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Full text of "Terminologie grammaticale du sanskrit"






TERMINOLOGIE 

GRAMMATICALE 

DU 

SANSKRIT 



PAR 



LOUIS RENOU 




Ouvrage publié avec le concours du 
CENTRE NATIONAL DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE 



PARIS 
LIBRAIRIE ANCIENNE HONORÉ CHAMPION, ÉDITEUR 

7, QUAI MALAQUAIS (VI*) 



Cet ouvrage forme les fascicules n"' 280, 281 et 282 de la Bibliothèque 
de l'Ecole des Hautes Etudes 



TERMINOLOGIE GRAMMATICALE 
DU SANSKRIT 



TERMINOLOGIE 

GRAMMATICALE 

DU 

SANSKRIT 



PAR 

LOUIS RENOU 




Ouvrage publié avec le concours du 
CENTRE NATIONAL DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE 



PARIS 
LIBRAIRIE ANCIENNE HONORÉ CHAMPION, EDITEUR 

7, QUAI MALAQUAIS (VI*) 



Cet ouvrage forme les fascicules n ot 280, 281 et 282 de la Bibliothèque 
de l'Ecole des Hautes Etudes 



PK 

fo54 



V 
SEP2019I 

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Terminologie grammaticale du sanskrit 



AVANT-PROPOS 



Le présent ouvrage vise à définir et à illustrer au moyen 
de phrases caractéristiques, d'axiomes, d'exemples, les 
termes techniques qui sont en usage chez les grammairiens 
sanskrits. La valeur technique d'un mot n'est pas toujours 
délimitable, et il n'y a pas toujours intérêt à la dissocier 
de la valeur « mondaine » (laukika) ; il y a intérêt au con- 
traire à englober certains mots ou certains emplois qui, 
sans être typiquement grammaticaux, comportent chez les 
grammairiens soit une acception particulière, soit quelque 
tour idiomatique. Il n'y avait, a-t-il semblé, aucun lieu de 
craindre de donner à cet égard un peu plus que le titre ne 
promet. 

Ce répertoire a pour objet de compléter et de préciser la 
lexicographie sanskrite dans un domaine qui a été jusqu'ici 
relativement négligé, et qui est d'une extrême importance : 
la terminologie grammaticale est l'une des bases du voca- 
bulaire technique, et c'est le seul domaine, avec celui du 
rituel, où le terrain soit solide et le mot clairement circons- 
crit par la notion. 

Nous n'avons prétendu à aucun égard donner des ré- 
férences complètes,- même en admettant que c'eût été réali- 
sable : nous avons cherché même à les fournir carac- 
téristiques plutôt que nombreuses, à décrire les termes im- 
portants avec précision plutôt qu'à multiplier les citations 
de composés et de dérivés, qui n'enseignent rien. 

Nous avons laissé de côté, sauf dans quelques cas qui 
présentaient un intérêt spécial, les abréviations diverses 
inventées par les grammairiens, termes fictifs, éléments 
grammaticaux munis ou non d'exposants : en effet l'index 
de ces termes a été fait pour Pânini par Bôhtlingk, et d'une 



VIII 



manière très soigneuse, dans la seconde édition p. 147* et 
suiv. ; les commentateurs n'ajoutent sur ce point à peu près 
rien de neuf, Quant aux systèmes non pâninéens, c'eût en- 
gendré un déséquilibre choquant d'enregistrer les termes 
fictifs qu'ils contiennent quand on ne l'avait pas fait pour 
ceux de Pânini ; on les a donc laissés aussi de côté, et 
cette lacune n'a pas de conséquence grave. 

Les citations et les exemples ont été pris un peu partout 
à travers l'immense littérature grammaticale : on s'est 
attaché surtout aux textes les plus anciens, et comme de 
juste on a fait une place privilégiée au Mahâbhâsya. On 
n'a pas négligé les textes auxiliaires, dhâtuvrtti, etc., et 
notamment paribhâsâ et paribhâsâvrtti. 

Le plan de cet ouvrage imposait d'écarter les compila- 
tions sur la phonétique védique (Prâtiêâkhya et Siksa) et 
sur la lexicographie védique (Nirukta) qui, bien qu'à cer- 
tains égards voisines de la grammaire proprement dite 
appartiennent en réalité à un système très différent. D'ail- 
leurs les textes en question sont pour la plupart pourvus 
de glossaires bien faits, tandis que les textes classiques 
de grammaire en manquent pour la plupart. Si par excep- 
tion on a fait une place aux mots de la Pâninïyaêiksà, ce 
n'est pas qu'on se fasse illusion sur l'authenticité de cet 
opuscule, mais parce qu'il fallait compléter à Vune des 
sources les données lacunaires que contiennent les gram- 
maires quant aux choses de la phonétique. 

Il est à peine besoin de dire ce que cet ouvrage doit à 
la grande tradition de philologues qui depuis Bôhtlingk et 
Goldstûcker jusqu'à MM. Thieme, Faddegon et Buiskool 
ont illustré les recherches sur les grammairiens sanskrits. 
Nous ne pouvons ne pas mentionner à part le nom de 
Kielhorn, sans l'œuvre de qui (notamment la magistrale 
traduction du Paribhâsenduêekhara et l'article Some De- 
vices of Indian Grammarians lnd. Antiq. XVI p. 244) le 
progrès dans ces études aurait été singulièrement plus long 
et plus pénible. 

Louis Renou. 



ABRÉVIATIONS 



a) École de Pânini : 

P. (Astâdhyâyi de) Pânini, éd. Bôhtlingk 2 1887. 

M. Mahâbhâsya de Patafijali, éd. Kielhorn 2 3 vols 1892-1909. 

Pr. Pradîpa de Kaiyata, éd. Sivadatta D. Kudâla 1917-37 ; 
à défaut (adhy. IV -VIII) éd. Krpârâmasarman, 3 vols 
samv. 1946. 

K. Kâsikâ de Jayâditya et Vâmana, éd. S. G. Dhara Sas tri 
et R. Gopala Bhatt 1908. 

N. Nyâsa (alias : Kâsikàvivaranapaîïjikâ) de Jinendra- 
buddhi, éd. S. Ch. Chakravarti, 3 vols 1913-25. 

PM. Padamanjarï de Haradatta, éd. du Pandit t. XII sqq. (la 
l re partie réimpr. à part samv. 1952). 

DV. Durghatavrtti de Saranadeva, éd. Ganapati Sâstrï 
1909 (éventuellement, avec les leçons nouvelles de l'éd. 
en cours dans la Collection des .Classiques Indiens 
1940 sqq.). 

BhV. Bhâsâvrtti de Purusottamadeva, éd. S. Ch. Chakra- 
varti 1918. 

SK. Siddhântakaumudï de Bhattojîdîksita, éd. de Lahore 
2 vols 1935 (cité sous la numérotation continue). 

b) Écoles non pâninéennes : 
Kt. Kâtantra, éd. Eggeling 1876. 

C(V). Cândra, à savoir à) éd. Liebich 1902 pour les sûtra ; 
b) éd. Liebich 1918 pour les su. et la vrtti ; c) ibid. 
p. 515 pour les varnasûtra ; d) Liebich Konkordanz 
1928 p. 49 pour les paribhâsâ. 



J. Jainendra, éd. du Pandit I. XXXI sqq. (la l re partie 
réimpr. à part 1918-21). 

S. Sâkatâyana, éd. Bâlântarvânin 1907. 

H. Hemacandra, éd. Munihimâmsuvijaya 1934. 

V. (Mugdhabodha de) Vopadeva, éd. Bohtlingk 1847. 

S. Sârasvata, éd. Nava Kïshora Kara Sarma 1936 (cité sous 
la numérotation continue). 

SKBli. Sarasvatïkanthâbharana de Bhojadeva, éd. Sâmba- 
siva Sâstrî 1935 sqq. 

Sieg : mémoire de Sieg SBB. 1907 p. 466 et 1908 p. 182 sur 
des fragments d'une recension du Kâtantra trouvés au 
Turkestan Oriental. 

Luders : mémoire de Lûders SBB. 1930 p. 482 sur des 
fragments du Kâtantra et du Kaumâra trouvés au Turkestan 
Oriental. 

c) Textes divers : 

PI. Paribhâsendusekhara de Nâgojïbhatta, éd. Kielhorn 

1868-74 (pages et lignes du texte). 

SD. (Paribhâsâvrtti de) Sïradeva, éd. Harinâtha Dube 1887 
(numérotation des pbh.). 

PS. Pâninïyasiksâ, éd. Manomohan Ghosh 1938. 
(numérotation des su. dans le texte reconstruit). 

VP. Vâkyapadïya de Bhartrhari, éd. Carudeva Sâstrî 
(Livre I 1934), K. Sâmbasiva Sàstrï (début du Livre III 
1935) ; éd. de Bénarès pour le reste (1887 sqq.). 






XI 

d) Autres abréviations : 

su. sûtra (de l'Astâdhyâyï) ; Si. (su.) = Sivasûtra. 

vr. vrtti. 

vt. vârtiika (de Kâtyâyana). 

pbh. paribhâsâ (sauf indication, dans la numérotation du 
PI.) ; pbh. su. paribhâsâsûtra. 

kâr. kârikâ (en principe, chez M.). 

dhp. dhvr. dhâtu-pâtha et ° vrtti. 
g. gp. gana et ganapâtha. 

Les autres abréviations sont directement reconnaissables. 

Les références textuelles n'ont été données (sauf pour le 
cas où il y avait lieu de distinguer entre des acceptions 
ou de citer i,e\ passage) ni pour Pânini, ni pour le Mahâ- 
bhàsya, ni pour Vopadeva. En effet le vocabulaire de ces 
textes est accessible, pour ce qui est du Bhâsya, par l'in- 
dex complet (non sans erreurs, il est vrai, mais précieux 
tout de même) que compilèrent en 1927 P. Sh. Pathak et 
P. S. Chitrao ; pour les deux autres textes, par les admi- 
rables glossaires figurant dans les éditions de Bôhtlingk. 

Les termes du M. appartenant en propre (dans l'emploi 
considéré) à Kâtyâyana ou aux kârikâ sont signalés par les 
mentions vt. ou kâr. suivant l'abréviation M. 



— 1 — 



ak indice des voyelles proprement dites (a i u r et 
longues correspondantes, ainsi que l) d'après les pratyâh. 
su. 

akathita « (ce) dont il n'a pas été fait mention » 
P. (au moyen des mentions spéciales d'ablation et autres 
kâraka, cf. M. et K. I 4 51), La rection casuelle-verbale 
(kâraka) a° est celle de l'objet-transitif (karman). Mais pra- 
tiquement elle se limite à noter le second karman des verbes 
à double karman (dvikarmaka) , ainsi gâm dans gâm dogdhi 
payah « il trait le lait (de) la vache » : le mot go- est 
a en ce que d'une part il n'est pas donné par une règle 
antérieure (apûrvavidhau) , d'autre part il est cause (nimitta) 
de la chose employée (upayoga), à savoir le lait (kâr. chez 
M. L a). a° est glosé akïrtita dans ladite kâr., comme ibid. 
M. glose kathite par abhihite. Mais PM. ad loc. glose 
apradhâna (bhûta) « secondaire » (cf. M. 1. c. discutant 
lequel des deux termes est pradhâna) et enseigne qu'un 
accusatif tel que gâm est secondaire en ce qu'il dépend du 
vouloir du sujet parlant (vivaksâ) — on pourrait avoir 
aussi bien l'ablatif selon I 4 24 — tandis que payah, étant 
nécessaire, est primaire, pradhâna(bhùta) . 

a kart uni dans l'expression (propre au pûrvapaksa) 
ayam yogah sakyo 'kartum (et analogues) M. « la présente 
règle peut (aurait pu) n'être pas formulée, on peut (pou- 
vait) s'en dispenser ». 

akartrabhiprâyàrtha « (su.) visant (les cas où le 
bénéfice de l'action verbale) n'est pas dirigé (abhiprâya, 
q. v.) vers l'agent » K. I 3 67 sqq. (vu que I 3 72 pour- 
voit aux cas où il est dirigé vers l'agent), cf. akartrabhi- 
prâya M. Ainsi l'emploi de la voix moyenne dans jatâbhir 
âlâpayate 70 vaut par l'effet d'une règle a° : âlâpayate n'im- 
plique pas que le bénéfice de l'action soit dirigé vers l'agent. 



— 2 — 

akarmaka « (racine, verbe) qui ne comporte pas d' ob- 
jet-transitif, intransitif » P. ; K. I 3 26 et ailleurs glose 
« qui exprime une action sans objet ». D'après M. I 4 52 
vt. 9 les verbes n'ayant qu'un objet de temps, d'espace, etc. 
(ex. mâsam âste « il est assis durant un mois ») — qui du 
point de vue des gr. sont des transitifs — sont assimilés 
aux a . Les a munis de préverbes deviennent transitifs 
(sakarmaka) selon I 1 44 vt. 20. VP. III 7 87 définit Vakar- 
mikâ kriyâ comme se produisant a) quand la racine a un 
sens autre (que son sens ordinaire, métonymie, etc., ainsi 
nadï vahati << la rivière coule ») ; b) quand l'objet est 
inclus dans le sens du verbe, ainsi jlvati « vivre » = prâ- 
nân dhârayati ; c) quand étant bien connu (on n'a pas 
besoin de le noter, ainsi megho var§ati '« il pleut ») ; 
d) quand on ne désire pas le noter (parce qu'accessoire, etc., 
ainsi samsrnute « écouter [des conseils] »). , 

akâraka « (notion) qui ne constitue pas un kâraka ». 
M. (vt.). 

akàrtsnyâ rtha « (teneur) visant (à montrer que le 
su. où elle figure) ne vaut pas pour la totalité (du domaine 
qu'il couvre) » K. III 3 118, qui explique ainsi P. 
prâyena ; N. glose akrtsnavisayatâ. 

akâlaka dans l'exemple pâninyupajnam akâlakam vyà- 
karanam K. II 4 21 (cf. N. qui confirme la leçon) IV 3 115 
VI 2 14 <( la grammaire composée par P. ne traite pas du 
temps (grammatical) » ; i.e. « est dépourvue des pbh. défi- 
nissant l'actuel et autres temps (pbh. que donnent les gr. 
antérieures) », cf. N. et PM. ad locc. ; N. II 4 21 glose 
aussi « dans cette grammaire' il n'a pas été posé de chapitre 
relatif au temps ». Ceci vise le pbh. su. kâlopasarjane ca 
tulyam I 2 57 « sont pareillement (à ne pas enseigner au 
moyen de pbh.) le temps ainsi que la subordination ». 
L'a définit la grammaire de P. par rapport à d'autres sys- 



a — 



tèmes, cf. Kielhorn IA. XV p. 184 n. 2 et v. anekascsa, 
asamjnaka. 

akrta <( non. établi, non posé ou formulé (règle, opé- 
ration, teneur, etc.) » M., not. « qui n'a pas pris effet », 
dit d'une règle simultanément applicable avec une autre, 
dans la théorie du nityatva et de Yanityatva, q. v. 

°vyûha dans la pbh. 56 citée Pr. IV 1 82 etc. akrta- 
vyûhâh pâninïyâh « les Pâninéens ne mettent pas d'insis- 
tance particulière (à appliquer une règle là où cela entraî- 
nerait ultérieurement la disparition de la cause de ladite 
règle) ». SD. 52 ajoute krtam api sâstram nivartayanti 
« ils font cesser une règle même si elle a été déjà posée ». 
vyûha est glosé visista ûhah = niscaya PI. 61 9 « déter- 
mination ». En sorte que (cf. PL 1. c.) une opération 
antaranga ne s'appliquera pas là où l'application ultérieure 
du bahiranga en ferait disparaître la cause : c'est une dé- 
rogation à la pbh. 50. Ainsi dans sedusah issu de sed + vas, 
l'accrément -i- qui est antaranga, attendu par VII 2 35, 
n'est pas préfixé à -vas- parce que le phonème v qui est 
cause de cette préfixation disparaît au moment où selon 
VI 4 131 u qui est bahiranga se substitue à v. 

"saindhi « (voyelle) pour laquelle le samdhi n'a pas 
encore été opéré, voyelle à l'état original » M. (vt.). 

akrtrima « non technique » M., v. krtrima. 

akriyamâna « non actuellement posé (dit d'une te- 
neur) » M., not. dans les phrases 'commençant par akriya- 
mâne hi ...grahane « en effet, si Ion ne pose pas telle te- 
neur (, il suit cet inconvénient que...) ». 

akriyâ « (ce) qui n'est pas une action verbale » M. (vt.), 
soit pratiquement « qui n'est pas un verbe, non verbe », 
not. pour gloser atin « non terminé par une désinence per- 
sonnelle » M. II 2 19 vt. 2, v. kriyâ. 



4 — 



aksara « syllabe » M. I 2 32 init. (et en outre dans 
aksaraêas' et °samûha « agrégat de syllabes ») ; défini Pr. 
ad M. I p. 3 12 <( voyelle accompagnée de consonne(s) ». 
« Phonème » M. I p. 36 10 (kir.) : donné comme étant le 
n. techn. de varna « dans un su. antérieur ». Plus spéc. 
« voyelle », cf. Pr. VIII 2 89 « a° signifie ac (voyelle) ». 
M. I. c. reproduit l'analyse traditionnelle par na ksaram 
ou na ksarati, na ksïyate, et donne aussi celle par aênizle, 
dont Nâg. conteste le bien-fondé. M. ibid. encore glose 
aksara par vâc « son ». Sur la différence entre a° et varna, 
v. Goldstucker Pân. p. 42 ; sur les origines textuelles de 
l'emploi du terme a% v. Liebich SBHeid. 1919 n° 15 p. 4, 
8 etc. ; sur le sentiment des textes véd. touchant la notion 
d'à , v. Oldenberg ZDMG. LXIII p. 293 ; sur la mystique de 
IV dans M., v. Pisani RSO. XVI p. 215. — Cf. ekâksara, 
samdhy aksara, samânâksara. 

°samâmnâya « transmission énumérative des phonè- 
mes, alphabet (dans l'ordre des pratyâh. su.) » M. 

agamaka « qui ne fournit pas (le sens requis), inadé- 
quat » M., v. anirdesa. 

aguna « non secondaire » M. (kâr.), glosé pradhâna 
Pr. ; agunïbhûta K. I 4 54 glosant pradhânabhûta. 

agrhïta « non compris ou inclus (dans une teneur) » 
N. et PM. VIII 3 57, dit des homophones (savarna) définis 
I 1 9 : selon ces textes, la prohibition I 1 10 de la notion 
d'homophones vaut pour les homophones a°, ce qui revient 
à dire « non compris dans le même pratyâhâra ». 

agni (ex. de la formation) n. techn. des thèmes en -i- 
-u- Kt. II 1 8. 

agrahana « (ce) qui n'est pas une teneur » M. (vt.), i. e. 
ne figurant pas dans un su. » (M. I p. 16 4, etc.) et plus 



— 5 — 

souv. <( fait de n'être pas compris (dans telle teneur) , de 
ne pas noter (telle forme), de ne pas faire partie (de tel 
groupement, ainsi Si. 3-4 vt. Il) ». L'emploi du mot dans 
les vt. est prégnant : « il n'y a pas lieu d'inclure (telle 
forme dans la présente teneur) », ainsi I 1 23 vt. 6 où M. 
glose a par grahanam na kartavyam. vibhaktau lingavi- 
sistâgrahanam pbh. 72 (cf. VII 1 1 vt. 13) « (un thème 
nominal dans une opération qui a lieu) en présence d'une 
désinence casuelle ne note pas (une forme) dérivée (dudit 
thème au moyen d'un suffixe marquant) le genre » : ainsi 
la substitution de u à v selon VI 4 133 devant la désinence 
-as d'accus, plur. dans yuvan- ne vaut pas pour le fém. 
yuvati- : on a y ùnah, niais yuvatïh. 

aghOsa <( (phonème) sourd » M. (vt.) caractéristique 
selon M . I 1 9 vt. 2 des occlusives des deux premiers varga : 
elles ont pour effort subséquent (anupradâna) le souffle 
(svâsa) et se prononcent « gorge ouverte » (vivrtakantha) . 
Tous les a sont ouverts PS. 20. Opp. ghosavant. Kt. I 1 11 
et H. I 1 13 emploient le mot comme n. techn. de tous les 
phonèmes sourds (occlusives et sifflantes). 

ariga (« membre ») n base » P., n. techn. défini I 4 13 
yasmât pratyayavidhis tadâdi pratyaye 'ngam « porte le 
n. d'à (la portion de mot) commençant par la (racine ver- 
bale ou le thème nominal, i. e. composée de cette racine 
ou de ce thème et, éventuellement, d'un élément présuf- 
fixal) après laquelle un suffixe est prescrit, — en présence 
dudit suffixe » : ainsi la racine kr- et le thème upagu- sont 
des a en présence des suffixes -tr- et -n- pour former kartr- 
et aupagava- ; la racine kr- suivie de l'élément -isya- forme 
aussi un a° en présence de la désinence -ti dans karisyati. 

<( Auxiliaire (d'une opération) » PI. 96 11 = upakâraka 
(cf. Kielhorn trad. p. 222 n. 1), d'où plus spéc. « cause 
formelle (d'une opération) » d'après PI. 41 12'(= sabdarû- 
pam nimittam), dans l'analyse des termes antaranga et 
bahiranga, q. v. 



— 6 — 

Plus gén. « partie constitutive d'un tout, membre », 
ainsi dans angavat (v. ci-après) et dans yogânga « partie 
constitutive d'une règle » M. (Nâg. I 1 30 « partie de la 
grammaire ayant forme d'une règle »), expression em- 
ployée par M. pour introduire un yogavibhâga, q. v. 

angavat « (traité) comme la partie constitutive (de tel 
mot) » P. dans l'expression parângavat, q. v. 

°vrtta v. s. avidhi. 

angâdhikâra « chapitre gouverné par le mot angasya 
(VI 4 1) » M. (vt.) et s'étendant jusqu'à la fin du livre VII 
(cf. M. et K. VI 4 1), i. e. la section dans laquelle les opé- 
rations concernent la base ou un élément de la base : v. 
le détail des emplois M. 1. c. vt. 5 à 10. 

ac indice des voyelles d'après les pratyâh. su. 
°samdhi « harmonie des voyelles », chap. 3 de SK. 
ajanta « (thèmes) terminés par une voyelle » M. (vt.). 

acikitsya « (forme) impossible à amender » i. e. à 
concilier avec la grammaire PM. II 2 12 BhV. et DV. III 

2 188. 

anâdi « (les suffixes secondaires) an (P. IV 1 83 = C. 
II 4 1) et suivants » i. e. l'ensemble des taddhita C. V 3 
139 CV. II 4 16 sq. 

atan « (désinences) non moyennes, actives » C. I 4 11 
(cf. P. tan) ; atanânâh (atan + le suffixe commun des 
participes moyens) « (verbes) qui ne comportent pas la voix 
moyenne, activa tantum » dhp. de C. passim, S. I 4 101. 

ataddhita « (ce) qui n'est pas un taddhita » M. (vt.). 

atantra « (ce) qui ne constitue pas ou n'implique pas 
un enseignement, ce qui (dans un su.) n'a pas de valeur 
prescriptive » M. : ainsi, sont a° dans un su. le suffixe 






7 — 



-tara- selon M. I 2 33 init. II 2.34 init., le pluriel I 2 39 
vt. 1, le duel III 4 21 vt. 2 (analogue K. II 4 27 sq.), le 
genre III 3 18 vt. 1 IV 1 92 vt. 1 (analogue K. V 2 114) : 
si -tara- était prescriptif dans la teneur alpâctaram II 2 34, 
dit M. ad loc, il s'ensuivrait cet inconvénient que la res- 
triction formulée audit su. vaudrait en cas de deux mem- 
bres, non en cas de plus de deux, et qu'on ne pourrait 
réaliser un dvamdva tel que êankhadundubhivïnânâm en 
ce sens qu'on attendrait aussi l'antécédence du membre 
dundubhi-. Ces données viennent pour la plupart se co- 
difier dans la pbh. 73 (suggérée chez M.) sùtre lingavaca- 
nam atantram « dans un su. le genre et le nombre (parti- 
culiers sous lesquels une forme est posée) n'enseignent 
rien » ; Tril. ad Kt. III 1 4 ajoute le kâla comme élément 
a°. Pr. IV 1 92 glose a par apramâna ; Tril. 1. c. par 
apradhâna « qui ne fait pas autorité » ou « n'est pas es- 
sentiel ». 

Plus gén. u qui n'a pas force de loi », dit du gp., DV. 
II 2 35. 

atidis- (°disyate °diêyamâna °dista) « (être) formulé 
par atidesa, (faire) l'objet d'un transfert » M. : sâmânye 
'tidisyamâne viêeso nâtidisto (anatidisto VI 3 68 vt. 3) 
bhavati M. I 1 56 vt. 3 « quand on transfère une opération 
générale, l'opération particulière (qui en dépend) ne se 
trouve pas pour autant transférée », cf. la pbh. 101. Ainsi 
quand P. enseigne bhùtavat III 3 132 « (les affixes verbaux 
notant dans le futur une chose qu'on espère se comportent) 
comme (ceux qu'on emploie dans) le passé », il entend 
qu'on aura les affixes valant au sens général de bhùte, 
i. e. le lun, non ceux valant au sens particulier de bhû- 
tânadyatane, i. e. le lan et le lit. 

°desa « transfert (d'un concept antérieurement défini 
sur des formes nouvellement posées) » M. (vt.), soit en fait 
« (enseignement appliqué par; transfert (de telle règle, 
valant d'abord dans tel su., à tel nouveau su.) ». Ainsi 
VIII 1 9 enseignant que le mot eka- réitéré « est traité 



— 8 — 

comme un bahuvrïhi » est un su. d'à : les opérations 
valant pour un bahuvrïhi vaudront par transfert pour 
ekaika-. Mais l'a n'entraîne pas d'assimilation totale : 
ainsi de M. vt. 4 ad loc. il résulte que le mot ekaika- n'est 
traité en bahuvrïhi ni pour la flexion, ni pour le ton, ni 
pour l'affixation du samâsânta. L'élément qui subit le trans- 
fert reste svâsraya, q. v. : restent valides les règles qui lui 
incombent en tant qu'élément original. Le signe formel 
d'un a est la présence dans l'énoncé du suffixe adverbial 
-vat, lequel souligne, comme le précise Pr. VI 4 22 init., 
qu'on a affaire à une différenciation (bheda), non à une 
identification. D'où le nom plus complet de tadvad-a° M. 
(vt.), glosé tatkârya-a° Pr., « a° consistant à poser : ceci 
est traité comme cela ». Le suffixe -vat peut manquer selon 
M. I 1 23 après vt. 4 si le sens postule un a° comme dans 
la vie courante où esa brahmadattah peut signifier « voici 
(quelqu'un qui est comparable à) B. » : ainsi samkhyà 
dudit su. serait mis pour samkhyâvat, le sens étant, non 
que bahu- et mots analogues sont des n. de nombre, mais 
qu'ils sont assimilés à des n. de nombre. N. ,1 1 56 distin- 
gue des a de cause (nimitta), de désignation (vyapadeêa), 
de règle (sâstra), de forme (rûpa), d'opération (kârya) ; 
K. II 1 2 pose un tâdâtmya-a° « a° par conformité de na- 
ture ». Le vt. 3 ad I 2 58 explique ledit su. comme un 
artha-a° : « le sens » du pluriel est « transféré » en fonction 
du sing. — Cf. asiddha, gam-, âtidesika. 

atipatti C. I 3 107 = P. kriyâ-a°, q. v. 

atiprasaktà « (forme) résultant d'un atiprasanga » 
ou « = atiprasanga » M. : une définition comme celle de 
nadï I 4 3 est a d'après K. 14 4, en sorte qu'il est néces- 
saire que le su suiv. en prohibe l'application dans un cas 
déterminé. 

atiprasanga « application ou attache d'une règle (d'une 
opération, etc.) au-delà (de son domaine propre) » 
M. (vt.). Il s'agit d'une application ou attache vicieuse, 



— 9 



laquelle se produit ou se produirait si telle règle est (était) 
incorrectement interprétée ; ou du moins d'une application 
provisoire dont l'effet est aboli par une autre règle. Ainsi 
la question est soulevée Vï 1 66 vt. 3 si l'amuissement de 
v enseigné par ledit su. ne comporte pas d'à dans le cas de 
la racine vraêc- ; M. écarte cette objection en arguant que 
ladite racine est posée avec un v- initial dans le dhp., ce 
qui préserve le v de tomber. 

atibahu « (règle) qui comporte (ou comporterait) trop 
de mots, trop longue » M. 

atiric- {°ricyate) « être en surplus (dit d'une teneur 
dont on ne peut en fait ou en apparence rendre compte) » 
K. V 1 131 ; N. glose apârthaka « qui est (serait) sans rai- 
son d'être ». 

ativrt- (°vartate) « déborder », soit en fait « ne pas 
se conformer à tel genre ou à tel nombre » M. (kir.), v. 
svârthika. 

ativyâpti « extension excessive (d'une règle, d'une 
définition, etc.) » PM. II 1 32 PI. 25 8, 87 9 SK. 836, où 
Bâlam. glose « application faite dans un domaine où elle 
n'est pas désirable ». Opp. avyâpti. 

atisâyana <( fait de surpasser, d'excéder » P. (l'a du 
radical est irrégulier K. V 3 55) : la notion d'à est dési- 
gnée par les suffixes de comparaison. M. et K. 1. c. glo- 
sent prakarsa. Cf. âtisâyika. 

atyalpa « trop court » M. dans l'expression atyalpam 
idam ucyate « le présent énoncé est (soit en fait, soit dans 
le raisonnement du pùrvapaksa) trop court », il requiert 
d'être complété par voie de vârttika. 

athavâ « ou, ou plutôt » M. : introduit une nouvelle 



10 



explication (éventuellement un samâdhâna), qu'il faut en- 
tendre d'ord. comme étant jugée préférable à la précédente. 
La glose usuelle est pûrvâparitosena « vu qu'on n'était pas 
satisfait de l'explication antérieure (, on propose mainte- 
nant ceci...) », ainsi Pr. I 4 93. 

adarsana « fait (pour un élément) de n'être pas vu, 
de manquer » P., comme glose du n. techn. lopa. D'après 
K. I 1 60 le terme englobe tout élément qui n'est ni vu 
ni entendu ni prononcé ni perçu, son absence ou sa dis- 
parition, adarêanât M. (vt) « du fait qu'on ne voit pas 
(tel élément dans telle forme, etc.) » ou « que la forme 
n'est pas attestée » (PI. 94 9). 

adOsa « absence de faute, de vice, d'inconvénient » M. 
(vt.), not. dans l'expression evam ca krtvâ so *py adoso 
bhavati yad uktam... « selon cette conception il n'y a pas 
de faute non plus lorsqu'il a été enseigné... ». 

adyatailï « temps (passé) d'aujourd'hui » M. (vt.) : 
IV est désigné selon III 2 110 interprété en liaison avec 
111 par l'aoriste ; c'est par élimination, en partant de la 
valeur anadyatane de l'imparfait que l'aoriste est reconnu 
comme désignant l'a , non par un enseignement direct 
de P., cf. M. ad loc. et CV. I 2 76. Le terme devient un 
n. techn. de l'aoriste (lun) Kt. III 1 22 et 28 (cf. Sieg 
p. 485) H. III 3 11. Nâg. II 4 3 vt. 2 confirme cette valeur 
pour M. 

advyupasarga « (racine) non précédée de deux pré- 
verbes » P. ; M. propose d'amender en adviprabhrtyupa- 
sarga. 

adhâtu « (forme) autre qu'une racine verbale » P. 

adhika « additionnel, qui est en surplus » M., dit not. 
d'une opération s'appliquant dans une mesure plus grande 



— 11 — 

que ne le laisse prévoir la teneur stricte d'une règle : ainsi 
le locatif de siège I 4 45 vaut d'après M. I 3 11 fin. dans 
un cas comme gangâyâtn gâvah « les vaches au Gange » 
ou kïipe gargakùlam « la gent grenouille au puits », où 
il s'agit d'une proximité, non d'un siège : l'opération est 
a . De même un phonème dans une teneur est a° M. ibid. 
vidhânârtha « (teneur) visant à obtenir un ensei- 
gnement qui dépasse (celui résultant strictement du su.) » 
K. III 2 124 BhV. III 4 72. 

adhikarana (« support, référence ») « notion locative, 
location » propr. support local de l'action verbale P., 
n. techn. d'après I 4 45 de la rection casuelle (kâraka) dé- 
signant le siège (âdhârà) de l'action et .traduite en principe 
par les désinences du locatif, ex. kate êete, sthâlyâm pa- 
cati. L'a d'après VP. III 7g 1 (p. 277) supporte l'action 
indirectement, à travers un agent ou un objet, cf. kartrkar- 
manor kriyâsrayabhûtayoh K. 1. c. « quand l'agent ou 
l'objet sont le point d'appui de l'action ». M. VI 1 72 
distingue trois espèces d'a°, vyâpaka, aupaslesika, vai- 
sayika, q.v. ; une vr. de S. 426 ajoute sâmïpyâka, nai- 
mittika, aupacârika ; sâmïpya aussi V. Prakr.-Kaum. II 
3 36. 

« Concernement (d'un mot par rapport à l'action ver- 
bale), plan » dans samânâdhikarana, q.v. 

« Substance concrète, objet* » P., glosé dravya par K. 
passim et donné M. II 1 1 vt. 21 pour un nom métony- 
mique de dravya dans l'usage profane ; PI. 7 17 confirme 
le caractère « mondain » (laukika) de cette acception. — 
Sur le mot a , v. Chakravarti Philos. Skt Gr. p. 253. 

adhikàra « sujet (d'un ouvrage) » M. I p. 1 2, glosé 
prastâva Pr. Spéc. « chapitre qui est sous le gouverne- 
ment d'une règle ou portion de règle initiale » M. (vt.), cf. 
anga-a° ci-dessus, ainsi que chez M. (vt.) les expressions 
dhâtv-a° pada-a° pratyaya-a° samâsa-a stry-a° etc. « cha- 
pitre gouverné par dhâtoh III 1 94, par pratyayah III 1 1, 



— 12 — 

par striyâm IV 1 3 etc. » Aussi « règle ou portion de règle 
gouvernant une série de su. ultérieurs au cours desquels 
elle est chaque fois à suppléer » P. : esa eva nyâyo yadu- 
tâdhikârâ anuvarterann iti M. III 1 106 vt. 1 « c'est un 
principe général que les a° doivent valoir dans les règles 
suivantes ». ekatropâttasyânyatra vyâpâro 'dhikârah SKBh. 
I 2 65 vr. « IV, c'est ce qui, posé en un certain endroit 
(de la grammaire), a son effet en d'autres endroits ». D'après 
M. I 1 49 vt. 4 les a sont de trois sortes, « certains, 
bien que se tenant en une seule place, éclairent la gram- 
maire entière comme une lampe éclatante éclaire toute 
une maison (ce sont les pbh., Pr.) ; d'autres sont attirés 
(anukrsyate) par l'élément ca y comme l'est Un morceau 
de bois attaché à une corde ou à du fer ; d'autres enfin se 
tiennent auprès de chaque règle afin d'éviter un énoncé 
(auquel ils suppléent : anirdeêârthà) » : ces derniers sont 
les a proprement dits, les précédents constituant Yanukar- 
sana, q.v. La règle ou portion de règle faisant fonction 
d'à est munie d'un svarita dans renonciation originale 
de l'Astâdhyâyï, ainsi qu'il est dit I 3 11 : sur la nature 
exacte de ce svarita, v. M. ad loc. interprété par Kielhorn 
Fest. Weber p. 29. Les a° normaux sont valables goyûtha- 
vat M. IV 2 70 « comme un troupeau de vaches » qui va 
dans une même direction. La durée de la validité d'un 
a° est flottante et les gr. ont tiré parti de ce flottement : 
cf. M. III 1 94 av. vt. 7 discutant si astriyâm vise à prohi- 
ber seulement les formes enseignées dans le stry-a° (cf. 
Pr.) ou à enseigner que ledit su. vaut jusqu'au stry-a° ; 
dans le premier cas on se croirait à tort justifié à dire 
*hâsas châttrasya à côté de hasitam châ° ; dans le second 
il faut enseigner spécialement une option telle que âsitvâ 
bhunkte/ âsyate bhoktum. De même M. VI 4 22 av. vt. 
15 sur â bhât. Certaines pbh. reflètent cet arbitraire : iste 
tadadhikârânâm pravrttinivrttï C.-pbh. 43 (= istato \dhi° 
pra° N. V 1 3) <( les a° sont mis en branle et annulés selon 
les résultats qu'on désire en tirer » ; apeksâto 'dhikârah 
SKBh. I 2 65 soit pratiq. « l'a° est déterminé par les besoins 



— 13 — 

de la cause ». Cf. aussi Laghusabd. I 3 11. Sur Va° en gé- 
néral, Buiskool ïripâdî p. 44. 

« Fonction, occupation » : c'est la valeur « mondaine •> 
du terme : elle est signalée M. I 3 11 vt. 1, qui glose ui- 
même par vyâpâra « mode d'activité », K. et Pr. ibld. par 
viniyoga « affectation ». 

adhikr- (°kriyate) « faire fonction â'adhikâra, de rè- 
gle gouvernante » K. VI 1 13 ; °krta « qui fonctionne 
comme adhikâra » ou plus largement « (sujet) traité (sous 
le chef d'un a ) » M. 

adliyâya « leçon » M. : l'une des huit sections de 
l'Astâdhyâyï. 

adhyâruh- (°ropayati) a attribuer, imputer (secondai- 
rement ou faussement une notion ou un nom à tel objet) » 
N. IV 1 103 ; °ropita K. II 1 33 DV. I 1 15 II 2 6 ; Vopya 
DV. III 2 115. Ainsi d'après DV. I 4 21 dans dârâh 
(( épouse » le plur. résulte de ce que la pluralité est « se- 
condairement imputée » ; Sabdakaust. précise « la plura- 
lité du membre passe par imputation secondaire à la tota- 
lité ». C'est une forme d'upacâra « transfert » ou de gau- 
natva « secondante ». 

°ropa « imputation (secondaire) » K. IV 1 103 CV. III 
1 1 ; v. aussi âropa. 

adhyâhâra « fait que (tel mot) est à suppléer » N. II l 
3 PI. 61 10. P. emploie l'expression vâkyâdhyâhâra « fait 
de suppléer dans une phrase (des éléments dont le sens 
est requis) », ceci désignant l'un des emplois du verbe 
upaskr- ; cf. la glose de K. VI 1 139, à quoi N. ajoute que 
cette suppléance a lieu pour faciliter l'acquisition (de la 
règle). Le vakya-a° en tant que paraphrase complétant les 
termes d'un su. est d'après M. I p. 12 25 l'une des bases 
de l'interprétation grammaticale (vyàkhyâna), avec les 
exemples (udâharanà) et contre-exemples (pratyudâharanà) 

°hr- (°hriyate) « être à suppléer, faire défaut (tout en 



_ 14 — 

étant requis) » N. I 1 13 ; °hartavya K. VIII 3 4 ; °hârya 
BhV. III 4 21 VIII 3 4 DV. II 3 2 ; °hrta N. II 1 3 (cf. 
°hrtya M.).' 

anacka « qui ne contient pas (ou plus) de voyelle » If. 

anan « non muni de l'a(n)° priv. » P: 

. anatidista « ne résultant pas d'un atidesa, non trans- 
féré » M. ; °deêa M (vt.), v. ati°. 

anadyatana « qui n'est pas d'aujourd'hui » P., dit 
not. d'une action passée (bhûta) désignée par l'imparfait, 
ex. hyo 'karot « il a fait hier ». M. III 2 111 vt. 1 glose 
par un bahuvrïhi « (ce) en quoi l 'aujourd'hui fait défaut », 
cette interprétation permettant d'éviter l'imparfait dans le 
cas d'une action valable pour aujourd'hui ou pour hier, 
ainsi adya hyo vâbhuksmahi, cf. N. A cet a° qui est un 
bhûta-a° s'oppose IV III 3 15, désigné par le futur péri- 
phrastique, et qui est un bhavisyad-a° (expression de K. 
ad loc). 

anadhikâra « (élément) qui n'est pas un adhikâra » 
M. (vt.), glosé nâdhikriyate Pr. II 3 32 vt. 2 ; au loc. -e 
« si (tel mot) n'était pas compris comme un adhikâra ». 

ananubandhaka « non muni d'anubandha, d'ex- 
posant » M. : ananubandhakagrahane na sânubandhakasyal 
tadanubandhakagrahane nâtadanubandhakasya grahanam 
M. IV 2 9 (cf. pbh. 81 sq., qui lit niranu au lieu d'a° ; 
de même SD. 53 C.-pbh. 6 ; SD. 54 C.-pbh. 5 lisent en 
outre ekânu et dvyanu au lieu de tadanu atadanu ) 
« quand un terme non muni d'anubandha est employé 
(dans une teneur), il ne note pas ce qui a un anubandha ; 
quand un terme ayant tel anubandha particulier..., il ne 
ne note pas ce qui a tel autre anubandha » : tavya II 2 11 
et div VII 1 84 ne notent pas le suffixe tavyat et la racine 



— 15 — 

divu ; yat VI 1 213 et an VII 4 16 ne notent pas nyat et 
cah qui, tout en ayant le même exposant que yat et an en 
ont un autre en sus. 

anantara « non séparé par un intervalle, immédiat 
(dans l'espace) » P. : anantarasya vidhir va bhavati prati- 
scdho va M. I 1 43 « une règle prescriptive ou prohibitive 
(prescrit ou prohibe seulement) en ce qui est le plus voisin 
d'elle (en quelque autre règle) », cf. pbh. 61 C.-pbh. 30. 
Ainsi VII 1 21 d'après la pbh. 60 devrait entraver le luik 
II 4 71 et non le luk VII 1 22 ; d'après iV-pbh. il entravera 
VII 1 22 qui est le plus proche de lui. Cf. prâpti. 

anantya « (phonème) non final » P. : anantyavikâre 
'ntyasadesasya VI 1 13 vt. 5 « quand un changement 
(enseigné dans une règle) ne concerne pas une finale, (il 
doit être entendu comme concernant ce qui) précède immé- 
diatement la finale », cf. pbh. 95. Ainsi mu enseigné VIII 
2 80 ne peut être substitué qu'au groupe dr dans adadr 
(yanc)-, non au d qui précède, en sorte qu'on a adamuyanc- 
(mais M. ad loc. cite aussi amumuyanc-). 

ananya « non (devenu) autre, qui a conservé sa na- 
ture (et partant est sujet aux mêmes lois) » M. dans ana- 
nyavat, v. vikrta. 

anabhidhâna « non expression (de tel sens par telle 
forme) » M. (vt.), not. dans -ât « parce que (telle forme) 
n'exprime ou n'exprimerait pas (tel sens, le sens requis) » : 
na... vivaksito 'rtho 'vagamyate N. V 1 1 fin. L'a°-tva 
implique le raisonnement suivant (cf. Kielhorn IA% XVI 
p. 246) : P. a dit tantôt plus qu'il n'y avait nécessité à dire, 
ainsi quand il pose râgàt IV 2 1 : car il ne viendrait à 
l'esprit de personne d'exprimer le sens requis par ce su. 
dans un emploi comme daivadattam vastram (vt. 1). Tan- 
tôt au contraire P. doit être justifié d'avoir paru en dire 
trop peu, ainsi d'après M. III 2 1 vt. 5 il n'y a pas nécessité 



— 16 — 

à prohiber l'application du su. dans des cas comme âdityam 
paêyati, himavantam êmoti, grâmam gacchati, car une 
formation parallèle à kumbhakâra- pour ces emplois n'ex- 
primerait pas le sens requis. Pr. précise ad loc. : l'expli- 
cation par a est un simple rappel de la pérennité des mots 
(v. nityà) ; elle signifie que dans le langage courant on 
n'use pas de termes comme âdityadarsa- pour former le 
sens de âdityam paêyati « regarder le soleil » ; on n'a donc 
pas à les enseigner comme corrects. Autrement dit, seuls 
sont à enseigner les mots ou les emplois réellement usités ; 
les autres n'ont pas besoin d'être interdits. D'après N. II 2 
24 il est inutile d'interdire le bahuvrïhi vrstadeva- ; on ne 
saurait rendre ainsi le sens de vrste deve (gatah) 2 il y a a°. 
L'argument d'a°-tva sert donc pratiquement à rendre compte 
du fait que certaines formations, théoriquement possibles, 
sont inusitées, ainsi d'après K. III 1 22 on n'emploie pas 
l'intensif pour dire bhrêam sobhate ou rocate, le tour 
icchati bhoktum pour rendre l'idée d'icchan karoti (K. 
III 3 158). PM. III 2 1 prévient les objections qu'on peut 
faire à ce sophisme en disant qu'il ne faut recourir à Va° 
que là où il est enseigné par les gens qualifiés (âpta) et 
qu'ailleurs il faut suivre les règles. 

anabhinirvrtta « qui ne s'est pas manifesté, non 
effectivement produit » M. : prasaktasyânabhinirvrttasya 
pratisedhena nivrttih êakyâ kartum nâbhinirvrttasya M. VI 
1 37 init. « on ne peut abolir au moyen d'une règle prohi- 
bitive que ce qui, tout en étant applicable (par l'effet d'une 
règle), est en fait non produit, non pas ce qui est déjà pro- 
duit » ; nânabhinirvrtte bahirange 'ntarangam prâpnoti M. 
VI 4 22 vt. 12 « une opération antaranga ne se présente pas 
tant que l'opération bahiranga ne s'est pas encore mani- 
festée ». 

anabhihita « qui n'a pas été spécifié, exprimé » P., 
glosé anukta et anirdista K. II 3 1 et cf. M. ibid. init. ; 
N. laisse le choix pour l'analyse du mot entre les racines 



— 17 — 

dhâ- et hi-. Le terme, qui sert de gouvernement (adhikâra), 
signifie que dans les su. qui suivent^ jusqu'à 71, les dési- 
nences casuelles enseignées valent pour autant que leur sens 
n'est pas déjà exprimé soit par une désinence personnelle, 
soit par un suffixe, soit par un composé (cf. 1. c. vt. 5 et 
M.). Ainsi l 'objet-transitif (karman) valable selon II 3 2 
pour katam karoti n'est pas applicable dans kriyate katah 
ou krtah katah, où le sens du karman est" déjà marqué soit 
par l'affixe passif (III 1 67, karmani yak), soit par le suf- 
fixe -ta- (III 4 70, ktah karmani) ; non plus pour satya- 
« acquis par cent », où il est marqué par le taddhita (cf. V 
1 21), ni pour prâptodaka- « ayant de l'eau » où il l'est 
par le composé (= prâptam udakam yam) ; de même le 
génitif désigne l'objet-transitif dans le cas d'un krt (type 
odanasya bhojakah) selon II 3 65 sauf si l'objet est déjà 
exprimé par le krt lui-même, type kartavyah katah BhV. 
ad loc. La clause a° est levée en ce qui concerne le nomina- 
tif d'après BhV. II 3 46 (et cf. M. II 3 1 vt. 4 et 10). 

anabhyâsa « (racine) qui n'a pas (déjà) subi de re- 
doublement » P. 

anarthaka « privé de signification » P., qui applique 
le terme aux prépositions adhi et pari ; d'après M. il faut 
entendre anarthâniaravâcin « n'exprimant pas de sens autre 
(à savoir : que d'illustrer — âhatuh M., glosé dyotayatah 
Pr. — l'action exprimée par le verbe) ». Dans la pbh. 14 a° 
signifie « privé de signification (, non de façon absolue, 
mais en ce sens que l'analyse grammaticale n'isole pas 
l'élément envisagé) » : arthavadgrahane nânarthakasya 
pbh. 14 citée M. III 4 77 vt. 2 « quand il y a <dans un 
su.) emploi (d'un élément) capable d'exprimer une signi- 
fication (, cet élément est visé en tant qu'il porte la signi- 
fication ; tout élément qui serait identique à lui, maisj 
privé de signification n'est pas (visé par ledit emploi) » : 
ainsi ûdha VI 1 89 vt. 4 ne note pas la portion ûdha dans 
ùdhavant-, car là ûdha est a (vu qu'on forme i\dhavant- y 

2 



— 18 — 

non de ûdha + -vant-, mais de vah + -lavant-) ; par suite, 
le vt. ne peut s'appliquer à pra + ûdhavant- et l'on ne 
peut former * praudhavant- comme on forme praudha-. 
a° s'oppose, comme on voit, à arthavant ; il se dit notam- 
ment des nipâta I 2 45 vt. 12, en tant que n'ayant aucun 
sens à suggérer (dyotya) Pr. 

<( Privé d'objet, de raison d'être, superflu » M. (vt.). Est 
a° (en apparence ou en fait) une teneur visant à produire 
une forme qui se réalise déjà — qui est siddha — par une 
autre règle. M. réfute souvent telle interprétation d'une 
règle, telle position, parce qu'il s'ensuivrait qu'une teneur 
serait a . C'est un postulat fondamental de la gr. (selon les 
commentateurs, car il est douteux qu'il ait présidé de façon 
aussi stricte à l'élaboration de l'Astâdhyâyï) qu'aucun élé- 
ment d'aucune teneur n'est sans objet. S'il n'y a aucun 
objet apparent, l'élément en question est l'indice d'un en- 
seignement implicite : c'est la base même de la théorie du 
jnâpana, q. v. Mais la doctrine suivant laquelle aucune 
teneur n'est a° remonte à M. : na kim cid asmin paêyâmi 
èâstre y ad anarthakam syât VI 1 77 (kâr.) « je ne vois rien 
en ce traité qui soit sans raison d'être » ; cf. aussi M. I 1 1 
vt. 7 pramânabhûta âcâryo darbhapavitrapânih êucâv ava- 
kâse prânmukha upavisya mahatâ prayatnena sûtrâni 
pranayati sma/ tatrâvaêyam varncnâpy anarthakena bha- 
vitum kim punar iyatâ sûtrena « le Maître-fait -norme a 
composé les su. au prix d'un grand effort, tenant en main 
l'herbe darbha comme moyen de purification, assis en un 
endroit découvert, pur, le visage tourné vers l'orient : 
dans ces conditions il est impossible qu'une seule lettre 
soit superflue, à plus forte raison un su. entier de telle 
dimension ». Cf. ânarthakya. 

ariarthàntara « (mots) qui n'ont pas de différence de 
sens, synonymes » M., ainsi buddhi- et sampratyaya-, ou 
samgha- samûha- samudâya- ; a°-vâcin M., v. ùnarthaka. 

analyidhi « règle ne concernant pas un phonème » 



— 19 — 

P. dans le pbh. su. I 1 50 sthànivad âdeêo 'nalvidhau (y. 
sthânivat). La prohibition formulée là par a° est valable 
d'après M. ad loc. init. quand un phonème est concerné à 
titre préférentiel (prâdhânyena) ou ès-qualité (svâtantryena 
Pr.), i. e. en qualité de phonème, comme précise n., non 
en qualité de suffixe ou partie de suffixe ou complexe de 
phonèmes. Ainsi le substitut -ya n'est pas traité comme 
l'original -tva dans la règle VII 2 35 concernant l'affixation 
de -i- (de liaison), en sorte qu'on a samgrhya (non *grhïya) 
en regard de grhïtvâ : c'est que la règle en question con- 
cerne certains phonèmes (les valâdi) et partant I 1 56 ne 
lui est pas applicable. 

anavakâsa « qui n'a pas (ou n'aurait pas) l'occasion 
(de s'appliquer) » M. (vt.), dit d'une règle qui, si l'on 
n'admettait pas telle application particulière, n'aurait pas 
d'autre occasion de prendre effet. Une partie des règles- 
particulières-entra vantes (apavâda) sont des a° : ce sont 
celles qui, contrairement aux apavâda proprement dits, ne 
peuvent prendre effet ni avec ni après la règle-générale 
{utsarga) et n'entravent celle-ci que parce qu'elles n'au- 
raient sans cela aucune occasion de s'appliquer. Ainsi la 
substitution selon VII 4 97 de ï à la finale ri de la syllabe 
redoublée gan dans ajïganat entrave Tamuissement de n 
(attendu par VII 4 60) ; non parce que VII 4 97 est apavâda, 
mais parce qu'il n'y aurait pas l'occasion d'appliquer la- 
dite substitution si elle n'entravait pas ledit amuissement, 
cf. M. VII 4 82 fin. et PI. 67 14. Si la règle générale demeure 
applicable après un a , elle prend effet : ainsi la règle VI 
4 88 enseignant Taccrément vuk (= v) dans babhûvuh est 
un a° ; une fois effectuée, la règle générale VI 4 77 ensei- 
gnant la substitution de uv à û prend effet. V. un autre ex. 
s. utsarga, ainsi que B. Geiger SBW. CLX p. 46 n. Kielhorn 
trad. de PI. p. 330 n. — anavakâsa vidhayo bâdhakâ bha- 
vanti sâvakâsâs ca samâsântâh M. V 4 154 « les prescrip- 
tions a° sont entravantes et celles relatives aux samâsânta 
ne sont pas a° ». 



-- 20 — 

anavayava « (ce) qui n'est pas un membre (, mais 
une unité ou une totalité, ou doit être conçu comme tel) » 
M. (vt.) : anavayavena sâstrârthah sampralïyate M. VI 1 84 
vt. 5 « le sens d'un enseignement est correctement réalisé 
en tant qu'il s'applique au membre (d'un tout, non au 
tout) ». Les suffixes samâsânta sont a° d'après DV. II 4 29 : 
ils ne font pas partie intégrante du composé auquel ils 
s'attachent. La vue inverse (soutenue par ex. N. V 4 68 : 
sainâsâvayavatva) a plus d'autorité ; N. ad loc. en liaison 
avec K. explique précisément par avayava « membre » 
l'élément anta du mot samâsânta. 

anavasthita m non (encore) déterminé » M. (vt.) : 
ârdhadhàtuklyâh sâmânyena bhavanty anavasthitesu pra- 
tyayesu M. III 1 43 fin. « les formes valant devant un suf- 
fixe ârdhadhâtuka prennent effet à titre général avant que 
les suffixes aient été déterminés (à titre particulier) » : 
d'abord substitution de la racine ghas- à la racine ad- selon 
II 4 37, puis du morphème an au morphème cli selon III 
1 5ô pour former aghasat. « Indéterminé, flottant » K. IV 
1 82 VIII 2 84. 

anavyaya « qui n'appartient pas à un invariant » P. 

anâkânksa « (phrase) qui. ne requiert pas (une autre 
phrase pour compléter le sens) » P. : na vidyata âkânksâ 
{= apcksâ) yasya N. III 4 23. 

anâkrti « qui>«est sans forme, abstrait » M. (vt.) : qua- 
lificatif du n. techn. ou n. conventionnel (samjnâ) par opp. 
à la chose nommée {satnjnin) 3 laquelle est âkrtimant « con- 
cret ». 

anâdara « absence de considération, d'égard pour » 
P., ^losé tiraskâra et paribhava N. II 3 38 : valeur du 
génitif absolu, ex. krosatah prâvrâjïi = krosantam 



— 21 — 

anâdrtya p° « ii est parti en dépit de ses larmes, sans tenir 
compte de ses larmes ». 

anâdi « non initial, qui n'est pas à l'initiale (du mot) » 
M. (vt.). 

anâdista « non substitué, non remplacé par un subs- 
titut » M. (vt.), dit d'un élément qui se trouve ou^est censé 
se trouver encore à l'état original : yo 'nàdistâd acah pùrvas 
tasya vidhim prati sthânivadbhâvah M. Il 57 vt. 1 « (un 
substitut) est traité comme l'original par rapport à une 
prescription visant l'élément qui précède une voyelle, tant 
que celle-ci n'est pas remplacée par un substitut », cf. SD. 
70 : ainsi pour former patayati en partant de patu-, vu que 
la voyelle de l'élément ta est a°, l'amuissement de la 
finale de patu- est traité comme l'original, i.e. l'u est 
comme s'il se maintenait, par rapport à la prescription de 
vrddhi VII 2 116 visant la voyelle précédant l'élément ta : 
en sorte que cette vrddhi n'a pas lieu et qu'on a patayati, 
non * patayati. 

anâdesa « (ce) qui n'est pas m substitut, qui a sa 
forme originale « P. 

anântarya M. (omis dans l'Index de Poona : M. ad Si. 
3-4 vt. 5) « fait (pour un phonème) de n'être pas contenu 
dans... » 

anâpya « intransitif » C. I 2 97 (vr. : vyâpyarahita) II 
1 44 S. IV 3 55 H. III 3 22. 

anârambha « fait de ne pas entreprendre (tel su., etc.) » 
M. (vt.) dans l'expression anârambhah . . . nyâyyah « il est 
correct de ne pas formuler... » 



anârsa « (état de langue) autre que celui des rsi » 
P., glosé avaidika « non védique » K. I 1 16 ; pratiquement 
il s'agit d'un emploi du padapâtha (lequel n'appartient pas 



-. 22 — 

au chandas), cf. M. VI 1 129 init. ; plus gén. « valable 
pour la langue non védique » BhV. VI 3 85. Mais « ne 
provenant pas du rsi = de Pânini » Pr. IV 2 21. 

anit « non muni de l'accrément î(() (i de liaison) » 
P., dit de certaines racines verbales. La liste des racines 
a chez P. est donnée Liebich SBHeid. 1920 n° 10 p. 35, 
et v. it. 

anitya « inconstant » M. (vt.) : a) dit d'une règle 
qui s'appliquerait si une autre règle simultanément appli- 
cable avait pris effet, mais qui en fait ne s'applique pas 
quand cette autre règle elle-même ne prend pas effet, v. 
la pbh. 42 et nitya. sabdântarasya prâpnuvan vidhir anityo 
bhavati M. I 3 60 vt. 3 = pbh. 43 « quand une forme 
par rapport à quoi il y a une prescription (, après qu'a 
pris effet une autre règle simultanément applicable,) serait 
différente (de ce qu'elle était avant l'effectuation de ladite 
règle, ladite prescription) est a » : ainsi pour former 
nyavisata, l'affixation de l'augment verbal est a parce 
qu'après l'affixation du morphème sa (a) ledit augment 
se serait attaché à une portion du mot terminée par le 
morphème, i.e. à visa, alors qu'avant l'affixation il s'at- 
tachait à la racine seule. Cf. encore les pbh. 44 à 49 et 
d'autres ex. s. svarabhinna et vihanyate. 

b) Plus gén. une règle est dite a° « de validité non né- 
cessaire, non absolue » M. (vt.), soit par suite de la pré- 
sence d'un n. techn. (v. samjnâ), soit parce qu'elle ensei- 
gne un accrément (v, âgama), soit parce qu'elle concerne 
une classe de mots (v. gana), etc. ; la plupart des cas de 
ce genre sont réunis sous les subdivisions 1 à 6 de la 
pbh. 93. Soit encore parce qu'une racine la concernant 
possède un double exposant (ainsi d'après DV. I 3 12 le 
double exposant de caksin révèle que ledit su. est a ) ; 
soit parce que l'ordre des membres d'un dvamdva qui y 
figure est irrégulier (ainsi d'après DV. II 2 34 la postcé- 
dence de hetu dans laksanahetvoh III 2 126 révèle l'in- 



— 23 — 

constance générale de II 2 34) ; soit par l'effet d'un quel- 
conque enseignement implicite {jnâpaka) extrait de sa te- 
neur. L'argument d'anityatva, d'usage encore modéré chez 
M., est étendu par les gr. ultérieures, ainsi par DV., de 
manière à rendre compte massivement des formes mal con- 
ciliables avec la théorie. K. donne pour a° le su. I 3 4 en 
raison de la teneur thamu V 3 24 : le processus d'anityatva 
a supplanté ici une explication différente chez M. Pour PM. 
I 4 30 la teneur janikartuh dudit su. = janeh kartâ ré- 
vèle le caractère a de la règle II 2 16, laquelle interdit de 
composer un nom au génitif avec un nom à suffixe -tr(c), 
cf. Tantravârtt. 13 9. 

c) « Non nécessaire » M. (vt.), dit not. des composés pour 
lesquels la forme analytique (vigraha) parallèle est licite, 
ainsi râjnah purusah en regard de râjapurusa- ; v. le détail 
des faits s. nityasamâsa. 

d) Un anityatva banal est celui qui résulte directement 
d'un mot du su., soit de bahulam ou de prâyena, soit de va 
ou synonymes. L' anityatva d'un su. comportant option 
(vikalpa) équivaut à rendre ce su. nitya. 

animitta « (ce) qui n'est pas la cause formelle (d'une 
opration, etc.) » M. (vt.), v. vighâta. 

aniyata « (ce) qui ne comporte pas de niyama, ne 
tombe pas sous le coup d'une règle limitative, d'emploi 
non limité » M., v. niyama. arthâ niyatah pratyayâ aniya- 
tâh M. II 3 50 vt. 2 « les sens sont limités, les suffixes 
ne le sont pas ». 

aniyama « absence de niyama, non limitation » M. 
(omis dans l'Index de Poona : II 2 34 vt. 2) K. II 2 31 sqq. 
III 1 3 V 2 93. Il y a a dans l'ordre des membres d'un 
dvamdva de plus de deux membres, un seul d'entre eux 
étant sujet à limitation (niyata) : on dit patumrdusuklâh 
ou patusuklamrdavah M. 1. c, seule la place de patu- 
étant obligatoire. D'après BhV. V 2 93 l'analyse des n. 
conventionnels (samjrïâ) constitue un a : ainsi s'explique- 



— 24 — 

raient les flottements que ledit su. manifeste dans l'analyse 
du terme indriya-. 

anirdista « non énoncé », spéc. « non formulé dans 
un énoncé de su. » M. .(vt.) : v. svârtha. 

anirdeêa « (ce) qui n'est pas un énoncé (de su.) » 
M. (vt.) ; le mot est glosé chez M. par agamako 'nirde- 
sah « énoncé ne donnant pas le sens requis, énoncé im- 
propre » ; anirdeêârtha « (position) destinée à éviter un 
énoncé (exprès) » M. dans la définition de Vadhikâra, q.v. 

anista « (résultat) non souhaité, (conséquence) indési- 
rable (résultant de telle vue) » M. (vt.) : anistam ca prâpno- 
tïstam ca na sidhyati M. I 3 1 vt. 1 « (en admettant cette 
vue) il se réalise à tort une chose qui n'est pas souhaitable 
(c'est Yanistaprasanga des vt.), et ce qui est souhaitable 
manque à tort à se réaliser ». nânistârthâ sâstrapravrttir 
bhavitum arhati M. VI 1 2 vt. 3 « un enseignement ne 
doit être mis en oeuvre qu'autant qu'il ne comporte pas 
de résultat indésirable ». L'argument d'anistatva permet 
de couper court à telle discussion sur la légitimité d'une 
forme donnée : théoriquement possible, une forme donnée 
est à écarter, un enseignement à laisser tomber s'il s'ensui- 
vrait un anistatva. 

anukarana « imitation », mot ou élément qui imite 
un élément originel appelé prakrti « primitif » ou anu- 
kârya « chose à imiter » (aussi anukriyarnâna N. I 1 16), 
soit « onomatopée » P., v. vyakta-a° ; « homonyme, mot 
qui a une autre valeur, mais la même forme qu'un original 
donné » M. : prakrtivad anukaranam bhavati M. VIII 2 46 
(cf. pbh. 36 C.-pbh. 23) « un a° est traité comme l'original 
(qu'il imite) » : ainsi la forme ksiyah VI 4 59 désignant la 
racine ksi- est traitée (pour ce qui est de l'application de 
VI 4 77) comme l'original, i.e. comme le verbe (réel) ksi-. 

Plus spéc. a désigne un « équivalent » par lequel on 
cherche à reproduire telle forme qu'on a entendue M. (vt.). 



— 25 — 

Ainsi go (gav iti) sera un a° de gauh (gaur iti), a défi- 
cient en l'occurrence (asaktija M, « émanant d'une inca- 
pacité [à reproduire exactement l'original] », êaktivaika- 
lyât IS. I 1 16, en sorte qu'un asaktija-a° équivaut pratique- 
ment à (( faute de langue »). L'a (incorrect) est justifiable 
selon K. I 1 16 lorsqu'on ne veut pas noter de différence 
(bheda) entre l'original et l'équivalent, autrement dit lors- 
qu'on imite mécaniquement, sinon Ya° deviendrait signi- 
fiant {arthavant) et contiendrait un vice conscient. Est con- 
sidéré comme un a visant à introduire dans la langue 
« mondaine » une forme védique l'emploi de asme et de 
yusme hors du Veda (K. I 1 13 : « c'est l'erreur de quelque 
individu lent d'esprit » N.) ; ou bien l'emploi de tiryaci aui 
Heu de tiryanci dans, la teneur III 4 60 (v. K. ad loc). La 
théorie de l'a aboutit à rendre compte de certaines formes 
qui, si elles étaient considérées comme des « originaux », 
seraient injustifiables : en les posant comme des a° on les 
libère pour ainsi dire de la règle. C'est ainsi que DV. II 
3 2 explique un fait de syntaxe comme vctksyati karmani 
dvitlyâ (spécieusement au lieu de v° k° dvitiyâm) par le 
fait qu'on n'a pas voulu noter de différence entre l'original 
karmani dvitlyâ II 3 2 et la reproduction. Sur les bases de 
la théorie de IV, v. M. ad Si. 2 vt. 3. SKBh. 117 cite 
l'a° parmi les thèmes nominaux, à côté des composés et 
des nipâta ; la vr. donne en ex. le substantif pacati- « racine 
pac- » qui est l'a° de la forme verbale pacati. Mais Pr. VI 4 
140 conseille d'éviter le recours aux a°, il préconise d'user 
plutôt du yogavibhâga, car, ajoute-t-il, « c'est ainsi que 
les grammairiens ont part à la félicité ». 

anukr- (°karoti °kriyate) « imiter, faire l'objet d'un 
anakarana ; être imité » M. ; °kriyamâna K. III 4 60 N. I 
1 16 ; °kârya « chose à imiter, original » 'K. I 1 16 VIII 2 
46 N. VI 1 133 DV. II 3 2. 

anukarsana (aussi °karsa, rarement, une fois dans un 
vt. et SK. 1377) m fait d'attirer (tel élément d'un su. p~1cé- 
dent, éventuellement ce su. entier dans la règle qui suit ou 



— 26 — 

les règles qui suivent) » M. (vt.) : ainsi la particule ca VII 
2 12 attirera dans ledit su. l'élément ukah du su. précédent 
(, mais non la portion sri du même su., cf. K.). Dans 
M. c'est toujours la particule ca qui fonctionne comme élé- 
ment d'a° : l'expression formulaire de M. est cakaro 'nu- 
karsanârthah « c'a servant à attirer ». Chez les gr. posté- 
rieurs, d'autres éléments fonctionnent comme a \ ainsi le 
yogavibhâga ; la teneur tulya est a°-artha d'après N. I 2 
57. L'a est un expédient commode pour réintroduire dans 
les su. certains enseignements nouveaux : tendance qui se 
trouve combattue d'avance par une remarque de M. I 3 93 
notant qu'il faut ou bien poser ca partout où l'on attend 
une récurrence, ou que la récurrence tacite suffit partout 
(sans ca), en sorte, conclut-il, que « tous les ca (chez 
P.) se trouvent rejetés (i.e. rendus superflus) », sarve ca- 
kârâh pratyâkhy ayante. 

anukrs- (°krsyate) « être attiré, faire l'objet d'un anu- 
karsana » M., v. un ex. s. adhikâra. cânukrstam nottara- 
tra pbh. 78 SKBh. I 2 67 « ce qui est attiré (d'une règle 
précédente) au moyen du ca (d'une règle suivante) ne vaut 
pas dans le su. qui suit (celui où figure ca) » : ainsi yat 
III 1 97 attiré par ca 106 n'est plus valide dans 107. Cette 
pbh. n'a pas de validité absolue, cf. PI. 82 2 et SKBh. I 2 68. 

anukta « non formulé, non enseigné (dans un su.) » 
M. (vt.), not. dans l'expression anuktasamuccayârtha K. 
II 4 18 III 2 26 VII 1 48 N. II 2 9 BhV. et CV. passim 
« (forme) visant à agréger (à une règle des termes ou des 
éléments grammaticaux) qui n'y sont pas expressément 
donnés » : c'est la valeur que les gr. postérieurs à M. assi- 
gnent volontiers à la particule ca dans un su., de manière 
à tirer du su. certains enseignements que sa lecture stricte 
n'eût pas permis d'obtenir. Ainsi d'après K. III 2 30 le 
ca dudit su. (nâdïmustyos ca) signifie que la formation 
en question vaut non seulement pour nàdï- et musti- qui 
sont énoncés dans le su., mais encore pour ghatï- khârï- 
et vâta- qui y sont agrégés implicitement par l'effet du ca : 



27 



on formera donc ghatimdhama- khârimdhama- etc. L'ex- 
pédient sert abondamment, en particulier, dans la des- 
cription des suffixes, pour tirer des dérivés autres que ceux 
expressément enseignés par P. DV. I 4 52 extrait du ca posé 
au su. 51 la validité de certains emplois de double objet- 
transitif, cf. aussi N. et PM. I 4 51. Au reste la valeur 
cumulative (samuccaye) de ca est déjà connue de M. Il 
2 29 après vt. 15. Sur l'utilisation que font les textes et 
commentaires non grammaticaux d'un ca = « etc.-», v. 
les références bibliographiques dans notre éd. de DV. I 1 
p. 100 n. 1. Sur le procédé de Y anuktasamuccayârthatva, 
v. Rielhorn IA. XVI p. 251. 

a° fonctionnant au sens de P. anabhihita : J. I 4 1 (no- 
ter que anabhihita est glosé par anukta K. II 3 1 et que 
ahhihitaj ukta sont donnés comme synonymes M. ibid.). 

anucyamâna « qu'on ne formule ou n'enseigne pas » 
M., noi. dans l'expression katham anucyamânam gamsyatc 
« comment ce -qui n'est pas formulé sera-t-il entendu (im- 
plicitement dans telle règle) ? » 

anukram- « suivre dans l'ordre (la série des su. de 
tel à tel point), énumérer » M. : y ad ita ûrdhvam anukra- 
misyâmah K. passim « ce qu'à partir du présent su. nous 
allons avoir à suivre... » ; °kramana « énumération » M. 
(vt.) ; °krânta M. 

anutantra = vârttika VP. I 23. 

anuttama « qui n'est pas la première personne » P., 
glosé uttamavarjita K. VIII 1 53. 

anutpatti « non production (d'un élément ou phéno- 
mène) » M. (vt.), glosé notpadyate Pr. III 12. 

anudâtta « non udâtta, non aigu » P., dit d'un ton 
et de la voyelle portant ce ton d'après K. I 2 29, aussi 
du mot en tant que « muni d'une voyelle a° » K. VI 1 158. 



— 28 — 

L'a est défini par P. comme nïcaih « (prononcé) de façon 
grave », c'est-à-dire selon K. et M. I 2 30 vt. 1 « (voyelle) 
prononcée dans la portion basse du lieu d'articulation qui 
lui est propre ». Cette prononciation est caractérisée par 
un relâchement des organes (anvavasarga, glosé gâtrânâm 
êithilatâ), une douceur (mârdava, glosé mrdutâ et snig- 
dhatâ « onctueux ») du timbre, une expansion (urutâ, glosé 
mahattô) dans l'ouverture du larynx. Le ton a° sert d'une 
jsart dans l'usage réel — ainsi c'est le ton général qui 
affecte toutes les voyelles d'un mot sauf une selon VI 1 158 ; 
par rapport à Vudâtta il équivaut alors à la notion de ni- 
ghâia « abattement du ton, atonie », cf. VIII 1 18 vt. 5. 
D'autre part le ton a sert dans les conventions du dhp. 
où il désigne, sur le radical, la non af fixation de Y -t- de 
liaison (&)' (VII 2 10), sur l'exposant l'emploi du verbe à 
la voix moyenne seule (I 3 12) ; v. les listes chez Liebich 
SBHeid. 1920 n° 10 p. 35 et 37. 

anudâttatara, n. d'un ton M., v. sannatara. 

anudàttâdi « dont la voyelle initiale est munie de 
Yanudâtta » P. 

anudesa « référence (à une chose antérieurement dé- 
signée, laquelle par rapport à la chose ultérieure constitue 
un uddesà) » P., not. dans le pbh. su. yaihâsamkhyam 
anudesah samânâm I 3 10 « pour (des éléments d'une même 
règle comportant un nombre) égal (de termes), il y a ré- 
férence (de tel terme à tel autre) selon l'ordre de l'énumé- 
ration » : ainsi dans la règle sindhutaksaêilâdibhyo 'nanau 
IV 3 93 le suffixe an s'attache aux sindhvâdi et le suffixe ail 
aux taksasilâdi : les suffixes an et an sont des anudeêin 
« porteurs d'une référence » (expression de K. I 3 10) par 
rapport à sindhv(âdi) et taksasilâdi qui sont des uddesin. 
C'est le principe du samkhyâtânudesa ou « référence énu- 
mérative, membre à membre » de M. ; M. I 3 10 donne les 
cas où joue la règle et ceux où elle net joue pas. Dans 
renonciation originale de P. un svarita signalait les élé- 
ments d'un su. qui étaient porteurs d'un a : la tradition 



— 29 — 

étant perdue, c'est l'interprétation qui décide où le svarifa 
est à placer et s'il désigne IV ou s'il a une autre valeur 
(M. ad loc. fin.). 

anunâsika « phonème nasal, nasale en général » P. 
VI 4 15 ; n. techn. des occlusives nasales Kt. I 1 13 (cf. 
Sieg p. 184). 

« Phonème nasalisé » P. I 1 8, défini comme « pho- 
nème prononcé par le nez et la bouche » et visant les di- 
verses nasalisations de voyelles et consonnes notées par le 
signe m, i. e. à l'exclusion de la, nasale pure subséquente 
appelée anwivâra. 

anupapatti « non accord » M. (vt.)> i. e. « absence de 
validité (grammaticale) », pratiquement « incorrection 
(d'une interprétation) » ; aussi « non accord avec les faits, 
non attestation (d'une forme) etc. » Le terme est glosé par 
nopapadyate M. VII 2 10 vt. 3, aussi na prâpnoti M. II 2 24 
vt. 4 ; v. un ex. s. jnëpya. 

anupasarga « qui n'est pas un upasarga (préverbe) » 
ou « qui ne possède pas de préverbe » P. 

anupasar j ana « ce qui n'est pas un membre subor- 
donné (dans un composé) » P. : ainsi le mot kurucara- ne 
forme un fém. à suffixe -î- qu'à condition qu'il soit a ; 
dans bahukurucara- par ex. où selon K. II 2 35 chaque 
membre est upasarjana, le fém. prend le suffixe -â-. strï- 
pratyaye 'nupasarjane na M. VI 1 13 vt. 3 (cf. pbh. 26) 
« un suffixe du féminin (dans une règle) ne note pas (né- 
cessairement la portion d'un mot commençant par ce à 
quoi le suffixe a été attaché), sauf si (la portion de mot) 
est subordonnée (dans un composé plus long) » : ainsi 
dans atikârlsagandhya-, la portion commençant par kâ° 
est subordonnée à l'ensemble du composé, qui s'analyse 
en kârisagandhyâm atikrântah : par suite le suffixe -ya- IV 



1 78 vise seulement la portion commençant par kâ°, non 
l'ensemble et la règle VI 1 13 n'est pas applicable à l'en- 
semble. 

anupradâna « effort subséquent (dans la production 
des phonèmes) » M. : le mot est glosé comme synonyme de 
bâhyaprayatna Nâg. ad M. I p. 5 7 et I 2 32 ; mais dans 
M. I p. 5 7 il désigne sans doute le prayatna en général ; 
ifc. dans nâda-a° et svâsa-a°, « qui a pour effort subsé- 
quent... » M., dit respectivement des occlusives sonores et 
sourdes, cf. Man. Ghosh trad. de PS. p. 56 sq. 

aiiuprayuj- (°yujyate) « être employé comme annexe 
postppsée » P., se dit du verbe kr- dans l'emploi pâcayâm 
cakâra ; anuprayoktavya M. 

anuprayoga « emploi (d'une forme comme annexe) post- 
posée (à une autre forme) » P., et aussi « cette forme post- 
posée elle-même » : se dit not. du verbe kr- (ainsi que as- 
et 67m) figurant après une racine munie de l'affixe -âm 
pour former le parfait périphrastique. N. III 1 40 insiste 
sur la valeur de postposition que marque anu. Plus gén. 
« emploi d'un mot en subséquence » M. (vt.). 

anubandh- (°badhyate) « être annexé en qualité d'anu- 
bandha » M. 

anubandha « élément annexé, exposant, indice gramma- 
tical » M. (vt.) : se dit de certains phonèmes (appelés géné- 
riquement it chez P.) qui, gén. en post position , s'attachent 
à divers éléments grammaticaux, accréments, suffixes, subs- 
tituts, thèmes et racines, afin d'en préciser les modalités 
d'emploi et not. de fournir des indications sur le ton, le 
degré vocalique, le mode de flexion où de dprivation. Ces 
phonèmes sont par eux-mêmes dénués de valeur et tombent 
au cours de la formation du mot selon 13 9. Ce sont des 
voyelles (qui selon 13 2 sont munies d'une nasalisation) 
ou des consonnes (I 3 3 à 8). Cf. s. ananubandha, anekânta, 
krta, it. — Sur le rôle des a° dans le dhp. de P., v. Lie- 



— 31 — 

bich SBHeid. 1920 n° 10 p. 38. Une liste des a° de P. est, 
fournie dans l'index de Bôhtlingk, 2 e éd., p. 147* et dans 
Ksh. Gh. Chatterji Cale. Or. J. I p. 100 (le M. n'ajoute à peu 
près rien de neuf à cet égard à l'Astàdhyâyî) ; pour les a° du 
dhp. de P. et de C, v. Liebich 1. c. p. 38 et 62 ; pour 
les Unâdisû., v. l'éd. d'Aufrecht p. 171 ; pour V., 
l'éd. Bôhtlingk p. 205 ; pour Kt., v. Bôhtlingk ZDMG. XLI 
p. 662 ; quelques indications sur les a de Kramadîsvara 
et de J. sont données par Zachariae BB. V p. 32 et 303. 

« Connexion avec » : kâryânubandha « connexion avec 
une opération » C.-pbh. 41. 

anumâna M. : l'action verbale est anumânagamya 
« elle se laisse saisir par voie d'inférence » (étant donné 
qu'elle peut faire défaut alors que tous ses modes fqrmels 
de réalisation sont présents) M. I 3 1 après vt. 2. 

anumita « suggéré, inféré », opp. à sruta « directe- 
ment perçu » dans la pbh. 104 citée DV. I 3 10 : êrutânu- 
mitayoh srutasambandho balavân (srauiah sambàndho 
balïyân SD. 110 C.-pbh. 49) « quand il y a (dans une règle 
une connexion possible) avec ce qui y est effectivement 
perçu et avec ce qui y est suggéré, la connexion avec ce 
qui est perçu est la plus forte » : ainsi napumsakasya VII 1 
75 qui pourrait qualifier soit les mots asthi- etc. perçus 
dans ledit su., soit le mot angasya qui est à inférer de 
VI 4 1, qualifiera en fait le premier seul ; le sens du su. 
sera donc « anan est substitué à la finale de bases se ter- 
minant par les neutres asthi- etc. » et l'on formera cor- 
rectement priyasakthnâ (brâhmanena) . 

axiuvartana « fait (qu'une règle ou un élément anté- 
rieur de règle vaut par) récurrence (dans une règle ulté- 
rieure) » M. (kâr.) : anuvartante ca nâmp, vidhayo na cânu- 
vartanâd eva bhavanti M. V 2 4 vt. 2 « les règles en vérité 
valent par récurrence, elles n'émanent pas de la récur- 
rence » 



— 32 — 

anuvartanïya dans sûtresv adrstam padam sùtrânta- 
râd anuvartanlyam sarvatra Laghuk. I 3 3 « un mot qu'on 
ne voit pas dans un su. (et qui est nécessaire) est tou- 
jours à tirer par récurrence d'un autre su. » ; °vartayitavya 
K. VII 1 58, 2 7 et 11 ; °vartayitum M. ; °vartya dans l'ex- 
pression na laksanena padakârâ anuvartyâh, padakârair 
nâma laksanam anuvartyam M. III 1 109 y t. 2 « les auteurs 
du padapâtha n'ont pas à conformer la règle à eux ; c'est 
à eux à se conformer à la règle ». 

anuvâda « répétition, redite (d'une chose connue) » 
P., défini K. II 4 3 rappel au moyen de mots d'une chose 
déjà fournie ; « répétition (d'un mot antérieurement posé) » 
PI. 79 8, 89 14 et 18, 104 10. Spéc. « reprise d'un n. techn. 
ou de tel autre élément de su. qui était déjà formulé dans 
un su. antérieur ou qui résultait d'une pbh. » K. I 1 45 
VII 3 46 sq. ; le principe de la récurrence aurait permis 
de se dispenser de l'a , lequel est donc censé impliquer 
une valeur particulière. 

(( Constatation en forme de rappel » : vidhau paribhâso- 
patisthate nànuvade pbh. 93 n° 10 « une pbh. se tient au- 
près de ce qui est prescrit, non auprès de ce qui rappelle 
(simplement ce au sujet de quoi il y a une prescription) » : 
ainsi 113 marche avec VII 2 114 où est prescrite la vrddhi, 
non avec I 1 73 où le mot vrddhi sert simplement à la défi- 
nition du mot vrddha. Le mot en ce sens est glosé anûdya- 
mânaviêesana PI. 96 10 « ce qui qualifie une chose cons- 
tatée (à titre de rappel) ». 

anuvidhi « règle en conformité avec », dans l'expres- 
sion drstânuvidhiê chandasi bhavati M. (vt.) « dans le Veda 
la règle se conforme aux faits attestés », i.e. on ne donne 
pas de prescriptions, on décrit ce qui a été observé : glosé 
drstam anuvidhlyate M., qui explique ainsi des formations 
aberrantes comme asûyâ vasùyâ ca yajârnahe III 1 13 init. 
ou tmanyâ tmanoh VI 4 141 vt. 1. L'emploi de drsyate dans 



— 33 



plusieurs su. de validité védique a donné le branle à celle 
conception. 

anuvrt- (°vartate ; vartayati) « valoir par récurrence » 
M. Plus gén. « être traité dans une règle ultérieure » M. ad 
Si. 2 vt. 4 ; avec régime accusatif « être sous l'influence 
(de tel mot gouvernant) » M. I 1 3 vt. 17. Cf. °vartana, 
adh ikâra , c kadeêa . 

anuvrtti « récurrence, validité dans telle règle d'un 
élément figurant dans une règle antérieure » M. (vt.). Ainsi 
prasthe VI 2 87 vaut par récurrence au su. 88, stribhyah 
IV 1 120 vaut 121 et cesse de valoir 122. Souvent K. se 
borne à signaler une a° en répétant le mot suivi de eva : 
yûnïty eva IV 1 91, Iota ity eva III 4 86 sqq. Plus gén. 
il est dit que la règle ou portion de règle (antérieure) 
« court » (vartate), la limite étant notée par le mot 
nivrtta « qui a cessé de courir ». Ces récurrences sont taci- 
tes, sauf celles, plus importantes, des mots gouvernants 
{adhikâra), lesquelles se signalent par le svarita technique. 
naikayoge 'nuvrttir bhavati M. I 1 3 vt. 2 « quand deux 
règles sont réunies en une, il n'y a pas de récurrence 
(d'une partie à l'autre de la nouvelle règle) » (v. la vue 
inverse s. ekayoga) : ainsi, si l'on réunit I 1 1 et 2 en 
vrddhir âd ai] ad en yunah l'élément vrddhi ne saurait va- 
loir dans la seconde portion de la règle. L'a à distance 
est le « saut de grenouille » mandûkapluti, q.v. ; l'a 
d'avant en arrière est Vapakarsa, q.v. ; l'a normale étanl 
décrite parfois comme jaladhârâ-a « l'a° qui va au fil de 
l'eau » (aussi gangâsrotovat ; goyùthavat , v. s. adhikâra). 
Cf. encore anukarsana, ekadesa, sambandha. 
• 

anusâsana « enseignement » M. (Paspasâ), glosé 
anusisyante = sarnskriyante, vyutpâdyante 'ne/ta sabdûh 
N. (Introd.) I p. 3 ou anuêisti = samskâra I p. 5. 



anusahga « connexion » PM. III 2 139 (à quoi N. donne 

'3 



— 34 — 

pour équivalent prakrtena sambandhah « lien avec le su- 
jet »), « attache, af fixation » N. I 3 10. 

Spéc. « nasale située devant la consonne finale d'un 
radical » M. (vt.) : ainsi il y a amuissement de IV dans 
magna- en regard de rnanklwn. Défini Kt. II 1 12. 

anusangin « pourvu d'un a° » Kt. IV 1 13, dit de raci- 
nes comme êranth- granth- gumph-. Sur la position de 
cette nasale dans le dhp., v. Liebich SBHeid. 1920 n° 10 
p. 32. 

anusakta dans numanusakta « pourvu d'un accré- 
ment -n- » M. 

anusartavya « (forme, emploi) pour lequel, il y a 
à se conformer (à l'usage, prayogatah) » K. III 3 94 IV 8 
88 ; °sarati Pr. IV 2 70 ; °sârayati K. II 2 27. 

anusâra dans prayogânusârârtha « (teneur) visant à 
(noter que tel enseignement) est à tirer de l'usage, (que> 
pour cet enseignement) il y a lieu de suivre l'usage (non de 
chercher la voie du samskâra) » K. III 3 2 : la marque 
de cet a est l'emploi de drs- (drsyate) dans un su., que 
K. commente aussi VI 3 137 sistaprayogâd anugantavyah 
« qui est à inférer de l'usage des gens cultivés ». Les gr. 
ultérieures étendent cette explication, qui permet d'obvier 
aux difficultés de certaines formes. Cf. aussi prayogfmuso- 
rana K. IV 2 21, laksyânusârin PI. 7 18. 

anusvâra « résonance (nasale) qui suit (une voyelle, 
et qui figure devant les semi- voyelles, les sifflantes et l'as- 
pirée) » P. Ce phonème qui est parâsraya « dépendant d'un 
autre phonème (non autonome) » PS. 5 est un nâsikya 
<( phonème nasal » et fait partie des ayogavâha (q.v.) PS. 
22 ; v. en dernier lieu Man. Ghosh éd. de PS. p. 0(5 sur 
les théories concernant la nature exacte de IV. Le mol 
est analysé svaram anu bhavati Panjikâ "ad PS. 5 (passage 
où sont mentionnées deux formes d'à ) ; anusvn- 
ryate = aamlïnam sabdyate « ce qui est prononcé en ag- 
glutination (avec un son voisin) » Tril. ad Kt. I 1 19. Le 



35 



signe graphique de Ya° est le bindu (q.v.) Durgas. ad Kt. 
1. c. Il est sonore (ghosa) d'après Tattvab. ad SR. 12 ; c'est 
un accrément (non un substitut), v. K. VIII 3 4. 

anùkta et anûkti = P. anvâdcsa V. 

anekasesa « qui ne comporte pas d'ekasesa, qui 
n'utilise pas la notion d'ekasesa » n. de la gr. de J. (cf. 
J. I 1 99) Kielhorn IA. X p. 77. 

anekasvara « plurivocalique » ou « °syllabique » H. 
III 4 46. 

anekâksara « plurisyllabique » Kt. II 2 59. 

anekâc « qui a plus d'une voyelle » P., i.e. (radical) 
non monosyllabique, ex. le mot brâhmanï-, unnl- opp. 
à m-. 

anekânta « qui ne fait pas partie intégrante (du mot; » 
M. (vt.), glosé anavayava PI. 5 11, dit not. des exposants : 
ubhayam idam anubandhesûktam ekântâ anekânta iti M. I 

3 9 après vt. 15 « il a été enseigné au sujet des exposants 
à la fois qu'ils forment et qu'ils ne forment pas partie 
intégrante (du mot auquel ils s'attachent) », cf. les pbh. 

4 et 5. Le siddhânta de M. donne la première conception 
comme correcte. C. I 1 5 se sert du terme amsacihna, glosé 
anavayavabhûta. 

« Qui n'apparaît pas de façon absolue ou nécessaire » 
M. VI 1 7 vt. 4. 

« De nature diverse » J. I 1 1 dans le su. siddhir ane- 
kântât. 

anaikântika « qui ne fait pas partie intégrante de » 
(dit d'un exposant) K. VI 1 186 ; « qui ne constitue pas 
un point de vue nécessaire ou définitif » M. dans l'expres- 
sion evam apy anaikântikam jnâpakam. 



— 36 — 

anekârtha « qui a le sens de plusieurs' » M., dit des 
pronom plur. yusmad- et asmad- M. VII 2 98 fin. ; « qui 
a plusieurs sens » M. (vt.) ; M. I 2 G4 vt. 28 distingue 
pour un mot une pluralité de sens (a -ta) naturelle (svâ- 
bhâvikï), une autre qui résulte d'un enseignement (vâca- 
nikî). Le principe de la pluralité du sens (a°-tvà) dans les 
racines verbales, K. I 2 15, 3 41 III 1 76 VII 4 12 CV. 
I 1 75 et dhp. de C. in fin. DV. VI 1 15 VII 2 116 Gana- 
ratn. 17, sert à justifier des emplois qui n'entrent pas sous 
l'application de telle règle ou à en éliminer d'autres qui 
à tort y entreraient : ainsi d'après DV. VI 1 15 si la forme 
karnavedha- de la racine vyadh- n'atteste pas le sampra- 
sârana attendu par ledit su., c'est qu'elle appartient en fait 
à la racine vidh- : la différence de sens qui apparaît entre 
°vedha- et cette racine vidh- résulte de Va°-tva des racines. 
L'argument n'est allégué qu'une fois par M. (VIII 2 48 vt. 
3 où anji- est rattaché à aiicati) ; cf. aussi bahvarthâ api 
dhâtavo bhavanti M. 13 1 vt. 7 qui cite vap- ïd- kr- sthâ-. 
Les Saunâga (Ksïrat. p. 199) enseignent que l'énoncé de 
sens (arihanirdesa) des racines du dhp. a un caractère 
purement illustratif (nidarsanârtha) , qu'une seule signifi- 
cation y est fournie (en moyenne) pour chaque verbe et 
que les autres sont à induire de l'usage. Il y a pareillement 
un a°-tva des invariants BhV. et DV. VI 3 85 (formulé 
pour saha = sadrsa-) Ganaratn. 17, lequel y joint en troi- 
sième les préverbes ; a°-tva enfin du composé Pr. II 1 50 
vt. 1. 

anekài « consistant en plus d'un phonème » P. : un 
substitut a° selon I 1 55 remplace la totalité de l'élément 
original (, non son premier phonème seul comme on l'at- 
tendrait selon 54) ; ainsi vac- substitut de brû- selon II 4 
53 remplace la totalité de brû-. Cf. krta. 

anaimittika « qui n'est pas lié, ne dépend pas d'une 
cause (particulière) » M. : anaimittiko 'nubandhalopah M. 
I 1 20 vt. 9 « l'amuissement des exposants ne résulte pas 



— 37 — 

d'une cause particulière (, il est spontané et nécessaire 
selon 13 9) ». 

anta « fin », not. « finale de mot » P., dernier pho- 
nème, dernière syllabe, élément considéré comme non suivi 
d'un autre élément (, mais précédé de quelque chose) : 
anuttaralaksano 'ntah M. I 1 21 vt. 6 « est a° ce qui a pour 
caractéristique de n'avoir rien à sa suite ». Ifc. « terminé 
par tel phonème ou par tel mot » P. : dâmahâyanântât IV 
1 27 « après (un bahuvrlhi) terminé par daman- et hâya- 
na- ». Cf. âdyanta (t. âdi) et tadanta . 

« Portion finale (d'un mot) », dernier membre d'un 
composé (= uttarapada) M. ; v. samâsânta. 

« Pause » ( = P. avasâna) V. 

antahkârya « ce dont l'opération se présente à l'in- 
térieur (i. e. avant telle autre, en un seul et même mot) » 
PI. 49 8 dans la définition d' antaranga. Le mot est glosé 
purvopasthitanimittaka « (opération) dont la cause (repré- 
sentée par tel phonème) se présente (dans tel mot) avant 
(la cause d'une autre opération simultanément applicable, 
représentée par tel autre phonème) ». Cf. antaranga. 

antaranga « (règle) dont les causes (d'application, 
i. e. le phonème déterminant telle opération) sont situées 
à l'intérieur (i. e. dans une portion antérieure du mot, 
par rapport à une règle simultanément applicable, dite 
bahiranga, dont les causes d'application sont situées à 
l'extérieur, i. e, dans une portion ultérieure du même 
mot) » M. (vt.). La corrélation essentielle entre a° et bahi- 
ranga est définie par la pbh. 50 (citée M. passim, et v. les 
additifs et correctifs des pbh. 51 à 54) asiddham bttfiiran- 
gam antarange « un bahiranga (déjà effectué) est consi- 
déré comme s') il'n 'était pas réalisé lorsqu'un a (doit être 
effectué) » : en sorte que, ou bien Va exigeant l'applica- 
tion préalable du b°\ l'effet du b° est virtuellement annulé 
et l'a est inapplicable, ou bien l'effet du b° constituant un 



— m — 

obstacle pour IV, l'a devient applicable dès lors que le 
6° est suspendu. Ainsi pour former visvauhah en partant 
de visva + vah + « nvi » + as, la règle VII H 86 qui 
dépend du suffixe nvi est a° par rapport à VI 4 132 qui 
dépend de la désinence -as, autrement dit le samprasârana 
de v, lequel est 6°, sera considéré comme non réalisé en 
présence du guna de u, lequel est a ; u étant traité comme 
s'il y avait encore va, le guna est inapplicable et l'on ne 
peut ni faire prendre effet à la règle VII 3 80 ni obtenir 
visva + oh + as, d'où visvauhah : pour arriver à ce 
résultat il faut recourir à l'élément ûlh VI 4 132, autrement 
dit poser visva + ùh + as d'où l'on tire visvauhah par 
VI 1 89 : ûth est le jnâpaka de la pbh. 50 ; et PI. 44 3 
sqq. 

Il y a un second aspect de l'a°-pbh. : les deux règles se 
présentent ensemble, aucune des deux n'exigeant applica- 
tion ou suspension de l'autre : Ya° est à effectuer d'abord : 
il prévaut sur le 6° comme l'exprime clairement la pbh. 22 
de SD. : aiitarangabahirangayoraniarangam balavat « entre 
un a° et un b° c'est l'a qui prévaut » (cf. BhV. I 4 2 ; 
analogue SKBh. I 2 109 C.-pbh. 47 M. I 4 2 vt. 8 VI 1 85 
\t. 15 IV 1 108 vt. 9 ; la formulation est estimée superflue 
par PI. 43 17 parce qu'elle est impliquée dans l'a°-pbh.). 
Ainsi pour former syona- à partir de siv 4- na > si + û 
4- na, il se présente la substitution de y à i devant û VI 1 
77 et celle du guna à î VII 3 86, la première est causée par 
û, la seconde par n : û étant situé à l'intérieur de 7i, il en 
résulte que VI 1 77 prend effet d'abord (et il se trouve 
qu'ensuite VII 3 86 n'est plus applicable). Pour former 
nârpatya- de nrpati- il y a lieu de savoir si, la vrddhi une 
fois substituée a r selon VII 2 117, on doit avoir h substitué 
selon VIII 3 15 à r devant le p de pati- : cette substitution 
étant causée par p est a , la substitution de vrddhi 
étant causée par le suffixe est 6° et est considérée par suite 
comme non effectuée quand il y a lieu d'appliquer VIII 3 
15. C'est l'aspect courant de Va°-tva. 

Dans la pratique, une opération a° est celle qui a lieu 



39 



entre un préverbe et un radical (dhâtûpasargayoh kâryatn 
antarangam SK. 2399 VP. II 183, et cf. l'axiome pûrvam 
dhâtur upasargena. . . cité s. sâdhana, qui exprime la même 
idée sous une autre forme) ; à l'intérieur de la racine ou 
de la base, par opp. à une opération concernant un suffixe 
ou dépendant de la présence d'un suffixe ; est a une opé- 
ration qui aboutit à constituer un karmadhâraya par opp. 
à celle qui fait naître un bahuvrlhi (M. II 1 69 après vt. 5) 
et plus gén. ce qui concerne un mot en soi (padâsraya) 
par opp. à ce qui concerne l'emploi du mot dans la phrase 
(vâkyâsraya) , ou ce qui concerne un seul mot (ckapadm- 
raya) par opp. à ce qui concerne deux (dvipa ou ubha- 
yapa° DV. VII 4 24 N. 29 PM. VIII 2 25), enfin ce qui 
concerne un phonème (vaniâéraya N . I p. 106) par opp. à 
ce qui concerne Vaiiga. Est baliiranga ce qui a un double 
concernement (ubhayâsraya, ainsi selon DV. I 1 59 la dési- 
nence -c du parfait posée III 4 81 concerne le lit en général 
et telle forme particulière du lit), ce qui a trait au genre, au 
nombre, à l'emploi composilionnel, etc. Mais il y a flotte- 
ment, et le PI. ad pbh. 50 est obligé de préciser qu'une opé- 
ration causée par le sens (arthanimittaka PI. 41 13) n'est 
pas de ce fait bahiranga, non plus qu'une règle où figure un 
t. techn. (sainjïïâpeksa 42 2) ; ce qui est fonction d'un phé- 
nomène général {sârnânyâpeksa) n'est pas de ce fait a par 
rapport à ce qui l'est du particulier (visesâpeksa 47 5). En- 
fin a n'est pas syn. d'alpâpeksa « ce qui dépend d'un 
moins- grand nombre (de causes) » par opp. à bahvapeksa 
« ce qui dépend d'un plus grand nombre » (42 13). 

Sur la théorie de \'a°-tva et lV-pbh., outre la traduc- 
tion et les notes de Kielhorn ad PI. p. 221 sqq., v. B. Gei- 
ger SBW. CLX p. 67 Buiskool Pûrvatrâsiddh. p. 56 et spéc. 
Boudon J. as. 1938 1 p. 72. 

antarangatara « plus antaranga que Yantarahga » M., 
cf. Pr. et Nâg. ad I 2 48 fin. 

antaratama « le plus proche (quant à l'affinité) » P. : 
slhâne 'ntaratamah pbh. su. I 1 50 « à la place (d'un pho- 



— 40 — 

nème original), c'est le phonème le plus proche (qui se 
présente comme substitut) » ; K. glose sadrsatama « le 
plus semblable ». Ainsi c'est y, non v qui est substitut de 
i dans dadhy atra VI 1 77, c'est k et non g ou kh gh qui 
est le substitut de c VII 3 52. K. I 1 50 distingue l'affinité 
de place articulatoire (sthâna : ainsi â substitut de a VI 1 
101), de sens (artha : pad substitut de pâda VI 1 63), de 
quantité prosodique (pramâna : u substitut de a et û de â 
VIII 2 80), de qualité de son (guna : VII 3 52 précité), cf. 
N. ad loc. et PI. 13 11 sqq. La première prévaut sur les 
autres, cf. M. I 1 50 init. et la pbh. 13 (v. ci-dessous ân- 
taryà) . 

antargana « groupe de (racines qui dans le dhp. 
figurent) à l'intérieur (d'un des dix principaux g., et qui 
se réfèrent à un enseignement spécial) » K. III 1 55 : ainsi 
les pusâdi dhp. IV 73-91 forment un a des divëdi et re- 
lèvent du su. III 1 55. Même mot pour désigner des 
subdivisions analogues à l'intérieur du gp. K. IV 1 106 SK. 
1102, 1149 : ainsi les lohitàdi IV 1 18 et les kanvâdi IV 2 
111 à l'intérieur des gargâdi. 

antarbhàva « fait (pour tel élément) d'être caché #> 
i. e. implicite ou virtuel (tout en étant requis par le sens) 
K. II 1 34 sq. et 40 ; °bhâvitany artha « (verbe) où le sens 
(causatif est requis, mais où l'indice) ni est implicite » K. 
I 3 84 III 2 95 DV. I 3 78 Ksïrat. I 906 SK. 2297 et passim : 
ainsi d'après K. I 3 84 uparamati au sens d'uparamayati 
s'explique par un a°-tva. Ce qui est a devient de ce fait 
transitif N. VI 2 144. La faculté d'entendre avec valeur 
causative des verbes non munis de l'indice ni est codifiée 
dans un verset que cite Ksïrat. X 392 p. 199 : hetvarthânu- 
praveêo 'pi buddhyâropân nicam vinâ « par imposition 
de l'esprit il arrive aussi que la valeur de cause soit inté- 
grée (dans un verbe, même) sans l'indice nie ». 
. antarbhû- (°bhavati) « être inclus dans » K. IV 4 51, 
55, 61, 65 ; °bhûta « non exprimé » M. ; °bhùtanij artha 



— 41 — 

VP. III 7 73 (cf. °bhâvitanyartha ci-dessus) « qui a le sens 
(causatif, l'indice) raie étant implicite », terme par lequel 
VP. rend compte du deuxième objet-transitif des duhâdi, 
type gâm dogdhi payah ; antarvartin « non exprimé, im- 
plicite » M., dît des désinences dans le premier membre 
d'un composé. 

antahsthâ « (phonème) situé dans l'intervalle » M., 
n. des semi- voyelles (y r l v) en tant qu'elles sont dans 
l'alphabet et quant à la ^qualité intermédiaires entre voyel- 
les et consonnes : définies M. I 1 10 vt. 3 (en fait une cita- 
tion de Prâtis.) comme ïsatsprsta « à occlusion légère ». 
Sur la base de la graphie usuelle antasthâ, les vr. de Kt. I 
1 14 forgent une glose svasya svasya sthônasyânte tisthati 
(( phonème situé au terme de chaque place articulatoire ». 

antâdivat « considéré comme la finale (de l'élément 
antérieur) et comme l'initiale (de l'élément ultérieur) » P. 
dans la description de Vekâdesa ou substitut consistant 
en un seul élément, cf. VI 1 85. Ainsi le substitut 
au de Va final dans vrksa et de la désinence -au est 
considéré selon les cas comme l'initiale de la désinence ou 
comme la finale du thème : en sorte que l'élément vrksau 
peut recevoir le nom de pada « mot » selon I 4 14. Mais 
Vantâdivadbhâva (expression de M.) n'est pas appliqué 
lorsqu'il s'ensuivrait un concernement des deux côtés à 
la fois (ubhayata âêraye) M. I 2 48 vt. 4 VI 1 85 vt. 
3 et 13 SD. 63 : ainsi e obtenu par ekâdesa de a + i dans 
saumendra- ne saurait être à la fois finale du premier mem- 
bre et initiale du dernier membre. Pas d'application non 
plus de \'a°-tva lorsqu'il s'agit d'une règle qui repose sur 
un phonème (SD. 64) : ainsi dans khatvâbhih le substitut 
â de l'a final de khatva et du suffixe fém. â n'est pas traité 
comme la finale : sinon il serait considéré comme équiva- 
lent à a et l'on ne pourrait former un instr. plur. en -bhis, 
cf. M. VI 1 85 vt. 24 PL 57 5. 



42 



antodatta « ayant le ton aigu sur la voyelle finale, 
oxyton » P., ainsi ùrubhinnï- selon IV 1 52. 

antya « final, relatif a la finale ; le dernier (d'entre 
tel phonème d'un mot) » P. : alo 'ntyasya pbh. su. I 1 52 
« (le substitut prend la place non de l'original entier, 
mais) de son dernier phonème » : ainsi a ne prend pas la 
place de tyad entier comme on l'attendrait par VII 2 102, 
mais du dernier phonème seul, à savoir de -d. — « Neu- 
tre » Harsav.-Lirïg. 14 (vr. antya et antima-linga) . 

°sadesa « (ce) qui précède immédiatement la finale, 
pénultième » M. (vt.), glosé antyena samâno deso yasya 
PI. 98 11, et v. ariantya. 

anya « désinence de la troisième personne » J. I 2 
151 S. I 4 1 H. III 3 17. 

anyatarasyâm « dans l'une ou l'autre partie de l'al- 
ternative », i.e. à titre optionnel, facultativement P., syn. 
de va et de vibTtâsâ comme le précise M. I 1 44 vt. 19 ; 
glose va K. VI 1 196. 

anyathà krtvâ, v. parihâra. 

anyapadârtlia « sens d'un mot autre » P. dans la 
définition du bahuvrihi en tant qu'exprimant le sens d'un 
mot autre (que celui des membres du composé), i.e. une 
chose nouvelle, non notée par les membres pris indivi- 
duellement ; le tatpurusa au contraire est ananyapadârtha 
(N. II 2 24) ou svapadârtha (cf. M. ibid.). 

°pradhâna M. II 1 6 dans la définition du bahuvrïhi en 
tant que « reposant essentiellement sur le sens d'un mot 
autre », par opp. au tatpurusa qui est uttarapa , à Vavyayï- 
bhâva qui est pùrvapa , au dvamdva enfin qui est 
ubhayapa . 

anyâyya « irrégulier » K. VII 3 34. 



43 



anyârtha « dont le sens (la signification, l'objet, etc.) 
est autre » M. (vt.) : anyârtharn api prakrtam anyârtho 
bhavali M. I 1 23 vt. 4 « telle chose ayant tel objet a aussi 
un autre objet (sert à d'autres fins) ». Le mot a sert 
à définir et même à désigner le bahuvrîhi chez C. II 2 46, 
encore que M. II 2 24 init. ait insisté sur le maintien du 
libellé de P. anyapadârtha. 

anyo'nyasamsraya « cercle vicieux (par dépen- 
dance réciproque) » M. (kâr.) ; glosé ibid. par le terme 
plus connu itarc taras raya, q.v. 



anvaya « présence continuée (de certains éléments 
dans une forme par ailleurs modifiée) » M. (vt.), ainsi 
-ati dans pathati substitué à pacati (v. ci-dessous anvayin). 
Le terme est glosé « réalisation de sens, le mot étant pré- 
sent » sati sabdc rthâvagatnah Pr. I 3 1 et s'oppose à 
vyatireka « absence (par disparition) », soit « non percep- 
tion du sens, le mot faisant défaut ». L'argument par 
a°-vyatirèka « permanence et impermanence » sert chez M. 
(vt.) not. pour déterminer quels sont les sens respectifs 
du suffixe et de la base dans un mot : d'un élément qui est 
permanent, le sens est permanent ; d'un élément qui dis- 
paraît,/ le sens disparaît avec lui. L'élément permanent 
(ainsi le thème) donne le caractère de généralité ; l'élément 
impermanent (ainsi la désinence), celui de spécificité. 

m' Connexion (grammaticale ou logique des mots dans 
une phrase), construction, lien de dépendance ou de qua- 
lification » PI. 3 4, 16 10, 44 10, v. un ex. s. âkânksa. 
aksâd ûhinyâm iti vyutpattimâtrarn nânvayah BhV. VI 1 
89 <( (la résolution du nom aksauhinï) en aksâd ûhim 
est affaire d'analyse seule, il n'y a pas de lien (sémantique 
entre ces mots et, ce nom) ». 

anvayin « comportant une présence continuée, qui 
persiste » M. : pathatity ukte kas tic chabdo hïyate kas 
cid upajâyate kaê cid anvayi M. I 3 1 vt. 6 « quand on 
dit pathati (au lieu de pacati), il y a un élément qui se 



— 44 — 

perd (pac), un qui survient (path), un qui persiste (ati) ». 
— a Qui est en connexion avec » PI. 81 9, 97 14. 

anvartha « conforme au sens » M. (vt.), not. 

à) dans a°-grahana M. « emploi (dans un su. d'un mot) 
conformément à son sens (et non pas comme terme con- , 
ventionnel) » : ainsi sarvanâman VII 1 14 et 52 serait 
employé au sens de sarvesâm yan nâina d'après M. I 1 27 
vt. 6 ; 

6) dans a°-samjnâ M. « n. techn. (dont la forme, telle 
qu'elle résulte de l'analyse), est adaptée au sens (qu'il pos- 
sède) ». Le mot s'oppose à pâribhâsika, q.v. L'emploi des 
t. techn. étant réglé par le principe d'économie, les t. 
techn. longs ont une motivation particulière : mahatyâh 
samjnâyâh karana état prayojanam anvarthasamjnâ yathâ 
vijnâyeta M. I 1 23 vt. 4 « la position d'un t. techn. long 
a pour motivation qu'on y reconnaisse un t. techn. a° », 
i.e. (Pr. I 4 83) « conforme au sens (de ses éléments cons- 
titutifs et) assumant ainsi la cause de sa production ». 
Ainsi il n'est pas besoin d'enseigner sous I 1 23 que les 
mots eka- dvi- etc. sont des samkhyâ ; il suffira d'entendre 
le t. techn. samkhyâ comme a°, en l'analysant conformé- 
ment, à son sens en sain + khyâ-, soit « compter ensem- 
ble, énumérer » : les mots eka- dvi- etc. ayant cette accep- 
tion, le terme s'appliquera de droit à eux. Cf. Kielhorn 
IA. XVI p. 249. 

anvâkhyâ- (° caste par supplétisme ; °khyâyate) « in-° 
terpréter (à titre de rappel), être interprété » M. : nityesix 
sabdesu vâkyasyânena sâdhutvam anvâkhyâyate M. IV 1 
82 après vt. 3 « les mots étant (considérés comme) pé- 
rennes, le présent su. (ne les analyse, pas, mais se borne à) 
rappeler le caractère licite de la forme analytique » (ceci 
pour justifier la teneur va audit su., d'où résulte qu'à côté 
d'un taddhita on peut employer la forme analytique, dire 
par ex. upagor apatyam à côté d'aupagava-) ; °khyeya M. 

anvâkhyâna « interprétation, exposition donnée à la 



45 



suite, à litre de rappel » M., par opp. à samjnâkarana 
« position d'un n. techn. » (lequel implique un enseigne- 
ment nouveau) M. I 2 32 av. vt. 1. nityaêabdànvâkhyâna 
« interprétation suivant laquelle les mots sont pérennes » 
(v. nilya) DV. 12 6 VII 2 10 et cf. Pr. II 2 25 III 2 1 K. 
IV 1 114 et M. cité ci-dessus s. anvôkhyâ-. Au passage cité 
K. se demande si, les mots étant pérennes, les règles qui 
leur sont, applicables peuvent dépendre de ce que ces 
mots sont attestés pour désigner telle famille particulière 
(ceci à propos d'un suffixe prescrit pour des n. de per- 
sonnes appartenant aux familles des Àndhaka etc.) ; PM. 
ibid. rapproche le fait que le temps, notion nitya, est dési- 
gné par des ères particulières. 

« Emploi » PI. 16 9 dans sâdhutvânvâkhyâna « il y a 
emploi correct (de telles désinences) » ; -e « en rendant 
compte de la formation d'un mot » PI. 49 17, 50 1, 63 10, 
64 4 (vibhajya « par découpement de chaque élément »). 

aiivâcaya « agrégation (d'un élément secondaire à un 
élément principal) » M. (vt.) ex. bhiksâm ata gâm cânaya 
N. II 2 29 (( va faire l'aumône et (accessoirement) ramène 
la vache » où la seconde proposition forme un a°. C'est 
Tune des valeurs de la copule ca (cf. M. II 2 29 après 
vt. 15) ; ainsi plaksas ca dans l'expression nyagrodhah 
plaksas ca, interprété par a , signifierait que le mot plaksa- 
dépend du mot nyagrodha- (exprimé ou à suppléer). Par- 
fois a° est simplement équivalent à samuccaya soit « cu- 
mulation, valeur cumulative », ainsi Pr. I 1 44 vt. 16. 

°§ista « ce qui est enseigné à titre complémentaire » 
M. s'oppose à pradhânaêista « enseigné à titre principal » : 
ainsi dans III 1 11 l'affixe verbal -ya~ est pradhânaêista 
et l'amuissement de s est a°-sista. L'expression anvâcïya- 
màna figure N. II 2 29 SKBh. 12 96. 

anvâdesa « référence à quelque chose d'antérieur » 
P., dit pratiquement des pronoms a- ena- en fonction d'ana- 
phore. K. II 4 32 glose le mot par anukathana « emploi ul- 



— 46 — 

lérieur (d'une forme) » el précise que IV consiste à re^ 
prendre une notion déjà fournie auparavant (par le même 
mot, soit l'emploi du pronom a- (as) aux cas obliques 
el sans le ton aigu, comme substitut du même pronom 
muni de l'aigu : asyâ châttrasya sobhanain sïlam atho asya 
prabhûtam svam « le caractère de cet étudiant est bon el 
ses biens sont importants ». Il y a une forme un peu dif- 
férente d'a° selon II 4 34 quand le pronom ena- sans le ton 
aigu est le substitut de a- ou de eta- : imam où etarn chât- 
train chando 'dhyâpaya, atho cnam vyâkaranam apy adhyâ- 
paya « apprends à cet étudiant la métrique et apprends- 
lui aussi la grammaire » ; ici K. glose « instruction d'une 
chose déterminée dans telle phrase après qu'il a été ensei- 
gné telle autre chose (dans la phrase antérieure) » ; 
uktasya punaruktih Prakr.-Kaum. ibid. 

apakarsa « exclusion, fait d'écarter » M. (vt.), not. 
dans purastâd a « fait (qu'une règle ultérieure se trouve) 
par avance soumise à telle exception (particulière) », ainsi 
l'interdiction de composer un génitif enseigné en fonction 
d'un mot particulier (II 2 10 vt. 1) est entravée à l'avance 
par II 2 8 vt. 1 qui prescrit de composer un génitif dépen- 
dant d'un dérivé primaire, type idhmapravrdscana- . Pr. II 
2 18 glose pu a par apavâda « règle particulière entra- 
vante ». 

Spéc. purastâd a°, au sens de « extraction par antici- 
pation » se dit M. d'un su. ou élément de su. qu'on extrait 
d'un su. ultérieur pour l'attirer dans un su. antérieur et 
l'y faire valoir par anticipation : ainsi bahulam III 2 88 
selon K. sera attiré au su. 87 en sorte qu'à côté de brahma- 
han- enseigné 87 on pourra avoir « diversement » 
brahmânam hanti ou hanisyati. K. ad loc. se sert de 
l'expression purastâd apakarsana. 

« Degré en moins » M. (\t.) 1 opp. à prakarsa ou à 
utkarsa « degré en plus », ex. patuh par rapport à 
patutarah. 

apakrs- {°krsyate), not. avec purastât « être extrait par 



— 47 — 

anticipation » M. : ainsi M. VII 2 63 vt. 2 propose de 
transférer bJiâradvâjasya dudit su. au su. 61, d'où il vau- 
drait par récurrence au su. 62 et cesserait de valoir au 
su. 63. 

apabhramsa « forme dégradée (du sanskrit), barba- 
risme » M. (Paspasâ) : ainsi gâvï- gonl- etc. sont des a° 
du mot go- Paspasâ p. 2 24, ou bien asva- est a° du mot 
asva- VP. I 150 ; IV est causé par une imitation (anuka- 
rana) fautive VP. 149 ; selon certains, ajoute VP. 155 } il 
'constitue une forme qui « exprime un sens » (vâcaka). 

apavarga « achèvement » P., défini par K. II 3 
comme la conduite à son terme d'une action avec obten- 
tion du résultat visé. Cette valeur est exprimée par l'ins- 
trumental (de durée ou d'extension spatiale) ; ex. mâsc- 
nânuvâko 'dhïtah « la section a été apprise en un mois » 
(ou : yojanena « durant le parcours d'une lieue »), par 
opp. à mâsam adhïto 'nuvâko na cànena grhïtah « la sec- 
tion a été apprise (par lui) pendant un mois, mais il ne la 
possède pas ». 

apavâda (« formulation qui écarte ou exclut ») « règle 
particulière qui entrave (la règle générale correspondante, 
dite utsarga) » M. (vt.). L'a° empêche une opération qui 
sans lui serait réalisable (prâpta). Le terme est défini par 
la pbh. 57, citée M. I 1 3 vt. 6 yena nâprâpte yo vidhir 
ârabhyate sa tasya bâdhako bhavati (ou : tadapavâdo 'yam 
yogo bhavati M.) « une prescription entreprise (par rapport 
à un cas particulier auquel une autre règle) ne laissait pas 
d'être applicable entrave ladite règle », autrement dit « dans 
le domaine où une règle générale (utsarga) s'appliquait né- 
cessairement, Va° l'entrave ». Ainsi VIII 2 32 enseignant la 
substitution de gh à h final des racines commençant par d- 
(dagdhum) entrave 31 enseignant la substitution générale 
de dh à h final (sodhum). III 3 12 en tant qu'a (cf. K.), 
prescrivant le suffixe -a- (an) dans le type godâyo vrajati, 



— 48 — 

entrave l'emploi de I infinitif selon 10 (type bhoktuni vra- 
jati). Va° n'est applicable que dans le domaine de la règle 
générale, mais il s'y applique nécessairement : à cel égard 
on peut dire qu'il prévaut sur la règle générale, cf. BhV. 
14 2 SKBh. I 2 101. Il est dit ce qui vaut m du point de 
vue du particulier » (visesena) M. I p. 6 6 par opp. à la 
règle générale qui vaut sâmânycna. Sur une variété dV 
appelée Vanavakâêa, v. ce mot. Sur Va°, v. les notes de 
Kielhorn trad. de PI. p. 321 et 329, B. Geiger SBW. CLX 
p. 46 ; v. aussi s. utsarga, abhinivis-, Jakâra. 

apasabda « forme vicieuse, barbarisme » M. : le 
mot Paspasâ p. 2 8 glose rnleccha ; ibid. 23 il s'échange 
avec apabhramsa. La kâr. citée M. V 3 55 fin. autorise un 
a s'il <( exprime un sens » (vâcaka), ainsi le (second) suf- 
fixe -tara- dans suklataratara- selon Pr. ad îoc. est licite 
s'il est vâcaka. 

apâninîya « non conforme à (la grammaire de> P. » 
M 

apâdâna (« ablation »), n. techn. chez P. de la rection 
casuelle (kâraka) représentée par un point fixe (dhruva) 
duquel on s'écarte (apâya) ; elle est notée en principe par 
les désinences d'ablatif II 3 28. Ex. grâmâd âgacchati « il 
arrive du village », rathât patitah a il est tombé du char ». 
M. I 4 24 vt. 3 discute dans quelle mesure l'a est valable 
quand l'écart a lieu d'un point mobile (asvât trastât pati- 
tah) ; ibid. 25-28 quand l'écart est pris au sens figuré 
(vrkebhyo bibheti, adhyayanât parâjayate, mâsebhyo gâ 
vârayati, upâdhyâyâd antardhatte) ; si l'écart figuré est 
admis dans la notion d'à , les su. 25-28 deviennent super- 
flus. Sur la division de l'a° en nirdista, upâtta et apeksita, 
v. ces mots. Sur IV en général, y. Chakravarti Philos. Sk! 
Gr. p. 270. 



— 49 — 

apâya « écart, point de départ » P., dans la définition 
de Vapâdâna, q. v. ; glosé vislesa, vibhâga « séparation » 
N. I 4 24. u Disparition (par luk, etc.) d'un suffixe etc. » 
M. (vt.) : samniyogasistânâm anyatarâpâya ubhayor apy 
apàyah pbh. 86 (cilée avec variante M. IV 1 3G fin.) « quand 
de deux choses enseignées en conjonction l'une disparaît, 
l'autre disparait également » : ainsi quand le suffixe fém. 
-î- dans indrànï- disparaît par l'effet du luk I 2 49 devant 
le suffixe -a- IV 2 24, l'accrément -an- formé selon IV 1 49 
doit aussi disparaître, et l'on a pancendra- au sens de « qui 
a les cinq Indrânî pour divinités ». Cf. nimitta. 

apârthaka « qui est sans objet » N. I 4 80 IV 3 144 
V 1 131 DV. VIIII 4 65. 

api : api dans une teneur $st sarvopâdhivyabhicârâr- 
tha (v. s. upâdhi) K. III 2 75 et 101 VII 1 38 : en ce 
dernier passage la présence du mot api autoriserait à for- 
mer un absolutif en -y a hors du composé, dans le domaine 
védique, ex. arcya (ce que PM. ad loc. étend à des formes 
de Kalpasû. et DV. à des formes classiques) ; plus simple- 
ment apigrahanam vyabhicârôrtham Durgas. ad Kt. II 3 
64 « l'emploi de api vise à déborder (les spécifications du 
su.) » ; dans le Kt. api I 5 14, cf. Durgas. 15, 18 etc. sert de 
mot gouvernant (adhikâra) comme bahulam (aussi CV.) et 
kva cit (cf. Durgas. ad II 6 49). nanpùrvânâni api VII 3 47 est 
censé signifier d'après la K. /i° kcvalânâni ea {api est glosé 
kevala PI. 76 16). 

apùrva « non précédé d'un autre mot, situé à l'ini- 
tiale de phrase » P., glosé avidyainânapùrva K. VIII 1 47 : 
« non procédé d'un autre phonème » M. (vt.) ; « n'existant 
pas antérieurement, nouveau » M., not. dans la définition 
de l'accrément (âgama) et de la règle prescriptive (vidhi) 
q. v. 

« Précédé d'un a » P 



— 50 — 

aprkta « (aflixe) non combiné » P., i. e. consistant 
en un seul phonème, ainsi le suffixe kvi dont le seul élé- 
ment qui ne soit pas un exposant, à savoir v, s'amuit selon 
VI 1 Cïï. Le n. Icchn. a est défini I 2 41 (ekâl pratyayah). 

apeks- (apeksate) « être en fonction de dépendance » 
ou simpl. «concerner, avoir regard sur » ; apeksyate « être 
concerné, être en vue » M. : apavâdavelâyâm utsargo 'pek- 
syate VI. III 1 94 vl. 2 .« au moment où l'on effectue la règle- 
parliculière-entravante on a en vue la règle générale ». 
Plus gén. « considérer {: tel suffixe comme valant en tel 
sens), prendre en égard (Jelie règle) » M. 

apekxâ « relation c'e dépendance » M. : ayuktâ bahuno 
[u'ksâ M. IV 2 92 in il. « il n'est pas correct de faire dé- 
pendre une chose de plusieurs (éléments) », v. vyapvksfi. 

apeksa ifc. « qui dépend de, qui concerne » M., ainsi 
hidhyapcksa M. (kâr.) « qui existe en fonction dune règle 
preseriptive (non de droit, dit du guna) ». Dans l'expression 
devadattasya gurukulani « la famille du maître de D. », 
le génitif « a regard » sur le groupe gurukula- d'après M. 
lî 1 1 mit., il est samudâyâpeksa. Cf. alpûpeksa, bahv-a° 
yogâpeksa, sâpeksa ainsi que s. adhikâra et jnâpaka. 

apeksya « qui est à prendre en considération (au mo- 
ment où l'on applique telle règle) » M. 

apeksitakriya « (type de notion ablative) dans la- 
quelle l'action verbale est envisagée, i. e. est requise (sans 
être directement exprimée) » Pr. et BhV. I 4 24 VP. III 7 
(f) 1 • : ainsi sraughncbhyah dans mâthurâh sraughnebhya 
ndh'yatarâh « tes gens de M. sont plus riches que ceux de 
S. », soit', selon le postulat de Yapâdâna (q. v.) « si l'on 
prend pour point de départ fixe les gens de S. ». 

apoddhâra « désintégration (des mots dans la phrase), 
analyse » VP. I 24 II 10 et 449 ; glosé vibhâga. °dhriyate 
Pr. I 1 50 après vl. 1. 



51 



apratipatti « impossibilité d'obtenir (un mot par un 
procédé formatif qui soit valide) » M. (vt.), glosé na prati- 
padyante M. I 1 1 vt. 11 ; IV entraîne la nécessité de 
changer l'interprétation d'une règle. 

apratisedha « non prohibition » M. (vt.) i. e. « pro- 
hibition^ règle prohibitive qui n'est pas valide », glosé 
anarthakah pratisedhah M. passim ; °siddha P. 

a°-artha VIII 4 3 vt. 2 « (teneur) visant à empêcher 
(que l'application du su. en tel cas déterminé) soit prohi- 
bée » : c'est ce que la paraphrase de M. rend par pratisedho 
nul bhùt « (ceci a été formulé) afin que la prohibition ne 
soit pas valable (en tel cas) ». 

apratyaya « (élément) qui n'est pas un suffixe » ou 
« (mot) qui ne comporte pas de suffixe » P. ; $K. 14 glose 
avidhïyamâna, se fondant sur l'interprétation de pratyaya 
par pratïyatc = vidhlyate. 

apradhâna « non essentiel, non prédominant » P., 
dit de l'instrumental putrena dans la phrase putrena sahâ- 
gatah pitâ « le père est venu avec le fils », qui par opp. à 
pitâ est en connexion seulement inférée (pratïyamâna) , non 
explicite avec l'action verbale. Le terme désigne en outre 
chez M. (kâr.) l'un des deux objets transitifs des verbes à 
double objet (v. s. akathita), ainsi que la notion d'upasar- 
jana : yain prati y ad apradhûnarn tara prati tad upasar- 
janasamjnam bhavati M. I 2 43 vt. 5 « la chose qui vis-à- 
vis de telle autre est jnessentielle porte vis-à-vis d'elle le 
n. techn. de subordonnée ». Dans C. II 3 61 a° figure en 
lieu et place de P. upasarjana ; dans S. I 8 1Û0, de P. 
anabhihita. 

aprayukta « non usité » M. (vt.), dit dans la Paspasâ 
des formes verbales de 2me plur. parfait usa, tera, cakra, 
peca p. 8 23. yathâlaksanam aprayukte M. I 1 24 fin. « en 
cas de forme non usïlée, on suit la règle (donnée pour les 



— 52 — 

formes en usage) », c'est-à-dire selon Pr. « quand il n'est 
transmis aucun emploi particulier, ni aucune prohibition 
d'emploi, on "se conforme à la règle ; il n'y a pas de règle 
applicable à ce qui est a°, l'interprétation au moyen de la 
règle valant seulement pour les formes qui sont en usage » : 
ceci à propos des formes priyâstau priyàstâh au lieu des- 
quelles telle interprétation conduirait à poser priyâstânau 
priyâstânah. 

aprayujyamâna « qui n'est pas employé (dans tel 
énoncé, ou dans une phrase donnée) » M., i. e. qui est à 
suppléer pour le sens : ainsi dans la définition des prépo- 
sitions (M. I 4 82) en tant qu' « elles expriment l'action de 
quelque chose qui n'est pas expressément énoncé » (i. e. 
en tant qu'elles impliquent un verbe). Dans K. II 3 14 a° 
glose sthânin et désigne la racine sous-entendue qui a 
pour régime d'objet le datif, ainsi âhartum dans edhebhyo 
vrajati = edhân âhartum v°. 

aprayoga « non emploi » P. dans siddhâprayoge = 
C. I 3 118 tadarthâprayoge (v. siddha), dit de l'optatif 
irréel dans une phrase comme api parvatam slrasâ bhindyât 
« il semble qu'il dût briser la montagne avec sa tête ». 
uktârthânâm aprayogah M. I 1 44 vt. 16 C.-pbh. 28 (cor- 
rompue chez Liebich) « on n'emploie pas (les formes) dont 
le sens a été déjà exprimé (par une forme antérieure) » ; 
« quand, précise M., le sens de telle chose a déjà été ex- 
primé par un mot, on ne doit pas employer un second 
(mot pour l'exprimer) ». Cf. s. gam-. 

aprayogin « qui n'est pas en usage réel (mais conven- 
tionnel, dit des exposants) » Pr. III 8 31 J. I 2 3 S. I 1 5 
H. I 1 37. 

aprasanga « non application » M. (vt.), fait pour une 
forme, un n. techn. etc. de ne pas comporter d'application 
valide ou correcte : ainsi les n. de guna et vrddhi ne s'ap- 
pliquent pas valablement pour désigner une collection de 
phonèmes M. I 1 1 vt. 11. 



— 53 — 

aprasiddha « (mot notant quelque chose) qui n'existe 
pas (à titre primaire, mais seulement à titre figuré) » PT. 
15 1, 3 et 17, ainsi raghunâtha- comme n. d'un homme 
qui est censé avoir des qualités en commun avec Râma 
(( chef des Raghu ». 

aprasiddhi « fait de n'être pas établi (dans la norme) 
ou de ne pas exister (dans l'usage) » ou « impossibilité de 
réaliser (telle opération) » M. (vt.), not. parce qu'il s'ensui- 
vrait le vice de dépendance réciproque. 

aprâpta « non (antérieurement) acquis (par une 
règle), non réalisé » M. (vt.) : se dit d'une formation ou 
opération qui, à tort, ou du moins à titre provisoire (jus- 
qu'à ce qu'intervienne une règle qui transforme le prâpta 
en siddha) manque à se réaKser, v. prâp- et prâpta, ainsi 
que s. apavâda. 

°vikalpa K. I 4 53 ou °vibhâsâ K. I 3 43 IV 1 34 VI 
3 72 et 106 VII 4 81 « option (relative à une opération) 
qui n'a pas été acquise (par une règle antérieure) » et qui 
par .suite est une règle prescriptive optionnelle, non une 
option formant limitation (niyarnà). Le terme s'oppose à 
celui de prâptàvibhâsâ « option portant sur une chose 
acquise » et à ubhayatra vibhâsâ (aussi prâptâprâpta ) 
« option portant à la fois sur une chose acquise et sur une 
chose non acquise ». Ainsi selon K. I 4 53, dans le contre- 
ex. darsayati caitrarn tnaitram aparah où l'accusatif est 
seul valable, l'enseignement de l'accusatif a été acquis par 
le su. 52 (le verbe drê- rentrant dans la catégorie' générale 
des verbes de connaissance, cf. Bâlam. ad SK. 541) ; dans 
abhivâdayati gurum mânavakena pitâ où l'instrumental 
vaut seul, l'alternative concerne à cet égard un enseigne- 
ment qui n'a pas été acquis : autrement dit, l'instrumental 
optionnel lement enjoint par 53 ne résulte pas de la limila- 
tion d'une règle antérieure. M. I 1 44 vt. 20 discrimine 
les options (vibhâsâ) qui sont à considérer soit comme 
prâptc soit comme aprâpte, soit comme ubhayatra. 

°vidhâna M. (vt.) (omis dans l'Index de Poona : VI .4 



54 



171 vt. 2) et °vidhi M. (vt.) « prescription ou enseignement 
(relatif à une opération) qui manque à tort à se réaliser » : 
c'est la définition même de la règle prescriptive (vidhi) l 
par opp. à Yapavâda qui « entrave (une opération) laquelle 
(à tort) se réaliserait » (prâptabâdhakà) , ou à la règle limi- 
tative (niyamà). 

aprâpti « non réalisation (grammaticale) » M. (vt.), 
glosé na prâpnoti, v. prâpti. Il s'agit toujours d'une réa- 
lisation erronée ou provisoire, due à telle ou telle interpréta- 
tion de pûrvapaksa, et que vient changer en réalisation défi- 
nitive (siddham tu... vt.) telle interprétation nouvelle. 

apluta « (voyelle) non munie de la pluti » P. 

abâdhaka « non entravant » dans la pbh. SD. 79 (ci- 
tée DV. II 3 50 et SK. 1205 où Bâlam. dit que c'est une 
pbh. de commentaire) abâdhakâni nipâtanâni bhavanti 
« les formes que (P.) laisse tomber (toutes faites dans un 
su. et qui sont à quelque égard contraires à telle règle) 
n'entravent pas (ladite règle) » : ainsi purâtana- attesté en 
littérature est licite bien qu'il existe, posée dans un su. et 
faisant autorité à ce titre comme nipâtana, la forme purâna- 
IV 3 105. D'après PI. 108 4 cette pbh. est contraire à M. ; 
v. en effet la vue adverse s. nipâtana. 

abhakta « qui ne fait pas partie intégrante de » M. 
(vt.), dit d'un élément qui n'est ni final de ce qui le pré- 
cède (pârvânta), ni initial de ce qui le suit (parâdi), ne 
comporte donc ni l'un ni l'autre traitement (ubhayam 
nivrttam M. I 1 47 vt. 4) : ainsi, selon le pûrvapaksa, 
l'accrément -s- (sut) dans samskaroti et analogues est a 
M. VI 1 135 vt. 11, en sorte que par ex. la racine kr- n'est 
pas censée avoir une consonne conjointe à l'initiale et que 
les formes samskrsïsta, samskriyate échappent à l'appli- 
cation de VII 2 43 et 4 29. M. I 1 47 énumère les consé- 
quences phonétiques résultant de la notion d'a°-tva dans les 
accréments. 



abhâva « fait de n'être pas ou plus, absence ou man- 
que (d'un phénomène grammatical, d'une règle, etc.) » P., 
glosé nësti, na bhavati M. passim. Cf. not. avasâna. 

« Non-bhâva », au loc. « lorsqu'il ne s'agit pas de dési- 
gner un état » P. ; « fait de ne pas accéder à l'existence » 
M. I 3 1 après vt. 7 dans la définition des racines verbales 
comme « exprimant (l'accès à) l'existence » (bhâvavacana) . 

abhidhâ- (°dhatte °dhïyate) « exprimer, désigner par 
un nom ; être exprimé » M. 

abhidhâna « expression (de tel sens au moyen de tel ou 
tel mot) » M. (vt.) : naikena êabdenânekasyârthasyâbhidha- 
nam prâpnoti M. I 2 64 vt. 1 « (selon cette théorie erro- 
née), l'expression de plusieurs sens par un seul et même 
mot manque à se réaliser » ; tithânyarthâbhidhânasamartha- 
syaivâdeêatâ PI. 13 13 « cela seul est un substitut qui 
est en mesure de rendre le sens de l'original » ; a° au loc. 
« au sens de » VII 2 18 vt. 1-3, ainsi dhvânta- au sens 
de « ténèbres » : tamo 'bhidhânam cet K. ad loc. ; v. 
anabhidhâr\,a — upasarjana M. I 2 51 vt. 1. 

abhidheya « ce qui est à exprimer » M. (vt.), pratique- 
ment « sens, signification d'un mot » ; a sert à gloser 
artha M. II 1 51 vt. 4 (Pr. IV 2 66 précise en proktalaksa- 
nasyârthah) ainsi que adhikarana dans l'expression samâ- 
nâdhikarana (K. I 2 42) q.v. Spéc. « ce qui est à exprimer 
i.e. à qualifier (au moyen d'un autre mot), le qualifié », 
donc « substantif » opp. à abhidhâyaka « adjectif quali- 
ficatif ». Ce sens, attesté not. dans les traités de Linga 
(Harsav. 70 et 75 et cf. Franke Genuslehren p. 48), v. aussi 
Lûders p. 527, est amorcé chez M. dans l'expression a°-vat 
servant à décrire des faits de genre : abhidheyaval linga- 
vacanâni bhavanti M. II 2 29 init. a genre et nombre sont 
conformes à la notion à exprimer » ou kriyâsabdasyâ- 
bhidheyaval lingam K. II 4 31 « le genre d'un mot notant 
une action (par ex. bhûta-) est conforme à celui du nom 
qu'il qualifie » ; Nâg. II 2 29 glose a°-vat par visesyavat. 



— 56 — 

abhinirvrtta « qui s'est produit, est manifesté » M. : 
abhinirvrttasyârthasyopasargena visesah sakyo vaktum 
M. VIII 1 70 vt. 2 « le préverbe est en mesure d'énoncer 
une spécification pour un sens déjà produit (par les affixes 
verbaux) » ; v. anabhinirvrlia ; °vrt- (°vartate) M. 

abhinivis- (°visate) « entrer en fonction, prendre 
effet » M. : pûrvam apavâdâ abhinivisante paêcâd utsargâh 
M. II 3 46 vt. 8 = pbh. 62 « les règles-particulières-entra- 
vantes s'installent d'abord, ensuite les règles-générales 
(prennent effet partout où il a été établi que les premières 
ne sont pas applicables) » ; a° est glosé buddhyârûdhà bha- 
vanti PL 71 4 « sont prises en considération ». Ainsi, si 
pour former la 3 e plur. indic. prés. act. de dhâ- l'élément 
-ant- était selon VII 1 3 substitué à jh en tant qu 'antaranga, 
la substitution nouvelle de -at- à -ant- selon Vapavâda VII 
1 4 serait impossible et VII 1 4 serait sans objet : la pbh. 
en question dispense de substituer -ant- à jh et VII 1 4 
devient applicable. Cf. utsarga et prakalpya. 

°vista M. : °vestavya K. V 1 59. 

abhiprâya dans l'expression kartrabhiprâya P., défi- 
nissant l'emploi des désinences moyennes : kartrabhiprâye 
kriyâphale I 3 72 « quand le bénéfice de l'action est dirigé 
vers l'agent », ex. yajate « il sacrifie (pour son propre in- 
térêt) », pacate « il cuit (pour lui-même) », opp. à yajanti 
yâjakâh « les sacrificateurs (professionnels) sacrifient », 
pacanti pâcakâh « les cuisiniers cuisent ». K. ad loc. glose 
abhipraiti, M. précisant que abhi signifie « en présence 
de » et que pra est inchoatif ; la notion est à entendre 
comme valant à titre privilégié :onaïa voix moyenne quand 
l'agent recueille de façon plus cminente (que dans une 
action ordinaire) le bénéfice de son acte : c'est un cas de 
prakarsagati, q. v. 

Plus généralement « intention » M. 

abhividhi « extension allant jusqu'à tel point inclus » 






— 57 — 

P. dans la description du sens de la particule â « jusqu'à 
(y compris) » = saha tena Pr. I 1 14 fin., opp. à â « jus- 
qu'à (non compris) » = vinâ tena Pr., sens désigné par le 
mot maryâdâ « limite exclusive ». Plus gén. « extension 
ou application générale » P., glosé abhivyâpti K. III 3 44 
et défini ibid. « connexion intégrale avec une action et une 
qualité » (ex. sâmrâvina- « rumeur universelle ») ou V 4 
53 « transformation, même partielle^ de tous les objets (ou 
éléments envisagés) » (ex. udakasâdbhavati lavanam « le 
sel se transforme en eau »), par opp. à kârUnya qui dé- 
signe la transformation totale d'un objet donné. 

abhivyâpaka « qui note une pénétration totale » PM. 
et Sabdakaust. I 4 45 SK. 633, n. de l'un des aspects de 
la notion locative, équivalant à vyâpaka chez M. ; °vyâpti, 
v. abhividhi ; °vyâpya « inclusivement » SK. 2571. 

abhisambandha « connexion (d'un mot avec telle 
notion ou avec tel autre mot dans la phrase, etc.) » M. 
(vt.) : àniipùrvyena sarniiivistânâm yathestam abhisam- 
bandhah sakyate kartum M. I 1 58 vt. 1 « pour des choses 
qui se présentent dans un ordre successif, la connexion 
entre elles peut être faite arbitrairement » ; °bandh- 
(°badhyate) M. ; °badhyamâna M. 

abhihita « exprimé, désigné » M. (vt.) et P. dans ana- 
bhihita q. y. ; le mot glose kathita M. I 4 51 (kâr.) et 
s'oppose à antarbhùta M. II 1 1 v. 2. M. II 3 1 vt. 4 dis- 
cute dans quelle mesure le nominatif peut être dit valoir 
abhihite, I. e. « quand (le sens du nominatif est déjà ex- 
primé par qqch. d'autre) », ainsi par le thème nominal 
(selon II 3 40) dans vrksah ou plaksah. 

abhûtatadbhâva « fait de devenir ce qu'on n'était 
pas auparavant » M. (vt.) dans la description de Taffixe 
cvi notant que l'agent accède à un état où il n'était pas 
auparavant, ex. êuklïbhavati au sens de « ce qui était non 



— 58 — 

blanc accède à l'état de blanc ». La teneur a° est intro- 
duite sur la suggestion de M. V 4 50 vt. 1 dans 1 énoncé 
dudit su. tel qu'il est lu par K. (cf. la remarque de Pr. ad 
loc.) et par C. 

abheda « non distinction, non différence ou différen- 
ciation » M. ; -ena « sans discrimination » K. VIII 4 6. 
Le « transfert ou processus d'a° » (abhedopacâra, abheda- 
vivaksâ) est allégué par les gr. postérieurs à M. pour ca- 
ractériser l'emploi de substantif en fonction d'adjectif, 
d'objet en fonction de qualité (v. s. dharma) ou l'inverse 
(ainsi ghrtasya tïvrah BhV. II 2 8 III 3 77), d'apposition 
en fonction de déterminant (K. II 1 19 trimuni vyâkaranam 
au lieu de t° vyâkaranasya) , de forme primitive indiffé- 
renciée au lieu de forme dérivée (vâsavadattâ- « récit rela- 
tif à V. » au lieu de *vâsavadattïya- CV. III 3 57, 1 5 IV 
2 109). Cf. so 'yam ity abhedât tadvati dravye vartante N. 
II 3 33 traitant de mots comme stoka- qui désignent éven- 
tuellement un objet muni de la qualité de stoka-, 

abhedaka « non discriminant, qui ne produit pas de 
différence » M., not. dans l'expression abhedaka gunâh M. 
I 1 1 .vt. 13 = pbh. 109 (( (quand les mêmes phonèmes 
ont des qualités distinctes, ces) qualités ne les rendent pas 
distincts pour autant » : ainsi ï pourvu du ton aigu n'est 
pas distinct de ï à ton grave ou svarita, en sorte que cha- 
cun de ces ï sert à noter l'autre. 

abhyantara « intérieur (par rapport à) » M. (vt.) : 
abhyantarah samudâyasyâvayavah M. I 1 56 après vt. 11 
« la partie est intérieure au tout ». 

abhyasta « répété, redoublé » P., n. techn. désignant 
le double (ubhe P.) élément à redoublement dans la base 
verbale, la portion redoublée et la portion redoublante, 
ainsi dadâ- dans dadâti, nenij- dans nenijati. Sont appelées 
aussi a les six racines (sept d'après M. VI 1 6 vt. 1 qui 



— 59 — 

met en doute la légitimité de rénumération) du dhp. 
commençant par jaks- : jaksiti jâgarti, etc. 

abhyâsa « redoublement (dans une base verbale) » P., 
n. techn. de la portion redoublée ou syllabe du redouble- 
ment (pûrva P.), ex. pa pi pâ pï respectivement dans pa- 
pâca pipaksati pâpacyate apïpacat. Cf. bâdhya. — « Répé- 
tition (d'un mot) » P., glosé punahpunahkarana et âvrtti 
K. I 3 71. 

am indice des voyelles, semi-voyelles, nasales et h 
d'après les pratyâh. su. 

ambûkrta n. d'un vice de prononciation des voyelles 
M. (Paspasâ), i. e. d'après Pr. « prononcé distinctement, 
mais pour ainsi dire à l'intérieur de la bouche ». 

ayogavâha (« qui tire sans avoir été attelé »), n. 
techn. d'après M. (vt.) du visarjanïya (et analogues;, de 
l'aiius'vâra, de la voyelle nasalisée et des yama, v. la liste 
donnée M. ad Si. 5 après vt. 5, où l'éd. de Bombay lit 
°anw>vâranâsikya° . Ainsi nommés, ajoute M., parce qu'ils 
sont perçus sans avoir été enseignés ; Pr. précise : « qui 
sont sans connexion de type pratyâhâra, du fait qu'ils font 
défaut dans les Si. su. » V. d'autres interprétations chez 
Man. Ghosh éd. de P. p. 67 Weber Abh. Berl. 1871 p. 87. 
Tril. ad Kl. I 1 20 lit yogavëha « qui tirent attelés (en- 
semble) ». 

artha « sens, signification (d'un mot, etc.) ; chose à 
exprimer, notion (not. dans padârtha, vâkyârtha, q. v.) ; 
objet, but » P. ; ifc. « ayant le sens de » ou « ayant pour 
effet, servant à » : tadartha « qui a tel sens ou tel objel, 
utile à cela, qui existe en vue de » P. (v. tâdarthya) ; eva- 
martham et kimartharn M. « dans telle intention » et 
« dans quelle intention ? » yathârtham M. « selon le sens » ; 
°arthe « au sens de » P., ainsi dans matvarthc, q. v. ; 



— 60 — 

parârtha « qui a lieu en vue d'un su. ultérieur » ou « en 
vue de qqch. d'autre » M. ; uktârtha « dont le sens a été 
déjà formulé » M. ; v. encore svârtha, uttarârtha, kriyâr- 
tha, ekârtha, dhëtvartha, anarthaka etc. 

« Empêchement, = nivrtti » Pr. I 4 48 DV. VII 1 24 
(cf. BR. n° 10 et Nachtrag Y). 

°gati « compréhension, obtention du sens » M. (vt.) : 
tathâ hy arthagatih III 1 12 après vt. 4 « car tel est le sens 
par lequel on comprend (ces formes dans l'usage) », glosé 
tathâ hy artho garnyate M. ; samghâtcnârthagateh I 3 1 vt. 
4 « vu que le sens (du verbe) s'obtient par la forme prise 
en sa totalité », i. e. « munie du radical, de l'affixe, du 
préverbe » M. ; arthagatyarthah sabdaprayogah : artham 
sampratyàyayisyâmiti sabdah prayujyate M. III 1 7 vt. 15 
u les mois sont employés afin d'obtenir tel sens, on se dit 
en employant un mot : je vais amener à réalisation tel 
sens ». 

°grahana « teneur (valant non quant à la forme, mais 
quant au) sens » M. (vt.), i. e. englobant avec elle-même (sva- 
rûpà) les mots qui ont le même sens qu'elle : ainsi d'après 
M. II 1 42 vt. 1 la teneur dhvânksena dudit su. est un a°. 
en sorte que la règle s'applique non seulement à tirtha- 
dhvânksa- mais encore à tlrthakka- ; paryâptyarthagrahana 
dit K. II 3 16, ce que PM. glose arthagrahanain tatrâpi pa- 
ryâptigrahanam, en sorte que par exemple les valeurs de 
prabhu- et sakta- seraient impliquées dans la teneur alain 
dudit su. Cette valeur se présente, dit N. II 1-42, lorsque le 
sens a la prépondérance sur la forme ; elle est notée en géné- 
ral par °vâcin « qui exprime (la notion de) » chez K. L'usage 
de Va°-tva, qui contrevient au pbh. su. I 1 68, mais dont 
l'application permettait de réintroduire des formes nou- 
velles dans la théorie, est encore fort rare chez M. ; il 
s'étend dans K. (II 3 27 et 29 V 4 42) et surtout dans BhV. 
et ailleurs ; K. VI 3 17 rappelle inversement que la teneur 
kâla dudit su. vaut pour cette forme même (svarùpe), 
mais cf. N. ad loc. Déjà M. I 1 68 vt. 7 enseigne que la 
teneur râja dudit su. vise, non le mot ràjan- lui-même. 



61 - 



mais seulement ses synonymes : ceci fait partie d'ailleurs 
d'une série de dérogations au pbh. su. I 1 68, v. svarùpa. 

°nirdesa « énoncé (consistant à donner) le sens (des 
racines du dhp.) » PM. III 1 76 SK. 2232 ; sur les témoi- 
gnages et indices concernant l'origine tardive de la nota- 
tion du sens des racines du dhp., v. Liebich SBHeid. 1919 
n° 15 p. 49. (( Enoncé (dans lequel il faut entendre) 'qui a le 
sens de...' » M. (vt.), ainsi II 1 30 vt. 2 propose d'entendre 
tatkrta dudit su. comme tadarthakrta = trtiyântârtha 
K. « causé par la chose que désigne le mot à l'instrumen- 
tal ». La particule iti dans la teneur I 1 44 est arthanirde- 
êârtha M. vt. 3, elle « vise à former un énoncé signifiant 
'qui a le sens de...' » : lorsqu'on dit gaur iti, ajoute M., 
le mot go- est déchu de sa valeur propre et emprunte une 
acception profane ; cette particule iti, précise Pr., est en 
mesure de renverser la valeur d'un mot. 

arthâèraya « (ce) qui concerne ou repose sur le sens » 
M. opp. à sabdâsraya « ce qui concerne la forme » 
ou à prakrtyâêraya. Cette distinction sert à justifier la 
présence de la vrddhi ou de l'allongement dans gauh 
gâm etc. au sens de bâlûka- : vrddhi et allongement intéres- 
sent la forme, ils sont donc licites même quand go- a une 
acception secondaire (v. pbh. 15 citée s. gauna) ; autrement 
dit l'application de la pbh. 15 concerne seulement le sens, 
non la forme. 

arthavat « (mot qui pour le genre est) traité d'après 
le sens » i. e. d'après le nom qu'il qualifie Harsav.-Liftg. 
72 (en suscription) et 76. 

arthavant « pourvu de sens, signifiant » P., ainsi 
dans la définition du thème nominal I 2 45 ; M. ad Si. 
5 vt. 9 sqq. discute si les phonèmes sont a° ou anarthaka. 
yayâ vibhaktyâ nirdiêyamânam arthavad bhavati tayâ 
nirdistam uttaratrânuvartisyate M. I 2 27 vt. 6 « la dési- 
nence sous laquelle le mot qu'on énonce (dans un su.) est 
signifiant, c'çst énoncé avec cette même désinence qu'on 
devra le faire courir dans un su. ultérieur », axiome que 
les gr. tardifs manquent à observer quand ils posent cer- 



62 



laines anuvrtti qui présentent, par rapport à l'énoncé pri- 
mitif, une désinence modifiée, un viparinâma. — Cf. sam- 
(jhâta. 

ardhaka n. d'un vice de prononciation des voyelles 
M. (Paspasâ) : abrègement d'une longue d'après Pr. 

ardhamâtrâ « demi-more, moitié de la durée d'une 
voyelle brève » M. : ardhamâtrâlâghavena . putrotsavam 
manyante vaiyâkaranâh pbh. 122 « les grammairiens es- 
timent l'économie d'une demi-more (dans un su.) à même 
prix que la naissance d'un fils ». C'est sur la base de ce 
principe d'économie, considéré non sans quelque arbi- 
traire comme ayant été rigoureusement observé par P., 
que les commentaires établissent des séries de jfiâpaka « te- 
neurs révélatrices », qui sont autant d'indices soit de 
formes nouvelles, soit de pbh. ; à ce principe d'économie 
se ramène l'argumentation par vâcye ou vaktavye (karta- 
vye) chez DV.'passim « alors qu'il suffisait de dire, de po- 
ser... (, le fait que P. a dit ou posé un su. plus long, s'est 
servi d'un élément apparemment superflu, anarthaka, q. v., 
est l'indice révélateur que...) » : ainsi aciti vâcye 'jâdi- 
grahanam mukhyâjâdiparigrahârtham DV. I 1 5 « alors 
qu'il suffisait (dans Yisti M. I 1 3 après vt. 10) de formuler 
'devant voyelle', la teneur 'devant un élément commen- 
çant par une voyelle' vise à inclure (seulement) les élé- 
ments où la voyelle initiale est essentielle », en sorte que 
la règle ne s'applique pas à tundaparimrja- qui a bien un 
suffixe -a- à initiale vocalique, mais où ce suffixe est vir- 
tuellement précédé de l'exposant h. 

°mâtrika « consistant en une demi -more » M. 

al indice des phonèmes (voyelles et consonnes) d'après 
les pratyâh. su. 

al a ks an a « absence d'enseignement, de règle » M. 



63 



(kâr.) : vyâkhyânato visesapratipattir jm hi samdehâd alak- 
sanam M. ad Si. 6 = pbh. 1 « le sens particulier (d'un 
terme ambigu) est déterminé par l'interprétation, car on 
ne peut dire que du fait qu'il y a ambiguïté, il y a^absence 
d'un enseignement (déterminé) » ; ainsi c'est l'interpréta- 
tion qui nous apprend que l'indice n dans an est le 
n du premier Si. su. sauf dans I 1 69, et que le même in- 
dice dans in est celui du sixième Si. su. — a est glosé ana- 
nusthâpaka (êëstra) PL 1 11 « enseignement qui ne pose 
rien (de déterminé) ». 

alâksanika « (opération) qui ne résulte pas d'une règle 
(ou plus gén.) de la grammaire » K. III 2 59 et 71. 

alinga <( qui n'a pas de genre » M. (vt.), not. dans la 
définition des invariants (avyaya) I 1 38 vt. 5 ; alingaka 
id. Harsav.-Ling. 91 Hem.-Ling. VIII 4 ; alingavacana id! 
Sâkat.-Lihg. 69 vr. 

aluk u absence du luk (q. v.) » P. ; l'expression aluk- 
samâsa (figurant comme titre du chap. 24 chez SK., cf. 
par ex. Bâlam. 658) désigne les composés traités de VI 3 1 
à 24 dans lesquels l'amuissement des désinences casuelles 
au premier membre, attendu par II 4 71, manque à se 
produire, type sahasâkrta 3, aranyetilaka- 9, mâtuhsvasr- 
24. 

alopa « absence d'amuissement (d'un élément dans un 
mot) » P. (l'interprétation par « amuissement de a » est 
écartée PM. VI 3 94). 

alpaprâna « qui comporte un souffle réduit » M., 
effort articulatoire qui caractérise les occlusives des pre- 
mière et troisième séries (occlusives non aspirées), opp. à 
mahâprâna. 

alpâctara « qui a un moins grand nombre de voyelles 
(qu'un autre élément) » P., dit d'un membre de dvamdva 



— 64 — 

par rapport à un autre membre du même dvamdva : le 
membre a° selon II 2 34 doit être employé à la première 
place (pùrvam), ex. plaksa- dans plaksanyagrodhau ; déro- 
gations diverses dans les vtt. audit su. En cas de plus de 
deux membres, il y a aniyama « non limitation (de 
place) ». a est rendu par alpasvaratara Kt. II 5 12 alpâcka 
Prakr.- Kaum. 

alpâpeksa « (opération) qui dépend d'un moins grand 
nombre de causes ^qu'une autre, simultanément applicable, 
dite bahvapeksà) » PI. 42 14 : notion que Pr. I 1 72 allègue 
indirectement comme équivalent d'antarangai/ bahiranga). 
ce que réfute PI. 1. c. Ainsi pour former syona- en partant 
de siv + na, la substitution de û à v serait antoranga parce 
qu'elle dépend de quatre causes seulement, celle du nina 
à i serait bahiranga parce quelle dépend de cinq, et par 
suite il y aurait application de la pbh. 50. Nïlakanthadiksita 
dans sa pbh. 58 se sert de alpùsraya au sens d'antaranga, 
opp. à bahvâsraya. 

alvidhi « prescription relative à un phonème » M. 
(vi.), v. analvidhi. 

avakâsa « occasion, possibilité pour une règle ou 
pour un phénomène de trouver une application en telle 
circonstance » M. (vt.) : iko gunavrddhï ity asyâvakââah/ 
cayanam/ câyakah M. 113 vt. 6 « voici le lieu d'applica- 
tion de la règle I 1 3 : cayana- (quant au guna), câyaka- 
(quant à la vrddhi) ». M. emploie le mot a° not. quand il 
s'agit de définir les possibilités d'application de deux rè- 
gles entrant en concurrence par prohibition réciproque 
(vipratiscdha) pour la formation d'un même mot. Plus 
spéc. a° désigne le domaine d'application d'un apavâda, 
v. anavakâéa et sâvakâêa. 

avaktum « n'être pas formulé, enseigné » M. : ayant 



— 65 — 

yogah sakyo 'vaktum M. passim « il était possible de ne 
pas formuler la présente règle ». 

avagam- (° gamyatc) « être compris (comme a vu ni 
tel sens) » M. ; °gata K. II 4 3 ; ° gaina CV. IV 2 49. 

avagraha « séparation (usitée dans le padapâtha des 
éléments d'un mot complexe, not. d'un composé; » et 
spéc. n. du phonème après lequel intervient cette sépara- 
tion P., ainsi le phonème r dans nnnanâh. a° est glosé 
N. VIII 4 26 vicchidya pathyate « récitation faite en divi- 
sant » ; N. ibid. appelle r dans l'ex. cité a°-yogya « sus- 
ceptible de porter un a ô ». 

