas encore été observée Jusqu'ici. 

Les travaux des chimistes sur X Argent rouge ont donné lieu à 
quelques-uns de penser que cette mine contenoit au moins quel- 
quefois de l'arsenic. Telle a été l'opinion de M. Sage , re,connue 
par M. Vauquelin et admise par M. Proust. Suivant cet habile chi- 
miste, qui a fait sur les mines d'argent rouge un travail tres-étendu , 
• Il existe des mines d'argent rouge antimoniales ; il y eii a d'ar- 
senicales ; et par ce que M. Vauquelin a déjà entrevu, il y eu aura 
d'ârsenico-antimoniales ; mais dans toutes ces minéralisations ,; leà 
métaux sont sulfurés à saturation , et à l'état métallique. » ( J. de 
Ph. , t. 49 , p. 40 . ) 

Voyez encore au sujet|dece minéral, un mémoire de M. Thenai*d^' 
inséré dans le même Journal , t. 5t , p. 68 et la note 1 13 du Ta-» 
bleau comparatif de M. Haûy, p. 240 et suiv. 

ANNOTATIONS- 

« j 

L'Argent antimonié sulfiiiré se trouve avec l'argent sulfuré 
et dans les mêmes circonstances géologiques > en Bohème» 
an Hartz , an Mexique (i), en Nôrwcge, etc. 

(i)La mine d'Argent rouge fait une partie principale des richesses 
de Sombrerete , de Cosala et de Zoaîga, près de Viîalta, dans la 
province d'Oaxaca. C'est de ce minerai qu'on a extrait dans la fa- 
meuse mine de Veta Negra , près dé Sombrerete , plus' de 700,000 
marcs d'argent , dans l'espacé de cinq à six mois. ( Uumboldt , 
f. 2, p. 5o8. ) 



( aga > 

1 . Argent antimonié sulfuré prismatique , rouge sombre , avec 
argent sul/uré lamelliforme , sur une roche quarzeuze mélangée de 
fer sulfuré en décomposition ; de Bohême. 

2. Argent antimonié sulfuré sexduodécimal , métalloïde , gris 
d'atier éclatant , sur A. a. s. amorphe , arec cristaux prismatîqnes- 
alternes de chaux carbonatée et plomb sulfuré lamellaire ; du Hartz. 

2. a* plusieurs échantillons de la même variété. 

3. Argent antimonié sulfuré apophane^ métalloïde, en gros cris- 
tanx éclatons , groupés et tapissant une cavité dans la cfiaux*carbo- 
natée laminaire, grisé, renfermant une veine d'A. a. s. rouge 
sombrent du plomb sulfuré ; du même pays. 

3. a. Deux autres morceaux analogues au précédent, et remar- 
quables comme lui par leur volume et leur fraîcheur : envoi du ' 
dur de Trévise. 

4. Argent antimonié êuUuré binotemaire , rouge-sombre , sur 
chaux carbonatée cristallisée , recouverte de stilbite dodécaèdre la- 
melliforme et mélangée de plomb sulfuré; d'Andreasberg auHartsu 

4. a- Echantillons de la même variété. 

5 et 6. Argent antimonié sulfuré métalloïde , éclatait , dottt les 
cristaux présentent à la fois les variétés tridadécaédre et soustrac" 
Ui>e , sur plomb sulfuré cubo-octaèdre et chaux carbonatée en petites 
lames ; du même pays. 

y. Argent antimonié sulfuré aexoctodécimal ^ r<W]ge-vif, sur ' 
A. a. s* massif de la même couleur . dan^ la chaux carbonatée lami- 
naire mélangée de quarz ;de Sainte-Marie-aux- Mines, département 
du Haut-Rhin. 

8. Argent antimonié sulfuré dendritiforme , métalloïde, en lames 
ramuleuses , éclatantes , appliquées à la surface d'une couche mince 

/de quarz, sur le schiste argileux de transition ; d'Andreasberg au 
Hartz : très-beau morceau de Tenvoi du duc de Trévise. 

9. Argent antimonié sulfuré gramiUJorme , d'un rouge*8<5mbre V 
accompagnant des cristaux de cuivre gris , incrustés de enivre py- 
riteux , sur une roche quarzeuse ; du Finsterart , près de SchemnitB 
en Hongrie. 

10. Argent antimonié sulfuré massif, rouge -vif, de Sa,inte<> 
Marie-aux- Mines. 

10 a. A. a. s. massifs rouge-somhre, et métalloïde > passazU à 



(293) 

Targetit noir ; de Kremnit^ eh Hongrie s donné par M; Tondu 

lo. ii A. a. s. rougC'Sombr^et métùllotde , du Hartz : plnsiettrs 
morceaux* ^ 

Les mort^aux relatifs à Targent antimonié sulfuré sout au nom- 
Ire de cinquante : la plus grande partie vient du Hartz ; la Bohème , 
la Saxe et la Hongrie en ont aussi fourni quelques-uns» 

/ AJ^PENDICE. 

ARGENT ANTIMONIÉ SULFURE NOIR. 

Mine d'argent noire, R. D. — Id-, Bbroh; , J)AtrB. ,'etc. — 
'Argent fragile , De B. — Argent noir , Delà m. — Sprôdglaserz , 
W, — Sprodglanzerz , Karst. — Roschgewach des Hongrois. — 
Mimera ifi argento nera, pETk. — Mina de Plata negra, HerKo. 
— Antimônicted Sii\>er Ore , Kmw. — Antintonial stdphùret ^ 
Britde Siher Ore , Thoms. — L'Argent vitreux aigre , Broch* 

A* n. terreux. — Siièerschwà'rze des Allemands , Argent noir , 
Broch. — SootySiliferJDre, KiRYr, . . ' .■> 

, .L'ArgçHt iipir se trouve avec l'argent aDtîmoQÎé sulfuré 
dont il paroît n'être qu'une mpdiflcation partiiiulière. M. de 
Humboldl' en a rapporté ie la mine de Facateraa au Mexique. 

.1. Argent noir prismatiifùe , en cristaux groupé«*,'**ûékiDgi^y de*^ 
fer sulfuré en décomposition et de quelques grains d'A: a. s. , rouge- 
sombre ; de Schemuitz en Hongrie. > .- . 

2. Argent no\r gramdi/brrnei, massif, à grains^fins et brillans , sur 
le'quarz ; du même pays. ' . - 

5. Argent noir terreux , en masses friables de couleur noire , sur 
argile ferrugineuse ; de Saxe. 

* Y\ EsïècE. ARGENT CARBONATE. 

( Première partie , p. 296. ) , . 

Liiftsaures Silber , Widewmanh. — Plata aeraia , Herrg - — 
Calcifi>rme Siher Ore , Kirw, — Carbonate of Silçer ,^Tii0M8.' — 
L'Argent carbonate, Brôch. — Id. , Haiiy. 

C2ARACTÂRES. 

{Selh , note manuscrite envoyée en iSoyi) 
Couleur, le gris de cendre ^ ■ passant en' partie an n^ir- grisâtre 
et au noir de fer. 



\ 



(294) 

On 1« trouve en masse et disséminé. 

U est mat et en partie foiblement brillant ; mais par la raclure il 
obtient un éclat métallique vif. 

Sa cassure est inégalé à petits grains et passe d*une part à la caa« 
sure hamiforme et de Tautre à la terreuse. 

Il est tendre', plus doux qu*aigre. 

Extra ordinaire ment pes£int. ' 

Facile \ reduiie par raction du chalumeau ; faisant effervescence 
avec r^cide nitrique , pendant un instant. 

ANNOTATIONS. 

t 

L'Argent carbonate n'a été trouve qu'âne seule fois , par 
M..Selb ^directeur et conseiller des niines da Grand-daché 
de B.ade , jlans la naine d'argent de Saint- Venceslas , près 
d'Ahyvoifacb. Il étoit mélange d'argent natif, d'argent snl-* 
fnré et de cuivre gris , dans la baryte aplfatée. ( Selb. ) 

Il n*existe d'échantillons de cette rare substance que dans quatre 
col îer trous'; savoir : la collection du Grand-duc de Bade, celle de 
MV'^elb^ celle de M. Pasquay , son ami , et celle de M. Haûy dana 
la^u^Ue j'ai eu la satisfaction de la placer moi-même. 

"'*'VP. EspicB. ARGENT MURIATÉ, 

'♦*'«' i ( Première partie^ p:; loS ) 

Mine d'argent cornée , R. D. — Id. Bebgm. , Daub.', etc. «^.Ar^ 
gent corné , Muriate d argent natif , De B. — Argent muriaté , 
Dexah. — Hornerz , W. et Karst.— Miniera d'argerUo cornea^ 
Pet». — plut a çornea ,' Her&g . — Corneous Siher Ore , Kirw. — 
Muriate of Silçer , Horn Ore , Thohs. — L'Argent corné ou 
muriaté , Broch. 

£/cc^r/ci^c"résineuse , par le frottement, après avoir été isolé. 
Hauj- , 1806. 

L'Argent muriaté se rencontre tonjonrs dalis le voîsînag^e 
des autres espèces d^ ce genre. On le U.ou?e dans le gneiss ^ 
près de Frejberg en §axe ; avez, l'argent snlfarë dans la sjé^ 
niie porphjrique 2 à Scbcmnii» en Hongrie; dans le Por-« 



c 395 ) 

pbyre argileux an Mexique ; en Sibërie , ayec Targent sul- 
furé , l'argent ronge, et quelquefois l'or natif; et dans la 
Granwacke, au Hartz. Il abonde plus particulièrement an 
Pérou et au Mexique (i) où il est engagé dans la Cbaux car- 
bonatée ou sur l'argent natif. 

(1) « L'Argent muriaté qui se' présente si rarement dans les filons 
en Europe , est au contraire très-abpndant dans les mines de Ca- 
torce , FrcSjpillo et du Cerro de San-Pedro , près de Sans Luis Potosi. 
Celui de Fresnillo est d'un vert d'olive qui passe au vert-poireau. 
Dans les'Hlons de Catorce , il est accompagné de plomb m^olybdaté 
et de plomb phosphaté. ( Humboldt , t. 3 ,, p. 607. ) 

Il est quelquefois disséminé dans l'argile. M. Klâproth qui a faie 
l'analyse de celui qui se trouve au Hartz , en fait une sous-espèce 
d'argent muriatée sous le nom d' A. muriaté terreux. — ErcligesHor^ 
nerz. On l'a nommé aussi BikUermUclierz, {Brochant^ t. 2 , p. r3o. ) 

1. Argent muriaté cubique ( parai lelipipède ) , gris cendré, opa- 
que , sur fer oxydé rubigineux, brun ; de Johann-Georgen-Stadt ^ 
en Saxe. 

a. Argent muriaté mamelonné , gris de perle , translucide , dans, 
l'argent muriaté amorphe de la même couleur ; très-beau morceau y 
de Cuexnabaca au Mexique , d'où il a été rapporté par Dombey. 

3. Argent muxiîwè incrustant ^ brun, avec Or natif argentif ère' 
( j^/^^/r/zw? ) lamelliForme, blanchâtre j sur la Grauwacke; de 
Schlangenberg , en Sibérie. 

3. a. A. m. incrustant y gris-brunâtre , en croûte mince , sur 
argile ferrugineuse jauné-roussâtre ; de Saxe. 

4. Argent muriaté amorphe , massif, gris-cendré ; auquel adhère 
lin peu de Chaux carbonatée laminaire ; du même pays.' 

Le poids de ce morceau est de 6 kilogrammes (la livres ) envi- 
ron. On le doit également à Dombey. 

4, a, A. m. amorphe^ grisâtre , sur l'argent natif; du Pérou. 

4. b, A. m, amorphe^ gris-brunâtre, avec cuivre carbonate vert 
et cuivre carbonate bleu , dans la Chaux carbonatée; de Sibérie. 

4. c. A. m. ofnorphe, incrustant, de diverses teintes de gris, de 
'verdâtre et de violet , sur la Chaux carbonatée compacte : trois 
morceaux, du même pays. 



( 296 ) 

SECOND ORDRE. 

Suhsùances métalUques oxydables et réductibles 

immédiatement. 

GENRE UNIQUE, 

MERCURE. 

* 

V\ EspàcB. MERCURE NATIF. ' 

( Première partie , p. 109 ) 

Mercure vierge ou M. coulant , R. D. — Mercure natif, De B. 
— - 14. t Bebcïh. — Id. , Daub. , etc. — GediegenQuecksUbcr ^ W. 
et Karst. — Mêrcufio natwo o vergùte , Peth. — Azogue natwo * 
Hsa&&. — Native Mercury , KiRW. -«-Le Mercure natif, Beoch. 

Le Mercure natif se trcaye avec toutes les antres espèces 
de ce genre, et notamment avec le Mercure sulfuré ^ dans 
les- montagnes carbonifères a la formation desquelles il ap- 
partient. Ses gangues itont : le Mercure sulfure ou des oxydes 
de fer qui en sont imprègnes, le schiste argileux, le quarz ^ 
la pierre sablonneuse et quelquefois le fer snlfuré , la baryte 
sulfatée , etc. II y est disséminé sous la forme de globules 
brillans et dans certains endroits il coule à travers les fis-* 
sures des roches qui le renferment. Les pays qui le fonrais* 
sent en pins grande quantité , sont les mêmes ou abonde le 
Mercure sulfuré, et particulièrement Almaden , en Espagne 
(1), Ydria dans le Frioul^ Guancavelica an Pérou, etc. (a). 

(i) B )wle& a trouvé du mercure natif dans une argile blanofaedi»» 
environs delà ville de Saintr Philippe ,• dans le royaume de Valence, 
et dans, la coticbc d'argile cendrée qui traverse tojutelavilie de Va- 
lence d'orient en occident. ( Hist. nat de TEspagne , p. 65 et 66- ) 

(2) On en trouve également en Sicile , dans un schiste argileux 
grisàtie , près de Paterne et dans une terre calcaire blanche à Maiv* 
$ala et à l^ntini. {De Borch , p. 19^ ) 

a U a éié oi)sei^'é à Tétat natif à Oristani en Sardaigne, dans une 
couche d'argile. M. Belly le prit d'abord pour un dépôt enfoui ; U 



( 397 ) 

'vît à trois pieds de profondeur , du Mercure vierge , divisa en glor 
bules brillans et qui sortoient miucea comme de' la pluie, lorsqu'on 
^rasoit la glaise avec laquelle il étoit mêlé. On fouilla encore deux 
pieds plus bas ; mais en vain. La couche s*étend soua la ville. » 
( Azuni , Hist. nat. de Sardaigne , t. a , p. 349. ) 

Ce métal s'est rencontré à Allemont dan^ un filon à gangue cal** 
Caire qui cOntenoit de Targent natif, du manganèse oxydé et de 
Tasbeste soyeux. ( Héricart. ) 

1 . Mercure natif lUjuide^ de la mine de mercure d*Ydria ;' donna 
par M.Haiiy. 

3. Mercure natiî gMuliJbnne , dans la baryte sulfatée laminaire, 
^vec fer oxydé brun-jaunâtre , sur la pierre sablonneuse micacée; do 
Hfoschellandsberg , département du Mont-Tonnerre. 

2. a. M. n. globuiiforme , avec mercure sulfuré superficiel su^ 
^arz*agathe grossier, gris ; d'Ydria* 

3. Mercure natif liquide , dont les globules brillans occupent des 
'eavités tapissées de chaux carbonatée ferrifère , blanc- verdfttre , en 
partie-fibireuse et en partie concrétionnée , dans-rargile ferrugineuse 
endurcie, brun-jaunâtre; de la mine dite Wnerfraunougnotc à 
Moschellandsberg. . 

Ce- morceau a été donné en i8o3, par M. Beurard, agent du - 
gouvemement pour l'exploitation des mines de M^cnre des ci^e- 
v^nt pays de Deux-Ponts et du Paletinat, aujourd'hui départ^mens 
de la Sarrè et du^Mont-Tonnerre, auquel rétablissement est rede« 
vable d'une suite de dix-huit morceaux , provenant des mines de 
mercure des mêmes pays, et qui offrent des exemples desquatr» 
espèces de combinaisons sous lesquelles ce métal existe dans 1» 
nature. 

Ce minéralogiste a publié, en 1809, un très - bon Dictionnaire 
allemand-français des termes usités dans Fart des Mines ; r volume 
inS\ Ses rapports sur les mines de mercure du Palatinat , insérés 
^lans les tom. 7 et 14 du Journal des Mines, Tavoient déjà fait con* 
noitre d'une nianière avantageuse , et sont fort intéressans. 

4* Mercure natif liquide sur diverses gangues; des mines de 
^nercure d'Almaden et de celles d'Ydria : suite de morceaux, at% 
nombre de vingt. 



( ^98 ) 

^^ EstèCE. MERCURE ARGENTAL. 

( Première partie , p. iio et 296.) 

Amalgame natif d'argent , R. D. — Meréure uni à IVgcnt 7 
Bbrgm. — Ama'^ame natif , Te B. — Argent amalgamé, Mercure 
nrgental, Delam. — JSeUurliches Amalgam, W, — yémalgamy 
Karst — Amalgama d^argento , Petr. — Amalgama natiCa de 
Plata, Herbg. — Natural Amalgama , Kiaw.^ — Native Amal' 
^am , Thoms. — L'Am.ilgame natif, Broch. 

M. a primitif, — M. a. dodécaèdre du Traité. 

M. a. unitaire. M. a. émarginé du même. 

Le Mercure argental n'a encore été trouvé que dans lei 
milles de Mercure du Palalîpat, à Salilber^ en Suède, et à 
Rosenar en Hante-Hongrie , et toujours en petite quantité. 

Le filon du Directoire , à AUemont a fourni du mercure argen- 
tal. ( Note de M.Héricart ) 

] . Mercure argental tri/orme, «ur Chaux carbonatée ferro-man- 
ganésiière et fer oxvdé; de Moscbellandsberg : donné par M. Haiij. 

3. Mercure argental sexti/hrme, avec M. a. greinulijorme , mé- 
langé de mercure liquide , sur le quarz souillé d'oxyde de fer ; du 
même endroit^ 

3. Mercure argent;il . en cristaux arrondis , dans les carités d'un 
Cuivre gris antimonifère compacte « qui forme des veines dans le 
Psammite ; de Moscbellandsberg ; envoi de M. Beurard. 

3« a, M. a granuliforme ; et M. a. lamelliforme parmi des cris- 
taux de baryte sulfatée ; sur mercure sulfuré granulaire , avec ar- 
gile litbomarge brun-rowgpâire ; de S'alhberg : du même envoi. 

4* Mercure argental lamelliforme , sur argile litbomarge de dif- 
férentes couleurs : plusieurs morceaux venant d*Âlmaden et de 
Moscbellaudsberç. 

5. Mercure argental amorphe , blanc-d'étaîn , en petite masse 
fracturée , à cassure concboïde éclatante , dans l'argile imprégnée de 
mercure sulfuré ; de Deux-Ponts • envoi de M. Beurard. 

Le nombre des morceaux ou échantillons qui ont rapport à cette 
fltibstaace est de quinze , y compris les variétés du gradin d'étude. 

Les variétés M. a primitif et M, a* unitaire manquent. 



i 



(^99) 

Iir. Espace. MERCURE SÙLFUHE, 

( Première partie , p. m et 297. } 

Mine de mercure sulfureuse , Cinabre natif ; R. D. — Mercnre 
minéralisé par le soufre y Bergm . — Oxyde de Mercure snlfuré rouge. 
De B. — Cinabre, Delam. — Zinnober, W* etKAiisT.-— Çinabro 
natiçorf Petr. — Cinabrio , HERîaG; — Natiye CinAdbar, Kirw* 
— Le Cinnabre , Broch. 

M. s. pulçérulent. -— Cinabre en poussière , Vermillon natif f 
Fleurs de Cinabre., R. D. 

M. s. rouge^vifi — Hochroter Zinnober, W. — Zerreiblicher 
Zinnober , Karst. — Cinabrio clarô , Herro. — Brigt Red Cinna- 
har , Thoms. — Le C. d'un rouge vif om le C. fibreux , Broch. 

M. s. ronge foncé et M. s. métalloïde, — Dunkelrôther Zinnober, 
"W. — Gemeiner Zinnober, Karst. — C roxo-o^4c«ro , Herrg. — 
Dark Red Cinnahar , Thoms. — Le C. d'un fouge foncé ou le C. 
-commun , Broch. 

Le Mercure sulfuré, la plas commune des espèces de ce 
genre est aussi la seule que son abondance permette d'ex- 
ploiter comme mine de ce métal. Il appartient, comice nons 
i'avona déjà dit en traitant du mercure ntftif, à la formation 
des montagnes à conches carbonifères. — Les mines de 
mercure les plus importantes sont situées près de la* yîHe 
^'Aimaden, dans la province delà Manche, en Espagne, et. 
a Almadenejos, Guadalperal et Las-Cuebas , qui en dépen- 
dent. On en trouve encoi^c abondamment à Ydria , .dans le 
Frîont, et en^France dans les départeroens de la Sarre et 
du Mont-Tonnerre (1) , oiil^ plupart des exploitations pré- 
sentent, des indices de l^oiiiile, avec da bitume et de 1^ 
-chaox carbonatée ( Beurardy cité pins haut ). La Bohême , la 
Hongrie et la Transylvanie en renferment aussi quelqnes- 
mies ; mais lenr produit est pen considérable. Il existe en- 
core près d'Âlicante , en Espagne, dans diverses parties de 
l'Italie (2), an Portugal (3) , au Japon , etc. 

r .7 t 

M Les mines de mercure du Mexique sont de formations très- 
43jr£êrente$ : les uns se trouvent en couches daxis des terrains secon-> 



C 5oo ) 

daires ; les autres sur des filons qui traversent des porpliyres trap* 
péens. Au Durasno, entre Tierra-Nueva et San Luis de-la Paz, 
le cinabre mêlé de beaucoup de globules de mercure natif, forme 
wie couche horlKontale (ma/tfo) qui repose sur du pérpfayre. Cù 
mantean qu'on a percé par des puits de 6 à 6 mètres ( 16 à 18 pieds) 
de profondeur, est recouvert de couches d'argile schisteuse qui 
renferine du Bois fossile et de la houille , etc. ... Le filon de cina- 
bre de San- Juan de la Qiica a a ou 5 , quelquefois 6 mètres de 
puissance. Il -se trouve, et ce fait géologique est très-remarquable , 
non dans le grès ou dans le schiste , mais dans un véritable Peck- 
stein'porphj^r divisé en boules à couclies concentriques , dont Tinter 
rieur est tapissé d^Hj alite mamelonnée.... Le cinabre qu*ona retiié 
des filons de la montagne du Fraile , près de la Pailla de San Felipe, 
se trouve dans un porphyre à base.de Homstein qui, traversé par 
des filons d'étain, est indubitablement plus ancien que le Pechstein* 
porphyr de la Chica. {HûmbolJt , Statistique de Li^~ouvell^£spa- 
gne , t. 3 , p. 684 et 5S5. ) 

« Dans le royaume de la Nouvelle-Grenade , on connoît le mer- 
cure sulfuré dans trois endroits diiTérens, savoir: dans la province 
d*Antioquia , dans le voile de Santa-Rosa , ii Test du Rio-Cauca ; 
dané la montègne de Quinditt , au passage de la Cordillère centrale, 
entre Ibague et Carthago , à rextrémité du ravin du Vermellon ; 
enfin , entre /• village dHAzogue et de Cuença , dans la province de 
Quito. La mine de merctire sulfuré ne se trouve pas seulement en 
iragmens arrondis mêlés à des paillettes d'or , dans le tenain de 
transport qui remplit le ravin de Vermellon, au pied de VermeUon, 
DU pied du plateau d^Iùague-yicjo i on connoît aussi le filon duquel 
Itchoc des eaux paroît avoir détaché ces Iragmens. Près du village 
d' Azogue , au nord-ouest de Cuenca , le mercure se trouve comme 
dans le département du Mont-Tonnerre, dans une formation de 
»rès quarieux à ciment argileux : ce grès a près de 1400 mètres 
( plus de 4300 pieds : 700 tcàses ) d*épaissear, et renferme du bois 
fossile et de i asphalte. « ( Id. ., onvr.. cité , p. 586. } 

t Au Pcrott , le cinabre se tionve près de . Vuldivui , daas la 
province de Pataz , entre la rive orientale du Maragnon et les mis- 
sions de Guailillas » an pied dn grand Nevado de Pelagato , dans 
ità province de Conchucos , à Test de Santa ; aux bains de Jésvs , 
dans la province de Guamalies , au sud-est de Guacarachuco ; 
ptès de Huaticavélica , dans Tintendattce de ce nom ; et près de 



J 



( 3oi ) 

Guâraz , dans la proviace de Guailas...'. La Fameuse mine de Huarr- 
cavélica , sur Fétat de laquelle on a répandu tpnt de fausses notions, 
se trouve dans la montagne de Santa-Barbara , au sud et à la dis- 
tance de 277s varasi (23ig mètres ) de la ville de Huancavélica ; 
elle est élevée de 44^^ mètres au-dessus du niveau de la mer. Le 
cinabre se trouve dans les environs de cette ville , en couches et en 
filons. Dans la grande mine de Santa-Barbara il est renfermé dans 
une coucbe de grès quarzeux , qui a près de 400 mètres d'épais- 
seur. Ce grès , analogue à celui des environs de Paris , et des mon- 
tagnes d'Aroraa et de Cascas , au Pérou ^ ressemble à dû quarz 
pur. La masse de la montagne est de pierre calcaire Alpine , et on 
y a trouvé des coquilles à la liauteyr de plus de 4^(30 mèires , 800 
mètres plus haut tpie le banc de nummulites trouvé par M. Kamond 
il la cime du Mont-Perdu, li se trouve aussi du cinabre dans cette 
partie des Cordillères , surtout près de Sillacasa , sur de petits filons 
.qui traversent la même pierre calcaire. Ces filons qui sont souvent 
remplis de calcédoine , se croisent et se trament fréquemment et 
forment des nids ou amas métalliques. Ce sont ces filons qui foui'*' 
Dissent aujourd'hui, tout le mercure du Pérou. La mine de Huanca- 
velica a fourni année /commune de 4a 5 mille quintaux de mercure. » 
(Id. , t. 2 , p. 589 et 691 . ) 

M. de Humboldt pense que l'Amérique ne peut pas être long- 
temps ti'ibutaire de l'Europe , quant à la fourniture de ce métal ,• 
puisqu'indépendamment des mines , déjà en exploitation , peu de 
contrées en offrent autant d'indices que le plateau des Cordillères , 
depuisles 19» jusqu'au aa** de latitude boréale : dans les intendances 
de Guanaxuato et de Mexico , on en trouve presque par-*tout où l'on 
perce des puits , etc. "• 

(i) Plusieurs autres parties de l'Empire ont offert des indication» 
de cette substance, comme à Meniklot, département de la Manche ; 
Éiux environs de Montpellier , aux Chalanches , etc. 

Les minerais des filons d'Aile mont contiennent une grande quan- 
tité de mercure sulfuré pulvérulent, de couleur noirâtre, associé aur 
fer et au manganèse oxydé. M. Schreiber a même remarqué que le$. 
minerais colorés par ces trois métaux , étoient communément riches 
«îi argent, au point que souvent on en a retiré jusqu'à i5 et 20 
poiir 100. On trouve également du mercure sulfuré à Pellançon» 
près de Saint-Arcy , sous la Mure , département de l'Isère. ( iVoto 
^Is M» Nériçoit,) 



/ 



\ 



( 302 ) 

(a) On trouve du mercure sulfuré à Selvena, dans le Grand-ducbé 
de Toscane , où il est en veines dans Targile. (Santi^u i , p. i^S.} 

Il se rencontre en Sicile , à Paterno et Assoro : dans le premier de 
ces deux endroits il est pulvérulent , et dans le second^ en petites 
masses compactes, pures ou mélangées de pyrites. {De Borch, p. 194-) 

(3) Les mines de mercure de ce pays sont situées dans les envi» 
Tons de Conna : ce sont avec les houlières de Figuiera , les seules 
mines que Ton exploite. (Link , Voy. en Portugal, t. a, p. 76.) 

La mine de mercure de Terbitz, près deNenmarckt ouTersetschv 
en Haute-Camiole, est particulièrement remarquable pour la beauté 
des échantillons de Cinabre d*un rouge de cochenille vif qu'on en 
retire. ( Klaproth, J. des M. , t. 19 9 p* 325. ) 

I . Mercure sulfuré bibisalteme , brun-rougeàtre , éclatant , en 
petits cristaux parsemés de points brillans de mercure liquide , sur 
Mercure sulfuré compacte ; d*Almaden* 

1 . a. M. s. bibis'akeme , sur la pierre sablonneuse renfermant do 
petites veines de Mercure sulfuré et du Mercure natif liquide ; du 
département du Mont-Tonnerre. 

a. M. s. cristallisé , brun-métalloîde , avec chaux carbonatée et 
argile lithomarge blanc-verdâtre ; du Moschellandsberg : donné par 
3ll. lieurard. 

9. a. M; s. cristallisé, avec cristaux de quarz-hyalin prisme , 
blanchAtre, sur argile schistoïde, mélangé de grains de quartz et d« 
Mercure sulfuré ; d* Ydria. 

3. Mercure sulfuré curviligne , sûr des cristaux de chaux carbo- 
featée primitive, translucide , ayant pour gangue la pierre sabloz»- 
neuse et Targile schisteuse , avec fer sulfuré; d'Ydria» 

4. Mercure sulfuré laminaire^ rouge-foncé ; d'Ydria. 

4. a. M. s. laminaire^ rouge*vif , translucide , en petites lame» 
groupées sous la forme d'étoiles, à la surface du quarz souillé d'oxyde 
de fer , avec chaux carbonatée laminaire ; d'Udekanskj , près de 
Terentuy , en Sibérie, suivant le Catalogue de Weiss. 

4* b. Mercure sulfuré lamiiu^re , en petites masses on en grains 
d*im tissu très-lamelleux , de couleur rouge-fonpé ; du Japon. 

4. c. Suite de morceaux offrant la même variété de forme dans 
les fissures du quarz-agatbe grossier « ou sur le schiste argileux 



(3o5) 

prégné de bitume , le Mercure sulfuré bituminifère , la pierre sablons 
neuse , etc. 

5. Mercure 'sulfuré granulaire^ rouge-sombre , mélangé de fer 
sulfuré; de Dombrava en Transj^lvanie. 

5. a* M« 8. granulaire ,' en très-petits grains d'un rouge-vif, sur 
des cristaux baryte sulfatée ; des mines de Stablberg : envoi de 
M. Beurard. 

5* b. La même variété , en grains d*un violet-noirâtre , sur baryte 
sulfatée épointée , grisâtre ; d*Almaden. * 

6. Mercure sul furé niassij^compacte , d'un rouge de cocbenille 
dans sa cassure récente , à grain extrêmement fin ; d*Aimaden. 

6. a, IVÏ. s. massif, engagé par veines , avec cuivre gris et fer 
6ulfuré granulaire , dans la cbaux carbonatée laminaire, sur une 
rocbe talqueuse , renfermant des cristaux de cbaux carbonatée ma- 
gnésifère ; de JBetbIar en Haute-Hongrie. 

6. ù, M. s. massif, dansée quarz, avec plonlb sulfuré lamel^ 
laire et fer sulfuré ; de la mine du roi Mathias , à Kremnitz en, 
Hongrie. 

6. Mercure ''sulfuré pulçérulent , d'un beau rouge de carmin , en 
à tissu fibreux , dans les cavités du fer oxydé rubigineux concre-^ 
tienne ; de la mine de Théodore Erzlutz , à Wolfstein, département 
du Mont-Tonnerre : deux beaux morceaux. 

6. a. La même variété d'Almàden. 

7. Mercure sulfuré terreux , rouge de brique et brun-rougeâtre j 
touiUé d'oxyde de fer , et mélangé de fragmens de quarz et d'un 
peu de cuivre carbonate vert terreux ; trois morceaux d'un beaa 
-volume , rapportés de la mine de la Croix , près d'Almaden , et 
donnés par M. Thibaud , déjà cité , t. 1 , p. 3o4. 

8. Mercure sulfuré roug^-vif, mélangé de fer sulfuré blanc, en 
partie effleuri, et de houille, sur l'argile, de la mine dite Drey- 
kcenigszug au Potzberg, département du Mont-Tonnerre : envoi 
de M. Beurard. 

"Les morceaux de M. suif, sont au nombre de plus de eent* 

Là variété concretionnée - mamelonnée , compacte , du Val 

d^Azogue près d'Almaden, indiquée prem. part. , 297, n'est pas 

dans la coliec1!ion. 

M. HaiJy en possède deux échantillons , dont l'un a le P^ammitr 






c 



1 



(5o4) 

pour gangue , etTâutre est mélangé de bitume résinoide noir: il 
viennent tou4 deux d*Almaden. 

APPENDICE. 
I. MERCURE SULFURE BITUMINIFSRE. 
Première partie ^ p. 1 1 1 et 298. ) 

Mine hépatique de Mercure^ Mine de Mercure sulfuré feuilletée, 
Dblàm. — Quecksilber-Leberert ,yf , — Lebererz , Karst. — Mina 
de Azogue hepaeico^ Herbo. — Hepatic mercurial Ore, KiAw.— 
Jd. , Troms. — Le Mercure hépatique, Broch. — Mercure eulforé 
hé, atique , Brono. 

M. 8* h.fiuilleté. *- Sckiefiriges Q, JL. W*— A. h, pizarroso , 
Hbrro. — Slot/ H. O. , KiRw. — - Le M. hépatique schbteuZf 
Broch. 

M. 8- b. iestacé. — ^ KoralUnerz. 

M. 8. b. compacte. — Dichtes Q. L. , W. -^A. h. compacta, 
Hbrro. — Compact if, O. , 'Kirw. •— Le M. h. compacte , Broico» 

Le Mercni^ salfaré hîtnminifôre ae trouve à Ydrîa, en 
couches considérables , très - riches en mercure , avec le 
Schiste inflammable ( Brandschiefer , W. ) > la pierre sa- 
blonneuse , etc. 

1 . Mercure sulfuré bituminifâre7^tf///e/^« brun-rouge4tre , draaB 
•ut le violet ; des mines de mercure d*Tdria : six morceaux d*ini 
grand volume. 

a. Mercure sulfuré bituminifére testacé, rougcAtre , brun-noi-* 
ràtre ou noir ; des mêmes mines :^siz morceaux d'un volume pa- 
iement remarquable. 

5. Mercure sulfuré bituminifére globuleux, brun*vioUtre, en 
masses arrondies d*eiiviron 14 décim. (5 pouces) de diamèo«; 
du même pays. 

^4. Mercure sulfuré bituminifére oompocfe « d*nnbrun-^rongeâtre; 
plusieurs beaux morceaux et échantillons. 

5. Mercure sulfuré bituminifére pseudomorphùfUB , brunnsoirâ* 
tre , modelé en poissons, sur le schiste argileux mélanj^ de bitume 
{Brandsc/iie/vr) et renfermant aussi des empreintes de plantes; 
de Sprtiit, vis-à-vis de Munster-Appel, département du Mont'^ 
Tonnerre. 



(5o5) 

Ces deux morceaux bnt été envoyés au Muséum par M. Betttai'd ^ 
c[uî â donné dans le 14^ volume du J. des M. , notice détaiUée de 
leur gisement. Il parle dans le même Mémoire d^un minerai àû 
Mercure qui rend à la distillation une grande quantité de pétrole. 
( J. des M., t. 14 9 P* 4<^9- ) 

La Collection du Muséum d'tpstoire naturelle est redevable de la 
magnifique suite de morceaux de Mercure sulfuré bituminifère quelle 
renferme, à M. le Conseiller d'£tat Comte I^auchy. Ils proviennent 
des importantes mines d^Ydria , qui sont aujourd'hui un des apa« 
sages de la Couronne. 

* H. MERCURE SULFURÉ, FERRIFÈRË. 
( ffaûj- , Cours de Minéralogie de 1 81 â. ) 

Attirablè à l'aimant , après avoir été exposé à la simple ilamme 
d^une bougie. 

Le Mercnre sulfuré ferrifère se trouve en petits cristaux ^ 
d'an gris d'acier éclatant, sur la pierre sablonneuse , à Mes-* 
chellandsberg dépt. du Mont-Tonnerre, ( Haiiy.) 

IV. EspàcE. MERCURE MURIATÉ. 

( Première partie , p. 112.) 

Mine de Mercure cornée volatile ou Mercure doux natif, B.. D^i 
•^'^ Mercure minéralisé par Tacide muriatique , BeAgm. — Id. , Davis-.' 
— Mercure corné, De B. — Id. , Dei.ab^. — Sol marino di Mer'* 
curio , PbtR. — Mina de Azogue corneo , Rerrg. — Mercury 
TnineralizcUed h y the Vitriolons and Marine Acids, Kir^. — Cor* 
■neoits Mercury , Thoms. — La Mine de Mercure cornée ou I0 
JVfercure muriaté , Broch. 

VARIÉTÉS DE FORMES. 

t 

Mercure muriaté trioctonal ; de Moschellandsberg. 

Dodécaèdre du même genre que celui du Zircpn , dont les arêtes 
soit verticales , soit coutigues aux sommets , . sont remplacées par 
des facettes. (Haây, Tabl. comp. , p. 79.) 

ANNOTATIONS^ 

L,e Mercure mariaté accompagne les, autres eàpèces de ce 
métal 9 et en particolier le Mercure natif et le Mercnre ar^ 

20 



C 3o6 ) 

çenul. dans les eaTÎtés d'oae ar^Ie fermgîneiiae âorcîe, aux 
paroU de laquelle ses crîscao^x se trooTent attaches. Il a été 
iroBTé d abord par Woolf dans les mines de Moschelland- 
sber^ , et depuis à Âlmaden , en Espagne , et à Horsowitz 
en Bohême. 

I. Mercure mnriatc cristallisé » en très-petits cristaux gris de 
perle , briJlans , sur brèche quaneuse, souillée d*oxjde de fer et en- 
croûtée d'argile lithomarge ; de la minje dite Backofen , an Lands- 
berg : donné par M. Beurard. 

1 . a. M. m. cristallisé, avec spath brunissant et M. argental , dans 
le- M. suif, compacte , mélangé de cuivre gris antimonifèrei renfier- 
mant du mercure; de Moschellandsberg : envoi cité. 

I . è, ËÉbantiUon de la même variété ; d*Tdria. 

s. Mercnre muriaté conaneiioané , gris de perle , sur 1er oxjdé 
bnm-rongeâtre , avec cuivre carbonate vert et cuivre caibonaié 
bleu; du Landsberg. 

a. a. M. m. concretionné , avec mercure natif liquide sur nna 
gangue ferrugineuse mélangée de M. sulluré ; du même pa/s. 

a. ^. La même variété dans un argile f ^nginense ; d^Almaden. 

TROISIEME ORDRE. ^ 

Substances métalliques ojydables y mais non 
réductibles immédiaiemenL 

-|- SF.B s IB^I. EU BIT T DUCTILES. 

PREMIER GENRE. 

PLOMB. 

V\ EspicB. PLOMB NATIF. 
( Première partie , p. 1 1 3 et 39S. ) * 

Le Plomb natif a été tronvé parmi des prodnctîoBS vok» 
caniqnes , dans Itle de Madère, par M. Ratké , savant Da- 
nois, n est en petites masses contowiiées engagées dams bb* 
lare Uadre. ( ZTiz»/ , Traité, t. 3, p. 4^2.) 



F 



/ 



(307) 

L existence du plomb natif, admise par quelques minéralogistes 
et révoquée en doute par le plus grand nombre , paroît aujourd'hui 
bien coustatée« Il en e&t ainsi du moins pour celui que M. Katké a 
découvert. 

M. Lescbevîn, Commissaire des Poudtes et saFpêtres à Dijon , a 
donné dans sa traduction des Tableaux de Chimie de Tromms- 
dorff , Ja description d'un morceau qui lui a présenté tous les carac- 
tères du plomb pur , et qu'il regairde comme du plon^b natif ; nous 
la rapportons ici. 

« Le plomb y est en globules, dont quelques-uns sont gros, 
comme dea pois, et s'enchâssent les uns dans les autres; ces glo* 
bules ont des facettes, mais les angles en sont tellement obtus 
qu'il n'est pas possible de les déterminer exactement. Le métal 
- est encore disséminé en grains très*fins dans une gangue tenant^, s 
aVec des .pyrites , du fer spathique. Les globules sont poreux sur 
quelques facettes , et pleins sur d*autres ; ces pores leur donnent 
un aspect scoriacé, doiit la gangue n'est pas même exempte, et qui 
pourroit faire penser que ce morceau est un produit volcanique, si 
cette gangue n'étô^t pas enchâssée dans deux pjetites salbandes de 
quarz, farcies de pyrites, qui donnent au morceau l'air d'un petit 
filon. (Ouvrage cité, Pn^cé, p. 1 4) ' 

1. Plomb natif volcanique amorphe) de Madère; deux petits 
fehan'tillons : donnés par M. Katké à qui l'on en doit ht découverte. 

IL« Espèce. PLOMB SULFURÉ. 

( Première partie , p. 1 14 et 298. ) 

/ Galène ou Mine de Plomb sulfureuse , R. D. — Plomb minéralisé z 

parle soufre , Galène , Bbbom. " — Id. , et Sulfure de Plomb , De B. ^ 
— Galène , Plomb sulfuré, Delam. — Bleiglanz, W. et Karst. — 
Galena , Petr. — Id» , Hbrrg. — Id.^ Kirw. — La Galène , Broch. 

PL s. cristallisé,— lamellaire^ et — laminaire, — Galène cristallisée, 
Mine de plomb tessulaire, G. à grandes facettes, et G. à petites 
facettes , R. D. — Id. , De B. , Delam. , etc. -^ G. crislallizata , 
Pbtr. — G. comun, Herro. — Common Galena, Kirw. — Le^ 
O. commune, Broch.-— Alquifoux ou Mine de vernis, des Potiers, 

PI. s. crété. — G. en crêtes «ie coq , R. D. — là^ , Delam. 

PI- i. granulaire, — G. à petits points brillans , R. D. — M. à4 



( 3o8 ) ' 

plomb grainelée OU G. en grains, ou brillans ou chatoyans, Boma&b. 
— G. écailleuse testulaire ou G. chatoyante. De B. 

PI. s. strié. — G. striée , G. palmée et G. radiée , R. D. ^ — G. écaii* 
leuse striée et G. palmée , De B. 

Pi. s. compacte, — G, compacte , R. D. — M. * de plomb com- 
pacte, molle, sulfureuse, Bohare. —-.G. compacte, DeB. — 
Blcischweif ^ W. et Karst. — G. compacta , Herao. — Compact 
G , KiRw.* — La G. compacte , Broch. 

Pi. s. spéculaire. — G. spéculaire , R. D. — Plomb hydrogéné- 
pbospburé spéculaire , Delam. — Slickenside , des Mineurs du 
Derbysbire. 

VARIÉTÂS DE FORMES. 

Plomb sulfuré unisénaire ; 

La forme du Pl s. cubo-octaèdre dont les six faces carrées sont 
surmontées de pyramides k quatre faces très-surbaissées , à peu 
ptès comme dans la chaux ûuatéehexatétraédre.^Ta/î^, i8i i. 

ANNOTATIONS. 

i :^ ... . . , 

\ Le Plomb sulfuré ^ la seule des mines de ce genre qui soît 

Fobjet direct d'une exploitation , se rencontre à la fois dans 
toutes les sortes de terrains. Il existe en très^grande abon- 
dance sons la forme de veines dans les montagnes anciennes , 
notammept en Transylvanie , et dans les montagnes a coa« 
ches. Il se trouve aussi en lits danâ les montagnes primor- 
diales ; mais très-rarement : il est dans le schiste micacé en 
Silésie. On le rencontre anssi en conches dans les monta- 
gnes strateuses y avec le zinc oxydé ^ comme an Derbj- 
shire (i) en Angleterre* dans le département du Lot , en 
France ; et même dans des terrains d'ail nvion , comme à Tar- 
nomtz (12) en Silésie ( Daubuisspn ) , et dans les environs de 
Dottel , Kaldenick et Peterhied , département de la Roer. 
( ly Artigues , J. des M. t. 22 , p. 34i )• Les substance^ 
qui raccompagnant sont : la chan:;^ carbonatée pnre on fer- 
rifère, la chaux il uatée ^ la baryte fluatée, le qoarz, elles 
grenats, l'argent snlfnré, l'argent rouge, la plupart des 
«utr.es inin.es de plomb auxquelles il sert de gangue, le ciii<* 



C 5o9 ) 

vre pyriténx , le fer anlFarë , le zinc snlfarë , l'antîmoîne 
snlfaré , le bismuth natif, le tellure^ etc. Ce minorai qui 
abonde en nue multitude de lieux de l'Allemagne, de la 
Suède, de l'Angleterre, de l'Espagne (3), etc., est son- 
Tent traite comme mine argentifère. La France en possède 
des mines très-importantes ; la première est celle de Pesaj 
(4) 9 département dn Mont-Blanc ; viennent ensuite celles 
de Pompean , de Ponllaoen etd'Hoelgoet , dans la ci-devant 
Bretagne, de Vedrin , près delï'amnr , de Pleiberg^ dép. de 
la Roer , etc. , etc. C'est une des substances minérales les plus 
communes, on la trouve presque partout. — M. Rozière 
en a reconnu d'anciennes exploitations en Egypte. 

Le plomb sulfuré est presque toujours mélangé d'une petite quan- 
tité d*argent ou de sulfure d'argent ; quelquefois même ce métal s^ 
trouve en proportion assez considérable, pour dédommager seul de$ 
Irais d'exploitation. 

Le plomb, assez rare dans TAsie-Boréale , abonde dans les mon* 
tagnes de formation calcaire que renferme la partie nord-est de la 
Nouvelle-Espagne- , surtout dans le district de Zimapan , près du 
Beal del Cardonal et dé Lomo del X^i'o > dans le royaume du Nou- 
veau-Léon , près de Lina^ès ; et dans la province du Nouyeau- 
Santander, près de Saint-Nicolas de Croix. {Humboldt^ t. 2^ p. 583.) 

« Une très-grande partie de l'argent que fournit annuellement 
l*£urope , dit M. de Humboldt , est due au Plomb sulfuré argen- 
tifère {jSilberhaldger Bleiglanz ) , qui se trouve tantôt sur lés filons 
qui traversent les montagnes primitives et de transition , tantôt sur 
des coucbes particulières ( Erzfioze)^ dans des ro<^bes de formation 
secondaire. D>ans le royaume de la Nouvelle-Espagne , la plupart 
^es filons offrent aussi un peu de Galène argentifère ; mais il n'y a 
qu'un très-petit non^bce de mines dans lesquelles les minerais de 
plomb soient robjet particulier de l'exploitation. On ne peut compter 
parmi ces derniers que les mines des districts de Zimapan , du Par- 
ral et de San-Nicolas de Croix. ( Essai sur la Nouvelle-Espagne , 
t. 2 , p. 3io. } 

(j) M. Tonnellier , Garde des Collections minéral ogiques de la 
I>irection générale des Mines de l'Empire , dont noua avons eu Toc- 



C5io) 

ciksion de citer plusieurs fois les iatéressans travaux , a dokmé* dans 
le lyi la du J. des M. (p. loo à lao), d'après louvrage de Maw» 
sur la Minéralogie du Derbysbire , la description des mines de 
plomb de cette partie de TAogleterre. Le plomb sulfuré s*y trouve 
soit en couches , dans des montagnes calcaires coquillières , soit en 
▼eines , dons d*autres montagnes strateuses composées de couches 
calcaires et de couches d'une roche amygdaloîde que les Anglais 
nomment Toadstone, Ckannel et Cartdin, Un phénomène bien 
remarquable que ces mêmes veines présentent , c'est qu'elles se 
suivent dans les bancs calcaires qu'elles traversent^ sans quil 
existe de tiaces de leur passage dans les bancs de Tamygdaloide 
qui séparent les bancs calcaires. Ces montagnes renferment lieau- 
Goup de grottes. 

(s) La couche de Galène des environs de Tamowitz repose sur 
un calcaire ccquillier compacte imprégné de bitume et est recouverte 
par une marne calcaire compacte dont les cavités renferment des 
cristaux calcaires et du zinc oxidé ; au-dessus de ce banc est une 
autre marne imprégnée d'ocre de fer , quelquefois en assez grande 
quantité pour être exploitée comme mine de ce métal , etc. Cette 
couche produit annuellement environ 1 5, ooo quintaux de plooib 
et 2000 maj^cs d'argent. ( J. des M. , t. 17 , p. 3^5 et suiv.) 

(3; Les mines de plomb renfermant de Targent sont tiès-com- 
mnnes en Espagne , et particulièrement dans la Sierra-Moxena. La 
mine de Linarès dans le royaume de Jaen est en filons. Oa y trouva 
de mon temps , dit Bowles , un bloc de Galène de 60 pieds d'épais- 
seur , sur tous sens. (Hist nat. de FJEspagne , 1 776 ,*p. 4 > ^ ) 

Le Journal des Mines renferme une foule de Mémoires sur les 
inines de plomb exploitées dans les divers départemens de l'Em- 
pire , et sur celles qui pourroient T^tre avec avantage , qui sont dus 
k MM. Baillet , Leuoir , Cordier , Brochant. Héricart de Thury , 
D'Aobuîssoa, Calmelet , Bouesnel, Descotilsi etc., auxquels nous 
renvoyons. 

M. Héron de Yillefosse a publié dans la même collection (t. 1 7, 
p. 81 à 133 et p. i65 à aoa) » un Traité^ sur la préparation des mi- 
nerais de plomb, contenant les divers procédés employés au Uartz 
pour cet objet , qnî est d une grande importance pour la métallorgif; 
et qui renferme en même temps des oiMervadons curieuses sur !• 
gisement du plomb sulfuié dans cetn 



i 

i 



• - ( 5ii Y 

, (4) Lç dimanche 1 6. février 1 806 , le Conseil des Mine* a présent^ 
à S. M. une médaille offrant d un côté leffigie de TEmper^ur , et 
de l'autre le Mont-Blanc , caractérisé par un géant accroupi sur des 
rochers, médaille exécutée d après les idée* de M. le chevalier 
- Denon. L'Argent dont elle a été fabriquée prôveâoit des mines de 
Pesay. (P. A. FtfATi^iwr/, Annuaire du dép. des Hautes-Alpes de i8o6.> 

1 . Plomb sulfu^ primitif, grjsrlivide , en cristaux d'un beau 
volume , l'un d'eux ayant près de 4 centimètres (17 lignes) d épais- 
seur ; d'Anna berg en Saxe. 

1. a. V, s, primitif, avec chaux fluatée cubique limpide, mé- 
langée de cuivre p) ri feux,' sur la baryte sulfatée concrétionnéé , 
terreuse ; du Derbyshire : donné par M. Heuland. , ' 

2. Plomb &u\£wcé cubo- octaèdre , gris-livide , recouvert en partie 
de chaux carbonatée ferro-manganésifère perlée , avec cristaux de 
cuivre gris cubo-octaédre , encroûté de cuivre pyriteux, sur la grau- 
wacke ; deClausthal au Hartz : envoi du maréchal duc de Trévise. 

2. a. P. s. cubo-octaèdre , gris-cendré , avec zinc sulfuré biforme 
et fer sulfuré cubique , dans le grenat en masse , jaune-verdâtxe ; de 
Dognatzka dans le Bannat. ^ 

2. a, P. s. cubo-octaèdre aîongé , dont les cristaux éclatans et 
d'une forncie très-nette., sont entremêlés de cristaux de quarz-hyalin 
prisme alterne , de zinc sulfuré brun, et de fer suli'uré ; de la minQ 
de Saint- Antoine , à Dognatza* 

2. c. P. s. cuboroctaèdr^ , sur chjaux fluatée bordée, violette, et 

cristaux de quarz-hyalin dodécaèdre , avec spath brunissant et fer 

• sulfuré ; de Allehheads dans le Nortnumbeiland : beau morceau 

donné par M. Heuland, avec deux autres appartenant à la même 

variété et venant de £jam et de Castleton , dans le Derbyshir^e. 

a. d» Ma^e cuboïde de plonîb sidfuré , gris-livide , formée par 
la réunion de beaucoup de cristaux cubo-octaédres ^ arrangés de 
telle sorte que Tassemblage total présente encore la Egure à peu prè» 
régulière de cette même variété : de Saxe. 

V a. e. Suite de morceaux relatifs à la variété cubo-oçtaèdre , la 
plus commune des formes propres à cette espèce , sûr diversesgan- 
gués et de différens pays. 

5 Plomb sulfuré octaèdre , ea cristaux porxi^ dont la surface 
est chargée de trèsrpetits critcauz de plomb car^^qaté) avac chaux 




( Sl2 ) 

fiuatée cubique , sur zinc sulfuré iainellaire , brun - rougeâtre ; 
d'Angleterre. 

3. a. Echantillon de la même variété , etc. 

4. Plomb sulfuré triforme , en cristaux groupés , remarquables par 
leur volume et surtout par le vif éclat de leurs faces , avec cbaux 
carbonatée dodécaèdre , jaune pâle , sur zinc sulfuré brun , mélangé 
de cuivre pyriteux ; de Scbemnitz en Hongrie. 

4. a. Autre beau morceau de la même variété sur le quarz ^ avec 
ftinc et fer sulfurés ; de Freyberg en Saxe. 

5 et 6. Plomb sulfuré unihinaire et PL s. octotrigésimal , écla- 
tans : deux petits cristaux isolés. 

7. Plomb sulfuré crété * en grandes lames arrondies , minces et 
sonores , éclatantes , imitant la chaux sulfatée crétée , et renfer- 
mant entre elles du Cer sulfiuré concrétionné , sur^ le zinc »ulfuré 
laminaire brun , mélangé de PL suif. lamellaire ; du Pacherstolln 
à Schemnits. 

5. Plomb sulfuré laminaire, irisé superficiellement, avec FI. s. 
lamellaire et granuleux , et cuivre pyriteux ; de Bleystadt en Bohème. 

8w tt. La même variété de PouUaoen , département du Finistère. 

9. Plomb sutftiré iameUairgy engagé sous la forme de petites 
couches pamlièles , dans la chaux carbonatée laminaire ; dn Der- 
bjshire : donné par M. llawe. 

10. Plomb sullnré granulaire , à grains très-fins , érJaians , avea 
baryte sulfatée compac e disséminée ; dn Hars. 

10 «• I^usiears antres motceaux de la même Taiiété. 