°grhyate °grhyamâna « (être) séparé par un avagraha » 
K. ibid. ; °grhya N. III 1 119. 

avacana « absence de formulation (valide ou expli- 
cite) » M. (vt.), glosé par na vaktavyam M. passim : artha- 
gatir avacanât II 1 30 vt. 1 est glosé M. antarenâpi vacanam 
arthagatir bhavisyati « le sens s'entendra sans qu'on ait à 
formuler (dans l'énoncé le mol qui le porterait) ». 

avaccheda « délimitation exacte (d'un phénomène; • 
PL 113 15 et cf. °cchedaka 33 9, 35 10 °cchinna 65 11. 

avadhârana « restriction » P., terme employé chez 
P. pour définir le sens de yâvat ou de eva ; glosé iyattâ- 
pariccheda K. II 1 8 « délimitation consistant à dire 'cela 
et pas davantage' » et niyaia M. II 3 50 vt. 2. La particule 
eva est chez tous les commenlateurs depuis M. avadhâra- 
nârtha ; de même parfois ca, q. v. Cette valeur est distin- 
guée par M. V 3 58 du niyama en ce qu'elle introduit une 
restriction portant (non sur une règle), mais sur un mot 
particulier, en l'occurrence sur gunavacana : c'est Vistato 
'vadhâranârthah (evakârah) . 

°dhâryamâna « chose imputée de façon restrictive (sur 

s 



— 66 — 

un ensemble) » M. (vt.) : ainsi un don de deux mâsa (seu- 
lement) prélevé sur un kârsâpana. 

avadhi « limite » (frontière d'un pays P.), not. une 
limite dans la grammaire K. I 4 1 et passim dans l'expres- 
sion à etasmât sûtrâvadheh « jusqu'à la limite marquée 
par tel su. » ; limite de validité d'un mot gouvernant Pr. 
VI 4 22 vt. 1 ; a glose P. dhruva « point fixe (à partir 
duquel on s'écarte) » dans la définition de la notion abla- 
tive K. I 4 24, et chez C. II 1 81 (cf. aussi H. II 2 29 et 
70) a sert directement à définir l'ablatif. 

avadhika dans pada-a° « (explication consistant à" 
établir) des limites dans un mot » i. e. à en poser les élé- 
ments côte à côte PI. 63 10. 

avadhimant « objet qui comporte une limite » K. V 
3 35 et 37 sq., ainsi un nom de direction (dikêabdà). 

avayava « membre, portion d'un tout » P., opp. à la 
totalité (samudâya ; aussi avayavin) : avayavaprasiddheh 
samudâyaprasiddhir balïyasï pbh. 98 « le sens que possède 
un mot pris comme un tout (i. e. traité en terme conven- 
tionnel, rûdha) prévaut sur le sens qu'il possède pris en 
ses parties (i. e. traité en terme analysable, yaugika) » : 
ainsi mâtr- signifie « mère » de préférence à « mesureur », 
sens qui postule l'analyse par ma- + -tr-. avayavâtmakah 
mmudâyah M. VI 1 1 vt. 13 « le tout consiste en parties ». 
avayavenâpi sâstrârthasampratyayo 'navayavenâpi M. VI 1 
84 vt. 5 <( le sens d'une règle se laisse réaliser aussi bien 
par la considération du membre que par celle de l'en- 
semble ». Cf. samudâya et samghâta. 

°vûcin <( mot qui désigne une partie (de qqch. formant 
un tout) » M., ainsi anta dans samâsânta, q. v. 

°sasthl u génitif (désignant un tout, duquel on consi- 
dère) une partie » M. (vt.),. ainsi le génitif °pratyayayoh 
dans la teneur VIII 3 59 signifie « (phonème) qui est partie 
intégrante d'un suffixe ». L'a°-sasthï n'est enseignée nulle 
part dans la théorie du génitif, étant incluse dans II 3 50 



— 67 — 

et cf. la remarque de M. I 1 49 vt. 1 sur les * cent signL- 
ficalions » du génitif. Mais une a°-sasthï figure en fait 
dans les composés formés selon II 2 1, type pùrvakâya-, 
v. ekadeêin. 

avayavin « objet composé de parties » M. ; le mot 
glose P. ekadeêin chez K. II 2 1. avayavâvayavisambandhe 
sasthi N. II 3 41 et 50 « le génitif vaut quand il y a une 
connexion entre une partie et un tout ». 

avasis- (°sisyate) « être à l'état de reste, subsister » M. 

avaêistalinga BhV.-Ling. in fin. « genre des mots 
qui restent (à traiter après la théorie des mots à genre fixe 
ou à double genre, à savoir : invariants, pronoms, numé- 
raux, adjectifs, etc.) », cf. DV. Ifl 3 18. Le Ling. de SK. 
in fin. donne avisista « genre des mots qui ne font pas 
l'objet d'un enseignement particulier (quant au genre) ». 

avasyam « nécessairement » M., qui emploie cet 
adverbe au début de phrase, la phrase se terminant par un 
verbal d'obligation, type avasyam caitad evam vijneyam 
<( cela est nécessairement à reconnaître (comme tel) ». 

avasâna « pause » P., n. techn. défini I 4 110 par 
virâma « cessation ». M. ad loc. discute s'il faut caracté- 
riser l'a par « cessation » ou par « absence » (abhâva), 
ou enfin par « phonème suivi d'une cessation » i. e. pho- 
nème final. Le. terme est lokavidita vt. 8. BhV. le glose 
(( absence de phonème situé après » ; °sâ- (°syati) « faire 
pause (dans un texte) » M. 

avasthâ- dans les expressions upadesâvasthâyâm M. 
« dans l'état (où figurent les racines verbales lorsqu'elles 
sont) exposées, (dans le dhp.) », i. e. avec les indices, etc. ; 
lâvasthâyâm ou lakârâvasthâyâm M. « dans l'état (de for- 
mation du verbe) où l'indice l est encore présent (selon III 
4 77) », i. e. avant la substitutidn des désinences : ainsi 



— C8 — 

pour former l'imparf. passif aijyata selon VI 4 72 on pose 
d'abord l'indice théorique lan, qui esX antaranga et ni- 
tya ; c'est dans cette lâvasthâ que viennent s'attacher suc- 
cessivement le morphème passif -y a- (qui est nitya) et l'aug- 
ment â (qui est anitya). 

avasthita « dont le temps est fixé » M. (vt.), dit des 
phonèmes en tant que susceptibles d'un débit rapide, 
moyen ou ralenti (druta, madhyarna, vilambita) ; -c loc. 
« si l'on pose tel élément, à titre provisoire » M. 

avighâtârtha dans l'expression sâmânyagrahanâ- 
vighâtârtha « (exposant) qui sert à ne pas empêcher un 
emploi général (du suffixe muni dudit exposant) » K. III 
1 133, 2 67 et 73 IV 1 4 sq. et 78 : ainsi l'exposant c 
dans trc III 1 133 a pour effet d'englober trc et trn ; si 
l'on avait posé tr, ajoute N., en vertu de la pbh. 81 on 
n'aurait pu obtenir emploi de trn. De même t dans tâp 
IV 1 4 englobe dâp et cap (pbh. 82). 

avicâlin « immuable » M. dans la définition des mots 
en tant que pérennes {nitya). 

avidhi « non prescription » M. i. e. impossibilité 
d'appliquer la règle prescriptive ; le. mot glose avidhâna 
des vt., qui ne se trouve hors là chez M. qu'en paraphrase. 
angavrtte punarvrttâv avidtiir nisthitasya M. VII 1 30 (cf. 
pbh. 92) « quand (une opération de Yangâdhikâra) a été 
effectuée et qu'une autre est à nouveau applicable, celle-ci 
ne prend pas place s'il y a accomplissement (sans elle des 
formes correctes) » : ainsi quand, pour former yusmad + 
bhyam, le d final de yustnad s'est amui selon VII 2 90, l'a 
devenu final de yustna ne peut se changer en e selon VII 
3 103, vu que cette règle figure comme la précédente dans 
le chapitre de Yanga. SK. 388 cite la pbh. sous la forme 
angakârye krte punar nângakâryam. 

avibhaktika « non pourvu de désinence » M. ; ob- 



— 69 — 

servant que P. emploie certains énoncés sans désinences, 
M. suppose qu'en certains cas un énoncé est a et tire de 
là des données nouvelles. M. obtient un énoncé a° en di- 
visant autrement certains éléments d'un su. : ainsi VII 3 
82 mider gunah serait à diviser en mid er gunah de ma- 
nière à obvier à certaines objections auxquelles se heurte 
la division traditionnelle ; cf. Kielhorn IA. XVI p. 249. 
Si l'élément na VI 4 7 est le génitif nas du phonème n 
(avec amuissement de s par l'effet du samdhi), cet énoncé 
d'après PM. ad loc. révélerait l'inconstance du principe 
d'asiddhatva ; on peut éviter cette conséquence en com- 
prenant na comme un énoncé a°. 

avilambita n. d'un vice de prononciation des voyelles 
M. (Paspasa), d'après Pr. : absence de connexion avec les 
autres phonèmes. 

avivaksâ « intention (de la part du sujet parlant) de 
ne pas exprimer » ou « non intention d'exprimer » M., v. 
vivaksâ. Ainsi le génitif sese II 3 50 est défini M. ad loc. 
par la non intention d'exprimer les relations casuelles 
d'objet etc. ; M. rappelle qu'on peut n'avoir pas l'intention 
d'exprimer ce qui est, comme on peut avoir celle d'expri- 
mer ce qui n'est pas : ex. d'une part anudarâ kanyâ, de 
l'autre sarnudrah kundikë. — avivaksita M. 

avisista « indiscriminable » M. (yathâ sankhe payah 
u comme du lait dans une conque » M. 14 93) ; °linga, v. 
avaêista . 

aviêesa « absence de spécification (de temps P.), d'in- 
dication particulière » P., emploi non spécial, non spéci- 
fique ; -ena « sans qu'il ait été formulé de règle parti- 
culière, de façon générale ; sans autre distinction, pro- 
miscue » M. (vt.) : ainsi une règle valable pour la bhâsâ 
et le chandas à la fois est dite avisesena K. VI 1 63. gâmâ- 
dâgrahanesv avisesah M. I 1 20 vt. 1 = pbh. 106 « les 
teneurs gâ- etc. notent sans distinction (aussi bien les racines 



70 



originales gâ- etc. que les racines changées en gâ- etc.) » : 
ainsi dâ- I 1 20 note aussi la racine dâ- qui selon VI 1 45 
est substituée à de- ou do-, en sorte que de(n) et do por- 
tent aussi le nom de ghu et sont traitées comme la racine 
originale dâ-, 

aviûesila « non soumis à spécification, qui n'a pas fait 
l'objet d'une explication particulière » M. 

avrddha « (mot) qui n'est pas vrddha » P. i. e. 
dont la voyelle n'est pas une vrddhi, ex. yamunâ- ou irâvatï- 
par opp. à cândrabhâgyâ- . 

avyakta « inarticulé » P. dans l'expression avyaktâ- 
nukarana « imitation d'un son inarticulé », i. e. onomato- 
pée, type patiti ; a est glosé K. V 4 57 « son (dhvani) dans 
lequel les phonèmes ne se manifestent pas (vyajyante) 
sous une forme spécifique (visemrûpena) » ; = apari- 
sphutavarna K. VI 1 98. 

avyaya « invariant, indéclinable » P., n. techn. dé- 
fini I 1 37 comme consistant en les mots du g. svarâdi, les 
particules (nipâta q. v.), les mots à suffixe secondaire ne 
comportant pas la valeur de toutes les désinences casuelles 
(ex. les suffixes -tas -tra -dâ -dhâ etc.), les mots à suffixe pri- 
maire terminé par -m ou par une diphtongue (infinitifs 
védiques et infin. en -tum), les mots en -tvâ -tos et -eus, 
les composés avyayïbhâva : cf. Faddegon Studies on P. 's 
Gr. p. 7 Dyen Skt Indéclinables p. 16. Sur de menues 
différences dans l'extension du terme a chez S. et H., v. 
Dyen p. 21. Le nom a est anvartha N. I 1 37 : il s'analyse 
en na vyeti « ce qui ne change pas » M. I 1 38 fin. s'ap- 
puyant sur une kâr. « ce qui est le même dans les trois 
genres et à toutes les désinences casuelles ainsi que pour 
fous les nombres, ce qui ne se modifie pas, tel est Ya° ». 

avyayïbhâva (« accession à l'état d'invariant ») n. 
lechn. chez P. d'un composé adverbial, défini selon II 1 
sqq. comme consistant en un membre antérieur invariant, 



71 



ayant des valeurs déterminées, et en un membre ultérieur 
nominal, ex. nirhimam « à la cessation du froid » sâgni 
<( jusqu'au chapitre du Feu inclus » yathàvrddham « par 
rang d'âge » ; plus rarement l'invariant est au membre 
ultérieur (sûpaprati « un peu de brouet ») , enfin sont éga- 
lement a° les composés ,tout faits du g. tùthadgu II 1 17 
(ex. tisthadgu « (période de la traite) pendant laquelle les 
vaches se tiennent debout »). Le terme a , qui est anvartha 
(M. II 1.5) est analysé « ce qui n'était pas invariant devient 
invariant ». D'après M. II 1 6, dans l'a , la notion pré- 
pondérante est celle du membre antérieur (, ce qui, ajoute 
Pr. II 1 5, n'est valable qu'en gros, prâyikà) : d'où la dé- 
finition de Va° chez Kt. II 5 14 pûrvarn vâcyàm bhaved 
yasya. Mais d'après le Prakriyâsamgr. Va° est aussi anya- 
padârthapradhâna et uttarapa (442). L'a est un neutre 
selon II 4 18 ; sur les samâsânta qui y sont attachés, v. 

V 4 107 sqq. 

avyavasthâ « fait (qu'un élément grammatical) n'est 
pas limité à tel cas particulier » M. (vt.) (I 1 51 vt. 8 et 
10) ; not. dans l'expression cakrakam avyavasthâ M. (vt.) 
« non limitation affectant la forme d'un cercle », n. du 
cercle vicieux : ainsi il y aurait c° a si pour former la 
3 e plur. imparf. de dâ- ou dhâ- l'amuissement de ë selon 

VI 4 112 était entravé par la substitution de î à â selon 113, 
celle-ci par celle de -ont- à jh VII 1 3, celle-ci par celle de 
-us à jhi III 4 11, celle-ci enfin, à nouveau, par l'amuisse- 
ment de â selon VI 4 112. Le mot glose anavasthâ vt. 4 
ad VI 1 135. 

avyâpti « extension insuffisante d'une règle) » Pr. 
VI 4 22 PM. II 1 32 SK. 836, opp. à ativyâpti ; un 
caractère fait défaut dans une partie de la chose à définir. 

avyâpya « intransitif » C. I 4 70 et passim H. IV 1 19. 

avyutpattipaksa « alternative où (tel mot) n'est pas 
(considéré comme susceptible d'une) analyse », v. feyitl- 



— 72 — 

patti(paksd) ; c'est un équivalent du raudhatva, i. e. du 
traitement d'un mot comme un terme traditionnel et con- 
ventionnel, non soumis au processus formatif, cf. Kielhorn 
Phitsû. p. 4. Cf. un ex. s. niyama. 

avyutpanna « inanalysable » M., not. dans l'axiome 
unâdayo 'vyutpannâni prâtipadikâni I 1 61 vt. 4 = pbh. 
22 <( les mots terminés par un suffixe unâdi ne s'analysent 
pas (en thèmes et suffixes) », en sorte qu'ils ne causent ni 
ne subissent d'opération dépendant de cette analyse : ainsi 
la substitution de s à s dans yajusâ (d'après Pâyagunda 
cité Kielhorn ad PI. 21 2) n'a pas pour autorité le su. VIII 
3 59, vu que, le mot étant aunâdika, le -s final de yajus- 
ne fait pas partie d'un suffixe ; elle ne peut dépendre que 
du bahulam général posé au su. III 3 1 (v. s. unâdi). Une 
forme a n'a pas à être justifiée par tel su., elle vaut comme 
forme toute faite (nipâtana) , ainsi le mot sapatna- « en- 
nemi » est un mot distinct (êabdântarà) de sapatnï- et est 
a° d'après K. IV 1 145. Un mot constituant un « nom » 
(samjnâ) est a° d'après BhV. IV 4 143 et de ce fait il vaut 
dans la bhâsâ même si comme mot vyutpanna il était en- 
seigné pour le Veda : ainsi êivatâti T aristatâti-. 

asakti <( incapacité (à prononcer correctement) » M. 
dans la théorie de Vanukarana, q. v. : ainsi Itaka- est une 
prononciation de femme pour rtaka- M. ad Si. 2 vt. 1. 

asisya « qui n'est pas matière à enseignement » P. : 
à savoir le genre et le nombre, comme il résulte indirec- 
tement de I 2 53 ; la chute des suffixes par « lup » 54 ; 
la notion de prédominance (dans un composé) et la valeur 
des suffixes 56 ; le temps (grammatical) et la notion de 
subordination (dans un composé) 57 : ces su. d'après SK. 
1299 sont autant de pbh. provenant des anciens maîtres. 
La teneur I 2 53 est vulgarisée dans l'axiome lingam aêi 
syam lokâûrayatvâl lingasya M. II 1 36 fin. « le genre 
n'est pas matière à enseignement parce que le genre repose 
sur l'usage mondain » : d'où la superfluité de certains vt. 



73 



relatifs au genre, ainsi la sarvalingatâ enseignée au vt. h 
pour le mot artha- comme membre ultérieur d'un composé. 

as- : tatraitat syât « on pourrait alors objecter... » M. ; 
yathâ syât M. « (telle teneur, telle interprétation a lieu) 
afin que (telle formation) soit valide » M., opp. à ma bhût 
« ... afin que (la règle) ne s'applique pas (à telle forma- 
lion) » ; v. aussi krta. 

asamyoga « absence de conjonction de consonnes » 
M. 

asamkhya « dépourvu de nombre  M. dans la défi- 
nition de l'invariant : d'où a = P. avyaya chez C. II 2 2 
J. I 1 74. 

asamjnâ « (ce) qui n'est pas une samjnâ, (emploi d'un 
mot) autrement que comme n. techn. ou n. propre, emploi 
appellatif » P. : ainsi uttara- est a° au sens de « supérieur ; 
septentrional, etc. », mais samjnâ dan« uttarâh kuravàh 
K. I 1 34. 

asamjnaka « dépourvu de samjnâ, qui ne fait pas état 
de la notion de samjnâ », n. de la grammaire de C. (cf. 
CV. II 2 68 et Kieihorn IA. XV p. 185). 

asamartha « (dit de deux mots) qui n'ont pas de 
connexion de sens (l'un avec l'autre) » M. (vt.), not. dans 
la théorie des composés établie par M. sur la base de P. 
II 1 1. Est a° ce qui d'une part est sâpeksa (M. II 1 1 init. 
cf. C.-pbh. 27), i. e. ce qui a une référence (à l'état non 
prépondérant, apradhâna) à l'extérieur du composé, ainsi 
le génitif déterminant devadattasya dans devadattasya guru- 
putrah ; d'autre part ce qui, à l'intérieur même du com- 
posé, n'a pas de connexion avec l'élément contigu, ainsi 
\'a(n)° privatif par rapport à sùrya- dans asûryampasya- 
« qui ne voit pas le soleil ». Sauf dans des cas particuliers 



74 



(comme ceux qu'on vient de citera la composition est in- 
terdite pour les formes a°. 

asamasta « non composé » S. I 1 173 H. II 3 13 ; cf. 
asamastavat « (composé) traité comme si ce n'était pas un 
composé » M. (vt.). 

asamâsa « (ce) qui n'est pas un composé » M. (vt.), 
not. au loc. -e « hors de la composition » : cârthe dvam- 
dvavacane 'samâse 'pi cârthasampratyayâd anistam prâpnoti 
M. II 2 29 vt. 1 « si l'on formule que le dvamdva vaut au 
sens de ca f vu que le sens de ca se réalise aussi hors d'un 
composé, il s'ensuit une conséquence indésirable », à savoir 
qu'on appellerait dvamdva une phrase telle que indras 
ivastâ varuno vâyur âdityah. 

asampratyaya « fait de ne pas pouvoir réaliser (une 
notion dans l'esprit, par défaut d'une énonciation cor- 
recte) » M. (vt.), glosé sampratyayo na syât M. I 1 23 vt. 3. 

asambhava « impossibilité (logique ou de fait) » M. 
(vt.), repris M. passim par sambhavo nâsti. nâvaêyam 
dvikâryayoga eva vipratisedhah/ kirn tarhi? asambhavo 
'pi M. I 1 12 vt. 3 « une prohibition réciproque (de deux 
règles concourant à la formation d'un même mot) n'est 
pas nécessairement due à la rencontre de deux opérations, 
mais encore à l'impossibilité (matérielle de les appliquer 
toutes deux à la fois) ». 

asarûpa « (ce) qui n'est pas de même forme (que 
qqch. d'autre) » P. dans le pbh. su. III 1 94 vâsarûpo 
'striyâm « (un suffixe posé en vertu d'une règle-particulière- 
entra vante, qui doit entraver un suffixe posé en vertu d'une 
règle générale et) qui n'est pas de la même forme que 
celui-ci (l'entrave seulement) à titre optionnel, hormis s'il 
s'agit d'un suffixe féminin (auquel cas l'entrave est néces- 
saire) » : ainsi on forme viksipa- avec suffixe -a- selon la 
règle apavâda III 1 135, et l'on peut avoir concurremment 



— 75 — 

viksepaka- et vikseptr- avec les suffixes -aka- et -tr- selon 
la règle utsarga III 1 133. En revanche on a cikïrsâ- seul 
selon III 3 102, non un dérivé en -ti- selon III 3 94, parce 
qu'il s'agit là d'un suffixe féminin. Des dérogations à la 
vâsarûpa- pbh. sont formulées au vt. 7 ainsi que M. III 2 
146 vt. 2, et cf. les pbh. 67 à 69. a° est glosé asamânarûpa 
K. ad loc. 

asarvavibhakti « ne comportant pas toutes les dési- 
nences casuelles » P., dit des invariants terminés par un 
suffixe secondaire tel que -tas -ira -dâ : -tas par ex. vaut 
comme ablatif sing. seulement, et ne comporte ni duel ni 
plur., cf. N. I 1 38. 

asàmarthya « état de ce qui n'est pas samartha (q. 
v.) » M. (vt.) : ainsi M. II 1 30 av. vt. 1 observe que 
dans la phrase dadhnâ patuh le mot dadhi- n'a pas de 
connexion de sens avec patu-, mais avec la racine bhuj- 
telle qu'on l'a dans la phrase explicite dadhnâ bhunkte 
patuh : c'est par l'effet de cet a° que la composition fait 
défaut entre dadhi- et patu-. 

asârûpya « dissimilarité de forme » M. : nânuban- 
dhakrtam asârûpyam M. I 3 9 fin. « la dissimilarité de 
forme (enseignée III 1 94 est celle du suffixe nu), non (du 
suffixe) constitué à l'aide d'un exposant » : l'indice* révé- 
lateur de cet axiome est la teneur vibhâsâ III 1 139, su. qui 
enseigne les suff. sa {dada-) et na (dàya-) concurremment, 
suffixes que seul différencie l'exposant. Cf. asarûpa. 

asiddha « non réalisé » P., dit d'une règle ou d'une 
opération qui ou bien en fait ne se réalise pas (i. e. dont 
la réalisation n'est pas valide), ou plus souvent d'une opé- 
ration qui est censée ne pas se réaliser, qui est considérée 
comme non réalisée, i. e. est provisoirement suspendue, 
demeure à l'état virtuel, au moment où doit intervenir 
une opération concurrente. Le cas le plus typique d'a°-tva 



76 



est celui qui affecte le bahirahga en présence d'un anta- 
ranga, v. ce dernier mot. L'expression est glosée M. passim 
par na sidhyati, a° s 'opposant d'une part à siddha « (défi- 
nitivement) réalisé, acquis », d'autre part à aprâpta « qui 
manque à tort à se réaliser ». Le contenu du terme est 
développé VI 1 86 vt. 1 asiddhavacanam âdesalaksana- 
pratisedhârtham utsargalaksanabhâvërtham ca « le formulé 
a° vise à prohiber les règles relatives au substitut et à pro- 
duire celles relatives à l'original » : ainsi dans ko 'sicat, si 
s n'est pas substitué à s comme on l'attend par VIII 3 59, 
c'est que le substitut o qui serait cause de cette substi- 
tution est considéré comme non réalisé : l'original -as est 
considéré à cet égard comme étant virtuellement présent. 

Sont not. traitées comme a : 

à) les opérations enseignées de VI 4 23 à 129 quand il 
s'agit d'appliquer une autre règle de la même section, cf. 
VI 4 22 et v. l'étude de B. Geiger SBW. CLX p. 16 ei 
passim : ainsi pour former l'impér. jahi, on attend 
l'amuissement de -hi selon VI 4 105 après le thème ja-, 
lequel se termine par un a ; si cet amuissement n'a pas 
lieu, c'est que la substitution de ja- à han- selon VI 4 36 
est a par rapport à l'application de -hi ; 

6) les opérations postérieures à VIII 2 1 (autrement dit 
celles de la Tripâdî), quand il s'agit d'appliquer une règle 
précédente (i. e. une règle des adhyàya I-VII et du premier 
pâda de VIII, de la Sapâdasaptâdhyâyî) , cf. P. VIII 2 1 et 
les deux ouvrages de Buiskool, passim, le Pûrvatrâsiddham 
et la Tripâdî (remaniement abrégé du précédent). Ainsi 
pour former râjabhih râjabhyâm râjasu, l'amuissement de 
-n final selon VIII 2 7 est a , d'où suit que la substitution 
de -ais à -bhis enseignée VII 1 9 après un thème terminé 
par un a n'a pas lieu, non plus que l'allongement dudit 
a devant -bhyâm attendu par VII 3 102, ni enfin la subs- 
titution deeàâ devant -su attendue par VII 3 103. Pour 
former gudalinmant- la substitution de dh à h VIII 1 3 
(puis de d à dh et de n à d) est a°, en sorte que v n'est pas 
substitué à m dans -mant- comme on l'attendrait par VIII 



— 77 — 

2 10. Des dérogations à cet a°-tva sont formulées VIII 2 3 
ainsi que dans plusieurs vtt. ad loc. 

(( Qui ne se réalise pas (dans l'usage), inusité » III 3 133 
vt. 8 dit d'une interversion de temps : nul ne dit kûpo 
'bhût pour dire kûpo 'sti. 

astrî « non féminin » P., i. e. ne comportant pas l'un 
des suffixes du féminin enseignés sous le gouvernement de 
striyâm IV 1 3. Cf. asarûpa. 

aspasta = P. laghuprayatnatara S. I 1 154. H. I 3 25. 

asprsta « dénué d'occlusion » PS. 38, caractéristique 
des voyelles. 

asmad désinences de la première personne J. I 2 151 
S. I 4 1 H. III 3 17 S. 689 et cf. asmady uttamah P. I 4 
107 ; v. aussi Sieg p. 484. 

asva <( non homophone » = asavarna S. I 1 73. 

asvara « non pourvu de voyelle » Kt. I 1 21 (Sieg 
p. 184 Luders p. 489). 
asvaraka « atone » M. 

âkânksa ifc. « qui requiert, qui postule » P., dit d'une 
expression requérant une phrase ultérieure pour compléter 
son sens, ainsi kùjâ3 dans anga kûjâ3/ idânïrn jnâsyasi 
jâlma. Cf. anâkânksa et sâkânksa. nisedhavâkyânâm api 
nisedhy avise sâkânksatvâd vidhyekavâkyatayaivânvayah PI. 

3 3 « étant donné que les règles prohibitives requièrent 
qqch. de particulier qu'elles ont à prohiber, elles accom- 
pagnent la règle prescrivant (ce qu'elles-mêmes prohibent), 
de façon à former avec celle-ci une seule phrase ». 

âkusmïya subdivision 135-171 du g. curâdi du dhp., 



— 78 — 

groupe de racines se terminant par kusm(à)- et conjuguées 
à la voix moyenne Ksïrat. X 171 SK. 2571 : ex. cetayate. 

âkrti (( forme » M. : ekasyâ âkrteê caritah prayogo 
dvitlyasyâs trtïyasyâs ca na bhavati M. III 1 40 vt. 6 
<( quand une forme donnée a été employée, une deuxième 
ou une troisième ne peut pas l'être » : on ne peut em- 
ployer gosv aêvânâm ca svâmï, bien que selon II 3 39 le 
génitif et le locatif soient tous deux valables avec svâmin-. 
â° est glosé N. VI 3 34 « ce par quoi le sens est délimité » 
(âkriyate) ou « manifesté » = samsthâna N. IV 1 63. D'où 
« forme générique d'un mot, genre ou espèce » M. (vt.) : 
Yà° du phonème a par ex. embrasse d'après M. I 1 69 vt. 6 
toute la catégorie (kulà) des phonèmes a. En ce sens le 
terme est défini dans la Paspasâ p. 1 9 yat tad bhinnesv 
abhinnam chinnesv acchinnam sâmânyabhûtam « ce qui 
est non différent quand (les éléments particuliers en) dif- 
fèrent, non détruit quand ils sont détruits, ce qui est de 
l'ordre du général » ; il est assimilé à jâti « espèce » ibid. 
p. 6 9, cf. Nâg. et la kâr. citée chez M. IV 1 63 âkrtigrahanâ 
jâtih (v. s. jâti). Enfin â° « genre » est lui-même rapproché 
de â° <( forme » M. I p. 7 12 où, par rapport au dravya 
<( objet (individuel) », Yv,° est comparée à ce qu'est un bloc 
de glaise par rapport au vase qui en sortira. Cf. anâkrti, 
dravya. 

°gana « gana (du ganapâtha, éventuellement aussi du 
dhâtupâtha, pour lequel) la forme (seule des mots qui le 
composent décide si tel mot qui n'y figure pas doit ou non 
en faire partie) » M. ; autrement dit un â° est un g. incom- 
plet et dans lequel on pourra selon les besoins admettre 
sur la foi de leur forme des mots nouveaux ; PM. II 1 59 
glose similairement prayogadarêanenëkrtigrâhyo ganah. 
Le principe de Yâ°-tva ouvre des possibilités considérables 
pour l'introduction dans la théorie de formes difficiles. Il 
s'appuie sans doute sur la disparité qui existe dans le gp. 
entre certains g. longs, qui semblent visiblement com- 
plets, et d'autres qui sont très brefs. M. ( n'utilise l'argu- 



— 79 — 

ment qu'une seule fois II 1 59 init., sans chercher en ce 
passage à agréger à la liste tel mot nouveau. Pr. justifie 
Yà°-tva en arguant que le mot âdi dans le g. en question 
signifie prakâra « ressemblance ,» et que les commentateurs 
n'ont donné que quelques mots du g., à titre d'exemples 
illustrant l'emploi. Chez K. : II 1 48, 56, 59, 2 37 III 1 
13 etc. ; chez CV. BhV. DV. etc., passim. L'argument 
est souvent implicite, ainsi chez DV. : satyavadya au sens 
d'agent, contraire à III 4 70, s'explique selon DV. III 1 106 
par le fait que le mot appartient (virtuellement) au g. 
arêaàdi, dont le caractère d'â° est donné au reste par les 
vr. V 2 127 et par Ganaratn. 432. Pour le dhp., le g. bhû- 
vâdi forme un â° d'après SK. 2421 : ceci rejoint la notion 
que l'énumération des racines verbales est fournie à titre 
illustra tif (nidaréanatvenà) et que le g. des racines est en 
croissance, vardhate hi dhâtuganah Ksîrat. p. 198. 

aksarasamâmnâyika « qui appartient aux pratyâh. 
su., à l'alphabet » M. 

àksip- (°ksipati) « requérir » Pr. I 1 45 vt. 3 PM. VI 3 
3 SK. 831 ; °ksipta « requis, postulé » M., VP. II 342 PI. 
25 12, 114 13 ; d'où « à suppléer » SKBh. vr. I 1 128 fin. 

âksepa « requête, fait de postuler » PI. 4 4, 21 12 : kâ- 
ryena svasamskârâya svavrttilingacihnitaparibhâsânâm 
âksepah PI. 4 4 « (une règle enseignant* telle) opération 
requiert pour sa propre formation les pbh. indiquées par 
certains signes dans le texte même (de ladite règle) ». 

« Objection », propr. « question soulevant un doute » 
(et requérant une explication) Pr. et gr. tardifs, v. not. les 
rubriques dans l'éd. de Bombay de M. où l'articulation 
du dialogue est soulignée par les mentions d'âksepabhâsya, 
auxquelles succèdent celles de samâdhânabhâsya. 

âkhyâ dans âkhyâyâm ifc. « quand (telle forme) dé- 
signe, signifie... » P. D'après K. la -teneur â° vise à faire 
entendre que les mots enseignés sont des rûdha III 2 92 : 



— 80 — . 

d'après K. III 3 20 au contraire, elle vise à exclure la va- 
leur de rùdhi ; ailleurs, à souligner le caractère prasiddha 
d'un mot K. IV 3 99. Au sujet de stryâkhyâyâm I 4 3 M. 
av. vt. 1 précise que si un emploi comme grâmanye striyai 
échappe audit su., c'est qu'en vertu de la teneur â° le nom 
de nadï est limité à ce qui est (par nature) du domaine du 
féminin. â° = samjnâ Pr. VI 3 8. 

âkhyâta « verbe » M. (vt.) VP. II 1 et 327, Tune des 
4 catégories de mots d'après la Paspasâ. Le terme, qui est 
traditionnel (Liebich SBHeid. 1919 n° 15 p. 22), signifie 
propr. « énoncé » ; il est glosé tinanta Nâg. ad M. I p. 3 17 
K. II 1 72 IV 4 60 et défini kriyâpradhâna M. V 3 06 vt. 2 
« ce qui a l'action pour caractère dominant » ; cf. *âkhya- 
taja « verbal » Sieg p. 196. 

âgantuka « adventice », dit not. de Vi des racines 
verbales (posé selon III 3 108 vt. 2), type indhi- paci-, 
N. VI 4 24 PM. VII 2 31 (cf. âgantu « qui vient de l'exté- 
rieur, non inhérent » C. IV 4 124). 

âgama « accrément » M. (vt.); dit de certains éléments 
qui, s'ils sont fixés devant telle portion du mot, sont signa- 
lés par l'indice t ; s'ils sont fixés après, par l'indice k ; 
s'ils sont fixés à la suite de la dernière voyelle, par l'indice 
m, cf. I 1 46 sq. SKBh. I 1 87 : ainsi l'â° sut désigne le -s- 
précédant la racine dans samaskarot, ou bien Vâ° it V-i- 
dit de liaison ; tuk désigne le -t- du type krt- ou cyut- ; 
mum le -m- du type arumtuda-. Laugment verbal at 
{ât) est également un â°, M. I 1 46 init. glose le mot par 
apûrvah êabdopajanah « accrétion à un mot d'un élément 
n'existant pas auparavant ». anityam âgamasâsanam K. 
VII 1 1 (cf. pbh. 93 n° 2) « un enseignement relatif à un 
accrément n'a pas de validité constante », d'où selon PI. 
ad loc. l'absence de it attendu par VII 2 35 dans tailukâma- 
ou selon DV. III 2 124 l'absence de muk dans pacâna-. Cf. 
gunïbhùta. 



— 81 — 

« Tradition » BhV. II 3 67 (cf. yathâgamain Pr. vers, 
introd. 5), not. « tradition védique » DV. I 3 29 et 78 ; 
-ika « traditionnel » BhV. V 1 125 « = chândasa » vr. de 
Kramad. Zachariae BB. V p. 49. 

âgamin « (mot, élément) susceptible de recevoir un 
accrément » M. : âgamânâm âgamidharmavaisistyain PI. 
10 6 <( les accréments sont caractérisés par les mêmes pro- 
priétés que ce à quoi ils s'attachent ». 

âgarvïya subdivision du g. curâdi du dhp., groupe 
de racines 350-9 se terminant par garv- et conjuguées à la 
voix moyenne Ksïrat. X 359 SK. 2573, ex. padayate. 

ânga « qui concerne la basé (angà) » ou « le chapitre 
gouverné par angasya (v. angâdhikâra) » M. (vt.) : ângât 
pûrvam vikaranâ esitavyâh M. I 3 60 vt. 5 « les morphèmes 
(de présent) doivent être requis avant ce qui a trait à la 
base », en sorte qu'on forme taranti (, non *tiranti attendu 
par VII 1 100) ; vârnâd ângam balîyo bhavati M. III 2 3 
après vt. 2 (cf. pbh. 55) « (une opération enseignée dans le 
chapitre) gouverné par le mot anga prévaut sur une opé- 
ration relative à un phonème », pratiquement sur une opé- 
ration de samdhi : pour former iyâya parf. de la racine 
i-, le groupement i + i + a donne d'abord i + ai + a 
(soit i + ây + a) selon VII 2 115, puis iyâya VI 4 78, règles 
dépendant de Y angâdhikâra ; on attendrait le traitement 
ï + a selon VI 1 101, qui étant antaranga devrait prévaloir 
selon la pbh. 50 : mais ce traitement est relatif au samdhi 
et par suite s'efface devant l'autre. 

âcâra « fait de se comporter (de telle ou telle manière) » 
P., valeur qui est rendue par l'affixe verbal -ya- (kyai'i) 
selon III 1 11, ex. syenâyatc « se comporter comme un 
aigle », et par le suffixe kvip M. ibid. vt. 3 : prérogative 
étendue à toutes racines d'après un apara cité chez M., 
type asvati, gardabhati « se comporter comme un cheval, 
comme un âne ». D'où l'expression âcârakvip PI. 54 6, 

6 



— 82 — 

âcârakvibanta 59 6 DV. I 3 12 SK. 425 pour désigner ce 
type de dénominatifs. 

« Emploi (des mots) » M. (Paspasâ vt. 7), glosé prayoga 
Pr. 

âcârya « maître » M., not. comme désignation de 
Pânini, éventuellement de Kâtyâyana ; cf. la formule cou- 
rante jnâpayaty âcâryah ou âcâryapravrttir jnâpayati, v. s. 
jnâ-. 

°desïya « qui est approximativement un maître » : 
dans l'argumentation de Pr. (ex. I 4 105 vt. 4) et de Nâg., 
désignation de celui qui fait objection au vârttika et dont 
les vues, partiellement justes, sont finalement rejetées ou 
rectifiées par Y âcârya, cf. Kielhorn Kâty. and Patanj. 
p. 53 n. 

âtidesika « (opération) provenant d'un transfert, exis- 
tant en vertu d'un su. .d'atideêa (q. v.) » M. : âtidesikam 
anityam pblv. 93 n° 6 « ce qui existe en vertu d'un trans- 
fert n'a pas de validité constante » : ainsi dans phalgunl- 
le pluriel est transféré selon I 2 60 en fonction du duel, 
on dit pûrvah phalgunyah à côté de pûrve phalgunyau : 
si l'on a aussi le sing. pûrvâ phalgunï c'est d'après DV. ad 
loc. que ledit su. étant â° n'a pas de validité constante. 

âtisàyika « qui note un dépassement » M. (vt.) i. e. 
un degré de comparaison, désignation des suffixes -tama- 
(-istha-) ainsi que -tara- (-ïyas-) (selon V 3 55 et 57). 

àtman « agent » = P. kartr pour désigner l'agent- 
objet de la forme verbale réfléchie J. II 1 53 ; âtmane abrév. 
d'âtmanepada Kt. III 1 2, 2 v 29 (cf. Sieg p. 484) H. II 2 9. 

âtmanepada (« mot pour soi ») « moyen, désinences 
moyennes » P., opp. à parasmaipada. Le n. techn. d'â° 
d'après I 4 100 s'applique aux désinences groupées sous 
le pratyâhâra tan ainsi qu'à l'indice participial indifférencié 



— 83 — 

■âna-. L'â° est propre d'une part aux racines portant un 
exposant à ton grave ou un exposant n I 3 12 ; d'autre 
part au passif (et réfléchi) et impersonnel 13 ainsi qu'au 
réciproque 14 ; ensuite à une série de verbes expressément 
enseignés 17-71 ; enfin aux racines portant un svarita sur 
l'exposant ou un exposant n (et à quelques autres) 72 sqq. 
— Mais, dans cette dernière série, seulement lorsque le 
bénéfice de l'action (kriyâphala) est dirigé vers l'agent, v. 
abhiprâya. Liste des racines réparties selon la voix Liebich 
SBHeid. 1921 p. 30. -in « (verbe) possédant (seulement) la 
voix moyenne » M. 

âtmanebhâsa « id. » Dhâtuprad. I 113 et passim ; le 
mot est cité chez M. en ex. et Pr. VI 3 8 vt. 1 précise 
qu'il ne s'agit pas d'un n. techn. 

âdâdika « (racine) appartenant au g. adâdi (II 4 72), 
■2- classe » K. III 2 61 SK. 2387. 

âdi « commencement, initiale, premier phonème ou 
premier mot » P. ; défini M. I 1 21 vt. 6 apûrvalaksana 
« ce qui a pour caractère de n'avoir rien avant », opp. à 
anta. Ifc. « qui commence par » P., not. dans les rubriques 
des' mots de g. (mais DV. 12 1 glose P. kutâdi par un 
tatpurusa « portion située devant kut- » afin d'obtenir 
l'inclusion dans les kutâdi de la racine likh- qui précède 
kut-). D'autre part, dans ces mêmes rubriques de g., les 
vr. glosent parfois âdi par prakâra pour obtenir le sens de 
« formes ressemblant à.,. » et introduire dans le texte des 
g. des mots qui n'y appartenaient pas primitivement : 
déjà chez M. I 3 1 après vt. 11 bhùvâdi est expliqué par 
bhû ity evamprakârâh . â° est aussi glosé vyavasthâ (q. v.) 
Pr. I 1 34. 

âdikarman « acte qui commence, acte inchoatif » P., 
glosé âdibhûtah kriyâkmnah K. III 4 71 « instant où l'ac- 
tion est à son début », prathame kriyâlaksane N. III 2 102, 
qui précise que karman dans cette expression signifie 
kriyâ. Le lerme sert pour noter le type pradyutita- / pradyo 



— 84 — 

tita- formé selon I 2 21, prabhukta odano devadattena/ p° 
odanam devadattah selon III 4 71 « D. a commencé à 
manger la bouillie de riz ». 

âdyanta « initial ou final » P. : âdyantavad ekasmin 
I 1 21 (C.-pbh. 18) « (une opération portant sur un pho- 
nème) simple a lieu comme s'il était initial ou final » : 
ainsi le pronom a- est traité comme un a final et forme à ce 
titre l'instr.-dat.-abl. duel âbhyâm selon VII 3 102 ; le suf- 
fixe a (an) est traité comme un mot à syllabe initiale a et 
reçoit à ce titre le ton aigu sur ladite syllabe selon III 1 3. 

âdyudâtia « ayant le ton aigu sur la voyelle initiale » 
P., ainsi râtha- dans le Veda après su. Les suffixes sont en 
principe â° III 1 3. 

âdista (( phonème ou élément produit par substitution, 
substitué » M. (vt.). 

âdesa (« indication >>) « substitut » P. : élément 
remplaçant un autre élément, lequel par rapport à Vâ° 
porte le nom de sthânin. Le terme est glosé àxliêyate 
M. I 1 56 après vt. 11 et analysé yo 'bhùtvâ bhavati « ce 
qui existe après n'avoir pas existé ». Le principe de l'â°- 
tva qui est le rouage essentiel de la description grammati- 
cale, est régi par le pbh. su. I 1 56 sthânivad âdesah « un 
substitut est traité comme l'original » : les opérations va- 
lables pour l'original le sont en principe pour le substitut. 
Ainsi la racine bhû- qui selon II 4 52 est substitut (dhâtv- 
<T « substitut de racine ») de la racine as- reçoit comme 
recevrait as- les suffixes -tavya- III 1 96 et autres ; la forme 
ka- qui selon VII 2 103 est substitut de la base kim (anga- 
â°) est traitée comme une base elle-même et forme à ce 
titre les instr. dat. etc. kena kâbhyâm kais selon VII 1 
12 etc. ; de môme l'absolutif -y a substitut de -tvâ est traite 
comme un krt et reçoit l'accrément -t selon VI 1 71. Il y 
a aussi des pratyaya-â° (subdivisés en krd-â° et taddhita-â°) , 
des avyaya sup° tin° et pada-â°. Le sthânivadbhàva est 
d'ailleurs restreint dès le su. qui le pose (1 1 56, par la clause 
analvidhi) et dans les su. qui suivent. Il vaut même pour 



— 85 — 

un substitut résultant d'une inférence, ainsi pour le chan- 
gement en -u de Yi de la désinence -ti dans l'impératif pa- 
catu (cf. ânumânika) . D'autre part les opérations dépendant 
de l'original demeurent valides dans le domaine où l'ori- 
ginal subsiste : ainsi la voix moyenne prescrite pour âhan- 
I 3 28 vaut pour le substitut vadh- dans âvadhista, mais 
elle demeure valable aussi pour l'original dans âhata. M. 
I 1 20 vt. 5 discute la légitimité du principe d'â°-tva en 
fonction du postulat suivant lequel les mots sont pérennes. 
— Cf. ekâdeêa, nirdis-, lâdesa, sarvâdesa. 

âdesin « original, = sthânin (Pr.) » M. (vt.). 

âdya H. VI 1 29 et âdyaprakrti BhV. IV 1 93, 178 « base 
originelle », v. paramaprakrti. °nyâsa « position primitive 
(d'un su.; avant qu'aient été admis les additifs ou correc- 
tifs des vtt.) » M. 

âdhâra « siège (d'une action), réceptacle (au sens 
large) » P. dans la définition de la notion locative ; K. I 
4 45 glose « endroit où les actions sont situées (âdhriyante) ». 
V. V 30 Prakr.-Kaum. en distinguent 4 espèces, v. adhika- 
rana. â° est employé au sens de P. adhikarana par S. IV 
3 53 H. V 1 12. 

âdhr- (°dhriyate) « être contenu dans » (dit d'une ac- 
tion) M., K. I 4 45. 

âdhikya «^notion de surplus, de ce qui est en sus (de 
la chose exprimée) » M. (vt.) :.yad atrâdhikyain vâkyârthah 
sah M. II 3 46 vt. 2 « ce qui est en surplus (de la valeur 
du nominatif définie audit su.) dans une phrase comme 
{vïrah purusah « cet homme est un guerrier ), c'est le 
sens (non des mots pris isolément, mais) de la phrase » ; 
id. VP. II 42. L'â° dans le discours se note volontiers par 
la réitération du mot, ex. aho darsanïyâ aho darsaniyâ, 
BhV. VIII 1 12 N. VIII 1 2. Cf. adhika. 



— 86 — 

âdhrsîya subdivision du "g. curâdi du dhp., racines 
263-306 ayant un affixe nie optionnel, ex. yojayati/ yojati, 
et dont la liste s'achève par dhrs-, Ksîrat. X 306 DV. I 3 
12 VI 4 37 SK. 2572. 

âdheya « attribut » M. (kâr.) dans la définition du 
guna, q. v. ; « situé dans » K. II 3 4 dans la définition du 
mot antarâ « entre (deux objets) » ; « contenu » opp. à 
adhéra « contenant » Prakr.-Kaum. II 3 36 vr. N. I 4 42. 

ânantarya « absence d'élément intermédiaire » (P.) 
M. (vt.), dit not. de la succession de phonèmes, nâjânan- 
tarye bahistvapraklptih M. I 4 2 après vt. 21 = pbh. 51 
« (une opération qui normalement serait bahiranga) n'a 
pas sa place comme bahiranga en présence d'une (opération 
antaranga concernant la) succession immédiate d'une 
voyelle » : ainsi pour former aksadyû- la substitution de 
û h v dans div- n'est pas bahiranga et se réalise donc (cf. 
pbh. 50), ce qui permet de substituer y h. i devant ù selon 
VI 1 77, substitution qui est antaranga, mais concerne la 
voyelle i suivie immédiatement de la voyelle û. 

« Similarité » M. VIII 3 13 fin., qui distingue un ô° 
combinatoire (samnipâtakrta — N. ibid. srutikrta « pho- 
nétique ») et un à° théorique (êâstrakrta) : pour former 
lldha en partant de lidh + dha il y a â° de fait, mais 
absence d'â° théorique, vu que la substitution de dh à dh 
selon VIII 4 41 est considérée comme non réalisée (asid- 
dha). 

ânarthakya « fait (qu'une règle ou une teneur) est 
sans objet » VI 1 86 vt. 5, 158 vt. 4, 161 vt. 1, 166 vt. 1, 
167 vt. 3 etc. glosé anarthaka M. 

ànunàsikya « nasalité, nasalisation (des phonèmes) » 
M., phénomène qui d'après M. I 1 1 vt. 6 intéresse la qua- 
lité (guna) ; le mot â° M. I p. 28 18 est à lire anunâsika ou 
nâsikya. Cf. pratijnâ. 



— 87 — 

ânupûrvî « ordre successif (dans lequel doivent se 
faire les opérations concernant un mot) » M. dans la for- 
mule °pùrvyâ siddham état ; aussi °pûrvya dans l'instr. 
adverbial -ena « successivement » M., v. abhisambandha. 

ânumânika « obtenu par voie d'inférence, inféré » 
K. I 1 56 VI 1 85 : ainsi d'après K. le pbh. su. I 1 56 
vaut même pour un substitut « inféré », par ex. pour u 
substitué à i selon III 4 86 dans pacatu : N. précise que 
ledit substitut est â° en ce qu'il n'est pas réel, le vrai 
substitut étant -tu comme l'original est -ti. â° s'oppose à 
pratyaksa N. et Pr. 1. c. et PI. 45 3 et 10,. à êrauta PI. 11 7; 
v. anumita. 

àntaratamya « caractère de ce qui est antaratama, 
affinité privilégiée » VII 1 96 vt. 6, 3 1 vt. 4 M. (une fois), 
v. antaratama. Une forme plus commune et plus ancienne 
est ântarya M. (vt.) : sthânata evântaryam balïyah M. I 1 
50 vt. 1 et cf. pbh. 13 « l'affinité quant à la place articu- 
latoire prévaut (sur les autres affinités) » : ainsi pour 
former le futur périphrastique • cetâ de ci-, e est substitué 
à i en raison de l'affinité de place, alors que par ex. a 
avait avec i une autre affinité, celle de quantité. 

âpya <( objet-transitif, = P. karman » C. I 1 78 et 
passim (où le mot figure dans les su. en fin de composé 
et est glosé souvent par vyâpya dans la vr. ; not. dans 
kriyâpye = karmani C. II 1 43, glosé kriyayâ vyâpye) 
J. I 2 119 S. IV 3 180 H. III 3 31 et passim, textes oïi la 
vr. glose en général par sakarmaka. 

âpyamâna « (action) traversée (par telle notion, de 
façon à être rendue transitive) » PM. II 3 12. 

âbhîksnya « réitération (d'une action) » P., glosé 
paunahpunya, tâtparya et âsevâ K. III 2 81 : cette valeur 
est not. celle des absolutifs selon III 4 22 lorsqu'ils sont 



— 88 — 

employés de façon redoublée : bhuktvâ bhukivâ vrajati 
« il part après avoir mangé de façon continue ». 

âbhîya « relatif aux su. VI 4 22-129 (que gouverne le 
mot asiddhavat VI 4 22) » SK. 2183, 2467/ 2471 PI. 50 13, 
mot formé sur l'expression â bhât VI 4 22 « jusqu'au mot 
bhasya 129 ». 

âbhyantara « interne », désignation selon K. I 1 9 
d'un effort articulatoire (prayatnà) consistant en occlusion, 
occlusion faible, aperture et fermeture, et qui s'oppose au 
bâhya(prayatna). D'où le composé âbhyantaraprayatna 
(â°-yatna Bâlam. 10 fin.) des gr. tardifs, v. prayatnà. Le 
caractère « interne » résulte d'après N. ad loc. de ce que 
c'est seulement au moment de la production que l 'effort 
portant sur le lieu et sur la place est possible. 

âmantrita (« interpellation ») n. techn. selon II 3 48 
de la forme particulière que prend le nominatif (à savoir 
la forme du vocatif) quand le sens est celui d'une adresse, 
d'un appel (sainbodhana) ; d'après N. ad loc. l'emploi de 
ce terme lourd est « fait pour la variété » (vaicitryârtha) , 
tandis que d'après PM. il évoque l'analyse en âmantrana. 
Le mot â° chez Kumàralàta semble désigner le vocatif sing. 
(= P. sambuddhi) Luders p. 529. 

âmantrya « vocatif » V. S. I 3 99 H. I 4 40 II 1 25 sq. 

âmredita n. techn. d'après VIII 1 2 de la deuxième 
position d'un mot énoncé deux fois de suite, soit le deuxième 
caura dans caura caurâS ; le mot ainsi répété porte le ton 
grave VIII 1 3 et l'ensemble exprime une notion continue 
(nitye : pacati pacati « il cuit continûment ») ou distri- 
bua ve (vlpsâyâm : grâmo grâmo râmanlyah « chaque vil- 
lage est plaisant »). L'emploi d'un t. techn. lourd d'après 
N. VIII 1 2 révèle l'existence d'un jndpana, tandis que pour 



— 89 — 

PM. il est traditionnel. N. glose le mot par âmredyate « être 
émis en surplus ». 

ârabh- (°rabhyate) « être entrepris » M., dit d'un su., 
soit « être énoncé », v. apavâda et garïyas ; ârabhyamôno M. 

ârambha « entreprise, mise en œuvre (d'une règle) » M. 
(vt.), not. dans l'expression niyamârtho 'yam ârambhah 
« le présent su. est entrepris pour servir de règle limitative 
(non pas prescriptive ) » M. « Notion inchoative, — P. 
âdikarman » C. 12 68^ où le mot est glosé kriyârambha, 
J. I 1 93 S. IV 2 152 H. V 1 10. 

âropa « fait d'imputer (telle notion à tel mot, à titre 
secondaire) » DV. I 2 59 sq. II 1 52. aprasiddhah samjnâdir 
api tadgunâropâd eva budhyate PI. 15 1 « il arrive que (la 
valeur d) un nom propre etc. (soit celle de tel mot, non 
parce qu'elle s'y applique) en réalité, mais seulement parce 
que les qualités que ledit (mot connote à l'origine lui sont 
secondairement) imputées » ; spéc. « attribution d'une va- 
leur métaphorique » PI. 5 13 ; âropita PI. 28 11, 87 5 ; 
°ropya BhV. III 3 15 ; °ropyate Pr. II 1 55 init. ; cf. adhyâ- 
ropa. 

ârtha « provenant du sens, relatif au sens » Pr. I 1 69 
vt. 4. 

samâjagrctëta a (élément) qui combine en soi les sens 
(d'une base et d'une désinence) » PI. 33 11. 

ârdhadhâtuka n. techn. d'après IV 3 114 sq. des 
affixes verbaux autres que les désinences personnelles (tin) 
et les affixes à exposant s (affixes foymatifs de présent, etc.), 
lesquels sont sârvadhâtuka. Il s'agit d 'affixes comme ceux 
du futur périphrastique (-ta), de l'infinitif (-twri), du ver- 
bal d'obligation (-tavya), du verbal en -ta-, du futur etc., 
qui dans certaines conditions sont précédés de l'accrément 
-i- (i de liaison) comme le précisent les su. placés sous le 
gouvernement du mot â b VI 4 46. Sont en outre â° les dési- 



— 90 — 

nences personnelles du parfait et du précatif (III 4 115 sq.) 
qui reçoivent aussi, éventuellement, un i. Le terme â° qui 
s'oppose à celui de sârvadhâtuka signifie proprement « ce 
qui affecte une demi-forme verbale » i.e. une forme ver- 
bale réduite à la racine, par opp. à la forme entière du 
thème verbal. 

ârdhadhâtukïya « propre aux affixes â° » M. : ârdha- 
dhâtukïyam kâryam anityam DV. II 4 53 (pbh.) « une opé- 
ration afférant aux â° n'a pas de validité constante ». 

Ërsa (( appartenant à la langue des rsi, archaïque » SK. 
2214 ; cf. Luders p. 514 et 532. Cf. anârsa. 

ârhïya n. des suffixes secondaires traités de V 1 19 à 
71, K. V 1 71 SK. chap. 33 ; ainsi nommés d'après le début 
ârhal de V 1 19 qui renvoie à tad arhaii 63 ; il s'agit prin- 
cipalement des suffixes than thak (-ka- -ika-). 

âvacana « prononciation incomplète » M., qui glose 
isadvacana et propose d'analyser par â° la portion nâsikâ- 
vacanah du su. I 1 8. 

âvasyaka « notion de nécessité » P. : celle qui s'ex- 
prime not. dans le verbal d'obligation, ex. bhavatâ khalu 
bhâro vodhavyah « il est nécesaire que vous portiez le faix » 
III 3 172 ; K. III 1 125 glose avasyambhâva. 

avisialinga « (mot) dont le genre est fixé, constant » 
M., caractéristique du n. d'espèce. Harsav.-Ling. 78 désigne 
par là un mot comme pramâna- dans pramânam vedâh « les 
Veda font autorité » où le genre (et le nombre) est immo- 
bilisé. 

âvrt- (°vartate) « être répété, faire l'objet d'une reprise » 
M. ; °vartyate.K.. VIII 2 7 ; °vartin dans l'expression âvar- 
tinyah samjnâ bhavanti M. I 1 1 vt. 7 « les n. techn. re- 



— 91 — 

viennent (sans cesse au cours des règles où leur sens 
est requis) » ; °vrtti « répétition » M. 

âsis « bénédiction » P., noi. comme désignant l'une 
des valeurs de l'optatif (Un) selon III 3 173, ex. ciram 
jïvyâd bhavën « puissiez-vous vivre longtemps ! ». L'opta- 
tif d'à subit en vertu de III 4 104 des modifications de 
forme particulières et ses désinences sont appelées (contrai- 
rement à celles de l'optatif proprement dit) ârdhadhâtuka. 
C'est Vâsïrlin ou « précatif » : expression des gr. tardifs } 
DV. I 3 12 N. III 2 49 Prakr.-Kaum. III 1 86 etc. Le mot 
â° seul désigne le précatif chez Kt. III 1 15 et 31 (cf. Sieg 
p. 484 et 486) H. III 3 13. Il est glosé par âsamsana K. III 
3 173 qui précise que c'est « le désir d'atteindre un objet 
souhaité, non encore atteint ». 



âsraya « concernement, relation de dépendance », ifc. 
« qui repose sur, qui dépend de ou concerne » M. (vt.) : 
âêrayât siddhatvam bhavisyati M. I 1 12 vt. 4 « (telle 
forme) sera valable parce qu'elle s'appuie sur (une règle 
ultérieure) » ; gunavacanânûm éabdânëm âsrayato lingava- 
canâni bhavanti M. II 2 29 init. « pour les mots qui expri- 
ment des qualités (les adjectifs), genre et nombre ont lieu 
d'après (le nom) sur lequel ils prennent appui », ex. suk- 
lam vastram, suklâ éâtï, suklah kambalah ; l'axiome est 
passé Sâkat.-Ling. 68. Cf. itaretaràsraya, vyâsraya,svâsraya 
ainsi que s. liiïga, samprasârana et antâdivat. 

âiri- (°srïyate) « être concerné » M. : sarvesv eva sânu- 
bandhakagrahanesu rùpam âsrïyate M. I 1 22 vt. 3 « dans 
tous les emplois comportant un exposant, c'est la forme 
qui est en jeu » ; pratiquement -aussi « être allégué (dit 
d'une règle) » et « être compris comme ». âsritya, °srîya- 
mâna, °srayitavya M. ; °êrayana CV. VI 4 101. 

âsanna = P. antaratama S. I 1 7 H. VII 4 120. 

âsthâ- (°tisthate) « établir, fonder en règle » M. : na 



92 — 



vaiyâkaranaih sakyamlaukikam lingam âsthâtum M. I 2 64 
vt. 53 « les grammairiens fie peuvent tabler sur le genre 
(tel qu'il est attesté) dans l'usage mondain - 



)>. 



âsya (( lieu d'articulation » P. ; le mot est du langage 
courant (au sens de « bouche ») d'après M. I 1 9 init. ; 
d'après SK. 10 il englobe gorge, palais, cerveau, dents, lè- 
vres et nez ; d'après N. I 1 9 c'est un dérivé d'â° « bouche » 
au sens de âsye bhacam [Y 1 6). Il semble que S. I 1 6 
au su. correspondant emploie â° au sens de P. prayatna, 
v. la note de l'éd. Sukthankar ad loc. 

âsvadïya subdivision du g. curâdi, racines 204-63, 
Bâlam. 2572. Ainsi nommées d'après le g. su. â svadah 
(Ksïrat. p. 186) qui renvoie à la racine svad- X 263, laquelle 
termine le groupe. Les racines â° ont l'affixe nie lorsqu'elles 
sont transitives : posati, mais posayaty âbharanam. 

ik indice des voyelles i u r (et longues correspondantes) 
ainsi que l d'après les pratyâh. su. 

it accrément -i- (i dit de liaison) qui prend place not. 
devant les affixes ârdhadhâtuka commençant par une con- 
sonne (autre que y) VII 2 35 ; toutefois selon VII 2 10 
1' -i- n'est pas attaché aux racines qui dans l'enseignement 
du dhp. sont monosyllabiques et munies de Vanudâtta : 
ces racines sont dites anit, q.v. ; les racines munies du ton 
aigu sont dites set « pourvues de it », ainsi que les racines 
plurisyllabiques (soit not. les curâdi) 2 v. Liebich SBHeid. 
1920 p. 35. Certaines racines ou formes de racines sont 
munies optionnellement du it : elles sont vet (t. des gr. tar- 
difs), v. VII 2 36 sqq. passim. 

it n. techn. selon 13 2 sqq. d'un certain nombre de 
phonèmes posés dans l'enseignement original (upadesa), à 
savoir la voyelle nasalisée, la consonne finale (sauf une 
dentale, s et m désinentiels) et certaines consonnes initia- 



— 93 — 

les : autrement dit, les exposants ou anubandha, q.v ; ce» 
éléments selon 13 9 tombent au cours de la formation du 
mot. Le terme it signifie proprement « ce qui s'en va », 
élymologie donnée par CV. I 1 5. Le terme est employé 
par P. en fin de bahuvrihi, ainsi pit « qui a un p pour 
exposant », cit « qui a un c pour exposant », etc. 

itaretara : itaretaram kâryam asadvat C.-pbh. 54 
« une opération réciproque (v. ci-après itaretarâsrayà) est 
comme si elle n'était pas ». 

°yoga « lien de réciprocité » M. : c'est l'une des valeurs 
de la particule ca d'après M. II 2 29 après vt. 15 (ainsi 
dans l'expression plaksas ca nyagrodhas ca la relation i° 
implique que le pla° a le nya° pour associé et le nya° 
de même a le pla° pour associé) ; c'est aussi, en vertu du- 
dit su., l'une des valeurs du dvamdva K. II 2 29 et 4 2 VII 
1 1 sq., soit le dvamdva « copulatif » opp. au dvamdva 
« collectif » (samâhâre), ex. dadhipayasl « caillé et 
lait. ». L'expression i° -dvamdva figure K. II 4 26. Elle est 
glosée militânâm anvaye SK. 901 « quand il y a séquence 
de choses associées ». 

itaretarâsrayà « ce qui comporte une dépendance réci- 
proque » M. (vt.), n. d'un vice logique : il y a i° (apparent) 
si l'on pose que par ex. le n. techn. de vrddhi est à ins- 
taurer selon 111 pour les éléments ât et aie, et que c'est 
par ce n. techn. que sont réalisés (bhâvyante) lesdits élé- 
ments (M. ad loc. v(. 8). itaretarâsrayâni na prakalpante M. 
ibid. (( les opérations comportant une dépendance récipro- 
que ne sont pas formables » ; cf. toutefois SD. 3 qui admet 
de telles opérations. 

iti : iti dans un énoncé est censé limiter l'enseigne- 
ment du su., où il se trouve ou le rendre par quelque ma- 
nière « approximatif » (prâyika). Ceci est noté chez M. 
par la valeur d' arthanirdeêa ou de vivaksâ attribuée à ce 
mot (q.v.) ; chez K., iti est en outre, de manière analo- 
gue, prakârârtha V 2 93 « servant à noter une ressem- 



94 



blance » : ainsi l'analyse du mot indriya- peut être obte- 
nue d'une façon qui « ressemble » (à celles que donne le 
su., tout en étant différente), par ex. l'analyse indrena vi- 
sayâ rayante sambadhyante N., ou bien indrena durjayam 
PM., de même iti est âdyartha K. III 1 140, 2 141 « servant 
à noter le sens de 'etc.' » (sur cette valeur en littérature, v. 
les références bibliographiques citées dans mon éd. de 
DV. I 1 p. 100 n. 1 et 3), pradarêanâriha K. III 1 41 VII 
2 34 « servant à noter un sens illustratif » ; iti englobe 
(upasamgraha) d'autres faits du même genre (que ceux 
fournis par le su.) K. VII 4 65 ; ailleurs iti est niyamârtha 
BhV. V 2 94 (arthaniyama) K. ibid. (visayaniyama) : il 
introduit une limitation (à une règle antérieure). 

itthambhûta v. laksana. 

is- (isyate) « être souhaité, souhaitable » M. (kâr.), not. 
pour introduire un enseignement complémentaire à celui 
d'un su. ou d'un vt., c'est-à-dire une isti ou « desidera- 
tum » ; ista « admis, souhaitable ; correct » M. (vt.), dit not. 
dune forme qu'on désire voir inclure dans une règle au 
moyen d'une isti. istasiddhi (° prasiddhi) , v. yogavibhâga. 
Cf. encore anista. 

isti « desideratum » introduit par M. pour compléter tel 
su. : ainsi l'enseignement donné M. I 1 3 après vt. 10 rela- 
tif à la vrddhi optionnelle de la racine mrj- devant 
voyelle (mârjantij mrjanti), que M. attribue à d'autres 
grammairiens et qui se fonde sur la scission d'un su. aci 
kniti ca (qui serait lui-même à intercaler après VII 2 114), 
constitue une isti, cf. K. I 1 5 (isyate) Ksîrat. V 57 etc. ; 
C. VI 1 2 forge un su. en conséquence. L'istijna « celui qui 
connaît les formes réalisables par i° » est opp. M. II 4 56 
au prâptijna « celui qui (ne) connaît (que celles) qui sont 
réalisables (par le su., sans savoir qu'elles sont entravées 
par ladite i°) » : le premier emploie pràjitr-, le second 
pravetr- (anecdote du dialogue entre le grammairien et le 
cocher, v. Weber lnd. Slud. XIII p. 338 Ruben Râmâyana 



95 



p. 257 Sluzkiewicz Przyczynki... Râm. p. 262). Sur \'i° 
v. Goldstiicker Pan. p. 91. Il y a aussi des i° de K. et d'au- 
tres vr., dont la source n'est pas dans M. ; noter que de- 
vant l'abus du procédé le Cintâmani loue la grammaire 
de S. d'être sans i° (verset introd. 6). 

ipsita <( ce qu'on souhaite atteindre » P. dans la défi 
nition de l 'objet-transitif (karman) I 4 49 : kartur ipsita- 
tamam karma « l'objet est ce que l'agent désire atteindre 
au plus haut point (au moyen de l'action verbale, glose de 
K.) » : le suffixe -tama- dans ï°-tama sert à exclure de la 
notion de karman un mot comme payas- dans payasauda- 
nam bhunkte « il mange la bouillie avec du lait » : c'est 
Vodana- seul, non le lait, qui est ï°-iama. 

ïsacchvâsa « ayant un souffle faible » PS. 39, dit des 
occlusives sourdes non aspirées. 

ïsatsprsta « comportant une occlusion légère » M. 
(comme citation d'un Prâtis.), caractéristique des semi- 
voyelles, cf. PS. 38 C.-varnasû. 27, et en outre des ûsman 
d'après M. ; C. VI 4 27 emploie ï° (CV. ïsatsprstatara) au 
sens de P. laghuprayatnatara. 

ïsannâda « ayant une résonance faible » PS. 39, dit 
des occlusives sonores non aspirées. 

ukta « formulé, enseigné » M. (vt.). Sur les vtt. en 
uktam et uktam va « il y a eu un enseignement (à ce sujet 
dans un vt. antérieur) », v. Kielhorn Kâty. a. Patanj. 
p. 45 n. 

°pumska = P. bhâsitapumska C. V 4 30 et V. 

uktârtha « dont le sens a déjà été exprimé (par un autre . 
mot) » M. (vt.), v. aprayoga. 

UCCar- (°câryate) « être prononcé » M,, soit dans 
l'usage réel, soit plus souvent dans un su., pratiquement 



— 96 — 

<( être énoncé (de façon expresse) » : yadi na kva cic 
chrùyate himartham uccâryate M. V 3 5 init. « si tel pho- 
nème) n'est perçu. nulle part (dans l'usage — il s'agit d'un 
n qui s'amuit selon VIII 2 7 en fin de thème nominal, 
type râjan- nomin. râjâ), pourquoi est-il énoncé (dans le 
su.) ? n ; °cârita, °cârya, °câryamâna M. 

uccaritapradhvamsin « qui tombe après avoir été pro- 
noncé » M. (vt.), dit de chaque phonème servant à compo- 
ser un mot ; glosé uccaritah pradhvastah M. Ainsi pour 
prononcer gauh, tandis que la voix court sur le phonème 
au, elle n'est ni sur g ni sur h etc., nul phonème n'accom- 
pagne un autre phonème. Même expression C.-pbh. 14 dite 
des exposants. 

uccârana « prononciation » M. (vt.) ; aussi « énonciation 
(dans un su.) », ainsi dans l'expression u°-sâmarthyât M. 
« (ceci se produit) grâce au fait qu'(un enseignement à ce 
sujet) a été énoncé ». 

uccâranârtha « ayant pour but (de faciliter) la pronon- 
ciation », dit d'un élément dans un su. qui est censé 
n'avoir pas de valeur prescriptive, ni servir à titre d'expo- 
sant : ainsi Yi affixé aux racines verbales (selon III 3 108 
vt. 2) est u° d'après K. II 4 36 III 1 43 sq. BhV. III 3 108 
N. II 4 52 ; ou bien le t qui suit une voyelle (dans la me- 
sure où il ne s'explique pas par I 1 70, v. tapara) ; ou tel 
autre phonème K. III 2 141, 4 77. Cette explication a pour 
effet d'exclure la notion de superfluité et éventuellement 
de permettre certaines données nouvelles. Elle remonte 
à M., cf. les passages cités s. mukhasukhârtha et sravanâr- 
tha. 

unâdi (( (suffixes primaires ou krt) commençant par 
u (un) » P., qui ne sont pas décrits dans le sùtrapâtha mais 
font l'objet d'un enseignement à part (unâdisûtm ou 
°pâthà). D'après III 3 1 ils s'emploient « diversement » 
(bahulam) en valeur de présent (K. ad loc.) ou de passé 
(III 3 2) dans le domaine des noms conventionnels (samjiiâï : 
ex. kàru- « artisan » svâdu- «, doux » vâyu- « vent ». De 



— 97 — 

III 4 75 il résulte qu'ils notent d'autres fonctions que celles 
d'agent, à savoir dation, ablation, objet, instrument et 
location. La kâr. chez M. III 3 1 précise que les u° sont 
valables après un petit nombre de racines (taraidrsU'h), que 
leur énumération (samuccaya) est incomplète, les opéra- 
tions qui les concernent n'ont pas été toutes énoncées ; 
ils sont corrects en tant que mots traditionnels (nigamo) ou 
conventionnels (rûdhi). K. ibid. précise qu'ils valent après 
les racines après lesquelles ils sont prescrits et après d'au- 
tres racines encore, et que selon certains auteurs on doit 
se borner à les tirer de l'usage sans les enseigner. Ils sont 
analysables (vyutpâdyamâna) , mais ne subissent pas d'opé- 
rations causées par l'analysé (vyutpattinimitta) d'après Pr. 
VIII 3 59. Au témoignage de la pbh. 22 ils sont inanalysa- 
bles, y. avyutpanna. 

uttama « (désinences verbales de la) première (litt. 
de la dernière) personne » P., soit mip vas mas à l'actif, 
it vahi mahi(n) au moyen comme désinences de base selon 
I 4 101 ; l'emploi a lieu selon I 4 107 quand le pronom 
asmad- est présent (aham pacâmi) ou absent (pacâmi). 

uttara « ultérieur (dit d'une règle, d'un pho- 
nème, etc.) » P. : cf. l'expression ata uftarain pathati M. 
« (Kât.yâyana) enseigné ensuite de cela » ; svarabhinnâ- 
nâm yasyottarasvaravidhis tasyaikaseso vaktavyah M. I 1 04 
vt. 24 (( en cas de formes divergeant par le ton, il faut en- 
seigner que le sustitut unique (à deux éléments) applique 
la règle qui donne le ton remontant le plus loin » : ainsi le 
substitut unique mïrnâmsakau à mïmâmsàkas ca mlmâin- 
sakas ca porte l'aigu sur î selon VI 1 197, non sur à selon 
193. 

°kâlam ou °le (aussi avarakâlatvât I 1 09 vt. 4) « à un 
stade ultérieur » M., dit d'opérations concourant successive- 
ment à la formation d'un mot : ainsi dans les opérations 
d'homophonie M. I 1 10 vt. 4 on a d'abord instruction des 
phonèmes, à une étape ultérieure intervient la notion d'ex- 

7 



— 98 — 

posant (itsamjnâ), puis le pratyâhàra, puis la notion d'ho- 
mophonie, enfin l'application de l'homophonie. Pour la 
formation de pancagavadhana- d'après N. II 1 51 on a 
d'abord le bahuvrïhi (paiïca gâvo dhanam asya), à une étape 
ultérieure le tatpurusa des deux premiers membres, ce qui 
permet d'appliquer le samâsânta de go- en °gava- selon 
V 4 92. Ou bien l'on considère que tel affixe est produit 
d'abord, le sens est imposé à telle forme ultérieurement 
(et indépendamment), ce qui permettrait de rendre compte 
de akârayat = akarot DV. III 1 26. La notion d'u° sert 
not. dans le mécanisme du padasamskâra, q.v. 

°pada « membre ultérieur, dernier membre (d'un com- 
posé) » P., opp. à pùrvapada « membre antérieur ». La 
chute de l'u° (u°-lopà) caractérise d'après II 1 69 vt. 8 les 
composés du g. sâkapârthiva- , ex. sâkabhojl pârthivah, ou 
encore ustramukha- M. I 1 70 init. qui serait pour 
ustramukham iva mukham yasya. Le composé tatpurusa 
est défini M. I 1 63 comme ayant pour notion prépondé- 
rante l'u° (u° -arthapradhâna) ; la même caractéristique est 
attribuée plus spéc. par M. II 2 6 init. au composé à a(n)° 
priv. 

uttarârtha « servant pour le ou les su. ultérieur(s) » M. 
(vt.), dit d'une teneur qui est censée n'avoir pas d'objet, 
ou du moins pas d'objet suffisant dans le su. où elle figure, 
mais être posée là en prévision de la règle qui suit : ainsi 
d'après M. I 2 22 fin. la forme ktvâ audit su. est posée en 
vue de 23 et 24, dans le su. 22 on pouvait s'en dispenser 
vu qu'était valide par récurrence la forme similaire sous 
18. C'est souvent une scission de règle (yogavibhâga) ou la 
position séparée de ce qui eût semblé pouvoir s'agréger à 
une règle antérieure (prthagyoga) qui sont u° : ainsi 
d'après K. III 2 138 si bhuvaê ca (permettant de former 
bhavimu- dans le Veda) est séparé de 137, c'est afin que 
la racine bhû- vaille par récurrence dans 139 (permettant 
de former bhûsnu-), cf. N. : ceci suppose l'application de 
la pbh. 17 (v. s. ekayogà). 

uttaratra « dans le ou les su. ultérieur(s) » M. (vt.), 



— 99 — 

not. en relation avec la récurrence {anuvrili) : idain 
prakrtatn uttaratrânuvartisyatc M. I 1 23 après vt. 4 « l'en- 
seignement en question vaudra par récurrence dans le su. 
suivant » ; v. anukrs-. 

utpatti (( production (d'un phénomène, d'un pho- 
nème, etc.) » M. (vt.), dit not. de l'affixation : gatikâra- 
kopapadânâm krdbhih saha samâsavacanam prak sub- 
utpattch M. II 2 19 vt. 4 (cf. pbh. 75) « il y a lieu de poser 
que les préfixes, les mots portant une valeur casuelle-ver- 
bale et les mots annexes se composent avec des dérivés pri- 
maires avant qu'ait été af fixée la désinence » : ainsi les gati 
vi et â, le kâraka asva-, Vupapada kaccha- se composent 
respectivement avec ghra- krïta- et pa-, ensuite seulement 
on applique les désinences. l/u pak$a « alternative suivant 
laquelle (les affixes dans une règle optionnelle) sont pro- 
duits » donne gopâyâ- selon N. III 1 31 ; l'alternative in- 
verse (anutpattipaksa) donne gupti-. 

iitpad- (°padyate) « se produire » M., dit not. d'un 
affixe ; caus. « produire (un affixe, en parlant d'une forme 
verbale) » K. III 1 28 V 2 85 ; °patiavya °padyamâna °panna 
"pâdya M. 

utsarga (« émission ») « règle générale » M. (vt.) 
opp. à apavâda « règle particulière (qui entrave Vu ) », 
v. ce mot. Un type d'u° est III 2 1 enseignant le suffixe 

a- (an), et dont les apavâda sont par ex. 7 et 12. L'u° est 
décrit M. I p. 6 6 comme valant sâmànyena « dans l'ordre 
du général ». kva cid apavâdavisaye 'py utsargo 'bhinivi- 
sate pbh. 5& (citée BhV. II 3 30) « parfois la règle générale 
prend effet là même où la règle particulière a été appli- 
quée » : ainsi pour former râmâyâm en partant de 
râma + désin. ni, la règle particulière substituant -âm à 

n^i VII 3 116 prend effet d'abord, puis la règle générale 
VII 3 113 enseignant l'accrément yâ(t) est appliquée : Vapa- 
vâda en question est donc un anavakâsa, q.v. utsargasamâ- 
nadesâ apavâdâh PI. 54 9 « ce qui est enseigné dans une 



100 



récrie particulière prend la même place que ce qui l'est 
dans une règle générale ». 

m (Elément) original, sthânin » VI 1 86 vt. 1 (v. s. 
asiddha) ; Pr. (là comme I 1 57 vt. 3 III 1 43 init.) glose 
par sthânin et justifie cette acception par voie étymologi- 
que : « l'u° signifie sthânin parce qu'il est levé (utsrsta) par 
le substitut à titre général (sâmânyend) ». De fait la relation 
entre un sthânin et un âdesa est de même nature que celle 
existant entre un u° et un apavâda. 

utsrsta « libéré (d'exposant) » K. III 4 69 VII 1 1. 

udaya ifc. « suivi de » P., glosé °para K. VIII 4 67. 
C'est un emploi des Prâtis. (Thieme IHQ. XIII p. 341), 
comme le rappelle PM. ad loc. ; emploi mangala K. 

udâtta « aigu » P., dit d'un ton et de la voyelle por- 
tant ce ton d'après K. I 2 29. L'u° est défini par P. comme 
uccaih « (prononcé) en hauteur », c'est-à-dire selon K. et 
M. I 2 30 vt. 1 « (voyelle) prononcée dans la partie élevée 
du lieu d'articulation qui lui est propre ». Cette pronon- 
ciation est caractérisée par une tension (âyâma) ou res- 
triction (nigraha) des organes^ une rudesse (dârunya, = rûk- 
satâ)> du timbre, une ténuité (anuta), i.e. une fermeture 
(samvrtata) du larynx. Le ton u° sert d'une part dans 
l'usage réel (ainsi d'après les su. VI 2 64-91 où il constitue 
une rubrique gouvernante), d'autre part dans les conven- 
tions du dhp. où il désigne, sur le radical, l'af fixation de 
l'-i- de liaison (it), sur l'exposant l'emploi du verbe à la 
voix active seule, v. anudâtta et it. Sur un u° (proposé), 
de caractère purement technique, v. M. VI 1 13 vt. 14. 

udâttatara n. d'un ton plus aigu que Vu° M. 

udâharana « exemple (grammatical) » M., l'une des 
bases de l'interprétation d'après M. I p. 12 25, qui se sert 
du mot not. dans l'expression kim udâharanam ou kim 
aihodûharanam. 

°hr- (°hriyate) « être allégué à titre d'exemple » M. : 



101 



anyalhâjâlïyakena iabdena nirdesah kriyale 'nyathâjâtïyaka 
udâhriyate M. I 1 67 av. y t. 1 « l'énoncé est fait avec un mot 
d'une espèce déterminée, l'exemple est donné avec un mot 
d'une autre espèce » ; °hrta M. ; °hârya iK. I 3 77 II 3 27 
VII 2 97 VIII 1 63. 

uddesa « description » M., glosé gunaih prâpanam I 
3 2 av. vt. 1 <( obtenir (la réalité d'une notion) en (décri- 
vant) ses qualités », par opp. à upadesa « explication di- 
recte ». De même dans la kâr. citée chez M. IV 1 73 u° 
s'oppose à upadesa pour désigner une donnée générale en 
regard d'un enseignement (particulier). 

Spéc. désignation d'une chose « référente » à laquelle 
il sera référé ensuite par un anudesa (q.v.) M. : ainsi les 
désinences impliquées dans la teneur II 4 85 lutah pra- 
thamasya (à savoir -ti -tas -anti) servent d'u° par rapport 
à la teneur dâraurasah du même su. qui postule les substi- 
tuls -â -rau -ras. Le mot figure dans la théorie du 
samkhyâtânudesa « référence nombre à nombre » (comme 
dans l'ex. précédent), sarvasyoddesasya sarvo 'nudesaji 
prâpnoti M. I 3 10 vt. 1 « (de cette conception erronée 
résulte que) à tout objet référant tout objet référé répond 
valablement ». 

« Endroit (dans la grammaire) », dans yathoddesam, 
q.v. : glosé upadesadesa PI. 1 19. 

uddesin « (élément d'un su.) qui a pour corrélatif (un 
élément ultérieur du même su.) » K. I 3 10, v. anudesin. 

uddesya « (forme) en référence à quoi (une règle est 
donnée), ce qui est soumis à (telle règle) » PI. 35 10 ; 
-ka « (règle) donnée eh référence à (tel phénomène) » 
PI. 15 12, 82 12. • 

up agita n. d'un vice de prononciation des voyelles 
M. (Paspasâ), i.e. d'après Pr. « coloré par le chant d'un 
phonème voisin ». 

upagraha n. du génitif dans l'usage des « anciens 



— 102 — 

maîtres » d'après K. VI 2 134, suivant qui le mot appar- 
tiendrait à titre de variante à la teneur même du su. ; n. 
de la voix moyenne M. (vt.) III 2 127 vt. 5 (cf. Pr.) et 
plus gén. de la voix ou diathèse verbale M. III 1 40 vt. 6, 
67 init., 85 kàr. VP. III 12 1, où Hel. précise que le 
terme vient « des anciens maîtres ». 

upacar- (°carati ° cary aie) « employer ; être employé 
(en telle acception) » M. ; pass. aussi « être l'objet d'un 
transfert (d'acception) » K. V 4 11, v. prakarsa ; °carita 
« secondaire » N. I 4 55 opp. à mukhya ; °cârya N. III 
2 115. 

°câra « emploi » M. I p. 17 6, 32 18 et 38 12 (où le 
mot glose âcâra « pratique ») IV 1 27 vt. 2 (« manière 
d'être ») II 2 24 vt. 7 (« traitement », glosé vyavahâra 
Pr.) ; not. dans l'expression lokopacâra « usage courant » 
BhV. I 4 21 ; Kt. I 1 23 met en su. l'axiome suivant lequel 
la réalisation grammaticale s'obtient (non seulement par 
l'enseignement, mais encore) par l'usage courant, lokopa- 
cârâd grahanasiddhih. 

Spéc. <( emploi résultant d'un transfert, emploi méto- 
nymique (d'un mot) », type d'âropa et de laksanâ, q.v. 
Ainsi prastha- au sens de « riz mesuré au moyen d'un 
prastha- » BhV. II 3 46, sâptapadïna- « amitié » au sens 
d' « ami » V 2 22 (K. parle ici de laksana), dvigu- au 
sens de « suffixe causant la production d'un dvigu » K. 
IV 1 88. Divers u° sont énumérés SKBh. I 2 55 sqq., et v. 
abhedopacâra. Glosé gaunï vrttih Nâg. I 1 1 vt. 3., — u° 
désigne en outre les phonèmes s' et s comme substituts se- 
lon VIII 3 34 sqq. du visarjanïya M. (et 'K. I 1 41 VIII 3 
48), cf. N. et PM. VIII 3 48 : ainsi dans ayaskâra- yajus- 
kalpa- . 

upajïvya « (règle) dont dépend l'existence (d'une au- 
tre règle) » PI. 100 8, 109 5 et 7 (et cf. 83 13, 85 18), i. e. 
sans laquelle celle-ci n'aurait pas été donnée. Aussi Q jïvyate 






103 



Pr. I 1 59 fin. équivalant à « commander une autre rè- 
gle ». 

upadis- (°diéati °diêyate) « enseigner ; être enseigné » 
M., spéc. « être enseigné dans Vupadeêa » : yathopadistam 
P. « selon ce qui est enseigné » ; K, VI 3 109 glose « selon 
les formes effectivement usitées (prayuktà) par les gens ins- 
truits » (sistd). 

°deêa « indication donnée à quelqu'un d'autre » P.. 
glosé parârthah prayogah K. I 4 70 : c'est la valeur « déic- 
tique » du pronom adas dans une phrase comme adah 
krtvâ kândam gatah « après avoir fait cette section -là, il 
partit ». 

« Enseignement » M. (vt.) : yam vidhim praty upadeso 
'narthakah sa vidhir bâdhyate M. I 1 3 vt. 1 C.-pbh. 37 
« la règle (seule) est empêchée (dans son application), 
vis-à-vis de laquelle tel enseignement est superflu »: Spéc. 
« enseignement, original (autrement dit : théorique) » P., 
celui not. des racines dans le dhp., c'est-à-dire des racines 
munies d'accents et d'indices, par opp. aux racines nues 
employées pratiquement pour la formation des mots ; par 
extension u° désigne le dhp. lui-même (cf. Goldstucker 
Pan. p. 40). Le mot vise de même, accessoirement, les 
pratyâh. su. Il est glosé uccârana « énonciation » dans la 
Paspasâ vt. 15 ; « expressions de l'enseignement gram- 
matical, à savoir sûtrapâtha, khilapâtha (= dhâtupâtha) » 
K. I 3 2 ; N. et PM. ad loc. ajoutent le prâtipadikapâtha 
et le vâkyapâtha. 

°desin dans upadesivadbhâva M. (upadesivadcavana vt.) 
« traitement (d'un élément ou d'un mot) conforme à celui 
qu'il a dans l'état d'upadeêa », i.e. avant qu'ait lieu l'ap- 
plication des suffixes. Ainsi la substitution selon VI 1 50 
de -â à la finale des racines ml- etc. prend place avant la 
suffixation, en sorte que les opérations suffixales s'appli- 
quent à ces racines comme si elles étaient énoncées avec 
-â final : d'où upâdâya, nimàya etc., et les suffixes valant 
pour les racines en -l ne s'appliquent pas à elles (K. et M. 



— 101 — 

ad loc. vt. 1) : la substitution de -â à -î a lieu dans Tétai 
théorique desdites racines (upadesa-avasthâyâm) . 

upadhâ « pénultième » P., t. techn. défini I 1 65 
(( phonème antérieur au phonème final » ; upadha ifc. dans 
laghùpadha M. « qui a une voyelle pénultième légère ». 

upadhâlopin « (mol) qui subit l'amuissement de la pé- 
nultième » P. 

upadhmànïya n. d'un des phonèmes accessoires dits 
ayogavâha M. : c'est le substitut selon VIII 3 37 de h de- 
vant une" labiale, type vrksah patati. Le signe graphique 
de l'u° se nomme gajakumbhâkrti. Le mot est glosé 
upadhtnâyate = êabdâyate Durgas. ad Kt. I 1 17. La base 
articulatoire en est Vupadhmâ PS. 14. 

upanyâsa « proposition, instauration » M., not. dans 
l'expression visama upanyâ^ah « la proposition est défec- 
tueuse » ; °nyasta PI. 98 5. 

upapad- (°padyate) « avoir lieu, se produire » M., 
après négation et comme glose du vt. anupapatti ; °panna 
« (jui se produit, attesté » M., not. dans la formule etad 
upapannam bhavati. Aussi « est réalisé » (dans le raison- 
nement) M. I 1 14. 

upapada « mot situé auprès » P., n. techn. (anvartha 
d'après K. III 1 92) désignant tout mot qui dans le 
3 e adhyâya (relatif aux racines verbales) est visé par une 
leneur au locatif : est ainsi u° le nom d'objet-transitif 
énoncé par la mention karmani III 2 1 (c'est alors un kar- 
mopapada M.), par ex. kumbha- dans kumbhakâra- « fai- 
seur de pots » etc. : ce type d'u° forme en principe un 
composé constant (nitya) avec le mot dont il dépend, et ce 
composé est un tatpurusa (II 2 19) ; les u°-samâsa sont 
décrits II 2 18 à 22. Hors de cet emploi com positionne! , 
u° désigne plus gén. un mot accessoire, sémantiquement 



— 105 — 

rattaché à un mot voisin, ainsi le pronom sva- faisant con- 
naître selon I 3 77 que le bénéfice de l'action est dirigé vers 
l'agent (svarn yajnam yajati) ; un adverbe comme mithyâ 
dans padam mithyâ kârayale I 3 71 ; une forme verbale 
comme manye dans ehi matiye odanarn bhoksyase 14 106 ; 
le pronom personnel dans le type tvam pacasi 1 4 105 ; 
et même d'après K. III 3 10 vrajati dans bhoklutn vrajati 
« aller manger ». Le terme est glosé upoccâri padam M. III 
1 92 vt. 2. upapadavibhakteh kârakavibhaklir ballyaaï M. 
I 4 96 (pbh. 94) « une désinence (attestant que la chose 
notée par la base) fait faire (l'action nolée par le verbe) 
prévaut sur une désinence (qui s'attache à une base parce 
qu') un mot voisin (la requiert) » : ainsi on a l'accusatif 
dans namasyati devân selon Iî 3 2, parce que les dieux 
sont l'objet de l'action notée par le verbe, non le datif qu'on 
attendrait aussi par II 3 16, mais qui dépend de \'u° 
namas-. — Sur la notion d'u°, v. Faddegon Stud. on P. 's 
Gr. p. 29. 

upamâna « comparaison, terme comparant » P., glosé 
upamïyate 'nena K. II 1 55 ; Vu est signalé par iva, ainsi 
putram ivâcarati K. III 1 10. En composition : ghana- 
dans le type ghanasyâma- K. II 1 55 « noir comme un 
nuage d'orage » ; en dérivation : le suffixe -in- dans le 
type ustrakrosin- K. III 2 79 « qui crie comme un cha- 
meau ». na tinantenopamânam asti M. III 1 7 vt. 14 « il 
n'y a pas de comparaison avec un verbe personnel ». 

°mita « objet de la comparaison, terme comparé » P., 
glosé upameya K. II 1 56 : ainsi purusa- dans le type pu- 
rusavyâghra- K. 1. c. « un homme semblable à un tigre ». 

°meya « chose à comparer, terme comparé » M., qui 
dans la phrase kâkah syenâyate « le corbeau fait l'aigle » 
III 1 8 distingue l'agent upamâna, à savoir syena-, et l'agent 
upameya, à savoir kâka-. 

upalaksana « indication accessoire (implicite), impli- 
cation annexe » : K. enseigne de temps en temps qu'un 



— 106 — 

énoncé est upalaksanârtha, c'est-à-dire qu'il vise à donner 
à titre implicite tel enseignement supplémentaire : ainsi 
l'emploi de la racine bhï- I 3 68 impliquerait la racine 
vismi-, la teneur mantre II 4 80 recèle celle de chandas, 
gotah VII 1 90 vise tous les mots terminés par -o. Les 
autres ex. chez K. sont II 1 26 IV 1 55, 2 77 sqq. VI 3 
97 VII 4 85 VIII 2 60, 95, 4 2 et 26 ; BhV. et CV. passim. 
L'argument, qui tend à élargir parfois considérablement 
l'application d'une règle, fait défaut chez M. qui emploie 
seulement i'infîn. upalaksayitum au sens de « avoir en 
vue (dans un enseignement) ». u° est glose pradarsana- 
mâtra SK. 2232 (Bâlam.) Pr. 1 3 1 vt. 1, ce qui revient à 
dire que l'énoncé requiert un complément. De façon plus 
générale, le pronom est dit \'u° du nom VP. III 4 3 et le 
mot, l'u° de l'objet II 442. « Subordination » N. I 1 27. 
°iaksanïya N. I 3 11 °laksita K. VII 2 58 Pr. IV 1 1 
PM. VIII 2 62 Haksyate K. I 2 32, 3 4 IV 3 83. 

upaslesa « contact immédiat » M., glosant samhitâ. 

upasamyoga « spécification » M., glosé par upâdhi 
Pr. IV 2 21. 

upasamkhyâna « adjonction (à un formulé de su.) » 
M. : le mot désigne les éléments qui sont à adjoindre au 
su. pour constituer un vt. ; il figure dans la teneur du 
vt. et est repris dans le bhàsya par upasamkhyânam 
kartavyam. h y u°-vâdin Pr. VI 4 22 vt. 15 est celui qui 
soutient la thèse de l'u° (par opp. à celui qui s'en remet au 
libellé du su.). 

°khyâyate « valoir comme u° » K. IV 3 121 V 2 88 
VIII 2 68, pratiquement « être donné à titre de vt. » : 
"khyeya M. 

upasamgrahârtha « (teneur) visant à englober (tel 
cas non directement concerné) » K. I 3 48 VII 4 65 (où iti 



— 107 — 

servirait à inclure des racines autres que celles énoncées, 
ainsi galagarti selon N., lire galg°). 

upasamasta « composé avec un autre mot, entrant 
dans un composé » M., ainsi pathi- dans supathï- M. VII 1 

I vt. 18. 

upasarga « préverbe » P. n. techn. défini I 4 59 
comme consistant en les mots du g. prâdi lorsqu'ils figu- 
rent en jonction avec un verbe, ainsi pra dans pranayati 
(avec substitution de n à n, alors que pra dans pranâyaka- 
u celui que le guide a quitté » n'est pas un u°). L'u° est un 
aspect particulier des gati et fait partie des nipâta. D'après 
la Paspasâ p. 3 17 c'est avec les noms, les verbes et les 
nipâta l'une des 4 catégories de mots. L'u° est spécifiant 
de l'action (kriyâviéesaka) M. I 3 1 vt. 7 ; d'après VP. II 
190 tantôt il exprime le sens (vâcakà), tantôt il suggère le 
sens (dyotaka), tantôt c'est un simple élément accompa- 
gnant (sahakâriri) . V. sur le terme Chakravarti Philos. Ski 
Gr. p. 150 Faddegon Stud. on P. 's Gr. p. 16. 

* °-ja (écrit aupa°) « préverbial » Sieg p. 196. 

upasrsta « pourvu d'un préverbe » P. (sur l'origine du 
mot, v. Liebich SBHeid. 1919 n° 15 p. 11). 

upasarjana « membre subordonné ou déterminant » 
P., n. techn. (anvartha N,) défini I 2 43 comme le mot 
visé par une teneur au nominatif dans le chapitre des com- 
posés, ainsi kasta- dans kastasrita- « qui a atteint un état 
difficile » parce que le mot est visé par l'énoncé dvitïyâ 

II 1 24. En vertu de II 2 30 l'u° figure au membre anté- 
rieur ; il est glosé par apradhâna (q.v.) « non essentiel » 
M. ibid. vt. 5, qui ajoute IV 1 14 vt. 3 que c'est « dans 
un su. antérieur » le n. techn. désignant ce qui est apra- 
dhâna. De I 2 57 il résulte que la notion d'u° était réali- 
sable par l'usage courant (v. s. asisya) : K. ad loc. donne 
pour ex. d'u° en emploi laakika l'expression vayam atra 
grha upasarjanam = apradhânam « j'ai un rôle de subor- 



— 108 — 

donné dans cette maison ». Dans un bahuvrihi tous les 
membres sont u° d'après K. II 2 35. Dans la pbh. 26 (v. s. 
anupasarjanà) le mot a une valeur un peu différente 
d'après PI. 24 9. 

■ sarjanïbhûta dans samjnû-u° M. « (mot) qui est devenu 
un membre subordonné (en entrant dans un composé dési- 
gnant) un n. propre », ainsi sarva- dans atisarva- « Celui 
qui est au-dessus de tout » (où le caractère pronominal 
s'abolit). 

upasthà- (°tisthate) « se présenter » M. : yallingo y a-, 
trocyate tallingas tatropatisthate M. ad Si. 1 vt. 9 « ce qui 
est enseigné à tel endroit comme ayant tel signe (i.e. tel 
exposant) se présente là muni dudit signe ». 

°sthita (( qui se présente (à tel endroit pour une opéra- 
tion) » M. : yatra kâryam tatropasthitam drastavyam M. I 
1 11 av. vt. 1 « il faut considérer que (les n. techn. et les 
pbh.) se présentent là où une opération (les requiert) » : 
ainsi le pbh. su. I 2 28 se présente pour former VI 3 66. 
C'est le point de vue du kâryakâla, q.v. 

u° désigne le mot iti anârsa, c'est-à-dire Y iti du pada- 
pâtha, P. ; K. VI 1 129 définit cet emploi « c'est le mot iti 
par lequel tel mot (du chandas) est délimité en sa forme 
propre après avoir été isolé d'un ensemble » ; PM. ad loc. 
confirme qu'il s'agit du padapâtha. 

upâtta « posé, énoncé » M. (Paspasâ). 

°visaya « dont le domaine est assumé (sans qu'il y ait 
énonciation directe) », variété de notion ablative selon BhV. 
et Pr. I 4 24 VP. III 7 (f) 1, dans laquelle l'ablatif dépend 
d'un verbe non exprimé, ainsi valâhakâd vidyotate « il y 
a un éclair (qui sort) du nuage ». 

upâdâ- (°diyate) « être posé » M. ; °dïyamâna M. 

upâdàna « position (d'une teneur dans un su.), formu- 
lation (d'une hypothèse, etc.) » M. - 

upâdeya « qui est à poser » M. : ekatvâdisv api vai 
vibhaktyarthesv avaêyam karmâdayo nimittatvenopâdeyâh 



— 109 — 

M. 14 21 init. « les notions de singulier, etc. ayant pour 
fin (d'application) les désinences, il est nécessaire de poser 
comme cause (d'opérations les concernant) les notions 
d'objet-transitif etc. (qui ont aussi les désinences pour fin 
d'application) ». 

upâdhi « spécification (portée ou souhaitée dans un 
su. et qui en conditionne l'application) » M. : ainsi 
d'après M. III 1 1 init. le mot pasau dans III 2 25 est un 
u°. L'u° se différencie de l'élément déterminant (viêesana) 
d'après Pr. III 1 2 en ce qu'il exprime la notion (= ar- 
thaviêesa Pr. III 1 1 init.) : ainsi paêu- précité exprime la 
notion d'agent dans drtiharih pasuh, au lieu que dans gâr- 
gikayâ êlâghate la louange n'est pas exprimée par le dérivé 
en -aka- ; mais N. III 2 127 Nâg. I 1 72 vt. 1 glosent u° 
simplement par viêesana. samudâyopâdhi K. IV 2 21 
« spécification portant sur l'ensemble (i.e. sur le mot 
pourvu du suffixe prescrit) » ou II 1 44 « sur le composé 
entier (non sur le membre antérieur ou ultérieur seul) » ; 
analogues K. III 2 80 IV 1 51. 

Plus gén. « condition » : sarvopâdhivyabhicârârtha 
« (teneur) visant à marquer que toutes les conditions sont 
outrepassées », i.e. que la règle vaut au-delà des limites 
formulées (il s'agit de la teneur bahulam ou api, q.v.) K. II 
1 32 III 2 75 et 101 VII 1 38 ; PM. II 1 32 glose « visant 
à empêcher une extension insuffisante ou excessive (de la 
règle) » ; analogue upâdhyasarnsargârtha K. III 2 127 ; prâ- 
yikam upâdhivacanam « un formulé contenant un u° n'a 
qu'une valeur approximative » N. VI 3 105 DV. II 2 18 
III 3 104 : ainsi selon DV. la clause vidârane qui limite 
l'emploi du dérivé bhidâ- selon le vt. 1 ad III 3 104 n'a 
pas de valeur absolue et l'on peut avoir bhitti- au même 
sens. 

upâdhika ifc. « qui a pour spécification ou condition » 
K. IV 4 128 V 1 58, 2 18, 3 73. 



— 110 — 

upànta = P. upadhâ C. YI 1 7, 2 18 ; upântya J. I 1 
66 S. IV 1 169 H. II 4 13. 

upottama « (syllabe) pénultième » P., dans un mot 
de plus de deux syllabes ; glosé dviprabhrtïnâm antasya sa- 
mïpam K. V 1 132. 

ubhayagati « qui a une double signification » M. 
dans la pbh. ubhayagatir iha bhavati M. I 1 23 vt. 4 = pbh. 
9 « (en grammaire tel mot) possède une double signification 
(, l'une ordinaire, l'autre technique) » : ainsi le mot kar- 
man a un sens technique (krtrima) dans III 4 69, son 
sens ordinaire « acte » I 3 14 ; samkhyâ a les deux valeurs 
à la fois. 

ubhayatra « de part et d'autre » M. (vt.), dit d'une 
option (vibhâsa) qui porte sur un enseignement à la fois 
prâpta et apràpta, q.v. : ainsi l'option VII 2 28 d'où ré- 
sulte ghusta-/ gliusita- est prâpta dans le cas de ghustâ 
rajjuh puisque l'absence d'it se réalisait déjà par 23 ; elle 
est apràpta dans le cas de sainghustam vâkyam qui n'était 
pas prévu par 23. Liste des options valables u° M. I 1 44 
vt. 20. 

ubliayathâ « des- deux manières (l'une précédemment 
dite, l'autre inverse de celle-là) » P., ce qui revient à dire 
que telle prescription précédemment formulée devient op- 
tionnelle dans la règle où figure u° : ainsi dans le Veda 
selon III 4 117 les désinences personnelles et af fixes ver- 
baux qui dans la bhâsâ sont sârvadhâtuka peuvent être 
ârdhadhâtuka et inversement. M. I 1 44 vt. 19 met le terme 
sur le plan de va et de vibhâsâ ; u° remplace va (en dépit 
du principe d'économie) « afin de créer de la variété » 
d'après N. VI 4 5. 

ubhayapada « double voix (active et moyenne à la 
fois) » Ksïrat. p. 3 3 etc. « L'un et l'autre membre » dans 



111 



ubhayapadârthapradhâna « dont la valeur prédominante 
est celle de l'un et de l'autre mot (membre) » M., caracté- 
ristique du dvamdva opp. aux autres composés ; cette défi- 
nition fait partie des matières qu'il est inutile d'enseigner 
d'après K. I 2 57. 

°padin « (verbe) ayant les deux voix » Ksïrat. X 1 DV. I 
4 21 II 4 52 et 72. 

ubhayatobhâsa « id. » Dhâtuprad. I 516, 601. 

ubhayaprâpti « où de part et d'autre (telle notion) 
se réalise » P. : quand le génitif ayant valeur d'agent et le 
génitif ayant valeur d'objet — l'action verbale étant notée 
par un dérivé krt — sont l'un et l'autre réalisables (et se 
seraient tous deux à la fois réalisés selon II 3 65, type bha- 
vatah sâyikâ/ apâm srasta), le génitif de l'objet seul est 
noté : on dit payasah pânam devadattena (non * devadat- 
tasya) « D. boit le lait » ; ubhayoh prâptir yasmin krti, 
glose K. II 3 66. 

Ùsman « spirante » .M., à savoir h et les sifflantes (ainsi 
que le visarjarûya et ses corrélatifs). Les û° sont caractérisés 
par une occlusion légère et par l'aperture du larynx (M. I 
1 10 vt. 3 citant un Prâtis.). Le mot désigne spécialement 
le visarjanïya PS. 22. Huit évolutions (gati) des û°PS. 14. 

Ûha « modification (dans la teneur d'un mantra pour 
l'adapter au cas, genre, nombre requis par un autre con- 
texte) » M. (Paspasâ), cf. Sâyana RVBhâsya I p. 6 16 Oertel 
\pologetik p. 70. 

eka : sur le sens de efce « certains (auteurs) » chez M., 
v. Kielhorn IA. XVI p. 103. « Singulier » (= P. ekavacana) 
J. I 2 154 S. I 3 98 H. III 3 18. Au sens de P. ekaêesa C. 
V 1 81. 

ekatva « notion de singulier, unicité » ou « notion uni- 
taire » (celle de samâhûra) M. (vt.) : yat tad'vrïhau vrïhi- 
tvam... tad ekam tac ca vivaksitam, tasyaikatvâd ekavaca- 



112 



nain eva prâpnoti M. I 2 58 vt. 1 « la notion de riz qui est 
dans le mot riz est une, on entend la rendre comme une : 
de par son unicité le singulier seul (semble-l-il) se réalise »; 
d'où e° au sens de « singulier » =* ckuvacana K. I 2 51 
(cf. Luders p. 520). 

« Identité » (entre r et I) DV. I 4 52 K. VIII 2 18 ; 
(entre I et l) Dhâluprad. I 235, 357. 

ekakarmaka « qui ont le même objet-transitif » Kl. 
IV 6 32. 

ekadesa <« portion » P. et cf. rkaâeêin) « portion 
d'une règle » M. : ekadeso 'nuvartàte M. VI 1 93 vt. 
5 = • pbh. 18 « il arrive qu'une portion (seulement des 
mois d'une règle) vaille par récurrence (dans un su. ulté- 
rieur) » : ainsi aluk VI 3 1 vaut jusqu'à 24 et uttarapadc 
du même su. jusqu'à 139. C'est Vekadesânuvrtti « récur- 
rence partielle », opp. à la sambandhânuvrtti, q.v. Cf. 
ekayoga. — « Portion de mot » dans padaikadesa M., ex. 
datta- mis pour devadatta- ; « portion de phrase » dans 
vâkyaikadesa M., ex. pravisa pindïm mis pour pravisa 
grham et pindïm asnïhi (complété par Pr.). 

°vikrta v. vikrta. 

ekadesin « (mot notant qqch.) qui se compose de par- 
ties » P. dans la description des composés selon II 2 1 sqq., 
type pûrvakâya a partie antérieure du corps » et ardha- 
pippalî- « demi-p° » (= ardham pippalyâh). Ces composés 
sont appelés ekadesipradhâna vt., °samâsa M. 

« Celui qui ne connaît qu'une partie (de la vérité) » 
PI. 41 3, 49 1 (dans l'argumentation menant vers le sid- 
dhântà) . 

ekamàtrika « consistant en une seule mâtrâ (more) » 
BhV. et N. I 2 27 : à savoir une voyelle brève. 

ekamunipaksa « alternative dans laquelle ion se 
fonde non sur l'enseignement trimuni, mais sur) un seul 



— 113 — 

muni, (à savoir P. a l'exclusion de Kâlyâyana et de Pa- 
tafijali) » DV. 115,4 24 II 3 18 : dans ce type d'inter- 
prétation on cherche à tirer des su. mêmes ce que d'autres 
obtiennent en posant un vt. ou une isti. 

ekayoga « règle unique (au lieu de deux règles ; éven- 
tuellement obtenue par réunion de deux règles successi- 
ves) » M. (vt.). En formulant l'indication ekayogah kari- 
syatc a on pratiquera une règle unique » M. cherche à 
tirer certains avantages ou à éviter certains inconvénients 
par la jonction en un seul de deux su. contigus. Ainsi 
l'union de I 11 avec 2 permettrait d'éviter que la teneur 
vrddhih du premier su. valût par récurrence dans le se- 
cond, d'où s'ensuivrait que a e o porteraient le nom de 
vrddhi en même temps que celui de guna. Opp. nânâyo- 
gâh M. 

« Jonction en une seule (règle de plusieurs mots) » 
M. : ekayoganirdistânâm ekadeêânuvrttir bhavati M. IV 1 
27 vt. 2 C.-pbh. 39 « quand des mots sont énoncés en jonc- 
tion (mutuelle) dans une même (règle), la récurrence vaut 
i éventuellement) pour une portion d'entre eux » : ainsi 
du su. V 2 24 le mot mû/a- court dans 25, le mot pâka- 
iqui formai I composé avec le précédent) cesse de valoir. 
La pbh. 17 enseigne inversement ekayoganirdistânâm saha 
va pravrttih sahà va nivrttih « ... il va validité de tous 
ensemble (^dans une autre règle), ou il n'y a validité d'au- 
cun » : ainsi linsicau I 2 11 est valide au su. 12 en même 
temps qu âtmanepadesu avec lequel il est en connexion. 

ekavacana a singulier » P. : forme valable quand il 
s'agit d'un {ekasmin) I 4 22 ; la désinence verbale de base 
à la 3 e pers. est tip I 4 102. 

ekavat « considéré, traité comme un » P., et par suite 
mis au singulier selon I 4 22. L' ekavadbkâva (expression de 
M.) s'applique not. au dvamdva sous sa forme collective 
'samâhâra) : sarvo dvamdvo vibhâsaikavad bhavati M. I 2 



114 



63 = pbh. 34 « tout dvamdva est optionnellement traité 
comme une chose une (et peut donc prendre les désinen- 
ces du singulier) » (litt. « ce qui est noté par un dvamdva 
(bien qu'étant en fait plus qu'un et qu'on dût attendre le 
duel ou le pluriel) est considéré optionnellement comme 
un ») : ainsi on a ghatapatam « jarre et étoffe » à côté 
de ghatapatau. 

ekavâkya « une seule et même phrase » M., opp. à 
nânâ vâkyam bhavati M. III 4 67 après vt. 7 ; -ta « fait 
qu'on a une seule phrase » VP. II 355 et 450, dit not. d'un 
lype d'interprétation permettant d'unir en une seule 
phrase certains éléments que l'interprétation adverse, le 
vâkyabheda, laisse séparés en deux phrases, PI. 2 6, 13 et 
15, 3 1 et 4 sqq. (v. nisedha), 24 10, 38 1, 80 14, 88 9 sqq. 
L'c° est préférable au vâkyabheda. Pratiquement dans les 
ex. cités du PI. il s'agit de la pbh. kâryakâlam, aux termes 
de laquelle les pbh. viennent s'unir avec chacune des règles 
qui en dépendent pour former une seule phrase avec elles. 
Au sti. IV 1 2 K. demande que les règles I 4 21 sq. ensei- 
gnant l'emploi des nombres et II 3 2 enseignant celui des 
kâraka « forment une seule phrase » avec IV 1 2 qui énu- 
mère les désinences casuelles ; autres ex. N. ibid. 

ekavibhakti « désinences casuelles qui sont les mêmes 
(pour plusieurs mots voisins) » P. : c'est l'une des condi- 
tions pour former un ekasesa, q.v. ; c° est glosé ekas ca 
vibhaktié ca N. I 2 64. — Au nt. « ce qui a une désinence 
casuelle fixe » P., glosé niyatavibhaktika K. I 2 44 « dont 
la désinence est l'objet d'une limitation » : ainsi le mot 
kausâmbï- dans la phrase analytique donnant naissance au 
composé niskausâmbi- « qui a quitté K. » est à l'ablatif 
de façon nécessaire et constante, niskrântah kausâmbyâh . 
La notion d'e°-tva caractérise le membre subordonné (upa- 
sarjana) dans un composé. 

ekavrtti « glose explicative (vrtti) englobant en 



— 115 — 

un seul (texte les faits de chandas et ceux de bhâsa) » (ainsi 
la Kâsikâ) BhV. I 1 16 III 4 99 IV 3 22 VI 3 20. 

ekasesa « ce qui subsiste à l'état unique (d'entre deux 
ou plus de deux éléments ayant même forme et même 
désinence) » P. : « l'un (d'eux) seul demeure (êisyate ; ava- 
êisyate M. I 2 64 vt. 29), les autres s'en vont » K. I 2 64. 
Ainsi le pluriel vrksah est l'e° du groupe vrksah + vrksah 
+ vrksah ; autrement dit l'e° rend compte de la formation 
du duel et du pluriel, tant dans le type général que dans 
des cas particuliers comme gârgyau, duel par e° de gâr- 
gyah + gârgyâyanah (65), brâhmanau, de brâhma- 
nah + brâhmanï(67) , putrau t de putrah + duhitâ (68) etc. 
Accessoirement le composé ustramukha- « ayant figure de 
chameau » est expliqué comme e 6 d' ustramukham iva mu- 
kham asya M. Du vt. 26 ad I 2 64 résulte comme e° le duel 
pacathah — pacati -f pacasi, bien que les éléments n'aient 
pas la même désinence. Toute la théorie de Ye° est d'ail- 
leurs exposée et sa légitimité discutée par M. I 2 64 : la 
notion d'e° répond à l'objection latente que pour désigner 
plusieurs objets on attend plusieurs mots (vt. 2). L'e° 
n'est pas un composé (vt. 6), ni un substitut. Il existe 
pour des mots de forme différente mais de sens identique, 
et aussi pour des mots de sens différent et de même forme 
(ex. aksâh « essieux » et « dés »). M. discute certaines objec- 
tions formulées contre l'c° par les vt., celle not. (vt. 29) 
suivant quoi le sens est déjà exprimé par l'une (des formes 
employées, en sorte qu'il est inopportun d'en poser une 
seconde et une troisième). Enfin M. vt. 35 sqq. confronte 
la, théorie de le avec les conceptions suivant lesquelles 
le mot a un sens individuel ou un sens générique. V. Lie- 
bich ZDMG. LXXVII p. 216. — La gr. de J. n'utilise pas 
la notion d'e° (cf. anekasesa) ; C. l'évite aussi, cf. vr. II 
2 87 u il est superflu (d'enseigner) ï'e° parce qu'un mot 
est susceptible de désigner plusieurs objets ». 

°nirdesa « énoncé comportant un ekaêesa » M. (vt.) : M. 
obtient certains avantages (par ex. est dispensé de formuler 



116 



un vt.) en expliquant tels énoncés comme des e° : ainsi 
M. I 1 27 vt; 6 fin. on pourrait se dispenser d'enseigner 
que sarva- etc. fonctionnant comme noms n'ont pas les 
caractéristiques pronominales, si l'on entendait la teneur 
sarvâdïni dudit su. comme l'e° de sarvâdïni + sarvâdlni 
et de même sarvanâmâni ibid. comme sarvanâmâni + sar- 
vqnâmâni : en sorte que le su. signifierait « sarva- etc. 
sont appelés pronoms, (mais) sarva- etc. (dont il est ques- 
tion ici) sont des noms désignant toute chose (, non des 
samjnà) », cf. Kielhorn IA. XVI p. 248. Un c°-nirdesa 
est fourni d'après DV. et PM. 12 1 par la teneur kutâdi 
dudit su., qui serait l'e° du tatpurusa kutâdi et du bahu- 
vrïhi kutâdi : le premier seul subsistant, on obtient le sens 
de « partie initiale de (i.e. partie précédant la racine) 
kut- », ce qui permet d'adjoindre la racine likh- aux 
kutâdi. 

ekasruti « monotonie » P., litt. (au nt.) « ce qui a 
un même son » ; K. I 2 33 glose « indiscrimination, indis- 
tinction, abolition de l'aigu et autres tons », en sorte, 
précise N., qu'on ne perçoit plus que le phonème pur. 
C'est l'un des trois svara M. ibid. Il figure not. comme 
substitut d'un ton grave succédant à un svarita dans la 
Samhitâ (39), ou bien en cas d'appel effectué de loin (33). 

ekasvara « comportant une seule voyelle » H. IV 1 2. 

ekahalàdi « ayant pour initiale une consonne sim- 
ple » P. ; ekahalmadhye « entre deux consonnes simples » 
P. 

ekâksara « consistant en une seule syllabe (voyelle) » 
M. (vt.), ex. sva- kha-. 

ekâc « consistant en une seule voyelle » P. ou « com- 
portant une seule voyelle (syllabe) » P., dit d'une racine 
monosyllabique comme pac- jval-. 



— ht — 

ekâdesa « substitut unique (de deux phonèmes ori- 
ginaux, appartenant l'un à la finale de l'élément antérieur 
et dit pùrvarûpa, l'autre à l'initiale de l'élément ultérieur 
et. dit pararûpa) » P. : ainsi c est le substitut unique de 
a + i dans tavedarn VI 1 87 (c'est le guna-e ), ai de a 4- e 
dans brahmaidakâ- 88 (c'est le vrddhi-e°) , â de a + a dans 
dandâgra- 101 (c'est le dirgha-e°), u de â + u dans bhin- 
dyuh 96 (pararûpa-e° « substitut unique formé par l'élé- 
ment ultérieur »), i de î + a dans ista- 108 (pûrvarùpa-e 
« substitut unique formé par l'élément antérieur* »). La 
théorie de l'e° est donnée Vï 1 84 à 111 ; elle concerne 
seulement des voyelles ; d'après 85 le substitut c° est con- 
sidéré comme la finale de l'élément antérieur et comme 
l'initiale de l'élément ultérieur (v. antâdivat). P. emploie 
le terme pour désigner le substitut d'une voyelle munie 
du ton aigu et d'une voyelle munie du ton grave, substitut 
qui porte le ton aigu : ainsi agnV de agni + -au. V. aussi 
âsraya. 

ekânta « qui fait partie intégrante (du mot) » M. (vt.), 
dit des exposants, considérés comme e° de même que sont 
les branches par rapport à l'arbre M. I 3 9 vt. 9 ; v. la 
vue inverse s. anekânta. Le terme est glosé ekadesa Pr. 
ad loc, et aussi avayava « membre ». — « Qui est inhérent 
à » V 4 135 vt. 1, à la manière d'un parfum en contact 
permanent avec le corps. 

ekântara « séparé par un seul mot » P. 

ekârtha « qui a un seul sens » (opp. à dvyartha, 
bahvartha) ; ou « (mots) qui ont le même sens, synony- 
mes » M. (vt.), ainsi indra- sakra- puruhùta- etc. M. I 2 
45 vt: 9 ; ou encore « (ce) qui a le sens de un ; ce dont 
l'objet est un » M. (vt.), i.e. ce qui (tout en s'exprimant 
par deux ou plus de deux mots) comporte une valeur uni- 
que, dit not. du composé : samâsasyaikârthatva I 2 42 



— 118 — 

vt. 1 « fait qu'un composé vise à noter une seule chose » : 
ledit vt. oppose ainsi le talpurusa qui est e° au sâmânâ- 
dhikaranya qui suppose deux notions. Le mot glose sa- 
martha (sâmarthya) : cf. II 1 1 vt. 1 prthagarthânâm 
ekârthïbhâvah samarthavacanam « il y a lieu de formuler 
que samartha signifie que des objets divers accèdent à (la 
notation d')une chose unique » : ainsi le mot râjan- et 
le mot purusa- dans râjapurusa- « serviteur-du-roi ». 

Dans les gloses qui dépendent de P. II 1 1, ekârtha se 
substitue souvent à P. samartha, ainsi chez CV. (cf. C. II 
2 1 ; ekârthïbhû- CV. II 2 16), et même à s'amâsa : ainsi 
e° C. II 2 18 répond à samasyate K. II 1 57 ; analogue 
H. III 1 18 etc. ; = P. samânâdhikarana S. II 1 5, 58 H. 
III 1 22. 

ekâl a consistant en un seul phonème » P., dans la défi- 
nition d'aprkta. 

enïkrta n. d'un vice de prononciation des voyelles M. 
(Paspasâ), glosé « indistinct » Pr., « collant aux sons voi- 
sins » Nâg. 

eva : dans une teneur de su., est avadhâranârtha, 
q. v. (istato 'vadhà° M. V 3 58) M. passim ; apakarsanârtha 
<( visant à exclure (telle notion) » K. III 4 70. 

esitavya « qui est à désirer, à requérir comme isti 

(q.v.) » M. 

aikapadya « unicité de mot » M., comme caracté- 
ristique du composé. 

aikasrutya « uniformité de ton » M. (vt.), i. e. mo- 
notonie, v. ekasrutl. 



— 119 



aikasvarya « unicité de ton 
tique du composé. 



M., comme caractéris- 



aikârthya « unicité d'objet », comme caractéristique 
du composé (cf. ekârtha), CV. II 2 50 sqq. H. III 1 18, 
2 8 ; ai° de la notion d'espèce I 2 58 .t. 1, du collectif M 
II 2 29 vt. 7. 

Osthya <( (consonne) labiale » P. ; désignation des 
occlusives de la classe pu et de la voyelle u PS. 17 ; N. I 
1 9 et C.-varnasû. 11 ajoutent Vupadhmânlya. 

aunâdika « appartenant au g. unâdi (q. v.) » M. Le 
renvoi d'un mot au, g. unâdi (ainsi not. chez CV. et DV., 
passim) constitue un procédé commode pour réaliser une 
forme qui semble d'abord mal conciliable avec telle règle ; 
ainsi udakasprs- est contraire à III 2 58 : DV. ad loc. l'ex- 
plique par un suffixe kvi des unâdisûtra. 

auttarapadika « qui concerne le membre ultérieur 
(du composé) » M. : ainsi l'abrègement pratiqué selon 
VI 3 61 en présence du membre antérieur est dit au (M. 
I 1 62 av. vt. 1). 



autsargika 

ga) » M. (kâr.) 
mânava- . 



qui résulte d'une règle générale (utsar- 
ainsi le suffixe -a- (an) IV 1 83 dans 



aupacârika « qui repose sur un upacâra, 
métonymie » N. I 1 57 II 4 4 PM. VII 2 36. 



sur une 



aupadesika « qui relève de Vupadesa, de renoncia- 
tion originale (des formes dans le dhp. ou les pratyâh. 
su.) » (vt.) •: ainsi d'après >K. I 1 24 ledit su. concerne un 
n au , c'est-à-dire n radical, celui qu'on a dans pancan-, 
non n désinentiel, celui qu'on a dans satâni. Parfois le mot 
équivaut pratiquement à « transmis par un enseignement 



120 



direct », opp. à âtidesika : ainsi M. I 2 1 vt. 11 distingue 
les formes à exposant k au° et celles à exposant n âtideêika 
(à savoir celles dudit su. qui sont considérées comme 
ayant un exposant à), aupadeêikaprâyogikayor aupade- 
êikasyaiva grahanam pbh. 120 n° 2 « (quand il y a dans 
une teneur emploi d'un mot désignant à la fois) ce qui 
appartient à renonciation originale et ce qui résulte de 
l'usage, le premier emploi est seul valide » : ainsi la teneur 
VIII 2 32 « une racine commençant par d- » vaut pour les 
racines qui dans le dhp. sont notées avec un d- initial, 
non pour les autres. 

aupaslesika « comportant un contact immédiat » M., 
désignation d'un des aspects de la notion locative, ex. (Pr.) 
kate tisthati « se tenir sur la natte ». Une vr. de S. 42G 
divise Vadhikarana au en ekadesa-vrtti, abhivyâpya et 
vyangya. 

aupasamkhyânika « enseigné dans l'additif (au su. 
constitué par tel vt.) » K. IV 2 129 V 1 29 VI 3 41. 

aurasya « produit dans la poitrine » PS. 16, dit de li 
en jonction avec des nasales ou des semi-voyelles ; opp. au 
h kanthya ; var. aurasa. 

kanthatâlavya « gutturo-palatal » N. I 1 9 PS. 18 
C.-varnasû. 4, dit des voyelles i e ai ; kanthasthya << gut- 
turo- labial » N. PS. 1. c. C.-varnasû. 5, dit des voyelles 
u o au. 

kanthya « guttural » PS. 17 dit de a et h, N. 1. c. C.- 
varnasû. 3, dit en outre des occlusives de la classe ku et du 
visarjanïya. 

karana « instrument », n. techn. défini 14 42 comme 
« ce qui fait réussir l'action de préférence » (sâdhakatama) ; 
K. ad loc. définit k° la rection qu'on veut exprimer, afin 
de réaliser l'action, comme étant la chose efficiente par 



— 121 — 

excellence, soit dâtra- dans dâtrena lunâti « couper avec la 
faucille ». Le k° est noté en principe par l'instrumental. 
Il se distingue de la cause (hetu) en ce que la cause met 
en oeuvre l'agent, tandis que l'instrument est mis en œuvre 
par l'agent (DV. II 3 36) ; k° a pour seul domaine l'action 
et se limite à noter une activité, ex. alam êramena signi- 
fiant proprement « il n'est pas de réalisation possible par 
l'austérité » (SR. 568). 

« Instrument (de réalisation des phonèmes) » M. I p. 5 
7 (Paspasâ), où Nâg. glose âbhyantaraprayatna (q. v.) ; 
id. M. I 2 32 init. ; plus spéc. « organe (particulier servant 
à émettre tel son) » C.-varnasû. 14, ainsi la pointe de la 
langue. 

« Position (de tel élément dans la teneur) », et pratique- 
ment cet élément même, M. (vt.), not. dans itikarana « posi- 
tion de iti (dans le su.) », taparakarana , q. v. ; nedatn 
mmjnâkaranam M. I 1 23 vt. 4 « ce su. ne consiste pas à 
poser un t. techn. » ; v. aussi prthakkarana. 

kartavya « qui est à pratiquer, à effectuer » M. (kâr.), 
dit d'une opération, etc., et not. avec grahanam pour su- 
jet dans la paraphrase des vt. ; éventuellement l'expres- 
sion est continuée par na kartavyam « non,, il ne faut 
pas poser (la teneur en question) » ; au loc. -e « alors 
qu'il aurait fallu pratiquer » ou « qu'il aurait suffi de 
pratiquer » (pour permettre d'ériger en indice révélateur 
un élément qui contrevient au principe d économie). 

kartr « agent » P., n. techn. défini I 4 54 « ce qui 
est autonome » (svatantra) , i. e. la rection (kârakà) qu'on 
veut exprimer comme essentielle (pradhânabhûta K.) 
pour la réalisation de l'action. Le k° désigne aussi, con- 
curremment à hetu, celui qui est Tincitateur du svatan- 
tra, celui qui « fait faire » (I 4 55). Le k° est noté en 
principe par le nominatif, comme il résulte indirecte- 
ment de III 1 68 joint à II 3 1 ; par les désinences ver- 
bales (hors des emplois passif et impersonnel), cf. III 1 68 : 



— 122 — 

par l'instrumental (dans l'emploi passif) II 3 18 ; par le 
suffixe krt en règle générale III 4 67. 

°kartrka ifc. « qui a pour agent... » P., v. samâna- 
kartrka. 

kartryak « affixe -y a- (du passif, en fonction d') agent » 
(i. e. de réfléchi) P. 

°sâdhana « qui a la notion d'agent comme mode de 
réalisation » M., ainsi pumân dans sûte pumân « le mâle 
engendre ». 

°stha « situé dans l'agent » P., dit d'un objet tel que 
rnanyu- dans manyum vinayate « réfréner sa (propre) co- 
lère ». L'expression figure not. dans la théorie du réflé- 
chi : karmas'thabhâvakânâm karmasthakriyânâm va kartâ 
karmavad bhavati, kartrsthabhâvakânâm kartrsthakriyânâm 
va kartâ karmavan ma bhût M. III 1 87 vt. 3 « l'agent est 
traité comme l'objet (i. e. il y a emploi réfléchi) pour les 
verbes dont l'état (a) ou l'action (b) est situé dans l'objet ; 
(le vt.) a pour effet d'empêcher que l'agent soit traité comme 
T objet (i. e. qu'on ait le réfléchi) pour les verbes dont 
l'état (c) ou l'action (d) est situé dans l'agent » : ex. 
(d'après N. ad loc.) a) pacyate ghatah svayam « le pot se 
cuit (au four du potier) » b) bhidyate kâstham svayam 
(( le bois se fend » c) on ne peut dire âsyate mâsah svayam 
d) ni gamyate grâmah svayam : l'action d'aller, ajoute N., 
est kartrstha parce qu'elle est inhérente à l'agent (Deva- 
datta, etc.), non à l'objet (grâma, etc.). 

kartrabhiprâya, v. abhiprâya. 

karmakartr « objet-agent » P., objet (-transitif) qui 
est en même temps un agent, glosé karma ca kartâ ca V. 
et N. III 1 62 : c'est l'expression du réfléchi, valable selon 
N. lorsque par commodité on entend exprimer comme 
agent ce qui est en fait un objet, ex. akâri katah svayam 
eva. La théorie du réfléchi est donnée au su. III 1 87 
« (l'agent) est traité comme l'objet (karmavat) quand l'ac- 
tion l'affectant est la même que celle qui affecte l'objet » : 
autrement dit les affixes du passif, not. l'affixe -ya- (yak), 



— 123 — 

sont transférés dans l'emploi réfléchi. Ce procès (karma- 
vadbhâva M.) n'est pas valable pour les racines dont l'état 
ou l'action sont situés dans l'objet (v. s. kartrstha). 

karmadhâraya « composé appositionnel ou qualifi- 
catif » P., subdivision des tatpurusa, défini I 2 42 comme 
un tatpurusa où les membres ont avec le procès une même 
référence (samânâdhikarana) , ex. paramarâjya- uttama- 
râjya- opp. à brâhmanarâjya- . Le sens littéral du terme 
paraît être « qui porte l'acte ou l'objet » (Wackernagel Ai. 
Gr. II 1 p. 140 § 58 apR.) ; « qui doit un acte (à un 
créancier) » propose Faddegon Stud. on P. 's Gr. p. 17 ; 
karma bhedakam dhârayati S. 466 vr. 

karman « objet-transitif » P., n. techn. défini I 4 49 
kartur ïpsitatamam, c'est-à-dire (selon K. ad loc.) la rec- 
tion notant ce que l'agent désire atteindre au premier chef 
au moyen de l'action verbale. Le k° est noté en principe 
par les désinences d'accusatif selon II 3 2 (c'est un sâdha- 
nakarman, non un kriyâkarman N.) ; éventuellement 
par d'autres formes (cf. s. anabhihita), et not. par les af- 
fûtes du passif, ex. kriyate katah ; en sorte que l'expres- 
sion k* dans P. bhâvakarmanoh équivaut pratiquement à 
<( dans l'emploi passif ». Le k° est aussi la rection qui n'a pas 
été énoncée p&r les autres kâraka (cf. akathita). A la suite de 
VP. III 7 46, N. I 4 49 distingue trois sortes de k° : 
nirvartya « celui qui résulte d'une production » ; ex. ka- 
tem karoti « faire une natte » ; vikârya « celui qui résulte 
d'une transformation », ex. kâsthani bhasmïkaroti « ré- 
duire du bois en cendres » ; prâpya « ce qu'on atteint 
(sans autre spécification de l'acte) », ex. âdityam paêyati 
« voir le soleil » ; VP. ajoute Yïpsitatama de P. et, comme 
k° « fabriqués » (kalpità) 2 le kartur ampsita (fondé sur 
I 4 50, ex. caurân pasyati), a ce qu'on atteint sans le vou- 
loir » (audâsïnyena prâpta), « ce qui n'a pas été formulé 
par d'autres samjfià » (= P. akathita), enfin « ce qui com- 
porte (aussi) un autre kâraka » (ex. aksân dïvyati à côté 



124 



de aksaih). S. 413 connaît en. outre un k° samskârya et cf. 
Devan. ad J. I 2 119. 

« Action (verbale) » I 3 14 :' emploi mondain (lau- 
kika) du mot (cf. PI. 7 17 et N. ad loc.) : emploi métony- 
mique pour kriyâ d'après M. ad loc. init. 

(( Acte en général, activité » IV 4 63, 120 (glosé kriyâ 
K.) V 1 124 (id,). 

°karmaka ifc. « qui a pour objet (-transitif tel mot) » P. 

karmapravacanîya (« qui communique l'acte ») 
P., n. techn. des formes traitées 14 83 sqq., à savoir d'une 
part les prépositions anu upa abhi etc., d'autre part les 
particules su api (ati) que les gr. sentent comme similaires 
aux prépositions proprement dites : ex. abhimanyur arju- 
natah prati « Abhi° est en contre-partie (pratinidhi, = est 
légal) d'Arjunà » 92, sarpiso 'pi syât « qu'il y ait quelque 
peu de graisse » 96, su siktam bhavatâ « vous avez bien 
arrosé » 94. Ils font partie des nipâta, mais se distinguent 
des mots similaires employés comme préverbes (upasarga) 
par certains traits phonétiques (ainsi su siktam précité en 
regard de Y upasarga su dans susikta 94) ; ils se distinguent 
des gati par le ton (âdhi est k° dans la phrase y ad atra 
mamadhi kârisyati ; il est préverbe dans adhikârisyati). 
Le terme k° d'après M. 83 est un n. techn. lourd « con- 
forme au sens » (anvartha) : il s'analyse en karma prokta- 
vantah « (mots) qui ont révélé une action » (mais ne la 
révèlent plus actuellement, parce que l'agent de cette ac- 
tion n'est pas exprimé) : dans samhitâm anu prâvrsat « il 
a plu durant la (récitation de la) Samhitâ », anu délimite 
(entre le régime et l'acte de pleuvoir) une connexion ex- 
primée par l'accusatif (Pr. ad loc.) ; PM. ibid. supplée 
samhitâm anunisâmya « tandis qu'on percevait... ». Le 
rôle des k° est résumé dans le verset de VP. II 206 cité 
Pr. PM. ibid. « il ne suggère pas l'action (comme le pré- 
verbe), ni n'exprime une connexion (comme le génitif), 
ni ne requiert un mot notant une action : il différencie 
(bhedakà) une connexion ». Sur le terme, v. Faddegon 
Stud. on P. 's Gr. p. 17 Chakravarti Philos. Skt Gr. p. 165 






— 125 — 

karmavat, v. s. karmakartr. 

karmavyatihâra « réciprocité d'action » P., glosé 
kriyâviniyama K. I 3 14 qui précise qu'il s'agit du cas où 
tel individu fait une action qui était en connexion avec 
tel autre agent et inversement, autrement dit (N.) une 
action qu'un autre agent désirait faire lui-même : ainsi 
vyatilunate signifiera « l'un coupe (le bois, etc.) à la place 
de l'autre », par ex. (Bâlam. 2680} un brahmane coupe 
alors que c'était l'office d'un sûdra ou autre. La notion 
de k° est rendue en principe par la voix moyenne. 

karmasâdhana « qui a l 'objet-transitif (i.e. une 
notion passive) pour mode de réalisation » M. opp. not. 
à bhâvasâdhana « qui a pour mode de réalisation la pro- 
duction (d'un phénomène nouveau) ». Le mot sesa comme 
k° — sisyate « ce qui demeure en sus », comme bhâvasâ- 
dhana = sesana « fait de laisser qqch. en sus » Pr. I 2 64 
init. ; vidhi- comme k° = vidhïyate « ce qui est ensei- 
gné », comme bhâvasâdhana = asato vidhânam N. VIII 
2 2 « enseignement de qqch. de nouveau » M. I p. 144 
13 : ainsi l'expression subvidhi VIII 2 2 d'après K. désigne 
comme k° les règles relatives aux désinences^ les règles 
existant lorsqu'une désinence vient à suivre ; les expres- 
sions du même su. svaravidhi, samjnâvidhi et tugvidhi 
sont des bhâvasâdhana désignant les règles qui enseignent 
comment produire un ton, comment produire une dénomi- 
nation technique, comment produire tel accrément. Comme 
k° on ne peut réaliser sadika- selon VIII 2 39, comme 
bhâvasâdhana on ne peut réaliser vâcika- selon VIII 2 30 
(cf. M. I 1 58 ïnit.) ; en comprenant samâhâra II 1 51 
comme k° on ne peut obtenir l'abrègement de la finale 
paficakumâri- I 2 48 (autrement dit pancakumâri- n'est 
pas analysable en pancakumâryah samâhrtâh) ; comme 
bhâvasâdhana on formera le mot au sens de pancânâm 
kumârïnâm 'samâhârah (cf. Sabdakaust. II 1 51). 



— 126 — 

karmastha « situé dans l'objet » M. (vt.), type de 
verbes qui sont susceptibles de l'emploi réfléchi, v. s. 
kartrstha. Pr. III 1 «7 vt. 3 glose kriyàkrtaviêesadarêanain 
(yatra). 

karmàdi « l'objet- transitif et autres rections » M., 
autrement dit l'ensemble des hâraka. 

karmâpadista « (règle) où est enseigné un objet- 
transitif » M. 

kala n. d'un vice de prononciation des voyelles M. 
(Paspasâ) ; d'après Pr. ce qui est prononcé à un autre lieu 
d'articulation (que le lieu attendu), avec une certaine mo- 
dulation. 

kaipana « position (d'un mot dans telle catégorie) » 
M. ; kalpanâ « supposition, fait d'assumer (telle inter- 
prétation) » K. IV 3 110 PI. 94 11, « de former (telle opé- 
ration) » 38 13 V P. III p. 355 ; klistakalpanâ « interpréta- 
tion forcée » 98 17, 99 1 ; ibid. 38 14 kalpya et kalpita. 

kalman « karman inaccompli » M. (kâr.) : c'est un 
karman qui a pour caractéristique l'emploi de l'accusatif, 
mais qui est privé des autres traits opératoires ; d'après 
Pr. il s'agit d'un n. techn. émanant « des anciens maî- 
tres » et qui note l'objet secondaire dans les verbes à 
double karman, ainsi payas- dans gâm dogdhi payah. 

kâmacàra « arbitraire, ad libitum » M. : tatra kàma- 
câro grhyamânena va vibhaktim viêesayitum angena va 
M. I 1 27 vt. 6 « il est laissé à la liberté de chacun de 
faire déterminer une désinence soit par l'élément posé 
dans la teneur, soit par la base ». 

kâra (« agent ») ifc. « phonème, lettre » M. (l'emploi 
du terme est enseigné comme suffixe III 3 108 vt. 3, ex. 



127 



akâra ikâra « le phonème a, i ») ; aussi « élément, mot » 
(dit d'un mot accessoire), ainsi evakâra « le mot eva », ca- 
kâra « le mot ca ». k° hors de la composition apparaît parfois 
au sens de « élément », M. I 3 11 fin., glosé êabda Nâg. — 
Cf. Goldstucker Pân. p. 36. 



1. kâraka « rection (entre un nom et l'action ver- 
bale), régime casuel-verbal » P., plus précisément, nom 
dont la désinence note la relation existant entre ce qu'ex- 
prime le nom et ce qu'exprime le verbe. Mais proprement k° 
ne signifie rien de plus que « ce qui fait s'effectuer (l'action 
verbale), ce qui est efficient ». Le terme englobe les no- 
tions d'ablation (apàdâna), de dation (sampradâna) , d'ins- 
trument (karana), de location (adhikarana) , d'objet-tran- 
sitif (karman), d'agent (kartr et hetu) ; les notions expri- 
mées par le génitif sont en principe exclues. Le k° est un 
concept abstrait, qui ne coïncide pas avec un « cas » ou 
une (( désinence » (yibhakti) : ainsi le datif exprime éven- 
tuellement le karman II 3 12 et 14, le génitif le karana 51, 
le karman 52, le kartr 65 etc. M. I 4 23 après vt. 5 donne 
le mot comme une anvarthasamjnâ ayant le sens de 
karoti « faire » et propose d'adjoindre audit su. la défini- 
tion du terme, qu'il formule par sâdhaka « ce qui réa- 
lise » et nirvartaka « ce qui produit ». N. II 3 7 assimile 
le mot à sakli « pouvoir de (connotation verbale) », 
K. I 4 23 à nimitta ou hetu « cause » : ainsi (N.) grâma- 
dans grâmâd âgacchati est cause vis-à-vis de l'action d'ar- 
river, dont ce mot est le point de départ fixe ; dans vrksa- 
sya parnam patati, le mot vrksa- est en connexion avec 
Pacte mais n'en est pas la cause : on n'a pas affaire à un 
k°. SKBh. I 1 32 définit k° kriyânimitta. — « Mot expri- 
mant un fc* » M. VII 1 37 fin. (cité s. krt). L'expression 
kârakavibhakti dans ia pbh. 94 (v. s. upapada) comporte 
une valeur un peu plus large du mot k°, en ce sens que 
le nominatif y est englobé, cf. M. II 3 19 vt. 1 PI. 97 9. — 
« Etat (noté par l'action verbale) » II 3 36 vt. 3 cf. Pr. 
(sâdhana N., sakti Nâg.). — « Efficient » (dit d'une règle) 



— 128 — 

M. II 1 58 vt. 1. — Cf. sur le mot Chakravarli op. c. p. 213 
Faddegon p. 18. 

2. kâraka v. dvikâraka. 

kârita « causatif » M. (kâr.), glosé ny(artha) Pr. ; 
cf. Kt, III 2 9 sqq. et 26 (Sieg p. 486). Le nom émane 
des anciens maîtres d'après Dhâtuprad. X 170. 

kârya « ce qui est à effectuer ou opérer (pour former 
un mot), opération » M. (vt.) ; P. emploie le mot adjecti- 
vement dans le pbh. su. vipratisedhe param kâryam 14 2, 
v. vipratisedha ; v. aussi itaretarâêraya, kâryin, gauna. 
Pratiquement k° équivaut aussi à « règle ». dvikâryayoga 
Çyukta) M. « lien existant entre deux opérations (simultané- 
ment applicables) ». — M. I 1 56 vt. 14 assimile k° à « con- 
cept » (buddhi), sans que, dit Pr., ce soit une glose propre- 
ment dite. Dans sesah kârye S. 411, k° est la contre-partie 
passive de kâraka « on a les désinences restantes (accusa- 
tif, etc.) quand il y a à réaliser (les valeurs de kâraka et 
de sambandha, i.e. toutes valeurs casuelles sauf celle de 
nominatif) ». — « Objet-transitif = P. karman » V. 

(( Opératoire » M. (vt.), opp. à nitya « pérenne » : le 
mot considéré comme pérenne est prêt à entrer en fonc- 
tion au moment de l'élocution, le mot k° est d'abord à 
former ; selon M. I p. 7 27 k° se fonde sur l'acception 
« mondaine » de « chose transformable ». Il résulte de 
là deux conceptions dont la divergence sort parfois du do- 
maine spéculatif : selon l'interprétation du mot comme 
une chose pérenne (nityatvapaksa ou nityaêabdatvânvâ- 
khyâna, v. anvâkhyâna), le mot est censé correct (sâdhu) 
dans la mesure où il est effectivement usité (Pr. IV 1 119 
vt. 16) ; telle désignation technique est produite pour tel 
phénomène, le phénomène n'est pas créé (bhâvyate) par 
la désignation (M. I 1 1 vt. 9) ; la mention d'autorités 
ou de régions dans la teneur d'un su. a une simple va- 



— 129 



leur honorifique (pùjârtha) ou mémorisante (klrtyartha) , 
parce que, d'une façon plus générale, le concept d'option 
(vibhâsâ) est incompatible avec celui de pérennité, cf. M. 
I 1 44 vt, 17, qui confronte aussi 56 vt. 11 sqq. le nityatva 
avec les notions de substitution et de transformation. 
Selon l'interprétation du mot comme « opératoire » (hâ- 
ryapaksalva) , les mots sont simplement produits ou à 
produire par la grammaire (Pr. I 1 44 vt. 15), d'où il suit 
que l'interprétation fonctionne sans qu'on ait à tenir 
compte de l'usage : on aura par ex. validité simultanée 
(yauyapadya) des suffixes tavyat, tavya, anïyar puisqu'ils 
sont apposés en série simultanée (yugapadanvâcayà) dans 
III 1 96, de même dhak et nya IV 1 119, cf. M. I 1 44 vt. 
16 et Pr. 

°kâla « temps de l'opération » M. (vt.) dans kâryakâ- 
lam samjnâparibhâsam M. I 1 5 vt. 3 = pbh. 3 « samjnâ 
et pbh. se placent au moment où les opérations (qu'elles 
concernent sont prescrites) », i. e. au lieu de demeurer à 
la place où elles sont enseignées, elles sont attirées par la 
règle où elles sont en vigueur ; l'expression est glosée kâ- 
ryena kalyate, svasamnidhim prâpyate PI. 4 2, qui ajoute 
« telle opération requiert pour se former les pbh. que 
révèle telle particularité dans la règle » ; PI. 2 17 dit en- 
core : « dans la conception kâryakûla, la pbh. est sous- 
entendue partout où l'on rencontre une des règles quelle 
concerne, et s'unit avec chacune d'elles », v. ekavâkyatâ. 
La vue inverse est le yathoddesapaksa, q. v. Ainsi SK. 372 
forme priyâstan- selon l'interprétation kâryakâla : en par- 
tant de priyâst + n + as (accus, plur.) on attend n subs- 
titué à n selon VIII 4 41, mais l'application de cette règle 
est empêchée par la pbh. 50 : en effet, aux termes de cette 
pbh., la substitution du lopa à a est non réalisée {asiddha), 
étant bahiranga par rapport à la substitution de n à n qui 
est antaranga : en conséquence ( et n sont virtuellement 
séparés par a et VIII 4 41 n'est pas applicable. Mais ce 
résultat n'est possible que selon le kâryakâlatva, i. e. lors- 
qu'on rapproche la pbh. 50 de VIII 4 41 ; selon le yathod- 



— 130 — 

desatva la pbh. 50 serait inapplicable parce que ladite subs- 
titution de n à n serait elle-même asiddha par rapport à 
ladite pbh., qui avoisine VI 4 132 (vu que son indice révé- 
lateur ûth figure VI 4 132). 

kâryin « élément qui subit une opération » M. (vt.) : 
sato kâryinah kâryena bhavitavyam M. I 1 1 vt. 7 « quand 
l'élément subissant l'opération est là, l'opération corréla- 
tive doit être là » ; kâryam anubhavan kâryï nimittatayâ 
(nimittatvena SD. 2) nâsrïyate pbh. 10, citée SK. 2621 « ce 
qui subit une opération ne peut, en tant qu'il subit l'opé- 
ration, être rendu la cause (de l'application d'une règle) » : 
les racines î- et êï- ont l'exposant n ; s'il n'y avait pas 
cette pbh. on pourrait craindre que le guna enseigné VII 
3 84, valable dans adhyetà êayitâ, fût interdit par 115 
(aux termes de quoi il n'y a pas de guna en présence des 
affixes à exposant ri). 

kàla « temps, moment (d'une opération) » M. (vt.), 
v. kâryakëla et uttarakâla. 

« Temps (du verbe) » : P. : d'après I 2 57 le k° n'est 
pas matière à enseignement dans l'Astâdhyàyî, étant 
donné, précise K. que la valeur s'en réalise déjà par l'usage 
courant, v. akâlaka. 

« Durée (d'une voyelle) » P., i. e. ce qui sert à mesu- 
rer K. I 2 27 : d'après ledit su. une voyelle est appelée 
brève, longue ou plutée lorsqu'elle est ûkâla, i. e. lors- 
qu'elle a la durée (respectivement) de u û û3. Cf. tatkâla. 

« Mot exprimant le temps » P., ainsi ahar- ou ràtri-. 

°dusta « vicié par l'effet du temps », type d' apabhramsa 
DV. I 4 3 II 2 6 III 2 188 IV 3 23 Ganaratn. 181 (texte : 
n drstà). 

°bheda « différence de temps (dans un verbe) ; de du- 
rée (dans une voyelle) » M. (vt.). 

°sâmânya « temps en général » K. III 3 142 : ainsi 
bhùtc opp. à bhûtânadyalane qui désigne « un certain 
lemps particulier » (kâlavisesa M.). 



131 



kimVrtta « kim et les dérivés de kim (katard- kata- 
ma) » P., expression équivalant à désigner globalement 
l'interrogatif. 

kumârîstanayugâkrti désignation graphique du 
visarjanïya Kt. I 1 16. 

kurvadrûpa « efficient » PM. VII 2 36, dit d'une 
causé (nimitta) qui agit en fait pour réaliser une forme, 
par opp. à une cause qui réalise seulement de façon vir- 
tuelle (par yogyatâ, q. v.), les conditions permettant d'ob- 
tenir telle forme. 

krt (propr. « qui fait », ex. de la formation et en 
même temps rappel de la valeur kartari qui lui est attri- 
buée) , n. des suffixes (et dérivés) primaires P. : tout suf- 
fixe qui, sur la base de racines verbales et de thèmes ver- 
baux, forme des noms (y compris les absolutifs et infini- 
tifs) est un k° ; le terme «st. défini III 1 93 « suffixe autre 
que tin (désinences verbales) valable dans le chapitre gou- 
verné par dhâtoh (III 1 91-4 117) ». Le k° fait partie des 
thèmes nominaux I 2 46 ; il est ârdhadhâtuka (q. v.) III 
4 114 (sauf les krt à exposant ê qui sont sârvadhâtukà) . 
Le k° vaut en principe quand la rection casuelle-verbale 
{kâraka) est celle de l'agent III 4 67, toutefois les krtya 
et les dérivés en -ta- expriment l'état et l'objet III 4 70 etc. 
Exemples de k° : kâraka- kartr- nandana- grâhin- paca-. 
Sur la catégorie spéciale des unâdi, v. ce mot. krdabhihito 
bhâvo dravyavat prakâsate M. III 1 67 init. « un état 
verbal exprimé par un k° apparaît* comme identique à une 
substance », ex. gativrajyâ- ; M. poursuit ibid. « la subs- 
tance va confluer avec l'action en ce que pour produire 
l'action elle accède à l'état d'un, format if (sâdhana) ». 
krdgrahanc gatikârakapûrvasyâpi grahanam M. VII 1 37 
fin. ss pbh. 26 « un k° note (non seulement la partie du 
mot qui commence par ce à quoi il s'affixe et qui se ter- 



132 



mine par lui, mais) en outre (ladite partie du mot) avec 
la gati ou le kâraka qui (éventuellement) le précèdent » : 
ainsi le suffixe -ta- II 1 47 note d'une part sthita-, d'autre 
part prasthita- et nakulasthita- (nécessairement, si à sthita- 
se trouvent préposés pra ou nakula-). 

krdanta « mot terminé par un suffixe krt, dérivé pri- 
maire » M. (vt.). 

krta <( fait, effectué, posé » M. (vt.) : kim krtam 
bhavati M. passim « que se produit-il (en cette hypothèse, 
par suite de cette position) ? » ; kim tena krtam syât « à 
quel résultat cela mènerait-il, eût-il mené ? » ; ifc. « causé 
par », ainsi lopakrta M. « causé par l'amuissement (d'un 
phonème) », anubandhakrta « (élément) causé par un 
exposant » i. e. « auquel un exposant a été attaché » M. 
not. dans la pbh. 6 nânubandhakrtam anekâltvam « (ce 
qui sans exposant comporte une seule lettre) n 'est pas 
(censé) contenir plus d'une lettre du fait qu'il a un ex- 
posant ». 

« Enseigné » S. I 1 41. 

°praiîangin, v. nitya. 

krtârtha « qui a son objet réalisé » K. IV 2 92, 3 5 
et 39 : dit d'une règle qui prise en soi suffit pour obtenir 
telle formation, en sorte ou bien qu'une donnée nou- 
velle est superflue (la teneur prâya IV 3 39 est superflue, 
tatrabhavcna 53 étant k°), ou bien qu'elle a un objet non 
apparent, que révèle précisément le k°-tva de la règle. 
Un mot est k° quand, présumé d'abord superflu, il in- 
dique une pbh. et devient nécessaire dans la mesure où 
l'on admet celle-ci. V. le syn. caritârtha. 

krtya (propr. « qui est à faire », ex. de la formation), 
n. des suffixes (et dérivés) primaires dits d'obligation 
(adjectifs verbaux passifs d'obligation, gerundiva) P. ; ils 
sont décrits III 1 95 comme étant valables' jusqu'à 132, 
avec des valeurs diverses (III 3 163 et passim) et autres 
que celles qui sont enseignées (ex. dânïyo brâhmanah 



— 133 — 

« un b° auquel une donation doit être faite » III 3 113). 
Exemples : kartavya- karanïya- kârya-. 

krtrima « technique » M. (vt.) dans la pbh. (SD. 
104) citée M. I 1 23 vt. 4 krtrimâkrtrimayoh krtrime 
sampratyayo bhavati « (quand un mot possède une va- 
leur) technique et non technique, (une opération qui le 
concerne) est entendue valoir (pour sa valeur) technique 
(seule) », cf. PI. 7 10. Si cette pbh. était appliquée stric- 
tement, le n. techn. samkhyâ noterait seulement bahu- 
et autres mots analogues I 1 23, non eka- dvi- etc. qui 
sont connus dans la langue non technique pour être des 
samkhyâ. 

kevala « (phonème, élément ou mot) isolé » P., opp. 
à padasamudâya K. V 4 124 « agrégat de mots, etc. » ; 
k° se dit not. du verbe simple, sans préverbes M. (vt.) ; 
du mot nu, dépourvu de désinences M. I 2 45 vt. 7 ou 
d'affixes K. III 1 28, opp. au tadanta DV. I 4 7. krttaddhi- 
tâutatn arthavan na kevalâh krtas taddhita va M. I 4 14 
vt. 1 (( un dérivé terminé par un krt ou par un taddhita 
est signifiant, non pas les suffixes krt ou taddhita à eux 
seuls ». 



kaimarthakya « état d'une chose dont on dit : quel 
en est l'objet ? » M. dans l'expression kaimarthakyân 
niyamo bhavati/ vidheyam nàstïti krtvë « une règle est 
limitative par le fait qu'on a posé la question kimartham ? 
en se disant : il n'y a pas matière à prescription ». 

krama « succession (dans l'ordre des opérations) » PI. 
49 12, 50 1, opp. à « simultanéité (yaugapadya) » VP. II 
470. La phrase est définie comme un k° VP. II 50 sqq. ; 
l'expression bhinnakrama « dont la séquence est diver- 
gente » K. III 3 76 IV 4 36 VII 2 78, se dit de deux mots 
qui ne sont pas coordonnés ; glosé kramabheda N. 