1 1 . Plomb sulfuré strié , avec ièr spadiique laminaire , et plomb 
sulfuré lamdlaire ; de Pegau en Styrie. 

is. Plomb saUnrécoii^NicCe; dn Barbara ScoQn, danslepaysde 
SaUourg. 

la. âu Le même de Tymitx , en Basse-Auindie. 

i5. Plomb sulfure qtèrmtaire^ sur la chaux carbonatée bitomiai- 



lere « mélanj^ de sine sulfuré; de Keyberg eu Caiinthie : deux 
beaux morceaux. 

On troure cette variété dans le Deibysliiic sur la baijte salEaiée 
compacte, hlanrhàtre^ 






r 



( 5i3 ) 

Le nombre des morceaux de Plomb sulfuré est d'environ cène, en 
y comprenant les échantillons placés sur le gradin d'étude. 

Les variétés PL s. pantogène , pentacontaèdre et unUénaire * , 
inaB(]uent encore. 

APPBITDICB. 
I» PLOMB SULFURÉ ANTIMONIFERE. 

Spiesglanzblei , Karst. — Antinwnial Sulpkuret Lead Ore , 
'Bournonite ; I'homs. : — Plomb antimonié sulfuré , Bbono. — Ga- 
lène antimoniale , Djslam. 

CARACTBBBS BT TARIETés. 

( Hmij , Cours de Minéralogie de ^8i i. ) 

Exposé à Faction du feu du chalumeau , il décrépite et colore en 
blanc le bout de la< pince. 

M. Thomson qui Ta décrit, d'après MM. de Bournon pt Hatchett , 
dit, qu'il se trouve cristallisé et en masse dont la couleur est le gris 
de plomb foncé tirant sur le noir. 

Il contient d'après l'analyse de M. Hatcbett , plomb 42,62 , anti- 
moine 24» a3^, cuivre 18,80 , soufre 1,7, fer 1 ,20 , perje 2, t5. ( Thom-^ 
lo/z. Système de Chimie, trad. franc, par M. Hiffault , t. 7 , p. 4^^* ) 

VARIÂTES DE FORMES. 

1 . Plomb sulfuré antimonifère lacunaire ; 

Composé de petits cristaux cubo-ootaèdres alongés | brillan^ , 
qui laissent entr*eux des interstices. 

2. Plomb sulfuré antimonifère y»R^rmtf,« 

Formé de l'assemblage de beaucoup de cristaux alongés et entre- 
lacés, en forme de cordelettes. 

AKNOTATIOira. 

V 

Le Plomb snlfnré antimonifère se trouve , en Angleterre , 
dans le comté de Cornonailles, et à Clanathal an Hartz. 
( Thomson, ) ^ 

1 . Plomb sulfuré antimonifère lacunaire , éclatant dans certai- 
nes parties, miroitant, sur le quarz-hyalin dodécaèdre , chargé de 
cristaux de plomb sulfuré cubo-octaèdre , irisés , s^ins ou corrodés 
et d'autres cristaux de zinc sulfuré brun-noirâtre , avec spath perlé ^ 
blaxic-jaunfttre ; d'Angleterre. 






/ 



( 3i4 ) 

a. La même variété, avec chaux carbonatée analogique et chaux 
fluatée cubique ; du méjne pays. 
Ces deux beaux morceaux ont été donnés par M. Heuland. 

II. PLOMB SULFURÉ ANTIMONIFERE ET ARGENTIFÈRE. 

Argent blanc, de Freyberg. — l^eissgfdtigerz ^ W. et Karst. 
— La Mine blanche riche fi»i le Weissgultigerz , Brock. — Plumbi* 
Jerôtts Amimoniated Silver Ore, Kirw. — ff'itke Silçer On , 
Tkoms. — Mina de Pla^a blarica , Heuiio. — Miniera di jirgento 
bianca , Petr. —Argent blanc, Brono. — Argent et plomb sul- 
furés , Argent blanc ; Delam. 

Sa couleur est le gris de plomb , et sa cassure est unie à grain 
tièsofin. 

L*Argent blanc se tronve à Frejberg en Saxe , dans la 
luine d'Himmelafiirt où il est accompagné de plomb snlfarc 
lamellaire, de zinc anlfurë. d'argent rouge , etc. sur le qaan 
. et la baryte sulfatée. ^ Il se trouve aussi an Mexique (i).. 

(i) La véritable mine à^ argent blanc , est très-rare au Mexique. 
Sa variéié blanc^risdtre , très-riche en plomb , se trpuve cependant 
dans Tintendance de la Sonora , dans les Rions de Cosala , où elle 
est accompagnée de galène argeutirèie, dWgent rouge, de blende 
brune et de baryte sulfatée. {Humboldt, t. a , p. 5o8. } 

* in«. ËspicB. PLOMB OXYDÉ ROUGE. 

Native Minium - Minium natif, SHiTHSOir. — Id. , Dblàm. 

( Haûy , Tablean comparatif , p. 80 et 247. ) 
CouIetiT, le rouge écarlate. 

Adion du Jeu i facilement réductible an chalumeau, sur le 
charbon. - ' 

Le Plomb oxydé ronge se trouve disséminé en petites 
masses dans un carbonate de zinc compacte, à Langcnheck, 
pays de Uesse-Cassel (i), ( Smiihson , J. de Ph. t. 65 , 
p. 365. } — On en Ironve és^lemeni j^ Scfalangenberg en 
Sibérie ( 1) . arec le ploo.L^snlfiiré lamellaire. 

( )« C^ Minium motif y ^t M. Sflaitbsiw > «« puok toc le pn^ 



] 



r 



(3,5) 

duit de Taltération d'une galène que je soupçonne elle-même une 
production secondaire du carbonate de Piomb métallisé par le gaz 
hépatique. Certaines masses de ce minium renferment un noyau de 
galène intacte. ( Mém. cité.) 

(2) Suivant M. Herman le Plomb oxydé rouge deZméof doit son 
origine à Ta Itération de la galène produite par un embrasement qui 
eut lieu dans cette mine vers 1790* ( Acad. de Saint-Pétersbourg , 
vol. de i8oa , p. 297. ) * 

1. Vlomh oxydé, graniflaire-massif, rouge écarlate, en masse 
composée de petits grains brillans , renfermant du plomb sulfuré 
sulfuré lamellaire ; de Zméof en Sibérie. 

2. Plomb oxydé rouge terreux-incrusCant , Tou^^iaun^tre y sur 
baryte sulfatée lai^ inaire ; du même pays. 

'5. La même variété sur matrice argileuse d\m gris-brunatre. 

IV. Espèce. PLOMB ARSÉNIÉ. ' 

( Première partie , p. 1 1 5 et 7gS» ) 

Massicot natif, des Académiciens de Dijon. — Flokkenerz j'K.arst-, 

Le Plomb arsénié a été trouve d^abord en veines avec le 
plomb snlfnré , la cbanx iinatée et le qnarz, à environ 4 
kilomètres ( près d'nne liene} nord*oaest de la commune 
de Saint-Prix-sons-fieuvray» département de Saône et Loire, 
par M. Champeaux. ( J. des M. t. 10 , p. 543et8uiv. ) 

M. HëricarLcle Thury la observé diepuis à 1 état terreux et pul- 
vérulent dans le filon de .plomb salfuré de la montagne de THerpie , 
en Oisans. Ce filon renferme en même temps du plomb carbonate 
cristallisé , du plomb carb. terreux /très-ricbe en argent, du cuivre 
gris argentifère , du cuivre carbonate vert ou bleu , de^Fargile et 
du quarz. (J, des M. , t. aa , p. 5o8. ) 

T . Plomb zrsénièjllamenieux , jaune eitrin , daiis la chSvoL ûuatés 
blanchâtre mélangée de plomb carbcmaté noir i de Saint-Prix. 

2. Plomb arsénié terreux , jaune , sur la cbaux fluatée concré- 
tionnée , violette ; de Saint-Prix : donné par M. de Cbampeaux , 
.Ingénieur en cbef dans le Corps Impérial d^s Mines , à qui Ton eii 
doit la découverte. 



1 



( 3,6 ) 

11 se trouve encore , dit-on, à Champallement , à. une lieue de . 
Neyers , en petites masses concrétionnées , de couleur jaune. 

V. EspàcB. PLOMB CHROMATÉ. 
( Première partie, -p. ii6 et 399. ) 

Plomb spathique rouge , Pallas. — Id. , Lehmakn. — Plomb 
rouge , Oxyde ou Chaux de plomb rouge , Macquart. — Oxyde de 
plomb spathique rouge , Dx B. — Plomb minéralisé par Tair pur , 
Plomb rouge , Plomb chromaté , Delam. ^— Chromate de plomb , 
Vauqûelin. — Rotk Bleierz , W. et Karst. — Spato di piombo 
rosso , Pbtr. — Mina de plomo roxo , P. roxo e&patico , Herro. 
'-^ Red Lead Spar , Kirw. — Chromate ofLead; Red Lead Ore 
ùf Siberia , Thoms. -~ La mine de Plomb rpuge ou le Plomb 
rouge , Broch. 

Forme primiciçe. Prisme oblique à bases rhombes , dont la coupe 
transversale est un carré , et dans lequel l'incidence de P sur H est 
de loa^ 5i'. ( Haiiy , Tabl. comp. , p. 81 et fig ^S. ) 

Le Plomb chromaté se trouve , en Sibérie , dans nn des 
filons de la mine d'or de Bérésof , à 3 lienes ao nord de Ca- 
therÎDebonrg^<( snr le talc granulaire darci et le quarz gras , 
avec le fer snlfaré décomposé aurifère.— Il est accompagné 
quelquefois de cristaux bron-^Terdâtres que M. Vanquelia 
regarde comme une combinaison d'oxyde de plomb et d'oxyde 
de chrome. ( J. des M. t. 6, p. <j6o. ) 

M. CoUet-Descotils ayant analysé un échantillon de Mine de 
plomb brune , rapporté d^Zimapan au Mexique , par M. de Hum- 
boldt, y a reconnu la présence du chrome, dans la proportion da 
1 6 parties , sur 69 de plomb à Tétat métallique ( Delametherie , J. de 
Pb. , t. 62, p. 38, ou Leçons , t. 1 , p. 220. ) 

1. Plomb chromeité i^fiadrioctonal ^ rouge-aurore, en cristaux 
groupés , dans le quarz gras , souillé d'oxyde brun de fer. 

1 . a. P. c. pjrramidé sur une roche talqueuse jaunâtre. 
X. ^. P. c. pjrramidé^ portion de cristal isolé. 

2. Plomb chromaté dioctaèdre , sur le quara gras , chargé de 
petits mamelons , bruns , luisans , dont la raclure est jauna ver- 
dàtre. ( Plomb chromé. ) 



3. (L P. e. diocraèdre : deux cristaux incomplets y isolés* 
3r Plomb chroma té lamelliforme' , en lames éclatantes d'an beat! 
rouge-aurore , sur le talc granulaire scbistoïde blanc-jaunâtre , ren- 
fermant de petits cubes de fer sulfuré décomposé, trigljphe ,' 
brun : morceau d'un beau volume. 

3. a. La même variété , dont les, lames sont disposées en étoile ,' 
avec cristaux Tamelliformes bruns et à raclure jaune-verdâtre , sur 
une gangue semblable à la précédente. 

Cette rocbe que nous appelons talc granulaire , d*après M. Tondi V 
a été regardée comme un Gneiss par quelques minéralogistes et par 
d'autres comme une Pierre sablonneuse ; Pallas en fait un grès. Sa 
structure est granulaire et elle contient dés grains de quartz disr 
•eminés ; mais la matière du Talc y domine. , 

Tous ces morceaux , la plupart d'un grand volume , viennent de 
la mine de Beresof : ils sont au nombre de douze. 

Les cristaux déterminables de cette substance sont extrême- * 
ment rares. , ' 

yp. EspàcE. PLOMB CARBONATE. 

( Première partie , p> 117 299. ) 

Mine de plomb blanc)^e , R. D. — Plomb minéralisé par Tacide 
aérien ou méphitique , Bergm. — Oxyde de plomb combiné avec 
Tacide carbonique , Plomb spathique blanc. De B. — IVeîss Bleierz, 
W. et Karst. -^Cerussa natii>a , Spato di piombà bianco; Petr. 
— Mina de Plomo . bianco , P, espatico , Vidrio de p. vativo , 
Herro. — White Lead Ore , Kirw. — La Mine de plomb blanch* 
bu le Plomb blanc , Broch. ^ v 

PI. c. terreux, — Mine de plomb terreuse blanche, Céruse native^' 
R. D. — Plomb terreux blanc , De B. — Bleierde , W. et Karst. 
^^Cerussa natiça , Petr. — Plomo terreo , Herro. — Eartky 
Lead Ore , Kirw. — Le Plomb terreux , Brocb. — Plomb oxydé 
terreux , Broko. 

Le Plomb carbonate est communément "associé sons la 
forme de cristaux nettement prononcés , d^aiguilles ou de 
concrétions et en masses terreases à plusieurs des espèces 
de ce genre , notamment an Plomb sulfuré , dont il partage 
les gisémens. Il se rencontre dans les yeines avec la chaux 



V 



C Si8 ) 

icarbonatee , le quarz, le enivre carbonate, le fer 8nlfnré| 
la chaux fliiatëe , etc. Les mines de Gaztmonr en Sibérie 
fournissent les pins beanz cristaux cônnns de cette subs- 
tance ^ Tiennent ensuite celles de ^ellei^eld an Hartz, de 
Tzibram en Bohême, de Lacroix et d'Huelgoet^ en France. 

1. Vlomh carhonsiîé octaèdre blanc-jaunàtre , translucide , dans 
les cavités d'une masse terreuse de Fer oxydé jaune ; de Sibérie. 

On Trouve la même variéié de forme à Huelgoec. 

a Plomb carbonate ^'pyramidal y dans une gangue semblable 
«t du mém^ pays. 

3. Plpmb carbonate trihe^aèdre j,*<la>méme endroit. 

4* Plomb carbonate teisactùnal , -liifapide , sur P. sulf. cnbi4|Uf 
et barj'te sulfatée terreuse ,* d'An^^leterre. 

4. a. Morceau d*ua beau volume présentant réunies les variétés 
sexoctonale et sexduod/dmale , en cristaux simples et en cristaux 
maclés^ sur le fer oxydé brun-rougeâtre , incrustant le plomb sul- 
furé lamellaire ; de Pouilaoen , ;département du Finistère. 

5. Plomb carbonate sexvigésimal j en cristaux croisés oblitjuan- 
gles , souillés d'oxyde jaune de fer , avec Plomb carbonate amor- 
phe ; de Sibérie. • 

5, a. La même variété en cristaux métalloïdes , associés à de 
très-petits cristaux de spath perlé jaunâtre sur plomb sulfuré lamel- 
laire , adhérant au gneiss ; de la Croix dans les Vosges. 

6. Plomb carbonate fiémitràpe , blanchâtre-, avec plomb sulfure 
cubique , fer sulfuré et quarz , sur P. s. laminaire ; de Mies en 
Bohême. * '^ 

7* Plomb carbonate limpide , en lames et en aiguilles , dans le 
quarz-agathe grossier , grisiltre ; du Hoferstolln , près de Schemnitx 
en Hongrie. 

8. Plomb carbonate laminaire , translucide ; portion de cristal 
d'un grand volume , pesant environ S hectogrammes ( plus d'une 
livre ] ; de la mine d'IIdekanski , près de Terentuy , en Sibérie. 

■ 9. Plomb carbonate bacillaire , blanchâtre . en baguettes striées 
profondément , cannelées , croisées dans difB&rens sens ; de Le&dhils 
en Ecosse. 

10. Plomb carbonate aciculmre , en aiguilles fines et déliées \ d'un 



I 



I 



\ (5i9) 

lîlanc soyeux éclatant , entrelacées les unes dans les autres ; â% 
Zellerfeld au Hartz. 

Ce charmant morceau faisoit partie d'une collection de miné- 
raux, remise, à Buffoa^, pour le Cabinet du Roi, par les MM. 
Jars , en 1770. ^ . , 

10'. a. P. G. aciculeUre , sur le fer oxydé rub^ineux , cloisonné , 
brun-noirâtre ; du Glucksrade au Harz : envoi du duc de IVévbe. 

10. ^. P. c. àcicidiUre , blanc-soyeux , avec cuivre carbonate verd 
terreaux et C. c. bleu-lamelliforme ; du Hartz : suite de morceaux. 

1 1 . Plomb carbonate concréHonné-miKsif , en mamelons blancs* 
jaunâtres ; de Sibérie. 

1 1'. a. PI. concrétionné , blanc-jaunàtre , en masse arrodie , tu- 
berculeuse , à csrssure terreuse , colorée superHciellement et par 
places , en rouge de lie de vin ; d'Angleterre. 

\%, Plomb carbonate massif, blanc- jaunâtre ; du même pays. 

On le trouve quelquefois en petites couches séparées par des cou* 
ches minces de plomb sulfuré lamellaire. 

la. ^. PI. œncrétionné'terreux , gris et gris-noirâtre ( Verhâne^ 
greuie Bleierde, Karst. ) , avec PI. carb. noir et PI. sulfuré iàtti* 
oaire; de Nertschinskoi en Sibérie. 

Le nombre des morceaux de Plomb dolrbonaté est d^enviroti 
soixante : douze d'entre eux appartiennent aux formes détermina-» 
blés ; les autres offrent les variétés baciikiire , aciculaire , concret 
tionnée et terreuse. 

Les variétés annulaire ,quadrisénaire et octoyigésimale ne sont 
pas dans la Collection. ^ 

▲ PPEI7DICB. 
I. PLOMB CARBONATE NOIR. 

' Sckxvarz Bleierz , W. — Dunkleis Bleispath , Karst. — Calce di 
J^lomho nera, Petr. — Mina de Plombo negro , Herro. — - La 
iZMCine de Plomb noire , Broch. 

JLe Plomb "nûir du Traité de M. Haûy est placé aujourd'hui *à la 
•uitedu Ploînb phosphaté sous le nom dé Pi. sulfuré épigène , pris- 
jx»a tique : c'est lé Flofnh hleu des Allemands. 

Xi'e'Plomb carbonate noir se trouve avec le plomb carbo« 
'nat^ orditiaire dont il n'est qa'nnc modification , à Freybèr^»' 



( 320 ) 
ctaTshopau, en Saxe'; en Angleterre, eh Transylvanie ^ 
en France , etc. , etc. 

1. Plomb carbonate noir amorphe , avec Pi. carb. ordinaire et 
• Plomb phosphaté vert-jaunâtre ; du Brisgaw. 

** II. PLOMB CARBONATE CtJPRIFBRE. 

Le Plomb carbonat^e cnprifère a ctë d&oavert, par M. 
Angnlo, dans la mine de plomb de Lacroix , près deLinarez, 
en Andaloasie. 11 est en petites masses laminaires éclatantes 
d'ane belle couleor blene qu'il doit an enivre carbonate blea 
dont il est pënëtrë. {Hauy ^ Cours de Minéralogie de 1808.) 

\ÎV. Espace. PLOMB PHOSPHATÉ. 

( Première partie y p. 1 »8. ) 

Mine de plomb verte , K. D. — - Plomb minéralisé par Tacide phos- 
pliorique , Bergm. — Oxyde de plomb spatbique vert , Phosphate 
^e plomb , De B. — Mine dé plomb vert phosphorique de Fribo.urg 
et Mine de P. ph. noirâtre de Huelgoet, Plomb phosphaté ; DEiiAM. 
'^^ Broun Bleierz et Griin^Bleierz ^ W. — - Gemeines Phosphor- 
^/6»\K.AnsT. — Piombo mineralizzato dalV acido fosforico , Petr. 
"-^Mina de plomo verde et M. de p.- par do , Hbrro. — PkoS" 
phated Lead Ore^ Green et Brown Lead Ore , Ki&w. — La Mine 
de Plomb^verte et la Mine de Plomb brune , Broch. 

PL ph. muacoîde. — Plomb phosphaté brioïde , Brong. 

Le Plomb phosphaté se trouve dans les Tcines avec le 
plomb sulfuré, le plomb carbonate, le qnarz et le fer oxydé 
dont il tapis.se des cavités. On le rencontre assez souvent en 
cristaux réguliers; mais pins communément encore sons la 
forme^d'aiguilles et sous celle de concrétions , à la surface 
du qnarz amorphe on cristallisé, sur Je plomb sulfnré , la 
baryte sulfatée, etc. Les morceaux de plomb phosphaté 
d*une belle couleur verte viennent plus particulièrement de 
Fribourg en Brisgaw, de Clausthal an Hartz, de Tschopan 
en Saxe , et de la mine de Lacroix , dans les Vosges ; ceux de 
d'une leinte brune oa rougefttre des mines de Bohême, de 



r 



( 3.t ) 

î^onllaoeki et d^Hnelgoet, département da Pihîstère. — M. 
de Hamboldt en a trouve de, cette dernière couleur à 
Zîroapan an Mexiqne. 

!• Plomb phosphaté prismatique , vert'-jattnâtre , çtt petits cris- 
taux luisans^, assez nets, sur le quarsi commun , souillé d oxyde 
brun de ièr f de Clausthal , au Hartz : envoi du duc de Trévise, 

I. a Pi. ph. prismatique , vert , avec P. p. aciculaire, delà même 
' couleur, dans les cavités du quarz carié j de Hofsgrund, près de 
Fribourg , en Brisgaw. 

\. h* Pi. ph. prismatique, vert-jaunàtre, en cristaux entrelacés 
et souillés d*oxyde jaune de fer ^ sur la baryte sulfatée crêtée ; de 
Tschopau en Saxe. 

!• c. PI. ph. ^mm«t/^K6 , véTt«-grîsAtre et vert^jaunAtre , sur le 
talc granulaire ; de Bérésof en Sibérie. 

1 . i/. La même variété , sur le quarz souillé d*oxyde de fer et sur 
le fer oxydé compacte brun ; du même endroit. * 

1. e. Pl.ph. prismatique et aciculaire, brun<^rougeâtre , éclatant, 
8ur du quara blanchâtre , renfermant du fer et du zinc sulfurés ; du 
Hoferstolln près de Schemnirz. 

On trouve du PI. ph. prismatique de couleur gris-brunàtre à 
lUieinbretenbach ci^levant pays de Cîologne. 

1. y! La même variété^ en cristaux prismatiques iistidaires et en 
Aiguilles , dont la couleur varie du blanc- jaunâtre au brun , spr du fer 
stj Ifuré blanc roncrétionné , compacte ; de Poullaoen , prés de 
Carhaix , départ, du Finistère. 

•8. Vlomh ^hosiphaiXé péridodécàédre , en cristaux très-nets^ d'na 
beau volume, gris nuancé de rougeâtre ou encroûtés d'oxyde noir 
de fer ; du même endroit : plusieurs morceaux. 

S et 4* plomb phosphaté triheœaèdre et PI. ph. annulaire p verts : 
deux cristaux isolés , du Brisgaw. 

X>a var. annulaire , verte , se trouve aUssi dans la mine de 
j^^^sfy£ ea Sihétie* ffttUf , iSià, 

^^ Plomb phosphaté aciculaire > vert , sur le quarz , du Brisgaw : 
plusieurs morceaux, 

^. égm W. ph. aciculaire, brun, en aiguilles entrelacées plus ou 
4[Iéliées , éclatantes ) ou en concrétions composées d'aiguilles 



N 



^ 



tr^s-lraës , sur ]e plomb sulfuré , le fer sulfuré , etc. ; d'Huelgoet : 
plusieurs mon eaux donnés par M, le chev. Geoffroy St. Hilaire. 

5. b. Pi ph. aciculaire , brun; de Hongrie. 

6. Plomb phospliaté 7nnsrcoz</& , vert, en petites masses sembla- 
bles à de lit mousse , sur le quarz carié j du Brisgaw : donné par 
M. Heuland. 

6. a. Suite de morceaux de la même variété , d*un beau voluxnf 
et parfaitement conservés. 

6. b. PI pb. concréiionné , vert-jauaâtre, en croûte mince , sur 
le plomb sulfuré laminaire ; de la Croix. 

I.e nombre «les morcenux de Plomb phosphaté est de cinquante; 
parmi lesquels quarante ou à peu près présentent la couleur verte» 

!• PLOMB PHOSPHATÉ ARSENIFERE. 

plomb phosphaté arsénié , du Traité. 
* Mine de plomb verte minéralisée par Tacide arsenical , Pboust. 
— . Miue de plomb verte de Roziers, Foïjkcroy. — Plomb phos- 
phaté etarseniaté, Dblam. — Plomb arseniaté , Mohr. — Muich* 
liches Phosphorblei , Karst. — Tranbenerz , Karst. et K).laprotb. 
— Mina de plomo arsenical , Herrg. — Aneniate ofLead, 
Thoms. — Arsenico-phosphorated Lead , Kiaw. — Plomb phos- 
phaté arseniaté, Broch. — Id. Brono. 

Les analyses de M. Laugier ont prouvé que le minéral apporté de 
Saxe , par M. Mohr , Bous le nom de Plomb arseniaté , est bien réel- 
lement un Plomb phosphaté mélangé d*acide arsenique. (Annales 
du Muséum, t. 6 , p. i63 et t. 7 , p. SgS. ) 



yâribtÉs de formes» 



1 , 2t et 3. Plomb phosphaté arsenifére priamaUtfue , trihexaèdre 
et annulaire , jaunâtres ; de Saxe. 

Les mêmes que les variétés de Plomb phosphaté , vert ou brun , 
qui portent ces noms. 

4. Pi. ph. ars. progressif, de Saxe. 

Le prisme à 1 2 pans de la var. péridodécaèdre , combiné avec les 
faces de Taunulaire : Haii r , 1 8 r 1 . 

5. Pi. ph. ars. isogone ; de Saxe : Haiiy , 181 a. 

Prisme à 6 pans , terminé par des pyramides aiguës , à 6 face$ : 
les faces du prisme sont presque linédires. 



r 



o. PI. pli. ats. curviligne ; 

La variété trihexnèdre dont les Faces sont bombées ; dé Sa te et 
des environs de Pontgibaud ; Haûy t i8il» 

7. Pl. ph. ars. sublentii^ulnire , de Saxe. ' 

8; Pl. ph. ai*s. voncrêUohr^'mamelonné. 

ANNOTATIONS. 

Le t^lomb pbosphaté asénifère cristallisé dé coulienr jan^* 
taâtre se tironve à Johan-Geor^en-Stadt , en Saxe , sur le 
qharz ^ dans urie veine , qn» fournît de l'argent sulfuré, de 
l'argenl ronge , etc. — La variété concrétiotinée d'nn vert» 
V jaunâtre viekit d^nn filon de plomb sulfuré de Rotiers , près 
Pont-Gibaud , dépàrtiement du Puy-de-Dôme î ce filou 
traverse nhc hionlagnede gneiss. — MM. Rrotast et Aiigulo 
(i) l'ont observé en Andalousie. ( J. de Ph; 1787, t. 3o , 
p. 394. ) — H se trouvé aussi dans lie Brisgavr (2) et en 
Angleterre (3). 

(l) Le lîlorab arseûîral dé l'Andalonsié , est en pérîtes masses 
conrrétionnées, botrioîdes, dalis le quarz et dan* la baryte sulfatée 
laminaii*e. Sa couleur descend par n'urinres du vert-pré au jaimè de 
\tL cire dont elle a la niiance et le reflet graisseux* ( Mém. cité ) 

(a) "Le Plomb arseniaté s^ rencontre aussi dans ta mine de Haus* 
beden , sur la montagne deBlauenbtrg , entre Badènwei 1er et Baie. 
II &*y ] résente sous la forme de petites masses mamelonnées , bifil- 
lantesét d'un jaune de cire très-vif 11 est associé au Plomb sulfuré 
pur ou à l'état de plomb noir, et au Plomb carbonnté en masse ou 
crisrallisé : lequarz , la baryte sulfatée, et la chaux fluatée de di- 
verses couleurs lui servent de gangue. ( Note de M. Brard, ) 

(5^ M. Villiam Gregor a décrit sou^ le nom ^ArsenîcUe de plomb 
nati/', lin minéral trouxé dans la mine de Huel-^ inty-Ûnity , pa- 
roisse de Xjwnusap , comté de G>rriOuaiIled , qui nOus pâroît être 
é^^^lement un Plomb pb«»sphaté arseniiére. 11 est jauiiitre comme 
celui de Saxe et cristallisé en prismes à 6 pans, ou simples ou ter- 
minés par des pyramides à 6 faces ; il a aussi le quarz pour gan- 
gue. Mais suivant Tanafyse il contient : oxyde de plomb 69, 76, 
acide arsenique 26 , 40, et acide muriatique 1 > 58» (Nouv. 3uU. 
pbilofnathique, t. a, p. 146. ) ' 



(324) 

Noas plaçons ici en quelque sorte par appendice nn antre raine- 
ra) de plomb trouvé dans les mines da Derbjshire, et que doqs 
avons déjà décrit d'après M. Brochant ( prem. part. p. 5oo) » sons 
le nom de Plomb muriaté. D'après les analyses de MM Chenevix et 
Kiaproth qui s'accordent parfaitement entr 'elles , il est composé de 
85 parties d'oxyde de plomb , sur 8 d'acide muriatique et 6 d'acide 
carbonique. M. Thomson le nomme Murio-carhonate de Plomb» 
( Système de Chimie, trad; franc. , t. y , p. <46i. ) 

T. Plomb phosphaté arsenifère «u^/tfiirictt/ixir^ , blanc-jamiàtre , 
sur le quarz ; de Saxe. 

Plomb phosphaté arsemfere mamelonné, vert-jaunàtre ( Traube- 
nerz , Karst. ) en concrétions à tissu fibreux , sur le quarz ; du filon 
de plomb sulfuré de Roziers : donné par M. Lacoste. . 

a. a. P. p. a. concrétionné ^ jaune , fréquemment nuancé de 
verdâtre , sur la baryte sulfatée laminaire , de Badenweiler. 

La collection ne possède pas d'échantillons des variétés de 
formes détermiuables du Plomb phosphaté arsenifère de Saxe. 

II. PLOMB SULFURÉ ÉPIGÈNB^ PHISMATIQUE. 
I Plomb noir , du Traité. 

Plomb bleu. — Blau^Bleienf , W.- 

Le Plomb snlfaré épigène prismatîqoe , se trouve avec U 
plomb phosphaté brun et le plomb snlfaré dans la mine 
d'Huelgoeten France. — Â Tschopaa en Saxe, il est avec 
la chaux floatée , la baryte sulfatée , le plomb carbonate 
ordinaire ou noir, et le enivre carbonate. ( Brochant, 
t. 2 ^ p. 4o4- ) 

1 . Plomb sulfuré épig^ne prismatique , en cristaux déliés et en 
aiguilles , dont la surface est d'un beau noir et la cassure brillante , 
sur le plomb sulfaté ordinaire et le quarz; de Poullaoen. 

a. PL suif, épigène cylindroîde , en prismes arrondis de diffé- 
rentes grosseurs , avec plomb phosphaté brun , zinc et plomb sul- 
furés ; du même endroit. 

VIIL* Espèce. PLOMB MOLYBDATÉ. 
( Première partie , p. lao et 3oo. ) 
Mine de plomb jaune , B.D. —Oxyde de plomb spathique jaune ^ 



J 



( 525 ) 

De B. — Plomb minéralisé par Tacide tunstique ou molybdique y 
Plomb jaune , Plomb molybdaté ; Delâm. — Gelb-Bleierz , W. et 
Kabst — Mina de Plomo amarillo , Hehro. — Yellow molybde 
nated Lead-^Ore , Yellow Lead Spar , Kirw. —La Mine de plomb 
jaune ou le Plomb jaune , Broch. 

LePiomb moljbdatë a été trooTé d'abord à Blejbergp, en 
Carlnthie, dans une veine de plomb solforé, où il a pour 
gangue la chaax carbonatée compacte. On Ta rencontré de- 
puis en Hongrie, en Transylvanie, et à Leadbils en Ecosse. 
— - M. de Hnmboldt en a rapporté de Zimapan an Mexi- 
que , on il est également snr la chaux carbonatée com- 
pacte. 

I. Plomb molybdaté bis-unitaire , jaune-pâle, en cristaux très- 
nets , sur plomb molybdaté concrétionné en masse , avec plomb 
sulfuré laminaire , disséminé ; beau morceau du poids de 4 kilogr. 
environ (plus de 8 livres) ; de Bleyberg/en Carinthie. 

1. a» PI. m. bis-unitaire , jaunâtre, sur chaux carbonatée com- 
pacte blanchâtre , nuancée de rougeâtre; du même pays. 

2. Plomb molybdaté épointé , avec P. m. Ins-'unitaire et argile 
lithomarge , sur une gangue semblable ; du même pays. 

3. P)omb 'molybdaté basé , orangé , en petits cristaux éclataùs , 
avec plomb carbonate hemitrope et cuivre carbonate vert concré- 
tionnéf dans les cavités d'une argile rougeâtre ; de la mine de Saint- 
Antoine , à Koresbanya en Transylvanie. 

4. Plomb molybdaté biforme , de la même couleur et dans une 
gangue semblable ; du même endroit. 

4. a, La même variété sur la chaux carbonatée ; de Bleyberg. 

6. Homb molybdaté décioctonal, jaunâtre , sur calcaire com- 
pacte ; de Bleyberg. 

6. Plomb molybdaté laminaire , jaune, nuancéde verdâtre, trans- 
Jucide, en grandes lames éclatantes et entrelacées , dont les inters- 
tices sont remplis de Pi. m^ lamelliforme et d'argile lithomarge jau- 
nâtre ; morceau d*un beau volume ; de Bleyberg. 

y. Plomb molybdaté lamelliforme , jaune pâle , sur la chaux car- 
bonatée compacte f de Bleyberg : plusieurs beaux morceaux et 
«charitillons. 



y 



C 526 ) 

8. Plomb niolybdaté massif, jaunâtre , à caasure luisante , cbargâ 
de cristaux lamelliformes de la même substance ; du même pays. 

La suite relative au plomb moljbdaté est particulièrement remar- 
quable par le volume et la fraîcb^ur des morceaux qui la compo- 
sent ; ils sont au nombre de dix^huit , non compris les échantillons 
^u Gradin d*£tude. 

l^a variété P. m. primitifs manque. 

iX^ EspècB. PLOMB SULFATÉ. 

( Première partie , p. iQi et 3oo. ) 

Vitriol de plomb natif, Witperinq. — Plomb sulfaté, Sulfate 
de plomb, Delà M. — Natûrlicker Blewitriol , W. — Blewitriol^ 
Karst — Pioinbo mineralizzato d'ail acido 'vitriolico , Petr. — 
F'itriolo de plomo natiço , Herbo — Natwe Vitriol ofLeaà, ^ 
Sulfate ofLeadt Taons. -—Le Vitriol de plomb natifs Brocb. 



CARACTERES^ 



Pesanteur spécifique , 6,3oo , suivant Klaprotb. 

Forme primitiçe. Octaèdre rectangulaire , dans lequel Tincidence 
de P sur P est de 109J iS' et cçUe de P'' sur P^ , de 5S^ 3.8'. ( Htaiyy 
TabL' comp. , p. 83. ) 

ANNOTATION». 

Le Plomb 'Sulfaté a été troové d'abord, par M. Witbe- 
ring , dans l'île d'Ânglesej , sons la forme de petits cristaux 
dans les cavités d'an fer oxydé bron, mélangé de coirre 
pjriteux et de enivre sulfuré. — MM, Proust et Angnlo Tont 
rencontré ansiii, tantôt en cristanx dans le plomb snlforé 
carié , et tantôt en croule à sa surface , dans les mines de 
plomb de l'Andalousie. ( J. de Ph. 1787, t. 3o , p. 394-) — 
Il existe en lames demi-transparentes et d'un éclat très-vif a 
Wanlock-Head près de Leadhils en Ecosse. ( Kloproth^ Mé- 
moires de Chimie , trad. franc, t. 2 , p, 322« ) 

I* Plomb sulfaté /'rzmifi/', blanchâtre , translucide , dans le fer 
oxydé rubigineux , irisé dans quelques endroits et mélangé àe ^^ 
oxydé terreux jaune ; d*Anglesey : donné par M. Mawç« 

\, ^ PI. suif. primit//-cunéîjhrm9* 



C 527 ) 

a et 3. Plomb sulfaté semi-prismé et P. s. trihexaèdre ; ftur une 
§ angue semblable et du même 4)ays. 

SEGOND GENRE. 
NICKEL. V 

P^ EspècE. NICKEL NATIF. . 

Haarhies , W. — Gediegen Nikkel , KLAPaoTB. — Id. , Karst. 
— La Pyrite capillaire , Broch. 

CARACTERES. 

Le Nickel natif , d'après les expériences de M. Lelièvre , se dis- 
«put complètement dans Tacide sullurique et n'éprouve aucun 
changement dans l'acide nitrique, f xjjosé à l'action du feu du cba- 
lumeau , au bout d'une f^ince de platine , il devient noirâtre sans se 
fondre et sans répandie d'odeur d'arsenic , ni d'acide sulfureux \ il 
colore légèrement en bJeu le verre de borax. ( Tonnellier , J. des 
M. , t. 22 , p. 521. ) 

M. Klaproth a rendu un nouveau service à la minéralogie, en 
* prouvant que cette substance dont on avoit fait successivement un 
fer sulfuré capillaire et une variété de Bismuth sulfuré , est du 
Nickel , mêlé d'un peu de cobalt et d'arsenic. C'est sans doute la 
présence de ce dernier qui empêche ici le Nickel de manifester sa 
vertu magnétique. {Haûy fOowrs de Minéralogie de i8o8et Tabl. 
comp., p. 25a. ) 

ANNOTATIONS. 

Le Nickel natif se trouve à Annaberg^ , Schnéeberp^ et 
Johann- Georg;cn*Stadt, en Saxe, dans les yeines de mon- 
tagnes |>rimitives ; et dans celles de montagnes de transition 
à Andréasberg au Hartz. 

I. Nickel nnùî capillaire , jaune de laiton , sur le quarz-agathe 
grossier , nuancé de rouge , hématoïde et drusique ; de Johann- 
Oeorgen-Stadt , en Saxe* 

a. Nickel n&ù( capillaire , en très-petits filets entrelacés, dans 
)es cavités d'un fer sulfuré mélangé de plomb sulfuré j d'Andreasberg 
- AU Hartz : deux beaux morceaux. 



(3.8) 

. IP. EspicE. NICKEL ARSENICAL. 

( Première partie , p. i a3 et 3oi • ) 

Mine de cobalt arsenicale rougeâtre, Saob. — Mine de cobalt 

tenant cuivre, etc., ou Kupfernickel, R. D Nickel combiné avec 

le fer , Tarsenic et le soufre , Db B. — Nickel avec fer , cobalt et 
arsenic minéralisé par le soufre , Bbrgm. — Kupfernickel , Nickel 
arsenical , Delam. — Kupfernikkel, W. et Karst. •— Nickel mi- 
neralizzato dal soî/o , e dalF arsenico , con/erro e cobàLto; Kup^ 

fernickel, Vetk. -^ JVicolo de co^re, Hbrrg Snlphurated Nickel, 

' KiRw Copper Nickel^ Thoms. — Le Kupfernickel , Broch. 

Le Nickel arsenical se trouve ordinairement stcc les mines 
de cobalt , dans les reines des montagnes anciennes , comme 
à Schneeber^ et à Xohann-Georgen-Stadt, en Saxe ; à Joa- 
.cbimslal, en Bohême j à Scbladminpf, en Hàote-Stjric ; à 
Allemont , eli France 5 etc. On Ta rencontré en lit , avec Tar- 
gent natif, dans nne sjéuite porpbjroïde , à Orawicza dâos 
le Bannat. Il existe également dans les montagnes ^e tran- 
sition , a Andreasberg au Hartz , et en petite quantité dans 
les montagnes à couches du Mansfeld , dans le schiste mar- 
no-bitumineux* Les substances qui Taccompagnent le plas 
communément sont : la chaux carbonatée pure on ferrifere ^ 
te qnarz, la baryte sulfatée, le nickel oxydé et le cobalt 
arsenical dont il est toujours mélangé , quelquefois Tarse* 
nie , le cuivre et l'argent natife. 

M. Hatiy possède un écbantiUon de Nickel arsenical^ venant de 
Bieber en Hanau , dans lequel ceKe substance est associée an cobalt 
arsenical et au cuivre natif, sur la baryte sulfatée laminaire» 

I . Nickel arsenical massifs disséminé par veines et en petites 
niasses , dans le cobalt arsenical , à grain lin , sur quarz et chaux 
carbonatée ; de Scbladmind en Haute-Styrie : deux beaux morceaux. 

A. N. a. concrétionné , recouvert en partie de Nickel oxydé » 
blanc-verdâtre ; d'AIlemont : donné par M. Brard. 

3. Plusieurs autres morceaux et échantillons de la même subs- 
tance , provenant soit du même endroit , «oit de Saxe et du paya 
de Nassau-Siegcn. 



( ^^9 ) 

IIK EsPECB. NICKEL OXYDÉ^ 

.(Pi;emière partie, p. ia3 ). 

Nickel terreux , Ocre ou Oxyde de Nickel, Db B Nickel oxydé 

verdâtre , Delam. — Carbonate de Nickel, Daub. ^ Nikkelokker , 
W. et Karst. — Calce natiça di Nickel , Petr. — Ocre de nicolo 
de cobre , Herro. ^ Nickel Ochre , KiRw. ■— L*Ocre de Nickel ,' 
Brocu. 

Le Nickel oxy^^ de trouve avec le Nickel arsenical qu'il 
recouvre souvent d'une espèce de croûte ou d'une pous- 
sière plus on moins verte. Il est quelquefois mëlangë de 
cobalt arseniatë pulvérulent , de cobalt oxydé noir terreux , 
d'argent sulfuré et; d'argent natif capillaire^ comme à Schem- 
sitz en Hongrie et à Allemont en France (i). Les mineurs 
Hongrois donnent à ce mélange le nom de mine d'argent 
jnerde-iToie. - Gœnsekœtiges Silber, ^ 

(i) Certains filons de Nickel arsenical des cbalancfaes renferment 
du Nickel oxydé en petites veines blanc-verdàtres ou vertes , de 
plus d'un centimètre d'épaisseur. ( Hérioart, ) 

I Nickel oxydé pulvérulent ^ vert-blancfaàtre , sur Nickel arseni- 
cal , dans la chaux carbonatée laminaire ; de Riemau , vallée de 
Barège : donné par le baron de Dietrich. 

1 . a. La même variété , avec le Bismuth oxydé jaune , otr du 
quarz ; de Bohême. 

2. Echantillons de Nickel oxydé fndçérulerUy sur le Nickel arse- 
nical mélangé de cobalt arsenical ; d' Allemont.] 

Les morceaux qui ont rapport aux espèces Nickel arsenical e( 
2<ïickel oxydé sont au nombre de quinze, 

TROISIÈME GENRE. 

CUIVRE^ 

V\ Espace- CUIVRE NATIF. 
( Première partie , p. i24et3oi») 

Cuivre natif de tous les Minéralogistes. 

CediegenrKupfer , W. et Karst. — Rame natisfo, Petr. — 
Cobre muiço, Hsrro. — Ncuiçe Copper^ Kirw. 



' C 53o ) 

Le CiiÎTre natif se trouve ordinairement en veines, dans 
les montagnes primordiales et dans celles de transition. 11 
est en veines dans le granité , dans le comté de Cornoiiailles , 
en Angleterre; — • dans le gneiss, à Anuaberg et à Mariem- 
berg , en Saxe ; — dans la chanx carbonatée granulaire , en 
Sibérie, -— dans le schiste argileux à Mitterag, pays de 
Salzbourg. Il est également en veines , mais en petite quan- 
tité dans Tamas cuivreux que renferme le schiste argileux 
de transition du Rammelsberg, an Hartz ; et disséminé 
dans certaines amjgdaloïdcs de la même époque , comme 
à Reichenbach , près d'Oberstein, où il accompagne la 
prehnite. On le rencontre aussi dans les- couches du 
schiste marno-bitnmineux , à Bolteradorflf , en Thuringe. 
Les pays d'allnvion Tout offert également, en morccanx 
roulés d'un poids quelquefois considérable; le Canada , 
le Brésil (i) en fournissent des exemples. -— Ce métal se 
tronve dans beaucoup dVndroits différens de la Hongrie 
et de la Transylvanie , en Sibérie (2) , à Fahlun en Suède, 
dans le comté de Cornonailles en Angleterre, à Saint-Bel, 
près de Lyon, en France; au Japon, au Chili , an Mexi- 
que (3), en Asie et en Afrique. 11 est ordinairement accom- 
pagoé des autres espèces de ce genre et notamment de cui- 
vre pyriteux et de enivre carbonate vert. 

(i) Le morceau de mine de cuivre vierge que Ton conserve dans 
le cabinet d'Ajuda, près de Lisbonne, a* été trouvé dans un vallon 
à deux lieues de Cuchoeira et à quatorze de Baja^ au Brésil. Il pèse 
d*après Vandelly 52616 livres. Il a dans sa plus grande longueur 3 
pieds 2 pouces , sur 2 pieds^i pouce de large et i o pouces d'épais^ 
seur. Sa surface qui est raboteuse est recouverte en quelques parties 
de Malachite et d'oxyde de fer. ( Link , Voyage en Portugal , t. i , 
p. 298, ) ' 

(a) Le Cuivre natif abonde en Sibérie et principalement dans les 
trois mines appelées Tourinski , du nom de la rivière Touria , à ceot 
et quelques lieues au nord do Catherinebourg ; et dans celles de 
Goumechefski , à douze ou quinze lieues sud-ouest de la même ville ; 
où le cuivre pyriteux au contraire est extrêmement rare. Ce métal 



\ 



( 33r ) 

y est renfermé dans un filon de rorlie calcaire dont les cavités sont 
rem, lies dVrg'le et qui nous en j/iésente des rristaux groupés, de* 
lames et n.énie dis mosses d'un ).o:ds quelqrëlois considérable , 
avec du cuivre ex. <lulé , du cuivre sullu:é ei du cuivre carbonate 
vert conqréjîvnné {Palrin^ ^iinéri^Iogie, t. 5 , p. g6 et suiv. ) 

♦ 

'(3) « Le cuivre se trouve à l'érat natif/ et sous les formes de cni- 
Tre vitieux et de cuivre oxvdulé , dans les raines de I Ingaran, un 
peu .lu su(i du volcan de Jv)rullo, à San Juan Gretamo , dans rin- 
tendance de Valiadolid er dans la province du Nouveau Mexique. » 
iHumùolcit , t. a, p 5 Si.. ) , 

1. Cuivre nàX\ï cristallisé , en prismes rbomboïdaux ou à un plus 
grand nimibre de pans, terminés par des sommets pyramidaux ai- 
^is, dentiformes, avec cuivre n :tif , ramuleux , dans la chaux car- 
bondiée lamellaire ; de Frolowski en Sibérie, 

2. Cuivre natif ramuleux , recouvert en partie de cristaux pri- 
mitifs de cuivre oxydulé , avec qnarz-^iyalin disséminé , de Huel- 
gorland , comté <fe Comou.illes , en Angleterre : très- beau mor- 
ceau donné pai* Sir Jobh Saiut-Aubyu, en i8io. 

2. a» G. n. ramuleux , dans la chaux carbonatée lamellaire; du 
Pochadascji à Frolowski , en Sibérie ; deux morceaux d*uu beau 
volume et [dusieurs échantillons. 

a. b. C. n. ramuleux, avec cuivre ^oxjdulé octaèdre et cuivre 
sulfuré amorphe , disbéminés , sur le quarz ; de Turtschaninowski , 
en Sibérie. 

2. c. La même variété, encroûtée de cuivre carbonatée vert com- 
pacte résinoïde ( Schlackiges Eisenschilssiges Kppjèrgrun , Wé ) , 
dans la chaux carbonatée laminaire ; du même endroit. 

3. Cuivre nat\£ Jllamerueux , en fils entrelacés et contournés, 
dans le quari ; du Bannat. 

4. Guivre nati£ laminaire y en grandes lames frangées et comme 
découpées , dendrûïdes , isolées ou sur la chaux carbonatée; de 
Tourinski dans les Mojits-Ourals, en Sibérie : plusieurs beaux 
échantillons. 

5. Cuivre neit\£ lamelliforme , disséminé entre les feuillets du 
schiste micacé ferrugineux ; de la mine du père Abraham à Ma- 
ri^mberg , en Saxe. 



/ 



( 332 ) 

5. a. C. n. lamelUforme , sur qnarz-hyalin gras , dans le talc 
chlorite schistoîde ; de Schmelnitz en Hongrie. 

6» b. Le même sur fer oxydé compacte ; de Gonhozerk , dans 
le gouvernement d'Archangel. 

6. Cuivre nBtiî granulifortne , avec G. il. filamenteux muscoîde^ 
et cuivre oxydulé , sur fer oxydé ; de Sibérie. 

7. Cuivre natif capillaire , en très-petits filamens contournés 1 
sur le quarz ; du Bannat. 

7. a. C. n. concrétionné , en masses arrondies ou tuberculeuses , 
renfermant dans leurs interstices des lames de chaux carbonatée, 
encroûtées, soit de cuivre oxydulé^ soit de cuivre carbonate vert, 
compacte ; des mines de cuivre de Sibérie. 

7. b. C. n» concrétionné ; de Montalto , dans le Grand-duché 
de Toscane. 

8. Cuivre uAtiE eoncrétionné^mamelonné , mélangé de chaux car- 
bonatée laminaire : masse arrondie tuberculeuse , sciée et polie ; de 
l'ile de Timor. 

9. Cuivre de cémentation , concrétionné-botrydide , sur des écor- 
ces d*arbres ; de Herrengrund en Hongrie : deux beaux morceaux. 

10. Cuivre natif massifs roulé du Canada; morceau arrondi 
pesant environ 3o kilogrammes ( près de 60 livres. ) 

La Collectionne renferme pas d'échantillons de Cuivre natif cris- 
tallisé régulièrement. Les morceaux qui en présentent les autres 
variétés' sont au nombre de quarante environ^ ^ 

IP. Espèce. CUIVRE PYRITEUX. 

( Premik'e partie , p. 1 aST et 3oa. ) - 

Mine jaune de cuivre , R. D. — Cuivre avec beaucoup de fer , 
minéralisé par le soufre ; Pyrite cuivreuse , Berg. .— Id-> Daub. — 
Cuivre pyriteux, Pyrite cuivreuse , Mine de cuivre jaune; Db B. — 
Cuivre pyriteux jaune ou Pyrite cuivreuse ; Cuivre ferrugino-sulfuré 
jaune, Delam. — Kupferkies , W. et Karst. — Miniera di rame 
gialla, Pirite glalla, Petr. '*— Mina de cobre umarillo , Pirita 
decçbre, Herrg. — Yellow Copper Ore, Copper Pyrites; KiRW. 
— La Pyrite cuivreuse, Broch. — Cuivre ferro-sulfuré, Tondi. 

C. p. irisé. -^ Mine de cuivre gorge de pigeon ou couleur queue 
de paon , ' R. D. 



J 



1 



( 335 ) 

Suivant M. Proust, le Cuivre pyiiteuz est un assemblage çle deux 
sidfares , Tun de cuivre, Tautre de fer ; et M. Gruéniveau regarde ce 
sentiment comme très-probable , quoiqu^on ne puisse pas encore 
assurer , ajoute-t-il , que le sulfure de fer y est dans le même état 
de combinaison qui constitue la pyrite de fer naturelle. . • . . Lès 
proportions de cuivre , de fer et de soufre sont dans les échantillons 
de divers pays dans un rapport assez constant et sensiblement le 
même. ( Guémveau , J. des M. t. 71 , p. 1 17. ) 

« Les résultats des analyses , dit M Haûy , si on devoit les regar* 
der comme définitifs , meneroient plutôt à cette conséquence que le 
cuivre pyriteux est une triple combinaison de cuivre, de fer et.de 
soufre. ( Tabl. compar. p. 243. ) Cette opinion est aussi celle de 
M. Tondi. 



▼ ARIETK8. 



Cuivre pyriteux spéculaire ; 

Cette variété analogue à celle que présente le plomb sulfuré a été 
observée, par M. Duhamel fi)s, à la montagne de Balensac, dépar- 
tenHï^t de T Aude , où sont les mines de fer de Cascastel. ( Nouveau 
Bulletin philomatique 9 1. 1 ,. p. 97. ) 

▲ NNOTATIONa. 

Le Cuivre pyriteux 9 la plus commune des mines de ce 
genre, se trouve , soit en veines, soit en lits, dans les mon^* 
tagnes anciennes. Il est en veines dans le granité à Schau- 
dan , en Saxe ; — dans le gneiss , à Schwarzwald , en lïonabe ; 
— et dans le schiste micacé à Bieber , en Hanan. il forme 
des lits dans l'ampliibole lamellaire, an Knpferberg , en 
Bohême ^ *— dans les montagnes de schiste argileux de tran» 
sition , an Rammelsberg , au Harz ; — et dans le schiste 
marno-bitntnineox des montagnes à couches da M ansfeld et 
de la Thnringc. — Les substances auxquelles il est le plus 
communément associé sont : tontes les espèces du genre 
enivre , le plomb sulfuré, le fer spathique* le zinc sulfuré , 
la chaux fluatée, la baryte sulfatée, la chaux carbonatée 
pure on ferrifôre , le quari, le talc chlorite , l'amphibole, le 
grenat ^ etc. ^ etc. Les mines les plus fameuses de cuivré py- 
riteux sont celles dn comté de Cornonaitles > en Angle* 



(554) 

terre* de Sasko , dans le Bantiat ; et on RammeUber^ ëH 
Hartz. I.a France en renferme aussi d'assez importantes, et 
notamment civiles de Baygorry , ert Baase-Navarr/e* de Saint- 
Bel , anx environs d& Lyon; de Giroinapf*y , dans le-» Vc^s■a 
ges-, etc* On en trouve étçalemeni en Suède, en Norwège^ 
en Sardaigne (i) , telc. H est Irès-rare en Sibéi ie. 