— 134 — 

kriyâ « action » P., en tant qu'exprimée not. par un 
verbe, par opp. à guna et dravya qui sont exprimés par 
des noms, cf. K. III 2 126 V 1 115. Ainsi dans la notion 
go- « vache », Vingita, le cestita, le nimisita sont k° M. 
I p. 1 7 (Paspasâ). Pratiquement k° désigne parfois le verbe 
même : pacatïti kriyâ M. I 3 1 vt. 7 ; le mot est glosé 
tinartha M. II 2 19 vt. 1 ; ailleurs M. I 3 1 après vt. 2 défi- 
nit k° par ïhâ, cestâ, vyàpâra « mouvement, activité » ; 
le terme s'oppose aussi à bhàva « état » Pr. III 1 87 vt. 3. 
Mais akriyâ est distingué de atin M. II 2 19 vt. 2 en ce 
que le mot englobe les dérivés verbaux (ex. gâta- gati-). 
La k° est décrite yasniin sâdhane samnihite pacatïty etad 
bhavati sa kriyâ M. I 3 1 après vt. 2 « k° est ce qui existe 
quand on dit pacati, le mode de réalisation (af fixes) étant 
présent ». La racine verbale est définie kriyâvacana « ex- 
primant une action » M. ibid., v. dhâtu. Cf. Chakravarti 
Specul, Skt Gr. p. 233. 

kriyâtipatti « dépassement de l'action » P. dans la des- 
cription du conditionnel ; K. III 3 139 glose « non accom- 
plissement de l'action par suite de quelque défectuosité ». 
Ex. suvrstiê ced abhavisyat tadâ subhiksam abhavisyat 
« s'il y avait eu abondance de pluie il y aurait eu abon- 
dance de nourriture ». k° est la désignation même du con- 
ditionnel chez -Kt. III 1 33 (Sieg p. 486) H. III 3 16 ; S. 
723 a kriyâtikrama. 

°phala, v. abhiprâya. 

°yoga « jonction avec l'action verbale » P. dans la défi- 
nition des mots du g. prâdi en valeur de « préverbes » 
(upasarga, q.v.). » 

kriyârtha « (action) qui a lieu en vue d'une (autre) 
action » P. : ainsi vrajati dans bhoktum vrajati a aller 
(chercher à) manger » . 

°visesana « déterminant de l'action » M. (vt.) : ce sont 
les éléments (préverbes, invariants, kâraka avec leurs pro- 
pres déterminants) qui joints au verbe constituent une 
phrase (vâkya). Au sens restreint, se dit des adverbes, ex. 
susthu dans susthu pacati « il fait bien cuire ». Les k° ont 
valeur d'objet et genre neutre d'après SD. 57. 



— 135 — 

samabhihâra « répétition et intensité » (K. : paunah- 
punyam bhrêârtho va) P., dans la description de l'intensif, 
ex. pâpacyate « cuire sans cesse », jâjvalyate « briller avec 
intensité ». 

kraiyâdika « (racine) appartenant au g. kryâdi (III 
1 81), 9 e classe » PM. VII 2 48 Dhâtuprad. VI 47 SK. 2771. 

klîba « neutre » Pr. II 1 51 init. BhV. II 2 2, 4 22 sqq. 
DV. II 4 17, 23, 26, 29 H. II 1 93 Kramad. (Zachariae 
BB. V p. 31) V. ; K. II 4 18 mentionne la klïbatâ des ad- 
verbes. 

kvi indice du suffixe primaire v (lequel s'amuit selon 
VI 1 67) P., i.e. suffixe zéro des noms-racines ; l'indice 
englobe les formes kvin et kvip. 

kvibanta « (mot) terminé par un suffixe kvip, nom-ra- 
cine » M., ex. vibhrâj- vidyut- ûr/- (III 2 177). kvibanta 
dhâtutvam na jahati N. VI 1 15, 4 77 VII 1 70 Pr. ibid. 
« les mots terminés par kvip ne perdent pas leur caractère 
de racine verbale » : ainsi dans vâcyati on attendrait que 
le samprasârana selon VI 1 15 valable pour la racine vac- 
valût aussi pour le kvibanta vâc- « parole » en présence 
de l'affixe dénominatif -y a- (kyac) : si cela n'a pas lieu, 
c'est que ledit affixe n'est pas enseigné " dhâtoh « après 
une racine verbale ». 

ksvinna n. d'un vice de prononciation des voyelles M. 
(Paspasâ) ; glosé « tremblant » Pr. 

kha = P. lopa J. I 1 61, propr. « trou » ou « zéro ». 

khilapâtha autre n. du dhp. K. I 3 2 cf. N. 

gaj akumbhâkrti signe graphique de Yupadhmânïya 
Durgas. ad Kt. I 1 18. 



1 



— 136 — 

gana « groupe (de mots afférents à une même règle et 
cités chez P. par le premier mot du groupe suivi de la 
menlion °âdi ou °prabhrti) » M. (vt.) ; par ext. = gana- 
pâtha. Se dit non seulement des groupes qui ont été re- 
cueillis dans le gp., mais aussi des 10 g. principaux (et 
des g. secondaires, v. antargana) du dhp. : cf. dhâtugana 
Ksîrat. p. 198 bhùvâdigana etc. p. 101 ; cf. aussi nava- 
gaixl. Eventuellement des gana composant les unâdisû. : 
le mot unâdi désigne lui-même le <( g° des suffixes u 
(un) etc. ». — ganakâryam anityam pbh. 93 n° 3 (citée 
DV. I 3 12 Dhâtuprad. II 60) « une opération affectant un 
g n'a pas de validité constante » : ainsi le morphème a 
(thématique = êap) se présente dans viêvaset, bien qu'on 
attende le luk selon II 4 72. 

°pâtha (( (recueil fondé sur la) récitation des g » Pr. I 
1 27 vt. 3, 34 etc. ; références bibliographiques sur ce type 
de textes dans mon éd. de DV. I 1 p. 13. 

°sùtra « su. (figurant à l'intérieur d'un) g° (du gp. 
comme du dhp.) » BhV. IV 2 60 SK. 527 : ainsi l'énoncé 
janïjrs... de dhp. I 862 ou krnmakârasartidhyaksarântah 
du gp. (s. svarâdi) forment des g°-sùtra. 

gati (« passage^ moyen d'accès ») n. techn. de cer- 
tains éléments invariants lorsque selon I 4 60 ils sont en 
jonction avec l'action verbale : à savoir les préverbes, les 
mots du g. ûryâdi ainsi que les mots à suffixe -ï- (cvi) et 
-â- (dâc), les onomatopées, des expressions comme sat(kr-) 
puras(kr-) etc. Selon I 4 80 ces mots sont employés immé- 
diatement devant la racine verbale. Le terme, qui déborde 
celui d'upasarga, est glosé gamyate PM. I 4 60 « ce par 
quoi le sens est obtenu ». Il est masc, cf. VI 2 49 M. VIII 

I 70 kâr., anomalie notée PM. Les composés dont le premier 
membre est une g° sont des composés nécessaires (nitya) 

II 2 18 ; ils entraînent selon VII 1 37 la substitution de 
-y a {lyap) à -tvâ (ktvâ) dans l'absolutif : prakrtya, ûrïkrtya, 
suklikrtya etc. Cî.krt et utpatti. 

« Obtention (du sens), réalisation (sémantique) » v. 



137 



artha ubhaya prakarsa sâmpratika ; = prâpti dans la 
pbh. 40 (v. vipratisedha) ; agàtyâ SD. 126 « du fait qu'il 
n'y a pas (ou : s'il n'y a pas) d'autre moyen de réaliser 
(la forme) ». 

gantavya « ce qui doit être entendu, compris » M., 
ainsi dans la formule tatra sambandhâd etad gantavyam 
m il faut entendre comme résultant du contexte ». 

gam- (gamyate) « être entendu ou compris, résulter 
(implicitement de ce qui est expressément dit) » M. : nân- 
tarena vatim atideêo gamyate M. I 1 23 vt. 4 « sans le suf- 
fixe -vat on ne peut entendre (une expression, une règle 
comme formant) un transfert » ; aprayoga III 3 154 est 
glosé K. yatra gamyate cârtho na câsau prayujyate « c'est 
là où le sens est requis d'une part, et où d'autre part la 
forme ne figure pas ». gamy amena « (mot, notion) requise 
(par le sens, et non exprimée) » M. 

gamaka « qui fait entendre (le sens), propre à rendre 
(le sens) » M. : ainsi le composé asùryampaêya-, bien 
qu' asamartha (q.v.) est g° : il rend le sens v (attendu par 
les mots qui en font partie) ; gamakatve kâryayogah pbh. 
57 de C. <( une opération s'effectue lorsque le sens requis 
est exprimé par elle ». La notion de gamakatva, toute 
voisine de Yabhidhânatva, fait intervenir un principe 
majeur pour l'interprétation, sujet aux mêmes objections 
que Yanabhidhâna. 

gamya « dont le sens est requis (, sans que la forme 
en soit exprimée) » H. II 2 62. 

garïyas « plus lourd » M. (vt.), dit d'une teneur qui 
comporte plus de syllabes ou de mots, d'une règle plus 
longue (qu'une -autre ou... qu'elle eût dû être), ainsi dans 
l'expression so 'yam evarn laghïyasâ nyâsena siddhe y ad 
garïyâmsam yatnam ârabhate tasyaitat prayojanam M. I 
2 27 fin. <( le faK que (P.) entreprend un effort plus lourd, 
alors que le su. était réalisable par une formulation plus 
légère, a pour motivation... », cf. gaurava. 



— 138 — 



garbhavat dans la pbh. 91 de SD. (et Nîlakanthadîks. 
n° 9 suppl.), citée DV. IV 1 4 : garbhavat tâbâdayo bha- 
vanti « les suffixes tâp etc. se comportent comme un foe- 
tus », i.e se tiennent au milieu du thème et des désinences 
comme un foetus au milieu du corps de la mère : cet 
axiome est censé expliquer pourquoi on obtient yakâ- sakâ- 
après que devant le suffixe -ka- là substitution de i à a a 
manqué selon VII 3 45 à se produire : s'il n'y avait pas 
cet axiome le suffixe -â- (âp) ne pourrait se réaliser et le- 
dit su. serait superflu. 

guna n. techn. selon 112 des voyelles a e o en tant 
que substituts, dans certaines conditions (cf. I 1 3), de f 
(r long) ({) i (ï) u (û) ; v. Thieme Pan. a. Veda p. 109. Le 
mot semble bien en cet emploi dériver de l'acception de 
(( qualité secondaire » par opp. à vrddhi « renforcement 
(maximum) ». 

« Qualité » P., ex. êauklya- « blancheur » K. II 2 11 
jâdya- « stupidité » II 3 25 ; le terme s'oppose à dravya 
« objet » et à kriyâ « action ». Il se dit aussi d'adjectifs 
comme êukla- nïla- etc. qualifiant le mot go- Paspasâ 
p. 1 8. Il est défini dans la kâr. citée chez M. IV 1 44 
init. « ce qui entre dans une essence, s'en retire, est attesté 
en diverses espèces, est attribut (glosé utpâdya Pr. « qui 
est à produire »), n'émane pas de l'action (ce qui exclut 
par ex. labdha-) î n'a pas pour base une essence (ce qui 
exclut par ex. les dérivés en -mont- -vant-) » ; ou encore 
<( ce qui accède à une chose, quitte une chose, est attesté 
en d'autres substances, exprime tous les genres, est dis- 
tinct de la substance ». BhV. II 2 11 différencie g° de 
dharma « propriété innée ». M. II 2 8 divise les g en g° 
résidant dans l'objet (tatstha, expression du vt.), ainsi le 
mot gandha- dans candanagandha- « parfum du santal », 
et en g qualifiant l'objet (tadviêesana) , ainsi le mot mrdu- 
dans candanasya mrduh « le doux du santal » : le premier 
n'est pas susceptible d'entrer avec l'objet dans une rela- 
tion d'accord, autrement dit, on ne peut dire candanam 



139 



gandhah (Pr. PM.) ; le second comporte la forme disso- 
ciée (niskrsta), ex. patasya êuklah, et la forme unitaire, 
ex. êuklah patah. N. 9 explique le g du type êuklah pa- 
tah soit par chute du suffixe de possession (* suklavant-), 
soit par transfert d'indifférenciation (abhedopacàra, q.v.), 
et le g° du type candanagandha- par le fait que le g° est\ 
non subordonné vis-à-vis d'un objet distinct. Le g° d'après 
M. V 1 119 après vt. 5 « exprime la notion de l'objet », 
dravyapadârthaka. Les g° sont « impermanents » (anitya), 
ils accèdent et se retirent, d'après M. I 2 64 vt. 53 qui vise 
le « genre » et le « nombre » des mots. 

Spéc. « qualité du phonème » M. (vt.), à savoir ton et 
effort externe (bâhyaprayatna : aspiration, nasalité, etc.), 
v. abhedaka. Le g° est distingué des autres attributs du 
phonème qui sont sthâna, artha et pramâna (v. antara- 
tama) . 

« Déterminant, = viêesana » Pr. dans l'expression 
tadgunasamvijnâna M. VI 1 1 vt. 15, dit d'une opération 
affectant un bahuvrïhi et dont on admet qu'elle puisse 
affecter aussi ce qui est spécifié par les « membres de ce 
bahuvrïhi », cf. pbh. 77 : le bahuvrïhi sarvâdïni I 1 27 
peut noter aussi le mot sarva- bien que sarva- soit mem- 
bre dudit bahuvrïhi ; en conséquence sarva- portera le 
n. techn. de sarvanâman. 

« Qualité ou caractère secondaire » (cf. gauna) M., not. 
dans gunabhûta opp. à pradhânabhûta ; glosé aprâdhânya 
« fait de n'être pas essentiel ou prédominant » M. V 1 119 
après vt. 5 ; gunakarman M. « objet- transitif secondaire » 
est glosé apradhânakarman Nâg., v. apradhâna. 

« Membres égaux » M. V 1 119 après vt. 5 dans 
(dvigunâ rajjuh, et fig. dans) samhitâ-g , carcâ-g°. 

°vacana « (ce) qui exprime une qualité » P., glosé gu- 
narn uktavân M. II 1 30 av. vt. 1 : i.e. adjectif qualificatif 
proprement dit, ex. sukla-, mais non vapâvant- qui dési- 
gne le porteur de la substance appelée vapâ-. N. ibid. : 
« ce qui, ayant d'abord résidé dans une qualité, réside 
ensuite dans l'objet qui en est pourvu » ; M. IV 1 44 : 



— 140 — 

«ce qui, après avoir désigné une qualité, désigne ensuite 
un objet qui en est pourvu, soit par chute du suffixe de 
possession (êukla- pour * êuklavant-), soit par transfert 
d'indifférenciation (entre qualité et objet, v. abhedà) » : 
ainsi patu- après avoir désigné la qualité patutva- désigne 
l'objet qui en est pourvu. 

gunokti = P. gunavacana J. I 3 27. 

gunin « porteur de la qualité » M. (vt.), ainsi pata- 
dans êuklah patah ; kadâ cid guno guniviêesako bhavati, 
kadà cic ca guninâ guno vyapadiêyate M. I 4 21 av. vt. 1 
« parfois la qualité détermine le porteur (êuklah patah) , 
parfois elle est désignée par le porteur (patasya êuklah) » : 
en ce dernier cas elle est autonome. Le mot équivaut a 
dravya, cf. M. ibid. 

(( Qui contient ou requiert un guna (vocalique) » Kt. 
III 4 54, é 5 8, 6 84. 

gunïbhûta « devenu partie intégrante de » M. (vt.) : 
yadâgamâs tadgunibhûtâs tadgrahanena grhyante M. I 1 
20 vt. 5 = pbh. 11 « l'élément à quoi les accréments 
s'attachent, vu qu'ils en sont partie intégrante, note (outre 
soi-même) ce qui résulte de sa combinaison avec lesdits 
accréments » : ainsi ghu I 1 20, n. techn. assigné à la 
racine dâ- y s'applique aussi à dâ pourvu de l'accrément 
-p- (VII 3 36), en sorte qu'on a par ex. la substitution de 
n h n dans pranidâpayaii VIII 4 17. Le mot g est glosé 
ici par Pr. « ce qui subvient à la réalisation de l'emploi ». 

guru « lourd » P., n. techn. selon I 4 11 sq. de la 
syllabe que suit une conjonction de consonnes, ainsi éi 
dans êiksâ- ; ou de la syllabe (contenant une voyelle) lon- 
gue, ainsi l dans ïhâmcakre. 

« Lourd » M., dit d'une teneur comportant trop de 
mots ou des mots trop longs ; ou d'un raisonnement pro- 
lixe (M. ad Si. 1 vt. 2) ; gurutva PI. 59 5. 

gurulaghutâ « lourdeur et légèreté (d'une teneur) » 
M. I 1 1 vt. 7 ; gurulâghava id. SD. 125. 



141 — 



grhita « énoncé dans une teneur » M. (kâr.) ; « inclus 



(dans un su. 
VIII 3 57. 



dans un pratyâhâra, etc.) » K. III 2 178 N. 



gotra (« famille ») n. techn. selon IV 1 162 du des- 
cendant à partir du petit-fils, ainsi que du suffixe ou dé- 
rivé patronymique le désignant : ainsi gârgya-, fils de 
gârgi-, est g par rapport à l'aïeul garga-. gotrastrî P. 
« mol féminin désignant un g », ex. gârgï-. g° distingué 
de yuvan et de vrddha, q.v. 

gatlna « secondaire » M., opp. à mukhya : gaunamu- 
khyayor mukhye kâryasampratyayah M. I 1 15 vt. 
1 ss pbh. 15 « (quand un mot possède une valeur) secon- 
daire et primaire, une opération le concernant est entendue 
(se référer à sa valeur) primaire » : ainsi svaêura- IV 1 
137 donne svasurya- quand le sens de la base est « beau- 
père », non quand le sens est « quelqu'un ressemblant à 
un beau-p^re ». g° est glosé PI. 14 16 « ce qui dérive 
d'une qualité (secondairement imputée) » : ainsi go- si- 
gnifie par gaunatva « un être stupide » parce que la per- 
sonne ainsi nommée a des qualités en commun avec le 
bœuf. Tantôt donc un mot sera exclu de l'application d'une 
règle parce qu'il est « secondaire » dans l'emploi envisagé, 
tantôt il y sera inclus parce que, étranger en apparence au 
su., il présente à titre « secondaire » un emploi qui en 
relève de fait. Un ex. classique d'emploi g° (par « trans- 
fert » upacârà) est maiicâ hasanti ou kroêanti « les tri- 
bunes rient ou crient » M. etc. Est g° ce qui est « figuré » 
(bauddha, buddhikalpità) : ainsi prâmâdyad guninâm hite 
du Bhattik. échappe d'après DV. à la règle I 4 24 parce 
que le concept d'ablation y est figuré, non réel. Enfin 
g désigne l'objet éloigné dans les verbes à double objet 
V. ( = apradhâna M.) ; = anabhihita H. II 2 33. 



g aura va « lourdeur (d'une teneur) » dans la pbh. 
121 padagauravâd yogavibhâgo garïyân « scinder une rè- 



— 142 — 

gle est entaché du vice de lourdeur à un plus haut degré 
que (faire une seule règle, dût-elle employer) plus de mots 
ou des mots plus lourds » : ainsi les. règles VII 1 61 et 
62 ne doivent "pas être scindées en trois règles jabho 'ci, 
radhes ca, nety aliti, bien que cette scission eût permis 
d'éviter la répétition de la teneur radhi. — ((Lourdeur, 
i.e. prolixité d'une interprétation, type de dosa » N. In- 
trod. p. 1 II 4 35 VII 1 1 PL 38 14. — Cf. carcâ. 

grasta n. d'un vice de prononciation des voyelles M. 
(Paspasa) : « avalé, i. e. maintenu à la racine de la 
langue » ou « confus » Pr. 

grah- (grhnâti ;grhyate) « saisir ; être saisi » M., dit 
d'une forme qui est soit directement perçue dans une 
teneur de su., soit implicitement englobée par ladite te- 
neur : bhâvyamâno 'py ukârah savarnân grhnâti pbh. 20 
(cf. M. VI 1 185) « le phonème u note, même lorsqu'il est 
enseigné (dans une règle, non seulement soi-même selon, 
la pbh. 19, mais aussi) les phonèmes homophones » : 
ainsi u VIII 2 80 note aussi û, lequel seul peut selon I 1 
50 être substitué à au pour former amù plur. de adas. Cf. 
gunïbhûta et grhïta. PI. 9 7 glose grhyate par bodhyate 
« être noté ». 

grahana « emploi (d'une forme dans un su.), teneur » 
M. ; se dit aussi d'une forme employée, comprise, englobée 
dans telle teneur : akârasya vivrtopadeêa âkâragrahanâr- 
thah M. ad Si. 1 vt. 1 « le phonème a est enseigné comme 
ouvert afin d'englober à (qui est ouvert) » ; bhâvyamâ- 
nena savarnânâm grahanam na M. VI 4 160 = pbh. 19 
« (un phonème) enseigné (dans une règle) ne note pas les 
phonèmes homophones » : a non nasalisé dont la subs- 
titution est enseignée VII 2 102 ne peut noter a nasalisé ; 
en conséquence a nasalisé ne peut être substitué selon ledit 
su. à la finale de idam. pratyayagrahane yasmât sa vihitas 
tadâdes tadantasya grahanam M. VI 4 1 vt. 11 = pbh. 23 
« quand un affixe est noté dans une teneur, il note 






143 



ce qui commence par l'élément #près quoi il est prescrit 
et ce qui se termine par l'afïixe même » : ainsi san III 1 
32 note cikïrsa qui commence par la racine kr- après la- 
quelle san est prescrit et qui se termine par san ; il ne note 
pas le groupe devadattas cikïrsa. V. d'autres ex. s. anartha- 
ka, krt, gunïbhûta et passim. g° est glosé grâhaka « ce qui 
saisit » et bodhaka « ce qui note » PL 9 7 ; grhyate, 
uccâryate « ce qui est formulé » Pr. I 1 72 vt. 1 ; upâdâna 
« position (d'une forme) » Pr. IV 1 1 ; pada = « mot » 
Pr. I 2 27 vt. 6. 

grahanaka n. de la règlie I 1 68 K. VI 1 101 Pr. ad 
Si. 1 vt. 1 PI. 11 19. 

grahanavant « figurant dans une teneur » M. ; Pr. IV 
1 1 vt. 1 précise « tantôt directement, tantôt par intermé- 
diaire d'une samjnâ ou par un énoncé de samjnâ impli- 
qué sous un énoncé d'anubandha ». — « Nécessaire » dans 
la pbh. 31 = M. IV 1 6 mit. grahanavatâ prâtipadikena 
tadantavidhih pratisidhyate « la prescription tadanta 
(I 1 72) est interdite pour un thème nominal qui est néces- 
sairement (tel ; en sorte qu'il notera seulement soi-même, 
non ce qui se termine par lui) » ; g° est glosé visisya tatta- 
drûpena grhlta PI. 30 2 « posé au moyen de telle forme 
particulière » ; uccâranavatâ SD. 59. Ainsi garga- ne note 
pas paramagarga- et le 'suffixe -y a- (y an) IV 1 105 appli- 
cable à garga- ne l'est pas à paramagarga- parce que gar- 
ga- est nécessairement un thème nominal. 

ghosa « sonorité » M., subdivision du bahyaprayatna 
N. 119, caractéristique des occlusives des 3 e et 4 e colonnes 
ayant une résonance (nâdà) pour effort subséquent et pro- 
duites la gorge fermée M. I 1 9 vt. 2. 

ghosavant « sonore » (dit des occlusives) M,. ; en outre, 
des nasales, de Yanusvâra, des semi-voyelles et de h, C- 
varnasû. 32 Kt. I 1 12 (Sieg p. 184). Les phonèmes gh° 
sont fermés PS. 20. 

ca : les 4 valeurs de ca sont énumérées M. II 2 29 



— 144 — 

après vt. 15 : samuccaya, anvâcaya, itaretarayoga, samâ- 
hâra, v. ces mots. Sur la relation entre ces valeurs et la 
nolion de dvamdva, v. ce mot. Dans une teneur de su.. 
ca sert normalement à attirer tel élément d'un su. précé- 
dent (v. anukarsana) ou, ce qui revient au même, à en- 
glober dans l'énoncé actuel un énoncé antérieur (samuc- 
cayà). Mais cette particule est censée avoir d'autres em- 
plois moins prévisibles, not. celui d'amiktasamuccaya 
{q. v.) ou au contraire de limitation (avadhârana K. II 1 
48, 72 N. II 3 37 et cf. K. II 3 16 et déjà M., passim) ; 
la valeur de « iti » qui lui est attribuée M. passim est 
tantôt limitative, tantôt généralisante. Ailleurs ca est 
samniyogàrtha K. V 3 72 ; d'après M. VI 1 90 ca dudit su. 
signifierait que la règle 95 est entravée quand l'élément 
antérieur est ât, etc. D'autre part enfin M. a eu le senti- 
ment de la superfluité du ca quand il rappelle I 3 93 que 
Vanuvrtti tacite suffisait à réaliser le sens désiré et 
qu' « ainsi tous les ca (des su.) se trouvent rejetés (comme 
superflus) ». — « dvamdva » V. (d'après P. II 2 29). 

cakraka v. avyavasthâ. 

cathurta « quatrième (consonne de la série, occlusi- 
ves sonores aspirées) » M. (vt.) ; caturthâ « (désinences du) 
quatrième cas, datif » P., n. emprunté aux anciens maî- 
tres d'après K. II 3 2 (prâcâm dans la vr. chez Bohtlingk 
1" éd.). 

caturmâtra « comportant quatre mores » M. (kâr.) : 
durée des diphtongues ai au munies de la pluti. 

caritakriya « (mot) portant la force verbale » VP. 
II 326. 

caritârtha « (règle, opération) qui a réalisé son objet, 
qui a atteint son but » K. III 1 28 BhV. VII 4 47 PI. 
10 12, 30 14, 43 10, 70 6. Une règle c° est celle pour la- 



— 145 — 

quelle il n'y a pas d'application à chercher ailleurs. Plus 
spéc. un élément qui a un objet non apparent et qui peut 
sembler d'abord vyartha « superflu » devient c° lorsqu'on 
a admis qu'il est là pour révéler l'existence d'une pbh. 
— apavâdo yady anyatra caritârthas tarhy antarangena bâ- 
dhyate pbh. 65 « quand une règle particulière-entravante a 
atteint son objet ailleurs, elle est entravée par une (règle 
générale) antaranga » : ainsi dans ayaje indram y le guna 
VI 1 87 qui est antaranga n'est pas entravé par la substi- 
tution de Z à i + i qui résulterait de la règle apavâda VI 
1 101 ; il l'entrave au contraire, étant donné que cet apa- 
vâda a (( atteint son objet » là où il dépend des mêmes 
phonèmes sur lesquels repose le' guna etc. (par 'ex. VI 1 
101 atteint son objet dans srï + isah où cette règle en- 
trave la substitution de y à i, ou bien dans dandâgra- où 
elle entrave la substitution du guna (a) & a + a). — câri- 
târthya PI. 10 17, 35 8, 43 5, 65 12. 

carkarita n. de l'intensif (actif) dhp. II 71 (Liebich 
SBHeid. 1920 n° 10 p. 28) M. (kir.), type bobhavlti ; le n., 
qui est un ex. de la formation (earkarïti), émane des an- 
ciens maîtres d'après Ksïrat. et Dhâtuprad. II 71 et Pr., 
des prâncah d'après BhV. II 4 72. 

carcâ « question de savoir si (dans une alternative) » : 
paryâyaûabdânârn lâghavagauravacarcâ nâdriyate pbh. 115 
« pour les mots synonymes, la question de leur légè- 
reté ou de leur lourdeur n'est pas prise en considération » : 
P. utilise aussi bien vibhâsâ ou anyatarasyàm que va. 

°pada <( mots (d'un su.) répétés un à un (pour l'ensei- 
gnement) » Paspasâ ; Pr. V 1 119 après vt. 5 glose pada- 
viccheda a division mot à mot ». 

Câturartblka « possédant les quatre significations » 
K. IV 2 72 sqq., n. des suffixes secondaires définis par les 
valeurs de « ceci est en lui » IV 2 67 (ex. audumbara- : 
udumbarâ asmin deêe santi), a c'est exécuté par lui » 68 

10 



— 146 — 

(ex. kauêâmbï nagarï : kuêâmbena nirvrttâ), « c est sa 
demeure » 69 (ex. ârjunâvo deéah : rjunàvâm nivâso 
deêah), « c'est non loin de lui » 70 (ex. vaidiêa- : vidiêâya 
adùrabhavam nagaram). 

cârtha désignation indirecte du dvamdva C. II 2 48 
fondée sur le su. de P. cârthe dvamdvah « un dvamdva 
(est le nom du composé obtenu quand deux ou. plus de 
deux mots fléchis figurent) au sens de ca », v. dvamdva. 

ointya <( sujet à caution, contestable » (forme, rai- 
sonnement) BhV. et DV. pa&im, K. VII 2 10 (cf. aussi 
cintâ « matière à examen ou à suspicion » DV. III 2 188 
VI 4 69). 

CUd- (codayati ; codyate) « requérir un (enseignement 
ou une forme) au moyen d'un vt. ; être requis » M. ; 
codita « requis par un vt. » M. (kâr.), dit d'un enseignement 
ou d'une forme ; se dit aussi du disputant qui s'est vu 
<( requis (d'examiner) » le vt. par son maître (M. I 2 45 
vt. 8) ou qui a été requis de formuler le vt. (M. I 2 64 
vt. 10). L'expression codayisyati chez M. renvoie, à un vt. 
futur « (Kâtyâyana) requerra... » ; codya « à requérir (par 
un vt.) » M. ; « à objecter » tf. IV 1 114. 

cekrîyita n. de l'intensif moyen Kt. III 2 14, 43, 3 7 

(Sieg p. 487). Le mot est un ex. de la formation (cekrïyate 
de kr-) ; il provient des anciens maîtres Pr. IV 1 78. 

caurâdika « (racines) appartenant au g. curâdi (III 
1 25), 10 e classe » K. VII 3 34. 

ehandas « mètre » P, (dans chandonâman) ; « por- 
tions métriques (du Veda), Veda propr. dit » P. dans 
chandasi (glosé K. chandasi visaye), expression figurant 
dans les su. dont le domaine d'application est limité ail 
Veda. Sur le sens exact de ch° chez P. et la littérature 



147 



sous-jacente à ce terme, v. Thieme Pan. a, Veda p. 67. 
Cf. aussi anuvidhi et viklp-. 

chandovat « comme le Veda » M. dans l'axiome chan- 
dovat sûtrâni bhavanti « les su. sont traités comme le 
Veda », c'est-à-dire la teneur des su. participe aux mêmes 
dérogations et « diversités » que les règles védiques (v. 
sautrà) ; Pr. I 1 1 init. précise que dans cet axiome sû- 
trâni désigne les su. de la grammaire, chandovat kavayah 
kurvanti « les poètes (rsayah PM. I 4 8) en usent (avec la 
grammaire) comme le Veda » Nâg. 111 init. M. I 4 3 
init. : cf. DV. I 3 29 VI 4 74 VII 1 93 sur la licence poé- 
tique : te bhagavanto vâgvîsaye svatantrâh « ces bienheu- 
reux (Vâlmïki et Vyâsa) sont autonomes dans le domaine 
de la langue » ; nîrankusâh kavayah dans les vr. tardives, 
passim. 

chândasa « propre au chandas, védique » M. (kâr.) : 
chândasâ api kva cid bhâsâyâm prayujyante BhV. IV 4 
143 « les formes védiques sont parfois aussi employées 
dans la langue parlée » : ainsi sivatâti- etc. Cet axiome 
permet d'étendre à la bhâsâ certaines formes qui chez P. 
sont limitées au Veda ou résultent d'un su. védique. For- 
mules analogues BhV. VI 4 128 VIII 3 56 DV. I 3 12 III 
2 15 VI 1 132. chândasika K. VII 2 34. 

j ahats vârtha « qui perd sa propre signification » 
M., dit des membres d'un composé ou des éléments d'un 
dérivé vis-à-vis desquels le composé et le dérivé une fois 
formé possède un sens nouveau ou modifié : si l'on admet 
que les formations composées ou dérivées (les vrtti) sont 
y , lorsqu'on dit râjapurusam ânaya, c'est un purusa- 
seul qu'on amènera ; lorsqu'on dit aapagavam ânaya t 
c'est un descendant seulement qu'on amènera. j° est glosé 
Pr. II 1 1 (( (vrtti) dans laquelle les mots perdent leur sens 
propre (pour prendre un sens nouveau résultant de l'en- 
semble) ». Si l'on admet inversement que les vrtti sont 
ajahatsvârtha, on attend le duel *râjapurusau dans le com- 
posé fait sur râjnah purusah. 



148 



jahaddharma « qui abandonne ses propriétés » DV. 
II 2 6, dit d'un mot qui assume la forme d'un pluriel. 

jâti <( espèce, genre » P. ; la j° est définie dans une 
kâr. chez M. IV 1 63 « c'est ce qui se laisse percevoir 
par sa forme (akrti ; ou comprendre comme forme N.), ce 
qui ne participe pas à tous les genres ( = n'est pas un 
adjectif), se laisse sitôt énoncé reconnaître (en d'autres 
individus .Pr.), et (désigne en particulier) la famille (go~ 
trd) ainsi que les sectes (caranà) » ; et « ce qui fait appa- 
raître et disparaître l'objet, est en connexion avec les qua- 
lités en même temps (qu'avec l'objet), ne comporte pas 
tous les genres, a des sens multiples (atteignant tous indi- 
vidus Pr.) ». Le terme s'oppose à vyakti (cf. par ex. K. I 
2 52) ; éventuellement à « nom propre » 58 : c'est alors 
« nom commun, appellatif ». Le vt. 7 ad I 2 58 observe 
qu'il désigne aussi l'objet (dravya). Ex. de j° formées 
d'après P. : yava- I 2 58 katha- II 1 63 ibha- 65 dhânâ- 
saskuli- II 4 6 kukkutï- IV 1 63 mânusa- IV 1 161 etc. 
La désignation des phonèmes aussi peut être une j° : c'est 
parce que l'indice hal dans halantât I 2 10 est une dési- 
gnation générique (« consonne » en général, vt. 1) que 
la règle peut s'appliquer à la racine dambh- qui n'est 
pas terminée par une consonne une, mais par une con- 
jonction de consonnes, d'après le principe qu' « un pho 
nème dans une teneur note l'espèce » (Pr. ad loc). Cf. 
sur le mot Chakravarti Specul. Skt Gr. p. 190. 

°paksa « alternative où (un mot, un élément représente 
non soi-même, mais) l'espèce ou le genre (auquel il ap- 
partient) », opp. à vyakiipaksa, PI. 11 18, 19 6, 35 10, 
36 4 et 6, 50 4, 107 9 N. I p. 9-. Selon le vyaktipaksa le 
locatif ârdhadhâtuke II 4 35 signifie « quand un ârdha- 
dhâtuka suit » : on forme d'abord V ârdhadhâtuka parti- 
culier, individuel, requis, puis seulement aprs le substi- 
tut (bhù- de as- etc). ; selon le j°, le locatif signifie « dans 
le domaine des ârdhadhâtuka », c'est un énoncé général 
(sâmânyanirdeêa N.) : on forme d'abord le substitut, puis 



— 149 — 

on affixe Y ardhadhâtuka requis : en parlant de as- on pose 
6hû-, d'où bhavya- ; de l'alternative précédente résulterait 
la forme incorrecte (anistà) bhâvya- (N. Pr. ad loc). PI. 
11. ce. adapte la notion de j° aux règles elles-mêmes : selon 
le j° deux règles dont l'une prend effet en quelque forme 
distincte de l'autre (ainsi VII 1 53 prenant effet dans tri- 
base du génitif masculin, VII 2 $9 dans tri- base du nomin. 
fém.) ne s'appliquent pas là où résulterait un conflit entre 
elles ; selon le vyaktipaksa il y a autant de règles dis- 
tinctes que de formes à constituer. Ou bien, pour former 
srajistha- en partant de sragvin + -istha-, la règle V 3 65 
entrave VI 4 155 qui causerait l'amuissement de l'élément 
aj de sraj- ; mais cette même règle peut-elle entraver VI 4 
155 après que le suffixe -vin- s'est amui selon V 3 65 ? 
Oui, si l'on admet que selon le j° le su. V 3 65 entrave 
VI 4 155 non pas une fois seulement, mais aussi souvent 
que cette règle se présente. 

jihvàmûla « base de la langue », place articulatoire 
des gutturales PS. 18, du jihvâmùlïya C.-varnasû. 13 ; 
-lya n. d'un des ayogavâha, substitut du visarjanlya de- 
vant gutturale M.'; le signe graphique en est le vajrâkrti 
(Xk). 
jihvya « lingual », caractéristique du jihvâmùlïya, N. 
119. 

jauhotyâdika « (racine) appartenant au g. 7'uho- 
tyâdi (II 4 75), 3 e classe » N. VI 4 66 PM. III 1 56 S»K. 
2382. 

jnà- (jnâpayati) a faire connaître » M. 7 not. par le 
procédé du jnâpaka, donc « donner à savoir par un ensei- 
gnement indirect, implicite, révéler » : ainsi dans l'ex- 
pression âcâryapravrttir jnâpayati « la procédure du maî- 
tre (= de P., laquelle peut sembler d'abord non justi- 
fiable, se justifie en fait parce qu'elle) fait connaître 



— 150 — 

que... » ; pass. yady etaj jàâpyaic « si cet enseignement 
est donné par voie de jûâpaka ». 

jnàpaka « ce qui fait connaître (implicitement), révéla- 
teur » M. (vt.) ; se dit spéc. d'un élément, règle ou pro- 
cédé de P. qui serait superflu (vyartha) s'il n'existait pas 
telle pbh. et qui devient signifiant et indispensable dès 
que cette pbh. est admise : de ce fait le j° révèle l'existence 
de cette pbh. et prouve qu'elle a été connue de P. : ainsi 
la présence du terme ûth VI 4 132 est superflue : elle n'a 
son sens que lorsqu'on connaît la pbh. 50 : le fait que 
P. a employé ûth montre qu'il connaissait la pbh. 50, 
ûth est le ;° de cette pbh. Ailleurs, le j° est l'indice révé- 
lant tel enseignement, telle adjonction ou modification 
désirable dans un su. Ainst, au sujet de la règle III 2 16, 
on peut douter s'il faut suppléer seulement adhikarane 
15, ou également karmani III 2 1 : en donnant sous 17 
une règle spéciale pour le cas de bhiksâm cqrati, P. en- 
seigne implicitement qu'il n'y a pas à suppléer karmani 
dans lessù. 16 (cf. M. 16 vt. 1). Quand un suffixe yan est 
enseigné IV 2 42, alors que yan qui réalisait le même 
objet pouvait se déduire du su. 40, M. infère de là que 
yan s'ajoute à d'autres thèmes encore que ceux qui sont 
énumércs dans ledit su., ex. dans prsthya- = m prsthânâm 
samûhah. M. VI 4 87 vt. 2 enseigne que la teneur huénu 
qui semble « superflue » est un j° dont la motivation né- 
cessaire (le prayojana) est que l'intensif athématique fcoit 
valable aussi dans la langue parlée (non point seulement 
dans le Veda). C'est ainsi que toutes les vr. à partir de 
M. s'ingénient à extraire des enseignements nouveaux par 
le j°, utilisant à cet effet non seulement la notion de « su- 
perfluité » qui semble en avoir été le point de départ, 
mais telle particularité dans la teneur d'un su., ainsi le 
fait qu'elle contrevient à telle autre règle. C'est en géné- 
ral un processus danityatva qui résulte d'un tel j° : le su. 
qui est en conflit avec le j° se trouve de ce fait démuni 
de validité absolue, rendu vibhâsita comme s'il était 
affecté du va. Ainsi dans DV. 13 12 le fait que la racine 



151 



caks- est posée dans le dhp. avec un double exposant 
(caksin) pour former un nom à suffixe yuc d'une part 
(III 2 149), pour former le moyen d'autre part (I 3 12), 
alors qu'un seul exposant eût suffi, révèle que I 3 12 n'a 
pas de validité absolue (pbh. 93 n° 4). Pour PM. I 4 30 
la teneur janikariuh dudit su. révèle que l'interdiction 
selon II 2 16 de composer un génitif avec un nom à suf- 
fixe -tr- (trc) n'est pas constante. Pour DV. II 2 34 les te- 
neurs pûranârdhât (V 1 48) et parivyavebhyah (I 3 18) qui 
contreviennent à la règle alpâctaram révèlent l'incons- 
tance de cette règle. Lato sensu on peut dire que pour les 
gr. tardifs toute teneur non directement prescriptive (ainsi 
iti, ca), toute répétition, toute interversion, sont des j°. 

Formules : naitad asti jnâpakam M. « ceci n'est pas 
valable en tant que j° » (parce que l'élément présumé tel 
a une motivation nécessaire, un prayojana) ; katham krtvâ 
jnâpakam « comment obtient-on le ;° ? ». Le j° peut être 
partiel (portant sur un mot) ou global, yogâpeksa « se 
référant à (toute) la règle », ainsi en employant pumvat 
VI 3 34, P. enseigne indirectement que la règle entière IV 
1 87 (d'où résulte paumsna-) est entravée par V 1 115 (en- 
seignant le suffixe -vat). Un j° vaut viêesena « relative- 
ment à une chose particulière », ou sâmânyena, aviêesena : 
ainsi d'après Pr. VII 2 23 le j° tiré dudit su. vaut en gé- 
néral, c'est-à-dire que tous les curâdi auront grâce à cela 
un affixe -i- (nie) inconstant ; si le j° était particulier, 
comme M. ad loc. le pose, il s'ensuivrait que le nie op- 
tionnel vaudrait seulement après vighus- (Pr. se sert de 
l'expression sâniànyena jnâpyate, SK. 2564 oppose sâmâ- 
nyâpeksa et viêcsâpeksa, SK. 2567 sajâtivisaya « [j°] qui 
a pour domaine les cas de même espèce [que celui qui a 
déterminé le ;°] »). — Sur le procédé du ;° en général : 
Kielhorn IA. XVI p. 244 Kâty. a. Patanj. p. 22 Goldstiicker 
Pân. p. 115 Boudon J. as. 1938 1 p. 65 Thieme GN. 1935 
p. 212 Buiskool Tripâdï p. 38 ; en particulier sur les j° 
de pbh., Kielhorn éd. de PI. p. V (liste des j°) ; sur les 
relations chronologiques présumables entre les pbh. et P., 



— 152 — 

en fonction des j°, Boudon op. c. p. 101 Goldstucker p. 107. 
— Un emploi plus banal de ;° est « maxime, = nyâya » 
PI. 110 9. 

°sâdhya « réalisable au moyen d'un j° » M. 

°siddha « réalisé par voie de j° » (une partie des pbh. 
sont j°-siddhà et s'opposent aux nyâyasiddhâ, Kielhorn 
éd. de PI. p. IV) ; not. dans la pbh. 116. jnâpakasiddham 
na sarvatra « ce qui est réalisé par voie de j° n'est pas 
valable universellement », pbh. par laquelle on a cherché 
à limiter l'abus du raisonnement par j°. PI. 110 7 glose : 
spastam eva pathitavye 'numânâd bodhanam asârvatrika- 
tvârtham « alors qu'une chose aurait pu être formulée 
clairement, le fait qu'on la donne à entendre par inférence 
vise à montrer que (ce qui est ainsi inféré) n'a pas de 
validité universelle ». Cf. aussi jnâpake 'rtham anityam 
pbh. 78 de C. 

jnâpana « fait de donner à savoir par un enseignement 
implicite, de laisser inférer » M., cf. l'expression kim eta- 
sya jnâpane prayojanam « quelle motivation y a-t-il à 
poser ce terme comme jnâpaka ? » 

jnâpita « obtenu ou formulé au moyen d'un jnâpaka » 
M. (vt.). 

jnâpya « à obtenir ou formuler au moyen d'un jtlâ- 
paka » M. dans l'expression kim jnâpyam. yâvatâ vinânu- 
papattis tâvato jnâpyatvam (maxime citée Kielhorn trad. 
de PI. p. 37 n. 2) « tout cela et cela seul sans quoi il y 
aurait incorrection (chez P.) doit être indiqué par un 
jnâpaka ». 

namul indice de l'absolutif en -am P. 

ni indice de l'afïixe verbal -î- P., affixe ârdhadhâtuka 
formant les causatifs et dénominatifs en -ayati et englo- 
bant la forme nin (dénominatifs de voix moyenne III 1 20, 
type utpucchayate) et nie (dénominatifs actifs 21, munda- 
yati ; 25, satyâpayati ; racines du g. curâdi 21, corayati ; 
causatifs 26, kârayatï) : nyanta ou nyadhika « (forme ver- 



153 



baie) terminée par ou comportant en sus (de la racine) 
l'affixe -t- » M. (v. antarbhâva) ; anityanyantâê curâdayah 
N. et PM. III 1 110 « les verbes du g. curâdi ont un af- 
fixe -i- sans validité absolue ». prakrtigrahane nyadhi- 
kasyâpi grahanam pbh. 91 « un radical note dans une 
teneur (non seulement soi-même, mais) aussi ce qui en 
résulte par addition à lui de l'affixe -i- » : ainsi la teneur 
hi VII 3 56 note non seulement la racine M-, mais aussi 
la base causative hâyi- qui en résulte, cf. M/ vt. 2, praji- 
ghâyayisati. 

tacchîlâdi « (sens de) 'qui a telle manière d'être 
naturelle, telle nature' et autres sens » P. ; ces sens sont 
posés III 2 134 et valides jusqu'à 177. tacchîla est glosé 
K. « qui agit naturellement, sans considérer le bénéfice de 
l'acte » ex. kartâ katân ; les sens qui suivent tacchïla sont 
taddharma « qui a telle conduite », glosé tadâcâra <K. a ce- 
lui qui agit en disant 'c'est mon devoir', même si sa 
nature ne l'y porte pas », ex. annam apahartârah « qui 
ont pour obligation d'emporter la nourriture » ; tatmdhu- 
kârin « qui exécute de façon satisfaisante », glosé K. « qui 
fait excellemment l'action signifiée par le verbe », ex. 
ganta khetam. Cf. tâcchïlika. 

tan indice des désinences personnelles du moyen P., 
terme formé du pratyâh. de ta à [mahi] n III 4 78 ; tanâ- 
nâh <( moyen (formes personnelles et participes) » C. 14 
46 S. I 4 90 ; tanânin « (verbe fléchi à la) voix moyenne » 
C.-dhp., passim. 

tatkâla « (voyelle) ayant la même durée (que la 
voyelle énoncée) » P., i. e. cette voyelle même, non la 
voyelle longue correspondante, etc. (v. tapara). 

°prâptika a (règle) dont l'application est simultanée à 
celle (d'une autre règle servant à former le même mot) » 
PI. 43 15 dans la définition du bahiranga. 



— 154 — 

tatpurusa (propr. « serviteur de cet [homme] », ex. 
de là formation) n. des composés de détermination P. 
Les t 6 , donnés comme rubrique gouvernante II 1 22, com- 
prennent not. les dvigu 23, les karmadhâraya I 2 42, les 
composés à upapada II 2 19, les composés à pràdi 18, etc. ; 
la vr. de Prakriyâkaum. II 1 24 les divise en t° dont les 
membres sont ou ne sont pas en relation de congruence 
entre eux. Ils sont caractérisés par la prépondérance du 
membre ultérieur M. II 1 6, v. uttarapada ; mais d'après 
Prakriyâsamgr. 460 il y a aussi des t° à dominance du 
membre antérieur. Ex. de t° : râjapurusa- abrâhmana- 
prâcârya- kumbhakâra- . Le mot t° constitue un t. techn. 
lourd (K. Il 1 22) dont l'emploi émane des « anciens 
maîtres » (ibid.). 

tadanta « ce qui se termine par ladite (forme) » P. 
dans le pbh. su. I 1 72 yena vidhis tadantasya « une 
prescription faite au moyen de (tel déterminant, viêe- 
sana, englobe non seulement ce déterminant même, mais 
encore) ce qui se termine par lui (i. e. la totalité de la 
forme, K. ad loc.) » : ainsi la teneur eh III 3 56 désigne 
non seulement £ mais encore les mots terminés* par £. 
La règle t° ne s'applique pas dans les su. relatifs aux com- 
posés (ainsi II 1 24 applicable à srita- ne l'est pas à para- 
masrita-), ni aux dérivés (IV 1 99 applicable à nada- ne Test 
pas à sûtranada-) . Elle reçoit une affectation spéciale dans la 
pbh. 23 (v. grahana) ; elle est limitée par les pbh. 24 à 26 
et une exception y est faite dans la pbh. 31 (v. 
grahanavant) . C'est le tadantavidhi de M. (vt.). 

grahana « emploi (dans une teneur d'une forme no- 
tant non elle-même, mais) ce qui se termine par elle » M., 
not. dans la pbh. 27 (M. I 4 14 vt. 1) samjnâvidhau 
pratyayagrahane tadantagrahanam nâsti « un suffixe em- 
ployé dans une prescription relative à un n. techn. ne 
note pas une forme se terminant par ledit (suffixe) » : 
tarap et tamap I 1 22 ne notent pas les formes terminées 



— 155 — 

par les suffixes -tara- -tama-, car I 1 22 contient le t. techn. 
gha. 

tadâdi « (portion du mot) commençant par ledit (élé- 
ment) » P. dans la définition de Vanga, q. v. ; cf. aussi 
la pbh. 23 citée s. grahana. 

taddbita (« bon pour cela », ex. d'une des valeurs 
commandant l'emploi d'un t° selon VI 5) « suffixe (ou 
dérivé) secondaire » P., i. e. suffixe attaché à un thème 
nominal (non à une racine verbale ou à un thème verbal) 
et autre que les suffixes du féminin (qui forment un 
groupe à part). Le mot sert de rubrique gouvernante IV 1 
76 (où le plur. indique que ce t. techn. vaut aussi pour 
désigner des dérivés autres que ceux enseignés, ex. pâr- 
thiva-, agrima- etc.) ; N. ibid. précise que t° forme un 
n. techn. « lourd » de caractère anvartha ; l'analyse est 
tebhyo hitah et l'élément tad- vise les mots du Veda et 
de la langue parlée. Ex. de t° : an dans âêvapata-, dhak 
dans kâleya-, y a dans pàêyâ-, vun dans pùrvâhnaka-, cha 
dans êiéukrandïya- , etc. Principales subdivisions : gotra 
et analogues, câturarthika, saisika, prâgdivyatïya, prâg- 
ghitiya, ârhlya, pâncamika, jnatvarthïya, prâgdisïya, prâ- 
givïya, svârthika, v. ces mots. D'après I 2 46 les t°, i.e. 
les formes terminées par un t°, font partie des prâtipa- 
dika ; certains selon I 1 38 sont des invariants, à savoir 
(d'après K.) les formes en -tas -tra -dâ ; BhV. ajoute des 
formes comme vinâ nânâ, les adverbes en « cvi », en 
-tarâm, en -vat etc. Prakriyàsamgr. 565 distingue deux 
séries de t°, les arthântaravrtti et les svârthika. 

tadrâja n. de suffixes (et dérivés) secondaires dési- 
gnant un descendant (gotra ou yuvan) comme « celui qui 
est le roi de tel (clan et de tel pays) » P., n. techn. défini 
IV 1 174 et traité 168-173, ex. pâncâla- « roi du clan et du 
pays de Pancâla », sâlveya- ânga- kauravya-. La base est 
un n. de tribu de ksatriya, qui désigne en même temps 



156 



la contrée habitée par cette tribu. t° forme un n. techn. 
anvartha SK. 1186. 

tantra « règle » M. (vt.), glosé prâdhânya « essentiel » 
dans la définition du mot svatantra M. I 4 54 init. ; le 
mot se dit hot. de l'énoncé : un énoncé (nirdesa) est tan- 
tra lorsqu'il est prescriptif, ainsi selon M. I 2 33 l'élément 
-tara- (dans uccaistarâm 35) est t° en ce qu'il souligne que 
la prononciation du mot enseigné (vasat) est plus aiguë 
(udâttatara Pr.) que Vekaêruti. — arthatantra « qui a le 
sens pour règle, fondé sur le sens » M. 

tannimitta « (phénomène) causé par tel (élément) » 
P. : le guna de û VII 3 84 est causé par le suffixe -ya- 
{y at) III 1 97 en sorte qu'on forme lavya- selon VI 1 80, 
mais on ne forme pas * âvya- de la racine ve- précédée 
du préverbe â, parce que le guna o < â + u (VI 1 15 
et 87) n'est pas causé par le suffixe -ya- ; M. IV 1 88 vt. 
2 discute s'il faut entendre t° dudit vt. comme « cause de 
cela » ou <( causé par cela ». Le vt. 1 ad I 1 5 propose 
d'ajouter t° audit su. et M. vt. 3 donne pour motivation 
la forme hatah : d'après II 4 72 en effet le morphème 
-a- (êap) s'amuit après les racines du g. adâdi et, comme 
la désinence -tas a un exposant n (I 2 4), on n'attend pas 
le guna (cf. I 1 5). En ajoutant t°, l'exclusion du guna 
n'atteint que le guna « causé par ladite » désinence.; or 
l'a de hâtas (qui est un guna) n'est pas causé par -tas 
puisqu'il existait antérieurement : il se maintient donc. 

tapara « (voyelle) suivie ou précédée (dans une te- 
neur) de l'exposant t » P. et qui selon I 1 70 désigne cette 
voyelle même à l'exclusion de toute voyelle homophone 
d'autre durée, ainsi a et non â ni ô3. t° est glosé tah 
paro yasmât et tâd api parah K. ad loc. Ainsi la teneur 
at VII 1 9 indique que ledit su. vaut pour les mots en 
a bref, non pour les mots en â ; dans àd aie I 1 1 t 
vaut non seulement pour â, mais pour ai et au qui suivent. 



— 157 — 

Ailleurs le t est superflu, « visant à faciliter la pronon- 
ciation », par ex. d'après le vt. 3 ad VII 1 90 t est su- 
perflu dans gotah : d'après K. il sert à mettre en évidence 
l'énoncé, en sorte que la règle s'applique non seulement 
à go-, mais à dyo- aussi, car, rappelle K., la règle t° vaut 
pour les phonèmes seulement (, non pour les mots). 

tâcchabdya M. (vt.) dans les expressions a) tâdar- 
thyàt tâcchabdyam « ce qui sert à telle chose est désigné 
par le nom de ce (à quoi cela sert) », ainsi samâsa I 2 43 
signifie samâtârtham êâstram « règle servant à former 
un composé » (valeur secondaire, précise Pr.) ; odana- 
signifie aussi « grains servant à faire le brouet » M. 14 
49 init. ; b) sâhacaryât tâcchabdyam « ce qui est associé 
à telle chose est désigné par le nom de ce à quoi c'est 
associé », ainsi kâla I 1 70 signifie «.(phonème associé à 
une certaine) durée » ; kuntân pravcsaya « introduis les 
(hommes portant des) épées » ; c) tâtsthyât tâcchabdyam 
« ce qui est situé à tel endroit est désigné par le nom 
dudit endroit », ainsi samîpa V 4 50 vt. 3 signifie samï- 
pastha- « ce qui est situé auprès » ; mancâ hasanti « les 
(gens se tenant dans les) tribunes rient ». M. IV 1 48 
après vt. 3 cite encore le type tâddharmyât, ex. jatï brahma- 
dattah « B. (semblable à un) ascète à chignon », tâtsamï- 
pyât, ex. gangâyâm ghosah « parc à bétail (auprès) du 
Gange »'. 

tâcchïlika « {suffixes) ayant le sens de tacchïla (q.v.) 
et suiv. » M. : tâcchïlikesu vâsarûpamdhir nâsti M. III 
2 146 vt. 3 = pbh. 67 « la prescription III 1 94 ne con- 
cerne pas \es suffixes ayant le sens de tacchïla, etc. » : au- 
trement dit, par ex., le suffixe trn III 2 135 entrave le 
suffixe nvul III 1 133 à titre nécessaire. 

tâtparya « répétition (d'un acte) », pour gloser 
abhïksnya, K. III 2 81 (et cf. 4 56). L'instr. -ena K. VII 



— 158 — 

2 59 est glosé tatpradhânatayâ N. — « Intention, signifi- 
cation réelle (d'un texte) » PI. 2 12, 16 8 SK. 2407, 2828. 

tâtsamîpya et tàtsthya v. s. tâcchabdya. 

tâdarthya a) v. tâcchabdya ; b) « valeur tadar- 
the = ' qui a cela pour objet ' » M. (vt.), i. e. valeur 
du datif dans un cas comme yûpâya dâru « du bois pour 
le poteau rituel » ; glosé tadarthasya bhâvah M. II 3 13 
vt. 1. Chez P. t° d'après K. V 4 24 = tadartha « qui a cela 
en vue », agnidevalya- « ce qui est destiné au dieu Agni >,. 

tâdâtmya « fait d'avoir telle nature » K. II 1 2, glosé 
tatsvabhâvatâ N. 

tâddharmya v. tâcchabdya. 

tâdrûpya « fait d'avoir telle forme » M. (vt.), en 
parlant dune règle rûpâêraya « qui est donnée en fonc- 
tion de la forme » . 

tânâdika « (racines) appartenant au g. tanâdi du 
dhp. (II 4 79 III 1 79), 8 e classe » SK. 2353. 

tâlavya « palatal », place articulât oire des occlusives 
du type eu et de i y et ê N. I 1 9 C.-varnasû. 10 PS. 17 ; 
prononcé au milieu de la langue C.-varnasû. 17. 

tin an ta k forme terminée par les désinences tin III 
4 78, verbe personnel » M. (vt.), tin est le pratyâhâra de 
ti(p...mahi)n 1. c. 

tulyâdhikarana = P. samânâdhikarana Kt. II 5 5. 

trtïya <( troisième (consonne de la série, occlusives so- 
nores non aspirées) » M. (vt.) ; trtlyâ « (désinences du) 
troisième cas, instrumental » P., n. emprunté aux anciens 






— 159 — 

maîtres d'après K. II 3 2 (prâcâm dans la vr. chez Boht- 
lingk l re éd). ; °samâsa « composé (dont le membre anté- 
rieur selon II 1 30 est) un mot à désinence d'instrumental » 
P., ex. girikâna- « rendu borgne par une certaine mala- 
die ». 

taudâdika « (racines) appartenant au g. tudâdi du 
dhp. (III 1 77), 6 e classe » K. I 3 66 III 2 61 VI 1 159 
VII 2 68. 

tripâdï « ensemble des trois (derniers) pâda (de l'Astâ- 
dhyâyï) » SK. 12 PI. 44 3, sopposant au reste par le fait 
que les règles y sont asiddha, q.v. ; traipâdika « (opéra- 
tion) afférente à la t° » 51 15. 

trimâtra « ayant une durée de trois mores » M. (kâr.), 
comme caractéristique dune voyelle munie de la pluti ; 
-ika id. K. I 2 27. 

trimuni vyâkaranasya et t° vyâkaranam « grammaire 
due au groupe des trois sages (P., Kâtyâyana et Patanjali) » 
K. II 1 19, la seconde expression soulignant l'égalité 
(abhedà) des deux notions en présence (« ils forment à 
eux trois la grammaire » N.). 

traipâdika « (opération) enseignée dans la tripâdï y» 
PI. 51 15. 

traisabdya « triple forme » M., ainsi il y a t° pour 
exprimer le sens de « changer en sel » : lavanam krtvâ, 
lavanamkrtya, lavanlkrtya, M. I 4 74 vt. 4. 

traisvarya « ensemble des trois tons, udâtta, anu- 
dâtta et svarîta » M. 



tryac « (mot) comportant trois voyelles » P. 



— 160 — 

dantya <( dentale (occlusive) » P. ; n. des occlusives 
de la classe tu et en outre de M et s N. I 1 9 C.-varnasû. 
7 PS. 17 ; prononcé à la pointe de la langue d'après C. 
varnasû. 15. 

daniyosthya K. VII 3 73 (dantyau DV. VI 4 37 dan- 
tau 126 dant y ost ha Dhâtuprad. I 762) « dento-labial », 
dit du phonème v y cf. C.-varnasû. 12 PS. 18. 

dasaganï « l'ensemble des dix gana formant le dhp. » 
N. I 3 1 SK. 2574. 

dis (( mot de direction » P., ex. prône- ou pûrva-. — 
(( Point de vue pertinent, topique » PI. 45 11. 

dikêabda « mot de direction » P. : d'après K. II 3 29 
le mot êabda dans diksabda vise à englober les notions 
temporelles, pûrvah kâlah. 

°samâsa « composé (dont les deux membres sont des 
mots de) direction » P., glosé digupadistah samâsah K. 1 
1 28 : ces composés sont optionnellement pronominaux 
en bahuvrihi : daksinapùrvasyai ou °pûrvâyai. 

dïrgha « long » P., dit d'une voyelle comportant deux 
mores, ainsi à et î dans kùmârï- ; porte aussi le n. de 
guru « lourde » selon I 4 12. 

duhslistavïbhakti « (mot dans une teneur) dont la 
désinence est dans une mauvaise connexion » K. V 4 113, 
g jsé kastena sambaddhah N. : ainsi bahuvrïhau sak- 
thyaksnoh svângât P. 1. e. pour dire (glose de K.) « après 
un bahuvrihi terminé par le mot sakthi- et aksi- exprimant 
une partie du corps (de l'agent) ». 

dUsyati « comporter un vice, être en faute » M. 
(kâr.), gén. en phrase négative : glosé (na) doso bhavati 
M. IV 1 78 ; dùsana « faute ; objection (visant à ruiner 
une interprétation) » Pr. I 1 44 vt. 16 Nâg. I 2 64 vt. 10 ; 
dûsayitvâ Pr. II 1 34 vt. 4 ; dûsita « où (il a été prouvé 



— 161 — 

qu'existait) un vice ; soumis h une objection » DV. III 2 
188 PI. 67 2, 91 1 

dllhsprsta « à occlusion mal réalisable » dit peut- 
être du / pluté PS. 5. 

drs- {drêyate) « être attesté » P. : d'après K. III 2 178 
une teneur en drêyate montre que d'autres formes ou d'au- 
tres prescriptions sont valables : audit su. par ex. on aura 
tantôt l'allongement, tantôt un redoublement, . tantôt un 
samprasârana ou l'absence de samprasârana ; N. ajoute 
que les formes (répondant audit su.) sont à inférer pour 
autant qu'elles sont attestées, sarvah êabdo yo yasya prayo- 
gavisayah sa tato 'nyatra na drêyate M. I 1 t>0 vt. 2 « tout 
mot est attesté là où il a son domaine d'emploi, non ail- 
leurs ». Cf. anusâra. c 

drsta « attesté ; évident » M. (vt.), v. anuvidhi. 

drstânta « exemple, apologue » M., plus long que 
Vudâharana et non de caractère grammatical comme ce 
dernier, mais emprunté à la vie coxirante pour illustrer une 
règle ou un phénomène grammatical. 

drstâpacâra « (forme) où est attesté un écart (d'em- 
ploi) » M., ex. pra en valeur inchoative M. 13 1 vt. 7 ; 
glosé drstavyabhicâra Nâg. I 3 19. Aussi « où est attesté 
un emploi non limité (à tel sens) » PI. 103 5. 

devatâdvamdva « dvamdva (dont les deux membres 
sont des noms de) divinité » P., ex. indrâsomau ; glosé 
devatâvâcinâm dvamdvah K. VI 2 141. 

desya dans l'expression deêyâh sûtranibandhâh kri- 
yante M. V 3 55 « les su. sont composés en sorte que les 
choses y sont présentées comme correctes » (Pr., = y font 
autorité) . 

daivâdika « (racines) appartenant au g. divâdi (III 
1 69), 4 e classe » K. II 3 56 VII 2 48. 



— 162 — 

dosa « inconvénient ou vice (de telle procédure), forme 
fautive (qui en résulte) » M. (vt.), opp. à prayojana « mo- 
tivation nécessaire » (pratiquement « avantage ») ; aussi 
(( objection », ainsi dans l'expression naisa dosah « cela 
ne forme pas une objection (valable) » ; ayam tarhi dosah 
<( l'objection demeure donc alors », v. pratividheya. — 
« Différence » dans svaradosa, var. de svarabheda chez 
K. d'après PM. I 3 11 et cf. N. ibid. 

dyut- (caus. pass. dyotyate) « être rendu évident par » 
M. (= prakâsyate Pr.). 

dyotaka « qui suggère » opp. à vâcaka « qui exprime » : 
dit not. des préverbes CV. I 1 40 VP. II 190 PI. 46 9 ^ 
des suffixes svârthika K. V. 3 66 ; des invariants du g. 
câdi BhV. I 1 37 (par opp. à ceux du g. svarâdi) ; des 
nipâta en général VP. II 194 Pr. I 2 45 vt. 12 ; les dési- 
nences sont dyotikâ ou vâcikâ VP. II 165, cf. aussi Pr. 
I 2 45 vt. 9. 

dyotana « fait de suggérer » M. (kâr., dans l'éd. de 
Bombay II 1 10). 

dyotita « suggéré » M., K. I 3 77. 

dyotya « qui est à suggérer » M., not. au moyen d'un 
préverbe ou d'un déterminant (upâdhi) ; le terme s'oppose 
à upapada « mot voisin (effectivement exprimé) » M. III 
1 125 init. C'est surtout par une préposition (karmaprava- 
canïyà) qu'un sens est d°, cf. les gloses de K. I 4 84 sqq. 
PI. 46 8 ; un adhikâra est d° Pr. init. DV. II 3 16 parle 
de la connexion entre la chose à suggérer et la chose sug- 
gérante, dyotyadyotakasambandha. 

dravya « substance, objet » M. (vt.), opp. à guna 
ou à kriyâ : M. I p. 1 6 (Paspasâ) décrit le d° à propos 
de la notion de go- « vache » : c'est la. forme consistant 
en le fanon, la queue, la bosse,* les sabots, les cornes. M. 
V 1 119 après vt. 5 discute si le d° est autre que le guna 
(ce dernier consistant en son, toucher, iorme, saveur, 
odeur) et définit le d° « ce dont l'essence (tattva) ne s'abo- 



163 



lit pas alors même que d'autres guna se manifestent » ; 
il propose aussi la définition étymologique « confluence de 
qualités » (gunasamdrâva) . VP. III 2 1 donne pour syno- 
nymes âtman, vastu, svabhâva, sarlra, tattva. d° en tant 
qu' « objet individuel » s'oppose aussi à àkrti (q. v.) « objet 
générique », not. dans l'exposé M. I 2 64 vt. 35 sqq. con- 
cernant la question si le mot désigne l'individu (opinion 
de Vyâdi) ou s'il désigne le genre (Vâjapyâyana) . Cf. aussi 
la phrase citée s. krt. 

°padârthaka « (mot) exprimant une notion d'objet » 
M. par opp. à hriyâpadarthaka, ainsi sattva- dans sattvam 
ayam bràhmanah. 

°padârihika M. (à tort °padârthaka Index de Poona) 
« celui pour qui le sens propre (principal, Pr.) du mot 
est (la désignation de) l'objet » M., par opp.' à Yâkrtipa- 
dârthika M. I 2 64 vt. 53 ou au guna M. II 1 1 vt. 21 ; 
glosé yasya dravyam padârthah M. 

°vacana M., équivalant à « substantif », opp. à guna- 
vacana. 

druta n. d'un vice de prononciation des voyelles M. 
(Paspasâ), « trop rapide » ; « rapide » (tempo de pronon- 
ciation) M. (vt.), ép. de vrtti, opp. à madhyama et à vi- 
lambita, et d'après M. I 1 70 vt. 4 d'un tiers plus court 
que le madhyama qui lui-même est d'un tiers plus court 
que le vilambita, cf. Pr. 

dvamdva ■(« paire ») n. techn. selon II 2 29 du com- 
posé copulatif, défini « (association de) deux ou plus de 
deux mots fléchis au sens de et' » ; les sens de 'et' sont 
ceux de relation réciproque (v. itaretarayoga), de collectif 
(samâhâra), d'agrégation (samuccaya), d'accrétion secon- 
daire (anvâcaya) , mais seuls les deux premiers forment 
des dvamdva (toutefois le d° est défini samuccayo nâmnoh 
Kt. II 5 11). Ex. de d° plaksanyagrodh.au = plaksas ca 
nyagrodhas ca (d° réciproque), vâktvacam = vâk ca tvak 
ca (d° collectif). Le d° est défini -y ugapadadhikaranavacan a 



— 164 — 

SD. 130 « exprimant une référence simultanée » (cf. II 2 
29 vt. 2). Il est caractérisé selon M. II 1 6 par la prédo- 
minance du sens de l'un et de l'autre membres. Prakriyâ- 
samgr. 523 distingue un d° où domine la notion de mem- 
bre (as itaretarayoga) et un d° où domine la notion de 
collection (= samâhârà). Le genre est conforme à celui du 
membre ultérieur II 4 36. Sur le d° sing. et neutre, v. II 
4 2 sqq. ; sur l'ordre des membres dans le d° , v. 32 sqq. 

dvi abréviation de dvivacana « duel » J. I 2 154 S. 
I 3 98 H. III 3 18 

dvikarmaka « (racine) ayant un double objet -transi- 
tif » M., type gâm dogdhi payah. Elles sont énumérées 
dans la kàr. chez M. I 4 51 et se divisent en celles qui 
expriment comme sujet du passif l'objet principal (ajâ nlyate 
grâmam) et celles qui expriment par lui l'objet secondaire 
(duhyate gauh payah) ; dvikarman id. M. (kâr.). 

dvikâraka « qui consiste en un double phonème » 
M., dit de certains énoncés qui sont à lire avec un pho- 
nème géminé (masqué dans la graphie actuelle, mais né- 
cessaire pour obtenir tel résultat). M. distingue ainsi un 
énoncé dvicakâraka « consistant en un double c », dvida° 
dvita dvina° dvima dvila dvisa° dvisa (et de même 
trita ). Ainsi VIII 3 5 fin., le vt. 2 avait suggéré que devant 
l'accrément sut dans sam + s + kartâ, s et non « ru » 
devait être substitué à m (de sam). Ce vt. est superflu 
d'après M., vu que la substitution de s a été enseignée 
clans la teneur même du su. où, samah $uti est à lire sa- 
mah ssuti avec s géminé, le sens étant dès lors « s est 
substitué à (la finale de) sam devant sut » ; K. VII 2 11 
propose de lire kkiti avec double k audit su., le premier 
k étant le substitut de g et permettant de former bhûsnu- 
selon III 2 138. Sur l'artifice du d°, v. Kielhorn IA. XVI 
p. 249. 



— 165 — 

dvigu («-acquis au prix de deux vaches », ex. de la 
formation), n. techn. d'un type de karmadhâraya dont le 
membre antérieur est un n. de nombre P. II 2 23 et 52. 
Un d° est valide a) quand le sens est celui d'un dérivé 
secondaire, ex. pancakapâla^ « (offrande) préparée sur cinq 
tessons » (composé où un suffixe an selon IV 2 16 s'est 
amui selon IV 1 88) ; b) quand il y a un membre ultérieur 
au d°, ex. pancanâvapriya- ; c) quand il y a valeur col- 
lective, ex. pancapùlï- (féminin selon IV 1 21) dvinâvam 
(nt. selon V 4 99), en tout cas sing. selon II 4 1. Le d° 
s'oppose aux autres composés à membre antérieur numé- 
ral qui, n'ayant pas le sens d'un dérivé secondaire, sont 
de simples bahuvrlhi, ex. dvipâd- ; ou à ceux qui sont 
effectivement élargis par un suffixe secondaire (non amui), 
ex. pancakapâla-. D'autre part parîcagu- au sens de « qui 
possède cinq vaches » est un bahuvrlhi, le d° n'étant pas 
apte à exprimer le sens du suffixe -mant- PI. 49 2. 

dvitïya « deuxième (consonne de la série, occlusives 
sourdes aspirées » M. (vt.) ; dvitlyâ « deuxième (désinence), 
accusatif » P., n. emprunté aux anciens maîtres K. Il 3 2 
(prâcâm d'après la vr. chez Bôhtlingk l re éd.). 

dvitva « dualité, fait d'être deux, notion du duel »' M. 
(vt.), d'où « duel » Luders p. 520, 527 et cf. K. I 2 51. 

« Gémination de phonèmes ; réitération d'un mot ; re- 
doublement verbal » M. (kâr.), glosé dvirvacana M. VII 2 67 
vt. 2 ; = P. dvirvacana C. V 1 103 VI 3 110 V. — pûrva- 
trâsiddhïyam advitve pbh. 117 ( = advirvacane M. VI 1 9 
vt. 7) (( (une opération qui selon VIII 2 1 serait considérée 
comme) non réalisée par rapport à une règle antérieure 
ne l'est pas s'il s'agit d'une règle de redoublement » : 
ainsi dans drogdhâ ou drodhâ la substitution par VIII 2 33 
de gh ou dh à h n'est pas asiddha par rapport au redou- 
blement selon VIII 1 4 de drogdhâ drodhâ, en sorte qu'on 
redouble non l'état * drohtâ, mais soit l'état drogdhâ, soit 



— 166 — 

l'état drodhâ et qu'on forme drogdhà-drogdhâ ou drodhâ- 
drodhâ, non *drogdhâ- drodhâ. 

dvibindu signe graphique du visarjanïya V. 

dvimâtra « comportant une durée de deux mores » 
M. ; -ika « id. » M. ; caractéristique de la voyelle longue 
(et d'un type particulier de r l cf. Pr. I 1 9 vt. 5). 

dvirukta « (forme verbale) redoublée », ainsi jaks-, 
V. ; présent à redoublement S. 295 ; section du redouble- 
ment (= P. VIII 1 1 etc.) SK. chap. 42. dvirbhâva V. 

dvirvacana « gémination de phonèmes » P., ex. 
ddh dans daddhy atra ; « redoublement verbal (du par- 
fait, etc.) » P. : dvirvacane 'ci pbh. su. I 1 59 « devant 
un suffixe commençant par une voyelle (qui est cause du 
redoublement, le substitut est selon 57 traité comme l'ori- 
ginal durant le temps où l'on effectue) le redoublement 
(; le redoublement une fois fait, le substitut prend sa forme 
propre) » : ainsi pour former papatuh, en présence de la 
désinence -atus le substitut zéro (Zopa) à l'a radical (VI 4 
64) est traité comme l'original â ; sinon la racine serait 
réduite à p et le redoublement selon VI 1 8 ne pourrait s'y 
appliquer. 

dvivacana « duel, forme exprimant 'deux' » P. ; 
plus gén. « expression de deux choses » P. (dvayor arthayor 
vacanam K. V 3 57) dans la description des suffixes du 
comparatif ; l'emploi anvartha est signalé M. V 3 57 init. 
— dvivâcin « finale du duel » Kt. II 3 7. 

dvis « redoublement (verbal) » Kt. III 8 10 S. IV 1 43, 
150 H. IV 1 I V. 

dvihal « qui comporte deux consonnes » P. 



— 167 — 
dvyac « qui comporte deux voyelles, dissyllabique 



dharma « propriété d'une chose » : d'un phonème 
(dit du ton) K. I 2 29 ; sâdharano dharmah « propriété 
commune au comparant et au comparé, tertium compa- 
ra tionis » K. II 1 55 ; propriété (abstraite) d'un mot, 
opp. à dravya K. II 3 33 et glosé N. « qualité en jonction 
avec quoi un objet reçoit tel nom » ; DV. V 1 115 enseigne 
que le mot sthûla- signifie aussi sthaulya- du fait de la 
prépondérance du dh° (sur le guna). kriyâdharma « (terme 
indiquant) une propriété de l'action verbale » K. VIII 1 4 
(à savoir abhïksnyà) ; arthadharma « (mots d'une teneur 
comportant une) propriété de sens (, non de forme, opp. 
à sabdadharmà) » K. IV 1 113 (ainsi nadimanusîbhyah 
signifiant « après des mots qui désignent des rivières ou 
des femmes »). 

dharmin « qui possède telle propriété », = dravya K. 
III 3 77 : ainsi le mot ghana- « forme solide » s'emploie 
par transfert pour désigner le dadhi- « lait caillé » en tant 
qu'objet possédant la forme solide, c'est un abhedopacâra 
N. ; dharmadharminor abhedah DV. II 1 49 V 1 119 N. 
V 4 17 PM. II 2 25 <( indistinction entre la propriété et 
son possesseur », pour caractériser un phénomène tel que 
suratâ- « qualité de dieu, déité » employé au sens de sura- 
« dieu ». dharmin figure au sens de paribhàsâ dans l'ex- 
pression dharmigrâhakamânât PI. 60 9, 74 6, 82 14, 84 10 
« comme il est prouvé par (l'existence d'une règle qui 
nous) informe de la pbh. (en question) ». 

dhâtu « racine verbale » P., définie 13 1 comme 
l'ensemble des formes exprimant une action verbale (kriyâ- 
vacana) et consistant en les mots des g. bhûvâdi etc. ; 
en outre sont dites dh° les formes de désidératif (san), 
dénominatif (formes à affixe kya ni yak âya ly an), inten- 
sif (yaiï), verbes du g. curâdi, causatif (nie}, groupés 
sous l'indice sanâdi III 1 32. M. I 3 1 après vt. 2 précise 



168 



que les pacëdi expriment l'action en ce qu'ils ont une 
référence commune (sâmânyâdhikaranyà) avec kr- ; mais 
le dh° exprime aussi l'état (bhâvavacana vt. 7) ; enfin les 
verbes as- bhû- vid- qui n'expriment pas l'action, doivent 
être inclus par additif (vt. 5) dans les dh° } comme inver- 
sement les préverbes et affixes, qui expriment aussi l'ac- 
tion, en sont exclus (vt. 3). Le n. de dh°, dit K. ibid., 
émane des anciens maîtres : c'est à leur instigation qu'il 
a été limité par P. aux formes exprimant l'action (upàdhi- 
parigrahârtham eva PM.). Parfois dh° équivaut pratique- 
ment à « verbe » (ainsi I 4 80) ou à « portion de la racine » 
(I 1 4 K.), . « sens de la racine » (III 4 1 K.). Le mot sert 
de rubrique gouvernante III 1 91 pour la section des 
suffixes primaires. 

°ja « (forme) issue d'une racine verbale » M. (vt.), 
ainsi praparna- issu de prapatitaparna- . 

°pâtha « récitation des racines verbales », recueil con- 
tenant la liste des racines (groupées par g. et, à l'intérieur 
des g., selon le mode d'accentuation technique, lequel 
détermine un classement selon la voix) N. I 3 2 Pr. I 3 1 
vt. 1 ; sur le dhp., v. les travaux de Liebich, passim et 
not. SBHeid. 1920 } autres références bibliographiques 
dans notre éd. de DV. I 1 p. 14. 

°lopa « causant l'amuissement (d'une portion) de la 
racine » P. (cf. M. I 1 4 vt. 6), ainsi le suffixe -a- (ac). 
dans loluva- cause l'amuissement de l'élément y de la 
base d'intensif lolùya-. 

dhâtvantara « autre racine » M., glosant dhâtvanyatva 
vt. Les vr. (ainsi CV. V 4 87) expliquent de temps en 
temps comme dh° des formes difficiles, qui échappent ainsi 
à l'application d'un su. 

dhâtvartha « sens de la racine, valeur du verbe » M. 
(vt.) : défini comme kriyû M. III 2 84 init., « action en 
tant que différenciant la production des régimes casuels 
{kâraka) » V 3 42 vt. 1. L'expression désigne indirectement 
les dénominatifs Kt. III 2 9 en raison du g. su. (cf. Ksïrat. 
p. 195) pràtipadikâd dhâtvarthe bahulam « l'affixe 4- 



— 169 — 

(tue) vaut diversement après un thème nominal quand le 
sens est celui d'un verbe », ex. utkûlayati vaut après le 
iHeme kûla- « rive » au sens du verbe (kùlam) uïlanghaya- 
ti } putrayati après putra- au sens de (putram) sûte. Les 
principales valeurs reconnues dans cette catégorie de déno- 
minatifs en -ayati sont tat karoti (tlksnam karoti : tlks- 
nayati), tad âcaste (vâkyam âcaste : vâkyayati), tenâti- 
krâmati (hastinâtikrâmati : hastayati), kartrkaranârthe 
{vârinâ siflcati : vârayati). Déjà M. III 1 8 av. vt. 1 ensei- 
gne que l'affixe kyac est prescrit dhâtvarthe. 

dhmâta n. d'un vice de prononciation des voyelles 
M. (Paspasâ), propr. « soufflé », dit d'un son bref qui 
paraît long par suite d'un excès de souffle (Pr.). 

dlirauvya « fait qu'il y a un point fixe (dhruva) » M. 
(vt.), dans la définition de la notion ablative, v. apâdâha. 
Le dhruva est défini VP. III 7 (f) 2 sqq. 

dhvaja « genre grammatical » Harsav.-Ling. 86. 

dhvani « son » M., terme qui a pour correspondant 
vulgaire (loke) sabda (si le son porte une signification 
reconnue) M. (Paspasâ). VP. I 77 le divise en prâkrta et 
vaikrta. M. oppose dh° à sphota (q.v., = êabda) comme 
signifiant une qualité du mot I 1 70 vt. 5, i.e. ce qui sert 
le mot en le rendant manifeste {vyanjakà) Pr., en lui per- 
mettant de produire la perception Nâg. ; le sphota au con- 
traire est « ce qui est à manifester par le son » (dhvani- 
vyangyà). Pr. I 2 45 vt. 4 appelle dhvanivyangya la phrase 
(vâkya) . 

dhvanita « suggéré (dit d'une interprétation suggérée 
dans un su.) » PI. 9 2, 16 12, 92 2, 115 12. 

nadï (« rivière », ex. de la formation) n. techn. selon 
14 3 des mots terminés en -î- -û- et désignant un féminin 
(cf. K. ad loc). Exceptions I 4 4 ; noms optionnellement 



— 170 — 

nadl 5 sq. ; les noms féminins en -i- -u- sont partiellement 
nadi 6. 

napumsaka (u non mâle [, ni femelle] » ou « émas- 
culé ») « neutre » P., défini « proche du masc. et du fém. 
sans être l'un ni l'autre » M. IV 1 3 kàr. 1. 

navaganî « l'ensemble des neuf (premiers) g. (du 
dhp.) » (formant un tout par opp. au dixième g.) Ksï- 
rat. X 392 SK. 2571. 

nasta v. nâêa. 

nâda « résonance » M. : les occlusives sonores ont le 
n° pour « effort subséquent », v. anupradâna. Le n° est 
parfois distingué de la sonorité (mais cf. v Man. Ghosh trad. 
de PS. p. 56 n. 1). Le terme est glosé Nâg. « élément en 
forme d'écho (anuranand) qui suit immédiatement la pro- 
duction du phonème ». — « Son » Pr. ad M. I p. 1 11, 
où Nâg. glose varna. Cf. ïsannâda. 

nâdavant « sonore » M., dit des occlusives ; nâdin « as- 
pirée sonore » PS. 39. 

nântarîyaka « intérieur » M., i.e. « implicite » opp. 
à prâdhânyena, glosé sâksât Pr., i.e. « d'une manière 
qui tombe sous le sens » ; « secondaire » K. IV 3 74, glosé 
apradhâna N. L'expression n°-tvàt M. est commentée par 
Pr. « pour former le mot, non pour réaliser une opéra- 
tion » . — Ailleurs n° signifie « inhérent » et est glosé 
avinâbhûta, i.e. « ne pouvant ne pas être, existant en vertu 
d'une concomitance nécessaire » : ainsi Sabdakaust. IV 
2 138 PL 78 12 DV. IV 2 138 VP. II 125. 

nâman « nom » M. ; l'une des 4 catégories de mots 
d'après la Paspasa ; M. l'emploie dans la glose de sar- 
vanàman, q.v. ; P. (outre sarvanâman) l'emploie dans les 
composés chandonàman « nom de mètre » et dinnâman 



— 171 — 

« nom de direction » (ex. daksina-, pùrva-, le mot n° étant 
rûdhyartha K. II 2 26). Au loc. nâmni sert de glose à 
samjnâyâm BhV. II 4 20 III 2 46 etc. et remplace P. 
samjnâyâm dans les su. de C. H. et S. (cf. aussi Sieg 
p. 484). Opp. à gotra K. VIII 2 83. 

nâmaja « issu d'un nom, nominal » Sieg, p. 196. 

°dhâtu a racine verbale qui est un nom » = dénomi- 
natif M. (vt.), ex. bhavanîyati = bhavanam icchati. Le 
terme est glosé subdhâtu N. VI 1 3. La vr. des n° forme 
un supplément à certaines dhâtuvr., ainsi à celle de 
Mâdhava. 

nàmin (« inclinant ») n. de la voyelle cérébralisante 
(i; e. de toute voyelle autre que a a) Kt. I 1 7 (Liiders 
p. 483) S. 5 H I 1 6. Le mot dérive de nâma au sens de 
namana « fait d'incliner » d'après Tril. ad Kt. 

nâsa (aussi nâêita et nastà) = P. lopa (lupta) vr. de 
J. (Zachariae BB. V p. 303) ; glosant kha (■= P. lopa) J. I 
1 61. 

nâsikya « phonème nasal (accessoire, inséré entre 
le groupe h + nasale) » M. ad Si. 5 après vt. 5 [variante] ; 
analogue ou identique aux yama et à Yanusvâra. — Plus 
gén. « nasal » M., épithète de varna ; c'est le mode d'ar- 
ticulation caractéristique de Vanusvâra et des yama 
d'après N. I 1 9 p. 59 ; cf. Man. Ghosh trad. de PS. p. 66. 

nigama « tradition sacrée » P. (= chandas). 

nighâta « chute, perte du ton, atonie » M. (vt.) : ainsi 
il y a n° pour un vocatif précédé d'un autre mot VIII 
1 19 (pacasi devadatta), pour un verbe personnel précédé 
d'un mot (autre qu'un verbe) 28 (devadattah pacati). Le 
n° est caractérisé par le ton anudàtta. 

nitya « stable, pérenne » M. (vt.), dit du mot consi- 



172 



déré comme tout constitué, prêt à entrer en fonction au 
moment de l'élocution ; opp. à la conception du mot 
comme kârya (q.v.) ou comme nirvrtti (ainsi Pr. I 1 50 
vt. 10), à savoir comme « produit ». L'élément n° est 
décrit dans la Paspasâ p. 6 18 comme kùtastha (glosé 
<( impérissable » Pr.) et avicalin « immuable », ou encore 
<( sans modification, sans accroît ni déperdition » p. 18 14. 
La Paspasâ p. (> 22 donne pour synonymes siddha « (déjà) 
réalisé » et sphota « substrat phonique » ; enfin ibid. 
p. 7 22 est déclaré n° ce dont l'essence ne disparaît pas. 
Dans l'hypothèse du nityaêabdatva, il y a lieu d'expliquer 
les modifications des mots (accréments, etc.) autrement 
que dans celle du këryasabdatva, v. kârya. 

« Constant » M. (vt.), dit d'une règle ou d'une opéra- 
tion : la définition du terme est donnée dans la pbh. 42 
(= C.-pbh. 77) par opp. à anitya (q.v.) : krtâkrtapra- 
sangi nityam (sur la véritable teneur de cette pbh., v. 
Kielhorn trad. de PI. p. 209 n. 1) « est constant ce qui 
s'appliquerait (si une autre règle simultanément applica- 
ble) prenait effet, et qui s'applique (de fait, ladite règle) 
ne prenant pas effet ». Ainsi pour former tudati (cf. M. 
VI 4 62 init.)., l'affixatîon du morphème -a- (êap) selon 
III 1 77 est n° (cf. l'axiome vikaranâ nityâh M. I 3 12 
vt. 2 « les morphèmes sont constants »), la substitution 
du guna à u selon VII 3 86 est anitya, car III 1 77 s'ap- 
plique avant que le guna prenne effet et s'appliquerait 
aussi s'il prenait effet ; tandis que VII 3 86 s'appliquerait 
avant que prenne effet l'affixation de -a-, mais ne pour- 
rait s'appliquer après, u cessant alors d'être pénultième. 
V. les restrictions à la pbh. 42 dans les pbh. 43-45 (v. s. 
anitya) ; la pbh. 42 est confirmée dans la pbh. 46. Il suit 
de là qu'une opération n° prévaut sur une opération re- 
quise par une règle ultérieure (qui n'est pas n°) PI. 38 
15 SKBh. I 2 108 et cf. la pbh. 38. 

Plus gén. « (à validité) nécessaire » M. (vt.) : nityârtha 
se dit d'une teneur qui a pour effet de montrer que la 
règle vaut à titre nécessaire. Certaines combinaisons for- 






173 



matives (vrtti) sont n°, c'est-à-dire qu'elles ne comportent 
pas de résolution licite : parmi les dérivés, sont n° ceux 
des su. V 3 55 à 94, 112 à 119, 4 6 à 9, 11 à 20, 68 à 
160 (cf. M. V 4 7 après vt. 2 : nityapratyaya) : ainsi les 
suffixes -tama- et les samasânta sont n° : on ne peut se 
servir pour exprimer la valeur qu'ils comportent d'une 
forme analytique comme celle qu'on a en vertu de la 
mahâvibMsâ IV 1 82 pour la majorité des taddhita. Parmi 
les composés, sont n° (l'expression nityasàmâsa est déjà 
chez P. où K. la définit VI 1 169) les composés à upapada, 
à gati, les prâdisamâsa et analogues, les avyayïbhâva et 
quelques autres, cf. Pr. II 2 17 et M. 19 vt; 4 111 2 56 
vt. 1 ; ils échappent à la mahâvibhâsâ II 1 11 applicable 
en principe à tous les composés. L'expression n°-samâsa 
est glosée soit yasya vigrahô nâsti « (composé) pour lequel 
la résolution n'existe pas », soit « composé appartenant à 
la section gouvernée par nityam II 2 17 » M. II 2 19 vt. 4 
(qui repousse cette seconde interprétation). 

L'adv. nityam chez P. « constamment » ou bien réfère 
à la notion de n° qu'on vient de rappeler (ainsi II 2 17 
à propos des composés) ou plus souvent indique que 
l'option (va, vibhâsa) d'un su. antérieur cesse de valoir : 
vikalpanivrttyartha K. ; n° suggère d'après K. V 4 
122 que le su. s'applique ailleurs encore (à savoir 
que, outre amedhas- su et dur-medhas- , on forme alpa- 
medhas-) ; n° est sâmnyâsika M. VII 1 81. 

Enfin n° chez P. (VIII 1 4) désigne une action verbale 
en tant qu'elle est faite « sans, trêve » (anuparaman) par 
l'agent : c'est l'une des valeurs notées par la répétition, 
ex. pacati pacati « il cuit sans trêve » ; nityatà — abhlksnya 
K. ad loc. 

nidarsana « illustration », opp. à pariganana ou ana- 
logues (( énUmération complète » : ainsi d'après Ksïrat. 
p. 198 le dhp. est donné à titre illustratif,. les racines ci- 
tées n'englobent pas toutes les racines existantes ; le g. 
curâdi ibid. est nidarêanârtha. 



174 



nipat- « tomber » M., se dit d'une forme qui tombe 
soit en première soit en dernière place comme membre 
d'un dvamdva, dans l'expression pûrvam patati, pa- 
ram patati, v. pûrva et para-nipâta. Au caus. pass. (nipà- 
tyate) « être, établi à titre de nipâtana » M., i.e. « faire 
autorité en tant que forme tombant toute faite dans un 
énoncé » : ainsi dans l'expression kim nipàtyate « pour- 
quoi (le mot) est-il posé sous cette forme ? » ou « en quoi 
constitue-t-il un nipâtana ? » 

nipâtana se dit d'une forme que P. « fait tomber » 
comme mot tout constitué dans un énoncé de su. M. (vt.). 
Il s'agit soit d'une forme qui est citée par P. globalement, 
sans discrimination de base et d'affixe, ainsi yugya- III 
1 121 ou purodâê- VIII 2 67 ; le n° (dont on est averti 
par la glose nipàtyate chez K.) résulte de la présence de 
quelque irrégularité ou difficulté de forme ou de sens ; il 
s'oppose à ce qui est siddha « réalisé (par voie formative) ». 
Soit d'une forme qui est employée par P. dans la teneur 
même de la règle et qui (en apparence ou en fait) contre- 
vient à tel su. : sa présence chez P. comporte un enseigne- 
ment implicite, elle est l'indice d'un jnâpaka : ainsi la te- 
neur sarvanâman (sans substitution de ri à n) M. I 1 27 
vt. 1, paroksa (au sens de param aksnah, au lieu de pa- 
ràksa) M. III 2 115 (kâr.) ; v. d'autres ex. s. jnâpaka. n' 
est défini PI. 106 17 anyâdrse prayogc prâpte 'nyàdrêa- 
prayogakaranam « position d'un emploi déterminé, alors 
qu'un emploi différent se réalisait (par la grammaire) ». Cf. 
l'expression nipâtanât siddham M. « telle forme se réalise 
(non par une règle ou : en dépit de telle règle, mais) parce 
qu'elle tombe (toute-faite dans un énoncé) ». Le recours au 
n° est l'un des procédés familiers aux vr. tardives pour réin- 
troduire des formes rebelles dans l'enseignement de P. ou 
pour invalider tel su. en raison de la présence de ces for- 
mes dans l'énoncé. Toutefois il y avait deux théories au 
sujet de l'autorité des n° : l'une émane de M. I 1 27 
vt. 1 = pbh. 110 bàdhakâny eva nipàtanàni « les formes 
(contraires aux règles) qui tombent (toutes faites dans un 



175 



énoncé) entravent entièrement lesdites règles » : ainsi 
sarvanâman posé avec n montre que VIII 4 3 enseignant la 
substitution de ri à n n'est pas applicable. Sur la théorie 
adverse, v. s. abâdhaka. D'après M. ibid. le n° est analogue 
à la règle prohibitive : il introduit une exception parti- 
culière à ce qui a été formulé à titre général. D'après CV. 
III 4 44 le procédé du n° sert aussi, simplement, à éviter 
une lourdeur excessive (atimahân arthabhârah) de 
l'énoncé. 

°svara « ton posé (dans une teneur et faisant autorité) » 
M., à savoir l'aigu sur la syllabe initiale ou finale. 

nipâtita M. (kir.) K. VI 2 140 et 142 ; nipâtya M. (kâr.). 

nipâta « particule » P. (propr. mot qui « tombe » 
tout fait, sans processus formatif), n. d'une des 4 caté- 
gories de mots d'après la Paspasâ p. 3 17. P. I 4 56 la 
décrit comme comprenant les mots du g. câdi 57 et prâdi 
58, les préverbes 59 et gati 60, les prépositions 83. En tant 
quanarthaka, ces mots portent le nom de « thèmes » (prâ- 
tipadika) M. I 2 45 vt. 12, ce qui permet de rendre compte 
de certains traits d'accent. Ils entrent dans la classe des 
invariants I 1 37. D'après VP. II 194 certains n° (ainsi les 
préverbes) suggèrent (dyotaka) le sens du mot sur lequel 
ils portent, certains rendent un sens distinct (ainsi les 
câdi), d'autres expriment (vâcaka) le sens du complexe 
sur lequel ils portent, ainsi les accréments. Cf. sur le 
terme Faddegon Stud. on P. 's Gr. p. 15, qui distingue 
un sens étroit et un sens large du mot n° chez P. 

n Mot » !ï f VIII 1 55. 

« Forme qui figure, toute constituée, dans un énoncé » 
nipâtana » V. (cf. BR.) et déjà chez P. dans l'expression 
pûrvanipâta, q. v. ; chez M. dans paranipâta, q. v. 

• °ja « émanant d'un n° » (écrit : naip°) Sieg p. 196. 

nimitta « cause (formelle qui détermine une opéra- 
tion) » P., d'ord. « cause (d'application d'un affixe) » ; 
ifc. « (affixe) qui est cause de (tel phénomène) » P., par 



— 176 — 

ex. d'une vrddhi (VI .3 39) ou « (phénomène) causé par 
(l'application de tel affixe) » P., ainsi dans tannimitta 
P. (q. v.) ; M. IV 1 88 vt. 2 discute les interprétations 
<( qui est cause de » et « causé par ». prakrtyupapadopâ- 
dhayo nimittam pratyayo nimittï M. III 1 1 vt. 2 « (dans 
un mot) radical, terme annexé, spécification, sont la 
cause, le suffixe est la chose causée [en ce que la valeur 
en est à reconnaître] » ; ailleurs le bahiwrïhi est 
dit n°, le tatpurusa nimittin M. II 1 1 vt. 31, nimit- 
tâpâyc naimittikasyâpy apâyah Pr. VI 4 22 vt. î) 
(SD. 102) PI. 65 3 <( quand la cause disparaît, la chose 
produite par ladite cause disparaît aussi » : ainsi un 
antaranga ne prend pas effet si après l'application du 
bahiranga la cause en a disparu ; cf. B. Geiger SBW. CLX 
p. 69. yasya vidher nimittam eva nâsau bâdhyate M. VIII 
2 72 vt. 2 <( la règle dont une cause d'application existe 
n'est pas entravée (même si pour quelque motif elle de- 
vait l'être) ». n° est assimilé à hetu M. III 1 26 vt. 2. 
PM. VII 2 36 distingue une cause primaire {mukhya) 
quand il y a forme réelle d'opération (kurvadrûpa) , figu- 
rée (aupacârika) quand il y a seulement applicabilité vir- 
tuelle (yogyatâ). 

Plus spéc. « raison d'être, mobile » en tant que notion 
commandant le locatif M. II 3 36 vt. 3, ex. carmani dvï- 
pinam hanti a on tue la panthère en raison de sa peau » : 
c'est la n°-saptamï, q. v. Ici n° est glosé kriyâphala Pr. 
et l'emploi n'est donné pour valable que s'il y a jonction 
avec un objet transitif. — Cf. animitta. 

« Signe distinctif » M. I 1 26 vt. 5. 

nimittaka ifc. « causé par » M., ainsi êabda° ou artha- 
n° « causé par la "forme » ou « par le sens » : arthanimit- 
taka eva êabdah M. I 1 46 vt. 4 « la cause du mot, c'est 
purement et simplement le sens (à exprimer) » ; para-n° 
« causé par qqch. qui suit » ajâdeêah paranimittakah 
pûrvasya vidhim prati sthânivad bhavati M. I 1 57 vt. 1 
comme glose complétive dudit su. « un substitut voca- 
lique est considéré comme l'original vis-à-vis d'une près- 



— 177 — 

cription portant sur qqch. . d'antérieur, s'il est lui-même 
causé par qqch. qui suit » : ainsi pour former avadhït, 
l'a final de vadha s'amuit selon VI 4 48 et cet amuisse- 
ment est causé par l'affixe qui suit : dès lors la règle VII 
2 7 enseignant que le substitut d'un a « léger » précédé 
d'une consonne est une vrddhi optionnelle en présence de 
l'indice sic, ne prend pas effet, parce que ramuissement 
de a est traité comme si l'original (a) était encore là ; 
autrement dit on ne saurait obtenir * avâdhlt. 

°saptamï « locatif de raison d'être, de mobile » (ensei- 
gné M. II 3 36 vt. 6) K. I 1 57 N. I 1 16, v. ci-dessus. 

nimittâpâya v. ci-dessus. 

nimittin « (phénomène en tant que) produit par une 
cause » M. (vt.), v. ci-dessus ; nimittanimittinau « cause 
et effet » K VIII 3 1 et 9, 4 3 et 38 : ainsi dans le pro- 
cessus de cérébralisation n est nimittin, r etc. étant ni- 
mitta. nimittinimittabhàva N. VII 1 1. 

niyam- {°yamyate) « faire l'objet d'un niyama, être 
limité (dit d'une règle, d'une opération) » M, ; niyata 
« fixé par un niyama, limité » M. (vt.) : pratyayâ niyatâh 
prakrtyarthâv aniyatau M. I 3 12 vt. 3 « les suffixes sont 
limités, le radical et le sens sont illimités » (cf. aniyata). 
niyatavisaya « dont le domaine d'application est limité » 
M., dit du mot : ainsi râêi- raimi- raéanâ- sont n° en* 
partant de la racine raê- qui est d'emploi aviêesa VII 1 96 
vt. 8. 

niyama « règle qui limite (une règle antérieure, quant 
à l'application) » M. (vt.) ; le terme s'oppose à vidhi 
a règle qui prescrit qqch. de nouveau ». vikaranebhyo 
niyamo balïyân « une règle limitante prévaut sur (une 
règle (concernant Taffixation des) morphèmes (et prend 
effet avant) » M. I 3 12 vt. 2 = pbh. 41 : ainsi I 3 12 
qui limite l'emploi de edh- à la voix moyenne prend 
effet d ? abord, ensuite seulement est affixé le morphème 
-a- (êap) devant les désinences. M. passim dit d'une « en- 
treprise de su. » (ârambha) qu'elle est niyamàrtha, qu'elle 

12 



178 



« sert à limiter (l'extension d'une autre règle, non à pres- 
crire) )>. D'après K. VI 4 11 ledit su. vise à limiter la longue 
aux formes qui y sont citées (ainsi naptârau), en sorte que 
la substitution de longue n'ait pas lieu ailleurs : ceci vaut 
dans l'alternative où les formes sont sujettes à l'analyse ; 
si elles sont posées comme inanalysables (avyutpatti- 
pakse), alors le su. vise à prescrire (vidhyarthà) . En tant 
que règle prescriptive, I 3 63 signifie que les désinences 
moyennes dans le type edhâmcakre vaudraient même 
lorsque l'action est dirigée vers l'agent (ainsi dans udub- 
jâmcakâra) ; il sera paré à cet inconvénient en posant le 
su. comme n° : le moyen vaudra comme dans les cas 
précédents, non ailleurs, cf. M. ad loc. D'après la pbh. 
100 la prescription l'emporte sur le n° lorsqu'il y a place 
pour l'un et l'autre, vidhiniyamasambhave vidhir eva 
jyàyân (cf. VI 4 49 vt. 1 ; la pbh. elle-même est citée 
Pr. VIII 4 32) : ainsi quand ya VI 4 49 est posé pour 
noter y + a, on peut se demander si P. prescrit l'amuis- 
sement de y + a qui n'a pas été enseigné auparavant ou 
s'il limite l'amuissement de a (enseigné 48) aux cas où 
y est précédé par une consonne ; la présente pbh. décide 
pour la première alternative. Au su. III 2 87 duquel résultent 
les formes brahma bhrûna et vrtra-han-, K. pose un qua- 
druple n°, à savoir (cf. N.) un n° de la racine (en sorte 
qu'après une autre racine on aura un autre dérivé : brahmâ- 
dhltavant-), un n° du mot déterminant (en sorte qu'avec un 
autre mot on aura un autre dérivé : purusam hatavân), un 
n° du temps (en sorte que pour désigner un temps autre que 
le passé, on emploiera le verbe personnel : brahmânam 
hanti ou hanisyati), un n° du suffixe. On distingue en- 
core un visaya-n° K. III 1 23 V 2 94 et 112, un abhidheya- 
n° V 2 107 } un artha-n°, un prayoga-n°, un samjfiâ-n 
chez M. Un emploi comme âvih... abhavat est licite d'après 
Sabdakaust. I 4 61 si l'on interprète le su. 80 non comme 
un prayoga-n° , mais comme un samjnâ-n° : ce su. signi- 
fierait alors que le nom de gati est limité aux formes en 
question lorsqu'elles sont employées en antécédence ; il 



— 179 - 

ne signifierait pas que ces formes ne sont valides qu'à 
condition d'être antécédentes. La marque du n° est eva : 
ainsi VI 2 148 où eva d'après M. vt. 2 forme un double 
n°, en sorte que le su. est à entendre dattaêrutayor eva et 
âêisy eva. 

Plus gén. « limitation » M. (vt.), opp. à vikalpa (op- 
tion) ou à kâmacâra (arbitraire) : ainsi l'ordre des mem- 
bres d'un dvamdva forme un n° selon II 2 34 vt. 2. — 
n° I 1 3 vt. 6 serait un nom du pbh. su. I 1 52 d'après 
Nâg. ad loc. — n° au sens de « restriction (consistant en 
correction grammaticale, etc.) » dans la Paspasâ, cf. 
Thieme ZII. VIII p. 28. 

niyâmaka « (phénomène) qui note une restriction (de 
tel autre), limitatif » M. (kâr.) ; « qui agit comme cause » 
PI. 41 2, 63 3. 

niyoga = nijamaPr. III 4 67 yt. 8, cf. Nâg. ; niyo- 
gatah « de façon nécessaire, avec astreinte » M. : prayo- 
janam nàma tad vaktavyam yan niyogatah syât M. I 1 46 
vt. 2 « on doit formuler comme étant motivation ce qui 
existe à titre obligatoire ». 

niranunâsika « dépourvu de nasalisation » M., dit 
de y v l et opp. aux mêmes phonèmes en tant que sânu- 
nâsika. 

niranubandhaka « dépourvu d'exposant » M. opp. 
à sânubandhaka ; v. ananubandhaka et la pbh. 81. 

nirapavâdaka « forme ne comportant pas d'excep- 
tion » M., opp. à sâpavâdaka. 

niravakâsa « (règle, opération) qui n'a pas (ou : 
plus) l'occasion de s'appliquer » PI. 67 9 : la substitution 
de « à l'a final de paca- attendue par VII 3 101 pour for- 
mer paca + yâ + us n'a pas lieu après qu'a pris effet la 
substitution de iy à yâ selon VII 2 80 : VII 2 80 entrave 



180 



VII 3 101 parce qu'autrement VII 2 80 serait n°. Cf. 
aussi PI. 72 14, 73 8 SK. 446 ; SKBh. I 2 110 porte 
l'axiome niravakâêam (balavat) sâvakâêât « ce qui n'au- 
rait plus l'occasion de s'appliquer (si on en empêchait 
l'application en tel cas) prévaut sur ce qui aurait (encore 
une autre) occasion de s'appliquer ». Cf. avakâêa. 

nirasta n. d'un vice de prononciation des voyelles 
M. (Paspasâ), glosé « rude » Pr., « rapide » Nâg. 

nirâsa dans nirôsârtha « (teneur qui a) pour effet 
d'exclure ou d'empêcher (tel phénomène, telle règle) » 
K. III 3 75 IV 2 107, 3 68 et 75 V 1 112 et 135 : ainsi 
le pluriel dans kratiiyajïïebhyah IV 3 68 vise à empêcher 
l'application du su. I 1 68. 

nirdis- Cdiêyate, °diêyamâna) « être énoncé, figurer 
dans un énoncé de su. » M. : nirdiêyamânasyâdesâ bha- 
vanti M. I 1 47 vt. 5 = pbh. 12 « les substituts prennent 
la place de ce qui est énoncé (, non de ce qui est inféré, 
impliqué, etc.) » : ainsj un homophone du d dans ud est 
substitué au s dans sthâ- qui est énoncé VIII 4 61, non au 
a dans atthâ- lequel selon la pbh. 11 est aussi noté par 
sthâ-, mais n'est pas directement énoncé. 

nirdista « (ce) qui est énoncé » P. : tasminn iti nir- 
diste pùrvasya I 1 66 et tasmâd ity uttarasya 67 « quand 
un mot esl énoncé au locatif, (l'opération concerne) ce qui 
le précède, quand il est énoncé à l'ablatif, ce qui suit » : 
ainsi aci, énoncé au locatif VI 1 77 a le sens de « quand 
une voyelle suit », autrement dit l'opération visée par le 
su. porte sur le phonème qui précède la voyelle ; atinah, 
énoncé à l'ablatif VIII 2 18, a le sens de « quand un 
mot non terminé par une désinence personnelle précède ». 
En cas de conflit l'énoncé à l'ablatif {pancamï-nirdeêà) 
prévaut sur l'énoncé au locatif (saptarrii-n ) d'après M. 1 
1 66 vt. 3 cf. pbh. 70. Le membre subordonné (upasar- 
jona) est énoncé au nominatif I 2 43 ; quant au sens du 
génitif dans un énoncé, il est fixé par I 1 49. N. I 1 66 



— 181 — 

suivant K. et M. vt. 1 glose nirdista par nirantaram distah 
« ce qui est indiqué immédiatement ». Cf. lupta. 

°visaya « (type de notion ablative) où le domaine est 
énoncé (par le verbe) », VP. III 7 (f) 1 BhV. I 4 24, ex. 
jalâd utthitah « sorti de l'eau ». 

nirdeêa « énoncé, mot d'énoncé » M., v. avibhaktika, 
ekaêesa, dvikâraka, tantra, praêlista, sautra. avasyam 
kayâ cid vibhaktyâ kena cid vacanena nirdeêah kartavyah 
M. I 2 39 vt. 1 « il est nécessaire que l'énoncé soit fait 
avec une désinence quelle qu'elle soit, avec un nombre 
quel qu'il soit », cet axiome servant à justifier telle 
teneur difficile, ainsi le pluriel dudit su. ; formules 
analogues M. III 3 18 vt. 1 K. IV 3 11 V 2 20 CV. 
V 2 95 DV. I 2 6 Vn 4 73. Une explication qui allè- 
gue l'autorité que présente tel énoncé (... iti nirdeêât) 
se rencontre dans toutes les vr. tardives ; elle est un cas 
général dont le nipâtana (q. v.) est un cas particulier : 
ainsi la forme hvari- (avec son gunà) est légitimée par 
DV. I 1 5 au nom du n° VII 2 31. 

nirdestavya M. 

nirdhârana « ségrégation (d'un élément hors d'un 
ensemble) » P. ; K. II 2 10 glose prthakkarana et ajoute 
que cette ségrégation a lieu soit en raison de l'espèce à 
laquelle appartient l'élément, soit en raison de sa qualité 
ou de son activité. Le terme sert à désigner not. le régime 
du superlatif, ex. ksatriyo manusyânâm êùratamah « le 
ksatriya est le plus courageux des hommes » (la qualité 
du courage permet de ségréger le ksatriya parmi les 
hommes) ; °dhâryamâna « élément ségrégé (d'un tout) » 
K. V 3 92 ; °dhâryate IV 1 82. 

nirvacana « interprétation (étymologique), analyse » 
M., ainsi svarâh expliqué svayam râjante. 

nirvartaka « qui produit » M. (vt.), dit d'une règle 
produisant des phonèmes : antaratamâ anena nirvartyante 



— 182 — 

M. I 1 50 après vt-. 1 « cette règle produit des phonèmes 
ayant la plus grande affinité (avec d'autres) » ; ceci 
s'oppose à une règle pratipâdaka « qui enseigne ce qui a 
été déjà produit {nirvrtta) par un autre su. ». 

nirvartya « qui doit être produit » K. III 2 1 VP. Iïï 
7 78, dit de l'dbjet-transitif qui accède à l'existence par 
l'effet de l'action verbale, ainsi kumbha- dans kumbham 
karoti et kumbhakâra-. M. I 4 49 se sert de cette notion 
pour interpréter l'emploi tandulân odanarn pacati = tan- 
dulân pacann odanam nirvartayati « faire cuire des grains 
(de façon à obtenir) une bouillie ». 

nirvrt- (°vartayati) « produire » M. (v. l'ex. précité) : 
sâdhanam kriyâm nirvartayati tâm upasargo viêinasti 
« l'affixe produit l'action, le préverbe la spécifie » M. II 
2 19 vt. 2 ; nirvartyamâna vt., nirvrtta « produit » P., nir- 
vrtti « production » M. (vt.). 

nirhata ri-, d'un vice de prononciation des voyelles 
M. (Paspasa), glosé « rude » Pr. 

nirhrâsa « abrègement, diminution » M. (références 
dans l'Index de Poona s. v. canpara et s. v. prakrti), glosé 
apacaya et alpatva Pr. IV 3 100. 

nivartaka « qui fait cesser (la validité d'une forme) » 
M. (vt.) ou « qui exclut (une autre forme, not. une forme 
incorrecte) » ibid. 

nivartya « qui doit cesser de valoir » M. (kâr.), dit d'une 
forme pour laquelle la récurrence (anuvrtti) est abolie. 

nivrt- (°vartate °vartayati) « (mot, disposition qui) 
cesse de valoir (dans un su. postérieur à celui où il ou 
elle figure) ; faire cesser, abolir la récurrence » M., et 
plus gén. « disparaître ; faire disparaître, exclure ». nivrtta 
« qui a cessé de valoir, dont la récurrence ne joue plus » 
M. (vt.), opp. à anuvartate ou à vartate « la récurrence 
a lieu, le mot court ». nivrttapadârthaka a (mot) dont la 
notion est abolie » M., à savoir par un a(n)° priv. 



— 183 — 

nivrtti « cessation, disparition » M. (vt.), en particulier 
« cessation d'une récurrence » ou « exclusion (de tel 
énoncé), non application », v. adhikâra, anabhinirvrtta, 
ekayoga. na jnâyate kenâbhiprâyena prasajati kena nivrt- 
tim karoti M . I 3 9 vt. 6 « on ne reconnaît pas (au pre- 
mier abord) dans quelle intention (P.) attache (l'exposant), 
dans quelle intention il en ordonne l'abolition ». Le mot 
s'oppose à anuvrtti ou à pravrtti. L'expression udâtta- 
nivrttisvara désigne l'aigu de VI 1 161 chez M. (vt.). 

nisidh- (°sidhyate) « être prohibé, faire l'objet d'une 
règle prohibitive » BhV. IV 1 89 et passim, correspondant 
à pratisidhyate K. ; nisiddha BhV. IV 4 71. 

nisedha « prohibition, règle ou clause prohibitive » 
( = pratisedha M.) BhV. I 1 69 II 2 16 et passim Pr. I 2 
26 (rare) J. II 4 4 S. IV 4 141 H. V 4 44 V. : nise- 
dha balïyâmsàiji pbh. 112 ( = pratisedha \b° bha- 
vanti M. I 1 63 après vt. 6) « les règles prohibitives 
prévalent (sur les autres, antaranga, etc.) » : ainsi VII 2 
59, règle prohibitive, entrave la règle antaranga VII 2 44, 
et l'accrément -i- (it) n'est pas attaché à l'affixe -sya- dans 
le futur de la racine syand(Û). nisedhaka PI. 20 11. 

nisedhya « qui est à prohiber », v. s. âkânksa. 

niskrsta « séparé de (l'objet), abstrait » Pr. II 2 8 vt. 
2 dit de êukla- dans patasya êuklah opp. à suklah pa- 
tah ; °krsya a pris séparément » PL 22 7. 

nistha (« achèvement ») n. techn. selon I 1 26 des 
suffixes (adjectifs verbaux) -ta- (kta) et -tavant- {ktavatu) t 
type krta- krtavant-, et du thème terminé par ces suffixes. 
Ils expriment le passé III 2 102 ; substitution éventuelle 
de -na- à -ta- VIII 2 42. 

nisthita (= nihsthita) « (forme) accomplie, correcte » 
M., v. s. avidhi. Glosé prayogârha « susceptible d'être 
employée » SD. 94. 



— 184 — 

nihsamkhya « démuni de nombre » K. I 4 21, dit 
d'un invariant. 

nemasprsta « comportant une moitié d'occlusion » 
PS. 38, dit des sifflantes. 

naikâc(a) « plurisyllabique » V. 

naigama « appartenant au texte sacré » M. (kâr.) ; 
-ika « id. » K. VII 1 1 (kâr.). 

naimittika « ce qui existe en vertu d'une cause, 
chose produite, effet » Pr. VI 4 22 vt. 9 et v. nimitta et 
anaimittika. 

nairdesika « qui sert à l'énoncé » M. : ete nairde- 
êikânâm vârttatarakâ bhavanti ye sarvanâmnâ nirdeêâh 
kriyante M. I 1 66 init. « parmi les mots servant à un 
énoncé, les plus appropriés sont les énoncés faits au moyen 
d'un pronom ». 

naivâsika n. des suffixes indiquant (selon IV 2 69) la 
résidence M. IV 2 92 fin. (omis dans l'Index de Poona), 
ex. êaiba- « habitant du pays des Sibi ». 

nyak = P. vrtasarjana J. I 3 92, glosé nlcair ancati 
Devan. 

nyâya « règle générale, axiome » M., dit not. d'un 
axiome tiré de la vie courante, le lokanyâya des gr. pos- 
térieurs ; cf. l'expression esa nyâyo y ad uta... iti (v. adhi- 
kâra). — Not. « paribhâsâ » cf. Kielhorn éd. de PI. p. IV ; 
« utsarga » Nâg. ad III 4 67 après vt. 7 (citation de VP.). 

°siddha « réalisé par une maxime générale » M. ou 
« par la nature des choses qui y sont enseignées, par 
l'argumentation (= yuktisiddha) », dit not. d'un type de 



— 185 — 

pbh. : opp. aux jflâpakasiddha (et aux lokanyëyasiddha) 
Kielhorn op. c. p. XII. 

nyâyya « correct, régulier » M. (vt.), ainsi dit d'une 
forme analysable en radical et affixe Si. 2 vt. 2 (cf. Pr.). — 
Nom de Vutsarga chez les « anciens maîtres » Pr. II 3 1 
vt. 1 (lire sans doute nyâya). 

nyâsa « position, formulation », pratiquement « teneur 
d'un su. » M., not. dans l'expression kriyata etan nyâsa 
eva « (ce que certains veulent réaliser en amendant ou en 
complétant le su.) est déjà formulé dans la teneur » ; v. 
garlyâms et yathânyâsam. 



Fin de la Première Partie 



ADDITIONS ET CORRECTIONS 

au fascicule 1 



amêisamâsa « composé (notant qqch. qui comporte) des 
parties » = M. ekadesisamàsa H. II 4 96. 

àghosa ligne 2, lire : des deux premières colonnes. 

atideêa in fin. : les expressions rùpâtideéa (trco y ad 
rùpam tad atidiêyate), kârya-a°, sâstra-a° (trco yac châs- 
tram tad atidisyate) appartiennent à M. (vt.) VII 1 95 vt. 
3, 90 vt. 1. 

adhîkëra : Durgas. ad Kt. I 1 2 (p. 470) cite comme 
types d'à gangâsrotas, mandagati, mandùkapluti. 

anubandha : les a° des grammairiens antérieurs n'ont 
pas d'effet chez P. d'après M. VII 1 18 cf. Goldstucker Pan. 
p. 181. 

anuvrtti : le terme est analysé vrttih sâstrasya laksye 
pravrtth tadanugato nirdeso 'nuvrttinirdeêah Pr. ad Si. I 
vt. 4 <( énoncé qui suit l'application d'une règle aux 
formes enseignées ». 

anyârtha : l'ablatif brâhmanât dans brâhmanâcchamsin- 
est a , à savoir il a le sens d'un accusatif = brâhmanâni 
samsati M. VI 3 2 vt. 2. 

abhinistâna : forme citée en ex. par P. (à côté d'abhi- 
nistâna) et désignant d'après K. le visarjanïya (propr„ 
« grondement final » ?) ; PM. renvoie à Âp[GS. XV 9]. 



— 187 — 
avrtti = P. kriyàtipatti J. II 3 115 S. IV 4 108; 

asisya : sont également a° Vantaratamaiva d'après M. 
I 1 50 vt. 8, Yekaéesa M. I 2 64 vt. 29 (v. ce mot). D'après 
la Mâthurï vrtti citée BhV. I 2 57 la portée d'a° est jusqu'à 
la fin du second pâda. Cf. Faddegon Studies p. 57 sur cette 
notion et les problèmes qu'elle pose. 

âgama : défini Durgas. ad Kt. II 1 6 prakrtipratyayayor 
anupaghâtï « ce qui n'entame ni le radical ni le suffixe » ; 
Vâ° est dit par suite mitravat S. 19 par opp. au « substi- 
tut » (âdeêa) qui est satruvat. 

âtmanepada : c'est une anvarthasamjnâ PM. VI 3 8 ; 
N. ibid. l'analyse en âtmârtham padarrl ; âtmanebhàsa si- 
gnifie « qui possède seulement la voix moyenne » = àt- 
manepadin ; le fém. °bhësâ est attesté K. VI 3 7 = âtma- 
nepada. 

âdi est glosé vyavasthâyâm (ex. devadattâdaya âmyan- 
tâm <( qu'on amène D. et ceux qui l'accompagnent ») et 
prakâre (ex. devadattâdaya âdhyâh a les gens de l'espèce 
de D. sont riches ») M. I 3 1 après vt. 11. Un êloka d'Âpi- 
sali cité par les gr. tardifs donne pour valeurs d'à sâ- 
mïpya, vyavasthâ, prakâra, avayava. 

âdesa : v. ci-dessus âgama. 

âsmisra (« mélangé ») : est dit substitut d'une forme 
â° le substitut qui n'est noté en grammaire ni par la teneur 
qui précède, ni non plus par la teneur qui suit M. VI 1 85 
vt. 1 : c'est pour éviter cette indétermination qu'a été for- 
mulé le su. antâdivat. 

it : défini anamsacihna C. I 1 5 SKÂbh. I 2 6 « qui a 
pour signe de ne pas faire partie (du mot auquel il s'atta- 
che) ». 



t 

— 188 — 
utsarga : v. le sens propre du terme sous prakalpya. 

upapad- (°padyate) en vt. : I 2 51 vt. 2, 4 24 vt. 2. 

ubhayaniyama « restriction valable pour chacune des 
deux portions d'une règle» : d'après M. VI 2 148 vt. 2 il 
n'est pas nécessaire de formuler audit su. une prohibition 
anqêisi pour atteindre un cas comme anàhato nadati deva- 
dattah (cf. VI 2 48) ; on appliquera l'u°, c'est-à-dire on 
entendra le su. comme s'il était kârakâd dattaérutayor eva/ 
âêisy eva. 

kârikâ « verset mnémonique », figurant not. chez M. : 
d'après (Kielhorn (qui cite quelques t. techn. qui leur sont 
propres), les k° sont extraites d'ouvrages postérieurs aux 
vt., IK. XV p. 228 XVI p. 106 ; cf. encore Goldstûcker Pân. 
p. 93. 

kârita : désigne chez Kt. toutes les formes verbales en 
-ayati, cf. III 2 9 sqq. 

krta « réalisé » M. (vt.) : telle teneur est superflue du 
fait que ce qu'elle permettrait d'obtenir est d'ores et déjà 
réalisé (krtatvât du vt., repris par siddha M. et cf. siddha- 
tvât vt. 1 ad VIII 3 105). 

guna : M. V 1 119 après vt. 5 donne pour acceptions 
(se ramenant toutes à la première citée) samesv avayavesu 
(ex. dvigunâ rajjuh), dravyapadârthakah (ex. gunavân de- 
êah), aprâdhânye (ex. gunabhùtâ vayam atra), àcâre (ex. 
gunavân ayant brâhmanah), samskàre (ex. annam guna- 
vat). — L'expression gunavacana est caractérisée Bâlam. 
692 « forme signifiante autre que composé, dérivé, inva- 
riant, pronom, nom d'espèce, de nombre ou n. conven- 
tionnel » — gunin « ayant un guna » P. (variante de 
guna au su. VI 4 126). 



18 ( J — 



cathurta : lire caturtha. 



câdi = P. nipâta (cf. I 4 57) J. I 2 127 S. I 1 101 H. 
I 1 31. 

cihna m P. laksana C. II 1 90 CV. I 4 1. 

thur v. sous pur. 

turya n. des aspirées sonores (« quatrième classe d'oc- 
clusives ») Kramadîsv. I 193. 



nanâdhikarana M. (vt.) au sens de vyadhikarana : ex. 
mahâghâsa- reposant sur mahatyâ ghâsah M. VI 3 46 vt. 1. 



TERMINOLOGIE 

GRAMMATICALE 

DU 

SANSKRIT 






PAR 



LOUIS RENOU 



DEUXIEME PARTIE 




PARIS 

LIBRAIRIE ANCIENNE HONORÉ CHAMPION, ÉDITEUR 
EDOUARD CHAMPION 

5, QUAI MALAQUAIS (VI e ) 



193 



paksa « côté, Tune des deux parties de l'alternative » 
M., d'où plus gén. « vue, hypothèse » (cf. paksântara 
« autre hypothèse » passim, sarvesu paksesu M. I 2 64 glo- 
sant sarvatra du vt. 20 « dans tous les cas envisagés, en tout 
état de cause ») : yasmin pakse 'Ipïyâmso dosas tam âsthâya 
pratividheyam dosesu M. I 3 10 fin. « il faut combattre 
l'application d'une règle lorsque des fautes (en résultent), 
en s 'attachant à la vue où les fautes sont les moindres ». 
Plus tardivement le loc. pakse « dans V (autre partie de F) 
alternative » équivaut à « facultativement, vibhâsà » CV. 
II 2 66 BhV. III 1 7, 39, 44 etc. PM. VI 2 42. Cf. pâksika, 
pûrvapaksa et v. jâti et padasamskâra. 

pancama la « cinquième » consonne du varga, soit la 
« nasale » M. I 1 9 vt. 2 (seul ex.) Kt. I 4 2 H. I 3 1, 47 ; 
pancaml « cinquième » désinence casuelle P., soit « abla- 
tif », valant en principe pour Yapâdâna. D'après K. II 3 2 
le nom est emprunté aux anciens maîtres ; l'expression 
pancamlnirdista M. (vt.) « (ce qui dans un su. est) énoncé 
à l'ablatif » se réfère au pbh. su. I 1 67 suivant lequel, 
quand un élément est ainsi énoncé, l'opération porte sur 
l'élément qui le suit immédiatement : ainsi atinah VIII 1 
28 signifie « après une forme qui n'est pas du verbe per- 
sonnel ». pancaml « cinquième » mode, à savoir « impé- 
ratif » (cf. saptamï) Kt. III 1 18, 26 (Sieg p. 485) H. III 3 8. 

path- (pathati) a dire (lire) en qualité de maître, en- 
seigner » M., en parlant de 'Kâty. (cf. la formule citée sous 
uttara) ou de P. ; not. « enseigner (telle forme comme fai- 
sant partie d'un g.) » ; pass. pathyate M. (kâr.), pathita 
M. « dit, enseigné (not. dans un g.) ». Cf. pâtha. 

pada « mot » P., c'est-à-dire toute forme achevée, en 
tant que terminée par sup ou tin I 4 14 (ce qui englobe 
implicitement les avyaya à cause de II 4 82). Le terme est 
glosé vibhaktyanta « ce qui se termine par une désinence » 

13 



- 194 — 

M. I 2 64 vt. 19, varnasamudâya « ensemble de phonèmes » 
M. I 1 21 vt. 5, plus précisément pûrvaparayor arthopa- 
labdhau Kt. I 1 20 « (réunion) d'un élément antérieur 
(thème) et d'un postérieur (suffixe, etc.) avec perception 
d'un sens » ; simplement artha Pr. I 2 42 vt. 2 « (ce qui 
a un) sens » ; il s'oppose à prakrti ou à vâkya. Plus parti- 
culièrement p° se dit I 4 15 sq. du thème (identique à un 
mot tout fait) tel qu'il apparaît devant les désinences con- 
sonantiques (faibles) -bhis etc. et -su, devant certains tad- 
dhita (-iya- -ïya~ -y a- -yu-), devant certains affixes dénomi- 
natifs {-âyate -ïyati) par opp. à la forme dite bha : ex. râj(a) 
dans râjabhis et râjïyati, bhavat dans bhavadïya-, La forme 
p° est traitée en fin de mot et d'ailleurs c'est le traitement 
de fin de mot qui domine toute la notion du p° chez les gr. 
Le terme p° est rubrique gouvernante VHI 1 16 sq. pour les 
faits de samdhi ; il est anvartha selon N. III 1 92, ce qui 
implique une étymologie par padyate = gamyate 'rtho 
'nena Uvata ad VPràtis. III 1. Se dit aussi d'un membre de 
composé, non seulement du membre ultérieur (cf. Pr. I 1 72 
vt. 21 et v. uttara ), mais encore du membre antérieur (cf. 
pûrva°) à cause de II 4 71. L'expression padajâtâni Pasp. 3 
26 désigne les quatre parties du discours : elle sert de 
glose à une strophe du RV. où les catvâri padâni désignaient 
« les quatre quartiers » du langage, dont un seul appartient 
aux humains. Il y a cinq sortes de mots d'après Uvata 
(Introd. au bhâsya sur la VS.) : les dérivés primaires 
(dhâtuja), secondaires (dhâtujâj jâta), les composés (s'amar- 
thârthaja), les mots issus d'une phrase (vâkyaja, ex. itihâ- 
sa-), divers (vyatikïrnà) . M. I 1 45 vt. 3 cite comme padai- 
kadesa « portions de mot » datta- pour devadatta-, bhâman- 
pour satyabhâman-. — Sur la valeur du mot p° chez P. 
Faddegon Studies p. 35 Buiskool Tripâdï p. 45 et (sur l'ori- 
gine du terme) Liebich SBHeid. 1919 15 p. 4. Cf. aussi 
upa°, âtmane , parasmai et ubhaya , prâtipadika. 

°vidhi « prescription relative aux mots » tout faits P., 
c'est-à-dire selon M. II 1 1 init., aux composés, aux dési- 
nences, au traitement parângavat (2) : le p° s'oppose au 



— 195 — 

varnavidhi K. ad loc. ; il ne vaut que s'il y a sàmarthya, 
q. v. 

°vyavasthà « genus verbi », v. ce mot. 

°samskârapaksa « alternative (où il est fait état ngjï de 
la connexion du mot dans la phrase, mais seulement) de la 
formation du mot » DV. I 1 15, 317 II 2 19, 3 2 III 1 7, 
2 53 et 115, 3 20, 163 et 175 IV 1 15 VI 3 34 BhV. III 3 20 
VII 1 37 PI. 65 4 et 6 : dans la conception du p° telle for- 
mation difficile devient justifiable : ainsi l'expression nadï- 
kûlam pipatisati « la rive va tomber » est légitime selon 
le p° ; elle est vicieuse du point de vue de la connexion 
dans la phrase puisqu'elle conduit à abolir de la forme 
pipatisati la nuance de désir postulée par la connexion avec 
kûla. Le p° revient à dire parfois « en envisageant les faits 
au stade où les éléments formatifs du mot sont mis côte à 
côte » avant l'application des règles PI. 43 16 ; on a aussi 
padasam&kâravelâyâm K. III 3 131 N. VI 3 46 ou °kâle CV. 
I 1 80, opp. à padântarasambandha. 

padâdi phonème « initial du mot » P. ; padânta « final 
du mot » P. : glosé pade 'ntah (et non padasyântah) M. VIII 
4 35. 

padàrtha a signification d'un mot » M. (Pasp.) opp. à 
vâkyârtha et consistant soit en âkrti (espèce), soit en dravya 
(notion individuelle). Plus gén. p° signifie « sens, notion 
(supportée par un mot) » M. : ainsi il est dit M. I 1 44 vt. 3 
que le mot go- suivi de ili perd sa valeur propre (svasmât 
padàrthât pracyutah) * p° est senti pour un terme unitaire 
à tel point qu'on trouve l'expression asya êabdasya kah 
padàrthah M. I p. 11 15 ou sabdapadârthakah 1. c. Chez 
P. p° désigne « le sens d'un mot » à suppléer dans une 
phrase et vise la particule api qui dans une expression 
comme sarpiso 'pi syàt implique le sens de sarpiso binditfi 
syât. Cf. anyapadârtha. 

para « ultérieur » P., soit en parlant d'un phonème 
par rapport à un autre, soit en parlant d'un mot, par ex. 
d'un membre de composé, soit enfin d'un su. dans l'agen- 



— 196 — 

cernent de l'Astâdhyâyî. Le terme sert not. à caractériser 
le pratyaya ou « suffixe » III 1 2 : le prat.yaya est « ulté- 
rieur » par rapport à la prakrti. Une règle p° prévaut sur 
une règle pûrva (cf. vipratisedha) : pûrvaparanityântaran- 
gâpavâdânâm uttarottaram baliyah pbh. 38 « (de ces cinq 
règles, une règle) antérieure, ultérieure, nécessaire, anta- 
ranga et entravante, celle qui suit prévaut chaque fois sur 
celle qui précède » : ainsi VII 3 103 entrave 102 comme 
para, en sorte qu'on forme vrksebhyah selon 103, non 
*vrksâbhyah selon 102. D'après M. I 1 3 vt, 6, 4 2 vt. 7 
(qui donne aussi d'autres valeurs « profanes » de p°) p° 
signifierait ista « souhaitable » : ce sens est imaginé afin 
d'éviter un pûrvavipratisedha postulé par Kâty., cf. Kiel- 
horn IA. XVI p. 248. Dans la GV. passim (ainsi I 1 107) 
p° est employé directement au sens de « suffixe ». Ifc. « suivi 
de » P. : mais l'expression tapara P. est expliquée fictive- 
ment par M. et K. I 1 70 comme signifiant à la fois a suivi 
de t » et (( précédé de t » (cf. tapara) ; nâmipara « précédé 
d'une voyelle cérébralisan te » Kt. I 5 12 sq. L'adverbe 
paratah dans les vr. (K. CV. etc.) indique que l'élément dont 
il s'agit se situe « dans la portion ultérieure » du mot ou 
« dans le mot ultérieur ». Le datif parasmai est une abrévia- 
tion de parasmaipada H. III 4 64 IV 2 109 Kt. III 2 23, 7 2, 
6 et 9. 

paramkâryatva « fait (d'entendre 14 1 comme signifiant : 
prâk kadârât) param kâryam » M. : « l'opération (consistant 
selon I 4 1 à imposer une samjna) \alable jusqu'à II 2 38 
est (en cas de vipratisedha) l'opération ultérieure ». 

°nipâta « incidence (éventuelle, irrégulière, d'un mem- 
bre de composé) à la place ultérieure » alors qu'on l'attend 
à la place antérieure K. II 1 39 VI 2 170 : ainsi sahasra- 
forme un p° dans parasahasrâh = sahasrât pare ; on attend 
* sahasrapara- selon I 2 44 ; cf. pùrvanipâta. 

°nimittaka v. nimitta. 

°rùpa « élément ultérieur » P. comme substitut unique 
(ekâdeéa) de deux éléments disparus, l'un antérieur (pûr- 
varûpa), l'autre ultérieur (p°) selon VI 1 94 : ainsi dans 



— 197 — 

prelayati, il y a maintien du p° -e- comme substitut unique 
de (pr)a + e(layati). 

°vallingatâ « fait d'avoir le genre conforme à celui du 
membre ultérieur » M. : caractéristique selon II 4 26 des 
composés dvamdva (ex. kukkutamayûryau) et tatpurusa 
(ex. ardhapippall-) ; P. a l'expression paraval lingam. 

°vipratisedha « prohibition mutuelle (entre deux règles 
simultanément applicables, la solution étant la pré valence 
de la règle) ultérieure » M., par opp. à pûrva (et anta- 
rafiga ) : c'est la solution normale, cf. I 4 2 et vipratisedha. 

°saptamï « locatif (dans un énoncé, visant la relation 
entre un élément antérieur et un élément) ultérieur » M. : 
c'est selon I 1 66 le locatif désignant ce antérieurement à 
quoi il y a une opération. Le terme s'oppose à visayasap- 
tamï et parfois à satsaptaml. Les commentaires tirent de 
cette opposition certaines conséquences pratiques : un lo- 
catif comme ârdhadhâtuke VI 4 46, en tant que de « do- 
maine », vise la notion d'à dans sa généralité (c'est un 
jâtipaksa q. ¥.), sans faire intervenir de relation de sé- 
quence (paurvâparya) ; en tant que parasaptamï, il visera 
des suffixes â° particuliers (vyaktipaksa), cf. N. ad loc. 
Il est enseigné K. II 4 35 (et cf. déjà M. vt. 5) que le 
locatif ârdhadhâtuke dudit su. vaut comme visayasaptamï : 
il signifie que les substitutions du radical sont à pratiquer 
avant toute suffixation, par ex. qu'on substitue d'abord 
bhû- à as-, et qu'après seulement on forme bhavya- sur 
bhù- ; dans la conception parasaplaml on formerait d'abord 
sur bhû- les suffixes qui conviennent à as- et l'on abouti- 
rait à la forme fautive *bhâvya- (d'après III 1 124 II 4 52, 
54, 56), cf. N. ad loc, qui tire d'une teneur ac la préva- 
lence de la conception visaya III 1 97 ; N. VI 4 46 l'extrait 
de la teneur 114. Autre exemple : si la teneur sye I 3 92 
signifiait « quand -sya- suit (les racines vrt- etc.) », cette 
règle manquerait à abolir la règle restrictive 12, parce que 
celle-ci prend effet avant l'adjonction de l'affixe -sya- ; 92 
est donc une visayasaptamï et signifie « dans le cas où, à 
quelque stade de la formation, -sya- » s'attache à la racine 
vrt-. 



— 198 — 

°savarna « homophone avec le phonème ultérieur » P. : 
ainsi n devenant n devant k dans saïikitwn est p°. 

parasmaipada (« mot pour autrui ») « désinences acti- 
ves, voix active » P. opp. à âtmanepada. Le terme est défini 

I 4 99 comme consistant en les substituts de « la », soit 
'tip' 'tas' % jhï etc. (ceux du su. 100 étant exclus) ; °padin 
verbe « actif » (i. e. n'ayant que la voix active) M. K. I 3 
29 Ksïratar. passim ; parasmaibhàsa « id. » Dhâtupr. M. 
Pr., v. le détail s. âtmanebhâsa ; fém. °bhâsâ chez K. VI 
3 8 « voix active ». 

parângavadbhâva « traitement (d'un mot fléchi selon 

II 1 2) comme s'il était une portion du mot qui suit » M. : 
ainsi madrânâm devant le vocatif râjan se comporte comme 
une portion dudit vocatif et reçoit le ton aigu sur l'initiale. 
Ce traitement fait partie du padavidhi q. v. ; P. a déjà 
l'expression parângavat. 

parâdi syllabe « initiale du membre ultérieur » d'un 
composé P. ; plus gén. « de l'élément qui suit » M., par 
opp. à pûrvànta « finale de l'élément qui précède » et à 
abhakta « qui ne participe à aucun de ces deux éléments » 
(q. v.) ; il est plusieurs fois chez M. soulevé la question de 
savoir si tel élément, un âgama notamment, est p° ou s'il 
est pûrvànta ou enfin abhakta, ainsi l'élément -n- dans 
straina- M. IV 1 87, 2 91. Il y a parâdivattva « traitement 
conforme à celui qui affecte l'initiale d'un élément subsé- 
quent » pour 'sup' (selon VI 1 85) en ce sens que 'sup' re- 
çoit le nom de pada (selon I 4 14) BhV. VI 1 85. 

parârtha « qui sert à une autre règle » ou « à une règle 
ultérieure » M. ; « qui concerne un autre nom » N. II 3 50 
(dit du viêesana), 4 (dit du pronom) ; l'expression parârthe 
u au sens d 'autrui » BhV. I 3 76 vise la « voix active ». 

paramaprakrti « base originelle » K. IV 1 155 CV. 
II 4 17 dans la formation des patronymiques : ainsi le 
dérivé kausalyâyani- a pour p° le nom kosala-, kausalya- 
étant la base immédiate. Syn. mûla° q. v. et cf. âdya° 
{âdyât C. 1. c). 



- 199 — 

parâmrs-(°mrsya£e) « être concerné, être en question » 
K. I 4 55 V 1 12 VI 2 43 ; 'maria Pr. III 2 127 vt. 2. 

pariganana « énumération complète » des choses à 
englober dans une règle M. (vt.), par opp. à udâharana 
« choix illustratif, extrait donné comme exemple ». Ainsi 
les vt. 10 sqq. ad II 2 24 proposent un p° pour le bahuvrïhi, 
v. sous ce mot. °ganita et °ganyate M. ; °ganayitavya N. 
VII 1 73. 

parigraha « fait d'inclure » dans une règle certaines 
dispositions (ou : de n'en pas inclure davantage) M. (vt.), 
not. dans l'expression pàrigrahârtham ceci est formulé 
« en vue d'inclure... » (ou : de n'inclure que...) ; °grhyate 
K. V 3 28 VII 4 93 « être compris » dans une règle. 

parinisthita mot « dont la formation est achevée » 
PI. 15 6 SsK. 1072 : c'est-à-dire forme complète, ayant subi 
le samclhi. Le terme glose sâmarthya et est glosé lui-même 
par krtasamdhikâryatva. 

paribhâs- (°bhâsyate) « être enseigné » (éventuelle- 
ment : à titre de paribhâsa) K. I 2 29, glosé samjnàpyate 
N. ; °bhâsate « mettre en paribhâsa » K. I 2 57 ; °bhâsita 
« mis en pbh., qui a fait l'objet d'une pbh. » M. ; °bhâsya 
K. I 2 56 BhV. 57 ; °bhâsay- « restreindre » un genre à 
telle signification Sabarasv. ad Hars.-Ling. 35. 

paribhâsa « formule d'interprétation générale » M., glosé 
parito vyâprtâ bhâsâ N. II 1 1 ; il s'agit de formules don- 
nées soit dans l'Astàdhyàyï même (au cours des premiers 
adhyâya), soit plus souvent par les commentateurs, et ai- 
dant à l'application correcte des règles. Les p° se divisent 
en lingavatï « obtenues par inférence » et vidhau niyama- 
kârinï « restreignant une règle » Durgas. ad Kt. I 1 2 ; ou 
en jnâpakasiddhâ, nyâya et vâcanikï, y. ces mots et >Kiel- 
horn PI. p. IV. Celles qui figurent chez P. sont désignées 
parfois (mais non encore chez M. qui les appelle simple- 



— 200 — 

ment paribhâsâ) sous le nom de °sûtra : il s'agit not. de 

I 1 3, 21 (cf. M. ad 14), 49, 08 sq., 72 (cf. M. ad 14), 2 28 

II 1 1 (cf. K.) etc. Cf. la définition donnée M. I 1 49 vt. 4 
(cité s. adhikârà). Sur la théorie des p° et not. sur leur 
relation avec P., v. Buiskool Tripâdî p. 27 et passim Pûr- 
vatrâs. p. 53 Boudon J. as, 1938 1 p. 65 et passim Chakra- 
varti Philos. Skt. Gr. p. 70, plus anciennement Goldstiicker 
Pan. p. 106 et surtout Kielhorn, préface à PI. 

°linga « genre restreint » à telle signification Sabarasv. 
ad Hars.-Ling. 9 et 81. 

parimâna m mesure » en général P. (de surface, vo- 
lume, etc.), glosé sarvato mânam M. V 1 19 init. et pari- 
ccheda K. V 2 41 ; c'est l'une des valeurs du nominatif II 3 
46. En tant que mot rûdha, p° est distinct de samkhyâ 
« mesure numérique » (cf. M. et PM. V 1 19 init.), qu'il 
englobe d'après K. III 3 20 IV 3 156 en tant que mot yau- 
gika. Le terme est discriminé de pramâna q. v. et d'un- 
mâna M. V 1 19 K. V 2 39. Spéc. « nombre limité » de 
phonèmes ou « séquence définie » des phonèmes dans un 
énoncé PI. 34 2. parimânin, dit d'un mot notant un objet 
« qui se mesure » P., glosé paricchedya BhV. II 2 5 : dit de 
jota- dans l'expression mâsajâta- « né d'un mois ». 

parisamkhyàna « énumération compréhensive » M. 
(vt.) K. III 3 16, mais de caractère plus illustratif, moins 
complet que le pariganana cf. N. II 3 1 fin. : ainsi il y a 
p° au moyen des mots tin, krt, taddhita et samâsa des no- 
tions englobées par Vanabhihita, q. v. 

parisamâpti M. (vt.) dans la locution pratyavayavam 
ou pratyekam vâkyaparisamûptih M. II 1 1 vt. 12 et passim, 
pbh. 107, SKÂbh. I 2 130 « ce qui est énoncé (en gram- 
maire de plusieurs choses ensemble) s'étend à chacune 
d'elles (séparément) » : ainsi le n. techn. vrddhi I 1 1 note 
séparément à ai au, non l'ensemble à + ai + au ; cf. la 
pbh. inverse samudâye 'pi 108 (aussi M., v. samudâya). 



— 201 — 

parisamâptyartha « (teneur) visant à noter l'achèvement » 
d'une énumération K. VII 3 80 (dit du mot vrt) ; âdhyâya- 
parisamâpteh « jusqu'à l'achèvement de Yadhyâya » K. 
VIII 2 1 et passim. °âpyate « venir à terme, se réaliser tota- 
lement » M. 

parihâra « rejet » M., not. d'une hypothèse, d'un su. 
ou d'un vt. (ou d'un su. par un vt. etc.) ; aussi « moyen 
de parer à telle objection, d'éviter tel dosa » en formulant 
ou comprenant autrement telle règle : anyathâ krtvâ prayo- 
janam uhtam anyathâ krtvâ parihârah Si. II vt. 2 « la 
motivation a été faite dans telle supposition : le rejet dans 
telle autre » (en sorte qu'il n'y a pas contradiction) ; ana- 
logue anyathâ krtvâ coditam anyathâ krtvâ parihârah M. 
IV 1 7 vt. 3. °hrta « rejeté » ou « évité » M., dit d'une règle 
ou d'une objection ; l'expression kâryam parihrtam Si. I 
vt. 10 signifie d'après Nâg. kâryam siddham iti krtvâ dùsa- 
nam parihrtam bhavet. 

paro'ksa « ce qui est situé hors la vue » du sujet P., 
subdivision du passé (bhûta) qui n'est pas d'aujourd'hui 
(anadyatana) : le terme sert à définir le parfait (lit) III 2 
115, et aussi (avec d'autres postulats) l'imparfait, v. loka- 
vijnâta. M. ad loc. définit le p° de façon diverse ; sa yatra 
nâsti N., atlndriya PM., indriyânâm avisayah Durg. ad Kt. 
III 1 16. paro'ksa « parfait » M. (en kâr.) (Kt. III 1 13, 29 
(Sieg p. 484 sq.) H. III 3 12 ; d'après Pr. I 2 18 c'est le n. 
connu des anciens pour désigner le lit. 

parjanyavat dans la pbh. 111 (cf. SKÂbh. I 2 126) 
parjanyaval hksanapravrttih a les règles de grammaire 
s'appliquent (à la fois là où elles produisent un changement 
et là où elles n'en produisent pas), comme la pluie (tombe 
sur un sol déjà pourvu d'eau aussi bien que sur un sol qui 
en est vide) » : ainsi la règle VII 4 59 enseignant l'abrège- 
ment de la voyelle redoublée s'applique à l'u du redouble- 
ment dans *ukhukh- bien que cette voyelle soit déjà brève ; 



- 202 — 

on ne saurait de ce fait appliquer à nouveau la règle après 
que *wkhukh- a été changé en ûkh-. Cf. M. VI 1 127 init. 
krtakâri êâstram parjanyavat « comme la pluie, une règle 
peut réaliser ce qui est déjà réalisé ». 

°paryattaka n. de subdivisions à l'intérieur du dhp., 
Ksîratar. passim. 

paryâya « succession » M. (vt.) opp. à yaugapadya 
« simultanéité », en parlant de l'application de deux rè- 
gles : gén. <( succession » arbitraire, conçue comme un 
dosa M. I 4 2 vt. 3 (glosant tulya, cf. Pr.) II 2 6 init. Equi- 
vaut à « synonyme » K. III 2 112, 3 133 (où K. tire de la 
teneur vacana la doctrine suivant laquelle le su. vaut non 
seulement pour le mot ksipra-, mais au^si pour ses syno- 
nymes) II 2 16, 3 73 VII 3 18 BhV. I 1 27 ; v. carcâ. 

paryudas- (°asyate) « être nié par un paryudâsa, faire 
l'objet d'un p° » K. III 2 56, 4 75 V 3 35 VI 1 169 ; paryu- 
dasta M. K. VII 2 102. 

paryudâsa M. (vt.) (propr. « exception limitative ») forme 
de négation dans laquelle l'élément négatif (représenté par 
a priv.) porte sur le membre ultérieur seul, non sur l'en- 
semble de l'expression analytique dont le composé en a 
priv. est' l'équivalent ; le terme s'oppose à prasajya. Il est 
décrit par l'axiome tardif (kâr. chez S. 490) : paryudàsah 
sa vijneyo yatrottarapadena nan ; ibid. le p° est dit sadrg- 
grâhin, alors que le prasajya est nisedhakrt. Les commen- 
taires tirent certaines conséquences pratiques de l'interpré- 
tation par p° ou par prasajya d'un énoncé en a priv. : ainsi 
d'après M. I 4 57 asattve entendu comme p° aurait cet in- 
convénient que la forme vipra- entrerait dans ladite règle 
parce que vipra- exprime une combinaison d'action et d'ob- 
jet et que asattve comme p° signifie yad anyat sattvavaca- 
nât « ce qui est différent d'un nom exprimant (seulement) 
une substance » ; entendu comme prasajya, asattve signi- 
fiera sattvavacane na « la règle ne vaut pas quand il y a 
expression d'une substance » et vipra- qui contient l'exprès- 



— 203 — 

sion d'une substance se trouvera légitimement exclu. On 
voit que la glose par p° est en anyat, la glose par prasajya 
utilise la négation de phrase na. De même selon DV. 12 1 
PM. VI 1 17, si Ton interprète anasi VI 1 17 vt. 4 comme 
p°, il s'ensuit que la forme vivyacitha est valide, l'emploi 
du nit se limitant aux dérivés primaires autres que ceux 
en -as- ; si on l'interprète comme prasajya, on obtient 
vivicitha, la racine vyac- devenant nit partout (sauf devant 
le suffixe -as-). D'après N. III 3 19 akartari dudit su. com- 
pris comme p° et signifiant « quand on a affaire à un kâ- 
raka autre que l'agent » (mais semblable à lui, d'après le 
principe qu'un mot comme abrâhmana- désigne celui qui, 
sans être un brahmane, est quelqu'un d'analogue, par ex. 
un ksatriya, non un individu quelconque, cf. la pbh. 74) 
a pour effet de rendre superflu le mot kâraka du su. en 
question ; en réalisant le prasajya on obtient le sens « ne 
s'emploie pas pour désigner l'agent » : la valeur restant 
indéterminée, le mot kâraka est nécessaire et justifié. La 
négation p° forme avec la règle prescriptive (vidhi) une 
seule et même phrase PI. 3 5. 

pâksika « propre à l'une des parties de l'alternative » 
M., dit d'une forme incorrecte ; PI. 26 6 ; pratiquement 
<( facultatif » K. I 2 36 N. VI 1 30 Pr. III 1 30 vt. 2 DV. 
I 4 3. 

pàncamika « relatif au cinquième » adhyâya SK., n. 
des suffixes secondaires décrits de V 2 1 à 44 : chap. 
XXXVII de SK. (Bâlaman.) 

pâtha <( récitation » énumérative des racines verbales 
dans le dhp., des noms dans le gp. ou dans les su. mêmes 
M. (vt.), ces derniers reconnaissables à la mention abré- 
geante en °âdi ou °prabhrti ; le ganapâtha est antérieur au 
sùtrapâtha d'après M. I 1 34 ; asti ca pâtho bâhyas ca sû- 
trât M. I 3 1 init. « il y a un enseignement énumératif (des 
racines) et il est en dehors du su. (-pâtha) » ; nântarena 



— 204 — 

pâtham svarâ anubandhà va éakyà vijnâtum M. I 3 1 vt. 
13 « on ne peut reconnaître tons ou exposants sans le 
(dhâtu-)pâtha ». = P. upadeêa C. V 4 162 S. passim. 
pâthàntara « autre leçon » (pour la teneur d'un su.) K. 
VI 2 134 SK. 861. 

pâdapùrana « fait de compléter le vers » (védique, 
mais aussi class. d'après K. VI 1 134) P. : à savoir, en 
ajoutant une syllabe ou en retranchant le -s du pronom 
sas devant voyelle ; id. pàdârthâ (glosé pâdapûranï) H. I 3 
45, dit du pronom sa dans saisâ. 

pârârthya « fait (qu'une notion, ainsi les pbh., est 
donnée) en vue d'autres » règles PI. 2 10. 

pâribhâsika « technique » M. : dit d'un mot qui dans 
un énoncé figure avec valeur conventionnelle, propr. « ré- 
sultant d'une interprétation » : ainsi le mot hetu est p° 
VI 1 56, il ne l'est pas II 3 23 (cf. K.) ; sambuddhi I 2 33 
n'est pas p° (M.). Le terme s'oppose gén. (toujours chez M.) 
à anvartha (grahana) ; aussi à svabhâvika K. I 2 56 ou à 
laukika N. I 3 14 IV 1 113. D'après N. I 3 11 le svarita p° 
n'est pas, comme on pourrait le croire, le svarita d'adhi- 
kâra, mais le svarita de l'usage réel. 

pârisesya K. IV 1 1, 2 130 CV. V 4 29 VI 2 1 N. I 2 

27 dans °sesyât « parce qu'il ne reste que (cette vue de va- 
lable au terme du raisonnement) », pratiquement « par 
voie de conséquence ». 

pâro'ksya « état de ce qui est paro'ksa » SK. 2775, 
dans la définition du lit. 

pums « (nom, mot) masculin » P. (au loc. pumsi). 
Les caractéristiques du « masculin » naturel sont décrites 
M. I 2 64 vt. 53. pumlinga « genre masculin » M. 

pumvadbhâva « traitement (d'un mot féminin) conforme 



— 205 — 

à celui d'un masculin » M. (P. a pumvat, PI. 90 2 pum- 
vattva), masculinisation : le terme vise le su. VI 3 34 ensei- 
gnant qu'un adjectif féminin — pourvu qu'il ait un cor- 
respondant féminin de même forme — est dans des cas 
déterminés traité comme un masculin lorsqu'il figure au 
membre antérieur d'un composé, ainsi darsanïyâ- devient 
darsanïyâ dans darsamyabhârya- « qui a une belle femme », 
bahvï- devient bahu dans bahusreyasï = bahvyah ireyaso 
J sya M. I 2 48 \t. 3. 

punahprasanga M. (vt.), not. dans punahprasahga- 
vijnânât siddham M. VII 1 82 vt. 2 = pbh. 39 (SKÂbh. I 
2 121) « (telle formation) se réalise par le fait (qu'une 
règle antérieure) est reconnue comme étant à nouveau 
applicable (après avoir été entravée par une règle ulté- 
rieure) » : ainsi la règle VII 1 35 entrave VI 4 101, mais 
après que VII 1 35 a eu pris effet et permis d'obtenir par 
ex. bhind-hi, VI 4 101 s'applique à nouveau et permet de 
réaliser bhinddhi. D'après M. passim la pbh. 40 (v. vipra- 
tisedhà) empêche l'application du p°. 

punahprasava CV. VI 4 49 sq., v. pratiprasû-. 

punarvacana « répétition » dans une teneur d'un 
élément inscrit dans un su. précédent et qui pouvait se 
déduire de Yanuvrtti M. (vt.) ; le p° constitue un jflapaka 
dont les commentateurs tirent des conséquences pratiques : 
à savoir que la règle en question est inconstante K. I 1 41, 
que dans le domaine de l 'apavâda elle ne doit pas cesser 
de valoir M. III 3 12 vt. 1, qu'il y a lieu d'exclure telle 
donnée IV 3 53 vt. 1, 134 vt. 1 etc. ; la répétition du mot 
dvamdva VI 3 26 signifie d'après M. que la règle s'applique 
seulement aux dvamdva connus soit dans le Veda soit dans 
l'usage profane. 

punarvidllâna « enseignement réitéré » de quelque 
chose qui pouvait se déduire de Yanuvrtti M. (vt.) ; le p* 



— 206 — 

constitue un jHâpaka (III 3 10 vt. 1), dont l'effet est par ex. 
d'entraver la chute des suffixes par luk 'K. V 1 57. 

punarvrtti M. dans angavftte punarvrttâv avidhih 
(v. ctvidhi) : variante prakrtipravrtteh pu° an nisthitasya 
C.-pbh. 59 SKAbh. I 2 124. 

pur n. techn. pour para « (phonème) ultérieur » Kau- 
mâral. (d'après Luders ZDMG. XCIV p. 31), cf. thur au sens 
de pùrva « (phonème) précédent ». 

purastâdapakarsa v. apakarsa ; purastâdapavâda 
dans la pbh. purastâdapavâda anantarân vidhïn bâdhante 
M. VI 1 89 vt. 2 = pbh. 59 (qui ajoute nottarân) « les 
règles entravantes précédant (les règles à entraver) n'em- 
pêchent de prendre effet qu'aux règles les plus proches 
(non à celles qui suivent) » : ainsi VI 1 89 entrave 94 (en 
sorte qu'on a upaiti selon 89, non *upeti selon 94), mais 
non 95, en sorte qu'on forme avehi selon 95, non *avaihi 
selon 89. La pbh. est complétée par madhye'pavâdâh 
pûrvân vidhïn etc. M. VI 1 102 fin. = pbh. 60 « les règles 
entravantes entourées (par les règles à entraver) n'empê- 
chent de prendre effet qu'aux règles qui les précèdent ». 

pur us a « personne » du verbe M. III 4 2 vt. 5 : glosé 
pratyak parâg bhâvas ca Pr. III 1 67 init. ; M. a aussi pratha- 
mapurusa et madhyama , les gr. ultérieurs ont uttama ; 
P. a seulement l'expression prathamamadhyamottamâh. 

pùjârtha teneur « servant (non à prescrire, mais) à 
honorer », faite honoris causa M. I 1 44 vt. 17 : selon M., 
dans la conception du nityasabdatva, la mention d'un 
maître dans un su. ne saurait avoir pour effet de rendre 
ce su. facultatif (comme dans la conception kârya), elle est 
nécessairement p°, de même que celle d'un territoire (prâfi- 
cah etc.) est kïrtyartha. Chez K. III 4 18 IV 1 160 VI 1 123 
VIII 4 67 l'expression p° qualifie également la mention d'un 






- 207 — 

maître : sur la justification de cette théorie, v. Thieme 
IHQ. XIII p. 336. 

pùrana « ordinal » P. (fém. -ï), propr. « ce qui emplit r 
complète » une série numérale ; K. V 2 48 analyse le terme 
en pùryate 'nena ; N. V 2 48 le glose par sampatti « accom- 
plissement » et le définit « ce qui complète une énuméra- 
tion (samkhyeyà) en sorte qu'un autre objet la rendrait 
excédente » ; l'expression complète est samkhyâ V 2 48- 
vt. 2. Cf. pàda°. 

pur va « antérieur, qui précède » P., dit d'un pho- 
nème, d'une règle, d'un mot ou d'un membre de composé 
par rapport à d'autres ; désigne aussi par abrév. le membre 
antérieur d'un composé. La règle pûrva est d'après la pbh. 
38 la moins puissante des règles, v. para. Ifc. « précédé 
de, ayant pour élément antérieur » P. et cf. a . 

pùrvatra « dans le(s) su. antérieurs) » P., opp. à 
uttaratra : not. dans l'expression pûrvatràsiddham VIII 2 1 
« (ce qui est enseigné à partir de maintenant est à considé- 
rer comme) non réalisé par rapport à une règle antérieure » , 
v. asiddha. D'où le dérivé pûrvatrâsiddhïya v. dvitva. 

°nipâta « incidence (régulière ou non d'un membre de 
composé) à la place antérieure » P. (chez P., seulement 
dans apùrvanipâta, dit de l'upasarjana) : ainsi il y a p° 
régulier selon II 2 34 du mot le plus court dans un dvamdva, 
par ex. du mot plaksa- dans plaksanyagrodhau ; il y a p* 
irrégulier, dans les teneurs mêmes de P., pour le mot la- 
ksana- dans laksanahetvoh III 2 126, d'où K.. infère que la 
règle II 2 34 n'est pas universellement valide (cf. N. et PM. 
ad loc.) ; le p° irrégulier du mot kadamkara- dans V 1 69 
conduit K. ad loc. à enseigner que la règle I 3 10 n'a pas 
d'application dans ledit su. ; d'après 'K. IV 3 98 le p° est 
l'indice révélateur du vt. 4 ad II 2 34. Cf. dans la Nyâya- 
manj. p. 414 des déductions sur les infractions à II 2 34 
commises par P. même. Une variante °nipâtana est attestée 
dans deux mss. de M. IV 3 98. 



— 208 - 

°paksa « vue du premier opposant, première hypothèse » 
Pr. I 1 42-43, 57 vt. 9 ; °paksin « celui qui soutient une 
première vue » PL 48 2 et 7. 

°pada « le membre antérieur » dans un composé P. opp. 
à uttara ; = pûrvam padam M. II 1 2 vt. 11 ; dans un 
bahuvrihi il y a pùrvapadaprakrtisvara M. « (maintien du) 
ton originel du membre antérieur », ainsi snâ'taka- donne 
en bahuvrïhi snâ'takaputra- : cf. P. VI 2 1 ; °padârthapra- 
dhâna composé « où la notion essentielle est le membre 
antérieur » M. II 1 6, caractérisant Yavyaylbhâva. Cet ensei- 
gnement n'a pas besoin d'être donné d'après K. I 2 57. 

°rûpa « forme antérieure » comme substitut unique 
(ekâdeêa) de deux éléments disparus, l'un antérieur, l'autre 
ultérieur (cf. VI 1 102 sqq. et para ) M. N. VI 1 108 : ainsi 
-o- est le substitut p° des deux éléments -o et a- (VI 1 109) 
dans vayo 'tra = vayo atra. 

°vidhi « prescription relative à l'élément antérieur » P. 
(et concernant, glose N. I 1 57, un élément labdhasattâka ou 
aparinispanna) ; « prescription antérieure » M. I 1 44 vt. 
13. 

°vipratisedha « prohibition mutuelle (de deux règles si- 
multanément applicables, au terme de quoi il y a contrai- 
rement à I 4 2 prévalence de la règle) antérieure » M. (kâr. ; 
°siddha vt.) : ainsi on a -dâ comme substitut du lut à la 
voix moyenne par p° selon II 4 85, alors qu'on attendrait 
-e selon III 4 79. Cf. para et vipratisedha. 

°savarna « homophone avec le phonème antérieur » P. : 
substitution du p° long û à la voyelle finale u de vâyu- pour 
former par ex. le nomin. -accus, duel VI 1 102. 

°sûtra « su. antérieur » M. (vt. et kâr.), cf. sur cette 
expression Kielhorn IA. XVI p. 101 : pùrvasùtresu ye 'nu- 
bandhâ na tair ihetkâryâni kriyante M. VII 1 18 « les expo- 
sants qui existent dans les su. d'un grammairien antérieur 
ne produisent pas d'ooération les concernant dans le pré- 
sent ouvrage ». 

°sthânika « siégeant dans une portion antérieure » du 
mot PI. 50 2, dit de Vantaranga. 



— 209 — 

pûrvânta v. paràdi et abhakta ; il y a pûrvântavattva 
des désinences selon VI 1 85 pour former le nomin. du. 
vrksau, BhV. ad loc. 

prthagyogakarana m formulation séparée d'une rè- 
gle » K. I 3 7, 33, 84, 4 58 III 1 56 IV 1 16 VII 4 33 VIII 
1 40, 52, 3 74. K. constate que certaines règles qui au- 
raient pu être formulées conjointement avec celle qui pré- 
cède ont été posées séparément : il en résulte ou bien que 
la validité n'en est pas absolue, ou qu'une récurrence va- 
lable jusque là se trouve abolie, ou plus souvent que la 
règle en question doit avoir effet dans le su. qui la suit. 
D'un p° de I 4 8, DV. ad loc. tire par ex. la validité de 
formes comme patina et patau, mais PM. expose que la 
séparation du su. 8 visait à ce que i 'option du mot pati- 
ent effet au su. 9 et que le caractère *ghi' s'appliquât à 
pati- membre ultérieur de composé. M. a les expressions 
prthakkarana et prthaggrahana qui visent aussi, incidem- 
ment, la « position séparée » dune teneur à l'intérieur d'une 
règle ; d'après M. III 3 20 vt. 1 le prthaggrahana sert à en- 
traver une prescription entravante. Le p° est en quelque 
manière l'opposé du yogavibhâga. 

paunahpunya « répétition » d'une action, caractéris- 
tique du samabhihâra K. III 1 22, ex. pâpacyate « cuire 
sans cesse », ou glosant âbhîksnya K. III 2 81 VIII 1 4. 

paurvapadika K. au sens de pûrvapadam grhnâti 
d'après IV 4 39. 

paurvâparya « relation d'élément antérieur à élé- 
ment ultérieur » M. (vt.). C'est la marque du discours 
continu : les mots eux-mêmes n'ont pas de p° car la voix 
se tient sur chaque phonème séparément (ekaikavarnavar- 
tinï), le p° est du domaine de l'esprit (buddhivisaya) M. I 
4 109 vt. 8 sq. ; il n'y a pas de p° à la pause N. VIII 3 15 ; 
M. (vt.) distingue un sabda et un artha . 

14 



— 210 — 

prakarana « circonstances concomitantes ; contexte » 
M. (vt.), souvent apposé à artha « sens (propre d'un mot) » : 
sâmànyaéabdâ nântarena visesam prakaranam va viêesesv 
avatisthante M. I 2 45 vt. 9 « les mots à valeur générale 
ne désignent des valeurs particulière» que s'il y a un 
(autre mot) particulier ou un contexte ». Plus gén. « chose 
dont il est question, sujet », glosé prastâva Pr. I 1 23 vt. 4 
et passim ; abl. -ât « (tel enseignement n'a pas à être 
spécialement donné), parce qu'il ressort des règles en ques- 
tion ». Cf. prakrta. 

prakarsa « éminence » de la qualité située dans un 
objet P., opp. à apakarsa ; soit, grammaticalement, degré 
de comparaison ; le terme glose atiêâyana M. V 3 55 init. 
Le p° vaut en principe pour la « qualité » (gunà) seule M. 
1. c. (accessoirement pour le dharma Pr. ibid. ; CL. V 4 11 
ajoute : pour la kriya), mais non pour la substance (dravya), 
l'espèce (jéti) ni le sàdhana. M. 1. c. discute à ce propos 
le bien fondé de l'expression gotara-. yady api dravyasya 
svatah prakarso nâsti tathâpi gunakriyâsthah prakarso yadâ 
dravya upacaryate tadàyam pratisedhah (K. V 4 11 « bien 
qu'une substance ne comporte pas de degré naturellement, 
la prohibition (formulée audit su.) reste valide lorsqu'est 
transféré sur une substance le degré inhérent à une qualité 
ou à une action » (autrement dit lorsqu'il y a emploi d'ad- 
jectif épithète) : ainsi on forme kimtarâm ou pacatitarâm, 
mais uccaistaro vrksah. 

°gati <( processus préférentiel, démarche considérée 
comme plus correcte (sâdhïyas) » M. : le terme désigne 
dans* un énoncé les éléments qui sont à entendre de façon 
prégnante, ainsi la teneur asarùpa III 1 94 vise les suffixes 
de la langue, non ceux (combinés avec les anubandha) de 
la grammaire, alvidhi I 1 56 concerne une règle relative 
aux phonèmes en tant que tels, non aux phonèmes qui 
sont en même temps des suffixes, antya I 3 3 est vyavasi- 
tântya, non sarvàntya, kriyâphala I 3 72 implique un ana- 
nyalabhyam phalam Nâg. ; v. Kielhorn IA. XVI p. 25(L 
Cf. prakrsta. 



— 211 - 

prakalpaka « qui est à sa place » M. (vt.), dit d'une 
désinence casuelle dans un énoncé ; fém. -ikâ ; prakalpana 
(( fait d'être à sa place » (pour une désinence) N. VI 1 84 ; 
prakcdpya « ayant mis à sa place », i. e. « ayant laissé de 
côté » M. : prakalpyâpavâdavisayam tata utsargo f bhini~ 
viiate M. II 3 46 fin. = pbh. 63 « c'est après avoir laissé 
de côté le domaine de la règle entravante que la règle géné- 
rale prend effet » : cette formule sert à définir le mot ut- 
sarga en tant que règle dont l'application est dès l'origine 
sujette à être « suspendue, levée » (par Yapavâda ; cf. Pr. 
VI 1 86 vt. 1 cité s. utsargd). prakalpya est glosé parityajya 
PL 71 10, tyaktvà Nâg. Cf. praklp-. 

prakâra « manière d'être relative, approximative » 
P., l'expression visant le type patupatu- « relativement 
aigu » VIII 1 12, aigu de façon incomplète K. (mais le sens 
véritable de p° semble être « quand on pense plus qu'on 
ne peut exprimer », donc patupatu- = « très aigu », cf. 
Wackernagel Ai. Gr. II 1 p. 148 § 61 bR.). L'expression 
kimcit prakâram prâptah « qui a atteint une certaine ma- 
nière d'être » K. II 3 21 sert à rendre P. itthambhûta. Le 
mot p° est glosé en général « différenciation » (bheda) et 
« ressemblance » (sëdrsya), ainsi K. VIII 1 12 BhV. et DV. 
I 3 21 ; plus précisément « ce qui différencie à l'intérieur 
d'une catégorie plus générale » sâmânyasya viseso bheda- 
kah K. V 3 23, 69, 4 3. Pratiquement le mot sert depuis M. 
à définir les éléments °àdi (ainsi K. V 3 100 VI 1 7 VII 1 49 
M. I 3 1 après vt. 11) ou iti (K. V 2 93) des énoncés ; la 
nuance de « ressemblance » permet aux commentateurs 
d'introduire dans la règle des formes qui s'écartent du 
type initial : prakârântarenâpi vyutpattih kartavyâ N. V 2 
93. L'expression prakâravacana P. « exprimant une certaine 
modalité » (= prakàravant K. V 3 69) vise à décrire les 
suffixes -thâ, -ka-, -jâtïya-. 

prakrta « chose dont il est question, sujet » M. (kâr.), 
glosé prastuta. Se dit gén. d'un élément « en question » 



— 212 — 

qui vaut par anuvrtti et pour lequel on doit se demander 
-s'il y a lieu de faire Vanuvrtti. kva prakrtam (M. passim) 
« où en a-t-il été question ? », kim prakrtam « de quoi 
s'agit-il, qu'est-ce qui est en question ? » ; prakrte « dans 
(l'exemple, etc.) en question » ; prakrtasya sambandhâc 
chrutasya sambandho balavân N. III 3 139 « la connexion 
d'un élément perçu (dans le texte d'un su.) prévaut sur 
celle d'un élément qui est seulement en question (et qui 
peut être appelé par anuvrtti) ». Chez P. p°, glosé prâcurye- 
na prastutam K. V 4 21 « ce qui est attesté avec abon- 
dance », sert à définir les formes en -maya-, ex. annamaya- 
« nourriture abondante ». 

prakrti « cause matérielle (d'une chose à produire), 
matière première » P., glosé upâdânakârana K. V 1 12 et 
opp. à vikrti : ainsi dans l'expression angârïyâni kâsthâni 
« du bois à faire du charbon », k° est une p°, a° une vikrti; 
la règle vikrtih prakrtyâ (samasyate) M. II 1 36 vt. 3 « un 
nom notant une matière première forme composé avec un 
nom notant le produit (qui en dérive) » est un su. des 
anciens maîtres d'après Pr. 

Plus spéc. « radical (verbal ou nominal) » M. (vt.), opp. 
not. à pratyaya « suffixe » (et opp. implicitement à upasarga 
P. VI 2 80, seul ex.). Le terme est défini tad ubhayam vika- 
ranavibhaktï ca pratyaye prakrtih SKÂbh. I 1 8 « racine ver- 
bale et thème nominal avec affixes et suffixes, par rapport à 
un élément qui suit forment une p° »; il est analysé yathâ- 
pratyayât prathamam kriyate Durgas. ad Kt. III 2 1. naika- 
syâh prakrter anekasya pratyayasya yugapat paratvena sam- 
bhavo 'sti M. I 1 44 vt. 16 « il ne peut se faire que plusieurs 
suffixes soient simultanément ultérieurs à un même radi- 
cal '»; âdese tallingam karisyate tatprakrtim âskantsyati M. 
1 1 49 vt. 4 <( dans un substitut on pratiquera le genre d'après 
celui du radical où il sera entré »; naitan mantavyam pra- 
tyayàrthe nirdiste prakrtyartho nirdista iti M. II 1 1 après 
vt. 1 « il ne faut pas croire que, lorsque le sens d'un suffixe a 
été énoncé, le sens du radical est énoncé de ce fait » ; prakrti- 



— 213 — 

grahanc nyadhikasyâpi gmhanam, v. ni. Le sens de la 
p° est parfois exprimé par le suffixe (ainsi dans iyân), le 
sens du suffixe par la p° (dans ahan) VP. II 231. 

(( Base » : krtprakrtir dhâtuh M. VI 2 139 vt. 2 « la 
racine est la base du dérivé primaire » (et cf. svârthikà) ; 
« forme primitive » M., opp. à anukarana « forme due à 
l'imitation » (q. v.), à vikâra « forme modifiée » : P. em- 
ploie déjà en ce sens l'instr. adverbial prakrtyâ « dans 
l'état primitif », soit « sans modification », dit par ex. 
d'une voyelle pluta ou pragrhya qui ne subit pas les mo- 
difications du samdhi (Rt. emploie au même sens le nomin. 
prakrtih I 2 16) ; glosé svabhâva K. VI 1 115. Enfin p° 
chez C. figure en fonction de P. anga. 

°bhâva maintien dans un phonème, etc. de « l'état pri- 
mitif » M. (vt.), absence de substitution ou de modification : 
ainsi il y a p° pour la particule na dans nântarïyaka- (au 
lieu d'anantar attendu par VI 3 73). 

°vikârabhâva u relation entre forme primitive (matière 
première) et forme modifiée (produit) » K. II 1 36 VI 2 43. 

°svara « ton situé à la place primitive » ou membre 
d'un composé (not. membre antérieur) « qui maintient la 
place primitive du ton » M., opp. à nipâtanasvara : allusion 
à VI 2 1 sqq. qui enseigne le maintien du ton primitif du 
membre antérieur, en principe, pour les tatpurusa et les 
bahuvrïhi. 

prakrtyantara « autre radical, différence de radical » M. 
(vt.) : l'argument du p°-tva sert à éviter qu'une forme 
donnée tombe sous le coup d'un su. qui ne permettrait 
pas de la réaliser correctement : ainsi nesatu est p° pour 
M. III 1 34 vt. 3, harina- dans harinikâ- est p° M. IV 1 1 
vt. 21 ; de même dhanvan-, en tant qu'usité avisesena, 
CV. IV 4 121. 

prakrsta « qui comporte un degré » de comparaison 
M., propr. « mis en évidence, éminent » : ainsi suklatara- 
« plus blanc » est p° ; prakrsyate M. (kâr.). 



- 214 - 

prakjp- (°kalpate "kalpayati °kalpyate) « être mis en 
forme, être approprié à » M. ; caus. « mettre en oeuvre, 
instaurer » une désinence dans un énoncé (, éventuelle- 
ment : à la place de telle autre qui y est réellement ins- 
crite, et en liaison avec I 1 66 sq.) : saptamïnirdîste pur- 
vasya sasthï prakalpyate paficamïnirdiste parasya M. I 1 
67 vt. 17 « quand l'énoncé est au locatif (selon I 1 66;, 
c'est pour l'élément précédent que le génitif est mis en 
place, quand l'énoncé est à l'ablatif (selon 67), c'est pour 
l'élément suivant ». Aussi « rendre tel » un phonème 
donné : samvrtah sthânï samvrtau dïrghaplutau prakal- 
payet Si. I vt. 3 « un (-a-) original fermé est de nature à 
rendre fermés un (-Ô-) long et un -(-53) muni de la pluti ». 

praklpta « mis en place, constitué » M., dit d'un vidhi, 
d'une vyavasthâ, d'un avakâsa ; praklpti, pratiquement 
« il y a place pour » telle opération, v. ânantarya ; PI. 51 18 
glose prâpti ; en particulier « mise (de telle désinence 
dans un énoncé) à la place (de telle autre) » M. (vt.) : ainsi 
d'après K. VII 1 52 le locatif ami dudit su. doit être cons- 
truit comme s'il y avait le génitif âmah (il y a sasthï- 
praklptih) parce que, sarvanâmnah étant à l'ablatif, l'ac- 
crément -s- s'attachera à l'initiale de la portion qui suit 
selon I 1 67. 

prakrama « mise en train » d'une règle K. VI 4 90 
(dans °abhedârtha), glosé ârambha N. ; PM. VI 1 75 ; « kra- 
mapàtha » M. VIII 4 28, cf. Pr. ; <( lieu d'articulation » 
M. I 2 30 vt. 2, glosé sthâna Pr. et analysé prakramyante 
'smin varnàh. 

pr agita n. d'un vice de prononciation des voyelles 
M. (Pasp.), i. e. d'après Pr. prononciation comme celle 
qu'on a dans le sâman: 

pragrhya (propr. « qui est à maintenir séparé ») dési- 
gnation chez P. d'une voyelle finale qui n'est pas suscep- 
tible de jonction avec la voyelle qui suit, qui échappe au 



- 215 — 

samdhi : ainsi des finales -l -û -e du duel selon I 1 11 ; le 
terme p° est défini par l'expression prakrtyâ (q. v.) M. ad 
loc. init. et K. VI 1 125 ; sont en outre p° les formes véd. 
asme et yusme, certains vocatifs, certaines particules, les 
pronoms amâ et amû. 

praghattaka n. de subdivisions à l'intérieur du dhp., 
Ksïratar. I 37/38. 

pracaya « accumulation » J. II 4 3 = samuccaya ; 
notion illustrée par le groupe râjno gaus câêvaê ca paru- 
sas ca 'fournissant un tatpurusa + dvamdva : ràjaga- 
vâsvapurusâh M. II 1 1 vt. 6. 

pranayana « instruction (donnée au sujet d'une règle 
en sorte qu'elle vaille dans telle condition déterminée) » 
K. IV 1 117 V 1 94, 4 21, not. dans l'expression ubhayam 
api pramânam ubhayathâ sûtrapranayanàt « l'une et l'autre 
doctrine font autorité, le su. étant enseigné pour l'un et 
l'autre cas » ; analogue ubhayathâ hy état sùtram âcâryena 
pranïtam PM. V 2 112 ; analogue BhV. VII 2 63 : corres- 
pond à pratipàdita M., q. v. 

pratijnâ « convention » dans les expressions a) pra- 
tijnânunâsikyâh pâninïyâh R. 13 2 VII 1 1 « les Pâninéens 
(lorsqu'ils posent les anubandha) enseignent une nasalité 
(selon 13 2) qui résulte d'une convention » : ce qui signi- 
fie d'après N. que la nasalité vaut, qu'elle soit ou non lue 
dans le dhp., mais à condition que les Pâninéens la re- 
connaissent (pratijânate) pour valable ; b) pratijnâsvaritâh 
pâninïyâh K. I 3 11 : même formule concernant le svarita 
d'adhikâra (enseigné I 3 11) ; c) il y avait une formule 
analogue pour Yanudâtta technique, cf. N. 13 2 et v. anu- 
dâtta. 

pratinirdis- (°diêyate) « être concerné par un énon- 
cé » M. : la teneur gohah VI 4 89 d'après M. vt. 1 concerne 



— 21G — 

le domaine d'application (visayah pratinirdisyate) : elle vise 
à écarter de la règle une forme comme nijuguhvùh ; kim 
ebhis tribhir bhâvagrahanaih kriyate / ekena sabdah pra- 
tinirdisyate dvâbhyâm arthah M. V 1 119 vt. 6 « à quoi 
bon ces trois énoncés en bhâva ? L'un concerne la forme, 
les deux autres le sens » ; uddisyarnânapratidisyarnânayor 
ekatvam âpâdayanti sarvanâmâni paryâyena tallihgam upâ- 
dadate Pr. ad M. I p. 1 6 « les pronoms mettent en équiva- 
lence ce qui est désigné et ce qui est concerné par la dési- 
gnation : ils assument à tour de rôle le genre de l'un et 
de l'autre » (on dit tac chabdah ou sa sabdah). 

pratipatti « acquisition » du vocabulaire M. (Pasp.) ; 
« réalisation » des formes en grammaire M. (vt.) : âcârya- 
grahanesu desagrahanesu ca dvaidham sabdânâm prati- 
pattih syât M. ï 1 44 vt. 18 « lorsque (dans un su.) un nom 
de maître ou de lieu est énoncé, (cela signifie que) les 
formes se réalisent des deux manières », autrement dit qu'il 
y a « option » (vibhâsâ) ; « fait de reconnaître » un em- 
ploi, (( de formuler » une règle : taira sëmarthyâd atidesa- 
pratipattih Pr. VI 4 22 init. « en ce cas c'est déjà par l'état 
de fait qu'on reconnaît qu'il y a transfert » ; M. I 1 50 
après vt. 1 VI 4 19 K. VI 4 158 VII 2 100 ; pratipaitigau- 
ravam bhavati jK. VII 2 35 en adoptant telle vue la règle 
« contient une formulation (trop) lourde » ; v. alaksana. 

pratipad- {°pâdayaii) M. (un ex.) K. VI 4 123 VIII 1 12 
<( fournir (une forme) ; établir (une formation) » ; pra- 
tipâdaka règle « qui applique » ce qui a été produit ail- 
leurs M. ; pratipâdana « fait de fournir » i. e. d'appliquer 
une règle PI. 29 18 ; « fait qu'une forme est démontrée 
telle » PI. 44 18 ; pratipâdita règle « dont une interpréta- 
tion a été fournie » M. : ubhayathâcâryena sisyâh sûtrarn 
pratipâditâh M. I 4 1 vt. 1 a des deux manières le maître a 
fait interpréter le su. à ses élèves » ; analogue K. VI 4 92 ; 
pratipâdya PI. 49 2 (absol.) K. I 2 53 (adj. verbal). 

pratipadam « par rapport à un mot, en raison de 



— 217 — 

tel mot expressément cité » M. (vt.) : notsargah pratipadam 
vidKïyate Pr. I 4 2 vt. 4 « une règle générale n'est pas 
instruite par rapport à un mot particulier ». Le génitif 
pratipadavidhâna est celui « qui résulte d'une règle (où il 
est commandé par) tel mot (expressément cité) » : ce géni- 
tif ne forme pas composé M. II 2 10, on dit sarpiso jfUinam 
(II 3 51), non * sarpirjnâna- ; il s'agit des génitifs autres 
que celui commandé par II 3 60, cf. M. II 2 8 vt. 1. 

pratipadapâtha « enseignement des mots pris un à un, 
enseignement par énumération » M. (Pasp.). 

pratipadokta dans la pbh. 105 = M. VI 2 2 vt. 2 SKÂbh. 
I 2 75 laksanapratipadoktayoh pratîpadoktasyaiva graha- 
nam « quand un terme employé dans une règle note à la 
fois ce qui résulte d'une règle générale et ce qui (est formé 
par une autre règle) où a été employé le même mot par- 
ticulier, il doit noter seulement ce qui (est formé par une 
autre règle) où a été employé le même mot particulier » : 
ainsi pâ II 4 77 note la racine pë- « boire », non la base 
pai- « être desséché » qui résulte de la règle VI 1 45 ; sakhi 
VII 1 92 note le mot sakhi- « ami », non la base sakhi- 
dans atisakhi- qui résulte de I 2 48 ; VI 2 2 désigne les 
composés II 1 30 où a été formulé le mot trtïya, non ceux 
de la règle générale II 1 57 ; p° revient souvent à dire (ainsi 
dans les deux premiers ex. ci-dessus) « ce qui est original » 
et s'oppose à lëksanika « ce qui est produit par une règle ». 

pratiprasù- (°sûyatè) « ressurgir », dit not. d'une dé- 
sinence disparue JL III 1 32, 2 109 N. II 2 10 Pr. II 2 68 
IV 2 85 DV. I 4 17 SK. 746 : ainsi dans upeyivâms- III 2 
109 l'accrément -i- prohibé par VII 2 67 ressurgit par nipâ- 
tana ; pratiprasava BhV. II 2 16 N. II 2 10 SK. 703 ; tel su. 
<( vise à faire ressurgir » une règle antérieurement prohi- 
bée (pratiprasavârtha) K. II 2 9. 

pratiyogam « dans chaque règle » M. (vt.), glosé 
yogam yogam prati I 3 11 vt. 1 : l'expression sert à défi- 
nir Vadhikâra, q. v. 



— 218 — 

pratiyogin « terme correspondant, formant contre- 
partie » M., K. V 3 1 : nântarena pratiyoginam spardhâ 
bhavati M. II 1 69 vt. 6 « il n'y a pas compétition sans 
élément correspondant (à un élément donné) ». 

pratirûpaka « qui a l'apparence de » M. : vibhakti- 
svarapratirûpakâ nipâtâ bhavanti M. III 4 2 vt. 1 « (certaines) 
particules ont l'apparence de désinences casuelles ou de 
voyelles », ainsi hi ou sva d'une part, à u d'autre part, cf. 
Pr. ; autres références BhV. I 4 59 VIII 3 65 DV. 1 1 63, 3 17, 
43 III 1 106, 2 61. K. 14 57 connaît aussi des upasargapra- 
tirûpaka (ex. ava dans avadatta-), N. des samâsa I 4 54 (ex. 
svatantra-), BhV. IV 4 60 et DV. III 2 123 des tinanta (ex. 
asti ou âhà) ; SKÂbh. I 1 124 sqq. parle de suppratirùpâh, 
tin° et a . Le recours au p°-tva sert à justifier des formes 
qui semblent d'abord incompatibles avec une règle donnée : 
du fait qu'elles n'ont que F « apparence » des éléments 
grammaticaux, préverbes ou mots fléchis avec lesquels on 
pourrait les confondre, elles échappent à la règle qui vi- 
se en elles leur qualité d'éléments, de préverbes, etc. ; 
elles deviennent de purs nipàta : ainsi M. II 2 24 vt. 22 
explique le mot asti dans astiksirâ-, qui fait difficulté, 
comme un avyaya, et se réfère à l'axiome du p°-tva ; de 
même DV. I 3 17 pour expliquer la forme nivisatïm du 
Raghuv. ; dans avadatta- précité, on attend avatta- selon VII 
4 47. 

prativarnam « dans chaque phonème » pris indivi- 
duellement M. (vt.), glosé varnam varnam prati Si. V vt. 
14. 

pratividhâ- (°dhïyate) M. « être contre-indiqué » pour 
l'application d'une règle, « être soumis à opposition » ; 
pratividhâna « fait de s'opposer » à telle application erro- 
née, « moyen de parer à » M. (un ex.) <K. VI 1 2 PI. 53 10 ; 
pratividhàtavya K. VII 1 2 VIII 2 62 ; °dheya M. : yâny 
ctasyâh paribhâsâyâh prayojanàni tadartham esâ paribhâ- 



— 219 — 

sa kartavyâ pratividheyam dosesu M. VI 1 13 après vt. 13 
<( cette pbh. doit être adoptée en raison des motivations 
qu'elle possède, mais il faut s'opposer à son application là 
où des formes fautives en résulteraient » ; v. paksa. 

pratisidh- (°sidhyate) « être prohibé » M. (vt.) i. e. 
être énoncé sous forme de pratisedha, faire l'objet d'une 
règle prohibitive, opp. à vidhïyate ; pratisiddha « prohibé » 
M. : asti punah kva cid anyatrâpy apavâde pratisiddha ut- 
sargo 'pi ncù bhavati M. I 1 3 après vt. 10 « arrive-t-il 
ailleurs encore qu'après prohibition de la règle entravante 
la règle générale elle aussi ne soit plus valable ? » 

pratisedha « prohibition, règle prohibitive » M. (vt.), 
opp. à vidhi et signalé dans un énoncé par la présence d'un 
a(n)° priv. ; syn. nisedha : ainsi analvidhâv iti pratisedhah 
M. I 1 56 vt. 5 « la prescription analvidh.au (dams I 1 56) » ; 
vidhyuttarakâlâh pratisedha bhavanti M. VII 2 8 init. 
« les règles prohibitives sont ultérieures aux règles prescrip- 
tives » (la règle en question paraissant contenir un puras- 
tât°) ; pratisedhapratisedhâd vidhir bhavati Pr. II 1 2 vt. 
8 <( une règle prescriptive s'obtient par prohibition d'une 
prohibition ». Chez P. le mot p° sert d'une part à définir 
les expressions alam et khalu, d'autre part à rendre un 
a{n)° priv. Cf. anantara et anabhinirvrtta. 

pratisedhya « qui sert à prohiber » M., en parlant not. 
d'un phénomène prâpta dont il s'agit d'empêcher l'appli- 
cation : opp. vidheya : yâprâpte vibhâsa taira pratisedhyam 
nàsti M. I 1 44 vt. 9 « quand on a affaire à une option 
reposant sur une opération non antérieurement acquise, il 
n'y a pas à "formuler de prohibition ». 

pratï- (pratiyate) u être appréhendé ou perçu comme » 
II. ; « être prescrit » Pr. I 1 69 init. = vidhïyate ; praM- 
yartiàna « indiqué » par un mot voisin P. (dit d'un sens) = 
dyotita K. I 3 77 avagata BhV. ; « suggéré » PI. 11 16 ; 
caus. (pratyâyayati) « faire percevoir » tel sens M., dans 
l'analyse du mot pratyaya : yasyârthah prakrtyâ pratyày- 



— 220 — 

yate so 'pi pratyayah Pr. III 1 1 PI. 109 14 « on appelle 
aussi pratyaya (« suffixe ») l'élément dont le sens est rendu 
par le radical » ; hrasvâh pratiyante dïrghâh pratyâyyante 
M. I 1 69 init. « les brèves sont (directement) perçues (Pr. 
= srûyante), les longues sont impliquées » ; pratltapa- 
dârthaka mot « dont le sens est connu » dans l'usage M. ; 
pratîti « perception » d'un sens, etc. M. 

pratyangam « concernant Vanga » i. e. en tant 
qu'opération antaranga (q. v.) M. (kâr.), cf. Pr. VI 3 138 
PI. 64 11. 

pratyadhikaranam « pour chaque objet » M. (vt.), 
glosé pratidravyam N. et Pr. II 4 1. 

pratyaya au sens de pratyâyyamâna « chose ensei- 
gnée », d'après M. et Pr. I 1 69 init. (cf. aussi Pr. 13 2) 
comme glose étymologique de p° « suffixe » ; au loc. 
pratyaye = pare « quand (tel élément) suit » Liïders p. 493. 
« Suffixe » et « dérivé, mot terminé par un suffixe » (cf. 
par ex. N. 12 46) P. Le terme (qui est connu comme anté- 
rieur à P., cf. 12 56) englobe les désinences casuelles et 
personnelles ainsi que les affixes verbaux de présent 
(snâ etc.) ou de dérivation (san etc.). Le p° est posé comme 
para III 1 2. Il est décrit III 1 1 par son domaine d'exten- 
sion, qui englobe les adhyâya III à V. Il est pradhâna par 
rapport au radical M. III 1 1 vt. 3 et nimittin, q. v. Les p° 
se divisent en krt, taddhita, sup ou svâdi (désinences ca- 
suelles), tin ou tibâdi (désinences personnelles), striyâm 
(suffixes exprimant le féminin), unâdi, etc. Sur l'analyse 
du mot, v. pratl- et cf. yenârtham pratiyanti Pr. I 1 69 
init. « ce par quoi on perçoit le sens ». Cf. anga, niyata, 
prakrti, etc. 

°dhâtu « racine comportant un affixe » M. (vt.), i. e. 
dénominatif du type gopâyati. 

°laksana P. dans le pbh. su. pratyayalope pratyayala- 
ksanam ï 1 62 « quand un suffixe s'amuit, l'opération eau- 



— 221 — 

sée par le suffixe (vaut comme s'il était encore là) » : ainsi 
agnicit- s'appelle pada malgré l'amuissement de la dési- 
nence -s ; l'expression est glosée pratyayahetukam kâryam 
BhV., pratyayo laksanam yasyeti kûrye N. Ce pbh. su. est 
restreint par la pbh. 21 (cf. M. I 1 62 init.) varnâsraye 
nâsti pratyayalaksanam « la règle I 1 62 ne vaut pas quand 
(l'opération qu'elle permet d'effectuer) repose (non sur le 
suffixe proprement dit, mais) sur un phonème (appartenant 
au suffixe) » : dans gohita- formé sur gave hilam par amuis- 
sement de la désinence -e selon II 4 71, le substitut -av- 
attendu selon VI 1 78 n'est pas valable, parce que l'opéra- 
tion est causée par le phonème -e en tant que tel, non par 
-e en tant que suffixe, cf: B. Geiger SBW. CLX p. 72. 
°lopa v. le préc. 

°vidhi (aussi °vidhânà) « règle suffixale » M. (vt.), règle 
enjoignant un suffixe, v. anga. 

°svara « ton portant sur le suffixe » M. (vt.). 

pratyayânta mot « terminé en suffixe, dérivé » M. 

pratyayârtha « sens du suffixe » M. (vt.), v. prakrti. 
Avec la valeur étymologique de pratyaya, prakrtipratyayau, 
pratyayârtham saha brûtah M. III 1 67 vt. 2 (pbh. des 
« anciens maîtres » selon BhV. I 2 56) « radical et suffixe 
expriment conjointement le sens qui est compris (du mot) » 
= pratïyamânârtham Nâg. 

pratyavamrs- (°mrsyate) dit d'une formation qui 
« est concernée, touchée » par telle teneur |K. IV 1 174 V 
4 88 N. IV 1 76 Pr. I 4 79 init. ; °marêa K. III 4 75 IV 1 
113 VP. III p. 546, 566 ; °marsin N. VI 1 103 VP. II 25. 

pratyakhyâ- (°khyâyate) a être rejeté, réfuté » M. ; 
pratyâkhyâna « rejet, réfutation » M. (un ex.) K. I 2 51 : 
yadi pratyâkhyânapaksa idam api pratyâkhyâyate Si. III 
vt. 4 « si l'hypothèse du rejet (est formulée), ceci aussi se 
trouve rejeté » ; v. un autre ex. sous ca in fin. ; pratyakhyâ- 
navâdin « opposant, objecteur » Pr. VI 4 22 vt. 15. 



— 222 — 

pratyâpatti « réinstauration » d'un phonème M. (vt.) : 
ainsi il y a p° de l'-a- fermé qui conformément au su. VIII 
4 68 avait été admis conventionnellement comme ouvert à 
des *ins opératoires, cf. M. ad loc, init. 

pratyârambha « levée » d'une prohibition M. (kâr.). 

pratyâsattî « association par contiguïté », analogie 
K. I 3 88 III 3 40, 85 VII 1 95, 102 CV. V 1 109 VI 2 1 PL 
24 5, 60 T, 70 10 DV. VIII 4 11 (distingué de sâhacarya) : 
pratyâsatteh sâmarthyam balavai Pr. I 2 53 « la connexion 
de sens prévaut sur l'association ». L'explication par p°, 
qui n'est pas encore élaborée par K., vise à donner une 
valeur déterminée à tel élément d'un su. pour la simple 
raison qu'il est contigu à tel autre élément ayant ladite 
valeur : ainsi 'num* VIII 4 11 est à entendre comme accré- 
ment d'un thème nominal (et non accrément en général), 
parce qu'audit su. le thème nominal est mentionné ; saha- 
caritapratyâsattes taditaretaray ogah C.-pbh. 51 « il y a un 
lien de réciprocité né de l'association de contiguité » ; 
pratyâsanna au sens de P. antaratama CV. VI 4 156 et pra- 
tyâh. su. 5. 

pratyâhr- (°hriyate) dans la définition de pratyâhâra 
N. I p. 6 : glosé samksipyaie PM. p. 16. pratyâhâra « con- 
densation » de phonèmes, c'est-à-dire a) l'alphabet spécial 
des Si. su. (appelés aussi pratyâhâra- su., ainsi BhV. et 
PrKaum. init.), avec sa séquence originale et ses insertions 
d'anubandha. Sur les p°-sû. et les motifs de leur agence- 
ment, v. en dernier lieu Breloer ZII. VII p. 114 X p. 133 
(et ajouter à la bibliographie citée p. 191 : Thieme Pân. 
p. 99 Ksh. Ch. Chatterji Cale. Or. J. I p. 49 — sur les 
p°-sû. de diverses écoles — et III p. 17) ; 

b) la réunion en une seule syllabe de deux phonèmes 
situés à distance dans les Si. su., le premier étant un pho- 
nème réel, le second un anubandha et l'ensemble désignant, 
outre le phonème en question, tout ce qui s'inscrit dans 



— 223 — 

l'intervalle (cf. le pbh. su. âdir antyena sahetâ I 1 71) : 
ainsi, sur la base des quatre premiers p°-sû. a i un/ r lk; 
e on/ ai auc on obtient ak comme n. des voyelles pures, 
ec des diphtongues, ac des voyelles en général ; 

c) par extension, dans le su. -pâtha, p° désigne ce qui 
s'inscrit entre tel élément (cet élément compris) et tel ànu- 
bandha, même si l'un et l'autre appartiennent à des su. 
différents et espacés : ainsi d'après M. II 3 69 vt. 5 l'énoncé 
trn dudit su. désigne (non le suffixe tr-n, mais) un p° 
allant depuis l'élément tr du mot satr III 2 124 jusqu'à 
l'élément n du mot trn 135 et désignant tous les suffixes de 
124 à 135. D'après M. l'énoncé krn III 1 40 désigne non la 
seule racine kr-, mais le p° de kr- V 4 50 et de fi 58, ce 
qui permet d'englober les racines as- et bhù- qui dans Y 4 
50 suivent immédiatement kr-, et de réintroduire chez P., 
à côté de cakâra, les formes âsa et babhûva dans la théorie 
du parfait périphrastique. Cf. 'Kielhorn IÀ. XVI p. 248. — 
vrtfisamavâyas cânubandhakaranam ca pratyâhârârthamj 
praiyâhâro vrttyarthah M. I 1 1 vt. 16 « la combinaison 
méthodique (des phonèmes) et le formulé d'exposants sont 
faits en vue du p°, le p° en vue d'un (allégement) métho- 
dique » (yrtti étant glosé lâghavena sâstrapravrttyartha 
Nâg.) ; les p°-sû. sont dits anâdikâh samjnâh Pr. ad Pasp. 
vt. 16 « n. techn. an, etc. » 

pratyujjïv- (°jîvyate) « ressurgir, être amené à revi- 
viscence » = pratiprasûyate, q. v. : DV. I 2 48 Dhâtuprad. 

I 47. 

pratyudâharana « contre-exemple » M. (Pasp.) K. 

II 1 63 VIII 1 45. C'est un exemple montrant en quel cas 
la règle n'est pas applicable : ainsi dharmam jijnâsate K. 
I 3 58 est un p° audit su. qui enseigne la voix active pour 
le désidératif de jnâ- précédé de anu, ex. putram anujijnâ- 
sati. N. I 1 7 distingue lete rûpa et les kârya° ; °hriyate M. ; 
°hârya M., K. IV 2 128 ; °hartavya 'K. VIII 3 87 ; °hrta DV, 
I 2 67. 



— 224 — 

prathama « première » personne du verbe P. (i. e., 
de notre point de vue, « troisième » personne) ; « pre- 
mière » consonne du varga VI 4 120 vt. 3, Kt. I 4 1 H. I 3 
35, i. e. la sourde non aspirée, prathamâ « première » dé- 
sinence casuelle P. i. e. nominatif, nom emprunté aux 
anciens maîtres d'après K. II 3 2 et nom rûdha d'après K. 
VI 1 102. Les valeurs du nominatif sont données II 3 40 
6q. : prâtipadikârthaMnga-parimâna-vacana-sambodhana ; 
il s'y trouve impliqué la notion du kartr en phrase non 
passive, du karman en phrase passive ; l'énoncé en est 
simplifié par C. II 1 93 : arthamâtrc. Le nominatif dans 
un énoncé désigne Vupasarjana d'un composé I 2 43 ; 
d'après M. et Pr. VI 1 163 il désigne (au lieu du génitif) le 
kâryin « dans une grammaire antérieure » et cette désigna- 
tion est attestée chez les Non-pâninéens passim, ainsi chez 
Kram. Zachariae BB. V p. 33, chez Kt. Burnell Aindra 
School p. 117. 

pradarsana « énoncé illustra tif » K. I 2 57 III 1 41 VII 
2 8 opp. à pariganana : ainsi la règle III 1 41 ayant un ca- 
ractère illustratif, la forme valide n'est pas seulement celle 
qui est énoncée, vidâmkurvantu, mais encore °karotu °ku- 
rutât etc. 

pradîpa = subvidhi « prescription relative à une dési- 
nence casuelle » J. I 1 11. 

pradeéa « domaine » d'application d'une samjnâ etc. 
K. I 1 9, 2 29 et passim dans une formule telle que pra- 
tyayapradeêâh pratyayalope pratyayalaksanam ity evamâ- 
dayah « le domaine de la notion de suffixe est le su. I 1 
62 etc. » ; pratiquement « règle » PI. 3 8 et 11, opp. à 
samjnâ. 

pradhâna « l'essentiel, ce qui a la prédominance » 
P., opp. à o° ou à upasarjana (cf. M. I 2 42 vt. 5 pour qui 
p° et upasarjana sont sambandhisabdau) ; v. ces mots 



— 225 — 

(aussi guna) ainsi que akathita. Se dit not. du membre 
<( prédominant » du composé (i. e. du membre déterminé), 
ainsi purusa- (dans râjapurusa-) , go- (dans citragu-, qui 
est gunin et visesya N. I 2 56). pradhâne kâryasampratyayah 
III 1 1 vt. 3 « une opération prend effet (seulement quand 
ce sur quoi elle porte) est la chose dominante », ef. pbh. 
97 : ainsi dans le causatif pâcayati l'action de « faire » est 
plus importante que celle de « cuire », seul celui qui « fait 
(cuire) » portera le nom d'agent : pradhânakartari lâdayo 
bhavanti M. III 1 26 vt. 1 « les formes personnelles ont 
pour agent le nom dominant (, le nom secondaire étant 
instrument) », ex. pâcayaty odanam devadatto yajnadat- 
tena. La notion de p° sert aussi dans la théorie des dvi~ 
karman, des verbes à double objet transitif : au passif 
ces verbes expriment comme karman, i. e. comme sujet, le 
terme p°, soit gauh dans le type duhyate gaiih payah, 
ajâ dans le type ajâ nlyaie grâmam M. I 4 51 (kâr.). Dans 
le dvamdva singulier c'est le sens global (samudâyârthà) 
qui est p°, dans le dvamdva duel ou pluriel les deux mem- 
bres sont p° N. 12 56 (et cf. anyapadârtha). Le verbe est 
kriyâ°, le dérivé primaire sâdhana BhV. I 2 56 (pbh. 
« des anciens maîtres ») ; le visesya est p° N. II 3 1 ; le 
suffixe est p° parce que n'ayant pas fait l'objet d'un ensei- 
gnement antérieur M. III 1 1 vt. 3. Il résulte enfin du su. 
I 2 56 (aux termes duquel la notion de p° est aéisya) que 
p° est un terme antérieur à P. 

°êista « ce qui est enseigné à titre dominant » M. opp. 
à anvâcayasista (q. v.) : ainsi le su. III 1 11 vaut pour 
syenâyate, non pas seulement pour payâyate (dérivé de 
payas- avec amuissement de -s), l'amuissement de -s- étant 
enseigné à titre secondaire. 

pradhvamsin v. uccarita. 

prapafica « développement, amplification » M. (deux 
ex.) K. II 1 33, 37, 41, 58, 4 28 III 2~61, 177 IV 3 88 V 3 99 
VI 2 37, 3 51 VIII 2 12 BhV. I 4 52 SD. 24 : se dit d'une 

is 



— 226 — 

règle qui développe qqch. de précédemment enjoint, ou 
qui suggère (not. par °âdi) un développement ; opp. à 
vidhi PI. 26 14. D'après K. tel énoncé en va, telle règle 
entière qui pouvait être incluse dans telle autre, sont donnés 
à titre de p°, sont prapancârtha : ainsi varûtri- cité VII 2 
34 à coté de varùtr- alors que le mot pouvait se déduire par 
un suffixe nïp est °artha K. VII 2 34. La doctrine sert à 
masquer la a superfluité » (vaiyarthyd) d'un su. ou fragment 
de su., not. là où il a été procédé au yogavibhâga : la por- 
tion ultérieure du su. scindé, dont le plus souvent les com- 
mentateurs ne savent que faire, est dite °artha : elle « déve- 
loppe » la règle inscrite dans la portion antérieure, te khalv 
api vidhayah suparigrhïtâ bhavanti yesu laksanam pra- 
pancas caM. II 1 58 vt. 1 « les prescriptions bien constituées 
sont celles qui comportent une règle et un développement » 
(ceci pour justifier rénumération faite audit su.). 

pramàna « autorité » M., ce qui fait autorité, qui sert 
de norme, propr. d' « étalon » : loko 'vasyam sabdesu pra- 
mânam M. 12 64 vt. 29 « l'usage vivant est nécessairement 
la norme dans l'emploi des mots ». Chez P. « mesure » de 
longueur III 4 51 (glosé âyâma K.), de capacité III 4 32, 
mesure en général V 2 37 (mais distinct de parimâna M. 39 
init.), « dimension » VI 2 4, glosé iyattâpariccheda N. et cf. 
V 1 19 kâr. ; « durée (de voyelle), quantité » M. et K. I 1 50, 
l'un des ântaratamya. Aussi ifc. « ce qui a pour autorité » 
(dans les su. apocryphes I 2 53 et 55 sq.). Le terme est 
analysé pramiyate 'nena N. VI 2 4. 

pramâda « négligence », dit d'une forme fautive ré- 
sultant d'une négligence Pr. I 1 72 vt. 4 DV. VIII 1 20, 
4 59 ; M. a pramâdakrta. Cf. prâmâdika. 

prayatna « effort » M., K. IV 3 22 (== yatna), spécia- 
lement « effort articulatoire » P. (dans laghu°, q. v. et 
dans âsya ) M., consistant en degré d'occlusion, degré 
d'aperture, sonorité ou absence de sonorité, aspiration ou 



— 227 — 

absenpe d'aspiration etc. ; on distingue un àbhyantara p ov 
« effort interne » (v. le mot) et un bâhya p° « effort externe », 
le premier précédant l'émission, le second la suivant. Le 
terme est analysé prayatana M. I 1 9 init. et glosé « mise 
en marche de l'activité d'élocution » vt. 2 ; prakrsto yatnah 
Bâlam. 10. 

prayuj- (°yunkte °yujyate °yojayati) « se servir de, 
employer » à telle fin, dans le langage M. : kesv arthesu 
laukikàh kân sabdàn praywljate M. I 2 64 vt. 29 « en quels 
sens les sujets parlants emploient-ils les mots, et quels 
mots ? » ; pass. « être en usage » ; caus. « faire mouvoir, 
inciter » M. I 4 55 vt. 1, dit de l'agent du verbe causatif 
et glosant P. prayojaka, v. ci-dessous ; « fournir un prayo- 
jana, motiver (une règle) » M. : naikam prayojanam yogâ- 
rambham prayojayati M. I 1 12 vt. 2 « (P.) ne fait pas servir 
à une seule motivation l'instauration d'une règle » ; pra- 
yukta cf. a ; prayoktavya « (forme) qui est à employer » 
M. : anirjnâte 'rthe bahuvacanam prayoktavyam M. II 2 25 
init. « le pluriel est à employer quand le sens n'est pas dis- 
criminé » ; prayoktr « sujet parlant, usager » : prayoktâ 
mrdvyâ snigdhayâ slaksnayà jihvyâ mrdùn snigdhàn slaks- 
nâfl sabdân prayunkte M. V 1 16 « le sujet parlant emploie 
des mots doux, onctueux, glissants [i. e. des formes fautives 
Pr.] (parce qu'il les prononce) avec une langue douce, onc- 
ueuse, glissante » ; cf. lokavijnâta. 

prayoga « usage, emploi » P. M. (d'un mot dans la 
phrase), dit aussi, not., de l'usage réel (en tant que laukika) 
M. (vt.) et cf. sous a : antarenâpi tadvâcinah sabdasya 
prayogam tasyârthasya gatir bhavati M. I 2 64 vt. 29 « même 
sans l'emploi d'un élément qui l'exprime, on perçoit le 
sens de cet élément », ainsi le sens d'agnicit- somasut- est 
perçu malgré l'amuissement du suffixe. Telle teneur vise à 
limiter l'usage (prayoganiyamârthà) M. ; telle autre à illus- 
trer des emplois (prayogadarsanârthd) K. VII 2 34. prayo- 
gamùlatvâd vyâkaranasmrteh Pr. V 1 16 « la tradition de 
la grammaire est fondée sur l'usage ». Le terme est précisé 



— 228 — 

en sistaprayoga M. DV. VII 3 34 « l'usage des clercs ». Il 
sert dans les commentaires tantôt à introduire, tantôt à 
exclure des formes que l'interprétation normale n'a su ana- 
lyser. Cf. sabda, a°. 

prayojaka « celui qui incite, qui fait agir » P. dans la 
définition du hetu (q. v.) : glosé kurvânam- prayunkte K. I 
4 55 ; la notion est fragmentée par Bâlam. 2576 en presana, 
adhyesana, anumati, upadeêa etc. 

prayojana « objet » de la grammaire M. (Pasp.) ; parti- 
culièrement « motivation » nécessaire d'une règle M. : kim 
prayojanam M. passim « quelle est la motivation » qui rend 
nécessaire ce su. ou ce vt. ? ; analogue idam tarhi prayoja- 
nam, naitad asti prayojanam ; le terme s'oppose parfois, 
pratiquement, à dosa, q. v. 

prayojya « (l'agent autonome, svatantra) qu'on fait 
agir » M., dans la définition du hetu, q. v. : le prayojyah 
kartâ M. III 1 26 vt, 1 (prayojyakartr Pr. I 3 65 fin.) est 
l'agent qui subit l'incitation et est susceptible de devenir 
karman ou karana dans la phrase causative (yajnadatta- dans 
pâcayaty odanam devadatto yajnadattena « D. fait cuire 
un plat de riz par Y. »). par opp. au prayojakakartr (Pr.) ou 
pradhânakartr {M.) qui reste sujet (devadatta- dans la 
phrase citée) ; prayojyaprayojakabhâva N. III 1 84. 

pravrt- (°vartate) « se présenter (pour telle applica- 
tion) » M., dit d'une règle ou d'une forme ; pravrtti « appli- 
cation (d'une règle), fait qu'une forme est produite, se pré- 
sente » M. (vt.), opp. à nivrtti et glosé par anuvrtti PI. 17 
18, par parinâma Nâg. ad M. I 2 64 vt. 53 pravrttau ca 
prâk ca pravrtteh strlvacanâv eva M. I 4 3 vt. 6 
« (le su. I 4 6 traite des formes en -i- -u-) qui ne sont 
que féminines, tant avant l'application de la règle qu'au 
cours de l'application (ainsi dhenu- et atidhenu-) » ; nânta- 
rena sâdhanam kriyâyâh pravrttir bhavati M. II 3 7 « il n'y 
a pas d'action verbale qui se produise sans qu'il y ait un 
instrument pour la réaliser » ; pravrttinimitta « cause 
d'application, de production » K. V 1 119 VI 3 34 VII 1 74 



— 229 — 

N. et Pr. V 3 47 DV. VI 3 42, not. en glose de certains 
énoncés ; pravrttibheda « différence dans l'application » de 
deux règles K. VI 2 174, 4 16. « Emploi » des mots Si. Il 
vt. 1 et 2. Cf. ekayoga. 

praslis- (°slisyate) « former praslesa » K. VII 3 39. 
praslista « produit par la coalescence » de deux pho- 
nèmes M. (vt.) : ainsi -c- -o- « possèdent un -a- coalescent » 
(avec -i- -u-), ils sont praslistâvarna M. I 1 9 vt. 2. Le 
praélistanirdesa « énoncé contenant une coalescence » (M. 

1 1 9 vt. 2 ; glosant vikâranirdesa M. I 2 27 vt. 3) résulte 
chez les commentateurs d'un procédé interprétatoire : afin 
d'obtenir certains résultats pratiques, ils supposent que tel 
énoncé est à entendre avec le praslistasamdhi de deux de 
ses éléments : ainsi d'après M. II 3 69 après vt. 2 l'énoncé 
loka dudit su. est censé contenir (non pas seulement la + 
uka, mais encore) la + u + uka, ce qui permet d'inclure 
dans la règle le cas du suffixe -u-, type cikïrsuh katam K., 
cf. Kielhorn IA. XVI p. 248. D'après Pr. PM. BhV. DV. II 

2 4 la forme prâptajïvikâ- au sens de prâptâ jïvikâm, avec 
masculinisation du membre antérieur (non autorisée par VI 

3 34), s'explique par le fait que la teneur prâptâpanne cet 
dvitïyayâ dudit su. repose sur un praslistasamdhi ° panne 
a ca : l'objection (formulée not. par Pr.) suivant laquelle 
en pareil cas le sarndhi n'aurait pas dû se produire, 1-e 
de °panne étant pragrhya, est écartée par le recours au 
sautratva des énoncés pâninéens : mais, tenant compte de 
cette objection, le Sabdakaust. ad loc. fait appel à un autre 
praslesa, à savoir dvitïyayâ a (émanant de CV. II 2 19). M. 
se bornait encore à recourir aux virtualités de la particule 
ca. 

praélesa « coalescence » (dans un énoncé) K. VII 2 11 
(kniti expliqué comme gkniti), 3 40 {bhï + ï) DV. 115 
(sthâsnu- expliqué par sthâ + âsnu) II 2 4 (prâptâpanne ca 
précité). 

prasakta « applicable » M. (vt.) : utsargena prasak- 



— 230 — 

tasyâpavâdo bâdhako bhavati M. II 3 32 fin. « une règle 
entravante empêche de -s'appliquer ce qui était applicable 
de par la règle générale » ; prasaktasyâdarsanam lopa- 
samjnam bhavati M. I 1 60 vt. 4 « la non-application d'un 
élément applicable (par telle règle de la grammaire) porte 
le nom de lopa » (additif à la teneur dudit su., v. lopa), cf. 
VP. III p. 516 ; v. aussi abhinirvrtta. 

prasanga « domaine de l'attache, de l'application » d'une 
règle, d'une opération, d'un mot M. (vt.) : kah sabdasya 
prasangah/ yatra gamyale cârtho na ca prayujyate M. I 1 60 
vt. 4 « quel est le domaine où un mot est applicable ? C'est 
là où le sens en est requis sans que (le mot en question) 
soit, effectivement employé ». p° désigne d'ordinaire une 
« application » virtuelle, annulée par les conditions de 
fait ou par une règle ultérieure ; il répond à prâpti et M. 
IV 1 9 vt. 1 et passim le glose prâpnoti ; p° sert lui-même 
de glose à sthâna, q. v. Cf. a° ati° sarva°. pi'asangin, M. PI. 
36 16 (( ayant (tel) domaine d'application », v. nitya. 

prasajya dans l'expression prasajyaprathedha M. (vt.), 
aussi, parfois, prasajya... pratisedhah M. I 2 vt. 5 (prasajya 
seul M. II 2 6) « prohibition valable après application (vir- 
tuelle) », type de prohibition où la négation est essentielle 
et l'élément positif secondaire, autrement dit où la négation 
porte sur le verbe, non sur le membre ultérieur du composé 
négatif, cf. le sloka : prasajyapratiscdho 'y«m kriyayâ saha 
yatra nafi, kâr. chez S. 490. Le terme est analysé M. II 2 6 
prasajyâyam kriyâgunau tatah pascân nivrttim karoti « après 
avoir appliqué action et qualité, on formule l'abolition » 
(prasajya étant glosé vidhâya Pr.) : M. donne pour ex. 
âsaya anekam a fais asseoir plusieurs » où la désinence du 
singulier repose sur un p°. Voir d'autres ex., en liaison 
avec le type opposé de négation, le paryudâsa, sous ce mot. 

prasanj- (°sajyate) « s'appliquer » M. (kâr.), dit not. 
à l'optatif °sajyeta d'une formation qui trouverait à tort 
application si l'on admettait telle vue, soit pratiquement 
« il suivrait ceci de fâcheux que... » : glosé prâpnoti M. I 
1 19 kâr. 1, 2 9 vt. 1 IV 1 78 kâr. 



— 231 — 

prasârana = P. samprasârana (q. v.) M., surtout en 
vt. ou kâr., et glosé sam° ; prasâranin M. (kâr. vt.) « con- 
tenant une semi- voyelle vocalisante » ; prasr- caus. pass. 
<( être rendu vocalisable », dit d'une semi- voyelle, M. (kâr.); 
prasàrya kâr. chez M. 

prasiddha « réalisé » M. (kâr.), glosé par siddha VIII 

2 25 ; « connu » (dans l'usage réel) M. IV 13 init. (lokatah) 
K. I 2 29 IV 3 86, 99 VI 1 151, 3 26, où le mot est glosé 
lokavijnâta ; prasïddhe kâryasampratyayah SKÂbh. I 2 87 
<( une opération prend effet quand (le résultat est un terme) 
connu », ex. éâradika- se dit en parlant d'un srâddha (IV 

3 12), non d'autre chose. 

prasiddhi M. (omis Index de Poona, cf. II 1 51 vt. 10, 
55 vt. 1 III 2 124 vt. 10 etc.) « réalisation » d'une forme 
vt., glosé prasiddha M. ; d'une action verbale K. I 4 42, 54 ; 
d'un phénomène grammatical CV. V 3 4 ; « notion con- 
nue » K. I 3 48 VI 3 84 (istaprasiddhyartha) N. II 4 17 CV. 
III 1 37 sq. (prasiddhyupasamgrahârtha teneur « visant à 
englober des choses connues », dit d'une répétition à l'in- 
térieur du su.) ; « sens conventionnel » d'un mot, v. ava- 
yava ; prasidh- M. (kâr.), VP. III p. 383 au sens de sidh-. 

prâkrta « relatif au radical » v. vârna. 

prâkkrîtîya n. des suffixes secondaires décrits de V 1 
1 à 37 (not. 'cha' et l yaV) Pras. ad PrKaum. I p. S3S : 
ainsi nommés d'après la teneur prâk krïtât Vil. 

prâgivîya n. des suffixes secondaires de V 3 27 à 9ô 
BhV. V 3 95 SK. chap. XL : ainsi nommés d'après la teneur 
prâg ivât V 3 70. 

pràgghitïya n. des suffixes secondaires de IV 4 75 a 
109 SK. chap. XXXI : ainsi nommés d'après la teneur prâg 
ghitât IV 4 75. 

prâgjitîya n. de certains suffixes secondaires CV. Il 4 



— 232 — 

11 : ainsi nommés d'après la teneur prâg jitàt G. II 4 1 = 
P. IV 1 83. 

prâgdisîya n. des suffixes secondaires de V 3 Là 25 K. 
V 3 3 sqq. SK. 1949 sq. chap. XXXIX : ainsi nommés d'après 
la teneur prâg diêah V 3 1. 

prâgdïvyatîya n. des suffixes secondaires de IV 3 134 
à 168 BhV. IV 3 168 Pr. IV 1 83 DV. IV 1 88 SK. 1077, 
1080 chap. XXIX : ainsi nommés d'après la teneur prâg 
dïvyatah IV 1 83. 

prâgvatîya n. des suffixes secondaires de V 1 18 à 11*> 
Bâlam. 1735, 1760 : ainsi nommés d'après la teneur prâg 
vateh V 1 18. 

prâgvahatïya n. des suffixes secondaires de IV 4 1 à 
76 Pras. ad PrKaum. I p. 813 SK. chap. XXX : ainsi nom- 
mes d'après la teneur prâg vahateh IV 4 1. 

prâtipadika (« appartenant à chaque mot », cf. prati- 
padam et Pr. I 2 45 vt. 1) « thème nominal » P., défini I 2 
45 comme forme signifiante autre que racine verbale ou 
suffixe ; toutefois le su. 46 donne aussi le n. de p° aux krt- 
taddhita-samâsâh, en sorte que la prohibition apratyaye 45 
ne s'applique finalement qu'aux désinences ; d'autre part 
le p° est distingué des formes à suffixe féminin IV 1 1. 
Pour SKÂbh. I 1 7 le p° englobe les anukarana (ex. le subs- 
tantif pacati-, anu° de la forme verbale pacati) et les nipâta 
(ex. pra-lambate) ; sur le cas des nipâta, cf. déjà M. I 2 45 
vt. 12 qui donne le nom de p° aux nipâta « dépourvus de 
sens propre » ainsi à adhi dans adhyâgacchati. Au p° s'ap- 
pliquent les désinences casuelles IV 1 2, lesquelles s'amuis- 
sent ensuite selon II 4 71. D'après N. I 2 45 le nom de p° 
s'applique au complexe radical + suffixe, nâsti vibhakteh 
prâtipadikântarbhâvah N. II 4 71 « une désinence ne saurait 



— 233 — 

être incluse dans un thème ». Cf. linga(vishta), grahana- 
vant. 

prâtipadikârtha « sens du thème nominal » P., l'une des 
valeurs exprimées par le nominatif, ex. vrkso drsyatâm : 
glosé sattâ K. II 3 46 = sato bhâvah « existence » (qui est 
à entendre avec upalaksana) ; glosé âdyâ sabdasya vrttih 
BhV. ibid. 

pràthamakalpika u employé au sens premier (non 
au sens d'un tâdarthya) » M., dit. par ex. du bahuvrïhi opp. 
à 1' ekasesa(bahuvrïhi) Pr. I 1 27 init., d'un mot tel que 
tatpurusa- au sens propre, opp. à tatpurusa- = tatpuru- 
sârthâni padâni. Le mot p° sert à gloser laukika « appar- 
tenant à la langue courante » Pr. I 1 9 vt. 2. 

prâthamya « priorité » M. (un ex.) PI. 42 17, fait 
d'être le premier mot dans un énoncé, etc. ; « notion de 
prathama » (du su. en question) 'K. et Pr. IV 1 82. 

prâdi <( (mots) commençant par pra, mots du g. en 
pra » = P. upasarga C. I 1 109 J. I 2 128 Kram. p. 31 etc., 
cf. P. I 4 58 ; prâdisamâsa « composé (où le membre an- 
térieur est un) prâdi » K. III 3 24 VI 2 180, 182, 187 sq., 
192 : ce sont les composés du type adhidanta- = adhyârû- 
dho dantah, formés selon II 2 18 (et cf. vt. 4). 

prâdhânya « prépondérance, caractère d'une chose 
pradhâna » M. (kâr.), ainsi la chose « à déterminer » 
(visesya) revêt le p° selon N. II 3 50. prâtipadikanirdesâ ar- 
thatantrâ bhavanti na kâmcit prâdhânyena vibhaktim âs- 
rayanti M. I 1 56 init. « les énoncés comportant un thème 
nominal se règlent sur le sens, ils n'adaptent aucune dési- 
nence à titre privilégié ». 

prâp- (prâpnoli) « se réaliser » M., glosant prasanga 
(atiprasanga) du vt. : se dit d'une forme qui « se réalise » 
de façon erronée (tasya laksanasya dosah M. I 1 58 vt. 10, 



— 234 — 

62 vt. 5) ou du moins provisoire, la réalisation étant an- 
nulée par une règle ultérieure : opp. à sidhyati (à samâ- 
hita PI. 73 4) qui note une réalisation définitive, na prâp- 
noti (glosant aprâpti, aprasanga, anupapatti) se dit d'une 
règle (ou d'un n. techn.) qui « manque (à tort) à se réali- 
ser » pour l'application d'un mot, par opp. à na sidhyati 
se disant d'une forme (correcte) qui « manque à se réali- 
ser » (par le su., et que par ex. un upasamkhyâna fera se 
réaliser) : ainsi pumstva- pumstâ « manquent à se réali- 
ser » {na sidhyatah) par V 1 119 et nécessitent le vt. 1. Un 
interlocuteur chez M. passim assure que telle forme est déjà 
« réalisée » par tel su. antérieur (siddha) ; réponse : elle 
ne l'est pas (na sidhyati). D'après M. III 1 25 vt. 25, si l'on 
pose la teneur ak dans le su., l'accrément 'puTc' « manque 
à tort à se réaliser » (na prâpnoti) et l'on est hors d'état 
d'obtenir par ex. la forme satyâpayati. Les deux expressions 
sont souvent associées : de ce qu'une forme correcte « ne 
se réalise pas » (na sidhyati), il suit un dosa qu'on cherche 
à écarter M. I 3 10 vt. 19 et 27 ; ibid. vt. 23 sqq. le dosa 
consiste en ce qu'une règle (en l'occurrence I 3 10) « manque 
à se réaliser » (na prâpnoti). D'après N. Il 11, si ledit su. 
signifie qu'est pragrhya le duel consistant en la voyelle -e, 
alors le n. de pragrhya « manque à se réaliser » (na prâp- 
noti) dans pacete où le duel consiste en -âte ; s'il signifie 
qu'est pragrhya le duel terminé par -ï, alors la forme agnî 
<( manque à se réaliser » (na sidhyati), le duel y consistant 
en 4. Selon M. YI 1 135 vt. 12, si -s- est abhakta, le ton 
dans samskaroti « manque à se réaliser » (na sidhyati = 
doso bhavati M. VI 1 71 vt. 7) : on attend l'atonie (nighâta) 
selon VIII 1 28 : or l'atonie « ne s'y réalise pas » (na 
prâpnoti). na sidhyati de la kâr. VII 3 86 est glosé na prâp- 
noti M. et cf. M. I 1 44 vt. 11 sq. III 4 21 vt. 1 où na prâp- 
noti est repris par na sidhyati. 

« Passer à » telle forme (= âpadyate K.) SK. 856 V. II 
25. 

prâpaka « (règle qui a pour objet, non de restreindre 
un enseignement déjà donné, mais) de réaliser qqch. de 



— 235 — 

nouveau » M. (vt.) opp. à niyamârtha et glosé svatantra- 
vidhâyaka Nâg. ; prâpana « fait de réaliser » M. dans la 
définition d'uddesa, q. v. 

prâpta « réalisé » de manière incorrecte ou provisoire 
M. (vt.) : une opération prâpta est (légitimement) entravée 
par un apavâda ; une opération aprâpta (q. v.) est produite 
par une règle prescriptive. Cf. la locution iti prâpte « alors 
qu'on attendait la réalisation de... » M. passim. Les règles 
facultatives se divisent en règles sans l'option desquelles 
une forme donnée se fût réalisée nécessairement (prâpta), 
règles sans l'option desquelles il n'y avait pas de réalisation 
attendue (aprâpta), règles mixtes (ubhayatra) : ce sont les 
prâpte [qualifié de nitye] 'prâpta ubhayatra va (vibhâsâh) 
de M. I 1 44 vt. 20, v. ci-après. 

°vikalpatva K. I 4 53 °vibhâsâ K. III 1 62 VIII 1 45 
(( option (fondée sur une règle) réalisant (une forme don- 
née) » : ainsi la règle I 3 50 qui donne optionnellement la 
voix moyenne pour la racine vad- au sens de « se contre- 
dire » se fonde sur la règle 48 où le moyen était déjà pres- 
crit pour la rac. vad- au sens de « parler de façon articu- 
lée » (vyaktavâcâm de 48 étant récurrent dans 50) : le moyen 
est « réalisé » (prâpta) dans 50. Inversement la règle I 3 43 
qui donne optionnellement la voix moyenne pour la racine 
kram- sans préverbe ne se fonde pas sur la règle 38, qui 
enseigne ledit moyen quand kram- a les sens de « conti- 
nuité, énergie, développement » : le moyen « n'est pas 
réalisé » (aprâpta) et lesdites significations cessent d'être 
récurrentes au su. 43. Enfin l'option appelée ubhayatra N. 
I 1 44 vt. 22 (les gr. tardifs disent prâptâprâpta) est celle, 
par ex., de la règle I 4 53 (cf. M. I p. 109 10) : la règle I 
4 53 est prâpta (à cause de 52) dans le cas d'abhyavahârayati 
saindhavân/ saindhavaih, elle est aprâpta dans le cas (non 
couvert par 52) de hârayati bhâram devadattam/ devadat- 
tena. 

prâpti « réalisation » incorrecte ou provisoire M. (vt.) 
(et déjà P. dans ubhaya , q. v.) : anantarâ yâ prâptih sa 
pratisidhyate M. I 1 43 vt. 1 (ou : sa yogavibhâgena éakyâ 



— 236 — 

bâdhitum I 3 12 vt. 7) « la règle qui fait l'objet d'une prohi- 
bition est celle dont la réalisation (virtuelle) était la plus 
immédiate » (ou : « la règle susceptible d'être entravée par 
une scission de su. est celle... ») ; cf. aussi anantapa et v. 
prâptijfia s. isliÇjna). 

prâpya « ce qui est à atteindre » K. III 2 1, n. d'un des 
trois principaux karman, ex. veda- dans vedàdhyâya- ou 
dans vedam adhïte, cf. VP. III 7 78 ; N. ad loc. observe 
que ce karman indique simplement une connexion entre 
l'acte (et un objet). 

prâmânika « celui pour qui (la littéralité d'une te- 
neur) fait autorité » Nâg. I 1 9 vt. 5 Sabdakaust. II 1 65. 

prâmânya « fait (pour telle teneur, etc.) de constituer 
autorité », not. dans la formule vacanaprâmânyât M. (vt.) 
K. VII 2 7 <( par suite de l'autorité que revêt la formulation 
(de tel su.) » ; Vabhidhâna BhV. III 3 95 « autorité que 
revêt l'expression (de tel sens au moyen de tel mot) » est 
un principe qui permet à l'auteur, en l'occurrence, de jus- 
tifier les formes âsthâ- et vyavasthâ- contre ledit su. ; de 
même l'axiome yathottaram munïnâm (ou munitrayasya) 
prâmânyam SK. 222, 2875 Sabdakaust. I p. 144 Pr. I 1 29 
init. (analogue Pr. VII 3 59) « l'autorité appartient à celui 
des trois Sages (P., Kâty., Patafij.) qui est ultérieur (en 
date, i. e. à Kâty. contre P., à Patanj. contre Kâty. ou P.) » 
permet par ex. d'expliquer la gutturale finale du thème 
dans la forme grokya- (citée Bâlam. 2875) qui est contraire 
à VII 3 59 mais conforme au vt. 1. 

prâmâdika forme « qui résulte d'une négligence » 
SK. 228, 2659, 2701, 3272. 

prâya dans prâye et prâyena P. « en général » (glosé 
bâhulya K. Pr. II 3 18), dit d'une règle qui n'a qu'une vali- 
dité en gros, non absolue (akârtsnyârtha q. v.) ; M. V 1 16 
glose p° par loka, Pr. ibid. par samagrakalpa. M. ne con- 
naît le terme, en cette valeur, qu'en kâr. — prâyika « vala- 



— 237 — 

ble en gros, dans la majorité des cas ,> K. V 3 14, qui glose 
ainsi P. dHyante ; cf. encore K. II 2 28 III 2 153, 177 N. VI 3 
105 DV. I 4 24 II 1 49. 

prâyoktra « qui dépend du sujet parlant » M., épi- 
thète d'une des formes de vivaksâ, opp. à laukikï vivaksâ ; 
v. prayoktr ; prâyogika « qui résulte de l'usage » courant 
pbh. 120 n° 2, v. aupadesika. 

praisâdi : valeurs d'exhortation (praisa), d'autorisation 
(atisargd), d'opportunité (prâptakâlà) que possèdent les 
affixes lot et lin ainsi que les krtya selon III 3 163 : M. (vt.) 
CV. I 3 123 sqq. 

proktapumska = P. ukta V. 

ipluta (propr. « qui a plongé » ou « flotté ») n. de la 
voyelle « allongée » jusqu'à trois mores P., opp. à hrasva 
et dlrgha ; d'après N. I 2 27 la voyelle est de même durée 
que l'action de prononcer û3. La voyelle p° n'est pas sou- 
mise au samdhi cf. VI 1 125 et K. ad loc. ; son emploi eist 
décrit VIII 2 83 à 107 ; plvuti « protraction (de voyelle jus- 
qu'à trois mores) » M. (vt.). 

phala (c fruit, bénéfice » d'une action P., v. kriyâphala 
et abhiprâya ; au sens de P. hetumant C. I 3 120 ; a béné- 
fice » d'une interprétation SK. 2387 ; phalavant « (agert) 
ayant le bénéfice (de l'action verbale) » C. 14 124 ; phal- 
et phalita PL 14 11, 87 2, dit d'une interprétation. 

bahiranga (et b°4aksanà) « (règle) dont les causes 
(d'application) sont à l'extérieur », i. e. se situent avant 
celles de la règle corrélative, simultanément applicable, dite 
antaranga M. (vt.), v. antaranga ; l'expression °paribhâsâ 
M. ou °laksanatva vt. désigne la pbh. 50, v. antaranga ; 
bahistva « caractère bdhirahga » d'une règle M., v. ânan- 
tarya. 



- >238 — 

bahu au locatif bahusu P. dans bahusu bahuvacanam 
I 4 21 « on a le pluriel quand il s'agit de plusieurs », M. 
ad loc. expliquant 6° comme un nânâdhikaranavâcin, non 
un vcdpulyavâcin, expression d'objets différents, non d'une 
abondance (de façon à exclure le cas de bahur odanah) ; 
= P. bahuvacana J. I 2 154 S. I 3 98 H. III 3 18 ; bahutva- 
« pluralité, notion de pluriel » M. (vt.), équivalant parfois 
à « pluriel » M. II 4 62 vt. 1 sq. K. I 2 51 et cf. Luders 
p. 520 ; (( multiplicité » d'interprétations DV. I 4 11 II 2 
14 III 1 94 dans la formule aparam bahutvân noktam « vu- 
la multiplicité (des interprétations possibles), il n'a rien été 
enseigné d'autre ». 

°prakrti « consistant en plusieurs éléments » M. (vt.), 
dit de certains dvamdva qui s'emploient au sing. quand la 
notion représentée par chacun de leurs membres est plu- 
rielle ; ainsi on forme rathikâsvâroham « monteurs de 
char et cavaliers », mais rathikâsvârohau « un monteur de 
char et un cavalier » : glosé bahavo vartipadârthâh prakr- 
tayah kâranâni yasya Pr. ad M. II 4 12 vt. 1. 

°vacana « pluriel, désinences du pluriel » P. ; M. con- 
naît aussi pour ce mot une valeur anvartha VIII 2 81, à sa- 
voir bahûnâm arthânâm vacanam. Le bahuvacananirdesa 
M. « l'énoncé au pluriel » est censé impliquer certains en- 
seignements particuliers : ainsi le pluriel êaundaih II 1 40 
aurait le sens de saundâdibhih M. ad loc. et cf. atantra, 
ainsi que bahu et prayoktavya. 

°vrïhi (propr. « ayant beaucoup de riz », ex. de la for- 
mation) n. du composé possessif ou d'appartenance P., dé- 
fini II 2 23 comme le composé qui n'entre pas sous le coup 
des règles antérieures (donc, autre que tatpurusa, dvam- 
dva etc.) ; d'après 24 il consiste en deux ou plus de deux 
mots fléchis et comportant une valeur autre (que celle que 
lesdits mots notent par eux-mêmes) : ainsi dans citragur 
ânïyatâm il est demandé non « une vache bigarrée », mais 
<( (l'homme) auquel appartiennent les vaches bigarrées » M. 
I 1 26 init. Par suite, M. II 1 6 enseigne que le 6° est un 
composé où la notion dominante est celle d'un mot autre 






— 239 — 

(que ses membres pris séparément), y. anyapada : anyasya 
padasyârthe Kt. II 5 9. Les b° font l'objet des règles II 2 24 
à 28 ; les vt. 10 sqq. ad 24 proposent d'en énumérer les 
emplois : il y a 6° pour les noms qui ont une commune 
référence à l'action verbale, pour les noms dont le membre 
antérieur est un invariant, un locatif, un terme de compa- 
raison, un génitif partitif ou de matière, un prâdi, un a(n) a 
priv. Le 6° est matvariha, sarvopasarfana et nimitta, v. ces 
mots. D'après S. vr. p. 106 il y a trois sortes de 6°, sept 
sortes d'après Pras. ad PrKaum. I p. 575. De façon pré- 
gnante, 6° signifiera bahuvrïhyarthâni padâni M. I 1 29 
init. 

bahvac « plurisyllabique » P. 

bahvapeksa v. antaranga in fin. et alpâpeksa. 

bahvartha mot « qui a plusieurs sens » M. ; « qui a le 
sens du pluriel » M. (vt.) : sarvâni dvamdve bahvarthâni 
M. II 4 62 vt. 8 <( tous les éléments dans un dvamdva ont 
valeur de pluriel » ; d'où « pluriel » = bahuvacana Hars.- 
Ling. 82 et 93. 

bahulam « diversement » P. (analysé bahûn arthâml 
lâti N . III 3' 1) : se dit de règles (et particulièrement des rè- 
gles valables pour le Veda, dont le bahulam est le domaine 
privilégié) qui n'ont pas de validité absolue, qui admettent, 
comme dit K. II 1 32, « un dépassement de toutes les con- 
ditions (posées dans le su.) » (cf. upâdhi) ou bien (K. II 
1 57) (( un état tel que la règle parfois s'applique néces- 
sairement, parfois manque nécessairement » (cf. vyava- 
stha). Le mot est glosé vaicitryârtha K. IV 1 160 ; il est 
mis sur le plan de va, anyatarasyâm etc. M. II 1 58 vt. 2 
et se justifie par le fait que la grammaire embrasse tous les 
Veda (saroavedapârisada) et qu' « on ne peut s'y engager 
sur une seule voie » M. ibid. Ainsi le 6° II 4 73 enseigne 
que l'amuissement du morphème -a- se produit dans le 
Veda ailleurs que pour les adâdi (trâdhvam) et manque 
dans les adâdi (hanati) ; du 6° II 1 57 M. déduit que dans 
certains cas le composé entre déterminant et déterminé est 



— 240 — 

nécessaire (ex. krmasarpa-) , dans d'autres cas exclu (râmo 
jârnadagnyah) ou optionnel (nllam utpalamj nilotpala-) . 
L'ensemble des unâdi est caractérisé par le terme 6° III 
3 1 (cf. unâdi). b° sert d'adhikâra C. I 1 103. Un 6° no- 
table est celui du dhp. X 368 prâtipadikâd dhâtvarthe b° 
« (l'affixe des curàdi s'emploie) diversement après un thème 
nominal ayant le sens d'une racine » iKsïrat. ad loc. Dhâ- 
tupr. p. 151 BhV. III 1 25 : l'adage, qui élargit le vt. 1 
ad VI 4 155 (et cf. M. III 1 26 vt. 5), permet de former ad 
libitum des dénominatifs en -ayati. En revanche M. II 1 
58 vt. 2 VI 3 14 vt. 2 cherche à réduire les effets du b° en 
posant : akrtsnam bahulavacanam « le formulé par 6° ne 
s'applique pas à la totalité (des faits) » ; il ne dispense pas 
de l'énumération, car (Pr.) « les lents d'esprit ne sont pas 
en mesure de comprendre par le seul énoncé en 6° la dis- 
tinction entre le domaine du composé et du non -com- 
posé ». Cf. bâhulaka, prâya, api. 

bâdh- (bâdhate bâdhyate) « entraver (à la manière 
d'un apavâda, q. v.) ; être entravé » M. (kâr.) : antarangân 
api vidhîn bahirango vidhir bâdhate M. I 1 29 init. « une 
prescription bahirahga entrave même (certaines) prescrip- 
tions antaranga » : ainsi l'affixe ' lyap ', pour former 
l'absolutif de pradhâ-, est, bien que bahiranga, substitué 
d'abord à ' ktvâ ', puis la règle VII 4 42 (enseignant la 
substitution de hi à dhâ) n'est plus applicable et Ton ob- 
tient pradhâya (VII 1 37), cf. pbh. 52 et 54 ; hrasvasamjnâm 
diïghaplutatiamjne bâdhete M. I 2 27 vt. 24 « le n. techn. 
hrasva est entravé par les n. techn. dîrgha ou pluta » (en 
conséquence du pbh. su. I 4 1 aux termes de quoi une seule 
samjnâ est valable). Cf. caritârtha, nimitta, prasakta, etc. 

bâdhaka (fém. -ikâ) a qui entrave » M. (vt.) : bâdha- 
kenânena bhavitavyam sâmânyavihitasya vUesavihitena 
M. II 1 24 vt. 5 <( une telle chose, enseignée à titre parti- 
culier, doit entraver ce qui est enseigné à titre général » ; 
autre ex. dans la pbh. 57 (v. apavâda ; var. nâprâptau 
Tril. ad Kt. III 3 2) = SKÂbh. I 2 107 et citée PI. 58 13, 



- 241 — 

65 8, 68 3 sous le nom. de yenanàprâptinyâya ; cf. aussi 
bâdhana et bâdhya ci-après, ainsi que nipâtana et a°. 

bâdhana « entrave ». M. (vt.) : bâdhakabâdhanârtha M. 
teneur « visant à entraver (une règle qui aurait elle-même) 
entravé (l'application du su. en question) » : ainsi la po- 
sition de la forme syai IÏI 1 141. qui se réalisait tacitement, 
du fait que syâyate est une racine en -â final, a pour effet 
d'après K. d'entraver le su. 136 qui, prescrivant le suffixe 
' ka ', empêcherait d'appliquer à syai le suffixe ' na ' 
prévu par 141 ; samânadesair apavâdair utsargânâm 6â- 
dhanam bhavati M. II 3 1 vt. 2 « les règles générales sont 
entravées par des règles particulières situées dans la même 
région. » Cf. sambhava. 

bâdhita « entravé » M., not. dans la pbh. 40, v. vïprati- 
scdha. 

bâdhya règle a qui est à entraver » kâr. chez M. VI 1 
77 (omis Index de Poona) PI. 55 10 : abhyâsavikâresu bâ- 
dhyabâdhakabhâvo nàsti pbh. 66 « dans les modifications 
de la syllabe du redoublement, il n'y a pas entrave réci- 
proque (entre deux règles) », cf. M. VII 4 82 fin. ; l'expres- 
sion (qui figure encore K. VII 1 82 PL 3 15, 12 9) vise en 
particulier la règle 14 2. Ainsi, pour former mïmâmsate, 
la substitution par VII 4 79 de -i- à -a- dans la syllabe du 
redoublement n'est pas entravée par la substitution selon 
III 1 6 d'une voyelle longue, qui est antaranga : on ob- 
tient donc -i- bref, qui s'allonge ensuite selon III 1 6. 

bâhulaka (glosé bahulasya bhâvah N. III 3 1) « va- 
lidité non absolue (bahulam) d'une règle » M. (kâr.). Le 
6° est défini par une kâr. souvent citée (cf. Kummel éd. 
de Sabdabhedaprak. p. 287) : ainsi SKÂbh.-vr. I 3 126 Dev. 
ad J. II 2 167 S. 119 (kâr. 26) N. III 3 1 « parfois la règle 
s'applique, parfois non, parfois il y a option, parfois autre 
chose (qu'il n'est prévu) : tels sont les quatre modes du 
b° », cf. N. II 4 39 ; bâhulyai « id,, » BhV. II 4 74 III 1 98, 
3 94, 99, 103 sq. Cf. bahulam. 



16 



— 242 — 

bâhya <( extérieur » M. : se dit du type de prayatna 
(par opp. à âbhyantarà) consistant en aperture et ferme- 
ture, sonorité et non sonorité (êvâsa et nâda : suit ghosatâ 
et aghosatâ, glose interpolée ?), aspiration et non aspira- 
tion M. I 1 9 vt. 2 ; à cette énumération Pr. ad loc. ainsi 
que N. ajoutent les tons aigu, non-aigu et svarita : ce sont 
les onze bâhyâh prayatnâh auxquels Pr. fait allusion. 

bindu (« goutte ») désignation (graphique) de Vanus- 
vâra DV. VIII 3 15 Durgas. ad Kt. I 1 19 V: et cf. Sieg 
p. 195 Luders p. 521 sq. ; au duel bindû = visarga Lu- 
ders p. 524, 527, v. dvi°. 

buddhi « signification » d'un mot, d'une racine ver- 
bale (ifc. « signifiant... ») M. 1 1,1 vt. 10, 8 vt. 1, 56 vt. 14 
(omis sous cette forme dans l'Index de Poona) ; °kalpita 
« figuré par l'esprit, secondaire » : dit de la notion d'apâ- 
dâna dans le type adharmâj jugupsate Pr. I 4 24 ; ou de la 
notion d'ultériorité pour un phonème situé à la pause N. 
VIII 3 15 ; bauddha « id. » DV. I 4 24 VIII 3 15. 

brhatsamjnâ = mahâsamjfiâ (q. v.) DV. VIII 1 12 
Pr. II 15. 

bodhya n. techn. du vocatif (sambodhane) J. I 4 55. 

bha (abrév. de bhakta « qui a part à » ou de vi- 
bhakti ?) n. techn. désignant chez P. la forme qui précède 
soit une désinence commençant par une voyelle (et qui 
n'est pas sarvanâmasthâna) , ex. vâc devant -us ou -c, soit 
l'un des suffixes enseignés de IV 1 2 à V 4 151 et com- 
mençant par une voyelle ou par y- (not. les suffixes du 
féminin et les taddhita), ex. gârg devant -ya-, dâks de- 
vant -i-, soit enfin quelques autres suffixes, comme yaêas 
devant -vin-. Le terme est défini I 4 18 sq. et ses effets sont 
décrits sous Vadhikâra bhasya VI 4 129 (vocalisations, 
Jopa, etc.). Il s'oppose au terme pada dont il entrave l'ap- 



— 243 — 

plication (attendue 17) et qui entrate la sienne par anti- 
cipation (16) : si vidyut- devant -vaut- et y osas- devant 
-vin- étaient pada, on attendrait * vidyudvant- et * yaso- 
vin- au lieu des formes réelles vidyutvant- et yasasvin-. Cf. 
Faddegon Studies p. 35. » 

bhakti « portion » d'une voyelle M. : ainsi r et une 
voyelle sont bh° de r selon M. VIII 4 1 vt. 2 ; cf. abhakta. 

bhavailt « présent .= P. lat » J. I 4 71 et V. ; « qui 
existe actuellement » M. ; bhavantï <( présent = lat » M. 
(vt.), n. emprunté à d' « anciens maîtres » Ujjv. ad Un. 
III 50, aux (( maîtres antérieurs » Pr. III 2 123 vt. 1 : astir 
bhavantiparah prathamapuruso 'prayujyamâno 'py asti M. 

II 3 1 vt. 11 « la forme asti en tant qu'exprimant le pré- 
sent est (valable dans une phrase), là même où elle n'est 
pas employée ». 

bhavisyant « futur = Irt » V. ; chez P. le terme dési- 
gne la valeur « future » notée par le Irt, par les gamyâdi, 
le lai (en des cas déterminés) etc., et où VP. III p. 355 dis- 
tingue quatre subdivisions ; bhavisyantï « futur = Irt » 
vt., n. emprunté, aux « maîtres antérieurs.» Pr. III 3 15 
vt. 1 ; le terme est repris par 'Kt. III 1 15 (Sieg p. 484) H. 

III 3 15 ; bhavya « id. » V. 

bhâva « sens de la racine » P. III 1 24 d'après K. 
(dhâtvartha, opp. à sâdhana) et cf. N. I 3 13 bhâva tti 
dhâtvarthah kriyâtmaka ucyate. 

« Action » P. dans yasya ca bhâvena bhâvalaksanam II 
3 37, su. définissant le locatif absolu : « ce par l'action de 
quoi une action est caractérisée » : K. glose kriyâ, C. II 
1 90 rend le même su. par yatkriyâ kriyâcihnam. Le terme 
bh° sert not. à définir la valeur des suffixes primaires for- 
mant les noms dits d' « action » III 3 18 : ainsi M. III 
1 67 init. distingue le bh° marqué par une forme person- 
nelle du 6h° noté par un suffixe primaire, et v. krt. 

a Etat » : définissant chez P. V 1 119 la valeur des suf- 
fixes 4va- -ta-, qui selon M. « expriment ce par le bh° de 



— 244 - 

quelle qualité le mot (où ils s'attachent) entre, dans une 
substance » (v. dravya) ; bh° est donc propr. « l'entrée 
dans un état » (v. ci-dessous °vacanà) et les suffixes en 
question s'appellent bhâvapratyaya. Dans le verbe, bh° 
désigne chez P. III 4 69 également 1' « état », c'est-à-dire 
l'emploi impersonnel (propre aux intransitifs), qui d'après 
I 3 13 s'exprime par la voix moyenne (et éventuellement 
par les affixes passifs), ex. âsyate devadattena « D. s'as- 
sied ». L'expression bhâvakarmanoh P. « dans la désigna- 
tion de l'état et de l'objet » vise le (passif) impersonnel 
d'une part, le passif (personnel) de l'autre. Le bh° est aussi 
noté dans les verbaux en -ta- -tavya- etc., dans les noms 
du type sukara- III 4 70. Le terme s'oppose à kriyâ Pras. 
ad PrKaum. II p. 4 comme étant « ce qui se réalise sans 
qu'il y ait mouvement » (aparispandasâdhanasâdhya) , 
c'est-à-dire dans les verbes dits d' « état ». 

« Ce qui fait exister, ce qui produit » dans kriyâbhâva 
Kt. III 1 9, expression définissant la racine en tant que 
(( mot effectuant l'action ». D'autres valeurs de bh° sont 
signalées M. 13 1 après vt. 7. 

°vacana « ce qui exprime un état » P. : dit du verbe en 
tant qu'il a pour agent un n. d'action, ex. rujati rogah 
« la maladie fait mal » II 3 54, ou du dérivé primaire en 
valeur d'action, ex. pâka- bhûti- III 3 11. Le bh° est « exté- 
rieur » dans le suffixe ' ghan ' et analogues, « intérieur » 
dans l'infinitif et analogues. M. 13 1 après vt. 7 discute si 
la racine verbale exprime l'action (kriydvacana) ou l'état 
(bh°) : la première définition a pour inconvénient d'ex- 
clure les formes asti, bhavati, vidyate, la seconde de mal 
délimiter entre les verbes et les dérivés primaires d' « ac- 
tion » qui sont l'un et l'autre des bh°. 

°sâdhana « qui a pour mode de réalisation l'entrée dans 
un état » M., dit dû suffixe ' ghan ' dans samabhihâra M. 
III 1 22 init. ou du suffixe -as- dans tapas- M. III 1 87 vt. 
13, c'est-à-dire aboutissant au sens de samabhiharana d'une 
part, de samtâpa d'autre part cf. Pr. Le terme s'oppose not. 
à karmasâdhana, q. v. 



— 245 — 

bhâvita dans tad° phonème « produit par telle » déno- 
mination M. I 1 1 init. 

bhâvin « qui se produira (ultérieurement) » M., 'K. III 
2 102 IV 4 127 Kt. IV 6 55 N. I 1 26 PI. 38 7, 61 9 et 14, 
63 6 SK. 400, not. dans l'expression bhâvinï samjnâ ou 
bhâvisamjnâ (PI.), appliquée au type de raisonnement 
suivant : si Ton désigne du n. de s'amprasârana selon I 1 
45 l'élément ' ik ' substitut de ' yan ', on encourt le ris- 
que d'une dépendance réciproque (itaretarâsraya) , le nom 
reposant sur le phénomène, le phénomène sur le nom ; 
pour l'éviter il faut admettre que la désignation de sam° 
n'a pas lieu en même temps que la substitution, mais à un 
stade ultérieur : autrement dit il est substitué à ■ yan ' un 
élément qui, une fois produit, portera le nom de sam°. 
Autre ex. chez N. III 2 102 : comment réaliser le n. de 
nisthâ pour un suffixe dont le mode de production n'est 
pas connu ? Au moment où l'on formule ledit nom, on 
est instruit qu'il s'agit de ' kta ' bhùte, mais c'est quand 
on a ' kta ' que ledit nom est requis, d'où cercle vicieux 
par dépendance réciproque : la théorie du bhâvisamjnâtva 
permet seule d'éviter ce cercle. Le mot bh° d'après N. I 3 
00 (qui renvoie à P. III 3 3) est bhavisyatkâlavisayah. 

bhâvya « sujet à une opération grammaticale, soumis 
à prescription » J. I 1 72 S. I 1 4. 

bhàvyamâna « enseigné » M., glosé vidhïyamâna SD. 
11 ; v. les pbh. 19 et 20 citées s. grah- et pour lesquelles 
SB. 1. c. présente la variante bhâvyamâno 'n savarnân na 
grhnâti, d'où résulte que par ex. dans V 3 3 il n'y a pas 
de substitut de trois mores au sthânin idamah qui est de 
trois mores, que dans VII 1 99 il n'y a pas de voyelle lon- 
gue, etc. 

bhâs- (bhâsyate) « être employé » M., not. en tant que 
forme de bhâsâ : glosé loko prayujyale Nâg. III 2 102 vt. 
4 ; « être exprimé » v. ci-dessous s. bhâsita. 

bhâsâ (( langue parlée » P. opp. soit à la langue com- 
mune (non autrement spécifiée) qui fait l'objet de i'ensei- 



*- 246.— 

gnement général des gr., soit au chandas. Aux faits con- 
nus de bh° enseignés par P., M. (vt.) ajoute peu de chose : 
le type dâsyâh kàmukah II 3 69 vt. 3, les types dadhi- 
cakri- III 2 171 vt. 3, dtihêâsana- III 3 130 vt. 1. Bibliogra- 
phie sur la question de la bh°, v. mon Introd. à DV. p. 8 
n. du haut et cf. en outre J. Mansion Langue scte p. 76. 

bhâsita dans bhâsitapumska mot par « lequel est ex- 
primé un masculin » P., glosé bhàsitah pumân yena N. 
VI 3 34, bhâsyate pumân anena sabdena (ou asminn arthe) 
M. VII 1 74 vt. 3 : il s'agit d'un mot féminin ayant un 
équivalent de même forme au masculin, soit pratiquement 
d'un adjectif, v. pumvadbhàva. 

bhâsya « commentaire » gr. tardifs (BhV. III 4 42 IV 1 
13 etc.) et déjà M. (un ex.), not. en parlant du commentaire 
par excellence, le Mahâbhâsya ; bhâsyakâra = Patanjali. 

bhid- « être divisé, distinct » M. (kâr.), dit d'une rè- 
gle : i. e. comporter une formulation différente (de celle 
qui avait été proposée d'abord ou qui semblait évidente), 
obtenue soit par une scission, soit par une modification 
quelconque : ainsi dans la phrase de l'objecteur sùtram 
tarhi' bhidyate « s'il en est ainsi, la règle est à formuler 
différemment ? » ; le samâdhâna habituel est yathânyâsam 
astu, q. v. 

bhinna « distinct », not. dans les expressions bhinna- 
krama « dont l'ordre (normal) est rompu », dit par ex. de 
la particule ca dans un su. qui est censée ne pas coordon- 
ner deux éléments, mais avoir une valeur spéciale (samuc- 
caya ou autre) K. (v. krama) N. VIII 2 108 ; de la particule 
eva N. VII 1 73 Pr. I 4 27 PM. VI 2 148 ; d'un mot qui 
n'est pas à sa place dans un composé Uv. ad Rkprâtis. IV 
37 ; °prayaina « ayant un mode d'articulation différent » 
et °sthâna « ayant un lieu d'articulation différent » K. I 
1 9 ; °vâkyatà PI. 38 7 opp. à ekavâkyatâ, q. v. ; bhinnâ- 
dhikarana = M. vyadhikarana Durgas. ad Kt. II 5 9. 

bhù-, cf. la locution ma bhût M. (kâr.) : la motivation 



— 247 — 

\prayojana) d'un su. consiste en ce que la règle soit va- 
lable {yathâ syât) pour tel cas particulier, et qu'elle rie 
soit pas valable (rnâ bhût) pour tel autre. De mçme la 
motivation d'un upasamkhyâna : ainsi il y a lieu d'ajou- 
ter au su. VI 2 47 qu'il ne s'applique qu'au cas où le ver- 
bal en -ta- n'a pas de préverbe, en sorte qu'on n'ait pas 
(ma bhût) application (fautive) de la règle dans un cas 
comme sukhaprâpta-. Caus. pass. bhâvyate « être produit » 
par un nom techn., dit d'une forme M. : cette production 
étant cause d'un itaretarâsraya, v. bhâvin. 

bhûta « passé, prétérit » : valeur donnée par P. à une 
série de suffixes primaires III 2 84 sqq. et not. aux af fixes 
verbaux lun 110 (qui représente le bh° à l'état pur), 
lan 111, Ut 115 et parfois lai 118. Cinq subdivisions du 
6/i° sont décrites p. 355. 

°karanavatl temps « à augment », litt. « possédant l'ins- 
trument du passé » Kt. III 1 14 (Sieg p. 484), glosé Dur- 
gas. bhûtakâlah karajxam yâsâm. 

°pûrvagati « fait d'entendre (un mot comme désignant 
non ce qu'il exprime actuellement, mais ce qu'il a ex- 
primé) précédemment » M. dans la pbh. sâmpralikâbhâve 
bhûtapûrvagatih = pbh. 76 « quand (un mot) ne peut pas 
noter quelque chose qui actuellement (est exprimé par lui), 
il faut l'entendre (comme notant quelque chose qui a été 
précédemment (ce qu'il exprimait) » : ainsi l'amuissement 
du suffixe -hi dans kuru constitue une opération qui de- 
vrait selon I 1 63 entraver la substitution de -u- à -a- : 
si elle a lieu néanmoins, c'est par l'effet de la pbh. 76 : 
le sârvadhâtuka n'est plus présent, mais il l'a été, ce qui 
suffit pour commander ladite substitution. On pourrait 
selon M. VII 1 9 attendre dans le type vrksaih la substi- 
tution de -c- à l'a- final du thème VII 3 103. Si l'on a 
néanmoins la forme vrksaih c'est qu'une fois obtenu 
vrkse il demeure acquis que le mot avait eu précédem- 
ment un -a-. 

bhûman « pluralité » d'objets notée par telle forme 



— 248 — 

P. : ainsi par le suffixe dans gomant- yavamant- cf. M. V 
2 94 vt. 1. Le terme est glosé bahutva K. VI 2 175 ; il si- 
gnifie « pluriel » (au loc. bhûmni) chez les lexicographes, 
v. BR. s. v. 

bheda « différence » d'articulation, etc. M. : sait 
bhede kim cit samënam iti krtvâ savarnasamjnâ bhavisyati 
M. I 1 9 vt. 2 « le nom d'homophone vaudra d'après le 
principe que, s'il y a une différence, il y a (aussi quelque 
chose de commun (entre les phonèmes) », v. anukarana. 
Plus gén. « (souci de noter une) discrimination » : d'après 
CV. II 2 87 on dit vayam au sens de aham pour faire des 
discriminations (bhedesu), aham « quand il n'y a pas in- 
tention de discriminer » ; v. a°. 

bhedaka « différenciateur » M. (vt.) : ainsi le ton est 
bh° des voyelles M. I 1 1 vt. 13. Le terme sert à gloser 
viêesana « déterminant » K. II 1 57 et prakâra K. V 3 23 ; 
v. a°. 

bhedya forme « à différencier » : le terme glose viêe- 
sya K. II 1 57. 

bhautapûrvya M. VII 1 9 (kâr.) : principe de la 
pbh. 76, v. bhùtapûrva. 

bhauvâdika racines « appartenant au premier groupe 
du gp., g. bhûvëdi (I 3 1) » K. III 1 75 Vil 2 10 BhV. I 
2 19. 

bhr as ta vas ara phénomène qui (ayant antérieurement 
disparu) « a perdu l'occasion (de se produire à nouveau) » 
K. VII 2 101 : la maxime du bh°-tva n'est pas appliquée 
chez P. d'après PI. 72 9. 

marigalàrtha teneur (qui n'a pas de valeur prescrip- 
tive, mais) « qui est faite eh vue (d'obtenir) chance » M. 
(kâr.) : dit du mot vrddhi (qui est en tête de l'Astâdhy.) 
I 1 1, du phonème -v- inséré (selon certains) dans bhû-v- 
âdayah 13 1, du mot udaya (employé inusuellement au 



— 249 — 

lieu de para) VIII 4 67 cf. K. ; autres ex. iKt. I 1 1 (Tril.) 
III 8 35 IV 1 1 (Durgas.), 6 116 (Durgas.) etc. D'après M. 
I 1 1 vt. 7 l'emploi du mot vrddhi se justifie par le fait 
que <( les traités qui commencent par un mot auspicieux 
se répandent, produisent force et grand âge chez les hom- 
mes, en sorte qu'à ceux qui les apprennent échoit la pros- 
périté (vrddhi) » ; la formule est élargie en mangalama- 
dhyàni et mangalàntâni M. I 3 1 init. 

mandûkagati « qui a la marche d'une grenouille » 
M. : dit de la récurrence (anuvrtti) d'un su. ou élément 
de su. (non dans le su. qui suit immédiatement, mais) dans 
un su. ultérieur. D'après M. I 1 3 vt. 2 les adhikâra sont 
m°.M. emploie aussi (une fois) au même sens l'expression 
mandùkapluti « qui fait un saut de grenouille » qui, gén. 
comme tatpurusa (« saut de grenouille »), devient courante 
dans les vrtti, ainsi BhV. V 2 60. Le procédé permet d'ob- 
tenir certains résultats pratiques : par ex. d'après BhV. 
I 3 37 ladite règle impliquerait par m l'élément veh du 
su. 34, en sorte qu'elle ne concerne que le cas de vi- 
nayate, non celui de samunnayati où persistent les dési- 
nences actives. D'après K. II 4 34 il y a récurrence par 
m° de la teneur idamah 32 qui saute par-dessus 33. Le 
terme est glosé chez M. yathâ mandùkâ utplutyotplutya 
gacchanti. 

matublopa « amuissement du suffixe -mant- (-vaut-) » 
M. : ainsi les adjectifs du type êukla- sont censés reposer 
sur un m (sukla- = * suklavant-) VP. III 4 93 M. V 2 
94 vt. 3, mais; M. ad loc. justifie la forme sukla- (sans faire 
intervenir le m°) par la raison qu'elle met en équivalence 
(avyatireka, v. vyatïreka) la qualité et le porteur de la qua- 
lité. Un m est censé impliqué dans certains énoncés, ainsi 
anudâtta VI 1 158 signifiera (non pas « non-aigu », mais) 
« qui contient une voyelle non-aiguë », comme s'il y avait 
* anudâttavant. Cf. Kielhorn IA. XVI p. 250. 

matvartha suffixes (décrits de V 2 45 à 140) « ayant la 



— 250 — 

valeur du suffixe ' matu(p) ' » P. (au loc. °arthe « au sens 
du suffixe ' matu(p) ' » M. vt.) : ces suffixes ont le sens 
général tad asyâsty asmin enseigné V 2 94 « ce(lui) à qui 
appartient (telle chose), où se trouve (telle chose) » ; des 
nuances particulières sont décrites par la kâr. chez M. V 
2 94 vt. 1. La notion de rn° est aêisya d'après K. I 2 57. 
Le bahuvrïhi se définit comme matvarthe M. II 2 24 vt. 
17. matvarthïya suffixes « ayant la valeur du suffixe 
' rriatup * » M. : êabalagur iti bahuvrïhinoktatvân matvar- 
thasya matvarthïyo na bhavati M. II 1 51 vt. 2 « dans ê° 
le sens de ' nriatu(p) ' étant déjà exprimé par le bahuvrïhi, 
l'emploi d'un suffixe m n'a pas lieu ». 

madhyapatita phonème « tombé au milieu » d'au- 
tres, « intermédiaire » K. I 1 71 ; not. dans la pbh. 
89 = K. VI 1 132 VII 1 11 SiKÂbh. I 2 80 tanmadhyapatitas 
tadgrahanena grhyate « (tout terme) pouvant être employé 
(en grammaire) note (non seulement ce qu'il note en fait, 
mais aussi toute forme qui peut en résulter quand) il s'in- 
sère (quelque élément en lui) » : ainsi les mots sarva- et 
uccaih dans les g. ad I 1 27 et 37 notent aussi les formes 
sarvaka- et uccakaih : ces formes portent le nom de sar- 
vanâman et d'avyaya au même titre que sarva- et uccaih. 

madhyapadalopa « amuissement du membre inté- 
rieur » d'un composé BhV. II 1 60 (°lopin) DV. II 4 17 
IV 2 60 (ici avec la var. madhyama ) Durgas. ad Kt. II 
6 50 S. 550 (même var.) : se dit des composés du type 
sâkapârthiva que M. (et K.) comprend comme uttarapada- 
lopin, v. uttarapada. 

madhyama personne « médiane ». du verbe, seconde 
personne P. : valable yusmadi. Tempo « médian » v. druta 
et vrttt. 

mantra : sur le sens du, mot chez P., v. Thieme Pan. 
a. the Veda p. 38 Goldstûcker Pan. p. 69. 



— 251 — 

mahânt dans mahatï samjfiâ «. nom technique long » 
M. (mahâsamjnâ DV. VIII 1 12 var. SK. 222 PL 109 15) : 
ex. samprcùsârana, upasarjana et même samkhyâ. L'em- 
ploi d'une m s° a pour effet de requérir une valeur on- 
vartha, q. v. 

m&hâprâna (« ayant un grand souffle ») M. : carac- 
téristique des occlusives aspirées, opp. à alpaprâna. 

mahâvibllâsâ « grande option » M. : il est désigné 
par ce terme a) l'option posée au su. II 1 11, qui vaut pour 
la plupart des composés et d'où résulte qu'à côté du com- 
posé la forme analytique (vâkya) est licite ; b) l'option 
posée IV 1 82, qui vaut pour les dérivés secondaires! et d'où 
résulte que par ex. à côté du dérivé aupagava- on peut 
employer upagor apatyam ou upagvapatya-. PrKaum. I 
p. 484 atteste la forme mahâvikalpa. Cf. nitya. 

mahotsarga « grande règle générale » : le terme dé- 
signe d'après K. IV 3 120 les règles générales commandées 
par les cinq suffixes an des su. IV 1 83 et suiv. 

màtrà « more » P., unité de mesure, durée d'une 
voyelle brève : bhùyasï mâtrevarnovarnayor alpïyasy avar- 
nasya M. I 1 48 vt. 4 pour former -ai- -au- on emploie 
<( une more plus longue (glosé sârdhamâtra) des voyelles 
-i- -u-, une more plus brève (glosé ardhamâtra) de la 
voyelle -a- ». Une consonne a la durée d'une demi-more 
(ardhamatrika) M. I 1 3 vt. 1 BhV. I 2 27 (°mâtraka S. 2 
kâr.) ; « il n'est pas de consonne de la durée d'une more » 
(mâtrika) ajoute Si. IV vt. 13. 

mâhesvar âni sûtrâni autre n. des pratyâhâra ou 
siva su. SK. Introd. 

misra = ubhayapadin V. 



— 252 — 

mukhasukhàrtha phonème qui dans un énoncé 
n'a pas de valeur prescriptive, mais est là seulement « pour 
faciliter l'élocution » M., K. III 2 171, 3 57, 4 106 N. V 
4 44 : dit not. de -t attaché à un élément grammatical. Cf. 
uccâranârtha. 

mukhya « primaire, essentiel » M. (dans la pbh. 15, 
v. gauna) : le terme est glosé par PI. 15 1 « ce qui est 
semblable à la tête en raison de son importance, ce qui 
est premier » ; « réel » PI. 27 9 ; « coordonné » V. 

mûrdhanya phonème « cérébral » M. (kâr.) : nom 
de r r s et des} occlusives du type tut d'après N. I 1 9 PS. 17. 

mùlaprakrti = parama N. et DV. IV 1 155, 168. 

mrt (exemple de la formation ?) = P. prâtipadika J. I 
1 5. 

' yak ' désignation de l'affixe (ârdhadhâtuka) du pré- 
sent passif (et réfléchi) P. 

' y an ' désignation de l'affixe (ârdhadhâtuka) de l'in- 
tensif moyen (thématique), type lolupyate, P. ; yanluk 
« amuissement par ' luk ' de l'affixe ' y an '», nom de 
l'affixe de l'intensif actif (athématique), type varvarïti, P. 

yatna « effort » M. (kâr.) : se dit not. de l'effort que 
déploient P. ou Kâty. (par leurs su. ou vt.) pour fixer une 
doctrine au moyen d'une teneur plus précise qu'il ne sem- 
blait d'abord nécessaire. Les règles naissent de l'effort 
(yatnât), affirme M. V 2 4 après vt. 2. Ainsi; si le su. I 1 
19 avait porté seulement saptamyâm (au lieu de saptamyar- 
the), il n'eût pas valu pour véd. gaurï qui est un locatif 
sans en avoir la forme : la teneur saptamyarthe résulte de 
ce que le mot gaurï « ne se réalise pas sans un effort spé- 
cial » antarena yatnam na sidhyati. Ailleurs un mémo ef- 
fort (ekena yatnena) permet de donner deux valeurs dis- 



— 253 — 

tinctes à une seule teneur M. I 1 27 vt. 6, cet effort con- 
sistant en un énoncé ekaéesa, v. ce mot. On attend le plu- 
riel dans un dvigu en vertu du su. I 4 21 : pour obtenir 
le sing. il faut un « effort » qui se traduira par le su. II 
4 1, cf. M. ad loc. vt. 1. Le samniyoga requis par un vt. 
constitue un y° M. VI 3 66 vt. 3. D'une façon plus géné- 
rale, BhV. I 1 68 enseigne qu'il faut un y° pour reconnaî- 
tre les emplois svarûpa des emplois arthagrahana. La for- 
mule usuelle chez M. est kartavyo 'tra yatnah : elle pré- 
pare d'ordinaire à accepter un vt., une isti ou une pbh. L'ex- 
pression yatnântaram âstheyam « il faut appliquer un au- 
tre effort » K. VIII 2 25 vise d'après N. une option délimi- 
tée. Enfin le terme y chez PI. 106 3 et 9 désigne l'effort 
accompagnant la qualité d'un phonème, lorsque cette qua- 
lité a été assignée contre les règles ordinaires. 

yathânyâsam « comme il a été posé » dans le su» 
M., i. e. sans rien modifier à la teneur. La formule y* 
evâstu succède à sûtram ca bhidyate, v. bhid-. 

yathâprâpta et °prâptam « selon ce qui a été (pro- 
visoirement, ce qui aurait été) acquis » par une règle an- 
térieure M. 

yathâlaksanam « selon la ou les règle(s) » M., v. 

aprayukta. 

yathàsamkhyam « dans l'ordre de rénumération » 
P., v. anudeêa. 

yathoddesam dans la pbh. 2, citée M. I 1 11 init. 
et S'KÂbh. I 2 129 yathoddeêam samjnâparibhâsam « les 
termes techniques et les pbh. (loin de se situer auprès du 
su. qui en requiert l'application) demeurent là où ils sont 
enseignés » : l'expression est glosée uddesam anatikramya 
PI. 1 19. Le point de vue yathoddesa(paksa) s'oppose au 
kâryakâla(paksa) y v. ce dernier terme et Kielhorn ad PL 



— 254 — | 

trad. p. 20. Ainsi d'après SK. 352 l'accus. plur. râjnah se 
forme selon le yathoddeêapaksa : on peut objecter à la 
substitution de n à n que, causée par la rencontre j + n, 
elle est antaranga par opp. à la substitution de zéro à a 
qui est bahiranga, que par suite le zéro selon la pbh. 50 
étant non-réalisé, la substitution de n à n devrait être ex- 
clue. Réponse : la pbh. 50 qui est suggérée par la teneur 
ûth VI 4 132 « demeure là où elle est enseignée », à savoir 
auprès dudit su. VI 4 132 ; par suite ladite substitution, 
qui est enseignée VIII 4 40, soit à une autre place de la 
grammaire, est non-réalisée par rapport à la pbh. 50 et 
n'a pas lieu ; n'ayant pas lieu, la pbh. 50 est inapplicable 
et le zéro cesse d'être non-réalisé. 

yadrcchâsabda « mot de hasard » M. (yadrcchâ vt.), 
par opp. aux mots (réguliers) qui notent une jâti, un guna 
ou une kriyâ. D'après Pr. les mots y sont ceux qui exis- 
tent par le seul effet de la vivaksâ, sans égard à la cause 
de leur production sémantique, mots arbitraires, tels que 
le nom T "opre dîttha-. 

yadvrtta expression désignant ya- et les dérivés de 
ya- P., soit par ex. yatara- et yatama- d'après M. VIII 1 
66 init. ; mais K. ibid. exclut ces deux formes. Glosé K. 
yatra pade yad vartate. 

yama (propr. « jumeaux ») n. de phonèmes nasaux 
issus du contact entre occlusive et nasale par nasalisation 
de la partie postérieure de l'occlusive M. 

yamanvà (yamanvan ?) « pourvu de la vrddhi » 
Phitsû. II 18 et plus spéc. d'une vrddhi non originelle, 
mais résultant d'une opération de grammaire, v. éd. 
Kielhorn ad loc. 

yukta (« joint à, en liaison avec » P., ord. ifc.) ; 



— 255 — 

« correct, légitime » M., not. dans les débuts de phrase en 
yuktarn punah, yuktam yat. 

yuktavadbhâva « fait (pour un dérivé d'avoir un genre 
et un nombre) conformes (à celui du thème avec lequel ce 
dérivé est) associé » M. (P. yuktavat) : ainsi il y a y° pour 
le mot pancâlâh qui, en tant que désignant un pays, re- 
tient le genre et le nombre du n. du peuple. Cette règle 
est asisya d'après I 2 53. L'expression yuktavat est glosée 
prakrtyarthavat BhV. I 2 51. 

yuktârtha « sens associé, association de sens » Kt. Il 
5 1 : expression servant à définir le samâsa. 

yukti « connexion » de mots (par le sens) M. selon 
Pr. ; <( argumentation ■» dans yuktisiddhâ, dit des pbh. 
fondées sur le raisonnement, non sur un indice révélateur 
ou une maxime courante, v. Kielhorn PI. p. XII. 

yuga « composé » (? Liiders p. 517, mais cf. ZDMG. 
XCIV p. 29). 

yugapàd « simultanément » M. (vt.), terme em- 
ployé not. dans la définition de vipratisedha ; en outre, 
nedam ubhayam yugapad bhavati vâkyam ca samâsaê ca 
M. II 2 24 vt. 6 (ou prcdyayaé cet M. II 3 65 après vt. 2) « on 
ne peut avoir simultanément l'expression analytique et le 
composé (ou : et le dérivé) ». 

yuj- (yujyate) « être joint, associé à » (v. sâdhana) ; 
« être correct, légitime » M. 

yuvan (« jeune ») n. techn. selon P. IV 1 163 du des- 
cendant à partir du petit-fils (à condition que l'ascendant 
soit encore vivant) et du dérivé le désignant, opp. à go- 
tra : ainsi gârgyâyana- est un y° en tant qu'il désigne le 
petit-fils de garga- si ce garga- (ou son fils gârgi-) est encore 
vivant. En outre (P. 164), n. du frère cadet dont l'aîné est 
encore vivant ; enfin (P. 166, su. qui est en fait un vt., 



— 256 — 

cf. Pr.) n. qu'on donne au gotra quand on veut l'honorer : 
tatrabhavân gàrgyâyanah (ou : gârgyah). 

yusmad n. (d'après P. yusmadi... madhyamah I 4 
108) de la désinence de seconde personne J. 12 151 S. 141 
H. III 3 17 S. 689 et cf. Sieg p. 484. 

yoga « règle » de grammaire (propr. « combinaison, 
connexion »j M. (vt.) : ainsi dans les formules M. ayam 
yogah sakyo 'kartum (v. akartum) ou kâny asya yogasya 
prayojanâni « quelles sont les motivations de cette rè- 
gle ? », et cf. eka°, °vibhâga, prthag . 

« Relation, connexion » P. ifc. : not. dans l'expression 
kriyâyoga (servant à définir les upasarga), v. ce mot, et 
dans la formule sasthî s'thâneyogâ I 1 49 (v. sthànà) où N. 
glose sainbandha ; enfin krdyogâ sasthî M. II 2 8 vt. 1 « un 
génitif qui est en connexion avec un dérivé primaire 
[ainsi idhma- dans idhmapravrascana-] (entre en compo- 
sition) » ; cf. aussi eka°. Plus spéc. « connexion de type 
dérivatif ou étymologique » opp. à rûdhi ou à samjnâ ; 
l'emploi figure déjà dans les su., il est vrai peut-être apo- 
cryphes, I 2 54 sq. 

°rûdha mot « dont le sens est traditionnel (ou conven- 
tionnel, v. rûdhi), tout en ayant une connexion (étymolo- 
gique régulière) », ex. pankaja- « lotus », dérivé de 
panka- + ja- « né dans la vase », v. les références chez 
BR. et Kielhorn PI. trad. p. 470 : c'est ce que PM. I 2 54 
appelle un samjnâsabda. 

°vâha = ayogavaha (q. v.) Tril. ad Kt. I 1 20 ; l'ana- 
lyse de Tril. est yuktâ vahanti. 

°vibhâga « scission d'une règle » en deux ou plus de 
deux M. (vt.) : procédé consistant à diviser un su. en deux 
parties (ou parfois en trois) sans en modifier la teneur, ou 
à réaménager le texte en empruntant à une portion de 
la règle contiguë de quoi compléter une règle donnée, de 
telle manière qu'on obtienne certains résultats que la coupe 
usuelle ne permet pas, ou qu'on évite certaines objections 



— 257 — 

auxquelles elle expose, cf. Kicihoin IA. XVI p. 247 ; ibid. 
p. 179 Kielhorn énumère les cas où un su. a été ainsi di- 
visé par la Kâs. (conformément aux indications de M.). 
Une formule usuelle des vt. est yogavibhâgât siddham « (le 
résultat souhaité) se réalise au moyen d'un y ». Exemples : 
I 4 58 et 59 qui formaient un su. unique sont scindés par le 
vt. 1 afin que les prâdi (58) puissent valoir comme nipâta 
(et que par suite un mot comme prâcârya puisse porter 
l'aigu sur l'initiale selon Vï 2 2). BhV. propose des y après 
dvitlyâ II 1 24, après caturthï 36, après pancarrû 37, N. en 
propose un après saptamï 40 (II 2 24) et déjà M. en suggé- 
rait un après trtïyâ 30 : de ce fait les règles en question 
deviennent indéterminées et de multiples composés nou- 
veaux sont entérinés. Ou enfin, d'après M. ad loc, la te- 
neur saha supâ II 1 4 est à scinder en saha (à compléter 
sup samasyate)/ supâ (à compléter ca saha sup s'ama- 
syate) : la première portion permet d'expliquer les formes 
à préverbe comme anuvyacalat. La seconde portion du y°, 
généralement négligée par les commentaires, constituera 
un simple prapanca (q. v.) de la première portion. La 
pbh. 114 yogavibhâgâd istasiddhih « d'une (règle obtenue) 
en scindant une règle, on (ne peut déduire que) les résultats 
qui apparaissent désirables » cherche à limiter l'extension 
du y dans la pratique des commentaires : ainsi l'existence 
même du su. II 1 6 révèle que la règle apatyam obtenue en 
scindant ledit su. n'a pas de validité absolue et qu'il ne 
faut en déduire que les résultats désirables. Chez G. l'ex- 
pression y sert aussi à constater qu'il a été exprimé en 
deux règles séparées ce qu'on aurait pu faire tenir en une, 
et qu'il en résulte un jnâpana : c'est donc l'équivalent de 
K. prthagyogakarana : v. CV. IV 2 48, 4 88 V 1 39, 3 55 
VI 1 51. Cf. gaurava. 

yogânga « qui fait partie de la règle » M., i. e. qui a 
valeur didactique dans la règle ; l'expression, glosée yogâ- 
vayava Pr., est énoncée en liaison avec un yogavibhâga. 

yogâpeksa « qui a trait à la règle (même, et non à telle 
teneur isolée) » M., N. III 1 95, dit not. d'un type particu- 

17 " 



— 258 — 

lier de jftâpaka : ainsi, d'après Pr. V 1 118 vt. 1, la teneur 
pumvat VI 3 34 permet de déceler que le su. entier IV 1 
87 est entravé par V 1 115, autrement dit que le suffixe 
-vat (et non ' snan ') vaut après le mot pums- ; le jnâpaka 
est y°. Mais Nâg. I 1 23 vt. 10 glose prayogâpeksa. 

yogya « qui peut se construire » avec tel cas, dit d'un 
verbe PL 16 7, 60 3 Pr. I 1 45 vt. 9; yogyatd « application 
virtuelle, conditions propres à une application » K. III 4 73 
V 1 16 DV. et N. VII 2 36 : ainsi selon PM. Vllf 2 36, dans 
un futur comme prakramitâ, Ift prohibition (formulée par 
ledit su.) de l'accrément it ' à la voix moyenne demeure 
sans effet parce que dans cette forme, bien qu'il y ait y" 
du moyen, les désinences moyennes manquent en fait. Le 
terme y note aussi la valeur de anu dans un cas comme 
anwùpa K. II 1 6 = rùpayogya. 

yojaka = P. prayojaka J. I 2 125 ; yojya forme m à 
construire » (quant à la dérivation) sur tel modèle CV. IV 
3 64. 

yaugapadya « simultanéité » d'application entre 
deux règles, etc. M. (kâr.), cf. paryâya. 

yaugika mot a formé selon une connexion (étymolo- 
gique régulière) » K. II 4 31 Pr. I 2 53 II 1 2 vt. 11 : dit 
par ex. d'un n. d'action ou d'agent comme pacana- pâ- 
caka- ; le terme s'oppose à samjnâ. On trouve yogaja au 
même sens PL 100 14. yaugikarûdha mot « ayant un sens 
étymologique et conventionnel » à la fois, mais l'un étant 
indépendant de l'autre (contrairement aux mots yogarû- 
dha, q. v.), cf. BR. et Kielhorn PL trad. p. 470 : ex. 
udbhid-, à la fois « bourgeon » et le nom d'un rite. 

ru ' n. fictif de -r- (secondaire, distinct du -r- pri- 
maire) issu de -s- (*$-) final P. dans agnir atra, sajûr de- 
vebhih ; le phonème -u- en est le substitut selon VI 1 113 
quand la voyelle -a- précède et que le mot suivant com- 



— 259 — 

mence par un a- ou par une consonne sonore, ex. vrkso 
'ira (qui passe par les intermédiaires vrksar VIII 2 66 r 
vrksaù VI 1 87, vrkso VI 1 109), puruso hasati. 

rûdha forme dont le sens est « traditionnel » (ou 
« conventionnel »), et non pas obtenu par la dérivation ou 
l'étymologie PI. 100 13 : ex. go- « vache » ou prathamâ- 
« nominatif » (K. VI 1 102). Kt. II 4 5 désigne comme r w 
le nom des ksatriya coïncidant avec celui du pays qu'ils 
gouvernent. 

rûdhi « sens traditionnel (conventionnel) » d'un mot, 
opp. à yoga M. (kâr.). Un mot de r° est caractérisé par le 
fait que la dérivation n'y est pas sujette à règle (vyutpatter 
aniyamah) N. V 2 93. Exemples donnés par K. : matalika- 
et analogues II 1 66, les diksabda proprement dits 2 26 (par 
opp. à des mots comme aindrï- « orient » qui sont des 
diksabda dérivativement), sâmnâyya- III 1 129 (opp. à 
samneya-, forme régulière à sens de verbal), rtvij- 2 59, 
tâdrs- et analogues 60, syenacit- etc. 92, prarnada- et sam- 
mada- 3 68, parimâna- en valeur technique IV 3 156, kau- 
seya- 42, indriya- V 2 93, dyuma- druma- 108, nivâta- VI 
2 8. Les mots de r° ne sontj pas déterminables au moyen de 
gati M. III 2 56 vt. 3 : on ne dit pas * pradevadattaka- . 

rûpa <( forme » individuelle d'un mot, mot en tant 
que « forme » M. et cf. le pbh. su. I 1 68 svam rûpam 
sabdasya « (en grammaire, quand une opération concerne 
un mot), c'est la forme même de ce mot (qui est à enten- 
dre, non un sens extérieur, i. e. un mot synonyme, etc.) » : 
ainsi une règle comme IV 2 33 applicable à agni- vaut 
pour agni- seul. L'enseignement s'oppose à celui de Var- 
thagrahanatva, v. ce mot et svarûpa. sarvesv eva sânu- 
bandhakagrahanesu rûpam âsrïyate yatrâsyaitad. rûpam 
iti M. I 1 22 vt. 3 « dans toutes les teneurs munies d'un 
exposant, c'est la forme qui est en jeu (, en sorte qu'on 
doit se dire :) là où tel mot a telle forme ». Cf. encore 
sabda°, para! et pûrva°. 



— 260 — 

°siddhi M. dans la formule kâ rûpasiddhih M. passim 
<( quelle est la forme à réaliser (par le su.) ? » 

replia « le phonème -r- » M. (vt.) : îe mot est analysé 
en ra + ipha III 3 108 vt. 4. 

romaéa n. d'un vice de prononciation des voyelles M. 
(Pasp.) : glosé « profond » Pr. 

raudllâdika « (racine) appartenant au g. rudhâdi 
(III X 78), septième classe de présents » K. I 3 66 SK. 2572, 
3038. 

la - indice général englobant les formes lan lat etc. (cf. 
K. III 4 69) et désignant par suite les dix formations ver- 
bales (temps-modes et leurs substituts) P. Selon III 4 78 
les désinences personnelles sont les substituts de l'indice 
la \ M. (vt.) emploie le terme lakâra. sarvalakârânâm 
apavâdah K. III 3 144 sq., 149 sqq., 4 2 « (tel exposant 
temporel particulier mentionné au su. vise à) exclure tous 
les (autres) exposants temporels ». lâvasthâ ou lakârâvasthâ 
v. avasthâ. Autre sens, v. luk. 

lâdesa « substitut de l'indice ' la ' » M. (vt.) : i. e. 
les désinences personnelles énumérées III 4 78 sqq. : lâ- 
degesu vâsarûpavidhir nâsti pbh. 69 (cf. Pr. III 2 127 vt. 
5) u la règle III 1 94 (v. asarûpa) ne vaut pas dans le cas 
des substituts de ' [a ' » : d'où suit par ex. que l'indice 
Ut III 2 115 entrave le su. 111 non pas à titre optionnel, 
mais à titre nécessaire. 

laks- {laksyate) « être caractérisé (par) ; être attesté 
(dans l'usage) » M. (kir.) 

Iaksana « cause » I 2 65, propr. « signe, mar- 
que », glosé cihna ou laksyate, cihnyate : not. dans 
l'expression itthambhùtalaksana « signe indiquant que 
telle manière d'être existe » II 3 21, qui définit une 
des valeurs de l'instrumental : ex. jatâbhis tâpaàah 



— 261 — 

« ascète (reconnaissable au fait d'avoir) les cheveux tres- 
sés ». Le terme est défini « ce par quoi qqch, est carac- 
térisé (laksyate), non ce qui constitue une cause à un mo- 
ment déterminé » M. 14 84 vt. 2, mais la seconde partie 
de cette définition est combattue ibid. et M. ajoute encore 
que le mot 1° couvre (vyâpta) aussi la valeur de « cause » 
(hetu). Ifc. « caractérisé par » M. (vt.) ou * qui a pour 
cause (dit d'une opération) » : apûrvalaksana âdir anutla- 
ralaksano 'ntah M. I 1 21 vt. 6 « une initiale est caracté- 
risée par le fait qu'il n'existe rien avant, une finale par le 
fait qu'il n'existe rien après » ; v. vighâta et pratyaya . 

« Règle » M., opp. à laksya : laksanam nâma dhvanali 
bhramati muhûrtam api nàvatisthate M. I 1 3 après vt. 
10 « une règle en vérité retentit, circule et ne fait halte 
pas même un instant » : allusion aux adhikâra dont la 
répercussion s'étend à travers de nombreux su. Le 1° et 
le prapanca constituent à eux deux le vidhi M. II 1 58 vt. 1 
(v. prapanca). Cf. a°, aprayukta, pratipadokta et laksya. 

laksana « implication, valeur implicite » PI. 5 19 (dit 
du mot antya- au su. 13 3), 112 15 (dit de la teneur dâdi 
VIII 2 32 au sens de « (racines) qui dans renonciation ori- 
ginale commencent par d- ») S>K. 1448. 

laksya « ce qui est à caractériser par » ou « ce sur 
quoi est à formuler un laksana, une règle » M. (vt.), soit 
pratiquement « forme de grammaire, exemple » : sabdo 
laksyah s'ûtram laksanarri Pasp. vt. 14 « le mot est la chose 
au sujet de quoi la règle est à formuler, le su. est la rè- 
gle » ; ibid. laksyam ca laksanam caitat samuditam vyâ- 
karanam bhavati « 1° et laksana forment pris ensemble la 
grammaire ». Le sens de « exemple, attestation » se précise 
Hars.-Ling. 90 Hem.-IJing. passim ; d'après une .vr. de 
Kt. II 2 47 le terme désigne un « exemple usité par les 
anciens maîtres ». Cf. encore laksyânus'âri vyâkhyânam 
PI. 7 18 « l'interprétation suit les formes attestées », laksya- 
mûlarn laksanam Ksîrat. I 475 ; dans PI. 45 9 les inter- 
prètes qui suivent le 1° sont opposés à ceux qui « n'ont 
de regard que pour le laksana » laksanaikacaksus (lak- 
syaikacaksuska 71 6) ; laksyânurodha Pr. I 4 2 après vt. 7 



- 262 — 

Durgas. ad Kt. II G 14 PI. 27 5, 45 9, 105 17 ; laksyavasât 
DV. VI 1 101 ; laksyaparatantratvâc châstrasya DV. VI 1 
111 « étant donné que la grammaire est subordonnée aux 
formes attestées » : tous axiomes qui visent à légitimer 
telle ou telle formation plus ou moins irrégulière. 

laghu syllabe « légère » P., i. e. comportant une 
voyelle brève (hrasva) non suivie de conjonction conso- 
nantique ; dit aussi de la voyelle même, ainsi dans °pùrva 
P. <( précédé dune brève », laghûpadha P. « qui a une 
brève pénultième » ; laghutâ v. guru, laghutva « légè- 
reté » M. II 1 69 après vt. 5 : caractéristique du bahuvrïhi 
par opp. au tatpurusa muni d'un suffixe possessif, la- 
ghlyâins « plus léger » M., i. e. qui comporte moins de 
mots ou des mots plus courts, en parlant d'un su. : 
sainjnâ nâma yato na laghiyah M. I 2 27 vt. 6 « on appelle 
sainjnâ ce qui ne comporte pas d'expression plus brève » 
pour désigner telle notion. 

"prayatnatara « comportant un effort d'articulation plus 
léger » P., dit des phonèmes -y- -v- en fin de mot, d'une 
part dans bltagoiy) etc., d'autre part après -a- -â devant 
sonore, ex. bhagoy atra, kay âste : défini « relâchement 
du lieu et du mode articulatoires dans la prononciation » 
K. VIII 3 18. 

laghvartham « en vue de la légèreté » M. (glosé Jâgha- 
vârtham Pr. II 1 1 après vt. 1) : not. dans la définition des 
samjiïâ et, de manière plus générale, dans celle de la gram- 
maire (Pasp. p. 1 20), dont l'apprentissage permet « de con- 
naître les mots par un procédé bref ». 

lan ' indice des affixes d'imparfait P. : ils sont va- 
lables quand le verbe désigne un passé qui n'est pas d'au- 
jourd'hui (anadyatanc) III 2 111, précisé en lokavijnâte vt. 
2, v. ce mot ainsi que anadyatana. 

' lat ' indice des affixes de présent P. : ils sont valables 



— 263 — 

quand le verbe désigne un fait actuel (vartamâne) III 2 
123 : la valeur de vartamâna est précisée M. ad loc. 

lâksanika a) dérivé de laksana « règle » : « qui résulte 
d'une règle » M. (glosé éabdaviéesam upâdàya vihitah Pr.) 
K, VI 4 57 VII 1 100, 2 41, 3 57 et 113 VIII 2 18, 68, 3 21 
CV. V 1 49, 4 4 et 7 Vn 46 BhV. I 3 17 VII 3 36 PL H)5 6. 
Le terme est d'ord. en liaison avec la pbh. pratipadokta (q. 
v.) : ainsi d'après K. VII 3 57 la teneur fi dudit su. n'en- 
globe pas la forme vocalisée de la racine jyâ- parce que 
cette forme est 1° alors que la teneur ji est pratipadokta ; 
b) dérivé de laksanâ « sens indirect » : « secondaire, mé- 
taphorique » PL 15 3 et 16, dit d'un mot notant métapho- 
riquement un objet en raison de certaines qualités qu'il a 
en commun avec ce qu'exprime le même mot en son em- 
ploi primaire, ex. go- au sens de « individu stupide ». 

lâghava « caractère de ce qui est laghu », not. « légè- 
reté » d'une teneur M. (une fois) GV. init. N. I p. 6 K. 
Introd. et III 4 5 Pr. Introd. (glosant laghvartham q. v.) 
DV. II 4 53 PL 101 9, 110 4. Le type de raisonnement 
qu'implique ce mot est illustré par N. III 1 1 : si l'on po- 
sait les suffixes x san ' ' kyac ' etc. au lieu de la teneur 
pratyaya, il faudrait ordonner chaque fois le n. techn. de 
pratyaya et le traité de grammaire serait entaché de lour- 
deur : l'énoncé pratyaya audit su. « vise à obtenir la légè- 
reté du traité » êâstrasya lâghavârtham ; K. III 4 5 observe 
que (( la légèreté (i. e. la brièveté d'un mot ou l'emploi de 
mots moins nombreux) n'est pas prise en considération 
dans le traitement usuel des mots » lâghavam laukike 
sabdavyavahâre nâdriyate. Tril. ad Kt. I 1 15 distingue le 
1° de sens et le 1° de forme. Cf. la pbh. 122 citée s. ardha- 
mâtrâ et la pbh. 115 citée s. carcâ. 

' lin ' indice des affixes d'optatif P. : ils sont valables 
not. selon III 3 156 pour exprimer la condition et son 
effet (i. e. dans les deux parties de la phrase hypothétique), 
selon 161 pour exprimer injonction, invitation, permis- 



— 264 — 

sion, vœu, question, prière : v. les mots âêis, praisa, 
vidhi (vidhyâdi). 

linga « genre » grammatical P., propr. « marque ca- 
ractéristique » : défini par >K. II 3 46 comme consistant en 
le masculin, le féminin et le neutre. M. IV 1 3 init. décrit 
le 1° en fonction du genre naturel (caractérisé par « concep- 
tion » pour la femme, « engendrement » pour l'homme, 
kâr. ad loc.^ : le passage est traduit par 0. Strauss Fest. 
Garbe p. 84 et ZDMG. LXXXI p. 99. Ibid. M. pose la ques- 
tion de savoir si le genre est une notion à enseigner. VP. 
III p. 429, 431 y reconnaît sept modalités, âvistalingâ jâtir 
yallingam upâdàya pravartata utpattiprabhrty à vinâsân na 
tallingam jahâti M. I 2 52 vt. 2 « un nom d'espèce ayant 
un genre fixe n'abandonne pas le genre qu'il se trouve 
avoir assumé, depuis son apparition jusqu'à sa dispari- 
tion ». Cf. avyaya, aéisya, paraval . 

« Caractéristique » en général P. (V 2 93) et plus préci- 
sément « indice révélateur, jnâpaka » K. IV 1 15 CV. I 3 
92 II 4 68 V 2 138 DV. III 2 162 PI. 44 2, 96 14, 10* -1, 
110 16 SK. 1162, 1174 ; plus spéc. « indice » auquel on 
reconnaît qu'un verset concerne telle divinité Pasp. p. 1 
16. « Exposant, anubandha » Pasp. p. 14 5, 17 9 et 19 ; 
« thème, pràtipadika »»iKt. II 1 1 et V. (abrégé ici en ' li '), 
cf. Durgad. ad V. I 12. 

°viéista dans la pbh. 71 = M. II 1 67 = SKÂbh. I 2 
76 prâiipadikagrahane lingavisistasyâpi grahanam bhavati 
<( un thème nominal note (en grammaire non seulement 
lui-même, mais aussi) ce qui en dérive (par l'addition d'un 
suffixe désignant) le genre » : ainsi la teneur kumbha VIII 
3 46 note aussi le féminin kumbhï-. 

' lit ' indice des affixes du parfait P. : il sont valables 
quand le verbe désigne un paasé hors la vue (parokse) III 
2 115, précisé M. ad loc. ; accessoirement (vt. 1) en cas de 
« dénégation totale » atyantâpahnave : ex. nâham kalingam 
jagâma. 



— 265 — 

1 luk ' indice de l 'àmuissement d'un suffixe (affixe, 
désinences) en certaines conditions, P. : dit not. de l'amuis- 
sement des désinences au membre antérieur d'un composé 
(exception faite pour les aluksamâsa), de l'amuissement de 
l 'affixe ' sap ' dans les présents du g. adâdi. Le 1° d'un 
suffixe secondaire entraîne celui du féminin selon I 2 49 : 
ainsi dans pancendra- où il y a eu un ' luk ' du suffixe 

an ' IV 1 88, le féminin («[gâteau] consacré aux cinq 
Indrânï ») se forme avec le ' luk ' des af fixes ' ânuk ' et 
' nïs \ Le 1°, en vertu de I 1 63, échappe au pbh. su. 62 : 
ainsi on a 3me du. mrstah de la racine rnrj- où l'affixe 

sap \ a été amui par ' luk ' : la substitution de vrddhi 
qu'on attend (VII 2 114) d'après I 1 62 ne prend pas place. 
Àmuissement d'un phonème en général (de l dans khalu 
passant à kho, de a après e ou o) Kaum. Luders p. 529. 
Les anciens maîtres selon -N. V 2 37 donnaient à ' luk ' le 
nom de ' la ' (qui figure dans une kâr. chez M. ad lac.) 

lun ' indice des af fixes de l'aoriste P. : ils sont vala- 
bles selon III 2 110 quand le verbe désigne un passé (bhùte) 
en général, bhùtakâlasâmânya M. (avivaksitavisese et vyâ- 
misre SKÂbh. I 4 147 sq.) : mais pratiquement le ' lun ' 
désigne un passé d'aujourd'hui, v. adyatana. A titre acces- 
soire il note encore une continuité d'action (kriyâprahan- 
dhc) et une proximité (sâmïpye) III 3 135 : ex. yëvajjlvam 
bhrêam annam adât et yeyam paurnamâsy atikrântâj eta- 
syâm upâdhyâyo 'gnïn âdhita K. 

lut ' indice des af fixes du futur périphrastique P. : 
ils sont valables selon III 3 15 quand le verbe désigne un 
futur postérieur à aujourd'hui (anadyatane) , pratiquement 
un futur du lendemain : svah kartâ. 

lup- (lupyate) « s'amuir, subir un lopa » (dit d'un 
phonème, d'un exposant, d'un suffixe) M. (kâr.) 

lup « àmuissement » d'un affixe P. : défini I 1 61 
comme s 'accompagnant du maintien du genre et du nom- 
bre primitifs : ainsi sarkarâ- « sable » donne selon IV 2 83 



— 266 — 

un dérivé de même forme, avec 1° du suffixe ' an ', dérivé 
qui maintient le genre et le nombre primitifs et signifiera 
« contrée riche en sables, etc. », cf. I 2 51 et v. yuktavat. 
Le 1° est aéisya I 2 54. 

lupta « amui » M. (kâr.), not. dans l'expression lup- 
tanirdista, dit d'un phonème d'énoncé (en particulier d'un 
-y- ou -v- initiaux) qui est censé s'être amui antérieurement 
à la lecture usuelle de l'énoncé : son rétablissement permet 
d'obtenir certains résultats pratiques : ainsi les suffixes 
cuncup et canap 13 7 vt. 3 sont censés avoir recelé, à l'ini- 
tiale un -y- qui s'est amui et dont la présence a empêché 
que c- ne fût compris comme un exposant ; cf. Kielhorn 
IA. XVI p. 249. L'expression est analysée pùrvam nirdistah 
pascal luptah Pr. I 1 3 vt. 10. luptavibhaktika « dont la 
désinence s'est amuie » SK. 3183. 

luniant nom générique des amuissements par ■ luk ', 
lup ' et ' élu ', en tant que « contenant un élément 

' lu ' » P. 

lrn ' indice des af fixes du conditionnel P. : ils sont 
valables selon III 3 139 quand il y a kriyâtipatti, q. y. 

' lrt ' indice des af fixes du futur P. : ils sont valables 
selon III 3 13 quand le verbe exprime un acte à venir (bha- 
xnsyati), et not. lorsqu'il ya« continuité d'action » (kriyâ- 
prabandhe) et « proximité » (sâmipyé) III 3 135 : v. les 
ex. s. lun en remplaçant les verbes par dâsyati et âdhâ- 
syate. 

let ' indice des affixes du subjonctif (en védique) P. : 
ils sont valables selon III 4 7 sq. soit au même sens que 
l'optatif, soit pour noter l'agrément mutuel ou l'appréhen- 
sion . 

lainga règle « ayant trait au genre » M. 

loka « monde, usage mondain ou courant » M. (vt.) 



opp. tantôt à l'usage technique (not. grammatical), tantôt 
à l'usage sacré ; cf. chez M. les locutions evam hi driyaie 
loke, na yathâ loke tathâ vyâkarane etc. ; les drstânta ou 
<( paraboles », qui sont empruntés à la vie courante, sont 
introduits par loke, lokatah. La règle « doit être déduite 
de l'usage par les maîtres » lokât sùribhir atyûhyam 
Ksîrat. I 475. 

°vijnâta fait « connu publiquement » III 2 111 vt. 2 et 
exprimé par l'imparfait lorsqu'il s'agit d'un événement 
qui, situé hors la vue du sujet (paro'ksa), aurait pu néan- 
moins avoir été vu par lui (daréanavisaya) : ex. arunad 
yavanah sàketarri K. 

lokâéraya v. asisya. 

' lot ' indice des af fixes de l'impératif P. : ils sont vala- 
bles selon III 3 157 et 162 pour exprimer le désir d'une 
part, d'autre part les valeurs d'injonction etc. (yidhyâdi). 

lopa <( amuissement, chute » d'un affixe, d'un pho- 
nème etc. P. > n. techn. défini I 1 6Q par le terme adarêana 
(q. v.), précisé par K. en « non audition, non prononcia- 
tion, non perception, absence (cf. M. I 4 110 vt. 2) ou dis- 
parition d'un phonème qui était applicable (prasakta : cette 
dernière indication provient du vt. 4) ». Du su. 62 résulte 
qu'en cas de 1° d'un suffixe, l'opération causée par ledit 
suffixe vaut comme s'il était encore là (v. pratyayalaksanà) . 
Le 1° est un substitut au même titre qu'un phonème réel, 
cf. par ex. M. I 1 62 vt. 4. Le 1° d'un suffixe s'appelle sui- 
vant les cas ' luk ' ' lup ' ou ' élu ' (I 1 61). Le mot 
1° glose apàya Si. V vt. 15 et est illustré par l 'amuissement 
de -a- (-n-) dans hatah, ghnanti. Aux termes de la pbh. 93 
n° 7 sarvavidhibhyo lopavidhir balavân « une règle qui 
enseigne la substitution de lopa possède plus de force que 
toute autre règle (pouvant être appliquée simultanément 
avec elle) ». Au su. VIII 1 45 1° équivaut à « ellipse », 
c'est-à-dire absence d'un mot requis par le sens ; de même 
62 sq. : K. glose yatra gamyate cârtho na ca prayujyate ta- 



— 268 — 

tralopafi « il y & 1° là où le sens» (d'un mot) est requis et 
où (le mot en question) n'est pas employé » : ainsi il y 
a 1° de kirri dans la phrase devadattah pacatij âhosvit pa- 
thati. Le mot fictif lopaé (fait sur lopa + [na]ê) S. 18 a 1er 
sens de varnavirodha « opposition de phonèmes ». 

lopin ifc. « qui subit l'amuissement » de tel de ses élé- 
ments) P. : glosé lopabhâj Pr. II 4 62 fin. et v. uttarapada 9 , 
madhya(mà)pada° . 

lopya « sujet à s'amuir » Kt. I 2 8 II 5 2 (Sieg p. 191 
aq. Liiders p. 483) et V. 

laukika « appartenant au loka, à l'usage courant » 
M. (vt.), opp. soit à vaidika (ainsi Pasp. p. 1 3 et vt. 1), 
soit à aupadeêika, pâribhàsika, êàstrïya. Glosé loke vîdita 
Pr. ad Pasp. 1. c, smfiyupanibaddha Pr. I p. 8 7 « fondé 
sur la tradition (humaine) ». M. passim se réfère aux lau- 
kika drstânta, v. loka. On enseigne ainsi que la brève 
finale attendue dans ardhapippalî- fait défaut parce que 
le membre pippalï- n'est un subordonné qu'au point de 
vue de l'usage, n'en est pas un techniquement parlant DV. 
I 2 48. Cf. vivaksâ. Ksïrat. X 392 cite comme 1° les racines 
mil- klavr etc. 

vaktavya « (ce) qui doit être formulé » M. (kàr.), 
dans la paraphrase d'un vt. (not. dans kim vaktavyam 
état) : la formule qui introduit un additif à P. est reprise 
souvent par na vaktavyam « il n'y a pas lieu de formuler 
(un additif à P.) ». 

vacana « énoncé, formulation » M. (vt.), pratique* 
ment = su. ou vt. ; le terme, lorsqu'il figure dans un 
vt., est repris par vaktavyam dans la paraphrase, vidhipra- 
tisedhayor yupagad vacanam nopapadyate M. I 1 44 vt. 
10 <( il ne convient pas de formuler simultanément une 
prescription et une prohibition ». Ifc. « qui exprime ou 
désigne » (au loc. -e « quand il y a désignation de... ») P. 
dans guna° dvir bhâva bahu ; le terme est glosé par 
vyapaêesa N. II 3 9 ; dans un énoncé il signifie parfois 



— 269 — 

que le mot cité dans la règle englobe ses synonymes, ainsi 
d'après K. III 3 133 la teneur ksipravacane au lieu de ksi- 
pre vise à englober êîghram, âêu, tvaritam ; analogue IL 
III 2 112 V 4 5. °vacana 118 signifie « qui se prononce >> 
(dit d'un phonème) : y a uecâryate K. 

« Nombre » grammatical P., not. dans les expressions 
eka° dvi° bahu° f propr. « exprimant le un, etc. » : il s'agit 
là d'un n. techn. emprunté aux anciens maîtres d'après 
K. I 2 51 Bàlam. 532. A côté de cette valeur convention- 
nelle il y a une valeur anvartha du mot v° M. II 4 1 vt. 3. 
I 2 51 init., 58 vt. 3 : N. I 2 51 la rend par bhâsanâdi. 

vajrâkrti désignation graphique du jihvàmùlïya 
Durgas. ad Kt. I 1 17 (abrégé en vajra Luders p. 511) V. I 
18. 

vatinirdesa « énoncé comportant le suffixe -vat » M. 
et par suite impliquant un « transfert » (atideêa, q. v.). 
La mention remplit deux objets chez M. : d'une part M. 
enseigne de temps en temps qu'il faudrait introduire -vat 
dans l'énoncé, puisque l'énoncé peut porter implicitement 
le sens de -vat sans que l'élément y figure, comme on a 
esa brahmadattah au sens de « cet homme est (comme) B., 
est (un nouveau) B. » ; d'autre part un v° signifie arbitrai- 
rement que la chose a lieu ou qu'elle n'a pas lieu : ainsi 
pûrvavat I 3 62 = pùrvavad bhavati/ na bhavati. 

varga « groupement » des occlusives selon l'ordre ar- 
ticulatoire M. (vt.) : le v° est signalé par l'exposant u 
attaché à la sourde non aspirée, ainsi ku (à côté de ka- 
vargà) désigne les gutturales, tu (à côté de tavargà) les 
dentales, etc. ; Kt. I 4 5 utilise la forme lacatavargesu 
« dans le cas de ï, des palatales et des cérébrales ». Dans 
la théorie de la dérivation P. enseigne le dérivé °vargïya ; 
K. I 1 9 emploie vargya au sens d' «, occlusive » ; vargânta 
« nasale » Kram. I 191. 

Varna « phonème » P. : pratiquement le terme, du 



— 270 — 

moins lorsqu'il s'attache à un nom de phonème, désigne 
uniquement des voyelles brèves (v. les exemples chez 
Goldstûcker Pân. p. 34 ainsi que Lûders p. 527 et cf. aussi 
Weber Ind. Stud. V p. 30), du moins à date ancienne : 
ainsi M. n'a que avarna i° u° et r°, de même K. (Gold- 
stûcker op. cit. p. 37) et Kt. (Burnell Aindra School p. 112) ; 
P. risque aussi yïvarnayoh VII 4 53 pour désigner « les 
phonèmes -y- et -i- » (avec allongement mal explicable de 
-i-). Ces voyelles brèves ainsi spécifiées par le mot v° en- 
globent les longues correspondantes : avarna signifie « a 
bref ou à long; » VI 1 182 ; de même VI 2 90, 3 112 cf. N. 
Le terme est glosé varnyate = upalabhyate PM. VII 4 53. 
Dans les Si. V vt. 9 sqq. et I 2 45 vt. 10 M., discute la ques- 
tion si les v° sont arthavant ou anarthaka. Les v° sont su- 
jets à des changements : interversion (ex. tarku- de la ra- 
cine krt-), disparition (ghnanti de la racine han-), acces- 
sion (lavitum de la racine lu-), modification (ghâtayati de 
la racine han-) Si. V vt. 15. kriavarnânupûrvikarn padam 
M. IV 1 82 fin. « mot où a été effectué (un samdhi) selon 
la séquence des phonèmes » : ainsi sautthita- obtenu après 
effectuation du ûamdhi su + utthita (PM.) Le v° est dési- 
gné selon M. III 3 108 vt. 3 par le « suffixe » -kâra-, v. ce 
mot et savarna, ainsi que pratyaya. 

°vidhi « règle concernant un phonème » M. (vt.) = al- 
vidhi P. 

°samâmnâya Kt. 113 = aksarasam? , q. v. 

varnâêraya au loc. « quand (la règle) repose sur le 
phonème » M. (vt.), v. praiyayalaksana. 

varta « composé » N. II 4 15, glosé vartana ; glosé 
samâsa Pr. II 2 24 après vt. 16 et vrtti Pr. V 1 119 après 
vt. 5. vartin « membre d'un composé » M., K. II 4 15, 
glosé varto 'syâb J ti N. ; mais = pratyayârtha Pr. V 1 119 
après vt. 5, soit pratiquement « dérivé ». 

vartamàna « actuel, présent » P., valeur exprimée 
par le présent grammatical (accessoirement par certains 



— 271 — : 

verbaux en -ta-), et qui comporte deux modalités selon VP. 
III p. 355. Le terme v° signifie directement « présent » 
(grammatical) chez V. ; il est glosé « ce qui a commencé 
et n'est pas achevé » M. III 2 123 vt. 3. — « Qui a le sens 
de » M. Au fém. vartamânâ « présent » (grammatical) Kt. 
III 1 11 (instruit comme valable samprati « pour l'actuel »), 
Sieg p. 484 sq., H. III 3 6 et déjà une fois chez M. III 3 133 
vt. 8, où le mot est glosé vartamânârthikâ Nâg. 

vartsyant « futur » J. I 4 73 II 3 1 S. IV 4 123 H. V 3 
1 ; vartsyatpravrttyâ Dhâtupr. I 317 C.-pbh. 56, abrévia- 
tion de la pbh. vartsyatpravrttyeha kâryâni kriyante SD. 87 
« les opérations dans ce traité se font par une application 
qui aura lieu ultérieurement » : ainsi la voix moyenne 
dans sïyate s'effectue selon I 3 60 sur une racine sad- qui 
sera ultérieurement pourvue d'un affixe ' sït * : yatah sid 
bhavisyati N. ad loc. C'est une généralisation de la notion 
de bhâvin, q. v. 

vâ <( optionnellement, ad libitum » P., propr. « ou (il 
en est ainsi, où il en est inversement) », opp. à nityam. 
L'emploi est noté par M. I 1 44 vt. 19 et glosé par vikalpa 
K. I 1 44 etc., par vikalpyate K. III 4 88. vâ en cet emploi 
n'est pas traité en enclitique et peut figurer au début d'un 
su. ; na vâ des vt. est glosé chez M. na vaisa dosah ou 
na vâ kartavyam, vaktavyam. Le mot fonctionne comme 
rubrique gouvernante J. I 3 9. Un double vâ est énoncé 
Kt. 15 6. Parfois vâ signifie que la forme précédente est 
donnée à titre illustratif Pr. I 1 37 vt. 5 ou a le sens d'un 
sarriuccaya Durgas. ad Kt. I 5 6, de tarhi Pr. III 1 3 vt. 5, 
de eva PI. 17 18. 