(i) Il n'y a pas que je sache en S.irdaigne de mines de cuivre ex- 
ploitées ; mais tout pi es d'Arsani , surl.i côte «lu Levant, on a der- 
aièrement découvert une courbe de pyrite^ cuivreuses , mê ees avec 
de la blende et de la mine de plomb , qui donne les plus grandes espé- 
rances, etc. Ou a eu des indices de la même substance au tenritoire 

de Nnzzi ; à Serenti et Numminis ; à Monterobbio à Sinuï , 

dans l'euHroit dit Conio di Cervo. {Azuni^ Hist. nat. de Surdaigne, 
t. 2, p. 344 ) • 

.1 . Cuivre pyritevx primitif , en^ristauX d*un beau volume , noirs- 
bleuâtres à la surface , avec quarz-b\alin prisme violacé , sur qu<<rz- 
h^ialin massif ^ mélangé de fer sulfuré cubique et granuliforme j de 
Hongrie. 

1. a. C p. primitifs sur plomb'sulfuré laminaire et quart dodé^ 
caèdre , blanchâtre ; d'Angleterre. 

2. Cuivre pyritèui épointè-réguller ^ sur quarï-hyalin dclécaè- 
dre , bhmchàtre , avec spath brunissant équiuïe , brun-jaunâtre ; àà 
Bohême. / 

3. Cuivre pyritetiît mixte * , avec cristaux de quarz , sur C-'p* 
massif ; d'Angleterre. 

4. Cuivre pyriteux transposé; du même payS. 

5. Cuivre pyriteux cristallisé , en cristaux groupés confusément, 
dont plusieurs appartiennent à la v.iriéré épointée , sur baryte sul- 

.fatée concretionnée- terreuse, enveloppant de la éhaux carbonatée 
laminaire ; de Cornouailles. 

5. a, C p. cristallisé , en tetr.ièjres évidés ou modifiés par des 
facettes ; mais tropinégnliérement pour êtrerap;]orié$à des variérés 
déterminables , avec cristaux de quarz ; du même pays : plusieurs 
morceaux. / 

5. b. C. p. cristallisé , incrustant , en très-petits cristaux irisés, 
«ur la chaux carbonate^ en rhomboïdes très-aigus ; de Stafford , dans 



1 



( 355 ) 

le comté de'CornouallIeS': beau morceau donné par M. HeuIaÉtJ/ 

5* c. Suite de morceaux de la môme variété , d'un beau volumer 
et de ceuleurs très -variées , sur ki baryte sulfatée et la chaux car- 
bonatée j du même pays. 

6. Cuivre pyritfeux concretionné-^mamelonné , compacte j d'An- 
gleterre. 

7. Cuivre pyriteux dendritiforme , disséminé dans le spath bru- 
nissant lamellaire , blanc-jaunàtre , sur le schiste argileux de tran- 
sition ; du Hartz : c'est \si Mine de cuivre tigrée des anciens Miné* . 
ralogistes. 

8. Cuivre pyriteux amorphe , avec cHaux carbonatée laminaire , 
inr le quarz ; de Vile d'Anglesey. 

8. a. C p. amorphe , irisé superficiellement, avec plomb sulfuré 
laminaire et zinc sulfuré br/un, dans le grenat jaune-verdàtre , en 
masse et cristallisé; de la mine de Simon et Judas, à Dognatzka 
dans le Bannat. 

8. ù. C. p. amorphe , mélangé d'pn peu de plomb sulfuré, dans 
le talc chlorite schistoïde ; de Leogand , pays de Salzbourg : envoi 
de M. Marcel de Serres. 

8. c. C. p. amorpfie^ irisé , sur le quarz ; de Herrengrund 6z( 
Basse-Hongrie. 

8. d. Le même dans la chaux fluatée; d'Angleterre. 

8. e. C. p. irise ^ avec quarz-hyalin , dans le t-lc -chlorite; delà 
mine de Saint-Joseph, à Schmelnitz , en Hongrie. 

Le nombre des morceaux de Cuivre pyriteux est de cinquante en- 
viron, non compris les échantillons du gradin d'étude. ,u 

Les variétés cubo-tetraèdre , dodécaèdre et spéculaire manquent.' 

APPBNDIcrs. 
CUIVRE PYRITEUX HEPATIQUE. 

Mine de cuivre hépatique ou violette ëzurée , R. D. — Cuivre 
avec un peu de fer minéralisé par le soufre, Bergm. — Cuivre sul- 
furé violet , Dr B. — BurU Kupfererz , W. et Karst. — Miniera 
di ram^ azzurina , Petr, — Mina ' de cobre color de violeta ^ 
HfiRRG. — Purple Copper Ore » Kirw. — Variegated , C. O, y 
ThoAis. -^ La Mine de cuivre panachée Ou violette , Broch. -^ 
Cuivre pyriteux panaché , Baojvo. 



( 536 ) 

Le CnÎTre pjrîteox hëpatiqoe se ironTe avec le cniTre 
pjriteax ordioaîre ; mais beaaconp plqs rarement , en Saxe ^ 
en Behéme, an Hartz, dans le Derbjsbîre, en France, etc. 

1. Cuivre pyriteuz hépatique amorphe, violet-rougeàtre , dissé- 
miné par petites masses , dans le quarz , de Dognatzka. 

2. Cuivre pjnriteux hépatique , amorphe on massifs panaché de 
bleu et de riolet , avec plomb sulfuré disséminé , dans le quarz- 
gris ; du même pays. 

3. a. G. p. b. massif, panaché , dans le quarz-blanc ;de Leogang : 
envoi de M. Marcel de Serres. 

3. ^. Le même, daûs Tamphibole scbistoide; de Konsberg en 
Norwège. 

m^ EspicE. CUIVRE GRIS. 
( Première partie , p. 1 36 et 3os. ) 

Mine de Cuivre arsenicale et mine de Cuivre antimoniale , Sage; 
— Mine de Cuivie grise tenant argent ; Fahlerz : mine d'argent 
grise , R. D. -— Mine d'argent grise , Mong. — Mine de cuîviè 
grise , Mine de cuivre antimoniale , Db B. — Cuivre gris , Db B. -^ 
Argent gris. Cuivre gris. Mine de enivre. blanche ars&iicale ,' 
Delam. — Fahlerz et Graugûltigerz , Karst. '-^Fahlerz et 
Schwarzgiiltigerz , W. — Miniera di argento grigia , Peth. — Mina 
de cobre gris, Hearg. — Grejr Copper Ore , Kirw. — Fahl Ore 
et Graugûltigerz, Thoms. —Mine d'une couleur fauve, ou le 
Cuivre gris ou le Fabien , la Mine d'argent grise ou la Mine d'argent 
noire , riches ; Mine de cuivre blanche , BaocK. -^ Cuivre gris ar- 
sénié et C. g. antimonié , Baoïro.— Cuivre ferro-snlfuré arsenifîère 
et 61 f. s. antimonifère , Toirsi. 

CAEACTànXS. 

Cuivre gris arsenifire. ( Fahlerz y K. ) 

Couleur d'tm gris d'acier clair. Un fragment exposé à la simple 
flamme d'une bougie , répand des vapeurs, sans éprouver de fusion 
proprement dite. ( Hoûy^ Tabl. comp., p. 87. ) 

Cuivre gris antimoni/îire. ( Graugûltigerz , K.) 

Coaleur tirant sur le noir de ^r. Un fragment exposé à la flamme 
d*une bougie , répand des Tapeurs et finit par se fondre en un gk>* 
bule méullique éclatant. (/J. , ibid. } 



\ 



j 



Il n'est pas évident que le Cuivre gris et le Cuivre pyritenx soient 
^ux espèces différentes. Rome de l'Isfe regardoit le premier comme 
une Pyrite cuivreuse dans la composition de laquelle il étoit entré de 
•2'argeiit , de Tarsenic , etc. dans des proportions pJus ou moins consi- 
dérables (■ Cristallographie , t. 3 , p. 3r5 ). La forme primitive de ces 
deux minéraux est en effet la même. M. Haijy partage cette opi- 
nion, qui est aussi celle de M. Tonili; mais il se contente de re- 
noncer. Ce qu'il affirme plus positivement c'e§t que le Fahlerz et 
\e Grangûltigerz des Allemands ne sont pas des espèces distinctes 
«t se rapportent évidemment à son Cuivre gris. Voye* à ce sujet la 
-acte 109 de. son Tableau compar^if ,/p. 254 et suiv. 



VARIÉTÉS DÉ FORMES. 



I. Cuivre gris ijfuinti/brme^ de Giromagny, 

La variété identique du Traité (H. 71 , Bg, 89), dans 'laquelle 
les arêtes de la forme primitive sont remplacées chacun» par une 
il^cette. (HaUjr y Cours de 1811.) 

Le Cuivre gris («r^enifère ou autiinontfère ) se trouve em 
lits subordonnés aa schiste micacé à Schmelnitz en Hongrie ^ 
où il est accompagné 4e quarz; et dans le porphyre à Gablan 
es Silésie. Il se Tencontreplus commiinément dans les veines, 
Boît des montagnes primordiales , soit de celtes de transi- 
tion. Il est en veines dans le gneiss , à Hochberg , âans le 
Grand-dnché de Bade ; dans la chaux carbonatée grauDlair« 
à Offenbanj^en Transylvanie; dans la Granwake, à Claus- 
thaï au Harz ; et dans la chanx carbonatée compacte , à 
Falkeiistein en TjroL 11 est ordinairement; associé au cuivre 
pyriteux, an plomb sulfuré^ an zinc sulfuré, au quarz et à 
la cbaox carbonatée ferrifère^y à la chaux iiaat'ée , an manga'* 
nèse oxyde; silici^ère > etc. — Il abonde plus particnlièrement 
à Schmelnitz et à Kremnitz, en Hon^grie ; à Kapuik en Tran- 
sylvanie ; à Hnalgayocaa Péroii(T); dans le comté de Cor- 
noaailles , en Angleterre ; et dans l'Empire Français , à Bai- 
gorrj ci k Sainte-M arie^-anx-Mines. ; 

([1) Lies mines de Cuivre gris argentifère deHualgayoc , dans les 
Andes du Pérou, sont élevées de aio65 toises au-dessus du niveau 

22 



I 



/ 



( 558 ) 

de la mer. Elles fournissent à TEspagne un million de piastres paf 
an, plus de 5 millions de francs (Hnmboldc , Annal, du Mus. , 
t. :i , p. 178. J ' ' 

1. Cuivre gris arsenifère primiiif , en cristaux groupés, sur 
quarz-hyalin drusique^; de Kapnick en Transylvanie. 

2. Cuivre gris arsenifère épointé , avec quarz-hyalin prisme, sur 
quarz-agathe grossier j du même pays. 

3. Cuivre gris antimonifère encadré, en cristaux d'un beau vo- 
lume , recouverts d'une croûte mince de ci;ivre pyritenx , avec 
chaux carbonifère ferro-manganésifère contournée blanche, surli. 
Grauwacke mélangée de plomb sulfuré lamellaire ; de Clausihalau 
Hartz : envoi du maréchal duc de Trévise. 

4 Cuivre gris arsenifère antimonifère apophane , en cristaux 
cclatans , groupés avec d'autres cristaux de zinc sulfuré partiel , brun- 
rougeAtre et de quarz-hyalin, sur Je quarz carié; de Kapnick: Uti- 
beau morceau donné par M. Heuland. 

5. Cuivre gris dodécaèdre , sur le quarz; du même pays. 

"6 Cufvre gris progressifs avec cristaux de quarz , fer sulfuré do- 
décaèdre , cuivre pyriteux , zinc et plomb sulfurés , disséminés ; du 
même endroit. -^ 

7. Cuivre gris amorphe, massif, dans le fer spathique laminaire , 
jaimâtre \ de Stolonizka en Haute-pHqngrie. 

7. a. C. ^: amorphe f dans la chaux carbonatée laminaire , 1)Iaa- 
che ; de Thierberg près de Bitzbiichel eu Tyrol. 

7. b, C. g. amorphe, en veine -dans le schiste micacé j du 
Thiiringegi'ube , à ScJialdmindéu en Styrie. 

7. c. Le jiiéme ,* dans le talc chlorite scûistoide , mélangé de fer 
lulfuré, avec quarz-hyalin diasaŒiiné ; deSchaldminden. 

7. à. G. g. amorphe, disséminé dans la chaux iluatée laminaire, 
avec ch. fl. cubique verte ; de Gersdorf en Saxe. 

7. c. C. g- antimonifère amorphe , gris*noirâtre ^ en couche mince 
sur la chaux sulfatée 'grc^ulàire massive; de Herrengrund près de 
Weusobl en Hongrie» 

7, f. C. g. arsenifère , tdts^éminé dans le manganèse oxydé silici- 
fère , rose ; de Kapnick. 

$. Morceaux de Cuivre gris inassify dans diverses gangues, quar- 



( 53^ ) / 

Iteiaes , calcaires^ eXtr v ^vec cuivre pyriteux , Fer sulFiiré , zinc sul- 
furé , etc. ; d'Angleteicre , du Hartai , de Hongrie et de Ftance. 

Les morceaux relatifs à celte espèce sont au nombre de trente , 
«n y comprenant les six échantillons du gtàdin d'étude. 

Les variétés^cuùo^técraèdre , triépointé, mixte ^ ^quiçalente , i?i' 
fere , identique et quintiforme * , manquent* 

APPENDICE. 

CUIVRE GRIS PLATIÎ^IFÈRE. 

( VoÀiqueUn , ^f^.^* f^^ ^b- 1* ^i p« 3i 7 et /. de Fh. t. 7? , p. 4 1 2. ) 

Nfi Cette. QSpèee de mine, dit M-. Vaxiquelin, est grise ; elle a assez 
de ressemblance ji^y^Qlcçlle/c^ue aous connoissons sous le nom d'Ar- 
gent gjris ( CuM^re ^ri^,iç Haiiy ; 'F^l»rz des Allemands ) ; elle con- 
tient du cuivre ^ du ^Ipmb , .dis rantlix^olae-^ dn fer , du soufre, de 
l'argent, du platine, et quelquefois de l!arsçnic. Sa gangue est k 
plus souvent ^Formée de carbonate de chaux , auquel se joignent du 
sulfate de'baryte et du quarz. u 

Certain;^ échanti^jlçi^» on% dotuîé 10 pcmr ^1 00 de platine , tandis 
^ae d^autrea en ont à peine offert des traces. La proportion d'argent 
contenu dââs cette mine est également trés-variablo. 

AIi7(OTATIOIV9., 

Le Cjç[ivrje gjçist platiniCère se trouve à Gnadalcanal en fis- 
tramadure, dans le rojaame d'Espagne, on H est accoin* 
pagne dVgeiitftii-tiaiOnié sulfuré a rsenifère. ( Vaucjùelin. ) 

X.a CoHectioit liu Muséum n'en possède pas d'échantillon. 

IV^ Espèce. CUIV.Jli: SULFURÉ. 
->^ { Première partie , p. 127 , et 3o2. ) 

C/uivre minéralisé .psv le soufre , Beroh. — Cuivre sulfuré, Sul* 
fiire de Gttivre , Miae de Cuivre vitreuse j De B, — Cuivre sulfuré 
gri«, JPe3Lam^ — Kupfergias, W. — J^upferglanz , Karst. —^ Mi- 
wtiera di rameyitrea o solforata , Petr. — Cobre 'i)idrioso , Heuro. 
— p^itreous Copper Ore , Kirw. — CommonSulphurel , Copper 
4^lartce , Thoms.' — Le Cuivre vitreux , Bbl^ch. 

C s. spiciforme, — Cuivre gris spiciforme, dt^ Traité. — Argent 
en épis — Kornçekrenerz des mineurs Hessoi^. 

Cuivre sulfuré et le Cuivi* oxydulé ont été souvent confondus 



(34o) 

iiotis la dénomination de Cuivre 'vitreux , et qoelqueFois sous céllei 
de Cuivre gris et de Cùiçrt noir, ( Haujr et Brochant. ) 

Le Cuîrre sulfaré est peo abondant dans la nature et ne 
se trouve nulle part en aussi grande quantité qu'en Sibérie. 
Il existe en veines dans le g^ranite, avec le cuivre pjrileax; 
dans le comté de Cornouaillcs , en Angleterre, et dans la 
chaux carbonalée granulaire à Saska 9 dans le Bannat et en 
«Sibcric. 11 est également disséminé dans les veines qui tra- 
t er;»ent les couches de chaux carbonatée compacte , de schiste 
inarno-bitumîneux et de pierre sablonneuse dans le Mens- 
feld , et dans la pierre sablonneuse en Sibérie. -— Il est or- 
dinairement accompagné de cuivre carbonatée vert on bleo, 
de cuivre pyriteuT, de feroxjdé cuprifôre, de cobalt arse- 
niaté et de cobalt arsenical , de qnarz y de chaux carbonatée» 
de baryte sulfatée laminaire, etc. 

i . Cuivre sulfuré primitif; d'Angleterre : donné par M. Haûj. 

2. Cuivre sulfuré annylaire , avec quarz-byalin prisme; dumèma 

pays. . 

3. Cuivre sulfuré compacte , recouvert en partie de cuivre carbo- 
nate' bleu et souillé d^oxyde de fer jaune j du Anâsitâsigrube y pès 
de Saska , dans le Bannat. , . . : , 

3. a. C. s. compacte , noir de fer , bleuâtre et irisé à la -surface , 
sur quarz cristallisé; du ci.'devant comté de Valdexiz, département 
dé la Sarre. 

3. h. C. a. compacte,' dans le cuivre carbonate vert terreux ; dt 
Moldava, dans le Bannat. 

Ces deux beaux morceaux faisoient partie de .Fenvoi de minéraux 
des Etats Autricbiens fait àBuffon , par Joseph II , en 1784. 

3. c. C. 6. compacte, dans le quarz fibreux radié, avec cuivre 
pyriteux et chaux carbonatée dodécaèdre raccourèie;' dèr'Hongrie. 

3. d. G, s. compacte , avec cuivre carbonate vert soyeux et C. c. 
blûli lamelliforme , superficiels; du Pocbadjasch, près de Turia, en 
Sibérie : plusieurs beaux morceaux. « 

3. e. C. s. compacte, recouvert de C. c. verc soyeux ; de ScbvfâU 
«o Tyrol : env^i de Joseph XI. 



I 



'* . 



(540 

4* Cuivre sulfuré pseudomorphiefue-xyloîde , dans îa pierre sa- 
blonneuse mélangée de C. c. bleu et de C. c. vert terreux ; du gou- ' 
vernement d'Orembourg , en Sibérie. 

4« <ï. C. s, pseudomorphi(ji4e ' spiciforme^ souillé d'argile de 
Frankemberg en Hesse. 

APPENDICE* 

CUIVRE SULFURÉ HÉPATIQUE» 

(^flfï;', Tableau comparatif, p. 88. J 

« Semblable au cuivre pyriteux bépatique. On le reconnoît à ce 
qu'il accompagne le Cuivre sulfuré ordinaire. » 

V. EspècE. CUIVRE OXYDUIvÉ; 

( Première partie ^ p. isS et 3o3. } ' 

CuivBE oxYDé ROUGE, du Traita. 

Mine de Cuivre vitreuse cpuge , R. D/— r Chaux, de cuivre ter- 
reuse rouge , Ochre de cuivre rouge \. Moh©. ^Cuivre oxydé rouge , 
Carbonate de cuivre rouge i De B. — Oxyde rouge de cuivre , De- 
XrAM. — Cuivre oxydé au minimum , Proust. — Rothkupfererz , W. 
et Karst. — Miniera di rame calq^forme rossa , Ocra M rame ; . 
Petr. — Mina de cobre 'vidrioso roxo , Herrg. -r- Flarid or Ca- 
chineal Red Copper Ore , Kirw. — Red Copper Ore ^ Thoms. — 
Hline de cuivre oxydé rouge ou le Cuivre oxydé' rouge , Broch. 

C. o. capillaire. — Fleurs de cuivre rouge et Mine de cuivre vi- 
treuse en plumes rouges; R. D. -^ Haar/ormiges Roth Kupfererz , 
W. etKAAST. — Kupferblûtke , Wideitm. — ^. de C roxo capi^ 
lar -, Herrg. — Capillary R, C»0. ; Tkoms^ 

CL o. massif. — Cuivre rouge vitreux en^masse , R. D. •^Dfchces 
Ji. K , Yf, et Karst. — M, di R, epatica rossa ^ Petr. — Compact 
Ji. O. O, , Thoms. — Le C. o. r. compacte , Broch. 

C o. terreux, — Cuivre tuile. — Ziegelerz , W. et Karst. -^M. 
^e O color de tija , Herrg. — Brick Red. C O. , Kirw.. — Tilc 
Orc, Thoms. — Mine de cuivre couleur de briq^ue ou le Ziegelerz , 
Hw^ocs.. — Cuivre oxydulé ferrifère , Brong. 

l^e Cuivre oTtydnlé se trouve ordinairement avee le cuivre- 
natif dans les uiontap^nes anciennes. 11 est en veines dans le 
granit* > au ctjmté de Curiiouailles , et dans la chaux cac— 



( 34.2 ) 

bonatée granulaire , en Sibérie. On Te rencontre aossl âm 
les montagnes de transitîbn : il est dans la Granwacke scbis- 
teose.^ an Knpferkante près de Gosenbacb, dans le pays de 
Nassau-Siegen , et dans le qnarz à Stîrkenberg, près d^£n- 
siedel en Hongrie. II est prcqne toujours accompagné de cai- 
Tre natif et de C. carbonate Tert compacte^ et souTent Àt 
C. oxjdolé ferrifère , de qnarz , de lithomarge , etc. Cette 
substance abonde surtout en Angleterre , dans le Bannat et 
en Sibérie. — On en trouve également au Chili : TondL 

M. Godon Saint-Memin à envoyé à M. Haiiy un énliantillon dn 
Cuivre oxydulé mamelonné-compacte de Cornerai, en Pensylvanie, 
DÛ il est en veines dans une masse de mine de fer magnétique , avec 
le Cuivre carb. vert compacte. ( Cours de i8ia. ) 

1 . Cuivre oxydulé primitifs en cristaux isolés , d'une forme très- 
nette , recouverts de^ enivre darbonaré vert ; de la mine de Nico- 
laefski , prés de Tlitlsch en Sibérie. 

' ï. fl. C. o. /7r/miV(/*,brun-rougeâtre, en cristaux éclatans, grou- 
pés, sur le cuivre natif ramuleux et le quarz ; de Wheal-Virgin,, près 
de Kedrutb , comté de Cornouàilles : plusieurs de ces cristaux &ODt 
cunéiformes. 

' UL. CuivTe oxyàjAè cubique ^ sur C. o. compacte; de Moldava,' 
dans le Bannat de Temeswar , en Hongrie. 

-5. Cuivre oxydulé cuko^ctaàdre , dans les cavités du cuivre oxy- 
dulé con^pacte , avec C c. vert terreux et fer oxydulé ; de Sibérie : 
plusieurs beaux morceaux. 

4. Cuivre oxydulé ^ri^nwe , avec C. o. cnbcHOctàédre, sur le 
quarz,; d'Angleterre. 

5. Cuivre oxyà\}\è laminaire , dans le C. carbonate concrétiomie 
fibreux , vert ; de Turtschaninowski en Sibérie.' 

5. a, C. o. laminaire, avec C. natif capillaire et granuli forme ^ 
dans le C. o. terreux, rouge- brunâtre , mélangé de fer oxydé ter- 
reux , brun , et d'un peu de quarz ; de Stirkenberge , prés d'Ensie- 
ilel , à Schraelnirz en Hongrie. 

G. Cuivre oxyduîé lamellaire, stir Cuivre natif concrétionnc- 
botryoïde , avec quarz cristallisé ; d'Angleterre. 



\ 



(343) ' - 

7. Cuivre oxydulé capillaire, en aiguilles d'un beau rouge^, sûr 
le quarz commun; de Rheinbretenbach , ci-devanc comté de Nas- 
sau : plusieurs beaux morceaux. 

La même variété se trouve en Sibérie sur le Cuivre i^atif concré- 
tionné-mamelonpé. 

8. Cuivre oxydulé massif, avec cuivre natif ramuleux disséminé ^ 
C. carbonate vert compacte ( Cuivre scoriacé ) , etc. ; de Sibérie : 
suite de morceaux. 

8. a. C. o. massifs avec C, o*. laminaire et C. n. capillaire; d# 
la montagne de Florimund , près de Moldava. 

g. Cuivre oxydulé terreux'friable , sur le cuivre natif lamelli- 
forme; de Rudnobanya en Hongrie. 

9. a, La même variété de Oravitza dans le Bannat. 

9. h. C. o. terreux \ avec cuivre carbonate vert soyeux ; de 
Frolowski en Sibérie. 

9» c. Le même sur le cuivre sulfuré ; de Moldava . 

10. Cuivre oxydulé ferrewj:-com;7ûc^c , en petites masses arron- 
dies , mamelonnées , avec cuivra natif disséminé ;■ de Sibérie. 

La Collection renferme une belle suite de morceaux relatifs à cette ^ 
substance. Leur nombre est d'environ soixante; six d'entre eux 
' appartiennent à la variété capillaire, quinze à la variété terréasf ; 
le reste aux- variétés déterminables ou compacte. 

VK Espèce. CUIVRE MURIATÉ. 

(Première partie, p. 129 et 3o4. ) 

Cuivre muriaté pulçérulent. — Sable vert du Pérou , Dombet. — 
Cuivre minéralisé par l'acide marin, Fair pur et l'eau; Cuivre mu- 
tisLté du Pérou , forme sableuse, Del am. — Cuivre sur-oxygpné vert. 
— ^tacamite. — Sandi^es Salzkupfir , Karst. — Arena 'verde del 
Peru , HerRG. — Green Sand ofPeru , Kirw,. 

C. m. cristallisé ou compacte. — Cuivre muriaté du Cliili , Ata- 
camite, Delam. — Salzh/pjèr , W , et Karst. — Muriato de 
cobre, Herro. — Copper mineralized by the Muriàted Acid , KiRw. 
— ]Vluriate of Copper , Thoms. — Cuivre muriaté , Broch. 

CARACTERES E T^V A R I £ T E S. 

i^Haiiy , Cours de Minéralogie et Tabl. comp. , p. 89 et 261 .) 
P'^rme primitlife ; octiièdre rectangulaire dont l'incidence do* 



«• V ( 



•• 









1 



H, / 



'\ 



(544) . 

Facés paroît étred'iin càxé d|enviroA loo*, et deTautre dVpéo? 
près ii6. Hatij , 180.8. 

VARléTÊa DE FORMES. 

1. Cuiyr^ tavoiaté octaédre-cun^î/bnne ; 

2. Cuivre muriaté quadrihexagonal i 

L^octaèdre ciinéiforaie dans lequel Tarète dti sommet cunéiforme 
est remplacée par une facette rectangulaire. 

3 Cuivre muriaté lamelliforme j 

En lames trttnslucides , d*un beau vert d'émeraude, sur le quar^ 
l'ubigineux jaunâtre. £râi2^> i8ia. 

4* Cuivre muriaté aciculaire ;- 

5. . Cuivre muriaté lamellaire ; 
Ces cinq variétés viennent du Chili. 

6. Cuivre muriaté arénacê ou. pulyérulerU ; du Pérou. 

y. Cuivre muriaté compacte; 

En petites masses concrétionnées , vert-pomme mélangées dVr«. 
gent sulfuré et d'argent muriaté , sur la chaujç carbonate» lami- 
naire ; du Pérou. HaUj" , iSi^. 

8, Cuivre munsiié concrétionné ; 

En petits mamelons d'un beau vert , sur la lave ou associé à la 
soude muriatée ; du courant du Vésuve de i8p5. '• 

▲ NKOTATIONa. 

* , * ^ 

Le Caîvre mnrîal<$ se trouve en veines, pariQÎ d'anlret 
espèces dn genre enivre , à Remolinos an Cliilî (i) ; mais 
on ignore dans quelle sorte de r.oche. Il est accompagne de 
qnarzhj^alin et de qnarz-agatlie calcédoine , de fer oxydé 
brqn , de cuivre oxydulë , de enivre carbonate vert et de 
chaux snlfatée. —-La variété avénacée, la plus anciennement 
connue, appartient aux terrains d'allovion. Elle a été décoa- 
yerte par Dombey , dans le lit de la rivière de Lipès , à aoo. 
lienes an- delà de Copiapu , dans le dçsert 4*Atacama qui 
sépare le Chili du Pérou. — On Ta trouvé aussi parnii les 
productions volcaniques du Vésuve : il étott très-abondant 
sur les laves de 1804 et de i8o5. ( Thompson , déjà cité.) 

' (1} Il a été envoyé du Chili en Espagne, par M. Heuland, neyçji 



I 

\ 



\ 



(345) 

de ForsTer, et marcband de minéraux comme lui, vers Taunëe 
'797* ** ^^ trouve au centre de plusieurs morceaux de ce muriate 
de cuivre des noyaux de Mine grise , composée des^trois sulfures de 
fer , de cuivre et d'antimoine. Il semble que des âgens extérieurs 
aient oxydé et transformé la superficie de ce falilerz en muriate. » 
Proust, J. de Ph. , t. 63 , p. 373. ) ( 

1. Cuivre muriate octaèdre-cunéiforme , vert-pré, en très-petits 
cristaux isolés , extraits du sable vert du Pérou. 

a. Cuivre muriate aciculaire^ vert-foncé noirâtre, sur le fer 
oxydé mélangé de C. oxydulé terreux , avec C. m. lamelliforme ; du 
ipême pays : donné par M. Tbibaud, déjà cité, prem. part. , p. 3o4. 

3. Cuivre muriate laminaire , vert-foncé , en couche^mince sur 
le fer oxydé brun-jaunâtre , avec quarz-hyalin j du Chili. 

4. Cuivre muriate laminairc^ompacte , avec C. m. aticulaire 
et chaux sulfaté laminaire ; de Bemolinos. 

' » 

5. Cuivre muriate arenàcé ou pulvérulent , en très-petits girains 
parmi lesquels on trouve quelquefois des cristaux octaèdres cunéi- 
formes ; rapporté du Pérou par Dombey. 

La variété concretionnée du Vésuve n'est pas dans la Collection. 

VU*. Espèce. CUIVRE CARBONATE BLEU. 

( Première partie , p. i3i. ) 

Azur de cuivre ou Fleurs de cuivré bleues , R. D. — ChrysocoHe 
l^l^ue , BtrcQUET. -r Chaux de cuivre bleue., Mokg. — Cuivre oxydé 
bleu , Azur de cuivre, etc. , De B. — Azur de cuivre , Cuivre car- 
bonate bleu, Delam. — Kupferlaznr, W. et Kabst. — Rame mi-, 
^eralizzato d'ail acido aereo turchino ; jizzuro di montagna , 
Petr. — ' jizul de Cobre, Herro. — Blue calciform.e , Copper 
Ore , KïRw. — Blue Carbonate of Copper , Thoms. — L'Azur de 
cuivre , Broch. -r Cuivre azuré , Brong. 

C. c. b. cristallisé ou radié. — Azur de cuivre crisiaîlisé , A. de C 
étoile , R. b. — Kupferlazur , W. et Karst. — - Azul de cobre 
radiado , Herrq. — Striated blue ^Copper ore , Kirw. — Radlated 
b.. C O. , Thoms. — L'Azur de cuivre rayonné, Broch. 

C. c. b. terreux. — Bleu de montagne , aussi nommé Pjerr€ 
^^uérménie. — Arménile , Delam. — Krdige Kupferlazur , W. —5 



(S46) 

Gemeîne K. , Karst. — Azziiro di montagna , Petr. — jd^. de t* 
e^rreOylÎRRHO.-^Earty bine CopperOre , Mountain Blue , KiBw.r— 
Xi*A. de c. terreux , Broch. 



v^aribtés de formes. 



Cuivre carbonate bien dioctaèdre ; de Sibérie. 

Prisme à 8 pans , terminé par des sommets à 4 faces : 4 faces du 
prisme sont des hexagones alongés et 4 ^^^ trapèzes; les Faces des 
sommets sont des pentagones. Ç^Haity ^ 1812.) 

ANNOTATIONS, 

Le Cnivre carbonate bien se trouve dans les veines avccle 
enivre carbonate vert et la plnpart des autres espèces de ce 
genre. Il est très-peu abondant. Les mines decoivre daBan- 
iiat ont fourni les plus beaux échantillons, yoyez Cuios 

PYRITEDX. 

L'arrondissemenr de Villefranche , département* de TAveyron , 
renferme deï minerais cuivreux. Au Bousquet , atrondissement de 
Bhodez, dans le même département , il existe une mine de cuivre 
dont le minerai est un oxyde de cuivre carbonate bîeu ou vert , 
dans un argile siliceuse , et qui sert quelquefois d'enveloppe à un 
cuivre gris schisteux. -5/flwer, J.'. des M. t. 19, p. 5o. ' 

] . Cuivf"e carbonate bleu cristallisé , sur baryte sulfatée lami- 
naire 5 de Thuringe. 

I. a. C. c* b. cristallisé ( dioctaèdrel)^ dans lequarz carié, avec 
C. c. vert ; de Sibérie. 

I. ù, C. c. b. cristallisé , avec plomb carbonate acTcuîaire, dans 
la chaux carbonatée mélangée dé cuivre carbonate veft terreux ; 
de Hongrie. 

i. Cuivre carbonate T)îeu , en. cristaux lamelliformes , avec C 
c. vert soyeux et fér oxydé jaune roussâtre , sur le fer oxydé cupri- 
fère ( Kisenpecherz , "W. ) , concretionné brun-jaunâtre ; du Ben- 
jamin Grube , à Moldava dans le Bannat. 

3. Cuivre carbonate bleu lamelliforniç , en petites masses semées 
sur un fond de C. c. vert soyeux, dans les cavités du-C. c vert 
concretionné cotnpacte; du même pays., 

5. a. La même variété en petites lames, mais plus abondantes , 



', (-547) '.^ 

avec C. c. vert pulvérulent , sur le fer oxydé cuprifcre ; du même 
\ pays :^morceau d'un grand volume et d'un aspect très ngrçable. 

3. b. Suite de morceaux de C. c. b. lamelliforme ; du Bannat. 

4* Cuivre carbonate bleu aciculuire-radié , dans le quarz-hyalin 
amorphe ; du Bannat. 

5. Cuivre carbonates bleu concretionné-cylindrique compacte, re- 
couvert de C. c. bleu drusillaire : plusieurs stalactites sont envelop- 
pées en partie de C. p. vert concrétionné compacte y tandis que 
d'autres^ ont leur axe formé de cette dernière substance : leur base 
est souillée d'oxyde jaune de fer et leurs cavités sont tapissées d» 
cristaux lamelliformes de C. c. bleu. 

Ce beau morceau vient également de Moldava. 

5. a» Autye morceau plus petit de Ja même variété C. c^ bleu 
concretionné-fistulaire , du même pays. 

5. b, C. c. bleu concretionnc-mamelonné, à cassure fibreuse, avec 
cristaux lai^elliformes de la même substance, Ce c. vert et fer 
oxydé ; de Sibérie. 

5. c. C. c. b. concretionnS^mamelonnS , dont la surface des ma-, 
melons est recouverte de cristaux curvilignes , avec plomb carbonate 
amorphe disséminé , sur baryte sulfatée laminaire. 

5. d. Suite de beaux morceaux de la même Variété; des mines de 
cuivre de Hongrie et de celles de Sibérie. 

6. Cuivre carbonate bleu globnlijbrme , en petites masses arron- 
dies , radiées dans leur cassuire ; de Hongrie. 

7. Cuivre carbonate bleu terreux^ avec C. r. vert pulvérulent , 
superficiel et fer oxydé, dans la chaux carbonatée; de Moldavo. 

7. a. C. c. b. terreux , en masse , dans les cavités duquel sont 
engagés des cristaux de chaux sulfatée trapeziépne alongée , lim- 
pide ; du m^me pays* 

7. b, C. c. b. terreux , en masses plus ou moins friables, fivoe 
chaux carbonatée , fer oxydé, etc. ; de Sibérie. > 

7. c. La même variété dans la chaux carbonatée ; de Saint-Sau- 
veur près de Luz , vallée de Barèges, 

Les morceaux qui ont rapport à cette substance sont au nomlir»» 
d'environ soixante. Un grand nombre d'entr'eux sont remarquables 
par lewr fraîcheur : dix appartiennent à la variété lamelliforme ; !« 
reste aux variétés concretionnée et ferreuse. 






(548) , 

APPENDICE. ' 

I 

* CUIVRE CABONATÉ BLEU ÉPIGÉNE^ 
{Haity , Tabl. comp. 7 p. 90. ) 
Ordinairement cristallisé. 

y 

Le CnÎTre carbonate Tert épîgène se tronve en Sibérie. 

I. Cuivre carbonate xert épîgène , en cristaux prismatiques rhom» 
boîdaux , à sommets cunéiformes , sur lé quarz-byàlin biancliâtre ^ 
cristallisé, dans les cavités du quarz commun. 

a. C' G. V, épîgène , en cristaux prismatiques rbomboïdaux, ter- 
minés par des sommets très-surbaissés , en partie bleus et en partie 
verts , avec plomb carbonate amorphe , dans le quarz carié. 

3. Ce. v'. épîgène^ d'un très- beau vert, velouté , en prismes à 
six pans , terminés par des sommets à quatre laces avec un arête 
parallèle à la base , dans le quarz-hyalin blanchâtre, partie amorphe 
et partie cristallisé, avec fer oxydé rubigineux concretionné. 

Ces trois beaux morceaux viennent de Zmeof en Sibérie. 

Vlir. Espèce. CUIVRE CARBONATE VERT. 
Première partie ^ p. 1 33 et3o4.) 

Fleurs de cuivre vertes, Malachite, R. D. — Cuivre rainéfalisé 
par Tacide aérien , Malachite , Bergh — Chaux de cuivre verte, 
MoKG. - Cuivre oxydé vert , De B. — Oxyde vert de cuivre, Cuivre 
vert carbonate , Delam. 

C. c. V. acîculaîre- soyeux. — Mine de cuivre soyeuse ou satinée^ 
R. D. — C. ox. vert £breux , De B. — Fasrîger Malachit, W. et 
Karst. ■ — Mala^uîta fibrosa , Herrg. — Capîllary Malachîte , 
KiRw. — ^ La M. fibreuse , Broch. — C m. soyeux , Brong. 

C. c. V. concretîonné,-^ Malachite de tous les minéralogistes. — 
Malachît et KupfergrVin , W. et Karst. — Malachîte , Petr. — 
Malaqiiita , Herrg. — Green calciforme Copper Ore, Malachittt , 
KiRw. — La Malachite , Broch. — Cuivre malachite , Brong. 

C. c. v. compacte. — Dîchter Malachît , W. et KaRst. 

C. c« V. résînoïde'compacte. — Schlakîges Eisenschussigcs Kup-^ 
Jèrgrîin, W. et Karst. — Kfde C. /crn/giaoso în Escortas , HerRû» 
— Cuivre hydraté , Delam. 



' • (549) 

XI. c. V. terreux, — Vert de moptagne, R. D. — Ici. , Delam.' 
— C. terreux, De B. — Kup/ergnïn , W. et KAk^BT. — p^erde di 
triontagna, Petjr. — Verdé de cobrc , HerRG. — Mountain Grceti , 
KiRw.. — Le Vert de cuivre oulà. Chrysocolle, Broch.— C. m. chry- 
«ocolle , Brokg. , 

Le Cuivre carbonal(^ vert partage les gîsemens des an* 
1res mines de ce hi état , et notamment cenx dn enivre sul- 
furé et du cuivre pyritenx. Il abondé surtout eii Sibérie et, 
dans le Bannat. On en trouve également dans le Ty roi. Les 
antres parties de l'Europe qui renferment des mines de cui- 
vre le présentent aussi; mais seulement eu très - petite 
4juantité^ 

Dans diffêrentes provinces de l'Espagne , il y a des minés de 
cuivre vert et bleu , comme dans FEstramadui^e , dans la Sierra- 
Moréaa, dans la montagne de Ségura aux environs d,'AIcobeudas ; 
^ans les montagnes entre Saint- Ander et B.eynosa , à Molina ; à 
Rio-Tinto dans rAadalou&ie et dans beaucoup d'autres parties., 
(Bo-wles , Hist. nat. de l'Espagne, p. 22. ) 

1. Cuivre carbonate vert ^zc/cM/tfiV^-sox^z/j? , en petites aiguilles 
-éclatantes , d'un beau vert d'émeraude , réunies par petites bouppes 
dans les cavités <iu fer oxydé cuprifJère ( Eiseripecherz ) , brun- 
jaunâire ; de Moldava dans le Bannat. 

I. a.C c. V. aclculairc'Soyeux , en masse concretionnée , toute 
.-composée de mamelons Hbreux à fibres divergentes et comme ou- 
duiées j de la Chine. 

.1. ^. Ce V. Acicidaire'soyeux , superficiel^ sur^ le fer oxydé 
':>compacte ou massif ; de Sibérie. 

i-c. C. c. V. aciculaire-fibreiix , en niamelons d'un ^eau vert 
^'emerau^e , dans les cavités du cuivre pyriteux hépatique ; des 
JdontS'Ourals en Sibérie. 

z . e£. La même variété , sur le quarz-fayalin dodécaèdre , blan- 
.cltâtTe , dans le cuivre hépatique i .du même pays. 

' 1 • fi. lia même sur le cuivré sulfuré massif, avec C. c bleu lamel« 
1 if orme et fer oxydé ; de Sibérie. 

>jt. Cuivre carbonate vert concreUonné'-cylindrique , soyeux à Ja 



( 55o ) 

surface , sur le fer ozyiié rubigineux terreifx ; de la mine de Saint* 
Jeun-]Xépomucèn/3, près de Moldava. 

a. a. C. c« yericoncreLionné-fibreux , en gros mamelons noirâtres 
à la surface et verts dans leur cassure ; de Tourtcheninowen Sibérie. 

ZL. b. Plusieurs beaux morceaux , les uns bruts , les autres sciés et 
polis, de la même variété et du même pays. 

2.. c. Ce. V. concrétionné'CompacLe , recouvert de mangauèso 
oxydé noir dendritique j de Sibérie. 

3. Cuivre carbonate vert concretionné-compacte , vert-céladon , 
en masses tuberculeuses , de difiérens volumes ; de Sibérie. 

3. a. C. c. V. concret ionné''mamelonné ^ à cassure compacte et à 
structure testacée , vert nuancé de blanchâtre ; de Falkenstein en 
Tvrol. 

•H 

m 

3. ^. C. C. V. concret ionne-fibreux , avec plomb carbonate acicn- 
1 lire , sur le quarz j du Hartz. 

3. c. C. c. V. concretionné'Compacte , à petits tubercules', recou- 
vert de cuivre hépatique brun-jaunâire ; du Pochadasch en Sibérie* 

3. d. Ce. V. concretionnézcompactc , a\ec deadrites superHcielies 
de manganèse oxydé ; du même endroit. 

3. e. Suite très-belle de morceaux polis de C c. v. concretionné j 
de différentes teintes et de diverses grosseurs des mines de Klopinski. 
ilaus les Monts- Altaïs , Gumischewskoi , Trolowski , etc. 

4 Cuivre carbonate vert compacte-résinoidé , vert d'émeraude , 
sur argile feiTugineuse ; de Sibérie. 

/). a. Le même , renfermant dans ses cavités de petits mamelons 
tiunsliicides, brillans, d^unbeau vert, sur le quarz ^ du même pays. 

4. b, C c. V. compacte , vert-blenâtre et vert-blanchâtre, à cas-" 
sure conchoïde terne, sur le cuivre pyriteux, passé presque entiè- 
rement à réta't de cuivre hépatique, avec fer oxydé cuprifère ; 
du Banuat. 

5. Cuivre carbonate vert ferrewj: , vert-blanchâtre , sur le C. c. v. 
concretionné j de Falkenstein. ^ 

5. a. C. c. V. terreux , ferrugineux , vert-jaunâtre , avec C. c. v. 
compacte et C. c. bleu , dans la baryte sulfatée laminaire j de Saal- 
içld en 'l'huringe. ^ 

La suite des morceaux qui ont rapport à cette substance est par- 



( 55i ) - 

ticulièrement remarquable par le volume des morceaux qui la com- 
posent et par leur belle conservation. Lçur nombre est de plus de 
cent. Les deux tiers environ appartiennent à la variété connue dans 
le commerce sous le nom de MalachitCv 

IX^ Espèce. CUIVRE ARSENIATÉ. 

( Première partie , p. i33 et 3o5. ) . ^ 

Cuivre oxydé vert arsenical , De B. — Mine de cuivre arsénié ou 
Arseniate de cuivre, Cuivre arseniaié, Delam. — Arseniato de 
cobre , Herrg. — Oliçe Copper Ore , Kir w.. — Arseniate of Copper, 
De Bournon. — Cuivre arseniaté , Broch. 

C. a./?r//72fV//^, leespècedeBournon.' — LinzenerZj'W. et J^arst, .^ "^ 

C. a. hamellifqrme , a® espèce d^ Bournon. — Kupferglimm^r , 
W. et Karst. 

C. a. octaèdre-aigu , simple ou cunéiforme , ou acicidaire, — 
5* espèce de Bournon. -i— Oliçernerz , W. — Dic/it€€ et Fasriges ^ 
Oliçenerz , Karst. 

C. a. prismatique-triangulaire,"^ 4^ espèce de Bournon. 

C. a. mamelonué-JUtreujp, — 5^ espèce de Bournon. 

C. a. terreux , jaune-verdâtre. — Pharmacochalzit , Leonhabd. 

Le Cuivre arseniaté a été ironvc d'abord, en Aiiglelerre, 
dans les mines de cuivre du comté de Cornouailles, et no- 
tamment dans celles de Huelgorland, de Tincroft , et de 
Karrarach , avec le cuivre pyrileux ^le fer o\yàé. , le quarz 
etc. On en a rencontré depuis sur le fer oxjfdé. compacte , 
à Mitlelberg , dans le voisinage d'Allern - KircUen paj's 
de Nassau-ITs8iujg;eii. ^ » 

1, Cuivre arseniaté primitifi en.cri&tanx grou|iéS) verts bleuâtres, 
d'un beau volume et dune forme très»|iette,, sur des cris^iMX de 
Cjuarz-hyalin blancbâtte ; de .{Juel-Virgin en Cor^apuailles. 

1 . a. Echantillon de la.mÀme variété ^ de coideur blmie , dans le 
cuivre pyriteux passé en grande; partie k l'état d^ cuivre llépatique; 
du même pays. 

a. Cuivre arseniaté îarneîlijbrme ^ verr-pur , dans les cavités du 
cuivre oxydulé massif, av^c fer arsenical disséminé^ de Tincroft , 
^pç4* de Redruth ; beau morceau. . > 



( 352 ) 

3. Cuivre arseùiaté oclaédre^aigu , vert-noirâtre , en" tres-petità 
cristaux éclatans , avec C a. terreux , jaune-verdâtre , sur le qaarz. 

4. Cuivre arsenialé prismatitjue - triangulaire , ( ociaèdre'Cunéi- 
forme , H. ) verdàtre , tirant au noirâtre, avec fer arsenical et 
fer hépatique , dans le quarz ; de Tincroft. 

5. Cuivre arseniaté aciculaire , vert-olive , sur le quarz. 

6. Cuivre arseniaté manf,elonné-fibreux , olivâtre , dans le quara- 
Iiyalin blanchâtre , avec fer arsenical disséminé. 

APPENDICE. 

I, CUIVRE ARSENIATÉ MAMELONNE ALTERE. 

Var. de la 5" espèce de Bournon. 

C a. m. altéré , ayant subi un relâchement de ses fibres , qui les 
rend susceptibles de céder à une légère pression : pendaht cette 
altération, la couleur passe du vert-olivâtre à diftârentes teintes de 
jaune , qui se terminent par un gris-blanchâtre satiné. ( Haiij t 
Tabl. comp. , p- 91- ) 

1. Cuivre arseniaté mamelonné-altéré , soyeux , gris-verdatre et 
jaunâtre , avec Ce. v. terreux , sut le quarz ; de Cornouoilles. 

il. CUIVRE ARSENIATÉ FERRIFÈRB. . 

Cupreous Arseniaté of Iron ^ Bournon. — C a. ferrifèrc , Bhoch. 
— C. a. ferrugineux , Delam. 

C. a. ferrifère dodécaèdre ; ' i 

En prisme rhombo'idal terminé par des sommets à quatre trian- 
gles scaiènes. ( Haûjr , Ouv. cité, p. 91. ) • 

M. de Cressac , ingénieur en chef des Mines ^ a trouvé la même 
variété sur le fer arsenical , dans le quarz commun , à Saint-J^eon- 
, faard, dépatt» de la Haute-Vienne. (iTâiS/.) 

1. Cuivre arseniaté ferrifère mamelonné ^ drusillaire ^ blanc- 
verdâtre , brillant , dans le cuivre pyriteux ,* avec C. a. terreux , 
jaune-verdatre : de Carrarach en Cornouailles. 

X«. EspàcK. CUIVRE DIOPTASE. 
( Première partie , p. ^4* ) 

/ Emeraude de Sibérie , FEaBBR. — • Acbârite ou Aschirite , Sewer- 
ciNK. — EnierauJiue , Delam.*— Dioptase,>HAiiT. — Id. , Broch. 



i 



/ 



' (353 ) 

^ Kupferschmtiragâ , W. — Dioptas, Karst — Crisialtizirtffê 
Kupfergriïn^ Estner. -^ Çopper Ertierald, Thoms. 

, CABAGTERSS ET ANNOTATIONS. ' ^, 

(Herviann^ Acâd.. de Péter^sbourg, i Çoa , t. r3 , p. 349* } ' 
Au p;-emier coup de Feu, il décrépite et sa couleur verte se changji 
en un beau bleu ^ après: quoi il se foad assez facilement et doi|n« 
une espèce de niatte dont on peut séparer le cuivre. ^ 

Il contient diaprés l'analyse de M. Lowitz : • 

• Oxyde de cuivre. 55 

, Eau. ......... ia 

Siîîcé : : . . /. V . 33 



ICO 



Il est- insoluble dans lacide nitrique. ( Haâj » 1 8i ;2. ) 

Ce minéral vu poiir la première fois , en Sibérie , il y ft 
25 ans , fat apporté à Saint-Pétersbourg par le généjral 
Bogdanof qui le tenoît d*Acbir Mahmed , marchand boaca- 
rien, à qui l'on en doit la découverte. Suivant son rapport 
on trouve ce minéral à 5oo verstes ( i25 lieues) ao-dclà de 
l'Irtidche , dans les déserts des Kîrguises , en allant de la for- 
teresse de Semipalatna vers le midi. Ses cristaux Aont accom- 
pagnés de Malachite rayonnée et sont ordinairement sur dtt 
vert de montagne cèmpacte; qnelqn^fois aussi avec le-spath 
calcaire et la pierre calcaire compacte. (M^m* cité^ p. 3440 

I Cuivre idioptase dbdécaèdre , translucide , d'un beau vert 
d^émeraude : cristal isolé. * 

Ce minéral est extrêmement rare. 

XP. Espèce. CUIVRE PHOSPHATÉ. 

Mine de cuivre phosphore et antiihonial , Saos. — Cuivre phos«* 
pfaoréf Cuivre phosphaté, Delam. — Pkospkorsaure Kupjèr, 
ILar^x- -^ Phosphor-Kupfor , W. etKA«ST, -^Phosphate ofCùp^ 
fera Kiiiw. — Cuivre phosphaté, BrOch. — Id. , Brow©. 

CARACTERES ET VARIETES. 

1 f _> , . • - 

l Henart de la Fillemarqué, J. detja. t. a4 , p. 33i et «niv. }, 



( 554 ) 

CABACTi&SS. 

Quelle que soit sa forme, il est d'un vert noir on foncé à la sur- 
face ; et à Tintérieur d'un beau yert d'émeraude, brillant et écla« 
tant ou mêlé de reflets noirs. 

Soluble, sans.efTenrescence, dans l'acide nitrique ^'il colore «:i 
bleu de ciel. Il colore de même l'ammoniaque. 

CAHACTiRB P B T S 1 Q U B. ^ 

Pesanteur épéàfi^ue ^ /^O'joSi, 

Dureté, Facile à gratter avec un couteau ; rayant la chaux caibo- 
natée pure : rayé par le verre commun. 

Cassure , lamellaire dans les cristaux ; fibreuse dans le^ échantil- 
lons mamelonnés. 

Couleur de la masse , vert-noiràtre à la surface ; d'un beau vert 
d'émeraude , brillant ou soyeux , à l'intérieur. 

Couleur de la poussière ; d'un vert plus pâle que la masse. 

\Transparenqg ; les fragmens minces sont translucides. 

CAaACTàaB chimi^vb. ^ 

^ Action des acides, Soluble sans effervescence dans l'acide nitri- 
que , qu'il colore en bleu du ciel. 

Action du feu* Facilement , fusible au feu du chalumeau» en un 
gfobùle cassant , terne et d'une couleur cendrée ou noirâtre, sans 
répandre de vapeurs arsenicales. Si on continue de chauffer ce glo- 
bèlé sur un support de charf>on, et en y ajoutant un corp^ gras , on 
obtient xtù. petit bbuton de cuivre rouge ; mais il reste une partie à 
l'état de scorie noirâtre. 

.Fondu avec le borax , on obtient un verte d'un rouge vif. 

(Le cuivre phosphaté contient sur loo parties : oxyde de cuivre 
63}i3; acide phosphorique 3o,95 $ perte 0,9a. KU^roth. y 

VAaiBTis DE FORMSa* ^ 

I. Cuivre phosphaté octaèdre; de Schemnitz. {ifaûjr, 181 a. ) 

a. Cuivre phosphaté rAom^oû/a/ ; 

£npetitscrfsuux groupé», OU solitaire» , dont la forme parbîc étr» 
tin prisme rhomboïdal, < ' 

5. Cuivre pho9ph»té lamellaire ; 

En petites lames superposé^ et ixiplinées eu différens sens. 



>« ■« 



(• 355 )} 

' 4« Cuivre pïio^liaté;yî^e»3c ; 

£ti jmâisses cènc^rétionnéés i imameloxai^s à l^extérieur ou tapU* 
•anréftcaviféèî' 

ANNOTASSIONS.' 

Le CniTr^ phosphaté ^Ê trouve en veines avec le qqarz^ 
hjalin , le qn^rz-agathe càkédoine , , le cuivre pjrlteux et le 
' cuivre carbonate , verî et blen^, lé ctiïVre natif et fe cuivre 
oxydirlté capillaire , dans la* GranVâcke.'Le ii^on* qui le reU- 
ferme se nomme Venusberg ou Joséphbërg ^ iï est situe à { 
peu de distance de RbeinWriertfiaidhV'sbr la rive droite du Rhin, 
Grand-duché • de Berg. Ç^H&rstîrt; Mémoire cité. ) 

Ce minéral a été trouvé d|5puis:à Scbemnitz en Hongrie où il a 
également le quarz pour, gaqgue. Oa la pris successivemeUt pour ua 
cuivre muriaté et pour un cuivre, arseniaté ; mais IMT. fiucholz l'ayant 
analysé y a tecpnnu la présence de Tacide phospbori<^ue. ( ilttûj^ , .. 
Cours de Minéralogie de i8ia ) ^ 

1 . Cuivre php^pbaté mamelurmérfihfeuç^ , avec fer oxydé rubigi* 
neux terreux» sur le quarz ; de Firnberg, ,pré& de Rbeinbreitbach ;,, 
échantillon donné par M. Hiersart. ■ . ^ ^ 

Xn.« Espèce. CirîVKE SULFATÉ. 
( Première partie , p. 1 34 ) 
Vitriol de Cuivre ou Vitriol hlteU '; aiissi nommé Vitriol de ^yptû 
et Couperose bleue : R. D. — » "Vitriol de Cuivre y Cuivre vitriolé , 
Sulfate de cuivre ; De.B. — Id. , Delam. — Kupjfèr vitriol, Karst. 
— yUriolo di ram» , Copparosa turfikina , Petr. — VUriol de - 
CoBre, Herro. Vitriol ofCoppety Ç^iecyt. •— Sulphate o£4^pper , 
Thoks. — Var. dii Vitriol natif, Brocb. , 

iiéfrtiction \ double^, suivant M. Prieur, de la C6terd*0r* (Axin* 
de Cb. t. 66. p. 187. ) 

Le Cuivre sulfaté, prodnili de TaUération des antres e^p^ 
ces de ce genre et plus pi^rticuliéfement de celle du> Cuivre 
nyr\tenx% se trouve assez abpndair4ment au Ramelsberg près 
de Groslar au Hartz^ d^ns le siçbiste argileux de transition,; • 
à VVîclow en Irlande; à Fabluu en Suède ^ à Herrengrpdd 
près de Néusobl en Haute-Hongrie \ et d«ns, l'Empire p à 
Saint-Bel ^ département du Rbôn^. 



C556X: 

Il est souvent mélangé de fer sulfata et quelquefois de une sidfat^. 

Le jsulfate.de cuivre soluble estrû abondant eu .Espagne , aux 
mines du Bio«tinto que les eaux qui les traversent ex|j5ont infectées. 
{Proust y J. dePh. t. 5^, p. S43. ) . ., . 

I , 9 et 3. Cuivre sulfaté périoçpaèdrf j — péridécaèdre; et -— 
complexe; «n cristaux isolés obtenus nar Fart. . 

4* Cuivre sulfaté concrétionné , hl^jt^ ; ,fie Saint-6el. 

4* a* Ç. s. concrétionné , sur le gneiss; du pays de Sa|ztK>ur5: 

envoi de M. Marcel de Serres.- 

. . .. , • • . •- • • 

. / . ...... 

CUIVRE SUtrATJ, TERREUX. 

.( Première partie,' p. 3o6 } 
Sulfate de cuivre natif insoluble , Pkocst. 

% 
I - . . . , ^ 

Ce minéral qui a été rapporté dû Pérou , en Espagne , dés le temps 
de la conquête , ressemble à' certains morceaux de C. c. vert ferru- 
gineux compacte. M. Proust qui en a examiné plusieurs échantillons 
y a reconnu la présence de l'acide sulfiarique , à peu près dans la 
même proportion que dans le cuivre sulfaté bleu. L*eau bouillante , 
dit-il , n'en dissout pas un atome ; mais Tacide nitrique trés-délayé 
le dissout avec cbaleur , quoique sans f ff^rv<escence , et en sépare àm 
SLj'k 28 centièmes de sable. ( J. de Ph; t. 69 , p. Z/^^. } 

QUATRIÈME GENRE. 

' i* * « 

FER. 

. " Vf. EsfkcE. FER NATIF. 

*' * ( Première partie , p. 307. ) / » v 

Fer nialléable natif ,.R. D. — Fer natif, Db B. — Id. , Delàm. 
«— Gediegen-Eisen , W. et Kàbst. — Tellureisen , Karst. — Ferro 
nativo , Petr. 7— Hierro natwo, Herro. — iV<ïtzVe Iron, Kirw. — 
Le Fer natif , BrocH. 

Le Fer n^tif a été tronvé dans plusieurs endroits , et no- 
tamment à Kamsdorff en Saxe et à la montagne d'Oalle , 
département, de l'Isère , en Franoé. II eàt en petites masses 
enveloppées comninnéinent de fer ôxjrdéy etc.'Vbjéz prein. 
purt. p. 307. C*est nn minéral très-rare. 



\ 



-(557) ■■ V , ' . 

ï)ietrich rapporte dans une de ses notés sur les lettres dç FerKey , 
(p. 19. ) , que M. Margraff possédoit un morceau de Fer natif tiî4 
d'£ibeHStock en Saxe , et que ce métal étoit renfermé dans une 
matrice composée de cristaux d'étain oxydé. 

1;. Fer naùE amorphe ; de Kamsdorff en Sâxe : bel échantillon dtx 
poids de 16 hectogrammes environ ( à peu près 5 onces ). 

On a aussi trouvé des morceaux de Fer natif, à Miedxiana-Gora ' 
an Pologne ; d^'après M. Tabbé Stazzie. ( J. de Pb. , t. 65 , p. 12S. ) 

AfPBNDIGB* 

î. FER NATIF VOLCANIQUE, 

Le Ffer natif Tolcanique a été déconrert par M* Mossieri 
vers 1770, dans le fond d'an ravin^ creusé par les pluies snr 
' la face méridionale de la montagne de Gravencire» à travers 
les lavies scorifiées dont elle ^est composée eu grande partie» 
Cette montagne estdistant^e de Clermont-Ferrand d'environ 
nne licae an sud^cst. La masse de fer, après avoir été dé- 
pouillée d'une croûte d'pxjde rouge de plusieurs pouces d'é-^ 
paisseur, pcsoit encore 8 livres et quelques onces. Elle est 
cellulaire comme la lave la plus scorifiée. (^ Mxtraii d'une 
lettre de M. Mossier. ) 

M. J. B. Rocb, ancien cbirurgien-major de légion à Tlsle-de* 
France , auquel nous devons la^ connplssance du Fer pbosphaté de 
cette même île, nous^ apprend , daias une note^ que Ton' trouve des 
morceaux de Fer malléable dans File de Madagascar , notamment 
. dans le pays des Avas et des Amboilambes , et que les naturels le» 
ibrgent et en fabriquent des fers pour les noirs. Il tient ce fait de 
3tf . Majeur , ancien officier de la compagnie de Binowski à Mada- 
gascar, qui a fait pendant a6 ans de nombreux voyages dans Tinté- 
rieur de Tîle où il alloit en traite cbez les Avas et les Amboilambés. 
Les parties de Tîle où se trouve ce Fer malléable paroissent avoir 
été volcanisées. 

n. ^CiÈVi NATIF PSEtJDO-VOLCANIQÛB. 

T s • 

( Première partie , p. 807 et 3o8.) 
Acîer natif, Mossibr et GoDO»-SAK¥T-Msaok. — • Id. , Belakh 



( 558 ) 

, L'aoier natif psendo-volcaniqne se tronve dans le urri- 
toire do TiUage de la Booîche , à Test et très- près da i:b«-> 
tean des Fojrges» et à une lieue etxiemie de Neiy, départe* 
ment de TAllier. La découverte en est due ^ M. Mpssier qoi 
Fa observé ^ pour, la première fois , en 177B , sons la fonne 
de petits globales dftns les matières scorifiéos par lefen^ d'une 
bonillère autrefois embrasée. Il eq a trouvé depuis des messeii 
assez considérables. La dernière recueillie vers 1800 pesoît 
x6 livres 6 onces, c'est celle qui « fourni les échantillons dorit 
M« Godon a fait l'analyse. L'argile schisteuse qui recouvre la 
houille de la Bouiche renferme du fer oxjdé en grains dont 
la grosseur varie depuis le volutne d'une iroisMte jusqn t 
celui d'un gros melon. ( Extrait iTune noie de M, dossier,) 

M. Cocq a décrit très-soigneusement dans le t. r^ du J. des M. , 
p. 4^8 À 4^4 » 1®^ produits tant pseudo-vpicaniques que naturels du 
territoire de la Bouiche. . 

La Collection du Muséum ne possède pas d'échantillon de cette 
substance. ^ - ^ * 

lu FBR NATIF METEORIQUE. 
MeUùreîsèn^ Kakst. 

Le Fer natif météorique est disséminé dans les masses 
pierreuse»^ nommées CérauniteSi Pierres de tonnerre^ 
jièrolithes^ Bolides ^ MétéoroHies ^ etc. qui tombent de 
temps en temps de l'atmosphère et proviennent d'un globe 
enflammé dont l'apparition a précédé leur chute. Plusieurs 
aavans , è lé tête desquels on doit placer le célèbre Chladni , 
rangent' parmi les Hërolithes , la masse de fer Ironvée en 
Sibérie , dont Pallas a parlé le premier , et celle qui a été 
observée dans l'Amérique méridionale, par dom Michel 
Rubin de Celis. ( Haûy , Tabl. compar. p. 269* ) 

« Cest dans les environs de Durango ou Guadiana ( Nouvelle-^ 
Biscaye ) , que se trouve isolée dans la plaine , cette énorme massa 
de fer malléable et de nickel , .qui dans sa composition est identique 
avec Taërolithe tombé en 17S1 à Hrascbina» prÀ$ d'Agram ea 






(359) 

Hongrie. Qa assure que cette masse de Dîirango pèse près de l'QOO 
myri^graitimes , ce qui est 400 de plus que l'aërolitfae découvert à 
Olumpa danrle Tucuman , par M. Rubin de Çelis. Un minéralo- 
giste distingué , M. Sonnenschmidt , qui a parcouru une bien plut 
grande partie (Ju Mexique que woi , a aussi recoiïnu en 1 yqa , dan»^ 
i'intérieàr de la vUle de Zacatecas , une mas$e de fer malléable d*un 
poids de 97 myriagrammes. Il Ta trouvée dans ses caractères exté- 
rieurs et physiques entièrement analogue au fer malléabk décrit 
|>ar le célèbre Pallas. » ( Humboldt, t. 1 , p. ^qS.) 

CARAGTSRB8 GENERAUX DSf ASROLITBBa. 

Pesanteur spécifique. 3, 43 , à 3, 70. 

'(Le poids absolu des masses varie depuis quelques décagrammef 
tXx gros jusqu^à plusieurs quintaux.) 

Dureté ; faciles à casser , s*égrenant en se pulvérisant facilement , 
tendres ; la croûte seule raie légèrement le verre et donne-quelque» 
étincelles par le choc du briquet. 

Formes, très-variables^, ordinairement arrondies , quelquefois pris- 
mdtoîdçs , mai» dont les angles et les arêtes sont toujours émou^sés* 

Tissu granulaire , analogue à celui de certains grès. 

Aspect terreux , après avoir été cassés , à l'exception de quelque* 
points brillans de fer météorique ou de fer sulfuré disséminés , que 
le poli rend très-sensibles. 

(£a général, ces pierres se ressemblent tontet. Il faut exceptés 
^ celles qui sont tombées près d'Alais, département du Gard ; celles-ci 
sont très-légères et ont Tapparence de masses charbonneuses. ) 

Magnétisme : Agissant fortement sur le barreau aimanté. 

Couleur à Textérieur , le gris-noir&tre on le noir>brunâtre, ordi- 
nairement terne ; quelquefois le noir brillant : ceux de Moravie 
•ont dans ce cas. 

Lies aerolithes nouvellement cassés sont d*un gris-cendré clair , 
qui devient communément plus foncé par^ le contact de Tair et est 
assez souvent sali par de petites taches de rouille. 

Action dis Jeu : Les fragmens d*aëroIithes , exposés à l'action 
du chalumeau-^ s*y recouvrent d'une ci*oÛTe noire et vernissée , il^ 
peu près semblable à celte que présentent ces pierres dans leur étav 
natvcel ; les angles des fragmens se fondent en émail noir. 



^ 



(36o) 

Cbm/^OMV/oTil La «nasse '.principale des Aërolitlies est composée 
de silice eii assez grande quantité , de magnésie , de* chaux et d'alu» 
iQine , reu^f^^iuviut des grains de fer allié de nickel , du fer sulfuré , 
du chrome et du manganèse. Ceux d*Al'ais renferment de plus 
deux centièmes de carbone. 

Les grains dé fer disséminés dans ces masses sont ordinaitement 
très-petits , de couiéur blanche et très-malié ibles. 

( Cet «rticle sur les cirdCtères des Aërolithes est extrait en partie 
dun ru|)(or( fiit par JM S:get, seciétaire de la Société desSciences 
du département de la Un ute-Ga tonne, pour constater les faits 
relatils a lu rbùt^ de pierres météon(|ues qui a eu lieu à Toulouse le 
lo avili «Si a Ce mémoire est inséré dans le t. 5o de la Biblio- 
thèque bntann q^e , p. i5g à .72» ) 

A3ÎKOTATIONS. 

(Izarn, Lithologie atmosphérique; Hauy , Cottrs de Minéralogie 

de i8u8 et de 18^2. ) 

f L« phénomène de la chute des pierres , long-temps rangé dans la 
classe des préjugés populaires , est trop bien prouvé aujourd'hui 
pour être révoqué en doute. Ces masses pierreuses avoient été regar- 
dées par les anciens, suivant le témoignage de Pline, comme réel- 
lement toml ées «du ciel. Mais l^s hommes les plus éclairés des 
temps modrrnes', parmi lesquels on compte Freret et Bernard de 
Jussieii , les ont confondues avec les pierres de fasche ou de cir** 
concisi^^n , les pyiites globuleuses radiées , nommées aussi pierres de 

. foudre , etc. , ou regardées comme des produits de volcan. Lavoi- 
sier lui-même dit qu'elles ne sont autre chose qu'un grès pyriteuz 
frap[ é'de k foudre ( J. de Ph. 1771 , t. 2 , p. '/54. } On ne s'occupoit 

, plus de cet objet quand les ouvr.iges de MM. Cbladni, King, Ho- 
"i^ard^etc. , ont attiré de nouveau sur lui Tatiention des savans. 
Telle étoit cependant l'incrédulité sur ces sortes de phénomènes 
qu*il fallut , dit M. Iznrn , p. 5 , une sorte de courage à M. Pictet 
pour en f^ire le sujet d'un mémoire lu à la Classe des Sciences de 
rinstitnt en Van i8o3. Enfin, un fait bien public arrivé àPAigle^ 
département del'Ornie , le 26 avril i8o5 , etdontM. Biot a cojistaté 
l'authenticité^ et décrit les circonstances^ est venu lever totts les 
doutes. Le mléme événement s'est répétié plii^ieurs fois depuis , er 



, (S6i ) ■ 

tout récemment encore Iff lo avril de cette ann^e 1812, aux envi- 
rons de Toulouse. L'on a remarqué que ces chutes de pierres avoient 
toujours lieu par un temps serein et à la suite de l'explosion d'un 
globe de feu, avec un bruit asseï semblable à celui que font une 
décharge de mousqueterie , un coup de canon , le roulement des 
tambours, etc. ' 

L'existence de ces pierres une fois admise , îe^ chimistes les plus 
distingués se sont occupés d'en examiner la composition. MM. Ho- 
ward , Fourcroy et Vauquelin ( Ami, du Muis. ,t. 3,p. loiàiia), 
y ont ti^ouvé de la silice , en grande quantité ,.<!" fer imi au nickel , • 
du fer sulfuré et quelques cWtién^es de magnésie de chaux et d'alu- 
mine. M. Laugier ( Ann. du Mus. , t* 7 , p. 092 à Sgy ) , y a tc- 
connu" depuis la présence du chrome, et M. Proust celle du manga- 
nèse. M. Sage y a trouvé Talumine en quantité assez notable : M. 
Thenarcl ( J. de Phys. , t. 63, p. 56 et 67 ) a retiré deux centièmes 
de charbon des Aërolithes , de couleur noire , tombés prés d'Alais , 
en 1806 , et a observé de plus que les métaux qu'ils reufermôient 
-étoient à l'état d'oxyde. On voit par là que les pierres atmosphériques 
ne ressemblent point k celles qui font partie de la masse du globe. 

Leur origine enfin a été le çujet d'une 'foule d'hypothése$* 
M. Ghiadni (J. des M. ,t, i5, p, 4^9 )< est le premier qui leur ait^ 
attribué une origine commune , qu'il regarde eu même temps com- 
me céleste. On en a fait aussi des débris de planètes. Lès explica- 
tions chimiques de leur formatipn.ne sont pas satisfaisantes. Suivant 
une hypothèse émise par M. le comte Laplace , avec une sage ré- 
serve, et dévelopjiée à l'aide du calcul , par MM, Biot et Poisson, 
(Bull, de la Sor^. philomat. , t. 3, p. 68 et 180 ), ces corps pour- 
voient provenir de la lun« , d'où ils auroient été lancés par les vol- 
cans de cette planète. La vîtesîe initiale dont ils auroient besoin 
pour vaincre l'attraçrion que la masse de la lune exerce sur eux se- 
roit quatre fois et dçmi celle d'un boulet de 24 livres , chassé de 
Ja pièce par 1 2 livres de poudre , force qui leur feroit parcourir 
'd5i4 mètres par seconde, en faisant abstraction de la résistance de« 
l^ir. Le corps mettroit dans ce cas deux jour^ et demi à tomber sur 
la terre et soninfknsmation seroît produite par le frottement contre 
les molécules de l'Érir. Cette hypothèse sert à prouver que la chute 
des pierres météoriques n'est pas physiquement impossible, et qu'il 
l^ut y avoir aussi dans les espaces planétaires de petits corps errant 
^ui, après avoir parcouru des ellipses-, sont enfin tombés sur la 



/^ 



(562) 

terre. Mais d*un autfie^c^té, M. Arago, peme qae les irra^ationi 
lumineiues de la lune que Vpn a prises pour des feux volcaniques 
sont des effets dus à la réflexion de' la lumière cendrée à s^urface; ' 
il n'y aura donc plus que l'analogie pour croire à l'existence des voK 
cans lunaires. Une autre hypothèse due à M; le comte La'grange,' 
explique comment la matière de ces' Aërolithes auroit pu faire 
originairement partie de la masse du, globe et y retomber ensuite; 
etc. , etc. ( Journal de Physique , t. 74 f p* 32^8 à a35. ) 

L'Histoire des Pierres tombées du ciel a fait le sujet d'un ouvrage 
très-curieux de M. J,, Izam , dans lequel ce physicien rapporte en 
détail et discute avec soin les différentes' qyiestions qui ont rapporta 
ce phénomène dont il a cherché à donner l'explication. 0. a pour 
titre : Lithologie atmosphérique et a paru en i8o3 ; i vol. in«8**. 

Les rédacteurs de la Bibliothèque britannique ont mséré dans 
cet intéressant recueil les nombreux mémoires publiés- par les phy- 
siciens et les chimistes des diverses/parties de r£urope (sur le phé- 
nomène de la chute des pierres et sur leur analyse. 

'Voyez encore au sujet>de ces mésmes corps, une brochure de M' 
G. A» Maréchal , intitulée : JHon opinion sur lajomiiuion des uiè- 
rolithes ; in-S*». Pafis , Dentu , 1812. 

Catalogue , par ordre c/ironologzgue y des Météores à 
la suke desquels des Pierres eu des Masses de fer sont 
tombées ; par E. F. F. Chlabki. 

( Journal des M. t. a5 , p. 75 à 78 , et t. 26 , p. 7$ et 79 ou Noav* 
bullet. des Sciences , t. i ^^p. Sao à 324«) 

( Les citations que dous avons ajoutées a celles que M. Chladai a 

données dans son Catalogue sont placées eutie deux parenthèses.) 

-/- • 

« Les Catalogues qu'on a donnés jusqu'à présent des chntês de 
pierres ou de masses de fer , sont trop peu complets ; on y a aussi 
inséré quelquefois des événemens d'une autre nature ; par exemple ^ 
une grêle ou une chute de matières enlevées par le vent : il ne sera 
donc pas inutile de rassembler ici , autant qu'il est possible^ toutes 
les notices de ces météores. - ^ 

M. Biot , dans un mémoire lu à la Société phUomatique y a prouva 
que la mère des dieux , transportée de Phrygie à Rome , dutems d«^ 
Scipion Nasica , étoit un météqrolithe. 



/ 
« 



(365) 

^Sx^ sini Avaïii notre «re, une gr&ade pierre. est tombée ptes 
d*A£gos Potamos , selon Plu£ar^ue, in Vilk'Lyssaidxij elPUne^ 
JHm..Natjur,.II, 58. 

A*peu-près 56 an$ ayant nqtre ère , eaLucanie, du fer spcmgietix* 
Pline , Hist. Nat.. II, SS. , 

Pline dft a\is$i qu'il a vu une pierre, tombée pr«8 (de Yaiven ( in 
VocODtiorum agro). Hist, Nat, II , 58. , . 

L'an 452, de notre ère, trois grandes pierrfs en Tbrace. Ammitut. 
MarcelUn, Ghron. 

Sous le pape. Jean XIII , une pierre en Italie. Platina ,- in Vit. 
Pontif. 

Açicenne parle dune nia«5e de Jer très-4ure , de 5o liv. , tombée 
à Lorge (Ijurgea ). 

* ( Lan.<)5r^ une pierre tombée près d'Ausbourg lors d'une en« 
trevue qui eut lieu, après Pâques, entre Bérenger et Othon-le* 
Grand. A^W* SchUgel , Bibl. brit. , t. 46, p. 409 , i^iii ) 

998 , à Mdgdebourg , deux grandes pierres. Spangenberg. Ghron. 
.saxonne. 

1 i 36 , à Oldislpben en Thuringe, une pierre de la grandeur d'une 
tète humaine. Spangenberg^Chron» sax. 

1 164 , à la fète'de Pentecôte , une pluie.de fer en-Misnie. Ceorg, 
Fahric. Rer. Misnic. lib. I, pag. 5a. 

1249^ le. jour de Sainte-Anna, aux environs de Quedlinhourg , 
Ballenstadt , Blankenbourg , d^ pierres. iS/>a/i^eR^er^. Ghron. sax. 

/i3o4, le jour de Saint-Remi , beaucoup de pierres qui ont causé 
des dégâts considérables près. <de Friedlang , selon Krdnz^ Saxo- ' 
ma , et autres. Mais lorsque ces auteurs dirent : Vredeland ( Fried- 
land') in Vandalià , on ne pourra pas déterminer l'endroit, parce 
qu'il y a plusieurs villes et villages du même nom. Spangenberg ^ 
, Chron. saxon, y dit : Friedberg,-près laSaale. 

1433, des pierres spongieuses près de Roa, non loin devBurgos 
ctn Espagne. {Proust * Journ. de Phys. t. 60, p: 186. ) 

1492 , le 4 novembre , à Ensisheim en Alsace , une grande pienp* 
assez connue. 

1496, le 28 janvier, trois pierres sont tombées entre Gesena et 

3ertonori ; d'aprjès Marc. Ant* Sabellicus , Historia ab urbe conditâ 

lEnneas X , lib. IX. éd. Paris , i5 1 3 , t. II , fpl. 341 ; éd. Lugduff- 

p/fiSq. Chladniy Supplément. 

' 1 5 1 o , près lie Crema , non loin de la rivière Adda en Italie , une 



/ N 



f 



(364) 

grande piluie de pierres. Ccardanus, de Variét. lib* i4i cap. 72 ; et 
^o<//»t\ Theatr. Nat. lib. IL , 

X)an8 la première moitiç du même siècle , une grande masse de 
ier est tombée dans une forêt près de Neubof, entre Leipzig et 
Grimme , suivant Albini , Meisnische Berg*Cbronik , p/ 1 S9. Quel- 
les autres auteurs , par exemple , JohnstQn et Alberti , ont cor-, 
rompu le nom de Tendroit ^n Neubolem. 

1643 , le 6 noveYnbre , à Mansfeld en Thuringe, une masse noi- 
râtre. Spangenberg ^ Cbron. saxon. 

i552 , le 19 mai , aux environs de Scfaleusingen enTburinge , une 
pluie de pierres qui ont fait beaucoup de dégâts , selon SpangenBerg^ 
jChron. saxon. Ce n*étoit pas une grêle , parce que Spangenberg a 
apporté de ces pierres à Ëisleben. 

1559 , près de Miskoz en Transylvanie, cinq pierres ou masses de 
fer. Nie. Isthuànfii , Hist. Hungar. 1. XX , fol. 394. 

1664, le i •*' mars , une pluie de pierres entre Malines etBruxelIe»} 
Annal, de 0//^erf , XXII, 3. 

i58i , le 26 juillet, en Thuringe une masse de 59 Wv^Binhard^ 
Cbron. tburing. p. 193. 

i585, en Italie , une pierre ^e 3o liy. Vranc. Imperiui, 
,1691 , le 9 juin, prés Kunersdorf , de grandes pierres. Angélus , 
Annal. Marcbiae. x . * 

i6o3, dans le royaume de Valence en Espagne, une pierre qui 
. contenoif des veines métalliques , selon les remarques des Jésuites 
de Coimbre , sur la météorologie d*Aristo.te. 

1617, le 27 novembre, une pierre de 69 liv. sur la montagne 
Yaisien en Provence. GmsenJi, 

i635, le J21 juin , à Vago eu Italie , une grande luette, Franceico 
CarlL 

i63&, le 6 mars, entre Sagan et Dubrow en Silésie , une granda 
pierre. Lucas , Chron. Siles. p. 2228. Cluçer, Gëogr.-p. 238.- 

1647 > ^^^^ le baillage de Stoizenau eoi Westphalie , des pierret. 
Ann. de Gilbert, XXIX , 2. 

i65o, le 6 août, à Dordrecbt , une pierre. Arnold Senguerd* 
cxercitat. pbys. p. 1 88. 

' ]652 , à 100 milles au S. £. de Lahore aux Indes , une niasse de 
fèr de 5 liv. Boumon , Journ. de pbys. t. 5Q , p. 3o3. 

1654 , le 3 mars , dans Tile de Fiinie , en Danemarck, une pîni* 
de pierres. Thom, Bartbolin. Hkt, mot. cent IV, p. 557» 



.(365) 

1667 » ^ ScHiras'en Tet^e , des pierres , selpn le Gazophylacium 
linguaB Persarum , du Père ^nge dé Se, Joseph, La relation est ac- 
compagnée de circonstances peu vraisemblables. . 

167a , près Vérone , deux pierres de 300 et 3oo liv. Conversations 
tirées de l'Académie de M. Bonrdelot, contenant diverses recher- 
ches çt observations physiques , par Le' Gallois Paris , 1 672 , obs. 5. 

1674, le 6 octobre, dans le canton de. Glariis en Suisse , dcux' 
grandes pierres , selon Scheuchzer, 

1677 , leaS mai, près d'ErmendOrf ^ non loin de Grossenhayn ed 
Saxe , beaucoup de notasses. Balduinus in IMiscell. Nat. curios. 1697. 
append. p. 247* Selon son analyse chimique , on pourroit croire 
qu'elles -contenoient du cuivre. 

i683 , le 12 janvier, prèsl de Castrovillari en Calabre, une masse 
de pierre ou de fer. Mercaii, Metallotheca Vaticana, cap. 1 9. p. 248. 

i683., le 3 mars, en Piémont, une pierre. Idem, 

1697 , le i3 janvier , des pierres semblables aux autres sont tom« 
bées prés de Sienne , dans un endroit nommé Pentolina. Çhladni^ 
Supplément. ' 

Quelques années avant 1700 , une pierre tomba sur un bâtiment 
de pécheurs , à une demi-lieue de Copinsha , l'une èj&& Orçades ., . 
suivant Jam, ÎVallace , Account of the Islands of Orkney , London 
1700, cfaap* I f p* 3. (Chladni, Supplément.) 

1698 , dans le canton de Berne , une pierre. Scheuchzer* s , INT^- 
turgeschichte der Schweitz, p. ii. ad ^nn. 1706. p. 76. / 

1706, près Larissa en Grèce, une pierre de 72 livres. Voyage do 
Peiul Ldicas, tom. I. 

1723, le 22 juin, près dç Plescowitz en 'Bohème, une pluie de 
pierres. Stepling, de Pluviâ lapideà. p. 1754« 

1743 , près de Liboschitz en Bohème , des pierres. Idem* 

.1 760 , lé jour de Saint-Pierre , près de Nicor en Normandie , uiïe 
grande pierre. Lalande^ Journ. de phys> t. 55 , p. 4^^* 

1 761 , le 26 mai , près d'Agram en Croatie , deux masses de fer 
de 71 et de 16 liy. , sans mélange. de matières pierreuse. :Stûcz en a 
donné la notice dans le tom. L du journ, Bergbauk^nde. KhaprotK 
à analysé ce fer , qui contient du nickel. La plus grande de ces 
masses se trouve dans le Cabinet impérial, de Vienne , où je l'ai vue 
Avec le procès-verbal dressé par le Consistoire épiscopal d'Agram. 

1751. Le mercure de janvier 1761 , parle d'une piçrre tombée en 
Allemagne , près de Constance. Chladn(y Supplément, .' 



( 366 ) 

^ 1753, le SjiÂlIet , pluie de pierre^' près' dé Tabor àt BoHêitiè, 
•elon Steplinget autres. 

1753 y au mois de. septembre , près de' Lapon&s' e^ BVesse ^ détir 
pierres. Lcdande , Joum. de Py8.LV.45i» 

1765, au milieu de juillet, à Alboreto près dé Modène, uiœ 
pierre. Tfoili^ ragionamento délia caduta di uu sasso , et P^tmidit 
letcere fisico-meteorologiche , p. 1 20* 

1766, la pierre tombée pr^s de NoveUara, le i5 août, est peut' 
être du même météore, si Ton n'a pas remarqué exacteinetA Je jour 
et le mois; 

1768, le i3 septembre;, près de Lucé en Maine , une pierre de 
7liv. et demie, ime près d'Aire en Artois , et une en Cûteiitin, 
tombées dà itième météore. Bachelay , Mém. de TAcâd. de Paris. 
Introduction au Joum. dePhys. t. 2, p. 25 1 ;i^i77a.. ) 

1 76^ , le 20 novembre , près de Màtn*kircben en Bavièie , une 
pieite de 38-liv. qui se trouve dans le cabinet de rAcadéinie de 
Munich. L'analyse faite par Maxhrtus Inthof se' trouve d^s le 
Magasin de Voigt , VIL 3. et dans les Annat. de Gilbert, 

1773, le Ï7 novembre., près de Sigend en Aragon, une pierre. 
Proust^ J. de Pk^ , t. 60 , p. 186 et suiv. 

177^^, le 19 septembre, près de Rodach, dans la priâcipauté de 
Cobourg , une pierre qui se trouve à Cobourg, dans le cabinet d'bis- 
*toire naturelle. Annal, de Gilben, XXIII. 1. 

1776 ou 1777 , en janvier ou février, grande chute de pieites 
près dé. Fabrîaào, dans le territoire de Sa<it-.^iatogtia , anciea 
Ducbé de Camerino. Chladini , Supplément. 

1779 , à Peftrié'vrood'eu Irlande , des pierres. Gientlentan*s Maga- 
zine , sept. 1796. ^^ 

1785 , le tg^féirricr , dans la principauté d*£3ciistaédt, des pierm* 
L^ Varon dé Mtdl ' eft a donné des notices -dans ses Anaàkot der 
Bei'g. und Hiittenkilâde. lit. a. 

179^ I te >4 jtâllec ,- à' Barbotait, Jnliac , etc., daits IXmpire 
fr^nçaiif'graiidêphiie dé pierres. 

179^'f le 17 ïâei, ded pierres qui resseml^lentatix autres, tom- 
bèrent prê^eCastél^BèrardedgfteflTo^aiie. Cklad/ù, Suppléme&t. 

1794 { le t6 jûiu , près- de Sîentie , beaucoup de pieire^. 

1795,1e ï 3. décembre , prè» W^ldcottage en Yorfcshire , une 
pierre dé 5& liW 

1796, le 19 lévrier, en Portugal , une Pierre. Soudkey, ^y«g*« 



^ 



\ 



» ♦, 



(367j . 

1798 , le 17 mars , à ViUefrancbie, dans le département du Rhône, 
une pierre de 20 liv. Lelièvre, Drée , etc. v ^ 

Une pierre tombée dans la Russie méridionale', près dé Bialdc- • ' 

serkiew , dont iTorfwi» fait mention dans le Magasin à^Voigt^ . | 

VUL I. L'an et le jour ne sont pas mentionna* j 

1798, le 19 décembre, à Bénarès en Bengale, des pierres'; de * I 

poids variable entre 4 onces et 10 livres. (Bib. brit. , t. 46 , p. 92^. ) - j 

. * ( £n 1891 , il tomba des pierres de la mème^ nature que celles 
de l'Aigle, sur File aux Tonneliers réunie à risle->de^France par 
une chaussée. Bory-SaiTU'p^inceru , Voyage aux trois principales 
iles d'Afrique , t. 3 , p. 264.) 

i8o3 , le 26 avril , aux environs de F Aigle , dans le 'département ^ ^ 

deTOrne, grande pluie de pierres, ^/of^. 

i8o3 , le 8 octobre , près d'Àpt en Provence , une pierre de 7 liv. 

i8o3 , le i3 décembre), non loin d*£ggenfôM en Baviéi^, une 
pierre de 3 liv. tm quart , analysée par Inhofi An^al. de Gilbert et 
Magasin de /^o/^^» 

1804 , le 5 avril , prés de Glascow en£cosse ^ nne pierre. Annal.' 
de Cabert, XXIV. 369. . "^ 

i8o5f le |5 mar8\ près de Doronihs)^, npn l6in de la rivière 
Indoga , dans le gouvemem^ent dlrkutsk en^béiie , une pierre. 

t8o5, en juKu^ à Constantinople , des p&ri^èsrJ. des M., févr. 
1808 , p. 140. 

1806, le i5 mars , près d'Alais et 4^ Valence, dans le départe* 
ment datjard , des pierres' qui contiennent du carbone. ( Thenard , 
J. de Ph. , t. 65, p. 56. ) • 

1807 , le 27 juiix, prés de Timochin , dans le gouvernement de 
Sxnolensk en Russie , une pierre de 160 liv. 

1807 , le 14 décembre , à Weston, dans le Connedcut en Amé- 
rique , beaucoup de pierres : ^es plus grosses pesoiçnt 36 livres. 
( J. de Ph. , t. 66 , p. 379. ) 

1808, le 19 avril, près de Pieve-di-Casignano , danâ le départe- 
ment dn Taro , des pierres. 

X 808 , le 22 mai , prés de Stànnern en Moravie , beaucoup de 
pierres» (BibL brit< , t. 38-, p. iqS.) / • * 

1 808 « le 3 septembre , près de Lissa éh Bohème , des pierres , 
seïopb^tè gazettes allemandes^. (Leur chute a été accompagnée des 
phénomènes ordinaires : Tune d'elles pesoit 6 llvrîe'é 9 onces> Rems 
et'JC/<i)rro(&i Ann. de Ch.^ t« 74) p. 84 ) 



N 



(368) 

Ici appartiennent aussi quelques autres mas!ies de fer qui cou- 
tiennent du nickel , comme la masse trouvée par Pallas en Sibérie , 
celles trouvées au Sénégal , à St. Yago , dans le Tucuman ; au 
Pérou ; à Toloca dans le Mexique. {Brongnian , Minéralogie , t. II , 
p. 146), et au Cap de Bonne-Espérance..— Il paroît qu'on dok 
également ranger parmi les massés dont il s'agit , celle d^un fer 
malléable du poids de 97 myriagramme^ (environ !tooo liv. } , trou- 
vée par M. Sonnenscbmidt , dans la ville de Zacateeas , dans la 
Nouvelle-Espagne. Chladni , Supplément. 

Les anciens historiens chinois rapportent an^si plusieurs exemples 
de pierres tombées en Chine , mentiomiés dans le Voyage à Pékin, 
par de Guignes, 1. 1. Ils sont antérieurs à notre ère. 

L'an 644 • vivant notre ère ^ cinq pierres sont tombées à Yong: le 
bruit s*est fait entendre à 40 lieues f le ciel étoit serein. L'an 3S t 
•ix pierres dans le. paya de Leang. L'an 29, quatre pierres à Fa, 
et deux dans le territpire de Tsching-ting-fou. L'an 22 , huit pierres. 
L'an 19 , trois pierres. L'an 13 , une pierre à Tou-kou-an. L'an 9 , 
deux pierres. L'ai^ 6 ^ 'Seize piertes dans le pay^ de Ning-tschou , et 
deux à You. 

Le mémoire dani lequel f(ti démontré le premier , 

J^ Que les relatiod;; antérieures de pierres tombées à la suite d'un 
météore igné , n'é|:oient pas des fictions ou des illusions , mais des 
observations d'un phénomène réel ; 

2° Que ces pierres ou masses de fer étoient des corps étrangers à 
notre globe et à son athmosphère, arrivés du dehors ; 

A paru à Leipzig en 1794. Le Journal des Mines (t. i5 , p. aSB 
à 3a o et p. 44^ ^ 4^^) ^ d- contient une traduction française faite 
par M. Eugène Coquebert : Çhladni , Supplément. 

SvpvLàumT nu Catalogue de M, Chladni. 

1809, le 17 juin , une pierre du poids de 6 onces tomba en mer 
sur un vaisseau. américain allant de.Block-Island à Saint-Ba'rt. II ea 
est tombé d'autres a bas-bord dans la mer. Ce bâtiment étoit alors 
par les 3o^ 58' de latitmi^ au nord et 70^ a 5' de longitude à l'ouest. 
Le capitaine Behfiet P. Catewad a certifié Je rapport. ( Af. ATPU>^ 
Cet, Bibl. brit. t. Jfi^y f- J6a. ) 

1810, en janvie,r r une pierre pesant 3 livres , dans la Caroline 
septentrionale , Jd, ibid. 

loio^ le aS novembre 9 entre midi ^t une heurs , trois pien€i 



à 



/ 



(569) 

tout tombifes à Charsoxi'^îlle, aux eavirons d*0r1Jaxls> département 
du Loiret ; l'une d'elles pesoî^ 20 livres. (Bibl. brit. , t. 46 p. 397, et 
t. 46, p. 94.) 

181 1 , le 1**' mars, une pierre du poids de i5 livres est tombée 
dans le village de Kouleghowsky , domaine du prince Golowkin , 
dépendant de la ville de Komén , dans le gouvernement de Tscher* 
aigofF. ( Gacette de France du {eudi 1 8 juillet t8i 1 . ) x 

18x1 f le 8 juillet, à 8 heures du soir , à la suite de Tapparition 
d'un globe de feu y etc. , des pierres tombèrent près du village de 
Berlanguillas , sur la route d'Âranda à Roa en Catalogne : Tune de 
ces pierres pesoif 1 7 bectogram^mes (5 livres 4 onces); elle a été 
adressée à la Classe des Sciences de rinstitutimpérial pegr M. le comte 
Dorsenne ( G, Cuvier , Compte rendu des travaux de la Classe dea 
Sciences , etc. , pendant Tannée 181 1 ou Bib. brit. , t. 48, p. 163. } 

181a 9 le 10 avril, à 8 heures et un quart du soir , il tomba des 
pierres dans là commune de Bergau , département de la Haute-Ga- 
ronne , et dans celle de Savenès , département de Tarn et Garonne , 
à 6 lieues environ de Toulouse. ( Journal de TËmpire , du jeudi 7 
mai 1812 et Bib. brit. , t. 5o , p.. lôq et suîv. )- 

i8ia , le i5 avril , à 4 heures du soir , on entendit à Halmstadt, 
Mdgdebourg, Ërxleben, etc., ^and-duché de Bade, une explosion 
comme, un fort coup de canon , et Ton trouva une pierre de la gros* 
S€|UX de la tête d'un enfant , différant peu de celles connues jusqu à 
ce jour. (Moniteur du lundi' 1 juin]i8i2.) 

Aërolithes de la Collection du Muséum, 

K**. I* Portion d'Aérplit^e pesant 9,74 kilogrammes ( 29 livres) , 
détachée d'une masse pierreuse, tombée à £ixiisheim près de CoU 
mar, département du Haut-Rbin , le 5 novembre 1492^ « et qui pe* 
•oit 127,27 kilogrammes (.2^0 liv, }; . . 

Ce beau morceau a été envoyé par M. ]p baron J^elix Desportes. ^ 
préfet dn Haut-Kbin , à M. le comte Fourcroy. , alors directeur du 
Muséum , qui Fa fait placer dans la Cplleçtion. , , 

Sf^. 2. Fragment d'une, pijerre météprique toml^ée le 1 7 novembre 
1 773 , près de Sigçna en, ^re^^m ; rapport ^']S^pa^^^ pt donné pt 
M- X>e Lasteyrie , déjà, cité p. 1 28. *• . 

^dC. Fr0U9t en a fait l'analyse ; \oy. Jour^, de Ph>tv 60, p. i.85* 
^•^3t« Horc«au dupi Aërolitbetpmbéàliosse, «Kpart. des Lan* 

"M" 



/ 



/ 



^ tieiy en 1^90 : donné en 180a par MM, Bodrigueset Gûetlials . 
directeurs du Muséum d'instruction publique de Bordeaux. 

Suivant les rédacteurs dti Bulletin polymatbique de Bordeaux , 
/ ( t. 1 , p. 39 , janvier 1 8b3 ) , en mai 1 790 , on aperçut dans la corn- 

muoe de Roquefort , départ, des Landes, vers 10 heures du soir ^ 
par lin temps très»serein , un corps lumineux qui se dirigeoit du 
midi au nord. Il éclata à Losse à sl lieues de Roquefort. On trouva 
le lendemain dans une étendue de terrain d'environ une demi-lieue , 
plusieurs pierres parfaitement semblables et de différentes gros*- 
aeurs , dont une pesoit environ So livres. On remarqua que dans 
Tendroit où Ion en trouvoit , il 8*étoit fait dans la terre des ouvert 
tures de forme conique , qui différoient entr'elles par la grandeur et 
par la profondeur, à raison du volume de la. pierre. M. Darlès , phar- 
itaacien à Bordeaux , les a très-bien décrites. ( Ouvrage cité. ) 

N*. 4*. Petit frag/nent d'une des pierres tombées à Benarès dans 
les Indes orientales, le 19 décembre J798 (1799 selon les rédac- 
teurs de la Bibliothèque britannique ) : adressé au Muséum par 
'M. Howard en i8o3. 

N<*. 5. Autre petit fragment d'une des pierres tombées le i3 dé- 
cembre 1795, près de Woldcottage en Yorkshire; donné par le 
/ même savant. 

N°. 6* Collection d'Aërolithes entiers et de fragmens d'Aëro* 
lithes tombés aux environs de l'Aigle , département de l'Orne , le 36 
avril 1 8o3 , dont la grosseur varie depuis celle d'nne noisette jus- 
qu'à celle du poing et au-delà ; recueillie sur les lieux par M. Biot , 
de l'Institut Impérial , et donnée par lui au Muséun^. 

N"» 2. Aërolithe tombé le 19 avril 1808, près de Pieve-di-Casi- 
gnano , départ, du Taro , presque entièrement revêtu de sa croûte 
ferrugineuse noire , et dont les grains de fer stilfuré sont très-appa- 
rens et rougeâtre : il pèse une livre. 

N«. 8. Pierre du poids de 3,36 kilogrammes ( 7 livres) tombée 
le 8 octobre i-8o3 , près d'Apt , département de Vaucluse ; envoyée 
au Muséum par M; le sénateur Chaptal, comte de Ghanteloup,' 
alors Ministre de l'Intérieur* " 

N°. 9. Portion d'une des massés terreuses' noirâtres et friables 
tombées le i5 mari 1806, près d'Alais et de Saint-Etienne , dans 
Je département du Gard. 

N®. 10. Aërolithe à tissu très-compacte , pesant encore 5,44kilo« 
grammes ( 11 Mvret } tombé à Charsonville, départ, du honetj à 



rs 



VAiVitoû f lîeiws d'Orliaiî's ;" adresse au Musium par SofaÈiè. M. lé 
cikche de 'Mô'ntàiivet , Ministre de llntérieur. 

" ^^o. iiJ',î^ieVredu|)oîdsde 17 hectogramities (Slivi-es) tombée 
àTBérlân^uîllaà , en Catalôgrfe,' le 8 juillet 1 8 1 1 ; donnée paf la Classe 
des Sciences de l'Institut Impérial. 

N*>. lû. Aërolithe tombé sur le toit d'un bâtii^ent à- t^iB^mejean , 
aux environs de Toulouse, le 10 avril 1812. Il est ainsi que le pré- 
cédent semblable à ceux de T Aigle. et revêtu presque entièrement d« 
' sacraût^ iioite.:! il pèse iS décagrammes (3 onces )• II a été adressé 
par M. le baron Desmousseaux , Préfet de la .Haute-Garonne k Son 
£xoeIlen€eJe Ministre de Tlnt^eur qui l'a envoyé au Muséum. 

'Ber natif raniuleux , brun^ criblé de pores comma une éponge 
grossière et renfermant des grains d'une matière vitreux , jaune 
légèrement nuancé de verdàtre , regardée par quelques-uns. cpmme 
aaalogue.au péridot, auquel elle resseipble en effet beaucoup ; du pays 
de Krasnojarsk, dans la Sibéi^ie méridionale ; deux morceaux. 

Ces deux bea<ux morceaux pjçoviennent de la masse découverte en 
^760, pi^r feu Pallas , associé étra^^er. de l'Ihstitujt Impérial de 
France ) sur la cime d'une haute montagne , entre. l'Oubéï et le 
Sisim f laquelle renferme une mine de fer cpmpacte. Cette masse 
de fer que les Tartares regardent comme étant tombée du ciel , pe* 
soit près de 40 ponds ou 1600 livres russes ( environ 700 kilogram-* 
mes ). On en a détacbé différens morceaux , et lé reste a été placé 
dans le cabinet de Saint-Pétcrboiirg.(P/i//as , Vo;;^af^é8 en Bufcsie , 
édit. franc. in-^S.*» , t. 6 , p. 546 et Suiv. ) • . ;! . . • 

Vbye» encore au sujet du Fet natif àe Sibéifie le ibémàire dé'^Bf* 
Gbladni ; cité plus haut (J. dé^ M. t.- i5 /p'. 469) ," et deaxai^iyes 
mémoires tiès-étendus , l'un de. M. .Daluc ( J< des M* t. ii «t ]^«} | 
l'autre de M < Thomson (BibLbrit. t. 47); et pour celui de l'Amé- 
rique méridionale , décrit par M* Rubin de Celis (Annales 4^ Ch« 
t. 5, P'i49-) r . ' . 
. • IL EspicK. FER OXYDULÉ.: 

( Première partie , p. 1 36 et 3o8» ) ■- • • 

Fer à Vétat métallique non-malléable , ou Ethiops mtfrtial natif ^ 
Fer nbiràtlfe phlogistiqué ; AînAant .* R. D. — Fer jouissant de la 
propriété d'attirer un autre faï* ; AilonaDt ; Bbrok. — Id. ^ Moko. — ^ 
Fer noir ^ Ethiops martial uatif , Fer phlogistiqué ; Ds £ llioe 



^ 



è» Fer noirâtre attiraUeà Faimânt , Fer oxydéaoiriiiapldçie;; Fet 
^ozydé an minimum ; DMM.È:M.'--'Magnei'Eùemiem^ W. etKàMtt^ 
— Mimera di ferro nera, Pbtr. — il/ma de hierro mafftetico « 
Bbahg. — Common magnetic Iron Sione , Kimw. — La Mine de f» 
magnétique o» le Fer magnétique , Baoch« 
Fer oxydulé amorphe, r- ^««^^ Mine d'Aimant. 

▼ AMIKTBS DB FOBMJIS. 

1. Fer oxyàuli tfuadri^poimé ; 

loL variété primitive dont chaque sommet est remplacé par «ne 
petite pyramide ii 4 faces. 

En cristaux engagés les uns dans les autres et formant ilne^ooa« 
dbe mince dans un basalte brun , d*£isenach en Thuringe, d'o& 
il a été envoyé à M. Haûj par H. Lconhard. (Gonrs de 1 ai i. > 

^. Fer oxydulé terreux ; 

Bruniaoirârre , légèrement caverneux : magnétisme pekîre of^ 
dinairement très-énergique. ( TaM^ compçr. p. g4» ) 

5. Fer oxyAn\è fuligineux ; {Eisen Schfçarze de Reuss). 

Très-friable; noir-bleuàtre ; tachant les doigts : raclure- terne: 
Â^ouvé dans les mines de Nassau^^egen, enFrancenie, par H. 
tuchi. (Id. , Ibid. ) 

AVmoTATÎOJXB. 

Le Fer oxydnU se trouve en lits entiers dans les monta- 
gnes d'ancienne formation ; — • dans le schiste micacé k 
Nenstadt en Botiéme et dans l'amphibole lamellaire , avec le 
grenat, le cuivre pyrîteax et le fer sulfuré magnétii|ne , an 
Kngferberg' non loin de Prespitz,, dans Le même pays. -—11 
est' erl Ihs subordonnés à la serpentine » entre les canchea 
dte schiste micAeé à Cogne (1), département de la Doire, 
ci-dévant Piémont ( D'Atéuisson ) ; et enire le gneiss et la 
chanx carbonatée à Orpez dans le même' pays. -*-ll forme 
aussi des montagries entières on indépendante» ; telle est en 
Saède le Taberg, aux Monts-Onrals, le Blagodatski et le 
Keskanar, (PaZ//7^, Voyages en Russie, t. 3, p. 2261 et 
327.) ; an Pérou (a) le Mont Tuchamauche^ etc. — Il se 
rencontre également dans les montagnes primordiales » 
eiHnmeàTœpUtz en Bohême ; et en crialAiii disaéaliB^s dans 



(375) 

le Ulc cMorite schisteux y en Corse ^ eh Sqètdeiet alHenrs ; 
dans la chaux snlfatéc en Espagne ; dans les fragmens déro- 
ches rejettes intactes par leV^save, etc. Celte espèce abonde 
surtout en Suède et euNorWège où elle est Tobjet d'exploi* 
tations très-importantes. Les mines de fer de Dannemora ^ 
les plus riches de l'Europe, sont en Roslagie» province 
d'UpIand , à II lieues environ d'Upsal; celles d'Arendal oc« 
cupent le second rang, ( Jars , Voyages métallurgiques. } — 
Il en existe encore en Chine;, à Siam ; aux îles Philippines ; 
dans l'Amérique du Nord^ etc.^ etc» 

(i)>La^in«itagne d« schiste micac^de Cogne , à^tSsooo mètres en* 

tItoii au sud de la ville d'Aoste , renferme de puissantes couches de 

serpentine : c'est dans une de ces dernières que se trouve la fameusf 

xnine de Cogne. Cette mine , peut être la plus riche de TiiniveM )| 

.présente Timage dune carrière de fer qu'on exploite à ciel ouvei^t. 

Xe nsinérai est du fer oxydulé entièremeiit pur k quelques endroits : 

il y est à très-petits grains ^ quelquefois entièrement compacte. U y 

' forme 'une masse qui m-a paru être une couche courte et fort épaisse ; 

elle a plus de 2Ô mètres ( j5 pieds ) de puissance daUiS Fendroit où 

-estrexploitation. Cette sorte de gîte déminerai est désignée p^r les 

.Allemands. sous le nom de I^gètuiés Sùoc^tBIoc couché, {D^Au-^ 

kuisêon , J. des M. t. 22 , p. i€3*..)lia pactie supérieure de la mon-^ 

ta^e renferme une couche de chaux sulfatée primitWe eutremélée 

de lames et de noyaux de taie d*un beau vert : ce gypse e^t partie 

constituante delà montagne. (/«^* ) IHd- ). 

(2) Le fer magnétique fibreux se trouve conjointement avec la 
pyrite magnétique dans, les filons qui traversent le . gneiss dans le 

. voyaume d'Oaxaca , Nouvelle-£spago6. ( Humboldt ,1.2, p. â8a. ) 

(3) Près de Teulada , en. Sardaigne», on trouve dans une monta-^ 
gne porphyritique , au bord de la mer , de îa mine de fer magnéti-^ 
^ue. A peu de distance d*Arsa)cia , également sur le bord de la mer, 
T^ existe une mass» d*excellente mine de fer niagnctiqu& qui pour^ 

. roit alimenter plusieurs hauts Jumeaux. 11 s'en rencontre aussi sur 
la montagne de Monteferro , dans le territoire de 8eneghe ^ une cou- 
ebe très-étendue que les Espagnols ont exploitée autrefois. ( Asuni, 
lu :», p. 345 et suiv. } 



N. 



(574) 

1 . Fer oxyàvlê primitif, en cristaux.iso]^s , trè&-imts et d'un beau 
volume , encroûtés de talc cblorite ; de Suède. 

i« a» ¥,» o, primicif'CunéîJbrme ; du même ^JS» 

1. B. F. o. en cristaux isolés , primitifs simples et prim. cuné!* 

formes, bruns, éclatans; du Brésil : donné$ par M. le^ cbevalier 

, .•..>. • II... 

Geoffroy-Saint-p ilaire. 

I. c. F. o^ primitif ^ ^n cristaux noirâtres de 5 millîni. (3 lignes 
environ ) d'épaisseur, sur le talc cblorite écailleùx ; de Katscfata- 
narski , en biberie. 

a. Fer oxydulé //o^/^ctf^</re ; de Suède, 

Cette variété a été observée dans un talc blanc-vérdàtre de Tra- 
versella , d^artement de la Doive t<par M. Hersart,iea> 1.807. ' 

5. Fer oxydulé émarginé', sur fer oxydulé granulaire; du même 

M. Godon de Saint-Memin a trouvé la même variété auprès de 
BrùnswiQk , district du Maine , dans les Etats-Unis } elle est encroû- 
*tée de talc verdâtre. ^ f • ,.,... 

4- Fer oxydulé larfiellaire , . avec feldspath lamiq^lire, rouge de 
cbair , disséminé ; de Taberg en Suède. . 