Vâkya « phrase » P., défini M. II 1 1 vt. 9 (cf. aussi 
SKÂbh. I 1 31) comme constitué par « le verbe et les in- 
variants (= adverbes), les formes casuelles (= régimes) 
et leur déterminants », K. VIII 1 8 « collection de mots 
ayant un même objet (artha) » ; M. 1. c. propose aussi de 
simplifier la définition en « verbe avec les déterminants » 



— 272 — 

et même (vt. 10) « verbe (seul) » s cf. tinâ S. I 1 61. Huit 
définitions du v° sont données VP. II 1 sq. Le mot sert 
de rubrique gouvernante VIII 2 82. Cf. eka°„ bhinna , 
°parisamàpti et °adhyâhâra ; Chakravarti Philos. Skt Gr 
p. 127. 

Plus gén. <( expression, chose formulée ou enseignée » 
M. (vt.) ; le mot désigne même un vârttika dans PrKaum. 
I p. 16. Plus spéc. v° est I' « expression analytique » opp. 
il' « expression combinée » (vrtti) qui consiste en l'em- 
ploi d'un dérivé et plus souvent d'un composé. Ainsi il 
est enseigné M. II 1 1 init. que pour rendre le sens de 
mahat kastam sritah « qui est arrivé à un grand malheur » 
le d° est seul licite, non le composé *mahâkastasrita-. 
Dans le v°, dit M. ibid. vt. 1 « l'expression est explicite » 
{vyaktâbhidhând) en ce sens qu'on discerne le nombre, 
la relation casuelle et qu'il peut y avoir un déterminant 
ajouté à Vupasarjana ainsi qu'une connexion par ca. La 
mahâvibhâsâ (q. v.) engendre la possibilité du v° M. II 
1 18 init. 

°kârïya expression servant à désigner (en tant que 
« propres au commentateur », en fait à M.) les racines du 
type culump- Ksîrat. X 392. 

°bheda forme d'interprétation qui nécessite une « scis- 
sion de phrase », i. e. deux phrases au lieu d'une K. VI 
1 94 VIII 1 18 PI. 13 10. Le procédé est donné comme in- 
férieur au procédé inverse, dit ekavâkyatâ (q. v.) Cf. chez 
M. I 1 3 vt. 2 et ailleurs ekam vâkyam opp. à nânâ vàkyam. 

°sesa « ce qui est à suppléer dans une phrase » (pour 
fournir le sens requis) M. 

°samskâra(paksa) « (alternative où il est fait état, non 
de la formation du mot pris isolément, mais de la) forma- 
tion (des mots pris ensemble dans la) phrase » PI. 16 4, 
opp. à pada q. v. 

vâkyârtha « sens d'une phrase, de la phrase » M. (vt.), 
opp. à padârtha, ainsi M. I 2 45 vt. 4 ; à varna K. I 1 45 
(cf. M. ibid. init.), passage où il est examiné si le n. techn. 
samprasârana désigne le phonème l ik ' ou le v° ig va- 



— 273 — 

iiah, i. e. le processus de substitution de -i- à -ya-.Le terme 
«st défini comme pratibhâ VP. II 145 et identifié à» âdhikya, 
<\. v. — padânàm sâmânye variamânânâm yad visese 'va- 
sthânam sa vâkyârthah M . I 2 45 vt. 4 « le sens de la phrase, 
c'est la mise en fonctions particulières de mots qui (pris 
un à un) ont une fonction générale ». 
vâkyaikadeêa v. ekadeêa. 

vàc = P. upapada J. II 1 79. 

vâcaka (fém. vâcika) « qui exprime » tel sens M., opp. 
à dyotaka (q. v.) BhV. I 1 37 : d'après BhV. les mots du 
g. svarâdi sont v°, ceux du g. câdi sont dyotaka ; Gana- 
ratn. 13 cite comme nipâta à valeur v° êasvat, kuvit, 
prâhne, prage. ( 

vâcanika « fondé sur un enseignement (exprès), sur 
un énoncé » M. opp. à svâbhàvika ; a qui fait partie de 
l'énoncé, qui forme un su. » PI. 1 4. Les pbh. vâcanikï 
(glosé vaçanarûpena pathità) sont celles dont l'autorité se 
détermine par l'examen des cas particuliers auxquels elles 
s'appliquent : elles sont soit fondées sur un énoncé de P., 
soit indépendantes, Kielhorn PI. Introd. p. XIV. yâvad 
vacanam vâcanikam Ànantabh. ad VPràtis. IV 176, 186 « ce 
qui répond à l'enseignement est (seul) v° ». 

vâcya « (ce) qui est à énoncer ou à formuler » M. (sur- 
tout en kir.) K. II 3 1 m 3 18, 99 ; « à assumer » PL 9 14 
et 16, 32 5 sq., 43 8 ; « à objecter » (dans la formule na 
ca... iti vâcyam « et qu'on n'objecte pas que... ») PL 44 
9, 54 10 ; vàcyalingatâ BhV. II 4 26 « fait que (certains 
composés) ont un genre (résultant de la notion) qu'ils ont 
à exprimer » : dit de composés adjectifs comme niskau- 
sâmbi- alamkumâri- dont le genre se conforme à celui du 
nom auquel ils se rapportent. 

vârna <( relatif à un phonème » M., v. la pbh. 55 citée 
s. ânga ; pratiquement « enseigné dans les règles de sam- 
dhi ». vârnât prâkrtam SKS.bh. I 2 111 « une règle causée 
par le radical (prakrti) prévaut sur une règle causée par le 

18 



— 274 — 

pîionèim ,> : dans cayana- càyaka- le guna et la vrddhï 
(I 1 1 sq.) prévalent sur la substitution de ' y an ' qui était 
applicable (étant antarangà) parce que guna et vrddhi 
sont causés par le radical (VII 3 84, 2 115). 

Vârtta <( correct » M., glosé, yukta ; mais le terme est 
glosé asâra Pr. II 2 24 fin. Cf. nairdeûika. 

vârttika « élément d'interprétation (complémentaire 
à un su.) » M. (kâr.) : dit not. des énoncés de Kâtyâyana 
(appelé le vârttikakâra M.) commentés par Patanjali. Leur 
contenu est défini par l'axiome tardif uktânuktaduruktâr- 
thavyaktikârin (cf. BR.) « qui explique le sens de ce qui a 
été énoncé, de ce qui n'a pas été énoncé, de ce qui a 
été mal énoncé » ; analogue Nâg. I 1 1 vt. 1 sùtre 'nukta- 
duruktacintâkaratva « critique sur ce qui a été non énoncé 
ou mal énoncé dans le su ». 

vâsarûpa-nyàya ou °vidhi M. (vt.) désignation de 
la règle III 1 94, v. asarùpa. 

vikampita n. d'un vice de prononciation des voyel- 
les M. (Pasp.) : « tremblé » Pr. 

vikarana (« modificateur ») « affixe verbal » M. (vt.) 
servant à former le présent, etc., à savoir ' sap ' (-a- théma- 
tique) ' snâ ' ' ênu ' et ' snam ' (formations à nasale) 
' êyan ' (formation en -ya-) ; ûlu° (chute de -a- dans la 
classe des juhvâdi) ; lug° (chute de -a- dans la classe des 
adâdi) ; * cli ' (affixe indifférencié de l'aoriste, appelé aussi 
' li ' et auquel se substituent ' sic ' ' ksa ' ' can ' ' an ' 
et ' cin '). Défini dhâtor ' an ' (et ' y an ' * nu ' ' na ' 
' u ' ' nâ ' ' âna ' [ce dernier dans l'impératif du type 
pusâna]) paro bhavati a l'élément ' an ' etc. qui suit une 
racine verbale » Durgas. ad 'Kt. III 2 32 sqq. Cf. niyama. 

vikalpa « option, choix libre » M. (rare) K. I 1 44 
(comme glose de vibhâsâ, q. v.)» VI 3 51. Le v° est exprimé 



— 275 — 

dans une teneur par va, soit après une prohibition, soit 
sans qu'il y ait eu prohibition. Cf. prâpta . vikalpita 
« optionnel* laissé ad libitum » K. IV 2 83 VI 1 91, 3 76, 
4 38 VII 3 19 CV. VI 4 155. 



vikàra « changement, modification » P., i. é. état 
différent qu'assume un élément primitif, une prakrti, cf. 
K. IV 3 134 : ex. âsmana- « de pierre » = asmano vikâ- 
rah « (qui résulte d'une) modification de la pierre » ; le 
génitif notant un v° (vikârasasthï M. vt.) est celui qu'on a 
par ex. dans suvarnasyâlamkârah « ornement d'or ». Cf. 
bâdhya. Plus spécialement « modification grammaticale 
(par substitution, etc.) » Pasp. p. 14 16 : ainsi la forme 
ghâtayati est un t>° de la racine han- par substitution de 
-gh- à -h- et de -*- à -n-. Le mot est syn. â'âdeêa selon I 
1 66 vt. 16 et glosé de fait par âdesa Si. V vt. 15 (où se 
trouve l'ex. ghâtayati). 

vikârya n. d'un des trois types fondamentaux de kar- 
man K. III 2 1 VP. III 7 78 : celui où l'objet (-transitif) ré- 
sulte d'une transformation, ainsi kândam dans kândalâva- 
<( qui coupe une tige », kâstham dans kâstham bhasma 
karoti a réduire du bois en cendres » ; M. a l'expression 
vikriyamâna (opp. à nirvarty amena). 

vikrta « qui a subi un changement » dans sa forme M., 
not. dans la pbh. 37 = Si. II vt. 4 ekadesavikrtam ananya- 
vat « ce qui a subi un changement en l'une de ses parties 
n'est pas (pour autant) considéré comme autre (qu'il n'était 
avant) » : ainsi râmau, après substitution de -au au groupe 
-a- final + désinence -au, est identique à râma et s'appelle 
comme ee dernier un pada selon I 4 14, en sorte que par 
ex. dans la phrase râmau pasya, pasya est atone selon VIII 
1 28. 

°nirdesa M. (une fois) K. VI 1 159 : type d'énoncé qui 
est présumé comporter une teneur « modifiée » impliquant 
quelque enseignement particulier : ainsi la teneur gohah 
VI 4 89 (au lieu de guhah attendu) enseigne que le domaine 
de la règle est celui des formes à guna seules (ex. nigùhatï 



— 27.6 — 

substitué à *nigohati), non des formes en guh-. La te- 
neur dïvyatah IV 1 83, « modifiée » par rapport à divyateh 
attendu, révélerait la pbh. 37. M. VI 1 112 (cf. Pr.) de- 
mande pourquoi il a été pratiqué un énoncé v° khyatyât 
au lieu de l'énoncé complet en sahhi- et pati- : réponse : 
c'est d'une part pour alléger le su., d'autre part pour évi- 
ter le vice d'ativyâpti (qui se produirait si en vertu de la 
pbh. 31 le su. s'appliquait à un cas tel quatisakhi-) el le 
vice d'avyâpti (qui se produirait s'il manquait à s'appli- 
quer à un cas tel que sakhi-, base du dénominalit sakhï- 
yati). D'après DV. 4 111 l'énoncé v° ' snas révèle 
que ledit su. concerne la racine as- II 56, non as- IV 100. 

vikrti « changement » d'un élément primitif, d'une 
prakrti P., soit pratiquement « produit » opp. à « cause » 
ou « matière première » : K. V 1 12 glose uitaram ava- 
sthântararri. S'péc. « forme dérivée » opp. à prakrti : na 
vikrtih prakrtim grhnâti M. VI 1 16 vt. 3 « une forme dé- 
rivée n'englobe pas (dans une teneur) l'original (dont elle 
dérive) » ; la vue inverse est énoncée pbh. 120 n° 1 (ainsi 
la teneur hvah I 3 30 note la racine hven, en sorte que 
le moyen dans nihvayatc se réalise par ledit su.). 

vikîrna n. d'un vice de prononciation des voyelles M. 
(Pasp.) : glosé varnântare prasrtah Pr. 

viklp- (°kalpate) « être donné ou laissé à titre option- 
nel, ad libitum » M. : tad dvesyam vijâniyât sarvam etad 
vikalpata iti M. I 4 3 fin. « qu'on reconnaisse pour détes- 
table la conclusion suivant laquelle toute cette règle est 
facultative » ; sarve vidhayas chandasi vikalpante pbh. 35 
K. VII 1 57, 65 VIII 2 15, 91, 3 49 (cf. M. va chandasi sarve 
vidhayo bhavanti I 4 9) « toutes les règles sont optionnelles 
dans le Veda » : c'est une extension de la notion de bahu- 
lam qui figure dans nombre de su, à validité védique ; M. 
1. c. déduit cette pbh. d'une scission de la règle I 4 9 en 
1 1 chandasi va//. C'est ainsi que dans le Veda sont possi- 
bles toutes interversions de désinences, de phonèmes, de 



— 277 — 

genre, de temps, de personne, de voix, v. vyatyaya. vikal- 
pyate, var. de °kodpate dans PI. 32 10 K. II 3 71 III 1 2 
VIII 2 33 et 11. ce. 

vigrhîta « séparé » en ses éléments constitutifs M., en 
parlant d'une règle ; ou « pris séparément », en parlant 
d'un mot dans une règle ; aussi K. II 3 56 IV 2 93, 4 13 : 
ainsi avârapâra- de la teneur IV 2 93 est à entendre v° t 
c'est-à-dire de manière à former avârïna- d'une part, pa- 
rt na- de l'autre, non pas seulement avârapârïna- . 

vigrhya <* en analysant » un dérivé ou un composé M. : 
ainsi on obtient aukthika- en analysant ukthâny adhïte, 
mais il n'y a pas de dérivé en partant de l'analyse aukthi- 
kyam adhïte. 

ingraha « séparation » des mots dans une règle M. (vt.), 
et not. « analyse » _ J 3S éléments d'un dérivé ou d'un com- 
posé : ainsi le v o; de l'expression sarvâdi est sarvasabda âdir 
yesam <( (mots) dont le premier est le mot sarva- » M. I 1 
27 init. Est appelée aussi v° la « tmèse » qu'on a par ex. 
dans dyâvâ ha ksâmâ en véd. M. II 2 2». vt. 6. Le v° est 
défini S»K. chap. 22 init. et est divisé en laukika « propre 
à être compris par les gens, logique », par ex. celui de l'ex- 
pression râjnah purusah ; et en alaukika « technique », 
impropre à l'usage, ex. rôjan + as + purusa + su. Le 
composé nécessaire (nityasamâsa) est dit avigraha ou asva- 
padavigraha « ne comportant pas de résolution » SK. ibid. 

vigrahîtavya K. V 4 125. 



vighâta « annulation » M. (vt.), not. dans la pbh. 85 
M. I 1 39 vt. 3 SRÂbh. I 2 81 samnipâtalaksano vidhir ani- 
mïttam tadvighâtasya a (ce qui est enseigné dans) une règle 
(dont l'application) est causée par le concours de deux cho- 
ses ne saurait devenir la cause de l'annulation dudit (con- 
cours) » : ainsi l'addition de -n- à sata- pour former satâni 
VII 1 72, causée par le concours de sata et de la désinence 
-i, ne cause pas l'application de la règle I 1 24 d'où résul- 
terait que sata(n)- porte le n. techn. de sas : s'il en était 



— 278 — 

autrement, la désinence -i s'amuirait par VII 1 22 et le con- 
cours éata + i serait annulé. 

vicar- (°câryate} « est examiné, est matière à examen » 
(dans une alternative) M. ; vicâra « question qui se pose, 
matière à examen » (not. dans une alternative) PI. 39 15, 
115 13 ; vicâranâ « id. » M. 

vicitra « varié » M., not. dans l'expression vicitrâs 
taddhitavrttayah M. passim « variés sont les modes de la 
dérivation secondaire » (pour justifier l'emploi de tel suf- 
fixe ou l'absence d'un suffixe dans telle formation) : vici- 
tra sûtrasya krtih pânineh K. I 2 35 VII 2 78 « les su. de P. 
utilisent des procédés variés », pour expliquer par ex. la 
teneur vasat au lieu de vausat attendu. 

vijîïà- (°jfïâyate) « être reconnu pour tel » ou « com- 
pris comme » M., dit d'une teneur, d'une formation, etc. : 
dhâtulopa iti naivam vijnâyate dhâtor lopo dhâtulopo dhâ- 
tulopa iti M. I 1 4 vt. 6 « la teneur dhâtulope n'est pas à 
entendre ' quand il y a amuissement de la racine ' » (mais 
(élément) devant lequel la racine s'amuit '). vijnâta v. 
loka. 

vijnâna « fait de reconnaître pour tel, etc. » M. (vt.) : 
glosé par vijnâyeta, parfois par sampratïyate, ainsi dans 
anavayavavijnânât \\ 1 84 vt. 5 « (la formation s'explique) 
par le fait qu'(en grammaire le sens d'une règle) vaut non 
pour un membre (, mais pour l'ensemble) », de même que 
dans la vie courante lorsqu'on dit « il ne faut pas tuer un 
brahmane » cela ne signifie pas qu'après en avoir tué un, 
on soit libre après (d'agir à sa guise). Cf. punahprasanga. 

vijneya « qui est à reconnaître pour » M., not. dans la 
formule avasyam ccùtad vijneyam « cette (teneur) est à 
entendre obligatoirement de la manière qui suit ». 

vidhâ- (°dhïyate) « être prescrit, faire l'objet d'un 
vidhi » M. (kâr.) ; vidhâna « prescription » M. (vt.) : glosé 



— 279 - 

vidhïyate M. I 1 62 vt. 3 ou vidheya M. VI 1 85 vt. 16. 

vidhi « règle prescriptive » P. : enseignant quelque 
chose de nouveau, par opp. à niyama, et quelque chose de 
positif, par opp. à pratisedha. Glosé vidhïyate M. II 1 1 
init. et vidhâna, passim. prasangasâmarthyàd vidhir bha~ 
visyaty anyatra pratisedhavisayât M. I 1 44 vt. 9 « par la 
force de l'application la règle prescriptive sera valide par- 
tout ailleurs que dans le domaine de la règle prohibitive 
(et inversement) ». Le v° est dit aprâpta ou apùrva (q. v.), 
cf. M. I 4 3 init. Une énumération de différents types de 
v° est donnée au su. I 1 58. Cf. viklp-, tadanta , pada , 
pw-va , niyama, etc. 

vidhyâdi désignation indirecte de l'optatif d'après CV. 
I 3 121 sq. Kt. III 1 20, fondée sur l 'énumération vidhi- 
nimantrana- etc. de P. III 3 161 qui donne les valeurs du 
lin, et où vidhi est glosé par prerana « incitation » K., 
par aprâptaniyoga GV. 1. c, par ajnàtajfiâpana Durgas. 

vidheya « (ce) qui est à prescrire » M. (vt.), opp. à 
pratisedhya et glosant vidhi des vt. ; une maxime vidheya- 
visaya PI. 67 4 est celle « qui concerne ce qui est ensei- 
gné » dans une règle. 

vinimitta règles ou opérations « qui ont des causes 
différentes » M., glosé bhinnanimitta Pr. 

viparinâma « renversement » de notions PI. 10 15 ; 
de formes M. (vt.), K. III 2 106, 3 96, dit not. de formes 
casuelles dans un énoncé qui ne sont pas celles qu'on at- 
tend : ainsi les nominatifs vrsesapaca III 3 96 résulte- 
raient d'un v° d'ablatifs, arthâd vibhaktiviparinâmah SD. 
123 = arthavaéâd v° SKÂbh. I 2 71 = a vibhaktivacana- 
lingaparinâmah C.-pbh. 75 « sous l'empire du sens il y a 
(éventuellement) renversement des désinences » dans un 
énoncé : ainsi la teneur locative ârdhadhâtake valable par 
récurrence dans le su. valâder it se transforme ici en géni- 
tif, SKÂbh. 1. c. ; viparinamyate M. (une fois), K. III 1 
37 IV 1 163 VI 4 1 ; viparinamayitavya M. (Pasp.) 



— 280 — 

Viparïta « dont Tordre est inversé » M. (vt.), K. V Z 
11 VII 1 11 : ex. la formation pârâvârïna selon IV 2 93 vt. 
2 au lieu d' avârapârïna résultant de la teneur avârapârât. 

viparyaya « interversion » CV. II £48 K. VI 3 109 kâr. 

viparyasta = viparîta K. II 3 56 ; viparyâsa dans 
sûtra « interversion de su. » M. ; aussi « incertitude » en- 
tre deux formes ou opérations I 1 26 vt. 4, glosé samêaya 
Pr. et Nâg. 

vipratisiddha notions « impliquant une contradic- 
tion mutuelle » P., glosé parasparaviruddha K. II 4 13 ; 
« (il y a) prohibition mutuelle » entre deux règles M. (vt.) 

vipratisedha « prohibition mutuelle » entre deux règles 
simultanément applicables P. ; le terme, analysé itaretara- 
pratisedha (ou anyo'nya ) M. I 4 2 init., est glosé ibid. vt. 
1 sq. « opposition d'égale force ayant lieu lorsque deux 
règles applicables, possédant un objet distinct, se présentent 
ensemble pour un même mot », ainsi la règle VII 3 102 
d'où résulte vrksâbhyâm et 103 d'où résulte vrksebhyah 
forment un v° M. I 1 12 vt. 3 définit plus simplement dvi- 
kâryayogah « jonction de deux opérations ». K. I 4 2 pré- 
cise que les règles utsarga/ apavàda, nUyaj anitya, bahi- 
rangaj antaranga ne constituent pas des oppositions d'égale 
force. Le v° se résout en principe par la prévalence de la 
règle ultérieure (para), v. para , éventuellement par celle 
de ïa règle antérieure, v. pûrva . sakrd gatau vipratisedhe 
y ad bâdhitam tad bâdhitam eva pbh. 40 = M. I 4 2 après 
vt. 7 « quand deux règles applicables [gatau = prâptau] 
se prohibent mutuellement, celle qui a été entravée une 
fois par l'autre est entravée définitivement » : ainsi quand 
VII 1 53 enseignant la substitution de traya- à tri- a été 
entravé par VII 2 99 enseignant celle de tisr- à tri-, VII 1 
53 ne s'applique plus et traya- n'est plus substitué, en 
sorte que par ex. ie gén. fém. est tisrnâm. Cf. B. Geiger 
SBW. CLX p. 73. 






— 281 — 

viprayoga « mauvais emploi » M. (vt.), dit des dési- 
nences plurielles dans la phrase akslni me daréanïyâni : 
viruddhah prayogah Pr. I 4 21 vt. 1. 

vibhakti « désinence » casuelle ou personnelle P., 
défini selon I 4 104 par les triades de désinences ' sup ' 
et ! tin ' ; pratiquement « cas » = kâraka N. II 1 6 et cf* 
Pr. ad I p. 3 19. Outre les désinences, v° désigne certains 
suffixes secondaires qui ont un emploi désinentiel, ainsi le 
suffixe -tas, cf. V 3 1. Le mot qui signifie proprement « di- 
vision, partage » (origines Liebich SBHeid. 1919 n° 15 
p. 11) est analysé par vibhâga M. I 2 64 après vt. 19 (comme 
emploi anvartha) et CV. II 1 1, plus précisément par vi- 
bhajyate prâtipadikârtho 'nayâ N. I 1 37 II 1 6 « ce par 
quoi le sens du thème est divisé », mais aussi par arthasya 
vibhanjanât I>urgas. ad Kt. II 1 2 III 1 1. N. VII 1 73 dis- 
tingue les v° rriukhya (celles qui sont perçues en fait) et les 
v° aupacârika (celles qui se sont amuies). Il y a amuisse- 
ment des v° casuelles en particulier quand le mot auquel 
elles s'attachent reçoit le nom de racine ou de thème nomi- 
nal II 4 71. Cf. agrahana, arthavant, upapada, eka°, prâ- 
dhânya, sârvavibhaktika et avibhaktika. vibhakti n. de» 
trois triades de désinences casuelles J. I 2 156, cf. Zacha- 
riae BB. V p. 302. 

vibhaktyartha « valeur de désinence » P., l'une des va- 
leurs de Yavyaylbhâva : ainsi adhistri est analysé strïsv 
adhikrtya et a valeur de locatif K. II 1 6. kimcid avyayani 
vibhaktyarthapradhânam kim cit kriyâpradhânam taddhi- 
tas ca kaé cid vibhaktyarthah kas cit kriyârthah M. I 1 
38) après vt. 6 « certains invariants font prédominer le sens 
de la désinence (ex. uccaih), certains l'action (prthak) ; cer- 
tains dérivés secondaires (adverbiaux) ont le sens d'une 
désinence (yatra), certains d'une action (vina) ». 

vibhajya « qui est à différencier » P., glosé vibhaktavya 
K. V 3 57, prthak kartavya N. ; not. dans yogam vibhajya 
BhV. II 3 43 (aussi yogo vibhajyate PI. 21 9), allusion au 
yogavibhâga, q. v. ; cf. aussi vibhajyânvâkhyâna Pr. III 1 



— 28'i - 

S vt. 8 « interprétation (obtenue) en scindant (un mot) ». 
vibhâga « pouvoir casuel » N. I 2 44, glosé kârakaêakti. 

vibhâs- (°bhâsyate) « être employé à titre optionnel, 
être facultatif » M. (en kàr.) K. I 1 35 sq. Kt. II 1 28. 

vibhàsâ « option, alternative » P. : sauf I 1 44 le mot 
v° ne figure chez P. qu'adverbialement « à titre optionnel, 
ad libitum », mais K. le glose parfois comme un nomina- 
tif et M. l'emploie aussi comme un nominatif ; en outre 
M. a, rarement d'ailleurs, les formes vibhâsâm, vibhâ- 
sâyâm, vibhâsâh, vibhâse ; plus souvent l'instr. vibhâ- 
sayâ M. K. BhV. Kt. II 5 26, not. dans vyavasthitavibhâsa- 
sayâ. La v° s'oppose à la notion de nitya, au nitya vidhi, 
ainsi M. II 4 12 vt. 5 : vibhâsâmadhy>e ye vidhayas te nityâ 
bhavanti M. I 2 22 fin. « les règles qui sont entre deux rè- 
gles optionnelles sont de validité nécessaire ». P. I 1 44 
définit la v° par na veti (d'où l'expression na va Kt. I 4 
3 sq., 5 4 sq. H. II 2 77, 4 31 IV 4 5 etc. et cf. les vt. en 
na m I 1 39 vt. 3 etc., 44 vt. 9, 50 vt. 13 et 15 etc.), i. e. 
<( v° est le n. techn. de la prohibition (na) et de l'option 
[vikalpa] (va) », K. ad loc, autrement dit, v° désigne le 
choix qui se produit quand le domaine d'application a été 
aplani par une prohibition BhV. Selon M. ibid. vt. 15 dans 
la théorie des mots conçus comme résultant d'une opéra- 
tion (kârya), on produit (nirvartayati) un composé à titre 
facultatif ; dans la théorie des mots conçus comme péren- 
nes (nitya) c'est, non la forme, mais le n. techn. de com- 
posé qui sera considéré comme v° : le résultat est le même 
de part et d'autre. Sur les trois grandes divisions de la v°, 
v. prâpta, aprâpta et ubhayatra ; cf. aussi ekavat et mahâ°. 

vibhâsita « (rendu) optionnel » P., désignation des ver- 
bes à double voix C.-Dhp. passim, Dhâtupr. V 9 etc. ; vi- 
bhâsitet M. forme verbale « ayant l'accrément ' it ' à titre 
optionnel ». 

virâma « cessation » d'un phonème à la pause P. : 
glosé varnasyânuccâranam a non prononciation d'un pho- 



- m - 

nème » N. VIII 3 15. Le mot glose avasâna chez P. et est 
analysé K. I 4 110 par virati ou viramyate 'nena ; se fon- 
dant, sur la discussion de M. ad loc, BhV. propose la défi- 
nition pare varnâbhâvah « absence de phonème en situa- 
tion ultérieure » ; ibid. vt. 4 M. se demande s'il faut pré- 
ciser par upari virâmah ou s'il faut (vt. 5) exclure le bhâ- 
vasya virâmah, ou enfin (vt. 6) s'il faut formuler vïrâma- 
paro varnafy « (est appelé avasâna) le phonème qui succède 
à une cessation ». D'autre part la samhitâ est glosée sabdà- 
virâma M: I 4 109 après vt. 6 « non cessation de mot » 
(et M. ajoute plus loin « de sens »). v° désigne la a pause » 
elle-même, = P. avasâna, C. VI 4 149 Kt. II 3 62, 64 S. 
I 1 68 H. I 3 51. 

virodha « contradiction » interne, not. entre deux 
règles M. (glosant vipratisedha d'un vt.) K. I 4 2 VII 1 88 
PI. 3 12, 55 1. 

vilambita « ralenti » M. (vt.), dit d'un tempo, v. 
druta. 

vilinga mots « de genre divers ». H. III 1 142 ; « ayant 
une relation distincte » M., glosé vyadhikarana Pr. 

vivaksâ « intention de parler, d'exprimer » M., l'un 
des principes qui commandent l'emploi de telle forme. 
Dans les commentaires tardifs (le mouvement s 'amorçant 
dès M.), il est enseigné que certaines formes doivent leur 
origine à l'intention qu'a eue le sujet d'exprimer une si- 
gnification donnée : si elles semblent incorrectes, ce cri- 
tère de l'intention épargnera de leur appliquer la règle 
qui les condamne. Généralisant cette pratique, N. I 1 16 
DV. I 3 36 et 40 II 4 62 III 1 26 III 3 139 VI 3 25 posent 
que « ce n'est pas l'état de fait (vastutahsattâ) qui est la 
cause essentielle (des opérations), mais l'intention » ; vi- 
vaksâdhïnâ sabdavyutpattih DV. II 2 8 « l'analyse des mots 
est fonction de l'intention », et cf. les pbh. analogues vi- 



- 284 - 

vaksâtah kârakâni SKÂbh. I 2 63 ou t>° kârakâvasâyah C- 
pbh. 69 « les relations casuelles dépendent de la v° », vi- 
vaksâvyâpter istâvasâyah C.-pbh. 68. D'après DV. I 3 36 
l'indice révélateur de ces pbh. réside dans la présence d'un 
affixe * san ' II 4 21 (que supprime de fait C. II 2 68). Déjà 
M. soumet à la v° l'emploi du pronom pluriel (au sens 
du duel ou du sing.) I 2 59 en tant que svatantra ; c'est la 
v° qui fait qu'on dit pràsâdïyam dâra et qu'on ne dit pas 
pràsâdïyo devadattah VI 16, passage où M. distingue une 
laukiki et une prâyoktrï v° (v. prayoktr) ; enfin M. pose 
plusieurs fois iti au sens de t>°, avec la formule itikarano 
vivaksârthah (v. iti), ce qui revient à dire que la règle 
où figure iti a son application limitée ; cet iti est précisé 
BhV. II 2 27 en laukika . Dans les vr. la d° sert pratique- 
ment à légitimer toutes dérogations : si la voix active est 
attestée dans vininyur enam guravah malgré I 3 36, c'est 
d'après DV. ad loc. parce qu'il n'y a pas eu intention d'ex- 
primer Vâcâryakarana qui entraîne la voix moyenne ; si 
l'on a akârayat au sens à'akarot, c'est d'après DV. III 1 
26 que la relation causative existe en fonction de la v°, 
qu'elle n'est donc pas nécessairement signifiée. 

vivaksanïya BhV. II 3 51 DV. III 1 26 ; vivaksita 
« soumis à l'intention » M. (vt.), pratiquement « à 
l'usage » ; aussi « représentant l'intention » du sujet par- 
lant : ainsi les organes des sens sont parfois représentés 
comme svatantra et notés par le pluriel (« ces yeux miens 
voient bien »), parfois paratantra et notés par le sing. ou 
le duel (« je vois bien de cet œil ») M. I 2 59 ; vivaksyate 
K. I 4 54 GV. I 3 3 DV. I 2 60. 

vivâra « aperture » des phonèmes M., opp. à samvâra 
et marquée par une « extension (yikâsa Nâg.) de l'orifice 
du larynx » : c'est la caractéristique not. des occlusives 
sourdes, vivârayati = vikâsayaty âsyam Pr. ad Si. I vt. 1. 

vivrta « ouvert » M. (vt.), caractéristique des occlusives 
sourdes M. I 1 9 vt. 2 ; des voyelles et spirantes M. I 1 10 
vt. 3 PS. 21. Toutefois, en ce qui concerne a bref, le carac- 



- 285 - 

tère v° vaut seulement pour l'enseignement (de façon à 
maintenir la correspondance avec â), non dans l'usage 
réel où il est fermé, cf. VIII 4 68 et M. : spéculations sur 
ce su. final de l'Astâdhyâyî Ludwig SB. bôhm. Ak. 1894 
u° 5 ; récemment, Breloer ZII. VII p. 132 Thieme Pân. a. 
Veda p. 118. Selon Si. III-IV vt. 10 Va des diphtongues 
est plus ouvert qu'un autre a, et de même l'i et l'u des 
diphtongues ; d'après N. I p. S ai au sont plus ouverts que 
e o, et à l'est plus encore que ai au. — vivr- (°vrnotî) SK. 
12. 

vivibhakti « ayant des désinences distinctes » M. 

Vivrtti « hiatus » PS. 14, 24. 

visis- (°sisyate) « être spécifié » M., faire l'objet d'une 
spécification, d'une indication spéciale ; °sinasti M. I 3 1 
vt. 7 dit du préverbe qui « détermine » l'action verbale ; 
°éesayati « faire en sorte que soit spécifié » M. : asati 
niyame kârriacâra ekayâ sasthyânekam visesayitum M. I 1 
49 après vt. 4 « lorsqu'il n'y a pas de règle restrictive, il 
est laissé à l'arbitraire que plus d'un objet soit spécifié 
(déterminé) par un seul génitif », ex. devadattasya putrah 
pânih kambalah ; karmadibhir ekatvâdin viéesayisyâmah 
M. I 4 21 init. « nous poserons que les notions de singu- 
lier etc. sont spécifiées par celles de relation casuelle d'ob- 
jet etc. » 

visista « comportant une spécification, spécifié, diffé- 
rencié » (quant à, instr. ou ifc.) P. dans nan° II 1 60 « (mot 
semblable à un autre, mais) différencié par (la présence de 
la négation) a(n) » ; svarite y a udàttah so 'nyena viêistah 
M. I 2 33 <( le ton aigu contenu dans le svarita est teinté 
[uparakta Pr.] d'anudàtta ». Le mot purusa- est v° par le 
mot râjan- dans râjapurusa- M. II 2 6. Sans régime, 
v° bes <( particulier, de l'ordre du particulier » opp. à sâmâ- 
nya M., q. v. ; aussi « différent » P. dans Hihga mots « à 
genre différent » — bhinnalinga K.. II 4 7. Le terme s'oppose 



à samghâta, not. dans l'expression "grahana, et désigne une 
teneur consistant en un phonème «. particulier » ( m varna- 
grahanà) : ainsi, à propos de VII 3 50 la question se pose 
si la teneur thasya doit être entendue comme th (°grahana) 
ou comme tha (samghâtagrahanà) . M. I 1 61 vt. 4 postule 
un °nirdesa « énoncé spécial » pour les mots kamsïya-, 
parasavya. 

visesa « différence » spécifique entre deux mots P. ; 
aussi dans l'expression °vacana « terme particulier » P. ou 
« terme qui particularise (le terme général, appelé sâmâ- 
nyavacanà) » : ainsi agne est sâmânya, grhapate est v° VIÎI 

1 73 sq. Plus gén. « différence » entre deux règles, etc. M. 
(vt.), ainsi dans la locution kas câtra visesah M. « quelle 
est la différence entre ces (deux interprétations) ? ». « Spé- 
cification », not. sous la forme adverbiale visesena « dans 
l'ordre du particulier » (opp. à sârriânyena), « à titre parti- 
culier, de façon spéciale, privilégiée » : la notion prise vise- 
sena sert à définir Vapavâda Pasp. p. 6 6. abhinirvrtta- 
syârthasyopasargena visesah sakyo vaktum M. II 2 19 vt. 

2 « pour un sens (déjà) produit il est loisible de formuler 
une spécification au moyen d'un préverbe ». Cf. sâmânya, 
atidis-, alaksana, bâdhaka, a ; pour le composé visesâ- 
peksa v. sâmânya . 

visesaka « déterminant » M. (kâr.) : le mot râjan- est 
v° dans râjapurusa- M. II 2 6 : sabdo yena yena vîsesenâ- 
bhisambadhyate tasya tasya visesako bhavati a un mot 
détermine toujours l'élément avec lequel il est en con- 
nexion particulière » M. I 1 23 vt. 4. « Spécifiant » : 
avayave krtam lingam samudâyasya visesakam bhavati M. 
I 3 62 vt. 5 « le signe pratiqué dans le membre est spéci- 
ficateur pour la totalité » : ainsi une marque faite à l'oreille 
d'une vache est v° pour la vache. 

viéesana « déterminant » (grammatical) P., pratique- 
ment adjectif en fonction d'épithète : ainsi nlla- dans 
nîlotpala- formé selon II 1 57 (su. qui forme des °samâsa 
K. VI 2 6 sq. « composés de détermination ») ou bien citra- 
dans citragu- formé selon II 2 35. K. glose par bhedaka. 



- À*é - 

Le terme désigne éventuellement aussi un substantif ap- 
posé qui en spécifie un a. itre, ainsi rârno jâmadagnyah cité 
K. I 2 57 ; un génitif « déterminatif » tel que devadattasya 
(gurukulam) M. II 1 1, un préfixe tel que ud dans udruja- 
M. I 4 80 fin. Le mot s'oppose à visesya. La viêesana- 
sasthï M. VI 4 1 vt. 4 est le génitif qui est en connexion 
de détermination avec un autre nom, ainsi neh dans la 
teneur I 3 17, padasya VIII 1 16 (« appartenant à un 
mot ») ; comprise comme °sasthï la teneur pyâyah VI 1 
28 signifiera donc « (l'élément ' yan ') qui appartient à la 
racine pyây- » et sera l'indice révélant qu'il n'y a pas de 
samprasârana pour n'importe quel ' yan '. 

visesya « (ce) qui est à déterminer » P., déterminé 
(grammatical), pratiquement substantif : glosé bhedya K. 
II 1 57, ainsi utpala- dans nïlotpala-. K. II 2 36 III 4 1 parle 
de la « relation entre visesana et v° » visesanavisesyabhava. 

visama « erroné, contenant un vice » M., épithète 
d'upanyâsa, q. v. 

visaya « domaine » d'un emploi, au sens de domaine 
propre, exclusif ; ifc. dajis strïvisaya P. mot « dont le do- 
maine est le féminin » = n'ayant pas de masculin cor- 
respondant, cf. la glose ananyatrabhâve N. IV 1 63, 2 66 
K. IV 2 125 et la note de Kielhorn ad Phitsû. I 5. « Do- 
maine » en général IV 2 52, où K. donne les acceptions du 
mot. Spéc. « domaine » d'application d'une règle et « for- 
mes tombant dans ce domaine », v. prakalpya et utsarga. 
Ainsi le chandas constitue un v° (cf. la paraphrase chandasi 
visaye K. passim) et de même la samjnâ ou la samhitâ. 

°visayibhâva « relation entre un objet et une chose 
ayant un objet » : l'expression chez Pr. VI 4 104 vt. 2 dé- 
signe un état où l'objet d'une opération a lui-même un ob- 
jet (dans une seule et même règle) : ainsi dans la formation 
d'*akârita-tarâm, si la désinence -ta, objet d'une opération 
d'amuissement était comprise comme ayant pour objet 
l'amuissement du suffixe -tara- (par rapport à quoi son 



- 283 - 

propre amuissement est présumé asiddha), il s'ensuit 
qu'on aurait l 'amuissement conjoint de -ta et de -tarâm. 

°saptamî « locatif (dans un énoncé) désignant le do- 
maine » M., i. e. locatif selon I 4 45 opp. à paramptamTi 
q. v. L'expression est attestée aussi PL 24 4, 37 12, 74 13, 
96 1, 111 13. Ainsi la teneur aci IV 1 90 (89) « dans le 
domaine d'une voyelle » signifie : là où un élément à 
voyelle initiale est ajouté à quelque moment que ce soit 
de la formation ; ârdhadhâtuke selon N. III 1 31 étant une 
v° t l'option donnée audit su. s'applique à la production 
de l'affîxe ~âya-, non à la suppression de -âya- une fois 
produit : on a donc le choix entre gopâyâ- et gupti-, on 
ne peut former ni ^gopâ ni *gopâti-. La notion de v° 
exclut la relation de séquence temporelle dans la formation 
des mots et permet ainsi d'expliquer certains processus 
plus aisément que la parasaptamî. 

visayârtha teneur « servant à (restreindre) le domaine » 
d'application d'une règle M. (vt.) : telle est la teneur tatra 
III 1 92 vt. 6. 

visamdhi « absence de samdhi » Durgas. ad Kt. I 2 
15 : ainsi dans les règles e ay Kt. 12 sqq. 

visarga n. techn. des grammairiens tardifs (depuis 
H. I 1 9, 3 53 et 58 S\ 124 SK. 927) pour le suiv. 

visarjanlya n. techn. (propr. « servant à noter une li- 
bération, un échappement ») du souffle (sourd) substitué 
en fin de mot à -r et à ' ru ' et noté (iP. ; le mot est ana- 
lysé par visrjyatc Durgas. ad Kt. I 1 16, c'est-à-dire vira- 
Myate, parair varnair na sambadhyate. visrsta au sens de 
visarjanïya Kt. II 5 29 III 8 2. 

Tispasta « clair » K. : telle teneur, qui apparaît sans 
valeur didactique, est en effet °artha K. VI 4 121, 145, 156 
N. III 2 61 Pr. II 1 57 vt. 2 ou vispastlkaranârtha K. VIII 
4 12 : ainsi l'énoncé ' thaï ' VI 4 121, car la règle en tout 



- 289 - 

^tat de cause n'était applicable qu'à la désinence -tha. vis- 
pastyate PM. VI 1 103 

visvara « mauvais accent, faute d'accent » BhV. I 2 
28. 

vihan- {"hanyate) a être aboli, annulé » M. (kàr.), dit 
de la cause d'une opération donnée : yaèya laskanântarena 
nimittam vihanyate na tad anityam M. III 2 3 après vt. 2. 
« l'élément dont la cause (après qu'a eu pris effet une au- 
tre opération simultanément applicable) serait annulée par 
une autre règle n'est pas pour autant exempt de néces- 
sité ». Cet axiome forme la pbh. 47 et cf. la pbh. 48. 
Exemple : la règle VI 1 15 enseigne -u- substitut de -«u- 
pour former ûdha- et la règle VI 3 112 enseigne -o- substi- 
tut de Y -a- de vah- ; le substitut de -u- étant opéré, la 
cause de la substitution de -o-, i. e. -a- radical, devrait 
être abolie par VI 1 108 ; néanmoins -o- est nécessaire 
parce qu'il s'applique avant et après la substitution de 
-u- à -v-. 

vihita « prescrit » M. (vt.), qui a fait l'objet d'un vi- 
dhi. Cf. grahana. 

Vïpsâ « action distributive » P., exprimée par la réi- 
tération d'un mot : purusah puruso nidhanam upaiti « tout 
homme va à la mort », ou vrksam vrksam prati sincati 
« il arrose arbre après arbre ». Le terme est glosé K. VIII 
1 4 « désir du sujet ayant pour domaine spécial de traver- 
ser l'objet (vy-âp-) simultanément avec des actions ou des 
qualités ». 

Vrt (vartate) « valoir, être valable » M., dit not. d'un 
su. ou élément de su. qui « court » dans le su. suivant, 
ainsi garhàyâm III 3 142 reste valable (vartate) dans 143 
(K.) ; « être au sens de », dit d'un mot M. ; caus. <c faire 
valoir » tel mot en tel sens M. 

19 



- 290 - 

vrt « fin » (nom-racine à suffixe ' kvip ' d'après Mâdh.- 
Dhvr.) : le terme désigne dans le dhp. la fin des gana ou 
des sous-gana coïncidant avec quelque enseignement du 
sûtrapâtha : ainsi les pvâdi (n° 2 à 32) du g. kryâdi : cf. 
K. VII 3 80, 4 75 SK. 2352, 2522 (avrtkrta) DhPrad. VI fin. 
etc. ; se dit aussi d'une fin de gana nominal Durgas. ad 
Kt. II 1 25. 

vrtta mot, forme « employé au sens de » M. (kâr.) :. 
xamudâyesu vrttâh sabdâ avayavesv api variante M. II 2 6 
init. « les mots désignant des totalités désignent aussi des 
portions », ex. tailam bhuktam, ghrtam bhuktam. Glosé 
prayoga Pr. 13 9 fin. « Qui a eu lieu » M. (vt.), dit d'une 
opération et opp. à prâg vrtteh « avant la mise en œuvre » 
de l'opération : ainsi M. I 2 51 init. et cf. avidhi. Plus 
spéc. u effectué », c'est-à-dire « mis sous forme de com- 
posé ou de dérivé » (v. vrtti). « Terminé » (cf. vrt) SK. 
2421, 2522, 2542, dit d'un gana. « Formé sur la base de » 
P. dans kim° et yad°, q. v. Enfin « usage » (glosé prayoga 
Pr.) M. 139 vt. 15. 

vrtti a signification » d'un mot M., K. II 1 49 V 3 28. 
« Glose littérale » (par opp. à bhâsya) M,, 'K. IV 3 108 ; dit 
not. de la Kâsikâ qui est la v° par excellence, et cf. eka°. 
« Validité » M. dans sambandhavrtti (q. v.) où l'expres- 
sion complète est sambandhânuvrtti. « Teneur » d'une 
règle PI. 4 3. a Mode, tempo » de prononciation M. (vt.), 
divisé en druta, vilambita et madhyama, v. ces mots. 

« Fonction » grammaticale, en tant que produisant un 
sens M. (vt.) ; dans l'expression vrttisamavâya de la Pasp. 
vt. 15, le mot v° est glosé par M. même <( application (des 
règles) de la grammaire » sâstrapravrtti ; il est glosé 
pravrtti ailleurs encore, ainsi Pr. II 4 85 fin. Il y a cinq 
v° d'après SK. chap. XXII init. (qui définit ici le mot, à la 
suite de M. 111 après vt. 4, par parârthâbhidhâna « ex- 
pression d'un sens autre [que le sens des éléments origi- 
naux] ») : dérivation primaire ; dérivation secondaire ; 
composition ; ekasesa ; dérivation déverbative. Pratique- 
ment v° équivaut à « (mise en) composé » K. I 1 33 II 1 34, 



— 291 - 

40 (et cf. H. I 1 25) ; aussi à « expression synthétique » 
par opp. à vâkya « expression analytique » M. IV 1 82 
vt. 3 ; cf. jahatsvârtha. Exemples : samâsataddhitânâm 
vrttir vibhàsâ vrttivisaye nityo 'pavâdah M. II 1 18 vt. 2 
« la formation par composés et dérivés secondaires est fa- 
cultative ; dans le domaine desdites formations une règle 
entravante est de validité nécessaire ». kârriacârah prayok- 
tuh prâg vrtter ye lingasamkhye te atidestum vrttasya va ye 
lingasamkhye te M. I 2 51 init. « il est laissé à la liberté 
du sujet soit de transférer genre et nombre avant de for- 
mer l'af fixation, soit de poser genre et nombre une fois 
l'affîxation produite ». savisesanânâm vrttir na vrttasya 
va visesanam na prayujyate M. II 1 1 init. « on n'emploie 
pas de forme composée dans le cas de mots pourvus d'un 
déterminant, ou bien pas de déterminant dans le cas d'une 
forme composée » : principe auquel contrevient par ex. 
devadattasya gurukulam « la famille du maître de D. » 

Vrddiia (« accru ») « qui comporte une vrddhi » 
grammaticale P. : défini I 1 73 comme la forme dont la 
première voyelle a la vrddhi, c'est-à-dire est â ai au ; il 
s'agit donc de la vrddhi secondaire qu'on a par ex. dans 
daivadatta- tiré de devadatta-. 

Nom du descendant à partir du petit-fils et forme le 
désignant P., soit un autre n. de gotra (v. ce mot, ainsi 
que yuvanj. D'après K. I 2 65 v° est le n. que donnaient 
les anciens maîtres à la notion de gotra, cf. M. I 2 68 init. 
pûrvasùtre gotrasya vrddham iti samjfiâ kriyate ; K. 1. c. 
et IV 1 166 N. IV 1 113 Pr. I 2 68 init. citent le su. en 
question sous la forme apatyam antarhitam vrddham « on 
appelle v° le descendant (de l'aïeul) caché (par le fils) ». 
Au sens pur et simple de gotra J. III 1 78 S. I 1 14 H. VI 1 2. 

vrddhi (a accroissement ») n. techn. désignant selon I 
1 1 les voyelles â ai et au en tant que substituts (selon 3) 
des voyelles du groupe * ik ' (i u r l et les longues corres- 
pondantes) en des cas déterminés. Le domaine de la substi- 
tution de v° est celui des ïû. VII 2 1 sqq., 2 114 sqq., 3 1 



292 



sqq. ; des prohibitions générales sont formulées I 1 4 sqq. 

vrddhimant « possédant une t>° » ou « qui est cause 
d'une v° » M. 

vet « (forme comportant) un accrément * it ' facultatif » 
S. 777, 784. 

vaikalpika « qui provient d'une option » PI. 32 5, 45 
9 SK. 3389, 3574. 

vaicitryârtha « fait en vue de (produire de) la va- 
riété » K. I 2 35 III 3 96 IV 1 148, 153, 160 BhV. IV 3 57 
V 2 11 : dit de certains énoncés qui ne s'expliquent pas 
logiquement, né cadrent pas avec l'usage normal de P. ou 
paraissent superflus, ainsi selon K. IV 1 153 le nom des 
àcârya (udïcâm audit su.) ; le terme sert aussi à gloser 
bahulam. Cf. vicitra. 

vaidika « appartenant à la langue védique » M. (sur- 
tout dans la Pasp.) (vt.) opp. à laukika et glosé êrutyupani- 
baddha Pr. I p. 8 7 « fondé sur les textes révélés ». 

vaibhakta « appartenant à une désinence » casuelle 

M. (vt.) 

vaiyadhikaranyà « disparité de référence » à l'ac- 
tion verbale de deux mots d'une même phrase Pr. II 4 1 
vt. 1 PI. 114 16 DV. III 2 1 : le v° est interdit dans un 
bahuvrlhi par M. II 2 24 vt. 10 (en sorte que par ex. on 
ne peut former en bahuvrïhi la locution pancabhir bhuktam 
asya mets «• dont il a été mangé par cinq personnes ») ; cf. 
toutefois les dérogations BhV. ibid. (urasilomân-) Pr. vt. 
12. 

vaiyarthya « superfluité » dans une teneur, soit 
réelle, soit assumée pour les besoins d'un raisonnement : 
N. I 1 7 PI. 6 1, 9 12, 30 15, 62 14 DV. VII 3 101 SK. 2564. 



— 293 — 

vaisistya « fait que (tel élément) possède (telle) parti- 
cularité » PI. 10 6. 



vaisamya « inégalité i 
tion membre à membre M. 
tion du pbh. su. I 3 10, v. 



> numérique dans une corréla- 
(vt.) : le v° empêche l'applica- 
anudeêa. 



vaisayika suffixe « exprimant le domaine » M., c'est- 
à-dire produit par le su. visayo deêe IV 2 52 et les suiv., 
ex. êaiba- au sens de êibïnâm visayah. Valeur locative 
« désignant le domaine » M. VI 1 72, l'une des trois divi- 
sions de Vadhikarana. 



vyakta « exprimé individuellement » M. I 1 57 init. : 
il y a vyaktâbhidhâna dans le vàkya (q. v.) M. II 1 1 après 
vt. 1. 

vyakti « manifestation ou forme individuelle » M. (un 
ex.) : opp. à jâti (à âkrti K. VII 2 84) ou à dravya et glosé 
vyajyanta àbhih N. IV 1 3 (qui met le mot en relation avec 
vyanjaka). Ainsi le mot brahmana- comme v° note un 
brahmane particulier, comme jâti un brahmane en géné- 
ral ; en tant que v° l'élément vâc- du dénominatif vàeyati 
sera distinct de la racine générale vac- DV. VI 1 15 ; au 
sens de jâti on dit yavah, au sens de v° yavâh CV. II 2 87. 
Pr. I p. 6 8 distingue les vues du jâtivàdin et du °vâdîn 
et cf. jâtipaksa. Le sens laukika du terme est prâdurbhâva 
« manifestation » N. I 2 51. Le °rùrdesa K. VII 2 84 est un 
« énoncé (contenant un â) pris individuellement » (non l'a 
générique qui englobe arh). Le mot eka- exprime une seule 
manifestation d'action (kriyâ°) N. V 4 17. 

« Genre » grammatical M. I 2 52 vt. 3 : d'après K. I 2 
51 c'est une expression des « anciens maîtres » pour dire 
linga. 

vyangya « ce} qui doit être manifesté par » K. IV 1 3 VI 
2 4 où N. glose dyotya ; v. sphota. vyanjaka, v. aussi 
sphota. 

vyafijana (« [instrument de] manifestation » ?) « con- 



- 294 - 

.sonne » M. (vt.) : svayam râjante svarâ anvag bhavati vyan- 
janam M. I 2 30 init. « les voyelles brillent par elles-mê- 
mes, la consonne va à la suite (de la voyelle) » = aiiu- 
gacchati Pr., qui glose ibid. le mot v° par vividham gam^^ 
svaravidhau vyafijanam avidyamânavad bhavati M. I 1 57 
init. pbh. 79 <* dans une prescription d'accent, une con- 
sonne est comme si elle n'existait pas » : ainsi IV 2 44 en- 
seigne que ' an ' s'attache à un thème commençant par un 
anudâtta : l'observation vaut pour le mot kapota-, la con- 
sonne initiale ne comptant pas. 

vyatikara « confusion » de formes M., causée par la 
mauvaise interprétation dune règle. 

vyatirikta « qui subit un excédent, un surplus » M. : 
ainsi le « sens du thème » (l'une des valeurs définissant le 
nominatif) est v° dans l'expression vïrah purusah « un 
homme (qui est) un héros » M. II 3 46 vt. 1, où est noté le 
vlratva qui existe dans l'homme ; Nâg. glose atiriktenâr- 
thena vïsistah. « Dépassé, exclu », dit d'une signification 
M. dans a° = « valable ». « Distinct de, autre que » ifc. 
K. II 3 50. 

vyatireka « excédent, surplus » M. (vt.), glosé àdhikya 
N. II 3 50 : ainsi le gunin (pata) présente un v° par rap- 
part au guna dans patasya suklam « le blanc de l'étoffe », 
alors qu'il y a absence de v° (a ) dans suklah (patah) 
M. V 2 94 vt. 3 sq. (na guno guninam vyabhicamti) , ce 
qui revient à dire « non différence, relation attributive ». 
« Absence » M. (vt.), glosé « aperception du sens bien que 
le mot fasse défaut » Pr. I 2 45 vt. 9 v. anvaya et cf. PI. 
14 3 °kalpita sens « qui est présumé faire défaut ». « Fait 
de ne pas tenir compte de » PI. 39 15. « Disparité » M. 
(Pasp.) 

yyatihâra M. (kâr.) v. karma . 

vyatyaya « transposition » des af fixes verbaux P.,, 



- 295 - 

propre au Veda. K. III 1 85 commente : transgression des 
règles, interversion, règle appliquée à un domaine autre 
(que le sien propre), fait d'avoir deux affixes à la fois ou 
pas du tout. M. ibid. distingue un v° des désinences, des 
phonèmes, du genre, du temps, de la personne, de la voix. 

vyadhikarana formes « attestant une disparité dans 
la référence à l'action verbale » M., ainsi entre râjan- et 
putra- dans râjnah putrah ; opp. à samànâdhikarana et v. 
vaiyadhikaranya. 

vyapakarsa « exception » M. (vt.), glosé apavâda. 

vyapadis- (°disyate) « être dénommé, désigné » M. : 
kadâcid guninâ guno vyapadisyate : patasya sukla iti M. 
V 1 59 après vt. 4 « parfois la qualité est désignée par l'ob- 
jet portant la qualité, ainsi dans ' le blanc de l'étoffe ' ». 

vyapadesa « dénomination » (technique) M., plus large 
que la samjrïâ ; aussi désignation d'une chose dans un 
énoncé : ainsi pada constitue un v° (en ce que, précise Pr. 
I 1 21 vt. 5, le mot sert à désigner d'autres mots). Le 
terme est analysé « dénomination éminente, (donnée à un 
mot ou une notion) pour une raison déterminée » nimitta- 
sadbhâvâd visisto 'padeéah, mukhyo vyavahârah PI. 27 9, 
visistakathana BhV. I 1 21 vr. — yo dvayoh sasthïnir- 
distayoh prasange bhavati labhate 'sâv anyatarato vyapa- 
deêam M. I 1 51 vt. 7 « ce qui prend la place de deux élé- 
ments énoncés au génitif reçoit sa désignation de l'un des 
deux côtés ». « Interprétation » M. I 1 9 vt. 2. 

vyapadeéivadbhâva « fait que (tel mot est traité) comme 
s'il avait reçu une désignation spéciale » M. (vt.). Les pa~ 
câdi sont vyapadesin en ce qu'ils portent le vyapadesa de 
dhâtu, les kandvâdi sont vyapadesivat en ce qu'ils se com- 
portent comme, des pacâdi Pr. III 1 91 vt. 11. vyapadeêivad 
ckasmin pbh. 30 M. I 1 21 vt. 2 « (une opération affectant) 
quelque chose en raison d'une désignation spéciale qui s'y 
attache affecte pareillement ce qui se trouve seul (et n a pas 



— 296 — 

cette désignation) » : ainsi daksa- reçoit la désignation 
adanta « terminé par -a- ». et la règle IV 1 95 s'y applique, 
mais le thème a- ne devrait pas s'appeler adanta puisque 
-a- s'y trouve seul : la pbh. en question permettra d'appli- 
quer IV 1 95 à ce thème.. De même la racine i- se redouble 
selon VI 1 1 bien qu'elle ne comporte pas de « première » 
portion (M. vt. 2). Mais on pourrait croire en vertu de cette 
pbh. que le mot sûtra- seul peut signifier « qui se termine 
pan le mot sûtra- » et que par suite IV 2 60 enseignant que 
le suffixe ' thak ' s'attache à un thème terminé par le mot 
sûtra- s'applique à sûtra- seul : la pbh. 32 l'empêche. 
vyapadeêya « qui est à désigner » M. 

vyapavarga « division » à l'intérieur d'un phonème 
M. (Si. III-IV vt. 9), à savoir dans une diphtongue. Plus 
gén. « division >a dans une notion, « séparation » dans une 
forme M. (vt.), not. entre deux éléments joints par ekàdeéa ; 
« délimitation » iK. VII 1 80. vyapavrkta « séparé » M. 
(Si. 1. c), dit d'un phonème qui existe à l'état indépen- 
dant, non pas seulement comme partie d'un autre ; 
« achevé » M. II 1 24 fin. (glosé sarvâtmanâ nisthitah Pr.)' - 
ainsi bhukta- désigne l'achèvement dans bhukta odanah 
par opp. à bhukta odanam « qui mange la bouillie ». 

vyapeksâ « référence mutuelle, relation (de sens) » 
d'un mot avec un autre M. (vt.), not. pour définir le sS- 
marthya M. II 1 1 init. VIII 3 44 : ainsi il y a v° entre 
râjan- et purusa- dans râjnah purusah M. II 1 1 vt. 4, 
entre sarpis et karoti par opp. à la séquence tisthatu sar- 
pihj I piba tvam udakam K. VIII 3 44. La v° est applicable 
aux membres d'un composé, à la relation thème-désinen- 
ces, au parângavattva. Elle est pratiyoginam prati M. II 
1 69 vt. 6, existant « en fonction d'un élément corrélatif ». 

vyapetârtha teneur « visant (à noter que la forme 
qu'elle enseigne vaut même lorsqu'il y a) séparation » M. 
(vt.) : la teneur svâpi VII 4 6T montre que le samprasârana 






— 297 — 

au redoublement vaut aussi quand un affixe causant le re- 
doublement « sépare » la forme, ainsi dans susoâpayisati 
M. vt. 1. 

vyabhicar- (°carati) « dépasser, déborder » M. : ainsi 
dans adhyeti la racine ne « dépasse » pas le préverbe, c'est 
le préverbe qui la dépasse M. I 3 1 vt. 7. Le bahuvrïhi 
« dépasse » nombre et genre du dernier membre M. II 2 24 
vt. 9. 

vyabhicar a « dépassement » d'un état nitya M. (une fois), 
dépassement noté par la teneur vibhâsâ ; « fait que (les con- 
ditions d'une règle antérieure) sont dépassées (par une rè- 
gle nouvelle) » K. : l'expression sert not. à gloser la teneur 
bahulam K III 3 108 ou ca K. III 3 19 ou à définir, le chan- 
das K. IV 4 110 ; bahulam et api sont sarvopâdhivyabhi- 
cârârtha (v. upâdhi) ou simplement abhicâre cf. Pr. II 1 1 
après vt. 1, ils montrent que l'usage « va au-delà » des li- 
mitations enseignées. L'énoncé en -vat est également °artha 
DV, II 4 26. Cf. encore K. II 2 16 IV 4 66 (où le mot pré- 
cédé d'a(n) priv. glose niyoga « obligation ») VIII 2 72. 
Fait qu'une forme « a cessé d'exister » PI. 21 13, qu'une 
règle <( est négligée » en tel cas 54 11. 

vyabhicârin « qui dépasse » (la connotation du mem- 
bre apposé) S. II 1 58, dit du viêesana composé avec le 
viêesya dans riïlotpala-, en regard de l'apposition taksakah 
sarpah ; °câritva « fait qu'(une règle) est dépassée, outre- 
passée » ou qu'une forme « est non fixée » K. IV 4 118 
VIII 1 65 : glosé anavasthita N. ; ^cârita pbh. « qu'on aban- 
donne » (dans l'interprétation d'une règle donnée) PL 96 
17. 

vyartha « superflu » PL 61 13, dit d'une teneur DV. 
II 1 1. Mot <( ayant des sens différents » M. (vt.) : glosé vi~ 
bhinnârtha. 

vyavadhâna « séparation » entre deux phonè- 



- 29S - 

mes, etc. M. (kâr.), dit d'un phonème ou d'un mot qui 
vient dans l'intervalle entre deux phonèmes ou mots : le 
v° est la caractéristique de la forme analytique opp. au 
samàsa M. Iî 1 1 vt. 1, par ex. le mot rddha- forme v° dans 
l'expression râjna rddhasya purusah, qui ne peut se tour- 
ner en un composé. Le terme glose vyavâya* des vt. 

vyavadhâyaka phonème « qui sépare, qui forme sépa- 
ration )> M. : atajjâi&yakam vyavadhâyakam bhavati M. I 1 
7 vt. 8 « ce qui appartient à une autre espèce est séparant ». 
Cf. vyavahita. 

vyavasthâ « fait d'être restreint, limité » M. (vt.), 
par opp. à niyama qui signifie « restriction » au sens ac- 
tif : il est dit ainsi d'une teneur qu'elle est °artha K. VIII 
1 65 et M., qu'elle « vise à ce que (l'emploi d'un mot) soit 
délimité ». Plus spéc. « délimitation opérée suivant les cas 
particuliers », c'est-à-dire délimitation d'une opération tan- 
tôt comme nécessaire, tantôt comme optionnelle (cf. PI. 
101 5, 105 17). Ainsi la vibhâsâ de l'ekaêruti védique I 2 
36 comporte une v° d'après SiK. 3665 (et cf. K.) en ce sens 
qu'on y distingue a) l'accentuation normale pour la 
Samhitâ b) la monotonie pour le Brâhmana des Bahvrca 
c) des variations selon les traditions particulières. Le mot 
est analysé vîéiste visaye 'vasthâ et cf. vyavasthita ci-après. 
Ailleurs il signifie simplement « décision, fait de fixer » 
une interprétation, ainsi dans les formules de M. evam esâ 
v° na prakalpate, istâ v° na prakalpeta ; « fait d'adopter 
telle vue, de recourir à une pbh. » PI. 63 6, 70 11. Le terme 
glose âdi chez M. au sens d' « usage fixé » : ainsi dans 
prsodarâdi VI 3 109 : ceci signifie que seuls sont considérés 
comme corrects les mots « fixés » par le vâritikakâra et 
autres grammairiens, en sorte que la teneur contiguë ya- 
thopadistam devient superflue (Nâg. ad loc). Enfin v° si- 
gnifie « voix » dans pada° PrKaum. II p. 392, dans âtmane- 
pada° et paras maipada Bâlam. début et fin des chap. XVIII 
et XIX, cf. Liebich Pan. p. 82. Chez P. (un ex.) « spé- 
cification d'un point déterminé » relativement auquel on 



- 299 - 

décrit tel nom (K. I 1 34) : ainsi daksina- « situé au Sud » 
(dit de Vârânasî par rapport au Himalaya). Cf. a°. 

vyavasthà- (°tisthate) « être délimité selon les cas parti- 
culiers » K. II 4 31 ; caus. K. .VI 4 1 ; caus. pass. M. 

vyavasthàpaka pbh. « qui décide » si telle opération 
prend place ou non PI. 5 3, 80 15, 91 1, 96 12 ; vyavas- 
thàpayitavya K. IV 1 18. 

vyavasthitavibhâsâ « option qui est (non indéterminée 
comme la généralité des vibhâsâ, mais) limitée pour cha- 
que cas particulier » M. (aussi °vikalpa K. I 2 36) : type 
d'option organisée de telle sorte qu'une partie de l'alter- 
native s'applique nécessairement à telles formes, une autre 
à telles autres. Les commentaires à partir de K. (références 
chez Kielhorn IA. XVI p. 251), de C. (GV. I 2 80 II 1 70 
IV 3 78), de BhV. (I 1 5, 2 59 II 3 17 V 4 154) adoptent 
souvent cette vue dont M. fait un usage encore fort rare, et 
qui leur permet de tirer des su. nombre de résultats nou- 
veaux : ainsi, l'option I 4 47 (44) étant enseignée comme 
v° par K., on aura dans certains cas l'accusatif seul avec 
abhinivU- (grâmam a ), dans d'autres le locatif seul (ka- 
lyâne ' bhiniviê-) . DV. I 4 72 explique la forme tiraskr- 
tya au sens de « relever de ses fonctions » (contraire audit 
su. qui, à la faveur de la récurrence du mot antardhau 71, 
n'autorise l'emploi comme gati de l'adverbe tiras que si 
le sens est « disparaître ») en faisant appel à la v°, en sorte 
que, quel que soit le sens, l'emploi comme gati tantôt est 
constant, tantôt fait entièrement défaut, vyavasthitavibhâ- 
sayâpi kâryâni kriyante pbh. 99 (= vyavasthitavibhâsaye- 
stasiddhih C.-pbh. 55) « les opérations optionnelles peuvent 
avoir l'^u de sorte qu'elles prennent place nécessairement 
pour telles formes, manquent nécessairement pour telles 
autres ». Durgas. ad Kt. II 6 16 III 2 15 emploie l'expres- 
sion vyavasthitavâ. 

vyavahita « séparé » M. (vt.), dit d'un mot ou ci 'un 
phonème séparé d'un autre par un élément interposé ; chez 
P., se dit des préverbes « séparés » du Veda. yena nâvya- 



- 300 - 

vadhânam tena vyavahite 'pi (vacanaprâmânyât) M. VII 3 
54 vt. 5 C.-pbh. 62 (abrégé en vyavadhâne 'pi) telle règle 
vaut « aussi quand il y a intervention d'un élément qui ne 
pouvait pas ne pas intervenir », ainsi d'après N. VII 3 54 
ledit su.- s'applique à ghàtayati où il y a intervention d'une 
portion de la racine entre h- et Taffixe ' nie ', il ne s'ap- 
plique pas à hananiyaka- où il y a intervention de l'élé- 
ment -ananïya- ; il n'est pas juste de considérer, précise 
M. après vt. 5, qu'une portion de racine forme séparation 
alors qu'un complexe (étranger) tantôt forme, tantôt ne 
forme pas séparation. 

vyavâya « séparation » par un phonème, « interposi- 
tion » P. (ifc.)i ainsi interposition de -a- dans sam-a-skarot, 
opp. à samavàya ; not. dans kâla° M. « séparation tempo- 
relle », dit de deux voyelles prononcées séparément en 
hiatus ; êabda , dit de deux voyelles séparées par des con- 
sonnes à l'intérieur d'un mot Si. I vt. 11 et Pr. ; vyavâyin 
mot désignant « ce qui est situé entre ». P., glosé vyavadhàtr 
K. ; vyaveta « séparé » (dit de mots) M. (vt.) et chez P. 
dans l'expression upasarga verbe « séparé (d'un mot exté- 
rieur) par un préverbe ». 

vyâkarana « grammaire » M. (vt.) opp. à loka « usage 
de la vie courante » et défini laksyalaksane (q. v.) Pasp. vt. 
14, laksye laksanasamudâye va, laksana eva Pr. III 1 26 
vt. 5 <c ensemble de règles sujet à illustrations » ou « règle, 
sûtra ». Le terme est analysé vyâkriyate 'nena Pasp. vt. 12 
«♦ce par quoi (les mots) sont analysés ». D'après PM. VI 3 
8 la grammaire se compose de cinq corps : racines, sûtra 
(du sûtrapâtha), gana, unâdt et vûkya. 

vyâkhyâna « interprétation » grammaticale M. (P.), 
défini Pasp. vt. 11 par : exemples, contre-exemples et élé- 
ments à suppléer du discours (fournis sous forme de para- 
phrase dans les vr. : vàkyàdhyâhâra ; Nâg. comprend aussi 
par ce mot les adhikârà) ; le terme est glosé vyàkhyâte 



— 301 — " 

nena K. IV 3 66 ; v. alaksana. vyâkhyeya dans l'expres- 
sion iti vyâkhyeyam « ainsi faut-il interpréter » K. VI 4 
123 ; dans N. passim, vyâkhyeya, glosant un vaktavya de 
K. ou de M., s'oppose à vyâkhyâna comme « chose à inter- 
préter » à « interprétation ». 

vyâp- (°âpnoti) « étendre son application à, couvrir » 
entièrement tel cas (dit d'une règle) H. 35 13 ; M. a une 
fois le pass. vyâpyate « être couvert ». Ainsi Yâdhâra est 
« couvert » ou « non couvert » par Vâdheya selon qu'il 
est mukhya ou gauna, v. ci-après s. vyâpti. P. atteste le 
participe pass. vyâpyamâne « quand le sens est celui d'une 
p é nétra tion totale », qui décrit la valeur du ' namul ' dans 
un cas comme gehânupravesam âste « il s'assied étant en- 
tré dans chaque maison » ; vyâpyamâna « pénétré par », 
i. e. « transitive » DV. II 3 2 et 12. 

vyâpaka n. d'un des trois types de valeur locative, dé- 
signant « ce qui pénètre (totalement) » M., par ex. le loc. 
de dadhi- dans dadhni sarpih Pr. « du beurre dans du 
petit-lait » ; « qui couvre entièrement » un cas Pr. VI 4 
22 init. 14 2 après vt. 21 ; « qui comporte une extension 
générale » PI. 47 12, syn. de sâmânya. 

vyâpta « couvert » par une acception M. 

vyâpti « extension, pénétration » dans °nyâya « maxime 
suivant laquelle (les formes ont) l'extension (que l'usage 
décide) » K. III 2 168 N. I 1 73, 4 54 Pr. I 2 64 init., 4 56 
DV. I 4 11 et cf. C.-pbh. 68 SD. 122. « Fait d'atteindre de 
façon entière » K. VIII 1 4, dans la définition du mot 
vïpsâ, q. v. ; dans la définition d'atyantasamyoge K. II 1 
29 (par suite, H. II 2 42 III 1 61 et S. I 3 126 emploient 
vyâpti en guise de P. atyantasamyoga) ; plus précisément 
« connexion totale d'une notion avec une action verbale » 
K. III 4 56 glosant P. vyâpyamâne (v. ci-dessus) et équi- 
valant à nityam. La v° est caractéristique de l'emploi pri- 
maire du locatif selon N. I 4 42, — celui qu'on a par ex. 
dans tilesvi tailam « l'huile dans le sésame » — par opp. à 
un emploi secondaire tel que gangâyâm, ghosah « parc 



— 302 — 

(»itué non dans le Gange, mais) aux abords du Gange », 
caractérisé par une avyâpti. Cf. avyâpti et ali°. 

vyâpya « ce qui est à couvrir » par un terme ou par 
une notion PL, 47 12, 78 1 ; mot « qui est à pénétrer » par 
un verbe = « rendu transitif par » DV. I 46 2. Le terme 
glose karman H. II 2 3, 26, 99 et figure en fonction de 
P. karman chez Cil 23, 2 1 au sens* d' « objet transitif ». 

vyâvrt- (°vûrtyate caus. pass.) « faire écarter » tel 
phénomène par tel autre K. VII 3 86 Sabdakaust. II 1 17 ; 
vyâvartya PL 59 14 ; vyâvrtti « exclusion, empêchement » 
à l'application d'une règle DV. VIII 4 65 PL 32 3, 58 11. 

vyâsraya opérations « qui reposent sur des éléments 
distincts » M. : si l'amuissement de -u- (pour former ku- 
r(ii)mas) repose sur -m- VI 4 108 sq., alors que VI 4 110 
repose sur la désinence entière -mas, ledit amuîssement est 
qualifié de v° ; s'il repose sur -mas comme VI 4 110, il 
est dit samânâsraya : le caractère v° de cet amuissement 
a pour conséquence qu'il n'est pas asiddha Pr. VI 4 22 vt. 
8, cf. B. Geiger SBW. CLX p. 33 n. 4. — Chez P. « fait 
d'être du parti de », glosé nânâpaksasamâsraya K. V 4 
48, et illustrant l'un des sens du suffixe -tas. 

vyutpad- (°padyate) « être analysé » (dit d'une forme) 
M. (unâdayo vyutpâdyante, cf. avyutpannà), K. I 2 57 VII 
3 64 VIII 3 98. 

vyutpatti « analyse » : sati sambhave vyutpattir anya- 
thâpi kartavyd, rûdher aniyamàt K. V 2 93 « l'analyse 
(d'une forme donnée) s'opère autrement encore s'il y a 
moyen, car un mot conventionnel n'est pas limité (dans 
sa formation) » : ainsi indriya- est susceptible d'autres ana- 
lyses que celles en indrasya lingam, indrena drstam 
(srstam, justam, dattam) énoncées audit su. ; anekadhâpi 
samjnâsabdânâm vyutpattir bhavati Ganaratn. 149 « l'ana- 
lyse des termes conventionnels s'effectue de manière di- 
verse ». °pakse « dans l'alternative (où tel mot est consi- 



- 303 — 

déré comme susceptible d'une) dérivation analytique » 
K. VI 4 11 VII 3 5 SK. 139, opp. à avyutpattipaksa : dans 
cette alternative le su. qui enseigne cette dérivation est 
niyamârtha : il vise à faire en sorte que des mots simi- 
laires ne puissent être formés ; dans l'alternative inverse 
il est prescriptif, vidhyartha. Le °paksa équivaut au ycnigi- 
katva cf. Kielhorn ad Phitsû. p. 4 sq. et v. avyutpanna* 
vyutpattyantara « autre dérivation » BhV. III 2 18. 

vyutpâdayitavya K. V 2 20 ; °pâdana Ganaratn. 149 ; 
Nâg. ad Phitsû. I 1 ; °pâdita K. II 1 63 Ganaratn. 149 ; 
°pâdya K. V 1 59. 

vyûha v. akrta°. 

sakti « pouvoir » de reproduire correctement un mot 
K. ad Si. II, glosé sâdhusabdoccârana N. « prononciation 
correcte d'un mot » (M. a seulement aêakti q. v.) ; plus 
gén. « pouvoir » de connotation d'un mot PI. p. 8 3 : ainsi 
K. IV 4 60, pour justifier un sens qui n'est pas donné par 
P., enseigne que cette anomalie est possible « parce que 
le pouvoir d'expression est autonome », cf. abhidhâna- 
saktisvâbhâvyât, v. svâbhâvya. « Pouvoir (casuel) du 
verbe », glosé kâraka N. II 3 7 III 4 21 : ainsi bhoktâ est 
une s dans la phrase devadatto dvyahe bhoktâ K. II 3 7 
« D. mangera dans deux jours ». Le terme s'oppose 
ici à saktimant « (mot) affecté par le pouvoir du 
verbe m agent » cf. N. III 4 26 : dans la phrase svâ- 
dumkâram bhunkte devadattah, le fait d' « adoucir » les 
aliments constitue une s°, devadattah étant saktimant. 
Enfin K. III 4 21 explique la mention samânakartrkayoh 
de P. <( en cas de deux (verbes) ayant même agent » visant 
le type bhuktvâ vrajati « il part après avoir mangé » par 
la remarque sakti saktimator bhedasyâvivaksitatvât (le fait 
d'avoir même agent) « résulte de ce qu'on n'a pas 
voulu exprimer de différence entre s° et saktimant ». — 
« Force » d'une samjfiâ PI. 3 16, d'une règle formulant 
une samjtlà 8 3.—— Chez P. « pouvoir » en général. 



— 304 - 

sabda « mot » P. M. (vt.) ; plus gén. « forme », éven- 
tuellement dit d'un affixe ou dune syllabe K. VI 2 50 iKt. 
III 2 13, 14, 36, d'un simple phonème P. VIII 3 86. artha- 
viêistaêabdah samjnï PI. 14 10 un mot « note une certaine 
forme qualifiée par (= possédant) un sens » ; arthaga- 
tyarthah sabdaprayogah M. III 1 7 fin. « l'emploi des mots 
vise à réaliser un sens (déterminé) ». Le terme est défini 
Si. I vt. 12 « place dans l'espace qui est perçue par l'ouïe, 
est susceptible d'être saisie par l'entendement et est illu- 
minée par l'emploi ». Il s'oppose parfois à apaêabda en 
tant que « forme correcte ». Ce qui est sabdâsraya « repo- 
sant sur la forme » est distingué de ce qui est arthâêraya 
« reposant sur le sens » M. : la substitution de la vrddhi 
et de -à- dans la flexion du mot go- est licite du point de 
vue de la forme ; du point de vue du sens, quand go- si- 
gnifie <( stupide ». (et en vertu de la pbh. 15) on n'attend pas 
cette substitution. 

°paravipratisedha « prohibition mutuelle (résolue par 
la prévalence, soit de l'élément) ultérieur dans le mot, soit 
d'un mot ultérieur (par rapport à un mot antérieur dans 
un énoncé) » (v. paravipraiisedha) M. (vt.), Pr. VII 2 15 
DV. VI 1 131 VII 2 68 ; opp. à êâstraparavipratisedha : 
ainsi selon DV. VI 1 131 divokas- s'obtient par le fait que 
la substitution de -v- à -u- (selon VI 1 77) devant -o- pré- 
vaut sur celle de -y- à -i- (selon le même su.) devant -u- 
(acquis par VI 1 131), l'élément -u- étant ultérieur à -i-. 
Pr. VI 1 158 vt. 12 constate que l'opération ultérieure pré- 
vaut aussi dans le cas de deux opérations instruites dans 
une même règle. 

°rûpa « forme du mot, mot en tant que forme » M. ; 
« formel » PI. 41 12, 42 20. 

°sarnjnâ « mot qui constitue un terme technique » P., 
ex. ' gha A • ghu ' ; la ê° en tant que désignant un samjnin 
n'a pas de valeur en soi, n'est pas svarûpa. 

êabdântara « autre mot » M. (vt.) : dit d'une forme 
qu'affecte un mot après une opération, et qui diffère de 
celle qu'il avait avant, v. anitya. Certains raisonnements 



. - 305 - 

consistent à poser qu'une forme difficile est un s et qu'elle 
échappe ainsi à l'application de tel su., DV. VI 1 15 N. 
VIII 4 34 BhV. V 3 83 VI 1 63. 

sâstra « traité » de grammaire M. (vt.), dit not. de 
l'Astâdhyâyï ; « règle » M. (vt.) : avayave sâstrârthasam- 
pratyayah prâpnoti M. VI 1 84 vt. 4 « l'intention de la rè- 
gle se réalise dans le membre (, non dans la totalité) » ; 
éâstrakrta M. « créé par une règle, théorique », v. ânan- 
tarya et srutikrta. 

sirasya phonème « cérébral » C.-varnasû. 16 : pro- 
noncé jihvopâgra. 

sivasûtra y. pratyâhâra(sûtra) . 

sis- (éisyate) « être de reste, subsister » M., not. dans 
ekah sisyate M. I 2 64 vt.) 3, 4 105 vt. 4 et fin. (omis Index 
de Poona) « un seul élément est de reste », dans l'analyse 
du terme ekasesa ; êista « qui subsiste », v. s. sati. 

sis ta « (ce) qui a été enseigné » Pasp. (vt.) et v. anvâ- 
caya y apâya, pradhâna ; homme « instruit, clerc » M., 
glosé/ (( grammairien » M. VI 3 109 init., celui dont l'usage 
linguistique fait autorité. Cf. sur la notion des £° chez M., 
Mansion Hist. Langue Scte p. 151 Donum Schrijnen p. 381. 

suddha voyelle « pure » K. VII 1 85 SK. 365, non na- 
salisée ; « à l'état pur, à l'état simple » M. I 1 27 vt. 3 
opp. à upasarjanïbhûta. 

sesa « ce qui reste » P., i. e. l'ensemble des formes ou 
emplois non couverts par les règles précédentes : ainsi la 
voix active selon I 3 78 est valable éesàt i. e. après les ver- 
bes non énumérés aux su. 12-77 (yebhyo dhâtubhya âtma- 
nepadam uktam tato 'nyat K.). Le bahuvrihi est sesah se- 

20 



— 306 — 

Ion II 2 23 par rapport au tatpurusa (upayuktââ anyûh K.). 
Le génitif s'emploie sese II 3 50 « dans les relations res- 
tantes », formule vague que K. développe en : connexion 
entre possesseur et chose possédée etc., à quoi N. ajoute : 
relation entre membre et totalité, entre celui qui engendre 
et la chose engendrée etc. ; C. remplace sesa par samban- 
dha q. v. ; d'autres glosent ici ê° par apradhâna (cf. Pr. 
init.) et parârtha (Pras. ad PrKaum. I p.437) ; BhV. ensei- 
gne une kârakânàm avivaksâ. Sont enfin valables sese 
(= upayuktàd anyah K. 92) les suffixes secondaires à par- 
tir de IV 2 93 (jusqu'à 3 133), en ce sens que leurs valeurs 
n'entrent pas dans les catégories précédemment décrites, 
cf. M. 92. — « Qui subsiste, demeure » P., dit d'un pho- 
nème par opp. à un autre phonème qui s'amuit (glosé ii- 
syate en opp. à lupyate) M. VII 4 60, défini nivrttyâ visis- 
tarri avasthânam K., avasthâpyate PM., avaéesya Kt. III 3 9 : 
dit de la consonne initiale du redoublement par opp. à la 
seconde consonne. 

saisika n. des suffixes secondaires valables sese M. (vt.), 
ainsi ' gha ' après râstra- IV 2 93, ' yat ' après div- 101, 
' an ' après les kanvâdl 111 etc. 

stipâ nirdeéa « énoncé (fait, non au moyen d'une ra- 
cine, mais d'une forme à désinence) -ti » M. Ce type 
d'énoncé, qui s'appuie sur III 3 108 vt. 2, contient selon les 
commentaires une doctrine implicite : d'après la pbh. 120 
n° 3 stipâ... nirdistarri. . . na yanluki une opération ensei- 
gnée dans une règje dans laquelle la racine est « énoncée 
aveo la désinence -ti n'a pas lieu en présence de l'affixe in- 
tensif actif », ainsi l'opération enseignée VII 4 73 par la 
forme bhavati n'aura pas lieu pour bobhoti, cf. N. I 2 6 
VII 4 73. Mais les commentateurs connaissent d'autres ex- 
plications du é° nirdeêa : souci d'éviter l'homonymie N. II 
4 52 (et cf. VI 4 66), d'obtenir la clarté (N. I 2 6) ou la va- 
riété (N. II 4 52) „ et d'ailleurs la pbh. en question est reje- 
tée par PI. 



— 307 — 

sraddhâ n. techn. des thèmes féminins en -fi- Kt. II 
1 10. 

sravana « audition » d'un phonème, pratiquement 
« prononciation » M. Il est enseigné que certains phonèmes 
dans les énoncés sont (non hàryârtha « opératoires », mais) 
êravanârtha, autrement dit qu'ils sont faits pour faciliter 
la prononciation du mot auquel ils s'attachent (cf. Pr. VI 
3 25) : ainsi le phonème -!-. na vyanjanasyànekasyaikasya 
va yakârasya éravanam prati viêeso 'sti M. VI 4 22 \t. 14 
« il n'y a pas de différence quant à l'audition d'un ou de 
plusieurs -y- après consonne ». Le terme s'oppose encore 
à lopa pour désigner ce qui dans une teneur est effective- 
ment <( entendu » par opp. à ce qui « manque » (et qu'il 
faut suppléer) M. 

érâvin suffixe effectivement « perçu » (non pas amui) 
K. V 2 37 DV. V 2 115 et M. (masqué dans l'Index de 
Poona). 

êruta « (ce) qui est effectivement entendu » dans une 
teneur, opp. à anixrnita ou à prakrta q. v. ; êrati « audi- 
tion » M., i. e. perception effective d'une forme : glosé 
êabda SK. 1480, ex. lopa° DV. I 1 62 « perception du mot 
lopa » et v. eka° ; °krta « phonétique », i. e. « réel » opp. 
à êâstrakrta « théorique » M.^K. VII 3 44 et 54 VIII 3 13 ; 
v. ânantarya. 

°sâmânya « communauté phonique » K. IV 1 103 VIII 2 
18, 42, 4 1 : ainsi entre r (seul) et le r contenu dans r. 

srûyamàna « perçu » dit d'une désinence, opp. à 
« amui » (lupta) M. (kâr.), CV. VI 3 16. 

slokav&rttika, v. Kielhorn IA. XV p. 229 Goldstiicker 
Pan. p. 95, 102 Chakravarti Introd. à N. p. 7. 

svastaUï n. du temps désignant le futur du lende- 
main = P. lut : HP 3 15 vt. 1 (cf. Nâg.) Kt. HI 1 15, 30 H. 
III 3 14 Sieg p. 4M sq. ; cf. êvastane S. 721. 



- 308 — ' 

svâsa « souffle » sourd qui suit l'émission des occlu- 
sives des deux premières colonnes M., opp. au nàda ; êvâ~ 
sin « sourde aspirée » PS. 39. 

sas n. techn. selon I 1 24 des noms de nombre à finale 
-s (soit : sas) ou -n (soit panca sapta asta nava dosa). 

sasthî <( sixième » désinence, génitif P., n. emprunté 
aux anciens maîtres d'après K. II 3 2. La s° sert en prin- 
cipe à désigner la valeur êesa (q. v.). 

°nirdista ou °nirdeêa M. (vt.) « énoncé au génitif » : le 
sens d'un pareil énoncé est fourni par le pbh. su. I 1 49 
(v. sthâneyogâ) ; il fournit des substituts M. I 1 1 après vt. 7. 

°samâsa « composé » où le membre antérieur a valeur 
d'un génitif M. : le s est formé selon II 2 8, type râjapu- 
rusa- = ràjnah purusah ; il est précisé par les vt. ad loc. 
(et 9) et restreint par les prohibitions 10 sqq. Les s° sur 
base êesa sont illimités dans l'usage BhV. II 2 16. 

samyoga « conjonction, connexion » P., glosé sam~ 
bandhà K. V 1 38. Not. <c conjonction » de consonnes P. : 
t. techn. défini I 1 7 « (suite de) consonnes non séparées » 
(par des voyelles, cf. vt. 5) ; K. ad loc. précise « pronon- 
cées en contact », cf. samlagnà halah BhV. ; le mot s 
désigne non l'une des consonnes en contact, mais l'en- 
semble (samudàye, cf. vt. 2 et 4). SKÂbh. I 1 84 définit : 
halo mithah slistâh. 

samyogâdi « consonne initiale d'un groupe » ou « qui 
a un groupe de consonnes pour élément initial » P. ; 
samyogânta « consonne finale d'un groupe ». P. ; samyo- 
gopadha « qui a un groupe de consonnes pour élément 
pénultième » P. 

samvâra « fermeture-». M., glosé « rétractation de 
l'orifice du larynx » (pour la prononciation des phonèmes 
fermés). 

samvrta « fermé » M. (vt.), subdivision du prayatna 



— 309 - 

interne applicable à l'-a- bref dans l'usage réel (non en 
grammaire où -a- bref est vivrta) ; aussi à -Z- -û- selon 
certaines écoles Pr. ad Si. I vt. 3 ; toutefois Si. ibid. met 
en garde d'une manière générale contre la « fermeture » 
des voyelles longues (et pluta). D'après M. I 1 9 vt. 2 les 
occlusives sonores et nasales se prononcent samvrtakantha. 
— Nom d'un vice de prononciation des voyelles (sauf de 
-a- Pr.) Pasp. vt. 18. 

samvijnàna « fait qu r (une opération) est reconnue 
valable pour » M. dans bahuvrïhau tadgunasamvijnânam 
api M. VI 1 1 vt. 15 = pbh. 77 « (une opération qui af- 
fecte) un bahuvrïhi ou ce qui est noté par un bahuvrïhi 
est reconnue comme pouvant (affecter) les membres de ce 
{bahuvrïhi) ou ce qui est noté par eux » : ainsi sarvâdini 
I 1 27 « (mots) commençant par sarva- » note aussi le mot 
sarva-. Le terme est glosé PI. 81 8 « connexion entre ce 
qui est noté par les membres et ce qui est qualifié comme 
étant noté par le bahuvrïhi entier ». Dans une kâr. chez M., 
il est paraphrasé « thème nominal non analysable ». 

samskr- (°karotï) « former » un mot selon les règles 
de la grammaire PI. 71 3 et 7 N. I p. 3 ; M. a l'absolutif 
samskrtya = « d'après les règles » (sâdhutvenânvâkhyâya 

Nâg.)-' 

samskara « formation », opération formative PI. 15 8, 
u établissement d'une règle formative » PI. 2 6 N. I p. 5 ; 
°vclâ « moment où un radical subit une opération » PI. 
15 8 et cf. pada et vâkya . — samskâraka et samskârya 
X. I 4 49. 

samhitâ « tenue » entre les phonèmes P. : défini « le 
contact le plus étroit » (parah samnikarsah) I 4 109 ou 
atyantapratyâsattih « contiguité absolue ». BhV. ; K. pré- 
cise (( intervention d'une durée d'une demi-more (seule- 
ment) entre les phonèmes » et cite en ex. dadhy atra. C'est 
létat qui caractérise les mots dans une même phrase et 



- 310 — 

auquel s'appliquent les lois du sarndhi. Le terme «° sert de 
rubrique gouvernante VI 1 72 et VIII 2 108. D'après le 
êloka cité BhV. VI 1 73 VIII 2 108 « la s° est nécessaire 
à l'intérieur du mot, nécessaire entre racine et préverbe, 
nécessaire aussi dans les sûtra, ailleurs elle est faculta- 
tive » ; variante SK., 2232 Nâg, 13 1 init. « nécessaire dans 
un composé, mais dans la phrase elle dépend de l'intention 
qu'on veut exprimer ». 

sakarmaka verbe « ayant un objet (transitif) » P. Le 
Pras. ad PrKaum. II p. 4 enseigne que le verbe à sens 
d'action est s°, le verbe à sens d'état étant akarmaka, q. v. 

sakâraka verbe « muni de déterminants casuels » M. 
(vt.) ; °viêesana M. (vt.) « dont les déterminants ont des 
qualificatifs ». 

sakriyâvisesana « muni de qualificateurs d'action » 
i. e. d'adverbes M. 

sagati « muni de gati » vt., sagatika « id. » M. 

samkrama n. techn. désignant (chez les Orientaux 
d'après Nâg.) les anubandha k et n qui déterminent un 
(( resserrement » vocalique (opp. à guna) M. 

samkhyâ n. techn. (propr. « numération ») P., dési- 
gnant les numéraux (en tant quakrtrimâ samjnâ M. vt. 
3) et les assimilés aux numéraux (en tant que krtrimâ 
samjnà) : le terme en effet selon I 1 23 englobe bahu-, 
gana-, les mots à suffixe -vat et -ati. Plus gén. « nom de 
nombre » P. ; aussi « nombre » grammatical M. (vt.), not. 
dans l'expression UngaSamkhye « genre et nombre » : vi- 
bhaktyarthâbhidhâne 'dravyasya lingasamkhyâbhyâm upa~ 
câro 'nupapannah M. II 2 24 vt. 7 « il n'y a pas lieu de trai- 
ter du genre et du nombre d'un mot qui n'est pas un n. 
d'objet lorsqu'on a à exprimer le sens d'une désinence » : 



- 311 — 

ainsi on a bahuyavam °yavâ, °yavah °yavau °yavàh. « Nom- 
ire » en général, notion numérique P. : samkhyâparimâna 
M. « quantité numérique » et v. samkhyeya et yathàsam- 
khyam. Le mot s° est une anvarthasamjnâ selon N. I 1 23, 
qui glose samkhyâyate nayâ « ce par quoi l'on compte ». 
Sur la valeur technique et profane de la s°, v. la pbh. 9 citée 
s. ubhayagati, d'où résulte qu'en grammaire s° désigne 
tantôt les n. de nombre h techniques ». (du type de 
bahu- etc.), tantôt les n. de nombre ordinaires (du type 
cka- dvi~). 

samkhyàdi mot « ayant un n. de nombre pour membre 
initial » m P. dvigu C. II 3 23 J. I 3 4T III 1 14 : nom 
formé d'après P. II 1 52 IV 1 26. 

samkhyâta dans samkhyâtânudeéa v. anudeêa. 

samkhyâna <c fait de compter, numération » M. (vt.), 
v. le suiv. 

samkhyeya « chose à compter, à dénombrer » P. : 
dvividhâh samkliyâsabdâh : kecit samkhyâne vartante /ce- 
ci* samkhyeye N. V 4 17 (et cf. V 2 48 M. V 1 57 après 
vt. 5) « les n. de nombre sont de deux sortes, les uns ex- 
priment la numération, les autres la chose numérée » ; 
d'après PM. ibid. ils expriment la chose numérée jusqu'à 
10, au-delà de 10 l'un et l'autre ; d'après K. II 2 25 les 
expressions dvitrâh, upadasâh, upavimêâh désignent la 
chose (dravye) à compter ; de même varsaiaia- M. V 1 57 
après vt. 5 ; le contre-exemple est adhikâ vimêatir gavâm 
où. dit N. II 2 25, viméati- a le sens d'un samkhyâna (le 
sens s valant dans vimêatir gâvah). 

samgrhïta phonème « inclus » dans une teneur, 
forme « englobée » par une interprétation M. : ekârthïbhàve 
mmarthye samâsa ekah samgrhlto bhavati M. II 1 1 init. 
. si l'on définit le sâmarthya (audit su.) comme ' le fait 
de comporter un seul sens ', le composé seul se trouve en- 
globé )> (dans cette définition, non les prescriptions suf- 
lixales ni le traitement parângavat). 



— 312 — 

Bamghâta « agrégat, collection » M. (vt.) : yesâm 
samghâtâ arthavanto 'vayavà api tesâm arthavantah Si. V 
vt. 12 « la chose qui est signifiante quand elle se présente 
en masse est aussi signifiante quand elle est prise membre 
à membre ».. Est 3° un « complexe » tel que devadattai 
cikïrsati (à propos duquel il s'agit d'éviter que s'applique 
le n. de dhâtu M. I 4 13 vt. 8), le groupe d'une gati et 
d'un verbe (ou dérivé verbal) M. IV 1 14 après vt. 5, VIII 
1 70 vt. 2, un agrégat de suffixes comme dans *akàritata- 
râm donnant akâritarâm M. VI 4 104 vt. 1. 

°grahana « teneur consistant en un complexe » M. (vt.), 
i. e. en deux phonèmes (ou mots K. IV 3 72) là où un seul 
semblait devoir suffire, et qui de ce fait porte un enseigne- 
ment implicite : ainsi la teneur yasya VI 4 49 est comprise 
non comme varnagrahana, à savoir génitif du phonème 
-y-, mais comme s , génitif de -y- + -<z- et décèle que 
l'amuissement de -y- qu'on a dans bebhia\y)itâ n'est pas 
valable dans ïrsyità où le thème ne comporte pas d'-a- suc- 
cédant à -y- cf. K. et M. vt. 1. 

°bhakta « qui fait partie d'un élément complexe » M. 

samghâtârtha teneur « qui vise à désigner un groupe » 
M. (vt.), opp. à vigrhïta : ainsi nâmâkhyâta IV 3 72 note 
non seulement nâman- / âkhyâta- (de façon à former nâ- 
mika- âkhyâtika-), mais encore nâmâkhyâta- (de façon à 
former nâmâkhyâtîka-). 

samjfiâ (« convention ») « nom » conventionnel P., 
distingué de l'appellatif commun et comprenant a) le nom 
propre, ainsi uttara- dans uttarâh kuravah K. I 1 34 ; b) 
tout nom constituant une appellation particulière, qui ne 
s'explique pas directement par la dérivation, ainsi samajyâ- 
« assemblée » lêayyâ- « lit » bhrtyâ- « gages » III 3 99 ; mots 
dont le genre et le nombre ne sont pas susceptibles d'être en- 
seignés (I 2 53), ainsi âpah « eau » (pluriel), dâràh «épouse» 
(pluriel et masculin) ; désignation spécifique, non résolu- 
ble en vâkya !K. II 1 44, ainsi aranyetilakâh ; c) en parti- 
culier, nom techn. de la grammaire, soit fictif Ç gha 



— 313 — 

ghu ' I 1 68 K.), soit signifiant (tatpurusa, guru, dhâtu) - 
par extension, règles enseignant l'emploi dudit nom 
(°sùtra) : ces règles occupent le premier pâda de l'Astâ- 
dhyàyi. La formulation d'une s'° (°karana M.) vise à l'allége- 
ment des teneurs (laghvarthà) , v. laghu, lâghava et anvar- 
tha. VP. II 370 distingue les krtrimâ s (ex. • U ' * ghu ') et 
les akrtrimâ (ex. dittha) ; aussi les bahih° et antah° I 127. 
Une forme comme aristatâti- employée en bhâsâ s'expli- 
que selon BhV. IV 4 143 comme une avyutpanna « une 
dénomination inanalysable », vu que le su. la concernant 
n'a d'application qu'en védique. Sur l'interprétation gé- 
nérale à donner aux samjnâsû., v. les pbh. 2 et 3( (v. kârya- 
kâla et yathoddesa) ainsi que 9 (v. ubhayagatî). samjnâ- 
sabdesu vyutpattimâtram yathâkatharncit kartavyam CV. V 
2 95 « dans les mots conventionnels l'analyse est à effec- 
tuer tant bien que mal ». ekasya dravyasya bahvyah 
samjfiâ bhavanti/ kartavyam ity atra pratyayakrtkrtya- 
samjnânâm samâveêo bhavati M. I 4 1 vt. 1 « il y a plu- 
sieurs noms techniques pour un seul objet : dans karta- 
vya par ex. il y a concurrence des noms de suffixe, de dé- 
rivé p imaire, de verbal d'obligation ». Une seule s° est 
valable de I 4 2 à* II 2 38 d'après lej pbh. su. 1 4 1 : d'après 
K. et M. c'est la s qui est para et anavakàsâ. Le mot s° 
figure ord. chez 1 , P. au loc. samjnâyâm, glosé s visaye chez 
K. ; il est glosé ou remplacé le plus souvent par nâman 
(jiâmni) chez C. et BhV. L'analyse du terme donne 
samjnâna M. I 2 53, c'est-à-dire « réalisation d'un sens » 
avag&ma, sampratyaya ; samksepena jnâyate 'nena ou 
samksipto jMyate Skandasv. ad Nir. I 2 « ce par quoi on 
reconnaît (une forme) de manière abrégée ». Il est défini 
yayâ pratyâyyante M. I 1 1 vt. 4 « ce par quoi (les mots 
pourvus d'une s°) sont amenés à perception, sont ins- 
truits », par opp. à la définition du terme corrélatif sam- 
jnîn : ye pratîyante « (les mots) qui font l'objet de cette 
perception ou instruction (sont dits des samjfiiri) ». — Cf. 
Chakravarti Philos. Skt Gr. p. 61 Goldstucker Pân. p. 164. 
samjnâdhikâra mise en évidence par « adhikâra d'un 



— 314 -- 

n. techn. >>, soit « enseignement relatif à un n., iechn. » M. 
<vt.). 

°pûrvaka « comportant un n. techn. » K.. : les règles 
s sont de validité non constante d'après la pbh. 93 n° 1 
{samjnâpûrvako vidhir anîtyo bhavati) alléguée K. VI 4 
146 Pr. III 2 158 et et SKÂbh. I 2 100 : ainsi l'on attend 
la substitution du guna à -û- dans l'élément présuf fixai de 
svâyambhuvœ- : elle fait défaut parce que la règle qui la 
commande (VI 4 146) contient une s°, à savoir le mot 
gunah. 

°bhûta «. formant des noms techn. » M., glosé °pra- 
siddha Nâg. III 1 26 après vt. T. 

°vidhi « règle (enseignant la valeur) d'un n. techn. » 
M., v. tadanta. 

samjnin « mot affecté d'un n. techn., tombant sous 
le coup d'une samjnâ » M. (vt.) : ainsi les formes 
ât et aie I 1 1 sont s° parce qu'elles sont affectées du 
nom de vrddhi. svabhâvatah samjhah samjninah pra- 
tyûyya nivartante M. I 1 1 vt. 7 « par la nature des choses 
les dénominations cessent après qu'elles ont fait connaître 
le porteur de la dénomination ». Le samjnin est formulé 
avant, la samjnâ après, M. ibid. et v. samjnâ.. 

sattva <( substance » P. (dans a désignant un groupe 
de mots en tant que particules privées de valeur substan- 
tielle, ou stokena adverbe par opp. à stokena visena), M. 
(vt.) ; s° désigne un dravya (ex. brâhmana-) ou une kriyâ 
(sadbhâvah sattvam iti) M. I 4 57 ; équivaut parfois prati- 
quement à (( substantif » (opp. à guna « adjectif »), ainsi 
M. I 2 64 vt. 53. 

sadesa v. anantya. 

' San ' indice du désidératif et de son affixe (-s-) P. : 
sananta (ou sannanta, mauv. graphie) «. désidératif » M. ; 
sanâdi P. (sanâdyanta M.) « désidératif et autres formes 
déverbatives », à savoir celles enseignées III 1 5 à 32 et qui 
d'après 32 portent le n. de dhâtu. 



- 315 — 

sant (ex. de la formation) if. de l'affixe du participe 
présent P. et indirectement du participe futur, comme 
substitut de lat (et indirectement de Irt) ; l'affixe s° en- 
s'ici e satr et ûânac III 2 127 ; = P. vartamâna S. IV 3 
217 et V. ; sattâ « fait d'être » K., définissant prâtipadikârtha 
donné II 3 46 comme l'une des valeurs du nominatif, ex. 
uccaih, nïcaih chez K. ; sattâ englobe chez VP. II 1 33 sq. 
le prâtipadikârtha et le dhâtvartha, ainsi que ce qui est 
signifié par les suffixes -ta- et -iva-. 

satisista (satiêistatva) M. (vt.) désignant un axiome dont 
la forme complète est donnée K. VI 1 158, 2 139 : yo yas- 
min sati sisyate sa tasya bâdhako bhavati « ce qui subsiste 
en dépit de la présence de qqch. d'autre devient entra veur 
de ladite chose » : ainsi dans gùpâyati le ton suf fixai III 1 
3 l'emporterait par apavâdatva sur le ton radical VI 1 192, 
mais il est entravé dans le cas des déverbatifs en ce que 
même après l'adjonction de l'affixe le n. de dhâtu subsiste 
pour ces formes en vertu de III 1 32 et par suite VI 1 192 
prévaut. Cf. CV. I 1 23 ou il est dit que Yanubandha c dans 
kâmyac vise à entraver le ton 5°. 

satsaptamï « ïbcatif (qui dans un énoncé a le sens de) 
1 quand il y a ' » M., par ex. (taddhita)luki I 2 49 signifie 
îuki sati vt. 2 « quand un taddhita a été amui par le moyen 
du terme ' luk ' » ; cf. parasaptamï. 

samdasta n. d'un vice de prononciation des voyelles 
Pasp. : glosé vardhita Pr. 

samdeha « ambiguïté )) M. (vt.) : sur le s en matière 
d'interprétation, v. la pbh. 1 citée s. alaksana. 

samdhâ- (°dhïyate) « être combiné » en samdhi CV. I 
1 129 V 1 81, 123 sqq. ; °dhlyamâna Pr. ad Si. III-IV init. ; 
°dheya Kt. I 2 18 glosé °dhânïya Durgas. 

samdhi (« jonction ») n. techn. désignant le contact des 
phonèmes finaux avec les phonèmes initiaux, mot après 
mot, dans une phrase continue (samhitâ) et les modifica- 



— 316 — 

tions qui en résultent Kt. I 5 16 (Sieg p. 184 Lûders; p. 483) 
H. I 3 52 S. 70 SK. 67, 1072, 1088 etc. ; M. (yt.) n'emploie 
le terme que dans le composé sarndhyaksara (repris aussi 
Kt. 1 1 8 H. 1 1 8) « phonème produit par le s° » i. e. « diph- 
tongue », dans svara° q. v. et akrta° (vt.) q. v. (repris PI. 
64 2 ; M. a krtavarna au même sens). D'après Pr. ad Si. 
III-IV init. le terme est emprunté aux anciens maîtres ; 
ibid. c'est une anvarthasamjfiâ. Cf. encore °bhâj H: I 2 32 
vr. a « absence de s » H. I 2 31, 3 22. P. n'a s° qu'au 
sens de « contrat, pacte » ainsi que dans l'expression °velâ- 
citée en exemple. 

sannatara n. d'un ton P. : le ton substitué à un anu- 
dâtta lorsque suit soit un aigu soit un svarita, propr. 
« plus bas » que Vanudâtta : ex. la voyelle o dans prsnimâ- 
taro 'pâh'. Le terme est glosé anudâttatara K. I 2 40. 

samnikarsa « proximité » P., terme servant avec l'épi- 
thète para à définir le n. techn. samhîtâ I 4 109 ; glosé 
pratyâsatti K. et Pr., samslesa N. : sa-varnânâm vyava- 
dhâno vyavadhâyako yasminso'rdhamâtmkâlavyavadhânah 
samnikarsah N. ibid. « ce qu'on appelle séparation entre 
phonèmes, c'est la proximité consistant en l'intervalle 
d'une durée d'une demi-more ». samnikrsta N. ibid. 

samnidhâpana « fait de porter à proximité, d'éten- 
dre (telle notion) jusqu'à » CV. III 1 67 ; °dhàpita sens 
« rendu présent » dans une teneur K. I 3 90 VII 2 59, 
« réuni » (dit des conditions d'une règle) PI. 12 8 ; °dhâ- 
pyate SK. 1282. 

samnipâta « concours, coïncidence » de deux élé- 
ments pour appliquer une règle M. (vt.), not. dans la pbh. 
85, v. vighâta ; glosé dvayoh sambandhah PI. 85 17, 
samélesa Pr. I 1 39 vt. 3. samnipâtakrta M., dit d'une affi- 
nité (ânantarya) « résultant d'une combinaison » de pho- 



— 317 — 

nèmes, opp. à sâstrakrta q. v. En cas de lopa l'affinité est 
du type °krta (M. VII 3 54 vt. 5, et d'ailleurs elle est en 
même temps sâstrakrta), et de même dans l'application de 
VIII 4 41. 

samniyoga « prescription conjointe » en une même 
règle M. (vt.) dans °sista, v. apâya ; l'élément ca d'un 
énoncé a de temps à temps la valeur de s° K. V 3 72 III 3 
12, c'est-à-dire qu'il sert à joindre à ce qui est enseigné un 
élément tiré d'un su. antérieur : le mot avyaya est ainsi 
attiré de V 3 71 à 72 pour permettre de former dhakit, hira- 
kut. 

samilivista « qui se présente concurremment » M., dit 
not. de deux éléments devant servir à former 1 un pratyâhâra 
(cf. l'expression kva samnivistânâm pratyâhârah « où sont 
les éléments s dont se composera le pratyâhâra ? ») ; ainsi 
tâh selon I 2 48 vt. 1 est s° de tâ(p) IV 1 4 à (sya)n 78 ; 
v. abhis'ambandha. samnivesa « id. » M. (vt.). 

samnihita teneur « impliquée » dans une autre M. 
I 1 9 vt. 5 ; « qui est présent, qui est à disposition! » M., dit 
not. d'un sâdhana ; samnidhâna « présence » SD. 13. 

sapâdasaptâdhyâyî désignation des portions I à 
VIII 1 (inclus) de l'Astâdhyâyî, par opp. à la tripâdï 
(= VIII 2 à 4) M., PI. 44 4 : c'est la portion de la gram- 
maire où les règles sont siddha. 

sapûrva « précédé » d'un autre mot P., dit not. du 
membre ultérieur d'un composé (M. IV 1 34 précise de 
quelle manière on doit entendre le terme audit su.) ; 
« accompagné de (la voyelle) précédente » Kt. II 1 60. 

saptamï « septième » désinence, locatif, P. : nom 
emprunté aux anciens maîtres selon K. II 3 2. Le locatif 



— 318 — 

vaut en principe pour désigner Vadhikarana. Un énoncé au 
locatif °nirdista M. (vt.) a sa raison d'être en fonction du 
pbh. «û. I 1 66 ; cf. nimitta , para , visaya et soi 9 . 

« Optatif », propr. « septième » mode Kt. III 1 20, 25 
(Sieg p. 485) H. III 3 7. 

saprakitika « pourvu d'un radical » M. et sapra- 
tyayaka « pourvu d'un suffixe (ou désinence) » M. : 
samghâtenârtho gamyate saprakrtikena sapraiyayakena so- 
pasargena ca M. I 3 1 vt. 4 « le sens se réalise (non par un 
élément pris à part, mais) par l'ensemble composé de ra- 
dical, suffixe, préverbe ». 

sama « en nombre égal » P., dit d'éléments corréla- 
tifs dans une règle, v. anudesa ; le mot est glosé sama- 
samkhya, samaparipathita K. I 3 10 cf. M. vt. 1. 

samabliivyahàra « mention concomitante » de deux 
choses DV, III 2 188 ou simplement « adjonction » d'un 
suffixe à une base PI. 78 1 ; °hrta « figurant concomitant 
ment, combiné avec » PI. 25 18, 26 1, 83 5 Sabdakaust. II 
p. 132. 

samabhillâra « répétition » d'une action ou son 
« intensité » P., d'après la glose paunahpunyam bhrsârtho 
va de K. III 1 22 ; samuccaya s'applique à plusieurs ac- 
tions, s à une seule N. III 4 3. Le terme sert à définir, les 
formes intensives, ainsi pâpacyate d'une part au sens de 
y ah kârtsftyena pacati, d'autre part au sens de puna-h 
punah pacati M. III 1 22 init. 

samartha mots « qui ont le même sens » P., ainsi 
upa et pra devant kramate « se mettre à ». : glosé tulyâr- 
tha K. I 3 42. Mots « dont les sens sont connexes entre 
eux » P. M. : ainsi les prescriptions concernant les mots 
(tout faits) valent pour autant que ces mots sont s° II 1 1 ; 
les suffixes secondaires s'attachent au mot qui (dans 



— .319 — 

l'énoncé) est en connexion de sens avec eux IV 1 82 (ainsi 
dans la phrase kambala upagor apatyam devadattasya, upa- 
gor apatyam ne sont pas s et le dérivé aupagava- ne serait 
pas à sa place). Mais en fait M. à ces deux passages propose 
d'autres implications pour s° : « réduction à un objet uni- 
que de mots ayant des objets différents », v. ekârthïbhâva ; 
ou bien « corrélation mutuelle » (parasparavyapeksa) ; ou 
enfin mot « susceptible de rendre un sens » ou (K.) « en 
état d'exprimer le sens d'une phrase analytique » (dit not. 
d'un composé). Les mots qui présentent la plus grande 
connexion entre eux (samarthatara, glosé saktatara Pr.) 
dans un composé sont les membres du dvamdva M. II 1 1 
vt. 7, parce que c'est en eux que la vrtti est le plus rapide. 
Cf. encore a et sâmarthya. 

sarrtarthanïya « qui est à justifier » de telle manière 
K. V 2 118 ; samarthayitum « fonder, établir » M. : kâma- 
câro vatinirdeêe vâkyaêesam samarthayitum M. I 1 57 vt. 
6 « quand l'énoncé est en -vat on peut librement rétablir 
ce qui manque dans le formulé » ; samarthita « justifié » 
M. 

samavasthita règles, etc. « qui se présentent ensem- 
ble » M., not. dans la définition du vipratisedha ; °sthâpita 
VP. III p. 310. 

samavâya « combinaison » des phonèmes dans les 
Si. M. (vt.) (v, pratyâhâra), « union intime, inhérence » M. 
(un ex.) opp. à vyavâya : dravyam kriyayâ samavâyam 
gacchati M. III 1 67 init. rf une substance devient inhérente 
à une action », dans la description du nom d'action, type 
paka-. Not. (dans °sambandha) « relation inséparable » de 
sens entre un composé et ses membres PI. 81 9. Valeur 
non techn. du mot s dans un su. de P. (VI 1 138) cité 
sous une teneur divergente chez M. VI 4 110. 

samavâyin « inhérent à » N. II 4 1 VP. III p. 319 et 
not. dans prayoga « ce qui dans l'usage réel s'unit (aux 
formes) » Pr. I 3 11 VII 2 10, dit de certains exposants ; 



— 320 — 

samavâyikârana « cause matérielle ». PI. 8 13 opp. à nimit- 
takârana « cause instrumentale ». 

samas- ("asyate) « être composé, former un composa » 
M., v. samâsa. 

samàdhâ- (°dhïyate) « faire l'objet d'un sarnâdhâna » 
K. VII 2 8, glosé codyarn parihriyate N. ; sarnâdhâna 
« levée du doute, de l'objection » PI. 11 4, 56 6 : c'est la 
conclusion des discussions grammaticales ; id. samâdhi 
K. VII 1 80 VIII 3 31 ; °dheya explication « formant un 
sarnâdhâna », conclusion K. VI 3 34 S»K. 1193, 2147, 3519. 

saniâna « commun » avec, « même » P. ; n. 
techn. des dix premières voyelles (de a à j long) en tant 
que « (comportant un phonème) égal » (par opp. à sam- 
dhyaksara qui désigne les diphtongues) Rt. I 1 3 H. I 1 7 
S. 1 ; le terme complet samânâksara est attesté dans M. 
(vt.) : la prescription sarnânâksarâêraya par excellence est 
VI 1 101 ; le terme s° en cet emploi est< relevé comme étant 
emprunté aux anciens maîtres Pr. ad Si. III-IV vt. 6, qui 
cite le su. daêa samânâh. 

Composés divers : °kartrka P. verbes « ayant le même 
agent » (type bhvtktvâ vrajati) ; °karmaka P. « ayant le 
même objet » ; °deêa v. bâdhana ; °pade P. « dans un 
même mot » ; °linga M., glosé samânâdhikarana Nâg. ; 
°sabda P. mots « qui ont une même forme », glosé °êruti 
Pr. I 1 20 vt. 2 ; samânâksara M. mots « ayant le même 
nombre de syllabes » (et v. ci-dessus) ;, samânârtha M. (vt.) 
<( qui a le même sens que » ou (au plur.) « qui ont un 
même sens entre eux », dit not. des formes subissant 
Vekaéesa M. I 2 64 vt. 21 ; samânâéraya M. phénomène 
« qui repose sur une même » portion du mot que tel au- 
tre, opp. à vyâsraya, q. v., et not. : 

samânâdhikarana mots « qui ont même référence » à 
l'action verbale P., soit pratiquement : coordonnés, appo- 
sés, mis au même cas en une même phrase, ex. parama- 



— 321 — 

et râjya- dans paramarâjya- , tvam et pac- dans tvam pa- 
casi. K. I 2 42 glose adhikarana par abhidheya « chose à 
exprimer ». (et cf. BhV. : tulyâbhidheyapada) et rend le 
composé s 1.4 105 par tulyakâraka « ayant même fonction 
casuelle ». Le terme sert not. à définir le karmadhâraya, 
q. v. ; il figure aussi chez P. comme tatpurusa « référence 
commune », soit pratiquement « accord » ; enfin, K. V 2 
22, il signifie « qui a le même sens que (tel autre mot) ». 
Cf. sâmânyâdhikaranya. 

samâropita = âropita notion secondairement « im- 
putée à » DV. II 4 1. 

samâvesa « application simultanée » de deux n. 
techn., de deux suffixes, etc. M. (vt.) : naitayor âvaêyakah 
samâvesah M. IV 2 59 « ces deux teneurs n'entrent pas 
nécessairement ensemble » en application, samâvisati se 
dit de même M. (kâr.), K. I 4 56 d'un nom (etc.) qui s'ap- 
plique concurremment avec un autre. 

samàsa « composé » (nominal) P. : défini II 1 3 par 
l'énumération des règles qui en traitent, à savoir de II 1 4 
à II 2 38. Il est caractérisé par V ekârthïbhâva (q. V.) M. 
II 1 1 init. et se définit par l'association d'un nom fléchi 
(ou d'une gati) avec un nom fléchi II 1 4 ; nàmnâm yuk- 
târthah « jonction de sens entre des noms » Kt. II 5 1 où 
Durgas. opp. la forme à vâkya « expression analytique ». 
SK. chap. XXII init. distingue quatre types de composés : 
avyayïbhâva, tatpurusa, bahuvrïhî, dvamdva : ceci résulte 
de P.' et cf. par ex. V 4 68 vt. 1. Les désinences du membre 
antérieur s'amuissent selon II 4 71. Sur le genre d'un com- 
posé, v. II 4 26 et paravalQinga) ; sur la place respective 
du déterminant et du déterminé; v. upasarjana. s° s'em- 
ploie aussi de façon prégnante au sens de « règle servant 
à former un composé » M. I 2 43 vt. 3. — Sur la compo- 
sition chez P. (d'après K.), v. Liebich Zwei 'Kapitel et Fad- 

21 



— 322 - 

degoh Studies p. 61 ; sur la notion de s , Chakravarti Phi- 
Iob. Skt Gr. p. 281. 

samâsânta n. des suffixes secondaires situés en « fin de 
composé » P., et nécessaires pour que le mot qu'ils termi- 
nent porte le nom de samâsa. Ces suffixes sont enseignés 
de V 4 68 à la fin du pâda : ils forment (M. V 4 68 vt. 1) 
des avyayïbhâva (pratirâjam) , des dvigu (pancagava-) , des 
dvamdva (vâktvaca-), des tatpurusa iparamadhurâ-) , des 
bahuvrlhi (uccadhura-) . Certains substituts, ainsi dat- pour 
dan ta- V 4 141, sont aussi des s°. samâsântavidhir anityah 
pbh. 84 (cf. BhV. V 1 87 VI 4 11 SKAbh. I 2 100 ; vibhâsâ 
sarriâsânto bhavati M. VI 2 197 fin.) « une prescription 
enseignant un s n'a pas de validité constante » : ainsi 
supathl- (fém.) est valable, bien que le suffixe ' kap ' soit 
prescrit pour une telle forme par V 4 152. Cf. anavayava 
et anavakâsa. 

samàhâra « rassemblement » de plusieurs choses en 
une seule P., soit pratiquement « valeur collective » : M. 
II 4 1 vt. 7 glose ekatva, ekârthatva. Le terme figure not. 
dans la définition du svaritO; (en tant que consistant en une 
« réunion » d'aigu et de non-aigu : M. I 2 31 vt. 3 entend 
ici .s° comme = s°-vant) ; dans celle du dvigu dit « col- 
lectif », type pancaphalï ; dans celle du dvamdva nt. sing. 
dit <( collectif », type vâktvacam, opp. kVitaretaradvamdva : 
de là' les expressions ° dvigu K. II 4 1 et ° dvamdva K. II 4 2 
PI. 32 1. M. parle aussi de °varna pour désigner les pho- 
nèmes <( complexes » ai et au. Enfin la notion s° M. II 2 29 
après vt. 15 représente l'une des valeurs de ca, celle qu'on 
a dans pânl ca pâdau co Ganar. p. 4. Le terme est analysé 
en samâhriyate et samâharana par M. II 1 51 init. qui 
donne les acceptions anvartha, ; il est glosé par samûha 
SK. 901, par samudâya N. I 2 31 M. 1. c. vt. 6 (valeur 
loke ou rùdhd) ; N. II 2 29 le définit « ce qui consiste essen- 
tiellement en une cumulation de choses ayant une relation 
réciproque» et où la distinction de sens d'un membre à l'au- 



323 



tre est dissimulée ». — Au sens de P. pratyâhâra V. — 
°hr- (°hriyate) M. ; °hrta M., K. V 4 89. 

samâhita « levé, écarté » dit d'un doute PI. 4 1, 46 12, 
53 3, 66 14, 73 4, v. samâdhâna. 

samuccaya <c cumulation, valeur cumulative » P., 
dit not. de api I 4 96 (ex. api sinca, api stuhi K., où, pré- 
cise N., les actes de répandre et de louer sont réunis dans 
le même agent) et surtout de ca M. II 2 29 après vt. 15 : 
la valeur s de ca existe dans une expression comme plak- 
saé ca qui implique qu'on attend l'expression corrélative 
nyagrodhaê ca ; Ganar. p. 4 cite en ex. pacati ca pathati 
ca ; d'après N. II 2 29 c'est une simple variété des accep- 
tions itaretarayoga et samâhâra de ca. Le terme sert par 
suite à définir le dvamdva (en tant que cârthc) Kt. II 5 11. 
Dans un énoncé, quand ils attribuent à ca un sens de s , 
les commentaires entendent par là qu'il y a lieu de com- 
pléter le su. en question au moyen d'éléments empruntés 
à un su. antérieur et qui « cumulent » avec lui : ainsi laj 
anyatarasyâm d'après M. V 2 97 vt. 1 cumule avec sidhmâ- 
dibhyah pour donner le sens « le suffixe ' lac ' est valable 
après les sidhmâdi, ainsi que, à titre optionnel, ' matup ' », 
en sorte qu'on formera sidhmala- et sidhmavant- ; cf. 
anukta . — Chez P. « pluralité » de verbes en phrases suc- 
cessives, ex. bhrâstram ata matharn ata khadûram ata : 
glosé anekakriyâdhyâhâra K. III 4 3. 

samucci- (°cinoti) « joindre cumulativement » telle te- 
neur avec telle autre 'K. IV 3 66, 4 36 ; pass. K. II 3 35 III 
4 3 V 2 97, 101 ; °cita M., K. VII 2 10 , °cetavya iK. V 1 83 ; 
°cayana M. III 3 1 kàr. 



samudàya « totalité, ensemble » M. (vt.) opp. à « par- 
tie » (avayava) ou « chose prise collectivement » opp. à 
« prise séparément » (pratyekam) ; syn. de samgha et de 
samùha d'après M. V 1 59 fin. Ainsi le composé constitue 
un s° ; ou bien le groupe radical + suffixe N. IV 1 41 ; 



— 324 — 

un élément composé de deux (ou plusieurs) phonèmes, ainsi 
se M. ï 1 13 ; la totalité d'un samyoga de consonnes, par 
opp. à deux d'entre elles M. I 1 7 vt. 2. Le génitif de la 
« totalité » (°sasthï M. vt.) est celui qu'on a par ex.' dans 
kcmnâm cùdâ = kcsânâm satnâhâraê cùdâ. Les s° ou 
« termes collectifs » désignent un objet unique (et sont 
partant au sing.), ex. sata- yûtha- vana- M. II 2 29 vt. 7. 
kva rit samudâyc 'pi pbh 108 ( = samudâye vâkyaparisa- 
mâptih M. II 3 46 init. et kva cit s° vâkya SD. 82) « (ce 
qui est dit en grammaire de plusieurs choses à la fois doit 
être compris) parfois (comme enseigné d'elles) prises col- 
lectivement » : ainsi samyoga dénote l'ensemble des con- 
sonnes jointes, abhyasta le groupe syllabe redoublée + ra- 
cine, etc. ; v. la pbh. inverse s. parisamâpti. Cf. aussi 
visesaka. 

samudâyin « membre » appartenant à un tout et par 
rapport à ce tout Pr. IV 1 3 N. II 4 1 et passim, dans 
l'axiome samudâyibhyo 'nanyah samudâyah « la totalité 
n'est pas différente des membres » qui la composent ; ibid. 
aussi l'axiome inverse s° 'nyah s . 

samupasthâpana « présentation simultanée » de 
deux opérations IL VI 4 22. 

samùha « agrégat, collection » P. M., dans la défi- 
nition du sens de certains suffixes secondaires : ainsi 
bhaiksa = bhiksânâm samûhah IV 2 38, hâstika- == has- 
tinâm s 47. Le terme glose samâhâra, q. v. ; samûhin 
h consistant en un agrégat » VP. III p. 307 et 314. Cf. 
sâmûhika. 

sampadyakartr « agent (de l'action qui consiste) à 
atteindre un état » n'existant pas auparavant P., dans la 
définition des af fixes ' cvi ' et analogues : ainsi suklï- 
bhavati = asuklah àuklah sampadyate, Sukllkaroti = 
tam karoti. Le terme est résolu en sampadyateh kartà K.. 
V 4 50 et glosé par sampatli N. 



— 325 — 

sampratï- (caus.) « faire se réaliser » un sens M. 
dans artham sampratyâyayisyâmïti sabdah prayujyate M. 
III 1 7 après vt. 15 « je ferai en sorte que le sens se réa- 
lise : c est en cet esprit qu'on emploie un mot ». 

sampratyaya « fait au '(une opération) prend effet » M. 
(vt.), repris en paraphrase du vt. par sampratïyate, sam~ 
pratïyamâna ; aussi « représentation ou compréhension » 
(correcte) d'une opération à effectuer : glosé buddhi M. 
I 1 56 vt. 14 et glosant samjnâna Pr. I 2 53 : êabdapûrvako 
'rthe sampratyayah M. I 1 68 vt. 2 « la représentation 
qu'on se forme d'un objet est accompagnée du mot ». Cf. 
gauna, krtrima, pradhâna. — sampratyàyaka M. « qui 
fait se réaliser » telle notion (dit d'un n. techn.). 

sampradâna « dation, relation casuelle dative » P., 
notée en principe par le datif, type upâdhyâyâya gâm dadâti 
« il donne une vache à son maître ». Ce t. techn. est défini 
I 4 32 comme « la personne que vise le sujet au moyen 
d'un objet (karman) servant d'instrument (karanabhùta) », 
cf. VP. III 7e 1. M. ad loc. ajoute que le mot karman dans 
cette définition peut englober kriyâ « action verbale », en 
sorte que le su. s'applique aux phrases où il n'y a pas 
d'objet (transitif), êrâddhâya nigarhate. iK. ibid. consi- 
dère s° comme une anvarthasamjnâ. PrKaum. I p. 412 pré- 
cise que le verbe du s est « donner » (dânasya karmanâ, 
et cf. Kt. II 4 10) et Pras. analyse samyag dïyale yasmai. 

sampradhâranâ « faire de prendre en considéra- 
tion » M. dans nâsti s « il n'y a pas lieu de considérer 
(le cas de) » ; °dhârya M. dans la formule idam iha sam- 
pradhâryam « il y a lieu maintenant de considérer (quelle 
attitude adopter en face d une alternative) ». 

samprasârana (« déploiement ») n. de la voyelle de 
type ' ik ' vc'est-à-dire i u r l) en tant qu'elle est le 
substitut d'une semi- voyelle ' y an ■■ (y v r l) P. ; ainsi u 
dans snpta- de svap-, r dans grhïta- de grah-. Le terme 



— 326 — 

est défini I 1 45 et son application est donnée VI 1 15 sqq.,. 
4 131 sqq. etc. Il désigne aussi le processus même par le- 
quel les semi-voyelles sont ainsi vocalisées, cf. K. I 1 45 et 
Si. ibid. vt. 1 sqq. qui se rallie à l'autre acception, consi- 
dérant s° non comme une vâkyasamjnâ « t. techn. notant 
un procès », mais comme une varnasamjnâ « t. techn. no- 
tant un phonème » ; cf. 'Kt. III 8 33 yvrto 'ntahsthânimit- 
tâh. na samprasâran.e sarnprasâranam* \ 1 1 37 « quand une 
semi- voyelle a été vocalisée, il n'y a pas vocalisation » de 
l'autre semi-voyelle qui le cas échéant précède celle-là dans 
le même mot : ainsi dans vyadh-, quand i a été substitué à 
y, u ne l'est plus à v et l'on forme viddha-. sampradâranam 
samprasâranâsrayam ca ballyo bhavati M. VI 1 17 vt. 
2 = pbh. 119 SKbh. I 2 112 (s* s ca kâryam 6° bh° SD. 
62) « la vocalisation d'une semi-voyelle et les opérations 
qui en dépendent prévalent (sur d'autres opérations simul- 
tanément applicables) » : ainsi le s° selon VI 1 17 et 37 
est substitué à y dans la syllabe redoublée de vyadh- de 
préférence à l'amuissement de y attendu par VII 4 60, en 
sorte qu'on forme vi-a-vyadh-, puis (VI 1 108) vivyadh-. 

sambandha « connexion » P. : dhâtusambandhe pra- 
tyayâh III 4 1 « les suffixes sont valides (pour d'autres va- 
leurs qu'il n'est prescrit) quand la connexion avec le verbe 
île commande) ». Plus spéc. « connexion » des mots dans la 
phrase, d'où pratiquement « contexte » : sambandhâd etad 
gantavyam yam prati yad apradhânam tam prati tad upa* 
sarjanam bhavatïti M. I 2 43 vt. 5 « il faudra tirer du con- 
texte l'enseignement que le mot par rapport auquel un 
terme est d'importance secondaire est celui par rapport au- 
quel est donné le nom d'upasarjana ». s° remplace P. sesa 
dans la définition du génitif C. II 1 95 S. 425 et V., à la 
suite do M. II 1, 50 qui enseignait déjà une °sasthi u génitif 
de connexion ». L'expression °vrtti (kâr. : glosée par anu- 
vrt- chez M. même) ou °anuvrtti (sambandham anuvarti- 
syate) chez M. concerne la récurrence d'une règle entière, 
par opp. à la récurrence d'un simple élément : ainsi la ré- 



— 327 - 

-currence de vrddhir âd aïe I 1 2 dans le su. 3 constitue 
une °vrtti. Cf. anumita. 

sambandhin « qui porte une connexion » M. (vt.), 
dit de certains mots (sambandhisabda) qui impliquent une 
connexion non formulée : ainsi mâtari dans la phrase mâ- 
tari vartitavyam M. I 1 9 vt. 4 implique svasyâm mâtari ; 
le terme est glosé svârthabhinnapratiyogikasarnbandhani- 
mitta Nâg. ad loc. Plus gén. des mots s sont par ex. pra- 
dhâna et upasarjana M. I 2 43 vt. 5 ; sambandhisambandha 
(bhâva) « relation entre une connexion et un mot possédant 
cette connexion » K. II 3 11 cf. PM. 

sambuddhi n. techn. du nominatif sing. fonctionnant 
comme forme d'appel (âmantrita) P., c'est-à-dire comme 
<( vocatif » : il est caractérisé par l'amuissement de la dé- 
sinence VI 1 69 et autres particularités. C'est là l'emploi 
technique du mot ; l'emploi anvartha « appel » est attesté 
I 2 33, cf. M. init. 

sariibhava « possibilité » d'interprétation, d'applica- 
tion, d'opération M. (vt.) : vidhiniyamasambhavc vidhir 
eva jyâyân pbh. 100 cf. M. VI 4 49 vt. 1 « quand il y a pos- 
sibilité (d'interpréter tel su., soit comme) prescrivant (qqch. 
de nouveau, soit comme) restreignant (qqch. de déjà pres- 
crit, il est à considérer) plutôt comme prescriptif (que 
comme restrictif) » : ainsi VI 4 49 prescrit-il l'amuisse- 
ment de y + a, ou bien restreint-il en ce qui concerne 
-y a- l'amuissement de -a- (prescrit par le su. 48) aux seuls 
cas où une consonne précède -y a- ? Ladite pbh. décide pour 
la première alternative, asati sc+mbhave bâdhanain bha- 
vati/ asti ca sambhavo y ad ubhayam syât SD. 36 sq. « (un 
apavâda) entrave (un uisarga) là où il n'y a pas possibilité 
(que l'un et l'autre s'appliquent ensemble) ; s'il y a possi- 
bilité, on a l'un et l'autre » : ainsi d'une part dans un cas 
comme goda- le suffixe apavâda ' an ' entrave Vutsarga 
ka ' ; d'autre part, dans kaikeya- formé sur kckaya-, la 
substitution de vrddhi a lieu même après qu'a été opérée 



— 328 — 

celle de -îy- à -ay(a)-. Inversement M. ï 1 47 vt. 1 = SD. 89 
saty api sambhave bâdhanam bhavati, maxime illustrée par 
le tatrakaundinyanyâya Jacob Nyâyânj. IP p. 31 : ainsi I 1 
52 est entravé par 54 bien que 54 puisse prendre effet après 
l'autre règle (car, bien que la finale de sthâ- soit affectée 
par 52, l'initiale demeure non affectée et 54 reste applica- 
ble). Analogues C.-pbh. 32 sqq. Cf. prakrti. 

sambhû- (°bhàvyate) « être assumé, supposé » K. IV 2 
58, 4 83 V 1 16 VII 1 li, 62 ; sambhûyârthasya sâdhakah 
« qui fait se réaliser le sens global », dit de particules comme 
na ha vai, na khalu, ma sma Ganar. 13 fin. VP. II 194. 

sammrdya « en pressant ensemble » les éléments par 
substitution de la semi-voyelle à la voyelle M. (= âcLesena 
nivartya Nâg.) PI. 116 2 et 3. 

sarûpa « de même forme » P., dans la définition de 
Vekasesa et cf. a . 

sarvatra « en tous cas » P. : le mol sert a) à faire ces- 
ser une règle optionnelle, ex. IV 1 18 (= nityârtham K.) ; 
b) à faire cesser une application védique, ex. VI 1 122 
(= chandasi bhâsâyâm ca K.) ; M. (vt.) glose sarvesu pak- 
sesu II 1 51 vt. 11 ou sarvesu sâdhanesu III 4 69 fin. et 
emploie le terme plus librement, ainsi au sens d'asamjnâyâm 
III 3 19 vt. 2. 

sarvanâman (« nom pour tout[e notion] », opp. à 
nâman « nom spécifique ») « pronom » P. : défini I 1 27 
comme le t. techn. désignant les mots du g. sarvâdi, mots 
que caractérisent certaines particularités de flexion. D'au- 
tres mots sont optionnellement ou éventuellement s 33 
sqq., ainsi sva- au nomin. plur. (sue/ svâhputrâh). M. ad 
loc. après vt. 6 propose de reconnaître dans s° une anvar- 
thasamjnâ, qu'il glose par sarvesâm Xiyâni) nâmëni. 1& 
s exprime une chose générale, enseigne M. I 1 66 init. 

<( Expression d'ensemble, indifférenciée » M. : ekaérutih 



— 329 — 

svarasarvanâtna yathâ napumsakam lingasarvaiiâma M. Vi 
4 174 vt. 4 « la notation monotone désigne une indifféren- 
ciation de ton, comme le neutre désigne une indifférencia- 
tion de genre ». 

. sarvanâmasthâna (« siège du nom complet ») t. techn. 
désignant les désinences des cas forts P. : défini I 1 42 sq. 
comme comprenant les désinences des nomin.- accus, plur. 
au neutre, des nomin. -accus, sing, et duel ainsi que du 
nomin. plur. hors du neutre. Devant ces désinences le' 
thème nominal n'est pas traité en pada. N. ad loc. observe 
qu'un tel t. techn. « long » émane des anciens maîtres ; 
PM. donne « selon certains » la glose : « forme où se tient 
le thème pourvu de tous ses membres », par opp. au thème 
« déficient » (des cas faibles). 

sarvapratisedha « prohibition portant sur tout (un 
groupe) » M. (vt.) : ainsi sur nântahpâdam M. VI 1 115 
init. 

sarvaprasahga « application totale .•> M. (vt.) : si 
aucune spécification (visesa) n'est ou n'était posée (upâ- 
dïyamâna) , on encourt le risque qu'un nom technique par 
ex. s'applique de façon illimitée : c'est» le vice du s° : seule 
l'adjonction dans la teneur I 3 2 du mot upadeée empêche 
que le nom de ' it ' donné à Vanunâsïka s'applique à un 
cas comme abkra âm apah : la présence du mot upadeêa 
restreint l'application aux formes de grammaire énoncées 
avec leur appareil technique. Le terme s° est glosé sarvatra 
prasangah (ou : prâpnoti) M. et s'oppose à sarvatrâpra- 
sanga = sarvatra na prâpnoti (M. III 4 69 fin.) 

sarvalakâra K. dans la formule sarvalakârânâm apa- 
vâdah (c (on a affaire ici à une règle particulière) entravant 
tous les (autres) temps » K. III 3 144 sq., 149 sqq., 157, 
161, 4 2. 

sarvalinga « qui comporte tous les genres » M. (vt.) 



— 330 — 

(aussi comme tatpurusa « tout genre » kâr.) : ainsi la te- 
neur bhâve III 3 18 est à entendre comme s°, i. e. avec 
les valeurs de bhûti (fém.), de bhavana (nt.) et de bhâva 
(msc). napumsakasya sarvalingasâmânyarûpatvam CV. II 
2 87 « le neutre est la forme commune pour tous les gen- 
res » ex. suklaê ca éuklâ ca êuklam ca tânïmâni tuklâni. 

sarvalopa « amuissement d'un (suffixe) entier » M. 
(vt.), glosé sarvasya lopah. 

sarvavibhaktyanta composé où le membre antérieur 
a valeur d'un mot « terminé par une désinence quelcon- 
que » M. ; cf. sarvavibhakti vt. mot (tel que vinâ nânâ) 
« ayant valeur de toute désinence » ; asarvavibhakti P., v. 
s. v. 

sarvasvara « tous les tons » M. : nighâtasvarah sar- 
vasvarânâm apavâdah M. VI 1 161 vt. 1 « le ton nighâta 
exclut tous les tons ». 

sarvâdi = P. sarvanâman (d'après I 1 27) C. II 1 6 
IV 3 60 H. I 4 12 S. 148. 

sarvâdesa « substitut intégral » M. (vt.), î. e. substi- 
tut d'un mot, non d'un élément de mot ; ou d'un groupe 
complexe, non d'un phonème isolé : ainsi fi VIII 2 89 si- 
gnifie que o3m est le substitut des voyelle + consonne 
finales (sumnayo3m pour mmnayuh), alors qu'on attend 
par le pbh. su. I 1 52 qu'il le soit du phonème final seul. 
Le s°-tva est formulé I 1 55 anekâl éit sarvasya, d'où ré- 
sulte que par, ex. vac- (II 4 53) est le substitut de la totalité 
de la forme brû-. Tous les substituts de P., dit une kâr. 
chez M. I 1 20, sont des substituts pour des mots entiers 
isarvapadâdesa) ; si l'on admet que seule une portion de 
mot est modifiée, la conception de la pérennité des mots 
ne concorderait plus. 

sarvântya « qui occupe la position finale de façon 



— 331 — 

absolue » M. (vt.), dit d'un phonème par opp. à un autre 
phonème qui ne l'occupe qu'en vertu d'une fixation (vya- 
vasitântya) ; ou bien dit d'un mot et désignant le dernier 
membre d'un composé de plus de deux membres. 

sar vopasar j ana composé m dans lequel tous les mem- 
bres sont secondaires » K. VI 3 82 (cf. M. vt. 1 et N.), dit 
du bahuvrlhi (l'élément primaire étant situé hors du bahu- 
vrïhî). 

sarvopâdhivyabhicârârtha v. upâdhi. 

salin ga « possédant un genre » M. 

savarga « comprenant (les autres phonèmes du) même 
varga » C. I 1 2. 

savarna « homophone » P., t. techn. défini 119 
comme le phonème ayant vis-à-vis d'un autre le même 
siège (tulyâsyaprayatna), cf. K. Sont par ex. s° entre elles 
les 18 formes de a (d a à, longues correspondantes, nasali- 
sées correspondantes, pluta correspondantes) ; sont s° aux 
termes du vt. 5 r/ l malgré la différence de prayatna ; est 
s d'après X. ad loc. une occlusive par rapport à une autre 
occlusive du même varga. D'après I 1 10 il n'y a pas d'ho- 
mophonie entre voyelle et consonne. Le terme s est une 
anvarthasamjnâ dont le sens est samâno varnah N. I 1 9. 
Cf. grah-, grahana. 

°dlrghatva « substitution (selon VI 1 101 akah savarne 
dïrghah) d'une voyelle longue (à une voyelle simple sui- 
vie d') une voyelle homophone » M. (vt.), ex. dandâgra 
où â est le substitut de a + a. 

savibhaktika « pourvu de désinence » M. (savibhakti 
Kt. II 3 10). 

sasamkhya « possédant un nombre » M., opp. à 
asainkhya (q. v.) C. VI 4 40. 



- 332 — 

sasthâna « ayant le même lieu d'articulation » M. 
(vt.), dit de e o par rapport à i u. 

sahacarita « qui marche ensemble » K. IV 2 63, 3 52, 
i. e. « associé par continuité ». Le raisonnement reposant 
sur la notion de s° est énoncé par la pbh. 103 : sahacaritâ- 
sahacaritayoh sahacaritasyaiva grahanam « (quand un terme 
note à la fois ce qui ressemble à) ce en compagnie de quoi 
il est énoncé et quelque chose (d'autre, ne ressemblant) pas 
à ce en compagnie de quoi il est énoncé, il est considéré 
comme notant seulement le premier » : ainsi para I 3 19 
peut noter à la fois le préverbe et le féminin de l'adjectif ; 
d'après cette pbh. il notera le préverbe parce qu'il est as- 
socié avec vi qui est nécessairement préverbe ; v. sâhaca- 
rya. Analogue SKÂbh. I 2 87 C.-pbh. 51. 

sahavivaksâ « intention d'exprimer ensemble » des 
sens divers M., dans la définition de Yekasesa ; aussi Hars.- 
Ling. 95 vr. (suscription). 

sahokti « expression simultanée » de plusieurs choses 
en un mot H. III 1 117, dans la définition du dvamdva ;, 
aussi S.-Ling. 69 vr. (suscription). 

Sâmhitika phonème « qui fait partie de la diction 
continue » M., K. IV 4 7, i. e. qui appartient au suffixe, 
qui n'est pas un exposant. 

sàgamaka « pourvu d'un accrément » M. : âdesàs 
tarhlrrie bhavisyanty anâgamakânàm sagamakâh M. I 1 20 
vt. 5 « ce à quoi s'attache un accrément, combiné avec ledit 
accrément, sera donc substitut de la forme sans accré- 
ment )> : ainsi ' it ' joint à un ârdhadhâtuka sera substitut 
de cet ârdhadhâtuka. 

sâmkhya règle « qui concerne le nombre » M. 



— 333 — 

sâdhaka « qui réalise » l'action verbale M., syn. de 
nirvartaka et glosant kâraka M. I 4 23 vt. 1 : cf. M. 42 
sarvâni kârakâni sâdhakâni. P. atteste la forme s'âdhaka- 
tarria dans la définition du karana (q. v.) « ce qui fait se 
réaliser au plus haut degré » l'action verbale = prakrsto- 
pakâraka K. I 4 42. 

sâdhana « moyen de réalisation » de l'action verbale M. 
(vt.), dit pratiquement des affixes verbaux et des désinen- 
ces, plus gén. des suffixes (primaires) : ainsi ' yak ' est 
un s M. VIII 4 30 vt. 1. pûrvam dhâtuh sâdhanena yujyate 
paêcâd upasargena M. VI ] 135 vt. 9 DV. I 3 42 III 3 86 
VP. II 185 sq. SD. 131 PI. 46 7 « une racine se joint d'abord 
à ses af fixes, ensuite au préverbe » ; plus brièvement paêcât 
samâsena BhV. ; III 1 100 : c'est une application particu- 
lière du padasamskâra : si une forme est correcte quant 
au s , elle sera valable,, l'addition du préverbe devant pren- 
dre effet à un stade ultérieur. Ainsi, en dépit de I 3 42 
enseignant que les désinences moyennes valent après kram- 
précédé de pra, pracakramuh DV. ad loc. sera licite, vu 
que la portion cakramuh est correcte ; de même, pour jus- 
tifier niyamya- upacarya- etc., on suppose qu'il est d'abord 
formé yamya- cary a- et qu'ensuite seulement il est agrégé 
ni upa BhV. 1. c. Pbh. inverse pûrvam dhâtur upa- 
sargena... SD. 132 CV. V 1 136 M. 1. c. : M. la re- 
jette comme asâra, car, dit-il, c'est le s qui produit l'acte, 
le préverbe ne fait que le spécifier, et la spécification n'est 
énonçable que pour une valeur déjà produite. 

Plus gén. « moyen de réalisation » de la phrase, relation 
casuelle, syn. de kâraka M. (Bâlam. 2399 glose s° par 
kâraka et cf. J. 13 29) : ainsi pâda- est un s dans pâdahâ- 
raka- M. II 1 33 vt. 2, cf. le su. sâdhanam krtâ S. II 1 37. 
M. II 3 1 vt. 9 discute la question si s c est un dravya ou 
un guna ; c'est un agrégat de guna d'après M. III 2 115 
init., où Pr. glose sakti, comme PM. V 1 118 glose 
saktimad dravyam. VP. III 7a 1 définit le terme kriyânâm 
abhinispattau sâmarthyam « capacité à produire des ac- 
tions ». Dans mantram japati vrsaloh, vrsala- est s* 



— 334 — 

d'après K. III 1 24 cf. N. ; sarvesu sâdhanesu samnihi- 
tesu kartâ pravartayitâ bhavati M. I 4 23 fin. a quand tous 
les modes de réalisation sont à disposition, c'est le nom 
d'agent qui fait se produire (l'acte) ». Ifc. dans karma , 
kartr , bhâva° (q. v.) ainsi que dans adhikarana , krîyâ , 
karana M. (vt.), s° signifie pratiquement « mot s 'analysant 
comme nom d'objet, d'agent, d'état, etc. » : ainsi le mot 
strï- M. I 2 64 vt. 53 est un adhikarana du fait qu'il se défi- 
nit styâyaty asyâm garbhah, pums- ibid. est un kartr° du 
fait qu'il se définit sûte pumân. 

sâdhanâpeksa : le duel et le pluriel dans le verbe ne re- 
posent pas sur l'action (kriyâpeksà) , mais sur les instru- 
ments de réalisation (s°) M. I 2 64 après vt. 19, car l'action 
est une, les s sont multiples. 

Sânunâsika phonème « muni d'anunâsika, nasalisé » 
M. 

sânubandhaka « (ce) qui est pourvu d'exposant » M. 
(vt.) (sanubandha kâr.), v. niranubandhaka. 

sâmnyâsika « conforme à la teneur originelle » du 
su. M. (dit d'un élément qui est à conserver, encore qu'on 
ne puisse le justifier). 

Sâpavâdaka prescription « accompagnée d'un apa- 
vâda » M., opp. à nirapavâdaka ; aussi (sâpavâda) élément 
« figurant dans un apavâda » M. 

Sâpeksa u qui a une référence (d& dépendance ou d'ac- 
cord) » avec un membre extérieur M., not. comme glose 
d'asamartha M. II 1 1 init. (cf. C.-pbh. 27 sâpeksam asa- 
martham) : ainsi dans râjapuruso darsanïyah, râjapu- 
rusa- est s : bhavati pradhânasya sâpeksasyâpi samâsah M. 
1. c. (( un composé est valable même quand son membre 
principal (i. e. déterminé) se réfère » à un mot extérieur, 
en l'occurrence purusa- se référant à darsanïya-. 



— 335 — 



sapya = P. sakarmaka 
3 21 S. IV 3 55. 



transitif » C. I 4 106 H. III 



sabhyasa forme verbale « pourvue d'une syllabe de 
redoublement, redoublée » M. (vt.). 



sàmarthya « caractère de ce qui est samartha (q. v.) » 
M. (vt.) : expliqué M. II 1 1 init. soit par « unicité d'ob- 
jet » (ekârthïbhâvà) , soit par « référence à un autre élé- 
ment » (vyapeksa). Le terme est glosé parinisthitatva SK. 
1072, krtasamdhikâryatva ibid. Pratiquement « connexion 
de sens », parfois « contexte » : v. un ex. s. pratyâsatti. 
L'ablatif sâmarthyât (ifc. dans les vt., avec régime génitif 
dans» la paraphrase) signifie simplement « par suite de l'ap- 
propriation de sens » ou « de par la situation de fait, en 
vertu du fait (qu'il existe telle règle) », d'où « pour cette 
raison, en vertu de... ». yathâjâtïyakânâm dvitlyasya pada- 
sya prayoge sàrriarthyam asti tathâjâtïyakânâm ekasesah 
M. I 2 64 après vt. 19 « Yekasesa est formé de mots qui sont 
de nature telle qu'il y ait concordance de sens quand est 
employée la seconde forme ». — Chez P. s° vise le groupe- 
ment sarpis karoti par opp. à sarpih/ piba et M. et K. ad 
loc. (VIII 4 44) glosent vyapeksa. 

sâmânâdhikaranya « communauté de référence » 
à l'action verbale (v. samânâdhikarana) M. (vt.) : état de 
congruence ou d'apposition entre déterminant ou épithète 
et déterminé ou substantif, ou bien entre samjnâ et 
samjnin. Il peut y avoir s à l'intérieur d'un même mot 
(pada ) et le résultat est un karmadhâraya ; il y a aussi 
s du n. de nombre dans un dvigu (pancapùlï = paficânâm 
pûlânâm samâhârah) M. II 4 1 vt. 1 et Pr. ; M. V 1 3 vt. 
4 sqq. pose un s pour le dérivé paflcajanïna-, autrement 
dit la forme est à résoudre en paiîcajanâya hitah, alors que 
l'expression analytique sans s° pancânâm janâya hitah 
aboutit à pancajanïya- . Pr. VI 4 22 init. donne en ex. d'un 
s° ayam brahmadattah. Le terme est glosé K. II 1 49 « fait 



— 330 — 

qu'un mot qui a une cause d'application distincte (d'un 
autre mot) fonctionne pour le même objet (que celui-ci) ». 

samànya « (ce qui est) général » M. (vt.) opp. à « ce 
qui est particulier » (visesa, q. v.) : teneur générale, règle 
.générale, etc. Le neutre s'emploie sârnanyopakrùmena DV. 
VI 3 64 BhV. VI 3 35 i. e. là où l'on ne vise pas un cas 
particulier ; kâla se dit du « temps indifférencié » DV. III 
2 87, 123 v. kâla. Comprendre une teneur comme s im- 
plique qu'on fait abstraction de la consécution temporelle 
(paurvâparya) M. II 4 35 vt. 4. yadâ samâsas tadâ sâmânye 
vrttih M. II 2 24 vt. 6 <( quand il y a composé, la valeur est 
générale » et il est nécessaire d'y annexer une spécification 
par un mot particulier, sâmânye nirdiste visësâ apy udâha- 
ranâni bhavanti M. I 1 66 « quand l'énoncé est général, 
les exemples peuvent être particuliers ». « Communauté » 
d'étymologie) entre les acceptions d'un même mot M. I 2 64 
vt. 59. — Chez P. s et °vacana « mot exprimant une pro- 
priété (âharma K.) commune » à l'agent (upameya) et à 
la comparaison (upamâna), soit tertium comparationis : 
ainsi syâma- dans ghanasyâmah krsnah, sûra- dans pu- 
ruso 'yam vyâghra iva sùrah ; se dit aussi d'un mot « ayant 
une valeur commune », i. e. qui embrasse celle d'un autre 
mot plus spécial, ainsi agne en regard de grhapàte : opp. 
à visesavacana. 