5. , Fer oxydulé granulaire , avec épidote , pjrroxène blanc-vci^ 
dàtre'( Malacoiithe) , chaux carbonatée, etc.; de Sahlberg , dans 
'le- Westermanland en Suède. 

5 a. Suite de morceaux de la même variété , depuis le F. o. 
granntaire i à gros grains peu adbérens, juscpi'au F. o. massif, à 
grain d*acier{ de Dannemora, de Salhberg et de Taberget, près de 
PliilipstadC} eu Suède. -. . . * 

5. B. F. a, granulaire; du Magnetberg, en Sibérie. 

6. Fer oxydulé massif, en veines* croisées , datia la chaux €arbo« 
^atçe laminaire , avec talc prismati(]ue hexagonal ^ blanc*verdâtre ; 
du même pays. 

... 6 a* F. o. massif, brun-noir-itre et noir ; de Suède, de Sibérie » 
_. etc. : suite de morceaux* 

Le nombre dea morceaux de Fer oxydulé est de plus de soixanie, 
. non compris ]es échantillons dU gradin d'étude. 

Les variésés urr9U9e et/idigineuse maz>quen(« 

S 



.1 



(575) 

APPENDICE. 
PBR OXYDULÉ TITANIFERE. 

Sable ferrugineux des volcans , Faitjas. — Mine de fer en sable 
volcanique, Delam. — Fer titane ^ Cobloier- — Eisensand , W..— 
Sandiger Magne t EisenHein, Karst. — Arena de Hierro magne'- 
tico, Herro. — Magnetic Sand, Kirw. — Iron Sand, Thoms.— • 
Le Fer magnétique sablonneux , Broch. — Id. , Broxtg. 

M. Cordier a fait de ce minéral Tobjet d*un travail particulier et 
d*un grand intérêt pour Tbistoire des terrains volcaniques dans 
lesquels il joue un trcs-grand rôle. J. des M.' t. ai et ^3. 

Il est composé d^environ 8o parties d*oxyde de fer , i5 d'oxyde de 
titane , avec tm peu de manganèse et d*alumine. ( Cordier, J. des 
M. t. ai , p. a56. ) 

Le Fer oxjdnlé tîtanîfère se troave disséminé en cristaux 
et en grains dans les basaltes, et dans les terrains d'allnvlon 
qni proviennent de la décomposition des mêmes rocbes , 
en beaucoup d'endroits diflPérena delà Saxe, de la Bohême , 
de la France (i) , de l'Italie (2) et de l'Espagne. On en ren- 
contre également à Saint-Domingne (3) y à Gayenne {é^ y 
aux Terpes-Ansirales, dans l'ile de Gejlan , etc. * etc. 

(i) Le sable magnétjque noir , brillant , trés-pesant , semblable à 
de la limaille d'acier, se tire d'un lieu nommé la grève de Saint- 
Quay , dans la paroisse du même nom à 3 lieues de Saint -Brieux. 
(lyArgewilte , Oryctologie, p. 41a. ) 

(a) Il abonde sur le rivage au pied du Mont Zaro , dans Tîle d'is-^ 
cbia. Il est très-commun aussrïur les bords de la mer à Pouzzoles* 
{ Spallanzani > t. a , p. 1 9a. ) 

(3j II existe en quantité considérable, mais réduit en poudre-, 
parmi les sables de la'baie d'Açcul > île de Saint-Domingue , plain» 
du nord. ( Girod-Chanjtram. ) 

(4) Auprès de la ville de Cayenne , sur le chemin de la montagne 
des Tigres. {Barrère, Hist. nat. de la France équinoxiale, p« aïo. } 

I. Fer oxydulé titanifère granulij'orme ; du ruisseau d'£xpailly, 
aux environs du Puy , département de la Haute-Loire. 

a. Fer oxydulé titanifère arenacé\ d|e Cayenne : donné par M. le 
chevalier Du Pujet, 



( 576 ) 

III«. EsvicB. FER OLIGISTE. 

( Première partie , p. 1 87 et 3o8. ) ^ 

Fer olîgiste cristallisé , — laminaire , et — granulmire , gris 
4*acier , éclatant. — Mine de fer grise ou spéculaire légèrement atr 
jtirable par IVimant , R.D. — Fer sublimé des volcans, Fàuja.s.— 
Mine de chaux de fer cristallisée , Mine de fer de TiIed'Elbe ; Mohg. 
-—Mine de fer spéculaire , Db B. — Fer de Tîle d^lbe , Fer spécn* 
laire de Framont et Fer spéculaire volcanique ; Var. du Fer oxydé 
au w axi mum ; Delau . — Eisenglanz « W . et Ka&st . '-— Mimera di 
yicciajo , Petr. — Hierro especular comun, He&ro* — Specular 
Iron Ore, KiRW. — Iron Glance, Tboms. — Le Fer spéculaire, 
B&ocH. — Fer oxydé , TowDi. 

F. cl. écailleux. —Mine de Fer micacée grise, R. D. —Fer mi- 
cacé , MoNC. — Id. , De B. , Delam , etc. — EisengUmmer , W. 
•'^ Sclwppiger Eisenglanz , Karst. — Hierro micaceo , Hebrg.— 
Mieaceous Iron Qroj Kxbw. -^ Le Fer micacé, B&oca. 

F. ol. luisant, ~- Fer oxydé rouge luisant, du Traité. — Héma- 
Ûte friable , en paillettes ou à petits points brillais , R. D. — Mine 
de fer micacée rougeAtre , Moif6. —-Hématite rouge écailleuse , Dtr 
IiiK. '— Fer micacé rouge, DAtiB. •— Rother Èisenrahm, W. — 
Schuppiger Hotkeîsenstein , Kabst« •— M. di Fer nucaceo rossa « 
Pfera. — Eisenrahm roxù^ Hbbrg. — RedScaljr Iron Ore , Iron 
Froth » KiBw. -— ' L*£isenrahm ronge, Bbocb. 

F. "dI. concrétionnè. — Fer oxydé hématite rouge , du Traité. •>- 
ïîématite rôuge ,'R, D. — Id , De B. , Id. , Delaii. ; etc. — Rother 
Glaskopft^ W. — Fasriger Rotheisenstein , Kabst. — Ameuita , 
Pbtb. —, Hématites roxa , Af. de H.Ji&rosa roxo g Hbbbg. — iieif 
Haematites, Kiaw. 

F. ol. compacte , rouge terne. — Fer oxydé rouge grossier , du 
Traité. — Die/tter Rotheisenstein , W. et Karst. — M. de H. 
roxo compacta , Hsrrg. — Hématite compacte rouge , De B. — 
Compact Red Iron Stone y Kibw. — LaMiiie.de fer rouge com- 
pacte , Brocr. 

F. ol. terreux» — Fer oxydé rouge, du Traité. -7- Ocre de fer 
Touge foncé , Safran de mars astringent natif ; De B. — OcJirigér 
Rotheisenstein, Karst. — Rothe JË^istnokker j, W. — (kr€ dû 



/ 



( 377 ) 

hierro roxo, HseinG. Red Ùchre , Kirw L'Ocre de fer rouge ^ 

BrSch. — Fer oxydé ocreux , BtioNG. 

* 

F. cl. argilifère compacte, rouge. — Argile ocreuse rouge graphi- 
que , du Traité. — Argile martiale rouge, Sanguine ou Crayon rouge ; 
i>E B. — Ochrigér Tkoneistein , Karst. — Rôthet , W. — Redle^ 
Red Chalk , Thohs. — Le Crayon rouge , Broch. — Id. , Brono. 

F. oL argilifère globulijbrme'comprimé ou lentictdaire , massif y 
rouge. — Limenfàrmig - Kômiger ^honeisenstem , W. — Kôrni" 
ger Tkoneisenstein , Karst. —^ M- de II, arcilloso granujiento , 
HsRRO. — Acinose Iran Ore , Kirw. — Lenticjilar Claylron Stone ; 
Tbous.— Le Fer argileux grenu ou lenticulaire, Broch. 

F. ol. argilifére baciUaire-conjoint , rouge terne ou brun. — Fer 
oxydé rouge bacilkire, du Traité. — Fer limoneux en prismes, De 
B, — Stù'ngliclier Tkoneisenstein , \y. et Karst. — * M. de ff^. 
arcilloso acanalado , HerAg. «- Columnar ou Scapi/brme Iran Ore, 
Kirw. — Le Fer argileux scapiforme , Baocfi. -7 Fer terreux argi* 
leux bacillaire , Brong. 

F. ol. argilo-calcarifère terreux. Argile ocreuse rouge, du Traité» 
— Ocre de fer rouge commune. — Ochre rouge friable , Bouge d« 
montagne , Ocre de fer mêlé d'argile et de terre calcaire , etc- ; B<>- 
MA»». — Var. de l'Ocre rouge , BaoKo. 



\ 



▼ ARIBTBS D.B T0AXE8» 



X. Fer oligiste unisénaire, de Langbanshytta en Suéde ; 
La variété basée dont les six angles solides latéraux^portent éba* 
«un deux facettes triangulaires scalènea. ( ^a»^ , 1806. } 

A. Fer oligiste imitatif; 

£n petits cristaux octaèdres , dont les axes ont environ 4 ^ ^ niil* 
limét. ( 2 à 3 lignes ), sur une lave altérée , blanchâtre ; du Mont* 
I>or : la découverte de cette nouvelle variété est due à MM. Mabru 
ex Monestier , de Clermont-Ferrand. ( Hauy ,1811.) * 

3. Fer oligiste Ayp/c{/&rinéf ; 

£n petites houpes soyeuses , brun- jaunâtres ; libres ou engagées 
dans le c^uarz-hyalin, soit limpide , soit violet , dans des masses de 
l«r oxydé ; de Volkostroffenen Sibérie : on la pris pour du manga- 
nèse et pour du Titane. Haûy > i8ia. 

4' ^^^ oligiste globuliformeHerreux , toti|p3 \ 



i 



,' . (578) 

Eb grains disséminés dans un bois bitumineux , avec des lames- 
de chaux sulfatée grisâtre ; de Bohème. IiL ibid, 

ANNOTATIONS. 

Le Fer oliglste métalloïde ( Eisenglunz , W. ) se rencon- 
tre çn lits subordonnes sT ceux dn schiste micacé à Jawernik 

f 

en Silésie. Il forme aussi des montagnes particDlières, comme 
a Tile d*Elbe où il recouvre le granité (i). Il se trouve aassi 
dans les veines, à Irgang <^n Bohème. Il accpmpagne le fer 
apathique et le titane oxydé fibrenx , à Pesay, Le qaarz et 
)a chaux carbonatée sont les substances auxquelles il est la 
plus communément associé. Il est fréquemment en cristaux 
delà plus grande beauté avec l'anatase et le feldspath , à la 
^orge de la Selle près de Saint- Christophe en Oisans. ( Héri- 
carL )Se8 différentes variétés appartiennent pour la plupart 
aux montagnes anciennes. On le trouve dans la ISTonvelIe- 
Espagne (2) , en Norwcg'e, en Suède , en Espagne (S), en 
Sardaigne (4)t en France (5) , etc. , etc. Il existe encore soos 
la forme de cristaux et de lames parmi les prodoits volcanî- 
qnes et notamment an Stromboli (6), et en France, dans 
le département do Puy-de-Dôme. — Le fer oligiste ronge 
( Rotheisejistein , W. ), soit massif, soit concrétionné, se 
trouve en beaucoup d^endruits de la Saxe et delà Bohême^ 
au Haru , dans la Hesse , en Sibérie , en France , etc. ; tan- 
tôt dans les filons, et tantôt dans des couches ; ordinaire- 
meut dans des terrains primitifs ( notumment dans le schiste 
micacé , Tondl), Il est quelquefois accompagné de fer oli- 
giste écailleux et très-communément de fer oligiste terreux. 
{Brochant , t, II, p, 253 , a56 et 257). — Le Fer oligiste argw 
lifére, compacte on glob 11 li forme , appartient aux montagnes 
stratiformes dans lesquelles il se trouvé en couches dans Te 
schisme argileux de cette époque, avecPocre de fer, et qnel- 
quefois avec le plomb sulfnré , le zinc oxyde , etc. ( Id, » 
ibid, , p. 278.) — La variété bacillaire existe dans le voi- 
sinage du jaspe porcelaine et de l'argile brûlée ,eaBohém#y 
eV'à Dottweiler , département de la Sarre« 



■(379) 

0) ^0* mu^ 1m plus ÛEif ort^ntes de cette espèce sont celles de 
TiJe d*£lbe , d«nt le savant père Pini noua a donné la description 
dans un ouvrage publié en italien sous le titre à^Obterçations mini' 
.^ogiques sur la mine deferdeRio , etc. Milan, 1777* M. deVialis, 
en a donné i|ne traduction dans le J. de Phys. de 1778, t. la , 
p. 4i3{à*458. 

.fa) La pente occidentale de Mechoacan abonde en mine de fer 
rouge compacte et en hématite brune. On a aussi observé les pre- 
mières dans l'intendance de San-Luis-Potosi, près de Catorce, dans 
le Mexique. J'ai vu du fer micacé cristallisé remplissant des filons ^ 
près du village de Santa-Cruz , à Test de Celaya, sur le plateau fertile 
qui s'étend de Querérato à Guanazuato. Le Cerro del Mercado , 
situé près de la ville de Durango , contient un apias énorme do 
mines de ^r brun , magnétique et micacé, (ffumùoldt, t. a, p. 58jv) 

(5) La mine de fer de Sommorostro en Biscaye est un composé 
de lames ou de petites écailles plus minces que le papier, appliquées 
les unes siir les autres et formant une couche interrompue dont l'é- 
paisseur varie depuis 5 pieds jusqu'à 10. Cette couche est recouverte 
d'une couche de roche calcaire blanchâtre de 2 à 6 pieds d^épais** 
seur. ( Bowles^ p« 33o« et sutv. ) • 

(4)' Entre Oristan et Bosa , en Sardaigne, il existe un filon de 
fer micacé à la portée des bois ; et dans l'ile de Saint-Pierre , du 
• c^té'de Cala-Vinagra , l'on trouve un filon cle fer très-considérable 
suivant les apparences. {Azuni^ t. a , p. 346 et 347* ) 

(5) Le feroligiste accompagbe ordinairement la steatite et le mica 
dans les filons quarzeux des ardoises. A -Viel^Sam, département de 
i'Ourthe, on le trouve très-bien cristallisé sous la forme basée ; il 
y est en parties assez considérables , d'un gris d'acier très-briliant, 
qui rappelle les beaux échantillons de Suède. A Bthin , canton de 
HoufPaliz^ , départ, des Forêts , , il est en masses laminaires. (/•/*. 
Omalïas d*Halloy , J. des M. t. ^4 , p. 36o. ) 

M. Bozière a trouvé du fer qligiste écailleux dans la vallée de 
Cosseyr et dans l'Arabie pétrée. U abonde sur les rives du Nil , et il 
en existe des mines en Nubie. 

(6) Les plus grandes lames de fer spéculaire de StromboU ont un 
peu plus de 4 pouces de longueur sur 3 et demi de largeur ; mais 
il jr en a un nombre vo&s£\ au-dessous. £lles sont attachées aux 



X 



( 58o ^ 

parois des fentes de rochers dt lave, qui feordemt U utr «u mSL 
SpàliaUzani^ t. a, p. 7 3 et suiy.) ^ 

1 . Fer oligiste ùasé , de Stromboli. 

M. Godon-Saint-Memin a adressé à M. Haây un éobantilloa d» 
' la m éme variété venant d'Andower y dans le New-Jersey ; die a un 
quarz hématoïde pour gangue. 

2. Fer oligiste binaire; sur le fer oligiste massif, de Vue d*£lbet 
plusieurs morceaux. 

5. Fer oligiste ùirbomhoîdal , noir de fer éclatant ; du même pays. 

<4. Fer oligiste binotémaire, en gros criitaux irisés à leur surface 
et réunis en groupe , dont les interstices sont tapissée de petits cris«^ 
' taux de 4|Uarz4>yalin prisme , blanchâtre ; de Rio, 

4* A> Suite nombreuse de m<Mrceattif de la mémo variété ^ la pins 
commune de cette substance , en cristaux groupés , plm ou moins 
nets , noirs de fer ou irisés ; du même pays* 

'5. Fer oligiste imikuij* , en petits cristaux groupés sur la lave 
-Uancbàtresde la cascade delà Dogne au-dessus du village au 
bains du Mont-d*Or : donné par M. Hauy. 

€. et 7. Fer oligiste irapezien et F. o. umientaùv » en très-pedta 
cristaux , dans les cavités du fer oligiste massif-granulaire « à grains 
extrêmement fins ; de Framont dans les Vosges. # 

6. a. F. o. trapesien , en très-petits cristaux irisés , avec bafyta 
sulfatée laminaire , dans le F. o. massif; du même pays. 

8. Fer oïigiste' progressif ^ avec cristaux de feldspath quadridé- 
cimal et.quBrz-byalin , sur feldspath lamellaire ; de TOisans. 

- 9« * Fer oligiste équivalent et F* ck leuUeulaiire , avec quars-hyalin 
dodécaèdre ; de l'ile d'£Hie. 

10. Fer oligiste viiâeirai>^ */ gris d*acier, en gros cristaux âtâss 

'nets V eng^s'en partie dans la chaux carbonetée laminaire , avec 

grenats primitifs bruns et amphibole laminaire , sur le fer oligiste 

lamintïire ; de Langbansfa) tta, pi;és de Fembodans le Wermanland 

• en Snétle. 

f I . Fer oligiste lenticulaire , gris d'âeier et noir de fer , en belles 
' IflBBkes écltktantesf crétées, èur le^/p* en masse f de Tile d'£H>e. 

il. a. Morceaux offrant la même variété ,'en lames plus petites « 
"avec le qnan-hyalin , ie fbr ttûftif é ,' Pargile ^ etc. ; -du mime pay9» 



I 



(S8i) 

On Ift tfCnxm {galameat avec des cristsuz de (pm et de cîhaïkx 
carbonâtée ferro-manganésifère dans la valUe de Broso ^ dépar-' 
fument de la Doîre. ( Hiatijr ,1811.) 

la. Fer oligiste laminaire^ gris d'acier éclatant , dans lequarz- 
fa)ralîn amorphe ; de Westmanland en Saède. 

is. a. F. o. laminaire , avec chaux carbonatée laminaire et 
grenats trapézoïdaux ; de Langhanshytta. 

ta, b*V, o. laminaire , dans le fer spathique ^ méfangé de graiiia 
^ fer sulfuré ; de Thurmgrahen , près de Flaschau : envoi de 
Jft. Marcel de Serres. 

la. c. F. o. en grandes lames ou cristaux lamelliformes m,îroi« 
tans ; de Stroftiboli : donnés par feu Tabbé Spallanzani à qui Ton 
en doit la découverte. 

\±,d» Autres des environs du Mont-d'Or. 

i3. Fer oligiste lamelliforme, gris métalliqu/e , en grandes lame» 
appliquées les unes sur les autres , plissées et comme ondulées ; dur 
^j% des Tartares Contays : envoi, de Tabbé Chappe d*Âûteroche. 

i3. a. La même variété , sur le fer oligiste granulaire ; de Suède. 

i5. h, "F: Qf lamelliforme^ en lames minces et contournées, d'un, 
iiQÎr brillant ; de Ehi^enberg , prés de Waldheim en Saxe. 

i3. c. F. o, Uwtelli/brme , luisais ,. avec fer sulfuré aiiioTphev 
l^lanc.9 sur le schiste argile^x ; deFiIe d'Ëlbe ; plusieurs morceaux 
dans lesquelles cette variété passe à I^ variété écaillcuse. 

i3. //. F. o. lamelliforme, en lames grouppées d'un rougewvif ,. 
translucides , sur le fer oxydé, compacte ,. hnin-jannàtre ; du pays 
■ de Nassau, Grandoduché de Francfort. 

14* Fer oligiste granulaire ^ un peu irisé, avec F* o. laflie]li£>rme 
contourné^ de Suède. 

1 5. Fer oligisie éeailleux,, -en- •lainM' ondulées , avec cuivre car- 
bonate vert pulvérulent et fer oligiste luisant ,. rouge ; du Qnli ? 
beau morceau donné par M.'Thibau^ f déjà cité y p. 3o5< 

' i5. a. F. o. écaiUeux , du Brésil: donné par M. le chevalier 
Geoffroy-Saînt-Hilaire. 

i5. ^. La même variété dé Suède et de Sibérie. 

16. Fer oîigiste /i//5an( , rouge, en masse composée de jpetîtes 
lames luisaiUM , avec Fer oligista écfiUaux ; de Bohême.' 



\ 



f 



17. Fet oligiste coneretionné' mamelonné. , [k cttstive* xièîki ^ 
rouge-briuiàtre 5 d'Irgang pu Bohême. .:: 1 r" •; ^ . 

17. a. F. ol. concredortné-teuact^ i recouvert de^P. oJédiftiHeux, 
dans la chaux carbonatée laminaire ; du.méme.pjs^y;;», ;r.^ . ■' 

ly.ù, F. o. concretionné'jfibreUx , brun«-rotfgeAlre ^ enveloppant 
du fer oxydé rubigineux fibreux ^ brun-jaunâtre , ayant pour noyau 
du fer oxydé ]aspoïde , jaune-roussàtre j de Bohème, 

17. c« F. o. concretionné-mamelonné « à texture fibreuse oi^dulée 
et comme moirée; de Stolberg , ^département de la Boër : doimé 
par M. Tondi. , ' 

18.. Fer oligiste compacte , ou à grains extrêmement fins, 
gris .d*acier , dans les cavités auquel sont engagés dç petits cristaux 
trapeziens ou lamelliformes , ordinairement irisés ou bleu d^acier 
trempé , verts , rouges , etc. , avec la baryte sulfaté , le quarz , etc. ; 
de la mine de fer de Framont. 

19. a. F*, ol. àbntpacte , ou à grains extrêmement Hn4 ;.de Daigne- 
mora , en Suèae. , 

18. b. F. o. compacte, avec F. o. écailleux ; de Saint-Domingue.' 

18. c. F. o. compacte , magnétique, en grains agglutinés par un 
dment àt îist oxydé ; des environs de la ferme du grand iTiron , 
près de la^ille'de Saint-Calais , ' à Textrémité orientale du départe- 
ment de Itt Sarthe : donné par M. Menard de la Groie. 

iS'. d. F. o: compacte , bruii«rôûgeÀtre , avec chaux carbonatée 
et Ter écailleux en niasse arrondie à cassure lamelleuse radiée ; de 
Bohême. ' '"' " ' ''''''' ^ •''•' " " .••■"'•*''•'•"- 

19. Fer oligiste spéculaire , s^r le ^.'0. tièrreux, avec F.'o..'JLui- 
tant ; du même pays. 

30. Fer oligiste ferreMX-compacfe , rouge ; de Bohême.' 

ai . Fer oligiste ai^gilifère. çampàote» l'Swguâu ou (To^roft/tM^e) j 



I > 



de France. 

Cette substance doinne lieu 'à^juHe br.ânche importante de.coQk- 
merce ; on l'exploite en grande quantité à^Tholey, can^iondç Saint- 
Vendel, dépt. de la Sarre. (Duhamel , J. des M. , t. iS^p, S.!^* } \ 

22. Fer oligiste globidiformfi'Comprimé'{ lenticulaire) t^Linsenr- 
formiges Tkoneisenstein , W. ) , rouge-mat ; de Boh^ême» 

sa. a. La même variété eà grain» plus gros ; de Ja Hetse. 



1 



à 



( 583 ) 

a5. I?ier bligi&tê terreux, rouge , de Fràiûont, en France. 

34. Fer oligiste bacillaire-conjoint , en baguet|ej prismatique» 
contournées , d'un rouge-brunâtre j des environs de Kloster*Esscy 
en Bohême : trois morceaux. 

a 5. Fer oligiste argilo-calcariiere terreux. , rouge , brun-rougeâ- 
tre , etc. ; du ri-dey ant Berry. 

Le nombre des morceaux relatifs ^ux diverses variétés de Feif 
oligiste est d'environ cent-ciiufuante , uon comprisses trente échan- 
tillons d'étude : la^moitié oii à peu prks vient de File d'£lbe. 

Les variétés primitive et souètractiçe , manquent. 

IV. EspÈCB. FER ARSENICAL. 
( Première partie , p. i38 et 309. ) / 

Mine d'arsenic. blanche, nommée aussi Pyrite blanche arsenicale v 
. Misp^ickel et Mii^e de fer arsenicale , R. D. — Fer natif mêlé d'ar- 
senic ,-Mispickel , Bergm. — Arsenic pyriteux , Pyritç arsenicale , ~ 
De B. — Arsenic avep fer , minéralisé par le soufre ^ Mispickel j 
Fer sulfuré arsénié on Fer arsenical , Delam. r-^", Arsenic ferro-sul- 
fUré , TowDi. — Gemeine'r Arsenikkies , W. et K-arst. -<- Pirite 
ifianco , Marcassita^ Mispickel; Pbtr. — Birita ^enenosa; Pirita 
arsenical comun, Hsrro. — Arsenical Pyrites^ Marcaasite , KiRW. 
— ^La Pyrite arsenicale commune , BrocR. 

'CARACTERES ET VARIBTB s. 

{Hmiy , Ann. du Mus., t. 1 a , p. .3o4 à ,309 et pi. 28 ; ou J. des 

M. , t. 24 , p. 261 à :i&^.) . 

- Forme primitiye. Prisme droit rhomboïdal, dont les bfl8?S ojit 
leurs angles de 1 1 1 "^ 1 8' et 68<^.4^^ > P^ 4p°^ lequel le c6té de la bas* 
«9t à peu près égal à la hauteur. 

... Variétés déterminahleu. ^ 

t ji» Fer arsttiical primitif, fig. i. 

. * à. Fer arsenical unitaire , fig. 2. 

La variété primitive donc chaque basé est remplacée par un 
«ommet dièdre aigu j ce qui lui donne l'apparence d'un ^ctaèdr«f 
cunéiforme.. , r. , -' . " ' • .* . . 

" 5. Ferarsenical <//^e^flé^re/fig. 3. .:*♦.' / î 



^ 



(584) 

DilTére de la variété précédente en ee qjoe le tommet dièdre ^ 
remplace chaque Imse de la forme primitive , est obtus. 

* 4* ^^^ arsenical unibinaire ; fig 5. 

La variété unitaire dans Id quelle les arèteé terminales sont reob- 
placées chacune par deux facettes. 

5. Fer arsenical ifuadrioctonal; fig. 6. 

Cehe variété offre la réunion des faces terminales de la var. di'^ 
tétraèdre avec celles de Tunitaire. 

» 

Ces diverses variétés se trouvent à Freyberg en Saxe^ 

yarUtéi indéterminabU9. 

6, 7 et 8. F. ars. baçiHaire^ — nciculaire , et '•^massif. 

Analyse du Fer arsenical , par Chevreul , comparée à ceUes de 
Vauquelin, de Lampadius et de Thomson ; 

Chevreul. F'mtquelin* Lampadius, Tkomsotu 



Arsenic. . . 4^,4^^ • * • 38,ooo . . • 43t*oo 

Fer 34i9^S • - * '9^7^^ • • * ^7*9^^ 

Soufre • . . 2o,i5s -• • . i5,3oo . . • o,o 

Silice # . . -. o,o • '• ^ iQ,ooo . • • o,o 

'Perte • • '. . o,5ia • • • o,o . • '.' o,o 



. • 489I00 
. . 36,5oo 

. . î 5,400 

• • 0,0 

• . o,5i2 



10O3O00 100,000 100,000 100,000 

M. Chevreul penche à croire i\\\e le Mispickel est une combî^ 
naison d*Arsenic et de Sulfure de fer au minimum* (Ann. du Mqs. , 
t. 19 , p. 166. )' 

ANNOTATIONS. 

Le Fer arsenical se trouve en lits dans la serpentine, \ 
Reîcbersdorf en Silésîe ; et dans differens lîenx de la Bobé- 
ifeie , dans le gneisa, le schiste micacé, le talc chlorîte, etc. 
Il est dans le granité , anx environ*) de Boston, province de 
Massassncbets ( Warden ). En Sibérie il accompagne le 
beril. On le rencontre aussi dnna les veinea des mont«|pef 
primitives , avec l'étain oxydé • le scheelin ferroginé:, le 
plomb solfnré , le zinc solfaré, le fer spatbiqQe , te fer aol- 
fnré ordinaire , etc. coçime à J.oachi matai en Bohème et à 
Jobangeorgenstadt en Saxe. A Freyberg , dans le méoie 
pays , %ts cristaux sont engagés dans nn talc terreux. Il 



• * 



(585) 

• tn tronre ^e/^alein'eBt dans le qaarz^ à Saînt-L«oiifaard, 
«iépartement de la Haiite-Vienue , avec le soliéeltii ferrugiiié; 
«vec réaieraude y eii Sibérie , etc. ^ 

i. Fer arseuical primitifs avec qtiarz-^'alin prisme, zinc sulfuré 
laminaire , brun^ et chaux carbonatée ferro-maguésii'èie , encroûtée^ 
<le fer sulfuré ; de Stjrie. 

:2 Fer arsenical unitaire , en gros cristaux groupés , dans les ca- 
vités du F. a. attit)rphe ; de Niclasberg en Bohême. 

5. Fer arsenical ditétraèdre , en cristaux déliés, ^*une forme 
tres-nette , entremêlés de petites aiguilles de quarz-prismé , aveè 
2inc sulfuré brun , sur le quarz mélangé de fer sulfuré j de Schlad* 
ming en Styrie. 

4- ^^^ arsenical tonckoicle ^ , en liasses' flabelliformes qui pa- 
roissent dériver cro la variété ditétraédre arrondie , dans la Chaux 
carbonatée ; d^Altemberg en Saxe. 

5. Fer arsenical amorphe *ou moisif^ présentant des ébauches de 
cristallisation , disséminé dans le quaiz-gras ; des environs de Fia- 
viac, départ, de TArdèche : donné pi r M« FaujaS'^Saiyt-Fond. 

5. a. Morceau semblable donné par M. Brard. 

lies variétés bacillaire et aciculaire manquent. 

Cette dernière se trouve au Bannat , dana une chaux car|)Oiiatét 
laminaire un peu nacrée. (Coll. de M. Haiiy. ) 

^l^PEMDICB. 
FER ARSENICAL ARGENTIFÈRB. 

Petite blanche arsenicale argentifère , R. D. -— Mine d'argent 
blanche arsenicale ou Pyrite d'argent , Bomabe- — Argent avec fer . 
et arsenic , minéralisés par le soufre ; Berom. -— Pyrite arsenical* 
tenant at;gent , De B. — Jf'eisserz , "W. "^^Edler Arsenikkies y 
K.AB.aT. — Miniera d* Argento arsenico^marziale , Vetk, — Mina 
arsenical blancs , Herko. — Argeruiferous Arsenical Pyrite* , 
KLxRW. — La Pyrite arsenicale argentifère , Broch. 

. Le Fer arsenical argentifère se trouye en yeine à Frej- 
berg et à Braunsdorf, en Saxe, ou il est exploité commti 
mine d^argent, 11 çst communément accompagné de fer arae:^ 

25 



( 336 ) 

Tiîcal ordinaire, cVargcnt rouge , de plomb snlfuré, de eoitre 
pyriteux ^ de quarz., €tc^( Brochant ^ t. 2 , p. 44^- ) 

I. Fer arsenical argentifère amorphe, avec cuivre pyriteuz di«s^ 
minéi du Gotiesgab-Glemeuti-Stolln , ea Bol^èiue. 

V. EspàcE. FER SULFURÉ. 
(Première partie , p- 1^9 et 309.) 

Pyrites martiales, Marcassites ; R. D. «-< Fer minéralisé par It 
•oufre , Pyrite ; Beagm. — Mine> sulfureuse de fer , Mong. *— Py- 
rite sulfureuse, Sulfure de Fer ; Ce B. — Il , Daub. — Pyrite 
ferrugineuse , Pyrite ou Fer sulfuré , Fer sulfuré ^u maximum, 
Delam. — ùemeinerSchwefelkhs , W. et Kaust, '•^ Pirite nutr^ 
ziale, Pet». — Pirita de Azufre , TIejrro. > — Martial Pyrites, 
KiRW.' — Iron Pyrites , Cominon Pyrites ; Thoms. — La Pyrite sul- 
fureuse ou Pyrite martiale , Brcch. v 

Fer sulfuré concrétioniié^radié. — Var.de la Pyrite martiale eh^ 
«lobules , à surface lisse ou tuberculeuse, R. D. — Une partie des 
Pyrites figurées stalactitiques , ou globuleuses, ou coniques, etc.; 
DeB. — Pyrites pyramidales, ou Pierres de foudre et Pierres de ton- 
nerre , BoMAR«. -^ Var. du Gemeiner et du Strahliger Schwefel-* 
kieaàè Karst — Var. de la Pvrite sulfureuse de Brock. 

F. suif, amorphe ou massif. — Pyrite facile à se décomposer à 
l'air libre , Pyrite solide , Pierre à feu métallique , Pierre d'Arqué-» 
busjdeou de Carabine ; Bomare. — Pyrite ou Miroir des Incas. 
, Cette synonymie est commune au ïer sulfuré ordinaire et au Fer 
sulfuré blauc , en masse. 

VARIBTÉS DK FORMES. 

I. Fer sulfure ( aurifère ) parallélique ; de Petorka au Pérou. 

C'est la pins composée de toutes les formes cristallines ebjeryées 
jusqu'à présent. Elle résulte de Faction simultanée de sept lois de 
dicroisfinment , lesquelles donnent ( 38 facettes , qui jointes aux 6 
faces primitives forment un tot;al de i34 faces. {Haiiy ^ TabL com- 
paratif , p. 96 et fig 60. ) 

a. Fer sulfuré bacillaire-conjoint ; 

En .prismes accolés , dont plusieurs présentent des sommets qui 
«ppartiennent à la variété dodécaé.lie : ils sont d'un beau jaune de 
bronze et leur cassure est concliokle. 



\ 






\ 



(387) 

Nou» ignorons d*où provient cette vàriéie qui est engagée dani 
le schiste argileux , avec un peu de quarz. 

Les analyses faites par M.Hattchet de différenies variétés cristal- 
lisées de fer sulfuré ordinaire donnent pour la composition de ce 
minéral Je rapport de 47 à. 53 environ pour celui du fer ai^ soufre. 
Celle que le même chimiste a faite delà Pyrite magnétique (Fer sul- 
furé ferrifére, Haûy ) établit le rapport de 63 à 36. ( HatcheUy 
J, de ph. t. 61 , p. 462 ; Haiijr^ Tabl. comp. p, ayS. ) 

.. AKNOTATiOPÎâ. 

Le Fer sulfuré ordinaire est un des oiinvranx liîs pins 
conimpns; il se rencontre dans tontes les sortes de terrains. 
On le trouve en lits avec le grertat et^Ie fer pxydnlé, en 
Bohême ; et à Geyer , Eybienstock et Marienberg , en Saxe , 
aussi en lits dans le gneiss. Il n'y a peut être pas de veines 
diétalliques qui i/en renferme. Il est dissémine dans la plu- 
part des masses-qui composent le ^loLe , dans les basaltes (i) 
€t jusque parmi les produits des volcans. 

(i) a J'ai trouvé à l*île de Staffa , dit M. Faujas , de la pyrite 
martiale dans une lavé compacte noire. La montague volcanique dô 
K^inouU, prés dn Perth en Ecosse , si remarquable par les Agates 
et auti'es corps étrangers adhei^ns aux laves qu'on y peut recueillir 
€n si grande abdndatice ^^f^^e quelques laves prismatiques dans les- 
quelles j'ai remarqué des pyrites brillantes ferrugineuses et en mémQ 
temps un peu arsenicales, (/^o^tt^s de Spallanzani ^ èxc t. i ,p 97.) 

« Près de la montagne appelée Cornu de Boi , d/-ns Je territoire 
àe Founi, il y a une montagne qui est presque toute composée de 
niarcassites suifureuses. i^Azujii, Hist. nat. deSardaigne, tom> 2^ 
p. 34a) 

1. Fer sulfuré primitif, à cassure conchoïde lisie, jaune da 
Bronze : cristal isolé de près de 5 centimètres (enviison 32 lignes) ^ 
d'épaisseur et dont la surface lisse est formée d'une croûte minces 
de fer-hépatique , brun-noirâtre ; de l'île d'Elbe. 

I . a. Autre cristal primitif-alongé ( parallélipipède ) , d'un beaij 
volume , avec d'autres cristaux' également isolés, mais de plus pe- 
tites dimensions ; de difféf ens pays. 

X. h, F, s. primitif, éclatant , avec cuivre pyriteux irisé et^quarz- 



(388) 

hyalin prisme , sur le/quarz méUngé de ulc chlorite; de Bohême. 

I. c. F. B. primitif , dans la chaux carbooatée laminaire; dt 
Miihrwinkel , dans le Lungau , en Bavière : envoi de M.. Marcel 
de Serres. 

I. d. La même variété, en cristaux disséminés dans le schiste 
airgileux pri«nitif', gris-verditre ; des Hautes- Alpes. 

3. Fer sull'uré octaèdre : petit cristal isolé. 

3. Fer sulfuré ctibo-octaèdre ; de Tîle d*£lbe : cristal isolé , il'um 
beau volume et d*une forme trés-nette , donné par M. le chevalier 
Lotnet , adjudant-commandant. 

5. a» Petits cristaux isolés de la même variéré. 

3. ^. F s. aUfp^octaèdre ^ aloogé, engagé dans la chaux carbo* 
natée lamellaire ; de la mine de Traversella , départemeat de k 
ï)oire : donné par M. Htersart de la. Villemarqué. 

On trouve dans le même lieu des cristaux très-nets de F. s. pri» 
mitif , cnbo-octaèdre , cubo-dodécaèdreettriacontaèdre* 

3. c. F. s. cubo-octaidre , en cristaux groui^és^ eu^^F. s. amor- 
phe ; de Nagybanya en Transylvanie. 

3. d. Suite de morceaux delà même variété , Tune des plus com- 
munes de cette substancfe , deFreyberg en Saxe , de IJoggat ika da n i 
le Banne t , de l'île d*£lbe , etc. 

4. Fer sulfuré dodécaèdre^ en cristaux croisés. 
S» Fer sulfuré trigljrphe (cubique) 

5. a. F. s. èriglr^he ( dodéeaédre ) ^os cristal iaolé , encroAté k 
ea surface de fer hépatique. 

6. ù. Le mène , sur le quarz ; de Freyberg en Saxe. 

6. Fer suUuré bi/ère * , en cristaux très-sets , parmi des cristaux 
deCh. carb. ferro^manganésifère primitive et de qnarz-hyalin , dans 
k Ch. carb. laminaire ; beau morceafi , de K.remnitz en Hongrie. 

7 , 8 , 9 et 10 F-er sulfuré cubo^odécaèdre , -— icosaèdra, — ^rûi«> 
çontaèdre , et — quadriépoinié ; en cristaux isolés. 

I I . Fer sulfuré pantogène , avec fer oligistebinotemaire et quart- 
hyalin prisme ; de Tile d'Ëlbe. 

il. a. Le même sur le quarz ; de Transylvanie, 
la. Fer sulfuré iouUractif, stir F. s, uoiorplie et'quan-]i}ri^liB } 
du même pays. 






(%) 

iS. Fer sulftnré aeleuIaîre-radU ^ jaune de bronze, sur Je cuivra 
pyriteux, partie amorphe et. partie cristallisé ^ dans le 1er spathique 
«t le quarz ; d*Ândreasbcrg au Hartz. 

i4* Fer sulfuré concrétionné^radié , jaune de bronze , en masses 
globuleuses ou cylindriques, à cassure concboïde et dont les rayons 
sont terminés par des faces appartenant au cube ou à des variétés de 
formes qui en dérivent* 

Cette variété est beaucoup plus rare que celle qui lui est analogue 
dans 1& nouvelle espùce Fer sulfuré blanc» 

l&. Fer sulfuré amorphe eu massif, jaune de bronze ^ tiraftt a^ir 
^tê d'acier ( inétaagé deF. s« blane ?} , avec fer oligiste écailleux ; 
deTiled^Ëlbe : plusiearsc4^aarcmuz. , 

. 16^ Fer sulfuré pseudomorphùfue , tnaâBÏê en coquillea £bi |^re 
des Ammonites ^ en Poissons , en Bois , etc. , .en partie décomposé, 
et passé à Titat soit de £er oxydé, soit de fer ^ulfa^é. 

Cette variété se rencontre communément dans Ts^gile^ef pour<^ 
roit bien appartenir au Fer sulfm'é blanc ?. . . .. \ 

Les variétés IVapezoïdàle , Cuio-^icosaidre ^ Paralléliftie * , 
et Bacillaire-Conjointe manquent. 

APPENDICE^ 



I».FER OXYDS EPIGÈNE. 



Fet sulfuré, décompose i du- Traité — Mirie de fer brune ou bépa^ 
tique, R.,D. — Pyrite brune martiale, 'BomABb. — Ferbépatique ^ 
De B. — Leberkies j W. et Kabst. — Pirite éruna^ M, di 
Jèrro epacica ^. Vkt'R. ^-^ Pirita hepatica^ Hebbo. — Uepatio. 
Pyrites, KiBw. r— La Pyrite hépatique, Baocs. — Fer sulfuré 
hépatique , BBoire. , < 

I 

(Cette synonymie est commune «u. Ter oxydé , provenant de 
Taltération du Fer sulfuré ordinaire, et à celui qiii tire son origine 
du Fer sulfuré blanc dont nous parlerons plus bas. Cette altération 
est qiielquefors complète , très-souvent aussi elle n'est que partielle 
ou même superficielle; les masses^- globuleuses sqrtout sent dans 
ce dernier cas y 

CARACTERES. 

Les Caractères du Fer oxydé, épigène sont les mêmes que ceux dit*. 
Jt€T oxydé ordinaire. 



C 590' y 

ANNOTATION». 

Le Fer oxjiîc cpîgène originaire dn fer sulforë commua^ 
se tronve en cristaux d^une forme très-nette dans beaoconp 
4e lieux. dijOTérens de la Bohème, delà Saxe, de la Hongrie, 
de la Silësie, deTAngleierre, de Flialie , de la France, etc. 
Celui de Bérésof , eu Sibérie , est associé au qoarz, aa fer 
^ oxjdé terreux brnn et an plomb roo^«^ i( est exploité pour 
For qu'il renfernie. Il en ei^if(e..de toot à fait seoiblabie an 
Brésil. CroHSLedt , citcp^r Bonié de l'île ( t. 3 , p. s^o^. ) , 
piirle d'nn Fer KépAtiqoe at^enfcifère de Konsberg en Nor^ 
wège. Ce minéral se rencontra égftienient sous la forme de 
concrétions* li.est aussi ipsendomorplitqne on mod«lé en co- 
qoi'lles (i), en madrépores', -en bois,* etc. Les cî-dct^ant 
proTinces de la Bonrgot^ne , âc la Franche-Comté, de l'Al- 
sace el^de-Ia (^4iaropagne en fonrnt^âent ireancônp d'exem- 
ples. QaelqnefokS même il est entièr'em^t tei^reax (2) comme 
en Sibérie. - * - - ^ 



aUW. 



(i) Il existe auprès de îa fontaine publique du bourg de Sampru- 
gnano en Toscane une grande quantité* de coquilles fossiles , et d» 
sulfures de fer stalactitiiormes , brnnâ , ethicelans virement : ce sout 
des noyaux 4e corps marins et spécialemeiït de zoophytes rameiiSL , 
etc. ( San^ ^ Voyage au Moatanûata , t. 1 , p. 3a. 

(2} M. Nîcblïîs Ozertskovsky a décrit une mine de fer de dépôt 
d'uA lac du gouvernement d'Oionetz , en Sibérie , qui provient d» 
la décomposition dés pyrites que renferment les schistes argileux d» 
ses bords. {Acad. de Pétersb. Nova acla , t. 8 , p. Syo. ) 

1 . Fer oxydé épigène primitif, en j:rîstau* isolés ; des environs 
de Montbard y départ, de la Côte-d Or. 

On en trouve de semblables aux environs de Rennes, etc. 

2.JFer oxydé épigène aurifère m^/;y9//«j en. gros cristaux groupés , 

d^un brun jaunâtre , dans le quarz; de la mine d*or deBérésof , en. 

Sibérie : plusieurs morceaux. 
» 
3. Fer oxydé épigène aSo-octaèdre , en cristaux trèannets, lui* 

sans , d'un beau brun v du départ, de rArdècbe. 



it Fer oxydé épîgène ttodécaèdre. ^lomé de l'Isle remarque 
c[ii*on a pris quelquefois ces cristaux pour des grençits. 

6. Fer oxydé épigéne concrétionné , en masses tuberculeuses lisses 
et en boules Lérissées de cristaux plus ou moins déformés ; de i» 
Picardie et de la Chainpgne. . ^ ' 

6. Fer ox} de pseutîomorphique , modelé en Goquilîes \ des envi- 
rons de iVIézièies, déjiart. des Ardenues. 

* ÏI. FER SULFUIVJÉ FER.RIFÈRB. 

Magnetliies , W. et Karst. — Pmfa de hicrro magnetico ^ 
Herrg. — Magnetic Pyrites ; Kirw. — La Pyrite magnétique , 
£jL0CH. — l'er sulfuré magnétique, BaoNO« 

GARACTKREd. 

Pesanteur spécifique 4> â- S. 

Couleur , le jaune de laiton tirant sur le rouge de cuivre. 
Il est ordinairement amorplie ; mais on le trouve quelquefois cri»» 
tallisé en cubes. ( Coll. de M. Tondi. ) 

Il est susceptible de Manifester la vertu polaire. 

M. JËatcbett ayant analysé le Fer sulluré ferri£ère du Carnarwoa- 
shire fa trouvé composé silr loo parties', d'environ 36 de soufre , 
sur 64 de fer , d'où il a conclu que ce minéral est un Fer sulfuré 
an minimum. La Pyrite cubique ordinaire renferme suivant le même 
chimiste environ 63 de soufre et 47 de ler. ( Journal de Ph. r. 61 , 
p. 467 et suiv.) M. Haiiv regarde re minéral comme «un Fer sul-*- 
itiré Ordinaire contenant du fer à Tétat métalliq^ue.. 

ANNOTilTIOIVS. 

'Le Fer sulfuré ferrifère paroîl appartenir exclusivement 
aux montagnes primordiales. On le trouve en Hta , avec le 
1er sulfuré ordinaire , dans le schiste micacé à BÔhmlch- 
JVeustadt en Bohême. 11 est dans le talc schisteux renfer* 
Niant des cristaux cuhic^ues de fer sulfuré ordinaire , au Car- 
jiarwonshire en Angleterre ( Halckett). Il est disséminé 
dans dififércntes roches et notamment dans le Grunstein an- 
cien ( Diorile , H. ) , an!f environs de Nantes eii France / à 
Gejerz , Meffersdorf et Breitcnbrun ^ en Saxe^ à Bodexf 



nais en Bavière", en Sîlésie^en Amérique (t) , en Norwèg;» 
ti aillear^, 

(i) M. Hauy possède un écoaiuillon de ce mioeral qui renferaiQ 
de» cristaux de Chaux phosphatée (Apatite) , d'ua brun-vevdâtre ^ 
aasen senibldbles.au pren^ier caup*d*œil à certains grenats. U vient 
des environs de New-Yorck où il a éié recueilli par M. Bruce. 

1. Fer sulfuré magnétique amorphe , brun de tombac, disséminé- 
par petites masses avec le Feldspath compacte, dans le Grunsteia 
achistoîde ; des environs de Nantes^ : découvert et doiusé par M. 
Dubuisson de i^antes. 

3. Fer sulfuré mngnétique amorphe , brun-rougeâtre , mélangé 
de cuivre pyriteux et de Ziinc sulfuré i dans la chaux carbonaiée ]a-> 
miuaire ; de Koosberg en Norwége. 

3. Autre morceau du même pays , dans lequel le F. s. ferri l'ère 
esc associé au quar$, au pyroxène gris* verdàtre ^ au talc et au 
enivre pyriteux- 

ni. F£R SUI^PUBi ARSENIFÈRS. 

Fer arsenical Pyriteux et F. s. arsenical, du Traité. — Pyrite arsc^ 
nical , NoNMULL. — Mine d*arsenic grise et Pyrite d'orpiment , &. 
D. — Pyrite martiale mélangée d^arsenic , £rocb. 

Odeur d'ail très-marquée par Taction du feu du chalumeau. 

Le Fev anlfaré arsevifère &e trouve aMezcommunëfiieai «li 
Suède , sartout à Loefasan en Dalécarlie et à Sablberg eà 
.'WestniaDie. ( Rome de Clsle , t. 3, p. 3a. ) 

ly. FER SULFURE AURIFERB*^ 

Mine d*or ferrugineuse , Pyrite aurifère ; Monnet. — Pyri^te- 
•ulfureiise aurifère , R. D. — Or pyriteux et Pyrite aurifère , De Ifc 
»» Ootdkieâ des Allemand!»» 

eARACTERRS. 

ï-es mêmes <|ue reux du Fer sulfuré ordiipîre, seulement il es» 
en général d*un jaune plus clair et plus brillant. Sa structure est 
aussi plus compacte et il n est point sujet à s'effleurir spontané» 
iwenr ( Monnet , Exposition des MSofis , p. 57. ^ 1 



I 



( 393 ) 

A M« O T A T l OK8. 

Lo Frr snlfm é aiirifôrr se trouve en cristanx cl dissémîtié, 
clans un s^ranrl nombre dVndroîts. ï\ est exploite en Hon«;no 
et en Transylvanie. On le rencontre a nssi an Péron et dans 
la TÎeiils E.^pagne , en Suisse^ en France ( i)« en Norwège , 
elc. , etc. 

(i) Les mines du Molard , d'Aîlemont^'d^AIIevard et de Misoan, 
dans le départ, de l'Isère, éonriennent iréqueninient-dn fer sulfuré 
trèî-riche en or. Celui de la gardeiteest d*un beau jaune de bronze^ 
à cassure conclioïde lisse , et disséminé dans ie qu.rrz. ( Hcncart } 

* IV bis. FER SULFURj; ARGENT If tas» 

Sïlkerhies , Stuts. — Pyrite argentifère, Humboldt. 

'1.0 Fer s ni fîirë argentifère se trouve en Saxe, dan* lei 
veines avec l'argent -sulfurd , Targent ronge , etc. Il abont^e 
danâ la ]VonveU>Espag;ne. On en a trouve dans la vallée de 
Mexico, à Fcfll-del-Monte, snrie fîlon de la Biscniua y près 
du puits de Sau-Pedra^ dont le quîntabcontcnoit jujtqu'si 
3 marcs d'arp^ent. ( Humboldi , t. 2 , p, 5io et 5431 ) 

-VOiiyU F£R SULFURÉ TITAMFERI!:. 

Le Fer aiflfuré titanifère a ete trouvé an Saînt-Golliard 
où i^ e^t engagé par petites masses , de couleur brnne, daiift 
un talc scHistnVde, avec la cbaux carbonatée laminaire et la 
Ch. carb. magnésifère. {Hauy , iBiîi. ) / 

* IV/ EspàcE Lis, FER SULFURÉ BLANC 

Fer sulfuré blanc primitif- dentelé et F* s. bl. péritome, — Fer suN 
îurè dentelé et F. s. surbaissé , du Traité. — Pyrites martifdcs etj 
prismes crénelés ; P. m. lamelléuses et en crête de coq; R. P. 

( Les Pyrites on Marcassit&s rkemtjoidaies de Rome de Tlsle , et 
plusieurs autres variétés qu'il a décrites comme des modifications. <le^ 
l^o4taèdre , appartiennent aussi à Tespèce Fer sulfuré blanc. ) 

F. s. bl. radié, — Une partie du Fer sulfuré radié , dii Traité. — ^ 
l«a plupart des Pyrites martiales globuleuses des ^mciens minéralo* 
^tes '^Scrahlfiies, W. — Strahl/ger Scht^efclhies ^ Karst. — 



^ 



(594) 

Pirita radiada , Herro. ^^ S triated Pyrites^ %XBiJf. -^BadioLtâ 
iVriVcs, Thoms. — I>a Pyrite rayonnée, Brogh. 

CARACTÈRES isT ANNOTATIONS* 

( Hany^ Cours de Minéralogie de 1811 et de 1812 ; Z, P-DeJut* 
sieu^ J. des M. t. 3o , p- 241 à 253 , avec i pi. ) 

CARACTERES* 

Couleur de In cassure récente : le blanc un peu jaunâtre , On le 
gris d'acier tirnnt au jnune de brbnaie. 

Celle de la suiTace des cristaux ou des, masses, est tantèt le jaune 
de bronze et tantôt le gris-jaunâtre ou le jaune-verdâtre. 

Forme primitive. Prisme droit rbomboïdal dont les bases font des 
angles de 106'^ 36' et yS* 64' ? Haiiy^ 

Action des aciàes. Solubld dans Pacide nitriqueàcbaud, en lais- 
sant un déi^ôt blanchâtre. 

. . . ' 

Altérabilité, Les cristaux de cette substance, ainsi que ceux du 

fer sulfuré ordinaire, sont susceptibles de passer à Pétat de ier 
oxydé ou fer lé^^atique ; mais le plus souvent ils se décomposent 
en fer sulfaté , squs la forme de fila mens capillaires , ou d une ma^ 
tière pulvérulente , *et ce genre d'altération paroit leur être parti- 
culier. 

(Les caractères empnmtés delà pesanteur spécifique, delà dureté^ 
de la couleur de la poussière et de la manière de se comporter au 
feu du chalumeau , lui sont communs avec le F. s. ordinaire. Il est 
aussi com[)o$é des mêmes principes et dans les mêmes propordons»^ 

Ce minéral n'en est pas moins, d'après les belles observations 
de M. HaÏTy, une Espèce disiincte, soit du Per arsenical avec lequel 
il a de l'analogie par sa forme , soit du Fer sulfuré; xe qui a fait 
dire à ce Savant qu'il pouvoit être considéré parmi les Substances» 
iuétâUiques comme le pendant de PArragonite. ) 

VARiJ&Tés DE FORMES. 