°visesabhâva « relation entre le général et le particulier » 
SK. 3355 ; °vMesatva « fait que telle chose est générale, telle 
autre particulière » ; °vtiesalaksanârthalL. IV 1 82. 

sâmânyâpeksa « qui dépend d'une chose générale » PI. 
47 5 SK. 2617, par opp. à visesâpeksa, dans la définition de 
Vantaranga q. v. 

sàmàsika désinence « appartenant à un composé » 
M., PI. 62 10. 

sâmùhika suffixe « notant une collection, une masse » 
M. ; aussi « chapitre desdits suffixes » M. Ce chapitre re- 






— 337 — 

pose sur la règle tasya samùhah IV 2 37 et reste valable 
jusqu'à 51. 

sâmpratika v. bhùtapùrva. 

sâmya « égalité », abstrait répondant à l'adj. sama- 
(ou à antara-, soit « analogie » Nâg.- LSS. ad I 1 9 vt. 5) 
M., dans l'expression samkhyâ (ou samkhyâtah s ) <( éga- 
lité numérique », par allusion au pbh. su. I 3 10. La no- 
tion de la particule iva, du suffixe -vat est rendue par 
guna , dravya°, kriyâ CV. IV 1 135. « Homogénéité » de 
deux phonèmes V. 

sàrthakya « fait (pour une teneur) de servir à un 
but », de n'être pas superflue PI. 59 14, 94 11 ; M. a sâr- 
thaka mot « qui a un sens ». 

sârvakâlika règle « qui vaut pour tous les temps » 
K. III 2 83, i. e. qui concerne des af fixes à valeur tempo- 
relle indifférenciée, par opp. aux af fixes bhûte etc. 84 sqq. 

sârvadhâtuka (« qui concerne la totalité de la ra- 
cine », pan opp. à ârdhadhâiuka) n. chez P. des affixes for- 
mateurs du présent (sauf -u-), caractérisés par l'exposant 
-s-, ainsi que des désinences personnelles (autres que celles 
du parfait et du précatif) ; enfin, des suffixes primaires at- 
tachés à des thèmes verbaux (autres que le parfait). Ce t. 
techn., qui est emprunté aux anciens maîtres (Tril. ad K.t. 
Hï 1 34), est défini par tin sit III 4 113. D'après K. VII 3 95 
il s'emploie sous la forme féminine dans la teneur dudit 
su. formulée par les Âpisala. 

sârvanâmika opération (kârya Durgas.) « pronomi- 
nale » Kt. II 1 33. 

sârvavibhaktika « employé en fonction de dési- 

22 



— 338 — 

nence quelconque » Bâlam. 2111 Ganar. 181, dit du suf- 
fixe -tas, et cf. not. M. V 4 44 vt. 1. 

sâvakâsa M. (vt.) : se dit d'une règle ou opération 
ou d'un n. techn. qui pouvaient effectivement s'appliquer, 
a qui avaient occasion » de s'appliquer, mais dont l'ap- 
plication s'est trouvée entravée par une autre règle. Ainsi 
le nom de dvigu pour le mot pancagu- a occasion de s'ap- 
pliquer de par II 1 51, mais il est entravé par le nom de 
bahuvrïhi qui résulte de II 2 24, cf. M. V 2 94 init. efr 
PI. 48 5. La teneur dlrghât VI 1 172 est s° en ce qu'elle 
rend la forme astân capable de recevoir le nom de sas : 
si astân ne pouvait recevoir ce nom, ledit su. deviendrait 
niravakâsa (q. v.) et la teneur dlrghât deviendrait elle- 
même sans objet, s se dit plus particulièrement d'un apa- 
vâda qui resterait applicable même après que la règle gé- 
nérale a pris effet, par opp. à Vanavakâsa apavâda, v. ces 
mots. 

sâvarnya « homophonie » N. VI 1 101 BhV. VI 1 92 
DV. 119.. 

sâvyaya verbe « accompagné d'un invariant » M. (vt.). 

sâhacarya « association » M., not. dans la locution 
sâhacaryât tâcchabdyam, v. tâcchabdya. Chez les gramm. 
tardifs (depuis K. I 3 19, 21, 29, 4 90 II 1 63, 2 18, 3 10 
III 1 28, 2 59, 61 IV 1 154, 2 113 IV 3 48, 69) : forme de 
raisonnement fondé sur la pbh. 103 (v. sahacarita) et qui 
vise à restreindre l'application d'un su. Quand un élément 
est associé à un autre dans une teneur, seule sera retenue 
pour l'un l'acception ou l'emploi qui sont nécessairement 
ceux de l'autre : ainsi pari II 3 10 aura le sens de varjana 
seulement, vu que le mot est associé à apa qui a nécessai- 
rement ce sens, et le su. ne s'appliquera pas à vrksam pari 
vidyotaie vidyui. Le principe du s est illustré par le chat- 
trinyâya N. I 3 9H Pr. II 2 38 fin. VP. III 12 22 et cf. Jacob 



— 339 — 

Nyâyânj. Pp. 28. Raksita chez DV. III 1 28 laisse entendre 
que certains auteurs n'admettent pas ce raisonnement. 

simhâvalokita(nyâya) (aussi °lokana) (« regard du 
Jion [qui poursuit sa marche en avant tout en jetant parfois 
la tête en arrière pour voir si quelque proie se présente] ») 
type de récurrence qui exerce son effet en arrière (en même 
temps qu'elle poursuit son action normale en avant) K. III 
3 49 N. I 1 11 DV. V 4 132 VI 4 69 : ainsi vibhâsâ III 3 50 
vaudrait dans 49 en même temps que dans 51-55 ; N. 1. c. 
propose de faire valoir sâkalyasya (énoncé I 1 15) audit su. 

1 1 11 par s° : ainsi serait expliqué le type manlva, dampa- 
tlva qui ne présente pas le pragrhya attendu. Cf. Jacob 
Nyâyânj. s. v. 

siddha « réalisé », dit d'une formation, aussi d'une 
règle ou teneur M., c'est-à-dire « acquis, valide ». Un su. 
est s° sans qu'une teneur donnée ait été utilisée : il s'en- 
suit que la teneur en question (si elle n'est pas purement 
et simplement superflue) décèle un enseignement impli- 
cite : ainsi I 1 14 étant s sans cka, eka révèle que lorsqu'un 
phonème est employé dans une teneur, il faut l'entendre 
comme mot d'espèce, non comme mot individuel. Dans les 
vt. finaux qui liquident une argumentation on voit souvent 
la formule siddham tu (glosée M. siddham état/ katham,/ 
succédant à prâpnoti ou à na prâpnoti), c'est-à-dire : le 
bénéfice qu'on a cherché à réaliser par adjonction, modi- 
fication, etc. a so réalise (de soi-même) » par une meilleure 
interprétation du su. ; cf. aussi nipâtanât (q. v.) siddham. 
Le terme s'oppose à prâpta, q. v. Il s'oppose aussi à asiddha 
(q. v.) et signifie alors plus particulièrement « non asid- 
dha », c'est-à-dire : ne tombant pas sous le coup de VIII 

2 1 ou sous le coup de VI 4 22. Enfin la Pasp. p. 6 17 em- 
ploie s , sans doute à titre de terme auspicieux, en guise 
de nitya « fixé de façon constante », et rappelle à ce pro- 
pos les valeurs banales du mot dans siddha prthivï, siddha 
odanah. D'après le Samgraha (ibid. 22) s s'oppose à kârya 



— 340 — 

« ce pour quoi une opération est (encore) à faire ». — Chez 
P. s figure dans siddhâprayoga (et cf. en outre asiddha) 
qui signifie d'après K. mot « dont le non-emploi est va- 
lide », i. e. ne prête pas à objection, donne le même sens 
que l'emploi, mais cf. aprayoga. 

siddhânta a vue finale, réalisation définitive » au terme 
d'une discussion Pr. I 1 4 init., 42-43 DV. I 3 21 SK. 2518 
(et dans le titre même de l'œuvre, cf. Sabdakaust. verset 
introd. 2) ; en outre, Pr. Intr. et I 4 84 vt. 2, 1 26 init. dans 
siddhântavâdin « celui qui exprime (au terme de la discus- 
sion) la vue finale et définitive » ; id. sïddhânttn PL 45 6, 
48 1, 6 et 12, par opp. à ekadesin et à pùrvapaksin, q. v. ; 
aussi à» siddhânty ekadesin PI. 48 9 « celui qui exprime une 
partie seulement de la vue définitive » ; siddhâniita Sab- 
dakaust. II L 51 p. 181. 

siddhi « réalisation » M. (vt.) not. dans svara , samjfiâ , 
kârya° etc. 

sidh- (sidhyati) « se réaliser, être valide » M. (kâr. ; III 
4 21 vt. 3 n'est pas un véritable vt.), dit d'une forme qui 
s'obtient de façon correcte, d'une opération ou d'un n. 
techn. qui sont valables Le terme s'oppose à prâpnoti, 
q. v. ; na sidhyati (glosant aprasiddhi M. VI 4 1 vt. 2) se 
dit d'une forme qui manque (à tort) à se réaliser : danksnu- 
ne saurait se réaliser (na sidhyati) si l'on admet le suffixe 
ksnu ', lequel entraîne l'amuissement de la nasale DV. 
115; uttamarna- manque à se réaliser si l'on admet un 
nipâtana spécial pour adhamarna- K. VIII 2 60. kim pu- 
nah kâranam na sidhyati M. passim « comment se fait-il 
que (telle forme) ne se réalise pas (déjà par application du 
su. et qu'il faille poser un vt.) ? » 

sup ' indice chez P. des désinences casuelles, au nom- 
bre de 21 réparties sur sept cas et trois triades (I 4 103) ; 
elles définissent le mot I 4 14. Le terme est formé du 
pratyâhâra su...p IV 1 2. Il est glosé subanta K. III 1 
106 etc. ; on a aussi ' su ' P., not. dans svâdi désignant 
I 4 17 tous les suffixes de IV 1 2 à V 3 70. 



— 341 - 

subanta = nom fléchi M. (vt.) (cf. suptinanta P.) 
subdhâtu « dénominatif » M. (vt.) ; subantadhâtu 

« id. » DV. VIII 2 78 : ex. sodïyati cité M. ; glosé suban- 

tàvayavo dhâtuh N. VI 1 94. 

sùtra (« fil » conducteur) « aphorisme » (de P.) ou 
u ensemble des aphorismes » (au plur.) constituant le 
sûtrapàtha ; = vyâkarana Pasp. p. 11 vt. 10. D'après Dur- 
gas. ad Kt. I 1 2 les su. se divisent en samjnâ, paribhâsâ, 
vidhi, niyama, pralisedha et adhikâra. Cf. sur le terme 
Goldstùcker Pân. p. 21. 

°pâtha « (récitation du) texte des su. » M. (vt.) ; le 
°pâtha est postérieur au ganapâtha d'après M. I 1 34 cf. 
Pr. 

°bheda « changement (dans la teneur) d'un su. » M. : 
défini M. III 1 12 vt. 4 « fait le requérir qqch. qui n'est 
pas formulé et de rejeter qqch. qui est formulé ». 

sûtritavant « qui a mis sous forme de su. » BhV. VII 
2 69, 3 94 ; sùtryatc Ksïratar. Intr. p. 2. 

set suffixe ou racine « pourvu de l'indice ' it ' » P., 
i. e. d'un -£- de liaison apparaissant dans des cas détermi- 
nés (VII 2 35). Les racines s sont signalées dans le dhp. 
par un accent aigu sur la syllabe radicale (VII 2 10). La 
liste en est à déduire de celle des racines anit donnée Lie- 
bich SBHeid. 1920 n° 10 p. 35. 

sopasarga racine « pourvue d'un préverbe » P. : akar- 
makâ api sopasargâh sakarmakâ bhavanti M. I 1 44 vt. 
20 (( les racines intransitives deviennent transitives lors- 
qu'elles sont munies d'un préverbe » ; cf. saprakrtika. 

SOsman occlusive « pourvue d'aspiration » M. 

sautra « propre aux su. » M., en parlant de certaines 
leneurs. Les commentaires tentent de justifier certaines ano- 
malies formelles que présente tel ou tel énoncé en posant 



— 342 — 

que cet énoncé est s°, ce qui implique la pbh. chandovat 
sùtrâni, v. chandas. Ainsi tiryaci, anvaci constituent 
d'après M. III 4 60 et 64 un s° nirdesa : on attend tirasci 
anûci ; de même sryukah kiti M. III 2 139 fin., proktât 
IV 2 64 tit VI 1 185 ina VU 1 12 ; autre» ex. BhV. VI 4 111 
VII 1 1, 2 84, 3 78 VIII 4 40 K. VII 2 11, 80, 3 31. Plus 
gén. on a sauirâksara PI. 94 10. Certaines racines sont dites 
aussi s , c'est-à-dire qu'elles sont reconnues comme pro- 
pres au dhp. et non attestées : ainsi stambh- et stumbh-, 
skambh- et skumbh-, cf. K. III 1 82, 138 VII 2 18 BhV. 
III 1 124 Ksïratar. p. 198 ; une liste en est fournie SK. II 
p. 999 Dhâtupr. p. 154. 

sauvâdika racine « appartenant au g. svâdi (III 1 
73), 5 e classe de présents » Dhâtupr. IX 12. 



strï genre et suffixe du « féminin » P. ; les suffixes 
valables striyâm (rubrique gouvernante IV 1 3 « quand il 
s'agit d'exprimer le féminin » ou « quand le thème a le 
sens du féminin » K. résumant M. vt. 1 et 5) sont tâp 
nïp etc. décrits IV 1 4 sqq. (v. Liebich Pân. p. 102). Défi- 
nition des caractéristiques féminines naturelles M. I 2 64 
vt. 53 (Strauss Fest. Garbe p. 84) ; °pratyaya « suffixe du 
féminin » v. anupasarjana M. ; °visaya v. ce mot ; °linga 
« genre féminin » ou « qui a le genre féminin » M. (vt.). 

stliàna P. dans sthâne « à la place de » i. e. « en substi- 
tut de » ; ifc. « ayant pour substitut » (glosé sthiti K. I 4 
4). L'expression sthâneyogâ P. définit le génitif (sasthî) 
figurant dans un énoncé : «? ce dont la relation est désignée 
par le mot sthâne ' à la place de ' » (sthâne étant glosé 
prasange K. I 1 49 « quand il y a occasion d'application » 
et cf. M. I \ 51 vt. 3 ; M. analyse diversement cette expres- 
sion, not. en sthâne-ayogâ, cf. BhV. avyaktasambandhâ 
[sasthî] sthâne) : ainsi le génitif ikas dans l'énoncé iko 
yan aci VI 1 77 signifie « (en présence de voyelle) une 
semi- voyelle est substitut de i u r l » aci parafa iko yan 



— 343 — 

ûdeso hhavati K. ; le mot sthàne chez M. glose souvent un 
génitif dénoncé, et M. a le composé sthânasasthï : pâdasya 
VIII 1 16 selon K. est à entendre tantôt comme °sasthï « à 
la place du mot (entier) », tantôt comme avayavasasthï 
« faisant partie d'un mot », mais cf. M. ad loc. vt. 5. 

« Lieu d'articulation » (palais, lèvres etc.) M. ; sthâna- 
tas se dit de l'affinité quant au s° M. ; tâlu ostha M. 
u dont le lieu d'articulation est le palais, les lèvres ». Au 
sens de P. âsya S. I 1 6. 

sthânin (« qui appartient à telle place ») dit d'une 
forme requise par le sens et non effectivement employée 
dans une phrase P., glosé aprayujyamâna R. I 4 105 II 
o 14 gamyamâna BhV. ; dit aussi du primitif par opp. au 
substitut M. (vt.) : cette acception figure déjà chez P., du 
moins dans le pbh. su. sthânivad âdeêah (v. àdeûa et ni- 
lùittaka), règle que M. I 1 5G init. rend par sthânikâryam 
âdcsc tidisyatc « une opération portant sur le primitif est 
étendue par transfert au substitut » et qu'il illustre par la 
comparaison guruvad guruputra iti yathâ. Cette règle est 
limitée paij les su. qui suivent et, dès le su. I 1 56, elle est 
interdite quand il s'agit de phonèmes, v. analvidhi. M. 
ibid. vl. 12 définit s « ce qui n'est plus après avoir été », 
alors que le substitut est dit « ce qui existe, n'ayant pas été 
auparavant ». 

athânivadbhâva « traitement (d'un substitut) conforme 
à celui de l'original » M. (vt.) en fonction de I 1 56. Cf. 
anâdista. 



sthita dans l'expression iti sthitc « quand on considère 
non le mot lout formé, mais ses éléments) placés (les uns 
à côté des autres» >- X. VI 1 102 Pr. VI 4 22 vt. 15 PL 52' 5, 
u-î 10 SK. 47, 2105, 2173, 2177 : ainsi sunah se forme en 
pari an I de svan + désin. ' sas ' : on aura donc l'expres- 
sion sran sas iti sthitc, de même N\ 1. c. agni an iti sthitc. 

spardha = P. vipratisedha J. I 2 89 (glosé samgharsa) 
an 11 46 H. VII 4 119 (glosé upanipâta). 



- 344 — 

sparéa (« contact ») « occlusive » M. (vt.) ; sprsta 
« friction » M., mode d'articulation (karana) des occlusives 
M., dans une cit. d'un Prâtis. (v. ïsatspr§ta). 

spastàrtha teneur « visant (non à prescrire, mais à 
rendre) clair » BhV. III 3 153 V 4 42 et cf. vispasta. 

sphota ((( éclatement ») n. de la partie impérissable 
du phonème, opp. à dhvani « son ». Le mot figure deux 
fois chez M. a) I 11 70 vt. 5 où il est apposé à êabda (dhvani 
étant apposé à êabdagunà) et glosé vyangya Pr. « élément 
qui doit être manifesté », par .opp. au dhvani qui est 
vyanjaka : le s a toujours la même durée (abhinnakâla 
Pr.), la différence de durée incombant au dhvani seul ; b) 
Si. III-IV vt. 11 le terme désigne l'élément impérissable de 
r (c'est-à-dire r) : « élément commun qui se manifeste 
comme -r- et -l- dissimulés (dans r l) ou non dissimulés » 
Pr. ; Pr. ad Pasp. p. 1 11 parle d'un s distinct (vyali- 
rikta°) qui est porteur d'expression (vâcaka), étant mani- 
festé par les phonèmes particuliers (nâdâbhivyangya) ; ibid. 
Nâg. glose s° par abhivyaktatvâdiko madhyamâvastha ân- 
tarafjt ûabdah (et dhvani par vaikharï) ; Pr. ad Si. VII-VIII 
énumère des varna , pada , vâkya et jâti° (le s de r ci- 
dessus décrit est un jâti , celui de M. I 1 70 est un 
vyakti ) ; à propos de la théorie du nitya sabda, Pr. ad 
I p. 6 12 dit que certains auteurs (en fait d'après Nâg. : 
les grammairiens) admettent un pada distinct des pho- 
nèmes ; d'autres (les mukhya d'après Nâg.) postulent un 
vâkya ; enfin ibid. et 6 17, 3 18 le mot nitya lui-même 
est défini par vyangya (dhvanivyangyam varnâtmakam) et 
assimilé soit au jâti , soit au vyakti , tandis que le terme 
adverse kâryq est identifié à vyanjaka ou (Nâg.) à vaikharï. 
Le terme s est analysé passim sphutaty artho 'smât. Cf. 
Abegg Fest. Windisch p. 188 Liebich ZDMG. LXXVII p. 212 
Strauss ibid. LXXXI p. 131 Chakravarti Ling. Specul. 
p. 42, 127 etc. Philos. Skt Gr. p. 84 Varma Critical Stu- 
dies p. 172 Das Gupta Stud. of Pat., Appendix 1. 



- 345 — 

sva = P. savarra J. I 1 2 S. I 1 2, 6 H. I 1 17 Lûders- 
p. 517. 

svatantf a « qui se règle sur soi, autonome » P. : not. 
dans la définition de l'agent. Glosé svapradhâna M. I 4 54 
init. ou pradhànabhùta (= agunibhûtd) K. et opp. à pa- 
ratantra. 

svapadârtha « qui a le sens de ses propres éléments » 
(non le sens d'un élément extérieur, cf. anyapadârtha) M. : 
le terme caractérise par opp. au bahuvrïhi le karmadhâraya 
ainsi que YâtUâyika M. II 1 69 après vt. 5 ; plus gén. le 
tatpurusa M. II 2 24 init. 

SVara « accent, ton » P. Les prescriptions relatives au 
ton (°vidhi P.) sont celles de VI 1 158 à la fin de VI 2 
(elles se divisent en dhâtu , pratyaya , samâsa ) ainsi que 
celles de VIII 1 27 à 71 (tinantasvarâh) . Il y a trois accents 
principaux, udâtta, anudâtta et svarita, q. v. ; M. I 2 33 
distingue sept s . Le s° est une qualité de la voyelle M. I 
2 21 init., qualité que la consonne emprunte par contiguité. 
Outre les s° de l'usage réel, il existe des accents techniques, 
soit propres au système du sûtrapâtha (v. sous anudâtta et 
svarita), soit servant à désigner dans le dhp. la présence 
d'un -i- de liaison ou la voix et se plaçant tantôt sur la 
racine, tantôt sur l'exposant Liebich SBHeid. 1920 n° 10 
p. 35 ; enfin les exposants eux-mêmes dans le sûtrapâtha 
servent éventuellement à désigner l'accent des éléments 
grammaticaux : par ex. p est l'indice des éléments qui 
sont anudâtta selon III 1 4 ; cf. l'index de Bôhtlingk s. v. 
kit cit nit tit nit pit rit et lit. 

« Voyelle » M. (vt.) propr. « qui résonne » ; le terme, 
rare chez M., est repris H. I 1 4 S. 4 ; Kt. I 1 2 le définit 
comme étant le nom des quatorze premiers phonèmes de 
l'alphabet. Il est analysé svayam râjante « celles qui bril- 
lent d'elles-mêmes » M. I 2 30 init., c'est-à-dire d'après 



— 346 — 

Durgas. ad Kt. I 1 2 « qui sont capables de fournir le sens, 
même lorsqu'elles sont isolées ». 

°pratirûpaka v. ce mot. 

°bhinna voyelles « distinctes par l'accent » M. (vt.) : 
svarabhinnasya prâpnuvan vidhir anityo bhavati pbh. 49 
M. H 4 85 vt. 11 « est de validité non constante une pres- 
cription telle que la forme en référence à quoi elle existe 
serait (après qu'a pris effet une autre règle simultanément 
applicable) différente (de ce qu'elle était avant) en raison 
de l'accent ». : ainsi dans kumâryai s'appliquent les règles 
VII 3 112 ordonnant à (devant la désinence) et VI 1 174 
ordonnant l'aigu substitut de -c- : la première règle est 
anitya parce qu'avant application de VI 1 174 -e- est anu- 
dâtta, tandis qu'après -e- serait udâtta. Cf. uttara. 

°samdhi « contact des voyelles (finales et initiales) » M. 
(vt.) : objet des règles de VI 1. 

°sarvanâman, v. ce mot. 

svarartha teneur (not. exposant) formulée « en vue de 
l'accent » M. (vt.) 

svarita (« obtenu par modulation ») n. techn. de la 
voyelle comportant cumul (samàhâra) d'aigu et d'anudâtta 
P. selon I 2 31, et pratiquement n. du ton lui-même, con- 
sistant en l'union de deux qualités vocaliques (gunà) appe- 
lées udâtta et anudâtta M. vt. 2 et 3 ; J. le définit comme 
vyâmisra II 14. Ex: kanyCr kvà. Le s est noté en gram- 
maire par un t (tif). Pr. I 2 33 fait allusion aux buit sortes 
de .s reconnues par les Prâtis. Le s° est utilisé technique- 
ment pour marquer les mots ou éléments qui forment 
adhikâra (et sont par suite à suppléer dans les su. ulté- 
rieurs) selon I 3 11 ; le sens exact de cette notation est 
discuté M. ad loc, cf. Goldstucker Pân. p. 47 et surtout 
Kielhorn Fest. Weber p. 29. En outre un exposant muni du 
s indique que la racine verbale comporte la voix moyenne 
avec la valeur enseignée I 3 72. Enfin d'après M. I 3 11 
après vt. 7 le 5° sert à montrer qu'une opération ou qu'un 
phonème est adhika (q. v.) : ainsi pour former le gén. plur. 



- 347 — 

de trapu- le s sur l'accrément ' nul ' indique que cet accré- 
ment prévaut sur ' num ' malgré I 4 2, en aorte qu'on 
obtiendra trapûnâm et qu'on évitera *trapun-â ( m. — sva- 
rcyitavya « à munir du svarita » M. et cf. svaryate. 



svarùpagrahana « teneur (qui vaut pour) la forme 
propre (dans laquelle elle est énoncée) » M. (vt.), sva étant 
glosé artha, et rùpa == sabdarùpa PL 14 8. dhâtoh sva- 
rùpagrahane tatpratyaye kâryavïjnânam M. VII 2 114 vt. 2 
« quand une racine est énoncée sous sa forme propre, une 
opération est à reconnaître (comme prenant place là seule- 
ment où cette racine comporte) un afîixe tel (qu'il puisse 
s'attacher à elle) », cf. pbh. 88 dhâtoh kâryam ucyamânam 
tatpratyaye bhavati et cf. PL 90 17. Ainsi la vrddhi est 
selon VII 2 114 substituée à r dans rnrj- pour former 
mârstiïm, mais non pour former parimrja-, parce qu'ici 
mrj- est suivi d'un suffixe qui ne se trouve pas après une 
racine. Plus généralement les commentaires discutent si 
tel énoncé est à entendre svarùpa ou s'il englobe les mots 
de même sens, s'il a une valeur générique. La théorie du 
s°-tva repose sur I 1 68 (svarùpavidhi M.) aux termes de 
quoi un mot dans un su. désigne nécessairement sa forme 
propre, v. rùpa et artho. ; mais les commentaires multi- 
plient les dérogations à ce principe afin d'obtenir des en- 
seignements nouveaux : ainsi BhV. IV 2 60 décide que la 
teneur âkhyânâkhyâyikâ est. un arthagrahana (et permet de 
former yâvakrïtika- , vâsavadattika-) tandis que itihâsapu- 
rcnia est un svarùpagrahana (et n'autorise donc que aitihâ- 
sika-, paurânika-) ; K. V 2 1 enseigne que le pluriel dans 
un énoncé a pour effet d'empêcher l'application de I 1 68 ; 
d'autre part les vt. 5 à 8 de la règle en question prouvent 
que dès Kàtyàyana le s était jugé trop large : Kàty. pro- 
pose de noter par des exposants particuliers (sit pit jit jhit) 
les cas où un mot d'énoncé vise les mots de sa classe, lui- 
même exclu (ainsi vrksa- II 4 12), ses synonymes, lui inclus 
(sva- III 4 10), ses synonymes, lui exclu irâjan- II .4 23), 
les mots de sa classe, lui inclus (matsyar IV 4 35). 



— 34h — 

svaryate « être muni du svarita » technique K. 12 
22 |3 4 VI 1 169 PM. I 4 28, soit pratiquement «, valoir 
par l'effet d'une règle antérieure ». 

svastha == P. pragrhya Ltiders p. 527 ; aussi, ibid. 
svâslhyçt. 

svasvàmisambandha « connexion entre possesseur 
et chose possédée » K. ï 4 97 II 3 50 V 3 73, dans la défi- 
nition du génitif : l'expression svâmyâdi Kl.. II 4 19 en- 
globe toutes les valeurs du génitif. 

svânga dans svângaharmaka M. (vt.) forme verbale 
« ayant pour objet un. nom désignant un membre du corps 
de l'(agent) », ex. vyadadâti mukham. Plus gén. « nom 
de partie du corps ». décrit dans une kâr. chez M. IV 1 54 
« chose non liquide, ayant une forme, siégeant dans un 
être vivant, non issue d'une modification, attestée là (i. e. 
dans l'être vivant) bien que ne s'y trouvant pas (nécessai- 
rement au moment où l'on parle) » ; K. I 3 28 signale un 
emploi non technique de s = svam angam. 

svâtantrya « autonomie » M. (vt.), caractéristique 
dé l'agent ; « liberté » dans le choix d'une analyse K. V 
2 93. 

svâbhâvya dans éabdaéakti N. III 1 112 Pr. II 2 24 
vt. 6, 25 vt. 3 abhidhânasakti N. IV 4 60 Pr. III 1 19 fin. 
« fait que le pouvoir (de connotation) du mot a son statut 
propre » : cet axiome sert à, justifier dans les commentaires 
plusieurs formes irrégulières : ainsi d'après D.V. III 3 99 si 
l'on a la forme bhâryâ-, alors qu'on attend bhrtyâ- par le- 
dit su., c'est que le pouvoir du mot est indépendant de la 
règle. 

svârtha « qui a le sens de son propre (radical) » M. 
(vt.), dit de certains suffixes qui n'ajoutent au radical 
aucun sens particulier, ou du moins aucun sens réductible 



— 349 — 

aux valeurs usuelles des suffixes (v. ci-après svârthika). 
s se dit not. de l'affixe ' nie ' des curâdi, qui est sans 
valeur propre, opp. au ' nie ' des causatifs qui est hetu- 
mant K. III 1 25 DV. III 1 26. anirdistârthâh pratyayâh 
svôrtho bhavanti M. III 2 4 vt. 2j « les suffixes auxquels au- 
cun sens n'a été assigné dans l'énoncé ont le sens (des bases 
auxquelles ils s'attachent) ». — pbh. 113 et cf. C.-pbh. 29 
anirdistârthâ vidhayah s ruhanti. D'après N. IV 1 3 vt. 5 
C. II 3 16 les( suffixes du féminin sont svârthe ; J. applique 
I 2 152 cette même notion aux désinences verbales (cf. aussi 
J. II 1 42, 72) ; C. V 4.138 H. IV 4 60 à l'affixe ' san ' dans 
titiksate etc. Le terme s'oppose aussi à parârtha : le nom 
est s°, <( il se désigne soi-même », le pronom est parârtha, 
<( il désigne un autre (nom) » N. II 3 4- - - 

svârthika suffixe « valable au sens svârthe » M., à sa- 
voir l'ensemble des suffixes décrits à partir de V 3 1 d'après 
K. M à. partir de V 3 26 seulement d'après BhV. 25, à partir 
de 96 seulement d'après SK. (chap. XLI) : ces suffixes selon 
K. V 3 66 suggèrent (dyotakai), mais n'expriment pas le 
sens particulier de la base. Le terme est glosé svïya- 
prakrtyarthe bhavâh Bâlam. 1947. svârthikâh pratyayâh 
prakrtito 'visistâ bhavanti M. I 1 27 vt. 10 « les suffixes s° 
ne sont pas discriminantes du radical » (en sorte qu'en 
énonçant le radical, ils se trouvent énoncés eux aussi). 
svârthika ativartante 'pi lingavacanâni M. V 3 67 vt. 4 
(cf. pbh. 83 kva cit s prakrtito 1° a ) «! il arrive que (des 
bases dérivées par le moyen de suffixes qui n'ont pas de 
valeur propre, mais laissent inchangé) le sens de leur pro- 
pre (radical) débordent le genre et le nombre (desdites ba- 
ses, i. e. ne l'assument pas) » : ainsi kutïra- qui a un suf- 
fixe ■ ra ' svârthe V 3 88 assume un genre différent de 
kutl- ; de même apkalpa- 67 un nombre différent de ap-. 

svàsraya « qui repose sur soi-même », non sur une 
cause extérieure M. : se dit d'une opération qui, en cas de 
substitution ou de transfert, s'effectue sur la forme nouvelle, 
i. e. sur le substitut ou la forme issue d'un transfert, et 
non pas seulement sur la forme originale : ainsi, de même 



— 350 — 

que l'original han- a la voix moyenne avec le préverbe à 
selon I 3 28, le substitut vadh- l'assumera aussi M. I 1 56 
vt. 7 sq. : la voix moyenne n'est pas seulement sthâ- 
nyâsraya, elle est encore s°, i. e. âdesâsraya. Le suffixe 
-vat dans l'énoncé VIII 1 72 a pour effet que l'opération 
prescrite soit aussi s°, en sorte que dans la phrase a" m bho 
dévadattâ r 3, le mot bho ne tombe pas sous le coup de 72, 
il n'est pas asiddha et permet d'appliquer 55 au mot deva- 
datta-. Le phénomène du s°-tva est justifié chez Pr. II 3 5 
vt. 1 par la comparaison suivante : « de même que quand 
on dit ' ce ksatriya doit se comporter comme un 
brahmane ', cela signifie que les fonctions du brahmane 
sont assurées par le ksatriya, mais non que les siennes pro- 
pres doivent cesser ».- 

' hal ' indice des consonnes d'après les pratyâh. su. ; 
halanta « terminé par une consonne ». P. ; °âdi « consonne 
initiale » ou « commençant par une consonne » P. ; °pûrva 
« précédé d'une consonne » P. L'expression halâdiêesa M. 
(vt.) vise la règle VII 4 60 halâdih êesah suivant laquelle la 
première consonne du redoublement demeure (la seconde 
étant amuie), soit mamlau en partant de mla-mlau. 

hetu (« cause ») n. techn. selon I 4 55 du kâraka dési- 
gnant la chose ou la personne qui fait faire l'acte (prayo- 
jaka), c'est-à-dire l'agent du verbe causatif. h° est défini 
kârayati y ah Kt. II 4 15, Cf. VP. III 7d 1 et 4, et v. prayo- 
jaka. 

« Cause » en général P. M. : glosé nimittamâtra ou 
karana M. III 1 26 vt. 2, aikântikam kâranam K. III 2 20, 
janaka K. III 2 126 et plus précisément >K. II 3 23 « toute 
chose apte à permettre de réaliser l'objet désiré ». Le mot 
sert not. à décrire l'une des valeurs de l'instrumental II 3 
23 (type dhanena kulam) ; d'après BhV. ad loc. il se dis- 
tingue de karana en ce que l'agent dépend du h° et que le 
karana dépend au contraire de l'agent ; analogue DV. II 
3 36. Il désigne aussi la protase d'une phrase hypothétique, 



— 351 — 

c'est-à-dire la « condition » III 3 156 (où K. glose ici encore 
par kârana). C'est la valeun laukikcu du* terme N. II 3 23, la 
valeur technique étant celle de I 4 55 précité. 

hetumant « qui possède une cause, qui existe par suite 
d'une cause » P., soit a) « effet », apodose d'une phrase 
hypothétique : glosé phala K. III 3 156 (C. I 3 120 substi- 
tuant phala à hetumant) ; hetuhetumadbhàva « relation 
entre cause et effet » N. III 3 139 CV. 1. c. DV. III 1 26 ; 
b) valeur causative, notée par l'affixe ' nie ' : le terme ici 
est défini K, III 1 26 tadiyo vyâpârah presanâdilaksa- 
nah « opération relative au (hetu), ayant pour caractère 
le fait d'inciter et autres valeurs » ; d'où hetumanniic) 
M. (vt.) « af fixe des verbes causatifs », distingué de ahetu- 
mannic M. (affixe des curâdi et not. des verbes formés se- 
lon IIÎ 1 25) ou de svârthe nie (cf. svârthe ni] nityam C- 
pbh. 80 « l'affixe ' nie ' sans valeur causative s'attache de 
façon nécessaire »). 



hyastanï (« qui a eu lieu hier ») 
III 1 23, 27 (cf. Sieg p. 485) H. III 3 9. 



imparfait » Kt. 



hrasva « bref » P., n. techn. de la voyelle dont la du- 
rée est celle d'un -u- I 2 27, c'èst-à-dire d'une voyelle d'une 
seule more (mâtrikd), ex. a et i dans dadhi-. Une voyelle 
h° s'appelle aussi, selon les cas, laghu ou guru, q. v., I 4 
10 sq. ; cf. bâdh-. 



Fin de la deuxième partie 



TERMINOLOGIE 

GRAMMATICALE 

DU 

SANSKRIT 



PAR 



LOUIS RENOU 



TROISIEME PARTIE 




PARIS 
LIBRAIRIE ANCIENNE HONORÉ CHAMPION, ÉDITEUR 

EDOUARD CHAMPION 

5, QUAI MALAQUAIS (VI e ) 



Terminologie grammaticale du sanskrit 



AVANT-PROPOS POUR' LE FASCICULE 3 



Contrairement à ee qui avait été annoncé dans V avant- 
propos au présent ouvrage (p. vin, ligne 14 sqq.), nous don- 
nons ici, à titre de complément aux deux fascicules précé- 
dents, un lexique des termes grammaticaux attestés dans 
les traités techniques de la littérature védique, c'est-à-dire 
dans les Prâtisâkhya, les Siksâ, les Anukramanï, dans le 
J\irukta et dans les ouvrages mineurs. 

Cet ensemble étant infiniment plus restreint que les 
traités de grammaire classique, et son contenu étant fait de 
sûtra plutôt que de bhâsya, autrement dit de définitions et 
de descriptions plutôt que de raisonnements et de com- 
mentaires, le plan du présent lexique se trouve différer de 
celui qui a servi de base à notre lexique de la grammaire 
classique. On a visé ici, en effet, à fournir des attestations 
complètes, du moins pour les termes qui ne sont pas d'un 
usage trop banal. Si Von n'a pu être absolument complet, 
c'est que plusieurs traités, d'importance secondaire d'ail- 
leurs, nous ont fait défaut ; c'est aussi que, dans la littéra- 
ture des Siksâ en particulier, trop de textes demeurent mal 
utilisables, faute d'éditions correctes. 

A titre accessoire, nous avons relevé tous les termes de 
grammaire qui figurent dans les ouvrages rituels, Brâhma- 
na, Kalpasûtra, Upanisad : on pourra ainsi confronter aisé- 
ment les emplois avec ceux que décrivent les Prâtisâkhya. 



Les abréviations sont conformes à celles qui font auto- 
rité parmi les védisants ; toutefois des abréviations plus 



— 356 — 

forte* (R. T. A. V.) ont été adoptées pour désigner les qua- 
tre Prâtisâkhya (Pr.) connus, que nous avons consultés 
dans les éditions classiques de Max Millier, Régnier, Whit- 
ney, Webcr ; pour le RPr. nous avons consulté aussi V édi- 
tion récente de Mangal Dcva et suivi sa numérotation (en 
y adjoignant celle de Mùller) ; pour le VPr. et le TPr. nous 
avons eu sous les yeux les éditions de Venkataratna Sharma, 
qui n'apportent à peu près rien de neuf, mais qui fournis- 
sent les gloses d' Anantabhatta et de Mâhiseya. Pour VAPr 
nous avons distingué par le signe A* les formes emprun- 
tées à Védition de Vishva Bandhu Sâstrî, dont le texte est, 
comme on sait, tout différent de celui de Whitney. Le 
ISirukta (Al) a été cité d'après Védition de Lakshman Sarup, 
avec recours éventuel à Roth. Les abréviations Pu. RT. BD. 
Up. désignent respectivement le Puspasûtra (éd. Simon), 
le Rktantra (M. Surya Kanta, avec recours à Burnell), la 
Brhaddevatâ (éd. Macdonell), VUpalekha (éd. Pertsch). Les 
Siksâ {Si.) sont citées d'après le Siksâsamgraha publié à 
Bénarès, sauf pour celles qui ont bénéficié d'une édition 
critique, à savoir la BM(radvâja)-Sieg , la Sarv(asammata)- 
Frankc, la Mâ{ndûkl)-Bhagavad Datta, la P(âninlya)-Mano- 
mohan Ghosh [avec référence à Weber), enfin les Âpi(sali), 
Kau(hali) et $ai{sirïya), ces trois dernières dans le Journal 
of Ved. Stud. ; il est naturellement renvoyé à la Vyâsaéiksâ 
(V$.) par la dissertation de Liiders. Enfin l'abréviation 
Bhâs. concerne le Bhâsikasûtra édité par Kielhorn. 

L. R 



357 



ain n. de Wmusvâra V. Mil 27. 

afc n. du visarjcuiîya V. VIII 24 ; de a bref VS. 190. 

ahkâra « l'élément -a/* » T. 1 23, i. e. la désinence de 
nominatif (sing.) figurant dans un su. comme désignation 
d'un ace rément, d'un élément modifié ou amui ; cf. kâra 

akarmaka « (état [bhâva]) qui n'est pas lié à une 
action verbale (karman) » Bl). I 31. 

akâma (« non volontaire ») n. d'un samdhi R. IV 3l 
$49) : amuissement de h rhotacisé devant r 7 ex. yuvo ra- 
jâmsi = yiwoh r°. 

aksara « syllabe » : défini « voyelle avec consonne ou 
anustwra, ou voyelle seule » R. XVIII 32 (1033;, « voyelle, 
y compris les consonnes qui précèdent et, en pause, celles 
qui suivent » V. I 99 sqq., simplement « voyelle » A. I 
93 (svaro 'ksaram) RT. 40. Est aussi défini « conglomérat 
de phonèmes ou phonème unique » V. VIII 48 sq. ; R. I 
19 (20) précise que la double série des voyelles (longues et 
brèves) forme les a°. a° sert d'autre part à définir le mot, 
v. pada. Le ton « concerne la syllabe » (aksarâsraya) R. III 
2 (187) et l'a" porte le ton A. I 14 et cf. T. XX 2 (où Tribh. 
glose par svara « voyelle »). L'a° comme modification 
(vikrti) du nâda APar. XLVII 2 6. Font partie intégrante 
de la syllabe (aksarânga) Vanusvàra et la consonne R. I 22 
(23), ainsi que la svarabhakti 32 (33). Les phénomènes de 
samdhi tonique sont appelés akmrânâm ekïbhâvah V. IV 
129. Sur la notion de syllabe et de division syllabique, v. 
en dernier lieu S. Varma Crit. Stud. p. 55. 

Est-ce en raison de l'équivalence de fait aksara/ svara 
(cf. les définitions ci-dessus), est-ce en raison de Tindistinc- 
tion primitive de la notion d'à (v. ci-dessous) ? Le terme 
a apparaît parfois où l'on attend svara « voyelle » et est 
glosé par svara : ainsi T. XXIII 7 (cf. Tribh. et Padakramas.) 



- 358 - 

V. IV 129 (cf. Uv. et An. ainsi que Uv. ad R. I 19 (20), 22 
(23; etc.) : ce sens est demeuré not. dans samdhy et samâ- 
na°, q. v. ; ailleurs, a° équivaut pratiquement à « con- 
sonne », ainsi PS. 24. Enfin d'après une kâr. chez Mahâ 
bhâs. I p. 36 10 a° est le nom du « phonème » (varna) 
« dans un su. antérieur », su. dont iKaiy. donne la teneur : 
varnâ aksarâni. 

Composés et dérivés (autres que ceux déjà cités) : °sa- 
mudâya, v. pada ; êauddhâksara, v. êuddha ; °vyakti 
« netteté (dans la prononciation) des syllabes » PS. 33 ; 
"satnâmnâya « succession traditionnelle des phonèmes, al- 
phabet » PS. 57 ; ekâksara « monosyllabique » R. etc. 
(ckâksarlkrta « devenu une seule syllabe » R., ekâksarï- 
bhâva « réduction [de deux syllabes] à une » R., glosé 
sarndhi Uv ■.,, ckâksarïbhâvin Nid. I 7 15), dvyaksara (et 
-ta) « dissyllabique » R. RT., try° R. RT., catur R., 
panca R., md° R., sapta° R., astâ R., nava° R., da£a° 
R. etc. ; bahv° (et abahv ) R., aneka R. A., laghv et gurv° 
R., âdy° R. A* Up. anta° RT. 278, adhika° (et adhikatry ) 
R. Up., dirgha RT., sarnpûrna ûna° et adhika N. ; sâk- 
sara = samâna RT. 18 ; anvaksaram dans anvaksaramdhi 
q. v. ; aksarasas V. ; aksaryâ « du point de vue des syl- 
labes, syllabique (dit de la virâj) » R. et cf. PR. VIII 5 7 
(Caland) XII 11 22 ; cf. enfin aksarapankti n. d'un mètre R. 
et passim. 

Etymologie par na ksarati, na kslyate, (d)ksayam bha- 
vati, vâco 'ksah N. XIII 12 ; Vaidikâbhar. ad T. I 2 dit « les 
a° sont ainsi appelés parce qu'ils ne s'écoulent pas {na 
ksaranti) : s'écouler, c'est se mouvoir en tant que faisant 
partie intégrante d'autre chose ». Autrement dit, l'a est 
l'élément stable du mot. 

— Dans le RV. aksârâ désigne la « parole sacrée » en 
tant qu' « impérissable » (cf. Neisser WB. s. v.) : Oldenberg 
ZDMG. LXIII p. 293 (à la suite de Rergaigne Etudes s. v.) 
estime possible que la valeur précise de « syllabe » soit 
déjà atteinte par le RV., tout en étant visée de manière assez 
indirecte pour laisser place à d'autres connotations. En tout 



— 359 — 

cas le' sens de « syllabe » paraît fixé depuis l'AV. (ekâksara, 
visant, au moins comme upalaksana, la syllabe om) et le 
YV. Dans SB. par ex., VI 3 1 43 il est dit que le mot vâc a 
une syllabe et que le mot aksara en a trois, en sorte que 
c( toute parole est quadri-syllabique ». Cf. les composés et 
dérivés °bhâj « qui a part à la syllabe » (dit de la divinité) 
AB. KB., °sampad « perfection des syllabes » SB., aksa- 
resthâ « fondé sur les syllabes » (dit d'un rite) PB. JB. II 
245, °samâmnâya « alphabet » AÂ., °sammâna « qui a 
même mesure (nombre) que les syllabes » AÂ. SA., aksa- 
rânusvâra v. anwvâra, katy GB., anatyaksaropadha glosé 
anavarnopadha AsSS. I 5 10, aksaravant « qui possède la 
syllabe » JUB., aksarasas « par syllabes » MS. AB. GB., 
aksaryâ « syllabique » (dit de la virâj, opp. à padya) PB. 
ArsB. et cf. les composés numériques depuis ekâksara Br. 
passim jusqu'à éatâksara TA., sahasrâksara (RV.) TB. PB. 
TA. JUB. Au chapitre de la dénomination de l'enfant, dans 
les GS., on a les formes dvyaksara Mân. Vàr. Jai. Par. As. 
Bhâ. Âp. Sa. Hir. Bau. (et cf. Mahâbhâs. I p. 4 23), try° 
Mân., catur Mân. Kâth. Jai. Par. As. Bhâ. Âp. Vàr. Sa. 
Hir. Bau. (et Bhâsya 1. c), sad° Sa. Bau., astâ° Bau., 
ayuja et ayug y. sous yuj, enfin mrstàksara « aux syl- 
labes agréables » Vaikh. III 19 et aty aksara (sabdd) « sons 
indistincts » Mân. 14 6 Kâth. IX 9. Dans les Âr. et les 
Up., a° combine avec le sens de « syllabe » celui d' « impé- 
rissable » = brahman, d'où par ex. jîvâksara « syllabe de 
vie » = flvâtman AÂ. II 3 8 : cf. Senart trad. de ChU. 
p. 1. Il y a 360 a° (= « voyelles » Sây.) d'après AÂ. III 2 
2 SA. VIII 2. — Le mot est masc. RâmU. I 64 II 5. 

L'étymologie par la racine ksar- est, posée AÂ. II 2 2 
(avec contexte; mythique) , ainsi que PB. XX 14 7 JUB. I 43 
11 (aussi avec ksïyate) SB. VI 1 3 6, et cf. déjà RV. I 164 
42 tâtah ksaraty aksâram. 

agra « original » dit du pratrnna q. v. (d'après Sây.) 
AÂ. III 1 3 SA. VII 10 : cf. agre, variante dans l'Introd. 
à R., verset 4, Muller p. VII. 



— .360 - 

aghosa <( qui est sans sonorité, sourd n dit de certaines 
consonnes : sont a° les spirantes, le visarjanïya, les pre- 
mière et deuxième séries d'occlusives T. I 12 (mais non 
h, 13), les sept dernières spirantes et les première et 
deuxième séries d'occlusives R. I 11 sq., les sifflantes, les 
deux yarria ainsi que les première et deuxième séries d'oc- 
clusives APar. XLVII 1 17 VS. 7 etc. Dans les a° l'émission 
(anupradâna) est constituée par le souffle (évasa) A. I 12 
T. II 10. A la fin d'un mot et devant les sourdes on a les 
a A. II 3 sq. ; les a° sont vivrta RT. Introd. — aghosani- 
bhatâ « ressemblance avec un phonème sourd » R. XIV 
28 (786), faute de prononciation de h. aghosavant ( = agho- 
sa) Up. I 6 VI 1 (Tribh. ad T. IX 1 et 3 ; aghosin R. XII 
12 (694), glosé aghosa Uv. Cf. ghosa. 

anga « élément » d'un mot RT. 127, glosé pratyaya ; 
désignant un augment ou redoublement RT. 190. En géné- 
ral ifc. : la consonne est svarànga (v. vyanjana) (d'où 
sans doute l'allusion à Y anga comme l'une des notions 
phonétiques fondamentales T. XXIV 5) ; la consonne est 
aussi aksarânga, q. v. ; aparânga mot « qui est en con- 
nexion avec un autre » V. IV 168, glosé anyasyângabhùta 
Uv. ; « membre antérieur » Pu. p. 517, glosé. pùrvânga ; 
sânga mot « de même appartenance » (type kesâkesi) RT. 
224 ; samâsânga v. sarriâsa ; parânga et pûrvânga v. para 
pûrva. angasamhUâ v. samhitâ. 

'ac' indice pâninéen des voyelles PS. 11 VS. 337 et 
passim (Luders p. 79). 

anu (et anumâtra) n. du quart de more, la plus faible 
durée perceptible* T. XIX 3 A. III 65 V. I 60 IV 146 RT. 41 
APar. XLVII 2 7 NâS. II 4 6 LoS. VIII 7 (où il est dit 
que Va (ou ânava) siège au cœur, le dvirânava à la gorge, 
le trirânava h la pointe de la langue, et qu'une mâtrâ con- 
siste en un caturânava). Id. YâS. 9 sq. D'après VS. 316 
l'a est la durée qui sépare deux phonèmes consécutifs. Cf. 



— 361 — 

paramânu. D'après Bhâradvâja la nasalité est anu « fai- 
ble » dans Vanusvâra T. XVII 3, glosé sûksmatama Tribh. 
Vanutâ khasya « étroitesse du larynx » est selon T. XXII 
9 la caractéristique de Yudâtta : glosé galavivarasya 
samvrlatâ Tribh. — anistha le mètre « le plus long » R. 
XVII 39 (990), 48 (999). 

atikrama « fait de passer outre à (un ou plus d'un 
Ion musical) » Pu. p. 518 ; °kramya « fait de passer outre » 
à certains mots, dans le krama R. X 7 (596) (id. atigamya 
XI 2 : 614) ; à un samaya XI 24 (636) ; °kramana Uv. ibid. 

atiprayatna « effort intense » VS. 204 : caractéristi- 
que du ton vikrama. 

atirikta mot « redondant » BD. II 100 ; °reka « tau- 
tologie » N. IV 20 comme glose de jâmi. 

ativyaktam « de manière trop distincte » T. XVII 8, 
glosé atispastam Tribh. : dit d'une mauvaise prononciation 
des phonèmes. 

ativyasta « trop écarté » T. Il 12, glosé ativivrta 
Tribh. : dit d'une tenue des lèvres et des mâchoires à éviter 
dans la prononciation de a. 

at^saya « excès » V. V 2 : définissant la valeur des suf- 
fixes -tara- -tama- ; celle du suffixe -(ï)yas- RT. 126. 

atisparéa « excès de contact » R. XIV 26 (784), glosé 
duhsprsta Uv. : dit d'une mauvaise prononciation de r. 

atisvârya n. du 7 e et dernier des tons musicaux (ce qui 
résonne au-delà » ?), le plus bas, T. XXIII 12 Paficavidh. 
II 84 Pu, p. 523 cf. Weber Metrik p. 261. Son siège est 
<( dans le cœur » NâS. I 8 2 et 8 (éd. : °svâra) ; c'est une 
protraction (karsana) du ton appelé mandra BD. VIII 113 et 



- 362 — 

116 (ms. : °svâra), 120 (ms/ : °svâryà). -=— SamhUB. II 
p. 22 et cf. atisvar- « passer outre à un ou plus d'un ton 
musical » PB. XIII 12 11, même sens probable ChU. 14 4 
(« filer le son ont en fin de stance » Senart), atîsvâra PB. 
VIII 9 14 = ' atikrama q. y. 

atihan- dit d'une mauvaise prononciation MâS. VI 6. 

atibàra « transfert (d'une consonne) au-delà (d'un 
stobhà) ». Pu. p. 517 SamhUB. II p. 16 ; °hârin Pu. X 64 ; 
°hriyate VII 184 ; °hrta IX 25. 

atî- <( passer outre » à un mot dans la technique du 
kramapâtha, en sorte que le groupe krama soit conclu sur 
le mot qui suit R. jXI 8 (620) X 3 (592), 19 (608) XI 25 
(637) Up. IV 2 : est passé outre (atïyate) not. un mot con- 
sistant en une seule voyelle (non diphtongue) R. XI 3 (615) 
ou bien un mot cérébralisé par un mot antérieur et cérébra- 
lisant lui-même le mot qui suit, ainsi su dams mo su nah 
4 (616). 

atyalpasprsta « ayant un contact très léger » VS. 295, 
dit des voyelles isolées. 

atyuccanïca « où l'aigu et le grave sont très mar- 
qués » VS. 220, dit du ton nitya. 

atyupasamhrta « trop rapproché » T. II 12, glosé 
atisamslista Tribh. : dit d'une tenue des lèvres et des mâ- 
choires à éviter dans la prononciation de a. 

atha : sur le sens de cette particule dans les su., v. 
adhikâra. 

adarsana « non apparition » d'un phonème V. I 141, 
glosé anupalabdhi Uv. An. et définissant le lopa ; analo- 
gue VS. 10 ; R. XIV 59 (817) où Uv. glose par lopa. — 
= lopa GB. I 26. 



— 363 — , 

adrstavarna mot <( dont un phonème est indistinct » 
dans le samhitâpâtha R. X 15 (604) XI 27 (639), ainsi la 
finale de tan (padapâtha : tat) dans tan nah. 

adyatanî dans l'expression bhûte 'dyatanï « aoriste » 
A* II 2 6. 

adviyoni phonème « ne consistant pas en une diph- 
tongue » R. XI 3 (615), glosé asamdhyaksara Uv. 

adhika « superflu » R. XIV 33 (791) : dit de h dans 
un cas comme abhi(h) syâma ; ifc. « allant jusqu'à » (dans 
un su. ultérieur) V. I 33. 

adhikarana dans samânâdJûkarana (sens pâninéen) 
A* II 4 4. 

adhikâra « rubrique gouvernante », pratiquement 
« sujet (traité) » V. IV 177 (mais la leçon correcte semble 
être avikâra, Gelpke p. 51) ; pour caractériser le sens de 
la particule atha VS. 17 ; adhikâraka « introductoire » 
(dit de atha) T. XXII 6. 

adhisparsam « en ce qui concerne le contact (l'oc- 
clusion) » A. II 24 et (? Cf. Whitney) I 9 « prononciation 
incomplète de certains phonèmes » BR. (Kirste MSL. V 
p. 103 précise qu'il s'agit de -y- et de -v-). 

adhyavasâ- h terminer » un groupe krama R. XI 34 

(646). 

adhyàtman « quand soi-même est concerné » RT. 
196, soit pratiquement « à la voix moyenne » ; cf. 
âdhyâtmikï (rc) strophe « comportant une invocation à 
soi-même » N. VII 1. 



— 364 — 

anantara « immédiat, contigu », not. pour définir 
le samyoga V. I 48 ; glosé passim avyavahita. 

ananvita « irrelevant » N. I 13, dit du sens, glosé 
unanugatavant Sk. 

anarthaka « dénué de sens » A. IV 3 (cf. JAOS. X 
p. 167), dit de certains karrriapravacanïya ; R. XII 26 (708), 
de certains nipâta : à savoir selon BD. II 90 des nipâta 
(jui servent à emplir le vers (pûranârthà) , ou selon N. I 9 
des nipâta qui en prose « emplissent la phrase » et en poésie 
« emplissent le vers » (padapûrana) , tels que kam, îm, id, 
u. Ailleurs N. emploie a° à propos de la particule sïm I 7, 
des finales -tas ibid. et -na (dans kartana) IV 7, de -iyâ 
dans agriyâ VI 16, de v dans vâyu XI. La théorie de 
Kautsa N. I 15 suivant laquelle les strophes védiques sont 
a° est réfutée par Yâska I 16 : sur la manière dont il faut 
entendre cet anarthakatva, cf. Strauss ZDMG. n. F. VI 
p. 120 Thieme ZII. VIII p. 27. 

anavagatasàmskàrà mot « dont la formation est in- 
connue » N. IV 1 V 2 ; svarânavagama, dit d'une forme 
dont l'accent est mal établi BD. II 114. 

anahva (?) dit des formes câklpat, rurupah, rirt- 
sah A. IV 86 : à lire prob. anaika, avec Weber LCB1. 
1863 p. 691 = Ind. Streifen II p. 232, i. e. « dépourvu 
daugment ». 

anârsa « ne provenant pas des rsi », soit « n'apparte- 
nant pas au samhitâpâtha » A. I 81 A* III 1 3 R. I 58 (59) 
VS. 196, dit not. du iti qui suit un pragrhya dans le 
padapâtha ; anârsânta mot « terminé par un iti du pada- 
pâtha » R. III 23 (209) ; anârsyavilopa « déperdition du 
samhitâpâtha » R. XI 58 (670), glosé ârsïvilopa Uv. : ceci 
se produit quand les combinaisons d'accents et de phonè- 



- :t65 — 

mes de la Samhitâ manquent à se faire dans le kramapâ- 
tha, soit pratiquement « rupture du samdhi ». 

aningya mot « qui n'est pas séparable » dans le 
padapâtha, qui n'a pas d'avagraha, soit pratiquement « qui 
n'est pas un composé » (cf. ingya) R. V 41 (358) IX 25 
(562) A* III 3 12 ; aningyânta « qui n'est pas membre final 
d'un mot séparable » T. IV 10 VIII 13 VS. 146 ; aningayant 
« sans séparer » au moyen d'un avagraha R. XIII 30 (738), 
glose avagraham akurvant Uv. ; aninga prob. pour anin- 
gya A. IV 12 (Weber proposait de corriger aliiïga mais cf. 
Whitney JAOS. X p. 167). 

anukarana dans sabdânu « onomatopée » N. IX 12 
(dundubhi-), 14 XII 13 (krka- dans krkavâku-) ; sabdâ- 
nukrti « id. » III 18 (où Aupamanyava soutient la thèse 
qu'il n'y a pas d'onomatopées) V 22 (kitava-). 

anukrama n. d'une variété de krama (ex. vâyava 
$tha) Prâtisâkhya-Jyot. cité chez Thibaut Jat. p. 44. 

anudâtta « non aigu, grave », dit d'une syllabe et 
défini par nicaih A. I 15 T. I 39 ; dit du ton et défini aussi 
par nïcaihV. I 109, défini par visrambha R. III 1 (187) : 
ex. les pronoms nah, nau. C'est l'un des trois tons R. 1. c. : 
la seconde portion du svarita est a tout en étant perçue 
comme udâtta R. 5 (191) ; un a° précédé dans le même 
mot d'un udâtta devient svarita , ainsi la seconde syllabe de 
indrah 7 193) ; Ya° ou les a qui suivent un svarita 
sont perçus comme udâtta 9 (195). liste *de nipâta qui 
sont a° V. II 16 (et cf. VIII 56). LV est à prononcer « dans 
le cceur » (hrdi) PS. 48 Pratijn. 5. Il y a deux a° 
MâS. V 5. °samgama « concours de syllabes graves » R. XI 
57 (009) ; °sama « qui a même ton que le grave » T. I 45 
sq. — SamhUB. II p. 17 III p. 29 GB. I 25 et 27 LSS. VII 
9 7 IsSS. I 2 9 VII 11 3, 12, 16 ; anudâttatara 13. Cf. nihaia. 



— 366 — 

anudeâa « référence à> un élément qui précède (dans le 
su.) » V. I 143 ; « anaphore », en parlant du pronom a- 
atone II 7. 

anunàda « résonance subséquente » R. XIV 18 sq. 
(J7() sq.), glosé dhvani Uv. : dit d'une mauvaise pronon- 
ciation des consonnes sonores initiales. 

anunâsika « nasal » : dit d'abord des nasales propre- 
ment dites R. I 14 (15) A. I 11 V. I 89 RT. 17 ; R. VI 29 
(406) distingue les occlusives a des occlusives ananunâ- 
sika. Dit ensuite des voyelles en tant que munies d'un élé- 
ment nasal A. A 53, 67, 83 V. III 129 R. X 10 (599 : ana- 
nu°) ; selon R. I 63 (64) les huit premières voyelles à la 
pause, si elles ne sont pas pragrhya, sont a (mais cf. la 
restriction d'après Sâkalya au su. suiv.). Les semi- voyelles 
aussi, sauf r, sont sujettes à devenir a° R. IV 7 (226), en 
particulier / A. II 35. Enfin le mot sert à décrire l'anu- 
svâra T. II 30 ; une syllabe a° équivaut à « munie d'cmu- 
svâra » T. XXII 14 ; de même A. I 67. L'a° est noté hum 
RT. préface. L'organe des a° est la bouche et le nez (con- 
jointement) V. I 75 A. I 27 APar. XLVII 1 12 : le terme 
s'oppose R. XIII 37 (.745) à nâsikya désignant ce qui est 
prononcé par le nez (seul). Un autre nom est rakta q. v. 
Cf. aussi anusvâra. Les anunâsikopadhâ vivrlti R. II 67 
(171) sont <( des hiatus s' accompagnant de la nasalisation 
de la voyelle pénultième », ex. sacâih indrah = sacâ 
i°. L'a désigne enfin une mauvaise prononciation due à 
une nasalisation R. XIV 9 (767). Le nom a° est anvartha 
l v. ad R. I 14 (15) : nâsikâm anu yo varno nispadyate ou 
(Tribh. ad T. II 30) nâsîkâm anuvartate. anunâsikavant 
voyelle u nasale » V. IV 51 (sânunâsika Tribh.). — Dit d'une 
semi-voyelle AsSS. I 2 17 (antasthâsu tâmtâm anunâsikâm). 

anupapadyamàna forme « non dérivable » N. II 2 
glosé asambhavant Sk. ; anupapannârtha « dont le sens 
ne peut ctre obtenu ou compris » N. I 15 sq. 



— 367 



anuparipâdyâ samhita glosant padasamhità ( 
dapâtha) Visnum. ad R. Introd. vers. 8. 



pa- 



anupradâna « émission (continue) » (dit de l'air 
venant des poumons) R. XIII 1 (709). L'a° est résonance 
(nâda) dans les consonnes sonores et les voyelles, souffle 
(svâsa) dans les consonnes sourdes T. II 8 sqq. A. I 12 (ici 
masc. !) ; T. 9 ajoute : il est aspiration (hakàra) dans le 
h et dans les sonores aspirées. C'est l'un des modes de 
différenciation des phonèmes T. XXIII 2 Uv. ad R. XIII 
13 (721). D'après Man. Ghosh éd. de PS. p. 56 c'est l'équi- 
valent du bâhyaprayatna des gr. classiques : PS. 10 em- 
ploie le mot à côté de prayatna. Cf. encore ÂpiS. IV 2 
(svâsânupradâna) , 4 (nâdànupradâna) VIII 13 sq. (anu- 
pradlyaté). Le terme est analysé anupradïyate 'nena var- 
nah = upâdiyate, janyate Tribh. ad T. II 8, anwivâno 
ghantànirhrâdavat ÂpiS. VIII 12. — GB. I 24 (sthânânu- 
pradânakaranam, cf. anupradânât... sthânât karana 
T. XXIII 2), 27 (dans nâdànupradâna, ms. par erreur nâ- 
dâna°). 

anubandha forme soulignant la valeur continue d'un 
verbe (ex. tatra-tatra) Bhàs. II 17 et 27 (éd. anû° ?) : ana- 
lysé anubadhyate 'nena (17) et glosé punahpunaràvarta- 
nam (27). 

anuloma « qui va dans l'ordre naturel », opp. à 
pratiloma, R. II 8 (112) : dit d'un (anvaksara)samdhi (q. 
v.) où l'élément antérieur est une voyelle, l'élément ulté- 
rieur une consonne, et où, les phonèmes ne se con- 
Irariant pas, aucune modification n'a lieu, ex. na ni misait 
suranah. a° est défini VS. 32 et opposé à viloma. 

anusanga « participation » du nez à la prononciation 
d'un phonème R. XIV 9 (767), glosé par anusajyate Uv. 

anusamhitam « selon le samhkâpâtha » R. XI 33 
(645), 44 (656) XV 34 (860). 



- :tf8 — 
anusrtavatsâ MâS. 1X2 v. vatsâ . 

anusvâra n. d'un phonème nasal (cf. anunàsika) qui 
est voyelle ou consonne R. I 5 (i. e. JJv. : ni voyelle ni 
consonne), qui fait partie de la syllabe 22 (23), forme posi- 
tion 21 (22) XVIII 39 (1041) T. XXII 15, qui appartient à 
la voyelle précédente R. I 24 (25) RT. 23 T. XXI 6 et à -la 
syllabe précédente R. XVIII 34 (1036) (ainsi la coupe syl- 
labique dans amsunâ est am-su-na), qui est produit sans 
contact XIII 11 (719), qui forme séparation RT. 185 (ainsi 
entre u et r dans rtûmr). Est noté par le phonème am V. 
VIII 27. A la quantité d'une voyelle brève T. I 34 ; compte 
une more et demi après voyelle brève, 1/2 more après lon- 
gue V. IV 147 sq., ou plus gén. est long après brève, bref 
après longue LaghumâdhyS. 13 ; compte une more et quart 
devant voyelle, deux mores devant spirante et r, une devant 
spirante suivie de consonne VS. 324, 329 sq. ; mesures 
analogues SarvS. 11 sqq. PrâtisPrad. p. 225 LoS. VII 13 
sq. Gémination d'un a° SarvS. 5 sq. Il y a trois a° selon 
RâtyPar. III 1 (bref, long, lourd) MâS. VIII 11, deux selon 
la Panjikâ et le Prakâsa ad PS. 5, deux aussi RT. Introd. 
{am et âm). Fait partie des phonèmes sourds d'après R. I 
11 (12) ; des phonèmes parâsraya (dépendants) PS. 5 CârS. 
1. C'est un anunàsika (phonème nasalisé) T. II 30 RT. 12 V. 
I 74 ; un nâsikya (voyelle pure) R. I 48 (49) ; Vyâli chez R. 
XIII 37 (745) laisse le choix entre nâsikya et anunàsika. Mais 
Va est aussi distingué de ce dernier, ainsi R. XIV 37 (795) ; 
il s'agit là, il est vrai, d'une erreur de prononciation ; une 
autre erreur concernant Va° est mentionnée XIV 54 (812). 
D'après certaines Si. Va° est une consonne de type guttu- 
ral : ainsi d'après SarvS. 43 c'est un g suivi d'un son na- 
sal ; de même d'après le Yâjusabhûs. ; d'après le Vaidikâ- 
bhar. ad T. II 30 c'est un demi g. D'autre part les Si. mel- 
tent en garde contre la prononciation de l'a comme fi 
(Haug Accent p. 64), cf. encore T. II 19 et Uv. ad R. XIII 
22 (730) qui mentionne des prononciations fautives en 
-nksi (pour -msi et même pour -msi). Le substitut de Va° 



- 369 — 

devant spirantes et r est le phonème m Pratijn. 22 
(mkâra 24), qui est bref après syllabe longue (tapùmsi), 
long après brève (éatafh himàh), lourd devant lourde 
(bhesajafh sriyâ) 23. sânusvâra R. XVIII 32 (1033). Noter 
que l'A. omet \'a° et traite de ses fonctions sous le nom 
d'anunâsika. 

Whitney ad T. II 30 MSL. II p. 194 JAOS. X p. LXXXVI 
niait toute distinction entre a° et anunâsika et ne recon- 
naissait que des voyelles nasales ; d'après Bergaigne MSL. 
II p. 31 (amendé p. 194) l'a serait un phonème réel, substi- 
tut de nasale et distinct de V anunâsika : cf. Wackernagel 
Ai. Gr. I p. 256 ubi alia, et v. depuis Surya Kanta éd. de 
RT. notes p. 5 S. Vafma Crit. Stud. p. 148 qui distinguent 
trois théories indigènes de IV : une nasalisation de la 
voyelle antérieure (correspondant à l'amuissement de la 
nasale cf. II 32) dans A. et partiellement T., une adjonc- 
tion nasale à cette voyelle dans R. V. RT. et partiellement 
T., une consonne dans plusieurs Si. 

N. d'un svâra (q. v.) dans padânusvâra Pu. p. 523. 

Le sens étymologique est « résonance subséquente ou 
annexe », mais = anusvaryate « ce qui est prononcé comme 
voyelle dans la portion ultérieure (de la syllabe) » Yâju- 
sabhûs. 15. 

SsS. I 2 11 (anusvâram makârah [âpadyate]) ÂsSS. I 
2 18 (id.) LSS. VI 9 6 (padânu , v. ci-dessus) DevB. I p. -\ 
(aksarânu , glosé aksaram anusvaryate yesu Sây.). Cf. 
anusvar- « (faire) sonner (un phonème) à la suite (d'un 
autre) » JUB. IV 14 2. 

aneka au sens de « deux » (Uv.) R. III 20 (206). 

anekârthaka « qui a plusieurs sens » (dit d'un ni- 
pâta tel que na qui a valeur comparative et négative) BD. 
II 91 ; anekârtha, dit de certaines racines, APar. XLVIII 
116 ; mots « à plusieurs sens », i. e. homonymes N. IV 
1, section des aikapadika et cf. ekaêabda. 

24 



— 370 — 

anta « fin (de mot), phonème final » A. IV 111 (glosé 
avasâna) T. IV 3 (glosé padasyânta Tribh.) V. I 152 (opp. 
à âdi) N. II 1 ; if c. mot « terminé par, ayant pour pho- 
nème final », passim. « Nasale » VS. 120 (prob. pour an- 
tya). antagata « dernier » mot R. XI 44 (656), mot « situé 
à la pause » A. IV 112 et 117, °bhâj phonème « situé à la 
fin (du mot) » R. I 71 (72), mot « final » XI 25 (637), °stha 
phonème « situé à la fin » du mot R. XIII 36 (744) (id. 
°sthin RT. 150) N. X 17 Pratijn. 17 ; antïya ifc. v. pada 
et pàda. — anta ifc. MGS. I 18 1 et GoGS. II 8 16 mot 
<( terminé par » dâ, PGS. I 17 3 akârânta. 

antakarana « affixe » N. I 13, glosé pratyaya Sk. : 
dit de l'élément causatif -y-. 

antahpadam « à l'intérieur du mot » R. II 13 (260) 
et ailleurs, glosé padamadhyc Uv. ; °padastha R. ; °pade 
V. IV 2 etc. A. I 83 etc. ; °pada° Up. IV 7 R V 11 (328) 
°padika Pu. VII 184. Les antahpadam vivrtti « hiatus à 
l'intérieur du mot » R. II 13 (117) désignent des cas comme 
puraetâ titaûnâ praûgam namaiiktibhih. 

antabpâta « insertion » R. IV 19 (238), glosé antah 
padayoh patanti Uv. : n. du samdhi consistant en l'inser- 
tion de k entre n et spirante sourde, de t entre ( ou n et 
s, de a entre n et .s ; °pâtitva Tribh. 

antara « intervalle » de temps (entre deux phonèmes 
séparés par un avagraha) R. I 28 (29), « place » N. X 17, 
glosé sthâna Sk. ; l'hiatus est défini svarântara « intervalle 
entre deux voyelles » R. II 3 (107). Ifc. « séparé par (tel 
mot; » V. III 4. yathântaram « selon l'affinité » des pho- 
nèmes R. I 56 (57), glosé yo yasya samnikrstah sthâna- 
karanânupradânaih sa tasya bhavati Uv. 

antarhita « séparé par » tel phonème ou hiatus R. III 
17 (203) et (ifc.) T. XIV 30, glosé vyavahita Tribh. ; anan- 
tarhita Bhâs. II 25 = bhinnajâtïyair avyavahitam. 



— 371 - 

antasthâ ou antahsthâ « semi-voyelle ». Défini VS. 3. 
Les a° sont au nombre de quatre (y r l v) R. I 9 (10) T. 1 
8 V. VIII 21 Up. I 4 ; sont ïsatsprsta A. I 30 ; sont sonores 
RT. 15 ; ne figurent pas à la fin d'un mot R. XII 1 (683). 
Sur divers modes de prononciation de y et t>, v. laghu. 
Le Pratijn. 14 sq., l'APar. XLVII 2 10 et plusieurs Si. 
(Gau. I 1 Lo. V 9 et 11 VIII 6 Yâ. 214 etc.) ont des formes 
reposant sur un masc.-nt. °stha (fautif, cf. Uv. ad R. I 9 : 
10). antasthânta « terminé par une semi-voyelle » N. II 2, 
antahsthâpratyayaJi., dvyantahstha Pu. VII 250, antah- 
sfhlbhâva « passage (de voyelle) à l'état de semi-vo\elle » V. 
IV 47, sântastha R. XIV 14 (772), glosé sahântahsthayâ 
variante Uv. Le mot signifie « ce qui se tient dans l'inter- 
valle » entre occlusives et spirantes, cf. Uv. ad R. I 9 (10). 
— A\. III 2 1 (opp. à ûsman, sparsa et svarà), aussi prob. 
SA. VIII 1 (ms. : aksara), ÂsSS. I 2 16. antarantastha mot 
« ayant en son milieu une semi-voyelle » dans le chapitre 
du nâmakarana des GS. : Mân. I 18 1 Vâr. III 1 Kâth. 
XXXIV 2 Jai. I 9 Par. I 17 2 As. I 15, 4 Go. II 8 14 Rhâ. 
p. 27 12 Âp. XV 9 Sa. I 24 4 Hir. II 4 10 Bau. II 1 26 et 
cf. Mahâbhâs. I p. 4 23 ; dvipratisthitàntastha Vai. III 
19 (?). Syllabes « intermédiaires » constituant un upasarga 
Nid. II 12. 

antasvara « qui fait partie de la voyelle » RT. 20. 

antya « dernier » phonème du varga = « nasale » 
R. I 14 (15) RT. 17 VS. 12 et passim et cf. anantya dési- 
gnant les occlusives autres que les nasales GauS. 2 ; « der- 
nier » mot ou phonème R. etc. passim, et cf. anantya Bhâs. 
I 15 RT. 287 = Sâmatantra I 1 1. 

anyataratah « optionnellement » V. V 15, glosé 
vikalpena Uv. 

anyayukta préverbe « ayant une autre connexion » 
A. IV 3, soit prob. appartenant à un verbe autre que celui 



- 372 — 

au contact duquel il est posé ; °yoga A* I 1 25 et cf. àna- 
nya° s. yoga. 

anvaksarasamdlli « samdhi qui suit Tordre des syl- 
labes » R. Il 8 (112), et qui se divise en anuloma et prati- 
loma, q. v. ; IV 83 (302). L'anvaksarasamdhivaktra 37 
(256) = caivaksaravaktra Uv. (ou simplement vaktra Mill- 
ier) est une forme particulière d'ànvaksarasamdhi consis- 
tant en l'amuissement de h devant sifflante suivie de con- 
sonne sourde, ex. samudra sthah = samudra s°. 

anvaya « construction » de la phrase BD. II 119. 

anvarthavâcin mot « dont le sens est conforme » 
à l'analyse étymologique GB. I 26. 

anvavasarga « relâchement » T. XXII 10, cause de 
production du ton grave, glosé vinatatâ Tribh., samhâra 
Mâh. 

anvâkarsaka mot (tel que ca) « qui attire (dans un 
su. tel élément d'un su.) antérieur » Tribh. I 34 X 17. 

anvâdesa « référence (implicite dans un su. à tel élé- 
ment d'un su.) antérieur » T. I 58 dans anvâdeso 'ntyasya 
« il y a référence (récurrence, dans un su.) de ce qui figu- 
rait à la dernière place (dans un su. antérieur) », ainsi le 
changement de n en n dans hanyât VII 3 vaut après nih, 
lequel était mentionné à la dernière place au su. VII 2. 
L'a° caractérise le sens de ca et de api 1 dans un su. VS. 16, 
ca et api étant anvâdesaka T. XXII 5 (pûrvâpeksayâ Tribh.). 
L'a° désigne aussi la ((position ultérieure » ou « reprise » 
du pronom anaphorique, opp. à prathamâdesa, N. IV 25, 
glosé pascâdâdesa Sk. : en première position ledit pro- 
nom est emphatique et porte l'aigu, à la reprise il est sans 
emphase et grave. 



— 373 — 

apakarsa « détérioration » du lieu et du mode d'arti- 
culation dans la faute de prononciation dite nirasta R. XIV 
2 (760) ; °krsyate Uv. ad loc. 

apavarna « mauvaise (prononciation d'un) phonème » 
PS. 50. 

apavâda « règle formant exception », opp. à nyâya, 
R. I 53 (54) : nyâyair miêrân apavâdàn praiiyât « on doit 
entendre les règles d'exception comme étant liées aux rè- 
gles générales », glosé alpavisaya Uv. ; A* passim, Pu. VI 
114 etc. KâtS: 2 ; °vâdaka Tribh. ; °vâdya R. I 47 (48) ; 
°vâdyaie « former exception » XI 34 (646) ; apodyatc 
« id. » 7 et 9 (619) ; apodita A* I 1 19. apavâda « faute » 
^de doctrine ; « déviation » M. Mû.) R. XIV 68 (826). — 
prasangâd apavâdo balïyân ÂsS. I 1 22 glosé sâmânyavi- 
dher visesavidhir balïyân Sây. ; LSS. VI 9 5. 

apâya « déperdition » d'un phonème ou portion de 
phonème R. XIV 1 (759), glosé apakarsa Uv. : c'est avec 
âya et vyathana, l'une des trois fautes générales de pro- 
nonciation. 

api : sur le sens dans un su., v. anvâdesa. 

aprkta phonème « non mêlé » à un autre, isolé : dit 
de la particule â V. IV 38 et plus généralement de la parti- 
cule u (en tant que nasalisée devant Viti du padapâtha) 
A. I 72 V. I 95 T. IX 16 R. I 75 (76) VIII 1 (488) ; de â 
et de u V. IV 181, de o (= â + u) A. I 79, des trois nipâta 
précités A. IV 113 où la glose commente le mot « voyelle 
pure et entière, non mêlée avec une consonne » ; = mot 
sans consonne R. XV 9 (836). Défini ekavarna T. I 54 V. 
I 151 ; °pùrva V. IV 184 °madhya 181. Syn. ekavarna, q. v. 
et cf. prkta. 

abubhuksita « non dévoré » i. e. bien articulé CàrS. 



- 374 — 

(cité S. Varma Oit. Stud. p. 142) cf. bhukta ; abkaksya 
« id. » ibid. p. 143 et cf. bhaksya. 

abhâva « absence » d'un phonème R. VI 50 (426) 
et (Miiller ; bhâva Uv.) 52 (428). 

abhikrama « premier membre du krama, première 
position d'un mot dans le kramapâtha » opp. à krama ou 
à punarvacana, R. XI 44 (656), glosé dvaipadasya pra- 
thame vacane Uv. ; Jat. 3 Up. III 3 : dans un a° la. modi- 
fication phonique est celle que requiert le mot antérieur 
(ainsi n devient n dans pra nah où nah forme a°), alors 
que dans la reprise (krama) la modification est celle que 
requiert le mot ultérieur (ainsi nah devient na dans na 
indo où nah est en reprise). Nom d'une variété de krama 
PrâtisJyot. cité Thibaut Jat. p. 44. dvyabhikrama « groupe 
krama commençant par deux mots » R. XI 11 (623) sq., 
try° « par trois mots » 26 (638). abhîkram- « former un 
groupe krama » 33 (645), glosé abhikramam kr- Uv. ; 
(( prendre son départ » avec deux mots (pour former un 
groupe krama) X 2 (596), glosé ârabh- Uv. ; °krânta Uv. 
ibid. ; plus gén. R. XV 8 (835), glosé adhyayanam uccâ- 
rayati Uv. « monter (jusqu'à tel nombre de syllabes) » 
pour former un vers Nid. I 1 6 et 12, opp. à pratikram-. 

abhighâta « affaissement » de la voix V. I 31, glosé 
tiryaggamanam gâtrânâm Uv., modulation répondant au 
svarita d'après Uv. et An. ad loc. et I 32 (mais cf. Weber) ; 
du ton, Pu. p. 517 ; a émission » de la voix Tribh. II 2 
glosant samïrana. 

abhicUlâna « nom, désignation » N. 1 2 et passim, 
BD. passim, Sarvânukr. § 2, 13, 21, pratiquement : mot 
qui est une désignation pour telle notion, ex. devatàbhi- 
dhâna N. I 20 dit du mot kucara- en tant que « désignant 
une divinité ». bahvabhidhânaja dit de Vanusvâra « pro- 
venant de la forme du pluriel » neutre des thèmes en spi- 



— 375 — 

rante R. XIII 22 (730), glosé bahuvacanotpanna Uv. ; abhi- 
v d/iâ- et °dhâyaka dans la définition du nâman, q. v. ; svâ- 
bhidheya, dit du mot en tant que « portant sa désigna- 
tion » BD. II 117. 

abhinidhâna (prob. « retranchement » ; ou « ap- 
proximation » BR.) n. d'un phénonème consistant d'après 
R. VI 17 (393) sq. en la ségrégation (samdhârana) et le voi- 
lage (samvaranà) d'une occlusive ou semi- voyelle (sauf r) 
soit devant occlusive (ou semi-voyelle), soit à la pause, ex. 
arvûg: devâh, ulilkâm iva, trlstup:. Il s'agit sans doute de 
la déperdition de l'explosion. Vyâli chez R. VI 43 (419) 
nie l'existence de Va° sauf en cas de consonnes géminées ; 
d'après Sâkalya chez R. VI 24 (400) l'a ne joue que s'il 
n'y a pas prononciation « jointe » des consonnes. Autre- 
ment dit il y a a là où il n'y a pas samyoga. Divers cas 
particuliers sont enseignés 19 (395) sqq. Dans A. I 43 (où 
le mot est masc. !), il est défini la « tenue séparée » (vidhâ- 
rana) d'une consonne, consistant en un son « écrasé, pas- 
sablement affaissé, dénué de souffle et de résonance » : tout 
autre contact entre consonnes est dit samyukta « conjoint » 
49. D'autres n. de Va° sont âsthâpita 48, abhinipâta vr. 
ad 43, prob. aussi vicheda R. VI 47 (423), sthânakaranavi- 
moksa V. I 90, bhaksya ou bhukta CârS. q. v. Le mot man- 
que en ce sens dans T. ; il est analysé par °dhlyate Uv. ad 
R. VI 18 (394) sqq. Autres références : APar. XLVII 1 11 
Rkkalpadruma ad R. VI 17 où a est défini asamyutoccû- 
rana. Sur ce phénomène, qui est une articulation incom- 
plète coïncidant avec un léger intervalle entre les deux con- 
sonnes, v. Muller Introd. p. 15 Weber ad V. I 90 Whitney 
ad A. I 43 Régnier I p. 297 Goldstûcker s. v. Kirste MSL. 
V p. 92 et en dernier lieu S. Varmaj Oit. Stud. p. 137 Man- 
gal De va éd. du R. III p. 189. 

Dans T. XIV 9 et RT. 21 le terme a° (au masc. !) désigne 
l'insertion d'une occlusive sourde homophone entre sifflante 
et occlusive (ou nasale), ainsi de k dans yah k-kâmayeta, 
de p dans as-p-man. Vues particulières T. 10 sq. Le mot 



— 376 - 

est glosé âropanïya Tribh. 9 (kramaja RT. 21 vr.) et ana- 
lysé par °dhlyate ibid., au sens de « ce qui est posé contre, 
apposé » ; même emploi VâsS. cité LûdersVS. p. 18 (aussi , 
ibid., °dhânaka). 

Enfin chez Uv. ad V. IV 61 et ad R. II 35 sqq. abhi- 
nidhïyate (incidemment abhinidhâna) se dit du a initial 
ou du mot commençant par a et subissant Y abhinihita- 
samdhi ; un équivalent chez Uv. est ekïbhù-. Cf. abhU 
nihita. 

abhinirvrtti « développement » de l'action verbale 
BD. I 44 sq. 

abhinistàna (« ce qui achève une résonance » ?) n. 
définissant ou caractérisant le visarjanlya A. I 42. — Dans 
le chapitre du nâmdkarana des GS r ., il est dit que le nom 
à donner à l'enfant se termine par un a? (var. fréquente 
des mss. °nisthâna) Go. II 8 14 Bau. II 1 26 Bhâ. p. 27 12 
Hir. II 4 10 (où la vr. propose °nisthânta) Âp. XV 9 Par: 
I 17 2 U. I 15 4 Vâr. III 1 Vai. III 19 (écrit °nisthânta et 
glosé nisthâbhito 'nte va yasya). 

abhinihita (« retranché » ou « absorbé ») n d'un 
samdhi consistant en l'absorption d'un a initial par e ou 

(primaire ou secondaire) terminant le mot antérieur 
R. II 34 (138), ex. rathebhyo 'gne = rathebhyah agne, 
pito 'ram = pito ity aram ; défini 1. c. « a à l'initial d'un 
pâda s'unit avec e, o primaire et secondaire, ces voyelles 
étant le produit du samdhi » (définition élargie ensuite 
35 sqq. pour l'intérieur du pâda) ; « a amui après e et o » 
V. I 114. Le terme désigne parallèlement le svarita qui 
dans ledit samdhi remplace l'aigu de c, o, ex. të 'var- 
dhanta = té avar\ R. III 18 (204) et cf. 13.(199) A. III 
55 et 65 Svarânkusa 4 NâS. 1 9 10 II 1 3 Bhâs. I 10. L'a° 
est tïksna (par opp. aux autres svarita qui sont înrdu) V. 

1 125. T. XX 4 et 10 VS. 206, 222 KauS. 8 ont la forme 
°hata. — Dit du samdhi Nid. I 7 SSS. XII 13 5, Les oc- 



— 377 - 

clusives sont à prononcer an° = anabhiksipta ChU. II 
22 5 ; Bôhtlingk corrige valablement en abhinihita « com- 
portant un abhinidhâna (partiel : lesenà) ». 

abhinîta n. d'un svarita (déformation du préç. ?) 
PârS. 35 et 37 AmoS. 98 et 107. 

abhipîday- « presser » un phonème contre un autre 
ÂpiS. V 1 YâS. 221. 

abhiprâya dans vivrttyabhiprâya{samdhî) n. d'un 
satndhi consistant en « une intention d'hiatus » R. IV 68 
(287) et cf. XIV 37 (795), à savoir amuissement de n après 
à en présence d'une semi-voyelle (Uv.), ex. dadhanvâm 
y ah = °vân y ah. 

abhivyâdâna « absorption » de voyelle R. XIV 62 
(820) dans le cas de â précédé par un hiatus, ex. ta pah 
pour ta âpah, faute de prononciation ; analysé vividha 
ârarribhah ou abhivyâptam vyâdânam Uv. 

abhivyâJiàra « expression » N. X 16. 

abhisvar- « pourvoir d'un svarita » (?) JB. Caland 
p. 46 n. 9 ; « entonner » JB. I 21 10 sq. 

abhihita « exprimé » BD. I 45 Pratijn. 6, glosé ukta. 

abhyâsa « (syllabe du) redoublement » dans le verbe 
A. II 91, 93 III 13 IV 82, 84 A* II 3 20 III 3 14 N. II 2 sq. 
V 12 ; « répétition » d'une syllabe RT. 165, ainsi de l'élé- 
ment patat (avec amuissement de la dentale) dans patat- 
patë ; de mots, syllabes ou pâda Pu. VIII 87 etc., N. X 42, 
ex. aho darsanïyaj aho darûanïya ; sâbhyâsa forme ver- 
bale « redoublée » N. III 13 (ex. vivaksase) ; abhyas- « ré- 
péler » un mot Pu. II 401, not. dans le kramapâtha Jat. 1 



— 378 - 

(anabhyasya 2) ; abhyasta forme « redoublée » N. passim 
karanëbhyasta RT. 84. 

abhyàhan- « omettre » des sons Yââ. 21, faute de pro- 
nonciation ; NâS. I 7 15. 

am n. d'une modification phonique T. I 28, i. e. dési- 
nence d'accusatif notant dans un su. ce que devient tel 
phonème en vertu d'une modification phonique. 

ambùkrta (proprt « changé en eau ») n. dune faute 
de prononciation R. XIV 4 (762) consistant à parler les 
lèvres fermées. — anambûkrtam LSS. VI 10 18 glosé 
mukhâd vipruso 'nîrgamayan. 

ayâvana « non mélange » (i. e. combinaison phoni- 
que) d'un mot du groupe krama avec le mot antérieur 
R. XI 22 (634), glosé amtirana Uv. 

ayogavâha n. générique du visarjanlya et de ses cor- 
rélats, ainsi que de l'anusvâra et des yama PS. 22 Laghu- 
màS. 16 APar. XLVII 1 9. V. VIII 23 lit yo°, que confir- 
ment Uv. et An. (v. ci-après), mais Râmasarman ad loc. a 
lu ayo°. L'analyse du mot d'après la Panjikâ ad PS. est 
na vidyaie yogo varnântarena yesâm, d'après Uv. akârâ- 
dinâ varnasamâmnâyena sahitâh scfata ete vahanty âtmalû- 
bham prâpnuvantï (presque identique An.) ;. cf. sur le 
terme Weber ad Pratijn. 22, où la vr cite la forme. La 
préface à RT. distingue Va et le yogavâha, ce dernier dé- 
signant tous les autres phonèmes (ou du moins toutes les 
consonnes). 

arka n. du souffle {svâsa) renforcé d'où émanenl les 
consonnes sourdes VS. 280, 282. 

artha « sens » : l'un des éléments permettant de réa- 
liser un pâda R. XVII 25 (975), de différencier les nipâta 
XII 20 (708). Le mot est défini par a° V. III 1 ; a° est 1 élé- 



— 379 — 

ment essentiel selon BD. II 99. Pratiquement a° = « phra- 
se » dans arthâdi « initiale de phrase » Bhâs. II 2. Ifc. « qui 
a le sens de », ainsi nayatyartha toute forme « ayant le 
sens de ni- » R. V 57 (373), i. e. une forme quelconque de 
la racine m-, aneka , v. ce mot ; ekârtha, v. ekaéabda ; 
arthavant « pourvu de sens » (dit des mantra) opp. à 
anarthaka N. I 16. Les termes de la langue parlée sont 
arthapûrvaka V. 12, glosé prayojanapû Uv. ; les parti- 
cules isont en principe arthavâcaka R. XII 26 (708) et les 
préverbes le sont en jonction avec le nom ou le verbe XII 
20 (702) ; arthlya ifc. N passim (dans evam° pratisedha 
upamâ° etc.). Les phonèmes valent sous leur forme authen- 
tique (prakrtya) au moment où le sens est en jeu (artha- 
velâyâm, non l'étude phonétique) Pratijfî. 21. — Le thème 
nominal est arthavant GB. I 26. 

ardha « moitié » d'une diphtongue R. XIII 39 (747) 
i. e. a ou i/u ; ardharh hrasvasya « la moitié d'une voyelle 
brève » T. I 41, dit de la durée de la portion aiguë du 
svarita ; ardhonâ « qui a 1/4 de more » R. I 35 (36), dit 
de la svarabhakti brève et cf. niâtrâ. ardharca « hémisti- 
che » R. passim (et °rcânta °rcântya R. Jat. 9). ardhiya 
dans pâdamardhlya « situé au milieu d'un pâda » RT. 112, 
143 vr., abrégé en ad RT. et Samatan. I 10 1. ardhasprsta 
<( à semi-occlusion » YâS. 209 (°sprs 210) Varnaratnaprad . 
39, dit des spirantes. ardhacandra, signe de Yanunâsika, 
PârS. 55, 138 ; ardhavisargaka Sodasasl. 9, signe de 
Vupadhmânîya et du jihvâmùtïya. 

alpatara « plus faible » T. XX 12, dit de l'effort pour 
la production des tons tairovyanjana et pâdavrtta ; alpatva 
« brévité » de la portion vocalique de la svarabhakti SarvS. 
25 ; alpaprayoga mot « d'emploi rare » N. I 14 II 13 ; 
alpanispatti II 2 ; alpaprâna « à souffle léger » ÀpiS. I\ 3, 
5 VIII 17 dit des non aspirées opp. à mahâprâna ; alpïyo 
rthatara mot « dont le sens est plus faible » N. IV 25 opp. 
à tîvrârtha et dit du pronom asya à ton grave. 



— 380 — 

avagraha (nt. À* II 3 25 et 27) (propr. « empêche- 
ment, obstacle ») « séparation » à l'intérieur d'un mot dans 
le padapâtha, notée par un signe spécial Pr. passim, V§. 
22. L'intervalle d'un a° est d'une more R. I 28 (29), de 
même durée qu'une voyelle brève V. V 1, 1/2 more MâS. 
XIII 1. Par extension le mot désigne le premier élément 
d'un mot séparé par un a° T. I 49, ainsi deva dans deva- 
yate, soit pratiquement le premier- membre d'un composé 
(cf. III 7 ; éventuellement le composé lui-même ainsi sé- 
paré) : un tel premier membre n'est pas pragrhya T. IV 2. 
Outre les composés, sont munis d'à un certain nombre 
de dérivés secondaires, adjectifs ou adverbiaux, des forma- 
tions verbales dénominatives, en principe même les formes 
casuelles en -bhyâm -bhis -bhyas -su etc., cf. not. V. V 

I sqq. A. IV 7 sqq. Le ton dans Ya° est le même que celui 
des syllabes en samdhi ou en non-samdhi R. III 24 (210) : 
le premier élément est traité comme s'il était en samhitâ 
V. I 148. La finale de Va° est traitée en finale de mot V. I 
153. La récitation védique note « doucement » Va° (mrdva- 
vagraha) R. XV 16 (843). Glosé samasavartinoh pa~ 
dayoh prthakkaranam Uv. ad R. I 28 (29) et nânâgraha 
ibid. ; anavagraha V. passim ; sâvagraha mot « pourvu 
d'un a° » Uv. ad V. I 148. 

avagrhya mot « séparable par un a » dans le pada- 
pâtha R. V 40 (357) X 7 (596 : glosé dvikhandânî pùrvotta- 
rapadyabhûtâni padâni Uv.) Up. IV 3, 5 V. IV 187 A. IV 
42, 44, 117, 123. avagrh- « séparer par a° » des mots Uv. 
ad R. X 16 (605) glosant ingay-, N. I 17 NàS. II 3 10 ; pas- 
sif °grhyate A. vr. passim, Uv. ad V. V 34 sqq. — Cf. 
l'absolutif avagrëham KB. (Liebich SBHeid. 1919 15 p. 9) 
et SS., passim. 

avayava « membre, élément constitutif » du mot BD. 

II 103 A* III 2 22. 

avasamgama n. d'un samdhi (« où aucun des deux 
éléments ne se soumet à la volonté de l'autre ») R. IV 1 



— 381 — 

(220) produit par une occlusive finale et une consonne ini- 
tiale, c'est-à-dire ne comportant aucune modification, ex. 
âraik panthâm. 

avasâna « pause » Pr. passim, c'est-à-dire fin de mot 
(précisé en pada° Tribh. XIV 15 Uv. ad R. I 15 (16)) envi- 
sagée sans considération d'élément ultérieur, hors de la 
samhitâ. L'occlusive en a est sonore d'après Gàrgya R. 
1. c, sourde d'après Sàkatàyana 16 (17) ; une voyelle non 
pragrhya est nasalisée R. I 63 (64 :, autre vue d'après Sâka- 
lya au su. suiv.). Pas de gémination pour une consonne 
en a T. XIV 15. Les voyelles en a (avasânagatà) ont une 
durée de deux mores V. IV 105 ; sur diverses durées dans 
la pause, v. virâma. Le terme est défini VS. 21. Pratique- 
ment il désigne la fin du pâda et de Vardharca (cf. par ex. 
V. IV 180) : dans l'AVAnukr. passim, une strophe est dite 
ekâvasânâ, dvyavasânâ etc. lorsqu'elle « comporte un, deux 
pâda, etc. ». Sur la place de l'a dans les strophes selon 
le nombre de leurs pâda, v. R. XVIII 47 (1049) sqq. De 
façon plus générale a° désigne la « fin de mot », glosé 
anta et opp. à âdi ou madhya : ainsi Pratijô. 9 Ping. I 9 ; 
la « forme propre d'un mot en pause » R. XI 60 (672) ; la 
<f conclusion » d'un groupe krama (opp. à pratyâdâna) X 5 
(594) Up. III 6 : le krama V. IV 194 se dit d'un mot en 
pause formant groupe krama avec le mot initial de la 
section suivante. La répétition de mots est avaëânârtha 
« sert à conclure » V. IV 176, glosé, samhitâvasânârtha 
Uv. An. Le terme est glosé samâptâv ardharcâdeh Uv. ad V. 
I 91, virâmâbhiprâya Tribh. XIV 15 et s'oppose par ex. à 
samdhâna : padadvayasamdhânam nâsti An. ad V. IV 180. 
— KR. XI 5 Nid. I 7 1SSS. I 1 22 XII 11 11, 19 7, 23 6 
LSS. VI 6 1 VII 10 1 ÂéSS. I 2 11, 13 sq. V 9 6, 8 KSS. 
IX 13 29 XIX 7 4 (nivit saptadasâvadânâ) ApSS. XXIV 2 
4 Vait. XX 20 : glosé passim par virâma. 

avasâ (°syati) « former pause » R. et Up. passim, soit 
<( terminer un hémistiche » R. X 3 (592), 19 (608) XVIII 
46 (1048) ou « conclure un groupe krama » XI 2 (614), 24 



— 382 - 

(636) Up. I 1T III 2 ; avasita phonème « final » R. VI 7 
(384) glosé avasâne vartamâna Uv. RT. 18 (opp. à s'amhi- 
tâyâm vr.) T. XXI 3 (glosé padântavartin Tribh.) V. I 101, 
106 IV 114 ; anavasânïya mot « ne formant pas pause » 
Up. II 29 Uv. ad R. XI 3 (615) sqq., i. e. mot qui est à 
sauter lorsqu'on a à conclure un groupe krama ; avasânika 
A. I 8 vr. — > avasâ- « former pause » Nid. I 7 14 SSS. pas- 
sim, not. dans l'expression pâdam Bamdhâyâvasyati et abs. 
avasâya, ^Vait. XXXII 14 etc. 

avasvar- glosé avasvarântam kr- LSS. VII 11 12. 

avâksara manlra « déficient d'une syllabe » PS. 53. 

avyaktam « indistinctement » T. XVII 8 glosé aspas- 
tarri Tribh., prononciation déconseillée. 

avyaya « invariant » A. II 48 (ex. antar, punar) IV 71 
(en tant que non sujets à avagrahà) A* III 1 2 (traitement 
d'un -r final), 2 7, 3 21 (abrègement) ; BD. I 45 le mot 
est prob. à corriger en vyaya, q. v. — GB. I 26 (y an na 
vyeti tad avyayam). 

avyayïbhâva n. d'un composé adverbial BD. II 105. — 
Cf. avyayïbhûtam... na vyeti GB. 1. c. 

astama « huitième » : n. du troisième yama (ton) 
chez Ûv. ad R. XIII 44 (752) ; var. chez Régnier et Millier ; 
« huitième » désinence, v. ëmantrita. 

-asa- n. d'un suffixe (dans avasâya) N. I 17. 

asamyukta v. sam°. 

asiddhatva (sic, cf. JAOS. X p. 167) au sens pâninéen 
A. IV 6 ; cf. siddha. 

asprsta « absence de contact, d'occlusion » (avec l'ép. 



— 383 - 

sthita « stable ») R. XIII 11 (719), caractérisant les voyelles, 
les spirantes et m ; les voyelles « selon certains » A. I 33 
(sic, cf. JAOS. X p. 158), PS. 38 YâS. 209 Varnaratnaprad. 
39 etc. ; les semi -voyelles MâS. VI 9. 

asmadâdeéa v. âdesa. 

asvayamdrsta « parfait » (cf. paro'ksa) RT. 191. 

âkarsaka « qui attire » dans un su. tel élément d'un 
su. antérieur Tribh. passim, dit not. de la particule ca ; 
aussi âkrs- Tribh. I 43 ; anâkrsta syllabe « non étirée » 
par une, gati Pu. p. 520 = agata. 

âksipta syllabe « poussée » du ton aigu vers le ton 
grave A. I 16 définissant le svarita ; âksepa « poussée » 
du ton aigu vers le grave (ou selon Uv. tiryaggamanam 
gâtrânâm) R. III 1 (187), caractéristique du svarita. 

âkhyâ « nom, désignation » T. I 16 (varna?), 27 
(varga°) A. IV 39 (prâna°) ; « nom technique » dans les 
su. V. I 33, glosé samjnâ Uv. 

âkhyâta (« énoncé ») « forme verbale, verbe » : not. 
dans l'expression nâmâkhyâtam désignant les deux pre- 
mières des quatre catégories de mots, « nom et verbe » 
R. XII 17 (699), nâmàkhyâte N. XIII 9 nâmâkhyâta V. 
VIII 52 A. I 1 nâma câkhyâtam ity api BD. I 39. Défini 
kriyâvâcaka R. XII 25 (707) = V. VIII 54 ou b hâvapra- 
dhàna N. I 1 BD. II 121 et cf. R. XII 19 (701) : tad âkhyâ- 
tam yena bhâvam sadhâtu. Sur l'accent de l'â°, v. not. V. 
V li sqq. A* 1 1 12 et passimi Bhâs. I 7 II 1 etc. MâS, VI 4 ; 
au point de vue accentuel âkhyâtâni nâmasadrsâni A* I 3 
3. â° est défini BD. I 44 « la forme qui, liée à des actions 
diverses et exprimant une séquence temporelle, mais une, 
se réalise par le développement de l'action ». âkhyâtapara 
et anâkhyâtapara Bhâs. I 7 sq. ; âkhyâtapada « mot qui est 
un verbe » II 1 ; âkhyâtaja « dérivant d'un verbe » N. I 12, 



— 384 — 

dit d'un nom. — GB. I 24 (nâmâkhyàtam) , 27 ; le nom à 
donner à l'enfant doit être àkhyatottara ÂpGS. XV 9, ex. 
un nom en °datta-. 

àgama « apparition » d'un phénomène tel que le guna 
R. XI 10 (622), « adjonction » d'une consonne (en gemma- 
tion) SarvS. 7 sqq., d'un mot N. 14, « insertion » de syl- 
labes non signifiantes dans un mot Pu. VIII 115, 125 
(svara ), 164, de phonèmes en général R. Intr. 5 = T. XXIV 
5 : dit rtot. de l'insertion de sifflantes dans le samdhi saud- 
dhâksara R. X 21 (610) XI 43 (655), de l'insertion de v ap- 
pelée bhugna, q. v. ; autres V. V 44 A* III 1 18, 4 7 A. 
IV 59 (s- dans tuvistama- et analogues) ; dit du -n- de la 
finale -âm, au sens pâninéen d'âgama, III 78. L'â° « accré- 
ment » est noté dans les su. par le nominatif T. I 23, par 
l'instrumental V. I 137. antarâgama mot « ayant un accré- 
ment intérieur » V. IV 22, phonème « servant d' — » R. II 
31 (135). 

âgam- dit d'un mètre ayant une syllabe en excès Nid. 
I 7 15. 

âgaiitu membre « adventice » d'un composé V. V 7. — 
Dit de om préfixé à un mot LSS. VI 10 16 sq. 

an (var. : â) « le préverbe à » V. VI 24. 

ânava v. anu. > 

àtmanebhâsà « voix moyenne » k* III 4 7. 

âdi « partie initiale » d'un phonème T. I 46 II 26 
VS. 30 sq., d'un ton T. I 41, « initiale » du mot T. III 1 V. 
I 152 V 38 N. II 1, aussi ifc. ainsi samyogâdi « premier 
phonème d'un groupe consonantique » R. I 25 (26) etc., 
et tic, ainsi âdistha « situé k l'initiale ». R. XIV 18 (776) ; 
â° comme adjectif VS. passim (Luders p. 104). Mais en 
général â° figure en fin de bahuvrïhi au sens de « qui com- 
mence par » tel phonème ou tel mot Pr. passim. Le terme 



— 385 — 

sert à poser des gana dans À. (krpâdi I 65 ârttû ivàdi 82 
pâmsu-mâmsâdi 85 apumêcâdi II 25 upabaddhâdi 27 pip- 
palyâdi après II 28 cf. JAOS. X p. 161 brahmanvatyâdi 
après III 80 cf. JAOS. X p. 163 ; un peu différent l'expres- 
sion rtûfhr utsrjate vasîty evamâdï II 29) ; dans A* (aja- 
râdi 12 7 asmai satâdi II 4 4 enâ ehà âdi II 3 9 dîrghâyut- 
vâyâdi II 4 8 brhaspatyâdi 114 vyàghrâdi I 1 19 sakalye- 
syâdi II 1 5 aêvâdi III 3 15) ; dans RT. passim, dont 
êakandhukâdi 87, prsodarâdi 166 ; dans V. seulement une 
fois (à savoir uttambhanâdï V 38) ; pas d'exemple dans T. ; 
dans R. le gana en âdi renvoie à des formes énumérées dans 
les su. antérieurs, ainsi les prsanâdi IX 13 (549) sont énu- 
mérés au su. 16 etc. ; VS. connaît en outre le gana pâni- 
néen des câdi 111. Enfin la mention aévâdi V. III 145 ren- 
voie au XXIV e adhyâya de la VS., commençant par asva. 
Un autre procédé de mise en gana est l'emploi du pluriel 
du mot de tête : paramebhyah A. II 94 et cf. °prabhrtî. — 
« Partie initiale » d'un mot ÂsSS. 15 7 DSS. I 3 27. 

âdeâa « indication » donnée dans un sii., enseigne- 
ment R. I 55 (56), 95 (96), prathamâdeêa « première men- 
tion » du démonstratif, opp. à anvâdeêa q. v., N. IV 25 ; 
anàdeée « en l'absence d'une indication » (expresse ou con- 
traire) T. II 20 V. IV 128 R. VI 16 (392) Sarvânukr. § 3 
11 et § 12 5. Phonème « substitut » d'un autre phonème 
A. I 63 (dit de d pour d dans sodaéa) YàS. 152 Pratijn. 
22 ; A* II 1 2 parle des vibhaktyâdesa. Ibid. II 3 24 des 
formes comme aham ou nas sont dites asmadâdeêa « substi- 
tuts du thème asmad- » ; de même yusmadâdeéa q. v. Cf. 
aussi ekâdesa. 

âdya « premier » phonème ou mot Pr. passim ; équi- 
valant à «-précédent ». et opp. à uttara V. I 100. 

âdyantavat « traité comme initial et final » T. I 55, 
dit du phonème isolé (aprkta). 

25 



— 386 — 

ànunàsikya « nasalisation » d'une voyelle finale R. 
XI 3 (615), ex. evàfh agnim cité Uv. ad R. II 67 (171) ; 
« qualité nasale » T. II 52, propre à Vanusvâra et aux 
nasales proprement dites, et caractérisée par 1' « ouverture 
du nez », glosé rangâdi Tribh. L'a est selon Saityâyana 
« plus fort » dans l'anus vâra et les nasales (que dans les 
yama, nâsikya et semi-voyelles nasalisées) T. XVII 1 (au- 
tres vues 2 sqq.). Au sens d'anunâsika YâS. 86 et Uv. (Ré- 
gnier I p. 36). 

ànupùrvyôna dit d'une combinaison phonique ayant 
lieu « selon la séquence » des mots dans le padapâtha R. 
II 7.(111). En gén. anànupûrvyena « de façon contraire à 
ladite séquence » R. passim, pratiquement « avec tmèse » 
Jat. 11 ; anânupûrvyasamhitâ R. II 78 (182), dit du 
samdhi dans êunaê cic chepam et analogues, padap. 
sunah-sepam. ânupùrvï dit de la séquence normale des 
mots dans la phrase BD. II 100, des mantra N. I 15. 

ântarya « affinité privilégiée » d'articulation A. I 95 : 
réglant la vrtti ou « conversion » d'un phonème en un 
autre. 

ânpada « mot où un n final après â » a été converti en 
h A. IV 74, ainsi dans mahâih asi = mahân ; var. âtpada 
cf. JAOS. X p. 169. Dans R. IV 67 (286) ânpada désigne 
pareillement les hiatus (padavrtti) produits par l'amuisse- 
ment de n final après à en présence de voyelle. 

âpatti ifc. « production » de tel phonème par modifi- 
cation de tel autre R. VI 30 (406) V. I 42 IV 161 Up. V 
3 etc., précisé en varnâpatti V. IV 146 ; yarosmàpattau 
« en cas de production de y, r, spirante » par modification 
d'une nasale A. I 68, analogue III 58 V.IV 161. Glosé 
°bhâva Uv. ad V. I 42. — ÂsSS. I 2 15 dans antâpatti. 

âpadyate dit d'un phonème subissant telle modification 
R. XIII 1 (709) Uv. et Tribh. passim ; âpadaka ifc. « requé- 



— 387 — 

rant telle modification » Tribh. V 35. — âpad- SSS. v. 
riphita. 

âbâdha ifc. « suivi de » A* II 1 14 et passim. 

âmantrita « vocatif » A. I 81 A* I 1 23 et passim 
(précisé en âmantritapada I 1 18) V. II 17 III 138 VI 1 
(°vat) Bhâs. II 10. Si accentué, est âdyudâtta V. II 24. 
ekâmantrita « vocatif singulier » A. II 47 anâmantrita V. 
II 38, 48 âmantritaja « émanant du vocatif » (dit de la 
finale o) R. I 68 (69) Jat. 6 et 10. — ârriantritâstamî « hui- 
tième désinence, vocatif » Nid. III 9 ; cf. SB. XII 6 1 41 
sa va brahmann ity âmantritah « interpellé par * bran- 
mon ! ' » 

âmredita « mot répété » A. IV 40 (ex. bhûyah- 
bhùyah) V. V 18 (ex. yajnâyajné). C'est d'après V. I 146 
le n. techn. du mot « répété » (dvirukta) ; cf. encore V. 
IV 8 VI 3. A* III 1 5 mentionne les âmreditasamâs'a et 
ajoute (6) que les formes qui ne sont pas des â° (anâmre- 
dita) sont traitées comme des â° (ms. mreditasadrsa) . 
D'après PM. VIII 1 2 le mot â° est attesté dans les Nighantu. 

âya « accroît » de phonème R. XIV 1 (759), glosé upa- 
jana Uv., v. apâya. 

âyama « tension » T. XXII 9, glosé gâtrânâm dair- 
ghyam Tribh. prasaritva Mâh., caractéristique du ton aigu ; 
id. R. III 1 (187), glosé ûrdhvagamanam gâtrânâm Uv. ; 
modulation de la voix correspondant à ce ton V. I 31 cf. 
Weber. 

âropanîya v. abhinîdhâna. 

ârsa « fondé sur la tradition sacrée », dit du Pr., R. 
XIV 69 (827), glosé âgama Uv. et cf. anârsa. Voyelle « ap- 
partenant à la Samhitâ » T. IX 21 X 13, glosé pâtha ou 



— 388 — 

svayampâtha Tribh., svapâtha VS. 176 ; le mot est défini 
vedabhâgah kramenaiva VS. 23. Le subst. fém. àrsi est une 
désignation du samhitàpâtha R. II 52 (156), 56 (160) XI 1 
(613), 18 (630), 20 (632), 47 (659), 59 (671), là not. où il 
s'agit de noter une « déperdition » du samhitàpâtha au 
cours d'une opération de krama. Glosé rsidrsta Uv. passim. 

âvrtti « répétition » d'un mot (pada Uv.) V. IV 20 
en tant que caractérisant le kramapâtha ; pada 19, glosé 
dvirukti Uv. ; âvartamâne « quand un mot est répété » 
165 ; trirâvrtte « en cas de triple répétition » d'un ou de 
deux mots 172. 

âsanna « forme voisine », pratiquement « contexte » 
T. I 25 ; yathâsannam « selon l'affinité » V. I 142. 

àsthàpita (« bloqué ») autre n. de Vabhinidhâna A. I 
48. Nom d'un mot qui requiert restauration dans le kra- 
mapâtha et qui, à la pause, est mis sous la forme samhitâ 
A. IV 125 : ainsi le mot final de la phrase sa vrksàfh abhi 
sisyade est à poser en kramapâtha sous la forme sisyade 
avant d'être répété sous la forme restaurée sis'yada iti si- 
syade. Nom chez R. IV 1 (220) des samdhi de consonnes 
(vyanjanasamdhi Uv.), divisés en avaéamgama et va- 
êamgama. 

âsya dans âsyaprayatna V. I 43 v. prayatna. 

i comme support de phonème dans hi V. I 51 si 69 et 
III 94 yi III 65 mi 66 li et (i 94. 

ingay- « séparer par un avagraha » (propr. « faire 
bouger ») un mot séparable, rendre un mot ingya R. X 16 
(605) XI 31 (643), glosé avagrh- Uv. : cette séparation ayant 
lieu dans la reprise dite parigraha, i° équivaut à « mettre 
en parigraha » Jat. 4 et 9, glosé vestay- ; passif ingyate 
A* III 4 1 et vr. ad A. IV 26, 76. 



- 380 — 

ingya mot « séparable par un avagraha » dans le pada- 
pâtha R. I 102 (103), glosé sâvagraham padam Uv., T. I 
48 : ex. tigma-hete, pra-vàte ; il s'agit en principe de com- 
posés, v. avagraha. Autres attestations A. IV 76 (glosé ava- 
grhyamâna) A* III 3 13 BhâS. 4, 92 (ingyaka), 95 et cf. 
aningya ; ingita vr. ad A. IV 49 ;ingana\Jp. pas si m Jat. 
2 (glosé vestana). 

ichâ dénominatif à valeur de « désir » A. III 18, ex. 
adhvarïyati, vasûyati ; IV 29. 

in voyelles i et u VS. 294, 

iti : notant la fin d'un adhyâya chez ^ing. et dans 
V., cf. Weber ISt. IV p. 92 ; sont particules à R. les iti 
marquant la fin d 'énumérations et suivis de anta âdi uttara 
upadha upahita pùrva varjam. Cf. aussi nirdesa. itikarana 
« formulation de iti » après un mot dans le padapâtha V. 
I 154 Up. IV 12 [nt. en ces deux passages !], constituant 
un parigraha : cette formulation est anârsa R. I 58 (59) et 
ne modifie pas les pragrhya II 51 (155) ; sahetikarana mot 
« accompagné de iti » dans le padapâtha X 7 (596) XI 25 
(637) Up. IV 4 VII 19 : un tel mot s'appelle upasthita R. 
X 12 (601). itimadhye répétition de mots dans le krama- 
pàtha « avec iti inséré » A. IV 117, appelée parihâra. Cf. 
parigraha. — itikarana SSS. I 2 25. 

-îyas- n. d'un suffixe A. I 89. 

-ira- n. d'un suffixe (dans ksïra-) N. II 5. 

îsat « légèrement » homophone Pratijn. 25, dit de 
m devant occlusives ; 26, dit de la pause accompagnant le 
visarfanïya, glosé kimeid adhikah. ïsacchvâsa « comportant 
un souffle léger » PS. 40, dit des sourdes non aspirées ; 
ïsatprakrsta « légèrement étirées » T. II 15, glosé sam~ 
nikrsta Tribh., dit de la position des lèvres prononçant e ; 



isatsprsta « à friction légère » A. I 30, mode d'articulation 
des semi-voyelles ; id. ÂpiS. III 5 LaghvamoS. 5 YâS. 151 
sq. (dit not. de la prononciation de v dans les mots acces- 
soires) ; ïsaddïrghatâ « légère longueur » d'un a en syl- 
labe initiale après consonne Pratijn. 27 ; ïsadvivrta « à 
aperture légère » ApiS. III 6, dit des spirantes ; ïsannâda 
« à résonance légère » PS. 39, dit des» sonores non aspirées. 

ihà « effort » pour parler R. XIII 1 (709), 13 (721), 
comme origine du son : glosé cestâ vaktuh Uv. 

U : phonème notant les varga d'occlusives à la suite de 
la première consonne du varga, tu A. IV 74 Pratijn. 18 
ApiS. 1 13 PS. 17 ku eu tu pu PS. 18 ApiS. I 7, 12, 15 So- 
dasail. 5 et 11 sqq. et cf. stu (Pan. VIII 4 41) Up. VII 20 
KeS. 3 ; par extension nu désignant la nasale n V. III 132 
IV 2, 8 et 13. 

UOCa ton « aigu » R. III 34 (219b) XII 22 (704) RT. 55 
VS. p. 79, glosé udâtta passim. uccanïcavtiesa « distinction 
entre un aigu et un grave ». V. I 32 (Weber ; mais d'après 
Uv. « consistant en un aigu et un grave associés » et défi- 
nissant le svarita ; analogue An.) ; ekoeca dit du mot en 
tant qu' « ayant l'aigu sur une seule » syllabe RT. 62 Pu. 
p. 518 ; uccasruti glosé udâttaêruti RT. 61 ; âdyucca et an- 
tocca (antoccaka 79) BhâS. passim. Le ton udâtta est défini 
par l'adverbe uccaih « avec hauteur » A. I 14 V. I 108 T. I 
38. La première portion du svarita succédant à un aigu est 
prononcée uccaistarâm T. I 41. Sont producteurs de ton 
aigu (uccaihkara)' l'âyâma, le dârunya, Vanutâ khasya 
T. XXII 9. — ucca DSS. I 3 25 uccânta 23. 

UCCârana « prononciation » R. Intr. 3 Pratijft. 9 et 14. 
— PGS. III 16 1. 

UCCàvaca : les préverbes ont d'après Gârgya des sens 



— :m — 

« divers » N. I 3, glosé bahuprakâra Sk. ; de même les 
particules N. I 4 BD. II 89. 

un la particule u A. III 4. 

lltkrama n. d'une variété de krama PrâtisJyot. cité 
Thibaut Jat. p. 44 ; °kram~ Jat. 11 vr. ; °kramana Jat. 
2 et 4 vr. 

uttama « dernier » phonème du varga, i. e. nasale 
R. IV 3 (222) XII 13 (688) A„ I 6, 99 II 5, 20 A* II 4 14 
T. I 11 Va. 6 APar. XLVII 2 10 : les u° sont caractérisés 
comme anunâsika A. I 11 ; anuttama occlusive « non na- 
sale » R. XII 5 (68T), 11 (693) sq. A. I 99 II 2, 20 V. IV 
113 T. XIV 24 XXI 12. « Dernier » varga, i. e. labiale R. 
V 43 (360). La position «■ la plus élevée» de lai voix R. XIII 
42 (750), celle qui est située « dans la tête » Uv. Au duel 
<( les deux dernières » voyelles, i. e. ai et au R,< II 25 (129) ; 
au plur. <( les trois derniers » phonèmes du varga, i. e. 
sonores, sonores aspirées, nasales RT. 14. uttamapurusa 
« dernière (== notre première) personne » du verbe N. VII 
2, employée dans les- strophes âdhyâtmikï. uttamavarglya 
phonème « du dernier varga », labiale R. IV 33 (252). 

« Dernier » phonème du varga AsSS. 12 16 ; modalité 
<( la plus haute » du ton I 5 28 IV 5 10 (°sthâna) SSS. I 
14 24 KSS. III 1 5 IX 6 20 ÂsSS. I 5 28 V 17 1 (°svara) 
LSS. II 9 12. 

uttara phonème ou, mot «. ultérieur, suivant ». Pr. pas- 
sim ; ifc. « suivi de » Pr. passim mais « qui suit » V. II 
21 ; uttarei opp. à âdau « à la fin d'un mot » T. III 1 glosé 
padânte Tribh. — Ifc. ApGS. XV 9. 

uttarapada « membre ultérieur » d'un composé R. VII 
7 (439) A. III 23 (uttarapadâdya « initiale du membre ulté- 
rieur ») IV 50 A* II 3 11 et passim, ;.N. V 15 et VII 12 em- 
ploie u° comme second membre de bahuvrïhi au sens de 



— 302 — 

« qui a pour membre ultérieur » tel mot. — DevB. III p. 11 
(aussi en bahuvrlhi). 

uttararûpa « élément ultérieur » dans un samdhi TA. 
VII 3 1 sqq. AÂ. III 1 1 et cf. SA. VII 2. 

Utthâna « élévation » du ton MâS. XI 7 et v. tara. 

utpatti <( production » d'un phonème T. XXIII 1 
(varnavisesa ) II 1 (sabda ) ; le son comme u° « origine » 
de la parole XXIII 3, glosé, upàdâna Tribh. ; utpanna 
« produit » R. XIII 18 (726). 

utsarga « renoncement » à la reprise dans le pada- 
pâtha de groupes figurant déjà dans un passage antérieur 
V. IV 178, glosé parityâga Uv. An. 

ud nom ou abréviation d'udâtta RT. 51, 54, 156 Sâma- 
tan. X 2 1 ; d'udâttavant (samdhi) RT. 52 ; udâdyanla mot 
« ayant à l'initiale et à la finale un udâtta » V. I 120 ; 
udavagraha sorte de svarita « maintenant le ton aigu dans 
Vavagraha » V. I 118 et appelé tairovirâma. 

udaya (mot, phonème) « qui suit, ultérieur » R. pas- 
sim, glosé para ou pratyaya, rarement avec régime (instr.) 
et au sens de « précédé de » R. II 39 (143), glosé upahita 
Uv. ; le plus souvent ifc. au sens de « suivi de » R. et V. 
passim (A. et T. une fois seulement), ex. svarodaya « suivi 
de voyelle » ùsmodaya « suivi d'une spirante » yyudaya 
« suivi de y(i) » (presque toujours employé en parlant d'un 
phonème). Locutions diverses : upadhânibhodaya « où la 
voyelle suivante ressemble à la voyelle précédente » R. II 
81 (185) ; udayâdi « voyelle initiale du mot qui suit » VII 
4 (436) ; udayodaya mot « suivant (tel autre mot, lequel 
lui-même) suit (la particule u) » VIII 2 (489) ; yathodayam 
« quel que soit le mot qui suit » IX 8 (545) VIII 15 (503) ; 
sodaya « y compris le phonème qui suit » II 16 (120) ; 



— 30C1 — 

sahodaya « se présentant avec les mots qui suivent » II 54 
(158). — Ifc. = °anta SSS. XIII 22 4. 

Udarka « fin (d'hémistiche) » R. XV 13 (840) SaiS. 
277 ; glosé samaya ou samâpti Uv. 

udâtta <( aigu », ou « portant le ton aigu », dit soit de 
la syllabe (ou du mot), soit du ton lui-même, Pr. passim, 
éx. â\ yé. Défini par uccaih q. v. et cf. anudûtta. Carac- 
térisé par Yâyâma q. v. C'est l'un des trois tons fonda 
mentaux R. III 1 (187). On distingue les antodâtta mots 
« ayant l'aigu sur la syllabe finale » R. I 78 (79) A. IV 
26 A* I 2 5 etc. V. I 149 T. XVI 5 (ananto ) PS. 47, les 
âdyudâtta mots « ayant l'aigu sur la syllabe initiale » 
R. I 83 (84) XII 23 (705) T. VI 14 VIII 10 (anâdy ) A* I 1 
23, 2 9 ÏÏ 3 11 V. I 162 (anâdy°) PS. 47, les madhyodâtta 
mots « ayant l'aigu sur une syllabe médiane » V. I 149 
PS. 47, les dvy udâtta mots (composés) « ayant double u° » 
R. III 25 (211) P. 47 = dvirudâtta) V. II 46 sq. (qui les 
énumère) A* I 1 4 NâS. II 7 5, les tryudâtta PS. 47 NâS. 
II 7 5. Le mot est caractérisé V. II 1 comme ekodâtta 
« comportant un seul u° ». Il y a quatre u° MâS. V 5. 
sarvodâtta mot « qui comporte (en tout et pour tout) un 
u° » R. XV 9 (836), ex. prâ, mais sarvodâttena récitation 
faite « sur un ton aigu continu » 16 (843). La seconde por- 
tion du svarita est udâttasama « semblable à un u° » T. I 
42 (ce qui signifie pour Tribh. « plus basse que l'u° »). Le 
ton bas qui suit iti est selon les Kânva udâttamya V. I 150, 
i. e. pracita Uv. q. y. ; est udâttamaya aussi Vanudâtta 
qui succède au svarita IV 138 ; ce terme udâttamaya est 
glosé pracita et ekasruti Uv. (et cf. udâttasruti s. v. êruti), 
ce qui paraît indiquer pour l'u° un ton, bas, cf. Weber 
ISt. X p. 432 sur quoi s'appuie Wackernagel I p. 286 haut. 
La première portion du svarita est udâttatara « plus haute 
que l'aigu » R. III 4 (189) et cf. udâttasruti s. sruti. upo- 
dâita « qui précède un u° » Up. VIII 12 NâS. II 7 7 
MâS. V 9. Un samdhi tonique où l'un des deux éléments 



— :m — 

a l'aigu est dit udâttavant T. X 10, glosé udâtto 'syàsti 
Tribh. ; id. (abrégé en vaut) RT. 52 R. III 11 (197) comme 
qualificatif d'ekïbhâva V. IV 131. udâttlbhû- « devenir ai- 
guë » dit d'une syllabe Up. VIII 8 IX 4. L'u° se prononce 
« dans la tête » PS. 48 Pratijfi. 5. — SamhUB. II p. 17 
III p. 29 ÂisSS. 12 9 VII 11 2, 12 et 16 LSS. VI 10 9 VII 9 
7 ; SamhUB. III p. 27 udctttatama ; GB. I 25 svaritodâtta, 
traisvaryodâtta, dirghaplutodâtta, hrasvodâtta, udâttodâtta. 
Wackernagel I p. 285. 

udâhr- « décrire, définir » des termes techniques T. 
XXII 3, glosé vyâkhyâ- Tribh. 

udingay- << prononcer » des phonèmes T. XVIÏ 8, 
glosé uccâray- Tribh. et Mâh. (« schwirren lassen » BR., 
« schwingen » pw,).~ 

Udgrâha (<( enlèvement, allégement ») n. d'un 
samdhi R. II 29 (133) : h (non rhotacisé) précédé d'une 
brève produit devant voyelle initiale un a, ex. ya in- 
dra = yah i° ; de même produisent a les voyelles e et o, 
ex. agna indra = agne i°. Ce même samdhi, lorsque la 
voyelle initiale est longue, s'appelle udgrahapadavjiti 30 
(134), ex. ka ïsate = kah i°. Le samdhi udgrâhavat « sem- 
blable à l'u° » 32 (163) est celui où a â finales devant r 
produisent a, ex. madhana rtasya = madhunâ r°. 

udghâta <( élévation » du ton Pu. p. 518, glosé uccï- 
bhâva. 

uddhâra « amuissement » Pu. VIII 94, 216 (an ), 
glosé lopa. 

upagralia n. de e employé en nidhana Pu. p. 518, 
glosé samïpe grhyate = pathyate. — LSS. VII 8 11, même 
sens ; visargopagraha SamhUB. II p. 17, glosé visargânta 
p. 20 ; ibid. anupagrhïta glosé upagraharahita = avikrta. 



— 395 — 

upajana « origine » du ton A. IV 109, laquelle est 
indistincte dans les pada- et samhitâ-pâiha mais s'atteste 
dans le krama, glosé utpatti ; varnopajana « accroît d'un 
phonème, anaptyxe » N. II 2, ainsi d dans dvâr- issu de 
vr~ ; « adjonction » d'un élément dépourvu de sens N. IV 
7, ainsi -na dans kurutana. 

upajâyate « est inséré » R. IV 84 (303), dit de s dans. 
puruscandra- ; °jâta membre « de surcroît » dans un com- 
posé A. IV 10. 

upadesa « instruction, enseignement (relatif à) » R. 
passim ; « référence » N. I 1, dit du pronom (adas) réfé- 
rant aux objets (sattva) ou aux états (bhâva), glosé pra- 
tinirdesaka Sk. , cf. N. III 21 où les pronoms ayâ, enâ sont 
appelés u° ; l'expression itarelaropadeéa N. I 2 désigne la 
« référence mutuelle » entre les phonèmes, glosé uccârana 
et abhivyakti Sk. ; « valeur admonitive » BD. I 38, illus- 
trée par aksair ma « pas avec les dés ! » 

upadiïs- passif « être enseigné » R. passim et °dista 
« enseigné, prescrit », dit not. des phonèmes en tant qu'énu- 
mérés dans le sarnâmnâya V. I 34. 

upadruta (« qui se précipite vers ») n. d'un sam- 
dhi SSS. XII 13 5 : propre aux Vâskala d'après la vr. qui 
cite en ex. le groupe na rte : ce samdhi est donc équivalent à 
Vudgrâhavat de R. ; même forme Nid. I 7 16 (mais K. N. 
Bhatnagar imprime abhidhruva !) 

lipadhà phonème « précédant le phonème final » A. 
I 92 V. I 35, i. e. « pénultième » ; attesté Pr. (sauf T.) pas- 
sim et N. ; dans R. aussi mot « précédent », ainsi II 41 
(145) ; aussi ifc. parakramopadhâ consonne « précédant 
une (consonne) géminée qui suit » VI 11 (387 b). Plus gén. 
upadha ifc. apparaît comme bahuvrïhi au sens de « précédé 
de » Pr. (sauf T.) passim : ex. ityupadha phonème « pré- 
cédé par les mots... » R. II 61 (16&), sarvopadha « précédé 
par une voyelle quelconque » IV 27 (246), anupadha « qui 



— 396 — 

n'est précédé d'aucun phonème » = initial VI 9 (386) etc. ; 
sopadha « y compris le phonème précédent » V. III 45 
sahopadha « id. » R. I 67 (68). Glosé en général par °pùrva 
ou °âdi. — Ifc. ÂsSS. I 5 10. 

upadhïyamâna phonème « précédé de » (avec instr.) 
R. IV 4 (223). upadhi « additif » LSS. VII 9 9 dans an°, 
glosé anupadhâna(m aksarasyà). 

upadhmànïya n. d'un phonème accessoire, pa- 
ràsraya PS. 5 CârS. 1, de type labial V. I 70, ayant la 
forme xpa V. VIII 26 mais désigné par son nom V. I 41 
T. I 18 ; manque chez les Mâdhyandina V. VIII 4 5. Autres 
attestations V. IV 100 T. XIV 15. La base en est Yupadhmâ 
PS. 14 « fait de souffler vers ». Est dvi(h)sprsta, q. v. 

upapad- (( dériver » un mot de telle base, (au caus.) N. 
II 2 ; °pâdya « à assigner à » tel organe (dit d'un pho- 
nème ?) R. I 48 Miiller p. 45, var. du ms. grantha : glosé 
upapâditavya Uv. 

upapada « mot annexe » V. VI 23 dit des mots ca 
va aha eva qui sont à suppléer dans une phrase lorsqu'ils 
n'y figurent pas ; 14, dit d'une forme du relatif ya-. 

upabandha (« connexion »), se dit d'un passage de la 
Samhitâ désigné dans les su. par l'indication etasmin ou 
visé par une énumération T. I 59, glosé upabadhyate 
Tribh. ; un u° est deéâya « concerne tel point particulier » 
et est nityam « d'effet constant ». Dans N. u° désigne une 
finale soit de caractère suffixal (pratyaya Sk.), ainsi -yu- 
dans adhvaryu- I 8, 4yâ dans agriyâ issu de agra- VI 16, 
soit de caractère désinentiel (vibhakti Sk.), ainsi -tas I 7. 

upabdimant « fait d'un bruit étouffé » T. XXIII 5, 
4 e position de la voix, caractérisée selon 9 par la percep- 
tion d'un son, sasabdam upalabdhiti Tribh. 

upamâ « comparaison » N. III 15 : tel mot, not. iva 



— 3!)7 — 

et na, est employé upamârthe « au sens comparatif » N. 
passim BD. II 91 sq. ; N.- distingue la rùpopamâ « com- 
paraison notée par le mot rùpa ou : ayant le sens de ' qui 
a forme de ' » III 16 (cf. bhûtopamâ ibid.), Varthopamâ 
« comparaison (notée par) le sens, métaphore » 18, elle- 
même définie comme luptopamë ibid. « comparaison où il 
y a amuissement (de la particule comparative) », ex. simha- 
et vyâghra- employés pour louer, svan- et kâka- pour blâ- 
mer. Cf. aussi siddha. upamarthïya « ayant le sens de com- 
paraison » N. I 4 dit de certaines particules, upamâ- (verbe) 
« comparer » N. passim. 

upalingin élément « qui se substitue à ». tel autre 
N. X 17, glosé par sthâna Sk. 

upasamyoga : d'après Sâkatâyana les préverbes ex- 
priment un karmopasamyoga « jonction secondaire de l'ac- 
tion » des noms et des verbes N. I 3. 

upasamhrtatara « plus rapprochées » T. II 14 dit 
des lèvres dans la prononciation de o ; 16 dit des mâchoires 
dans celle de e et (18) celle de r r long l. alyupasamhrta, 
q. v. Il y a upasamhâra des lèvres pour prononcer u û 24. 
Le lieu d'articulation des voyelles est défini yatropasamhâ- 
rah 31, glosé upaslesa ou samslesa-visesa Tribh. Enfin l'ex- 
trémité de la langue est « rapprochée » (upasamharati, 
glosé nîksipet Tribh.) des gencives internes pour pronon- 
cer r ri 18, et le mode d'articulation des voyelles est défini 
cer r r long / 18, et le mode d'articulation des voyelles est 
défini 32 y ad upasamharati, glosé prâpayati Tribh. 

upasamgraha « adjonction » : les particules peuvent 
être karmopasamgraha N. I 4 BD. II 89 : ce sont les « con- 
jonctions », telles que 'ca ou va : elles sont telles, ajoute 
N., que « par leur position est reconnue une séparation de 
notions n'ayant pas un caractère énumératif », cf. Gune 
IA. XLV p. 159. 



— ;;î)s — 

upasamàha- « joindre » un mot répété au mot sui- 
vant dans la technique du krarria R. X 2 (591). 

upasarga « préverbe », Tune des quatre catégories 
de mots : dans le composé upasarganipâta A. I 1 V. VIII 
52 N. I 1 XIII 9, upasargo nipâtah R. XII 17 (699) BD. I 
39. Défini viêesakrt BD. I 39 R. XII 25 (707) = V. VIII 
54. Dix d'entre eux sont énumérés T. I 15 VS. 34 ; vingt 
R. XII 20 (702) qui les donne comme arthavâcaka lorsqu'ils 
sont en jonction avec un nom ou un verbe ; vingt aussi 
V. VI 24 N. I 3 et cf. BD. II 94. Décrits kriyâyogena BD. 
1. c. Autres attestations du mot A. II 90 III 11, 48, 79 IV 
1, 37 A* I 1 10 (dvy°), 12 (°pùrvà), 3 6 (°sadrsa) III 3 9 
(an°) T. VI 4 X 9 (°pùrva) XIV 8 V. V 16 (anudâtta ), 42 
(upasargaikadesalopa) VI 2 R. XI 9 (621) (°kârita dit de 
l'insertion de s dans askria\ en tant que « causée par le pré- 
verbe » nis) XII 22 (704) XVI 56 (915) (sopasarga nom 
« muni d'un préverbe », ex. âstârapankti) , RT. 97, 105, 
230, 279 N. VII 9 (eka* et dvy°) BD. II 95, 103 SarvS. 9 
BhàS. 14. — GB. I 24, 27 ; dans plusieurs GS. il est ensei- 
gné que le nom de l'enfant doit contenir l'u° su Âp. XV 9 
Hir. II 4 10 Bau. II 1 27 ; d'après la vr. de Hir. le mot u° 
est tacchabdopasamgrahanârtha. Ailleurs en véd. u° désigne 
les insertions liturgiques (ainsi dans l'expression upasar- 
gâksarëni Nid. II 12), cf. Caland ad PB. p. 307 : glosé guna 
vr. ad SSS. I 17 5. 

upasrsta forme verbale « munie de préverbe » A. IV 
36 (var. °sprsta JAOS. X p. 168) N. IV 23 (même var.) I 
17, glosé upasargena yuktah Sk. — « Inséré » Nid. II 
12 ( + an ) SSS. I 17 5 sq. XVIII 1 12 et cf. BR. 

upasthita n. du mot accompagné de iti (setikarana) 
dans le kramapâtha R. X 12 (601), ex. vibhâvaso dans vi- 
bhâvaso iti vibhâ-vaso, propr. « placé auprès » ; XI 29 
(641) défini itikaranânta ; XI 61 (673) XV 9 (836) et cf. 
sthita et sthîtopasthita. upasthâpayant « qui pourvoit (tels 
mot?) de iti » XV 16 (843), glosé sctikaranâni kurvant Uv. 



— :m — 

upasvar- « entonner » LSS. 18 9. 

upahita mot <( précédé de » (instr.) R. II 38 (142) etc. ; 
cf. upa V. I 8 ifc. abrégé pour upahita (Uv. An.) « pourvu 
de » ; dïrghopahita et vrddhopahita « devenu long, pourvu 
de vrddhi » Pu. VII 276 ; mot « formé » par un redouble- 
ment (babdhâm) N. V 12, glosé upaslesita Sk. 

upâmsu « inaudible » T. XXIII 5, n. de la première 
position de la voix : défini 6 « ce qui n'a pas de son ni 
ne comporte d'application de l'esprit, mais est pourvu 
d'instrument articulatoire ». 

upâcâra (« accession ») n. du changement du visar- 
janïya en s (devant k et p), sibilation R. XIII 31 (739), ex. 
ràdhaspate = râdhah-pate ; A. IV 74 (var. upa° JAOS. X 
p. 169) A* HI 1 7 Up. V 7 MàS. X 6. Autre nom : samâ- 
pâdya. « Usage » N. 14. 

upâcarita « sibilation » ou « changé en s, sibilifié » 
R. I 62 (63) IV 41 (260) où le terme, est défini. Le mot ainsi 
altéré doit reprendre sa forme originale dans le parigraha 
X 20 (609) XI 38 (650). 

upâdya « deuxième » Pu. VIII 99. 

upântya « pénultième » Pu. V 10 Paficavidh. I 52 
Sarvânukr. passim ; upântiya ifc. v. pâda. 

upottama « avant-dernier » R. passim T. XI 3 A* I 
1 5 N. I 19 Pu. V 258. 

ubhayathâ « de l'une ou l'autre manière » i. e. « op- 
tionnellement » R. XV 13 (840) RT. 59, 124 ; ubhayatah 
v. dvisamdhi ; ubhaya v. nâda. 

ubhayadîrghâ « hiatus entre deux longues » SarvS. 
27, MâS. IX 3 ; °hrasvâ « hiatus entre deux brèves » ibid. 



— 400 — 

ubhayamantarena texte situe « entre l'un et l'au- 
tre », le pada et la samhitâ, et qui les embrasse (vyâpta) 
l'un et l'autre R. inlr. 4, i. e. le texte krama : glosé kra- 
mâdhyayana Uv. — A\. III 1 3 SA. VII 10, cf. Millier 
p. VII el l'expression ubJiayavyâpti dans la Panj. de Bhâ- 
radv. Pertsch p., Y = kramapâtha. 

ubhay avant « qui contient l'un et l'autre », le ton 
aigu et le ton grave V. I 110, dit du svarita. 

urasya « pectoral » R. I 40 (41), dit du lieu d'articula- 
tion de h et h selon certains ; id. ApiS. I 8 et cf. aurasa. 
L'uni* « poitrine » est l'un des stMna V. I 30 PS. 13 ; 
c'est le lieu optionnel de h RT. 3 ; le ghom est urahstha 
APar. XLVII 2 6. 

urutà khasya « ouverture du larynx » T. XXII 10 
caractérisant Vanudâtta : glosé sthùlatâ Tribh. 

-Us- (dans anusi) forme faible du suff. -vâms- V. V 11. 

Ûna « incomplet, déficient » dit du pâda R. VIII 40 
(527) XVII 2 (953 : ckona « auquel il manque une syl- 
labe », dvyùna « auquel il manque deux syllabes »), 22 
(973) ; « plus court » d'1/2 svarabhakti XIII 33 (741), dit 
de Yanusvâra après voyelle longue. — ûnâksora LSS. VII 
9 8. 

Ûrdhva ifc. « suivi de » BhàS. 3 et passim. 

Ûsman (« souffle ») « spirante » Pr. passim, glosé 
vâyu Uv. ad R. I 10 (11) : nom des huit derniers phonè- 
mes de l'alphabet R. I 10 (11) : h s s s h h h m Uv. et cf. 
I p. I 5. le visarga étant lu par excellence. Les û° sont 
au nombre de six T. I 9 (ê * s h h et h Tribh.) ; de quatre 
V. I 51 VIII 22 (.s .s s h Uv.) et cf. A. I 31 VS. 4 ; de trois 
YâS. 71. Ils comportent huit gati ou « modes » PS. 



401 



14 SaiS. 197 YâS. 143 NàS. II 5 5 MâS. X 4. Sauf h, ne 
figurent pas à la fin d'un mot R. XII 1 (683). Le prayalna 
en est « ouvert » VS. 294, « ouvert » aussi le karana. A. 
1. c. Ils sont asprsta, q. v. Ils sont dénommés jit (sauf h) 
V. I 51 et aussi ?nud 52. Sur la sonorité dans les û°, v. 
aghosa et ghosin. anùsman (anusman Whitney, mais cf. 
JAOS. X p. 159) « non aspiré » A. I 94 opp. à sosman 
et dit de l'occlusive devant une occlusive aspirée, ex. id- 
dha- (anûsmapara A. II 2G appartient en fait à la vr., cf. 
JAOS. X p. 160) ; ùsmânta mot « terminé par une spi- 
rante » R. IV 20 (239) XIII 22 (730), phonème « terminé 
par une aspirée », donc = sosman A* II 2 1 et passim, 
ùsmântya « la dernière des spirantes » (h) Pratijn. 9 ; 
ûsniavant = sosman R. XII 9 (691), an ûsmavant mot « ne 
contenant pas de spirante » T. III 15 ; ûsmabhâva « chan- 
gement en spirante » de n R. IV 80 (648) XV 12 (839), 
ex. tâms te = ton te ; ùsmavadvrtta « traitement (de n) 
conforme à celui d'une spirante » X 20 (609), id. ; ùsma- 
satndhi n. du samdhi où h devient une spirante IV 35 
(254), ex. devâs cakrma = devâh c°, samdhi appelé vyâ- 
panna ; XI 46 (658) XV 12 (839)' ; ûsmin = û° RT. 245 
Sâmatan. V 6 3 ; cf. sosman. — Le mot est identifié à 
prôna AÂ. II 2 4 (cf. R. Introd. 4) et opp. à vyanjana et 
à ghosa, ou (III 2 1) à sparsa etc., 2 à aksara, 5 à svara 
et sparêa, et cf. SA. VIII 1, 2, 8 AÂ. II 3 6 (v. vyanjana). 
Opp. aussi à svara et sparsa ChU. II 22 3 sqq. ; ibid. 5 les 
û° sont dits agrasta, anirasta et vivrta. Il y a 360 û° selon 
AÂ. III 2 2. Le mot est attesté encore ÂsSS. I 2 18 et HirSS. 
IX 8 3. 

Ûha modification du cas ou du nombre d'un mot dans 
un mantra pour l'adapter au rite Oertel Apologetik 
p. 70 SSS. V 19- 4^ VI 1 3 (défini sabdavikâra) LSS. I 8 2 II 
7 19 ÀpSS. XIV 5 5 XXIV 1 35, 3 49 sq. 

r forme d'un anubandha dans la racine âp-r GB. I 26. 

26 



— 402 - 

eka voyelle « unique » substitut d'une voyelle anté- 
rieure et ultérieure A. III 41, ex. e = a +; i et cf. V. IV 49 
T. X 1. « Singulier » V. II 3 (tridvyekesu) A.* I 1 14. 

ekadesa « portion » d'un mot R. IX 31 (568) dans 
pada , XI 56 (668) dans svara « portion d'un ton », V. 
V 42 dans upasarga amuissement d' « une portion du 
préverbe » dans uganâ iskrtih etc. 

ekapada « mots pris un à un » dans la technique du 
krama R. XI 35 (647), élément de krama consistant en « un 
seul mot » A. IV 126 ; ekapade « en un mot unitaire » 
T. XV 4 glosé akhandapade Tribh. ; « en un seul et même 
mot » V. I 111. « Mot simple » opp. à mot dérivé N. II 2. 
ekapadavat ton « conforme à celui d'un mot unique » V. 
II 18. 

ekapâtin syllabe « figurant comme mot indépendant » 
R. XI 52 (664), ainsi vi ; autre Régnier, Mûller ; annexe 
« indépendante » d'une strophe XVII 43 (993). 

ekabhâvin voyelles « coalescentes » en samdhi R. VIII 
40 (527). 

ekavacana « singulier » A* II 1 11 et 15, 2 6 III 2 2 
RT. 19 N. IV 15 sq. ; °artha « qui a valeur de singulier » 
N. VI 16. 

ekavat « au singuliers BD. III 81 IV 107 APar. XLVIII 
134, 139, 144. — ÂpGS. VIII 5 8, glosé ekârthâ iva ; eka- 
vatkr- <( mettre au singulier » LSS. II 2 27 DSS. IV 2 19, 
ÂpSS. VIII 5 8. 

ekavarna mot « consistant en un seul phonème » 
R. X 3 (592) II 6 (110),, à savoir les particules ouetô (Uv. 
ad X 3 : 591) ; dit de deux phonèmes foridu3 en « un seul 
phonème » V. IV 145 (à propos de r l) ; ekavarnavat pho- 



— 403 — 

nème « traité comme un phonème unique » R. I 67 (68), 
ainsi -ah final traité comme a V IV 141. Les diphtongues 
sont ekavarnavadvrtti « traitées comme des phonèmes sim- 
ples » A. I 40. Cf. aprkta. , 

ekaéabda fournissant avec anekârtha la notion de 
« homonymes » N. IV 1, opp. à ekârtha + anekaéabda = sy- 
nonymes. 

ekaéruti « monotonie » KSS. I 8 19 (nt.), en tant 
qu'employée dans l'appel à distance et dans les mantra 
récités au cours du sacrifice : glosé « absence d'emploi de 
tout ton » ; analogue ÂsSS. 12 4 (également nt.) : cf. Mill- 
ier ZDMG. IX p. XLV et Weber ISt. X p. 424 qui cite le 
même mot de l'Anupadasû. I 9 Syn. tâna, q. v. ; glosé 
ckavacanasruti LSS. 114 DSS. 114. 

ekâdesa phonème qui en samdhi est le « substitut uni- 
que » de deux éléments, ainsi e dans nirupyante 'msa- 
vah = °te amsavah, A. I 69. Quand l'une des voyelles 
antérieures était aiguë, l'e° est aigu A. III 66. L'e° comme 
cause d'un élément krama formé de trois mots A. IV 114 ; 
A* I 1 6 II 3 -6, 23. 

ekântara « intervalle d'une » more T. II 25, glosé 
mâtràkâlavyavâya Tribh. ; « interposition d'un » mot V. 
VI 13, glosé ekena padena vyavahitah Uv. 

ekïbhâva « union, fusion » de deux voyelles R. III 

II (197) V. IV 129 (aksarânâm e°) Pu. VII 289 ; °bhâvin 
voyelle « produite par cette union » R. III 15 (201) ; 
°bhû- « devenir un >> av^c e ou o, dit de a initial dans 
Vabhinihita samdhi II 34 (138) XI 39 (651) ; anekïbhavant 

III 24 (210). — anekïkurvant AÂ. III 1 5. 

en voyelles e et o VS. 190, 206, 213. 



— 404 — 
eva : v. avadhâraka. 

aikapadika liste « formée de mots isolés » N. IV 1 i. 
e. d'homonymes, par opp. aux synonymes rangés par 
groupes, cf. Durg. ; I 14. Sur les ai qui forment la sec- 
tion IV des Nigh., v. Belvalkar Sec. Or. Conf. p. 11 Hist. 
Ind. Philos. II p. 4. 

aikasvarya « unicité de ton » SSS. I 1 31, glosé 
ekasruti, VSS'. I 1 8 ; aikasrutya ÂsSS._ I 2 9, définissant 
le parah samnikarsah des tons aigu, grave et svarita. 

oja « impair » R. I 17 (18), dit des voyelles a, i, etc. 
qui sont brèves ; II 18 (122), dit (au duel) des diphtongues 
e, ai. 

Ostha « lèvres » : l'un des sthâna PS. 13, lieu de v u o 
et de Vupadhmânïya ainsi que des labiales V. I 70, l'organe 
des labiales étant Vadharaustha A. I 25 (var. ospiya JAOS. 
X p. 158) ; lieu de la deuxième more de au V. I 73 ; rôle 
de l'o° pour prononcer les phonèmes a T. II 12, o 14, 
u 24, p 39 ; rôle des osthântau pour prononcer v 43 ; °ja 
PS. 17 dit de u et des labiales. 

osthya « labial », dit not. du 5 e varga A. I 25, en outre 
de u û o au et de Vupadhrrvânïyai R. I 47 (48) cf., Uv. ; ana- 
logue APar. XLVII 2 2 RT. 9. D'après V. I 8u les o° ont 
même lieu et mode d'articulation que les nâsikya ; anosthya 
voyelle « non labiale » R. II 31 (135) ; osthyayoni voyelle 
(a et â) <( issue des voyelles labiales (to et au) » ibid. — 
osthya PGS. III 16 1 SSS. I 2 5 (dit de o, au). Cf. dvir° 
et mândûka . 

-au- n. d'un suffixe (dans gauh) N. II 5. 

auddesika « énumératif » N. I 4. 

aupamika emploi « métaphorique, figuré » N. VII 



- 405 — 

13 etc. DevB. III p. 11 ; aupamya « comparaison » ÉD. II 

89. 

aurasa « pectoral » : dit du lieu d'articulation de h en 
certains cas SarvS. 42 MàS. V 9 ; du lieu du 5 e ton musical 
BD. YIIÏ 113 ; aurasya du lieu de h combiné avec les na- 
sales PS. 16 (var. aurasa) ; YàS. 212. — aurasa PGS. III 16 l r 
glosé nasales, h et semi- voyelles, mais désignant p. ê. en 
fait palatales et cérébrales (Weber IST. IV p. 76 n.). 

-ka- n. d'un suffixe dans avatka- ejatkû- A. IV 25. 

kaniha « larynx » : lieu d'articulation de a â h et 
h V. I 71 VIII 47 RT. 2 ; en outre, de ai et au APar. 
XLVII 1 18 ; T. II 46 cite seulement h et h ; A. I 19 pré- 
cise que l'organe des gutturales est Yadharakantha. Le k° 
est l'un des stlwna en général V. I 30. Les voyelles isolées 
sont prononcées âdau kanthe VS. 285. 

kanthya « guttural », dit not. des occlusives du pre- 
mier varga A. I 19 ; de la première more de ai, au V. I 73 ; 
de a et â V. IV 36, 48 RT. 147 R I 38 (39) XIV 12 (770), 
31 (789), 62 (820) ; de h et h I 39 (40) XIII 12 (719). akan- 
thya désigne les voyelle* « autres que a et â » V. I 46 
R. II 21 (125). — GB. I 27 PGS. III 16 1. 

kanthatâlavya « gutturo-palatal » ÂpiS. I 23 PS. 18, 
dit de e, ai ; kanthanâsikya « gutturo-nasal » ÂpiS. I 20, 
dit de m ; kanihosthya « gutturo-labial » ApiS. I 23, dit 
de o, au ; kanthosthaja « id. » PS. 18. 

kanihokta °kti « mention formelle (ou un à un) » Tribh., 
BhàS. 52 vr. 

kampa (« vibration de la voix ») n. d'une dépression 
de ton (allant jusqu'à l'anudâtta) qui atteint un svarita 
(ou la dernière portion du svarita) devant udâtta ou svarita 
A. III 65 vr. (Whitney p. 497 ; A. lui-même a vikampita 
q. v.) Tribh. XIX 3 (Whitney p. 361) Up. VIII 13 sq. IX 
11 sqq. (akampa VIII 14) Uv. ad R. JII 6 (192), 8 (194) Jat. 



— 406 — 

8 NâS. II 1 11, a 7 SaiS. 142, 200 MâS. \ III 1 LoS. I 3 
PS. 30 ; Svarânk. 20 distingue un k° bref ou long, NâS. 

II 2 1 sqq. en outre un siva°. VS. 211 sqq. et cf. 233 sq. 
précise que les quatre svarita indépendants subissent le k° 
devant udâtta ou svarita, le svarita valant pour la Samh., 
l'udâtta pour les autres parties du Veda : elle distingue 
ainsi des ksaipra , praélista , nitya°, abhirûhata . Un ex. 
devant udâtta est tisyo3 yâthâ = tisyah yâthà ; devant 
svarita yo3 'hyah = y ah ahyah. Un terme analogue pa- 
raît être vikrama dans T. Cf. sur l'usage des textes Wacker- 
nagel I p. 294 Haug Accent p. 84, qui distingue un eka°, 
dvi°, tri d'après les signes graphiques en usage. 

kampana « dépression de ton » Bhâs. I 19 allant plus 
bas que Vanudâtta et atteignant dans les Br. les udâtta con- 
sécutifs (sauf le dernier) de la Samh. ; faute de pronon- 
ciation des gens du Sud d'après Uv. ad R. III 31 (217), 
v. kampita ci-après. 

kampita n. d'un ton APar. XLVII 3 5, sans doute = vi- 
kampita de A. ; MâS. V 2. Les accents doivent être pronon- 
cés akampitam « sans tremblement » R. III 31 (217). 

kanip- (kampate) « subir le kampa » LoS. I 3 sq. Sva- 
rânk. 7 ; au caus. PS. 30 SaiS. 142, 147. Ailleurs (TâS. 
21 S iS. 154 NâS. I 7 15 MâS. VI 6 XII 5 PratisPrad. 5) 
le même causatif se dit d'une faute de prononciation ; 
kampya « sujet à kampa » Up. IX 8, dit du ton qu'assume 
la seconde portion d'un svarita devant udâtta Uv. ad R. 

III 5 (191). 

karana « mode ou organe producteur du son » A. I 18 
(mukhe visesâh karanasya « il y a dans la bouche des dif- 
férences d'organe producteur » : glosé yenopakramyate) , 29 
(sprstam sparsânâm karanam « pour les occlusives le mode 
est l'occlusion ») T. XXIII 2 (karanavinyaya « disposition 
de l'organe », l'une des causes de la différenciation des 
phonèmes). Défini yad upasamharati (q. v.) pour les voyel- 
les T. II 32, yena sparsayati (q. v.) pour les consonnes 34. 
Gén. opposé à sthâna, ainsi R. XIV 2 (760) VI 27 (403) ; 



— 407 — 

situé sous le sthâna d'après VS. 283 et consistant d'après 
la vr. en lèvre (inférieure), dents (inférieures), pointe, mi- 
lieu et racine de la langue. Le terme est glosé par pradâna 
Uv. ad R. XIII 8 (716) et analysé en kriyate ad VI 27 (403), 
qui ajoute prayatno varnâtmagunatattvatâ « effort, essence 
de la qualité propre d'un phonème ». Par ex. sparéa et 
ûsman diffèrent entre eux quant au k°, tandis que guttu- 
rales, labiales, etc. diffèrent quant au sthâna. V. I 11 dis- 
tingue seulement deux k°, à savoir (Uv.) aperture et fer- 
meture ; MâS. VI 6 y ajoute occlusion et non occlusion. 
Selon certains l'a initial dans ai et au est samvrtakarana- 
tara T. II 27 « a un mode plus fermé (qu'un autre a) ». 
Dans une jonction de consonnes la fin de la première est de 
même k° (samânakarana) que la seconde A. I 50, et savarna 
se définit aussi par samânakarana V. I 43 (et cf. I 80). Les 
spirantes ont « le centre de l'organe producteur » (karana- 
madhya) ouvert T. II 45. karana RT. 181 et karanâbhyasta 
84. itikarana q. v. 

karanavant « pourvu d'un mode articulatoire » T. XXIII 
G dit du timbre de voix upâmsu : glosé prayatnavant Tribh. 
— GR. I 24, 27 à côté de anupradâna, q. v. 

karinï n. de la svarabhakti de r + h MâS. IX 11 sq. 
YâS. 98 SvarabhaktiS. 36 sq. ; karenu « id. » SarvS. 22 
sq. VS. 275 sq. LoS. II 2, ex. dans bar[r]hih. 

karisyant « futur » AR. IV 29 3. 

karnamûlïya « qui appartient à la racine de l'oreille » 
PS. 48 SaiS. 130, dit du svarita. 

karmadhâraya n. dune variété de composé tatpu- 
rusa RD. II 105. 

karman k action (verbale) » N. I 3 et 4 (dans karmo- 
pasamgraha et karmopasamyoga, v. s. upa$arn°), RD. pas- 
sim. En général ifc, soit pratiquement « ayant la valeur 



- 408 — 

de », en parlant d'une forme verbale (propr. « notant l'ac- 
tion de »), N. passim, ex. karotikarman « signifiant faire » 
(dit de la racine taks-) ; ibid. aussi anekakarman « ayant 
plusieurs sens » ; exceptionnellement dit d'un suffixe N. I 
7 ou d'une forme d'origine non verbale III 10. Glosé °artha 
Sk. — Cf. stutikarman DevB. III p. 9 kânti° ibid. gati° et 
vrddhi p. 11 (toutes formes de N.). karmasabda « forme 
verbale » KSS. IV 3 1, glosé kriyâ° âkhyâtapratyayântah. 

karmanâman prob. « participe » A. IV 29. 

karmapravacanlya « préposition » A. IV 3. 

karvini (et cf. ku°) n. de la svarabhakti de i + h SarvS. 
22 sq. MâS. IX 11 VS. 275 sq., ex. dans mal[l]hâ. Haug 
Accent p. 57 n. 2 mentionne la var. karavinï. 

karsana « extension, protraction » dans la durée A. II 
39, caractérisant la prononciation du groupe t '+ c ou 
d + y, ex. sat ca, sad jâtâ : défini kâlaviprakarsa « pro- 
longation de temps ». Autres « protractions » : du ton dans 
la prononciation de Vatisvâra BD. VIII 113 ; de la durée 
d'une syllabe (et de son ton) par insertion d'un ton inter- 
médiaire (valant une more) Pu. p. 518 ; par une gati 
p. 519 ; NâS. I 7 19 II 3 7. akarsana Pu. VIII 92 ; karsita 
Pu. V 96 vr. ; krsta syllabe « ayant subi un karsana » IX 
30 (et akrsta passim) Paficavidh. I 70, 96 sq. ; krsyate 
<( subir un karsana » Pu. p. 520, parfois glosé par var- 
dhate. — karsana SamhUB. II p. 17 (qui distingue des 
hrasva dirgha mandra âtta ) ; krsta et akrsta SamhUB. 
III p. 29 LSS'. VI 10 19 VII 8 5. 

kâkinï = hamsapadâ q. v. MâS. IX 13 LoS. II 4. 

kàma iic. « optionnel » N. VII 4. 

kâra (« qui fait ») n. du support (« indicateur », nir- 
deêaka T. XXII 4) d'un phonème : selon T. I 16 (analogue 
VS. 13 et 16) un phonème suivi de kâra est le nom dudit 



— 409 — 

phonème (et, avec a interposé, d'une consonne, 17 VS. 14 : 
ex. ka-kâra) ; d'après V. I 37 le nirdeêa des phonèmes a 
lieu au moyen de kâra, lequel est un suffixe (cf. Uv.) ; ana- 
logue APar. XLVII 1 15. Des exemples particuliers de l'em- 
ploi sont cakâravarga (et analogues) « palatales » R. I 42 
(43), yvakâra « y ou v » XIV 48 (806), rrkârau Uv. ad R. 