1. Fer sulfuré blanc prim,itif; ^ 

Prisme droit rbomboïdal de • 06' 36^ et yS^ 64/. 

a. Fer sulfuré blanc bisnnitaire ; ' 

Octaèdre épointé ou dont les angles solides sont remplacés par 
des facettes ; quatre d'entr'elles sont rhomboïdales et les deux au- 
tres sont des carrés : ces dernières sont Mtuées daps le «ens d»êhaH9' 
«Le la foripe primitive* 



(395). ' ■' 

., 3. Fer Sjulfiiré blanc équiçaleht ; 

.Octaèdre dans lequel les arêtes sont remplacées par des facettes 
et deux des angles solides opposés tronqués net. 

4* Fer suif uré blanc /^t-ViVo/Tz^ ; 

"En cristaux applatis , ressemblant à des lentilles à contour bexai- 
dre et échançrées dans la direction des rayons de rhexagone, 

5. Fer sulfuré blanc radié. 

6. Fer sulfuré blanc concréiionné-cowpaçce. 

A WISOT ATIONS. ' 

«( Le Fer sulfuré hlanc ( cristaliisé )^ beauconp moins com- 
mnn que le fer sulfuré ordinaire y n'a été encore oBserT^ 
c)u'en*six endroits, savoir: prè«. de Freyberg^, où Voh troBTC- 
les variétés équivalente et péritome f à Joachimstal en Bo- 
lictiie, en cristaux dont les uns appartiennent an priniiirf , 
d'antres ait- hisunitaire et d'antre» an péritome* dans le 
comté de Cornonailles et an Devbyshire en Angleterre» 
sons les formes du primitif dentelé, tiu péritome et de quel- 
ques antres variétés ^ en France; entre Montrcnil et Bon- 
logne 5 sur là c6te de Tingry et près dé Dieppe , où on les 
trouve engaî;;é8 dans une gangue àrgiîexise. J'ai vu dans'Ia 
collection Àc M. Haiiy de très^beanx échantillons de ces 
différentes localités. ( P. X. De Jussieu . Mém. cité, ) » 

Le Fer sulfuré concrélionné-rpdié se tronve pins partî- 
cnlièrement dnns l'argile , ou dans des schistes roarno-bitn- 
mineux , dans la clianx earbonatée crayeuse; le bois bitu-- 
minenx terreux, etc., où il est disséminé en i\ognons épars. 
ji est aussi trcs-communémeut pseudomorphique. 

Les cristaux de fer sulfuré blanc et ceux de fer sulfuré ordinaire 
se trouvent assez Fréquemment ensemble ; mais Ton n'a point encore 
trouvé réunis sur le même groupe de* cristaux de fer arsenical et 
lie fer sulfuré blanc. ( Haiif , i8i2.) 

( La ligne de démarcation entre les cristaux de Fer sulfuré blanc 
«t ceux de Fer sulfuré ordinaire est nettement tracée et M. Haiiv 
a fait voir <]ue leurs lormes ne pouvoient point, appartenir au même 
t^stême de cristallisation ;. mais celle qui sépare Jès masses concr^ 



(596) 

tionoées, ou fibreuses , ou amorpbe» , nW pas aussi nette. Il paroit 
même que les deux es[ièces se mélesnt eiitr*elles dans dinérentes pro- 
portions. Dans ce cas, le voisinage des cristaux et la manière de se 
décomposer , si toutefois elle est en eiTet particulière au Fer sulfuré 
Uanc , serriiont d'indices. } 

1. Fer sulfuré blanc primiiif-denuU , brun de tombac à la sur- 
face , avec spatb \ erlé jaimâtre , sur le plomb sulfuré cnbo-octaèdre 
et la cbaux Ouatée cubique ; du Derbysbire. 

a. Fer sulRiré blanc étfui^dleiUt en cristaux grooppés janne-Ter- 
dàtre et en partie décomposés ; de Schemnitx en Hongrie. 

■5. Fer sulfuré blanc quaternaire ( analogue au Fer arsenical dite- 
taèdre ) « en cristaux lamelliformes, groupés, aur le sine sulfuré 
brun et la Chaux fluatée cubique ; du Derbyshîre : donné par M. 
Heuland. 

4* ^^^^ sulfuré blanc odaèdre, en très-petits cristaux, snrquarz* 
concrétionné et syénite porphyriqoe ( Saxiun metoUifortun om. 
Crausuin. ) du Pacberstoll , à Scfaemnitz en Hongrie. 

5. Fer sulfuré blanc en lames hexaèdres , assez épaisses • empi-> 
lées irrégulièrement et dont la surface est chargée d*aspérité$ , avec 
plomb et zinc sulfurés ^ sur le qparz-hyalin prisme ; de Hongrie. 

6. Fer sulfuré blanc radié , ea masses concréti<mnées , cylindri- 
ques ou tuberculeuses , à sur£ice hérissée de pyramides , on lisse ,. 
brunes à Textérieur ou souillées d'oxyde jaune de fer , et dont 
l'intérieur est quelquefois changé en fer^ sulfaté ; de France : suite 
de morceaux. 

7. Fer sulfuré blanc a>ncrétiùnné''Compacte , avec plonri» phos- 
phaté brun et plomb sulfuré^pigèue \ de Poullaoen. 

7. a. F. s. bl. concrétionnè-jibreux , avec crbtaux de baryte sul- 
fatée sur B. s. laminaire; de Hongrie. 

y. h, F. s. bl. concrêtionné-mamelonné y jaune-terdiitre, sur la 
baryte sulfatée crétée , encroûtée de fer sulfuré ordinaire jaune de 
bronle ; d'Angleterre. 

Cette ymètè se rencontre assez communément dans les veines 
métallifères et notamment avecrargent rouge au Hartz, en Hongrie ^ 
en Saxe , etc. Elle est la cause de Taltération que lot morceanx à^ 
cette substance éprouregoit dans nos collections. 



(597 ) 



J 



8. Fer sulfuré blanc spêculaire , sur F. s. bl. massif ; du Raa%* 
melsberg au Hartz. ^ 

9. Fer sulfuré blanc mmsif-fibreux ^ en partie décoknposé. 

10. Fer sulfuré Miojox:. pieudomorphique , moà^^ii en ammonite et 
irisé superficiellement ; de Karakova près de Moscou. 

APPBVDICB. 
FER OXYDE ipiGENE. 

La Mine de fer hépatique en crête de coq de fiomé de Tlsle , et 
Ja plupart des ipariéfés de la même substance décrites par ce Savant 
( Crùtallographie , t. 3 , p. 273 et suiv. ), comme des modifications ^ 
•oit de Toctaèdre , soit du rhomboïde , appartiennent au Fer sulfuié 
blanc passé à Tétat de Fer ox^dé. 

CABACTEBB8. 

Les même» que <:eux du Fer oxydé ordinaire. 

ANNOTATIOKS. 

Le Fer oxjdé ^pigène cristallisé , originaire du F. s. blanc^ 
se tronte en Bohême et en Angleterre (i), dans les mêmes 
endroîtcqne le fer sulfaré blanc intact. Il en est de même 
pour les masses globnleases radiées qni sont rarement dé- 
composées en entier* 

(i) « La mine d'Hop^Dail en Staffordshire , et quelques aiitres 
du Derbjshire et du comté de Nottingham , nous ont procuré de 
très-beaux échantillons de cette mine de fer hépatique en lames^ 
dentelées ou en'cristaux cunéiformes , semblables à la couleur près , 
«uz pyrites martiales en crêtes de coq qui se rencontrent dans le$ 
mêmes mines. De ces groupes y les uns sont entièrement à Tétat de 
fer hépatique , les autres sont encore pyriteux vers le centre Ae%^ 
lames qui les composent ; ceux enfin dont l'altération est la plu§ 
complète, se trouvent, pour ainsi dire , revêtus d'une croûte plus 
ou moins épaisse d'ocre martiale jaunâtre : de plus une partie de lu 
galène qui souvent accompagne ces morceaux , s'y trouve plus ou 
moins décomposée , et même remplacée par de petits cristaux de 
mine de plomb blanche , nés de sa décomposition. {Rome de l'hle, 
t. 3 , p. 375. ) 

i.'Fer oxydé épigène primûif dentelé , brun-jaunâtre, surfer' 
oxydé maisif) rubigineia; de Bohême. 



(598) 

I. m. Lj inAme Tariété sur le spatfa pesant ; de Hon^ne. 

a. Feroz^dé é^.-îgèae coitcnrfi9fii7é-r(a^i<*,l>;un Inisaxit, et dont 
la surface présente des pyramides tétraèdres trcMiqoée> appartenant 
' à la Tariété équiraleote ; d'£sragne. 

Oii en trouve de semblable en différens lieux de la France. 

3. a. Morceau analogue an précédent , donné par M. Troost , Fun 
4c$ Corres]it>ndans du Mnséum. 

\V. £sP£CB. FER OXYDÉ. 

( Première partie, p. l^\ et 3io. ) 

Hj.drate de fer, Bebthxer. — Fer hydraté, D'Aubuissos — Fer 
Lyperozjrdé, Tondi- 

Fer oxyAè hématite. — Hématite on Terre martiale en stalactites, 
R. D. — Hématite noire en boule a cassure tlbreuse , De 6. — 
Ibline de chaux de fer en hématite. Fer fajdraié £brenx , Hématite 
brune et H. janne ; Delaji . -— Brauner Glaskopf, W. — Fasriger 
Brauneîaenstein , Kabst. — Amatita , Peta. — Hématites pardo , 
Heabg. — Brofvn Hœmatites , Rikw. — L*Hématite brune, B&ocH. 

— Fer oxjdé brun fibreux , Bron&. 

F. ox., géoditfue. — F. ox. rubigineux géodique , du Traité. — 
Mine de fer terreuse ou limoneuse , en géodes nommées ALtites et 
Pierres d'aigle ; R. D. — Var. du Fer limoneux , Aétites; De. B, 

— Var. de Fer limoneux hydraté', Delam. — Eisenniere , W. — 
Schaaliger Thoneisenstein , Karst. — Kodular, Kidr»ei''/ôrm Ar- 
çillaceoiis Iron Sione , Kirav. — Kidnejrjorm, Clajr Iron^Stone , 
Thoms. — Le Fer réuiformc , Broch. — F. ox. brun aetite , Bkoro. 

F. ox. globuliforme. — M. de f. limoneuse , en grains , en pois , 
en amandes , en oolites, etc. R. D. — Fer limoneux. Phosphate 
de fer , F.lim. en glubules solitaires, enooliîhes brunes coLéientes , 
etc. , De B. F. lira, globuleux ou pissiforme , F. ox. globuli- 
forme; Delà M. — Bohncrz ^ W. — KugUcher Thoneisenstein, 
Karst. — Mina de hierro pisiforme , Herrg. — Pisiform ou Gra." 
nulariron Ore, Kirw. — Pisiform Iron Sione , Thohs. — Le Fer 
jûsiforme, Broch. — F. ox. brun granuleux , Brokg. 

F. ox. massif. — Hématite compacte brune , De B. — Dicluer 
Brauneisenstein , W. ~ Gemeincr B. , Karst. — M. de h. pardo 
'compaao^ Herrg. — Compact Browh I. S., Kirw. — La Mine 
de fer brune compacte , Brocu. — F. ox. brun compacte , BaoRf^fr. 



( 399 ) . 

F, oi. terreux y^ brn^. — Ocre martiale brune, R. D. — IJ. , Dr 
B. — Id. ; DfiiiAM. — Braune eisenokker , /W» — • Ochriger Braun- 
€isenstein , Karst — M. dif, ocracea , Petr. — Ocre de hierro 
pardo , Heaao. — Brown Iron Ochre , Kirw. — Ochry Brown 
Iron Stone , Thoms. — L'Ocre de fer brune ^ Broch. — F. ox. brun 
ocreux , Brono. . 

F. ox. cloisonhé, — "Var. du- Fer limoneux , R. D. , etc. -7- F, 
]im. cellulaire , De B. 

F. ox. terreux ^ jaune verdâtre. •— Grîine^Eisenerde , W. et 
Karst. — ff. tem-eo 'v&rde , 'B.ERtiO^'^Grun Martial £artk,f Km#. 
•— Le Fer terreux vert , Brocs. 

F. ox. argililère massif. — F. px rubigineux massif, ^du Traité. 
— Mine de fer limoneuse en rocbe , R D. — Fer argileux massif. 
Gemeiner Thoneisenstein , W. et KARS-y. — M- diferro limosa , 
Petr. — ikf. de H. arcilloso comun^ Herro. — Common Argilla-' 
ceousiron Ore, KiRur. — Le Fer argileux commun, Broch. — Fer 
terreux argileux commun , [Bronq. 

F. ox. argilo-bituminifère, — Eisenbrànderz des Allemands. 

F. ox. cirrographique , c'est-à-dire, qui peint eu roux, — Ochre 
brune ou Brun de montagne , Terre d'Ombre ; Bomare. — . Argile 
martiale jaune , Terre d'Ombre ^ De B. — Umbra, Umbererde ; 
des 'Allemands. — Ocre brun , Brono. — Fer hyp. argililère , 
zographique , Tondi. 

F. ox. argilifère terreuX'^Jriahle , jaune. — Vu7g. Ocre jaune. 

Fer oxydé des lacs , — des marais , et — des prairies. — . Var. du 
F. 01. rubigineux massif ,. du Traité — Variétés de la Mine de 
fer limoneuse des Anc. Min. — Mines de fer limoneuses phospha* 
tées au miniikum, M. de fer des marais , — deà tourbières, Delam. 
-— Raaseneisenstein , Karst.' — M. de h, fosforico , Herrg. ^-^ 
jLowlandlron Ore , Kirw. — Bog Iron Ore , Thoms. — La Mine 
de fer de gazon ou le Fer limoneux , Broch. •— Fer terreux lime» 
neux , Brono. 

F. ox. des lac». — Morasterz , W. — Zerreiblichcr Raasenei- 
tensteîn , Karst. — M de h, de lodo ,^ Herrg. — Morassi Iran 
Ore , Kirw. — Moraàs Ore , TjaoMS. — La ^ine des marais ou le 
Morasterz , Broch. 

F. DX* de» XAtkt»xi*'^Sump/erf , W.— Verharteter R , Karst. 



1 



( 4oo ) 

^- A/, de k. tenugoio^ Herrg. — iSwam/?* Uon Ofê^ KiAw, 
"^SwampOre t I'moms. — La Mine des Jieux bourbeux, ouié 
Suiupfere , Broch. 

F. ox. des prairies. — WietenerZ , W- — MusMic/terR. , KaR8^« 
— Mj de A. de prado , Her&g. — Meadow L O. , Kirw. — mia^ 
dow O , 1 HOMS. — La Mine des prairies ou le W ieseners y Broch. 

.GARACTÈfilsa. 

On savoit depuis long^temps qu*une partie des mines de fer 
ox)'dé contenoirut de leau. M. Sage a voit observé dès 17771 
que V Hématite brime distillée ta foumissoit un huitième de son 
poids , e^ que V Ocre jaune du Berri c^ dounoit un dixième. L'aua* 
J^se que M. Berthier , ingénieur des mines de l'Empire , a faite en 
iSio, d*une suite de miuérais de Fit ox)'dé des Arques, départe* 
ment du Lot, lui ayant démontré que Teau s y rencontroit cons* 
tamment dans la proportfon de la à i5 centièmes, il en a conclu 
que ) dans toutes les mines de îtr qui donnent une poussière jau* 
nâtre par la trituration , Teau n'est point un principe accidentel 9 
mais un élément nécessaire, comme elie Test à tous les Hydrates. 
(J* des Min. , t. ?.7 , p. 211 ). Il rappelle en même temps que 
M. Proust est Je premier ^ui ait attiré l'attention des cLimistcs fiur 
ce génie de combinaisoiis qui l'orme des espèces distinctes:^ 

^. D*Aubuissou a publié vers le même temps , dans le 7S* 
\rolume des Annales de Chimie, un Mémoire très-é tendu, dans 
lequel , après avoir rnpporté un grnuvl nombre d'expériences &itet 
sur différentes variétés île Fer oxydé de divers pays , et qui routes 
tendent à confirmer les résultats que nous venons de rapporter, il 
établit l'espèce Fer hydraté. Ce Mémoire renferme en outre la divi- 
sion de l'espèce dont il s'agit , et les caractères des variétés doat elle 
*e compose. 

M. Haiiy n'ayant pas encore prononcé sur la dénomination pro- 
posée pour cette espèce, qui est d'ailleurs bien caractérisés, nous 
continuerons d'en décrire les variétés sous le nom de Fer oxydé.' 

11 résulte , en'r'autres choses , du grand travail que M. Yauquelln 
a fait sur les mines de fer de la Bourgogne et de la Franche-Comté 
(Ann. du Mus. , t, 8 , p. 4^5 à 4^0) , que lés mines de ce genre ex- 
ploitées à Drambon et à Cbâi:iIIon-sur-6eine , département do la 
Côte-d'Or, et à Chairipfort et Grosbois, département de la Haute- 
Saône , contiennent , outre le fer , du manganèse , de l'acide phot- 



lîWlqué, duobrè'àie, de la nragnésié , de là sîlidê, de IWûmirië 
tft de la chaux ; .qu'il est vraisemblable que les mêmes mines de$ 
.«lutres pays renferment les jnêmes substances , etc. , p. 448. 

M. Le^cbevin a reconnu depuis dans les mêmes minerais traités 
en grand ( J^ des M. ^ t., 3i , p. 43 à 54 ) , h présence du iinc et du 
pK>mb. FJusicurs maîtres de fprges pensent que ce dernier métal , 
ien s'allia'dt au fer , lui donne plus de nerf et de ducpHté. Quant aVi 
teinc , ou Je retrouve 'en concrétions sur les parois des bauts fourneaux. 
Buffon a voit déjà consigné cette observation dans l'article Zinc âe 
«son Histoire naturelle des Minérausc , t. 5 , p. 5x>3 , édit. ia*4<> 

ANNOTAI? ION s. 

Le Fer oxydé appartient à la foi^ aux montagnes ancfen- 
^es et ànx terrains de la plus nouvelle formation;. C'est uhb 
des ni(îne8 de fer lés plos abondatites et le plus.' eommuoé* 
înent e!tploitëes. - — Le Fer oxjdé compacte se trouve en Hls 
entre le g^rauite et le porpbyre dans les fnoUiagues de ^ 
Forêt noire ( Tvndi y, 11 est ordinairement accbnipàgn« de 
f*éf bémalire (i) et dé Fer oxydé rerreux(à), anî^quels il sert 
àe gangue, de Ferspàtbique , de qnarz , de tbaux carbO- 
Hatée ) de fer sulfuré , etc. Il est en couches subordonnées à 
la cbaux carbonatée compacte /de première fof*niatk>n , en 
Styrie ; et en reines dans 1« même roche à Glucksteîif ^ 
daios le Henneberg en Frauconie; Il est également en veineB 
dans le gneiss-, à Àrticol ,' département de Tlsère ( Bron» 
^/arf ). On l'exploite a)s8e2 fréqljemiueiit en Allemagne; 
la Saxe, la Hongrie^ k Souàbé^ le Tyi'oi^ la Hesse > le 
Hàrtz^ la Sibérie, l'Espagne , l'Angleterre' et la France eu 
renfei-raent des mines. — Le Fer oxydé atgilifère, soit ma#<^ 
BÎf (3), 8oitgéodiqtie(4)oii en globules (5) ^ forme des baUcs ^ 
plus on luoins considi^rables , on remplit des. veittety dans le^r 
montagnes à couches , et hotamiuent dans là pierre sablon- 
tieosie de seconde formation , là pierre calcaire coqnillèrè' g 
l'argile,, etc. tl se i*ei^contre aussi. dans certaines formations 
carbonifères , surtout en Angleterre (6) ; dans It^s montagnes 
trappéeiinefi et dans les terrains d'ail nvion on il cxistç en 



1 



( 402 ) 
très-grande abondance. Plusieurs endroits de la Boli^ine 
et de la Suxe , la Westphalie-, la Pologne, la Prusse, la 
Russie, ritalie et la France (7) , tirent de ces sortes de ter-< 
rains nue grande partie de leur fer. -— Le Fer oxydé est aossi 
psendomorpbique (8) ,ott modelé ea bois , en madrépores , 
en coquilles, etc. Il sert encore de gangue à plusieurs snbs* 
tances métalliques et en particulier an plomb sulfuré (9); 
à l'argent natif, comme au Pérou etc. 

( I ) Le fer oxydé hématite se trouve en abondance dans les mines 
de fer des environs de.Bilbaoec de Sommo-KostrO'en Biscaye, qui 
en fournissent des morceaux de formes très-variées (^otv/03, p. i56). 

U en existe aussi un grand nombre de variétés dans les mines de 
Rancié et de Vicdessos dont M. Picot de la Peyrouse a donné la des- 
cription dans son Traité sur les mines de fer et les forges du comté 
d&Foix, publié An 1786^ Lés mines de fer du ci-devant Palutinat 
et du comté de Nassau en fournissent aussi beaucoup , etc., etc. 

(a) M. G>rdier a décrit sous le nom de Terre brune , dans sa sta- 
tistique des Apennins ( J« des M. , t. 3o , p. 1 1 a ) , nn fer oxydé ter- 
reux dont la découverte est due à M. Tabbé Angelo Vinciguerra , qui 
Ta observé sur la montagne de jaspe et de schiste argileux de Mon** 
tenero , dans le voisinage de la mine de manganèse de la Rocbetta. 
« Cette terre , dit M. Cordter , se rencontre principalement vers le 
sommet de la montagne , en afOeurement sur la tète de plusieurs 
bancs de jaspe , ayant a à f> décimètres d'épaisseur; il paroît qii*el]a 
s'enfonce à plusieurs mètres de profondeur et finit là où la dérom- 
|)08ition n*a po pénétrer. Elle est extrêmement fine et donce au tou- 
cher. £lla forme des masses compactes , légères , friables et tachan- 
tes. Sa couleur e^t d'un brun jaunâtre trèi-riche et très-éclatant. 
Elle est de la même qualité que la terre d'Italie. • 

(5) Le fer oxydé géodique est assea commun dans quelques par- 
les des déserts qui avoisinent VEgypte. Le fer oxydé rubigineux en. 
petites masses se trouve dans 1^ fentes des montagnes calcaires dn 
même pays et dans les grès. ( Rosière }. 

On trouve fréquemment dans les rauches calcaires desenvirons da 
Bettoie , de Torrita et de Monte Follonico , dans le Siennôis , dit 
Fer limoneux en couches feuilletées et en masses arrondies h noyau 
Hiobile , particulièrement dans un giand précipica de tuf, sur la . 



neii appelé rôrbègne et vers le fosso dél Âcqiià , tiù il eèt èri ^oé 
tiiôrceauic artohdis que le vnlgairte iiôfnme Pains du diable, Pani 
iiel Diavolo, ( Safiti , Voyage au Moûtamiata , t. A , p. SyS et 579.) 
La montagne noire aux environs de Ëastëlnaudary renféritie une 
immense quaûdté dé rognons de minerai dé fer calciforme dont les 
lits , sur 8 ^ 9 et 10 pieds de puiséabcë , suivent rigotiretisement lé 
|)ara!rélismé dés péiites légèreitièQt inclinées. ( Doduh , J. dé Ph« 
ï. 60 , p. 23. } 

(4) M. Meiiard de la Groie a trouvé dans les mines dés Bériohs ^ 
bommùne die Mbntreuil-le-ChétiF, dans la partie N. O. du départ. 

' de la Sarthe , une variété très-intéressante de fér oxydé géodiquç. 
£lle est en bouleé libres de 6 à 10 lignes de diamètre sur un épai*^ 
seur de 1 à 2 Ivgues seulement, et leur cavité est remplie de Fer oxydé 
terréuic jaune. Il a 'également observé dans le même département 
une couche peu épaisse d'é fér oxydé globulifOrme , en très-petits 
grains arrondis et téunis par un ciment argilo-ferrugineux brun- 
verdâtre. Elle est située sous la terre végétale près du chemin qui 
passe entre les bobrgs de Miïessè et d'Aigné à 7 kilomètres environ 
et au N. O. du Mans. ' 

Il existe près de Trévou^c , en Dombes ^ dépaftement de TAin ) 
'Un banc entier à^ pierres cr aigle, doût les unes renferment deTeaU 
et les atitres ont un noyau mobile ob ^idhérent , tandis que d'autréi 
sont , oii remplies de rerre fextugineùse , ou entièrement vidés* ( J. 
dePh. 17571 , p. iji. ) 

(5) La variété de Fer ai^ileux globuli Formé des teHniii^ calcaires 
de nouvelle formation abonde en France , et plus particulièrement 
dans les ci-devant pVovin'ces de la Normaildie , de la Bourgogne el 
du Berty. ^ On trouvé fréquemment dans lés aihas de fer granuleux 
de ces terrains des coquilles fossiles très-nombreuses qui sont péné» 
trées d oxyde de fer, et même entièrement i^mplies de petits glo« 
btile^ de fer oxydé. . . • (Sfôhgniart, t 2, p. 171. ) 

(6) Les milles de fet* de TAn^leterre sont dé deux espèces : les 
unes appartiennent aux terrains primitifs et sont ou du Fer oxyd^ 
brun , où du Fer spathique : Oncles nommé Mines d^ acier; elles se 
trouvent principalement dans lé Ciimberland. Les autres acèompa^ 
gnent constamment la HoUilIé ; ce sont des variétés dé Fer argileux, 
£lFes sont sous la forme de rognons assez volumineux dans les cou- 
ches d'argile schisteuse siir fésquellës reposent les couches de houille. 



y 



( . 



(4o4) 

Ces rognons sont souvent rendillés et leurs fissures^ renferment quel^ 
€|uefQis des sulfures de zinc et de plomb , du fer sulfuré et de la 
chaux- carbonatée, quelquefois du bitume. On trouve aussi ce mi- 
nerai de fer en couches de 6 à 5o centimètres C a à 1 8 pouces ) de- 
paisseur, divisés^par des fentes perpendiculaires en fragmens pris- 
matiques. Telle est la disposition des minei des comtés de Glaumor- 
gan etde Montmouth , de celles dii Staffordshire , du Shropshire , et 
de celles de Carron, près de'Falkirck, en Ecosse. { Brpngniart , 
Minéralogie^ t« 2, p^ 186. ) Ces mines de fer et de houille sont ré- 
pandues sur une surface de terrain de plus de 100 milles anglais de 
longueur, sur une largeur moyenne de 18 à 20 milles, dans les 
comtés de Montmouth , Glanmorgan , Gaermarthen et une partie ^ 
de celui de Brecknpck , et de 5 à 5 milles seulement dans le, comté 
de Pembrock. ( Edouard Martin , Transactions philosophiques dt 
1806.) >^ 

(y) M. Brongniart a également indiqué dans son Traité de miné- 
ralogie, ( t. a, p. 184 et 1 85 ) les principaux lieux de TEmpire » 
où se tirouvént les minerais de fer oxydé exploités comme mine d« 
ce métal, d*où il résulte que les mines dites d'ail uvion sont beau- 
coup plus communes que celles des terrains primitifs ou de transi- 
tion. Les. département de la Nièvre, de la Cote-d'Or , de la Haute- 
S^ône , d^ la Moselle , de Sambre et Meuse , de TEure , de TOrne, 
ôfc, renferment les première, et les départemens de l'Arriége, de 
l'Ardèche, de l'Isère, du Mont-Blanc, les secondes. Ces différen- 
tes mii>es ont fourni le îujet tl'un grand nombre de mémoires, ^in- 
sérés dans le Journal d«s Mines de l'Empire, et qui sont dus à AfAf. 
Faujas, Hassenfraiz , Baillet, Héron de Villefosse , Bouesnel, Ber- 
thier , d'Aubuisson , Blavier , Descotils , Guéniveau , Hersart,etc^ ,- ' 
etc. ; nous y renvoyons. 

L'ouvrage que M. Hassenfratz vient de publier en 4 volumes in-4®. 
sous le titre de Siderotechnié~ou. Art d'extraire la Fonte , le Fer et 
l'Acier des Minerais qui les contiennent, nous dispense d'entrer 
dans de plus grands détails sur le gisement dli fer^ Cet habile mé- 
tallurgiste ayant rassemblé dans soa important ouvrage tout ce qui 
conceKne ce métal , considéré soit dans ia nature, soit sous le raj - 
port de son exploitation , de la manière de le fondre , de le puri- 
fier , etc. , etc. on est bien certain qu'il a traité avec le plus grand, 
c#in l'hittoir^ des mioe& de fer de la Franc*. 



\ ■ 



(4o5) 

■ L'ouvrage de M. Hassenfratz , disent les CoRiroissaires de là 
Classe des Sciences de l'Institut ( LelièvVe, Monge et Vautjuelin ) en 
terminant leur rapport , est assurément le plus coniplet , le plut 
riche à tous égards , qui ait jamais été fait en ce ^enre : on peut le 
regarder comme le répertoire général de tout ce qui est ceûnu , 
•oit par des écrits , soit par la tradition , sur le Fer. » 

(8) On exploite en Sibérie près de Kibenskoï , entre Oudinsk ef 
Krasnoîk , une mine qui est entièrement composée de bois fossile 
ferrugineux. On y ^trouve des troncs d'arbres entiers enfouis dans 
un terrain sablonneux et ;»rgileux {Pallas , cité parM.Brongniart, 
dans sa minéralogie , t. 2 , p. 188 ; et Faujas, Essai de géologie ,' 
t. 1 , p. 4.04 ^ et t. a , p. 33s. )v 

M. Berthier a donné dans le Journ. des M. (t. 27 , p. 477 ) la 
description et l'analyse d'un fer oxydé iigniforme , à tissu fibreux , 
qui se trouve aux environs du village de Saint-Vincent , départ, du 
Cantal ; il y est également en masses isolées dans un terrain d'airua- 
▼ion -: il fond très-bien et donne 40 pour 100 de fer. 

(9) « La gangue d*ocre jaune des filons de plomb de Vedrin , dé- 
partement de Sambre et Meuse , dit M. Bouesncl , est un véritable 
hydrate, de niéme que tout le fer oxydé qui se trouve en filons. 
Mais ce qu'il y a de très-remarquable , c'est qu'il se trouve dan» 
cette ocre une matière végétale de la nature de Fextractif , en sorte 
qu'il sembleroit que dès végétaux décomposés anroient été amenés 
atec l'ocre dans le gîte. » ( J. des M. t. 29, p. 218.) 

I. Fer oxydé primièify en cubes lisses et éclatons , & cassure con- 
choïde brillante et d'tm noir de fer, dont la grosseur varie depuis 
2 jusqu'à i5 millimètres ( i à 5 lignes ), et qui sont engagés avec dh 
fer oxydé terreux, jaune-brunâtre , dans le quarz-hyalin blanchâtre , 
partie amorphe et partie radié ; du pays des Tartares Nogays on 
Contays , en Russie : envoi de Catherine II. <■ 

AI. de MoBteiro a observé la même varier é , en cubes très-petits , 
sur un éctiantillo^ de cuivre carbonate vert drusillaire 9 de Remoli- 
nos , qui fait partie de la collection de M. Haiiy. 

a. Fer oxydé hématiu concrétionné-mamelonné , fibreux , d'un. 
beau noir luisant à sa surface et brun «lans sa cassure ; de Hiitten- 
berg en Carinthie; 

â. 0. Morcea;ax de la même variété, sur le fer oxydé massif,, avec 



1 



{ 4o6 ) 

le manganèse oxydé concrétionoé noir^bran&trcf , le mang.in^ 
ai^entin, etc. ; du jnème pnys. 

a. ù F. ox. hénuuUe , concrétionné-Kîylîndriqne , bfun^jaunâtre j 
de la mine de Josias , en Hongrie. 

a. c. F. ox. hématite , en mamelons d^un beau noir ; de Scbrou 
teberg près de Gosenbach , pays de Nassau-Siegen. 

2 </. Le même , en stalactites plus déliées et séparées ] de Dobs^. 
cbau en Hongrie. 

2, e. F. ox. hématite , concrérîonné-mamelonné , avec cuivre 
carbonate vert compacte ; de Sibérie. 

a- ft Suite de morceaux d^bématite brune ou d*un brun noirâtre, 
des' mines de fer du département de rArriège , de Framont ; de ^-^ 
bérie ^ deBrïinlasberg en Saxe; de Hongrie ; du Harts , fctc. 

3. Fer oxydé concrétionné — résinoîde , noir , irisé superficiel-» 
lement ,^ant les cavités d*un F. ox* massif, brun , sur le quartz ; 
de Robnitft en Hongrie. 

4* Fer oxydé compacte » concrétionné , irise , sur le fer oxydé 
massif ; de Huttenberg en Carintbie. 

4« a. Autre semblable , âXisenbaob ^ dans le même pays^ 

' 4. h, F. ox. irisé , sur le fer oxydé massif caverneux et mél&n|^ 
de quarts ; de Framont dans les Vosges. 

5. Fer o±ydé compacte concrétionné, )aune-brun&tre , en stahc 
tites fistniaires et solides, souilléeside fer oxydé jaune pulvérulents 
de Natan en Serry : donné par M. le comte d^Herbille. 

6. a- F. ox. compacte brun , dont les cavités sont tapissées de 
F. ox. irisé ; de Huttenberg. 

5. h Mordeau du même endroit encroûté de quam-agatlie calc^ 
doine bla&c-bleuâtre , recouvert de dendrites de manganèse oxydé 
terreux, noirâtre. 

5. c- F ox. compacte , brun , avec manganèse oxydé métalloïde ; 
du pays de Nassau : donné par M. Heuland. 

5. d. Suite de morceaux de F. ox. massi/*, avec le F. ox. béma- 
dte , le manganèse , métalloïde ou terreux , le fer spatbique, le fer 
sulfuré, le fer oxyd^ terreux ; de la Hongrie , de la Carintbie et df 
la France. *" 

6. Fer oxydé terreux ^ brun^ a?ec F. ox, compacte. 



r 



C 4'^7 ) 

7. Fer oxydé massif, brun , à cassure résinoïde ^ des enrironf 
du Mans , où il se trouve, en morceaux arrondis, avec des fragmens 
de silex : donne par M. Menard de la Groye. 

Cetre variété nous paroft avoir les plus grands rapports 9vec la 
mine de fer, brune , que M. Leoubard a décrite ( J. des ^. t. 21 , 
p. i35) sous le nom de Pecheisenstein , et qui se rencontre aussi 
en morceaux roulés , parmi des galets de quarz , au Kalc-Wasser , 
«lans la vallée du Mein. 

8. Fer oxydé géodique , jaune^brun^tre , à noyau mobile ; des 
•nvirons'de Trévoux , départ, de l'Ain. 

8. a. F. ox. géodique ^ brun, revêtu intérieurement dkme coucbe 
•nince de fer oxydé bématite. 

8. b, F. géodique , dont la partie intérieure est divisée eu prismes. 

8. c. F. ox. géodique , renfermant un noyau de fer oxydé jauoA« 
tre , presque pulvérulent. 

9. Fer oxydé globuliforme ^ en grains arrondis testacés dans une 
marne terreuse^; de Bohème. 

9. a. Vf ox. globuliforme , en globules testacés , bruns et à cas- 
sure résinoïde, agglomérés par un ciment terrugineux compacte ; 
de la ci*devant Bourgpgne. 

^ 9. ù. F. ox. globuliforme , en très*petits grains disséminés dans 
les cloisons d*une ammonite changée en F. ox. argiHfère : donné 
par M. Tondi. 

9. c. F. ox* globuli/ôrme f en grains libres , les uns compactes , 
les autres testacés , de différentes grosseurs ; des terrains calcaire^ 
dé la Bourgogne , de la Lorraine et de la Franche-Comté. 

On en trouve également en Bavière , en Virginie , aux environs 
du Mans , etc. 

10. Fer oxydé argilifère compacte ^ en masses arrondies strati- 
formes , d*un jaune grisâtre à Textérieur et brunes à l'intérieur ^ 

^solides ou cloisonnées : plusieurs morceaux. 

1 1. Fer oxydé argilo-biturainifére compacte ^ brun-grisâtre, avec 
bitume glutineux ; d^Ecosse. 

la. Fer oxydé puhérulent , jaune et jaune -roussâtre, dans les 
•avités du fer oxydé brun ou en masses terreuses friables; des pay* 
ci-dessus énoncés , et du départ, de Tlndre : suite de morceaux. 
UOcre jaune %% trouve dans le Berry en bancs de l'épaisseur d«- 



V 



■^ 



(4o8) " 

4 il 8 pouces et qui peuvent être fouillés jusqn^à i5o et même aod 
pieds de profondeur , entre des bancs de sablon c^uarzeux blanc «C 
de terre argileuse jaunâtre. (Bomare , Minéralogie , 1. 1 , p. 117. > 

1 5. Fer oxydé terreux , janne^rou^sràtre , serrant de ciment à de» 
grains de quarz ( Eisensanderz , W. ) , et formant des espèces de 
tuyaux comprimés de plusieurs pouces de diamètres ; des environs 
du Mans : -donné par M. Menard de~ la Groye^ 

De Born a décrit dans sa minéralogie ( t. 2 , p. 2B±) des mor« 
ceaux semblables venant d'Espagne, ' 

On rencontre assez communément dans les bancs de sablon qui 
recouvrent les coucbes d'argile commun?, et dans les ^ès friables ,' 
en Picardie , et dans beaucoup d'autres lieux des masses concrér 
tionnées ou informes de fer oxydé sablonneux que les ouvriert 
nomment Roussier, 

14. l^er oxydé pseudomorpkique compacte , {aune - roussatre l 
xnodelé en madrépore du genre des caryophyllies et souillé de ht 
oxydé terreux de la même couleur; de Sibérie. ' 

i5. Fer. oxydé des terrains marécageux ) en masses plus ou moiM 
compactes , ou cariées , ou presque entièrement terreuses , jaunes 1,' 
jaùne-roussÀtres et rougefttres ; de France , de Bohème et de Russie» 
une partie de ces masses sont placés parmi les rocbes. 

Le nombre des morceaux de fer^oxydé est d'environ eeru^itaran^ : 
)a moitié d'entr'eux appartient au fer oxydé fibreux ou copipactej^ 
èrun ; le reste aux variétés globuliformes ou terreuses. 

Xift variété Fer oxydé terreux , jaune>verdl^tre , manque. 

AfPBKDICB. 
* U FIR QXYPÉ I^OIH YITRIiUX^ 

Schwarz-Eiserutein de Wemer ? 
CARACTERES ET ANNOTATIONS. 

( ffaujr , Tableau comparatif, p. 98 et 274. ) 

pesanteur spécifique^ 3,2. 

Dureté: Rayant légèrement le verre : poussière jauite. 

M^gnétismeSExposé k la flan^mè d*une bougie , il devient na-« 
0nétique sans se fondre. 

Il est composé, d'après l'analyse d# Vauquclin, de fer oxjH4 
$% :95| eau i5 et sUice 3, 75u 



( 4o9 ) 

« Cette varîëté à ^t^ dë^ooTerte aqx environs de SouTz^ 
département da Bas-Rhin, par M. Delcros^ ingénieur ^éo«' 
graphe du département de la guerre. Elle y est adhérente ' ' 
à un fer oxydé brun, et provient du passage de celui-ci 9 
une nouvelle modification occasionnée par la présence d'une 
certaine quantité d'eau. » 

* II'. FER OXYDE RlÉSINlTE, 

Eisenpecherz ou Fer piciforme , Fe|\ber. — - Id. ,^ Kabst. — Fer 
sulfaté avec excès de base , Gillet-Laumont. -^ Pecherz ferrugi- 
neux, Dblam, 

GAIIACTBRES. ^ 

(Haûy^ Cours de Minéralogie de 1808. ) 

Jaune-brunâtre , ayant Tapparence de la résine ; facile à écraser. 

£xposé brusquement à la flamme d'une bougie , il décrépite ;;mais 

avec précaution il se fond , et devient magnétique. Pesant, spécifi. 

. a , 3. Mis dans l'eau ses fragmens s'y divisent. Isolé et frotté , il 

acquiert l'électricité résineuse. 

M. Klaprotb y a trouvé fer oxydé 77 , eau 26 , et acide sulfurî- 
que sec 8. 

Le Fer oxydé résinite , analysé par M. Rlaproth , pro- 
Tenoît d'après- l'indication de Ferber de lamine de Kust 
Beschnrung , près de Freyberg. Ce minéral a beaucoup de 
rapports a^ec une substance trouvée en 1786 , par M. Gillec 
Laumont, dans la mine de plomb d'IInelgoet, départ, du 
Finistère , «t désignée par lui sous^ le nom de Sel acide 
phosphorique martial » laquelle contient aussi de l'acide 
snifnrique , comme M. Descotils s^en est assuré. ( Cillef" 
jMumont , J. des M. t. 23 , p. 22 1 et suiv. ) 

. III. FER OXYDE CARBONATE. 
( Première partie , p. 7. ) 

tJne grande partie de la Ckauap carbonàtée /errijèfe , du Traité. 

'^ Mine de fer spatbique , R. D. — Fer spatbique et Mine de fer 

blanche , BeRgm. — Id. , De B. — - Fer spatbique et Mine d'acier , 

. Fçy «rbonaté j Delam. — Spàthi^erçis^nHein ^ AV, — Spàckeiseu^ 



v/ 



( 4io ) 

tein, K.AR8T. —M. dif. bianca o spatiça , Ferro aeraté ; Petr. — 
M. de h: espatico , Piedra de acero ; Herbo. ^- Calcareous ou 
Sparry Iron Ore , Kirw. — Sparry I, O. et Carbonate ofiron, 
Thoms. — La Mine de fer spathique ou le Fer spathique , Brocs» 
-»I(1. , Brong. 

y observations ^ 

( Haûy , Tableau comparatif , p. 276 à 2S1. } 

A Tout nous porte à croire , dit M. Haiiy , qu'il existe dan» Ir 
nature , depuis la Chaux carbonatée sans fer et sans manganèse , 
jusqu au Fer spathique privé de chaux carbonatée , une succession 
de passages intermédiaires , qui présentent dans 'des proportions 
variées, la réunion des deux substances. C*est la conséquence à la- 
^ quelle conduisent les résultats obtenus par les chimistes, mais il ne 
paroît pas rigoureusement démontré qu'il existe une combinaison 
directe de fer et d acide carbonique , dont la molécule soit sembla- 
ble à celle de la chaux carbonatée. Plusieurs minéralogistes , et en- 
tr autres Borné de Tlsle ( Cristallograpkie , t. 3 , p. a33 ) , ont pensé 
que la chaux carbonatée se transformoit peu à peu en f elr carbona- 
te , par une substitution des molécuies ferrugineuses aux molé- 
cules calcaires qui leur cédoient leur acide carbonique. Cette trans- 
formation laissoit subsister le mécanisme de la structure , à peu 
près comme dans le bois agathifié on retrouve tous les linéamens 
de l'organisation primitive , en sorte que les molécules quarzenses , 
en remplaçant uo^ à une celles du bois , ont ptis fidetement Yem' 
preinte du tissu végétal. On sait que le fer spathique copie , pour 
ainsi dire , exactement toutes les modifications de la cfaaux carbo- 
natée , etc. p. 278. » ' 

« S'il étoit prouvé que le fer spathique est formé par remplace- 
ment , il ne seroit plus alors une espèce proprement dite , mais il 
faudroit le considérer comme une pseudomorphose , soit complète, 
soit plus ou moins avancée , et il seroit dans la nature des choses 
qu*il n*y eût aucune limite entre ce^ même minéral et la chaux car- 
bonatée. Si au contraire il £St un jour bien prouvé que le fer spa- 
thique consiste dans une combinaison directe de fer et d*acide car- 
bonique , o^ sera toujom's forcé d*en séparer la chaux carbonates 
qui ne renferme qu'une certaine quantité de fer , et la difficulté de 
déterminer la ligné de démarcation entre les deux espèteé , ne pourra 
^tie reprochée k personne. » p« 281. 






(4") 

« U seroit démontré d'ailleurs que tes deux espèces ont une forme 
primitive semblable que la méthode n*en seroit point ébranlée, puis*- 
qu'elle ne repose pas sur le principe qu'une même moléciile ne peut 
appartenir à des minéraux différons ; mais bien sur celui que 1© 
xnéme minéral ne peut pas offrir deux fotmes de molécules c^ffé?» 
rentes (Cours de Minéralogie ,,1812.) 

Les mémoires et les notes publiés sur ce minéral par MM. Drapn 
pier , Hassenfrat^ , Bucbol^, Descotils et Tbenard , sont insérés 
dans le i8.* et le 21", volufnes du Journal des Mines. M. Descotils 
fi eu principalement pour but de prouver que le Fer spathique ^arie 
beaucoup dans sa composition et que k résistance qu'il oppose quelf 
quefois à la fusion est due k la présence de la magnésie. 

ANNOTATIONS, 

Le Fer oxydé carbonate ae trouye en veines dans, les 
montagnes anciennes et notamment dans le gneiss , en France 
et en Styirîe. Il est ordinairement associé au fer oxydé brun , 
à la cbanx carbonatée , pare on brnnissante , an quarz, an 
fer snlfnré, etc. On le rencontre aussi en couches dans la 
cbanx carbonatée compacte de première formation à Henné- 
jberg en Franconie. Ses cristanx tapissent quelquefois des 
cavités dans le basalte ( Hauy }. Ce minéral abonde en dif« 
; férens lieux de FAatr^cbe , de la Bohême , de la Saxe et 
^e l'Espagne ; il existe également en grande qnantitéa Allé- 
▼ard et à Vizille , départ, de Tlzère. U est exploité comme 
mine de fer et^se convertit très -facilement en acier» 

M. Haiiy possède un échantillon de basalte giis-noirâtre de Stein- 
beim » Grand-'Ducbé de Francfort , dc^t une cavité renferme du 
fer spathique concrétionné-mamelonné , à lames courbes et comme 
testaçées , d'une couleur jaune^brunâtre. 

1 • Fer spathique primitif, translucide , en gros cristaux groupét 
et encroûtés de fer oxydé , jaune - roussâtre ; de Hiittenberg en 
Carinthie. * 

i. aV, s. primitif y noirâtre, encroûté de manganèse oxyd4 
terreux 4 du même pays. 

). ^. La même variété | recpuvertp d'u|ie crojùite même de quarat- 



^ 



agatbe calcédoine , bleuâtre , avec dendrites de maganêse , sur hr 
oxydé compacte ; également de Huttenber g 

II. c. F. 8. primi^f, avec fer sulfuré et quarzr-hyalin prisme ; de 
Kremnitz en Hongrie. 

On en trouve aussi de très-beaux' cristaux à Freyberg en- Saxe. 

1 , d. Suite de morceaux de la même variété , de difTérentes cou- 
leurs et à divers degrés d'altération ; de Huttenberg en Carintbie. . 

â. Fer spathique équiaxe ^ brun, avec F, oxydé terreux, > jaune- 
rouseâtre ; du départ, de TAude. 

3. Fer spathique contractant^ brun rougeâtre, en petits cristaux « 
recouverts'' en partie de mamelons de chaux carbonatée ^avec aiguil- 
les de quarz , sur quarz conqrétionné \ de Hongrie : échantillon 
€k)nné par M. Haliy. 

^ 4* Fer spathique dihexaèdre / gnsktre ^ engagé dans la chaux 
tulfatée granulaire saccharoîde ; d'Espagne : donné par le même. 

5. Ter spâitïnque lenticulaire , jaune isabelle , en belles lentilles 
grouppées , sur le fer spathique lamellaire et chargées de cristaux 
de cuivre gris ; de Kremnitz , en Hongrie : beau morceau donné 
par M. Heuiand. 

5. ai Autres morceaux de la même variété avec cristaux de 
quarz , cuivre gris et cuivre pyriteux ; de Baygorry , en France. 

5. b, La même variété , de couleur brun-rougeàtre,^ans le schiste 
argileux gris*bleuâtre. 

fi. Fer spathique laminaire , blanc-jaunâtre ; d*Allevard. 

6.- a. F. s. laminaire , brun jaunâtre avec quarz-hyalin concré- 
tienne fibreux , recouvert de quarz-agathe calcédoine mamelonné et 
de Gacholong ; de Hiktenberg. 

6. ù. F. s. laminaire, blanchâtre «t jaune-roussâtre , avec fer 
oligiste laminaire et titane oxydé fibreux ; des environs de Mous- 
tiers : donné par M. Hersart de la Villemarqué. 

6.' c. Suite de morceaux de la même variété , mélangée de Cb. 
carb. laminaire pure , de spatli brunissant, de fer oxydé brun, de 
quarz , de fer sulfuré, etc. de divers pays. 

^. Fer spathique /ame//a£>^> avec cliaux carbonatée ferro-maii' 
ganésifère contournée , et quarz-hyalin ; de C la us thaï au Hurtz.. 



. (4t5) 

7* a. Morceauit dé la même variété de couleur brune ^ ou tOH" 
geâtre ou noirâtre ; de Saxe , d* Ai^leterre , etc. 

8. Fer oxydi carbonaté^^rcwa; , brun-jaunâtre et brun ,* en 
niasse légère et comme spongieuse , à grands pore» ; deSchemnitz; 
en Hongrie. » ' . ■ 

9. Fer oxydé carbonate pseudomorphiijue et inenistarUf d'un 
brun - rongeâtre , modelé en chaux cârbonatée m^tastatique ; du 
même pays# ^ 

Le nombre des morceaux relatifs au Fer oxydé carbonate e)C 
d'environ cent. . ' ■ 

Les variétés inverse et ùaaée manquent , ainsi que la . variét^^ 
compacte , blanc^jatiaàtre , d'£isenerz en .Styrie , * dont M. Tondi 
possède un bel échantillon. 

^ *^ Vn«. EspÀcB. FER PHOSPHATÉ. 

( Première partie, p. 3 10.) 

Fer phosphaté cns^allisé ou laminaire, — Bleu martial fossile 
cristallisé , aussi Schorl bleu de Sibérie ; $aoe. — Schorl bleu de 
Sibérie , Macquart. -r-Fer phosphaté au maximum , DfiLAnt. — F. 
ph. laminaire , Brono. 

T^^h,>terreux. — Fer azuré , du Traité. — Ocre martiale bleue ^ 
Bleu de Prusse natif ; R. D. — » Prussiate de fer natif, Da B. — Id, 
et Fer azuré , Delam. — Èlaue-Eisenerde , W. et Karst. — Tïif^ 
chino di Prussia natiço , Petr. — Hierro terreo azul, Herro. — 
Blue Maniai Earth , Kirw. — Blue*Iron-Earth , Native Prussian 
Blue^^ Thoiks. — Le Fer terreux bleu , Brocb. — Fer phosphate 
azuré) Brong. 

. VARI STBS X>£ (FORMES* 

( HaViy , Cours de Minéralogie de 181 1 et de' 1812. ) 

1. Fer phosphaté quadrioctonal; de la Bouiche. 

Prisme à 8 pans terminé par des pyramides à 4 quatre faces. 

3. Fer phosphaté aciculaire; 

£n aiguilles déliées appliquées à la surface de la Pyrite magnéti- 
que , de Badenmaïs , en Bavière , d*où il a été rapporté par M.; 
JPetersen. (Haûy 1812. ) 

^, IPer ^hoaphaiiéterreuX'Compacte^ 



1 



( 4-6 ) 

VHP. EsFicE. FER CHROMATÉ. 
- !( Première partie , p.i47et3is.} 

m 

Cbromate de fer , Tassaert. — Chrome oxydé fetrifère, GoDôiC- 
SaInt-Memin. — ï'er chromé, LaugiIla. — Eisen Chrom , Karsi^. 
• — ChronuUe ofifon, Thoms. — Mina cithica , Herro. — Fer 
cliromaté, Baoch. — ^Id. , Delam. 

CABACTERBS ET VARIÉTÉS* / 

(Haûjr, Cours de minéralogie de 1812. ) 

Forme primitiçe. L'octaèdre régulier. 

I et 2. Fer chromaté /7rini«/</*et F. ch.'/Am/miire ) des envirom 
de Baltimore , dans le Maryland , aux Etats-Unis. 

li est en petites masses sub^métalloïdes de couleur noire, à tissil 
^en partie lamelleux et en partie conchoïde , entremêlées de lames 
de talc nacré , coloré , par Tacide chromique , en rose nuancé dt 
violet. ^ 

AK ALYSS. 

L'analyse qtie M. Laugier a faite du Fer chromaté de Sibérie ( Ann. 
tlti Mus. t. 6 , p. 33o. ) , lui a donné Oxyde de chrome 53 , Oxyde 
de fer 34, alumine 11 , silice x , résultat analogue à celui de M. 
Lowitz qui l'a également analysé , et à celui que M. Klaproth^a ob- 
tenu pour le Fer chromaté de Styrie. 

M. Godon->Saint-Memin et M. Laugier sont portés à croire que I* 
chrome existe à l'état d'oxyde dans cette combinaison* 

ANNOTATIONS. '. 

Le Fer chromaté a été décoaTcrt , en France ^ à la bastide 
de la Carrade , près de Gassin , département da Var , par 
M. Pontier. Il y existe en Iit9 dans la serpentine cominone» 
On le trouve en couches entre le-porphjre argileox et la 
wacLe , en Sibérie , dans la partie S. O., des Monts- Garais 
{^Leonhard f Handbach , etc. 1 1. 3 ^ p. 4o )• H est disséminé 
dans an talc schisteux: dans la partie boréale des mêmes* 
montagnes. Celai de Krieglach en Styrie est dans une roclie 
semblable. Le même minéral à été tronvé depois aax enyi'- 
-rons de Nantes, dan» ane serpentine qui renferme aasti dt 
la diallage, ( PwiwwjOTi. ") 



• , (417) ; 

iw Per chrbiiiaté mhlaminaire , noir de fer ; de Silîérîe. 

Q. Fer chromate granulaires-massif, engagé dans la serpentine 
commune noir-grisâtre ; du département du Var ï donné par M» ' 
Boyer Fonscolombe. / 

IX^ EspècE. FER ARSENIATÉ. 

( Fiemière partie , p. 148. ) 

Arseniaf^ de fer, De Bournon. -^J^firfelerZfVr. ettiAksT.-^ 
Jérseniate 0/ Iron , Cube Ore ; Thoms. — Fèr arseniaté , BnocH. 
-^ Id. y Dblam. ! . 

Le Fer arseniaté se tronvc eu veines , dans le granité avec 
le coivre arseniaté, le fer arsenical, le qnarz, le enivre py- 
ritenx , le fer oxydé , etc. , dans les mines de.Tincroft et 
deKarraracb, ainsi que dans celles de Muttrel , dans le 
comté de Cornouailles-, en Angleterre { Boitrnon ^ J. des 
M. t. 1 1 , p. 67 ). Il a été observé depnii^^ par M. de Cressac ^ 
ingcnienr ert chef des Mines de FEiiïpîre , à Saint-LeonVard * 
• départ, de la Hante-Vienne. On Ta tronvé aussi dans le 
comté de Nassau- Usingen. Il est toujours cristallisé. 