I 3, aiaukârau Uv. ad R. XIII 41 (748), salakâra « conte- 
nant l » A. I 39 et sasa° R. V 58 (374), anlkâra « ne con- 
tenant pas | » A. I 4, dviyakâra « double y » V. IV 149 
dvisa <( double s » 144 dvita° A* II 3 16 III 2 29 dvina° 

II 3 17 etc., fnkâra Pratijn. 24 et noter akâram neutre (?) 
A. III 55. Avec des éléments autres que des phonèmes sim- 
ples ankâra T. I 53 (anomalie notée par Tribh.), ah° V. 
IV 41 Pu. VI 1 (et cf. s. ah), âh° N. I 17; na° « la négation 
na » BD. II 92, nah R. VIII 12 (499), 37 (524), ksa° Pratijn. 
19, iti° R. XI 29 (641) et saheii R. XI 25 (637). Cf. ha° 

3. V. 

a AÂ. II 3 6 III 2 3 SA. VIII 3 SSS. I 2 14 LSS. II 9 
12 ÂsSS. I 5 9 VGS. III 3 JUB. IV 13 2, 14 2 AB. V 32 2, 
NrsU. et RâmU. passim MâU. I 8, â° SA. VIII 3 SSS. I 2 
1 DSS. XV 4 7 VGS. III 3 JGS. I 9 PGS. I 17 3 GB. I 26 
LSS. VII 11 11, 17, i° LSS. VII 8 16, 19, î° JB. n° 182 Vait. 
XXXII 32, u° AB. V 32 2 LSS. VII 8 17 NrsU. et RâmU. 
passim MâU. I 8, e° SSS. I 2 7, o° ibid. JUB. IV 13 2, 14 2 
ÂsSS. I 2 10 VII 11 2 sq., 11, 18, au° SSS. I 2 13 (et 
â3ikârïbhû- â3u° 4 sq.), ; ga° Nid. II 10, na° v. le mot bala, 
pa° GB. I 26, bha° JUB. IV 14 2 SamhUB. II p. 23 LSS. II 
9 12, ma AB. V 32 2 KB. XI 5 XIV 3 GB. I 21, 25 sqq. 
Vait. XXI 4 SSS. I 1 20, 22, 2 11 ÂsSS. I 5 13 VII 11 13 
NrsU. et RâmU. passim MâU. I 8, y a? SA. VU 11, va ibid. 
Nid. II 10 GB. I 20, sa SSS. I 2 14 et v. le mot prâna. 
Autres : hâi° LSS. VI 9 6, 12 12 hâu° VI 10 9 iha° VII $ 5, 
9, 12 idâ° VII 8 5 atha° ibid. ; him° et om° véd. passim 
(et analogues ; ainsi, après une forme verbale, ayât° SB. 
I 7 3 12). Divers HirSS. XXI 2 33 sq. ; kâra isolé LSS. VII 
8 5. 

kârana mot qui est « cause » d'un phénomène phoni- 



— 410 - 

que R. XI 4 (616), 6 (618), 17 (629), 45 (657), 59 (671), 
glosé parfois nimitta Uv. ; asamânakârana « qui n'est pas 
dû à la même cause » XI 47 (659) ; akûrana A* I 1 24, 
para q. v., lupta° 24. — GB. I 27. 

kârita « causatif » N. I 13 ; kâritânta forme « terminée 
par l'affixe causatif » A. IV 91. Ifc. phonème « causé par » 
R. XI 4 (621), 44 (656) ; ananyakârita modification « qui 
n'est pas causée par un autre » mot X 7 (596), glosé âtma° 
Uv., Up. IV 7. 

kârmanàmika formation (samskâra) « qui repose sur 
l'expression d'une action verbale » N. I 13, i. e. qui se 
fonde sur un verbe, ex. asva- sur as-, trna- sur trd-. 

kârya « produit par une opération, fabriqué » R. XIII 
14 (722), dit d'une des deux théories sur l'origine des mots 
(opp. à êâsvatika) : glosé kartavya Uv. ; « qui est à pro- 
noncer » R. XIV 44 (802) ; kâryabhàj « qui subit une opé- 
ration ». VS. 50. 

kàla <( temps, durée » d'un phonème T. XVII 5 ; de 
l'enseignement des su., soit pratiquement « section, cha- 
pitre » V. III 3 (na parakâlah pùrvakâle punah, su. qui 
répond au pûrvatrâsiddham de Pan.), 4. kâladhâranâ 
« pause » dans le parigraha R. XI 32 (644) ; kâlâvyavâyena 
« sans intervalle de temps » II 2 (106) ; hrasvasamakâla 
« qui a même durée qu'une brève » (une more), dit de 
Vavagrahq V. V 1 ; tatkâlasthâna « qui dure autant que le- 
dit » phonème R. VI 39 (415) ; akâlo hrasvah on appelle 
« brève ce qui dure le temps d'un a » RT. 40. 

kurvant « présent » AB. IV 31 3. 

kurvinï = karvinï YàS. 98 SvarabhaktiS. 38 LoS. II 



- 411 — 

krt « dérivé primaire » V. VI 4 N. I 14 II 2, l'une des 
formes du mot V. I 27 ; krdanta mot « terminé par un 
suffixe primaire » A* I 1 10 II 3 8 III 2 4 BD. I 45 ; akrt 
« sauf un dérivé primaire » V. VI 5 ; krllopa « amuisse- 
ment du suffixe primaire » (dans les formes en °anc- et 
°mh-) V. V 30. — Dans le chapitre du nâmakarana, PGS. I 
17 2 SGS. I 24 4 VGS. III 1 GoGS. II 8 14 ; krdanta GB. I 26. 

krta « passé » AB. V 1 3. 

-krtve suffixe krtvas (au loc.) A. IV 27. 

krtsnavant « qui a des formes complètes » N. II 5, 
mot tout fait. 

krsta v. karsana, krusta. 

kevala mot « isolé » (non accompagné de iti dans le 
kramapâtha, et appelé sthita) R. X 13 (602) XI 28 (640) 
glosant sthiti ; qui forme un mot « isolé » A. III 36, dit 
de la particule u, 38 dit du préverbe â ; « non composé » 
V. II 36, glosé asamâsastha Uv. 

krama (« marche, [récitation pas à] pas ») n. d'un 
mode de récitation de la Samhitâ (pâtha, adhyayana), opp. 
au pada( pâtha) et au samhitâijmtha) : Pr. passim (manque 
T. sauf dans l'expression padakrama ci-dessous), Up. pas- 
sim (cf. Pertsch p. IV), Caranavy., Anuvâkânukr. 5, 21, 
39, Jat. etc. L'étude du k° a pour objet de « consolider » 
samhitâ et pada A. IV 108 et de les réunir Paiij. de Bha- 
radvâja (cité Pertsch p. VI). Le k° se définit « lorsqu'on 
récite en même temps la forme pada et la forme samhitâ 
de deux mots sans perdre rien du texte samhitâ » R. XI 
1 (013). Il se forme en partant de deux mots et en répé- 
tant le second joint au suivant R. X 2 (591) : ainsi la 
phrase pada : parjanyâya/ praj gâyataj divahj putrâyaj 
mit luise donne en krama : parjanyâya praj pra gâyataf 



— 412 - 

gâyata divah/ divasputrâya/ putrâya mïlhuse. Brièvement 
le k° est donc caractérisé par « groupe de deux mots » dve 
pade A. IV 110 dvaipadasas Up. I 14 (dvayor uttarenottû- 
ram padam samdadhyât 15). Certains mots sont sautés 
(atïyante) dans le k° en ce sens que le groupe k° se forme 
en les incorporant mais sans les compter : ce sont not. 
des mots très brefs R. X 3 (592) XI 3 (615) etc. : en ce cas 
le groupe k° comprend plus de deux mots XI 2 (614), mais 
certains ignorent ce procédé XI 20 (626). Le mot répété 
reprend sa forme primitive X 5 (594) A. IV 78 : ainsi le 
k° de yac chakvarïsu brhatâ est yac chakvarïsu/ sakva- 
rïsu 6°, celui de pra na indo est pra nah/ na indo. Un 
certain nombre de formes sont à répéter avec adjonction de 
iti XXX R. X 7 (596) v. parigraha ; d'après certains tous 
les mots du k° sont à interpréter par le parigraha XI 62 
(674). La base du k° est la smrti (tradition) et le sambhava 
(« logique ») XI 63 (675) ; de façon sans doute analogue 
V. IV 179 dit que le k° est smrtiprayojana. Il a été fondé 
par Babhru R. XI 65 (676). Ses insuffisances sont formulées 
(en pûrvapaksa) XI 66 (677) ; son utilité et sa dignité XI 
69 (680). Un autre n. du k° est Vubhayamantarena, q. v. 
Cf. en général Pertsch p. IV Régnier II p. 55. 

Par opp. au varnakrama (v. ci-dessous), le k° est pro- 
prement un padakrama « répétition de mots » : expression 
de T. XXIV 6 Anuvâkânukr. 39 ; un autre nom complet 
est aussi kramapâtha VS. 28 Uv. ad V. IV 180 ou kra- 
masarnhitâ Uv. ad R. II 2 (106) °samyoga A* III 2 8. Di- 
verses récitations de la Samh. sont concernées dans la vr. 
du Caranavy. sous le nom de kramapada et °pâra cf. Sieg 
p. 13 ; des subdivisions du k° ibid. sont le kramajata, 
°ddnda et °ratha ; un type de k° dans le PrâtisJyot. cité 
Thibaut Jat. p. 45 est la kramamâlà, v. mâlâ, ainsi que 
sept autres divisions du k°. Composés divers : dvi° « groupe 
k° de deux mots » R. XI 6 (618), 14 (626), tri° « de trois 
mots » XI 17 (629) V. IV 181 (défini i aprktamadhyâni trïni 
« trois mots ayant en leur milieu ur aprkta », ex. mo 
su nah) Up. IV 17 Jat. 4 et 7 VS. 29 et 31, catuh « de 



- 413 — 

quatre mots » R. XI 19 (631) Jat. 4 (ex. ud û su nah), 
panca° Up. II 30 (ex. nir u svasâram askrtosasam) , bahu 
« de plus de deux mots » R. XI 20 (632), 25 (637), 35 (647) ; 
drsta° forme « dont le k° a été déjà vu » (dans un passage 
antérieur) R. X 19 (608) ; kramâvasâna « pause dans un 
groupe k° » V. IV 194, i, e. mot à la pause formant k° 
avec un mot de la section suivante ; kramapada « mot for- 
mant k° » A. IV 110, constitué par deux mots du padapâ- 
tha ; kramakâle vr. de A. IV 109 etc. p kramasâstra « ensei- 
gnement du k Q » R. XI 64 (676) Jat. 3 ; padakramavibhâga 
« distinction des textes pada et k° » R. Intr. 8, glosé Uv. 
padâdhyayana et kramâdhyayana, mais aussi, contradictoi- 
rement, padànâm kramah = padasamhitâ. 

Le mot krama désigne aussi la « gémination » de la 
première consonne d'un groupe (après voyelle ou m) R. 
VI 1 (378), ex. à ttvâ, yassyà, samkkhyâ et cf. T. XIV 1 A. 
III 28 V. IV 100 VS. 239 ; de la consonne qui suit un r 
R. VI 4 (381) ou un l 5 (382) ; optionnellement de la con- 
sonne qui suit une spirante 6 (383). Cas particuliers et ex- 
ceptions ibid. passim. et cf. aussi T. XIV passim (où le mot 
k° ne figure pas, mais XXI 16 XXIII 20 XXIV 5 sq.) A. III 
26 sqq. V. IV 100 sqq. VS. 239 sqq. 254 sqq. Up. I 
12 sq., etc. D'après V. IV 107 sqq. il n'y a pas k° pour h 
ni pour m (autre doctrine concernant m S'arvS. 5 sq. 
VS. 243), pour r ni pour h (variations concernant h dans 
les Si., cf. S. Varma Crit. Stud. p. 114) ; pas de k° devant 
savarna ou svavargiya (sauf nasale), ni devant r ou l ou 
yama. D'après Sâkalya, il n'y aurait pas de k° du tout R. 
VI 14 (390) : toutefois cet enseignement est interprété par 
certains comme limité au cas d'une consonne initiale du 
mot et succédant à une voyelle longue, cf. Uv. ad loc. Une 
consonne finale n'est pas géminée R. VI 7 (384) V. IV 114 
T. XIV 15 : doctrine inverse A. III 26. Sur une éventuelle 
gémination des consonnes intervocaliques, v. dvitva. Des 
manifestations accompagnant le k° sont V abhinidhâna et le 
sphotana, q. v. Le mot k°, qui par extension désigne la 
consonne géminée elle-même, est glosé par dvitva Uv. 



— 414 - 

(dvitvam varnânâm) ou par krânti et dvirukti Uv. ad R. I 
2G (27) ; un équivalent plus plein est varnakraina T. XXIV 
(î opp. au kramaipâUia) appelé padakrama. Sur le k° cf. 
Wackernagel I p. 110, iKirste MSL. V p. 10G qui constate 
que renseignement du k° équivaut à celui dune pronon- 
ciation énergique et pleine de l'occlusive, et récemment 
S. Varma op. c. p. 99 ; v. encore dvirukta, dvîrbhâva, 
dvit, dvita, dvitva. Composés : parakrama « gémination 
de la consonne ultérieure » R. I 26 (27) VI 44 (420) etc. ; 
kramaja « issu de la gémination » de la seconde consonne 
d'un groupe (ainsi s dans pûrssvya-) V. I 104, glosé kra- 
mâj jâta lîv., A. I 5S NâS. II 2 15 ; akrama Up. I 12. 

u Ordre, succession » des phonèmes dans varna R. 
lut rod. 8 (mais Uv. : varnasainhitâ et samliitâdhyayana) ; 
dans la récitation R. XV 8 (835), glosé ânupûrvya Uv. ; des 
mots dans le varnapâtha BD. II 115. 

kraniaka « groupe k° » Jat. 2 = kramapâUiab. « Con- 
naisseur du kramapâtha » Uv. ad R. XI 60 (672). 

kramana « gémination » irrégidière (qu'on aurait dans 
astrânt, pra etc.) R. XIV 58 (816) ; CârS. cité S. Varma 
p. 115 n. 5. 

kramya phonème « sujet à la gémination » Uv. ad R. 
XVIII 36 (1038) : R. ibid. a sahakramya « en même temps 
que le phonème à géminer ». 

krânta « géminé » APar. XLVII 1 6 ; a° phonème (spi- 
rante) « non géminé » R. VI 52 (428) ; krânti ci-dessus. 

kram- {kramate) « former un groupe k°, grouper les 
mots deux par deux » R. XI 35 (647), 62r (674). u Géminer » 
une consonne ou « être géminé » R. VI 15 (391) (krâ- 
niatï) XIV 4] (799) (kramayant) , 50 (808) (kramayati) CârS. 
(cité S. Varma p.* 115 n. 3XM&S. XII 4 et NâS. II 2 11 (kra- 
mato). LoS. VIII 5 (kramati), 6 {kramayati) Up. IV 15 VII 
17 tid.) ; krâmati encore Uv. ad R. VI 3 (380) GauS. 1 3 
et passim. 

kriy/i « action 'verbale) » BD. I 44 sq., soit pratique- 
'i nent « verbe » BhâS. 55 dans °éabda ; dit de ma (ma) RT. 



— 415 - 

104. Le verbe est kriyâvâcaka R. XII 25 (707) 
54 ; le préverbe vaut kriyâyoga BD. II 94 sq. - 
4 22. 



a V. VIII 

ÂsSS. XII 






krusta (« crié ») n. du premier des tons musicaux 
(mauv. var. krsta) Pu. p. 523 Paficavidh. p. 14 BD. VIII 
112, 114 T. XXIII 12 (Wh. krsta), 14 (icL) MâS. II 1 
NâS. I 8 1, 3, 6, 9, 12 et cf. yama. — ÂpSS. XXIV 1 14. 

ksipra « non résolu », dit de y v à valeur consonan- 
tique BhâS. 9 ; dans Par S. 25 sq. le mot désigne une voyelle 
longue réduite de moitié (mais distincte d'une brève) cf. 
S. Vanna op. c. p. 178. — Au sens de avrddha LSS. VI 10 
19 ; dans SSS. XII 13 5 et Nid. I 7 16 le ksiprasamdhi est 
un autre nom du ksaipra , cf. aussi Uv. ad R. III 18 (204). 

ksaipra « rapide, accéléré » n. d'un samdhi défini 
« où la; voyelle ultérieure reste inchangée » R. II 23 (127) : 
c'est le samdhi de voyelle (autre que a â) devenant semi- 
voyelle devant voyelle, ex. abhy ârseyam = abhi â°. R. 
III 13 (199) précise que dans ce samdhi, si la voyelle anté- 
rieure est aiguë, le résultat est iselon Sâkalya un svarita, 
ex. nv îndra = nû indra : k° est donc le nom dudit sva- 
rita R. III 18 (204), 34 (219 b), A. III 58 (défini : antahsthâ- 
pattâv udâttasyânuââtte), 65 A* I 3 14 t. XX 1, 9 V. I 115 
Bhâs. I 10 VS. 207, 212, 221NâS. I 9 10 II 1 2 Svarânk. 
15. ksaipravarna « phonème ayant subi le ° samdhi » = se- 
mi-voyelle R. VIII 40 (527) XVII 23 (974) ; aksaiprayukta 
mot « où il n'y a pas de ° samdhi » XV 9 (836 : var. aksi- 
pra°) ; ksaiprïbhâvya mot « dont la voyelle subit le ° sam- 
dhi » VII 10 (442). 

ksvedana « sifflement », R. XIV 20 (778), faute de pro- 
nonciation des sifflantes : adhiko varnasya sarûpo dhvanih 
Uv. 

-ksa- n. d'un suffixe (dans kaksa-) N. II 2. 



— 416 — 

gana n. d'un groupe de trois syllabes VS. 352 ; v. s. 
âdi, prabhrti. 

gati (« avance ») « allongement » d'une syllabe de 
stobha par accrément de i ou de u Pu. p. 520, ex. ho-i, 
hoyi = ho ; ou dès voyelles i ï e ai en ai âyi, de u etc. 
en du ; cf. aussi Van der Hoogt p. 20. La gati est d'une 
more, d'une demi-more ou de trois temps RT. 29 (et cf. 
110) ; agati Pu. V 120 sq., agatimant V 122, gatimant VII 
287 ; gâta et agata dans gatâgatam « gati et absence de 
gati » Pu. V 119, 169 vr. 

« Mode, type », v. ùsrrian. 

« Forme préverbiale >> A.* Il 11 où la racine est dite 
gatipûrva. 

galatpada Uv., v. samkrama. 

gâ- (gâyati) où pragâ-, faute de prononciation YâS. 21 
NâS. I 7 15 MàS. VI 6 SaiS. 154 PrâtisPrad. 5. 

guna <( degré vocalique » : gunâgama « apparition du 
g » R. XI 10 (622), dit de itana devenant etana ; N. X 17 
dit de la racine sis- donnant le dérivé seva-. 

« Qualité » d'un phonème (dans varnâtma ) R. XIII 21 
(729), glosé souffle et résonance, occlusion etc., aperture 
et fermeture, sonorité et surdité, aspiration et nasalité Uv., 
mais sthâna, karana, anupradâna, éventuellement ùsmatâ 
Uv. ad R. XIII 19 (727) ; qualités propres à l'état de sam- 
dhi et à l'état de pada (définissant l'objet du Pr.) A. I 1 ; 
varna R. XIV 1 (759) ; para « qualité de la consonne qui 
suit » RT. 172. 

<( Propriété » du sens BD. II 99 ; « mode d'explication » 
II 108 ; « attribut, épithète » d'un personnage VIII 17. 

« Elément secondaire » d'une racine, d'un suffixe etc. 
BD. II 102 sq., forme secondaire opp. à prdkrti 108, sens ou 
affectation secondaire d'un mantra, opp. à pradhâna V 95 






417 



(et °bhûta « secondaire » 90) ; « modification » du radical 
(consistant en g et autres phénomènes) N. I 12 et 14 II 1, 
en variante avec vikâra [« qualité » Strauss ZDMG. LXXXI 
p. 115]. 

« Elément secondaire » KB. XXVI 4 (°lopa) SSS.I1I20 
17 (kl.) ApSS. XIV 1 1 (° vikâra) ; « appartenances » 
KSS. VI 7 23 (sa° et a ) ÂsSS. XII 4 18 (sa°), pratique- 
ment « épithète ». Cf. même gunavacana KSS. XX 7 20. 

guru syllabe « lourde », définie <t autre » (qu'une syl- 
labe dite laghu) A. I 52 ; « syllabe terminée par une con- 
sonne ou comportant une voyelle longue ou suivie d'une 
conjonction de consonnes ou enfin nasalisée » T. XXII 14 
VS. 351 ; analogue RT. 49 sq. ; « voyelle longue ou bien 
voyelle brève suivie de consonne jointe ou de m » R. I 20 
(21) sq. et cf. gurv aksaram XVIII 37 (1039) « une syl- 
labe est (en principe) lourde » ; guru dïrgharri 41 (1043) 
« une syllabe longue est lourde ». Une syllabe lourde est 
plus lourde (garïyas, glosé gurutara Uv.) si elle comporte 
une consonne 42 (1044). Sur un anusvâra « lourd », v. 
anusvâra ; le phonème v est « lourd » à l'initiale du mot 
Pratijn. 17 et dans diverses Si. (concernant y et v en di- 
verses positions, v. laghu, laghûtara et S. Varma Crit. Stud. 
p. 126). D'après Ping. I 7 sq. est lourd ce qui est « long, 
suivi de consonne jointe, pluté, terminé par une consonne 
et (notamment) par une spirante, ce qui comporte un m, 
enfin parfois même (cf. 22) une syllabe terminée par une 
voyelle légère à la pause ». La voyelle g vaut deux laghu 
25. gurutâ « lourdeur » des syllabes R. Intr. 5, glosé 
ôdhikya Uv., = T. XXIV 5. gaurava Nid. I 1 17, dit d'une 
syllabe ; id. Ping. I 10. 



gùdha <( caché » : dit d'un mot répété qui est sauté 
dans le padapâtha V. IV 173 ; ainsi le padapâtha des 
Kânva donne yantâ/ asij yamanahj dhruvahj asi/ dha- 
runah, mais celui des Mâdhy. saute le second asi, cf. Uv. et 
An. ; autre explication proposée An. (Gelpke p. 5P 



27 



— 418 — 

grasta « avalé » R. XIV 8 (766) : faute de pronon- 
ciation consistant à retenir le son à la racine de la langue ; 
not. dans la prononciation de la svarabhakti YâS. 103 NâS. 
II 6 9 SaiS. 118, 187. — agrasta dit de la prononciation 
correcte des spirantes ChU. II 22 5, glosé antarapraveêita ; 
LSS. VI 10 18. 

grâsa faute susdite R. XIV 12 (770) dans la prononcia- 
tion de a et de à ; 22 (780) dans celle des gutturales ; gras- 
MâS. X 7. 

grahana « forme citée » dans un su. T. I 22, et dési- 
gnée par a (i. e. par un thème eh a- cf. Wh. ad loc.) ; 
d'après Tribh. la forme ainsi citée sert d'exemple (laksya), 
elle est cause (nimittà) d'un effet produit en quelque autre 
mot. Tribh. analyse g° en grhyate 'nena. Analogue T. I 24 
Va. 15. padagrahanesu padarn\ garriyetq.T. I 50 « quand un 
mot est cité (dans un su.), il faut entendre par là ce mot 
même » : ainsi tve pragraha vise le mot tve dans tve kra- 
tum et analogues, non l'élément tve dans adititve ; hras- 
vagrahane dlrghaplutau pratïyât a quand la brève est citée 
(dans un su.), il faut entendre (aussi) la longue et la plu- 
tée » V. I 63 ; analogue 64 et APar. XLVH 1 15. 

« Résumé » Pu. V 266 = samgraha ; « mention » en 
général III 6 IX 112, d'un nom (name) par un nom (noun) 
BD. II 97 ; grahanât « dans les cas qui suivent » Pu. VIII 
48, 70, 73, 80 ; cf. punar grahana. — « Fait de produire » 
un phonème PGS. III 16 1. 

grâhaka APar. XLVII 1 14. 

ghana 8 e division du krama Caranavy. (Introd.), Prâ- 
tisJyot. 

ghuta (au sens de pluta ?) NâS. I 8 15 sq. 

ghOsa <( sonorité » : caractéristique des occlusives so- 
nores R. XIII 18 (726) ; selon certains, de a parmi les pho- 
nèmes sonores et de m parmi les nasales XIII 15 (723) ; 



- *HJ — 

nom desdites occlusives RT. 14, 115, 237 Pu. VI 1, de 
h et des semi-voyelles RT. 15 ; émis dans la poitrine, il 
s'abolit dans la gorge ÀPar. XLVII 2 6 et cf. aghosa. gho- 
savant « consonne sonore » R. I 07 (68) IV 2 (221), 24 (243) 
T. I 14 A. II 2, 11, 43, 54 A* III 1 1 Up. I 7 VS. 7 ; d'après 
A. I 13 T. II 8 Vanupradâna en est le nâda. Les ghosavant 
sont « fermés » RT. Introd. Sont ghosavant d après APar. 
XLVII 1 16 les trois dernières consonnes du varga, les 
semi-voyelles, h et les deux derniers yama ; ghosin se dit 
au même sens dos occlusives aspirées ou de h R. XIII 6 (714) 
XIV 35 (793) etc. ; de Vabhinidhâna VI 47 (423) ; aghosin 
et a g ho savant v. aghosa. gtïososman « sonore aspirée >> 
APar. XLVII 2 9 sq. 

« Son » A\. II 2 2 (<( sonores aspirées » Sây.), « pho- 
nème sonore » 4 opp. à vyanjana et à ûsman et assimilé 
à Yâtman. Les voyelles doivent être prononcées ghosavant 
CM". II 22 5 (glosé nâdavant). Dans les GS. le nom à don- 
ner à l'enfant doit « commencer par une consonne sonore » 
(ghosavadûdi) Mân. I 18 1 Vâr. III 1 Kâ. XXXIV 2 Jai. I 9 
Vai. III 19 Par. 1 17 2 As. I 15 4 Go. II 8 14 Bhâ. p. 27 
12 \p. XV 9 Sa. I 24 4 Hir. II 4 10 Bau. II 1 26 et cf. 
Mahfibhûs. I p. 4 23. 

ne désinence du datif singulier RâmU. I 29. 

ca : sens dans les su., v. aiwâdesa et samuccaya. 

caturtha « quatrième » consonne du varga, sonores 
aspirées R. IV 5 (224) XIV 23 (781), 25 (783) A. I 10 (défini 
comme sosman) T. I 11 V. I 54 IV 106 RT. 176 VS. 6 
APar. XLVII 2 9 ; pûnm° « sonore aspirée de l'ordre de 
l'occlusive antérieure » A. II 7 V. IV 121 ; nom du « qua- 
trième » ton musical (en fait, le « cinquième ») T. XXIII 
12 ,16 BD. VIII 113, 118 NàS. I 8 V 2 Pu. p. 523 et cf. yama. 
vaturthï « quatrième » désinence, datif N. I 8, 17 BhâS. 63 
{caturthyanta) Nid. III 9 RâmU. I 19. 






— 420 — 
'car' pratyâh. des sourdes non aspirées PS. 39. 

carkarïtavrtta « forme intensive » N. II 28 (âparii- 
phanat) VI 22 (coskùyate). 

carcâ « répétition » avec iti inséré, faite dans le pada- 
pâtha d'un composé résoluble, not. quand ce composé est 
en même temps pragrhya A. IV 74 et 123, glosé dvirva- 
cana, et syn. de parigraha ; c° désigne aussi le mot répété, 
ainsi le dernier pariyanti dans pariyanti visvû/ pariyantïti 
pariyanti. Attesté aussi V. III 19 (Uv. : itikaranât parato 
yat punah padavacanam) IV 17, 91 (pada ) Ariuvàkânukr. 
46 (carcâpada). 

carcâ (et carcakd) modes de récitation (?) Caranavy. Sieg 
p. 13 Weber Ind. Stud. III p. 251 et cf. carcâpàra Mahâ- 
bhâs. ibid. XIII p. 450. 

carcay- « répéter, réciter » un texte R. XV 16 (843), 
20 (847) ; carcâyate « être répété » (dit de Yanuvâkà) Anu- 
vâkânukr. 18, glosé samyag abhyasyate ; carcîta 45, glosé 
abhyasta, adhïta. 

Câtuhsvârya Bhâs. II 36 : les Kbândikîya et les Au- 
khïya disposent de quatre accents. 

Cikïrsitaja « formé du désidératif » N. VI 1, glosé sa- 
nanta Sk. 

Cira glosé vrddha LSS. VI 10 19. 

COdaka (« qui requiert » l'attention) « répétition dans 
le kramapâtha avec iti inséré », syn. de parigraha R. X 
15 (604) XI 27 (639), ex. tad iti tôt. 

cyu- au sens de lup- « s'amuir » GB. I 26. 

chandas : V. I 1 et 4 A* passim (sous la forme chan- 
dasi) ; chandovat sûtrâni Pratijn. 8 ; chandobhâsâ « lan- 



— 421 — 

gue védique » R. Intr. 6 = T. XXIV 5, glosé vedarûpâ 
vâk, vedalaksana Tribh. (même expression comme n. d'un 
upânga Bhâs. II 38 vr. Caranavy. Sieg p. 19 ?) ; chândasa 
« védique » BD. II 101. 

jatâ (<( tresse ») n. de la première division du krama 
Jat. passim VS. 30 sq., 62, 229 Caranavy. PrâtisJyot. : dé- 
fini Jat. 1 « triple répétition du groupe krama (q. v.), la 
seconde fois en ordre inverse (soit ab/ ba/ ab), suivie de 
pause » ; jatâpâtha VS. 33. 

jaratparvan « membre ancien » d'un composé A. IV 
53, i. e. existant avant l'affixation d'un nouveau membre. 

jas' pratyâh. des sonores non aspirées PS. 39. 

jâti « classe » de mots (pada ) BD. II 114, de phonèmes 
SarvS. 35 ; nom d'espèce RT. 199 A* I 2 5. 

jâta dans pada les quatre « classes de rnots » (nom, 
verbe, préverbe, particule) N. I 1, 12 R. XII 17 (699) A. I 
1 ; « élément du krama(pâtha) » Jat. 1 = dvaya. 

-jâtîya- n. d'un suffixe A. IV 28. 

jâtya « inné » n. d'un svarita R. III 8 (194), défini 
<( celui qui n'est pas précédé d'un aigu dans le même 
mot », ex. kvâ, nyâk : glosé u né de façon autonome, sans 
qu'il y ait confluence d'aigu et de grave » Uv. ; 26 (212), 
34 (219b), où il est dit que le j° subit éventuellement le 
kampa. V. I 111 le définit de manière analogue « syllabe 
précédée d'un ton grave et contenant y ou v » ; cf. encore 
A. III 57, 65 Svarânk. 3 NâS. I 9 10 II 1 1 Pratijfi. 6 Bhâs. 
I 10. T. appelle ce svarita nitya. Cf. Wackernagel I p. 287. 

jâmi « tautologie » N. X 16, défini samânyâm rci (ou : 
samâne pâde) sarriânâbhivyâhâram ; ibid. ajâmi, glosé 
apunarukta Sk. 



- 422 — 

jijnâsita valeur de « vouloir savoir » qu'a le verbe 
Bhâs. II 11, 24 et qui entraîne le maintien du ton. 

'jit' n. fictif des sourdes (et aspirées) ainsi que des 
sifflantes V. I 50 sq., 167 iajitparà) IV 118. 

jihvâ : la pointe de la langue (jihvâgra) est l'organe 
des cérébrales A. I 22 (praUvestita) T. II 37 (prati- 
vestya) V. I 78 (id.), des denlales A. I 24 (prastlrna) ÂpiS. 
II 8, aussi de r V. I 76 sq. ; son rôle pour prononcer r 
f long / T. II 18, t 38 r 41 ; jihvâgrïya SaiS. 332. Le milieu 
de la langue {madhyajihva ou °madhya) est l'organe des 
palatales V. I 79 A. I 21 ; son rôle pour prononcer i T. II 22, 
c 17, c 36, y 40. La racine de la langue (jihvârriùla) , l'un 
des huit sthâna PS. 13, lieu de f r long, du jihvâmûlïya et 
des gutturales V. I 65 R. I 41 (42) ; analogue RT. 4 APar. 
XLVII 1 20 ; T. II 35 ; lieu de d selon certains R. I 51 (52) ; 
les jihvâmûlïya ont pour organe la racine de la mâchoire 
(hanumûla) .A. I 20 et cf. V. I 83. Plus particulièrement 
le jihvâmûlïya désigne un phonème accessoire iparâsraya 
CârS. 1 PS. 5) décrit graphiquement par x ka V. VIII 25 ; 
cf. encore APar. 1. c. T. I 18 XIV 15 V. I 41 IV 100 , fait 
défaut chez les Màdhyand. V. VIII 45 ; jihvâmûla er est 
un nom plus court PS. 14. 

Cf. encore jihvopûgra ApiS. II 6 sq. jihvya I 9 sq. ; 
jihvântau « les deux extrémités de la langue » : leur rôle 
dans la prononciation (fautive) de / R. XIV 27 (785). — 
jihvâgra PB. XX 14 3 JB. II 244. 

'jhas' pralyâh. des sonores aspirées PS. 39. 

'nam' pratyâh. des nasales PS. 39. 

t dans et, ot V. I 114 IV 58 it RT. 234 BhâS. 13 ; 25 
at 4 (et A* II 3 4 ?) ât 7 ut 28, 31 (anut 39) ait 40 rt KeS. 
6 ; divers VS. passim, qui enseigne la formation 13 ; ta- 
pûrva et tapara BhâS. 88. 



— 423 — 
tatpurusa n. d'un composé BD. II 105. 

taddhita « suffixe ou dérivé secondaire » A. II 83 IV 
13 A* I 2 12 (°anta) V. I 27 (l'une des formes du sabdà) 
V 8, 29 BD. II 106 N. II 2 sq. ; tâddhila « ayant le sens 
d'un dérivé secondaire » (ainsi go- dans l'acception de 
<« lait » etc.) N. II 5. — Le mot apparaît dans les GS., dans 
la section relative au nâmakarana : Par. I 17 2 sq. Sa. I 
24 4 Vâr. III 1 Go. II 8 15 (a ) Jai. I 9 (a°). 

tadvant suffixe « possessif » V. V 8, glosé matvar- 
thïya Uv. 

tanmânin forme désignant « ce (celui) qui croit être 
tel » A. IV 29, ex. satrùyasi « tu te crois un ennemi ». 

-tama- n. d'un suffixe R. IX 5 (542 : lamântà) V. III 
142, taratamayoh V. V 2 A. IV 16. 

-tâti- n. d'un suffixe V. V 9 ; -tàtil A. IV 20, var. -tâti- 
JAOS. X p. 168. 

tâthâbhâvya n. de la voyelle grave devant un ava- 
graha, précédée et suivie d'aiguë V. I 120, ex. û dans 
tânù-nâptre ; Mà$. VII 10 VIII 1 YâS. 76 Varnaratnaprad. 
57 : cf. vikrama. 

tâna « uniformité de ton », propr. « tenue » = ekasruti 
A. IV 107 vr. (tânasvara JAOS. X p. 169) ; caractérisant les 
Anga et Upânga Bhâs. II 38, ou les Sûtra Pratijfiu 8, le 
rituel Uv. ad V. I 130 (passage où V. enseigne qu'il n'y a 
qu'un accent dans le sacrificej. — KSS. I 8 18, caractérisant 
la récitation des mantra dans le rituel, cf. Weber Ind. Stud. 
X p. 423 Wackernagel I p. 296. 

tara « élevé » : dit d'une qualité, propr. « position » 
(sthâna) de ton (la troisième) T. XXII 11 ; d'une position 



— 424 — 

{sthâna) de la voix XXIII 5, définie 10 comme située « dans 
la tête » et cf. VS. 278 PS. 8 et uttama ; tara, l'une des 
formes de l'ùsman YâS. 71 sq. (var. tara), celle qu'on a 
dans Vutthâna. — târataram, târatamam PB. VII 1 7. 

tâlu « palais » : l'un des huit sthâna PS. 13, lieu de 
i Z, des palatales, de s, c, y V. I 66 APar. XLV1I 2 1 RT. 
5 ; cf. aussi R. XIV 47 (805). Lieu de la seconde more de 
ai V. I 73 ; de d, selon certains R. I 51 (52) ; rôle du t° 
pour prononcer i T. II 22 c 36 y 40. Les tâlusthâna sont 
produits par le milieu de la langue V. I 79. — SSS. 12 4 
(dit de c, ai). 

tâlavya « palatale » R. I 42 (43), dit de c, des occlusives 
palatales, de i ï ai y i et cf. R. IV 11 (230) XIV 46 (804)i RT. 
241 Pu. III 1 et passim (qui énumère c i ai i) Sâmatan. VI 
2 8 ; V. III 34 désigne comme tâlavyasvara les voyelles i, 
c. Les t° sont produits par le milieu de la langue A, I 21. 
Le premier ton musical est t° BD. VIII 112, 117. 

' tin ' « verbe » personnel, l'une des formes du sabda 
V. I 27, glosé âkhyâtaka Uv. ; tinatino (vidfn) Jat. 6 (al- 
lusion à Pân. VII 1 28). 

tirovirâma = /euro MâS. VII 2 SaiS. 236 NâS. I 9 
10 II 1 5 Svarânk. 15. 

tîksna « fort » V. I 125, dit de la prononciation de 
Yabhinihita (svarita). 

tîvratara « plus fort » T. XVII 1 et cf. 4, dit de la 
qualité nasale dans m et dans les nasales, par opp. à celle 
des yama, du nâsikya et des semi- voyelles nasalisées, 
d'après Saityâyana ; tïvrârthatara « plus emphatique » N. 
IV 25, dit du pronom a- à ton aigu. 

tu sens dans les su. : v. vinivartaka. 



__ 425 — 

tulya lieu d'articulation « semblable » RT. 168 = sa- 
varna. 

trtîya « troisième » consonne du varga, sonore non 
aspirée R. II 10 (114) IV 2 (221) A. II 2 T. I 11 V. IV 106 
Up. VII 16 RT. 172, 243 VS. 6 APar. XLVII 2 9 ; selon 
Gàrgya c'est le t° qu'on a en fin de mot R. I 15 (16). 
trtïyatâ « passage (d'une aspirée) à la sonore non aspirée » 
XI 25 (637) ; °bhâva « passage (de la sourde) à la sonore » 
II 10 (114) XI 48 (660) °bhûta IV 5 (224) anta A. I 8 ; 
trtïyin RT. 260, glosé vargatrtïyin. — ÂsSS. I 5 13. 

« Troisième » ton musical (en fait le « quatrième ») 
T. XXIII 12 et 16 ; autres références s. krusta. 

trtïyâ « troisième » désinence, instrumental A. III 19 
(°anta) A* II 2 3, 19 (°ekavacana) III 2 26. — Nid. III 9. 

tairoviràma n. d'un svarita qui maintient l'aigu an- 
térieur devant Vavagraha (propr. « celui qui a une pause 
dans l'intervalle ») V. I 118, ex. yajnâpâtim iti yajnâ-pâ- 
tim ; Svarânk. 11 YâS. 76 (°virâmaka). Appelé prâtihata A. 

tairo vyan j ana n. djm svarita (propr. « celui qui a 
une consonne dans l'intervalle ») R. III 18 (204), défini 
comme produit sur « une syllabe grave précédée d'une 
aiguë et séparée d'elle par hiatus ou consonne, à condition 
qu'elle ne soit pas suivie d'aigu ou de svarita » 17 (203), 
ex. l'î dans yâ indra = yâh i°, Vî dans agnim île. Défini 
V. I 117 svaro vyanjanayutah ; cf. encore T. XX 7 et 12 
A. III 62 KauS. 8 SaiS. 235 MâS. VII 2 NâS. I 9 10 II 1 
4 (ms. taira ) Svarânk. 10 Varnaratnaprad. 57 VS. 218. Uv. 
ad R. III 18 glose tiro 'ntardhânam vyanjanam yasya. 

-tra- n. d'un suffixe (dans ksatra- etc.) V. VI 27 ; -ira 
d'un suffixe adverbial V. V 9 A, IV 14. 

tri dans tridvyekesu « au pluriel » V. II 3, glosé bahu- 
vacana Uv. 



— 428 — 

tripadatva « fait (pour un groupe krarna de consister 
en) trois mots » A. IV 98, ex. idam û su (JAOS. X p. 169). 

trirukta syllabe « répétée trois fois » Pu, X 6. 

traikâlya « ensemble des trois temps » V. 115, glosé 
bhavadbhùtabhavisyat Uv. 

traisvarya « ensemble des trois accents » (udâtta, anu- 
dâtta, svarità) A. IV 107 yr. — GB. I 25. 

-tva- n. d'un suffixe V. V 9 A. IV 26. Désigne des 
phonèmes dans atva Pu. VI 71 etc. utva BhâS. 21, 29 otva 
Pu. VII 174 etc. aitva BhâS. 38 R. XIV 44 (802) natva 
A. IV 74 A* 111 1 7 R. XIII 31 (739) satva A. A* et R. 1. c. 
(A* aussi III 3 8) Up. I 17 V 2, et même tutva A. 1. c. ; 
divers, VS. Lûders p. 79 MâS. ,X 6 etc. 

tvadarthe « au sens du pronom de la deuxième per- 
sonne » V. II 5, dit de vas, yâm, te et (6) tvâ ; YâS. 152. 

-tha- n. d'un suffixe (dans mithuna-) N. VII 29 ; -thu- 
id. ibid. ; -thâ d'un suffixe adverbial A. IV 15 V. III 16 
V 12. 

dagdfra « brûlé » PS. 50, i. e. indistinct, dit d'une 
prononciation. 

dan da n. de la sixième division du krarna Caranavy., 
PrâtisJyot. Thibaut p. 47. 

danta « dents » i lieu d'articulation de Z, s et des den- 
tales APar. XLVII 2 2 RT. 7, en outre de l V. I 69, de r 
optionnellement RT. 8 (°sthâna), de v partiellement T. 
II 43. C'est l'un des huit sthâna PS. 13. Rôle de la pointe 
des dents (dantâgra) pour prononcer v V. I 81. Les pho- 
nèmes doivent se prononcer adantâghâtin LSS. VI 10 18. 
dantamûla « racine des dents » : lieu de r V. I 68 A. I 



— 427 — 

28 T. II 41 RT. 8 APar. XLVII 2 4 ÂpiS. I 14 ; de l T. II 
42 ; de t 38. Sont dantamûlïyct t et s R. V 20 (337) cf. Uv. ; 
les dentales, s, r, I R. I 44 (45). dantosthya ÂpiS. I 16 
dantyosthya PS. 18, dit de v. 

dantya « dentale » : l'organe des dentales est le jihvâ- 
gra prastïrna A. I 24 V. I 70 ; cf. encore V. 1 42 VIII 47 
R. V 61 (377) XIV 39 (797) RT. 174. — PGS. III 16 1. 

-dànïm n. d'un suffixe adverbial A. IV 23. 

dârunya « rudesse » T. XXII 9, comme caractéristi- 
que du ton aigu : glosé svarasya kathinaiâ Tribh., drdhatva 
Mâh. 

dîptija : : la perception (des tons musicaux) est d° 
T. XXIII 13 m dïptita Mâh. 

dïrgha « long », dit de la syllabe R. Intr. 5 = T. XXIV 
5. Sont longues les voyelles à ï etc. R. Intr. 9 I 18 (19) : 
elles sont définies dve I 29 (30) RT. 43 ou plus explicite- 
ment dvimàtra. A. I 61 Up. I 9 dvistâvant « requérant deux 
fois plus de temps (que la brève) » T. I 35 V. I 57 VS. 3^2. 
Les voyelles d° sont en même temps guru R. I 20 <2l) 
RT. 50. Dit de m (m) Pratijn. 23 (v. anusvârd). Au sens 
de pluta Up. VII 9. dirghïbhû- RT. 247 vr., 255 vr. Sâma- 
tan. I 10 3 °bhâva MâS. X; 6 V. IV 189. dîrghâ n. du hiatus 
« long » R. II 79 (183), i. e. après longue go.sâ indo, de- 
vant longue y a ânayat, entre longues ta âpah ; SarvS. 28. 
Certaines svarabhakti sont drâghïyasl « plus longues » R. I 
33 (34) VI 48 (424), glosé dïrghatarâ, à savoir d'1/2 more. 
drâghita se dit d'une voyelle « allongée », ainsi u nasali- 
sé devant iti R. I 75 (76), la voyelle précédant h rhoUicisé 
en présence de r IV 29 (248) ; drâghayati se dit d'un allon- 
gement fautif de voyelle nasale brève XIV 51 (809;. — SSS. I 
2 18 X 5 12 LSS. VII 11 11 (où d° = trimâtra) GB. I 25 
NrsU. I 3 1 5, 7. Dans le chapitre du nâmakarana des GS. 
on a la forme dïrghânta nom « terminé par une voyelle 



— 428 — 

longue » Par. I 17 2 Go. II 8 14 Bau. II 1 26 Bhâ. p. 27 12 
Hir. II 4 10 Âp. XV 9 Vâr. III 1 Vai. III 19, 

dubilista « de liaison difficile » Tribh. XIII 16, dit de 
l sujet à se changer en d ou de d issu de l. 

dusta « faute » de prononciation R. XIV 4 (762) V. 

1 26 (varna°) ; dosa « id. » R. XIV 1 (759), 63 (821) V. IV 
161 ; « modification » phonique dans un mot R. XI 47 (659). 

dubsprsta « qui comporte un contact imparfait » R. 
XIII 10 (718) RT. préf., dit des semi- voyelles, glosé 
ïsatsprsta Uv. ; dit du ranga SaiS. 15 ; de d dh entre voyel- 
les SaiS. 22 et cf. dvi° ; de l pluté (ou du ranga Weber 
Ind. Stud. IV p. 349) PS. 5 ; de v joint ànetn SaiS. 72. 
aduhsprstâ, qualificatif d'une Samhitâ SamhUB. I p. 9 
« récitée avec les phonèmes mis en leur juste place ». 

drdha « ferme », dit de l'effort (prayatna) pour la pro- 
nonciation du ksaipra (svarita) VS. 221 ; drdhatara, dit de 
l'effort pour la prononciation des ksaipra et nitya (svarita) 
T. XX 9, du nitya (svarita) VS. 221 ; drdhaprayatnatara, 
dit de l'effort pour la prononciation du svâra et du vikrama 
selon Pauskarasàdi T. XVII 6. 

devatâdvamdva V. II 48 (neutre !) A. IV 49 A* III 4 

2 APar. XLVIII 148. 

des a « passage » de la Samh. T. I 59 ; « portion » du 
svarita V. IV 137 et cf. eka°. adese « à une mauvaise place » 
d'articulation R. XIV 15 (773), glosé asthâne Uv. Cf. sar- 
vadeêya. 

dyotaka ifc. « qui suggère » telle valeur N. 13, dit 
des préverbes. 

dravytt « substance » BD. I 42, dans la définition du 



— 429 — 

nâman ; défini 45 « là où il y a un état né du développe- 
ment de l'action, désigné par un terme dont la fin est un 
suffixe primaire, pourvu de nombre, de modification dési- 
nentielle, de genre ». Nom de la plus petite unité métrique 
Pu. p. 520. sabdadravya « usage de mots » tels que varna, 
ca } va, na T. XXII 3, glosé sâdhana Tribh. 

druta « rapide » : l'un des trois tempi (vrtti) de réci- 
tation R. XIII 46 (754), 49 (75T) RT. 31 : celui qui sert à 
l'exercice (abhyâsa). Cette vrtti est caractérisée par une 
more à trois temps RT. 1. c. Autre nom du svarita Va. 
328. adruta qui est à prononcer « sans (excès de) rapidité » 
T. XXIII 20, dit du ton musical : glosé atvarita Tribh. 

dronikâ : position de la langue en forme d' « auge » 
pour prononcer s A. I 23. 

dvamdva n. d'un composé, V. II 55 V 28 (en ces deux 
passages, au neutre et cf. ci-dessus devatâ ) III 126 BD. 
II 105. — SB. I 1 1 22 allude au sens grammatical du 
terme ; de même N. VII 4 IX 35. 

dvi : dans tridvyekesu « au duel » V. II 3, glosé dvi- 
vacane Uv. ; dvita « gemmation » de consonnes VS. 
239 VâsS. cité Lûders p. 18 ; dvitva « id. » Varnaratnaprad. 
151 SarvS. 7 (où il est fait allusion à un cas de gémination 
pour une consonne intervoCalique, cf. T. XIV 8) et 15. 

dvikhanda « mots à séparer en deux » par avagraha 
Caranavy. Sieg p. 16. 

dvigu n. d'un composé BD. II 105. 

dvitïya ((deuxième consonne » du varga, aourde aspi- 
rée A. I 10 II 6 A* III 3 18 T. I 11 V. I 54 IV 106 R. VI 
54 (430) VS. 6 APar. XLVII 2 9 ; « deuxièmes », dit des 
voyelles longues en tant que succédant aux brèves R. Intr. 



— 430 — 

9. Nom du « deuxième » ton musical (en fait le « troi- 
sième ») T. XXIII 12, 14 sqq. LSS. II 9 12 (°svara) et v. 
autres références s. krusfa et yama. dvitïyâ « deuxième » 
désinence, accusatif N. I S Nid. III 9 Râml 1 . I 59. 

dvirukta « répétition » d'un mot A. IV 44, ex. kur- 
vatitn-lairvatîm. Le terme définit Yâmredita V. I 14G, 
glosé dvirabhy autel Tv. « Gémination » de consonnes V. 
IV 115 (glose d'après Weber) ou « géminé » 155. Id. dvi- 
riiktitâ « répétition » dans le {pada)krama Jat. 2, et cf. 
dvis. D'après Varnaratnaprad. 102 il n'y a « gémination » 
{dvirukti) pour s que dans scms)va et râs(s)va. 

dvirûpavant phonème « géminé » SarvS. 11 sq. 

dvirosthya « double labiale » VS. 322, dit d'une 
voyelle labiale précédée (immédiatement ou non) d'une au- 
tre ; indications sur sa prononciation cf. Luders p. 93 ; 
PàrS. 66 LoS. III 7 IV 9 MâS. IV 9. 

dvirbhâva « gémination » Pratijn. 10 ; d'après MâS. 
XI 9. LoS. III 6 le d° atteint 21 consonnes ; d'après CârS. 
cité S. Varma Crit. Stud. p. 106 il atteint même des con- 
sonnes nées du scundhi. D'après GauS. I 3 douze consonnes 
ne peuvent être géminées, et cf. MâS. XI 10. 

dvirvacana « répétition » de mots A. IV 117 défi- 
nissant le parihâra et cf. le suiv. 

dvivacas « duel » dans dvivaco'ntabhâj voyelle i à 
c < terminant un duel » R. I 71 (72), glosé dvivacana 
Lv. ; dvivacana « duel » A* II 2 14 sq. N. VI 16 °vaca- 
nànla (dit de l û c) A. I 75 II 47 V. I 93, mot « terminé 
par un duel » V. V 28 ; « gémination » Up. I 12 vr. lire 
dvir°. 

dvivant mot « qui comporte une consonne double- 






— 431 — 

ou deux consonnes » RT. 245, 285 ; avivai adv. « au 
duel » BD. I 75 IV 107 sq. et 5 VI 16 N. II 24. .— avivai 
ÂpSS. VIII 5 9, glosé dvivacanena. 

dvi Varna « géminée », syn. de krama : le d° (neutre !) 
selon V. IV 141, glosé varnadvaya Uv., est à prononcer 
comme un phonème unique (ekavarna) lorsqu'il est entre 
voyelles en un seul et même mot ; T. IX 18 (dit de n 
après voyelle brève, nyann agnih) XÏV 1 (svarapùrvam 
vyanjanarn dvivarnam vyanjanaparam « une consonne pré- 
cédée de voyelle est géminée quand une consonne suit », 
ex. uru pprathasvà). « Phonème double » dit des diphton- 
gues RT. 95 ÂpiS. I 25 ; mot « qui consiste en deux pho- 
nèmes » R. IX 34 (571). — « Deux syllabes » VaiGS. III 
19 ; GB. I 16 et 26, dit de ont. 

dvisamdhi n. d'un hiatus R. II 80 (184) où il y a 
une voyelle de part et d'autre d'une voyelle (ubhayatahsva- 
rasvarâh) : ex. bhâ u amsave = bhâh ûm iti a° : glosé 
dvau samdhï yâsâm ; XV 18 (845). 

dvis « deux fois » : à la fin d'un mot une consonne 
est prononcée deux fois d'après A. III 26 A* II 3 13 sq. ; 
une occlusive RT. 264. Le (varna)krama est défini par 
dvir ucyate R. VI 1 (378) ; la première consonne d'un 
groupe « est prononcée ». deux fois (dvir ucyaie) V. IV 97 ; 
dit de certains mots dans la récitation R. XV 9 (836) et cf. 
dvirukta °kti. Les formes dvirjakâre dvirlakâram A* II 3 
13 sq. sont pour dvija dvila cf. °kâra. 

dvis au sens de « au (singulier et au) duel » Va. 153. 

dvi(h.)sprsta : dit de d dh entre voyelles Varnaratna- 
prad. 15, ibid. aussi de Yupadhmânïya : faute prob pour 
duh° q. v. 

dvisvara mot « dissyllabique » T. XVI 17, glosé dvau 
svarau yasmin vidyete Tribh. ; « double accent » : NâS. II 



— 432 — 

3 7 ; dvihsimra « comportant double accent » (dit de om) 
R. XV 5 (832). 

dvaipada « couple de mois, groupe de deux mois » 
R. VIII 3 (490), 19 (506) X 3 (,592) XI 70 (G81) XV 10 (837) 
1 p. IX 19, 21 Jat. 5 : notamment comme base du groupe 
hrama ; « hymne à deux vers » BD. VII 98 Sarvânukr. 
passim ; h mots à deux membres », dit du dvamdva BD. 
III 80 ; dvaipadasas Vp. I 14, définissant le krama. 

dvyarthe « au (sens du) duel » RT. 74, glosé dviva- 
cane. 

dvyùsman samdhi « consistant en deux spirantes », 
R. XI 46 (658), ex. nissidhvarïh = nih-si°. 

dharma « caractéristique » accentuelle des voyelles en 
samdhi R. III 15 (201), 22 (208) ; « qualité » des pho- 
nèmes XIV 1 (759), 64 (822) : telle qu'elle résulte du Pr. 

-dhâ n. d'un suffixe adverbial \. IV 13 V. V 27. 

dhâtu « racine verbale » A. II 90 III 79 A* I 1 11 R. 
XIII 35 (743) XIV 44 (802) VI 21 (397) RT. 230. Le mot 
figure aussi N. II 2 I 20 (où il est dérivé de dhâ-) et y si- 
gnifie pratiquement « verbe » III 9 sqq., 13, 19, aussi 
BD. II 101 sqq. L'expression sadhâtu « pourvu d'une ra- 
cine » R. XII 19 (Millier Régnier 701 sa dhâtuh, cf. la n. 
de Mangal Deva) accompagne la définition du verbe. 
dhâlvâdi « initiale de la racine » A. III 48 N. II 1 ; 
dhâtvarthc « au sens d'une racine » V. V 10, dit d'une 
forme dénominative (cf. la glose subdhâtu Uv. et. An.) ; 
dhâtmtha « contenu dans une racine » A. après III 80 
(J.V.OS. X p. 163) ; dhâtu ja mot « issu d'une racine », soit 
« primaire » BD. II 104 (ibid. l'expression dhâtujâj jâtam 
désigne un dérivé secondaire), bahvekadhâtuja et dvidhâ- 
tuja 103. — GB. I 24, 26 et (dhàtvarthà) 27. 



— 433 — 

dhârana <( suppression » de consonnes, faute de pro- 
nonciation R. XIV 18 (77G), glosé anupalabdhi Uv. ; les 
géminées sont prononcées comme des phonèmes uniques 
par u tenue » du son (dhâranât, glosé samânadhârana An.) 
V. IV 141 ; les voyelles a i u r l sont avarnadhârana Bhâs. 
II 32 vr. (en fait, un su. !). — « Fait de retenir » un pho- 
nème PGS. III 16 1. 

dhârayant « prolongeant » une nasale devant consonne 
suivie de semi-voyelle R. XIV 55 (813), faute de prononcia- 
tion. 

dhi' n. fictif de toutes les consonnes sonores V. I 
53 IV 35, 37, 117. 

dhrta (a maintenu ») autre nom du pracaya, q. v. : 
VS. 203 Vaidikâbhar. ad T. XVIII 3 PS. 43 (autre, Weber 
et Man. Ghosh) MàS. V 9 ainsi que T. XXIII 20 dans 
dhrtavant glosé pracay avant Tribh. Mâh. 

dhruva : n. dune résonance (nâda) R. VI 39 (415) 
sqq. qui fait suite à un abhinidhâna (sonore), dure autant 
que lui, est inaudible après un abhinidhâna sourd, nasal 
après un .abhinidhâna nasal, assimilé après un abhinidhâna 
semi-voyelle ; cf. sahadhruva 45 (421). Analogue au 
sphotana. — dhruvam R. XI 48 (660) au sens de vyavasthita- 
(vibhâsaya) d'après Régnier. 

dhvaja n. de la 5 e division du krama Caranavy. (Intr.) 
et PrâtisJyot. Thibaut Jat. p. 47. 

dhvani « son » ÂpiS. VIII 13 sq. 

dhvâna n. de la seconde position de la voix T. XXIII 
5, définie 7 comme la « non-perception des syllabes et des 
consonnes ». 

na : sur le sens dans les su., v. praiisedha. Servant de 

28 



— 434 — 

rubrique gouvernante T. VI 6 XIV 14 dans atha na. 
nan = a priv. RâmU. I 87. 

nati (« inclinaison ») « cérébralisation » : défini R. V 
61 (377) « changement d'une dentale en cérébrale », ex. 
indra enam = i° enam ; id. V I 42 ; autres attestations 
R. I 66 (67) V 2 (319) etc. ; dvinatika A* I 1 15. anaii 
« absence de cérébralisation » de s V. V 14. nota « céré- 
bralisation » R. I 62 (63), glosé satva et natva ; « cé- 
rébralisé » IV 36 (255) V 58 (374) X 3 (592) XI 4 (616), 
51 (663), anata IV 34 (253) ; naptr phonème « qui cause 
la cérébralisation » I 66 (67) V 55 (371) ; narnya phonème 
« qui subit la cérébralisation » I 66 (67). nom- (namati) 
« cérébraliser » V 40 (357) XI 5 (617) ; pass. namyate V 20 
(337) ; caus. namayati glosant nâmin Uv. ad R. I 65. Cette 
série de termes manque T. et A. ; toutefois A. a nâmin, 
q. v. 

naddha « clos », dit des lèvres dans la faute de pro- 
nonciation appelée ambùkrta R. XIV 4 (762), glosé baddha 
Uv. 

napumsaka « neutre » R. XIII 22 (730)* A. I 84 II 50 
A* I 2 4 II 2 22 V. II 32 III 137 N. III 8, 21 BD. 
I 40 II 96., — Cf. SB. X 5 1 3 où l'emploi grammatical du 
terme est présupposé ; de même SA. III 7 (nâman) SvU. V 
10 ; °nâman SB. X 5 1 2. 

nâda « résonance » R. Intr. 6 = T. XXIV 5, opp. à 
svâsa (q. v.) et à ubhaya = svâsanâdatva : caractéristique 
(anupradâna ou prakrti Uv.) des occlusives sonores (non 
aspirées) et des voyelles d'après R. XIII 5 (713) A. I 13 
T. II 8 et signalé par la fermeture du larynx R. XIII 1 (709) 
T. II 4. Après un abhinidhâna sonore, s'appelle dhruva 
R. VI 39 (415). Dans les sonores aspirées et le h on a 
svâsa et n 01 à la fois d'après R. XIII 6 (714) ou hakâra q. v. 
d'après T. Dans VS. 12 et 223, 232, 253 le n° désigne une 
occlusive nasale en pause, dont la mesure est décrite 334. 



— 435 — 

L'àbhinidhâna manque de n° (et de svasa) A. I 43. Autres 
attestations APar. XLVII 2 6 KâtS. 9 PàrS. 39. anâda 
<( absence de résonance » R. XIV 19 (777), glosé asàbdcù Uv., 
se dit d'une faute de prononciation. Cf. aussi ïsannâda s. 
isat. nâdin équivalant à « sonore aspirée » PS. 39. — GB. 

I "27 RâmU. II 5 et passim (dit de la résonance final de om), 
Weber p. 312. 

nânâpada « mot différent » A. II 16 III 79 IV 27 A* 

II 3 19 ; l'expression nônâpadasomdhânasamyoga définit la 
padasamhitâ T. XXIV 3 ; un ingya est traité en principe 
mtnâpadavat T. I 48 ; °stha T. XX 3 V. III 79 ; °padïya 
cause « appartenant à un autre mot » T. I 60. 

In vocatif est amidâtta « sauf s'il exprime un sens dif- 
férent » (anânârthe) de celui des mots précédents V. II 17, 
i. e. sauf s'il introduit une pbrase : yadi nânâbhùtasyârtha- 
syâbhidhôyakain na bhavati Uv. 

nàman, « nom » : l'une des quatre catégories de mots, 
v. les références s. ôkhyâta. Est défini sattvâbhidhâyaka 
R. XII 25 (707) as V. VIII 55 ou yenâbhidadhâti sattvam 
« ce par quoi on exprime une substance » R. XII 18 (700) ; 
pareillement le n° est sattvapradhâna N. I 1 ; plus préci- 
sément (( mot prononcé par lequel est perçue une substance 
quand il est en connexion avec une certaine disposition de 
syllabes » BD. I 42 et cf. 43 II 94, 96 R. VI 56 (432). Dans 
N. I 7 et. passim n° ifc. signifie « (ce qui est) un nom 
pour », soit pratiquement h synonyme de » ; ibid. nanti- 
bhûta « usité comme nom » VI 16, dit d'un substantif 
pacati- identique à une forme verbale. « Nom technique » 
RT. 228 ; « nom propre » BD. VIII 85 (et passim au sens 
de u nom de divinité »). nâmasadrsa, dit de verbes « sem- 
blables à des noms » A* I 3 3, i. e. dénominatifs ; nâma- 
bhûta, dit d'une racine verbale servant de nom, i. e. d'un 
nom-racine RT. 230. — A la fois « nom » et « mot » ChU. 
VII 1 4, 2 1, 4 1, 5 1 BÂU. I 6 1 III 2 3 etc. ; au sens de 
« substantif » KSS. V 4 5 et cf. ÂpGS. XV 9 où nâma- 



— 436 - 

pûrva est glosé dravyapradhânam tatpûrvapaâam. Juxta- 
posé à âkhyâta GB. I 24. 

nâmakarana « suffixe nominal » N. I 17 dit de -asa- 
dans avasâya, II 2 de -ksa- dans kaksa-, 5 de -au- dans 
gauh, VII 29 de -tha- ou -fhu- dans mithuna-, X 17 de 
-va- dans seva- : dans anu (pour anvak) « le préverbe a 
perdu le suffixe » (lupta ) VI 22, passage où n° est glosé 
uttarapada Sk. 

nâmadheya « nom » d'un accent T. XX 8 ; d'une divi- 
nité, etc. BD. I 87 sqq. ; dans N. ifc. passim = °nàman, 
soit « synonyme de ». 

nâmin phonème « cérébralisant » R. I 65 (66), dit des 
dix voyelles à partir de r : glosé namayanti et dantyam 
santam mùrdhanyam kurvanti Uv. ; nâmipûrva « précédé 
d'un n° » I 76 (77) IV 41 (260) V 31 (348), nâmyupadha 
« id. » V 1 (318) XIII 23 (731). A. passim RT. 94, 130 
APar. XLVII 1 8 Pu. VIII 55 ; cf. nati et vinâma. 

nâsikâ (sing. ou du.) « nez » : organe des yama, 
de m et des nasales V. I 74 (et aussi, en liaison avec la 
bouche, de Vanunâsika 75) ; des nasales (dites nâsikya, 
i. e. selon la vr. les occlusives nasales, le nâsikya, m, 
les yama) A. I 26 (et aussi, en liaison avec la bouche, les 
phonèmes anunâsika 27) ; analogue T. II 49 (nâsikâ- 
sthâna, dit des nâsikya, lesquels selon 50 sont aussi 
mukhanâsikya « produits par la bouche et le nez ») RT. 
12 APar. XLVII 2 3. L'ouverture du « nez » engendre 
Yànunâsikya T. II 52. Les yama sont produits par la « ra- 
cine du nez » (nâsikâmùla) V. I 82 ; nâsimûla LoS. 119. 

nâsikya « nasal » : le terme désigne d'abord l'ensemble 
des phonèmes nasaux A. I 26 (cf. ci-dessus) V. I 80 R. I 47 
(48) sq., toutefois il est possible qu'en ces trois passages 
il ait (ou : ait aussi) le sens restreint ci-dessous (cf. Mûller, 
Mangal Deva, Benfey GGA. 1859 p. 1616 repris Kl. Schr. 
II Weber Ind. Slud. IV p. 121). n° se dit spécialement de 
Vanusvâra R. XIII 37 (745) où le terme s'oppose à anu- 



— 437 — 

nâsika ; de la svarabhakti « nasale » VI 36 (412), qu'on a 
après un yama selon Gârgya ; les n° sont un autre nom 
des yama. T. XXI 12 sq. et Tribh. glose II 49 et XXI 8 n° 
par yama. Le quatrième ton musical est n° BD. VIII 118 ; 
anâsikya voyelle « non nasalisée » SaiS. 19, 218 opp. à sa- 
nunâsika. Enfin un son n° est prononcé fautivement en 
guise de visarjanïya R. XIV 32 (790). 

Ailleurs n° est le nom de phonèmes nasaux particuliers 
Kirste MSL. V p. 81 : d'après T. XXI 14 un n° est inséré 
à la suite de h suivi de nasale, soit dans ah(h) n nâm ou dans 
brah(h) m mavâdinah et d'après Tribh. c'est le h qui est 
nasalisé (sânunâsikya). ; id. A. I 100 cf. Whitney. C'est le 
phonème visé aussi V. I 74 RT. 12 et (peut-être concur- 
remment avec d'autres) dans plusieurs des passages préci- 
tés ; il est dénommé hum (hum) V. VIII 28 et représenté 
par m Uv. ad R. I 48 (49) ; cf. aussi ÂpiS. I 21. Manque 
chez les Mâdhyand. V. VIII 45. 

lli v. nyavagraha. 

nigraha « retenue, frein » R. XIV 8 (766) pour définir 
la faute de prononciation dite grasta : glosé stambhana Uv. 

nighâjta (« abattement ») « dépression » du ton A. III 
65 (lire aniimâtrânighâto Weber LCB1. 1863 p. 691 = Ind. 
Streifen' II p. 232) d'une demi-more, caractérisant un 
svarita et appelée vikampita, q. v. ; simplement « perte 
de ton » Pu. p. 520, glosé nïcaih : l'un des cinq accents 
NâS. I 8 19 (nivâta Haug Accent p. 60). anighâta « non- 
perte de ton » dit du verbe qui en des cas particuliers 
maintient son accent A* I 1 21 sq., 25. 

nihata « ton déprimé » = anudâtta VS. 54, 125, 277 
PS. 44 ; nihatya, dit du mouvement de la main accompa- 
gnant Y anudâtta V. I 123 (cf. 124) ; ibid. pranihanyate 
(aussi V. IV 137 et Varnaratnaprad. 75) et cf. nihita. 

nihan- (°hanyate) « subir une perte de ton » V. VIII 
57 : dit du verbe, au bénéfice des préverbes ; APar. XLVII 



- 438 — 

2 6 « s'abolir », dit du ghosa ; Pu. p. 520 Up. V11I 12 ; 
(°hanti) « prononcer avec un ton grave » R. XI 56 (668). 
— (°hanyate) ÂsSS. VII 11 5, glosé anudâttikriyate. 

nitânta « intense » T. XVI 24 dit selon Ukhya de la 
diphtongue ai (dans ramhyai ?) : glosé tïvrataraprayatna 
Tribh. 

nitya « constant » T. VI 14 : dit d'un phonème figu- 
rant à toutes les formes du mot ; nityam « d'effet cons- 
tant », dit de Vupabandha T. I 59 ; de la validité d'un 
enseignement IV 14, prâptyantaranisedhârtham Tribh. ; 
nityavirata « pause nécessaire » RT. 37, dit de la pause 
d'hémistiche, valant deux mores. n° est dans T. XX 2 
KauS. 8 VS. 209, 221 le n. du svarita appelé ailleurs jâtya. 
Le mot en tant que n° « éternel » N. I 1. 

nidarsana « exemple » R. I 52 (53) etc., glosé udâha- 
rana Uv. N. XIII 43 RD. II 107, 110. 

nipâta (« élément tombé » comme forme toute faite) 
« particule » : c'est l'une des quatre catégories de mots, 
v. les références s. upasarga. Ainsi appelés parce qu'ils 
« tombent » (nipatanti) en des sens divers N. I 4. Glosé 
asattvavacana <c n'exprimant pas une substance » Uv. ad 
V. II 16. N. I 4 distingue trois sortes de n° : celui qui a 
le sens comparatif (iva, na, cid, nu), le sens conjonctif 
(ca, â, va etc.), celui qui « emplit le vers » (padapûrana : 
u, khalu, nùnam) ; analogue RD. II 89. D'après R. XII 
26 (708), certains n° sont explétifs (v. padapûrana), d'au- 
tres sont « signifiants » du fait qu'ils se présentent (nipâ- 
tanât) conformément au sens (requis) ; analogue RD. II 
93 qui ajoute qu'il n'y a pas d'énumération des n° : mais 
V. VIII 56 (et cf. II 16) en cite 14, N. I 4 sqq. en cite 22. 
Autres attestations R. XII 21 (703) A. I 79 et après III 
80 (Whitney JAOS. X p. 163) (dit de su) A* I 3 4 sq. Jat. 
S YâS. 86 et (rxipàtaka) 88 ; nipâtaja « appartenant à un 



- 43î> — 

n° » LaghvamoS. 11 Varnaratnaprad. 21.1 YâS. 152 ; °stha 
PârS. 60 AmoS. 26. — GB. I 24, 26 (« exception » Deus- 
sen). 

« Mention incidente » (d'une divinité dans un mantra 
ou hymne) BD. passim (qui a aussi nipâtabhâj, nipâtita, 
nipâtin et l'emploi adjectif nipâtâh), not. dans l'instr. 
adverbial nipâtena ; N. passim « id. » (ainsi que °bhâj 
et l'ace, adverbial nipâtam) ; aussi APar. XLVIH 133, 138, 
J43 Sarvânukr. passim ; glosé naighantukatvena Sk. — '. 
ÂsSS. VI 14 14, glosé mantramadhye nipâtita. 

N. d'un svarita, opp. au nitya (svarita) PârS. 35, 37 
AmoS, 98, 107 ; dans YâS. 52 et 71 PrâtisPradS. 12 le 
terme s'oppose à utthâna et semble désigner la portion des- 
cendante du svarita. 

nipat- {°patati) N. (v. ci-dessus) ; caus. pass. °pâtyate 
« est usité comme particule » dit de na BD. II 92 sq. ; °pâ- 
tayati NâS. Il 7 8. 

nipâtana « incidence, fait de se présenter » en tel ou 
tel sens R. XII 26 (708), dans la définition du nipâta ; 
au sens des pbh. pâninéennes PrâtisPradS. p. 218 (ibid. 
nipâtyante) ; nipâtita « se présentant » en tel sens BD. II 
134, dit d'un terme technique (ibid. aussi, passim « men- 
tionné incidemment »). 

niniada sorte de « murmure » T. XXIII 5 : défini 8 
« perception du son », troisième position de la voix. 

nimitta « cause » d'un phonème, i. e. daine modifi- 
cation phonique R. XI 7 (619), 10 (623) sq. T. I 60 VS. 
55 ; ifc. « dont la cause est... » A. IV 75 ; animitta phonème 
« qui n'est pas la cause » de telle modification R. XI 56 

(668). 

niyata (« restreint ») syllabe a grave » (glosé anudâtta 
Uv.) R. III 1T (203) XI 53 (665), 55 (667 : aniyata) Up. VIII 
9 IX 1, 3, 5 (sarva syllabe « qui n'a d'autre ton que le 
n° »). Nom d'un samdhi R. IV 26 (245) consistant en 



— 440 — 

l'aboutissement à d'un h (non rholacisé) et de la voyelle 
précédente, en présence de consonne sonore, ex. punânâ 
yanti = punânâh y ; n. d'un samdhi 30 (249), consistant 
en la suppression de h et l'allongement de la voyelle pré- 
cédente, en présence de r, ex. agnï raksâmsi = agnih r*. 

« Fixé, réglé »nN. I 15 dit de la parole et de la séquence 
des mantra dans le rituel. 

niyama « restriction » de certains phénomènes au Veda 
V. Il et 4, cf. Thieme Zil. VIII p. 23 ; « règle limitative » 
R. XI 21 (033) Bhâs. I 1 Pralijn. 20 (pratiquement ici 
« prohibition »). Le môme terme R. 111 22 (208), analysé 
niyamana Uv., désigne Vanudâtta (unudâUabhâva Uv.). 

niyam- (°yaceliati) R. III 20 (200), glosé nïcïkr- Uv., 
I p. VIII 9 IX 3 « prononcer avec le ton grave ». 

nirarthaka « dépourvu de sens » BD. I 31. 

nirasta n. dune faute de prononciation R. XIV 2 
(700), consislant en détérioration du lieu et du mode d'arti- 
culation ; 30 (788) : ex. un visarjanïya après voyelle lon- 
gue prononcé à la môme place que ladite voyelle ; nirâsa 
«, id. » 11 (709), 24 (782), 29 (787). anirasla, dit d'une pro- 
nonciation correcte des spirantes, propr. « sans expulsion » 
Chl ] . II 22 5, glosé bahirapraksipta. 

nirâkrta « élément supprimé » dans un mot soumis au 
krarna R. XI 00 (072), glosé vismrta, anyvna châdila Uv. 

nirukta « expliqué, interprété » R. XV 11 (838), « in- 
terprétation » N. IX 20 ; (uurukta « non formulé » V. IV 
18, 192, glosé 'anirjiîâta Uv. : dit de -r final ne figurant 
pas dans la Samh. mais seulement dans le padapâtha, ex. 
punar iti punah, svar iti svah du padap. ; nirvaktavya N. 
XIII 12 II 7 °vâcya XV 11 BD. II 103 sq. ; °vac- « interpré- 
ter » BD. I 90, pass. « être appelé » N. X 5 ; °vacana « éty- 
mologie » N. II 1, glosé sarvasabdctayâvayavoso niskrïitmya 
vacanam Sk., II 7 XIII 7, 43 sq. VII 24 (anir°), « explica 



— 411 — 

lion séparée » BD. II 23, Bhâs. II 27, glosé arthasyânvâ- 
khyâna ; cf. nirbrû-. — Sur la notion d'(a)nirukta dans 
les Br., v. Oldenberg Br. Texte p. 80. 

nirûdhopadha mot « dont la pénultième a été pous- 
sée en tête » N. IV 25 : ainsi la racine han- devenant ahn 
(puis anh amh) dans le dérivé amhas-. 

nirdesa « mention indicative » des phonèmes, faite 
au moyen de iti ou de kâra V. I 36 VS. 16 ; les mots varna 
et kâra sont nirdesaka « indicatifs » d'un phonème T. XXII 
4 ; nirdista « établi, décrit » R. XIV 1 (759) ; tasminn 
iti nirdiste « quand il y a mention (dans un su.) d'un mot 
au locatif » V. I 134. 

nirbaddha préposition « qui n'a pas de connexion » 
avec un nom ou un verbe N. I 3, glosé prthagbhûta Sk. 

nirbrû- « expliquer, interpréter » R. XI 62 (674) N. 
II 1 BD. II 106 ; au parfait nirâha N. I 3 XIII 13 ; not. au 
sens de « répéter » un mot avec insertion de iti dans la 
technique du krama R. XI 16 (627), glosé parigrahena 
yojayùii, mais simplement « expliquer » par un parigraha 
27 (639), 60 (672)., Cf. aussi nirvac-. — « Prononcer clai- 
rement et séparément » LSS. VII 12 7, 13 1, 3. 

nirbhuja autre n. du samhitâpâtha R. Intr. 3, défini 
ibid. samdher vivarianam et opp. au pratrnna q. v. ; le 
terme est glosé samdhivrtta « mode combinatoire » dans 
la Paîij. de Bharadvâja Pertsch p. V. — Même mot et va- 
leur AÂ. III 1 et 5 Sa. VII 10 et 12 cf. Mûller p. VI sq. : 
il y est défini yat samdhim vivàrtayati a en ce qu'il déploie 
la combinaison euphonique ». Sây. explique le mot par 
nirdistau bhujasadr*au pûrvottarasabdau yasmin. anirbhujâ 
est le n. d'une Samhitâ SamhUB. I p. 9 où la vr. explique 
jânubâhyanirgatabhujadvayena hastadvayenâdhïyatc. 



— 442 — 

nirbhuj- « tordre » les lèvres, défaut de prononciation 
MâS. XII 5. 

nirhan- « marteler » (?), faute de prononciation YàS. 
21 NâS. I 7 15 MâS. VI 6 ; avec ati « rendre emphatique » 
un accent R. III 32 (218), glosé atipreray- Uv., faute à éviter. 

nirhras- « être abrégé » R. IV 90 (309), glosé hrasvo 
bhù- Uv., dit de la finale d'un mot ; °hrasita « abrégé » 
N. II 17 (âhan- donnant ahi-) VI 11 (âhan- donnant agha-). 

nivâta (Haug) mauv. var. de nighâta. 

nivrtti « arrêt » dans nivrttisthâna « places (d'une 
forme verbale) où il n'y a pas de guna », soit formes fai- 
bles, ex. stah santi, N. II 1, glosé nit Sk. « Objection », 
pour noter le sens de tu VS. 17 ; nivrt- dit d'un phénomène 
virtuellement possible et qui ne se produit pas SarvS. 15. 

nisedha « négation, prohibition », notant le sens de 
a(ri) na ma VS. 18 VâsS. cité Liiders p. 18. 

nisthâ n. des verbaux en -ta- (-tavant-) RT. 234, propr. 
« achèvement ». 

nihsamdhi « dépourvu de samdhi » SaiS. 333. 

nihsrj- <( dissocier » les mots un à un dans un groupe 
de kramct trop! long R. XI 35 (647), glosé apanï- Uv 

nihan- v. nighâta. 

nihita (pour °hata, cf. abhinihata/°hita) « à ton bas » 
V. IV 135, glosé par nïhanyate Uv. et An. ; anihita suffixe 
« qui n'est pas séparé » par des consonnes, propr. « non 
écarté » V. V 29, glosé avyavahita Uv. An. 



— 413 — 

nîca « bas », dit du ton, syn. d'anudâtta T. XIX 1 
XXIII 20 V. I 111 (°pûrvà), 113 (°svaraparà), 150 RT. 54, 
247 Pu. V 39 VS. p. 79 ; nïcatva glosé anudâttatva Uv., R. 
Intr. 6 = T. XXIV 5 ; n° est précisé en tiryannïca V. V 149, 
glosé anudâtta Uv. An. L'adverbe nlcaih sert à définir 
Vanudàtta T. I 39 A. I 15 V. I 109 ; la seconde portion du 
svarita est nïcaistarâm « de façon plus basse » que l'aigu 
T. I 44, mais anudâttatara « plus basse que le grave » Tribh. 
Sont producteurs de ton bas (nicaihkara) Vanvavasarga, 
le mûrdava, Vurutâ (du larynx) T. XXII '10. nïcasvarita 
désigne un accent tel que celui qu'on a dans vïryâ- PS. 
46 NâS. II 7 5 Up. IX 7 et 24 : sans doute un svarita ac- 
compagné de kampa. — nîca DSS. I 3 25. 

nrcaksa n. du deuxième yama MâS. XI 3. 

nemasprsta « comportant une semi-occlusion » PS. 
38, dit des sifflantes et cf. ardha . 

naigama (propr. « concernant les citations védiques ») 
n. des sections IV- VI du Nir. (traitant des nigama de Nigh. 
IV) N. I 20 (cf. IV 1), soit pratiquement « homonymes » : 
glosé anavagatasamskârâ jahâdayo .yasmin nigamyante Sk. 
« Védique » opp. à bhâsika N. II 2, glosé chàndasa Sk. ; 
naigarriï mode « védique » i. e. « subjonctif » A* II 3 22. 

naighantuka « mentionné à titre secondaire, acces- 
soire » N. I 20 etc., opp. à pradhâna, cf. Gune IA. XLV 
p. 174. Le terme se dit 1 c. « du nom de divinité se pré- 
sentant dans une strophe adressée à une autre divinité » 
(équivalent de naipâtika) BD. et s'oppose à daivata « (sec- 
tion) traitant des divinités mentionnées i titre direct, pri- 
maire » : pratiquement la section n° est celle de N. III 
et de la plus grande partie de II et concerne des « syno- 
nymes », ex. go- « terre » par rapport à prthivï-. 

naipâtika « accessoire » (v. le préc.) BD. I 17, 19 
opp. à sûktabhâj et rgbhâj. 



— 444 — 

nairukta « étymologiè » ED. II 119 ; école des « éty- 
mologistes » I 24 N. passim. 

nyavagraha voyelle «. grave devant avagraha » i. e. 
en fin de membre antérieur de composé V. I 120, glosé nî- 
câva° Uv. et définissant le tâthâbhâvya. 

nyasta ton « grave » LSS. VI 10 19 = anudâtta ; nyasta- 
tara « plus bas que le grave » R. IH 27 (213), dit de la der- 
nière more dans l'accent pracaya ; nyâsa « gravité » du 
ton 23 (209), glosé anudàttatva ; MâS. V 10. 

nyâyasamhita mot « qui comporte une combinaison 
phonique normale » V. V 8, i. e. dont l'élément radical 
se termine par une voyelle, le suffixe commençant par une 
consonne (mais Uv. : vyâkaranaêâstroktasamdhimant) . Dans 
viêaujâh V. V 39 il y a un anyâyasamâsa « composé irré- 
gulier » (on attend vid°). 

nyâya signifie « règle générale » par opp. à apavâda 
R. I 53 (54) : glosé utsarga U. ou mahâvkayâ vidhayah ; 
nyâyam y à- « assumer sa forme originale » dans le pari- 
graha R..X 22 (611), glosé prakrtim gam- Uv. ; nyâyena 
RT. 60. 

nyûna u incomplet », dit d'un pâda RT. 76, opp. à 
pùrna : i. e. non encore arrivé à son terme ; dit de cer- 
tains accents VS. 220. — nyùnâksara AÂ. Il 2, 3 4 et 
nyûna passim, au même sens. 

pancapadî « l'ensemble des cinq formes » constituant 
les cas forts (nomin. des trois nombre*», accus, sing. et 
duel) A. I 88 III 59 et (a°) 5 A* I 3 14. 

païïcama « cinquième » consonne du varga, nasale V . 
IV 120 et (para « nasale corrélative à l'occlusive qui suit ») 
11, 117 (a°), 160 VS. 300 et cf. uttama, antya. « Cin- 
quième » spirante, soit h R. I 39 (40), 76 (77) ; « cin- 



- 445 — 

quième » voyelle, soit i II 59 (163). paftcamï « cinquième » 
désinence, ablatif A. II 07 A* III 3 G N. I 7, 17 V 23 VI 1 

([Kincarriyarthe) . 

pancâlapadavrtti ou brièvement pancâla n. d'un 
hiatus R. II 33 (137), 81 (185) consistant en maintien de 
-o (-as) final en présence de a, ex. yo asmai = yah a°, 
pro ayâsït = pro iti a : ainsi appelé parce que la voyelle 
(finale) est le propre des Pancâla. Selon Sâkalya l'Ancien l'a 
s'accommode à la voyelle finale, i. e. tend à être prononcé 

cf. R. 1. c. T. XI 19, mais, ajoute R. II 82 (186) « la 
pratique établie, est autre » ; cf. prâcyapadavrtti. — SSS. XII 
13 6. 

pathita avec a mot « non mentionné » dans un su. 
R. VII 33 (465). 

patana « chute » du ton MâS. XI 7. 

pada « mot » Pr. passim : défini par artha « (ce qui a 
un) sens » V. III 1 (artfiâbhidhâyi Uv.) et analysé pa- 
dyate = gamyctte, jnâyate 'rtho y nena Uv. Défini aussi 
aksarasamudâya « agrégat de syllabes » V. VIII 50, qui 
ajoute (51) aksaram va « ou bien syllabe (unique), » ; défini 
vïkrtam ca padc"dâdy anMy anusvârayuk VS. 56 ; défini 
(îhâtûpasargâvayavagunasabdah RD. II 103. Parfois le terme 
se dit plus précisément d'un « mot » en tant que non divi- 
sible par un avagraha, ainsi R. II 13 (117) ; Rhàs. II 18 il 
équivaut à « verbe ». En composition : les Pr. (R. XII 17 : 
699 A. I 1) N. I 1 et 12 (et cf. °jâti RD. II 114 et caturvidha 
Rhâs. II 32) distinguent quatre « classes de mots » (pada- 
jâta), nârnaïi, âkhyôta, upasarga, nipâta ; mais Jat. 1 et 4 
la même expression désigne un groupe krama. padâdi « qui 
appartient à l'initiale du mot » A. III 53 T. XVI 2, 8 V. 

1 167 R. passim, « initial de mot » V. III 2 R. II 2 (106) 
Pratijfi. 9 (°stha) ; padâdya a situé dans la syllabe initiale » 
Pratijn. 27 ; padânta « fin de mot, phonème final du mot » 
et « situé en finale » A. et R. passim T. XIV 28 XVI 14 



— 446 — 

V. I 94, 153 III 2 IV 104, 124 RT. 18, apadântabhâj R. VI 
54 (430) VII 5 (437), padântya A. I 3 v. padya, padântîya 
V. I 85 III 88 R. VI 15 (391), 23 (399), padântâdi R. II 
5 (109), padântâdivat II 6 (110), dit d'un mot consistant 
en un seul phonème, tel que à, et qui est traité en finale 
du mot qui précède et initiale du mot qui suit (indra/â/ 
ihi) ; padâdyanta R. Intr. 9. padapûrva « précédé d v un 
mot » V. II 15, 17. padagita « traité comme un mot isolé » 
opp. à samdhy agita Pu. VI 1. padârtha « sens du mot » 
BD. II 108, « sens » N. I 3. padagotra « familles védiques 
auxquelles appartiennent les diverses classes de mots » V. 
VIII 58 (et cf. °devatâh 61). padavidhi « règle relative au 
mot » constitué A* I 1 3. padaccheda « séparation (cor- 
recte) des mots », l'un des mérites du récitant PS. 33 SarvS. 
37 YâS. 199 etc. et cf. vicheda. eka° dvi° tri° catuf aneka° 
« un, deux... mots* » V. I 157 IV 166 (sur eka?.}ri°, v. aussi 
ces mots ; dvi° « hémistiche » R. N. et cf. dvai°J. padavrtti 
(abrègement de °vivrtti, q. v.) « hiatus entre mots » R. 
II 26 (130), 33 (137) IV 67 (286), n. d'un phénomène tel 
que â en présence de voyelle issu de -âh ou de -ai (-au) et 
cf. pancâla et prâcya . padasaa V. VIII 42. 

Cf. les autres composés sous l'autre membre, not. 
(pada)prakrti , (pada)samdhi, (pada)krama, (pada)grahana, 
(pada)samhitâ, antah(pada), samâna(pada) . — D'après 
Geldner p° est déjà « mot » dans le RV. (cf, .ad I 72 6 ; 
dans le Glossar, Ge. cite encore VII 87 4 AV. X 8 6 : tous 
ex. douteux ou plurivalents). Ce sens est en tout cas atteint 
dans SB. X 2 6 13 où p° est apposé à aksara, peut-être XI 
5 6 9 (deva° « parole divine » plutôt que « passage sacré ») 
iKB. XXVI 5 où il est apposé à varna, AÂ. I 1 1 (et II 2 2 
avec étymologie par pâdi, cf. Sây.) GB. I 24 (dans katî ) 
et 27 (dans padasas) Vaikh. III 19 (mrsta***pada) ; peut- 
être dans eka° PB. XII 13 22 (« ayant un pied » Caland). 

Par extension p° signifie a membre de composé » dans 
pûrva° uttara et padya, q. v. 

<( Ligne métrique » BD. passim = pâda, not. (aussi 
chez R.) dans dvipadâ (rc) tri° catuf etc. ; même sens dans 



- 447 — 

le composé padapùrana « emplissant le vers », dit des m- 
julta explétifs N. I 4 sqq., 9-: usités dans la poésie (mf- 
lùksara) et répondant aux vâkyapùrana dans la prose {ami* 
tâksara). — Même sens dans la plupart dès textes véd., 
depuis RV. AV. ; sur le passage de « vers » à « mot », cf. 
Liebich SMleid. 1919 15 p. 5. 

h Lecture mot à mol de la Samhitâ », texte où les mots 
sorti sans combinaison phonique, par opp. à samhitâ ou 
sainhitâpâUia (ou par opp. à kramapâtha) Pr. passim VS. 
24 ; éventuellement aussi « mot du padapâtha » ainsi T. XV 
7. Le terme plein est padapâtha, attesté dans les vr. : l'ex- 
pression pade Pr. passim signifie « dans le padapâtha » 
(elle est glosée padakâlc Tribh. et vr. ad A. IV 109, 123), 
comme le plur. j>adcsu V. Vï 20 (aussi 17) est glosé pâthesu 
lv. l ] n autre n. plein est padasarnhitâ R. Intr. 9, mais 
padasamhitâvid XI 66 (677) désigne « celui qui connaît les 
pada et samhitâ-pâtha » ; le neutre padasarnhitâ « la forme 
pada et la forme samhitâ » d'un mot XI 1 (613). De façon 
analogue le padakramavîbhâgajna R. Intr. 8 est celui « qui 
connaît la distinction entre pada et krama-pâtha » (autre 
explication dTJv., v. s. krama). padavant « comportant 
absence de samdhi » Pu. IX 24. padatâ « forme pada d'un 
mot » R. XI 25 (637), 33 (645). yathâpadam « selon (la 
forme des mots dans) le padapâtha » XI 23 (635), 33 (645). 

padma n. du troisième yama MàS. XI 3. 

padya (nt. Uv. ad R. III 26 : 211) « partie d'un com- 
posé, membre ». Se dit aussi des préfixes, suffixes, dési- 
nences détachés par le padapâtha (propr. « relatif au 
mot »). Le p° est traité comme un mot R. I 61 (62). Autres 
attestations R. passim Up. V 3 VI 1, 5 : glosé padârdha 
Uv. passim, padasyâvayava vr. ad Up. VI 1, savagraha R. 
II 12 (115) ; apadya « qui n'est pas partie d'un composé » 
R. IX 39 (576) ; padyâdi « initiale d'un membre » III 25 
(211) V 21 (338) ; padyânta « situé à la fin d'un membre » 
IV 65 (284) ; pûrva et uttara v. pùrva, utttara. 



— 448 — 

« Concernant les pâda » R. XVIII 3 (1004), apposé à 
aksarya ; qualité « propre à l'état pada du texte, au pada- 
pâtha » A. I 1, opp. à samdhya ; phonème « qui se pré- 
sente à la fin d'un mot » (défini padântya) A. I 3, ex. p 
dans tristup, t dans virât ; 4, 57. — padyû (virâj) PB. VIII 
5 7 opp. à aksaryâ, v. la n. de Galand, et XII 11 22. 

para « qui suit, suivant, ultérieur », dit du mot ou du 
phonème Pr. passim, parfois avec l'abl. ; plus souvent ifc, 
avec le sens de « suivi de », ainsi svarapara « suivi de 
voyelle ». p° désigne plus spécialement le membre « ulté- 
rieur » d'un composé N. VII 14, 29. Le terme figure aussi 
ifc, not. dans parasvara « appartenant à la voyelle qui 
suit » T. XXI 2, dit de la consonne, etc. ; parakârana 
« dont la cause est dans l'élément qui suit » A* I 1 16 ; 
parayogia A* I 1 17 ; pararûpa phonème résultant de la 
combinaison de deux phonèmes et qui « a même forme que 
le phonème ultérieur » A. III 52, ex. e dans upetana issu de 
upa-etana ; de même A* II 1 5 ; parâdi « initiale de la syl- 
labe qui suit » RT. 26 ; parakrama v. krama. 

parasmaibhâsâ verbe à « voix moyenne » A* III 4 7. 
parânga « élément ultérieur » d'un groupe de consonnes 
Pu. VIII 169 ; <( portion du groupe qui suit » VII 177 sq. ; 
parâsraya phonème « qui dépend d'un autre, qui n'est pas 
autonome » CârS. 1 PS. 5 Varnaratnaprad. 50, dit de m 
h et ses corrélats (var. : °srita). paràvarârdhya. passages de 
la Samh. allant « du plus court au plus long » R. XV 27 
(854) XVIII 58 (1063). 

paramânu n. d'une durée d'un demi anu (soit 
1/8 de more) V. I 61 et cf. rnâtrâ ; caractérise d'après RT. 
34 l'intervalle entre phonèmes et vaut d'après la vr. une 
demi kola. Mais d'après S. Varma Crit. Stud. p. 176 le p° 
vaudrait deux anu et exprimerait la durée d'une consonne. 

parikrsta (au sens de upari° ou de para ) « qui com- 
porte un karsana ultérieur » Pu. III 114. 






— 449 — • 

parikrama mauv. var. pour parakrama (v. s. krama) 
R. XIV 55 (813). 

parigraha « répétition d'un mot avec Mi inséré » 
(propr. m fait d'entourer, d'enfermer ») R. III 23 (209) 
XI 32 (044), 30 (048), 45 (057) : cette répétition qui a lieu 
dans les pada et krama-pâtha atteint les pragrhya et autres 
mois posant des questions d'accent et d'euphonie ; d'après 
R. X 20 (009) certaines modifications (cérébralisation, al- 
longement etc.) sont annulées dans le p°, ex. pitryânam 
iti pitr-yânam en regard de pitryânam, ou maksu-maksv 
iti maksu-maksu en regard de maksùmaksû. Dans Up. IV 
12 V 1 sqq. VII 9, p° se dit du mot précédant iti, glosé 
pûrvavacana. Des synonymes sont parihâra et sthito- 
pasthita. 7>° est glosé vcslaka Uv. ad R. III 23 (209). 

« Sommaire » R. XIII 50 (758) ; parigrahârthïya mol 
« servant à comprendre, à englober » N. I 7, dit de slm ; 
V 22, cJit de sama. 

jmrigrhya mot « qui est à répéter avec Uï inséré » Up. 
IV 1 ; parigrahana Uv. ad R. XI 09 (080). parigrh- « répé- 
ter avec iti inséré » R. X 7 (590) Up. IV 2 et 18 sq. V 1 
sq., 5 etc. ; « fusionner » un -a final avec 17- initial de 
iti V. VII 2 sqq., ex. vipanyayeti vipanyayâ. parigrahana 
Uv. ad R. XI 09 (080). 

paripanna (samdhâna) n. d'un samdJii (propr. « trans- 
formé ») R. IV 15 (234) consistant en le passage à m de 
m suivi de r ou de spirante, ex. tvâtn ha = tvâm ha ; V 25 
(342) XV 12 (839) ; le mot samrâj fait exception au p° IV 
23 (242). 

paripâday. (mss. °pâtay-) « transformer en m » au lieu 
de nasaliser la voyelle R. XIV 37 (795), faute de pronon- 
ciation, ex. tâms te, raûmïrnr iva au lieu de tâïïis, 
raêmïmr : glosé anusvâram kr- Uv. ; paripâdya Uv. ad 
R. II 2 (100). 

parimàna « quantité » des phonèmes T. XXIII 2, 

29 



— 450 — 

glosé mâtrâkâla Tribh. ; pour définir le mot màtrâ V. I! 
28. 

parilup- pass. « être amui » R. II 11 (115), dit de la 
finale de esah en samdhi ; aparilopa « non dégradation » 
d'un enseignement I 64 (65). 

parivartana « renversement » dans l'ordre des mots, 
lors du krama Jat. 9. 

parisamâptyartha « qui a le sens d'achèvement » 
Bhâs. II 29. 

parihâra (« fait d'entourer ») répétition avec iti in- 
séré dans le kramapâtha A. IV 74 : s'applique aux 
pragrhya, aux mots résolubles, aux mots à restaurer, aux 
mots qui sont à la pause : défini dvirvacana 117 : cf. pari- 
graha. parihârya « qui est à répéter avec iti inséré » A. IV 
116, 126, ex. u dans sa u sùryah donnant en krama ûm 
ity ûm iti : glosé °hartavya vr. ; parihr- A. IV 123 vr. ; 
cf. SB. II 2 4 14. 

parî- « pratiquer l'inversion » dans le kramapâtha 
Jat. 4, glosé paryatanam kr-. 

paro'ksà « parfait » A. IV 84. L'expression paro'ksa 
se dit de mots ou vers « adressés indirectement » à la divi- 
nité, soit pratiquement : dont le verbe est à la troisième 
personne BD. passim (et paro'ksokta IV 32) N. VII 1 sqq. 
dans paro'ksakrtâ (rk) et cf. Nid. III 9 âmantritasya na 
paro'ksam asti « il n'y a pas d'expression indirecte au vo- 
catif ». paro'ksa modification « relative aux dérivés de la 
prakrti » Pu. VIII 88, opp. à pratyaksa ; LSS. VI 10 
19 = ayatharcam « propre au texte non ârcika ». 

parvan « membre » d'un composé A. IV 53 (cf. ja- 
rat°), 77 V. I 138 (au duel : glosé pada Uv. An.), 149 



451 



(même glose) V 7, dit d'un « membre » adventice (âgantu) : 
glosé padya Uv. ; eka° et aneka° N. II 2 se dit de composés 
« à un, à plus d'un membre ». Nom de la plus petite unité 
métrique » Pu. p. 521. parvan au sens de sabda Uv., ad V. I 
138 [Weber, errata]. 

pâkavatï n. de l'hiatus entre deux brèves VS. 323 
SarvS. 2T, 29NàS. II 4 2 YàS. 95, 97 SaiS. 183 Svarabhak- 
tiS. 33 ; MâS. IX 2 sq. cite aussi la forme yavamadhyâ. 



pâda « pied » (en métrique), soit « quart de strophe, 
vers » Pr. passimi : défini Va. 342. Le p° se compose de un 
mot à un nombre non limité de mots V. I 157. La division 
des p° se fait sans découper les mots (padâbhedena) R. XVII 
24 (975). Les p° des mètres croissent d'une syllabe XVII 44 
(995). pâdâdi « initiale de p° » A* I 1 19 sq., 3 8 V. I 17 
(a ) R. passim (et apâdâdibhâj) RT. 71 Sâmatan. III 7 8 
Bhâs. II 3 ; pâdânta « finale de p° » R. passim (et a°), pâ- 
dântïya RT. 148 vr. Sâmatan. V 4 1 etc. (et a° R. IV 45 : 
264), pâdopântïya RT. 145 vr. Sâmatan. 19 7 etc. (khid 
RT.) ; antahpâdam « à l'intérieur du pâda » R. passim ; 
pâdamardhïya RT. 112 vr., 143 vr. Sâmatan. I 10 1 etc. 
(ad RT.). pâdapûrana « qui emplit le p° », dit des nipâta 
en tant qu'explétifs R. XII 25 (707) = V. VIII 55 ; BD. II 
90 il est rappelé que certains nipâta sont usités pour emplir 
les p° défectifs : ùnânâm pûranârthâ va pâdânâm apare. 
Cf. pâdapûrana. 

Les quatre « parties » du phonème r SarvS. 19 sq. 

Le sens de « pied » métrique est acquis depuis SB. 

pâdavrtta (dérivé de padavrtti) n. d'un svarita A. III 
63 produit lorsqu'il y a hiatus : c'est le svarita des syl- 
labes âng et as dans la phrase yâh krtyâ ângirasïr yâh 
krtyâ âsurlh : défini vivrttau. De même T. XX 6 et 12 
où le terme est défini, padavivrttyâm. R. emploie le terme 
vaivrtta. V. I 119 le définît vivrttilaksanah « ce qui a 
pour caracéristique un hiatus » (séparant ce svarita de 



— 452 — 

Vudâtta précédent). Cf. encore KauS. 8 MâS. VII 2 YâS. 
76 Svarânk. 12 NâS. I 9 10 II 1 T (ms. : pûdântavrtta) 
VS. 219 ; v. vivrtti. 

Dans R. I 60 (61) p° désigne au duel « les deux élé- 
ments du pâda, » N à, savoir les syllabes brèves et les syllabes 
longues : glosé aksaraprapanca Uv. : ici le mot est un 
dvamdva de pâda + vrtta (cf. pâdasya ca vrttasya ca, ms. 
grantha cité Millier p. 27) ; Mûller propose la traduction 
(( mètre ». 

pârana « récitation » dans °karman R XI 70 (681), 
glosé pârâyana Uv. ; Anuvâkânukr. 36 et 43 avec même 
glose. 

pârâyana « id. » XV 1 (828), glosé adhyâpana, 33 (860). 
La vr. de Caranavy. Sieg p. 13 connaît quatre types de 
p° ; cf. aussi Weber Ind. Stud. III p. 253. 

pârsada au sens de Prâtisâkhya N. I 17 : cf. en dernier 
lieu S. Varma Crit. Stud. p. 12 Man. Ghosh éd. de PS. 
p. XXXIV et IHQ. XI p. 764. 

pinda « bloc » : n. de diverses modalités de. la jonction 
çonsonantique, v. samyoga . 

pipilikâ (n. d ! un mètre R.) n. du hiatus entre deux 
longues VS. 323 SaiS. 183 Sarvâ. 27 sqq. NàS. II 4 2 YàS. 
95 sq. MâS. IX 2 sq. (qui cite aussi la forme pipïlikama- 
dhyâ) SvarabhaktiS. 32. 

pîdana (« compression ») n. d'une faute de pronon- 
ciation R. XIV 3 (761), 11 (769), 29 (787) : glosé dvirbhâva 
Uv. (3) et définie « contraction » (samhâra) de phonèmes ; 
« suppression » d'une consonne, faute 17 (775), glosé ati- 
prayatna Uv. L' abhinidhâna est caractérisé A„ I 43 comme 
pïdita « écrasé ». pïday- « écraser » des phonèmes NâS. II 
2 T Mâ$. XI 10 : on doit « presser » (pïdayet) comme de 
l'huile les phonèmes subissant le samdhi CârS. cité S. 



— 453 — 

Varma op. c. p. 106 n. 1 ; cf. abhipïday-. Les sons ne doi- 
vent pas être pïdita MàS. IV 8 ; atinispïday- XII 8. 

pums « masculin » A* II 4 6 N. III 21 (iti pumsah « le 
mot est là au. masculin ») III 8 (stripumnapurnsakesu) BD. 
I 40 II 96 ; pumvacana « (exprimant le) masculin » A* II 
1 15 ; pumspravâda v. pravâda. — Cf. SB. X 5 1 2 (pumnâ- 
man), 3, 1 1 8 IV 5 2 10 KS. XXIII 4 VaiGS. III 19 GB. I 
25 VâdhS. Act. Or. II p. 164 ; pumlinga Pitrme. Caland 
p. 45 2, 29 6, citation chez KSS, V 3 6 iKaus. LX 15 et cf. 
SA. III 7 paumsnâni nâmâni. 

punarukta « passage répété » T. I 61 ; punarvacana 
« seconde position » d'un mot dans le parîgraha R. X 16 
(605), glosé dvitlye vacane Uv. 

punargrahana « reprise » de mots dans le padapâlha 
V. IV 176, glosé punaruktasya gràhanam : cette reprise a 
lieu avasânârtham « en vue de conclure ». 

purusa « personne » du verbe N. VII 1 et 2 dans 
prathama , madhyama , uttama q. v. — SamhUB. III 
p. 27 dans sainânapurusavacane . 

pur an a « complétion » A. IV 38, glosant samanla ; 
« qui emplit, complète » un pâda (sans avoir de sens pro- 
pre) BD. II 90, dit de certains nipâta et cf. pada°, pâda , 
vâkya . a Fait de compléter » un nombre APar. XLVII 1 
11. Dit) d'un pâdck « ^ compléter » par la résolution de i en 
y etc. Ping. III 1 (iyâdi ). — Cf. HirSS'. XXV 1 57. 

pûrna <( complet, allant jusqu'à son terme » RT. 84, 
dit d'un pâda. 

pûrva phonème « qui précède, antérieur » Pr. passim ; 
aussi mot « précédent » : accompagné de l'abl. ou plus 
souvent ifc. (°pûrvaka Pratijn. 13). Membre « antérieur » 



— 454 — 

d'une interrogation disjonctive V. II 54 ; d'un composé V. 

III 126 R. III 26 (212). apùrva « qui n'est précédé d'aucun » 
autre phonème, initial T. XX 2, glosé pûrvâbhâve sali 
Tribh. ; A. III 57. sapûrva « y compris le phonème précé- 
dent » T. V 19 VIII 22 ; « précédé d'un » autre mot R. XI 
15 (627). 

pûrvapada « membre antérieur » d'un composé A. III 
76 IV 75 V. V 28 (^svarânta « p° terminé eh voyelle ») A* 
13 1 III 3 10 T. I 49 (le p° d'un mot divisible s'appelle 
avagraha) Bhâs. II 21, 23 R. I 95 (96 : a ) IX 27 (564), 1 
(538 : allongement du pûrvapadàntà) I 70 (71 : apûrvapa- 
dântaga) V 45 (362 : pûrvapadântaga) ; « membre anté- 
rieur » dans un parigraha Uv. ad R. XI 27 (639) ; pûrva- 
padya « formant le membre antérieur » d'un composé R. I 
80 (81) IV 50 (269) XIII 30 (738), pûrvapadyânta V 31 (348) 

IV 84 (303) Up. VI 5. 

pùrvarûpa « élément antérieur » dans un samdhi R. II 
33 (137) III 13 (199) : la demi-more ultérieure du « premier 
élément » d'un samyoga a le même mode articulatoire 
(karana) que le second élément A. I 50. Cf. pararûpa, 
uttara . 

pûrvabhâj phénomène « portant sur le phonème pré- 
cédent » R: I 32 (33) ; consonne « appartenant à la voyelle 
précédente » XVIII 33 (1035) ; °bhâga « portion antérieure » 
de la svarabhakti SarvS. 21. pûrvavacana « première posi- 
tion » d'un mot qui va être répété Uv. ad R. XI 25 (637), 45 
(657). pùrvasvarûpa « ayant même nature que le phonème 
précédent » R. VI 42 (418). pûrvasvara « qui appartient à 
la voyelle précédente » V. II 104. pùrvânga « élément an- 
térieur » Pu. VII 201, dit not. d'un samyoga VIII 169. pûr- 
vânta <( partie finale du phonème antérieur » T. II 48. sar- 
vapùrva « précédé d'un phonème quelconque » R. V 56 
(372). pûrvavant « se référant à un élément antérieur » V. 
II 7, dit du pronom anaphorique. pûrvya phonème « pré- 
cédent » R. VI 2 (379). 

Véd. passim, cf. not. nipùrva verbe « précédé du pré- 
verbe ni » DevB. III p. 12 ; ifc. mot « ayant pour membre 



— 45ô — 

antérieur... » ÂpGS. XV 9 ; pùrvarûpa au sens gramm, TA. 
VII 3 1 sqq. (à mi-chemin AÂ. III 1 5 SA. VII 2). 

prkta phonème « mixte » VS. 11, dit de r et l, i.e. 
contenant une consonne ; prktasvara « voyelle mixte » 
T. XIII 16, dit .de r Tribh. ; ifc. v. varna. 

prthak « séparément » : qualité de la svarabhakti et 
d'autres phonèmes VS. 276 sq., 235 ; prtliaktva « discri- 
mination » de sens N. 14. Les diphtongues ç, o sont 
prthakêruti « s'entendent de façon distincte » de ai, au 
(qui n'ont pas comme celles-là leurs mores confondues) R. 
XIII 40 (748) : Uv. lit aussi apr°, ce qui revient à « où des 
éléments distincts (i. e. a dune pari, i ou u de l'autre) ne 
sont pas entendus ». 

prakamp- « subir une dépression tonique » (dite kam- 
pa, q. v.) R. III 34 (219b), dit des svarita jâtya, abhinihila, 
ksaipra, praslista lorsqu'ils sont suivis d'un aigu ou d'un 
svarita ; Varnaratnaprad. 73 ; MâS. VIII 5 (caus.)- pra- 
kampa Yâjusabhûs. 113. 

prakarana « sujet » (subject-matter) N. XIII 12 BD. 
II 93, 96, 118 ; prakrta ce « dont il est question » T. II 25. 

prakarsana « écartement » des mâchoires R. XIV 7 
(765), caractérisant la faille de prononciation dite viklista : 
glosé sarvatax calanam Uv. 

prakrti « base » : aanihitâpadaprakriih « la Samh. a 
pour base ou élément le pada(pâtha) » i. e. les mots pris 
un à un R. II 1 (105) N. I 17 : padâni prakrtibhûtâni yasyâh 
Uv. ; de là sans doute p° glose pada RT. 63 vr. ; mais le 
sens de p° T. V 2 est prob. différent, v. ci-dessous. Plus gén. 
p° se dit du ûabda comme « base » des phonèmes T. XXII 
1, glosé mùlakârana Tribh. (varnaprakrti môme sens II 7) 
VS. 27 ; « matériel » accentuel T. XIX 4 ; ifc. rcpha° k* IIÏ 



— 456 — 

1 1 ou ra° RT. 116 « fondé sur r » (dit du visarjanïyà) ; sa° 
RT. 125 ; ûsma° « fondé sur une spirante » R. VI 30 (406). 
Le âvâsa et le nâda sont les p° des phonèmes R. XIII 3 
(711). bahu° composé « à plusieurs bases » i. e. membres 
V. V 7. « Forme originale, spécifique » d'un mot N. I 8 
V 23, glosé °svabhâvaka Sk. ; « forme primaire » II 2 opp. 
à « forme secondaire » (vikrti) : prakrtisabda âkhyâtava- 
cana Sk. « le mot p° équivaut à verbe » ; opp. à « forme 
munie du guna » BD. II 108 ; dvi° mot « à double origine » 
N. II 2, glosé dvisvabhâva Sk. 

Plus précisément « forme originale » d'un mot, à res- 
taurer dans le parigraha, par ex. forme non cérébralisée, 
R. XI 36 (648), dans la locution p°-m anï- (d'où ânï- seul 
42 : 654) ; VI 32 (408), 34.(410). 

<( Etat premier » d'un mot (avant toute modification pho- 
nique) R. Intr. 5 = T. XXIV 5, opp. à krama et vikrama. 
D'après Lûders VS. p. 37 le terme p° T. V 2 (et cf. Va. 27) 
définit un passage de la Samh. comme ne comportant pas 
de changement par rapport au sarnhitâpàtha .. En ce sens on 
a surtout l'instr. adverbial prakrtyâ « sous la forme pre- 
mière, sans modification », qui caractérise not. les pragrhya, 
R. passim T. IX 16 A. III 33, 54 A* II 3 9 III 1 3, 3 3 V. 
III 79, 88 IV 5 VI 11 Pratijn. 21, 25 Bhâs. Il 30 Up. V 6 
VIII 5 IX 13. prakrtidarêana définissant le terme samâpatti 
A. IV 73. prakrtisvara « accent primitif » A* I 3 1 Uv. ad 
V. VI 11, 24. prakrtibhâva « état premier, inchangé » d'une 
forme A* II 3 26 V. IV 78. prakrtyâdesa A* II 4 5. prakr- 
timant changement « portant sur le pada » RT. 64 ; prakr- 
tivat « à la manière du padapâtha » Up. IX 1 sq. Cf. prâkrta. 

= samhitâ Caranavy. Sieg p. 13 : divisée en rûdhâ et 
yogfâ, q. v. • 

Emplois grammaticaux : prakrtyâ SSS. I 2 6 ; cf. aussi 
12, 15 sqq. (glosé prathamayâ prakrtyâ yathâsvabhâvam) . 

prakrstp. v. ïsat° ; autre n. du padapâtha, glosé sud- 
dhavarnatâ « état des phonèmes purs » Panj. de Bharad- 
vâja Pertsch p. V. 



— 457 — 

pragrhïtapada (« comportant un mot pragrhya ») n. 
d'un samdhi R, II 54 (158) : consistant en la non modifi- 
cation des pragrhya en présence de voyelles; et devant 
l'îft du padapâtlia, ex. vâyo iii t gaurï adhi. C'est l'illus- 
tration de la définition même du pragrhya. 

pragrhya (« à séparer, à ne pas combiner eh samdhi ». 
Pr. (sauf T. qui utilise la forme pragraha) : se dit de finales 
(et par extension des mots ayant ces finales) qui restent 
inchangées devant voyelle V. IV 84, y compris devant 
Vite du padapàtha R. II 51 (150) : cet iti les signale pré- 
cisément comme p° Y. I 92 et les sépare du même mot 
répété ensuite IV 17. A. III 33 les caractérise par le mol 
prakrtyâ. D'après V, I 93 sqq. ce sont c i ù du duel, o 
(vocatif), u comme particule, amù asme, tve, me à ton aigu, 
amï ; analogue R. I 68 (G9) sqq., landis que T. IV 5 sqq. 
Va. 36 sqq. énumèrent la liste de tous les. mots p°. a° « qui 
n'est pas p° » R. I 63 (64) BD. IV 144 (dit d'un mot tel que 
nave, i. e. non duel) ; pragrhyamadhye A* II 3 10. — 
Dit de c et o SâS. 12 7; o° MSS. VI 1 11 ; Wackernagel 

1 p. 325. 

pragraha « id. » T. IV 1, qui définit : « non constitué 
par un membre antérieur de composé » 2, « qui est (né- 
cessairement) une finale » 3, « qui est suivi de iti » 4. Môme 
forme I 60 X 24 XV 6 (a°) VS. 35 sqq. KauS. 48. D'après 
Régnier p° chez Uv. ad R. XV 16 (843 : variante) aurait 
un sens opp. à vigraha, mais cf. Millier. — HirSS. XXI 

2 33. 

pracaya (accent d' « accumulation » progressive) n. 
d'un accent consistant en ce que les syllabes graves qui 
suivent un svarita sont perçues comme aiguës R. III 19 
(205) T. XXI 10, v. Whitney ad T. 1. c. et ad A. III 65 Haug 
Accent p. 92 : ex. les syllabes le et tam dans agnim île pu- 
rôhitam ; pracayasvara R. III 22 (208), 27 (213) Up. VIII 
\0. Cette réélévation des anudâtta atteint une, deux syllabes 
ou davantage R. 19, toutefois elle se limite selon certains 



— 458 — 

à la dernière ou aux deux dernières d'une série d'anudâtta 
20 : en tout cas, selon R. 21 (207) et T. XXI 11, la syllabe 
grave devant udâtta ou svarita ne subit pas le p°. Selon 
certains enfin la dernière more (dans une syllabe à trois 
mores) est dans le p° plus basse que Yanudâtta R. III 27 
(213) ; autre vue chez Vyâli 28 (214). Cf. encore VS. 201, 
217, 231 (KâtS. 10 sqq. Svarânk. 2 Up. IX 5 MâS. V 7 etc.; 
est à prononcer sarvâsyc PS. 48. Le p° s'appelle vikampita 
chez A. ; un autre n. est dhrtapracaya T. XVIII 3 (quatrième 
accent d'après ïribh.), d'où dhrta seul, q. v. 

-pracita « id. » Uv. ad R. III 22 (208), 28 (214) sq. et ad 
V. I 1 NâS. I 8 19 MâS. 4 sq. V 6 YâS. 117 (opp. à 
uccaga). Au fém., lune des trois sortes d'ùçman YâS. 71. 

pranihan- v. nighâta. 

pranyasta « lancé en avant » T. II 20 : dit de la langue 
en position normale ; glosé tûsnïmbhûta Tribh. 

pratikant ha « formation irrégulière » R. I 54 (55), 
analysé kantham kantham iva pratisarngrhya Uv. et glosé 
nipâtana ibid. et cf. Uv. ad R. XI 42 (654). 

pratikram- « descendre jusqu'à » tel nombre de syl- 
labes, pour former un vers Nid. I 1 4, 7, 10. 

pratijnâna « opinion » d'un maître A. 18, opp. à 
vrtti « usage établi ». 

pratiloma (« en sens inverse du sens naturel ») n. 
d'un samdhi R. II 9 (113) sq. : celui où l'élément antérieur 
est une consonne, l'élément ultérieur une voyelle, et où il 
y a influence régressive exercée par la voyelle, ex. tam in~ 
dram, arvâg â = arvâk â. Opp. anuloma. 

prativestita « roulé en arrière » A. I 22, dit de la 
pointe de la langue pour la prononciation des cérébrales ; 



— 459 — 

°vestya « id. » T. II 37, glosé âvestya et V. I 78 ; cf. Benfey 
GGA. 1858 p. 1614 (repris Kl. Schr. II). 

pratisedha « négation, prohibition », i. e. mot néga- 
tif ou prohibitif : a(n) priv. V 24 N. IX 10, mû N. I 5, na 
BD. II 92, maki hvakir APar. XLVIII 126 ; plus générale- 
ment A* I 2 7 II 3 24 BD. I 38 (dit de l'emploi aksair ma), 
52 N. I 8 XI 18 RT. 265 (a ) ; « prohibition » d'un ton Pu. 
IX 152 ; pratisedhârthîya dit de na « ayant le sens néga- 
tif » N. I 4. 

pratisedhaka « négatif » T. XXII 8, dit de na dans un 
su. et cf. VS. 18 ; °siddha « pourvu d'un a(n) priv. » T. 
TV 56, soit pratiquement « qui constitue l'antonyme de tel 
mot » N. II 14. pratisidh- act. « nier » (dit de na) 14; 
pass. « être nié » i. e. être muni de na II 14. — Cf. meti 
pratisedhah GB. II 2 5. 

pratihâra « contact excessif » R. XIV 23 (781), n. 
d'une faute de prononciation des dentales, glosé atiprayatna 
Uv. 

pratïtârtha mot « dont le sens est réalisé, est clair » 
N. I 13 sq. 

pratrnna autre n. du padapâtha (propr. « découpé ») 
R. Intr. 3, défini « prononciation de syllabes pures » et 
glosé padâdhyayana Uv. — AA. III 13 S&. VII 10 où 
le terme est défini « forme existant lorsqu'on exprime les 
syllabes à l'état pur ». Cf. nirbhuja. 

pratyaksa « forme dé base, prakrti » Pu. VIII 88 ;. 
°krlâ (rc) strophe « à invocation directe » N. VII 1 sqq., 
i. e. ayant le verbe à la deuxième personne : cf. pratyaksam 
BD. I 11 équivalant à « à la deuxième personne », pratyaksa- 
vibhakti Nid. III 9. 

pratyaya phonème « qui suit, ultérieur » (dans un 



- 400 — 

mot séparé) R. I 80 (81) et passim, parfois avec l'abl. et 
glosé para, parabhûta ; aussi V. III 8 iic, pratyayâdi « ini- 
tiale du mot qui suit » R. XIV 59 (817) ; ifc. « suivi de » 
dans sparsântasthâ « suivi d'occlusive ou de semi-voyelle » 

IV 90 (309) û.sma° VI 52 (428) ùsmântasthâ XIV 40 (198) ; 
Pu. V 120 et (ifc.) III 67. 

« Suffixe » A. II 87 III 3 (apratyaye « quand la racine 
est sans suffixe », t. e. à l'état de nom-racine) A* I 2 14 
Cantara) II 1 8 (id.), 2 4 (°lopin) III 4 1 (lupta° « où le 
suffixe est amui », dit de la racine anc-) V. V 13 (dans 
l'expression vibhaktipratyaye « devant désinence casuelle » 
ou = vibhaktipare ?) T. V 7 (où le mot équivaut à « aug- 
ment », visant le cas de akurva : pratïyante 'bhivyajyante 
vyanjanâny anena Tribh. ; analogue Mâh.) VS. 66. 

« Réalisation » d'un sens N. I 15 dans mantrârthapratya- 
yâya : glosé avagaina Sk. ; « fonction » (?) R. VI 34 (410 : 
« ce qui est à percevoir » M. Mû.)- 

« Suffixe » GB. I 24, 26. Ailleurs le mot signifie « mode 
de compréhension » SS. passim, et même dans prakrti- 
pratyaya LSS. X 4 4 pratyaya esa vibhaktïnâm Nid. III 9. 

pratyâdàna « reprise » d'un mot dans le kramapàtha, 
accompagnée de la forme non modifiée dudit mot R. X 5 
(594) ; Uv. ad XI 48 (660), 55 (667) Up. III 4, 6 ; °dâya 
<( en répétant » le second d'un groupe de deux mots pour 
former un krama Up. IV 13 R. X 2 (591), 11 (600) : glosé 
punar grhïtvâ Uv. 

pratyâmnâya « indication contraire » R. I 61 (62) 
dans a : glosé punarvacana Uv. ; °mnâ- a réciter à nou- 
veau » R. XV 15 (832), glosé punar abhyas- Uv. 

pratyârambha « première position » d'un mot dans 
le parigraha Up. V 4 VII 20. 

pratyâsanga « contact » d'un mot avec un autre V. 

V 2, glosé pratyâsanna An. 



- 461 — 

pratyàhr- « ramener ensemble >> un groupe de deux 
syllabes DSS. XV 4 7 ; °hâra RT. préf. 

pratyuccar- caus. « faire répéter » par l'élève les mots 
du maître R. XV 13 (840). 

prathana « extension » (sans doute aplatissement) de 
la langue R. XIV 21 (779), faute de prononciation des 
occlusives : glosé vistâra Uv, 

prathama « première » série d'occlusives, sourdes 
non aspirées A.. I 6, 8 (°anta mot « terminé par une sourde 
non aspirée ») A* III 3 17 T. I 11, 27 V. IV 106 R. passim 
RT. 186 APar. XLVII 1 14 VS. 6. D'après Sâkatâyana c'est 
le p° qui apparaît en fin de mot R. I 16 (17). Au duel 
« première et deuxième » séries V. I 50 R. I 12 (13), occlu- 
sives sourdes. — ÂsSS. I 5 13. 

prathamavargïya occlusive « du premier varga », gut- 
turale R. IV 33 (253). 

<( Premier » (en fait « deuxième ») ton musical T. XXIII 
12 ; cf. autres références s. krusta et yarrib. « Première » 
spirante, i. e. h R. I 39 (40) ; « premier » accent, i. e. 
udâtta R. III 16 (202). — « Premier » sthâna de la voix 
KSS. III 1 3 IX 6 17 LSS. II 9 12 (°svara). 

prathamâ « première » désinence, nominatif N. I 8 V 
23 VI 1 Nid. III 9 ÂsSS. I 9 1 (p° vibhaktih). 

prathamapurusa « première (notre « troisième ») per- 
sonne » du verbe N. VII 1, cf. uttama . 

pradâna glosant karana « mode d'articulation » Uv. 
ad R. XIII 8 (716). . 

prad^sa (sâstra) « (traité) où sont exposées » des doc- 
trines R. XI 68 (679), glosé yair arthâh pradisyante Uv. ; 
« exposition » de faits Pu. VIII 234 ; « doctrine » N. I 13 
sq. ; « injonction » rituelle 17, glosé vaccina Sk. ; mahâ- 
pradèsa se dit R. XI 42 (654) d'un mot tel que svadhitïva 



— 462 — 

faisant l'objet d'une prescription particulière : pratikantha 
Uv. Cf. prâdesika. 

pradhâna « primaire » BD. V 96, dit du rite opp. à 
la formule (ibid. pradhânagunabhûta « primaire ou secon- 
daire ») ; ifc. strophe « adressée de façon primaire (i. e. 
directe) à telle divinité » N. passim ; objet « principal » 
de la louange BD. I 78, « prédominance » de telle divinité 
IV 4 sq., opp. à nipâta ; « chose essentielle » V. II 27 glosant 
le mot para- : glosé aparimita Uy. ; Jat. 3 ; ifc. v. bhâva . 

prabhrti ifc. mots « commençant par » A. IV 85 (pour 
introduire un gana) ; passage « commençant par » tel mot 
T. IV 22 sq. R. X 4 (593). 

prabheda « subdivision » dans les phonèmes XpiS. 
VI 6. 

pramâna « (ce qui fait) norme » Jat. 3 ; « mesure » 
d'ui* mètre R. XVII 1 (952). 

prayatna « effort » d'articulation : °viêesât « selon la 
différence d'effort » pour chaque phonème T. XVII 7 ; tat° 
« du même effort articulatoire » R. XIV 35 (793) ; âsya° 
« effort articulatoire (situé) dans la bouche » V. I 43, glosé 
mukha° Uv., dans la définition des savarna. Le terme est 
analysé prayatana ÂpiS. VII 5. La prononciation du svâra 
et du vikrama est drdhaprayatnatara T. XVII 6. L'enseigne- 
ment du p° est l'une des deux bases de la phonétique VS. 
344 ; force du p° dans les divers svarita 221 sq. ; dans les 
spirantes et dans certaines voyelles 294 sq. ; dans le pre- 
mier de deux phonèmes du même varga situés à la pause 
313 ; dans om suivi d'une labiale 314. D'après ÂpiS. III 
1 le p° est divisé en âbhyantara « interne » (antah° 12) et 
en bâhya « externe » YâS. 209 cite six p° (sam et vi-vrta, 
sprsta et asprsta ïsat ardha ) ; An. ad V I 11 en connaît 
quatre (sam et vi-vrta, sprstatâ et ïsat ). Il semble donc que 



— 4b3 — 

p° en véd. désigne ce que la gramm. class. précisera par 
âbhyaritaraprayatna. 

prayoga dans vak° « application de la voix », définie 
par un accent donné T. XVIII 4 ; yathâprayogam 7, dit de 
la syllabe om qui se prononce avec l'accent « tel qu'il 
s'applique » à la syllabe devant laquelle il figure ; aprayoge 
(( quand il n'y a pas emploi » dans une phrase de certains 
mots dont le sens est requis V. VI 23. La vrtti valable 
prayogârthe « pour l'usage » courant est la vrtti modérée 
R. XIII 49 (757). Cf. alpa°. prayoktr « sujet parlant » R. 
XIII 13 (721). 

prayojana « raison d'être » d'un phénomène A. IV 114, 
119 ; du kramapâtha V. IV 179. 

pravacana « enseignement » relatif à la récitation 
védique R. XV 33 (860), glosé ârsah pâthah Uv. ad V. I 
132 ; ifc. mot « désignant » telle notion N. IV 15 ; pravaktr 
« promulgateur » du krama R. XI 65 (676). 

pravana « déclive, en pente » égale T. I 47, dit de la 
prononciation du svarita selon certains : mais selon Tribh. 
le mot p° serait un synonyme de svarita (cf. aussi VS. 210) ; 
Mâh. lit sarva . 



pravada « forme » quelconque tirée d'un mot par 
affixation de désinences, suffixation, adjonction d'un mem- 
bre de composé R. IV 61 (280) IX 35 (572). En général ifc, 
ex. R. II 74 (178) goopasâ-gorjïkapravâdau « les mots g et 
g° en quelque forme que ce soit » (= en tout genre et cas) ; 
de même IV 49 (268) et passim Up. IV 6 VI 6, 8 T. XIII 9, 
glosé lingavibhaktibhedasamiïsataddhitâdibhir nirdeêah ; sa 
le mot énoncé « y compris ses formes casueiles » R. V 30 
(347), saha° « y compris les formes casueiles et dérivées » 
IX 5 (542) ; pums° mot « désignant un masculin » IV 42 
(363). « Ce qui comporte telle appellation », dit d'une 
louange ifc. N. II 13 ; « expression, désignation » VII 23 



— 464 — 

VIII 2 BD. II 18 ; drsta° « formant expression courante » N. 
I 14 ; âtma° « expressions désignant le soi » N. XIII 11. — 
HirSS. II 7 68 (glosé padà) MSS. V 1 A 14 ÂpSS. XVHl 
22 10 XIX 18 4. 

pravâdin mot « englobant ses formes dérivées, etc. » R. 
XI 40 (652). - 

pravigraha mots « indépendants, phoniquement com- 
binés » R. XV 16 (843) et séparés par un avagraha : glosé 
praslisto yasmin sambhavati Uv. 

pravlbhaj- « découper » les mots en vue de l'étymo- 
logie N. II 2 BD. II 106. 

pravrtta « complet, achevé » dit du sens d'une phrase 
N. I 9. 

praérita (var. °slita « appuyé » ?) n. d'un samdhi R. 
IV 26 (245) consistant en le changement en o d'un visar- 
janïya (non rhotacisé) et de la voyelle pénultième (a) en 
présence de consonne sonore, ex. devo devebhih = devah 
d\ 

praslista (« embrassé, lié ») n. d'un samdhi R. II 20 
(124) qui consiste dans la coalescence de deux voyelles sim- 
ples semblables en la longue correspondante, de a + i en e, 
de a + u en o, de a + e ou ai en ;ai, de a + o ou au 
en au, ex. madhùdakam = madhu u°, ainam = â enam, 
yatrausadhîh = yatra o° ; II 6 (110) III 14 (200) XIII 26 
(734) Pu. VI 153. 

Nom d'un ton (svarita) reposant sur ce samdhi : ce sva- 
rita apparaît d'après Sâkalya lorsqu'il y a coalescence de 
deux i brefs dont le premier était udàtta R. III 18 (204) et 
cf. 13 (199), 34 (219 b) V. I 116, ex. ab'hî'ndhatâm = ahhi 
i°, srucVva = sruci-iva ; coalescence de deux u T. XX 5, 
ex. sû~dgëtà„= sû-u° ; 11. Autres attestations K.auS. 8 SaiS. 
236 VS. 208, 222 NâS. I 9 10 II 1 6 Bhâs. I 10 Svarânk. 
6. — SSS. XII 13 5. 

praslesa a coalescence » de deux voyelles R. I 55 (56) 



— 465 — 

III 13 (199) X 20 (609) V. V 33, glosé praslistasamdhi Uv. — 
Nid. I 7 16 et cf. prâêlhta. 

prasamdhàlia « enchaînement » des mots dans le 
kramapâtha, par reprise du second d'un groupe krama et 
sa liaison avec le mot suivant en un nouveau groupe A. 

IV 111, 122, ex. sam srutena/ srùtena gamemahi/ game- 
mahi ma etc. ; ifc. mot « ayant pour combinaison (un 
changement de spirante en o) ». PS. 15 SaiS. 198 MâS. X 
5 NâS. II 5 9. 

prasârana (= Pan. sampra ) GB. I 26. 

prasiddha : le kramapâtha est purâprasiddha, il « n'a 
pas de pré-existence » par rapport au pada et samhitâ-pâ- 
tha R. XI 66 (677) et en outre son « existence » (prasiddhi) 
repose sur d'autres bases (à savoir, précisément, sur le pada 
et la samhîtâ) ibid. Ceci d'après les vues du pûrvapaksin : 
mais le su. 69 (680) enseigne qu'il y a purâ-prasiddhi pour le 
kramapâtha ; prasidhyant « qui existe » (dit de la base 
du kramapâtha) 67 (678) ; na prasidh- « manquer à se réa- 
liser » (sans le kramapâtha, dit du samdhi et de l'accen- 
tuation) 70 (681) ; cf. en outre siddhi. 

prastïrna « jeté en avant » A. I 24, dit de la pointe 
de la langue pour prononcer les dentales. 

prasvar- « prononcer (en tirant le son ?) », dit de la 
syllabe om R. XV 5 (832) ; glosé sabdam kr- Uv. ; pras- 
vâra n. de ladite syllabe ibid., cf. pranava. 

prâk « jusqu'à » tel su. V I 33 III 129 IV 129. 

prâkrta « original, primaire » R. XVII 40 (991), dit de 
pâda fondamentaux comme ceux de gâyatrï et de jagatï, 
opp. aux pâda qui en sont des « modifications » (vikâra) ; 
II 34 (138). dit de e. o non issus de -ah, opp. à vaikrta ; X v 

30 



— 466 - 

12 (839), de la forme originale d'un samdhi à spirante ; T. 
VI 14 dit d'un phonème non issu du samdhi ; id. XIII 14 
XIV 28 APar. XLVII 1 1 ; °upadha samdhi «. où la pénul- 
tième reste inchangée » R. IV 35 (254), à savoir le visar- 
janïya dans un cas tel que mahah ksonasya, satakratvùh 
tsarat y °udaya samdhi où le phonème « ultérieur reste in- 
changé n R. II 23 (127), dit du ksaipra( samdhi). . 

prâkslista y.prâslista. 

prâcyapadavrtti (abrégé en prâcya R. II 81 : 185) 
n. d'un samdhi R. II 33 (137) consistant en maintien de 
-c (-as) final en présence de a, ex. te agrepâh. Selon Sâkalya 
l'Ancien Va s'accommode à la voyelle finale, i. e. tend à 
être prononcé e cf. R. 81 T. XI 19, mais, ajoute R. II 82 
(186) « la pratique établie est autre » ; cf. pancâla . — Cf. 
l'expression prâcyapancâlïsu (angulïsu vr.) SamhUB. II 
p. 16. 

prâna « souffle » : le phonème s est le nom du p° R. 
Intr. 4 (Uv.) et cf. AÂ. III 2 6 SA. VIII 11. Pour parler, 
le p° qui est un anupradâna des poumons, devient svâsa 
ou nâda selon que le larynx est ouvert ou fermé R. XIII 1 
(709) ; selon certains le p° est plus rapide dans les occlusives 
aspirées 19 (727). Cf. alpa et mahâ°. 

prâtijfia « «sujet, chose traitée » A. I 1. 

prâtipadika « thème nominal » A. III 78. — GB. I 

24, 26 (arthavat). 

prâtilomya « antithèse » N. I 3, dit de prati par rap- 
port à abhi. 

prâtisrutka « ce qui donne au son l'audibilité » T. 
II 3 : dit de uras, kantha, siras, mukha, nâsike : glosé 
sthâna et pratidhvani Tribh. 



— 467 — 

prâtihata n. d'un svarita T. XX 3, situé au commence- 
ment d'un mot lorsque le mot précédent se termine par un 
aigu, soit te dans mâ f te â'syam, ou tvë dans isé tvâ cf. 
Whitney ; même forme 11 KauS. 8 et 15 VS. 219. 

prâdesika modification (vikâra ou guna) « propre au 
radical » N. I 12 (« qui a des précédents » BR., « référant 
au verbe de base » Strauss ZDMG. LXXXI p. 115) : carac- 
térisant selon Gârgya ceux d'entre les noms qui dérivent 
de verbes ; a° mot « ne comportant pas ladite modification >> 

I 13, glosé arthe ' sambhavant Sk., II 1. 

prâpta « (ce qui est) réalisé (virtuellement) » Prâtis- 
PradS. p. 218 et cf. vibhâsâ ; ifc. « accédant à telle forme », 
dit d'un phonème Pu. III 1, 4 VII 201 (ibid. aussi pùrvàn- 
gam prâptah) ; prâpti a réalisation » virtuelle SarvS. 15. 

prâya « majorité » de vers de telle nature dans une 
strophe ou un hymne, mètre dominant R. XVI 65 (924) 

XVII 25 (975). 

prâvacana accentuation « propre à Yârsapâtha » i. e. 
à la Samh. V. I 132, laquelle peut dans le yajus être em- 
ployée au lieu de la monotonie ; NâS. 118. 

prâslista n. d'un svarita A. III 56 et 65 : émanant de 
la coalescence de deux i brefs, ex. bhîndhVdam = bhindhi 
i° : c'est le ton appelé ailleurs prâslista. Même forme NâS. 

II 1 9 ; le ms. B d'A. (JAOS. X p. 162) a la forme prâk- 
slista, qui est aussi celle de MâS. VII 2, 4 VIII 5. 

preksâ dans caturthyarthapreksà et analogues : mot 
(fém.) « ayant l'apparence du sens d'un datif » (ou : pouvant 
être compris comme datif BR.) N. I 17. 

prepsu désignation d'un adjectif à valeur désidéra tive 



— 468 — 

A. IV 29, ex. sravasyu- ; l'expression tatprepsu N. VI 28 
s'applique à ratharyatt « désirer un char ». 

presanî (mode de l'exhortation) « impératif » A* II 1 
11, 3 21. 

pluta (« qui nage », i*. e. « qui s'étend ») n. d'une 
voyelle étirée jusqu'à la durée de trois mores, et définie 
comme trimâtra A. I 62 EL I 30 (31) Up. I 10 VS. 342 ou 
tris T. I 36 V. I 58; Suivie de i, la voyelle p.° est traitée 
comme une longue R. 14. Exemples de p° A. I 105. Le 
terme se dit aussi par extension de simples allongements 
d'une voyelle finale, ceux de R. VII à IX, ainsi dans plù- 
topadha ci-dessous. Certaines Si. distinguent le p°, voyelle 
brève à laquelle s'ajoutent deux mores, du vrddha, q. v. 
(S. Varma Crit. Stud. p. 180). Autres attestations A. I 38 
IV 6 A* III 4 7 R. Intr. 5 = T. XXIV 5 -VII 34 (465) Pu. 
IX 16 etc. Dans la répétition (parihâra) le p° est à traiter 
comme non p° (aplutavat) A. IV 120. Le terme est glosé* 
Vaidikâbhar. ad T. I 36 sarâdivad dùragâmitvât (ainsi appe- 
lé) « parce que cela va loin comme une flèche ou ana- 
logue ». 

apluta R. VIII 1 (488) IX 4 (541) A. I 97 et aplutavat 
précité ; plutapùrvam « quand un p° précède » T. 14 ; 
plutâdi mot « à initiale p° » (i. e. allongée) et qu'on saute 
en terminant un groupe krama R. X 3 (592), 7 (596) etc. 
Up. IV 10 ; plutopadhâ n. d'un hiatus R. II 66 (170) sq. 
accompagné de l'allongement de la voyelle pénultième, ex. 
evâm agnim = eva a . 

pluti « proîation » de voyelle, attestée selon R. I 31 (32) 
en trois passages de la Samh. ; est (assimilé à) la p° 
l'allongement d'une brève devant consonne dans le sâma- 
vaèa samdhi R. VII 1 (434) ; Up. VII 10. 

plu- (plavàté) « subir la pluti » R. VIL 5 (437), dit de 
Vu de maksu, 41 (473), de l'a de veda devant un y- initial, 
IX 1 (538), des voyelles finales de premier membre devant 
°vasu- et °magha- y 30 (567), de la forme sah- suivant 



— 469 

abhimâti et analogues ; Uv. ad R. VII 6 (438) sqq. Il s'agit 
partout de simples allongements ; plu- désignant une pluti 
réelle Pu. IX 15, 17. 

pluta SSS. I 1 19, 42 sq. (et a° 43) AsSS. V 9 6 VII 
11 13 Vait. XIX 10 (anta° « dont la syllabe finale a trois 
mores »), 8 (fidi°) GB. I 25 N'rsU. 13 15,8; pluti Vait. 
XXXII 15 SSS. 12 3 (où elle est suivant les cas de trois ou 
quatre mores, cf. la vr.) HirSS. XXI 2 26 et 34 Â&5S. II 19 
20 ; plu- vr. ad ÀpSS. II 15 3 GB. I 27, caus. SSS. I 2 1 
glosé caturmâtram kr-, AsSS. 15 7 qui prescrit la résolution 
en â3i, â3u ; plâvana ApDhS. I 5 17 MSS. V 1 1 11. Sur 
la pluti, v. not. Wackernagel I p. 297. 

bartoaratâ « balbutiement » R. XIV 26 (784), glosé 
asaukumârya Uv., faute de prononciation. 

barsvya « gencives supérieures », voisines du lieu 
d'articulation de r selon certains R. I 46 (47) (ms. vartsya), 
glosé tâludantyor madhyam Mûller p. 25 ; rôle des barsva 
dans la prononciation de r r long l T. II 18 (barsvâ iti 
dantapankter uparistâd anyah pradeêah Mâh.). 

bala « force », représentée par la lettre n R. Intr. 4 et 
cf. AÂ. III 2 6 SA. VIII 11 TA. VII 2 1, glosé prayatna- 
vUesa Sank., sprstatvam isatsprstatvam ityâdikah prayat- 
nah Sây. ; balavant « fort », dit de là prononciation des 
voyelles ChU. II 22 5, glosé prayatnâdhikyopeta ; dit d'une 
règle qui prévaut sur telle autre V. I 159 ; d'une cause ser- 
vant à déterminer le mètre (balavattarà) R. XVII 21 (972). 

balakâ l'une des formes de la spirante, dans le nipâta 
YâS. 71. 

bahumadhyagata mots « se trouvant au milieu d'un 
groupe krama d'au moins trois mots » R. X 8 (597) Up, 
IV 8. 



— 470 — 

bahulam « par diversité » d'usage A. III 8, 13, 17 
A* III 1 14 V. III 17, soit « de manière non constante » ; 
en un sens plus général Nir. RPr. passim. 

bahuvacana « pluriel » A I 78, 84 A* I 2 1 II 2 15, 
18, 22 N. I 8 IV 3 V 23 XI 16 ; bahuvat « au pluriel » N. 
II 24, 27 XI 16 BD. m 82 APar. XLVIII 134, 139, 144 a° 
BD. III 82 ; bahvabhidhânaja phonème « émanant du plu- 
riel » = apparaissant au pluriel (dit de m) R. XIII 22 (730). 
— bahuvacana DSS. XII 3 6 et cf. SB. XIII 5 1 18 « plura- 
lité » ; bahuûabda LSS. II 2 .27 ; banuvat ÊSS. VI 1 27 IX 
23 13 GoGS. II 5 3 ÂsSS. V 4 7 ; bahmruti DSS. XII 2 17. 

bahuvrihi n. d'un composé BD. II 105. 

bindu désignation de Vanusvâra RâmU. II 5 et passim 
NrSU. 15 2 6 (sabinduka) . 

brmhana <( consolidation » des rc et des yajus par le 
krama R. XI 71 (682), glosé samdhârana Uv. 

bhakti n. d'une division de sâman Pu. p. 521. Abrévia- 
tion de svarabhakti q. v. VS. 277 Tribh. XXI 6 et (masc.) 
225 sq. ; bhaktisesa APar. XLVIII 147 ; tad° 136, 141, 146. 

bhâj ifc. « qui a part à, qui concerne » v. nipâta , anta°, 
kârya°, padânta , pûrva° ; tribhâj « qui porte (dit d'un ton) 
sur trois » syllabes Pu. VIII 180. 

bhaj- « avoir part à, appartenir à » telle syllabe R. XVIII 
34 (1036) et les vr., passim. 

bhaksita « dévoré » PS. 50, i. e. mal prononcé ; bhak- 
sya = bhugna q. v. 

bharvant « présent » SA. VII 20 ; bhavya « id. » BD. I 
40 ; bhavisya « futur » BD. 1. ç. SA. 1. c. 

bhâva « état » ou « entrée dans un état » R. XII 19 



— 471 - 

(701) définissant le verbe : glosé kriyâ Uv. ; le verbe est 
bhâvapradhâna « exprimant essentiellement l'état » BD. 
II 121 ; le bh° selon N. I 2 comporte six modifications : 
jâyate, asti, viparinamate, vardhate, apaksïyate, vinasyati. 
bh° sert aussi à définir la substance, v. dravya. Equivaut 
ifc. à « changement, passage » d'un phonème à un autre, 
ex. trtïyabhâva « passage (des sourdes non aspirées) aux 
sonores non aspirées » R. II 10 (114) XI 48 (660), abhini- 
dhâna « passage (d'une occlusive) à un abhinidhâna » VI 31 
(407), mûrdhanya « (d'une dentale) à une cérébrale » V 61 
(377), dû° « (de duh) à dù° » X 22 (612), rephosma « (de n) 
à r ou à spiranle » IV 80 (299) XV 12 (743), ûsmara « id. » 
XI 36 (648) û° « de -u final et u- initial) à û » T. X 17 XX 5, 
rephosmaya « (de n) à r, spirante ou y » XV 1 XVII 4, 
yavakâra « (de i ï u) à y v » XX 1 ; dans uttamalabhâva 
« passage de nasale à l » T. V 31 le phonème original et le 
phonème modifié sont exprimés dans le composé. 

Autres : ekaprânabhâve « en un seul souffle » T. V 1 
dans la définition de la samhitâ ; tad° « fait de devenir 
<:ela » R. I 56 (57), glosant asâv amum ; glosé prakrtivi- 
kârabffâva Pu. IX 110. Cf. abhâva, eki°. 

bhâvin (« produisant un changement ») n. des voyelles 
non gutturales (i. e. au|tres que a a) V. I 46, en tant que 
cérébralisantes, cf. Breloer ZII. VII p. 121. Aussi V. III 21 
VII 9 IV 33 dans a upad\a, 45 ; ifc. dans eka° q. v., ekï° 
v. ekïbhâva et dans etandbhâvin , dit du mot itana « deve- 
nant etana » R. XI 10 (622) et prathama voyelle qui par 
coalescence avec un aigu ultérieur « devient elle-même 
première » i. e. aiguë III 16 (202). 

bhâvya ifc. v. ksaipra ; bhâvya au sens de ksaipra Sva- 
rabhaktiS. 2. 

bhâsâ « langue parlée » opp. à « langue sacrée » : au 
loc. bhâsâyâm RT. 96, 212 N. I 4 (opp. à anvadhyâyam) , 
glosé loke Sk. ; cf. aussi chandas. 

bhâsika « propre à la langue parlée » N. II 2 opp. à 
naigama et dit des racines figurant dans damûna- ou 



- 472 — 

ksetrasâdha- , des mots usna- et ghrta-. Nom d'un ton résul- 
tant du contact entre aigu et grave, ex. â dans aryfimâ'yuh 
= aryamâ' âyûh (sauf exceptions) Bhâs. I 5, 17 ; en outre, 
ibid., n. générique des tons jâtya, abhinihita, ksaipra et 
praslista ; ibid. enfin, ri. de l'o dans uto, yo, mo, no, so 
(et o selon certains) : ce sont donc toujours des svarita : 
ils sont appelés bhâsika parce que dans le Brâhmana ils 
ont une représentation distincte de celle qu'ils ont dans la 
Samh. : ils sont représentés par un udâtta, cf. Kielhorn 
Ind. Stud. X p. 398. L'expression bhâsikasvara « accent 
usité en bhâsâ » KSS. I 8 17 est glosée brâhmanasvara ; se 
dit, au duel, de Yudâtta et de Yanudâtta Pratijn. 7, les 
deux seuls accents connus du (S)B. ; cf. encore bhâsikalak- 
sana Uv. et An. ad V. I 129 et sur toute la question, Weber 
Ind. Stud. X p. 423 Wackernagel I p. 295 Caland SB. in 
Kâ. recension I p. 10. 

bhâsya au plur. opp. à veda (pl.ur.) V. I 19 et dit du 
mot atha par opp. au mot om : glosé bhàsyagrantha An. 

bhâs- « employer (dans la langue parlée ?) » telle forme 
N. II 2, dit de sava- ; pass. « être employé » ibid., dit du 
verbe êavati, II 3 dit de vi et cakadra-, VI 30 dit de kan- r 
31 dit de idamyu- au seng de « comme cela » ; APar. XLVII 
1 20, 2 1. 

bhirbhyâmbhya&B'll n. des désinences en 6h- A. W 
31 A* III 4 2 ; cf. bhakârâdau « dans les désinences com- 
mençant par bh- » V. V 13. 

bhllkta « avalé », i. e. imparfaitement articulé, n. de- 
Yabhinidhâna dans le CârS. (cité S. Varma Crit. Stud. 
p. 142) : var. bhaksya. 

bhugna (« infléchi ») n. de l'insertion de v entre a 
(a) issu de o (au) et une voyelle non labiale R. II 31 (135), 
ex. vâya v â yâhi = vâyo iti â yâhi. 

bhûta « passé, prétérit » A* II 4 3, 3 2 (et cf. adyatanï} 



- 473 — 

V. II 45 (dit du mot sukrta-) BD. I 40 (opp. à bhavya) ; 
°kâle V. V 11, dit du suffixe -vâms- ; obhùta « devenu o », 
RT. 70, dit de u. 

bhùtakarana <( instrument du passé » A. III 49, désigna- 
tion de laugment verbal ; « qui a le sens passé » BD. VIII 
85, dit de la désinence -c dans âdadhc. — « Passé » SA. 
VII 20 opp. à bhavant, bhavisyant. 

bhùyâms voyelle « augmentée » d'une consonne (?) 
RT. 48. 

bheda « différence » dans le lieu ou le mode d'articu- 
lation R. VI 27 (403) ; dans le genre et le nombre BD. I 43 ; 
abhédena « sans diviser » les mots R. XVII 24 (975). 

bhrûmadhya « rentre-sourcils » V. I 30, l'un des 
trois sthâna. 

-matu- le suffixe -mant- (-vaut-) A. III 17 IV 17 A* III 

1 9, 3 15. matvarthe « au sens dudit suffixe » A. IV 47 • 
cf. tadvant. 

madarthe « au sens de la première personne » du pro 
nom personnel V. II 3, dit des formes no, nau, me, ma . 
glosé asmad° Uv. 

madhya « intermédiaire » entre ouvert et fermé T. II 
6, dit de h ; « milieu » de la langue, v. jihvâ ; des mâ- 
choires, comme lieu des gutturales V. I 84 et cf. bahu°. 

madhyâ n. d'un hiatus VS. 323 (cf. yavamadhya) MàS. 
cité Haug Accent p. 57 n. 1. 

madhyama « deuxième personne » du verbe A* II 1 11, 

2 6, 3 21 et madhyamapurusa N. VII 2. « Moyen », n. d'un 
tempo R. XIII 46 (754) propre à l'usage courant 49 (757) 
et recommandé MâS. I 5, caractérisé par une more à quatre 
temps RT. 32 ; dit d'un timbre valable pour prononcer 
om T. XVIII 4 ; d'un des sept sthâna (tonalités) XXIII 5 



- 474 — 

défini 10 comme : ce qui est prononcé « dans la gorge » 
(et cf. Uv. ad R. XIII 42 (750) VS. 278) ; d'une des trois 
positions de la voix T. XXII 11 R. 1. c. PS. 8 ; du mode 
de prononciation de v intérieur Pratijn. 17. Syllabe « mé- 
diane » R. IX 33 (570). Au duel, les deux séries « cen- 
trales » d'occlusives R. XIV 24 (782), palatales et céré- 
brales ; au plur. les trois séries « centrales » V 42 (359) 
XII 3 (685). 

Ton ou position de la voix « médiane » ÂsSS. ï 5 27 IV 

5 9 (°sthàna) V 12 8 (°svara) SSS. I 14 23 KSS. III 1 4 IX 

6 19 ÂpSS. XXIV 1 13 VSS. I 1 1 82. 

mantra : au sens de samhitâpâtha Caranavy. Weber 
Ind. St. III p. 269. 

mandra « lent » n. d'une des trois positions de la voix 
R. XIII 42 (750) T. XXII 11 ; n. d^un des sept sthâna (to- 
nalités) T. XXIII, 5, caractérisé comme produit « dans la 
poitrine » 10 sqq. et cf. Uv. ad R. 1. c. ; de même BD. 
VIII 113, 115 VS. 278 PS. 7 ; autres références s. krusta et 
yama. — SamhUB. II p. 17 (°karsana) VSS. I 1 1 81 (°sva* 
m) SSS. I 14 22 LSS. I 11 26 (°svara) ÂsSS. I 5 25 ÂpSS. 
XXIV 1 12 DSS. IV 1 18 et cf. PB. VII 1 7 SB. XI 4 2 12. 