M. Tbonason considère comme deux espèces à pari^ les ,cristau3È 
de fer arseniaté d'un vert olive et ceux qui sont d'un brun jaunâ*» 
tre; les premiers sous îe nom ^arseniaie de fer , et les seconds sou$ 
celui dHoX'arseniate de fer. ( Hdvy , iSiii. ) 

Cette distinction avoit déjà été faite par M. Protist ( J. de Ph. t.' 
63 , p. 437. ) , qui regarde le premier comme un Arseniaté au mi-^ 
nimum. Ce savant a observé de plus que le fer arseniaté se trouva 
sous la forme d'une poussière blanche , an Viana , en Galice et dans 
la Manche en Espagne , ainsi qu'au. Chili. Cet ar^niate exposé à 
tine chaleur rouge , dans un tube de porcelaine , reste inaltérable. 
( Mémoire cité. ) 

1 . Fer arseniaté primitif, vert olivâtre ; de la mine de Muttrel î 
en Cornouailles. 

1, a La même variété sur le cuivre arseniaté ferrifère concré- 
tîonné-drusillaire ( Arseniaté cupro^martial de Bournou ) bleuâtre , 
dans les cavités du quara - hyalin j de Firnberg , comté dtf 
NassaufUsingea. 

* 37 



. ( 4i8 ) 

1. b. F. a. primitif t bran-jaunatve «t bnm-noiràtre , duuU 
fer oxydé compacte, jaane-roussâurei d'Aogletefre. 

IX*'. Espace. FER SULFATÉ- 

( Première partie , p. i4^ ]• 

Vitriol martial natif , aussi nommé Vitriol vert et Coaperosa 
verte ; R. D. — Fer vitriolé, Bkhgh. — Vitriol de fer. Sulfate de 
fer , De B. — Id. et For sulfaté , Delak. — Var. du Natûrîidur 
W. — EUerwitriol, Kabst. — Ka&it. — yUriolo dimmrUy Cop- 
parosa^erde, Petr. — y. naliifO de hierro, Hea&g. — f^itriol 
oflrorij KiRw. ^ Var. du Vitriol natif, Broch. 

Le Fer sulfaté, prodoU de raltération do fer solfaré, t€ 
troQve , floua U forme de concrétions et sons celle de filamciu 
ou d'une aîraple poussière » dans plusieurs son es de roches 
et notamment dans les schistes argileux , les grès , Targile , 
etc. Il abonde à Fahlun en Suède , à Schemnitz en Hongrie, à 
Bammeslberg au llartz, à Bilbao en Espagne^ eu France ; etc. 

1. Fer suUatè JibreuX'Conjôint , blanchAtre bt blanc-îaunàtre-, ^ 
soyeux, sur Targile schistoîde durcie ; de^epvirtnsdeUeiseoheimi 
départ, de la Sarre. * 

On en trouve de semblable dans le Adam-Heber , près de Sçhnee- 
berg en Saxe. 

s. Fer sulfaté concrétionnè , vert-blanchâtre ; du* Hart^ 
M. Dubuisson a observé cette variété sur un gneiss en décomposi- 
tion, dans les environs de Nantes. 

APPENDICE AU GENBEFER. 

FER RIURIAT^. 

Pyrodmalùh , Haussmann. 

( P^rodmàlitke , c'est-à-dire , odorant par Inaction dti fiiu. ) 
M. Haussraann a décrit sous le nom de Pjrrodmalithe ( Ephémé- 
rides du bar6n de MoU , t. 4 « P- ^9^ )) un minéral découvert par 
M.^Gahn dans la miae de ier de Nordmarck, près de Philipst«dt , 
dans le Wermanland, en Suède , oi!i il est disséminé sous la formt 
de cristaux prismatiques hexaèdres d'un gris-verdâtre , dans uns 
chaux carbonatée lamidaire , mélangée d'amphibole cristallisé. Ces 
fjrismes se divisent très-nettemenc d^os le sens de leur bftse. Ur 



( 4,^9 ) ' 

, fragment de la même substance exposé au feu du , cbalumeau , ré- 
pand une odeur très-forte diacide murialique oxigene, et se réduit 
en tiue matière brune qui est du fer oxydé. Il vcst iofinimenc 
probable que ce minéral mieux connu cons tituef à' une nouvel! ô 
«spèce du genre Fer. (Haïi/ /Cents de 1812. ) 

Voyez au sujet du même minéral le 'Manuel de Minéralogie de 
M. Lèonhard pour TaAn'ée i^Sogj t. 3, -p. 142 et 143. 

CINQUIÈME GEIN'RE. 

r«. EspècE. ÊTÂÏN OXYDÉ. 

( Piemière parlic, p. i5o.,) 

Etain oxydé cristallisé. — Cristaux d'étain , R, D. •— Etaîn ri- 
treux cristallisé , De^B. — Mine d'étain commune", Etaîh ôxydé au 
inaxixnum ; Dej^aii. -^'Zirmstein, W.^tK'AHST. -^ Zinngraupen , 
d<ss mineurs Allemands'-!— Mimerai i'stagno opuca^bruna , o nerà. 
pBTR. — Ustano com\i^ à 'vi4riQso , Heiiro. —i- Common Tin 
Stone , KiRW. -- La Pierre 4'étain 4>ii 4a Mine d'ét««i commune , 

E. ô^. cop,crétiohné, -r-Mine d^étain l^ameloqDée oiji.en stalac-* 
titeS , R. D.'— Erain lîij^oneux , De B. — Et linet^fer Qjcy^dés , Hé- 
matite d*étaia , Mine d'étaïii lei'nigïnevx ; Delam. — Kornisckei 
-Zinnerzt W. -^ Holzzinrièrz , Karst. — Holz-Zinn, Widenmaw. 
^-» ilf . di S» in granctti, Stagna legno ; ' etr. — EsLano lenoso > 
Hp^KO. . — Fi^rous Tin Stone, Wbodtin Ore ,' KiRw. — La Mine 
^'étaîfi g[renue £)M l'Etain grenii , iîRocH. ....... 

E. ox. ^rfl;itf/««>e disséminé da|i8 différentes tôches* ^ Z/*/î«- 
^ ^:fintcerdes Allemands. r ' - ' 

E. ox. massif. — Etaia irkiieux: informe j D& B. *— Pîôrré d'étain* 
^^^*£2W5itç»n des Mineurs. i. „, . .v>' 

JR. 9X. jgrfinulijhrme^ -^ Sablé d'étaiu , R. D. -* Mine d'étaln* en 
sable Qi^ dç tr^nSjjOrt ., ' BOma^P. ^*-* ^imtsand 011 Seifen'tinn' des 
Allemands. -—'Étain' vitreux informe en grains — Strcain Ti^ lea 
Aîrgiàid 5 De B. -» . • . ? ^ 

CARACTÈRES ET y ARI BTÉ8. .,,... 

( Hfliï/, Tableau .cpqïparatif» p. 101 • ) • . 

forme primiU^e* Octaç^re irisrsur baissé , compo^é^e deu* pj- 






(4ao) 

i-amides dont la base commune est un carré et les faces des trUa- 
gles isocèles : et dans lequel rincidence de P suy P est de 67* 4a'. 

Les anciennes variétés de formes déterminables citées dans le 
Tableau comparatif sont accompagnées de leur nouveau signe ; plu- 
sieurs d'enir elles portent aussi des noms nouveaux : ces change- 
mens ont été nécessités par la substitution de Toctaédre à base r*- 
rée au cube , comme forme primitive de l'espèce £tain oxydé. Voy, 
la note i5a de cet ouvrage , p. 284* 

Les variétés qiiadrioctonah > octosexdécimale et bissexdécimalçy 
correspondent aux anciennes variétés pyranUdée , étjuwalente eC 
touscratiçe , du Traité. 

ANNOTATIONS. 

L'Etarîn Oixydé appartient, aux montagnes primitives cl 
aux terrains d'alluvion provenant de leur décomposition. Il 
est en lits dans le schiste mica'cc à Monte-Rey en Galice, 
dans le royame d^Espagne ; et en veines dans le granité et 
dans \t gneiss , en Bohême et en Saxe. Il est également ea 
veines dans la syénîte et dans le schiste argileux , an comté 
de Cornonailles (1) , cti Angleterre. Le qnarz, le mica , la 
litbomarge , la cliaux phosphatée on flnatée, le schéelin fer- 
ruginé, le fer arsenical , \é schéelin calcaire , etc. raccom- 
pagnent ordinairement. On le re;ncontre encore et même eik 
assez grande quantité dans les terrains d'allovion , an comté 
de Cornonailles, dans la paroisse de Saint-Denis , et aa 
Mexiqtie (2)j ^Lins Tintendanoe de Guanaxnato. 

La France (3) ne possède pas encore de mines de ce métal 
4};ni.n'es^ exploité que dans an petit nombre de lienx da 
globe. Il eu existe de très-ii|iportantes à Banca et à Malaca , 
dansl'Jnde. D y en a en Chine dans la province de Kiah-fa> 
}k 5 jonméeè de Nankin; {Sage, J. dePh. t. 54, p* 1 13. ) 

(i) M. de Bonnard , ingénieur en chef et secrétaire du Conseâ des 
Mines de TEmpire, a donné sur le gisemept, Texploitation et le* 
traitement de l^étain , dans le Cornouaillcs , • une notice très-intc- 
i^ssaute. Voyei'ïe J. des M. t. i4i P- 44^ ©t suiv. 

(â) 41 L'écain mexicain est reth'é , par le lavage , des terraias d'A-. 






( 421 ) 

luvion^de Tintendance de Gaanaxuato, près ^e Oigantç ^- San Fe- 
lipe , Robledal ei; San Miguel el Grande , de même que dans Tin- 
. tendance de Zacatecas , entre les villes de Xcrèset de Villa Nueva. 
Une des mines d etain les plus communes de la NouvêlIe-Ëspagne 
est rétain ojcydé concrétionué , ou le Wood^Un des minéralogistes 
anglais. Il paroît que ce minerai se trouve originairement dans des 
filous qui traversent des porphyres trappéens ; mais les indigènes 
au lieu d^attaquer ces filons , préfèrent d'extraire' Tétain dés terrains 
de rapport qui remplissent les ravins. L'intendanc^e de Guadalaxkra 
produisit , en 1 802 , à peu près gaoô aroùas de cuivre et 400 d'&- 
tain. ( Humboldt, t. â,. p;* 58'i . ) v 

(3) L'existence de Tétain oxydé en France vient d'être constatée 
<ie la manière la plus positive par M. de Cressac , ingénieur en chef 
des Mides de TEmpire ^' qui a trouvé des cristaux et des grains de 
cette substance dans un filon qui traverse un monticule granitique 
nomcné le Puy-les- Vignes , aux environs de Saint •^Leç'nfasrc^, dé- 
partement de la Haute- Vienne. Ce filon renferme du schéeHn fer- 
xuginé ou Wolfram en .abondance , du fer arseMcal , du. fer ar- 
seniaté , du cuivi^ arseniaté ferrifère , etc. 

L'histoire de cette importante 'découverte se trouve consignée 
dans le Nouveau bulletin des Sciences , publié par la Société philo> 
znatique , tom. 2, p. 108 et 109. 

X. Etain oxydé qua^drioctonal ("E. ox. pjrramidé , du Traité. ), 
brun-noirâtre, sur le quarz-hyalin prisme» blanchâtre j de Schla- 
ckenwald , en Bohême. 

1. 0. £• ox. ijuadriocLonal et octosexdêcimal (£. ox. éifuîçalent^ 
duTiaité), avec chaux fiuatée bordée, violette, et fer sulfuré 
blanc concrétîouné , sur du quarz ; du comté de Cbrnouaiilès : 
donné par M. Maw'e.» ' . 

a. Etain oxydé dioctaèdre ', brun-rougeâtre V petit cristal isolé : 
du même pays. 

3. Etain oxydé octosexdécimal ( E. ox. équivalent , du Traité ). , 
noir, en eristaux groupés, dWe forme très-nette, sur le gneiss; 
de Schlackenvald. 

5. a, La même variété en cristaux plus petits et de couleur brun-^ 
rougeatre ; du même pays. 

4. £tain oxydé bù-'sexdécïmal ( E. ox. souatractify du Traité }>. 
avec cristaux de quars ; de Bohême. 






( 423 ) , 
" 6. Etaîn oxjdé distUfue , briinàtre ; portion à^ cristal isole : 
d'Angleterre. 

6. £tain oxydé hémitrope , noir , avec mica argentin hexagonal 
et quarz-hjalîn prisme, blanchâtre ; deSchlakkenwaldfènBohêine. 

6. a. Suite de morceaux de la même variété, la plus commune 
de cette espèce avec argile lithomarge , topaze , chaux phosphatée^ 
fer arsenical , etc. ; du même pays* 

r • • • I 

6* h, Antnes morceaux de la même variété sur le quarz , le 
gneiss , <etc. .; des. mines de la Saxe. 

6. c Portion de cristaux hémittopés indiquée pour venir du pays 
des Tartares Xongouses ?" 

y, £tuin .o!ïydé coricrétionn^''mamelohné , Tongektre j eA partie 
fibreux ,. et. en. partie testacé ; rapporté du Mexique par Dombey. 
Ce morceau., qui a.trèsopeu soufTert dû frottement , a environ 4 
centih-ères ( \6 lignés) de hauteur sur 5 ceutim. ( 14 lig* } d'épais* 
seur et pèse environ 10 décagramines ( plus de 5 onces ). 

7. a.-K ox. concretionné-fibreux ^ jaunâtre et brunâtre j en irag- 
mens roi]lés ; du Cornou^illéj. 

8. Etain oxydé grnnnlaire-massif , fcruh-nbirâtrc , dàiis le quars 
et le micà* de Platteri en Bohême. . 

9« Etain oxydé sublaminaire ou amorphe» brun; d'Alteinberg 
en Saxe. 

1 o, Etain oxydé granrtlijorme , en grains anguleux , plus on 
moins déformés, de couleur brune ou blaïichâtre ; dès terrains d al- 
luvion deCoîombe ou de Saint-Denis , dans lè Comouaillés. 

'Isie a rapporté des Indes-Orientales un s^ble d^éta^ 
noir , ti'ouvé dans les montagnes d'Ophis , à .quinze journées do 
Malaca. {Cristallographie, t. 3, p. 4^1 •) 

Le nombre des morceaux relatifs k rÊtâin^xydé est d'environ 
soixante , non compris les cYistaux simples ou maclés, et les échaiH 
tillons du gradin d'étude : il y en à vîiigfc'de ces dwaiërs, 

ir. Espèce. Ïî:TA1N SULFURÉ. 
( rreniiere pa tie , p. i5i. ) 

Or m»nssif natif,. De B. ,r- Etstiu. çuhfuré , Djei«am. — Zinnkies , 
W, et Kar^t . — S:.agno soljonuo i p^iXR. -r Pirit4i de Eu^utOt 



( 423 ) 

HiARG. — Tin Pyrites, Kirw. — La Pyrite d*étain ou PEtain py-» 
liteuz , Broch. — Id. , Baono. , 

L'Etaln snlfurë n'a enoore é\é trbfivë qu^à Wheat-Rock/ 
comt^ de-CornO/nailles en Angleterre, dans nn filon composé 
principalement de enivre pyriteax et de quart. 

1 . Ëtaln sulfuré amorphe , gris-noirâtre : petit échantillon , très« 
pur, donné par M. Haiiy. 

â. Etain sulfuré amorphe ou massif, gris-d'acier mélangé de eui-* 
yre pyritauz et de quarz-hyalin disséminés y sur le quarz commun ; 
de TV^heal-Rock. .. ,' 

La collection de M. De Drée renferme deux beaux morceaux 
de cette substance et deux échantillons d'Etain prétendu natif , ve» 
nant ^ Tun de Comouailles , Tautredes Pieux , départ, de la Manche*. 

La plus grande partie des Minéralogistes s'accordent à révoquer 
en doute l'existence de V Etain natif. Rome de Tisle et Kirwaa 
•nt admis comme tel celui de Comouailles. 

SIXIÈME GENRE. 

ZINC. 

V\ EspicE. ZINC OXYDÉ. 

( Première partie , p. i53 et 3ia. ) 

M. Smithson ayant prouvé, dans son important mémoire sur les 
Calariiines (Transactions philosophiques de 1 8o3 ou J. des M. t. 28 , 
p. 541 à 362 } , que les substances désignées sous ce nom dans les- 
onvrages'des minéralogistes étoient communément des mélanges de 
«carbonate et d'oxyde de linc j avec ou sans eau , et que ces com- 
binaisons se trouvoient aussi isolées et avOient des caractères très* 
diiTérens, M. Haiiy a introduit dans sa méthode l'espèce du Zinc 
carbonate^ comme nous l'avons déjà v« dans la première partie de 
cet oi^vrage , Additiom, p. 3i3. 

Il n'en est pas moins très-difficile d'établir une synonymie exacte- 
pour le linc oxydé dont les différentes variétés ont été regardées 
par les minéralogistes , tantôt comme un oxyde et tantôt comme un 
carbonate de Zinc. Ainsi , par exemple , De Born ,- décrit sous le- 
nom de Zinc spathique ou de carbonate de aine , le zinc oxydé silici- 
fàre du Brisgaw , taudis que son oxyde de zinc en stalactiques , trèsr 



\ 



1 



( 4»4 ) 

Uâne , à surface lisse ', est une yariétë de zinc carlionaté. Pins ré- 
cemment M. Kacsten donne comme des sous-eipeces dn nnc car- 
bonaié de M^ Haûj la Calamine commune et ht, Calamine lameU 
leuse de Werner , eta , etc. 

Nous avertissons donc ici que quelques-unes des T^étés décrites 
par^ plusieurs des auteurs cités, comme du Zinc oxydé , appar- 
tieaneut aus5i an Zinc carbonate. 

Calamine ou Pierre calaminaire, aussi Spath de zinc et Mine ds 
zinc ¥1 tri forme ; R. D. — Zinc en chaux , Bebgh. — Calanûoe , 
Chaux ou Oxyde de zinc , Zinc spathique et Carbonate de zinc ; 
De B. — Zinc oxydé, Dklam. — ZinÂglasers , Karst. — Gai- 
TfUfy , W. -^ Spato di zlnco , Gialhamina; Pkt«. — ZincespadcOj 
Calamina; Herrg. — Compact et Striated Calamine , Ki&w. — La 
Calamine , Brocb. — Zinc calamine , Bbohg. — Oxjde de zine 
' filicifère , Smithson. -^ là. , Berthier. 

Z. ox. terreux , mélangé de fer oxydé* — Calamines bnmes oa 
tongeàtres , terreuses. — Zinkocker, Kabst. 



CABA€TiBE8. 



Les cristaux de Zinc oxydé sont éminement électriques par k 
chaleur et se dissolvent , sans effçrvesce ce , dans Facide nitrique 
«vec lequel ils forment une gelée : les masses concrétionnécs font 
la même chose. 

Un cristal ou un fragment de zinc oxydé esqtosé an. fea du eha- 
Inmeau devient terne et friable, san.s se fondre , et sans répandre de 
Cocons blanchâtres. 

SBÎv.iDt MM. Smithson et Bérthier ce minéral est essentifillem«at 
composé d'oxyde de zinc et de silice ; et en effet les cristaux les plus 
nett en contiennent le quart de leur&poids (Mémoire cité ,p. 344}» 
il renferme aussi un peu d*euu. 

ANKOTATIOHS. 

Le Zînc oxydé forme à loi senl des canchea d'une asaa 
grande étendue dans les mon tagines calcariierea. Il est ordi<*> 
nairement associé an plomb sulfure et à plusieurs antres mines 
do même g^re. Très- souvent aussi il est mélange de fer 
oxydé et quelquefois de chaux carbonatée. On le trouve en 
couches^ eo Pologne dans les enviroas de Cracovie ^ dans tes 



(4^5) 

comtes de Derbj et deSommerset , ,eii Angleterre; a Raibel 
en Caritichie; à AlçaVas en Espagne, et en France dana lea 
dépâriemens de la Roër (i) , de l'Ourthe , du Lot (p,)^.eic^ 
II est également en reines dana les mêmes montagnes on il 
accompagne très-souvent le plomb sulfnrë et le fer oxydé 
comme à Taïna en Daourie (3) , dans le Flintshire en Angle- 
terre , à Fribourg en Brisgaw , à Saint-Sanvenr et à Anlus-, 
en France, etc. Ce sont les veines qui nous fonrnissent les 
cristaux et les masses concrétionnées les plus pures de cette 
même substance. Les terrains les plus récens offrent aussi 
^Q zinc oxjda en masses terreuses, souillées d'argile el 
d'oxjde de fer, de différentes couleurs. 

(i) Le gisement de la calamine du ci-devant pays de Juliers,' 
aujourd'hui département de la Roër , a été décrit avec beaucoup de 
soin par M. Duhamel âls' ( J. des M. t. 1 1 , p. 194 ^ ^^^ ) « 4"i ^ 
observé que ce minéral forme une couche distincte entre deux au- 
tres couches , riiue de îéx oxydé et Tatitre de plomb sulfuré , enve- 
loppée^ toutes trois dans une couche sablonneuse et reposant sur 
un calcaire compacte. U a reconnu cette disposition sur une assez 
grande étendue de terrain. Les couches de calamine de ce dépar^" 
tement se prolongent sur environ 5 myriamètres de longueur jus- 
dedans celui del'Ourthe, où elles sont mêmes plus puissantes et 
de meilleure qualité. Les endroits du département de la Roër où 
]'on exploite le plus abondamment la calamine , sontv* la montagne 
de Mausbach , à 1 a hectomètres , et à Touest de Groesenich , et 
celle de Busbaeh , k 3 kilomètres environ , à Touest , de StoUberg , 
•ur la gauche de la Dente. ( Mémoire cité- ) 

Ce mémoire renferme en outre des <^étHils sur le mode d'exploi- 
tation et le produit de ces mêmes mines , qui sont étrangers à notre 
j^bjet et que nous, regrettons de ne pouvoir même indiquer* 

La masse calaminaire de Limbourg , département de l'Ourthe, 
^st compacte », grenue et jaunâtre ; c'est un mélange dô 71 parties 
cl*oxyde de zinc siliciière et de 28, parties de carbonate de zipc , a^vec 
Yin-peu d*oxyde de fer. ( Berthiçr , J. des M. t. 38 , p. 35l. ) 

(2) Il existe une couche de zinc oxydé compacte sur le revers 
pccidental d'une montagne calcaire à sommet arrondi, dans le do- 
jxiaino de Combecave à 2 kilomètres IM. O. de Figeac, déparcemeat 



( 426 ) ; 

du Lot. ft -Cette couche , dit M. Cordier , est compos^ presque en 
entier de zinc oxydé compacte , au milieu duquel on trouve du 
plomb sulfuré et de la barytë^ sulfatée dissémiaés. Cette calamine 
est d'un brun jaunâtre ^ et se divise en masses irrégulières , poreu- 
ses et criblées de cavités. On la casse assez difficilement quand elle 
est ■ è lie. £lle s*imbibe facilement dlmmidité et devient alors pres- 
que friable. Le plomb sulfuré qu*elle renferme est sous la forme de 
grains, de rognons et de veinules dont la cassure est constamment 
à grandes facettes brillantes. Certains rognons pèsent jusqu'à quatre ' 
livres. (Statistique du départ, du Lot, J. des M. t. 2a, p. 27. } 

(3) Le zinc oxydé se trouve dans les mines de plomb de Taïna 
en Daourie ,'sous la forme de grains arrondis , tantôt isolés et tantôt 
réunis deux à deux , et en masses concrétionnées transliicides (plu- 
sieurs de ces concrétions appartiennent alissi au zinc carbonate , ^ 
comme nous le verrons plus loin ) , de diverses teintes de blanc , de 
jaunâtre et de verdâtre. M. Patrin les a parfaitement décrites dax|s 
le tome 4*- ^^ ^on histoire naturelle des minéraux ( p. aoo etsuiv. )• 
La mine de plomb argentifère de Klitcka , dans le même pajs , a 
offert à ce savant une autre variécé de calamine qu'il décrit Comme 
il suit : « elle est en masses orbiculaires applaties de 6 à 7 pouces 
de diamètre , sur i à 2 pouces d'épaisseur à lepr centre , d'une 
couleur blanchâtre extérieurement , un peu jaunâtre à Tinténeur. 
Elles sont composées de lames verticales qui ont différentes direc- 
tions et dont l'extrémité forme des stries à leur surface supérieure 
( p. 204 )• — Cette structure rappelle celle de la variété de baryte 
sulfatée nommée Pierre de Bologns* 

1 . 2anc oxydé trapézien , blanc-jaunàtrè , à^BEki transparent, for-* 
niant des masses concrétionnées , toutes chargées de cristaux; de 
Raibel en Càrinthie : plusieurs morceaux. 

i. Z. ox. trapézien, eà^cristaux lamelliformes , avec argile litho- 
marge blanc-verdàtre et cuivré carbonate vert , dans le fer oXydi 
cuprifère ; de Nertschtnskoi en ^bérîe. 

1. ^. Z. ox trapézien, en boules radiées blanchâtres ifenfèrmant 
dans leurs insterslices des prismes hexaèdres dé plomb carbonate 
jaune , souillés en dessus de fet o^Tydé terreux jaune roussatre ; 
de Zmeof en Sibérie. 

. a. Zinc oxydé cristallisé , derai-*^transpArc9it , toùge&trè à la siut 
&ce , sur Z. ox. "massifs de Sibérie. 



r 



, 5. Ziac oxydé ( silicifère ) lamelUJorme, blanchâtre , stir fer oxydi 
«ompâcte concrétionné , avec Fer oz. terreux^, jaune ; de Uofgruiid 
près de Fribourg , en Brisgaw. 

4. Zinc oxydé corlcrétionné-manulonné , drùsiquéà la nirface et 
blanchâtre , sur le talc «chisteux, blanc -verdâtre; de Sibérie. 

6* Zinc oxydé compacte , jaunâtre , en masses caverneuses ; de 
Limbourg , départemejat de TOurthe. 

6. Zinc oxydé terreux , méiangé de fer oxydé jaime-rovssâtré éè 
brun;- des divers pays. 

Suite de xtiorceaux de zinc oxydé ou carbonate , concrétionhi^ 
compacte^ blanchâtre , blanc-verdâtre, etc. sur le fer oxydé coin-« 
pacte, avec cuivre carbonate bleu et c» c. vert , fer sulfuré , fer oxydé 
terreux , etc» ; d'XIdekanski et Semenowski , en Sibérie. 

A^^ÈNDICB. 

* ZINC 07ÇYDE F^RRIFÈRE. 
y/ ( Hauy , Cours de Minéralogie dé 1 8 1 2. ) 

Cette sous-espêcO'de %\nc ôxyTlé se trouve sous la foriHe d£ petites 
lames trânshicîdes , d'un rouge -brunâtre , dans une chaux carbonate' 
laminaire, qiii rênferm* aussi des giains de fer oligiste^ aux en* 
'viroîis de New-Jfersey dans l'Arriérique ieptcntrionale. 

Elle contient sur joo parties : oxyde de zinc 5o, oxyde de fer 
45 , oxyde dt manganèse 5. { Vautjuclin, J de Ph. t. 74 , p. 20 ) 

La .Collection du Muséum en possède un beau morceau dont ell* 
est redevable à M. W. Machire fjui m a lait la découverte , dans 
un terrain qu il regarde comme cran^ de première formation. 

* IL Espèce ZINC CAUBONÀTÉ. 

( Premtère partie , p. 3 «3.) 

Miné de zinc terreuse , en masses transpurçntes , de Daourie ; 
Sage , J. de Th t. S6 , p. Sad. — Zinc ccrbonaté , Smithson. — . 
Id. , BncKG. — IJ. , Delam. — Spùthigsr Galitnel, Karst. 

( Une partie des Var. du Zinc spathiqtie et de la Calamine det 
Anciens minéralogistes appartiennent à cette espèce. ) 

C A R A C T i; R £ â. 

Cette espèce diflèie de la précédente en ce que Ses cristaux na 



(4^8) 

•ont point électriqties pax' la chaleur et se dissolvent en ender dant 
les acides , avec une viyeefTervesceace , sans y former de gelée. Les 
masses concrétionnées se comportent avec eux de la même manière. 
(Smhkson et Berthier^ J. des M. t. 28 , p. 348 et suiv. ) 

Ëile nest pas non plus combustible au feu de chalumeau. 

Ces masses ont, en général, Taspect du quarz-agathe calcédoine 
et une dureté ass^ grande : elles se laissent cependant entamer par 
le couteau qui en détaphe une poudre blanche. 
( Sa forme primitive est un rhomboïde obtus. Hatijr. 

Voyez au sujet de la même espèce la note i55 du Tableau com- 
paratif de M. Haiîy. 

Ce minéiTitl est essentiellement composé d*oxyde de zinc et d'a- 
cide carbonique , comme le démontrent les analyses de MM. Smith- 
son et Berthier. Il renferme aussi une certaine quantité d*eau , ec 
quelquefois du fer et du manganèse. 

C*est encore à M. Sage qu*est due la première observation de la 
présencQ de Teau et de Tacide carbonique dans certaines variétés de 
calamine. Ce savant ayant soumis k la distillation dans un appareil 
, propre k recueillir les gaz, une variété de calamine concrétionné» 
' translucide de la Daoiirie , en a retiré à peu près la moitié de son 
poids d*eau et d* acide carbonique. Voyez son mémoire inséré dans 
le J. de Ph. t. 56 , p. 325 et suiv. ; mai 1790. 

^ ANNOTATIONS. 

Le Zinc carbonate se trouve avec le zinc oxjd^ en masse 
dans leqnel ses cristaaz occupent des cavités , en Ângle- 
terrej en Allemagne et en France (i). On le rencontre amsi 
8OQ8 la forme de concrétions et de staUccitcs dans les veines^ 
avec le plomb snlfaré ; an Dcrbjshire en Angleterre et à 
Taïna en Daoarie. 

(1) A Aulns, dans les Pyrénées , à Saint-Sauveur , départ, de la 
Manche , et dans%le pays de Galles , il y a des filons qui renfermenc 
du zinc carbonate, en masses concrétionnées , contournées et cri- 
blées de cavités. Ces masses sont translucides et ont ordinaire- 
ment pour gangue une roche argilo-ferrugineuse ; leur cassure est 
grenue , incolore ou grise. {Berthier, J. des M. t. 28, p. 35o. ) 

1. Zinc carbonate rkomùqjidal , très-aigu , en petits cristaux 
groupés , tapissant des cavités dans le zinc oxydé compacte j de la 



(429) 

mine de )a vieille montagne près Je Limbourg ^ département de 
rOurthe. 

1. a. La même variété colorée superficiellement en brun-noirâr 
tre , par de Toxyde de fer ; du même pays. ' 

2. Zinc carbonate concréUonné — compacte , blano jaunâtre ^^ 
translucide des mines de plomb de la Daourie : suite de morceauj:* 

s. Z. c. concréUonné — testacé , blanc - luisant ^ avec plomb 
sulfuré laminaire et fer oxydé jaune terreux ; de KabelenCarint}iie«i 

5. Zinc carbo^até terreux , blanc-mat , en concrétions , snr le 
lînc oxydé concrétionné mamelonné ; du même pays. 

' ' Z. a, La même variété formant une croûte épaisse sur la cbaux 
carbonatée concrétionnée-testacée { de JTaucben en Carinthie. 

4. Zinc Carbonate pseudomorphique , modelé en cbau]t carbona* 
toe métastatique ; du Derbyshire. 

Les morceaux relatifs au Zinc oxydé et au. Zinc carbonate sont 
flu nombre de soixarue environ , non compris les échantillons du 
gradin d'étude. V 

APPEir DXCK. 
* ZINC CARBÔNATié HYDREUX. 

Zinc carbonate hydreux, SMiTHSOicet BERTBxnK,'-^ Zink&luthe , 
Kakst. — Zinc hydraté , Delam. 

MM. Smitbson et Berthier i^gardent comm« devant former une 
espèce particulière , une variété de Zinc carbonate de Bleyberg qui 
renferme de 1 5 à co parties d'eim. Ils la nomment Zinc carbonate 
hydreux. MM. Karsten et Delametherie Tont admise dans leu^s 
systèmes minéralogiques. 

Les caractères qi\i distinguent ce carbonate hydreux du carbo- 
natp anhydre , sont , d'après M. Berthier , d'être tendre , beaucoup 
plus léger et de se dissoudre avec une plus grande facilité. ( J; des 
M.t. à8, p. 356. ) ' 

IIKEspècE. ZINC SULFURÉ. 

' ( Première partie , p, i54,et; 3i3, ). 

Blende ou Mine de zioc sulfureuse , B. D. — Id. , Bbrok. — Id^' 
De B. , etc. — Sulfure de zinc, Nouv. Ch. — Blende, W. et 
KaAst. — Blenda, Pseudogalena; Petr. — • Blenda ^ Herao. — 
Blende , Kxaw. ** La Blende , BRoc:qç. 



1 



( 45o ) 

( Werner et tous lei minérulogist(S9 de son école panftgfnt cette 
iMpène en trois sous-espèces , la Blende jaune , la brune et la noire : 
M. Karsten en ajoute une quatrième sous le nom de Schaalenblende 
ou Blende teatacce, La première est un zioc sulfuçé presque pur , U 
deuxième et la troisième un ziuc suliuré mélangé de fer , et la qua- 
trième un zinc sulfuré renfermant , d*après l'analyse de M* Hecfat 
fils (X. des M. t. 9 , p. ai.) du plomb et du fer. £lle avolt été trou- 
vée d^ns un filon de plomb du comté de Creroldteck en Brissaw. 



CARAeTEEBS. 



M. Proust 1 ayant cbauffé au rouge cent parties de soufre et i oq 
parties de blende jaune , transparente , ropératipn finie , la matièro 
n*avoit pas augmenté d'un seul grain ni changé de couleur. Ën^uit^ 
ayant cbauiTé au rouge pendant une heure un mélange de blende 
{aune transparente*, et de charbon de pin , il ne s^est pas 'dégagé 
un soupçon^'acide sulfureux. Il en a conclu i*^. que dans la blende 
ie métal est saturé de Bouire , et s'*. qu*il y est sans oxygèod. 

Le sulfure de zinc d(yît ses différentes couleurs à des mélange^ 
d^ozydeset de sulfures étrangers. Vojez J. de Ph. t. 64 , p. i5o. 

ANNOTATIONa. 

Le Ztnc sulfure ise tronve en veines dans les montag;net de 
tontes les formations, où il accompagne sous la forme de 
cristaux , on de masses laminaires et de concrétions , diffé- 
rentes substances mécalliqnes, et notamment le plomb sal- 
forê, le cuivre pyriteux , le enivre J^rls, etc. j quelquefois 
avec l'argent sulfuré. II est aussi très-communement associe 
à la cfaanx fluatée , an quarz, à la chaux carbonatée. 
etc. On le rencontre- aussi .en Jit? dans le .schi/tte micacé \ 
Gjr^en , eu Silcsie , avec le fer arsenical , je fer âolfaré et 
iç grenat en masse ( Tondi ). Il est également en lits dao9 
un talc stéatite de la baie de Perkiomi ^ à 26 milles de 
distance de Philadelphie. {Haiiy, i8ia. ) Ce minéral 
abonde dans une fonle de lîenx et notamment en'An<rle- 
terre ^ dans les mines dn Derbyshire et dans celles d'Alston- 
Moore , dans le Gamberlapd ; |i Scbemjiitz en IJoogrie t ea 



\ > 



X 



( 45i ) 

Saxe ; en Transylvanie ; au Hartz ; en Espagne ; à Baïgorrjr 

«t à Vizîlle en France ; en Norvrège y etc. , etc. 

1 . Zinc sulfuré primitif, brun , avec quarz-liyalin prisme alterne, 
blanchâtre ; de K.apnick en Transylvanie. 

I. a. Z. s. primitif ,\x\mé verdâtre, avec baryte sulfatée rac- 
courcie , bfancbàtre sur le quarz-hyalin concrétionné et cristallisé \ 
du même pays. 

a. Zinc sulfuré tétraèdre , noir-grisâtre , en cristaux très-nets / 
^vec plomb sulfuré cubo-octaèdre , sur Ch. û. cubique , mélangé*, 
de grains de fer sulfuré ;, d'Alston-Moore , dans lé Cumjberland|, 
en Angleterre : beau morceau donné par M. Heuland. 

3. Zinc sulfuré ùi/hrme , jaune- verdâtre : cristal isolé. 

4* Zinc sulfuré triforme, brun-jaunâtre', snr le quarz cristallisé; 
de Transylvanie. 

3. Zinc sulfuré transposé , sur le fer spathique équiaze , blanc-: 
jaunâtre ; de Kapnick. 

5. a. La même variété en gros cristaux jaune-verdâtres , demi- 
transparens , dans le quarz cristallisé ; du même endroit. 

5. ^. Z. s. transposé , noir-grisâtre ; de Alston-Moore. dans la 
Cumberland* ^ ^ 

& Zinc suliuré partiel , métalloïde-jaunâtre , bronzé , avec cni- 
▼re gris disséminé, dans le quarz ; de Kapnick. 

6. 4Z. X, s. partiel^ en gros cristauîTbruns, avec plomb sulfuré 
cubo-octaèdre, spath brunissant - jaune-roussàtre , fer sulfuré ^ et 
baryte sulfatée ; de Felsobaùya près de Nagybania , en Haute 
Hongrie. 

7. Suite de morceaux de zinc sulfuré cristallisé, sur la chaux flua- 
tée , leqiiarz cristallisé, la cbaux carbonatée métastatique , simple 
ou transposée , ou bisaltcrne ; dès mines de plomb d'Angleterre : 
donnée par M. Heuland. 

8. Zinc sulfuré laminaire, brun noirâtre , avec cuivre pyriteux , 
fer sulfuré. et fer oxydé carbonate disséminés ; de Tlapujahua prés 
jde Quanaxuato dans le Mexique. / 

8^ A. Morceaux de la même variété de Saxe ,. de Hongrie et de 
Transylvanie. 

8. 6. Le même , ayec quar:^ cristallisé; de Pompéan en Bretagne. 



1 



(452) 

9. Zinc sulfuré /âmW/diVé, janiie-rotigeâtr* , avec plomb slilfnfc 
dissémiaé ; de Scharfénberg en, Misnie. 

o. û. Z. 8. lamellaire , Brun, avec cuivre pyrîteux disséminé et 
cliaux carbonatée contractée , blanr-vcrdàrre , sur chaux carbona«- 
tée laaiinaire ; du Gottbelfscbal à Jobaun Georgen Stadt en Saxe. 

1 o. Zinc sulfuré laminiforme - ramuteux-, sur le fer oxydé argi- 
lifére massif ; des environs de Metz , et non pas de coux d'Ârras \ 
comme nous l'avons dit ( prem. partie , p. 3.3;: donné par M. 
Payssé , cité plus haut , p. 78* 

II. Zinc sulfuré concrétionné''inajn€lonné ^ compacte gris-|au> 
narre , testacé , recouvrant du plomb sulfuré lamellaire, sur la chaur 
carbonatée compacte ; de Aaibel en Carintbie. 

On le trouve égilement en Saxe suivant M. Basset. 
Les morceaux de Zinc sulfuré de la Collection sont au nombrt 
4'enviEon cintjnante. 

Les variétés octaèdre et cuLo-dodécaèdre manquent. 

IV«. EspicE. ZINC SULFATÉ. 

( Première partie, p. x55. ) 

Vitriol de xinc , R. D. — Ziâc vitriolé , Berom. — Id. , et Sulfata 
de zinc, DbB. — "Vitriol blanc, Couperose blaucbe. — ■, Var. du 
Natûrlicher P'itriol.y^. — P^itriolo de zinco , ou /^. di Goslar ; 
Têtu. "^ y Uriol de zinc^ HtR^o. — yUriol of Zinc , Kxrw.— 
,Var. du Vitriol natif , Baoch. 

Pesanteur spécifique 1,327a; suivant âàssenfratz^ 

Le Zînc sulfaté se trouve ordinairement sous la forme de 
concrétions on d'aiguilles^ sur les parois des galerie.^ de 
mines renfermant du zînc «ulfnré, comme au RammeUberg 
près de Goslar ; à Rnden près de Schemnitz en Hongrie ; 
dans le département de TAveyron , eu France^ dans Ke 
comté de Cornonaillcs, etc. 

« Le zinc sulfaté tout formé , dit M. Blavier , se trouve en 
grande masse entre Gr nd-Vabre et Sainr-Fortliens , anondisse- 
juent de Villefrancbe , départ, de TAveyron. Cette ^ubstunre dont 
la cassure Ebreuse et sojeuse présente des aiguilles en faisceaux 
plus ou moins alongés , a pour gisement les fentes d^ua schiste mi* 



' \ 



( 455 ) 

cacé , qui constitue en général la chaîne des mbniiagnes des deux 
rives du Lot , dans tout le cours de cette rivière , depuis son entrée 
dans rAvejron à Saint-Laurent , jusques à Capdciyic , un peu au- 
dessous du vallon calcaire dq la Diège. » ( Statistique du départ, de 
TAveyron , J. des M. t. x^^ p. :i55. ) 

JLa Collection ne renferme qu*an seul morceau de Zi^ic sulfata 
concréUonné j il vient de Goslar. 

"W HOir HUCtlLBS. 

S £ P T I E M E G £ N R £; 

* 

BISMUT 



/ 



V\ EspicE. BISMUTH NATIF. 

(Première partie , p. i56l et 3i4* ) 

Bismuth natif de tons les minéralogistes. — * Cêdiegen WiiffuUh \ 
Vf. et Karst. — : Sitmut muivo, Pbtr. — BkmutonaUço^ Bsabo. 
-« Native Bismuth , Kuiir. 

VARIÉTÉS DB FORMES. 

( ffaiîjr , Ann. du Mus. ^ t, 13, p. 198 et suiv. ) 

1. Bismuth ;?r/mzVi^, ( octaèdre régulier) ; 

Cette forme a été observée par M. Fourcroy sur un morceau de 
bismuth natif de Bastnaes , en Suède , qai faisoit partie de la col- 
lection de Bucquet. 

a. Bismuth cubique ; ^ 

£n cubes très -< petits ; d*après Gronstedt , Wallerius et Em-* 
merling. 

3. Bismuth rhomboïdal; de Bieber en Hanau. 
En rhomboïdes aigus de &c^ et 120*^. 

La surface de ces cristaux dont les plus gros ont environ 1 A mil" 
li mètres ( alignes), dans le sens de leur axe, est d'un gris cendré. 
Ils sont entremêlés de cristaux de bar j te sulfatée, et se trouvent à 
Keber , en Hanau , d*où in ont été envoyés par M. Leonhard.. 

Ils offrent une modification de Foctaèdre Végulier dont on ne con- 
noissoit encore aucun exemple , et qui présente la forme de la mo- 
lécule soustractive de cette espèce. Jusqu'ici la cristallisation n'avoit 
produit une forme semblable à la molécule soustractive que dans le 

a8 



/ 



(434) 

cas où cette molëcule représentoit la foriiie primitive , qui alors étoit 
clîe-même un parallélipipècie. C'est la première fois qu'elle nous 
offre un corps semblable à la mojécule soustractlve , dans un des 
cas où Gelle-ci diffère du noyau . ( Haiïy , mémoire cité. ) 

AM^ïOTATXO.JTS. 

Le Bîsmnth natif, la pla» commune des mines de ce 
genre, accompagne ordinairement les mines de cobalt et en 
particulier celles de cobalt arsenical , dans des filous de 
montagnes primordiales. Il y est associé à plusieurs autres 
substances métalliques , .telles que le nickel arsenical , Tar- 
senrc , quelquefois le plomb et le zinc sulfurés , et plus 
/arement l'argent natif. La chaux carbonatée, la baryte sul- 
fatée y lequarz, commun on jaspotde ^lui servent de gangues. 
Ou trouve ce minéral, qui est assez rare dans la natnre, en 
assez grande quantité à Joachimstai en Bohême , et à Schnee* 
berg eu Saxe. Il y en a aussi en France, à Saini-Sauveur, 
dans les Pyrénées et dans la ci-devant Bretagne; en Suède, 
en Transylvanie et ailleurs. 

1 . Bismuth natif rhomboîdal , en cristaux groupés de couleur 
grise , dans la baryte sulfatée laminaire blanche ; de Bieber en Ha- 
nàu : échantilloïi donné'par M- H^iiy. 

2. Bismuth natif lamellaire , avec cobalt arsenical massif et 
nickel oxyBé pulvérulent ; de Schneeberg en Saace. 

a. 0. B. jx, lamellaire , ian^ le quarz ; de Bohême. 

a. b. La même variété dans le quarz-grossier ( Hornstein), avec 
le^plomb et le zinc sulfurés i de la mine de Bosenkranz , aux envi- 
Tons de Freyberg. 

a. Cé B. n. lamellaire ^^ dans un schiste argileux grisâtre, mé* 
langé de quarz ; de Modum en Norwège. 

3. d. Echantillons de la même variété , en petites lames irisées 
superficiellement, dans le qnaxz , tantôt amorphe et tantôt cris* 
talHsé) de Saxe et de Bohème. 

3, Bismuth natif ramuleux , disséminé dans un quarz-jaspe , 
rouge-brunâtre ; de Schneeberg : deux morceaux bruts et deux mor« 
ceaux polis, ^ 



(435) 
ir. Espàc». BISMUTH sulfur|:< 

' ( Première partie , p. i Sa ) 

b 

Mine de Lîsmuth sulfureuse * II. D. -— Bismuth minéralisé par I« 
«oufre , Bergm. — Bismuth sulfuré , De B. — I4>^ JDelam. — 
Wismiuhglanz, — W. et Karst. — Bismut mineralizzaùo dal 
iolfo i PÈTR^ — Éismtuo èspecular, Herro. — - Sulphurated Bù" 
jnuth , JCiRw. — Common Sulphureù Bismuth Orè , Thoms. — La 
Galène de bismuth ou le Bismuth sulfuré , Brocb. 

{Le Bismuth sulfureux est un Bismuth natif qui contient laçci-* 
dentellement un peu àé soufre : Haûjr. ) , 

Le Bismnth snlforé se trouve avec le Bismuth natif, à 
Schneeberg et à Johann - Oeorgen • Stadt , en Saxe ; et à 
Joaçhimstal , en Bohême. Il a ordinairement le quarz pour 
gangae. — 11 accompagne le C^rinm oxjAé silicîfère dans la 
mine de Bastnaés , à Ryddarhyttan en Suède ; et la mine de 
fer apathique blanche , à Bieber, en Hesse ( Rome de Tlsle). 
C'est un minéral très- rare. 

1 . Bismuth sulfuré lamellaire , en petites lame^ disposées en ra- 
meaux sur un quarz grossier , avec baryte sulfatée laminaire ; do 
Schneeberg en Saxe. 

2. Bismuth sulfuré aciculaire , gris-jaunlitre , en aiguilles entre- 
lacées , avec cuivre pyriteux disséminé , dans le quarz-hyalin $ du 
même pays. 

Ces^deux échantillons , les seuls que possède la Collection , sons 
placés sur le gradin d*étùde. 

APPBITDICE. 
* I. BISMUTH SULFURE PI«UMBO-CUPRIfÈRB. 
Nadderz , W. et Kàrst» — • Id. , Bslasi. — J^eedh Orê J 

^Karsunet John; Ann. de ch. t. 67 , p. 278 à 29? ou J. dos M. 

t. 24 , p. 227 à 23o. } 

Pesanteur spécifique 6,1 a 5. 



y 



C 436 ) 

Couleur de la cassure récente : le gris dVcier tirant au jaune et 
quelquefois au rouge de cuivre. 

La surface des^aiguilles est d'une couleur grisé ou recouverte d'un 
•nduit jaune ou verd^tre. 

GMSMrtf longitudinale , feuilletée et très - brillante ; la cassure 
transversale est inégale. ' 

jictioH du Jeu, Fusible au chalumeau en donnant une petite 
flamme et avec bouillonnement , eo un globule métallique d*un gris 
d*acier. Si Ton continue le feu , il se volatilise en partie , en recou- 
Trant le charbon d'un oxyde jaunAtre ; il reste à la fin un globule 
d'un rouge de rubis qui renferipie un petit bouton de plomb métal-. 
lîque. 

action des aciWes.Soluble avec une vive effervescence et avec 
dégagement de vapeun rouges , dans l'acide nitrique ^ l'acide suliii- 
rique l'attaque peu. 

Composé sur loo parties , en regardant l'or qu'il renferme quel- 
quefois et le quars , cpmme mélangés accidjentellemenc : 

de Bismuth. • / 43,ao. 

Plomb a4,3a. 

4 Cuivre. • • • 13,10. 

Nickel 1,58. 

Tellure , i,5a* 

Soufre ii,68« 

Perte. (Soufre oxygéné?). . 5,90. 






100,00. 

VARlÂTSf. 

I . Bismuth sulfuré plumbo-cuprif^re prismatique ;^ 
£n aiguilles qui paroissent être des prismes à 6 pans., 
a. B. s. plumbo-cuprifère aciadjaire ; 

£n aiguilles plus ou moins déliées , droites et entrelacées ; qael<« 
quefois recourbées et articulées ; mais toujours implantées. 

A2ÏKOTATIONS. 

Le Bismuth »alfaré plambo-cnprîfîère se trouve dans les 
mines de Pjschininskoï et de Klîntzefskoï près de B^rësof, 
dans le district de Catherineboarg ea Sibérie « oà il a le 
5|narz pour gangue. (Mémoire cit^.) 



.1 



(437) 

Ce mméral que M. Patrfn avoit reconnu sur lé lieu mé^me , en 
s 786, pour un sulfure de bismuth, étoit regardé en Russie , avant la 
publication du mémoire de M.' John, comme un nickel aurifire , 
et par plusieurs minéralogistes au nombre desquels sent MM. Reus» 
et Jameson , comme une mine de chrome* 

I. Bismuth sulfuré plumbo^uprifére ^adeulaire'^rismtUfque , 
avec cuivre carbonate vert et C. c. bleu superficiels , pulvérulens, ec 
or natif, dan» le quarz^yalin gras , blanchâtre; de Rudnick , prêt 
de Bé'ésof en Sibérie. 

3. Autre beau morceau de la même variété dans lequel le quars 
est cristallisé , mais qui ne contient pas d'or natif; du même pays* 

L'échantillon placé sur le gradin d'étude reoferme du fer sulfuré. 

* II. B.ISMtJTH SULFURE CUPRIFERE. 

Kupfer Tf^ismuth, Karst -— Bismuth et cuivre sulfurés, Db-. 
t«AM. -* Cupreous Sulphuret Bismuth Ore, Tboms. 

CARAGTKABS* 

( Klaproth , Dictionnaire de Chimie , traduction française , t* r ; 

p. 406. ) 

La couleur de ce minéral récemment cassé est le gris d*acier ;. 
lùais l'action de l'air le colore promptement en rougeàtre ou en 
bleuâtre. Il est tendre , semi-ductilé ^traitabte ). Sa cassure est iné- 
gale et à petits grains. 

Uest composé , sur 100 parties , de, bismuth 47»34;.cuifie 34|66;. 
eoufre 1 a , 58. 

AKNGTATIONSw 

Le Bismuth sulfuré cuprifère n'a encore été Woiivé que 

dans le pays de Furstemberg , où il a été di^convert^ par 

]U. Selb , dans la mine de cobalt de Nenglnck. Il y forme 

un petit filon d'environ g décimètres ( près de 3 pieds ) da 

louguenr. 

Le Muséum ne possède pas d échantillon de cette substance* 

m% Espèce. BISMUTH OXYDÉ. 
( Première partie , p. i58. ) 

de bismuth calciforme « Ochre ou Chaux de>bisinut!rBa- 

\ 



(458) 

tivev; R. D. — Oxyde de bismuth , De B. •— Bismuth oxydé , pE- 
x.iM. — WUmuthocher , W. et Karst. — Calce nativa di bisnuu, 
Petr. — Ocre de ùismtuo , Herrg. '^Bismuth Ochre^ KiRw..— 
L'Ocre de bismuth , Brocb. 

Le BisiiKith Qxyàé , la plns'nre des mines de ce genre ^ se 
reneontre ordinairement avec les autr^ mines de ce métal , 
jsons la forme d'nn eudnit pal?ëroIeat de coiilenr jaone o« 
jaune nuancé de verdâtre , et en petites masses terrease». 
C'est ainsi qu'on le trouve près de Schneeber^ en Saxe et 
à Joacliimstal en Bohême. Il existe aussi» sons ce dernier 
état à Loos , en Suède, d'après Wallerius. 

Il a été souvent confondu avec le fer oxydé terreux jaune ^er- 
dâtre ( notamment avec celui qui se trouve à Bieber en Hanau , sur 
le bismuth natif) ; mais Testai au chalumeau sufHt ^our les dis* 
tinguer. {Brochant*) 

I. Bismuth oxydé puhérulent , jaune verdàtre , sur quarz-hyalin 
drusique ; *de Schneeberg en Saxe. 

' huitième: <iENRE. 

COBALT. 

r% EspàcE. COBALT ARSENICAL. 
_ ( Première partie , p. iSq et 3*4* ) 

Cette espèce et la suivante sont du petit nombre de celles dont il 
est très-difficile de donner une synonymie exacte. Les minéraux qui 
les composent ont été réunis danà, une m4me espèce par plusieurs 
minéralogistes et i:egardés par d'autres coxpme devant former trois 
et jusqu'à quatre espèces distinctes. Elles ont ai^ssi porté toutes deux 
les noms de Cobalt arsenical , Cobalt sulfureux. Cobalt gris, Cobalt 
blanc, Cobalt éclatant , Cobalt spécïilaire , etc. 

M. Brochant qui a cherché à éclaircir Tobscurité qui règne à cet 
égard dans les auteurs, observe^que les différentes manières dont les 
minéralogistes ont partagé ces espèces prouvent qu'elles ont. entr elles 
de grands rapports. ( Voyez son Traité de Minéralogie , tom. a, 
p. 387 et 394. ) Il pense que le Cobalt blanc de Werner pourroit 
être réuni au Cobalt éclatant du même savant, tout en avouant que 
« M. Haûy a Hxé des distinctions assez essentielles entre soà Cobcdè 



( 459 ) 

itrsenical et son Cobalt gris. « Cette réunion a été effectuée par 
MM Kirwtin et Delamétberio daos leurs minéralogies. 