-maya- n. d'un suffixe A. IV 24. 

mahânt voyelle « lourde » R. XIV 49 (807), mais Uv. 
donne aussi le sens de « groupe de consonnes » ; mahâ- 
prâna « aspiré » ÂpiS. IV 3, 5 VIII 16, propr. « à souffle 
puissant ». 

mândÛkOsthya la seconde de deux voyelles labiales 
consécutives VS. 310 sq. 

mâtrâ « unité de mesure, more » : c'est la durée d'une 
voyelle brève, v. hrasva ; d'un avagraha R. I 28 (29) RT. 
35 ; d'une consonne, v. vyanjana ; d'une gati RT. 29 (la- 



— 475 — 

quelle est aussi ardhamâtrâ et trikalâ) ; de la pause pour 
hiatus (ekarnâtra) T. XXII 13 ; de la pause en général RT. 
36 et cf. virâma. RT. 31 sqq. parle de mores à 3, 4, 5 par- 
ties. La durée des m est donnée par comparaison avec le 
cri de divers animaux PS. 49 LoS. VIII 9 YâS. 15 sq. 
MâS. XIII 3 SarvS. 41 R. XIII 50 (758) VS. 315 sqq. 
Composés : ardhamâtrâ « une demi more » R. III 4 (189) 
et RT. 53 dans la description du svarita q. v., R. I 33 (34)' 
sârdha , dit de la svarabhakti longue, T. XXII 13, dit de la 
pause pour hiatus à l'intérieur d'un mot, V. IV 148, de 
m après voyelle longue ; la consonne est aussi ardha° Up. 
I 11 RT. 28 ; mâtrârdha A. I 17 dans la description du sva- 
rita, 50 dans celle du samyoga, q. v. ; ce qui est mâtrârdha 
est <( juste perceptible » (vyaktamâtra) selon VS. 316 et 
définit parfois le paramânu q. v. ; adhy ardhamâtrâ « une 
nore et demie » dit de Yanusvâra V. IV 147 et cf. 148 ; 
samamâtra Bhâs. II 31. 

anumatrâ q. v. ; ekarnâtra T. XXII 13 précité, A. I 59 
Up. I 8 ; dvimâtra « qui compte deux mores » A. I 61 Up. 
19, dit d'une voyelle longue ; V. IV 105, d'une voyelle 
devant groupe ou suivie d'une consonne à la pause, ou 
encore d'une voyelle qui elle-même est à la pause ; RT. 37, 
dit d'une pause « constante » (nitya) ; d'une pause de 
pada T. XXII 13. trimâtra « qui compte trois mores » A. I 
62, dit d'une voyelle pluta et cf. R. I 3Q (31), 64 (65) III 
27 (213) XV 5 (832), dit de om f Y. II 50 Up. I 10 ; T. XXII 
13, dit de la pause d'une strophe (r g virâma) ; RT. 39 vr. 
de la fin d'une bhakti. caturmâtra R. XV 5 (832) dans la 
prononciation de la syllabe om (et cf. pâda° s. svarabhakti); 
san° id. ibid.Le su. de Ping, est san°Ping. I 11. — ayathâ- 
mâtram « non selon les mores » R. XIV 10 (768), dit d'une 
prononciation fautive des voyelles. Cf. sur le problème des 
m° S. Varma Crit. Stud. p. 176. 

Atteste AV. (ici d'abord « mesure » du vers) etc., not. 
amâtrâïopa « non déperdition d'une more » LSS. VI 10 21, 
mâtrâmâtram vîbhaj- « discerner ce qui est une more et ce 
qui ne l'est pas » AÂ. III 1 5 SA. VII 12 ; TA. VII 2 1 ; 



— 476 — 

kati GB. I 24, 27 ; tri° SSS. I 1 19 dit de o, ÂsSS. I 2 10 ; 
catur SSS. I 2 3 dit de la pluti, 13 dit de au, ÂsS. I 2 14, 
GB. I 16 dit de om et cf. 17. Sur les m° (au nombre de 4 ou 
de 3 1/2) qui sont dans om selon les Upanisad de l'AV., 
v. Weber RâmU. p. 312. 

mâtrika ^ comportant une more » vr. ad Rï. 36 SarvS. 
10 sq., 31 (sapâdo m « 1 1/4 »). 

-mâtra- n. d'un suffixe A. IV 22. 

mârdava « douceur » T. XXII 10, caractérisant Vanu- 
dâtta et glosé svarasya migdhatâ ; V. I 31, glosé adhoga- 
manam gâtrânâm, v. Weber. 

mâlâ (divisé en puspa° et krama°) deuxième division 
du krama Garanavy. Intr., PrâtJyot. Thibaut Jat. p. 45. 

mitâksara discours « à syllabes mesurées », poésie 
R. XI 26 (708) N. I 9 BD. II 90, 92 ; a « prose » R. 1. c. 

misra « qui est en connexion avec » lés règles géné- 
rales, dit des exceptions R. I 53 (54), glosé ekïkrta. 

mukta : les sons ne doivent pas être m° MàS. IV 8, 
opp. à pldita. 

mukha « bouche » : mode d'articulation de l'anunâ- 
sika V. I 75 A. I 27 (en jonction avec le nez) ; id. R. XIII 
20 (728) ; de même, mukhanâsikya T. II 50, dit des nâ- 
sikya. mukhya « qui est en tête » R. II 59 (163), dit de la 
voyelle a ; « premier » varga XIV 22 (780). 

'mud' n. fictif des sifflantes (concurremment à 'jit') V. 
I 52 III 8, 12 IV 119. 

mûrdhan « tête » : lieu des occlusives et de la sif- 
flante cérébrales V. I 67 RT. 6 APar. XLVfl 2 1. Rôle du 
?n° dans la prononciation des occlusives cérébrales T. II 37. 



— 477 - 

mûrdhanya « cérébrale » : n. des phonèmes ayant pour 
mode d'articulation la pointe de la langue prativestita A. 
I 22 ; analogue V. I 78 ; dit des occlusives et de la sif- 
flante cérébrales R. I 43 (44) ; dit de r PS. 17 et (selon 
certains) APar. XLVII 2 5 ; cf. encore A. I 63 II 60 V. I 42 
VIII 47 RT. 272 Pratijfi. 18. 

mùla au sens de dantamûla RT. 8, q. v. ; v. aussi 
hanu. mùlakârana Tribh. II 8, glosant anupradâna. 

mrdu « doux », dit de la prononciation du ton praslista 
et, en degré croissant, des tons jâtya, ksaipra, tairovyaiî- 
jana, pâdavrtta V. I 125 cf. Uv. ; analogue Varnaratnaprad. 
102 sq. Cf. mârdava. mrdutara « plus doux » T. XX 11, 
dit de l'effort pour prononcer le praslista et le prâtihata. 
mrdutà « douceur » dit du praslista et de Vabhinihata VS. 
222. 

y an pratyëhâra des semi- voyelles PS. 39. 

yathâgrhîtam « telles qu'elles sont mentionnées » 
R. II 74 (178), dit de formations irrégulières citées à un 
cas ou genre ou nombre particuliers. 

yathâvat « en sa forme propre » R. XI 61 (673). 

yathâsamkhyam « selon l'ordre où sont énumérés » 
tels mots dans un su. A. I 99 V. I 143. 

yadrcchayâ « facultativement » VS. 196. 

yadvrtta « mode du pronom y a- » V. VI 14, c'est-à- 
dire forme désinentielle ou dérivée quelconque de y a-, y ad 
yam yena yatra yadi etc. Uv. 

yama (« jumeaux ») n. de phonèmes nasaux insérés 
entre occlusive (non nasale) et nasale A. I 99, ex. dans 



— 478 — 

sapatiiam, grbhnâii ; c'est d'après T. XXI 13 un autre 
n. des nâsikya, cf. VS. 251, tandis que R. I 48 (49) et 
autres textes les juxtaposent aux nâsikya. Selon R. VI 29 
(405) les y° sont les substituts de l'occlusive : ils sont, dit 
R. 32 (408), semblables au phonème original (prakrtyaiva 
sadrk) qu'ils remplacent, ou bien (33 : 409) « il se produit 
dans la bouche un son audible en même temps que le -ya- 
ma » est prononcé. Ce sont des phonèmes parâsraya GârS. 
1. Ils appartiennent à la voyelle précédente V. I 103, mais 
non à la syllabe T. XXI 8. V. VIII 29 en énumère quatre, 
de la série gutturale (kum khum gurh ghum, cf. aussi 
Rï. Introd., GauS. I 2) et cf. Uv. ad R. I 48 (49) qui 
donne les formes kam kham etc., et ad V. I 74, 82 ; quatre 
aussi d'après PS. 4 Varnaratnaprad. 14, 17 MâS. XI 2 (qui 
donne les noms 3) SaiS. 13, 26 YâS. 212 VS. 251 ; il y a 
25 yama d'après la vr. de VS. 1. c. ; vingt (autant que 
d'occlusives) d'après Uv. ad R. I 50 (51), qui ajoute que 
quatre d'entre eux seuls ont une forme propre, et le même 
Uv. ad R. VI 29 (405) écarte l'idée qu'il pourrait y en 
avoir vingt ; d'après YâS. 214 il n'y a pas de y° pour le 
groupe sifflante ou semi-voyelle + nasale. Prononciation 
erronée d'un second y° R. XIV 34 (792), 54 (811). Le y° est 
dit être « sans corps » GauS. II. — Autres références V. I 
41, 103 IV 111, 161 RT. 12, 254. sayama GauS. I 2, 6 ; 
yaînïbhù- Uv. ad R. I 26 (27). Cf. vicheda. Sur la nature du 
y°, v. Mûller p. CXXII Whitney ad A. I 99 Régnier I p. 301 
Kirste MSL. V p. 81 et récemment S. Varma Crit. Stud. 
p. 79. 

<( Ton (musical) », glosé svara : il y a 21 y° répartis 
entre les trois sthâna (mandra-madhyama-târa) T. XXII 
12, soit sept dans chaque sthâna T. XXIII 11 R. XIII 
42 (750) (sapta°). Les noms sont krusta (var. : krsta), 
prathama, dvitîya, trtïya, caturtha, mandra, atisvârya 
T. XXIII 12 ; ils varient selon les écoles 14 sqq. ; la 
perception de ces tons est dîptija 13 ; les Taittirïya recon- 
naissent un quaternion de tons {caturyama) avec intervalle 
de deux tons {dviy amant ara, v. Whitney) 16 sqq. ; d'après 



479 



R. XIII 43 (751) un y n'est ni séparé ni distingué à l'in- 
térieur des sthâna ; les sept y° «sont identiques aux sept 
svara ou en sont différents 44 (752) sq. Dans A. I 14 l'ex- 
pression sainânayame signifie « sur le même faîte tonique », 
mais s'applique aux accents, non aux tons musicaux ; de 
même T. XIX 3 où le svarita est désigné comme dviyama 
« à double faîte » (et où Tribh. donne la glose y° = svarita, 
qu'on retrouve aussi VS. 208) ; de même sans doute aussi 
T. XV 9 où ekayama semble signifier « qui est de même 
hauteur de ton » ( = tâna Màh., ekasruti Tribh., qui ajoute 
qu'ici y° = svara udâttah). Autres références v. svara. 

Dans Bhâs. II 30 yamapada signifie « mots répétés », 
ex. ckaika- : glosé dviruktam padam. 

yavamadhyâ (n. d'un mètre R.) autre n. de la 
pâkavatï MSS. IX 2. 

-yâ- n. d'un suffixe A. IV 30. 

-yu- n. d'un suffixe N. I 8 (dans adhvaryu-) . 

yukta phonème « joint » à tel autre ifc. A. III 89 et 
(abrégé en yuk) RT. 90 BhàS. 89 ; cf. anya° ; en simple 
R. I 75 (76) A* I 1 26, 28 ; ayukta RT. 252 ; tad° R. I 58 
(59) ; tathâ /syllabe « constituée de cette manière » R. II 
36 (140) ; yathâ « tel qu'il se présente » T. V 2, glosé 
yathâsthila Tribh. et yathâbhùta Vaidikâbhar. yukti « pro- 
position, phrase » N. I 15, caractérisée comme niyatavâc 
« ayant ses mots fixés ». 



yugma occlusives « paires » R. I 13 (14) RT. 16, i. e. 
aspirées ; diphtongues « paires » R. II 19 (123), i. e. o et 
au ; semi-voyelles « paires » V 20 (337), i. e. r et v. yuj 
diphtongues « paires » XIII 39 (747) ; BD. IV 44 Sarvânukr. 
X 108 ; ayuj dit d'un pâda R. XVI 57 (916) BD. 1. c. Sar- 
vânukr. ; ayuja BD. VIII 26. — yu; et ayuj LSS. VI 5 16 
et 27 (yugma et ayugma 26 et passim) ; à propos not. du 
nombre de syllabes que doit contenir le nom de l'enfant 



— 480 — 

d'après les GS. : ayugmâksara Vâr. III 3 ayugaksara Bau. 
II 1 30 ayujâksara &p. XV 11 Par. I 17 3 ayuj Go. II 8 16 
yugma et ayuja As. I 15 7. 

yuta ifc. phonème « lié » à tel autre V. I 117 KeS. 
8 sq. 

yusmadâdesa « substitut du thème yusmad- » A. II 
84, à savoir tvam tvâ te. 

yoga « connexion » A* I 1 28 N. VII 2 Pratijfi. 20 Bhâs. 
II 14 et not. dans asarriâsânga v. samâsa ; cayogât « par 
suite de la connexion (du verbe) avec ca » A* I 1 21 ; 
sâstrakrto yogah « connexion grammaticale » ' N. I 2 ; 
ananyayoge mot modifié « sans qu'il y ait eu influence d'un 
autre » mot R. XI 25 (637) ; ekaprânayoga « jonction (des 
phonèmes, autant qu'on peut en mettre) sous un seul 
souffle » V. I 158 pou'r définir samhità ; sthâneyogâ v. 
sthâna et yogavâha v. a°. parayogin A* I 1 17. Le terme 
yoga est un autre n. du kramapâtha d'après le Caranavy. 
Sieg p. 13. 

yoni v. advi° et osthya . 

yosâ n. semi-grammatical du féminin, v. vrsan. 

rakta (« coloré ») n. des phonèmes nasaux (anunâsika : 
i.' e. nasales proprement dites, semi- voyelles et voyelles 
nasalisées) R. I 36 (37), 75 (76). Sont produits par la bouche 
et le nez jXIII 20 (728). Diverses fautes de prononciation 
dues à des phonèmes r° : nasalisation des voyelles par con- 
tact avec des nasales XIV 56 (814), du visarjanïya après â 
nasal 32 (790) ; cf. aussi 34 (792), 57 (815) RT. 114, MâS. 
X 7 sq. araktasamdhi voyelle « dont la combinaison pho- 
nique a lieu sans nasalisation » R. XI 34 (646) ; raktasam- 
hita voyelle â « pourvue de nasalité » XI 10 (622). 

ranga n. du phonème nasal (nâsikyà) ou de la nasalisa- 
tion SaiS. 15, 200 NâS. II 4 7 YâS. 189 sqq. ; sa° PS. 



- 481 — 

30 SaiS. 147. Plus particulièrement, n. de â3 nasalisé en 
finale VS. 2, 303 SarvS. 46, ex. shkâ3m. Effets du r° 
LoS. 116 sqq., qui distingue le r° après consonne et après 
voyelle, et NâS. II 4 8 sq. ; cinq r° AmoS. 43 ; un mahâ 
et un ati° MallasS. 44 ; liste des r° longs et des r° à pluti 
VS. 304 sq. et cf. SarvS. 47. Le r° est prononcé par les 
femmes des Saurâstra comme la syllabe kra dans takra- 
PS. 26 cf. NâS. II 4 9 MaS. X 9 YâS. 190. r° désignant 
le passage de m à m Pu. VIII 164. 

ranjana Varnaratnaprad. 131, 138, citation chez Uv. ad 
V. III 135 ; râga « nasalisation » des voyelles par contact 
avec des nasales R. XIV 56 (814) ; apetarâga voyelle 
« libre de nasalisation » XI 36 (648) et cf. vteama . rcwj- 
SaiS. 230 ranjay- 223 rajyate NâS. II 4 5 sq. 

ratha septième division du krama Caranavy. Intr., 
PrâïJyot. Thibaut Jat. p. 49. 

râsi n. d'une des cinq portions de l'alphabet VS. 354 
sq. ; imco r° APar. XLVII 1 11 ; varnarâsi « groupement 
des phonèmes » R. Introd. 10, glosé samghâta, samùha, 
varnakosa, °?amâmnâya Uv. 

rit' n. fictif de h issu de r (après a â) V. IV 33, ainsi 
dans prâtar ; Uv. renvoie à l'expression lïphMa ; VII 9. 

riphita « fait r, changé en r, rhotacisé », dit du visar- 
janïya (du padapâthà) en tant que devenant r (dans le 
samhitàp.) soit après a â en certains cas, soit après une 
autre voyelle V. I 160 (et 33) Up. VII 12 ; pratiquement : 
mot a\ant un r final V. IV 18 et Uv. ad R. I 81 (82) sqq., 
ex. punar svar ; au neutre : « passage à r » d'un visarjanïya 
devant sourde R. X 22 (612), ex. dhûrsadam. Les r° sont 
traités dans le padapâthà comme sthitopasthita (parigrhya) 
si le sanihitâpâtha ne les présente pas sous la forme -r, cf. 
par ex. V IV 18, 192. ariphita « non rhotacisé » dit du 
vixarjanïya qui après a â demeure ou passe à sifflante ou 

31 



— 482 - 

tombe R. I 67 (68) II 24 (128) IV 41 (260) V. IV 36 Up. VII 
13 ; dit du mot terminé par ledit visarjanlya V. VII 6. — 
visarjanïyo riphito repham âpadyate / lupyate 'riphi- 
tah SSS. I 2 9 sq. ; riph- (riphyate) dans visarjanïyo 
'natyaksaropadho riphyate SiSS. I 5 10 ; même forme au 
sens de « est déchiré » (dit d'une étoffe), glosé vipâtyate, 
pour étymologiser repha Vaidikàbhar. ad T. I 19. Cf. 
aussi viriphita « privé du son r » (?) AB. V 4 3. 

repha n. du phonème r, analysé ephas tu rasya T. I 19, 
ra ephena ca V I 39 et analogue VS. 14, cf. Weber ZDMG. 
X p. 393 ; attesté Pr. passim, Up. VI 1 sqq. : cf. not. les 
composés °nimitta phonème qui est « cause de r » R. XI 

7 (619), °pûrva « précédé de r » XIV 40 (798), °rkârarkâra- 
para « suivi de r r r long » V 23 (340), arephasamhita 
phonème « non joint à r » V 31 (348), rephodaya « suivi de 
r » IV 28 (247), rephopadha « précédé de r » VI 44 (422), 51 
(427), °samdhi n. d'une combinaison de h précédé de voyelle 
devant voyelle ou consonne sonore, lequel h devient r IV 
27 (246) XV 12 (839), ex. prâtar agnim, agnir vlram. 
arepha mot « n'ayant pas de r » V 7 (323). rephavant pho- 
nème « contenant r » XIV 31 (789), i. e. le phonème r 
rephavant mot « contenant r » T. VI 8 (et arephavant mol 
<( ne contenant pas r » R. IV 45 : 264) ; sarepha « accom- 
pagné de r » R. XIV 24 (782), voyelle « contenant r » 38 
(796), i. e. r et r long ; ÂpiS. I 26. 

rephin dit du visarjanlya « rhotacisé » (i. e. après voyelle 
autre que a â) R. I 76 (77) IV 27 (246), 31 (250) ; a IV 24 
(243), 31 (250) ; arephika SaiS. 27. 

Le mode d'articulation de r est le dantamûla A. I 28 V. 

1 68 R. I 45 (46) ; selon certains la partie au-dessus* du 
barsvya R. I 46 (47) ; les dents ou la racine des dents RT. 

8 ; T. II 41 précise : jihvâgramadhyena pratyagdantamûle- 
bhyah. r cérébral v. mûrdhânya. 

repha SSS.- (cité s. riphita) ÂsSS. I 2 18 HirSS. XXI 

2 34 et (°samdhi) SamhUB. II p. 17 ; rephin ÂsSS. ï 5 11 
sq. 



— 483 — 
rukmâ n. du premier yama MâS. XI 3. 

rûdhâ autre n. du samhitâpâtha Caranavy. vr.* Sieg 
p. 13. rûdhigata forme « traditionnelle » d'un mot BD. II 
102. 

,rùpa « forme » grammaticale BD. II 158 III 4 ; du 
sabda T. XXII 2 ; d'un mot R. X 5 (594) XI 60 (672) et cf. 
sa°, sva°, para , pûrva°, uttara , sabda°. 

rekhâ var. de lekhâ. 

laksana « règle » de grammaire R. XIII 31 (731) ; 
« caractéristique » des strophes (comme objet du Pr.) R. 
Intr. 1 ; Pu. IX 149 ; ifc. h caractérisé par » V. I 119, dit 
d'un accent. Vaksyânusâratah « par conformité avec les 
formes attestées » SarvS. 7. 

laghu « léger » n. de la syllabe contenant une voyelle 
brève non suivie d'un groupe de consonnes A. I 51 VS. 
351 Ping. I 21 : le terme s'oppose à guru T. XXIF14. Défini 
« syllabe brève avec consonne » R. XVIII 43 (1045), qui 
ajoute que la (Syllabe est « plus légère » (laghïyâms) s'il n'y 
a pas de consonne. Est 1° un v en position finale Pratijn. 
17 et plus gén. il y a un mode 1° de la prononciation de 
v et de y, ainsi d'après les Si. en général (S. Varma Crit. 
Stud. p. 126) v est 1° à l'intérieur, laghûtara « plus léger » 
à la fin du mot : cf. YâS. 155 sq. PârS. 61 sqq. AmoS. 27 
sq. SaiS. 202 Varnaratnaprad. 208 LaghumàdhyS. 8 qui 
ont tous la forme laghûtara. PârS. 63 précise que v issu en 
samdhi de au et de a est aussi laghûtara. Il y a laghuiva 
« légèreté » des consonnes là où il n'y a pas samdhi CârS. 
cité Varma p. 106. laghutâ « légèreté » d'une syllabe R. 
Intr. 5, lâghava Ping. I 9 et gurulâghava 10. 

làya « mesure, rythme » SarvS. 37 PS. 33, l'une des 
qualités du récitateur. 



— 484 — 

linga « genre » grammatical BD. 1 43, 45 II 96 sq., 101, 
118 A* I 3 13 III 3 16 (dans sarvalingavacanesu) , 4 5 sq. V. 
IV 170 (alingavikâra « non-modification de genre »). 

« Forme caractéristique » d'une racine BD. II 102 ; 
d'une divinité N., BD., Sarvânukr. passim. — « Genre » 
GB. I 24, 26 sq. Kaus. LX 15 (ubhaya ) et cf. pum° et strl . 

lup (var. : luk) « amuissement »' de a initial dans 
Vabhinihîta samdhi. V. I 114 ; du visarjanîya devant sif- 
flarite suivie d'occlusive III 12, ex. andha stha : glosé 
lupyate Uv. An. ; aussi RT. 83, même glose. 

lupta « amuissement » d'un phonème : de y devant 
voyelle T. XV 1 (dans le type fictif mahân-y indrah passant 
à mahâfh i°) ; des désinences dans anu usité comme nom 
(et donnant anu-) N. VI 22 ; A* I 1 28. luptâdi mot « dont 
l'initiale est amuie » N. X 34 ; luptânta « dont la finale est 
amuie » R. X 3 (592) ; luptakârana A* I 1 24 ; °sem II 4 5 ; 
°pratyaya v. ce mot ; luptopama image « où est aboli fie 
terme articulant) la comparaison », à savoir iva ou na N. 

III 18. luptaUa y S. 168, luptavant mot « comportant amuis- 
sement » d'un phonème R. X 3 (592). — SamhUB. II 
p. 17 S3S. XIV 40 18 (artha°) LSS. I 3 21 VIT 11 6. 

lup- (Vupyate) « subir un amuissement », dit d'un pho- 
nème, not. du visarjanîya T. VIII 16 IX 1, 9 V. IV 34 R. 

IV 28 (247), 36 (255), 65 (284) A* III 2 4 Jat. 7 Pu. VII 154 ; 
« subir une déperdition » dans l'un de ses groupes de 
krama, dit de la samhitâ R. XI 47 (659). lumpanti « on 
amuit » tel phonème par vice de prononciation R. XIV 40 
(798), 43 (801), 48 (806), 50 (808) NâS. II 1 3. •— SSS. I 2 
10 XIII 1 8 ÂsSS. I 5 12 LSS: II 5 22 III 4 17 DSS. IX 
3 20 XV 3 15 ; luptvâ 4 7. 

lopa « amuissement » d'un phonème, défini vinâsa T. I 
57, vàrnasyâdarsana V. I 141, adarsana VS. 10 ; attesté 
Pr. passim, Pu. passim, N. passim. Composés : ùsma° 
« amuissement de s » R. IV 21 (240) abhinidhâna VI 43 
(419) nahâra° XI 36 (648) na° A. II 88 A* III 1 7 ra° A. III 
20 yava A. III 35 makâra° A* II 1 4 pada A* I 1 20 varna° 



485 



«perte d'un phonème » dans yâmi pour yâcâmi N. II I 
BD. II 116 (dvivarna N. ibid., dans trca- pour tri-rca) A* 
I 2 6 III 4 7 vibhakti 9 RT. 66 upasargaikadesa V. V 42 
âdi° <( perte du phonème initial » de la racine as- N. II 1 
anta° « perte de la finale » m de gam- dans gaia- N. ibid. 
(et cf. âdilopântalopau N. XIV 14 : 772) upadhâ « perte 
de la pénultième » dans râjâ de râjan- N. ibid. svara° 
« amuissement de voyelle » A. III 91. Le i° comme le 
vikâra sont propres à un seul phonème T. I 56. alopa « non 
déperdition » de la samhitâ, caractérisant le kramapâtha 
R. XI 1 (613) etc. ; « non amuissement » d'un a initial T. XI 
2, glosé lopâbhâva Tribh. ; alope « hors le cas où un 
amuissement est prescrit » V. I 159. lopin « élément qui 
subit l 'amuissement » T. I 23 et qui est noté dans les su. 
par le nominatif ; pratyayalopin v. pratyaya ; lopya pho- 
nème (( sujet à tomber » Pu. X 64. — topa KSS. XIX 7 6 
VSS. I 1 1 67 LSS. VI 10 14 (aksara ) (et a 15, dit d'une 
syllabe) SamhUB. II p. 16 Nid. II 10. 

lekhâ quatrième division du krama Caranavy. (variante 
rekhë) PrâtJyot. Thibaut Jat. p. 46. 

let' « subjonctif », forme du chandas Pân. III 4 7 (li- 
narthe), 8 (upasamvâda-cLsaàkayoh) . 

lésa (vrtti) dit d'une prononciation « atténuée, frag- 
mentaire » (luptavant Tribh., nâsa Mâh.) de y et de v en 
position finale T. X 23 (doctrine de Vâtsapra : limité d'après 
Tribh. aux cas où suit un u ou un o), A. II 24 ; friction 
« atténuée » des occlusives ChU. II 22 5 (? sanakaih vr. ; 
« lentement » Millier ; v. abhinihita). La prononciation 
Ictsena « fragmentairement » des consonnes est une faute R. 
XIV 17 (775), où Uv. glose prayatnasaithUycna. avarnalesa 
« son- a atténué » GB. I 27. 



lomasya « rudesse » R. XIV 20 (778), glosé asauku- 
mârya Uv., faute de prononciation. 



— 486 — 

laukika mots « de la langue mondaine » V. 12 opp. 
aux mots du chandas ; BD. II 101. 

-va- n. d'un suffixe N. X 17 dans seva-. 

vaktra v. anvaksara. 

vacana « nombre » grammatical BD. I 43, à côté de 
samkhyâ 45 ; vacane vacane A* J 1 13 ; sarvavacanesu I 3 
13 III 3 16, 4 5 et cf. cka°, dvt°, bahu° \ propr. « ce qui 
exprime » (le un, le deux, le plusieurs) ; de même « ce qui 
exprime » le masculin dans pumvacana q. v. 

u Prononciation » des phonèmes R. XIV 10 (768), 15 
(773), 17 (775), 27 (785) ; par le maître XV 13 (840), et 
même « phonème » (masc. 1) XIII 20 (728). 

« Mot » Pu. XIII 207, 214 ; « discours » N. I 1 ; 
« règle » R. II 5 (109) A* I 1 28. — « Nombre » GB. I 24, 

26 sq. SamhUB. III p. 27. 

-vatu n. du suffixe -vaut- A. IV 48, cf. -vatl V. III 116. 

vatsânusârinî n. d'un hiatus (entre longue et brève) 
SarvS. 27, 29 YâS. 95 SaiS. 182 MâS. IX 2 sq. NâS. II 4 
2 SvarabhaktiS. 33. 

vatsânusrtâ n. d'un hiatus (entre brève et longue) 
SaiS. 182 MâS. IX 3 NâS. II 4 2 : °srti VS. 323 SarvS. 

27 et 29 ; °srjitâ YâS. 95 (var. : °srjatâ, n sarnsrta) ; vat- 
sânutsrjitâ (sic) SvarabhaktiS. 33. 

-varï- n. d'un suffixe A. III 24 dans rtâvarï-. 

varga « groupe » d'occlusives (gutturales, palata- 
les, etc.) : défini sparêânâm ânupûrvyena panca-panca T. 

I 10 et V S. 5 ; panca te pancavargâh « les (occlusives) con- 
sistent en cinq v° de cinq (phonèmes chacun) » R. I 8 (9). 

II faut entendre le d° entier quand est posé le premier pho- 
nème du v° V. I 64 T. I 27, ainsi tavarqa signifie « le v° 



— 487 — 

des cérébrales (commençant par t) ». prathamavarga « les 
gutturales » R. I 41 (42) ; vargântya ou vargottama « les 
nasales » APar. XLVII 1 19, 2 3 ; vargamadhyama « les 
(trois) v° médians » V. III 94 et madhyama RT. 153 ; 
R. a l'expression sparêavarga VI 28 (404) V 42 (359) XII 3 
(685). kavarga V. VIII 15 (kakâra IV 162) ; ca° A. I 7 V. 
VIII 16 (cakâra R. I 42 : 43 IV 9 : 228 XII 1 : 683 V. IV 
92) ; ta° V. VIII 17 (takâra R. I 43 : 44 V 11 : 328 et cf. 
catavargayoh A. II 14) ; ta A* III 3 3 V. III 92 VIII 18 
(et takâra R. V 11 : 328 I 44 : 45 V. IV 92 et cf. catatavar- 
gesu A. II 26) pa° V. VIII 19. — kavarga HirSS. XXI 2 33. 
varglya ifc. « appartenant à tel varga » dans, pratha- 
mottama « appartenant aux gutturales ou aux labiales » 
R. IV 33 (252) madhyama RT. 275 ca° A. II 11 (cakâra 
R. V 13 : 350) ta° A. II 12 Up. V 1 ta A. II 15, 17 Up. 
V 1 (catata T. XIII 15) ; svavarglya « appartenant au 
même varga » V. IV 113 Pu. VII 184 ; savargïya dit d'une 
occlusive changée en la nasale « de sa propre série » T. 
VIII 2 XIV 23 VâsS. cité Lûders VS. p. 18. — - svavarglya 
HirSS. XXI 2 33 svavargya AsSS. I 2 16 ; RâmU. I 63 
parle du vargâstaka. 

varjam ifc. « excepté » A. II 67 sq. R. I 77 (78) V. I 
131 etc. (manque T. et N.) : noter metivarjam « sauf ma » 
R. VI 13 (389). En simple : Pu. VIII 83. varjita ifc. A. III 
95. 

Varna (« couleur ») « phonème » Pr. passim (et Nir.), 
-défini VS. 9. Le terme dans un su. est nirdesaka T. XXII 4. 
D'après VS. 13 il sert pour les voyelles (simples) seulement ; 
d'après T. I 20, pour les trois premières voyelles seules : et 
de fait on ne trouve le mot, affixé à un phonème, qu'avec 
les voyelles suivantes : a° A. III 44 IV 56 A* I 1 6 sq. III 
4 4 T. passim i° A. III 44 V. I 116 T. passim u° A. III 45 
T. II 24 X 5 r° A. I 37 etc. V. IV 109 R. IX 6 (543 ; aussi 
rkâra° R. VI 46 : 422) 1° V. IV 110 A. I 39 APar. XLVII 
-3 3 (et cf. rlvarnc V. IV 145) ; on a en outre yuvarnau V. I 



— 488 — 

115 où yu désigne i et u : dans ces emplois le mot v° a 
pour effet d'englober éventuellement la voyelle longue (et 
la voyelle plutée) sous la voyelle brève, contrairement à 
kâra qui ne désigne que la voyelle brève. Par ailleurs v° 
désigne les « phonèmes » en général : donnés comme étant 
au nombre de 63 ÂpiS. I 4, de 63 ou 64 SaiS. 10 PS. 3, de 
65 APar. XLVII 3 6 V. VIII 30, de 66 VS. 309, de 60 seu- 
lement Tribh. I 1. Ils sont upadista V. I 34. 

Composés divers (où v° désigne de préférence des 
voyelles) : eka° et ^M°, q. v. ; tri° mot « qui consiste en 
trois phonèmes » R. IX 31 (568) ; sarva° m l'ensemble des 
phonèmes » T. XVII 7 XXII 1 ; adrsta mot « ayant un 
phonème indistinct » R. X 15 (604) XI 27 (639) ; samâna 
hiatus « à deux voyelles homophones » XIV 61 (819), ex. 
ûtï. indra ; anya° « consistant en un autre phonème » XIV 
54 (812), « autre v° » A* II 3 8. lie. °dosa « faute relative 
aux phonèmes » V. I 26 ; °sâmànya N. II 1 q. v. ; °linga 
A* III 4 6 ; °prkta « mêlé avec (l'articulation de tel) pho- 
nème » T. XXIII 3 ; °devatâh « divinités régentes des pho- 
nèmes » V. VIII 47 ; °antara RT. 34 et v. samsprsta , 
°samâmnâya f c Urama, °samhitû, °guna, > °râsi, °lopa t 
°upajana. varnasas V. VIII 42 ; varnlbhavant « qui devient 
un son articulé » R. XIII 13 (721). « Couleur » V. V 15 , 
dit d'un composé formé d'adjectifs notant une couleur. 
Le su. de Ping, est dasa° I 11. 

JA. VII 2 1 (glosé akëràdi) KB. XXVI 5 (opp. à padà) 
AB. V 32 1 (dit des composants de orn) ÂsSS. X 5 16 (glosé 
akârâdi et décrit comme parimita « limité ») LSS, VII 11 
19 (°vikârà) ; catur°, au sens, semble-t-il, de « syllabe » 
VaiGS. III 19 ; a° GB. I 27 kati° 24 ; varnasas 27 ; yathâvar- 
nam AA. III 1 5 ; « syllabe » aussi RâmU. I 63 Weber et 
ibid. p. 274 déformé en orna. 

vartamâna « présent » KSS. I 10 1 XI 1 2. 

vartin RT. 47 glosé akârâdisu vartate vyatïjanam varti 
câpy aksaram bhavali ; SaiS. 333. 



— 489 — 

vardhamâna voyelle « longue » Up. IV 18 ; a° VI 8. 

varsistha mèlrè « le plus long » R. XVII 39 (990; . 

vasamgama n. dune combinaison de consonnes (où 
l'une « se soumet à la volonté » de l'autre) R. IV 14 (233) 
(neutre : scil. samdhâna) : le v° consiste en toutes les 
assimilations de sonorité, de lieu d'articulation décrites 
de 2 à 13 : na hy atrûparinatâni vyafijanâni satnyogam gac- 
chanti Uv. ; cf. a . 

-vasu n. du suffixe -vâms- A. IV 35 ; id. -vâïfisu V. V 
11 (et cf. -us-), vasvanta forme (de participe parfait actif) 
« terminée par le suffixe -vâms- » A. I 88. 

vâ au sens de •« facultativement » (glosé vikalpena, vi- 
bhâsâ, passim) A. IV 27 V. I 132 R. I 25 (26) II 4 (108) 
Vï 6 (383), 9 (386), 26 (402 : en ces deux passages, à l'ini- 
tiale du su. !), 27 (403) XV 30 (857) XVIII 35 (1037) Rï. 
3 (?), 131 et cf. na vâ Rï. 80, 100 R. XIII 34 (742). — SS. 
passim, Pafîcavidh. I 40 sq. ; à l'initiale du su. KSS. I 1 
13 XII 1 26 XXIÏ 3 5 XXIV 7 8. 

Vâkya « phrase » BD. II 100, 104 ; °ja mot « issu d'une 
phrase » 117, ex. itihâsa- ; °viparyaya « transposition des 
éléments d'une phrase » A* I 1 20 ; °vyatyaya id. III 4 6 ; 
°sarnyoga « contexte » N. VI 1 ; °pûrana mot « qui emplit 
une phrase » sans avoir de sens propre N. I 9, ex. kam îm 
id u ; °artha à «sens de la phrase » BD. II 117 ; °sesa « élé- 
ments à suppléer dans une phrase » N. XII 22 Bhàs. II 16, 
27. 

« Enoncé » BhàS. 2 sq. BD. I 41 Sarvânukr. § 2 4. — 
KSS. XXVI 2 13. 

Vâc « parole » en tant qu'émanant du éabda V. I 9 T. 
XXIII 3 N. I 15 ; « langage » V. I 28, glosé « ce qui a 
pour signe les formes verbales, les dérivés, les composés » 
Uv. An. « Racine verbale » BhàS. 27, 79. — « Mot » AÂ. 



— 400 — 

I 3 3 ; prob. « récitation » SamhtJB. I p. 6, divisée en 
dcvahùh, sava , amitra . 

°vâcaka v. artha° et kriyâ . 

-Vàna- n. d'un suffixe A. III 24, dans rlavânam. 

vâyn « air » comme cause du son V. I G R. XIII 1 

(709) . 

Vikampita n. d'un ton A. III 65 .(var. vikampana We- 
ber Ind. Stud. IV p. 137) : c'est une dépression (propr. 
« tremblement ») d'1/4 de more des tons abhinihita, 
prâslista, jâtya et ksaipra en présence soit d'un aigu soit 
d'un svarita : ainsi la syllabe ye dans yc 'syâ'm est at- 
teinte par le v°. Cf. Whitney ad loc. Répond à peu près 
au pracaya de R. et T. 

vikaranE « changement » de ton pour le verbe Bhâs. 

II 1, i. e. perte de l'atonie du verbe en présence de certains 
éléments ou par suite de certaines circonstances ; artha 
« modification du sens » N. I 3 ; « modification » dans 
un phonème : citation chez Uv. ad V. III 135. 

vikâra « changement » d'un phonème en un autre, 
modification phonique. Le v° est noté dans les su. par 
l'accusatif V. I 133 T. I 28 ; il concerne un seul phonème 
T. I 56. C'est l'un des enseignements des Pr. R. Intr. 5 = 
T. XXIV 5. Le terme -s'oppose à prakrti, par ex. RT. 64. 

II désigne N. I 12 et 14 II 1 une « modification » à l'inté- 
rieur du radical verbal (var. : guna) ; plus gén. une « mo- 
dification )> à partir d'un type fondamental, une « variété » 
R. XVII 40 (991). Le vikârasâstra, V « enseignement des 
modifications phoniques », R. II 5 (109) équivaut à « règles 
du samdhi ». avikâram « sans qu'il y ait changement » V. 

III 9, glosé prakrtyâ Uv. ; avikâra IV 128, 177 (var. : 
adhikârà) ; antà° a changement de la finale » T. XV 5 ; 
antar° mot « comportant une modification interne » V. IV 
22 ; asvara « absence de changement d'accent » 169 ; 



— 491 — 

aïïnga « de changement de genre » 1^0 ; bhâva « les mo- 
difications de l'état, du devenir » N. I 2 (v. bhâva) BD. II 
121. -^ GB. I 24. 

vikârin élément « subissant la modification », et qui 
dans les su. est noté par le nominatif T. I 23 ; la modifi- 
cation a lieu yathâsannam V. I 142 ; Jat. 4. — GB. I 24, 
26, qui a aussi le terme vikârya 26. 

vikrta élément « modifié » A. IV 81 T. I 51 XVI 3, 
15 R. XI 25 (637), 48 (660) Up. IV 7 ; vikrtâdi racine « à 
initiale modifiée » R. X 7 (596) ; âdi° Up. IV 6 ; avikrta T. 
V 39 Pu. V 288. 

vikrti « forme secondaire, dérivée » N. II 2, opp. à 
prakrti ; °svara « ton intermédiaire » Pu. p. 525 et cf. 
vaikrta. 

vikr- « changer.» d'accentuation Bhâs. II 27, 29, dit du 
verbe qui dans certaines circonstances perd son atonie ; au 
pass. Bhâs. II 21 ; « être modifié » Pu. IX 22 GB. I 26. 

vikarsa « résolution » de y et v devant voyelles en 
iy et uv R. XVII 46 (997) sq., 49 (1000) (avi°) Pu. VII 243 
Nid. I 1 12. « Séparation » des accents Uv. ad R. (avikrsta) 
III 30 (216), glosé asuslistatâ. « Protraction » du ton 
(musical) mandra pour former Vatisvârya BD. VIII 120. 
— SSS. XIII 1 7 (dit d'un pâda complété par v°, au moyen 
d'un nyùnkha) Nid. I 1 12. 

vikrs- pass. « être résolu », dit d'une voyelle en fin de 
pâda Pu. VI 179 ; vikrsta « résolu.» 206, dit de y, v donnant 
îy, uv ; avikrsta « non séparé » R. III 30 (216), dit de la 
prononciation des accents ; avikrsita A. IV 12 vr. ; avi- 
karsan « sans séparer entièrement » les syllabes AÂ. III 
1 5 . 

vikalpa « option, choix entre deux formes » PârS. 52 
LaghvamoS. 11 YâS. 152 Pu. p. 522 ; -ena « oplionnelle- 
ment » Pratijn. 13 et comm., passim. 

vikrama n. d'un accent T. XIX 1 : consistant en une 



— 492 — 

syllabe grave entre deux svarita ou entre deux aigus ou 
enfin entre un aigu et un svarita, ex. la syllabe dha dans 
vôdhavé, 'sya dans yô 'sya svô 'gnih ; il y a v° aussi 
selon Kaundinya quand un pracaya précède T. XIX 2 ; 
selon Pauskarasâdi le v° est drdhaprayatnatara. D'après 
Tribh. le même sens est valable pour T. XXIII 20 et XXIV 
5 où le terme a voisine krama au cens de dvitva : d'après 
Whitney (contesté Lûders VS. p. 26) v° ici serait un autre 
nom du jatâpâtha. Le terme au sens accentuel est défini 
VS. 204 KauS. 28 sqq. et MâS. V .8. 

Dans R., le mot désigne le visarjanïya non modifié 
(propr. <( fait de passer outre » ; d'après Régnier « obstacle 
à la gémination ») : à savoir Intr. 5 = Up. IX 6 (d'après 
Uv. : le passage correspond à T. XXIV 5 précité !) ; XIII 
30 (738) dans l'expression vikramam kr~ glosé visarjanïyam 
kr-> dit de mots tels que rathah, divah où h a été modifié 
en 8 devant p et où il doit être restauré dans le padapâ- 
tha avikrama « non maintien de h » ou « h modifié » (en 
sifflante) R. XI 46 (658) VI 1 (378) XIV 36 (794), ex. dans 
sâssi ou nissât. 

« Effort » fait pour éviter la déperdition de la samhitâ 
dans le krama R. XI 59 (671), glosé hetu Uv. (« membre 
à part » Régnier ; « absence de krama » BR.). 

vikrànta n. d'un samdhi R. IV 35 (254) : consistant 
en* le maintien de h ainsi dans npYih pâtram, et suppo- 
sant au vyâpanna samdhi ; id. 78 (297). 

vikramana faute de prononciation consistant en 1' « ab- 
sence de gémination » R. XIV 58 (816), glosé dvirvacanâ- 
bhâva Uv. et à côté de kramana ; Mùller lit avi°. 

viklista faute de prononciation consistant en « écarte- 
ment » des mâchoires R. XIV 7 (765), glosé asamyukta ; 
même sens pour viklesa 25 (783), glosé avaisadya Uv. 

vigrhya mot « qui est à séparer » des autres mots 
dans le padapâtha, qui est indépendant et non pas seule- 
ment avagrhya A. IV 78. 



— 493 - 

vigraha « séparation » du préverbe et du verbe À. IV 3 
A.* III 2 6 ; « situation d'un mot indépendant, non com- 
posé » R. IV 42 (2G1) V 32 (349), 56 (372) VII 6 (438) VIII 
1 (488;, pratiquement dans -e « hors du composé » ; RT. 
132 ; àvigrahc « dans un composé » R. IV 39 (258) ; 
<( ségrégation » comme caractéristique des conjonctions 
N. I 4 ; « analyse » des éléments grammaticaux BD. II 102, 
100. 

vigrahana = vestana Jat. 7. 

vighâta « dissolution » d'un groupe consonantique A. 
I 104. 

vighnakrt « qui fait obstacle » R. V 56 (372) dit des 
trois varga (ca ta et ta) empêchant la cérébralisation de n. 

vicâra « interrogation disjonctive » V. II 53, ex. 
adhah svid âsîBd upari svid âsï3t ; °cârita dit du verbe en 
phrase disjonctive Bhâs. II 12, 26, verbe qui perd l'atonie. 
vicârana « disjonction » V. VI 20 N. I 4, glosé vividhâ 
câranâ Sk., caractérisant le sens de va... va. 

vicikitsàrthûya mot « ayant le sens d'incertitude » 
N. I 5, ainsi îiûndin ou saévat. 

vicheda « brisure, fragmentation » en yama d'une 
occlusive (autre que nasale) devant nasale V. IV 160, ex. 
dans ruk°mah : glosé yama Uv., v. ce mot. Autre n. de 
Vabhinidhàna R. VI 47 (423) cf. Uv. : d'après Régnier T 
p. 311 il s'agit de Vabhinidhàna accompagné de « solution 
du groupe » qu'enseigne Sâkalya. padavicheda « séparation 
des mots » V. I 156, définissant l'état asamhita. 

vitïrita « récité » BhâS. 43. 

vidharmaka phonème « ayant des propriétés diffé- 
rentes » SarvS. 32. 



— 494 — 

vidhâna « prescription » R. IV 20 (239) VI 16 (392) 
XI 22 (634), 44 (656) : en ces deux derniers passages dans 
pùrva°< 

vidhi « règle » BD. passim, T. V 2, glosé vidhâna 
Tribh. (Whitney propose « fait de mettre à part »). Cf. 
pada°, sthàna , svara°. 

vidhârana « maintien sous forme séparée » d'une 
consonne A. I 43, dans la description de Yabhinidhâna. 

vinata forme « cérébralisée » A. IV 82 ; vinâma « céré- 
bralisation . » 34, 114 V. IV 190, glosé mûrdhanyabhâva 
Uv. : d'après Uv. le mot désignerait ici spécialement la 
cérébralisation à l'intérieur d'un même mot. 

vinâéa « disparition », définissant lopa, q. v. 

vinigrahârtliïya mot « ayant le sens d'opposition » 
N. I 5 (aha, ha), 7 (tva-), 3 (ni et ava). 

Viniyoga valeur distributive V. VI 21, attribuée à 
aha... aha ; « phrase distributive » Bhâs. II 15, 23, en- 
traînant la perte de l'atonie pour le verbe de la première 
proposition : glosé nânâprayojano niyogah vr. 

Vinivartaka « qui écarte ou exclut » T. XXII 6, dit 
du sens de tu ; cf. VS. 17. 

vinyaya « disposition » de l'organe producteur du 
son T. XXIII 2, glosé vinyâsà Tribh. Mâh. 

viparïta « meta thèse >> de phonèmes N. passim ; « phé- 
nomène inverse » R. XIV 42 (800), 46 (804), Sarvànukram., 
Ping, passim. 

viparyaya « interversion » de phonèmes A. II 38 ; vàkya c 
A* I 1 20 ; âdyanta « entre initiale et finale » N. II 1, 
ainsi stoka- de scut- ; a° N. V 26 VI 1 ; svara « l'inverse 
de l'accent » précédemment décrit R. I 79 (80) etc. 



— 495 — 

Viparyasta « interverti » Bhâs. II 32, dit du ton du 
(Sat.) Brâhmana par rapport à celui de la (Vâj.) Samhitâ ; 
viparyasya « en inversant l'ordre » R. XI 30 (642). 

viprakarsa dans kâla° « extension de la durée » A. II 
39 définissant karsana ; °krsla « situé à distance » V. I 144, 
dit d'un mot, opp. à samnikrsta, glosé dura Uv. ; BD. II 
100. 

vipratipanna strophes « qui sont en contradiction » 
les unes avec les autres au point de vue des pâda y du 
rythme, du nombre des syllabes R. XVII 21 (972). 

vipratisedha « prohibition réciproque » entre deux 
règles également applicables V. I 159, glosé tulyabalavi- 
rodha Uv. ; °siddhàrtha dit des strophes « dont le sens 
comporte une contradiction » N. I 15. 

vibhakti (« division ») « désinence » A* III 4 5 sq. 
II 1 2 (dans vibhaktyâdesà) ; bhakârâdau vibhaktipratyaye 
« dans les désinences commençant par bh- » V. V 13 ; 
vibhaktiparijrïâna « connaissance de la flexion » en général 
V. VIII 39/40 (manque Weber) ; vibhaktilopa « perte des 
désinences » dans un composé RT. 66 ; vibhaktisas « se- 
lon les formes fléchies » V. VIII 42 Varnaratnaprad. 7 ; 
chez A. II 51 III 78 v° désigne spécialement les désinences 
casuelles. De même N. II 1 (yalhârtham vibhaktïh samna- 
mayet) BD. I 43 (dans l'expression astau vibhaktayah dé- 
finissant le nom), 45 II 101 ; mais on a aussi nâmâkhyâ- 
tavibhaktisu II 94 « dans les formes fléchies du nom et 
du verbe » ; vibhaktyanta PârS. 101 ; nâmavibhakti « cas 
nominaux » N. VII 1 ; nânâvibhakti mots « à flexion 
diverse » VI 24. 

Nid. III 9 parle des sapta nâmavibhaktayah et ibid. de la 
vibhaktim âmantritâm a désinence du vocatif » ; sarvâ 
vibhaktïh IV 13 ; GB. I 24, 26 sq. 



- 496 — 

Dans le rituel v° désignant la « fragmentation » d'un 
nom divin dans les divers montra (ainsi agni- en agne, 
agnitn, agneh) implique déjà la valeur grammaticale du 
terme : références TS. I 1 5 6, 5 2 2 sq. V 7 1 1 KS. IX 
1 VIII 5 XXII 8 MS. 16 4, 7 3 ÏB. 115 6,8 5, 3 1 1 et 
6 TA. I 9 5 PB. IV 8 7 (dans ëptavibhaktika) X 7 1 et 5, 

8 1 JB. III 330 SB. II 2 3 26 KB. I 4 (n. de Keith) ÂpSS. 

V 28 6 et cf. vr., 8 sq., 29 5 SSS. II 5 20 MSS. I 6 5 10 

V 1 2 6 ÂsSS. I 3 6, 6 3 II S 5 LSS. IV 5 18 BauSS. III 2 
X 23, 24. 

vibhaj- « distinguer » des mâtrâ AÂ. III 1 5 SA. VII 
12 ; « distribuer » la parole PB. X 12 7 ; les syllabes 8 ; 
cf. DSS. XV 3 8. 

vibhâga « division » entre les mots T. III 1 ; entre les 
pâda R. XVII 24 (975) ; asama° A* I 2 3 définissant le mot 
ardha- ; « répartition » des tons et des mesures T. XXIV 
6 ; du padapâtha et du kramapâtha R. Intr. 8 ; pada° N. 
I 17. 

vibhâsâ « optionnellement » Pu. VI 241 LaghvamoS. 

9 ; vibhôsayâ « id. » PârS. 30 LaghvamoS. 6 YâS. 153 ; 
°prâpta est traité dans le Pr. ce qui dans la grammaire 
générale est « acquis à titre optionnel » A. I 2 ; vibhâsyate 
Pu. VI 13 ; vibhâdta N. X 17 et cf. vaibhâsiha. — HirSS. 
XXI 2 34. 

vimoksa « libération » du lieu et. du mode d'articula- 
tion V. I 90, caractérisant une occlusive en fin, de mot, 
glosé parityâga Uv. : c'est un phénomène analogue à 
V abhinidhâna cf. Weber. 

virala phonème <c résolu » BhâS. 8 opp. à ksipra, et 
dit de iy pour i (c'est le hrasva de la vr. ad 15), ou de 
ïy pour î (c'est le dlrgha de la vr. ad 18). 

Virâga « coloration » R. XIV 16 (774) (a effacement » 
Régnier, Miiller), dit d'une influence (fautive) exercée par 
une consonne sur une autre. 



— 497 — 

viràma « pause », défini VS. 21 par varnâbhâva « ab- 
sence d'un phonème » (ultérieur) et glosé par avasâna (q. v.), 
passim : A II 38 IV 79 RT. 54 Pratijîi. 26. La pause est 
marquée par la suspension de l'euphonie. L'intervalle à 
la pause est d'une more RT. 36 ; mais T. XXII 13 distingue 
la pause de strophe, comptant trois mores, celle de mot, 
comptant deux mores, celle de hiatus (vivrtti ), comptant 
une more (1/4 à 1 1/4 de more VS. 325 selon les cas»), 
enfin celle de hiatus à l'intérieur du mot (samânapada- 
vivrtti ), comptant 1/2 more (3/4 de more VS. 323) : 
VS. 325 sq., 338 sq. distingue jusqu'à dix sortes de v° t 
MâS. XIII 4, cinq. D'après Vaidikâbhar. ad T. V 1 il y a 
deux v° : le samâmnâyasiddha, la pause résultant du texte, 
et Vaxaktyâdihetuka, celle qui a pour cause l'incapacité 
(du sujet parlant à continuer). Dans Pu. p. 523 d° s'oppose 
à samdhi et désigne plus particulièrement la « césure » à 
la fin d'un par van. Le su. de Ping, est tri Ping. I 11. 

virata phonème « figurant à la césure » Pu. V 121, 184 ; 
nitya s. v. ; viramya Jat. 9 = avasâya. 

Vilambita « retardé, ralenti » n. d'un tempo (vrtti) 
R. XIII 46 (754) : c'est le tempo usité pour l'enseignement 
(49 : 757) ; il est caractérisé par une more à cinq temps 
RT. 33. Les tons musicaux sont à prononcer avilambitam 
« sans ralentissement » T. XXIII 20 et cf. LSS. VI 10 18. 

vilopa « déperdition» du samhitâpâtha R. XI 55 (667), 
constatable dans le kramapâtha : le v° a lieu not. quand 
on obtient dans un groupe krama un élément phonique ou 
accentuel ne figurant pas dans le samhitâpâtha 59 (671). 
avilopa v. anârsa. C'est avilopârtham « afin d'éviter la 
déperdition » du samhitâpâtha que parfois le krama se 
compose de plus de deux mots 2 (614). avilupta « n'ayant 
pas subi de déperdition » 14 (626), dit du samhitâpâtha. 

viloma = pratiloma et opp. à anuloma : terme défini 
VS. 32. î2 



— 498 - 

vivaks- « désirer prononcer » tel phonème R. XIV 67 

(825). 

vivartana •« transformation » du padapâtha en 
samhitâpâtha R. Intr. 3, glosé avicchedâdhyayana Uv. et 
définissant le nirbhuja ; vivartay- « obtenir par transfor- 
mation » le samdhi A&. III 1 3 et 5 SA. VII 10 et 12 où 
iKeith propose « produire » ; avec ati « prolonger à l'excès » 
un accent R. III 33 (219). 

vivic- <( séparer » l'un des éléments de la diphtongue 
pour la plati ÂsSS. I 5 9 ; caus. « discriminer » le sens du 
verbe BD. II 94, dit du préverbe. 

vivrta <( ouvert » : est v° l'organe (karanà) pour les 
spirantes A.. I 31 ; pour les voyelles et spirantes MâS. VI 
9, a e o étant vivrlatara RT. Introd. ; le karanamadhya est 
v° T. II 45. Les phonèmes aghosa sont v° PS. 20 ; ibid. il 
est dit que tout phonème v° a deux mores. Quand la gorge 
est v°, c'est le phénomène appelé évasa T. II 5 R. XIII 1 (709), 
glosé vipuia, vUâla, rnahûnt Uv. La svarabhakti est 
v° quand elle ne se termine pas par h SarvS. 24. « Non lié 
par le samdhi » Pu. III 67, 137. — GB. I 27 (°karana) ; 
dit de la prononciation des spirantes ChU. II 22 5. 

vivrtatara v. ci-dessus ; vivrtalama « très ouvert » : 
dit du karana pour prononcer e et o A. I 34, â étant plus 
ouvert encore 35. Cf. ïsad°. 

vivrtta « résolu » en ses éléments Pu. VI 154, glosé 
prthagbhûta, viklista, anekïbhùta. 

vivrtti <( hiatus » : défini svarântara « intervalle entre 
deux voyelles » R. II 3 (107) Uv. ad V. I 119 ; la v° a op-' 
tionnellement la durée d'une svarabhakti R. II 4 (108) ; 
ce qui signifie d'après Uv. qu'elle peut avoir aussi une 
durée supérieure ; Uv. ibid. distingue trois v° (entre deux 
brèves, comptant une more de pâda, entre deux longues, 
comptant une more inférieure à un pâda, entre longue et 



- 499 - 

brève et comptant 1/2 more). Quatre sortes de v° YâS. 95 
SvarabhaktiS. 32 sqq. NâS. II 4 2 sqq. MâS. IX 2 sqq. 
SarvS. 27, cinq sortes VS. 323, 325 ; v. les noms s. 
pipïlikâ, pâkavatï, yavamadhyë, vatsânusrtâ (et variantes). 
R. II 79 (183) parle de dïrghâ v° (lorsqu'il y a au moins 
une voyelle longue) et donne les dvisamdhi (q. v.) comme 
le nom d'un hiatus. La v° entre deux mots s'appelle pâ- 
davrtta T. XX 6 A. III 63 V. I 119. Autres références V. 
VII 6 Up. VII 5 sqq. et 13 APar. XLVH 1 1 ; cf. aussi 
°abhipràya ainsi que virâma (vivrttivirâma et samânapa- 
davivrttivirâma) . — SSS. XII 13 6, à propos du pancâlapa- 
davrtti, q. v. 

viiayavant « sujet à exception » N. II 1 (<( douteux » 
BR.), dit des formations grammaticales : glosé saméaya- 
vant Sk. 

visesa « différence » dans l'organe producteur (karana), 
caractérisant les différents phonèmes A. I 18 R. XIII 8 
(716) et cf. A* I 1 6 ; de genre, nombre etc. A* III 4 5 ; 
dans les phonèmes mêmes T. XXIII 1. Le préverbe est 
visesakrt « spécificateur » de l'action verbale R. XII 25 
(707) — V. VIII 54. Certains termes généraux sont em- 
ployés visese a de manière particulière » BD. II 109 (et 
inversement 110). Les yama sont aviéesa « sans sépara- 
tion » les uns des autres R. XIII 43 (751). visista : les vo- 
catifs sont svara « distingués par l'accent » des autres 
formes A* I 3 7. 

visrambha « relâchement » R. III 1 (187), caracté- 
ristique du ton grave : glosé adhogamanam gâtrânâm Uv. 

vislesa j( non coalescencè » de voyelles Pu. IX 24, 
opp. à praslesa ; vislis- caus. MâS. IV 10. 

Visamarâgatâ « nasalisation incorrecte » des voyelles 
R. XIV 13 (771), faute de prononciation. 



- 500 - 

visarga (« échappement, libération ») n. du phonème 
(parëéraya CârS. I PS. 5) h dans la plupart des Siksâ, cer- 
taines ayant à côté la forme plus ancienne visarjanïya : ainsi 
VS. 109, 124, 255 etc. (Liiders p. 82, 96) VàsS. cité Lû- 
ders p. 18 SarvS. 15, 28, 35 BhâS. 79 SaiS. 14, 30, 321 
YâS. 68 sq. PS. 1. c. PârS. 24, 41 sq., 112 AmoS. 31, 34 
Mâdh\S. 5 LaghumâdliyS. 17 sqq. KeS. 6, 9 NâS. II 5 6 
LoS. V 2, 4 (sa°) ; aussi Pu. VI 86 Pratijn. 26 (sous l'aspect 
visargesu, désignant sans doute h, h et h) ; visargaja se 
dit VS. 309 de h et de h. Un intervalle est enseigné après 
le visarga KâtyParis. III 4. — SamhUB., v. upagraha. 

visarjanïya « id. » : défini par le groupe -ah V. VIII 24, 
par le terme abhinistâna A. I 42. C'est un phonème gut- 
tural ou <( pectoral » selon les textes, cf. s. kanthya et 
urasya. Il appartient à la voyelle précédente R. I 24 (25) 
et forme avec elle un seul phonème 67 (68). Références 
A. 15 et passim A* II 2 10 Conta) III 1 10, 3 1 V. I 41, 
86 III 5 IV 103 T. I 12 et passim RT. 3, 112, 115 R. pas- 
sim IJp. V 3 (où le mot semble signifier « qui est à munir 
d'un h ») Pu. VI 122. — SSS. et ÂsSS. cités s. riphita ; 
HirSS. XXI 2 34. 

visrsta « émis » A. XLVII 2 6, dit du ghosa. 

visthâna phonème « ayant un lieu d'articulation dif- 
férent » R. IV 6 (225), glosé anyasthâna Uv. ; visthâ- 
(Histhate), dit du nâda APar. XLVII 2 6. 

vispastârtha dans a° « dont le sens n'est pas clair » 
N. I 16 dit de certains mantra. 

visvara forme « dont l'accent est incorrect » PS. 53 
YâS. 27, 112 NâS. I 1 4, 3 12, 7 20 ; °âdi mot « dont 
l'initiale est prononcée sur divers Ions » Paficavidh. II 98. 

Vihan- « résoudre » un groupe de consonnes R. VI 35 
(411), dit de la svarabhakli. 

vihàra « expansion » du son R. XIV 3 (761), glosé 



— 501 — 

vistâra Uv. et glosant vyàsa : n. d'une faute de prononcia- 
tion ; °hr- « étendre » un pâda hypométrique AÂ. I 3 7. 

Vî- (vyeti) « varier » quant à la flexion GB. I 26, dans 
la définition de Vavyaya. 

Vîpsà « valeur distributive » A. IV 19, dit du suffixe 
-sas. 

Vrtta « traitement » d'un phonème R. X 20 (609 : 
ùsmavad ) ; « usage, manière de faire habituelle » XVI 
74 (933) dans le compte d'un vers, « emploi » d'un mot 
N. II 24, glosé prayogadarsana SK. ; « rythme » (propr. 
« mode » des pâda, lois de quantité) R. XVII 21 (972), 25 
(975), 39 (990) ; équivaut à « forme fléchie » dans carkarïta* 
et yad° q. v. ; cf. aussi pâda°. 

vrtti « traitement » d'un phonème A. I 40 et spéc. 
« conversion » d'un phonème en un autre I 95 Up. V G 
(ûsma°) ; « usage, pratique autorisée » R. IV 38 (257) A. 
I 8 ; (( progression » d'un ton musical au ton suivant f. 
XXIII 17 ; « modalité d'un mot, son sens » N. II 1, glosé 
vartate taira sabdah Sk. ; « interprétation d'un mot au 
sens de » RD. II 109 ; N. 1. c. aussi « formation ». « Mode » 
de prononciation A. II 24 dans lesa° q. v., dit not. d'un 
mode lourd, léger, médian de prononcer le v Pratijn. 17 ; 
guru° « ce qui a un mode lourd » i. e. qui est lourd par 
nature R. XVIII 60 (1069), laghu° « léger par nature » 61 
(1070). v° se dit not. des trois « modes » ou « tempi » de 
la récitation R. XIII 46 (754) sqq. VS. 343 et autres Si., à 
savoir les modes vilàmbîta, madhyama, druta (q. v. et cf. 
prativrtti « selon chaque tempo » R. XIII 48 : 755) : 
l'écart entre ces v° est figuré par 3/4/5 Rï. 31 sq., ou 
1/2/3 MâS. I 2 ; par une gradation d'un tiers ou d'un 
quart Uv. ad R. T. c. ; autres détails chez S. Varma Crit. 
Stud. p. 170. « Hiatus » (pour vivrtti) dans pada? (et pâ- 
davrtta, dérivé de padavrtti), v. pada. Sens APar. XLVII 
1 2 ? — « Mode métrique » Nid. I 6, 14, Mghu et gfuru° 18. 



V 



— 502 - 
vrt- pratiquement « se prononcer » BhâS. 14. 

Vrddha voyelle « qui a subi une vrddhi » A. IV 55 
ou forme « à vrddhi » Pu. III 1 (et a° ibid.) ; voyelle 
« munie de pluti » et comportant trois mores (donc = 
plutà) RT. 44, 68 LoS. I 2 : toutefois CàrS. (cité Varma 
op. c. p. 180) et autres textes ibid. font une différence entre 
la voyelle pluta (brève prolongée par deux mores) et la 
voyelle vrddha (longue prolongée par une morë). v° figure 
comme mot mahgala à toutes les fins d'adhyâya de V. — 
SamhUB. III p. 29 au sens de pluta (et a° ibid.), LSS. VII 
8 5, ÂrsB. I Intr. (sens ?) ; Paficavidh. I 40 (fit « qui n'a 
pas de vrddhi »). 

vrddhi « accroissement » de la voyelle (en â, ai, au) 
A* III 1 13, 4 3 ; ifc. suffixe « postulant la v° » V. V 29, 
dit de certains taddhita ; « croissance » BD. II 121, Tune des 
modifications de l'action verbale ; mot de mangala 5 
toutes les fins d'adhyâya de V. (cf. vrddha ci-dessus). « Fait 
d'être mis au duel ou au pluriel », cf. Oertel Apologelik 
p. 70. 

vrdh = vrddha au sens de « muni de vrddhi » Pu. 
IX .118 ; vrdh- {vardhate) « être au duel ou au pluriel » 
Oertel 1. c. ; « monter » (dit de l'échelle des mètres) Ping. 
II 0. 

Vrsan a mâle/masculin » opp. à yosâ A\. SB. passim 
AB. VI 3 7. 

Veda plur. opp. à blwsya V. I 18. 

vest- caus. au sens de parigrh- bh. ad Up. IV 2 sqq., 
Jat. 4 et 9 vr., Caranavy. vr. (Sieg p. 15) : kramakâle 
vestavya mois qui dans le kramapâtha forment un membre 
autonome en étant répétés avec insertion de îti ; vestaka 
Uv. ad V. passim ad R. III 23 (209), glosant parigraha ; 
vestana Jat. 2 vr., Up. IV 3 bh. (°kâle) ; vcstanïya Up. 
IV 2 et 12 vr. : le tout signifiant propr. « envelopper ». — 
vestay- a envelopper » de deux om RâmU. I 60. 



— 503 — 

vaikrta voyelle « modifiée » R. H 34 (138), dit de o 
issu de as et opp. à pmkrta ; APar. XLVII 1 1. Plus gén. 
« phonème résultant de l'euphonie » R. VI 16 (392) et par 
suite non perceptible dans le padapâtha Uv. 

vaibhakta « qui appartient à une désinence » RT. 
276 DSS. 1 3 24. 

vaibhâsika « notant une option » T. XXII 7, dit de 
va, glosé vaikalpika ïribh. ; VS. 18. 

vaivacana au sens de pragrhya ÂiSS. 15 9. 

vaivrtta n. d'un svarita (« issu d'un hiatus »,vivrttauiA 
bhavah Uv.) ;R. III 18 (204) ; placé sur une syllabe grave 
précédée d'une aiguë dont elle est séparée par hiatus ou 
consonne, à condition que ne suive ni un aigu ni un 
svarita, ex. i dans yâ indra, l dans agnirn île. 

vaisesya « différence » entre les phonèmes T. XXIII 2 ; 
vaiêesikâ n. d'un hiatus Y S. 325. 

vaisvarya « division de ton » ou « divergence to- 
nique » RT. 45 NàS. I 9 6 II 8 9. — Pancavidh. II 
100 SSS. XII 16 2, 17 2, glosé udâttânudâttasvaritapraci- 
tânëm "s'varân taraih . 

vyakti « hiatus » VS. 219 SarvS. 31 SaiS. 83, 85 
ïribh. XX 6 ; « netteté » de prononciation SarvS. 37 
PS. 33 ; varna a phonème (individuel) » Uv. ad R. I 9 (10). 

vyafijana « consonne » (propr. a ce qui manifeste », 
cf. ci-dessous) : défini VS. 2. Les v° sont énumérées et 
classées R. I 6 isqq. T. I 6 V. VIII 14 sqq. ; leur nombre 
est de 42 d'après V. VIII 43, de 33 d'après GauS. I 1. 
Elles font partie de la syllabe R. I 22 (23) ; elles «ont par- 
lie intégrante de la voyelle (svarânga) T. XXI 1 ; entre 



— 504 — 

voyelles, elles appartiennent à la syllabe qui suit R. I 23 
(24) ; leur jonction s'appelle samyoga I 37 (38) ; d'après 
A. I 55 elles appartiennent à la voyelle qui suit (parasya 
svaràsyà) ; de même R. XVIII 33 (1034), sauf en ce qui 
concerne une consonne finale A. I 57 R. 1. c. (et cf. V. I 
101 T. XXI 3 RT. 20), laquelle appartient à la voyelle qui 
précède. Constitue, avec la voyelle, une syllabe, v. aksara. 
Décrites par l'expression kâdi « k et les phonèmes qui 
suivent » V. I 47. La durée de la consonne est d'une more 
A. I 60 RT. 28, d'une demi-more RT. ibid. V. I 59 T. I 37 
(la moitié d'une voyelle brève) R. I 34 (35) Up. I 11. 
Composés divers : sa « accompagné d'une consonne » R. 
XVIII 32 (1034) T. I 43 ; °anta « terminé par une consonne » 
V. IV 105 ; °para « suivi de consonne » IV 103 ; °samgama 
« concours de consonnes » R. XVIII 40 (1042), pour défi- 
nir samyoga ; °samnipâta f même sens, R. I 37 (38) ; °udaya 
VII 33 (465) VI 46 (422) ; °upadha VII 8 (440). Le terme 
est glosé par vyanjayanti « elles manifestent » = prakatân 
kurvanty arthân Uv. ad R. I 5 ; par uparisthâyinâ tena 
vyangam (lire vyangyam) « ce qui se laisse manifester 
par la (voyelle) située au-dessus » citation de Si. chez 
Tribh. XXI 1 ; parena svarena vyajyatc, même sens Vaidi- 
kâbhar. ad T. I 6. Dans N. VII 13 le mot v° désigne une 
épithète comme vrtrahan- en tant que « suggérant » un 
nom propre, à savoir Indra. 

Au sens gramm. AÂ. II 2 4, apposé à ghosa et à ûsman ; 
aussi, indirectement, SA. VIII 11 ; SamhUB. II p. 23 et 
25 ; LSS. VI § 9T QT SS. I 1 19, 2 12 XIII 1 8 «SS. I 5 
9 HirSS. XXI 2 34 ; au sens d' « expression qui suggère » 
ÂsSS. VIII 12 13 et prob. GB. I 25 ; cf. aussi sparsosma- 
bhir vyajyamânâ AÂ. II 3 6, dit du langage (vâc) « qui se 
manifeste au moyen des occlusives et des spirantes ». 

vyatikïrna mot « de dérivation confuse » BD. II 104 

vyatisanga « interconnexion » de quantité entre deux 
phonèmes R. XIII 41 (749). 



- 505 — 

vyatyaya « inversion, renversement » de mots dans 
la phrase k* III 4 G. 

vyathana « altération » des phonèmes dans une pro- 
nonciation fautive R. XIV 1 (759), glosé anyathâsravana Uv. 

vyapadesa « désignation » d'un mètre R. XVIII 4 

(1005). 

vyaya dans vibhakti « mobilité de désinences = 
flexion » BD. I 45 (l'édition a fautivement avyaya) ; 
drsta mot « dont le caractère fléchi est apparent » N. 18, 
dit de tva-, V 23, dit du nom en général ; vyayavant « dé- 
clinable » V. II 26, glosé yasya vibhaktyâdibhir vikârah 
kriyate Uv. et dit de anta- opp. à antar ; « modifié » R. XI 
61 (673), dit du mot qui dans le kramapâtha est accompagné 
de iti et est sujet à certaines altérations (« incomplet » 
Mûller, a subissant un retranchement » Régnier), ainsi 
dans âraig iti (Samh. â'raik) est perdu le svarita de âraîk 
connu par le padapâtha. 

vyavadhâna « élément inséré » entre deux phonèmes 
RT. 185, dit de m dans rtûmr anu = rtûn ; °dhlyatc 
RT. 186 sqq. vr. 

vyavasà- « pratiquer la pause » en fin du pâda R. 
XVIII 57 (1058), glosé avasânam kr~ Uv. ; « séparer » des 
pâda XV 20 (847). 

vyavahita élément « séparé » d'un autre par un 
phonème V. I 38 et (en var. de vyaveta) III 64 et 94. 

vyavâya « séparation » de phonèmes par (instr. ou 
plus souvent en compos.) A. II 92 sq. III 93 R. XIV 58 (816), 
ainsi dans pada° « séparation par un mot » A.* II 4 4 BD. 
II 113 ; anga « séparation par un élément qui est membre » 
du mot RT. 190 ; kâla « intervalle de temps » R. II 2 (106). 



— 506 — 

vyavâyin phonème « séparateur » i. e. intercalé T. XIII 15 
(ex corr.) R. X 3 (592) XI 13 (625), 15 (627) sq. 

vyaveta « séparé » (régime gén. en compos.) RT. 275 
R. X 3 (592( V 42 (359), 44 (361) A. I 98 (a°) III 62 T. I 
17 VII 5 XIII 7 V. III 64 (var. : vyaveta) ; eka° « the next 
but one » T. IV 51. 

vyave- « séparer » des groupes par une voyelle R. XVII 
23 (974), glosé vyavadhânam kr- Uv., Uv. ad R. XI 13 
(625) ; vyavayant Pancavidh. II 108. 

vyas- « diviser » un groupe par une voyelle R. XIV 49 
(807), faute de prononciation : glosé prthakkr- Uv. ; vyas- 
ta VS. 286. — avyastam « non indistinctement » LSS. VI 10 
18, mérite d'une prononciation et cf. vyâsa. 

vyâkarana « analyse » GR. I 24, 27 ; « grammaire » 
Jat. 3. 

vyâpatti « conversion » du visarjaniya en sifflante R. 
V 2 (319) IV 38 (257 : o°). Plus gén. « changement » dans 
la forme de la racine N. II 1 : ainsi il y a anta° dans ogha- 
de la racine vah- ou dans madhu- de la racine mad-. 

vyâpanna (« comportant conversion ») n. d'un samdhi 
R. IV 35 (254) où h est changé en sifflante, ex. nissidhvarih 
— nih-si ; V 31 (348), glosé satvam prâptah Uv. vyâpa- 
dyate « est converti » en sifflante, dit de h Uv. ad R. IV 35 
(254). 

vyâpta « couvert, embrassé par » les samhitâpâtha et 
padapâtha R. Intr. 4, dit du kramapâtha. vyâpti a carac- 
tère compréhensif » des mots de la langue N. I 2. 

vyâyata dans a° consonne « non divisée », i. e. con- 
sonne conjointe R. XIV 49 (807), glosé aprthagbhûta. 

vyâvartana « renversement » dans l'ordre des mots 
Jat. 4 et 7, caractérisant le krama : parivarlana vr. 



- 507 — 

vyâsa « texte disjoint », syn. de pada(pàtha) A. III 68, 
72 ; « expansion » de l'articulation R. XIV 3 (761), 11 
(769), faute de prononciation, glosé viveka Uv. 

vyàhrti « mot » AÂ. II 2 2. 

vyutkramana = parivartana Jat. 3 et (vyutkramd) 
11 ; n. d'une variété de krama PràUyot. cité Jat. p. 44. 

vyutpatti « étymologie » BD. II 108. 

vyùha « résolution » des semi- voyelles et des voyelles 
contractées, nécessaire pour rétablir le pâda R. VIII 40 (527); 
vyùhena « en résolvant » opp. à prakrtyâ XVI 23 (882), 51 
(910) ; « supplément » 77 (936). avyûhena-n sans résolu- 
tion » XVIII 54 (1055). vyûh- « résoudre » des voyelles 
XVII 22 (873). 

vrïlana « abaissement » des mâchoires R. XIV 6 (764), 
faute de prononciation, glosé nicairbhâva Uv. •>>. 

sankhadhma n. du quatrième y orna MàS. XI 3. 

sabda « son », comme base des varna T. XXII 1, glosé 
dhvani Tribh. ; joint aux varna, c'est l'origine du langage 
XXIII 3. Résulte de l'air (vâyu) V. I 6 additionné de « mé- 
lange » (samkara). Le second chap. de T. traite de la sab- 
dotpatti « production des sonsi ». Les verbes, dérivés et 
composés sont sabdamaya V. I 27. (« l'ensemble des sons » 
Weber, ou plutôt « des mots ») et cf. sabdârtha V. VIII 43. 
asabda « ce qui est sans (perception de) son » T. XXIII 6 
glosant upàmsu ; sa a ce qui est accompagné de son » 9, 
glosant upabdimant ; R. XVIII 59 (1068). 

« Forme, élément grammatical » : dit de la désinence -ni 
V. III 17, de la syllabe sru dans sruti- BhâS. 26 (analogue 
30 etc.) ; gén. « mot » R. V 49 (366) et plus particulière- 
ment au sens de pravâda IV 23 (242), au sens de prâtipadika 
52 (271) cf. Uv. ; « mot » aussi BD. I 42, définissant nâ- 



— 508 — 

mail ; aneka mots « à forme diverse » N. V 11 ; °rûpa 
< forme » opp. à artha BD. II 108 ; sabdavallvât « du fait 
qu'il y a repétition de mots » N. V 11. Le s « mot » est 
fonction des propriétés {guna) du sens (artha) BD. II 99. 
Spéc. « terme technique » de la grammaire T. XXII 3, 
glosé sâstra Tribh. Màh. — « Son » l et « mot » à la fois AÂ. 
III 2 5 (= sâstra S.V VIII 9 ?) ; références diverses pour le 
sens de « mot » chez BR. et ajouter VOS. 118. 

sâbda « grammairien » R. XII 17 (699), glosé sabdavid 
Uv. 

'sar' h. fictif des sifflantes KeS. G ; 'tf, des sifflantes 
et de h 4 sq. et SvarabhaktiS. 19. 

•«sas n. d'un suffixe adverbial A. IV 19 V. V 9. 

sa vatika « éternel », dit des mots selon une certaine 
théorie qui les oppose à la notion des mots kârya R. XIII 
14 (722), glosé nitya Uv. 

sâstra <( enseignement » R. I 64 (65) II 5 (109), « trai- 
té » R. Intr. 7 et passim ; °krta connexion « grammaticale n 
entre les mots N. I 2. 

f.ikhâ troisième division du krama Caranavy. Intr., 
PrâtJyot: Thibaut Jat. p. 46. 

sis- au pass. « subsister » N. II 1, dit de l'initiale de la 
racine ââ- dans pratta- ; sista « le reste » Up. I 1, 7. Cf. 
êesa. 

sista ifc. « enseignement » relatif à R. VI 45 (421). 

sïghratara « plus rapide » R. XIII 19 (727), dit du 
souffle ' (prima) dans les occlusives aspirées. 

sïfsanya « se produisant au cerveau » i. e. dans la 
partie supérieure de la bouche PS. 8, dit du ton tara. 



— 509 — 

sukra n. du deuxième yama chez Uv. ad R. XIII 44 
(752) ; var. chez Régnier et Millier. 

suddha « pur » dit d'une voyelle, opp. à anunâsika 
A. IV 121 Up. IV 13 APar. XLVII 3 5 ; « sans consonne » 
R. XVIII 32 (1033), glosé vyanjanena rahitah Uv. — Syl- 
labe « non soumise au sarndhi » AÂ. III 1 3 SA. VII 10 ; 
dit de la particule o, donc = aprkta SSS. Il 19. Au 
fém., n. d'une Samhitâ SamhUB. I p. 9, i. e. « lue (récitée) 
étant assis à un emplacement pur » (vr. ?). 

sauddhâksara texte « comportant des syllabes à l'état 
pur » R. Intr. 3, définissant le pratrnna ; n. d'un sarndhi 
IV 89 (308) (propr. « comportant addition d'un phonème 
pur » i. e. séparé), consistant en l'insertion de s (ainsi dans 
pari-kr-) f de r (ainsi dans vana-sad-), de s (ainsi dans a-s- 
krta) : ces accréments disparaissent dans le parigraha X 21 
(610) et dans le krarna XI 43 (655). — suddha dit de om 
prononcé sans nasale KB. XI 5 XIV 3. 

; Ùna « vide » R. XIV 5 (763) : faute de prononciation 
consistant à parler avec, pour ainsi dire, la bouche creuse, 
susira = bilâyita Uv. 

sesa les phonèmes « qui restent », non précédemment 
énumérés R. I 6 V. I 53 T. I 6 (et cf. vyafijana 14) etc. ; 
la syllabe « restante » i. e. la dernière R. III 20 (206) ; 
sese « dans les su. qui suivent » R. VII 33 (465) ; v. vâkya. 

srâvaka et sravanïyapara (ou sravanlpara) n. de cer- 
tains modes de récitation Caranavy. Sieg p. 13. 

sruti <( son, perception auditive » d'un phonème ou 
d'un mot R. VI 17 (393), 33 (409) XIII 13 (721) T. IV 35 
(patï srutih « l'ensemble auditif patï ») XII 7 XIII 12. 
En général ifc. : udâtta° « qui s'entend comme un aigu », 
dit de la seconde partie du svarita A. III 71 R. III 5 (191) ; 
ucca RT. 61 ; dit des syllabes pracaya R. III 19 (205) T. 

11 



— 510 — 

XXI 10 et glosé ekasruti c. ad A. IV 107 ; prthak (ou 
aprthak ?) v. ce mot ; a° « inaudible », dit du dhruva R. 
VI 40 (416) ; aêrutidhara le phonème r (inclus dans r) 
« porteur du son a » V. IV 145. 

érut ifc. phonème « prononcé » dans tel mot BhâS. 
21, 70. 

slathabandha « à connexion lâche » SaiS.72, dit de 
v joint à n et ri ; analogue 76. 

ilista au loc. « dans l'état joint » = samhitâycim SarvS. 

4 ; « portions liées ensemble » dit des quatre éléments com- 
posant le phonème r 19 ; définissant le samyoga VS. 20. 

évasa « souffle » opp. à nàda R. Intr. 6 = T. XXIV 

5 et base (prakrti Uv.) des phonèmes sourds A. I 12 R. 
XIII 4 (721) T. II 10. Le s a lieu quand le larynx est 
ouvert T. II 5. L'abhinidhâna « manque de souffle et de 
sonorité » hïnasvâsanâdah A. I 43 ; svâsanâdau « souffle 
et sonorité » à la fois, caractéristique (ou prakrti Uv.) des 
aspirées sonores et de h R. XIII 6 (714), cf. svâsanâdatva 
Uv. ad R. Intr. 6, glosant ubhaya R. ; svâsatâ R. XIII 1 
(709) et cf. isat°. s° est aussi le n. d'une faute de pronon- 
ciation de h, « (excès de) souffle » (Uv.) R. XIV 28 (786), 
êvâsin « sourdes aspirées » PS. 39. 

sastha « sixième » spirante, i. e. jihvâmûlïya R. I 41 
(42) ; « sixième » voyelle R. I 71 (72) II 59 (163), à savoir 
ï ; au fém. « sixième » désinence, génitif A. II 71 V. I 136 
II 18 N. I 17. — « Sixième » désinence Nid. III 9 ÂsSS. I 

6 3 KSS. I 9 16 RâmU. I 59. 

samyukta « conjoint » A. I 49, dit de tout contact 
de consonnes où ne figure pas d'abhinidhâna. L'enseigne- 
ment de Sâkalya est a° R. VI 24 (400), c'est-à-dire que 
selon S. il n'v a pas prononciation « jointe » du groupe 



— 511 - 

consonantique quand il y a abhinidhâna, ainsi yad yal est 
prononcé yad: yat, non ya-dyat ; de là a comme n. de 
l' abhinidhâna même SarvS. 45. Phonème « faisant partie 
d'un groupe de consonnes » R. VI 9 (386), 14 (390) Pratijfi. 
14, 16, 18, 27 et avec a° 9, 16, 18. a° est aussi le n. d'un 
samdhi R. XV 12 (839) consistant en la « non- jonction » 
de voyelle finale devant r, ex. pra rbhubhyah (mais Uv. ; 
pragrhya) ; enfin a° ifc. se dit d'une syllabe « non pour- 
vue » d'anmvâra, donc légère T. XXII 15 ; cf. sayuk. 

samyuj- au pass. « former combinaison ensemble » R. 
XII 3 (685). dit de certaines consonnes. 

samyoga « jonction consonantique, groupe de con- 
sonnes » Pr. passim : défini anantaram V. I 48, vyanjana- 
samnipâta R. I 37 (38), anekavyanjanaslista VS. 20, vyafî- 
janâny avyavetâni svaraih A. I 98, samyuktam vyanjanam 
RT. 27 (vr.). D'après À. I 50 la demi-more ultérieure du 
premier élément a le même karana que le second élément, 
ainsi la fin du t dans vatsau deviendrait s ou se rappro- 
cherait de s. Le premier élément appartient optionnellement 
à la voyelle précédente ou à la voyelle suivante R. I 25 (26) ; 
à la précédente V. I 102. Sur les faits de gémination, v. 
krama et dvirvacana etc. Plusieurs Si. (Gau. Il Sai. 64 
sqq. Yâ. 202) répartissent en trois « blocs » (pinda) les s : 
un bloc de fer quand le s° est accompagné d'un yama, un 
bloc de bois quand il comporte une semi- voyelle, un bloc 
de laine quand il ne comporte ni yama ni semi-voyelle ; 
Varnaratnaprad. 177 sqq. CârS. VIII distinguent sept 
pinda (S. Varma Grit. Stud. p. 145) et cf. Haug Accent 
p. 61. Le s peut comprendre jusqu'à 7 consonnes GauS. 
I 2. Le s fait position R. I 22 (21) et cf, XVIII 38 (1040). 
Fautes diverses dans le s° XIV 58 (816). s° à résoudre pour 
des raisons métriques XVII 23 (974). Composés : °para 
« suivi d'un groupe » R. I 22 (21) et a T. XXII 15 ; 
°pûrva a précédé d'un groupe » V. IV 105 T. XXII 14 ; 
°âdi <( initiale, premier élément d'un groupe » V. I 102 
IV 97 R. passim T. XXI 4 (au neutre) A. I 56 et III 28 
(id.) A* II 2 8, 13 et a R. VI 3 : 380 ; rephos'ma « jonc- 



— 512 - 

tion de r et dune spiranie » T. XXI 15 ; a c 
jonction » A. 1 51, pour définir le mot laghu. 

s désigne aussi une « jonction » de voyelles R. XIV 
G3 (821) ou de mots T XXIV 3, dans la définition du 
samhitàpâtha ; krama est un autre n. du kramapâtha A* 
III 2 8 ; vâkya° v. ce mot. krsno mrgasamyogc « le mot 
k. au sens de mrga » V. II 25, glosé par °vacana ou °vôcin 
Uv. An. — GB. I 24, 27. 

samyuta phonème « combiné avec » un autre PS. 
16 (et a° ibid.) MâS. XI 5 etc. 

sain varan a « étouffement » du son R. VI 17 (393), 
dans la définition de Vabhinidhâna. 

samvijnâta « conventionnel » = rûdha N. I 12, où 
Durga donne pour var. °jnâna = rûdhi cf. Gune Ind. 
Ant. XLV p. 173. samvijmna « id. » N. VII 13 dans °bhûta ; 
°pada u mots dont (une certaine valeur est traditionnelle- 
ment) admise » BD. V 95, mais qui en ont une autre dans 
le rituel. 

samvrta « fermé » : mode d'articulation de a bref A. 
I 36 ; le nâda a lieu « le larynx fermé » T. II 4 et cf. R. 
XIII 1 (709), gloeé sainkucita, samûlista, alpa Uv. La pre- 
mière portion de ai, au est un a qui selon certains est 
prononcé « avec un mode d'articulation plus fermé » 
(samvrtakaranatara) T. II 27, glosé samnîkrsta Tribh. La 
svarabhakli est 8° quand le phonème ultérieur est un h 
SarvS. 24 ; les yama sont s° MâS. VI 9. 

samslista phonèmes « fondus » en un seul V. IV 145, 
glosé ekïbhûta Uv. 

samsanga « connexion » des syllabes LSS. VII 9 3. 

samsarga « degré de contact » des phonèmes T. XXIII 



— 513 — 

2, occlusion, etc. ; « fusion » des mores composant les 
diphtongues c, o R. XIII 40 (748). 

samsrsta ifc .consonne « en contact » avec une voyelle 
Tribh. XXI 1 ; ° karman mot « qui a le sens conjoint de 
_ et de — » N. III 10. 

samSkâra « formation grammaticale » des mots V. I 1 
(dans l'expression svara ), glosé ïbpâgamavarnavikâra- 
prakrtibhâvalaksanah Uv. : en fait, les particularités con- 
cernant le transfert en samhitâ du padapâtha ; même ex- 
pression VIII 64 ; « formation » d'un mot, i. e. son ana- 
lyse ou étymologie N. IV 1 et V 2 (v. anavagata ) I 12 sq. 
(aussi dans le composé svara ), glosé prakrtyâdïvibhâga 
Sk. ; I 14 sq. et II 1 (même composé), mais svara Bhâs. 
I 1 signifie « la constitution de l'accent » dans le Sat. Br. 

samskr- « dériver » un mot en partant de tel verbe N. 
1 13. ' 

samsthâna GB. I 27. 

samsprsta dans °varna « formé de vo\ elles combinées » 
A. I 40, dit des diphtongues ; °repha « combiné avec un 
r » 37, dit de r. 

samsvâra « l'ensemble des svâra » ou tons musi- 
caux j&S. I 1 30 VOS. I 1 8. 

samhata dit de plusieurs accents « qui se suivent sans 
interruption » Bhâs. I 16, glose ekatra yukta. 

samhâra « contraction » incorrecte du sthâna et du 
karana R. XIV 3 (761), glosé anyathâkaranam samkoca- 
nam va. 



samhitâ : texte « combiné » (comportant application 
du saindhi et de lecture « jointe », tel que nous l'avons 
dans le sainhifâpâtha), opp. au texte non combiné appelé 
padaipâtha) : défini comme padaprakrti (v. pra°) R. II 1 

33 



— 514 — 

(105) et glosé vikâra Uv. N. I 17 VS. 24 : ainsi appelé II 2 

(106) parce qu' « il procède sans intervalle de temps, combi- 
nant les finales de mots aux initiales de mots ». La s° est donc 
un vikâra « modification » par rapport au. pada pris comme 
base Uv. ad R. II 1 (105) ; Uv. ad R. II 2 (106) distingue 
deux sortes de s°, Yârsï ou Samhitâ proprement dite et la 
kramasamhitâ = krama(pâthà) ; d'après VS. 26 la s° se 
divise en pada° et en jatâ. T. XXIV 1 sq. VS. 25 distinguent 
une pada°, définie T. XXIV 3 « conjonction de mots indé- 
pendants par contact phonique » et qui résulte des règles 
du Pr. relatives à la conversion de l'état pada en l'état 
samhitâ, une aksara (VS. a svara ), résultant des règles 
qui dans le samdhi de voyelles permettent la fusion de 
deux syllabes en une, une varna% résultant des règles de 
gémination, cérébralisation, etc., )enfin une anga°, ré- 
sultant des règles indiquant de quelle voyelle telle con- 
sonne est « membre » ; Uv. ad R. Intr. 3 distingue l 'ak- 
sara , qui serait la samhitâ proprement dite, et la pada°, 
qui serait le padapâtha. 

Dans plusieurs de ces emplois, le mot s° .avoisine un 
sens connexe au précédent, celui d' « union, combinaison » 
£= samdhi), entre deux ou plusieurs- mots que ne sépare 
aucune pause, soit aussi « texte continu » : s en ce sens 
est défini samnikarsa Rï. 67 ou parah samnikarsah N. 1 17, 
ou encore padasvaravarnângânâm (les quatre modalités 
ci-dessus définies) dvidviyukte VS. 25. C'est l'une et l'autre 
valeur du terme que visent les définitions de T. V 1 cka- 
prânabhâve « dans les limites d'une seule et même respi- 
ration » et de V. I 158 varnânâm ekaprânayogah, glosé 
ekocchvâsoçcâranayoga Uv. : cette s ainsi définie à la 
mesure de la respiration est appelée prâna Uv. ad loc, 
par opp. à la pâda ou « s° métrique » qui est celle des 
rc. L'expression fréquente samhitâyâm signifie que la 
règle donnée est valable « dans le texte combiné, dans le 
samhitâpâtha » A. II 1 V. III 1 (en adhikâra) ; elle s'oppose 
V. IV 175 à padasamûhe ; de même samhitâkâle R. VIII 
36 (523). yathâsamhitam « conformément au texte s° » R. 



— 515 — 

X 6 (595) XI 45 (657) Up. III 3, 5 sq. VI 8 IX 26 ; anusam- 
hitam « id. » v. s. v. Dans R. XI 58 (670) svaravarna si- 
gnifie « combinaison d'accents et de phonèmes » (propre 
au texte s' ), glosé svara° et varna° Uv. Cf. pada, krama, 
ârsî, vilopa, samdhi. 

samhita dit d'un mot « phoniquement lié -» à Yiti du 
padapâtha V. I 147, dans la définition du terme sthitopas- 
thita ; plus gén. « joint, combiné » R. X 14 (603) et d'ord. 
ifc. uttara « combiné avec le mot suivant » V. IV 187 Up. 
I 17, nyâya mot « lié (avec le suivant au moyen d'un 
samdhi) régulier » V. V 8, glosé samdhimant Uv. ou sam~ 
lagna ad R. V 47 (366), arepha phonème t < non joint à 
r » R. V 31 (348) ; udàtta svarita « combiné avec un aigu » 
A* II 3 23 ; a° « non combiné » par samdhi R. I 59 (60), 
glosé asambaddha Uv. III 25 (211) X 17 (606) T. XXI 5, 
glosé asamyukta Tribh. Enfin dans krta° et àkrta°, le se- 
cond membre n'est autre que le mot samhitâ abrégé en 
bahuvrïhi : krta se dit d'un phonème « ayant déjà subi 
une combinaison phonique » R. VI 17 (393), inversement 
akrta° IV 20 (239). 

Le terme samhita (masc. !) V. I 155 est défini pûrvenot- 
tarah « mot ultérieur (lié quant aux phonèmes et à l'ac- 
cent) avec le mot antérieur » et précisé en dvipadasamhitâ 
Uv. ; c'est donc un doublet du fém. samhitâ ; parallèlement 
on a asamhita (également masc.) V. I 156, défini padavi- 
cheda « séparation de mots » et glosé An. par padapâtha : 
le terme s'applique à une séquence comme ïse/ tvâj ûrje/ 
tvâ. samhitika vr. ad A. IV 107 et 114. Cf. aussi samhita. 

samhitâ désigne 1' « union » (semi-mystique, semi- 
gramm.) entre un élément antérieur et un élément ultérieur 
SA. VII 2 sqq. ; elle est définie 12 « la more entre élément 
antérieur et élément ultérieur, par quoi l'on obtient le 
samdhi t l'on distingue more et non-more, accent et non- 
accent » ; analogue AÂ. III 1, 5 « espace entre élément 
antérieur et élément ultérieur, par quoi l'on obtient le 
samdhi, l'on distingue accent et non-accent, l'on divise 
more et non-more » et plus loin « sans séparer tout-à- 



— 516 — 

fait » (avikarsari) « ni fondre » entièrement (anekikurvan) ; 
cf. aussi nirbhuja. SA. VIII 11 a aussi l'expression anu- 
samhitam. SamhUB. I p. 9 distingue trois s° soit pratique- 
ment « récitation » : suddhâ, aduhsprstâ, anirbhujâ, v. ces 
mots. Enfin TA. VII 3 1 parle d'un enseignement secret 
(upanisad) concernant la s°, « union entre phonèmes ». 
« Texte continu » Kaus. LVI 11. 

samkara dans samkaropa V. I 8 (abréviation de 
-ropahitah, que donne Venk. Sharma ?) dit du souffle qui 
•devient son lorsqu'il est « pourvu des modes d'articulation » 
samyak karanair upahitah Uy. An., samïcïnâh karâh An., 
cf. Gelpke p. 59. 

samkarsa « resserrement » Pu. VIII 159 i. e. non -réso- 
lution des semi-voyelles y et v en iy et uv ; samkrsta 
« serré » VI 206, dit d'un groupe de consonnes, opp. à 
vikarsa. 

samkrama « rapprochement » opéré dans le krama- 
pâtha de deux mots entre lesquels d'autres sont tombés 
(et qui sont considérés comme non existants), rapproche- 
ment qui est en fait un saindhi : V. III 148 IV 77, 194 où 
Uv. glose galatpadam atikramyâgalajtâ saha samdhânam 
ou simplement avasâne saindhik : ex. on a en krama sûdre 
'rye en partant de l'état samhitâ ya chûdre y ad arye. Se dit 
aussi V. IV 165 du samdhi opéré dans le padapâtha pour 
les mots qui précèdent et suivent un groupe de mots qu'on 
a laissé tomber (parce qu'il figurait déjà dans un passage 
antérieur) ; NâS. I 7 18. samkrama désigne une variété de 
krama PràtJyot., cité Thibaut Jat. p. 44. 

samkrânta Varnaratnaprad. 152 ; samkramyate équiva- 
lant à « tomber » (dit de mots figurant dans les condi- 
tions susdites) Uv. ad V. IV 166. Cf. samaya. 

samkhyâ < numération » V. I 49, i. e. prathama 
dvitïya etc. pour désigner les occlusives ; « nombre » de 



- 517 — 

mots formant un krama R. XI 21 (633) ; des particules 
XII 26 (708) ; des fautes de prononciation XIV 63 (821) ; 
des stances XVIII 45 (1047) ; « nom de nombre » V. III 
46 V 15 et 27 (°pùrvà composé « où le membre antérieur 
est un n. de nombre » T. XVI 25) ; les formes ekatas, 
dvitas sont appelées samkhyânâman N. IV 6 ; yathâsam- 
khyatn v. s. v. 

« Nombre » grammatical BD. I 46, à côté de vacana 43 ; 
samkhyâta « choses sujettes à numération » V. I 143 ; 
asamkhyâne « sauf dans une énumération » T. I 48 ; BD. 
II 93. — samkhyâ « nombre » d'objets, etc. SS. passim, 
v. BR. 

samgama « concours » de syllabes graves R. XI 57 
(669), glosé samavâya ; de consonnes XVIII 40 (1042), 
définissant le samyoga. 

samghâta « combinaison » de sons formant la parole 
V. I 9 : mais Uv. An. glosent purusasya prayatnâh, Benfey 
GGA. 1858 1613 = Kl. Schr. I met le terme en parallèle 
avec R. ihâ et cf. Gelpke p. 44.. La phrase est née d'un 
s°. de mots, le mot d'un s de phonèmes BD. II 117. pada° 
Uv. ad V. IV 174 glosant padasamûha et interprété comme 
le « rassemblement des mots (séparés dans la Samh.) » 

samcaya dans varna° = alphabet APar. XLVII 1 3. 

samjnâ not. au loc. sing. équivalant à « nom propre » 
et plus largement « nom technique » A. IV 67 (ex. asvat- 
thâh, fiâêyapa-) A* I 2 11, V. IV 96 BD. II 134 III 82 V 93 
RT. 229 (ifc.) ; °karana « désignation de notions » par des 
mots N. I 2, glosé samkscpena jnâyate 'nena Sk. ; °sam- 
jnaka Up. V 7. 

sattva: le nom est sattvàbhidhâyaka « ce qui désigne 
la substance » R. XII 25 (707) = V. VIII 55 : cf. R. XII 



— 518 — 

18 ;700) où s glose nâman et esl glosé dravya chez Uv. 
D'où, pratiquement, = substantif N. I 1, où Sk. glose 
également par dravya et par lingosamkhyâyuktam vastu 
<( chose pourvue de genre et de nombre » (et cf. I 20) ; 
ibid. les noms sont sattvapradhâua par opp. aux verbes 
qui sont bhâvapradhâna ; une forme d'origine verbale, 
ainsi vrajyâpakti-, quand elle parvient à l'état de substance 
(sattvabhûta) 1 est désignée par des substantifs (sattvanâman) , 
v. Gune Ind. Ant. XLV p. 159. Cf. aussi sâttva. 

sadrsa mot commençant par un phonème « sem- 
blable » à celui cité R. IX 26 (563) (°âdi) ; voyelle « corres- 
pondante » XVII 23 (974), glosé mmâna$thâna Uv. ; nom 
•« semblable » de forme à telle racine VI 56 (432), ainsi 
sakhye à la rac. khyâ-. sadrs phonème « semblable » à la 
consonne de base VI 32 (408), dit du yama. 

San' « dâsidératif » A. I 86 ; cf. ichâ. 

sarntatam « continûment » R. XV 16 (843), glosé 
{ivicchinnam, Uv. dit de la récital ion. — SSS. I 1 23 ; 
ÂsSS. I 2 8, défini 10 comme une récitation allant (d'un 
trait) jusqu'à la pause. 

samtàna « tenue » dans la diction TA. VII 2 1, glosé 
pûrvottaravarnayoh samhitâ ; cf. aussi SSS. I 1 25 VI 9 10 
i°artha) ÂsSS. V i4 16, 20 5. 

samdasta faute de prononciation consistant à parler 
avec les mâchoires baissées R. XIV 6 (764), glosé vrldane 
hanvoh Uv. ; -ta « id. » 13 (771) ; samdamsa a id. » 11 (769). 

samdeha « doute » sur le point de jointure d'un com- 
posé (comme sodasl-) A. IV 51 (Whitney « imbrication »» 
des deux membres du composé) ; -e « en cas de doute » 
A* II 2 2 sq. T. I 25 ; asamdigdha « sans indistinction » R. 
III 29 (215), dit des tons et glosé par samdeha Uv. ; sam- 
digdha Ping. III 61. 



— 519 — 

samdhâ- « joindre » dans le kramapâtha les groupes 
samaya R. X 19 (608) ; plus gén. « joindre, combiner » 
des finales aux initiales, soit dans le krama XI 24 (636). 
33 (645) V. IV 180 Up. I 15 IV 13, soit dans la samhitâ 
R. II 2 (106). asamdadhat « sans combiner » une finale 
avec l'initiale suivante R. XI 45 (657). « Rapprocher » un 
mot éloigné BD. II 100. samdhïyamâna syllabes « combi- 
nées » en samdhi R. IIï 24 (210) Jat. 10. samdhayet (en 
fait, dénomin. de samdhi) SaiS. 298, 300, 302. 

samdhâna « combinaison phonique » R. X 17, glosé 
samdhi Uv. ; le terme définit le samlritâpâtha T. XXIV 3 ; 
Uv. ad R. IV 14 sq. (233). 

samdhârana c< tenue séparée » dune consonne R. VI 
17 (393), caractérisant V abhinidhâna. 

samdM u jonction, combinaison phonique » entre 
deux riiots : Pr. passim (rare A. et RT., manque A* et T.) ; 
en outre, Up. V 3 VI 2 VII 1 etc. Le ,s° a lieu « entre la 
finale d'un mot et l'initiale du mot » suivant V. III 2 ; 
un s effectué selon une règle ultérieure n'est plus soumis 
à une règle antérieure V. III 3. 11 a lieu « selon la succession 
des mots » R. II 7 (111). Il fait défaut entre deux hémistiches 
X 18 (607). Le vivarlana du s° définit le nirbhuja R. Intr. 
3 (passage où Uv. glose s° par madhya, avahma et antara). 
YâS. 93 SvarabhaktiS. 29 distinguent quatre s° : lopu, 
âgama, vikâra, prakrtibhâva ; quatre s° aussi chez Uv. ad 
R. II 8 (112) (voyelles, consonnes, consonne et voyelle, 
voyelle et consonne) et IV 1 (220), qui donne les noms 
d'anvaksara (anuloma et pratiloma), de svara° et de vyafi- 
jana° (svara° aussi Jat. 8 RT. 257 A. IV 114 au sens de 
« samdhi des voyelles »). Le mot s se dit également de 
la combinaison accentuelle qui accompagne la combinaison 
phonique, ainsi Bhâs. I 5. saindhau = « à l'intérieur d'un 
parvan » Pu. V 184. 

Composés : °vidhi « règles du s° » VS. 168 ; °ja « ré- 
sultant du s° », dit de e, o R. II 34 (138) et asamdhija pho- 



— 520 — 

nème « ne résultant pas du s » R. XIII 23 (731), dit de y, v; 
pada° « combinaison phonique entre des mots » R. II 14 
(118) XI 13 '(625) et cf. dvisamdhi, replia , sparéosma , spar- 
sarepha etc. yathâsamdhi « selon le mode de s° » R. III 18 
(204). samdhivat traitement « conforme à celui du s° » Pu. 
IX 24, opp. à padavat. 

AÂ. III 1 3 et 5 SA. VII 10 et 12 dans la définition du 
nirbhuja ; cf. aussi °vijrïëpanï AÂ. 5 SA. 13, dit de la 
more située entre les deux éléments en présence et qui 
« révèle la jonction ». De façon plus mystique s° désigne 
1' « union » d'un pûrvarûpa et d'un uttararupa TA. VII 3 
1 sqq. Il y a 360 s (entre voyelles et consonnes Sây.) AÂ. 
III 2 2 SA. VIII 1 sq. Il est divisé en antar° et bahirbhâga 
Nid. III 5. Cf. aussi ksipra. 

samdhyaksara (« phonème de jonction, résultant d'un 
s ») <( diphtongue » : défini samsprstavarna A. I 40. La 
liste des s'° est donnée V. I 45 (e ai o au) R. I 2 (e o ai au). 
Les diphtongues, suivant certains maîtres, dit R. XIII 38 
(746), sont le résultat d'une combinaison, en sorte qu'elles 
ont deux places d'articulation ; et les su. qui suivent et 
A. III 40 V. IV 46 VIII 8. — SSS. I 2 4 ÂsSS. I 5 9 GB. 
I 27 MSS. V 1 1 11. 

samdhya qualité « propre au samdhi », autrement dit 
au texte sàmhitâ A. I 1, opp. à padya (guna). Phonème 
« provenant du s° », ainsi y R. II 56 (57) et passim A. II 
37 III 37 RT. 94 ; glosé samdhija Uv. passim ; le mot 
définit en particulier les diphtongues H. XIII 38 (746), 
glosé samdhija et samdhitavya Uv., et est pratiquement 
un n. de la diphtongue R. XIV 60 (818), glosé samdhyaksara 
Uv., RT. 95, 111 ; samdhyâdya RT. 30 se dit de e, o. 
samdheya phonème « soumis au samdhi » Pu. VI 2. 
samdheya dans svara° mot « sujet au samdhi des voyelles » 
V. VI 5, i. e. commençant par une vo\elle. 

sannatara « assez faible, affaissé » A. I 43, dit de 
Y abhinidhâna. 



— 521 — 

samnam- « interpréter » (au caus.), propr. « fléchir » 
des formes désinentielles selon le sens N. II 1. 

samnikarsa « contact immédiat » RT. 67, définissant 
la samhitâ, glosé ânantarya ; aussi (avec parah) N. I 17, 
glosé samslesa Sk. ; °krsta dit de mots « voisins » V. I 144, 
glosé samnihita Uv. ; °krsyatc vr. ad RT. 68 sqq., 82 sqq. 
— samnikarsa définissant Yaikasrutya ÂsSS. I 2 9. 

samnidhi « voisinage », soit « contexte » VS. 15. 

samnipâta « confluence » de svarita et d'anudâtta T. 
X 12 ; définissant samyoga R. I 37 (38), glosé melaka Uv. ; 
définissant le svarita ÂpiS. VIII 22, ou la syllabe guru Nid. 
I 1 17. samnipat- « se présenter ensemble » R. XV 19 (846), 
dit de plusieurs préverbes. 

saptama « septième » voyelle R. I 17 (18), i. e. r ; au 
fém. « septième » désinence, locatif V. III 138 N. IV 15 
V 23 ; °arthe « quand le sens est celui d'un locatif » A.. I 
74 A* II 1 6. 

sabhâjyate « être respecté » Jat. 6, dit d'une règle. 

sama « égal, uni » dit de la prononciation T. XXIII 
20, glosé « sans excès ni défaut en matière d'accent » Tribh.; 
« de même nature » R. XVII 40 (991), i. e. qui ne son» 
pas la modification l'un de l'autre, dit de pâda ; pâda 
« égal » XVI 37 (896). samatva « identilé » entre les mots 
védiques et profanes V. I 3. sama serait aussi, d'après une 
var. chez Uv. ad R. XIII 44 (752), cf. Régnier et Millier, le 
n. du premier des sept tons musicaux. 

samaya n. de cerlains groupes de mots (refrains, etc.) 
qui, plusieurs fois répétés dans la Samh., sont omis dans 
le padapâtha, et qu'on joint ensemble dans le kramapâtha 
sans les analyser à nouveau R. X 19 (608) XI 24 (636) XV 



— 522 - 

27 (854) XVIII 58 (1063) : ainsi le krama de pra-pra vas 
trtstubham isam mandadvïrâyendave, où le s° est vas tri° 
isam, sera pra-pra vah/ pra-preti pra-pra/ vas Iristubham 
isam mand°. Répond au samkrama de V. D'après l'ensei- 
gnement d'Up. (Weber Ind. Stud. IV p. 290) les s sont 
énoncés dans le krama à la manière du satnhitâpâtha et 
même en partie tressés en krama, cf. Up. IV 14 sqq. IX 
20 sqq. 

samavâya « connexion » de voyelles avec des nasales 
R. XIV 56 (814). 

samas- « combiner » des pâda en une rc R. XV 20 (847); 
deux mots en une même récitation pour former un sthito- 
pasthita XI 30 (642) ; au pass. « former un composé » A. 
IV 1, dit d'un préverbe avec verbe accentué. 

samasta « pris globalement » R. XVIII 48 (1049), 51 
(1052) A* I 1 27 III 4 3 Sarvânukr. § 2 et 10 BD. passim ; 
°artha « sens général » d'une strophe N. IX 26 opp. h 
ekapadanîrukta « explication littérale » ; °arthaja mot 
« dérivé d'un sens composé » BD. II 104, i. e. formé avec 
un suffixe samâsânta (cf. N. II 2). Cf. satnâsa. 

samàgama « concours » de deux mots de même sou- 
che RT. 224, type hastâ-hasti. 

samâna u commun » V. I 80 dit du sthâna et du 
karana des nâsikya et des osïhya ; « même » mot IV 171 
(a ) BhâS. 82 ; « bref ou long » Pu. IX 114 dit de a. 
° karman racines verbales « ayant le même sens » N. I 20 
II 7 ; °kâla modifications « simultanées » dans un mot R. 
XI 47 (659), i. e. dans la même syllabe ; °kâlasvara « voyelle 
de même durée » T. I 33 ; °pada au loc. phénomène se 
passant « dans un seul et même mot » et non d'un mot 
à un autre A. I 99 II 15 III 68, 72, 75 T. IV 54 XIII 6 
XXII 13 V. III 29, 55, 83 IV 141, 155 R. V 40 (357) ; °rci 



— 523 — 

« dans la même stance » V. I 1G4 ; °varna dit d'un hiatus* 
« à deux voyelles homogènes » R. XIV 61 (819), ex. ûtï 
indra ; °arthe A* II 4 4 ; cf. adhikarana et sthâna. 

samânâksara « phonèmes homogènes » = voyelles 
simples par opp. aux sàmdhyaksara APar. XLVII 1 3. Elles 
sont au nombre de huit R. I 1 ; de neuf T. I 2 (qui ajoute 
l) ; A. III 42 T. X 2 XV 6 ; deux s° qui ont même lieu 
d'articula)tion (sasthâna) donnent une longue R. II 16 
(110). 

samâp- caus. « conclure » un hémistiche dans la 
technique du krama R. X 2 (591). asamâpta voyelle « in- 
complète » i. e. plus brève qu'une autre R. XIII 32 (740), 
glosé nywia Dv. ; anusaniâpta « incomplet » N. VI 28, dit 
du sens. 

sair âpatti « restauration » dans le padapâtha et krama- 
pâtha de la forme propre du mot masquée dans le samhi- 
tâpâtha A. IV 73, défini prakrtidarêana ; A* III 1 7 : la 
s a lieu selon A. IV 74 là où il y a eu cérébralisation de 
s et de n, sibilation de h, allongement de voyelle, cérébra- 
lisation de t th, amuissement, conversion de n final en h. 

samâpâdya mot « requérant une restauration » A. IV 
117 et 124, et signalé dans le kramapâtha par répétition 
avec iti. Défini R. XIII 31 (739) comme comprenant 
d'après certains auteurs les cas de cérébralisation, de sibi- 
lation et de sâmavasa (cf. upâcarUa) ; plus spéc. la sibila- 
tion d'un h devant p 30 (738) = Up. IX 16, ex. anjaspâh, 
duspra. Le mot est attesté aussi MâS. X 6, ainsi que 
SamhUB. II p. 16, où la vr. glose sampàditavya. 

samàinnàya dans varna° « liste traditionnelle des 
phonèmes » T. I 1 V. VIII 1 et s° seul au même sens (Uv.) 
V. I 33 ; « liste traditionnelle » de mots (à savoir les 
Nigh.) N. I 1 etc. Rgvidh. I 1 2. 

samâman- « former une liste » N. VII 13 ; °mnâna 



- 524 — 

u enregistrement » des formes ibid. — aksarammâmnâya 
« alphabet » A\. III 2 3 SA. Mil 3. 

saiF.àvesa « combinaison » d'aigu et de grave R. III 
3 (188), dans la définition du svarita. 

samâsa « composé » A. II 62 IV 9, 27, 43 V. V 1 N. 
II 2 BD. II 106 Bhâs. I 8 sq. ; cf. asamâsc « hors du com- 
posé » (soit : <( à l'état simple » seulement) A. II 63 A* 
I 3 13 III 3 5 et 20. Les s° forment un quadruple groupe 
V. I 27, c'est-à-dire selon Uv. comprennent avyayîbhâva, 
tatpurusa, dvamdva, bahuvrïhi ; BD. II 105 ajoute dvigu 
et karmadhâraya. Cf. encore âmredita A* III 15. Le mot 
s désigne en outre les combinaisons de samdhi RT. 1, 
ainsi que tous les mots divisibles par avagraha R. X 16 
(605), glosé avagrhyâni padâni Uv. ; de même XI 25 (637), 
31 (643) XV 14 (841) et, ibid., a°. 

samâsângam uttaram « membre ultérieur d'un com- 
posé » R. I 94 (95) ; asamâsângayoga mot « ne faisant pas 
partie d'un composé » 99 (100). 

samàhàra « agrégation » sur la même syllabe d'aigu 
et de grave T. I 40, dans la définition du svarita : glosé 
tayor melanajanyasvarah Tribh. 

samuccaya « accumulation » de deux verbes V. VI 
19, i. e. leur union par ca : glosé ekârthasamâveéa An. ; 
« valeur cumulative », déterminant perle de l'atonie pour 
le verbe Bhâs. II 9, 26. °artha « qui a le sens cumulatif » 
N. I 4, 9, dit de ca et de api. 

samûha dans pada° V. IV 174 = padapâtha d'après 
Weber et opp. à samhitâyâm ; mais Uv. glose °samghâta. 

sampad « accomplissement » des syllabes brèves et 
longues d'un pâda au moyen du sâmavaêa R. I 60 (61) ; 
nombre requis de syllabes, obtenu par vyûha R. VIII 40 



- 525 — 

(527) XVI 69 (.928 : aksara ) ; « réalisation » correcte des 
phonèmes XIV 67 (825), des pâda XVII 22 (975), des mètres 
XVI 7 (867), 13 (872) ; sampanna « correct » XIV 66 (824). 

sampr- pass. « être empli » Pu. IX 141, i. e. comporter 
le nombre requis de syllabes : glosé sampûranam kriyate 
vr. 

sampr ayukta phonème « auquel s'adjoint » un 
autre R. I 52 (53) ; samprayujyate « être en connexion 
avec » N. I 4 V 16, dit d'un mot. 

sampra&ârana (au sens pâninéen) LaghvamoS. 13. 
Nom d'une suite de tons intermédiaires Pu. p. 523. « Fait 
de séparer (en tirant) » des nidhana Anupadasû. X 13. 
°sâray- glosé samyakprakârena vistârayati SamhUB. III 
p. 27, dit des nidhana ; id. Anupadasû. 1. c. 

sambandha « connexion », défini sravane dvayoh 
VS. 19. 

sambuddhi « appel » dans dûrâtsambuddhau « lors- 
qu'il y a appel venant de loin » KSS. I 8 19, domaine de 
Yckaûruti, q. v. 

sammisra « mêlé » dit de phonèmes VS. 19, qui dé- 
finit le terme au moyen du mot ekatva. 

sayuk = samyukta RT. 27. 

sarûpa phonème « de même forme » VâsS. cité Liï- 
ders p. 17 ; sarâpatâ « -similarité » de la svarabhakti avec 
les vo\elles environnantes R. VI 53 (429). 

sarvatra « dans toute la flexion » A. III 60 ; « en tous 
les cas », soit de façon nécessaire ou constante T. II 25 
XVïl 2 R. passim, ainsi II 54 (158) = dans les samhitâpâtha 



— 526 — 

cl. padapâtha V. II 15 IV 16, 24, 77, D7 AM 1 28, 2 2, 
8 15 Pratijn. 16; 

sarvathâ « id. » R. II 37 (141) XII G (688) ; sarvadâ 
BhâS. 86 = samhitâ-padajatâsu. sarvadesya mot « figurant 
en n'importe quelle place » du vers R. IX 41 (578). 

sarvanâman « pronom» Â. IV 69 II 44 («*) RT. 221 
BD. II 97 N. 17 dit de tva~ et glosé sarvasyârthasya nâma, 
V 22 dit de xama-, VII 2, de aham : mais « consistant en 
noms de toute sorte » VI 36, glosant sarvagana RV. 

sarvamukhasthàna phonème « don! le lieu est 
dans un point quelconque de la bouche » ÂpiS. I 11. 

sarvâdi composé « commençant par un mot quel- 
conque » R. V 44 (361). 

savarna « homophone », défini VS. 10 : Tribh. XIV 
23 précise que l'homophonie consiste en identité de forme, 
non pas seulement en équivalence de lieu et de mode ; T. 
ad loi*., le mot est juxtaposé à svavarglya ; (txavanm'V, XXI 
7 est glosé vilaksana « distinct » Tribh. Il résulte clos 
textes en général que s s'applique aussi bien aux consonnes 
qu'aux voyelles. V. I 43 l'explique saînânasthânakaranâsya- 
prayatnah phonème « ayant mômes lieu, mode et effort 
d'articulation de la bouche » qu'un autre ; samânâsya- 
prayatna, dit simplement APar. XLVII 1 12. Sont appelés 
,s*° les voyelles brève ou longue (telles qu'elles se corres- 
pondent) deux à deux T. I 3, où Tribh. glose sâdrsya. 
Il n'y a pas gémination en présence d'une consonne s T. 
XIV 23 précité V. IV 108, ainsi le y nasal de sayyawni 
n'est, pas géminé, pratyaya consonne « identique à la 
suivante » V. III 8, ainsi 8 devant s etc. ; para Pratijn. 25 
« id. » ; saiHirnawtt dit V. I 72 de a bref qui bien que 
fermé est traité dams le Pr. « comme homophone » de â, 
bien que â soit ouvert. 



- 527 — 

savidha accent « ayant même nature » que tel autre 
A. III 64. 

sasthâna phonème « ayant même lieu d'articulation » 
que tel autre A. III 30 T. passim RT. 92, R. XIII 16 (724) 
dit d'une spirante, XIV 52 (810) dit d'une voyelle ;, glosé 
passim samânasthâna. Figure not. ifc. dans para « ayant 
même lieu que le phonème ultérieur » A. II 13, 31, 40 V. 
IV 9, asasthânapara T. XIV 13 ; pûrva° « que le phonème 
antérieur » A. II 15 R. XIV 30 (788), dit de h par rapport 
à une vo\elle ; tat° R. IV 31 (250), dit d'une spirante, XIV 
52 (810), id. ; a° « qui n'a pais le même lieu » V. IV 119, 
dit d'une spirante, 125, d'une voyelle. 

sâmhita phonème « résultant de la combinaison pho- 
nique » R. XIV 1 (759) VS. 27 ; élément « appartenant au 
samhitâpâtha » T. IX 17, dit de la particule u sous la forme 
v ; analogue BhâS. 52 ; accent « résultant d'une règle de 
samdhi » T. XX 3. asâmhita « non produit par le samdhi » 
T. IV 6, dit de -o vocatif. 

sâttva « appartenant à une substance », soit = sub- 
stantif N. VI 16. 

sâdhârana mol « commun avec » telle notion, c'est- 
à-dire synonyme de N. II 13 (régime gén.), 15 (régime 
insir.), 21 (id.). 

sâptamika voyelle « appartenant à la désinence de 
locatif » R. I 72 (73), glosé saptamyarthâbhidhâyin Uv. 

sàman mis en équivalence avec samdhi A.\. III 1 5 
((( sliding » Keith) ; « égalisation » entre les deux éléments 
en présence TA. VII 2 1 (cf. Deussen Sechzig Up. p. 215 
n. 1) et cf. avec une nuance plus mystique BâU. I 3 22, 
27 V 13 3 NrsimhU. 114 7, 5 3, 5, 8, 7 6, 10 ; glosé par 
Sank. ad TA. varnânârn madhyamavrttyoccâranam, mais 
par Sây. : sôtnya. 



— 528 — 
sàmarthya « conformité de sens » RT. 98, 105, 130. 

Sâmavasa n. d'un samdhi R. I 60 (61) VII 1 (433) 
XIII 31 (739), consistant en l'allongement de voyelle brève 
(autre que r) en présence de consonne, ainsi dans adya, 
purvu, bhava, krdhi etc. : le terme est glosé chandasâm sa- 
matvam prayojanam yesâm Uv. ad I 60, samdhi « dont 
la cause d'emploi est la similitude des mètres » c'est-à-dire 
l'uniformité de quantité. Le s° est considéré comme une 
pluti R. VII 2 (434). Cf. Régnier II p. 15. 

sâmânya « grammaire générale » (de type pâninéen) 
opp. au Pr. A. I 2, glosé vyâkarana. « Fait (qu'une syl- 
labe, un phonème) est commun » à un mot et à tel autre 
N. II 1 sq. ; ibid. vrtli° « communauté de sens » entre 
deux mots qu'il s'agit de mettre en relation génétique ; 
« identité » entre les mots védiques et profanes I 16 : 
°vâcin mot « qui exprime une valeur générale ou géné- 
rique » BD. II 109 (et cf. 110 -c « au sens général »). — 
GB. I 26 distingue un artha° et un rûpa- sâmânya. 

s an? y a « égalité » (opp. à longueur et à brévité ?) ou 
« identité » de lieu, organe, quantité (cf. Tribh.) T. XXIV 
5 = R. Intr. 5 ; Uv. glose samaiva. 

sàrthaka « signifiant » R. XII 26 (708), dit de cer- 
taines particules opp. à anarthaka. 

sàrvadhâtuka au sens pâninéen A* II 4 2. 

sàhacarya « fait d'être avec, association par conti- 
guïté ou communauté » N. II 20 III 16 XI 5 : l'aurore est 
appelée la sœur du soleil sâhacaryât. 

siddha forme « accomplie, toute faite » N. II 2 ; no- 
tion <( réalisée » par l'action verbale BD. I 44, dit du 
verbe ; accent « réalise » par les règles, i. e. exactement 



— 529 — 

et totalement décrit Bhâs. I 4 ; siddhopamâ « comparaison 
accomplie, explicitée » N. III 16, dit de la comparaison 
notée par le suffixe -val : prasiddhâ upamâ Sk. Le krama- 
pâtha (selon le pùrvapaksin) est akrtsna « non démontré 
(démontrable) en sa totalité » R. XI 66 (677) ; ibid. sa 
« réalisation » (siddhi) repose sur d'autres bases, à savoir 
sur pada et samhitâ ; ibid. il « ne démontre (ne sert à 
réaliser) rien d'autre » (nânyasâdhaka) ; 67 (678) de façon 
analogue siddhi, asiddhi et asîdhyant. Cf. enfin asiddha et 
prasiddhâ. 

'sim' n. fictif (fait sur sama, sima ?) des huit voyelles 
simples V. I 44 IV 50. 

-su désinence de locatif plur. A. IV 32 (sau) V. V 14 
(so) ; f sup' n. des désinences casuelles VS. 66. 

suîl n. de la particule su A. II 97. 

Si k van: lieu d'articulation de v selon certains ÂpiS. 
I 17. 

SOsman phonème « pourvu d'une aspiration », dit 
des occlusives aspirées A. I 10, 94 RT. 16, 171 R. passim : 
défini V. I 54 comme consistant en les secondes et m qua- 
trièmes occlusives ; Uv. et An. ad loc. réfèrent le terme 
aux maîtres antérieurs. De façon analogue R. I 13 (14) les 
définit comme yugma « les séries paires » dans chaque 
varga. Ne se géminent pas R. VI 2 (379) ; ne figurent pas 
en fin de mot XII 1 (683) ; ne ee combinent pas avec une 
aspirée 9 (691) ; les sonores ont êvâsa et nâda XIII 6 (714) ; 
leur aspiration est causée par un ûsman de même articu- 
lation 16 (724) ; fautes diverses dans leur prononciation 
XIV 19 (777), 52 (810), 57 (815). sosmatâ XIII 16 (724) ; 
sostnavant au sens de sosman XI 25 (637) cf. Mangal Deva 
III p. 209 ; sosmin même sens RT. 239, 255, glosé sos- 
mikâra. 

34 



— 530 — 

Strî « féminin » A* II 1 15, 2 18 N. III 8 (strïpumna- 
pumsakém) BD. I 40 II 90 et cf. iti striyâh « au féminin » 
N. III 21 dit de ayâ dans ayâ...samidhâ. strivat « au fémi- 
nin » APar. XLVIII 134, 139, 144. — Le mot figure au 
sens grammatical dans SB. IV 5 2 10 X 1 1 8, 5 1 2 
(°nânian) et 3 US. XXIII 4 SA. III 7 (°nâman) t au moins 
par surimpression du sens de « femme, femelle » ; en 
outre °linga dans une citation chez KSS. V 3 6 et Kaus. 
LX 15. 

stha ifc. désigne après une voyelle brève l'ensemble 
des trois voyelles (brève, longue, pluta),, ainsi a° RT. 94, 
117 Pu. IX 56 u° RT. 162, 281 Pu. IX 110 X 14 r° RT. 107. 

sthâna « lieu » d'articulation, glosé adhikaranam var- 
nânâm Uv. ad Y. I 62 et R. I 49 (50). T. en compte cinq 
II 3 (poitrine, gorge, tête, bouche, nez), VS. 283 dix, SaiS. 
40 PS. 13 MâS. VI 7 Varnaratnaprad. 25 en comptent huit; 
trois seulement V. I 10, à savoir selon 30 : poitrine, gorge, 
espace intersourciliaire. Le terme est défini T. I 31 et 33 
par l'expression yatropammhâràh pour les voyelles et par 
yatra sparsanam pour les consonnes. Il est souvent apposé 
ou opposé au karana, ainsi T. XXIII 2. L'ensemble des s° 
répartis par phonèmes est décrit R. I 38 (39) sqq. cf. 49 
(50). Composés : °vidhi « règle concernant le lieu d'arti- 
culation » A. I 41 ; dvi° « ayant deux places articulatoires » 
APar. XLVII 1 19 dit des yama et des nasales, R. XIII 38 
(746), dit des diphtongues (selon certains) ; sumâna° V. 1 
43 dans la définition de savarna, 80 ; srkva° ÂpiS. I 17 ; 
s seul au sens de parasthâna RT. 177. Cf. sa°. 

Au loc. sing. <( au lieu de » N. XII 7 ; le génitif est 
sthâneyogë (cf. Pân.) V. I 136. — GB. I 24 et (dvi°) 
27 SSS. I 2 4 (tâlu°), 5 (osthya ) ; varnacatuh RâmlJ. We- 
ber p. 362. 

« Durée » d'un phonème R. XIII 7 (715) d'après Uv. 
kâlaathâna et cf. tatkâlasthâna équivalant simplement à 
« qui dure autant que » VI 39 (415). 



— 531 - 

« Position » (« qualité » Whitney) de la voix T. XXII 
11 R. XIII 42 (750) (svaravisesa Uv.) VS. 278 sq., au nombre 
de trois (mandra y madhyama, tara), chacune d'elles com- 
portant sept tons (y ama ou svara) R. 1. c. T. XXII 12. T. 
XXIII 4 connaît aussi sept s° de la voix (uixlmsu dhvâna 
nimada upabdimant mandra madhyama tara 5). Pratique- 
ment « échelle » d'un ton R. XV 5 (832). — Au sens de 
« position » de la voix KSS. III 1 3 sqq. (qui distingue 
prathama madhyama uttama) IX 6 17 sqq. (id.) ÂsSS. III 
8 7 HirSS. XXI 2 2G et cf. sous ces mots. « Mode de réci- 
tation » (?) Caranavy. Sieg p. 13. 

Sthâpita vya : propriété de certaines consonnes et de 
certains mots VS. 349. 

sthita « stable » R. XIII 11 (719) sq., dit du non- 
contact (asprsta) des voyelles, de Vanusvâra, des spirantes : 
yatra varnasthânam âsritya jihvâvatisthate Uv. 

Mot « se tenant » seul par opp. au mot pourvu de iti 
(appelé upa°) R. X 13 (602), glosé itikaranarahita Uv. : 
c'est l'énoncé ordinaire opp. au parigraha. L'expression 
sthita pada T. XX 2 = padapâtha Tribh. 

Le contact (sparêa) des occlusives est a° R. XIII 9 (717) : 
la langue « ne demeure pas posée » au lieu articulatoire 
(Uv.)/ 

sthitopasthita : état où l'on prononce ensemble, dans 
le kramapâtha, un mot sthita et upasthita R. X 14 (603) ; 
XI 30 (.^42) ajoute « en ordre inversé » : ainsi dans vibhâ- 
vaso iti vibhâvaso, les deux premiers mots forment l'upa- 
sthita, le dernier le sthita et les trois pris ensemble cons- 
tituent un s°. C'est par le s° qu'un mot est perçu en sa 
forme propre (yathâvat) XI 61 (673) ; abhi selon certains 
est posé en s° (abhïty abhi) XV 18 (845). Dans V. I 147 
(et cf. IV 187) s° est défini par samhïta(m), mot qui (sé- 
paré par iti dans le padapâtha) est lié phoniquement (avec 
l'initiale et la finale de iti) ; cf. parigraha, parihâra. 

sthiti « pratique établie » R. II 82 (186) BD. Il 118 ; 



- 532 - 

état où l'on prononce dans le krama un mot sans le pour- 
voir de iti R. XI 28 (640), 61 (673). 

sparsa (« contact ») « occlusive » (y compris les na- 
sales) : défini VS. 3. Les occlusives ont un karana sprsta 
A. I 29. Elles consistent en les premières consonnes R. I 7 
(8), à savoir en cinq varga de cinq consonnes chacun 8 
(9) Up. I 3, soit 25 consonnes T. I 7 et cf. PS. 4 etc. V. 
I 49 ; V. VIII 20 donne la liste des s°. Cf. prathama, dvi- 
tïya etc. ; sur le traitement du s° en pause, v. avasâna ; 
sur les groupements de s°, v. samyoqa et krama ; sur des 
phénomènes annexes des s°, v. abhinidhâiia et yama. 
Pour un mot « terminé par un s° » (sparsânta) il y a relâr 
chement (vimoksa) du sthâna et du karana V. I 90. a° V. 
IV 87 (asparsapara 94) ; dvi° mot « à occlusive géminée » 
VI 25 ; upasparsa (?) MâS. V 9 et cf. adhisparsam. 

Sparsarephaiiamdhi n. d'un samdhi R. IV 72 (291) 
XIV 37 (795). consistant en le passage d'occlusive à r, ex. 
sùnûinr yuvanyûn = sûnûn ; sparsosmasamdhi n. d'un 
samdhi R. IV 77 (296) XIV 37 (795), consistant en le pas- 
sage de n à visarjanïya, ex. devâms tvam == dcvân : dans 
ces deux samdhi la prononciation par m (anusvâra) au lieu 
de celle par voyelle nasale est fautive. 

sparsana « occlusion » T. II 33 pour définir sthâna : 
glosé samslesa Tribh. sparsay- « former contact » 34 (et 
cf. 35) pour définir karana. 

Opp. à ûsman SA. VIII 1 (et identifié aux os du corps 
AI. III 2 I)| à û8/na/i et à svara A\. III 2 5 SA. VIII 8 
Chu. II 22 3 ?q. ; à .svara et avec le double sens de « touche » 
(sur le luth) AÂ. III 2 5. Autres attestations ÂsSS. I 2 16 
et v. aussi vyaiïjana et lésa. 

sprsta a occlus » A. I 29, dit du karana des occlusives ; 
le mot définit les sparsa R. XIII 9 (717) ; cf. a , atyalpa , 
ardha°, ïsat° , duh° (dvi°), nema°. — sprstakarana GB. I 27. 

sphoiana (« ce qui fait éclater, ce qui fend ») n. d'un 
phonème ayant la durée de 1/8 (ou aussi de 1/4 ?) de more 



— 533 - 

A. I 103 et qui se produit dans le cas où il y a un samyoga 
d'occlusives (en ordre inversé ?) II 38, ainsi dans avatha 
ou dans yad' gâyatre où la dentale précède la gutturale, cf. 
Whitney ad loc. ; Kirste MSL. V p. 100, pour qui le terme 
désigne une voyelle faible accompagnant l'explosion. Le 
phénomène est analogue au dhruva de R. D'après V. IV 
162 c'est la « dissociation » d'une gutturale ultérieure 
d'avec l'occlusive antérieure. Glosé vyanjaka vr. ad A. 1. 
c. } pindlbhûtasya samyogasya prthaguccâranam Uv. Le 
mot, qui est masc. dans A. et nt. dans V., figure aussi 
Varnaratnaprad. 185. 

-sya (désinence) DSS. I 3 24. 

sva au sens de svavargïya R. IV 2 (221) VI 2 (379) Rï. 
25 ; asva RT. 107, 155. 

svapâtha au sens de ârsa VS. 32, 176. 

svara (« son ») « voyelle » Pr. passim, N. II 2, etc. 
Les s ont le karana « ouvert » A. I 32 et leur lieu d'arti- 
culation est âdau kanthc VS. 285 ; sur leur caractère 
asprsta, v. s. v. Ils sont définis VS. 2 et décrits comme 
constituant les 16 premiers phonèmes de l'alphabet T. I 5 ; 
Up. I 1 n'en connaît que 12 ; R. Intr. 9 en cite 14 ; 18 
APar. XLVII 1 7 ; 21 PS. 4 ; 23 V. VIII 43 qui compte les 
pluta et qui énumère les s° 3 sqq. Se divisent en samânâk- 
sara et samdhyaksara R. I 3 ; en hrasva et dlrgha 1 17 (18) sq. 
Sur leur durée, v. mâtrâ (et dvimàtra s. mâtrâ). L'émission 
dans les s° est le nâda, q. v. Nasalisation des huit premiers 
,s° en pause R. I 63 (64). Les dix voyelles à partir de r sont 
dites nâmin 65 (66). 

Composés : svarâdi « partie initiale de la voyelle » T. 

II 47 u commençant par une voyelle » Bhâs. II 31 (et ibid. 
o°) ; °pûrva « précédé de vo\elle » V. IV 155, 102 (o°) A. 

III 36 (pûrva° « vo\elle précédente » A. I 104) ; °upadha 
« id. » R. passim ; °upahita « id. » R. VI 46 (423) ; °para 



- 534 -. 

« suivi de voyelle » À. I lui (para v. para) ; °udaya « id. » 
R. passim (udaya° « voyelle suivante » T. II 47) ; °anta 
mot « à finale vocalique » V. V 28 A. IV 55 A* II 2 1, 11, 
13 (anta « appartenant à la voyelle » précédente RT. 20) ; 
°madhye « entre voyelles » V. IV 124, 141 ; °antara con- 
sonne « située entre voyelles » R. I 23 (24) ; °lopa « amuis- 
sement de voyelle » A. III 91 dans la racine han- ; phita° 
«voyelle munie de pluti » A. IV 6 ; svarânga v. vyanjana ; 
°samhitâ v. ce mot ; °samdhi v. ce mot ; °bhùta racine 
vah- « devenue vocalique » V. IV 56, i. e. prenant la forme 
uh- ; ubhayatahsvara v. dvisaindhî. En raison de la no- 
tion phonique et graphique de Yaksara (q. v.) la voyelle 
est souvent identifiée à la s\llabe : pratiquement dvi° 
(q. v.) = dissyllabique, bahu T. IV 40 plurisyllabique, 
alpasvaratara Bhâs. II 30. Le mot est glosé svaryante = 
sabdyante Uv. ad R. I 3 ; autres spéculations sur le rôle 
respectif des voyelles et des consonnes S. Varma Crit. Stud. 
p. 55. 

Opp. à ù&man, à sparsa ou à vyanjana AÂ. SA. ChU., 
v. ces mots ; jeu avec s° « accent » A\. III 2 5 SA. VIII 9. 
Dyanjanâni svaravanti SamhlJB. II p. 23 ; svarena vyanja- 
nâni vyâptâni ibid. ; svarâdi ÂsSS. I 2 10 (dit de om) VII 
11 11 Vait. XXI 4 LSS. VI 10 1G SSS. VI I 30; °prabhrti 
sKSS. XIX 7 6 ; autres attestations PGS. III 16 1 (« accent » 
vr. ?) Vait. XXXII 14 ÂsSS. VII 11 2 SSS. XIII 1 8 ; 
avec un sens plus général yathâsvaram = selon la teneur 
Vait. I 10 ; « syllabe » LSS. VII 10 20, dit de om (ou 
(( voyelle », dit de o[m] ?). Il y a 16 s° d'après RàmU. I 62 
et cf. NrslJ. 15 2 6 Weber ad loc. 

« Accent » : l'accent appartient à la syllabe R. III H 
(189), mais (citation chez Uv. ad I 22 : 23) il est aussi 
svarapradhâna « portant essentiellement sur la vo\elle » et 
la consonne est en communauté d'accent avec la voyelle 
(cf. V. I 107). Les s° sont au nombre de trois R. III 1 (187 : 
udâtta, anudâtta, svarita), caractérisés par Vâyâma, le 
visrarnbha et Yâksepa des organes (gâtra) ; la même doc- 
trine résulte des autres Pr. et de quelques Si. (ainsi Nâ. 



— 535 — 

I 9 1) ; quatre s° (le pracaya ou pracita élant en sus) SaiS. 20 
iKauS. 2MàS. II 5 (qui en connaît aussi sept 8) ; cinq NâS. 
I 8 19 (le nighâta étant en *uê) ; sept 19 5; huit II 7 4, 
mais où il s'agit en fait des mots distingués selon les accents 
en antodâtta, âdyudâtta etc. ; neuf PS. 47 (même remarque); 
onze ad V. II 1 (id.). L'Anupadasû. I 9 distingue Yekaêruti, 
Vâmnâya « ton traditionnel » et le yathâprâpta « ton for- 
tuit » (?). Dans le (Sat.) Br. il n'y a que deux tons, udâtta 
et anudâtta Bhâs. I 1 sq. (cf.. s. v. bhâsika) V. I 128 ; un 
seul ton (le tâna) dans le sacrifice 129 ; mais certains Br. 
ont 4 accents Bhâs. II 36 ; le brâhmana chez les Caraka 
est le même que leur mantra 35 ; dans d'autres écoles 
le brâhmana n'est autre qu'un tâna 37. Analogue NâS. 1 
1 13. La plupart des Si. donnent des renseignements sur 
la méthode d'indiquer par gestes, mouvements des doigts 
ou du corps les s : not. VS. 198 sqq. et 230 sqq. MâS. II et 

III passim Pratijfï. 5 sqq., cf. sur ce sujet Weber Ind. 
Stud. IV p. 365 et éd. du Pratijn. p. 94. L'identité des s 
avec les tons musicaux est formulée YâS. 6. Les s° doivent 
être prononcés asamdigdha, avikrsta, akampita R. III 29 
(215) sqq. et on ne doit pas les exagérer 32 (218) sq. 

Composés : °vidhi « règle d'accent » V. I 148 ; °vikâra 
« modification d'accent » V. IV 169 (dans a ) ; °samskâra- 
pratisthâpayitr « fondateur des accents et de la formation » 
correcte des mots VIII 64, dit de iKàtyâyana ; °mâtrâ- 
vibhâgajna T. XXIV 6 ou °mâlrâviûesajna R. Intr. 8 « celui 
qui sait la répartition des accents et des mores » ; sama 
« qui a le même accent que » R. III 28 (214) ; sa° « qui 
participe à l'accent » de la voyelle, dit de la consonne V. I 
107, glosé samàna Uv. ; Bhâs. II 10, glosé saha svarena 
vartate, et dit du vocatif ; su° « accent correct » SarvS. 
37 PS. 33 SaiS. 211 ; "upajana « origine de l'accent » A. 

IV 109, en tant que discernable dans le kramapâtha seul ; 
pûrvapadaprakrti A* I 3 1 ; °vyatyaya III 4 6 ; °visista 
13 7 etc. ; utsvara MâS. XII 6 ; cf. dvi(h)svara s. v. Sur 
s au sens particulier de svarita, v. ce mot. Sur l'accent 
védique, v. not. Roth Nirukta p. LVII Whitney Trans. 



— 536 — 

Ain. Phil. Ass. 1869-70 p. 20 Haug Accent passim et not. 
p. 69. 

GB. I 24 Aâ. et SA. (dans l'expression svarâsvaram, 
v. samhitâ) ainsi que AÂ. III 2 5 SA. VIII 9 Vait. XXVI 
4 (dans a° « monotone ») VaiGS. III 19 (dans mrsta ) TA. 
VII 2 1 PGS. III 16 1 (incertain) KSS. I 8 16 (°krîyâ) ; 17 
(bhâsika ) ; au sens de svarita, v. ce mot. Cf. aussi ati° 
anu° abhi° ava° upa° pra-svar- et svaryate. 

(( Ton » musical, autre n. des yama : on en compte 
sept (krusta etc.) Pu. p. 523 BD. VIII 112, 114, 116 sqq. 
Ping. III 64 YâS. 6 ; R. XIII 44 (752) les donne soit pour 
identiques aux yama, soit pour distincts de ceux-ci ; T. 
XXIII 11 tes cite aussi sous le n. de yama (mais cf. svara 
14) et indique une répartition suivant les écoles. Ils. sont 
à identifier avec les sept s° qu'on a dans les sâman V. I 
127 Bhâs. II 34 : NâS. donne aussi une répartition d'écoles 

I 1 11 et distingue les tons ârcika, gâthîka, sâmika 2, puis 
les sept «s°, les trois grâma, les 21 mûrchanâ, les 49 tâna ; 
les sept tons sont ériumérés 12 5 sqq. : cf. sur la ques- 
tion Weber Pratijn. p. 109 et Metrik p. 260. — Dans les 
SS. s désigne le « ton » de la récitation, différencié selon 
la force en prathama (ou mandra, nlea) } madhyama, utta- 
ma (références chez BR. lb ; ajouter Vait. XVII 4 ÂsSS. VII 

II 2 LSS. VII 11 19 (krta°) ChU. I 4 4 SaunU. p, 879) ; 
ceci répond donc aux sthâ/w de R. et de T. Cf. aussi les 
six modulations SB. XI 4 2 5 sqq. Peut-être « musique » 
AÂ. II 3 6 ; en tout cas « ton musical » SamhUB. II p. 22, 
svaravant I p. 7 Vait. XXII 11 ; a° « sans mélodie » JUB. 
I 18 8 opp. à svaravant SB. XI 4 2 9 sq. — avarana MâS. 
XI 7. 

svarabhakti « fraction de voyelle » : n. de la voyelle 
insérée après r et devant certaines consonnes, notamment 
devant spirante (suivie de voyelle) A, I 102 sq., ou sim- 
plement devant spirante T. XXI 15. Le phénomène est 
décrit (sans que le mot figure) V. IV 16 (« r et / sont tou- 
jours séparés d'une spirante suivie de voyelle par r et l » : 



- 537 — 

donc ce texte étend à l la s , de même que VS. 271 Pralijn. 
15 SarvS. 26 et autres Si.). R. VI 46 (422) donne la s 
après r précédé de voyelle et devant une consonne quel- 
conque ; ibid. la s° est dite consister en un r. Ex. gâr*- 
hapatya- et, d'un mot à un autre, ver* hotram. A la durée 
d'1/2 ou 1/4 (devant spirante), dl/4 ou 1/8 (devant autre 
consonne) d'à bref A. 1. c. ; d'1/2 ou 1/4 (ardhonà — 
pâdaîrûitrâ) de more R. I 33 (34) et 35 (36) selon qu'il 
s'agit de la s° longue ou brève ; 1/2 more s'il n'y a pas 
gémination Up. I 12, sinon 1/4 13. D'après R. VI 48 
(424) sqq. la ,s° longue se présente devant spirante, la brève 
devant spirante géminée (adar r ssi) ; certains auteurs 
nient l'existence de la s° ou la restreignent ; certains af- 
firment que la voyelle de s se conforme aux voyelles envi- 
ronnantes, ainsi dhùr"$adam, ba^hisadah. La &° peut ré- 
sulter d'une faute de prononciation R. XIV 58 (816). Elle 
appartient au phonème précédent et fait partie de la syl- 
labe précédente R. I 32 (33) T. XXI 6. Définie SarvS. 21 
<( les deux quarts (consonantiques centraux de r) liés aux 
deux quarts vocaliques (extérieurs) », cf. Franke ad loc. 
Est vivrta ou samvrta (samvrta devant h seulement) 
SarvS. 24 VS. 273 sq. NâS. II 6 8 ; elle consiste en r ou 
en r NâS. 7. Est à prononcer e KeS. 4 Pratijn. 14 ; a 
LoS. VI 4 ; HfftS. IX 9 sq. prohibe la prononciation en 
a ou en u et recommande celle en i ; de même YâS. 103 ; 
le défaut grasta est également à éviter, v. ce mot. D'après 
Vaidikâbhar. ad T. XXI 15, la s° forme après un svarita 
une syllabe indépendante. Enfin les Si. distinguent en 
général quatre »° (karenu karvinï harinï hâritë), ainsi 
VS. 275, ou plus souvent cinq (hamsapadâ en sus) YâS. 98 
SvarabhaktiS. 36 sqq. MâS. IX 11 LoS. II 2 sqq. SarvS. 
22. Sur le caractère prthak de la s\ cf. VS. 276. Le mot 
.s° est glosé svaraprakâra Uv. ad R. I 32 (33), svarasya 
bhaktih passim. Cf. en général S. Varma Crit. Stud. p. 133. 

Svarita (« muni de ton » ; ou « vocalisé » Whitney 
JAOS. . V p. 204) n. du ton « circonflexe » Pr. passim, 



— 538 — 

glosé svaryate = udâttànudâttamadhya uccâryate vr. ad 
NâS. 18 3. Défini : ce qui est poussé (âksipta) du ton aigu 
vers le grave A. I 16, la première moitié étant aiguë 17 V. 
I 126 ; la première moitié ou 1/2 more au moins du s° 
est plus élevée que l'aigu R. III 4 (190), analogue RT. 53 ; 
le reste est grave, mais est perçu comme un aigu, udâtta- 
sruti v . sruti ; RT. 54 se sert de l'expression unnïce, glosé 
uccïbhavati riicevâ pratyaye virâme va. C'est un samâhâra 
d'accents T. I 40 ; autrement dit le s° est ubhayavant V. 1 

110 « il comprend de l'aigu et du grave » ; R. III 3 (189) 
se sert du terme samâveûa. Le s° est caractérisé par un 
âksepa des organes (cf. âksipta ci-dessus) III 1 (187). Est à 
prononcer karnamûle PS. 48 êrutimûle PratijfL 5 r Ne doit 
pas être prononcé avec excès R. III 32 (218). R. III 8 (194) 
et 18 (204) connaît les s° jâtya, vaivrtta, tairovyanjana, 
ksaipra, abhinîhita et praslista ; autres noms dans T. V. A. : 
tairovirâma, prâtihata, pâdavrtta ; Uv. ad V. I 127 en 
compte sept (excluant, dit-il, le tâthâbhâvya qui n'existe 
pas chez les Vâj. — et qui en fait n'est pas un svarita) et 
l'allusion aux « sept » s serait faite dans letsû. même ; sept 
également (KâtyPar. I 4 Svarânk. 15, tandis que la Sva- 
rabhS. 1 sqq. et le PrâtPrad. 13 nomment huit s°. Mais le 
mot svara a pris lui-même (comme variante de svâra ?) le 
sens de s 6 et les sept svara mentionnés NâS. I 9 10, les 
huit svara de Varnaratnaprad. 56 PadyâtmS. 4 sont des 
svarita. — Autres noms : druta, pr avaria, q. v. Cf. Wacker- 
nagel I p. 291. 

Composés et dérivés : âdi° A* I 3 9 ; jiica° v. ce mot ; 
°anta A* II 3 23 ; °udaya et °upadha R. ; svaritatva R. Intr. 
6. Une combinaison qui contient un s° (svaritavant) est 
elle-même svarita V. IV 130 : ainsi pathyâ* iva donne pa- 
thyêva. 

N. d'un ton musical défini mandrasvara Pu. I 2 et VIII 
232 vr. 

svaryate « être muni du s° » A. ÏII 67 T. XX 2 sq. R. 

111 17 (203) NâS. II 1 10, 3 6 ; svâray- « munir du s » et 
svârayitvâ Up. VIII 7 IX 1 sq. ; svaryate YâS. 222 et cf. ci 



— 539 — 

dessous svârya. svarayant LSS. 16 3. — GB. I 27 Vait. 
XXXII 15 ÂsSS. I 2 9 VII 11 16 ; GB. I 25 a l'expression 
svaritodâtta ekaksarah. svarânta PB. Caland p. 327, dit 
d'un sâman terminé par une syllabe munie du svarita. Au 
sens de « muni d'accent » LSS. VII 8 5. 

svarûpa ifc. phonème « de même nature que » R. 
VI 42 (418) SarvS. 18 sq. 

svalpa « ténu » VS. 222, dit de certains accents. 

SVânga n. de partie du corps V. II 31. 

SVâra = svarita T. XVII 6 (cf. Tribh.) XX 8 (dans 
°nâmadheya « dénominations des s° ») XXIII 20 (à côté de 
nïca et de ucca) VS. Lûders p. 79 R. III 8 (194), où le mot 
gst glosé par svarita Uv. (mais « accentuation » Muller) et 
figure à côté de svarita, 18 (204 : var. svara) t 34 (219 : 
var. svarà) BhâS. 30, 83. De même NâS. 18 4 distingue 
sept s° dont les noms (10) sont ceux des svarita. Ailleurs 
s° = svara « accent » KauS. 8 SaiS. 232 MâS. VII 1 
NâS. II 1 11 ; le même texte distingue un varna° et un 
atlta I 9 3 et parle du tatrovyanjana comme sarvabahu'' 
II 1 4 ; pari° I 8 5. 

Se terminant par un nidhana dont la syllabe linale a 
le svarita ; syllabe finale d'un nidhana munie du svarita 
Pu. p. 525. 

Au sens de « muni du svarita » JB. Caland p. 43 n. 4 
(et cf. parisvâra Pancavidh. p. 14) PB. VII 2 5, 3 25 X 12 
2 XI 5 26 ; DevB. I p. 2 et 4 LSS. VI 4 11, 9 6 VIII 8 1 ; 
sarva° « entièrement muni du svarita » PB. XVII 12 1. 
Cf. aussi svara au sens probable de svarita PB. VII 1 10 cf. 
Caland p. 133, 327, 467. 

svârya « qui est à munir du svarita » MâS. XI 6 KâS. 1 
sqq. Pu. p. 525. 

hamsapadâ n. de la svarabhakti de r + s SarvS. 23 



— 540 — 

sq. MâS. IX 11 YâS. 98 SvarabhS. 41 LoS. II 2 VS. 277, 
ex. dans var T sam. 



h a k ara « son /i » : produit selon T. II 6 quand la 
gorge est dans une position intermédiaire (entre samvrta 
et vivrta), ce son étant lui-même intermédiaire entre nâda 
et svâsa : R. l'appelle .svâsanâdau, q. v. Cf. encore T. II 
9 VS. 280. 

han- « abattre » un accent NâS. II 7 8, pour caracté- 
riser le pracaya ; cf. ni° nir° vi°. 

hanu : lieu des sons kitkidà RT. 10 ; °mùla f lieu de 
Vanusvâra et des phonèmes jihvâmûlïya V. I 83 ; organe 
des gutturales A. I 20 ; rôle pour prononcer les gutturales 
T. 11 35 (hanû°) ; organe de r selon certains APar. XLVII 
2 5. Rôle du /i° pour prononcer a T. II 12 et « 16 ; les 
gutturales se prononcent au milieu du h° V. I 84. 

harinî n. de la svarabhakti de r + s ou r + s SarvS. 
22 sq. ; de r + s MâS. IX 11 VS. 275 »q. YàS. 98 LoS. 
II 2 SvarabhS. 40, ex. dans bar r sam, dar'éamàsah. 

'haï' pratyàh. des consonnes BhâS. 8 Pratijn. 9, 14 
ReS. 1, 4, 8 sq. VS. pasisim (Luders p. 79) PadyâtmS. 9 
SvarabhS. 26 sqq. 

hâ (jahyât) « diminuer » Ping. II 13, dans l'échelle des 
mètres. 

haritâ n. de la svarabhakti de l + s SarvS. 22 sq. 
MâS. IX 11 VS. 275 sq. YâS. 98 (écrit ha°) SvarabhS. 
39 LoS. II 2, ex. dans vaVsam. 

hi : particule notant la fin d'une section dans V. IV 
10, 123 ; cf. III 3 sq. 



— 541 — 

hïna mot « qui manque » et est à suppléer BD. II 100 : 
hïnatâm gatah mètre « trop court, hypométrique » R. 
XVII 4 (955) ; hïnasvâsanâda v. svâsa. 

hetu « cause » de cérébralisalion R. XI 4 (616) ; apeta° 
mot « où la cause (de samdhi) a disparu » 23 (635). 

hyastanî « imparfait » A* III 2 5. 

hrasva voyelle « brève » : définie ekamâtra « durant 
une more » R. I 27 (28) A. I 59 Up. I 8 VS. 342 ou amâ- 
trasvara « dont la durée est celle d'un a » V. I 55, analogue 
RT. 40 et mâtrâ ca 56. C'est le n. des voyelles impaires 
jusqu'à la septième R. I 17 (18). La mention dans un su. 
du /i° englobe en principe la longue I 55 (56). Allonge- 
ment dit sârnavaéa VII 1 (433). Dans quel cas le hrasva 
s'appelle laghu XVIII 38 (1040), 43 (1045). Vanusvâra (ou 
son substitut m) est parfois h° Pratijn. 23. Prononciation 
un peu allongée des h° KeS. 9. Le phonème v est h° entre 
deux brèves PârS. 81. 

Composés : °pùrva, °udaya, °upadha R. ; °anta k* III 
3 20 ; ubhayato V. I 116 IV 132. — SSS. I 2 18 X 5 12 
GB. I 25 NrsU. I 3 1 5 sq. 

hrasïyas « plus bref » R. XIII 34 (742) dit d'un pho- 
nème, XVII 49 (1000) Sarvânukr. d'une strophe. 

hras- (hrasate), dit du mètre, Nid. I 7 16 et cf. nir°. 



Fin de la Troisième Partie 



ACHEVÉ D'IMPRIMER 
PAR JOSEPH FLOCH 
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MAYENNE. 30-4-1957 



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