Comme on ne sait pas précisément en quoi ces deux mines de 
cobalt différent^ et qu'elles ont d'ailleurs àe% caractères distincts y 
du moins quant à leur tissu , M. Hdiiy continue d*en faire deux 
espèces. Seulement , et pi^r une sorte de condescendance pour Irs 
opinions des sa vans étrangers , il soudivise son Cubait orsenicai ^ d*a> 
près la couleur , en Cobalt arsenical argentin et en Cobalt arsenical 
gris. 

Cobalt arsenical argentin, — Mine de cobalt arsenical , B. D. — ' 
Cobalt uni & Tarsenic, Berom. — Cobalt arsenical , Cobalt sulfuré 
et une partie du Cobalt blanc de De B. —Cobalt blanc , Daub. — 
Une partie du Cobalt arsenical de DeiiAh. — ff-^eisserspeisskobalt , 
W.' et Karst* — Var des Miniera di eobaho grigia et M, di G 
arsenicale de Pbtr. — Codalto blanco metalieo , Hbbro. ■!— Var. 
du Brighte JVhite Cobalt Ore , KiR^. -—•IVkUe C O,, Tboms. 
— Le Cobalt blanc , Broch. 

Cobalt arsenical gris-noirdtre , snblursant. — Mine df cobalt d'u» 
gris cendré , Walleriits. — Id. , BoicAiiB, — Graucrspeisskôbalt y 
W. et Karst. — Cobalt gris metalico , Hkrrg. — Dull Grey Co- 
balt Oré , KiRW. — Crey C O. ,^Thoms.. — Le Cobalt gris ^^ 
Broch. — Cobalt arsenical ferrifère , To»pi. 

(Une partie des variétés du Cobalt éclatant de M. Brocbant, et 
certaines variétés de son Cobalt gris nous paxoissent appartenir 
encore au Cobalt arsenical. ) 

Le Cobalt arsenical appartient à îa fpia aux terrains prî* 
mîtifs et à ceux de seconde formation ; mais il est moins- 
commun dans ces derniers. II est en Tcilnesdans le gneiss , 
.«n Bohême , en Saxe , et à Allemont en France. Les con- 
cbes de schiste marno-hitnminenx du Mansfeld en renfer* 
ment également. On le trauve fréquemment a ve«; le nickel 
arsenical» dont il partage les gisemens , k bismath et les 
autres mines de cobalt. Il accompagne encore doas les 
veines différentes mines , et notamtnent l'argent natif, l'ar- 
gent sulfuré , l'argent ronge , l'arsenic tiatif , U enivre pjri- 
teux , le fer sulfuré , etc. : le quarz ,'la chanx çarhonatée ^ 
la barjie sulfatée > lui servant de gatigaes. — JLe cohall arst- 



(440) 

nîeal compacte , grîs , moins commun que le précédent , 
dont il est presque tonjonrs accompagné , est fréquemment 
Associé au cobalt arsenical terreux, et au nickel oxydé. 11 
est quelquefois mélangé de mines d'argent ( Brochant ^ t. 2 > 
p. 390. ) On le trouve à Schneeberg en Saxe dans le 
schiste argileox avec l'argent rouge. ( 7b^«f^) ; à Witti- 
chen en Sonabe ^ dans le granité , et à Loos en Suède. 1— 11 
existe des minés de cobalt , au Haru , en Espagne , en 
France (1) et en Angleterre * mais il abonde plus particuliè- 
rement en Bohême, en Saxe et en Suède. 

(a ) Les filons [d*Allemout et du prieuré fournissent de beaux 
cristaux de Cobalt arsenical. U se trouve souvent en grandes masses 
dans les filons ; il contient quelquefois dei argent. ( Note de M. 
Hériçart de Tkury. ) 

1 . Cobalt arsenical primitif, en cristaux très-nets , avec quarz^ 
liyalin prisA^é , dans les cavités du quarz-agatbe' grossier , blanc- 
rougêâtre \ du Gluckaufstollen , près de Saaifeld en Thuringe. 

1 • 0. Autre morceau de la même variété , avec bismuth dissé- 
miné et C. a. massif, dans le quarz ; de Joacbimstal en Bohème. 

2. Cobalt arsenical cubo-octaèdre <^ avec quarz-byalin concré- 
tienne drusillàire et cobalt arsenical massif , dans le Hornsteiu y 
de Wittichen , dans le Furtemberg ^ en Souabe. 

Cette variété st trouve aussi à AUemont. ( Hériçart, } 

2. a- Le mème> avec quarz cristallisé; du Schneeberg. 

5. Cobalt arsenical concrétionné , en mamelons composés de 
cristaux plus eu moins déformés ou tout à fait arrondis . avec co- 
balt arsenical massif et cristaux de quars , sur le quarz agathe gros* 
BÎer ; de Saxe. 

4. Cobalt arsenical ramnhux-dendrttiqne ( C. tricoté ) dans la 
baryte sulfatée laminaire , blanc-rongeâtre ; de Schneeberg en Saxe. 

4. tf. C. a. dendritUfue ^ avec chaux carbonatée disséminée^ à» 
Joachimstal en Bohème. 

4. b, La même variété , dans le quarz ; de Saxe. 

5. Cobalt arsenical aiiior/7A«^ ou massif gris f avec cuivre gri» |. 
disséminé, de Çehladmind , en Havte-Styrie^ 



/ 



C44i ) ^ 

5. a. Le même avec nickel arsenical , ^du mèmû p^ys* 
5. ù, C. a. amorphe, gris, recouvert de nickel oxydé pulvé- 
rulent , vert ; d'AlJemont. 

5. c. Morceaux de la variété avec cobalt arseniaté , etc. ; d*Anna- 
berg et de Scbneeberg^ en Saxe. 

5. d, G. c. massif, gris-noirâtre , dans la baryte sulfatée lami-. 
naire , rouge de chair ; de Schneeberg en Saxe. 

6. Cobalt arsenical ramuleu^, argen^n ou blanc éclatant , dans 
le quarz-hyalin ; de Scbladmind en S^yrie. ( 

7. Cobalt qïsenical massif, argentin , avec cristaux de cobalt ar- 
senical cubo-octaèdre , chaux carbox^atée , et fer apathique disse- 
.minés ; du même pays* 

8. Gobult arsenical spéatlaire , sur C. ars. massif et cristallisé , 
dans la baryte sulfatée laminaire , blanche ; de Styrie. 

Le nombre des morceaux de cobalt arsenical est de trente envi- 
ron ; y compris les échantillons du gradin d'étude. 

Les variétés octaèdre et trifpnne manquent : cette dernière 8« 
trouve en ^ohéme et à Bieber en Hanau , sur la baryte sulfatée 
laminaire. 

IL* EspàcE. COBALT GRIS. 

(Première partie ^ p. .160 et 3i4* ) 

Cobalt arsenical , à ticsu lamelleux ; Cobalt gris. ^- Mine deco^ 
balt arseniço-sulfureuse , R. D. --« M. de cobalt blanche ou d*un gris 
blanc et Cobalt crista^isé de Tunaberg , Nonnuxjl. — Var. du Co- 
balt blanc de De B. — Cobalt arsenical , DxuBEirroif. — Var. du 
Cobalt gris ou Cobalt arsenical de Dblaii. — Glanzkoùalt , W. et 
Kabst. — Coàalto especular, Herrg. — Var, du Brigkt ÎVhite 
Cobalt Ore de KiRw. *- Glance Cobalt, Thoms. -~ Le Cobalt 
éclatant , Broch. 

( Voyez les observations qui précédent la synonymie du Cobalt 
arsenical , ci-dessus p. J^ZS. ) 

Le Cobalt gris se préseote ordinairement en cristaux bien 
prononcés , affectant des modifications de formes dn fer 
sulfuré. On le trouve en Snède où il est engage dans une 
chanx carbonatée laminaire , qui renferme aussi du cuivre 
pyritenxet est elle-même encaissée dans le talc scbistenx» 



/ 



I 



( 440 

1 et a. Cohalc gris primitif et C. g. octaèdre , en crisuuz isolés ; 
de Timaber^ en Suède. 

* 

5. Cristaux isolés de Cobalt gris cu^o-odaèdre , de différentes 
«rosseurs ; du même pays. 

^. C ' a't gris icosaèdre , avec cuivre pyriteux amorphe ', dans le 
i^arz gris-verdÀtre ; de Tunaberg. . ^ 

4> A* Cristal isolé offrant la même variété de forme. 

lies yariétés C. g. dodécaèdre et C. g- paHiel manquent. 

nr. EspècE. COBALT OXYDÉ NOIR. 

( Première partie , p. i6i. ) 

Chaux de cobalt noire, R. D. — Id. , Blrok. — CobaJt pur 
oxygéné , Oxyde de cobalt noir ; De B. — Id. , et Cobalt oxydé 
noir; Dblàm. — Schwarzer Erdkobah , W. — Erdkobalt , KiiiST. 
— Cobalto mineralizzato daW acide aereo ^ Pktr- — Cobalto 
terreo negro, Herro. — Black Cobalt Ore ou B. C, Ochre , Kirw. 
<^Le Cobalt terreux noir , Broch. — Var. du Cobalt oxydé de 

C. ox. n. mamelonné ou vitreux, — M. de cobalt vitreuse noire ,' 
ou semblable à des scories , R. D. — Id. , Db B. — P^erhdrteter 
.£•£,, W. et K^RST. — M. di C. vUrea , Peth. — C. t, », cndu" 
recido , Herro. — Indurated B. C. 0. , Kirw. — Le C. t. n. en- 
durci , Broch. 

C. ox. n. terreuse-friable ou /idigineux. — M. de C. a. friable , 
epongieuse , aussi Fleurs de cobalt ; R. D. — Schwarzer Kobalt 
Mulm , W. — ZerreiUùdie^ £. , Karst. — Ocra di Cobalto 
nera y Petr* — C t, n. ddeznable , Herro. — Loose B, C* 0« , 
Kirw. — Earthy B, C* O.^ Thoks. — Le C t. n. friable, Broch. 

' I 

\ 

Le Cobalt oxydé noir se trouve avec le cobalt arseni- 
cal et le cobalt arseuiaté , dont il partafçe les p^isemeus el 
les associations.il est en veines dans le schiste arjj^ileux, avee 
le qnârz , eu Bavière ; et dans le granité , sur la baryte saU 
fatée , à Wîttichen en Souabe. Il abonde à Allemont o» 
on le rencontre dans les filons les plus riches j tl y est asso- 
cié à l'argent, ( Héricart. ) 



(445) 

1 . Cobalt oxydé noir mamelonné , sur C. o. n. terreux-compacte 
et quarz ; de 'Saaifeld'en 6axe. 

1. a. Le même eii mamelons testacés terreux ; du même pays. 

2. CohdXtoxy^ènovcMrreux , durci; 4e Saxe. 

a*, a. C. o. n. terfiëux , dans le quarz *, de Gejcrberg dans le Tyrol. 

2. b. Morceaux de la même variété , mélangée de cobalt arseniaté 
pulvérulent, de nickel oxydé et d'argent natif j d^AUemont dépar— 
tendent de Tlsère. ; 

2. c. Autres semblables des mines de Scbemnitz en Hongrie. 

APPENDICE. 
* COBALT OKYDG FBRRIFERE. 

.s 

'Brauner et Gelùer Erdkobalt ,'W, — Cobalto terreo pardo et C, 
i»amarillo, Hebrg. — ^rowwet Yello0 Cobalt Ochre , Kirw. — 
Le Cobalt terreux.brun et le Ç. t. jaune , Bboch. — Cobalt oxydé 
brun et C ox. jaune , Bkono. 

CARACTÈRES, 

£zposé au fjBu du chalumeau il devient attirable : fondu, avec le 
▼erre de borax il le colore en bleu. 

Il est ordiiiatremenc en masses terreuses ou disséminé, et qud- 
quefbls superficiel. 

Sa couleur vari£ du blanc-jaunâtre au brun foncé Tet au noirâtre. 

ANKOTATIOHB. 

Al 

Le Cobalt oxydé fArrifère bran ae trouve, en assez «grande 
qnantit^,, a Saaifeld en Xbaringe et à. liamsdorf en Saxe y 
dans dea filons de montagnes su^tiforioes ; et à Alpîrspaeh 
dans le Wirteml^erg., da,n9 des ^monUgne^ primitives : il y 
est accompagné d'à a très etipèces de cobalt terreux, surtaut 
,da ronge et du noir. ( Broclianù^ t. 2, p. 4<^o. ) — Le Co-- 
I^alt Qx. jabne y qix^ l'on a noitimé a^ssi Cobalù blanc ^ se 
troDve dans les m^ti^ea lieux que }e C, ox. brun \ mais il est 
beaucoup plus rare. ( Id* , p. l{02, ) 

Le Cobalt 'vert-, indiqué par quelques minéralogistes , est un 
xnélange de Vert de cuivre terreux ou de Kickel oxydé avec nu peu 
d^Oxyde de cobalt. (^Brochant, ) 



(444) 

IV'. JE«picB. COBALT ARSENIATÉ. 

( Première partie , p. i6i, } 

^ Mine de cobalt en efflorescence or« Fleurs de cobak , Rw D« — 
Cobait minéralisé pur lacide arseoical, BunoM. — Oxyde de cobalc 
combiné avec Tacide arsenique. Oxyde de cobalt rouge ; De. B. — 
Cobalt arseniaté , Delam. r-^ Rocher ErdkobaU W. — KobaUblû^ 
the , Karst. — C min. dall* acido vitriolico , o dall* acîdo art^ 
nicale , Petr. — Cobalto terreo roxo , HfiRRO. — Red Cobalt Ore^ 
KiRw. — Id. , et Arseniaté oj Cokah , Thoms. -— Le Cobalt ter* 
reux rouge, Brocb. 

C. a. aciculaire, — Fleurs rouget de cobalt étoilées j R. D. — 
Ox. de C. rouge cristallisé , Ds B. — Kobaltblûthe W. ^ Straklige 
X. , Karst. — Ocra rossa di cobalto cristallizata y PetR. ' — Flar 
de cobalto y Herrc: — Cobahic Germinations y flowers of Cobalt 
ofsome^ KiRw. — Cobalt Bloom^ Radiated Red C. Q., Thoms. 
*~ Fleurs de cobalt ou C. terreux rayonné rouge , Broch< 

C. a. puhén*lent, — FI. rouges de cobnit pulvérulentes. -^ Ox. de 
C. r. en efflorescence , De B. — Kobaltbeachlag , W. — Gemeiner 
Kobaltblûthe , Karst. -^ C^ t. r, superficial, Herrg. — Cobaldc 
Incrustations , Kirw. ->- Le C. t. r. ptdvéruleût , Brocb. 

M. Bucbolz ayant analysé une variéré de Cobalt arseniaté acicu- 
laire , y a trouvé, sur loo parties , oxyde de cobalt 39 , acide arsenî* 
que 38 et eau 35. ( J. des M. t« 26 , p. 168. ) 

ANNOTATIONS. 

Le Colbat ara^niaté se trouve commanément ^li surface 
oa dans le yoîsinag^e des antres ntinea de cobalt^ 8OD8 la 
forme de masses terreqses on d*nne simple ponasière; et 
aonvent aussi avec le nickel arsenical on oxydé , le bis- 
math « le enivre carbonate vert terrenx , etc. Il colore en 
TÎolet on en rose le c(narz et la baryte anlfatée à la anrface 
desquels on le rencontre aussi, en criataax acicnlairea on en 
graines brillana. 

^ 1. Cobalt arseniaté aciculaire, rouge violet^ translucide, dans les 
cavités du quarz-byalin granulaire et drusique ; .de Schneeberg en 
Saxe : deux morceauXi 



^ 



\ t 



(445) 

T. 0. C. a. atlculaire, touge-violet , avec fer spathîqne primitif V 
sur le cuivre gris amorphe ; du même pays, 

1 . ^. La même variété en petites étoiles sur le cpiàxz \ de Witti« 
chen dans le Fustemberg. 

a. Cobalt arseniaté concnkionni^eneux , rouge violet et rouge de 
rose , avec cobalt oxydé noir , sur le granité ; de AVittichen. 

3. Cobalt 9iTsemaxé terreux-massif ^ rose, sur le G. ox. noir ter- 
reux argentifère ; d*AlIemont. 

- S. a. G. a. terreux-pulsférulent , avec G. a. aciculaire, sur le cui« 
vre gris ^mélangé de cuivre carbonate vert ferrifère et de C. c. bleu« 
avec baryte sulfatée ; de Saalfeld. - 

5. b. Morceaux de la même variété sur je cobalt arsenical coii-| 
crétionné , le quarz y etc. ; de Saxe. 

* I. COBAL*r ARSENIATÉ TERRE0X ARGENTIFERE. 

F'iilg, Mine d'argent merde d*oie - Gànsekôtiges Silber , Rsvss* 
-^Cobalt merdoie, Broxto. • 

Ce mélangée 9 dont nous avons déjà parlé à Tarticle du 
Nickel oxydé (p. 52g ), existe en quantité assez consîdéra- 
)>Ie , dans les filons argentifères de plusieurs mines delà Saxe 
et de la Hongrie , et dans cenx d'ÂlIemont , départ, de l'I-* 
aère. Il est quelquefois très-friche en argent. 

La Collection du Muséum renferme de beaux morceaux du Cobalt 
oxydé terreux argentilère d*A]lemont , et de celui de Schemnita. 

APPENDICE AU GENRE COBALT. 

COBALT SULFATi. 

De Born a décrit dam sa Minéralogie ( t. a , p- 4^ ) >0U8 le nom 
de Cobalt vitriolé ou de Sulfate de cobalt , une substance salLpe 
qui se trouve à Neusolh en Hongrie , sous la forme de concrétiona 
de couleur rose et dans laquelle M. Klaproth a reconnu la présence 
du cobalt. C'est la Magnésie sulfatée cobaUi/ère de M. Hafiy , t. a ,' 
p. 336. MM. Brochant , Brongniart et Delametherie ont continué 
vie la décrire sous le nom de Cobalt stdfaté. 

Cette dénomination paroît devoir beaucoup mieux convenir à un 
minéral découvert récemment à Bieber , dans le Hanau , et dont 
^. le docteur S^opp a publié la description et l'analyse dans le 



( 446 ) 

Minuelde miaértdogi» de M. de Leonbard , pour Tannée 1807 t 
( 1. 1 , p. 104 et t. 5 , p. aoi . ) 

'Nous einpriiatoas an Joitmal de Fliysique de janvier 1810 ( c. 
70 , p. a6 ) > ia note suivante. 

(Je œin^al dont la couleur têt le ronge de cbair , a une saveur 
ttiptique. Il est tendre ^ ec pta pesant, sans forme déterminée. Sa 
cassure est terreuse* Il contient oxyde de cobalt 38,71 , acide sulfîi- 

rique 17^74 » ®î*" 4'i^^* 

Il a été trouvé le sur cobalt oxydé terreux et sur la baryte snl- 
latée laminaire. 

NEUVIEMB GENRE. 

ARSENIC. 

1^. EsFàcK. ARSENIC NATIF. 

(Première partie , p. 162. ) 

Arsenic natif de tous les minér|ilogistes. 

Gediegen Arsenik , W. et Karst. — Anenico natwo, Phts. — ■ 
/</. , HEAUa.— iVa/fVrf Arsenic ^KiKw. 

( L*A. n. tttberculeux'testacé a été jiommé aussi Cobalt testacé* ) 

VABIÉTÉS DK 70RVB5. 

1. Arsenic natif ^A£i7iâ/r^p fTa^x* 

En prismes accolés et répnis longitudinalemenc 

a. Arsenic natiî aciculaire-radié ou palmé ; Id* 
Analogue à la variété de plomb sulfuré qui porte ce nom. 

3« Arsenic natif spêcuîàifé ; Btongniart. 

En couches minces à la si^faee de différentes pierres qui forment 
des salbandes de filons. 

L'AfâCnîc natif se fronce communément en veines dans 
les mo^ntagnes anciennes et plue rarement dans celles de tran- 
sition. Il est en veines avec l'argent ronge dans le scbiste 
micacé à Joachimstal en Bobéme ^ et avec la même snbs* 
lance , dans le gneiss y à Frejberg en Saxe et à Satnte-Marîe 
aux Milles , en France. Il est très-fréqoetnmeDt associa aux 
minerais d'argent , au eobah et à l'antimoine , comme dans 



( 447 ) ' 

les filons d'ÂlIemont , où il se trouve anssî en rognons , et 
à Andreasberg an Hartz. M. Patrin Ta observe en niasses 
énormes dans le fond de la mine d'argent de Zmeof en Si- 
bérie. On le tronye aussi en grande quantité dans les mines 
d'étain d'Angleterre, et en concrétions ou en masses granu- 
leuses, dans ha chaux carbonatée ou la baryte sulfatée, en 
Bobéme , en Saxe , en Norwège , en Hongrie , en Espagne , 
en France , au Chili , et dans beaucoup d'antres pays. 

I • Arsenic natif tuberculeux-testacé , à cassure à grains très-fins ; 
du Chili : beau morceau donné par M. Thibaud. 

1 . a. Morceaux de la même variété , du Hartz et de la mine de 
Galilée , en Saxe, 

1. b, A. n. concrétionné'Corrodé ; de Joachimstal en Bohème. 

3. c. Morceaux de la même variété avec chaux carbonatée lami- 
naire, quarz-hyc'ilin et fragmens de schiste micacé; de Ste. Marie 
aux Mines , dans TËmpire français , et de Saxe. 

2. Arsenic natif bacillaire *, dans la chaux carbonatée lameU 
laire blanche de Bieber en Hanau : échantillon donné par M. Haiiy* 

3. Arsenic natif lamellaire y avec A. n. concrétionné a petites 
écailles et chaux carbonatée disséminée; de Orawitzka dans le 
Bannat. 

On trouve la même variété à Kapnick en Transylvanie , dans une 
chaux carbonatée manganésif ère rose* (^Tom;^, iSiâ.J 

. 4. Arsenic natif amorphe , compacte ou à grains extrêmement 
Bas , avec cuivre gris disséminé et quarz-hyaiin ; de Wittichea en 
Souabe. 

4. a. La même variété avec TArsenic testacé et l'Argent anûmo- 
* nié sulfuré , du même pays. 

n*. Espèce. ARSENIC OXYDÉ. 

(Première partie, p. 162. ) 

Arsenic blanc cristallin natif et Chaux native d'arsenic , R. D. — 
Arsenic oxydé, DbB.— Id. , DeIsKU,^' ^rsenikbliithe ^ Karst. — 
Mimera d'arsenico calci/brme , Petr. — Cal nativa de arsenico , 
Herro. — "AflfiVe Cidx of Arsenic, Kirw. — L*Arsenic oxydé 
xiatif , Brcck. 



>-y 




( 448 ) 

TARIBTis DE FOnMBS, 

t. Arsenic oxydé primitif ; 

l/Octttidre réguliei^ ; Hafiy.^ Tabl. comp. p. io8. 

a. Arsenic oxydé concrétionné'fibr^ux ; \ 

En petits mamelons, partie fibreux et partie grenus , sur Targile,' 

de Bieber en Hanau ^ où cette variété a été regardée comme de la 

Chaux arseniatée. ( Haûy, 1808. ) ' 

5. Arsenic oxydé bacillaire-conjoinù ; 

£n aiguilles prismatiques réunies longitudinalement , de couleur 
blanc-jaunâtre et rouge de cbair ^ tfur ime matrice argilo-ferrugi- 
neuse qui parole avoir éprouvé Taction du feu ; de Tlle de la Gua- 
deloupe ? 

AITMOTÀTIOITS. 

L'Arsenic oxjdé se tronve à la sarface on dans le voisi- 
nage de certaines mines arsenieales « et notamment de celles 
de cobalt , sonà la forme d^aîgnîlles déliées divergentes et 
ptns ordinairement sons celle d'nne simple poussière blan- 
che. Il accompagne souvent le nickel oxjdé, quelquefois 
Tàrgent ronge , comme à Joacbimstal en Bohén^e , et le 
tellure auro-plumbifère à Nagyag. On l'a observe également 
sur l'arsenic testacé, h Andreasberg au H^rtz, et sur d'an- 
tres gangues 9 à Gistan dans les Pyrénées et à Sainte-Marie 
aux Mines, dans l'Empire. 

1. Arsenic oxydé (natif? ) primitifs en beaux cristaux translu- 
cides , évidés en partie , groupés sur une gangue argilo-ferrugi- 
neuse, âpre et fri$ible; de Kapnick en Transylvanie. 

2. Arsenic oxydé puMndent , sur le cobalt arsenical , ou m»^ 
langé de nickel oxydé et de cobalt arseniaté ; de Saxe, de Bohémo 
et de France. 

* IIL« EspècE. ARSENIC SULFURÉ. 

Rauschgelb, W. et Karst^ — Arsenico mineralizzato dal soU 
yb , Petr. — Oropimente , Herro. — Mineralized bi Sulfur Arsc" 
nie Ore ; Kirw. — Orpiment, Thoks. — Le Realgar , Brocb. — * 
Arsenic stdfuré , Broxco. \ 






(449) 

CARACTEBES. 

(ffaûjr, Ann. du Mus. t, 16, p 19 à 34; 1810. ) 

Forme primitii^e Prisme oblique a bases rbo/nbes, dont les pant 
sont inclinés entrVux de 72 ' 8' et de » ©7 ^ 4^ ^ rincidence de P sur 
11 est îo3* 56' et celle de P sur H 1 14'^ 6'. 

Les observations que M Hauy a faites sur les cristaux d'Arsenic 
sulfuré rouge de Kapnick et sur un morceau d'Arsenic sulfuré jaune 
cristallisé dont les formes sont analogues , ne lui permettent plus 
de douter que ïes raolé( u'es intégrantes du Reaîgar et de l'Orpiment 
ne soient semblables. D'où il résulte , dit-il , que l'Arsenic sulfuré 
constitue une espère unique très-distinguéel du Soufre , et qui doit 
être seulement divisée en deux sous espèces, d'après la diversité 
des couleurs qu'offrent alternativement ses individus. ( p. 3a. ) 

l2a variation des analyses ne doit pas, suivant le même savant , 
être un obstacle à leui" rapproebement, M. Proust ayant prouvé 
qu'à une cbalenr suffisante , TOrpiment se fond sans émission d'au- 
cun g. z et qu'en se refroidissant il prend l'apparence du Realgar. 

C'est à M. de Monteiro , minéralogiste portugais d'un mérite 
distingué, que nous sommes redevables, dit M. Haiiy , des observa** 
tions qui ont donné naissance à ces résultats Ce savant ayant exa« 
miné avec beaucoup d'attention des cristaux d'Arsenic sulfure 
rouge de Kapnick , décot^vrit dans l'aspect, de leurs formes i'em- 
, preinte évidente d'un prisme rbomboïdal oblique , du genre de ceux 
qui offrent les formes- primitives du Pyroxène et de l'Amphibole. 
Idém. cité , p. 26. • 

Vovez au sujet des deux sous-espéces. d'Arsenic sulfuré, le mé- 
moire de M. Tbenard, inséré dans le Sg*. volume des Annales de 
Cbimie , p. 284 à 292 , et une note de M. Proust, J. de Ph. t. 49 , 
p. 4^1 et 4^^* 

I. ARSENIC SULFURÉ ROUGE. 

( Premijèrepartie , p. i63. ) 

Rubîne d'arsenic , Renlgar natif et Soufre roupie des volcans ; 
^. D. — Id. , et SandHrac , Oxvde d'arsenic sulfuré rouge , Db B. 
— Reidçr natif, Arsenic sulfuré au minimum , Dclam. — Rothes 
Kai^schgelb , W. -^Dichùes Rauschgeîb , Karst. — jirsenieo rosso , 
fi/ffolgar ; VvsUL^'^OropjmcTWB roxa , Hj^rq* — Realgar, Kirw. 

. 39 



( 45o ) 

— Red Orpiment, TflOMS. — LeRealgar rouge, Baoch. — A. suU 
realgar, Brono. , 

.« VABIBT£8 DE FORMES. 

1 . Arsenic sulfuré rouge prin^itif; de Kapnick. \ 

Cette variété a été ('bservée par M. de Mouteîro, dana la beilft 
collection de M. Bruun-Neergaard. 

3. Arsenic sulfuré rouge octo décimal \ Id^ 

Prime k 8 pans, sommets 5 faces : la plus grande de ces faces est 
située parallèlement à la base de la forme primitive ; les 4 autres 
sont placées deux à deux sur les angles solides aigus. 

3. Arsenic sulfuré rouge bis-décim^d ; Id. 

Prisme à lo pans ; sommets à 5 faces, comme dans la Tariétc 
précédente. * 

MM. Haijy et de Monteiro ont observé trois 'autres variétés distin- 
guées des prérédentes par des facettes additionnelles ; mais qui sont 
trop étroites pour se prêter aux applications de la théorie. 

Le premier de ces savans s*est assuré en outre c[ue les cristaux pro« 
duits par la sublimation, dans les Volcans, se rapprocboient des 
variétés 2 et 3 par leurs formes , quoique leur prisme fût beaucoup 
plus alongé , et qu'ils offroient aussi la même division mécanique. 

Analyse du Realgar ^ par Kiaproth, compar^àceljedelaméai* 
substance par M. llieuard. 

iClaproth, Thenard, 

Arsenic. 61 • . ^5 

Soufre 33 . . 25 , 

Perte 1 . . : o 



1 00 I 00 

ANNOTATIONS. 

.L'Arsenic snlfaré ronge se rencontre ordînaîrement dans 
des velues de terrains primitifs , et notamment dans le schiste 
argilenx ^ à Schneeberg en Saxe^ 11 accompagne difFcrentes 
fiobstances , comme l'arsenic natif. Ta rgeot antimonié sal« 
furê y le plomb , lé fer et le zinc sulfurés , ie quarz , la ba- 
ryte snifatée , le chaux carbonatée , etc. ( Brockanù ). Les 
mines de Kapnick en Transylvanie, de Jaachim«tal en 



(451 ) 

Bohème et celles àe Brauosdorff et de Marîemb'èrg en Saxe , 
«n ffiuriiUsefit de beaux efi^tëit^. Il est dissëminép^rpetiteft 
Qfiasiies oo en grains dans la Dolomie , au Saint-Guthard , 
avec le cuivre gris et le fer snlifirrë. On le trouve ansâi , mais 
pl«s i-arement dans )«fs terrains secondaires , avec rarsenic 
snlfurëjatane. Il existe encore en cristaux parmi les produits 
dn Vésuve , à la Solfatarre de Pouzzoles , et dans d'antres 
Toléans : tel est le .soufre rougç de la Gna.deIou^ et le 
Keagar en stalactites d'un rouge yif , du volcan de la pro»« 
vincede Bango dans l'ile deXiuio au Japon. ( jj?. -de Vlsle, ) 

On en trouve de grandes masses 4^ns la mine d'étain de K-iaiitu , 
à cinq journées de Nankin rM-^le^Camus en a eu un mcrceau qui 
pesoit 28 livres ( 1 3 kilogrammes ). Ce même naturaliste a du realgar 
travaillé au centre duquel est une vejne de spath calcaire. ( Sage ^ 
J. de Ph. t. 54, p. 3i3. ) 

1. Arsenic sulfuré rouge cristallisé , avec A. s. r> amorphe, sur 
(|uarz-hyalin concrétionné ; de Felsobanya en TramyWâmiei ♦' ' 

I . a. A. s. cristallisé , altéré , - sur Hornsiein gris ; de *Ste. Marie' 
flux Mines 9 département du Haiit-Rhin» . •« • ..... 

a. Arsenic sulfuré rouge prismatique ^ en 'argtiilles à sommets 
Êracturéa , d'un beau rouge orangé , à là surface d*uAe couche de zinc* 
sulfuré mélangé de cuivre gris , et incrustant des cristaux de quarz- 
hyahn radié; de Kapnickeja.Trans vivante» * • . 

3. Arsenic sulfuré rouge en orist^ux gFanulifQcaxes^.sur la. lave 
altérée ; de la soufrière de la GuadcJoupe>? ... 'f 

4. Arsenic sulfuré rouge amorphe oj» iiiriws/^,' sur.,le ^quarz; de 
Transylvanie. ,:•..'. 

4. a. La même variété disséniinée dans l'A. s. jaune laminaire ; 
4e' CMilapian, dans le même pays. 

■' ' ' ' ' V 

II. ARSENIC SULFURE JAUNE. 
( Première partie', p. 164. ) 

Orpiment natif, Orpin ou Arsenic jaune fossile; R.D. — Orpi- 
ment, Oxyde d'ar^jéttic «ulfiÉré jauue; Dr. B. — Id. , et Arsenic sul- 
furé au maximum; DBr.AH'—OelùesB:auéchgelùy W. — BLttrï- 
^es Kausckgelb , K.AasT. — Jlrsenico giallo , Orpimemo ; Petu. 



(450 

— Oropimeme snîorillo » Heuko. -^ Orplmâm , Kiaw*— Y^lm^ 
Orpiment, Tbous, — Le Realgar jaune\ BaocH. — A. $. oirpi* 
ment , Broko- 

CÂBAGTEEES* 

Cetre sous-espèce diffère principalemeitt de celle qui- pr^ède/ 
par sa cpuleur et par la flexibilité de ses lames. Nous avons vu plus 
haut ( p* 449 ) 4u'e^^c esc susceptible d'offrir des formes analogues 
aux siennes. 

Analyse de TOrpiment , par Klaprotb , comparée à celle du mém« 
minéral par Tbenard. 

Klaprotk, Tkenard, 

Arsenic 68,0 . . . • t . . 57 

Soufre 5o,5 ....... 45 

Pert« 1 ,5 • o 

100,0 100* 

AKNOTATiaift. 

UArsenîc snlfor^ jauoe appartient principalement aiiK 
montagnes secondaires, dans les veines desquelles il ae 
tronve ordinairement , en masses feuilletées et quelquefois 
en concrétions on en masses compactes, avec la chaax car- 
bona^tée compacte , le quarz , le fer sulfuré, le cuivre pjri- 
tenx , etc. 11 accompagne l'argent rouge superficiel à Wit- 
ticlien , en Souabe , dans le granité ( Tondi )• Il est très- 
communément engagé dans Targile , comme à Moldava et à 
Saska dans le Bannat. On le trouve aussi à Nagjag et à 
Ohlal^pos ; eu Transvlvauie, h Felsobanya en Hongrie, ca 
r^atoliè, au Hartz , à Zimapan au Mexique, etc. 

I. Arsenic stilfaré jaune laminaire, en masses entièrement com- 
posées de lames séparables striées et transparentes ^ de Moldava 
dans le Bannat* 

• 

I. a, K. s. jaune laminaire , avec A. s. rouge granuliforme , dii-»^ 
séminé ; dé Transylvanie. 

I. ^. A. s. jaune, en masses, sur le quars, avec fer sulfuré blaac 
granulaire, disséminé , etc.; du même pays. 

ii. Arsenic sulfuré jixuae. lamellaire* 



(455) 

3. Arsenic lulfnré jaune concrétionhê ^ jaune-verdâtre ; de Mol- 
«Uva dans le fiannat : échantillon donné par M. Haiiy. 

4« Arsenic sulfuré jaune sub»schistoîde ou compacte, jaune ; du 
Tfa'^ta^ pays. 

DIXIÈME GENRE. 

MANGANESE. 

MANGANÈSE NATIF ? 

. Mine de manganèse native ; De t*. Petrouse , Mémoires de TA- 
cadémie de Toulouse de 178a, t. i , p. a56 et 257. 

M. De la Peyrouse , Correspondant de Tlnstitut Impérial, a dé- 
crit sous le nom de Mine de manganèse native un minéral trouvé 
par lui sur la montagne de Rancié', vallée de Yicdessos , dans le« 
JPyrénées-Orientales , parmi d'autres variétés de manganèse, « uu 
^and nombre de minéralogistes et de chimistes , dit M. John qui 
rapporte ce fait , ont contesté la vérité de celte découverte , fondant 
leur opinion sur la facilité ^vec laquelle le manganèse artificielle-» 
jnent préparé tombe en poussière à fair. Je crois cependant qu'il 
peut se présenter du manganèse natif, pourvu qu-*il soit uni à 
d'autres métaux ; car j'ai observé que si par hasard , il se rombinoi^ 
cil manganèse une petite quantité tle fer provenant de la poussière 
de houille ^vec laquelle le creuset est brasqué , le culot n'éprouvoit 
aucune altération à Tair , et pouvoit être conservé sans risque dans 
un flacon bouché. Dans cet état il possède une certaine malléabi- 
lité et est attiré par Taimant. « {John ^ de Berlin y sur le Manga- 
nèse , J. de M. JE. 22. , p. 264> ) 

Le Manganèse natif de la mine de Sem , vallée de Vic- 
dessos , étoit en bontons un pen appliaijs , salissant les doigts,^ 
xnallcables jusqu'à on certain point , siyant le tissu lamellenx 
et la couleur du manganè.<6 métallique. Il n'étoit point atti- 
rable à l'aimant. ( De la Peyrousé ^ Acad. deTonlouse , t. », 
p. a56 , ou J. de Ph. t. a8 , p. 6&. ) 

^^ Espèce. MANGANÈ^SE OXYDÉ. 

( Première partie , p> 166 et suiv. } 

' Mangaxïèie oxydé métalloïde gris ,, cristallisé ou aciculair». -<^ 



( 454 ) 

Ox. de m. rrisrallisé et Ox. de m. fibreux, dun éclat métallique; 

DeB. Manganaise cristallisée et M, eii,aiguilles, R. D. — Blà'hr- 

ériges et Strahliges Granbraunstçinerz , W. — S. Graumanganerz , 
Karst. — Manganèse cristallizato , Petr. — Manganesa radiada, 
HerAo. — Striated ou Fibrous Manganèse Ore , Grej Ore of 
Manganeie , KiKw. — Radiaèed etFoliated Grey Ore of Manga- 
nèse , Thoms. — Le MaDganèse gris rayonné et le M. g. lamelleuz , 
CnocH. — M. métalloïde chalybin , Broito. 

M. ox. ni,' compacte \ concrétionné ou amorphe. — Ox. de m. 
compacte , infirme , d'une casf>u^ luisante , etc. O&JB* — Dicktes 
G. B. , W. — Var. di^ SchwarzeisfnfUin, du même. — Dicktes G. 
M. y Karst — Manganesa negra, Heri^o. — Compact Grey Ore^ 
Thoms. -—Le M. g. compacte , et le M. noir de Baoco. 

M. ox. argentin» — Chaux de manganèse argentin, De.i^a Pet- 
bouse. — ^ ulg. Fleurs, de manganèse. -^ Manganschanm , Karst. 

— Brannstèinsckaum, -r- Espuma de moiiganesa , Harbo. -— H« 
m. argentin, Brqkg. 

M. ox. noirr-ùrùadtre , concrétionné ou en masses terreuses. — 
Manganaûe en cbaux noire ou brune , en efflorescence , etc. R D. 

— Oxyde' de manganèse friable tL>B B. — Zerreibliches et Verhary 
têtes Sckwarzmanganerz , Karst. *^ Vor. du Brauner Eisenrahm 
de W. — Min. di M. nere e brune , Pxtr« — Oere de Manganesa , 
Herr<^. "^ Earthy Ockre of Manganèse , KiRir. — Var. du M. 
-gris terreux de Broch. -^ M. terne. terreux , Brokg. 

M <JX. ^ôrrtfwa? bituminifère. — fP^ad, Karst. — Sckwarzer 
PTad, WïmBNMAWN.— Sruznndliches Brannsteinerz—'M.aiBganèse 
inflammable , Beurard. — Blackwad de» Anglais. — Var. du M. 
terne terreux de Brong. ' ^ 

Le Mang'anèse oxydé appartient principalement «nx mon- 
tagnes primitive $ mais il s« rencontre anssi aill^tirs. On le 
trouve tantôt en filons et tantôt en masses^ dans le gneiss 
on le granité y comme à Saint.. Marcel , dans la vaD^e d'Aosie, 
en Piémont, et à la Romanèche près de iVlâcon , départ, 
de Saône et Loire fl est quelquefois déposé en concliea 
dans la pierr<; calcaire compacte; et c'est ainsi qu'il se 
niohlre à Saint- Giiigmipli , sur les bords du lac de GcncTe, 



(.455) 

près ,dès iiochers de Meillerie , et à Vongy , département 
de la Loire : il^ est dans le jaspe à Monteuero, département 
des Apennins. Ce minéral accompagi^e souvent les mines 
de fer et en particulier le fer oxydé brun, compacte ou fi* 
brenx. Il forme d^s dendrites dans les fissnres des roches 
ou il est renferme. Celles-ci le présentent rarement sons des 
formes cristallines bien nettes , mais pins communément en 
aiguilles. brillantes , quelquefois en ipasses terreuses légères 
et comme spongieuses , mélangées de fer oxydé , et eu mas- 
ses compactes mêlées de matières terreuses. Cette subs* 
tance est exploitée dans une multitude dVndroits delà Saxe, 
de la Bohême , de Ja Hongrie , de la Transylvanie , du Hartz y 
de r Angleterre et de la France (i) où les départemens de 
la Moselle et de la-Sarre en coffrent d'intéressantes exploi- 
tations. On en trouve aussi en Toseane , en Espagne, au 
Mexique (2) , à l'île de Cuba , etc. , etc. 

(i) MM. Cordier et Beaunier ont publié dans le t. 10 , du J. des 
M. un mémoire très^importaut survies Manganèses oxydés suscepti- 
bles d^étre employés dans les arts, et en ^particulier sur ceux, que 
renferme le sol de la France > d'où il résulte que notre pays n*a 
rien à envier sous ce rapport à aucun autre et qu'il renferme des 
manganèses oxydés txès-'purs , propres à être employés dans les 
verreries , et d'autres qui le sont moins; mais qui peuvent servir à. 
Ja confection de l'acide muriatique oxygéné dont M, le . sénateur 
comte BerthoUet a fait une application si ingénieuse au blan- 
chiment des toiles et des cotons. Les premiers viennent ,de Tboley , 
département de la Moselle et' de la Komanèche , près de Mâcon ^ 
départ, de Saône et Loire, et les seconds de St. Micaud , même dé- 
partement , de Suquet , départ, de la Dordogne , et de Laveline 
près de St Diez , départ* des Vosges. 

Ce minéral auquel on dcmnetlansle commerce les noms de Mine 
éle maTiganaise , Magnésie noire , Pierre de Périgucux , Saçon des 
^verriers , se trouve dans beaucoup de lieux différens de la France» 

La Pierre de Périgueux , que l'on nomme dans le pays pierre de 
couleur^ ne se trouve pas dans les environs de cette ^ille ; mais à 
8 lieues vers Saint-Jean-de-Colle , dans le district d'Exideuil , caa- 



(456) 

on Se Thiviers , départ de la Dordogne. Elle est particulièrement 
abondante au bumeau de Saquet , ou Suquet , dépendant de la com- 
mune de Saint-Martin de Fresseingas , en morceaux épurs à la sur- 
face du terrain et à quelques pieds de profondeur dans une terre 
argileuse jaunâtre , mêlée de beaucoup de jaspe jaune tendre , à 
Tétat de Pechstein , quelquefois parsemé de dendrites noires élé- 
gantes , formées par le manganèse Ou Vy trouve en rognons à peu 
près de même que les mines de fer de transjtort. M. Giilet y a ren- 
contré une m sse de Pechstein jaunâtre , enveloppant un beau 
groupe de m lîg mèse en stalactite mamelonné et tendre. II en a 
rap,>orté quelques morceaux qui oiTrent le velouté le plus agréable; 
Il s'en trouve du poids de plusieurs livres. Le lieu où se trouve cette 
^iue de manganèse , est^ élevé et situé au passage du calcaire aa 
' gneiss qui touche au granité. Tout ce qui Tenvironne du côté dn 
nord et du couchant est de gneiss : le terrain calcaire le borne au 
midi. ( Bulletin philomatique y t. i , p. 72 et jZ. ) 

M. De la Peyrouse a fuit connoître dans le tom. i5, du J. de Pli. 
p. 67 à 74 ) et dans «un Traité des mines de fer du comté de Foix ^ 
les nombreuses variétés de manganèse oxvdé que fournissent les 
ritbes mines d^fer de la montagne de Rancié , près le village de Sem ^ 
vallée de Vicdessos, déjiart. de l'Arriège , et celks de Lapineuse 
près d'Arles , départ, des Pyrénées-Orientales II nomme Manga^ 
nèse satinée , une variété de M. ox. concrétionné-fîbreux dont le 
tissu est absolument' le même que celui de certaines hématites. 

« Il se trouve en abondance et s'exploite avantageusement à Bre- 
tennich, prèsDachstuhle, départ, de la Sarre II y est presque lou- 
eurs en aiguilles brillante? prismatiques se croisant en tous sens* 
'Il offre des morceaux très - intéressa ns pour les minéralogistes* 
i^Ditkamel fils , J. des M t. ^5 , p 326. ) 

M. Delametherie a découycrt à D} o , proche l'ancienne abbaye 
de Sept-Fonds, département de l'Allier , du manginèse oxydé ea 
rognons , parmi les débl.us d'une carrière de marbre en morceaux 
propres à faire du moellon. Le filon est situé presque sur le bord 
même de la rivière du coté de Dyo. Sa«profondeur est peu consi- 
liérable et sa largeur de 4 à 5 pieds. ( J. de Ph. t 60 , p. 47^ ) 

Il existe une mine du même minéral sur la mobtagne de jaêpe de 
Jtlontenerp qui domine à l'est le village do la Rocbetta et à 2 myria- 
mètres nu nord de sa métiiterranée et de la ville, de L Spezzia. L« 
minerai consiste en un oxyde compacte , tantôt presque pur , tan^ 



(45?) 

Xbt mêlé intimement de matiére^quarzeuse. Il est disposé par veinct 
ou eri rognons dans une couche de jaspe à très-grandes taclies jaunes j 
rouges , violettes ou noiiâties On trouve aussi sur Jes blocs super- 
ficiels de cet amas , quelques traces de cuivre carbonate vert. On 
trouve des indices de mniignnèsc oxydé au milieu des montagnet 
qui soni entre Levant o et Borghetto , dans le lit du petit torrent 
de Vaï d'Anna , à ^5o mètres de distance de Fagiona , arrondisse- 
ment de Sarzane, dans le même dépo^tejnent. ( Cordier^ J. des M. 
t. 36 , p. 108 et suiv. 

M. Faujas-Saiut-Fond a trouvé dans le voisinage de la riche min« 
de fer oligiste compacte de là Voulte ( Ardèche ) dont on lui doit la 
découverte , une variété de Manganèse ox)jié, d'un brun-jàunâtre,- 
analogue au l^ad de Karsten , qui est associée au l)icume et a pour 
gangue le fer spathique» 

(2) Le Mangmèse que M. Ramirei a découvert récemment à 
"l'île de Cuba me paruit en général , dit iM. de Humboldt, beaucoup 
moins abondant dans rAmêiiqnep^c|uinoxiale que sous les climats 
tempérés de l'ancien contient. A rbuest de la ville de Cuenca , dans 
le royaume de Qutto , il existe du mwng «nèse gris terreux , qui 
forme une couche dans lé grès. ( Statistique de la Nouvejle-Ëspa- 
i;ne , t. a « p. 583. ) 

I, MA^!GA^VBSB OXYDÉ METALLOÏDE GRIS. 

1. Manganèse oxydé métalloïde gris ijim^rioctonfll , en cristaux 
groupés , dans les cavités du M. ox. m. aciculaire-rddié ; de Ilfeld 
au Hartz : donné pnr M. Haiiy. 

2. Ma nganèe ox> dé métalloïde dioctaèdre , petit cristal isolé; 
du même pays. ' 

3. Manganèse oxydé métalloïde prismatique ou bacillaire , avec 
baryte snll'até^^ laminaire, sur M ox m. Irimdlaire et M, ox. noir 
bleuâtre concrérionné »fibreux; de Ilfeld au Hartz. 

3. a Morceaux de la même variété , en aiguilles entrelacées, de 
différentes grosseurs ; du même pays ; l'un d eux a été donné par 
feu !Vf Brongniart, Professeur de Chimi^ appliquée aux arts au 
jBliIuséum. • 

4. Manganèse oxydé mèisMoiàe.aciculaire-' radié, en aiguilles de 
diflférentes grosseurs , avec baryte suW'aiée ; du Hartz : suite de 
morceaux. 



-\ 



1 



(458) 

4. a. M, ox. m, aciculaire-entrelacé ^ dans les cavités du M. ox^ 
m. granulaire-compacte ; du même pays. 

4. b. La même variété en petits cristaux lamelliformes trés-bril- 
lans, sur le fer oxydé hématite concrétionné- fibreux ; de Schmalkade 
pavs LÎe IXassau, 

5 Manganèse oxydé Jîbro-grannlair&, gris, sub-métalloïde , avec 
fer sulfuré disséminé ; du pays de Nassau. 

6. Manganèse oxydé métalloïde granulaire'-massif ^ avec M. ox. 
m. aciculaire ; du Hartz : envoi du maréchal duc de Trévise. 

. 7. Manganèse oxydé sub-métalloîde co;?cr«e^i072ni^-r/î^rettj:, dont 
les cylindres sont recouverts de M ox terreux, noir-^brunàtre ; de 
Schmalkade dans le llenneberg, en Franconie. 

7. a. Autre morceau de la même variété , de couleur brunâtre V 
dont les cylindres sont enveloppés d'une croûte de M. oxydé noif 
bleuâtre compacte et un peu mamelonné ; du comté de Says 
Wilgenstein. • 

8. !\Iangfinèse oxvdé sub-métalIoide conerotionfU-^compacte , d'un 
noir-bleiiâtre ; du Henneberg : morceau donné par Mv Heuland. 

.8. a. Le même en stalactites déliées ; de Hongrie. 

8. b, M. ox. concré donné -botryoî de , noir-bleuâtre , et bmn à 
la surface ; de Ëisenzeche , comté de Nassau-Siegen. 

9. Manganèse oxydé compacte , noir-hleuatre , recouvert de ma- 
melons ou de tubercules lisses à la surface de M. ox. compacte ; de 

' Schmalkade : donné par M. Heuland. 

II. MANGANfSÏÏ OXYDÉ METALLOÏDE ARGENTIN. 

1 . Manganèse oxydé rnétalloîde-argentin. , en couches minces k la 
surface^du fer oxydé hématite concrétionné fibreux, dans le Fer ox. 
massif ; de Huttenberg en Çarinthie : plusieurs morceaux\ 

2. La jmème variété , avec lé M. ox. brun luisant , sur un gangue 
semblable ; du pays de Nassau. 

III. MANGANESE OXYDE TERREUX. 

1. Manganèse oxydé brun lexr eux psendo'prisnuuiqtip , de Saint- 
Jean de Gardonennue daçs les Cévennes : découvC|:i' et donné par 
M. le comte de Chanteîoup. / 



r' 



/ 



( 459 ) 

a. Mangaii^e oxy àè concrétïon^é'filfteua; , brun, en masse tfés- 
friable , légère et extrêmement tacbante , avec cbaux carhonatée 
disséminé ; de limenau dans la principauté de Henneberg en Fran** 
conie : envoi de Joseph II. 

3. Manganèse oxydé rarmileuijc , noir-brunâtre , sur quarz ferru- 
gineux ; de âcheibenberg en Saxe. 

3. a. M. ox. ramuleuXj deiîdritif orme , brun, sur quarz-lami- 
niforme ~ bacbé , avec fer oxyué jaune-roussàtre ; de ïlmeoau en 
ïhuringe. 

5/^*'M: oz. ramuleux', noirâtre à la surface du quarz gras; 
de Sibérie. * - , 

I 

Le feMsptirh vert du inèràe |iays présente aussi des dendrîtes^ de 
mang?inèse oxydé terreux. Vby.'pi i5i. 

4- Manganèse oxydé testadê, brtin , en croûtes plus ou moins 
épaisses ,' fibreuses dan^ leur cassure et trèsdégères ; de Huttenberg 
en Carintbie. 

5 MBiigViKkèséoxyàe/iiligineux î brun, encove un peu fibreux ; 
masse artrèmement légère , dé. ScbiBalkade dans le Henûebe,rg. 

6. Manganèse oxydé pulvérulent ou Juligineux , brun-noirâtre , 
•a masse et incrustant ; des pays ci-dessus énoncés. . 

y. Manganèse oxydé noivkvcidterrçux^ renfermant des veinule» 
de quarz; de Tîle de Cuba ; donné en i8o4 pai^ M. Auguste Lam- 
bert , déjà cité , p. 387. 

Le nombre des. morceaux . relatifs aux différentes variétés da 
Manganèse \ oxydé , soit métalloïde , soit terreux , est d'environ 
min^uante ; non compris les échantillons du gradin d'étude. 

PREMIER APPENDICE. 

MAKGAI^ÈSE OXYDÉ NOIRATRE BARYTIFERE. 

( Première partie, p. 168 ) 

Manganèse oxydulée , Dolomibu. 

Ce minéral qui a été. décrit dd|is le plus grand détail par JOoIo- 
mieu ( J. des M. t. 4 1 p- ^2 et suiv. ), est en masses ordinaîreoient 
cellulaires, et quelquefois compactes , noires à l'extérieur, et d'un 
gris-bleuâtre dans lieur cassure , qui est gnmulaire à grains très-fins 
et sub-mét'alloïde. 



( 46o ) 

' Il contient , suivant Tanalyse que M. Vatiqtrelîn en a faîte , Oxyde 
Uanc de manganèse 3,37 , Baryte 1,47 > Silice o, i3y Carbone o,o4f 
Oxygène 3,37. 

ANNOTATIONS. 

Le Manpranèse oxydé barytifère constitue la masse pria- 
eipale djs la mine de Romanèche. Dans sa pins grande parti* 
îl est exempt de tont mélange ; ce n*est que rarement qa'on 
le tromre comme empâté de spath fluor teint par lai d*on# 
coolenr violette très -foncée : mais ses cavernosités et 
ses fis.sures contiennent nne argile ^ris-rongeâtre, très-fine 
et très-dnctile. La surface delà mém« mine présente des mas- 
ses de manganèse oxydé terreux noir qui renferment queK 
qnefois des noyaux de la variété compacte. L'amas en forme 
de bande qui forme cçtte.mine repose immédiatement sur 
le granité et occupe une p